LE

BLOC-NOTES

Capgemini guide F
automobile rattrape son retard numérique, B
de Frédéric Simottel

13 Quand direction financière
FÉV.

E

et informatique ne font qu’un

mmanuelle Soriano, DSI de l’hôpital deValence, est
une femme heureuse. En charge du système d’information de cet établissement hospitalier de plus de
700 lits, elle en tient également les finances. « Cela facilite les décisions concernant, notamment, les investissements numériques», souligne-t-elle. L’hôpital deValence vient donc de s’équiper en tablettes fonctionnant
sous système Microsoft. Chacun de ces terminaux est
installé au pied du lit des patients et renseigne le personnel médical sur l’état de santé, la pathologie, le suivi
posologique des médicaments, etc. Mieux renseignés,
infirmiers et médecins passeraient ainsi moins de temps
à courir dans les couloirs.

15 Capgemini sous les ors
FÉV.

A

de la République

ncien directeur de cabinet de Dominique StraussKahn, Paul Hermelin, PDG de Capgemini, a joué
pendant deux jours les intermédiaires entre les autoriLe PDG de
Capgemini tés indiennes et la délégation française emmenée en Inde
a conseillé par François Hollande. Le patron de la SSII française
François
est en territoire connu.Avec 46 000 salariés attendus
Hollande,
avant la fin de l’année sur le sous-continent, Capgemini
lors de
son voyage emploie plus d’Indiens que de Français. Paul Hermelin
a d’ailleurs été nommé le mois dernier « représentant
en Inde.

spécial de la France pour la relation économique avec
l’Inde» par Laurent Fabius, ministre desAffaires étrangères. Et les bonnes relations de Capgemini avec le pouvoir en place ne s’arrêtent pas là. Cyril Garcia, directeur
de la stratégie du groupe, a récemment été nommé au
Conseil national du numérique.Tandis que Nicolas Dufourcq, ancien numéro deux de la SSII, est aujourd’hui
le patron de la Banque publique d’investissement (BPI).

17 L’industrie automobile
FÉV.

A

rattrape son retard numérique

peine croyable, le Journal du dimanche publie une
page d’interview de Louis Schweitzer sur l’état de
santé de nos marques automobiles nationales. Et pas une
seule fois, l’ancien patron de Renault ne cite les mots numérique ou informatique. Certes, le journaliste insiste
surtout sur les enjeux, importants, en termes d’emplois
et de suprématie industrielle française, mais occulter les
leviers de productivité et de compétitivité apportés par
le numérique au secteur nous laisse sur notre faim.Aujourd’hui, une voiture est composée à 70% d’informatique (assistance à la conduite, navigation GPS, communication, divertissement, motorisation). Le numérique
est aussi présent en amont, dans les cabinets d’études,
les usines, la chaîne logistique et, de plus en plus, dans les
concessions. Or, la France dispose de sérieux atouts dans
le domaine, en informatique embarquée, en conception
assistée par ordinateur avec le géant mondial Dassault
Systèmes, par exemple. Je reste persuadé que les grands
patrons ont saisi l’importance du numérique. Mais je
m’interroge sur leur capacité à agir face à la révolution
engagée autour des nouveaux modes d’organisation et
de commercialisation. S’intéresser aux futurs modèles
économiques, élémentaire monsieur Schweitzer!

18 Qosmos n’a pas aidé
FÉV.

L

le régime syrien

e logiciel miracle de Qosmos, jeune entreprise française spécialisée dans les télécoms et réseaux, analyse en temps réel les informations qui transitent sur un
réseau informatique. Sa technologie s’adresse aux entreprises, mais aussi aux intégrateurs, aux opérateurs
et, surtout, aux fournisseurs de logiciels et de matériels.
Qosmos enfouit ainsi son logiciel au cœur même de
leurs équipements réseaux. Cela leur permet de rajou-

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ne
pa
Ba
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LES SAMEDIS À 20H00 ET
TOUS LES DIMANCHES À 17H00

e François Hollande en Inde, l’industrie
e, Bill Gates fait son mea culpa

19 Bill Gates admet une erreur
FÉV.

stratégique dans le mobile

C

e mardi matin, lors de
l’émission TV américaine CBSThis Morning, Bill
Gates s’autorise quelques
critiques à l’égard de Microsoft, notamment sur la stratégie mobile. « On ne peut
pas dire que nous ayons
manqué le marché du téléBill Gates
phone mobile, mais nous
ne désavoue
ne l’avons pas abordé de
pas Steve
la bonne manière pour en
Ballmer.
devenir l’un des leaders.
C’est clairement une erreur », a-t-il ainsi affirmé. Il est
vrai qu’avec seulement 2,4% de parts de marché pour
Windows Phone, le bilan n’est guère reluisant. Bill Gates
ne remet toutefois pas en cause les décisions de Steve
Ballmer, l’actuel dirigeant de Microsoft, et lui tresse
même quelques lauriers en insistant sur les succès de la
Xbox, deWindows 8 et de Bing. Ceux qui veulent la tête
de Ballmer devront encore patienter.

20 l’ex-numéro deux de Renault,
FÉV.

P

nouveau gourou du nuage

assée quasiment inaperçue à l’époque, la nomination de Patrick Pelata au poste de Chief Automative Officer chez l’éditeur de logiciels Salesforce
prend tout son sens aujourd’hui. «Ma mission consiste

à aider Salesforce à se propager dans le monde de l’automobile», confirme l’ex-bras droit de Carlos Ghosn chez
Renault, qui a visiblement effectué une formation accélérée sur le cloud computing et les réseaux sociaux.
Salesforce commercialise en effet en location un logiciel
de relation client que l’éditeur héberge et qu’il a enrichi
d’une application réseau social très performante, pour
faire communiquer clients et fournisseurs. «J’ai vu tellement d’applications informatiques déployées à coups
de millions de dollars qui, une fois installées, ne correspondaient plus au besoin décrit trois ou cinq ans plus
tôt dans le cahier des charges initial. Cela m’a fait réfléchir, et un acteur comme Salesforce montre que l’on
peut rendre le même service autrement.» Et d’insister
sur les ruptures sociétales ou technologiques capables de
remettre en cause des business models existants: «C’est
ce qui se passe aujourd’hui dans l’informatique comme
dans le secteur automobile.»

23 Dans le cockpit informatisé
FÉV.

U

des moissonneuses-batteuses

ne moissonneuse-batteuse disposant d’une cabine presque aussi complexe que le cockpit d’un
avion… C’est aujourd’hui une réalité. En temps réel,
l’agriculteur dispose, en effet, de toutes les informations sur la qualité de sa récolte, mais aussi sur la
cartographie de son rendement. Il est autoguidé par
GPS pour optimiser
sa trajectoire, avec
Du matériel
une précision pouagricole à
la pointe du
vant atteindre 2 cennumérique.
timètres, réalisant
ainsi jusqu’à 5 %
d’économies sur le
carburant ou l’usure
du matériel. Si l’on
en croit les spécialistes présents au
cinquantième Salon
international de
l’agriculture à Paris,
non seulement le numérique améliore la rentabilité, mais il lutte également
contre le gaspillage, optimise la qualité des produits et
valorise le potentiel maximal des parcelles, sans surexploiter les ressources.

© NIVIÈRE/SIPA - DR

ter à leur catalogue ce service d’analyse des flux. Une
démarche qui a failli coûter cher à la société française
puisque, l’an passé, Qosmos fut accusé de collaborer
avec le régime syrien, en lui vendant du matériel de surveillance. Depuis,Thibaut Bechetoille, son PDG, s’est
expliqué. La technologie de Qosmos est victime de son
succès. Quelques grands fournisseurs de matériels ont
installé cette innovation en standard dans leurs équipements. Difficile, ensuite, d’être tenu pour responsable de
tous les usages qui en sont faits. Quoi qu’il en soit, Qosmos fait bien partie aujourd’hui de ces petits Français
qui montent. Intel s’apprête même à signer un contrat de
commercialisation avec l’éditeur, renforçant ainsi l’ambition mondiale de ce David des télécoms.

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BLOC-NOTES

Priceminister au se
à la recherche de sa splendeur passée, G
de Frédéric Simottel

21 Les DSI toujours aussi indécis
FÉV.

sur le BYOD

F

aut-il ou non interdire l’usage des outils numériques
personnels à des fins professionnelles ? Sur les 20 responsables informatiques réunis dans le cadre d’un dîner du Club 01 DSI, pas un ne semble avoir la solution
idéale. Instaurer des règles s’avère d’autant plus complexe que le BYOD (Bring Your Own Device) est d’abord
demandé par les cadres dirigeants pour eux-mêmes, et
qu’il est difficile de leur dire non. Certains DSI affirment
que cela n’est pas de leur ressort, mais de celui de la
DRH. Ce que confirme, avec ses mots, une juriste : « Le
principe du BYOD est inscrit depuis 1804 dans le code
civil. Cela s’appelle la responsabilité du commettant face
à son préposé. » Autrement dit, il en va de la responsabilité de l’employeur face à son salarié. Il faudra attendre la
fin du dîner pour qu’un DSI délivre sa martingale : «Vous
ne voulez pas entrer dans les standards de l’entreprise,
vous l’assumez ! » Une règle qu’il applique à tous les collaborateurs, mais dont il exempte les VIP.

21 Un nouveau business model

Paul
Hermelin,
FÉV.
PDG de
Capgemini,
quilibristes d’un monde en transformation, voilà
défend
comment les responsables de l’institut G9+ (asavec ardeur
sociation rassemblant 50 000 anciens élèves des plus
le métier
des SSII.
grandes écoles d’ingénieurs et de commerce) ont bap-

E

pour les sociétés de services

tisé leur conférence-débat consacrée à l’avenir des sociétés de services. Paul Hermelin, PDG de Capgemini, a
le premier défendu ce métier, qui ne doit plus être perçu
comme de la simple assistance technique.
Le défi des SSII consiste à trouver un juste équilibre
entre industrialisation et innovation. Il en va de la pérennité financière du modèle économique du secteur. Ces
sociétés ne peuvent plus se contenter de placer des techniciens en régie. « La clé de la rentabilité n’est plus là »,
confirme Gilles Rigal, directeur associé d’Apax Partners.
Pour lui, la valeur des SSII résidera de plus en plus dans
leur capacité d’innovation et dans les enjeux de propriété intellectuelle associés. A cela s’ajoutent d’autres
défis tels que ceux de l’internationalisation, de la croissance externe, ou encore de la proximité. Comme partout, les SSII sont donc soumises aux transformations du
monde du numérique, et le risque de rater ce virage est
réel. Reste à faire passer ce message aux équipes

22 Priceminister promeut
FÉV.

C

l’e-commerce en régions

e n’est pas avec le cabinet de Jean-Marc Ayrault,
mais bien avec le Web marchand en ligne Priceminister, que se sont alliées les chambres de commerce
françaises pour faire la promotion de l’e-commerce en
régions. Le site, cofondé par Pierre Kosciusko-Morizet,
et aujourd’hui propriété du Japonais Rakuten, ouvre en
effet un cycle de séminaires dans plusieurs villes de province afin d’aider les petits commerçants à appréhender
le numérique. Boulogne-sur-Mer, Dax, Metz et Montde-Marsan figurent parmi les premières villes traversées
par cette caravane. Une initiative à saluer. Reste à faire
comprendre cette démarche à des petites structures qui,
pour la plupart, ne disposent même pas de site Internet.

22 Est-il déjà trop tard
FÉV.

L

pour Alcatel-Lucent ?

’arrivée de Michel Combes à la tête de l’équipementier télécoms Alcatel-Lucent jette un nouveau
coup de projecteur sur le parcours de cette entreprise,
qui aurait pu trouver sa place entre Cisco et Samsung. Il
y a quinze ans, Alcatel-Lucent affrontait Cisco sur tous
les champs de bataille mondiaux des réseaux d’entreprise, le laissant loin derrière sur la partie opérateurs.
Las, il s’est fait prendre de court sur les infrastructures

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u secours des PME, Alcatel-Lucent
e, Gates et Zuckerberg en quête de talents

28 Les objets connectés vont
FÉV.

transformer notre société

D

eux courants de pensée s’affrontent au
sein du magazine The
Economist. D’un côté, les
« innovation pessimists »,
persuadés que nous ne
dépensons plus assez en
recherche fondamentale
et que les grandes innovations supposées améliorer nos vies sont derrière nous. De l’autre, les
optimistes, convaincus
qu’avec les technologies de l’information, nous sommes
à l’aube d’une nouvelle révolution industrielle. Inutile de
préciser vers quel clan penche ma préférence.
Des objets connectés en passant par le cloud computing, les applications mobiles, l’e-santé ou encore le
commerce électronique, le numérique est forcément
créateur de valeur et de croissance. Toutefois, pour
ne pas sombrer dans l’angélisme numérique, il reste
quand même à distinguer, parmi ces innovations, les
plus « disruptives ». Celles qui provoqueront des changements majeurs. Personnellement, je mise sur les communications machine to machine et sa version grand public :
l’Internet des objets.

2 Sopra, une réussite française

MARS

qui dure depuis quarante ans

P

olitiques et économistes assénant qu’il nous faut
trouver, en France, nos Microsoft et Google, on cherche souvent ces pépites du côté des éditeurs de logiciels.
Mais nous ferions bien de nous attarder un peu plus auprès des sociétés de services. Exemple avec Sopra : quarante ans d’existence, 15 000 employés, 1,217 milliard
d’euros (805 millions en France) de chiffre d’affaires,
et 3,7 % de croissance sur notre territoire, loin devant
la moyenne du secteur, de 0,7 %. Son fondateur, Pierre
Pasquier, invité de l’émission 01 Business sur BFM Business, justifie cette réussite par ses choix stratégiques
d’adresser des secteurs précis ou de mener des rachats ciblés. Il a abandonné son fauteuil de PDG, mais conserve
celui de président. Son successeur désigné, Pascal Leroy,
a été nommé directeur général en mai dernier.

4 Une soixantaine de célébrités

MARS

C

incitent les enfants à coder

omment inciter les jeunes à choisir les métiers du
numérique ? Dans un discours prononcé à Bruxelles,
le président de la Commission européenne, José Manuel
Barroso, en appelle à une « grande coalition » entre les
acteurs privés et publics pour attirer de nouvelles compétences.Aux Etats-Unis, pas moins de 60 célébrités ont
répondu à l’appel du site Code.org, dans une vidéo de six
minutes, qui incite les jeunes à apprendre à coder. Se succèdent à l’écran Bill (fondateur de Microsoft), Mark (fondateur de Facebook),
Jack (fondateur de
Twitter), un autre
Bill (ancien président des Etats-Unis),
Richard (PDG deVirgin), Mike (maire de
New York), ou encore Ashton (acteur
à Hollywood). Tous
expliquent pourquoi
il est important pour l’avenir de chacun de connaître les
rudiments de l’informatique, et notamment de la programmation. Les Etats-Unis aussi manqueraient donc
de vocations pour le numérique. Quelque chose me dit
qu’ils combleront leurs lacunes plus vite que l’Europe.

Mark
Zuckerberg,
fondateur de
Facebook,
pousse les
jeunes à
programmer.

© LUDOVIC/REA - DR - CODE.ORG

Internet et s’est ensuite laissé grignoter. La compétition
avec Samsung aurait pu être aussi virulente si les dirigeants de l’époque avaient montré un peu plus d’ambition, notamment dans la téléphonie mobile. Il aurait
fallu s’inspirer de l’exemple coréen, dont le gouvernement accompagne depuis trente ans le développement
de quelques champions nationaux, parmi lesquels Samsung. On voit où cela l’a mené.
Moins puissant,Alcatel-Lucent dispose néanmoins de
quelques solides atouts, dont une activité florissante aux
Etats-Unis dans la téléphonie de quatrième génération,
et un portefeuille de quelque 30 000 brevets. La tâche de
Michel Combes s’annonce ardue, mais l’univers du numérique est encore plein de ressources et de nombreuses
places restent à prendre. Le nouveau PDG va y réfléchir.
Il se donne un mois pour écouter, deux pour décider. Et
trois ans pour tout transformer.

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BLOC-NOTES

Gemalto, joue les lo
Obama devient cyber-parano, les robots ar
de Frédéric Simottel

6 Jean-Michel Villaumé,

MARS

député déconnecté

P

ratiquement passée inaperçue, une question adressée
au ministre de l’Economie et des Finances résume
pourtant le décalage existant dans notre société autour
de l’usage du numérique. Le député socialiste de HauteSaône, Jean-Michel Villaumé, s’est alarmé de la modification de l’article 1738 du code général des impôts. Les
sociétés ne procédant pas à la télédéclaration de leurs
taxes ou au télépaiement par voie électronique se verront pénalisées d’une majoration de 0,2 % en plus d’une
amende. Le député estime que cette décision sanctionne
les sociétés sans Internet, « celles qui n’ont pas besoin de
l’outil informatique dans le cadre de leur activité ». Sans
tomber dans l’angélisme du numérique, être aujourd’hui
entrepreneur ou artisan en étant persuadé de « ne pas
avoir besoin de l’outil informatique dans le cadre de son
activité » relève presque de la faute professionnelle. Et
défendre cet état de fait, de la faute politique.

9 Le Royaume-Uni cherche

MARS

C

ses chasseurs de pirates

omme la France, le Royaume-Uni est en quête de
Une
nouveaux talents dans le numérique, notamment
initiative de
dans le secteur de la sécurité. Le gouvernement britanrecrutement
nique s’est donc associé à Cassidian, filiale d’EADS, et
originale
des Anglais. à HP, pour organiser un concours à l’échelle nationale.

Une réussite, puisque 17 000 jeunes ingénieurs et étudiants ont participé à la première sélection en ligne courant 2012. La finale a réuni les 40 meilleurs à Bristol,
au centre mondial de R&D en sécurité de HP. Au programme, deux épreuves : la première, technique, demandait de comprendre les mécanismes d’une attaque
informatique à laquelle était confrontée une entreprise
(en l’occurrence, une écurie de Formule 1). La seconde
exigeait des notions de management de la part des candidats, puisqu’il s’agissait de répondre à un appel d’offres
concernant un projet de sécurisation de cette même écurie automobile. Le vainqueur, Stephen Miller, 28 ans, ne
connaissait rien dans ce domaine il y a encore trois ans.
Bien que fortement courtisé par les plus grands industriels de la sécurité informatique, cet ingénieur chimiste
pense poursuivre sa carrière au sein du groupe pharmaceutique GlaxoSmithKline, son actuel employeur. Cassidian espère pouvoir reproduire cet événement en France
très prochainement.

14 Gemalto, symbole des espoirs
MARS

H

du secteur digital français

eureux ! Olivier Piou, PDG du spécialiste de la sécurité numérique, a le sourire après la publication
des résultats de son entreprise en 2012, et des prévisions de croissance à deux chiffres pour 2013. Le chiffre
d’affaires de Gemalto a bondi de 43 % pour atteindre
2,236 milliards d’euros. Quant au résultat financier, il
double (+ 79 %) pour s’élever à 305 millions d’euros.
Tout récemment entrée au CAC 40, cette société est portée par le marché de la téléphonie mobile. Un milliard
d’utilisateurs sont aujourd’hui équipés de ses cartes SIM.
Et l’année 2013 s’annonce sous les meilleurs auspices,
avec la forte croissance attendue du machine to machine
(qui autorise les matériels équipés de ce type de carte
à communiquer entre eux), l’inexorable progression du
marché des transactions sécurisées, ou encore l’explosion des systèmes d’accès sécurisés, trois des secteurs
de prédilection de Gemalto. De quoi rassurer des investisseurs toujours inquiets lorsqu’il s’agit de suivre une
entreprise dont le multiple de capitalisation reste élevé
(20 fois son chiffre d’affaires). Ce qui serait appréciable,
maintenant, c’est que ce groupe entraîne dans son sillage
quelques autres pépites et jeunes pousses françaises,
afin de mettre en place un pôle d’excellence numérique
Cartes à puce et Sécurité. Pourquoi pas ?

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LES SAMEDIS À 20 HEURES ET
TOUS LES DIMANCHES À 17 HEURES

es locomotives du numérique français,
ts arrivent au secours de l’économie
MARS

cybersécurité des États-Unis

L

’ a ge n c e R e u ters résume le
contenu de l’entretien téléphonique
entre Barack Obama
e t X i J i n p i n g, l e
nouveau président
chinois. Après les
félicitations d’usage,
Barack Obama est
entré dans le vif du
sujet en expliquant
que le gouvernement chinois devait
endiguer deux fléaux
importants qui présentent une menace
pour les Etats-Unis :
le risque nucléaire engendré par les militaires nordcoréens et la cybersécurité. En effet, l’Administration
américaine considère la menace d’attaque numérique
comme sa priorité en matière de défense nationale, avant
le risque d’attaques terroristes traditionnelles. Or, selon
Obama, la Chine apparaît dans toutes les études comme
le point de départ de nombreux actes de piraterie.

15 « Compagnon » de vie, l’arme

MARS

U

anti-iPhone de Samsung

ne heure du matin heure française, début du show à
l’américaine. En direct du Radio City Hall de New
York, en plein cœur du quartier de Broadway, Samsung
dévoile le Galaxy S IV, dernier-né de sa gamme de smartphones. Plus léger, plus fin, plus rapide et surtout… plus
complet ; le fabricant coréen a enfin compris que pour
défier l’iPhone, il fallait offrir davantage de fonctions aux
utilisateurs. Jouant sur les mots avec son nouveau slogan
publicitaire « Life Companion », Samsung dévoile une
fonction de traduction automatique, une autre de navigation sans toucher l’écran, sensible à l’approche d’un
doigt ou au mouvement des yeux de l’utilisateur.Autant
de fonctionnalités dont nous allons tous devenir fans et
qui vont donner encore plus de vigueur au phénomène
du BYOD (Bring Your Own Device) en entreprise.

19 L’insécurité informatique

MARS

inquiète l’État français

A

peine les propos tenus par Barack Obama sur les
attaques numériques ont-ils fini de résonner dans
nos oreilles que le gouvernement français s’alarme à
son tour. Dans une note intitulée « Cybersécurité, l’urgence d’agir », le Centre d’analyse stratégique (CAS),
qui dépend du bureau du Premier ministre, estime que
les entreprises sont de plus en plus menacées. Il propose
d’élargir les missions de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), d’imposer aux
pompiers ou aux hôpitaux des normes de sécurité plus
draconiennes et de mettre à disposition des PME et des
TPE des outils simples pour se protéger.Vincent Chriqui,
directeur général du CAS, justifie son cri d’alarme par la
brusque augmentation des attaques informatiques (qui
coûtent 110 milliards de dollars à l’échelle de la planète)
et par le fait qu’avec le développement des mobiles et
des objets connectés, les failles se multiplient.

19 Arnaud Montebourg

MARS

F

dope la filière robotique

rance Robots Initiatives,
tel est le nom du plan élaboré par le gouvernement
afin d’aider la filière robotique. Présent à l’inauguration du forum Innorobo à
Lyon, Arnaud Montebourg
annonce qu’il met 100 millions d’euros sur la table pour
aider à financer les start up
et accompagner les PME qui
souhaitent s’équiper de robots industriels. Fortement
influencé par l’action et l’enthousiasme de Bruno Bonnell dans ce domaine (lire
p. 6), le ministre du Redressement productif place ainsi
cette filière parmi les axes stratégiques de retour à la
croissance de notre économie. Etant entendu que les
robots ne sont pas là pour remplacer les humains mais
pour les accompagner, soit dans l’accomplissement de
tâches ardues et pénibles, soit dans l’analyse et le traitement de l’information.

© FOTOLIA - REUTERS - AFP

14 Obama, inquiet pour la

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BLOC-NOTES

STMicro nous met d
bientôt interdits en France, Daniel Cohen a
de Frédéric Simottel

27 STMicroelectronics,
MARS

notre Intel à nous

D

emain, des capteurs de quelques microns seront
installés sous notre peau. Ils mesureront la concentration dans notre corps en lactate, en glucose, etc. Ils
transmettront ensuite toutes ces informations via des
liaisons radio à des centres de traitement de données.
Non, ce n’est pas de la fiction. Les capteurs (ou senseurs)
et autres Mems (microsystèmes électromécaniques) envahissent nos vies.Avec leur fonction GPS ou gyroscope,
nos smartphones en embarquent déjà quelques-uns. Nos
voitures aussi avec les déclencheurs automatiques d’essuie-glaces, de phares, ou d’Airbag. Thierry Tingaud, le
président de STMicroelectronics, est intervenu lors du
dernier déjeuner du Cercle 01. Face à une trentaine de
dirigeants des plus grandes entreprises françaises, il n’a
pas eu de mal à convaincre de l’intérêt de ces minuscules composants qu’il fabrique. Pour lui, l’évolution
considérable des technologies sans fil (Led, écrans tactiles, NFC, high speed...), ainsi que le changement radical des interfaces utilisateur devenues plus naturelles et
plus interactives (voix, toucher, mouvement...) ouvrent
de nouveaux marchés. Et nous avons donc un industriel
français, leader dans le secteur.

30 Alain Juppé, un artisan du
MARS

F

numérique dans le Bordelais

in de la semaine digitale de Bordeaux ce week-end.
Pendant huit jours, les bords de la Gironde ont vécu
au rythme des démonstrations de nouveaux usages et
services à destination des citoyens dans les secteurs
administratif et éducatif, ou dans l’art et le design.Alain
Juppé a profité de cette troisième édition pour y associer le tissu économique local, en organisant une journée
réservée aux entreprises. Start up et PME innovantes ont
ainsi rencontré des sociétés plus traditionnelles, afin de
leur vanter les atouts du numérique. Sur l’antenne de
BFM Business, l’actuel maire de la ville a mis en avant
les atouts de la région, économiques, sociaux, culturels
et humains. Convaincus, les entrepreneurs du numérique
bordelais admettent toutefois avoir encore du mal à attirer les investisseurs. Patience. D’ici à trois ans, Bordeaux
ne sera plus qu’à deux heures vingt de Paris en TGV.

Alain Juppé,
un maire
connecté.

29 Fausse cyberdéfense
MARS

A

ou vrai protectionnisme ?

l’instar des autorités américaines, le gouvernement
français envisagerait de barrer la route aux équipementiers chinois et coréens pour équiper nos réseaux de
télécoms nationaux. L’Anssi (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) mène des tests d’audit sur le sujet. Elle a déjà interdit d’installer des matériels chinois dans le cœur des réseaux et souhaite étendre
cette restriction à d’autres éléments périphériques. Les
opérateurs ont été reçus à ce sujet par l’exécutif français,
car cela risque de poser de sérieux problèmes à Bouygues
Telecom et SFR, gros clients des Asiatiques. Les centres
d’assistance technique installés à l’étranger sont aussi
dans le collimateur. Si sérieuses soient-elles d’un point de
vue de la sécurité, ces réflexions semblent aussi mâtinées
de motivations protectionnistes. Un peu de redressement
productif cher à Arnaud Montebourg ferait du bien à
Alcatel-Lucent, par exemple. Le voyage en Chine de
François Hollande fin avril promet d’être animé.

1er Des drones pour distribuer

AVRIL

le courrier

V

otre magazine 01 Business déposé devant votre
porte par un... drone. Sur son site Internet, La Poste
affirme en effet réfléchir à se doter de plusieurs de ses
mini-hélicoptères fabriqués par l’industriel français
Parrot. Dans un premier temps, le projet ne concerne-

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EN RADIO ET TÉLÉVISION TOUS
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TOUS LES DIMANCHES À 17 HEURES

et des capteurs sous la peau, les Chinois
n annonce une économie de l’immatériel

2 Daniel Cohen décrypte

AVRIL

P

la “révolution” numérique

our l’instant, la révolution digitale se limite à l’essor du smartphone et aux usages que
nous en faisons », déclare
l’économiste Robert Gordon, cité par Daniel Cohen. Le chercheur français aime s’inspirer des
propos du Britannique
pour provoquer. Intervenant à la soirée des 30 ans de
l’Afai (Association française des auditeurs informatiques), qui rassemble aussi avocats, juristes, DSI, directeurs financiers et autres universitaires, Daniel Cohen
préfère parler de l’émergence d’une économie de l’immatériel au niveau planétaire, plutôt que d’une révolution numérique. Pour l’économiste, il était plus facile de
parler de révolution avec l’apparition du charbon ou de
l’électricité. Le phénomène industriel qui s’est développé autour était concret avec la naissance de métiers
manuels, techniques.Avec le numérique, c’est différent.
Il n’y a pas d’évolution de nos biens de production. La
révolution est plus subtile et sans doute plus profonde.
Tous nos repères sont bouleversés. Nous sommes dans
une économie où le leader n’a pas besoin d’un challenger pour montrer combien il est puissant. Mais tout reste
encore à inventer dans cette nouvelle histoire.

3 En France, on n’a pas de

AVRIL

L

pétrole mais on a des données

es données sont le pétrole de la société de l’information. Problème, dès qu’il s’agit de maîtriser ces informations, comme pour la précieuse huile de roche, notre
pays devient de plus en plus dépendant des géants privés américains. Données personnelles, géographiques,
financières, marchandes, météorologiques, sanitaires,

tout est bon pour le club très fermé Gafa (Google,Amazon, Facebook, Apple). Il faut savoir que Google entrepose dans ses immenses datacenters davantage d’informations sur la France que l’Insee. Amazon, lui, réalise
aujourd’hui 30 % de ses ventes grâce à des propositions
ciblées. Si l’Europe ne bouge pas, nous serons bientôt
privés de souveraineté numérique, clament plusieurs
experts, en ouverture du salon parisien consacré au big
data. Pour beaucoup d’entre eux, s’il est déjà trop tard
pour chercher à créer un Google européen, il est encore
temps de pousser quelques initiatives qui pourront faire
notre force de demain sur la robotique, le traitement de
données ou encore les services de collaborations, de partage et d’échange de données.

4 01 net, un nouveau

AVRIL

C

magazine high-tech

ent pour cent plaisir et utile ! C’est la semaine dernière qu’est sorti en kiosque le premier numéro de
01 net. Ce journal high-tech grand public, édité par NextInteractiveMedia (à qui appartient aussi 01 Business) rassemble en un seul magazine L’Ordinateur individuel et
Micro Hebdo. Le journal n’est pas destiné uniquement
aux geeks, mais à tous ceux qui souhaitent en savoir un
peu plus sur le monde numérique d’aujourd’hui, sur les
personnalités, les sites Internet et les applications qui
font l’actualité. Un article nous dévoile d’ailleurs, dès ce
premier numéro, quel logiciel de reconnaissance vocale a
servi pour confondre Jérôme Cahuzac. Il décrypte également nos nouveaux
usages du digital. Et
nous fait découvrir,
tous les quinze jours,
les trucs et astuces
qui nous simplifient
la vie à la maison, au
travail, dans le train
ou dans la rue. Enfin,
une partie pratique,
avec des tests réalisés par le laboratoire du groupe, aide à
choisir les meilleurs
outils du moment.
Bienvenue... et
longue vie.

JEAN-PIERRE MULLER/AFP - DR

rait que la distribution à domicile de journaux. Mais le
groupe français envisage, dans un avenir proche, la livraison de colis et peut-être, un jour, de l’ensemble du
courrier. Et pour ceux qui vivent en bordure de mer ou
de cours d’eau, on pourrait même imaginer des dronespoissons (d’avril).

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BLOC-NOTES

Les ministres
Washington lorgne sur Bruxelles,
de Frédéric Simottel

11 L’entreprise qui favorise

AVRIL

l’esprit d’entreprise

N

eurones n’est pas une SSII comme les autres.
Créée en 1985 par son actuel PDG, Luc de Chammard, introduite en Bourse en 2000, elle compte environ 4 000 salariés pour un chiffre d’affaires 2012
de 315,4 millions d’euros. Au-delà de son métier de
conseil, d’intégration et d’infogérance,
la particularité de Neurones est de
servir d’incubateur pour ses collaborateurs animés par l’esprit d’entreprise. Luc de Chammard étudie ainsi
chaque année des projets élaborés
par des salariés. Et si des business models semblent viables avec des créations d’emplois à la clé, les dirigeants
de Neurones n’hésitent pas à accompagner les primo-entrepreneurs en
leur donnant les clés de nouvelles entités. Un exemple avec Finaxys, dédié à
la finance de marché. L’idée a été préLuc de
sentée en 2009 par deux jeunes ingénieurs.Aujourd’hui,
Chammard,
cette division emploie 120 personnes avec, déjà, une
PDG de
Neurones. implantation à Londres.

12 L’État veut mettre

AVRIL

C

ses ministres au cloud

omme les entreprises, l’Etat cherche à consolider
ses datacenters. Une démarche évidente dans un
contexte budgétaire serré, mais beaucoup moins d’un
point de vue organisationnel, managérial et surtout culturel. D’où ce coup de projecteur sur l’expérimentation
menée par la DSI de l’Etat (Disic), qui supervise actuellement la mise en place d’un cloud interministériel. Pour
ce projet pilote, elle a retenu les salles serveurs de la Direction de l’information légale et administrative (Dila).
Ce test, dont les résultats devraient être connus en septembre, vise à montrer aux DSI des ministères l’intérêt
d’exploiter la puissance de calcul fournie par les centres
de données des autres administrations centrales. D’ici à
dix ans, la Disic espère que 80 % de la puissance informatique de l’Etat s’appuiera sur une seule infrastructure,
comportant des espaces virtuels et privatisés par ministère. L’Etat entend ainsi réduire le nombre de ses datacenters – une centaine – en mutualisant notamment ses

ressources matérielles autour de trois grands ministères :
Bercy, la Défense et l’Intérieur. On peut ensuite imaginer une mutualisation élargie à plusieurs des 1 200 opérateurs de l’Etat (Insee, CEA, CNRS...).

15 Crainte du conflit d’intérêts

AVRIL

S

ou manque de confiance ?

tupeur pour les entrepreneurs qui découvrent les
déclarations de patrimoine de nos politiques. Immobilier, contrats d’assurance-vie, véhicules – d’occasion –, vélos, mais pratiquement pas un seul centime
investi dans les entreprises. On pourra, certes, évoquer
la nécessaire indépendance de nos élus et le risque de
conflit d’intérêts, mais les plans d’action proposés par les
banques procurent pour cela un certain anonymat par
rapport aux placements choisis. En outre, à l’heure où
les entreprises françaises, parmi lesquelles figurent de
nombreuses représentantes du numérique, sont en perpétuelle recherche de fonds, un peu d’exemplarité dans
la prise de risque en termes d’investissements financiers
n’aurait pas fait de mal.

16 American Airlines

AVRIL

G

est une entreprise digitale

ros trou d’air pour la compagnie aérienne American Airlines. Tous ses avions sont restés cloués au
sol suite à une panne informatique survenue sur son système de réservation. Pas moins de 670 vols ont ainsi été
annulés pour la seule journée du 16 avril.Toutes les hypothèses ont été émises pour expliquer ce bug, y compris
Avions d’American Airlines
victimes d’un bug
informatique.

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français sont dans leur nuage,
American Airlines carbure au numérique
des liens éventuels avec les attentats de Boston.Au final,
c’est bien la faute du système informatique vieillissant
de la compagnie. Cet événement illustre une nouvelle
fois le profond enracinement de l’informatique dans les
entreprises. On pourrait presque considérer American
Airlines comme une IT compagnie.

17 PIP : les assureurs ont anticipé

L

grâce aux technologies

’un des tout premiers assureurs français a pris
connaissance des risques juridiques liés aux prothèses mammaires PIP presque huit mois avant que le
scandale n’éclate au printemps 2010. Une confidence
faite par un éditeur de logiciels de text mining. Cette
technologie extrait d’Internet (sites, réseaux sociaux,
messageries) tout un ensemble de contenus. Aidée
de systèmes d’intelligence artificielle et d’algorithmes
complexes de recherche, elle analyse ces informations
pour en déduire ensuite une tendance. Dans le cas présent, l’utilisation du text mining a permis à certains
assureurs d’anticiper le calcul d’éventuelles indemnités
bien avant les conclusions du procès (qui a lieu ces joursci). Et même de réviser certaines clauses des contrats
de ses futures assurées.

