COMPRENDRE
Séquence 2

Cohésion de la matière
     en chimie
Plan de la séquence 2
1.        Solide ionique.
     a.      Description
     b.      Cohésion du cristal ionique
2.        Solide moléculaire.
     a.      Electronégativité
     b.      Polarité d’une molécule
     c.      Interaction de Vander Waals
     d.      Liaison hydrogène.
3.        Conservation de la matière lors d'une dissolution.
     a.      Polarité d’un solvant
     b.      Dissolution d’un solide ionique
     c.      Dissolution d’un solide moléculaire
     d.      Concentration d’un ion en solution
4.        Transformation physique d'un système par transfert thermique.
1. Solide ionique
a. Description
  Un cristal est une structure ordonnée.
  Les solides ioniques sont constitués de
  cristaux dans lesquels les ions sont agencés
  suivant des structures bien identifiées.
  Exemples : le chlorure de césium cristallise
  dans la structure cubique centrée, le
  chlorure de sodium possède une structure
  cubique face centrée.
Structure cubique centrée




http://en.wikipedia.org/wiki/File:Rubidium-chloride-CsCl-   http://www.pearson-
structure-3D-ionic.png                                      studium.de/books/3827370597/cd01/Gallery/Images/Crysta
                                                            l/F38b.gif
Structure cubique face centrée




http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b6/Sodi   http://www.chemhume.co.uk/ASCHEM/Unit%201/Ch3IM
um-chloride-3D-vdW.png                                    F/Chemical%20Struct.htm
Le solide ionique est constitué de cations et
d’anions. Il est électriquement neutre.
On appelle maille le motif le plus petit
représentatif du cristal.
 Dans une maille de chlorure de césium, l’ion
  Cs+ intervient totalement alors que les 8 ions
  Cl- ne participent que pour 1/8ème.
  Ce qui explique la formule statistique de ce
  solide : CsCl.
 Même raisonnement pour le fluorure de
  calcium constitué des ions Ca 2+ et F- . Tout
  cristal doit être électriquement neutre  sa
  formule statistique CaF2 .
Modèles éclatés




                      NaCl                                                        CsCl
http://musingsofanaspiringpolymath.blogspot.com/2010/07   http://cnx.org/content/m15058/latest/
        /on-general-uselessness-of-anecdotal.html
b.   Cohésion dans le cristal ionique

 La cohésion est assurée par les interactions
  électrostatiques entre les ions.
 Chaque ion est soumis aux forces
  coulombiennes exercées par les ions voisins.
  Il s’agit de liaisons ioniques.
  Les cations Na + , Ca 2+ , Al 3+ ont pour
  charges respectives : e, 2e et 3e.
  Les anions F - , O 2- ont pour charges
  respectives : - e et -2e.
2. Solide moléculaire
 a. Electronégativité
   L’électronégativité est une grandeur
   relative et positive qui traduit
   l’aptitude d’un atome à attirer les
   électrons qui l’associent à d’autres par
   liaison covalente.
   Linus Pauling (1932) a établit une
   échelle d’électronégativité des atomes
   des éléments chimiques.
http://www.angelo.edu/faculty/kboudrea/general/shapes/00_lewis.htm
http://faculty.njcu.edu/tpamer/gilbert-lessons/lesson5/gilbert6-5.htm
   Une liaison entre deux atomes est polarisée
    si leurs électronégativités sont différentes.
    Dans ce cas les charges portées par les
    atomes sont partielles on les note :
     - portée par l’atome le plus
       électronégatif,
     + portée par l’atome le moins
       électronégatif.
b.      Polarité d’une molécule
    Un dipôle électrique est
     constitué de deux charges
     électriques ponctuelles, +q
     et –q, séparées d’une
     distance d.
F2 : apolaire
LiF : plus polaire que HF
F2 : apolaire
LiF plus polaire que HF



       c. Interaction de Vander Waals

         La cohésion dans les solides moléculaires
          peut être assurée par les interactions entre
          des dipôles électriques permanents ou
          instantanés. Il s’agit d’interactions entre les
          nuages électroniques : interactions de
          Vander Waals.
         Ces interactions peuvent également
          intervenir dans les liquides, plus rarement à
          l’état gazeux, car les molécules sont trop
          éloignées.
d.      Liaison hydrogène
    C ’est une interaction entre
     un atome d’hydrogène lié à
     un atome électronégatif et
     un autre atome portant un
     doublet non liant, aussi
     électronégatif. Exemples :
    Formation du dimère de
     l’acide (acétique ou)
     éthanoïque.

