H.В.ЕЛУХИНА С.В.КАЛИНИНА В.Д.ОШАНИН
УЧЕБНИК
ДЛЯ 7 КЛАССА ШКОЛ
С УГЛУБЛЕННЫМ ИЗУЧЕНИЕМ
ФРАНЦУЗСКОГО ЯЗЫКА
7-е издание, исправленное и дополненное
Рекомендовано
Министерством образования
Российской Федерации
МОСКВА
« О Н И К С 21 ВЕК»
2003
ББК81.2Фр-922
Е55
Елухина H. В.
Е55 Французский язык: Учебник для 7-го кл. шк. с углубл. изуч.
фр. яз. / Н. В. Елухина, С. В. Калинина, В. Д. Ошанин.— 7-е изд.,
испр. и доп.— М.: ООО «Издательский дом «ОНИКС 21 век»,
2003.— 304 с: ил.
ISBN 5-329-00863-8
Данный учебник предназначен для учащихся 7-го класса школ с углубленным изу­
чением французского языка.
Он является звеном единой системы учебников этого направления, что обеспечивает
возможность совершенствования приобретенных ранее умений и навыков. В учебнике
реализуется коммуникативно-деятелыюстный подход. Учебник соответствует требо­
ваниям действующей программы. Работа по учебнику должна обеспечить обучающимся
овладение предусмотренным минимумом языковых средств, формирование умений в об­
ласти четырех видов речевой деятельности и приобретение способности к иноязычному
устному и письменному общению.
В учебнике содержатся 11 уроков-тем, соответствующих коммуникативным потреб­
ностям и интересам учащихся, и 4 повторительных раздела, которые позволяют устано­
вить реальный уровень обуценности и ликвидировать имеющиеся недостатки.
Б Б К 8 1 . 2 Ф р - 9 2 2
© Елухина Н. В., Калинина С. В., Ошанин В.Д., 2003
ISBN 5-329-00863-8 © ООО «Издательский дом О Н И К С 21 век», оформление, 2003
Chers amis!
Voilà déjà cinq ans que vous apprenez le français. Il doit
vous être intéressant de savoir quelle est la place dans le
monde de cette belle langue qui a été la langue de Jeanne
d'Arc, de Louis XIV, de général de Gaulle, de grands sa-
vants français comme Pasteur, Pierre et Marie Curie, de
compositeurs comme Gounod, Bizet, Debussy, Ravel, de
peintres comme Delacroix, Courbet, Manet, Renoir. C'est
en français que Molière, La Fontaine, Voltaire, Victor Hugo,
Jules Verne ont écrit leurs œuvres.
Plus de 70 millions d'hommes sur la Terre ont le fran-
çais pour langue maternelle. On parle français non seule-
ment en France, mais aussi dans une partie de la Belgique,
de la Suisse et du Canada. Si vous parlez français, on vous
comprendra très bien dans certains pays africains et dans
quelques pays d'Asie.
A l'Organisation des Nations Unies (O. N. U.) le fran-
çais est une des langues officielles.
La langue française est une très belle langue, la civilisa-
tion française est bien riche. Mais pour savoir le français il
faut beaucoup travailler et pas seulement préparer les le-
çons et écouter en classe, mais profiter de chaque moment
pour parler et lire en français. Alors vous aurez le plaisir de
lire des livres intéressants, de parler à vos amis étrangers et
de leur écrire des lettres.
Il est très utile de savoir des langues étrangères. Aujourd' hui,
chaque homme doit savoir au moins une langue étrangère.
Donc, au travail! Et bonne chance!
L'ÉCOLE
L'école était au bord du monde,
L'école était au bord du temps.
Au-dedans, c'était plein de rondes;
Au-dedans plein de pigeons blancs.
On y racontait des histoires
Si merveilleuses qu'aujourd'hui,
Dès que je commence à y croire,
Je ne sais plus bien où j'en suis.
Sur les tableaux d'un noir profond,
Voguaient de grandes majuscules
Où, de l'aube au soir, nous glissons
Vers de nouvelles péninsules.
L'école était au bord du monde,
L'école était au bord du temps.
Ah! que ne suis-je encore dedans
Pour voir au-dehors, les colombes!
M. С a r ê m e
PREMIER TRIMESTRE
LEÇON 1
ENSEIGNEMENT EN FRANCE
Vous voilà en septième. C'est la sixième année que vous étudiez la lan-
gue française. Que savez-vous faire? Pouvez-vous lire des livres
• d'auteurs français? Avez-vous parlé à un Français? Est-ce que vous l'avez
compris? Vous a-t-il parlé de ses études? Avez-vous écrit des lettres à
vos amis étrangers? Avez-vous pris part à une soirée française dans vo-
tre école? Vous savez faire tout cela? Donc, vous avez bien travaillé.
Dites ce que vous faites pour mieux apprendre le français.
ETUDE GRAMMATICALE
En sixième on a étudié la botanique.
L'année passée, j'étais souvent très occupé.
Pierre faisait une expérience pendant que le professeur interrogeait
d'autres élèves.
Je faisais mes devoirs quand mon père est revenu à la maison.
1. Répondez aux questions.
a) Au mois de juillet, nous étions en vacances.
Et toi? Et vous?
Et ton ami? Et ta sœur?
Et tous les élèves? Et ton frère?
b) Dimanche passé, nous avons fait une excursion.
Et vous? Et ton camarade?
Et lui? Et tes parents?
2. Répondez par oui ou non.
M o d è l e :
Est-ce que ton père apprenait l'anglais quand il était petit? — Non,
il n 'apprenait pas l'anglais, il apprenait le français.
Est-ce que ton père apprenait l'anglais quand il était petit?
Est-ce que vous avez parlé des vacances d'été les premiers jours
après la rentrée?
Est-ce que les élèves ont travaillé beaucoup l'année passée?
Est-ce qu'on faisait souvent des expériences pendant les leçons de
sciences naturelles?
3. Ajoutez aux verbes les terminaisons de l'imparfait.
Pendant que les élèves écriv..., le professeur parcour... des yeux la
classe. Ensuite, il interroge... un élève qui récit... rapidement
sa leçon, les autres lui pos... des questions. J'av... besoin d'un stylo
et d'une feuille de papier pour écrire une lettre. Au printemps, cha-
que jour nous arros... les fleurs et nous soign... les plantes. Les élè-
ves fais... souvent des expériences pendant les cours de physique. Il
fais... du soleil comme les premiers jours d'avril. Dans les arbres,
les oiseaux chant... . Les toits des maisons brill... .
4. Racontez ce texte au passé, puis écrivez-le.
J'ai 12 ans. J'habite une petite ville. Chaque matin, je vais à l'école.
Je passe devant le musée de la ville et là je rencontre ordinairement
des copains qui vont à la même école que moi. Nous discutons un
moment et nous continuons notre chemin. Pierre est mon meilleur
ami et très souvent il vient chez moi ou alors je vais chez lui. Je
préfère jouer chez lui car ses parents ont un grand appartement. De
plus, ses parents travaillent assez tard et pendant plusieurs heures
l'appartement est à nous. Quand ses parents reviennent, c'est pour
moi le moment de partir et de rentrer chez moi.
5. Dans les phrases suivantes mettez les verbes au passé composé ou à l'imparfait,
justifiez l'emploi des temps.
Un jour, notre professeur de français nous (proposer) d'organiser un
cercle de français. On (accepter) avec joie cette proposition. Nous
(discuter) beaucoup le plan de notre travail et nous (élire) le chef de
notre cercle. Nous (apprendre) à réciter avec expression des poésies
et à bien chanter en français. Souvent, nous (recevoir) des lettres
des écoliers français et il (falloir) y répondre .Tout le monde (être)
très heureux quand on (lire) ces lettres. On (écoutër) aussi des dis-
ques, on (projeter) des films français et on (faire) des commentai-
res.
6. a) Parlez de vos vacances d'été.
b) Parlez de votre travail de l'année passée. Dites à quoi on s'intéressait.
c) Dites ce que vous avez fait hier et ce que vous faisiez souvent l'année passée.
Révisons l'emploi des pronoms en et yl
Les élèves pensent à leur réunion de classe. Ils y pensent beaucoup.
Répondez à cette question! Répondez -y!
Je me suis habitué à lire beaucoup. Je m'y suis habitué.
Il se prépare à une excursion. Il s'y prépare.
Le professeur d'histoire parle souvent de la Grande Guerre natio-
nale. Il en parle souvent.
Parlons de nos études! Parlons-en!
Est-ce que vous avez acheté un dictionnaire? Oui, nous en avons
acheté un. Non, nous n'en avons pas acheté.
Combien de livres de lecture as-tu? J'en ai trois. Je n'en ai pas.
Est-ce que tu bois de l'eau pendant le dîner? Oui, j en bois. Non, je
n'en bois pas.
7. Répondez aux questions.
a ) M o d è l e :
Est-ce qu'elle pense à son travail? — Oui, elle y pense.
Est-ce qu'il est allé à Moscou? — Oui, il y est allé.
Est-ce qu'elle pense à son voyage? Est-ce qu'il va à Kiev? Est-ce
que vous êtes allés au théâtre? Est-ce que tu es allé à la bibliothè-
que? Est-ce que vous avez répondu à la question du professeur?
b ) M o d è l e :
Est-ce qu'ils achètent des journaux? — Oui, ils en achètent.
Est-ce qu'il est revenu de la France? — Oui, il en est revenu.
Est-ce que nous avons un cours de français aujourd'hui? — Oui,
nous en avons un.
Est-ce qu'ils achètent des livres? Est-ce qu'il est revenu de Paris?
Est-ce que le garçon est sorti de la bibliothèque? Est-ce que nous
avons une réunion aujourd'hui? Est-ce que tu veux du thé? Est-ce
qu'ils ont mangé des fruits pendant le dîner? Est-ce qu'elle a acheté
un livre de lecture? Leur a-t-il parlé de notre expérience?
8. Remplacez les mots soulignés par les pronoms en et y.
Nous nous sommes beaucoup intéressés à cette expérience. Je lui ai
parlé de ta proposition. Nous n'avons pas encore pensé à ce pro-
blème. II était content de ce résultat. Nous nous sommes préparés à
ce concert. Pense à ta conduite. Elle s'est approchée de la fenêtre. Il
ne faut pas toucher à ces papiers. Je ne me suis pas servi de cet
instrument. Il répondra à sa question. Ne vous approchez pas de la
porte. Elle n'avait pas peur des difficultés. Elle s'est habituée à se
lever tôt. Répondez vite à sa lettre. J'ai besoin de mon stylo. Parle
de ta proposition à tes amis.
10. Donnez des réponses affirmatives ou négatives en employant les pronoms en et y.
Est-ce que votre ami s'intéresse à la physique? Est-ce que vous avez
besoin d'un crayon? Vous intéressez-vous à l'histoire? Etes-vous
toujours prêt à répondre? Est-ce que le professeur a été toujours
content de vos réponses? Est-ce que tu as acheté un dictionnaire?
Alliez-vous souvent au théâtre l'année passée? Parlez-vous souvent
de vos vacances?
11. a) Ecoutez le texte suivant et tâchez de comprendre les mots nouveaux. Si le sens
d'un mot n'est pas clair, voyez les explications ou consultez le dictionnaire.
L'enseignement en France est différent de l'enseignement dans no-
tre Etat. En Russie, l'école est obligatoire pendant neuf ans. Les enfants
de 6 ou 7 ans vont à l'école primaire qui comprend quatre années d'étu-
des. Ensuite, à l'âge de 10-11 ans, ils passent à l'école secondaire. Après
la 11e
, les écoliers passent leurs examens de fin d'études et terminent
l'école secondaire. Ensuite, ils peuvent entrer à l'université ou dans les
écoles supérieures — c'est l'enseignement supérieur.
Dans les écoles de notre pays on enseigne comme langue étrangère
l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol, et d'autres langues.
Il existe de différents genres d'écoles: école d'enseignement géné-
ral, spécialisée en quelque matière (en langue étrangère, par exemple),
gymnase, lycée et collège. Dans les unes, on enseigne la langue étran-
gère à partir de la cinquième classe, dans les autres on commence à
apprendre une langue étrangère dès la première année d'études. Pour les
cours de langue étrangère on divise la classe en groupes. Un maître
enseigne dans chacun de ces groupes.
ETUDE LEXICALE
9. Faites correspondre les questions et les réponses.
Les maîtres d'école s'occupent de l'éducation des élèves: chaque
fille et chaque garçon doit être bien élevé. C'est pourquoi les maîtres
s'intéressent à leur conduite. Si un élève est distrait, s'il n'écoute pas
le maître, s'il bavarde en classe et travaille mal à la maison — sa con-
duite est mauvaise; si, par contre, il est attentif et appliqué, sa conduite
est bonne.
A présent, nous allons étudier le système d'enseignement en France
qui est très compliqué. Si vous êtes en correspondance avec un écolier
français, demandez-lui de vous parler dans ses lettres de ses études.
Cela vous aidera à mieux connaître la Vie des écoliers en France.
b) Lisez attentivement les explications:
Cet élève a une bonne conduite à l'école et à la maison.
éduquer: faire apprendre des habitudes, former l'esprit
éducation (f): action d'éduquer. Education musicale, physique.
Cette revue est consacrée aux problèmes d'éducation.
cela (pronom) = ça: Expliquez-moi cela. C'est cela. = C'est juste.
Tout cela est vrai,
chacun, -e (pronom indéfini) = chaque (adj.)
Chacun des élèves a son manuel. Chaque élève a son manuel,
genre (m) = sorte (f): Je n'aime pas beaucoup ce genre de films,
genre (homonyme): Dans la langue française, il y a deux genres: le
masculin et le féminin.
obtenir = recevoir: Les élèves qui ont obtenu le certificat d'études
secondaires peuvent entrer dans les écoles supérieures.
éduquer
éducation (f)
sont des mots
de la même famille
après-midi (m): c'est la partie du jour qui va de midi à 7 heures du soir.
Je suis rentré à trois heures de l'après-midi.
causer: parler, bavarder avec quelqu'un. Il cause avec son ami.
correspondance (f): se sont des lettres écrites et reçues par deux per-
sonnes
correspondre
correspondance (f)
sont des mots
de la même famille
cours (m)
suite de leçons sur quelque matière
Le cours de physique commence en septième.
classe faite par un maître
Les cours de ce maître ont beaucoup intéressé
les élèves.
enseignement (m): c'est l'action d'enseigner, d'apprendre quelque
chose aux autres
Attention!
En Russie
enseignement secondaire
étape primaire — 1-4 classes
étape moyenne — 5-9 classes
étape supérieure — 10-11 classes
larme (f): Quand il regardait ce film de guerre, il avait des larmes
aux yeux (il pleurait).
promettre (dérivé du verbe mettre): dire qu'on fera ou qu'on
donnera quelque chose. J'ai promis à ma sœur d'aller avec elle
au zoo dimanche.
rendre: remettre une chose à qui elle appartient. Rendre des livres,
volontiers: — Apporte-moi un dictionnaire.
enseignement supérieur
— Volontiers.
12. Lisez les phrases suivantes et notez les mots nouveaux, traduisez-les.
Dans tous les Etats, l'enseignement secondaire est obligatoire. L'école
s'occupe de l'éducation des élèves et de leur conduite. La langue alle-
mande est assez compliquée à apprendre. En France, il y a plusieurs
genres d'écoles. Mon frère aîné qui était toujours le premier de la classe
obtenait chaque année de beaux prix. C'était un élève moyen. Cette
année, nous avons six cours de français par semaine. Nous parlons vo-
lontiers français. Ma sœur n'est ni très grande, ni très petite, elle est de
taille moyenne. Ce garçon est distrait, il oublie souvent ses livres. Mon
petit frère s'est vite endormi. Dimanche, toute la famille est allée se
promener, excepté la grand-mère qui était malade. Pendant la prome-
nade, on a causé avec les amis. A nos jours les diligences n'existent
pas. La forêt est sombre en hiver. Chacun aime la télévision.
13. Terminez les phrases.
M o d è l e s :
a) J'ai promis à mes parents de bien préparer mes leçons.
J'ai promis à mes parents de ...
Il a promis à son ami de ...
Ils ont promis au professeur de ...
b) Michel a promis un cadeau à sa petite sœur.
Michel a promis un cadeau à ...
Vous avez promis des bonbons à ...
On a promis d'aller à ...
c) Le maître a rendu les cahiers aux élèves.
Le maître a rendu les cahiers à ...
J'ai rendu les livres à ...
Les élèves ont rendu leurs dictées à ...
14. Ajoutez une ou deux phrases à chaque phrase donnée.
M o d è l e :
Il est resté une demi-heure à la bibliothèque.— // a choisi un gros
livre sur les voyages. H doit le rendre dans 15 jours.
c) Trouvez ces mots dans le dictionnaire:
allemand
demi
État (ht)
excepté
moyen
obligatoire
demie (f) exister prix (m)
16. a) Dites quelle langue étrangère apprend ton ami (ton frère, ta sœur),
b) Dites si vos parents connaissent une langue étrangère.
17. a) Nommez les mots internationaux que vous connaissez; employez-les dans des
phrases.
b) Nommez les verbes du Ie r
groupe correspondant aux noms donnés.
M o d è l e :
l'enseignement — enseigner.
L'enseignement, l'ornement, le fonctionnement, le débarquement,
l'entraînement, le remerciement.
18. Complétez les phrases par les antonymes (les mots de sens contraire).
Ce livre n'est pas facile à comprendre. Il est.... Je me réveille tout le
temps, je ne peux pas ... . Cette chambre n'est pas claire, elle est... .
En Espagne
En France
En Russie
En Italie
Il est resté une demi-heure à la bibliothèque. ... Il faut rentrer, il est
déjà 2 heures et demie. ... A la fin de l'année scolaire, les meilleurs
élèves ont des prix.... Aujourd'hui, nous avons cinq heures de cours.
... Cet après-midi, je vais au cinéma.... Les cours d'aujourd'hui sont
compliqués. ... A partir de l'âge de 7 ans, les enfants vont à l'école.
... Cet après-midi, nous irons au musée. ... Ma mère est en corres-
pondance avec son ami. ...
15. Faites des phrases.
M o d è l e s :
a) Les Allemands parlent allemand.
Les Allemands
Les Espagnols
Les Français
Les Russes
Les Anglais
Les Italiens
b) En Espagne, on parle espagnol.
19. a) Reliez les mots qui peuvent être employés ensemble.
b) Faites des phrases avec ces groupes de mots.
20. a) Rejetez une lettre de chaque mot et vous aurez un autre mot; donnez son sens:
après, sombre, larme.
b) Faites des phrases avec tous ces mots.
c) Changez une ou deux lettres dans chaque mot et vous aurez un autre mot:
Etat, rendre, cours, prix.
d) Faites des phrases avec tous ces mots.
21. Dans les phrasés suivantes employez le mot qui convient. Choisissez-le parmi les
mots donnés: cour, cours, court, (il) court, les larmes.
Les élèves jouent dans la ... de l'école. Un garçon tous les autres
l'attrapent. Mais le temps libre est toujours trop ... . Ça sonne, les ...
recommencent, il faut rentrer. ... lui montent aux yeux.
22. a) Ecrivez une petite rédaction sur vos études à l'école primaire, dites ce que vous
avez fait pendant les journées de classe, combien de cours vous avez eu chaque
semaine.
b) Ecrivez une lettre à votre ami français où vous parlerez de vos études et de votre
journée de classe en septième.
Attention! Quand vous écrivez en France voilà comment il faut commencer votre
lettre. Ecrivez: cher ami, mon cher Pierre, chère Hélène.
Pour terminer votre lettre écrivez: adieu, à bientôt, ton ami Nicolas, Marie.
2 3 . Imaginez et écrivez des questions que vous poserez à un écolier français.
M o d è l e :
Dans quel type d'école fais-tu tes études?
M o d è l e :
la taille moyenne.
l'enseignement moyen, -ne
obtenir un diplôme
recevoir un prix
un enfant une voiture
la taille distrait
s'adresser à secondaire
conduire un professeur
LECTURE ET CONVERSATION
24. Etude du texte.
a) Vous allez lire une phrase avec le pronom le. Traduisez ce pronom.
Si les parents le veulent, ils envoient leurs enfants au jardin d'enfants.
b) Traduisez les phrases suivantes. Rappelez-vous la différence entre ne ... que
et ne ... pas.
Les enfants français ne vont pas à l'école le mercredi ou le jeudi et
le dimanche. Les élèves qui couchent au lycée (les internes) ne vont
dans leurs familles que le dimanche.
c) Tâchez de traduire:
être admis (admettre); le 2e
cycle est suivi dans les lycées (= les
élèves suivent le 2e
cycle dans les lycées).
d) Lisez attentivement les mots suivants et tâchez de dire ce que les mots de la
deuxième colonne signifient:
douze une douzaine
cent une centaine
mais:
dix une dizaine
e) Tâchez de comprendre le sens de ces mots et de ces groupes de mots:
Le système scolaire (école — écolier — scolaire);
la classe terminale (terminer — terminal);
les grandes écoles (les écoles secondaires — les grandes écoles);
l'école maternelle (la mère — maternel);
une formation professionnelle (une profession);
Une spécialisation étroite (un spécialiste).
25. Lisez ce texte et dites si le système scolaire français ressemble au nôtre.
L'ENSEIGNEMENT EN FRANCE
En France, le système scolaire est bien compliqué. D'abord, il faut
dire qu'il y a, en France, beaucoup de genres d'écoles: des écoles d'Etat
et des écoles privées, des écoles mixtes. Il y a des écoles religieuses.
Si les parents le veulent, ils envoient leurs enfants de 2 à 6 ans à
l'école maternelle. Cet enseignement s'appelle préscolaire, c'est-à-dire
"avant l'école". L'école maternelle ressemble un peu à notre jardin
d'enfants. Les enfants de 2 à 4 ans apprennent à bien parler, jouer,
chanter, dessiner, à réciter des poésies. Ils font des exercices sportifs.
Tous les petits Français de 6 ans vont à l'école. Depuis 1972, l'en-
seignement est obligatoire jusqu'à 16 ans. Avant, les élèves pouvaient
quitter l'école à 14 ans.
Les jeunes Français passent une grande partie de leur journée à
l'école. Les écoles ouvrent leurs portes entre 8 et 9 heures du matin et
les écoliers rentrent à la maison vers 16 heures. Mais il y a des éco-
liers qui sont demi-pensionnaires, c'est-à-dire qu'ils déjeunent et font
leurs devoirs à l'école et partent chez eux vers 19 heures. Il y a enfin
les internes: ils couchent à l'école et ne vont dans leurs familles que le
dimanche.
Le dimanche et le mercredi ou le jeudi, les écoliers français restent
à la maison, mais s'ils sont trop bavards ou paresseux, ils viennent
à l'école pour faire un travail supplémentaire.
Donc, les enfants de 6 ans vont à l'école primaire qui commence par
la onzième classe. Elle s'appelle encore cours préparatoire. Ensuite,
les écoliers passent en 10e
et en 9e
(cours élémentaire), puis en 8e
et
en 7e
(cours moyen).
A l'.école primaire, les enfants ont des leçons de français, de calcul,
d'histoire, de géographie, de sciences naturelles, de dessin, de chant, de
travail manuel et de culture physique. Les écoliers quittent l'école pri-
maire à l'âge de onze ans. Ils savent déjà bien lire, écrire et compter,
faire les quatre opérations de calcul, ils connaissent les règles de gram-
maire, l'histoire et la géographie de la France.
A l'école primaire française un maître enseigne presque toutes les
matières. La meilleure note est 10, donc les élèves sont bons s'ils ont
des notes entre 7 et 10.
Les enfants de 11 à 16 ans suivent le premier cycle de l'école secon-
daire dans les collèges (6e
à 3e
des С. E. S . — collèges d'enseignement
secondaire). Tous les enfants reçoivent le même enseignement, mais ils
peuvent en plus choisir des matières supplémentaires: latin et (ou) grec,
une deuxième langue vivante. Ils peuvent étudier l'anglais, l'allemand,
l'espagnol, le russe, l'italien.
Après la troisième, les élèves passent l'examen et reçoivent le brevet
des collèges.
Le deuxième cycle est suivi dans les lycées. Il existe trois sortes de
lycées: les lycées professionnels où l'on reçoit une formation profes-
sionnelle et qui conduisent au brevet d'études professionnelles (2 ans
d'études), les lycées technologiques qui conduisent aux baccalauréats tech-
niques et les lycées d'enseignement général qui conduisent aux bacca-
lauréats littéraires et scientifiques. La seconde prépare à une spécialisa-
tion étroite. On peut apprendre une troisième langue vivante, ou des
matières de gestion et économie, dactylographie, ou beaucoup de ma-
thématiques. Les classes de première et terminale sont des classes de la
spécialisation. Après la terminale, on passe le baccalauréat qui permet
de continuer ses études à l'université ou aux grandes écoles. Mais il y a
beaucoup d'élèves qui ne peuvent pas passer cet examen qui est très
difficile.
Commentaires
l'école privée — частная школа
l'école religieuse — церковная школа (принадлежащая религиозным организациям)
l'école mixte — смешанная школа (в которой мальчики и девочки учатся вместе)
le cycle — цикл (несколько классов, которые составляют одну ступень обучения)
le brevet des collèges — диплом коллежа, свидетельство
des matières de gestion et économie — основы управления и экономики
la dactylographie — машинопись
des matières supplémentaires — дополнительные предметы
26. Répondez aux questions:
Pourquoi peut-on dire que le système scolaire en France est compli-
qué? Quelle école en France peut êtrë comparée à notre jardin d'en-
fants et en quoi lui ressemble-t-elle? A quel âge les petits Français
entrent-ils à l'école? Combien de temps les écoliers français res-
tent-ils à l'école? Est-ce que c'est plus long que chez nous? Com-
bien de jours libres par semaine ont les écoliers français? Comment
punit-on les paresseux et les bavards? Quelles leçons ont les enfants
à l'école primaire? Quelles notes reçoivent-ils? A quel âge les éco-
liers français entrent-ils à l'école secondaire? Combien de cycles
comprend l'école secondaire? Quels sont ces cycles? Quelles clas-
ses comprennent-ils? Quel examen passe-t-on après la terminale?
Est-ce que cet examen permet de continuer ses études à l'université
ou dans les grandes écoles?
27. Parlez du système scolaire en France. Voici le plan pour vous aider:
1. Les genres d'écoles en France.
2. L'école maternelle.
3. L'école primaire.
4. L'école secondaire: les lycées et les collèges.
5. La fin des études à l'école secondaire.
28. Comparez les études en France et chez n o u s . Dites:
quels genres d'écoles il y a;
comment est organisée la journée de travail des écoliers;
comment est organisée l'école secondaire;
quels sont les examens de fin d'études;
quelles sont les notes et comment est apprécié le travail des élèves;
comment est organisée la semaine d e s écoliers (les jours de travail
et les jours de repos).
29. Parlons de l'organisation du travail des écoliers français, de leur emploi du temps.
Lisez ce texte et dites par quoi l'emploi du t e m p s de cette écolière diffère du vôtre.
L'EMPLOI DU TEMPS DES ÉCOLIERS FRANÇAIS
Le régime d'un écolier français n'est pas le m ê m e que le régime d'un écolier de
notre pays. Voici la lettre d'une jeune Française Edith Pinaud, qui habite non loin de
Paris. Edith y parle de sa vie d'écolière.
J'étudie dans un collège d'enseignement secondaire (le С. E. S.), le
collège Paul Eluard. Il se trouve à quatre kilomètres de chez nous. Je
dois y aller à bicyclette. Je suis entrée cette année en 3e
, j'apprends le
latin et l'anglais depuis trois ans et le russe depuis l'an passé. Dans ma
classe il y a 22 filles et 3 garçons.
Voici mes heures de cours pour une semaine: 3 heures de latin, 3 heu-
res et demie de français, 3 heures d'anglais, 3 heures de russe, 3 heures
de mathématiques, 3 heures d'histoire et de géographie, 2 heures de
gymnastique. 1 heure de sciences naturelles, 1 heure de dessin, 1 heure
de musique, 1 heure de travaux manuels.
J'ai donc 24 heures et demie de cours par semaine.
Je vais vous raconter une de mes journées de classe.
Je me lève à 7 heures, je déjeune et je me prépare rapidement. Je
pars pour le collège. Les classes commencent à 8 heures. J'ai parfois le
temps de bavarder quelques minutes avec mes camarades avant d'entrer
dans notre classe, la classe de 3e
. C'est u n e petite pièce aux murs clairs.
Un grand tableau noir est derrière le bureau du professeur. Les fenêtres
de la classe donnent sur la campagne de l'Essone, assez triste en cette
saison. Parfois on aperçoit un cheval.
Derrière les champs, c'est la forêt sombre en hiver, joyeuse au prin-
temps, rouge en automne.
Chaque heure, nous changeons de professeur. A 10 heures, nous
avons une courte récréation pour nous reposer et parler un peu. A midi,
c'est la sortie: une grande récréation de 2 heures. Il y a des élèves qui
restent au collège et déjeunent à la cantine. Moi, je rentre à la maison, je
déjeune rapidement et je peux travailler parfois 1/2 heure.
Je reviens à l'école à 2 heures de l'après-midi. Il y a des cours qui
ont lieu dans les salles spécialisées. Quand le temps le permet, les cours
de gymnastique ont lieu dehors. Nous courons dans la campagne et nous
jouons dans la cour au ballon. Lorsqu'il fait trop froid ou lorsqu'il pleut,
nous restons dans une grande salle chauffée où nous faisons des exerci-
ces sportifs.
Je quitte le collège presque chaque jour à 5 heures de l'après-midi.
Parfois, je sors un peu plus tôt et le samedi après-midi je n'ai pas de
cours. Je peux travailler ou quelquefois me reposer un peu. Donc, je
travaille chaque jour jusqu'à 8 heures, excepté le mercredi. Je ne suis
vraiment libre que le mercredi, le samedi après-midi et le dimanche.
J'aime beaucoup mon collège perdu au milieu de la campagne.
30. Dites si c'est vrai ou faux. Si c'est faux, prouvez-le par des citations du texte.
Edith Pinaud étudie dans un collège d'enseignement secondaire. Il
y a un seul maître qui leur enseigne toutes les matières. Edith ap-
prend deux langues étrangères: l'allemand et le russe et une langue
morte — le latin. Voici les matières qu'elle étudie: le français, le
latin, l'anglais, le russe, les mathématiques, l'histoire, la géogra-
phie, les sciences naturelles, le dessin, la musique, la gymnastique
et les travaux manuels. Elle n'étudie ni la physique ni la chimie et
ne fait pas d'expériences. Elle a 20 heures de cours par semaine. Les
classes commencent à 7 heures du matin. A midi, c'est la sortie.
Edith déjeune à la cantine. Les cours recommencent à 2 heures de
l'après-midi. Si le temps le permet, les cours de gymnastique ont
lieu au stade. En hiver, les cours de gymnastique ont lieu dans la
salle de gymnastique. Edith quitte le collège à 5 heures. Le samedi,
elle y reste plus tard, parce qu'il y a des réunions. Elle travaille cha-
que jour jusqu'à 10 heures du soir, excepté le mercredi. Elle n'est
libre que le mercredi et le dimanche.
3 1 . Parlez de l'emploi du temps de l'écolier français et du vôtre. Voici un plan pour
vous aider:
1. Les matières qu'on étudie en 3e
en France et en 7e
chez nous.
2. La quantité d'heures de cours par semaine.
3. L'organisation de la journée de classe.
4. Le travail à la maison.
5. Les jours de travail et les jours de repos.
32. Apprenez à traduire.
a) Lisez le texte et tâchez de le comprendre.
b) Trouvez les mots suivants dans le dictionnaire:
surtout, au début, manque (m), conséquences (f pl), unique, identi-
que, veille (f), ordre (m), à l'avance, certain, raisonnablement, per-
dre pied, afficher.
c) Traduisez le texte phrase par phrase.
COMMENT TRAVAILLER
C'est surtout au début de la 7e
qu'un manque d'organisation peut
avoir des conséquences graves. L'enfant qui sort de l'école primaire,
avec son maître unique, un horaire identique chaque jour, des devoirs
donnés là veille pour le lendemain, n'est pas préparé à cet ordre nou-
veau que lui demande le collège: des horaires qui changent chaque jour,
des professeurs pour chaque matière, des devoirs à noter plusieurs jours
à l'avance. Certains soirs il y aura beaucoup de travail, certains autres
très peu, et s'il n'organise pas raisonnablement son travail et son temps
libre, il perdra pied très vite.
C'est pourquoi l'élève doit afficher son emploi du temps au-dessus
de son lit ou de sa table de travail. Cela lui permettra de savoir quels
livres et quels cahiers il doit emporter chaque jour.
3 3 . Jeu: posez autant de questions que possible sur une phrase.
Un élève lit une phrase de l'exercice. Les autres élèves divisés en
deux équipes lui posent des questions à tour de rôle sur cette phrase.
L'équipe qui pose la dernière question, gagne.
M o d è l e :
L é 1 è v e: De toutes les matières, je préfère la géographie.
La lr e
é q u i p e : Est ce que tu veux devenir géographe?
L' é 1 è v e: Non, je ne veux pas devenir géographe.
La 2e
é q u i p e: C'est parce que tu as un cinq en géographie?
Etc.
De toutes les matières, je préfère la géographie.
Cette année, mon frère termine l'école.
C'est bien si l'on fait les devoirs avec quelqu'un.
34. Jouez deux scènes:
a) Une écolière française (élève de 3e
) est venue dans votre école.
Vous lui posez toutes sortes de questions sur ses études et son em-
ploi du temps.
b) Un écolier russe (élève de 7e
) est venu dans un lycée français. Les
lycéens lui posent des questions sur sa vie d'écolier.
35. Parlez de votre vie d'écolier.
Comparez vos études en 7e
à vos études en 6e
et dites ce qu'il y a de
nouveau. Dites, comment vous allez organiser vos études: si vous
allez beaucoup travailler les matières qui sont difficiles, si vous al-
lez faire vos devoirs seul ou avec vos amis, si vous allez travailler à
la bibliothèque et y lire des livres et des revues sur les matières qui
vous intéressent.
36. Parlez de votre travail en dehors des cours. Dites ce que vous allez faire d'intéres-
sant.
37. Vous vous rappelez le petit Nicolas qui nous raconte sa vie d'une façon si amu-
sante. Vous connaissez déjà l'histoire de sa maladie et de son vélo. Maintenant, il
va vous parler de ses études. Lisez le texte et trouvez les réponses aux questions
suivantes".
Qui était monsieur Dubon et comment les élèves l'appelaient-ils?
Qu'est-ce que les élèves devaient faire pendant l'absence du Bouillon?
Qu'est-ce qui est arrivé quand le Bouillon est revenu pour la pre-
mière fois?
Pourquoi, à la fin, le Bouillon s'est-il mis en colère?
LE BOUILLON
Aujourd'hui, à l'école, la maîtresse a manqué. Nous étions dans la
cour, en rang, pour entrer dans la classe, quand le surveillant nous a dit:
"Votre maîtresse est malade, aujourd'hui."
Et puis, monsieur Dubon, le surveillant, nous a conduits en classe.
Le surveillant, on l'appelle le Bouillon, quand il n'est pas là, bien sûr.
On l'appelle comme ça, parce qu'il dit tout le temps: "Regardez-moi
dans les yeux" et dans le bouillon il y a des yeux. Le Bouillon punit
souvent, avec lui il ne faut pas s'amuser. C'est pour cela qu'on n'aime
pas quand il vient nous surveiller, mais, heureusement, il nous a dit: "Je
ne peux pas rester avec vous, je dois travailler avec monsieur le Direc-
teur, alors, regardez-moi dans les yeux et promettez-moi d'être sages."
On l'a regardé dans les yeux et on a promis.
Mais le Bouillon ne nous croyait pas beaucoup, alors, il a demandé:
"Qui est le meilleur élève de la classe?" "C'est moi, monsieur!" a dit
Agnan tout fier. Et c'est vrai, Agnan c'est le premier de la classe, et
nous, on ne l'aime pas trop, mais on ne peut pas le battre chaque fois
qu'on le veut, à cause de ses lunettes. "Bon, a dit le Bouillon, tu vas
venir t'asseoir à la place de la maîtresse et tu surveilleras tes camarades.
Répétez vos leçons." Agnan, tout content, est allé s'asseoir au bureau
de la maîtresse et le Bouillon est parti.
"Bien, a dit Agnan, prenez vos cahiers d'arithmétique, nous allons
faire un problème." "T'es pas malade?" a demandé Clotaire. "Clotaire,
silence!" a crié Agnan comme s'il était vraiment la maîtresse. "Viens
me le dire ici, si tu es un homme!" a dit Clotaire et la porte de la classe
s'est ouverte et on a vu le Bouillon tout content. Il a dit: "Ah! Je suis
resté derrière la porte pour écouter. Vous, là-bas, regardez-moi dans les
yeux!" Clotaire a regardé, mais ce qu'il a vu ne lui a pas fait un grand
plaisir. Le Bouillon a dit: "Vous serez puni", et il est sorti, mais il nous
a promis de revenir.
Joachim s'est approché de la porte pour surveiller le Bouillon, il
s'est assis devant la porte et il s'est mis à regarder dehors. Geoffroy a
dit: "Il ne faut pas perdre de temps. Jouons à la balle!" "Et les problè-
mes, alors?" a demandé Agnan, mais personne ne Г écoutait, et on a
commencé à jouer entre les bancs et c'était très amusant. Et puis on a
entendu un cri et on a vu Joachim, assis par terre et qui se tenait le nez
avec les mains. C'était le Bouillon qui venait d'ouvrir la porte. "Qu'est-
ce que tu as?" a demandé le Bouillon, tout étonné, mais Joachim n'a pas
répondu, il faisait "aïe, aïe" et c'est tout, alors lev Bouillon l'a pris par le
bras et l'a emmené dehors. Nous, on a ramassé la balle et chacun a
repris sa place.
Quand le Bouillon est revenu avec Joachim, qui avait le nez tout
rouge, il nous a dit: "Vous serez tous punis!" Puis, il a demandé: "Pour-
quoi ne prenez-vous pas exemple sur votre camarade Agnan? Il est sage,
lui." Et le Bouillon est parti. On a demandé à Joachim: "Qu'est-ce qui
est arrivé?" Il a répondu: "Je me suis endormi près de la porte."
"Un paysan va au marché, a dit Agnan. Dans un panier, il a vingt-
huit œufs à cinq francs la douzaine. Il en vend une douzaine à..." "C'est
à cause de toi", a dit Joachim et il a montré son nez. "Oui! a dit Clotaire,
il va manger son livre d'arithmétique, avec le paysan et les œufs." Ça
n'a pas plu à Agnan qui a crié: "Non! J'ai des lunettes!" "Tu vas les
manger aussi", a dit Clotaire. Agnan, alors, s'est mis à pleurer et il a dit:
"Vous êtes méchants. Je le dirai à mes parents." Le Bouillon a ouvert la
porte, mais nous, on était tous assis à nos places et on ne disait rien et le
Bouillon a regardé Agnan qui pleurait tout seul, assis au bureau de la
maîtresse. "Alors quoi, a dit le Bouillon. Vous aussi vous voulez être
puni. Regardez-moi bien dans les yeux, tous! Si je reviens encore une
fois et que je vois quelque chose, je serai furieux!" et il est parti de
nouveau. Nous, on a décidé d'être tranquilles, parce que le surveillant,
quand il n'est pas content, ce n'est pas drôle. Et puis, on a entendu un
petit bruit du côté de la porte. Et la porte a commencé à s'ouvrir, petit à
petit. Tous, on regardait et on ne respirait pas. Et, tout à coup, quelqu'un
a crié: "C'est le Bouillon!" La porte s'est ouverte et le Bouillon est
entré, tout rouge. "Qui a dit ça?" "C'est Nicolas", a dit Agnan. "C'est
pas vrai, tu mens!" et c'était vrai que ce n'était pas vrai. "C'est toi!
C'est toi! C'est toi!" a crié Agnan et il s'est mis à pleurer. "Tu seras
puni", m'a dit le Bouillon. Alors, je me suis mis à pleurer. "C'est pas
lui, m'sieur, c'est Agnan qui a dit le Bouillon!" a crié Rufus. "Ce n'est
pas moi qui ai dit le Bouillon!" a crié Agnan. "Tu as dit le Bouillon, je
t'ai entendu, tu as dit le Bouillon, oui!" "Bon, c'est tout, a dit le Bouillon,
vous serez tous punis." "Pourquoi moi? a demandé Alcestse. Je n'ai pas
dit le Bouillon, moi!" "Je ne veux plus entendre ce mot, vous avez com-
pris?" a crié le Bouillon, qui était vraiment furieux. " Je ne veux pas être
puni ", a crié Agnan et il est devenu rouge et puis bleu. En classe, tout le
monde criait ou pleurait quand le Directeur est entré. "Que se passe-t-il,
le Bouil... Monsieur Dubon?" a demandé le Directeur. "Je ne sais plus,
monsieur le Directeur, a répondu le Bouillon, je n'ai jamais vu ça!
Jamais!"
Le lendemain, la maîtresse est revenue, mais le Bouillon a manqué.
D'après S e m p é et G o s c i n n y , Le petit Nicolas
38. Expliquez:
pourquoi les élèves n'aimaient pas quand monsieur Dubon, le
Bouillon, venait les surveiller;
pourquoi le Bouillon a choisi Agnan pour surveiller les élèves;
pourquoi les élèves n'ont pas obéi à Agnan;
pourquoi Joachim s'est assis près de la porte;
pourquoi le Bouillon est devenu tout rouge quand il est revenu pour
la troisième fois;
pourquoi le lendemain le Bouillon a manqué.
39. Résumez le texte de la part de M. Dubon (le Bouillon).
Avec mes remeciements, veuillez agréer, Monsieur, l'expression de
ma considération distinguée.
Michel Pétrov
41. Apprenez à faire des dialogues.
a) Ecoutez le dialogue, tâchez de bien le comprendre.
b) Lisez le dialogue en prenant chacun un rôle.
c) Lisez les répliques du personnage A, et tâchez de reproduire les paroles du per-
sonnage В de mémoire (sans lire dans le livre). Faites là même chose, mais lisez les
répliques du personnage B.
d) Reproduisez tout le dialogue de mémoire.
e) Reproduisez le dialogue, remplacez les mots avec les astérisques (звездочки)
par les mots donnés en bas.
A: Ça va, les études?
B: Comme ci comme ça. C'est le latin* qui ne va pas.
A: Tu n'aimes pas le latin?
B: Si, je l'aime, mais ce n'est pas facile. Surtout quand on a des
rédactions à écrire**.
A: Là, je ne suis pas d'accord avec toi. Moi, ça m'amuse d'écrire
des rédactions***.
40. Voulez-vous apprendre à écrire à des personnes adultes?
Pour s'adresser à un adultes écrivez Monsieur, Madame, cher Mon-
sieur. Pour terminer la lettre employez les formules finales: Recevez,
Monsieur l'assurance de mes sentiments très cordiaux, les salutations
distinguées, mes remerciements.
Voici le modèle d'une lettre pareille
* * *
Moscou, le 20 septembre 2003
Monsieur,
Pour améliorer mon français je voudrais bien suivre les cours de fran-
çais par correspondance.
Voulez-vous avoir l'obligeance de m'envoyer une documentation sur
vos cours à l'adresse suivante:
Michel Pétrov
* * *
15 ap. 6 rue Ostogénka
119122 Moscou
Russie
le russe
la biologie
l'histoire
la géographie
des expériences à faire
des traductions à faire
des exercices à écrire
des textes à exposer
de faire des expériences
de faire des traductions
d'écrire des exercices
d'exposer des textes
de dessiner des cartes
d'apprendre des poésies
des cartes à dessiner
des poésies à apprendre
f) Récitez ce dialogue: deux garçons font connaissance.
— Bonjour, tu es un nouveau, n'est-ce pas?
— Oui, je viens de Smolensk.
— Je m'appelle Michel Pétrov et toi, comment t'appelles-tu?
— Je m'appelle Nicolas Smirnov.
— Où habites-tu?
— J'habite rue Ostogenka 4, appartement 4. Et toi?
— C'est non loin de moi. J'habite place Kropotkinskaïa, 3. Viens
me voir.
g) Refaites ce dialogue. Maintenant ce sont deux Français qui parlent.
Nom: Laurant Nom: Dulac
Prénom: Rémy Prénom: Jean
Adresse: 14, rue Blanche, Paris Adresse: 11, rue de Belleville, Paris
42. Discutons.
Vous êtes revenus après les vacances. Vous ne vous êtes pas vus
depuis plus de deux mois. Dites ce qui s'est passé d'intéressant pen-
dant ce temps-là (ce que vous avez fait ou ce que vous avez vu).
Tous, vous êtes amateurs d'art ou de sport. Dites ce qui s'est passé
d'important ces derniers temps (de nouveaux spectacles, films, ex-
positions, des compétitions importantes, etc.).
Vous avez beaucoup de projets pour cette année, n'est-ce pas? Dites
comment vous allez organiser vos études et vos loisirs: si vous en-
trerez dans un cercle, si vous ferez du sport, si vous visiterez beau-
coup le théâtre et le cinéma ou bien si vous vous amuserez d'une
autre façon. Vous allez passer beaucoup de temps ensemble. Dites si
vous avez quelque proposition à faire à vos camarades pour rendre
votre vie d'écolier plus intéressante.
SUJET LIBRE DE CONVERSATION
4 3 . Lisez et apprenez la poésie.
BONJOUR, MONSIEUR LE MAÎTRE D'ÉCOLE
Monsieur le Maître d'école,
Vous souvenez-vous encore
de moi?
D'un petit garçon qui fut,
je crois,
Pas toujours sage.
D'un petit garçon qui a bien
grandi
Et qui maintenant se dit:
C'était le bel âge,
Monsieur le Maître d'école.
Moi, je me souviens encore
de vous.
Joujou, genou, caillou, bijou...
Et toute la gamme...
Géographie, récitation,
Histoire de France et rédaction
Ah! quel programme!
Malgré le temps qui s'envole,
Il n'est pas moins vrai
Que les souvenirs d'école
Ne s'oublient jamais.
J. R i d e z
LEÇON 2
ÉCRIVAINS CÉLÈBRES
Alexandre Pouchkine, Mikhaïl Lermontov, Léon Tolstoï
Alexandre D u m a s , Victor Hugo, Jules Verne
Vous aimez lire, n'est-ce pas? Vous lisez beaucoup et vous connaissez
déjà les œuvres des grands écrivains russes et étrangers. Regardez ces
portraits. Vous connaissez sans doute les noms de ces écrivains célè-
bres. Quels livres de ces écrivains avez-vous lus? Parlez de votre écri-
vain préféré et des livres que vous aimez lire.
ETUDE GRAMMATICALE
L'homme poussa la porte et entra dans la salle. La salle était vide.
Il regarda autour de lui et s'étonna de ne voir personne.
il poussa
il entra
il regarda
il s'étonna
sont les formes du passé simple
des verbes du Ie r
groupe
Pour exprimer une action passée achevée ou une série d'actions
achevées qui se suivent dans le passé, employez le passé simple.
Le passé simple est employé dans le français écrit. C'est le passé
composé qui est employé dans le français parlé. On peut recon-
naître les verbes du Ie r
groupe au passé simple d'après les termi-
naisons suivantes:
J'oubliai mon dictionnaire. Nous oubliâmes nos livres.
Tu oublias ton stylo. Vous oubliâtes vos sacs.
Il oublia son cahier. Ils oublièrent leurs serviettes.
Attention! changer — il changea
2. Donnez le passé simple des verbes suivants:
a) la 3e
personne du singulier — passer, discuter, changer, compter,
étudier, rentrer;
Commençons à étudier le passé simple!
Verbes du Ie r
groupe
b) la 3e
personne du pluriel — parler, jeter, s'étonner, s'élever, ra-
conter.
3. Mettez les verbes suivants au passé simple; choisissez les personnes où il y a une
croix:
groupes de mots
il, elle. ils,
groupes de mots je tu
on
nous vous
elles
s'arrêter devant la porte + + + + +
pousser la porte + + +
continuer la lecture + + + +
changer un livre + + +
travailler à la maison + + +
devant la porte de la maison d'un partisan français. Il (quittait, quit-
tera, quitta) ses amis et (est rentré, rentra, rentrera) chez lui. Dans la
nuit, il (se réveilla, se réveillait, se réveillera) plusieurs fois.
Quand l'heure du dîner (arrivera, arriva, est arrivée), les élèves (iront,
allaient, allèrent) dans la cantine. Ils (s'approchaient, s'approchè-
rent, s'approcheront) de leurs places. Ils (mangeront, mangèrent,
mangeaient) en silence.
5. a) Choisissez parmi les verbes donnés ceux qui sont au passé simple et expliquez
comment vous les avez reconnus.
Le verbe aller se conjugue au passé simple comme les verbes
du Ie r
groupe.
Attention!
il alla ils mangeront
elle travaillera
elles discutèrent
il récitaelles passèrent
il s'étonna
elle continuera
ils pousseront
elle jeta
ils rentrèrent il changera
ils étudieront
ils sautèrent
elle étudi.il s'arrêtera
4. Indiquez les verbes qui sont employés au passé simple et donnez leur infinitif:
b) Lisez les phrases et traduisez-les.
Verbes du IIe
groupe
7. Donnez la 3e personne du singulier et du pluriel du verbe grandir au passé simple.
8. Choisissez les phrases où les verbes sont au passé simple, lisez-les.
Michel arrive à la bibliothèque et choisit un livre intéressant. L'an-
née passée Jean choisit le roman de Victor Hugo "Les Misérables"
comme sujet de sa composition trimestrielle. Marie finit ses devoirs
et va se promener. L'élève finit son travail et alla se coucher. Le
professeur réfléchit un moment et appela mon voisin. Les réponses
de Jean sont toujours correctes: il réfléchit avant de répondre.
Continuons à étudier le passé simple!
Verbes du IIIe groupe
Beaucoup de verbes du IIIe groupe ont au passé simple les mêmes
terminaisons que les verbes du IIe
groupe.
Verbes en -endre et -ondre
J'attendis ma sœur.
Tu attendis ton frère.
Il attendit ses parents.
Nous attendîmes nos amis.
Vous attendîtes votre professeur.
Ils attendirent leurs camarades.
Verbes en -vrir ou -frir
ouvrir (couvrir, découvrir, souffrir) —j'ouvris, il ouvrit, ils ouvri-
rent
Verbes en -ir
dormir (mentir, partir, sentir, servir, sortir) — je dormis, il dormit, ils
dormirent
Verbes en -re
prendre (apprendre, comprendre) — je pris, il prit, ils prirent
battre — je battis, il battit, ils battirent
dire —je dis, il dit, ils dirent
conduire — je conduisis, il conduisit, ils conduisirent
écrire —j'écrivis, il écrivit, ils écrivirent
faire—je fis, il fit, ils firent
mettre —je mis, il mit, ils mirent
rire —je ris, il rit, ils rirent
suivre — je suivis, il suivit, ils suivirent
Deux verbes en -oir
s'asseoir — je m'assis, il s'assit, ils s'assirent
voir — j e vis, il vit, ils virent
9. Mettez les verbes suivants au passé simple; choisissez les personnes où il y a une
croix (+):
groupes de mots je tu
il, elle,
on
nous vous
ils,
elles
entendre une chanson + + + +
écrire une dictée + + +
sortir de la classe + + +
faire un problème + + +
répondre aux questions + + +
apprendre une poésie + +
ouvrir le livre + +
mettre un livre sur la table + + +
suivre son ami + + +
dire son nom + +
conduire un enfant + + + +
10. Relevez les verbes qui sont au passé simple, expliquez comment vous les avez
J'ai pris un cahier. Il prit le train. Ils descendront dans le métro. Ils
descendirent dans un hôtel. Il vendit de vieux livres. Il vend les jour-
naux. Les élèves découvriront beaucoup de choses intéressantes. Les
explorateurs découvrirent une île déserte. Je pars pour Kiev. Il partit
pour Paris. Ils firent leurs adieux. Ils font du sport. Il mit son chapeau.
Il a mis son paletot. Il rit tout le temps. L'enfant vit sa mère et rit.
11. Relevez les verbes qui sont au passé simple et donnez leur infinitif. Recopiez-les
en deux colonnes selon leurs terminaisons.
Il commença à aimer travailler, s'intéressa à tout, apprit beaucoup de
choses. Bien sûr, il oubliera son livre de lecture, il faut le prévenir. Le
prisonnier saisit une corde, monta sur le mur et descendit de l'autre
côté. L'année prochaine, il entrera à l'université. Il fit son travail et le
rendit au maître aussitôt. Chaque jour, je finis mon travail à six heures
et demie. Il se leva de table, mit son chapeau et alla dans le jardin.
Vers minuit, André partira; Jacques et moi, nous resterons seuls. Il
saisit un crayon et écrit quelques mots. Il leur annonça son départ; ils
le reconduisirent jusqu'à la gare. L'enfant sourit et lui tend sa petite
main. Quand je m'approchai de lui, je vis qu'il dormait. Quand il
descendra dans le jardin, il n'y trouvera personne.
12. a) Ecoutez les petits textes suivants et tâchez de comprendre les mots nouveaux. Si
le sens d'un mot n'est pas clair, voyez les explications ou consultez le dictionnaire.
J'aime beaucoup les romans de Dumas. Mes parents m'ont fait ca-
deau de quelques volumes de cet auteur. D'habitude, je lis quelques
chapitres d'un des romans avant de m'endormir. Cela me suffit pour
rêver des trésors cachés avec soin, des hommes forts qui se vengent de
leurs ennemis.
Ma petite sœur préfère les contes. Je crois qu'elle les aimait dès
sa naissance. Elle a une bonne mémoire et il lui suffit d'entendre le
conte une seule fois pour le savoir par cœur. Elle a toute une biblio-
thèque de contes. Personne de ses camarades n'a autant de livres de
contes qu'elle.
reconnus.
ETUDE LEXICALE
La lecture des contes l'а aidée à former son esprit. Elle a toujours
une opinion juste sur les actions bonnes ou mauvaises des personnages
de contes.
Dans un des romans de Jules Verne (l'action de ce roman se passe
en 1886), il s'agit d'un sous-marin. Tout le monde était surpris par cet
objet en fer. On ne savait pas à quoi il pouvait servir. D'abord on com-
parait le sous-marin à un poisson géant. Puis on a compris qu'on se
trompait. De si grands poissons n'existent pas.
b) Lisez attentivement les explications:
puis = ensuite: Le professeur est resté quelques minutes près de la porte,
puis il est entré dans la classe,
solide = fort, en bonne santé: Mon grand-père a quatre-vingts ans, mais
il est encore solide,
surpris = étonné: Je suis surpris par cette nouvelle.
se brosser
brosse (f)
sont des mots
de la même famille
Où est ma brosse à dents?
commencer
commencement (m)
sont des mots
de la même famille
J'ai oublié le commencement de la poésie.
naître
naissance (/)
sont des mots
de la même famille
Le 19 novembre c'est le jour de ma naissance.
travailler
travailleur (m)
sont des mots
de la même famille
Pierre est un bon travailleur.
action (f): L'action du texte "Le Bouillon" se passe à l'école, en classe,
autant: Toi et moi, nous avons trois crayons chacun, donc j'ai autant de
crayons que toi.
auteur (m): Pouchkine est mon auteur préféré.
avec soin: Quand je rentre à la maison, je me lave les mains avec soin,
chapitre (m): Ce livre a dix chapitres (dix parties). Le dernier chapitre
est le plus amusant,
habitude (f): Il a l'habitude de prendre le thé après le dîner,
d'habitude = le plus souvent: D'habitude, il quitte l'école à trois heures,
il s'agit: Dans le texte "Le Bouillon", il s'agit des élèves d'une école
française.
par cœur: Pour réciter une poésie, il faut l'apprendre par cœur,
préférer: J'aime mieux les livres d'aventures et mon petit frère préfère
les contes.
servir: Le stylo sert à écrire.
s'élever
Un oiseau s'élève dans le ciel.
La température s'élève.
Une voix s'élève.
comparer: c'est chercher ce que plusieurs personnes ou plusieurs cho-
ses ont de différent et de pareil. Ils ont comparé leurs travaux.
géant (m): c'est un homme très grand. Ce sportif est un vrai géant.
nécessaire: ce qu'il faut avoir ou faire. Ce livre est nécessaire pour mes
études.
il est nécessaire = il faut: Pour apprendre une langue, il est nécessaire
de travailler régulièrement,
se tromper: c'est avoir des idées qui ne sont pas justes.
Tu t'es trompé: ce n'est pas mon frère,
se venger: faire du mal à une personne qui vous a fait du mal.
Il s'est vengé de ses ennemis,
sommeil (m): c'est l'état de dormir. Il a un sommeil très léger,
avoir sommeil: avoir envie de dormir
sous-marin (m): c'est un bateau qui peut naviguer sous l'eau. Le
"Nautilus" était un sous-marin,
surprendre: apercevoir quelqu'un pendant qu'il fait quelque chose. Le
maître a surpris un élève qui s'amusait au lieu de travailler.
suffire, il suffit: Pour bien apprendre il ne suffit pas d'être intelligent, il
faut encore travailler,
volume (m): Ce roman a deux volumes de plus de 300 pages chacun.
c) Trouvez ces mots et cette expression dans le dictionnaire:
esprit (m) objet (m) trésor (m)
fou, folle opinion (f) c'est dommage
d) Elargissez votre vocabulaire.
Le suffixe -ment ajouté à un adjectif au féminin sert à former des
adverbes.
M o d è l e :
chaud — chaude — chaudement;
difficile — difficilement;
froid —froide —froidement.
13. En vous servant des éléments donnés, faites des phrases.
M o d è l e :
Un stylo sert à écrire.
un stylo
un crayon
un couteau
une cuillère
une brosse
sert à...
14. Faites des phrases avec les groupes de mots suivants:
une étoffe
un homme
un vieillard
solide
un homme
un prix
un succès
fou
un objet
un travail
un livre
le temps
nécessaire
— un livre d'aventures
— un conte
— un roman se tromper
par cœur
souvent
d'autobus
de chemin
préférer
réciter
le russe, l'italien
le français, l'espagnol
surprendre, être surpris par cette nouvelle
15. Trouvez la définition qui correspond aux mots: un géant, un sous-marin, une
brosse, un travailleur.
M o d è l e :
Un géant est un homme très grand.
16. Dites ce qui est nécessaire:
pour être un bon élève; pour apprendre le français.
17. Lisez les phrases suivantes et dites ce qu'elles signifient. Retenez les mots nou-
veaux.
Les partisans se sont vengés des ennemis, leurs actions étaient jus-
tes. Mon grand-père avait l'habitude de se promener après le dîner.
D'habitude, nous dînons à deux heures, puis je me repose un peu.
Le ballon s'élève dans le ciel. Il a autant de livres que vous. C'est un
bon élève: il fait ses devoirs avec soin. Sur ces rayons il y a quel-
ques volumes de romans de Dumas. Le dictionnaire est nécessaire
pour traduire ce texte. Je préfère le français aux autres matières. Le
malade a eu un sommeil très agité. J'ai sommeil parce que je me
suis levé très tôt. Notre maître connaît beaucoup de poésies par cœur.
Il fallait comparer les deux chapitres et donner son opinion.
18. a) Donnez les noms de la même famille que les verbes suivants:
surprendre, connaître, commencer, naître, travailler,
b) Faites des phrases avec ces noms.
19. Formez les adverbes correspondant aux adjectifs suivants et faites des phrases avec
ces adverbes:
facile, simple, triste, sérieux, solide, léger, chaud, naturel.
M o d è l e :
heureux — heureuse — heureusement.
Il y a eu un accident d'autos, heureusement personne n'a été blessé.
20. Faites de petits dialogues en employant l'expression c'est dommage!
M o d è l e :
— Avez-vous lu le livre que je vous ai donné?
— Non, pas encore.
— C'est dommage! J'en ai besoin.
Lisez et traduisez les phrases suivantes.
Dans les livres de cet auteur, il s'agit de la vie des travailleurs. Il a
cultivé son esprit parce qu'il lisait beaucoup. Maintenant, il lui suf-
fit de lire une fois la poésie pour l'apprendre par cœur. J'ai vu beau-
coup d'objets intéressants dans le musée. Cet homme est un peu
fou, il passe son temps à chercher un trésor dans son champ. Un
sous-marin est rentré au port.
a) Lisez les mots suivants, écrivez-les de mémoire et soulignez ce qui est difficile
dans l'orthographe des mots:
se venger, d'habitude, autant, préférer, auteur, naissance, commen-
cement, nécessaire, sommeil.
b) Changez une ou deux lettres dans les mots donnés et vous aurez un autre mot.
Ecrivez ces mots dans vos cahiers et traduisez-les:
soin, fou, auteur.
c) Ecrivez une petite rédaction sur le sujet: "Je choisis un livre de lecture"; em-
ployez le lexique étudié.
22.
21.
LECTURE ET CONVERSATION
23. Lisez ce texte et dites si vous connaissez le nom des écrivains cités et si vous avez
lu des livres de ces auteurs.
LA LECTURE
Vous lisez beaucoup, et c'est bien naturel. Notre vie n'est pas possi-
ble sans livres.
Quand vous étiez petits, c'étaient vos parents qui vous ouvraient
le monde merveilleux des contes. Avant de vous endormir, vous de-
mandiez votre conte "de tous les soirs". Et voilà que Cèndrillon, le
Chat Botté, Blanche-Neige et les sept nains, le petit Cheval Bossu, le
Prince Ivan et la Belle Vassilissa sont entrés pour toujours dans votre
vie. Et dans vos rêves, vous parcouriez des kilomètres sur un tapis
volant, sur le dos d'un loup gris ou bien avec des bottes de sept lieues
aux pieds, vous luttiez contre Barbe-Bleue, vous sauviez le Petit Cha-
peron Rouge et comme un prince merveilleux vous réveilliez la Belle
au Bois Dormant.
A l'école, on vous a appris à lire. Vous avez grandi, et d'autres livres
vous intéressent. Vous allez à la bibliothèque de l'école ou de votre quar-
tier et vous demandez des poèmes, un livre historique ou un livre d'aven-
tures. Vous avez déjà lu le roman d'aventures le plus célèbre "Robinson
Crusoé". Maintenant, vous pouvez prendre un roman de Jules Verne. Li-
sez "Un capitaine de quinze ans", "Les enfants du capitaine Grant" ou
bien "Le tour du monde en 80 jours". Comment? Vous avez déjà lu tout
ça? C'est bien. Alors demandez "Vingt mille lieues sous les mers".
Dans ce roman, qui est l'un des plus connus de Jules Verne, l'auteur
raconte l'histoire de l'expédition du bateau de guerre américain "Lin-
coln" qui doit libérer les océans d'un géant marin. Ce géant attaque les
navires qu'il rencontre. Un savant français, le professeur Aronnax, par-
ticipe à cette expédition, et plus tard il découvrira, avec les autres, qu'il
s'agit d'un énorme objet en fer? le sous-marin du capitaine Némo, le
"Nautilus".
Vous ne pouvez pas encore lire Jules Verne en français et c'est dom-
mage. Mais bientôt, vous saurez cette langue assez bien pour lire dans
le texte les romans de Jules Verne, d'Alexandre Dumas, de Victor Hugo
et d'autres grands écrivains français.
Et aujourd'hui, vous pouvez acheter à la librairie des livres adaptés.
La langue de ces livres est simple et vous pourrez sans doute compren-
dre ce "français facile". Et si un mot vous est inconnu, vous consulterez
le vocabulaire qui se trouve à la fin de chaque livre adapté. Les phrases
difficiles sont traduites ou expliquées au bas de la page.
Les livres adaptés sont beaucoup plus courts que les éditions inté-
grales. Par exemple, le célèbre roman d'Alexandre Dumas "Le Comte
de Monte-Cristo" a trois volumes de plus de 500 pages chacun, tandis
que le livre adapté n'en a qu'une centaine.
Mais cela n'empêche pas de suivre l'histoire du jeune marin français,
Edmond Dantès, qui, un jour, est arrêté, puis enfermé dans la prison du
Château d'If. C'est là, qu'il fait la connaissance d'un autre prisonnier,
l'abbé Faria, qui lui parle d'un grand trésor caché dans l'île de Monte-
Cristo. Après la mort du vieux Faria, Dantès réussit à quitter sa prison et
à trouver le trésor. Il rentre à Paris sous le nom de comte de Monte-Cristo
et se venge des gens qui l'ont jeté en prison au Château d'If.
Vous avez déjà envîe de lire ce roman, n'est-ce pas? C'est un beau
livre et sa lecture vous fera un grand plaisir de même que la lecture de
beaucoup d'autres livres français.
lire dans le texte — читать в подлиннике
l'édition intégrale — полное издание (без сокращений и изменений)
un livre adapté — адаптированная книга (сокращенная и облегченная)
24. Développez ces idées:
La lecture est une des meilleures distractions.
M о t s - с 1 é s: choisir un livre à son goût: des contes, des histoires
amusantes, des livrés d'aventures, des romans historiques ou de
science-fixion; apprendre beaucoup de choses intéressantes; s'amu-
ser bien.
Notre vie n'est pas possible sans livres.
M о t s - с 1 é s: lire pour apprendre: des manuels, des revues et des
livres scientifiques; lire pour s'amuser: des livres d'art.
C'est le livre qui nous permet d'apprendre tout ce qu'il y a, ce qu'il
y a eu. ce qu'il y aura d'intéressant dans le monde.
M о t s - с 1 é s: des livres d'histoire (pour savoir ce qui s'est passé
dans le monde), des journaux et des revues (pour savoir ce qui se
passe et ce qui se passera dans le monde).
25. Dites si vous êtes d'accord:
les petits enfants aiment les contes;
les enfants aiment les livres d'aventures;
les jeunes aiment les romans.
26. Apprenez à traduire.
a) Lisez le texte et tâchez de le comprendre. Dites où on peut trouver des livres à
Paris.
b) Relisez le texte et notez les mots nouveaux.
c) Trouvez ces mots dans le dictionnaire.
d) Traduisez le texte.
LES LIBRAIRES DE PARIS
On trouve des livres un peu partout à Paris.
D'abord chez les marchands de journaux. Il y en a des milliers, y
compris les kiosques sur les trottoirs, dans les gares et les stations de
métro. Il y a ensuite les papetiers, qui ont toujours en vente les romans
à la mode et des livres illustrés. Il y a les bouquinistes, qui depuis des
siècles ont installé leurs boîtes sur les quais de la Seine. On trouve de
tout chez eux: des livres neufs, de vieux livres. On peut parfois y faire
une trouvaille, mais il faut souvent chercher longtemps.
Il y a enfin les vrais libraires installés en boutique. Ceux-ci sont
particulièrement nombreux sur la rive gauche, entre le Quartier Latin et
Saint-Germain-des-Près, où se trouvent aussi la plupart des éditeurs.
Le 6c arrondissement de Paris a la plus forte densité de libraires
dans le monde.
D'après C. L a u r e n t, En France avec Nicolas
27. Vous allez lire quelques extraits de grands auteurs français d'époques différentes,
pour vous initier à la littérature française qui est belle et riche. Lisez le texte et
dites si les études de Gargantua étaient agréables et faciles.
28. a) Etude de texte "Gargantua fait de sérieuses études".
Vous savez ce que signifie le verbe faire quand il s'emploie devant un autre verbe
à l'infinitif. Traduisez donc ces phrases.
Le maître fait travailler ses élèves. Il leur fait faire du sport aussi. Ce
garçon fait rire toute la classe.
b) En français, si l'on veut mettre en relief un membre de la proposition, on em-
ploie les groupes de mots c'est... qui, si c'est le sujet ou c'est... que, si ce sont
d'autres membres de la proposition. Trouvez c'est... qui et c'est... que dans les
phrases suivantes et précisez leur rôle.
Le père de Gargantua dit: "C'est à Paris qu'on peut devenir savant."
C'étaient vos parents qui vous ouvraient le monde merveilleux des
contes.
c) Vous n'avez pas oublié qu'un nom peut être employé comme complément d'un
autre nom. Alors, il s'emploie sans article avec la préposition de devant lui:
un bateau de guerre, un livre d'aventures, un jardin d'enfants.
Comment traduit-on de guerre, d'aventures et d'enfants?
à) Vous savez le présent du verbe falloir - il faut. Dites le temps des formes du
verbe falloir ci-dessous:
il fallait, il a fallu, il faudra.
e) Dites quel est le temps employé dans les phrases suivantes:
Il va devenir fou. Cela va changer.
f) Tâchez de comprendre le sens de ces mots et de ces groupes de mots (analysez
leurs composants):
un nouveau-né (naître), un tapis volant (qui vole), donner naissance
à un bébé, monter à cheval, faire la guerre à, un temps bien em-
ployé.
Traduisez ces groupes de mots.
GARGANTUA FAIT DE SÉRIEUSES ÉTUDES
Voilà une amusante histoire de géants que François Rabelais, médecin et écrivain fran-
çais du XVIe
siècle, a écrite pour faire rire les malades de son hôpital. Aujourd'hui, le
monde entier connaît ce livre magnifique.
Mais nous le savons bien: ces géants n'existent pas et sous le rire se cache une pensée
très sérieuse. A nous de la comprendre.
En Touraine, une des plus belles régions de France, au bord de la
Loire, un géant nommé Grandgousier vivait en maître près de la petite
ville de Chinon. Tout le monde l'aimait bien, il avait beaucoup d'amis,
et était très heureux. Un jour, sa femme Gargamelle a donné naissance à
un bébé.
"C'est un fils! c'est un fils!" a-t-on entendu dans la chambre. Comme
Grandgousier a été content! En même temps, un terrible cri s'est élevé:
"A boire! à boire! à boire!" Etonné, Grandgousier s'est dit: "Qu'est-ce
que c'est? Qui demande à boire? Ce n'est pas la voix de Gargamelle!" Il
a couru vers la chambre, il a poussé toutes les personnes qui regardaient,
et là, il s'est arrêté; lui aussi, a ouvert de grands yeux. Qu'il était gros ce
bébé! "A boire! à boire! à boire!" continuait à pleurer le nouveau-né. Le
cri était si fort que toute la Touraine l'a entendu.
Ce beau et gros bébé grandissait très vite; il avait toujours faim,
toujours soif, à toute heure. Ce n'était pas une vache qu'il lui fallait, ni
dix, ni cent, ni mille! mais 17 913 vaches qui lui donnaient leur lait!
Aussi, on ne s'étonnait pas de voir ce beau garçon, plein de santé, mon-
trer dans un grand sourire, ses dix-huit mentons!
C'était bien simple! Il passait son temps à boire, manger et dormir;
à manger, dormir et boire; à dormir, boire et manger. Son père le trou-
vait très intelligent, car il avait des idées étonnantes pour un enfant: il.
construisait des chevaux avec des arbres et des morceaux de fer; il dis-
cutait comme un homme avec les amis de son père. Il était bien temps
de lui apprendre à lire, à compter, à écrire. Grandgousier lui a choisi un
maître. Comme tous les enfants de ce temps-là le pauvre Gargantua de-
vait connaître, par cœur, d'abord toutes les lettres de l'alphabet de A
jusqu'à Z et de Z jusqu'à A, sans se tromper. Puis, il a appris tout le
calendrier: les jours, les semaines, les mois, les saisons, les fêtes. A
quoi tout cela pouvait-il servir? Il lui a fallu cinq ans et trois mois pour
tout apprendre; treize ans et six mois ont été nécessaires pour savoir la
langue latine; dix-huit ans et onze mois pour lire et comprendre tout un
livre écrit en latin. Le résultat de ces études: Gargantua ne comprenait
plus rien, ne savait plus discuter. "Pauvre enfant! pensait son père; com-
me il est triste! Comme il semble bête! Il va devenir fou! Je veux chan-
ger de maître! Il y a maintenant des façons plus modernes pour étudier!
Et puis, c'est à Paris qu'on peut devenir savant. Mon fils ira dans la
capitale avec un nouveau maître."
(à suivre)
29. Répondez aux questions:
Qui était François Rabelais? Quand vivait-il? Quel est le titre de son
célèbre livre? Qui étaient les parents de Gargantua? Est-ce qu'ils
étaient des géants? Quelle était la conduite du nouveau-né? Est-ce
que Gargantua était un gros mangeur? Est-ce qu'il était intelligent?
Qu'est-ce que Gargantua devait apprendre? Quels étaient les résul-
tats de ses études?
30. Relisez le texte et dites:
combien d'années ont duré les études de Gargantua;
comment l'auteur nous montre que ce n'est pas une histoire réelle.
3 1 . Parlez des études de Gargantua. Dites:
si ses études étaient intéressantes;
s'il a appris des choses nécessaires pour la vie;
si ses études ont duré longtemps.
32. Lisez la suite du texte "Gargantua fait de sérieuses études" et dites quels change-
ments se produisent dans les études de Gargantua.
Le jeune maître Ponocrates, intelligent et moderne, a été très étonné
quand son élève lui a raconté sa vie avec son ancien maître. "Voilà un
exemple d'un de mes jours de travail, a dit l'élève: je ne me réveille
jamais avant huit ou neuf heures du matin, en toutes saisons! A quoi sert
de se lever tôt? Ensuite, je me roule plusieurs fois dans mon lit, puis je
m'habille bien chaudement."
— Oh! quelles mauvaises habitudes! cela enlève toute envie de tra-
vailler! a dit Ponocrates très sérieux.
— Après, je ne perds pas beaucoup de temps pour me laver: un peu
d'eau sur le visage, et des cinq doigts de ma main, je me peigne vite et je
suis prêt...
— A travailler, enfin?
— Oh! non, mon maître disait qu'il faut bien manger le matin pour
avoir des idées claires, alors je commence par manger une grosse soupe
bien chaude, puis quelques petits plats de viande de bœuf, puis de co-
chon, puis de veau et de mouton, quelques douzaines de poulets et des
œufs et des poissons et ...
— Le matin? cela n'est pas possible ...
— Mais bien sûr! et j'ai si faim que je ne me sers pas d'une cuillère,
mais d'une pelle1
pour mieux manger!
— Comment étudier après un tel repas?
— Il me reste bien une petite demi-heure pour apprendre!
— Et à midi?
— Je recommence à manger et à boire, car toute cette viande donne
soif. Je ne m'arrête que quand mon ventre me fait mal!
— Vraiment! a dit Ponocrates, plein de colère. Eh bien! cela va chan-
ger!
Et voilà que Gargantua oublie tout le temps passé, et devient peu à
peu un garçon travailleur. Il commence à aimer étudier. Il s'intéresse à
tout, discute de tout avec Ponocrates, récite, apprend facilement. Il pose
des questions quand il ne comprend pas bien les leçons.
Et encore, Ponocrates lui fait faire du sport et notre géant court,
saute, joue à la balle. Ainsi, il devient moins gros, moins lourd, son
corps est bien fait, il aime être propre et se lave souvent. Enfin, on peut
dire que son corps travaille autant que son esprit. A midi, il a faim, et
cela se comprend: il perd beaucoup de forces; mais ses repas sont sim-
ples et plus légers; il ne pense plus seulement à manger, il a du plaisir à
parler avec son maître, à table.
Puis — il ne faut pas oublier que c'est un géant — il se brosse les
dents avec soin, non pas avec une brosse, mais avec une grosse branche
d'arbre.
Quel plaisir maintenant de compter, quand on joue aux cartes! Mais
il ne suffit pas de lire, écrire, réciter, compter, faire du sport! Il faut
aussi connaître la musique et le chant; là aussi, Gargantua devient vite
un très bon élève et son maître est content de lui.
De plus, un homme, en ce temps-là, peut toujours avoir à faire la
1
une pelle — лопата
guerre: aussi il est nécessaire de savoir monter à cheval, de se servir
d'une lance, de nager très vite, de sauter par-dessus un fossé, un mur.
Et, sans jamais être fatigué, Gargantua fait avec plaisir tous ces exerci-
ces. Il monte très bien à cheval. Rien ne l'arrête; rien n'est pour lui trop
difficile. Après cela, il se lave bien et le voilà prêt à dîner. Le repas du
soir est toujours léger, il sait que quand on a mangé beaucoup, on dort
d'un mauvais sommeil. Chaque soir après le dîner, Gargantua discute
de la place des étoiles, de la lune et du soleil dans le ciel ou bien joue de
la musique et répète, pour ne pas oublier, tout ce qu'il a étudié en ce
jour. N'est-ce pas là un exemple de temps bien employé? Mais aussi,
quelle santé solide il faut avoir! Cela est possible pour un géant ou au
moins pour un homme très fort, très intelligent et très curieux de con-
naître tout.
D'après F. R a b e 1 a i s, Gargantua et Pantagruel
3 3 . Parlez de la vie de Gargantua dans sa maison et à Paris.
34. Dites:
si vous avez envie de lire ce livre;
comment doit être la vie d'un jeune homme selon Rabelais;
comment doit être la vie d'un jeune homme moderne selon vous.
35. Exprimez votre opinion sur le livre lu. Voici le plan pour vous aider.
1. L'auteur et le titre du livre.
2. Le sujet du livre (en bref).
3. Les qualités et les défauts du sujet.
4. Votre opinion générale.
36. Devinez d'après six questions le nom d'un grand écrivain. Un élève choisit le nom
d'un écrivain, les autres élèves lui posent des questions et devinent le nom.
M o d è l e :
Dans quel pays a vécu (vit) cet écrivain? Est-ce que c'est un écri-
vain classique ou moderne? Est-ce qu'il a écrit des romans, des
pièces de théâtre ou des poésies? En quelle langue il a écrit? Avons-
nous lu ou étudié ses œuvres? Quelle est son œuvre la plus connue?
37. En visite en France avec vos parents vous voulez aller au théâtre ou au cinéma. Pour
choisir le spectacle lisez la sélection de la semaine.
Opéra
Au théâtre de l'Opéra, Carmen de Bizet. Les 25 novembre et le 1 dé-
cembre à 18 heures.
Théâtre
A la Comédie-Française, Le Malade imaginaire, de Molière. Les 18
et 22 novembre, 9 décembre à 20 heures.
Cinéma
Au 14 Juillet-Odéon. Au revoir les enfants, un fdm de Louis Malle.
Film à 15 heures, 17 heures, 19 heures.
Musique
A la salle Pleyel concert Debussy. Jeudi 14 novembre à 20 heures 30.
Au Palais omnisports de Paris-Berey, concert de rock. Vendredi 5 dé-
cembre à 21 heures.
38. a) Apprenez à faire des dialogues: refusez ce que votre ami vous propose et propo-
sez-lui autre chose. Employez dans vos répliques les expressions:
Je regrette, mais... — Сожалею, но... Jamais de la vie. — Никогда в жизни.
C'est impossible. — Это невозможно. Certainement pas. — Конечно, нет.
Pas question. — Об этом не может быть
и речи.
M o d è l e :
— Allons au cinéma, il y a un film intéressant aujourd'hui.
— C'est impossible. Il fait mauvais. Restons plutôt à la maison et
regardons la télé.
— D'accord.
Voici les premières répliques pour vos dialogues.
— J'ai un livre intéressant. Veux-tu le lire?
— Regardons la télé. II y a "Le monde des animaux".
— Allons au stade. Il y a un match de hockey.
b) Composez vous-même des dialogues semblables, employez-y les expressions
données.
39. Ecoutez le dialogue et tâchez de le comprendre (pour la succession du travail voir
page 24). Remplacez les mots avec des astérisques.
A: Tu ne sais pas si le facteur est passé?
B: Je crois... Je viens de trouver dans la boîte aux lettres "Le jeune
technicien"*.
A: Tu aimes cette revue**?
B: Mais oui. On y trouve beaucoup d'articles intéressants***. Et toi,
tu ne la lis pas?
A: Non, je ne la lis pas.
SUJET LIBRE DE CONVERSATION
40. Discutons.
Les vacances d'automne approchent. Comment allez-vous les pas-
ser? Comment les avez-vous passées l'année dernière? Que préfé-
rez-vous faire pendant les vacances: faire du sport, rester chez vous
et regarder la télé, aller à la dicothèque, au théâtre, au stade, vous
promener?
Ce n'est pas long, les vacances, une semaine, n'est-ce pas? Comment
bien passer cette semaine? Aller dans une autre ville ou un autre vil-
lage, chez des amis ou des parents; rester chez soi; faire du sport; aller
au cinéma ou au théâtre; lire; regarder la télé ou bien faire autre chose?
Comment voudriez-vous passer vos vacances? Parlez-en!
41. Lisez et apprenez la poésie.
SI LES NOUVELLES NE SONT PAS BONNES...
Quand les nouvelles ne sont pas bonnes,
Quand dans la rue il n'y a personne,
Quand il fait sombre où quand il pleut,
Ça ne m'empêche pas d'être heureux...
Je prends un livre...
Un petit livre!
Si vous n'aimez pas les voyages,
Si vous n'avez pas de courage,
Si vous pleurez seul sur un banc
Parce que vous avez mal aux dents,
Tenez, Monsieur,
Prenez ce livre!
Mais si vous aimez la nature,
Si vous aimez les aventures,
Les récits des explorateurs,
Ou les histoires des chasseurs,
Lisez ces livres,
Ces jolis livres!
Avec des livres, vous serez heureux,
Heureux de vivre!
P. A m a d о
RÉVISION DU PREMIER TRIMESTRE
1. Remplacez les mots soulignés par les pronoms adverbiaux en et y.
J'aime les fruits, je mange beaucoup de fruits. Mon frère s'intéresse au
football et moi, je ne m'intéresse pas à cela. La vie à Paris n'était pas
facile pour Gargantua, mais il s'habitua quand même à cette vie. J'ai
plusieurs cahiers, je peux te donner trois cahiers. Les petits Français
commencent leurs études à l'école primaire, ils entrent à l'école pri-
maire à l'âge de six ans. Les élèves vont à l'école à huit heures
et ils reviennent de l'école à deux heures. Mes parents me donnent des
livres français parce que j'ai besoin des livres français pour mes études.
2. a) Remplacez les mots soulignés par les pronoms adverbiaux en ou y. Récitez le
dialogue.
— Combien de leçons de français avez-vous par semaine, Marie?
— Nous avons six leçons. Et vous?
— Nous n'avons que quatre leçons.
— Alors il faut beaucoup lire en français.
— As-tu des livres français?
— Oui, j'ai des livres français, mais pas beaucoup.
— Eh bien, va à la bibliothèque et prends des livres français à la
bibliothèque.
— Je vais souvent à la bibliothèque, il y a des livres très intéres-
sants.
b) Faites des dialogues vous-mêmes, employez les pronoms en et y.
3. Mettez les verbes à l'imparfait.
Les cours (commencer) toujours à neuf heures. Le maître (ouvrir)
son cahier, (parcourir) la salle d'un regard rapide et (marquer) les
absents. La classe (se mettre) au travail, le maître (se promener)
entre les bancs, (donner) des conseils. Quand on (sonner), le maître
(ramasser) les rédactions.
4. Racontez au passé.
En ce matin de 1e r
Octobre, chaque élève arrive à l'école bien avant
l'heure de la classe: on a tant de choses à se dire. Mais voici mon
voisin Michel, je suis très content de le revoir. Il me voit aussi et il
me crie: "Ohé, bonjour, Pierre, comment ça va?" Je m'approche de
lui et je lui serre la main. Ensemble, nous entrons dans l'école. L'an-
née scolaire commence.
5. Lisez le texte suivant et relevez les verbes au passé simple, donnez leur infinitif.
Deux semaines passèrent vite. Philippe et Catherine préparèrent bien
leur voyage à Paris. Ils parlaient beaucoup de ce voyage. Ils firent leurs
valises, Catherine mit dans sa valise des vêtements et un dictionnaire
français. Les jeunes gens écrivirent une lettre à leurs parents. Ils allè-
rent à la gare à minuit, à six heures du matin, ils arrivèrent déjà à Paris.
6. a) Mettez les verbes aux temps qui conviennent.
Je (rendre) le livre à la bibliothèque dans dix jours. Je (rendre) les
livres toujours à temps. Hier, ils (rendre) le livre à leur maître. L'an-
née passée, chaque lundi, je (rendre) les livres à la bibliothèque. Il
me (tendre) la main pour me féliciter.
b) Faites des phrases avec les verbes qui se conjuguent de la même façon: attendre,
entendre, descendre, défendre, répondre, vendre. Employez les temps que vous
connaissez, utilisez comme modèles les phrases de l'exercice 6.a).
7. Donnez les antonymes des mots suivants et faites-les entrer dans de petites phra-
ses:
facile, clair, se réveiller, avant, donner, attentif, lent, le froid, la vie,
parler, trouver, occupé.
8. Parlez d'un de vos cours de français.
9. Parlez de ce qu'il y a de nouveau en 7e.
10. Parlez de l'enseignement dans notre pays et en France, employez les termes: en-
seignement primaire, enseignement secondaire, enseignement supérieur.
11. Parlez du livre que vous préférez aux autres. Demandez à vos camarades leur opi-
nion sur ce livre. Organisez une discussion.
12. Parlez de l'écrivain français que vous connaissez le mieux.
13. Travaillez en paires. Faites des propositions à votre camarade au sujet des devoirs
à faire ensemble, au sujet de vos loisirs et de vos lectures. Il doit accepter ou bien
refuser vos propositions.
14. Jouez une scène.
Vous avez invité un traducteur qui traduit en russe des œuvres des
écrivains français. Présentez-le à vos camarades. Ils peuvent lui po-
ser toute sorte de questions sur les livres qu'il traduit et sur les auteurs
de ces livres.
15. Engagez une discussion:
L'école de l'avenir, comme vous la voyez.
Les auteurs que vous préferez.
Le genre de lecture que vous aimez le mieux.
DEUXIÈME TRIMESTRE
LEÇON 3
LECTURE
Connaissez-vous ces livres? Nommez les auteurs de ces livres. Avez-vous
lu tous ces livres ou bien quelques-uns seulement? Les avez-vous lus en
français ou en russe? Aimez-vous lire en français? Est-ce facile ou diffi-
cile pour vous? Préférez-vous lire les œuvres des écrivains français dans
le texte ou bien traduites en russe? Quel est le livre français qui vous a
paru le plus facile à lire? Quel livre avez-vous le mieux aimé? Pourquoi
vous a-t-il paru le plus intéressant?
Dites ce que vous aimez lire: les contes, les histoires amusantes, les ro-
mans policiers, les histoires d'animaux, les romans historiques, les aven-
tures, les histoires sur la vie des enfants et des jeunes, les histoires sporti-
ves, les livres de science-fixion, les histoires fantastiques. Parlez du genre
de lecture qui vous donne le plus de plaisir.
ETUDE GRAMMATICALE
Verbe venir
Je vins à temps. Nous vînmes de l'école.
Tu vins tôt. Vous vîntes de la bibliothèque.
Il vint tard. Ils vinrent le soir.
Je courus à la maison.
Tu courus au stade.
Il courut dans la forêt,
-ûmes Nous courûmes à l'école,
-ûtes Vous courûtes au métro,
-urent Ils coururent au cinéma.
Verbes en -re
boire — je bus, il but, ils burent
croire — j e crus, il crut, ils crurent
connaître — je connus, il connut, ils connurent
lire — je lus, il lut, ils lurent
paraître — j e parus, il parut, ils parurent
vivre — je vécus, il vécut, ils vécurent
Verbes en -oir
apercevoir —j'aperçus, il aperçut, ils aperçurent
recevoir — je reçus, il reçut, ils reçurent
pouvoir — je pus, il put, ils purent
devoir — je dus, il dut, ils durent
savoir — je sus, il sut, ils surent
vouloir — je voulus, il voulut, ils voulurent
Attention!
Verbe être
je fus nous fûmes
tu fus vous fûtes
il fut ils furent
Verbe avoir
j'eus nous eûmes
tu eus vous eûtes
il eut ils eurent
Résumons la formation du passé simple. Voici les terminaisons des
verbes au passé simple:
1. Relevez les verbes au passé simple et donnez leur infinitif:
il vient, il vint, ils tiendront, ils tinrent, j'ai connu, je connus, il lit, il
lut, ils reçurent, ils recevront, il a voulu, il voulut, j'eus, j'ai eu.
2. a) Lisez les phrases et choisissez les verbes au passé simple.
L'homme (a pris, prit, prend) une valise, (ouvre, ouvrira, ouvrit) la
porte et (sortit, sort, sortait). Les agents de police (entendirent, enten-
dent, entendront) un cri et (se jettent, se jetaient, se jetèrent) vers la
voiture. Gargantua (fait, fit, fera) sa toilette, (met, mettait, mit) ses
habits et (prit, a pris, prend) son déjeuner. Gargantua et son maître
(partiront, partent, partirent) pour Paris. Il (écrit, écrivait, écrivit) beau-
coup de lettres à ses parents. Gargantua (se souvient, se souviendra,
se souvînt) de son ancien maître. L'agent de police (attend, attendit,
attendait) un moment, (entendit, entendra, entend) un bruit et (allait,
est allé, alla) dans le jardin.
b) Recopiez ces phrases dans vos cahiers.
3. Mettez les verbes suivants au passé simple, choisissez les personnes où il y a une
croix (+)
groupes de mots je tu
il, elle,
on
nous vous
ils,
elles
venir au cinéma + +
parcourir un roman + +
lire un chapitre + +
recevoir un prix + +
être fort en français + + +
faire un exercice + + +
vouloir apprendre le français + + +
reconnaître un homme + +
pouvoir lire sans fautes + + +
tenir un stylo + + +
devoir travailler + + +
boire du thé + +
avoir un livre intéressant + + + +
4. Ecrivez en deux colonnes: les verbes en -i- et les verbes en -u-. Donnez leur infinitif:
ils se battirent, il voujut, ils reçurent, il dut, ils purent, il connut, il dit,
ils connurent, ils répondirent, ils dirent, il sut, il courut, elles surent.
5. Mettez les verbes au passé simple.
Un homme (apparaître) dans les buissons; c'était notre voisin. Il pou-
vait entrer chez lui, mais il nous (apercevoir) et il (reconnaître) mon
oncle. Bientôt, ils (devenir) amis. A sept heures, Pierre (venir) cher-
cher ses parents pour les conduire à la gare. A la gare, ils (faire) leurs
adieux. Elle (devoir) expliquer son retard. Enfin, ils (apercevoir) les
premières maisons du village. Ils ne (revenir) que le soir. Elle (courir)
chercher une chaise. Le soleil (disparaître) derrière le nuage. Quand
l'homme (être) plus près, ils le (reconnaître). Quand il (avoir) seize
ans, ses parents Г (envoyer) faire ses études à Paris.
6. Lisez le texte suivant et indiquez les verbes au passé simple, traduisez-les.
Odette Simon était une petite fille de huit ans. Elle habitait dans un
petit village français. Un soir, ses parents allèrent au cinéma. Odette
resta à la maison avec ses petites sœurs et son petit frère. Les en-
fants se couchèrent. Tout à coup, Odette se réveilla. La chambre
était pleine de fumée, la maison brûlait. Odette se leva vite, habilla
ses sœurs et conduisit les petites filles dans le jardin.. Puis, elle re-
vint dans la maison qui était en flammes. Elle trouva son petit frère
sous son lit. Odette le prit dans ses bras et sortit par la fenêtre. Ainsi,
elle sauva les enfants.
ETUDE LEXICALE
7. a) Ecoutez de petits textes et tâchez de comprendre les mots nouveaux. Si le sens
d'un mot n'est pas clair, voyez les explications ou consultez le dictionnaire.
Mon frère qui fait ses études en dixième, lit déjà des revues françai-
ses. Il préfère les articles sur la situation actuelle. Il aime aussi les articles
sur la science. Hier, il m'a raconté le contenu d'un article. Il s'agit des
hommes qui s'enfoncent dans la mer et y vivent quelque temps dans une
maison sous-marine.
Il commence à lire des livres des écrivains français dans le texte. Il a
déjà lu la moitié du roman d'Hector Malot "Sans famille" et il m'a parlé
de ses impressions.
Dans le livre que mon frère vient de lire, il s'agit d'un vieillard très
bon qui élevait une petite fille, une orpheline qui n'avait ni père ni mère.
Elle l'aimait bien et l'appelait papa.
Jean Valjean a été arrêté pour le vol d'un pain. Dix-neuf ans après, il
a réussi à s'évader.
Voilà une histoire qui prouve qu'il faut toujours mesurer ses forces
avant de commencer à faire quelque chose. Un jeune homme a décidé
de monter au Mont-Blanc, le plus haut sommet des Alpes. Il est parti
seul sans la permission du moniteur. Il était chargé de tout le nécessaire.
D'abord, tout allait bien, il faisait beau. Des heures ont passé, le soir est
venu, puis la nuit. En bas, les lumières du village se sont éteintes. Il
faisait très sombre. Et quand l'orage a commencé, le jeune homme a été
effrayé. Il s'est réfugié sous un rocher. Tout à coup, un accident a eu
lieu: une grosse pierre a roulé du haut du rocher et a écrasé le pied du
malheureux. Il a essayé de se lever et de faire quelques pas, mais la
douleur ne lui permettait pas de marcher. Il s'est écrié: "A l'aide!" et il
a perdu connaissance.
Lorsqu'il a ouvert les yeux, il a vu qu'il était à l'hôpital: un groupe
d'alpinistes l'avait sauvé.
L'enfant a longtemps pleuré, puis il s'est calmé.
écrivain (m) = auteur (m): Alexandre Dumas est un célèbre écrivain fran-
çais.
lorsque = quand: Lorsque je l'ai vu la dernière fois, il était en bonne
santé.
ne ... point = ne ... pas: Je ne vous ai point remarqué,
s'évader = se sauver: Le prisonnier s'est évadé de la prison.
bas (basse) Ф haut
bas
ad).— une voix basse
adv.— parler bas (pour ne pas être entendu)
éteindre Ф allumer: J'ai éteint la lampe.
Attention!
p r é s e n t : j'éteins, nous éteignons
p a s s é c o m p o s é : j'ai éteint
p a s s é s i m p l e : j ' é t e i g n i s
f u t u r s i m p l e : j'éteindrai
vide Ф plein: La salle était vide.
élève (m, f)
élever
sont des mots
de la même famille
Cette femme a élevé une petite fille qui n'a ni père ni mère.
fond (m)
s'enfoncer
sont des mots
de la même famille
b) Lisez attentivement les explications:
actuel — comparez ce mot avec le mot russe analogue
calme = tranquille: La mer est calme aujourd'hui.
calme
se calmer
sont des mots
de la même famille
Le sous-marin s'enfonce dans la mer.
permission (f): c'est l'action de permettre. Il m'a demandé la permission
de sortir.
permettre
permission (f)
sont des mots
de la même famille
revue (f): sorte de livre qui paraît périodiquement (tous les mois). Lisez-
vous régulièrement les revues pour enfants?
s'écrier: se mettre à crier. Il s'est écrié: "C'est assez!"
se réfugier: se cacher pour ne pas être en danger. Il s'évada de la prison et
se réfugia dans une petite ville de province.
vieillard (m): c'est un vieil homme. Il faut aider les vieillards.
voler: prendre sans demander quelque chose qui est à une autre personne
Attention!
voler L'avion vole dans le ciel.
On m'a volé mon sac à main.
voler
vol (m)
sont des mots
de la même famille
accident (m): Il a été blessé dans un accident d'auto.
charger: charger sa voiture. Charger un bateau de blé. Le chauffeur a
chargé son camion de légumes,
contenu (m): Il m'a raconté le contenu de l'article,
rayon (m): En été, les rayons du soleil sont très chauds.
c) Trouvez ces mots dans le dictionnaire:
boiteux écraser fouiller
cependant excitant mesurer
article (m): texte dans un journal. Avez-vous lu cet article aux "Izvestia"?
douleur (f): ce qu'on sent quand on a mal. Je me suis cassé le pied. Quelle
douleur!
moitié (f): une des deux parties d'un nombre ou d'une chose. Six est la
moitié de douze,
noter: c'est écrire pour se rappeler. Notez le devoir.
d) Elargissez votre vocabulaire.
On appelle homonymes les mots qui ont une même forme phonique
et se distinguent par leur sens.
A l'aide du suffixe -tion on forme des substantifs du féminin qui dé-
signent l'action.
E x e m p l e : expliquer — une explication
respirer — la respiration
8. Faites des phrases avec les homonymes: le vol; voler.
9. Trouvez les verbes formés du verbe lever, dites leurs acceptions et faites-les entrer
dans des groupes de mots.
10. Terminez les phrases par les mots: éteindre, se calmer, vide, point, bas, basse, noter,
boiteux, orphelin, lorsque, cependant.
Le vieillard s'est endormi, ne parlez pas haut, parlez .... On a allumé
le feu pour préparer le repas, maintenant il faut Г.... Je vois cet homme
pour la première fois, je ne le connais .... Il s'est écrié: "Assez, parlez
à voix...!" Le bébé cria quelque temps, puis il.... Cet homme ne peut
pas marcher vite, il est.... Cet enfant n'a ni père ni mère, il est.... Ma
sœur est malade,... elle veut sortir. Il faut... l'adresse de ce Français.
Votre verre e s t v o u l e z - v o u s encore du café? Je sortais déjà, ... tu
m'as téléphoné.
11. Lisez le texte suivant, relevez-y les mots nouveaux.
Edmont Dantès décida de s'évader du Château d'If. Il prit la place
d'un vieillard mort, l'abbé Faria, qu'il aimait et respectait beaucoup.
Alors on le mit dans un sac et on le porta au bord de la mer. Dantès
étouffait presque, une lourde pierre attachée à ses jambes, écrasait ses
pieds, il éprouvait une forte douleur, mais il restait immobile. On le
jeta dans la mer, il s'y enfonça, mais réussit à remonter du fond. Il fut
sauvé par un navire. Alors, il se réfugia sur l'île de Monte-Cristo. On
le chercha, on fouilla partout, mais on ne le retrouva pas.
12. Formez les adverbes correspondant aux adjectifs suivants:
sérieux, simple, triste, propre, léger, chaud, curieux, naturel, facile,
actuel.
M o d è l e :
sérieux — sérieuse — sérieusement.
13. a) Lisez les mots: un accident, éteindre, une permission, un écrivain, cependant,
un rayon, un vieillard, écrivez-les de mémoire et soulignez ce qui est difficile dans
l'orthographe de ces mots. ^
b) Faites des phrases par écrit avec ces groupes de mots:
éteindre la lumière (le feu, la lampe, le gaz), parler bas (à voix basse);
étouffer de chaleur, rayons du soleil, charger une voiture (un bateau),
un accident de route, une revue pour enfants, une rue calme, le con-
tenu d'un récit, une musique excitante, la moitié des élèves, mesurer
des yeux, recevoir une permission, s'écrier de peur.
LECTURE ET CONVERSATION
14. Etude du texte.
a) Voici quelques phrases avec les verbes laisser et faire employés devant un autre
verbe à l'infinitif. Dites ce que ces verbes y signifient.
Laisse-moi faire! On le laissa passer. On risque de se faire écraser.
b) Analysez les phrases avec les pronoms adverbiaux en et y et dites quels noms ils
remplacent:
— A-t-on un cric1
?
— On est allé en chercher un.
Abandonner Cosette? Jean Valjean n'y pensait pas.
c) Précisez le temps des verbes suivants et donnez leur infinitif:
on vit, on entendit, les hommes se jetèrent, il put, elle s'endormit,
il s'assit, ils firent, il reconnut, il prit.
d) Tâchez de comprendre le sens de ces groupes de mots et d'expliquer leur signifi-
cation.
M o d è l e : ,
faire peur. Ces mots lui firent peur.— Il eut peur de ces mots.
Sans dire une parole. Cent francs à gagner. Il faut bien.
e) Retenez:
un cric — домкрат
Le participe passé, s'il est employé sans auxiliaire, sert d'épithète à
un nom.
Jean Valjean qui est devenu M. Madeleine — который стал
devenu M. Madeleine — ставший
Traduisez le participe passé redevenu dans la phrase:
Cosette, redevenue rose ...
15. Vous connaissez le nom du grand écrivain français du XIXe
siècle Victor Hugo. Ses
romans les plus célèbres sont "Les Misérables", "Notre-Dame de Paris", "L'homme
qui rit", "Quatre-vingt-treize". Voici deux extraits de son roman "Les Misérables".
Lisez-les et dites quels traits de caractère de Jean Valjean vous y voyez.
LES MISÉRABLES
Jean Valjean a passé dix-neuf ans au bagne1
pour le vol d'un pain. Il s'en évade et s'ins-
talle sous le nom de M. Madeleine à Montreuil-sur-Mer. Les habitants de cette petite ville
l'aiment et le respectent car il est bon et courageux. Bientôt, M. Madeleine devient le
maire de Montreuil-sur-Mer.
Un jour, le cheval du Père Fauchelevent tombe et le vieillard se trouve sous la voiture.
Pour libérer le vieux, il fallait soulever la voiture.
M. Madeleine arriva. On le laissa passer.
"A l'aide!" criait le Père Fauchelevent. "Qui est-ce qui est bon enfant2
pour sauver le vieux?"
M. Madeleine se tourna vers les gens:
— A-t-on un cric?
— On est allé en chercher un, répondit un paysan.
— Dans combien de temps l'aura-t-on?
— Ce n'est pas loin, mais il faudra tout de même un quart d'heure.
— Un quart d'heure! s'écria Madeleine.
Il regarda la voiture qui s'enfonçait dans la terre. Encore quelques
minutes et les os du vieux seront brisés.
— Il est impossible d'attendre un quart d'heure, dit Madeleine aux
paysans.
— Il faut bien.
— Ecoutez, continua Madeleine, il y a encore assez de place sous la
voiture pour un homme. Quelqu'un peut la soulever avec son dos. Une
demi-minute et l'on tirera le pauvre homme. Qui est prêt à le faire? Cinq
louis d'or à gagner!
Personne ne bougea dans le groupe.
— Dix louis, dit Madeleine.
1
(un) bagne — каторга
2
(un) bon enfant — добрый малый
Les gens baissaient les yeux. Un d'eux murmura:
— Il faut être fort pour cela. Et puis on risque de se faire écraser.
— Alors, recommença Madeleine, vingt louis!
Même silence.
Cependant, la voiture continuait à s'enfoncer lentement. Le Père Fau-
chelevent criait de douleur.
-— J'étouffe. Ça me brise les os! un cric! quelque chose! Ah!
Madeleine regarda autour de lui: 
— Alors! Personne ne veut gagner vingt louis et sauver la vie à ce
pauvre vieux?
Personne ne bougea. Madeleine leva la tête... Puis, sans dire une pa-
role, il tomba à genoux, et, un moment après, il était sous la voiture.
Tout à coup, on vit l'énorme voiture se soulever lentement. Puis, on
entendit une voix qui criait: "Dépêchez-vous! Aidez!"
Des hommes se jetèrent vers la voiture. La voiture fut enlevée par
vingt bras. Le vieux Fauchelevent était sauvé.
'—Le policier Javert reconnaît Jean Valjean, devenu M. Madeleine. Le maire de Montreuil
doit quitter la ville et se réfugier à Paris avec Cosette, une orpheline qu'il élève et à qui il
sert de père. Dans le texte que vous allez lire, Jean Valjean se sauve avec Cosette d'une
patrouille qui fouille la rue.
Jean Valjean mesura des yeux le mur au-dessus duquel il voyait un
grand arbre. La difficulté etâ't Cosette. Cosette, elle, ne savait pas grim-
per à un mur. L'abandonner? Jean Valjean n'y pensait pas. Il put entrer
chez lui, prendre une corde et revenir près de Cosette.
On entendait déjà les pas deja patrouille qui approchait. La petite
était inquiète.
— Père, dit-elle tout bas, j'ai peur. Qui est-ce, qui vient donc là?
— Chut! répondit le malheureux homme. Fit il ajouta:
— Ne dis rien. Laisse-moi faire et ne crie pas, ne pleure pas...
Avec difficulté, il grimpa au mur, puis, avec la corde, il^ra la petite.
Quand ils étaient de l'autre côté du mur, dans un vaste jardin, Cosette
n'avait plus de forces. Elle posa sa tête sur une pierre et s'endormit. Jean
Valjean s'assit près d'elle.,!
Jean Valjean toucha les mains de Cosette. Elles étaient glacées. "Ah!
mon Dieu!" dit-il. Il appela à voix basse: "Cosette!" Elle n'ouvrit pas les
yeux. .Ц la tira par le bras. Elle ne se réveilla point.
"N'est-elle pas morte"? pensa-t-il...
Il se pencha sur le visage de Cosette: elle respirait; mais d'une respi-
ration qui lui paraissait faible et prête à s'éteindre.
Il marcha droit à l'homme qu'il apercevait dans le jardin. La lune
éclairait le visage de Jean Valjean. |
— Tiens, c'est vous, père Madeleine, dit l'homme.
Ces mots firent peur à Jean Valjean.
L'homme qui parlait était un vieillard boiteux. On ne voyait pas son
visage qui était dans l'ombre. Le bonhomme enleva son bonnet et s'écria:
— Ah! mon Dieu! comment êtes-vous ici, père Madeleine? Par où
êtes-vous entré, vous tombez donc du ciel?..
— Qui êtes-vous? et qu'est-ce que c'est que cette maison-ci? deman-
da Jean Valjean.
— Mais comment! s'écria le vieillard. Vous m'avez sauvé la vie...
Vous ne me reconnaissez pas?
— Non, dit Jean Valjean.
L'homme se tourna, un rayon de lune lui éclaira le visage et Jean
Valjean reconnut le vieux Fauchelevent...
[—- Père Fauchelevent, je vous ai sauvé la vie... Eh bien, vous pouvez
faire pour moi ce que j'ai fait aiuxeiJQis-pour vous.
Fauchelevent prit dans ses vieilles mains les deux mains haïtes de
Jean Valjean et resja quelques secondes sans dire un mot. Enfin, il s'écria:
— Moi! vous sauver la vie! Je ferai tout ce que vous demanderez.
Dites ce que vous voulez.
— Je vous expliquerai cela. Vous avez une chambre?
— J'ai une maisonnette, là, dans le fond du jardin, dans un coin que
personne ne voit: il y a trois chambres...
Moins d'une demi-heure après, Cosette, redevenue rose à la flamme
d'un bon feu, dormait dans le lit du vieillard. 
Commentaire
un louis d'or — луидор (золотая монета, впервые была выпущена с изображе­
нием короля Людовика XIII (Louis XIII), отсюда название монеты)
16. Répondez aux questions:
Pourquoi est-ce que Jean Valjean a passé dix-neuf ans au bagne?
L'a-t-on libéré? Pourquoi a-t-il dû changer de nom? Est-ce qu'on le
respectait à Montreuil-sur-Mer? Pourquoi les paysans ne voulaient-
ils pas sauver le vieillard? Est-ce que Jean Valjean a pu soulever la
D'après V. H u g o, Les Misérables
lourde voiture et sauver le vieillard? Qu'est-ce qui prouve dans cet
extrait que Jean Valjean était bon et courageux? Pourquoi Jean
Valjean doit-il quitter la ville? Qui était Cosette? Jean Valjean vou-
lait-il se réfugier avec Cosette? Qu'est-ce qui est arrivé à Cosette?
Pourquoi Jean Valjean a-t-il eu peur? Est-ce que l'homme boiteux
qui était dans le jardin a reconnu Jean Valjean? Qui était l'homme
dans le jardin? A-t-il voulu aider Jean Valjean? Quels traits de carac-
tère du vieux Fauchelevent voit-on d'après cet épisode?
17. Recopiez les phrases du texte qui caractérisent Jean Valjean et le vieux Fauchele-
vent. Faites ensuite le portrait physique et moral de Jean Valjean et du vieux Fauche-
levent, comme vous les voyez d'après ce texte.
18. Connaissez-vous d'autres personnages du roman "Les Misérables"? Alors parlez de
Gavroche, de Cosette ou de quelqu'un d'autre. Si vous vous rappelez un épisode de
ce roman, racontez-le à vos camarades.
19. Devinez d'après six questions le nom d'un personnage d'un livre connu (voir ex. 35,
p. 43).
20. Voici le nom de quelques auteurs contemporains. Quels livres de ces auteurs con-
naissez-vous? Que savez-vous de ces auteurs: Antoine de Saint-Exupéry, Marcel
Pagnol, Louis Aragon, Pierre Gamarra?
21. a) Dites quels récits de quels auteurs vous avez lus dans votre livre de lecture.
b) Parlez du récit d'un auteur contemporain que vous avez le mieux aimé.
c) Travaillez en paires: parlez de vos lectures et de votre bibliothèque.
22. Vous voulez vous inscrire à la bibliothèque. Il faut pour cela remplir une fiche d'ins-
cription. Faites-le suivant l'exemple.
Fiche d'inscription
Madame — Mademoiselle — Monsieur
Nom: Christine
Prénom: Benoît
Age: treize ans
Adresse: 15, rue de la Monnaie 37000 Tours
Téléphone: 04-85.23.47.15
23. Apprenez à traduire.
a) Lisez les textes et tâchez de les comprendre. Cherchez dans les textes l'informa-
tion suivante:
les plus grandes bibliothèques parisiennes;
les types de bibliothèques de province;
ce qu'il y a à la Bibliothèque nationale.
b) Relisez les textes et notez les mots nouveaux.
c) Trouvez ces mots dans le dictionnaire.
d) Traduisez les textes.
Bibliothèques parisiennes
Outre la Bibliothèque nationale, Paris possède plus de vingt gran-
des bibliothèques. Les plus riches sont la bibliothèque de la Sorbonne
(3 millions de livres et de brochures), la bibliothèque Sainte-Geneviève
(3 millions de livres), la bibliothèque de l'Arsenal, la bibliothèque de
l'Institut de France dite "Mazarine" (350 000 livres), la Bibliothèque
publique d'Information du Centre Pompidou (350 000 livres, 2 400 ti-
tres de périodiques).
Bibliothèques de province
Sur l'ensemble du territoire, aux bibliothèques universitaires
s'ajoutent:
— Les bibliothèques centrales de prêt qui, grâce aux bibliobus, des-
servent les petites communes de plus de 75 départements. Elles prêtent
annuellement plus de 23 millions de volumes.
— Les bibliothèques municipales. On en dénombre un millier envi-
ron, dont 600 dans les communes de plus de 10 000 habitants. Elles prê-
tent chaque année 50 millions de livres.
— De très nombreuses bibliothèques spécialisées, publiques ou pri-
vées. L'évolution récente est marquée par l'introduction de l'audio-visuel
et le développement des activités d'animation.
La Bibliothèque nationale
La première bibliothèque de France est la Bibliothèque nationale, hé-
ritière de bibliothèque royale.
D'après le Dépôt légal, qui fonctionne depuis le XVIe
siècle, la Bi-
bliothèque nationale comprend aujourd'hui près de 8 millions de volu-
mes, auxquels s'ajoutent plus d'un million de cartes et plans, les 5 mil-
lions de gravures et documents du Cabinet des estampes et les 400 000
pièces du Cabinet des médailles. Ces richesses innombrables permet-
tent à la Bibliothèque nationale d'organiser de nombreuses et remar-
quables expositions. En collaboration avec le Cercle de la Librairie, elle
rédige la Bibliographie de la France, qui paraît régulièrement et signale
tout ce qui est publié.
D'accord! — Хорошо! Согласен! / Согласна!
M o d è l e :
— Allons à la bibliothèque! Je veux échanger mes livres.
— Volontiers. Je viendrai te chercher, veux-tu?
— Entendu! Je t'attends à six heures.
Voici les premières répliques pour vos dialogues:
— Veux-tu passer chez moi? J'attends quelques amis pour ce soir.
— Allons voir Marie. Elle est malade.
— Allons au cirque. Il y a une représentation bien amusante. J'ai
deux billets.
b) Composez vous-mêmes des dialogues pareils, employez-y les expressions
données.
25. a) Ecoutez le dialogue et tâchez de le bien comprendre.
b) Lisez le dialogue en prenant chacun un rôle.
c) Lisez les répliques du personnage A et tâchez de reproduire les paroles du person-
nage В de mémoire. Faites la même chose, mais lisez les répliques du personnage B.
d) Reproduisez tout le dialogue de mémoire.
e) Reproduisez le dialogue, remplacez le nom de l'écrivain et de son livre par le nom
d'autres écrivains et d'autres livres.
A: Monsieur, avez-vous le roman d'Alexandre Dumas "Les Trois
Mousquetaires"?
B: Je regrette. Nous n'en avons plus. Tu peux revenir dans quelques
jours?
A: Merci, je viendrai. A propos, je voudrais acheter un livre pour
mon frère.
B: Et qu'est-ce qu'il lit ton frère?
A: Un peu de tout, mais surtout les contes. Il est encore petit.
B: Alors tu as de la chance. Nous venons de recevoir les contes de
Charles Perrault.
24. a) Apprenez à faire les dialogues: acceptez l'offre de votre ami. Employez dans vos
répliques les expressions suivantes:
SUJET LIBRE DE CONVERSATION
26. Discutons.
Qu'est-ce qu'il y a de nouveau? Qu'est-ce qu'il y a eu d'intéressant le
mois dernier?
Les vacances sont finies. Est-ce que vous avez réussi à réaliser vos
projets? Est-ce que vous vous êtes bien amusés? Racontez à vos ca-
marades comment vous avez passé vos vacances.
L'hiver approche. Est-ce que vous aimez cette saison? Qu'est-ce qu'elle
a d'agréable et peut-être d'ennuyeux? Quels sports d'hiver aimez-
vous? Est-ce que vous aimez la nature en hiver? Vous savez qu'on
parle beaucoup de l'hiver russe à l'étranger? Si votre ami français
vous demande ce que c'est que l'hiver russe, de quoi lui parlerez-
vous?
27. Apprenez la poésie.
CHANSON DE LA SEINE
La Seine a de la chance
Elle n'a pas de soucis
Elle se la coule douce
Le jour comme la nuit
Et elle sort de sa source
Tout doucement sans bruit
Et sans se faire de mousse2
Sans sortir de son lit .
Elle s'en va vers la mer
En passant par Paris.
La Seine a de la chance
Elle n'a pas de soucis
Et quand elle se promène
Tout le long de ses quais
Avec sa belle robe verte
' Elle se la coule douce — она живет спокойно
2
sans se faire de mousse — без треволнений
Французский язык. 7 кл. 65
Et ses lumières dorées,
Notre-Dame jalouse
Immobile et sévère
Du haut de toutes ses pierres
La regarde de travers.
Mais la Seine s'en balance1
Elle n'a pas de soucis
Elle se la coule douce,
Le jour comme la nuit
Et s'en va vers le Havre
Et s'en va vers la mer
En passant comme un rêve
Au milieu des mystères
Des misères de Paris.
J . P r é v e r t
1
(elle) s'en balance — зд. ей все равно
LEÇON 4
FRANCE
(NATURE, POPULATION, TRADITIONS)
Cela vous intéresse de connaître le pays où habite le peuple dont vous
étudiez la langue, n'est-ce pas? La France est un beau pays qui a une
civilisation très ancienne. Que savez-vous de la France? Quelles régions
de la France connaissez-vous? Quels fleuves? Quelles villes? Quels en-
droits historiques? Racontez à vos camarades ce que vous savez de la
France, montrez-leur des photos. Si vous ou vos parents ont visité la France,
parlez des endroits visités. Si vous avez des amis en France, dites où ils
habitent et racontez ce que vous avez appris d'eux sur la France.
Parlons de la France!
ETUDE GRAMMATICALE
C'est un livre qui lui fera plaisir.
Les écoliers qui sont allés en
excursion ne sont pas encore revenus.
Je lis le livre que tu m'as donné.
Propositions subordonnées
relatives
Dans la subordonnée relative le pronom qui s'emploie comme sujet
et représente les noms de personnes et de choses.
Le pronom que s'emploie dans la subordonnée relative comme com-
plément d'objet direct.
Il dit qu'il a lu ce livre avec
un grand intérêt.
Je crois que tout le monde
est content de ce voyage.
Propositions subordonnées
complétives.
Attention!
que
pronom relatif, suit le nom
conjonction, suit le verbe
Résumons!
que
pronom relatif— который
conjonction — что
Lisez les phrases suivantes, relevez les propositions subordonnées, indiquez le type
de la subordonnée.
La vieille femme dit qu'elle était malade. Le récit que nous avons lu
ensemble est très intéressant. L'histoire, qu'il a racontée, a intéressé
tout le monde. Elle aperçut un homme qui venait vers sa maison.
Savez-vous que j'ai été à Saint-Pétersbourg pendant les vacances?
Je crois qu'il viendra bientôt. Jules Verne, que nous connaissons
comme auteur de romans, a écrit dans sa jeunesse des comédies en
vers. Le vent, qui vient de la mer, n'est pas froid. Les rivières, qui
prennent leur source dans les montagnes, sont rapides.
2. Relevez les propositions subordonnées relatives, indiquez la fonction des pronoms
relatifs.
C'est un livre qui peut t'intéresser. Elle vit qu'un homme s'appro-
chait de sa maison. La femme habitait une maison qui se trouvait
loin du village. Le professeur dit qu'il nous interrogera demain.
3. Remplacez les points par les pronoms relatifs qui ou que.
Le voyage ... mon ami a fait en France a été très intéressant. Il a vu
Paris ... on appelle le cœur de la France. A travers Paris coule la
Seine ... divise la ville en deux parties. A Paris il y a beaucoup de
monuments ... parlent du passé de la France. De la Tour Eiffel, il a
vu l'île de la Cité ... ressemble à un navire. La cathédrale Notre-
Dame ... il a vue se trouve sur l'île de la Cité, au milieu de la Seine.
Il a vu le Quartier Latin avec ses grands lycées et la Sorbonne ... est
la plus vieille université de l'Europe.
4. a) Reliez les éléments donnés par les pronoms relatifs qui ou que pour caractériser
les personnes et les choses.
Il vous attend depuis une heure
Vous attendez
Elle faisait
Je le trouve bien amusant
Il n'est jamais content
Voilà le camarade
Le train a une demi-heure de retard
Le bruit m'empêchait de travailler
C'est un roman
C'est un garçon
b) Dites ce que vous voyez, ce que vous pensez et ce que vous croyez.
M о d è 1 e: Je vois que le train arrive.
ETUDE LEXICALE
5. a) Ecoutez le texte suivant et tâchez de comprendre les mots nouveaux. Si le sens
d'un mot n'est pas clair, voyez les explications ou consultez le dictionnaire.
Regardons la carte de notre Patrie. Notre pays est immense et très
étendu. Il y a des plaines au nord et en Sibérie et des montagnes au sud.
Les monts l'Oural séparent la partie européenne de la partie asiatique.
La région de l'Oural est riche en mines de fer, c'est une région indus-
trielle très peuplée. En Sibérie et au nord de la partie européenne, les
plaines sont couvertes de grandes forêts. C'est ce qu'on appelle la taïga.
La Volga, un fleuve navigable, relie la partie centrale du pays à la mer
Caspienne. Les fleuves de la Sibérie sont encore plus grands, ils pren-
nent leur source dans les montagnes du sud, traversent tout le territoire
de la Sibérie et se jettent dans l'océan Glacial. Il y a aussi un lac qui
.attire beaucoup de touristes, c'est le Baïkal.
Le climat de notre pays est très varié: au nord du pays et en Sibérie c'est
le climat continental avec les froids en hiver et la chaleur en été. Dans les
régions qui se trouvent non loin de la mer, à l'ouest du pays, le climat est
maritime: il pleut souvent, les brouillards ne sont pas rares. Dans ces ré-
gions, on cultive surtout les légumes. Au sud du pays, il fait chaud. On peut
y cultiver les fruits. Dans toutes les régions du pays on fait de l'élevage. On
peut y voir beaucoup d'étables où l'on garde des vaches, des moutons, des
chèvres et des chevaux en hiver. On les nourrit de foin et de paille.
La population de la Russie est très variée. Si nous allons du sud au
nord ou de l'ouest à l'est, nous pouvons observer des habits différents
selon le climat et les habitudes.
Si vous désirez mieux connaître notre Patrie, faites des voyages avec
vos parents. Vous n'allez jamais vous ennuyer, et il est certain que vous
en reviendrez satisfaits.
b) Lisez attentivement les explications.
échelle (f) facteur (m) foin (m)
continental industriel
continent (m) industrie (f)
ces mots sont analogues
aux mots russes
auprès de = très près: Il est venu s'asseoir auprès de moi.
désirer = vouloir: Il désire une bicyclette. Il désire vous parler.
désirer
désir (m)
sont des mots
de la même famille
doucement = sans bruit: Il est entré tout doucement,
habit (m) = vêtement (m): Des habits de voyage. Acheter des habits,
reculer = faire un pas en arrière: J'ai reculé quand je l'ai vu courir vers
moi.
se nourrir = manger: Il se nourrit de fruits,
varier = changer: Mon ami varie ses occupations,
varié = différent: Les rivières de la France sont variées.
élever
élevage (m)
sont des mots
de la même famille
agriculture (f): c'est l'art de cultiver les champs. L'industrie et l'agri-
culture sont des branches de l'économie.
agriculture (f)
agricole
sont des mots
de la même famille
Une région agricole, un travail agricole.
celui, celle: pour ne pas répéter dans la phrase le même nom on emploie
souvent les pronoms démonstratifs celui, celle, ceux, celles. Montrez-
sentir
sentiment (m)
sont des mots
de la même famille
Dans cette ferme on fait de l'élevage des vaches.
Il faut avoir de bons sentiments pour les malades et les vieux.
moi votre cahier et celui de votre camarade ( = le cahier de votre cama-
rade). Il a visité toute la France: celle des champs et celle des régions
industrielles ( = la France des champs et la France des régions indus-
trielles).
certain
cultiver
qui est sûr
Son départ est certain.
Je suis certain de ce que j'ai vu.
quelques
Certains élèves aiment la géographie, d'autres non.
travailler la terre
faire pousser des plantes, des légumes
cultivé (terres cultivées) : terre où l'on cultive des plantes utiles
employé (m): c'est celui qui travaille dans un bureau
s'ennuyer: ne pas savoir quoi faire. Il s'ennuie à rester seul.
s'ennuyer
ennuyeux
ennui (m)
sont des mots
de la même famille
étendu: (du verbe étendre) qui occupe une grande place sur la terre. Les
forêts étendues de la Sibérie s'appellent la taïga,
maritime: de mer, un climat maritime
naviguer: voyager sur l'eau. Le bateau a longtemps navigué avant d'ar-
river au port.
naviguer
navigable
sont des mots
de la même famille
Une rivière navigable est une rivière où les bateaux peuvent naviguer.
nourrir: donner à manger. Il faut nourrir les animaux. Les pluies nour-
rissent l'herbe et l'arbre,
peuplé (une ville peuplée): une ville qui a beaucoup d'habitants
peuple (m)
peuplé
sont des mots
de la même famille
population (f): c'est l'ensemble des personnes qui habitent une ville,
une région, un pays
ses amis pour longtemps
un chien qui va très vite
un voleur qui est entré dans la maison
difficilement les chiffres
7. Dites comment est formé le mot doucement, donnez des adverbes qui sont formés
de la même façon.
b)
retenir
a)
s'ennuyer
sans ses amis
sans travail
beaucoup
toujours
à la campagne
lac (m): le lac BaïkaI
relier: Ce fleuve relie la ville à la mer.
c) Trouvez ces mots dans le dictionnaire:
allongé charbon (m) malgré
attirer déclarer paille (f)
brouillard (m) grenier (m) satisfait
d) Elargissez votre vocabulaire.
Le préfixe re- rend habituellement l'idée de répétition.
E x e m p l e s : lire — relire; peindre — repeindre.
A l'aide du suffixe -able on forme des adjectifs qui expriment
la qualité.
E x e m p l e s : naviguer — navigable; varier — variable.
A l'aide du suffixe -al (-el) on forme aussi des adjectifs.
E x e m p l e s : continent — continental; industrie — industriel.
6. Faites des phrases en employant les mots des deux colonnes et dites si vous êtes
d'accord.
M o d è l e : Les enfants s'ennuient sans leurs parents.
empêcher de partir
J'ai voulu partir, mais on m'a retenu.
garder dans sa mémoire
J'ai retenu cette règle de grammaire.
retenir
8. a) Donnez les mots russes qui correspondent aux mots suivants: province (f), cul-
tiver, continental, industriel, industrie (f), déclarer.
b) Faites des phrases avec ces mots.
9. Lisez les phrases et relevez les mots nouveaux.
Il m'a retenu longtemps chez lui et il m'a montré ses nouveaux li-
vres. Nous voulons faire un voyage sur mer malgré la pluie. La po-
pulation de notre ville est deux fois plus grande qu'il y a trente ans.
Paris est une ville très peuplée. Ce pays est riche par son agricul-
ture. On a logé les touristes auprès d'un lac. Les paysages de la
France sont très variés. Il faut varier les occupations des enfants
pendant la journée. On m'a retenu après la classe. Cette ville est très
étendue. Le train traversait une plaine. Dans notre pays, il y a beau-
coup de rivières navigables. Le prisonnier s'est couché sur la paille.
Le chasseur a reculé quand il a vu un ours. Il est resté quelque temps
allongé sur la paille. Il fait humide, il faut rentrer le foin et la paille
et les porter au grenier. Les plaines de la Russie sont vastes. Dans
cette région, le climat est maritime. La mère nourrit son bébé.
10. Dites:
ce que fait un facteur;
où on peut monter à l'aide d'une échelle;
à quoi sert un grenier.
11. Répondez aux questions:
Dans quelles provinces françaises fait-il souvent du brouillard? Dans
quelles régions de notre pays y a-t-il beaucoup de charbon? Quelles
régions de notre pays attirent beaucoup de touristes? Est-ce que vous
êtes toujours satisfaits de votre travail? Est-ce que vous avez de
bons sentiments pour vos camarades? De quoi se nourrissent les
animaux? Qu'est-ce que vous désirez pour vos vacances? Où s'oc-
cupe-t-on de l'élevage des animaux domestiques? Est-ce que ce
fleuve relie la ville à la mer? Est-ce que vos parents ont acheté des
habits d'hiver?
12. Lisez attentivement les mots:
le brouillard, certain, une échelle, ennuyeux, s'ennuyer, la paille,
satisfait.
Ecrivez-les de mémoire et soulignez ce qui est difficile dans l'orthographe de ces
mots.
7 4
I
13. Lisez les phrases suivantes et traduisez-les.
Nous prendrons le train de cinq heures, celui de huit heures arrive
trop tard. Montrez votre photo et celle de votre frère. On se chauffe
avec du charbon. Les habitants des pays de sud se nourrissent de
fruits. Je suis certain qu'il fera beau temps demain. Mon père est
employé dans un bureau. Mes parents aiment naviguer sur des ri-
vières.
14. Faites entrer les homonymes plaine (f) ou pleine dans les phrases suivantes.
Ma tasse est ... de lait. Les ... de la Sibérie sont très étendues.
On cultive le blé dans les ... . Cette rivière est ... de poisson.
15. a) Parmi les mots nouveaux que vous venez d'apprendre choisissez ceux qui se
rapportent à la géographie et faites-les entrer dans des phrases.
b) Ecrivez une lettre à vottre ami français, parlez-y de la situation géographique de la
région de notre pays que vous habitez. Employez-y les phrases de l'exercice 15. a).
LECTURE ET CONVERSATION
16. Etude des textes.
I
a) Lisez le texte "Connaître la France" et cherchez-y l'information suivante:
ce qu'il faut faire pour connaître la France;
ce qu'il faut visiter en France;
ce qui prouve que c'est un pays varié.
b) Relisez le texte et précisez:
quel nom est remplacé par le pronom démonstratif celle dans la phrase:
... celle des champs celle des châteaux celle des régions in-
dustrielles ...;
ce que veut dire: après avoir traversé et après avoir vu dans la phrase:
Et ce n'est qu'après avoir traversé tout le pays, vu tous les coins ...;
cherchez un équivalent russe de cette tournure. Rappelez-vous aussi la significa-
tion de ne ... que qui est employé dans cette phrase;
le temps du verbe construire dans la phrase:
On vient de construire.
a) Lisez le texte "La France — quelques mots sur sa géographie physique" et cher-
chez-y l'information suivante:
les plus hautes montagnes de la France;
les différents climats de la France;
les 4 grands fleuves.
b) Relisez le texte et précisez:
le sens du groupe de mots: il faut mettre à part;
le sens de ni... ni dans la phrase:
Il n'est favorable ni à l'herbe ni à l'arbre.
N'oubliez pas que c'est une phrase négative;
le degré de comparaison de le plus navigable, le plus important, le plus beau;
le sens du mot nourrie (le participe passé du verbe nourrir) dans la phrase:
La Loire, surtout nourrie par les eaux du Massif central...
III
a) Lisez le texte "La population de la France" et cherchez-y l'information suivante:
le nombre d'habitants;
les régions les plus peuplées;
les villes les plus importantes.
b) Relisez le texte et précisez:
le sens de ne ... que et de en dans la phrase:
... dans le Massif central il n'y en a que 20;
le nom que le pronom démonstratif celle remplace dans la phrase:
... que celle des villes.
CONNAÎTRE LA FRANCE
Si tous les chemins mènent à Rome, il est encore plus vrai de dire,
en France, que tous les chemins mènent à Paris, ou partent de Paris: les
routes comme les chemins de fer. Et pour connaître vraiment la France,
il faut voyager, il faut visiter les provinces françaises, car Paris est la
capitale de la France, mais Paris n'est pas la France.
La France est vraiment le pays de la variété. Diverse dans sa structu-
re, dans son sol, dans ses paysages, diverse dans ses activités. La France
est aussi merveilleusement diverse par les fruits de son travail. On dit que
les Français, avec le lait, font plus de trois cents sortes de fromages. On
sait que la France produit en même temps l'huile comme les autres pays
méditerranéens, et le beurre comme les pays du Nord. On prétend que
chaque vigneron français fait un vin qui ne ressemble pas au vin des autres.
La France est aussi célèbre par ses traditions culinaires.
Dans chacune des provinces et des villes de France, dans chaque
village on peut trouver quelque chose de nouveau et d'intéressant. Il y a
tant de différence entre les gens du Nord et les gens du Midi, entre les
villes de l'Est et les villes de l'Ouest. Il est bon de voir des visages
nouveaux! On découvre que les gens calmes du Nord sont parfois aussi
gais que les Marseillais.
Il y a tant de régions différentes en France! C'est un pays si varié!
Et pour le connaître, il faut traverser ses montagnes et ses plaines, il
faut marcher dans ses forêts et dans ses jardins; il faut surtout chercher
à découvrir toute la France: celle des champs bien cultivés, celle des
châteaux et des églises, mais aussi celle des régions industrielles avec
ses usines, ses mines de fer et de charbon, et aussi les stations électri-
ques qu'on vient de construire sur les rivières et sur les lacs.
Il faut essayer de connaître les gens de France, les ouvriers, les em-
ployés et les paysans, les Normands et les Basques, les Bretons et les
Alsaciens...
Pourtant son prestige, son renom dans le monde, la France ne les doit
pas à ses paysages divers, mais à ses explorateurs, ses savants, ses philo-
sophes, ses ingénieurs, ses écrivains, ses artistes. Il n'est pas un domaine
de l'activité humaine où la France n'ait apporté une large contribution.
Et ce n'est qu'après avoir traversé tout le pays, vu tous les coins,
qu'on peut dire qu'on commence à connaître la France.
D'après A. A l v e r n h e et Y. B r u n s v i c k , A Paris;
d'après G. Duhamel
LA FRANCE — QUELQUES MOTS
SUR SA GÉOGRAPHIE PHYSIQUE
La France a un relief varié. Il y a des montagnes jeunes et hautes,
des massifs anciens, des plaines plus ou moins étendues. Les plus hau-
tes montagnes sont: les Pyrénées (3 404 m au pic d'Aneto), les Alpes
(4 807 m au Mont-Blanc, le géant de l'Europe), le Jura (1 718 m au Crêt
de la Neige). Ces montagnes se dressent le long des frontières du Sud
et de l'Est. Les massifs anciens sont situés au contraire loin des fron-
tières. Ce sont: le Massif central (1 886 m), les Vosges (1 423 m), le
Massif armoricain (417 m).
Les plaines sont parfois allongées, comme l'Alsace, les plaines de
la Saône et du Rhône. D'autres sont larges, comme le Bassin parisien et
le Bassin aquitain.
Le climat de la France est très varié, lui aussi. A l'ouest il est mari-
time, avec des vents humides et doux, qui viennent de l'Atlantique.
Vers l'est, le climat est continental avec des vents très froids en hiver et
très chauds en été. Mais les pluies suffisent à nourrir l'herbe et l'arbre.
Il faut mettre à part la Côte méditerranéenne, au climat très chaud, et
surtout sec en été. Il n'est favorable ni à l'herbe ni à l'arbre.
Dans les montagnes, l'hiver est long avec beaucoup de neige et, au-
dessus de 2 700 m, les neiges ne disparaissent pas de toute l'année.
Les 4 grands fleuves français sont bien différents.
La Seine, longue de 776 km, ne traverse que des plaines. C'est le
fleuve le plus navigable de France, et aussi le plus important, car il relie
la capitale à la mer et à l'océan Atlantique.
La Loire, surtout nourrie par les eaux du Massif central et du Massif
armoricain, est le plus long (1012 km) et peut-être le plus beau avec ses
célèbres châteaux qui attirent tant de touristes.
La Garonne (647 km) qui prend sa source dans les Pyrénées n'est
presque pas navigable. C'est un fleuve "dangereux".
Le Rhône (812 km) depuis sa source en Suisse, est un fleuve monta-
gnard1
très rapide. Près de Lyon, il prend les eaux de la Saône, une
rivière beaucoup plus tranquille.
LA POPULATION DE LA FRANCE
La France compte aujourd'hui plus de 59 millions d'habitants. Mais
ce nombre grandit toujours.
Les régions les plus peuplées sont les régions industrielles du Nord,
de l'Est, de la Normandie, la Région lyonnaise et la Région parisienne.
Ici on compte 300-500 habitants au km2
, tandis que dans le Massif cen-
tral il n'y en a que 10.
Comme dans tous les pays industriels, la plus grande partie de la
population habite les villes. Vers 1850, la population des campagnes
était trois fois plus grande que celle des villes. Aujourd'hui, 2 Français
sur 3 habitent les villes.
Les plus importantes villes françaises sont: Paris (plus de 10,3 mil-
lions d'habitants), Lyon et Marseille (plus d'un million d'habitants),
Lille, Bordeaux, Toulouse.
D'après France
17. Montrez sur la carte de la France:
où h a b i t e n t les Normands, les Basques, les Bretons et les
Alsaciens;
l e s m o n t a g n e s : les Pyrénées, les Alpes, le Jura, le Massif
central, les Vosges, le Massif armoricain;
l e s p l a i n e s : l'Alsace, les plaines de la Saône et du Rhône; le
1
montagnard — горный
Bassin parisien, le Bassin aquitain;
l e s f l e u v e s : la Seine, la Loire, la Garonne, le Rhône;
l e s v i l l e s : Paris, Lyon, Marseille, Reims, Bordeaux, Toulouse,
Le Havre, Nice, Nantes.
18. En vous basant sur le texte, parlez: du Nord de la France (son relief, son climat,
sa nature, ses fleuves et ses plus grandes villes); de la partie centrale; de l'Ouest;
de l'Est et du Sud.
19. Vous voulez voyager à travers la France, on vous propose quelques itinéraires,
choisissez celui qui vous semble le plus intéressant et parlez de vos impressions de
voyage (de la nature, des fleuves et des mers, des villes et des villages, des gens qui
habitent ces régions). Apportez des photos si vous en avez. Voici les itinéraires:
du Havre à Marseille; de Nantes à Toulouse;
de Paris à la Côte d'Azur; de Strasbourg à Bordeaux.
20. On vous propose un voyage en France, mais vous avez peu de temps et vous pou-
vez visiter un seul endroit, choisissez celui qui vous semble le plus intéressant à
voir, dites pourquoi vous l'avez choisi. Organisez une discussion et décidez quel
endroit vous voulez visiter tous ensemble.
2 1 . a) Votre ami français veut faire un voyage en Russie, mais il ne sait pas où aller.
Il vous demande conseil. Ecrivez-lui une lettre et décrivez une belle région de la
Russie.
b) Discutez vos propositions et choisissez la meilleure.
22. Voulez-vous connaître les fêtes qui existent en France?
Lisez le texte et nommez toutes les fêtes.
La fête du Jour de l'An a lieu le 1e r
janvier. C'est une fête civile. Ce
jour-là, on souhaite une bonne année aux gens qu'on aime et on distri-
bue des étrennes (d'habitude des sommes d'argent) aux enfants.
Une autre fête civile est le Premier mai, c'est la fête du Travail.
C'est un jour férié (on ne travaille pas). Les Syndicats de travailleurs
organisent les défilés. Les Français achètent du muguet, porte-bonheur,
et en offrent à leurs amis ou à leurs parents.
DES JOURS PAS COMME LES AUTRES
Voici des mots pour vous aider:
l'armistice — перемирие
Pâques — Пасха
le Carême — Пост
le Mardi gras — Масленица
la Chandeleur — Сретение
Jésus-Christ — Иисус Христос
l'Assomption — Успение
la Vierge — Богородица
la Toussaint — Праздник всех
святых
Parmi les fêtes nationales la plus aimée est la fête du 14 Juillet. Ce
jour-là, en 1789 a eu lieu la prise de la Bastille. On décore les fenêtres
de drapeaux tricolores. Le matin, il y a le défilé du 14 Juillet. A Paris, il
a lieu sur les Champs-Elysées. Le Président de la République passe en
revue les troupes de l'armée. Le soir, il y a des bals sur les places et de
beaux feux d'artifice.
Le 8 mai et le 11 novembre sont aussi des fêtes nationales. Le 8 mai
est la fête de la liberté et de la paix (victoire du 8 mai 1945). Le 11 no-
vembre est aussi la fête de la victoire (armistice de 14-18), on fleurit les
monuments aux morts.
Les fêtes religieuses françaises sont très nombreuses. A Pâques qui
a lieu en avril ou mars, dimanche et lundi, les cloches des églises son-
nent. On offre des œufs en sucre ou en chocolat aux enfants; il arrive
parfois qu'on cache ces sucreries dans un jardin ou à la campagne pour
amuser les petits.
Un mois avant Pâques commence la fête du Carnaval. La période
du Carnaval va du Jour des Rois — un jour où on mange la galette des
rois dans laquelle se trouve une fève1
, on tire "le roi" (celui qui trouve la
fève dans sa part est proclamé "roi" et doit choisir "une reine" et inver-
sement) — au Carême. Le Mardi gras est le dernier jour de la période
du Carnaval qui donne lieu à des réjouissances particulières: beaucoup
de choses à manger, on se déguise2
, on danse, parfois dans les rues, on
organise des bals masqués. Le plus célèbre est celui de Nice, avec des
défilés de chars fleuris et des batailles de fleurs.
La Chandeleur (le 2 février) marque la Fête de la présentation de
Jésus au Temple. C'est un jour où traditionnellement en France on man-
ge des crêpes ou des beignets3
selon les régions. C'est une fête porte-
bonheur.
Le 15 août on fête l'Assomption. C'est une grande fête d'été: fête
de la Vierge et des femmes qui s'appellent Marie. On assiste à des pro-
cessions religieuses.
Le 1er
novembre — la Toussaint, fête des Morts. On fleurit les tom-
bes des parents ou des amis avec des chrysantèmes, "la marguerite des
morts" comme le dit une chanson de Georges Brassens.
1
u n e fève — пластиковая фигурка человека (мужчины или женщины), вели­
чиной с б о б
2
on se déguise — рядятся
1
des beignets — оладьи
Noël (le 25 décembre) est la fête la plus aimée par les grands et les
petits. Pour Noël, on décore le sapin, on va à la messe de minuit. Ce
jour-là on mange la dinde comme plat principal et le dessert est un gâ-
teau en forme de bûche1
. On offre comme partout ailleurs des présents
aux enfants.
Une des plus gaies fêtes en France est le 1e r
avril, la fête d'humour.
Tout le monde fait des farces à ses amis et voisins et dit: "Poisson
d'avril!"
C o m m e n t a i r e
armistice de 1 4 - 1 8 — on fête l'armistice à la fin de la Première Guerre mondiale.
