AU FIL DE L’EAU


Pour faire suite à la réunion du 11 juillet 2012 qui s’est tenue à 10h30 du matin.

Avant toute chose quand on fait une réunion publique d’information on essaye de la faire à une
heure à laquelle on peut espérer la venue d’un grand nombre (après 18h00 pour les personnes qui
travaillent).

Le compte rendu qui suit peut être incomplet étant donné la soudaineté de l’étude présentée et la
non-production d’un document schématique qui aurait pu être distribué aux présents dans un souci
de transparence et d’information.

Les intitulés ci-dessous suivent la présentation faite au public lors de la réunion.


I.        LES CONSTATS

en plusieurs points
             l’évolution de la météo et par conséquent le réchauffement de la planète,
             les problèmes liés à cette évolution (sécheresse…),
             les flux migratoires, afflux de nouvelles populations, besoins en eau grandissants,
             les règlementations des eaux souterraines des cours d’eau…,
             l’évolution de la culture des vignes, de la production des vins…arrosage au goutte à
                goutte inévitable…

Cette liste fait donc apparaître des problèmes dans un avenir plus ou moins lointain.

A partir de ces constats une liste de réflexion est dressée qui aboutit à la solution consistant à la
création d’un plan d’eau d’une certaine dimension. Cette réalisation a un coût qui dans un premier
temps était subventionné à 80% et qui est passé à 40%.

Et voici donc la réponse élaborée et présentée.


II.       LE PROJET

Deux niveaux nous sont exposés :

      1. UN BASSIN POUR L’ARROSAGE

         pour l’arrosage des vignes servant aussi à l’adduction en eau propre non traitée pour
          l’arrosage domestique, les piscines, l’entretien des communes voir plus …
         ludique pour le développement du tourisme,
         Une étude a été menée sur la plaine et un financement à 80% était prévu,
         ce financement n’est plus que de 40% donc impossibilité de réaliser celui-ci.
     Où trouver de l’argent quand le public n’en a plus, et bien dans le privé via les industries :
      Contact est pris avec le groupe LAFARGE .
                              Question que nous pouvons nous poser :
                          Qui a pensé à ce groupe et qui a pris contact avec lui ?

     Dans un premier temps, on nous dit qu’une étude a été faite sur la plaine dont les
      conclusions, malheureusement, font apparaître que dans le sous-sol il n’y a pas assez de
      matériaux pouvant être utilisés par LAFARGE et que si l’on ne trouve pas de solutions de
      « carrière » le projet tombe à l’eau !!!
     Après des recherches, par le plus grand des hasards, un site répondant parfaitement aux
      attentes de LAFARGE est découvert.
                                                  Remarque :
               Ce site pour l’exploitation d’une carrière est connu depuis plus de 30 ans.

     En conclusion la « nécessité » d’un bassin initial se transforme en une carrière et deux
      bassins ces derniers seraient réalisés sur 90Ha.

2. UNE CARRIERE DEUX BASSINS

     Une carrière à granulats serait exploitée pendant 30 ans par LAFARGE pour rentabiliser et
      financer la création du bassin initial.
     Un deuxième bassin à l’emplacement de la carrière serait réalisé. Ce bassin servant de
      réserve pour réalimenter le plan d’eau dans la plaine (renouvellement de l’eau pour éviter
      les eaux stagnantes), pour les pompiers, pour l’industrie (refroidissement de systèmes …),
      réinjection d’eau dans les cours d’eau pour maintenir un niveau de conservation de la faune
      et de la flore menacées…
     Cette carrière d’exploitation de granulats serait desservie par une route qui franchirait 2
      rivières avec 1 pont et 1 passage à gué, cette route rejoindrait la route allant à Espira de
      l’Agly jusqu’à l’usine existante de LAFARGE.
     Un calendrier nous a été présenté, le projet devrait démarrer dès 2013 par des projets et des
      enquêtes d’utilité publique et la réalisation du projet devrait durer plusieurs décennies.
                                               Remarque :
                         Tout cela se ferait en ne coûtant rien à la commune,
                  LAFARGE payant rubis sur l’ongle toutes les dépenses voir plus !!!
                     C’est ce qui nous a été dit, dès qu’il y a une dépense évoquée
                   (Réseau d’eau potable à modifier, traitement des eaux usées …)
                                     On nous dit LAFARGE payera.