17 Quand Washington puise

AVRIL

S

ses idées à Bruxelles

ans grande intervention étatique, l’entrepreneuriat
libéral américain est en train de vivre une discrète
révolution. Ardents défenseurs du marché libre, les politiques américains ne restent en effet pas insensibles à
la réorganisation de l’activité mondiale. Conscient des
importantes subventions accordées par les pays émergents – BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du
Sud) notamment – à leurs industries innovantes, de la
concurrence exacerbée et d’une balance des paiements
défavorable, le Congrès américain souhaite planifier
davantage sa stratégie dans le domaine. L’esprit d’entreprise et la libre concurrence ne sont certes pas remis
en cause. Mais plusieurs rapports publiés récemment
(Committee on Comparative Innovation Policy, National
Research Council ou Committee on Competing in the
21st Century), ainsi que des lois votées, tendent à prouver une volonté d’interventionnisme grandissante et ce
besoin de mettre en œuvre une politique globale d’inno-

Le Capitole,

vation. Les rôles seraient clairement répartis : l’Etat fédé- siège du
ral pour la recherche et les grands programmes ; les Etats Congrès, à
pour la formation et les clusters ; les grandes entreprises Washington.
pour l’innovation incrémentale ; les PME et start up pour
l’innovation libre. Cette planification industrielle à long
terme pourrait s’accompagner d’un réajustement monétaire important. Cela nous rappelle quelque chose...
Washington puiserait-elle ses idées à Bruxelles ? L’innovation américaine reste promise à un bel avenir.

18 Télécom ParisTech

AVRIL

J

décerne ses prix 2013

ean-Charles et Jean-François Decaux, le professeur
Jacques Marescaux et Jean-Louis Schmilin sont les
lauréats 2013 du Prix des technologies numériques. Décernés pour la quatorzième année par l’école Télécom
ParisTech et son association de diplômés, ces trophées
récompensent des personnalités pour leur action dans le
numérique. Les frères Decaux reçoivent le Prix du manager d’entreprise. Un accent plus particulier ayant été
mis cette année sur l’e-santé, le prix de l’innovateur et
celui de la personnalité numérique sont revenus respectivement à Jean-Louis Schmitlin, PDG de Parsys Télémédecine, et au professeur Jacques Marescaux, chirurgien, fondateur de l’Ircade (Institut de recherche contre
les cancers de l’appareil digestif).

DR - REUTERS - FOTOLIA

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BLOC-NOTES

L’avenir de la santé
des coudes en Chine, les géants
de Frédéric Simottel

20 L’informatique, l’un des
AVRIL

15 métiers les plus recherchés

U

ne petite lueur d’optimisme scintille au milieu
des très mauvais chiffres du chômage. Pôle emploi chiffre à 1,6 million les prévisions d’embauches
en 2013. Soit une progression de 0,3 % par rapport à
2012. L’agence nationale détaille également les 15 métiers les plus recherchés, parmi lesquels figurent les ingénieurs et cadres spécialisés en informatique : près de
27 000 recrutements sont à prévoir. Ces chiffres vont
certainement alimenter à nouveau le débat sur l’effet
ou non de pénurie des informaticiens en France. « Nous en manquons cruellement », clament
une dizaine de DSI rencontrés
ces jours-ci. Plusieurs d’entre eux
vantent d’ailleurs le recours de
plus en plus massif à l’embauche
de jeunes talents issus du Maroc,
de Tunisie et de Côte d’Ivoire,
« compétents et motivés ».
Selon Pôle
emploi,
le secteur
informatique AVRIL
devrait offrir
e syndicat patronal des éditeurs de logiciels et des
27 000 postes environ
entreprises de services du numérique (ESN, ex-SSII)
en 2013.
Syntec numérique, associé au Syndicat national de l’in-

23 Télémédecine, une urgence

L

pour Syntec numérique

dustrie des technologies médicales (Snitem), publie un
livre blanc intitulé Filière télémédecine : le temps de
l’action. Cela fait un moment que Syntec numérique
ainsi que d’autres organismes, tel l’Institut Montaigne,
défendent ce domaine d’excellence numérique pour la
France. Mais les résistances sont fortes, notamment au
niveau administratif, pour ce qui concerne les actes remboursés par l’Assurance maladie, par exemple. Du coup,
malgré un cadre juridique clairement défini et le succès
de nombreuses expérimentations locales, la télémédecine peine à trouver son modèle économique. Les deux
syndicats passent donc à la vitesse supérieure et avancent plusieurs pistes. Comme la création d’un guichet
unique à l’adresse des porteurs de projets, associant acteurs publics et privés. Il faciliterait la coconstruction,
permettrait d’imaginer de nouveaux modes de financement, et soutiendrait la réorganisation des soins exigée
par la télémédecine.

23 Un ex-patron de Bull à la tête
AVRIL

d’Oberthur Technologies

P

our le nouveau directeur général du numéro deux mondial de la carte à puce, Oberthur
Technologies (6 000 salariés), le
contrat est clair. Didier Lamouche a pour mission de doubler
le chiffre d’affaires et, pour atteindre l’objectif fixé à 1,8 milliard d’euros d’ici à 2016, il reprend une recette qui lui avait
Didier
réussi lors de sa présidence chez
Lamouche,
Bull (2005-2010) : développer la
nouveau DG
partie logiciels et services. Il end’Oberthur.
tend la faire passer de 28 à 40 %
du chiffre d’affaires total, a-t-il
affirmé aux Echos. Il mise en parallèle sur l’explosion attendue de la 4G et des technologies sans contact NFC. Un vrai défi technique, marketing
et commercial. Intéressant aussi pour le nouveau dirigeant, puisque Oberthur Technologies fait l’objet d’un
montage actionnarial sous forme de LBO (acquisition
avec effet de levier). Cet ingénieur centralien, docteur
en technologie des semi-conducteurs, n’est pas en territoire inconnu. Oberthur Technologies est en effet à la fois
client et fournisseur de STMicroelectronics, co-maison
mère de ST-Ericsson, société qu’il dirigeait depuis 2010.
Cette nomination intervient dans un climat particulier. La
Commission européenne soupçonne, sans citer de nom,
des ententes commerciales au sein d’une sorte de cartel
européen de la carte à puce. Bruxelles brandit la menace
d’amendes, mais cela risque de se négocier derrière les
portes capitonnées de cabinets d’avocats.

25 La France est aussi
AVRIL

D

une puissance numérique

ans la délégation française accompagnant le président de la République en Chine, coincés entre les
plus grands groupes français et de nombreux spécialistes de l’agro-alimentaire, figuraient quatre acteurs du numérique : Altavia (marketing digital), Mobigis (système
d’information géographique), Viadeo (réseau social)
et Micropole (business intelligence). Christian Poyau,
PDG et fondateur de Micropole, est rentré plutôt satis-

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e
d
er
che,
u DG
thur.

est numérique, la France joue
de la sécurité se parlent enfin
fait. Implanté à Shanghai et Hong Kong avec une centaine d’employés, il estime qu’il y a beaucoup à faire en
Chine en termes de services informatiques, des appels
d’offres à remporter, voire des acquisitions à effectuer.
Le marché ressemble à celui de la France du début des
années 90, mais d’ici à huit ans, le retard sera comblé. La
vitesse, c’est ce qui surprend d’ailleurs le plus l’entrepreneur français. La lourdeur bureaucratique chinoise fait
aujourd’hui place à un bouillonnement entrepreneurial.
Et il ne serait pas étonnant de voir arriver bientôt en
Occident des sociétés de services chinoises, suivant la
voie ouverte par les Lenovo, Huawei et autres ZTE.

25 Comment développer la fibre
AVRIL

F

optique selon Valérie Pécresse

inancer le déploiement sur le territoire national du
très haut débit sur fibre optique pourrait, selon Valérie Pécresse, passer par la vente des actions France Télécom détenues par l’Etat. Le retrait de l’Etat et du FSI de
France Télécom rapporterait 5,5 milliards d’euros. Soit
plus du quart des 20 milliards prévus par François Hollande pour financer cette couverture dans les dix ans.
Une manne pour rattraper le retard pris par la France.
Fin 2011, la part des abonnés à la fibre optique dans le
total des abonnés Internet était de 63 % au Japon, de
56 % en Corée du Sud et de 3 % en France. Cette proposition fait partie de la quinzaine de mesures présentées
par le Labo des idées, le think tank créé et présidé par
l’ex-ministre, dans le cadre de sa convention numérique.

Valérie
Pécresse,
secrétaire
générale
déléguée
de l’UMP.

29 La filière française
AVRIL

en cybersécurité se construit

E

n matière de défense et d’armement, les mérites
de la filière industrielle française sont souvent vantés. Peut-être nous enviera-t-on aussi un jour celle de
la cybersécurité. Après le rachat de Netasq, Cassidian
Cybersecurity vient d’acquérir Arkoon, un autre fleuron technologique du secteur. La division sécurité des
systèmes d’information d’EADS forge peu à peu son
ambition de bâtir un grand consortium du secteur, fortement ancré en Europe. Une stratégie qui rejoint en tout
point l’une des mesures citées dans le Livre blanc sur la
défense, tout juste présenté par François Hollande. Le
marché français de la sécurité informatique, qui pèse
6 milliards d’euros (9 milliards en comptant les services
associés), est encore trop dispersé. Pour s’imposer au
niveau européen, voire mondial, la France doit en effet
disposer d’un solide tissu industriel s’appuyant sur de
grosses écuries (Cassidian, Bull, Thales, Alcatel-Lucent)
capables de s’entendre sur une approche stratégique et
globale. Celle-ci permettra de développer et de soutenir
une activité économique fortement exportatrice.

2 Former les garagistes

MAI

A

du numérique

lors qu’est annoncée la fermeture de
l’usine de PSA à Aulnay, la voiture
connectée est un domaine d’excellence
français. Les acteurs de la filière tricolore
(constructeurs automobiles, éditeurs de
logiciels, opérateurs télécoms et autres sociétés de services) sont en effet très dynamiques sur le sujet. L’université Pierre et
Marie Curie (UPMC) et sa fondation lancent d’ailleurs une chaire d’excellence baptisée Smart
& Connected Mobility, la voiture connectée. Créée
pour cinq ans et dotée d’un budget de 1,5 million d’euros, cette chaire, parrainée par ses mécènes Atos et Renault, accompagnera des projets de recherche internationaux. Parmi les thèmes abordés : la personnalisation
des services numériques selon l’usager, l’intégration des
terminaux personnels, l’utilisation de la voiture comme
capteur environnemental dans la ville intelligente...
La voiture connectée, c’est d’ailleurs le dossier de notre
confrère 01net, distribué dans tous les bons kiosques.

PÔLE EMPLOI - REA - AFP

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s

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BLOC-NOTES

Redonner confiance
enseigner l’informatique dès 8 ans,
de Frédéric Simottel

30 L’appel à secouer
AVRIL

nos élites

A

eux deux, ils n’ont pas 50 ans, mais de l’expérience numérique à revendre. Geoffrey La Rocca,
fondateur du site d’épicerie fine Madeleinemarket, et
Alexandre Malsch, créateur de Melty, site de médias destinés aux jeunes, lancent le Siècle numérique. Référence
assumée au Siècle, un club rassemblant l’élite de l’économie française, cette association ne se veut ni un think
tank de plus, ni un groupe de pression, encore moins un
Conseil national du numérique (CNN) bis. La poignée
d’entrepreneurs du Web ainsi réunis a pour objectif de
brandir l’étendard du digital. De démontrer à quel point
ce secteur représente un relais de croissance vital pour
nos entreprises. Persuadés que ce secteur pourra représenter jusqu’à 10 % du PIB (produit intérieur brut)
d’ici à 2020, les membres du Siècle numérique espèrent
créer des vocations chez les plus jeunes à travers leurs
discussions, qui seront toujours rendues publiques via,
notamment, un compte Twitter (@sieclenumerique). Ils
profiteront d’un dîner mensuel (le premier avait lieu ce
mardi) pour organiser des rencontres avec des personnalités issues de ce domaine d’activité, mais pas uniquement. Fleur Pellerin et Neelie Kroes ont déjà reçu leur
carton d’invitation. Mais au fait, où est passé le CNNum ?
Arnaud
Montebourg: 1
Yahoo : 0.

1ER Dailymotion reste
MAI

bleu, blanc, Orange

N

on. Arnaud Montebourg n’a pas eu complètement tort d’empêcher
le rachat de Dailymotion par
Yahoo. Certes, la forme n’y
était pas. Il eut mieux valu
ménager quelque peu les apparences. Et expliquer, qu’à
l’instar de l’e-santé ou du
cloud, la vidéo en ligne fait
partie des priorités numériques nationales sur lesquelles la France imagine
bâtir son avenir digital. Il
aurait aussi été judicieux de
présenter dans la foulée un
plan B en forçant, pourquoi

pas, la main à Orange. En effet, Stéphane Richard, son
PDG, a expliqué que Dailymotion avait besoin du soutien d’un partenaire d’envergure internationale maîtrisant les enjeux du digital. Orange n’en serait pas capable ? En fait, au-delà de cet épisode malheureux, qui
aura au moins eu le mérite de médiatiser Dailymotion,
la question à se poser est : que faire pour aider les entreprises françaises à devenir des championnes du numérique, sources d’emplois ? Il faut nécessairement le
soutien de partenaires solides de taille mondiale, ou au
moins européenne. Mais aussi que les banques, les investisseurs, les clients et, bien entendu, l’Etat, accordent plus
de confiance aux entrepreneurs. Car pour ces derniers,
confiance rime souvent avec croissance.

6 Lire, écrire, compter...

MAI

G

mais aussi coder

illes Babinet, actuel Digital Champion français
chargé de vanter les mérites de notre économie
numérique nationale auprès de l’Union européenne,
mais aussi cofondateur de Captain Dash et membre du
Siècle numérique, veut que nos chers bambins apprennent à programmer dès l’âge de 8 ans. Jamais à cours
d’idée, l’ex-président du CNNum envisage sérieusement de créer une plate-forme en ligne pour former les
8-16 ans à la programmation. Cet enseignement, distillé
hors des circuits traditionnels, aurait plusieurs vertus,
parmi lesquelles celle de valoriser le travail d’élèves potentiellement en échec scolaire. Une idée pas si saugrenue puisque, selon Le Figaro, le ministère de l’Education
travaillerait sur une initiation aux sciences informatiques
dès le primaire. Les enfants apprendraient ainsi à développer des petits programmes. Une bonne idée consisterait aussi à introduire quelques notions de culture numérique, tels que l’utilisation des courriels, du surf sur
Internet ou des réseaux sociaux.

11 Le buzz printanier
MAI

C

de Facebook

’est presque devenu un rituel. Tous les trois mois,
Facebook éprouve un besoin irrésistible de faire
parler de lui de façon tonitruante. La nouvelle de cet
hiver concernait sa nouvelle interface Home pour les
mobiles. Une application dont on attend toujours le décollage auprès du grand public. Aujourd’hui, place au

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a
e
aux entrepreneurs du numérique,
et sécuriser le recours au cloud computing
buzz printanier, c’est-à-dire le possible rachat de Waze,
un spécialiste de la cartographie sociale, pour... un milliard de dollars ! Certes,Waze s’est bâti un solide succès
à partir d’une application mobile routière gratuite, financée par la publicité. Cinquante millions d’internautes
s’échangent chaque jour des informations sur le trafic
routier, les travaux, les accidents, se prévenant ainsi les
uns les autres des risques de bouchons et de ralentissement. Mais de là à se lancer dans une transaction d’un tel
montant... Reste l’effet d’annonce. Une telle acquisition
est toujours positive pour transporter d’enthousiasme
les investisseurs et impressionner le marché. Car cela
augure, a priori, de la perspective de nouveaux revenus.

12 Les Chinois en veulent
MAI
à nos données

A

libaba, l’Amazon
Alibaba à
de l’empire du
la conquête
Milieu, se sentirait-il à
de nouveaux
l’étroit au milieu de ses
marchés.
1,3 milliard de clients
potentiels locaux ?
Selon une dépêche
de l’Agence France
Presse, le géant de
l’e-commerce souhaiterait étendre ses activités hors de ses frontières via, notamment, sa galerie marchande Taobao.
Le groupe annonce qu’il va d’abord viser les puissantes
diasporas chinoises implantées à l’étranger. Mais que
l’on ne s’y méprenne pas. Alibaba guigne surtout le gigantesque trésor des données clients occidentales.Toutes
ces informations sur les habitudes des consommateurs,
leurs préférences en termes d’achat, et leurs façons de
naviguer constituent une manne inépuisable.Autrement
dit, le pétrole du XXIe siècle.

13 Le code de commerce,
MAI

PHOTOS SIPA - MAXPPP

ce
s,

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LES SAMEDIS À 20 HEURES ET
TOUS LES DIMANCHES À 17 HEURES

D

nouvelle bible des DSI

ix jours de négociation commerciale ; puis de un à
deux mois pour peaufiner les détails techniques ; et,
enfin, de quatre à six mois pour spécifier tous les aspects
juridiques du contrat... Non, le cloud n’est pas qu’une
question de technologie, m’expliquent plusieurs DSI

lors d’un petit déjeuner du Club 01DSI. Avec le recours
accru aux infogérants et autres cloud providers (fournisseurs de cloud), les directeurs informatiques voient les
conventions de services s’empiler. Certes, ils sont accompagnés de leur direction juridique. Mais tous affirment
qu’ils peuvent passer jusqu’à un quart de leur temps à
sécuriser les clauses contractuelles. Sans compter les
autres contraintes légales dont ils portent la responsabilité dans le cadre de leurs activités courantes (maîtrise
de la conformité, loi informatique et libertés, ressources
humaines…). Le pire est que cette situation ne va pas
aller en s’améliorant.

14 La French Valley
MAI

V

qui ne demande qu’à grandir

errons-nous un jour une Silicon Valley en France ?
Depuis des années, nos gouvernants cherchent
à créer un lieu où serait concentrée une partie des
meilleures compétences en technologies de l’information de l’Hexagone. Et si, plutôt que de rêver à un tel
jardin d’Eden pour le numérique tricolore, nous partions
de ce qui existe déjà ? C’est-à-dire de Grenoble. Nichée
au pied des Alpes, cette agglomération rassemble en
effet des universités et des écoles d’ingénieurs, un tissu
de PME innovantes, des centres de recherches reconnus (CEA, pôle Minatec) soutenus par des budgets militaires, ainsi qu’une industrie manufacturière de composants microélectroniques de tout premier plan, ST
Microelectronics. C’est en discutant avec son PDG, Carlo
Bozotti, que cette comparaison saugrenue m’est apparue. « Pourquoi pas ? at-il souri. Il faudrait, pour
réussir un coup pareil, attirer un nombre beaucoup
plus important d’investisseurs et d’étudiants. Mais
plutôt que de se focaliser
sur une initiative nationale, mieux vaudrait mener une réflexion sérieuse
à l’échelle européenne autour de l’existence d’un tel
pôle regroupant des industries de pointe », remarque
Carlo Bozotti.

La vallée du
Grésivaudan,
en Isère,
accueille
déjà des
industries IT.

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BLOC-NOTES

Apicube prédit
et Google souhaite connecter toute
de Frédéric Simottel

19 Quelle sera la technologie clé
MAI

de votre business ?

L

orsque McKinsey décrit les sept technologies qui
vont changer le monde, ce n’est pas uniquement
pour faire du buzz ou se positionner comme un cabinet
de consultants extralucides. L’objectif est surtout d’inciter les entreprises à s’interroger sur chacune de ces innovations. A se demander laquelle peut révolutionner
son business, s’inscrire parmi ses relais de croissance et
comment, alors, l’intégrer dans sa stratégie. Voici donc
les thèmes susceptibles d’alimenter vos réflexions : le
cloud computing, l’automatisation de la connaissance
(big data), les objets connectés, l’Internet mobile, la robotique, les voitures autonomes et les imprimantes 3D.
Ces technologies devraient générer entre 12 000 et
37 000 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2025.
De quoi se creuser un peu la tête.

19 Écouter le bruit numérique,
MAI

la spécialité d’Apicube

D

Les émeutes
du Trocadéro
auraient pu
être prévues
en analysant
les médias
sociaux.

epuis un moment, entreprendre dans
le numérique taraudait Joël Rubino.
Il a fallu attendre qu’il quitte la direction Europe du marketing d’IBM, début
2012, pour le voir lancer sa start up Apicube. Il ne s’est toutefois pas trop éloigné
d’IBM puisqu’il utilise les compétences
big data du géant américain pour proposer des services « d’écoute et d’analyse »
du bruit numérique. Apicube suit toutes
les conversations publiques sur les médias
sociaux. Et ça marche ! Invité sur BFM
Business, Joël Rubino explique que l’on
aurait pu prévoir les émeutes du Trocadéro qui ont eu lieu mi-mai lors de la fête
organisée par le PSG.Vingt-quatre heures avant, Twitter
et Facebook bruissaient déjà de centaines de messages
autour des thèmes de violence, de casse, de pagaille, d’affrontements avec les CRS...Analyser toutes ces données,
c’est ce qu’on appelle le big data. Les instances du foot
ont tellement été impressionnées qu’elles ont souhaité
tester le dispositif quelques jours plus tard lors du match
Paris-Brest au Parc des princes. Résultat, Apicube serait
à deux doigts d’équiper tous les stades de foot de ligue 1
dès la saison prochaine.Twitter ! Twitter ! Entends-tu ?

21 Les responsables sécurité
MAI

s’interrogent sur leur avenir

P

lusieurs experts se
sont exprimés sur
l’avenir de la fonction de
responsable de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) lors de la
soirée de remise des Trophées de la sécurité, organisée par 01Business à
Paris.Trois pistes sont aujourd’hui évoquées. Une
première portera le RSSI
vers l’univers de la protection de données, une
nouvelle réglementation
européenne renforçant
la fonction de responNathalie Risacher (Natixis) a remis
sable des données per- le Grand Prix RSSI à Emmanuel
sonnelles. Le CSO (Chief Garnier (Systalians).
Security Officer) deviendra alors un DPO (Data Privacy Officer). Une deuxième
famille de RSSI devrait s’orienter vers le domaine de la
cyberdéfense. Une dernière voie, enfin, verra le RSSI
devenir un expert sécurité en solutions métiers, intervenant alors très en amont des projets business pour
apporter sa touche sécurité.

23 L’impression 3D, un domaine
MAI

d’excellence français

C

ela aurait pu être une deuxième affaire Dailymotion pour Arnaud Montebourg. Mais les montants,
les acteurs et, au final, le contexte étaient très différents.
L’implication du ministre du Redressement productif a
cependant été totale dans le rachat par le groupe industriel Gorgé de la société Phidias Technologies, spécialiste
de l’impression 3D. Persuadé de l’imminence d’une révolution industrielle dans ce domaine,Arnaud Montebourg
s’est activé en coulisses pour que l’expertise en fabrication d’imprimantes de Phidias ne quitte pas notre territoire. Une aubaine également pour Gorgé, présent dans
la sécurité de sites industriels, la protection en milieux
nucléaires, la robotique et les drones, qui se dote d’une
nouvelle branche d’avenir pour un peu moins de 5 mil-

12. 01 BUSINESS

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30/05/13 14:48

l’
la
s

l’avenir, l’impression 3D décolle,
la planète à l’Internet mobile
lions d’euros – le chiffre d’affaires 2012 de Gorgé atteint
208,6 millions d’euros. Le groupe récupère d’ailleurs
une technologie unique a priori plus rapide et plus précise que les techniques traditionnelles : une diode laser
qui solidifie la matière de l’objet à imprimer et ne s’applique pas sur un seul point, mais sur une image HD de
deux millions de points. Idéal pour les impressions de
précision, comme celles des prothèses dentaires.

27 Les chantiers des directeurs
MAI

T

marketing du numérique

out comme les autres métiers de l’entreprise, les directeurs marketing s’interrogent sur leur évolution.
Ils étaient plus de 250 à participer au Forum CMIT (Club
des responsables marketing de l’IT). Quatre tendances
sont sorties des débats. Maintenant qu’ils récupèrent
une partie des budgets IT, il leur est d’abord demandé
une meilleure maîtrise des logiciels de relation client,
des outils d’analyse de données, des plates-formes collaboratives. Influencées elles aussi par le big data, les directions marketing doivent, deuxièmement, se doter de
compétences analytiques, récupérant et analysant toutes
les données qui leur parviennent pour établir leurs stratégies. Il est ensuite naturel que, ainsi équipées d’outils plus
précis et disposant de plus d’informations, elles maîtrisent
à l’euro près leur retour sur investissement. C’est armées
de toutes ces mesures et indicateurs qu’elles pourront
influencer les décisions de leurs directions générales. Le
quatrième chantier, plus complexe, porte sur les équipes.
Les directions marketing doivent être capables d’une plus
grande ouverture d’esprit par rapport aux nouvelles générations et aux nouveaux usages.

« La France a, elle aussi, pris conscience que la menace
ne portait plus uniquement sur des sites gouvernementaux, mais pouvait toucher l’ensemble de notre économie et, plus particulièrement, les infrastructures liées à
l’énergie, à l’approvisionnement en eau ou aux industries sensibles (chimie, nucléaire) », explique Jean-Michel
Orozco, président de Cassidian Cybersecurity, la filiale
dédiée d’EADS, au micro de l’émission 01Business sur
BFM Business. Ce n’est d’ailleurs pas une coïncidence
si aujourd’hui semble se dessiner une filière française de
sécurité numérique, emmenée par quelques grands leaders comme Cassidian,Thales, Bull ou Alcatel-Lucent.

29 Google à la rescousse de
MAI

G

la communauté francophone ?

oogle annonce qu’il veut lui-même connecter
un milliard d’humains à l’Internet mobile. L’éditeur américain prévoit de mettre en place des réseaux
sans fil en Afrique subsaharienne et en Asie du SudEst, commercialisant en parallèle des smartphones peu
chers. Il compte financer des opérateurs locaux et passer en force auprès des autorités locales pour débloquer
des fréquences. Pour l’anecdote, Google envisage d’installer des antennes 3G sur des ballons dans les contrées
difficiles. Certains salueront cette initiative, d’autres la
dénigreront. Les entreprises françaises ont, elles, intérêt
à dresser une oreille attentive. La communauté francophone est très présente dans ces régions, et ce serait une
opportunité sans précédent de renouer avec ces populations et de créer de nouvelles sources de richesse.

Google
veut installer
des réseaux
sans fil
en Afrique
noire.

28 Les actes de cyberguerre
MAI

B

se multiplient

arack Obama ne plaisantait pas lorsqu’il indiquait
que les deux menaces les plus sérieuses pesant sur
les Etats-Unis étaient le développement du nucléaire en
Corée du Nord et les cyberattaques sur les sites américains. On apprend que la Chine piraterait depuis des années les serveurs de la défense américaine, tandis que les
Iraniens auraient réussi à pénétrer les ordinateurs qui pilotent les pipelines de pétrole et de gaz. Du coup, Obama
a multiplié par six le budget de sa cyberdéfense, le faisant passer de 800 millions à 4,7 milliards de dollars.

AFP - DJAMEL DINE ZITOUT/01 BUSINESS - TILL JACKET/PHOTONONSTOP

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LE

BLOC-NOTES

Les geeks prennent
rame avec ses ramettes et la cité
de Frédéric Simottel

3 Une ministre qui parle

JUIN

comme un entrepreneur

G

eneviève Fioraso est une femme à part. Députée en
Isère depuis juin 2007, longtemps élue à Grenoble
en charge de l’Université et de la recherche, elle a, entre
autres, fondé et dirigé l’Agence régionale du numérique
Rhône-Alpes et a siégé à la direction d’une start up.Aujourd’hui ministre de l’Enseignement supérieur et de la
Recherche, elle connaît donc parfaitement tous les enjeux portant sur l’innovation. Lors de la soirée Innovation Night à Paris, son discours de clôture fut, dans sa
première partie, assez politique. C’est
une fois ses papiers mis de côté que
ses propos sont devenus moins convenus. La ministre s’est, du coup, mise à
parler comme un entrepreneur mettant en avant les efforts à fournir en
termes d’innovations par les usages
(celles qui nous servent tous les jours).
Geneviève Fioraso a parlé d’industrie,
mais en maniant les termes marketing
et design, expliquant que nous avions
des progrès à faire dans le domaine.
Une conclusion sans naïveté et prononcée avec détermination.
La ministre
Geneviève
Fioraso.

4 CSC peut-il perdre

JUIN

U

son business en France ?

rgent. Société de services nord-américaine mondialement connue recherche un patron pour ses activités en Europe. La maîtrise de la culture française ainsi
qu’une bonne connaissance du marché tricolore – et de
ses patrons – sont souhaitables. C’est en effet en partie
sur ces deux critères que Claude Czechowski a bâti en
vingt ans le succès hexagonal de CSC. En développant
personnellement des relations privilégiées avec tous les
décideurs, il a réussi à asseoir la notoriété, la réputation
et la croissance de CSC en Europe, notamment ces derniers mois, tandis que, partout ailleurs, ses concurrents
« tiraient la langue ». Le groupe CSC lui-même affichait
des pertes au niveau mondial. Aujourd’hui, on apprend
qu’il va mieux. Le chiffre d’affaires 2013 (exercice clos
en mai) est certes en baisse, passant de 15,36 milliards
de dollars en 2012 à 14,99 milliards, mais le revenu par
action est meilleur. Ce qui plaît visiblement au nouveau

boss américain de CSC. Ce dernier n’hésite d’ailleurs pas
à se séparer de certains pans du groupe pour faire grimper l’action. C’est sans doute cette nouvelle direction
stratégique qui a eu raison du patron français. Claude
Czechowski a annoncé sa démission il y a quelques semaines. La succession s’annonce difficile. Diriger une
SSII répond, en France, à quelques codes qui peuvent
vite apparaître très opaques aux yeux des Yankees.

5 Les geeks sont devenus

JUIN

N

les nouveaux branchés

on, les réseaux sociaux ne tuent pas les blogs. Ils
leur redonnent plutôt un nouvel élan. C’est cette
dynamique qu’a récompensée la start up Tribway avec la
première édition de ses trophées Influenceurs, une plongée au cœur de la culture Y. Tourné vers le grand public,
Tribway est une sorte de Pinterest du shopping. Il aide
les internautes à se constituer leur communauté de shopping pour découvrir, partager et acheter les meilleurs
produits du Web (mode, beauté, high-tech, musique,
films, etc.). C’est en interrogeant ces différentes communautés que la jeune pousse a repéré les blogs les plus
influents. Dans la catégorie high-tech, le vainqueur est
Pix-geeks.com. Un blog créé par un ancien Gad’zart,
rompu au marketing et au webdesign qui mêle technologies et culture Web. Un site intéressant pour percevoir
les tendances high-tech du moment.

5 Bientôt un Chief Digital

JUIN

R

Officer chez Ricard

icard a peut-être trouvé la voie pour réussir sa transformation numérique interne. Trois des principales
activités du groupe ont leur représentant digital.Au service commercial, le nuLe siège
mérique est piloté par de Pernodle patron del’e-com- Ricard.
merce. Idem au marketing.A la DSI, l’idée est
de créer un poste de
Chief Digital Officer
(CDO). Ces trois compétences digitales reportent en direct à
chacun des directeurs
d’activité. Le CDO, lui,

14. 01 BUSINESS

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13/06/13 11:45
leur revanche, l’Administration
phocéenne soigne ses TIC
présente l’avantage d’avoir le rôle le plus transversal. Ce
qui permet par ricochet au DSI de suivre de près les développements numériques de son entreprise.

Devant
le nouveau
centre d’art
de la cité
phocéenne,
trône
le buste de
Le Corbusier
par Xavier
Veilhan.

5 Quand les patrons

JUIN

A

se penchent sur le numérique

quelques jours du vote final pour élire le futur président du Medef, le Cigref publie un nouvel ouvrage
intitulé « Entreprises et culture numérique ». Parmi les
140 dirigeants français impliqués dans la transformation
digitale ayant contribué à ce livre, figurent Jean-François
Phelizon, directeur général adjoint de Saint-Gobain, ou
Chabane Debiche, directeur télécoms à La Poste. Enrichie de liens vers les études de cas, la version numérique de l’ouvrage est consultable et téléchargeable gratuitement sur le site du Cigref.

6 L’Administration a encore

JUIN

L

du mal avec le zéro papier

es acteurs de l’IT n’en finissent pas de vanter les vertus de la dématérialisation : l’enthousiasme irait grandissant dans les entreprises, notamment vis-à-vis des
démarches administratives. Certaines y sont, de toute
façon, contraintes. En informatique, les réponses dématérialisées aux appels d’offres des marchés publics sont
obligatoires. Les sociétés au chiffre d’affaires supérieur à
230 000 euros sont, elles, soumises à la télédéclaration et
au télérèglement de la TVA, de l’impôt sur les sociétés et
de la taxe sur le salaire. « Or, confie le patron d’une PME
du BTP, les agents de l’Etat ne s’adaptent pas. On fait
même machine arrière dans notre secteur. » Si 95 % des
dossiers de candidature sont téléchargés dans le cadre de
projets BTP, seules 12 à 15 % des réponses sont au format
électronique. L’Administration ne bronchant pas, des entrepreneurs du BTP en reviennent au papier. Zéro pointé.

6 Marseille, capitale européenne

JUIN

M

de la culture… et des TIC

arseille vous donne rendez-vous au Club Informatique Provence. Cette association, qui rayonne
sur l’ensemble des régions Paca et Languedoc, rassemble d’un côté 140 DSI et responsables IT, et, de
l’autre, 150 représentants d’éditeurs et SSII. Pendant
deux jours, une partie d’entre eux se sont retrouvés au

cœur de la cité phocéenne pour parler d’IT et de compétitivité. Parmi les intervenants, il faut noter le travail
considérable mené par Bruno de Foresta et ses équipes
de la Mission de développement économique régional
(MDER). En 70 pages pour la version synthétique (plus
de 300 pour le document entier), la MDER a recensé
tous les chiffres du secteur TIC dans la région, les PME
innovantes, les géants industriels, les technologies clés,
etc. Paca emploie plus de 77 000 personnes dans l’IT sur
30 000 établissements, soit la troisième place nationale
derrière Paris et Rhône-Alpes. Cela représente un chiffre
d’affaires de plus de 14 milliards d’euros (hors grandes
entreprises dont l’activité n’est pas régionalisée). Cette
région, où est basé le pôle de compétitivité Solutions
communications sécurisées, parie, en outre, sur la diversité de ses secteurs d’activité (environnement, tourisme,
santé, logistique, industries de la mer, aéronautique)
dont la consommation de TIC va aller crescendo.

14 01 fête
JUIN

J

ses 47 ans

uin 1966, Guy Réfrégier (créateur des fiches cuisine
du magazine Elle) pressent l’imminence d’une révolution dans les entreprises. Un mois avant les Américains
(Computerworld est sorti en 1966),
il fonde le premier journal français
consacré au suivi de l’actualité informatique. Quarante-sept ans plus
tard, 01 poursuit sa mission d’informer sur les tendances technolo giques et d’accompagner ses
lecteurs dans la transformation
numérique de leurs entreprises.
Merci pour votre confiance.

BRUNO DELESSARD/REA - PERNOD RICARD - GERARD JULIEN/AFP IMAGE FORUM

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LE

BLOC-NOTES

Le patron de Zynga
pour IBM à Lille, les entrepreneurs
de Frédéric Simottel

19 Du fantasme à la réalité,
JUIN

une mission réussie

M

Mark Pincus
a rendu
Zinga
dépendant
de Facebook.

ettre un DSI à la tête de l’Etat fut longtemps un
fantasme. Sur le papier, l’objectif était de coordonner l’ensemble des grandes administrations pour
avancer au même rythme. La réalité du terrain a repris
le dessus. Les ministères les plus avancés ne désiraient
pas forcément se mettre au pas. Et les retardataires, eux,
ne se voyaient pas courir pour rattraper les autres. Il aura
finalement fallu toute l’intelligence, le dynamisme, la
clairvoyance et le sens pratique d’un Jérôme Filippini,
nommé à cette fonction en février 2011 – il est actuellement secrétaire général pour la modernisation de l’action publique –, pour que se mette en place la Direction
interministérielle des systèmes d’information et de communication (Disic). Celle-ci dresse aujourd’hui son bilan
dans un document d’une vingtaine de pages. En deux
ans, cette DSI de l’Etat a, notamment, entamé la modernisation et la mutualisation entre ministères des centres
informatiques (20 000 mètres carrés de salles blanches)
et lancé le réseau interministériel de l’Etat (RIE). Un collège d’experts indépendants, issus du monde de l’entreprise et de l’Administration, a aussi été constitué. Il est
consulté une fois par an sur la stratégie du système d’information de l’Etat. En font partie, entre autres, les DSI
de GDF Suez, de Danone, du Groupement des Mousquetaires et de Scor. Chapeau.

20 Comment être élu
JUIN

le pire PDG de l’année

D

epuis trois ans, le professeur Sidney Finkelstein dresse le classement
(peu reluisant) des plus
mauvais patrons de l’année – essentiellement américains. Quelques stars du
numérique ont toujours figuré dans son top 5, parmi
lesquelles le PDG de Netflix, de RIM ou de HP. Cette
année, c’est Mark Pincus, à
la tête de Zynga (éditeur de
jeux sur le réseau social Facebook), qui représente le

secteur IT en terminant quatrième derrière les patrons
de Bestbuy, de Cheasepeak Energy et d’Avon. On lui reproche d’avoir fondé tout son modèle économique sur
une seule matrice : celle de l’évolution du réseau Facebook et d’en être dépendant.