23. Répondez aux questions:
Comment avez-vous compris le titre du texte? Quelles fêtes vous
avez aimées et pourquoi? Quelles fêtes sont les plus populaires, qu'en
pensez-vous? Est-ce que les fêtes en France et chez nous sont les
mêmes? Quelle fête préférez-vous et pourquoi?
24. Apprenez à traduire.
a) Lisez le texte et dites de quoi il s'agit.
b) Tâchez de traduire le texte oralement, devinez le sens des mots nouveaux.
c) Pour vous assurer que vous avez bien deviné le sens de ces mots, notez et
cherchez-les dans le dictionnaire.
d) Traduisez encore une fois les phrases avec des mots nouveaux.
I
SA MAJESTÉ CARNAVAL
Presque tous les peuples ont des
fêtes traditionnelles. L'une des plus
populaires en France est le Carna-
val de Nice.
La forme moderne du Carnaval
de Nice date de 1873. Un long cor-
tège de chars fleuris traverse la vil-
le. Des groupes masqués: arlequins,
pierrots et colombines, font escorte
à Sa Majesté Carnaval, bon roi de
carton à figure réjouie. Masques et
une bûche — полено
spectateurs, tout le monde lance des confetti (il se jette pendant la durée
du carnaval quelque 80 tonnes de confetti). De jolies filles deviennent
reines... pour quelques jours. On livre des batailles de fleurs: les voitures
disparaissent sous les pétales parfumés, jaunes, rouges et blancs... Les
bals et les feux d'artifice se succèdent pendant plusieurs nuits...
Puis on éteint les lampions, on décroche les guirlandes et l'on parle
déjà du carnaval de l'an prochain...
II
PRÉNOMS ET NOMS
Tous les Français ne s'appellent pas Dupont. Vous pouvez aussi in-
venter des noms "bien français" en utilisant le texte suivant.
On peut obtenir beaucoup de noms:
avec un nom de métier: boucher, berger, charpentier, maçon, marchand,
marin, meunier, porcher...
E x e m p l e : Gustave Charpentier
avec l'article "le " suivi d'un adjectif de couleur de cheveux: brun, blond,
blanc, roux, rouge, noir, gris...
E x e m p 1 e: Albert Lebrun
avec l'article "le" suivi d'un adjectif "physique": grand, petit, gros,
gras, long, fort, jeune, beau...
E x e m p l e : Suzanne Lelong
avec l'article "le" suivi d'un adjectif "moral": franc, doux, sage...
E x e m p l e : Giselle Lefranc
avec l'article "le" suivi d'un nom d'animal: oiseau, coq, chat, cerf...
E x e m p l e : Pierre Lechat
avec "du, de, le, la " et un nom de lieu: bois, champ, pré, val, vallon,
lac, chemin, moulin, mont, ville, écluse...
E x e m p l e : Augustine Dumoulin, Prosper Delécluse, Philippe
Dumont, Marcel Laville
avec un adjectif indiquant une province d'origine: breton, poitevin,
normand, flamand, picard, lorrain, provençal...
E x e m p l e : Henri Poitevin.
25. Voici deux plats que les Français font souvent. Lisez et traduisez ces recettes.
I. Purée de pommes de terre.
1. Epluchez des pommes de terre, lavez-les et faites-les cuir dans de
l'eau bouillante salée.
2. Une fois cuites, écrasez-les dans une casserole.
3. Incorporez le beurre par petites noisettes et assaisonnez en sel et en
poivre.
4. Ajoutez ensuite le lait ou la crème et mélangez bien.
II. Le flan aux pruneaux (флан с черносливом)
4 oeufs
80 g. de farine
180 g. de sucre en poudre
3/4 litre de lait
500 g. de raisin
un petit verre de cognac
un litre de thé
Dénoyautez les pruneaux (выньте косточки), faites-les tremper avec
les raisins secs dans le thé tiède parfumé au cognac, laissez-les gon-
fler. Travaillez les oeufs avec le sucre, incorporez la farine et le lait
peu à peu. Ajoutez les 3/4 des pruneaux et les raisins. Versez la prépa-
ration dans une moule à charlotte (форма для шарлотки) beurrée et
faites cuir 3/4 d'heure à four doux. Servez le flan tiède ou froid ac-
compagné de crème chantilly (сбитые сливки), garni de pruneaux et
d'amandes.
26. Vous vous rappelez la nouvelle du grand écrivain français Guy de Maupassant "Le
duel" que vous avez écoutée l'année passée. Voici encore une nouvelle du même
auteur. Maupassant a écrit beaucoup de nouvelles sur la guerre franco-prussienne.
Lisez le texte et dites pourquoi d'abord la mère Sauvage était bonne pour les sol-
dats prussiens et pourquoi ensuite elle a changé d'attitude.
LA MÈRE SAUVAGE
Quand la guerre fut déclarée, le fils Sauvage, qui avait alors trente-
trois ans, partit. Il laissa sa mère seule dans la maison qui se trouvait
loin du village près du bois. Elle allait au village une fois par semaine,
chercher du pain et un peu de viande, puis elle revenait chez elle. Com-
me on disait qu'il y avait des loups, elle sortait le fusil au dos.
Un jour, les Prussiens arrivèrent. On les logea dans les maisons des
habitants du village. Quatre soldats furent logés chez la vieille. C'étaient
quatre gros garçons blonds aux yeux bleus. Le matin, pendant que les
quatre hommes faisaient leur toilette, la mère Sauvage allait et venait,
elle préparait le petit déjeuner. Puis, elle nettoyait la cuisine, cassait du
bois, lavait leurs chemises. Mais elle pensait toujours à son fils et de-
mandait chaque jour aux soldats:
— Savez-vous où est parti le vingt-troisième régiment français? Mon
fils est là-bas.
Ils répondaient: "Non, nous ne savons pas."
Un matin, où la vieille femme était seule à la maison, elle aperçut
un homme qui venait vers sa maison. Bientôt, elle le reconnut, c'était le
facteur. Il lui donna une lettre. La vieille tira ses lunettes et se mit à lire.
C'était la lettre d'un soldat qui lui annonçait la mort de son fils.
La vieille ne pleure pas, elle reste immobile. Puis, peu à peu, les
larmes montent à ses yeux. Elle ne verra donc plus son enfant, plus
jamais. Les Prussiens ont tué son fils.
Tout à coup, elle entendit un bruit de voix. C'étaient les soldats
prussiens. Elle cacha bien vite la lettre dans sa poche, essuya ses yeux
et les reçut tranquillement.
Ils riaient tous les quatre, contents, car ils rapportaient un beau la-
pin. La mère Sauvage se mit tout de suite à préparer le déjeuner.
Elle se mit à table avec les Prussiens, mais elle ne put manger un
seul morceau. Ils mangèrent le lapin sans s'occuper d'elle. La vieille les
regardait de côté, sans parler.
Quand le déjeuner fut fini, elle porta du foin dans le grenier où cou-
chaient les Prussiens. Ils s'étonnèrent. Mais elle expliqua: "Vous aurez
moins froid", et ils l'aidèrent. Bientôt, le grenier fut plein de foin jus-
qu'au toit de paille.
Au dîner, la mère Sauvage ne mangeait point. Elle dit qu'elle était
malade. Puis, elle alluma un bon feu pour se chauffer, et les quatre Al-
lemands montèrent dans leur grenier par l'échelle qui leur servait tous
les soirs. Quand la porte du grenier fut fermée, la vieille enleva l'échel-
le, puis ouvrit sans bruit la porte de dehors et alla chercher de la paille.
Elle allait nu-pieds, dans la neige, si doucement qu'on n'entendait rien.
De temps en temps, elle tournait la tête vers la maison pour écouter.
Bientôt, la cuisine fut pleine de paille. Alors, la vieille alluma la
paille, puis elle sortit et regarda.
Le feu éclaira en quelques secondes tout l'intérieur de la maison.
On entendit un grand cri, puis le toit s'écroula, le feu monta dans le ciel.
Toute la maison flamba, un moment après, elle s'écroula.
Des gens arrivaient, des paysans, des Prussiens.
On trouva la femme assise devant sa maison, tranquille et satisfaite.
Un officier allemand, qui parlait le français comme un fils de Fran-
ce, lui demanda:
— Où sont vos soldats?
Elle montra le feu rouge et répondit d'une voix forte:
— Là-dedans!
D'après G. de M a u p a s s a n t , La mère Sauvage
27. Prouvez par des citations du texte que:
la mère Sauvage était une pauvre paysanne;
la mère Sauvage aimait beaucoup son fils;
d'abord elle ne comprenait pas que les soldats prussiens étaient des
ennemis;
la vieille l'a compris quand elle a appris la mort de son fils, tué par
les Prussiens.
28. Dites avec plus de détails:
Quand la guerre a été déclarée, le fils de la mère Sauvage est parti
au front, et la vieille femme est restée toute seule dans sa maison.
Quand les Prussiens sont arrivés au village, on a logé quatre soldats
chez la mère Sauvage et elle s'est occupée d'eux. Un jour, le facteur
lui a apporté une lettre qui lui annonçait la mort de son fils. Alors,
elle a décidé de tuer les Prussiens.
29. Dites si vous avez aimé la nouvelle "La mère Sauvage". Rappelez-vous la nouvelle
"Le duel" et dites ce qu'il y a de commun entre ces deux nouvelles.
30. a) Apprenez à faire les dialogues: répondez à la question qu'on vous pose; expri-
mez le consentement (согласие), le doute (сомнение) ou le refus (отказ). Posez la
même question à quelqu'un de vos camarades, travaillez en paires. Employez dans
vos réponses les expressions suivantes:
Ça oui! — Да, конечно! Peut-être.— Может быть.
Bien sûr. 1 Конечно C'est possible.— Возможно.
Certainement. ' Qui sait? — Как знать?
Bien e n t e n d u . — Разумеется. Ça d é p e n d . — Это зависит от обсто-
Sans d o u t e . — Наверное. ятельств.
Plus ou m o i n s . — Более или менее. Pas du tout.— Ничего подобного.
M a i s non! — Да нет же! Je n'en sais rien.— Понятия не имею.
Certainement pas! — Конечно, нет!
M o d è l e :
— Connais-tu la géographie de la France?
— Oui, bien sûr! Et toi, Michel, est-ce que tu la connais?
Voici les premières questions pour vos dialogues:
As-tu jamais voyagé en France?
Corresponds-tu avec un Français?
Sais-tu quels sont les plus grands fleuves de la France?
Est-ce que la géographie est une science intéressante?
b) Composez vous-mêmes des dialogues pareils, employez-y les expressions données.
3 1 . Apprenez le dialogue suivant. Remplacez les mots Bretagne et les Alpes par d'autres
noms de régions, de villes et de montagnes de France.
A: Il y a longtemps que Jean est parti?
B: Mais oui. Ça fait bientôt deux semaines.
A: Et où est-ce qu'il est allé?
B: Il voulait aller en Bretagne. Mais on dit que le temps y est mau-
vais. Alors, il est allé autre part, dans les Alpes, peut-être.
A: Ça doit être ça... On est bien mieux dans le Midi.
32. Discutons.
Qu'est-ce qu'il y a eu d'intéressant le mois dernier? Parlez-en! Le
temps passe vite, n'est-ce pas? Nous sommes déjà en plein hiver.
Est-ce que cette année le mois de décembre est assez froid, est-ce
qu'il y a beaucoup de neige? En profitez-vous pour faire des sports
d'hiver? Vous préparez-vous au Noël et à la joyeuse fête du Nouvel
An qui vont venir? Aimez-vous ces fêtes? Préparez-vous des ca-
deaux à vos parents et amis? Aurez-vous un arbre de Noël? Qui va
l'orner? Et les vacances d'hiver, les aimez-vous? Quels sont vos
projets pour les vacances? Parlez-en!
33. Apprenez la poésie.
SUJET LIBRE DE CONVERSATION
AH! QUE LA FRANCE EST BELLE!
P. В a y 1 e
J'habitais un coin du Midi,
Au joli temps de mon enfance,
Pour moi, c'était le Paradis,
Mais j'ai fait le tour de France...
Ah! que la France est belle,
Avec ses champs, ses bois,
Ses vallons et ses clochers!
Chaque région nouvelle
Nous fait, soudain, découvrir
Des trésors cachés
Dans le train qui me transportait
Au milieu des doux paysages,
Je penchais mon jeune visage,
Et le cœur joyeux, je chantais:
Du Rhône à la Rochelle,
De la Garonne
Au souriant pays normand.
Ah! que la France est belle!
Et comme on est heureux
D'être un de ses enfants!
RÉVISION DU DEUXIÈME TRIMESTRE
1. a) Répétez les verbes du type partir, dormir, s'endormir, sentir, servir. Mettez les
verbes au présent et ensuite au futur simple.
Mon frère (partir) pour un long voyage. Il (s'endormir) vite.
Ce divan lui (servir) de lit. Je (dormir) mal.
b) Mettez les verbes au passé composé et ensuite au passé simple.
Elle (partir) en vacances. Je (dormir) une heure. Elle (s'endormir)
vite. Nous (sentir) une grande faim. On leur (servir) un dîner ma-
gnifique. Tous (sortir) sur le balcon après le dîner.
c) Mettez les verbes courir, parcourir aux temps indiqués.
En les voyant, ils (présent) à leur rencontre. Je (présent) sans me
retourner. Les enfants (passé simple) dans les champs. Je (futur)
appeler le médecin. Je (présent) le journal dans le métro. Il (passé
simple) le livre en une journée.
2. Lisez les phrases suivantes et justifiez l'emploi de qui, que.
On apercevait de la route le toit de sa maison qui se cachait derrière
les buissons. Le mur qui s'élevait devant Jean Valjean était très haut.
Le facteur a dit qu' il avait une lettre pour la vieille femme. La femme
qui remarqua des officiers allemands recula vers l'étable. Le vieillard
boiteux que Jean Valjean reconnut était prêt à l'aider.
3. Relevez les verbes qui sont au passé simple, recopiez-les, soulignez les terminai-
sons et écrivez leur infinitif.
Il fut malade. Il eut peur. Jean Valjean vint le voir. Le chasseur vient
au club de chasseurs. Il prit son fusil. Le malade a pris sa température.
Le chasseur eut peur. Il n'a pas pu tirer. Il ne put que fermer les yeux.
Le prisonnier s'évada de la prison. Il s'enfoncera dans la forêt. Je
chargeai le fusil. Tout le monde respectait cet homme. Jean n'écoute
pas le maître, il lit un livre. Il lut la lettre et la mit dans sa poche.
4. Exprimez les actions passées dans les phrases ci-dessous, ouvrez les parenthèses et
mettez les verbes au passé simple ou à l'imparfait.
A Strasbourg, un jeune officier (composer et chanter) dans la mai-
son du maire de la ville le chant qui est devenu plus^tard l'hymne
national des Français. Chaque jour, les touristes (parcourir) un coin
de la ville; ce matin-là, ils (s'arrêter) devant un palais et (décider) de
visiter le musée qui (s'y trouver). Cette année-là M. Vincent (visi-
ter) toute la France: il (s'arrêter) souvent dans les villes et villages,
(se promener) dans les rues, (parler) aux habitants.
5. Lisez le texte suivant, justifiez l'emploi du passé simple, du passé composé et de
l'imparfait.
Cosette sortit de dessous la table et prit la poupée d'Eponine et
d'Azelma. Un instant après, elle était à sa place et jouait avec la pou-
pée. Son bonheur dura près d'un quart d'heure. Tout à coup, Azelma
dit à Eponine:
-— Regarde, ma sœur, Cosette a pris notre poupée.
Eponine se leva, alla vers sa mère et la tira par la jupe.
-— Mère, dit-elle, regarde!
La Thénardier se retourna et vit Cosette avec la poupée.
— Cosette! cria-t-elle.
Cosette prit la poupée et la posa doucement à terre, elle pleurait.
Le voyageur se leva.
— Qu'est-ce donc? dit-il à la Thénardier.
— Vous ne voyez pas, elle a touché avec ses mains sales la poupée
de mes filles?
L'homme alla à la porte de la rue, l'ouvrit et sortit. Un moment
après, il reparut. Il portait dans ses bras une grande poupée. Il la posa
debout devant Cosette et lui dit:
— Tiens, c'est pour toi.
6. Dans les phrases suivantes remplacez les mots soulignés par des synonymes.
Mon auteur préféré est Dumas. Regarde le lac, l'eau est tranquille
aujourd'hui. Mon chien a aboyé joyeusement quand il m'a vu. Les
vaches mangent de l'herbe. Ma mère m'a acheté des vêtements neufs.
Le chat a aperçu une souris et s'en est approché sans bruit. Tous les
élèves de notre classe veulent visiter la France.
7. Donnez les antonymes des mots: haut, allumer, à voix basse, vite, faible, solide et
faites-les entrer dans de petites phrases.
8. Classez les mots suivants d'après leur radical (leur famille):
crier, peuple, calme, chasse, lever, respirer, s'enfoncer, voler, glace,
reconnaître, vieux, population, s'écrier, sport, habitude, soulever,
respiration, glacer, libre, vol, chasser, fond, connaître, cri, élever, se
calmer, vieillard, librement, s'habituer, sportif, chasseur, peupler.
9. a) Formez des verbes à l'aide du préfixe re-, donnez leur acception.
M o d è l e : lier — relier.
Tenir, lever, lire, monter, mettre, prendre, marquer, partir, passer,
trouver, voir, tomber, tirer, commencer, commander, connaître, cher-
cher, apporter.
b) Formez les adjectifs correspondant aux verbes suivants à l'aide du suffixe -able.
M o d è l e : durer — durable
Manger, pratiquer, passer, naviguer.
10. Jouez une scène. Le professeur interroge les élèves sur la géographie de la France.
Les élèves doivent nommer:
les régions de la France où le climat est maritime (continental);
les régions navigables;
les régions les plus peuplées;
les régions des champs;
les régions des mines de fer et de charbon;
les régions qui attirent beaucoup de touristes.
11. Parlez d'une région de notre pays que vous connaissez bien.
12. Dites si vous prenez les livres à la bibliothèque; décrivez cette bibliothèque. Ima-
ginez un dialogue avec une bibliothécaire.
13. Dites quel livre vous choisiriez à la bibliothèque ou à la librairie et pourquoi: un
livre d'aventures, de voyages, des récits sur la guerre ou des histoires amusantes.
14. Parlez du genre de lecture que vous préférez.
15. Dites ce que vous avez lu l'année passée et ce que vous lisez cette année.
16. Parlez de l'écrivain français que vous aimez le mieux. Organisez une discussion à
ce sujet.
17. Jouez une scène. Travaillez en paires.
Un de vos amis a visité la France avec ses parents, posez-lui des
questions sur son voyage et sur les régions qu'il a visitées.
LEÇON 5
LA FÊTE DU NOUVEL AN
ET DE NOËL
Le Nouvel An est une fête bien gaie et un peu fantastique, n'est-ce pas?
Même quand on n'est plus petit c'est toujours agréable et amusant de
revoir le Père Noël, d'orner l'arbre de Noël, de faire et de recevoir des
cadeaux et surtout de souhaiter à tout le monde du bonheur et de la joie.
Dites ce que vous aimez dans cette fête. Parlez de vos souvenirs d'en-
fance. Aimiez-vous le Père Noël?
Rappelez-vous la fête du Nouvel An qui vous a paru la plus gaie et
parlez-en.
Dites comment vous vous préparez à cette fête joyeuse; quelles sont les
traditions de votre famille; comment vous passez le Jour de l'An.
Voici les fêtes célébrées en France, choisissez une d'elles et parlez de
cette fête.
— le 1e r
janvier, le jour de l'an;
— le lundi de Pâques;
— le 1e r
mai, jour de la fête du travail;
— le 8 mai, jour-anniversaire de la victoire de 1945;
— un jeudi de mois de mai, le jour de l'Ascension;
— le lundi de Pentecôte;
— le 14 juillet, jour de la fête nationale;
— le 15 août jour de la fête de l'Assomption;
— le 1e r
novembre, jour de la Toussaint;
— le 11 novembre, jour-anniversaire de l'armistice de 1918;
— le 25 décembre, jour de Noël.
ETUDE LEXICALE
1. a) Ecoutez le texte suivant et tâchez de comprendre les mots nouveaux. Si le sens
d'un mot n'est pas clair, voyez les explications ou consultez le dictionnaire.
Le Nouvel An approche. C'est un jour qu'on fête dans le monde
entier. Il existe différentes façons de fêter le Nouvel An. Dans notre
famille on aime beaucoup le Jour de l'An: on prépare en secret des
étrennes, on orne l'arbre de Noël. Moi, je veux mettre des bougies sur
notre sapin, mais ma mère préfère les lampes multicolores car elle a
peur de l'incendie.
Mon père et ma mère écrivent beaucoup de lettres de vœux bien
sincères à nos parents et à nos amis. Je me souviens que je dois souhai-
ter la bonne année à mon ami. C'est un garçon charmant et très vif.
Je vais à la poste pour porter les cartes postales et les lettres et en-
voyer des télégrammes. Il y a la queue, il faut attendre un quart d'heure.
Maman m'a donné de la monnaie pour acheter de beaux timbres.
Le soir, on se met à table. A minuit, on se souhaite du bonheur et de
la joie. Ensuite, on se fait des cadeaux. J'offre des fleurs à maman, et à
papa qui fume, un briquet. Moi, je reçois un livre amusant et une belle
chemise neuve avec de beaux boutons.
A une heure du matin, on va se promener un peu. J'ai donné rendez-
vous à mon ami qui m'attend près de sa maison. Nous tremblons de
froid, mais nous nous amusons beaucoup. La ville est très animée: on
chante et on danse, les passants se souhaitent une bonne et heureuse
année. J'aperçois notre voisine, une infirmière, qui revient de son hôpi-
tal et je lui souhaite une bonne année.
b) Lisez attentivement les explications:
normal
secret(m)
secrétaire (m )
souvenir (m)
uniforme (m)
ces mots sont analogues
aux mots russes
se souvenir (se conjugue comme venir) - se rappeler: Je me souviens
des vacances de l'année passée.
Attention!
se rappeler qch, mais se souvenir de qch
bonheur (m) Ф malheur (m): On espère que le Nouvel An apportera du
bonheur.
charmant: très gentil, très agréable. Ces enfants sont charmants,
incendie (f): le feu qui brûle des maisons, des forêts. L'incendie des
forêts est très dangereux,
infirmière (f): celle qui aide le médecin à soigner les malades et les
blessés. L'infirmière prend soins des malades à l'hôpital,
neuf (neuve): qui n'a pas encore servi. Il a mis des chaussures neuves,
offrir: donner en cadeau, proposer. Offrir des fleurs à maman.
Attention!
p r é s e n t : j'offre, nous offrons p a s s é s i m p l e : j'offris
p a s s é c o m p o s é : j'ai offert f u t u r s i m p l e : j'offrirai
passant (m): celui qui passe. Il y a beaucoup de passants dans les rues
de Moscou.
sont des mots
de la même famille
se souvenir
souvenir (m)
quart (m): c'est une des quatre parties de quelque chose. Un quart
d'heure (15 minutes),
verser: faire couler (de l'eau). Versez-moi du thé, s'il vous plaît.
monde (m)
mondial
sont des mots
de la même famille
rendez-vous (m): J'ai un rendez-vous avec mon ami à la bibliothèque.
c) Trouvez ces mots dans le dictionnaire:
bouton (m) raison (f) trembler
briquet (m) avoir raison vif, vive
émotion (f) sincère
d) Elargissez votre vocabulaire:
A l'aide du suffixe -ier on forme les substantifs du masculin qui
désignent une personne.
M o d è l e : école - écolier, roman - romancier.
2. Faites des phrases d'après les modèles:
a) M о d è 1 e:
J'ai versé du café dans une tasse.
Voici les mots pour vous aider:
du lait, du thé, de l'eau, du vin, du potage, de la compote, une tasse,
un verre, une casserole, une assiette, une soucoupe.
b ) M o d è l e :
Mes amis m'ont offert du thé.
du thé.
du café,
du chocolat,
des gâteaux.
3. Complétez les phrases par des mots qui expriment le lieu, l'heure.
Je lui ai donné rendez-vous place de ... (rue ...). Il est venu à notre
rendez-vous à ... . Le passant se dirige vers ... .
monde (m): Les peuples du monde entier doivent protéger la terre. Que
de monde!
4. Imaginez une fin logique pour chaque phrase.
M o d è l e :
Le directeur a appelé son secrétaire et lui a dicté une lettre.
Le directeur a appelé son secrétaire e t . . . . Tu as raison de dire que
... . L'infirmière a versé de l'eau dans un verre e t . . . . Les jambes du
vieillard tremblaient et ... . Mon frère a pris le briquet et ... . Je
tremble de froid et... .
5. Lisez les phrases suivantes et relevez les mots nouveaux.
Il a perdu un bouton de sa veste. L'infirmière a pansé sa blessure.
Les voisins ont éteint l'incendie. Il a une amitié sincère pour ses
amis. Cet enfant est très vif. Mon ami a un sourire charmant. Il y a
beaucoup de passants dans les rues la nuit du Nouvel An. Le jour du
Nouvel An on met des habits neufs. Il a éprouvé une grande émo-
tion pendant ce spectacle. Quand j'étais au camp sportif, je me sou-
venais beaucoup de mes parents. Le jour de l'An apporte de la joie
et du bonheur. Il y a beaucoup de monde dans les rues.
6. Faites des phrases avec les groupes de mots: avoir raison, un quart d'heure, la
raison de son départ, un court récit, pleurer sans raison, un visage charmant et
écrivez-les.
7. a) Décrivez en cinq ou six phrases la fête que vous aimez. Employez les mots du
vocabulaire.
b) Ecrivez une lettre à votre ami français parlez-y de la fête du Nouvel An.
LECTURE ET CONVERSATION
8. C'est intéressant de connaître les différentes traditions des peuples. Vous savez
qu'il y a sur la terre des traditions très variées et très originales pour fêter le Nouvel
An. L'année passée on vous a parlé des traditions des Coréens, de celles des Japo-
nais, des Espagnols, des Italiens, des Mexicains et des Vénézuéliens. Voici encore
quelques traditions. Lisez le texte et dites la tradition de quel peuple vous semble
la plus originale.
LE NOUVEL AN ARRIVE SUR LA TERRE
Parmi le grand nombre de fêtes de la terre, il y en a une qui est
comme un conte merveilleux. Sans difficulté, ce conte traverse les mers
et les océans, les frontières des pays, il entre dans toutes les maisons,
vole à côté des sapins décorés, apporte avec lui la joie et le bonheur.
C'est la fête du Nouvel An.
Mais le Nouvel An ne vient pas dans tous les pays le même jour. Et
ce n'est pas partout que la fête du Nouvel An sent le sapin et le froid.
Dans presque tous les pays d'Europe, la nouvelle année commence le
1e r
janvier; sur les autres continents, elle commence parfois au mois de
mars, comme en Iran, ou même au mois de septembre, comme en Ethio-
pie. Les Esquimaux fêtent le Nouvel An le jour où tombe la première
neige. Sur l'île de Pâques, la nouvelle année commence quand, au prin-
temps, on trouve le premier œuf d'hirondelle. Celui, qui trouve cet œuf,
annonce l'arrivée de la nouvelle année.
Le Ded Moroz russe a beaucoup de frères à l'étranger. En Angleter-
re et en Amérique, c'est Santa Claus; en Italie — Babbo Natale; en
Colombie on l'appelle Papa Pascoualé; au Panama — Papa Noël; en
France, vous le savez bien, c'est le Père Noël.
On dit que pour la première fois on a décoré un sapin, pour le Jour
de l'An, en Allemagne, et ce n'est qu'ensuite que l'arbre de Noël est
venu dans tous les autres pays d'Europe.
En Autriche, un ramoneur1
rencontré dans la rue la veille du Nouvel
An, porte bonheur. A Cuba, on prépare des seaux, des casseroles, des
pots pleins d'eau et à minuit on verse l'eau par la fenêtre. Et alors on
peut être sûr que l'année sera heureuse.
un ramoneur — трубочист
En Iran, sur les places de toutes les villes et de tous les villages, on
allume des feux. Les gens sautent par-dessus le feu. Le malheur, dit-on,
reste de l'autre côté.
En Ethiopie, si on veut faire plaisir à un ami ou tout simplement à un
passant, il faut lui offrir une branche verte ornée de fleurs jaunes. Les
petits Bulgares, eux aussi, ornent des branches de fleurs, puis ils sortent
dans les rues et, tout en chantant, frappent les passants sur le dos. Person-
ne n'est fâché. Au contraire, on remercie les enfants et on leur donne des
bonbons. C'est bien normal: ces coups de branches portent bonheur.
Les gourmands ont aussi des raisons d'attendre la fête du Nouvel
An. En France, on mange ce jour-là une dinde, en Autriche — un co-
chon de lait, en Grande-Bretagne — un pudding au rhum.
Et dans tous les pays on envoie, pour la fête du Nouvel An, à ses
parents et à ses amis, des cartes avec ses meilleurs vœux.
9. Vous allez souhaiter la bonne année à vos parents, vos maîtres et vos amis. Quels
vœux leur adresserez-vous? et pour le Noël?
Si vous voulez en envoyer à vos amis ou à vos connaissances de France, regardez
comment il faut les écrire:
Chère madame, cher monsieur, chère Jeanne,
Je vous souhaite à tous bon et joyeux Noël.
Bien à vous, H é l è n e .
Mon cher Jean,
Je te souhaite une bonne et heureuse année.
P i e r r e
Chère amie,
Pour la Nouvelle Année, je t'envoie pour toi-même et pour toute ta
famille mes vœux, les meilleurs et les plus sincères.
J'espère que cette année sera très bonne pour toi.
Amitié M a r i e
10. Vous savez que les Français préparent pour le Noël le plat, qui s'appelle la Bûche de
Noël.
V
Voici sa recette. Traduisez-là.
Préparez le biscuit. Travaillez dans une terrine le sucre en poudre
avec les jaunes d'oeufs et la vanille. Lorsque la composition est deve-
nue mousseuse et blanchâtre y mélangez avec précaution la farine et
en même temps les blancs montés en neige ferme. Etendez la pâte sur
une feuille de papier en une couche de demi centimètre d'épaisseur.
Cuir à four assez chaud. Garnir le biscuit avec une crème au beurre au
4 Французский язык. 7 кл. 97
café ou au chocolat. Après l'avoir roulé, coupez les deux bouts, met-
tez ce rouleau sur le plat de service et garnissez avec de la crème pour
imiter une bûche.
11. Donnez la recette de votre plat préféré qu'on prépare pour le Noël ou le Jour de l'An.
12. Les jours de fête on va souvent au restaurant ou au café. Pour choisir les plats il faut
consulter le menu. Faites-le et choisissez les plats que vous préférez.
au choix
au choix
au choix
au choix
au choix
au choix
boissons
Menu
salade verte
salade de tomates
pâté de canards
omelette aux champignons
steak — frites
poulet du riz
plat du jour
fromage
glaces
fruit
gâteaux
Menu
charcuterie
carottes râpées
salade de pommes de terre
poulet — frites
mouton au riz
lapin à la moutarde
veau aux petits pois
fromage
glaces
gâteau au chocolat
salade de fruits
vin rouge blanc rosé
bière
eau minérale
13. Voici deux jolies poésies sur le Nouvel An. Apprenez-les.
BONJOUR, LA NOUVELLE ANNÉE
Bonjour, la Nouvelle Année
Qui nous arrive sans bruit
Aux douze coups de minuit,
Les mains pleines, fortunée,
Joliment enrubannée
Dans un vrai conte de fée.
En cet instant bienheureux
Où tous les gens de la terre,
Au-dessus de leurs frontières
Echangent leurs meilleurs vœux,
Garde-le bien ton mystère,
Car tu ne peux rien y faire:
Il est au fond de nos cœurs,
Le secret du vrai bonheur.
D a r m о n t
NOUVELLE ANNÉE
Le temps, d'un geste familier,
A retourné son sablier,
Janvier va remplacer décembre
Et de l'horloge qui bruit,
Les douze larmes de minuit
Viennent rouler dans la chambre.
Le front couronné de jasmin
Et de frais rubans pomponnée,
Voici venir la jeune année:
Bonsoir hier! Bonjour demain!
J . N o r m a n d
TROISIÈME TRIMESTRE
LEÇON 6
VILLES ET VILLAGES
FRANÇAIS
Vous connaissez les plus grandes villes de la France: Paris, Lyon,
Marseille.
Que savez-vous de ces villes: leur histoire, leurs monuments, leur rôle
dans la vie culturelle et l'industrie du pays?
Quelles autres villes de la France connaissez-vous? Parlez-en!
Connaissez-vous la campagne française? Vous avez vu des fdms français
où l'action se passe dans un village, n'est ce pas? Regardez la photo d'un
village français à la page 100 et dites ce que vous y voyez.
La France n'est pas aussi grande que la Russie, mais c'est un pays très
varié. La nature du nord de la France est différente de celle du sud. Les
villes et les villages du nord sont eux aussi différents de ceux du sud.
Parlons des villes et des villages français!
ETUDE GRAMMATICALE
Quand je suis arrivé à la gare, le train était déjà parti.
Michel nous a parlé du film qu'il avait vu.
Ma mère n'avait pas terminé son récit que la porte s'ouvrit et mon père
apparat.
Je pensais que vous aviez pris ce livre à la bibliothèque.
il était parti
il avait vu
elle n'avait pas terminé
vous aviez pris
sont des formes
du plus-que-parfait
Pour exprimer une action qui s'est pro-
duite avant une autre action passée, em-
ployez le plus-que-parfait.
Le plus-que-parfait se forme avec l'im-
parfait des auxiliaires avoir ou être et le
participe passé du verbe conjugué.
1. Lisez et apprenez la conjugaison des verbes lire et venir. Dites si le plus-que-parfait
est un temps composé.
J'avais lu un article.
Tu avais lu un journal.
Il avait lu une lettre.
Nous avions lu en français.
Vous aviez lu sans fautes.
Ils avaient lu à haute voix.
J'étais venu à temps.
Tu étais venu tard.
Il était venu tôt.
Nous étions venus le soir.
Vous étiez venus de l'école.
Ils étaient venus chez leurs amis.
2. Conjuguez le verbe envoyer au plus-que-parfait.
M o d è l e :
J'avais envoyé une lettre à Paris.
3. Mettez les verbes suivants au plus-que-parfait, choisissez les personnes où il y a une
croix (+) :
groupes de mots je tu
il. elle,
on
nous vous
ils,
elles
composer de la musique + +
voir une exposition +
construire un pont + +
venir au musée + +
faire un voyage + +
avoir des difficultés + + +
savoir lire en français + +
attendre le train + +
comprendre l'article + +
partir pour Marseille + +
4. Relevez les verbes au plus-que-parfait, donnez leur infinitif et précisez la différence
dans la formation du passé composé et du plus-que-parfait:
on avait envoyé
il avait défendu
il est devenu
on avait construit
il avait été
ils ont dit
nous avions connu
vous aviez entendu
il a construit
ils étaient devenus
ils sont venus
ils avaient lu
il avait su
il a dû
tu n'as pas compris
nous avons fini
on avait aperçu
il était revenu
il avait ouvert
ils étaient descendus
5. a) Lisez les phrases suivantes et justifiez l'emploi des temps,
b) Copiez les propositions avec le verbe au plus-que-parfait.
Le petit Jules rêvait de voyages parce qu'il avait entendu beaucoup
d'histoires de marins. Il voulait voyager parce qu'il aimait la mer et
les bateaux. J'ai parlé des films français que nous avions vus l'année
passée.
Alexandre Dumas connaissait ce jeune homme: il l'avait aidé à entrer
au théâtre. Dumas était un écrivain célèbre. On a fait beaucoup de
films d'après les romans qu'il avait écrits.
6. Faites des phrases en reliant les éléments donnés; justifiez l'emploi des temps.
Deux heures plus tard, ils
atterrirent, mais
Il ne se rappela pas
Elle courut dans les rues du
village et interrogea les
passants, mais
La vieille maison semblait
abandonnée,
personne n'y était entré depuis
longtemps
personne n'avait vu son fils
ils n'avaient pas découvert l'avion
disparu
où il avait rencontré cette per-
sonne
ETUDE LEXICALE
7. a) Ecoutez le texte suivant et tâchez de comprendre les mots nouveaux. Si le sens
d'un mot n'est pas clair, voyez les explications ou consultez le dictionnaire.
Les représentants de deux pays pendant leur rencontre ont beaucoup
parlé des événements de la vie politique. Lors de cette rencontre on a
fait une excursion au musée fondé au XVIIIe
siècle où se trouvent des
chefs-d'œuvre de peinture connus dans le monde entier. Pour voir l'ex-
position il faut s'adresser au guide. Ce n'est pas difficile de le trouver. Il
y a un écriteau à l'entrée du musée: GUIDES. On donne ses tickets au
contrôleur et on entre. Les salles sont grandes et le guide donne des
explications par micro. On a aussi l'occasion d'acheter des cartes posta-
les. Ça, c'est au moins un moyen de ne pas oublier ce qu'on a vu. On
peut aussi en envoyer à ses parents et à ses amis. Après le musée, on va
jeter un regard sur les autres curiosités de la ville. Il y a un monument
Dans la journée, la délégation va voir les environs de la ville qui sont
extraordinaires. On admire surtout la mer qui est très belle ici. On a depuis
longtemps rêvé de se baigner dans cette eau si bleue et si calme.
On a aussi visité une ancienne ville de commerce fondée au sud de la
France au XVIIe
siècle. Beaucoup d'événements se sont passés, mais la
ville n'a pas changé. Comme autrefois le rocher domine la ville. Seu-
les les cheminées d'usines et de fabriques ont un peu transformé le visage
de la ville. Le matin comme d'habitude les barques des pêcheurs se ren-
dent au port où il y a un marché et où on vend du poisson. Dans leurs
boutiques les marchands de souvenirs offrent leurs marchandises aux tou-
ristes curieux. Il faut profiter de l'occasion pour vendre quelque chose.
Voilà un marchand qui vante sa marchandise à un touriste. II parle si bien
et il fait tant de gestes que le touriste ne peut pas refuser d'acheter ce
qu'on lui propose.
b) Lisez attentivement les explications:
chef-d'œuvre (m)
excursion (f)
guide (m)
fabrique (f)
microphone (m), micro
ces mots sont analogues
aux mots russes
guider = conduire: Mon ami m'a guidé dans la ville.
justement = au moment même: Il vient justement d'arriver.
lors de = pendant, au temps de: Il n'y avait pas de grandes maisons dans
cette ville lors de votre voyage,
sot (-te) = bête: C'est sot de se baigner pendant la tempête,
unique = seul: Un enfant unique - qui n'a ni frère ni sœur.
sont des mots
de la même famille
regarder
regard (m)
Le maître lui jeta un regard sévère.
rencontrer
rencontre (f)
sont des mots
de la même famille
sont des mots
de la même famille
connu = célèbre: C'est un artiste connu.
barque (f): un petit bateau. Barque des pêcheurs.
boutique (f): un petit magasin. Ouvrir une boutique.
carte (f) postale (ou carte): feuille de carton avec ou sans image qu'on
envoie au lieu d'une lettre. Acheter une carte postale,
commerce (m): action de vendre et d'acheter des marchandises
curieux (-euse): qui veut savoir, qui s'intéresse. Un enfant curieux.
curieux
curiosité (f)
sont des mots
de la même famille
dominer: être plus haut, se trouver au-dessus de. Cette montagne domine
la ville.
environs (m pi): région autour d'une ville. On trouve de belles forêts aux
environs de Moscou,
événement (m): chose importante qui arrive. Dans le journal on parle des
événements importants,
marchandise (f): chose qu'on vend. Présenter sa marchandise dans une
vitrine.
marché (m)
marchand (m)
marchandise (f)
sont des mots
de la même famille
parfois: quelquefois, de temps à autre. Au mois d'avril, il fait parfois
chaud.
refuser: ne pas vouloir, répondre non à quelqu'un qui offre ou demande
quelque chose. Refuser un cadeau, une offre.
voir des choses pendant qu'on dort
J'ai rêvé cette nuit d'un voyage cosmique.
espérer quelque chose de très beau
Je rêve de faire un voyage en Afrique.
se plaindre: dire qu'on est malheureux, qu'on n'est pas content. Il se
plaint d'avoir froid,
ticket (m): petit billet (de chemin de fer, d'autobus, de métro). Pour entrer
rêver
représenter
représentant (m)
sont des mots
de la même famille
On a envoyé un représentant de commerce à Marseille.
au moins: Il est déjà au moins huit heures.
écriteau (m): Sur l'écriteau accroché à la porte de la bibliothèque il est
écrit que la bibliothèque sera fermée lundi prochain.
fonder: Saint-Pétersbourg a été fondé par Pierre Ie r
.
occasion (f): Mon père va à Paris, c'est une belle occasion pour envoyer
un souvenir à mon ami Jean qui y habite.
profiter de l'occasion: Je profite de l'occasion pour vous remercier de
votre joli cadeau.
par hasard: Je ne m'attendais pas à voir mon ancien maître, je l'ai ren-
contré par hasard.
c) Trouvez ces mots dans le dictionnaire:
cordonnier (m) miracle (m) or (m) vantard (m)
héritage (m) moyen (ht) société (f) vanter (se)
jumelé tendre
d) Elargissez votre vocabulaire.
Le suffixe -aine sert à former des substantifs du féminin qui désignent
une collection, une réunion d'objets ou de personnes:
cent — une centaine
vingt — une vingtaine
dix — une dizaine
8. Trouvez les mots russes qui sont analogues aux mots suivants:
mode (f), naturellement, résultat (m), guide (ni), micro (m), chef-
d'œuvre (m), dominer, unique, commerce (m), excursion (f).
9. Faites d e s phrases avec les verbes rêver, se plaindre, refuser.
M o d è l e :
// rêvait de voyages.
10. Répondez aux questions:
Qui a fondé Moscou? Est-ce que vous avez visité les environs de
Moscou? Est-ce que vous avez envoyé des cartes postales à vos amis
pendant les vacances? Dans quels trains transporte-t-on les marchan-
dises? Ou'est-ce aue vous nouvez achetpr Няп« un*» h r > i i H / n i i o 9
11. a) Faites entrer les groupes de mots suivants dans des phrases:
un (grand)
événement
b) Faites des phrases avec les groupes de mots suivants:
un chien sot, un homme curieux, faire le commerce (d'habits), ticket
de métro, un regard doux, un bon cordonnier, recevoir un héritage, se
tromper parfois (souvent), une bonne société, une société agréable,
profiter de l'occasion, montrer les curiosités, rencontrer par hasard,
perdre un ticket, fonder une ville.
12. Lisez les phrases suivantes, relevez les mots nouveaux.
Cette rencontre eut lieu à Moscou. Il tendit la main à son ennemi.
Lors de l'occupation allemande, il n'était pas dans cette ville. Les pê-
cheurs s'en vont sur leurs barques. Il faut une semaine au moins pour lire
ce livre. Cette montagne domine un lac. Il y a un écriteau à l'entrée du
cinéma. C'est un vantard, il cherche toujours l'occasion de se vanter. Jus-
tement il en a trouvé une. L'or est un métal précieux et très cher. Pasteur a
trouvé le moyen de guérir la rage, cette terrible maladie. Mon ami m'a
guidé dans le musée. Ce tableau est très connu. Notre-Dame de Paris est
un miracle de l'art.
13. a) Lisez les mots suivants:
un événement, les environs, une écriture, un cordonnier, une mar-
chandise, un moyen, une occasion, par hasard, représenter, se plain-
dre, la société, un ticket.
b) Ecrivez-les de mémoire et soulignez ce qui est difficile dans l'orthographe de ces
mots.
14. a) Ecrivez ces mots correctement sous la dictée du maître:
un événement
important
de la semaine
parler de
se rappeler
raconter
attendre
arriver
justement tendre
la main
une corde
b) Ecrivez les phrases suivantes et employez correctement ces mots.
rêvé (m) — rive (f)
Les de la Volga sont couvertes de forêts. Mon ... est de devenir
raconter — rencontrer
Notre guide nous a ... beaucoup de choses intéressantes. J'ai ... mon
ami au musée.
barque (f) — parc (m).
Allons au il y a un beau lac avec des n. de pêcheurs.
seau (m) — sot
Je n'aime pas ton chat, il est... . Prends un ... et va chercher de l'eau,
c) Ecrivez des phrases avec ces mots.
15. Ecrivez une petite rédaction. Décrivez une ville ou un village, employez les mots du
vocabulaire.
16. Etude du texte.
a) Lisez le texte et cherchez-y l'information sur:
les traditions révolutionnaires de Marseille;
l'histoire de Marseille.
Ce que les touristes ont à voir à Marseille.
b) Relisez le texte et précisez:
le rôle des participes passés devenu, arrivé, tendu dans les propositions:
..."La Marseillaise", devenue l'hymne de la République; les bateaux
de marchandises, arrivés de notre pays; une main d'amitié, tendue
vers notre pays.
le rôle du deuxième nom dans les grouoes de noms:
les bateaux de marchandises, une main d'amitié, manuel de français,
mais les barques des pêcheurs;
la signification de en dans la phrase:
... avec ses grands bâtiments comme on en trouve maintenant dans
toutes les grandes villes du monde, ...
la signification de ne ... que dans la phrase:
Tout le monde sait que ce n'est qu'une légende;
le temps des verbes:
Les Marseillais avaient apporté; la ville avait envoyé;
LECTURE ET CONVERSATION
la signification du pronom adverbial y dans la phrase:
Les Marseillais y avaient apporté;
le sens de l'expression en pleine mer. Comparez-la avec en pleine campagne, en
pleine forêt, en plein air, dites quel est le sens de l'adjectif plein dans ces expres-
sions et tâchez de les traduire en russe;
le sens des phrases:
Beaucoup de bateaux ont été construits.
Marseille a été fondée par les Grecs.
MARSEILLE
Quand on demande à un écolier russe quelles sont les villes
françaises qu'il connaît, il commence, bien sûr, par nommer Paris —
la capitale de la France. Et après? Quelle sera la deuxième ville qu'il
nommera? Là, les réponses seront différentes. Mais il est presque
sûr qu'un écolier nommera Marseille. Pourquoi?
La raison est bien simple. Marseille occupe une place à part1
dans la
famille des villes françaises.
Vous avez lu l'année dernière dans votre manuel de français qu'en
1792 cette ville avait envoyé à Paris des volontaires îpour défendre la
capitale révolutionnaire. Les Marseillais y avaient apporté "la Marseillai-
se", devenue plus tard l'hymne de la République.
Marseille, le plus grand port français, est comme une main d'amitié
tendue vers notre pays.
Dans le port de Marseille, on peut voir des bateaux de marchandises,
arrivés de notre pays. Beaucoup de ces bateaux ont été construits à Mar-
seille. Tout près de cette ville, on a bâti avec l'aide de notre pays une
grande usine métallurgique.
Marseille, grand port de la Méditerranée, est la seconde ville de Fran-
ce après Paris par la population et la troisième ville de France après Paris
et Lyon comme centre industriel.
Marseille est aussi une des plus vieilles villes françaises. Il y a plus de
deux mille cinq cents ans que Marseille (autrefois Massilia) a été fondée
par les Grecs. Ils sont venus s'installer à Marseille et dans d'autres villes
de la côte à 600 ans avant notre ère.
La plus vieille ville de France est aussi une des plus modernes avec
ses grands bâtiments comme on en trouve maintenant dans toutes les gran-
des villes du monde, ses cafés et ses restaurants à la mode.
1
une place à part — особое место
Les touristes qui viennent à Marseille ont beaucoup à voir. Ils com-
mencent, bien sûr, par le Vieux-Port où, vers la fin de la journée revien-
nent, pleines de poisson, les barques des pêcheurs. Ensuite on peut
visiter la belle cathédrale Notre-Dame-de-la-Garde. Quand on arrive
à Marseille par mer, on voit cette cathédrale de très loin, car elle domine
toute la ville.
Il est intéressant de faire une promenade à travers Marseille et de
visiter ses rues toujours pleines de monde, ses belles places, ses quartiers
anciens et modernes.]
On ne peut pas ne pas prendre le bateau pour aller voir en pleine mer,
le célèbre Château d'If où, comme nous l'a raconté Alexandre Dumas, le
Comte de Monte-Cristo a passé de longues années. Tout le monde sait
que ce n'est qu'une légende, mais pourquoi ne pas faire une belle prome-
nade en mer?
La ville s'est étendue tout le long de la mer. Le port de Marseille a une
importance commerciale énorme. La ville possède une industrie considé-
rable: se sont surtout des industries chimiques, des industries de construc-
tion mécaniques, des industries d'alimentation. Malgré ses industries nom-
breuses et variées, Marseille est avant tout port et une place de commerce1
.
17. Répondez aux questions:
Pourquoi Marseille occupe-t-elle une place à part parmi les villes fran-
çaises? Pourquoi appelle-t-on l'hymne national français la Mar-
seillaise?
Comment est le port de Marseille? Est-ce que Marseille est une ville
industrielle? Quelles industries possède Marseille? Est-ce que Mar-
seille est une ville ancienne? Par qui a-t-elle été fondée? Qu'est-ce
1
une place de commerce — центр торговли
qu'on a à voir à Marseille? Est-ce que Marseille est une ville animée?
Pouquoi les touristes vont-ils voir le Château d'If?
18. Parlez de l'histoire de Marseille, des curiosités de Marseille, du célèbre Château d'If,
de son rôle dans le commerce et l'industrie français.
19. Faites un petit rapport sur une grande ville française. Parlez de l'histoire de cette
ville, de son rôle économique et culturel.
20. Apprenez à traduire.
a) Lisez le texte Evry - ville nouvelle, dites comment est Evry.
b) Relisez le texte et notez les mots nouveaux.
c) Cherchez ces mots dans le dictionnaire.
d) Traduisez le texte par écrit jusqu'aux mots ... au Centre Commercial et à "l'Ago-
ra", et oralement jusqu'à la fin.
EVRY — VILLE NOUVELLE
Première née des villes nouvelles de la Région Ile-de-France, Evry,
s'est implantée dans une zone déjà urbanisée, à 25 km de Paris par l'auto-
route du Sud. La ville compte aujourd'hui 65 000 habitants.
A Evry, le béton se marie avec un environnement de grands espaces
verts. Les constructeurs ont cherché à rompre avec l'architecture des barres
et des tours qui ont tant enlaidi la région parisienne dans les années 50 et 60.
Ville de béton, mais ville où on ignore la voiture (les sous-sols abritent
d'interminables parkings) et où les enfants n'ont pas la notion du danger
automobile. La ville nouvelle offre une silhouette particulière avec ses fa-
meuses pyramides gros cubes de toutes les couleurs, et ses immeubles en
gradin face au Centre Commercial et à "l'Agora".
L'Agora associe théâtre, salle de sports, centres associatifs, commer-
ces, patinoire, piscine, restauration, cinémas. L'Agora est aujourd'hui le
lieu de toutes les animations de la Cité, le cœur de la ville nouvelle.
La population d'Evry est jeune (37% ont moins de 19 ans). La ville, bien
dotée de crèches et d'écoles et d'équipements scolaires en général, va devoir
se doter d'un 3e
lycée (évolution qu'on retrouve dans toute l'Ile-de-France).
Dans un site très bien desservi par les moyens de transports, la ville
est en plein développement. Au cours des 15 dernières années (les pre-
miers immeubles se sont élevés en 1970), 37 000 emplois s'y sont
créés, 650 sociétés industrielles et commerciales s'y sont installées et
4 secteurs y dominent aujourd'hui: 1) Informatique/ Electronique, 2) Mé-
canique, 3) Agro-alimentaire et 4) Imprimerie / Edition.
Conjuguant facilité de communication, qualité des services et dyna-
mique de l'environnement, avec des industries de haute technologie qui
connaissent un grand essor, Evry est un pôle important de développement
économique du Sud parisien.
2 1 . a) Décrivez une ville. Jouez une scène: vous et vos parents sont arrivés dans une ville
française. Vos parents ne parlent pas français. Vous vous promenez et vous décrivez
la ville à vos parents. Ils vous posent des questions sur ce qu'ils voient autour d'eux.
Voici le plan de la ville pour vous aider (voir page 113).
b) Faites un dialogue à partir de la situation suivante! Un homme est arrivé dans une
ville inconnue. Il est à la gare. Il s'adresse à un agent de police pour apprendre où se
trouve un hotêl (voir le plan à la page 113).
c) Jouez une scène. Une fillette a invité son amie à son anniversaire. Mais l'amie ne
connaît pas la ville et elle s'est perdue. Elle téléphone à son amie, lui décrit l'endroit
où elle se trouve et demande de lui indiquer le chemin.
d) Imaginez que vous habitez la ville représentée sur le plan. Ecrivez une lettre à
votre ami et décrivez la ville que vous habitez.
22. Lisez le texte et dites ce que vous pensez de l'homme qui fait le métier de guide dans
ce récit.
SUIVEZ LE GUIDE
L'auteur doit, pour la première fois, faire le métier de guide. Avec un groupe de
touristes étrangers il fait, en autobus, une promenade dans Paris. Malheureusement, le
"guide" ne connaît pas ce métier'.
Il me semblait que tous les touristes assis derrière moi comprenaient ce qui
se passait. Nous étions sur la place de la Concorde. Je sentis qu'on attendait
quelque chose de moi. Le chauffeur lui-même tourna la tête de mon côté. J'ap-
prochai le micro de ma bouche. Pour gagner du temps je dis:
— Un, deux, trois ... vous m'entendez?
Oui. Ils m'entendaient. Bon. Restait à leur dire quelque chose.
Nous traversons la place de la Concorde! criai-je pour me donner
du courage.
Puis, je fermai les yeux. J'attendais leurs questions: "Qu'est-ce que
c'est que cette place? Quels événements historiques y ont-ils eu lieu?
Et cet Arc de Triomphe, qui l'a construit? Et ces jardins, et ce palais?"
Nous nous arrêtâmes au centre de la place.
— A gauche, le jardin des Tuileries, à droite, les Champs-Elysées et
l'Arc de Triomphe, dis-je.
1
A nos jours chaque touriste qui visite le Louvre peut recevoir le plan du musée.
Avec peur, je regardai derrière moi. Ils tournaient tous tranquillement
la tête à gauche et à droite. Ils n'avaient pas l'air méchant. Mais alors ce
n'était peut-être pas si terrible, un touristeLi
Alors je dis la seule chose que je savais sur cette place:
— C'est ici que Louis XVI et Marie-Antoinette furent guillotinés.
Quelqu'un demanda:
— Où était la guillotine1
?
Je ne le savais pas. Je tendis le bras.
— Là, dis-je en montrant toute la place.
— Nous traversons la Seine, dis-je ensuite. Nous passons sur la rive
gauche.
Et je nommais les rues, les églises ou les monuments que je connais-
sais. Quand nous en rencontrions un que je voyais pour la première fois,
je demandais aux touristes de regarder de l'autre côté ou bien je parlais
d'autre chose que je connaissais mieux.
Tout alla donc assez bien jusqu'au moment où nous arrivâmes au Lou-
vre.
L'autobus s'était déjà arrêté devant le Louvre et moi je parlais tou-
jours de ... Versailles.
Pourquoi de Versailles? demanderez-vous.
C'est que, dans mon enfance, j'avais lu tous les romans d'Alexandre
Dumas et maintenant j'étais aidé par la reine Margot, d'Artagnan et le
Masque de Fer.
Tout cela m'emmenait assez loin du Louvre, mais les touristes ne s'en
plaignaient pas.
— Il est temps, me dit le chauffeur et me montra le palais.
— Comment, dis-je effrayé. On visite le Louvre?
— Naturellement! dit le chauffeur. Mais n'en faites pas plus que les
autres2
. Victoire de Samothrace, Vénus de Milo et "Joconde", ça suffit.
Ça oui! mais il fallait les trouver! Et je n'avais jamais mis les pieds au
Louvre.3
Cette fois c'était catastrophe!
A l'entrée du musée, je dis à mes touristes:
— Mesdames et messieurs, pour visiter le Louvre, il faut au moins
une semaine. Nous n'avons qu'un quart d'heure, c'est pourquoi nous ver-
1
la guillotine — гильотина (орудие казни)
2
n'en faites pas plus que les autres — не делайте больше, чем другие
3
Et je n'avais j a m a i s mis les pieds au L o u v r e . — A я никогда раньше не бывал
в Лувре.
rons seulement les trois trésors du musée.
Je marchais à la tête de mon groupe et mes yeux cherchaient de tous
les côtés l'un des trois chefs-d'œuvre.
Parfois, un des touristes regardait une statue et m'interrogeait.
— Pas le temps, pas le temps, disais-je sans m'arrêter.
J'avais peur de manquer un de mes trois chefs-d'œuvre. Justement
quelqu'un murmura:
— Tiens! La Vénus de Milo!
Je ne l'avais pas vue!
— Oui, je sais, mais nous allons d'abord voir la Victoire de
Samothrace.
Mais où était-elle?
Tout à coup, il y eut un miracle. Je me trouvais au pied d'un escalier
au haut duquel je Г aperçus. Montée sur un rocher, la Victoire de Samothra-
ce était au-dessus de nous !
Retourner à la Vénus de Milo ne fut ensuite qu'un jeu...
"Galerie des peintres italiens", disait un écriteau. J'y menais mon grou-
pe au galop. Mais comment trouver "la Joconde" parmi ces centaines de
tableaux? Cette fois j'étais perdu.
Mais, par bonheur, j'aperçus tout à coup devant moi un groupe de
visiteurs qui admiraient un tableau. C'était "la Joconde". Je fus sauvé.
Je trouvai la sortie sans trop de difficulté et je ramenai mon groupe à
l'autobus. La visite avait duré vingt-cinq minutes. C'était un bon résultat.
D'après G. A b é c a s s i s , Cent valises sur le toit
C o m m e n t a i r e s
Louis XVI et Marie-Antoinette furent guillotinés — корольЛюдовик XVI и королева
Мария Антуанетта были казнены (гипьотированы) на площади Согласия в 1793
году во время французской революции
Versailles — Версаль (великолепный загородный дворец французских королей, был
сооружен при Людовике XIV, сейчас он превращен в музей)
la Victoire de S a m o t h r a c e — Ника Самофракийская (античная статуя, изо­
бражающая крылатую женскую фигуру на скале; символизирующая победу)
la Vénus de Milo — Венера Милосская (античная статуя, изображающая богиню
любви)
"la J o c o n d e " — "Джоконда" (всемирно известная картина знаменитого итальян­
ского художника Леонардо да Винчи)
2 3 . Posez des questions sur le texte et répondez-y.
24. Parlez du Louvre, dites ce que c'était autrefois et ce que c'est à présent Nommez
quelques tableaux ou quelques sculptures célèbres qui se trouvent dans ce musée.
25. Vous devez piloter un groupe de touristes français qui sont venus dans notre pays.
Les touristes visiteront Moscou, Saint-Pétersbourg et votre ville natale. Dites ce que
vous leur montrerez et ce que vous leur direz de l'histoire de ces villes, de leurs
curiosités, de leur rôle dans la vie du pays.
26. Dites quelle ville du monde vous préfériez voir et pourquoi.
27. Dites quelle sera la différence entre les villes de demain et les villes d'aujourd'hui.
Parlez des moyens de transport.
28. Dites si vous êtes d'accord ou non:
a) chaque ville doit avoir son visage à elle, les villes ne doivent pas se
ressembler;
b) il faut conserver l'architecture des villes anciennes telle qu'elle
était autrefois.
29. Vous connaissez déjà les villes françaises, à présent parlons des villages. Lisez le
texte et dites si vous aimez le village.
La France a tant de jolies choses à voir... Dans les villages et les bourgs'
vous verrez son vrai visage.
1
le bourg — городок
Au centre du village il y a une place. Autour de la place et de sa
fontaine' se trouve la mairie avec son drapeau, l'école aux larges fenêtres,
tantôt silencieuse, tantôt pleine de chants ou de cris joyeux, les ateliers,
les boutiques, le garagiste, qui repare les autos et vend l'essence. Lors-
qu'on est fatigué on aime s'asseoir dans la salle fraîche de l'auberge,
devant un verre de cidre du pain blanc et du beurre doré. Les cris des
poules dans les basses-cours troublent seuls le silence. Voici qu'un trou-
peau d'oies traverse lentement la place, l'autocar s'arrête pour débarquer
des campagnards2
et leurs larges paniers; et là-bas, au pied du château, la
vieille église dresse son clocher pointu3
, au-dessus des croix blanches du
cimetière4
, un petit cimetière à l'ombre des arbres.
D'après G. Mauger
30. Décrivez le village français c o m m e vous le voyez à travers le texte. Ajoutez quelques
détails, voyez la photo à la page 100 et la poésie à la page 121.
31. Lisez ce texte et citez la phrase où Se résume l'humour du récit.
LE BEAU VOYAGE DE FRANÇOIS
François... François... Dans le petit village de Cassis, sur le Rhône,
tout le monde connaissait cet homme, non à cause de sa situation, qui
était modeste, il était cordonnier, mais parce qu'il était un célèbre van-
tard. François était Corse et il racontait que sa famille avait été très con-
nue dans l'île. Il parlait aussi beaucoup de ses voyages, de ses conversa-
tions avec des ministres et d'autres gens célèbres.
En cette année 1889, il était à la mode d'aller voir l'exposition de
Paris. Tous les journaux parlaient de cette merveilleuse exposition.
Depuis trois mois qu'elle était ouverte, personne des habitants de Cas-
sis, pas même M. Poland, le plus riche bourgeois de l'endroit, n'avait fait
ce voyage. Quelle magnifique occasion pour François de faire parler de
lui tous les habitants du village, s'il pouvait y aller! Mais Paris était loin
et le Voyage très cher.
Dans le village on ne parlait que de l'exposition. L'idée d'y aller ne
quittait pas notre vantard. Il en parla un soir à sa femme aussi bavarde que
lui, mais moins sotte comme nous allons le voir.
1
la fontaine — фонтан, водоём
2
le campagnard — деревенский житель
3
le clocher pointu — остроконечная колокольня
4
le cimetière — кладбище.
Elle Г écouta et lui dit:
— Mais, mon ami, c'est bien simple. J'ai un moyen qui te permettra
d'aller à l'exposition.
François ouvrit de grands yeux:
— Oui, d'aller à l'exposition, répéta Rosalie, avec très peu d'argent.
— Explique-toi.
— Voilà. En cette saison, tu n'as pas beaucoup de travail avec ton
métier. Imagine que dimanche je prépare la valise. A midi, aux regards de
tous, tu prends la diligence qui conduit à la gare.
— Et puis?
— Et puis? Quand il n'y a plus personne au guichet, tu prends un
billet pour Aubagne à 15 kilomètres d'ici.
— Et alors?
— Eh bien alors, tu n'as pas compris?
— Pas encore.
— A Aubagne tu te montreras le moins possible. Tu achèteras des car-
tes de l'exposition, on en vend partout, et vers six heures, le soir même, tu
reviendras à Cassis par la forêt. C'est vers onze heures que tu seras là.
Personne ne te verra. Tu te cacheras dans le grenier et au bout de huit jours
tu en rassortiras. Tout le monde croira que tu es revenu de Paris.
— Rosalie, tu es formidable, s'écria François.
Le lendemain, François annonça à ses voisins son départ, le dimanche
suivant pour Paris.
— Pas possible, disaient les uns.
— Tu as reçu un héritage? demandaient les autres.
— Il n'y a que les gens riches qui peuvent aller à l'exposition. C'est
sûr, il a reçu un héritage, oui, sans cela ...
— Chut, mes amis, disait tout bas François, c'est un cousin à moi de
la haute société qui m'invite. Je ne vous dis pas son nom, mais je sais
qu'il voit le ministre quand il veutj
Tous criaient: "Il a de la chance, François!"
Tout le village vint voir le cordonnier, quand dimanche il occupa la
plus belle place dans la diligence.
Vraiment François était quelqu'un...
A minuit, d'après le plan de Rosalie, il revint chez lui, sans rencontrer
personne, et s'installa dans le grenier. Il ne devait en sortir que le diman-
che suivant pour assister à son triomphe.
Les premiers jours, la maison de François était pleine de bonnes fem-
mes à qui Rosalie lisait les nouvelles les plus formidables et leur montrait
de temps en temps les cartes achetées à Aubagne.
Et chacun admirait la merveilleuse aventure.
t
Jusqu'à vendredi tout alla bien.
L'après-midi de ce jour-là, Rosalie, qui revenait de la fontaine, se
disputa avec une autre femme. Les gens du Midi sont vifs et curieux et
bientôt la rue était pleine de voisins.
— Oui, criait Rosalie, c'est parce que mon mari n'est pas là que tu te
permets de parler comme ça!
— Ton mari ! répondit Célestine, un paresseux qui mange ton argent à
Paris pendant que toi tu manges des pommes de terre à Cassis!
La femme n'avait pas terminé ces mots que la fenêtre du grenier
s'ouvrit et François, oui François qui était à Paris, montra sa tête et cria
d'une voix claire:
— Célestine, tu as de la chance! C'est parce que je suis à l'exposition
jusqu'à dimanche que je ne peux pas descendre pour te montrer si je suis
un paresseux.
Et la fenêtre se referma.
D'après L. S u s i n i, Fleurs nouvelles
Commentaires
l'exposition de Paris en 1889 — Всемирная выставка в Париже (к открытию этой
выставки была построена Эйфелева башня)
la diligence — дилижанс (экипаж, запряженный лошадьми, в котором пассажиры
путешествовали до появления железных дорог)
32. Trouvez les phrases qui correspondent au texte.
François était un homme modeste et peu bavard. Il aimait parler de
ses voyages et de ses rencontres avec les gens célèbres. En cette an-
née, c'était à la mode d'aller voir l'exposition à Paris. Les gens du
village sont allés la voir. François n'a pas pu y aller parce qu'il était
très pris par son travail. La femme lui a dit qu'il pouvait faire sem-
blant d'y aller. François a dit à tout le monde qu'il avait reçu un héri-
tage et qu'il irait à Paris. Puis, il est allé dans la ville voisine et là il
s'est caché chez des amis. D'abord, tout allait bien, sa femme racon-
tait à tout le monde que son mari était à Paris. C'était un triomphe.
Mais un jour, une femme de leur village a vu François dans la ville
voisine et a raconté cette nouvelle à tout le monde.
33. Remplacez les phrases de l'exercice 30 qui ne correspondent pas au texte par celles
qui y correspondent et faites ainsi le résumé du texte.
34. Vous avez passé vos vacances à la campagne, n'est-ce pas? Ecrivez une lettre à votre
ami français et parlez-lui de la campagne russe.
35. a) Apprenez à faire des dialogues. Exprimez votre point de vue sur la vie à la campa-
gne. Votre interlocuteur (собеседник) doit dire qu'il est du même avis. Employez
dans vos répliques les expressions suivantes:
Sans aucun doute.— Несомненно. P a r f a i t e m e n t — Вот именно.
F o r c é m e n t — Безусловно. Vous avez raison.— Вы правы.
M o d è l e :
A: Moi, je ne pourrais pas vivre toujours à la campagne. C'est
si ennuyeux.
B: Tu as raison. C'est tellement plus agréable de vivre en ville.
Voilà les premières répliques pour vos dialogues:
— La vie à la campagne est beaucoup plus calme que dans les villes.
— Les gens qui habitent la campagne sont forts et bien portants parce
qu'ils travaillent beaucoup en plein air.
— La vie dans les villages est devenue beaucoup plus confortable.
— La télévision ne peut quand même pas remplacer toutes les dis-
tractions qu'il y a dans les villes.
— A présent les habitants des villes préfèrent passer les week-ends
à la campagne.
— Quand même dans des villes il y a plus de distractions qu'à la
campagne.
b) Composez vous-mêmes des dialogues semblables, employez-y les expressions
données.
36. Apprenez le dialogue suivant. Remplacez le nom de la ville.
A: J'ai su que tu étais allé à Marseille cet été.
B: C'est vrai. J'y suis allé avec mes parents et mon frère.
A: Pourquoi avez-vous choisi Marseille et non pas quelque chose de
plus calme?
B: Un ami de mon père nous y avait invités. Mais on ne regrette pas.
Le voyage a été magnifique.
C'est possible.— Возможно.
Вот именно.
En e f f e t — Действительно.
Bien entendu.— Разумеется.
Ça oui!
Bien sûr!
Certainement!
Да, конечно!
C'est e x a c t — Верно.
SUJET LIBRE DE CONVERSATION
37. Discutons.
Les vacances d'hiver et les fêtes du Nouvel An et du Noël sont finies.
Les avez-vous bien passées? Où les avez-vous passées? Comment
préférez-vous passer vos vacances: rester en ville où aller à la campa-
gne, aller chez des amis ou des parents dans une autre ville, aller au
camp sportif ou rester chez vous? Comment avez-vous fêté le Nouvel
An et le Noël?
Quel temps faisait-il pendant les vacances? Avez-vous profité du beau
temps pour faire du sport et aller vous promener?
Parlez de la plus amusante journée de vos vacances.
Dites comment vous voudriez passer vos vacances d'hiver l'année
prochaine.
38. Apprenez les poésies.
LES VILLAGES
Les villages brillent au soleil dans les plaines,
Pleins de clochers, de rivières, d'auberges noires
Au soleil ou sous la pluie grise ou dans la neige
Avec des cris aigus de coqs, avec des blés,
Avec des chars qui vont lentement aux labours,
Avec des charrues qui sont couleur de lune,
Avec des voix de paysans qui ont des sabots lourds,
Avec des femmes qui ont la peau en terre brune...
... Ainsi vont les deux villages éparpillés
Sur les coteaux, aux flancs des coteaux, à leurs pieds,
Dans les plaines, dans les vallées, le long des gaves,
Près des routes, près des villes et des montagnes.
F. J a m m e s
SUR LE PONT-NEUF
Sur le parapet du Pont-Neuf de Paris
Qui est si vieux, je m'accoude et je rêve:
Un soir très doux d'automne s'achève
Dans la musique des causeries.
Je rêve: un bateau-mouche léger file
Vers Auteuil ou vers Saiht-Cloud;
Un pêcheur prend un goujon au bout
De son fil...
Je rêve: dans l'air doré Notre-Dame s'élève
Et Henri Quatre sourit sur le vieux pont
Par où belles et galants s'en vont.
Je rêve ...
T. К 1 i n g s о r
LES CHAMPS-ELYSÉES
Descendant les Champs-Elysées
Le flot des passants vous emporte
Parmi les gens de toutes sortes
Des grands des chauves des frisés
Des petits des blancs des bronzés
Qui traînent les pieds en cohortes
Et se hèlent d'une voix forte.
J'ai vu mon amie Elise et
Nous avons bien sympathisé
Au milieu d'une étrange escorte
On voit des gens de toutes sortes
Chez les peuples civilisés
Mais pas d'ours ni de chimpanzés
Sur les grands trottoirs qui débordent
Entre l'Etoile et la Concorde
Descendant les Champs-Elysées.
J . C h a r p e n t r e a u
LEÇON 7
HISTOIRE DE FRANCE
(ÉPISODES)
L'histoire de France est bien riche. Vous connaissez déjà ses événe-
ments importants: la lutte de Jeanne d'Arc contre les Anglais, la Révo-
lution française de 1789-1799, la guerre franco-prussienne de 1870-1871,
la Commune de Paris, la Résistance de la Seconde Guerre mondiale.
Parlez d'un de ces événements.
Dites qui était Jeanne d'Arc, pourquoi son nom est immortel.
Dites ce que vous savez sur la Commune de Paris, quand elle a été
proclamée, combien de jours elle a duré, quels militants de la Com-
mune de Paris vous connaissez.
Que savez-vous sur la guerre franco-prussienne? Qui a vaincu, les Prus-
siens ou les Français? Quel chant est né pendant cette guerre? Qu'est-ce
que ce chant est devenu plus tard? Quels récits sur la guerre franco-
prussienne vous avez lus, qui en est l'auteur? Parlez de la participation
de la France à la Seconde Guerre mondiale et de la lutte des Français
contre les fascistes.
Continuons à étudier l'histoire de la France!
ETUDE GRAMMATICALE
Si j'étais libre, j'irais voir cette exposition.
Les alpinistes seraient heureux s'ils pouvaient réaliser leur rêve.
Employez le mode conditionnel pour exprimer une action qui dé-
pend dans sa réalisation de certaines conditions.
Emploi du conditionnel présent dans la proposition indépendante
Je voudrais vous parler.
Voudriez (pourriez)-vous me montrer la station du métro la plus proche?
On pourrait faire quelque chose pour le blessé.
Il faudrait discuter le plan de l'expédition.
Le conditionnel présent dans la proposition indépendante peut ex-
primer la politesse, la possibilité, le désir, la supposition. Il est em-
ployé pour adoucir une demande, un désir, un conseil.
1. Lisez et apprenez la conjugaison du verbe parler au conditionnel présent:
Je parlerais français. - Nous parlerions italien.
2. Ecrivez les verbes suivants au conditionnel présent en mettant chacun à une per-
sonne différente:
faire, vouloir, tenir, pouvoir, envoyer, être, voir, avoir, savoir, s'ap-
procher, jeter, réunir, passer, apercevoir, aller, courir, dire.
j'irais
ils seraient
sont des formes
du conditionnel présent
Tu parlerais anglais.
Il parlerait allemand.
Vous parleriez espagnol.
Ils parleraient deux langues.
3. Relevez les verbes au conditionnel présent et dites comment on peut les différen-
cier du futur simple et de l'imparfait.
Tu devrais venir à temps. Ils feront un voyage pendant les vacances.
Ils devront finir ce travail. Ils pouvaient lire cet article. Ils feraient
ça avec plaisir. Il faudrait discuter le plan du travail. Il était content
de nos résultats. Il arriverait à temps s'il pouvait aller en avion. Ils
pourraient nous écrire. Nous irions au cinéma. Ils seront contents de
leur voyage. Il parlait à voix basse. Nous irons nous promener après
les classes.
4. a) Mettez les verbes suivants au conditionnel présent, choisissez les personnes où
il y a une croix (+) :
groupes de mots
il, elle, ils.
groupes de mots j e tu on nous vous
elles
lire un chapitre + +
avoir un livre + +
être satisfait + +
dire son opinion + +
faire un voyage + + +
pouvoir faire qch + +
dormir tranquillement + +
suivre un itinéraire +
aller en avant + + +
devoir faire qch + +
s'arrêter devant la porte + + +
venir à la rencontre + +
conduire un malade + +
b) Faites de petites phrases avec les verbes donnés.
M o d è l e : Je lirais volontiers ce livre.
5. Lisez les phrases suivantes, justifiez l'emploi du conditionnel présent, traduisez-les.
Pourriez-vous me montrer le chemin? Ça me ferait plaisir d'entendre la
musique de Beethoven. Je voudrais vous demander une aide. Tu de-
vrais parler plus bas pour ne pas réveiller ta petite sœur. Auriez-vous la
bonté de me conduire auprès du directeur? Un tel travail demanderait
plusieurs mois. Nous serions bien contents de vous voir chez nous.
J'aimerais aller à la mer cet été. Est-ce qu'il viendrait samedi soir pour
repartir lundi matin? Dimanche, je voudrais aller au bois.
6. a) T r a n s f o r m e z les phrases en mettant les verbes au conditionnel présent et
traduisez-les.
M о d è 1 e: Tu dois être plus gentil avec ta sœur.— Tu devrais être
plus gentil avec ta sœur. Тебе следовало бы быть более любезным
с твоей сестрой.
Voulez-vous fermer la fenêtre? Peux-tu me prêter ton manuel? Vous
serez bon de me rappeler son nom. Il faudra discuter tout d'avance.
Ne pourrez-vous pas dire quelques mots sur votre voyage en France?
b) Exprimez le désir, la supposition ou la politesse, employez les verbes au conditionnel.
ETUDE LEXICALE
7. a) Ecoutez le texte suivant et tâchez de comprendre les mots nouveaux. Si le sens
d'un mot n'est pas clair, voyez les explications ou consultez le dictionnaire.
Le jour de la Libération, lors de la Seconde Guerre mondiale dans
les villes et les villages français, on dépose des fleurs en l'honneur des
citoyens, qui ont mené une dure lutte pendant l'occupation fasciste et
ont sacrifié leur vie dans cette lutte.
Voici l'histoire d'un groupe clandestin de combattants qui a lutté
dans une petite ville au bord de la mer. On a appris l'histoire de ce
groupe grâce à un combattant qui a pu conserver le dernier rapport du
chef. A ce moment-là, cet homme était blessé et se trouvait à l'hôpital.
Dans son rapport, le chef parle de la lutte que les combattants de
son groupe menaient contre les fascistes. C'étaient des hommes coura-
geux, fidèles à leur Patrie et qui ne craignaient rien. Ils publiaient des
tracts et un journal clandestin, les jours de fêtes ils suspendaient de
nombreux drapeaux tricolores aux murs des maisons, ils sauvaient les
patriotes et tuaient les ennemis.
Une fois, les combattants ont lancé des grenades dans un théâtre au
cours d'une réception des fascistes. Une autre fois, quand il y avait une
brume épaisse, ils ont attaqué un groupe de soldats, qui était en train de
se reposer, et ont pris quelques prisonniers.
Mais parmi ces hommes courageux, il y avait un lâche qui avait peur
des fascistes. Ses camarades avaient confiance en lui, mais lui, il n'atten-
dait que le moment pour se rendre à l'ennemi. Un jour, il a réalisé son
plan et a nommé tous ses camarades. Le groupe a dû se séparer et se
cacher. Mais les fascistes ont trouvé et ont arrêté les patriotes. Tous, ils
ont été tués, excepté celui qui à ce moment se trouvait blessé à l'hôpital.
Dans son dernier rapport, le chef du groupe parle de cette affaire et
prie de punir le lâche et de venger les patriotes.
b) Lisez attentivement les explications:
bourgeois: comparez ce mot avec le mot russe analogue.
cas (m): ce qui arrive. C'est un cas rare.
combattant (m): celui qui se bat contre l'ennemi, pour la liberté, pour
la paix. Un ancien combattant,
combat (m): c'est l'action de se battre. Un combat est une opération
militaire moins importante qu'une bataille.
combattre
combattant (m)
combat (m)
sont des mots
de la même famille
déposer: mettre en un endroit. On a déposé des fleurs au pied du monu-
ment.
fidèle: qui fait ce qu'il a promis, qui ne trompe pas. Un ami fidèle,
hôpital (m): c'est une maison où on soigne les malades et les blessés,
lâche (m): qui manque de courage. C'est un lâche: il s'attaque aux fai-
bles.
lâche Ф courageux.
nombreux: en grand nombre. Le savant a fait de nombreuses expérien-
ces.
au cours de = pendant: Le chien s'est perdu au cours de la promenade,
brume (f) = brouillard épais, surtout au-dessus de la mer: La brume
empêche les bateaux d'entrer au port,
craindre = avoir peur: Il craint le froid.
grâce à = au moyen de: Grâce à son application il est devenu un bon
élève.
haine (f) Ф amour (m): Cet homme ne peut pas cacher sa haine.
sont des mots
de la même famille
nombre (m)
nombreux
prier: demander à quelqu'un de faire qch. Il l'a prié de venir à temps.
publier: faire paraître un livre, un journal. Publier de nombreux romans,
réception (f): recevoir une ou plusieurs personnes. A la Mairie, il y a
une réception aujourd'hui.
se séparer: s'en aller chacun de son côté. Il est tard, il faut nous séparer,
tricolore: de trois couleurs. Le drapeau de la France est tricolore.
être en train de: Je suis en train de m'habiller pour sortir.= En ce mo-
ment, je m'habille pour sortir,
rapport (m): Le lieutenant a fait son rapport au général,
surtout: J'aime surtout la géographie,
taille (f): C'est un homme de grande (haute) taille.
c) Trouvez ces mots dans le dictionnaire:
affaire (f) confiance (f) honneur (m) sacrifice (m)
d'ailleurs avoir confiance en l'honneur de sacrifier
d) Elargissez votre vocabulaire.
Le suffixe -eur ajouté au verbe forme des substantifs du masculin
qui marquent une personne d'après son occupation.
M o d è l e :
travailler — un travailleur, chanter — un chanteur.
Le préfixe in- (im-) marque habituellement l'opposition à la signi-
fication du radical.
M o d è l e :
possible — impossible, variable — invariable.
se rendre
remettre ses armes et sa personne à l'ennemi
La ville s'est rendue.
aller dans un lieu
Je me suis rendu à la ville.
épais
Le brouillard était si épais que l'on ne voyait rien,
un mur épais (gros)
citoyen (m)
clandestin: Nina Sagaïdak et ses camarades ont organisé un groupe
clandestin pour lutter contre les fascistes.
8.- Reliez les mots des deux colonnes et faites-les entrer dans des phrases.
M o d è l e : une fumée épaisse.
9. Remplacez les points par les mots: publier, prié, surtout, grâce à, fidèle, rendue,
craint, la brunie, dur.
Mon père aime ... la pêche.... empêche les bateaux de sortir du port.
On l'a ... de ne pas faire de bruit. Cette ville s'est... pendant l'occu-
pation. Il fait un travail très .... Cet écrivain vient de ... un nouveau
roman. ... son travail il est devenu le meilleur de la classe. Ce vieil
homme beaucoup le froid. Le chien est un ami ... de l'homme.
10. a) Trouvez les mots russes qui sont analogues aux mots français:
le lieutenant, publier, le rapport, la ferme, le général, l'officier, l'hô-
pital, bourgeois.
b) Faites des phrases avec ces mots.
/ Z
11. Remplacez les points par les mots et les groupes de mots: être en train de, se
séparer, de haute taille, combattants, nombreux.
Cet homme n'est pas petit, il est... . Hier a eu lieu la rencontre des
anciens .... Le groupe de combattants qui menait une lutte clandes-
tine était... . II est déjà tard, il faut À . У... regarder la télé quand
mon ami est venu.
12. Lisez les phrases suivantes, faites attention aux mots nouveaux, traduisez-les.
Les combattants s'avancèrent, le drapeau tricolore en tête. Les pa-
triotes étaient prêts à tous les sacrifices et ils ne perdaient pas con-
fiance en l'avenir. Les partisans qui publiaient un journal clandestin
pendant l'occupation risquaient leur vie. On a organisé une mani-
festation en l'honneur des patriotes qui ont sacrifié leur vie et on a
déposé des fleurs au pied de leurs monuments. Il y a eu une récep-
tion en l'honneur des anciens combattants. Au cours de cette récep-
une fumée
un brouillard
épais
particulier
nombreuse
de haute taille
de petite taille
importante
terrible
épaisse
une affaire
i un homme
un garçon
une famille
un cas
la haine
5 Французский язык, 7 кл.
129
tion on a chanté la Marseillaise. Il n'avait plus de haine pour son
ennemi. Les lâches ne pouvaient pas lutter contre l'ennemi.
13. a) Lisez les mots suivants:
craindre, épais, grâce à, clandestin, une taille, un rapport, une af-
faire, d'ailleurs, un citoyen, l'honneur.
b) Ecrivez-les de mémoire et soulignez ce qui est difficile dans l'orthographe de
ces mots.
c) Changez une lettre dans chaque mot et vous aurez un autre mot. Traduisez
ces mots:
un cas, lâche, une taille, la haine.
d) Faites entrer le mot (un) train ou l'expression en train de dans les phrases sui-
vantes. Traduisez ces phrases:
Le ... entre en gare. Les voyageurs sont ... déjeuner. Les fascistes
étaient... écouter la radio allemande quand les partisans les ont atta-
qués. Il y a trop de monde dans ce ... .
14. Ecrivez une petite rédaction sur la lutte des partisans, employez le lexique étudié.
LECTURE ET CONVERSATION
15. Etude du texte. ,
a) Lisez le texte et cherchez-y l'information suivante:
ce que devaient faire Jean et ses soldats;
les raisons pour lesquelles les soldats sont allés à la ferme;
qui les a aidés;
s'ils ont pris le général.
b) Relisez le texte et précisez:
le temps des verbes et leur emploi:
On pourrait faire un bon coup. Il faudrait y arriver doucement. Jean
était parti. Le brouillard avait disparu. Le soldat avait reçu un coup
de sabre;
le temps et l'infinitif des verbes:
ils eurent, ce fut, on fit, on vit;
le temps des verbes. Voyez pour cela le temps du verbe être:
Les Prussiens furent renversés et assommés. Un soldat fut mis dans
la voiture;
la signification des verbes faire et se mettre à devant un autre verbe à l'infinitif:
On le fit monter dans la voiture. Ils se sont mis à rire;
le rôle du participe passé enveloppé dans la phrase:
Un Prussien enveloppé dans son manteau ... ;
ce que veut dire le mot sans dans les phrases:
On avançait sans rencontrer personne. Il regardait le soldat sans rien
dire. Est-ce qu'on peut y aller sans se faire remarquer?
la signification du mot coup dans les groupes de mots:
faire un bon coup, un coup de fusil, un coup de sabre;
le sens des phrases:
Il allait et venait le long du mur. Ils n'eurent même pas le temps de
jeter un cri d'alarme.
L'histoire que vous allez lire se passe pendant la guerre franco-prussienne. La France
est occupée par les Prussiens. Mais la lutte continue. Jean Defert est un patriote
français qui, avec ses camarades, lutte contre les occupants.
Jean était parti à la tête d'un petit groupe de soldats pour faire une
reconnaissance. Une brume froide de décembre rampait tristement sur
la plaine. On avançait sans rencontrer personne. La campagne semblait
morte. Enfin, les soldats arrivèrent à une carrière abandonnée.
"Descendons, dit Jean. Nous nous reposerons un peu et nous ver-
rons ensuite."
Un des hommes, qui avait fait quelques pas à l'entrée d'une des
galeries s'écria de surprise. Par terre, il y avait de la paille; un homme
était là, assis, immobile. Il regardait le soldat sans rien dire. Jean s'ap-
procha, lui aussi.
— Eh, l'homme! dit-il au paysan, que faites-vous donc là?
— Je suis en train de mourir de froid et de faim, dit l'homme. Oh!
les brigands!
— Qu'est-ce qui vous est arrivé?
— Ils sont là, dans ma ferme, tout près d'ici. Ils ont tout pris, tout!
Je les ai priés de laisser quelque chose, ils se sont mis à rire, et m'ont
jeté à la porte comme un chien. Ils ont dit que je dérangerais le général.
Au mot de "général", Jean eut une idée. "On pourrait faire un bon
coup", pensa-t-il, puis il demanda au paysan:
LES BRAVES GENS
— Combien sont-ils?
— Une vingtaine au moins. Mais ils ont beaucoup bu et maintenant
ils dorment. -
Jean réunit ses hommes et leur parla.
— Ça y est! répondit un des soldats, nous sommes prêts à vous
suivre.
— Nous allons vous venger, dit Jean au paysan. Mais il faut nous
montrer le chemin. Est-ce qu'on peut y aller sans se faire remarquer?
— Par ce brouillard on passera sans danger. Il y a devant la maison
des arbres et des buissons. Il faudrait y arriver tout doucement et sauter
par-dessus le chemin.
— En route, dit Jean à ses soldats. Le général doit avoir une serviet-
te avec des choses intéressantes. C'est une chance! Seulement chacun
doit faire ce que je lui ai dit.
Le paysan marchait en tête. Jean et les soldats le suivaient. Le
brouillard était si épais que l'on ne voyait rien à trente pas devant soi.
Bientôt on tourna à droite, et au bout de deux cent pas le paysan s'arrê-
ta. Derrière les buissons on apercevait le toit d'une ferme avec des ar-
bres tout autour. Jean s'avança pour regarder. Un Prussien enveloppé
dans son manteau, le sabre au poing, allait et venait le long du mur de la
ferme.
Puis, un autre Prussien parut à la porte de la ferme et s'approcha du
premier. C'était un officier de haute taille, mince et blond avec d'énor-
mes moustaches.
Jean fit un signe à ses camarades et, un moment après, les deux
Prussiens furent renversés et assommés. Ils n'eurent même pas le temps
de jeter un cri d'alarme1
.
Jean et ses soldats entrèrent à l'intérieur de la ferme. Plusieurs Prus-
siens dormaient dans la paille sur le plancher. Ce ne fut pas difficile de
les désarmer2
. Quatre autres Prussiens étaient dans la cuisine. Ils se le-
vèrent à la vue des fusils et se rendirent en criant: "Nous, amis des
Français!" Vite, on lia les mains à tous les Prussiens.
"Allez, partez d'ici! Et vite!" Ils n'attendirent pas qu'on le répète
encore une fois.
Le général se trouvait dans la plus grande chambre. Il était gros et
respirait difficilement. Il dormait dans son fauteuil.
1
jeter un cri d'alarme — поднять тревогу
2
désarmer — обезоружить
Tout à coup on entendit deux coups de fusil, le bruit d'une lutte, et
la porte s'ouvrit. Jean et quelques soldats entrèrent dans la chambre.
— Général, dit Jean avec politesse, vous êtes mon prisonnier. La
lutte est impossible. Rendez-vous!
Le général semblait ne rien comprendre à ce qui se passait.
"N'oublions pas la serviette!"
On lui lia les mains à lui aussi, et on le conduisit dans la cour. Là, on
le fit monter dans une voiture. Un des soldats qui avait reçu un coup de
sabre fut mis dans la voiture avec le général.
Il fallait se dépêcher.
Le fermier montra le chemin aux vainqueurs. Le brouillard avait dis-
paru et bientôt on vit au loin une colline avec une petite église entre les
arbres, et une grande maison à trois cheminées qui dominaient la colline.
"C'est là! nos soldats sont là, dit Jean; mes amis nous sommes sauvés."
Enfin on rencontra des soldats français et, une heure après, Jean
faisait son rapport au colonel.
Au bout de très peu de temps, il devint lieutenant. "Si cela continue,
écrivait-il à sa mère, un de ces jours je me réveillerai colonel..."
D'après J. G i г a г d i n, Braves gens
16. Prouvez par des citations du texte que:
les soldats ne savaient pas qu'un général prussien était à la ferme;
les Prussiens ne s'attendaient pas à une attaque des Français; le pay-
san a beaucoup aidé les soldats; le plan des Français a réussi.
17. Développez ces idées.
M o d è l e :
C'était pendant la guerre franco-prussienne. La France était occu-
pée. Un groupe de soldats français dirigé par Jean Defert est parti
pour faire une reconnaissance-. Il faisait froid, il faisait mauvais
temps. Les soldats n 'ont rencontré personne.
Un groupe de soldats français est parti pour faire une reconnaissance.
Dans une carrière abandonnée, les soldats ont eu une rencontre inat-
tendue.
Le paysan leur a parlé des Prussiens.
Les soldats ont décidé d'attaquer les Prussiens.
Le paysan les a beaucoup aidés.
Grâce à la brume épaisse les Français n'ont pas été aperçus par les
Prussiens.
Leur attaque était inattendue, les Prussiens se sont rendus et les Fran-
çais les ont désarmés. Les Français ont pris un général prussien.
18. Parlez des traits de caractère des soldats français et du paysan d'après le texte.
19. Apprenez à traduire.
En 1989, le peuple français a fêté le 200* anniversaire de la Révolution française
qui a proclamé la Déclaration des droits des hommes. Lisez le texte et tâchez de le
comprendre.
Traduisez le texte par écrit jusqu'aux mots: La Bastille capitule et le reste — ora-
lement.
14 JUILLET
14 juillet 1789. Prise de la Bastille... La date la plus célèbre de l'his-
toire de France, fête nationale.
Ce 14 juillet 1789, tôt dans la matinée, le peuple de Paris s'empare de
trente-deux mille fusils stockés à l'Hôtel des Invalides. C'est là une fière
réponse à la royauté qui a massé autour de la capitale des régiments étran-
gers. Un torrent humain roule vers la Bastille, la prison-forteresse tant
haïe, dont les batteries sont pointées sur les quartiers populaires.
A la Bastille! A la Bastille!
Le siège va durer quelques heures. Les cadavres jonchent la cour.
Le gouverneur de Launay menace de faire sauter la forteresse. On le
désarme. La Bastille capitule.
Toute la nuit, les citoyens en armes se tinrent en alerte, prêts à ripos-
ter aux régiments du roi. La cour était à Versailles. Apprenant la prise
de la Bastille, Louis XVI gémit: "C'est donc une révolte?"
— Non, sire, lui répondit-on, c'est une révolution.
Le soir même de la victoire, la démolition de la Bastille commença.
Le 14 juillet 1790, on planta un bois au milieu des ruines, on accrocha des
lampions aux branches et on dansa. Ce fut le premier bal du 14 juillet.
20. Vous savez que le peuple français a courageusement lutté contre les occupants lors
de la guerre franco-prussienne. Plus tard il a mené une dure lutte contre les fascistes.
Lisez le texte et dites qui a lutté contre les occupants et pendant quelle guerre c'était.
LES CINQ DE BUFFON
Juin 1940:
Un grand malheur s'abat' sur Paris, sur la France. La France est
occupée par les armées hitlériennes.
1
un malheur s'abat — несчастье обрушивается
Les Allemands entrent dans un Paris triste et silencieux. Les rues
sont vides, les volets des fenêtres fermés. On dirait que Paris est mort.
Mais le cœur d'un vrai Parisien sent sous ce silence qu'une dure lutte
contre l'ennemi approche, une lutte qui durera quatre longues années.
Le nombre de combattants grandit de jour en jour. Il est impossible de
nommer tous les héros de la Résistance, la liste en est trop grande. Mais
Paris ne les oublie pas et ne les oubliera jamais.
Une toute petite feuille de papier est collée au mur du couloir, à
hauteur de visage. Elle porte seulement quelques mots: "Le 11 novem-
bre, tous à l'Etoile!"
Ils sont sept ou huit à la regarder, leurs cartables à la main.
— Qu'est-ce qu'il y aura, à l'Etoile?
— Une manifestation. Il paraît qu'on doit déposer des fleurs sur le
tombeau du Soldat inconnu.
— Et comment y aller, si on a des cours? Le 11 novembre ne sera
pas jour férié1
, cette année.
— Moi, je n'irai pas. La politique, c'est dangereux en ce moment.
— Venez! On va être en retard.
Les lycéens se mettent à courir... Une heure plus tard, quand sonne
la récréation, la feuille est déjà déchirée.
Dans un coin de la cour, quatre garçons se retrouvent. Trois de "pre-
mière": Lucien Legros et Pierre Benoît, deux grands amis, Pierre Gre-
lot, et enfin leur aîné, Jacques Baudry, élève de terminale.
— Alors? interroge le dernier.
— Ça va! répondent les trois autres. On a collé des feuilles partout.
— Très bien. J'ai vu ça. Et maintenant, il faut parler à des gars sûrs.
Il faudrait être nombreux à l'Etoile...
Il faut se séparer. Parmi les professeurs du lycée il y a des traîtres.
Autour des quatre, dans plusieurs groupes, on discute, un tract à la main:
"Etudiant de France! Le 11 novembre est pour toi un jour de fête
nationale.
Tu iras porter des fleurs au Soldat inconnu à 17 h. 30. Tu n'assiste-
ras pas aux cours.
Le 11 novembre 1918 fut un jour de grande victoire. Le 11 novem-
bre 1940 sera le signal d'une plus grande encore2
.
Vive la France!
1
(un) jour férié — праздничный день
2
Le 11 novembre 1940 sera le signal d'une plus grande e n c o r e . — 11 ноября 1940 года
будет знаком еще более великой победы.
(Recopie ces lignes et passe-les à ton camarade!)"
C'est dans un quartier bourgeois de Paris que se dressent les vieux
murs du lycée Buffon, loin du Quartier Latin où bat le cœur de la jeu-
nesse étudiante. Mais cela n'empêche pas les élèves de savoir qu'à l'Uni-
versité on organise des manifestations, qu'on n'assiste pas aux cours
des professeurs-traîtres, que les Allemands ont arrêté le grand savant
Paul Langevin et qu'on a défendu la manifestation du 11 novembre.
Le 11 novembre, à 16 heures, des élèves vont vers le métro. Combien
sont-ils? On ne sait pas. Les quatre garçons sont parmi les premiers.
Déjà, depuis le début de l'après-midi, les larges allées des Champs-
Elysées sont pleines de monde. On va vers l'Etoile, des bouquets de
fleurs à la main.
Place de l'Etoile, où se trouve le tombeau du Soldat inconnu, c'est
plein de manifestants.
Et voilà que de l'avenue Victor Hugo arrivent les lycéens, le drapeau
tricolore en tête. Ils sont des centaines et des centaines, de Condorcet, de
Carnot, de Buffon... Ils crient: "Vive la France! A bas Hitler!" On entend
la Marseillaise. Les quatre de Buffon chantent avec tout le monde.
A 17 heures, sur la place arrivent des Allemands et des policiers
français. Des SS dans leurs uniformes noirs descendent des camions.
Les voitures allemandes roulent dans les avenues et tâchent d'écraser
les jeunes qui courent...
— Restons ensemble! crie Jacques Baudry. Restons ensemble!
Alors on entend des coups de fusil. Les soldats allemands tirent. Les
camions sont pleins d'étudiants qu'on a arrêtés. On les bat. Le sang coule.
Baudry, Grelot, Legros et Benoît réussissent à partir. Quelques-uns
de leurs camarades ont moins de chance:
— Le fils de Burgard a été arrêté!
— Qui?
— Le fils du prof d'histoire: Burgard.
— Ah! oui...
— Tu as vu, dis, tout ce monde?
— On était des milliers.
— Plus! Il y avait des manifestants jusqu'à la Concorde.
— Ils doivent être contents, les Allemands.
Après le 11 novembre, les facultés de Paris sont fermées un mois.
Mais longtemps encore on parlera de cette journée dans les lycées et les
collèges de la Région parisienne.
(à suivre)
C o m m e n t a i r e s
les cinq de Buffon — пять учеников лицея Буффон в Париже
le 11 n o v e m b r e 1918 — 11 ноября 1918 года — дата подписания перемирия между
в о ю ю щ и м и сторонами в Первой мировой войне; национальный праздник
Франции
l'Etoile — площадь Звезды в Париже (сейчас эта площадь носит имя генерала де
Голля — Place Charles de Gaulle — / 'Etoile)
Paul Langevin ( 1 8 7 2 - 1 9 4 6 ) — Поль Ланжевен (известный ученый, физик)
2 1 . Répondez aux questions:
Quel malheur s'abat sur la France en 1940? Comment Paris reçoit-
il les Allemands? Est-ce que le peuple de Paris a lutté contre les
hitlériens? Est-ce que la France garde le souvenir des combattants
de la Résistance? Qu'est-ce que les élèves du lycée Buffon ont lu un
jour au mur du couloir? Pourquoi a-t-on organisé la manifestation le
11 novembre? Qu'est-ce qui s'est passé à la Sorbonne? Qu'est-ce
qu'on pouvait voir à la place de l'Etoile le 11 novembre dans l'après-
midi? Comment ont réagi les Allemands? Est-ce que Baudry, Gre-
lot, Legros et Benoît ont réussi à partir?
2 2 . Faites le plan du récit.
23. Résumez le récit d'après votre plan.
24. Lisez la fin du récit "Les cinq de Buffon" et cherchez les réponses aux questions
suivantes:
Qui est le cinquième du groupe de Buffon?
Pourquoi doivent-ils mener une lutte clandestine?
Comment luttent-ils contre les Allemands?
Les quatre de Buffon sont plus occupés par leurs discussions, leurs
tracts que par leurs études. D'ailleurs, ils sont cinq maintenant. Jean
Arthus, un nouveau, entre dans leur groupe. Il a seize ans, son père est
médecin, auteur de beaucoup de livres scientifiques.
A la police, on commence à s'occuper de Buffon et de ces cinq
jeunes qui s'agitent dans l'ombre. On ne connaît que leurs noms de
guerre: Marchand, André, Francis, Paul, Jeannot...
On s'intéresse aussi aux professeurs. Surtout à Raymond Burgard,
professeur d'histoire. Il est le chef du groupe Valmy, qui publie un jour-
nal clandestin et qui organise, le 11 mai 1941, une manifestation devant
la statue de Jeanne d'Arc.
En avril 1942, le professeur Burgard est arrêté. Les Allemands trou-
vent chez lui des tracts.
Au lycée, on ne parle que de ça.
Les cinq organisent encore une manifestation. On chante la Mar-
seillaise, on lance des tracts. Les policiers et la Gestapo arrivent aussi-
tôt. On cherche les meneurs'. Un professeur de Buffon réussit à faire
fuir Arthus et Legros par le bâtiment des "petits". Les trois autres se
cachent dans les caves. Ils ne sont pas découverts par les Allemands qui
fouillent tous les bâtiments.
Seulement deux amis, Benoît et Legros, ont été découverts. Ils ne
pourront plus revenir au lycée, ni même rentrer chez eux. La police les
attend.
La lutte clandestine commence. Les cinq attaquent des officiers et
des soldats allemands, ils lancent des grenades au cours d'une réception
à bord d'un bateau sur la Seine, ils écrivent des tracts.
Mais les lycéens sont trahis et arrêtés. Seul Benoît réussit à fuir. Ce
garçon de dix-sept ans devient chef d'un groupe de partisans.
Au cours de l'incendie de dix avions sur un aérodrome non loin de
Paris il est blessé. Le 22 août, il est arrêté par la police française et
retrouve ses camarades à la prison.
Le 15 octobre, ils sont condamnés à mort. Mais les garçons ne per-
dent pas courage. Ils savent pourquoi ils vont mourir. Ils sont prêts à ce
sacrifice.
Le 3 février 1943, on les réveille très tôt dans leurs cellules. Chacun
reçoit un crayon et une feuille de papier.
Voilà quelques lignes des lettres qu'ils ont écrites à leurs parents la
veille de leur mort.
Jean Arthus à son père:
"Je sais que c'est un coup très dur pour toi; mais j'espère que tu es
assez fort et que tu sauras continuer à vivre sans perdre confiance dans
l'avenir."
Jacques Baudry à ses parents:
"Je serai courageux jusqu'au bout. La guerre sera bientôt finie. Vous
serez heureux dans la paix, un peu grâce à moi. Courage. Vivez..."
Pierre Benoît à ses parents, à ses amis:
"C'est fini; on vient nous chercher pour nous fusiller. Nous partons
en chantant. Courage!"
Pierre Grelot à ses parents:
1
(un) meneur — вожак
"Je vais être fusillé ce matin à onze heures. Pauvres parents chéris,
sachez que ma dernière pensée sera pour vous. Je saurai mourir en vrai
Français."
Lucien Legros à ses parents, à ses amis:
"Nous allons mourir le sourire aux lèvres. Je meurs pour la France,
donc je ne regrette rien."
Les cinq de Buffon on été décorés à titre posthume de la médaille de
la Résistance, de la Croix de guerre et de la Légion d'honneur. A l'en-
trée du lycée Buffon, il y a une plaque commémorative1
avec leurs noms.
Le pont du Château, sur la Seine, s'appelle aujourd'hui: pont des Cinq
Martyrs du lycée Buffon. Et au jardin du Luxembourg on peut voir un
monument élevé en leur honneur.
D'après B. S о 1 e t, Ceux de Buffon
25. Posez des questions sur le texte et répondez-y.
26. Parlez des cinq jeunes héros du lycée Buffon.
27. Préparez de petits rapports sur l'histoire de la France. Voici les événements les plus
importants que vous connaissez déjà:
L'exploit de Jeanne d'Arc.
La prise de la Bastille.
La Commune de Paris.
L'histoire de la Marseillaise.
La Seconde Guerre mondiale et la Résistance.
28. a) Apprenez à faire des dialogues. Vous n'êtes pas d'accord avec votre interlocu-
teur, exprimez-le. Employez dans vos répliques les expressions suivantes:
Vous vous trompez.— Вы ошибаетесь. Au contraire.— Напротив.
Mais non! — Да нет же! Pas précisément.— Не совсем так.
Bien au contraire.— Как раз наоборот. Vous avez tort.— Вы ошибаетесь.
M o d è l e :
A: Ce sont les soldats et les officiers de l'armée française qui ont
pris part à la Résistance.
B: Mais non! Tu as tort. Ce ne sont pas seulement les officiers et
les soldats, mais tout le^peuple français qui a lutté contre les
fascistes.
1
une plaque commémorative — мемориальная доска
Voici les premières répliques pour vos dialogues:
Ce sont les Marseillais qui ont composé la Marseillaise.
Jeanne d'Arc a été tuée pendant une bataille.
Ce sont les Prussiens qui ont pris et détruit la Bastille.
La Bastille était un palais du roi.
Il me semble que parmi les Communards il n'y avait ni femmes ni
enfants.
b) Composez vous-mêmes des dialogues semblables, employez-y les expressions
données.
29. Apprenez le dialogue suivant (pour la succession des travaux voir p. 24). Rempla-
cez les mots avec des astérisques.
A: Où allez-vous?
B: Je vais faire des courses*.
A: Pourriez-vous mettre cette lettre à la boîte**? Il y en a une au
coin de la rue.
B: Avec plaisir!
A: Ça ne vous dérangera pas?
B: Pas du tout.
SUJET LIBRE DE CONVERSATION
30. Discutons.
Qu'est-ce qu'il y a eu d'intéressant le mois dernier?
Les artistes et les sportifs sont très populaires, tout le monde les
connaît, n'est-ce pas? Pourquoi sont-ils si populaires, qu'en pen-
sez-vous? Quels sont les artistes et les sportifs que vous aimez le
mieux? Qui préférez-vous, les artistes ou les sportifs, pourquoi? A
quel spectacle ou à quelle compétition sportive avez-vous assisté
dernièrement? Quelle carrière vous semble plus intéressante: celle
d'un artiste ou celle d'un sportif? Qu'est-ce qui vous attire le plus
dans le métier de l'artiste et du sportif? Qu'est-ce qu'il faut faire
pour devenir un grand artiste ou un grand sportif?
31. Apprenez la poésie.
LE CHANT DES PARTISANS
Ami, entends-tu
Le vol lourd des corbeaux
Sur la plaine?
Ami, entends-tu
Les cris sourds du pays
Qu'on enchaîne?
Ohé, partisans,
Ouvriers et paysans,
C'est l'alarme,
Ce soir, l'ennemi
Connaîtra le prix du sang
Et des larmes!
Montez de la mine,
Descendez des collines.
Camarades!
Sortez de la paille
Les fusils, la mitraille,
Les grenades,
Ici chacun sait
Ce qu'il veut, ce qu'il fait,
Quand il passe.
Ami, si tu tombes,
Un ami sort de l'ombre
A ta place.
Demain du sang noir
Séchera au grand soleil
Sur les routes.
Chantez, compagnons,
Dans la nuit, la Liberté
Nous écoute.
Ami, entends-tu
Les cris sourds du pays
Qu'on enchaîne?
Ami, entends-tu
Le vol noir des corbeaux
Sur la plaine?
J . K e s s e l , M . D r u o n
LEÇON 8
VOYAGES
(EXPLORATIONS)
Si à nos jours notre Terre n'a presque plus de secrets, si nous connais-
sons ses coins les plus éloignés, ses forêts et ses déserts, ses mers et ses
montagnes, c'est grâce aux exploits de nombreux explorateurs.
Quels grands explorateurs connaissez-vous? Où sont-ils allés?
Qu'est-ce qu'ils ont exploré?
Si vous étiez explorateur, où iriez-vous: au sud ou au nord, à l'est ou à
l'ouest? Découvririez-vous des terres inconnues ou bien étudieriez-vous
des mers et des océans?
De nos jours, ce n'est pas facile de faire des découvertes sur notre Terre.
Mais, quand même, les explorateurs continuent leurs recherches, ils mon-
tent sur les plus hauts sommets, descendent dans les cratères des vol-
cans, explorent les mers et les océans. Leurs voyages sont parfois très
durs et même dangereux. Mais cela n'arrête pas les explorateurs qui
reviennent de leurs voyages avec de nouvelles connaissances sur la Terre
qui est notre patrie à tous.
Dites quels voyages vous préférez: visiter de nouvelles villes et admirer
leurs monuments historiques ou bien aller à la campagne voir des fo-
rêts, des rivières et des lacs.
Qu'est-ce que vous avez le mieux aimé de ce que vous avez déjà
visité?
ETUDE GRAMMATICALE
La subordonnée de condition introduite par si
Si je suis libre, nous irons nous
promener.
Si j'étais libre, j'irais voir cette
exposition.
La condition est réelle: employez le
futur de l'indicatif dans la principale
et le présent de l'indicatif dans la su-
bordonnée.
La condition n'est pas réelle: em-
ployez le conditionnel présent dans la
principale, l'imparfait de l'indicatif
dans la subordonnée.
si — если
Si tu veux, nous irons au stade,
présent futur simple
si — если бы
Si tu voulais, nous irions au stade,
imparfait conditionnel
présent
1. Faites des phrases composées en reliant les propositions des deux colonnes.
M o d è l e :
Si nous travaillons bien, nous pourrons nous reposer pendant les
vacances.
S'il ne fait pas mauvais,
Si vous voulez.
Si vous partez à temps,
S'il lisait les journaux,
j irai me promener avec mes amis,
nous irons dans les montagnes,
vous ne serez pas en retard,
il saurait cette nouvelle.
Si vous avez un dictionnaire,
Si tu étais libre aujourd'hui,
S'il faisait beau temps,
donnez-le-moi.
nous irions au concert,
nous ferions une prome-
nade en bateau.
2. Traduisez les phrases et justifiez l'emploi des modes et des temps.
Nous serions très contents si vous veniez déjeuner chez nous.
Si nous ne l'aidons pas, il ne finira jamais ce travail.
Si vous l'aidiez, il finirait ce travail beaucoup plus vite.
Si vous descendiez dans cette plaine, vous y verriez un paysage
magnifique.
Si sa santé le permettait, elle ferait ce voyage avec plaisir.
Vous apprendrez bien cette langue étrangère si vous lisez beaucoup.
3. Faites des phrases à l'aide de si. D'après le temps du verbe précisez la principale et
la subordonnée.
Elle connaît la ville, elle trouvera vite le chemin.
Elle répondrait mieux aux questions du professeur, elle écoutait tou-
jours les explications.
Tu veux, je t'apporterai un livre sur les voyages.
On pourrait gagner, on s'entraînait.
Je pourrai marcher, je n'ai plus mal au pied.
Tu n'es pas prêt dans dix minutes, nous serons en retard.
Tu pourrais faire une excursion, tu n'étais plus malade.
4. Terminez les phrases en employant les modes et les temps qui conviennent.
Tu pourras aller en excursion si ... Vous passerez bien vos examens
si... S'il n'était pas fatigué, il ... Ta mère sera inquiète si tu ... S'ils
s'entraînaient plus, ils ... Si tu touches à ses papiers, il... Vous pren-
drez froid si ... Si elle faisait du sport, elle ... S'il avait honte de son
action, il... Seront-ils contents si nous ...? Si j'étais à votre place, je...
5. Exprimez des conditions en ajoutant de différentes propositions subordonnées.
J'irais dans le cosmos s i s i . . . Je deviendrais champion du monde
s i s i . . . Je voudrais aller sur les autres planètes s i s i . . . Je ferais
un voyage au pôle Nord si si ...
6. a) Dites ce que vous ferez si vous partez en voyage.
b) Dites ce que vous feriez si vous alliez un jour en France.
ETUDE LEXICALE
7. a) Ecoutez le texte suivant et tâchez de comprendre les mots nouveaux. Si le sens
d'un mot n'est pas clair, voyez les explications ou consultez le dictionnaire.
Cela s'est passé non loin du cercle polaire. Des pêcheurs sont allés
en mer sur leurs barques au lever du soleil. Ils avaient des fdets et d'autres
outils pour prendre des poissons.
Tout à coup, l'orage a éclaté, les pêcheurs faisaient des efforts pour
ne pas faire naufrage. L'horreur les a saisis. Ils n'avaient pas assez d'eau
douce et de provisions. La nuit approchait. Pourtant, ils ont aperçu un
cap et ils ont tenté d'atteindre la terre. Ils ont réussi à aborder et à mon-
ter une tente. La tente les protégeait du vent et du froid.
C'était déjà le coucher du soleil et bientôt les pêcheurs se sont trou-
vés dans une obscurité complète. Ils ont été obligés de passer sur cette
terre à peu près quarante heures n'ayant rien d'autre à boire que du jus
de poisson. Pourtant, une expédition de volontaires qui a été organisée
par les femmes des pêcheurs s'est mise à la recherche des naufragés.
Le chemin du retour a été joyeux. Les sauveteurs étaient fiers de
leur succès.
b) Lisez attentivement les explications:
caoutchouc (m): ce mot est analogue au mot russe
tenter = essayer: J'ai tenté de partir hier, mais je n'ai pas pu.
terminer = finir: Mon frère a déjà terminé ses études.
à peu près
presque
Mon travail est à peu près fini,
près de
Il est à peu près dix heures.
atteindre
(se conjugue
comme éteindre)
réussir à toucher une chose
Il faut monter sur une chaise pour atteindre
le plafond,
arriver à un but
Ils ont atteint de bons résultats.
eau (f) douce Ф eau salée (de mer): On boit l'eau douce.
chemin (m) du retour: quand on revient. Le chemin du retour semble
plus court.
effort (m): la peine qu'on se donne pour arriver à un résultat. Encore un
effort et tu gagneras la course.
exploit (m): action héroïque. Exploit immortel des soldats.
exploration (f): c'est l'action d'explorer. L'exploration des régions in-
connues.
exploration (f)
explorateur (m)
explorer
sont des mots
de la même famille
lever (m) du soleil: le moment où le soleil se lève
lever (m) du soleil Ф coucher (m) du soleil
menacer: avertir quelqu'un de son intention de lui faire mal. Menacer
un enfant d'une punition,
outil (m): objet qui sert à travailler la terre, le bois, le métal, la pierre.
La pelle est un outil,
obliger: faire faire quelque chose. Il Га obligé à rendre son livre.
obligé: "Je suis obligé de (il me faut) vous arrêter", a dit l'agent de
police.
protéger
couvrir
Le parapluie nous protégera de la pluie,
défendre contre un danger
La mère protège son enfant contre un chien méchant.
succès (m): le fait de réussir. Cet artiste a eu un grand succès.
volontaire
qui a de la volonté
Cet homme a un visage volontaire.
qui fait quelque chose de bonne volonté
Pour faire ce travail on a demandé un volontaire.
à la recherche: Le pêcheur va à la recherche du poisson,
jus (m): J'aime boire le jus de raisin, il est bon.
obscurité (f): Je ne vois rien, quelle obscurité!
obscurité (f)
obscur (adj.)
sont des mots
de la même famille
с) Trouvez ces moi' dans le dictionnaire:
art (m)
artificiel
baie (f)
cap (m) mou, molle polaire
détroit (m) péninsule (f) pneumatique
tant pis
d) Elargissez votre vocabulaire.
La formation des mots à la suite du retranchement d'un suffixe.
M o d è l e :
voyager — un voyage; voler — un vol; appeler — un appel.
A l'aide du suffixe -ure (-ture, -ature) on forme des substantifs du
féminin qui expriment parfois l'action et principalement le résultat
de l'action.
M o d è l e :
nourrir — la nourriture; déchirer — la déchirure.
8. Trouvez les mots russes qui correspondent aux mots français:
un volontaire, le caoutchouc, pneumatique, les archives.
9. Faites des phrases avec les groupes de mots:
jus de fruits (de pommes, d'orange)
boire de l'eau douce
à la recherche des naufragés
terminer un travail
10. Répondez aux questions:
Etes-vous obligés de travailler beaucoup? Est-ce que c'est facile d'at-
teindre le pôle Nord? Avez-vous peur des personnes qui vous mena-
cent? Quand on prend part à une course, fait-on des efforts pour arri-
ver le premier? Est-ce que vous avez vu le lever du soleil? Est-ce que
le coucher du soleil est beau à la mer? Est-ce que vous avez des outils
à la maison? Est-ce que le chemin de retour semble plus court?
poisson
frais
salé
un terrain mou
une obscurité complète
un exploit immortel
avoir du succès
protéger les petits
atteindre son but
des fleurs artificielles
11. Lisez les phrases suivantes, relevez les mots nouveaux et traduisez-les.
Le prisonnier essaya d'ouvrir la fenêtre, puis s'écria: "Tant pis!
Je monte par la cheminée."JL'exploration des fonds sous-marins
est toujours dangereuse. Les voyageurs étaient obligés de marcher
dans l'obscurité complète. Vois-tu l'Etoile polaire, elle est si belle!
Le voyage dangereux de cet explorateur s'est bien terminé. Les ma-
rins étaient menacés de la tempête, mais ils n'ont pas voulu entrer
au port. Ce ne sont que des volontaires qui prennent part à cette
expédition dangereuse. Il faut protéger les animaux rares. Nous étu-
dions les détroits, les péninsules et les baies de l'océan Glacial. Les
explorateurs tentent de découvrir les terres inconnues. Les pêcheurs
sont rentrés à peu près à neuf heures. Nous sommes fiers des succès
de nos sportifs.
12. a) Montrez sur une carte de la Russie le cap Tchéluskine, le détroit D. Laptev, la
baie Maria Prontchichtchéva, la péninsule Taïmyr.
b) N o m m e z d'autres caps, baies, détroits et péninsules que vous connaissez.
13. a) Faites par écrit de courtes phrases avec les groupes de mots:
un canot pneumatique, des bottes de caoutchouc, de l'eau douce, du
jus d'orange, un petit effort, atteindre le pôle Nord, un exploit spor-
tif, l'art russe, un outil nécessaire, une aide volontaire.
b) Soulignez les mots dont l'orthographe est difficile.
LECTURE ET CONVERSATION
14. Etude du texte.
a) Lisez le texte et cherchez l'information suivante:
les raisons du voyage d'Alain Bombard;
les événements du 11 novembre et du 1e r
décembre;
la fin de l'expérience et son résultat.
b) Relisez le texte et précisez:
le temps des verbes et l'action qu'ils marquent:
J'avais vu, depuis très longtemps, que la mer était devenue très calme.
Je m'étais déshabillé... Depuis mon départ, je n'avais pas bu d'eau
douce. Je n'avais bu que de l'eau que j'avais tirée du poisson pressé.
Je voudrais l'heure, s'il vous plaît.
Si je ne péchais pas, si je n'avais rien à manger, je pourrais boire. Si
seulement je voyais un bateau, si je pouvais entendre la radio, je
serais moins seul;
dans les phrases suivantes est employé le conditionnel passé qui désigne l'irréel
dans le passé (un fait qui ne s'est pas réalisé dans le passé); traduisez-les:
II aurait fallu écouter ceux qui... Je crois aussi que j'aurais dû
m'arrêter...
le rôle du participe passé poussé dans la phrase:
Le nuage avançait lentement, poussé par le vent;
la signification des pronoms en, le et ceux dans les phrases: •
J'ai eu peur de ne pas en avoir assez. Je n'en sais rien... la pluie est
revenue, juste quand il le fallait. Il aurait fallu écouter ceux qui me
disaient que j'étais fou de partir.
NAUFRAGÉ VOLONTAIRE
Alain Bombard est un jeune médecin qui a traversé l'Atlantique tout seul, sans eau et
sans nourriture, à bord d'un petit bateau pneumatique', l'"Hérétique". Il voulait mon-
trer que des naufragés peuvent vivre très longtemps en buvant de l'eau de mer et du jus
de poisson, et en mangeant des poissons crus2
. Ce voyage a été très long. Le 11 novem-
bre, il y avait vingt et un jours qu'il était en mer.
11 novembre.
Je sais bien que le naufragé, lorsqu'il aperçoit enfin la côte, crie:
"Terre! Terre!". Moi, dans la journée du 11 novembre, c'est "Pluie!
Pluie!" que j'ai crié.
J'avais vu, depuis très longtemps, que la mer était devenue très cal- •
me. Tout à coup, j'ai crié:
"La pluie! C'est la pluie! Elle arrive!"
Je m'étais déshabillé pour pouvoir enfin laver mon corps de tout le
sel qui le couvrait. Je me suis assis sur le bord de mon petit bateau. J'ai
étendu la tente sur mes genoux et j'ai attendu. L'arrivée de la pluie a été
annoncée par le bruit qu'elle faisait. J'entendais, loin de moi, le bruit de
l'eau qui tombait sur l'eau. Le vent s'est mis à souffler très fort au mo-
ment où le nuage ert arrivé sur moi. Le nuage avançait lentement, pous-
sé par le vent. Enfin, la pluie est arrivée jusqu'à moi et s'est mise à
remplir rapidement la tente entre mes genoux.
1
un bateau pneumatique — надувная лодка
2
(un) poisson cru — сырая рыба
J'ai bu un peu de cette eau. Quelle horreur!1
Je l'ai rejetée à la mer
parce qu'elle était salée avec le sel de la tente. J'ai lavé la tente. L'eau
que j'ai dû boire ensuite avait un goût de caoutchouc, mais elle était
pour moi un vrai trésor. Je me suis lavé avec grand plaisir.
Cette pluie a été courte, mais très forte. Elle m'a permis, bien sûr,
de boire ce jour-là, mais aussi de mettre de côté à peu près quinze litres
d'eau. Si je ne péchais pas les jours suivants, si je n'avais rien à manger,
je pourrais boire.
Pendant vingt et un jours, depuis mon départ, je n'avais pas bu d'eau
douce. Je n'avais bu que de l'eau que j'avais tirée du poisson pressé. Il
était donc sûr que pendant vingt et un jours, et même plus longtemps
parce que je pouvais continuer, des naufragés peuvent vivre sans eau
douce. Cependant à partir de ce jour et jusqu'à la fin de mon voyage,
j'ai eu assez de cette eau du ciel pour boire quand j'avais soif. J'ai eu
peur plusieurs fois de ne pas en avoir assez, mais la pluie est revenue,
juste quand il le fallait.
1" décembre.
Et voilà! Le mois de novembre est fini et je n'ai pas encore vu la terre.
J'ai eu tort de regarder mes photos de France. Cela m'a rendu triste.
C'est un voyage vraiment trop long et je ne sais pas où je suis. Est-ce
que j'arriverai après-demain ou dans dix, vingt, ou trente jours? Je n'en
sais rien. Il y a des moments où je pense qu'il aurait fallu écouter ceux
qui me disaient que j'étais fou de partir. Je crois aussi que j'aurais dû
m'arrêter aux îles Canaries. Si seulement je voyais un bateau, si je pou-
vais entendre la radio, je serais moins seul!
4 décembre.
Aujourd'hui, j'ai eu la visite d'un papillon. La terre ne doit pas être
très loin tout de même! ... Cependant, je ne vois aucun bateau, aucun
avion.
Il ne fait pas de vent. Je suis à bout de forces. Si ça continue, le
bateau arrivera, mais je serai mort à l'intérieur. Le soleil est très chaud.
Il n'y a pas un nuage. Je ne comprends plus rien et je ne sais toujours
pas où je suis.
C'est un mercredi que le miracle2
a eu lieu. Il me fallait faire un très
gros effort pour me lever le matin. Je me réveillais toujours au moment
1
Quelle horreur! — Какой ужас!
2
le miracle — чудо
du lever du soleil. Mais je ne me dépêchais pas de regarder la mer puis-
que je savais que je ne verrais rien. J'attendais donc, couché comme pen-
dant la nuit, jusqu'au moment où le soleil venait me brûler de ses rayons.
Ce matin-là, vers dix heures, je me suis levé et j'ai regardé autour
de moi: "Un bateau!"
Un gros bateau venait vers moi. Il avançait lentement. J'ai appelé.
Au bout d'un moment qui m'a semblé très long, on m'a vu enfin. Quand
le bateau est arrivé près de moi, le capitaine m'a crié:
— Est-ce que vous voulez de l'aide?
— Je voudrais seulement l'heure, s'il vous plaît. Je voudrais aussi
savoir où je me trouve.
— Est-ce que vous voulez monter avec nous?
J'ai pensé: "Tant pis! je monte. L'expérience est finie. Je suis resté
seul pendant cinquante-trois jours, c'est une belle épreuve!" Tout
d'abord, je lui réponds: "Oui!", mais je pense à mes amis qui me diront:
"Eh bien! Tu ne l'as pas traversé, l'Atlantique!"
Et les cinquante-trois jours! Alors je décide: je continuerai.
Je suis redescendu sur l'"Hérétique". Je monte la voile et je m'éloi-
gne. Tout cela a duré une heure et demie: le temps qu'il faut pour pren-
dre une douche et un léger repas. Le bateau remet ses moteurs en mar-
che. Il me salue trois fois, puis il s'éloigne lentement...
Je sais maintenant où je suis. Je sais aussi qu'à la vitesse où je vais
il me faudra encore à peu près vingt jours pour arriver à terre...
Quand Alain Bombard est arrivé en Amérique, il était très fatigué, mais revenu vivant,
il a montré aux naufragés qu'ils pourraient vivre très longtemps sur un petit bateau sans
eau douce et sans autre nourriture que des,poissons crus.
D'après A. В о m b a r d, Naufragé volontaire
15. Montrez le trajet d'Alain Bombard sur une carte géographique.
16. Prouvez par des citations du texte que:
Alain Bombard était un naufragé volontaire; avoir de l'eau douce
était un grand bonheur pour lui; il y avait des moments où Alain
Bombard perdait courage et qu'il avait des raisons pour ça; il ne
s'attendait pas à voir un bateau; d'abord il a décidé de monter à
bord du bateau et de mettre fin à son expédition; puis il a décidé de
continuer l'expédition parce qu'il n'avait pas traversé l'Atlantique;
son expédition s'est bien terminée.
17. Voici les difficultés qu'Alain Bomhard a dû surmonter. Parlez-en plus en détails.
Le voyage à bord d'un petit bateau pneumatique à voile dans un océan.
Le manque d'eau douce qui est remplacée par le jus du poisson
pressé. Le manque d'autre nourriture que les poissons crus.
L'impossibilité de gouverner le bateau.
Le manque de liaison, la solitude complète.
18. Discutez.
a) L'expédition d'Alain Bombard était bien difficile et bien dangereuse, il y ris-
quait sa vie. Les raisons de son expédition valaient-elles ce risque?
b) Peut-on appeler explorateur Alain Bombard? Quel était l'objet de son exploration?
19. Apprenez à traduire.
a) Lisez le texte et tâchez de le comprendre. Dites: quelle est la plus haute monta-
gne du monde; quel est le plus haut sommet du Caucase; pourquoi l'Elbrouz attire
les touristes.
b) Relisez le texte et notez les mots nouveaux. Cherchez-les dans le dictionnaire.
c) Traduisez le texte phrase par phrase. Faites la traduction par écrit jusqu'aux
mots de la nature, le reste — oralement.
LE SEPTIÈME CIEL
Caucase... de nombreuses cimes gigantesques couvertes de neige et
de glace qui se perdent dans les nuages.
Mais la neige ne règne que sur les sommets. Plus bas, ce sont les prés
alpins où, au printemps, fleurissent les violettes. En été, sur les pentes des
montagnes, mûrissent les framboises, les myrtilles et les airelles rouges.
Caucase... "Voilà plus de quarante ans que je voyage à travers les
pays montagneux du monde. Mais ce sont les monts du Caucase qui
m'ont impressionné plus que les autres", écrivait J. Hunt, vainqueur de
l'Everest, la plus haute montagne du monde.
Il y a quinze sommets caucasiens qui dépassent en hauteur le Mont-
Blanc. Mais c'est l'Elbrouz (5 633 m), mont à deux têtes, la plus haute
des montagnes d'Europe, qui est d'une popularité toute particulière chez
les touristes, alpinistes, skieurs ou simplement amateurs de la nature.
Il attire les touristes durant toute l'année: en hiver, l'Elbrouz de-
vient un centre sportif pour les skieurs et les slalomeurs au printemps,
en été et en automne, les touristes y viennent pour faire des excursions
captivantes vers les cols, respirer l'air salubre des montagnes et admirer
les beautés du Caucase. Celui qui est venu une fois au pied de l'Elbrouz
ne l'oubliera jamais.
Il existe un proverbe bien connu: un sage n'ira pas dans les monta-
gnes, il les contournera. N'y croyez pas! Allez dans les montagnes. L'El-
brouz vous attend!
20. A notre époque, à bord d'un avion rapide, on peut traverser ie territoire de notre pays
en une seule journée. Mais autrefois pour traverser la Russie il fallait des mois, les
voyages étaient difficiles et dangereux. Quand même, les explorateurs au risque de
leur vie ont visité les coins les plus éloignés de notre immense pays. Lisez le texte et
dites de quels grands explorateurs russes on y parle et ce qu'ils ont découvert.
LES GRANDS EXPLORATEURS DU NORD
Les explorateurs russes ont toujours tenté de pénétrer dans les ré-
gions du Nord de notre pays, d'étudier les immenses territoires baignés
par l'océan Glacial, protégés par le froid, les neiges et le vent.
Les Russes vinrent construire leurs maisons de bois le long des cô-
tes de la mer Blanche aux XIP-XIIP siècles. C'étaient des marins rudes
et courageux qui vivaient de la pèche et de la chasse. A bord de leurs
petits voiliers1
, ils allaient vers les îles lointaines riches en poissons et
en bêtes à fourrure.
Parfois, les neiges et les glaces leur coupaient le chemin du retour et
les hommes étaient obligés de passer les longs mois d'hiver loin de
leurs maisons, dans l'obscurité de la nuit polaire.
Au milieu du XVIIe
siècle, le cosaque S. Dejnev, accompagné d'un
groupe de camarades, découvrit le détroit qui sépare l'Asie de l'Améri-
que. Son rapport resta plus de cent ans dans les archives, oublié par tout
le monde. On ne trouva ce document que lorsque le détroit fut décou-
vert une seconde fois.
Le tzar Pierre le Grand envoya à la recherche du détroit une expédi-
tion dirigée par un vieux marin, le capitaine V. Bering.
S. Dejnev atteignit le détroit en 1648, tandis que l'expédition du
capitaine Bering ne fut organisée que 80 ans après. Le mauvais temps
ne permit pas à Dejnev de terminer ce voyage difficile.
Aujourd'hui, ce détroit porte le nom de Bering — "le détroit de
Bering". Pour être juste, il faut dire que c'est le nom de S. Dejnev, qu'il
devrait porter.
Ce fut le début d'une exploration systématique du Nord de la Russie.
Chaque pas fait vers de nouvelles découvertes est le résultat d'une
longue lutte contre la nature du Nord. Les tempêtes n'y sont pas rares.
1
(un) voilier — парусная лодка
,'hiver y est long et froid, l'été court et gris, les glaces et les maladies
menacent les explorateurs.
Ces hommes courageux ne découvraient pas de nouveaux continents,
de nouveaux océans. Ils ne découvraient pas d'îles couvertes de fleurs
et de cocotiers1
. Après leurs longs voyages, ils n'avaient pas la possibi-
lité de se reposer au sein de la nature2
, avec des bananes et des ananas.
Non, les marins du Nord ne voyaient que des glaces, un ciel gris et des
côtes désertes et nues. Le lieutenant Prontchichtchev meurt malade; sa
femme Maria qui partage avec son mari tous les dangers et toutes les
difficultés de l'expédition meurt à son tour.
Le navire de K. Laptev est écrasé par les glaces. Mais les marins
continuent le voyage à pied.
Le capitaine Tchéluskine était le chef d'un des détachements de la
grande expédition polaire. En 1736, il a atteint la côte de presqu'île de
Taïmyr. Epuisé par la faim, à moitié aveugle, il monte jusqu'au cap qui
porte aujourd'hui son nom.
Voilà comment, pas à pas, les explorateurs atteignaient les coins les
plus lointains de la Terre, accompagnés par la faim, le froid, les mala-
dies, la mort.
Les noms de ces héros sont marqués sur toutes les cartes géographi-
ques modernes: le cap Tchéluskine, la mer des Laptev, la côte Khariton
Laptev, le détroit Dmitri Laptev, la baie Maria Prontchichtchéva...
Ces noms rappelleront toujours les exploits des explorateurs du Nord.
D'après M. G о u m i 1 e v s к a ï a, La grande maison de l'humanité
1
(un) cocotier — кокосовая пальма
2
au sein de la nature — на лоне природы
2 1 . Répondez aux questions:
Pourquoi les explorateurs russes tentaient-ils toujours de pénétrer dans
les régions du Nord? Quand les Russes sont-ils venus habiter les cô-
tes de la mer Blanche? De quoi vivaient-ils? Est-ce que leur vie était
dangereuse? Quand Dejnev a-t-il découvert le détroit qui sépare l'Asie
de l'Amérique? Pourquoi ce détroit ne porte-t-il pas son nom? Quel
nom porte-t-il? Pourquoi porte-t-il le nom de Bering? Qui était Be-
ring? Qui l'a envoyé à la recherche du détroit? Pourquoi l'exploration
du Nord était-elle difficile? Qu'est-ce qui est arrivé au lieutenant
Prontchichtchev et à sa femme Maria? Qui étaient les Laptev? Qu'est-
ce qui est arrivé à leur navire? Comment les marins ont-ils continué le
voyage? Qu'est-ce que le capitaine Tchéluskine a atteint? Est-ce que
ces explorations étaient dangereuses?
22. Regardez la carte et parlez des expéditions des explorateurs russes.
2 3 . Parlez d'autres grands explorateurs russes que vous connaissez.
24. Dites en quoi diffèrent les expéditions modernes des expéditions d'autrefois. Voici
les mots-clés:
l'équipement des explorateurs (leurs costumes), les moyens de trans-
port, les moyens de communication (radio, etc.), l'équipement tech-
nique (appareils) .
25. Comparez une expédition au Nord, à l'océan Glacial, à une expédition au Sud, au
Sahara, et dites laquelle des deux vous semble plus difficile et pourquoi.
26. Parlez d'une expédition dont vous avez entendu parler. Voici un plan pour vous aider:
1. Le but de l'expédition. 4. La durée de l'expédition.
2. Ses membres. 5. Les difficultés.
3. L'itinéraire. 6. Les résultats de l'expédition.
27. Avez-vous de l'imagination? Vous allez faire un voyage imaginaire. Vous pouvez
choisir entre un voyage dans le cosmos, au fond d'un océan, dans le cratère d'un
volcan, sous la terre — dans une caverne très profonde, dans une île déserte, dans
des montagnes très hautes, dans des forêts vierges, chez des peuples inconnus.
Parlez de votre expédition imaginaire. Commencez ainsi:
Si je pouvais faire un voyage dans le cosmos, j'irais ...
28. a) Posez autant de questions que possible. (Celui qui pose la dernière question gagne.)
Si j'étais explorateur, je descendrais au fond d'un océan. Les expé-
ditions au pôle Nord sont plus difficiles que les expéditions au Sud.
Je ne voudrais pas visiter les forêts tropicales.
b) Travaillez en paires. Demandez à votre interlocuteur.
s'il s'intéresse aux explorations;
s'il veut devenir explorateur et où il veut aller.
29. Votre frère aîné veut prendre part à une expédition sous-marine organisée par l'Equi-
pe Cousteau. Il vous prie d'écrire une lettre aux organisateurs de cette expédition
pour savoir si sa participation est possible.
Commencez votre lettre par la date et le lieu, puis écrivez «Monsieur
le chef de l'expédition», ensuite le texte de la lettre et à la fin: «En
vous remerciant vivement à l'avance, je vous prie d'agréer, Monsieur,
l'hommage de mon profond respect» et le nom de votre frère.
30. a) Apprenez à faire des dialogues. Pour éviter de répondre à votre interlocuteur
posez une contre-question à sa question.
Et après? — Дальше что? Qu'est-ce que ça peut faire? — Ну и что
Vous trouvez ? (Tu trouves?) — Вы из э т о г о ?
находите? Et a i o r s ? _ Ч т о из ЭТОГо?
Pourquoi faire? — Для чего это? Qu'est-ce que cela veut dire? — Что это
A quoi bon? — К чему это? значит?
Non, pourquoi? — Нет, a что? Qu'est-ce que c'est que ça? — Что это
Eh bien? — Ну и что же? такое?
M o d è l e :
A: Voudrais-tu aller sur une autre planète?
B: Pourquoi faire?
Voici les premières répliques pour vos dialogues.
Voudrais-tu devenir explorateur? Ne veux-tu pas faire un voyage
dans la taïga sibérienne? Sais-tu le nom des grands explorateurs
français? Est-ce que tu as lu le livre d'Alain Bombard "Naufragé
volontaire"?
b) C o m p o s e z vous-mêmes des dialogues pareils, employez-y les expressions
données.
3 1 . Apprenez le dialogue.
Mots à remplacer: l'avion, au train.
A: Que prends-tu pour aller à Kiev?
B: Si j'arrive à acheter des billets, je prendrai l'avion. Je le préfère
au train. Si non, tant pis, je prendrai le train.
A: Ça ne doit pas être facile d'avoir des billets la veille du départ.
B: C'est vrai! Si je les avais commandés par téléphone, on me les
aurait déjà apportés.
SUJET LIBRE DE CONVERSATION
32. Discutons.
Qu'est-ce qu'il y a de nouveau? Qu'est-ce qu'il y a eu d'intéressant
le mois dernier? Parlez-en!
Choisir une belle profession c'est très important pour un homme, n'est-
ce pas? Quelles sont les professions de vos parents? Vous semblent-
elles intéressantes? Voudriez-vous suivre le même chemin? Qui parmi
vos connaissances a une profession peu ordinaire? Parlez-en.
Si vous pouviez choisir parmi toutes les professions possibles, la-
quelle choisiriez-vous? Commencez votre réponse ainsi: "Si je pou-
vais choisir..."
33. Apprenez la poésie.
LE PÉLICAN
Le capitaine Jonathan,
Etant âgé de dix-huit ans,
Capture un jour un pélican
Dans une île d'Extrême-Orient.
Le pélican de Jonathan,
Au matin, pond un œuf tout blanc
Et il en sort un pélican
Lui ressemblant étonnamment.
Et ce deuxième pélican
Pond, à son tour, un œuf tout blanc
D'où sort, inévitablement
Un autre qui en fait autant.
Cela peut durer pendant très longtemps
Si l'on ne fait pas d'omelette avant.
R. D e s n о s
RÉVISION DU TROISIÈME TRIMESTRE
1. Mettez les verbes tenir, venir, devenir, retenir, revenir, se souvenir, appartenir,
conduire, traduire, construire:
a) au présent et à l'imparfait:
Il ne nous (retenir) pas. Ces papiers (appartenir) à mon ami. Ils (ve-
nir) à notre rencontre. Nous (revenir) d'un long voyage. Il (se sou-
venir) de ses affaires. Il (conduire) bien son auto. Nous (traduire) un
texte très intéressant. Ils (construire) une usine.
b) au passé composé et au passé simple:
Il (retenir) ce texte par cœur. Ils (venir) les derniers. Nous (revenir)
par le même chemin. Bientôt, nous (devenir) amis. Elles ne (se sou-
venir) de rien. Il (se souvenir) de cela trop tard. Il les (conduire) à la
gare. On (construire) ce pont en six mois. Ils (traduire) cet article en
quelques langues.
c) au futur simple:
Je ne vous (retenir) pas. Il ne (revenir) pas avant midi. Nous (venir)
vous prendre à midi. Nous (se souvenir) de cela toujours. Il (deve-
nir) célèbre. Ce chauffeur (conduire) notre car.
2. Remplacez l'infinitif par le plus-que-parfait.
Le père Micard me racontait sa vie. J'ai appris qu'il (naître) dans
l'ouest de la France, qu'il (apprendre) à cultiver la terre et qu'il
(venir) à Paris lors de son service militaire. Ensuite, il (voyager)
travers tout le pays. La guerre (venir) et il (partir) au front un
es premiers. Ses cinq frères (partir) aussi, mais personne ne (re-
venir).
3. Justifiez l'emploi des temps.
Tartarin ne comprit pas d'abord où il se trouvait, regarda autour de
lui et vit qu'il était près de la route. Le soleil était monté très haut
quand Tartarin ouvrit les yeux.
Jules Verne est mort en 1905, il avait écrit 104 romans d'aventures
et des nouvelles.
Michel avançait à pas pressés: il était en retard. Les préparatifs pour
l'expédition durèrent plus de temps que l'on n'avait pensé.