     La commune vendrait les terrains à l’ASA qui de ce fait serait le seul propriétaire et le seul
      exploitant de l’ensemble de ce complexe. L’ASA toucherait les taxes, gérerait l’entretien,
      tout cela sans coûter un centime au citoyen, nous dit-on.
                                  Question que nous pouvons nous poser :
    Est-ce que l’ASA dans ses statuts et ses attributions a vocation à gérer ce type de complexe
                   et de redistribuer, en dehors des eaux d’arrosage des vignes,
                       les eaux propres à usage domestique ou communal ?
III.   EN CONCLUSION

        D’un problème d’arrosage des vignes (ne faisant pas l’unanimité chez les viticulteurs loin s’en
        faut !!!) on en est arrivé
        à un projet pharaonique englobant
        - l’arrosage des vignes,
        - l’adduction de PAZIOLS et TUCHAN en eau non potable mais propre pour des usages
            domestique ou communal et multiples,
        à deux bassins servants
        - pour la défense incendie,
        - pour une régulation des niveaux des cours d’eau,
        - pour une gestion des énormes ruissellements venant du TAUCH en cas de fortes pluies,
        - pour le développement touristique par la création d’un bassin ludique,
        - pour la gestion du développement urbain avec un afflux de population « incontrôlée et
            incontrôlable » dans les années à venir,
        - pour l’utilisation industrielle de ces étendues d’eau pour le refroidissement des
            installations le nécessitant,
        et ne soyons pas avare arroser jusqu’à VINGRAU et TAUTAVEL...

                                 Ça c’est du projet de chez projet.
                  Serait-ce « LA GOUTTE D’EAU QUI FAIT DEBORDER LA VASE »
                  ou bien « LES PETITS RUS FONT LE GROSSES RIVIERES » ????
                     ON BRADE POUR UN PLAT DE LENTILLES NOTRE TERRE
                               ON LAISSE NOS ESPACES NATURELS
           ÊTRE ENTACHES, DETRUITS POUR TRES LONGTEMPS VOIRE POUR TOUJOURS.

                                              NOUS VOULONS
                         maîtriser le développement nécessaire de notre région
                                              NOUS VOULONS
       faire valoir notre patrimoine (nous sommes au cœur, nous sommes LE CŒUR du FITOU)
                                              NOUS VOULONS
                                  diversifier les activités économiques,
                                              NOUS VOULONS
                                    diversifier les activités culturelles,
                                              NOUS VOULONS
                                     diversifier les activités ludiques,
                                              NOUS VOULONS
                                   diversifier les activités touristiques,
                                              NOUS VOULONS
                               conserver et développer notre patrimoine,

                                   PAS A N’IMPORTE QUEL PRIX.
                                 NOTRE PAYS N’EST PAS A VENDRE.
REUNION PUBLIQUE
    POUR UN DEBAT SUR L’IRRIGATION,
     UN PLAN D’EAU, UNE CARRIERE ?
QUEL DEVELOPPEMENT POUR NOTRE REGION ?
      LUNDI 23 JUILLET 2012 A 18H30
      SALLE POLYVALENTE A PAZIOLS