23 Bercy, victime d’une panne
JUIN

A

embarrassante

lors qu’il interveLe ministère
nait sur une infrades Finances
structure de stockage
a tremblé.
dans l’un des centres
d’hébergement de Bull,
un sous-traitant maladroit a déclenché une
réaction en chaîne qui a
bloqué le logiciel de gestion de l’Etat pendant
quatre jours. Le système
anti-incendie de la salle serveurs s’est activé, entraînant la détérioration de plusieurs composants. Un plan
de reprise d’activité a démarré le lundi 20 juin, mais le
processus de restauration a duré jusqu’au week-end. La
Poste, hébergée dans ce même centre, aurait également
été touchée par cette panne. Le plus gênant, dans cette
histoire, est que les fournisseurs (Bull comme d’autres)
nous répètent à longueur de temps combien leurs architectures sont redondées, doublées, sécurisées...Au final,
un simulacre d’incendie peut donc tout mettre à plat. De
quoi rester perplexe...

24 Des données publiques
JUIN

I

bien utilisées

l y a tout juste dix-huit mois, était créée la mission
Etalab, chargée de promouvoir l’utilisation des données publiques. Depuis, elle a déjà vu passer près de
100 start up pour son concours Dataconnexions (dont
01 Business et BFM sont partenaires). Six nouvelles applications ont été récompensées pour cette troisième
édition. Il est intéressant de noter à quel point l’imagination des entrepreneurs autour de l’open data est foisonnante. Les lauréats interviennent dans le grand public,
le social, le tourisme ou pour accompagner les services
publics. Leurs applications ? Comparer les taux de réussite au permis de conduire des auto-écoles à partir des

12. 01 BUSINESS

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é
f
tère
nces
blé.

élu pire PDG de l’année, tapis rouge
français restent optimistes
données récupérées en préfecture (Vroomvroom.fr),
cartographier les lieux accessibles aux personnes handicapées (Handistrict), prédire en temps réel le taux de
remplissage des trains (Tranquilien), mettre en place un
puissant moteur de recherche pour les données gouvernementales (Enigma), ou encore un portail qui référence
tous les appels d’offres publics (Cap 133). Prochaine édition en octobre.

25 Entrepreneur versus homme
JUIN

H

d’affaires : la différence

asard de l’actualité sur le Web, deux informations
sur les investissements choisis par deux types
de multimillionaires français sortent presque simultanément. Le premier article met en scène JacquesAntoine Granjon (Venteprivee.com), Xavier Niel (Free)
et Marc Simoncini (fondateur de Meetic). Il a pour sujet un nouvel investissement mené par ces trois entrepreneurs du Net. Le second parle de Bernard Tapie, en
détaillant toutes ses possessions. Dans l’un, on apprend
que le trio va offrir 25 000 euros à 101 projets présentés par des jeunes de moins de 25 ans. Dans l’autre, on
découvre qu’en plus d’une villa à Saint-Tropez, Bernard
Tapie a acheté un hôtel particulier à Neuilly, un yacht
de 76 mètres, ainsi qu’un groupe de presse du Sud-Est.
De quoi comparer ces entrepreneurs (qui s’y retrouvent
certainement aussi côté fiscal) à cet homme d’affaires.

26 Lille accueille IBM en grandes
JUIN

C

pompes... et avec lucidité

’est au sein d’une ancienne filature en briques rouges
et en verre, reconditionnée en usine du numérique,
que la maire de Lille, Martine Aubry, reçoit le ministre
du Redressement productif, Arnaud Montebourg et le
PDG d’IBM,Alain Bénichou. Ce dernier annonçant l’implantation d’un centre de services européen consacré
au développement et aux tests logiciels avec, à la clé, la
création de 200 postes dans l’immédiat, et de 700 d’ici à
2017. « Une aubaine pour nos jeunes dans la région ! »,
lance Martine Aubry. «Vive Lille ! », tonne Arnaud Montebourg. « Retour à l’optimisme ! », clame Alain Bénichou. Il n’y a que pour les syndicats d’IBM que la pilule
est amère. Ces 700 postes promis font cruellement écho
aux 689 supprimés par cette même entreprise dans le
cadre d’un plan social national. Et de dénoncer l’attitude

complaisante des politiques présents. Si chacun est dans
son rôle, on ne peut que remarquer le pragmatisme et la
lucidité des acteurs. En plein plan social,Alain Bénichou
s’est battu pour que ce centre (même s’il dépend d’une filiale hollandaise) soit implanté en France. Martine Aubry,
ancienne ministre du Travail, a parfaitement conscience
que cette situation est paradoxale, mais elle propose
ainsi de l’emploi à 700 jeunes dans une région sinistrée.
Enfin, Arnaud Montebourg est désormais bien décidé à
ne plus laisser filer des opportunités à l’étranger. Quitte
à négocier avec des symboles du capitalisme mondial.

Arnaud
Montebourg,
Alain Bénichou
(IBM) et Martine
Aubry réunis
à Lille.

29 Les entrepreneurs français
JUIN

gardent le sourire

E

n suivant la courbe du chômage, ou en lisant le dossier intitulé « Génération désenchantée » du Journal
du dimanche, qui dresse un sombre décor sur les perspectives professionnelles de la jeunesse française, il n’y
pas de quoi se réjouir. Pourtant, dans l’émission 01 Business diffusée sur BFM Business, les investisseurs et les
business angels invités sont plutôt optimistes. Certes,
l’argent est plus difficile à trouver, mais les projets ne
manquent pas et l’esprit d’entreprendre n’a jamais été
aussi présent.Autre raison d’espérer : les conclusions de
l’étude TNS Sofres pour le cabinet ITG. La crise n’a pas
terni les relations des cadres avec leurs employeurs. Pour
évoquer leurs sentiments à l’égard des seconds, les premiers parlent... d’attachement. L’autonomie devance de
très loin la rémunération parmi les éléments les plus importants au travail. Enfin, si 84 % des cadres s’estiment
satisfaits de leur emploi, deux tiers d’entre eux songent
ou ont déjà songé à créer leur propre entreprise.

GETTY - AFP

ga
rs

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BLOC-NOTES

Saclay fait parler
emballe Twitter, le NSA plombe
de Frédéric Simottel

22 La microélectronique
JUIL.

U

ne prend pas de vacances

n disque dur pour serveurs six fois plus rapide que le
plus rapide des disques durs existants, c’est ce que
dévoile Samsung! Ce périphérique SSD de 2,5 pouces
(technologie que l’on retrouve dans les clés USB) atteint,
rien que pour la partie lecture, une vitesse record de
3 gigaoctets par seconde, soit 14 fois celles des disques
durs haut de gamme actuels. Le prix sera certainement
aussi en conséquence. Intel annonce, pour sa part, qu’il
lancera en 2014 des microprocesseurs expressément produits pour accélérer les requêtes sur Facebook et eBay.
Ces puces seront optimisées par rapport aux formats de
données utilisés par ces sites.

23 Un Indien
JUIL.

T

dans la ville

ata Consultancy Services (TCS), le géant indien qui
veut entrer rapidement dans leTop 10 français des
ESN (entreprise de services du numérique, ou SSII) reprend la société tricoloreAlti. Il multiplie ainsi par cinq
sa masse salariale pour atteindre 1400 employés et dépasser ses rivaux indiensWipro et Infosys dans le classement national des 50 premières ESN. Ce rachat est
suivi de près en France – Natarajan Chandrasekaran,
PDG deTCS, a été reçu parArnaud Montebourg–, mais
aussi en Inde. Le succès de cette opération pourrait en
appeler d’autres. Les Indiens sont restés assez discrets
en France, préférant la
croissance organique aux
rapprochements avec des
acteurs locaux. Le vent
serait-il en train de tourner? Quelques vieux capitaines français qui ont
du mal à trouver preneur
pour leurs navires vont
peut-être voir enfin leur
retraite assurée. Quant
aux PME et autres ETI
(entreprise de taille intermédiaire) du secteur
Arnaud
Montebourg
qui ont du mal à grossir,
et Natarajan
il est peut-être temps
Chandrasekaran.
d’apprendre l’hindi.

8 Disparition de l’analyste

AOÛT

C

Bernard Dubs

’est avec une profonde tristesse que
notre rédaction a appris le décès de
Bernard Dubs, survenu durant ses vacances au début du mois d’août.Agé de
62 ans, cet analyste reconnu était le fondateur du cabinet BIT Analyst Group
conseillant de nombreuses sociétés et
institutions sur leurs stratégies numé- Bernard
Dubs.
riques. Diplômé de l’Université de Berkeley en Californie, il a passé toute sa carrière dans l’univers high-tech. Il était membre du comité Economie et
société numérique du Medef et intervenait régulièrement dans plusieurs conférences internationales. Chroniqueur régulier pour 01Business et sur l’antenne de BFM
Business, il avait été distingué en 2012 par notre magazine parmi les 100 personnalités numériques françaises.
La rédaction de 01 présente toutes ses condoléances à
sa famille, ainsi qu’à ses proches.

12 Le scandale Prism pourrait

AOÛT

L

coûter cher à l’industrie

es premiers chiffres tombent et ne sont pas très bons
pour les acteurs américains spécialistes du cloud.
Selon une étude de la Cloud SecurityAlliance, portant
sur 240 sociétés américaines et 220 étrangères, l’affaire
de cyberespionnage Prism leur a fait du tort à l’étranger, mais aussi sur leur territoire. La perte de confiance
dans les services cloud nord-américains se ressent dans
36% des entreprises américaines et dans 56% des sociétés étrangères, et 10% de l’ensemble du panel indiquent même avoir annulé des projets en cours.Amazon,
Google, Microsoft et consorts pourraient perdre entre
22 et 35 milliards de dollars de revenus dans les trois ans
à venir.Aux acteurs européens de saisir cette opportunité pour pousser leurs pions. Mais il faut aller vite : le
camp américain organise déjà sa contre-attaque.

16 Les ESN tricolores misent

AOÛT

F

sur le second semestre

rançois Enaud, PDG de Steria, commente les derniers résultats financiers de la SSII sur BFM Business.
Le deuxième trimestre s’est révélé un peu mieux que le

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sa puissance de feu, la France
les comptes de Google et d’Amazon
premier, mais «l’année reste globalement compliquée.
Nos clients consomment moins d’informatique, font des
économies, reportent des décisions.» En revanche, le
carnet d’affaires sur les nouveaux projets progresse, ce
qui laisse augurer un meilleur second semestre.

talement... La réponse se trouve peut-être du côté de la
Bourse. L’action a bondi suite à l’annonce, augmentant la
capitalisation boursière de Microsoft de près de 18 milliards de dollars.

23 L’emblème de Twitter

P

sera-t-il un coq ?

ourTwitter, la France serait donc un marché clé. C’est
en tout cas ce que déclare au Figaro Katie Stanton,
responsable de la stratégie internationale du réseau de
microblogging. Fraîchement installée à Paris, celle-ci
voue un intérêt particulier à notre marché hexagonal,
qu’elle juge en avance. Et de citer en exemple l’intense
activité des chaînes de télévision nationales lors, notamment, de grands événements sportifs ou politiques, ou
encore La Poste, l’un des premiers grands partenaires de
l’Américain, qui propose à ses clients la localisation des
colis viaTwitter. Le potentiel du marché français expliquerait donc le grand soin apporté par la firme de Jack
Dorsey pour étoffer son staff tricolore. Il aura ainsi fallu
une année pour dénicher le directeur général de l’entité
française: Olivier Gonzales, ancien dirigeant de l’agence
Hi-Media, spécialisée dans la publicité en ligne.

24 Qui pour diriger
AOÛT
Microsoft

S

uite à l’annonce soudaine du départ de Steve Ballmer, le directeur général de Microsoft, plusieurs
questions nous brûlent les lèvres. La première concerne,
bien entendu, son successeur. En interne,Tony Bates,
l’ancien PDG de Skype, ou Satya Nadella, le monsieur
cloud de la firme, figurent parmi les candidats potentiels.
Certains parient sur le retour d’«ex» partis depuis sous
d’autres cieux. D’autres imaginent l’arrivée de top managers issus de sociétés IT. En vue Salesforce,Amazon
ou encoreVMware. Et si la riposte était à chercher en
dehors de l’écosystème informatique ? Les spécialistes
de l’énergie comme General Electric ouValero Energy
ont déjà entamé leur mutation par rapport aux nouveaux enjeux énergétiques. Certaines de leurs recettes
pourraient être applicables au modèle Microsoft. L’autre
question porte sur le côté précipité de l’annonce. Certes,
Steve Ballmer était très critiqué et plusieurs actionnaires
voulaient sa peau. Mais de là à le débarquer aussi bru-

24 Saclay, huitième merveille
AOÛT

C

du monde high-tech

ocorico ! Le pôle technologique de Saclay (Essonne) figure parmi les huit plus importants clusters mondiaux dédiés à la recherche et à l’enseignement,
selon une sélection réalisée par la MITTechnology Review. Le site français situé au sud-ouest de Paris partage
ce classement avec la SiliconValley, la ville de Boston,
Tech City à Londres, Skolkovo en Russie, Bangalore,
Israël et Pékin. «Nous sommes sans doute le pôle d’ingénierie le plus fort au monde avec six médailles Fields
et deux prix Nobel de physique », confirme sur BFM
Business Jean-Noël de Galzain, vice-président du pôle
de compétitivité Systematic. Un milliard d’euros a déjà
été investi depuis sa création en 2005, rien que dans la
recherche, un tiers par les pouvoirs publics et deux tiers
via des investissements privés (Alcatel, Orange,Thales,
mais aussi Renault ou encore PSA sont implantés sur
place). Cessons donc de nous torturer à rechercher une
SiliconValley ailleurs, et concentrons-nous sur la puissance de feu de Paris-Saclay.

Le site de Saclay,
dans l’Essonne, est
reconnu comme
notre Silicon
Valley tricolore.

REVELLI-BEAUMONT/SIPA - DR - LAURENT GRANDGUILLOT/REA

AOÛT

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LE

BLOC-NOTES

Accor met le
les ministres passent aux SMS
de Frédéric Simottel

29 Nos PDG seront-ils interdits
AOÛT

de SMS et de smartphones ?

F

ini les SMS assassins ou les petites phrases lâchées
sur Twitter : les politiques sont placés en quarantaine
numérique. Selon le journal L’Express, les services de
Jean-Marc Ayrault, échaudés par les révélations des affaires de cyberespionnage liées à la NSA (National Security Agency), ont demandé à tous les ministères de
ne plus utiliser les smartphones du commerce et autres
équipements informatiques personnels dès qu’il s’agit de
transmettre des informations classifiées. Seuls
sont autorisés les téléphones cryptés Teorem
ainsi que l’intranet sécurisé Isis. La note rappelle également les menaces que représentent
l’usage des téléphones mobiles et les communications passées dans tous les lieux publics,
notamment à l’étranger. Cette annonce en
fera certainement sourire certains. Elle devrait
pourtant nous réjouir. Nos gouvernants prennent enfin au sérieux les enjeux liés à la sécurité numérique. Et qu’en est-il des PDG des
entreprises françaises ? L’espionnage industriel numérique n’est pourtant plus un mythe.
Nos gouvernants
(ici Manuel Valls)
réalisent enfin
les enjeux de la
sécurité numérique.

30 Accor devrait copier les recettes
AOÛT

D

numériques de Booking.com

es guerres de chefs aux pressions des actionnaires
en passant par les réserves, puis les applaudissements, de la communauté financière, l’arrivée en août
dernier du financier Sébastien Bazin à la tête du groupe
hôtelier Accor a fait couler beaucoup d’encre. Un mot a
pourtant manqué dans tous les discours et les analyses
entendus au cours de ces dernières semaines : le numérique. Certes, les piliers brick and mortar (service hôtelier, parc immobilier, réseau de franchisés) d’Accor font
partie des valeurs du groupe français. Mais à l’heure où
les clients réservent de moins en moins leurs chambres
d’hôtels sur brochure ou par téléphone, le numérique ne
peut plus se limiter à un site Internet de réservation et
de visites virtuelles. Il faut sortir des zones de confort,
prendre des risques, investir dans les applications mobiles, les réseaux sociaux, la relation client. S’intéresser
de près aux sites comme Tripadvisor et, surtout, ne plus
craindre de s’allier (ce qui vient d’être fait avec l’agence
de voyages en ligne Kayak) ou chercher à copier les re-

cettes des modèles en vogue des Booking et autres Expedia. Accor ne peut plus considérer le Web comme un
simple canal de plus. Le numérique doit être au cœur
de sa stratégie. C’est peut-être ce qu’a compris Sébastien Bazin, dont l’une des premières décisions en tant
que PDG est de rappeler Romain Roulleau au poste de
directeur e-commerce. Cet ancien de la maison a notamment participé, il y a quelques années, au succès du site
Voyages-sncf.com.

5 Les acteurs français seraient

SEPT.

A

en retard sur le big data

llons bon ! Depuis le temps que les fournisseurs nous
tiennent un discours comme quoi le big data est
l’avenir, que les données de nos entreprises sont notre
pétrole, etc., voilà que la très sérieuse SSII Steria affirme
qu’une seule entreprise sur dix en France tirerait réellement profit des technologies big data. Pire, nous serions
très en retard par rapport à l’Allemagne, l’Autriche et la
Suisse. Plus globalement au niveau européen, plus d’un
tiers des sociétés interrogées considère que les résultats
remontés par les systèmes de big data ne seraient pas
fiables ! Un quart affirme également ne pas disposer des
compétences adéquates pour analyser ces masses de
données. C’est en fait tout le problème du big data : il
n’y a aujourd’hui que les informaticiens pour en acheter
alors que ces projets devraient impliquer dès leur origine
des directions métier, des services commerciaux, marketing, des équipes de recherche, voire des directions
générales. Steria relève, en revanche, un effet positif. Le
salaire des informaticiens spécialisés en big data a augmenté en moyenne de 2 % cette année, soit quatre fois
l’augmentation des rémunérations des cadres.

6 Les DSI ont l’œil trop rivé

SEPT.

R

sur leurs portefeuilles

encontre avec Gérald Audenis, patron d’Orsyp Labs.
Cette entité englobe l’activité conseil et formation
de sa maison mère, l’éditeur français Orsyp. Pour cet
expert, les entreprises sont toujours en pleine révolution culturelle de leur IT, cherchant encore à réduire
leurs coûts tout en améliorant leurs performances. Elles
devraient pour cela s’inspirer davantage des industries
traditionnelles et de leurs indicateurs de performances
très concrets (nombres de machines en fonctionnement,

12. 01 BUSINESS

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turbo sur le numérique,
cryptés, BUT mise sur le multicanal
d’heures de disponibilité des chaînes de production, qualité des pièces produites, etc.). « L’informatique ne gère
ses performances qu’à travers ses coûts. Il faut pousser
les DSI vers une réflexion plus approfondie. »

En dopant
son
infrastructure
réseau, le
groupe
numéro trois
du meuble
veut gonfler
ses ventes
en ligne.

10 Apple et Dell ressortent
SEPT.

C

les formules de leur succès

’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures
soupes. Un dicton que deux stars du high-tech américain pourraient reprendre à leur compte. L’aîné Apple
renoue ainsi avec sa stratégie élitiste. Son premier mobile, l’iPhone 5C, censé faire partie de son offre d’entrée de gamme, est commercialisé 600 euros. Quant à
l’iPhone 5S, à la fois console de jeux et véritable ordinateur (il dispose du même processeur
que les Mac portables de la marque),
il surclasse tous ses rivaux par ses innovations et par... son prix, entre 700
et 900 euros. Apple l’a toujours su,
faire partie de l’élite ça se monnaie. Et
ça permet au constructeur de conserver de confortables marges. Les recettes
qui gagnent, Dell les ressort aussi de son
chapeau. Après une épique bataille d’actionnaires, Michael Dell va récupérer les
pleins pouvoirs, quitter la Bourse et décider seul – ou presque – de son avenir,
comme à la belle époque. Le Texan ne va
bien entendu pas se relancer dans la fabrication de PC, un marché en plein déclin.
Mais on peut parier qu’il va s’inspirer de ce qui a fait sa
réussite pour innover dans les services, les infrastructures
et les logiciels, ses nouvelles marottes.

11 Les 18 prochains mois seront

SEPT.

P

décisifs pour les éditeurs

lusieurs DSI ont l’impression d’assister à un certain
essoufflement des grands éditeurs. L’enjeu pour tous
ces acteurs consiste à se montrer capables de répondre
encore plus rapidement aux exigences des DSI, automatisant tout ce qui peut l’être, s’inspirant d’une ergonomie
simplifiée des applications, à la modeApple. La pression
est forte. Plus de la moitié des DSI seraient en train de se
remettre au développement spécifique en ayant recours
de plus en plus massivement à l’open source.

12 But en vitesse digitale pour
SEPT.

doubler Ikea et Conforama

I

l faut faire de But un groupe parfaitement intégré
entre magasins, clients et Internet », déclare au Figaro Frank Maassen, PDG de l’enseigne aux 238 points
de vente. Et d’insister sur la nécessité de connecter ses
boutiques avec des bornes pour les clients, des tablettes
pour les vendeurs, un site Web plus performant, etc. Il
veut gonfler ses ventes en ligne pour passer de 2 % de
l’activité à 10 %. On imagine aussi qu’il préconise une
présence plus forte sur les réseaux sociaux, une relation client plus personnalisée... Des paroles, le numéro
trois du meuble derrière Ikea et Conforama est passé
aux actes en dopant son infrastructure réseau. But a
en effet signé un contrat avec l’intégrateur Interdata
pour multiplier par 25 le débit entre ses datacenters de
Nanterre et Saint-Denis. Une réplication des données
qui prenait deux heures est aujourd’hui instantanée !

13 Faites tester votre sécurité
SEPT.

G

par de vrais cambrioleurs

oogle, Facebook ou Paypal s’appuient depuis
quelque temps sur une large communauté de développeurs ou de hackers pour éprouver la vulnérabilité
de leurs services et identifier les failles de sécurité. Un
modèle qui a inspiré Synack, une start up américaine
venant de lever 1,5 million de dollars. Elle propose aux
entreprises de faire tester leurs applications et infrastructures dans des environnements virtuels sécurisés par des
experts du monde entier, recrutés par ses soins et soumis
à une obligation de confidentialité. Seul hic, révélé par
le siteTechcrunch, les fondateurs de Synack sont des anciens de la NSA (National Security Agency).

AFP - APPLE - DR

e

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LE

BLOC-NOTES

L’iPhone 5S
le big data devient un sujet

de Frédéric Simottel

11 IBM multiple les cursus de

SEPT.

Data Scientists à l’université

L

e big data manque de bras. Il y aurait ainsi plus de
150 000 postes de spécialistes en analyse de données (ou Data Scientists) à pourvoir dans le monde,
4,4 millions d’ici à 2015 ! IBM a pris le problème à brasle-corps en mettant en place plusieurs cursus dédiés auprès de 1 000 universités à travers le monde (mais aucune en France). Big Blue fournit des logiciels d’analyse,
du matériel pédagogique, des projets d’étude de cas, des
Data Scientists experts invités en tant que conférenciers, un accès à sa plate-forme big data et distribue des
bourses de 100 000 dollars pour plusieurs de ces cursus.
Neuf nouvelles universités viennent de rejoindre le programme, mais toujours aucune en France. Le big data fait
pourtant appel à des compétences en mathématiques et
statistiques qui figurent parmi les forces reconnues de
l’école scientifique française. Mystère.

13 L’iPhone 5S devient notre

SEPT.

N

Phil Schiller,
le viceprésident
marketing
d’Apple.

prothèse numérique

on, Apple n’a pas perdu son sens de l’innovation
avec la disparition de Steve Jobs il y a deux ans.
Bien au contraire, la firme à la pomme s’est remise dans
le sillon de son illustre fondateur. Pour la partie commerciale
tout d’abord. Avec ses prix – un
brin excessifs –, Apple renoue
avec son marché élitiste et ses
marges dignes des meilleures
maisons de luxe. Mais l’innovation ne s’arrête pas là. Certes,
on s’émerveillera sur l’écran
plus lumineux, le capteur biométrique, la caméra et l’appareil photo plus performants.
Mais c’est en soulevant le capot, de l’iPhone 5S notamment,
que l’on perçoit à nouveau la
magie Apple. En intégrant deux
processeurs, l’un pour s’occuper des tâches intrinsèques au
téléphone, l’autre pour gérer
les capteurs (géolocalisation,
podomètre, gyroscope, etc.) et

autres futurs objets connectés (la montre intelligente),
Apple se projette dans l’avenir et nous rejoue le couplet
iTunes. Comme il l’a fait avec la musique, l’Américain
nous prépare à vivre dans un nouvel environnement
dont l’iPhone sera le centre.A peine serons-nous rentré
chez nous et géolocalisé dans notre hall que la lumière
s’allumera et la chaîne hi-fi nous jouera notre mélodie
préférée. Au volant, nous nous verrons proposer automatiquement par le GPS le trajet de la dernière adresse
consultée sur le smartphone. Il nous mettra en contact
avec notre rendez-vous en cas de retard, saura modifier
notre trajet, que nous soyons à pied ou en voiture.Apple
a compris que nous ne nous séparerions plus jamais de
notre smartphone, devenu notre prothèse numérique.

16 Pour devenir une société 2.0,

SEPT.

P

copiez la SNCF

endant longtemps, nous avons pu croire que si la
SNCF investissait sur Internet, au travers notamment de son site Voyages-Sncf.com, c’était uniquement
parce qu’elle voulait vendre par ce biais encore plus de
billets de train. Le site s’est ensuite mis à commercialiser des offres « train+hôtel », puis des vols, des locations
de voitures, des séjours tout compris, etc. Devenue un
fleuron de l’e-commerce européen, la SNCF s’appuie
aujourd’hui sur le Net pour augmenter son chiffre d’affaires global, même si ses nouvelles activités l’éloignent
quelque peu de son métier d’origine. Dernier exemple
en date, le lancement avec la ville de Paris d’un incubateur autour du « voyageur connecté ». L’objectif est d’accompagner de jeunes entreprises innovantes. Un appel à
candidatures est ouvert du 16 septembre au 31 octobre
pour identifier les start up qui intégreront ce dispositif.
Elles seront installées dans la nouvelle ZAC Boucicaut
qui développe déjà des programmes autour du design,
de l’e-santé et de la ville de demain. Ces derniers mois,
la SNCF a multiplié les concours. L’un d’eux a d’ailleurs
débouché sur le service Tranquilien, une application
voyageurs indiquant le taux de remplissage des rames.

24 Microsoft croit en son étoile
SEPT.

S

sur le marché de la mobilité

ur le marché de la mobilité, nous avons une place à
prendre. L’institut Kantar attribue déjà à Windows
Phone une part de marché de 11 % en France. Et nous

12. 01 BUSINESS

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i
d
innove plus que prévu,
de philo, la SNCF 2.0 trace sa voie
Sur le départ,
Steve Ballmer a
déploré de ne pas
avoir vu surgir la
vague du mobile.

dans ces bases se révèlent mal adaptées, notamment
lorsque les questions sont mal posées et qu’elles reposent sur des données massives, hétérogènes et incertaines. De ce point de vue, il convient ainsi de différencier la problématique du big data de celle de
l’intelligence économique et de la business intelligence.
Il faut également distinguer les méthodes qui permettent de mettre en évidence des corrélations lors de
croisement de données. « L’erreur la plus fréquemment
commise consiste à croire qu’une corrélation est une
relation de causalité. Or comprendre à partir d’un ensemble de corrélations les relations de causalité reste
un problème largement ouvert, et qui le restera encore
pendant très longtemps », explique Michel Cosnard,
président-directeur général de l’Inria, qui y voit là le
graal du Data Analyst.
(*) Clin d’œil à la citation de Jean Baudrillard : « Le hasard est le purgatoire de
la causalité ».

visons clairement la place de numéro deux dans l’Hexagone », affirme Alain Crozier, directeur général de Microsoft France, en ouverture de la conférence de rentrée de
la firme américaine. Une semaine après les regrets exprimés par Steve Ballmer, alors qu’il s’apprête à quitter
son poste de PDG, de ne pas avoir vu surgir la vague du
mobile, Microsoft affiche de solides ambitions dans le
domaine. Dopé par les difficultés de Blackberry, l’Américain espère faire tomber dans son escarcelle quelques
entreprises clientes jusqu’alors restées fidèles au Canadien RIM. Une ambition pas si démesurée si l’on tient
compte des progrès effectués par l’interface en « tuiles »
du nouveau Windows. Premiers vrais résultats au printemps prochain.

le
25 Le big data est(*) purgatoire
SEPT.

T

de la causalité

ous les deux mois, 01 Business réunit plusieurs
dirigeants de grands groupes français pour débattre sur des thèmes liés au rôle du numérique dans
les entreprises. Cette semaine, le big data était à l’honneur. Une fois les premières définitions techniques
assimilées par ces PDG, des questions d’ordre plus
sémantique, organisationnel, voire philosophique, sont
apparues. Les plus pointus parmi les spécialistes présents autour de la table ont admis que les méthodes
traditionnelles des bases de données et de la recherche

26 Enfin une synergie autour
SEPT.

du logiciel embarqué

C

ela fait un moment que la filière du logiciel embarqué a été identifiée comme une pépite technologique potentielle pour notre pays. Problème, les acteurs,
aussi talentueux et reconnus soient-ils, agissent chacun
dans son coin, sur des marchés de niche. Il aura fallu
attendre que le gouvernement en fasse l’une de ses
34 priorités industrielles pour qu’ils ôtent leurs œillères,
s’unissent et lancent l’association Embedded France.
Parmi les membres fondateurs, figurent les pôles de compétitivité Images & Réseaux, Minalogic et Systematic, le
syndicat professionnel Syntec numérique et les associations Aerospace Valley et Cap’Tronic. Embedded France
se donne, entre autres, pour objectifs de promouvoir le
marché de l’embarqué tant en France qu’à l’international, de formuler des
pro positions auprès
des pouvoirs publics et
d’ouvrir l’écosystème
embarqué « traditionnel » aux nouvelles
technologies et à leurs
acteurs. Ses missions
seront détaillées aux
Assises de l’embarqué,
le 28 octobre prochain.

Les acteurs
du logiciel
embarqué
ont fondé leur
association.

GETTY/AFP - EPA/MAXPPP - AIR FRANCE

S
t

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Le

bloc-Notes

Nos jeunes pousses
conspué en moins de vingt-quatre heures, les
de Frédéric Simottel

1

er

oct.

Pradeo, la pépite
à surveiller

E

La solution
de Pradeo
analyse les
requêtes
effectuées
sur un
appareil
mobile.

lle s’appelle Pradeo. Fondée fin 2010 par deux cher­
cheurs en informatique montpelliérains, cette jeune
pousse a, depuis, récolté plusieurs récompenses et levé
1 million d’euros en juillet dernier. Une fois embarquée
dans un smartphone ou une tablette, sa solution analyse
les applications téléchargées par l’utilisateur sur son
appareil mobile. Le logiciel de Pradeo pénètre
ainsi le code informatique de l’application et
décortique toutes les requêtes effectuées :
les sites Web appelés, les numéros de
télé­ hone composés (pour éviter les
p
appels surtaxés), etc. Un acteur ma­
jeur du secteur l’a testée, bien que dis­
posant déjà d’une application du même type
pour valider la conformité des apps qu’il pro­
pose ensuite au public dans son magasin. Il a dû
reconnaître les performances très supérieures
de la solution de Pradeo, qui a remonté des in­
formations sur le nom du technicien américain
ayant fait les tests et l’heure à laquelle ils ont été
effectués. Des prouesses qui ont déjà séduit plu­
sieurs grands comptes français, parmi lesquels
La Poste, Capgemini et Spie. A priori idéale dans
un ­ ontexte BYOD (Bring Your Own Device), cette
c
technologie devrait rapidement intéresser de nouvelles
entreprises et grandes administrations. Intelligemment
« marketée », elle pourrait aussi séduire le grand pub­
lic. Une nouvelle pépite, donc, à surveiller de près en
espérant qu’un géant américain ne lui mettra pas trop
vite le grappin dessus.

2 Les logiciels du marché

oct.

I

de plus en plus instables

l y a toujours quelques révélations croustillantes à ré­
colter lorsque l’on dîne avec des DSI. Ce soir, ce sont
les grands éditeurs de logiciels qui en prennent pour leur
grade. Le discours est sans appel sur la baisse de qualité
de leurs logiciels. Tous remettent en cause la façon dont
sont « codés » et programmés ces standards du marché.
Jugés instables, ces logiciels ont le défaut de manquer
de souplesse et de compatibilité une fois interconnectés
avec les applications métier de l’entreprise cliente. Les
éditeurs font des efforts pour corriger ces défauts, mais

12. 01 business

ce ne sont que des pansements. C’est directement dans
le code source de l’application qu’il faudrait agir, esti­
ment nos DSI experts.

3 Maîtrise des coûts : adoptez

oct.

P

une méthode scientifique

our la plupart des entreprises, c’est le moment des
ul­ imes arbitrages budgétaires et Gartner suggère un
t
raisonnement scientifique pour optimiser leurs ­ alculs en
c
répartissant les dépenses en trois couches. La première,
extérieure, comprend les dépenses liées aux appli­ a­
c
tions qui différencient un acteur de ses ­ oncur­ ents, qui
c
r
l’aident à mieux comprendre son marché. Cela cor­ es­
r
pond à la partie front office (relations client, décision­
nel, ERP). Inutile de chercher à raboter : c’est dans cette
partie qu’une société cherchera des leviers en matière
d’innovation et de gains de productivité. Elle veil­era
l
ensuite à sanctua­ iser ces fonctions en les gardant en in­
r
terne autant que possible, une externalisation présent­
ant, selon Gartner, des risques de divulgation de connais­
sances clés vers l’extérieur. La deuxième couche, dite
intermédiaire, regroupe les dépenses IT spécifiques au
secteur d’activité dans lequel l’entreprise évolue. Rien
de plus facile que de les isoler et de les rapporter au bud­
get IT total sous forme de pourcentage. Ces coûts étant
partagés par l’ensemble des acteurs d’un marché, il suffit
ensuite de se « benchmarker ». Reste la troisième couche,
dite inférieure, qui reprend les coûts des fonctions de
back office (RH, paie, finance ou bureautique). Celles-ci
n’apportent a priori aucune différenciation. Gartner con­
seille donc de diviser le total de ces coûts par le nombre
d’employés, puis de comparer ce résultat aux proposi­
tions commerciales des divers prestataires, pour choisir
enfin le partenaire le plus pertinent.A vos calculettes !

7 Le boom numérique

oct.

L

de la relation client

’Association française de la relation client fête ses
15 ans au Théâtre Edouard VII en même temps
qu’elle décerne ses récompenses 2013 aux meilleurs
sites, stratégies, innovations ou directeurs de la relation
client. Parmi les lauréats figurent EDF, Orange, Bouygues
Telecom, La Banque Postale ou encore Groupama. A
croire que c’est dans les vieux pots que l’on fait les meil­
leures soupes. La surprise vient, en effet, du fait que ces
Retrouvez 01 Business
en radio et télévision tous
les samedis à 20 heures et
tous les dimanches à 17 heures

convoitées, Alcatel-Lucent félicité puis
DSI appelés à imaginer l’entreprise du futur
La Banque postale, un des
lauréats des Palmes
de la relation client 2013

l’immédiateté pour ré­ échir au pro­ rès sur le long terme.
fl
g
Selon eux, tout l’éco­ ystème doit repenser la position du
s
digital par rapport au monde de demain. Et d’insister sur
le caractère éducatif de la mission du DSI. Ils en sont persuadés : l’entreprise numérique entraînera un nouveau
leadership managérial.

9 Des pieds d’argile mais

oct.

L

8 Le digital ne doit pas être

oct.