4. Remplacez l'infinitif par les temps de l'indicatif.
A quatre ans, je suis entré à l'école maternelle. L'année suivante un
grand événement (se passer) dans ma vie: pour la première fois je
(prendre) la parole devant beaucoup de monde à l'occasion de la
fête de l'école. A la maison, je (mener) la vie des enfants dans les
familles ouvrières. Dès qu'on (avoir) l'âge de raison, il (falloir) se
rendre utile. On me (donner) du travail facile; je (courir) les champs
et (rapporter) de l'herbe aux lapins, je (faire) les commissions et il
(falloir) m'occuper de mes plus jeunes frères. Quand nous (arriver)
à l'école, les cours (commencer) déjà. Le professeur me (deman-
der) la règle qu'il (expliquer). Mon grand-père (revenir) du village,
où il (passer) son enfance. Il (raconter) aux enfants l'histoire qu'il
(entendre) l'année passée.
5. Travaillez en paires. Répondez aux questions.
Où voudriez-vous aller dimanche? Comment voudriez-vous passer
les vacances? Qu'est-ce que vos amis voudraient acheter à la librai-
rie? Que voudrais-tu faire dimanche?
6. Dites à quelle condition ces actions peuvent ou pouvaient être réalisées.
J'admirerais le lever du soleil si... Ce film aurait du succès si... On
transportera le malade à l'hôpital s'il ... Je te protégerais contre la
pluie si ... Les spectateurs seront plus nombreux si ...
7. Dites ce qui arrivera (arriverait) si ces conditions se réalisent (se réalisaient).
Si cet écrivain publiait tous ses romans, ... Si la brume était moins
épaisse,... Si cet homme n'est pas un lâche,... Si tu avais confiance
en moi, ... Si ses affaires vont bien, ... Si notre voyage se termine
bien, ... Si l'obscurité était moins complète, ...
8. Dites de quels verbes sont formés ces noms.
M o d è l e : explication — expliquer.
Expédition, exploration, exposition, invitation, représentation, ap-
parition, habitation.
9. Dites comment sont formés les adverbes:
naturellement, tellement, justement, rapidement, doucement.
10. Trouvez les mots russes analogues aux mots français:
un lycéen, national, bourgeois, un lieutenant, un lycée, une allée, un
rapport, une discussion, publier, une statue, attaquer, un officier, un
bataillon, une grenade, une catastrophe, un triomphe, un graveur,
un chef, une médaille, un général.
11. Nommez le radical des noms:
un lycéen, un fermier, un policier, un cordonnier, un cuisinier; un
meneur, un vainqueur, un gouverneur; un représentant, un combat-
tant, un manifestant; une centaine, une vingtaine, une dizaine, une
nourriture, une garniture, une ouverture.
12. Dans les phrases suivantes remplacez les mots soulignés par des synonymes.
Des sportifs célèbres vont participer à cette émission télévisée. Pen-
dant cette émission les assistants vont poser des questions. Ce vété-
ran de la Grande Guerre nationale a pris part à plusieurs batailles.
L'enfant demande au Père Noël de lui offrir un train électrique. J'ai
peur des serpents. Les poules sont bêtes, on ne peut pas les dresser.
13. Donnez les antonymes des mots suivants et faites-les entrer dans des phrases:
accepter, l'amour, courageux, infidèle.
14. Traduisez les phrases suivantes.
В лавочках в центре города можно купить много разных товаров.
Мы воспользовались случаем, чтобы посетить окрестности
Парижа. Мы изучаем важные события истории Франции.
Франция ведет торговлю со многими странами. Я член общества
защиты животных. Обезьяны очень любопытны. Я направляюсь
в кино смотреть фильм, который пользуется большим успехом.
Сейчас я читаю книгу о подвигах наших разведчиков. Важные
дела заставили моего отца уехать из города. Больные доверяют
врачам этой больницы.
15. Ecrivez une petite rédaction (8-10 phrases) sur un de vos voyages ou sur un voyage
imaginaire.
16. Nommez quelques explorateurs russes et étrangers, parlez de leur vie.
17. Dites si vous avez lu un livre sur une découverte importante. Parlez-en.
18. Organisez une discussion. L'épisode de l'histoire de la France qui vous semble très
important ou très intéressant.
19. Jouez une scène.
Trois Français sont venus à votre école: un Parisien, un habitant
d'une petite ville et un habitant d'un village. Posez-leur des ques-
tions sur les lieux qu'ils habitent.
20. Imaginez que vous êtes touristes et que vous êtes arrivés dans une ville française.
Jouez une scène avec un guide qui vous accompagne. Proposez à votre ami de
jouer le rôle de ce guide.
6 Французский язык, 7 кл. 161
21. Faites des dialogues. Travaillez en paires.
a) Exprimez votre point de vue sur quelque problème qui vous intéresse. Votre
interlocuteur doit dire s'il est du même avis ou s'il n'est pas d'accord avec vous.
Voici quelques situations pour vous aider.
— On discute le rôle de l'histoire et du passé historique dans la
vie de l'homme.
— Vous voulez inviter un explorateur connu à votre école.
— Vous croyez qu'il faut organiser un cercle de géographie pour
étudier les explorations les plus célèbres.
b) Faites vous-mêmes des dialogues pareils.
QUATRIÈME TRIMESTRE
LEÇON 9
LES GRANDS HOMMES
Mikhaïl Lomonossov, M a x i m e Gorki, Igor Kourtchatov
Pierre Curie, Louis Pasteur, Honoré de Balzac
Vous connaissez les noms des grands hommes de notre Patrie, de la
France et d'autres pays. Ce sont des savants, des hommes politiques,
des écrivains, des artistes qui sont devenus célèbres par leurs œuvres.
Quels grands hommes de notre Patrie et du monde entier connaissez-
vous? Dites ce qui les a rendus célèbres. Dites qui sont, à votre avis, les
plus grands savants, les plus grands poètes, les plus grands écrivains,
les plus grands peintres et les plus grands compositeurs de toutes les
époques. Connaissez-vous les grands hommes de France? Dites alors
qui étaient Ampère, Pasteur, Pierre Curie, La Fontaine, Balzac, Hugo,
Gounod, Bizet.
ETUDE GRAMMATICALE
Il travaillait en chantant.
Traduisez ce texte en vous servant du dictionnaire.
On apprend beaucoup en voyageant.
sont les formes
du gérondif
en chantant
en vous servant
en voyageant
Le gérondif est une forme verbale impersonnelle invariable généra-
lement précédée de la particule en.
Pour former le gérondif prenez la première personne du pluriel du
présent, rejetez la terminaison -ons et ajoutez le suffixe -ant.
nous interroge-ons — en interrogeant
nous fïniss-ons — en finissant
nous recev-ons — en recevant
nous nous serv-ons — en se servant
Attention!
En nous approchant de lui nous avons vu qu'il dormait.
Il a laissé tomber son livre en se levant.
1. Formez le gérondif des verbes suivants:
continuer, s'élever, crier, apprendre, écrire, connaître, découvrir, ré-
pondre, voir, dire, mettre, parcourir.
2. a) Dites comment on peut reconnaître le gérondif, donnez l'infinitif des verbes:
en lisant en descendant en prenant en s'arrêtant
en venant en courant en buvant en passant
en acceptant en recevant en faisant en voyageant
b) Faites des phrases avec le gérondif.
M o d è l e :
Je me repose en lisant.
3. Lisez les phrases suivantes, relevez le gérondif et traduisez les phrases.
Cet homme a appris les langues étrangères en lisant et en traduisant
des textes. Vous écrivez une lettre en français en vous servant du
dictionnaire. On tâche de connaître les secrets des mers en descen-
dant dans les fonds marins. En rentrant à la maison, j'ai rencontré
mon ami. En regardant par la fenêtre nous aperçûmes un homme de
haute taille. En courant vite, vous pourrez le rattraper. En fouillant
dans ma poche, j'y ai découvert une lettre oubliée. En chantant elle
oubliait tous ses malheurs.
4. Remplacez l'infinitif par le gérondif.
Il les regardait (sourire). Elle est tombée (descendre) l'escalier. '(At-
tendre) le train ils se promenaient sur le quai. (S'approcher) de lui
j'ai vu qu'il dormait. (Quitter) la chambre, elle dit au revoir à ses
amis.
ETUDE LEXICALE
5. a) Ecoutez les textes suivants, tâchez de comprendre les mots nouveaux. Si le sens
d'un mot n'est pas clair, voyez les explications ou consultez le dictionnaire.
Les débuts d'un savant sont parfois durs. En effet, il faut avoir
une intelligence exceptionnelle et surtout de la persévérance pour arri-
ver au but.
Voilà l'histoire d'un savant qui a commencé comme simple appren-
ti dans un atelier. C'était un garçon au visage fin, maigre et pâle qui
avait l'air maladif. Comme apprenti, il gagnait très peu, son travail était
presque gratuit. Les conditions de sa vie étaient bien difficiles, mais il
^vait toujours de l'argent pour acheter des livres scientifiques. Plon-
ti dans la science, il travaillait sans repos. Il était très capable et avait
&L
jroût pour le travail scientifique. Dans un hangar abandonné, il avait
d^jidlé un laboratoire. Préoccupé par les problèmes scientifiques, il con-
' «fftit tout son temps aux expériences.
s
'' Quand il a terminé son travail, il a écrit une lettre à un savant très
| l ( iu pour lui parler des résultats de ses expériences. Celui-ci l'a invité
c
'l
'| 1 s son bureau. Le savant âgé, couvert de gloire a été bien étonné de
,(. devant lui un gosse de seize ans. Il a dit au jeune garçon que son
v
' v,;iil méritait les plus vives félicitations car il avait fait une découver-
"''importante.
l C
|,e savant a aidé le jeune homme à publier les résultats de ses expé-
^ e s et, lui-même, il a écrit une préface pour son article. La décou-
f* publiée, le jeune savant a reçu un prix bien mérité.
* * *
(,) Lisez attentivement les explications:
Relier (m)
j,angar (m)
laboratoire (m)
fiidio-activité (f)
ces mots sont analogues
aux mots russes
. e n ' " " " '
si: Ce récit est tellement drôle qu'on rit beaucoup
en le lisant.
tant: Il pleut tellement qu'on ne voit rien.
fsiolkovski, un niodeste professeur de mathématiques dans une école
^ de Kalouga, était un grand savant qui avait prévu dans l'avenir les
P1
'^ cosmiques. Aujourd'hui, nos contemporains sont déjà habitués aux
v
' ' , interplanétaires.
fft (m) = commencement (m): Le début du travail a été difficile.
à*  très mince: Ce papier est fin.
П
1
' ^ (m) = enfant (m) (dans la langue parlée): Venez, les gosses!
,-tant = tout de même, quand même: Il est malade, il s'est pourtant
p"Vé
détruire Ф construire: Les ennemis ont détruit la v
' " e
-
maigre * gros: Il est resté maigre toute sa vie.
intelligent
intelligence (f)
sont des mots
de la même famille
L'intelligence de cet enfant étonne tout le monde.
science (f)
scientifique
sont des mots
de la même famille
Je ne peux pas encore lire les livres scientifiques.
appartenir: être à quelqu'un- Ce livre appartient à m o n a r r ,
i -
(se conjugue comme tenir)
apprenti (m): c'est un jeune homme qui apprend un métier
atelier (m): partie d'une usine où les ouvriers travaillent; lieu où tra-
vaille un peintre.
Cet atelier est moderne. L'atelier de ce peintre est formidable.
avenir (m): ce qui arrivera.
Il est difficile de savoir l'avenir.
endroit où travaillent les employés
Chaque matin, mon père va à son bureau,
un meuble
Je range des papiers dans mon bureau.
bureau (m)
contemporain: de notre temps. C'est un écrivain contemporain,
contemporain (m): un homme qui vit à la même époque que nous,
diriger: commander, conduire, être à la tête de.
Mon frère dirige un laboratoire de chimie,
exception (f): personne ou chose qui n'est pas comme les autres,
exceptionnel: qui est rare.
sont des mots
de la même famille
gratuit: qu'on ne paie pas. Il a une place gratuite au théâtre,
interplanétaire: entre les planètes. Vol interplanétaire,
inviter: demander à quelqu'un de venir chez soi.
Mon ami m'a invité à dîner.
plonger
se jeter dans l'eau d'un endroit élevé
enfoncer
se donner à qch, plongé dans ses pensées
préface (f): texte placé en tête d'un livre pour le présenter au lecteur
prix (m)
ce qu'on donne à quelqu'un qui a réussi ou qui a gagné
Nos sportifs ont remporté beaucoup de prix,
ce que coûte quelque chose
Il a demandé le prix de ce livre,
titre (m): ce qui est écrit sur la première page d'un livre
air (m)
goût(m)
- l'air frais
Les hommes ont besoin de l'air frais.
- l'air de la Marseillaise
On a entendu l'air de la Marseillaise.
- avoir l'air triste
Il est malade, c'est pourquoi il a l'air triste.
Cette femme est toujours bien habillée, elle a le bon goût.
Ce fruit est vert, son goût est mauvais.
mériter: Il mérite une bonne place.
mériter
mérite (m)
sont des mots
de la même famille
C'est un homme de mérite.
c) Trouvez ces mots dans le dictionnaire:
atteindre
capable
condition (f)
consacré
consacrer
en effet
gloire (f)
hausser (les épaules)
loi(/)
persévérance (f)
préoccuper
trait (m)
troubler
vérité (f)
b) Elargissez votre vocabulaire.
A l'aide du suffixe -ence (-ance) on forme des substantifs du fémi-
nin qui expriment des actions différentes ou l'état.
M o d è l e :
obéir — obéissance, exister — existence, intelligent — intelligence.
A l'aide du suffixe -eux (-euse) on forme des adjectifs qui expri-
ment la qualité.
M o d è l e :
joie — joyeux, joyeuse; nombre — nombreux, nombreuse.
6. Lisez les phrases suivantes, relevez les mots nouveaux, traduisez-les.
A la fin de l'année scolaire, les meilleurs élèves ont reçu de beaux
prix. Je t'ai vu au cinéma hier. En effet, j'y étais. Avant de lire ce
roman, lisez la préface. Il a réussi grâce à sa persévérance. Ce savant
est d'une intelligence exceptionnelle et il est capable de travailler sans
repos. Les débuts de cet apprenti ont été durs. Je suis tellement fati-
gué que je ne peux plus travailler, pourtant je dois terminer ma rédac-
tion. Ce livre ne lui appartient pas. Ses paroles m'ont troublé. Je me
rappelle les jolis traits de cette actrice qui a joué le rôle d'un savant.
Tsiolkovski faisait des projets pour des vols interplanétaires. Mon
père n'est pas k la maison, il est allé à son bureau. Le titre de cet
article scientifique a attiré mon attention. C'est une loi juste.
7. Donnez les différetites acceptions du mot air, faites des phrases avec ce mot.
8. Faites des phrases avec les groupes de mots:
dire
écrire
connaître
la vérité détruire
une ville
une usine
une fabrique
diriger
un travail
un orchestre
une voiture vers la maison
atteindre — un but, un résultat
plonger — dan-, l'eau, dans le travail
travailler — à 'atelier de l'école, à l'atelier de l'usine
mériter — un prix, une récompense.
9. a) Donnez les mot; russes qui correspondent aux mots suivants:
radio-activité (f), hangar (m), début (m), laboratoire (m), graveur
(m), bataillon (n), diriger, interplanétaire, atelier (m).
b) Faites des p h r a e s avec ces mots.
10. Remplacez les points par les mots: (le) goût, (la) gloire, haussé, (les) invités, l'ave-
nir, fatigue, consacré, contemporain, (un) gosse, maigre.
Cet homme a ... sa vie à la science. Maman a ... les épaules quand
elle a vu son ... mouillé de la tête aux pieds. Cet enfant mange peu,
c'est pourquoi il est ... . C'est mon anniversaire aujourd'hui, nous
avons beaucoup d'... . Ce garçon dessine toujours, il a du ... pour le
dessin. Ce travail le ... beaucoup. Cholokhov est un écrivain russe ....
... appartient aux gens qui savent travailler. Les noms des patriotes
sont entourés de ... .
11. Reliez les adjectifs et les substantifs qui vont ensemble:
un air un homme fin intelligent
un visage un gosse nécessaire préoccupé
une condition capable
12. a) Lisez les mots suivants:
l'intelligence, le début, maigre, scientifique, un apprenti, un bureau,
contemporain, exceptionnel, la persévérance.
b) Ecrivez-les de mémoire et soulignez ce qui est difficile dans l'orthographe de
ces mots.
13. a) Faites entrer les homonymes suivants dans des phrases:
fin (f) — faim
Je n'ai rien mangé depuis le matin, j ' a i . . . . Quelle est la ... de ce livre?
Je n'aime que les ... heureuses. Ne donne rien à ce chien, il n'a pas ....
air (m) — ère (f)
Notre pays a ouvert Г... cosmique. Ferme la fenêtre, F... est frais.
Pourquoi un ... si triste? L ... des chevaux est passée.
prix (m) — pris
J'ai ... une tasse de café. Quel est le ... de cette robe? Cet artiste a
reçu un ... . Nous avons ... le métro pour venir chez vous.
trait (m) — très
Quels ... de son caractère aimez-vous? C'est... difficile de devenir
savant. Cet enfant est ... maigre. Je n'oublierai jamais les ... de son
visage.
b) Dictez ces phrases à vos camarades.
с) Changez une lettre, rejetez l'accent circonflexe et vous aurez d'autres mots.
Ecrivez-les:
goût (m) — grâce (f).
14. Donnez la signification des adjectifs formés à l'aide du préfixe in- et faites-les
entrer dans des phrases:
incapable, inconnu, injuste.
15. Composez la liste des mots qui se rapportent à la science et faites-les entrer dans
un petit récit.
LECTURE ET CONVERSATION
16. Etude du texte:
a) Lisez le texte et cherchez l'information suivante:
qui était S. Koroliov;
comment était son physique;
comment était son caractère;
quels étaient sa vie et ses goûts;
les faits qui prouvent qu'il était un grand savant.
b) Relisez le texte et précisez:
les parties de discours et leur signification:
regardant le ciel; un jeune physicien, parlant de Koroliov a dit...;
le rôle des participes passés séparé et accompagné dans les phrases:
... un géant... séparé de nous par des siècles; ... une fusée cosmique
accompagnée du feu ...;
les noms qui sont remplacés par le pronom démonstratif ceux dans les phrases:
... ceux qui l'entouraient. Ceux qui l'ont connu ... Ceux qui tra-
vaillaient à ses côtés ...;
le temps des verbes:
ils seront écrits; il était plongé; il n'était pas fait.
Attention!
Voyez le temps du verbe être.
le rôle de ne ... que dans la phrase:
Moi, je ne veux que tracer quelques lignes de son portrait;
la signification de ces groupes de mots:
(il regardait) en dessous; au fond des laboratoires; en avance sur son
temps.
NOUS ESPÉRONS ATTEINDRE LES PLANÈTES
( 1 9 0 6 / 1 9 0 7 - 1 9 6 6 )
Il est assez facile de parler d'un géant lointain séparé de nous par des
siècles. Il est presque impossible de parler d'un contemporain que des
milliers de gens ont connu.
Des livres qui parleront de cet homme
et de ses mérites seront écrits. Beaucoup
de livres.
Moi, je ne veux que tracer quelques li-
gnes de son portrait.
'Koroliov était large d'épaules, il avait
le dos un peu courbé'. Son cou, assez court,
était très fort' Regardant le ciel il ne levait
jamais la tête, on pouvait croire qu'il le re-
gardait d'en dessous, ce qui lui donnait un
air mécontent, préoccupé. Il faut dire que,
quand il regardait le ciel, il était toujours
préoccupé. Le ciel c'était son laboratoire.
Et quand, accompagnée du feu et du hurle-
ment2
des moteurs, montait vers les nuages une fusée cosmique, Koro-
liov n'était pas un simple spectateur.
Ces secondes étaient pour lui le résultat d'un immense travail au
fond/des laboratoires et des bureaux, le résultat des discussions avec ses
amis et ses adversaires, le résultat des rapports officiels au Kremlin et
des nuits sans sommeil dans sa petite maison |de Baïkonour.
'Koroliov était toujours en avance sur son temps: dans les années 20
il avait piloté des planeurs, dans les années 30 il avait construit des
fusées et il avait fait des projets des vols interplanétaires.
.Koroliov n'était pas haut de taille, mais il semblait toujours plus
grand que ceux qui l'entouraient?
Ceux qui l'ont connu disent qu'il était doux,délicat, qu'il aimait
réciter des poèmes. On dit aussi qu'il pouvait être sévère et même rude,
mais qu'il n'était jamais injuste.
Koroliov était toujours plongé dans le travail. Aucune distraction:
ni chasse ni pêche. Il ne savait pas se reposer, il n'était pas fait pour le
1
le dos courbé — сутулый
:
(un) hurlement — рев
repos. Le dimanche, il dormait beaucoup. Il se réveillait, lisait, puis
s'endormait de nouveau. Ceux qui travaillaient à ses côtés, le croiront
difficilement car, au travail, ils le voyaient toujours plein d'énergie. La
mode ne l'intéressait pas, il n'aimait pas changer de costumes, portait
des chemises de couleur, sans cravate. Pour lui la vie était tout autre
chose.
Un jeune physicien, parlant de Koroliov a dit: "J'ai toujours aimé
les gens qui savent rêver et qui sont capables de réaliser leurs rêves.
Koroliov est pour moi l'idéal de l'homme. Je crois que l'avenir appar-
tient à ce type de gens."
D'après Y. G o l o v a n o v , Etudes sur les savants
17. Répondez aux questions:
Pourquoi ce texte porte-t-il le titre "Nous espérons atteindre les pla-
nètes"? Quels sont les mérites de Koroliov? Est-ce que ce grand
savant était un homme ordinaire par son physique? Pourquoi, étant
de petite taille, semblait-il toujours plus grand que ceux qui l'entou-
raient? Pourquoi était-il toujours préoccupé quand il regardait le
ciel? Pourquoi n'avait-il pas de temps pour les distractions? Quels
traits de son caractère peuvent faire de lui l'idéal de l'homme?
18. Faites le portrait physique et moral de Koroliov.
19. Dites ce que vous savez encore de ce grand savant.
20. Lisez le texte et dites:
pourquoi Marie Sklodowska a commencé ses études à la Sorbonne
seulement à l'âge de 27 ans;
quelle découverte a rendu célèbres Marie et Pierre Curie.
MARIE CURIE
(1867-1934)
Dans l'aile gauche d'un grand bâtiment, le lycée de la rue Nowoli-
pki, à Varsovie, habitait, au rez-de-chaussée, le professeur de physique
Vladislow Sklodowski avec sa nombreuse famille.
Marie, dite encore Mania, était la plus petite des cinq enfants de la
famille, mais elle avait une mémoire et une intelligence exceptionnel-
les... Et pourtant, à la voir, avec ses joues roses de poupée, sa natte
blonde et ses yeux à l'expression d'enfant, on aurait pu dire qu'elle
n'avait rien pour s'élever dans la vie, au-
dessus de milliers d'autres petites filles
auxquelles elle ressemblait.
Pourtant, elle était toujours la première,
en mathématiques, en histoire, en allemand,
en littérature - dans toutes les matières.
Mania grandit... Elle avait maintenant
son baccalauréat et elle voulait s'occuper
de science. Mais elle était pauvre et elle dut,
pour vivre, accepter une place d'institutri-
ce. Mais sa soif d'apprendre était grande,
et quelques années plus tard, à l'âge de 27
ans, elle alla à Paris pour faire ses études à
la Sorbonne.
A Paris, elle habitait une toute petite chambre sous le toit d'une
vieille maison. Il n'y avait presque pas de meubles. Marie n'avait pas
assez d'argent pour sa nourriture et pour le chauffage de la chambre
quand, eh hiver, il faisait froid.
A la Sorbonne, Marie ne participait pas à la vie joyeuse des étu-
diants. Elle travaillait, travaillait, travaillait.
Grâce à sa volonté de fer, à son talent, à sa persévérance, elle reçut
son diplôme de physique et, l'année suivante, son diplôme de mathé-
matiques.
En 1895, Marie devint la femme de Pierre Curie. Ce savant français
était jeune, mais déjà célèbre.
Ils travaillèrent ensemble de longues années. Les deux savants n'avaient
pas de laboratoire, pas assez d'argent, ils n'avaient personne pour les aider.
Ils travaillaient dans un hangar abandonné, froid et humide.
Mais voilà ce qu'écrivait plus tard, dans une lettre, Marie Curie:
"...Pourtant c'est dans ce vieux hangar que passèrent les meilleures
et les plus heureuses années de notre vie."
Leurs études sur la radio-activité sont connues des savants du mon-
de entier. En 1898, ils découvrirent le radium. Cette découverte fit une
vraie révolution dans la science.
Après la mort de Pierre Curie, en 1906, Marie continua seule leur
travail commun sur la radio-activité. Elle ne cessa ce travail jusqu'à ses
derniers jours.
Quand, en 1935, un an après la mort de Marie Curie, parut le dernier
livre écrit par le savant, on lut sur sa couverture grise le nom de l'auteur:
Madame Marie Curie — Professeur à la Sorbonne — Prix Nobel de
Physique — Prix Nobel de Chimie — et le titre: "Radio-activité".
D'après Tout connaître, Encyclopédie pour enfants
2 1 . Répondez aux questions:
Qui était le père de Marie Sklodowska? Est-ce que la famille était
riche? Comment était Marie, petite fdle? Avait-elle une mémoire et
une intelligence exceptionnelles? Pourquoi n'a-t-elle pas pu s'oc-
cuper de science? Qui est-elle devenue? Est-ce que ses années d'étu-
des à la Sorbonne étaient faciles? Quels diplômes a-t-elle reçus?
Qui était Pierre Curie? Est-ce que leur travail commun était facile?
Où travaillaient-ils? Pourquoi Marie Curie a-t-elle écrit plus tard
que c'étaient les plus heureuses années de leur vie? Est-ce que Ma-
rie Curie est devenue célèbre? Quels prix a-t-elle reçus?
22. Résumez le texte d'après le plan suivant:
1. L'enfance de Marie Sklodowska.
2. Les années d'études à l'école.
3. Les études à la Sorbonne.
4. Le travail commun avec Pierre Curie.
5. La grande découverte.
23. Vous connaissez, sans doute, le nom des grands savants russes tels que Lomonos-
sov, Mendéleïev, Tsiolkovski, Toupolev, Kourtchatov. Dites dans quels domaines
ils ont travaillé et ce que les a rendus célèbres.
24. Apprenez à traduire.
a) Lisez le texte et tâchez de le comprendre. Dites quels sont les mérites d'Alfred
Nobel.
b) Relisez le texte et notez les mots nouveaux. Cherchez-les dans le dictionnaire.
c) Traduisez le texte oralement jusqu'aux mots "Rentré en Suède" et par écrit jus-
qu'à la fin.
QUI ÉTAIT NOBEL?
Les prix Nobel — prix de littérature, prix de la paix, prix de physi-
que, prix de chimie, prix de médecine — sont donnés chaque année, le
10 décembre, à Stockholm, avec l'argent laissé après sa mort par Alfred
Nobel, savant suédois (1833-1896).
On sait peu de chose sur lui. Les Nobel, au début, n'étaient pas
riches. Alfred était un enfant petit, trop souvent malade pour pouvoir
aller à l'école. Mais il était curieux de tout, il aimait le travail, il savait
travailler et il pouvait travailler mieux que personne; surtout il avait des
idées, comme son père, beaucoup d'idées.
Emmanuel Nobel, le père, avait dessiné des ponts nouveaux, des
maisons de bois simples et solides. Il avait construit la première usine
suédoise de caoutchouc, les moteurs des premiers bateaux à vapeur de
laVolga et de la mer Caspienne. C'est avec lui, dans ses ateliers et dans
ses bureaux de Saint-Pétersbourg (Ateliers Nobel et fils) qu'Alfred ap-
prend son métier. C'est avec lui qu'il voyage en Allemagne, en France,
en Angleterre, en Amérique.
Rentré en Suède, Alfred Nobel reprend les travaux de son père. Il
trouve, en 1863, un explosif nouveau (la nitroglycérine) et surtout le
moyen de s'en servir. Cet explosif est très dangereux: une fois même la
maison où il travaille est démolie dans un éclair. Le plus jeune frère
d'Alfred et quatre autres hommes sont tués. Alfred installe alors ses
ateliers dans un bateau au milieu d'un lac, une usine en pleine campa-
gne. Ce qui est difficile, c'est de transporter l'explosif d'un endroit à un
autre: si on le remue un peu trop, s'il fait un peu trop chaud, il explose
tout seul. Nobel trouve enfin un moyen d'empêcher l'explosion quand
on ne la veut pas. Il appelle le nouvel explosif dynamite.
Dans le monde entier on s'est intéressé. La dynamite va permettre
de gagner beaucoup de temps et beaucoup d'argent, et de réussir des
travaux qui jusque-là paraissaient impossibles. Des usines de Nobel sor-
tent bientôt des milliers des tonnes de dynamite.
Nobel s'installe à Paris dans une grande et agréable maison, près de
la place de l'Etoile. Il est très riche, mais reste triste et seul. Il est de
plus en plus malade. Il ferme sa belle maison à Paris et va s'installer à
San Remo en Italie. C'est là qu'il meurt, le 10 décembre 1896.
L'année d'avant, il avait décidé de laisser tout son argent pour qu'on
le donne aux savants qui avaient fait le plus de bien aux hommes: les
"Prix Nobel" que tout le monde connaît aujourd'hui.
25. Lisez le texte et répondez à la question:
Pourquoi Camille Flammarion a-t-il dit que sa maladie était la plus
grande chance de sa vie?
CAMILLE FLAMMARION
( 1 8 4 2 - 1 9 2 5 )
Le grand astronome français Camille Flammarion est né en provin-
ce, à Montigny-le-Roi, en 1842, dans une modeste famille paysanne.
Entré à l'école, Camille est, pour parler comme les élèves, "premier
en tout".
Un jour, l'inspecteur vint visiter l'école de Montigny-le-Roi et de-
manda à l'instituteur la permission d'interroger les élèves.
— Quelle est la partie du programme qu'ils connaissent le mieux?
ajouta-t-il.
Et l'instituteur répondit:
— Monsieur l'inspecteur, vour pouvez ici poser toutes les questions
qu'il vous plaira; il y a quelqu'un qui est capable de répondre à toutes.
— En vérité? dit l'inspecteur. Quel est donc ce petit savant?
L'instituteur appela:
— Camille Flammarion!
Rouge de plaisir, un gosse monta sur l'estrade ... et ce fut le triomphe.
Peu après, les Flammarion, restés sans argent, durent quitter le vil-
lage pour aller à Paris où ils espéraient gagner leur vie.
"J'avais du goût pour le dessin, raconte Camille Flammarion. J'en-
trai comme apprenti chez un graveur. J'aurais pu devenir un bon gra-
veur, mais je ne voulus pas abandonner mes livres. Pendant deux ans, je
travaillais donc le jour comme ouvrier et la nuit comme étudiant. Ma
journée de travail finie, je suivais, après le dîner, tous les cours gratuits
qui existaient alors. Et puis, vers dix heures, en rentrant, je me mettais à
lire ou à écrire. Mes jours de repos étaient consacrés à des visites d'étu-
des au Jardin des Plantes ou dans les musées. Voilà comment, tout en
gagnant un peu d'argent, je pouvais continuer à apprendre. Mais ce ré-
gime me fatigua: à seize ans je tombai malade, et ce fut la plus grande
chance de ma vie."
En effet, pour soigner le jeune Camille, on dut faire venir le méde-
cin. Le docteur examina le petit apprenti graveur. Au moment d'écrire
l'ordonnance, il aperçut sur la table de la modeste chambre un énorme
manuscrit1
de plus de 500 pages: "Cosmologie Universelle", avec une
préface en latin!
— Qu'est-ce que c'est, ça? demanda-t-il à son malade.
1
un m a n u s c r i t — рукопись
— C'est un livre de moi, répondit Camille Flammarion.
Le docteur se mit d'abord à rire en haussant les épaules. Puis il
parcourut quelques lignes du manuscrit. Il interrogea le jeune garçon, et
comprit rapidement qu'il se trouvait devant un enfant peu ordinaire.
— Tu sais le latin, mon petit? demanda-t-il.
— Je le connais.
— Tu as fait des mathématiques?
— Oui, Monsieur.
— Tu as étudié l'astronomie?
— Beaucoup.
— Tu serais heureux d'entrer à l'Observatoire?
— C'était le rêve de toute mon enfance...
A seize ans, le jeune garçon entrait à l'Observatoire. Quelques mois
plus tard, il publia son premier livre. A vingt ans, Camille Flammarion
était tellement célèbre que, quand il devint soldat, on lui demanda s'il
était le fils du grand Flammarion! Car, en 1862, Flammarion était déjà
un grand nom...
26. Développez ces idées en vous basant sur le texte.
Le grand astronome français Camille Flammarion est né en 1842 en
province, dans une famille de paysan.
A l'école, Camille Flammarion était premier en tout. Son instituteur
disait qu'il était capable de répondre à toutes les questions.
Camille Flammarion avait une brillante intelligence et était un élève
exceptionnel.
Flammarion n'a pas abandonné ses études quand il a dû travailler
comme apprenti.
Flammarion est tombé malade de fatigue.
Le docteur a compris qu'il se trouvait devant un enfant extraordinaire.
A vingt ans, Camille Flammarion était déjà un savant célèbre.
27. Décrivez le caractère de Camille Flammarion: mettez en relief les traits que doit
avoir, à votre avis, un grand savant.
28. Vous avez lu des textes où il s'agjt de grands savants. Vous avez vu que leur vie
n'avait pas été facile, qu'ils avaient dû surmonter beaucoup de difficultés. Dites
comment doit être un grand savant, quelles qualités lui sont nécessaires.
29. a) Parlez d'un grand savant. Mettez en relief les traits de son caractère qui lui ont
permis de faire des découvertes importantes.
b) Ecrivez une lettre à un savant (écrivain, compositeur, artiste) dites lui que vous
voudriez faire sa connaissance parce que vous êtes son admirateur.
Commencez votre lettre par la date et le lieu, pour s'adresser au des­
tinataire (получатель) écrivez: monsieur, madame; Cher Monsieur,
Chère Madame..?
Pour terminer la lettre écrivez: Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'ex-
pression de ma plus haute considération, de mon profond respect.
30. Organisez une discussion. Voici les points de vue contraires. Choisissez celui qui
vous semble juste et prouvez-le. D'autres élèves vont prouver le contraire.
a) Pour devenir un grand savant, il faut non seulement avoir du ta-
lent, mais il faut aussi travailler beaucoup. Pour devenir un grand
savant il suffit d'avoir beaucoup de talent.
b) La vie d'un grand savant, artiste ou écrivain, est toujours agréa-
ble et facile. La vie des grands hommes n'est pas facile et parfois
même elle est bien dure.
3 1 . Devinez, d'après trois phrases, le nom d'un grand savant, artiste, compositeur,
peintre ou écrivain. Un élève dit trois phrases sur le grand homme choisi. Les
autres élèves devinent son nom.
M o d è l e :
C'est un grand compositeur russe. Il a composé beaucoup d'opé-
ras. J'aime beaucoup son opéra "Sadko".
32. C'est un concours. Les élèves sont divisés en deux équipes. La I™ équipe choisit le
nom d'un grand homme (savant, compositeur, peintre, écrivain, etc.), la 2'équipe
doit dire dans quel domaine il a travaillé et nommer l'une de ses œuvres. Et ainsi à
tour de rôle. L'équipe qui répond le mieux gagne.
3 3 . a) Apprenez à faire des dialogues. Pour poursuivre la conversation posez une ques-
tion sur l'énoncé de votre interlocuteur. Employez dans vos répliques les expres-
sions suivantes:
M o d è l e :
A: Je n'aime pas l'opéra.
B: Vraiment? Et pourquoi ne l'aimes-tu pas?
Voici les premières répliques de vos dialogues:
Je n'ai jamais entendu parler de Flammarion. J'ai acheté un livre
sur la vie de Marie Curie. Mon meilleur ami a appris quatre langues
étrangères. Je n'ai pas lu les romans de Balzac. Je connais peu de
Pas possible! — Быть не может!
En effet? — В самом деле?
C'est sérieux? — Вы это серьезно?
Ah, oui? — Ах, так?
Ça, alors! — Ну, знаете ли!
C'est formidable! — Потрясающе!
Vraiment? — Правда?
C'est étrange. — Странно.
Возможно.Peut-être.
C'est possible.
compositeurs français. J'aime beaucoup l'opéra "Faust". Je préfère
la télé et le cinéma à la lecture. J'aime lire les poésies. Je connais un
homme qui a visité presque tous les pays du monde. Je voudrais
faire la connaissance de quelque homme célèbre.
b) Composez vous-mêmes des dialogues semblables. Employez les expressions données.
34. Apprenez les dialogues.
A
Mots à remplacer: un explorateur, l'Antarctique, mon père, l'école.
A: J'ai fait la connaissance d'un grand explorateur de l'Antarctique.
B: En effet? Et où Гas-tu vu?
A: C'est une vieille connaissance de mon père. Ils ont étudié à la
même école.
B: Tu as de la chance, toi. Invite-moi quand il viendra vous voir
une autre fois. Veux-tu?
A: Oui, bien sûr.
В
Mots à remplacer: Hélène, Claire, au Bolchoï, "La Belle au Bois Dormant".
A: Allô! Qui est à l'appareil? Passez-moi Hélène, s'il vous plaît.
B: Allô!
A: C'est toi, Hélène? Ici Claire. J'ai deux places au Bolchoï.
B: C'est formidable!
A: Veux-tu venir avec moi?
B: Ça oui, avec plaisir! Qu'est-ce qu'on donne?
A: La Belle au Bois Dormant que j'adore.
B: C'est formidable! Moi aussi, je l'adore. Je cours chez toi. A tout
à l'heure.
A: A bientôt.
C
Mots à remplacer: il a pris froid.
A: Tu ne sais pas pourquoi Pierre n'est pas venu?
B: Je crois qu'il a pris froid...
A: Vraiment, il aurait pu me prévenir. Nous l'avons attendu toute
la soirée.
B: Tu sais bien qu'il n'a pas de téléphone. Sans ça, il t'aurait télé-
phoné.
SUJET LIBRE DE CONVERSATION
35. Discutons.
Quels événements importants ont eu lieu le mois dernier?
Qu'est-ce qu'il y a eu d'intéressant le mois dernier? Parlez-en!
Parlons de ce qui vous passionne pendant vos loisirs. C'est bien si
l'on s'intéresse à beaucoup de choses, n'est-ce pas?
A quoi vous intéressez-vous?
Parlez de ce qui passionne vos parents et vos amis.
Dites quelle passion vous semble la plus intéressante et la plus
originale.
Il y a deux hommes, l'un ne s'intéresse qu'à son travail, l'autre
aime son travail mais s'intéresse à beaucoup de choses. Avec qui
voudriez-vous faire connaissance et pourquoi?
A quoi voudriez-vous consacrer vos loisirs: à la musique, au
théâtre, au dessin (à la peinture), au sport, au philatélisme, aux plan-
tes, aux animaux, aux voyages, à quelque métier ou à autre chose?
Argumentez votre choix.
36. Apprenez à bien lire les poésies.
CHANSON D'AUTOMNE
Les hirondelles sont parties,
Le brin d'herbe a froid sur les toits;
Il pleut sur les touffes d'orties.
Bon bûcheron, coupe du bois.
Les hirondelles sont parties.
' L'air est dru, le logis est bon;
Il pleut sur les touffes d'orties.
Bon charbonnier, fais du charbon.
Les hirondelles sont parties,
L'été fuit à pas inégaux;
Il pleut sur les touffes d'orties.
Bon fagotier, fais des fagots.
V . H u g o
JOUR DE NOVEMBRE
Voilà les feuilles sans sève
Qui tombent sur le gazon;
Voilà le vent qui s'élève
Et gémit dans le vallon;
Voilà l'errante hirondelle
Qui rase du bout de l'aile
L'eau dormante des marais;
Voilà l'enfant des chaumières
Qui glane sur les bruyères
Le bois tombé des forêts.
L'onde n'a plus de murmure
Dont elle enchantait le bois;
Sous les rameaux sans verdure
Les oiseaux n'ont plus de voix.
Le soir est près de l'aurore;
L'astre à peine vient d'éclore
Qu'il va terminer son tour:
Il jette par intervalle
Une lueur, clarté pâle
Qu'on appelle encore un jour.
La brebis sur les collines
Ne trouve plus de gazon;
Son agneau laisse aux épines
Les débris de sa toison.
La flûte aux accords champêtres
Ne réjouit plus les hêtres
Des airs de joie et d'amours.
Toute herbe aux champs est glanée.
Ainsi finit une année,
Ainsi finissent nos jours!
A . d e L a m a r t i n e
LA PETITE FÉE
Enfants, il était une fois
Une fée appelée Urgande,
Grande de à peine de quatre doigts,
Mais de bonté vraiment bien grande.
De sa baguette un ou deux coups
Donnaient félicité parfaite.
Ah! bonne fée, enseignez-nous
Où vous cachez votre baguette!
Dans une conque de saphir,
De huit papillons attelée,
Elle passait comme un zéphir,
Et la terre était consolée.
Les raisins mûrissaient plus doux,
Chaque moisson était complète.
Ah! bonne fée, enseignez-nous
Où vous cachez votre baguette!
C'était la marraine d'un roi
Dont elle créait les ministres;
Braves gens, soumis à la loi,
Qui laissaient voir dans leurs registres.
Du bercail ils chassaient les loups
Sans abuser de la houlette.
Ah! bonne fée, enseignez-nous
Où vous cachez votre baguette!
Les juges, sous ce roi puissant,
Etaient l'organe de la fée;
Et par eux jamais l'innocent
Ne voyait sa plainte étouffée.
Jamais pour l'erreur à genoux
La clémence n'était muette.
Ah! bonne fée, enseignez-nous
Où vous cachez votre baguette!
Dans un beau palais de cristal,
Hélas! Urgande est retirée.
En Amérique tout va mal;
Au plus fort l'Asie est livrée.
Nous éprouvons un sort plus doux;
Mais pourtant, si bien qu'où nous traite,
Ah! bonne fée, enseignez-nous
Où vous cachez votre baguette!
P.- J. В é г a n g e r
LEÇON 10
LA TERRE C'EST NOTRE
MAISON À TOUS
Chaque enfant, encore tout petit, connaît et aime sa maison. Qu'est-
ce que pour nous notre maison?
Devenu plus grand, l'enfant comprend que le pays qu'il habite et où
il est né c'est sa Patrie. Qu'est-ce que pour vous la Patrie?
Mais il y a beaucoup d'autres pays où habitent d'autres Hommes.
Tous ensemble, nous habitons une seule et même planète — la Terre.
Connaissez-vous bien notre Terre? ,
Chaque Homme aime sa maison et veut la rendre plus belle. Que
faites-vous pour rendre votre maison plus belle?
Chaque Homme aime sa Patrie, la terre où il est né. Que faisons-
nous pour rendre notre Patrie plus riche, plus forte, plus pittoresque?
Notre Terre, c'est notre Patrie à tous. Que doit-on faire pour la pro-
téger contre les dangers qui la menacent?
Que doit-on faire pour réserver sa beauté: les animaux et les plan-
tes, les mers et les rivières, les plaines et les montagnes, les villes et la
campagne?
Parlons de ces problèmes importants pour tous les Hommes, car la
Terre, c'est notre maison à tous!
ETUDE GRAMMATICALE
Il nous dit que les sportifs arrivent aujourd'hui.
Il nous dit que les sportifs sont arrivés hier.
Il nous dit que les sportifs arriveront à temps.
Plan du présent
Proposition principale Proposition subordonnée
Présent Présent — pour exprimer une action si-
multanée.
Passé composé (ou imparfait, ou passé
immédiat) — pour exprimer une action
antérieure.
Futur simple (ou futur immédiat) —
pour exprimer une action postérieure.
Il nous a dit (disait, dit) que les sportifs arrivaient ce jour-là.
Il nous a dit (disait, dit) que les sportifs étaient arrivés la veille.
Il nous a dit (disait, dit) que les sportifs arriveraient le lendemain.
Plan du passé
Proposition principale Proposition subordonnée
Passé composé
Passé simple
Imparfait
Imparfait — pour exprimer une action
simultanée.
Plus-que-parfait — pour exprimer une
action antérieure.
Futur dans le passé - pour exprimer
une action postérieure.
Attention!
Le futur dans le passé, с 'est le futur qui se rapporte au passé. La
formation du futur dans le passé est analogue à la formation du
conditionnel présent.
1. Justifiez l'emploi des temps dans la proposition subordonnée.
Elle espère que vous viendrez la féliciter. Je suis sûr que vous avez
gagné cette compétition. J'étais sûr qu'elle ne m'avait pas dit toute
la vérité. Elle écrit qu'elle prendra part aux Jeux Olympiques. Il
leur expliqua pourquoi il était parti si tôt. Elle a dit que je pouvais
garder ce livre aussi longtemps que je le voudrai. Ils s'arrêtèrent
devant le bâtiment qu'on leur avait montré. Ils croyaient qu'on ne
les voyait pas. Il pense qu'elle a fini son travail hier. Il leur raconta
comment on l'avait sauvé.
2. Terminez les phrases en exprimant les rapports de simultanéité, de postériorité ou
d'antériorité.
Ils disent que nous ... Il sait qu'elle ... Il pense qu'ils ... Ils savent
qu'on ... Elle écrit qu'elle ... Elle savait que ... J'espérais que ... Elle
apprit que ... Il annonça que ... Ils m'écrivaient que ... Ils lui dirent
que ...
3. Mettez le verbe de la proposition principale à un temps passé et changez le temps
de la subordonnée.
M o d è l e :
J'espère que vous serez content.— J'espérais que vous seriez
content.
J'espère que vous viendrez me voir. Elle n'entend pas qu'on l'ap-
pelle. Il me demande pourquoi je n'ai pas lu ce livré. Ils savent que
nous ne pouvons pas partir en voyage. Il leur raconte comment il a
gagné. Il espère que cela ne lui prendra pas trop de temps. Je vois
que ma question Fa étonnée.
4. Mettez les verbes aux temps qui conviennent. Faites attention au verbe de la
principale.
Ils disent qu'ils (vouloir) remettre leur voyage. Mon frère écrit que
vous (pouvoir) loger chez lui. Elle a promis qu'elle (gagner) cette course.
Ils ont appris que le garçon (s'appeler) Louis et qu'il (avoir) dix ans.
Elle leur déclara qu'elle ne (abandonner) jamais cet enfant. Le sportif a
dit aux journalistes qu'il (répondre) à toutes leurs questions.
ETUDE LEXICALE
5. a) Ecoutez le texte et tâchez de comprendre les mots nouveaux. Si le sens d'un mot
n'est pas clair, voyez les explications ou consultez le dictionnaire.
L'été est une belle saison. On est à la campagne, on se promène
dans la forêt, dans les champs et dans les prairies. On admire les
oiseaux qui chassent les insectes et on leur jette des miettes de pain
et des graines. On cueille des fleurs qui poussent dans les champs,
mais celles seulement qui sont encore nombreuses, car le nombre
de beaucoup de fleurs des champs et des forêts diminue. On casse
la tige de la fleur délicatement pour ne pas abîmer la racine qui est
dans la terre car il faut protéger la nature. Puis on fait un joli bou-
quet qui sent si bon. ^
J'aime beaucoup les animaux et je vais souvent au zoo. Il y a tou-
jours du monde: des enfants et des adultes. Je m'amuse en regar-
dant les singes qui courent et sautent, les chèvres sauvages et les
chevreuils qui sont si gracieux et si peureux. J'admire les beaux
oiseaux qui viennent de différents pays: les perroquets multicolo-
res, les canaris jaunes, les cygnes blancs et noirs qui nagent sur
l'eau. Et parmi ces magnifiques oiseaux sautent des petits moi-
neaux gris de nos rues qui se disputent des miettes de pain et des
graines. Ils se sont habitués à venir au zoo pour se nourrir. Puis je
vais voir les poissons. Ils sont nombreux: il y a les dangereux pois-
sons de mer comme le requin, les beaux poissons des rivières de
montagne comme la truite et les poissons ordinaires des nos lacs
et rivières comme la carpe ou le brochet. Je les regarde et je me
rappelle les dauphins qui sont si intelligents et si sympathiques. Je
les ai vus cet été dans la mer Noire. Leur existence en liberté est
plus agréable. Il est temps de partir, le gardien va éteindre la lu-
mière et fermer la porte.
Notre famille habite dans la banlieue de Moscou. C'est bien pour
moi car l'école est tout près, la forêt n'est pas loin et il y a beaucoup
d'espaces verts. Mais pour mon père, ce n'est pas commode car son
bureau est au centre de la ville. Dans la rue où se trouve son bureau,
il y a de grands immeubles de 10 à 20 étages, les autos n'y circulent
pas, c'est une rue réservée aux piétons - une rue piétonnière. Le
patron de mon père a trouvé la solution au problème du transport
pour les employés. Chaque matin, un autobus du bureau vient cher-
cher les employés dans les banlieues où ils habitent. Tout le monde
est content. On aime et respecte le patron qui pense à son personnel.
b) Lisez attentivement les explications:
être pressé = se dépêcher: Je suis pressé, je ne peux pas vous attendre.
dispute (f)
se disputer
sont des mots
de la même famille
sont des mots
de la même famille.
sont des mots
de la même famille.
sont des mots
de la même famille
sont des mots
de la même famille
Dans sa jeunesse, ma grand-mère était très belle.
sont des mots
de la même famille
Les piétons doivent faire attention lorsqu'ils traversent les rues.
diminuer Ф agrandir: Cette année, le nombre des élèves de notre classe
a diminué car trois élèves ont quitté notre ville,
grossier Ф poli: Ce garçon est mal élevé: il est grossier,
humide Ф sec: Le temps est humide en automne,
vivant Ф mort: Personne n'est resté vivant après ce combat.
différent
différence (f)
sont des mots
de la même famille
Il y a une grande différence entre le climat du nord et celui du sud.
Ces enfants se disputent à cause d'une balle.
exister
existence (f)
L'existence des bêtes dans les zoos n'est pas facile
garder
gardien (m)
Le chien est le gardien de la maison.
s'habituer
habitué
habitude (f)
Il faut vous habituer à parler moins fort.
jeune
jeunesse (f)
pied (m)
piéton (m)
protéger
protection (f)
sont des mots
de la même famille
Des vêtements chauds sont une protection contre le froid.
roi (m)
royaume (m)
Le fond des mers et des océans est le royaume du silence.
sont des mots
de la même famille
terre (f)
enterrer
sont des mots
de la même famille
adulte (adj. et n. m,f) qui n'est plus un enfant, qui est devenu grand.
Les adultes ne comprennent pas toujours les enfants.
banlieue (f): territoire qui se trouve autour des villes. Beaucoup de per-
sonnes travaillent en ville mais habitent en banlieue.
table où l'on s'assied pour écrire
J'ai un bureau dans ma chambre,
pièce de la maison destinée au travail de réflexion
Mon père est dans son bureau,
établissement public
Ma mère travaille dans un bureau de poste.
cueillir: prendre un fruit, une fleur, les détacher de leur branche, de leur
tige. Les enfants ont cueilli beaucoup de fleurs dans le champ.
espace (m): distance entre les choses. Il y a un grand espace entre l'école
et la rue.
gouvernement (m): ceux qui sont la tête d'un pays. Le Premier minis-
tre a présenté son gouvernement.
immeuble (m): grand bâtiment de plusieurs étages. Des immeubles de
dix étages s'élèvent dans cette rue.
insecte (m): petit animal, comme les mouches. Il y a des insectes qui ne
vivent que sur la terre, d'autres qui volent.
pareil (-le): qui ressemble tout à fait. Ces deux maisons sont tout à fait
pareilles. *
Le voleur a enterré l'argent dans son jardin. On a enterré le vieillard
dans le cimetière du village.
vie(/)
vivre sont des mots
de la même famille
bureau (m)
patron (-ne) (m,f): chef d'une usine, d'une fabrique, etc. Le patron du
restaurant est à la caisse.
pousser
De jolies fleurs poussent dans notre jardin.
Le chauffeur pousse son auto qui ne marche pas.
L'enfant a poussé un cri.
prairie (f): grand terrain avec de l'herbe. Les vaches sont dans la prairie,
racine (f): partie de la plante qui est sous la terre. Certaines racines sont
bonnes à manger.
respect (m): sentiment qu'on doit avoir pour les parents, pour les vieilles
personnes, etc. Les enfants doivent le respect à leurs parents.
respecter: avoir du respect pour quelqu'un. Respecter la mémoire des
héros.
sentir
(se conjugue
comme partir)
Je sens le froid.
Je sens le parfum des fleurs.
Les fleurs sentent bon.
se sentir: Je me sens mal aujourd'hui.
solution (f): réponse à un problème théorique ou pratique. J'ai vite trouvé
la solution de ce problème,
tendre: Je vois mon ami et je lui tends la main pour le saluer,
tige (f): partie de la plante qui monte en partant de la terre et qui porte
des feuilles. Faire un bouquet de fleurs avec de longues tiges.
c) Trouvez ces mots dans le dictionnaire:
arbuste (m) cygne (m) rappeler
brochet (m) dauphin (m) requin (m)
canari (m) miette (f) truite (f)
chevreuil (m) moineau (m)
6. Lisez les phrases suivantes, relevez les mots nouveaux et donnez leur définition.
La protection de la nature est un problème important. Il faut proté-
ger l'air et la terre, l'eau et les plantes, les animaux et les oiseaux —
tout le royaume de la nature. Les plantes ont une racine, une tige,
des feuilles et des fleurs. Les oiseaux mangent des insectes, des
vers, des graines et des miettes de pain. J'ai rencontré un chevreuil
vivant dans la montagne. Il ne faut pas marcher pieds nus, l'herbe
est humide après la pluie. Ce parc n'est pas bien cultivé: il y a trop
d'arbres, d'arbustes et de buissons. Quelle différence entre la vie au
centre de la ville et dans la banlieue! Je n'aime pas cette grande rue:
il y a trop de grands bâtiments, d'immeubles et de tours. Toutes les
bêtes ne s'habituent pas facilement à une existence dans un zoo. Il y
a des plantes qui poussent très vite. Il ne faut pas jeter les papiers
sales et les boîtes vides, il faut les enterrer. Les employés de ce
bureau respectent leur patron. Le gouvernement a trouvé une solu-
tion heureuse à ce problème difficile.
7. C'est un concours: qui connaît plus de noms d'animaux, d'oiseaux, de poissons,
d'insectes et de plantes. L'élève qui nomme le dernier un animal, un oiseau, etc.
gagne.
8. Décrivez: un moineau, un canari, un cygne, un requin, un dauphin, une truite, un
brochet, un chevreuil. Ne nommez pas l'animal que vous décrivez, vos camarades
doivent deviner son nom.
9. Faites des phrases avec de groupes de mots suivants.
La protection de la nature, un être vivant, une verte prairie, cueillir
des fleurs, le gardien de la maison, être pressé de partir, une exis-
tence paisible, la jeunesse du monde, s'habituer à tendre la main,
rappeler une histoire amusante, se disputer avec..., un homme gros-
sier, l'espace vide, la solution d'un problème, respecter les gens
âgés, des immeubles modernes.
10. Remplacez les points par les mots: cueillir, les adultes, vivant, rappelez-moi, m'ha-
bituer, immeubles, la solution, les piétons, le bureau, (je) me sens, la prairie,
espaces verts, une existence pareille, cette banlieue.
Je veux offrir un joli bouquet à ma mère, je vais ... quelques roses et
quelques œillets. Allons nous promener dans ... . Je ne peux pas ... à
vivre à la campagne. ... (-moi) l'heure de notre rendez-vous. Regar-
dez ce petit oiseau qui est tombé de son nid, il est encore .... Je ... mal
aujourd'hui.... peut te rendre malade. Il y a beaucoup d'... dans cette
ville. J'aime il n'y a pas de grands .... Les enfants et... aiment tous
les dessins animés. ... doivent traverser la rue aux carrefours. Ici se
trouve ... où travaille ma mère. J'ai vite trouvé ... de ce problème.
11. Répondez aux questions:
Quels poissons peut-on pêcher dans nos rivières? Quels oiseaux peut-
on voir dans nos villes? Quels sont les poissons qui vivent dans les
rivières de montagnes? Quel poisson attaque les hommes? Quel
animal marin peut être dressé? As-tu un canari? Aimez-vous les
cygnes? Vous promenez-vous souvent dans les prairies? Est-ce que
le nombre des élèves de votre classe a diminué cette année? Quelle
est la différence entre le centre d'une ville et la banlieue? Y a^-t-il
beaucoup d'espace vert dans le centre de la ville? Les élèves de
votre classe se disputent-ils souvent? Etes-vous parfois grossiers
avec les adultes? Y a-t-il beaucoup de piétons dans votre rue? Quel-
les sont les parties d'une plante? Faut-il cueillir le muguet? Etes-
vous pressés de rentrer à la maison après les classes? Est-ce que les
insectes vous dérangent en été? Etes-vous habitués à protéger les
petits? Avez-vous du respect pour les gens âgés? Y a-t-il beaucoup
de grands immeubles dans votre rue? Est-ce que l'herbe et les fleurs
poussent près de votre école? Est-ce que tu te sens bien aujourd'hui?
Faut-il tendre la main le premier aux adultes?
12. C'est un concours. Composez des petites histoires avec les mots proposés. L'élève
qui compose l'histoire la plus intéressante gagne:
a) protéger, cueillir, pousser, la prairie, les inisectes, la racine, la tige;
b) s'habituer, une existence pareille, une grande différence, vivant, un gardien,
sentir;
c) la banlieue, l'espace vert, le piéton, le bureau, l'immeuble, sentir, être pressé,
diminuer.
13. a) Ecrivez ces mots correctement sous la dictée du maître.
[kœjir], [èsekt], [sip], [Javrœj], [dofê], [mwano], [rwajom], [ymid],
[diferàs], [egzistàs], [abitqe], [parej], [grosje], [bâlj0], [byro],
[imœbl], [guvernamà], [preri], [solysjô].
b) Faites par écrit des phrases avec ces mots.
14. Décrivez par écrit un joli paysage, une rue dans le centre d'une ville et une rue de
banlieue, une plante originale, un animal superbe, un bel oiseau, un poisson rare.
Employez les mots du vocabulaire.
LECTURE ET CONVERSATION
15. Etude du texte:
a) Lisez le texte A et cherchez-y les informations suivantes:
ce qu'il y a sur la Terre, où habitent les Hommes; le monde animal
sur la Terre; ce qui pousse sur la Terre.
b) Relisez le texte A et:
précisez la signification des adverbes en et y dans les phrases:
Il y en a de toutes sortes.
Il y vit un grand nombre d'hommes.
du pronom ceux dans la phrase:
... ceux qui vivent auprès de nous.
traduisez les phrases: Et en allant au zoo... C'est ce qui rend la Terre si
belle et si riche.
c) Lisez le texte В et cherchez-y les informations suivantes:
ce que nous devons protéger, ce qui peut arriver à la forêt, ce qu'il
faut faire et ce qu'il ne faut pas faire.
d) Relisez le texte В et:
précisez la forme et le temps des verbes:
ils sont menacés, beaucoup d'insectes sont détruits.
la signification des pronoms tous et les:
nous devons tous les protéger.
traduisez les phrases:
Si tu te promènes dans la campagne ... Certains insectes sont... Si. tu
cueilles ... Si ta famille et tes amis ...
A. LA TERRE
Nous habitons dans une maison. Cette maison se trouve dans notre
pays. Et notre pays est une petite partie de la Terre.
Sur la Terre, il y a des montagnes et des lacs, des prairies et des forêts.
Il y vit un grand nombre d'hommes. La plupart habitent dans des mai-
sons, comme nous. Mais certains, les plus pauvres, n'ont pas de maison.
Il existe aussi beaucoup d'animaux sur la Terre. Vous connaissez
sûrement ceux qui vivent auprès de nous: les chiens, les chats, les la-
pins, les vaches, les chevaux, les moutons. Et en allant au zoo, vous
avez vu certains animaux sauvages: des lions, des tigres, des crocodi-
les, des rhinocéros.
Ensuite, il y a des oiseaux: les moineaux et les canaris, les canards
et les cygnes, et beaucoup d'autres encore.
Et il ne faut pas oublier les poissons et les animaux qui vivent dans
les mers et les rivières. Il y en a de toutes sortes: des brochets et des
truites, des requins et des dauphins.
Mais il y a aussi tout ce qui pousse sur la Terre: l'herbe verte et les
fleurs de toutes les couleurs, les arbres et les arbustes, les légumes et les
fruits. C'est ce qui rend la Terre si belle et si riche.
D'après Le seigneur et mon,berger
В. PROTÉGEONS LA NATURE
Les animaux sont menacés, les forêts et les plages sont en danger.
Nous devons tous les protéger.
La forêt est le royaume des arbres et des animaux. Quand elle brûle,
des centaines d'écureuils, de chevreuils, d'oiseaux meurent aussi. Alors,
attention au feu!
Si tu te promènes dans la campagne, ne détruis pas les nîds, ne prends
pas les œufs. Donne plutôt des graines et des miettes de pain aux oiseaux.
Ils ne trouvent plus de nourriture, parce que beaucoup d'insectes sont
détruits. Certains insectes sont pourtant très utiles.
Trop souvent, les promeneurs arrachent les racines des fleurs sau-
vages. Elles ne pourront plus repousser. Si tu cueilles une fleur, coupe
bien sa tige. Après un pique-nique, enterre les papiers, les boîtes vides
ou emporte chez toi pour les jeter. Surtout, ne les brûle pas!
Si ta famille et tes amis font comme toi, vous aiderez certainement
à sauver la nature.
D'après Lecture en fête
16. a) Décrivez la Terre comme vous la voyez à travers le texte.
b) Ajoutez à la description de la Terre donnée dans le texte ce que vous trouvez
important.
17. Elargissez le nombre d'animaux, d'oiseaux, de poissons et de plantes donné dans
le texte avec ceux que vous connaissez.
18. C'est un concours. Décrivez le monde des animaux et des plantes de notre Terre.
L'élève qui donne la description la plus pittoresque gagne.
19. Organisez une discussion autour de la phrase: "Notre Terre est notre maison à tous".
20. a)^Dites quels sont les dangers qui menacent les animaux, les forêts et les plages,
b) Parlez d'autres dangers qui menacent notre Terre.
21. Dites ce qu'il ne faut pas faire et ce qu'il faut faire pour protéger notre Terre.
22. Commentez la dernière phrase du texte.
23. Dites ce que les élèves de votre école, votre famille et vous-même font pour proté-
ger la nature.
24. Apprenez à traduire.
a) Lisez le texte et tâchez de le comprendre.
b) Traduisez le texte oralement, tâchez de deviner la signification des mots nou-
veaux.
c) Cherchez les mots nouveaux dans le dictionnaire. Vérifiez si vous aviez bien
deviné leur sens.
d) Traduisez le texte par écrit.
LA TERRE, PATRIMOINE VIVANT À PROTÉGER
Notre Terre a 5 milliards d'années. Depuis des temps, elle supporte
les bombardements de météorites, les brusques modifications de ses
champs magnétiques. Il est certain que les activités humaines modifient
aussi la Terre: le pourcentage de gaz carbonique en dangereuse aug-
mentation dans la haute atmosphère, de grandes sécheresses sur les plai-
nes de blés, les déserts qui ne cessent d'avancer, l'épuisement accéléré
des sols, des forêts, des espèces vivantes et des ressources en eau.
Les habitants des pays développés ne représentent qu'un quart de la
population. Pourtant, ils contrôlent et utilisent 80% de ressources mon-
diales, et, surtout, produisent les plus grandes quantités de déchets. Ils
sont donc les premiers responsables de l'effet de serre et de la modifica-
tion de l'atmosphère, mais ils possèdent les ressources financières né-
cessaires pour réduire la pollution industrielle.
Les habitants des pays pauvres, qui représentent les trois quarts de la
population mondiale, possèdent moins du quart des richesses. Pour survi-
vre, ils en viennent aujourd'hui à raser leurs forêts et appauvrir leurs sols.
Peut-on les accuser de détruire leur environnement? D'après la "Charte
planétaire" et le plan d'action adopté par tous les Etats du monde, les
problèmes les plus graves qu'il faut résoudre sont: l'accumulation des-
déchets, l'approvisionnement en eau, la dégradation des sols. L'écologie
n'est pas seulement une affaire d'Etats, mais une manière de vivre pour
ne pas laisser aux générations futures une Terre appauvrie et polluée..
Les générations futures ont droit à une planète "préservée", à un
développement harmonieux.
C o m m e n t a i r e s
l'effet de serre — парниковый эффект (в результате нагрева внутренних слоев
атмосферы Земли повышается средняя температура планеты)
" L a Charte planétaire" — Хартия (документ, принятый представителями всей
планеты Земля)
25. Lisez le texte et dégagez-en l'idée principale.
Nos vieilles villes sont malades. Tout le monde est d'accord: les
grandes villes, dans le monde entier, sont malades. Mais "les médecins"
ne savent pas encore très bien quelles sont leurs maladies ni, bien sûr,
comment ils pourraient essayer de les guérir.
Tout se passe comme si les villes, comme beaucoup d'hommes e*
de femmes, avaient le cœur malade. Chaque année, 5 000 Parisiens sont
chassés du centre; de 1968 à 1975, le nombre des habitants de la
ville entière diminue de 300 000; Lyon, durant la même période, perd
70 000 personnes; Lille — 21 000; Nancy — 16 000. Partout, ce sont
les plus pauvres qui doivent partir s'installer dans les lointaines ban-
lieues pour habiter ce qu'on appelle maintenant les "grands ensembles"
et où il est souvent difficile de trouver où habite quelqu'un. Les plus
riches, seuls, peuvent acheter un appartement dans une vieille maison
remise à neuf, "rénovée" comme on dit. Partout, les immeubles de bu-
reaux et les magasins chassent les habitants dans les banlieues.
Une autre maladie des temps modernes, le cancer1
, c'est le nombre
toujours plus grand des autos. La voiture nous a apporté la liberté de
partir en vacances où nous voulons; mais comment ne pas penser au
bruit, à la poussière, à la fumée, aux dangers représentés par toutes ces
voitures de plus en plus nombreuses chaque année?
En pensant à nos villes, une autre image encore vient à l'esprit. Ces
tours qu'on voit maintenant sortir partout. Elles poussent à Marseille, à
Grenoble, et dans beaucoup de villes moins grandes. A Paris, après cel-
le de Maine-Montparnasse, elles sont venues par dizaines défigurer2
le
visage de Paris. Certains aiment, pourtant, cette façon de "vivre au som-
met". Faut-il dire oui ou non aux tours? On discute beaucoup et, pen-
dant ce temps, elles continuent à sortir de terre. On ne peut plus les
détruire. Alors on décide que les prochaines seront un peu moins hau-
tes. Mais est-ce une solution, un remède?
Les médecins modernes jugent bon de distraire les malades3
.
Demandons-nous alors quelle peut être la place de l'art dans nos villes,
aujourd'hui? "Vers 1955, les Américains ont commencé à peindre
les plus gris de leurs murs extérieurs. En France, l'architecte Ailland
a mis des portraits de poètes sur les murs de "La Grande Borne"4
au sud
de Paris, d'autres ont mis des sculptures sur les places des villes nou-
velles.
Pour pouvoir mieux respirer, on essaie maintenant de retrouver un
peu "d'espace vert" — le mot est à la mode — mais c'est souvent trop
tard et ce n'est jamais facile. On essaie de rendre certaines rues aux
1
le cancer — рак
2
défigurer — rendre méconnaissable, laid
' les médecins j u g e n t bon de distraire les malades — медики считают полезным
развлекать больных
4
" L a Grande B o r n e " — une des bornes kilométriques — дорожный знак, километровый
столб
gens à pied, aux piétons: les autos n'ont pas le droit d'y passer. Mais ces
rues piétonnières ne sont pas faciles à ouvrir.
En 1976, le gouvernement français a décidé de nommer un seul pa-
tron pour s'occuper de toutes les villes. Bravo! Depuis Molière, les ma-
lades aiment mieux être soignés par un seul et bon "médecin de fa-
mille" que par des spécialistes qui se disputent trop longtemps avant de
se mettre d'accord.
D'après Passe-Partout
26. Répondez aux questions.
Quelles sont "les maladies" des vieilles villes? Pourquoi les habi-
tants doivent-ils quitter le centre? Où habitent à présent les gens
pauvres? Qui habite le centre? Quelles sont les avantages et les dé-
savantages de la voiture? Aimeriez-vous avoir une voiture? et pour
quoi faire? Qu'est-ce qu'une tour et pourquoi ce bâtiment défi-
gure-t-il le visage d'une ville? Etes-vous du même avis? Y-a-t-il
des espaces verts près de votre école, de votre maison? et des ter-
rains de sport? Y jouez-vous avec vos amis? Y-a-t-il "des rues pié-
tonnières" dans votre ville? Y allez-vous souvent? Comment peut-
on rendre le visage d'une ville plus gai, plus agréable? Que fait-on
et que doit-on faire pour "guérir" les villes?
27. Préparez un exposé: "La ville que j'habite, son visage et ses problèmes. Ce que je
fais pour que ma ville soit plus belle et que la vie y soit plus agréable".
28. Lisez ce texte à voix basse, puis traduisez-le oralement. Devinez le sens du mot
graffiti. Voici quelques mots nouveaux.
un feutre — фломастер un slogan — лозунг
un message — послание une revendication — требование
une affirmation — утверждение une équivalence — эквивалент;
une inscription — надпись зд. рифмовки
une prédiction — предсказание
GRAFFITI
Certains enfants, et même certains adultes écrivent des graffiti sur
les murs d'immeubles, dans les entrées et les escaliers. Les gardiens
n'aiment pas cela car ils doivent les effacer. Les graffiti peuvent être
naïfs, personnels, politiques, grossiers, poétiques, etc.
Un graffiti (mot invariable, pluriel: des graffiti) est une inscription
tracée sur un mur, au feutre, au stylo, à la craie, avec un morceau de
charbon ou même à la peinture.
Un graffiti peut être:
— un mot ou un nom: Marie, Liberté;
— un message: Marie, je t'aime. Tous le 10 mars au bois de Bou-
logne!;
— une affirmation: Paul aime Marie (ou un dessin). Paul est + ad-
jectif...;
— une inscription en faveur de quelqu'un ou quelque chose: Oui
à X! Bravo X! Vive X! X au pouvoir!..;
— une inscription contre quelqu'un ou quelque chose: Non à X!
A bas X! X au vestiaire, au placard, à la porte!..;
— un slogan: La France aux Français de toutes les couleurs!..;
— une équivalence: Amour-Toujours...;
— un conseil: Mangez de la salade, etc.;
— une revendication: Du pain! La semaine de 35 heures!;
— une citation: une prédiction, un proverbe, un mot d'esprit.
29. a) Approuvez-vous ceux qui écrivent des graffiti: donnez votre avis.
b) Si vous approuvez des graffiti, dites quel genre de graffiti vous préférez et pour-
quoi. Citez quelques exemples.
30. C'est un concours. Vous êtes un reporter. Trouvez quelques photos caractéristiques
d'une ville, d'un paysage ou bien d'une campagne. Rédigez le commentaire de ces
photos en un article. Chaque élève lit son article en montrant les photos. L'élève qui
a trouvé les photos les plus originales et a écrit l'article le plus intéressant gagne.
31. Organisez une discussion sur l'un des thèmes suivants:
Ce qu'il faut faite pour protéger notre Terre, notre nature.
Comment conserver nos vieilles villes et les rendre belles et confor-
tables.
32. Apprenez à faire des dialogues. Travaillez en paires. Faites des dialogues à partir
des situations suivantes:
Vous voulez faire la connaissance d'un architecte qui reconstruit
votre ville. Présentez-vous.
Invitez un explorateur qui vient de faire un voyage en Afrique à la
réunion de votre cercle géographique.
Renseignez-vous sur les projets de vacances de votre ami.
SUJET LIBRE DE CONVERSATION
33. Discutons:
Quels événements importants ont eu lieu le mois dernier? Qu'est-ce
qu'il y a eu d'intéressant le mois dernier? Parlez-en!
Que pensez-vous de l'amitié? Avez-vous beaucoup d'amis? Y a-t-il
une différence entre un camarade et un ami? Comment doit être un
ami, qu'en pensez-vous?
Quelles qualités appréciez-vous le plus chez votre ami?
Que signifie "être un ami fidèle"? Pour se lier d'amitié faut-il avoir
les mêmes idées et les mêmes goûts? Une fille et un garçon peu-
vent-ils devenir amis, qu'en pensez-vous? L'amitié entre un adulte
et un enfant ou un adolescent est-elle possible?
Citez des exemples à l'appui de vos idées.
34. Voulez-vous apprendre cette jolie poésie?
LES FRAISES DES BOIS
Quand de juin s'éveille le mois,
Allez voir les fraises des bois,
Qui rougissent dans la verdure,
Plus rouges que le vif corail,
Balançant comme un éventail
Leur feuille à triple découpure.
Qui veut des fraises du bois joli?
En voici,
En voici mon panier tout rempli,
De fraises du bois joli!
Rouge au-dehors, blanche au-dedans,
Comme les lèvres sur les dents,
La fraise épand sa douce haleine
Qui tient de l'ambre et du rosier;
Quand elle monte du fraisier,
On sait que la fraise est prochaine.
Qui veut des fraises du bois joli?
En voici,
En voici mon panier tout rempli,
De fraises du bois joli!
Hélas! n'entends-je pas venir
Un essaim qui vient vous cueillir?
Petits garçons, petites filles,
Ils pillent fraises, fleurs et nids,
Sans craindre les serpents tapis,
Ni les guêpes, ni les chenilles.
Qui veut des fraises du bois joli?
En voici,
En voici mon panier tout rempli,
De fraises du bois joli!
P . D u p o n t
L E Ç O N 11
SPORTS
Vous aimez le sport, n'est-ce pas?
Les uns ne sont que des amateurs: ils regardent des matches à la télé, les
autres, eux-mêmes, sont des sportifs et rêvent de futures victoires et de
grandes compétitions. Mais pour vous tous, les Jeux Olympiques et les
championnats du monde sont de grandes fêtes que vous attendez avec
impatience. Quels Jeux Olympiques connaissez-vous? Parlez-en!
Ce n'est pas facile de devenir un grand sportif. Quelles qualités doit
avoir un vrai sportif, qu'en pensez-vous?
Dites si vous êtes d'accord, que pour devenir un grand sportif, il faut
être brave, fort, laborieux et discipliné.
Chacun de vous a son sportif préféré. Parlez-en. Dites quels sont les
traits de son caractère qui, à votre avis, lui ont permis d'obtenir du
succès.
Si on n'a pas la chance de devenir un grand sportif, on peut quand même
faire du sport pour son plaisir. Le sport est une bonne distraction. En
faites-vous?
L'été approche, c'est la saison sportive. Les grandes vacances sans sport
ne seront ni amusantes ni utiles pour la santé.
Quels sports allez-vous pratiquer?
Discutez! Quel sport vous semble le plus amusant? Quel sport préférez-
vous: le sport collectif ou individuel?
Chacun de vous a son sport préféré, c'est normal. Faites donc du vélo,
de la natation, du canotage, de la course, du camping! Jouez au football,
au volley-ball, au basket-ball, au tennis! Tous les sports sont amusants,
faites du sport!
Récapitulation
L'emploi des temps passés (langue parlée et langue écrite)
Passé simple Une action passée achevée (ou une sé-
(langue écrite) rie d'actions achevées qui se sui-
vent).
Ex. Le soldat grec quitta la plaine de Ma-
rathon, courut sans se reposer une
minute, arriva à Athènes, annonça
la nouvelle de la victoire, puis il
tomba et mourut.
Passé composé Une action passée achevée par rapport
(langue parlée) au présent.
Ex. On a annoncé le départ et Michel
Jazy a commencé la course.
Imparfait
(langue parlée et écrite)
Plus-que-parfait
(langue parlée et écrite)
Une action passée qui dure.
Ex. Dans sa classe, tout le monde aimait
le sport.
Une action qui se répète dans le passé
et qui devient habituelle.
E x . Chaque matin, le coureur venait au
stade et s'entraînait pendant deux ou
trois heures, ensuite il allait au bu-
reau.
Une action passée qui a lieu en même
temps qu'une autre, ou deux actions
passées qui se déroulent parallèle-
ment, simultanément.
Ex. Pendant que les footballeurs se pré-
paraient, l'entraîneur leur donnait
des conseils.
Une action passée qui a eu lieu avant (an-
térieure à) une autre action passée.
E x . L e match avait depuis longtemps
commencé quand il vint au stade.
1. Relevez les verbes aux temps passés et justifiez leurs emplois.
Le chien que j'ai rencontré
Un soir, après une longue course, j'aperçus, comme je revenais à
grands pas, un chien qui galopait vers moi. C'était une sorte d'épagneul
rouge, fort maigre, avec de longues oreilles frisées. Quand il fut à dix
pas, il s'arrêta et j'en fis autant. Alors, il agita la queue et il s'approcha
à petits pas.
D'après G. d e M a u p a s s a n t
La petite chèvre dans la montagne
M. Seguin emporta la chèvre dans une étable toute noire dont il
ferma la porte à clé. Malheureusement, il avait oublié la fenêtre et la
petite s'en alla. Quand la chèvre blanche arriva dans la montagne, ce fut
la joie générale. Jamais les vieux sapins n'avaient rien vu d'aussi joli.
Toute la montagne lui fit fête.
D'après A. D a u d e t
Pierre écrit une lettre à ses grands-parents
Mon cher grand-papa, ma chère grand-maman,
Nous sommes à Paris depuis un mois. Déjà nous sommes allés au
marché plusieurs fois, avec maman. C'était bien amusant. Nous avons
fait aussi de belles promenades. Papa nous a conduits au sommet de la
Tour Eiffel d'où l'on voit tout Paris. Et je suis allé une fois au Théâtre-
Français: on jouait une comédie de Molière.
D'après G. M a u g e r
ETUDE LEXICALE
2. a) Ecoutez les petits textes suivants et tâchez de comprendre les mots nouveaux.
Si le sens d'un mot n'est pas clair, voyez les explications ou consultez le diction-
naire.
C'est très intéressant d'aller au stade la veille des grandes compéti-
tions sportives. On peut y voir les représentants des sports différents et
des sportifs très connus. Ici s'entraînent les lanceurs de disque, leur
sport — le lancer et le poids — est difficile. Pour y réussir, il faut être
très fort: l'athlète doit balancer le disque, puis le lancer de toutes ses
forces. Là-bas ce sont des sauteurs, ils sautent en hauteur. Leurs sauts
ne sont pas encore très hauts car pour le moment ce ne sont pas encore
les compétitions. Pendant les compétitions, ce sera autre chose: chaque
sportif a droit à trois essais, mais tous ces essais doivent être très bons.
Je vais vers les tribunes du terrain de volley-ball, elles sont presque
vides car la partie n'a pas encore commencé. J'aperçois quelques spor-
tifs, en costume blanc, un masque et une épée sous le bras. Ce sont des
escrimeurs, leur sport est l'escrime. Tout à coup, j'entends des sons de
la musique. Ça m'étonne, je ne suis quand même pas à un concert. Je
prête l'oreille. Enfin, je comprends tout. Ce sont les gymnastes qui vien-
nent de commencer leur programme. Vite, je m'installe près de l'estra-
de. Non loin de moi, j'aperçois un gymnaste très connu. Il s'énerve
visiblement. Son inquiétude est compréhensible: l'entraîneur n'a pas
été content de ses essais et a remis l'entraînement à plus tard. Mainte-
nant, il se repose. Je vais lui parler. Je lui demande quels sont ses pro-
jets. Il est très timide et parle peu. Quand même, il me raconte qu'il a
peur du saut d'appui qui n'est pas son point fort. Son but est de rempor-
ter une médaille d'argent ou même d'or. Pour la médaille d'or, il en
doute, mais la médaille d'argent — c'est presque sûr.
b) Lisez attentivement les explications:
concert (m)
tribune (f)
ces mots sont analogues
aux mots russes
arrière Ф avant: Faire un pas en arrière.
dessous Ф dessus: Au-dessous de la maison, il y a un magasin.
inquiet (adj.)
s'inquiéter
inquiétude (f)
La mère épfbuve de l'inquiétude au sujet de son fils.
sont des mots
de la même famille
douter: ne pas être sûr de quelque chose. Il doute de tout.
essai (m): action d'essayer. Le sportif n'a pas été content de cet essai.
essayer
essai (m)
sont des mots
de la même famille
foule (f): personnes rassemblées sans ordre dans un endroit. Une im-
mense foule.
On peut se perdre dans la foule,
gel (m): temps où il gèle.
installer: mettre en place. On a installé de nouvelles machines,
piscine (f): bassin artificiel. Une piscine couverte, en plein air.
Les enfants vont à la piscine le jeudi.
prêter
donner à quelqu'un quelque chose qu'il devra rendre
prêter l'oreille = écouter
projet (m): ce qu'on pense faire. J'ai fait des projets pour les vacances.
mettre de nouveau, mettre à sa place
Il a remis son chapeau,
décider de faire plus tard
Il remet son voyage de jour en jour.
remettre
résultat que l'on cherche
Il va droit au but.
endroit où l'on doit envoyer le ballon
Le joueur a marqué un but.
adversaire (m): personne opposée à une autre dans un combat, un jeu.
Un adversaire sportif.
Il l'emporta facilement sur tous ses adversaires dans cette course.
but (m)
nulle part: Nulle part, nous n'avons vu ce sportif,
réparer: réparer une bicyclette cassée
d) Elargissez votre vocabulaire.
A l'aide des suffixes -âge, -ment on forme des substantifs du mas-
culin qui expriment l'action ou le résultat de l'action.
M o d è l e : chauffer — le chauffage; bâtir — un bâtiment.
A l'aide du suffixe -iste on forme des substantifs du masculin qui
désignent l'homme d'après son activité, sa profession.
M о d è 1 e: un journaliste.
3. a) Trouvez les mots russes qui correspondent aux mots suivants:
le concert, le matériel, une tribune.
b) Faites des phrases avec ces mots.
4. a) Relevez dans le vocabulaire les mots qui se rapportent au sport.
b) Travaillez en paires. Composez des questions avec ces mots et posez-les à votre
camarade.
5. Formez les substantifs sur les verbes:
geler, essayer, appeler, rencontrer, voler, troubler, fatiguer, regar-
der, offrir, lutter, douter.
M o d è l e : geler — gel, essayer — essai.
6. Faites des phrases avec les groupes de mots suivants:
faire des projets, vaincre tous ses adversaires, le lanceur du disque
et du poids, faire de l'escrime, douter de tout, prêter un livre, instal-
ler les spectateurs, réparer une montre.
son (m)
les sons du piano
De la pièce voisine on entendait les sons du piano,
prononcer un son
Il faut bien prononcer les sons français.
c) Trouvez ces mots dans le dictionnaire:
avoir droit lancer (m) (sport) point (m)
balancer matériel (m) le point fort
escrime (f) poids (m) (sport)
riz (m)
univers (m)
vaincre
timide: qui a peur de parler, de s'adresser aux autres personnes
7. Lisez les phrases et dites à quelle partie du discours appartient le mot droit.
Tout le monde dans notre pays a le droit de faire ses études. Les
sportifs avaient droit à trois essais. C'est un chemin droit, c'est le
plus court. Il va droit au but.
8. Formez des verbes avec le préfixe re-, dites ce qu'ils signifient, employez-les dans
des phrases:
lever, faire, lire, connaître, copier, couvrir, mettre, tomber.
9. Remplacez les points par les mots: (le) but, (du) matériel, en arrière, (son) point
fort, l'inquiétude, (je) doute, nulle part, (des) projets, (des) sons, timide, au-des-
sous (de), remet.
Cette sportive ne s'est adressée à personne, elle est trop ... . La course
c'est son ... . Il a fait des ... pour les vacances d'été. Le directeur de
l'usine a acheté du ... neuf. Je... que vous disiez la vérité. Le vieillard se
promenait sans .... Il se réveilla aux ... de l'orchestre qui venaient d'une
fenêtre ouverte. On ne pouvait trouver ... le gosse qui avait cassé la
vitre. Il a fait trois pas .... Mon ami habite ... de chez vous. Ma mère vit
dans ... car mon frère est malade. Il ... son voyage de jour en jour.
10. Lisez attentivement les mots ci-dessous, ensuite écrivez-les de mémoire et souli-
gnez ce qui est difficile dans l'orthographe de ces mots:
essayer, essai, but, installer, inquiétude, projet, vaincre.
11. a) Ajoutez une lettre à ce mot et vous aurez un autre mot:
but (m).
b) Rejetez une lettre à ce mot et vous aurez un autre mot:
point (m).
c) Changez une lettre à ce mot et vous aurez d'autres mots:
son (m).
Faites des phrases avec ces mots.
12. Ecrivez une lettre à votre ami français, parlez-lui du genre de sport que vous préférez.
LECTURE ET CONVERSATION
13. Etude du texte.
a) Lisez le texte et cherchez l'information suivante:
la cause de l'étonnement des journalistes; les victoires de Miche-
line Ostermayer; ses médailles; l'originalité de ses succès.
b) Relisez le texte et précisez:
le mode et le temps des verbes et l'action qu'ils marquent:
Les journalistes apprirent que l'équipe féminine française était ren-
trée déjà depuis deux heures. Elles s'approchèrent du bâtiment qu'on
leur avait indiqué. Je n'avais jamais remarqué que la Marseillaise
était si gaie. Peut-être devrions-nous remettre cette visite. On pour-
rait même croire qu'elle était timide. Si nous ne faisons pas notre
reportage aujourd'hui, on ne le publiera jamais;
le temps des verbes:
elle fit, elle fut, elles virent;
le rôle de la forme en -ant dans la phrase:
— Gagner le poids, répondit-elle en riant;
la signification du pronom personnel le dans les phrases:
Elles ne le croyaient pas. On ne le publiera jamais;
la signification de ne ... que dans les phrases:
Ce ne sont encore que les essais. Je ne m'entraîne au disque que
depuis quatre mois;
le sens de la phrase:
Micheline fit le tour du monde pour donner des concerts de piano;
l'emploi des temps dans le texte. Tâchez de comprendre pourquoi l'auteur emploie
tantôt le plus-que-parfait et le passé simple, tantôt le passé composé et le présent.
Prêtez attention:
si l'auteur veut mettre en relief tel ou tel épisode de son récit, attirer
l'attention du lecteur, il peut employer le présent au lieu du passé.
GAMMES OLYMPIQUES
Londres 1948. Les XIVC S
Jeux Olympiques, les premiers après la fin
de la Seconde Guerre mondiale... Non loin de la gare Victoria, deux
jeunes femmes s'étaient arrêtées devant un kiosque à journaux: "Qua-
rante à l'ombre", annonçait un journal.
— Peut-être devrions-nous remettre cette visite, dit la plus âgée des
deux femmes. Avec cette chaleur, elles doivent être très fatiguées.
— Tant pis! Allons-y. Les Jeux ne durent que dix jours. Si nous ne
faisons pas notre reportage aujourd'hui, on ne le publiera jamais.
Près de l'hôtel, les deux journalistes anglaises apprirent que l'équi-
pe féminine française était rentrée déjà depuis deux heures. Elles s'ap-
prochèrent du bâtiment qu'on leur avait indiqué et se regardèrent éton-
nées. Le son d'un piano venait des fenêtres ouvertes.
— Nous avons dû nous tromper, dit la première.
— C'est du Beethoven, dit la seconde.
— Oui! La "Sonate au clair de lune". Et c'est bien joué!
Elles entrèrent. Dans une grande salle au rez-de-chaussée, une mince
jeune fille, le sourire aux lèvres, jouait du piano. Autour d'elle, une dizai-
ne de jeunes femmes bavardaient, causaient, écrivaient des lettres. Les
journalistes ne s'étaient pas trompées: c'était bien l'équipe française.
Les visiteuses se présentèrent et l'une d'elles demanda:
— Ainsi vous avez déjà des invitées?
— Des invitées?
— Cette jeune fille... au piano.
— C'est Micheline Ostermayer, premier prix du Conservatoire.
— Vous voyez bien.
— Mais c'est aussi une athlète!
Les deux journalistes sourirent. On voyait bien qu'elles ne le croyaient
pas. Une si bonne pianiste ne pouvait pas être une bonne sportive.
— Quel sport? demandèrent-elles.
— Devinez.
— Natation?
— Non.
— Escrime?
— Non. Saut en hauteur, disque et poids.
Cette fois, les deux journalistes se mirent à rire. Elles connaissaient
les lanceuses de poids, des femmes fortes, aux jambes lourdes et aux
bras masculins. Tandis que cette jeune fille, qui jouait si bien...
— Vous ne me croyez pas? dit une des sportives. Eh bien. Venez
demain au stade. Et vous verrez.
...C'était le deuxième jour des Jeux. Le stade était plein de specta-
teurs. Au centre, près d'un grand cercle de fer, les deux journalistes
virent un groupe de jeunes femmes. C'étaient les lanceuses de disque.
— Elle est bien là, dit une des journalistes.
Elles avaient toutes les deux parcouru les journaux sportifs et même
les journaux français pour trouver des renseignements sur la pianiste de
l'équipe de France. Nulle part, elles n'avaient vu le nom de Micheline
Ostermayer.
— Elle est très sympathique, mais...
Cependant le lancer du disque avait commencé. L'une après l'autre,
les adversaires prenaient place dans le cercle de fer. Le lourd disque
s'envolait et tombait à quelques dizaines de mètres. Le tour de la Fran-
çaise arriva. Elle entra dans le cercle. Comme elle semblait mince à
côté de ses fortes adversaires!
— Elle n'a aucune chance, murmura la journaliste. Dommage!
Le disque s'envole, il tombe. Micheline Ostermayer, immobile, at-
tend le résultat. Presque 40 mètres! Dans la tribune, les deux Anglaises
sont bien étonnées.
— Quand je pense qu'hier elle a joué du Beethoven! s'écrie la première.
— Ce ne sont encore que les essais, répond l'autre qui doute encore.
Micheline Ostermayer s'est enveloppée d'une couverture et s'est
assise sur le banc. Elle est très calme. On pourrait même croire qu'elle
était timide. Le public regarde surtout du côté des coureurs. Il ne s'inté-
resse pas du tout aux lanceuses...
Mais voilà enfin la finale1
.
Chaque sportive a droit à trois lancers. Après les deux premiers,
trois sportives sont en tête: une Polonaise et deux Françaises, Micheline
Ostermayer et Jacqueline Mazéas.
Troisième et dernier essai.
Cette fois les regards de tous les spectateurs sont dirigés sur les
lanceuses de disque.
Jacqueline envoie le disque à 40, 47 mètres. Elle est en tête. Micheli-
ne Ostermayer s'approche. Elle est un peu pâle; ses longs cheveux blonds
flottent au vent. Un moment, elle reste immobile, puis elle balance dou-
cement le disque, tournoie2
... "41, 92 mètres", annoncent les arbitres.
La Polonaise prend place dans le cercle... 39, 30 mètres! Micheline
Ostermayer est championne olympique du disque!
Dans les tribunes, on applaudit. C'est la première victoire de ces
XIVe
Jeux Olympiques.
Le soir même, les deux journalistes anglaises revinrent à l'hôtel.
Comme la veille, Micheline Ostermayer jouait du piano.
— Mais oui, je suis heureuse, leur répondit-elle. La première victoi-
re des Jeux Olympiques, c'est magnifique! Je n'avais jamais remarqué
que la Marseillaise était si gaie !
1
la finale — финал
2
tournoyer — вертеться
— On la jouait en votre honneur.
— Bien sûr! Mais ce qui m'a surtout fait, plaisir, c'est de gagner le
disque. Ce n'est pas mon point fort, vous savez, je ne suis qu'une débu-
tante.
— Une débutante championne olympique!
— Mais oui! Je ne m'entraîne au disque que depuis quatre mois.
Mais le piano m'a beaucoup aidée.
Les journalistes se regardèrent.
— Je vous assure, expliqua Micheline. Le piano est un très bon
entraînement. Quand j'ai joué du piano plusieurs heures, je tiens mieux
le disque.
Elle voulait se remettre à jouer, mais on lui posa encore une question:
— Vos projets?
— Gagner le poids, répondit-elle en riant.
Six jours plus tard, les deux journalistes se rasseyaient dans les tri-
bunes du stade olympique. "Cette fois, elle s'est vantée, pensaient-el-
les. Le disque, bon, ça va. Pour le disque il faut surtout être rapide, mais
le poids... il faut avoir des muscles, pour le poids!"
Quelle fut leur surprise quand Micheline Ostermayer gagna facile-
ment la première place et battit le record olympique en envoyant le
poids à 13,75 mètres. Et, pour la seconde fois, cette Marseillaise qu'el-
le trouvait si gaie fut jouée en son honneur.
Puis, il y eut le saut en hauteur. Encore un succès de Micheline qui
gagna la médaille de bronze.
Ensuite, ce fut la fin des Jeux, le départ des athlètes ...
Micheline fit le tour du monde pour donner des concerts de piano.
Et, dans les salles d'Istanbul, d'Athènes ou de Buenos Aires les specta-
teurs ne voulaient pas croire que cette jeune fille sympathique, cette
musicienne de talent était deux fois championne olympique.
D'après P. С о g a n, Aventures olympiques
14. Répondez aux questions:
Qu'est-ce que les deux journalistes anglaises voulaient faire? Quelle
équipe voulaient-elles interviewer? Les sons de quel instrument ont-
elles entendus? Pourquoi étaient-elles étonnées? Qui jouait du piano?
Qui était Micheline Ostermayer? Pourquoi les journalistes ne pou-
vaient-elles pas croire que les sports de Micheline Ostermayer étaient
le disque et le poids? Qu'est-ce qu'elles ont vu le lendemain au
stade? Combien de fois une lanceuse lance-t-elle le disque, y com-
pris l'essai? Quelle était la conduite de Micheline? Qui est devenu
championne parmi les lanceuses de disque? Est-ce que Micheline
était heureuse? Est-ce que Micheline s'entraînait depuis longtemps?
Qu'est-ce qui l'a aidée à devenir championne? Pourquoi les journa-
listes pensaient-elles que Micheline ne pourrait pas gagner
le poids? Est-ce que Micheline Ostermayer a réussi à gagner le
poids? Est-ce qu'elle a eu une médaille pour le saut en hauteur? Est-
ce qu'après les Jeux Olympiques Micheline Ostermayer a abandon-
né sa carrière musicale?
15. Faites le portrait de Micheline Ostermayer.
16. Développez ces idées:
Ce n'est pas toujours la force qui assure les succès sportifs. L'en-
traînement systématique développe les qualités physiques nécessai-
res au sportif.
C'est possible d'être en même temps un bon sportif et d'être très
fort dans sa profession.
17. Devinez d'après six questions le nom d'un sportif très connu.
18. Apprenez à traduire:
a) Lisez le texte et tâchez de le comprendre.
b) Traduisez le texte oralement, tâchez de deviner la signification des mots nou-
veaux.
c) Cherchez les mots nouveaux dans le dictionnaire. Vérifiez si vous avez bien
deviné leur sens.
d) Traduisez le texte par écrit.
LE TOUR DE FRANCE
La plus grande et la plus ancienne course cycliste qui a lieu chaque
été, pendant quatre semaines, c'est le Tour de France. C'est une des
plus grandes compétitions du monde. Elle est très populaire en France,
pays du cyclisme.
La course a lieu par étapes: Paris — Lille; Lille — Strasbourg; Stras-
bourg — Lyon, etc. Elle passe par de très belles provinces: l'Alsace, la
Provence, la Bretagne... Les coureurs traversent les montagnes les plus
hautes: les Alpes, les Pyrénées. Pendant le mois que dure le Tour de
France, les cyclistes parcourent 4 000 à 5 000 kilomètres, ils font cha-
que jour 200 ou 300 kilomètres. On les appelle "les géants de la route".
Les fervents du sport s'arrachent les journaux du soir qui annoncent les
résultats et les noms des vainqueurs de la dernière étape; des familles
entières écoutent la radio. Jeunes et vieux, hommes, femmes, enfants,
tous s'installent au bord des routes, mangent au soleil et dans la pous-
sière pour regarder passer le Tour. Dans les villes et les villages, tout le
monde est à la fenêtre. On aime les cyclistes, on admire leur courage,
leur initiative dans l'attaque.
Le Tour de France est une épreuve internationale. Dans la liste des
vainqueurs, on trouve des Français, des Belges, des Italiens, des Espa-
gnols, des Luxembourgeois.
Une autre manifestation importante, en Europe, est la Course de la
Paix. Alors que le Tour de France est réservé aux professionnels, la
Course de la Paix est une compétition d'amateurs. La Course de la Paix
n'a certes pas un long passé, mais elle a une belle devise: "La paix entre
les nations et leur respect mutuel".
19. Lisez le texte et dites quels membres de l'expédition étaient les plus braves.
L'HOMME FACE À L'HIMALAYA1
C'est une chaîne de montagnes qui se dressent en Asie: plus de
2 400 km de montagnes entre deux fleuves, l'Indus et le Brahmapoutre.
Cette immense région, large de 200-350 km, sépare l'Inde du Tibet.
C'est le "toit du monde", c'est l'Himalaya...
22 expéditions de tous les pays ont essayé de vaincre un "Huit Mil-
le"2
. Aucune n'a réussi. Au printemps 1950, la plus forte équipe fran-
çaise est prête. Le but de l'expédition: l'Annapurna, 8 075 m.
L'équipe est composée de: Maurice Herzog (31 ans), ingénieur spor-
tif, bon camarade et chef en même temps, plein de vie et de courage;
Marcel Ichac (43 ans), journaliste; Jacques Oudot, médecin, et cinq autres
alpinistes. Le 4 avril 1950, l'équipe arrive à Dardjilling avec six tonnes
de matériel et de provisions. 200 Indiens les aident à transporter tout ça.
A 2 600 m, ils installent leur premier camp. Chaque jour, pendant deux
mois, ils vont étudier l'itinéraire. Le 24 mai, le camp II est installé à 4
400 m. Puis, les camps III et IV. Enfin, c'est le camp V à 7 400 m. Il n'y
a que quatre alpinistes. Le temps est beau, froid, mais l'arrivée de la
mousson est annoncée pour le 5 juin.
Enfin, le grand jour arrive: le 3 juin 1950. Le matin, le vent tombe.
Trop fatigués pour préparer leur thé, Herzog et Lachenal partent vers 6 heu-
res. Ils ont mis tout ce qu'ils ont de chaud, chacun a une boîte de lait
concentré, une paire de chaussettes. Ils n'ont pas oublié la pharmacie et
l'appareil photographique. Ils ont les pieds froids et la tête en feu. Ils ont
surtout peur du gel. Enfin, ils arrivent au pied du sommet. Encore quel-
ques pas, les plus difficiles... et puis... "Nous sommes sur l'Annapurna!"
8 075 m. Il est 14 heures. Un vent terrible les frappe, mais leur cœur est
rempli d'une joie énorme. Lachenal prend rapidement plusieurs photos
d'Herzog avec son petit drapeau français. Puis, ils descendent...
Lachenal est le premier; Herzog le suit. Il s'arrête pour ouvrir son
sac et tout à coup... il perd ses gants. Il n'a pas le temps de les ramasser:
ils glissent, roulent...
Puis Lachenal tombe dans un trou dangereux. Avec beaucoup de mal,
Maurice le retrouve. Au camp V, Herzog et Lachenal sont reçus par leurs
1
l'homme face à l'Himalaya — человек лицом к лицу с Гималаями
2
un «Huit Mille» — гора выше 8 000 метров
21. Rétablissez l'ordre du plan.
22.
La montée.
L'accident de Lachenal.
Les montagnes de l'Himalaya.
Les gants sont perdus.
L'arrivée à Dardjilling.
La victoire.
On installe cinq camps.
Discutez.
La grande aventure est terminée.
L'équipe française.
Vivants mais blessés.
Elle n'est pas la dernière.
La descente.
L'équipement de deux alpinistes.
Le grand jour.
L'alpinisme est un sport dangereux et inutile. L'alpinisme est un
sport intéressant et utile. >
C'est très bien si un homme n'a pas peur des dangers et veut aller
toujours plus haut. Il ne faut pas risquer sa vie si ce n'est pas néces-
saire.
23. Quel est votre avis?
Il y a des sports dangereux, tels que l'alpinisme, et d'autres qui ne
sont pas dangereux. Quels sports vous semblent-ils dangereux? Les-
amis: "Maurice, tes mains!" Ses doigts, violets et blancs, sont durs com-
me du bois. Toute la nuit on frotte les bras et les jambes des blessés.
Puis on descend jusqu'au camp II. Ce que le médecin dit aux bles-
sés n'est pas une bonne nouvelle: Herzog perdra une partie de ses doigts
et de ses orteils; Lachenal, une partie de ses orteils. Puis, c'est la des-
cente dans la forêt humide et à travers les champs de riz. Herzog a per-
du vingt kilos. Enfin, le 6 juillet, ils sont à Mantanna où un train spécial
les attend. La grande aventure est terminée. Mais ce n'est pas la derniè-
re pour Herzog et ses amis.
"Vous voulez savoir ce qui me pousse vers la montagne? C'est l'en-
vie d'aller toujours plus haut..."
D'après J. В a r d. Pour lire, pour rire
20. Dites si c'est vrai ou faux.
Le but de l'expédition est l'Elbrouz. L'expédition est composée de
huit Français. 22 autres expéditions sont déjà montées avant eux sur
un "Huit Mille". Tous les membres de l'expédition doivent monter
sur l'Annapurna. Deux seulement y arrivent. Pendant que les alpi-
nistes descendent, Lachenal tombe dans un trou. Herzog ne peut pas
l'en tirer. Il revient seul. Herzog va recommencer ses expéditions, il
veut vaincre les plus hautes montagnes.
quels ne le sont pas? Lesquels préférez-vous? Faut-il faire des sports
dangereux? Pourquoi? Quelles qualités doit avoir un sportif qui fait
un sport dangereux? Est-ce que les alpinistes sont en même temps
des explorateurs?
24. Comment doit être un bon sportif? Parlez de ses qualités. Citez c o m m e exemple le
nom de quelque grand sportif.
25. Parlez de quelque événement sportif important (les Jeux Olympiques, le cham-
pionnat du monde ou quelque match important). Voici un plan pour vous aider:
1. La date et le lieu de la compétition.
2. Les sports (le sport) dont il s'agit.
3. Les sportifs qui ont remporté la victoire.
26. Parlez du sport que vous aimez le mieux. Dites pourquoi il vous semble plus inté-
ressant que les autres.
27. Apprenez à faire des dialogues. Travaillez en paires.
Faites de courts dialogues (4 répliques) sur les situations suivantes:
Vous n'avez pas pu voir un match de football qui vous intéresse
beaucoup. Vous vous adressez à votre ami qui l'a vu.
Votre ami vous dit qu'il a fait la connaissance d'un grand sportif.
Vous aimez beaucoup ce sportif et vous voulez tout savoir sur lui.
28. Apprenez le dialogue.
M o t s à r e m p l a c e r :
un match de hockey, la course à pied, skier.
A: Aimes-tu les sports, toi?
B: Oui, mais je n'ai pas le temps d'en faire.
A: Alors, pourquoi est-ce que tu as dit que tu les aimais?
B: J'aime regarder les matchs de hockey à la télé. Et toi, tu fais du
sport?
A: Un peu de course à pied. En hiver, j'aime skier.
SUJET LIBRE DE CONVERSATION
29. Discutons.
L'année scolaire touche à sa fin, les grandes vacances approchent.
Comment bien passer les vacances? Y avez-vous pensé? Avez-vous
discuté les projets de vos vacances avec vos parents? Quels sont vos
30. Voici une belle poésie que vous allez apprendre avec plaisir, car elle vous parle de
la fin de l'année scolaire et de l'été.
FIN DU TRAVAIL
L'oiseau bleu vient de passer;
Vole, vole,
Bel oiseau, vole,
L'oiseau bleu vient de passer;
Nous irons après l'école,
Nous irons en ronde folle
Dans les chemins bleus, danser;
Vole, vole,
Bel oiseau, vole,
Car l'été va commencer.
X. P r i v a s
projets de vacances? Parlez-en! En été, faut-il seulement se reposer
et s'amuser ou bien il faut aussi travailler et étudier? Qu'en pensez-
vous? Croyez-vous que bien se reposer cela veut dire ne rien faire?
Si vous croyez qu'il faut aussi travailler et étudier, alors quel travail
et quel genre d'études vous préférez? Quelles vacances vous sem-
blent les plus amusantes: au bord de la mer, à la campagne, en ville,
au camping, au camp sportif?
Bien sûr, tous vos projets seront réalisés. Joyeuses vacances, chers
amis!
RÉVISION DU QUATRIÈME TRIMESTRE
1. Mettez les verbes:
a) au présent:
Les arbres (se couvrir) de fleurs. Il (souffrir) souvent des dents. Ils
nous (offrir) leur aide. Cette plante (craindre) le froid. Enfin, nous
(atteindre) la forêt. Nous (craindre) de ne pas pouvoir venir. Je (étein-
dre) l'électricité et je sors. Peu à peu tous les feux (s'éteindre).
b) au passé composé:
Le ciel (se couvrir) de nuages. Nous ne (souffrir) pas de la chaleur.
Ils (découvrir) enfin une route. Je lui (offrir) de le conduire à la
gare. Il ne (ouvrir) la bouche de toute la soirée. Ils (atteindre) leur
but. La lumière (s'éteindre) . Elle ne (se plaindre) à personne.
c) au passé simple:
Il était dix heures lorsqu'ils (atteindre) la forêt. On (éteindre) tous
les feux. Elle ne (craindre) pas de dire la vérité. Ils ne (se plaindre)
jamais. Le feu (s'éteindre) lentement.
2. Mettez les verbes aux temps qui conviennent et justifiez leur emploi.
C'était à la source du bois que Cosette (devoir) aller chercher de
l'eau. Elle (sortir). Tant qu'elle fut dans la rue les maisons (éclairer)
le chemin, mais bientôt la dernière lumière (disparaître). La pauvre
enfant (se trouver) dans l'obscurité. Elle (se mettre) à courir. Cosette
(connaître) le chemin parce qu'elle le (faire) plusieurs fois par jour.
Elle (marcher) sans regarder ni à droite, ni à gauche. Elle ne (faire)
pas attention que la pièce de quinze sous que la Thénardier lui (don-
ner) pour acheter du pain (tomber) dans l'eau.
Si le brouillard n'est pas si épais, on (apercevoir) une ferme avec
des arbres tout autour. S'ils arrivaient tout doucement, ils (pouvoir)
prendre le général. Si les Prussiens dormaient, ce ne (être) pas diffi-
cile de les désarmer. Si les touristes posent une question au guide, il
n'y (répondre) point. Si ce savant avait assez de moyens, il (termi-
ner) son travail exceptionnel beaucoup plus tôt.
3. Remplacez l'infinitif par le conditionnel présent ou l'imparfait.
Pierre (être) un bon sportif s'il (s'entraîner) régulièrement. Il (pou-
voir) prendre part aux compétitions s'il (travailler) beaucoup. Il (de-
venir) très fort s'il (suivre) bien le régime indiqué par son entraî-
neur. Si l'entraîneur (être) content de lui, Pierre (faire) partie de
l'équipe de notre ville. Les sportifs de notre ville (participer) aux
compétitions s'ils y (être) bien préparés.
4. Répondez aux questions. Donnez des réponses complètes:
5. Remplacez les infinitifs par le futur simple ou le présent.
Si vous (mettre) des bottes de caoutchouc, vous ne (avoir) pas les
pieds mouillés. Si nous (partir) au lever du soleil, nous (arriver) à
temps. Si vous n'(avoir) pas d'eau douce, que (boire)-vous? Si on
(construire) une piscine, nous (aller) nous y baigner souvent. S'il
(lancer) bien le disque, il (pouvoir) atteindre le but.
6. Remplacez les infinitifs par les temps qui conviennent.
Mes amis de Kiev qui avaient passé leurs vacances d'hiver à Moscou
m'ont raconté ce qu'ils y (voir). Pierre a dit qu'il (visiter) la Galerie
Trétiakov parce qu'il (s'intéresser) aux peintres russes. Serge a ra-
conté qu'il (aller) deux fois au musée Pouchkine et il a( promis qu'il
(faire) un rapport sur les tableaux des peintres français exposés dans
ce musée. Michel a beaucoup parlé des spectacles qu'il (voir) dans
les théâtres de Moscou. André a raconté qu'il (aller) au stade Loujniki
où il (voir) les compétitions des athlètes. Ils ont dit qu'ils (être) tous
très impressionnés par leur voyage et qu'ils (revenir) bientôt.
7. Traduisez.
Нам сказали, что зарубежные спортсмены приезжают вечером.
Мы знали заранее, что они приедут. Спортсмены надеялись, что
Où iras-tu si tu veux
avoir un livre?
envoyer une lettre?
acheter de l'huile?
voir un film?
faire du sport?
Quelles curiosités
voudriez-vous voir
si vous étiez
à Moscou?
à Saint-Pétersbourg?
à Paris?
à Kiev?
au bord de la mer?
dans les montagnes?
au pôle Nord?
Que feriez-vous
si vous étiez
смогут побывать в Петербурге и Киеве. Мы были уверены, что
наши спортсмены получат много призов на соревнованиях. Наши
спортсмены обещали, что после соревнований они пойдут в театр.
Нам сказали, что соревнования начнутся в половине один­
надцатого.
8. Posez à vos camarades qui font du sport des questions sur leur entraînement et
leurs compétitions.
9. Parlez de votre sport préféré que vous pratiquez, vous-mêmes, ou dont vous êtes
amateur.
10. Dans les phrases suivantes remplacez les mots soulignés par des synonymes.
Le commencement du printemps est froid cette année. Cette étoffe
est très mince. J'aime mon ami parce qu'il est toujours gai- Ce gar-
çon est mauvais, il bat son petit chien.
11. Donnez les antonymes des mots suivants et faites-les entrer dans des phrases.
Construire, gros, incapable, en avant, au-dessus de.
12. a) Traduisez les phrases suivantes en russe.
Le directeur écrivait assis à son bureau. Dans le bureau de ce savant
il y a beaucoup de livres scientifiques. Chaque jour sauf dimanche
mon père va à son bureau.
On manque d'air dans cette pièce, ouvrez s'il vous plaît, la fenêtre.
J'aime beaucoup l'air de cette chanson. Tu as l'air fatigué, qu'as-tu?
Il faut avoir un but dans la vie. Le joueur a manqué le but, le public
est mécontant.
b) Faites entrer les mots un bureau, un air, un but dans des phrases.
13. Traduisez les phrases suivantes en français.
У этого молодого человека блестящее будущее, он уже сделал
несколько важных научных открытий. Директор возглавляет
(управляет) это учреждение. Обучение в государственной школе
бесплатное. Ваш ответ заслуживает отличной оценки. Я при­
гласил друзей на мой день рождения. Вкус этого фрукта мне не
нравится. Эта женщина всегда одевается со вкусом. Я слышу
звуки модной мелодии. Этот ученый заслужил славу своей
родины. Я сомневаюсь, что ты говоришь (que tu dises) правду.
Этот ребенок очень застенчивый. Чтобы успешно работать,
нужны хорошие условия: устраивайтесь поудобнее.
в
14. Parlez de la vie d'un sportif célèbre, dont vous connaissez la biographie.
15. Ecrivez un petit reportage ( 8 - 1 0 phrases) sur une compétition que vous avez vue.
16. Discutez (exprimez des opinions différentes):
si la vie d'un explorateur est intéressante;
s'il faut avoir du talent pour devenir un grand sportif;
si l'on peut être en même temps un bon sportif et un bon spécialiste.
17. Racontez l'histoire de l'exploration qui vous a impressionné le plus. Pourquoi vous
a-t-elle impressionné?
18. Dites ce que vous choisiriez si on vous proposait:
d'aller au pôle Nord ou au pôle Sud; de faire un voyage en bateau
ou en auto; de faire un voyage à bord d'un grand bateau ou d'un
sous-marin; de monter sur le sommet d'une montagne très haute ou
descendre au fond de la mer; de voyager dans une forêt tropicale ou
dans un désert; de visiter les pays du sud ou ceux du nord; d'aller en
Australie ou en Afrique.
19. Travaillez en paires. Faites des dialogues à partir des situations suivantes:
Les élèves de notre classe aïment beaucoup le sport et admirent les
champions. Un jour vous rencontrez l'un d'eux. Présentez-vous et
invitez-le à votre fête sportive à l'école.
Un jeune Français de votre âge, que vous avez rencontré à Moscou,
vous invite à passer vos vacances chez lui. Remerciez-le et rensei-
gnez-vous sur la ville qu'il habite, sa famille, ses goûts, etc.
Vous avez pris part à une expédition bien intéressante, vos amis
s'intéressent à votre voyage et vous posent toute sorte de ques-
tions.
20. Imaginez que votre famille cherche un appartement ou une maison en France pour y
passer les vacances. Lisez et traduisez ces locations (offres) et choisissez celle qui
vous plaît le mieux.
1. Sanary sur mer.
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21. Concours de la meilleure rédaction. Voici des sujets au choix:
Mon écrivain préféré.
Le livre que j'aime le mieux.
Un voyage à travers la France.
Un épisode de l'histoire de la France.
La vie d'un grand savant, d'un grand écrivain ou d'un grand com-
positeur.
L'exploration que je voudrais faire.
Un exploit sportif.
EXERCICES D'AUDITION ET NARRATIONS
Leçon 1
1. a) (Après l'ex. 16.) Dites quelle est la différence entre ces mots du point de vue de
la prononciation et du sens:
coin — moins — point — loin
doigt — mois — soie — toit — fois —joie — noix — voix — roi
b) Traduisez vite ces phrases.
Le coin de la rue n'est pas loin. Il y a au moins deux coins. Mets un point
à la fin de la phrase. J'ai dix doigts. J'ai une robe de soie. L'hiver a trois
mois. Je vois avec joie le toit de ma maison. J'ai lu le texte trois fois.
J'aime les noix. Tu as une belle voix. Le Louvre était le palais des rois.
2. a) Vous allez écouter des phrases. Levez la main quand les mots [pri] et [kur] sont
des noms.
Je n'ai pas pris mon cahier de français aujourd'hui. Les meilleurs élèves
reçoivent des prix. J'ai 25 heures de cours par semaine. Il court très vite.
La cour de notre école est grande.
b) Traduisez les mots: le prix, pris (prendre), le cours, la cour, il court (courir)
et écrivez-les.
3. a) Vous allez écouter des phrases. Traduisez les verbes mettre, permettre et
promettre.
Je mets toujours toutes mes affaires à leur place. Maman me permet d'aller
au cinéma si je promets de faire tous mes devoirs. Notre directeur nous a
promis d'organiser une rencontre avec des lycéens français. Notre profes-
seur de français nous a mis de bonnes notes aujourd'hui. Pour notre bon
travail il nous a permis d'aller voir un film.
b) Faites des phrases avec les verbes mettre, permettre, promettre.
4. a) (Après l'ex. 19.) Ecoutez des phrases. Levez la main quand les mots partir et
cause entrent dans une préposition.
Dimanche, je vais partir à la campagne. A partir de la quatrième, un profes-
seur enseigne chaque matière. Mon ami qui habite loin doit partir pour l'école
très tôt. En Russie, à partir de six ou sept ans, tous les enfants vont à l'école.
Quelle est la cause de ton retard? Je suis en retard à cause de mon chien.
Marie cause avec sa voisine et n'entend pas la question du professeur.
b) Dites à quelles parties du discours les mots partir et cause peuvent appartenir et
ce qu 'ils signifient.
5. Dans les phrases que vous allez écouter, relevez les comparatifs et les superlatifs
des mots bon, bien, peu.
J'aime mieux la physique que la chimie. Serge est un meilleur mathémati-
cien que moi. Je fais les problèmes moins bien que lui. Tu peux faire mieux
tes études.
C'est mon meilleur ami. Les sciences naturelles sont la matière que j'aime
le moins. Ce sont les expériences de physique que je fais le mieux.
6. Ecoutez des phrases avec les pronoms adverbiaux en et y. Dites quels mots ils
remplacent.
Je travaille au cercle des sciences naturelles au zoo. — J'y vais deux fois
par semaine. Penses-tu à ton bac? — Oui, j'y pense tout le temps, j'en ai
tellement peur! Est-ce que les élèves de votre classe s'intéressent à leur
travail? — Oui, ils s'y intéressent beaucoup. Nous en parlons à chaque
réunion de classe. Je suis allé au stade et j'en suis revenu tard, maman a été
très mécontente.
7. (Après l'ex. 28.) Répétez chaque phrase de mémoire.
En septième, nous avons des cours de russe et de français.
En septième, nous avons des cours de russe, de français, d'histoire et de
géographie.
En septième, nous avons des cours de russe, de français, d'histoire, de
géographie, de mathématiques et de physique.
En septième, nous avons des cours de russe, de français, d'histoire, de
géographie, de mathématiques, de physique, de sciences naturelles et de
culture physique.
8. Ecoutez un dialogue. Tâchez de bien le retenir. (Текст читается в среднем темпе,
140 слов в минуту.)
Un lycéen français, Jean Florent, est venu dans une école de Moscou en 7e
classe.
Les élèves de cette classe posent à Jean des questions sur sa vie d'écolier.
— En quelle classe es-tu, Jean ?
— Je suis en 7e
comme vous. Seulement chez nous on commence par la
1 Ie
et non pas par la première.
— IL y a plusieurs types d'écoles secondaires chez vous, n'est-ce pas?
— Mais oui. Il y a l'école primaire et puis les collèges et les lycées.
— Et toi, où est-ce que tu fais tes études.
— A 11 ans, je suis entré dans un lycée moderne.
— Est-ce que tu as dû passer un examen pour y entrer?
— Non, ce ne sont que les élèves faibles qui doivent en passer un. Et
moi, j'avais de bonnes notes.
— Tu termineras tes études secondaires à quel âge?
— Si j'étudie bien et si mon père gagne assez, je ferai mon bac. C'est-à-
dire je terminerai le lycée à 18 ans si tout va bien.
— Qu'est-ce que c'est, "le bac"?
— C'est l'examen du baccalauréat. Après la terminale, c'est la dernière
classe du lycée, on passe l'examen du baccalauréat. On le passe à l'Uni-
versité. C'est un examen très difficile.
— Quelle langue étrangère étudies-tu dans ton lycée?
— Je fais mes études dans les classes modernes-1. Nous avons beaucoup
de français et deux langues étrangères. J'ai choisi l'anglais et le russe.
— Ah, tu parles russe?
— Non, pas encore, parce que je viens de commencer à l'apprendre. Mais
je comprends un peu si l'on parle lentement.
Contrôle de la compréhension
9. Ecoutez les réponses de Jean Florent aux écoliers russes, tâchez de vous rappeler
les questions qu'on lui a posées (voir les réponses l'ex. 8, p. 214).
10. Et maintenant voici les questions qu 'on pose à Jean, tâchez de vous rappeler ses
réponses.
11. Jouez le dialogue, tâchez de ne rien oublier.
12. (Après l'ex. 32.) Dites ce que signifient:
a) les mots de la même famille:
doux — douce — doucement (comment?)
Doucement, ne fais pas de bruit, papa dort.
b) les antonymes (mots de sens contraire):
inattentif * attentif
Cet élève est très inattentif, il n'entend jamais quand on lui pose une question.
c) les synonymes (mots du même sens):
copain (m) = camarade (m)
Mes copains et moi, nous jouons au hockey après les classes.
d) les mots: un exemple, une pâtisserie, d'habitude, se nourrir, il arrivera:
"Qui peut me donner un exemple de verbe pronominal?" demande le
professeur. Pour acheter des gâteaux et des tartes on va à la pâtisserie.
D'habitude, je me lève tôt, mais aujourd'hui je me suis levé très tard.
Les habitants de Lutèce (nom ancien de Paris) péchaient du poisson
pour se nourrir. Le train arrivera à huit heures. Cet homme arrivera
dans la vie.
13. Voilà encore une histoire de la vie du petit Nicolas. Ecoutez le récit et tâchez de
répondre aux questions suivantes. (Текст читается один раз в среднем темпе.)
Pourquoi le directeur est-il venu en classe?
Est-ce que le directeur était content de cette classe?
Pourquoi les élèves étaient-ils tristes?
LES CARNETS
M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x
des tas de choses, priver, embêté, embêtant
Ce jour-là, à l'école, le directeur est venu en classe nous distribuer les
carnets. Il n'avait pas l'air content, le directeur, quand il est entré avec nos
carnets sous le bras. "Je suis dans l'enseignement depuis des années, il a dit, le
directeur, et je n'ai jamais vu une classe aussi mal disciplinée. Je vais com-
mencer à distribuer les carnets." Et Clotaire s'est mis à pleurer. Clotaire c'est
le dernier de la classe et tous les mois, sur son carnet, la maîtresse écrit des tas
de choses et le papa et la maman de Clotaire ne sont pas contents et le privent
de dessert et de télévision.
Sur mon carnet à moi, il y avait: "Elève mal discipliné, souvent dis-
trait. Pourrait faire mieux." Eudes avait "Elève inattentif, se bat avec
ses camarades. Pourrait faire mieux." Le seul qui ne pouvait pas faire
mieux c'était Agnan. Agnan c'est le premier de la classe. Le directeur
nous a lu le carnet d'Agnan: "Elève appliqué, intelligent. Arrivera." Le
directeur nous a dit qu'on devait suivre l'exemple d'Agnan. Et puis il
est parti.
Nous, on était bien embêtés, parce que les carnets, nos papas doivent les
signer et ça, ce n'est pas toujours très gai. Alors, quand la cloche a sonné la fin
de la classe, au lieu de courir tous à la porte, de nous battre et de nous jeter nos
cartables à la tête comme nous le faisons d'habitude, nous sommes sortis dou-
cement, sans rien dire. Même la maîtresse avait l'air triste.
(à suivre)
14. Dites si с 'est vrai ou faux.
Le directeur a dit que c'était une très bonne classe. Le directeur a dit que la
classe était très disciplinée. Le directeur a dit que la classe était mal disci-
plinée.
Le meilleur élève de la classe était Agnan. Le meilleur élève de la classe
était Nicolas. Le meilleur élève de la classe était Eudes.
15. Devinez ce que les parents ont dit à Nicolas, à Eudes et à Agnan.
16. Ecoutez la fin du récit "Les carnets" et dites si vous avez bien deviné la réaction
des parents.
M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x
autant de, tableau d'honneur, ingrat, peine (f), claque (f)
Dans la rue, nous ne marchions pas vite. Devant la pâtisserie on a attendu
Alceste qui s'est acheté six petits pains au chocolat qu'il a commencé à man-
ger tout de suite. "Il faut que je mange quelque chose de bon, il nous a dit,
Alceste, parce que ce soir pour le dessert..." et puis il a poussé un gros soupir.
Il faut dire que sur le carnet d'Alceste, il y avait "Si cet élève mettait autant
d'énergie au travail qu'à se nourrir, il serait le premier de la classe, car il pour-
rait faire mieux".
C'est Eudes qui avait l'air le moins embêté. "Moi, il a dit, je n'ai pas peur.
Mon papa, il ne me dit rien, je le regarde droit dans les yeux et puis lui, il signe
le carnet et puis voilà." Il a de la chance, Eudes. Quand on est arrivé au coin, on
s'est quitté.
Moi, je suis resté tout seul avec Eudes. "Si tu as peur de rentrer chez toi
c'est facile, m'a dit Eudes. Tu viens chez moi et tu restes coucher à la maison."
C'est un copain, Eudes. Nous sommes partis ensemble et Eudes m'expliquait
comment il regardait son papa dans les yeux. Mais, plus on s'approchait de la
maison de Eudes, moins Eudes parlait. Quand on s'est trouvé devant la porte
de la maison, Eudes ne disait plus rien. On est resté là un moment et puis j'ai
dit à Eudes: "Alors, on entre?" Eudes m'a regardé et puis il a dit: "Attends-moi
un petit moment. Je reviendrai te chercher." Et puis Eudes est entré chez lui.
La porte est restée ouverte, alors j'ai entendu une claque, une grosse voix qui
disait: "Au lit sans dessert, petit paresseux" et Eudes qui pleurait. Je crois que
pour ce qui est des yeux de son papa, Eudes n'a pas dû bien regarder.
Ce qui était embêtant, c'est que maintenant je devais rentrer chez moi. Papa,
je savais bien ce qu'il me dirait. Il me dirait que lui était toujours le premier de sa
classe et que son papa à lui était très fier de mon papa à moi et qu'il recevait à
l'école des tas de tableaux d'honneur et de prix et qu'il aimerait me les montrer,
mais qu'il les avait perdus. Et puis, papa me dirait: "Je travaille jour et nuit pour
te donner une bonne éducation et toi, tu es un ingrat et tu ne souffres même pas
de la peine que tu fais à tes pauvres parents et tu n'auras pas de dessert et pour ce
qui est du cinéma, on attendra le prochain carnet."
Il va me dire tout ça, mon papa, comme le mois dernier.
D'après S e m p é et G o s c i n n y , Le petit Nicolas
Contrôle de la compréhension
17. Répondez aux questions:
Pourquoi Alceste est-il allé à la pâtisserie? Qu'est-ce que la maîtresse a écrit
dans le carnet d'Alceste? Pourquoi Eudes était-il moins triste que les autres?
Qu'est-ce que Eudes a proposé à Nicolas? Est-ce que vraiment le papa de
Eudes ne Га pas puni? Pourquoi Nicolas ne voulait-il pas rentrer chez lui?
Qu'est-ce que son père lui disait d'habitude au sujet de ses études? Est-ce
que son père travaillait jour et nuit pour donner une bonne éducation à son
fils? Comment le père punissait-il Nicolas?
18. Jouez à deux. Faites trois dialogues:
entre Eudes et Nicolas;
entre Eudes et son père;
entre Nicolas et son père.
19. Vous allez écouter un récit. Dites si François a appris à ne pas dire "tu " à son maître.
CE QU'IL FAUT DIRE
M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x
ancien, que tu sois (être)
Septembre. Les classes ont recommencé. Dans une école un maître trouve
ses anciens élèves, mais il y a aussi quelques nouveaux visages.
— Je suis content de vous voir, mes enfants, je pense que nous allons passer
une bonne année ensemble ...
A ce moment on entend un petit garçon:
— Moi aussi, je suis content que tu sois mon maître.
— Cela me fait plaisir ce que tu dis, mais, vois-tu, il ne faut pas dire "tu" à
ton maître. As-tu compris?
— Oui, monsieur, je ne te dirai plus "tu". Toute la classe se met à rire.
Quelques jours plus tard, le maître rend aux élèves le premier devoir de
français. Une main se lève:
— Monsieur, tu ne m'as pas donné mon devoir.
— Ah! Oui, tiens, il est là, sous le livre. Ce n'est pas mal, François ... Mais
je t'ai appris qu'il ne faut pas dire «tu» à tes maîtres... Essaie de ne pas l'oublier.
Les jours passent et François dit encore "tu" à son maître qui, cette fois, se
met en colère.
— Ça, alors ... Pour demain tu écriras cent fois: "Je ne dirai plus "tu" à mon
maître."
l.e jour suivant, François donne à son maître une feuille où il écrit cette
phrase plus de deux cents fois.
— C'est très bien, maintenant tu ne l'oublieras pas. Mais pourquoi as-tu
écrit cela deux cents fois? C'est pour te faire plaisir.
Contrôle de la compréhension
20. a) Choisissez les phrases qui correspondent au texte.
François fait ses études à l'école primaire. François fait ses études au lycée.
* Le maître n'est pas content parce que François lui dit "tu".: Le maître n'est
pas content parce que François ne lui dit pas "monsieur".
François fait le devoir et ne dit plus "tu" au maître. François fait son devoir
mais il dit toujours "tu" à son maître. François dit "tu" à son maître parce qu'il
n'est pas poli. François dit "tu" à son maître parce qu'il est petit et il ne com-
prend pas encore comment il faut parler aux grandes personnes.
b) Dites si François est bon ou méchant, si le maître a bien fait.
21. Voici quelques réponses des écoliers, qui ne sont pas bonnes évidemment. Où est la
faute, dites-le.
PERLES SCOLAIRES
M o t s et g r o u p e s de m o t s n o u v e a u x
une plaine, plate, la retraite, le fer à repasser
La France est limitée à l'est par le soleil, quand il se lève, à l'ouest par le
soleil, quand il se couche.
Une plaine est une montagne plate.
Les trois grandes époques de l'humanité sont: l'âge de pierre, l'âge de bron-
ze et l'âge de la retraite.
La France avait beaucoup de colonies. Les plus belles colonies sont les colo-
nies de vacances.
Le rez-de-chaussée est la partie de la maison qui se trouve au-dessous de la
partie qui est au-dessus.
Le fer est utile. Exemple: le fer à repasser.
22. (Après l'ex. 40.) Narration. Ecoutez un récit, puis répondez par écrit aux questions
suivantes. (Вопросы записываются на доске до чтения текста. Текст читается
два раза в медленном темпе, после этого учащиеся устно отвечают на вопросы
и затем пишут пересказ с помощью вопросов, не переписывая их в тетрадь.)
La veille de quel grand jour c'était? Quel costume maman a-t-elle fait à
Marcel?Où devait-il le porter? Quel costume avait-il pour aller en ville?
Qu'est-ce qu'il y avait la veille du grand jour chez la tante Rose? Quel ca-
deau a-t-elle fait à Marcel? Qu'est-ce qu'il y avait dans le plumier? Qu'est-
ce que son oncle lui a donne? Qu'est-ce qui était écrit sur les cahiers? Est-ce
que Marcel était content de recevoir tous ces cadeaux? Quand est-on rentré
à la maison? Où a-t-on mis toutes ses affaires? Est-ce que Marcel était prêt
pour le jour de la rentrée?
LA VEILLE DU GRAND JOUR DE LA RENTRÉE
M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x
la veille, à col de marin, une boîte à compas
Ma mère m'a fait une blouse noire d'écolier, je devais la porter seulement
au lycée. Pour aller en ville j'avais un costume à col de marin, avec non seule-
ment une culotte courte, mais encore un "pantalon long" et un béret de marin.
A la veille du grand jour il y avait un dîner, le soir, chez ma tante Rose.
Elle m'a fait d'abord cadeau d'un plumier en carton. C'était très beau. Dans le
plumier j'ai trouvé trois porte-plume neufs, des plumes de toutes les formes,
plusieurs crayons de couleur et une gomme.
Mon oncle m'a donné à son tour une boite à compas et six cahiers sur
lesquels était écrit mon nom en belles lettres. J'étais tout heureux de recevoir
ces beaux cadeaux.
Quand nous sommes rentrés à la maison — il était plus de neuf heures du
soir — on a mis toutes mes affaires dans ma chambre: ma veste, mon pantalon
et mon béret sur une chaise, les chaussettes neuves dans les souliers neufs, et
sur la commode, un cartable neuf où j'ai mis mes cahiers, mon plumier et ma
blouse. J'étais prêt pour le grand jour de demain.
D'après M. P a g n о 1, Le temps des secrets
Leçon 2
1. (Après l'ex. 17.) Dites quelle est la différence entre ces mots du point de vue de la
prononciation et du sens:
coin — soin — loin — point — moins
terre — mer — fer — verre — (il) sert
bord — port — fort — mort — corps
cou — doux — fou — loup — nous — sous — tout — vous
2. a) Dans les phrases que vous allez écouter traduisez les mots: bord, cœur, bête,
rond, soin.
J'ai passé mes vacances au bord de la mer Noire. A bord du "Duncan" il y
avait peu de passagers. Cette vieille femme a le cœur malade. J'ai appris
par cœur la poésie "Bonjour, Monsieur le Maître d'école." J'ai vu beau-
coup de bêtes sauvages au zoo. Cet homme est bête, il ne comprend jamais
rien. Le matelot a aperçu un objet rond dans F eau. Le professeur de mathé-
matiques dit: "Dessinez un rond." Les écoliers prennent soin des vieux et
des malades. Je fais mes devoirs avec soin.
b) Faites des phrases avec les mots:
le bord — à bord, le cœur — par cœur;
la bête — bête, le rond — rond, le soin — avec soin.
3. a) Ecoutez des phrases, retenez les expressions avec le verbe avoir et notez-les.
Le maître a raison: il faut beaucoup lire. Vous avez tort: la télévision ne
remplace pas la lecture. Je suis très fatigué, j'ai faim, j'ai soif et surtout
j'ai sommeil. J'ai envie de faire un long voyage en bateau. Et tu n'as pas
peur de la tempête? J'ai besoin de livres français pour la lecture à domi-
cile. Toi, tu as de la chance. Tes parents ont une riche bibliothèque.
Où aura lieu la réunion de notre cercle? — Dans la salle des fêtes.
b) Dites ce que les expressions avoir raison, avoir tort, avoir faim, avoir soif, avoir
sommeil, avoir envie, avoir peur, avoir besoin, avoir de la chance, avoir lieu signi-
fient et faites-les entrer dans des phrases.
4. Vous allez écouter des phrases avec les pronoms adverbiaux en et y. Dites quels
mots ils remplacent.
J'aime les animaux. J'en prends toujours soin. Les chasseurs ont pris leurs
fusils. Ils en auront besoin. Je lirai tous les livres de Jules Verne. J'en ai
envie. Quel est ce vieux document? On peut y lire quelques mots anglais.
5. (Après l'ex 22.) Récitez le commencement de la poésie "Si les nouvelles ne sont pas
bonnes..." (page 45). Récitez d'abord lentement, puis de plus en plus vite. Mais prê-
tez toujours attention à votre prononciation.
6. Vous allez écouter des phrases. Répétez le groupe nominal.
M o d è l e :
Le personnage principal du roman "Les Trois Mousquetaires" est d'Arta-
gnan.— Le personnage principal.
Tous les romans d'Alexandre Dumas sont très captivants. Les livres fran-
çais ne sont pas faciles à lire. Mon auteur préféré est Dumas. La lecture est
une bonne distraction. Les romans d'aventures sont très amusants.
7. Voici quelques titres des récits, devinez de quoi il s'agit.
Une aventure en Calabre. Histoire de chasse. Une évasion. Un sauvetage.
8. (Après l'ex 27.) Dites ce que signifient:
a) les mots analogues aux mots russes:
la philosophie, le major, la bouteille;
b) le mot de la même famille:
o u v r i r — o u v e r t u r e (f)
Par l'ouverture de la porte on voit une jolie chambre à coucher.
c) les synonymes:
i n s t a n t (m) - m o m e n t (m)
On a entendu un cri: "Au secours!" Quelques instants après on a mis le
canot à la mer.
d) les mots: une voyelle, une consonne, un ordre, disparaître.
Les sons a et о sont des voyelles. Les sons b et d sont des consonnes. Le
capitaine du navire a donné l'ordre de mettre le canot à la mer. Le lit n'est
pas fait, les vêtements ne sont pas rangés, il faut mettre de l'ordre dans la
chambre. Mon père est décoré de l'ordre du Drapeau Rouge. Le canot a
disparu à l'horizon, on ne le voit plus.
9. Voici une scène de la célèbre comédie de Molière "Le Bourgeois gentilhomme".
Ecoutez-la et dites si vous la trouvez amusante.
Vous Connaissez le nom de Molière (son vrai nom est Jean-Baptiste Po-
quelin), né à Paris en 1622, mort en 1673. Ses principales comédies sont:
"Le Médecin malgré lui", "Le Bourgeois gentilhomme", "Le Malade ima-
ginaire". Dans ses comédies, Molière s'attaque à tout ce qui est ridicule.
Les pièces de Molière sont des chefs-d'œuvre connus dans le monde entier
et joués jusqu'à nos jours.
LA PREMIÈRE LEÇON DE MONSIEUR JOURDAIN
Monsieur Jourdain est un bourgeois, aussi bête que riche. Il veut appren-
dre les bonnes manières et s'instruire pour devenir gentilhomme.
M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x
elles expriment la voix, on allonge, la mâchoire, on écarte,
comme si vous faisiez la moue
Le m a î t r e de p h i l o s o p h i e : Que voulez-vous apprendre?
M . J o u r d a i n : Apprenez-moi l'orthographe.
Le m a î t r e de p h i l o s o p h i e : Très volontiers. Les lettres sont
divisées en voyelles parce qu'elles expriment la voix, et en consonnes, parce
qu'elles sonnent avec les voyelles.
M. J о u r d a i n: Je vous comprends bien.
Le maître de p h i l o s o p h i e : La voyelle A se forme si on ouvre la
bouche: A.
M. J о u r d a i n: A, A. Oui.
Le m a î t r e de p h i l o s o p h i e : La voyelle E se forme si on
rapproche la mâchoire d'en bas de la mâchoire d'en haut: A, E.
M. J о u r d a i n: A, E, A, E. Ma foi, oui. Ah! Que cela est beau!
Le m a î t r e de p h i l o s o p h i e : Et la voyelle I, si on rapproche
encore les mâchoires l'une de l'autre, et si on écarte les deux coins de la bou-
che vers les oreilles: A, E, I.
M. J о u r d a i n: A, E, 1,1,1,1. Cela est vrai. Vive la science!
Le m a î t r e de p h i 1 о s о p h i e: La voyelle О se forme si on ouvre les
mâchoires et rapproche les lèvres par deux coins, le haut et le bas: O.
M. J о u r d a i n: О, O. Il n'y a rien de plus juste. A, E, I, O. Cela est
admirable: I, О, I, O.
Le maître de p h i l o s o p h i e : L'ouverture de la bouche fait justement
un petit rond qui représente un O.
M. J о u r d a i n: O, O, O. Vous avez raison, O. Ah! la belle chose que de
savoir quelque chose.
Le maître de p h i 1 о s о p h i e: La voyelle U se forme si on rapproche les
dents et allonge les deux lèvres en dehors et les approche aussi l'une de l'autre: U.
M. J о u r d a i n: U, U, il n'y a rien de plus véritable: U.
Le m a î t r e de ph i 1 o s o p h i e: Vos deux lèvres s'allongent comme si
vous faisiez la moue à quelqu'un.
M. J о u r d a i n: U, U. Cela est vrai. Ah! que n'ai-je étudié plus tôt pour
savoir tout cela!
Le m a î t r e de p h i 1 о s о p h i e: Demain, nous apprendrons les autres
lettres qui sont les consonnes.
Contrôle de la compréhension
10. Dites ce que Monsieur Jourdain a appris pendant sa première leçon, si cela lui
plaît d'apprendre, citez quelques mots qui le prouvent.
11. (Après l'ex. 34.) Vous avez lu des livres de Jules Verne, et sans doute vous les avez
aimés. Voici un extrait du roman de Jules Verne "Les enfants du capitaine Grant".
Ecoutez le texte et dites si vous savez ce au 'on fera ensuite.
LA BOUTEILLE
M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x
un mât, un requin, attirer, un morceau de lard, l'estomac, retirer,
être sur les traces de qn, le mot de l'énigme
Le 26 juillet 1864, un navire courait sur l'eau du canal du Nord. Le dra-
peau d'Angleterre flottait au mât. C'était le navire du lord Edward Glenarvan
et il s'appelait le "Duncan".
Lord Glenarvan se trouvait à bord avec sa jeune femme lady Hélène et un
de ses cousins le major Mac Nabbs.
Le "Duncan" rentrait au port. Tout à coup, un matelot a vu un énorme
poisson qui nageait tout près du navire. Le capitaine John Mangles a parlé à
lord Edward de cette rencontre. Lord Glenarvan est monté sur le pont et a
demandé au capitaine quel genre de poisson c'était.
— Vraiment, a répondu John Mangles, je pense que c'est un gros requin.
— Un requin? dans ces eaux? s'est étonné Glenarvan.
— Mais oui, ce poisson se rencontre dans toutes les mers. Si vous le vou-
lez, nous tâcherons de le prendre.
— Faites, John, a dit lord Glenarvan.