Au fil de l'eau

  • 1.
    AU FIL DEL’EAU Pour faire suite à la réunion du 11 juillet 2012 qui s’est tenue à 10h30 du matin. Avant toute chose quand on fait une réunion publique d’information on essaye de la faire à une heure à laquelle on peut espérer la venue d’un grand nombre (après 18h00 pour les personnes qui travaillent). Le compte rendu qui suit peut être incomplet étant donné la soudaineté de l’étude présentée et la non-production d’un document schématique qui aurait pu être distribué aux présents dans un souci de transparence et d’information. Les intitulés ci-dessous suivent la présentation faite au public lors de la réunion. I. LES CONSTATS en plusieurs points  l’évolution de la météo et par conséquent le réchauffement de la planète,  les problèmes liés à cette évolution (sécheresse…),  les flux migratoires, afflux de nouvelles populations, besoins en eau grandissants,  les règlementations des eaux souterraines des cours d’eau…,  l’évolution de la culture des vignes, de la production des vins…arrosage au goutte à goutte inévitable… Cette liste fait donc apparaître des problèmes dans un avenir plus ou moins lointain. A partir de ces constats une liste de réflexion est dressée qui aboutit à la solution consistant à la création d’un plan d’eau d’une certaine dimension. Cette réalisation a un coût qui dans un premier temps était subventionné à 80% et qui est passé à 40%. Et voici donc la réponse élaborée et présentée. II. LE PROJET Deux niveaux nous sont exposés : 1. UN BASSIN POUR L’ARROSAGE  pour l’arrosage des vignes servant aussi à l’adduction en eau propre non traitée pour l’arrosage domestique, les piscines, l’entretien des communes voir plus …  ludique pour le développement du tourisme,  Une étude a été menée sur la plaine et un financement à 80% était prévu,  ce financement n’est plus que de 40% donc impossibilité de réaliser celui-ci.
  • 2.
    Où trouver de l’argent quand le public n’en a plus, et bien dans le privé via les industries : Contact est pris avec le groupe LAFARGE . Question que nous pouvons nous poser : Qui a pensé à ce groupe et qui a pris contact avec lui ?  Dans un premier temps, on nous dit qu’une étude a été faite sur la plaine dont les conclusions, malheureusement, font apparaître que dans le sous-sol il n’y a pas assez de matériaux pouvant être utilisés par LAFARGE et que si l’on ne trouve pas de solutions de « carrière » le projet tombe à l’eau !!!  Après des recherches, par le plus grand des hasards, un site répondant parfaitement aux attentes de LAFARGE est découvert. Remarque : Ce site pour l’exploitation d’une carrière est connu depuis plus de 30 ans.  En conclusion la « nécessité » d’un bassin initial se transforme en une carrière et deux bassins ces derniers seraient réalisés sur 90Ha. 2. UNE CARRIERE DEUX BASSINS  Une carrière à granulats serait exploitée pendant 30 ans par LAFARGE pour rentabiliser et financer la création du bassin initial.  Un deuxième bassin à l’emplacement de la carrière serait réalisé. Ce bassin servant de réserve pour réalimenter le plan d’eau dans la plaine (renouvellement de l’eau pour éviter les eaux stagnantes), pour les pompiers, pour l’industrie (refroidissement de systèmes …), réinjection d’eau dans les cours d’eau pour maintenir un niveau de conservation de la faune et de la flore menacées…  Cette carrière d’exploitation de granulats serait desservie par une route qui franchirait 2 rivières avec 1 pont et 1 passage à gué, cette route rejoindrait la route allant à Espira de l’Agly jusqu’à l’usine existante de LAFARGE.  Un calendrier nous a été présenté, le projet devrait démarrer dès 2013 par des projets et des enquêtes d’utilité publique et la réalisation du projet devrait durer plusieurs décennies. Remarque : Tout cela se ferait en ne coûtant rien à la commune, LAFARGE payant rubis sur l’ongle toutes les dépenses voir plus !!! C’est ce qui nous a été dit, dès qu’il y a une dépense évoquée (Réseau d’eau potable à modifier, traitement des eaux usées …) On nous dit LAFARGE payera.  La commune vendrait les terrains à l’ASA qui de ce fait serait le seul propriétaire et le seul exploitant de l’ensemble de ce complexe. L’ASA toucherait les taxes, gérerait l’entretien, tout cela sans coûter un centime au citoyen, nous dit-on. Question que nous pouvons nous poser : Est-ce que l’ASA dans ses statuts et ses attributions a vocation à gérer ce type de complexe et de redistribuer, en dehors des eaux d’arrosage des vignes, les eaux propres à usage domestique ou communal ?
  • 3.
    III. EN CONCLUSION D’un problème d’arrosage des vignes (ne faisant pas l’unanimité chez les viticulteurs loin s’en faut !!!) on en est arrivé à un projet pharaonique englobant - l’arrosage des vignes, - l’adduction de PAZIOLS et TUCHAN en eau non potable mais propre pour des usages domestique ou communal et multiples, à deux bassins servants - pour la défense incendie, - pour une régulation des niveaux des cours d’eau, - pour une gestion des énormes ruissellements venant du TAUCH en cas de fortes pluies, - pour le développement touristique par la création d’un bassin ludique, - pour la gestion du développement urbain avec un afflux de population « incontrôlée et incontrôlable » dans les années à venir, - pour l’utilisation industrielle de ces étendues d’eau pour le refroidissement des installations le nécessitant, et ne soyons pas avare arroser jusqu’à VINGRAU et TAUTAVEL... Ça c’est du projet de chez projet. Serait-ce « LA GOUTTE D’EAU QUI FAIT DEBORDER LA VASE » ou bien « LES PETITS RUS FONT LE GROSSES RIVIERES » ???? ON BRADE POUR UN PLAT DE LENTILLES NOTRE TERRE ON LAISSE NOS ESPACES NATURELS ÊTRE ENTACHES, DETRUITS POUR TRES LONGTEMPS VOIRE POUR TOUJOURS. NOUS VOULONS maîtriser le développement nécessaire de notre région NOUS VOULONS faire valoir notre patrimoine (nous sommes au cœur, nous sommes LE CŒUR du FITOU) NOUS VOULONS diversifier les activités économiques, NOUS VOULONS diversifier les activités culturelles, NOUS VOULONS diversifier les activités ludiques, NOUS VOULONS diversifier les activités touristiques, NOUS VOULONS conserver et développer notre patrimoine, PAS A N’IMPORTE QUEL PRIX. NOTRE PAYS N’EST PAS A VENDRE.
  • 4.
    REUNION PUBLIQUE POUR UN DEBAT SUR L’IRRIGATION, UN PLAN D’EAU, UNE CARRIERE ? QUEL DEVELOPPEMENT POUR NOTRE REGION ? LUNDI 23 JUILLET 2012 A 18H30 SALLE POLYVALENTE A PAZIOLS