A

un accélérateur de déviance

quoi sert le numérique ? La mou­ ure 2013 de l’as­
t
sem­ lée générale annuelle du Cigref, le club des DSI
b
des plus grandes entreprises et ad­ i­ istrations, a marqué
mn
plusieurs esprits. Le Cigref donne en effet une nouvelle
tonalité à son message. Beaucoup pensaient assister à
une confé­ ence où domineraient des propos intelligents
r
– mais attendus – sur l’évolution de l’entreprise numérique. Mais le moment fort a été l’intervention de deux
des vice-­ résidents du Cigref, Bernard Duverneuil (DSI
p
d’Essilor) et Georges Epinette (DSI des Mous­ uetaires).
q
Plus que sur la place du DSI dans l’entreprise, ils ont interpellé l’auditoire sur le rôle que doit tenir ce responsable dans la société de demain. Pointant les défauts
d’une communication souvent trop angélique sur le
digital, ils ont mis en avant les menaces entropiques et
anthropiques pesant sur notre vie. « Oui à une culture
numérique, mais pas n’importe comment ! » Ils nous
ont expliqué que le numérique ne doit pas être un accélérateur de déviance et qu’il faut quitter la tyrannie de

e choc fut rude pour les salariés d’Alcatel-­ ucent :
L
10 000 suppressions de postes (dont 900 en France),
soit 15 % de l’effectif mondial. Michel Combes, qui a pris
les rênes du géant des télécoms au mois d’avril, n’avait
pourtant pas caché que certaines décisions seraient
d
­ ures à prendre. Il recentre aussi le groupe sur deux
p
­ iliers, les équipements réseaux (routeurs) et l’accès au
très haut débit en fixe (fibre op­ ique) et mobile (4G).
t
Le paradoxe est que les dirigeants
du groupe franco-­ méricain ana
noncent 200 embauches. Ce nouvel ef­ ectif devrait renforcer les
f
é
­ quipes – françaises – de R&D sur
les mobi­es et les réseaux de noul
velle géné­ ation. Michel Combes
r
a en effet compris quel potentiel il
pouvait tirer d’une grosse équipe
de chercheurs. Thomson Reuters
vient d’ail­eurs de placer dans sa
l
toute dernière étude le géant télé­
coms parmi les 100 organisations les plus innovantes au
monde. Un classement établi à partir du nombre de brevets déposé. Ne reste plus qu’à doper les ventes.

Michel
Combes,
le président
d’AlcatelLucent.

10 Il faudrait être fou
oct.

F

pour dépenser plus

ace au succès de « pure players » comme Sarenza, le
groupe Eram veut accélérer sa conversion au commerce en ligne. Le distributeur français, qui dispose d’un
réseau de 1 650 ma­ asins, s’équipe de la suite logicielle
g
Oracle Commerce pour créer une plate-forme unique,
capable de supporter plusieurs sites commerciaux intégrés pour l’ensemble de ses marques. La mise à disposition d’offres personnalisées et le cross-canal sont au
programme dans l’optique de générer des ventes additionnelles et d’améliorer les taux de conversion.

fotolia - marta nacimento/rea pour 01 business - sipa

a
­ cteurs récompensés pour leur agilité numérique et leurs
­
inno­ a­ ions au service du consommateur sont, pour la
vt
p
­ lupart, des groupes plutôt tradition­ els de notre éconon
mie. Faut-­l comprendre que la transformation numérii
que des entreprises françaises est sur la bonne voie ?
Sans doute. On notera aussi que pour déployer leurs
nouvelles offres, elles font toutes appel à des start up innovantes. Pas d’inquiétude donc, la France numérique
est en marche.

un cerveau en pleine forme

www.01 business.coM .13
LE

BLOC-NOTES

L’Inria récompense le
Apple pique à Burberry sa patronne, l’
de Frédéric Simottel

14 Des têtes chercheuses
OCT.

françaises à l’honneur

P

Anatole Lécuyer
(au centre) s’est
vu remettre
le Prix du jeune
chercheur.

our la troisième année consécutive, mais pour la
première fois en partenariat avec l’Académie des
sciences, l’Inria, temple de la recherche en informatique, remet ses prix aux chercheurs français les plus
talentueux. Parmi les trois personnalités distinguées figurent un mathématicien, Jean-Michel Morel (lauréat
du Grand Prix), expert des univers virtuels ; Anatole
Lécuyer (Prix du jeune chercheur) ; une fondatrice de start
up, Pascale Vicat-Blanc (Prix
de l’innovation). Mais plus que
les travaux de ces trois têtes
chercheuses françaises, ce qui
frappe est que nous n’avons
plus affaire à des scientifiques
isolés dans leurs laboratoires.
Au contraire, ils sont tous en
symbiose avec les besoins du
marché et des industriels, et
c’est d’ailleurs ce que veut récompenser Michel Cosnard,
PDG de l’Inria. Jean-Michel Morel, un fondu de théories
mathématiques travaille ainsi sur des algorithmes utilisés aujourd’hui par tous les spécialistes du traitement
de l’image. Si nos photos numériques personnelles sont
plus nettes, les images aériennes et satellites plus précises et l’imagerie médicale plus performante, c’est un
peu grâce à lui. Avec Anatole Lécuyer, nous touchons à
l’univers des interfaces homme-machine, de la réalité
virtuelle et des neurosciences. D’ailleurs, il a déjà réussi
à commander des objets numériques sur écran, par la
pensée. Quant à Pascale Vicat-Blanc, elle a laissé tomber
son statut de directrice de recherche en 2005 pour créer
la jeune pousse Lyatiss, spécialisée dans le cloud. Une
aventure qui se prolonge aujourd’hui dans la SiliconValley, où elle s’est installée en 2012 avec mari et enfants.

16 Le président de HP France
OCT.

G

adoubé chevalier

eneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a elle-même remis à
Gérald Karsenti sa décoration de chevalier de la Légion
d’honneur. Devant un parterre de DSI et de dirigeants

de sociétés IT, la ministre a loué le parcours atypique de
ce manager, diplômé de Sciences-Po, de HEC et d’Oxford University, à la fois chercheur, enseignant, écrivain
et blogueur. Le président de HP France, pour sa part, a
vanté tous les mérites de notre pays tant dans la formation que dans la recherche. Tout est en place, selon lui,
pour réussir à transformer la France et lui redonner son
rayonnement à l’international, grâce notamment au digital. Un discours qui a pu faire regretter à Geneviève Fioraso de ne pas avoir le numérique sous sa coupe.

17 Burberry voit sa PDG
OCT.

C

filer chez Apple

ela fait un moment que les grands manitous du
marketing d’Apple pactisent avec leurs homologues de la mode et du luxe. Soucieuse de continuer à
se distinguer des autres marques high-tech, la firme
s’était un temps associée aux élucubrations des décideurs de LouisVuitton, eux-mêmes inquiets de se retrouver un jour noyés au milieu d’autres marques de luxe.
C’est en confrontant ainsi
ses idées qu’aujourd’hui,
Angela
Apple met au point le deAhrendts,
ex-PDG de
sign de ses futurs produits,
Burberry, va
optimise la relation avec
croquer la
ses (plus riches) clients,
pomme.
ou encore renouvelle la
gestion de ses magasins
physiques ou en ligne.
Rien d’étonnant dès lors,
que ces discussions finissent par aboutir à des
unions et que l’on apprenne qu’un ex-vice-président des jeans Levi’s ou
un ancien PDG de SaintLaurent décident de rejoindre la marque à la
pomme. C’est au tour
d’Angela Ahrendts, l’actuelle PDG de Burberry, de
suivre ce chemin en prenant la direction du commerce de
détail et des boutiques en ligne d’Apple. Elle arrive forte
de son succès chez Burberry puisque l’enseigne anglaise,
aujourd’hui parmi les leaders mondiaux du luxe en ligne,
est omniprésente sur les réseaux sociaux, et diffuse ses
défilés sur Internet.Think Luxury Different !

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se les meilleurs chercheurs en informatique,
e, l’Elysée reçoit les dirigeants du numérique
OCT.

blacklister le Blackberry

N

e jetez pas vos smartphones Blackberry, clament en
cœur trois invités de l’émission 01Business, diffusée
sur l’antenne de BFM Business. Non seulement aucun
d’eux ne se dit prêt à abandonner son propre terminal
Blackberry pour céder aux sirènes d’Apple ou d’Android, mais ils recommandent aux fidèles de la marque
canadienne RIM de ne pas céder à la panique. Certes le
dernier terminal n’est pas une réussite, mais de l’avis de
tous, il faut accorder une seconde chance au spécialiste
de la messagerie mobile en ligne.

21 Les Européens sous-estiment
OCT.

L

les risques de cybercriminalité

’indicateur Cyber Diagnostic Tool, créé par le courtier en assurances AON, a été conçu pour aider les
directeurs du risque de grands groupes et administrations à mieux identifier et comprendre le degré d’exposition de leurs entreprises face aux menaces cybercriminelles. Sa dernière mesure révèle que celles-ci sont
encore largement sous-estimées en Europe par rapport
aux Etats-Unis. Les dangers liés aux délits informatiques
tels que le piratage, la propagation de virus ou de codes
malveillants n’apparaissent qu’en 19e position au rang
européen, alors qu’ils sont à la 8e place pour les sociétés américaines. C’est sans doute pour cela que les dernières révélations de l’affaire Snowden en France et la
découverte, non pas des écoutes elles-mêmes – ça tout
le monde le savait – mais de leur ampleur, n’ont ébranlé
que très modérément les entreprises françaises. Ce qui
expliquerait aussi le manque de moyens mis en place en
Europe pour se protéger.

22 Des tablettes de plus en plus
OCT.

B

envahissantes

ranle-bas de combat sur le marché des tablettes.
Trois événements se sont succédé en moins de vingtquatre heures, et non des moindres : la sortie commerciale de Surface 2 de Microsoft, l’annonce de l’ardoise
Lumia 2520 de Nokia et, enfin, la présentation de l’iPad
Air, le dernier-né d’Apple. Au-delà des performances et
des caractéristiques intrinsèques de chacun de ces produits, il faut surtout retenir leur progression fulgurante

sur le marché des outils nuAvec l’iPad Air
mériques. De 20 millions en
et le nouvel
2010, il s’écoule aujourd’hui
iPad mini,
plus de 227 millions de taApple repart à
l’attaque d’un
blettes (dont 170 millions
juteux marché.
d’iPad, soit 60 % du marché) et IDC prévoit la vente
de 407 millions d’unités en
2017. La courbe du marché
des PC, elle, suit le chemin
inverse. Certes, les constructeurs tentent d’endiguer ce
phénomène en proposant de
plus de plus de produits hybrides, mais les jeux sont
clairement faits. Et c’est là tout le problème des entreprises. La gestion d’un parc informatique n’est plus un
long fleuve tranquille. Maintenant que de nombreux
collaborateurs apportent leurs outils personnels au bureau – c’est le BYOD – les DSI font face à de nouveaux
dilemmes. Il faut repenser la sécurité, le stockage des
données, l’accès aux applications et le budget. Quand il
est question de poste de travail, l’innovation n’est plus
uniquement une problématique de constructeurs.

23 François Hollande croit aux
OCT.

E

vertus de l’économie digitale

n préambule du Conseil européen du numérique
qui se tenait les 24 et 25 octobre derniers, François
Hollande et sa ministre Fleur Pellerin ont reçu une dizaine de patrons du secteur digital. Parmi les convives
figuraient Jamal Labed, président de l’Association française des éditeurs de logiciels et solutions Internet (Afdel), Pierre Louette (Fédération des télécoms), Benoît
Thieulin (Conseil national du numérique), Octave Klaba
(OVH), Jacques-Antoine Granjon (Vente privée) ou encore Guy Mamou-Mani (Syntec numérique). Cette élite
est certainement bien placée pour aborder, avec le président de la République, des thèmes comme la politique
industrielle et la fiscalité du numérique, ou encore le big
data. François Hollande a ainsi pu toucher de près les
modèles d’affaire de demain. Mais pour que nos politiques comprennent vraiment les atouts du digital, il serait temps d’ajouter à la liste des invités des managers
d’entreprises plus traditionnelles en train de revisiter
complètement leur business model en s’appuyant sur le
numérique. Ce jour-là, un vrai virage sera pris.

INRIA - TOM STOCKILL/THE GUARDIAN/SIPA - DR

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mme.

19 Il est un peu trop tôt pour

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LE

BLOC-NOTES

Les Français en
Éric Bantegnie, un héros numérique
de Frédéric Simottel

18 Mesurer « l’évasion »
OCT.

des logiciels hors de la DSI

I

ls sont une soixantaine de DSI à participer à la conférence « Morning 01, spécial cloud ».Tous vivent plutôt
bien l’adoption du « nuage », qui conforte d’ailleurs leur
légitimité. Le cloud les pousse à mieux connaître leurs
directions métier. « Quand les métiers vont chercher euxmêmes des services dans le cloud, nous laissons faire
mais nous les avertissons du risque de brader les données, des obligations légales et sociales, etc. Nous revenons alors rapidement dans la boucle et jouons un rôle
de conseiller », confie l’un des intervenants de la conférence. Un autre participant a, lui, mis en place un indicateur baptisé « mesure de l’évasion ». Une fois repérés le
besoin de la direction métier et l’outil cloud auquel elle
a fait appel de son propre chef, le DSI évalue l’opportunité technique, financière et d’usage de cette application,
puis choisit de l’incorporer – ou pas – dans le catalogue
des services offerts par la DSI.Visiblement, ça marche.

25 Une love story
OCT.

informatique

S

L’Angleterre,
un des terrains
de jeu favoris
de Capgemini
et Steria.

i les politiques britanniques affichent
une certaine défiance vis-à-vis de
leurs homologues français au pouvoir,
les relations sont tout à fait différentes
avec les grands patrons.Après l’annonce
de la fourniture à l’Angleterre de deux
réacteurs nucléaires EPR par Areva,
c’est au tour de Capgemini et de Steria
de soigner leur anglais. Certes, le pays
d’Albion figure déjà parmi les terrains
de jeu favoris de nos deux Français. Mais il est réjouissant de voir, en ces temps d’incertitude économique, de
grands contrats venir remplir les poches des industriels
de l’IT hexagonal. Capgemini va donc s’occuper pour
les cinq prochaines années de toute l’assistance informatique mondiale – notamment la gestion et le support des
services SAP – de Centrica, l’un des géants britanniques
de l’énergie. Steria, quant à lui, remporte le plus gros
contrat de son histoire, portant sur la transformation des
services administratifs (RH et achats) du gouvernement
britannique. Il s’appuie sur une plate-forme informatique
intégrant des technologies de business intelligence et de
big data. Evalué à plus d’un milliard de livres sterling sur

dix ans, ce projet s’inscrit dans un vaste plan de réforme
de la fonction publique anglaise. Le joint-venture mis en
place (75 % pour Steria) va employer 1 200 personnes. Il
devrait faire économiser de 400 à 600 millions de livres
sterling par an au contribuable britannique. Si ces résultats sont atteints, Steria pourrait encore étendre son
champ d’action. De quoi donner des idées de ce côté-ci
de la Manche.

27 Le président de l’Afdel
OCT.

U

adoubé chevalier

ne nouvelle Légion d’honneur dans le secteur informatique. Fleur Pellerin a remis les insignes de Chevalier à Jamal Labed, cofondateur d’Easyvista, éditeur
de logiciels, et président de l’Afdel (Association française des éditeurs de logiciels et solutions Internet). La
ministre a salué son parcours exceptionnel, et voit aussi
en lui un modèle « pour tous ceux qui veulent fonder
leur entreprise, et notamment les jeunes qui viennent
des quartiers populaires ». Fleur Pellerin a rappelé que
la société Easyvista recrutait de nombreux jeunes des
quartiers populaires de Seine-Saint-Denis, où elle est
implantée depuis des années.

28 Éric Bantegnie, l’homme fort
OCT.

M

de « l’embarqué » français

obiles, Internet des objets, véhicules connectés,
robotique, aérospatial, etc., les systèmes embarqués sont au cœur de toute l’industrie. Coup de chance,
l’Hexagone est plutôt bien placé dans ce domaine. Les
Assises de l’embarqué ont d’ailleurs eu lieu en présence
d’Arnaud Montebourg, venu ouvrir les débats. Cette filière fait partie des 34 initiatives de relance industrielle
poussées par le gouvernement. Eric Bantegnie
en est le chef de projet.
L’occasion de mettre en
lumière ce polytechnicien,
ingénieur des Mines,
homme fort de l’embarqué dans notre pays. Une
personnalité trop méconnue des grands médias et
qui ne ménage pas ses ef- Eric Bantegnie est l’actuel
forts et son énergie pour PDG d’Esterel Technologies.

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p
t
pleine love story avec les Anglais,
trop méconnu, Criteo entre au Nasdaq
porter haut et fort les couleurs – tricolores – de ce secteur de haute technologie. Actuel PDG d’Esterel Technologies, éditeur français d’outils de développement de
systèmes et logiciels embarqués critiques, Eric Bantegnie est à l’initiative d’associations, GIE et autres think
tank. Il vient d’ailleurs d’être élu président d’Embedded
France, une association créée en septembre par Syntec
numérique, Aerospace Valley, Cap’tronic, Images & Réseaux, Minalogic et Systematic Paris-Région. Cette nomination intervient juste après la publication du rapport
Potier sur le logiciel embarqué, un filon à suivre pour
l’industrie hexagonale.

29 L’impression 3D doit passer
OCT.

N

en mode accéléré

on, l’Hexagone n’est pas particulièrement en avance
dans le domaine de l’impression 3D », confie Eric
Carreel, cofondateur de Sculpteo (et deWithings, spécialiste de l’Internet des objets), lors de l’émission 01 Business sur BFM Business. Ces technologies figurent
pourtant parmi les innovations qui vont profondément
bouleverser nos industries d’ici cinq à dix ans. L’impression 3D aide à produire des objets à la demande,
à fabriquer autrement des pièces plus légères, pour le
secteur aéronautique notamment, et permet enfin de
concevoir des objets personnalisés pour le grand public.
Il y a quelques mois, en pleine affaire Dailymotion, Arnaud Montebourg avait d’ailleurs soutenu un industriel
du secteur, l’entreprise Gorgé – dont le PDG Raphaël
Gorgé était invité dans l’émission – à reprendre le fabricant d’imprimantes industrielles 3D Phidias pour
ne pas laisser filer cette technologie à l’étranger. Il faut
poursuivre l’effort.

30 Une pépite française
OCT.

C

en Bourse... Co-co-Criteo !

’est fait ! Huit ans après sa création, Criteo entre au
Nasdaq, la Bourse américaine de valeurs technologiques. D’entrée, la pépite française, spécialisée dans
le reciblage publicitaire sur Internet, a été valorisée près
de 2 milliards de dollars ! Pas mal pour une ETI (entreprise de taille intermédiaire) d’environ 800 personnes,
dont le chiffre d’affaires atteignait 65 millions d’euros
en 2010 et devrait dépasser les 400 millions cette année. Une nouvelle étape marquante également dans

la vie de Jean-Baptiste Rudelle, cofondateur de Criteo,
qui, grâce à cette introduction en Bourse, devrait réussir
à lever plus de 250 millions d’euros. Cette manne est la
bienvenue pour relever les nombreux défis qui se présentent : développement de la solution logicielle sur les
mobiles, concurrence de plus en plus sévère – de Google
notamment –, menace sur le business model de Criteo
par rapport à l’évolution de la réglementation liée à la
protection des données personnelles. Mais ne nous alarmons pas trop vite. Criteo dispose de tout l’arsenal de
la réussite vanté par tous. Il s’agit d’une entreprise innovante, travaillant sur une technologie de pointe (plus
de 300 informaticiens, mathématiciens et spécialistes
du marketing, soit 40 % de l’effectif). Criteo sait « marketer » son innovation. Il est implanté à l’international :
85 % du chiffre d’affaires sont réalisés hors de nos frontières. Un exemple à suivre.

Jean-Baptiste
Rudelle,
cofondateur
de Criteo, un
ambassadeur
de l’excellence
informatique et
mathématique
française.

4 Que faire des données

NOV.

E

personnelles de ses clients ?

nfin un peu de concret dans le monde impitoyable de
la collecte de données personnelles et de la relation
client. L’Association française des correspondants à la
protection des données à caractère personnel (AFCDP)
publie un guide pratique à destination des correspondants informatique et libertés (CIL). Cet outil opérationnel vise à identifier les points clés d’un projet de mise en
place d’un outil de CRM, du point de vue de la loi informatique et libertés. Pratique, ce guide s’inspire de retours
d’expérience d’acteurs de la vente à distance comme
La Redoute, 3 Suisses, Fnac ou Nespresso.

FOTOLIA - DR - CRITEO

n
ue

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LE

BLOC-NOTES

La Redoute rate
ont été attribués, Thierry Breton
de Frédéric Simottel

12 La Redoute aurait dû
NOV.

s’inspirer d’Amazon

A

Sans investissement,
pas de modernisation.
Et pas d’avenir !

ccumulant des pertes depuis sept ans, La Redoute plonge dans la crise et s’apprête à supprimer 700 postes. Martine Aubry, maire de Lille, et voisine de Roubaix où est implanté le vépéciste, réclame
des comptes à son propriétaire, François-Henry Pinault :
« Il n’y a pas eu les investissements nécessaires à la formation des salariés pour moderniser l’informatique et
la logistique. » Experts et analystes se ruent sur le moribond. « Le virage Internet avait pourtant été bien négocié », affirme l’un d’entre eux. Faux ! Certes, l’entreprise réalise plus de 70 % de ses ventes en ligne, mais
c’est bien sa seule réussite
numérique. La Redoute a
trop longtemps considéré
Internet comme un simple
canal de vente supplémentaire, alors qu’elle aurait dû
se concentrer sur l’écosystème du monde connecté.
Plutôt que de lorgner sur
la concurrence, celle des
3Suisses notamment, La
Redoute devrait copier Amazon. Optimiser sa relation
client et, surtout, créer son modèle d’organisation au fur
et à mesure de son activité. Investir massivement pour
moderniser ses entrepôts et être capable de livrer dans la
journée. Certes, l’Américain affiche un déficit de 30 millions de dollars pour son dernier trimestre – le coût du
risque –, mais son avenir apparaît plus serein.

15 Trois ans pour imaginer la
NOV.

C

voiture connectée de demain

’est en coopérant que nous serons plus forts. L’Institut de recherche technique (IRT) francilien SystemX applique cette maxime à la lettre en lançant le
projet ELA (Electronique et logiciel pour l’automobile).
L’objectif est de répondre aux nouveaux défis posés par
la voiture connectée et les systèmes d’assistance à la
conduite. Durant trente-six mois, une quinzaine d’ingénieurs issus de constructeurs et équipementiers (Renault, PSA, Valeo...), d’acteurs du numérique (Intempora, Openwide, Kalray) et de partenaires académiques
(CEA, Estaca, Télécom Paristech, Université Paris-Sud)

plancheront sur les nouvelles architectures de l’électronique embarquée dans l’automobile. Ils devront acheter
ou développer de nouveaux composants logiciels, puis
valider leurs résultats via un démonstrateur qui mettra
en œuvre la navigation et les aides à la conduite connectées, tout en respectant les enjeux de sécurité (système
d’urgence automatique e-call, système de communication entre voitures car to car...). Contact, moteur !

18 BFM Business
NOV.

L

célèbre le numérique

a veille du succès de l’Equipe de France de football,
c’est la réussite des entreprises que la chaîne de télévision et de radio BFM Business a choisi de célébrer, en
décernant pour la neuvième année consécutive ses BFM
Awards à la Salle Gaveau (Paris). La soirée était à peine
lancée que l’on regrettait que, parmi les prix, ne figure
pas un Trophée de l’entreprise numérique. Une déception vite effacée tant les récompenses 2013 ont mis le
digital à l’honneur. Jean-Baptiste Rudelle, PDG de Criteo, a été élu entrepreneur de l’année. Tandis qu’Aldebaran Robotics et Withings recevaient, ex æquo, le prix
Révélation de l’année. C’est ainsi. Le numérique irrigue
tellement notre économie et notre industrie qu’il devient inutile de le distinguer comme un secteur à part.
Même Bernard Arnault, élu Manager 2013, y est allé de
son couplet, racontant comment Steve Jobs, cherchant à
se démarquer des traditionnelles marques high-tech, en
était venu à installer à plusieurs reprises ses boutiques
Apple à deux pas des magasins de la marque LVMH.
« On pouvait ainsi admirer les iPhone, iPod et autres iPad
sur les plus belles avenues du monde. »

18 Cent une minutes,
NOV.

E

et autant de projets

lire le meilleur cuisinier, pâtissier, chanteur ou aventurier de France, comme à la télévision, c’est bien.
Dénicher l’entrepreneur du futur, c’est mieux ! C’est ce
qu’ont compris Jacques-Antoine Granjon, cofondateur
de Ventes-privées.com, Marc Simoncini, président du
fonds Jaluna et fondateur, entre autres, de Meetic, ainsi
que Xavier Niel, le patron de Free. Ils viennent ainsi d’accorder une aide de 25 000 euros par projet à une centaine de néo-entrepreneurs. Tous disposaient d’une minute pour convaincre le redoutable trio. Neuf heures de

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l
d
le virage du 2.0, les BFM Awards
défend son Schengen des données
20 Thierry Breton veut que nos
NOV.

I

Marc Simoncini (à gauche), Jacques-Antoine Granjon et Xavier Niel.

stand-up entrepreneurial sur la scène du Théâtre de Paris
(qui, d’ailleurs, appartient à Jacques-Antoine Granjon)
et à l’arrivée,cent une minutes pour identifier 101 projets, numériques dans leur grande majorité. Les trois
parrains sont sortis enthousiastes et revigorés de cette
séance marathon. « Un infini de passions peut tenir dans
une minute », a écrit Gustave Flaubert. « Nous avons eu
la chance de recevoir un coup de pouce de notre cercle
familial à nos débuts. Nous avons voulu recréer des
conditions un peu similaires afin d’aider des jeunes à
se lancer. » Une initiative qui rejoint celle de l’émission
BFM Académie, créée par BFM Business pour dénicher
les futures pépites. Il est temps de s’inscrire.

données restent près de nous

nterrogé à l’occasion de l’enregistrement de l’émission 01Business sur BFM Business (diffusée le 23 novembre, en replay sur bfmbusiness.fr et 01business.com,
et le 28 novembre dans le magazine papier),Thierry Breton a clarifié son projet de Schengen des données . Le
PDG d’Atos, ex-ministre de l’Economie et des Finances,
est persuadé que ce qui va créer l’innovation en France
sera lié à la proximité que nos entreprises auront avec
les données de toutes. Il s’agit de définir un environnement réglementé concernant leur circulation en Europe.
Mais aussi d’organiser des espaces de traitement et de
stockage des informations. Autant dire, réfléchir à une
démarche d’industriel. « Il en va de notre souveraineté
en la matière », conclut Thierry Breton.

22 SAP se découvre
NOV.

U

le pied marin

ne première. L’un des leaders mondiaux du transport maritime de porte-conteneurs, CMA CGM,
fait appel à SAP pour codévelopper son système d’information. Le logiciel de l’éditeur allemand aura à gérer
429 navires, 18 000 salariés répartis dans 150 pays et
un chiffre d’affaires de 16 milliards de dollars en 2012.
Il s’agira de bâtir « la première solution entièrement
adaptée au transport maritime à même d’assurer la prise
François Hollande,
en charge des marchandises, depuis leur stockage dans
NOV.
bêtatesteur de Hoox
les ports, puis à bord des navires, jusqu’à leur transport,
otre président de la République, lors de
leur transbordement et leur déchargement. Soit quelque
sa visite officielle au Proche-Orient
3,36 millions de commandes annuelles.
accompagné de plusieurs ministres, aurait
Prévu pour être déployé à partir de fin
pu profiter de l’occasion pour tester, en
2015, ce système d’information unique
avant-première, le dernier smartphone
concernera l’ensemble du groupe, toutes
hautement sécurisé de Bull, baptisé
filiales et activités confondues. Une
Hoox. Destiné aux professionnels – il
solide carte de visite pour SAP dans le
coûte la bagatelle de 2 000 euros –, ce
domaine du transport maritime. Une
téléphone, qui fonctionne sous
nouvelle preuve également de la tenAndroid, est capable de chiffrer
dance de l’IT du moment : le codéveles conversations de son proloppement fournisseur-client. SAP a
priétaire mais aussi les réponses
déjà mené ce type de collaboration
de l’interlocuteur (si ce dernier
avec Danone. CMA CGM est, lui
dispose du même terminal, bien
aussi, un habitué, puisqu’il gère
Après le Blackberry,
sûr). Les premières livraisons sont
depuis deux ans une filiale comle Hoox, smartphone
prévues en janvier 2014.
mune avec IBM.
hautement sécurisé.

19

N

?

MAXPPP - AFP - BULL

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LE

BLOC-NOTES

La reconquête
Hollande devient business angel,
de Frédéric Simottel

21 Une reconquête industrielle
NOV.

très pragmatique

L

a première réunion de la commission cloud, qui figure parmi les 34 plans de reconquête industrielle de
la France voulue par Arnaud Montebourg, s’est tenue à
Paris. Encadré par Thierry Breton, PDG d’Atos, et par
Octave Klaba, fondateur de l’hébergeur OVH, ce groupe
de travail réunit quelques-uns des principaux acteurs
du cloud dans l’Hexagone. Les grands axes de réflexion
de ces experts concernent la sécurité. Que faire, en effet, pour que les entreprises clientes aient pleinement
confiance en l’informatique en nuage et que la sécurité
ne soit plus un débat ? Un deuxième sujet porte sur le
pouvoir de la puissance publique à jouer un rôle d’accélérateur. La fiscalité, le prix de l’énergie, et l’interaction
à mener entre cloud et grand public sont également au
programme de la commission cloud. Ces mesures semblent intéressantes car elles sont loin des grandes phrases
que l’on entend souvent sur ce type de projet. Elles allient le pragmatisme des témoignages terrain aux réalités
business et technologiques.

22 Le pessimisme lucide
NOV.

Pour Jim Snabe,
patron de SAP,
la compétitivité
de l’Europe passe
par l’innovation.

A

du PDG de SAP

ujourd’hui, la création de valeur dans notre économie ne peut plus être le fruit des seuls spécialistes IT comme cela a été le cas ces dernières années,
explique avec lucidité Jim Snabe, coprésident de SAP
de passage à Paris (et qui quittera bientôt son poste)
Toutes les entreprises, tous secteurs confondus, sont désormais
concernées. Elles créeront de la
valeur au fur et à mesure que les
technologies numériques prendront de l’importance dans les
produits et services qu’elles offriront.Toutes les industries verront
ainsi leurs modèles économiques
remis en cause au cours des dix
prochaines années. Cela signifie
que leurs dirigeants doivent davantage s’impliquer dans le digital et que les DSI prennent en
charge cette digitalisation. » Plus
pessimiste, Jim Snabe ajoute :

« Je suis inquiet pour l’avenir de l’Europe. Coincé entre
la Silicon Valley et l’Asie, deux régions actuellement en
pointe en matière d’innovation, le Vieux Continent est
miné par ses niveaux de salaires et le coût de son énergie.
Sa compétitivité ne peut être assurée que par l’innovation et la recherche. »

26 Le marquis de Louvois
NOV.

D

n’a pas mérité ça !

es bugs en série ont eu raison du projet Louvois
– le Logiciel unique à vocation interarmées de la
solde –, autrement dit l’application chargée de gérer la
paie de nos militaires. Ce programme a été baptisé ainsi
en mémoire du marquis de Louvois. Ce ministre de
Louis XIV décréta que les soldats devaient cesser toute
forme de pillage et qu’en récompense de leurs devoirs
militaires, une solde leur serait versée. Détesté des officiers, il dénonça également avec véhémence leur absentéisme. Ce ne sont ni le pillage, ni l’absentéisme des militaires qui sont aujourd’hui mis en cause, mais plutôt une
désorganisation complète dans l’installation du logiciel
Louvois. Un programme bâti sans suffisamment prendre
en compte les exigences des directions métier, comme disent les civils. Un projet où ont été confondues vitesse et
précipitation, où le manque de spécialistes comptables,
RH ou techniques s’est révélé flagrant. L’organisation
de départ était défaillante et par on ne sait quel miracle,
les hauts gradés s’imaginaient qu’un logiciel allait tout
résoudre. Un fiasco qui risque de coûter plusieurs centaines de millions d’euros aux contribuables. Et si certains pensent qu’il est plus raisonnable, d’un point de vue
médiatique, de tout redémarrer à zéro, d’autres estiment
qu’une mise à niveau des bases de données RH et une
formation plus qualifiée pour le personnel auraient permis de réparer une très grosse partie des dégâts.

29 Gardez-moi de mes amis,
NOV.

L

je m’occupe de mes ennemis

a France fait l’objet de dénigrement à l’étranger. Son
image est si détestable qu’IBM France se retrouve en
concurrence avec d’autres filiales du géant américain.
Selon un salarié de Big Blue rencontré au hasard d’une
conférence,Allemands, Hollandais et Belges abusent du
french bashing pour s’attirer les faveurs du siège américain, lors de la négociation de contrats internationaux.

12. 01 BUSINESS

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i
l
industrielle passe par le cloud,
le Printemps se met au multicanal
3 Le Printemps électronique

DÉC.

François Hollande
consacrera
250 millions d’euros
à cette initiative.

2 Quand l’État devient

DÉC.

business angel

N

os ministres Fleur Pellerin et Arnaud Montebourg en
ont assez de voir la France pointer à la 17e place en
termes d’innovation. Ils veulent montrer au monde que
le moteur de l’innovation hexagonale va se remettre à rugir. François Hollande lance donc le « concours mondial
d’innovation ». Objectif : repérer une centaine de projets
innovants, dans les sept domaines identifiés par le rapport de la Commission Innovation 2030, présidée par
Anne Lauvergeon (le big data est le seul des sept à être
100 % numérique). Les 100 programmes sélectionnés,
tous secteurs confondus, recevront d’ici au printemps
200 000 euros chacun. Une aide supplémentaire de
2 millions sera octroyée à 30 d’entre eux, en septembre
2014. « Nous retiendrons des projets d’entreprise ou
de R&D, mais aussi de création d’entreprise, même s’ils
utilisent des technologies pas forcément matures », précise Olivier Lluansi, conseiller énergie et industrie de la
présidence de la République. Le clap final du concours
est prévu en 2016. L’Etat s’engagera à hauteur de plusieurs millions d’euros en prenant des participations,
ainsi qu’en favorisant la prise de commandes publiques.
« L’idée est de dénicher les innovations de rupture qui
dessineront notre horizon industriel de demain », explique Emmanuel Macron, secrétaire général adjoint de
l’Elysée. Cette initiative, dont le montant global s’élève
à 250 millions d’euros, soulève de nombreux commentaires parmi les business angels. Selon eux, ce n’est pas
le rôle de l’Etat d’agir ainsi. Ils préféreraient que les efforts portent sur la flexibilité du code du travail ou sur
une fiscalité mieux adaptée aux modèles des start up.

I

est arrivé

l n’y a pas que les vitrines de Noël du célèbre magasin, dont le vaisseau amiral se trouve sur les grands
boulevards à Paris, qui attirent les regards ; la boutique
en ligne fait également peau neuve. Le fonds qatari
Divine Investments, nouveau propriétaire du Printemps,
vient de finaliser le rachat du pure player Placedes
tendances.com. Ce site marchand, qui appartenait à TF1
et aux deux fondateurs, distribue 200 marques de mode.
Mais contrairement aux spécialistes du discount et aux
sites de ventes privées, il vend les nouvelles collections
au prix magasin. Sa force : livrer en moins de trois heures
dans Paris. Pour le Printemps, ce rachat marque le véritable début de sa stratégie multicanale. Avec une chute
du marché textile de 14,4 % entre 2007 et 2012, et une
croissance des ventes en ligne de 11 % sur la même période – certes avec des volumes moindres – (source :
IFM Printemps), les nouveaux propriétaires ont compris
qu’une simple présence marchande en ligne ne suffisait
pas. Leur stratégie doit désormais être « omnicanale »,
sans couture entre les magasins physiques et le Web.

4 Open data : déjà 150 projets

DÉC.

F

recensés et 25 primés

rédéric Mazzella, fondateur du site de covoiturage
en ligne Blablacar, a eu bien du mal, cette fois-ci en
tant que président du jury du concours Dataconnexions,
à dénicher les meilleurs projets open data. Pour cette
4e édition, 64 dossiers ont été présentés. Un succès pour
HenriVerdier, le dynamique patron de la mission Etalab,
qui organise ce concours. Parmi les primés figurent des
services grand public comme Open Food Facts (informations sur les produits alimentaires via un code-barres
lu par un smartphone), Vamos a la
L’appli Vamos
playa (qualité des plages), ou encore
a la playa délivre
la géniale application Guido. Cette
des infos
dernière transmet aux passagers
sur la qualité
des plages.
des informations culturelles, historiques ou touristiques tout au long
d’un voyage en voiture sur l’autoroute. Pour les professionnels, citons
Leveilleur.fr, un moteur de recherche
qui scrute en permanence toutes les
commandes publiques en cours.