Lady Hélène est montée sur le pont pour voir cette pêche intéressante.
John Mangles a donné des ordres. Les matelots ont jeté par-dessus le bord une
corde solide avec un gros morceau de lard au bout. Le poisson s'est rapproché
rapidement du navire. C'était là vraiment un requin: sa tête était large et pour
mieux attraper le lard il s'est retourné sur le dos. Le lard a disparu dans sa
bouche énorme. Les matelots ont attiré le requin vers le navire. Quelques ins-
tants après il s'est trouvé sur le pont et un des matelos l'a tué d'un coup de
hache. A bord de tout navire on examine avec soin l'estomac du requin, car les
matelots y trouvent souvent quelque surprise.
Cette fois on ne s'est pas trompé. Lorsqu'un matelot a ouvert avec une
hache le ventre du requin, on y a vu un objet étrange.
— C'est une bouteille, s'est écrié lord Glenarvan, il est nécessaire de la
retirer: dans les bouteilles trouvées en mer il y a souvent des documents très
intéressants.
Le capitaine John a retiré la bouteille du ventre du poisson et l'a posée sur
une table. Lord Glenarvan, le major Mac Nabbs, le capitaine John Mangles et
lady Hélène se sont assis autour de cette table.
Lord Edward a regardé dans la bouteille.
— Je ne me trompais pas! il y a là un document — regardez, voici un
papier.
Lord Edward a mis sur la table le papier pris dans la bouteille et Га regardé
attentivement.
— Ce papier a bien souffert de la mer, pourtant on peut y lire quelques mots
français.
Glenarvan a pris une plume, a copié le document et a montré à ses amis un
papier où on a lu les mots suivants:
7 juin 1862... navire "Britannia" ... Glasgow ... sombré ... gonie ... austral
... à terre deux matelots capitaine Gr... abor... contin ... pr ... curel... di...
jeté ce document... de longitude et 37°11 ... de latitude. Venez à leur secours ...
perdus.
— Nous sommes sur les traces d'une grande catastrophe, a dit Glenarvan.
Tâchons de deviner le mot de cette énigme.
Contrôle de la compréhension
12. Répondez aux questions:
Où se trouvaient lord Glenarvan, sa femme et son cousin? Qu'est-ce qu'un
matelot a vu tout à coup? Qu'est-ce que le capitaine a proposé à lord
Glenarvan? Est-ce que lord Glenarvan a permis de prendre le poisson?
Comment est-ce que les matelots ont attrapé le requin? Pourquoi est-ce
qu'on a ouvert le ventre du poisson? Qu'est-ce qu'on y a vu? Pourquoi
est-ce que lord Glenarvan a dit de retirer la bouteille? Est-ce que lord
Edward s'est trompé? Qu'est-ce qu'on a trouvé dans la bouteille? Est-ce
qu'on pouvait comprendre le texte du document? Qu'est-ce que lord
Glenarvan a dit?
13. Choisissez les phrases qui correspondent au texte et faites-en un plan.
Le "Duncan" allait en mer. Le "Duncan" rentrait au port. Lord Glenarvan,
sa femme et son cousin se trouvaient à bord. Lord Glenarvan, sa femme
et son cousin attendaient le navire au port. On a vu un gros poisson. On a
vu un sous-marin. Lord Glenarvan a dit de ne pas attaquer ce, poisson.
Lord Glenarvan a dit de prendre ce poisson. Les matelots ont pris le re-
quin. Les matelots n'ont pas pu le prendre. On a trouvé une bouteille
dans le ventre du requin. Il n'y avait rien dans la bouteille. Il y avait un
document dans la bouteille. On n'a pas pu bien comprendre le document.
On a bien compris le document. Il s'agissait d'une catastrophe. Il s'agis-
sait d'une plaisanterie.
14. Résumez le texte d'après le plan de l'ex. 13.
15. (Après l'ex. 37.) Narration. Ecoutez un récit, puis répondez par écrit aux questions
suivantes:
Est-ce que Jacques était un enfant singulier? Est-ce qu'il pleurait sou-
vent? Qu'est-ce qu'il répondait quand on lui demandait: "Qu'as-tu?"
Est-ce qu'il avait des raisons pour pleurer? Est-ce que Jacques était
heureux? Pourquoi M. Eyssette a-t-il fini par se fâcher? Est-ce que Jac-
ques avait peur de son père? Quel était le résultat de cette peur? De
quoi s'aperçoit-on un jour au moment de se mettre à table? Qu'est-ce
que Jacques propose? Qu'est-ce qu'il prend? Que dit M. Eyssette? Est-
ce que Mme Eyssette demande à Jacques de ne pas casser la cruche?
Que dit Jacques à son père? Quel air a-t-il quand il sort? Est-ce que
Jacques revient vite? Qui commence à s'énerver? Que dit M. Eyssette?
Qui va voir? Est-ce que M. Eyssette s'est trompé? Où est Jacques? Que
dit-il quand il voit son père? Comment appelle-t-on cette histoire dans
la famille Eyssette?
MON FRÈRE JACQUES
M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x
singulier, en larmes, incapable, hausser les épaules, une cruche
Un singulier enfant que mon frère Jacques! Le soir, le matin, le jour, la
nuit, en classe, à la maison, en promenade, il pleurait toujours, il pleurait par-
tout. Quand on lui disait: "Qu'as-tu?" il répondait, les larmes aux yeux: "Je
n'ai rien." Et le plus intéressant, c'est qu'il n'avait vraiment rien. C'était une
habitude, voilà tout.
Pauvre Jacques! il n'était pas heureux. Notre père, M. Eyssette, fatigué de
le voir toujours en larmes, a fini par se fâcher.
On entendait tout le jour: "Jacques, tu es un âne!" C'est parce que le mal-
heureux Jacques, quand son père était là, était incapable de rien faire. M. Eys-
sette lui portait malheur. Ecoutez la scène de la cruche.
Un soir, au moment de se mettre à table, on s'aperçoit qu'il n'y a plus
d'eau dans la maison.
— Si vous voulez, j'irai en chercher, dit ce bon enfant de Jacques.
Et le voilà qui prend la cruche, une grosse cruche solide.
M. Eyssette hausse les épaules.
— Si c'est Jacques qui y va, dit-il, la cruche est cassée.
— Tu entends, Jacques, c'est Mme Eyssette qui parle de sa voix tranquille,
ne la casse pas, fais bien attention, promets-le-moi!
M. Eyssette reprend:
— Oh, il la cassera tout de même.
Ici on entend la voix de Jacques qui pleure déjà.
— Mais enfin, pourquoi dois-je la casser?
— Tu ne dois pas la casser, je te dis que tu la casseras, voilà tout, répond
M. Eyssette.
Jacques ne dit rien, il prend la cruche et sort avec l'air de dire:
— Ah! je la casserai? Eh bien! nous allons voir!
Cinq minutes, dix minutes passent, Jacques ne revient pas. Mme Eyssette
commence à s'énerver.
— Qu'est-ce qu'il lui est arrivé?
— Rien, dit M. Eyssette. Il a cassé la cruche et il a peur de rentrer. Et il se
lève et va ouvrir la porte pour voir. Il ne s'est pas trompé. Jacques est près de la
porte, les mains vides. Quand il voit M. Eyssette, il pâlit et d'une voix faible,
oh si faible "Je l'ai cassée", dit-il.
Dans la famille Eyssette nous appelons cela "la scène de la cruche".
D'après A . D a u d e t , Le Petit Chose
Leçon 3
1. (Après l'ex. II.) Précisez ce que ces phrases expriment (l'ordre, la demande, la
question, Vétonnement, la peur, la joie).
Il faut respecter les vieillards. Ton ami est orphelin? Eteins la lumière, s'il
te plaît! Calme-toi! Cet arbre va tomber, il va nous écraser! Comment, tu
n'as pas lu "Les Misérables"? J'ai gagné un prix!
2. a) Dans les phrases que vous allez écouter relevez les mots de la même famille.
Le chasseur lève son fusil et tire. Aide-moi, s'il te plaît, à soulever cette
table. Ce bon vieillard élève une orpheline. Il est nécessaire d'enlever le
chapeau quand on entre dans la maison.
b) Dites ce que les mots lever, soulever, élever et enlever signifient.
3. a) Ecoutez des phrases et levez la main quand les verbes faire, venir et se mettre
s'emploient devant un autre verbe à l'infinitif:
Ce professeur nous fait le cours d'histoire. Ma dent me fait très mal, je ne
peux plus supporter cette douleur. Mes parents veulent me la faire arra-
cher. Un bruit de pas se fait entendre. "C'est un lion qui vient", a dit le
chasseur. Je viens chercher mon fusil. Le chasseur se met à tirer des coups
, de fusil. Les élèves se mettent en rang. Un grand garçon s'est mis à battre
un petit.
b) Dites ce que veut dire: me la faire arracher, se faire entendre, venir chercher,
se mettre à tirer, se mettre à battre.
4. Précisez le temps des verbes et donnez leur infinitif: il fut, il fit, il mit, il vit, il vint.
il roula — il roulera, il donnera — il donna, il pensa — il pensera, il respira — il
respirera.
6. (Après l'ex. 13.) Devinez qui parle: une fille ou un garçon.
Je suis forte en langues étrangères. Je suis fou de joie. Je suis orphelin. Je
suis Allemand. Je suis Italienne.
7. Vous allez écouter des phrases, répétez le groupe verbal.
M o d è l e :
Plusieurs prisonniers ont réussi à s'évader du camp de concentration —
ont réussi à s'évader.
Tout le monde respecte beaucoup ce vieillard. L'enfant promet d'être sage.
II est temps de se coucher, j'ai sommeil. L'histoire de cet orphelin me rend
triste. Le récit de ce chasseur m'a fait oublier ma douleur.
8. Ecoutez un dialogue et répétez-le de mémoire. (Сначала преподаватель читает
весь диалог и объясняет то, что непонятно. Затем он читает одну реплику, и
учащиеся повторяют ее хором. После того как диалог прочитан таким образом,
учащиеся воспроизводят его целиком и наконец рассказывают его по лицам.)
A: As-tu déjà lu le livre que je t'ai donné?
B: Pas encore, mais je ne suis pas loin de la fin. C'est un livre formidable!
A: Ah, bon. Il te plaît à toi aussi?
B: Et comment! Je n'ai jamais rien lu de plus beau.
A: Tu as raison. Je vais le relire.
9. (Après l'ex. 21.) Dites ce que signifient:
a) les mots de la même famille:
voir — vu — vue (f)
J'ai la vue faible. A la vue d'un tigre le chasseur a tiré.
garder — gardien (m)
Le gardien a aidé les prisonniers à s'évader.
s'évader — évasion (f)
Le prisonnier a longtemps préparé son évasion.
attendre — attendu — inattendu
On n'attendait pas le docteur. C'était une visite inattendue,
violon (m) — violoniste (m)
Paganini était un célèpre violoniste.
b) les synonymes:
surpris = étonné
Tu as fouillé dans ma table, j'en suis surpris.
с) les mots: un compagnon, un trou et gagner:
J'ai eu un compagnon de voyage très sympathique. La souris peut passer par
un tout petit trou. J'ai gagné un prix à la loterie. Mon frère gagne beaucoup
d'argent. Autrefois, les enfants de pauvres commençaient à travailler très tôt
pour gagner leur vie.
10. Vous aimez, sans doute, les livres d'Alexandre Dumas. Savez-vous qu 'il a écrit non
seulement un très grand nombre de romans, mais aussi des récits très intéressants.
Ecoutez un de ces récits. Voici son titre: "Un étrange prisonnier". De quoi s'agit-il
qu'en pensez-vous? A présent écoutez le récit et dites si vous avez bien deviné son
contenu. (Рассказ читается учителем один раз в среднем темпе.)
UN ÉTRANGE PRISONNIER
M o t s n o u v e a u x
détacher, imprudent, l'imprudence, profiter, second
Dans la prison de Berne se trouvait un prisonnier condamné à mort. Une
nuit, il se mit à faire un trou dans le mur. Après de longues heures de travail, il
entendit que, de l'autre côté du mur, on travaillait aussi, cela lui donna de
l'espoir.
"C'est un malheureux comme moi, pensa le prisonnier, s'évader ensem-
ble, ce sera plus facile."
Cependant, le travail avançait, son compagnon travaillait avec énergie, mais
il était imprudent: les pierres qu'il détachait roulaient avec bruit et sa respira-
tion se faisait entendre avec force.
Le condamné à mort faisait tout son possible pour terminer au plus vite le
travail car l'imprudence de son compagnon pouvait, d'un moment à l'autre,
trahir leur évasion. Heureusement, il restait peu de chose à faire. Une grosse
pierre seule restait. Cinq minutes après, elle roula de l'autre côté.
Le prisonnier respira de l'air frais, il vit que ce secours inattendu venait
d'un fossé qui touchait au mur de la prison.
Le prisonnier voulut passer par le trou, mais, tout à coup, il rencontra un
ours qui faisait, de son côté, tout son possible pour passer par le trou. A Berne, à
cette époque-là, le fossé qui touchait au mur de la prison était habité par des ours.
Le prisonnier devait choisir: revenir dans la prison ou passer devant un
ours. Il choisit le second.
 A la vue inattendue d'un homme, l'ours s'arrêta. Le prisonnier profita de
ce moment et s'évada.
Le lendemain, le gardien de la prison qui vint chercher le condamné à mort
fut tout effrayé de voir un énorme ours couché sur la paille du prisonnier.
D'après A. D u m a s, Voyages en Suisse
//. a) Choisissez les phrases qui correspondent au texte.
Une nuit, un prisonnier de la prison de Berne se mit à faire une corde pour
s'évader. Une nuit, le prisonnier se mit à faire un trou dans le plancher.
Une nuit, le prisonnier se mit à faire un trou dans le mur.
Après de longues heures de travail, il entendit des voix. Après de longues
heures de travail, il entendit que, de l'autre côté du mur on travaillait aussi.
Le travail dura de longues heures, enfin le prisonnier vit de la lumière.
"C'est un autre prisonnier", pensa-t-il. "C'est un de mes amis qui veut
m'aider", pensa-t-il. "Ce sont des ouvriers qui réparent les murs",
pensa-t-il.
Son compagnon travaillait lentement, parce qu'il était prudent. Son com-
pagnon ne travaillait plus. Son compagnon travaillait avec énergie, mais il
était impmdent.
Le prisonnier se dépêchait car le gardien pouvait découvrir le trou. Le
prisonnier se dépêchait car l'imprudence de son compagnon pouvait les
trahir. Le prisonnier ne se dépêchait pas.
Le prisonnier vit que le trou menait dans le fossé qui touchait au mur de la
prison. Le prisonnier vit que le trou menait dans le corridor de la prison.
Le prisonnier vit que le trou menait dans la cour de la prison.
Tout à coup, le prisonnier aperçut le gardien de la prison. Tout à coup, le
prisonnier aperçut son ami. Tout à coup, le prisonnier aperçut un ours.
Le fossé était habité par des ours. Le fossé était habité par des chiens. Le
fossé était habité par des tigres.
A la vue d'un homme, l'ours se jeta sur lui. A la vue d'un homme, l'ours
s'arrêta. A la vue d'un homme, l'ours revint dans le fossé.
Le prisonnier s'évada. Le prisonnier revint dans la prison. Le prisonnier se
cacha dans le fossé.
Le lendemain, le gardien trouva le prisonnier. Le lendemain, le gardien ne
trouva personne. Le lendemain, le gardien trouva un ours énorme.
b) Résumez le récit.
Inventez une autre fin à ce récit.
12. (Après l'ex. 24. ) Narration. Vous avez entendu parler du gratul écrivain de notre temps
Romain Rolland. Il a écrit plusieurs romans parmi lesquels le plus célèbre est "Jean-
Christophe". Romain Rolland connaissait bien notre pays, il y est venu.
Il aimait beaucoup la littérature russe et était un grand ami de Gorki. Voici un extrait
de son roman "Jean-Christophe". Ecoutez le récit, puis écrivez-en le résumé en déve-
loppant les idées suivantes. (Текст читается два раза. Фразы записываются на доске.)
A l'âge de quatorze ans, Christophe gagnait déjà sa vie c o m m e violoniste, mais il
n'était pas heureux.
Un jour, Christophe fait la connaissance d'un garçon qui lui plaît beau-
coup.
Christophe et Otto parlent de leur vie et y trouvent beaucoup de commun.
Le'soir, dans le bois, Christophe propose à Otto d'être son ami.
La nuit, Christophe pense à son nouvel ami. Il est heureux, il n'est
plus seul.
CHRISTOPHE TROUVE UN AMI
G r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x
au cours de, il avoue, à travers, se servir, se serrer la main
Jean-Christophe a quatorze ans. Depuis trois ans déjà, il gagne sa vie com-
me violoniste au théâtre de la ville. Mais il n'est pas heureux. Il n'a pas d'amis.
Il est toujours seul.
Un dimanche, au cours d'une promenade en bateau, il fait la connaissance
d'un jeune garçon. Christophe l'invite dans une auberge...
A l'auberge, Christophe lui raconte les difficultés de sa vie et Otto, c'est le
nom du garçon, avoue qu'il n'est pas heureux non plus. Ses parents ne le com-
prennent pas. Christophe connaît ce malheur. Les parents d'Otto veulent faire de
lui un commerçant. Mais lui, il veut être poète. Il avoue qu'il écrit des vers; mais
il ne peut pas se décider à les dire à Christophe. A la fin cependant, il en récite
deux ou trois. Christophe les trouve bons.
Les garçons s'admirent l'un l'autre. Le talent musical de Christophe plaît
à Otto ainsi que sa force et son courage. Christophe aime beaucoup l'élégance
d'Otto, ses grandes connaissances qui lui manquent.
L'après-midi s'avance. Il faut partir. Christophe et Otto sortent dans la rue.
L'ombre du soir recouvre le bois de sapin. Ils y entrent. Ils ne se parlent pas... Tout
est silencieux. Les derniers rayons du soleil passent à travers les branches des
sapins. Il se fait sombre. Christophe prend la main d'Otto et demande très bas:
— Est-ce que vous voulez être mon ami?
Otto murmure:
— Oui.
Ils se serrent la main. Leurs cœurs battent.
Christophe revient seul dans la nuit.
Son cœur chante: "J'ai un ami. J'ai un ami." II ne voit rien. Il n'entend
rien. Il ne pense à rien d'autre. Il tombe de sommeil et s'endort. Mais il se
réveille deux ou trois fois dans la nuit. Il se répète: "J'ai un ami", et il se
rendort.
D'après R. R о 1 I a n d, Jean-Christophe
Leçon 4
/. (Après l'ex. 9.) Dites quelle est la différence entre ces mots du point de vue de la
prononciation et du sens:
fou — chou — joue — loup — tout — doux — cou — sous
pot — mot — dos — beau — veau — tôt
foin — point — moins — loin — coin
château — chapeau
2. a) Dans les phrases que vous allez écouter relevez les mots de la même famille et
notez-les. (Преподаватель сразу читает группу фраз с однокоренными словами.)
Les paysans cultivent les légumes. Dans cette jolie maison habitent un
cultivateur et sa famille. C'est un homme laborieux, la terre de son jardin
est bien cultivée.
Mon père travaille dans l'industrie. Lyon est une ville industrielle.
Les peuples du monde entier luttent pour la paix. Les pays de l'Europe
sont très peuplés.
Je n'ai pas le temps de m'ennuyer. L'ennui est pour ceux qui n'ont rien à
faire. Ce livre est ennuyeux, je ne veux pas le lire.
Il faut faire la guerre aux mauvaises habitudes. Les paysans s'habituent dif-
ficilement à la vie dans une ville. Ranger la chambre est un travail habituel.
Le climat de la France est doux. Parle doucement, l'enfant dort.
Les bois sont silencieux en hiver. J'aime le silence et le calme de la campagne.
b) Dites ce que signifient les mots:
cultiver — cultivé — un cultivateur; l'industrie — industriel; un peuple —
peuplé; s'ennuyer — l'ennui — ennuyeux; une habitude — habituel —
s'habituer; doux — doucement; le silence — silencieux.
3. Ecoutez des phrases et traduisez les mots paille, campagne, province.
Il faut porter de la paille et du foin dans le grenier. Un vieillard à chapeau
de paille se promenait dans le jardin. Mon grand-père habite une maison
de campagne. Dimanche on va à la campagne. Les provinces françaises
sont très variées. C'est un médecin de province.
4. Précisez le temps des verbes suivants:
il s'arrêta — il s'arrêtera; il demanda — il demandera; je rentrerai —je
rentrai; tu logeas — tu logeras; je m'habituai —je m'habituerai.
5. (Après l'ex. 14.) Répétez ces phrases de mémoire.
Le climat de la France est varié.
Le climat de la France est varié: au nord, à l'ouest et au sud il est maritime.
Le climat de la France est varié: au nord, à l'ouest et au sud il est maritime,
au centre et à l'est il est continental.
6. Ecoutez des phrases, répétez le groupe du complément.
M o d è l e :
Le facteur a apporté des journaux et des lettres — des journaux et des
lettres.
On logea les soldats dans le village. Il faut apporter du foin et de la paille.
On monte au grenier par une échelle. Je me suis habitué à la vie campa-
gnarde. L'air montagnard est utile pour la santé. Les touristes ont admiré
des châteaux et des églises anciens.
7. (Après l'ex. 19.) Dites ce que signifient:
a) les mots de la même famille:
gai — gaieté (f)
Le 31 décembre c'est la gaieté partout.
promettre — promesse (f)
Il faut toujours tenir sa promesse.
ferme (f) — fermier (m) — fermière (f)
Le fermier et la fermière habitent leur ferme.
honte (f) — honteuse
C'est honteux de battre les petits. Il est honteux de sa mauvaise conduite,
paix (/) — paisible — paisiblement
Les soldats gardent la vie paisible du pays. N'ayez pas peur des vaches,
elles mangent paisiblement et ne vous feront pas de mal.
b) les synonymes:
boutique (f) = petit magasin (m)
Il y a une boutique dans ce village.
c) les antonymes:
haïr Ф aimer
Tout le monde hait la guerre.
d) le mot polysémique (à plusieurs significations):
entraîner
Les entraîneurs entraînent les sportifs.
Le chien entraîne son maître vers un autre chien.
e) les mots un pré, une ceinture, s'élancer et l'expression mettre dehors:
Les vaches mangent de l'herbe dans un pré. L'officier porte un revolver
à la ceinture. Un voleur court, l'agent de police s'élance à sa poursuite.
Enfants, votre père dort, si vous faites trop de bruit, on va vous mettre
dehors.
8. Vous allez écouter le commencement du récit "Maison à vendre". Devinez quelle est sa fin.
MAISON À VENDRE
M o t s n o u v e a u x
un écriteau, pourtant, un potager
Au-dessus de la porte du jardin on voyait depuis longtemps un écriteau:
Maison à vendre. La maison semblait abandonnée, tant il y avait du silence
autour.
Quelqu'un habitait là pourtant. Une petite fumée montait de la cheminée. Dans
le jardin, on voyait des allées bien droites et des instruments de jardinier près de la
maisonnette. C'était une maison de campagne. Il y avait des pots à fleurs sur le
sable chaud et blanc. Le jardin était tout au soleil. Il y avait des arbres fruitiers et un
potager. Et au milieu de tout cela, dans ce calme, un vieux, à chapeau de paille, qui
travaillait ou se promenait dans les allées.
Ce vieux ne connaissait personne dans le pays. Parfois, quelque passant s'ar-
rêtait, lisait l'écriteau et sonnait à la porte. D'abord, la maison restait silencieuse.
Enfin un bruit de pas s'approchait lentement du fond du jardin, et le vieux ouvrait
la porte d'un air furieux:
— Qu'est-ce que vous voulez?
— La maison est à vendre?
— Oui, répondait le vieux, oui ... elle est à vendre, mais on en demande
très cher.
Ses yeux vous mettaient dehors et il restait là, comme un dragon qui
garde son jardin. Alors, les gens s'en allaient et se demandaient à quel fou ils
avaient affaire et pourquoi il y avait cet écriteau si l'on ne voulait pas vendre
la maison.
Contrôle de la compréhension
9. Posez six questions sur le texte et répondez-y.
10. Décrivez la maison du vieux.
11. Dites si le vieux veut vendre sa maison et prouvez ce que vous dites en vous basant
sur le texte.
12. Voici la fin du récit. Dites si vous l'avez bien devinée.
MAISON À VENDRE
(suite)
M o t s n o u v e a u x
s'installer, serrer
Un jour, quand je passais près de la petite maison, j'entendis des voix
animées:
— Il faut vendre, papa, il faut vendre... Vous l'avez promis.
Et la voix du vieux, toute triste.
— Mais, mes enfants, moi aussi, je veux la vendre, puisque j'ai mis l'écri-
teau.
J'appris ainsi que c'étaient ses fds et leurs femmes, de petits commerçants
parisiens, qui voulaient vendre la maison. Maintenant, ils commençaient à trou-
ver que cela durait trop longtemps. Ils venaient tous les dimanches pour voir si le
vieux tenait sa promesse. Le soir, tout le monde s'en allait. Alors, le vieux ren-
trait bien vite et refermait tout heureux sa porte. Pendant huit jours, la maison
redevenait silencieuse. Dans le petit jardin brûlé de soleil on n'entendait que les
pas lourds du vieux sur le sable des allées.
Ses enfants comprenaient bien que le vieux faisait tout pour ne pas vendre
la maison. Enfin, une de ses belles-filles s'installa chez lui. Elle ouvrait la
porte, bavardait avec les passantes, les attirait vers la maison, leur souriait
comme pour dire:
— Entrez... voyez... la maison est à vendre!
Mais l'écriteau restait toujours à la même place. C'était le moment de la
guerre, et les acheteurs ne venaient pas.
Cette année-là, quand je suis venu à la campagne, j'ai retrouvé la maison,
mais l'écriteau n'y était plus. C'est fini: la maison était vendue!
A la place de la porte grise, une porte verte. Ce n'était plus le jardin d'autre-
fois, et au milieu de ce nouveau jardin un gros homme rouge, assis sur une
chaise et une énorme dame qui criait. Et dans la petite maison, un piano jouait
des valses et des polkas. Cette gaieté me serrait le cœur. Je pensais au pauvre
vieux qui se promenait là si heureux, si tranquille, et qui était maintenant à
Paris au fond de quelque boutique.
D'après A. D a u d e t, Contes du lundi
13. En vous basant sur le texte prouvez que:
1ечvieillard était heureux dans sa petite maison calme;
le vieux ne voulait pas vendre sa maison;
ses enfants le forçaient à vendre la maison;
l'auteur avait de la sympathie pour le vieillard et le plaignait.
14. Faites le plan du texte.
15. Résumez le récit d'après votre plan.
16. Ecoutez le dialogue et dites ce qu 'un touriste peut trouver en France.
APRÈS LE VOYAGE EN FRANCE
M o t s n o u v e a u x
un site, un hameau, la solitude, refuser.
André vient de rentrer dans son pays après un voyage à travers la France. Il
parle de ses impressions à son amie Catherine.
C a t h e r i n e : Alors, André, te voilà rentré de ton long voyage à travers la
France. Visiter la France, c'était ton rêve. Tu dois être heureux d'avoir pu enfin
le réaliser. Après un séjour de trois mois, tu dois connaître ce pays?
A n d r é : Mais non. Il y a tant de choses à voir en France qu'on ne pourrait
le faire en trois mois.
C a t h e r i n e : Alors, la France, sans être aussi vaste que certains autres
pays que tu as visités, t'a plu?
A n d r é : Certainement. En France il y a tant de choses à voir que le touriste ne
sait pas toujours par quoi commencer: Est-ce par Paris, la ville lumière, ou les Châ-
teaux de la Loire? Est-ce par la Provence et la Côte d'Azur ou les lacs d'Auvergne et
les cascades de Jura?
C a t h e r i n e : Certes! La France, dit-on, est une personne aux multiples
visages. Mais toi, qu'as-tu vu au cours de ta longue tournée à travers ce pays?
A n d r é: A Lacq, j'ai visité une usine d'aluminium, à Lyon — une fabrique
de textile, et à Marseillele — le port.
C a t h e r i n e : Alors, je vois que tu n'a pas perdu ton temps. As-tu fait quel-
ques excursions?
A n d r é : Dans les Alpes, j'ai visité plusieurs centres de sport d'hiver.
С a t h e r i n e: Ah! Les Alpes! Il y a là des sites que je recommande à ceux
qui cherchent la solitude!
A n d r é : Dans ce cas-là, n'oublie pas la Camargue et ces hameaux de Breta-
gne où la vie n'a pas changé depuis des siècles. J'ai aidmiré des théâtres, des
musées, des casinos, des hôtels où il y a beaucoup de touristes.
C a t h e r i n e : N'oublie pas que les touristes sont souvent attirés par la bonne
cuisine de France.
A n d r é: En effet, en France, chaque province a ses vins et sa gastronomie.
Mais on ne peut pas dire que c'est le principal.
C a t h e r i n e : C'est certain. Je veux dire seulement que chacun trouve en
France ce qu'A cherche. Que tu désires faire du ski, te reposer, ou flâner dans les
rues de Paris, la France ne te refuse rien.
D'après A. B o n n e s o r r é e , Parlez avec nous
17. Dites:
— qui parle à qui?
— quel pays André a visité,
s'il y a beaucoup de choses à voir en France,
ce que André a visité,
s'il a fait des excursions,
s'il aime la solitude,
ce qu'il préfère,
si la cuisine française est bonne,
si chaque touriste peut trouver en France ce qu'il veut.
18. Ecoutez le dialogue encore une fois et précisez:
— ce que le touriste a à voir en France,
— où il faut aller si on aime la solitude,
— ce qu'on fait dans les Alpes.
19. (Après l'ex. 26.) Narration. Ecoutez un récit, puis écrivez-en une narration en
développant les idées suivantes. (Фразы записываются на доске. Текст читается
два раза в среднем темпе.)
Une pauvre fillette de douze ans travaille dans une ferme.
La fillette garde les vaches et les moutons.
La fermière ne permet pas à sa petite bergère de jouer et de bavarder avec
d'autres enfants.
Non loin du pré où la fillette garde ses vaches et ses moutons, il y a un
autre pré où un garçon de son âge garde ses bêtes.
Le garçon veut jouer avec la fillette, mais elle a peur de sa maîtresse.
Les chiens des enfants se battent souvent.
Le garçon accourt avec son chien.
Le chien de la fillette l'entraîne dans un fossé et la fillette salit sa robe.
Les enfants lavent la robe et la font sécher.
Au moment de revenir à la ferme, la fillette ne retrouve pas sa robe.
Le garçon trouve la robe dans la bouche d'une vache.
UNE AVENTURE
M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x
une vase, une robe étalée, ruminer, qui pendait (pendre)
La fillette de douze ans, qui raconte cette histoire, est bergère dans une
ferme, elle garde les bêtes.
A côté de notre pré, il y avait un autre où un petit berger de mon âge
gardait trois vaches et quelques moutons. De son pré, ce petit berger m'appe-
lait souvent, mais je ne lui répondais jamais. C'est parce que la fermière ne me
permettait pas déjouer et de bavarder avec d'autres enfants. De plus nos chiens
se haïssaient et se battaient chaque fois qu'ils se rencontraient. Alors, j'ai atta-
ché mon chien à ma ceinture par une corde.
Mais le malheur m'attendait. Je m'ennuyais beaucoup d'être toujours seu-
le. Un jour, je me suis rapprochée du pré du petit berger, et à mon tour, j'ai
appelé le berger. Il a accouru tout joyeux; mais son chien accourait plus vite
encore, alors mon chien s'est élancé vers lui et comme il était attaché à ma
ceinture, il m'a entraînée et je suis tombée dans un fossé plein de vase.
C'est avec des rires que le garçon m'a aidé à laver ma robe dans la rivière.
...Puis, ma robe bien étalée sur les branches basses d'un pommier, je suis
revenue dans mon pré accompagnée du berger, heureuse comme lui de notre
bonne camaraderie. Nos chiens, honteux de leur mauvaise conduite, n'avaient
plus envie de se battre.
Mais le malheur continuait de m'attendre.
A l'heure de midi, comme il me fallait rentrer à la ferme, j'ai voulu repren-
dre ma robe, qui devait être sèche; mais elle n'était plus sur le pommier ni dans
l'herbe. Où pouvait-elle bien être? Tombée dans la rivière? C'était possible.
Quel malheur! Le petit berger était aussi triste que moi et tout à coup il a couru
vers l'une des vaches qui ruminait paisiblement avec quelque chose que lui
pendait de la bouche. C'était ma robe que la vache mangeait! Il n'en restait
plus que la moitié. Cette fois, à la place du rire, c'étaient de chaudes larmes qui
me sont venues.
D'après M. A u d о u x, Un cœur pur
Leçon 6
1. (Après l'ex. 10.) Précisez ce que ces phrases expriment: l'ordre, la demande, l'in-
terrogation, l 'étonnement, la peur, la joie.
Vraiment, notre guide ne connaît pas les chefs-d'œuvre du Louvre. Ne
pourriez-vous pas me lire cet écriteau, je n'ai pas de lunettes? La semaine
prochaine, nous aurons une rencontre avec les représentants de la ville de
Marseille, c'est très intéressant! Tu as déjà offert des cadeaux à tes pa-
rents? Arrêtez ce passant, il a laissé tomber son portefeuille! Non, je n'irai
pas dans la forêt le soir, il y fait trop sombre!
2. a) Dans les phrases que vous allez écouter relevez les mots de la même famille et
notez-les.
J'ai rencontré beaucoup de passants dans la rue. Quand aura lieu la ren-
contre avec les lycéens français?
Ma mère est allée au marché. Ce marchand vend de beaux légumes. Sa
marchandise est toujours fraîche.
Tout le monde admire le courage des soldats russes. Les aviateurs sont des
hommes courageux.
Tout le monde connaît les noms des héros de la Grande Guerre nationale.
Les connaissances des savants sont grandes. Je voudrais faire la connais-
sance d'un Français de mon âge. Alexandre Dumas est un écrivain très
connu.
Fumer est une mauvaise habitude. D'habitude, je me lève tôt. Les marins
sont habitués à vivre en mer. Les objets habituels ne nous intéressent pas.
On a écrit à cet homme qu'il avait reçu un héritage. Le vieillard a mis un
écriteau à sa porte.
Le regard de ce chien est bien triste. Les passants regardent les vitrines.
Mon père est employé au ministère. Il faut employer l'article devant le
nom.
b) Dites ce que signifient les mots:
rencontrer — la rencontre; le marché — le marchand — la marchandise; le
courage— courageux; connaître — la connaissance — connu; l'habitude —
d'habitude — habitué — habituel; écrire — l'écriteau; le regard — regarder;
l'employé — employer.
3. Ecoutez des phrases et traduisez les mots polysémiques.
As-tu une carte de la France? J'ai reçu une jolie carte postale de mon ami
qui habite en France. Un beau film à la télé — ce n'est pas une raison pour
ne pas faire les devoirs. On a raison de dire que les voyages sont très inté-
ressants. Mon grand-père est décoré de trois ordres. Le capitaine a donné
l'ordre de mettre les canots à la mer. Ta chambre est toujours en ordre.
4. Levez la main quand le verbe est au plus-que-parfait:
nous avons cultivé, nous avions nourri, vous aviez versé, vous avez versé,
vous avez offert, vous vous êtes ennuyés, vous vous étiez habitués, vous
vous êtes écriés, vous vous étiez calmés, j'avais brossé, j'ai battu, j'ai pro-
mis, j'avais permis, nous avions sommeil, nous avons rendu, vous avez
rencontré, vous aviez fondé.
5. Précisez le temps des verbes. (Учитель медленно читает фразы, учащиеся назы­
вают время глагола.)
Le marchand vendra sa marchandise. Robert de Sorbon fonda l'Université
de Paris. La grand-mère reçut la carte que sa petite-fdle lui avait envoyée.
Vous avez plaint ce pauvre vieux. A l'occasion de l'anniversaire de la Vic-
toire, un groupe d'aviateurs français qui avaient combattu en Russie arriva
à Moscou.
6. (Après l'ex. 13.) Ecoutez des phrases et répétez le groupe de mots qui exprime le
lieu.
M o d è l e :
On peut voir des bateaux russes arrivés à Marseille — à Marseille.
Au port de Marseille il y a toujours des navires venus des pays les plus
éloignés. Il faut porter du foin et de la paille au grenier. Le capitaine du
navire se tient sur la passerelle. Les passagers se reposent dans les cabines.
Mes grands-parents habitent la campagne.
7. Imaginez par qui les phrases suivantes peuvent être dites.
Je peux vous faire de très beaux souliers. Mesdames et messieurs, regar-
dez à droite, vous voyez devant vous le Pont-Neuf, le plus ancien pont de
Paris. Silence, mes enfants, la leçon commence. Montre ta gorge, ma pe-
tite! Notre navire vient de rentrer au port. Cette année le blé sera bon.
8. (Après l'ex. 19.) Dites ce que signifient:
a) les mots de la même famille:
transport (m) — transporter
Cette auto transporte les malades,
camion (m) — camionnette (f)
Attention!
Sachez que le suffixe -ette indique un objet plus petit!
Cette camionnette transporte du linge à la blanchisserie,
inviter — invité (m)
C'est l'anniversaire de ma mère, nous avons beaucoup d'invités aujourd'hui,
circulation (f) — circuler
Attention aux voitures, les autos circulent avec une grande vitesse,
riche — richesse (f)
Quelles richesses sont réunies au Louvre!
b) les synonymes:
rame (f) - train (m) du métro
Chaque rame se compose de plusieurs wagons,
lorsque = quand
Lorsque la rame arrive à la station, les portes des wagons s'ouvrent auto-
matiquement.
с) les mots un accident, confortable, extraordinaire et l'expression en bon état:
Il y a eu un accident de voitures, par bonheur personne n'a été blessé. Cette
nouvelle auto est très confortable. Cet homme a une mémoire extraordi-
naire; il peut apprendre par cœur des livres entiers. Cette auto n'est pas neuve,
mais elle est en bon état, on peut l'acheter.
9. Ecoutez un texte où il s'agit du métro de Paris, dites si le métro de Paris est différeru
de celui de Moscou.
L'ARRIVÉE D'UN PROVINCIAL À PARIS
M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x
commode, la bouche du métro, le sous-sol, les fondations, un hall, arra.cher
Le métro à Paris est vieux. Il n'est pas très beau, mais il est commode. Son
architecture est simple. Les tunnels des stations sont blancs, couverts d'afïiches.
Les wagons, petits mais confortables, sont pleins de monde. Au milieu de cha-
que rame il y a un wagon qui est presque vide. C'est un wagon de lr e
classe. Qn
passe sur le quai par une porte qui se ferme automatiquement quand la rame
entre dans la station et ne s'ouvre que lorsque la rame a quitté la station.
Me voici à la gare de Lyon. Je savais que la bouche du métro devait être juste
en face. Je cherchais, je ne voyais rien. Droit devant moi, il y avait bien un
escalier qui descendait vers le sous-sol, mais cela ne pouvait pas être le métro.
Un train, comment pouvait-il circuler sous les fondations mêmes d'une gare?
Cet escalier devait conduire à un restaurant, ou, que sais-je, à des ateliers? Mais
de très jeunes filles, des vieilles dames, des ouvriers montaient et descendaient.
Je suis, moi aussi, descendu pour voir...
Dans un hall il y avait un guichet. J'ai vu vingt personnes qui disaient un mot
à la personne qui, de l'autre côté du guichet, attendait. Quel était ce mot? Que
devais-je dire? Je savais par cœur ce que je devais prendre: Vincennes-Maillot,
dans la direction Maillot, et descendre à l'Hôtel de Ville, voilà le programme.
Venait un ouvrier. J'ai suivi. Il a montré du doigt "un" et il a dit "carnet".
Alors, j'ai montré mon doigt, et j'ai dit "carnet". Le temps de dire ouf! et j'ava.is
devant moi un carnet gris. Derrière moi, j'avais déjà cinq ou six personnes qui
disaient qu'il fallait dormir dans son lit, et non au guichet du métro.
Six hommes ont eu le temps de me dépasser dans un long couloir. Enfin, je
me suis trouvé devant un employé. Je lui ai donné mon carnet. Il a arraché un
ticket et m'a regardé d'un air qui voulait dire: "Ça va pour la première fois parce
que vous êtes un provincial, mais la prochaine fois présentez-nous un ticket déjà
tout prêt."
D'après F. С a 1 i, Sortilèges de Paris
10. Décrivez le métro de Paris.
11. Posez cinq questions sur le texte et répondez-y.
12. Résumez le texte de la part de ce provincial.
13. (Après l'ex. 28.) Ecoutez un récit. Voici son titre "Les hommes de la télé". De quoi
s'agit-il, qu'en pensez-vous?
LES HOMMES DE LA TÉLÉ
G r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x
un metteur en scène, de bonne humeur, il a beaucoup de mal à
Une camionnette bleue où sont écrits les mots "Télévision française"
s'arrête devant la porte d'un vieux château de Provence. Deux hommes
avec de longs cheveux dans le cou et des lunettes noires descendent. Chris-
tine, qui passe ses vacances de printemps chez sa grand-mère, les aperçoit
la première.
— La télévision ici, pense-t-elle, mais pourquoi?
Elle court vers les deux hommes. Ses deux frères, Philippe, 17 ans, et Luc,
14 ans, la suivent.
— Bonjour, mademoiselle, dit l'un des deux hommes. Nous voulons de-
mander à votre grand-mère de nous permettre de montrer le château de Rou-
magnou et toutes ses richesses à la télévision.
— Mais bien sûr, je vais vous conduire près d'elle. Ma grand-mère ne peut
plus marcher.
Les voici près de la vieille dame.
— Permettez-nous, madame, de nous présenter. Je m'appelle Frank
Verlet...
— Et moi Stéphane Lamy. Nous sommes des metteurs en scène de la télé-
vision. On nous a dit que vous aviez de très beaux meubles du XVIIIe
siècle et
des objets extraordinaires. Aujourd'hui, nous venons seulement pour voir.
Demain, nous reviendrons avec nos appareils et toute notre équipe.
— Regardez tout ce que vous voulez. Et, bien sûr, nous vous gardons pour
la nuit. On va s'occuper de vous, préparer vos chambres.
— Merci mille fois, madame. C'est trop gentil.
— Christine, fais visiter le château à ces messieurs.
La jeune fille obéit avec joie. L'année dernière, elle a joué dans une pièce
de Molière avec des élèves de sa classe. Depuis, elle rêve de théâtre et de
cinéma. Peut-être ces metteurs en scène vont-ils remarquer ses longs cheveux
blonds, son sourire, la couleur de ses yeux?
— Extraordinaires ces meubles! admire Frank Verlet.
— Vous pouvez le dire. Ce sont de très anciens meubles.
— Et ce tableau.
— C'est un Clouet.
Les deux hommes regardent chaque chose de près.
— Voulez-vous faire du cinéma, mademoiselle? demande tout à coup Frank
Verlet à Christine.
La jeune fille devient toute rouge.
— Bien sûr, dit-elle. Après l'école...
— Vous êtes très jolie, continue Frank. Et pour commencer, ou vous verra
dans notre fdm sur Roumagnou. D'accord?
— Bien sûr. Comme je suis contente! Je mettrai ma longue robe blanche.
A huit heures, tout le monde se met à table. Madame de Roumagnou aime
avoir des invités: elle est de très bonne humeur. Christine est heureuse. Philip-
pe pense: "Pourquoi n'écrirai-je pas la musique de ce film?" Seul Luc ne dit
rien. Il n'aime pas ces hommes, sans savoir pourquoi...
Vers 11 heures, chacun monte dans sa chambre.
Christine s'endort, elle rêve au lendemain. Philippe a des nouvelles musi-
ques plein la tête. La vieille dame pense aux beaux jours passés à Roumagnou.
Et Luc que fait-il? Caché derrière une porte, il regarde. Les deux hommes de la
télévision ne sont pas restés longtemps dans leur chambre. Vite, sans faire de
bruit, ils transportent dans leur camionnette des meubles et des objets d'art.
Alors, le garçon se décide. Il prend sa bicyclette et court dans la nuit jus-
qu'à la ville. Il a beaucoup de mal à expliquer son histoire à la police.
— Venez vite, deux hommes volent ma grand-mère.
— Ta grand-mère?
— Non, ses meubles, ses tableaux...
— Qui sont ces hommes?
— Des gens de la télévision... Enfin, non, ils sont faux, mais ce sont de vrais
voleurs.
— Tout cela n'est pas très clair.
— Mais dépêchez-vous! On va arriver trop tard. Je vous expliquerai.
Enfin, les policiers se lèvent, prennent leur voiture et arrivent juste à temps
pour arrêter les "metteurs en scène" . Pauvre Christine, pense Luc... Ce n'est
pas encore pour demain son premier film.
D'après E. G a b о u, Les hommes de la télé
C o m m e n t a i r e
un Clouet — имеется в виду одна из картин Жана Клуэ {известного
художника XVI века)
14. Résumez le récit de la part de Luc.
15. Dites ce que vous auriez fait à la place de Luc.
16. (Après l'ex. 34.) Narration. Ecoutez le texte «Une belle ferme» faites-en par écrit la
narration. Voici le plan pour vous aider.
1. Une ferme flamande: la maison d'habitation.
2. D'autres bâtiments sur les côtés de la maison d'habitation: l'écurie, l'éta-
ble, la bergerie.
3. D'autres bâtiments en face: les granges, les hangars.
4. La ferme à l'heure du petit déjeuner et plus tard.
UNE BELLE FERME
M o t s n o u v e a u x :
un volet, une écurie, une bergerie, sain, une charrue, un laboureur,
pondre (ont pondu), picorer
Dans son carré de murs, au milieu des champs, la ferme flamande est une
confortable demeure. Cela se voit tout de suite. A l'autre bout de la cour, voilà la
maison d'habitation, avec ses volets verts, ses fleurs aux fenêtres, ses rosiers aux
murs, et son air de propreté.
Sur les côtés s'alignent des bâtiments: l'écurie pour les chevaux de labour,
l'étable pour les vaches laitières, la bergerie où habitent les brebis et les agneaux.
Tous ces animaux sont beaux et sains.
En face, les granges contiennent le blé et l'avoine que mangent les chevaux.
Dans les hangars il y a les machines agricoles: le tracteur, les charrues, la mois-
sonneuse, et tous les outils.
Pour l'instant rien ne bouge, car c'est l'heure du petit déjeuner; mais bientôt,
laboureurs et bergers partiront pour les champs et les prés, et nous irons avec la
fermière visiter la basse-cour. Déjà, dans le poulailler, la volaille s'agite; plusieurs
poules ont pondu. Ecoutez les cris et les chants. Vite on leur ouvre la porte et on les
laisse picorer au grand soleil.
D'après G. Mauger.
Leçon 7
1. (Après l'ex. 12.) Dites quelle est la différence entre ces mots du point de vue de la
prononciation et du sens:
dur — mur — sur rare — tard — car — (il) part
2. a) Dans les phrases que vous allez écouter, relevez les homonymes.
Les cours commencent à neuf heures. La cour de notre maison est bien
propre. Au cours de la réunion de notre cercle, Michel a fait un rapport très
intéressant. Michel court trop vite, je ne peux pas le rattraper.
Il est tard déjà, il faut fermer les volets. L'avion volait au-dessus des nuages.
Mon frère a vingt ans. Les Français boivent du vin à chaque repas. M.
Morrel vint à bord du "Pharaon".
b) Traduisez les mots:
la cour — le cours — il court;
le volet — il volait; vingt — le vin — il vint.
3. Ecoutez des phrases et traduisez les expressions avec les verbes faire et mettre.
Pendant les vacances, j'ai fait la connaissance de plusieurs Français. C'est
un beau film, pour le voir, on fait la queue devant le guichet. Je n'aime pas
faire les commissions. J'ai rencontré mon ancien ami, il a fait mine de ne
pas me reconnaître. L'avion fait peur à cette vieille dame. Mon ami me fait
signe de le suivre et entre dans le magasin. La fermière a fait entrer le
vieillard dans la maison.
Le chauffeur a mis le moteur en marche. Le détachement de partisans s'est
mis en route. On attend des invités, maman met les couverts. Les invités
sont arrivés et on s'est mis à table.
4. a) Ecoutez des phrases et levez la main quand le mot train entre dans l'expression
être en train de...
J'aime les voyages en train. Quand nous sommes arrivés, mon voisin était
en train de dormir. On est en train de faire ses adieux. Le train a du retard.
Je suis en train de faire mes valises.
b) Dites ce que cette expression veut dire.
5. Ecoutez des phrases et traduisez les mots vu(e) et peine.
Les passants ont vu le "Pharaon". La vue qui s'ouvre des Monts Vorobievy
est belle. J'ai une mauvaise vue. A la vue d'un navire qui était en train
d'entrer au port, les passants sont accourus. Je suis à peine arrivé. Ce n'est
pas la peine de lui en parler. Ce vieillard marche avec peine.
6. Vous savez ce que le préfixe dé- (dés-) signifie. Précisez alors la différence entre
les mots:
armer — désarmer; habiller — déshabiller; chausser — déchausser; cou-
vrir — découvrir.
I C C
2 5 5
7. (Après l'ex. 14.) Précisez le temps des verbes:
il rendra — il rendrait — il rendait; nous désarmons — nous désarme-
rons — nous désarmerions; vous vous séparez — vous vous sépariez —
vous vous sépareriez; tu t'agitais — tu t'agiterais — tu t'agiteras.
8. Ecoutez des phrases et répétez le groupe de mots qui exprime le temps.
M o d è l e :
Quand la guerre fut déclarée, le fils Sauvage partit au front — quand la
guerre fut déclarée.
Quand les Allemands avaient occupé Paris, la lutte clandestine a com-
mencé. Lors de la Seconde Guerre mondiale, des milliers et des milliers de
combattants ont pris part à la lutte contre les fascistes. Lors de l'anniver-
saire de la Victoire, on a mis une plaque commémorative en l'honneur des
combattants de la Résistance. Le lendemain de l'arrivée du "Pharaon",
Dantès a été arrêté. La veille du départ de l'expédition tout le monde s'est
réuni à bord du "Duncan".
9. (Après l'ex. 19.) Dites ce que signifient:
a) les mots de la même famille:
déclarer — déclaration (f)
Après la déclaration de la guerre, tous les jeunes gens ont été mobilisés.
p l u i e (f) — p l u v i e u x , p l u v i e u s e
C'était une journée pluvieuse d'automne.
é t o n n é — é t o n n e m e n t (m)
Au grand étonnement de ses maîtres, Jean a bien passé tous les examens.
r è g l e (f) — régulier, - è r e
Les rames arrivaient à intervalles réguliers.
d é c o r e r — d é c o r a t i o n (f)
Ce partisan a trois décorations: l'ordre du Drapeau Rouge et deux ordres
de l'Etoile Rouge.
é t u d i e r — é t u d i a n t (m), -e (f)
Mon frère est étudiant à l'Université.
s o u p i r (m) — s o u p i r e r
"La plupart de mes camarades ont péri", dit l'ancien combattant de la Ré-
sistance et il soupire tristement,
c o n d u i r e — r e c o n d u i r e
Nous avons reconduit nos amis à la gare.
b) les mots une prairie, une sentinelle, une méprise, isolé, imaginer:
J'ai aperçu mon ami au loin, j'ai couru après lui, je lui ai donné une
tape sur l'épaule et j'ai crié à son oreille: "Salut, mon vieux!" Il s'est
retourné. Quelle méprise! Je me suis trompé: ce n'était pas mon ami.
La prairie est couverte d'herbe, les vaches y viennent pour manger. Le
général a choisi une maison isolée, située loin de toute autre maison et
a mis une sentinelle à sa porte qui devait la garder jour et nuit. Imagi-
nez l'étonnement du général quand il a vu des partisans dans la maison.
10. Ecoutez un récit et tâchez de répondre aux questions suivantes:
Qui attendait la veuve Jacobé?
Qui est venu un soir chez elle?
Pourquoi Г a-t-elle si bien reçu?
Qu'est-ce qui est arrivé à son fils?
UN FILS DE VEUVE
M o t s n o u v e a u x
une veuve, une auberge, une déception, tenter, espérer
La maison de la veuve Jacobé se trouvait près de la gare de chemin de fer. La
veuve Jacobé n'était venue y habiter qu'après le départ de son fils Aristide au
front. Elle avait choisi cette maison parce qu'elle était tout près du chemin de fer.
Il semblait à la bonne dame que de cette façon elle était plus rapprochée de son
garçon.
La pauvre femme avait eu d'abord des lettres à des intervalles réguliers.
Puis, les lettres étaient devenues rares. La dernière lettre était du 30 août. Puis,
plus rien; un silence absolu. Mais elle attendait toujours. Tous les soirs, dans la
petite salle à manger, elle préparait un souper froid, mettait un couvert, puis
elle attendait.
Un soir, par une nuit pluvieuse et très sombre, le dernier train entra en
gare. Un jeune soldat en descendit. Il paraissait très fatigué. Comme il ne pou-
vait continuer sa route que le lendemain, il chercha une auberge. Il ne voyait
rien et marchait avec peine.
A la fin, il vit dans la nuit une fenêtre éclairée. Le soldat pensa que c'était
l'auberge qu'il cherchait. Il s'approcha de la maison et sonna. La fenêtre éclai-
rée s'ouvrit, une tête de femme apparut et s'écria:
— Oh, cher enfant, c'est donc toi, enfin!
La porte fut ouverte, et le soldat se trouva devant une vieille femme à
cheveux gris, qui souleva la lampe, le regarda avec étonnement et dit:
— Mon Dieu! ce n'est pas lui.
— Excusez-moi, Madame, répondit le soldat. Je me suis trompé de porte.
Mme Jacobé était restée paralysée par la déception. Pourtant quand elle vit
ce jeune soldat fatigué qui avait le même âge qu'Aristide, les larmes coulèrent
de ses yeux.
— Entrez tout de même, reprit-elle enfin. Je ne peux pas laisser dehors un
de nos soldats par un temps pareil.
Elle le fit entrer, lui enleva son sac, lui servit le souper froid préparé pour
Aristide, et tout ce temps, elle lui parlait de son fils disparu. Après le souper,
elle le conduisit dans la chambre de son garçon. Puis le lendemain matin, lors-
que le jeune soldat se prépara à partir, elle lui servit encore un bon déjeuner et
recommença à lui conter l'histoire d'Aristide.
— Le malheureux enfant! soupirait-elle, comme il doit souffrir là-bas à
l'étranger!.. Quand il est parti, je lui avais tricoté de mes mains un bonnet de
laine bleue car il souffre de maux de tête.
Le soldat ne mangeait plus. Il se souvint tout à coup que, lorsqu'il était
avec les camarades dans la prairie de Sedan, où les sentinelles allemandes les
gardaient, il avait à côté de lui un jeune soldat qui ressemblait à Aristide et
avait un bonnet de laine bleue. Les camarades l'appelaient "le petit bleu". Un
soir, "le petit bleu" avait tenté de s'évader. Une sentinelle l'avait tué dans la
prairie...
Le soldat se leva, remercia la veuve et lui dit qu'il fallait espérer et
qu'il restait encore beaucoup de Français — prisonniers de guerre. Puis il
reprit son sac et s'éloigna.
D'après A. T h e u r i e t, Un fils de veuve
Contrôle de la compréhension
11. Posez dix questions sur le texte et répondez-y.
12. Dites:
pourquoi le jeune soldat n'a pas dit la vérité à la mère d'Aristide;
quel sentiment de la veuve Jacobé l'auteur veut mettre en relief;
ce qui prouve que la mère attendait toujours son enfant et ne voulait pas
croire à sa mort.
13. Résumez le texte de la part de la veuve Jacobé et de la part du jeune soldat.
14. (Après l'ex. 27.) Ecoutez une conversation des jeunes Français et dites de quoi ils
parlent.
M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x
un défilé de chars, une chauve-souris, cocagne, La Ferté (un endroit)
Il y a une jolie tradition en France: les carnavals. Jacques, un jeune agri-
culteur normand, reçoit des amis ce soir: Chantai et André, agriculteurs eux
aussi à La Ferté, et Lise, la sœur de Jacques, étudiante à Caen. Ils vont discuter
d'une idée de Jacques: faire un carnaval à La Ferté.
J a c q u e s : Bonjour, les amis! Asseyez-vous. Qui veut boire quelque cho-
se... Café? Cidre? Bière?
С h a n t a 1: Un café.
L i s e : Moi aussi.
A n d r é : Oh! Eh bien! donne-moi un verre de cidre, s'il te plaît... Alors,
Lise, parle-nous un peu de tes vacances de février. Tu viens de Nice. Tu as vu
le Carnaval?
L i s e : Oui. C'est un grand carnaval, le plus grand de France. Il a déjà 100
ans! Il y a beaucoup de choses dans ce carnaval. D'abord, un défilé de chars, de
chars très amusants, comme celui des Ratapignata...
J a c q u e s : Des ... quoi?
L i s e : Des Ratapignata. Ce sont des chauves-souris en carton. Il y a aussi
des chars qui montrent des personnages de l'histoire: Napoléon, Louis XIV...
Le plus amusant, c'est la traversée de Nice par le roi du carnaval. Un roi fait
avec du papier journal et de la colle. Le dernier jour du carnaval, on brûle ce
roi et tout le monde danse.
С h a n t a 1: Et la reine?
L i s e : C'est une jeune fdle de Nice. Elle reçoit beaucoup de cadeaux. Par
exemple, cette année, son poids en œillets! Miss Carnaval va avoir 2 250 œillets
pour ses 49 kilos!
J a c q u e s : Alors, Lise, quelle idée as-tu pour La Ferté, après ce voyage à
Nice?
L i s e: Eh bien! Nous pouvons peut-être avoir un ou deux chars. Après les
carnavals, on vend les chars. Pas très cher, car ils ne sont pas neufs.
C h a n t a i : Ah! Moi, j'aime bien l'idée des œillets...
A n d r é : Attendez avant de continuer. J'ai une lettre de mon cousin Mar-
cel. Il explique comment est le carnaval dans son village.
Ecoutez:
Mon cher André!
C'est une bonne idée de vouloir faire un carnaval à La Ferté. Chez nous, il
y a un petit carnaval depuis longtemps. Voilà ce que nous faisons. Le ma-
tin, il y a des jeux, des courses en sac, des courses à l'œuf, et aussi un mât
de cocagne plein de savon. Et, en haut du mât, des provisions. Personne
n'arrive jamais en haut, à cause du savon! A deux heures de l'après-midi,
c'est le corso fleuri: tous les tracteurs défilent dans les rues du village avec
des fleurs dessus. C'est très beau! Et le soir, la fête se termine par un bal.
Moi, je ne peux jamais danser: je joue de la guitare dans l'orchestre!
J'espère, André, que cela va te donner des idées. Et n'oublie pas de m'in-
viter à La Ferté, pour votre carnaval. Amitiés à tous et à très bientôt.
Marcel
15. Dites: qui est venu discuter du carnaval à La Ferté; quel carnaval a vu Lise; ce que
Lise propose pour le carnaval de La Ferté; ce que Chantai propose; de quoi parle
Marcel dans sa lettre.
16. a) Décrivez le carnaval à Nice et celui du village de Marcel,
b) Décrivez un carnaval que vous avez vu.
17. (Après l'ex. 29.) Narration. Voici le plan pour vous aider. (План записывается на
доске, рассказ читается два раза в среднем темпе.)
1. Denise Morin, un agent secret.
2. En 1941, Denise Morin habite à l'intérieur de l'Hôtel des Invalides.
3. Elle cache chez elle des parachutistes et des partisans.
4. Denise Morin cherche les parachutistes, les cache et puis ils partent hors
de France.
5. Vers la fin de la guerre, Denise Morin cache des armes.
6. La Giestapo arrête toute la famille.
7. En 1945, l'armée américaine libère Mme Morin.
8. A 67 ans, Mme Morin tient un kiosque à journaux.
UN AGENT SECRET
M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x
son activité clandestine, officier de la Légion d'honneur,
^un "Ausweis" (нем. пропуск), hors de France, on l'a chargée
C'est une femme aux cheveux blancs, à la voix douce. Elle vend des jour-
naux dans son kiosque de l'avenue Marceau à Paris. On n'imagine pas ainsi un
agent secret. Et pourtant, son activité clandestine entre 1941 et 1944 a été bien
dangereuse. Elle se nomme Denise Morin: elle a soixante-sept ans. Elle est
officier de la Légion d'honneur et a de nombreuses décorations françaises et
étrangères. Tout cela parce qu'elle a sauvé cinquante parachutistes américains,
trente-cinq agents secrets anglais, treize partisans français et six belges.
Tout a commencé en 1941. Elle habitait à l'intérieur de l'Hôtel des Invali-
des. Le jour, elle devait montrer un "Ausweis" aux soldats allemands pour
entrer et sortir des Invalides. Mais, la nuit, les parachutistes et les partisans
pouvaient entrer chez elle par une petite porte de derrière. Au bout de quelque
temps, les soldats allemands reconnaissaient déjà Mme Morin lorsqu'elle pas-
sait et montrait son "Ausweis". Même s'il y avait à côté d'elle un homme à qui
elle donnait le bras, ils croyaient que c'était quelqu'un de sa famille.
Elle allait chercher les parachutistes américains ou anglais, descendus dans
la campagne, les cachait chez elle et ensuite les reconduisait aux gares de Paris
d'où on les accompagnait hors de France.
Vers la fin de la guerre, on l'a chargée de cacher des armes chez elle. La
nuit par la petite porte non gardée, on venait apporter des fusils, des mitraillet-
tes, des grenades.
C'est par cette petite porte qu'un matin, le 5 juillet 1944, la Gestapo est
entrée chez elle et a arrêté toute la famille; elle, son mari et sa fille. Quelqu'un
de son groupe de Résistance l'avait trahie.
Son mari est mort en prison.
En avril 1945, l'armée américaine a libéré Mme Morin et sa fille.
A soixante-sept ans, Mme Morin tient son kiosque à journaux. Pour elle,
son histoire est toute simple:
— J'ai fait ce qu'il fallait faire, dit-elle.
Leçon 8
1. (Après l'ex 10.) Précisez ce que ces phrases expriment et prononcez-les avec l'in-
tonation qui leur convient.
Quel artiste de talent! Avez-vous entendu parler de l'expédition du "Kon-
Tiki"? Je m'intéresse beaucoup aux explorations et aux voyages. Ne pour-
riez-vous pas me prêter le livre sur le voyage du "Kon-Tiki"? J'aimerais
prendre part à quelque expédition sous-marine. Jamais je ne te laisserai
partir!
2. a) Dans les phrases que vous allez écouter, relevez les mots de la même famille.
L'explorateur doit avoir une volonté de fer. Faisons une promenade en
bateau! — Volontiers. Je voudrais explorer les forêts tropicales. Alain
Bombard était un naufragé volontaire.
b) Traduisez les mots: vouloir — la volonté — volontaire —volontiers.
3. Ecoutez des phrases et traduisez les mots: la vue, diriger — sé diriger, poser — se
poser, gagner.
J'ai une bonne vue. Une belle vue sur Moscou s'ouvre des Monts Vorobiovy.
Les yeux sont l'organe de la vue. On a perdu de vue le bateau.
Le médecin qui dirige cet hôpital est très connu. L'avion se dirige vers le
sud. Le savant qui dirigeait les recherches était un chimiste célèbre. Le
bateau s'est dirigé vers la côte.
Pose le vase sur la table. Les élèves posent leurs stylos et écoutent le maî-
tre. Le papillon se pose sur une fleur. L'avion se pose sur la piste.
"Dynamo" a gagné le match. Mon père gagne trois mille roubles par mois.
J'ai gagné le pari. A cause de la tempête, notre bateau ne peut pas gagner
le port. Pour gagner une région civilisée, les voyageurs doivent traverser
une forêt tropicale. Mon frère gagne déjà bien sa vie.
4. (Après l'ex. 13.) Précisez le temps des verbes suivants:
ils furent, nous vîmes, il revint, nous revîmes, il devint.
Je vais pouvoir me poser. L'avion va atterrir. Nous allons décoller. L'expé-
dition sera dirigée, elle a été préparée, elle est organisée, elle a été faite.
5. Voici quelques titres de récits. De quoi s'agit-il, qu'en pensez-vous?
Voici l'automne. L'aventure souterraine. Du haut d'une tour de Notre-Dame.
Un travail dangereux. Le clown. Avant le départ du train. Un exploit de
Mermoz.
6. (Après l'ex. 18.) Dites ce que signifient:
a) les mots de la même famille:
épreuve (f) — éprouver
Un vrai marin éprouve toujours le besoin de voir la mer.
espérer — espoir (m)
L'espoir de rencontrer un bateau n'était pas encore perdu,
chercher — chercheur (m)
Ce savant est un chercheur. Il fait des recherches dans le domaine de l'éner-
gie atomique.
fonctionner — fonctionnement (m)
L'ingénieur contrôle le fonctionnement de cet appareil.
b) les mots une impression, un trou, plonger:
Ce fdm a produit une grande impression sur tous les spectateurs. Regarde,
tu as un trou à ton bas. La pêche sous-marine est très intéressante. Le pê-
cheur a un appareil spécial qui lui permet de plonger et de rester longtemps
sous l'eau.
7. Ecoutez le texte où il s'agit du vol de Louis Blériot. Dites si ce vol est une explora-
tion et pourquoi.
LE VOL HISTORIQUE DE LOUIS BLÉRIOT
M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x
reliant (relier), sans boussole, une falaise,
courir des risques, dans pareil cas
Louis Blériot est le constructeur et le pilote du premier appareil qui avait
traversé la mer.
Le 25 juillet 1909, Blériot avait survolé la Manche, reliant ainsi en trente-
deux minutes la France et l'Angleterre. Un monument marque l'endroit où a
atterri son avion. Voici ce que Blériot raconte.
A 4 heures 41, je décollai le 25 juillet 1909. J'étais un peu ému. Qu'allait-
il m'arriver? Arriverai-je à Douvres ou me poserai-je au milieu de la Manche?
Je me dirigeai vers la côte anglaise, m'élevant mètre par mètre. J'étais entre le
ciel et l'eau. Du bleu partout. A présent, quand j'avais quitté la terre, je n'éprouvais
aucune émotion. C'est plus tard que je compris les risques que je courais et l'im-
portance de mon vol.
Pendant les dix premières minutes, je me dirigeais droit à la côte anglaise.
Sans boussole, perdant de vue la terre de France, ne voyant pas encore la terre
britannique, j'avais peur de perdre ma direction.
Pendant dix nouvelles minutes, je volais en aveugle. Enfin, voici à l'hori-
zon une ligne grise. L'espoir du triomphe naît en moi. J'approche. Je fais du
soixante à l'heure. Le vent s'élève. Je m'aperçois qu'au lieu de me trouver
face à Douvres, je suis devant Saint-Margaret.
Je vois trois bateaux. Les équipages agitent leurs casquettes, leurs bras me
montrant ainsi leur enthousiasme.
Je ne sais pas de quel côté me diriger. A Saint-Margaret, les falaises sont
trop hautes.
Pour gagner Douvres, je vole au-dessus des petits bateaux qui semblent
rentrer au port. Je vole le long de la côte du nord au sud. Oh! joie! Je peux
passer. Mais le vent qui s'est levé et contre lequel je lutte devient plus fort.
Tout à coup, j'aperçois un drapeau tricolore qu'on agite avec énergie. Je
me rappelle alors que le journaliste français Fontaine m'avait écrit qu'il me
montrerait l'endroit où je pourrais atterrir. Je n'y pensais pas. C'est lui. Quel
bonheur! Je vais pouvoir me poser.
Je me prépare à atterrir, mais je suis renvoyé par le vent en approchant du
sol. Je me décide: j'arrête le moteur à vingt mètres du sol et j'attends. Dans
pareil cas, on ne reste jamais bien longtemps en l'air. Mon avion atterrit, il est
en assez bon état. Moi, je n'ai rien.
D'après L. В 1 é r i о t
Contrôle de la compréhension
8. Répondez aux questions:
Qui était Louis Blériot? Pourquoi son vol peut-il être appelé historique?
Pourquoi a-t-on construit un monument à l'endroit où il avait atterri? Quand
ce vol historique s'est-il passé? Est-ce que Blériot est arrivé à Douvres ou
s'est-il trompé de direction? Pouvait-il atterrir à Saint-Margaret? Est-ce
que son avion pouvait rester dans l'air longtemps, qu'en pensez-vous?
Qu'est-ce que l'aviateur décide de faire? Qu'est-ce qu'il voit tout à coup?
Qui agite un drapeau tricolore? Pourquoi Louis Blériot ne peut-il pas atter-
rir? Qu'est-ce qu'il décide de faire? Est-ce qu'il réussit à se poser sur le
sol? Est-ce que le vol a bien fini?
9. En vous basant sur le contenu du texte prouvez que:
le vol était dangereux parce que l'avion ne possédait pas des appareils de
navigation nécessaires et parce que son moteur était faible;
l'avion volait bas et il volait lentement;
on était enthousiasmé par ce vol;
il était très difficile d'atterrir.
10. Résumez le texte de la part de Louis Blériot et de la part du journaliste Fontaine.
11. (Après l'ex. 23.) Ecoutez le texte et tâchez de le comprendre malgré la présence de
quelques mots nouveaux. (Текст читается два раза.)
Vous avez entendu parler de l'expédition que Thor Heyerdahl et ses cinq
camarades ont faite en 1947. Qu'est-ce qu'ils voulaient prouver par leur
traversée de l'océan Pacifique sur un simple radeau (плот)? Voici une des
nombreuses aventures qu'ils ont eues pendant leur voyage.
RENCONTRE AVEC LE REQUIN-BALEINE
Le monstre était un requin-baleine, le plus grand poisson connu actuelle-
ment... La taille du requin-baleine était telle qu'au moment où il se mettait à
nager en cercles autour et au-dessous du radeau, sa tête apparaissait d'un côté
tandis que sa queue était de l'autre. Et il avait l'air si grotesque et si bête, que
nous ne pouvions nous empêcher de rire aux éclats, tout en nous rendant compte
qu'il avait assez de force dans la queue, s'il nous attaquait, pour écraser notre
radeau. Il décrivait des cercles de plus en plus petits, juste au-dessous du radeau,
mais nous ne pouvions faire autre chose qu'attendre les événements...
A la fin, cela a trop énervé Erick, qui se tenait à un bout du radeau avec un
grand harpon... Au moment où l'animal glissait lentement vers lui et où sa tête
arrivait juste au-dessous d'un coin du radeau, Erick abaissa le harpon entre ses
jambes de toute sa force d'ours, l'enfonçant profondément dans la tête du requin.
Nous vîmes une cascade quand le géant leva la tête, puis il replongea dans l'eau.
Quelques secondes plus tard, le manche brisé du hanon remontait à la
surface à deux cents mètres du radeau. Nous nous attendions à ce que le mons-
tre revînt en arrière comme un sous-marin furieux, mais nous ne le revîmes
jamais.
D'après Th. H e y e r d a h l , L'Expédition du "Kon-Tiki"
12. Dites si с 'est juste ou faux. Corrigez les phrases qui ne sont pas justes.
Thor Heyerdahl, un explorateur norvégien, et ses cinq camarades organisent
une expédition sur un radeau qu'ils ont appelé le "Kon-Tiki". Ils veulent
traverser l'océan Pacifique. Un jour, ils rencontrent un sous-marin. Le pois-
son est énorme: quand sa tête est d'un côté du radeau, sa queue est de l'autre.
L'animal nage en cercles autour et au-dessous du radeau. Le poisson n'est
pas dangereux, il ne peut pas faire de mal au radeau. Mais enfin un des
navigateurs, le plus fort d'entre eux, décide d'attaquer le requin parce que
ses manœuvres deviennent de plus en plus dangereuses. Il tire un coup de
fusil dans la tête de l'animal. Alors le requin replonge dans l'océan. Quel-
ques moments après, son énorme tête apparaît à deux cents mètres du ra-
deau, mais il ne s'en approche pas et s'éloigne dans l'océan.
13. (Après l'ex. 30). Narration.
a) Ecoutez un récit et faites-en le plan. (План составляется коллективно и запи­
сывается на доске.)
b) Ecoutez le récit encore une fois et écrivez la narration.
LA MAISON SOUS LA MER
M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x
effectuer une immersion, extraordinaire, assurer,
un océanaute, une faculté, une profondeur
Le 17 septembre 1965, dans la Méditerranée, près de Monaco, une expé-
rience intéressante a été faite: des chercheurs français ont effectué l'immer-
sion d'un appareil sous-marin extraordinaire — "la maison sous la mer". Cette
expérience a été préparée par le capitaine Cousteau et son équipe depuis des
années. Ils voulaient montrer qu'on pouvait rester sous l'eau pendant quelques
jours en travaillant dans une station sous-marine.
Voilà comment cette maison est faite. Au premier se trouve la plus gran-
de pièce: c'est à la fois la cuisine et le salon (avec une table et des chaises,
avec deux cafetières électriques, quelques assiettes et des tasses); il y a aussi
un bureau de télévision et un laboratoire avec des appareils. Un petit escalier
en spirale descend au rez-de-chaussée. Là se trouve la chambre à coucher
avec des lits et le vestibule qui s'appelle "salle d'eau". Dans ce vestibule, il
y a une douche et le trou qui sert à entrer et à sortir. Pour entrer dans leur
maison, les océanautes doivent plonger sous l'eau et ensuite passer par un
trou spécial.
Ils sont six dans l'équipe: un savant, spécialiste des recherches sous-mari-
nes et chef de l'expédition, un physicien, trois techniciens sous-marins et un
spécialiste de télévision et de cinéma.
Quand l'heure du départ arrive, le capitaine Cousteau donne le signal et
les six hommes se jettent dans l'eau. Quelques minutes plus tard, Cousteau
reçoit par téléphone cette nouvelle; tous les océanautes se trouvent dans la
pièce centrale. Alors les travaux de l'immersion commencent. Ce travail a pris
plus de six jours. Enfin, le 24 septembre, à 23 heures 30 la "maison" s'est
posée sur le fond. Les six hommes et leurs camarades qui étaient restés sur
terre ont crié "hourra!"
Les océanautes sont restés sous l'eau 30 jours. Ils ont fait toutes les expérien-
ces; ils ont travaillé, mangé et dormi pendant quatre semaines sans sortir de l'eau.
L'expérience Cousteau a montré que les hommes peuvent vivre et travailler
dans la mer et qu'il est possible de travailler longtemps à une grande profondeur.
Le chemin à d'autres recherches sous-marines a été ouvert.
D'après L'Humanité-Dimanche
Leçon 9
/. (Après l'ex 10.) Précisez ce que ces phrases expriment (l'ordre, la demande, l'in-
terrogation, Г étonnement, la peur, la joie).
Quel air cet artiste chante-t-il? Arrêtez le coupable! Ne pourriez-vous pas
aider cet enfant à passer la rue? On a reçu un prix! Tu n'as pas lu "Le
Comte de Monte-Cristo", c'est étrange! Oh, j'ai gâté mon rôti!
2. Ecoutez des phrases et traduisez les mots air et prix.
L'air est frais dans les montagnes. Nous allons passer la nuit en plein air.
Qu'est-ce que c'est que cet air-là, tu es mécontent? Je connais bien cet air,
mais je ne peux pas le chanter.
Le prix de cette robe est trop élevé, je ne peux pas te l'acheter. Marie Curie
a reçu le prix Nobel deux fois.
3. Ecoutez des phrases et levez la main quand le mot [évite] est un verbe.
J'ai invité tout le monde chez moi. Les invités ne sont pas encore arrivés.
On a invité tous les élèves au match de volley-ball entre deux équipes de
l'école. Il est sept heures déjà, les invités vont venir!
4. (Après l'ex. 15.) Précisez le temps des verbes:
vous vous fatiguez — vous vous fatiguerez — vous vous fatigueriez; nous
découvrions — nous découvrirons — nous découvririons; il travaillerait
— il travaillait — il travaillera.
5. a) Dans les phrases que vous allez écouter, relevez le gérondif et répétez-le.
En voyant la fatigue des enfants, leur moniteur-chef a décidé de s'arrêter
et de se reposer. En travaillant jour et nuit, Maria Sklodowska a reçu son
diplôme de physique. En écoutant la musique, on oublie ses peines. En
lisant les biographies des grands hommes, vous pouvez constater que leur
vie était souvent très difficile.
b) Dites de quels verbes sont formés les gérondifs:
en travaillant, en voyant, en écoutant et en lisant.
6. a) Vous savez qu 'on raconte souvent des histoires amusantes sur la vie des grands
hommes. Voici l'une d'elles. Ecoutez-la attentivement.
Balzac avait un appétit extraordinaire. Un jour, il demanda au patron d'une
petite auberge ce qu'il pouvait lui servir.
— J'ai des hors-d'œuvre, répondit le patron, du jambon, du lièvre, du pou-
let froid, des pâtés, et je peux aussi vous faire une omelette.
— Eh bien, dit Balzac en souriant, c'est parfait! Servez-moi ce menu-là!
b) Reproduisez ce récit en tâchant de ne rien oublier.
-, c) Jouez cette petite scène.
7. (Après l'ex. 23.) Dites ce que signifient:
a) les mots analogues aux mots russes:
un moteur à réaction, un appareil à réaction, un cadre technique, herméti-
quement, publiquement, en secret.
b) les mots de la même famille:
explorateur (m) — explorer — exploration (f)
Les cosmonautes explorent le cosmos.
L'exploration de l'espace cosmique nous permettra de visiter d'autres pla-
nètes.
inventer — invention (f)
Les vaisseaux cosmiques, c'est une grande invention du XXe
siècle,
imaginer — imagination (f)
Les artistes, surtout les peintres, doivent avoir une bonne imagination.
peine (f) — pénible
Le travail des mineurs est pénible.
proposer — proposition (f)
Notre professeur-moniteur nous a fait la proposition d'aller à Sotchi pen-
dant les vacances de printemps.
publier — publication (f)
La publication des romans de cet écrivain lui remporta un grand succès.
c) les antonymes:
refuser * accepter
Je dois refuser votre proposition, je ne peux pas l'accepter,
détruire Ф construire
Pendant la guerre beaucoup de villes et de villages ont été détruits.
d) les mots le coucher et le lever du soleil, l'adolescent, entourer, le créateur,
familier, la génération, pittoresque.'
Quand le soleil se lève le matin — c'est le lever, quand le soleil se couche le
soir— c'est le coucher. Un garçon de 16 ans n'est plus un enfant, c'est un
adolescent. Un mur entoure le jardin. Le nom de Koroliov, créateur des fu-
sées cosmiques, ne sera jamais oublié. Dans notre maison tous les objets me
sont familiers. D'une génération à l'autre, les goûts changent. Un paysage
pittoresque s'ouvre à nos yeux.
8. Vous aimez beaucoup les romans de Jules Verne. Donc, ce sera intéressant d'ap-
prendre sa biographie.
Ecoutez ce texte et dites ce que vous avez appris de nouveau sur Jules Verne.
JULES VERNE
(1828-1905)
M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x
faire son droit, libre cours, se documenter, l'accent d'authenticité technique,
souffrir (зд. выносить), les recompences méritées, la Légion d'honneur,
ils furent couronnés, le graphologue, le spéciment d'écriture
Les titres "Vingt mille lieues sous les mers", "Cinq semaines en ballon",
"Voyage au centre de la Terre" sont familiers non seulement pour les jeunes
Français, mais pour les jeunes du monde entier. Qui n'a pas lu "Le tour du
monde en 80 jours"? Le "Nautilus" est certainement un nom bien connu des
jeunes et des plus vieux partout dans le monde. Le capitaine Némo a fait rêver
plusieurs générations de garçons du passé et fera rêver un grand nombre de
générations à venir. Qui était le créateur de ces histoires merveilleuses?
Jules Verne est né à Nantes, et c'est là qu'il termina la première partie de
ses études. Son père, un avocat, l'envoya à Paris pour faire son droit. Mais le
jeune homme préférait aller au théâtre, lire, écrire de la poésie que faire son
droit. Il écrivit quelques pièces de théâtre, puis se tourna vers des romans de
voyages et d'aventures où son imagination pouvait se donner libre cours. La
publication en 1863 de son roman "Cinq semaines en ballon" fut son premier
vraiment grand succès. Après, pendant près d'un quart de siècle, Jules Verne
fera publier un ou plusieurs romans fantastiques, presque chaque année!
Il étudiait la géographie et les sciences, pour trouver de nouvelles idées
pour une aventure à décrire, et surtout pour se documenter. L'accent d'authen-
ticité technique qui accompagne ses inventions ou ses situations les plus extra-
ordinaires ajoutait encore à l'intérêt de ses romans.
Il écrivait avec grand soin, de façon "...à ne pas souffrir que de ma plume
n'échappe même une seule ligne que les garçons, pour qui j'écris et que j'aime
tant, ne puissent lire." Son style était simple, pittoresque, plein de bonne hu-
meur.
Jules Verne, de son vivant, reçut les recompenses méritées par le plaisir
qu'il offrait aux autres. Il était membre de la Légion d'honneur, et plusieurs de
ses ouvrages furent couronnés par l'Académie Française.
Une note qui amusera peut-être: une page d'une composition écrite par
Jules Verne, alors lycéen, fut présentée à un graphologue pour une analyse de
l'écriture. Le nom de l'auteur ne fut pas révélé. Le graphologue dit, entre autres,
que "...le spécimen d'écriture analysée démontre un esprit pratique et un grand
manque d'imagination..."
Contrôle de la compréhension
9. Ecoutez le texte encore une fois et traduisez les titres des romans mentionnés.
10. Posez dix questions sur le texte et répondez-y.
11. En vous basant sur le texte, prouvez que:
Jules Verne n'a pas voulu devenir avocat, comme son père; Jules Verne n'a
pas commencé sa carrière littéraire par les romans d'aventures; il a écrit
beaucoup de romans fantastiques; il étudiait beaucoup pour bien écrire ses
romans; le talent de Jules Verne a été reconnu de son vivant.
12. Racontez la biographie de Jules Verne.
13. (Après l'ex. 34.) Narration. Voici le plan pour vous aider:
1. Un grand savant russe Tsiolkovski.
2. Tsiolkovski est l'auteur de beaucoup de livres scientifiques et de nou-
velles.
3. Dans ces nouvelles, il parlait des futurs voyages cosmiques. Voici l'une
d'elles.
4. Les savants de pays différents travaillent ensemble dans les montagnes
de l'Himalaya.
5. Le savant russe Ivanov a inventé une fusée cosmique.
6. Les préparatifs du premier voyage cosmique commencent.
7. Le jour du départ dans le cosmos arrive.
8. L'exploration de l'espace cosmique commence.
UN EXTRAORDINAIRE ÉQUIPAGE COSMIQUE
G r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x
Il avait prévu, une salle vitrée, un vaisseau cosmique
Tsiolkovski, un simple professeur de mathématiques dans une école près de
Kalouga, était un savant génial. Il avait prévu les vols cosmiques. Tsiolkovski est
l'auteur de beaucoup de livres scientifiques. Il a écrit aussi quelques nouvelles
qui montrent que Tsiolkovski avait une imagination extraordinaire. En 1896, il a
écrit la nouvelle que voici.
C'était en 2019. Un Français, un Anglais, un Allemand, un Italien, un Amé-
ricain et un Russe sont venus dans les montagnes de l'Himalaya pour habiter
dans une grande et belle maison. C'étaient des savants qui s'occupaient d'astro-
nomie et de physique. Près de leur maison, il y avait des laboratoires et des
ateliers. Dans ces ateliers travaillaient des ouvriers et des techniciens qu'ils avaient
invités pour les aider. En haut de la maison, il y avait une grande salle vitrée.
Après le coucher du soleil, quand il faisait sombre, on voyait dans cette salle les
planètes et les étoiles qui brillaient. Les savants aimaient rester dans cette salle;
ils y parlaient du Ciel et de la Lune, ils rêvaient des voyages cosmiques.
Une nuit d'été, trois de ces hommes se trouvaient dans la salle. Tout à
coup, le Russe entre en courant et crie:
— Mes amis, mes chers amis! J'ai trouvé! J'ai inventé!
— Qu'est-ce que tu as trouvé? Qu'est-ce que tu as inventé? ont demandé
les autres.
— J'ai inventé une fusée. Nous pouvons aller jusqu'à la Lune, nous pou-
vons voler dans l'espace interplanétaire. Il faut construire une fusée!
— Quelle fusée?
— Un appareil avec un moteur à réaction.
Quelques mois après, un appareil cosmique a été construit dans les ateliers
de l'Himalaya. Le travail se faisait en secret. L'Anglais, l'Américain, le Fran-
çais et le Russe devaient former avec seize ouvriers l'équipage cosmique.
Le jour du départ, tous les habitants de la colonie sont venus leur dire au
revoir. Les vingt voyageurs montent dans l'appareil et s'y enferment herméti-
quement. Tous occupent leurs places; le Russe, qui est le chef de l'équipage,
donne le signal du départ. On monte à une vitesse extraordinaire. Bientôt, tout
le monde se trouve dans la plus grand pièce du vaisseau.
Le Français dit:
— Nous tournons déjà autour de la Terre. Notre vaisseau cosmique doit
faire le tour de la Terre en une heure 40 minutes. Il est devenu comme la Lune,
un satellite de la Terre. Comme la Lune, nous ne pourrons jamais tomber sur la
Terre.
Les habitants de la Terre sont enthousiasmés en apprenant la grande nou-
velle du premier vol cosmique.
On organise des commissions de savants pour étudier les travaux des pre-
miers cosmonautes. On ouvre des écoles pour l'étude du Ciel et des appareils à
réaction. On construit des usines de fusées, on forme des cadres techniques.
Moins d'un an après, beaucoup de fusées sont construites et des hommes
montent dans l'espace pour l'explorer.
D'après L'Humanité-Dimanche
Leçon 10
1. (Après Тех. 6). a) Dans les phrases que vous allez écouter relevez les mots de la
même famille.
En hiver, la neige couvre la terre. Le maître ouvre la porte et entre dans la
classe. Quand je lis des livres sur notre Terre, je découvre beaucoup de choses
intéressantes.
Il y a une grande différence entre la vie au centre de la ville et dans la
banlieue. Ces deux frères sont tout à fait différents.
J'ai l'habitude de me lever très tôt. Ce n'est pas facile de s'habituer au
bruit des voitures. Les grands-parents habitués à vivre à la campagne n'aiment
pas la ville.
Il faut protéger les petits et les faibles. La protection de la nature est
nécessaire.
La jeunesse du monde doit s'occuper de notre Terre. Les jeunes aiment le
sport et le tourisme.
Nous avons du respect pour notre professeur d'histoire, il connaît très bien
sa matière. Il faut respecter les gens âgés.
Je me sens mal aujourd'hui. L'amour, la fidélité, l'amitié sont des senti-
ments nobles.
b) Traduisez les verbes ouvrir, couvrir, découvrir et faites-les entrer dans des phrases.
2. a) Ecoutez des phrases et traduisez le mot connaissance.
Ce savant a de profondes connaissances. La connaissance du français
rend les voyages en France plus faciles et plus agréables. Aidez cette vieille
femme, elle a perdu connaissance. Mon père a rencontré des anciennes con-
naissances. En été, j'ai fait la connaissance d'une fillette de mon âge très
sympathique. Le 1e r
septembre, nous avons fait connaissance avec de nou-
veaux professeurs.
b) Faites des phrases avec: la connaissance, les connaissances, perdre connaissan-
ce, faire la connaissance de, faire connaissance avec.
3. (Après l'ex. 9.) Ecoutez des phrases et traduisez les prépositions.
Au milieu de cette plaine se dresse une montagne. Au bout de cette rue, il
y a une grande place. Dans le compartiment au-dessus de la banquette il y a un
fdet. J'ai mis mon sac au-dessous de la banquette. Au-delà des mers et au-delà
des montagnes il y a d'autres pays.
4. Dans les phrases que vous allez écouter relevez les pronoms adverbiaux en et y.
Mon père qui aime beaucoup les voyages, en parle souvent. Les explo-
rateurs qui cherchent de nouveaux animaux et de nouvelles plantes en dé-
couvrent toujours. J'aime les livres sur les voyages, mon ami en a beau-
coup. Mon grand frère est parti en expédition en Afrique, il en reviendra
dans deux mois.
Pendant les vacances d'été, nous visiterons la France, j'y pense tout le temps.
Nous y irons en avion. On m'a dit que bientôt le climat de notre terre changera
beaucoup, je n'y crois pas. Mon ami aime la campagne parce qu'il y est né.
5. Ecoutez des phrases et précisez la signification de ne ... pas et ne ... que.
Mon grand frère ne s'intéresse qu'à l'astronomie. Il ne s'intéresse pas aux
autres sciences. Ce ne sont que les étoiles qu'il regarde. Tu ne regardes pas les
voitures quand tu traverses la rue, c'est dangereux. J'ai très peu voyagé, je n'ai
visité que quelques villes. Je n'ai pas visité d'autres pays.
6. (Après l'ex. 16.) Dites ce que signifient:
a) les mots de la même famille:
immense — immensité (f)
L'immensité de l'univers a frappé le cosmonaute.
limite (f) — limiter — se limiter
A l'ouest, la France est limitée par l'océan Atlantique. La terre ne se limite
pas par ce que nous voyons,
géant (m) — gigantesque
A notre époque, les animaux gigantesques deviennent de plus en plus rares.
b) les synonymes:
différent, varié = divers
Ce zoologiste étudie les animaux divers de nos forêts.
un bébé, un berceau, un espace
Regardez ce bébé, il n'a que dix mois, mais il marche déjà. Le bébé dort
dans son berceau. Les cosmonautes étudient l'espace interplanétaire.
7. Vous allez écouter le texte où il s'agit de notre Terre. Dites comment change notre
univers avec l'âge.
NOTRE MAISON, NOTRE PAYS, NOTRE TERRE
M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x
imaginer, à quel point, créer, une abeille, une baleine
Quand le bébé n'est âgé que de quelques semaines et qu'il ouvre les yeux
entre deux sommeils, il voit sa maman, son berceau et les objets, qui se trou-
vent tout près de lui. C'est tout ce qu'il connaît du monde. Lorsqu'il est un peu
plus grand, il apprend à reconnaître sa maison parmi d'autres maisons. Il fait
connaissance avec sa rue et peu à peu, il découvre en se promenant, la ville ou
le village où il habite.
Un peu plus tard, il découvre encore que la terre ne se limite pas à ce qu'il
voit tous les jours. Il y a d'autres villes, d'autres villages, des champs et des
forêts, des plaines et des montagnes qui forment un pays. Mais son pays n'est
pas le seul. Au-delà des mers et au-delà des montagnes, il y a encore bien
d'autres pays.
Quelques années plus tard, à l'école, l'enfant apprendra que le monde,
avec tous ses pays et tous ses océans, est en réalité la surface d'une boule: la
Terre, qui tourne dans le ciel autour du Soleil. On lui dira aussi qu'il est diffi-
cile, même aux savants, d'imaginer à quel point le ciel est grand. Nous savons
qu'il y a des millions et des millions d'étoiles et que la Terre n'est qu'une toute
petite partie de l'univers.
Mais regarder cette Terre sur laquelle nous vivons et voir ce que les hom-
mes y ont créés, c'est déjà passionnant!
Donc notre Terre est une bien petite boule dans l'immensité de l'espace.
Et pourtant, les savants, eux-mêmes, n'ont pas encore fini d'en découvrir
toutes les merveilles! Il y a les animaux si divers, de la petite abeille à la gigan-
tesque baleine. Il y a les plantes et les animaux, la mer et la montagne, les
rivières et les forêts. Et partout aussi, il y a des hommes et parmi les hommes il
y a des enfants qui comme vous aiment rire, jouer et chanter. Oh, qu'elle est
belle notre Terre, notre maison à tous!
8. Dites ce que le bébé connaît du monde, ce que l'enfant découvre quand il devient
plus grand et ce qu'il apprend à l'école.
9. Quelles sont les merveilles de notre Terre dont on parle dans le texte? Quelles sont
d'autres merveilles de notre Terre que vous connaissez?
10. Décrivez notre Terre comme vous la voyez à travers le texte.
11. Enumérez les peuples qui habitent notre Terre, que vous connaissez.
12. (Après l'ex. 28.) Ecoutez le texte suivant et dites de quels deux problèmes impor-
tants de la vie de l'humanité il s'agit.
LA TERRE ET LA LUNE
M o t s e t g r o u p e d e m o t s n o u v e a u x
irrespirable, se rendre compte
Il y a plusieurs raisons pour s'inquiéter de l'avenir de notre Terre. L'une
d'elles est la pollution.
Les savants de tous les pays sont d'accord: l'homme abîme tellement la
nature que bientôt la vie va devenir impossible sur la Terre. Déjà les animaux
meurent par milliers. Bien sûr, les voitures roulent de plus en plus vite, mais
est-ce un progrès si elles rendent l'air irrespirable? Est-ce un progrès si leur
bruit rend malade les gens des villes?
Les industriels continuent à construire des usines qui salissent les rivières
(40 millions de poissons sont morts dans le Rhin en quelques jours seulement),
à détruire les forêts, à jeter du pétrole dans les mers, etc.
Maintenant, les gouvernements des grands pays se rendent compte du dan-
ger. Ils font des programmes et prennent des décisions importantes pour défen-
dre la nature. N'est-ce pas déjà trop tard? Nous ne le saurons pas: les enfants
de nos petits-enfants, peut-être, connaîtront la réponse à cette question.
* * *
L'homme s'occupe mal de la Terre où il vit, mais déjà il regarde plus loin.
Les années 60 resteront dans l'histoire comme l'époque où, pour la première
fois, des êtres vivants ont marché sur la Lune.
En juillet 1969, aux Etats-Unis, Apollo XI quitte la Terre. Dedans, il y a
trois hommes: Armstrong, Aldrin et Collins. Les regards du monde entier sont
tournés vers eux. Réussiront-ils? Quelle aventure extraordinaire!
Le 20 juillet, les gens ont pu à la télévision, voir de leurs yeux les premiers
pas de deux cosmonautes sur la Lune. Ils marchent, ils dansent plutôt et ramas-
sent des morceaux de la Lune pour les montrer aux savants.
Le 24 septembre 1970 un appareil automatique russe revient de la Lune avec
des morceaux de pierre lunaire. Et plus tard, un autre appareil visite la Vénus.
Ces dates resteront dans notre mémoire. Mais, quand nous raconterons ces
événements à nos petits-enfants, trouveront-ils cela extraordinaire? Peut-être
seront-ils allés encore plus loin, eux, à ce moment-là...
Contrôle de la compréhension
13. Répondez aux questions:
Quelle est la raison pour s'inquiéter de l'avenir de notre Terre dont on
parle dans le texte? A qui est la faute? Que font les gouvernements de
grands pays pour protéger la nature? L'homme, à quoi s'intéresse-t-il en
dehors de la Terre? Qu'est-ce qu'ont visité les hommes? et les appareils?
14. Tâchez de trouver les réponses à deux questions posées dans le texte.
15. Dites votre avis sur l'avenir de notre Terre et des voyages spaciaux.
16. (Après Тех. 31.) Narration:
a) Ecoutez un récit et faites un plan.
b) Ecoutez le récit encore une fois et écrivez un résumé.
L E R E T O U R A U C H E V A L
M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x
le tourisme équestre, un cavalier, le départ au galop, mettre les chevaux au
pas, la Normandie, la Lozère, la Bretagne, la Vendée, les Landes
Il y a plusieurs façons de se promener en France. En voiture, vous prenez
les grandes routes, vous allez très vite d'un endroit à un autre mais ... vous ne
voyez pas grand-chose! Vous pouvez aussi marcher à pied, ainsi vous avez le
temps de regarder des fleurs, manger des fruits, écouter les oiseaux. Mais voi-
là! A pied, vous ne faites que six kilomètres à l'heure. Vite fatigué, vous ne
pouvez aller très loin!.. Alors, depuis quelques années, les Français décou-
vrent non pas une nouvelle mais au contraire une très très vieille façon de se
promener. Pour ne pas être ennuyés par les voitures, pour traverser champs et
bois sans se presser, s'arrêter pour regarder un paysage, respirer l'air de la
campagne ou écouter le bruit de la rivière, les Français se promènent de nou-
veau à cheval. On appelle cela le tourisme équestre.
En Normandie, comme en Provence, dans les coins perdus de la Lozère ou
dans la célèbre plaine de la Loire avec tous ses châteaux, sur les plages de
Bretagne et de Vendée ou dans les grandes forêts des Landes on peut louer des
chevaux et faire des promenades d'un ou plusieurs jours. A cheval, on peut très
bien, sans fatiguer l'animal, faire 25 à 30 kilomètres par jour.
Le plus souvent, ils sont six ou sept cavaliers conduits par un guide
qui connaît bien la région. Une jolie église? On s'arrête pour visiter. L'eau
fraîche d'une rivière, hommes et bêtes prennent un bain. L'ombre d'une
forêt permet d'aller un peu plus vite: départ au galop pour tout le monde.
Au soleil de la plaine, au contraire, on met les chevaux au pas. Quelque-
fois même, on descend pour qu'ils se reposent.
Ainsi la journée passe lente, pleine de plaisirs différents. Et puis vient la
nuit, l'heure de soigner les chevaux, l'heure du dîner, du feu de bois. On a faim,
on a soif, on est fatigué mais si heureux de sa journée! Ce ne sont plus simple-
ment des chevaux et des hommes mais un groupe d'amis sous les étoiles.
Leçon 11
1. (Après l'ex. 9.) Précisez ce que ces phrases expriment (l'ordre, l'interrogation, la
demande, Г étonnement, la peur, la joie).
Victoire! Nous avons gagné! Ne pourriez-vous pas me procurer un billet
pour ce match de hockey? Quel est le sport préféré des Français? Descen-
dre cette pente! Oh, non, c'est impossible, elle est trop rapide, je vais tom-
ber. Dépêche-toi, tu vas gagner! Vraiment, tu ne t'intéresses pas au sport?
2. Dans les phrases que vous allez écouter, relevez les mots polysémiques et tradui-
sez-les.
Notre appartement se compose de trois pièces. Maman m'a donné une pièce
de monnaie, je vais acheter une glace. Molière a écrit des pièces de théâtre.
Tout à coup, un cycliste a apparu. On a entendu des coups de fusil. Nicolas
a donné des coups de poing à Alceste et Alceste lui a donné à son tour des
coups de pied.
Quel est le but de votre voyage? Alceste est large, il couvre bien le but,
c'est pourquoi on le choisit comme gardien de but.
On aime bien Nicolas, il sait faire des tours et amuser les copains. C'est
mon tour de lancer le ballon. Les patineurs font le tour du stade. C'est le
patineur numéro trois qui a le meilleur temps pour le premier tour.
3. a) Ecoutez ces phrases et relevez les expressions avec les verbes avoir, être, se
mettre et notez-les.
Les élèves de notre classe ont envie d'organiser une équipe de basket-
ball. Chaque élève qui sait jouer au basket a le droit d'entrer dans
l'équipe. On n'a qu'à s'entraîner pour devenir un bon joueur. On a joué
longtemps, tous les joueurs ont faim et soif. Je ne veux plus jouer au
football, j'en ai assez.
Tout le monde est d'accord qu'il faut faire plus de sport. Notre gardien de
but est enrhumé, il joue mal aujourd'hui. L'arbitre s'est mis à siffler et a
arrêté le jeu. C'est parce qu'un joueur ne s'est pas mis à sa place. Le public
n'est pas d'accord avec l'arbitre. On crie et on siffle.
b) Dites ce que veut dire: avoir envie, avoir droit, avoir à faire qch, avoir faim, avoir
soif, en avoir assez, être d'accord, être enrhumé, se mettre à, se mettre à sa place.
4. Ecoutez des phrases et levez la main quand les mots [rev] et [sifle] sont un nom.
Un coup de sifflet de l'arbitre et le match commence. Rufus sifflait tout le
temps et empêchait ses camarades de jouer. Chaque sportif rêve de devenir
champion. Le rêve de Michel Jazy s'est réalisé, il est devenu un célèbre
coureur.
5. (Après l'ex. 17.) Ecoutez des phrases avec le pronom adverbial en, dites quel mot
il remplace.
Pourquoi as-tu acheté ce vélo cassé? Je m'en servirai pour réparer mon
vélo. As-tu un sifflet? Oui, j'en ai un. Je jouerai au football quand j'en
aurai envie. J'ai déchiré ma robe, maman m'en achètera une autre. Mon-
trons l'auto à papa, il nous dira ce qu'il en pense.
6. Ecoutez des phrases et dites si leur chronologie est correcte.
Hier, on a organisé une partie de football et notre équipe gagnera. L'équipe
de la classe parallèle a perdu. On avait bien joué. L'année passée, je ferai
du patinage artistique. Cette année, j'avais fait du patinage de vitesse. L'an-
née prochaine, je jouais au hockey.
7. Imaginez la conséquence des faits suivants.
M o d è l e :
Si je m'entraîne beaucoup, je serai un bon sportif.
Si je sais nager, ... Si j'étais champion des Jeux Olympiques, ... Si j'étais
lanceur de poids, ... Si notre équipe de basket gagne le match, ... Si on
m'envoyait aux Jeux Olympiques, ... Si on fait du sport, ...
8. (Après l'ex. 9.) Dites ce que signifient:
a) les mots analogues aux mots russes:
arbitre (m), chef-d'œuvre (m), protester;
b) les mots de la même famille:
permettre — permission (f)
On ne peut pas quitter la classe sans la permission du maître.
blesser — blessure (f)
Cet homme est blessé, il a une blessure à la jambe droite.
c) les mots un tas, pressé, sauf:
Mettez les feuilles mortes en tas, on va les brûler.
Parle vite, je suis pressé, on m'attend déjà.
Tous les joueurs sont venus sauf un qui est malade.
9. (Après l'ex. 23.) Ecoutez un texte où il s'agit du petit Nicolas que vous connaissez
bien.
Trouvez les réponses aux questions suivantes:
Qui a proposé une partie de football?
Pourquoi a-t-on choisi Agnan comme arbitre?
Qui a été choisi comme gardien de but?
Pourquoi n'a-t-on pas joué au football?
LE FOOTBALL
M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x
un terrain vague, taper dessus, tirer au sort, oser, frotter,
un coup d'envoi, une mi-temps
Alceste a donné rendez-vous à un tas de copains de la classe pour cet après-
midi dans le terrain vague, pas loin de la maison. Alceste est mon ami, il est gros,
il aime bien manger, et s'il nous a donné rendez-vous, c'est parce que son papa
lui a donné un ballon de football tout neuf et nous allons faire une partie terrible.
Nous nous sommes retrouvés sur le terrain à 3 heures de l'après-midi. Il a
fallu décider comment former les équipes.
Pour l'arbitre, ça a été facile. Nous avons choisi Agnan. Agnan, c'est le
premier de la classe, on ne l'aime pas trop, mais comme il porte des lunettes on
ne peut lui taper dessus, ce qui est bien pour un arbitre. Et puis, aucune équipe ne
voulait d'Agnan, parce qu'il n'est pas très fort pour le sport et il pleure trop
facilement. Là, on a discuté, c'est quand Agnan a demandé qu'on lui donne un
sifflet. Le seul qui en avait un, c'était Rufus, son papa est agent de police.
— Je ne peux pas te prêter, mon sifflet, a dit Rufus, c'est un souvenir de
famille.
Il n'y avait rien à faire. Finalement, on a décidé qu'Agnan dirait à Rufus et
Rufus sifflerait à la place d'Agnan.
— Alors? On joue ou quoi? Je commence à avoir faim, moi, a crié Alceste.
Il fallait un capitaine pour chaque équipe. Mais tout le monde voulait être
capitaine. Tout le monde sauf Alceste qui voulait être gardien de but parce qu'il
n'aime pas courir. Nous, on était d'accord, il est bien, Alceste comme gardien de
but; il est très large et il couvre bien le but. Ça laissait tout de même 15 capitaines
et ça en faisait plusieurs de trop.
— Je suis le plus fort, criait Eudes, je dois être capitaine et je donnerai un
coup de poing sur le nez de celui qui n'est pas d'accord.
— Le capitaine, c'est moi, je suis le mieux habillé! a crié Geoffroy, et Eudes
lui a donné un coup de poing sur le nez.
C'était vrai, que Geoffroy était bien habillé; son papa qui est très riche, lui
avait acheté un costume complet de joueur de football, avec une chemise rouge,
blanche et bleue.
— Si ce n'est pas moi le capitaine, a crié Rufus, j'appellerai mon papa et il
vous mettra tous en prison!
Moi, j'ai eu l'idée de tirer au sort avec une pièce de monnaie.
Finalement, les deux capitaines ont été choisis: Geoffroy et moi.
— Vite, j'ai pas envie d'être en retard pour le goûter, a crié Alceste. On
joue?
Après, il a fallu former les équipes. Pour tous, ça allait assez bien, sauf pour
Eudes. Geoffroy et moi, on voulait Eudes, parce que, quand il court avec le bal-
lon, personne ne l'arrête. Il ne joue pas très bien, mais il fait peur. C'est Geoffroy
qui a gagné Eudes. Geoffroy l'a choisi comme gardien de but, il s'est dit que
personne n'oserait s'approcher de la cage et encore moins mettre le ballon de-
dans. Alceste mangeait des biscuits, assis entre les pierres qui marquaient son
but. Il n'avait pas l'air content.
On s'est placé sur le terrain. Comme on n'était que sept de chaque côté, à
part les gardiens de but, ça n'a pas été facile.
Dans l'équipe de Geoffroy, ça s'est arrangé très vite, parce que Eudes a
donné des tas de coups de poing et les joueurs se sont mis à leur place sans
protester et en se frottant le nez. C'est qu'il frappe dur, Eudes.
Dans mon équipe, on n'arrivait pas à se mettre d'accord, jusqu'au moment
où Eudes a dit qu'il viendrait nous donner des coups de poing sur le nez à nous
aussi: alors, on s'est placé.
Agnan a dit à Rufus:
— Siffle! et Refus qui jouait dans mon équipe, a sifflé le coup d'envoi.
Geoffroy n'était pas content. Il a dit:
— C'est malin! Nous avons le soleil dans les yeux! Il n'y a pas de raison que
mon équipe joue du mauvais côté du terrain!
Moi, je lui ai répondu que si le soleil ne lui plaisait pas, il n'avait qu'à fermer
les yeux, qu'il jouerait peut-être même mieux comme ça. Alors, nous nous som-
mes battus. Rufus s'est mis à siffler dans son sifflet.
— Je n'ai pas donné l'ordre de siffler, a crié Agnan, l'arbitre, c'est moi!
Ça n'a pas plu à Rufus qui a dit qu'il n'avait pas besoin de la permis-
sion d'Agnan pour siffler, qu'il sifflerait quand il en aurait envie. Et il s'est
mis à siffler comme un fou.
— Tu es méchant, voilà ce que tu es! a crié Agnan qui a commencé à pleurer.
— Eh, les gars! a dit Alceste dans son but.
Mais personne ne l'écoutait. Moi, je continuais à me battre avec Geoffroy, je
lui avais déchiré sa belle chemise rouge, blanche et bleue, et lui disait:
— Bah, bah! Ça ne fait rien! Mon papa, il m'en achètera des tas d'autres!
Et il me donnait des coups de pied. Rufus courait après Agnan qui criait:
— J'ai des lunettes! J'ai des lunettes!
Eudes qui était resté tranquillement dans son but, en a eu assez et il a com-
mencé à donner des coups de poing sur les nez qui se trouvaient le plus près de
lui, c'est-à-dire, sur ceux de son équipe. Tout le monde criait, courait. On s'amu-
sait vraiment bien, c'était formidable!
— Arrêtez, les gars! a crié Alceste de nouveau.
Alors Eudes s'est fâché.
— Tu étais pressé de jouer, il a dit à Alceste, eh bien, on joue. Si tu as
quelque chose à dire, attends la mi-temps!
— La mi-temps de quoi? a demandé Alceste. Je viens de m'apercevoir que
nous n'avons pas de ballon, je l'ai oublié à la maison!
D'après S e m p é et G o s c i n n y , Le petit Nicolas
Contrôle de la compréhension
10. Résumez le texte.
11. Dites si vous jouez au football et si vous organisez vos parties comme Nicolas et
ses amis ou autrement.
12. (Après l'ex. 26.) a) Savez-vous quels sont les sports les plus pratiqués en France?
Dites quels sports ne figurent pas dans cette liste: football, ski, judo, tennis, bas-
ket-ball, athlétisme, sports équestres (tous les sports à cheval), gymnastique, rug-
by, natation, yachting (bateau à voile), montagne (alpinisme), hand-ball, cyclisme
(bicyclette), tennis de table (ping-pong).
b) Citez les sports les plus populaires chez nous, comparez-les aux sports populai-
res en France et dites s'il y a une grande différence.
13. Narration.
a) Ecoutez un récit et faites-en le plan. (План составляется индивидуально
каждым учеником.)
b) Ecoutez le récit encore une fois et écrivez un court résumé, ne parlez que de
l'essentiel.
LE RALLYE
M o t s n o u v e a u x
un rallye, usé, prudent, prévenir, un tournant, l'essence
Jacques rêve d'avoir une auto pour faire des rallyes avec son ami Paul.
Son père achète trois autos usées. Jacques s'en servira pour faire une voiture
qui marchera.
Jacques est fou de bonheur. Depuis deux ans, il travaille dans le garage de
son père, à l'atelier. Ce n'est pas toujours très amusant, mais travailler pour
avoir une voiture, c'est différent. Vite, il faut raconter tout cela à Paul.
— Paul, Paul, on aura une auto!
— C'est vrai, tu as réussi?
— Mais oui, je te dis.
— Ton père sait que nous voulons faire des rallyes?
— Oui, oui, il est d'accord.
Tous les soirs, quand le travail pour les clients est fini, les deux garçons
travaillent à leur auto: ils nettoient, réparent, essayent, recommencent. On ne
peut plus les arrêter...
Trois semaines passent, et puis, le chef-d'œuvre est prêt. Rouge et blanche
elle brille, prête à "manger" les kilomètres de toute la force de son nouveau
moteur.
— Allons l'essayer avec papa. Il nous dira ce qu'il en pense.
— Ouf! tout va bien.
— Quel est le prochain rallye?
— Le rallye de Sept-Monts, ce n'est pas le plus facile...
— Ah, Paul, nous avons une voiture, il y a un rallye, nous devons le ga-
gner!
Le soir du rallye, il neige.
— Soyez très prudents, leur dit la mère de Jacques.
— Mais oui, mais oui.
Et les voilà partis...
Dans la nuit, la première partie n'est pas trop mauvaise. Paul arrive à gar-
der une bonne vitesse. A côté de lui, Jacques le prévient.
— Ici, il y a un tournant difficile. Là, c'est tout droit, tu peux y aller. Ah!
nous avons fait la moitié du premier tour, courage, mon vieux!
— Oui, mais maintenant, il fait beaucoup plus froid... Il y a de la glace sur
la route... Je ne peux plus aller aussi vite.
Ils finissent le premier avec un quart d'heure de retard.
— Oh! Nous n'avons plus qu'à arrêter.
— Ne faites pas ça, dit le directeur de la course. Les autres n'ont pas fait
mieux, vous n'êtes pas si mal placés.
— Allez, hop! On repart.
Mais la neige tombe de plus en plus forte.
— On n'y voit pas à vingt mètres, quel sale temps!
— Oh! regarde à droite, ça brûle!
— Quoi? Nous brûlons?
— Non, pas nous, là-bas, dans le fossé, c'est une autre voiture. Arrête-toi.
— Et notre place?
— C'est moins important, arrête!
Les deux garçons courent... Il était temps! Ils voient deux corps dans la
neige près de l'auto. Jacques et Paul les tirent loin de la voiture en feu. Juste à
ce moment l'essence se met à brûler avec un grand bruit.
— Aide-moi, installons les blessés dans la voiture. On va les conduire à
l'hôpital...
— Alors, docteur?
— Leurs blessures sont légères. Dans quelques jours, ils seront debout.
— Merci, docteur, bonsoir!
— Bon, eh bien! On rentre à la maison, maintenant?
— Passons d'abord voir les résultats. C'est amusant de savoir qui a gagné.
— Vite, donnez-moi vite votre feuille de route, dit le directeur de la cour-
se. Vous êtes les seuls, toutes les autres équipes ont dû s'arrêter en route. Avec
ce temps ce n'est pas étonnant.
— Mais ce n'est pas possible: nous nous sommes arrêtés une heure à l'hô-
pital.
— Ça ne fait rien: ici vous êtes les premiers, donc vous avez gagné.
— Eh bien! Ça alors!
— On a gagné! On a gagné!
D'après Ph. A b о u t, Le rallye
М Е Т О Д И Ч Е С К И Е Р Е К О М Е Н Д А Ц И И
Цель учебника 7-го класса — обучение устному и письменному об­
щению, дальнейшее развитие речевых умений в области устной речи,
чтения и письма на языковом материале, изучаемом в 7-м классе, а так­
же усвоенном ранее.
Учебник 7-го класса, являясь логическим продолжением учебника
для 6-го класса, соответствует требованиям действующей программы и
включает следующую тематику: школа (система среднего образования в
России и во Франции); великие писатели; организация досуга (самосто­
ятельное чтение учащихся); город и деревня; страноведение (природа,
население и особенности быта Франции, эпизоды из истории Франции);
путешествия; физкультура и спорт; общественная жизнь (страницы из
жизни замечательных людей нашей страны и Франции), защита окружа­
ющей среды.
Работа по темам организована таким образом, чтобы в результате
ученик смог читать и понимать тексты, содержащие знакомый языковой
материал, понимать речь на слух и говорить, используя диалогическую
и монологическую формы речи в пределах изученного лексического и
грамматического материала.
Большое внимание уделяется устному общению. Учащиеся обуча­
ются ведению беседы на материале конкретных коммуникативных си­
туаций с использованием в речи клишированных выражений. Они обу­
чаются также связному пересказу, высказыванию собственного мнения,
доказательству, сравнению, внесению предложений и пр., т. е. различным
жанрам монологической речи. В результате этой работы должен быть
достигнут средний уровень владения языком.
При отборе текстов для чтения и аудирования авторы учитывали воз­
растные особенности и интересы учащихся, поэтому предпочтение от­
давалось тем текстам, которые имеют познавательную ценность и со­
держат интересную информацию о географии и истории, о системе
образования во Франции, о жизни замечательных людей. В учебник вош-
ли отрывки из произведений классической и современной французской
литературы.
В 7-м классе учащиеся уже достаточно свободно владеют ознакоми­
тельным чтением (для него отведены второй и третий тексты уроков и
тексты для домашнего чтения). Поэтому первый текст каждого урока
предназначен для обучения изучающему чтению.
Обучение письму осуществляется с помощью упражнений в пере­
сказе, микро-сочинений, и частных писем.
С Т Р У К Т У Р А У Ч Е Б Н И К А
Учебник состоит из следующих частей:
I. 11 уроков, каждый из которых рассчитан на 3-4 недели и посвя­
щен изучению определенной темы.
П. Четыре повторительных раздела (Révision). Задачей этих разде­
лов является повторение и систематизация языкового материала, прой­
денного за одну четверть, и контроль речевых умений в связи с изучен­
ной в течение четверти тематикой. Разделы Révision могут быть
использованы для письменных контрольных работ и для итоговых уст­
ных опросов.
III. Упражнения для обучения аудированию, тексты изложений.
Упражнения для аудирования составляют органическую часть каж­
дого урока, и их выполнение является обязательным. Этот материал
выделен в самостоятельный раздел, так как значительная часть упраж­
нений выполняется на слух. В этом разделе находятся и тексты изложе­
ний. Они представляют собой несложные фабульные рассказы, связан­
ные с изученной тематикой и построенные на знакомом языковом
материале.
Примерное распределение часов на прохождение учебника:
I ч е т в е р т ь
§ 1 - 2 2 ч.
§ 2 — 22 ч.
Révision I — 2 ч.
I I ч е т в е р т ь
§ 3 - 1 7 ч.
§ 4 — 1 7 ч .
Révision II — 2 ч.
§ 5 - 1 ч.
III ч е т в е р т ь
§ 6 — 21 ч.
§ 7 - 2 1 ч.
§ 8 — 17 ч.
Révision III — 2 ч.
I V ч е т в е р т ь
§ 9 — 2 0 ч.
§ 1 0 — 1 0 ч .
§ 1 1 — 2 0 ч.
Révision IV — 3 ч.
П О С Т Р О Е Н И Е У Р О К А
Урок строится на основе темы и состоит из 5 разделов: Вводная бе­
седа, Etude grammaticale, Etude lexicale, Lecture et conversation, Sujet libre
de conversation, Exercices d'audition et narrations.
Структура урока и расположение разделов определяются конечной
целью учебника — обучение речевому общению — и отражают после­
довательность формирования навыков и речевых умений.
Урок начинается с в в о д н о й б е с е д ы , цель которой —
стимулировать высказывания учащихся по теме, заинтересовать и по­
будить их к более глубокому ее изучению. Вводная беседа создает с са­
мого начала коммуникативную направленность, помогает восстановить
в памяти и активизировать языковой материал, ранее усвоенный. Кроме
того, такая беседа создает положительную мотивацию, поскольку уча­
щиеся убеждаются в том, что они могут поддерживать беседу и вы­
сказываться на предлагаемую тему.
Вводная беседа проводится с помощью специальных заданий, ил­
люстраций и фотографий. Используя этот материал, учитель проводит
беседу устно, организуя высказывания учащихся, которые должны но­
сить творческий характер.
E t u d e g r a m m a t i c a l e . Этот раздел предназначается для
усвоения учащимися нового грамматического материала. Работа ведет­
ся, как правило, индуктивным путем и носит функциональный харак­
тер: грамматические явления первоначально даются в контексте; изуча­
ется сначала функция, а потом форма. По мере необходимости
сообщаются правила типа инструкций. Затем грамматический материал
отрабатывается в упражнениях, направленных на всестороннее усвое­
ние изучаемого явления.
Работа над грамматическим материалом, характерным для устной и пись­
менной форм коммуникации, ведется по-разному. Для усвоения граммати­
ческого материала активного минимума даются правила-инструкции. В них
объясняются особенности употребления данного явления, его образование и
значение. Усвоение формы и значения этого явления обеспечивается выпол­
нением серии упражнений. Правила-инструкции и упражнения для рецеп­
тивного усвоения грамматического материала, например, passé simple, обу­
чают узнаванию данного времени по определенным признакам (окончаниям),
пониманию в контексте и дифференциации от других сходных форм.
В этом разделе предусмотрено повторение и систематизация грам­
матических явлений, представляющих трудности для употребления в
речи. Это, прежде всего, употребление времен—passé composé,
imparfait; употребление местоимений en, у; систематизация времен, ха­
рактерных для устной речи.
E t u d e l e x i c a l e . Раздел открывается микротекстами, в которых
вводится новая лексика. Учащиеся воспринимают их на слух (они чита­
ются учителем) и пытаются понять сначала общий смысл, а затем значе­
ние незнакомых слов по контексту. Рекомендуется прослушивать микро-
текст два раза. Первый раз — для понимания общего смысла, которое кон­
тролируется вопросами учителя, второй раз — для понимания новых слов.
Если учащиеся не поняли значения того или иного слова по контексту,
они должны обратиться к разделу объяснения лексики (Explications) и
отыскать там нужное слово. Далее рекомендуется дать учащимся задание
прочитать этот текст дома, тщательно проверить понимание каждого но­
вого слова с помощью раздела Explications и выписать новые слова в сло­
варные тетради. При раскрытии значения слов авторы широко использу­
ют различные средства семантизации, особенно такие, как догадка по
словообразовательным элементам и по контексту. Для более прочного за­
поминания слов там, где это возможно и целесообразно, приводятся сло­
ва одного корня. В тех случаях, когда слово имеет особенности в употреб­
лении, даются его наиболее типичные сочетания.
Навыки использования языкового материала в речи формируются с
помощью подготовительных тренировочных упражнений, которые по­
строены на материале словосочетаний, отдельных фраз и групп предло­
жений, связанных по смыслу. Кроме чисто тренировочных, включены
упражнения, которые учат дополнять, расширять и развивать мысль. Для
того чтобы обеспечить коммуникативную направленность, авторы вклю­
чили в учебник упражнения творческого характера, требующие от уча­
щихся самостоятельности в комбинировании и сочетании ЛЕ и РО. На­
пример: «Придумайте вопросы, которые вы зададите французскому
школьнику о его учебе, используйте новые слова урока».
В учебнике 7-го класса начинается работа над расширением потенци­
ального словаря учащихся за счет интернациональных и производных слов.
Для этого введена рубрика Elargissez votre vocabulaire, которая знакомит
учащихся с источниками расширения словаря; в ней даны лексические
правила-инструкции. Выполняя упражнения этой рубрики школьники
учатся понимать незнакомые слова на основе знакомых элементов.
В разделе Etude lexicale имеются также орфографические упражне­
ния, направленные на овладение навыками письма и призванные подго­
товить учащихся к выражению мыслей в письменной форме.
L e c t u r e et c o n v e r s a t i o n . Этот раздел предназначается для
развития устной и письменной речи в связи с темой урока на базе языко­
вого материала, данного в двух предыдущих разделах. В него включены:
1. Тексты для чтения и упражнения, контролирующие понимание
прочитанного.
В 7-м классе предусмотрено обучение ознакомительному и изучающе­
му чтению. По сравнению с 6-м классом увеличено число текстов инфор­
мативного характера, в том числе страноведческих и публицистических.
В каждом уроке имеются три-четыре текста. Первый текст раскры-
вает тему, содержит значительную часть нового языкового материала и
предназначен для изучающего чтения. Цель данного вида чтения зак­
лючается в получении важной для читателя информации. Эту информа­
цию учащемуся предстоит воспроизвести, используя новый языковой
материал урока. Поэтому чтение данного текста включает несколько эта­
пов. Первичное чтение проводится с целью понимания основного смыс­
ла, которое контролируется предтекстовыми заданиями (задание «а» из
раздела Etude du texte); повторное чтение — для понимания трудных
мест с помощью анализа и перевода, опорой для анализа служат зада­
ния, помещенные до текста (задание «Ь» из раздела Etude du texte); зак­
лючительное чтение обеспечивает полное понимание всей информации
текста и контролируется послетекстовыми заданиями.
Два текста, которые следуют за первым, построены на знакомом язы­
ковом материале и предназначаются для ознакомительного чтения. Они
могут быть использованы как для классного, так и для домашнего само­
стоятельного чтения. Поскольку учащиеся 7-го класса достаточно хоро­
шо владеют этим видом чтения, авторы сочли целесообразным не упро­
щать содержания этих текстов.
Тексты для ознакомительного чтения должны быть интересными и
не слишком трудными, чтобы стимулировать стремление учащихся к
самостоятельной работе с текстовым материалом.
Предтекстовые задания, имеющие целью сделать чтение целенап­
равленным и поисковым, способствуют совершенствованию механизма
чтения про себя и более глубокому осмыслению прочитанного.
Перечисленные виды текстов сопровождаются заданиями, направлен­
ными на контроль понимания, которым авторы стремились придать твор­
ческий характер. В задачу этих упражнений входит также обучение уме­
нию извлекать из текста основную информацию, логически осмысливать
прочитанное и критически его оценивать. Поэтому, кроме простого узнава­
ния («Выберите фразы, соответствующие содержанию текста...» и др.) и
воспроизведения текста («С помощью вопросов, плана...» и т. д.), от уча­
щихся требуется критическая оценка событий и выделение главной мысли.
В учебнике предусмотрено обучение переводу и работе с большим
словарем. Для перевода — устного и письменного — используются не­
большие тексты публицистического и страноведческого характера. Цель
этой работы — овладение техникой перевода и подготовка учащихся к
чтению текстов из газет и журналов.
2. Упражнения, обучающие устной монологической и диалогической речи.
Эти упражнения организуются вокруг темы, коммуникативных ак­
тов, ситуаций или текстов. Обучение устной речи по теме и ситуации
ведется таким образом, чтобы учащиеся могли дать личностную оценку,
высказать свое суждение. Например, говорить не о путешествии вооб­
ще, а о том путешествии, которое хотел бы совершить ученик и которое
представляется ему самым интересным.
Упражнения в монологической речи развивают умение логично из­
лагать мысли, аргументировать свою точку зрения, сравнивать, коммен­
тировать, давать оценку, четко формулировать главную мысль. Централь­
ное место принадлежит упражнениям в неподготовленной речи, которая,
с одной стороны, является наиболее трудной формой речи, а с другой —
наиболее естественной.
Значительное место на этом этапе занимает обучение устной речи
на текстовом материале. Наряду с пересказом текста большое внимание
уделяется более творческим упражнениям типа резюме, задача которых
— научить учащихся сжато передавать основной смысл и главную мысль
текста, а также критически оценивать его содержание.
В учебнике разработана целенаправленная система упражнений для
овладения диалогической речью. Большое внимание уделяется усвоению
наиболее распространенных типов диалогических единств (вопрос — от­
вет, вопрос — контрвопрос, сообщение — вопрос, сообщение — сообще­
ние и др.) коммуникативных актов, а также диалогам-подстановкам, задача
которых научить вести беседу по заданной ситуации, используя типичные
разговорные штампы. Начиная со II четверти рекомендуется записывать
диалоги на магнитофон. Новым в обучении диалогу является использова­
ние образцов стилистически окрашенной разговорной речи.
Монологическая и диалогическая формы речи выступают на этом
этапе в тесном взаимодействии в коммуникативных актах, что находит
выражение в упражнениях типа беседы, дискуссии и коммуникативных
игр. Обучение устной речи заканчивается в разделе S u j e t l i b r e de
c o n v e r s a t i o n . Естественная беседа редко бывает связана с одной
темой, ей свойственна многотемность. Раздел Sujet libre de conversation
призван развивать аутентичную спонтанную речь учащихся по интере­
сующим их вопросам. Преподавателю следует систематически допол­
нять этот раздел материалом из жизни школы, класса, страны, из облас­
ти искусства, спорта, так как нет возможности включить в учебник
актуальную для сегодняшнего дня тематику. Рекомендуется использо­
вать задания данного раздела во время изучения всего параграфа, а не
только в конце. Это придает устному общению более живой характер и
делает его более интересным.
Что касается обучения письменной речи, то наряду с развитием ор­
фографических навыков в 7-м классе ведется работа по развитию уме­
ний выражать мысли в письменной форме: таких, как написание письма,
изложения, сочинения.
Раздел завершается стихотворением по теме урока, предназначенным
для выразительного чтения и заучивания наизусть. Работа со сти­
хотворением служит средством совершенствования произношения и
интонации, а также выразительности речи. В 7-м классе работа над про­
изношением носит характер коррекции, главное внимание должно быть
уделено интонационной и эмоциональной сторонам речи. В том случае,
если преподаватель отмечает у тех или иных учащихся стойкие ошибки
в произношении, перед заучиванием и чтением стихотворения следует
провести тренировочные фонетические упражнения на соответствую­
щий звук, используя слова из стихотворения. Рекомендуется записать
стихотворения на магнитную ленту (в исполнении диктора, обладающе­
го образцовым произношением и выразительностью речи). Полезно так­
же записать на магнитную ленту чтение стихотворения несколькими
учащимися и проанализировать их произношение, обратив особое вни­
мание на выразительность и фонетическую правильность речи.
E x e r c i c e s d ' a u d i t i o n e t n a r r a t i o n s . Упражнения для
обучения восприятию речи на слух группируются вокруг темы урока и
подразделяются на подготовительные и речевые. Подготовительные уп­
ражнения предназначены для овладения навыками распознавать на слух
сложные языковые явления и для совершенствования деятельности пси­
хологических механизмов (память, внутренняя речь, прогнозирование и
эквивалентные замены), участвующих в аудировании. Все эти упражне­
ния выполняются в процессе работы над языковым материалом урока.
Речевые упражнения включают два аудиотекста и задания, контроли­
рующие их понимание. Тексты построены в основном на знакомом языко­
вом материале (новые слова объясняются учителем до прослушивания тек­
ста). Они предваряются заданиями, помогающими облегчить понимание
основного содержания. Понимание прослушанного проверяется с помощью
2-3 упражнений. Контроль осуществляется как на уровне узнавания («Вы­
берите фразы, которые соответствуют содержанию текста», «Восстановите
логический порядок плана»), так и на уровне воспроизведения («Ответьте
на вопросы», «Перескажите текст»). Исходя из особенностей процесса ауди­
рования, важно научить школьников отделять главное от второстепенного,
запоминать основное, чему и служат упражнения, обучающие сжатой пе­
редаче текста. Другие упражнения направлены на углубленное понимание
текста и творческую интерпретацию его содержания.
Важно, чтобы слушание текста соответствовало условиям реально­
го общения, т. е. чтобы была создана естественная ситуация (кто гово­
рит, с кем и с какой целью), а после прослушивания учащиеся высказа­
ли бы свое отношение к услышанному.
При обучении аудированию необходимо систематически использо-
вать технические средства. Начиная со II четверти, все подготовитель­
ные упражнения целесообразно записать на магнитофон. Что касается
речевых упражнений, то в целях соблюдения градации трудностей сле­
дует использовать запись на магнитную ленту в следующей последова­
тельности: голос учителя, незнакомый голос, незнакомые голоса. Жела­
тельно, чтобы учитель подобрал иллюстрации (типа слайдов) к
некоторым текстам и сопровождал свой рассказ их демонстрацией.
Учащиеся 7-го класса впервые приступают к работе над изложением.
Упражнения, обучающие изложению, включают короткие, несложные тек­
сты, связанные с темой и содержащие языковой материал урока. Для пра­
вильного изложения содержания учащимся необходимо уяснить последо­
вательность событий и их логическую связь, а также выделить основной
смысл и главную мысль, поэтому перед каждым текстом для изложения
имеются соответствующие задания: ответить на вопросы, отражающие пос­
ледовательность содержания текста; развить основную мысль, данную в
виде тезисов; связать данные предложения логически между собой; изло­
жить текст по плану (готовому или составленному самими учащимися).
П л а н и р о в а н и е у р о к а .
При планировании уроков учебника материал необходимо прораба­
тывать в такой последовательности:
1. грамматический материал (изучается во время работы над рече­
вым разделом предшествующего урока);
2. вводная беседа по теме;
3. новый лексический материал;
4. устная речь, чтение, письмо.
Последовательное изучение всех материалов учебника должно обес­
печить учащимся владение языком как средством общения в пределах
изученного языкового минимума и тематики.
П р и в о д и м в к а ч е с т в е и л л ю с т р а ц и и п л а н и р о в а н и е з а н я т и й н а п е р в у ю
ч е т в е р т ь .
1-е З А Н Я Т И Е
Задачи урока:
— побеседовать о каникулах и о планах работы в новом учебном году;
— сделать сообщение о французском языке;
— повторить грамматический материал.
П л а н
1. Беседа о прошедших каникулах и задачах нового учебного года, текст
на с. 5 и sujet libre de conversation, с. 24.
2. Рассказ учителя о французском языке, с. 3 (Chers amis!).
3. Обсуждение сведений о французском языке и дополнение учащими­
ся полученной информации.
4. Повторение Passé composé и Imparfait, анализ примеров на с. 6 и по­
вторение правил употребления Passé composé и Imparfait, упр. 1 и 2, с. 6.
Задание на дом:
а) подготовить сообщение о французском языке. Можно выбрать одну
из следующих тем: народы, говорящие на французском языке, великие люди
Франции, чем мне нравится французский язык и как я буду его использо­
вать для общения;
б) упр. 3, 5, с. 6, 7 (письменно).
2-е ЗАНЯТИЕ
Задачи урока:
— побеседовать о Франции и французах;
— повторить Passé composé и Imparfait;
— повторить местоимения en и у.
П л а н
1. Повторение Passé composé и Imparfait. Проверка домашнего задания,
упр. 3 и 5, с. 6, 7, упр. 4 (устно), упр. 6 а, б, с.
2. Работа в парах: беседа о прошлом учебном годе и о каникулах.
3. Сообщение учащихся о Франции и французах (домашнее задание).
Обсуждение каждого сообщения.
4. Обмен мнениями по теме Франция и французы, работа в парах.
5. Повторение местоимений en иу. Анализ примеров, упр. 7, с.8.
Задание на дом:
а) подготовить сообщение о жизни наших школьников;
б) упр. 4, с. 7 (письменно), упр.8, с. 8 (устно).
3-е ЗАНЯТИЕ
Задачи урока:
— прослушать сообщение учителя о жизни французских школьников,
обсудить его;
— закрепить правило употребления местоимений en и у;
— ознакомиться с новой лексикой.
П л а н
1. Ознакомление с новой лексикой. Слушание текста на с. 9, контроль
понимания текста: ответы на вопросы, чтение текста и толкование новых
слов по контексту; если значение не ясно, используется объяснение.
2. а) сообщение учителя на тему о жизни французских школьников:
слушание и пересказ диалога на с. 214, упр. 8.
б) Обсуждение сообщения учителя и сравнение с жизнью наших школь­
ников.
3. Повторение грамматического материала: домашнее задание упр.8, с. 8,
упр. 6, с. 214.
Задание на дом:
а) пересказ текста упр. 11, с.9;
б) выписать новые слова в словарные тетради;
в) упр. 12, с. 12, упр. 14, с. 12 (письменно).
4-е ЗАНЯТИЕ
Задачи урока:
— обсудить сообщения учащихся о Франции и французах, а также о
жизни французских школьников;
— закрепить новую лексику урока.
П л а н
1. Закрепление лексики:
а) пересказ текста несколькими учащимися;
б) постановка вопросов к тексту и ответы на них с использованием но­
вых слов;
в) проверка домашнего задания: упр. 12 и 14, с. 12, упр. 13, с. 12 и упр.
15, с. 13.
2. а) сообщение учащихся о Франции и французах;
б) обсуждение сообщений. Игра: угадать имя французского писателя,
артиста, и т. д по пяти вопросам.
3. а) Сообщения о жизни французских школьников;
б) обсуждение сообщений.
Задание на дом:
Упр. 17, с.13 (устно), упр. 18,19, с.13, 14 (письменно), упр.23, с. 14
(письменно).
5-е ЗАНЯТИЕ
Задачи урока:
— читать текст Enseignement en France;
— выполнить упражнения для закрепления лексики.
П л а н
1. Закрепление лексики. Проверка домашнего задания, упр. 17, 18, 19,
с.13, 14, упр. 16, с.13, упр. 20, с. 14, упр. 2, 3, с. 214. Игра: кто больше
напишет слов по темам Enseignement, École.
Конкурс: один ученик задает вопрос, содержащий новое слово, друго­
му, тот отвечает и задает вопрос следующему. Тот, кто не может ответить на
вопрос, выбывает.
2. Чтение текста Enseignement en France:
а) вступительное слово учителя по теме текста для создания мотивации;
б) упражнения раздела Etude du texte, с. 14, 15;
в) чтение текста про себя до слов A l'école primaire..., с. 16;
г) контроль понимания содержания текста;
д) чтение текста вслух, анализ и перевод трудных предложений.
Задание на дом:
а) подготовить прочитанную в классе часть текста, ответить на вопро­
сы упр. 26, с. 17;
б) упр. 21, с. 14 (письменно); упр. 22а, с. 14.
6-е ЗАНЯТИЕ
Задачи урока:
— прочитать первую часть текста и побеседовать по ее содержанию;
— прочитать текст до конца, понять новые слова и содержание текста;
— закрепить новую лексику.
П л а н
1. Закрепление лексики.
2. Проверка домашнего задания:
а) упр. 21, с. 14;
б) написать на доске и в тетрадях под диктовку учителя предложения:
La cour de notre maison est grande et verte. Nicolas court plus vite que les autres.
J'ai six cours aujourd' hui. Prenons ce chemin, il est le plus court. Упр. 22a -
взять на проверку.
3. Обучение чтению:
а) чтение первой части текста и ответы на вопросы;
б) чтение второй части текста сначала про себя, потом вслух, контроль
общего понимания, анализ и перевод трудных предложений.
Задание на дом:
а) упр. 22в, с. 14 (письменно);
б) пересказ первой половины текста;
в) чтение второй половины текста и ответы на вопросы, упр. 26, с. 17.
7-е ЗАНЯТИЕ
Задачи урока:
— пересказать первую часть текста;
— прочитать вторую часть текста и побеседовать по ее содержанию в
плане сравнения нашей системы образования с французской;
— перевести текст Comment travailler.
П л а н
1. Пересказ первой части текста и обсуждение его содержания.
2. Чтение второй части текста и ответы на вопросы упр. 26, с. 17.
3. Сравнение систем образования у нас и во Франции, упр. 27, с. 17
4. Перевод текста Comment travailler, упр. 32, с. 19, 20.
Задание на дом:
Подготовить пересказ второй части текста Enseignement en France,
упр. 27, с. 17.
8-е ЗАНЯТИЕ
Задачи урока:
— пересказывать вторую часть текста об образовании во Франции;
— обсудить вопросы образования;
— прослушать текст.
П л а н
1. Пересказ всего текста " Enseignement en France".
2. Обсуждение системы образования во Франции и беседа по содержа­
нию текста.
3. а) Сообщения на тему образования, упр. 27, с. 17.
б) Работа в парах: сравнение систем образования во Франции и у нас в
форме обмена мнениями.
4. Обучение слушанию, упр. 1, 4, с. 24, упр. 5, 7, с. 213.
5. Слушание текста Les carnets, упр. 12, с. 216, упр. 13, 14, 15, с. 217.
Задание на дом:
а) читать текст L'emploi du temps des écoliers français;
б) составить 10 вопросов к тексту (письменно).
9-е ЗАНЯТИЕ
Задачи урока:
— побеседовать по теме текста L'emploi du temps des écoliers français;
— обсудить написанные учениками письма другу и сочинения.
П л а н
1. Чтение вслух текста, подготовленного дома, ответы на вопросы, со­
ставленные учениками дома.
2. Обсуждение содержания текста, упр. 30, с. 19.
3. Обсуждение написанных сочинений, упр. 22а и Ь, с. 14: оценка их,
работа над ошибками, показ образца письма.
Задание на дом:
а) упр. 31, с. 19;
б) работа над ошибками.
10-е ЗАНЯТИЕ
Коммуникативные задачи:
— обсудить вопросы организации обучения у нас и во Франции;
— побеседовать по содержанию текста;
— побеседовать о том, как дети проводят свободное время;
— обменяться мнениями, как лучше проводить свободное время.
П л а н
1. Сообщения учащихся на тему организации обучения, упр.31, с. 19.
2. Работа в парах: составление диалогов: один ученик рассказывает
другому о своей учебе, партнер задает ему вопросы, потом они меняются
ролями.
3. Слушание текста Les carnets... с. 216;
а) вопросы преподавателя по первой части текста;
б) упр. 15, с. 214;
в) слушание второй части текста, упр. 17, с. 217.
Задание на дом:
подготовиться к уроку домашнего чтения.
11-е ЗАНЯТИЕ
Домашнее чтение.
12-е ЗАНЯТИЕ
Коммуникативные задачи:
— провести речевые игры;
— побеседовать на свободную тему;
— написать диктант.
П л а н
1. Речевые игры по теме урока, упр. 33 и 34, с.20.
2. Беседа на свободные темы на материале раздела Sujet libre de
conversation, a также на актуальные и интересные для учащихся темы.
3. Контрольный диктант, упр. 11, с. 9.
Задание на дом:
разработка проекта: "Школа, как я ее вижу в будущем". Группа из трех
учеников готовит сообщение устное и письменное, а также вопросы по дан­
ной теме.
Задачи урока:
— обсудить вопросы организации обучения в 7-м классе;
— начать чтение текста Le Bouillon;
— ввести новый грамматический материал: Passé simple.
П л а н
1. Ознакомление с Passé simple. Анализ примеров и выведение прави­
ла, упр. 1, с. 27.
2. Закрепление Passé simple, упр. 2, с. 27, упр. 3, с. 28.
3. Чтение текста Le Bouillon, до слов Joachim s'est approché... про себя
и ответы на вопросы, с. 21.
4. Обсуждение организации обучения в 7-м классе упр. 35, с. 21.
Задание на дом:
а) Подготовить сообщение: как бы я хотел заниматься французским язы­
ком в этом году, упр. 3, с. 28 (письменно);
б) прочитать текст Le Bouillon до конца.
14-е ЗАНЯТИЕ
Задачи урока:
— обсудить вопросы изучения французского языка;
— читать текст Le Bouillon;
— закрепить Le Passé simple.
П л а н
1. Закрепление грамматического материала упр. 4 и 5 с. 28. Игра: груп­
па делится на две команды, под диктовку учителя члены команд по очереди
пишут глаголы в Passé simple. Побеждает команда, которая сделала меньше
ошибок.
2. Чтение текста Le Bouillon;
а) ответы на вопросы по первой части;
б) чтение вслух текста до конца, ответы на вопросы, заданные учащи­
мися;
в) упр. 38, с. 23.
3. Обсуждение вопроса, как лучше и интереснее изучать французский
язык.
Задание на дом:
из упр. 4, с. 28 выбрать глаголы в Passé simple и поставить их в других
лицах (письменно), упр. 39, с. 23.
15-е ЗАНЯТИЕ
Задачи урока:
— пересказывать текст Le Bouillon ;
— продолжить работу по закреплению Passé simple;
— провести работу над ошибками.
П л а н
1. Закрепление грамматического материала упр. 4, с. 28 (проверка до­
машнего задания). Игра: группа делится на две команды, преподаватель
пишет на доске глаголы в инфинитиве, указывая лицо (parler: il...). Учащи­
еся пишут глаголы в Passé simple. Каждый член команды пишет один при­
мер. Побеждает команда, которая сделала меньше ошибок. Упр. 6, 7, с. 29.
2. Пересказ текста Le Bouillon, упр. 39, с. 23.
3. Работа над ошибками, допущенными в диктанте.
Задание на дам:
а) Упр. 8, с. 29, а также глаголы в Passé simple из этого упражнения
письменно поставить во всех лицах.
б) Работа над ошибками в диктанте.
16-е ЗАНЯТИЕ
Задачи урока:
— подготовиться к написанию изложения.
П л а н
Изложение, упр. 19, с. 218.
17-е ЗАНЯТИЕ
Задачи урока:
— продолжить обсуждение темы о том, как лучше изучать французс­
кий язык;
— обучать слушанию;
— закрепить Passé simple.
П л а н
1. Закрепление Passé simple, упр. 8, с. 29 (домашнее задание), уз­
навание на слух в речи учителя глаголов II группы в Passé simple и
запись их в тетрадях, спряжение глаголов III группы, verbes en -endre
и -vrir .
2. Обсуждение вопроса, как лучше изучать французский язык. Работа в
парах: обмен мнениями.
3. Обучение аудированию. Прослушивание какой-либо имеющейся за­
писи, контроль понимания, ответы на вопросы, обсуждение.
4. Закрепление лексики. Исправление фраз из диктанта, в которых были
допущены ошибки на новые слова. На доске пишет ученик , сделавший
ошибку, остальные пишут в тетрадях.
Задание на дом:
а) проспрягать письменно в Passé simple словосочетания: entendre un
bruit и découvrir un secret;
б) написать по три предложения со словами, в которых были сделаны
ошибки в повторном диктанте.
18-е ЗАНЯТИЕ
Задачи урока:
— учиться составлять диалоги по теме Les études;
— закрепить Passé simple;
— продолжить работу над ошибками в изложениях.
П л а н
1. Составление диалогов по теме Les études, упр. 40, с. 23,24. Составле­
ние диалогов на темы: мой любимый/нелюбимый предмет; легко ли учить­
ся в 7-м классе.
2. Закрепление Passé simple. Проверка домашнего задания; в предложе­
ниях, написанных на доске, заменить инфинитивы глаголов comprendre,
rendre, répondre, couvrir, souffrir на формы в Passé simple. Проспрягать гла­
голы на -ir, -re, -oir, упр. 9, с. 30, упр. 10, с. 31.
3. Анализ изложений и работа над ошибками.
4. Задание на дом:
а) выучить диалог на с. 24;
б) упр. 9, с. 30, поставить глаголы во всех лицах письменно;
в) сделать работу над ошибками в изложениях;
г) прочитать стихотворение на с. 25.
Задачи урока:
— продолжить работу по составлению диалогов на тему Les études-
— обсудить план занятий во внеурочное время;
— закрепить грамматический материал.
П л а н
1. Обучение диалогической речи, упр. 40, с. 23. Разыгрывание выучен­
ного диалога. Основное внимание обратить на произношение.
Работа в парах: составление диалогов по темам: знакомство с новым
учеником, самые легкие и самые трудные занятия.
2. Закрепление грамматического материала, упр. 9 (домашнее задание),
упр. 10, с. 30, 31, постановка глаголов в Passé simple в других лицах.
3. Выразительное чтение стихотворения, упр. 42, с. 45.
4. Обсуждение занятий во внеурочное время, упр. 36, с. 21.
Задание на дом:
а) Подготовиться к контрольной работе на употребление Passé simple.
б) Выучить наизусть стихотворение.
20-е ЗАНЯТИЕ
Задачи урока:
— провести дискуссию о проблемах обучения;
— проконтролировать употребление Passé simple;
— выразительно читать стихотворение.
П л а н
1. Обмен мнениями по темам: как лучше организовать учебу; что нуж­
но, чтобы хорошо учиться по всем предметам, чем заниматься в свободное
время.
2. Контрольная работа на употребление Passé simple, упр. 11, с. 31 и все
глаголы, встречающиеся в тексте в Passé simple, поставить во всех лицах.
3. Чтение стихотворения наизусть.
Задание на дом:
Подготовиться к обсуждению проектов «Школа будущего, как я ее
вижу».
Проект задается за 2—3 недели до обсуждения группе учащихся в 3—
4 человека. Задание формулируется следующим образом: изучите вопрос
«как вы видите школу будущего», почитайте литературу, обсудите его со
знакомыми: взрослыми, сверстниками, преподавателями. Обсудите и под­
готовьте устно и письменно доклад на эту тему.
Задачи урока:
— обсудить проекты: «Школа будущего, как я ее вижу». Каждая группа
делает свое сообщение. Один участник проекта делает устное сообщение,
другой готовит иллюстрации, третий отвечает на вопросы, четвертый гото­
вит письменный текст доклада. В конце урока проводится обсуждение всех
проектов и выделяется самое интересное.
Задание на дом:
Подготовиться к уроку домашнего чтения.
22-е ЗАНЯТИЕ
Домашнее чтение.
TABLE DES MATIÈRES
PREMIER TRIMESTRE
Préface. Chers amis! 3
Leçon 1. Enseignement en France 5
Leçon 2. Ecrivains célèbres 27
Révision du premier trimestre 47
DEUXIÈME TRIMESTRE
Leçon 3. Lecture 50
Leçon 4. France (nature, population, traditions) 67
Révision du deuxième trimestre 88
Leçon 5. La fête du Nouvel An et de Noël 91
TROISIÈME TRIMESTRE
Leçon 6. Villes et villages français 100
Leçon 7. Histoire de France (épisodes) 123
Leçon 8. Voyages (explorations) 142
Révision du troisième trimestre 158
QUATRIÈME TRIMESTRE
Leçon 9. Les grands hommes 163
Leçon 10. La Terre c'est notre maison à tous 185
Leçon 11. Sports 201
Révision du quatrième trimestre 218
E X E R C I C E S D ' A U D I T I O N ET N A R R A T I O N S 223
МЕТОДИЧЕСКИЕ РЕКОМЕНДАЦИИ 280
Учебное издание
Нина Владимировна Елухина
Софья Викторовна Калинина
Владимир Дмитриевич Ошанин
ФРАНЦУЗСКИЙ Я З Ы К
Учебник для 7-го класса школ
с углубленным изучением французского языка
Редактор М. А. Кострикшш
Художник Т. А. Ляхович
Художественный редактор Ю. М. Славнова
Компьютерная верстка Е. Г. Вырщикова
Сдано в набор 12.03.03. Подписано в печать 27.05.03.
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ОК-005-93, том 2; 953005 — учебная литература
ООО «Издательский дом «ОНИКС 21 век»
Изд. лиц. ИД № 02795 от 11.09.2000
105066, Москва, ул. Доброслободская, 5а
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О т п е ч а т а н о на Ф Г У П Тверской о р д е н а Трудового К р а с н о г о З н а м е н и по.чиграфкомбинат
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Н. В. Елухина, С. А. Петрова. «Livre de lecture». Книга для чтения
7 класс
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В. Д. Ошанин, Н. Б. Ошанина. «Livre de lecture». Книга для чтения
8 класс
Н. В. Елухина, С. В. Калинина, В. Д. Ошанин. «Французский язык».
Учебник
Б. И. Турчина. «Livre de lecture». Книга для чтения
9 класс
Н. В. Елухина, С. В. Калинина, Б. И. Турчина. «Французский язык».
Учебник
Б. И. Турчина. «Livre de lecture». Книга для чтения
10 класс
Р. К. Миньяр-Белоручев, Б. И. Турчина. «Французский язык». Учебчик
// класс
Н. В. Елухина, С. В. Калинина, Б. И. Турчина. «Французский язык».
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71  французский язык. 7 класс елухина н.в. и др-2003 -304с
71  французский язык. 7 класс елухина н.в. и др-2003 -304с

71 французский язык. 7 класс елухина н.в. и др-2003 -304с

  • 1.
    H.В.ЕЛУХИНА С.В.КАЛИНИНА В.Д.ОШАНИН УЧЕБНИК ДЛЯ7 КЛАССА ШКОЛ С УГЛУБЛЕННЫМ ИЗУЧЕНИЕМ ФРАНЦУЗСКОГО ЯЗЫКА 7-е издание, исправленное и дополненное Рекомендовано Министерством образования Российской Федерации МОСКВА « О Н И К С 21 ВЕК» 2003
  • 2.
    ББК81.2Фр-922 Е55 Елухина H. В. Е55Французский язык: Учебник для 7-го кл. шк. с углубл. изуч. фр. яз. / Н. В. Елухина, С. В. Калинина, В. Д. Ошанин.— 7-е изд., испр. и доп.— М.: ООО «Издательский дом «ОНИКС 21 век», 2003.— 304 с: ил. ISBN 5-329-00863-8 Данный учебник предназначен для учащихся 7-го класса школ с углубленным изу­ чением французского языка. Он является звеном единой системы учебников этого направления, что обеспечивает возможность совершенствования приобретенных ранее умений и навыков. В учебнике реализуется коммуникативно-деятелыюстный подход. Учебник соответствует требо­ ваниям действующей программы. Работа по учебнику должна обеспечить обучающимся овладение предусмотренным минимумом языковых средств, формирование умений в об­ ласти четырех видов речевой деятельности и приобретение способности к иноязычному устному и письменному общению. В учебнике содержатся 11 уроков-тем, соответствующих коммуникативным потреб­ ностям и интересам учащихся, и 4 повторительных раздела, которые позволяют устано­ вить реальный уровень обуценности и ликвидировать имеющиеся недостатки. Б Б К 8 1 . 2 Ф р - 9 2 2 © Елухина Н. В., Калинина С. В., Ошанин В.Д., 2003 ISBN 5-329-00863-8 © ООО «Издательский дом О Н И К С 21 век», оформление, 2003
  • 3.
    Chers amis! Voilà déjàcinq ans que vous apprenez le français. Il doit vous être intéressant de savoir quelle est la place dans le monde de cette belle langue qui a été la langue de Jeanne d'Arc, de Louis XIV, de général de Gaulle, de grands sa- vants français comme Pasteur, Pierre et Marie Curie, de compositeurs comme Gounod, Bizet, Debussy, Ravel, de peintres comme Delacroix, Courbet, Manet, Renoir. C'est en français que Molière, La Fontaine, Voltaire, Victor Hugo, Jules Verne ont écrit leurs œuvres. Plus de 70 millions d'hommes sur la Terre ont le fran- çais pour langue maternelle. On parle français non seule- ment en France, mais aussi dans une partie de la Belgique, de la Suisse et du Canada. Si vous parlez français, on vous comprendra très bien dans certains pays africains et dans quelques pays d'Asie. A l'Organisation des Nations Unies (O. N. U.) le fran- çais est une des langues officielles. La langue française est une très belle langue, la civilisa- tion française est bien riche. Mais pour savoir le français il faut beaucoup travailler et pas seulement préparer les le- çons et écouter en classe, mais profiter de chaque moment pour parler et lire en français. Alors vous aurez le plaisir de lire des livres intéressants, de parler à vos amis étrangers et de leur écrire des lettres. Il est très utile de savoir des langues étrangères. Aujourd' hui, chaque homme doit savoir au moins une langue étrangère. Donc, au travail! Et bonne chance!
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    L'ÉCOLE L'école était aubord du monde, L'école était au bord du temps. Au-dedans, c'était plein de rondes; Au-dedans plein de pigeons blancs. On y racontait des histoires Si merveilleuses qu'aujourd'hui, Dès que je commence à y croire, Je ne sais plus bien où j'en suis. Sur les tableaux d'un noir profond, Voguaient de grandes majuscules Où, de l'aube au soir, nous glissons Vers de nouvelles péninsules. L'école était au bord du monde, L'école était au bord du temps. Ah! que ne suis-je encore dedans Pour voir au-dehors, les colombes! M. С a r ê m e
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    PREMIER TRIMESTRE LEÇON 1 ENSEIGNEMENTEN FRANCE Vous voilà en septième. C'est la sixième année que vous étudiez la lan- gue française. Que savez-vous faire? Pouvez-vous lire des livres • d'auteurs français? Avez-vous parlé à un Français? Est-ce que vous l'avez compris? Vous a-t-il parlé de ses études? Avez-vous écrit des lettres à vos amis étrangers? Avez-vous pris part à une soirée française dans vo- tre école? Vous savez faire tout cela? Donc, vous avez bien travaillé. Dites ce que vous faites pour mieux apprendre le français.
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    ETUDE GRAMMATICALE En sixièmeon a étudié la botanique. L'année passée, j'étais souvent très occupé. Pierre faisait une expérience pendant que le professeur interrogeait d'autres élèves. Je faisais mes devoirs quand mon père est revenu à la maison. 1. Répondez aux questions. a) Au mois de juillet, nous étions en vacances. Et toi? Et vous? Et ton ami? Et ta sœur? Et tous les élèves? Et ton frère? b) Dimanche passé, nous avons fait une excursion. Et vous? Et ton camarade? Et lui? Et tes parents? 2. Répondez par oui ou non. M o d è l e : Est-ce que ton père apprenait l'anglais quand il était petit? — Non, il n 'apprenait pas l'anglais, il apprenait le français. Est-ce que ton père apprenait l'anglais quand il était petit? Est-ce que vous avez parlé des vacances d'été les premiers jours après la rentrée? Est-ce que les élèves ont travaillé beaucoup l'année passée? Est-ce qu'on faisait souvent des expériences pendant les leçons de sciences naturelles? 3. Ajoutez aux verbes les terminaisons de l'imparfait. Pendant que les élèves écriv..., le professeur parcour... des yeux la classe. Ensuite, il interroge... un élève qui récit... rapidement
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    sa leçon, lesautres lui pos... des questions. J'av... besoin d'un stylo et d'une feuille de papier pour écrire une lettre. Au printemps, cha- que jour nous arros... les fleurs et nous soign... les plantes. Les élè- ves fais... souvent des expériences pendant les cours de physique. Il fais... du soleil comme les premiers jours d'avril. Dans les arbres, les oiseaux chant... . Les toits des maisons brill... . 4. Racontez ce texte au passé, puis écrivez-le. J'ai 12 ans. J'habite une petite ville. Chaque matin, je vais à l'école. Je passe devant le musée de la ville et là je rencontre ordinairement des copains qui vont à la même école que moi. Nous discutons un moment et nous continuons notre chemin. Pierre est mon meilleur ami et très souvent il vient chez moi ou alors je vais chez lui. Je préfère jouer chez lui car ses parents ont un grand appartement. De plus, ses parents travaillent assez tard et pendant plusieurs heures l'appartement est à nous. Quand ses parents reviennent, c'est pour moi le moment de partir et de rentrer chez moi. 5. Dans les phrases suivantes mettez les verbes au passé composé ou à l'imparfait, justifiez l'emploi des temps. Un jour, notre professeur de français nous (proposer) d'organiser un cercle de français. On (accepter) avec joie cette proposition. Nous (discuter) beaucoup le plan de notre travail et nous (élire) le chef de notre cercle. Nous (apprendre) à réciter avec expression des poésies et à bien chanter en français. Souvent, nous (recevoir) des lettres des écoliers français et il (falloir) y répondre .Tout le monde (être) très heureux quand on (lire) ces lettres. On (écoutër) aussi des dis- ques, on (projeter) des films français et on (faire) des commentai- res. 6. a) Parlez de vos vacances d'été. b) Parlez de votre travail de l'année passée. Dites à quoi on s'intéressait. c) Dites ce que vous avez fait hier et ce que vous faisiez souvent l'année passée. Révisons l'emploi des pronoms en et yl Les élèves pensent à leur réunion de classe. Ils y pensent beaucoup. Répondez à cette question! Répondez -y! Je me suis habitué à lire beaucoup. Je m'y suis habitué. Il se prépare à une excursion. Il s'y prépare. Le professeur d'histoire parle souvent de la Grande Guerre natio- nale. Il en parle souvent.
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    Parlons de nosétudes! Parlons-en! Est-ce que vous avez acheté un dictionnaire? Oui, nous en avons acheté un. Non, nous n'en avons pas acheté. Combien de livres de lecture as-tu? J'en ai trois. Je n'en ai pas. Est-ce que tu bois de l'eau pendant le dîner? Oui, j en bois. Non, je n'en bois pas. 7. Répondez aux questions. a ) M o d è l e : Est-ce qu'elle pense à son travail? — Oui, elle y pense. Est-ce qu'il est allé à Moscou? — Oui, il y est allé. Est-ce qu'elle pense à son voyage? Est-ce qu'il va à Kiev? Est-ce que vous êtes allés au théâtre? Est-ce que tu es allé à la bibliothè- que? Est-ce que vous avez répondu à la question du professeur? b ) M o d è l e : Est-ce qu'ils achètent des journaux? — Oui, ils en achètent. Est-ce qu'il est revenu de la France? — Oui, il en est revenu. Est-ce que nous avons un cours de français aujourd'hui? — Oui, nous en avons un. Est-ce qu'ils achètent des livres? Est-ce qu'il est revenu de Paris? Est-ce que le garçon est sorti de la bibliothèque? Est-ce que nous avons une réunion aujourd'hui? Est-ce que tu veux du thé? Est-ce qu'ils ont mangé des fruits pendant le dîner? Est-ce qu'elle a acheté un livre de lecture? Leur a-t-il parlé de notre expérience? 8. Remplacez les mots soulignés par les pronoms en et y. Nous nous sommes beaucoup intéressés à cette expérience. Je lui ai parlé de ta proposition. Nous n'avons pas encore pensé à ce pro- blème. II était content de ce résultat. Nous nous sommes préparés à ce concert. Pense à ta conduite. Elle s'est approchée de la fenêtre. Il ne faut pas toucher à ces papiers. Je ne me suis pas servi de cet instrument. Il répondra à sa question. Ne vous approchez pas de la porte. Elle n'avait pas peur des difficultés. Elle s'est habituée à se lever tôt. Répondez vite à sa lettre. J'ai besoin de mon stylo. Parle de ta proposition à tes amis.
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    10. Donnez desréponses affirmatives ou négatives en employant les pronoms en et y. Est-ce que votre ami s'intéresse à la physique? Est-ce que vous avez besoin d'un crayon? Vous intéressez-vous à l'histoire? Etes-vous toujours prêt à répondre? Est-ce que le professeur a été toujours content de vos réponses? Est-ce que tu as acheté un dictionnaire? Alliez-vous souvent au théâtre l'année passée? Parlez-vous souvent de vos vacances? 11. a) Ecoutez le texte suivant et tâchez de comprendre les mots nouveaux. Si le sens d'un mot n'est pas clair, voyez les explications ou consultez le dictionnaire. L'enseignement en France est différent de l'enseignement dans no- tre Etat. En Russie, l'école est obligatoire pendant neuf ans. Les enfants de 6 ou 7 ans vont à l'école primaire qui comprend quatre années d'étu- des. Ensuite, à l'âge de 10-11 ans, ils passent à l'école secondaire. Après la 11e , les écoliers passent leurs examens de fin d'études et terminent l'école secondaire. Ensuite, ils peuvent entrer à l'université ou dans les écoles supérieures — c'est l'enseignement supérieur. Dans les écoles de notre pays on enseigne comme langue étrangère l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol, et d'autres langues. Il existe de différents genres d'écoles: école d'enseignement géné- ral, spécialisée en quelque matière (en langue étrangère, par exemple), gymnase, lycée et collège. Dans les unes, on enseigne la langue étran- gère à partir de la cinquième classe, dans les autres on commence à apprendre une langue étrangère dès la première année d'études. Pour les cours de langue étrangère on divise la classe en groupes. Un maître enseigne dans chacun de ces groupes. ETUDE LEXICALE 9. Faites correspondre les questions et les réponses.
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    Les maîtres d'écoles'occupent de l'éducation des élèves: chaque fille et chaque garçon doit être bien élevé. C'est pourquoi les maîtres s'intéressent à leur conduite. Si un élève est distrait, s'il n'écoute pas le maître, s'il bavarde en classe et travaille mal à la maison — sa con- duite est mauvaise; si, par contre, il est attentif et appliqué, sa conduite est bonne. A présent, nous allons étudier le système d'enseignement en France qui est très compliqué. Si vous êtes en correspondance avec un écolier français, demandez-lui de vous parler dans ses lettres de ses études. Cela vous aidera à mieux connaître la Vie des écoliers en France. b) Lisez attentivement les explications: Cet élève a une bonne conduite à l'école et à la maison. éduquer: faire apprendre des habitudes, former l'esprit éducation (f): action d'éduquer. Education musicale, physique. Cette revue est consacrée aux problèmes d'éducation. cela (pronom) = ça: Expliquez-moi cela. C'est cela. = C'est juste. Tout cela est vrai, chacun, -e (pronom indéfini) = chaque (adj.) Chacun des élèves a son manuel. Chaque élève a son manuel, genre (m) = sorte (f): Je n'aime pas beaucoup ce genre de films, genre (homonyme): Dans la langue française, il y a deux genres: le masculin et le féminin. obtenir = recevoir: Les élèves qui ont obtenu le certificat d'études secondaires peuvent entrer dans les écoles supérieures.
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    éduquer éducation (f) sont desmots de la même famille après-midi (m): c'est la partie du jour qui va de midi à 7 heures du soir. Je suis rentré à trois heures de l'après-midi. causer: parler, bavarder avec quelqu'un. Il cause avec son ami. correspondance (f): se sont des lettres écrites et reçues par deux per- sonnes correspondre correspondance (f) sont des mots de la même famille cours (m) suite de leçons sur quelque matière Le cours de physique commence en septième. classe faite par un maître Les cours de ce maître ont beaucoup intéressé les élèves. enseignement (m): c'est l'action d'enseigner, d'apprendre quelque chose aux autres Attention! En Russie enseignement secondaire étape primaire — 1-4 classes étape moyenne — 5-9 classes étape supérieure — 10-11 classes larme (f): Quand il regardait ce film de guerre, il avait des larmes aux yeux (il pleurait). promettre (dérivé du verbe mettre): dire qu'on fera ou qu'on donnera quelque chose. J'ai promis à ma sœur d'aller avec elle au zoo dimanche. rendre: remettre une chose à qui elle appartient. Rendre des livres, volontiers: — Apporte-moi un dictionnaire. enseignement supérieur — Volontiers.
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    12. Lisez lesphrases suivantes et notez les mots nouveaux, traduisez-les. Dans tous les Etats, l'enseignement secondaire est obligatoire. L'école s'occupe de l'éducation des élèves et de leur conduite. La langue alle- mande est assez compliquée à apprendre. En France, il y a plusieurs genres d'écoles. Mon frère aîné qui était toujours le premier de la classe obtenait chaque année de beaux prix. C'était un élève moyen. Cette année, nous avons six cours de français par semaine. Nous parlons vo- lontiers français. Ma sœur n'est ni très grande, ni très petite, elle est de taille moyenne. Ce garçon est distrait, il oublie souvent ses livres. Mon petit frère s'est vite endormi. Dimanche, toute la famille est allée se promener, excepté la grand-mère qui était malade. Pendant la prome- nade, on a causé avec les amis. A nos jours les diligences n'existent pas. La forêt est sombre en hiver. Chacun aime la télévision. 13. Terminez les phrases. M o d è l e s : a) J'ai promis à mes parents de bien préparer mes leçons. J'ai promis à mes parents de ... Il a promis à son ami de ... Ils ont promis au professeur de ... b) Michel a promis un cadeau à sa petite sœur. Michel a promis un cadeau à ... Vous avez promis des bonbons à ... On a promis d'aller à ... c) Le maître a rendu les cahiers aux élèves. Le maître a rendu les cahiers à ... J'ai rendu les livres à ... Les élèves ont rendu leurs dictées à ... 14. Ajoutez une ou deux phrases à chaque phrase donnée. M o d è l e : Il est resté une demi-heure à la bibliothèque.— // a choisi un gros livre sur les voyages. H doit le rendre dans 15 jours. c) Trouvez ces mots dans le dictionnaire: allemand demi État (ht) excepté moyen obligatoire demie (f) exister prix (m)
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    16. a) Ditesquelle langue étrangère apprend ton ami (ton frère, ta sœur), b) Dites si vos parents connaissent une langue étrangère. 17. a) Nommez les mots internationaux que vous connaissez; employez-les dans des phrases. b) Nommez les verbes du Ie r groupe correspondant aux noms donnés. M o d è l e : l'enseignement — enseigner. L'enseignement, l'ornement, le fonctionnement, le débarquement, l'entraînement, le remerciement. 18. Complétez les phrases par les antonymes (les mots de sens contraire). Ce livre n'est pas facile à comprendre. Il est.... Je me réveille tout le temps, je ne peux pas ... . Cette chambre n'est pas claire, elle est... . En Espagne En France En Russie En Italie Il est resté une demi-heure à la bibliothèque. ... Il faut rentrer, il est déjà 2 heures et demie. ... A la fin de l'année scolaire, les meilleurs élèves ont des prix.... Aujourd'hui, nous avons cinq heures de cours. ... Cet après-midi, je vais au cinéma.... Les cours d'aujourd'hui sont compliqués. ... A partir de l'âge de 7 ans, les enfants vont à l'école. ... Cet après-midi, nous irons au musée. ... Ma mère est en corres- pondance avec son ami. ... 15. Faites des phrases. M o d è l e s : a) Les Allemands parlent allemand. Les Allemands Les Espagnols Les Français Les Russes Les Anglais Les Italiens b) En Espagne, on parle espagnol.
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    19. a) Reliezles mots qui peuvent être employés ensemble. b) Faites des phrases avec ces groupes de mots. 20. a) Rejetez une lettre de chaque mot et vous aurez un autre mot; donnez son sens: après, sombre, larme. b) Faites des phrases avec tous ces mots. c) Changez une ou deux lettres dans chaque mot et vous aurez un autre mot: Etat, rendre, cours, prix. d) Faites des phrases avec tous ces mots. 21. Dans les phrasés suivantes employez le mot qui convient. Choisissez-le parmi les mots donnés: cour, cours, court, (il) court, les larmes. Les élèves jouent dans la ... de l'école. Un garçon tous les autres l'attrapent. Mais le temps libre est toujours trop ... . Ça sonne, les ... recommencent, il faut rentrer. ... lui montent aux yeux. 22. a) Ecrivez une petite rédaction sur vos études à l'école primaire, dites ce que vous avez fait pendant les journées de classe, combien de cours vous avez eu chaque semaine. b) Ecrivez une lettre à votre ami français où vous parlerez de vos études et de votre journée de classe en septième. Attention! Quand vous écrivez en France voilà comment il faut commencer votre lettre. Ecrivez: cher ami, mon cher Pierre, chère Hélène. Pour terminer votre lettre écrivez: adieu, à bientôt, ton ami Nicolas, Marie. 2 3 . Imaginez et écrivez des questions que vous poserez à un écolier français. M o d è l e : Dans quel type d'école fais-tu tes études? M o d è l e : la taille moyenne. l'enseignement moyen, -ne obtenir un diplôme recevoir un prix un enfant une voiture la taille distrait s'adresser à secondaire conduire un professeur
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    LECTURE ET CONVERSATION 24.Etude du texte. a) Vous allez lire une phrase avec le pronom le. Traduisez ce pronom. Si les parents le veulent, ils envoient leurs enfants au jardin d'enfants. b) Traduisez les phrases suivantes. Rappelez-vous la différence entre ne ... que et ne ... pas. Les enfants français ne vont pas à l'école le mercredi ou le jeudi et le dimanche. Les élèves qui couchent au lycée (les internes) ne vont dans leurs familles que le dimanche. c) Tâchez de traduire: être admis (admettre); le 2e cycle est suivi dans les lycées (= les élèves suivent le 2e cycle dans les lycées). d) Lisez attentivement les mots suivants et tâchez de dire ce que les mots de la deuxième colonne signifient: douze une douzaine cent une centaine mais: dix une dizaine e) Tâchez de comprendre le sens de ces mots et de ces groupes de mots: Le système scolaire (école — écolier — scolaire); la classe terminale (terminer — terminal); les grandes écoles (les écoles secondaires — les grandes écoles); l'école maternelle (la mère — maternel); une formation professionnelle (une profession); Une spécialisation étroite (un spécialiste). 25. Lisez ce texte et dites si le système scolaire français ressemble au nôtre. L'ENSEIGNEMENT EN FRANCE En France, le système scolaire est bien compliqué. D'abord, il faut dire qu'il y a, en France, beaucoup de genres d'écoles: des écoles d'Etat et des écoles privées, des écoles mixtes. Il y a des écoles religieuses. Si les parents le veulent, ils envoient leurs enfants de 2 à 6 ans à l'école maternelle. Cet enseignement s'appelle préscolaire, c'est-à-dire "avant l'école". L'école maternelle ressemble un peu à notre jardin d'enfants. Les enfants de 2 à 4 ans apprennent à bien parler, jouer, chanter, dessiner, à réciter des poésies. Ils font des exercices sportifs.
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    Tous les petitsFrançais de 6 ans vont à l'école. Depuis 1972, l'en- seignement est obligatoire jusqu'à 16 ans. Avant, les élèves pouvaient quitter l'école à 14 ans. Les jeunes Français passent une grande partie de leur journée à l'école. Les écoles ouvrent leurs portes entre 8 et 9 heures du matin et les écoliers rentrent à la maison vers 16 heures. Mais il y a des éco- liers qui sont demi-pensionnaires, c'est-à-dire qu'ils déjeunent et font leurs devoirs à l'école et partent chez eux vers 19 heures. Il y a enfin les internes: ils couchent à l'école et ne vont dans leurs familles que le dimanche. Le dimanche et le mercredi ou le jeudi, les écoliers français restent à la maison, mais s'ils sont trop bavards ou paresseux, ils viennent à l'école pour faire un travail supplémentaire. Donc, les enfants de 6 ans vont à l'école primaire qui commence par la onzième classe. Elle s'appelle encore cours préparatoire. Ensuite, les écoliers passent en 10e et en 9e (cours élémentaire), puis en 8e et en 7e (cours moyen). A l'.école primaire, les enfants ont des leçons de français, de calcul, d'histoire, de géographie, de sciences naturelles, de dessin, de chant, de travail manuel et de culture physique. Les écoliers quittent l'école pri- maire à l'âge de onze ans. Ils savent déjà bien lire, écrire et compter, faire les quatre opérations de calcul, ils connaissent les règles de gram- maire, l'histoire et la géographie de la France. A l'école primaire française un maître enseigne presque toutes les matières. La meilleure note est 10, donc les élèves sont bons s'ils ont des notes entre 7 et 10. Les enfants de 11 à 16 ans suivent le premier cycle de l'école secon- daire dans les collèges (6e à 3e des С. E. S . — collèges d'enseignement secondaire). Tous les enfants reçoivent le même enseignement, mais ils peuvent en plus choisir des matières supplémentaires: latin et (ou) grec, une deuxième langue vivante. Ils peuvent étudier l'anglais, l'allemand, l'espagnol, le russe, l'italien. Après la troisième, les élèves passent l'examen et reçoivent le brevet des collèges. Le deuxième cycle est suivi dans les lycées. Il existe trois sortes de lycées: les lycées professionnels où l'on reçoit une formation profes- sionnelle et qui conduisent au brevet d'études professionnelles (2 ans d'études), les lycées technologiques qui conduisent aux baccalauréats tech-
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    niques et leslycées d'enseignement général qui conduisent aux bacca- lauréats littéraires et scientifiques. La seconde prépare à une spécialisa- tion étroite. On peut apprendre une troisième langue vivante, ou des matières de gestion et économie, dactylographie, ou beaucoup de ma- thématiques. Les classes de première et terminale sont des classes de la spécialisation. Après la terminale, on passe le baccalauréat qui permet de continuer ses études à l'université ou aux grandes écoles. Mais il y a beaucoup d'élèves qui ne peuvent pas passer cet examen qui est très difficile. Commentaires l'école privée — частная школа l'école religieuse — церковная школа (принадлежащая религиозным организациям) l'école mixte — смешанная школа (в которой мальчики и девочки учатся вместе) le cycle — цикл (несколько классов, которые составляют одну ступень обучения) le brevet des collèges — диплом коллежа, свидетельство des matières de gestion et économie — основы управления и экономики la dactylographie — машинопись des matières supplémentaires — дополнительные предметы 26. Répondez aux questions: Pourquoi peut-on dire que le système scolaire en France est compli- qué? Quelle école en France peut êtrë comparée à notre jardin d'en- fants et en quoi lui ressemble-t-elle? A quel âge les petits Français entrent-ils à l'école? Combien de temps les écoliers français res- tent-ils à l'école? Est-ce que c'est plus long que chez nous? Com- bien de jours libres par semaine ont les écoliers français? Comment punit-on les paresseux et les bavards? Quelles leçons ont les enfants à l'école primaire? Quelles notes reçoivent-ils? A quel âge les éco- liers français entrent-ils à l'école secondaire? Combien de cycles comprend l'école secondaire? Quels sont ces cycles? Quelles clas- ses comprennent-ils? Quel examen passe-t-on après la terminale? Est-ce que cet examen permet de continuer ses études à l'université ou dans les grandes écoles? 27. Parlez du système scolaire en France. Voici le plan pour vous aider: 1. Les genres d'écoles en France. 2. L'école maternelle. 3. L'école primaire.
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    4. L'école secondaire:les lycées et les collèges. 5. La fin des études à l'école secondaire. 28. Comparez les études en France et chez n o u s . Dites: quels genres d'écoles il y a; comment est organisée la journée de travail des écoliers; comment est organisée l'école secondaire; quels sont les examens de fin d'études; quelles sont les notes et comment est apprécié le travail des élèves; comment est organisée la semaine d e s écoliers (les jours de travail et les jours de repos). 29. Parlons de l'organisation du travail des écoliers français, de leur emploi du temps. Lisez ce texte et dites par quoi l'emploi du t e m p s de cette écolière diffère du vôtre. L'EMPLOI DU TEMPS DES ÉCOLIERS FRANÇAIS Le régime d'un écolier français n'est pas le m ê m e que le régime d'un écolier de notre pays. Voici la lettre d'une jeune Française Edith Pinaud, qui habite non loin de Paris. Edith y parle de sa vie d'écolière. J'étudie dans un collège d'enseignement secondaire (le С. E. S.), le collège Paul Eluard. Il se trouve à quatre kilomètres de chez nous. Je dois y aller à bicyclette. Je suis entrée cette année en 3e , j'apprends le latin et l'anglais depuis trois ans et le russe depuis l'an passé. Dans ma classe il y a 22 filles et 3 garçons. Voici mes heures de cours pour une semaine: 3 heures de latin, 3 heu- res et demie de français, 3 heures d'anglais, 3 heures de russe, 3 heures de mathématiques, 3 heures d'histoire et de géographie, 2 heures de gymnastique. 1 heure de sciences naturelles, 1 heure de dessin, 1 heure de musique, 1 heure de travaux manuels. J'ai donc 24 heures et demie de cours par semaine. Je vais vous raconter une de mes journées de classe. Je me lève à 7 heures, je déjeune et je me prépare rapidement. Je pars pour le collège. Les classes commencent à 8 heures. J'ai parfois le temps de bavarder quelques minutes avec mes camarades avant d'entrer dans notre classe, la classe de 3e . C'est u n e petite pièce aux murs clairs. Un grand tableau noir est derrière le bureau du professeur. Les fenêtres de la classe donnent sur la campagne de l'Essone, assez triste en cette saison. Parfois on aperçoit un cheval. Derrière les champs, c'est la forêt sombre en hiver, joyeuse au prin- temps, rouge en automne.
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    Chaque heure, nouschangeons de professeur. A 10 heures, nous avons une courte récréation pour nous reposer et parler un peu. A midi, c'est la sortie: une grande récréation de 2 heures. Il y a des élèves qui restent au collège et déjeunent à la cantine. Moi, je rentre à la maison, je déjeune rapidement et je peux travailler parfois 1/2 heure. Je reviens à l'école à 2 heures de l'après-midi. Il y a des cours qui ont lieu dans les salles spécialisées. Quand le temps le permet, les cours de gymnastique ont lieu dehors. Nous courons dans la campagne et nous jouons dans la cour au ballon. Lorsqu'il fait trop froid ou lorsqu'il pleut, nous restons dans une grande salle chauffée où nous faisons des exerci- ces sportifs. Je quitte le collège presque chaque jour à 5 heures de l'après-midi. Parfois, je sors un peu plus tôt et le samedi après-midi je n'ai pas de cours. Je peux travailler ou quelquefois me reposer un peu. Donc, je travaille chaque jour jusqu'à 8 heures, excepté le mercredi. Je ne suis vraiment libre que le mercredi, le samedi après-midi et le dimanche. J'aime beaucoup mon collège perdu au milieu de la campagne. 30. Dites si c'est vrai ou faux. Si c'est faux, prouvez-le par des citations du texte. Edith Pinaud étudie dans un collège d'enseignement secondaire. Il y a un seul maître qui leur enseigne toutes les matières. Edith ap- prend deux langues étrangères: l'allemand et le russe et une langue morte — le latin. Voici les matières qu'elle étudie: le français, le latin, l'anglais, le russe, les mathématiques, l'histoire, la géogra- phie, les sciences naturelles, le dessin, la musique, la gymnastique et les travaux manuels. Elle n'étudie ni la physique ni la chimie et ne fait pas d'expériences. Elle a 20 heures de cours par semaine. Les classes commencent à 7 heures du matin. A midi, c'est la sortie. Edith déjeune à la cantine. Les cours recommencent à 2 heures de l'après-midi. Si le temps le permet, les cours de gymnastique ont lieu au stade. En hiver, les cours de gymnastique ont lieu dans la salle de gymnastique. Edith quitte le collège à 5 heures. Le samedi, elle y reste plus tard, parce qu'il y a des réunions. Elle travaille cha- que jour jusqu'à 10 heures du soir, excepté le mercredi. Elle n'est libre que le mercredi et le dimanche. 3 1 . Parlez de l'emploi du temps de l'écolier français et du vôtre. Voici un plan pour vous aider: 1. Les matières qu'on étudie en 3e en France et en 7e chez nous. 2. La quantité d'heures de cours par semaine.
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    3. L'organisation dela journée de classe. 4. Le travail à la maison. 5. Les jours de travail et les jours de repos. 32. Apprenez à traduire. a) Lisez le texte et tâchez de le comprendre. b) Trouvez les mots suivants dans le dictionnaire: surtout, au début, manque (m), conséquences (f pl), unique, identi- que, veille (f), ordre (m), à l'avance, certain, raisonnablement, per- dre pied, afficher. c) Traduisez le texte phrase par phrase. COMMENT TRAVAILLER C'est surtout au début de la 7e qu'un manque d'organisation peut avoir des conséquences graves. L'enfant qui sort de l'école primaire, avec son maître unique, un horaire identique chaque jour, des devoirs donnés là veille pour le lendemain, n'est pas préparé à cet ordre nou- veau que lui demande le collège: des horaires qui changent chaque jour, des professeurs pour chaque matière, des devoirs à noter plusieurs jours à l'avance. Certains soirs il y aura beaucoup de travail, certains autres très peu, et s'il n'organise pas raisonnablement son travail et son temps libre, il perdra pied très vite. C'est pourquoi l'élève doit afficher son emploi du temps au-dessus de son lit ou de sa table de travail. Cela lui permettra de savoir quels livres et quels cahiers il doit emporter chaque jour. 3 3 . Jeu: posez autant de questions que possible sur une phrase. Un élève lit une phrase de l'exercice. Les autres élèves divisés en deux équipes lui posent des questions à tour de rôle sur cette phrase. L'équipe qui pose la dernière question, gagne. M o d è l e : L é 1 è v e: De toutes les matières, je préfère la géographie. La lr e é q u i p e : Est ce que tu veux devenir géographe? L' é 1 è v e: Non, je ne veux pas devenir géographe. La 2e é q u i p e: C'est parce que tu as un cinq en géographie? Etc. De toutes les matières, je préfère la géographie. Cette année, mon frère termine l'école. C'est bien si l'on fait les devoirs avec quelqu'un.
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    34. Jouez deuxscènes: a) Une écolière française (élève de 3e ) est venue dans votre école. Vous lui posez toutes sortes de questions sur ses études et son em- ploi du temps. b) Un écolier russe (élève de 7e ) est venu dans un lycée français. Les lycéens lui posent des questions sur sa vie d'écolier. 35. Parlez de votre vie d'écolier. Comparez vos études en 7e à vos études en 6e et dites ce qu'il y a de nouveau. Dites, comment vous allez organiser vos études: si vous allez beaucoup travailler les matières qui sont difficiles, si vous al- lez faire vos devoirs seul ou avec vos amis, si vous allez travailler à la bibliothèque et y lire des livres et des revues sur les matières qui vous intéressent. 36. Parlez de votre travail en dehors des cours. Dites ce que vous allez faire d'intéres- sant. 37. Vous vous rappelez le petit Nicolas qui nous raconte sa vie d'une façon si amu- sante. Vous connaissez déjà l'histoire de sa maladie et de son vélo. Maintenant, il va vous parler de ses études. Lisez le texte et trouvez les réponses aux questions suivantes". Qui était monsieur Dubon et comment les élèves l'appelaient-ils? Qu'est-ce que les élèves devaient faire pendant l'absence du Bouillon? Qu'est-ce qui est arrivé quand le Bouillon est revenu pour la pre- mière fois? Pourquoi, à la fin, le Bouillon s'est-il mis en colère? LE BOUILLON Aujourd'hui, à l'école, la maîtresse a manqué. Nous étions dans la cour, en rang, pour entrer dans la classe, quand le surveillant nous a dit: "Votre maîtresse est malade, aujourd'hui." Et puis, monsieur Dubon, le surveillant, nous a conduits en classe. Le surveillant, on l'appelle le Bouillon, quand il n'est pas là, bien sûr. On l'appelle comme ça, parce qu'il dit tout le temps: "Regardez-moi dans les yeux" et dans le bouillon il y a des yeux. Le Bouillon punit souvent, avec lui il ne faut pas s'amuser. C'est pour cela qu'on n'aime pas quand il vient nous surveiller, mais, heureusement, il nous a dit: "Je ne peux pas rester avec vous, je dois travailler avec monsieur le Direc- teur, alors, regardez-moi dans les yeux et promettez-moi d'être sages." On l'a regardé dans les yeux et on a promis. Mais le Bouillon ne nous croyait pas beaucoup, alors, il a demandé:
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    "Qui est lemeilleur élève de la classe?" "C'est moi, monsieur!" a dit Agnan tout fier. Et c'est vrai, Agnan c'est le premier de la classe, et nous, on ne l'aime pas trop, mais on ne peut pas le battre chaque fois qu'on le veut, à cause de ses lunettes. "Bon, a dit le Bouillon, tu vas venir t'asseoir à la place de la maîtresse et tu surveilleras tes camarades. Répétez vos leçons." Agnan, tout content, est allé s'asseoir au bureau de la maîtresse et le Bouillon est parti. "Bien, a dit Agnan, prenez vos cahiers d'arithmétique, nous allons faire un problème." "T'es pas malade?" a demandé Clotaire. "Clotaire, silence!" a crié Agnan comme s'il était vraiment la maîtresse. "Viens me le dire ici, si tu es un homme!" a dit Clotaire et la porte de la classe s'est ouverte et on a vu le Bouillon tout content. Il a dit: "Ah! Je suis resté derrière la porte pour écouter. Vous, là-bas, regardez-moi dans les yeux!" Clotaire a regardé, mais ce qu'il a vu ne lui a pas fait un grand plaisir. Le Bouillon a dit: "Vous serez puni", et il est sorti, mais il nous a promis de revenir. Joachim s'est approché de la porte pour surveiller le Bouillon, il s'est assis devant la porte et il s'est mis à regarder dehors. Geoffroy a dit: "Il ne faut pas perdre de temps. Jouons à la balle!" "Et les problè- mes, alors?" a demandé Agnan, mais personne ne Г écoutait, et on a commencé à jouer entre les bancs et c'était très amusant. Et puis on a entendu un cri et on a vu Joachim, assis par terre et qui se tenait le nez avec les mains. C'était le Bouillon qui venait d'ouvrir la porte. "Qu'est- ce que tu as?" a demandé le Bouillon, tout étonné, mais Joachim n'a pas répondu, il faisait "aïe, aïe" et c'est tout, alors lev Bouillon l'a pris par le bras et l'a emmené dehors. Nous, on a ramassé la balle et chacun a repris sa place. Quand le Bouillon est revenu avec Joachim, qui avait le nez tout rouge, il nous a dit: "Vous serez tous punis!" Puis, il a demandé: "Pour- quoi ne prenez-vous pas exemple sur votre camarade Agnan? Il est sage, lui." Et le Bouillon est parti. On a demandé à Joachim: "Qu'est-ce qui est arrivé?" Il a répondu: "Je me suis endormi près de la porte." "Un paysan va au marché, a dit Agnan. Dans un panier, il a vingt- huit œufs à cinq francs la douzaine. Il en vend une douzaine à..." "C'est à cause de toi", a dit Joachim et il a montré son nez. "Oui! a dit Clotaire, il va manger son livre d'arithmétique, avec le paysan et les œufs." Ça n'a pas plu à Agnan qui a crié: "Non! J'ai des lunettes!" "Tu vas les manger aussi", a dit Clotaire. Agnan, alors, s'est mis à pleurer et il a dit: "Vous êtes méchants. Je le dirai à mes parents." Le Bouillon a ouvert la
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    porte, mais nous,on était tous assis à nos places et on ne disait rien et le Bouillon a regardé Agnan qui pleurait tout seul, assis au bureau de la maîtresse. "Alors quoi, a dit le Bouillon. Vous aussi vous voulez être puni. Regardez-moi bien dans les yeux, tous! Si je reviens encore une fois et que je vois quelque chose, je serai furieux!" et il est parti de nouveau. Nous, on a décidé d'être tranquilles, parce que le surveillant, quand il n'est pas content, ce n'est pas drôle. Et puis, on a entendu un petit bruit du côté de la porte. Et la porte a commencé à s'ouvrir, petit à petit. Tous, on regardait et on ne respirait pas. Et, tout à coup, quelqu'un a crié: "C'est le Bouillon!" La porte s'est ouverte et le Bouillon est entré, tout rouge. "Qui a dit ça?" "C'est Nicolas", a dit Agnan. "C'est pas vrai, tu mens!" et c'était vrai que ce n'était pas vrai. "C'est toi! C'est toi! C'est toi!" a crié Agnan et il s'est mis à pleurer. "Tu seras puni", m'a dit le Bouillon. Alors, je me suis mis à pleurer. "C'est pas lui, m'sieur, c'est Agnan qui a dit le Bouillon!" a crié Rufus. "Ce n'est pas moi qui ai dit le Bouillon!" a crié Agnan. "Tu as dit le Bouillon, je t'ai entendu, tu as dit le Bouillon, oui!" "Bon, c'est tout, a dit le Bouillon, vous serez tous punis." "Pourquoi moi? a demandé Alcestse. Je n'ai pas dit le Bouillon, moi!" "Je ne veux plus entendre ce mot, vous avez com- pris?" a crié le Bouillon, qui était vraiment furieux. " Je ne veux pas être puni ", a crié Agnan et il est devenu rouge et puis bleu. En classe, tout le monde criait ou pleurait quand le Directeur est entré. "Que se passe-t-il, le Bouil... Monsieur Dubon?" a demandé le Directeur. "Je ne sais plus, monsieur le Directeur, a répondu le Bouillon, je n'ai jamais vu ça! Jamais!" Le lendemain, la maîtresse est revenue, mais le Bouillon a manqué. D'après S e m p é et G o s c i n n y , Le petit Nicolas 38. Expliquez: pourquoi les élèves n'aimaient pas quand monsieur Dubon, le Bouillon, venait les surveiller; pourquoi le Bouillon a choisi Agnan pour surveiller les élèves; pourquoi les élèves n'ont pas obéi à Agnan; pourquoi Joachim s'est assis près de la porte; pourquoi le Bouillon est devenu tout rouge quand il est revenu pour la troisième fois; pourquoi le lendemain le Bouillon a manqué. 39. Résumez le texte de la part de M. Dubon (le Bouillon).
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    Avec mes remeciements,veuillez agréer, Monsieur, l'expression de ma considération distinguée. Michel Pétrov 41. Apprenez à faire des dialogues. a) Ecoutez le dialogue, tâchez de bien le comprendre. b) Lisez le dialogue en prenant chacun un rôle. c) Lisez les répliques du personnage A, et tâchez de reproduire les paroles du per- sonnage В de mémoire (sans lire dans le livre). Faites là même chose, mais lisez les répliques du personnage B. d) Reproduisez tout le dialogue de mémoire. e) Reproduisez le dialogue, remplacez les mots avec les astérisques (звездочки) par les mots donnés en bas. A: Ça va, les études? B: Comme ci comme ça. C'est le latin* qui ne va pas. A: Tu n'aimes pas le latin? B: Si, je l'aime, mais ce n'est pas facile. Surtout quand on a des rédactions à écrire**. A: Là, je ne suis pas d'accord avec toi. Moi, ça m'amuse d'écrire des rédactions***. 40. Voulez-vous apprendre à écrire à des personnes adultes? Pour s'adresser à un adultes écrivez Monsieur, Madame, cher Mon- sieur. Pour terminer la lettre employez les formules finales: Recevez, Monsieur l'assurance de mes sentiments très cordiaux, les salutations distinguées, mes remerciements. Voici le modèle d'une lettre pareille * * * Moscou, le 20 septembre 2003 Monsieur, Pour améliorer mon français je voudrais bien suivre les cours de fran- çais par correspondance. Voulez-vous avoir l'obligeance de m'envoyer une documentation sur vos cours à l'adresse suivante: Michel Pétrov * * * 15 ap. 6 rue Ostogénka 119122 Moscou Russie
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    le russe la biologie l'histoire lagéographie des expériences à faire des traductions à faire des exercices à écrire des textes à exposer de faire des expériences de faire des traductions d'écrire des exercices d'exposer des textes de dessiner des cartes d'apprendre des poésies des cartes à dessiner des poésies à apprendre f) Récitez ce dialogue: deux garçons font connaissance. — Bonjour, tu es un nouveau, n'est-ce pas? — Oui, je viens de Smolensk. — Je m'appelle Michel Pétrov et toi, comment t'appelles-tu? — Je m'appelle Nicolas Smirnov. — Où habites-tu? — J'habite rue Ostogenka 4, appartement 4. Et toi? — C'est non loin de moi. J'habite place Kropotkinskaïa, 3. Viens me voir. g) Refaites ce dialogue. Maintenant ce sont deux Français qui parlent. Nom: Laurant Nom: Dulac Prénom: Rémy Prénom: Jean Adresse: 14, rue Blanche, Paris Adresse: 11, rue de Belleville, Paris 42. Discutons. Vous êtes revenus après les vacances. Vous ne vous êtes pas vus depuis plus de deux mois. Dites ce qui s'est passé d'intéressant pen- dant ce temps-là (ce que vous avez fait ou ce que vous avez vu). Tous, vous êtes amateurs d'art ou de sport. Dites ce qui s'est passé d'important ces derniers temps (de nouveaux spectacles, films, ex- positions, des compétitions importantes, etc.). Vous avez beaucoup de projets pour cette année, n'est-ce pas? Dites comment vous allez organiser vos études et vos loisirs: si vous en- trerez dans un cercle, si vous ferez du sport, si vous visiterez beau- coup le théâtre et le cinéma ou bien si vous vous amuserez d'une autre façon. Vous allez passer beaucoup de temps ensemble. Dites si vous avez quelque proposition à faire à vos camarades pour rendre votre vie d'écolier plus intéressante. SUJET LIBRE DE CONVERSATION
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    4 3 .Lisez et apprenez la poésie. BONJOUR, MONSIEUR LE MAÎTRE D'ÉCOLE Monsieur le Maître d'école, Vous souvenez-vous encore de moi? D'un petit garçon qui fut, je crois, Pas toujours sage. D'un petit garçon qui a bien grandi Et qui maintenant se dit: C'était le bel âge, Monsieur le Maître d'école. Moi, je me souviens encore de vous. Joujou, genou, caillou, bijou... Et toute la gamme... Géographie, récitation, Histoire de France et rédaction Ah! quel programme! Malgré le temps qui s'envole, Il n'est pas moins vrai Que les souvenirs d'école Ne s'oublient jamais. J. R i d e z
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    LEÇON 2 ÉCRIVAINS CÉLÈBRES AlexandrePouchkine, Mikhaïl Lermontov, Léon Tolstoï Alexandre D u m a s , Victor Hugo, Jules Verne Vous aimez lire, n'est-ce pas? Vous lisez beaucoup et vous connaissez déjà les œuvres des grands écrivains russes et étrangers. Regardez ces portraits. Vous connaissez sans doute les noms de ces écrivains célè- bres. Quels livres de ces écrivains avez-vous lus? Parlez de votre écri- vain préféré et des livres que vous aimez lire.
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    ETUDE GRAMMATICALE L'homme poussala porte et entra dans la salle. La salle était vide. Il regarda autour de lui et s'étonna de ne voir personne. il poussa il entra il regarda il s'étonna sont les formes du passé simple des verbes du Ie r groupe Pour exprimer une action passée achevée ou une série d'actions achevées qui se suivent dans le passé, employez le passé simple. Le passé simple est employé dans le français écrit. C'est le passé composé qui est employé dans le français parlé. On peut recon- naître les verbes du Ie r groupe au passé simple d'après les termi- naisons suivantes: J'oubliai mon dictionnaire. Nous oubliâmes nos livres. Tu oublias ton stylo. Vous oubliâtes vos sacs. Il oublia son cahier. Ils oublièrent leurs serviettes. Attention! changer — il changea 2. Donnez le passé simple des verbes suivants: a) la 3e personne du singulier — passer, discuter, changer, compter, étudier, rentrer; Commençons à étudier le passé simple! Verbes du Ie r groupe
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    b) la 3e personnedu pluriel — parler, jeter, s'étonner, s'élever, ra- conter. 3. Mettez les verbes suivants au passé simple; choisissez les personnes où il y a une croix: groupes de mots il, elle. ils, groupes de mots je tu on nous vous elles s'arrêter devant la porte + + + + + pousser la porte + + + continuer la lecture + + + + changer un livre + + + travailler à la maison + + + devant la porte de la maison d'un partisan français. Il (quittait, quit- tera, quitta) ses amis et (est rentré, rentra, rentrera) chez lui. Dans la nuit, il (se réveilla, se réveillait, se réveillera) plusieurs fois. Quand l'heure du dîner (arrivera, arriva, est arrivée), les élèves (iront, allaient, allèrent) dans la cantine. Ils (s'approchaient, s'approchè- rent, s'approcheront) de leurs places. Ils (mangeront, mangèrent, mangeaient) en silence. 5. a) Choisissez parmi les verbes donnés ceux qui sont au passé simple et expliquez comment vous les avez reconnus. Le verbe aller se conjugue au passé simple comme les verbes du Ie r groupe. Attention! il alla ils mangeront elle travaillera elles discutèrent il récitaelles passèrent il s'étonna elle continuera ils pousseront elle jeta ils rentrèrent il changera ils étudieront ils sautèrent elle étudi.il s'arrêtera 4. Indiquez les verbes qui sont employés au passé simple et donnez leur infinitif:
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    b) Lisez lesphrases et traduisez-les. Verbes du IIe groupe 7. Donnez la 3e personne du singulier et du pluriel du verbe grandir au passé simple. 8. Choisissez les phrases où les verbes sont au passé simple, lisez-les. Michel arrive à la bibliothèque et choisit un livre intéressant. L'an- née passée Jean choisit le roman de Victor Hugo "Les Misérables" comme sujet de sa composition trimestrielle. Marie finit ses devoirs et va se promener. L'élève finit son travail et alla se coucher. Le professeur réfléchit un moment et appela mon voisin. Les réponses de Jean sont toujours correctes: il réfléchit avant de répondre. Continuons à étudier le passé simple! Verbes du IIIe groupe Beaucoup de verbes du IIIe groupe ont au passé simple les mêmes terminaisons que les verbes du IIe groupe. Verbes en -endre et -ondre J'attendis ma sœur. Tu attendis ton frère. Il attendit ses parents. Nous attendîmes nos amis. Vous attendîtes votre professeur. Ils attendirent leurs camarades. Verbes en -vrir ou -frir ouvrir (couvrir, découvrir, souffrir) —j'ouvris, il ouvrit, ils ouvri- rent
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    Verbes en -ir dormir(mentir, partir, sentir, servir, sortir) — je dormis, il dormit, ils dormirent Verbes en -re prendre (apprendre, comprendre) — je pris, il prit, ils prirent battre — je battis, il battit, ils battirent dire —je dis, il dit, ils dirent conduire — je conduisis, il conduisit, ils conduisirent écrire —j'écrivis, il écrivit, ils écrivirent faire—je fis, il fit, ils firent mettre —je mis, il mit, ils mirent rire —je ris, il rit, ils rirent suivre — je suivis, il suivit, ils suivirent Deux verbes en -oir s'asseoir — je m'assis, il s'assit, ils s'assirent voir — j e vis, il vit, ils virent 9. Mettez les verbes suivants au passé simple; choisissez les personnes où il y a une croix (+): groupes de mots je tu il, elle, on nous vous ils, elles entendre une chanson + + + + écrire une dictée + + + sortir de la classe + + + faire un problème + + + répondre aux questions + + + apprendre une poésie + + ouvrir le livre + + mettre un livre sur la table + + + suivre son ami + + + dire son nom + + conduire un enfant + + + +
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    10. Relevez lesverbes qui sont au passé simple, expliquez comment vous les avez J'ai pris un cahier. Il prit le train. Ils descendront dans le métro. Ils descendirent dans un hôtel. Il vendit de vieux livres. Il vend les jour- naux. Les élèves découvriront beaucoup de choses intéressantes. Les explorateurs découvrirent une île déserte. Je pars pour Kiev. Il partit pour Paris. Ils firent leurs adieux. Ils font du sport. Il mit son chapeau. Il a mis son paletot. Il rit tout le temps. L'enfant vit sa mère et rit. 11. Relevez les verbes qui sont au passé simple et donnez leur infinitif. Recopiez-les en deux colonnes selon leurs terminaisons. Il commença à aimer travailler, s'intéressa à tout, apprit beaucoup de choses. Bien sûr, il oubliera son livre de lecture, il faut le prévenir. Le prisonnier saisit une corde, monta sur le mur et descendit de l'autre côté. L'année prochaine, il entrera à l'université. Il fit son travail et le rendit au maître aussitôt. Chaque jour, je finis mon travail à six heures et demie. Il se leva de table, mit son chapeau et alla dans le jardin. Vers minuit, André partira; Jacques et moi, nous resterons seuls. Il saisit un crayon et écrit quelques mots. Il leur annonça son départ; ils le reconduisirent jusqu'à la gare. L'enfant sourit et lui tend sa petite main. Quand je m'approchai de lui, je vis qu'il dormait. Quand il descendra dans le jardin, il n'y trouvera personne. 12. a) Ecoutez les petits textes suivants et tâchez de comprendre les mots nouveaux. Si le sens d'un mot n'est pas clair, voyez les explications ou consultez le dictionnaire. J'aime beaucoup les romans de Dumas. Mes parents m'ont fait ca- deau de quelques volumes de cet auteur. D'habitude, je lis quelques chapitres d'un des romans avant de m'endormir. Cela me suffit pour rêver des trésors cachés avec soin, des hommes forts qui se vengent de leurs ennemis. Ma petite sœur préfère les contes. Je crois qu'elle les aimait dès sa naissance. Elle a une bonne mémoire et il lui suffit d'entendre le conte une seule fois pour le savoir par cœur. Elle a toute une biblio- thèque de contes. Personne de ses camarades n'a autant de livres de contes qu'elle. reconnus. ETUDE LEXICALE
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    La lecture descontes l'а aidée à former son esprit. Elle a toujours une opinion juste sur les actions bonnes ou mauvaises des personnages de contes. Dans un des romans de Jules Verne (l'action de ce roman se passe en 1886), il s'agit d'un sous-marin. Tout le monde était surpris par cet objet en fer. On ne savait pas à quoi il pouvait servir. D'abord on com- parait le sous-marin à un poisson géant. Puis on a compris qu'on se trompait. De si grands poissons n'existent pas. b) Lisez attentivement les explications: puis = ensuite: Le professeur est resté quelques minutes près de la porte, puis il est entré dans la classe, solide = fort, en bonne santé: Mon grand-père a quatre-vingts ans, mais il est encore solide, surpris = étonné: Je suis surpris par cette nouvelle. se brosser brosse (f) sont des mots de la même famille Où est ma brosse à dents? commencer commencement (m) sont des mots de la même famille J'ai oublié le commencement de la poésie. naître naissance (/) sont des mots de la même famille Le 19 novembre c'est le jour de ma naissance. travailler travailleur (m) sont des mots de la même famille Pierre est un bon travailleur.
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    action (f): L'actiondu texte "Le Bouillon" se passe à l'école, en classe, autant: Toi et moi, nous avons trois crayons chacun, donc j'ai autant de crayons que toi. auteur (m): Pouchkine est mon auteur préféré. avec soin: Quand je rentre à la maison, je me lave les mains avec soin, chapitre (m): Ce livre a dix chapitres (dix parties). Le dernier chapitre est le plus amusant, habitude (f): Il a l'habitude de prendre le thé après le dîner, d'habitude = le plus souvent: D'habitude, il quitte l'école à trois heures, il s'agit: Dans le texte "Le Bouillon", il s'agit des élèves d'une école française. par cœur: Pour réciter une poésie, il faut l'apprendre par cœur, préférer: J'aime mieux les livres d'aventures et mon petit frère préfère les contes. servir: Le stylo sert à écrire. s'élever Un oiseau s'élève dans le ciel. La température s'élève. Une voix s'élève. comparer: c'est chercher ce que plusieurs personnes ou plusieurs cho- ses ont de différent et de pareil. Ils ont comparé leurs travaux. géant (m): c'est un homme très grand. Ce sportif est un vrai géant. nécessaire: ce qu'il faut avoir ou faire. Ce livre est nécessaire pour mes études. il est nécessaire = il faut: Pour apprendre une langue, il est nécessaire de travailler régulièrement, se tromper: c'est avoir des idées qui ne sont pas justes. Tu t'es trompé: ce n'est pas mon frère, se venger: faire du mal à une personne qui vous a fait du mal. Il s'est vengé de ses ennemis, sommeil (m): c'est l'état de dormir. Il a un sommeil très léger, avoir sommeil: avoir envie de dormir sous-marin (m): c'est un bateau qui peut naviguer sous l'eau. Le "Nautilus" était un sous-marin, surprendre: apercevoir quelqu'un pendant qu'il fait quelque chose. Le maître a surpris un élève qui s'amusait au lieu de travailler.
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    suffire, il suffit:Pour bien apprendre il ne suffit pas d'être intelligent, il faut encore travailler, volume (m): Ce roman a deux volumes de plus de 300 pages chacun. c) Trouvez ces mots et cette expression dans le dictionnaire: esprit (m) objet (m) trésor (m) fou, folle opinion (f) c'est dommage d) Elargissez votre vocabulaire. Le suffixe -ment ajouté à un adjectif au féminin sert à former des adverbes. M o d è l e : chaud — chaude — chaudement; difficile — difficilement; froid —froide —froidement. 13. En vous servant des éléments donnés, faites des phrases. M o d è l e : Un stylo sert à écrire. un stylo un crayon un couteau une cuillère une brosse sert à... 14. Faites des phrases avec les groupes de mots suivants: une étoffe un homme un vieillard solide un homme un prix un succès fou un objet un travail un livre le temps nécessaire — un livre d'aventures — un conte — un roman se tromper par cœur souvent d'autobus de chemin préférer réciter
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    le russe, l'italien lefrançais, l'espagnol surprendre, être surpris par cette nouvelle 15. Trouvez la définition qui correspond aux mots: un géant, un sous-marin, une brosse, un travailleur. M o d è l e : Un géant est un homme très grand. 16. Dites ce qui est nécessaire: pour être un bon élève; pour apprendre le français. 17. Lisez les phrases suivantes et dites ce qu'elles signifient. Retenez les mots nou- veaux. Les partisans se sont vengés des ennemis, leurs actions étaient jus- tes. Mon grand-père avait l'habitude de se promener après le dîner. D'habitude, nous dînons à deux heures, puis je me repose un peu. Le ballon s'élève dans le ciel. Il a autant de livres que vous. C'est un bon élève: il fait ses devoirs avec soin. Sur ces rayons il y a quel- ques volumes de romans de Dumas. Le dictionnaire est nécessaire pour traduire ce texte. Je préfère le français aux autres matières. Le malade a eu un sommeil très agité. J'ai sommeil parce que je me suis levé très tôt. Notre maître connaît beaucoup de poésies par cœur. Il fallait comparer les deux chapitres et donner son opinion. 18. a) Donnez les noms de la même famille que les verbes suivants: surprendre, connaître, commencer, naître, travailler, b) Faites des phrases avec ces noms. 19. Formez les adverbes correspondant aux adjectifs suivants et faites des phrases avec ces adverbes: facile, simple, triste, sérieux, solide, léger, chaud, naturel. M o d è l e : heureux — heureuse — heureusement. Il y a eu un accident d'autos, heureusement personne n'a été blessé. 20. Faites de petits dialogues en employant l'expression c'est dommage! M o d è l e : — Avez-vous lu le livre que je vous ai donné?
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    — Non, pasencore. — C'est dommage! J'en ai besoin. Lisez et traduisez les phrases suivantes. Dans les livres de cet auteur, il s'agit de la vie des travailleurs. Il a cultivé son esprit parce qu'il lisait beaucoup. Maintenant, il lui suf- fit de lire une fois la poésie pour l'apprendre par cœur. J'ai vu beau- coup d'objets intéressants dans le musée. Cet homme est un peu fou, il passe son temps à chercher un trésor dans son champ. Un sous-marin est rentré au port. a) Lisez les mots suivants, écrivez-les de mémoire et soulignez ce qui est difficile dans l'orthographe des mots: se venger, d'habitude, autant, préférer, auteur, naissance, commen- cement, nécessaire, sommeil. b) Changez une ou deux lettres dans les mots donnés et vous aurez un autre mot. Ecrivez ces mots dans vos cahiers et traduisez-les: soin, fou, auteur. c) Ecrivez une petite rédaction sur le sujet: "Je choisis un livre de lecture"; em- ployez le lexique étudié. 22. 21. LECTURE ET CONVERSATION 23. Lisez ce texte et dites si vous connaissez le nom des écrivains cités et si vous avez lu des livres de ces auteurs. LA LECTURE Vous lisez beaucoup, et c'est bien naturel. Notre vie n'est pas possi- ble sans livres. Quand vous étiez petits, c'étaient vos parents qui vous ouvraient le monde merveilleux des contes. Avant de vous endormir, vous de- mandiez votre conte "de tous les soirs". Et voilà que Cèndrillon, le Chat Botté, Blanche-Neige et les sept nains, le petit Cheval Bossu, le Prince Ivan et la Belle Vassilissa sont entrés pour toujours dans votre vie. Et dans vos rêves, vous parcouriez des kilomètres sur un tapis volant, sur le dos d'un loup gris ou bien avec des bottes de sept lieues aux pieds, vous luttiez contre Barbe-Bleue, vous sauviez le Petit Cha- peron Rouge et comme un prince merveilleux vous réveilliez la Belle au Bois Dormant.
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    A l'école, onvous a appris à lire. Vous avez grandi, et d'autres livres vous intéressent. Vous allez à la bibliothèque de l'école ou de votre quar- tier et vous demandez des poèmes, un livre historique ou un livre d'aven- tures. Vous avez déjà lu le roman d'aventures le plus célèbre "Robinson Crusoé". Maintenant, vous pouvez prendre un roman de Jules Verne. Li- sez "Un capitaine de quinze ans", "Les enfants du capitaine Grant" ou bien "Le tour du monde en 80 jours". Comment? Vous avez déjà lu tout ça? C'est bien. Alors demandez "Vingt mille lieues sous les mers". Dans ce roman, qui est l'un des plus connus de Jules Verne, l'auteur raconte l'histoire de l'expédition du bateau de guerre américain "Lin- coln" qui doit libérer les océans d'un géant marin. Ce géant attaque les navires qu'il rencontre. Un savant français, le professeur Aronnax, par- ticipe à cette expédition, et plus tard il découvrira, avec les autres, qu'il s'agit d'un énorme objet en fer? le sous-marin du capitaine Némo, le "Nautilus". Vous ne pouvez pas encore lire Jules Verne en français et c'est dom- mage. Mais bientôt, vous saurez cette langue assez bien pour lire dans le texte les romans de Jules Verne, d'Alexandre Dumas, de Victor Hugo et d'autres grands écrivains français. Et aujourd'hui, vous pouvez acheter à la librairie des livres adaptés. La langue de ces livres est simple et vous pourrez sans doute compren- dre ce "français facile". Et si un mot vous est inconnu, vous consulterez le vocabulaire qui se trouve à la fin de chaque livre adapté. Les phrases difficiles sont traduites ou expliquées au bas de la page. Les livres adaptés sont beaucoup plus courts que les éditions inté- grales. Par exemple, le célèbre roman d'Alexandre Dumas "Le Comte de Monte-Cristo" a trois volumes de plus de 500 pages chacun, tandis que le livre adapté n'en a qu'une centaine. Mais cela n'empêche pas de suivre l'histoire du jeune marin français, Edmond Dantès, qui, un jour, est arrêté, puis enfermé dans la prison du Château d'If. C'est là, qu'il fait la connaissance d'un autre prisonnier, l'abbé Faria, qui lui parle d'un grand trésor caché dans l'île de Monte- Cristo. Après la mort du vieux Faria, Dantès réussit à quitter sa prison et à trouver le trésor. Il rentre à Paris sous le nom de comte de Monte-Cristo et se venge des gens qui l'ont jeté en prison au Château d'If. Vous avez déjà envîe de lire ce roman, n'est-ce pas? C'est un beau livre et sa lecture vous fera un grand plaisir de même que la lecture de beaucoup d'autres livres français.
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    lire dans letexte — читать в подлиннике l'édition intégrale — полное издание (без сокращений и изменений) un livre adapté — адаптированная книга (сокращенная и облегченная) 24. Développez ces idées: La lecture est une des meilleures distractions. M о t s - с 1 é s: choisir un livre à son goût: des contes, des histoires amusantes, des livrés d'aventures, des romans historiques ou de science-fixion; apprendre beaucoup de choses intéressantes; s'amu- ser bien. Notre vie n'est pas possible sans livres. M о t s - с 1 é s: lire pour apprendre: des manuels, des revues et des livres scientifiques; lire pour s'amuser: des livres d'art. C'est le livre qui nous permet d'apprendre tout ce qu'il y a, ce qu'il y a eu. ce qu'il y aura d'intéressant dans le monde. M о t s - с 1 é s: des livres d'histoire (pour savoir ce qui s'est passé dans le monde), des journaux et des revues (pour savoir ce qui se passe et ce qui se passera dans le monde). 25. Dites si vous êtes d'accord: les petits enfants aiment les contes; les enfants aiment les livres d'aventures; les jeunes aiment les romans. 26. Apprenez à traduire. a) Lisez le texte et tâchez de le comprendre. Dites où on peut trouver des livres à Paris. b) Relisez le texte et notez les mots nouveaux. c) Trouvez ces mots dans le dictionnaire. d) Traduisez le texte. LES LIBRAIRES DE PARIS On trouve des livres un peu partout à Paris. D'abord chez les marchands de journaux. Il y en a des milliers, y compris les kiosques sur les trottoirs, dans les gares et les stations de métro. Il y a ensuite les papetiers, qui ont toujours en vente les romans
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    à la modeet des livres illustrés. Il y a les bouquinistes, qui depuis des siècles ont installé leurs boîtes sur les quais de la Seine. On trouve de tout chez eux: des livres neufs, de vieux livres. On peut parfois y faire une trouvaille, mais il faut souvent chercher longtemps. Il y a enfin les vrais libraires installés en boutique. Ceux-ci sont particulièrement nombreux sur la rive gauche, entre le Quartier Latin et Saint-Germain-des-Près, où se trouvent aussi la plupart des éditeurs. Le 6c arrondissement de Paris a la plus forte densité de libraires dans le monde. D'après C. L a u r e n t, En France avec Nicolas 27. Vous allez lire quelques extraits de grands auteurs français d'époques différentes, pour vous initier à la littérature française qui est belle et riche. Lisez le texte et dites si les études de Gargantua étaient agréables et faciles. 28. a) Etude de texte "Gargantua fait de sérieuses études". Vous savez ce que signifie le verbe faire quand il s'emploie devant un autre verbe à l'infinitif. Traduisez donc ces phrases. Le maître fait travailler ses élèves. Il leur fait faire du sport aussi. Ce garçon fait rire toute la classe. b) En français, si l'on veut mettre en relief un membre de la proposition, on em- ploie les groupes de mots c'est... qui, si c'est le sujet ou c'est... que, si ce sont d'autres membres de la proposition. Trouvez c'est... qui et c'est... que dans les phrases suivantes et précisez leur rôle. Le père de Gargantua dit: "C'est à Paris qu'on peut devenir savant." C'étaient vos parents qui vous ouvraient le monde merveilleux des contes. c) Vous n'avez pas oublié qu'un nom peut être employé comme complément d'un autre nom. Alors, il s'emploie sans article avec la préposition de devant lui: un bateau de guerre, un livre d'aventures, un jardin d'enfants. Comment traduit-on de guerre, d'aventures et d'enfants? à) Vous savez le présent du verbe falloir - il faut. Dites le temps des formes du verbe falloir ci-dessous: il fallait, il a fallu, il faudra. e) Dites quel est le temps employé dans les phrases suivantes: Il va devenir fou. Cela va changer. f) Tâchez de comprendre le sens de ces mots et de ces groupes de mots (analysez leurs composants):
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    un nouveau-né (naître),un tapis volant (qui vole), donner naissance à un bébé, monter à cheval, faire la guerre à, un temps bien em- ployé. Traduisez ces groupes de mots. GARGANTUA FAIT DE SÉRIEUSES ÉTUDES Voilà une amusante histoire de géants que François Rabelais, médecin et écrivain fran- çais du XVIe siècle, a écrite pour faire rire les malades de son hôpital. Aujourd'hui, le monde entier connaît ce livre magnifique. Mais nous le savons bien: ces géants n'existent pas et sous le rire se cache une pensée très sérieuse. A nous de la comprendre. En Touraine, une des plus belles régions de France, au bord de la Loire, un géant nommé Grandgousier vivait en maître près de la petite ville de Chinon. Tout le monde l'aimait bien, il avait beaucoup d'amis, et était très heureux. Un jour, sa femme Gargamelle a donné naissance à un bébé. "C'est un fils! c'est un fils!" a-t-on entendu dans la chambre. Comme Grandgousier a été content! En même temps, un terrible cri s'est élevé: "A boire! à boire! à boire!" Etonné, Grandgousier s'est dit: "Qu'est-ce que c'est? Qui demande à boire? Ce n'est pas la voix de Gargamelle!" Il a couru vers la chambre, il a poussé toutes les personnes qui regardaient, et là, il s'est arrêté; lui aussi, a ouvert de grands yeux. Qu'il était gros ce bébé! "A boire! à boire! à boire!" continuait à pleurer le nouveau-né. Le cri était si fort que toute la Touraine l'a entendu. Ce beau et gros bébé grandissait très vite; il avait toujours faim, toujours soif, à toute heure. Ce n'était pas une vache qu'il lui fallait, ni dix, ni cent, ni mille! mais 17 913 vaches qui lui donnaient leur lait! Aussi, on ne s'étonnait pas de voir ce beau garçon, plein de santé, mon- trer dans un grand sourire, ses dix-huit mentons! C'était bien simple! Il passait son temps à boire, manger et dormir; à manger, dormir et boire; à dormir, boire et manger. Son père le trou- vait très intelligent, car il avait des idées étonnantes pour un enfant: il. construisait des chevaux avec des arbres et des morceaux de fer; il dis- cutait comme un homme avec les amis de son père. Il était bien temps de lui apprendre à lire, à compter, à écrire. Grandgousier lui a choisi un maître. Comme tous les enfants de ce temps-là le pauvre Gargantua de- vait connaître, par cœur, d'abord toutes les lettres de l'alphabet de A
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    jusqu'à Z etde Z jusqu'à A, sans se tromper. Puis, il a appris tout le calendrier: les jours, les semaines, les mois, les saisons, les fêtes. A quoi tout cela pouvait-il servir? Il lui a fallu cinq ans et trois mois pour tout apprendre; treize ans et six mois ont été nécessaires pour savoir la langue latine; dix-huit ans et onze mois pour lire et comprendre tout un livre écrit en latin. Le résultat de ces études: Gargantua ne comprenait plus rien, ne savait plus discuter. "Pauvre enfant! pensait son père; com- me il est triste! Comme il semble bête! Il va devenir fou! Je veux chan- ger de maître! Il y a maintenant des façons plus modernes pour étudier! Et puis, c'est à Paris qu'on peut devenir savant. Mon fils ira dans la capitale avec un nouveau maître." (à suivre) 29. Répondez aux questions: Qui était François Rabelais? Quand vivait-il? Quel est le titre de son célèbre livre? Qui étaient les parents de Gargantua? Est-ce qu'ils étaient des géants? Quelle était la conduite du nouveau-né? Est-ce que Gargantua était un gros mangeur? Est-ce qu'il était intelligent? Qu'est-ce que Gargantua devait apprendre? Quels étaient les résul- tats de ses études? 30. Relisez le texte et dites: combien d'années ont duré les études de Gargantua; comment l'auteur nous montre que ce n'est pas une histoire réelle. 3 1 . Parlez des études de Gargantua. Dites: si ses études étaient intéressantes; s'il a appris des choses nécessaires pour la vie; si ses études ont duré longtemps. 32. Lisez la suite du texte "Gargantua fait de sérieuses études" et dites quels change- ments se produisent dans les études de Gargantua. Le jeune maître Ponocrates, intelligent et moderne, a été très étonné quand son élève lui a raconté sa vie avec son ancien maître. "Voilà un exemple d'un de mes jours de travail, a dit l'élève: je ne me réveille jamais avant huit ou neuf heures du matin, en toutes saisons! A quoi sert de se lever tôt? Ensuite, je me roule plusieurs fois dans mon lit, puis je m'habille bien chaudement." — Oh! quelles mauvaises habitudes! cela enlève toute envie de tra- vailler! a dit Ponocrates très sérieux. — Après, je ne perds pas beaucoup de temps pour me laver: un peu
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    d'eau sur levisage, et des cinq doigts de ma main, je me peigne vite et je suis prêt... — A travailler, enfin? — Oh! non, mon maître disait qu'il faut bien manger le matin pour avoir des idées claires, alors je commence par manger une grosse soupe bien chaude, puis quelques petits plats de viande de bœuf, puis de co- chon, puis de veau et de mouton, quelques douzaines de poulets et des œufs et des poissons et ... — Le matin? cela n'est pas possible ... — Mais bien sûr! et j'ai si faim que je ne me sers pas d'une cuillère, mais d'une pelle1 pour mieux manger! — Comment étudier après un tel repas? — Il me reste bien une petite demi-heure pour apprendre! — Et à midi? — Je recommence à manger et à boire, car toute cette viande donne soif. Je ne m'arrête que quand mon ventre me fait mal! — Vraiment! a dit Ponocrates, plein de colère. Eh bien! cela va chan- ger! Et voilà que Gargantua oublie tout le temps passé, et devient peu à peu un garçon travailleur. Il commence à aimer étudier. Il s'intéresse à tout, discute de tout avec Ponocrates, récite, apprend facilement. Il pose des questions quand il ne comprend pas bien les leçons. Et encore, Ponocrates lui fait faire du sport et notre géant court, saute, joue à la balle. Ainsi, il devient moins gros, moins lourd, son corps est bien fait, il aime être propre et se lave souvent. Enfin, on peut dire que son corps travaille autant que son esprit. A midi, il a faim, et cela se comprend: il perd beaucoup de forces; mais ses repas sont sim- ples et plus légers; il ne pense plus seulement à manger, il a du plaisir à parler avec son maître, à table. Puis — il ne faut pas oublier que c'est un géant — il se brosse les dents avec soin, non pas avec une brosse, mais avec une grosse branche d'arbre. Quel plaisir maintenant de compter, quand on joue aux cartes! Mais il ne suffit pas de lire, écrire, réciter, compter, faire du sport! Il faut aussi connaître la musique et le chant; là aussi, Gargantua devient vite un très bon élève et son maître est content de lui. De plus, un homme, en ce temps-là, peut toujours avoir à faire la 1 une pelle — лопата
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    guerre: aussi ilest nécessaire de savoir monter à cheval, de se servir d'une lance, de nager très vite, de sauter par-dessus un fossé, un mur. Et, sans jamais être fatigué, Gargantua fait avec plaisir tous ces exerci- ces. Il monte très bien à cheval. Rien ne l'arrête; rien n'est pour lui trop difficile. Après cela, il se lave bien et le voilà prêt à dîner. Le repas du soir est toujours léger, il sait que quand on a mangé beaucoup, on dort d'un mauvais sommeil. Chaque soir après le dîner, Gargantua discute de la place des étoiles, de la lune et du soleil dans le ciel ou bien joue de la musique et répète, pour ne pas oublier, tout ce qu'il a étudié en ce jour. N'est-ce pas là un exemple de temps bien employé? Mais aussi, quelle santé solide il faut avoir! Cela est possible pour un géant ou au moins pour un homme très fort, très intelligent et très curieux de con- naître tout. D'après F. R a b e 1 a i s, Gargantua et Pantagruel 3 3 . Parlez de la vie de Gargantua dans sa maison et à Paris. 34. Dites: si vous avez envie de lire ce livre; comment doit être la vie d'un jeune homme selon Rabelais; comment doit être la vie d'un jeune homme moderne selon vous. 35. Exprimez votre opinion sur le livre lu. Voici le plan pour vous aider. 1. L'auteur et le titre du livre. 2. Le sujet du livre (en bref). 3. Les qualités et les défauts du sujet. 4. Votre opinion générale. 36. Devinez d'après six questions le nom d'un grand écrivain. Un élève choisit le nom d'un écrivain, les autres élèves lui posent des questions et devinent le nom. M o d è l e : Dans quel pays a vécu (vit) cet écrivain? Est-ce que c'est un écri- vain classique ou moderne? Est-ce qu'il a écrit des romans, des pièces de théâtre ou des poésies? En quelle langue il a écrit? Avons- nous lu ou étudié ses œuvres? Quelle est son œuvre la plus connue? 37. En visite en France avec vos parents vous voulez aller au théâtre ou au cinéma. Pour choisir le spectacle lisez la sélection de la semaine. Opéra Au théâtre de l'Opéra, Carmen de Bizet. Les 25 novembre et le 1 dé- cembre à 18 heures.
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    Théâtre A la Comédie-Française,Le Malade imaginaire, de Molière. Les 18 et 22 novembre, 9 décembre à 20 heures. Cinéma Au 14 Juillet-Odéon. Au revoir les enfants, un fdm de Louis Malle. Film à 15 heures, 17 heures, 19 heures. Musique A la salle Pleyel concert Debussy. Jeudi 14 novembre à 20 heures 30. Au Palais omnisports de Paris-Berey, concert de rock. Vendredi 5 dé- cembre à 21 heures. 38. a) Apprenez à faire des dialogues: refusez ce que votre ami vous propose et propo- sez-lui autre chose. Employez dans vos répliques les expressions: Je regrette, mais... — Сожалею, но... Jamais de la vie. — Никогда в жизни. C'est impossible. — Это невозможно. Certainement pas. — Конечно, нет. Pas question. — Об этом не может быть и речи. M o d è l e : — Allons au cinéma, il y a un film intéressant aujourd'hui. — C'est impossible. Il fait mauvais. Restons plutôt à la maison et regardons la télé. — D'accord. Voici les premières répliques pour vos dialogues. — J'ai un livre intéressant. Veux-tu le lire? — Regardons la télé. II y a "Le monde des animaux". — Allons au stade. Il y a un match de hockey.
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    b) Composez vous-mêmedes dialogues semblables, employez-y les expressions données. 39. Ecoutez le dialogue et tâchez de le comprendre (pour la succession du travail voir page 24). Remplacez les mots avec des astérisques. A: Tu ne sais pas si le facteur est passé? B: Je crois... Je viens de trouver dans la boîte aux lettres "Le jeune technicien"*. A: Tu aimes cette revue**? B: Mais oui. On y trouve beaucoup d'articles intéressants***. Et toi, tu ne la lis pas? A: Non, je ne la lis pas. SUJET LIBRE DE CONVERSATION 40. Discutons. Les vacances d'automne approchent. Comment allez-vous les pas- ser? Comment les avez-vous passées l'année dernière? Que préfé- rez-vous faire pendant les vacances: faire du sport, rester chez vous et regarder la télé, aller à la dicothèque, au théâtre, au stade, vous promener? Ce n'est pas long, les vacances, une semaine, n'est-ce pas? Comment bien passer cette semaine? Aller dans une autre ville ou un autre vil- lage, chez des amis ou des parents; rester chez soi; faire du sport; aller au cinéma ou au théâtre; lire; regarder la télé ou bien faire autre chose? Comment voudriez-vous passer vos vacances? Parlez-en! 41. Lisez et apprenez la poésie. SI LES NOUVELLES NE SONT PAS BONNES... Quand les nouvelles ne sont pas bonnes, Quand dans la rue il n'y a personne, Quand il fait sombre où quand il pleut, Ça ne m'empêche pas d'être heureux... Je prends un livre... Un petit livre!
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    Si vous n'aimezpas les voyages, Si vous n'avez pas de courage, Si vous pleurez seul sur un banc Parce que vous avez mal aux dents, Tenez, Monsieur, Prenez ce livre! Mais si vous aimez la nature, Si vous aimez les aventures, Les récits des explorateurs, Ou les histoires des chasseurs, Lisez ces livres, Ces jolis livres! Avec des livres, vous serez heureux, Heureux de vivre! P. A m a d о RÉVISION DU PREMIER TRIMESTRE 1. Remplacez les mots soulignés par les pronoms adverbiaux en et y. J'aime les fruits, je mange beaucoup de fruits. Mon frère s'intéresse au football et moi, je ne m'intéresse pas à cela. La vie à Paris n'était pas facile pour Gargantua, mais il s'habitua quand même à cette vie. J'ai plusieurs cahiers, je peux te donner trois cahiers. Les petits Français commencent leurs études à l'école primaire, ils entrent à l'école pri- maire à l'âge de six ans. Les élèves vont à l'école à huit heures et ils reviennent de l'école à deux heures. Mes parents me donnent des livres français parce que j'ai besoin des livres français pour mes études. 2. a) Remplacez les mots soulignés par les pronoms adverbiaux en ou y. Récitez le dialogue. — Combien de leçons de français avez-vous par semaine, Marie? — Nous avons six leçons. Et vous? — Nous n'avons que quatre leçons. — Alors il faut beaucoup lire en français. — As-tu des livres français? — Oui, j'ai des livres français, mais pas beaucoup. — Eh bien, va à la bibliothèque et prends des livres français à la bibliothèque.
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    — Je vaissouvent à la bibliothèque, il y a des livres très intéres- sants. b) Faites des dialogues vous-mêmes, employez les pronoms en et y. 3. Mettez les verbes à l'imparfait. Les cours (commencer) toujours à neuf heures. Le maître (ouvrir) son cahier, (parcourir) la salle d'un regard rapide et (marquer) les absents. La classe (se mettre) au travail, le maître (se promener) entre les bancs, (donner) des conseils. Quand on (sonner), le maître (ramasser) les rédactions. 4. Racontez au passé. En ce matin de 1e r Octobre, chaque élève arrive à l'école bien avant l'heure de la classe: on a tant de choses à se dire. Mais voici mon voisin Michel, je suis très content de le revoir. Il me voit aussi et il me crie: "Ohé, bonjour, Pierre, comment ça va?" Je m'approche de lui et je lui serre la main. Ensemble, nous entrons dans l'école. L'an- née scolaire commence. 5. Lisez le texte suivant et relevez les verbes au passé simple, donnez leur infinitif. Deux semaines passèrent vite. Philippe et Catherine préparèrent bien leur voyage à Paris. Ils parlaient beaucoup de ce voyage. Ils firent leurs valises, Catherine mit dans sa valise des vêtements et un dictionnaire français. Les jeunes gens écrivirent une lettre à leurs parents. Ils allè- rent à la gare à minuit, à six heures du matin, ils arrivèrent déjà à Paris. 6. a) Mettez les verbes aux temps qui conviennent. Je (rendre) le livre à la bibliothèque dans dix jours. Je (rendre) les livres toujours à temps. Hier, ils (rendre) le livre à leur maître. L'an- née passée, chaque lundi, je (rendre) les livres à la bibliothèque. Il me (tendre) la main pour me féliciter. b) Faites des phrases avec les verbes qui se conjuguent de la même façon: attendre, entendre, descendre, défendre, répondre, vendre. Employez les temps que vous connaissez, utilisez comme modèles les phrases de l'exercice 6.a). 7. Donnez les antonymes des mots suivants et faites-les entrer dans de petites phra- ses: facile, clair, se réveiller, avant, donner, attentif, lent, le froid, la vie, parler, trouver, occupé. 8. Parlez d'un de vos cours de français.
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    9. Parlez dece qu'il y a de nouveau en 7e. 10. Parlez de l'enseignement dans notre pays et en France, employez les termes: en- seignement primaire, enseignement secondaire, enseignement supérieur. 11. Parlez du livre que vous préférez aux autres. Demandez à vos camarades leur opi- nion sur ce livre. Organisez une discussion. 12. Parlez de l'écrivain français que vous connaissez le mieux. 13. Travaillez en paires. Faites des propositions à votre camarade au sujet des devoirs à faire ensemble, au sujet de vos loisirs et de vos lectures. Il doit accepter ou bien refuser vos propositions. 14. Jouez une scène. Vous avez invité un traducteur qui traduit en russe des œuvres des écrivains français. Présentez-le à vos camarades. Ils peuvent lui po- ser toute sorte de questions sur les livres qu'il traduit et sur les auteurs de ces livres. 15. Engagez une discussion: L'école de l'avenir, comme vous la voyez. Les auteurs que vous préferez. Le genre de lecture que vous aimez le mieux.
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    DEUXIÈME TRIMESTRE LEÇON 3 LECTURE Connaissez-vousces livres? Nommez les auteurs de ces livres. Avez-vous lu tous ces livres ou bien quelques-uns seulement? Les avez-vous lus en français ou en russe? Aimez-vous lire en français? Est-ce facile ou diffi- cile pour vous? Préférez-vous lire les œuvres des écrivains français dans le texte ou bien traduites en russe? Quel est le livre français qui vous a paru le plus facile à lire? Quel livre avez-vous le mieux aimé? Pourquoi vous a-t-il paru le plus intéressant? Dites ce que vous aimez lire: les contes, les histoires amusantes, les ro- mans policiers, les histoires d'animaux, les romans historiques, les aven- tures, les histoires sur la vie des enfants et des jeunes, les histoires sporti- ves, les livres de science-fixion, les histoires fantastiques. Parlez du genre de lecture qui vous donne le plus de plaisir.
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    ETUDE GRAMMATICALE Verbe venir Jevins à temps. Nous vînmes de l'école. Tu vins tôt. Vous vîntes de la bibliothèque. Il vint tard. Ils vinrent le soir. Je courus à la maison. Tu courus au stade. Il courut dans la forêt, -ûmes Nous courûmes à l'école, -ûtes Vous courûtes au métro, -urent Ils coururent au cinéma. Verbes en -re boire — je bus, il but, ils burent croire — j e crus, il crut, ils crurent connaître — je connus, il connut, ils connurent lire — je lus, il lut, ils lurent paraître — j e parus, il parut, ils parurent vivre — je vécus, il vécut, ils vécurent Verbes en -oir apercevoir —j'aperçus, il aperçut, ils aperçurent recevoir — je reçus, il reçut, ils reçurent pouvoir — je pus, il put, ils purent devoir — je dus, il dut, ils durent
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    savoir — jesus, il sut, ils surent vouloir — je voulus, il voulut, ils voulurent Attention! Verbe être je fus nous fûmes tu fus vous fûtes il fut ils furent Verbe avoir j'eus nous eûmes tu eus vous eûtes il eut ils eurent Résumons la formation du passé simple. Voici les terminaisons des verbes au passé simple: 1. Relevez les verbes au passé simple et donnez leur infinitif: il vient, il vint, ils tiendront, ils tinrent, j'ai connu, je connus, il lit, il lut, ils reçurent, ils recevront, il a voulu, il voulut, j'eus, j'ai eu. 2. a) Lisez les phrases et choisissez les verbes au passé simple. L'homme (a pris, prit, prend) une valise, (ouvre, ouvrira, ouvrit) la porte et (sortit, sort, sortait). Les agents de police (entendirent, enten- dent, entendront) un cri et (se jettent, se jetaient, se jetèrent) vers la voiture. Gargantua (fait, fit, fera) sa toilette, (met, mettait, mit) ses habits et (prit, a pris, prend) son déjeuner. Gargantua et son maître (partiront, partent, partirent) pour Paris. Il (écrit, écrivait, écrivit) beau- coup de lettres à ses parents. Gargantua (se souvient, se souviendra, se souvînt) de son ancien maître. L'agent de police (attend, attendit, attendait) un moment, (entendit, entendra, entend) un bruit et (allait, est allé, alla) dans le jardin. b) Recopiez ces phrases dans vos cahiers.
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    3. Mettez lesverbes suivants au passé simple, choisissez les personnes où il y a une croix (+) groupes de mots je tu il, elle, on nous vous ils, elles venir au cinéma + + parcourir un roman + + lire un chapitre + + recevoir un prix + + être fort en français + + + faire un exercice + + + vouloir apprendre le français + + + reconnaître un homme + + pouvoir lire sans fautes + + + tenir un stylo + + + devoir travailler + + + boire du thé + + avoir un livre intéressant + + + + 4. Ecrivez en deux colonnes: les verbes en -i- et les verbes en -u-. Donnez leur infinitif: ils se battirent, il voujut, ils reçurent, il dut, ils purent, il connut, il dit, ils connurent, ils répondirent, ils dirent, il sut, il courut, elles surent. 5. Mettez les verbes au passé simple. Un homme (apparaître) dans les buissons; c'était notre voisin. Il pou- vait entrer chez lui, mais il nous (apercevoir) et il (reconnaître) mon oncle. Bientôt, ils (devenir) amis. A sept heures, Pierre (venir) cher- cher ses parents pour les conduire à la gare. A la gare, ils (faire) leurs adieux. Elle (devoir) expliquer son retard. Enfin, ils (apercevoir) les premières maisons du village. Ils ne (revenir) que le soir. Elle (courir) chercher une chaise. Le soleil (disparaître) derrière le nuage. Quand l'homme (être) plus près, ils le (reconnaître). Quand il (avoir) seize ans, ses parents Г (envoyer) faire ses études à Paris. 6. Lisez le texte suivant et indiquez les verbes au passé simple, traduisez-les. Odette Simon était une petite fille de huit ans. Elle habitait dans un petit village français. Un soir, ses parents allèrent au cinéma. Odette resta à la maison avec ses petites sœurs et son petit frère. Les en- fants se couchèrent. Tout à coup, Odette se réveilla. La chambre était pleine de fumée, la maison brûlait. Odette se leva vite, habilla
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    ses sœurs etconduisit les petites filles dans le jardin.. Puis, elle re- vint dans la maison qui était en flammes. Elle trouva son petit frère sous son lit. Odette le prit dans ses bras et sortit par la fenêtre. Ainsi, elle sauva les enfants. ETUDE LEXICALE 7. a) Ecoutez de petits textes et tâchez de comprendre les mots nouveaux. Si le sens d'un mot n'est pas clair, voyez les explications ou consultez le dictionnaire. Mon frère qui fait ses études en dixième, lit déjà des revues françai- ses. Il préfère les articles sur la situation actuelle. Il aime aussi les articles sur la science. Hier, il m'a raconté le contenu d'un article. Il s'agit des hommes qui s'enfoncent dans la mer et y vivent quelque temps dans une maison sous-marine. Il commence à lire des livres des écrivains français dans le texte. Il a déjà lu la moitié du roman d'Hector Malot "Sans famille" et il m'a parlé de ses impressions. Dans le livre que mon frère vient de lire, il s'agit d'un vieillard très bon qui élevait une petite fille, une orpheline qui n'avait ni père ni mère. Elle l'aimait bien et l'appelait papa. Jean Valjean a été arrêté pour le vol d'un pain. Dix-neuf ans après, il a réussi à s'évader. Voilà une histoire qui prouve qu'il faut toujours mesurer ses forces avant de commencer à faire quelque chose. Un jeune homme a décidé de monter au Mont-Blanc, le plus haut sommet des Alpes. Il est parti seul sans la permission du moniteur. Il était chargé de tout le nécessaire. D'abord, tout allait bien, il faisait beau. Des heures ont passé, le soir est venu, puis la nuit. En bas, les lumières du village se sont éteintes. Il faisait très sombre. Et quand l'orage a commencé, le jeune homme a été effrayé. Il s'est réfugié sous un rocher. Tout à coup, un accident a eu lieu: une grosse pierre a roulé du haut du rocher et a écrasé le pied du malheureux. Il a essayé de se lever et de faire quelques pas, mais la douleur ne lui permettait pas de marcher. Il s'est écrié: "A l'aide!" et il a perdu connaissance. Lorsqu'il a ouvert les yeux, il a vu qu'il était à l'hôpital: un groupe d'alpinistes l'avait sauvé.
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    L'enfant a longtempspleuré, puis il s'est calmé. écrivain (m) = auteur (m): Alexandre Dumas est un célèbre écrivain fran- çais. lorsque = quand: Lorsque je l'ai vu la dernière fois, il était en bonne santé. ne ... point = ne ... pas: Je ne vous ai point remarqué, s'évader = se sauver: Le prisonnier s'est évadé de la prison. bas (basse) Ф haut bas ad).— une voix basse adv.— parler bas (pour ne pas être entendu) éteindre Ф allumer: J'ai éteint la lampe. Attention! p r é s e n t : j'éteins, nous éteignons p a s s é c o m p o s é : j'ai éteint p a s s é s i m p l e : j ' é t e i g n i s f u t u r s i m p l e : j'éteindrai vide Ф plein: La salle était vide. élève (m, f) élever sont des mots de la même famille Cette femme a élevé une petite fille qui n'a ni père ni mère. fond (m) s'enfoncer sont des mots de la même famille b) Lisez attentivement les explications: actuel — comparez ce mot avec le mot russe analogue calme = tranquille: La mer est calme aujourd'hui. calme se calmer sont des mots de la même famille
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    Le sous-marin s'enfoncedans la mer. permission (f): c'est l'action de permettre. Il m'a demandé la permission de sortir. permettre permission (f) sont des mots de la même famille revue (f): sorte de livre qui paraît périodiquement (tous les mois). Lisez- vous régulièrement les revues pour enfants? s'écrier: se mettre à crier. Il s'est écrié: "C'est assez!" se réfugier: se cacher pour ne pas être en danger. Il s'évada de la prison et se réfugia dans une petite ville de province. vieillard (m): c'est un vieil homme. Il faut aider les vieillards. voler: prendre sans demander quelque chose qui est à une autre personne Attention! voler L'avion vole dans le ciel. On m'a volé mon sac à main. voler vol (m) sont des mots de la même famille accident (m): Il a été blessé dans un accident d'auto. charger: charger sa voiture. Charger un bateau de blé. Le chauffeur a chargé son camion de légumes, contenu (m): Il m'a raconté le contenu de l'article, rayon (m): En été, les rayons du soleil sont très chauds. c) Trouvez ces mots dans le dictionnaire: boiteux écraser fouiller cependant excitant mesurer article (m): texte dans un journal. Avez-vous lu cet article aux "Izvestia"? douleur (f): ce qu'on sent quand on a mal. Je me suis cassé le pied. Quelle douleur! moitié (f): une des deux parties d'un nombre ou d'une chose. Six est la moitié de douze, noter: c'est écrire pour se rappeler. Notez le devoir.
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    d) Elargissez votrevocabulaire. On appelle homonymes les mots qui ont une même forme phonique et se distinguent par leur sens. A l'aide du suffixe -tion on forme des substantifs du féminin qui dé- signent l'action. E x e m p l e : expliquer — une explication respirer — la respiration 8. Faites des phrases avec les homonymes: le vol; voler. 9. Trouvez les verbes formés du verbe lever, dites leurs acceptions et faites-les entrer dans des groupes de mots. 10. Terminez les phrases par les mots: éteindre, se calmer, vide, point, bas, basse, noter, boiteux, orphelin, lorsque, cependant. Le vieillard s'est endormi, ne parlez pas haut, parlez .... On a allumé le feu pour préparer le repas, maintenant il faut Г.... Je vois cet homme pour la première fois, je ne le connais .... Il s'est écrié: "Assez, parlez à voix...!" Le bébé cria quelque temps, puis il.... Cet homme ne peut pas marcher vite, il est.... Cet enfant n'a ni père ni mère, il est.... Ma sœur est malade,... elle veut sortir. Il faut... l'adresse de ce Français. Votre verre e s t v o u l e z - v o u s encore du café? Je sortais déjà, ... tu m'as téléphoné. 11. Lisez le texte suivant, relevez-y les mots nouveaux. Edmont Dantès décida de s'évader du Château d'If. Il prit la place d'un vieillard mort, l'abbé Faria, qu'il aimait et respectait beaucoup. Alors on le mit dans un sac et on le porta au bord de la mer. Dantès étouffait presque, une lourde pierre attachée à ses jambes, écrasait ses pieds, il éprouvait une forte douleur, mais il restait immobile. On le jeta dans la mer, il s'y enfonça, mais réussit à remonter du fond. Il fut sauvé par un navire. Alors, il se réfugia sur l'île de Monte-Cristo. On le chercha, on fouilla partout, mais on ne le retrouva pas. 12. Formez les adverbes correspondant aux adjectifs suivants: sérieux, simple, triste, propre, léger, chaud, curieux, naturel, facile, actuel. M o d è l e : sérieux — sérieuse — sérieusement.
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    13. a) Lisezles mots: un accident, éteindre, une permission, un écrivain, cependant, un rayon, un vieillard, écrivez-les de mémoire et soulignez ce qui est difficile dans l'orthographe de ces mots. ^ b) Faites des phrases par écrit avec ces groupes de mots: éteindre la lumière (le feu, la lampe, le gaz), parler bas (à voix basse); étouffer de chaleur, rayons du soleil, charger une voiture (un bateau), un accident de route, une revue pour enfants, une rue calme, le con- tenu d'un récit, une musique excitante, la moitié des élèves, mesurer des yeux, recevoir une permission, s'écrier de peur. LECTURE ET CONVERSATION 14. Etude du texte. a) Voici quelques phrases avec les verbes laisser et faire employés devant un autre verbe à l'infinitif. Dites ce que ces verbes y signifient. Laisse-moi faire! On le laissa passer. On risque de se faire écraser. b) Analysez les phrases avec les pronoms adverbiaux en et y et dites quels noms ils remplacent: — A-t-on un cric1 ? — On est allé en chercher un. Abandonner Cosette? Jean Valjean n'y pensait pas. c) Précisez le temps des verbes suivants et donnez leur infinitif: on vit, on entendit, les hommes se jetèrent, il put, elle s'endormit, il s'assit, ils firent, il reconnut, il prit. d) Tâchez de comprendre le sens de ces groupes de mots et d'expliquer leur signifi- cation. M o d è l e : , faire peur. Ces mots lui firent peur.— Il eut peur de ces mots. Sans dire une parole. Cent francs à gagner. Il faut bien. e) Retenez: un cric — домкрат Le participe passé, s'il est employé sans auxiliaire, sert d'épithète à un nom.
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    Jean Valjean quiest devenu M. Madeleine — который стал devenu M. Madeleine — ставший Traduisez le participe passé redevenu dans la phrase: Cosette, redevenue rose ... 15. Vous connaissez le nom du grand écrivain français du XIXe siècle Victor Hugo. Ses romans les plus célèbres sont "Les Misérables", "Notre-Dame de Paris", "L'homme qui rit", "Quatre-vingt-treize". Voici deux extraits de son roman "Les Misérables". Lisez-les et dites quels traits de caractère de Jean Valjean vous y voyez. LES MISÉRABLES Jean Valjean a passé dix-neuf ans au bagne1 pour le vol d'un pain. Il s'en évade et s'ins- talle sous le nom de M. Madeleine à Montreuil-sur-Mer. Les habitants de cette petite ville l'aiment et le respectent car il est bon et courageux. Bientôt, M. Madeleine devient le maire de Montreuil-sur-Mer. Un jour, le cheval du Père Fauchelevent tombe et le vieillard se trouve sous la voiture. Pour libérer le vieux, il fallait soulever la voiture. M. Madeleine arriva. On le laissa passer. "A l'aide!" criait le Père Fauchelevent. "Qui est-ce qui est bon enfant2 pour sauver le vieux?" M. Madeleine se tourna vers les gens: — A-t-on un cric? — On est allé en chercher un, répondit un paysan. — Dans combien de temps l'aura-t-on? — Ce n'est pas loin, mais il faudra tout de même un quart d'heure. — Un quart d'heure! s'écria Madeleine. Il regarda la voiture qui s'enfonçait dans la terre. Encore quelques minutes et les os du vieux seront brisés. — Il est impossible d'attendre un quart d'heure, dit Madeleine aux paysans. — Il faut bien. — Ecoutez, continua Madeleine, il y a encore assez de place sous la voiture pour un homme. Quelqu'un peut la soulever avec son dos. Une demi-minute et l'on tirera le pauvre homme. Qui est prêt à le faire? Cinq louis d'or à gagner! Personne ne bougea dans le groupe. — Dix louis, dit Madeleine. 1 (un) bagne — каторга 2 (un) bon enfant — добрый малый
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    Les gens baissaientles yeux. Un d'eux murmura: — Il faut être fort pour cela. Et puis on risque de se faire écraser. — Alors, recommença Madeleine, vingt louis! Même silence. Cependant, la voiture continuait à s'enfoncer lentement. Le Père Fau- chelevent criait de douleur. -— J'étouffe. Ça me brise les os! un cric! quelque chose! Ah! Madeleine regarda autour de lui: — Alors! Personne ne veut gagner vingt louis et sauver la vie à ce pauvre vieux? Personne ne bougea. Madeleine leva la tête... Puis, sans dire une pa- role, il tomba à genoux, et, un moment après, il était sous la voiture. Tout à coup, on vit l'énorme voiture se soulever lentement. Puis, on entendit une voix qui criait: "Dépêchez-vous! Aidez!" Des hommes se jetèrent vers la voiture. La voiture fut enlevée par vingt bras. Le vieux Fauchelevent était sauvé. '—Le policier Javert reconnaît Jean Valjean, devenu M. Madeleine. Le maire de Montreuil doit quitter la ville et se réfugier à Paris avec Cosette, une orpheline qu'il élève et à qui il sert de père. Dans le texte que vous allez lire, Jean Valjean se sauve avec Cosette d'une patrouille qui fouille la rue. Jean Valjean mesura des yeux le mur au-dessus duquel il voyait un grand arbre. La difficulté etâ't Cosette. Cosette, elle, ne savait pas grim- per à un mur. L'abandonner? Jean Valjean n'y pensait pas. Il put entrer chez lui, prendre une corde et revenir près de Cosette. On entendait déjà les pas deja patrouille qui approchait. La petite était inquiète. — Père, dit-elle tout bas, j'ai peur. Qui est-ce, qui vient donc là? — Chut! répondit le malheureux homme. Fit il ajouta: — Ne dis rien. Laisse-moi faire et ne crie pas, ne pleure pas... Avec difficulté, il grimpa au mur, puis, avec la corde, il^ra la petite. Quand ils étaient de l'autre côté du mur, dans un vaste jardin, Cosette n'avait plus de forces. Elle posa sa tête sur une pierre et s'endormit. Jean Valjean s'assit près d'elle.,! Jean Valjean toucha les mains de Cosette. Elles étaient glacées. "Ah! mon Dieu!" dit-il. Il appela à voix basse: "Cosette!" Elle n'ouvrit pas les yeux. .Ц la tira par le bras. Elle ne se réveilla point. "N'est-elle pas morte"? pensa-t-il...
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    Il se penchasur le visage de Cosette: elle respirait; mais d'une respi- ration qui lui paraissait faible et prête à s'éteindre. Il marcha droit à l'homme qu'il apercevait dans le jardin. La lune éclairait le visage de Jean Valjean. | — Tiens, c'est vous, père Madeleine, dit l'homme. Ces mots firent peur à Jean Valjean. L'homme qui parlait était un vieillard boiteux. On ne voyait pas son visage qui était dans l'ombre. Le bonhomme enleva son bonnet et s'écria: — Ah! mon Dieu! comment êtes-vous ici, père Madeleine? Par où êtes-vous entré, vous tombez donc du ciel?.. — Qui êtes-vous? et qu'est-ce que c'est que cette maison-ci? deman- da Jean Valjean. — Mais comment! s'écria le vieillard. Vous m'avez sauvé la vie... Vous ne me reconnaissez pas? — Non, dit Jean Valjean. L'homme se tourna, un rayon de lune lui éclaira le visage et Jean Valjean reconnut le vieux Fauchelevent... [—- Père Fauchelevent, je vous ai sauvé la vie... Eh bien, vous pouvez faire pour moi ce que j'ai fait aiuxeiJQis-pour vous. Fauchelevent prit dans ses vieilles mains les deux mains haïtes de Jean Valjean et resja quelques secondes sans dire un mot. Enfin, il s'écria: — Moi! vous sauver la vie! Je ferai tout ce que vous demanderez. Dites ce que vous voulez. — Je vous expliquerai cela. Vous avez une chambre? — J'ai une maisonnette, là, dans le fond du jardin, dans un coin que personne ne voit: il y a trois chambres... Moins d'une demi-heure après, Cosette, redevenue rose à la flamme d'un bon feu, dormait dans le lit du vieillard. Commentaire un louis d'or — луидор (золотая монета, впервые была выпущена с изображе­ нием короля Людовика XIII (Louis XIII), отсюда название монеты) 16. Répondez aux questions: Pourquoi est-ce que Jean Valjean a passé dix-neuf ans au bagne? L'a-t-on libéré? Pourquoi a-t-il dû changer de nom? Est-ce qu'on le respectait à Montreuil-sur-Mer? Pourquoi les paysans ne voulaient- ils pas sauver le vieillard? Est-ce que Jean Valjean a pu soulever la D'après V. H u g o, Les Misérables
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    lourde voiture etsauver le vieillard? Qu'est-ce qui prouve dans cet extrait que Jean Valjean était bon et courageux? Pourquoi Jean Valjean doit-il quitter la ville? Qui était Cosette? Jean Valjean vou- lait-il se réfugier avec Cosette? Qu'est-ce qui est arrivé à Cosette? Pourquoi Jean Valjean a-t-il eu peur? Est-ce que l'homme boiteux qui était dans le jardin a reconnu Jean Valjean? Qui était l'homme dans le jardin? A-t-il voulu aider Jean Valjean? Quels traits de carac- tère du vieux Fauchelevent voit-on d'après cet épisode? 17. Recopiez les phrases du texte qui caractérisent Jean Valjean et le vieux Fauchele- vent. Faites ensuite le portrait physique et moral de Jean Valjean et du vieux Fauche- levent, comme vous les voyez d'après ce texte. 18. Connaissez-vous d'autres personnages du roman "Les Misérables"? Alors parlez de Gavroche, de Cosette ou de quelqu'un d'autre. Si vous vous rappelez un épisode de ce roman, racontez-le à vos camarades. 19. Devinez d'après six questions le nom d'un personnage d'un livre connu (voir ex. 35, p. 43). 20. Voici le nom de quelques auteurs contemporains. Quels livres de ces auteurs con- naissez-vous? Que savez-vous de ces auteurs: Antoine de Saint-Exupéry, Marcel Pagnol, Louis Aragon, Pierre Gamarra? 21. a) Dites quels récits de quels auteurs vous avez lus dans votre livre de lecture. b) Parlez du récit d'un auteur contemporain que vous avez le mieux aimé. c) Travaillez en paires: parlez de vos lectures et de votre bibliothèque. 22. Vous voulez vous inscrire à la bibliothèque. Il faut pour cela remplir une fiche d'ins- cription. Faites-le suivant l'exemple. Fiche d'inscription Madame — Mademoiselle — Monsieur Nom: Christine Prénom: Benoît Age: treize ans Adresse: 15, rue de la Monnaie 37000 Tours Téléphone: 04-85.23.47.15 23. Apprenez à traduire. a) Lisez les textes et tâchez de les comprendre. Cherchez dans les textes l'informa- tion suivante: les plus grandes bibliothèques parisiennes; les types de bibliothèques de province; ce qu'il y a à la Bibliothèque nationale.
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    b) Relisez lestextes et notez les mots nouveaux. c) Trouvez ces mots dans le dictionnaire. d) Traduisez les textes. Bibliothèques parisiennes Outre la Bibliothèque nationale, Paris possède plus de vingt gran- des bibliothèques. Les plus riches sont la bibliothèque de la Sorbonne (3 millions de livres et de brochures), la bibliothèque Sainte-Geneviève (3 millions de livres), la bibliothèque de l'Arsenal, la bibliothèque de l'Institut de France dite "Mazarine" (350 000 livres), la Bibliothèque publique d'Information du Centre Pompidou (350 000 livres, 2 400 ti- tres de périodiques). Bibliothèques de province Sur l'ensemble du territoire, aux bibliothèques universitaires s'ajoutent: — Les bibliothèques centrales de prêt qui, grâce aux bibliobus, des- servent les petites communes de plus de 75 départements. Elles prêtent annuellement plus de 23 millions de volumes. — Les bibliothèques municipales. On en dénombre un millier envi- ron, dont 600 dans les communes de plus de 10 000 habitants. Elles prê- tent chaque année 50 millions de livres. — De très nombreuses bibliothèques spécialisées, publiques ou pri- vées. L'évolution récente est marquée par l'introduction de l'audio-visuel et le développement des activités d'animation. La Bibliothèque nationale La première bibliothèque de France est la Bibliothèque nationale, hé- ritière de bibliothèque royale. D'après le Dépôt légal, qui fonctionne depuis le XVIe siècle, la Bi- bliothèque nationale comprend aujourd'hui près de 8 millions de volu- mes, auxquels s'ajoutent plus d'un million de cartes et plans, les 5 mil- lions de gravures et documents du Cabinet des estampes et les 400 000 pièces du Cabinet des médailles. Ces richesses innombrables permet- tent à la Bibliothèque nationale d'organiser de nombreuses et remar- quables expositions. En collaboration avec le Cercle de la Librairie, elle rédige la Bibliographie de la France, qui paraît régulièrement et signale tout ce qui est publié.
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    D'accord! — Хорошо!Согласен! / Согласна! M o d è l e : — Allons à la bibliothèque! Je veux échanger mes livres. — Volontiers. Je viendrai te chercher, veux-tu? — Entendu! Je t'attends à six heures. Voici les premières répliques pour vos dialogues: — Veux-tu passer chez moi? J'attends quelques amis pour ce soir. — Allons voir Marie. Elle est malade. — Allons au cirque. Il y a une représentation bien amusante. J'ai deux billets. b) Composez vous-mêmes des dialogues pareils, employez-y les expressions données. 25. a) Ecoutez le dialogue et tâchez de le bien comprendre. b) Lisez le dialogue en prenant chacun un rôle. c) Lisez les répliques du personnage A et tâchez de reproduire les paroles du person- nage В de mémoire. Faites la même chose, mais lisez les répliques du personnage B. d) Reproduisez tout le dialogue de mémoire. e) Reproduisez le dialogue, remplacez le nom de l'écrivain et de son livre par le nom d'autres écrivains et d'autres livres. A: Monsieur, avez-vous le roman d'Alexandre Dumas "Les Trois Mousquetaires"? B: Je regrette. Nous n'en avons plus. Tu peux revenir dans quelques jours? A: Merci, je viendrai. A propos, je voudrais acheter un livre pour mon frère. B: Et qu'est-ce qu'il lit ton frère? A: Un peu de tout, mais surtout les contes. Il est encore petit. B: Alors tu as de la chance. Nous venons de recevoir les contes de Charles Perrault. 24. a) Apprenez à faire les dialogues: acceptez l'offre de votre ami. Employez dans vos répliques les expressions suivantes:
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    SUJET LIBRE DECONVERSATION 26. Discutons. Qu'est-ce qu'il y a de nouveau? Qu'est-ce qu'il y a eu d'intéressant le mois dernier? Les vacances sont finies. Est-ce que vous avez réussi à réaliser vos projets? Est-ce que vous vous êtes bien amusés? Racontez à vos ca- marades comment vous avez passé vos vacances. L'hiver approche. Est-ce que vous aimez cette saison? Qu'est-ce qu'elle a d'agréable et peut-être d'ennuyeux? Quels sports d'hiver aimez- vous? Est-ce que vous aimez la nature en hiver? Vous savez qu'on parle beaucoup de l'hiver russe à l'étranger? Si votre ami français vous demande ce que c'est que l'hiver russe, de quoi lui parlerez- vous? 27. Apprenez la poésie. CHANSON DE LA SEINE La Seine a de la chance Elle n'a pas de soucis Elle se la coule douce Le jour comme la nuit Et elle sort de sa source Tout doucement sans bruit Et sans se faire de mousse2 Sans sortir de son lit . Elle s'en va vers la mer En passant par Paris. La Seine a de la chance Elle n'a pas de soucis Et quand elle se promène Tout le long de ses quais Avec sa belle robe verte ' Elle se la coule douce — она живет спокойно 2 sans se faire de mousse — без треволнений Французский язык. 7 кл. 65
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    Et ses lumièresdorées, Notre-Dame jalouse Immobile et sévère Du haut de toutes ses pierres La regarde de travers. Mais la Seine s'en balance1 Elle n'a pas de soucis Elle se la coule douce, Le jour comme la nuit Et s'en va vers le Havre Et s'en va vers la mer En passant comme un rêve Au milieu des mystères Des misères de Paris. J . P r é v e r t 1 (elle) s'en balance — зд. ей все равно
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    LEÇON 4 FRANCE (NATURE, POPULATION,TRADITIONS) Cela vous intéresse de connaître le pays où habite le peuple dont vous étudiez la langue, n'est-ce pas? La France est un beau pays qui a une civilisation très ancienne. Que savez-vous de la France? Quelles régions de la France connaissez-vous? Quels fleuves? Quelles villes? Quels en- droits historiques? Racontez à vos camarades ce que vous savez de la France, montrez-leur des photos. Si vous ou vos parents ont visité la France, parlez des endroits visités. Si vous avez des amis en France, dites où ils habitent et racontez ce que vous avez appris d'eux sur la France. Parlons de la France!
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    ETUDE GRAMMATICALE C'est unlivre qui lui fera plaisir. Les écoliers qui sont allés en excursion ne sont pas encore revenus. Je lis le livre que tu m'as donné. Propositions subordonnées relatives Dans la subordonnée relative le pronom qui s'emploie comme sujet et représente les noms de personnes et de choses. Le pronom que s'emploie dans la subordonnée relative comme com- plément d'objet direct. Il dit qu'il a lu ce livre avec un grand intérêt. Je crois que tout le monde est content de ce voyage. Propositions subordonnées complétives. Attention! que pronom relatif, suit le nom conjonction, suit le verbe Résumons! que pronom relatif— который conjonction — что Lisez les phrases suivantes, relevez les propositions subordonnées, indiquez le type de la subordonnée. La vieille femme dit qu'elle était malade. Le récit que nous avons lu ensemble est très intéressant. L'histoire, qu'il a racontée, a intéressé tout le monde. Elle aperçut un homme qui venait vers sa maison. Savez-vous que j'ai été à Saint-Pétersbourg pendant les vacances? Je crois qu'il viendra bientôt. Jules Verne, que nous connaissons comme auteur de romans, a écrit dans sa jeunesse des comédies en vers. Le vent, qui vient de la mer, n'est pas froid. Les rivières, qui prennent leur source dans les montagnes, sont rapides.
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    2. Relevez lespropositions subordonnées relatives, indiquez la fonction des pronoms relatifs. C'est un livre qui peut t'intéresser. Elle vit qu'un homme s'appro- chait de sa maison. La femme habitait une maison qui se trouvait loin du village. Le professeur dit qu'il nous interrogera demain. 3. Remplacez les points par les pronoms relatifs qui ou que. Le voyage ... mon ami a fait en France a été très intéressant. Il a vu Paris ... on appelle le cœur de la France. A travers Paris coule la Seine ... divise la ville en deux parties. A Paris il y a beaucoup de monuments ... parlent du passé de la France. De la Tour Eiffel, il a vu l'île de la Cité ... ressemble à un navire. La cathédrale Notre- Dame ... il a vue se trouve sur l'île de la Cité, au milieu de la Seine. Il a vu le Quartier Latin avec ses grands lycées et la Sorbonne ... est la plus vieille université de l'Europe. 4. a) Reliez les éléments donnés par les pronoms relatifs qui ou que pour caractériser les personnes et les choses. Il vous attend depuis une heure Vous attendez Elle faisait Je le trouve bien amusant Il n'est jamais content Voilà le camarade Le train a une demi-heure de retard Le bruit m'empêchait de travailler C'est un roman C'est un garçon b) Dites ce que vous voyez, ce que vous pensez et ce que vous croyez. M о d è 1 e: Je vois que le train arrive. ETUDE LEXICALE 5. a) Ecoutez le texte suivant et tâchez de comprendre les mots nouveaux. Si le sens d'un mot n'est pas clair, voyez les explications ou consultez le dictionnaire. Regardons la carte de notre Patrie. Notre pays est immense et très étendu. Il y a des plaines au nord et en Sibérie et des montagnes au sud. Les monts l'Oural séparent la partie européenne de la partie asiatique. La région de l'Oural est riche en mines de fer, c'est une région indus- trielle très peuplée. En Sibérie et au nord de la partie européenne, les plaines sont couvertes de grandes forêts. C'est ce qu'on appelle la taïga. La Volga, un fleuve navigable, relie la partie centrale du pays à la mer Caspienne. Les fleuves de la Sibérie sont encore plus grands, ils pren- nent leur source dans les montagnes du sud, traversent tout le territoire de la Sibérie et se jettent dans l'océan Glacial. Il y a aussi un lac qui .attire beaucoup de touristes, c'est le Baïkal.
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    Le climat denotre pays est très varié: au nord du pays et en Sibérie c'est le climat continental avec les froids en hiver et la chaleur en été. Dans les régions qui se trouvent non loin de la mer, à l'ouest du pays, le climat est maritime: il pleut souvent, les brouillards ne sont pas rares. Dans ces ré- gions, on cultive surtout les légumes. Au sud du pays, il fait chaud. On peut y cultiver les fruits. Dans toutes les régions du pays on fait de l'élevage. On peut y voir beaucoup d'étables où l'on garde des vaches, des moutons, des chèvres et des chevaux en hiver. On les nourrit de foin et de paille. La population de la Russie est très variée. Si nous allons du sud au nord ou de l'ouest à l'est, nous pouvons observer des habits différents selon le climat et les habitudes. Si vous désirez mieux connaître notre Patrie, faites des voyages avec vos parents. Vous n'allez jamais vous ennuyer, et il est certain que vous en reviendrez satisfaits. b) Lisez attentivement les explications. échelle (f) facteur (m) foin (m)
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    continental industriel continent (m)industrie (f) ces mots sont analogues aux mots russes auprès de = très près: Il est venu s'asseoir auprès de moi. désirer = vouloir: Il désire une bicyclette. Il désire vous parler. désirer désir (m) sont des mots de la même famille doucement = sans bruit: Il est entré tout doucement, habit (m) = vêtement (m): Des habits de voyage. Acheter des habits, reculer = faire un pas en arrière: J'ai reculé quand je l'ai vu courir vers moi. se nourrir = manger: Il se nourrit de fruits, varier = changer: Mon ami varie ses occupations, varié = différent: Les rivières de la France sont variées. élever élevage (m) sont des mots de la même famille agriculture (f): c'est l'art de cultiver les champs. L'industrie et l'agri- culture sont des branches de l'économie. agriculture (f) agricole sont des mots de la même famille Une région agricole, un travail agricole. celui, celle: pour ne pas répéter dans la phrase le même nom on emploie souvent les pronoms démonstratifs celui, celle, ceux, celles. Montrez- sentir sentiment (m) sont des mots de la même famille Dans cette ferme on fait de l'élevage des vaches. Il faut avoir de bons sentiments pour les malades et les vieux.
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    moi votre cahieret celui de votre camarade ( = le cahier de votre cama- rade). Il a visité toute la France: celle des champs et celle des régions industrielles ( = la France des champs et la France des régions indus- trielles). certain cultiver qui est sûr Son départ est certain. Je suis certain de ce que j'ai vu. quelques Certains élèves aiment la géographie, d'autres non. travailler la terre faire pousser des plantes, des légumes cultivé (terres cultivées) : terre où l'on cultive des plantes utiles employé (m): c'est celui qui travaille dans un bureau s'ennuyer: ne pas savoir quoi faire. Il s'ennuie à rester seul. s'ennuyer ennuyeux ennui (m) sont des mots de la même famille étendu: (du verbe étendre) qui occupe une grande place sur la terre. Les forêts étendues de la Sibérie s'appellent la taïga, maritime: de mer, un climat maritime naviguer: voyager sur l'eau. Le bateau a longtemps navigué avant d'ar- river au port. naviguer navigable sont des mots de la même famille Une rivière navigable est une rivière où les bateaux peuvent naviguer. nourrir: donner à manger. Il faut nourrir les animaux. Les pluies nour- rissent l'herbe et l'arbre, peuplé (une ville peuplée): une ville qui a beaucoup d'habitants peuple (m) peuplé sont des mots de la même famille population (f): c'est l'ensemble des personnes qui habitent une ville, une région, un pays
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    ses amis pourlongtemps un chien qui va très vite un voleur qui est entré dans la maison difficilement les chiffres 7. Dites comment est formé le mot doucement, donnez des adverbes qui sont formés de la même façon. b) retenir a) s'ennuyer sans ses amis sans travail beaucoup toujours à la campagne lac (m): le lac BaïkaI relier: Ce fleuve relie la ville à la mer. c) Trouvez ces mots dans le dictionnaire: allongé charbon (m) malgré attirer déclarer paille (f) brouillard (m) grenier (m) satisfait d) Elargissez votre vocabulaire. Le préfixe re- rend habituellement l'idée de répétition. E x e m p l e s : lire — relire; peindre — repeindre. A l'aide du suffixe -able on forme des adjectifs qui expriment la qualité. E x e m p l e s : naviguer — navigable; varier — variable. A l'aide du suffixe -al (-el) on forme aussi des adjectifs. E x e m p l e s : continent — continental; industrie — industriel. 6. Faites des phrases en employant les mots des deux colonnes et dites si vous êtes d'accord. M o d è l e : Les enfants s'ennuient sans leurs parents. empêcher de partir J'ai voulu partir, mais on m'a retenu. garder dans sa mémoire J'ai retenu cette règle de grammaire. retenir
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    8. a) Donnezles mots russes qui correspondent aux mots suivants: province (f), cul- tiver, continental, industriel, industrie (f), déclarer. b) Faites des phrases avec ces mots. 9. Lisez les phrases et relevez les mots nouveaux. Il m'a retenu longtemps chez lui et il m'a montré ses nouveaux li- vres. Nous voulons faire un voyage sur mer malgré la pluie. La po- pulation de notre ville est deux fois plus grande qu'il y a trente ans. Paris est une ville très peuplée. Ce pays est riche par son agricul- ture. On a logé les touristes auprès d'un lac. Les paysages de la France sont très variés. Il faut varier les occupations des enfants pendant la journée. On m'a retenu après la classe. Cette ville est très étendue. Le train traversait une plaine. Dans notre pays, il y a beau- coup de rivières navigables. Le prisonnier s'est couché sur la paille. Le chasseur a reculé quand il a vu un ours. Il est resté quelque temps allongé sur la paille. Il fait humide, il faut rentrer le foin et la paille et les porter au grenier. Les plaines de la Russie sont vastes. Dans cette région, le climat est maritime. La mère nourrit son bébé. 10. Dites: ce que fait un facteur; où on peut monter à l'aide d'une échelle; à quoi sert un grenier. 11. Répondez aux questions: Dans quelles provinces françaises fait-il souvent du brouillard? Dans quelles régions de notre pays y a-t-il beaucoup de charbon? Quelles régions de notre pays attirent beaucoup de touristes? Est-ce que vous êtes toujours satisfaits de votre travail? Est-ce que vous avez de bons sentiments pour vos camarades? De quoi se nourrissent les animaux? Qu'est-ce que vous désirez pour vos vacances? Où s'oc- cupe-t-on de l'élevage des animaux domestiques? Est-ce que ce fleuve relie la ville à la mer? Est-ce que vos parents ont acheté des habits d'hiver? 12. Lisez attentivement les mots: le brouillard, certain, une échelle, ennuyeux, s'ennuyer, la paille, satisfait. Ecrivez-les de mémoire et soulignez ce qui est difficile dans l'orthographe de ces mots. 7 4 I
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    13. Lisez lesphrases suivantes et traduisez-les. Nous prendrons le train de cinq heures, celui de huit heures arrive trop tard. Montrez votre photo et celle de votre frère. On se chauffe avec du charbon. Les habitants des pays de sud se nourrissent de fruits. Je suis certain qu'il fera beau temps demain. Mon père est employé dans un bureau. Mes parents aiment naviguer sur des ri- vières. 14. Faites entrer les homonymes plaine (f) ou pleine dans les phrases suivantes. Ma tasse est ... de lait. Les ... de la Sibérie sont très étendues. On cultive le blé dans les ... . Cette rivière est ... de poisson. 15. a) Parmi les mots nouveaux que vous venez d'apprendre choisissez ceux qui se rapportent à la géographie et faites-les entrer dans des phrases. b) Ecrivez une lettre à vottre ami français, parlez-y de la situation géographique de la région de notre pays que vous habitez. Employez-y les phrases de l'exercice 15. a). LECTURE ET CONVERSATION 16. Etude des textes. I a) Lisez le texte "Connaître la France" et cherchez-y l'information suivante: ce qu'il faut faire pour connaître la France; ce qu'il faut visiter en France; ce qui prouve que c'est un pays varié. b) Relisez le texte et précisez: quel nom est remplacé par le pronom démonstratif celle dans la phrase: ... celle des champs celle des châteaux celle des régions in- dustrielles ...; ce que veut dire: après avoir traversé et après avoir vu dans la phrase: Et ce n'est qu'après avoir traversé tout le pays, vu tous les coins ...; cherchez un équivalent russe de cette tournure. Rappelez-vous aussi la significa- tion de ne ... que qui est employé dans cette phrase; le temps du verbe construire dans la phrase: On vient de construire.
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    a) Lisez letexte "La France — quelques mots sur sa géographie physique" et cher- chez-y l'information suivante: les plus hautes montagnes de la France; les différents climats de la France; les 4 grands fleuves. b) Relisez le texte et précisez: le sens du groupe de mots: il faut mettre à part; le sens de ni... ni dans la phrase: Il n'est favorable ni à l'herbe ni à l'arbre. N'oubliez pas que c'est une phrase négative; le degré de comparaison de le plus navigable, le plus important, le plus beau; le sens du mot nourrie (le participe passé du verbe nourrir) dans la phrase: La Loire, surtout nourrie par les eaux du Massif central... III a) Lisez le texte "La population de la France" et cherchez-y l'information suivante: le nombre d'habitants; les régions les plus peuplées; les villes les plus importantes. b) Relisez le texte et précisez: le sens de ne ... que et de en dans la phrase: ... dans le Massif central il n'y en a que 20; le nom que le pronom démonstratif celle remplace dans la phrase: ... que celle des villes. CONNAÎTRE LA FRANCE Si tous les chemins mènent à Rome, il est encore plus vrai de dire, en France, que tous les chemins mènent à Paris, ou partent de Paris: les routes comme les chemins de fer. Et pour connaître vraiment la France, il faut voyager, il faut visiter les provinces françaises, car Paris est la capitale de la France, mais Paris n'est pas la France.
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    La France estvraiment le pays de la variété. Diverse dans sa structu- re, dans son sol, dans ses paysages, diverse dans ses activités. La France est aussi merveilleusement diverse par les fruits de son travail. On dit que les Français, avec le lait, font plus de trois cents sortes de fromages. On sait que la France produit en même temps l'huile comme les autres pays méditerranéens, et le beurre comme les pays du Nord. On prétend que chaque vigneron français fait un vin qui ne ressemble pas au vin des autres. La France est aussi célèbre par ses traditions culinaires. Dans chacune des provinces et des villes de France, dans chaque village on peut trouver quelque chose de nouveau et d'intéressant. Il y a tant de différence entre les gens du Nord et les gens du Midi, entre les villes de l'Est et les villes de l'Ouest. Il est bon de voir des visages nouveaux! On découvre que les gens calmes du Nord sont parfois aussi gais que les Marseillais. Il y a tant de régions différentes en France! C'est un pays si varié! Et pour le connaître, il faut traverser ses montagnes et ses plaines, il faut marcher dans ses forêts et dans ses jardins; il faut surtout chercher à découvrir toute la France: celle des champs bien cultivés, celle des châteaux et des églises, mais aussi celle des régions industrielles avec ses usines, ses mines de fer et de charbon, et aussi les stations électri- ques qu'on vient de construire sur les rivières et sur les lacs. Il faut essayer de connaître les gens de France, les ouvriers, les em- ployés et les paysans, les Normands et les Basques, les Bretons et les Alsaciens... Pourtant son prestige, son renom dans le monde, la France ne les doit pas à ses paysages divers, mais à ses explorateurs, ses savants, ses philo- sophes, ses ingénieurs, ses écrivains, ses artistes. Il n'est pas un domaine de l'activité humaine où la France n'ait apporté une large contribution. Et ce n'est qu'après avoir traversé tout le pays, vu tous les coins, qu'on peut dire qu'on commence à connaître la France. D'après A. A l v e r n h e et Y. B r u n s v i c k , A Paris; d'après G. Duhamel LA FRANCE — QUELQUES MOTS SUR SA GÉOGRAPHIE PHYSIQUE La France a un relief varié. Il y a des montagnes jeunes et hautes, des massifs anciens, des plaines plus ou moins étendues. Les plus hau-
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    tes montagnes sont:les Pyrénées (3 404 m au pic d'Aneto), les Alpes (4 807 m au Mont-Blanc, le géant de l'Europe), le Jura (1 718 m au Crêt de la Neige). Ces montagnes se dressent le long des frontières du Sud et de l'Est. Les massifs anciens sont situés au contraire loin des fron- tières. Ce sont: le Massif central (1 886 m), les Vosges (1 423 m), le Massif armoricain (417 m). Les plaines sont parfois allongées, comme l'Alsace, les plaines de la Saône et du Rhône. D'autres sont larges, comme le Bassin parisien et le Bassin aquitain. Le climat de la France est très varié, lui aussi. A l'ouest il est mari- time, avec des vents humides et doux, qui viennent de l'Atlantique. Vers l'est, le climat est continental avec des vents très froids en hiver et très chauds en été. Mais les pluies suffisent à nourrir l'herbe et l'arbre. Il faut mettre à part la Côte méditerranéenne, au climat très chaud, et surtout sec en été. Il n'est favorable ni à l'herbe ni à l'arbre.