NIAZMAN/REUTERS - YOAN VALAT/POOL/REUTERS - FOTOLIA

e
,

RETROUVEZ 01 BUSINESS
EN RADIO ET TÉLÉVISION TOUS
LES SAMEDIS À 20 HEURES ET
TOUS LES DIMANCHES À 17 HEURES

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  • 1.
    LE BLOC-NOTES Capgemini guide F automobilerattrape son retard numérique, B de Frédéric Simottel 13 Quand direction financière FÉV. E et informatique ne font qu’un mmanuelle Soriano, DSI de l’hôpital deValence, est une femme heureuse. En charge du système d’information de cet établissement hospitalier de plus de 700 lits, elle en tient également les finances. « Cela facilite les décisions concernant, notamment, les investissements numériques», souligne-t-elle. L’hôpital deValence vient donc de s’équiper en tablettes fonctionnant sous système Microsoft. Chacun de ces terminaux est installé au pied du lit des patients et renseigne le personnel médical sur l’état de santé, la pathologie, le suivi posologique des médicaments, etc. Mieux renseignés, infirmiers et médecins passeraient ainsi moins de temps à courir dans les couloirs. 15 Capgemini sous les ors FÉV. A de la République ncien directeur de cabinet de Dominique StraussKahn, Paul Hermelin, PDG de Capgemini, a joué pendant deux jours les intermédiaires entre les autoriLe PDG de Capgemini tés indiennes et la délégation française emmenée en Inde a conseillé par François Hollande. Le patron de la SSII française François est en territoire connu.Avec 46 000 salariés attendus Hollande, avant la fin de l’année sur le sous-continent, Capgemini lors de son voyage emploie plus d’Indiens que de Français. Paul Hermelin a d’ailleurs été nommé le mois dernier « représentant en Inde. spécial de la France pour la relation économique avec l’Inde» par Laurent Fabius, ministre desAffaires étrangères. Et les bonnes relations de Capgemini avec le pouvoir en place ne s’arrêtent pas là. Cyril Garcia, directeur de la stratégie du groupe, a récemment été nommé au Conseil national du numérique.Tandis que Nicolas Dufourcq, ancien numéro deux de la SSII, est aujourd’hui le patron de la Banque publique d’investissement (BPI). 17 L’industrie automobile FÉV. A rattrape son retard numérique peine croyable, le Journal du dimanche publie une page d’interview de Louis Schweitzer sur l’état de santé de nos marques automobiles nationales. Et pas une seule fois, l’ancien patron de Renault ne cite les mots numérique ou informatique. Certes, le journaliste insiste surtout sur les enjeux, importants, en termes d’emplois et de suprématie industrielle française, mais occulter les leviers de productivité et de compétitivité apportés par le numérique au secteur nous laisse sur notre faim.Aujourd’hui, une voiture est composée à 70% d’informatique (assistance à la conduite, navigation GPS, communication, divertissement, motorisation). Le numérique est aussi présent en amont, dans les cabinets d’études, les usines, la chaîne logistique et, de plus en plus, dans les concessions. Or, la France dispose de sérieux atouts dans le domaine, en informatique embarquée, en conception assistée par ordinateur avec le géant mondial Dassault Systèmes, par exemple. Je reste persuadé que les grands patrons ont saisi l’importance du numérique. Mais je m’interroge sur leur capacité à agir face à la révolution engagée autour des nouveaux modes d’organisation et de commercialisation. S’intéresser aux futurs modèles économiques, élémentaire monsieur Schweitzer! 18 Qosmos n’a pas aidé FÉV. L le régime syrien e logiciel miracle de Qosmos, jeune entreprise française spécialisée dans les télécoms et réseaux, analyse en temps réel les informations qui transitent sur un réseau informatique. Sa technologie s’adresse aux entreprises, mais aussi aux intégrateurs, aux opérateurs et, surtout, aux fournisseurs de logiciels et de matériels. Qosmos enfouit ainsi son logiciel au cœur même de leurs équipements réseaux. Cela leur permet de rajou- 12. 01 BUSINESS 01B_2162_012_013_Blocnotes.indd 12 20/02/13 17:20 Bi ne pa Ba
  • 2.
    RETROUVEZ 01 BUSINESS ENRADIO ET TÉLÉVISION TOUS LES SAMEDIS À 20H00 ET TOUS LES DIMANCHES À 17H00 e François Hollande en Inde, l’industrie e, Bill Gates fait son mea culpa 19 Bill Gates admet une erreur FÉV. stratégique dans le mobile C e mardi matin, lors de l’émission TV américaine CBSThis Morning, Bill Gates s’autorise quelques critiques à l’égard de Microsoft, notamment sur la stratégie mobile. « On ne peut pas dire que nous ayons manqué le marché du téléBill Gates phone mobile, mais nous ne désavoue ne l’avons pas abordé de pas Steve la bonne manière pour en Ballmer. devenir l’un des leaders. C’est clairement une erreur », a-t-il ainsi affirmé. Il est vrai qu’avec seulement 2,4% de parts de marché pour Windows Phone, le bilan n’est guère reluisant. Bill Gates ne remet toutefois pas en cause les décisions de Steve Ballmer, l’actuel dirigeant de Microsoft, et lui tresse même quelques lauriers en insistant sur les succès de la Xbox, deWindows 8 et de Bing. Ceux qui veulent la tête de Ballmer devront encore patienter. 20 l’ex-numéro deux de Renault, FÉV. P nouveau gourou du nuage assée quasiment inaperçue à l’époque, la nomination de Patrick Pelata au poste de Chief Automative Officer chez l’éditeur de logiciels Salesforce prend tout son sens aujourd’hui. «Ma mission consiste à aider Salesforce à se propager dans le monde de l’automobile», confirme l’ex-bras droit de Carlos Ghosn chez Renault, qui a visiblement effectué une formation accélérée sur le cloud computing et les réseaux sociaux. Salesforce commercialise en effet en location un logiciel de relation client que l’éditeur héberge et qu’il a enrichi d’une application réseau social très performante, pour faire communiquer clients et fournisseurs. «J’ai vu tellement d’applications informatiques déployées à coups de millions de dollars qui, une fois installées, ne correspondaient plus au besoin décrit trois ou cinq ans plus tôt dans le cahier des charges initial. Cela m’a fait réfléchir, et un acteur comme Salesforce montre que l’on peut rendre le même service autrement.» Et d’insister sur les ruptures sociétales ou technologiques capables de remettre en cause des business models existants: «C’est ce qui se passe aujourd’hui dans l’informatique comme dans le secteur automobile.» 23 Dans le cockpit informatisé FÉV. U des moissonneuses-batteuses ne moissonneuse-batteuse disposant d’une cabine presque aussi complexe que le cockpit d’un avion… C’est aujourd’hui une réalité. En temps réel, l’agriculteur dispose, en effet, de toutes les informations sur la qualité de sa récolte, mais aussi sur la cartographie de son rendement. Il est autoguidé par GPS pour optimiser sa trajectoire, avec Du matériel une précision pouagricole à la pointe du vant atteindre 2 cennumérique. timètres, réalisant ainsi jusqu’à 5 % d’économies sur le carburant ou l’usure du matériel. Si l’on en croit les spécialistes présents au cinquantième Salon international de l’agriculture à Paris, non seulement le numérique améliore la rentabilité, mais il lutte également contre le gaspillage, optimise la qualité des produits et valorise le potentiel maximal des parcelles, sans surexploiter les ressources. © NIVIÈRE/SIPA - DR ter à leur catalogue ce service d’analyse des flux. Une démarche qui a failli coûter cher à la société française puisque, l’an passé, Qosmos fut accusé de collaborer avec le régime syrien, en lui vendant du matériel de surveillance. Depuis,Thibaut Bechetoille, son PDG, s’est expliqué. La technologie de Qosmos est victime de son succès. Quelques grands fournisseurs de matériels ont installé cette innovation en standard dans leurs équipements. Difficile, ensuite, d’être tenu pour responsable de tous les usages qui en sont faits. Quoi qu’il en soit, Qosmos fait bien partie aujourd’hui de ces petits Français qui montent. Intel s’apprête même à signer un contrat de commercialisation avec l’éditeur, renforçant ainsi l’ambition mondiale de ce David des télécoms. WWW.01 BUSINESS.COM .13 01B_2162_012_013_Blocnotes.indd 13 20/02/13 17:21
  • 3.
    LE BLOC-NOTES Priceminister au se àla recherche de sa splendeur passée, G de Frédéric Simottel 21 Les DSI toujours aussi indécis FÉV. sur le BYOD F aut-il ou non interdire l’usage des outils numériques personnels à des fins professionnelles ? Sur les 20 responsables informatiques réunis dans le cadre d’un dîner du Club 01 DSI, pas un ne semble avoir la solution idéale. Instaurer des règles s’avère d’autant plus complexe que le BYOD (Bring Your Own Device) est d’abord demandé par les cadres dirigeants pour eux-mêmes, et qu’il est difficile de leur dire non. Certains DSI affirment que cela n’est pas de leur ressort, mais de celui de la DRH. Ce que confirme, avec ses mots, une juriste : « Le principe du BYOD est inscrit depuis 1804 dans le code civil. Cela s’appelle la responsabilité du commettant face à son préposé. » Autrement dit, il en va de la responsabilité de l’employeur face à son salarié. Il faudra attendre la fin du dîner pour qu’un DSI délivre sa martingale : «Vous ne voulez pas entrer dans les standards de l’entreprise, vous l’assumez ! » Une règle qu’il applique à tous les collaborateurs, mais dont il exempte les VIP. 21 Un nouveau business model Paul Hermelin, FÉV. PDG de Capgemini, quilibristes d’un monde en transformation, voilà défend comment les responsables de l’institut G9+ (asavec ardeur sociation rassemblant 50 000 anciens élèves des plus le métier des SSII. grandes écoles d’ingénieurs et de commerce) ont bap- E pour les sociétés de services tisé leur conférence-débat consacrée à l’avenir des sociétés de services. Paul Hermelin, PDG de Capgemini, a le premier défendu ce métier, qui ne doit plus être perçu comme de la simple assistance technique. Le défi des SSII consiste à trouver un juste équilibre entre industrialisation et innovation. Il en va de la pérennité financière du modèle économique du secteur. Ces sociétés ne peuvent plus se contenter de placer des techniciens en régie. « La clé de la rentabilité n’est plus là », confirme Gilles Rigal, directeur associé d’Apax Partners. Pour lui, la valeur des SSII résidera de plus en plus dans leur capacité d’innovation et dans les enjeux de propriété intellectuelle associés. A cela s’ajoutent d’autres défis tels que ceux de l’internationalisation, de la croissance externe, ou encore de la proximité. Comme partout, les SSII sont donc soumises aux transformations du monde du numérique, et le risque de rater ce virage est réel. Reste à faire passer ce message aux équipes 22 Priceminister promeut FÉV. C l’e-commerce en régions e n’est pas avec le cabinet de Jean-Marc Ayrault, mais bien avec le Web marchand en ligne Priceminister, que se sont alliées les chambres de commerce françaises pour faire la promotion de l’e-commerce en régions. Le site, cofondé par Pierre Kosciusko-Morizet, et aujourd’hui propriété du Japonais Rakuten, ouvre en effet un cycle de séminaires dans plusieurs villes de province afin d’aider les petits commerçants à appréhender le numérique. Boulogne-sur-Mer, Dax, Metz et Montde-Marsan figurent parmi les premières villes traversées par cette caravane. Une initiative à saluer. Reste à faire comprendre cette démarche à des petites structures qui, pour la plupart, ne disposent même pas de site Internet. 22 Est-il déjà trop tard FÉV. L pour Alcatel-Lucent ? ’arrivée de Michel Combes à la tête de l’équipementier télécoms Alcatel-Lucent jette un nouveau coup de projecteur sur le parcours de cette entreprise, qui aurait pu trouver sa place entre Cisco et Samsung. Il y a quinze ans, Alcatel-Lucent affrontait Cisco sur tous les champs de bataille mondiaux des réseaux d’entreprise, le laissant loin derrière sur la partie opérateurs. Las, il s’est fait prendre de court sur les infrastructures 16. 01 BUSINESS 01B_2163_016_017_Blocnote.indd 16 07/03/13 11:46
  • 4.
    RETROUVEZ 01 BUSINESS ENRADIO ET TÉLÉVISION TOUS LES SAMEDIS À 20 HEURES ET TOUS LES DIMANCHES À 17 HEURES u secours des PME, Alcatel-Lucent e, Gates et Zuckerberg en quête de talents 28 Les objets connectés vont FÉV. transformer notre société D eux courants de pensée s’affrontent au sein du magazine The Economist. D’un côté, les « innovation pessimists », persuadés que nous ne dépensons plus assez en recherche fondamentale et que les grandes innovations supposées améliorer nos vies sont derrière nous. De l’autre, les optimistes, convaincus qu’avec les technologies de l’information, nous sommes à l’aube d’une nouvelle révolution industrielle. Inutile de préciser vers quel clan penche ma préférence. Des objets connectés en passant par le cloud computing, les applications mobiles, l’e-santé ou encore le commerce électronique, le numérique est forcément créateur de valeur et de croissance. Toutefois, pour ne pas sombrer dans l’angélisme numérique, il reste quand même à distinguer, parmi ces innovations, les plus « disruptives ». Celles qui provoqueront des changements majeurs. Personnellement, je mise sur les communications machine to machine et sa version grand public : l’Internet des objets. 2 Sopra, une réussite française MARS qui dure depuis quarante ans P olitiques et économistes assénant qu’il nous faut trouver, en France, nos Microsoft et Google, on cherche souvent ces pépites du côté des éditeurs de logiciels. Mais nous ferions bien de nous attarder un peu plus auprès des sociétés de services. Exemple avec Sopra : quarante ans d’existence, 15 000 employés, 1,217 milliard d’euros (805 millions en France) de chiffre d’affaires, et 3,7 % de croissance sur notre territoire, loin devant la moyenne du secteur, de 0,7 %. Son fondateur, Pierre Pasquier, invité de l’émission 01 Business sur BFM Business, justifie cette réussite par ses choix stratégiques d’adresser des secteurs précis ou de mener des rachats ciblés. Il a abandonné son fauteuil de PDG, mais conserve celui de président. Son successeur désigné, Pascal Leroy, a été nommé directeur général en mai dernier. 4 Une soixantaine de célébrités MARS C incitent les enfants à coder omment inciter les jeunes à choisir les métiers du numérique ? Dans un discours prononcé à Bruxelles, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, en appelle à une « grande coalition » entre les acteurs privés et publics pour attirer de nouvelles compétences.Aux Etats-Unis, pas moins de 60 célébrités ont répondu à l’appel du site Code.org, dans une vidéo de six minutes, qui incite les jeunes à apprendre à coder. Se succèdent à l’écran Bill (fondateur de Microsoft), Mark (fondateur de Facebook), Jack (fondateur de Twitter), un autre Bill (ancien président des Etats-Unis), Richard (PDG deVirgin), Mike (maire de New York), ou encore Ashton (acteur à Hollywood). Tous expliquent pourquoi il est important pour l’avenir de chacun de connaître les rudiments de l’informatique, et notamment de la programmation. Les Etats-Unis aussi manqueraient donc de vocations pour le numérique. Quelque chose me dit qu’ils combleront leurs lacunes plus vite que l’Europe. Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, pousse les jeunes à programmer. © LUDOVIC/REA - DR - CODE.ORG Internet et s’est ensuite laissé grignoter. La compétition avec Samsung aurait pu être aussi virulente si les dirigeants de l’époque avaient montré un peu plus d’ambition, notamment dans la téléphonie mobile. Il aurait fallu s’inspirer de l’exemple coréen, dont le gouvernement accompagne depuis trente ans le développement de quelques champions nationaux, parmi lesquels Samsung. On voit où cela l’a mené. Moins puissant,Alcatel-Lucent dispose néanmoins de quelques solides atouts, dont une activité florissante aux Etats-Unis dans la téléphonie de quatrième génération, et un portefeuille de quelque 30 000 brevets. La tâche de Michel Combes s’annonce ardue, mais l’univers du numérique est encore plein de ressources et de nombreuses places restent à prendre. Le nouveau PDG va y réfléchir. Il se donne un mois pour écouter, deux pour décider. Et trois ans pour tout transformer. WWW.01 BUSINESS.COM .17 01B_2163_016_017_Blocnote.indd 17 07/03/13 11:46
  • 5.
    LE BLOC-NOTES Gemalto, joue leslo Obama devient cyber-parano, les robots ar de Frédéric Simottel 6 Jean-Michel Villaumé, MARS député déconnecté P ratiquement passée inaperçue, une question adressée au ministre de l’Economie et des Finances résume pourtant le décalage existant dans notre société autour de l’usage du numérique. Le député socialiste de HauteSaône, Jean-Michel Villaumé, s’est alarmé de la modification de l’article 1738 du code général des impôts. Les sociétés ne procédant pas à la télédéclaration de leurs taxes ou au télépaiement par voie électronique se verront pénalisées d’une majoration de 0,2 % en plus d’une amende. Le député estime que cette décision sanctionne les sociétés sans Internet, « celles qui n’ont pas besoin de l’outil informatique dans le cadre de leur activité ». Sans tomber dans l’angélisme du numérique, être aujourd’hui entrepreneur ou artisan en étant persuadé de « ne pas avoir besoin de l’outil informatique dans le cadre de son activité » relève presque de la faute professionnelle. Et défendre cet état de fait, de la faute politique. 9 Le Royaume-Uni cherche MARS C ses chasseurs de pirates omme la France, le Royaume-Uni est en quête de Une nouveaux talents dans le numérique, notamment initiative de dans le secteur de la sécurité. Le gouvernement britanrecrutement nique s’est donc associé à Cassidian, filiale d’EADS, et originale des Anglais. à HP, pour organiser un concours à l’échelle nationale. Une réussite, puisque 17 000 jeunes ingénieurs et étudiants ont participé à la première sélection en ligne courant 2012. La finale a réuni les 40 meilleurs à Bristol, au centre mondial de R&D en sécurité de HP. Au programme, deux épreuves : la première, technique, demandait de comprendre les mécanismes d’une attaque informatique à laquelle était confrontée une entreprise (en l’occurrence, une écurie de Formule 1). La seconde exigeait des notions de management de la part des candidats, puisqu’il s’agissait de répondre à un appel d’offres concernant un projet de sécurisation de cette même écurie automobile. Le vainqueur, Stephen Miller, 28 ans, ne connaissait rien dans ce domaine il y a encore trois ans. Bien que fortement courtisé par les plus grands industriels de la sécurité informatique, cet ingénieur chimiste pense poursuivre sa carrière au sein du groupe pharmaceutique GlaxoSmithKline, son actuel employeur. Cassidian espère pouvoir reproduire cet événement en France très prochainement. 14 Gemalto, symbole des espoirs MARS H du secteur digital français eureux ! Olivier Piou, PDG du spécialiste de la sécurité numérique, a le sourire après la publication des résultats de son entreprise en 2012, et des prévisions de croissance à deux chiffres pour 2013. Le chiffre d’affaires de Gemalto a bondi de 43 % pour atteindre 2,236 milliards d’euros. Quant au résultat financier, il double (+ 79 %) pour s’élever à 305 millions d’euros. Tout récemment entrée au CAC 40, cette société est portée par le marché de la téléphonie mobile. Un milliard d’utilisateurs sont aujourd’hui équipés de ses cartes SIM. Et l’année 2013 s’annonce sous les meilleurs auspices, avec la forte croissance attendue du machine to machine (qui autorise les matériels équipés de ce type de carte à communiquer entre eux), l’inexorable progression du marché des transactions sécurisées, ou encore l’explosion des systèmes d’accès sécurisés, trois des secteurs de prédilection de Gemalto. De quoi rassurer des investisseurs toujours inquiets lorsqu’il s’agit de suivre une entreprise dont le multiple de capitalisation reste élevé (20 fois son chiffre d’affaires). Ce qui serait appréciable, maintenant, c’est que ce groupe entraîne dans son sillage quelques autres pépites et jeunes pousses françaises, afin de mettre en place un pôle d’excellence numérique Cartes à puce et Sécurité. Pourquoi pas ? 10. 01 BUSINESS 01B_2164_010_011_Blocnote.indd 10 21/03/13 12:10
  • 6.
    RETROUVEZ 01 BUSINESS ENRADIO ET TÉLÉVISION TOUS LES SAMEDIS À 20 HEURES ET TOUS LES DIMANCHES À 17 HEURES es locomotives du numérique français, ts arrivent au secours de l’économie MARS cybersécurité des États-Unis L ’ a ge n c e R e u ters résume le contenu de l’entretien téléphonique entre Barack Obama e t X i J i n p i n g, l e nouveau président chinois. Après les félicitations d’usage, Barack Obama est entré dans le vif du sujet en expliquant que le gouvernement chinois devait endiguer deux fléaux importants qui présentent une menace pour les Etats-Unis : le risque nucléaire engendré par les militaires nordcoréens et la cybersécurité. En effet, l’Administration américaine considère la menace d’attaque numérique comme sa priorité en matière de défense nationale, avant le risque d’attaques terroristes traditionnelles. Or, selon Obama, la Chine apparaît dans toutes les études comme le point de départ de nombreux actes de piraterie. 15 « Compagnon » de vie, l’arme MARS U anti-iPhone de Samsung ne heure du matin heure française, début du show à l’américaine. En direct du Radio City Hall de New York, en plein cœur du quartier de Broadway, Samsung dévoile le Galaxy S IV, dernier-né de sa gamme de smartphones. Plus léger, plus fin, plus rapide et surtout… plus complet ; le fabricant coréen a enfin compris que pour défier l’iPhone, il fallait offrir davantage de fonctions aux utilisateurs. Jouant sur les mots avec son nouveau slogan publicitaire « Life Companion », Samsung dévoile une fonction de traduction automatique, une autre de navigation sans toucher l’écran, sensible à l’approche d’un doigt ou au mouvement des yeux de l’utilisateur.Autant de fonctionnalités dont nous allons tous devenir fans et qui vont donner encore plus de vigueur au phénomène du BYOD (Bring Your Own Device) en entreprise. 19 L’insécurité informatique MARS inquiète l’État français A peine les propos tenus par Barack Obama sur les attaques numériques ont-ils fini de résonner dans nos oreilles que le gouvernement français s’alarme à son tour. Dans une note intitulée « Cybersécurité, l’urgence d’agir », le Centre d’analyse stratégique (CAS), qui dépend du bureau du Premier ministre, estime que les entreprises sont de plus en plus menacées. Il propose d’élargir les missions de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), d’imposer aux pompiers ou aux hôpitaux des normes de sécurité plus draconiennes et de mettre à disposition des PME et des TPE des outils simples pour se protéger.Vincent Chriqui, directeur général du CAS, justifie son cri d’alarme par la brusque augmentation des attaques informatiques (qui coûtent 110 milliards de dollars à l’échelle de la planète) et par le fait qu’avec le développement des mobiles et des objets connectés, les failles se multiplient. 19 Arnaud Montebourg MARS F dope la filière robotique rance Robots Initiatives, tel est le nom du plan élaboré par le gouvernement afin d’aider la filière robotique. Présent à l’inauguration du forum Innorobo à Lyon, Arnaud Montebourg annonce qu’il met 100 millions d’euros sur la table pour aider à financer les start up et accompagner les PME qui souhaitent s’équiper de robots industriels. Fortement influencé par l’action et l’enthousiasme de Bruno Bonnell dans ce domaine (lire p. 6), le ministre du Redressement productif place ainsi cette filière parmi les axes stratégiques de retour à la croissance de notre économie. Etant entendu que les robots ne sont pas là pour remplacer les humains mais pour les accompagner, soit dans l’accomplissement de tâches ardues et pénibles, soit dans l’analyse et le traitement de l’information. © FOTOLIA - REUTERS - AFP 14 Obama, inquiet pour la WWW.01 BUSINESS.COM .11 01B_2164_010_011_Blocnote.indd 11 21/03/13 12:10
  • 7.
    LE BLOC-NOTES STMicro nous metd bientôt interdits en France, Daniel Cohen a de Frédéric Simottel 27 STMicroelectronics, MARS notre Intel à nous D emain, des capteurs de quelques microns seront installés sous notre peau. Ils mesureront la concentration dans notre corps en lactate, en glucose, etc. Ils transmettront ensuite toutes ces informations via des liaisons radio à des centres de traitement de données. Non, ce n’est pas de la fiction. Les capteurs (ou senseurs) et autres Mems (microsystèmes électromécaniques) envahissent nos vies.Avec leur fonction GPS ou gyroscope, nos smartphones en embarquent déjà quelques-uns. Nos voitures aussi avec les déclencheurs automatiques d’essuie-glaces, de phares, ou d’Airbag. Thierry Tingaud, le président de STMicroelectronics, est intervenu lors du dernier déjeuner du Cercle 01. Face à une trentaine de dirigeants des plus grandes entreprises françaises, il n’a pas eu de mal à convaincre de l’intérêt de ces minuscules composants qu’il fabrique. Pour lui, l’évolution considérable des technologies sans fil (Led, écrans tactiles, NFC, high speed...), ainsi que le changement radical des interfaces utilisateur devenues plus naturelles et plus interactives (voix, toucher, mouvement...) ouvrent de nouveaux marchés. Et nous avons donc un industriel français, leader dans le secteur. 30 Alain Juppé, un artisan du MARS F numérique dans le Bordelais in de la semaine digitale de Bordeaux ce week-end. Pendant huit jours, les bords de la Gironde ont vécu au rythme des démonstrations de nouveaux usages et services à destination des citoyens dans les secteurs administratif et éducatif, ou dans l’art et le design.Alain Juppé a profité de cette troisième édition pour y associer le tissu économique local, en organisant une journée réservée aux entreprises. Start up et PME innovantes ont ainsi rencontré des sociétés plus traditionnelles, afin de leur vanter les atouts du numérique. Sur l’antenne de BFM Business, l’actuel maire de la ville a mis en avant les atouts de la région, économiques, sociaux, culturels et humains. Convaincus, les entrepreneurs du numérique bordelais admettent toutefois avoir encore du mal à attirer les investisseurs. Patience. D’ici à trois ans, Bordeaux ne sera plus qu’à deux heures vingt de Paris en TGV. Alain Juppé, un maire connecté. 29 Fausse cyberdéfense MARS A ou vrai protectionnisme ? l’instar des autorités américaines, le gouvernement français envisagerait de barrer la route aux équipementiers chinois et coréens pour équiper nos réseaux de télécoms nationaux. L’Anssi (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) mène des tests d’audit sur le sujet. Elle a déjà interdit d’installer des matériels chinois dans le cœur des réseaux et souhaite étendre cette restriction à d’autres éléments périphériques. Les opérateurs ont été reçus à ce sujet par l’exécutif français, car cela risque de poser de sérieux problèmes à Bouygues Telecom et SFR, gros clients des Asiatiques. Les centres d’assistance technique installés à l’étranger sont aussi dans le collimateur. Si sérieuses soient-elles d’un point de vue de la sécurité, ces réflexions semblent aussi mâtinées de motivations protectionnistes. Un peu de redressement productif cher à Arnaud Montebourg ferait du bien à Alcatel-Lucent, par exemple. Le voyage en Chine de François Hollande fin avril promet d’être animé. 1er Des drones pour distribuer AVRIL le courrier V otre magazine 01 Business déposé devant votre porte par un... drone. Sur son site Internet, La Poste affirme en effet réfléchir à se doter de plusieurs de ses mini-hélicoptères fabriqués par l’industriel français Parrot. Dans un premier temps, le projet ne concerne- 12. 01 BUSINESS 01B_2165_012_013_Blocnotes.indd 12 04/04/13 11:16
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    RETROUVEZ 01 BUSINESS ENRADIO ET TÉLÉVISION TOUS LES SAMEDIS À 20 HEURES ET TOUS LES DIMANCHES À 17 HEURES et des capteurs sous la peau, les Chinois n annonce une économie de l’immatériel 2 Daniel Cohen décrypte AVRIL P la “révolution” numérique our l’instant, la révolution digitale se limite à l’essor du smartphone et aux usages que nous en faisons », déclare l’économiste Robert Gordon, cité par Daniel Cohen. Le chercheur français aime s’inspirer des propos du Britannique pour provoquer. Intervenant à la soirée des 30 ans de l’Afai (Association française des auditeurs informatiques), qui rassemble aussi avocats, juristes, DSI, directeurs financiers et autres universitaires, Daniel Cohen préfère parler de l’émergence d’une économie de l’immatériel au niveau planétaire, plutôt que d’une révolution numérique. Pour l’économiste, il était plus facile de parler de révolution avec l’apparition du charbon ou de l’électricité. Le phénomène industriel qui s’est développé autour était concret avec la naissance de métiers manuels, techniques.Avec le numérique, c’est différent. Il n’y a pas d’évolution de nos biens de production. La révolution est plus subtile et sans doute plus profonde. Tous nos repères sont bouleversés. Nous sommes dans une économie où le leader n’a pas besoin d’un challenger pour montrer combien il est puissant. Mais tout reste encore à inventer dans cette nouvelle histoire. 3 En France, on n’a pas de AVRIL L pétrole mais on a des données es données sont le pétrole de la société de l’information. Problème, dès qu’il s’agit de maîtriser ces informations, comme pour la précieuse huile de roche, notre pays devient de plus en plus dépendant des géants privés américains. Données personnelles, géographiques, financières, marchandes, météorologiques, sanitaires, tout est bon pour le club très fermé Gafa (Google,Amazon, Facebook, Apple). Il faut savoir que Google entrepose dans ses immenses datacenters davantage d’informations sur la France que l’Insee. Amazon, lui, réalise aujourd’hui 30 % de ses ventes grâce à des propositions ciblées. Si l’Europe ne bouge pas, nous serons bientôt privés de souveraineté numérique, clament plusieurs experts, en ouverture du salon parisien consacré au big data. Pour beaucoup d’entre eux, s’il est déjà trop tard pour chercher à créer un Google européen, il est encore temps de pousser quelques initiatives qui pourront faire notre force de demain sur la robotique, le traitement de données ou encore les services de collaborations, de partage et d’échange de données. 4 01 net, un nouveau AVRIL C magazine high-tech ent pour cent plaisir et utile ! C’est la semaine dernière qu’est sorti en kiosque le premier numéro de 01 net. Ce journal high-tech grand public, édité par NextInteractiveMedia (à qui appartient aussi 01 Business) rassemble en un seul magazine L’Ordinateur individuel et Micro Hebdo. Le journal n’est pas destiné uniquement aux geeks, mais à tous ceux qui souhaitent en savoir un peu plus sur le monde numérique d’aujourd’hui, sur les personnalités, les sites Internet et les applications qui font l’actualité. Un article nous dévoile d’ailleurs, dès ce premier numéro, quel logiciel de reconnaissance vocale a servi pour confondre Jérôme Cahuzac. Il décrypte également nos nouveaux usages du digital. Et nous fait découvrir, tous les quinze jours, les trucs et astuces qui nous simplifient la vie à la maison, au travail, dans le train ou dans la rue. Enfin, une partie pratique, avec des tests réalisés par le laboratoire du groupe, aide à choisir les meilleurs outils du moment. Bienvenue... et longue vie. JEAN-PIERRE MULLER/AFP - DR rait que la distribution à domicile de journaux. Mais le groupe français envisage, dans un avenir proche, la livraison de colis et peut-être, un jour, de l’ensemble du courrier. Et pour ceux qui vivent en bordure de mer ou de cours d’eau, on pourrait même imaginer des dronespoissons (d’avril). WWW.01 BUSINESS.COM .13 01B_2165_012_013_Blocnotes.indd 13 04/04/13 11:16
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    LE BLOC-NOTES Les ministres Washington lorgnesur Bruxelles, de Frédéric Simottel 11 L’entreprise qui favorise AVRIL l’esprit d’entreprise N eurones n’est pas une SSII comme les autres. Créée en 1985 par son actuel PDG, Luc de Chammard, introduite en Bourse en 2000, elle compte environ 4 000 salariés pour un chiffre d’affaires 2012 de 315,4 millions d’euros. Au-delà de son métier de conseil, d’intégration et d’infogérance, la particularité de Neurones est de servir d’incubateur pour ses collaborateurs animés par l’esprit d’entreprise. Luc de Chammard étudie ainsi chaque année des projets élaborés par des salariés. Et si des business models semblent viables avec des créations d’emplois à la clé, les dirigeants de Neurones n’hésitent pas à accompagner les primo-entrepreneurs en leur donnant les clés de nouvelles entités. Un exemple avec Finaxys, dédié à la finance de marché. L’idée a été préLuc de sentée en 2009 par deux jeunes ingénieurs.Aujourd’hui, Chammard, cette division emploie 120 personnes avec, déjà, une PDG de Neurones. implantation à Londres. 12 L’État veut mettre AVRIL C ses ministres au cloud omme les entreprises, l’Etat cherche à consolider ses datacenters. Une démarche évidente dans un contexte budgétaire serré, mais beaucoup moins d’un point de vue organisationnel, managérial et surtout culturel. D’où ce coup de projecteur sur l’expérimentation menée par la DSI de l’Etat (Disic), qui supervise actuellement la mise en place d’un cloud interministériel. Pour ce projet pilote, elle a retenu les salles serveurs de la Direction de l’information légale et administrative (Dila). Ce test, dont les résultats devraient être connus en septembre, vise à montrer aux DSI des ministères l’intérêt d’exploiter la puissance de calcul fournie par les centres de données des autres administrations centrales. D’ici à dix ans, la Disic espère que 80 % de la puissance informatique de l’Etat s’appuiera sur une seule infrastructure, comportant des espaces virtuels et privatisés par ministère. L’Etat entend ainsi réduire le nombre de ses datacenters – une centaine – en mutualisant notamment ses ressources matérielles autour de trois grands ministères : Bercy, la Défense et l’Intérieur. On peut ensuite imaginer une mutualisation élargie à plusieurs des 1 200 opérateurs de l’Etat (Insee, CEA, CNRS...). 15 Crainte du conflit d’intérêts AVRIL S ou manque de confiance ? tupeur pour les entrepreneurs qui découvrent les déclarations de patrimoine de nos politiques. Immobilier, contrats d’assurance-vie, véhicules – d’occasion –, vélos, mais pratiquement pas un seul centime investi dans les entreprises. On pourra, certes, évoquer la nécessaire indépendance de nos élus et le risque de conflit d’intérêts, mais les plans d’action proposés par les banques procurent pour cela un certain anonymat par rapport aux placements choisis. En outre, à l’heure où les entreprises françaises, parmi lesquelles figurent de nombreuses représentantes du numérique, sont en perpétuelle recherche de fonds, un peu d’exemplarité dans la prise de risque en termes d’investissements financiers n’aurait pas fait de mal. 16 American Airlines AVRIL G est une entreprise digitale ros trou d’air pour la compagnie aérienne American Airlines. Tous ses avions sont restés cloués au sol suite à une panne informatique survenue sur son système de réservation. Pas moins de 670 vols ont ainsi été annulés pour la seule journée du 16 avril.Toutes les hypothèses ont été émises pour expliquer ce bug, y compris Avions d’American Airlines victimes d’un bug informatique. 12. 01 BUSINESS 01B_2166_012_013_Bloc-note.indd 12 18/04/13 11:51 f A