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    Dans les montagnes,l'hiver est long avec beaucoup de neige et, au- dessus de 2 700 m, les neiges ne disparaissent pas de toute l'année. Les 4 grands fleuves français sont bien différents. La Seine, longue de 776 km, ne traverse que des plaines. C'est le fleuve le plus navigable de France, et aussi le plus important, car il relie la capitale à la mer et à l'océan Atlantique. La Loire, surtout nourrie par les eaux du Massif central et du Massif armoricain, est le plus long (1012 km) et peut-être le plus beau avec ses célèbres châteaux qui attirent tant de touristes. La Garonne (647 km) qui prend sa source dans les Pyrénées n'est presque pas navigable. C'est un fleuve "dangereux". Le Rhône (812 km) depuis sa source en Suisse, est un fleuve monta- gnard1 très rapide. Près de Lyon, il prend les eaux de la Saône, une rivière beaucoup plus tranquille. LA POPULATION DE LA FRANCE La France compte aujourd'hui plus de 59 millions d'habitants. Mais ce nombre grandit toujours. Les régions les plus peuplées sont les régions industrielles du Nord, de l'Est, de la Normandie, la Région lyonnaise et la Région parisienne. Ici on compte 300-500 habitants au km2 , tandis que dans le Massif cen- tral il n'y en a que 10. Comme dans tous les pays industriels, la plus grande partie de la population habite les villes. Vers 1850, la population des campagnes était trois fois plus grande que celle des villes. Aujourd'hui, 2 Français sur 3 habitent les villes. Les plus importantes villes françaises sont: Paris (plus de 10,3 mil- lions d'habitants), Lyon et Marseille (plus d'un million d'habitants), Lille, Bordeaux, Toulouse. D'après France 17. Montrez sur la carte de la France: où h a b i t e n t les Normands, les Basques, les Bretons et les Alsaciens; l e s m o n t a g n e s : les Pyrénées, les Alpes, le Jura, le Massif central, les Vosges, le Massif armoricain; l e s p l a i n e s : l'Alsace, les plaines de la Saône et du Rhône; le 1 montagnard — горный
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    Bassin parisien, leBassin aquitain; l e s f l e u v e s : la Seine, la Loire, la Garonne, le Rhône; l e s v i l l e s : Paris, Lyon, Marseille, Reims, Bordeaux, Toulouse, Le Havre, Nice, Nantes. 18. En vous basant sur le texte, parlez: du Nord de la France (son relief, son climat, sa nature, ses fleuves et ses plus grandes villes); de la partie centrale; de l'Ouest; de l'Est et du Sud. 19. Vous voulez voyager à travers la France, on vous propose quelques itinéraires, choisissez celui qui vous semble le plus intéressant et parlez de vos impressions de voyage (de la nature, des fleuves et des mers, des villes et des villages, des gens qui habitent ces régions). Apportez des photos si vous en avez. Voici les itinéraires: du Havre à Marseille; de Nantes à Toulouse; de Paris à la Côte d'Azur; de Strasbourg à Bordeaux. 20. On vous propose un voyage en France, mais vous avez peu de temps et vous pou- vez visiter un seul endroit, choisissez celui qui vous semble le plus intéressant à voir, dites pourquoi vous l'avez choisi. Organisez une discussion et décidez quel endroit vous voulez visiter tous ensemble. 2 1 . a) Votre ami français veut faire un voyage en Russie, mais il ne sait pas où aller. Il vous demande conseil. Ecrivez-lui une lettre et décrivez une belle région de la Russie. b) Discutez vos propositions et choisissez la meilleure. 22. Voulez-vous connaître les fêtes qui existent en France? Lisez le texte et nommez toutes les fêtes. La fête du Jour de l'An a lieu le 1e r janvier. C'est une fête civile. Ce jour-là, on souhaite une bonne année aux gens qu'on aime et on distri- bue des étrennes (d'habitude des sommes d'argent) aux enfants. Une autre fête civile est le Premier mai, c'est la fête du Travail. C'est un jour férié (on ne travaille pas). Les Syndicats de travailleurs organisent les défilés. Les Français achètent du muguet, porte-bonheur, et en offrent à leurs amis ou à leurs parents. DES JOURS PAS COMME LES AUTRES Voici des mots pour vous aider: l'armistice — перемирие Pâques — Пасха le Carême — Пост le Mardi gras — Масленица la Chandeleur — Сретение Jésus-Christ — Иисус Христос l'Assomption — Успение la Vierge — Богородица la Toussaint — Праздник всех святых
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    Parmi les fêtesnationales la plus aimée est la fête du 14 Juillet. Ce jour-là, en 1789 a eu lieu la prise de la Bastille. On décore les fenêtres de drapeaux tricolores. Le matin, il y a le défilé du 14 Juillet. A Paris, il a lieu sur les Champs-Elysées. Le Président de la République passe en revue les troupes de l'armée. Le soir, il y a des bals sur les places et de beaux feux d'artifice. Le 8 mai et le 11 novembre sont aussi des fêtes nationales. Le 8 mai est la fête de la liberté et de la paix (victoire du 8 mai 1945). Le 11 no- vembre est aussi la fête de la victoire (armistice de 14-18), on fleurit les monuments aux morts. Les fêtes religieuses françaises sont très nombreuses. A Pâques qui a lieu en avril ou mars, dimanche et lundi, les cloches des églises son- nent. On offre des œufs en sucre ou en chocolat aux enfants; il arrive parfois qu'on cache ces sucreries dans un jardin ou à la campagne pour amuser les petits. Un mois avant Pâques commence la fête du Carnaval. La période du Carnaval va du Jour des Rois — un jour où on mange la galette des rois dans laquelle se trouve une fève1 , on tire "le roi" (celui qui trouve la fève dans sa part est proclamé "roi" et doit choisir "une reine" et inver- sement) — au Carême. Le Mardi gras est le dernier jour de la période du Carnaval qui donne lieu à des réjouissances particulières: beaucoup de choses à manger, on se déguise2 , on danse, parfois dans les rues, on organise des bals masqués. Le plus célèbre est celui de Nice, avec des défilés de chars fleuris et des batailles de fleurs. La Chandeleur (le 2 février) marque la Fête de la présentation de Jésus au Temple. C'est un jour où traditionnellement en France on man- ge des crêpes ou des beignets3 selon les régions. C'est une fête porte- bonheur. Le 15 août on fête l'Assomption. C'est une grande fête d'été: fête de la Vierge et des femmes qui s'appellent Marie. On assiste à des pro- cessions religieuses. Le 1er novembre — la Toussaint, fête des Morts. On fleurit les tom- bes des parents ou des amis avec des chrysantèmes, "la marguerite des morts" comme le dit une chanson de Georges Brassens. 1 u n e fève — пластиковая фигурка человека (мужчины или женщины), вели­ чиной с б о б 2 on se déguise — рядятся 1 des beignets — оладьи
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    Noël (le 25décembre) est la fête la plus aimée par les grands et les petits. Pour Noël, on décore le sapin, on va à la messe de minuit. Ce jour-là on mange la dinde comme plat principal et le dessert est un gâ- teau en forme de bûche1 . On offre comme partout ailleurs des présents aux enfants. Une des plus gaies fêtes en France est le 1e r avril, la fête d'humour. Tout le monde fait des farces à ses amis et voisins et dit: "Poisson d'avril!" C o m m e n t a i r e armistice de 1 4 - 1 8 — on fête l'armistice à la fin de la Première Guerre mondiale. 23. Répondez aux questions: Comment avez-vous compris le titre du texte? Quelles fêtes vous avez aimées et pourquoi? Quelles fêtes sont les plus populaires, qu'en pensez-vous? Est-ce que les fêtes en France et chez nous sont les mêmes? Quelle fête préférez-vous et pourquoi? 24. Apprenez à traduire. a) Lisez le texte et dites de quoi il s'agit. b) Tâchez de traduire le texte oralement, devinez le sens des mots nouveaux. c) Pour vous assurer que vous avez bien deviné le sens de ces mots, notez et cherchez-les dans le dictionnaire. d) Traduisez encore une fois les phrases avec des mots nouveaux. I SA MAJESTÉ CARNAVAL Presque tous les peuples ont des fêtes traditionnelles. L'une des plus populaires en France est le Carna- val de Nice. La forme moderne du Carnaval de Nice date de 1873. Un long cor- tège de chars fleuris traverse la vil- le. Des groupes masqués: arlequins, pierrots et colombines, font escorte à Sa Majesté Carnaval, bon roi de carton à figure réjouie. Masques et une bûche — полено
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    spectateurs, tout lemonde lance des confetti (il se jette pendant la durée du carnaval quelque 80 tonnes de confetti). De jolies filles deviennent reines... pour quelques jours. On livre des batailles de fleurs: les voitures disparaissent sous les pétales parfumés, jaunes, rouges et blancs... Les bals et les feux d'artifice se succèdent pendant plusieurs nuits... Puis on éteint les lampions, on décroche les guirlandes et l'on parle déjà du carnaval de l'an prochain... II PRÉNOMS ET NOMS Tous les Français ne s'appellent pas Dupont. Vous pouvez aussi in- venter des noms "bien français" en utilisant le texte suivant. On peut obtenir beaucoup de noms: avec un nom de métier: boucher, berger, charpentier, maçon, marchand, marin, meunier, porcher... E x e m p l e : Gustave Charpentier avec l'article "le " suivi d'un adjectif de couleur de cheveux: brun, blond, blanc, roux, rouge, noir, gris... E x e m p 1 e: Albert Lebrun avec l'article "le" suivi d'un adjectif "physique": grand, petit, gros, gras, long, fort, jeune, beau... E x e m p l e : Suzanne Lelong avec l'article "le" suivi d'un adjectif "moral": franc, doux, sage... E x e m p l e : Giselle Lefranc avec l'article "le" suivi d'un nom d'animal: oiseau, coq, chat, cerf... E x e m p l e : Pierre Lechat avec "du, de, le, la " et un nom de lieu: bois, champ, pré, val, vallon, lac, chemin, moulin, mont, ville, écluse... E x e m p l e : Augustine Dumoulin, Prosper Delécluse, Philippe Dumont, Marcel Laville avec un adjectif indiquant une province d'origine: breton, poitevin, normand, flamand, picard, lorrain, provençal... E x e m p l e : Henri Poitevin. 25. Voici deux plats que les Français font souvent. Lisez et traduisez ces recettes. I. Purée de pommes de terre. 1. Epluchez des pommes de terre, lavez-les et faites-les cuir dans de l'eau bouillante salée. 2. Une fois cuites, écrasez-les dans une casserole.
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    3. Incorporez lebeurre par petites noisettes et assaisonnez en sel et en poivre. 4. Ajoutez ensuite le lait ou la crème et mélangez bien. II. Le flan aux pruneaux (флан с черносливом) 4 oeufs 80 g. de farine 180 g. de sucre en poudre 3/4 litre de lait 500 g. de raisin un petit verre de cognac un litre de thé Dénoyautez les pruneaux (выньте косточки), faites-les tremper avec les raisins secs dans le thé tiède parfumé au cognac, laissez-les gon- fler. Travaillez les oeufs avec le sucre, incorporez la farine et le lait peu à peu. Ajoutez les 3/4 des pruneaux et les raisins. Versez la prépa- ration dans une moule à charlotte (форма для шарлотки) beurrée et faites cuir 3/4 d'heure à four doux. Servez le flan tiède ou froid ac- compagné de crème chantilly (сбитые сливки), garni de pruneaux et d'amandes. 26. Vous vous rappelez la nouvelle du grand écrivain français Guy de Maupassant "Le duel" que vous avez écoutée l'année passée. Voici encore une nouvelle du même auteur. Maupassant a écrit beaucoup de nouvelles sur la guerre franco-prussienne. Lisez le texte et dites pourquoi d'abord la mère Sauvage était bonne pour les sol- dats prussiens et pourquoi ensuite elle a changé d'attitude. LA MÈRE SAUVAGE Quand la guerre fut déclarée, le fils Sauvage, qui avait alors trente- trois ans, partit. Il laissa sa mère seule dans la maison qui se trouvait loin du village près du bois. Elle allait au village une fois par semaine, chercher du pain et un peu de viande, puis elle revenait chez elle. Com- me on disait qu'il y avait des loups, elle sortait le fusil au dos. Un jour, les Prussiens arrivèrent. On les logea dans les maisons des habitants du village. Quatre soldats furent logés chez la vieille. C'étaient quatre gros garçons blonds aux yeux bleus. Le matin, pendant que les quatre hommes faisaient leur toilette, la mère Sauvage allait et venait, elle préparait le petit déjeuner. Puis, elle nettoyait la cuisine, cassait du bois, lavait leurs chemises. Mais elle pensait toujours à son fils et de- mandait chaque jour aux soldats:
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    — Savez-vous oùest parti le vingt-troisième régiment français? Mon fils est là-bas. Ils répondaient: "Non, nous ne savons pas." Un matin, où la vieille femme était seule à la maison, elle aperçut un homme qui venait vers sa maison. Bientôt, elle le reconnut, c'était le facteur. Il lui donna une lettre. La vieille tira ses lunettes et se mit à lire. C'était la lettre d'un soldat qui lui annonçait la mort de son fils. La vieille ne pleure pas, elle reste immobile. Puis, peu à peu, les larmes montent à ses yeux. Elle ne verra donc plus son enfant, plus jamais. Les Prussiens ont tué son fils. Tout à coup, elle entendit un bruit de voix. C'étaient les soldats prussiens. Elle cacha bien vite la lettre dans sa poche, essuya ses yeux et les reçut tranquillement. Ils riaient tous les quatre, contents, car ils rapportaient un beau la- pin. La mère Sauvage se mit tout de suite à préparer le déjeuner. Elle se mit à table avec les Prussiens, mais elle ne put manger un seul morceau. Ils mangèrent le lapin sans s'occuper d'elle. La vieille les regardait de côté, sans parler. Quand le déjeuner fut fini, elle porta du foin dans le grenier où cou- chaient les Prussiens. Ils s'étonnèrent. Mais elle expliqua: "Vous aurez moins froid", et ils l'aidèrent. Bientôt, le grenier fut plein de foin jus- qu'au toit de paille. Au dîner, la mère Sauvage ne mangeait point. Elle dit qu'elle était malade. Puis, elle alluma un bon feu pour se chauffer, et les quatre Al- lemands montèrent dans leur grenier par l'échelle qui leur servait tous les soirs. Quand la porte du grenier fut fermée, la vieille enleva l'échel- le, puis ouvrit sans bruit la porte de dehors et alla chercher de la paille. Elle allait nu-pieds, dans la neige, si doucement qu'on n'entendait rien. De temps en temps, elle tournait la tête vers la maison pour écouter. Bientôt, la cuisine fut pleine de paille. Alors, la vieille alluma la paille, puis elle sortit et regarda. Le feu éclaira en quelques secondes tout l'intérieur de la maison. On entendit un grand cri, puis le toit s'écroula, le feu monta dans le ciel. Toute la maison flamba, un moment après, elle s'écroula. Des gens arrivaient, des paysans, des Prussiens. On trouva la femme assise devant sa maison, tranquille et satisfaite. Un officier allemand, qui parlait le français comme un fils de Fran- ce, lui demanda: — Où sont vos soldats?
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    Elle montra lefeu rouge et répondit d'une voix forte: — Là-dedans! D'après G. de M a u p a s s a n t , La mère Sauvage 27. Prouvez par des citations du texte que: la mère Sauvage était une pauvre paysanne; la mère Sauvage aimait beaucoup son fils; d'abord elle ne comprenait pas que les soldats prussiens étaient des ennemis; la vieille l'a compris quand elle a appris la mort de son fils, tué par les Prussiens. 28. Dites avec plus de détails: Quand la guerre a été déclarée, le fils de la mère Sauvage est parti au front, et la vieille femme est restée toute seule dans sa maison. Quand les Prussiens sont arrivés au village, on a logé quatre soldats chez la mère Sauvage et elle s'est occupée d'eux. Un jour, le facteur lui a apporté une lettre qui lui annonçait la mort de son fils. Alors, elle a décidé de tuer les Prussiens. 29. Dites si vous avez aimé la nouvelle "La mère Sauvage". Rappelez-vous la nouvelle "Le duel" et dites ce qu'il y a de commun entre ces deux nouvelles. 30. a) Apprenez à faire les dialogues: répondez à la question qu'on vous pose; expri- mez le consentement (согласие), le doute (сомнение) ou le refus (отказ). Posez la même question à quelqu'un de vos camarades, travaillez en paires. Employez dans vos réponses les expressions suivantes: Ça oui! — Да, конечно! Peut-être.— Может быть. Bien sûr. 1 Конечно C'est possible.— Возможно. Certainement. ' Qui sait? — Как знать? Bien e n t e n d u . — Разумеется. Ça d é p e n d . — Это зависит от обсто- Sans d o u t e . — Наверное. ятельств. Plus ou m o i n s . — Более или менее. Pas du tout.— Ничего подобного. M a i s non! — Да нет же! Je n'en sais rien.— Понятия не имею. Certainement pas! — Конечно, нет! M o d è l e : — Connais-tu la géographie de la France? — Oui, bien sûr! Et toi, Michel, est-ce que tu la connais? Voici les premières questions pour vos dialogues: As-tu jamais voyagé en France? Corresponds-tu avec un Français? Sais-tu quels sont les plus grands fleuves de la France? Est-ce que la géographie est une science intéressante?
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    b) Composez vous-mêmesdes dialogues pareils, employez-y les expressions données. 3 1 . Apprenez le dialogue suivant. Remplacez les mots Bretagne et les Alpes par d'autres noms de régions, de villes et de montagnes de France. A: Il y a longtemps que Jean est parti? B: Mais oui. Ça fait bientôt deux semaines. A: Et où est-ce qu'il est allé? B: Il voulait aller en Bretagne. Mais on dit que le temps y est mau- vais. Alors, il est allé autre part, dans les Alpes, peut-être. A: Ça doit être ça... On est bien mieux dans le Midi. 32. Discutons. Qu'est-ce qu'il y a eu d'intéressant le mois dernier? Parlez-en! Le temps passe vite, n'est-ce pas? Nous sommes déjà en plein hiver. Est-ce que cette année le mois de décembre est assez froid, est-ce qu'il y a beaucoup de neige? En profitez-vous pour faire des sports d'hiver? Vous préparez-vous au Noël et à la joyeuse fête du Nouvel An qui vont venir? Aimez-vous ces fêtes? Préparez-vous des ca- deaux à vos parents et amis? Aurez-vous un arbre de Noël? Qui va l'orner? Et les vacances d'hiver, les aimez-vous? Quels sont vos projets pour les vacances? Parlez-en! 33. Apprenez la poésie. SUJET LIBRE DE CONVERSATION AH! QUE LA FRANCE EST BELLE! P. В a y 1 e J'habitais un coin du Midi, Au joli temps de mon enfance, Pour moi, c'était le Paradis, Mais j'ai fait le tour de France... Ah! que la France est belle, Avec ses champs, ses bois, Ses vallons et ses clochers! Chaque région nouvelle Nous fait, soudain, découvrir Des trésors cachés Dans le train qui me transportait Au milieu des doux paysages, Je penchais mon jeune visage, Et le cœur joyeux, je chantais: Du Rhône à la Rochelle, De la Garonne Au souriant pays normand. Ah! que la France est belle! Et comme on est heureux D'être un de ses enfants!
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    RÉVISION DU DEUXIÈMETRIMESTRE 1. a) Répétez les verbes du type partir, dormir, s'endormir, sentir, servir. Mettez les verbes au présent et ensuite au futur simple. Mon frère (partir) pour un long voyage. Il (s'endormir) vite. Ce divan lui (servir) de lit. Je (dormir) mal. b) Mettez les verbes au passé composé et ensuite au passé simple. Elle (partir) en vacances. Je (dormir) une heure. Elle (s'endormir) vite. Nous (sentir) une grande faim. On leur (servir) un dîner ma- gnifique. Tous (sortir) sur le balcon après le dîner. c) Mettez les verbes courir, parcourir aux temps indiqués. En les voyant, ils (présent) à leur rencontre. Je (présent) sans me retourner. Les enfants (passé simple) dans les champs. Je (futur) appeler le médecin. Je (présent) le journal dans le métro. Il (passé simple) le livre en une journée. 2. Lisez les phrases suivantes et justifiez l'emploi de qui, que. On apercevait de la route le toit de sa maison qui se cachait derrière les buissons. Le mur qui s'élevait devant Jean Valjean était très haut. Le facteur a dit qu' il avait une lettre pour la vieille femme. La femme qui remarqua des officiers allemands recula vers l'étable. Le vieillard boiteux que Jean Valjean reconnut était prêt à l'aider. 3. Relevez les verbes qui sont au passé simple, recopiez-les, soulignez les terminai- sons et écrivez leur infinitif. Il fut malade. Il eut peur. Jean Valjean vint le voir. Le chasseur vient au club de chasseurs. Il prit son fusil. Le malade a pris sa température. Le chasseur eut peur. Il n'a pas pu tirer. Il ne put que fermer les yeux. Le prisonnier s'évada de la prison. Il s'enfoncera dans la forêt. Je chargeai le fusil. Tout le monde respectait cet homme. Jean n'écoute pas le maître, il lit un livre. Il lut la lettre et la mit dans sa poche. 4. Exprimez les actions passées dans les phrases ci-dessous, ouvrez les parenthèses et mettez les verbes au passé simple ou à l'imparfait. A Strasbourg, un jeune officier (composer et chanter) dans la mai- son du maire de la ville le chant qui est devenu plus^tard l'hymne national des Français. Chaque jour, les touristes (parcourir) un coin de la ville; ce matin-là, ils (s'arrêter) devant un palais et (décider) de
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    visiter le muséequi (s'y trouver). Cette année-là M. Vincent (visi- ter) toute la France: il (s'arrêter) souvent dans les villes et villages, (se promener) dans les rues, (parler) aux habitants. 5. Lisez le texte suivant, justifiez l'emploi du passé simple, du passé composé et de l'imparfait. Cosette sortit de dessous la table et prit la poupée d'Eponine et d'Azelma. Un instant après, elle était à sa place et jouait avec la pou- pée. Son bonheur dura près d'un quart d'heure. Tout à coup, Azelma dit à Eponine: -— Regarde, ma sœur, Cosette a pris notre poupée. Eponine se leva, alla vers sa mère et la tira par la jupe. -— Mère, dit-elle, regarde! La Thénardier se retourna et vit Cosette avec la poupée. — Cosette! cria-t-elle. Cosette prit la poupée et la posa doucement à terre, elle pleurait. Le voyageur se leva. — Qu'est-ce donc? dit-il à la Thénardier. — Vous ne voyez pas, elle a touché avec ses mains sales la poupée de mes filles? L'homme alla à la porte de la rue, l'ouvrit et sortit. Un moment après, il reparut. Il portait dans ses bras une grande poupée. Il la posa debout devant Cosette et lui dit: — Tiens, c'est pour toi. 6. Dans les phrases suivantes remplacez les mots soulignés par des synonymes. Mon auteur préféré est Dumas. Regarde le lac, l'eau est tranquille aujourd'hui. Mon chien a aboyé joyeusement quand il m'a vu. Les vaches mangent de l'herbe. Ma mère m'a acheté des vêtements neufs. Le chat a aperçu une souris et s'en est approché sans bruit. Tous les élèves de notre classe veulent visiter la France. 7. Donnez les antonymes des mots: haut, allumer, à voix basse, vite, faible, solide et faites-les entrer dans de petites phrases. 8. Classez les mots suivants d'après leur radical (leur famille): crier, peuple, calme, chasse, lever, respirer, s'enfoncer, voler, glace, reconnaître, vieux, population, s'écrier, sport, habitude, soulever, respiration, glacer, libre, vol, chasser, fond, connaître, cri, élever, se calmer, vieillard, librement, s'habituer, sportif, chasseur, peupler.
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    9. a) Formezdes verbes à l'aide du préfixe re-, donnez leur acception. M o d è l e : lier — relier. Tenir, lever, lire, monter, mettre, prendre, marquer, partir, passer, trouver, voir, tomber, tirer, commencer, commander, connaître, cher- cher, apporter. b) Formez les adjectifs correspondant aux verbes suivants à l'aide du suffixe -able. M o d è l e : durer — durable Manger, pratiquer, passer, naviguer. 10. Jouez une scène. Le professeur interroge les élèves sur la géographie de la France. Les élèves doivent nommer: les régions de la France où le climat est maritime (continental); les régions navigables; les régions les plus peuplées; les régions des champs; les régions des mines de fer et de charbon; les régions qui attirent beaucoup de touristes. 11. Parlez d'une région de notre pays que vous connaissez bien. 12. Dites si vous prenez les livres à la bibliothèque; décrivez cette bibliothèque. Ima- ginez un dialogue avec une bibliothécaire. 13. Dites quel livre vous choisiriez à la bibliothèque ou à la librairie et pourquoi: un livre d'aventures, de voyages, des récits sur la guerre ou des histoires amusantes. 14. Parlez du genre de lecture que vous préférez. 15. Dites ce que vous avez lu l'année passée et ce que vous lisez cette année. 16. Parlez de l'écrivain français que vous aimez le mieux. Organisez une discussion à ce sujet. 17. Jouez une scène. Travaillez en paires. Un de vos amis a visité la France avec ses parents, posez-lui des questions sur son voyage et sur les régions qu'il a visitées.
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    LEÇON 5 LA FÊTEDU NOUVEL AN ET DE NOËL Le Nouvel An est une fête bien gaie et un peu fantastique, n'est-ce pas? Même quand on n'est plus petit c'est toujours agréable et amusant de revoir le Père Noël, d'orner l'arbre de Noël, de faire et de recevoir des cadeaux et surtout de souhaiter à tout le monde du bonheur et de la joie. Dites ce que vous aimez dans cette fête. Parlez de vos souvenirs d'en- fance. Aimiez-vous le Père Noël? Rappelez-vous la fête du Nouvel An qui vous a paru la plus gaie et parlez-en. Dites comment vous vous préparez à cette fête joyeuse; quelles sont les traditions de votre famille; comment vous passez le Jour de l'An.
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    Voici les fêtescélébrées en France, choisissez une d'elles et parlez de cette fête. — le 1e r janvier, le jour de l'an; — le lundi de Pâques; — le 1e r mai, jour de la fête du travail; — le 8 mai, jour-anniversaire de la victoire de 1945; — un jeudi de mois de mai, le jour de l'Ascension; — le lundi de Pentecôte; — le 14 juillet, jour de la fête nationale; — le 15 août jour de la fête de l'Assomption; — le 1e r novembre, jour de la Toussaint; — le 11 novembre, jour-anniversaire de l'armistice de 1918; — le 25 décembre, jour de Noël. ETUDE LEXICALE 1. a) Ecoutez le texte suivant et tâchez de comprendre les mots nouveaux. Si le sens d'un mot n'est pas clair, voyez les explications ou consultez le dictionnaire. Le Nouvel An approche. C'est un jour qu'on fête dans le monde entier. Il existe différentes façons de fêter le Nouvel An. Dans notre famille on aime beaucoup le Jour de l'An: on prépare en secret des étrennes, on orne l'arbre de Noël. Moi, je veux mettre des bougies sur notre sapin, mais ma mère préfère les lampes multicolores car elle a peur de l'incendie. Mon père et ma mère écrivent beaucoup de lettres de vœux bien sincères à nos parents et à nos amis. Je me souviens que je dois souhai- ter la bonne année à mon ami. C'est un garçon charmant et très vif. Je vais à la poste pour porter les cartes postales et les lettres et en- voyer des télégrammes. Il y a la queue, il faut attendre un quart d'heure. Maman m'a donné de la monnaie pour acheter de beaux timbres. Le soir, on se met à table. A minuit, on se souhaite du bonheur et de la joie. Ensuite, on se fait des cadeaux. J'offre des fleurs à maman, et à papa qui fume, un briquet. Moi, je reçois un livre amusant et une belle chemise neuve avec de beaux boutons. A une heure du matin, on va se promener un peu. J'ai donné rendez- vous à mon ami qui m'attend près de sa maison. Nous tremblons de froid, mais nous nous amusons beaucoup. La ville est très animée: on chante et on danse, les passants se souhaitent une bonne et heureuse
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    année. J'aperçois notrevoisine, une infirmière, qui revient de son hôpi- tal et je lui souhaite une bonne année. b) Lisez attentivement les explications: normal secret(m) secrétaire (m ) souvenir (m) uniforme (m) ces mots sont analogues aux mots russes se souvenir (se conjugue comme venir) - se rappeler: Je me souviens des vacances de l'année passée. Attention! se rappeler qch, mais se souvenir de qch bonheur (m) Ф malheur (m): On espère que le Nouvel An apportera du bonheur. charmant: très gentil, très agréable. Ces enfants sont charmants, incendie (f): le feu qui brûle des maisons, des forêts. L'incendie des forêts est très dangereux, infirmière (f): celle qui aide le médecin à soigner les malades et les blessés. L'infirmière prend soins des malades à l'hôpital, neuf (neuve): qui n'a pas encore servi. Il a mis des chaussures neuves, offrir: donner en cadeau, proposer. Offrir des fleurs à maman. Attention! p r é s e n t : j'offre, nous offrons p a s s é s i m p l e : j'offris p a s s é c o m p o s é : j'ai offert f u t u r s i m p l e : j'offrirai passant (m): celui qui passe. Il y a beaucoup de passants dans les rues de Moscou. sont des mots de la même famille se souvenir souvenir (m)
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    quart (m): c'estune des quatre parties de quelque chose. Un quart d'heure (15 minutes), verser: faire couler (de l'eau). Versez-moi du thé, s'il vous plaît. monde (m) mondial sont des mots de la même famille rendez-vous (m): J'ai un rendez-vous avec mon ami à la bibliothèque. c) Trouvez ces mots dans le dictionnaire: bouton (m) raison (f) trembler briquet (m) avoir raison vif, vive émotion (f) sincère d) Elargissez votre vocabulaire: A l'aide du suffixe -ier on forme les substantifs du masculin qui désignent une personne. M o d è l e : école - écolier, roman - romancier. 2. Faites des phrases d'après les modèles: a) M о d è 1 e: J'ai versé du café dans une tasse. Voici les mots pour vous aider: du lait, du thé, de l'eau, du vin, du potage, de la compote, une tasse, un verre, une casserole, une assiette, une soucoupe. b ) M o d è l e : Mes amis m'ont offert du thé. du thé. du café, du chocolat, des gâteaux. 3. Complétez les phrases par des mots qui expriment le lieu, l'heure. Je lui ai donné rendez-vous place de ... (rue ...). Il est venu à notre rendez-vous à ... . Le passant se dirige vers ... . monde (m): Les peuples du monde entier doivent protéger la terre. Que de monde!
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    4. Imaginez unefin logique pour chaque phrase. M o d è l e : Le directeur a appelé son secrétaire et lui a dicté une lettre. Le directeur a appelé son secrétaire e t . . . . Tu as raison de dire que ... . L'infirmière a versé de l'eau dans un verre e t . . . . Les jambes du vieillard tremblaient et ... . Mon frère a pris le briquet et ... . Je tremble de froid et... . 5. Lisez les phrases suivantes et relevez les mots nouveaux. Il a perdu un bouton de sa veste. L'infirmière a pansé sa blessure. Les voisins ont éteint l'incendie. Il a une amitié sincère pour ses amis. Cet enfant est très vif. Mon ami a un sourire charmant. Il y a beaucoup de passants dans les rues la nuit du Nouvel An. Le jour du Nouvel An on met des habits neufs. Il a éprouvé une grande émo- tion pendant ce spectacle. Quand j'étais au camp sportif, je me sou- venais beaucoup de mes parents. Le jour de l'An apporte de la joie et du bonheur. Il y a beaucoup de monde dans les rues. 6. Faites des phrases avec les groupes de mots: avoir raison, un quart d'heure, la raison de son départ, un court récit, pleurer sans raison, un visage charmant et écrivez-les. 7. a) Décrivez en cinq ou six phrases la fête que vous aimez. Employez les mots du vocabulaire. b) Ecrivez une lettre à votre ami français parlez-y de la fête du Nouvel An. LECTURE ET CONVERSATION 8. C'est intéressant de connaître les différentes traditions des peuples. Vous savez qu'il y a sur la terre des traditions très variées et très originales pour fêter le Nouvel An. L'année passée on vous a parlé des traditions des Coréens, de celles des Japo- nais, des Espagnols, des Italiens, des Mexicains et des Vénézuéliens. Voici encore quelques traditions. Lisez le texte et dites la tradition de quel peuple vous semble la plus originale. LE NOUVEL AN ARRIVE SUR LA TERRE Parmi le grand nombre de fêtes de la terre, il y en a une qui est comme un conte merveilleux. Sans difficulté, ce conte traverse les mers et les océans, les frontières des pays, il entre dans toutes les maisons, vole à côté des sapins décorés, apporte avec lui la joie et le bonheur. C'est la fête du Nouvel An.
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    Mais le NouvelAn ne vient pas dans tous les pays le même jour. Et ce n'est pas partout que la fête du Nouvel An sent le sapin et le froid. Dans presque tous les pays d'Europe, la nouvelle année commence le 1e r janvier; sur les autres continents, elle commence parfois au mois de mars, comme en Iran, ou même au mois de septembre, comme en Ethio- pie. Les Esquimaux fêtent le Nouvel An le jour où tombe la première neige. Sur l'île de Pâques, la nouvelle année commence quand, au prin- temps, on trouve le premier œuf d'hirondelle. Celui, qui trouve cet œuf, annonce l'arrivée de la nouvelle année. Le Ded Moroz russe a beaucoup de frères à l'étranger. En Angleter- re et en Amérique, c'est Santa Claus; en Italie — Babbo Natale; en Colombie on l'appelle Papa Pascoualé; au Panama — Papa Noël; en France, vous le savez bien, c'est le Père Noël. On dit que pour la première fois on a décoré un sapin, pour le Jour de l'An, en Allemagne, et ce n'est qu'ensuite que l'arbre de Noël est venu dans tous les autres pays d'Europe. En Autriche, un ramoneur1 rencontré dans la rue la veille du Nouvel An, porte bonheur. A Cuba, on prépare des seaux, des casseroles, des pots pleins d'eau et à minuit on verse l'eau par la fenêtre. Et alors on peut être sûr que l'année sera heureuse. un ramoneur — трубочист
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    En Iran, surles places de toutes les villes et de tous les villages, on allume des feux. Les gens sautent par-dessus le feu. Le malheur, dit-on, reste de l'autre côté. En Ethiopie, si on veut faire plaisir à un ami ou tout simplement à un passant, il faut lui offrir une branche verte ornée de fleurs jaunes. Les petits Bulgares, eux aussi, ornent des branches de fleurs, puis ils sortent dans les rues et, tout en chantant, frappent les passants sur le dos. Person- ne n'est fâché. Au contraire, on remercie les enfants et on leur donne des bonbons. C'est bien normal: ces coups de branches portent bonheur. Les gourmands ont aussi des raisons d'attendre la fête du Nouvel An. En France, on mange ce jour-là une dinde, en Autriche — un co- chon de lait, en Grande-Bretagne — un pudding au rhum. Et dans tous les pays on envoie, pour la fête du Nouvel An, à ses parents et à ses amis, des cartes avec ses meilleurs vœux. 9. Vous allez souhaiter la bonne année à vos parents, vos maîtres et vos amis. Quels vœux leur adresserez-vous? et pour le Noël? Si vous voulez en envoyer à vos amis ou à vos connaissances de France, regardez comment il faut les écrire: Chère madame, cher monsieur, chère Jeanne, Je vous souhaite à tous bon et joyeux Noël. Bien à vous, H é l è n e . Mon cher Jean, Je te souhaite une bonne et heureuse année. P i e r r e Chère amie, Pour la Nouvelle Année, je t'envoie pour toi-même et pour toute ta famille mes vœux, les meilleurs et les plus sincères. J'espère que cette année sera très bonne pour toi. Amitié M a r i e 10. Vous savez que les Français préparent pour le Noël le plat, qui s'appelle la Bûche de Noël. V Voici sa recette. Traduisez-là. Préparez le biscuit. Travaillez dans une terrine le sucre en poudre avec les jaunes d'oeufs et la vanille. Lorsque la composition est deve- nue mousseuse et blanchâtre y mélangez avec précaution la farine et en même temps les blancs montés en neige ferme. Etendez la pâte sur une feuille de papier en une couche de demi centimètre d'épaisseur. Cuir à four assez chaud. Garnir le biscuit avec une crème au beurre au 4 Французский язык. 7 кл. 97
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    café ou auchocolat. Après l'avoir roulé, coupez les deux bouts, met- tez ce rouleau sur le plat de service et garnissez avec de la crème pour imiter une bûche. 11. Donnez la recette de votre plat préféré qu'on prépare pour le Noël ou le Jour de l'An. 12. Les jours de fête on va souvent au restaurant ou au café. Pour choisir les plats il faut consulter le menu. Faites-le et choisissez les plats que vous préférez. au choix au choix au choix au choix au choix au choix boissons Menu salade verte salade de tomates pâté de canards omelette aux champignons steak — frites poulet du riz plat du jour fromage glaces fruit gâteaux Menu charcuterie carottes râpées salade de pommes de terre poulet — frites mouton au riz lapin à la moutarde veau aux petits pois fromage glaces gâteau au chocolat salade de fruits vin rouge blanc rosé bière eau minérale
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    13. Voici deuxjolies poésies sur le Nouvel An. Apprenez-les. BONJOUR, LA NOUVELLE ANNÉE Bonjour, la Nouvelle Année Qui nous arrive sans bruit Aux douze coups de minuit, Les mains pleines, fortunée, Joliment enrubannée Dans un vrai conte de fée. En cet instant bienheureux Où tous les gens de la terre, Au-dessus de leurs frontières Echangent leurs meilleurs vœux, Garde-le bien ton mystère, Car tu ne peux rien y faire: Il est au fond de nos cœurs, Le secret du vrai bonheur. D a r m о n t NOUVELLE ANNÉE Le temps, d'un geste familier, A retourné son sablier, Janvier va remplacer décembre Et de l'horloge qui bruit, Les douze larmes de minuit Viennent rouler dans la chambre. Le front couronné de jasmin Et de frais rubans pomponnée, Voici venir la jeune année: Bonsoir hier! Bonjour demain! J . N o r m a n d
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    Vous connaissez lesplus grandes villes de la France: Paris, Lyon, Marseille. Que savez-vous de ces villes: leur histoire, leurs monuments, leur rôle dans la vie culturelle et l'industrie du pays? Quelles autres villes de la France connaissez-vous? Parlez-en! Connaissez-vous la campagne française? Vous avez vu des fdms français où l'action se passe dans un village, n'est ce pas? Regardez la photo d'un village français à la page 100 et dites ce que vous y voyez. La France n'est pas aussi grande que la Russie, mais c'est un pays très varié. La nature du nord de la France est différente de celle du sud. Les villes et les villages du nord sont eux aussi différents de ceux du sud. Parlons des villes et des villages français! ETUDE GRAMMATICALE Quand je suis arrivé à la gare, le train était déjà parti. Michel nous a parlé du film qu'il avait vu. Ma mère n'avait pas terminé son récit que la porte s'ouvrit et mon père apparat. Je pensais que vous aviez pris ce livre à la bibliothèque. il était parti il avait vu elle n'avait pas terminé vous aviez pris sont des formes du plus-que-parfait Pour exprimer une action qui s'est pro- duite avant une autre action passée, em- ployez le plus-que-parfait. Le plus-que-parfait se forme avec l'im- parfait des auxiliaires avoir ou être et le participe passé du verbe conjugué.
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    1. Lisez etapprenez la conjugaison des verbes lire et venir. Dites si le plus-que-parfait est un temps composé. J'avais lu un article. Tu avais lu un journal. Il avait lu une lettre. Nous avions lu en français. Vous aviez lu sans fautes. Ils avaient lu à haute voix. J'étais venu à temps. Tu étais venu tard. Il était venu tôt. Nous étions venus le soir. Vous étiez venus de l'école. Ils étaient venus chez leurs amis. 2. Conjuguez le verbe envoyer au plus-que-parfait. M o d è l e : J'avais envoyé une lettre à Paris. 3. Mettez les verbes suivants au plus-que-parfait, choisissez les personnes où il y a une croix (+) : groupes de mots je tu il. elle, on nous vous ils, elles composer de la musique + + voir une exposition + construire un pont + + venir au musée + + faire un voyage + + avoir des difficultés + + + savoir lire en français + + attendre le train + + comprendre l'article + + partir pour Marseille + + 4. Relevez les verbes au plus-que-parfait, donnez leur infinitif et précisez la différence dans la formation du passé composé et du plus-que-parfait: on avait envoyé il avait défendu il est devenu on avait construit il avait été ils ont dit nous avions connu vous aviez entendu il a construit ils étaient devenus ils sont venus ils avaient lu il avait su il a dû tu n'as pas compris nous avons fini
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    on avait aperçu ilétait revenu il avait ouvert ils étaient descendus 5. a) Lisez les phrases suivantes et justifiez l'emploi des temps, b) Copiez les propositions avec le verbe au plus-que-parfait. Le petit Jules rêvait de voyages parce qu'il avait entendu beaucoup d'histoires de marins. Il voulait voyager parce qu'il aimait la mer et les bateaux. J'ai parlé des films français que nous avions vus l'année passée. Alexandre Dumas connaissait ce jeune homme: il l'avait aidé à entrer au théâtre. Dumas était un écrivain célèbre. On a fait beaucoup de films d'après les romans qu'il avait écrits. 6. Faites des phrases en reliant les éléments donnés; justifiez l'emploi des temps. Deux heures plus tard, ils atterrirent, mais Il ne se rappela pas Elle courut dans les rues du village et interrogea les passants, mais La vieille maison semblait abandonnée, personne n'y était entré depuis longtemps personne n'avait vu son fils ils n'avaient pas découvert l'avion disparu où il avait rencontré cette per- sonne ETUDE LEXICALE 7. a) Ecoutez le texte suivant et tâchez de comprendre les mots nouveaux. Si le sens d'un mot n'est pas clair, voyez les explications ou consultez le dictionnaire. Les représentants de deux pays pendant leur rencontre ont beaucoup parlé des événements de la vie politique. Lors de cette rencontre on a fait une excursion au musée fondé au XVIIIe siècle où se trouvent des chefs-d'œuvre de peinture connus dans le monde entier. Pour voir l'ex- position il faut s'adresser au guide. Ce n'est pas difficile de le trouver. Il y a un écriteau à l'entrée du musée: GUIDES. On donne ses tickets au contrôleur et on entre. Les salles sont grandes et le guide donne des explications par micro. On a aussi l'occasion d'acheter des cartes posta- les. Ça, c'est au moins un moyen de ne pas oublier ce qu'on a vu. On peut aussi en envoyer à ses parents et à ses amis. Après le musée, on va jeter un regard sur les autres curiosités de la ville. Il y a un monument
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    Dans la journée,la délégation va voir les environs de la ville qui sont extraordinaires. On admire surtout la mer qui est très belle ici. On a depuis longtemps rêvé de se baigner dans cette eau si bleue et si calme. On a aussi visité une ancienne ville de commerce fondée au sud de la France au XVIIe siècle. Beaucoup d'événements se sont passés, mais la ville n'a pas changé. Comme autrefois le rocher domine la ville. Seu- les les cheminées d'usines et de fabriques ont un peu transformé le visage de la ville. Le matin comme d'habitude les barques des pêcheurs se ren- dent au port où il y a un marché et où on vend du poisson. Dans leurs boutiques les marchands de souvenirs offrent leurs marchandises aux tou- ristes curieux. Il faut profiter de l'occasion pour vendre quelque chose. Voilà un marchand qui vante sa marchandise à un touriste. II parle si bien et il fait tant de gestes que le touriste ne peut pas refuser d'acheter ce qu'on lui propose. b) Lisez attentivement les explications: chef-d'œuvre (m) excursion (f) guide (m) fabrique (f) microphone (m), micro ces mots sont analogues aux mots russes guider = conduire: Mon ami m'a guidé dans la ville. justement = au moment même: Il vient justement d'arriver. lors de = pendant, au temps de: Il n'y avait pas de grandes maisons dans cette ville lors de votre voyage, sot (-te) = bête: C'est sot de se baigner pendant la tempête, unique = seul: Un enfant unique - qui n'a ni frère ni sœur. sont des mots de la même famille regarder regard (m) Le maître lui jeta un regard sévère. rencontrer rencontre (f) sont des mots de la même famille sont des mots de la même famille connu = célèbre: C'est un artiste connu.
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    barque (f): unpetit bateau. Barque des pêcheurs. boutique (f): un petit magasin. Ouvrir une boutique. carte (f) postale (ou carte): feuille de carton avec ou sans image qu'on envoie au lieu d'une lettre. Acheter une carte postale, commerce (m): action de vendre et d'acheter des marchandises curieux (-euse): qui veut savoir, qui s'intéresse. Un enfant curieux. curieux curiosité (f) sont des mots de la même famille dominer: être plus haut, se trouver au-dessus de. Cette montagne domine la ville. environs (m pi): région autour d'une ville. On trouve de belles forêts aux environs de Moscou, événement (m): chose importante qui arrive. Dans le journal on parle des événements importants, marchandise (f): chose qu'on vend. Présenter sa marchandise dans une vitrine. marché (m) marchand (m) marchandise (f) sont des mots de la même famille parfois: quelquefois, de temps à autre. Au mois d'avril, il fait parfois chaud. refuser: ne pas vouloir, répondre non à quelqu'un qui offre ou demande quelque chose. Refuser un cadeau, une offre. voir des choses pendant qu'on dort J'ai rêvé cette nuit d'un voyage cosmique. espérer quelque chose de très beau Je rêve de faire un voyage en Afrique. se plaindre: dire qu'on est malheureux, qu'on n'est pas content. Il se plaint d'avoir froid, ticket (m): petit billet (de chemin de fer, d'autobus, de métro). Pour entrer rêver représenter représentant (m) sont des mots de la même famille On a envoyé un représentant de commerce à Marseille.
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    au moins: Ilest déjà au moins huit heures. écriteau (m): Sur l'écriteau accroché à la porte de la bibliothèque il est écrit que la bibliothèque sera fermée lundi prochain. fonder: Saint-Pétersbourg a été fondé par Pierre Ie r . occasion (f): Mon père va à Paris, c'est une belle occasion pour envoyer un souvenir à mon ami Jean qui y habite. profiter de l'occasion: Je profite de l'occasion pour vous remercier de votre joli cadeau. par hasard: Je ne m'attendais pas à voir mon ancien maître, je l'ai ren- contré par hasard. c) Trouvez ces mots dans le dictionnaire: cordonnier (m) miracle (m) or (m) vantard (m) héritage (m) moyen (ht) société (f) vanter (se) jumelé tendre d) Elargissez votre vocabulaire. Le suffixe -aine sert à former des substantifs du féminin qui désignent une collection, une réunion d'objets ou de personnes: cent — une centaine vingt — une vingtaine dix — une dizaine 8. Trouvez les mots russes qui sont analogues aux mots suivants: mode (f), naturellement, résultat (m), guide (ni), micro (m), chef- d'œuvre (m), dominer, unique, commerce (m), excursion (f). 9. Faites d e s phrases avec les verbes rêver, se plaindre, refuser. M o d è l e : // rêvait de voyages. 10. Répondez aux questions: Qui a fondé Moscou? Est-ce que vous avez visité les environs de Moscou? Est-ce que vous avez envoyé des cartes postales à vos amis pendant les vacances? Dans quels trains transporte-t-on les marchan- dises? Ou'est-ce aue vous nouvez achetpr Няп« un*» h r > i i H / n i i o 9
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    11. a) Faitesentrer les groupes de mots suivants dans des phrases: un (grand) événement b) Faites des phrases avec les groupes de mots suivants: un chien sot, un homme curieux, faire le commerce (d'habits), ticket de métro, un regard doux, un bon cordonnier, recevoir un héritage, se tromper parfois (souvent), une bonne société, une société agréable, profiter de l'occasion, montrer les curiosités, rencontrer par hasard, perdre un ticket, fonder une ville. 12. Lisez les phrases suivantes, relevez les mots nouveaux. Cette rencontre eut lieu à Moscou. Il tendit la main à son ennemi. Lors de l'occupation allemande, il n'était pas dans cette ville. Les pê- cheurs s'en vont sur leurs barques. Il faut une semaine au moins pour lire ce livre. Cette montagne domine un lac. Il y a un écriteau à l'entrée du cinéma. C'est un vantard, il cherche toujours l'occasion de se vanter. Jus- tement il en a trouvé une. L'or est un métal précieux et très cher. Pasteur a trouvé le moyen de guérir la rage, cette terrible maladie. Mon ami m'a guidé dans le musée. Ce tableau est très connu. Notre-Dame de Paris est un miracle de l'art. 13. a) Lisez les mots suivants: un événement, les environs, une écriture, un cordonnier, une mar- chandise, un moyen, une occasion, par hasard, représenter, se plain- dre, la société, un ticket. b) Ecrivez-les de mémoire et soulignez ce qui est difficile dans l'orthographe de ces mots. 14. a) Ecrivez ces mots correctement sous la dictée du maître: un événement important de la semaine parler de se rappeler raconter attendre arriver justement tendre la main une corde b) Ecrivez les phrases suivantes et employez correctement ces mots. rêvé (m) — rive (f) Les de la Volga sont couvertes de forêts. Mon ... est de devenir
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    raconter — rencontrer Notreguide nous a ... beaucoup de choses intéressantes. J'ai ... mon ami au musée. barque (f) — parc (m). Allons au il y a un beau lac avec des n. de pêcheurs. seau (m) — sot Je n'aime pas ton chat, il est... . Prends un ... et va chercher de l'eau, c) Ecrivez des phrases avec ces mots. 15. Ecrivez une petite rédaction. Décrivez une ville ou un village, employez les mots du vocabulaire. 16. Etude du texte. a) Lisez le texte et cherchez-y l'information sur: les traditions révolutionnaires de Marseille; l'histoire de Marseille. Ce que les touristes ont à voir à Marseille. b) Relisez le texte et précisez: le rôle des participes passés devenu, arrivé, tendu dans les propositions: ..."La Marseillaise", devenue l'hymne de la République; les bateaux de marchandises, arrivés de notre pays; une main d'amitié, tendue vers notre pays. le rôle du deuxième nom dans les grouoes de noms: les bateaux de marchandises, une main d'amitié, manuel de français, mais les barques des pêcheurs; la signification de en dans la phrase: ... avec ses grands bâtiments comme on en trouve maintenant dans toutes les grandes villes du monde, ... la signification de ne ... que dans la phrase: Tout le monde sait que ce n'est qu'une légende; le temps des verbes: Les Marseillais avaient apporté; la ville avait envoyé; LECTURE ET CONVERSATION
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    la signification dupronom adverbial y dans la phrase: Les Marseillais y avaient apporté; le sens de l'expression en pleine mer. Comparez-la avec en pleine campagne, en pleine forêt, en plein air, dites quel est le sens de l'adjectif plein dans ces expres- sions et tâchez de les traduire en russe; le sens des phrases: Beaucoup de bateaux ont été construits. Marseille a été fondée par les Grecs. MARSEILLE Quand on demande à un écolier russe quelles sont les villes françaises qu'il connaît, il commence, bien sûr, par nommer Paris — la capitale de la France. Et après? Quelle sera la deuxième ville qu'il nommera? Là, les réponses seront différentes. Mais il est presque sûr qu'un écolier nommera Marseille. Pourquoi? La raison est bien simple. Marseille occupe une place à part1 dans la famille des villes françaises. Vous avez lu l'année dernière dans votre manuel de français qu'en 1792 cette ville avait envoyé à Paris des volontaires îpour défendre la capitale révolutionnaire. Les Marseillais y avaient apporté "la Marseillai- se", devenue plus tard l'hymne de la République. Marseille, le plus grand port français, est comme une main d'amitié tendue vers notre pays. Dans le port de Marseille, on peut voir des bateaux de marchandises, arrivés de notre pays. Beaucoup de ces bateaux ont été construits à Mar- seille. Tout près de cette ville, on a bâti avec l'aide de notre pays une grande usine métallurgique. Marseille, grand port de la Méditerranée, est la seconde ville de Fran- ce après Paris par la population et la troisième ville de France après Paris et Lyon comme centre industriel. Marseille est aussi une des plus vieilles villes françaises. Il y a plus de deux mille cinq cents ans que Marseille (autrefois Massilia) a été fondée par les Grecs. Ils sont venus s'installer à Marseille et dans d'autres villes de la côte à 600 ans avant notre ère. La plus vieille ville de France est aussi une des plus modernes avec ses grands bâtiments comme on en trouve maintenant dans toutes les gran- des villes du monde, ses cafés et ses restaurants à la mode. 1 une place à part — особое место
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    Les touristes quiviennent à Marseille ont beaucoup à voir. Ils com- mencent, bien sûr, par le Vieux-Port où, vers la fin de la journée revien- nent, pleines de poisson, les barques des pêcheurs. Ensuite on peut visiter la belle cathédrale Notre-Dame-de-la-Garde. Quand on arrive à Marseille par mer, on voit cette cathédrale de très loin, car elle domine toute la ville. Il est intéressant de faire une promenade à travers Marseille et de visiter ses rues toujours pleines de monde, ses belles places, ses quartiers anciens et modernes.] On ne peut pas ne pas prendre le bateau pour aller voir en pleine mer, le célèbre Château d'If où, comme nous l'a raconté Alexandre Dumas, le Comte de Monte-Cristo a passé de longues années. Tout le monde sait que ce n'est qu'une légende, mais pourquoi ne pas faire une belle prome- nade en mer? La ville s'est étendue tout le long de la mer. Le port de Marseille a une importance commerciale énorme. La ville possède une industrie considé- rable: se sont surtout des industries chimiques, des industries de construc- tion mécaniques, des industries d'alimentation. Malgré ses industries nom- breuses et variées, Marseille est avant tout port et une place de commerce1 . 17. Répondez aux questions: Pourquoi Marseille occupe-t-elle une place à part parmi les villes fran- çaises? Pourquoi appelle-t-on l'hymne national français la Mar- seillaise? Comment est le port de Marseille? Est-ce que Marseille est une ville industrielle? Quelles industries possède Marseille? Est-ce que Mar- seille est une ville ancienne? Par qui a-t-elle été fondée? Qu'est-ce 1 une place de commerce — центр торговли
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    qu'on a àvoir à Marseille? Est-ce que Marseille est une ville animée? Pouquoi les touristes vont-ils voir le Château d'If? 18. Parlez de l'histoire de Marseille, des curiosités de Marseille, du célèbre Château d'If, de son rôle dans le commerce et l'industrie français. 19. Faites un petit rapport sur une grande ville française. Parlez de l'histoire de cette ville, de son rôle économique et culturel. 20. Apprenez à traduire. a) Lisez le texte Evry - ville nouvelle, dites comment est Evry. b) Relisez le texte et notez les mots nouveaux. c) Cherchez ces mots dans le dictionnaire. d) Traduisez le texte par écrit jusqu'aux mots ... au Centre Commercial et à "l'Ago- ra", et oralement jusqu'à la fin. EVRY — VILLE NOUVELLE Première née des villes nouvelles de la Région Ile-de-France, Evry, s'est implantée dans une zone déjà urbanisée, à 25 km de Paris par l'auto- route du Sud. La ville compte aujourd'hui 65 000 habitants. A Evry, le béton se marie avec un environnement de grands espaces verts. Les constructeurs ont cherché à rompre avec l'architecture des barres et des tours qui ont tant enlaidi la région parisienne dans les années 50 et 60. Ville de béton, mais ville où on ignore la voiture (les sous-sols abritent d'interminables parkings) et où les enfants n'ont pas la notion du danger automobile. La ville nouvelle offre une silhouette particulière avec ses fa- meuses pyramides gros cubes de toutes les couleurs, et ses immeubles en gradin face au Centre Commercial et à "l'Agora". L'Agora associe théâtre, salle de sports, centres associatifs, commer- ces, patinoire, piscine, restauration, cinémas. L'Agora est aujourd'hui le lieu de toutes les animations de la Cité, le cœur de la ville nouvelle. La population d'Evry est jeune (37% ont moins de 19 ans). La ville, bien dotée de crèches et d'écoles et d'équipements scolaires en général, va devoir se doter d'un 3e lycée (évolution qu'on retrouve dans toute l'Ile-de-France). Dans un site très bien desservi par les moyens de transports, la ville est en plein développement. Au cours des 15 dernières années (les pre- miers immeubles se sont élevés en 1970), 37 000 emplois s'y sont créés, 650 sociétés industrielles et commerciales s'y sont installées et 4 secteurs y dominent aujourd'hui: 1) Informatique/ Electronique, 2) Mé- canique, 3) Agro-alimentaire et 4) Imprimerie / Edition.
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    Conjuguant facilité decommunication, qualité des services et dyna- mique de l'environnement, avec des industries de haute technologie qui connaissent un grand essor, Evry est un pôle important de développement économique du Sud parisien. 2 1 . a) Décrivez une ville. Jouez une scène: vous et vos parents sont arrivés dans une ville française. Vos parents ne parlent pas français. Vous vous promenez et vous décrivez la ville à vos parents. Ils vous posent des questions sur ce qu'ils voient autour d'eux. Voici le plan de la ville pour vous aider (voir page 113). b) Faites un dialogue à partir de la situation suivante! Un homme est arrivé dans une ville inconnue. Il est à la gare. Il s'adresse à un agent de police pour apprendre où se trouve un hotêl (voir le plan à la page 113). c) Jouez une scène. Une fillette a invité son amie à son anniversaire. Mais l'amie ne connaît pas la ville et elle s'est perdue. Elle téléphone à son amie, lui décrit l'endroit où elle se trouve et demande de lui indiquer le chemin. d) Imaginez que vous habitez la ville représentée sur le plan. Ecrivez une lettre à votre ami et décrivez la ville que vous habitez. 22. Lisez le texte et dites ce que vous pensez de l'homme qui fait le métier de guide dans ce récit. SUIVEZ LE GUIDE L'auteur doit, pour la première fois, faire le métier de guide. Avec un groupe de touristes étrangers il fait, en autobus, une promenade dans Paris. Malheureusement, le "guide" ne connaît pas ce métier'. Il me semblait que tous les touristes assis derrière moi comprenaient ce qui se passait. Nous étions sur la place de la Concorde. Je sentis qu'on attendait quelque chose de moi. Le chauffeur lui-même tourna la tête de mon côté. J'ap- prochai le micro de ma bouche. Pour gagner du temps je dis: — Un, deux, trois ... vous m'entendez? Oui. Ils m'entendaient. Bon. Restait à leur dire quelque chose. Nous traversons la place de la Concorde! criai-je pour me donner du courage. Puis, je fermai les yeux. J'attendais leurs questions: "Qu'est-ce que c'est que cette place? Quels événements historiques y ont-ils eu lieu? Et cet Arc de Triomphe, qui l'a construit? Et ces jardins, et ce palais?" Nous nous arrêtâmes au centre de la place. — A gauche, le jardin des Tuileries, à droite, les Champs-Elysées et l'Arc de Triomphe, dis-je. 1 A nos jours chaque touriste qui visite le Louvre peut recevoir le plan du musée.
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    Avec peur, jeregardai derrière moi. Ils tournaient tous tranquillement la tête à gauche et à droite. Ils n'avaient pas l'air méchant. Mais alors ce n'était peut-être pas si terrible, un touristeLi Alors je dis la seule chose que je savais sur cette place: — C'est ici que Louis XVI et Marie-Antoinette furent guillotinés. Quelqu'un demanda: — Où était la guillotine1 ? Je ne le savais pas. Je tendis le bras. — Là, dis-je en montrant toute la place. — Nous traversons la Seine, dis-je ensuite. Nous passons sur la rive gauche. Et je nommais les rues, les églises ou les monuments que je connais- sais. Quand nous en rencontrions un que je voyais pour la première fois, je demandais aux touristes de regarder de l'autre côté ou bien je parlais d'autre chose que je connaissais mieux. Tout alla donc assez bien jusqu'au moment où nous arrivâmes au Lou- vre. L'autobus s'était déjà arrêté devant le Louvre et moi je parlais tou- jours de ... Versailles. Pourquoi de Versailles? demanderez-vous. C'est que, dans mon enfance, j'avais lu tous les romans d'Alexandre Dumas et maintenant j'étais aidé par la reine Margot, d'Artagnan et le Masque de Fer. Tout cela m'emmenait assez loin du Louvre, mais les touristes ne s'en plaignaient pas. — Il est temps, me dit le chauffeur et me montra le palais. — Comment, dis-je effrayé. On visite le Louvre? — Naturellement! dit le chauffeur. Mais n'en faites pas plus que les autres2 . Victoire de Samothrace, Vénus de Milo et "Joconde", ça suffit. Ça oui! mais il fallait les trouver! Et je n'avais jamais mis les pieds au Louvre.3 Cette fois c'était catastrophe! A l'entrée du musée, je dis à mes touristes: — Mesdames et messieurs, pour visiter le Louvre, il faut au moins une semaine. Nous n'avons qu'un quart d'heure, c'est pourquoi nous ver- 1 la guillotine — гильотина (орудие казни) 2 n'en faites pas plus que les autres — не делайте больше, чем другие 3 Et je n'avais j a m a i s mis les pieds au L o u v r e . — A я никогда раньше не бывал в Лувре.
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    rons seulement lestrois trésors du musée. Je marchais à la tête de mon groupe et mes yeux cherchaient de tous les côtés l'un des trois chefs-d'œuvre. Parfois, un des touristes regardait une statue et m'interrogeait. — Pas le temps, pas le temps, disais-je sans m'arrêter. J'avais peur de manquer un de mes trois chefs-d'œuvre. Justement quelqu'un murmura: — Tiens! La Vénus de Milo! Je ne l'avais pas vue! — Oui, je sais, mais nous allons d'abord voir la Victoire de Samothrace. Mais où était-elle? Tout à coup, il y eut un miracle. Je me trouvais au pied d'un escalier au haut duquel je Г aperçus. Montée sur un rocher, la Victoire de Samothra- ce était au-dessus de nous ! Retourner à la Vénus de Milo ne fut ensuite qu'un jeu... "Galerie des peintres italiens", disait un écriteau. J'y menais mon grou- pe au galop. Mais comment trouver "la Joconde" parmi ces centaines de tableaux? Cette fois j'étais perdu. Mais, par bonheur, j'aperçus tout à coup devant moi un groupe de visiteurs qui admiraient un tableau. C'était "la Joconde". Je fus sauvé.
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    Je trouvai lasortie sans trop de difficulté et je ramenai mon groupe à l'autobus. La visite avait duré vingt-cinq minutes. C'était un bon résultat. D'après G. A b é c a s s i s , Cent valises sur le toit C o m m e n t a i r e s Louis XVI et Marie-Antoinette furent guillotinés — корольЛюдовик XVI и королева Мария Антуанетта были казнены (гипьотированы) на площади Согласия в 1793 году во время французской революции Versailles — Версаль (великолепный загородный дворец французских королей, был сооружен при Людовике XIV, сейчас он превращен в музей) la Victoire de S a m o t h r a c e — Ника Самофракийская (античная статуя, изо­ бражающая крылатую женскую фигуру на скале; символизирующая победу) la Vénus de Milo — Венера Милосская (античная статуя, изображающая богиню любви) "la J o c o n d e " — "Джоконда" (всемирно известная картина знаменитого итальян­ ского художника Леонардо да Винчи) 2 3 . Posez des questions sur le texte et répondez-y. 24. Parlez du Louvre, dites ce que c'était autrefois et ce que c'est à présent Nommez quelques tableaux ou quelques sculptures célèbres qui se trouvent dans ce musée. 25. Vous devez piloter un groupe de touristes français qui sont venus dans notre pays. Les touristes visiteront Moscou, Saint-Pétersbourg et votre ville natale. Dites ce que vous leur montrerez et ce que vous leur direz de l'histoire de ces villes, de leurs curiosités, de leur rôle dans la vie du pays. 26. Dites quelle ville du monde vous préfériez voir et pourquoi. 27. Dites quelle sera la différence entre les villes de demain et les villes d'aujourd'hui. Parlez des moyens de transport. 28. Dites si vous êtes d'accord ou non: a) chaque ville doit avoir son visage à elle, les villes ne doivent pas se ressembler; b) il faut conserver l'architecture des villes anciennes telle qu'elle était autrefois. 29. Vous connaissez déjà les villes françaises, à présent parlons des villages. Lisez le texte et dites si vous aimez le village. La France a tant de jolies choses à voir... Dans les villages et les bourgs' vous verrez son vrai visage. 1 le bourg — городок
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    Au centre duvillage il y a une place. Autour de la place et de sa fontaine' se trouve la mairie avec son drapeau, l'école aux larges fenêtres, tantôt silencieuse, tantôt pleine de chants ou de cris joyeux, les ateliers, les boutiques, le garagiste, qui repare les autos et vend l'essence. Lors- qu'on est fatigué on aime s'asseoir dans la salle fraîche de l'auberge, devant un verre de cidre du pain blanc et du beurre doré. Les cris des poules dans les basses-cours troublent seuls le silence. Voici qu'un trou- peau d'oies traverse lentement la place, l'autocar s'arrête pour débarquer des campagnards2 et leurs larges paniers; et là-bas, au pied du château, la vieille église dresse son clocher pointu3 , au-dessus des croix blanches du cimetière4 , un petit cimetière à l'ombre des arbres. D'après G. Mauger 30. Décrivez le village français c o m m e vous le voyez à travers le texte. Ajoutez quelques détails, voyez la photo à la page 100 et la poésie à la page 121. 31. Lisez ce texte et citez la phrase où Se résume l'humour du récit. LE BEAU VOYAGE DE FRANÇOIS François... François... Dans le petit village de Cassis, sur le Rhône, tout le monde connaissait cet homme, non à cause de sa situation, qui était modeste, il était cordonnier, mais parce qu'il était un célèbre van- tard. François était Corse et il racontait que sa famille avait été très con- nue dans l'île. Il parlait aussi beaucoup de ses voyages, de ses conversa- tions avec des ministres et d'autres gens célèbres. En cette année 1889, il était à la mode d'aller voir l'exposition de Paris. Tous les journaux parlaient de cette merveilleuse exposition. Depuis trois mois qu'elle était ouverte, personne des habitants de Cas- sis, pas même M. Poland, le plus riche bourgeois de l'endroit, n'avait fait ce voyage. Quelle magnifique occasion pour François de faire parler de lui tous les habitants du village, s'il pouvait y aller! Mais Paris était loin et le Voyage très cher. Dans le village on ne parlait que de l'exposition. L'idée d'y aller ne quittait pas notre vantard. Il en parla un soir à sa femme aussi bavarde que lui, mais moins sotte comme nous allons le voir. 1 la fontaine — фонтан, водоём 2 le campagnard — деревенский житель 3 le clocher pointu — остроконечная колокольня 4 le cimetière — кладбище.
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    Elle Г écoutaet lui dit: — Mais, mon ami, c'est bien simple. J'ai un moyen qui te permettra d'aller à l'exposition. François ouvrit de grands yeux: — Oui, d'aller à l'exposition, répéta Rosalie, avec très peu d'argent. — Explique-toi. — Voilà. En cette saison, tu n'as pas beaucoup de travail avec ton métier. Imagine que dimanche je prépare la valise. A midi, aux regards de tous, tu prends la diligence qui conduit à la gare. — Et puis? — Et puis? Quand il n'y a plus personne au guichet, tu prends un billet pour Aubagne à 15 kilomètres d'ici. — Et alors? — Eh bien alors, tu n'as pas compris? — Pas encore. — A Aubagne tu te montreras le moins possible. Tu achèteras des car- tes de l'exposition, on en vend partout, et vers six heures, le soir même, tu reviendras à Cassis par la forêt. C'est vers onze heures que tu seras là. Personne ne te verra. Tu te cacheras dans le grenier et au bout de huit jours tu en rassortiras. Tout le monde croira que tu es revenu de Paris. — Rosalie, tu es formidable, s'écria François. Le lendemain, François annonça à ses voisins son départ, le dimanche suivant pour Paris. — Pas possible, disaient les uns. — Tu as reçu un héritage? demandaient les autres. — Il n'y a que les gens riches qui peuvent aller à l'exposition. C'est sûr, il a reçu un héritage, oui, sans cela ... — Chut, mes amis, disait tout bas François, c'est un cousin à moi de la haute société qui m'invite. Je ne vous dis pas son nom, mais je sais qu'il voit le ministre quand il veutj Tous criaient: "Il a de la chance, François!" Tout le village vint voir le cordonnier, quand dimanche il occupa la plus belle place dans la diligence. Vraiment François était quelqu'un... A minuit, d'après le plan de Rosalie, il revint chez lui, sans rencontrer personne, et s'installa dans le grenier. Il ne devait en sortir que le diman- che suivant pour assister à son triomphe. Les premiers jours, la maison de François était pleine de bonnes fem-
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    mes à quiRosalie lisait les nouvelles les plus formidables et leur montrait de temps en temps les cartes achetées à Aubagne. Et chacun admirait la merveilleuse aventure. t Jusqu'à vendredi tout alla bien. L'après-midi de ce jour-là, Rosalie, qui revenait de la fontaine, se disputa avec une autre femme. Les gens du Midi sont vifs et curieux et bientôt la rue était pleine de voisins. — Oui, criait Rosalie, c'est parce que mon mari n'est pas là que tu te permets de parler comme ça! — Ton mari ! répondit Célestine, un paresseux qui mange ton argent à Paris pendant que toi tu manges des pommes de terre à Cassis! La femme n'avait pas terminé ces mots que la fenêtre du grenier s'ouvrit et François, oui François qui était à Paris, montra sa tête et cria d'une voix claire: — Célestine, tu as de la chance! C'est parce que je suis à l'exposition jusqu'à dimanche que je ne peux pas descendre pour te montrer si je suis un paresseux. Et la fenêtre se referma. D'après L. S u s i n i, Fleurs nouvelles Commentaires l'exposition de Paris en 1889 — Всемирная выставка в Париже (к открытию этой выставки была построена Эйфелева башня) la diligence — дилижанс (экипаж, запряженный лошадьми, в котором пассажиры путешествовали до появления железных дорог) 32. Trouvez les phrases qui correspondent au texte. François était un homme modeste et peu bavard. Il aimait parler de ses voyages et de ses rencontres avec les gens célèbres. En cette an- née, c'était à la mode d'aller voir l'exposition à Paris. Les gens du village sont allés la voir. François n'a pas pu y aller parce qu'il était très pris par son travail. La femme lui a dit qu'il pouvait faire sem- blant d'y aller. François a dit à tout le monde qu'il avait reçu un héri- tage et qu'il irait à Paris. Puis, il est allé dans la ville voisine et là il s'est caché chez des amis. D'abord, tout allait bien, sa femme racon- tait à tout le monde que son mari était à Paris. C'était un triomphe. Mais un jour, une femme de leur village a vu François dans la ville voisine et a raconté cette nouvelle à tout le monde.
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    33. Remplacez lesphrases de l'exercice 30 qui ne correspondent pas au texte par celles qui y correspondent et faites ainsi le résumé du texte. 34. Vous avez passé vos vacances à la campagne, n'est-ce pas? Ecrivez une lettre à votre ami français et parlez-lui de la campagne russe. 35. a) Apprenez à faire des dialogues. Exprimez votre point de vue sur la vie à la campa- gne. Votre interlocuteur (собеседник) doit dire qu'il est du même avis. Employez dans vos répliques les expressions suivantes: Sans aucun doute.— Несомненно. P a r f a i t e m e n t — Вот именно. F o r c é m e n t — Безусловно. Vous avez raison.— Вы правы. M o d è l e : A: Moi, je ne pourrais pas vivre toujours à la campagne. C'est si ennuyeux. B: Tu as raison. C'est tellement plus agréable de vivre en ville. Voilà les premières répliques pour vos dialogues: — La vie à la campagne est beaucoup plus calme que dans les villes. — Les gens qui habitent la campagne sont forts et bien portants parce qu'ils travaillent beaucoup en plein air. — La vie dans les villages est devenue beaucoup plus confortable. — La télévision ne peut quand même pas remplacer toutes les dis- tractions qu'il y a dans les villes. — A présent les habitants des villes préfèrent passer les week-ends à la campagne. — Quand même dans des villes il y a plus de distractions qu'à la campagne. b) Composez vous-mêmes des dialogues semblables, employez-y les expressions données. 36. Apprenez le dialogue suivant. Remplacez le nom de la ville. A: J'ai su que tu étais allé à Marseille cet été. B: C'est vrai. J'y suis allé avec mes parents et mon frère. A: Pourquoi avez-vous choisi Marseille et non pas quelque chose de plus calme? B: Un ami de mon père nous y avait invités. Mais on ne regrette pas. Le voyage a été magnifique. C'est possible.— Возможно. Вот именно. En e f f e t — Действительно. Bien entendu.— Разумеется. Ça oui! Bien sûr! Certainement! Да, конечно! C'est e x a c t — Верно.
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    SUJET LIBRE DECONVERSATION 37. Discutons. Les vacances d'hiver et les fêtes du Nouvel An et du Noël sont finies. Les avez-vous bien passées? Où les avez-vous passées? Comment préférez-vous passer vos vacances: rester en ville où aller à la campa- gne, aller chez des amis ou des parents dans une autre ville, aller au camp sportif ou rester chez vous? Comment avez-vous fêté le Nouvel An et le Noël? Quel temps faisait-il pendant les vacances? Avez-vous profité du beau temps pour faire du sport et aller vous promener? Parlez de la plus amusante journée de vos vacances. Dites comment vous voudriez passer vos vacances d'hiver l'année prochaine. 38. Apprenez les poésies. LES VILLAGES Les villages brillent au soleil dans les plaines, Pleins de clochers, de rivières, d'auberges noires Au soleil ou sous la pluie grise ou dans la neige Avec des cris aigus de coqs, avec des blés, Avec des chars qui vont lentement aux labours, Avec des charrues qui sont couleur de lune, Avec des voix de paysans qui ont des sabots lourds, Avec des femmes qui ont la peau en terre brune... ... Ainsi vont les deux villages éparpillés Sur les coteaux, aux flancs des coteaux, à leurs pieds, Dans les plaines, dans les vallées, le long des gaves, Près des routes, près des villes et des montagnes. F. J a m m e s SUR LE PONT-NEUF Sur le parapet du Pont-Neuf de Paris Qui est si vieux, je m'accoude et je rêve: Un soir très doux d'automne s'achève Dans la musique des causeries.
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    Je rêve: unbateau-mouche léger file Vers Auteuil ou vers Saiht-Cloud; Un pêcheur prend un goujon au bout De son fil... Je rêve: dans l'air doré Notre-Dame s'élève Et Henri Quatre sourit sur le vieux pont Par où belles et galants s'en vont. Je rêve ... T. К 1 i n g s о r LES CHAMPS-ELYSÉES Descendant les Champs-Elysées Le flot des passants vous emporte Parmi les gens de toutes sortes Des grands des chauves des frisés Des petits des blancs des bronzés Qui traînent les pieds en cohortes Et se hèlent d'une voix forte. J'ai vu mon amie Elise et Nous avons bien sympathisé Au milieu d'une étrange escorte On voit des gens de toutes sortes Chez les peuples civilisés Mais pas d'ours ni de chimpanzés Sur les grands trottoirs qui débordent Entre l'Etoile et la Concorde Descendant les Champs-Elysées. J . C h a r p e n t r e a u
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    LEÇON 7 HISTOIRE DEFRANCE (ÉPISODES) L'histoire de France est bien riche. Vous connaissez déjà ses événe- ments importants: la lutte de Jeanne d'Arc contre les Anglais, la Révo- lution française de 1789-1799, la guerre franco-prussienne de 1870-1871, la Commune de Paris, la Résistance de la Seconde Guerre mondiale. Parlez d'un de ces événements. Dites qui était Jeanne d'Arc, pourquoi son nom est immortel. Dites ce que vous savez sur la Commune de Paris, quand elle a été proclamée, combien de jours elle a duré, quels militants de la Com- mune de Paris vous connaissez. Que savez-vous sur la guerre franco-prussienne? Qui a vaincu, les Prus- siens ou les Français? Quel chant est né pendant cette guerre? Qu'est-ce que ce chant est devenu plus tard? Quels récits sur la guerre franco- prussienne vous avez lus, qui en est l'auteur? Parlez de la participation de la France à la Seconde Guerre mondiale et de la lutte des Français contre les fascistes. Continuons à étudier l'histoire de la France!
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    ETUDE GRAMMATICALE Si j'étaislibre, j'irais voir cette exposition. Les alpinistes seraient heureux s'ils pouvaient réaliser leur rêve. Employez le mode conditionnel pour exprimer une action qui dé- pend dans sa réalisation de certaines conditions. Emploi du conditionnel présent dans la proposition indépendante Je voudrais vous parler. Voudriez (pourriez)-vous me montrer la station du métro la plus proche? On pourrait faire quelque chose pour le blessé. Il faudrait discuter le plan de l'expédition. Le conditionnel présent dans la proposition indépendante peut ex- primer la politesse, la possibilité, le désir, la supposition. Il est em- ployé pour adoucir une demande, un désir, un conseil. 1. Lisez et apprenez la conjugaison du verbe parler au conditionnel présent: Je parlerais français. - Nous parlerions italien. 2. Ecrivez les verbes suivants au conditionnel présent en mettant chacun à une per- sonne différente: faire, vouloir, tenir, pouvoir, envoyer, être, voir, avoir, savoir, s'ap- procher, jeter, réunir, passer, apercevoir, aller, courir, dire. j'irais ils seraient sont des formes du conditionnel présent Tu parlerais anglais. Il parlerait allemand. Vous parleriez espagnol. Ils parleraient deux langues.
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    3. Relevez lesverbes au conditionnel présent et dites comment on peut les différen- cier du futur simple et de l'imparfait. Tu devrais venir à temps. Ils feront un voyage pendant les vacances. Ils devront finir ce travail. Ils pouvaient lire cet article. Ils feraient ça avec plaisir. Il faudrait discuter le plan du travail. Il était content de nos résultats. Il arriverait à temps s'il pouvait aller en avion. Ils pourraient nous écrire. Nous irions au cinéma. Ils seront contents de leur voyage. Il parlait à voix basse. Nous irons nous promener après les classes. 4. a) Mettez les verbes suivants au conditionnel présent, choisissez les personnes où il y a une croix (+) : groupes de mots il, elle, ils. groupes de mots j e tu on nous vous elles lire un chapitre + + avoir un livre + + être satisfait + + dire son opinion + + faire un voyage + + + pouvoir faire qch + + dormir tranquillement + + suivre un itinéraire + aller en avant + + + devoir faire qch + + s'arrêter devant la porte + + + venir à la rencontre + + conduire un malade + + b) Faites de petites phrases avec les verbes donnés. M o d è l e : Je lirais volontiers ce livre. 5. Lisez les phrases suivantes, justifiez l'emploi du conditionnel présent, traduisez-les. Pourriez-vous me montrer le chemin? Ça me ferait plaisir d'entendre la musique de Beethoven. Je voudrais vous demander une aide. Tu de- vrais parler plus bas pour ne pas réveiller ta petite sœur. Auriez-vous la bonté de me conduire auprès du directeur? Un tel travail demanderait plusieurs mois. Nous serions bien contents de vous voir chez nous. J'aimerais aller à la mer cet été. Est-ce qu'il viendrait samedi soir pour repartir lundi matin? Dimanche, je voudrais aller au bois.
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    6. a) Tr a n s f o r m e z les phrases en mettant les verbes au conditionnel présent et traduisez-les. M о d è 1 e: Tu dois être plus gentil avec ta sœur.— Tu devrais être plus gentil avec ta sœur. Тебе следовало бы быть более любезным с твоей сестрой. Voulez-vous fermer la fenêtre? Peux-tu me prêter ton manuel? Vous serez bon de me rappeler son nom. Il faudra discuter tout d'avance. Ne pourrez-vous pas dire quelques mots sur votre voyage en France? b) Exprimez le désir, la supposition ou la politesse, employez les verbes au conditionnel. ETUDE LEXICALE 7. a) Ecoutez le texte suivant et tâchez de comprendre les mots nouveaux. Si le sens d'un mot n'est pas clair, voyez les explications ou consultez le dictionnaire. Le jour de la Libération, lors de la Seconde Guerre mondiale dans les villes et les villages français, on dépose des fleurs en l'honneur des citoyens, qui ont mené une dure lutte pendant l'occupation fasciste et ont sacrifié leur vie dans cette lutte. Voici l'histoire d'un groupe clandestin de combattants qui a lutté dans une petite ville au bord de la mer. On a appris l'histoire de ce groupe grâce à un combattant qui a pu conserver le dernier rapport du chef. A ce moment-là, cet homme était blessé et se trouvait à l'hôpital. Dans son rapport, le chef parle de la lutte que les combattants de son groupe menaient contre les fascistes. C'étaient des hommes coura- geux, fidèles à leur Patrie et qui ne craignaient rien. Ils publiaient des tracts et un journal clandestin, les jours de fêtes ils suspendaient de nombreux drapeaux tricolores aux murs des maisons, ils sauvaient les patriotes et tuaient les ennemis. Une fois, les combattants ont lancé des grenades dans un théâtre au cours d'une réception des fascistes. Une autre fois, quand il y avait une brume épaisse, ils ont attaqué un groupe de soldats, qui était en train de se reposer, et ont pris quelques prisonniers. Mais parmi ces hommes courageux, il y avait un lâche qui avait peur des fascistes. Ses camarades avaient confiance en lui, mais lui, il n'atten- dait que le moment pour se rendre à l'ennemi. Un jour, il a réalisé son plan et a nommé tous ses camarades. Le groupe a dû se séparer et se cacher. Mais les fascistes ont trouvé et ont arrêté les patriotes. Tous, ils ont été tués, excepté celui qui à ce moment se trouvait blessé à l'hôpital.
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    Dans son dernierrapport, le chef du groupe parle de cette affaire et prie de punir le lâche et de venger les patriotes. b) Lisez attentivement les explications: bourgeois: comparez ce mot avec le mot russe analogue. cas (m): ce qui arrive. C'est un cas rare. combattant (m): celui qui se bat contre l'ennemi, pour la liberté, pour la paix. Un ancien combattant, combat (m): c'est l'action de se battre. Un combat est une opération militaire moins importante qu'une bataille. combattre combattant (m) combat (m) sont des mots de la même famille déposer: mettre en un endroit. On a déposé des fleurs au pied du monu- ment. fidèle: qui fait ce qu'il a promis, qui ne trompe pas. Un ami fidèle, hôpital (m): c'est une maison où on soigne les malades et les blessés, lâche (m): qui manque de courage. C'est un lâche: il s'attaque aux fai- bles. lâche Ф courageux. nombreux: en grand nombre. Le savant a fait de nombreuses expérien- ces. au cours de = pendant: Le chien s'est perdu au cours de la promenade, brume (f) = brouillard épais, surtout au-dessus de la mer: La brume empêche les bateaux d'entrer au port, craindre = avoir peur: Il craint le froid. grâce à = au moyen de: Grâce à son application il est devenu un bon élève. haine (f) Ф amour (m): Cet homme ne peut pas cacher sa haine. sont des mots de la même famille nombre (m) nombreux prier: demander à quelqu'un de faire qch. Il l'a prié de venir à temps.
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    publier: faire paraîtreun livre, un journal. Publier de nombreux romans, réception (f): recevoir une ou plusieurs personnes. A la Mairie, il y a une réception aujourd'hui. se séparer: s'en aller chacun de son côté. Il est tard, il faut nous séparer, tricolore: de trois couleurs. Le drapeau de la France est tricolore. être en train de: Je suis en train de m'habiller pour sortir.= En ce mo- ment, je m'habille pour sortir, rapport (m): Le lieutenant a fait son rapport au général, surtout: J'aime surtout la géographie, taille (f): C'est un homme de grande (haute) taille. c) Trouvez ces mots dans le dictionnaire: affaire (f) confiance (f) honneur (m) sacrifice (m) d'ailleurs avoir confiance en l'honneur de sacrifier d) Elargissez votre vocabulaire. Le suffixe -eur ajouté au verbe forme des substantifs du masculin qui marquent une personne d'après son occupation. M o d è l e : travailler — un travailleur, chanter — un chanteur. Le préfixe in- (im-) marque habituellement l'opposition à la signi- fication du radical. M o d è l e : possible — impossible, variable — invariable. se rendre remettre ses armes et sa personne à l'ennemi La ville s'est rendue. aller dans un lieu Je me suis rendu à la ville. épais Le brouillard était si épais que l'on ne voyait rien, un mur épais (gros) citoyen (m) clandestin: Nina Sagaïdak et ses camarades ont organisé un groupe clandestin pour lutter contre les fascistes.
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    8.- Reliez lesmots des deux colonnes et faites-les entrer dans des phrases. M o d è l e : une fumée épaisse. 9. Remplacez les points par les mots: publier, prié, surtout, grâce à, fidèle, rendue, craint, la brunie, dur. Mon père aime ... la pêche.... empêche les bateaux de sortir du port. On l'a ... de ne pas faire de bruit. Cette ville s'est... pendant l'occu- pation. Il fait un travail très .... Cet écrivain vient de ... un nouveau roman. ... son travail il est devenu le meilleur de la classe. Ce vieil homme beaucoup le froid. Le chien est un ami ... de l'homme. 10. a) Trouvez les mots russes qui sont analogues aux mots français: le lieutenant, publier, le rapport, la ferme, le général, l'officier, l'hô- pital, bourgeois. b) Faites des phrases avec ces mots. / Z 11. Remplacez les points par les mots et les groupes de mots: être en train de, se séparer, de haute taille, combattants, nombreux. Cet homme n'est pas petit, il est... . Hier a eu lieu la rencontre des anciens .... Le groupe de combattants qui menait une lutte clandes- tine était... . II est déjà tard, il faut À . У... regarder la télé quand mon ami est venu. 12. Lisez les phrases suivantes, faites attention aux mots nouveaux, traduisez-les. Les combattants s'avancèrent, le drapeau tricolore en tête. Les pa- triotes étaient prêts à tous les sacrifices et ils ne perdaient pas con- fiance en l'avenir. Les partisans qui publiaient un journal clandestin pendant l'occupation risquaient leur vie. On a organisé une mani- festation en l'honneur des patriotes qui ont sacrifié leur vie et on a déposé des fleurs au pied de leurs monuments. Il y a eu une récep- tion en l'honneur des anciens combattants. Au cours de cette récep- une fumée un brouillard épais particulier nombreuse de haute taille de petite taille importante terrible épaisse une affaire i un homme un garçon une famille un cas la haine 5 Французский язык, 7 кл. 129
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    tion on achanté la Marseillaise. Il n'avait plus de haine pour son ennemi. Les lâches ne pouvaient pas lutter contre l'ennemi. 13. a) Lisez les mots suivants: craindre, épais, grâce à, clandestin, une taille, un rapport, une af- faire, d'ailleurs, un citoyen, l'honneur. b) Ecrivez-les de mémoire et soulignez ce qui est difficile dans l'orthographe de ces mots. c) Changez une lettre dans chaque mot et vous aurez un autre mot. Traduisez ces mots: un cas, lâche, une taille, la haine. d) Faites entrer le mot (un) train ou l'expression en train de dans les phrases sui- vantes. Traduisez ces phrases: Le ... entre en gare. Les voyageurs sont ... déjeuner. Les fascistes étaient... écouter la radio allemande quand les partisans les ont atta- qués. Il y a trop de monde dans ce ... . 14. Ecrivez une petite rédaction sur la lutte des partisans, employez le lexique étudié. LECTURE ET CONVERSATION 15. Etude du texte. , a) Lisez le texte et cherchez-y l'information suivante: ce que devaient faire Jean et ses soldats; les raisons pour lesquelles les soldats sont allés à la ferme; qui les a aidés; s'ils ont pris le général. b) Relisez le texte et précisez: le temps des verbes et leur emploi: On pourrait faire un bon coup. Il faudrait y arriver doucement. Jean était parti. Le brouillard avait disparu. Le soldat avait reçu un coup de sabre; le temps et l'infinitif des verbes: ils eurent, ce fut, on fit, on vit; le temps des verbes. Voyez pour cela le temps du verbe être: Les Prussiens furent renversés et assommés. Un soldat fut mis dans la voiture;
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    la signification desverbes faire et se mettre à devant un autre verbe à l'infinitif: On le fit monter dans la voiture. Ils se sont mis à rire; le rôle du participe passé enveloppé dans la phrase: Un Prussien enveloppé dans son manteau ... ; ce que veut dire le mot sans dans les phrases: On avançait sans rencontrer personne. Il regardait le soldat sans rien dire. Est-ce qu'on peut y aller sans se faire remarquer? la signification du mot coup dans les groupes de mots: faire un bon coup, un coup de fusil, un coup de sabre; le sens des phrases: Il allait et venait le long du mur. Ils n'eurent même pas le temps de jeter un cri d'alarme. L'histoire que vous allez lire se passe pendant la guerre franco-prussienne. La France est occupée par les Prussiens. Mais la lutte continue. Jean Defert est un patriote français qui, avec ses camarades, lutte contre les occupants. Jean était parti à la tête d'un petit groupe de soldats pour faire une reconnaissance. Une brume froide de décembre rampait tristement sur la plaine. On avançait sans rencontrer personne. La campagne semblait morte. Enfin, les soldats arrivèrent à une carrière abandonnée. "Descendons, dit Jean. Nous nous reposerons un peu et nous ver- rons ensuite." Un des hommes, qui avait fait quelques pas à l'entrée d'une des galeries s'écria de surprise. Par terre, il y avait de la paille; un homme était là, assis, immobile. Il regardait le soldat sans rien dire. Jean s'ap- procha, lui aussi. — Eh, l'homme! dit-il au paysan, que faites-vous donc là? — Je suis en train de mourir de froid et de faim, dit l'homme. Oh! les brigands! — Qu'est-ce qui vous est arrivé? — Ils sont là, dans ma ferme, tout près d'ici. Ils ont tout pris, tout! Je les ai priés de laisser quelque chose, ils se sont mis à rire, et m'ont jeté à la porte comme un chien. Ils ont dit que je dérangerais le général. Au mot de "général", Jean eut une idée. "On pourrait faire un bon coup", pensa-t-il, puis il demanda au paysan: LES BRAVES GENS
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    — Combien sont-ils? —Une vingtaine au moins. Mais ils ont beaucoup bu et maintenant ils dorment. - Jean réunit ses hommes et leur parla. — Ça y est! répondit un des soldats, nous sommes prêts à vous suivre. — Nous allons vous venger, dit Jean au paysan. Mais il faut nous montrer le chemin. Est-ce qu'on peut y aller sans se faire remarquer? — Par ce brouillard on passera sans danger. Il y a devant la maison des arbres et des buissons. Il faudrait y arriver tout doucement et sauter par-dessus le chemin. — En route, dit Jean à ses soldats. Le général doit avoir une serviet- te avec des choses intéressantes. C'est une chance! Seulement chacun doit faire ce que je lui ai dit. Le paysan marchait en tête. Jean et les soldats le suivaient. Le brouillard était si épais que l'on ne voyait rien à trente pas devant soi. Bientôt on tourna à droite, et au bout de deux cent pas le paysan s'arrê- ta. Derrière les buissons on apercevait le toit d'une ferme avec des ar- bres tout autour. Jean s'avança pour regarder. Un Prussien enveloppé dans son manteau, le sabre au poing, allait et venait le long du mur de la ferme. Puis, un autre Prussien parut à la porte de la ferme et s'approcha du premier. C'était un officier de haute taille, mince et blond avec d'énor- mes moustaches. Jean fit un signe à ses camarades et, un moment après, les deux Prussiens furent renversés et assommés. Ils n'eurent même pas le temps de jeter un cri d'alarme1 . Jean et ses soldats entrèrent à l'intérieur de la ferme. Plusieurs Prus- siens dormaient dans la paille sur le plancher. Ce ne fut pas difficile de les désarmer2 . Quatre autres Prussiens étaient dans la cuisine. Ils se le- vèrent à la vue des fusils et se rendirent en criant: "Nous, amis des Français!" Vite, on lia les mains à tous les Prussiens. "Allez, partez d'ici! Et vite!" Ils n'attendirent pas qu'on le répète encore une fois. Le général se trouvait dans la plus grande chambre. Il était gros et respirait difficilement. Il dormait dans son fauteuil. 1 jeter un cri d'alarme — поднять тревогу 2 désarmer — обезоружить
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    Tout à coupon entendit deux coups de fusil, le bruit d'une lutte, et la porte s'ouvrit. Jean et quelques soldats entrèrent dans la chambre. — Général, dit Jean avec politesse, vous êtes mon prisonnier. La lutte est impossible. Rendez-vous! Le général semblait ne rien comprendre à ce qui se passait. "N'oublions pas la serviette!" On lui lia les mains à lui aussi, et on le conduisit dans la cour. Là, on le fit monter dans une voiture. Un des soldats qui avait reçu un coup de sabre fut mis dans la voiture avec le général. Il fallait se dépêcher. Le fermier montra le chemin aux vainqueurs. Le brouillard avait dis- paru et bientôt on vit au loin une colline avec une petite église entre les arbres, et une grande maison à trois cheminées qui dominaient la colline. "C'est là! nos soldats sont là, dit Jean; mes amis nous sommes sauvés." Enfin on rencontra des soldats français et, une heure après, Jean faisait son rapport au colonel. Au bout de très peu de temps, il devint lieutenant. "Si cela continue, écrivait-il à sa mère, un de ces jours je me réveillerai colonel..." D'après J. G i г a г d i n, Braves gens 16. Prouvez par des citations du texte que: les soldats ne savaient pas qu'un général prussien était à la ferme; les Prussiens ne s'attendaient pas à une attaque des Français; le pay- san a beaucoup aidé les soldats; le plan des Français a réussi. 17. Développez ces idées. M o d è l e : C'était pendant la guerre franco-prussienne. La France était occu- pée. Un groupe de soldats français dirigé par Jean Defert est parti pour faire une reconnaissance-. Il faisait froid, il faisait mauvais temps. Les soldats n 'ont rencontré personne. Un groupe de soldats français est parti pour faire une reconnaissance. Dans une carrière abandonnée, les soldats ont eu une rencontre inat- tendue. Le paysan leur a parlé des Prussiens. Les soldats ont décidé d'attaquer les Prussiens. Le paysan les a beaucoup aidés. Grâce à la brume épaisse les Français n'ont pas été aperçus par les Prussiens.
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    Leur attaque étaitinattendue, les Prussiens se sont rendus et les Fran- çais les ont désarmés. Les Français ont pris un général prussien. 18. Parlez des traits de caractère des soldats français et du paysan d'après le texte. 19. Apprenez à traduire. En 1989, le peuple français a fêté le 200* anniversaire de la Révolution française qui a proclamé la Déclaration des droits des hommes. Lisez le texte et tâchez de le comprendre. Traduisez le texte par écrit jusqu'aux mots: La Bastille capitule et le reste — ora- lement. 14 JUILLET 14 juillet 1789. Prise de la Bastille... La date la plus célèbre de l'his- toire de France, fête nationale. Ce 14 juillet 1789, tôt dans la matinée, le peuple de Paris s'empare de trente-deux mille fusils stockés à l'Hôtel des Invalides. C'est là une fière réponse à la royauté qui a massé autour de la capitale des régiments étran- gers. Un torrent humain roule vers la Bastille, la prison-forteresse tant haïe, dont les batteries sont pointées sur les quartiers populaires. A la Bastille! A la Bastille! Le siège va durer quelques heures. Les cadavres jonchent la cour. Le gouverneur de Launay menace de faire sauter la forteresse. On le désarme. La Bastille capitule. Toute la nuit, les citoyens en armes se tinrent en alerte, prêts à ripos- ter aux régiments du roi. La cour était à Versailles. Apprenant la prise de la Bastille, Louis XVI gémit: "C'est donc une révolte?" — Non, sire, lui répondit-on, c'est une révolution. Le soir même de la victoire, la démolition de la Bastille commença. Le 14 juillet 1790, on planta un bois au milieu des ruines, on accrocha des lampions aux branches et on dansa. Ce fut le premier bal du 14 juillet. 20. Vous savez que le peuple français a courageusement lutté contre les occupants lors de la guerre franco-prussienne. Plus tard il a mené une dure lutte contre les fascistes. Lisez le texte et dites qui a lutté contre les occupants et pendant quelle guerre c'était. LES CINQ DE BUFFON Juin 1940: Un grand malheur s'abat' sur Paris, sur la France. La France est occupée par les armées hitlériennes. 1 un malheur s'abat — несчастье обрушивается
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    Les Allemands entrentdans un Paris triste et silencieux. Les rues sont vides, les volets des fenêtres fermés. On dirait que Paris est mort. Mais le cœur d'un vrai Parisien sent sous ce silence qu'une dure lutte contre l'ennemi approche, une lutte qui durera quatre longues années. Le nombre de combattants grandit de jour en jour. Il est impossible de nommer tous les héros de la Résistance, la liste en est trop grande. Mais Paris ne les oublie pas et ne les oubliera jamais. Une toute petite feuille de papier est collée au mur du couloir, à hauteur de visage. Elle porte seulement quelques mots: "Le 11 novem- bre, tous à l'Etoile!" Ils sont sept ou huit à la regarder, leurs cartables à la main. — Qu'est-ce qu'il y aura, à l'Etoile? — Une manifestation. Il paraît qu'on doit déposer des fleurs sur le tombeau du Soldat inconnu. — Et comment y aller, si on a des cours? Le 11 novembre ne sera pas jour férié1 , cette année. — Moi, je n'irai pas. La politique, c'est dangereux en ce moment. — Venez! On va être en retard. Les lycéens se mettent à courir... Une heure plus tard, quand sonne la récréation, la feuille est déjà déchirée. Dans un coin de la cour, quatre garçons se retrouvent. Trois de "pre- mière": Lucien Legros et Pierre Benoît, deux grands amis, Pierre Gre- lot, et enfin leur aîné, Jacques Baudry, élève de terminale. — Alors? interroge le dernier. — Ça va! répondent les trois autres. On a collé des feuilles partout. — Très bien. J'ai vu ça. Et maintenant, il faut parler à des gars sûrs. Il faudrait être nombreux à l'Etoile... Il faut se séparer. Parmi les professeurs du lycée il y a des traîtres. Autour des quatre, dans plusieurs groupes, on discute, un tract à la main: "Etudiant de France! Le 11 novembre est pour toi un jour de fête nationale. Tu iras porter des fleurs au Soldat inconnu à 17 h. 30. Tu n'assiste- ras pas aux cours. Le 11 novembre 1918 fut un jour de grande victoire. Le 11 novem- bre 1940 sera le signal d'une plus grande encore2 . Vive la France! 1 (un) jour férié — праздничный день 2 Le 11 novembre 1940 sera le signal d'une plus grande e n c o r e . — 11 ноября 1940 года будет знаком еще более великой победы.
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    (Recopie ces ligneset passe-les à ton camarade!)" C'est dans un quartier bourgeois de Paris que se dressent les vieux murs du lycée Buffon, loin du Quartier Latin où bat le cœur de la jeu- nesse étudiante. Mais cela n'empêche pas les élèves de savoir qu'à l'Uni- versité on organise des manifestations, qu'on n'assiste pas aux cours des professeurs-traîtres, que les Allemands ont arrêté le grand savant Paul Langevin et qu'on a défendu la manifestation du 11 novembre. Le 11 novembre, à 16 heures, des élèves vont vers le métro. Combien sont-ils? On ne sait pas. Les quatre garçons sont parmi les premiers. Déjà, depuis le début de l'après-midi, les larges allées des Champs- Elysées sont pleines de monde. On va vers l'Etoile, des bouquets de fleurs à la main. Place de l'Etoile, où se trouve le tombeau du Soldat inconnu, c'est plein de manifestants. Et voilà que de l'avenue Victor Hugo arrivent les lycéens, le drapeau tricolore en tête. Ils sont des centaines et des centaines, de Condorcet, de Carnot, de Buffon... Ils crient: "Vive la France! A bas Hitler!" On entend la Marseillaise. Les quatre de Buffon chantent avec tout le monde. A 17 heures, sur la place arrivent des Allemands et des policiers français. Des SS dans leurs uniformes noirs descendent des camions. Les voitures allemandes roulent dans les avenues et tâchent d'écraser les jeunes qui courent... — Restons ensemble! crie Jacques Baudry. Restons ensemble! Alors on entend des coups de fusil. Les soldats allemands tirent. Les camions sont pleins d'étudiants qu'on a arrêtés. On les bat. Le sang coule. Baudry, Grelot, Legros et Benoît réussissent à partir. Quelques-uns de leurs camarades ont moins de chance: — Le fils de Burgard a été arrêté! — Qui? — Le fils du prof d'histoire: Burgard. — Ah! oui... — Tu as vu, dis, tout ce monde? — On était des milliers. — Plus! Il y avait des manifestants jusqu'à la Concorde. — Ils doivent être contents, les Allemands. Après le 11 novembre, les facultés de Paris sont fermées un mois. Mais longtemps encore on parlera de cette journée dans les lycées et les collèges de la Région parisienne. (à suivre)
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    C o mm e n t a i r e s les cinq de Buffon — пять учеников лицея Буффон в Париже le 11 n o v e m b r e 1918 — 11 ноября 1918 года — дата подписания перемирия между в о ю ю щ и м и сторонами в Первой мировой войне; национальный праздник Франции l'Etoile — площадь Звезды в Париже (сейчас эта площадь носит имя генерала де Голля — Place Charles de Gaulle — / 'Etoile) Paul Langevin ( 1 8 7 2 - 1 9 4 6 ) — Поль Ланжевен (известный ученый, физик) 2 1 . Répondez aux questions: Quel malheur s'abat sur la France en 1940? Comment Paris reçoit- il les Allemands? Est-ce que le peuple de Paris a lutté contre les hitlériens? Est-ce que la France garde le souvenir des combattants de la Résistance? Qu'est-ce que les élèves du lycée Buffon ont lu un jour au mur du couloir? Pourquoi a-t-on organisé la manifestation le 11 novembre? Qu'est-ce qui s'est passé à la Sorbonne? Qu'est-ce qu'on pouvait voir à la place de l'Etoile le 11 novembre dans l'après- midi? Comment ont réagi les Allemands? Est-ce que Baudry, Gre- lot, Legros et Benoît ont réussi à partir? 2 2 . Faites le plan du récit. 23. Résumez le récit d'après votre plan. 24. Lisez la fin du récit "Les cinq de Buffon" et cherchez les réponses aux questions suivantes: Qui est le cinquième du groupe de Buffon? Pourquoi doivent-ils mener une lutte clandestine? Comment luttent-ils contre les Allemands? Les quatre de Buffon sont plus occupés par leurs discussions, leurs tracts que par leurs études. D'ailleurs, ils sont cinq maintenant. Jean Arthus, un nouveau, entre dans leur groupe. Il a seize ans, son père est médecin, auteur de beaucoup de livres scientifiques. A la police, on commence à s'occuper de Buffon et de ces cinq jeunes qui s'agitent dans l'ombre. On ne connaît que leurs noms de guerre: Marchand, André, Francis, Paul, Jeannot... On s'intéresse aussi aux professeurs. Surtout à Raymond Burgard, professeur d'histoire. Il est le chef du groupe Valmy, qui publie un jour- nal clandestin et qui organise, le 11 mai 1941, une manifestation devant la statue de Jeanne d'Arc. En avril 1942, le professeur Burgard est arrêté. Les Allemands trou- vent chez lui des tracts.
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    Au lycée, onne parle que de ça. Les cinq organisent encore une manifestation. On chante la Mar- seillaise, on lance des tracts. Les policiers et la Gestapo arrivent aussi- tôt. On cherche les meneurs'. Un professeur de Buffon réussit à faire fuir Arthus et Legros par le bâtiment des "petits". Les trois autres se cachent dans les caves. Ils ne sont pas découverts par les Allemands qui fouillent tous les bâtiments. Seulement deux amis, Benoît et Legros, ont été découverts. Ils ne pourront plus revenir au lycée, ni même rentrer chez eux. La police les attend. La lutte clandestine commence. Les cinq attaquent des officiers et des soldats allemands, ils lancent des grenades au cours d'une réception à bord d'un bateau sur la Seine, ils écrivent des tracts. Mais les lycéens sont trahis et arrêtés. Seul Benoît réussit à fuir. Ce garçon de dix-sept ans devient chef d'un groupe de partisans. Au cours de l'incendie de dix avions sur un aérodrome non loin de Paris il est blessé. Le 22 août, il est arrêté par la police française et retrouve ses camarades à la prison. Le 15 octobre, ils sont condamnés à mort. Mais les garçons ne per- dent pas courage. Ils savent pourquoi ils vont mourir. Ils sont prêts à ce sacrifice. Le 3 février 1943, on les réveille très tôt dans leurs cellules. Chacun reçoit un crayon et une feuille de papier. Voilà quelques lignes des lettres qu'ils ont écrites à leurs parents la veille de leur mort. Jean Arthus à son père: "Je sais que c'est un coup très dur pour toi; mais j'espère que tu es assez fort et que tu sauras continuer à vivre sans perdre confiance dans l'avenir." Jacques Baudry à ses parents: "Je serai courageux jusqu'au bout. La guerre sera bientôt finie. Vous serez heureux dans la paix, un peu grâce à moi. Courage. Vivez..." Pierre Benoît à ses parents, à ses amis: "C'est fini; on vient nous chercher pour nous fusiller. Nous partons en chantant. Courage!" Pierre Grelot à ses parents: 1 (un) meneur — вожак
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    "Je vais êtrefusillé ce matin à onze heures. Pauvres parents chéris, sachez que ma dernière pensée sera pour vous. Je saurai mourir en vrai Français." Lucien Legros à ses parents, à ses amis: "Nous allons mourir le sourire aux lèvres. Je meurs pour la France, donc je ne regrette rien." Les cinq de Buffon on été décorés à titre posthume de la médaille de la Résistance, de la Croix de guerre et de la Légion d'honneur. A l'en- trée du lycée Buffon, il y a une plaque commémorative1 avec leurs noms. Le pont du Château, sur la Seine, s'appelle aujourd'hui: pont des Cinq Martyrs du lycée Buffon. Et au jardin du Luxembourg on peut voir un monument élevé en leur honneur. D'après B. S о 1 e t, Ceux de Buffon 25. Posez des questions sur le texte et répondez-y. 26. Parlez des cinq jeunes héros du lycée Buffon. 27. Préparez de petits rapports sur l'histoire de la France. Voici les événements les plus importants que vous connaissez déjà: L'exploit de Jeanne d'Arc. La prise de la Bastille. La Commune de Paris. L'histoire de la Marseillaise. La Seconde Guerre mondiale et la Résistance. 28. a) Apprenez à faire des dialogues. Vous n'êtes pas d'accord avec votre interlocu- teur, exprimez-le. Employez dans vos répliques les expressions suivantes: Vous vous trompez.— Вы ошибаетесь. Au contraire.— Напротив. Mais non! — Да нет же! Pas précisément.— Не совсем так. Bien au contraire.— Как раз наоборот. Vous avez tort.— Вы ошибаетесь. M o d è l e : A: Ce sont les soldats et les officiers de l'armée française qui ont pris part à la Résistance. B: Mais non! Tu as tort. Ce ne sont pas seulement les officiers et les soldats, mais tout le^peuple français qui a lutté contre les fascistes. 1 une plaque commémorative — мемориальная доска
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    Voici les premièresrépliques pour vos dialogues: Ce sont les Marseillais qui ont composé la Marseillaise. Jeanne d'Arc a été tuée pendant une bataille. Ce sont les Prussiens qui ont pris et détruit la Bastille. La Bastille était un palais du roi. Il me semble que parmi les Communards il n'y avait ni femmes ni enfants. b) Composez vous-mêmes des dialogues semblables, employez-y les expressions données. 29. Apprenez le dialogue suivant (pour la succession des travaux voir p. 24). Rempla- cez les mots avec des astérisques. A: Où allez-vous? B: Je vais faire des courses*. A: Pourriez-vous mettre cette lettre à la boîte**? Il y en a une au coin de la rue. B: Avec plaisir! A: Ça ne vous dérangera pas? B: Pas du tout.
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    SUJET LIBRE DECONVERSATION 30. Discutons. Qu'est-ce qu'il y a eu d'intéressant le mois dernier? Les artistes et les sportifs sont très populaires, tout le monde les connaît, n'est-ce pas? Pourquoi sont-ils si populaires, qu'en pen- sez-vous? Quels sont les artistes et les sportifs que vous aimez le mieux? Qui préférez-vous, les artistes ou les sportifs, pourquoi? A quel spectacle ou à quelle compétition sportive avez-vous assisté dernièrement? Quelle carrière vous semble plus intéressante: celle d'un artiste ou celle d'un sportif? Qu'est-ce qui vous attire le plus dans le métier de l'artiste et du sportif? Qu'est-ce qu'il faut faire pour devenir un grand artiste ou un grand sportif? 31. Apprenez la poésie. LE CHANT DES PARTISANS Ami, entends-tu Le vol lourd des corbeaux Sur la plaine? Ami, entends-tu Les cris sourds du pays Qu'on enchaîne? Ohé, partisans, Ouvriers et paysans, C'est l'alarme, Ce soir, l'ennemi Connaîtra le prix du sang Et des larmes! Montez de la mine, Descendez des collines. Camarades! Sortez de la paille Les fusils, la mitraille, Les grenades, Ici chacun sait Ce qu'il veut, ce qu'il fait, Quand il passe. Ami, si tu tombes, Un ami sort de l'ombre A ta place. Demain du sang noir Séchera au grand soleil Sur les routes. Chantez, compagnons, Dans la nuit, la Liberté Nous écoute. Ami, entends-tu Les cris sourds du pays Qu'on enchaîne? Ami, entends-tu Le vol noir des corbeaux Sur la plaine? J . K e s s e l , M . D r u o n
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    LEÇON 8 VOYAGES (EXPLORATIONS) Si ànos jours notre Terre n'a presque plus de secrets, si nous connais- sons ses coins les plus éloignés, ses forêts et ses déserts, ses mers et ses montagnes, c'est grâce aux exploits de nombreux explorateurs. Quels grands explorateurs connaissez-vous? Où sont-ils allés? Qu'est-ce qu'ils ont exploré? Si vous étiez explorateur, où iriez-vous: au sud ou au nord, à l'est ou à l'ouest? Découvririez-vous des terres inconnues ou bien étudieriez-vous des mers et des océans? De nos jours, ce n'est pas facile de faire des découvertes sur notre Terre. Mais, quand même, les explorateurs continuent leurs recherches, ils mon- tent sur les plus hauts sommets, descendent dans les cratères des vol- cans, explorent les mers et les océans. Leurs voyages sont parfois très
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    durs et mêmedangereux. Mais cela n'arrête pas les explorateurs qui reviennent de leurs voyages avec de nouvelles connaissances sur la Terre qui est notre patrie à tous.
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    Dites quels voyagesvous préférez: visiter de nouvelles villes et admirer leurs monuments historiques ou bien aller à la campagne voir des fo- rêts, des rivières et des lacs. Qu'est-ce que vous avez le mieux aimé de ce que vous avez déjà visité? ETUDE GRAMMATICALE La subordonnée de condition introduite par si Si je suis libre, nous irons nous promener. Si j'étais libre, j'irais voir cette exposition. La condition est réelle: employez le futur de l'indicatif dans la principale et le présent de l'indicatif dans la su- bordonnée. La condition n'est pas réelle: em- ployez le conditionnel présent dans la principale, l'imparfait de l'indicatif dans la subordonnée. si — если Si tu veux, nous irons au stade, présent futur simple si — если бы Si tu voulais, nous irions au stade, imparfait conditionnel présent 1. Faites des phrases composées en reliant les propositions des deux colonnes. M o d è l e : Si nous travaillons bien, nous pourrons nous reposer pendant les vacances. S'il ne fait pas mauvais, Si vous voulez. Si vous partez à temps, S'il lisait les journaux, j irai me promener avec mes amis, nous irons dans les montagnes, vous ne serez pas en retard, il saurait cette nouvelle.
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    Si vous avezun dictionnaire, Si tu étais libre aujourd'hui, S'il faisait beau temps, donnez-le-moi. nous irions au concert, nous ferions une prome- nade en bateau. 2. Traduisez les phrases et justifiez l'emploi des modes et des temps. Nous serions très contents si vous veniez déjeuner chez nous. Si nous ne l'aidons pas, il ne finira jamais ce travail. Si vous l'aidiez, il finirait ce travail beaucoup plus vite. Si vous descendiez dans cette plaine, vous y verriez un paysage magnifique. Si sa santé le permettait, elle ferait ce voyage avec plaisir. Vous apprendrez bien cette langue étrangère si vous lisez beaucoup. 3. Faites des phrases à l'aide de si. D'après le temps du verbe précisez la principale et la subordonnée. Elle connaît la ville, elle trouvera vite le chemin. Elle répondrait mieux aux questions du professeur, elle écoutait tou- jours les explications. Tu veux, je t'apporterai un livre sur les voyages. On pourrait gagner, on s'entraînait. Je pourrai marcher, je n'ai plus mal au pied. Tu n'es pas prêt dans dix minutes, nous serons en retard. Tu pourrais faire une excursion, tu n'étais plus malade. 4. Terminez les phrases en employant les modes et les temps qui conviennent. Tu pourras aller en excursion si ... Vous passerez bien vos examens si... S'il n'était pas fatigué, il ... Ta mère sera inquiète si tu ... S'ils s'entraînaient plus, ils ... Si tu touches à ses papiers, il... Vous pren- drez froid si ... Si elle faisait du sport, elle ... S'il avait honte de son action, il... Seront-ils contents si nous ...? Si j'étais à votre place, je... 5. Exprimez des conditions en ajoutant de différentes propositions subordonnées. J'irais dans le cosmos s i s i . . . Je deviendrais champion du monde s i s i . . . Je voudrais aller sur les autres planètes s i s i . . . Je ferais un voyage au pôle Nord si si ... 6. a) Dites ce que vous ferez si vous partez en voyage. b) Dites ce que vous feriez si vous alliez un jour en France.
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    ETUDE LEXICALE 7. a)Ecoutez le texte suivant et tâchez de comprendre les mots nouveaux. Si le sens d'un mot n'est pas clair, voyez les explications ou consultez le dictionnaire. Cela s'est passé non loin du cercle polaire. Des pêcheurs sont allés en mer sur leurs barques au lever du soleil. Ils avaient des fdets et d'autres outils pour prendre des poissons. Tout à coup, l'orage a éclaté, les pêcheurs faisaient des efforts pour ne pas faire naufrage. L'horreur les a saisis. Ils n'avaient pas assez d'eau douce et de provisions. La nuit approchait. Pourtant, ils ont aperçu un cap et ils ont tenté d'atteindre la terre. Ils ont réussi à aborder et à mon- ter une tente. La tente les protégeait du vent et du froid. C'était déjà le coucher du soleil et bientôt les pêcheurs se sont trou- vés dans une obscurité complète. Ils ont été obligés de passer sur cette terre à peu près quarante heures n'ayant rien d'autre à boire que du jus de poisson. Pourtant, une expédition de volontaires qui a été organisée par les femmes des pêcheurs s'est mise à la recherche des naufragés. Le chemin du retour a été joyeux. Les sauveteurs étaient fiers de leur succès. b) Lisez attentivement les explications: caoutchouc (m): ce mot est analogue au mot russe tenter = essayer: J'ai tenté de partir hier, mais je n'ai pas pu. terminer = finir: Mon frère a déjà terminé ses études. à peu près presque Mon travail est à peu près fini, près de Il est à peu près dix heures. atteindre (se conjugue comme éteindre) réussir à toucher une chose Il faut monter sur une chaise pour atteindre le plafond, arriver à un but Ils ont atteint de bons résultats. eau (f) douce Ф eau salée (de mer): On boit l'eau douce.
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    chemin (m) duretour: quand on revient. Le chemin du retour semble plus court. effort (m): la peine qu'on se donne pour arriver à un résultat. Encore un effort et tu gagneras la course. exploit (m): action héroïque. Exploit immortel des soldats. exploration (f): c'est l'action d'explorer. L'exploration des régions in- connues. exploration (f) explorateur (m) explorer sont des mots de la même famille lever (m) du soleil: le moment où le soleil se lève lever (m) du soleil Ф coucher (m) du soleil menacer: avertir quelqu'un de son intention de lui faire mal. Menacer un enfant d'une punition, outil (m): objet qui sert à travailler la terre, le bois, le métal, la pierre. La pelle est un outil, obliger: faire faire quelque chose. Il Га obligé à rendre son livre. obligé: "Je suis obligé de (il me faut) vous arrêter", a dit l'agent de police. protéger couvrir Le parapluie nous protégera de la pluie, défendre contre un danger La mère protège son enfant contre un chien méchant. succès (m): le fait de réussir. Cet artiste a eu un grand succès. volontaire qui a de la volonté Cet homme a un visage volontaire. qui fait quelque chose de bonne volonté Pour faire ce travail on a demandé un volontaire. à la recherche: Le pêcheur va à la recherche du poisson, jus (m): J'aime boire le jus de raisin, il est bon. obscurité (f): Je ne vois rien, quelle obscurité! obscurité (f) obscur (adj.) sont des mots de la même famille
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    с) Trouvez cesmoi' dans le dictionnaire: art (m) artificiel baie (f) cap (m) mou, molle polaire détroit (m) péninsule (f) pneumatique tant pis d) Elargissez votre vocabulaire. La formation des mots à la suite du retranchement d'un suffixe. M o d è l e : voyager — un voyage; voler — un vol; appeler — un appel. A l'aide du suffixe -ure (-ture, -ature) on forme des substantifs du féminin qui expriment parfois l'action et principalement le résultat de l'action. M o d è l e : nourrir — la nourriture; déchirer — la déchirure. 8. Trouvez les mots russes qui correspondent aux mots français: un volontaire, le caoutchouc, pneumatique, les archives. 9. Faites des phrases avec les groupes de mots: jus de fruits (de pommes, d'orange) boire de l'eau douce à la recherche des naufragés terminer un travail 10. Répondez aux questions: Etes-vous obligés de travailler beaucoup? Est-ce que c'est facile d'at- teindre le pôle Nord? Avez-vous peur des personnes qui vous mena- cent? Quand on prend part à une course, fait-on des efforts pour arri- ver le premier? Est-ce que vous avez vu le lever du soleil? Est-ce que le coucher du soleil est beau à la mer? Est-ce que vous avez des outils à la maison? Est-ce que le chemin de retour semble plus court? poisson frais salé un terrain mou une obscurité complète un exploit immortel avoir du succès protéger les petits atteindre son but des fleurs artificielles
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    11. Lisez lesphrases suivantes, relevez les mots nouveaux et traduisez-les. Le prisonnier essaya d'ouvrir la fenêtre, puis s'écria: "Tant pis! Je monte par la cheminée."JL'exploration des fonds sous-marins est toujours dangereuse. Les voyageurs étaient obligés de marcher dans l'obscurité complète. Vois-tu l'Etoile polaire, elle est si belle! Le voyage dangereux de cet explorateur s'est bien terminé. Les ma- rins étaient menacés de la tempête, mais ils n'ont pas voulu entrer au port. Ce ne sont que des volontaires qui prennent part à cette expédition dangereuse. Il faut protéger les animaux rares. Nous étu- dions les détroits, les péninsules et les baies de l'océan Glacial. Les explorateurs tentent de découvrir les terres inconnues. Les pêcheurs sont rentrés à peu près à neuf heures. Nous sommes fiers des succès de nos sportifs. 12. a) Montrez sur une carte de la Russie le cap Tchéluskine, le détroit D. Laptev, la baie Maria Prontchichtchéva, la péninsule Taïmyr. b) N o m m e z d'autres caps, baies, détroits et péninsules que vous connaissez. 13. a) Faites par écrit de courtes phrases avec les groupes de mots: un canot pneumatique, des bottes de caoutchouc, de l'eau douce, du jus d'orange, un petit effort, atteindre le pôle Nord, un exploit spor- tif, l'art russe, un outil nécessaire, une aide volontaire. b) Soulignez les mots dont l'orthographe est difficile. LECTURE ET CONVERSATION 14. Etude du texte. a) Lisez le texte et cherchez l'information suivante: les raisons du voyage d'Alain Bombard; les événements du 11 novembre et du 1e r décembre; la fin de l'expérience et son résultat. b) Relisez le texte et précisez: le temps des verbes et l'action qu'ils marquent: J'avais vu, depuis très longtemps, que la mer était devenue très calme. Je m'étais déshabillé... Depuis mon départ, je n'avais pas bu d'eau douce. Je n'avais bu que de l'eau que j'avais tirée du poisson pressé. Je voudrais l'heure, s'il vous plaît.
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    Si je nepéchais pas, si je n'avais rien à manger, je pourrais boire. Si seulement je voyais un bateau, si je pouvais entendre la radio, je serais moins seul; dans les phrases suivantes est employé le conditionnel passé qui désigne l'irréel dans le passé (un fait qui ne s'est pas réalisé dans le passé); traduisez-les: II aurait fallu écouter ceux qui... Je crois aussi que j'aurais dû m'arrêter... le rôle du participe passé poussé dans la phrase: Le nuage avançait lentement, poussé par le vent; la signification des pronoms en, le et ceux dans les phrases: • J'ai eu peur de ne pas en avoir assez. Je n'en sais rien... la pluie est revenue, juste quand il le fallait. Il aurait fallu écouter ceux qui me disaient que j'étais fou de partir. NAUFRAGÉ VOLONTAIRE Alain Bombard est un jeune médecin qui a traversé l'Atlantique tout seul, sans eau et sans nourriture, à bord d'un petit bateau pneumatique', l'"Hérétique". Il voulait mon- trer que des naufragés peuvent vivre très longtemps en buvant de l'eau de mer et du jus de poisson, et en mangeant des poissons crus2 . Ce voyage a été très long. Le 11 novem- bre, il y avait vingt et un jours qu'il était en mer. 11 novembre. Je sais bien que le naufragé, lorsqu'il aperçoit enfin la côte, crie: "Terre! Terre!". Moi, dans la journée du 11 novembre, c'est "Pluie! Pluie!" que j'ai crié. J'avais vu, depuis très longtemps, que la mer était devenue très cal- • me. Tout à coup, j'ai crié: "La pluie! C'est la pluie! Elle arrive!" Je m'étais déshabillé pour pouvoir enfin laver mon corps de tout le sel qui le couvrait. Je me suis assis sur le bord de mon petit bateau. J'ai étendu la tente sur mes genoux et j'ai attendu. L'arrivée de la pluie a été annoncée par le bruit qu'elle faisait. J'entendais, loin de moi, le bruit de l'eau qui tombait sur l'eau. Le vent s'est mis à souffler très fort au mo- ment où le nuage ert arrivé sur moi. Le nuage avançait lentement, pous- sé par le vent. Enfin, la pluie est arrivée jusqu'à moi et s'est mise à remplir rapidement la tente entre mes genoux. 1 un bateau pneumatique — надувная лодка 2 (un) poisson cru — сырая рыба
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    J'ai bu unpeu de cette eau. Quelle horreur!1 Je l'ai rejetée à la mer parce qu'elle était salée avec le sel de la tente. J'ai lavé la tente. L'eau que j'ai dû boire ensuite avait un goût de caoutchouc, mais elle était pour moi un vrai trésor. Je me suis lavé avec grand plaisir. Cette pluie a été courte, mais très forte. Elle m'a permis, bien sûr, de boire ce jour-là, mais aussi de mettre de côté à peu près quinze litres d'eau. Si je ne péchais pas les jours suivants, si je n'avais rien à manger, je pourrais boire. Pendant vingt et un jours, depuis mon départ, je n'avais pas bu d'eau douce. Je n'avais bu que de l'eau que j'avais tirée du poisson pressé. Il était donc sûr que pendant vingt et un jours, et même plus longtemps parce que je pouvais continuer, des naufragés peuvent vivre sans eau douce. Cependant à partir de ce jour et jusqu'à la fin de mon voyage, j'ai eu assez de cette eau du ciel pour boire quand j'avais soif. J'ai eu peur plusieurs fois de ne pas en avoir assez, mais la pluie est revenue, juste quand il le fallait. 1" décembre. Et voilà! Le mois de novembre est fini et je n'ai pas encore vu la terre. J'ai eu tort de regarder mes photos de France. Cela m'a rendu triste. C'est un voyage vraiment trop long et je ne sais pas où je suis. Est-ce que j'arriverai après-demain ou dans dix, vingt, ou trente jours? Je n'en sais rien. Il y a des moments où je pense qu'il aurait fallu écouter ceux qui me disaient que j'étais fou de partir. Je crois aussi que j'aurais dû m'arrêter aux îles Canaries. Si seulement je voyais un bateau, si je pou- vais entendre la radio, je serais moins seul! 4 décembre. Aujourd'hui, j'ai eu la visite d'un papillon. La terre ne doit pas être très loin tout de même! ... Cependant, je ne vois aucun bateau, aucun avion. Il ne fait pas de vent. Je suis à bout de forces. Si ça continue, le bateau arrivera, mais je serai mort à l'intérieur. Le soleil est très chaud. Il n'y a pas un nuage. Je ne comprends plus rien et je ne sais toujours pas où je suis. C'est un mercredi que le miracle2 a eu lieu. Il me fallait faire un très gros effort pour me lever le matin. Je me réveillais toujours au moment 1 Quelle horreur! — Какой ужас! 2 le miracle — чудо
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    du lever dusoleil. Mais je ne me dépêchais pas de regarder la mer puis- que je savais que je ne verrais rien. J'attendais donc, couché comme pen- dant la nuit, jusqu'au moment où le soleil venait me brûler de ses rayons. Ce matin-là, vers dix heures, je me suis levé et j'ai regardé autour de moi: "Un bateau!" Un gros bateau venait vers moi. Il avançait lentement. J'ai appelé. Au bout d'un moment qui m'a semblé très long, on m'a vu enfin. Quand le bateau est arrivé près de moi, le capitaine m'a crié: — Est-ce que vous voulez de l'aide? — Je voudrais seulement l'heure, s'il vous plaît. Je voudrais aussi savoir où je me trouve. — Est-ce que vous voulez monter avec nous? J'ai pensé: "Tant pis! je monte. L'expérience est finie. Je suis resté seul pendant cinquante-trois jours, c'est une belle épreuve!" Tout d'abord, je lui réponds: "Oui!", mais je pense à mes amis qui me diront: "Eh bien! Tu ne l'as pas traversé, l'Atlantique!" Et les cinquante-trois jours! Alors je décide: je continuerai. Je suis redescendu sur l'"Hérétique". Je monte la voile et je m'éloi- gne. Tout cela a duré une heure et demie: le temps qu'il faut pour pren- dre une douche et un léger repas. Le bateau remet ses moteurs en mar- che. Il me salue trois fois, puis il s'éloigne lentement... Je sais maintenant où je suis. Je sais aussi qu'à la vitesse où je vais il me faudra encore à peu près vingt jours pour arriver à terre... Quand Alain Bombard est arrivé en Amérique, il était très fatigué, mais revenu vivant, il a montré aux naufragés qu'ils pourraient vivre très longtemps sur un petit bateau sans eau douce et sans autre nourriture que des,poissons crus. D'après A. В о m b a r d, Naufragé volontaire 15. Montrez le trajet d'Alain Bombard sur une carte géographique. 16. Prouvez par des citations du texte que: Alain Bombard était un naufragé volontaire; avoir de l'eau douce était un grand bonheur pour lui; il y avait des moments où Alain Bombard perdait courage et qu'il avait des raisons pour ça; il ne s'attendait pas à voir un bateau; d'abord il a décidé de monter à bord du bateau et de mettre fin à son expédition; puis il a décidé de continuer l'expédition parce qu'il n'avait pas traversé l'Atlantique; son expédition s'est bien terminée.
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    17. Voici lesdifficultés qu'Alain Bomhard a dû surmonter. Parlez-en plus en détails. Le voyage à bord d'un petit bateau pneumatique à voile dans un océan. Le manque d'eau douce qui est remplacée par le jus du poisson pressé. Le manque d'autre nourriture que les poissons crus. L'impossibilité de gouverner le bateau. Le manque de liaison, la solitude complète. 18. Discutez. a) L'expédition d'Alain Bombard était bien difficile et bien dangereuse, il y ris- quait sa vie. Les raisons de son expédition valaient-elles ce risque? b) Peut-on appeler explorateur Alain Bombard? Quel était l'objet de son exploration? 19. Apprenez à traduire. a) Lisez le texte et tâchez de le comprendre. Dites: quelle est la plus haute monta- gne du monde; quel est le plus haut sommet du Caucase; pourquoi l'Elbrouz attire les touristes. b) Relisez le texte et notez les mots nouveaux. Cherchez-les dans le dictionnaire. c) Traduisez le texte phrase par phrase. Faites la traduction par écrit jusqu'aux mots de la nature, le reste — oralement. LE SEPTIÈME CIEL Caucase... de nombreuses cimes gigantesques couvertes de neige et de glace qui se perdent dans les nuages. Mais la neige ne règne que sur les sommets. Plus bas, ce sont les prés alpins où, au printemps, fleurissent les violettes. En été, sur les pentes des montagnes, mûrissent les framboises, les myrtilles et les airelles rouges. Caucase... "Voilà plus de quarante ans que je voyage à travers les pays montagneux du monde. Mais ce sont les monts du Caucase qui m'ont impressionné plus que les autres", écrivait J. Hunt, vainqueur de l'Everest, la plus haute montagne du monde. Il y a quinze sommets caucasiens qui dépassent en hauteur le Mont- Blanc. Mais c'est l'Elbrouz (5 633 m), mont à deux têtes, la plus haute des montagnes d'Europe, qui est d'une popularité toute particulière chez les touristes, alpinistes, skieurs ou simplement amateurs de la nature. Il attire les touristes durant toute l'année: en hiver, l'Elbrouz de- vient un centre sportif pour les skieurs et les slalomeurs au printemps, en été et en automne, les touristes y viennent pour faire des excursions captivantes vers les cols, respirer l'air salubre des montagnes et admirer les beautés du Caucase. Celui qui est venu une fois au pied de l'Elbrouz ne l'oubliera jamais.
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    Il existe unproverbe bien connu: un sage n'ira pas dans les monta- gnes, il les contournera. N'y croyez pas! Allez dans les montagnes. L'El- brouz vous attend! 20. A notre époque, à bord d'un avion rapide, on peut traverser ie territoire de notre pays en une seule journée. Mais autrefois pour traverser la Russie il fallait des mois, les voyages étaient difficiles et dangereux. Quand même, les explorateurs au risque de leur vie ont visité les coins les plus éloignés de notre immense pays. Lisez le texte et dites de quels grands explorateurs russes on y parle et ce qu'ils ont découvert. LES GRANDS EXPLORATEURS DU NORD Les explorateurs russes ont toujours tenté de pénétrer dans les ré- gions du Nord de notre pays, d'étudier les immenses territoires baignés par l'océan Glacial, protégés par le froid, les neiges et le vent. Les Russes vinrent construire leurs maisons de bois le long des cô- tes de la mer Blanche aux XIP-XIIP siècles. C'étaient des marins rudes et courageux qui vivaient de la pèche et de la chasse. A bord de leurs petits voiliers1 , ils allaient vers les îles lointaines riches en poissons et en bêtes à fourrure. Parfois, les neiges et les glaces leur coupaient le chemin du retour et les hommes étaient obligés de passer les longs mois d'hiver loin de leurs maisons, dans l'obscurité de la nuit polaire. Au milieu du XVIIe siècle, le cosaque S. Dejnev, accompagné d'un groupe de camarades, découvrit le détroit qui sépare l'Asie de l'Améri- que. Son rapport resta plus de cent ans dans les archives, oublié par tout le monde. On ne trouva ce document que lorsque le détroit fut décou- vert une seconde fois. Le tzar Pierre le Grand envoya à la recherche du détroit une expédi- tion dirigée par un vieux marin, le capitaine V. Bering. S. Dejnev atteignit le détroit en 1648, tandis que l'expédition du capitaine Bering ne fut organisée que 80 ans après. Le mauvais temps ne permit pas à Dejnev de terminer ce voyage difficile. Aujourd'hui, ce détroit porte le nom de Bering — "le détroit de Bering". Pour être juste, il faut dire que c'est le nom de S. Dejnev, qu'il devrait porter. Ce fut le début d'une exploration systématique du Nord de la Russie. Chaque pas fait vers de nouvelles découvertes est le résultat d'une longue lutte contre la nature du Nord. Les tempêtes n'y sont pas rares. 1 (un) voilier — парусная лодка
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    ,'hiver y estlong et froid, l'été court et gris, les glaces et les maladies menacent les explorateurs. Ces hommes courageux ne découvraient pas de nouveaux continents, de nouveaux océans. Ils ne découvraient pas d'îles couvertes de fleurs et de cocotiers1 . Après leurs longs voyages, ils n'avaient pas la possibi- lité de se reposer au sein de la nature2 , avec des bananes et des ananas. Non, les marins du Nord ne voyaient que des glaces, un ciel gris et des côtes désertes et nues. Le lieutenant Prontchichtchev meurt malade; sa femme Maria qui partage avec son mari tous les dangers et toutes les difficultés de l'expédition meurt à son tour. Le navire de K. Laptev est écrasé par les glaces. Mais les marins continuent le voyage à pied. Le capitaine Tchéluskine était le chef d'un des détachements de la grande expédition polaire. En 1736, il a atteint la côte de presqu'île de Taïmyr. Epuisé par la faim, à moitié aveugle, il monte jusqu'au cap qui porte aujourd'hui son nom. Voilà comment, pas à pas, les explorateurs atteignaient les coins les plus lointains de la Terre, accompagnés par la faim, le froid, les mala- dies, la mort. Les noms de ces héros sont marqués sur toutes les cartes géographi- ques modernes: le cap Tchéluskine, la mer des Laptev, la côte Khariton Laptev, le détroit Dmitri Laptev, la baie Maria Prontchichtchéva... Ces noms rappelleront toujours les exploits des explorateurs du Nord. D'après M. G о u m i 1 e v s к a ï a, La grande maison de l'humanité 1 (un) cocotier — кокосовая пальма 2 au sein de la nature — на лоне природы
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    2 1 .Répondez aux questions: Pourquoi les explorateurs russes tentaient-ils toujours de pénétrer dans les régions du Nord? Quand les Russes sont-ils venus habiter les cô- tes de la mer Blanche? De quoi vivaient-ils? Est-ce que leur vie était dangereuse? Quand Dejnev a-t-il découvert le détroit qui sépare l'Asie de l'Amérique? Pourquoi ce détroit ne porte-t-il pas son nom? Quel nom porte-t-il? Pourquoi porte-t-il le nom de Bering? Qui était Be- ring? Qui l'a envoyé à la recherche du détroit? Pourquoi l'exploration du Nord était-elle difficile? Qu'est-ce qui est arrivé au lieutenant Prontchichtchev et à sa femme Maria? Qui étaient les Laptev? Qu'est- ce qui est arrivé à leur navire? Comment les marins ont-ils continué le voyage? Qu'est-ce que le capitaine Tchéluskine a atteint? Est-ce que ces explorations étaient dangereuses? 22. Regardez la carte et parlez des expéditions des explorateurs russes. 2 3 . Parlez d'autres grands explorateurs russes que vous connaissez. 24. Dites en quoi diffèrent les expéditions modernes des expéditions d'autrefois. Voici les mots-clés: l'équipement des explorateurs (leurs costumes), les moyens de trans- port, les moyens de communication (radio, etc.), l'équipement tech- nique (appareils) . 25. Comparez une expédition au Nord, à l'océan Glacial, à une expédition au Sud, au Sahara, et dites laquelle des deux vous semble plus difficile et pourquoi. 26. Parlez d'une expédition dont vous avez entendu parler. Voici un plan pour vous aider: 1. Le but de l'expédition. 4. La durée de l'expédition. 2. Ses membres. 5. Les difficultés. 3. L'itinéraire. 6. Les résultats de l'expédition. 27. Avez-vous de l'imagination? Vous allez faire un voyage imaginaire. Vous pouvez choisir entre un voyage dans le cosmos, au fond d'un océan, dans le cratère d'un volcan, sous la terre — dans une caverne très profonde, dans une île déserte, dans des montagnes très hautes, dans des forêts vierges, chez des peuples inconnus. Parlez de votre expédition imaginaire. Commencez ainsi: Si je pouvais faire un voyage dans le cosmos, j'irais ... 28. a) Posez autant de questions que possible. (Celui qui pose la dernière question gagne.) Si j'étais explorateur, je descendrais au fond d'un océan. Les expé- ditions au pôle Nord sont plus difficiles que les expéditions au Sud. Je ne voudrais pas visiter les forêts tropicales.
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    b) Travaillez enpaires. Demandez à votre interlocuteur. s'il s'intéresse aux explorations; s'il veut devenir explorateur et où il veut aller. 29. Votre frère aîné veut prendre part à une expédition sous-marine organisée par l'Equi- pe Cousteau. Il vous prie d'écrire une lettre aux organisateurs de cette expédition pour savoir si sa participation est possible. Commencez votre lettre par la date et le lieu, puis écrivez «Monsieur le chef de l'expédition», ensuite le texte de la lettre et à la fin: «En vous remerciant vivement à l'avance, je vous prie d'agréer, Monsieur, l'hommage de mon profond respect» et le nom de votre frère. 30. a) Apprenez à faire des dialogues. Pour éviter de répondre à votre interlocuteur posez une contre-question à sa question. Et après? — Дальше что? Qu'est-ce que ça peut faire? — Ну и что Vous trouvez ? (Tu trouves?) — Вы из э т о г о ? находите? Et a i o r s ? _ Ч т о из ЭТОГо? Pourquoi faire? — Для чего это? Qu'est-ce que cela veut dire? — Что это A quoi bon? — К чему это? значит? Non, pourquoi? — Нет, a что? Qu'est-ce que c'est que ça? — Что это Eh bien? — Ну и что же? такое? M o d è l e : A: Voudrais-tu aller sur une autre planète? B: Pourquoi faire? Voici les premières répliques pour vos dialogues. Voudrais-tu devenir explorateur? Ne veux-tu pas faire un voyage dans la taïga sibérienne? Sais-tu le nom des grands explorateurs français? Est-ce que tu as lu le livre d'Alain Bombard "Naufragé volontaire"? b) C o m p o s e z vous-mêmes des dialogues pareils, employez-y les expressions données. 3 1 . Apprenez le dialogue. Mots à remplacer: l'avion, au train. A: Que prends-tu pour aller à Kiev? B: Si j'arrive à acheter des billets, je prendrai l'avion. Je le préfère au train. Si non, tant pis, je prendrai le train. A: Ça ne doit pas être facile d'avoir des billets la veille du départ. B: C'est vrai! Si je les avais commandés par téléphone, on me les aurait déjà apportés.
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    SUJET LIBRE DECONVERSATION 32. Discutons. Qu'est-ce qu'il y a de nouveau? Qu'est-ce qu'il y a eu d'intéressant le mois dernier? Parlez-en! Choisir une belle profession c'est très important pour un homme, n'est- ce pas? Quelles sont les professions de vos parents? Vous semblent- elles intéressantes? Voudriez-vous suivre le même chemin? Qui parmi vos connaissances a une profession peu ordinaire? Parlez-en. Si vous pouviez choisir parmi toutes les professions possibles, la- quelle choisiriez-vous? Commencez votre réponse ainsi: "Si je pou- vais choisir..." 33. Apprenez la poésie. LE PÉLICAN Le capitaine Jonathan, Etant âgé de dix-huit ans, Capture un jour un pélican Dans une île d'Extrême-Orient. Le pélican de Jonathan, Au matin, pond un œuf tout blanc Et il en sort un pélican Lui ressemblant étonnamment. Et ce deuxième pélican Pond, à son tour, un œuf tout blanc D'où sort, inévitablement Un autre qui en fait autant. Cela peut durer pendant très longtemps Si l'on ne fait pas d'omelette avant. R. D e s n о s RÉVISION DU TROISIÈME TRIMESTRE 1. Mettez les verbes tenir, venir, devenir, retenir, revenir, se souvenir, appartenir, conduire, traduire, construire: a) au présent et à l'imparfait: Il ne nous (retenir) pas. Ces papiers (appartenir) à mon ami. Ils (ve- nir) à notre rencontre. Nous (revenir) d'un long voyage. Il (se sou-
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    venir) de sesaffaires. Il (conduire) bien son auto. Nous (traduire) un texte très intéressant. Ils (construire) une usine. b) au passé composé et au passé simple: Il (retenir) ce texte par cœur. Ils (venir) les derniers. Nous (revenir) par le même chemin. Bientôt, nous (devenir) amis. Elles ne (se sou- venir) de rien. Il (se souvenir) de cela trop tard. Il les (conduire) à la gare. On (construire) ce pont en six mois. Ils (traduire) cet article en quelques langues. c) au futur simple: Je ne vous (retenir) pas. Il ne (revenir) pas avant midi. Nous (venir) vous prendre à midi. Nous (se souvenir) de cela toujours. Il (deve- nir) célèbre. Ce chauffeur (conduire) notre car. 2. Remplacez l'infinitif par le plus-que-parfait. Le père Micard me racontait sa vie. J'ai appris qu'il (naître) dans l'ouest de la France, qu'il (apprendre) à cultiver la terre et qu'il (venir) à Paris lors de son service militaire. Ensuite, il (voyager) travers tout le pays. La guerre (venir) et il (partir) au front un es premiers. Ses cinq frères (partir) aussi, mais personne ne (re- venir). 3. Justifiez l'emploi des temps. Tartarin ne comprit pas d'abord où il se trouvait, regarda autour de lui et vit qu'il était près de la route. Le soleil était monté très haut quand Tartarin ouvrit les yeux. Jules Verne est mort en 1905, il avait écrit 104 romans d'aventures et des nouvelles. Michel avançait à pas pressés: il était en retard. Les préparatifs pour l'expédition durèrent plus de temps que l'on n'avait pensé. 4. Remplacez l'infinitif par les temps de l'indicatif. A quatre ans, je suis entré à l'école maternelle. L'année suivante un grand événement (se passer) dans ma vie: pour la première fois je (prendre) la parole devant beaucoup de monde à l'occasion de la fête de l'école. A la maison, je (mener) la vie des enfants dans les familles ouvrières. Dès qu'on (avoir) l'âge de raison, il (falloir) se rendre utile. On me (donner) du travail facile; je (courir) les champs
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    et (rapporter) del'herbe aux lapins, je (faire) les commissions et il (falloir) m'occuper de mes plus jeunes frères. Quand nous (arriver) à l'école, les cours (commencer) déjà. Le professeur me (deman- der) la règle qu'il (expliquer). Mon grand-père (revenir) du village, où il (passer) son enfance. Il (raconter) aux enfants l'histoire qu'il (entendre) l'année passée. 5. Travaillez en paires. Répondez aux questions. Où voudriez-vous aller dimanche? Comment voudriez-vous passer les vacances? Qu'est-ce que vos amis voudraient acheter à la librai- rie? Que voudrais-tu faire dimanche? 6. Dites à quelle condition ces actions peuvent ou pouvaient être réalisées. J'admirerais le lever du soleil si... Ce film aurait du succès si... On transportera le malade à l'hôpital s'il ... Je te protégerais contre la pluie si ... Les spectateurs seront plus nombreux si ... 7. Dites ce qui arrivera (arriverait) si ces conditions se réalisent (se réalisaient). Si cet écrivain publiait tous ses romans, ... Si la brume était moins épaisse,... Si cet homme n'est pas un lâche,... Si tu avais confiance en moi, ... Si ses affaires vont bien, ... Si notre voyage se termine bien, ... Si l'obscurité était moins complète, ... 8. Dites de quels verbes sont formés ces noms. M o d è l e : explication — expliquer. Expédition, exploration, exposition, invitation, représentation, ap- parition, habitation. 9. Dites comment sont formés les adverbes: naturellement, tellement, justement, rapidement, doucement. 10. Trouvez les mots russes analogues aux mots français: un lycéen, national, bourgeois, un lieutenant, un lycée, une allée, un rapport, une discussion, publier, une statue, attaquer, un officier, un bataillon, une grenade, une catastrophe, un triomphe, un graveur, un chef, une médaille, un général. 11. Nommez le radical des noms: un lycéen, un fermier, un policier, un cordonnier, un cuisinier; un meneur, un vainqueur, un gouverneur; un représentant, un combat-
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    tant, un manifestant;une centaine, une vingtaine, une dizaine, une nourriture, une garniture, une ouverture. 12. Dans les phrases suivantes remplacez les mots soulignés par des synonymes. Des sportifs célèbres vont participer à cette émission télévisée. Pen- dant cette émission les assistants vont poser des questions. Ce vété- ran de la Grande Guerre nationale a pris part à plusieurs batailles. L'enfant demande au Père Noël de lui offrir un train électrique. J'ai peur des serpents. Les poules sont bêtes, on ne peut pas les dresser. 13. Donnez les antonymes des mots suivants et faites-les entrer dans des phrases: accepter, l'amour, courageux, infidèle. 14. Traduisez les phrases suivantes. В лавочках в центре города можно купить много разных товаров. Мы воспользовались случаем, чтобы посетить окрестности Парижа. Мы изучаем важные события истории Франции. Франция ведет торговлю со многими странами. Я член общества защиты животных. Обезьяны очень любопытны. Я направляюсь в кино смотреть фильм, который пользуется большим успехом. Сейчас я читаю книгу о подвигах наших разведчиков. Важные дела заставили моего отца уехать из города. Больные доверяют врачам этой больницы. 15. Ecrivez une petite rédaction (8-10 phrases) sur un de vos voyages ou sur un voyage imaginaire. 16. Nommez quelques explorateurs russes et étrangers, parlez de leur vie. 17. Dites si vous avez lu un livre sur une découverte importante. Parlez-en. 18. Organisez une discussion. L'épisode de l'histoire de la France qui vous semble très important ou très intéressant. 19. Jouez une scène. Trois Français sont venus à votre école: un Parisien, un habitant d'une petite ville et un habitant d'un village. Posez-leur des ques- tions sur les lieux qu'ils habitent. 20. Imaginez que vous êtes touristes et que vous êtes arrivés dans une ville française. Jouez une scène avec un guide qui vous accompagne. Proposez à votre ami de jouer le rôle de ce guide. 6 Французский язык, 7 кл. 161
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    21. Faites desdialogues. Travaillez en paires. a) Exprimez votre point de vue sur quelque problème qui vous intéresse. Votre interlocuteur doit dire s'il est du même avis ou s'il n'est pas d'accord avec vous. Voici quelques situations pour vous aider. — On discute le rôle de l'histoire et du passé historique dans la vie de l'homme. — Vous voulez inviter un explorateur connu à votre école. — Vous croyez qu'il faut organiser un cercle de géographie pour étudier les explorations les plus célèbres. b) Faites vous-mêmes des dialogues pareils.
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    QUATRIÈME TRIMESTRE LEÇON 9 LESGRANDS HOMMES Mikhaïl Lomonossov, M a x i m e Gorki, Igor Kourtchatov Pierre Curie, Louis Pasteur, Honoré de Balzac Vous connaissez les noms des grands hommes de notre Patrie, de la France et d'autres pays. Ce sont des savants, des hommes politiques, des écrivains, des artistes qui sont devenus célèbres par leurs œuvres.
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    Quels grands hommesde notre Patrie et du monde entier connaissez- vous? Dites ce qui les a rendus célèbres. Dites qui sont, à votre avis, les plus grands savants, les plus grands poètes, les plus grands écrivains, les plus grands peintres et les plus grands compositeurs de toutes les époques. Connaissez-vous les grands hommes de France? Dites alors qui étaient Ampère, Pasteur, Pierre Curie, La Fontaine, Balzac, Hugo, Gounod, Bizet. ETUDE GRAMMATICALE Il travaillait en chantant. Traduisez ce texte en vous servant du dictionnaire. On apprend beaucoup en voyageant. sont les formes du gérondif en chantant en vous servant en voyageant Le gérondif est une forme verbale impersonnelle invariable généra- lement précédée de la particule en. Pour former le gérondif prenez la première personne du pluriel du présent, rejetez la terminaison -ons et ajoutez le suffixe -ant. nous interroge-ons — en interrogeant nous fïniss-ons — en finissant nous recev-ons — en recevant nous nous serv-ons — en se servant Attention! En nous approchant de lui nous avons vu qu'il dormait. Il a laissé tomber son livre en se levant.
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    1. Formez legérondif des verbes suivants: continuer, s'élever, crier, apprendre, écrire, connaître, découvrir, ré- pondre, voir, dire, mettre, parcourir. 2. a) Dites comment on peut reconnaître le gérondif, donnez l'infinitif des verbes: en lisant en descendant en prenant en s'arrêtant en venant en courant en buvant en passant en acceptant en recevant en faisant en voyageant b) Faites des phrases avec le gérondif. M o d è l e : Je me repose en lisant. 3. Lisez les phrases suivantes, relevez le gérondif et traduisez les phrases. Cet homme a appris les langues étrangères en lisant et en traduisant des textes. Vous écrivez une lettre en français en vous servant du dictionnaire. On tâche de connaître les secrets des mers en descen- dant dans les fonds marins. En rentrant à la maison, j'ai rencontré mon ami. En regardant par la fenêtre nous aperçûmes un homme de haute taille. En courant vite, vous pourrez le rattraper. En fouillant dans ma poche, j'y ai découvert une lettre oubliée. En chantant elle oubliait tous ses malheurs. 4. Remplacez l'infinitif par le gérondif. Il les regardait (sourire). Elle est tombée (descendre) l'escalier. '(At- tendre) le train ils se promenaient sur le quai. (S'approcher) de lui j'ai vu qu'il dormait. (Quitter) la chambre, elle dit au revoir à ses amis. ETUDE LEXICALE 5. a) Ecoutez les textes suivants, tâchez de comprendre les mots nouveaux. Si le sens d'un mot n'est pas clair, voyez les explications ou consultez le dictionnaire. Les débuts d'un savant sont parfois durs. En effet, il faut avoir une intelligence exceptionnelle et surtout de la persévérance pour arri- ver au but. Voilà l'histoire d'un savant qui a commencé comme simple appren- ti dans un atelier. C'était un garçon au visage fin, maigre et pâle qui avait l'air maladif. Comme apprenti, il gagnait très peu, son travail était presque gratuit. Les conditions de sa vie étaient bien difficiles, mais il
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    ^vait toujours del'argent pour acheter des livres scientifiques. Plon- ti dans la science, il travaillait sans repos. Il était très capable et avait &L jroût pour le travail scientifique. Dans un hangar abandonné, il avait d^jidlé un laboratoire. Préoccupé par les problèmes scientifiques, il con- ' «fftit tout son temps aux expériences. s '' Quand il a terminé son travail, il a écrit une lettre à un savant très | l ( iu pour lui parler des résultats de ses expériences. Celui-ci l'a invité c 'l '| 1 s son bureau. Le savant âgé, couvert de gloire a été bien étonné de ,(. devant lui un gosse de seize ans. Il a dit au jeune garçon que son v ' v,;iil méritait les plus vives félicitations car il avait fait une découver- "''importante. l C |,e savant a aidé le jeune homme à publier les résultats de ses expé- ^ e s et, lui-même, il a écrit une préface pour son article. La décou- f* publiée, le jeune savant a reçu un prix bien mérité. * * * (,) Lisez attentivement les explications: Relier (m) j,angar (m) laboratoire (m) fiidio-activité (f) ces mots sont analogues aux mots russes . e n ' " " " ' si: Ce récit est tellement drôle qu'on rit beaucoup en le lisant. tant: Il pleut tellement qu'on ne voit rien. fsiolkovski, un niodeste professeur de mathématiques dans une école ^ de Kalouga, était un grand savant qui avait prévu dans l'avenir les P1 '^ cosmiques. Aujourd'hui, nos contemporains sont déjà habitués aux v ' ' , interplanétaires. fft (m) = commencement (m): Le début du travail a été difficile. à* très mince: Ce papier est fin. П 1 ' ^ (m) = enfant (m) (dans la langue parlée): Venez, les gosses! ,-tant = tout de même, quand même: Il est malade, il s'est pourtant p"Vé
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    détruire Ф construire:Les ennemis ont détruit la v ' " e - maigre * gros: Il est resté maigre toute sa vie. intelligent intelligence (f) sont des mots de la même famille L'intelligence de cet enfant étonne tout le monde. science (f) scientifique sont des mots de la même famille Je ne peux pas encore lire les livres scientifiques. appartenir: être à quelqu'un- Ce livre appartient à m o n a r r , i - (se conjugue comme tenir) apprenti (m): c'est un jeune homme qui apprend un métier atelier (m): partie d'une usine où les ouvriers travaillent; lieu où tra- vaille un peintre. Cet atelier est moderne. L'atelier de ce peintre est formidable. avenir (m): ce qui arrivera. Il est difficile de savoir l'avenir. endroit où travaillent les employés Chaque matin, mon père va à son bureau, un meuble Je range des papiers dans mon bureau. bureau (m) contemporain: de notre temps. C'est un écrivain contemporain, contemporain (m): un homme qui vit à la même époque que nous, diriger: commander, conduire, être à la tête de. Mon frère dirige un laboratoire de chimie, exception (f): personne ou chose qui n'est pas comme les autres, exceptionnel: qui est rare. sont des mots de la même famille gratuit: qu'on ne paie pas. Il a une place gratuite au théâtre, interplanétaire: entre les planètes. Vol interplanétaire, inviter: demander à quelqu'un de venir chez soi. Mon ami m'a invité à dîner.
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    plonger se jeter dansl'eau d'un endroit élevé enfoncer se donner à qch, plongé dans ses pensées préface (f): texte placé en tête d'un livre pour le présenter au lecteur prix (m) ce qu'on donne à quelqu'un qui a réussi ou qui a gagné Nos sportifs ont remporté beaucoup de prix, ce que coûte quelque chose Il a demandé le prix de ce livre, titre (m): ce qui est écrit sur la première page d'un livre air (m) goût(m) - l'air frais Les hommes ont besoin de l'air frais. - l'air de la Marseillaise On a entendu l'air de la Marseillaise. - avoir l'air triste Il est malade, c'est pourquoi il a l'air triste. Cette femme est toujours bien habillée, elle a le bon goût. Ce fruit est vert, son goût est mauvais. mériter: Il mérite une bonne place. mériter mérite (m) sont des mots de la même famille C'est un homme de mérite. c) Trouvez ces mots dans le dictionnaire: atteindre capable condition (f) consacré consacrer en effet gloire (f) hausser (les épaules) loi(/) persévérance (f) préoccuper trait (m) troubler vérité (f) b) Elargissez votre vocabulaire. A l'aide du suffixe -ence (-ance) on forme des substantifs du fémi- nin qui expriment des actions différentes ou l'état. M o d è l e : obéir — obéissance, exister — existence, intelligent — intelligence.
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    A l'aide dusuffixe -eux (-euse) on forme des adjectifs qui expri- ment la qualité. M o d è l e : joie — joyeux, joyeuse; nombre — nombreux, nombreuse. 6. Lisez les phrases suivantes, relevez les mots nouveaux, traduisez-les. A la fin de l'année scolaire, les meilleurs élèves ont reçu de beaux prix. Je t'ai vu au cinéma hier. En effet, j'y étais. Avant de lire ce roman, lisez la préface. Il a réussi grâce à sa persévérance. Ce savant est d'une intelligence exceptionnelle et il est capable de travailler sans repos. Les débuts de cet apprenti ont été durs. Je suis tellement fati- gué que je ne peux plus travailler, pourtant je dois terminer ma rédac- tion. Ce livre ne lui appartient pas. Ses paroles m'ont troublé. Je me rappelle les jolis traits de cette actrice qui a joué le rôle d'un savant. Tsiolkovski faisait des projets pour des vols interplanétaires. Mon père n'est pas k la maison, il est allé à son bureau. Le titre de cet article scientifique a attiré mon attention. C'est une loi juste. 7. Donnez les différetites acceptions du mot air, faites des phrases avec ce mot. 8. Faites des phrases avec les groupes de mots: dire écrire connaître la vérité détruire une ville une usine une fabrique diriger un travail un orchestre une voiture vers la maison atteindre — un but, un résultat plonger — dan-, l'eau, dans le travail travailler — à 'atelier de l'école, à l'atelier de l'usine mériter — un prix, une récompense. 9. a) Donnez les mot; russes qui correspondent aux mots suivants: radio-activité (f), hangar (m), début (m), laboratoire (m), graveur (m), bataillon (n), diriger, interplanétaire, atelier (m). b) Faites des p h r a e s avec ces mots.
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    10. Remplacez lespoints par les mots: (le) goût, (la) gloire, haussé, (les) invités, l'ave- nir, fatigue, consacré, contemporain, (un) gosse, maigre. Cet homme a ... sa vie à la science. Maman a ... les épaules quand elle a vu son ... mouillé de la tête aux pieds. Cet enfant mange peu, c'est pourquoi il est ... . C'est mon anniversaire aujourd'hui, nous avons beaucoup d'... . Ce garçon dessine toujours, il a du ... pour le dessin. Ce travail le ... beaucoup. Cholokhov est un écrivain russe .... ... appartient aux gens qui savent travailler. Les noms des patriotes sont entourés de ... . 11. Reliez les adjectifs et les substantifs qui vont ensemble: un air un homme fin intelligent un visage un gosse nécessaire préoccupé une condition capable 12. a) Lisez les mots suivants: l'intelligence, le début, maigre, scientifique, un apprenti, un bureau, contemporain, exceptionnel, la persévérance. b) Ecrivez-les de mémoire et soulignez ce qui est difficile dans l'orthographe de ces mots. 13. a) Faites entrer les homonymes suivants dans des phrases: fin (f) — faim Je n'ai rien mangé depuis le matin, j ' a i . . . . Quelle est la ... de ce livre? Je n'aime que les ... heureuses. Ne donne rien à ce chien, il n'a pas .... air (m) — ère (f) Notre pays a ouvert Г... cosmique. Ferme la fenêtre, F... est frais. Pourquoi un ... si triste? L ... des chevaux est passée. prix (m) — pris J'ai ... une tasse de café. Quel est le ... de cette robe? Cet artiste a reçu un ... . Nous avons ... le métro pour venir chez vous. trait (m) — très Quels ... de son caractère aimez-vous? C'est... difficile de devenir savant. Cet enfant est ... maigre. Je n'oublierai jamais les ... de son visage. b) Dictez ces phrases à vos camarades.
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    с) Changez unelettre, rejetez l'accent circonflexe et vous aurez d'autres mots. Ecrivez-les: goût (m) — grâce (f). 14. Donnez la signification des adjectifs formés à l'aide du préfixe in- et faites-les entrer dans des phrases: incapable, inconnu, injuste. 15. Composez la liste des mots qui se rapportent à la science et faites-les entrer dans un petit récit. LECTURE ET CONVERSATION 16. Etude du texte: a) Lisez le texte et cherchez l'information suivante: qui était S. Koroliov; comment était son physique; comment était son caractère; quels étaient sa vie et ses goûts; les faits qui prouvent qu'il était un grand savant. b) Relisez le texte et précisez: les parties de discours et leur signification: regardant le ciel; un jeune physicien, parlant de Koroliov a dit...; le rôle des participes passés séparé et accompagné dans les phrases: ... un géant... séparé de nous par des siècles; ... une fusée cosmique accompagnée du feu ...; les noms qui sont remplacés par le pronom démonstratif ceux dans les phrases: ... ceux qui l'entouraient. Ceux qui l'ont connu ... Ceux qui tra- vaillaient à ses côtés ...; le temps des verbes: ils seront écrits; il était plongé; il n'était pas fait. Attention! Voyez le temps du verbe être. le rôle de ne ... que dans la phrase: Moi, je ne veux que tracer quelques lignes de son portrait; la signification de ces groupes de mots: (il regardait) en dessous; au fond des laboratoires; en avance sur son temps.
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    NOUS ESPÉRONS ATTEINDRELES PLANÈTES ( 1 9 0 6 / 1 9 0 7 - 1 9 6 6 ) Il est assez facile de parler d'un géant lointain séparé de nous par des siècles. Il est presque impossible de parler d'un contemporain que des milliers de gens ont connu. Des livres qui parleront de cet homme et de ses mérites seront écrits. Beaucoup de livres. Moi, je ne veux que tracer quelques li- gnes de son portrait. 'Koroliov était large d'épaules, il avait le dos un peu courbé'. Son cou, assez court, était très fort' Regardant le ciel il ne levait jamais la tête, on pouvait croire qu'il le re- gardait d'en dessous, ce qui lui donnait un air mécontent, préoccupé. Il faut dire que, quand il regardait le ciel, il était toujours préoccupé. Le ciel c'était son laboratoire. Et quand, accompagnée du feu et du hurle- ment2 des moteurs, montait vers les nuages une fusée cosmique, Koro- liov n'était pas un simple spectateur. Ces secondes étaient pour lui le résultat d'un immense travail au fond/des laboratoires et des bureaux, le résultat des discussions avec ses amis et ses adversaires, le résultat des rapports officiels au Kremlin et des nuits sans sommeil dans sa petite maison |de Baïkonour. 'Koroliov était toujours en avance sur son temps: dans les années 20 il avait piloté des planeurs, dans les années 30 il avait construit des fusées et il avait fait des projets des vols interplanétaires. .Koroliov n'était pas haut de taille, mais il semblait toujours plus grand que ceux qui l'entouraient? Ceux qui l'ont connu disent qu'il était doux,délicat, qu'il aimait réciter des poèmes. On dit aussi qu'il pouvait être sévère et même rude, mais qu'il n'était jamais injuste. Koroliov était toujours plongé dans le travail. Aucune distraction: ni chasse ni pêche. Il ne savait pas se reposer, il n'était pas fait pour le 1 le dos courbé — сутулый : (un) hurlement — рев
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    repos. Le dimanche,il dormait beaucoup. Il se réveillait, lisait, puis s'endormait de nouveau. Ceux qui travaillaient à ses côtés, le croiront difficilement car, au travail, ils le voyaient toujours plein d'énergie. La mode ne l'intéressait pas, il n'aimait pas changer de costumes, portait des chemises de couleur, sans cravate. Pour lui la vie était tout autre chose. Un jeune physicien, parlant de Koroliov a dit: "J'ai toujours aimé les gens qui savent rêver et qui sont capables de réaliser leurs rêves. Koroliov est pour moi l'idéal de l'homme. Je crois que l'avenir appar- tient à ce type de gens." D'après Y. G o l o v a n o v , Etudes sur les savants 17. Répondez aux questions: Pourquoi ce texte porte-t-il le titre "Nous espérons atteindre les pla- nètes"? Quels sont les mérites de Koroliov? Est-ce que ce grand savant était un homme ordinaire par son physique? Pourquoi, étant de petite taille, semblait-il toujours plus grand que ceux qui l'entou- raient? Pourquoi était-il toujours préoccupé quand il regardait le ciel? Pourquoi n'avait-il pas de temps pour les distractions? Quels traits de son caractère peuvent faire de lui l'idéal de l'homme? 18. Faites le portrait physique et moral de Koroliov. 19. Dites ce que vous savez encore de ce grand savant. 20. Lisez le texte et dites: pourquoi Marie Sklodowska a commencé ses études à la Sorbonne seulement à l'âge de 27 ans; quelle découverte a rendu célèbres Marie et Pierre Curie. MARIE CURIE (1867-1934) Dans l'aile gauche d'un grand bâtiment, le lycée de la rue Nowoli- pki, à Varsovie, habitait, au rez-de-chaussée, le professeur de physique Vladislow Sklodowski avec sa nombreuse famille. Marie, dite encore Mania, était la plus petite des cinq enfants de la famille, mais elle avait une mémoire et une intelligence exceptionnel- les... Et pourtant, à la voir, avec ses joues roses de poupée, sa natte blonde et ses yeux à l'expression d'enfant, on aurait pu dire qu'elle
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    n'avait rien pours'élever dans la vie, au- dessus de milliers d'autres petites filles auxquelles elle ressemblait. Pourtant, elle était toujours la première, en mathématiques, en histoire, en allemand, en littérature - dans toutes les matières. Mania grandit... Elle avait maintenant son baccalauréat et elle voulait s'occuper de science. Mais elle était pauvre et elle dut, pour vivre, accepter une place d'institutri- ce. Mais sa soif d'apprendre était grande, et quelques années plus tard, à l'âge de 27 ans, elle alla à Paris pour faire ses études à la Sorbonne. A Paris, elle habitait une toute petite chambre sous le toit d'une vieille maison. Il n'y avait presque pas de meubles. Marie n'avait pas assez d'argent pour sa nourriture et pour le chauffage de la chambre quand, eh hiver, il faisait froid. A la Sorbonne, Marie ne participait pas à la vie joyeuse des étu- diants. Elle travaillait, travaillait, travaillait. Grâce à sa volonté de fer, à son talent, à sa persévérance, elle reçut son diplôme de physique et, l'année suivante, son diplôme de mathé- matiques. En 1895, Marie devint la femme de Pierre Curie. Ce savant français était jeune, mais déjà célèbre. Ils travaillèrent ensemble de longues années. Les deux savants n'avaient pas de laboratoire, pas assez d'argent, ils n'avaient personne pour les aider. Ils travaillaient dans un hangar abandonné, froid et humide. Mais voilà ce qu'écrivait plus tard, dans une lettre, Marie Curie: "...Pourtant c'est dans ce vieux hangar que passèrent les meilleures et les plus heureuses années de notre vie." Leurs études sur la radio-activité sont connues des savants du mon- de entier. En 1898, ils découvrirent le radium. Cette découverte fit une vraie révolution dans la science. Après la mort de Pierre Curie, en 1906, Marie continua seule leur travail commun sur la radio-activité. Elle ne cessa ce travail jusqu'à ses derniers jours.
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    Quand, en 1935,un an après la mort de Marie Curie, parut le dernier livre écrit par le savant, on lut sur sa couverture grise le nom de l'auteur: Madame Marie Curie — Professeur à la Sorbonne — Prix Nobel de Physique — Prix Nobel de Chimie — et le titre: "Radio-activité". D'après Tout connaître, Encyclopédie pour enfants 2 1 . Répondez aux questions: Qui était le père de Marie Sklodowska? Est-ce que la famille était riche? Comment était Marie, petite fdle? Avait-elle une mémoire et une intelligence exceptionnelles? Pourquoi n'a-t-elle pas pu s'oc- cuper de science? Qui est-elle devenue? Est-ce que ses années d'étu- des à la Sorbonne étaient faciles? Quels diplômes a-t-elle reçus? Qui était Pierre Curie? Est-ce que leur travail commun était facile? Où travaillaient-ils? Pourquoi Marie Curie a-t-elle écrit plus tard que c'étaient les plus heureuses années de leur vie? Est-ce que Ma- rie Curie est devenue célèbre? Quels prix a-t-elle reçus? 22. Résumez le texte d'après le plan suivant: 1. L'enfance de Marie Sklodowska. 2. Les années d'études à l'école. 3. Les études à la Sorbonne. 4. Le travail commun avec Pierre Curie. 5. La grande découverte. 23. Vous connaissez, sans doute, le nom des grands savants russes tels que Lomonos- sov, Mendéleïev, Tsiolkovski, Toupolev, Kourtchatov. Dites dans quels domaines ils ont travaillé et ce que les a rendus célèbres. 24. Apprenez à traduire. a) Lisez le texte et tâchez de le comprendre. Dites quels sont les mérites d'Alfred Nobel. b) Relisez le texte et notez les mots nouveaux. Cherchez-les dans le dictionnaire. c) Traduisez le texte oralement jusqu'aux mots "Rentré en Suède" et par écrit jus- qu'à la fin. QUI ÉTAIT NOBEL? Les prix Nobel — prix de littérature, prix de la paix, prix de physi- que, prix de chimie, prix de médecine — sont donnés chaque année, le 10 décembre, à Stockholm, avec l'argent laissé après sa mort par Alfred Nobel, savant suédois (1833-1896).
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    On sait peude chose sur lui. Les Nobel, au début, n'étaient pas riches. Alfred était un enfant petit, trop souvent malade pour pouvoir aller à l'école. Mais il était curieux de tout, il aimait le travail, il savait travailler et il pouvait travailler mieux que personne; surtout il avait des idées, comme son père, beaucoup d'idées. Emmanuel Nobel, le père, avait dessiné des ponts nouveaux, des maisons de bois simples et solides. Il avait construit la première usine suédoise de caoutchouc, les moteurs des premiers bateaux à vapeur de laVolga et de la mer Caspienne. C'est avec lui, dans ses ateliers et dans ses bureaux de Saint-Pétersbourg (Ateliers Nobel et fils) qu'Alfred ap- prend son métier. C'est avec lui qu'il voyage en Allemagne, en France, en Angleterre, en Amérique. Rentré en Suède, Alfred Nobel reprend les travaux de son père. Il trouve, en 1863, un explosif nouveau (la nitroglycérine) et surtout le moyen de s'en servir. Cet explosif est très dangereux: une fois même la maison où il travaille est démolie dans un éclair. Le plus jeune frère d'Alfred et quatre autres hommes sont tués. Alfred installe alors ses ateliers dans un bateau au milieu d'un lac, une usine en pleine campa- gne. Ce qui est difficile, c'est de transporter l'explosif d'un endroit à un autre: si on le remue un peu trop, s'il fait un peu trop chaud, il explose tout seul. Nobel trouve enfin un moyen d'empêcher l'explosion quand on ne la veut pas. Il appelle le nouvel explosif dynamite. Dans le monde entier on s'est intéressé. La dynamite va permettre de gagner beaucoup de temps et beaucoup d'argent, et de réussir des travaux qui jusque-là paraissaient impossibles. Des usines de Nobel sor- tent bientôt des milliers des tonnes de dynamite. Nobel s'installe à Paris dans une grande et agréable maison, près de la place de l'Etoile. Il est très riche, mais reste triste et seul. Il est de plus en plus malade. Il ferme sa belle maison à Paris et va s'installer à San Remo en Italie. C'est là qu'il meurt, le 10 décembre 1896. L'année d'avant, il avait décidé de laisser tout son argent pour qu'on le donne aux savants qui avaient fait le plus de bien aux hommes: les "Prix Nobel" que tout le monde connaît aujourd'hui. 25. Lisez le texte et répondez à la question: Pourquoi Camille Flammarion a-t-il dit que sa maladie était la plus grande chance de sa vie?
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    CAMILLE FLAMMARION ( 18 4 2 - 1 9 2 5 ) Le grand astronome français Camille Flammarion est né en provin- ce, à Montigny-le-Roi, en 1842, dans une modeste famille paysanne. Entré à l'école, Camille est, pour parler comme les élèves, "premier en tout". Un jour, l'inspecteur vint visiter l'école de Montigny-le-Roi et de- manda à l'instituteur la permission d'interroger les élèves. — Quelle est la partie du programme qu'ils connaissent le mieux? ajouta-t-il. Et l'instituteur répondit: — Monsieur l'inspecteur, vour pouvez ici poser toutes les questions qu'il vous plaira; il y a quelqu'un qui est capable de répondre à toutes. — En vérité? dit l'inspecteur. Quel est donc ce petit savant? L'instituteur appela: — Camille Flammarion! Rouge de plaisir, un gosse monta sur l'estrade ... et ce fut le triomphe. Peu après, les Flammarion, restés sans argent, durent quitter le vil- lage pour aller à Paris où ils espéraient gagner leur vie. "J'avais du goût pour le dessin, raconte Camille Flammarion. J'en- trai comme apprenti chez un graveur. J'aurais pu devenir un bon gra- veur, mais je ne voulus pas abandonner mes livres. Pendant deux ans, je travaillais donc le jour comme ouvrier et la nuit comme étudiant. Ma journée de travail finie, je suivais, après le dîner, tous les cours gratuits qui existaient alors. Et puis, vers dix heures, en rentrant, je me mettais à lire ou à écrire. Mes jours de repos étaient consacrés à des visites d'étu- des au Jardin des Plantes ou dans les musées. Voilà comment, tout en gagnant un peu d'argent, je pouvais continuer à apprendre. Mais ce ré- gime me fatigua: à seize ans je tombai malade, et ce fut la plus grande chance de ma vie." En effet, pour soigner le jeune Camille, on dut faire venir le méde- cin. Le docteur examina le petit apprenti graveur. Au moment d'écrire l'ordonnance, il aperçut sur la table de la modeste chambre un énorme manuscrit1 de plus de 500 pages: "Cosmologie Universelle", avec une préface en latin! — Qu'est-ce que c'est, ça? demanda-t-il à son malade. 1 un m a n u s c r i t — рукопись
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    — C'est unlivre de moi, répondit Camille Flammarion. Le docteur se mit d'abord à rire en haussant les épaules. Puis il parcourut quelques lignes du manuscrit. Il interrogea le jeune garçon, et comprit rapidement qu'il se trouvait devant un enfant peu ordinaire. — Tu sais le latin, mon petit? demanda-t-il. — Je le connais. — Tu as fait des mathématiques? — Oui, Monsieur. — Tu as étudié l'astronomie? — Beaucoup. — Tu serais heureux d'entrer à l'Observatoire? — C'était le rêve de toute mon enfance... A seize ans, le jeune garçon entrait à l'Observatoire. Quelques mois plus tard, il publia son premier livre. A vingt ans, Camille Flammarion était tellement célèbre que, quand il devint soldat, on lui demanda s'il était le fils du grand Flammarion! Car, en 1862, Flammarion était déjà un grand nom... 26. Développez ces idées en vous basant sur le texte. Le grand astronome français Camille Flammarion est né en 1842 en province, dans une famille de paysan. A l'école, Camille Flammarion était premier en tout. Son instituteur disait qu'il était capable de répondre à toutes les questions. Camille Flammarion avait une brillante intelligence et était un élève exceptionnel. Flammarion n'a pas abandonné ses études quand il a dû travailler comme apprenti. Flammarion est tombé malade de fatigue. Le docteur a compris qu'il se trouvait devant un enfant extraordinaire. A vingt ans, Camille Flammarion était déjà un savant célèbre. 27. Décrivez le caractère de Camille Flammarion: mettez en relief les traits que doit avoir, à votre avis, un grand savant. 28. Vous avez lu des textes où il s'agjt de grands savants. Vous avez vu que leur vie n'avait pas été facile, qu'ils avaient dû surmonter beaucoup de difficultés. Dites comment doit être un grand savant, quelles qualités lui sont nécessaires. 29. a) Parlez d'un grand savant. Mettez en relief les traits de son caractère qui lui ont permis de faire des découvertes importantes. b) Ecrivez une lettre à un savant (écrivain, compositeur, artiste) dites lui que vous voudriez faire sa connaissance parce que vous êtes son admirateur.
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    Commencez votre lettrepar la date et le lieu, pour s'adresser au des­ tinataire (получатель) écrivez: monsieur, madame; Cher Monsieur, Chère Madame..? Pour terminer la lettre écrivez: Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'ex- pression de ma plus haute considération, de mon profond respect. 30. Organisez une discussion. Voici les points de vue contraires. Choisissez celui qui vous semble juste et prouvez-le. D'autres élèves vont prouver le contraire. a) Pour devenir un grand savant, il faut non seulement avoir du ta- lent, mais il faut aussi travailler beaucoup. Pour devenir un grand savant il suffit d'avoir beaucoup de talent. b) La vie d'un grand savant, artiste ou écrivain, est toujours agréa- ble et facile. La vie des grands hommes n'est pas facile et parfois même elle est bien dure. 3 1 . Devinez, d'après trois phrases, le nom d'un grand savant, artiste, compositeur, peintre ou écrivain. Un élève dit trois phrases sur le grand homme choisi. Les autres élèves devinent son nom. M o d è l e : C'est un grand compositeur russe. Il a composé beaucoup d'opé- ras. J'aime beaucoup son opéra "Sadko". 32. C'est un concours. Les élèves sont divisés en deux équipes. La I™ équipe choisit le nom d'un grand homme (savant, compositeur, peintre, écrivain, etc.), la 2'équipe doit dire dans quel domaine il a travaillé et nommer l'une de ses œuvres. Et ainsi à tour de rôle. L'équipe qui répond le mieux gagne. 3 3 . a) Apprenez à faire des dialogues. Pour poursuivre la conversation posez une ques- tion sur l'énoncé de votre interlocuteur. Employez dans vos répliques les expres- sions suivantes: M o d è l e : A: Je n'aime pas l'opéra. B: Vraiment? Et pourquoi ne l'aimes-tu pas? Voici les premières répliques de vos dialogues: Je n'ai jamais entendu parler de Flammarion. J'ai acheté un livre sur la vie de Marie Curie. Mon meilleur ami a appris quatre langues étrangères. Je n'ai pas lu les romans de Balzac. Je connais peu de Pas possible! — Быть не может! En effet? — В самом деле? C'est sérieux? — Вы это серьезно? Ah, oui? — Ах, так? Ça, alors! — Ну, знаете ли! C'est formidable! — Потрясающе! Vraiment? — Правда? C'est étrange. — Странно. Возможно.Peut-être. C'est possible.
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    compositeurs français. J'aimebeaucoup l'opéra "Faust". Je préfère la télé et le cinéma à la lecture. J'aime lire les poésies. Je connais un homme qui a visité presque tous les pays du monde. Je voudrais faire la connaissance de quelque homme célèbre. b) Composez vous-mêmes des dialogues semblables. Employez les expressions données. 34. Apprenez les dialogues. A Mots à remplacer: un explorateur, l'Antarctique, mon père, l'école. A: J'ai fait la connaissance d'un grand explorateur de l'Antarctique. B: En effet? Et où Гas-tu vu? A: C'est une vieille connaissance de mon père. Ils ont étudié à la même école. B: Tu as de la chance, toi. Invite-moi quand il viendra vous voir une autre fois. Veux-tu? A: Oui, bien sûr. В Mots à remplacer: Hélène, Claire, au Bolchoï, "La Belle au Bois Dormant". A: Allô! Qui est à l'appareil? Passez-moi Hélène, s'il vous plaît. B: Allô! A: C'est toi, Hélène? Ici Claire. J'ai deux places au Bolchoï. B: C'est formidable! A: Veux-tu venir avec moi? B: Ça oui, avec plaisir! Qu'est-ce qu'on donne? A: La Belle au Bois Dormant que j'adore. B: C'est formidable! Moi aussi, je l'adore. Je cours chez toi. A tout à l'heure. A: A bientôt. C Mots à remplacer: il a pris froid. A: Tu ne sais pas pourquoi Pierre n'est pas venu? B: Je crois qu'il a pris froid... A: Vraiment, il aurait pu me prévenir. Nous l'avons attendu toute la soirée. B: Tu sais bien qu'il n'a pas de téléphone. Sans ça, il t'aurait télé- phoné.
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    SUJET LIBRE DECONVERSATION 35. Discutons. Quels événements importants ont eu lieu le mois dernier? Qu'est-ce qu'il y a eu d'intéressant le mois dernier? Parlez-en! Parlons de ce qui vous passionne pendant vos loisirs. C'est bien si l'on s'intéresse à beaucoup de choses, n'est-ce pas? A quoi vous intéressez-vous? Parlez de ce qui passionne vos parents et vos amis. Dites quelle passion vous semble la plus intéressante et la plus originale. Il y a deux hommes, l'un ne s'intéresse qu'à son travail, l'autre aime son travail mais s'intéresse à beaucoup de choses. Avec qui voudriez-vous faire connaissance et pourquoi? A quoi voudriez-vous consacrer vos loisirs: à la musique, au théâtre, au dessin (à la peinture), au sport, au philatélisme, aux plan- tes, aux animaux, aux voyages, à quelque métier ou à autre chose? Argumentez votre choix. 36. Apprenez à bien lire les poésies. CHANSON D'AUTOMNE Les hirondelles sont parties, Le brin d'herbe a froid sur les toits; Il pleut sur les touffes d'orties. Bon bûcheron, coupe du bois. Les hirondelles sont parties. ' L'air est dru, le logis est bon; Il pleut sur les touffes d'orties. Bon charbonnier, fais du charbon. Les hirondelles sont parties, L'été fuit à pas inégaux; Il pleut sur les touffes d'orties. Bon fagotier, fais des fagots. V . H u g o
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    JOUR DE NOVEMBRE Voilàles feuilles sans sève Qui tombent sur le gazon; Voilà le vent qui s'élève Et gémit dans le vallon; Voilà l'errante hirondelle Qui rase du bout de l'aile L'eau dormante des marais; Voilà l'enfant des chaumières Qui glane sur les bruyères Le bois tombé des forêts. L'onde n'a plus de murmure Dont elle enchantait le bois; Sous les rameaux sans verdure Les oiseaux n'ont plus de voix. Le soir est près de l'aurore; L'astre à peine vient d'éclore Qu'il va terminer son tour: Il jette par intervalle Une lueur, clarté pâle Qu'on appelle encore un jour. La brebis sur les collines Ne trouve plus de gazon; Son agneau laisse aux épines Les débris de sa toison. La flûte aux accords champêtres Ne réjouit plus les hêtres Des airs de joie et d'amours. Toute herbe aux champs est glanée. Ainsi finit une année, Ainsi finissent nos jours! A . d e L a m a r t i n e
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    LA PETITE FÉE Enfants,il était une fois Une fée appelée Urgande, Grande de à peine de quatre doigts, Mais de bonté vraiment bien grande. De sa baguette un ou deux coups Donnaient félicité parfaite. Ah! bonne fée, enseignez-nous Où vous cachez votre baguette! Dans une conque de saphir, De huit papillons attelée, Elle passait comme un zéphir, Et la terre était consolée. Les raisins mûrissaient plus doux, Chaque moisson était complète. Ah! bonne fée, enseignez-nous Où vous cachez votre baguette! C'était la marraine d'un roi Dont elle créait les ministres; Braves gens, soumis à la loi, Qui laissaient voir dans leurs registres. Du bercail ils chassaient les loups Sans abuser de la houlette. Ah! bonne fée, enseignez-nous Où vous cachez votre baguette! Les juges, sous ce roi puissant, Etaient l'organe de la fée; Et par eux jamais l'innocent Ne voyait sa plainte étouffée. Jamais pour l'erreur à genoux La clémence n'était muette. Ah! bonne fée, enseignez-nous Où vous cachez votre baguette!
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    Dans un beaupalais de cristal, Hélas! Urgande est retirée. En Amérique tout va mal; Au plus fort l'Asie est livrée. Nous éprouvons un sort plus doux; Mais pourtant, si bien qu'où nous traite, Ah! bonne fée, enseignez-nous Où vous cachez votre baguette! P.- J. В é г a n g e r
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    LEÇON 10 LA TERREC'EST NOTRE MAISON À TOUS Chaque enfant, encore tout petit, connaît et aime sa maison. Qu'est- ce que pour nous notre maison? Devenu plus grand, l'enfant comprend que le pays qu'il habite et où il est né c'est sa Patrie. Qu'est-ce que pour vous la Patrie? Mais il y a beaucoup d'autres pays où habitent d'autres Hommes. Tous ensemble, nous habitons une seule et même planète — la Terre. Connaissez-vous bien notre Terre? , Chaque Homme aime sa maison et veut la rendre plus belle. Que faites-vous pour rendre votre maison plus belle? Chaque Homme aime sa Patrie, la terre où il est né. Que faisons- nous pour rendre notre Patrie plus riche, plus forte, plus pittoresque? Notre Terre, c'est notre Patrie à tous. Que doit-on faire pour la pro- téger contre les dangers qui la menacent?
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    Que doit-on fairepour réserver sa beauté: les animaux et les plan- tes, les mers et les rivières, les plaines et les montagnes, les villes et la campagne? Parlons de ces problèmes importants pour tous les Hommes, car la Terre, c'est notre maison à tous! ETUDE GRAMMATICALE Il nous dit que les sportifs arrivent aujourd'hui. Il nous dit que les sportifs sont arrivés hier. Il nous dit que les sportifs arriveront à temps. Plan du présent Proposition principale Proposition subordonnée Présent Présent — pour exprimer une action si- multanée. Passé composé (ou imparfait, ou passé immédiat) — pour exprimer une action antérieure. Futur simple (ou futur immédiat) — pour exprimer une action postérieure. Il nous a dit (disait, dit) que les sportifs arrivaient ce jour-là. Il nous a dit (disait, dit) que les sportifs étaient arrivés la veille. Il nous a dit (disait, dit) que les sportifs arriveraient le lendemain. Plan du passé Proposition principale Proposition subordonnée Passé composé Passé simple Imparfait Imparfait — pour exprimer une action simultanée. Plus-que-parfait — pour exprimer une action antérieure. Futur dans le passé - pour exprimer une action postérieure.
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    Attention! Le futur dansle passé, с 'est le futur qui se rapporte au passé. La formation du futur dans le passé est analogue à la formation du conditionnel présent. 1. Justifiez l'emploi des temps dans la proposition subordonnée. Elle espère que vous viendrez la féliciter. Je suis sûr que vous avez gagné cette compétition. J'étais sûr qu'elle ne m'avait pas dit toute la vérité. Elle écrit qu'elle prendra part aux Jeux Olympiques. Il leur expliqua pourquoi il était parti si tôt. Elle a dit que je pouvais garder ce livre aussi longtemps que je le voudrai. Ils s'arrêtèrent devant le bâtiment qu'on leur avait montré. Ils croyaient qu'on ne les voyait pas. Il pense qu'elle a fini son travail hier. Il leur raconta comment on l'avait sauvé. 2. Terminez les phrases en exprimant les rapports de simultanéité, de postériorité ou d'antériorité. Ils disent que nous ... Il sait qu'elle ... Il pense qu'ils ... Ils savent qu'on ... Elle écrit qu'elle ... Elle savait que ... J'espérais que ... Elle apprit que ... Il annonça que ... Ils m'écrivaient que ... Ils lui dirent que ... 3. Mettez le verbe de la proposition principale à un temps passé et changez le temps de la subordonnée. M o d è l e : J'espère que vous serez content.— J'espérais que vous seriez content. J'espère que vous viendrez me voir. Elle n'entend pas qu'on l'ap- pelle. Il me demande pourquoi je n'ai pas lu ce livré. Ils savent que nous ne pouvons pas partir en voyage. Il leur raconte comment il a gagné. Il espère que cela ne lui prendra pas trop de temps. Je vois que ma question Fa étonnée. 4. Mettez les verbes aux temps qui conviennent. Faites attention au verbe de la principale. Ils disent qu'ils (vouloir) remettre leur voyage. Mon frère écrit que vous (pouvoir) loger chez lui. Elle a promis qu'elle (gagner) cette course. Ils ont appris que le garçon (s'appeler) Louis et qu'il (avoir) dix ans. Elle leur déclara qu'elle ne (abandonner) jamais cet enfant. Le sportif a dit aux journalistes qu'il (répondre) à toutes leurs questions.
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    ETUDE LEXICALE 5. a)Ecoutez le texte et tâchez de comprendre les mots nouveaux. Si le sens d'un mot n'est pas clair, voyez les explications ou consultez le dictionnaire. L'été est une belle saison. On est à la campagne, on se promène dans la forêt, dans les champs et dans les prairies. On admire les oiseaux qui chassent les insectes et on leur jette des miettes de pain et des graines. On cueille des fleurs qui poussent dans les champs, mais celles seulement qui sont encore nombreuses, car le nombre de beaucoup de fleurs des champs et des forêts diminue. On casse la tige de la fleur délicatement pour ne pas abîmer la racine qui est dans la terre car il faut protéger la nature. Puis on fait un joli bou- quet qui sent si bon. ^ J'aime beaucoup les animaux et je vais souvent au zoo. Il y a tou- jours du monde: des enfants et des adultes. Je m'amuse en regar- dant les singes qui courent et sautent, les chèvres sauvages et les chevreuils qui sont si gracieux et si peureux. J'admire les beaux oiseaux qui viennent de différents pays: les perroquets multicolo- res, les canaris jaunes, les cygnes blancs et noirs qui nagent sur l'eau. Et parmi ces magnifiques oiseaux sautent des petits moi- neaux gris de nos rues qui se disputent des miettes de pain et des graines. Ils se sont habitués à venir au zoo pour se nourrir. Puis je vais voir les poissons. Ils sont nombreux: il y a les dangereux pois- sons de mer comme le requin, les beaux poissons des rivières de montagne comme la truite et les poissons ordinaires des nos lacs et rivières comme la carpe ou le brochet. Je les regarde et je me rappelle les dauphins qui sont si intelligents et si sympathiques. Je les ai vus cet été dans la mer Noire. Leur existence en liberté est plus agréable. Il est temps de partir, le gardien va éteindre la lu- mière et fermer la porte. Notre famille habite dans la banlieue de Moscou. C'est bien pour moi car l'école est tout près, la forêt n'est pas loin et il y a beaucoup d'espaces verts. Mais pour mon père, ce n'est pas commode car son bureau est au centre de la ville. Dans la rue où se trouve son bureau, il y a de grands immeubles de 10 à 20 étages, les autos n'y circulent pas, c'est une rue réservée aux piétons - une rue piétonnière. Le patron de mon père a trouvé la solution au problème du transport pour les employés. Chaque matin, un autobus du bureau vient cher-
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    cher les employésdans les banlieues où ils habitent. Tout le monde est content. On aime et respecte le patron qui pense à son personnel. b) Lisez attentivement les explications: être pressé = se dépêcher: Je suis pressé, je ne peux pas vous attendre. dispute (f) se disputer sont des mots de la même famille sont des mots de la même famille. sont des mots de la même famille. sont des mots de la même famille sont des mots de la même famille Dans sa jeunesse, ma grand-mère était très belle. sont des mots de la même famille Les piétons doivent faire attention lorsqu'ils traversent les rues. diminuer Ф agrandir: Cette année, le nombre des élèves de notre classe a diminué car trois élèves ont quitté notre ville, grossier Ф poli: Ce garçon est mal élevé: il est grossier, humide Ф sec: Le temps est humide en automne, vivant Ф mort: Personne n'est resté vivant après ce combat. différent différence (f) sont des mots de la même famille Il y a une grande différence entre le climat du nord et celui du sud. Ces enfants se disputent à cause d'une balle. exister existence (f) L'existence des bêtes dans les zoos n'est pas facile garder gardien (m) Le chien est le gardien de la maison. s'habituer habitué habitude (f) Il faut vous habituer à parler moins fort. jeune jeunesse (f) pied (m) piéton (m)
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    protéger protection (f) sont desmots de la même famille Des vêtements chauds sont une protection contre le froid. roi (m) royaume (m) Le fond des mers et des océans est le royaume du silence. sont des mots de la même famille terre (f) enterrer sont des mots de la même famille adulte (adj. et n. m,f) qui n'est plus un enfant, qui est devenu grand. Les adultes ne comprennent pas toujours les enfants. banlieue (f): territoire qui se trouve autour des villes. Beaucoup de per- sonnes travaillent en ville mais habitent en banlieue. table où l'on s'assied pour écrire J'ai un bureau dans ma chambre, pièce de la maison destinée au travail de réflexion Mon père est dans son bureau, établissement public Ma mère travaille dans un bureau de poste. cueillir: prendre un fruit, une fleur, les détacher de leur branche, de leur tige. Les enfants ont cueilli beaucoup de fleurs dans le champ. espace (m): distance entre les choses. Il y a un grand espace entre l'école et la rue. gouvernement (m): ceux qui sont la tête d'un pays. Le Premier minis- tre a présenté son gouvernement. immeuble (m): grand bâtiment de plusieurs étages. Des immeubles de dix étages s'élèvent dans cette rue. insecte (m): petit animal, comme les mouches. Il y a des insectes qui ne vivent que sur la terre, d'autres qui volent. pareil (-le): qui ressemble tout à fait. Ces deux maisons sont tout à fait pareilles. * Le voleur a enterré l'argent dans son jardin. On a enterré le vieillard dans le cimetière du village. vie(/) vivre sont des mots de la même famille bureau (m)
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    patron (-ne) (m,f):chef d'une usine, d'une fabrique, etc. Le patron du restaurant est à la caisse. pousser De jolies fleurs poussent dans notre jardin. Le chauffeur pousse son auto qui ne marche pas. L'enfant a poussé un cri. prairie (f): grand terrain avec de l'herbe. Les vaches sont dans la prairie, racine (f): partie de la plante qui est sous la terre. Certaines racines sont bonnes à manger. respect (m): sentiment qu'on doit avoir pour les parents, pour les vieilles personnes, etc. Les enfants doivent le respect à leurs parents. respecter: avoir du respect pour quelqu'un. Respecter la mémoire des héros. sentir (se conjugue comme partir) Je sens le froid. Je sens le parfum des fleurs. Les fleurs sentent bon. se sentir: Je me sens mal aujourd'hui. solution (f): réponse à un problème théorique ou pratique. J'ai vite trouvé la solution de ce problème, tendre: Je vois mon ami et je lui tends la main pour le saluer, tige (f): partie de la plante qui monte en partant de la terre et qui porte des feuilles. Faire un bouquet de fleurs avec de longues tiges. c) Trouvez ces mots dans le dictionnaire: arbuste (m) cygne (m) rappeler brochet (m) dauphin (m) requin (m) canari (m) miette (f) truite (f) chevreuil (m) moineau (m) 6. Lisez les phrases suivantes, relevez les mots nouveaux et donnez leur définition. La protection de la nature est un problème important. Il faut proté- ger l'air et la terre, l'eau et les plantes, les animaux et les oiseaux — tout le royaume de la nature. Les plantes ont une racine, une tige, des feuilles et des fleurs. Les oiseaux mangent des insectes, des vers, des graines et des miettes de pain. J'ai rencontré un chevreuil vivant dans la montagne. Il ne faut pas marcher pieds nus, l'herbe est humide après la pluie. Ce parc n'est pas bien cultivé: il y a trop d'arbres, d'arbustes et de buissons. Quelle différence entre la vie au centre de la ville et dans la banlieue! Je n'aime pas cette grande rue:
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    il y atrop de grands bâtiments, d'immeubles et de tours. Toutes les bêtes ne s'habituent pas facilement à une existence dans un zoo. Il y a des plantes qui poussent très vite. Il ne faut pas jeter les papiers sales et les boîtes vides, il faut les enterrer. Les employés de ce bureau respectent leur patron. Le gouvernement a trouvé une solu- tion heureuse à ce problème difficile. 7. C'est un concours: qui connaît plus de noms d'animaux, d'oiseaux, de poissons, d'insectes et de plantes. L'élève qui nomme le dernier un animal, un oiseau, etc. gagne. 8. Décrivez: un moineau, un canari, un cygne, un requin, un dauphin, une truite, un brochet, un chevreuil. Ne nommez pas l'animal que vous décrivez, vos camarades doivent deviner son nom. 9. Faites des phrases avec de groupes de mots suivants. La protection de la nature, un être vivant, une verte prairie, cueillir des fleurs, le gardien de la maison, être pressé de partir, une exis- tence paisible, la jeunesse du monde, s'habituer à tendre la main, rappeler une histoire amusante, se disputer avec..., un homme gros- sier, l'espace vide, la solution d'un problème, respecter les gens âgés, des immeubles modernes. 10. Remplacez les points par les mots: cueillir, les adultes, vivant, rappelez-moi, m'ha- bituer, immeubles, la solution, les piétons, le bureau, (je) me sens, la prairie, espaces verts, une existence pareille, cette banlieue. Je veux offrir un joli bouquet à ma mère, je vais ... quelques roses et quelques œillets. Allons nous promener dans ... . Je ne peux pas ... à vivre à la campagne. ... (-moi) l'heure de notre rendez-vous. Regar- dez ce petit oiseau qui est tombé de son nid, il est encore .... Je ... mal aujourd'hui.... peut te rendre malade. Il y a beaucoup d'... dans cette ville. J'aime il n'y a pas de grands .... Les enfants et... aiment tous les dessins animés. ... doivent traverser la rue aux carrefours. Ici se trouve ... où travaille ma mère. J'ai vite trouvé ... de ce problème. 11. Répondez aux questions: Quels poissons peut-on pêcher dans nos rivières? Quels oiseaux peut- on voir dans nos villes? Quels sont les poissons qui vivent dans les rivières de montagnes? Quel poisson attaque les hommes? Quel animal marin peut être dressé? As-tu un canari? Aimez-vous les cygnes? Vous promenez-vous souvent dans les prairies? Est-ce que le nombre des élèves de votre classe a diminué cette année? Quelle est la différence entre le centre d'une ville et la banlieue? Y a^-t-il
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    beaucoup d'espace vertdans le centre de la ville? Les élèves de votre classe se disputent-ils souvent? Etes-vous parfois grossiers avec les adultes? Y a-t-il beaucoup de piétons dans votre rue? Quel- les sont les parties d'une plante? Faut-il cueillir le muguet? Etes- vous pressés de rentrer à la maison après les classes? Est-ce que les insectes vous dérangent en été? Etes-vous habitués à protéger les petits? Avez-vous du respect pour les gens âgés? Y a-t-il beaucoup de grands immeubles dans votre rue? Est-ce que l'herbe et les fleurs poussent près de votre école? Est-ce que tu te sens bien aujourd'hui? Faut-il tendre la main le premier aux adultes? 12. C'est un concours. Composez des petites histoires avec les mots proposés. L'élève qui compose l'histoire la plus intéressante gagne: a) protéger, cueillir, pousser, la prairie, les inisectes, la racine, la tige; b) s'habituer, une existence pareille, une grande différence, vivant, un gardien, sentir; c) la banlieue, l'espace vert, le piéton, le bureau, l'immeuble, sentir, être pressé, diminuer. 13. a) Ecrivez ces mots correctement sous la dictée du maître. [kœjir], [èsekt], [sip], [Javrœj], [dofê], [mwano], [rwajom], [ymid], [diferàs], [egzistàs], [abitqe], [parej], [grosje], [bâlj0], [byro], [imœbl], [guvernamà], [preri], [solysjô]. b) Faites par écrit des phrases avec ces mots. 14. Décrivez par écrit un joli paysage, une rue dans le centre d'une ville et une rue de banlieue, une plante originale, un animal superbe, un bel oiseau, un poisson rare. Employez les mots du vocabulaire. LECTURE ET CONVERSATION 15. Etude du texte: a) Lisez le texte A et cherchez-y les informations suivantes: ce qu'il y a sur la Terre, où habitent les Hommes; le monde animal sur la Terre; ce qui pousse sur la Terre. b) Relisez le texte A et: précisez la signification des adverbes en et y dans les phrases: Il y en a de toutes sortes. Il y vit un grand nombre d'hommes.
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    du pronom ceuxdans la phrase: ... ceux qui vivent auprès de nous. traduisez les phrases: Et en allant au zoo... C'est ce qui rend la Terre si belle et si riche. c) Lisez le texte В et cherchez-y les informations suivantes: ce que nous devons protéger, ce qui peut arriver à la forêt, ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire. d) Relisez le texte В et: précisez la forme et le temps des verbes: ils sont menacés, beaucoup d'insectes sont détruits. la signification des pronoms tous et les: nous devons tous les protéger. traduisez les phrases: Si tu te promènes dans la campagne ... Certains insectes sont... Si. tu cueilles ... Si ta famille et tes amis ... A. LA TERRE Nous habitons dans une maison. Cette maison se trouve dans notre pays. Et notre pays est une petite partie de la Terre. Sur la Terre, il y a des montagnes et des lacs, des prairies et des forêts. Il y vit un grand nombre d'hommes. La plupart habitent dans des mai- sons, comme nous. Mais certains, les plus pauvres, n'ont pas de maison. Il existe aussi beaucoup d'animaux sur la Terre. Vous connaissez sûrement ceux qui vivent auprès de nous: les chiens, les chats, les la- pins, les vaches, les chevaux, les moutons. Et en allant au zoo, vous avez vu certains animaux sauvages: des lions, des tigres, des crocodi- les, des rhinocéros. Ensuite, il y a des oiseaux: les moineaux et les canaris, les canards et les cygnes, et beaucoup d'autres encore. Et il ne faut pas oublier les poissons et les animaux qui vivent dans les mers et les rivières. Il y en a de toutes sortes: des brochets et des truites, des requins et des dauphins. Mais il y a aussi tout ce qui pousse sur la Terre: l'herbe verte et les fleurs de toutes les couleurs, les arbres et les arbustes, les légumes et les fruits. C'est ce qui rend la Terre si belle et si riche. D'après Le seigneur et mon,berger
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    В. PROTÉGEONS LANATURE Les animaux sont menacés, les forêts et les plages sont en danger. Nous devons tous les protéger. La forêt est le royaume des arbres et des animaux. Quand elle brûle, des centaines d'écureuils, de chevreuils, d'oiseaux meurent aussi. Alors, attention au feu! Si tu te promènes dans la campagne, ne détruis pas les nîds, ne prends pas les œufs. Donne plutôt des graines et des miettes de pain aux oiseaux. Ils ne trouvent plus de nourriture, parce que beaucoup d'insectes sont détruits. Certains insectes sont pourtant très utiles. Trop souvent, les promeneurs arrachent les racines des fleurs sau- vages. Elles ne pourront plus repousser. Si tu cueilles une fleur, coupe bien sa tige. Après un pique-nique, enterre les papiers, les boîtes vides ou emporte chez toi pour les jeter. Surtout, ne les brûle pas! Si ta famille et tes amis font comme toi, vous aiderez certainement à sauver la nature. D'après Lecture en fête 16. a) Décrivez la Terre comme vous la voyez à travers le texte. b) Ajoutez à la description de la Terre donnée dans le texte ce que vous trouvez important. 17. Elargissez le nombre d'animaux, d'oiseaux, de poissons et de plantes donné dans le texte avec ceux que vous connaissez. 18. C'est un concours. Décrivez le monde des animaux et des plantes de notre Terre. L'élève qui donne la description la plus pittoresque gagne. 19. Organisez une discussion autour de la phrase: "Notre Terre est notre maison à tous". 20. a)^Dites quels sont les dangers qui menacent les animaux, les forêts et les plages, b) Parlez d'autres dangers qui menacent notre Terre. 21. Dites ce qu'il ne faut pas faire et ce qu'il faut faire pour protéger notre Terre. 22. Commentez la dernière phrase du texte. 23. Dites ce que les élèves de votre école, votre famille et vous-même font pour proté- ger la nature. 24. Apprenez à traduire. a) Lisez le texte et tâchez de le comprendre. b) Traduisez le texte oralement, tâchez de deviner la signification des mots nou- veaux. c) Cherchez les mots nouveaux dans le dictionnaire. Vérifiez si vous aviez bien deviné leur sens. d) Traduisez le texte par écrit.
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    LA TERRE, PATRIMOINEVIVANT À PROTÉGER Notre Terre a 5 milliards d'années. Depuis des temps, elle supporte les bombardements de météorites, les brusques modifications de ses champs magnétiques. Il est certain que les activités humaines modifient aussi la Terre: le pourcentage de gaz carbonique en dangereuse aug- mentation dans la haute atmosphère, de grandes sécheresses sur les plai- nes de blés, les déserts qui ne cessent d'avancer, l'épuisement accéléré des sols, des forêts, des espèces vivantes et des ressources en eau. Les habitants des pays développés ne représentent qu'un quart de la population. Pourtant, ils contrôlent et utilisent 80% de ressources mon- diales, et, surtout, produisent les plus grandes quantités de déchets. Ils sont donc les premiers responsables de l'effet de serre et de la modifica- tion de l'atmosphère, mais ils possèdent les ressources financières né- cessaires pour réduire la pollution industrielle. Les habitants des pays pauvres, qui représentent les trois quarts de la population mondiale, possèdent moins du quart des richesses. Pour survi- vre, ils en viennent aujourd'hui à raser leurs forêts et appauvrir leurs sols. Peut-on les accuser de détruire leur environnement? D'après la "Charte planétaire" et le plan d'action adopté par tous les Etats du monde, les problèmes les plus graves qu'il faut résoudre sont: l'accumulation des- déchets, l'approvisionnement en eau, la dégradation des sols. L'écologie n'est pas seulement une affaire d'Etats, mais une manière de vivre pour ne pas laisser aux générations futures une Terre appauvrie et polluée.. Les générations futures ont droit à une planète "préservée", à un développement harmonieux. C o m m e n t a i r e s l'effet de serre — парниковый эффект (в результате нагрева внутренних слоев атмосферы Земли повышается средняя температура планеты) " L a Charte planétaire" — Хартия (документ, принятый представителями всей планеты Земля) 25. Lisez le texte et dégagez-en l'idée principale. Nos vieilles villes sont malades. Tout le monde est d'accord: les grandes villes, dans le monde entier, sont malades. Mais "les médecins" ne savent pas encore très bien quelles sont leurs maladies ni, bien sûr, comment ils pourraient essayer de les guérir. Tout se passe comme si les villes, comme beaucoup d'hommes e* de femmes, avaient le cœur malade. Chaque année, 5 000 Parisiens sont
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    chassés du centre;de 1968 à 1975, le nombre des habitants de la ville entière diminue de 300 000; Lyon, durant la même période, perd 70 000 personnes; Lille — 21 000; Nancy — 16 000. Partout, ce sont les plus pauvres qui doivent partir s'installer dans les lointaines ban- lieues pour habiter ce qu'on appelle maintenant les "grands ensembles" et où il est souvent difficile de trouver où habite quelqu'un. Les plus riches, seuls, peuvent acheter un appartement dans une vieille maison remise à neuf, "rénovée" comme on dit. Partout, les immeubles de bu- reaux et les magasins chassent les habitants dans les banlieues. Une autre maladie des temps modernes, le cancer1 , c'est le nombre toujours plus grand des autos. La voiture nous a apporté la liberté de partir en vacances où nous voulons; mais comment ne pas penser au bruit, à la poussière, à la fumée, aux dangers représentés par toutes ces voitures de plus en plus nombreuses chaque année? En pensant à nos villes, une autre image encore vient à l'esprit. Ces tours qu'on voit maintenant sortir partout. Elles poussent à Marseille, à Grenoble, et dans beaucoup de villes moins grandes. A Paris, après cel- le de Maine-Montparnasse, elles sont venues par dizaines défigurer2 le visage de Paris. Certains aiment, pourtant, cette façon de "vivre au som- met". Faut-il dire oui ou non aux tours? On discute beaucoup et, pen- dant ce temps, elles continuent à sortir de terre. On ne peut plus les détruire. Alors on décide que les prochaines seront un peu moins hau- tes. Mais est-ce une solution, un remède? Les médecins modernes jugent bon de distraire les malades3 . Demandons-nous alors quelle peut être la place de l'art dans nos villes, aujourd'hui? "Vers 1955, les Américains ont commencé à peindre les plus gris de leurs murs extérieurs. En France, l'architecte Ailland a mis des portraits de poètes sur les murs de "La Grande Borne"4 au sud de Paris, d'autres ont mis des sculptures sur les places des villes nou- velles. Pour pouvoir mieux respirer, on essaie maintenant de retrouver un peu "d'espace vert" — le mot est à la mode — mais c'est souvent trop tard et ce n'est jamais facile. On essaie de rendre certaines rues aux 1 le cancer — рак 2 défigurer — rendre méconnaissable, laid ' les médecins j u g e n t bon de distraire les malades — медики считают полезным развлекать больных 4 " L a Grande B o r n e " — une des bornes kilométriques — дорожный знак, километровый столб
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    gens à pied,aux piétons: les autos n'ont pas le droit d'y passer. Mais ces rues piétonnières ne sont pas faciles à ouvrir. En 1976, le gouvernement français a décidé de nommer un seul pa- tron pour s'occuper de toutes les villes. Bravo! Depuis Molière, les ma- lades aiment mieux être soignés par un seul et bon "médecin de fa- mille" que par des spécialistes qui se disputent trop longtemps avant de se mettre d'accord. D'après Passe-Partout 26. Répondez aux questions. Quelles sont "les maladies" des vieilles villes? Pourquoi les habi- tants doivent-ils quitter le centre? Où habitent à présent les gens pauvres? Qui habite le centre? Quelles sont les avantages et les dé- savantages de la voiture? Aimeriez-vous avoir une voiture? et pour quoi faire? Qu'est-ce qu'une tour et pourquoi ce bâtiment défi- gure-t-il le visage d'une ville? Etes-vous du même avis? Y-a-t-il des espaces verts près de votre école, de votre maison? et des ter- rains de sport? Y jouez-vous avec vos amis? Y-a-t-il "des rues pié- tonnières" dans votre ville? Y allez-vous souvent? Comment peut- on rendre le visage d'une ville plus gai, plus agréable? Que fait-on et que doit-on faire pour "guérir" les villes? 27. Préparez un exposé: "La ville que j'habite, son visage et ses problèmes. Ce que je fais pour que ma ville soit plus belle et que la vie y soit plus agréable". 28. Lisez ce texte à voix basse, puis traduisez-le oralement. Devinez le sens du mot graffiti. Voici quelques mots nouveaux. un feutre — фломастер un slogan — лозунг un message — послание une revendication — требование une affirmation — утверждение une équivalence — эквивалент; une inscription — надпись зд. рифмовки une prédiction — предсказание GRAFFITI Certains enfants, et même certains adultes écrivent des graffiti sur les murs d'immeubles, dans les entrées et les escaliers. Les gardiens n'aiment pas cela car ils doivent les effacer. Les graffiti peuvent être naïfs, personnels, politiques, grossiers, poétiques, etc. Un graffiti (mot invariable, pluriel: des graffiti) est une inscription tracée sur un mur, au feutre, au stylo, à la craie, avec un morceau de charbon ou même à la peinture.
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    Un graffiti peutêtre: — un mot ou un nom: Marie, Liberté; — un message: Marie, je t'aime. Tous le 10 mars au bois de Bou- logne!; — une affirmation: Paul aime Marie (ou un dessin). Paul est + ad- jectif...; — une inscription en faveur de quelqu'un ou quelque chose: Oui à X! Bravo X! Vive X! X au pouvoir!..; — une inscription contre quelqu'un ou quelque chose: Non à X! A bas X! X au vestiaire, au placard, à la porte!..; — un slogan: La France aux Français de toutes les couleurs!..; — une équivalence: Amour-Toujours...; — un conseil: Mangez de la salade, etc.; — une revendication: Du pain! La semaine de 35 heures!; — une citation: une prédiction, un proverbe, un mot d'esprit. 29. a) Approuvez-vous ceux qui écrivent des graffiti: donnez votre avis. b) Si vous approuvez des graffiti, dites quel genre de graffiti vous préférez et pour- quoi. Citez quelques exemples. 30. C'est un concours. Vous êtes un reporter. Trouvez quelques photos caractéristiques d'une ville, d'un paysage ou bien d'une campagne. Rédigez le commentaire de ces photos en un article. Chaque élève lit son article en montrant les photos. L'élève qui a trouvé les photos les plus originales et a écrit l'article le plus intéressant gagne. 31. Organisez une discussion sur l'un des thèmes suivants: Ce qu'il faut faite pour protéger notre Terre, notre nature. Comment conserver nos vieilles villes et les rendre belles et confor- tables. 32. Apprenez à faire des dialogues. Travaillez en paires. Faites des dialogues à partir des situations suivantes: Vous voulez faire la connaissance d'un architecte qui reconstruit votre ville. Présentez-vous. Invitez un explorateur qui vient de faire un voyage en Afrique à la réunion de votre cercle géographique. Renseignez-vous sur les projets de vacances de votre ami. SUJET LIBRE DE CONVERSATION 33. Discutons: Quels événements importants ont eu lieu le mois dernier? Qu'est-ce qu'il y a eu d'intéressant le mois dernier? Parlez-en!
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    Que pensez-vous del'amitié? Avez-vous beaucoup d'amis? Y a-t-il une différence entre un camarade et un ami? Comment doit être un ami, qu'en pensez-vous? Quelles qualités appréciez-vous le plus chez votre ami? Que signifie "être un ami fidèle"? Pour se lier d'amitié faut-il avoir les mêmes idées et les mêmes goûts? Une fille et un garçon peu- vent-ils devenir amis, qu'en pensez-vous? L'amitié entre un adulte et un enfant ou un adolescent est-elle possible? Citez des exemples à l'appui de vos idées. 34. Voulez-vous apprendre cette jolie poésie? LES FRAISES DES BOIS Quand de juin s'éveille le mois, Allez voir les fraises des bois, Qui rougissent dans la verdure, Plus rouges que le vif corail, Balançant comme un éventail Leur feuille à triple découpure. Qui veut des fraises du bois joli? En voici, En voici mon panier tout rempli, De fraises du bois joli! Rouge au-dehors, blanche au-dedans, Comme les lèvres sur les dents, La fraise épand sa douce haleine Qui tient de l'ambre et du rosier; Quand elle monte du fraisier, On sait que la fraise est prochaine. Qui veut des fraises du bois joli? En voici, En voici mon panier tout rempli, De fraises du bois joli! Hélas! n'entends-je pas venir Un essaim qui vient vous cueillir? Petits garçons, petites filles, Ils pillent fraises, fleurs et nids, Sans craindre les serpents tapis, Ni les guêpes, ni les chenilles. Qui veut des fraises du bois joli? En voici, En voici mon panier tout rempli, De fraises du bois joli! P . D u p o n t
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    L E ÇO N 11 SPORTS Vous aimez le sport, n'est-ce pas? Les uns ne sont que des amateurs: ils regardent des matches à la télé, les autres, eux-mêmes, sont des sportifs et rêvent de futures victoires et de grandes compétitions. Mais pour vous tous, les Jeux Olympiques et les championnats du monde sont de grandes fêtes que vous attendez avec impatience. Quels Jeux Olympiques connaissez-vous? Parlez-en!
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    Ce n'est pasfacile de devenir un grand sportif. Quelles qualités doit avoir un vrai sportif, qu'en pensez-vous? Dites si vous êtes d'accord, que pour devenir un grand sportif, il faut être brave, fort, laborieux et discipliné. Chacun de vous a son sportif préféré. Parlez-en. Dites quels sont les traits de son caractère qui, à votre avis, lui ont permis d'obtenir du succès. Si on n'a pas la chance de devenir un grand sportif, on peut quand même faire du sport pour son plaisir. Le sport est une bonne distraction. En faites-vous? L'été approche, c'est la saison sportive. Les grandes vacances sans sport ne seront ni amusantes ni utiles pour la santé. Quels sports allez-vous pratiquer? Discutez! Quel sport vous semble le plus amusant? Quel sport préférez- vous: le sport collectif ou individuel? Chacun de vous a son sport préféré, c'est normal. Faites donc du vélo, de la natation, du canotage, de la course, du camping! Jouez au football, au volley-ball, au basket-ball, au tennis! Tous les sports sont amusants, faites du sport! Récapitulation L'emploi des temps passés (langue parlée et langue écrite) Passé simple Une action passée achevée (ou une sé- (langue écrite) rie d'actions achevées qui se sui- vent). Ex. Le soldat grec quitta la plaine de Ma- rathon, courut sans se reposer une minute, arriva à Athènes, annonça la nouvelle de la victoire, puis il tomba et mourut. Passé composé Une action passée achevée par rapport (langue parlée) au présent. Ex. On a annoncé le départ et Michel Jazy a commencé la course.
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    Imparfait (langue parlée etécrite) Plus-que-parfait (langue parlée et écrite) Une action passée qui dure. Ex. Dans sa classe, tout le monde aimait le sport. Une action qui se répète dans le passé et qui devient habituelle. E x . Chaque matin, le coureur venait au stade et s'entraînait pendant deux ou trois heures, ensuite il allait au bu- reau. Une action passée qui a lieu en même temps qu'une autre, ou deux actions passées qui se déroulent parallèle- ment, simultanément. Ex. Pendant que les footballeurs se pré- paraient, l'entraîneur leur donnait des conseils. Une action passée qui a eu lieu avant (an- térieure à) une autre action passée. E x . L e match avait depuis longtemps commencé quand il vint au stade. 1. Relevez les verbes aux temps passés et justifiez leurs emplois. Le chien que j'ai rencontré Un soir, après une longue course, j'aperçus, comme je revenais à grands pas, un chien qui galopait vers moi. C'était une sorte d'épagneul rouge, fort maigre, avec de longues oreilles frisées. Quand il fut à dix pas, il s'arrêta et j'en fis autant. Alors, il agita la queue et il s'approcha à petits pas. D'après G. d e M a u p a s s a n t La petite chèvre dans la montagne M. Seguin emporta la chèvre dans une étable toute noire dont il ferma la porte à clé. Malheureusement, il avait oublié la fenêtre et la petite s'en alla. Quand la chèvre blanche arriva dans la montagne, ce fut la joie générale. Jamais les vieux sapins n'avaient rien vu d'aussi joli. Toute la montagne lui fit fête. D'après A. D a u d e t
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    Pierre écrit unelettre à ses grands-parents Mon cher grand-papa, ma chère grand-maman, Nous sommes à Paris depuis un mois. Déjà nous sommes allés au marché plusieurs fois, avec maman. C'était bien amusant. Nous avons fait aussi de belles promenades. Papa nous a conduits au sommet de la Tour Eiffel d'où l'on voit tout Paris. Et je suis allé une fois au Théâtre- Français: on jouait une comédie de Molière. D'après G. M a u g e r ETUDE LEXICALE 2. a) Ecoutez les petits textes suivants et tâchez de comprendre les mots nouveaux. Si le sens d'un mot n'est pas clair, voyez les explications ou consultez le diction- naire. C'est très intéressant d'aller au stade la veille des grandes compéti- tions sportives. On peut y voir les représentants des sports différents et des sportifs très connus. Ici s'entraînent les lanceurs de disque, leur sport — le lancer et le poids — est difficile. Pour y réussir, il faut être très fort: l'athlète doit balancer le disque, puis le lancer de toutes ses forces. Là-bas ce sont des sauteurs, ils sautent en hauteur. Leurs sauts ne sont pas encore très hauts car pour le moment ce ne sont pas encore les compétitions. Pendant les compétitions, ce sera autre chose: chaque sportif a droit à trois essais, mais tous ces essais doivent être très bons. Je vais vers les tribunes du terrain de volley-ball, elles sont presque vides car la partie n'a pas encore commencé. J'aperçois quelques spor- tifs, en costume blanc, un masque et une épée sous le bras. Ce sont des escrimeurs, leur sport est l'escrime. Tout à coup, j'entends des sons de la musique. Ça m'étonne, je ne suis quand même pas à un concert. Je prête l'oreille. Enfin, je comprends tout. Ce sont les gymnastes qui vien- nent de commencer leur programme. Vite, je m'installe près de l'estra- de. Non loin de moi, j'aperçois un gymnaste très connu. Il s'énerve visiblement. Son inquiétude est compréhensible: l'entraîneur n'a pas été content de ses essais et a remis l'entraînement à plus tard. Mainte- nant, il se repose. Je vais lui parler. Je lui demande quels sont ses pro- jets. Il est très timide et parle peu. Quand même, il me raconte qu'il a peur du saut d'appui qui n'est pas son point fort. Son but est de rempor- ter une médaille d'argent ou même d'or. Pour la médaille d'or, il en doute, mais la médaille d'argent — c'est presque sûr.
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    b) Lisez attentivementles explications: concert (m) tribune (f) ces mots sont analogues aux mots russes arrière Ф avant: Faire un pas en arrière. dessous Ф dessus: Au-dessous de la maison, il y a un magasin. inquiet (adj.) s'inquiéter inquiétude (f) La mère épfbuve de l'inquiétude au sujet de son fils. sont des mots de la même famille douter: ne pas être sûr de quelque chose. Il doute de tout. essai (m): action d'essayer. Le sportif n'a pas été content de cet essai. essayer essai (m) sont des mots de la même famille foule (f): personnes rassemblées sans ordre dans un endroit. Une im- mense foule. On peut se perdre dans la foule, gel (m): temps où il gèle. installer: mettre en place. On a installé de nouvelles machines, piscine (f): bassin artificiel. Une piscine couverte, en plein air. Les enfants vont à la piscine le jeudi. prêter donner à quelqu'un quelque chose qu'il devra rendre prêter l'oreille = écouter projet (m): ce qu'on pense faire. J'ai fait des projets pour les vacances. mettre de nouveau, mettre à sa place Il a remis son chapeau, décider de faire plus tard Il remet son voyage de jour en jour. remettre résultat que l'on cherche Il va droit au but. endroit où l'on doit envoyer le ballon Le joueur a marqué un but. adversaire (m): personne opposée à une autre dans un combat, un jeu. Un adversaire sportif. Il l'emporta facilement sur tous ses adversaires dans cette course. but (m)
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    nulle part: Nullepart, nous n'avons vu ce sportif, réparer: réparer une bicyclette cassée d) Elargissez votre vocabulaire. A l'aide des suffixes -âge, -ment on forme des substantifs du mas- culin qui expriment l'action ou le résultat de l'action. M o d è l e : chauffer — le chauffage; bâtir — un bâtiment. A l'aide du suffixe -iste on forme des substantifs du masculin qui désignent l'homme d'après son activité, sa profession. M о d è 1 e: un journaliste. 3. a) Trouvez les mots russes qui correspondent aux mots suivants: le concert, le matériel, une tribune. b) Faites des phrases avec ces mots. 4. a) Relevez dans le vocabulaire les mots qui se rapportent au sport. b) Travaillez en paires. Composez des questions avec ces mots et posez-les à votre camarade. 5. Formez les substantifs sur les verbes: geler, essayer, appeler, rencontrer, voler, troubler, fatiguer, regar- der, offrir, lutter, douter. M o d è l e : geler — gel, essayer — essai. 6. Faites des phrases avec les groupes de mots suivants: faire des projets, vaincre tous ses adversaires, le lanceur du disque et du poids, faire de l'escrime, douter de tout, prêter un livre, instal- ler les spectateurs, réparer une montre. son (m) les sons du piano De la pièce voisine on entendait les sons du piano, prononcer un son Il faut bien prononcer les sons français. c) Trouvez ces mots dans le dictionnaire: avoir droit lancer (m) (sport) point (m) balancer matériel (m) le point fort escrime (f) poids (m) (sport) riz (m) univers (m) vaincre timide: qui a peur de parler, de s'adresser aux autres personnes
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    7. Lisez lesphrases et dites à quelle partie du discours appartient le mot droit. Tout le monde dans notre pays a le droit de faire ses études. Les sportifs avaient droit à trois essais. C'est un chemin droit, c'est le plus court. Il va droit au but. 8. Formez des verbes avec le préfixe re-, dites ce qu'ils signifient, employez-les dans des phrases: lever, faire, lire, connaître, copier, couvrir, mettre, tomber. 9. Remplacez les points par les mots: (le) but, (du) matériel, en arrière, (son) point fort, l'inquiétude, (je) doute, nulle part, (des) projets, (des) sons, timide, au-des- sous (de), remet. Cette sportive ne s'est adressée à personne, elle est trop ... . La course c'est son ... . Il a fait des ... pour les vacances d'été. Le directeur de l'usine a acheté du ... neuf. Je... que vous disiez la vérité. Le vieillard se promenait sans .... Il se réveilla aux ... de l'orchestre qui venaient d'une fenêtre ouverte. On ne pouvait trouver ... le gosse qui avait cassé la vitre. Il a fait trois pas .... Mon ami habite ... de chez vous. Ma mère vit dans ... car mon frère est malade. Il ... son voyage de jour en jour. 10. Lisez attentivement les mots ci-dessous, ensuite écrivez-les de mémoire et souli- gnez ce qui est difficile dans l'orthographe de ces mots: essayer, essai, but, installer, inquiétude, projet, vaincre. 11. a) Ajoutez une lettre à ce mot et vous aurez un autre mot: but (m). b) Rejetez une lettre à ce mot et vous aurez un autre mot: point (m). c) Changez une lettre à ce mot et vous aurez d'autres mots: son (m). Faites des phrases avec ces mots. 12. Ecrivez une lettre à votre ami français, parlez-lui du genre de sport que vous préférez. LECTURE ET CONVERSATION 13. Etude du texte. a) Lisez le texte et cherchez l'information suivante: la cause de l'étonnement des journalistes; les victoires de Miche- line Ostermayer; ses médailles; l'originalité de ses succès.
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    b) Relisez letexte et précisez: le mode et le temps des verbes et l'action qu'ils marquent: Les journalistes apprirent que l'équipe féminine française était ren- trée déjà depuis deux heures. Elles s'approchèrent du bâtiment qu'on leur avait indiqué. Je n'avais jamais remarqué que la Marseillaise était si gaie. Peut-être devrions-nous remettre cette visite. On pour- rait même croire qu'elle était timide. Si nous ne faisons pas notre reportage aujourd'hui, on ne le publiera jamais; le temps des verbes: elle fit, elle fut, elles virent; le rôle de la forme en -ant dans la phrase: — Gagner le poids, répondit-elle en riant; la signification du pronom personnel le dans les phrases: Elles ne le croyaient pas. On ne le publiera jamais; la signification de ne ... que dans les phrases: Ce ne sont encore que les essais. Je ne m'entraîne au disque que depuis quatre mois; le sens de la phrase: Micheline fit le tour du monde pour donner des concerts de piano; l'emploi des temps dans le texte. Tâchez de comprendre pourquoi l'auteur emploie tantôt le plus-que-parfait et le passé simple, tantôt le passé composé et le présent. Prêtez attention: si l'auteur veut mettre en relief tel ou tel épisode de son récit, attirer l'attention du lecteur, il peut employer le présent au lieu du passé. GAMMES OLYMPIQUES Londres 1948. Les XIVC S Jeux Olympiques, les premiers après la fin de la Seconde Guerre mondiale... Non loin de la gare Victoria, deux jeunes femmes s'étaient arrêtées devant un kiosque à journaux: "Qua- rante à l'ombre", annonçait un journal. — Peut-être devrions-nous remettre cette visite, dit la plus âgée des deux femmes. Avec cette chaleur, elles doivent être très fatiguées. — Tant pis! Allons-y. Les Jeux ne durent que dix jours. Si nous ne faisons pas notre reportage aujourd'hui, on ne le publiera jamais.
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    Près de l'hôtel,les deux journalistes anglaises apprirent que l'équi- pe féminine française était rentrée déjà depuis deux heures. Elles s'ap- prochèrent du bâtiment qu'on leur avait indiqué et se regardèrent éton- nées. Le son d'un piano venait des fenêtres ouvertes. — Nous avons dû nous tromper, dit la première. — C'est du Beethoven, dit la seconde. — Oui! La "Sonate au clair de lune". Et c'est bien joué! Elles entrèrent. Dans une grande salle au rez-de-chaussée, une mince jeune fille, le sourire aux lèvres, jouait du piano. Autour d'elle, une dizai- ne de jeunes femmes bavardaient, causaient, écrivaient des lettres. Les journalistes ne s'étaient pas trompées: c'était bien l'équipe française. Les visiteuses se présentèrent et l'une d'elles demanda: — Ainsi vous avez déjà des invitées? — Des invitées? — Cette jeune fille... au piano. — C'est Micheline Ostermayer, premier prix du Conservatoire. — Vous voyez bien. — Mais c'est aussi une athlète! Les deux journalistes sourirent. On voyait bien qu'elles ne le croyaient pas. Une si bonne pianiste ne pouvait pas être une bonne sportive. — Quel sport? demandèrent-elles. — Devinez. — Natation? — Non. — Escrime? — Non. Saut en hauteur, disque et poids. Cette fois, les deux journalistes se mirent à rire. Elles connaissaient les lanceuses de poids, des femmes fortes, aux jambes lourdes et aux bras masculins. Tandis que cette jeune fille, qui jouait si bien... — Vous ne me croyez pas? dit une des sportives. Eh bien. Venez demain au stade. Et vous verrez. ...C'était le deuxième jour des Jeux. Le stade était plein de specta- teurs. Au centre, près d'un grand cercle de fer, les deux journalistes virent un groupe de jeunes femmes. C'étaient les lanceuses de disque. — Elle est bien là, dit une des journalistes. Elles avaient toutes les deux parcouru les journaux sportifs et même les journaux français pour trouver des renseignements sur la pianiste de l'équipe de France. Nulle part, elles n'avaient vu le nom de Micheline Ostermayer.
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    — Elle esttrès sympathique, mais... Cependant le lancer du disque avait commencé. L'une après l'autre, les adversaires prenaient place dans le cercle de fer. Le lourd disque s'envolait et tombait à quelques dizaines de mètres. Le tour de la Fran- çaise arriva. Elle entra dans le cercle. Comme elle semblait mince à côté de ses fortes adversaires! — Elle n'a aucune chance, murmura la journaliste. Dommage! Le disque s'envole, il tombe. Micheline Ostermayer, immobile, at- tend le résultat. Presque 40 mètres! Dans la tribune, les deux Anglaises sont bien étonnées. — Quand je pense qu'hier elle a joué du Beethoven! s'écrie la première. — Ce ne sont encore que les essais, répond l'autre qui doute encore. Micheline Ostermayer s'est enveloppée d'une couverture et s'est assise sur le banc. Elle est très calme. On pourrait même croire qu'elle était timide. Le public regarde surtout du côté des coureurs. Il ne s'inté- resse pas du tout aux lanceuses... Mais voilà enfin la finale1 . Chaque sportive a droit à trois lancers. Après les deux premiers, trois sportives sont en tête: une Polonaise et deux Françaises, Micheline Ostermayer et Jacqueline Mazéas. Troisième et dernier essai. Cette fois les regards de tous les spectateurs sont dirigés sur les lanceuses de disque. Jacqueline envoie le disque à 40, 47 mètres. Elle est en tête. Micheli- ne Ostermayer s'approche. Elle est un peu pâle; ses longs cheveux blonds flottent au vent. Un moment, elle reste immobile, puis elle balance dou- cement le disque, tournoie2 ... "41, 92 mètres", annoncent les arbitres. La Polonaise prend place dans le cercle... 39, 30 mètres! Micheline Ostermayer est championne olympique du disque! Dans les tribunes, on applaudit. C'est la première victoire de ces XIVe Jeux Olympiques. Le soir même, les deux journalistes anglaises revinrent à l'hôtel. Comme la veille, Micheline Ostermayer jouait du piano. — Mais oui, je suis heureuse, leur répondit-elle. La première victoi- re des Jeux Olympiques, c'est magnifique! Je n'avais jamais remarqué que la Marseillaise était si gaie ! 1 la finale — финал 2 tournoyer — вертеться
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    — On lajouait en votre honneur. — Bien sûr! Mais ce qui m'a surtout fait, plaisir, c'est de gagner le disque. Ce n'est pas mon point fort, vous savez, je ne suis qu'une débu- tante. — Une débutante championne olympique! — Mais oui! Je ne m'entraîne au disque que depuis quatre mois. Mais le piano m'a beaucoup aidée. Les journalistes se regardèrent. — Je vous assure, expliqua Micheline. Le piano est un très bon entraînement. Quand j'ai joué du piano plusieurs heures, je tiens mieux le disque. Elle voulait se remettre à jouer, mais on lui posa encore une question: — Vos projets? — Gagner le poids, répondit-elle en riant. Six jours plus tard, les deux journalistes se rasseyaient dans les tri- bunes du stade olympique. "Cette fois, elle s'est vantée, pensaient-el- les. Le disque, bon, ça va. Pour le disque il faut surtout être rapide, mais le poids... il faut avoir des muscles, pour le poids!" Quelle fut leur surprise quand Micheline Ostermayer gagna facile- ment la première place et battit le record olympique en envoyant le poids à 13,75 mètres. Et, pour la seconde fois, cette Marseillaise qu'el- le trouvait si gaie fut jouée en son honneur. Puis, il y eut le saut en hauteur. Encore un succès de Micheline qui gagna la médaille de bronze. Ensuite, ce fut la fin des Jeux, le départ des athlètes ... Micheline fit le tour du monde pour donner des concerts de piano. Et, dans les salles d'Istanbul, d'Athènes ou de Buenos Aires les specta- teurs ne voulaient pas croire que cette jeune fille sympathique, cette musicienne de talent était deux fois championne olympique. D'après P. С о g a n, Aventures olympiques 14. Répondez aux questions: Qu'est-ce que les deux journalistes anglaises voulaient faire? Quelle équipe voulaient-elles interviewer? Les sons de quel instrument ont- elles entendus? Pourquoi étaient-elles étonnées? Qui jouait du piano? Qui était Micheline Ostermayer? Pourquoi les journalistes ne pou- vaient-elles pas croire que les sports de Micheline Ostermayer étaient le disque et le poids? Qu'est-ce qu'elles ont vu le lendemain au stade? Combien de fois une lanceuse lance-t-elle le disque, y com-
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    pris l'essai? Quelleétait la conduite de Micheline? Qui est devenu championne parmi les lanceuses de disque? Est-ce que Micheline était heureuse? Est-ce que Micheline s'entraînait depuis longtemps? Qu'est-ce qui l'a aidée à devenir championne? Pourquoi les journa- listes pensaient-elles que Micheline ne pourrait pas gagner le poids? Est-ce que Micheline Ostermayer a réussi à gagner le poids? Est-ce qu'elle a eu une médaille pour le saut en hauteur? Est- ce qu'après les Jeux Olympiques Micheline Ostermayer a abandon- né sa carrière musicale? 15. Faites le portrait de Micheline Ostermayer. 16. Développez ces idées: Ce n'est pas toujours la force qui assure les succès sportifs. L'en- traînement systématique développe les qualités physiques nécessai- res au sportif. C'est possible d'être en même temps un bon sportif et d'être très fort dans sa profession. 17. Devinez d'après six questions le nom d'un sportif très connu. 18. Apprenez à traduire: a) Lisez le texte et tâchez de le comprendre. b) Traduisez le texte oralement, tâchez de deviner la signification des mots nou- veaux. c) Cherchez les mots nouveaux dans le dictionnaire. Vérifiez si vous avez bien deviné leur sens. d) Traduisez le texte par écrit. LE TOUR DE FRANCE La plus grande et la plus ancienne course cycliste qui a lieu chaque été, pendant quatre semaines, c'est le Tour de France. C'est une des plus grandes compétitions du monde. Elle est très populaire en France, pays du cyclisme. La course a lieu par étapes: Paris — Lille; Lille — Strasbourg; Stras- bourg — Lyon, etc. Elle passe par de très belles provinces: l'Alsace, la Provence, la Bretagne... Les coureurs traversent les montagnes les plus hautes: les Alpes, les Pyrénées. Pendant le mois que dure le Tour de France, les cyclistes parcourent 4 000 à 5 000 kilomètres, ils font cha- que jour 200 ou 300 kilomètres. On les appelle "les géants de la route".
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    Les fervents dusport s'arrachent les journaux du soir qui annoncent les résultats et les noms des vainqueurs de la dernière étape; des familles entières écoutent la radio. Jeunes et vieux, hommes, femmes, enfants, tous s'installent au bord des routes, mangent au soleil et dans la pous- sière pour regarder passer le Tour. Dans les villes et les villages, tout le monde est à la fenêtre. On aime les cyclistes, on admire leur courage, leur initiative dans l'attaque. Le Tour de France est une épreuve internationale. Dans la liste des vainqueurs, on trouve des Français, des Belges, des Italiens, des Espa- gnols, des Luxembourgeois. Une autre manifestation importante, en Europe, est la Course de la Paix. Alors que le Tour de France est réservé aux professionnels, la Course de la Paix est une compétition d'amateurs. La Course de la Paix n'a certes pas un long passé, mais elle a une belle devise: "La paix entre les nations et leur respect mutuel".
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    19. Lisez letexte et dites quels membres de l'expédition étaient les plus braves. L'HOMME FACE À L'HIMALAYA1 C'est une chaîne de montagnes qui se dressent en Asie: plus de 2 400 km de montagnes entre deux fleuves, l'Indus et le Brahmapoutre. Cette immense région, large de 200-350 km, sépare l'Inde du Tibet. C'est le "toit du monde", c'est l'Himalaya... 22 expéditions de tous les pays ont essayé de vaincre un "Huit Mil- le"2 . Aucune n'a réussi. Au printemps 1950, la plus forte équipe fran- çaise est prête. Le but de l'expédition: l'Annapurna, 8 075 m. L'équipe est composée de: Maurice Herzog (31 ans), ingénieur spor- tif, bon camarade et chef en même temps, plein de vie et de courage; Marcel Ichac (43 ans), journaliste; Jacques Oudot, médecin, et cinq autres alpinistes. Le 4 avril 1950, l'équipe arrive à Dardjilling avec six tonnes de matériel et de provisions. 200 Indiens les aident à transporter tout ça. A 2 600 m, ils installent leur premier camp. Chaque jour, pendant deux mois, ils vont étudier l'itinéraire. Le 24 mai, le camp II est installé à 4 400 m. Puis, les camps III et IV. Enfin, c'est le camp V à 7 400 m. Il n'y a que quatre alpinistes. Le temps est beau, froid, mais l'arrivée de la mousson est annoncée pour le 5 juin. Enfin, le grand jour arrive: le 3 juin 1950. Le matin, le vent tombe. Trop fatigués pour préparer leur thé, Herzog et Lachenal partent vers 6 heu- res. Ils ont mis tout ce qu'ils ont de chaud, chacun a une boîte de lait concentré, une paire de chaussettes. Ils n'ont pas oublié la pharmacie et l'appareil photographique. Ils ont les pieds froids et la tête en feu. Ils ont surtout peur du gel. Enfin, ils arrivent au pied du sommet. Encore quel- ques pas, les plus difficiles... et puis... "Nous sommes sur l'Annapurna!" 8 075 m. Il est 14 heures. Un vent terrible les frappe, mais leur cœur est rempli d'une joie énorme. Lachenal prend rapidement plusieurs photos d'Herzog avec son petit drapeau français. Puis, ils descendent... Lachenal est le premier; Herzog le suit. Il s'arrête pour ouvrir son sac et tout à coup... il perd ses gants. Il n'a pas le temps de les ramasser: ils glissent, roulent... Puis Lachenal tombe dans un trou dangereux. Avec beaucoup de mal, Maurice le retrouve. Au camp V, Herzog et Lachenal sont reçus par leurs 1 l'homme face à l'Himalaya — человек лицом к лицу с Гималаями 2 un «Huit Mille» — гора выше 8 000 метров
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    21. Rétablissez l'ordredu plan. 22. La montée. L'accident de Lachenal. Les montagnes de l'Himalaya. Les gants sont perdus. L'arrivée à Dardjilling. La victoire. On installe cinq camps. Discutez. La grande aventure est terminée. L'équipe française. Vivants mais blessés. Elle n'est pas la dernière. La descente. L'équipement de deux alpinistes. Le grand jour. L'alpinisme est un sport dangereux et inutile. L'alpinisme est un sport intéressant et utile. > C'est très bien si un homme n'a pas peur des dangers et veut aller toujours plus haut. Il ne faut pas risquer sa vie si ce n'est pas néces- saire. 23. Quel est votre avis? Il y a des sports dangereux, tels que l'alpinisme, et d'autres qui ne sont pas dangereux. Quels sports vous semblent-ils dangereux? Les- amis: "Maurice, tes mains!" Ses doigts, violets et blancs, sont durs com- me du bois. Toute la nuit on frotte les bras et les jambes des blessés. Puis on descend jusqu'au camp II. Ce que le médecin dit aux bles- sés n'est pas une bonne nouvelle: Herzog perdra une partie de ses doigts et de ses orteils; Lachenal, une partie de ses orteils. Puis, c'est la des- cente dans la forêt humide et à travers les champs de riz. Herzog a per- du vingt kilos. Enfin, le 6 juillet, ils sont à Mantanna où un train spécial les attend. La grande aventure est terminée. Mais ce n'est pas la derniè- re pour Herzog et ses amis. "Vous voulez savoir ce qui me pousse vers la montagne? C'est l'en- vie d'aller toujours plus haut..." D'après J. В a r d. Pour lire, pour rire 20. Dites si c'est vrai ou faux. Le but de l'expédition est l'Elbrouz. L'expédition est composée de huit Français. 22 autres expéditions sont déjà montées avant eux sur un "Huit Mille". Tous les membres de l'expédition doivent monter sur l'Annapurna. Deux seulement y arrivent. Pendant que les alpi- nistes descendent, Lachenal tombe dans un trou. Herzog ne peut pas l'en tirer. Il revient seul. Herzog va recommencer ses expéditions, il veut vaincre les plus hautes montagnes.
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    quels ne lesont pas? Lesquels préférez-vous? Faut-il faire des sports dangereux? Pourquoi? Quelles qualités doit avoir un sportif qui fait un sport dangereux? Est-ce que les alpinistes sont en même temps des explorateurs? 24. Comment doit être un bon sportif? Parlez de ses qualités. Citez c o m m e exemple le nom de quelque grand sportif. 25. Parlez de quelque événement sportif important (les Jeux Olympiques, le cham- pionnat du monde ou quelque match important). Voici un plan pour vous aider: 1. La date et le lieu de la compétition. 2. Les sports (le sport) dont il s'agit. 3. Les sportifs qui ont remporté la victoire. 26. Parlez du sport que vous aimez le mieux. Dites pourquoi il vous semble plus inté- ressant que les autres. 27. Apprenez à faire des dialogues. Travaillez en paires. Faites de courts dialogues (4 répliques) sur les situations suivantes: Vous n'avez pas pu voir un match de football qui vous intéresse beaucoup. Vous vous adressez à votre ami qui l'a vu. Votre ami vous dit qu'il a fait la connaissance d'un grand sportif. Vous aimez beaucoup ce sportif et vous voulez tout savoir sur lui. 28. Apprenez le dialogue. M o t s à r e m p l a c e r : un match de hockey, la course à pied, skier. A: Aimes-tu les sports, toi? B: Oui, mais je n'ai pas le temps d'en faire. A: Alors, pourquoi est-ce que tu as dit que tu les aimais? B: J'aime regarder les matchs de hockey à la télé. Et toi, tu fais du sport? A: Un peu de course à pied. En hiver, j'aime skier. SUJET LIBRE DE CONVERSATION 29. Discutons. L'année scolaire touche à sa fin, les grandes vacances approchent. Comment bien passer les vacances? Y avez-vous pensé? Avez-vous discuté les projets de vos vacances avec vos parents? Quels sont vos
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    30. Voici unebelle poésie que vous allez apprendre avec plaisir, car elle vous parle de la fin de l'année scolaire et de l'été. FIN DU TRAVAIL L'oiseau bleu vient de passer; Vole, vole, Bel oiseau, vole, L'oiseau bleu vient de passer; Nous irons après l'école, Nous irons en ronde folle Dans les chemins bleus, danser; Vole, vole, Bel oiseau, vole, Car l'été va commencer. X. P r i v a s projets de vacances? Parlez-en! En été, faut-il seulement se reposer et s'amuser ou bien il faut aussi travailler et étudier? Qu'en pensez- vous? Croyez-vous que bien se reposer cela veut dire ne rien faire? Si vous croyez qu'il faut aussi travailler et étudier, alors quel travail et quel genre d'études vous préférez? Quelles vacances vous sem- blent les plus amusantes: au bord de la mer, à la campagne, en ville, au camping, au camp sportif? Bien sûr, tous vos projets seront réalisés. Joyeuses vacances, chers amis!
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    RÉVISION DU QUATRIÈMETRIMESTRE 1. Mettez les verbes: a) au présent: Les arbres (se couvrir) de fleurs. Il (souffrir) souvent des dents. Ils nous (offrir) leur aide. Cette plante (craindre) le froid. Enfin, nous (atteindre) la forêt. Nous (craindre) de ne pas pouvoir venir. Je (étein- dre) l'électricité et je sors. Peu à peu tous les feux (s'éteindre). b) au passé composé: Le ciel (se couvrir) de nuages. Nous ne (souffrir) pas de la chaleur. Ils (découvrir) enfin une route. Je lui (offrir) de le conduire à la gare. Il ne (ouvrir) la bouche de toute la soirée. Ils (atteindre) leur but. La lumière (s'éteindre) . Elle ne (se plaindre) à personne. c) au passé simple: Il était dix heures lorsqu'ils (atteindre) la forêt. On (éteindre) tous les feux. Elle ne (craindre) pas de dire la vérité. Ils ne (se plaindre) jamais. Le feu (s'éteindre) lentement. 2. Mettez les verbes aux temps qui conviennent et justifiez leur emploi. C'était à la source du bois que Cosette (devoir) aller chercher de l'eau. Elle (sortir). Tant qu'elle fut dans la rue les maisons (éclairer) le chemin, mais bientôt la dernière lumière (disparaître). La pauvre enfant (se trouver) dans l'obscurité. Elle (se mettre) à courir. Cosette (connaître) le chemin parce qu'elle le (faire) plusieurs fois par jour. Elle (marcher) sans regarder ni à droite, ni à gauche. Elle ne (faire) pas attention que la pièce de quinze sous que la Thénardier lui (don- ner) pour acheter du pain (tomber) dans l'eau. Si le brouillard n'est pas si épais, on (apercevoir) une ferme avec des arbres tout autour. S'ils arrivaient tout doucement, ils (pouvoir) prendre le général. Si les Prussiens dormaient, ce ne (être) pas diffi- cile de les désarmer. Si les touristes posent une question au guide, il n'y (répondre) point. Si ce savant avait assez de moyens, il (termi- ner) son travail exceptionnel beaucoup plus tôt. 3. Remplacez l'infinitif par le conditionnel présent ou l'imparfait. Pierre (être) un bon sportif s'il (s'entraîner) régulièrement. Il (pou- voir) prendre part aux compétitions s'il (travailler) beaucoup. Il (de-
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    venir) très forts'il (suivre) bien le régime indiqué par son entraî- neur. Si l'entraîneur (être) content de lui, Pierre (faire) partie de l'équipe de notre ville. Les sportifs de notre ville (participer) aux compétitions s'ils y (être) bien préparés. 4. Répondez aux questions. Donnez des réponses complètes: 5. Remplacez les infinitifs par le futur simple ou le présent. Si vous (mettre) des bottes de caoutchouc, vous ne (avoir) pas les pieds mouillés. Si nous (partir) au lever du soleil, nous (arriver) à temps. Si vous n'(avoir) pas d'eau douce, que (boire)-vous? Si on (construire) une piscine, nous (aller) nous y baigner souvent. S'il (lancer) bien le disque, il (pouvoir) atteindre le but. 6. Remplacez les infinitifs par les temps qui conviennent. Mes amis de Kiev qui avaient passé leurs vacances d'hiver à Moscou m'ont raconté ce qu'ils y (voir). Pierre a dit qu'il (visiter) la Galerie Trétiakov parce qu'il (s'intéresser) aux peintres russes. Serge a ra- conté qu'il (aller) deux fois au musée Pouchkine et il a( promis qu'il (faire) un rapport sur les tableaux des peintres français exposés dans ce musée. Michel a beaucoup parlé des spectacles qu'il (voir) dans les théâtres de Moscou. André a raconté qu'il (aller) au stade Loujniki où il (voir) les compétitions des athlètes. Ils ont dit qu'ils (être) tous très impressionnés par leur voyage et qu'ils (revenir) bientôt. 7. Traduisez. Нам сказали, что зарубежные спортсмены приезжают вечером. Мы знали заранее, что они приедут. Спортсмены надеялись, что Où iras-tu si tu veux avoir un livre? envoyer une lettre? acheter de l'huile? voir un film? faire du sport? Quelles curiosités voudriez-vous voir si vous étiez à Moscou? à Saint-Pétersbourg? à Paris? à Kiev? au bord de la mer? dans les montagnes? au pôle Nord? Que feriez-vous si vous étiez
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    смогут побывать вПетербурге и Киеве. Мы были уверены, что наши спортсмены получат много призов на соревнованиях. Наши спортсмены обещали, что после соревнований они пойдут в театр. Нам сказали, что соревнования начнутся в половине один­ надцатого. 8. Posez à vos camarades qui font du sport des questions sur leur entraînement et leurs compétitions. 9. Parlez de votre sport préféré que vous pratiquez, vous-mêmes, ou dont vous êtes amateur. 10. Dans les phrases suivantes remplacez les mots soulignés par des synonymes. Le commencement du printemps est froid cette année. Cette étoffe est très mince. J'aime mon ami parce qu'il est toujours gai- Ce gar- çon est mauvais, il bat son petit chien. 11. Donnez les antonymes des mots suivants et faites-les entrer dans des phrases. Construire, gros, incapable, en avant, au-dessus de. 12. a) Traduisez les phrases suivantes en russe. Le directeur écrivait assis à son bureau. Dans le bureau de ce savant il y a beaucoup de livres scientifiques. Chaque jour sauf dimanche mon père va à son bureau. On manque d'air dans cette pièce, ouvrez s'il vous plaît, la fenêtre. J'aime beaucoup l'air de cette chanson. Tu as l'air fatigué, qu'as-tu? Il faut avoir un but dans la vie. Le joueur a manqué le but, le public est mécontant. b) Faites entrer les mots un bureau, un air, un but dans des phrases. 13. Traduisez les phrases suivantes en français. У этого молодого человека блестящее будущее, он уже сделал несколько важных научных открытий. Директор возглавляет (управляет) это учреждение. Обучение в государственной школе бесплатное. Ваш ответ заслуживает отличной оценки. Я при­ гласил друзей на мой день рождения. Вкус этого фрукта мне не нравится. Эта женщина всегда одевается со вкусом. Я слышу звуки модной мелодии. Этот ученый заслужил славу своей родины. Я сомневаюсь, что ты говоришь (que tu dises) правду. Этот ребенок очень застенчивый. Чтобы успешно работать, нужны хорошие условия: устраивайтесь поудобнее.
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    в 14. Parlez dela vie d'un sportif célèbre, dont vous connaissez la biographie. 15. Ecrivez un petit reportage ( 8 - 1 0 phrases) sur une compétition que vous avez vue. 16. Discutez (exprimez des opinions différentes): si la vie d'un explorateur est intéressante; s'il faut avoir du talent pour devenir un grand sportif; si l'on peut être en même temps un bon sportif et un bon spécialiste. 17. Racontez l'histoire de l'exploration qui vous a impressionné le plus. Pourquoi vous a-t-elle impressionné? 18. Dites ce que vous choisiriez si on vous proposait: d'aller au pôle Nord ou au pôle Sud; de faire un voyage en bateau ou en auto; de faire un voyage à bord d'un grand bateau ou d'un sous-marin; de monter sur le sommet d'une montagne très haute ou descendre au fond de la mer; de voyager dans une forêt tropicale ou dans un désert; de visiter les pays du sud ou ceux du nord; d'aller en Australie ou en Afrique. 19. Travaillez en paires. Faites des dialogues à partir des situations suivantes: Les élèves de notre classe aïment beaucoup le sport et admirent les champions. Un jour vous rencontrez l'un d'eux. Présentez-vous et invitez-le à votre fête sportive à l'école. Un jeune Français de votre âge, que vous avez rencontré à Moscou, vous invite à passer vos vacances chez lui. Remerciez-le et rensei- gnez-vous sur la ville qu'il habite, sa famille, ses goûts, etc. Vous avez pris part à une expédition bien intéressante, vos amis s'intéressent à votre voyage et vous posent toute sorte de ques- tions. 20. Imaginez que votre famille cherche un appartement ou une maison en France pour y passer les vacances. Lisez et traduisez ces locations (offres) et choisissez celle qui vous plaît le mieux. 1. Sanary sur mer. Villa 4 chbres, 140 m2 hab., 2 s. de bains, sur terrain 1000 m2 , à 500 m de la plage. 2. Dans immeuble moderne beau 3 pièces, entrée, grand séjour, 2 chambres, cuisine équipée, salle de bains, terrasse 24 m2 , 5é étage avec ascenseur, parking. 3. Belle maison tt conf., 5p., s. bains, cuis, mod., gd. séj., 4ch., ter. 50 m2 , belle vue, 2 gar., tennis calme.
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    4. 55 kmParis très belle maison 180 m2 , séj. cheminée, cuis équipée, 5 chbres, 2 s. de bains, gar 2 voitures, jard. clôturé. 21. Concours de la meilleure rédaction. Voici des sujets au choix: Mon écrivain préféré. Le livre que j'aime le mieux. Un voyage à travers la France. Un épisode de l'histoire de la France. La vie d'un grand savant, d'un grand écrivain ou d'un grand com- positeur. L'exploration que je voudrais faire. Un exploit sportif.
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    EXERCICES D'AUDITION ETNARRATIONS Leçon 1 1. a) (Après l'ex. 16.) Dites quelle est la différence entre ces mots du point de vue de la prononciation et du sens: coin — moins — point — loin doigt — mois — soie — toit — fois —joie — noix — voix — roi b) Traduisez vite ces phrases. Le coin de la rue n'est pas loin. Il y a au moins deux coins. Mets un point à la fin de la phrase. J'ai dix doigts. J'ai une robe de soie. L'hiver a trois mois. Je vois avec joie le toit de ma maison. J'ai lu le texte trois fois. J'aime les noix. Tu as une belle voix. Le Louvre était le palais des rois. 2. a) Vous allez écouter des phrases. Levez la main quand les mots [pri] et [kur] sont des noms. Je n'ai pas pris mon cahier de français aujourd'hui. Les meilleurs élèves reçoivent des prix. J'ai 25 heures de cours par semaine. Il court très vite. La cour de notre école est grande. b) Traduisez les mots: le prix, pris (prendre), le cours, la cour, il court (courir) et écrivez-les. 3. a) Vous allez écouter des phrases. Traduisez les verbes mettre, permettre et promettre. Je mets toujours toutes mes affaires à leur place. Maman me permet d'aller au cinéma si je promets de faire tous mes devoirs. Notre directeur nous a promis d'organiser une rencontre avec des lycéens français. Notre profes- seur de français nous a mis de bonnes notes aujourd'hui. Pour notre bon travail il nous a permis d'aller voir un film. b) Faites des phrases avec les verbes mettre, permettre, promettre. 4. a) (Après l'ex. 19.) Ecoutez des phrases. Levez la main quand les mots partir et cause entrent dans une préposition. Dimanche, je vais partir à la campagne. A partir de la quatrième, un profes- seur enseigne chaque matière. Mon ami qui habite loin doit partir pour l'école
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    très tôt. EnRussie, à partir de six ou sept ans, tous les enfants vont à l'école. Quelle est la cause de ton retard? Je suis en retard à cause de mon chien. Marie cause avec sa voisine et n'entend pas la question du professeur. b) Dites à quelles parties du discours les mots partir et cause peuvent appartenir et ce qu 'ils signifient. 5. Dans les phrases que vous allez écouter, relevez les comparatifs et les superlatifs des mots bon, bien, peu. J'aime mieux la physique que la chimie. Serge est un meilleur mathémati- cien que moi. Je fais les problèmes moins bien que lui. Tu peux faire mieux tes études. C'est mon meilleur ami. Les sciences naturelles sont la matière que j'aime le moins. Ce sont les expériences de physique que je fais le mieux. 6. Ecoutez des phrases avec les pronoms adverbiaux en et y. Dites quels mots ils remplacent. Je travaille au cercle des sciences naturelles au zoo. — J'y vais deux fois par semaine. Penses-tu à ton bac? — Oui, j'y pense tout le temps, j'en ai tellement peur! Est-ce que les élèves de votre classe s'intéressent à leur travail? — Oui, ils s'y intéressent beaucoup. Nous en parlons à chaque réunion de classe. Je suis allé au stade et j'en suis revenu tard, maman a été très mécontente. 7. (Après l'ex. 28.) Répétez chaque phrase de mémoire. En septième, nous avons des cours de russe et de français. En septième, nous avons des cours de russe, de français, d'histoire et de géographie. En septième, nous avons des cours de russe, de français, d'histoire, de géographie, de mathématiques et de physique. En septième, nous avons des cours de russe, de français, d'histoire, de géographie, de mathématiques, de physique, de sciences naturelles et de culture physique. 8. Ecoutez un dialogue. Tâchez de bien le retenir. (Текст читается в среднем темпе, 140 слов в минуту.) Un lycéen français, Jean Florent, est venu dans une école de Moscou en 7e classe. Les élèves de cette classe posent à Jean des questions sur sa vie d'écolier. — En quelle classe es-tu, Jean ? — Je suis en 7e comme vous. Seulement chez nous on commence par la 1 Ie et non pas par la première.
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    — IL ya plusieurs types d'écoles secondaires chez vous, n'est-ce pas? — Mais oui. Il y a l'école primaire et puis les collèges et les lycées. — Et toi, où est-ce que tu fais tes études. — A 11 ans, je suis entré dans un lycée moderne. — Est-ce que tu as dû passer un examen pour y entrer? — Non, ce ne sont que les élèves faibles qui doivent en passer un. Et moi, j'avais de bonnes notes. — Tu termineras tes études secondaires à quel âge? — Si j'étudie bien et si mon père gagne assez, je ferai mon bac. C'est-à- dire je terminerai le lycée à 18 ans si tout va bien. — Qu'est-ce que c'est, "le bac"? — C'est l'examen du baccalauréat. Après la terminale, c'est la dernière classe du lycée, on passe l'examen du baccalauréat. On le passe à l'Uni- versité. C'est un examen très difficile. — Quelle langue étrangère étudies-tu dans ton lycée? — Je fais mes études dans les classes modernes-1. Nous avons beaucoup de français et deux langues étrangères. J'ai choisi l'anglais et le russe. — Ah, tu parles russe? — Non, pas encore, parce que je viens de commencer à l'apprendre. Mais je comprends un peu si l'on parle lentement. Contrôle de la compréhension 9. Ecoutez les réponses de Jean Florent aux écoliers russes, tâchez de vous rappeler les questions qu'on lui a posées (voir les réponses l'ex. 8, p. 214). 10. Et maintenant voici les questions qu 'on pose à Jean, tâchez de vous rappeler ses réponses. 11. Jouez le dialogue, tâchez de ne rien oublier. 12. (Après l'ex. 32.) Dites ce que signifient: a) les mots de la même famille: doux — douce — doucement (comment?) Doucement, ne fais pas de bruit, papa dort. b) les antonymes (mots de sens contraire): inattentif * attentif Cet élève est très inattentif, il n'entend jamais quand on lui pose une question. c) les synonymes (mots du même sens): copain (m) = camarade (m) Mes copains et moi, nous jouons au hockey après les classes.
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    d) les mots:un exemple, une pâtisserie, d'habitude, se nourrir, il arrivera: "Qui peut me donner un exemple de verbe pronominal?" demande le professeur. Pour acheter des gâteaux et des tartes on va à la pâtisserie. D'habitude, je me lève tôt, mais aujourd'hui je me suis levé très tard. Les habitants de Lutèce (nom ancien de Paris) péchaient du poisson pour se nourrir. Le train arrivera à huit heures. Cet homme arrivera dans la vie. 13. Voilà encore une histoire de la vie du petit Nicolas. Ecoutez le récit et tâchez de répondre aux questions suivantes. (Текст читается один раз в среднем темпе.) Pourquoi le directeur est-il venu en classe? Est-ce que le directeur était content de cette classe? Pourquoi les élèves étaient-ils tristes? LES CARNETS M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x des tas de choses, priver, embêté, embêtant Ce jour-là, à l'école, le directeur est venu en classe nous distribuer les carnets. Il n'avait pas l'air content, le directeur, quand il est entré avec nos carnets sous le bras. "Je suis dans l'enseignement depuis des années, il a dit, le directeur, et je n'ai jamais vu une classe aussi mal disciplinée. Je vais com- mencer à distribuer les carnets." Et Clotaire s'est mis à pleurer. Clotaire c'est le dernier de la classe et tous les mois, sur son carnet, la maîtresse écrit des tas de choses et le papa et la maman de Clotaire ne sont pas contents et le privent de dessert et de télévision. Sur mon carnet à moi, il y avait: "Elève mal discipliné, souvent dis- trait. Pourrait faire mieux." Eudes avait "Elève inattentif, se bat avec ses camarades. Pourrait faire mieux." Le seul qui ne pouvait pas faire mieux c'était Agnan. Agnan c'est le premier de la classe. Le directeur nous a lu le carnet d'Agnan: "Elève appliqué, intelligent. Arrivera." Le directeur nous a dit qu'on devait suivre l'exemple d'Agnan. Et puis il est parti. Nous, on était bien embêtés, parce que les carnets, nos papas doivent les signer et ça, ce n'est pas toujours très gai. Alors, quand la cloche a sonné la fin de la classe, au lieu de courir tous à la porte, de nous battre et de nous jeter nos cartables à la tête comme nous le faisons d'habitude, nous sommes sortis dou- cement, sans rien dire. Même la maîtresse avait l'air triste. (à suivre)
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    14. Dites siс 'est vrai ou faux. Le directeur a dit que c'était une très bonne classe. Le directeur a dit que la classe était très disciplinée. Le directeur a dit que la classe était mal disci- plinée. Le meilleur élève de la classe était Agnan. Le meilleur élève de la classe était Nicolas. Le meilleur élève de la classe était Eudes. 15. Devinez ce que les parents ont dit à Nicolas, à Eudes et à Agnan. 16. Ecoutez la fin du récit "Les carnets" et dites si vous avez bien deviné la réaction des parents. M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x autant de, tableau d'honneur, ingrat, peine (f), claque (f) Dans la rue, nous ne marchions pas vite. Devant la pâtisserie on a attendu Alceste qui s'est acheté six petits pains au chocolat qu'il a commencé à man- ger tout de suite. "Il faut que je mange quelque chose de bon, il nous a dit, Alceste, parce que ce soir pour le dessert..." et puis il a poussé un gros soupir. Il faut dire que sur le carnet d'Alceste, il y avait "Si cet élève mettait autant d'énergie au travail qu'à se nourrir, il serait le premier de la classe, car il pour- rait faire mieux". C'est Eudes qui avait l'air le moins embêté. "Moi, il a dit, je n'ai pas peur. Mon papa, il ne me dit rien, je le regarde droit dans les yeux et puis lui, il signe le carnet et puis voilà." Il a de la chance, Eudes. Quand on est arrivé au coin, on s'est quitté. Moi, je suis resté tout seul avec Eudes. "Si tu as peur de rentrer chez toi c'est facile, m'a dit Eudes. Tu viens chez moi et tu restes coucher à la maison." C'est un copain, Eudes. Nous sommes partis ensemble et Eudes m'expliquait comment il regardait son papa dans les yeux. Mais, plus on s'approchait de la maison de Eudes, moins Eudes parlait. Quand on s'est trouvé devant la porte de la maison, Eudes ne disait plus rien. On est resté là un moment et puis j'ai dit à Eudes: "Alors, on entre?" Eudes m'a regardé et puis il a dit: "Attends-moi un petit moment. Je reviendrai te chercher." Et puis Eudes est entré chez lui. La porte est restée ouverte, alors j'ai entendu une claque, une grosse voix qui disait: "Au lit sans dessert, petit paresseux" et Eudes qui pleurait. Je crois que pour ce qui est des yeux de son papa, Eudes n'a pas dû bien regarder. Ce qui était embêtant, c'est que maintenant je devais rentrer chez moi. Papa, je savais bien ce qu'il me dirait. Il me dirait que lui était toujours le premier de sa classe et que son papa à lui était très fier de mon papa à moi et qu'il recevait à l'école des tas de tableaux d'honneur et de prix et qu'il aimerait me les montrer,
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    mais qu'il lesavait perdus. Et puis, papa me dirait: "Je travaille jour et nuit pour te donner une bonne éducation et toi, tu es un ingrat et tu ne souffres même pas de la peine que tu fais à tes pauvres parents et tu n'auras pas de dessert et pour ce qui est du cinéma, on attendra le prochain carnet." Il va me dire tout ça, mon papa, comme le mois dernier. D'après S e m p é et G o s c i n n y , Le petit Nicolas Contrôle de la compréhension 17. Répondez aux questions: Pourquoi Alceste est-il allé à la pâtisserie? Qu'est-ce que la maîtresse a écrit dans le carnet d'Alceste? Pourquoi Eudes était-il moins triste que les autres? Qu'est-ce que Eudes a proposé à Nicolas? Est-ce que vraiment le papa de Eudes ne Га pas puni? Pourquoi Nicolas ne voulait-il pas rentrer chez lui? Qu'est-ce que son père lui disait d'habitude au sujet de ses études? Est-ce que son père travaillait jour et nuit pour donner une bonne éducation à son fils? Comment le père punissait-il Nicolas? 18. Jouez à deux. Faites trois dialogues: entre Eudes et Nicolas; entre Eudes et son père; entre Nicolas et son père. 19. Vous allez écouter un récit. Dites si François a appris à ne pas dire "tu " à son maître. CE QU'IL FAUT DIRE M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x ancien, que tu sois (être) Septembre. Les classes ont recommencé. Dans une école un maître trouve ses anciens élèves, mais il y a aussi quelques nouveaux visages. — Je suis content de vous voir, mes enfants, je pense que nous allons passer une bonne année ensemble ... A ce moment on entend un petit garçon: — Moi aussi, je suis content que tu sois mon maître. — Cela me fait plaisir ce que tu dis, mais, vois-tu, il ne faut pas dire "tu" à ton maître. As-tu compris? — Oui, monsieur, je ne te dirai plus "tu". Toute la classe se met à rire. Quelques jours plus tard, le maître rend aux élèves le premier devoir de français. Une main se lève: — Monsieur, tu ne m'as pas donné mon devoir.
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    — Ah! Oui,tiens, il est là, sous le livre. Ce n'est pas mal, François ... Mais je t'ai appris qu'il ne faut pas dire «tu» à tes maîtres... Essaie de ne pas l'oublier. Les jours passent et François dit encore "tu" à son maître qui, cette fois, se met en colère. — Ça, alors ... Pour demain tu écriras cent fois: "Je ne dirai plus "tu" à mon maître." l.e jour suivant, François donne à son maître une feuille où il écrit cette phrase plus de deux cents fois. — C'est très bien, maintenant tu ne l'oublieras pas. Mais pourquoi as-tu écrit cela deux cents fois? C'est pour te faire plaisir. Contrôle de la compréhension 20. a) Choisissez les phrases qui correspondent au texte. François fait ses études à l'école primaire. François fait ses études au lycée. * Le maître n'est pas content parce que François lui dit "tu".: Le maître n'est pas content parce que François ne lui dit pas "monsieur". François fait le devoir et ne dit plus "tu" au maître. François fait son devoir mais il dit toujours "tu" à son maître. François dit "tu" à son maître parce qu'il n'est pas poli. François dit "tu" à son maître parce qu'il est petit et il ne com- prend pas encore comment il faut parler aux grandes personnes. b) Dites si François est bon ou méchant, si le maître a bien fait. 21. Voici quelques réponses des écoliers, qui ne sont pas bonnes évidemment. Où est la faute, dites-le. PERLES SCOLAIRES M o t s et g r o u p e s de m o t s n o u v e a u x une plaine, plate, la retraite, le fer à repasser La France est limitée à l'est par le soleil, quand il se lève, à l'ouest par le soleil, quand il se couche. Une plaine est une montagne plate. Les trois grandes époques de l'humanité sont: l'âge de pierre, l'âge de bron- ze et l'âge de la retraite. La France avait beaucoup de colonies. Les plus belles colonies sont les colo- nies de vacances. Le rez-de-chaussée est la partie de la maison qui se trouve au-dessous de la partie qui est au-dessus. Le fer est utile. Exemple: le fer à repasser.
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    22. (Après l'ex.40.) Narration. Ecoutez un récit, puis répondez par écrit aux questions suivantes. (Вопросы записываются на доске до чтения текста. Текст читается два раза в медленном темпе, после этого учащиеся устно отвечают на вопросы и затем пишут пересказ с помощью вопросов, не переписывая их в тетрадь.) La veille de quel grand jour c'était? Quel costume maman a-t-elle fait à Marcel?Où devait-il le porter? Quel costume avait-il pour aller en ville? Qu'est-ce qu'il y avait la veille du grand jour chez la tante Rose? Quel ca- deau a-t-elle fait à Marcel? Qu'est-ce qu'il y avait dans le plumier? Qu'est- ce que son oncle lui a donne? Qu'est-ce qui était écrit sur les cahiers? Est-ce que Marcel était content de recevoir tous ces cadeaux? Quand est-on rentré à la maison? Où a-t-on mis toutes ses affaires? Est-ce que Marcel était prêt pour le jour de la rentrée? LA VEILLE DU GRAND JOUR DE LA RENTRÉE M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x la veille, à col de marin, une boîte à compas Ma mère m'a fait une blouse noire d'écolier, je devais la porter seulement au lycée. Pour aller en ville j'avais un costume à col de marin, avec non seule- ment une culotte courte, mais encore un "pantalon long" et un béret de marin. A la veille du grand jour il y avait un dîner, le soir, chez ma tante Rose. Elle m'a fait d'abord cadeau d'un plumier en carton. C'était très beau. Dans le plumier j'ai trouvé trois porte-plume neufs, des plumes de toutes les formes, plusieurs crayons de couleur et une gomme. Mon oncle m'a donné à son tour une boite à compas et six cahiers sur lesquels était écrit mon nom en belles lettres. J'étais tout heureux de recevoir ces beaux cadeaux. Quand nous sommes rentrés à la maison — il était plus de neuf heures du soir — on a mis toutes mes affaires dans ma chambre: ma veste, mon pantalon et mon béret sur une chaise, les chaussettes neuves dans les souliers neufs, et sur la commode, un cartable neuf où j'ai mis mes cahiers, mon plumier et ma blouse. J'étais prêt pour le grand jour de demain. D'après M. P a g n о 1, Le temps des secrets Leçon 2 1. (Après l'ex. 17.) Dites quelle est la différence entre ces mots du point de vue de la prononciation et du sens: coin — soin — loin — point — moins terre — mer — fer — verre — (il) sert
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    bord — port— fort — mort — corps cou — doux — fou — loup — nous — sous — tout — vous 2. a) Dans les phrases que vous allez écouter traduisez les mots: bord, cœur, bête, rond, soin. J'ai passé mes vacances au bord de la mer Noire. A bord du "Duncan" il y avait peu de passagers. Cette vieille femme a le cœur malade. J'ai appris par cœur la poésie "Bonjour, Monsieur le Maître d'école." J'ai vu beau- coup de bêtes sauvages au zoo. Cet homme est bête, il ne comprend jamais rien. Le matelot a aperçu un objet rond dans F eau. Le professeur de mathé- matiques dit: "Dessinez un rond." Les écoliers prennent soin des vieux et des malades. Je fais mes devoirs avec soin. b) Faites des phrases avec les mots: le bord — à bord, le cœur — par cœur; la bête — bête, le rond — rond, le soin — avec soin. 3. a) Ecoutez des phrases, retenez les expressions avec le verbe avoir et notez-les. Le maître a raison: il faut beaucoup lire. Vous avez tort: la télévision ne remplace pas la lecture. Je suis très fatigué, j'ai faim, j'ai soif et surtout j'ai sommeil. J'ai envie de faire un long voyage en bateau. Et tu n'as pas peur de la tempête? J'ai besoin de livres français pour la lecture à domi- cile. Toi, tu as de la chance. Tes parents ont une riche bibliothèque. Où aura lieu la réunion de notre cercle? — Dans la salle des fêtes. b) Dites ce que les expressions avoir raison, avoir tort, avoir faim, avoir soif, avoir sommeil, avoir envie, avoir peur, avoir besoin, avoir de la chance, avoir lieu signi- fient et faites-les entrer dans des phrases. 4. Vous allez écouter des phrases avec les pronoms adverbiaux en et y. Dites quels mots ils remplacent. J'aime les animaux. J'en prends toujours soin. Les chasseurs ont pris leurs fusils. Ils en auront besoin. Je lirai tous les livres de Jules Verne. J'en ai envie. Quel est ce vieux document? On peut y lire quelques mots anglais. 5. (Après l'ex 22.) Récitez le commencement de la poésie "Si les nouvelles ne sont pas bonnes..." (page 45). Récitez d'abord lentement, puis de plus en plus vite. Mais prê- tez toujours attention à votre prononciation. 6. Vous allez écouter des phrases. Répétez le groupe nominal. M o d è l e : Le personnage principal du roman "Les Trois Mousquetaires" est d'Arta- gnan.— Le personnage principal.
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    Tous les romansd'Alexandre Dumas sont très captivants. Les livres fran- çais ne sont pas faciles à lire. Mon auteur préféré est Dumas. La lecture est une bonne distraction. Les romans d'aventures sont très amusants. 7. Voici quelques titres des récits, devinez de quoi il s'agit. Une aventure en Calabre. Histoire de chasse. Une évasion. Un sauvetage. 8. (Après l'ex 27.) Dites ce que signifient: a) les mots analogues aux mots russes: la philosophie, le major, la bouteille; b) le mot de la même famille: o u v r i r — o u v e r t u r e (f) Par l'ouverture de la porte on voit une jolie chambre à coucher. c) les synonymes: i n s t a n t (m) - m o m e n t (m) On a entendu un cri: "Au secours!" Quelques instants après on a mis le canot à la mer. d) les mots: une voyelle, une consonne, un ordre, disparaître. Les sons a et о sont des voyelles. Les sons b et d sont des consonnes. Le capitaine du navire a donné l'ordre de mettre le canot à la mer. Le lit n'est pas fait, les vêtements ne sont pas rangés, il faut mettre de l'ordre dans la chambre. Mon père est décoré de l'ordre du Drapeau Rouge. Le canot a disparu à l'horizon, on ne le voit plus. 9. Voici une scène de la célèbre comédie de Molière "Le Bourgeois gentilhomme". Ecoutez-la et dites si vous la trouvez amusante. Vous Connaissez le nom de Molière (son vrai nom est Jean-Baptiste Po- quelin), né à Paris en 1622, mort en 1673. Ses principales comédies sont: "Le Médecin malgré lui", "Le Bourgeois gentilhomme", "Le Malade ima- ginaire". Dans ses comédies, Molière s'attaque à tout ce qui est ridicule. Les pièces de Molière sont des chefs-d'œuvre connus dans le monde entier et joués jusqu'à nos jours. LA PREMIÈRE LEÇON DE MONSIEUR JOURDAIN Monsieur Jourdain est un bourgeois, aussi bête que riche. Il veut appren- dre les bonnes manières et s'instruire pour devenir gentilhomme. M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x elles expriment la voix, on allonge, la mâchoire, on écarte, comme si vous faisiez la moue
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    Le m aî t r e de p h i l o s o p h i e : Que voulez-vous apprendre? M . J o u r d a i n : Apprenez-moi l'orthographe. Le m a î t r e de p h i l o s o p h i e : Très volontiers. Les lettres sont divisées en voyelles parce qu'elles expriment la voix, et en consonnes, parce qu'elles sonnent avec les voyelles. M. J о u r d a i n: Je vous comprends bien. Le maître de p h i l o s o p h i e : La voyelle A se forme si on ouvre la bouche: A. M. J о u r d a i n: A, A. Oui. Le m a î t r e de p h i l o s o p h i e : La voyelle E se forme si on rapproche la mâchoire d'en bas de la mâchoire d'en haut: A, E. M. J о u r d a i n: A, E, A, E. Ma foi, oui. Ah! Que cela est beau! Le m a î t r e de p h i l o s o p h i e : Et la voyelle I, si on rapproche encore les mâchoires l'une de l'autre, et si on écarte les deux coins de la bou- che vers les oreilles: A, E, I. M. J о u r d a i n: A, E, 1,1,1,1. Cela est vrai. Vive la science! Le m a î t r e de p h i 1 о s о p h i e: La voyelle О se forme si on ouvre les mâchoires et rapproche les lèvres par deux coins, le haut et le bas: O. M. J о u r d a i n: О, O. Il n'y a rien de plus juste. A, E, I, O. Cela est admirable: I, О, I, O. Le maître de p h i l o s o p h i e : L'ouverture de la bouche fait justement un petit rond qui représente un O. M. J о u r d a i n: O, O, O. Vous avez raison, O. Ah! la belle chose que de savoir quelque chose. Le maître de p h i 1 о s о p h i e: La voyelle U se forme si on rapproche les dents et allonge les deux lèvres en dehors et les approche aussi l'une de l'autre: U. M. J о u r d a i n: U, U, il n'y a rien de plus véritable: U. Le m a î t r e de ph i 1 o s o p h i e: Vos deux lèvres s'allongent comme si vous faisiez la moue à quelqu'un. M. J о u r d a i n: U, U. Cela est vrai. Ah! que n'ai-je étudié plus tôt pour savoir tout cela! Le m a î t r e de p h i 1 о s о p h i e: Demain, nous apprendrons les autres lettres qui sont les consonnes. Contrôle de la compréhension 10. Dites ce que Monsieur Jourdain a appris pendant sa première leçon, si cela lui plaît d'apprendre, citez quelques mots qui le prouvent. 11. (Après l'ex. 34.) Vous avez lu des livres de Jules Verne, et sans doute vous les avez aimés. Voici un extrait du roman de Jules Verne "Les enfants du capitaine Grant".
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    Ecoutez le texteet dites si vous savez ce au 'on fera ensuite. LA BOUTEILLE M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x un mât, un requin, attirer, un morceau de lard, l'estomac, retirer, être sur les traces de qn, le mot de l'énigme Le 26 juillet 1864, un navire courait sur l'eau du canal du Nord. Le dra- peau d'Angleterre flottait au mât. C'était le navire du lord Edward Glenarvan et il s'appelait le "Duncan". Lord Glenarvan se trouvait à bord avec sa jeune femme lady Hélène et un de ses cousins le major Mac Nabbs. Le "Duncan" rentrait au port. Tout à coup, un matelot a vu un énorme poisson qui nageait tout près du navire. Le capitaine John Mangles a parlé à lord Edward de cette rencontre. Lord Glenarvan est monté sur le pont et a demandé au capitaine quel genre de poisson c'était. — Vraiment, a répondu John Mangles, je pense que c'est un gros requin. — Un requin? dans ces eaux? s'est étonné Glenarvan. — Mais oui, ce poisson se rencontre dans toutes les mers. Si vous le vou- lez, nous tâcherons de le prendre. — Faites, John, a dit lord Glenarvan. Lady Hélène est montée sur le pont pour voir cette pêche intéressante. John Mangles a donné des ordres. Les matelots ont jeté par-dessus le bord une corde solide avec un gros morceau de lard au bout. Le poisson s'est rapproché rapidement du navire. C'était là vraiment un requin: sa tête était large et pour mieux attraper le lard il s'est retourné sur le dos. Le lard a disparu dans sa bouche énorme. Les matelots ont attiré le requin vers le navire. Quelques ins- tants après il s'est trouvé sur le pont et un des matelos l'a tué d'un coup de hache. A bord de tout navire on examine avec soin l'estomac du requin, car les matelots y trouvent souvent quelque surprise. Cette fois on ne s'est pas trompé. Lorsqu'un matelot a ouvert avec une hache le ventre du requin, on y a vu un objet étrange. — C'est une bouteille, s'est écrié lord Glenarvan, il est nécessaire de la retirer: dans les bouteilles trouvées en mer il y a souvent des documents très intéressants. Le capitaine John a retiré la bouteille du ventre du poisson et l'a posée sur une table. Lord Glenarvan, le major Mac Nabbs, le capitaine John Mangles et lady Hélène se sont assis autour de cette table. Lord Edward a regardé dans la bouteille. — Je ne me trompais pas! il y a là un document — regardez, voici un papier.
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    Lord Edward amis sur la table le papier pris dans la bouteille et Га regardé attentivement. — Ce papier a bien souffert de la mer, pourtant on peut y lire quelques mots français. Glenarvan a pris une plume, a copié le document et a montré à ses amis un papier où on a lu les mots suivants: 7 juin 1862... navire "Britannia" ... Glasgow ... sombré ... gonie ... austral ... à terre deux matelots capitaine Gr... abor... contin ... pr ... curel... di... jeté ce document... de longitude et 37°11 ... de latitude. Venez à leur secours ... perdus. — Nous sommes sur les traces d'une grande catastrophe, a dit Glenarvan. Tâchons de deviner le mot de cette énigme. Contrôle de la compréhension 12. Répondez aux questions: Où se trouvaient lord Glenarvan, sa femme et son cousin? Qu'est-ce qu'un matelot a vu tout à coup? Qu'est-ce que le capitaine a proposé à lord Glenarvan? Est-ce que lord Glenarvan a permis de prendre le poisson? Comment est-ce que les matelots ont attrapé le requin? Pourquoi est-ce qu'on a ouvert le ventre du poisson? Qu'est-ce qu'on y a vu? Pourquoi est-ce que lord Glenarvan a dit de retirer la bouteille? Est-ce que lord Edward s'est trompé? Qu'est-ce qu'on a trouvé dans la bouteille? Est-ce qu'on pouvait comprendre le texte du document? Qu'est-ce que lord Glenarvan a dit? 13. Choisissez les phrases qui correspondent au texte et faites-en un plan. Le "Duncan" allait en mer. Le "Duncan" rentrait au port. Lord Glenarvan, sa femme et son cousin se trouvaient à bord. Lord Glenarvan, sa femme et son cousin attendaient le navire au port. On a vu un gros poisson. On a vu un sous-marin. Lord Glenarvan a dit de ne pas attaquer ce, poisson. Lord Glenarvan a dit de prendre ce poisson. Les matelots ont pris le re- quin. Les matelots n'ont pas pu le prendre. On a trouvé une bouteille dans le ventre du requin. Il n'y avait rien dans la bouteille. Il y avait un document dans la bouteille. On n'a pas pu bien comprendre le document. On a bien compris le document. Il s'agissait d'une catastrophe. Il s'agis- sait d'une plaisanterie. 14. Résumez le texte d'après le plan de l'ex. 13. 15. (Après l'ex. 37.) Narration. Ecoutez un récit, puis répondez par écrit aux questions suivantes:
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    Est-ce que Jacquesétait un enfant singulier? Est-ce qu'il pleurait sou- vent? Qu'est-ce qu'il répondait quand on lui demandait: "Qu'as-tu?" Est-ce qu'il avait des raisons pour pleurer? Est-ce que Jacques était heureux? Pourquoi M. Eyssette a-t-il fini par se fâcher? Est-ce que Jac- ques avait peur de son père? Quel était le résultat de cette peur? De quoi s'aperçoit-on un jour au moment de se mettre à table? Qu'est-ce que Jacques propose? Qu'est-ce qu'il prend? Que dit M. Eyssette? Est- ce que Mme Eyssette demande à Jacques de ne pas casser la cruche? Que dit Jacques à son père? Quel air a-t-il quand il sort? Est-ce que Jacques revient vite? Qui commence à s'énerver? Que dit M. Eyssette? Qui va voir? Est-ce que M. Eyssette s'est trompé? Où est Jacques? Que dit-il quand il voit son père? Comment appelle-t-on cette histoire dans la famille Eyssette? MON FRÈRE JACQUES M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x singulier, en larmes, incapable, hausser les épaules, une cruche Un singulier enfant que mon frère Jacques! Le soir, le matin, le jour, la nuit, en classe, à la maison, en promenade, il pleurait toujours, il pleurait par- tout. Quand on lui disait: "Qu'as-tu?" il répondait, les larmes aux yeux: "Je n'ai rien." Et le plus intéressant, c'est qu'il n'avait vraiment rien. C'était une habitude, voilà tout. Pauvre Jacques! il n'était pas heureux. Notre père, M. Eyssette, fatigué de le voir toujours en larmes, a fini par se fâcher. On entendait tout le jour: "Jacques, tu es un âne!" C'est parce que le mal- heureux Jacques, quand son père était là, était incapable de rien faire. M. Eys- sette lui portait malheur. Ecoutez la scène de la cruche. Un soir, au moment de se mettre à table, on s'aperçoit qu'il n'y a plus d'eau dans la maison. — Si vous voulez, j'irai en chercher, dit ce bon enfant de Jacques. Et le voilà qui prend la cruche, une grosse cruche solide. M. Eyssette hausse les épaules. — Si c'est Jacques qui y va, dit-il, la cruche est cassée. — Tu entends, Jacques, c'est Mme Eyssette qui parle de sa voix tranquille, ne la casse pas, fais bien attention, promets-le-moi! M. Eyssette reprend: — Oh, il la cassera tout de même. Ici on entend la voix de Jacques qui pleure déjà. — Mais enfin, pourquoi dois-je la casser?