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    RETROUVEZ 01 BUSINESS ENRADIO ET TÉLÉVISION TOUS LES SAMEDIS À 20 HEURES ET TOUS LES DIMANCHES À 17 HEURES français sont dans leur nuage, American Airlines carbure au numérique des liens éventuels avec les attentats de Boston.Au final, c’est bien la faute du système informatique vieillissant de la compagnie. Cet événement illustre une nouvelle fois le profond enracinement de l’informatique dans les entreprises. On pourrait presque considérer American Airlines comme une IT compagnie. 17 PIP : les assureurs ont anticipé L grâce aux technologies ’un des tout premiers assureurs français a pris connaissance des risques juridiques liés aux prothèses mammaires PIP presque huit mois avant que le scandale n’éclate au printemps 2010. Une confidence faite par un éditeur de logiciels de text mining. Cette technologie extrait d’Internet (sites, réseaux sociaux, messageries) tout un ensemble de contenus. Aidée de systèmes d’intelligence artificielle et d’algorithmes complexes de recherche, elle analyse ces informations pour en déduire ensuite une tendance. Dans le cas présent, l’utilisation du text mining a permis à certains assureurs d’anticiper le calcul d’éventuelles indemnités bien avant les conclusions du procès (qui a lieu ces joursci). Et même de réviser certaines clauses des contrats de ses futures assurées. 17 Quand Washington puise AVRIL S ses idées à Bruxelles ans grande intervention étatique, l’entrepreneuriat libéral américain est en train de vivre une discrète révolution. Ardents défenseurs du marché libre, les politiques américains ne restent en effet pas insensibles à la réorganisation de l’activité mondiale. Conscient des importantes subventions accordées par les pays émergents – BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) notamment – à leurs industries innovantes, de la concurrence exacerbée et d’une balance des paiements défavorable, le Congrès américain souhaite planifier davantage sa stratégie dans le domaine. L’esprit d’entreprise et la libre concurrence ne sont certes pas remis en cause. Mais plusieurs rapports publiés récemment (Committee on Comparative Innovation Policy, National Research Council ou Committee on Competing in the 21st Century), ainsi que des lois votées, tendent à prouver une volonté d’interventionnisme grandissante et ce besoin de mettre en œuvre une politique globale d’inno- Le Capitole, vation. Les rôles seraient clairement répartis : l’Etat fédé- siège du ral pour la recherche et les grands programmes ; les Etats Congrès, à pour la formation et les clusters ; les grandes entreprises Washington. pour l’innovation incrémentale ; les PME et start up pour l’innovation libre. Cette planification industrielle à long terme pourrait s’accompagner d’un réajustement monétaire important. Cela nous rappelle quelque chose... Washington puiserait-elle ses idées à Bruxelles ? L’innovation américaine reste promise à un bel avenir. 18 Télécom ParisTech AVRIL J décerne ses prix 2013 ean-Charles et Jean-François Decaux, le professeur Jacques Marescaux et Jean-Louis Schmilin sont les lauréats 2013 du Prix des technologies numériques. Décernés pour la quatorzième année par l’école Télécom ParisTech et son association de diplômés, ces trophées récompensent des personnalités pour leur action dans le numérique. Les frères Decaux reçoivent le Prix du manager d’entreprise. Un accent plus particulier ayant été mis cette année sur l’e-santé, le prix de l’innovateur et celui de la personnalité numérique sont revenus respectivement à Jean-Louis Schmitlin, PDG de Parsys Télémédecine, et au professeur Jacques Marescaux, chirurgien, fondateur de l’Ircade (Institut de recherche contre les cancers de l’appareil digestif). DR - REUTERS - FOTOLIA AVRIL WWW.01 BUSINESS.COM .13 01B_2166_012_013_Bloc-note.indd 13 18/04/13 11:51
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    LE BLOC-NOTES L’avenir de lasanté des coudes en Chine, les géants de Frédéric Simottel 20 L’informatique, l’un des AVRIL 15 métiers les plus recherchés U ne petite lueur d’optimisme scintille au milieu des très mauvais chiffres du chômage. Pôle emploi chiffre à 1,6 million les prévisions d’embauches en 2013. Soit une progression de 0,3 % par rapport à 2012. L’agence nationale détaille également les 15 métiers les plus recherchés, parmi lesquels figurent les ingénieurs et cadres spécialisés en informatique : près de 27 000 recrutements sont à prévoir. Ces chiffres vont certainement alimenter à nouveau le débat sur l’effet ou non de pénurie des informaticiens en France. « Nous en manquons cruellement », clament une dizaine de DSI rencontrés ces jours-ci. Plusieurs d’entre eux vantent d’ailleurs le recours de plus en plus massif à l’embauche de jeunes talents issus du Maroc, de Tunisie et de Côte d’Ivoire, « compétents et motivés ». Selon Pôle emploi, le secteur informatique AVRIL devrait offrir e syndicat patronal des éditeurs de logiciels et des 27 000 postes environ entreprises de services du numérique (ESN, ex-SSII) en 2013. Syntec numérique, associé au Syndicat national de l’in- 23 Télémédecine, une urgence L pour Syntec numérique dustrie des technologies médicales (Snitem), publie un livre blanc intitulé Filière télémédecine : le temps de l’action. Cela fait un moment que Syntec numérique ainsi que d’autres organismes, tel l’Institut Montaigne, défendent ce domaine d’excellence numérique pour la France. Mais les résistances sont fortes, notamment au niveau administratif, pour ce qui concerne les actes remboursés par l’Assurance maladie, par exemple. Du coup, malgré un cadre juridique clairement défini et le succès de nombreuses expérimentations locales, la télémédecine peine à trouver son modèle économique. Les deux syndicats passent donc à la vitesse supérieure et avancent plusieurs pistes. Comme la création d’un guichet unique à l’adresse des porteurs de projets, associant acteurs publics et privés. Il faciliterait la coconstruction, permettrait d’imaginer de nouveaux modes de financement, et soutiendrait la réorganisation des soins exigée par la télémédecine. 23 Un ex-patron de Bull à la tête AVRIL d’Oberthur Technologies P our le nouveau directeur général du numéro deux mondial de la carte à puce, Oberthur Technologies (6 000 salariés), le contrat est clair. Didier Lamouche a pour mission de doubler le chiffre d’affaires et, pour atteindre l’objectif fixé à 1,8 milliard d’euros d’ici à 2016, il reprend une recette qui lui avait Didier réussi lors de sa présidence chez Lamouche, Bull (2005-2010) : développer la nouveau DG partie logiciels et services. Il end’Oberthur. tend la faire passer de 28 à 40 % du chiffre d’affaires total, a-t-il affirmé aux Echos. Il mise en parallèle sur l’explosion attendue de la 4G et des technologies sans contact NFC. Un vrai défi technique, marketing et commercial. Intéressant aussi pour le nouveau dirigeant, puisque Oberthur Technologies fait l’objet d’un montage actionnarial sous forme de LBO (acquisition avec effet de levier). Cet ingénieur centralien, docteur en technologie des semi-conducteurs, n’est pas en territoire inconnu. Oberthur Technologies est en effet à la fois client et fournisseur de STMicroelectronics, co-maison mère de ST-Ericsson, société qu’il dirigeait depuis 2010. Cette nomination intervient dans un climat particulier. La Commission européenne soupçonne, sans citer de nom, des ententes commerciales au sein d’une sorte de cartel européen de la carte à puce. Bruxelles brandit la menace d’amendes, mais cela risque de se négocier derrière les portes capitonnées de cabinets d’avocats. 25 La France est aussi AVRIL D une puissance numérique ans la délégation française accompagnant le président de la République en Chine, coincés entre les plus grands groupes français et de nombreux spécialistes de l’agro-alimentaire, figuraient quatre acteurs du numérique : Altavia (marketing digital), Mobigis (système d’information géographique), Viadeo (réseau social) et Micropole (business intelligence). Christian Poyau, PDG et fondateur de Micropole, est rentré plutôt satis- 12. 01 BUSINESS 01B_2167_012_013_Bloc-notes.indd 12 02/05/13 16:39 e d
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    er che, u DG thur. est numérique,la France joue de la sécurité se parlent enfin fait. Implanté à Shanghai et Hong Kong avec une centaine d’employés, il estime qu’il y a beaucoup à faire en Chine en termes de services informatiques, des appels d’offres à remporter, voire des acquisitions à effectuer. Le marché ressemble à celui de la France du début des années 90, mais d’ici à huit ans, le retard sera comblé. La vitesse, c’est ce qui surprend d’ailleurs le plus l’entrepreneur français. La lourdeur bureaucratique chinoise fait aujourd’hui place à un bouillonnement entrepreneurial. Et il ne serait pas étonnant de voir arriver bientôt en Occident des sociétés de services chinoises, suivant la voie ouverte par les Lenovo, Huawei et autres ZTE. 25 Comment développer la fibre AVRIL F optique selon Valérie Pécresse inancer le déploiement sur le territoire national du très haut débit sur fibre optique pourrait, selon Valérie Pécresse, passer par la vente des actions France Télécom détenues par l’Etat. Le retrait de l’Etat et du FSI de France Télécom rapporterait 5,5 milliards d’euros. Soit plus du quart des 20 milliards prévus par François Hollande pour financer cette couverture dans les dix ans. Une manne pour rattraper le retard pris par la France. Fin 2011, la part des abonnés à la fibre optique dans le total des abonnés Internet était de 63 % au Japon, de 56 % en Corée du Sud et de 3 % en France. Cette proposition fait partie de la quinzaine de mesures présentées par le Labo des idées, le think tank créé et présidé par l’ex-ministre, dans le cadre de sa convention numérique. Valérie Pécresse, secrétaire générale déléguée de l’UMP. 29 La filière française AVRIL en cybersécurité se construit E n matière de défense et d’armement, les mérites de la filière industrielle française sont souvent vantés. Peut-être nous enviera-t-on aussi un jour celle de la cybersécurité. Après le rachat de Netasq, Cassidian Cybersecurity vient d’acquérir Arkoon, un autre fleuron technologique du secteur. La division sécurité des systèmes d’information d’EADS forge peu à peu son ambition de bâtir un grand consortium du secteur, fortement ancré en Europe. Une stratégie qui rejoint en tout point l’une des mesures citées dans le Livre blanc sur la défense, tout juste présenté par François Hollande. Le marché français de la sécurité informatique, qui pèse 6 milliards d’euros (9 milliards en comptant les services associés), est encore trop dispersé. Pour s’imposer au niveau européen, voire mondial, la France doit en effet disposer d’un solide tissu industriel s’appuyant sur de grosses écuries (Cassidian, Bull, Thales, Alcatel-Lucent) capables de s’entendre sur une approche stratégique et globale. Celle-ci permettra de développer et de soutenir une activité économique fortement exportatrice. 2 Former les garagistes MAI A du numérique lors qu’est annoncée la fermeture de l’usine de PSA à Aulnay, la voiture connectée est un domaine d’excellence français. Les acteurs de la filière tricolore (constructeurs automobiles, éditeurs de logiciels, opérateurs télécoms et autres sociétés de services) sont en effet très dynamiques sur le sujet. L’université Pierre et Marie Curie (UPMC) et sa fondation lancent d’ailleurs une chaire d’excellence baptisée Smart & Connected Mobility, la voiture connectée. Créée pour cinq ans et dotée d’un budget de 1,5 million d’euros, cette chaire, parrainée par ses mécènes Atos et Renault, accompagnera des projets de recherche internationaux. Parmi les thèmes abordés : la personnalisation des services numériques selon l’usager, l’intégration des terminaux personnels, l’utilisation de la voiture comme capteur environnemental dans la ville intelligente... La voiture connectée, c’est d’ailleurs le dossier de notre confrère 01net, distribué dans tous les bons kiosques. PÔLE EMPLOI - REA - AFP é s RETROUVEZ 01 BUSINESS EN RADIO ET TÉLÉVISION TOUS LES SAMEDIS À 20 HEURES ET TOUS LES DIMANCHES À 17 HEURES WWW.01 BUSINESS.COM .13 01B_2167_012_013_Bloc-notes.indd 13 02/05/13 16:39
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    LE BLOC-NOTES Redonner confiance enseigner l’informatiquedès 8 ans, de Frédéric Simottel 30 L’appel à secouer AVRIL nos élites A eux deux, ils n’ont pas 50 ans, mais de l’expérience numérique à revendre. Geoffrey La Rocca, fondateur du site d’épicerie fine Madeleinemarket, et Alexandre Malsch, créateur de Melty, site de médias destinés aux jeunes, lancent le Siècle numérique. Référence assumée au Siècle, un club rassemblant l’élite de l’économie française, cette association ne se veut ni un think tank de plus, ni un groupe de pression, encore moins un Conseil national du numérique (CNN) bis. La poignée d’entrepreneurs du Web ainsi réunis a pour objectif de brandir l’étendard du digital. De démontrer à quel point ce secteur représente un relais de croissance vital pour nos entreprises. Persuadés que ce secteur pourra représenter jusqu’à 10 % du PIB (produit intérieur brut) d’ici à 2020, les membres du Siècle numérique espèrent créer des vocations chez les plus jeunes à travers leurs discussions, qui seront toujours rendues publiques via, notamment, un compte Twitter (@sieclenumerique). Ils profiteront d’un dîner mensuel (le premier avait lieu ce mardi) pour organiser des rencontres avec des personnalités issues de ce domaine d’activité, mais pas uniquement. Fleur Pellerin et Neelie Kroes ont déjà reçu leur carton d’invitation. Mais au fait, où est passé le CNNum ? Arnaud Montebourg: 1 Yahoo : 0. 1ER Dailymotion reste MAI bleu, blanc, Orange N on. Arnaud Montebourg n’a pas eu complètement tort d’empêcher le rachat de Dailymotion par Yahoo. Certes, la forme n’y était pas. Il eut mieux valu ménager quelque peu les apparences. Et expliquer, qu’à l’instar de l’e-santé ou du cloud, la vidéo en ligne fait partie des priorités numériques nationales sur lesquelles la France imagine bâtir son avenir digital. Il aurait aussi été judicieux de présenter dans la foulée un plan B en forçant, pourquoi pas, la main à Orange. En effet, Stéphane Richard, son PDG, a expliqué que Dailymotion avait besoin du soutien d’un partenaire d’envergure internationale maîtrisant les enjeux du digital. Orange n’en serait pas capable ? En fait, au-delà de cet épisode malheureux, qui aura au moins eu le mérite de médiatiser Dailymotion, la question à se poser est : que faire pour aider les entreprises françaises à devenir des championnes du numérique, sources d’emplois ? Il faut nécessairement le soutien de partenaires solides de taille mondiale, ou au moins européenne. Mais aussi que les banques, les investisseurs, les clients et, bien entendu, l’Etat, accordent plus de confiance aux entrepreneurs. Car pour ces derniers, confiance rime souvent avec croissance. 6 Lire, écrire, compter... MAI G mais aussi coder illes Babinet, actuel Digital Champion français chargé de vanter les mérites de notre économie numérique nationale auprès de l’Union européenne, mais aussi cofondateur de Captain Dash et membre du Siècle numérique, veut que nos chers bambins apprennent à programmer dès l’âge de 8 ans. Jamais à cours d’idée, l’ex-président du CNNum envisage sérieusement de créer une plate-forme en ligne pour former les 8-16 ans à la programmation. Cet enseignement, distillé hors des circuits traditionnels, aurait plusieurs vertus, parmi lesquelles celle de valoriser le travail d’élèves potentiellement en échec scolaire. Une idée pas si saugrenue puisque, selon Le Figaro, le ministère de l’Education travaillerait sur une initiation aux sciences informatiques dès le primaire. Les enfants apprendraient ainsi à développer des petits programmes. Une bonne idée consisterait aussi à introduire quelques notions de culture numérique, tels que l’utilisation des courriels, du surf sur Internet ou des réseaux sociaux. 11 Le buzz printanier MAI C de Facebook ’est presque devenu un rituel. Tous les trois mois, Facebook éprouve un besoin irrésistible de faire parler de lui de façon tonitruante. La nouvelle de cet hiver concernait sa nouvelle interface Home pour les mobiles. Une application dont on attend toujours le décollage auprès du grand public. Aujourd’hui, place au 12. 01 BUSINESS 01B_2168_012_013_Blocnotes.indd 12 16/05/13 12:43 a e
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    aux entrepreneurs dunumérique, et sécuriser le recours au cloud computing buzz printanier, c’est-à-dire le possible rachat de Waze, un spécialiste de la cartographie sociale, pour... un milliard de dollars ! Certes,Waze s’est bâti un solide succès à partir d’une application mobile routière gratuite, financée par la publicité. Cinquante millions d’internautes s’échangent chaque jour des informations sur le trafic routier, les travaux, les accidents, se prévenant ainsi les uns les autres des risques de bouchons et de ralentissement. Mais de là à se lancer dans une transaction d’un tel montant... Reste l’effet d’annonce. Une telle acquisition est toujours positive pour transporter d’enthousiasme les investisseurs et impressionner le marché. Car cela augure, a priori, de la perspective de nouveaux revenus. 12 Les Chinois en veulent MAI à nos données A libaba, l’Amazon Alibaba à de l’empire du la conquête Milieu, se sentirait-il à de nouveaux l’étroit au milieu de ses marchés. 1,3 milliard de clients potentiels locaux ? Selon une dépêche de l’Agence France Presse, le géant de l’e-commerce souhaiterait étendre ses activités hors de ses frontières via, notamment, sa galerie marchande Taobao. Le groupe annonce qu’il va d’abord viser les puissantes diasporas chinoises implantées à l’étranger. Mais que l’on ne s’y méprenne pas. Alibaba guigne surtout le gigantesque trésor des données clients occidentales.Toutes ces informations sur les habitudes des consommateurs, leurs préférences en termes d’achat, et leurs façons de naviguer constituent une manne inépuisable.Autrement dit, le pétrole du XXIe siècle. 13 Le code de commerce, MAI PHOTOS SIPA - MAXPPP ce s, RETROUVEZ 01 BUSINESS EN RADIO ET TÉLÉVISION TOUS LES SAMEDIS À 20 HEURES ET TOUS LES DIMANCHES À 17 HEURES D nouvelle bible des DSI ix jours de négociation commerciale ; puis de un à deux mois pour peaufiner les détails techniques ; et, enfin, de quatre à six mois pour spécifier tous les aspects juridiques du contrat... Non, le cloud n’est pas qu’une question de technologie, m’expliquent plusieurs DSI lors d’un petit déjeuner du Club 01DSI. Avec le recours accru aux infogérants et autres cloud providers (fournisseurs de cloud), les directeurs informatiques voient les conventions de services s’empiler. Certes, ils sont accompagnés de leur direction juridique. Mais tous affirment qu’ils peuvent passer jusqu’à un quart de leur temps à sécuriser les clauses contractuelles. Sans compter les autres contraintes légales dont ils portent la responsabilité dans le cadre de leurs activités courantes (maîtrise de la conformité, loi informatique et libertés, ressources humaines…). Le pire est que cette situation ne va pas aller en s’améliorant. 14 La French Valley MAI V qui ne demande qu’à grandir errons-nous un jour une Silicon Valley en France ? Depuis des années, nos gouvernants cherchent à créer un lieu où serait concentrée une partie des meilleures compétences en technologies de l’information de l’Hexagone. Et si, plutôt que de rêver à un tel jardin d’Eden pour le numérique tricolore, nous partions de ce qui existe déjà ? C’est-à-dire de Grenoble. Nichée au pied des Alpes, cette agglomération rassemble en effet des universités et des écoles d’ingénieurs, un tissu de PME innovantes, des centres de recherches reconnus (CEA, pôle Minatec) soutenus par des budgets militaires, ainsi qu’une industrie manufacturière de composants microélectroniques de tout premier plan, ST Microelectronics. C’est en discutant avec son PDG, Carlo Bozotti, que cette comparaison saugrenue m’est apparue. « Pourquoi pas ? at-il souri. Il faudrait, pour réussir un coup pareil, attirer un nombre beaucoup plus important d’investisseurs et d’étudiants. Mais plutôt que de se focaliser sur une initiative nationale, mieux vaudrait mener une réflexion sérieuse à l’échelle européenne autour de l’existence d’un tel pôle regroupant des industries de pointe », remarque Carlo Bozotti. La vallée du Grésivaudan, en Isère, accueille déjà des industries IT. WWW.01 BUSINESS.COM .13 01B_2168_012_013_Blocnotes.indd 13 16/05/13 12:43
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    LE BLOC-NOTES Apicube prédit et Googlesouhaite connecter toute de Frédéric Simottel 19 Quelle sera la technologie clé MAI de votre business ? L orsque McKinsey décrit les sept technologies qui vont changer le monde, ce n’est pas uniquement pour faire du buzz ou se positionner comme un cabinet de consultants extralucides. L’objectif est surtout d’inciter les entreprises à s’interroger sur chacune de ces innovations. A se demander laquelle peut révolutionner son business, s’inscrire parmi ses relais de croissance et comment, alors, l’intégrer dans sa stratégie. Voici donc les thèmes susceptibles d’alimenter vos réflexions : le cloud computing, l’automatisation de la connaissance (big data), les objets connectés, l’Internet mobile, la robotique, les voitures autonomes et les imprimantes 3D. Ces technologies devraient générer entre 12 000 et 37 000 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2025. De quoi se creuser un peu la tête. 19 Écouter le bruit numérique, MAI la spécialité d’Apicube D Les émeutes du Trocadéro auraient pu être prévues en analysant les médias sociaux. epuis un moment, entreprendre dans le numérique taraudait Joël Rubino. Il a fallu attendre qu’il quitte la direction Europe du marketing d’IBM, début 2012, pour le voir lancer sa start up Apicube. Il ne s’est toutefois pas trop éloigné d’IBM puisqu’il utilise les compétences big data du géant américain pour proposer des services « d’écoute et d’analyse » du bruit numérique. Apicube suit toutes les conversations publiques sur les médias sociaux. Et ça marche ! Invité sur BFM Business, Joël Rubino explique que l’on aurait pu prévoir les émeutes du Trocadéro qui ont eu lieu mi-mai lors de la fête organisée par le PSG.Vingt-quatre heures avant, Twitter et Facebook bruissaient déjà de centaines de messages autour des thèmes de violence, de casse, de pagaille, d’affrontements avec les CRS...Analyser toutes ces données, c’est ce qu’on appelle le big data. Les instances du foot ont tellement été impressionnées qu’elles ont souhaité tester le dispositif quelques jours plus tard lors du match Paris-Brest au Parc des princes. Résultat, Apicube serait à deux doigts d’équiper tous les stades de foot de ligue 1 dès la saison prochaine.Twitter ! Twitter ! Entends-tu ? 21 Les responsables sécurité MAI s’interrogent sur leur avenir P lusieurs experts se sont exprimés sur l’avenir de la fonction de responsable de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) lors de la soirée de remise des Trophées de la sécurité, organisée par 01Business à Paris.Trois pistes sont aujourd’hui évoquées. Une première portera le RSSI vers l’univers de la protection de données, une nouvelle réglementation européenne renforçant la fonction de responNathalie Risacher (Natixis) a remis sable des données per- le Grand Prix RSSI à Emmanuel sonnelles. Le CSO (Chief Garnier (Systalians). Security Officer) deviendra alors un DPO (Data Privacy Officer). Une deuxième famille de RSSI devrait s’orienter vers le domaine de la cyberdéfense. Une dernière voie, enfin, verra le RSSI devenir un expert sécurité en solutions métiers, intervenant alors très en amont des projets business pour apporter sa touche sécurité. 23 L’impression 3D, un domaine MAI d’excellence français C ela aurait pu être une deuxième affaire Dailymotion pour Arnaud Montebourg. Mais les montants, les acteurs et, au final, le contexte étaient très différents. L’implication du ministre du Redressement productif a cependant été totale dans le rachat par le groupe industriel Gorgé de la société Phidias Technologies, spécialiste de l’impression 3D. Persuadé de l’imminence d’une révolution industrielle dans ce domaine,Arnaud Montebourg s’est activé en coulisses pour que l’expertise en fabrication d’imprimantes de Phidias ne quitte pas notre territoire. Une aubaine également pour Gorgé, présent dans la sécurité de sites industriels, la protection en milieux nucléaires, la robotique et les drones, qui se dote d’une nouvelle branche d’avenir pour un peu moins de 5 mil- 12. 01 BUSINESS 01B_2169_012_013_Bloc-notes2.indd 12 30/05/13 14:48 l’ la
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    s l’avenir, l’impression 3Ddécolle, la planète à l’Internet mobile lions d’euros – le chiffre d’affaires 2012 de Gorgé atteint 208,6 millions d’euros. Le groupe récupère d’ailleurs une technologie unique a priori plus rapide et plus précise que les techniques traditionnelles : une diode laser qui solidifie la matière de l’objet à imprimer et ne s’applique pas sur un seul point, mais sur une image HD de deux millions de points. Idéal pour les impressions de précision, comme celles des prothèses dentaires. 27 Les chantiers des directeurs MAI T marketing du numérique out comme les autres métiers de l’entreprise, les directeurs marketing s’interrogent sur leur évolution. Ils étaient plus de 250 à participer au Forum CMIT (Club des responsables marketing de l’IT). Quatre tendances sont sorties des débats. Maintenant qu’ils récupèrent une partie des budgets IT, il leur est d’abord demandé une meilleure maîtrise des logiciels de relation client, des outils d’analyse de données, des plates-formes collaboratives. Influencées elles aussi par le big data, les directions marketing doivent, deuxièmement, se doter de compétences analytiques, récupérant et analysant toutes les données qui leur parviennent pour établir leurs stratégies. Il est ensuite naturel que, ainsi équipées d’outils plus précis et disposant de plus d’informations, elles maîtrisent à l’euro près leur retour sur investissement. C’est armées de toutes ces mesures et indicateurs qu’elles pourront influencer les décisions de leurs directions générales. Le quatrième chantier, plus complexe, porte sur les équipes. Les directions marketing doivent être capables d’une plus grande ouverture d’esprit par rapport aux nouvelles générations et aux nouveaux usages. « La France a, elle aussi, pris conscience que la menace ne portait plus uniquement sur des sites gouvernementaux, mais pouvait toucher l’ensemble de notre économie et, plus particulièrement, les infrastructures liées à l’énergie, à l’approvisionnement en eau ou aux industries sensibles (chimie, nucléaire) », explique Jean-Michel Orozco, président de Cassidian Cybersecurity, la filiale dédiée d’EADS, au micro de l’émission 01Business sur BFM Business. Ce n’est d’ailleurs pas une coïncidence si aujourd’hui semble se dessiner une filière française de sécurité numérique, emmenée par quelques grands leaders comme Cassidian,Thales, Bull ou Alcatel-Lucent. 29 Google à la rescousse de MAI G la communauté francophone ? oogle annonce qu’il veut lui-même connecter un milliard d’humains à l’Internet mobile. L’éditeur américain prévoit de mettre en place des réseaux sans fil en Afrique subsaharienne et en Asie du SudEst, commercialisant en parallèle des smartphones peu chers. Il compte financer des opérateurs locaux et passer en force auprès des autorités locales pour débloquer des fréquences. Pour l’anecdote, Google envisage d’installer des antennes 3G sur des ballons dans les contrées difficiles. Certains salueront cette initiative, d’autres la dénigreront. Les entreprises françaises ont, elles, intérêt à dresser une oreille attentive. La communauté francophone est très présente dans ces régions, et ce serait une opportunité sans précédent de renouer avec ces populations et de créer de nouvelles sources de richesse. Google veut installer des réseaux sans fil en Afrique noire. 28 Les actes de cyberguerre MAI B se multiplient arack Obama ne plaisantait pas lorsqu’il indiquait que les deux menaces les plus sérieuses pesant sur les Etats-Unis étaient le développement du nucléaire en Corée du Nord et les cyberattaques sur les sites américains. On apprend que la Chine piraterait depuis des années les serveurs de la défense américaine, tandis que les Iraniens auraient réussi à pénétrer les ordinateurs qui pilotent les pipelines de pétrole et de gaz. Du coup, Obama a multiplié par six le budget de sa cyberdéfense, le faisant passer de 800 millions à 4,7 milliards de dollars. AFP - DJAMEL DINE ZITOUT/01 BUSINESS - TILL JACKET/PHOTONONSTOP t e RETROUVEZ 01 BUSINESS EN RADIO ET TÉLÉVISION TOUS LES SAMEDIS À 20 HEURES ET TOUS LES DIMANCHES À 17 HEURES WWW.01 BUSINESS.COM .13 01B_2169_012_013_Bloc-notes2.indd 13 30/05/13 14:49
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    LE BLOC-NOTES Les geeks prennent rameavec ses ramettes et la cité de Frédéric Simottel 3 Une ministre qui parle JUIN comme un entrepreneur G eneviève Fioraso est une femme à part. Députée en Isère depuis juin 2007, longtemps élue à Grenoble en charge de l’Université et de la recherche, elle a, entre autres, fondé et dirigé l’Agence régionale du numérique Rhône-Alpes et a siégé à la direction d’une start up.Aujourd’hui ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, elle connaît donc parfaitement tous les enjeux portant sur l’innovation. Lors de la soirée Innovation Night à Paris, son discours de clôture fut, dans sa première partie, assez politique. C’est une fois ses papiers mis de côté que ses propos sont devenus moins convenus. La ministre s’est, du coup, mise à parler comme un entrepreneur mettant en avant les efforts à fournir en termes d’innovations par les usages (celles qui nous servent tous les jours). Geneviève Fioraso a parlé d’industrie, mais en maniant les termes marketing et design, expliquant que nous avions des progrès à faire dans le domaine. Une conclusion sans naïveté et prononcée avec détermination. La ministre Geneviève Fioraso. 4 CSC peut-il perdre JUIN U son business en France ? rgent. Société de services nord-américaine mondialement connue recherche un patron pour ses activités en Europe. La maîtrise de la culture française ainsi qu’une bonne connaissance du marché tricolore – et de ses patrons – sont souhaitables. C’est en effet en partie sur ces deux critères que Claude Czechowski a bâti en vingt ans le succès hexagonal de CSC. En développant personnellement des relations privilégiées avec tous les décideurs, il a réussi à asseoir la notoriété, la réputation et la croissance de CSC en Europe, notamment ces derniers mois, tandis que, partout ailleurs, ses concurrents « tiraient la langue ». Le groupe CSC lui-même affichait des pertes au niveau mondial. Aujourd’hui, on apprend qu’il va mieux. Le chiffre d’affaires 2013 (exercice clos en mai) est certes en baisse, passant de 15,36 milliards de dollars en 2012 à 14,99 milliards, mais le revenu par action est meilleur. Ce qui plaît visiblement au nouveau boss américain de CSC. Ce dernier n’hésite d’ailleurs pas à se séparer de certains pans du groupe pour faire grimper l’action. C’est sans doute cette nouvelle direction stratégique qui a eu raison du patron français. Claude Czechowski a annoncé sa démission il y a quelques semaines. La succession s’annonce difficile. Diriger une SSII répond, en France, à quelques codes qui peuvent vite apparaître très opaques aux yeux des Yankees. 5 Les geeks sont devenus JUIN N les nouveaux branchés on, les réseaux sociaux ne tuent pas les blogs. Ils leur redonnent plutôt un nouvel élan. C’est cette dynamique qu’a récompensée la start up Tribway avec la première édition de ses trophées Influenceurs, une plongée au cœur de la culture Y. Tourné vers le grand public, Tribway est une sorte de Pinterest du shopping. Il aide les internautes à se constituer leur communauté de shopping pour découvrir, partager et acheter les meilleurs produits du Web (mode, beauté, high-tech, musique, films, etc.). C’est en interrogeant ces différentes communautés que la jeune pousse a repéré les blogs les plus influents. Dans la catégorie high-tech, le vainqueur est Pix-geeks.com. Un blog créé par un ancien Gad’zart, rompu au marketing et au webdesign qui mêle technologies et culture Web. Un site intéressant pour percevoir les tendances high-tech du moment. 5 Bientôt un Chief Digital JUIN R Officer chez Ricard icard a peut-être trouvé la voie pour réussir sa transformation numérique interne. Trois des principales activités du groupe ont leur représentant digital.Au service commercial, le nuLe siège mérique est piloté par de Pernodle patron del’e-com- Ricard. merce. Idem au marketing.A la DSI, l’idée est de créer un poste de Chief Digital Officer (CDO). Ces trois compétences digitales reportent en direct à chacun des directeurs d’activité. Le CDO, lui, 14. 01 BUSINESS 01B_2170_014_015_Bloc-note.indd 14 13/06/13 11:45
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    leur revanche, l’Administration phocéennesoigne ses TIC présente l’avantage d’avoir le rôle le plus transversal. Ce qui permet par ricochet au DSI de suivre de près les développements numériques de son entreprise. Devant le nouveau centre d’art de la cité phocéenne, trône le buste de Le Corbusier par Xavier Veilhan. 5 Quand les patrons JUIN A se penchent sur le numérique quelques jours du vote final pour élire le futur président du Medef, le Cigref publie un nouvel ouvrage intitulé « Entreprises et culture numérique ». Parmi les 140 dirigeants français impliqués dans la transformation digitale ayant contribué à ce livre, figurent Jean-François Phelizon, directeur général adjoint de Saint-Gobain, ou Chabane Debiche, directeur télécoms à La Poste. Enrichie de liens vers les études de cas, la version numérique de l’ouvrage est consultable et téléchargeable gratuitement sur le site du Cigref. 6 L’Administration a encore JUIN L du mal avec le zéro papier es acteurs de l’IT n’en finissent pas de vanter les vertus de la dématérialisation : l’enthousiasme irait grandissant dans les entreprises, notamment vis-à-vis des démarches administratives. Certaines y sont, de toute façon, contraintes. En informatique, les réponses dématérialisées aux appels d’offres des marchés publics sont obligatoires. Les sociétés au chiffre d’affaires supérieur à 230 000 euros sont, elles, soumises à la télédéclaration et au télérèglement de la TVA, de l’impôt sur les sociétés et de la taxe sur le salaire. « Or, confie le patron d’une PME du BTP, les agents de l’Etat ne s’adaptent pas. On fait même machine arrière dans notre secteur. » Si 95 % des dossiers de candidature sont téléchargés dans le cadre de projets BTP, seules 12 à 15 % des réponses sont au format électronique. L’Administration ne bronchant pas, des entrepreneurs du BTP en reviennent au papier. Zéro pointé. 6 Marseille, capitale européenne JUIN M de la culture… et des TIC arseille vous donne rendez-vous au Club Informatique Provence. Cette association, qui rayonne sur l’ensemble des régions Paca et Languedoc, rassemble d’un côté 140 DSI et responsables IT, et, de l’autre, 150 représentants d’éditeurs et SSII. Pendant deux jours, une partie d’entre eux se sont retrouvés au cœur de la cité phocéenne pour parler d’IT et de compétitivité. Parmi les intervenants, il faut noter le travail considérable mené par Bruno de Foresta et ses équipes de la Mission de développement économique régional (MDER). En 70 pages pour la version synthétique (plus de 300 pour le document entier), la MDER a recensé tous les chiffres du secteur TIC dans la région, les PME innovantes, les géants industriels, les technologies clés, etc. Paca emploie plus de 77 000 personnes dans l’IT sur 30 000 établissements, soit la troisième place nationale derrière Paris et Rhône-Alpes. Cela représente un chiffre d’affaires de plus de 14 milliards d’euros (hors grandes entreprises dont l’activité n’est pas régionalisée). Cette région, où est basé le pôle de compétitivité Solutions communications sécurisées, parie, en outre, sur la diversité de ses secteurs d’activité (environnement, tourisme, santé, logistique, industries de la mer, aéronautique) dont la consommation de TIC va aller crescendo. 14 01 fête JUIN J ses 47 ans uin 1966, Guy Réfrégier (créateur des fiches cuisine du magazine Elle) pressent l’imminence d’une révolution dans les entreprises. Un mois avant les Américains (Computerworld est sorti en 1966), il fonde le premier journal français consacré au suivi de l’actualité informatique. Quarante-sept ans plus tard, 01 poursuit sa mission d’informer sur les tendances technolo giques et d’accompagner ses lecteurs dans la transformation numérique de leurs entreprises. Merci pour votre confiance. BRUNO DELESSARD/REA - PERNOD RICARD - GERARD JULIEN/AFP IMAGE FORUM nt é RETROUVEZ 01 BUSINESS EN RADIO ET TÉLÉVISION TOUS LES SAMEDIS À 20 HEURES ET TOUS LES DIMANCHES À 17 HEURES WWW.01 BUSINESS.COM .15 01B_2170_014_015_Bloc-note.indd 15 13/06/13 11:45