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    — Tu nedois pas la casser, je te dis que tu la casseras, voilà tout, répond M. Eyssette. Jacques ne dit rien, il prend la cruche et sort avec l'air de dire: — Ah! je la casserai? Eh bien! nous allons voir! Cinq minutes, dix minutes passent, Jacques ne revient pas. Mme Eyssette commence à s'énerver. — Qu'est-ce qu'il lui est arrivé? — Rien, dit M. Eyssette. Il a cassé la cruche et il a peur de rentrer. Et il se lève et va ouvrir la porte pour voir. Il ne s'est pas trompé. Jacques est près de la porte, les mains vides. Quand il voit M. Eyssette, il pâlit et d'une voix faible, oh si faible "Je l'ai cassée", dit-il. Dans la famille Eyssette nous appelons cela "la scène de la cruche". D'après A . D a u d e t , Le Petit Chose Leçon 3 1. (Après l'ex. II.) Précisez ce que ces phrases expriment (l'ordre, la demande, la question, Vétonnement, la peur, la joie). Il faut respecter les vieillards. Ton ami est orphelin? Eteins la lumière, s'il te plaît! Calme-toi! Cet arbre va tomber, il va nous écraser! Comment, tu n'as pas lu "Les Misérables"? J'ai gagné un prix! 2. a) Dans les phrases que vous allez écouter relevez les mots de la même famille. Le chasseur lève son fusil et tire. Aide-moi, s'il te plaît, à soulever cette table. Ce bon vieillard élève une orpheline. Il est nécessaire d'enlever le chapeau quand on entre dans la maison. b) Dites ce que les mots lever, soulever, élever et enlever signifient. 3. a) Ecoutez des phrases et levez la main quand les verbes faire, venir et se mettre s'emploient devant un autre verbe à l'infinitif: Ce professeur nous fait le cours d'histoire. Ma dent me fait très mal, je ne peux plus supporter cette douleur. Mes parents veulent me la faire arra- cher. Un bruit de pas se fait entendre. "C'est un lion qui vient", a dit le chasseur. Je viens chercher mon fusil. Le chasseur se met à tirer des coups , de fusil. Les élèves se mettent en rang. Un grand garçon s'est mis à battre un petit. b) Dites ce que veut dire: me la faire arracher, se faire entendre, venir chercher, se mettre à tirer, se mettre à battre. 4. Précisez le temps des verbes et donnez leur infinitif: il fut, il fit, il mit, il vit, il vint.
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    il roula —il roulera, il donnera — il donna, il pensa — il pensera, il respira — il respirera. 6. (Après l'ex. 13.) Devinez qui parle: une fille ou un garçon. Je suis forte en langues étrangères. Je suis fou de joie. Je suis orphelin. Je suis Allemand. Je suis Italienne. 7. Vous allez écouter des phrases, répétez le groupe verbal. M o d è l e : Plusieurs prisonniers ont réussi à s'évader du camp de concentration — ont réussi à s'évader. Tout le monde respecte beaucoup ce vieillard. L'enfant promet d'être sage. II est temps de se coucher, j'ai sommeil. L'histoire de cet orphelin me rend triste. Le récit de ce chasseur m'a fait oublier ma douleur. 8. Ecoutez un dialogue et répétez-le de mémoire. (Сначала преподаватель читает весь диалог и объясняет то, что непонятно. Затем он читает одну реплику, и учащиеся повторяют ее хором. После того как диалог прочитан таким образом, учащиеся воспроизводят его целиком и наконец рассказывают его по лицам.) A: As-tu déjà lu le livre que je t'ai donné? B: Pas encore, mais je ne suis pas loin de la fin. C'est un livre formidable! A: Ah, bon. Il te plaît à toi aussi? B: Et comment! Je n'ai jamais rien lu de plus beau. A: Tu as raison. Je vais le relire. 9. (Après l'ex. 21.) Dites ce que signifient: a) les mots de la même famille: voir — vu — vue (f) J'ai la vue faible. A la vue d'un tigre le chasseur a tiré. garder — gardien (m) Le gardien a aidé les prisonniers à s'évader. s'évader — évasion (f) Le prisonnier a longtemps préparé son évasion. attendre — attendu — inattendu On n'attendait pas le docteur. C'était une visite inattendue, violon (m) — violoniste (m) Paganini était un célèpre violoniste. b) les synonymes: surpris = étonné Tu as fouillé dans ma table, j'en suis surpris.
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    с) les mots:un compagnon, un trou et gagner: J'ai eu un compagnon de voyage très sympathique. La souris peut passer par un tout petit trou. J'ai gagné un prix à la loterie. Mon frère gagne beaucoup d'argent. Autrefois, les enfants de pauvres commençaient à travailler très tôt pour gagner leur vie. 10. Vous aimez, sans doute, les livres d'Alexandre Dumas. Savez-vous qu 'il a écrit non seulement un très grand nombre de romans, mais aussi des récits très intéressants. Ecoutez un de ces récits. Voici son titre: "Un étrange prisonnier". De quoi s'agit-il qu'en pensez-vous? A présent écoutez le récit et dites si vous avez bien deviné son contenu. (Рассказ читается учителем один раз в среднем темпе.) UN ÉTRANGE PRISONNIER M o t s n o u v e a u x détacher, imprudent, l'imprudence, profiter, second Dans la prison de Berne se trouvait un prisonnier condamné à mort. Une nuit, il se mit à faire un trou dans le mur. Après de longues heures de travail, il entendit que, de l'autre côté du mur, on travaillait aussi, cela lui donna de l'espoir. "C'est un malheureux comme moi, pensa le prisonnier, s'évader ensem- ble, ce sera plus facile." Cependant, le travail avançait, son compagnon travaillait avec énergie, mais il était imprudent: les pierres qu'il détachait roulaient avec bruit et sa respira- tion se faisait entendre avec force. Le condamné à mort faisait tout son possible pour terminer au plus vite le travail car l'imprudence de son compagnon pouvait, d'un moment à l'autre, trahir leur évasion. Heureusement, il restait peu de chose à faire. Une grosse pierre seule restait. Cinq minutes après, elle roula de l'autre côté. Le prisonnier respira de l'air frais, il vit que ce secours inattendu venait d'un fossé qui touchait au mur de la prison. Le prisonnier voulut passer par le trou, mais, tout à coup, il rencontra un ours qui faisait, de son côté, tout son possible pour passer par le trou. A Berne, à cette époque-là, le fossé qui touchait au mur de la prison était habité par des ours. Le prisonnier devait choisir: revenir dans la prison ou passer devant un ours. Il choisit le second. A la vue inattendue d'un homme, l'ours s'arrêta. Le prisonnier profita de ce moment et s'évada. Le lendemain, le gardien de la prison qui vint chercher le condamné à mort fut tout effrayé de voir un énorme ours couché sur la paille du prisonnier. D'après A. D u m a s, Voyages en Suisse
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    //. a) Choisissezles phrases qui correspondent au texte. Une nuit, un prisonnier de la prison de Berne se mit à faire une corde pour s'évader. Une nuit, le prisonnier se mit à faire un trou dans le plancher. Une nuit, le prisonnier se mit à faire un trou dans le mur. Après de longues heures de travail, il entendit des voix. Après de longues heures de travail, il entendit que, de l'autre côté du mur on travaillait aussi. Le travail dura de longues heures, enfin le prisonnier vit de la lumière. "C'est un autre prisonnier", pensa-t-il. "C'est un de mes amis qui veut m'aider", pensa-t-il. "Ce sont des ouvriers qui réparent les murs", pensa-t-il. Son compagnon travaillait lentement, parce qu'il était prudent. Son com- pagnon ne travaillait plus. Son compagnon travaillait avec énergie, mais il était impmdent. Le prisonnier se dépêchait car le gardien pouvait découvrir le trou. Le prisonnier se dépêchait car l'imprudence de son compagnon pouvait les trahir. Le prisonnier ne se dépêchait pas. Le prisonnier vit que le trou menait dans le fossé qui touchait au mur de la prison. Le prisonnier vit que le trou menait dans le corridor de la prison. Le prisonnier vit que le trou menait dans la cour de la prison. Tout à coup, le prisonnier aperçut le gardien de la prison. Tout à coup, le prisonnier aperçut son ami. Tout à coup, le prisonnier aperçut un ours. Le fossé était habité par des ours. Le fossé était habité par des chiens. Le fossé était habité par des tigres. A la vue d'un homme, l'ours se jeta sur lui. A la vue d'un homme, l'ours s'arrêta. A la vue d'un homme, l'ours revint dans le fossé. Le prisonnier s'évada. Le prisonnier revint dans la prison. Le prisonnier se cacha dans le fossé. Le lendemain, le gardien trouva le prisonnier. Le lendemain, le gardien ne trouva personne. Le lendemain, le gardien trouva un ours énorme. b) Résumez le récit. Inventez une autre fin à ce récit. 12. (Après l'ex. 24. ) Narration. Vous avez entendu parler du gratul écrivain de notre temps Romain Rolland. Il a écrit plusieurs romans parmi lesquels le plus célèbre est "Jean- Christophe". Romain Rolland connaissait bien notre pays, il y est venu. Il aimait beaucoup la littérature russe et était un grand ami de Gorki. Voici un extrait de son roman "Jean-Christophe". Ecoutez le récit, puis écrivez-en le résumé en déve- loppant les idées suivantes. (Текст читается два раза. Фразы записываются на доске.)
  • 241.
    A l'âge dequatorze ans, Christophe gagnait déjà sa vie c o m m e violoniste, mais il n'était pas heureux. Un jour, Christophe fait la connaissance d'un garçon qui lui plaît beau- coup. Christophe et Otto parlent de leur vie et y trouvent beaucoup de commun. Le'soir, dans le bois, Christophe propose à Otto d'être son ami. La nuit, Christophe pense à son nouvel ami. Il est heureux, il n'est plus seul. CHRISTOPHE TROUVE UN AMI G r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x au cours de, il avoue, à travers, se servir, se serrer la main Jean-Christophe a quatorze ans. Depuis trois ans déjà, il gagne sa vie com- me violoniste au théâtre de la ville. Mais il n'est pas heureux. Il n'a pas d'amis. Il est toujours seul. Un dimanche, au cours d'une promenade en bateau, il fait la connaissance d'un jeune garçon. Christophe l'invite dans une auberge... A l'auberge, Christophe lui raconte les difficultés de sa vie et Otto, c'est le nom du garçon, avoue qu'il n'est pas heureux non plus. Ses parents ne le com- prennent pas. Christophe connaît ce malheur. Les parents d'Otto veulent faire de lui un commerçant. Mais lui, il veut être poète. Il avoue qu'il écrit des vers; mais il ne peut pas se décider à les dire à Christophe. A la fin cependant, il en récite deux ou trois. Christophe les trouve bons. Les garçons s'admirent l'un l'autre. Le talent musical de Christophe plaît à Otto ainsi que sa force et son courage. Christophe aime beaucoup l'élégance d'Otto, ses grandes connaissances qui lui manquent. L'après-midi s'avance. Il faut partir. Christophe et Otto sortent dans la rue. L'ombre du soir recouvre le bois de sapin. Ils y entrent. Ils ne se parlent pas... Tout est silencieux. Les derniers rayons du soleil passent à travers les branches des sapins. Il se fait sombre. Christophe prend la main d'Otto et demande très bas: — Est-ce que vous voulez être mon ami? Otto murmure: — Oui. Ils se serrent la main. Leurs cœurs battent. Christophe revient seul dans la nuit. Son cœur chante: "J'ai un ami. J'ai un ami." II ne voit rien. Il n'entend rien. Il ne pense à rien d'autre. Il tombe de sommeil et s'endort. Mais il se réveille deux ou trois fois dans la nuit. Il se répète: "J'ai un ami", et il se rendort. D'après R. R о 1 I a n d, Jean-Christophe
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    Leçon 4 /. (Aprèsl'ex. 9.) Dites quelle est la différence entre ces mots du point de vue de la prononciation et du sens: fou — chou — joue — loup — tout — doux — cou — sous pot — mot — dos — beau — veau — tôt foin — point — moins — loin — coin château — chapeau 2. a) Dans les phrases que vous allez écouter relevez les mots de la même famille et notez-les. (Преподаватель сразу читает группу фраз с однокоренными словами.) Les paysans cultivent les légumes. Dans cette jolie maison habitent un cultivateur et sa famille. C'est un homme laborieux, la terre de son jardin est bien cultivée. Mon père travaille dans l'industrie. Lyon est une ville industrielle. Les peuples du monde entier luttent pour la paix. Les pays de l'Europe sont très peuplés. Je n'ai pas le temps de m'ennuyer. L'ennui est pour ceux qui n'ont rien à faire. Ce livre est ennuyeux, je ne veux pas le lire. Il faut faire la guerre aux mauvaises habitudes. Les paysans s'habituent dif- ficilement à la vie dans une ville. Ranger la chambre est un travail habituel. Le climat de la France est doux. Parle doucement, l'enfant dort. Les bois sont silencieux en hiver. J'aime le silence et le calme de la campagne. b) Dites ce que signifient les mots: cultiver — cultivé — un cultivateur; l'industrie — industriel; un peuple — peuplé; s'ennuyer — l'ennui — ennuyeux; une habitude — habituel — s'habituer; doux — doucement; le silence — silencieux. 3. Ecoutez des phrases et traduisez les mots paille, campagne, province. Il faut porter de la paille et du foin dans le grenier. Un vieillard à chapeau de paille se promenait dans le jardin. Mon grand-père habite une maison de campagne. Dimanche on va à la campagne. Les provinces françaises sont très variées. C'est un médecin de province. 4. Précisez le temps des verbes suivants: il s'arrêta — il s'arrêtera; il demanda — il demandera; je rentrerai —je rentrai; tu logeas — tu logeras; je m'habituai —je m'habituerai. 5. (Après l'ex. 14.) Répétez ces phrases de mémoire. Le climat de la France est varié. Le climat de la France est varié: au nord, à l'ouest et au sud il est maritime. Le climat de la France est varié: au nord, à l'ouest et au sud il est maritime, au centre et à l'est il est continental.
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    6. Ecoutez desphrases, répétez le groupe du complément. M o d è l e : Le facteur a apporté des journaux et des lettres — des journaux et des lettres. On logea les soldats dans le village. Il faut apporter du foin et de la paille. On monte au grenier par une échelle. Je me suis habitué à la vie campa- gnarde. L'air montagnard est utile pour la santé. Les touristes ont admiré des châteaux et des églises anciens. 7. (Après l'ex. 19.) Dites ce que signifient: a) les mots de la même famille: gai — gaieté (f) Le 31 décembre c'est la gaieté partout. promettre — promesse (f) Il faut toujours tenir sa promesse. ferme (f) — fermier (m) — fermière (f) Le fermier et la fermière habitent leur ferme. honte (f) — honteuse C'est honteux de battre les petits. Il est honteux de sa mauvaise conduite, paix (/) — paisible — paisiblement Les soldats gardent la vie paisible du pays. N'ayez pas peur des vaches, elles mangent paisiblement et ne vous feront pas de mal. b) les synonymes: boutique (f) = petit magasin (m) Il y a une boutique dans ce village. c) les antonymes: haïr Ф aimer Tout le monde hait la guerre. d) le mot polysémique (à plusieurs significations): entraîner Les entraîneurs entraînent les sportifs. Le chien entraîne son maître vers un autre chien. e) les mots un pré, une ceinture, s'élancer et l'expression mettre dehors: Les vaches mangent de l'herbe dans un pré. L'officier porte un revolver à la ceinture. Un voleur court, l'agent de police s'élance à sa poursuite. Enfants, votre père dort, si vous faites trop de bruit, on va vous mettre dehors.
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    8. Vous allezécouter le commencement du récit "Maison à vendre". Devinez quelle est sa fin. MAISON À VENDRE M o t s n o u v e a u x un écriteau, pourtant, un potager Au-dessus de la porte du jardin on voyait depuis longtemps un écriteau: Maison à vendre. La maison semblait abandonnée, tant il y avait du silence autour. Quelqu'un habitait là pourtant. Une petite fumée montait de la cheminée. Dans le jardin, on voyait des allées bien droites et des instruments de jardinier près de la maisonnette. C'était une maison de campagne. Il y avait des pots à fleurs sur le sable chaud et blanc. Le jardin était tout au soleil. Il y avait des arbres fruitiers et un potager. Et au milieu de tout cela, dans ce calme, un vieux, à chapeau de paille, qui travaillait ou se promenait dans les allées. Ce vieux ne connaissait personne dans le pays. Parfois, quelque passant s'ar- rêtait, lisait l'écriteau et sonnait à la porte. D'abord, la maison restait silencieuse. Enfin un bruit de pas s'approchait lentement du fond du jardin, et le vieux ouvrait la porte d'un air furieux: — Qu'est-ce que vous voulez? — La maison est à vendre? — Oui, répondait le vieux, oui ... elle est à vendre, mais on en demande très cher. Ses yeux vous mettaient dehors et il restait là, comme un dragon qui garde son jardin. Alors, les gens s'en allaient et se demandaient à quel fou ils avaient affaire et pourquoi il y avait cet écriteau si l'on ne voulait pas vendre la maison. Contrôle de la compréhension 9. Posez six questions sur le texte et répondez-y. 10. Décrivez la maison du vieux. 11. Dites si le vieux veut vendre sa maison et prouvez ce que vous dites en vous basant sur le texte. 12. Voici la fin du récit. Dites si vous l'avez bien devinée. MAISON À VENDRE (suite) M o t s n o u v e a u x s'installer, serrer Un jour, quand je passais près de la petite maison, j'entendis des voix animées:
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    — Il fautvendre, papa, il faut vendre... Vous l'avez promis. Et la voix du vieux, toute triste. — Mais, mes enfants, moi aussi, je veux la vendre, puisque j'ai mis l'écri- teau. J'appris ainsi que c'étaient ses fds et leurs femmes, de petits commerçants parisiens, qui voulaient vendre la maison. Maintenant, ils commençaient à trou- ver que cela durait trop longtemps. Ils venaient tous les dimanches pour voir si le vieux tenait sa promesse. Le soir, tout le monde s'en allait. Alors, le vieux ren- trait bien vite et refermait tout heureux sa porte. Pendant huit jours, la maison redevenait silencieuse. Dans le petit jardin brûlé de soleil on n'entendait que les pas lourds du vieux sur le sable des allées. Ses enfants comprenaient bien que le vieux faisait tout pour ne pas vendre la maison. Enfin, une de ses belles-filles s'installa chez lui. Elle ouvrait la porte, bavardait avec les passantes, les attirait vers la maison, leur souriait comme pour dire: — Entrez... voyez... la maison est à vendre! Mais l'écriteau restait toujours à la même place. C'était le moment de la guerre, et les acheteurs ne venaient pas. Cette année-là, quand je suis venu à la campagne, j'ai retrouvé la maison, mais l'écriteau n'y était plus. C'est fini: la maison était vendue! A la place de la porte grise, une porte verte. Ce n'était plus le jardin d'autre- fois, et au milieu de ce nouveau jardin un gros homme rouge, assis sur une chaise et une énorme dame qui criait. Et dans la petite maison, un piano jouait des valses et des polkas. Cette gaieté me serrait le cœur. Je pensais au pauvre vieux qui se promenait là si heureux, si tranquille, et qui était maintenant à Paris au fond de quelque boutique. D'après A. D a u d e t, Contes du lundi 13. En vous basant sur le texte prouvez que: 1ечvieillard était heureux dans sa petite maison calme; le vieux ne voulait pas vendre sa maison; ses enfants le forçaient à vendre la maison; l'auteur avait de la sympathie pour le vieillard et le plaignait. 14. Faites le plan du texte. 15. Résumez le récit d'après votre plan. 16. Ecoutez le dialogue et dites ce qu 'un touriste peut trouver en France.
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    APRÈS LE VOYAGEEN FRANCE M o t s n o u v e a u x un site, un hameau, la solitude, refuser. André vient de rentrer dans son pays après un voyage à travers la France. Il parle de ses impressions à son amie Catherine. C a t h e r i n e : Alors, André, te voilà rentré de ton long voyage à travers la France. Visiter la France, c'était ton rêve. Tu dois être heureux d'avoir pu enfin le réaliser. Après un séjour de trois mois, tu dois connaître ce pays? A n d r é : Mais non. Il y a tant de choses à voir en France qu'on ne pourrait le faire en trois mois. C a t h e r i n e : Alors, la France, sans être aussi vaste que certains autres pays que tu as visités, t'a plu? A n d r é : Certainement. En France il y a tant de choses à voir que le touriste ne sait pas toujours par quoi commencer: Est-ce par Paris, la ville lumière, ou les Châ- teaux de la Loire? Est-ce par la Provence et la Côte d'Azur ou les lacs d'Auvergne et les cascades de Jura? C a t h e r i n e : Certes! La France, dit-on, est une personne aux multiples visages. Mais toi, qu'as-tu vu au cours de ta longue tournée à travers ce pays? A n d r é: A Lacq, j'ai visité une usine d'aluminium, à Lyon — une fabrique de textile, et à Marseillele — le port. C a t h e r i n e : Alors, je vois que tu n'a pas perdu ton temps. As-tu fait quel- ques excursions? A n d r é : Dans les Alpes, j'ai visité plusieurs centres de sport d'hiver. С a t h e r i n e: Ah! Les Alpes! Il y a là des sites que je recommande à ceux qui cherchent la solitude! A n d r é : Dans ce cas-là, n'oublie pas la Camargue et ces hameaux de Breta- gne où la vie n'a pas changé depuis des siècles. J'ai aidmiré des théâtres, des musées, des casinos, des hôtels où il y a beaucoup de touristes. C a t h e r i n e : N'oublie pas que les touristes sont souvent attirés par la bonne cuisine de France. A n d r é: En effet, en France, chaque province a ses vins et sa gastronomie. Mais on ne peut pas dire que c'est le principal. C a t h e r i n e : C'est certain. Je veux dire seulement que chacun trouve en France ce qu'A cherche. Que tu désires faire du ski, te reposer, ou flâner dans les rues de Paris, la France ne te refuse rien. D'après A. B o n n e s o r r é e , Parlez avec nous 17. Dites: — qui parle à qui?
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    — quel paysAndré a visité, s'il y a beaucoup de choses à voir en France, ce que André a visité, s'il a fait des excursions, s'il aime la solitude, ce qu'il préfère, si la cuisine française est bonne, si chaque touriste peut trouver en France ce qu'il veut. 18. Ecoutez le dialogue encore une fois et précisez: — ce que le touriste a à voir en France, — où il faut aller si on aime la solitude, — ce qu'on fait dans les Alpes. 19. (Après l'ex. 26.) Narration. Ecoutez un récit, puis écrivez-en une narration en développant les idées suivantes. (Фразы записываются на доске. Текст читается два раза в среднем темпе.) Une pauvre fillette de douze ans travaille dans une ferme. La fillette garde les vaches et les moutons. La fermière ne permet pas à sa petite bergère de jouer et de bavarder avec d'autres enfants. Non loin du pré où la fillette garde ses vaches et ses moutons, il y a un autre pré où un garçon de son âge garde ses bêtes. Le garçon veut jouer avec la fillette, mais elle a peur de sa maîtresse. Les chiens des enfants se battent souvent. Le garçon accourt avec son chien. Le chien de la fillette l'entraîne dans un fossé et la fillette salit sa robe. Les enfants lavent la robe et la font sécher. Au moment de revenir à la ferme, la fillette ne retrouve pas sa robe. Le garçon trouve la robe dans la bouche d'une vache. UNE AVENTURE M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x une vase, une robe étalée, ruminer, qui pendait (pendre) La fillette de douze ans, qui raconte cette histoire, est bergère dans une ferme, elle garde les bêtes. A côté de notre pré, il y avait un autre où un petit berger de mon âge gardait trois vaches et quelques moutons. De son pré, ce petit berger m'appe- lait souvent, mais je ne lui répondais jamais. C'est parce que la fermière ne me
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    permettait pas déjoueret de bavarder avec d'autres enfants. De plus nos chiens se haïssaient et se battaient chaque fois qu'ils se rencontraient. Alors, j'ai atta- ché mon chien à ma ceinture par une corde. Mais le malheur m'attendait. Je m'ennuyais beaucoup d'être toujours seu- le. Un jour, je me suis rapprochée du pré du petit berger, et à mon tour, j'ai appelé le berger. Il a accouru tout joyeux; mais son chien accourait plus vite encore, alors mon chien s'est élancé vers lui et comme il était attaché à ma ceinture, il m'a entraînée et je suis tombée dans un fossé plein de vase. C'est avec des rires que le garçon m'a aidé à laver ma robe dans la rivière. ...Puis, ma robe bien étalée sur les branches basses d'un pommier, je suis revenue dans mon pré accompagnée du berger, heureuse comme lui de notre bonne camaraderie. Nos chiens, honteux de leur mauvaise conduite, n'avaient plus envie de se battre. Mais le malheur continuait de m'attendre. A l'heure de midi, comme il me fallait rentrer à la ferme, j'ai voulu repren- dre ma robe, qui devait être sèche; mais elle n'était plus sur le pommier ni dans l'herbe. Où pouvait-elle bien être? Tombée dans la rivière? C'était possible. Quel malheur! Le petit berger était aussi triste que moi et tout à coup il a couru vers l'une des vaches qui ruminait paisiblement avec quelque chose que lui pendait de la bouche. C'était ma robe que la vache mangeait! Il n'en restait plus que la moitié. Cette fois, à la place du rire, c'étaient de chaudes larmes qui me sont venues. D'après M. A u d о u x, Un cœur pur Leçon 6 1. (Après l'ex. 10.) Précisez ce que ces phrases expriment: l'ordre, la demande, l'in- terrogation, l 'étonnement, la peur, la joie. Vraiment, notre guide ne connaît pas les chefs-d'œuvre du Louvre. Ne pourriez-vous pas me lire cet écriteau, je n'ai pas de lunettes? La semaine prochaine, nous aurons une rencontre avec les représentants de la ville de Marseille, c'est très intéressant! Tu as déjà offert des cadeaux à tes pa- rents? Arrêtez ce passant, il a laissé tomber son portefeuille! Non, je n'irai pas dans la forêt le soir, il y fait trop sombre! 2. a) Dans les phrases que vous allez écouter relevez les mots de la même famille et notez-les. J'ai rencontré beaucoup de passants dans la rue. Quand aura lieu la ren- contre avec les lycéens français?
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    Ma mère estallée au marché. Ce marchand vend de beaux légumes. Sa marchandise est toujours fraîche. Tout le monde admire le courage des soldats russes. Les aviateurs sont des hommes courageux. Tout le monde connaît les noms des héros de la Grande Guerre nationale. Les connaissances des savants sont grandes. Je voudrais faire la connais- sance d'un Français de mon âge. Alexandre Dumas est un écrivain très connu. Fumer est une mauvaise habitude. D'habitude, je me lève tôt. Les marins sont habitués à vivre en mer. Les objets habituels ne nous intéressent pas. On a écrit à cet homme qu'il avait reçu un héritage. Le vieillard a mis un écriteau à sa porte. Le regard de ce chien est bien triste. Les passants regardent les vitrines. Mon père est employé au ministère. Il faut employer l'article devant le nom. b) Dites ce que signifient les mots: rencontrer — la rencontre; le marché — le marchand — la marchandise; le courage— courageux; connaître — la connaissance — connu; l'habitude — d'habitude — habitué — habituel; écrire — l'écriteau; le regard — regarder; l'employé — employer. 3. Ecoutez des phrases et traduisez les mots polysémiques. As-tu une carte de la France? J'ai reçu une jolie carte postale de mon ami qui habite en France. Un beau film à la télé — ce n'est pas une raison pour ne pas faire les devoirs. On a raison de dire que les voyages sont très inté- ressants. Mon grand-père est décoré de trois ordres. Le capitaine a donné l'ordre de mettre les canots à la mer. Ta chambre est toujours en ordre. 4. Levez la main quand le verbe est au plus-que-parfait: nous avons cultivé, nous avions nourri, vous aviez versé, vous avez versé, vous avez offert, vous vous êtes ennuyés, vous vous étiez habitués, vous vous êtes écriés, vous vous étiez calmés, j'avais brossé, j'ai battu, j'ai pro- mis, j'avais permis, nous avions sommeil, nous avons rendu, vous avez rencontré, vous aviez fondé. 5. Précisez le temps des verbes. (Учитель медленно читает фразы, учащиеся назы­ вают время глагола.) Le marchand vendra sa marchandise. Robert de Sorbon fonda l'Université de Paris. La grand-mère reçut la carte que sa petite-fdle lui avait envoyée. Vous avez plaint ce pauvre vieux. A l'occasion de l'anniversaire de la Vic-
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    toire, un grouped'aviateurs français qui avaient combattu en Russie arriva à Moscou. 6. (Après l'ex. 13.) Ecoutez des phrases et répétez le groupe de mots qui exprime le lieu. M o d è l e : On peut voir des bateaux russes arrivés à Marseille — à Marseille. Au port de Marseille il y a toujours des navires venus des pays les plus éloignés. Il faut porter du foin et de la paille au grenier. Le capitaine du navire se tient sur la passerelle. Les passagers se reposent dans les cabines. Mes grands-parents habitent la campagne. 7. Imaginez par qui les phrases suivantes peuvent être dites. Je peux vous faire de très beaux souliers. Mesdames et messieurs, regar- dez à droite, vous voyez devant vous le Pont-Neuf, le plus ancien pont de Paris. Silence, mes enfants, la leçon commence. Montre ta gorge, ma pe- tite! Notre navire vient de rentrer au port. Cette année le blé sera bon. 8. (Après l'ex. 19.) Dites ce que signifient: a) les mots de la même famille: transport (m) — transporter Cette auto transporte les malades, camion (m) — camionnette (f) Attention! Sachez que le suffixe -ette indique un objet plus petit! Cette camionnette transporte du linge à la blanchisserie, inviter — invité (m) C'est l'anniversaire de ma mère, nous avons beaucoup d'invités aujourd'hui, circulation (f) — circuler Attention aux voitures, les autos circulent avec une grande vitesse, riche — richesse (f) Quelles richesses sont réunies au Louvre! b) les synonymes: rame (f) - train (m) du métro Chaque rame se compose de plusieurs wagons, lorsque = quand Lorsque la rame arrive à la station, les portes des wagons s'ouvrent auto- matiquement.
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    с) les motsun accident, confortable, extraordinaire et l'expression en bon état: Il y a eu un accident de voitures, par bonheur personne n'a été blessé. Cette nouvelle auto est très confortable. Cet homme a une mémoire extraordi- naire; il peut apprendre par cœur des livres entiers. Cette auto n'est pas neuve, mais elle est en bon état, on peut l'acheter. 9. Ecoutez un texte où il s'agit du métro de Paris, dites si le métro de Paris est différeru de celui de Moscou. L'ARRIVÉE D'UN PROVINCIAL À PARIS M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x commode, la bouche du métro, le sous-sol, les fondations, un hall, arra.cher Le métro à Paris est vieux. Il n'est pas très beau, mais il est commode. Son architecture est simple. Les tunnels des stations sont blancs, couverts d'afïiches. Les wagons, petits mais confortables, sont pleins de monde. Au milieu de cha- que rame il y a un wagon qui est presque vide. C'est un wagon de lr e classe. Qn passe sur le quai par une porte qui se ferme automatiquement quand la rame entre dans la station et ne s'ouvre que lorsque la rame a quitté la station. Me voici à la gare de Lyon. Je savais que la bouche du métro devait être juste en face. Je cherchais, je ne voyais rien. Droit devant moi, il y avait bien un escalier qui descendait vers le sous-sol, mais cela ne pouvait pas être le métro. Un train, comment pouvait-il circuler sous les fondations mêmes d'une gare? Cet escalier devait conduire à un restaurant, ou, que sais-je, à des ateliers? Mais de très jeunes filles, des vieilles dames, des ouvriers montaient et descendaient. Je suis, moi aussi, descendu pour voir... Dans un hall il y avait un guichet. J'ai vu vingt personnes qui disaient un mot à la personne qui, de l'autre côté du guichet, attendait. Quel était ce mot? Que devais-je dire? Je savais par cœur ce que je devais prendre: Vincennes-Maillot, dans la direction Maillot, et descendre à l'Hôtel de Ville, voilà le programme. Venait un ouvrier. J'ai suivi. Il a montré du doigt "un" et il a dit "carnet". Alors, j'ai montré mon doigt, et j'ai dit "carnet". Le temps de dire ouf! et j'ava.is devant moi un carnet gris. Derrière moi, j'avais déjà cinq ou six personnes qui disaient qu'il fallait dormir dans son lit, et non au guichet du métro. Six hommes ont eu le temps de me dépasser dans un long couloir. Enfin, je me suis trouvé devant un employé. Je lui ai donné mon carnet. Il a arraché un ticket et m'a regardé d'un air qui voulait dire: "Ça va pour la première fois parce que vous êtes un provincial, mais la prochaine fois présentez-nous un ticket déjà tout prêt." D'après F. С a 1 i, Sortilèges de Paris
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    10. Décrivez lemétro de Paris. 11. Posez cinq questions sur le texte et répondez-y. 12. Résumez le texte de la part de ce provincial. 13. (Après l'ex. 28.) Ecoutez un récit. Voici son titre "Les hommes de la télé". De quoi s'agit-il, qu'en pensez-vous? LES HOMMES DE LA TÉLÉ G r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x un metteur en scène, de bonne humeur, il a beaucoup de mal à Une camionnette bleue où sont écrits les mots "Télévision française" s'arrête devant la porte d'un vieux château de Provence. Deux hommes avec de longs cheveux dans le cou et des lunettes noires descendent. Chris- tine, qui passe ses vacances de printemps chez sa grand-mère, les aperçoit la première. — La télévision ici, pense-t-elle, mais pourquoi? Elle court vers les deux hommes. Ses deux frères, Philippe, 17 ans, et Luc, 14 ans, la suivent. — Bonjour, mademoiselle, dit l'un des deux hommes. Nous voulons de- mander à votre grand-mère de nous permettre de montrer le château de Rou- magnou et toutes ses richesses à la télévision. — Mais bien sûr, je vais vous conduire près d'elle. Ma grand-mère ne peut plus marcher. Les voici près de la vieille dame. — Permettez-nous, madame, de nous présenter. Je m'appelle Frank Verlet... — Et moi Stéphane Lamy. Nous sommes des metteurs en scène de la télé- vision. On nous a dit que vous aviez de très beaux meubles du XVIIIe siècle et des objets extraordinaires. Aujourd'hui, nous venons seulement pour voir. Demain, nous reviendrons avec nos appareils et toute notre équipe. — Regardez tout ce que vous voulez. Et, bien sûr, nous vous gardons pour la nuit. On va s'occuper de vous, préparer vos chambres. — Merci mille fois, madame. C'est trop gentil. — Christine, fais visiter le château à ces messieurs. La jeune fille obéit avec joie. L'année dernière, elle a joué dans une pièce de Molière avec des élèves de sa classe. Depuis, elle rêve de théâtre et de cinéma. Peut-être ces metteurs en scène vont-ils remarquer ses longs cheveux blonds, son sourire, la couleur de ses yeux?
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    — Extraordinaires cesmeubles! admire Frank Verlet. — Vous pouvez le dire. Ce sont de très anciens meubles. — Et ce tableau. — C'est un Clouet. Les deux hommes regardent chaque chose de près. — Voulez-vous faire du cinéma, mademoiselle? demande tout à coup Frank Verlet à Christine. La jeune fille devient toute rouge. — Bien sûr, dit-elle. Après l'école... — Vous êtes très jolie, continue Frank. Et pour commencer, ou vous verra dans notre fdm sur Roumagnou. D'accord? — Bien sûr. Comme je suis contente! Je mettrai ma longue robe blanche. A huit heures, tout le monde se met à table. Madame de Roumagnou aime avoir des invités: elle est de très bonne humeur. Christine est heureuse. Philip- pe pense: "Pourquoi n'écrirai-je pas la musique de ce film?" Seul Luc ne dit rien. Il n'aime pas ces hommes, sans savoir pourquoi... Vers 11 heures, chacun monte dans sa chambre. Christine s'endort, elle rêve au lendemain. Philippe a des nouvelles musi- ques plein la tête. La vieille dame pense aux beaux jours passés à Roumagnou. Et Luc que fait-il? Caché derrière une porte, il regarde. Les deux hommes de la télévision ne sont pas restés longtemps dans leur chambre. Vite, sans faire de bruit, ils transportent dans leur camionnette des meubles et des objets d'art. Alors, le garçon se décide. Il prend sa bicyclette et court dans la nuit jus- qu'à la ville. Il a beaucoup de mal à expliquer son histoire à la police. — Venez vite, deux hommes volent ma grand-mère. — Ta grand-mère? — Non, ses meubles, ses tableaux... — Qui sont ces hommes? — Des gens de la télévision... Enfin, non, ils sont faux, mais ce sont de vrais voleurs. — Tout cela n'est pas très clair. — Mais dépêchez-vous! On va arriver trop tard. Je vous expliquerai. Enfin, les policiers se lèvent, prennent leur voiture et arrivent juste à temps pour arrêter les "metteurs en scène" . Pauvre Christine, pense Luc... Ce n'est pas encore pour demain son premier film. D'après E. G a b о u, Les hommes de la télé C o m m e n t a i r e un Clouet — имеется в виду одна из картин Жана Клуэ {известного художника XVI века)
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    14. Résumez lerécit de la part de Luc. 15. Dites ce que vous auriez fait à la place de Luc. 16. (Après l'ex. 34.) Narration. Ecoutez le texte «Une belle ferme» faites-en par écrit la narration. Voici le plan pour vous aider. 1. Une ferme flamande: la maison d'habitation. 2. D'autres bâtiments sur les côtés de la maison d'habitation: l'écurie, l'éta- ble, la bergerie. 3. D'autres bâtiments en face: les granges, les hangars. 4. La ferme à l'heure du petit déjeuner et plus tard. UNE BELLE FERME M o t s n o u v e a u x : un volet, une écurie, une bergerie, sain, une charrue, un laboureur, pondre (ont pondu), picorer Dans son carré de murs, au milieu des champs, la ferme flamande est une confortable demeure. Cela se voit tout de suite. A l'autre bout de la cour, voilà la maison d'habitation, avec ses volets verts, ses fleurs aux fenêtres, ses rosiers aux murs, et son air de propreté. Sur les côtés s'alignent des bâtiments: l'écurie pour les chevaux de labour, l'étable pour les vaches laitières, la bergerie où habitent les brebis et les agneaux. Tous ces animaux sont beaux et sains. En face, les granges contiennent le blé et l'avoine que mangent les chevaux. Dans les hangars il y a les machines agricoles: le tracteur, les charrues, la mois- sonneuse, et tous les outils. Pour l'instant rien ne bouge, car c'est l'heure du petit déjeuner; mais bientôt, laboureurs et bergers partiront pour les champs et les prés, et nous irons avec la fermière visiter la basse-cour. Déjà, dans le poulailler, la volaille s'agite; plusieurs poules ont pondu. Ecoutez les cris et les chants. Vite on leur ouvre la porte et on les laisse picorer au grand soleil. D'après G. Mauger. Leçon 7 1. (Après l'ex. 12.) Dites quelle est la différence entre ces mots du point de vue de la prononciation et du sens: dur — mur — sur rare — tard — car — (il) part
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    2. a) Dansles phrases que vous allez écouter, relevez les homonymes. Les cours commencent à neuf heures. La cour de notre maison est bien propre. Au cours de la réunion de notre cercle, Michel a fait un rapport très intéressant. Michel court trop vite, je ne peux pas le rattraper. Il est tard déjà, il faut fermer les volets. L'avion volait au-dessus des nuages. Mon frère a vingt ans. Les Français boivent du vin à chaque repas. M. Morrel vint à bord du "Pharaon". b) Traduisez les mots: la cour — le cours — il court; le volet — il volait; vingt — le vin — il vint. 3. Ecoutez des phrases et traduisez les expressions avec les verbes faire et mettre. Pendant les vacances, j'ai fait la connaissance de plusieurs Français. C'est un beau film, pour le voir, on fait la queue devant le guichet. Je n'aime pas faire les commissions. J'ai rencontré mon ancien ami, il a fait mine de ne pas me reconnaître. L'avion fait peur à cette vieille dame. Mon ami me fait signe de le suivre et entre dans le magasin. La fermière a fait entrer le vieillard dans la maison. Le chauffeur a mis le moteur en marche. Le détachement de partisans s'est mis en route. On attend des invités, maman met les couverts. Les invités sont arrivés et on s'est mis à table. 4. a) Ecoutez des phrases et levez la main quand le mot train entre dans l'expression être en train de... J'aime les voyages en train. Quand nous sommes arrivés, mon voisin était en train de dormir. On est en train de faire ses adieux. Le train a du retard. Je suis en train de faire mes valises. b) Dites ce que cette expression veut dire. 5. Ecoutez des phrases et traduisez les mots vu(e) et peine. Les passants ont vu le "Pharaon". La vue qui s'ouvre des Monts Vorobievy est belle. J'ai une mauvaise vue. A la vue d'un navire qui était en train d'entrer au port, les passants sont accourus. Je suis à peine arrivé. Ce n'est pas la peine de lui en parler. Ce vieillard marche avec peine. 6. Vous savez ce que le préfixe dé- (dés-) signifie. Précisez alors la différence entre les mots: armer — désarmer; habiller — déshabiller; chausser — déchausser; cou- vrir — découvrir. I C C 2 5 5
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    7. (Après l'ex.14.) Précisez le temps des verbes: il rendra — il rendrait — il rendait; nous désarmons — nous désarme- rons — nous désarmerions; vous vous séparez — vous vous sépariez — vous vous sépareriez; tu t'agitais — tu t'agiterais — tu t'agiteras. 8. Ecoutez des phrases et répétez le groupe de mots qui exprime le temps. M o d è l e : Quand la guerre fut déclarée, le fils Sauvage partit au front — quand la guerre fut déclarée. Quand les Allemands avaient occupé Paris, la lutte clandestine a com- mencé. Lors de la Seconde Guerre mondiale, des milliers et des milliers de combattants ont pris part à la lutte contre les fascistes. Lors de l'anniver- saire de la Victoire, on a mis une plaque commémorative en l'honneur des combattants de la Résistance. Le lendemain de l'arrivée du "Pharaon", Dantès a été arrêté. La veille du départ de l'expédition tout le monde s'est réuni à bord du "Duncan". 9. (Après l'ex. 19.) Dites ce que signifient: a) les mots de la même famille: déclarer — déclaration (f) Après la déclaration de la guerre, tous les jeunes gens ont été mobilisés. p l u i e (f) — p l u v i e u x , p l u v i e u s e C'était une journée pluvieuse d'automne. é t o n n é — é t o n n e m e n t (m) Au grand étonnement de ses maîtres, Jean a bien passé tous les examens. r è g l e (f) — régulier, - è r e Les rames arrivaient à intervalles réguliers. d é c o r e r — d é c o r a t i o n (f) Ce partisan a trois décorations: l'ordre du Drapeau Rouge et deux ordres de l'Etoile Rouge. é t u d i e r — é t u d i a n t (m), -e (f) Mon frère est étudiant à l'Université. s o u p i r (m) — s o u p i r e r "La plupart de mes camarades ont péri", dit l'ancien combattant de la Ré- sistance et il soupire tristement, c o n d u i r e — r e c o n d u i r e Nous avons reconduit nos amis à la gare. b) les mots une prairie, une sentinelle, une méprise, isolé, imaginer: J'ai aperçu mon ami au loin, j'ai couru après lui, je lui ai donné une tape sur l'épaule et j'ai crié à son oreille: "Salut, mon vieux!" Il s'est
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    retourné. Quelle méprise!Je me suis trompé: ce n'était pas mon ami. La prairie est couverte d'herbe, les vaches y viennent pour manger. Le général a choisi une maison isolée, située loin de toute autre maison et a mis une sentinelle à sa porte qui devait la garder jour et nuit. Imagi- nez l'étonnement du général quand il a vu des partisans dans la maison. 10. Ecoutez un récit et tâchez de répondre aux questions suivantes: Qui attendait la veuve Jacobé? Qui est venu un soir chez elle? Pourquoi Г a-t-elle si bien reçu? Qu'est-ce qui est arrivé à son fils? UN FILS DE VEUVE M o t s n o u v e a u x une veuve, une auberge, une déception, tenter, espérer La maison de la veuve Jacobé se trouvait près de la gare de chemin de fer. La veuve Jacobé n'était venue y habiter qu'après le départ de son fils Aristide au front. Elle avait choisi cette maison parce qu'elle était tout près du chemin de fer. Il semblait à la bonne dame que de cette façon elle était plus rapprochée de son garçon. La pauvre femme avait eu d'abord des lettres à des intervalles réguliers. Puis, les lettres étaient devenues rares. La dernière lettre était du 30 août. Puis, plus rien; un silence absolu. Mais elle attendait toujours. Tous les soirs, dans la petite salle à manger, elle préparait un souper froid, mettait un couvert, puis elle attendait. Un soir, par une nuit pluvieuse et très sombre, le dernier train entra en gare. Un jeune soldat en descendit. Il paraissait très fatigué. Comme il ne pou- vait continuer sa route que le lendemain, il chercha une auberge. Il ne voyait rien et marchait avec peine. A la fin, il vit dans la nuit une fenêtre éclairée. Le soldat pensa que c'était l'auberge qu'il cherchait. Il s'approcha de la maison et sonna. La fenêtre éclai- rée s'ouvrit, une tête de femme apparut et s'écria: — Oh, cher enfant, c'est donc toi, enfin! La porte fut ouverte, et le soldat se trouva devant une vieille femme à cheveux gris, qui souleva la lampe, le regarda avec étonnement et dit: — Mon Dieu! ce n'est pas lui. — Excusez-moi, Madame, répondit le soldat. Je me suis trompé de porte. Mme Jacobé était restée paralysée par la déception. Pourtant quand elle vit ce jeune soldat fatigué qui avait le même âge qu'Aristide, les larmes coulèrent de ses yeux.
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    — Entrez toutde même, reprit-elle enfin. Je ne peux pas laisser dehors un de nos soldats par un temps pareil. Elle le fit entrer, lui enleva son sac, lui servit le souper froid préparé pour Aristide, et tout ce temps, elle lui parlait de son fils disparu. Après le souper, elle le conduisit dans la chambre de son garçon. Puis le lendemain matin, lors- que le jeune soldat se prépara à partir, elle lui servit encore un bon déjeuner et recommença à lui conter l'histoire d'Aristide. — Le malheureux enfant! soupirait-elle, comme il doit souffrir là-bas à l'étranger!.. Quand il est parti, je lui avais tricoté de mes mains un bonnet de laine bleue car il souffre de maux de tête. Le soldat ne mangeait plus. Il se souvint tout à coup que, lorsqu'il était avec les camarades dans la prairie de Sedan, où les sentinelles allemandes les gardaient, il avait à côté de lui un jeune soldat qui ressemblait à Aristide et avait un bonnet de laine bleue. Les camarades l'appelaient "le petit bleu". Un soir, "le petit bleu" avait tenté de s'évader. Une sentinelle l'avait tué dans la prairie... Le soldat se leva, remercia la veuve et lui dit qu'il fallait espérer et qu'il restait encore beaucoup de Français — prisonniers de guerre. Puis il reprit son sac et s'éloigna. D'après A. T h e u r i e t, Un fils de veuve Contrôle de la compréhension 11. Posez dix questions sur le texte et répondez-y. 12. Dites: pourquoi le jeune soldat n'a pas dit la vérité à la mère d'Aristide; quel sentiment de la veuve Jacobé l'auteur veut mettre en relief; ce qui prouve que la mère attendait toujours son enfant et ne voulait pas croire à sa mort. 13. Résumez le texte de la part de la veuve Jacobé et de la part du jeune soldat. 14. (Après l'ex. 27.) Ecoutez une conversation des jeunes Français et dites de quoi ils parlent. M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x un défilé de chars, une chauve-souris, cocagne, La Ferté (un endroit) Il y a une jolie tradition en France: les carnavals. Jacques, un jeune agri- culteur normand, reçoit des amis ce soir: Chantai et André, agriculteurs eux aussi à La Ferté, et Lise, la sœur de Jacques, étudiante à Caen. Ils vont discuter d'une idée de Jacques: faire un carnaval à La Ferté.
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    J a cq u e s : Bonjour, les amis! Asseyez-vous. Qui veut boire quelque cho- se... Café? Cidre? Bière? С h a n t a 1: Un café. L i s e : Moi aussi. A n d r é : Oh! Eh bien! donne-moi un verre de cidre, s'il te plaît... Alors, Lise, parle-nous un peu de tes vacances de février. Tu viens de Nice. Tu as vu le Carnaval? L i s e : Oui. C'est un grand carnaval, le plus grand de France. Il a déjà 100 ans! Il y a beaucoup de choses dans ce carnaval. D'abord, un défilé de chars, de chars très amusants, comme celui des Ratapignata... J a c q u e s : Des ... quoi? L i s e : Des Ratapignata. Ce sont des chauves-souris en carton. Il y a aussi des chars qui montrent des personnages de l'histoire: Napoléon, Louis XIV... Le plus amusant, c'est la traversée de Nice par le roi du carnaval. Un roi fait avec du papier journal et de la colle. Le dernier jour du carnaval, on brûle ce roi et tout le monde danse. С h a n t a 1: Et la reine? L i s e : C'est une jeune fdle de Nice. Elle reçoit beaucoup de cadeaux. Par exemple, cette année, son poids en œillets! Miss Carnaval va avoir 2 250 œillets pour ses 49 kilos! J a c q u e s : Alors, Lise, quelle idée as-tu pour La Ferté, après ce voyage à Nice? L i s e: Eh bien! Nous pouvons peut-être avoir un ou deux chars. Après les carnavals, on vend les chars. Pas très cher, car ils ne sont pas neufs. C h a n t a i : Ah! Moi, j'aime bien l'idée des œillets... A n d r é : Attendez avant de continuer. J'ai une lettre de mon cousin Mar- cel. Il explique comment est le carnaval dans son village. Ecoutez: Mon cher André! C'est une bonne idée de vouloir faire un carnaval à La Ferté. Chez nous, il y a un petit carnaval depuis longtemps. Voilà ce que nous faisons. Le ma- tin, il y a des jeux, des courses en sac, des courses à l'œuf, et aussi un mât de cocagne plein de savon. Et, en haut du mât, des provisions. Personne n'arrive jamais en haut, à cause du savon! A deux heures de l'après-midi, c'est le corso fleuri: tous les tracteurs défilent dans les rues du village avec des fleurs dessus. C'est très beau! Et le soir, la fête se termine par un bal. Moi, je ne peux jamais danser: je joue de la guitare dans l'orchestre! J'espère, André, que cela va te donner des idées. Et n'oublie pas de m'in- viter à La Ferté, pour votre carnaval. Amitiés à tous et à très bientôt. Marcel
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    15. Dites: quiest venu discuter du carnaval à La Ferté; quel carnaval a vu Lise; ce que Lise propose pour le carnaval de La Ferté; ce que Chantai propose; de quoi parle Marcel dans sa lettre. 16. a) Décrivez le carnaval à Nice et celui du village de Marcel, b) Décrivez un carnaval que vous avez vu. 17. (Après l'ex. 29.) Narration. Voici le plan pour vous aider. (План записывается на доске, рассказ читается два раза в среднем темпе.) 1. Denise Morin, un agent secret. 2. En 1941, Denise Morin habite à l'intérieur de l'Hôtel des Invalides. 3. Elle cache chez elle des parachutistes et des partisans. 4. Denise Morin cherche les parachutistes, les cache et puis ils partent hors de France. 5. Vers la fin de la guerre, Denise Morin cache des armes. 6. La Giestapo arrête toute la famille. 7. En 1945, l'armée américaine libère Mme Morin. 8. A 67 ans, Mme Morin tient un kiosque à journaux. UN AGENT SECRET M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x son activité clandestine, officier de la Légion d'honneur, ^un "Ausweis" (нем. пропуск), hors de France, on l'a chargée C'est une femme aux cheveux blancs, à la voix douce. Elle vend des jour- naux dans son kiosque de l'avenue Marceau à Paris. On n'imagine pas ainsi un agent secret. Et pourtant, son activité clandestine entre 1941 et 1944 a été bien dangereuse. Elle se nomme Denise Morin: elle a soixante-sept ans. Elle est officier de la Légion d'honneur et a de nombreuses décorations françaises et étrangères. Tout cela parce qu'elle a sauvé cinquante parachutistes américains, trente-cinq agents secrets anglais, treize partisans français et six belges. Tout a commencé en 1941. Elle habitait à l'intérieur de l'Hôtel des Invali- des. Le jour, elle devait montrer un "Ausweis" aux soldats allemands pour entrer et sortir des Invalides. Mais, la nuit, les parachutistes et les partisans pouvaient entrer chez elle par une petite porte de derrière. Au bout de quelque temps, les soldats allemands reconnaissaient déjà Mme Morin lorsqu'elle pas- sait et montrait son "Ausweis". Même s'il y avait à côté d'elle un homme à qui elle donnait le bras, ils croyaient que c'était quelqu'un de sa famille. Elle allait chercher les parachutistes américains ou anglais, descendus dans
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    la campagne, lescachait chez elle et ensuite les reconduisait aux gares de Paris d'où on les accompagnait hors de France. Vers la fin de la guerre, on l'a chargée de cacher des armes chez elle. La nuit par la petite porte non gardée, on venait apporter des fusils, des mitraillet- tes, des grenades. C'est par cette petite porte qu'un matin, le 5 juillet 1944, la Gestapo est entrée chez elle et a arrêté toute la famille; elle, son mari et sa fille. Quelqu'un de son groupe de Résistance l'avait trahie. Son mari est mort en prison. En avril 1945, l'armée américaine a libéré Mme Morin et sa fille. A soixante-sept ans, Mme Morin tient son kiosque à journaux. Pour elle, son histoire est toute simple: — J'ai fait ce qu'il fallait faire, dit-elle. Leçon 8 1. (Après l'ex 10.) Précisez ce que ces phrases expriment et prononcez-les avec l'in- tonation qui leur convient. Quel artiste de talent! Avez-vous entendu parler de l'expédition du "Kon- Tiki"? Je m'intéresse beaucoup aux explorations et aux voyages. Ne pour- riez-vous pas me prêter le livre sur le voyage du "Kon-Tiki"? J'aimerais prendre part à quelque expédition sous-marine. Jamais je ne te laisserai partir! 2. a) Dans les phrases que vous allez écouter, relevez les mots de la même famille. L'explorateur doit avoir une volonté de fer. Faisons une promenade en bateau! — Volontiers. Je voudrais explorer les forêts tropicales. Alain Bombard était un naufragé volontaire. b) Traduisez les mots: vouloir — la volonté — volontaire —volontiers. 3. Ecoutez des phrases et traduisez les mots: la vue, diriger — sé diriger, poser — se poser, gagner. J'ai une bonne vue. Une belle vue sur Moscou s'ouvre des Monts Vorobiovy. Les yeux sont l'organe de la vue. On a perdu de vue le bateau. Le médecin qui dirige cet hôpital est très connu. L'avion se dirige vers le sud. Le savant qui dirigeait les recherches était un chimiste célèbre. Le bateau s'est dirigé vers la côte. Pose le vase sur la table. Les élèves posent leurs stylos et écoutent le maî- tre. Le papillon se pose sur une fleur. L'avion se pose sur la piste. "Dynamo" a gagné le match. Mon père gagne trois mille roubles par mois.
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    J'ai gagné lepari. A cause de la tempête, notre bateau ne peut pas gagner le port. Pour gagner une région civilisée, les voyageurs doivent traverser une forêt tropicale. Mon frère gagne déjà bien sa vie. 4. (Après l'ex. 13.) Précisez le temps des verbes suivants: ils furent, nous vîmes, il revint, nous revîmes, il devint. Je vais pouvoir me poser. L'avion va atterrir. Nous allons décoller. L'expé- dition sera dirigée, elle a été préparée, elle est organisée, elle a été faite. 5. Voici quelques titres de récits. De quoi s'agit-il, qu'en pensez-vous? Voici l'automne. L'aventure souterraine. Du haut d'une tour de Notre-Dame. Un travail dangereux. Le clown. Avant le départ du train. Un exploit de Mermoz. 6. (Après l'ex. 18.) Dites ce que signifient: a) les mots de la même famille: épreuve (f) — éprouver Un vrai marin éprouve toujours le besoin de voir la mer. espérer — espoir (m) L'espoir de rencontrer un bateau n'était pas encore perdu, chercher — chercheur (m) Ce savant est un chercheur. Il fait des recherches dans le domaine de l'éner- gie atomique. fonctionner — fonctionnement (m) L'ingénieur contrôle le fonctionnement de cet appareil. b) les mots une impression, un trou, plonger: Ce fdm a produit une grande impression sur tous les spectateurs. Regarde, tu as un trou à ton bas. La pêche sous-marine est très intéressante. Le pê- cheur a un appareil spécial qui lui permet de plonger et de rester longtemps sous l'eau. 7. Ecoutez le texte où il s'agit du vol de Louis Blériot. Dites si ce vol est une explora- tion et pourquoi. LE VOL HISTORIQUE DE LOUIS BLÉRIOT M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x reliant (relier), sans boussole, une falaise, courir des risques, dans pareil cas Louis Blériot est le constructeur et le pilote du premier appareil qui avait traversé la mer.
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    Le 25 juillet1909, Blériot avait survolé la Manche, reliant ainsi en trente- deux minutes la France et l'Angleterre. Un monument marque l'endroit où a atterri son avion. Voici ce que Blériot raconte. A 4 heures 41, je décollai le 25 juillet 1909. J'étais un peu ému. Qu'allait- il m'arriver? Arriverai-je à Douvres ou me poserai-je au milieu de la Manche? Je me dirigeai vers la côte anglaise, m'élevant mètre par mètre. J'étais entre le ciel et l'eau. Du bleu partout. A présent, quand j'avais quitté la terre, je n'éprouvais aucune émotion. C'est plus tard que je compris les risques que je courais et l'im- portance de mon vol. Pendant les dix premières minutes, je me dirigeais droit à la côte anglaise. Sans boussole, perdant de vue la terre de France, ne voyant pas encore la terre britannique, j'avais peur de perdre ma direction. Pendant dix nouvelles minutes, je volais en aveugle. Enfin, voici à l'hori- zon une ligne grise. L'espoir du triomphe naît en moi. J'approche. Je fais du soixante à l'heure. Le vent s'élève. Je m'aperçois qu'au lieu de me trouver face à Douvres, je suis devant Saint-Margaret. Je vois trois bateaux. Les équipages agitent leurs casquettes, leurs bras me montrant ainsi leur enthousiasme. Je ne sais pas de quel côté me diriger. A Saint-Margaret, les falaises sont trop hautes. Pour gagner Douvres, je vole au-dessus des petits bateaux qui semblent rentrer au port. Je vole le long de la côte du nord au sud. Oh! joie! Je peux passer. Mais le vent qui s'est levé et contre lequel je lutte devient plus fort. Tout à coup, j'aperçois un drapeau tricolore qu'on agite avec énergie. Je me rappelle alors que le journaliste français Fontaine m'avait écrit qu'il me montrerait l'endroit où je pourrais atterrir. Je n'y pensais pas. C'est lui. Quel bonheur! Je vais pouvoir me poser. Je me prépare à atterrir, mais je suis renvoyé par le vent en approchant du sol. Je me décide: j'arrête le moteur à vingt mètres du sol et j'attends. Dans pareil cas, on ne reste jamais bien longtemps en l'air. Mon avion atterrit, il est en assez bon état. Moi, je n'ai rien. D'après L. В 1 é r i о t Contrôle de la compréhension 8. Répondez aux questions: Qui était Louis Blériot? Pourquoi son vol peut-il être appelé historique? Pourquoi a-t-on construit un monument à l'endroit où il avait atterri? Quand ce vol historique s'est-il passé? Est-ce que Blériot est arrivé à Douvres ou s'est-il trompé de direction? Pouvait-il atterrir à Saint-Margaret? Est-ce
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    que son avionpouvait rester dans l'air longtemps, qu'en pensez-vous? Qu'est-ce que l'aviateur décide de faire? Qu'est-ce qu'il voit tout à coup? Qui agite un drapeau tricolore? Pourquoi Louis Blériot ne peut-il pas atter- rir? Qu'est-ce qu'il décide de faire? Est-ce qu'il réussit à se poser sur le sol? Est-ce que le vol a bien fini? 9. En vous basant sur le contenu du texte prouvez que: le vol était dangereux parce que l'avion ne possédait pas des appareils de navigation nécessaires et parce que son moteur était faible; l'avion volait bas et il volait lentement; on était enthousiasmé par ce vol; il était très difficile d'atterrir. 10. Résumez le texte de la part de Louis Blériot et de la part du journaliste Fontaine. 11. (Après l'ex. 23.) Ecoutez le texte et tâchez de le comprendre malgré la présence de quelques mots nouveaux. (Текст читается два раза.) Vous avez entendu parler de l'expédition que Thor Heyerdahl et ses cinq camarades ont faite en 1947. Qu'est-ce qu'ils voulaient prouver par leur traversée de l'océan Pacifique sur un simple radeau (плот)? Voici une des nombreuses aventures qu'ils ont eues pendant leur voyage. RENCONTRE AVEC LE REQUIN-BALEINE Le monstre était un requin-baleine, le plus grand poisson connu actuelle- ment... La taille du requin-baleine était telle qu'au moment où il se mettait à nager en cercles autour et au-dessous du radeau, sa tête apparaissait d'un côté tandis que sa queue était de l'autre. Et il avait l'air si grotesque et si bête, que nous ne pouvions nous empêcher de rire aux éclats, tout en nous rendant compte qu'il avait assez de force dans la queue, s'il nous attaquait, pour écraser notre radeau. Il décrivait des cercles de plus en plus petits, juste au-dessous du radeau, mais nous ne pouvions faire autre chose qu'attendre les événements... A la fin, cela a trop énervé Erick, qui se tenait à un bout du radeau avec un grand harpon... Au moment où l'animal glissait lentement vers lui et où sa tête arrivait juste au-dessous d'un coin du radeau, Erick abaissa le harpon entre ses jambes de toute sa force d'ours, l'enfonçant profondément dans la tête du requin. Nous vîmes une cascade quand le géant leva la tête, puis il replongea dans l'eau. Quelques secondes plus tard, le manche brisé du hanon remontait à la surface à deux cents mètres du radeau. Nous nous attendions à ce que le mons- tre revînt en arrière comme un sous-marin furieux, mais nous ne le revîmes jamais. D'après Th. H e y e r d a h l , L'Expédition du "Kon-Tiki"
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    12. Dites siс 'est juste ou faux. Corrigez les phrases qui ne sont pas justes. Thor Heyerdahl, un explorateur norvégien, et ses cinq camarades organisent une expédition sur un radeau qu'ils ont appelé le "Kon-Tiki". Ils veulent traverser l'océan Pacifique. Un jour, ils rencontrent un sous-marin. Le pois- son est énorme: quand sa tête est d'un côté du radeau, sa queue est de l'autre. L'animal nage en cercles autour et au-dessous du radeau. Le poisson n'est pas dangereux, il ne peut pas faire de mal au radeau. Mais enfin un des navigateurs, le plus fort d'entre eux, décide d'attaquer le requin parce que ses manœuvres deviennent de plus en plus dangereuses. Il tire un coup de fusil dans la tête de l'animal. Alors le requin replonge dans l'océan. Quel- ques moments après, son énorme tête apparaît à deux cents mètres du ra- deau, mais il ne s'en approche pas et s'éloigne dans l'océan. 13. (Après l'ex. 30). Narration. a) Ecoutez un récit et faites-en le plan. (План составляется коллективно и запи­ сывается на доске.) b) Ecoutez le récit encore une fois et écrivez la narration. LA MAISON SOUS LA MER M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x effectuer une immersion, extraordinaire, assurer, un océanaute, une faculté, une profondeur Le 17 septembre 1965, dans la Méditerranée, près de Monaco, une expé- rience intéressante a été faite: des chercheurs français ont effectué l'immer- sion d'un appareil sous-marin extraordinaire — "la maison sous la mer". Cette expérience a été préparée par le capitaine Cousteau et son équipe depuis des années. Ils voulaient montrer qu'on pouvait rester sous l'eau pendant quelques jours en travaillant dans une station sous-marine. Voilà comment cette maison est faite. Au premier se trouve la plus gran- de pièce: c'est à la fois la cuisine et le salon (avec une table et des chaises, avec deux cafetières électriques, quelques assiettes et des tasses); il y a aussi un bureau de télévision et un laboratoire avec des appareils. Un petit escalier en spirale descend au rez-de-chaussée. Là se trouve la chambre à coucher avec des lits et le vestibule qui s'appelle "salle d'eau". Dans ce vestibule, il y a une douche et le trou qui sert à entrer et à sortir. Pour entrer dans leur maison, les océanautes doivent plonger sous l'eau et ensuite passer par un trou spécial.
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    Ils sont sixdans l'équipe: un savant, spécialiste des recherches sous-mari- nes et chef de l'expédition, un physicien, trois techniciens sous-marins et un spécialiste de télévision et de cinéma. Quand l'heure du départ arrive, le capitaine Cousteau donne le signal et les six hommes se jettent dans l'eau. Quelques minutes plus tard, Cousteau reçoit par téléphone cette nouvelle; tous les océanautes se trouvent dans la pièce centrale. Alors les travaux de l'immersion commencent. Ce travail a pris plus de six jours. Enfin, le 24 septembre, à 23 heures 30 la "maison" s'est posée sur le fond. Les six hommes et leurs camarades qui étaient restés sur terre ont crié "hourra!" Les océanautes sont restés sous l'eau 30 jours. Ils ont fait toutes les expérien- ces; ils ont travaillé, mangé et dormi pendant quatre semaines sans sortir de l'eau. L'expérience Cousteau a montré que les hommes peuvent vivre et travailler dans la mer et qu'il est possible de travailler longtemps à une grande profondeur. Le chemin à d'autres recherches sous-marines a été ouvert. D'après L'Humanité-Dimanche Leçon 9 /. (Après l'ex 10.) Précisez ce que ces phrases expriment (l'ordre, la demande, l'in- terrogation, Г étonnement, la peur, la joie). Quel air cet artiste chante-t-il? Arrêtez le coupable! Ne pourriez-vous pas aider cet enfant à passer la rue? On a reçu un prix! Tu n'as pas lu "Le Comte de Monte-Cristo", c'est étrange! Oh, j'ai gâté mon rôti! 2. Ecoutez des phrases et traduisez les mots air et prix. L'air est frais dans les montagnes. Nous allons passer la nuit en plein air. Qu'est-ce que c'est que cet air-là, tu es mécontent? Je connais bien cet air, mais je ne peux pas le chanter. Le prix de cette robe est trop élevé, je ne peux pas te l'acheter. Marie Curie a reçu le prix Nobel deux fois. 3. Ecoutez des phrases et levez la main quand le mot [évite] est un verbe. J'ai invité tout le monde chez moi. Les invités ne sont pas encore arrivés. On a invité tous les élèves au match de volley-ball entre deux équipes de l'école. Il est sept heures déjà, les invités vont venir! 4. (Après l'ex. 15.) Précisez le temps des verbes: vous vous fatiguez — vous vous fatiguerez — vous vous fatigueriez; nous découvrions — nous découvrirons — nous découvririons; il travaillerait — il travaillait — il travaillera.
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    5. a) Dansles phrases que vous allez écouter, relevez le gérondif et répétez-le. En voyant la fatigue des enfants, leur moniteur-chef a décidé de s'arrêter et de se reposer. En travaillant jour et nuit, Maria Sklodowska a reçu son diplôme de physique. En écoutant la musique, on oublie ses peines. En lisant les biographies des grands hommes, vous pouvez constater que leur vie était souvent très difficile. b) Dites de quels verbes sont formés les gérondifs: en travaillant, en voyant, en écoutant et en lisant. 6. a) Vous savez qu 'on raconte souvent des histoires amusantes sur la vie des grands hommes. Voici l'une d'elles. Ecoutez-la attentivement. Balzac avait un appétit extraordinaire. Un jour, il demanda au patron d'une petite auberge ce qu'il pouvait lui servir. — J'ai des hors-d'œuvre, répondit le patron, du jambon, du lièvre, du pou- let froid, des pâtés, et je peux aussi vous faire une omelette. — Eh bien, dit Balzac en souriant, c'est parfait! Servez-moi ce menu-là! b) Reproduisez ce récit en tâchant de ne rien oublier. -, c) Jouez cette petite scène. 7. (Après l'ex. 23.) Dites ce que signifient: a) les mots analogues aux mots russes: un moteur à réaction, un appareil à réaction, un cadre technique, herméti- quement, publiquement, en secret. b) les mots de la même famille: explorateur (m) — explorer — exploration (f) Les cosmonautes explorent le cosmos. L'exploration de l'espace cosmique nous permettra de visiter d'autres pla- nètes. inventer — invention (f) Les vaisseaux cosmiques, c'est une grande invention du XXe siècle, imaginer — imagination (f) Les artistes, surtout les peintres, doivent avoir une bonne imagination. peine (f) — pénible Le travail des mineurs est pénible. proposer — proposition (f) Notre professeur-moniteur nous a fait la proposition d'aller à Sotchi pen- dant les vacances de printemps.
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    publier — publication(f) La publication des romans de cet écrivain lui remporta un grand succès. c) les antonymes: refuser * accepter Je dois refuser votre proposition, je ne peux pas l'accepter, détruire Ф construire Pendant la guerre beaucoup de villes et de villages ont été détruits. d) les mots le coucher et le lever du soleil, l'adolescent, entourer, le créateur, familier, la génération, pittoresque.' Quand le soleil se lève le matin — c'est le lever, quand le soleil se couche le soir— c'est le coucher. Un garçon de 16 ans n'est plus un enfant, c'est un adolescent. Un mur entoure le jardin. Le nom de Koroliov, créateur des fu- sées cosmiques, ne sera jamais oublié. Dans notre maison tous les objets me sont familiers. D'une génération à l'autre, les goûts changent. Un paysage pittoresque s'ouvre à nos yeux. 8. Vous aimez beaucoup les romans de Jules Verne. Donc, ce sera intéressant d'ap- prendre sa biographie. Ecoutez ce texte et dites ce que vous avez appris de nouveau sur Jules Verne. JULES VERNE (1828-1905) M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x faire son droit, libre cours, se documenter, l'accent d'authenticité technique, souffrir (зд. выносить), les recompences méritées, la Légion d'honneur, ils furent couronnés, le graphologue, le spéciment d'écriture Les titres "Vingt mille lieues sous les mers", "Cinq semaines en ballon", "Voyage au centre de la Terre" sont familiers non seulement pour les jeunes Français, mais pour les jeunes du monde entier. Qui n'a pas lu "Le tour du monde en 80 jours"? Le "Nautilus" est certainement un nom bien connu des jeunes et des plus vieux partout dans le monde. Le capitaine Némo a fait rêver plusieurs générations de garçons du passé et fera rêver un grand nombre de générations à venir. Qui était le créateur de ces histoires merveilleuses? Jules Verne est né à Nantes, et c'est là qu'il termina la première partie de ses études. Son père, un avocat, l'envoya à Paris pour faire son droit. Mais le jeune homme préférait aller au théâtre, lire, écrire de la poésie que faire son droit. Il écrivit quelques pièces de théâtre, puis se tourna vers des romans de voyages et d'aventures où son imagination pouvait se donner libre cours. La publication en 1863 de son roman "Cinq semaines en ballon" fut son premier
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    vraiment grand succès.Après, pendant près d'un quart de siècle, Jules Verne fera publier un ou plusieurs romans fantastiques, presque chaque année! Il étudiait la géographie et les sciences, pour trouver de nouvelles idées pour une aventure à décrire, et surtout pour se documenter. L'accent d'authen- ticité technique qui accompagne ses inventions ou ses situations les plus extra- ordinaires ajoutait encore à l'intérêt de ses romans. Il écrivait avec grand soin, de façon "...à ne pas souffrir que de ma plume n'échappe même une seule ligne que les garçons, pour qui j'écris et que j'aime tant, ne puissent lire." Son style était simple, pittoresque, plein de bonne hu- meur. Jules Verne, de son vivant, reçut les recompenses méritées par le plaisir qu'il offrait aux autres. Il était membre de la Légion d'honneur, et plusieurs de ses ouvrages furent couronnés par l'Académie Française. Une note qui amusera peut-être: une page d'une composition écrite par Jules Verne, alors lycéen, fut présentée à un graphologue pour une analyse de l'écriture. Le nom de l'auteur ne fut pas révélé. Le graphologue dit, entre autres, que "...le spécimen d'écriture analysée démontre un esprit pratique et un grand manque d'imagination..." Contrôle de la compréhension 9. Ecoutez le texte encore une fois et traduisez les titres des romans mentionnés. 10. Posez dix questions sur le texte et répondez-y. 11. En vous basant sur le texte, prouvez que: Jules Verne n'a pas voulu devenir avocat, comme son père; Jules Verne n'a pas commencé sa carrière littéraire par les romans d'aventures; il a écrit beaucoup de romans fantastiques; il étudiait beaucoup pour bien écrire ses romans; le talent de Jules Verne a été reconnu de son vivant. 12. Racontez la biographie de Jules Verne. 13. (Après l'ex. 34.) Narration. Voici le plan pour vous aider: 1. Un grand savant russe Tsiolkovski. 2. Tsiolkovski est l'auteur de beaucoup de livres scientifiques et de nou- velles. 3. Dans ces nouvelles, il parlait des futurs voyages cosmiques. Voici l'une d'elles. 4. Les savants de pays différents travaillent ensemble dans les montagnes de l'Himalaya. 5. Le savant russe Ivanov a inventé une fusée cosmique. 6. Les préparatifs du premier voyage cosmique commencent.
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    7. Le jourdu départ dans le cosmos arrive. 8. L'exploration de l'espace cosmique commence. UN EXTRAORDINAIRE ÉQUIPAGE COSMIQUE G r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x Il avait prévu, une salle vitrée, un vaisseau cosmique Tsiolkovski, un simple professeur de mathématiques dans une école près de Kalouga, était un savant génial. Il avait prévu les vols cosmiques. Tsiolkovski est l'auteur de beaucoup de livres scientifiques. Il a écrit aussi quelques nouvelles qui montrent que Tsiolkovski avait une imagination extraordinaire. En 1896, il a écrit la nouvelle que voici. C'était en 2019. Un Français, un Anglais, un Allemand, un Italien, un Amé- ricain et un Russe sont venus dans les montagnes de l'Himalaya pour habiter dans une grande et belle maison. C'étaient des savants qui s'occupaient d'astro- nomie et de physique. Près de leur maison, il y avait des laboratoires et des ateliers. Dans ces ateliers travaillaient des ouvriers et des techniciens qu'ils avaient invités pour les aider. En haut de la maison, il y avait une grande salle vitrée. Après le coucher du soleil, quand il faisait sombre, on voyait dans cette salle les planètes et les étoiles qui brillaient. Les savants aimaient rester dans cette salle; ils y parlaient du Ciel et de la Lune, ils rêvaient des voyages cosmiques. Une nuit d'été, trois de ces hommes se trouvaient dans la salle. Tout à coup, le Russe entre en courant et crie: — Mes amis, mes chers amis! J'ai trouvé! J'ai inventé! — Qu'est-ce que tu as trouvé? Qu'est-ce que tu as inventé? ont demandé les autres. — J'ai inventé une fusée. Nous pouvons aller jusqu'à la Lune, nous pou- vons voler dans l'espace interplanétaire. Il faut construire une fusée! — Quelle fusée? — Un appareil avec un moteur à réaction. Quelques mois après, un appareil cosmique a été construit dans les ateliers de l'Himalaya. Le travail se faisait en secret. L'Anglais, l'Américain, le Fran- çais et le Russe devaient former avec seize ouvriers l'équipage cosmique. Le jour du départ, tous les habitants de la colonie sont venus leur dire au revoir. Les vingt voyageurs montent dans l'appareil et s'y enferment herméti- quement. Tous occupent leurs places; le Russe, qui est le chef de l'équipage, donne le signal du départ. On monte à une vitesse extraordinaire. Bientôt, tout le monde se trouve dans la plus grand pièce du vaisseau. Le Français dit:
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    — Nous tournonsdéjà autour de la Terre. Notre vaisseau cosmique doit faire le tour de la Terre en une heure 40 minutes. Il est devenu comme la Lune, un satellite de la Terre. Comme la Lune, nous ne pourrons jamais tomber sur la Terre. Les habitants de la Terre sont enthousiasmés en apprenant la grande nou- velle du premier vol cosmique. On organise des commissions de savants pour étudier les travaux des pre- miers cosmonautes. On ouvre des écoles pour l'étude du Ciel et des appareils à réaction. On construit des usines de fusées, on forme des cadres techniques. Moins d'un an après, beaucoup de fusées sont construites et des hommes montent dans l'espace pour l'explorer. D'après L'Humanité-Dimanche Leçon 10 1. (Après Тех. 6). a) Dans les phrases que vous allez écouter relevez les mots de la même famille. En hiver, la neige couvre la terre. Le maître ouvre la porte et entre dans la classe. Quand je lis des livres sur notre Terre, je découvre beaucoup de choses intéressantes. Il y a une grande différence entre la vie au centre de la ville et dans la banlieue. Ces deux frères sont tout à fait différents. J'ai l'habitude de me lever très tôt. Ce n'est pas facile de s'habituer au bruit des voitures. Les grands-parents habitués à vivre à la campagne n'aiment pas la ville. Il faut protéger les petits et les faibles. La protection de la nature est nécessaire. La jeunesse du monde doit s'occuper de notre Terre. Les jeunes aiment le sport et le tourisme. Nous avons du respect pour notre professeur d'histoire, il connaît très bien sa matière. Il faut respecter les gens âgés. Je me sens mal aujourd'hui. L'amour, la fidélité, l'amitié sont des senti- ments nobles. b) Traduisez les verbes ouvrir, couvrir, découvrir et faites-les entrer dans des phrases. 2. a) Ecoutez des phrases et traduisez le mot connaissance. Ce savant a de profondes connaissances. La connaissance du français rend les voyages en France plus faciles et plus agréables. Aidez cette vieille femme, elle a perdu connaissance. Mon père a rencontré des anciennes con- naissances. En été, j'ai fait la connaissance d'une fillette de mon âge très
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    sympathique. Le 1er septembre, nous avons fait connaissance avec de nou- veaux professeurs. b) Faites des phrases avec: la connaissance, les connaissances, perdre connaissan- ce, faire la connaissance de, faire connaissance avec. 3. (Après l'ex. 9.) Ecoutez des phrases et traduisez les prépositions. Au milieu de cette plaine se dresse une montagne. Au bout de cette rue, il y a une grande place. Dans le compartiment au-dessus de la banquette il y a un fdet. J'ai mis mon sac au-dessous de la banquette. Au-delà des mers et au-delà des montagnes il y a d'autres pays. 4. Dans les phrases que vous allez écouter relevez les pronoms adverbiaux en et y. Mon père qui aime beaucoup les voyages, en parle souvent. Les explo- rateurs qui cherchent de nouveaux animaux et de nouvelles plantes en dé- couvrent toujours. J'aime les livres sur les voyages, mon ami en a beau- coup. Mon grand frère est parti en expédition en Afrique, il en reviendra dans deux mois. Pendant les vacances d'été, nous visiterons la France, j'y pense tout le temps. Nous y irons en avion. On m'a dit que bientôt le climat de notre terre changera beaucoup, je n'y crois pas. Mon ami aime la campagne parce qu'il y est né. 5. Ecoutez des phrases et précisez la signification de ne ... pas et ne ... que. Mon grand frère ne s'intéresse qu'à l'astronomie. Il ne s'intéresse pas aux autres sciences. Ce ne sont que les étoiles qu'il regarde. Tu ne regardes pas les voitures quand tu traverses la rue, c'est dangereux. J'ai très peu voyagé, je n'ai visité que quelques villes. Je n'ai pas visité d'autres pays. 6. (Après l'ex. 16.) Dites ce que signifient: a) les mots de la même famille: immense — immensité (f) L'immensité de l'univers a frappé le cosmonaute. limite (f) — limiter — se limiter A l'ouest, la France est limitée par l'océan Atlantique. La terre ne se limite pas par ce que nous voyons, géant (m) — gigantesque A notre époque, les animaux gigantesques deviennent de plus en plus rares. b) les synonymes: différent, varié = divers Ce zoologiste étudie les animaux divers de nos forêts.
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    un bébé, unberceau, un espace Regardez ce bébé, il n'a que dix mois, mais il marche déjà. Le bébé dort dans son berceau. Les cosmonautes étudient l'espace interplanétaire. 7. Vous allez écouter le texte où il s'agit de notre Terre. Dites comment change notre univers avec l'âge. NOTRE MAISON, NOTRE PAYS, NOTRE TERRE M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x imaginer, à quel point, créer, une abeille, une baleine Quand le bébé n'est âgé que de quelques semaines et qu'il ouvre les yeux entre deux sommeils, il voit sa maman, son berceau et les objets, qui se trou- vent tout près de lui. C'est tout ce qu'il connaît du monde. Lorsqu'il est un peu plus grand, il apprend à reconnaître sa maison parmi d'autres maisons. Il fait connaissance avec sa rue et peu à peu, il découvre en se promenant, la ville ou le village où il habite. Un peu plus tard, il découvre encore que la terre ne se limite pas à ce qu'il voit tous les jours. Il y a d'autres villes, d'autres villages, des champs et des forêts, des plaines et des montagnes qui forment un pays. Mais son pays n'est pas le seul. Au-delà des mers et au-delà des montagnes, il y a encore bien d'autres pays. Quelques années plus tard, à l'école, l'enfant apprendra que le monde, avec tous ses pays et tous ses océans, est en réalité la surface d'une boule: la Terre, qui tourne dans le ciel autour du Soleil. On lui dira aussi qu'il est diffi- cile, même aux savants, d'imaginer à quel point le ciel est grand. Nous savons qu'il y a des millions et des millions d'étoiles et que la Terre n'est qu'une toute petite partie de l'univers. Mais regarder cette Terre sur laquelle nous vivons et voir ce que les hom- mes y ont créés, c'est déjà passionnant! Donc notre Terre est une bien petite boule dans l'immensité de l'espace. Et pourtant, les savants, eux-mêmes, n'ont pas encore fini d'en découvrir toutes les merveilles! Il y a les animaux si divers, de la petite abeille à la gigan- tesque baleine. Il y a les plantes et les animaux, la mer et la montagne, les rivières et les forêts. Et partout aussi, il y a des hommes et parmi les hommes il y a des enfants qui comme vous aiment rire, jouer et chanter. Oh, qu'elle est belle notre Terre, notre maison à tous!
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    8. Dites ceque le bébé connaît du monde, ce que l'enfant découvre quand il devient plus grand et ce qu'il apprend à l'école. 9. Quelles sont les merveilles de notre Terre dont on parle dans le texte? Quelles sont d'autres merveilles de notre Terre que vous connaissez? 10. Décrivez notre Terre comme vous la voyez à travers le texte. 11. Enumérez les peuples qui habitent notre Terre, que vous connaissez. 12. (Après l'ex. 28.) Ecoutez le texte suivant et dites de quels deux problèmes impor- tants de la vie de l'humanité il s'agit. LA TERRE ET LA LUNE M o t s e t g r o u p e d e m o t s n o u v e a u x irrespirable, se rendre compte Il y a plusieurs raisons pour s'inquiéter de l'avenir de notre Terre. L'une d'elles est la pollution. Les savants de tous les pays sont d'accord: l'homme abîme tellement la nature que bientôt la vie va devenir impossible sur la Terre. Déjà les animaux meurent par milliers. Bien sûr, les voitures roulent de plus en plus vite, mais est-ce un progrès si elles rendent l'air irrespirable? Est-ce un progrès si leur bruit rend malade les gens des villes? Les industriels continuent à construire des usines qui salissent les rivières (40 millions de poissons sont morts dans le Rhin en quelques jours seulement), à détruire les forêts, à jeter du pétrole dans les mers, etc. Maintenant, les gouvernements des grands pays se rendent compte du dan- ger. Ils font des programmes et prennent des décisions importantes pour défen- dre la nature. N'est-ce pas déjà trop tard? Nous ne le saurons pas: les enfants de nos petits-enfants, peut-être, connaîtront la réponse à cette question. * * * L'homme s'occupe mal de la Terre où il vit, mais déjà il regarde plus loin. Les années 60 resteront dans l'histoire comme l'époque où, pour la première fois, des êtres vivants ont marché sur la Lune. En juillet 1969, aux Etats-Unis, Apollo XI quitte la Terre. Dedans, il y a trois hommes: Armstrong, Aldrin et Collins. Les regards du monde entier sont tournés vers eux. Réussiront-ils? Quelle aventure extraordinaire! Le 20 juillet, les gens ont pu à la télévision, voir de leurs yeux les premiers pas de deux cosmonautes sur la Lune. Ils marchent, ils dansent plutôt et ramas- sent des morceaux de la Lune pour les montrer aux savants.
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    Le 24 septembre1970 un appareil automatique russe revient de la Lune avec des morceaux de pierre lunaire. Et plus tard, un autre appareil visite la Vénus. Ces dates resteront dans notre mémoire. Mais, quand nous raconterons ces événements à nos petits-enfants, trouveront-ils cela extraordinaire? Peut-être seront-ils allés encore plus loin, eux, à ce moment-là... Contrôle de la compréhension 13. Répondez aux questions: Quelle est la raison pour s'inquiéter de l'avenir de notre Terre dont on parle dans le texte? A qui est la faute? Que font les gouvernements de grands pays pour protéger la nature? L'homme, à quoi s'intéresse-t-il en dehors de la Terre? Qu'est-ce qu'ont visité les hommes? et les appareils? 14. Tâchez de trouver les réponses à deux questions posées dans le texte. 15. Dites votre avis sur l'avenir de notre Terre et des voyages spaciaux. 16. (Après Тех. 31.) Narration: a) Ecoutez un récit et faites un plan. b) Ecoutez le récit encore une fois et écrivez un résumé. L E R E T O U R A U C H E V A L M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x le tourisme équestre, un cavalier, le départ au galop, mettre les chevaux au pas, la Normandie, la Lozère, la Bretagne, la Vendée, les Landes Il y a plusieurs façons de se promener en France. En voiture, vous prenez les grandes routes, vous allez très vite d'un endroit à un autre mais ... vous ne voyez pas grand-chose! Vous pouvez aussi marcher à pied, ainsi vous avez le temps de regarder des fleurs, manger des fruits, écouter les oiseaux. Mais voi- là! A pied, vous ne faites que six kilomètres à l'heure. Vite fatigué, vous ne pouvez aller très loin!.. Alors, depuis quelques années, les Français décou- vrent non pas une nouvelle mais au contraire une très très vieille façon de se promener. Pour ne pas être ennuyés par les voitures, pour traverser champs et bois sans se presser, s'arrêter pour regarder un paysage, respirer l'air de la campagne ou écouter le bruit de la rivière, les Français se promènent de nou- veau à cheval. On appelle cela le tourisme équestre. En Normandie, comme en Provence, dans les coins perdus de la Lozère ou dans la célèbre plaine de la Loire avec tous ses châteaux, sur les plages de Bretagne et de Vendée ou dans les grandes forêts des Landes on peut louer des chevaux et faire des promenades d'un ou plusieurs jours. A cheval, on peut très bien, sans fatiguer l'animal, faire 25 à 30 kilomètres par jour.
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    Le plus souvent,ils sont six ou sept cavaliers conduits par un guide qui connaît bien la région. Une jolie église? On s'arrête pour visiter. L'eau fraîche d'une rivière, hommes et bêtes prennent un bain. L'ombre d'une forêt permet d'aller un peu plus vite: départ au galop pour tout le monde. Au soleil de la plaine, au contraire, on met les chevaux au pas. Quelque- fois même, on descend pour qu'ils se reposent. Ainsi la journée passe lente, pleine de plaisirs différents. Et puis vient la nuit, l'heure de soigner les chevaux, l'heure du dîner, du feu de bois. On a faim, on a soif, on est fatigué mais si heureux de sa journée! Ce ne sont plus simple- ment des chevaux et des hommes mais un groupe d'amis sous les étoiles. Leçon 11 1. (Après l'ex. 9.) Précisez ce que ces phrases expriment (l'ordre, l'interrogation, la demande, Г étonnement, la peur, la joie). Victoire! Nous avons gagné! Ne pourriez-vous pas me procurer un billet pour ce match de hockey? Quel est le sport préféré des Français? Descen- dre cette pente! Oh, non, c'est impossible, elle est trop rapide, je vais tom- ber. Dépêche-toi, tu vas gagner! Vraiment, tu ne t'intéresses pas au sport? 2. Dans les phrases que vous allez écouter, relevez les mots polysémiques et tradui- sez-les. Notre appartement se compose de trois pièces. Maman m'a donné une pièce de monnaie, je vais acheter une glace. Molière a écrit des pièces de théâtre. Tout à coup, un cycliste a apparu. On a entendu des coups de fusil. Nicolas a donné des coups de poing à Alceste et Alceste lui a donné à son tour des coups de pied. Quel est le but de votre voyage? Alceste est large, il couvre bien le but, c'est pourquoi on le choisit comme gardien de but. On aime bien Nicolas, il sait faire des tours et amuser les copains. C'est mon tour de lancer le ballon. Les patineurs font le tour du stade. C'est le patineur numéro trois qui a le meilleur temps pour le premier tour. 3. a) Ecoutez ces phrases et relevez les expressions avec les verbes avoir, être, se mettre et notez-les. Les élèves de notre classe ont envie d'organiser une équipe de basket- ball. Chaque élève qui sait jouer au basket a le droit d'entrer dans l'équipe. On n'a qu'à s'entraîner pour devenir un bon joueur. On a joué longtemps, tous les joueurs ont faim et soif. Je ne veux plus jouer au football, j'en ai assez.
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    Tout le mondeest d'accord qu'il faut faire plus de sport. Notre gardien de but est enrhumé, il joue mal aujourd'hui. L'arbitre s'est mis à siffler et a arrêté le jeu. C'est parce qu'un joueur ne s'est pas mis à sa place. Le public n'est pas d'accord avec l'arbitre. On crie et on siffle. b) Dites ce que veut dire: avoir envie, avoir droit, avoir à faire qch, avoir faim, avoir soif, en avoir assez, être d'accord, être enrhumé, se mettre à, se mettre à sa place. 4. Ecoutez des phrases et levez la main quand les mots [rev] et [sifle] sont un nom. Un coup de sifflet de l'arbitre et le match commence. Rufus sifflait tout le temps et empêchait ses camarades de jouer. Chaque sportif rêve de devenir champion. Le rêve de Michel Jazy s'est réalisé, il est devenu un célèbre coureur. 5. (Après l'ex. 17.) Ecoutez des phrases avec le pronom adverbial en, dites quel mot il remplace. Pourquoi as-tu acheté ce vélo cassé? Je m'en servirai pour réparer mon vélo. As-tu un sifflet? Oui, j'en ai un. Je jouerai au football quand j'en aurai envie. J'ai déchiré ma robe, maman m'en achètera une autre. Mon- trons l'auto à papa, il nous dira ce qu'il en pense. 6. Ecoutez des phrases et dites si leur chronologie est correcte. Hier, on a organisé une partie de football et notre équipe gagnera. L'équipe de la classe parallèle a perdu. On avait bien joué. L'année passée, je ferai du patinage artistique. Cette année, j'avais fait du patinage de vitesse. L'an- née prochaine, je jouais au hockey. 7. Imaginez la conséquence des faits suivants. M o d è l e : Si je m'entraîne beaucoup, je serai un bon sportif. Si je sais nager, ... Si j'étais champion des Jeux Olympiques, ... Si j'étais lanceur de poids, ... Si notre équipe de basket gagne le match, ... Si on m'envoyait aux Jeux Olympiques, ... Si on fait du sport, ... 8. (Après l'ex. 9.) Dites ce que signifient: a) les mots analogues aux mots russes: arbitre (m), chef-d'œuvre (m), protester; b) les mots de la même famille: permettre — permission (f) On ne peut pas quitter la classe sans la permission du maître.
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    blesser — blessure(f) Cet homme est blessé, il a une blessure à la jambe droite. c) les mots un tas, pressé, sauf: Mettez les feuilles mortes en tas, on va les brûler. Parle vite, je suis pressé, on m'attend déjà. Tous les joueurs sont venus sauf un qui est malade. 9. (Après l'ex. 23.) Ecoutez un texte où il s'agit du petit Nicolas que vous connaissez bien. Trouvez les réponses aux questions suivantes: Qui a proposé une partie de football? Pourquoi a-t-on choisi Agnan comme arbitre? Qui a été choisi comme gardien de but? Pourquoi n'a-t-on pas joué au football? LE FOOTBALL M o t s e t g r o u p e s d e m o t s n o u v e a u x un terrain vague, taper dessus, tirer au sort, oser, frotter, un coup d'envoi, une mi-temps Alceste a donné rendez-vous à un tas de copains de la classe pour cet après- midi dans le terrain vague, pas loin de la maison. Alceste est mon ami, il est gros, il aime bien manger, et s'il nous a donné rendez-vous, c'est parce que son papa lui a donné un ballon de football tout neuf et nous allons faire une partie terrible. Nous nous sommes retrouvés sur le terrain à 3 heures de l'après-midi. Il a fallu décider comment former les équipes. Pour l'arbitre, ça a été facile. Nous avons choisi Agnan. Agnan, c'est le premier de la classe, on ne l'aime pas trop, mais comme il porte des lunettes on ne peut lui taper dessus, ce qui est bien pour un arbitre. Et puis, aucune équipe ne voulait d'Agnan, parce qu'il n'est pas très fort pour le sport et il pleure trop facilement. Là, on a discuté, c'est quand Agnan a demandé qu'on lui donne un sifflet. Le seul qui en avait un, c'était Rufus, son papa est agent de police. — Je ne peux pas te prêter, mon sifflet, a dit Rufus, c'est un souvenir de famille. Il n'y avait rien à faire. Finalement, on a décidé qu'Agnan dirait à Rufus et Rufus sifflerait à la place d'Agnan. — Alors? On joue ou quoi? Je commence à avoir faim, moi, a crié Alceste. Il fallait un capitaine pour chaque équipe. Mais tout le monde voulait être capitaine. Tout le monde sauf Alceste qui voulait être gardien de but parce qu'il
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    n'aime pas courir.Nous, on était d'accord, il est bien, Alceste comme gardien de but; il est très large et il couvre bien le but. Ça laissait tout de même 15 capitaines et ça en faisait plusieurs de trop. — Je suis le plus fort, criait Eudes, je dois être capitaine et je donnerai un coup de poing sur le nez de celui qui n'est pas d'accord. — Le capitaine, c'est moi, je suis le mieux habillé! a crié Geoffroy, et Eudes lui a donné un coup de poing sur le nez. C'était vrai, que Geoffroy était bien habillé; son papa qui est très riche, lui avait acheté un costume complet de joueur de football, avec une chemise rouge, blanche et bleue. — Si ce n'est pas moi le capitaine, a crié Rufus, j'appellerai mon papa et il vous mettra tous en prison! Moi, j'ai eu l'idée de tirer au sort avec une pièce de monnaie. Finalement, les deux capitaines ont été choisis: Geoffroy et moi. — Vite, j'ai pas envie d'être en retard pour le goûter, a crié Alceste. On joue? Après, il a fallu former les équipes. Pour tous, ça allait assez bien, sauf pour Eudes. Geoffroy et moi, on voulait Eudes, parce que, quand il court avec le bal- lon, personne ne l'arrête. Il ne joue pas très bien, mais il fait peur. C'est Geoffroy qui a gagné Eudes. Geoffroy l'a choisi comme gardien de but, il s'est dit que personne n'oserait s'approcher de la cage et encore moins mettre le ballon de- dans. Alceste mangeait des biscuits, assis entre les pierres qui marquaient son but. Il n'avait pas l'air content. On s'est placé sur le terrain. Comme on n'était que sept de chaque côté, à part les gardiens de but, ça n'a pas été facile. Dans l'équipe de Geoffroy, ça s'est arrangé très vite, parce que Eudes a donné des tas de coups de poing et les joueurs se sont mis à leur place sans protester et en se frottant le nez. C'est qu'il frappe dur, Eudes. Dans mon équipe, on n'arrivait pas à se mettre d'accord, jusqu'au moment où Eudes a dit qu'il viendrait nous donner des coups de poing sur le nez à nous aussi: alors, on s'est placé. Agnan a dit à Rufus: — Siffle! et Refus qui jouait dans mon équipe, a sifflé le coup d'envoi. Geoffroy n'était pas content. Il a dit: — C'est malin! Nous avons le soleil dans les yeux! Il n'y a pas de raison que mon équipe joue du mauvais côté du terrain! Moi, je lui ai répondu que si le soleil ne lui plaisait pas, il n'avait qu'à fermer les yeux, qu'il jouerait peut-être même mieux comme ça. Alors, nous nous som- mes battus. Rufus s'est mis à siffler dans son sifflet. — Je n'ai pas donné l'ordre de siffler, a crié Agnan, l'arbitre, c'est moi!
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    Ça n'a pasplu à Rufus qui a dit qu'il n'avait pas besoin de la permis- sion d'Agnan pour siffler, qu'il sifflerait quand il en aurait envie. Et il s'est mis à siffler comme un fou. — Tu es méchant, voilà ce que tu es! a crié Agnan qui a commencé à pleurer. — Eh, les gars! a dit Alceste dans son but. Mais personne ne l'écoutait. Moi, je continuais à me battre avec Geoffroy, je lui avais déchiré sa belle chemise rouge, blanche et bleue, et lui disait: — Bah, bah! Ça ne fait rien! Mon papa, il m'en achètera des tas d'autres! Et il me donnait des coups de pied. Rufus courait après Agnan qui criait: — J'ai des lunettes! J'ai des lunettes! Eudes qui était resté tranquillement dans son but, en a eu assez et il a com- mencé à donner des coups de poing sur les nez qui se trouvaient le plus près de lui, c'est-à-dire, sur ceux de son équipe. Tout le monde criait, courait. On s'amu- sait vraiment bien, c'était formidable! — Arrêtez, les gars! a crié Alceste de nouveau. Alors Eudes s'est fâché. — Tu étais pressé de jouer, il a dit à Alceste, eh bien, on joue. Si tu as quelque chose à dire, attends la mi-temps! — La mi-temps de quoi? a demandé Alceste. Je viens de m'apercevoir que nous n'avons pas de ballon, je l'ai oublié à la maison! D'après S e m p é et G o s c i n n y , Le petit Nicolas Contrôle de la compréhension 10. Résumez le texte. 11. Dites si vous jouez au football et si vous organisez vos parties comme Nicolas et ses amis ou autrement. 12. (Après l'ex. 26.) a) Savez-vous quels sont les sports les plus pratiqués en France? Dites quels sports ne figurent pas dans cette liste: football, ski, judo, tennis, bas- ket-ball, athlétisme, sports équestres (tous les sports à cheval), gymnastique, rug- by, natation, yachting (bateau à voile), montagne (alpinisme), hand-ball, cyclisme (bicyclette), tennis de table (ping-pong). b) Citez les sports les plus populaires chez nous, comparez-les aux sports populai- res en France et dites s'il y a une grande différence. 13. Narration. a) Ecoutez un récit et faites-en le plan. (План составляется индивидуально каждым учеником.) b) Ecoutez le récit encore une fois et écrivez un court résumé, ne parlez que de l'essentiel.
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    LE RALLYE M ot s n o u v e a u x un rallye, usé, prudent, prévenir, un tournant, l'essence Jacques rêve d'avoir une auto pour faire des rallyes avec son ami Paul. Son père achète trois autos usées. Jacques s'en servira pour faire une voiture qui marchera. Jacques est fou de bonheur. Depuis deux ans, il travaille dans le garage de son père, à l'atelier. Ce n'est pas toujours très amusant, mais travailler pour avoir une voiture, c'est différent. Vite, il faut raconter tout cela à Paul. — Paul, Paul, on aura une auto! — C'est vrai, tu as réussi? — Mais oui, je te dis. — Ton père sait que nous voulons faire des rallyes? — Oui, oui, il est d'accord. Tous les soirs, quand le travail pour les clients est fini, les deux garçons travaillent à leur auto: ils nettoient, réparent, essayent, recommencent. On ne peut plus les arrêter... Trois semaines passent, et puis, le chef-d'œuvre est prêt. Rouge et blanche elle brille, prête à "manger" les kilomètres de toute la force de son nouveau moteur. — Allons l'essayer avec papa. Il nous dira ce qu'il en pense. — Ouf! tout va bien. — Quel est le prochain rallye? — Le rallye de Sept-Monts, ce n'est pas le plus facile... — Ah, Paul, nous avons une voiture, il y a un rallye, nous devons le ga- gner! Le soir du rallye, il neige. — Soyez très prudents, leur dit la mère de Jacques. — Mais oui, mais oui. Et les voilà partis... Dans la nuit, la première partie n'est pas trop mauvaise. Paul arrive à gar- der une bonne vitesse. A côté de lui, Jacques le prévient. — Ici, il y a un tournant difficile. Là, c'est tout droit, tu peux y aller. Ah! nous avons fait la moitié du premier tour, courage, mon vieux! — Oui, mais maintenant, il fait beaucoup plus froid... Il y a de la glace sur la route... Je ne peux plus aller aussi vite. Ils finissent le premier avec un quart d'heure de retard. — Oh! Nous n'avons plus qu'à arrêter. — Ne faites pas ça, dit le directeur de la course. Les autres n'ont pas fait mieux, vous n'êtes pas si mal placés.
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    — Allez, hop!On repart. Mais la neige tombe de plus en plus forte. — On n'y voit pas à vingt mètres, quel sale temps! — Oh! regarde à droite, ça brûle! — Quoi? Nous brûlons? — Non, pas nous, là-bas, dans le fossé, c'est une autre voiture. Arrête-toi. — Et notre place? — C'est moins important, arrête! Les deux garçons courent... Il était temps! Ils voient deux corps dans la neige près de l'auto. Jacques et Paul les tirent loin de la voiture en feu. Juste à ce moment l'essence se met à brûler avec un grand bruit. — Aide-moi, installons les blessés dans la voiture. On va les conduire à l'hôpital... — Alors, docteur? — Leurs blessures sont légères. Dans quelques jours, ils seront debout. — Merci, docteur, bonsoir! — Bon, eh bien! On rentre à la maison, maintenant? — Passons d'abord voir les résultats. C'est amusant de savoir qui a gagné. — Vite, donnez-moi vite votre feuille de route, dit le directeur de la cour- se. Vous êtes les seuls, toutes les autres équipes ont dû s'arrêter en route. Avec ce temps ce n'est pas étonnant. — Mais ce n'est pas possible: nous nous sommes arrêtés une heure à l'hô- pital. — Ça ne fait rien: ici vous êtes les premiers, donc vous avez gagné. — Eh bien! Ça alors! — On a gagné! On a gagné! D'après Ph. A b о u t, Le rallye
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    М Е ТО Д И Ч Е С К И Е Р Е К О М Е Н Д А Ц И И Цель учебника 7-го класса — обучение устному и письменному об­ щению, дальнейшее развитие речевых умений в области устной речи, чтения и письма на языковом материале, изучаемом в 7-м классе, а так­ же усвоенном ранее. Учебник 7-го класса, являясь логическим продолжением учебника для 6-го класса, соответствует требованиям действующей программы и включает следующую тематику: школа (система среднего образования в России и во Франции); великие писатели; организация досуга (самосто­ ятельное чтение учащихся); город и деревня; страноведение (природа, население и особенности быта Франции, эпизоды из истории Франции); путешествия; физкультура и спорт; общественная жизнь (страницы из жизни замечательных людей нашей страны и Франции), защита окружа­ ющей среды. Работа по темам организована таким образом, чтобы в результате ученик смог читать и понимать тексты, содержащие знакомый языковой материал, понимать речь на слух и говорить, используя диалогическую и монологическую формы речи в пределах изученного лексического и грамматического материала. Большое внимание уделяется устному общению. Учащиеся обуча­ ются ведению беседы на материале конкретных коммуникативных си­ туаций с использованием в речи клишированных выражений. Они обу­ чаются также связному пересказу, высказыванию собственного мнения, доказательству, сравнению, внесению предложений и пр., т. е. различным жанрам монологической речи. В результате этой работы должен быть достигнут средний уровень владения языком. При отборе текстов для чтения и аудирования авторы учитывали воз­ растные особенности и интересы учащихся, поэтому предпочтение от­ давалось тем текстам, которые имеют познавательную ценность и со­ держат интересную информацию о географии и истории, о системе образования во Франции, о жизни замечательных людей. В учебник вош-
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    ли отрывки изпроизведений классической и современной французской литературы. В 7-м классе учащиеся уже достаточно свободно владеют ознакоми­ тельным чтением (для него отведены второй и третий тексты уроков и тексты для домашнего чтения). Поэтому первый текст каждого урока предназначен для обучения изучающему чтению. Обучение письму осуществляется с помощью упражнений в пере­ сказе, микро-сочинений, и частных писем. С Т Р У К Т У Р А У Ч Е Б Н И К А Учебник состоит из следующих частей: I. 11 уроков, каждый из которых рассчитан на 3-4 недели и посвя­ щен изучению определенной темы. П. Четыре повторительных раздела (Révision). Задачей этих разде­ лов является повторение и систематизация языкового материала, прой­ денного за одну четверть, и контроль речевых умений в связи с изучен­ ной в течение четверти тематикой. Разделы Révision могут быть использованы для письменных контрольных работ и для итоговых уст­ ных опросов. III. Упражнения для обучения аудированию, тексты изложений. Упражнения для аудирования составляют органическую часть каж­ дого урока, и их выполнение является обязательным. Этот материал выделен в самостоятельный раздел, так как значительная часть упраж­ нений выполняется на слух. В этом разделе находятся и тексты изложе­ ний. Они представляют собой несложные фабульные рассказы, связан­ ные с изученной тематикой и построенные на знакомом языковом материале. Примерное распределение часов на прохождение учебника: I ч е т в е р т ь § 1 - 2 2 ч. § 2 — 22 ч. Révision I — 2 ч. I I ч е т в е р т ь § 3 - 1 7 ч. § 4 — 1 7 ч . Révision II — 2 ч. § 5 - 1 ч. III ч е т в е р т ь § 6 — 21 ч. § 7 - 2 1 ч. § 8 — 17 ч. Révision III — 2 ч. I V ч е т в е р т ь § 9 — 2 0 ч. § 1 0 — 1 0 ч . § 1 1 — 2 0 ч. Révision IV — 3 ч. П О С Т Р О Е Н И Е У Р О К А Урок строится на основе темы и состоит из 5 разделов: Вводная бе­ седа, Etude grammaticale, Etude lexicale, Lecture et conversation, Sujet libre de conversation, Exercices d'audition et narrations.
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    Структура урока ирасположение разделов определяются конечной целью учебника — обучение речевому общению — и отражают после­ довательность формирования навыков и речевых умений. Урок начинается с в в о д н о й б е с е д ы , цель которой — стимулировать высказывания учащихся по теме, заинтересовать и по­ будить их к более глубокому ее изучению. Вводная беседа создает с са­ мого начала коммуникативную направленность, помогает восстановить в памяти и активизировать языковой материал, ранее усвоенный. Кроме того, такая беседа создает положительную мотивацию, поскольку уча­ щиеся убеждаются в том, что они могут поддерживать беседу и вы­ сказываться на предлагаемую тему. Вводная беседа проводится с помощью специальных заданий, ил­ люстраций и фотографий. Используя этот материал, учитель проводит беседу устно, организуя высказывания учащихся, которые должны но­ сить творческий характер. E t u d e g r a m m a t i c a l e . Этот раздел предназначается для усвоения учащимися нового грамматического материала. Работа ведет­ ся, как правило, индуктивным путем и носит функциональный харак­ тер: грамматические явления первоначально даются в контексте; изуча­ ется сначала функция, а потом форма. По мере необходимости сообщаются правила типа инструкций. Затем грамматический материал отрабатывается в упражнениях, направленных на всестороннее усвое­ ние изучаемого явления. Работа над грамматическим материалом, характерным для устной и пись­ менной форм коммуникации, ведется по-разному. Для усвоения граммати­ ческого материала активного минимума даются правила-инструкции. В них объясняются особенности употребления данного явления, его образование и значение. Усвоение формы и значения этого явления обеспечивается выпол­ нением серии упражнений. Правила-инструкции и упражнения для рецеп­ тивного усвоения грамматического материала, например, passé simple, обу­ чают узнаванию данного времени по определенным признакам (окончаниям), пониманию в контексте и дифференциации от других сходных форм. В этом разделе предусмотрено повторение и систематизация грам­ матических явлений, представляющих трудности для употребления в речи. Это, прежде всего, употребление времен—passé composé, imparfait; употребление местоимений en, у; систематизация времен, ха­ рактерных для устной речи. E t u d e l e x i c a l e . Раздел открывается микротекстами, в которых вводится новая лексика. Учащиеся воспринимают их на слух (они чита­ ются учителем) и пытаются понять сначала общий смысл, а затем значе­ ние незнакомых слов по контексту. Рекомендуется прослушивать микро-
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    текст два раза.Первый раз — для понимания общего смысла, которое кон­ тролируется вопросами учителя, второй раз — для понимания новых слов. Если учащиеся не поняли значения того или иного слова по контексту, они должны обратиться к разделу объяснения лексики (Explications) и отыскать там нужное слово. Далее рекомендуется дать учащимся задание прочитать этот текст дома, тщательно проверить понимание каждого но­ вого слова с помощью раздела Explications и выписать новые слова в сло­ варные тетради. При раскрытии значения слов авторы широко использу­ ют различные средства семантизации, особенно такие, как догадка по словообразовательным элементам и по контексту. Для более прочного за­ поминания слов там, где это возможно и целесообразно, приводятся сло­ ва одного корня. В тех случаях, когда слово имеет особенности в употреб­ лении, даются его наиболее типичные сочетания. Навыки использования языкового материала в речи формируются с помощью подготовительных тренировочных упражнений, которые по­ строены на материале словосочетаний, отдельных фраз и групп предло­ жений, связанных по смыслу. Кроме чисто тренировочных, включены упражнения, которые учат дополнять, расширять и развивать мысль. Для того чтобы обеспечить коммуникативную направленность, авторы вклю­ чили в учебник упражнения творческого характера, требующие от уча­ щихся самостоятельности в комбинировании и сочетании ЛЕ и РО. На­ пример: «Придумайте вопросы, которые вы зададите французскому школьнику о его учебе, используйте новые слова урока». В учебнике 7-го класса начинается работа над расширением потенци­ ального словаря учащихся за счет интернациональных и производных слов. Для этого введена рубрика Elargissez votre vocabulaire, которая знакомит учащихся с источниками расширения словаря; в ней даны лексические правила-инструкции. Выполняя упражнения этой рубрики школьники учатся понимать незнакомые слова на основе знакомых элементов. В разделе Etude lexicale имеются также орфографические упражне­ ния, направленные на овладение навыками письма и призванные подго­ товить учащихся к выражению мыслей в письменной форме. L e c t u r e et c o n v e r s a t i o n . Этот раздел предназначается для развития устной и письменной речи в связи с темой урока на базе языко­ вого материала, данного в двух предыдущих разделах. В него включены: 1. Тексты для чтения и упражнения, контролирующие понимание прочитанного. В 7-м классе предусмотрено обучение ознакомительному и изучающе­ му чтению. По сравнению с 6-м классом увеличено число текстов инфор­ мативного характера, в том числе страноведческих и публицистических. В каждом уроке имеются три-четыре текста. Первый текст раскры-
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    вает тему, содержитзначительную часть нового языкового материала и предназначен для изучающего чтения. Цель данного вида чтения зак­ лючается в получении важной для читателя информации. Эту информа­ цию учащемуся предстоит воспроизвести, используя новый языковой материал урока. Поэтому чтение данного текста включает несколько эта­ пов. Первичное чтение проводится с целью понимания основного смыс­ ла, которое контролируется предтекстовыми заданиями (задание «а» из раздела Etude du texte); повторное чтение — для понимания трудных мест с помощью анализа и перевода, опорой для анализа служат зада­ ния, помещенные до текста (задание «Ь» из раздела Etude du texte); зак­ лючительное чтение обеспечивает полное понимание всей информации текста и контролируется послетекстовыми заданиями. Два текста, которые следуют за первым, построены на знакомом язы­ ковом материале и предназначаются для ознакомительного чтения. Они могут быть использованы как для классного, так и для домашнего само­ стоятельного чтения. Поскольку учащиеся 7-го класса достаточно хоро­ шо владеют этим видом чтения, авторы сочли целесообразным не упро­ щать содержания этих текстов. Тексты для ознакомительного чтения должны быть интересными и не слишком трудными, чтобы стимулировать стремление учащихся к самостоятельной работе с текстовым материалом. Предтекстовые задания, имеющие целью сделать чтение целенап­ равленным и поисковым, способствуют совершенствованию механизма чтения про себя и более глубокому осмыслению прочитанного. Перечисленные виды текстов сопровождаются заданиями, направлен­ ными на контроль понимания, которым авторы стремились придать твор­ ческий характер. В задачу этих упражнений входит также обучение уме­ нию извлекать из текста основную информацию, логически осмысливать прочитанное и критически его оценивать. Поэтому, кроме простого узнава­ ния («Выберите фразы, соответствующие содержанию текста...» и др.) и воспроизведения текста («С помощью вопросов, плана...» и т. д.), от уча­ щихся требуется критическая оценка событий и выделение главной мысли. В учебнике предусмотрено обучение переводу и работе с большим словарем. Для перевода — устного и письменного — используются не­ большие тексты публицистического и страноведческого характера. Цель этой работы — овладение техникой перевода и подготовка учащихся к чтению текстов из газет и журналов. 2. Упражнения, обучающие устной монологической и диалогической речи. Эти упражнения организуются вокруг темы, коммуникативных ак­ тов, ситуаций или текстов. Обучение устной речи по теме и ситуации ведется таким образом, чтобы учащиеся могли дать личностную оценку,
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    высказать свое суждение.Например, говорить не о путешествии вооб­ ще, а о том путешествии, которое хотел бы совершить ученик и которое представляется ему самым интересным. Упражнения в монологической речи развивают умение логично из­ лагать мысли, аргументировать свою точку зрения, сравнивать, коммен­ тировать, давать оценку, четко формулировать главную мысль. Централь­ ное место принадлежит упражнениям в неподготовленной речи, которая, с одной стороны, является наиболее трудной формой речи, а с другой — наиболее естественной. Значительное место на этом этапе занимает обучение устной речи на текстовом материале. Наряду с пересказом текста большое внимание уделяется более творческим упражнениям типа резюме, задача которых — научить учащихся сжато передавать основной смысл и главную мысль текста, а также критически оценивать его содержание. В учебнике разработана целенаправленная система упражнений для овладения диалогической речью. Большое внимание уделяется усвоению наиболее распространенных типов диалогических единств (вопрос — от­ вет, вопрос — контрвопрос, сообщение — вопрос, сообщение — сообще­ ние и др.) коммуникативных актов, а также диалогам-подстановкам, задача которых научить вести беседу по заданной ситуации, используя типичные разговорные штампы. Начиная со II четверти рекомендуется записывать диалоги на магнитофон. Новым в обучении диалогу является использова­ ние образцов стилистически окрашенной разговорной речи. Монологическая и диалогическая формы речи выступают на этом этапе в тесном взаимодействии в коммуникативных актах, что находит выражение в упражнениях типа беседы, дискуссии и коммуникативных игр. Обучение устной речи заканчивается в разделе S u j e t l i b r e de c o n v e r s a t i o n . Естественная беседа редко бывает связана с одной темой, ей свойственна многотемность. Раздел Sujet libre de conversation призван развивать аутентичную спонтанную речь учащихся по интере­ сующим их вопросам. Преподавателю следует систематически допол­ нять этот раздел материалом из жизни школы, класса, страны, из облас­ ти искусства, спорта, так как нет возможности включить в учебник актуальную для сегодняшнего дня тематику. Рекомендуется использо­ вать задания данного раздела во время изучения всего параграфа, а не только в конце. Это придает устному общению более живой характер и делает его более интересным. Что касается обучения письменной речи, то наряду с развитием ор­ фографических навыков в 7-м классе ведется работа по развитию уме­ ний выражать мысли в письменной форме: таких, как написание письма, изложения, сочинения.
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    Раздел завершается стихотворениемпо теме урока, предназначенным для выразительного чтения и заучивания наизусть. Работа со сти­ хотворением служит средством совершенствования произношения и интонации, а также выразительности речи. В 7-м классе работа над про­ изношением носит характер коррекции, главное внимание должно быть уделено интонационной и эмоциональной сторонам речи. В том случае, если преподаватель отмечает у тех или иных учащихся стойкие ошибки в произношении, перед заучиванием и чтением стихотворения следует провести тренировочные фонетические упражнения на соответствую­ щий звук, используя слова из стихотворения. Рекомендуется записать стихотворения на магнитную ленту (в исполнении диктора, обладающе­ го образцовым произношением и выразительностью речи). Полезно так­ же записать на магнитную ленту чтение стихотворения несколькими учащимися и проанализировать их произношение, обратив особое вни­ мание на выразительность и фонетическую правильность речи. E x e r c i c e s d ' a u d i t i o n e t n a r r a t i o n s . Упражнения для обучения восприятию речи на слух группируются вокруг темы урока и подразделяются на подготовительные и речевые. Подготовительные уп­ ражнения предназначены для овладения навыками распознавать на слух сложные языковые явления и для совершенствования деятельности пси­ хологических механизмов (память, внутренняя речь, прогнозирование и эквивалентные замены), участвующих в аудировании. Все эти упражне­ ния выполняются в процессе работы над языковым материалом урока. Речевые упражнения включают два аудиотекста и задания, контроли­ рующие их понимание. Тексты построены в основном на знакомом языко­ вом материале (новые слова объясняются учителем до прослушивания тек­ ста). Они предваряются заданиями, помогающими облегчить понимание основного содержания. Понимание прослушанного проверяется с помощью 2-3 упражнений. Контроль осуществляется как на уровне узнавания («Вы­ берите фразы, которые соответствуют содержанию текста», «Восстановите логический порядок плана»), так и на уровне воспроизведения («Ответьте на вопросы», «Перескажите текст»). Исходя из особенностей процесса ауди­ рования, важно научить школьников отделять главное от второстепенного, запоминать основное, чему и служат упражнения, обучающие сжатой пе­ редаче текста. Другие упражнения направлены на углубленное понимание текста и творческую интерпретацию его содержания. Важно, чтобы слушание текста соответствовало условиям реально­ го общения, т. е. чтобы была создана естественная ситуация (кто гово­ рит, с кем и с какой целью), а после прослушивания учащиеся высказа­ ли бы свое отношение к услышанному. При обучении аудированию необходимо систематически использо-
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    вать технические средства.Начиная со II четверти, все подготовитель­ ные упражнения целесообразно записать на магнитофон. Что касается речевых упражнений, то в целях соблюдения градации трудностей сле­ дует использовать запись на магнитную ленту в следующей последова­ тельности: голос учителя, незнакомый голос, незнакомые голоса. Жела­ тельно, чтобы учитель подобрал иллюстрации (типа слайдов) к некоторым текстам и сопровождал свой рассказ их демонстрацией. Учащиеся 7-го класса впервые приступают к работе над изложением. Упражнения, обучающие изложению, включают короткие, несложные тек­ сты, связанные с темой и содержащие языковой материал урока. Для пра­ вильного изложения содержания учащимся необходимо уяснить последо­ вательность событий и их логическую связь, а также выделить основной смысл и главную мысль, поэтому перед каждым текстом для изложения имеются соответствующие задания: ответить на вопросы, отражающие пос­ ледовательность содержания текста; развить основную мысль, данную в виде тезисов; связать данные предложения логически между собой; изло­ жить текст по плану (готовому или составленному самими учащимися). П л а н и р о в а н и е у р о к а . При планировании уроков учебника материал необходимо прораба­ тывать в такой последовательности: 1. грамматический материал (изучается во время работы над рече­ вым разделом предшествующего урока); 2. вводная беседа по теме; 3. новый лексический материал; 4. устная речь, чтение, письмо. Последовательное изучение всех материалов учебника должно обес­ печить учащимся владение языком как средством общения в пределах изученного языкового минимума и тематики. П р и в о д и м в к а ч е с т в е и л л ю с т р а ц и и п л а н и р о в а н и е з а н я т и й н а п е р в у ю ч е т в е р т ь . 1-е З А Н Я Т И Е Задачи урока: — побеседовать о каникулах и о планах работы в новом учебном году; — сделать сообщение о французском языке; — повторить грамматический материал. П л а н 1. Беседа о прошедших каникулах и задачах нового учебного года, текст на с. 5 и sujet libre de conversation, с. 24.
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    2. Рассказ учителяо французском языке, с. 3 (Chers amis!). 3. Обсуждение сведений о французском языке и дополнение учащими­ ся полученной информации. 4. Повторение Passé composé и Imparfait, анализ примеров на с. 6 и по­ вторение правил употребления Passé composé и Imparfait, упр. 1 и 2, с. 6. Задание на дом: а) подготовить сообщение о французском языке. Можно выбрать одну из следующих тем: народы, говорящие на французском языке, великие люди Франции, чем мне нравится французский язык и как я буду его использо­ вать для общения; б) упр. 3, 5, с. 6, 7 (письменно). 2-е ЗАНЯТИЕ Задачи урока: — побеседовать о Франции и французах; — повторить Passé composé и Imparfait; — повторить местоимения en и у. П л а н 1. Повторение Passé composé и Imparfait. Проверка домашнего задания, упр. 3 и 5, с. 6, 7, упр. 4 (устно), упр. 6 а, б, с. 2. Работа в парах: беседа о прошлом учебном годе и о каникулах. 3. Сообщение учащихся о Франции и французах (домашнее задание). Обсуждение каждого сообщения. 4. Обмен мнениями по теме Франция и французы, работа в парах. 5. Повторение местоимений en иу. Анализ примеров, упр. 7, с.8. Задание на дом: а) подготовить сообщение о жизни наших школьников; б) упр. 4, с. 7 (письменно), упр.8, с. 8 (устно). 3-е ЗАНЯТИЕ Задачи урока: — прослушать сообщение учителя о жизни французских школьников, обсудить его; — закрепить правило употребления местоимений en и у; — ознакомиться с новой лексикой. П л а н 1. Ознакомление с новой лексикой. Слушание текста на с. 9, контроль понимания текста: ответы на вопросы, чтение текста и толкование новых слов по контексту; если значение не ясно, используется объяснение.
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    2. а) сообщениеучителя на тему о жизни французских школьников: слушание и пересказ диалога на с. 214, упр. 8. б) Обсуждение сообщения учителя и сравнение с жизнью наших школь­ ников. 3. Повторение грамматического материала: домашнее задание упр.8, с. 8, упр. 6, с. 214. Задание на дом: а) пересказ текста упр. 11, с.9; б) выписать новые слова в словарные тетради; в) упр. 12, с. 12, упр. 14, с. 12 (письменно). 4-е ЗАНЯТИЕ Задачи урока: — обсудить сообщения учащихся о Франции и французах, а также о жизни французских школьников; — закрепить новую лексику урока. П л а н 1. Закрепление лексики: а) пересказ текста несколькими учащимися; б) постановка вопросов к тексту и ответы на них с использованием но­ вых слов; в) проверка домашнего задания: упр. 12 и 14, с. 12, упр. 13, с. 12 и упр. 15, с. 13. 2. а) сообщение учащихся о Франции и французах; б) обсуждение сообщений. Игра: угадать имя французского писателя, артиста, и т. д по пяти вопросам. 3. а) Сообщения о жизни французских школьников; б) обсуждение сообщений. Задание на дом: Упр. 17, с.13 (устно), упр. 18,19, с.13, 14 (письменно), упр.23, с. 14 (письменно). 5-е ЗАНЯТИЕ Задачи урока: — читать текст Enseignement en France; — выполнить упражнения для закрепления лексики. П л а н 1. Закрепление лексики. Проверка домашнего задания, упр. 17, 18, 19, с.13, 14, упр. 16, с.13, упр. 20, с. 14, упр. 2, 3, с. 214. Игра: кто больше напишет слов по темам Enseignement, École.
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    Конкурс: один ученикзадает вопрос, содержащий новое слово, друго­ му, тот отвечает и задает вопрос следующему. Тот, кто не может ответить на вопрос, выбывает. 2. Чтение текста Enseignement en France: а) вступительное слово учителя по теме текста для создания мотивации; б) упражнения раздела Etude du texte, с. 14, 15; в) чтение текста про себя до слов A l'école primaire..., с. 16; г) контроль понимания содержания текста; д) чтение текста вслух, анализ и перевод трудных предложений. Задание на дом: а) подготовить прочитанную в классе часть текста, ответить на вопро­ сы упр. 26, с. 17; б) упр. 21, с. 14 (письменно); упр. 22а, с. 14. 6-е ЗАНЯТИЕ Задачи урока: — прочитать первую часть текста и побеседовать по ее содержанию; — прочитать текст до конца, понять новые слова и содержание текста; — закрепить новую лексику. П л а н 1. Закрепление лексики. 2. Проверка домашнего задания: а) упр. 21, с. 14; б) написать на доске и в тетрадях под диктовку учителя предложения: La cour de notre maison est grande et verte. Nicolas court plus vite que les autres. J'ai six cours aujourd' hui. Prenons ce chemin, il est le plus court. Упр. 22a - взять на проверку. 3. Обучение чтению: а) чтение первой части текста и ответы на вопросы; б) чтение второй части текста сначала про себя, потом вслух, контроль общего понимания, анализ и перевод трудных предложений. Задание на дом: а) упр. 22в, с. 14 (письменно); б) пересказ первой половины текста; в) чтение второй половины текста и ответы на вопросы, упр. 26, с. 17. 7-е ЗАНЯТИЕ Задачи урока: — пересказать первую часть текста; — прочитать вторую часть текста и побеседовать по ее содержанию в плане сравнения нашей системы образования с французской;
  • 294.
    — перевести текстComment travailler. П л а н 1. Пересказ первой части текста и обсуждение его содержания. 2. Чтение второй части текста и ответы на вопросы упр. 26, с. 17. 3. Сравнение систем образования у нас и во Франции, упр. 27, с. 17 4. Перевод текста Comment travailler, упр. 32, с. 19, 20. Задание на дом: Подготовить пересказ второй части текста Enseignement en France, упр. 27, с. 17. 8-е ЗАНЯТИЕ Задачи урока: — пересказывать вторую часть текста об образовании во Франции; — обсудить вопросы образования; — прослушать текст. П л а н 1. Пересказ всего текста " Enseignement en France". 2. Обсуждение системы образования во Франции и беседа по содержа­ нию текста. 3. а) Сообщения на тему образования, упр. 27, с. 17. б) Работа в парах: сравнение систем образования во Франции и у нас в форме обмена мнениями. 4. Обучение слушанию, упр. 1, 4, с. 24, упр. 5, 7, с. 213. 5. Слушание текста Les carnets, упр. 12, с. 216, упр. 13, 14, 15, с. 217. Задание на дом: а) читать текст L'emploi du temps des écoliers français; б) составить 10 вопросов к тексту (письменно). 9-е ЗАНЯТИЕ Задачи урока: — побеседовать по теме текста L'emploi du temps des écoliers français; — обсудить написанные учениками письма другу и сочинения. П л а н 1. Чтение вслух текста, подготовленного дома, ответы на вопросы, со­ ставленные учениками дома. 2. Обсуждение содержания текста, упр. 30, с. 19. 3. Обсуждение написанных сочинений, упр. 22а и Ь, с. 14: оценка их, работа над ошибками, показ образца письма.
  • 295.
    Задание на дом: а)упр. 31, с. 19; б) работа над ошибками. 10-е ЗАНЯТИЕ Коммуникативные задачи: — обсудить вопросы организации обучения у нас и во Франции; — побеседовать по содержанию текста; — побеседовать о том, как дети проводят свободное время; — обменяться мнениями, как лучше проводить свободное время. П л а н 1. Сообщения учащихся на тему организации обучения, упр.31, с. 19. 2. Работа в парах: составление диалогов: один ученик рассказывает другому о своей учебе, партнер задает ему вопросы, потом они меняются ролями. 3. Слушание текста Les carnets... с. 216; а) вопросы преподавателя по первой части текста; б) упр. 15, с. 214; в) слушание второй части текста, упр. 17, с. 217. Задание на дом: подготовиться к уроку домашнего чтения. 11-е ЗАНЯТИЕ Домашнее чтение. 12-е ЗАНЯТИЕ Коммуникативные задачи: — провести речевые игры; — побеседовать на свободную тему; — написать диктант. П л а н 1. Речевые игры по теме урока, упр. 33 и 34, с.20. 2. Беседа на свободные темы на материале раздела Sujet libre de conversation, a также на актуальные и интересные для учащихся темы. 3. Контрольный диктант, упр. 11, с. 9. Задание на дом: разработка проекта: "Школа, как я ее вижу в будущем". Группа из трех учеников готовит сообщение устное и письменное, а также вопросы по дан­ ной теме.
  • 296.
    Задачи урока: — обсудитьвопросы организации обучения в 7-м классе; — начать чтение текста Le Bouillon; — ввести новый грамматический материал: Passé simple. П л а н 1. Ознакомление с Passé simple. Анализ примеров и выведение прави­ ла, упр. 1, с. 27. 2. Закрепление Passé simple, упр. 2, с. 27, упр. 3, с. 28. 3. Чтение текста Le Bouillon, до слов Joachim s'est approché... про себя и ответы на вопросы, с. 21. 4. Обсуждение организации обучения в 7-м классе упр. 35, с. 21. Задание на дом: а) Подготовить сообщение: как бы я хотел заниматься французским язы­ ком в этом году, упр. 3, с. 28 (письменно); б) прочитать текст Le Bouillon до конца. 14-е ЗАНЯТИЕ Задачи урока: — обсудить вопросы изучения французского языка; — читать текст Le Bouillon; — закрепить Le Passé simple. П л а н 1. Закрепление грамматического материала упр. 4 и 5 с. 28. Игра: груп­ па делится на две команды, под диктовку учителя члены команд по очереди пишут глаголы в Passé simple. Побеждает команда, которая сделала меньше ошибок. 2. Чтение текста Le Bouillon; а) ответы на вопросы по первой части; б) чтение вслух текста до конца, ответы на вопросы, заданные учащи­ мися; в) упр. 38, с. 23. 3. Обсуждение вопроса, как лучше и интереснее изучать французский язык.
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    Задание на дом: изупр. 4, с. 28 выбрать глаголы в Passé simple и поставить их в других лицах (письменно), упр. 39, с. 23. 15-е ЗАНЯТИЕ Задачи урока: — пересказывать текст Le Bouillon ; — продолжить работу по закреплению Passé simple; — провести работу над ошибками. П л а н 1. Закрепление грамматического материала упр. 4, с. 28 (проверка до­ машнего задания). Игра: группа делится на две команды, преподаватель пишет на доске глаголы в инфинитиве, указывая лицо (parler: il...). Учащи­ еся пишут глаголы в Passé simple. Каждый член команды пишет один при­ мер. Побеждает команда, которая сделала меньше ошибок. Упр. 6, 7, с. 29. 2. Пересказ текста Le Bouillon, упр. 39, с. 23. 3. Работа над ошибками, допущенными в диктанте. Задание на дам: а) Упр. 8, с. 29, а также глаголы в Passé simple из этого упражнения письменно поставить во всех лицах. б) Работа над ошибками в диктанте. 16-е ЗАНЯТИЕ Задачи урока: — подготовиться к написанию изложения. П л а н Изложение, упр. 19, с. 218. 17-е ЗАНЯТИЕ Задачи урока: — продолжить обсуждение темы о том, как лучше изучать французс­ кий язык; — обучать слушанию; — закрепить Passé simple.
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    П л ан 1. Закрепление Passé simple, упр. 8, с. 29 (домашнее задание), уз­ навание на слух в речи учителя глаголов II группы в Passé simple и запись их в тетрадях, спряжение глаголов III группы, verbes en -endre и -vrir . 2. Обсуждение вопроса, как лучше изучать французский язык. Работа в парах: обмен мнениями. 3. Обучение аудированию. Прослушивание какой-либо имеющейся за­ писи, контроль понимания, ответы на вопросы, обсуждение. 4. Закрепление лексики. Исправление фраз из диктанта, в которых были допущены ошибки на новые слова. На доске пишет ученик , сделавший ошибку, остальные пишут в тетрадях. Задание на дом: а) проспрягать письменно в Passé simple словосочетания: entendre un bruit и découvrir un secret; б) написать по три предложения со словами, в которых были сделаны ошибки в повторном диктанте. 18-е ЗАНЯТИЕ Задачи урока: — учиться составлять диалоги по теме Les études; — закрепить Passé simple; — продолжить работу над ошибками в изложениях. П л а н 1. Составление диалогов по теме Les études, упр. 40, с. 23,24. Составле­ ние диалогов на темы: мой любимый/нелюбимый предмет; легко ли учить­ ся в 7-м классе. 2. Закрепление Passé simple. Проверка домашнего задания; в предложе­ ниях, написанных на доске, заменить инфинитивы глаголов comprendre, rendre, répondre, couvrir, souffrir на формы в Passé simple. Проспрягать гла­ голы на -ir, -re, -oir, упр. 9, с. 30, упр. 10, с. 31. 3. Анализ изложений и работа над ошибками. 4. Задание на дом: а) выучить диалог на с. 24; б) упр. 9, с. 30, поставить глаголы во всех лицах письменно; в) сделать работу над ошибками в изложениях; г) прочитать стихотворение на с. 25.
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    Задачи урока: — продолжитьработу по составлению диалогов на тему Les études- — обсудить план занятий во внеурочное время; — закрепить грамматический материал. П л а н 1. Обучение диалогической речи, упр. 40, с. 23. Разыгрывание выучен­ ного диалога. Основное внимание обратить на произношение. Работа в парах: составление диалогов по темам: знакомство с новым учеником, самые легкие и самые трудные занятия. 2. Закрепление грамматического материала, упр. 9 (домашнее задание), упр. 10, с. 30, 31, постановка глаголов в Passé simple в других лицах. 3. Выразительное чтение стихотворения, упр. 42, с. 45. 4. Обсуждение занятий во внеурочное время, упр. 36, с. 21. Задание на дом: а) Подготовиться к контрольной работе на употребление Passé simple. б) Выучить наизусть стихотворение. 20-е ЗАНЯТИЕ Задачи урока: — провести дискуссию о проблемах обучения; — проконтролировать употребление Passé simple; — выразительно читать стихотворение. П л а н 1. Обмен мнениями по темам: как лучше организовать учебу; что нуж­ но, чтобы хорошо учиться по всем предметам, чем заниматься в свободное время. 2. Контрольная работа на употребление Passé simple, упр. 11, с. 31 и все глаголы, встречающиеся в тексте в Passé simple, поставить во всех лицах. 3. Чтение стихотворения наизусть. Задание на дом: Подготовиться к обсуждению проектов «Школа будущего, как я ее вижу». Проект задается за 2—3 недели до обсуждения группе учащихся в 3— 4 человека. Задание формулируется следующим образом: изучите вопрос «как вы видите школу будущего», почитайте литературу, обсудите его со знакомыми: взрослыми, сверстниками, преподавателями. Обсудите и под­ готовьте устно и письменно доклад на эту тему.
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    Задачи урока: — обсудитьпроекты: «Школа будущего, как я ее вижу». Каждая группа делает свое сообщение. Один участник проекта делает устное сообщение, другой готовит иллюстрации, третий отвечает на вопросы, четвертый гото­ вит письменный текст доклада. В конце урока проводится обсуждение всех проектов и выделяется самое интересное. Задание на дом: Подготовиться к уроку домашнего чтения. 22-е ЗАНЯТИЕ Домашнее чтение.
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    TABLE DES MATIÈRES PREMIERTRIMESTRE Préface. Chers amis! 3 Leçon 1. Enseignement en France 5 Leçon 2. Ecrivains célèbres 27 Révision du premier trimestre 47 DEUXIÈME TRIMESTRE Leçon 3. Lecture 50 Leçon 4. France (nature, population, traditions) 67 Révision du deuxième trimestre 88 Leçon 5. La fête du Nouvel An et de Noël 91 TROISIÈME TRIMESTRE Leçon 6. Villes et villages français 100 Leçon 7. Histoire de France (épisodes) 123 Leçon 8. Voyages (explorations) 142 Révision du troisième trimestre 158 QUATRIÈME TRIMESTRE Leçon 9. Les grands hommes 163 Leçon 10. La Terre c'est notre maison à tous 185 Leçon 11. Sports 201 Révision du quatrième trimestre 218 E X E R C I C E S D ' A U D I T I O N ET N A R R A T I O N S 223 МЕТОДИЧЕСКИЕ РЕКОМЕНДАЦИИ 280
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    Учебное издание Нина ВладимировнаЕлухина Софья Викторовна Калинина Владимир Дмитриевич Ошанин ФРАНЦУЗСКИЙ Я З Ы К Учебник для 7-го класса школ с углубленным изучением французского языка Редактор М. А. Кострикшш Художник Т. А. Ляхович Художественный редактор Ю. М. Славнова Компьютерная верстка Е. Г. Вырщикова Сдано в набор 12.03.03. Подписано в печать 27.05.03. Формат 60х90'/|6. Гарнитура тип Тайме. Печать офсетная. Усл. печ. л. 19. Тираж 5000 экз. Заказ № 2935. Общероссийский классификатор продукции ОК-005-93, том 2; 953005 — учебная литература ООО «Издательский дом «ОНИКС 21 век» Изд. лиц. ИД № 02795 от 11.09.2000 105066, Москва, ул. Доброслободская, 5а Отдел реализации: тел. (095) 310-75-25, 150-52-11 Internet: www.onyx.ru, e-mail: mail@onyx.ru О т п е ч а т а н о на Ф Г У П Тверской о р д е н а Трудового К р а с н о г о З н а м е н и по.чиграфкомбинат д е т с к о й литературы им. 50-летия С С С Р М и н и с т е р с т в а Р о с с и й с к о й Ф е д е р а ц и и по делам печати, телерадиовещания и с р е д с т в массовых коммуникаций. 1 7 0 0 4 0 . г. Тверь, проспект 50-летия Октября, 4 6 .
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    ООО «ИЗДАТЕЛЬСКИЙ ДОМ«ОНИКС 21 ВЕК» предлагает учебно-методические комплекты по французскому языку: 5 класс Н. В. Елухина, Г. Н.Шевандина. «Французский язык». Учебник В. Д. Ошанин, Н. Б. Ошанина. «Livre de lecture». Книга для чтения 6 класс Н. В. Елухина, С. В. Калинина, В. Д. Ошанин «Французский язык». Учебник Н. В. Елухина, С. А. Петрова. «Livre de lecture». Книга для чтения 7 класс Н. В. Елухина, С. В. Калинина, В. Д. Ошанин. «Французский язык». Учебник В. Д. Ошанин, Н. Б. Ошанина. «Livre de lecture». Книга для чтения 8 класс Н. В. Елухина, С. В. Калинина, В. Д. Ошанин. «Французский язык». Учебник Б. И. Турчина. «Livre de lecture». Книга для чтения 9 класс Н. В. Елухина, С. В. Калинина, Б. И. Турчина. «Французский язык». Учебник Б. И. Турчина. «Livre de lecture». Книга для чтения 10 класс Р. К. Миньяр-Белоручев, Б. И. Турчина. «Французский язык». Учебчик // класс Н. В. Елухина, С. В. Калинина, Б. И. Турчина. «Французский язык». Учебник