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    LE BLOC-NOTES Le patron deZynga pour IBM à Lille, les entrepreneurs de Frédéric Simottel 19 Du fantasme à la réalité, JUIN une mission réussie M Mark Pincus a rendu Zinga dépendant de Facebook. ettre un DSI à la tête de l’Etat fut longtemps un fantasme. Sur le papier, l’objectif était de coordonner l’ensemble des grandes administrations pour avancer au même rythme. La réalité du terrain a repris le dessus. Les ministères les plus avancés ne désiraient pas forcément se mettre au pas. Et les retardataires, eux, ne se voyaient pas courir pour rattraper les autres. Il aura finalement fallu toute l’intelligence, le dynamisme, la clairvoyance et le sens pratique d’un Jérôme Filippini, nommé à cette fonction en février 2011 – il est actuellement secrétaire général pour la modernisation de l’action publique –, pour que se mette en place la Direction interministérielle des systèmes d’information et de communication (Disic). Celle-ci dresse aujourd’hui son bilan dans un document d’une vingtaine de pages. En deux ans, cette DSI de l’Etat a, notamment, entamé la modernisation et la mutualisation entre ministères des centres informatiques (20 000 mètres carrés de salles blanches) et lancé le réseau interministériel de l’Etat (RIE). Un collège d’experts indépendants, issus du monde de l’entreprise et de l’Administration, a aussi été constitué. Il est consulté une fois par an sur la stratégie du système d’information de l’Etat. En font partie, entre autres, les DSI de GDF Suez, de Danone, du Groupement des Mousquetaires et de Scor. Chapeau. 20 Comment être élu JUIN le pire PDG de l’année D epuis trois ans, le professeur Sidney Finkelstein dresse le classement (peu reluisant) des plus mauvais patrons de l’année – essentiellement américains. Quelques stars du numérique ont toujours figuré dans son top 5, parmi lesquelles le PDG de Netflix, de RIM ou de HP. Cette année, c’est Mark Pincus, à la tête de Zynga (éditeur de jeux sur le réseau social Facebook), qui représente le secteur IT en terminant quatrième derrière les patrons de Bestbuy, de Cheasepeak Energy et d’Avon. On lui reproche d’avoir fondé tout son modèle économique sur une seule matrice : celle de l’évolution du réseau Facebook et d’en être dépendant. 23 Bercy, victime d’une panne JUIN A embarrassante lors qu’il interveLe ministère nait sur une infrades Finances structure de stockage a tremblé. dans l’un des centres d’hébergement de Bull, un sous-traitant maladroit a déclenché une réaction en chaîne qui a bloqué le logiciel de gestion de l’Etat pendant quatre jours. Le système anti-incendie de la salle serveurs s’est activé, entraînant la détérioration de plusieurs composants. Un plan de reprise d’activité a démarré le lundi 20 juin, mais le processus de restauration a duré jusqu’au week-end. La Poste, hébergée dans ce même centre, aurait également été touchée par cette panne. Le plus gênant, dans cette histoire, est que les fournisseurs (Bull comme d’autres) nous répètent à longueur de temps combien leurs architectures sont redondées, doublées, sécurisées...Au final, un simulacre d’incendie peut donc tout mettre à plat. De quoi rester perplexe... 24 Des données publiques JUIN I bien utilisées l y a tout juste dix-huit mois, était créée la mission Etalab, chargée de promouvoir l’utilisation des données publiques. Depuis, elle a déjà vu passer près de 100 start up pour son concours Dataconnexions (dont 01 Business et BFM sont partenaires). Six nouvelles applications ont été récompensées pour cette troisième édition. Il est intéressant de noter à quel point l’imagination des entrepreneurs autour de l’open data est foisonnante. Les lauréats interviennent dans le grand public, le social, le tourisme ou pour accompagner les services publics. Leurs applications ? Comparer les taux de réussite au permis de conduire des auto-écoles à partir des 12. 01 BUSINESS 01B_2171_012_013_Bloc-note.indd 12 27/06/13 17:11 é f
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    tère nces blé. élu pire PDGde l’année, tapis rouge français restent optimistes données récupérées en préfecture (Vroomvroom.fr), cartographier les lieux accessibles aux personnes handicapées (Handistrict), prédire en temps réel le taux de remplissage des trains (Tranquilien), mettre en place un puissant moteur de recherche pour les données gouvernementales (Enigma), ou encore un portail qui référence tous les appels d’offres publics (Cap 133). Prochaine édition en octobre. 25 Entrepreneur versus homme JUIN H d’affaires : la différence asard de l’actualité sur le Web, deux informations sur les investissements choisis par deux types de multimillionaires français sortent presque simultanément. Le premier article met en scène JacquesAntoine Granjon (Venteprivee.com), Xavier Niel (Free) et Marc Simoncini (fondateur de Meetic). Il a pour sujet un nouvel investissement mené par ces trois entrepreneurs du Net. Le second parle de Bernard Tapie, en détaillant toutes ses possessions. Dans l’un, on apprend que le trio va offrir 25 000 euros à 101 projets présentés par des jeunes de moins de 25 ans. Dans l’autre, on découvre qu’en plus d’une villa à Saint-Tropez, Bernard Tapie a acheté un hôtel particulier à Neuilly, un yacht de 76 mètres, ainsi qu’un groupe de presse du Sud-Est. De quoi comparer ces entrepreneurs (qui s’y retrouvent certainement aussi côté fiscal) à cet homme d’affaires. 26 Lille accueille IBM en grandes JUIN C pompes... et avec lucidité ’est au sein d’une ancienne filature en briques rouges et en verre, reconditionnée en usine du numérique, que la maire de Lille, Martine Aubry, reçoit le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg et le PDG d’IBM,Alain Bénichou. Ce dernier annonçant l’implantation d’un centre de services européen consacré au développement et aux tests logiciels avec, à la clé, la création de 200 postes dans l’immédiat, et de 700 d’ici à 2017. « Une aubaine pour nos jeunes dans la région ! », lance Martine Aubry. «Vive Lille ! », tonne Arnaud Montebourg. « Retour à l’optimisme ! », clame Alain Bénichou. Il n’y a que pour les syndicats d’IBM que la pilule est amère. Ces 700 postes promis font cruellement écho aux 689 supprimés par cette même entreprise dans le cadre d’un plan social national. Et de dénoncer l’attitude complaisante des politiques présents. Si chacun est dans son rôle, on ne peut que remarquer le pragmatisme et la lucidité des acteurs. En plein plan social,Alain Bénichou s’est battu pour que ce centre (même s’il dépend d’une filiale hollandaise) soit implanté en France. Martine Aubry, ancienne ministre du Travail, a parfaitement conscience que cette situation est paradoxale, mais elle propose ainsi de l’emploi à 700 jeunes dans une région sinistrée. Enfin, Arnaud Montebourg est désormais bien décidé à ne plus laisser filer des opportunités à l’étranger. Quitte à négocier avec des symboles du capitalisme mondial. Arnaud Montebourg, Alain Bénichou (IBM) et Martine Aubry réunis à Lille. 29 Les entrepreneurs français JUIN gardent le sourire E n suivant la courbe du chômage, ou en lisant le dossier intitulé « Génération désenchantée » du Journal du dimanche, qui dresse un sombre décor sur les perspectives professionnelles de la jeunesse française, il n’y pas de quoi se réjouir. Pourtant, dans l’émission 01 Business diffusée sur BFM Business, les investisseurs et les business angels invités sont plutôt optimistes. Certes, l’argent est plus difficile à trouver, mais les projets ne manquent pas et l’esprit d’entreprendre n’a jamais été aussi présent.Autre raison d’espérer : les conclusions de l’étude TNS Sofres pour le cabinet ITG. La crise n’a pas terni les relations des cadres avec leurs employeurs. Pour évoquer leurs sentiments à l’égard des seconds, les premiers parlent... d’attachement. L’autonomie devance de très loin la rémunération parmi les éléments les plus importants au travail. Enfin, si 84 % des cadres s’estiment satisfaits de leur emploi, deux tiers d’entre eux songent ou ont déjà songé à créer leur propre entreprise. GETTY - AFP ga rs RETROUVEZ 01 BUSINESS EN RADIO ET TÉLÉVISION TOUS LES SAMEDIS À 20 HEURES ET TOUS LES DIMANCHES À 17 HEURES WWW.01 BUSINESS.COM .13 01B_2171_012_013_Bloc-note.indd 13 27/06/13 17:11
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    LE BLOC-NOTES Saclay fait parler emballeTwitter, le NSA plombe de Frédéric Simottel 22 La microélectronique JUIL. U ne prend pas de vacances n disque dur pour serveurs six fois plus rapide que le plus rapide des disques durs existants, c’est ce que dévoile Samsung! Ce périphérique SSD de 2,5 pouces (technologie que l’on retrouve dans les clés USB) atteint, rien que pour la partie lecture, une vitesse record de 3 gigaoctets par seconde, soit 14 fois celles des disques durs haut de gamme actuels. Le prix sera certainement aussi en conséquence. Intel annonce, pour sa part, qu’il lancera en 2014 des microprocesseurs expressément produits pour accélérer les requêtes sur Facebook et eBay. Ces puces seront optimisées par rapport aux formats de données utilisés par ces sites. 23 Un Indien JUIL. T dans la ville ata Consultancy Services (TCS), le géant indien qui veut entrer rapidement dans leTop 10 français des ESN (entreprise de services du numérique, ou SSII) reprend la société tricoloreAlti. Il multiplie ainsi par cinq sa masse salariale pour atteindre 1400 employés et dépasser ses rivaux indiensWipro et Infosys dans le classement national des 50 premières ESN. Ce rachat est suivi de près en France – Natarajan Chandrasekaran, PDG deTCS, a été reçu parArnaud Montebourg–, mais aussi en Inde. Le succès de cette opération pourrait en appeler d’autres. Les Indiens sont restés assez discrets en France, préférant la croissance organique aux rapprochements avec des acteurs locaux. Le vent serait-il en train de tourner? Quelques vieux capitaines français qui ont du mal à trouver preneur pour leurs navires vont peut-être voir enfin leur retraite assurée. Quant aux PME et autres ETI (entreprise de taille intermédiaire) du secteur Arnaud Montebourg qui ont du mal à grossir, et Natarajan il est peut-être temps Chandrasekaran. d’apprendre l’hindi. 8 Disparition de l’analyste AOÛT C Bernard Dubs ’est avec une profonde tristesse que notre rédaction a appris le décès de Bernard Dubs, survenu durant ses vacances au début du mois d’août.Agé de 62 ans, cet analyste reconnu était le fondateur du cabinet BIT Analyst Group conseillant de nombreuses sociétés et institutions sur leurs stratégies numé- Bernard Dubs. riques. Diplômé de l’Université de Berkeley en Californie, il a passé toute sa carrière dans l’univers high-tech. Il était membre du comité Economie et société numérique du Medef et intervenait régulièrement dans plusieurs conférences internationales. Chroniqueur régulier pour 01Business et sur l’antenne de BFM Business, il avait été distingué en 2012 par notre magazine parmi les 100 personnalités numériques françaises. La rédaction de 01 présente toutes ses condoléances à sa famille, ainsi qu’à ses proches. 12 Le scandale Prism pourrait AOÛT L coûter cher à l’industrie es premiers chiffres tombent et ne sont pas très bons pour les acteurs américains spécialistes du cloud. Selon une étude de la Cloud SecurityAlliance, portant sur 240 sociétés américaines et 220 étrangères, l’affaire de cyberespionnage Prism leur a fait du tort à l’étranger, mais aussi sur leur territoire. La perte de confiance dans les services cloud nord-américains se ressent dans 36% des entreprises américaines et dans 56% des sociétés étrangères, et 10% de l’ensemble du panel indiquent même avoir annulé des projets en cours.Amazon, Google, Microsoft et consorts pourraient perdre entre 22 et 35 milliards de dollars de revenus dans les trois ans à venir.Aux acteurs européens de saisir cette opportunité pour pousser leurs pions. Mais il faut aller vite : le camp américain organise déjà sa contre-attaque. 16 Les ESN tricolores misent AOÛT F sur le second semestre rançois Enaud, PDG de Steria, commente les derniers résultats financiers de la SSII sur BFM Business. Le deuxième trimestre s’est révélé un peu mieux que le 12. 01 BUSINESS 01B_2172_012_013_Bloc-note.indd 12 29/08/13 16:34
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    RETROUVEZ 01 BUSINESS ENRADIO ET TÉLÉVISION TOUS LES SAMEDIS À 20 HEURES ET TOUS LES DIMANCHES À 17 HEURES sa puissance de feu, la France les comptes de Google et d’Amazon premier, mais «l’année reste globalement compliquée. Nos clients consomment moins d’informatique, font des économies, reportent des décisions.» En revanche, le carnet d’affaires sur les nouveaux projets progresse, ce qui laisse augurer un meilleur second semestre. talement... La réponse se trouve peut-être du côté de la Bourse. L’action a bondi suite à l’annonce, augmentant la capitalisation boursière de Microsoft de près de 18 milliards de dollars. 23 L’emblème de Twitter P sera-t-il un coq ? ourTwitter, la France serait donc un marché clé. C’est en tout cas ce que déclare au Figaro Katie Stanton, responsable de la stratégie internationale du réseau de microblogging. Fraîchement installée à Paris, celle-ci voue un intérêt particulier à notre marché hexagonal, qu’elle juge en avance. Et de citer en exemple l’intense activité des chaînes de télévision nationales lors, notamment, de grands événements sportifs ou politiques, ou encore La Poste, l’un des premiers grands partenaires de l’Américain, qui propose à ses clients la localisation des colis viaTwitter. Le potentiel du marché français expliquerait donc le grand soin apporté par la firme de Jack Dorsey pour étoffer son staff tricolore. Il aura ainsi fallu une année pour dénicher le directeur général de l’entité française: Olivier Gonzales, ancien dirigeant de l’agence Hi-Media, spécialisée dans la publicité en ligne. 24 Qui pour diriger AOÛT Microsoft S uite à l’annonce soudaine du départ de Steve Ballmer, le directeur général de Microsoft, plusieurs questions nous brûlent les lèvres. La première concerne, bien entendu, son successeur. En interne,Tony Bates, l’ancien PDG de Skype, ou Satya Nadella, le monsieur cloud de la firme, figurent parmi les candidats potentiels. Certains parient sur le retour d’«ex» partis depuis sous d’autres cieux. D’autres imaginent l’arrivée de top managers issus de sociétés IT. En vue Salesforce,Amazon ou encoreVMware. Et si la riposte était à chercher en dehors de l’écosystème informatique ? Les spécialistes de l’énergie comme General Electric ouValero Energy ont déjà entamé leur mutation par rapport aux nouveaux enjeux énergétiques. Certaines de leurs recettes pourraient être applicables au modèle Microsoft. L’autre question porte sur le côté précipité de l’annonce. Certes, Steve Ballmer était très critiqué et plusieurs actionnaires voulaient sa peau. Mais de là à le débarquer aussi bru- 24 Saclay, huitième merveille AOÛT C du monde high-tech ocorico ! Le pôle technologique de Saclay (Essonne) figure parmi les huit plus importants clusters mondiaux dédiés à la recherche et à l’enseignement, selon une sélection réalisée par la MITTechnology Review. Le site français situé au sud-ouest de Paris partage ce classement avec la SiliconValley, la ville de Boston, Tech City à Londres, Skolkovo en Russie, Bangalore, Israël et Pékin. «Nous sommes sans doute le pôle d’ingénierie le plus fort au monde avec six médailles Fields et deux prix Nobel de physique », confirme sur BFM Business Jean-Noël de Galzain, vice-président du pôle de compétitivité Systematic. Un milliard d’euros a déjà été investi depuis sa création en 2005, rien que dans la recherche, un tiers par les pouvoirs publics et deux tiers via des investissements privés (Alcatel, Orange,Thales, mais aussi Renault ou encore PSA sont implantés sur place). Cessons donc de nous torturer à rechercher une SiliconValley ailleurs, et concentrons-nous sur la puissance de feu de Paris-Saclay. Le site de Saclay, dans l’Essonne, est reconnu comme notre Silicon Valley tricolore. REVELLI-BEAUMONT/SIPA - DR - LAURENT GRANDGUILLOT/REA AOÛT WWW.01 BUSINESS.COM .13 01B_2172_012_013_Bloc-note.indd 13 29/08/13 16:34
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    LE BLOC-NOTES Accor met le lesministres passent aux SMS de Frédéric Simottel 29 Nos PDG seront-ils interdits AOÛT de SMS et de smartphones ? F ini les SMS assassins ou les petites phrases lâchées sur Twitter : les politiques sont placés en quarantaine numérique. Selon le journal L’Express, les services de Jean-Marc Ayrault, échaudés par les révélations des affaires de cyberespionnage liées à la NSA (National Security Agency), ont demandé à tous les ministères de ne plus utiliser les smartphones du commerce et autres équipements informatiques personnels dès qu’il s’agit de transmettre des informations classifiées. Seuls sont autorisés les téléphones cryptés Teorem ainsi que l’intranet sécurisé Isis. La note rappelle également les menaces que représentent l’usage des téléphones mobiles et les communications passées dans tous les lieux publics, notamment à l’étranger. Cette annonce en fera certainement sourire certains. Elle devrait pourtant nous réjouir. Nos gouvernants prennent enfin au sérieux les enjeux liés à la sécurité numérique. Et qu’en est-il des PDG des entreprises françaises ? L’espionnage industriel numérique n’est pourtant plus un mythe. Nos gouvernants (ici Manuel Valls) réalisent enfin les enjeux de la sécurité numérique. 30 Accor devrait copier les recettes AOÛT D numériques de Booking.com es guerres de chefs aux pressions des actionnaires en passant par les réserves, puis les applaudissements, de la communauté financière, l’arrivée en août dernier du financier Sébastien Bazin à la tête du groupe hôtelier Accor a fait couler beaucoup d’encre. Un mot a pourtant manqué dans tous les discours et les analyses entendus au cours de ces dernières semaines : le numérique. Certes, les piliers brick and mortar (service hôtelier, parc immobilier, réseau de franchisés) d’Accor font partie des valeurs du groupe français. Mais à l’heure où les clients réservent de moins en moins leurs chambres d’hôtels sur brochure ou par téléphone, le numérique ne peut plus se limiter à un site Internet de réservation et de visites virtuelles. Il faut sortir des zones de confort, prendre des risques, investir dans les applications mobiles, les réseaux sociaux, la relation client. S’intéresser de près aux sites comme Tripadvisor et, surtout, ne plus craindre de s’allier (ce qui vient d’être fait avec l’agence de voyages en ligne Kayak) ou chercher à copier les re- cettes des modèles en vogue des Booking et autres Expedia. Accor ne peut plus considérer le Web comme un simple canal de plus. Le numérique doit être au cœur de sa stratégie. C’est peut-être ce qu’a compris Sébastien Bazin, dont l’une des premières décisions en tant que PDG est de rappeler Romain Roulleau au poste de directeur e-commerce. Cet ancien de la maison a notamment participé, il y a quelques années, au succès du site Voyages-sncf.com. 5 Les acteurs français seraient SEPT. A en retard sur le big data llons bon ! Depuis le temps que les fournisseurs nous tiennent un discours comme quoi le big data est l’avenir, que les données de nos entreprises sont notre pétrole, etc., voilà que la très sérieuse SSII Steria affirme qu’une seule entreprise sur dix en France tirerait réellement profit des technologies big data. Pire, nous serions très en retard par rapport à l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse. Plus globalement au niveau européen, plus d’un tiers des sociétés interrogées considère que les résultats remontés par les systèmes de big data ne seraient pas fiables ! Un quart affirme également ne pas disposer des compétences adéquates pour analyser ces masses de données. C’est en fait tout le problème du big data : il n’y a aujourd’hui que les informaticiens pour en acheter alors que ces projets devraient impliquer dès leur origine des directions métier, des services commerciaux, marketing, des équipes de recherche, voire des directions générales. Steria relève, en revanche, un effet positif. Le salaire des informaticiens spécialisés en big data a augmenté en moyenne de 2 % cette année, soit quatre fois l’augmentation des rémunérations des cadres. 6 Les DSI ont l’œil trop rivé SEPT. R sur leurs portefeuilles encontre avec Gérald Audenis, patron d’Orsyp Labs. Cette entité englobe l’activité conseil et formation de sa maison mère, l’éditeur français Orsyp. Pour cet expert, les entreprises sont toujours en pleine révolution culturelle de leur IT, cherchant encore à réduire leurs coûts tout en améliorant leurs performances. Elles devraient pour cela s’inspirer davantage des industries traditionnelles et de leurs indicateurs de performances très concrets (nombres de machines en fonctionnement, 12. 01 BUSINESS 01B_2173_012_013_Bloc-note.indd 12 12/09/13 15:27
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    turbo sur lenumérique, cryptés, BUT mise sur le multicanal d’heures de disponibilité des chaînes de production, qualité des pièces produites, etc.). « L’informatique ne gère ses performances qu’à travers ses coûts. Il faut pousser les DSI vers une réflexion plus approfondie. » En dopant son infrastructure réseau, le groupe numéro trois du meuble veut gonfler ses ventes en ligne. 10 Apple et Dell ressortent SEPT. C les formules de leur succès ’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes. Un dicton que deux stars du high-tech américain pourraient reprendre à leur compte. L’aîné Apple renoue ainsi avec sa stratégie élitiste. Son premier mobile, l’iPhone 5C, censé faire partie de son offre d’entrée de gamme, est commercialisé 600 euros. Quant à l’iPhone 5S, à la fois console de jeux et véritable ordinateur (il dispose du même processeur que les Mac portables de la marque), il surclasse tous ses rivaux par ses innovations et par... son prix, entre 700 et 900 euros. Apple l’a toujours su, faire partie de l’élite ça se monnaie. Et ça permet au constructeur de conserver de confortables marges. Les recettes qui gagnent, Dell les ressort aussi de son chapeau. Après une épique bataille d’actionnaires, Michael Dell va récupérer les pleins pouvoirs, quitter la Bourse et décider seul – ou presque – de son avenir, comme à la belle époque. Le Texan ne va bien entendu pas se relancer dans la fabrication de PC, un marché en plein déclin. Mais on peut parier qu’il va s’inspirer de ce qui a fait sa réussite pour innover dans les services, les infrastructures et les logiciels, ses nouvelles marottes. 11 Les 18 prochains mois seront SEPT. P décisifs pour les éditeurs lusieurs DSI ont l’impression d’assister à un certain essoufflement des grands éditeurs. L’enjeu pour tous ces acteurs consiste à se montrer capables de répondre encore plus rapidement aux exigences des DSI, automatisant tout ce qui peut l’être, s’inspirant d’une ergonomie simplifiée des applications, à la modeApple. La pression est forte. Plus de la moitié des DSI seraient en train de se remettre au développement spécifique en ayant recours de plus en plus massivement à l’open source. 12 But en vitesse digitale pour SEPT. doubler Ikea et Conforama I l faut faire de But un groupe parfaitement intégré entre magasins, clients et Internet », déclare au Figaro Frank Maassen, PDG de l’enseigne aux 238 points de vente. Et d’insister sur la nécessité de connecter ses boutiques avec des bornes pour les clients, des tablettes pour les vendeurs, un site Web plus performant, etc. Il veut gonfler ses ventes en ligne pour passer de 2 % de l’activité à 10 %. On imagine aussi qu’il préconise une présence plus forte sur les réseaux sociaux, une relation client plus personnalisée... Des paroles, le numéro trois du meuble derrière Ikea et Conforama est passé aux actes en dopant son infrastructure réseau. But a en effet signé un contrat avec l’intégrateur Interdata pour multiplier par 25 le débit entre ses datacenters de Nanterre et Saint-Denis. Une réplication des données qui prenait deux heures est aujourd’hui instantanée ! 13 Faites tester votre sécurité SEPT. G par de vrais cambrioleurs oogle, Facebook ou Paypal s’appuient depuis quelque temps sur une large communauté de développeurs ou de hackers pour éprouver la vulnérabilité de leurs services et identifier les failles de sécurité. Un modèle qui a inspiré Synack, une start up américaine venant de lever 1,5 million de dollars. Elle propose aux entreprises de faire tester leurs applications et infrastructures dans des environnements virtuels sécurisés par des experts du monde entier, recrutés par ses soins et soumis à une obligation de confidentialité. Seul hic, révélé par le siteTechcrunch, les fondateurs de Synack sont des anciens de la NSA (National Security Agency). AFP - APPLE - DR e RETROUVEZ 01 BUSINESS EN RADIO ET TÉLÉVISION TOUS LES SAMEDIS À 20 HEURES ET TOUS LES DIMANCHES À 17 HEURES WWW.01 BUSINESS.COM .13 01B_2173_012_013_Bloc-note.indd 13 12/09/13 15:28
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    LE BLOC-NOTES L’iPhone 5S le bigdata devient un sujet de Frédéric Simottel 11 IBM multiple les cursus de SEPT. Data Scientists à l’université L e big data manque de bras. Il y aurait ainsi plus de 150 000 postes de spécialistes en analyse de données (ou Data Scientists) à pourvoir dans le monde, 4,4 millions d’ici à 2015 ! IBM a pris le problème à brasle-corps en mettant en place plusieurs cursus dédiés auprès de 1 000 universités à travers le monde (mais aucune en France). Big Blue fournit des logiciels d’analyse, du matériel pédagogique, des projets d’étude de cas, des Data Scientists experts invités en tant que conférenciers, un accès à sa plate-forme big data et distribue des bourses de 100 000 dollars pour plusieurs de ces cursus. Neuf nouvelles universités viennent de rejoindre le programme, mais toujours aucune en France. Le big data fait pourtant appel à des compétences en mathématiques et statistiques qui figurent parmi les forces reconnues de l’école scientifique française. Mystère. 13 L’iPhone 5S devient notre SEPT. N Phil Schiller, le viceprésident marketing d’Apple. prothèse numérique on, Apple n’a pas perdu son sens de l’innovation avec la disparition de Steve Jobs il y a deux ans. Bien au contraire, la firme à la pomme s’est remise dans le sillon de son illustre fondateur. Pour la partie commerciale tout d’abord. Avec ses prix – un brin excessifs –, Apple renoue avec son marché élitiste et ses marges dignes des meilleures maisons de luxe. Mais l’innovation ne s’arrête pas là. Certes, on s’émerveillera sur l’écran plus lumineux, le capteur biométrique, la caméra et l’appareil photo plus performants. Mais c’est en soulevant le capot, de l’iPhone 5S notamment, que l’on perçoit à nouveau la magie Apple. En intégrant deux processeurs, l’un pour s’occuper des tâches intrinsèques au téléphone, l’autre pour gérer les capteurs (géolocalisation, podomètre, gyroscope, etc.) et autres futurs objets connectés (la montre intelligente), Apple se projette dans l’avenir et nous rejoue le couplet iTunes. Comme il l’a fait avec la musique, l’Américain nous prépare à vivre dans un nouvel environnement dont l’iPhone sera le centre.A peine serons-nous rentré chez nous et géolocalisé dans notre hall que la lumière s’allumera et la chaîne hi-fi nous jouera notre mélodie préférée. Au volant, nous nous verrons proposer automatiquement par le GPS le trajet de la dernière adresse consultée sur le smartphone. Il nous mettra en contact avec notre rendez-vous en cas de retard, saura modifier notre trajet, que nous soyons à pied ou en voiture.Apple a compris que nous ne nous séparerions plus jamais de notre smartphone, devenu notre prothèse numérique. 16 Pour devenir une société 2.0, SEPT. P copiez la SNCF endant longtemps, nous avons pu croire que si la SNCF investissait sur Internet, au travers notamment de son site Voyages-Sncf.com, c’était uniquement parce qu’elle voulait vendre par ce biais encore plus de billets de train. Le site s’est ensuite mis à commercialiser des offres « train+hôtel », puis des vols, des locations de voitures, des séjours tout compris, etc. Devenue un fleuron de l’e-commerce européen, la SNCF s’appuie aujourd’hui sur le Net pour augmenter son chiffre d’affaires global, même si ses nouvelles activités l’éloignent quelque peu de son métier d’origine. Dernier exemple en date, le lancement avec la ville de Paris d’un incubateur autour du « voyageur connecté ». L’objectif est d’accompagner de jeunes entreprises innovantes. Un appel à candidatures est ouvert du 16 septembre au 31 octobre pour identifier les start up qui intégreront ce dispositif. Elles seront installées dans la nouvelle ZAC Boucicaut qui développe déjà des programmes autour du design, de l’e-santé et de la ville de demain. Ces derniers mois, la SNCF a multiplié les concours. L’un d’eux a d’ailleurs débouché sur le service Tranquilien, une application voyageurs indiquant le taux de remplissage des rames. 24 Microsoft croit en son étoile SEPT. S sur le marché de la mobilité ur le marché de la mobilité, nous avons une place à prendre. L’institut Kantar attribue déjà à Windows Phone une part de marché de 11 % en France. Et nous 12. 01 BUSINESS 01B_2174_012_013_Bloc-note.indd 12 26/09/13 16:16 i d
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    innove plus queprévu, de philo, la SNCF 2.0 trace sa voie Sur le départ, Steve Ballmer a déploré de ne pas avoir vu surgir la vague du mobile. dans ces bases se révèlent mal adaptées, notamment lorsque les questions sont mal posées et qu’elles reposent sur des données massives, hétérogènes et incertaines. De ce point de vue, il convient ainsi de différencier la problématique du big data de celle de l’intelligence économique et de la business intelligence. Il faut également distinguer les méthodes qui permettent de mettre en évidence des corrélations lors de croisement de données. « L’erreur la plus fréquemment commise consiste à croire qu’une corrélation est une relation de causalité. Or comprendre à partir d’un ensemble de corrélations les relations de causalité reste un problème largement ouvert, et qui le restera encore pendant très longtemps », explique Michel Cosnard, président-directeur général de l’Inria, qui y voit là le graal du Data Analyst. (*) Clin d’œil à la citation de Jean Baudrillard : « Le hasard est le purgatoire de la causalité ». visons clairement la place de numéro deux dans l’Hexagone », affirme Alain Crozier, directeur général de Microsoft France, en ouverture de la conférence de rentrée de la firme américaine. Une semaine après les regrets exprimés par Steve Ballmer, alors qu’il s’apprête à quitter son poste de PDG, de ne pas avoir vu surgir la vague du mobile, Microsoft affiche de solides ambitions dans le domaine. Dopé par les difficultés de Blackberry, l’Américain espère faire tomber dans son escarcelle quelques entreprises clientes jusqu’alors restées fidèles au Canadien RIM. Une ambition pas si démesurée si l’on tient compte des progrès effectués par l’interface en « tuiles » du nouveau Windows. Premiers vrais résultats au printemps prochain. le 25 Le big data est(*) purgatoire SEPT. T de la causalité ous les deux mois, 01 Business réunit plusieurs dirigeants de grands groupes français pour débattre sur des thèmes liés au rôle du numérique dans les entreprises. Cette semaine, le big data était à l’honneur. Une fois les premières définitions techniques assimilées par ces PDG, des questions d’ordre plus sémantique, organisationnel, voire philosophique, sont apparues. Les plus pointus parmi les spécialistes présents autour de la table ont admis que les méthodes traditionnelles des bases de données et de la recherche 26 Enfin une synergie autour SEPT. du logiciel embarqué C ela fait un moment que la filière du logiciel embarqué a été identifiée comme une pépite technologique potentielle pour notre pays. Problème, les acteurs, aussi talentueux et reconnus soient-ils, agissent chacun dans son coin, sur des marchés de niche. Il aura fallu attendre que le gouvernement en fasse l’une de ses 34 priorités industrielles pour qu’ils ôtent leurs œillères, s’unissent et lancent l’association Embedded France. Parmi les membres fondateurs, figurent les pôles de compétitivité Images & Réseaux, Minalogic et Systematic, le syndicat professionnel Syntec numérique et les associations Aerospace Valley et Cap’Tronic. Embedded France se donne, entre autres, pour objectifs de promouvoir le marché de l’embarqué tant en France qu’à l’international, de formuler des pro positions auprès des pouvoirs publics et d’ouvrir l’écosystème embarqué « traditionnel » aux nouvelles technologies et à leurs acteurs. Ses missions seront détaillées aux Assises de l’embarqué, le 28 octobre prochain. Les acteurs du logiciel embarqué ont fondé leur association. GETTY/AFP - EPA/MAXPPP - AIR FRANCE S t RETROUVEZ 01 BUSINESS EN RADIO ET TÉLÉVISION TOUS LES SAMEDIS À 20 HEURES ET TOUS LES DIMANCHES À 17 HEURES WWW.01 BUSINESS.COM .13 01B_2174_012_013_Bloc-note.indd 13 26/09/13 16:16
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    Le bloc-Notes Nos jeunes pousses conspuéen moins de vingt-quatre heures, les de Frédéric Simottel 1 er oct. Pradeo, la pépite à surveiller E La solution de Pradeo analyse les requêtes effectuées sur un appareil mobile. lle s’appelle Pradeo. Fondée fin 2010 par deux cher­ cheurs en informatique montpelliérains, cette jeune pousse a, depuis, récolté plusieurs récompenses et levé 1 million d’euros en juillet dernier. Une fois embarquée dans un smartphone ou une tablette, sa solution analyse les applications téléchargées par l’utilisateur sur son appareil mobile. Le logiciel de Pradeo pénètre ainsi le code informatique de l’application et décortique toutes les requêtes effectuées : les sites Web appelés, les numéros de télé­ hone composés (pour éviter les p appels surtaxés), etc. Un acteur ma­ jeur du secteur l’a testée, bien que dis­ posant déjà d’une application du même type pour valider la conformité des apps qu’il pro­ pose ensuite au public dans son magasin. Il a dû reconnaître les performances très supérieures de la solution de Pradeo, qui a remonté des in­ formations sur le nom du technicien américain ayant fait les tests et l’heure à laquelle ils ont été effectués. Des prouesses qui ont déjà séduit plu­ sieurs grands comptes français, parmi lesquels La Poste, Capgemini et Spie. A priori idéale dans un ­ ontexte BYOD (Bring Your Own Device), cette c technologie devrait rapidement intéresser de nouvelles entreprises et grandes administrations. Intelligemment « marketée », elle pourrait aussi séduire le grand pub­ lic. Une nouvelle pépite, donc, à surveiller de près en espérant qu’un géant américain ne lui mettra pas trop vite le grappin dessus. 2 Les logiciels du marché oct. I de plus en plus instables l y a toujours quelques révélations croustillantes à ré­ colter lorsque l’on dîne avec des DSI. Ce soir, ce sont les grands éditeurs de logiciels qui en prennent pour leur grade. Le discours est sans appel sur la baisse de qualité de leurs logiciels. Tous remettent en cause la façon dont sont « codés » et programmés ces standards du marché. Jugés instables, ces logiciels ont le défaut de manquer de souplesse et de compatibilité une fois interconnectés avec les applications métier de l’entreprise cliente. Les éditeurs font des efforts pour corriger ces défauts, mais 12. 01 business ce ne sont que des pansements. C’est directement dans le code source de l’application qu’il faudrait agir, esti­ ment nos DSI experts. 3 Maîtrise des coûts : adoptez oct. P une méthode scientifique our la plupart des entreprises, c’est le moment des ul­ imes arbitrages budgétaires et Gartner suggère un t raisonnement scientifique pour optimiser leurs ­ alculs en c répartissant les dépenses en trois couches. La première, extérieure, comprend les dépenses liées aux appli­ a­ c tions qui différencient un acteur de ses ­ oncur­ ents, qui c r l’aident à mieux comprendre son marché. Cela cor­ es­ r pond à la partie front office (relations client, décision­ nel, ERP). Inutile de chercher à raboter : c’est dans cette partie qu’une société cherchera des leviers en matière d’innovation et de gains de productivité. Elle veil­era l ensuite à sanctua­ iser ces fonctions en les gardant en in­ r terne autant que possible, une externalisation présent­ ant, selon Gartner, des risques de divulgation de connais­ sances clés vers l’extérieur. La deuxième couche, dite intermédiaire, regroupe les dépenses IT spécifiques au secteur d’activité dans lequel l’entreprise évolue. Rien de plus facile que de les isoler et de les rapporter au bud­ get IT total sous forme de pourcentage. Ces coûts étant partagés par l’ensemble des acteurs d’un marché, il suffit ensuite de se « benchmarker ». Reste la troisième couche, dite inférieure, qui reprend les coûts des fonctions de back office (RH, paie, finance ou bureautique). Celles-ci n’apportent a priori aucune différenciation. Gartner con­ seille donc de diviser le total de ces coûts par le nombre d’employés, puis de comparer ce résultat aux proposi­ tions commerciales des divers prestataires, pour choisir enfin le partenaire le plus pertinent.A vos calculettes ! 7 Le boom numérique oct. L de la relation client ’Association française de la relation client fête ses 15 ans au Théâtre Edouard VII en même temps qu’elle décerne ses récompenses 2013 aux meilleurs sites, stratégies, innovations ou directeurs de la relation client. Parmi les lauréats figurent EDF, Orange, Bouygues Telecom, La Banque Postale ou encore Groupama. A croire que c’est dans les vieux pots que l’on fait les meil­ leures soupes. La surprise vient, en effet, du fait que ces
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    Retrouvez 01 Business en radioet télévision tous les samedis à 20 heures et tous les dimanches à 17 heures convoitées, Alcatel-Lucent félicité puis DSI appelés à imaginer l’entreprise du futur La Banque postale, un des lauréats des Palmes de la relation client 2013 l’immédiateté pour ré­ échir au pro­ rès sur le long terme. fl g Selon eux, tout l’éco­ ystème doit repenser la position du s digital par rapport au monde de demain. Et d’insister sur le caractère éducatif de la mission du DSI. Ils en sont persuadés : l’entreprise numérique entraînera un nouveau leadership managérial. 9 Des pieds d’argile mais oct. L 8 Le digital ne doit pas être oct. A un accélérateur de déviance quoi sert le numérique ? La mou­ ure 2013 de l’as­ t sem­ lée générale annuelle du Cigref, le club des DSI b des plus grandes entreprises et ad­ i­ istrations, a marqué mn plusieurs esprits. Le Cigref donne en effet une nouvelle tonalité à son message. Beaucoup pensaient assister à une confé­ ence où domineraient des propos intelligents r – mais attendus – sur l’évolution de l’entreprise numérique. Mais le moment fort a été l’intervention de deux des vice-­ résidents du Cigref, Bernard Duverneuil (DSI p d’Essilor) et Georges Epinette (DSI des Mous­ uetaires). q Plus que sur la place du DSI dans l’entreprise, ils ont interpellé l’auditoire sur le rôle que doit tenir ce responsable dans la société de demain. Pointant les défauts d’une communication souvent trop angélique sur le digital, ils ont mis en avant les menaces entropiques et anthropiques pesant sur notre vie. « Oui à une culture numérique, mais pas n’importe comment ! » Ils nous ont expliqué que le numérique ne doit pas être un accélérateur de déviance et qu’il faut quitter la tyrannie de e choc fut rude pour les salariés d’Alcatel-­ ucent : L 10 000 suppressions de postes (dont 900 en France), soit 15 % de l’effectif mondial. Michel Combes, qui a pris les rênes du géant des télécoms au mois d’avril, n’avait pourtant pas caché que certaines décisions seraient d ­ ures à prendre. Il recentre aussi le groupe sur deux p ­ iliers, les équipements réseaux (routeurs) et l’accès au très haut débit en fixe (fibre op­ ique) et mobile (4G). t Le paradoxe est que les dirigeants du groupe franco-­ méricain ana noncent 200 embauches. Ce nouvel ef­ ectif devrait renforcer les f é ­ quipes – françaises – de R&D sur les mobi­es et les réseaux de noul velle géné­ ation. Michel Combes r a en effet compris quel potentiel il pouvait tirer d’une grosse équipe de chercheurs. Thomson Reuters vient d’ail­eurs de placer dans sa l toute dernière étude le géant télé­ coms parmi les 100 organisations les plus innovantes au monde. Un classement établi à partir du nombre de brevets déposé. Ne reste plus qu’à doper les ventes. Michel Combes, le président d’AlcatelLucent. 10 Il faudrait être fou oct. F pour dépenser plus ace au succès de « pure players » comme Sarenza, le groupe Eram veut accélérer sa conversion au commerce en ligne. Le distributeur français, qui dispose d’un réseau de 1 650 ma­ asins, s’équipe de la suite logicielle g Oracle Commerce pour créer une plate-forme unique, capable de supporter plusieurs sites commerciaux intégrés pour l’ensemble de ses marques. La mise à disposition d’offres personnalisées et le cross-canal sont au programme dans l’optique de générer des ventes additionnelles et d’améliorer les taux de conversion. fotolia - marta nacimento/rea pour 01 business - sipa a ­ cteurs récompensés pour leur agilité numérique et leurs ­ inno­ a­ ions au service du consommateur sont, pour la vt p ­ lupart, des groupes plutôt tradition­ els de notre éconon mie. Faut-­l comprendre que la transformation numérii que des entreprises françaises est sur la bonne voie ? Sans doute. On notera aussi que pour déployer leurs nouvelles offres, elles font toutes appel à des start up innovantes. Pas d’inquiétude donc, la France numérique est en marche. un cerveau en pleine forme www.01 business.coM .13
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    LE BLOC-NOTES L’Inria récompense le Applepique à Burberry sa patronne, l’ de Frédéric Simottel 14 Des têtes chercheuses OCT. françaises à l’honneur P Anatole Lécuyer (au centre) s’est vu remettre le Prix du jeune chercheur. our la troisième année consécutive, mais pour la première fois en partenariat avec l’Académie des sciences, l’Inria, temple de la recherche en informatique, remet ses prix aux chercheurs français les plus talentueux. Parmi les trois personnalités distinguées figurent un mathématicien, Jean-Michel Morel (lauréat du Grand Prix), expert des univers virtuels ; Anatole Lécuyer (Prix du jeune chercheur) ; une fondatrice de start up, Pascale Vicat-Blanc (Prix de l’innovation). Mais plus que les travaux de ces trois têtes chercheuses françaises, ce qui frappe est que nous n’avons plus affaire à des scientifiques isolés dans leurs laboratoires. Au contraire, ils sont tous en symbiose avec les besoins du marché et des industriels, et c’est d’ailleurs ce que veut récompenser Michel Cosnard, PDG de l’Inria. Jean-Michel Morel, un fondu de théories mathématiques travaille ainsi sur des algorithmes utilisés aujourd’hui par tous les spécialistes du traitement de l’image. Si nos photos numériques personnelles sont plus nettes, les images aériennes et satellites plus précises et l’imagerie médicale plus performante, c’est un peu grâce à lui. Avec Anatole Lécuyer, nous touchons à l’univers des interfaces homme-machine, de la réalité virtuelle et des neurosciences. D’ailleurs, il a déjà réussi à commander des objets numériques sur écran, par la pensée. Quant à Pascale Vicat-Blanc, elle a laissé tomber son statut de directrice de recherche en 2005 pour créer la jeune pousse Lyatiss, spécialisée dans le cloud. Une aventure qui se prolonge aujourd’hui dans la SiliconValley, où elle s’est installée en 2012 avec mari et enfants. 16 Le président de HP France OCT. G adoubé chevalier eneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a elle-même remis à Gérald Karsenti sa décoration de chevalier de la Légion d’honneur. Devant un parterre de DSI et de dirigeants de sociétés IT, la ministre a loué le parcours atypique de ce manager, diplômé de Sciences-Po, de HEC et d’Oxford University, à la fois chercheur, enseignant, écrivain et blogueur. Le président de HP France, pour sa part, a vanté tous les mérites de notre pays tant dans la formation que dans la recherche. Tout est en place, selon lui, pour réussir à transformer la France et lui redonner son rayonnement à l’international, grâce notamment au digital. Un discours qui a pu faire regretter à Geneviève Fioraso de ne pas avoir le numérique sous sa coupe. 17 Burberry voit sa PDG OCT. C filer chez Apple ela fait un moment que les grands manitous du marketing d’Apple pactisent avec leurs homologues de la mode et du luxe. Soucieuse de continuer à se distinguer des autres marques high-tech, la firme s’était un temps associée aux élucubrations des décideurs de LouisVuitton, eux-mêmes inquiets de se retrouver un jour noyés au milieu d’autres marques de luxe. C’est en confrontant ainsi ses idées qu’aujourd’hui, Angela Apple met au point le deAhrendts, ex-PDG de sign de ses futurs produits, Burberry, va optimise la relation avec croquer la ses (plus riches) clients, pomme. ou encore renouvelle la gestion de ses magasins physiques ou en ligne. Rien d’étonnant dès lors, que ces discussions finissent par aboutir à des unions et que l’on apprenne qu’un ex-vice-président des jeans Levi’s ou un ancien PDG de SaintLaurent décident de rejoindre la marque à la pomme. C’est au tour d’Angela Ahrendts, l’actuelle PDG de Burberry, de suivre ce chemin en prenant la direction du commerce de détail et des boutiques en ligne d’Apple. Elle arrive forte de son succès chez Burberry puisque l’enseigne anglaise, aujourd’hui parmi les leaders mondiaux du luxe en ligne, est omniprésente sur les réseaux sociaux, et diffuse ses défilés sur Internet.Think Luxury Different ! 10. 01 BUSINESS 01B_2176_010_011_Bloc-note.indd 10 10/12/13 16:53
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    RETROUVEZ 01 BUSINESS ENRADIO ET TÉLÉVISION TOUS LES SAMEDIS À 20 HEURES ET TOUS LES DIMANCHES À 17 HEURES se les meilleurs chercheurs en informatique, e, l’Elysée reçoit les dirigeants du numérique OCT. blacklister le Blackberry N e jetez pas vos smartphones Blackberry, clament en cœur trois invités de l’émission 01Business, diffusée sur l’antenne de BFM Business. Non seulement aucun d’eux ne se dit prêt à abandonner son propre terminal Blackberry pour céder aux sirènes d’Apple ou d’Android, mais ils recommandent aux fidèles de la marque canadienne RIM de ne pas céder à la panique. Certes le dernier terminal n’est pas une réussite, mais de l’avis de tous, il faut accorder une seconde chance au spécialiste de la messagerie mobile en ligne. 21 Les Européens sous-estiment OCT. L les risques de cybercriminalité ’indicateur Cyber Diagnostic Tool, créé par le courtier en assurances AON, a été conçu pour aider les directeurs du risque de grands groupes et administrations à mieux identifier et comprendre le degré d’exposition de leurs entreprises face aux menaces cybercriminelles. Sa dernière mesure révèle que celles-ci sont encore largement sous-estimées en Europe par rapport aux Etats-Unis. Les dangers liés aux délits informatiques tels que le piratage, la propagation de virus ou de codes malveillants n’apparaissent qu’en 19e position au rang européen, alors qu’ils sont à la 8e place pour les sociétés américaines. C’est sans doute pour cela que les dernières révélations de l’affaire Snowden en France et la découverte, non pas des écoutes elles-mêmes – ça tout le monde le savait – mais de leur ampleur, n’ont ébranlé que très modérément les entreprises françaises. Ce qui expliquerait aussi le manque de moyens mis en place en Europe pour se protéger. 22 Des tablettes de plus en plus OCT. B envahissantes ranle-bas de combat sur le marché des tablettes. Trois événements se sont succédé en moins de vingtquatre heures, et non des moindres : la sortie commerciale de Surface 2 de Microsoft, l’annonce de l’ardoise Lumia 2520 de Nokia et, enfin, la présentation de l’iPad Air, le dernier-né d’Apple. Au-delà des performances et des caractéristiques intrinsèques de chacun de ces produits, il faut surtout retenir leur progression fulgurante sur le marché des outils nuAvec l’iPad Air mériques. De 20 millions en et le nouvel 2010, il s’écoule aujourd’hui iPad mini, plus de 227 millions de taApple repart à l’attaque d’un blettes (dont 170 millions juteux marché. d’iPad, soit 60 % du marché) et IDC prévoit la vente de 407 millions d’unités en 2017. La courbe du marché des PC, elle, suit le chemin inverse. Certes, les constructeurs tentent d’endiguer ce phénomène en proposant de plus de plus de produits hybrides, mais les jeux sont clairement faits. Et c’est là tout le problème des entreprises. La gestion d’un parc informatique n’est plus un long fleuve tranquille. Maintenant que de nombreux collaborateurs apportent leurs outils personnels au bureau – c’est le BYOD – les DSI font face à de nouveaux dilemmes. Il faut repenser la sécurité, le stockage des données, l’accès aux applications et le budget. Quand il est question de poste de travail, l’innovation n’est plus uniquement une problématique de constructeurs. 23 François Hollande croit aux OCT. E vertus de l’économie digitale n préambule du Conseil européen du numérique qui se tenait les 24 et 25 octobre derniers, François Hollande et sa ministre Fleur Pellerin ont reçu une dizaine de patrons du secteur digital. Parmi les convives figuraient Jamal Labed, président de l’Association française des éditeurs de logiciels et solutions Internet (Afdel), Pierre Louette (Fédération des télécoms), Benoît Thieulin (Conseil national du numérique), Octave Klaba (OVH), Jacques-Antoine Granjon (Vente privée) ou encore Guy Mamou-Mani (Syntec numérique). Cette élite est certainement bien placée pour aborder, avec le président de la République, des thèmes comme la politique industrielle et la fiscalité du numérique, ou encore le big data. François Hollande a ainsi pu toucher de près les modèles d’affaire de demain. Mais pour que nos politiques comprennent vraiment les atouts du digital, il serait temps d’ajouter à la liste des invités des managers d’entreprises plus traditionnelles en train de revisiter complètement leur business model en s’appuyant sur le numérique. Ce jour-là, un vrai virage sera pris. INRIA - TOM STOCKILL/THE GUARDIAN/SIPA - DR ngela ndts, DG de ry, va uer la mme. 19 Il est un peu trop tôt pour WWW.01 BUSINESS.COM .11 01B_2176_010_011_Bloc-note.indd 11 10/12/13 16:53
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    LE BLOC-NOTES Les Français en ÉricBantegnie, un héros numérique de Frédéric Simottel 18 Mesurer « l’évasion » OCT. des logiciels hors de la DSI I ls sont une soixantaine de DSI à participer à la conférence « Morning 01, spécial cloud ».Tous vivent plutôt bien l’adoption du « nuage », qui conforte d’ailleurs leur légitimité. Le cloud les pousse à mieux connaître leurs directions métier. « Quand les métiers vont chercher euxmêmes des services dans le cloud, nous laissons faire mais nous les avertissons du risque de brader les données, des obligations légales et sociales, etc. Nous revenons alors rapidement dans la boucle et jouons un rôle de conseiller », confie l’un des intervenants de la conférence. Un autre participant a, lui, mis en place un indicateur baptisé « mesure de l’évasion ». Une fois repérés le besoin de la direction métier et l’outil cloud auquel elle a fait appel de son propre chef, le DSI évalue l’opportunité technique, financière et d’usage de cette application, puis choisit de l’incorporer – ou pas – dans le catalogue des services offerts par la DSI.Visiblement, ça marche. 25 Une love story OCT. informatique S L’Angleterre, un des terrains de jeu favoris de Capgemini et Steria. i les politiques britanniques affichent une certaine défiance vis-à-vis de leurs homologues français au pouvoir, les relations sont tout à fait différentes avec les grands patrons.Après l’annonce de la fourniture à l’Angleterre de deux réacteurs nucléaires EPR par Areva, c’est au tour de Capgemini et de Steria de soigner leur anglais. Certes, le pays d’Albion figure déjà parmi les terrains de jeu favoris de nos deux Français. Mais il est réjouissant de voir, en ces temps d’incertitude économique, de grands contrats venir remplir les poches des industriels de l’IT hexagonal. Capgemini va donc s’occuper pour les cinq prochaines années de toute l’assistance informatique mondiale – notamment la gestion et le support des services SAP – de Centrica, l’un des géants britanniques de l’énergie. Steria, quant à lui, remporte le plus gros contrat de son histoire, portant sur la transformation des services administratifs (RH et achats) du gouvernement britannique. Il s’appuie sur une plate-forme informatique intégrant des technologies de business intelligence et de big data. Evalué à plus d’un milliard de livres sterling sur dix ans, ce projet s’inscrit dans un vaste plan de réforme de la fonction publique anglaise. Le joint-venture mis en place (75 % pour Steria) va employer 1 200 personnes. Il devrait faire économiser de 400 à 600 millions de livres sterling par an au contribuable britannique. Si ces résultats sont atteints, Steria pourrait encore étendre son champ d’action. De quoi donner des idées de ce côté-ci de la Manche. 27 Le président de l’Afdel OCT. U adoubé chevalier ne nouvelle Légion d’honneur dans le secteur informatique. Fleur Pellerin a remis les insignes de Chevalier à Jamal Labed, cofondateur d’Easyvista, éditeur de logiciels, et président de l’Afdel (Association française des éditeurs de logiciels et solutions Internet). La ministre a salué son parcours exceptionnel, et voit aussi en lui un modèle « pour tous ceux qui veulent fonder leur entreprise, et notamment les jeunes qui viennent des quartiers populaires ». Fleur Pellerin a rappelé que la société Easyvista recrutait de nombreux jeunes des quartiers populaires de Seine-Saint-Denis, où elle est implantée depuis des années. 28 Éric Bantegnie, l’homme fort OCT. M de « l’embarqué » français obiles, Internet des objets, véhicules connectés, robotique, aérospatial, etc., les systèmes embarqués sont au cœur de toute l’industrie. Coup de chance, l’Hexagone est plutôt bien placé dans ce domaine. Les Assises de l’embarqué ont d’ailleurs eu lieu en présence d’Arnaud Montebourg, venu ouvrir les débats. Cette filière fait partie des 34 initiatives de relance industrielle poussées par le gouvernement. Eric Bantegnie en est le chef de projet. L’occasion de mettre en lumière ce polytechnicien, ingénieur des Mines, homme fort de l’embarqué dans notre pays. Une personnalité trop méconnue des grands médias et qui ne ménage pas ses ef- Eric Bantegnie est l’actuel forts et son énergie pour PDG d’Esterel Technologies. 10. 01 BUSINESS 01B_2177_010_011_Bloc-notes.indd 10 07/11/13 12:14 p t
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    pleine love storyavec les Anglais, trop méconnu, Criteo entre au Nasdaq porter haut et fort les couleurs – tricolores – de ce secteur de haute technologie. Actuel PDG d’Esterel Technologies, éditeur français d’outils de développement de systèmes et logiciels embarqués critiques, Eric Bantegnie est à l’initiative d’associations, GIE et autres think tank. Il vient d’ailleurs d’être élu président d’Embedded France, une association créée en septembre par Syntec numérique, Aerospace Valley, Cap’tronic, Images & Réseaux, Minalogic et Systematic Paris-Région. Cette nomination intervient juste après la publication du rapport Potier sur le logiciel embarqué, un filon à suivre pour l’industrie hexagonale. 29 L’impression 3D doit passer OCT. N en mode accéléré on, l’Hexagone n’est pas particulièrement en avance dans le domaine de l’impression 3D », confie Eric Carreel, cofondateur de Sculpteo (et deWithings, spécialiste de l’Internet des objets), lors de l’émission 01 Business sur BFM Business. Ces technologies figurent pourtant parmi les innovations qui vont profondément bouleverser nos industries d’ici cinq à dix ans. L’impression 3D aide à produire des objets à la demande, à fabriquer autrement des pièces plus légères, pour le secteur aéronautique notamment, et permet enfin de concevoir des objets personnalisés pour le grand public. Il y a quelques mois, en pleine affaire Dailymotion, Arnaud Montebourg avait d’ailleurs soutenu un industriel du secteur, l’entreprise Gorgé – dont le PDG Raphaël Gorgé était invité dans l’émission – à reprendre le fabricant d’imprimantes industrielles 3D Phidias pour ne pas laisser filer cette technologie à l’étranger. Il faut poursuivre l’effort. 30 Une pépite française OCT. C en Bourse... Co-co-Criteo ! ’est fait ! Huit ans après sa création, Criteo entre au Nasdaq, la Bourse américaine de valeurs technologiques. D’entrée, la pépite française, spécialisée dans le reciblage publicitaire sur Internet, a été valorisée près de 2 milliards de dollars ! Pas mal pour une ETI (entreprise de taille intermédiaire) d’environ 800 personnes, dont le chiffre d’affaires atteignait 65 millions d’euros en 2010 et devrait dépasser les 400 millions cette année. Une nouvelle étape marquante également dans la vie de Jean-Baptiste Rudelle, cofondateur de Criteo, qui, grâce à cette introduction en Bourse, devrait réussir à lever plus de 250 millions d’euros. Cette manne est la bienvenue pour relever les nombreux défis qui se présentent : développement de la solution logicielle sur les mobiles, concurrence de plus en plus sévère – de Google notamment –, menace sur le business model de Criteo par rapport à l’évolution de la réglementation liée à la protection des données personnelles. Mais ne nous alarmons pas trop vite. Criteo dispose de tout l’arsenal de la réussite vanté par tous. Il s’agit d’une entreprise innovante, travaillant sur une technologie de pointe (plus de 300 informaticiens, mathématiciens et spécialistes du marketing, soit 40 % de l’effectif). Criteo sait « marketer » son innovation. Il est implanté à l’international : 85 % du chiffre d’affaires sont réalisés hors de nos frontières. Un exemple à suivre. Jean-Baptiste Rudelle, cofondateur de Criteo, un ambassadeur de l’excellence informatique et mathématique française. 4 Que faire des données NOV. E personnelles de ses clients ? nfin un peu de concret dans le monde impitoyable de la collecte de données personnelles et de la relation client. L’Association française des correspondants à la protection des données à caractère personnel (AFCDP) publie un guide pratique à destination des correspondants informatique et libertés (CIL). Cet outil opérationnel vise à identifier les points clés d’un projet de mise en place d’un outil de CRM, du point de vue de la loi informatique et libertés. Pratique, ce guide s’inspire de retours d’expérience d’acteurs de la vente à distance comme La Redoute, 3 Suisses, Fnac ou Nespresso. FOTOLIA - DR - CRITEO n ue RETROUVEZ 01 BUSINESS EN RADIO ET TÉLÉVISION TOUS LES SAMEDIS À 20 HEURES ET TOUS LES DIMANCHES À 17 HEURES WWW.01 BUSINESS.COM .11 01B_2177_010_011_Bloc-notes.indd 11 07/11/13 12:14
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    LE BLOC-NOTES La Redoute rate ontété attribués, Thierry Breton de Frédéric Simottel 12 La Redoute aurait dû NOV. s’inspirer d’Amazon A Sans investissement, pas de modernisation. Et pas d’avenir ! ccumulant des pertes depuis sept ans, La Redoute plonge dans la crise et s’apprête à supprimer 700 postes. Martine Aubry, maire de Lille, et voisine de Roubaix où est implanté le vépéciste, réclame des comptes à son propriétaire, François-Henry Pinault : « Il n’y a pas eu les investissements nécessaires à la formation des salariés pour moderniser l’informatique et la logistique. » Experts et analystes se ruent sur le moribond. « Le virage Internet avait pourtant été bien négocié », affirme l’un d’entre eux. Faux ! Certes, l’entreprise réalise plus de 70 % de ses ventes en ligne, mais c’est bien sa seule réussite numérique. La Redoute a trop longtemps considéré Internet comme un simple canal de vente supplémentaire, alors qu’elle aurait dû se concentrer sur l’écosystème du monde connecté. Plutôt que de lorgner sur la concurrence, celle des 3Suisses notamment, La Redoute devrait copier Amazon. Optimiser sa relation client et, surtout, créer son modèle d’organisation au fur et à mesure de son activité. Investir massivement pour moderniser ses entrepôts et être capable de livrer dans la journée. Certes, l’Américain affiche un déficit de 30 millions de dollars pour son dernier trimestre – le coût du risque –, mais son avenir apparaît plus serein. 15 Trois ans pour imaginer la NOV. C voiture connectée de demain ’est en coopérant que nous serons plus forts. L’Institut de recherche technique (IRT) francilien SystemX applique cette maxime à la lettre en lançant le projet ELA (Electronique et logiciel pour l’automobile). L’objectif est de répondre aux nouveaux défis posés par la voiture connectée et les systèmes d’assistance à la conduite. Durant trente-six mois, une quinzaine d’ingénieurs issus de constructeurs et équipementiers (Renault, PSA, Valeo...), d’acteurs du numérique (Intempora, Openwide, Kalray) et de partenaires académiques (CEA, Estaca, Télécom Paristech, Université Paris-Sud) plancheront sur les nouvelles architectures de l’électronique embarquée dans l’automobile. Ils devront acheter ou développer de nouveaux composants logiciels, puis valider leurs résultats via un démonstrateur qui mettra en œuvre la navigation et les aides à la conduite connectées, tout en respectant les enjeux de sécurité (système d’urgence automatique e-call, système de communication entre voitures car to car...). Contact, moteur ! 18 BFM Business NOV. L célèbre le numérique a veille du succès de l’Equipe de France de football, c’est la réussite des entreprises que la chaîne de télévision et de radio BFM Business a choisi de célébrer, en décernant pour la neuvième année consécutive ses BFM Awards à la Salle Gaveau (Paris). La soirée était à peine lancée que l’on regrettait que, parmi les prix, ne figure pas un Trophée de l’entreprise numérique. Une déception vite effacée tant les récompenses 2013 ont mis le digital à l’honneur. Jean-Baptiste Rudelle, PDG de Criteo, a été élu entrepreneur de l’année. Tandis qu’Aldebaran Robotics et Withings recevaient, ex æquo, le prix Révélation de l’année. C’est ainsi. Le numérique irrigue tellement notre économie et notre industrie qu’il devient inutile de le distinguer comme un secteur à part. Même Bernard Arnault, élu Manager 2013, y est allé de son couplet, racontant comment Steve Jobs, cherchant à se démarquer des traditionnelles marques high-tech, en était venu à installer à plusieurs reprises ses boutiques Apple à deux pas des magasins de la marque LVMH. « On pouvait ainsi admirer les iPhone, iPod et autres iPad sur les plus belles avenues du monde. » 18 Cent une minutes, NOV. E et autant de projets lire le meilleur cuisinier, pâtissier, chanteur ou aventurier de France, comme à la télévision, c’est bien. Dénicher l’entrepreneur du futur, c’est mieux ! C’est ce qu’ont compris Jacques-Antoine Granjon, cofondateur de Ventes-privées.com, Marc Simoncini, président du fonds Jaluna et fondateur, entre autres, de Meetic, ainsi que Xavier Niel, le patron de Free. Ils viennent ainsi d’accorder une aide de 25 000 euros par projet à une centaine de néo-entrepreneurs. Tous disposaient d’une minute pour convaincre le redoutable trio. Neuf heures de 12. 01 BUSINESS 01B_2178_012_013_Bloc-notes.indd 12 21/11/13 18:09 l d
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    le virage du2.0, les BFM Awards défend son Schengen des données 20 Thierry Breton veut que nos NOV. I Marc Simoncini (à gauche), Jacques-Antoine Granjon et Xavier Niel. stand-up entrepreneurial sur la scène du Théâtre de Paris (qui, d’ailleurs, appartient à Jacques-Antoine Granjon) et à l’arrivée,cent une minutes pour identifier 101 projets, numériques dans leur grande majorité. Les trois parrains sont sortis enthousiastes et revigorés de cette séance marathon. « Un infini de passions peut tenir dans une minute », a écrit Gustave Flaubert. « Nous avons eu la chance de recevoir un coup de pouce de notre cercle familial à nos débuts. Nous avons voulu recréer des conditions un peu similaires afin d’aider des jeunes à se lancer. » Une initiative qui rejoint celle de l’émission BFM Académie, créée par BFM Business pour dénicher les futures pépites. Il est temps de s’inscrire. données restent près de nous nterrogé à l’occasion de l’enregistrement de l’émission 01Business sur BFM Business (diffusée le 23 novembre, en replay sur bfmbusiness.fr et 01business.com, et le 28 novembre dans le magazine papier),Thierry Breton a clarifié son projet de Schengen des données . Le PDG d’Atos, ex-ministre de l’Economie et des Finances, est persuadé que ce qui va créer l’innovation en France sera lié à la proximité que nos entreprises auront avec les données de toutes. Il s’agit de définir un environnement réglementé concernant leur circulation en Europe. Mais aussi d’organiser des espaces de traitement et de stockage des informations. Autant dire, réfléchir à une démarche d’industriel. « Il en va de notre souveraineté en la matière », conclut Thierry Breton. 22 SAP se découvre NOV. U le pied marin ne première. L’un des leaders mondiaux du transport maritime de porte-conteneurs, CMA CGM, fait appel à SAP pour codévelopper son système d’information. Le logiciel de l’éditeur allemand aura à gérer 429 navires, 18 000 salariés répartis dans 150 pays et un chiffre d’affaires de 16 milliards de dollars en 2012. Il s’agira de bâtir « la première solution entièrement adaptée au transport maritime à même d’assurer la prise François Hollande, en charge des marchandises, depuis leur stockage dans NOV. bêtatesteur de Hoox les ports, puis à bord des navires, jusqu’à leur transport, otre président de la République, lors de leur transbordement et leur déchargement. Soit quelque sa visite officielle au Proche-Orient 3,36 millions de commandes annuelles. accompagné de plusieurs ministres, aurait Prévu pour être déployé à partir de fin pu profiter de l’occasion pour tester, en 2015, ce système d’information unique avant-première, le dernier smartphone concernera l’ensemble du groupe, toutes hautement sécurisé de Bull, baptisé filiales et activités confondues. Une Hoox. Destiné aux professionnels – il solide carte de visite pour SAP dans le coûte la bagatelle de 2 000 euros –, ce domaine du transport maritime. Une téléphone, qui fonctionne sous nouvelle preuve également de la tenAndroid, est capable de chiffrer dance de l’IT du moment : le codéveles conversations de son proloppement fournisseur-client. SAP a priétaire mais aussi les réponses déjà mené ce type de collaboration de l’interlocuteur (si ce dernier avec Danone. CMA CGM est, lui dispose du même terminal, bien aussi, un habitué, puisqu’il gère Après le Blackberry, sûr). Les premières livraisons sont depuis deux ans une filiale comle Hoox, smartphone prévues en janvier 2014. mune avec IBM. hautement sécurisé. 19 N ? MAXPPP - AFP - BULL n RETROUVEZ 01 BUSINESS EN RADIO ET TÉLÉVISION TOUS LES SAMEDIS À 20 HEURES ET TOUS LES DIMANCHES À 17 HEURES WWW.01 BUSINESS.COM .13 01B_2178_012_013_Bloc-notes.indd 13 21/11/13 18:10
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    LE BLOC-NOTES La reconquête Hollande devientbusiness angel, de Frédéric Simottel 21 Une reconquête industrielle NOV. très pragmatique L a première réunion de la commission cloud, qui figure parmi les 34 plans de reconquête industrielle de la France voulue par Arnaud Montebourg, s’est tenue à Paris. Encadré par Thierry Breton, PDG d’Atos, et par Octave Klaba, fondateur de l’hébergeur OVH, ce groupe de travail réunit quelques-uns des principaux acteurs du cloud dans l’Hexagone. Les grands axes de réflexion de ces experts concernent la sécurité. Que faire, en effet, pour que les entreprises clientes aient pleinement confiance en l’informatique en nuage et que la sécurité ne soit plus un débat ? Un deuxième sujet porte sur le pouvoir de la puissance publique à jouer un rôle d’accélérateur. La fiscalité, le prix de l’énergie, et l’interaction à mener entre cloud et grand public sont également au programme de la commission cloud. Ces mesures semblent intéressantes car elles sont loin des grandes phrases que l’on entend souvent sur ce type de projet. Elles allient le pragmatisme des témoignages terrain aux réalités business et technologiques. 22 Le pessimisme lucide NOV. Pour Jim Snabe, patron de SAP, la compétitivité de l’Europe passe par l’innovation. A du PDG de SAP ujourd’hui, la création de valeur dans notre économie ne peut plus être le fruit des seuls spécialistes IT comme cela a été le cas ces dernières années, explique avec lucidité Jim Snabe, coprésident de SAP de passage à Paris (et qui quittera bientôt son poste) Toutes les entreprises, tous secteurs confondus, sont désormais concernées. Elles créeront de la valeur au fur et à mesure que les technologies numériques prendront de l’importance dans les produits et services qu’elles offriront.Toutes les industries verront ainsi leurs modèles économiques remis en cause au cours des dix prochaines années. Cela signifie que leurs dirigeants doivent davantage s’impliquer dans le digital et que les DSI prennent en charge cette digitalisation. » Plus pessimiste, Jim Snabe ajoute : « Je suis inquiet pour l’avenir de l’Europe. Coincé entre la Silicon Valley et l’Asie, deux régions actuellement en pointe en matière d’innovation, le Vieux Continent est miné par ses niveaux de salaires et le coût de son énergie. Sa compétitivité ne peut être assurée que par l’innovation et la recherche. » 26 Le marquis de Louvois NOV. D n’a pas mérité ça ! es bugs en série ont eu raison du projet Louvois – le Logiciel unique à vocation interarmées de la solde –, autrement dit l’application chargée de gérer la paie de nos militaires. Ce programme a été baptisé ainsi en mémoire du marquis de Louvois. Ce ministre de Louis XIV décréta que les soldats devaient cesser toute forme de pillage et qu’en récompense de leurs devoirs militaires, une solde leur serait versée. Détesté des officiers, il dénonça également avec véhémence leur absentéisme. Ce ne sont ni le pillage, ni l’absentéisme des militaires qui sont aujourd’hui mis en cause, mais plutôt une désorganisation complète dans l’installation du logiciel Louvois. Un programme bâti sans suffisamment prendre en compte les exigences des directions métier, comme disent les civils. Un projet où ont été confondues vitesse et précipitation, où le manque de spécialistes comptables, RH ou techniques s’est révélé flagrant. L’organisation de départ était défaillante et par on ne sait quel miracle, les hauts gradés s’imaginaient qu’un logiciel allait tout résoudre. Un fiasco qui risque de coûter plusieurs centaines de millions d’euros aux contribuables. Et si certains pensent qu’il est plus raisonnable, d’un point de vue médiatique, de tout redémarrer à zéro, d’autres estiment qu’une mise à niveau des bases de données RH et une formation plus qualifiée pour le personnel auraient permis de réparer une très grosse partie des dégâts. 29 Gardez-moi de mes amis, NOV. L je m’occupe de mes ennemis a France fait l’objet de dénigrement à l’étranger. Son image est si détestable qu’IBM France se retrouve en concurrence avec d’autres filiales du géant américain. Selon un salarié de Big Blue rencontré au hasard d’une conférence,Allemands, Hollandais et Belges abusent du french bashing pour s’attirer les faveurs du siège américain, lors de la négociation de contrats internationaux. 12. 01 BUSINESS 01B_2179_012_013_Bloc-notes.indd 12 05/12/13 19:16 i l
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    industrielle passe parle cloud, le Printemps se met au multicanal 3 Le Printemps électronique DÉC. François Hollande consacrera 250 millions d’euros à cette initiative. 2 Quand l’État devient DÉC. business angel N os ministres Fleur Pellerin et Arnaud Montebourg en ont assez de voir la France pointer à la 17e place en termes d’innovation. Ils veulent montrer au monde que le moteur de l’innovation hexagonale va se remettre à rugir. François Hollande lance donc le « concours mondial d’innovation ». Objectif : repérer une centaine de projets innovants, dans les sept domaines identifiés par le rapport de la Commission Innovation 2030, présidée par Anne Lauvergeon (le big data est le seul des sept à être 100 % numérique). Les 100 programmes sélectionnés, tous secteurs confondus, recevront d’ici au printemps 200 000 euros chacun. Une aide supplémentaire de 2 millions sera octroyée à 30 d’entre eux, en septembre 2014. « Nous retiendrons des projets d’entreprise ou de R&D, mais aussi de création d’entreprise, même s’ils utilisent des technologies pas forcément matures », précise Olivier Lluansi, conseiller énergie et industrie de la présidence de la République. Le clap final du concours est prévu en 2016. L’Etat s’engagera à hauteur de plusieurs millions d’euros en prenant des participations, ainsi qu’en favorisant la prise de commandes publiques. « L’idée est de dénicher les innovations de rupture qui dessineront notre horizon industriel de demain », explique Emmanuel Macron, secrétaire général adjoint de l’Elysée. Cette initiative, dont le montant global s’élève à 250 millions d’euros, soulève de nombreux commentaires parmi les business angels. Selon eux, ce n’est pas le rôle de l’Etat d’agir ainsi. Ils préféreraient que les efforts portent sur la flexibilité du code du travail ou sur une fiscalité mieux adaptée aux modèles des start up. I est arrivé l n’y a pas que les vitrines de Noël du célèbre magasin, dont le vaisseau amiral se trouve sur les grands boulevards à Paris, qui attirent les regards ; la boutique en ligne fait également peau neuve. Le fonds qatari Divine Investments, nouveau propriétaire du Printemps, vient de finaliser le rachat du pure player Placedes tendances.com. Ce site marchand, qui appartenait à TF1 et aux deux fondateurs, distribue 200 marques de mode. Mais contrairement aux spécialistes du discount et aux sites de ventes privées, il vend les nouvelles collections au prix magasin. Sa force : livrer en moins de trois heures dans Paris. Pour le Printemps, ce rachat marque le véritable début de sa stratégie multicanale. Avec une chute du marché textile de 14,4 % entre 2007 et 2012, et une croissance des ventes en ligne de 11 % sur la même période – certes avec des volumes moindres – (source : IFM Printemps), les nouveaux propriétaires ont compris qu’une simple présence marchande en ligne ne suffisait pas. Leur stratégie doit désormais être « omnicanale », sans couture entre les magasins physiques et le Web. 4 Open data : déjà 150 projets DÉC. F recensés et 25 primés rédéric Mazzella, fondateur du site de covoiturage en ligne Blablacar, a eu bien du mal, cette fois-ci en tant que président du jury du concours Dataconnexions, à dénicher les meilleurs projets open data. Pour cette 4e édition, 64 dossiers ont été présentés. Un succès pour HenriVerdier, le dynamique patron de la mission Etalab, qui organise ce concours. Parmi les primés figurent des services grand public comme Open Food Facts (informations sur les produits alimentaires via un code-barres lu par un smartphone), Vamos a la L’appli Vamos playa (qualité des plages), ou encore a la playa délivre la géniale application Guido. Cette des infos dernière transmet aux passagers sur la qualité des plages. des informations culturelles, historiques ou touristiques tout au long d’un voyage en voiture sur l’autoroute. Pour les professionnels, citons Leveilleur.fr, un moteur de recherche qui scrute en permanence toutes les commandes publiques en cours. NIAZMAN/REUTERS - YOAN VALAT/POOL/REUTERS - FOTOLIA e , RETROUVEZ 01 BUSINESS EN RADIO ET TÉLÉVISION TOUS LES SAMEDIS À 20 HEURES ET TOUS LES DIMANCHES À 17 HEURES WWW.01 BUSINESS.COM .13 01B_2179_012_013_Bloc-notes.indd 13 05/12/13 19:17