                                    http://chem.sci.utsunomiya-u.ac.jp/v13n2/16Vargas-
                                    Gonzalez/Vargas-gonzalez.html
Cohésion de la structure en hélice de
l’ADN                                                            Cohésion de l’eau à l’état liquide ou
http://courses.biology.utah.edu/horvath/biol.3525/1_DNA/Fig2/G   solide.
uinness%20Step%2068%20Figure%202                                 http://www.lakelandschools.us/lh/lburris/pages/bonds.htm
3.     Conservation de la matière lors
       d'une dissolution.
a. Polarité d’un
   solvant
b.   Un solvant constitué
     de molécules polaires
     est polaire.
c.   Exemples : méthanol
     :
     CH3OH, dichloromét
     hane :
     CH2Cl2, diméthylsulf
     oxyde :
Solvant apolaire
a.   Un solvant constitué
     de molécules
     apolaires est apolaire.
b.   Exemples :
     tétrachlorométhane :
     CCl4 ; cyclohexane :
     C6H12.
     Remarque : une
     molécule apolaire
     peut contenir des
     liaisons
     polarisées, CCl4 par
     exemple.
b.    Dissolution d’un solide ionique

    La dissolution d’un solide ionique peut se
     décomposer en 3 phases.
      Dissociation : ruptures des liaisons ioniques
      Solvatation : les molécules du solvant
       interagissent aves les ions isolés. Si l’eau est
       le solvant, il s’agit d’une hydratation.
      Dispersion : les ions solvatés se répartissent
       dans l’ensemble de la solution par diffusion
       ou sous l’effet de l’agitation.
Ecriture de l’équation de dissolution dans l’eau

  NaCl(s)               Na+(aq) + Cl-(aq)

  FeCl 3(s)             Fe3+(aq) + 3 Cl-(aq)

  (CuSO4, 5H2O)(s)         Cu2+(aq) + SO42-(aq)

 On peut écrire H2O au-dessus de la flèche.
a.      Dissolution d’un composé moléculaire

    Les espèces chimiques constituées de molécules
     polaires sont solubles dans les solvants polaires.

       HCl(g)         →       H+(aq) + Cl-(aq)

       H2SO4 (l)      →               2H+(aq) + SO42-(aq)

       C6H12O6(s)     →       C6H12O6( aq)

       CH3- CH2- OH (l)       → CH3- CH2- OH (aq)
       On peut écrire H2O au- dessus de la flèche.
   Un soluté polaire sera d’autant plus soluble
    dans un solvant que la formation de liaisons
    hydrogène entre le solvant et le soluté sera
    facile.
 Les espèces chimiques constituées de
  molécules apolaires sont solubles dans les
  solvants apolaires.
 Exemple de solvants apolaires :
  cyclohexane : C6H12 ; hexane : C6H14.
d. Concentration d’un ion en
   solution aqueuse
 Une solution aqueuse de sulfate de
  cuivre, de volume V, est obtenue en
  dissolvant n moles de (CuSO4, 5H2O)(s) . On
  note c sa concentration molaire.
 On considère que le solide a été totalement
  dissout à l’état final.
 Quelles sont les concentrations molaires de
  chacun des constituants du système, à l’état
  final ?
H2O
               (CuSO4,5H2O)(s)   →     Cu2+(aq)   +   SO42-(aq)

Quantité de
 matière



Etat initial         n                   0              0
  (mol)
Etat final           0                   n              n
  (mol)
On divise la quantité de matière de l’espèce chimique par
le volume de la solution pour obtenir sa concentration,
pour l’état du système choisi.

                                 H2O
                (CuSO4,5H2O)(s)   →     Cu2+(aq)   +   SO42-(aq)

concentration



 Etat initial     c = n/V                  0              0
 (mol. L-1)
 Etat final          0                  c = n/V        c = n/V
 (mol.L-1)
 Concentration apportée
  La concentration apportée en soluté est
  égale à la quantité de matière de soluté
  divisée par le volume de solution à l’instant
  initial de la dissolution.
 Notation
  La concentration molaire d’un ion est notée
  [ion]. Exemple :
   n(SO42-) / V = [SO42-]
e. L’extraction
     La solubilité d’une espèce chimique dans
    une solution correspond à la quantité
    maximale de soluté que l’on peut dissoudre
    par litre de solution. Elle peut être
    exprimée en mol.L-1 ou en g.L-1.
 Le choix d’un solvant pour extraire une
  espèce chimique d’une solution nécessite :
   1. Que l’espèce à extraire soit plus soluble dans le
      solvant choisi que dans celui de la solution
      initiale
   2. Que le solvant choisi ne soit pas miscible avec la
      solution initiale
   ○ Voir fiche pratique du livre p. 457


   On dit qu’il s’agit d’une extraction liquide-
      liquide.
4. Transformation physique d'un
   système par transfert thermique
a. Transfert thermique
   Si deux corps de températures différentes
   sont mis en contact, alors le corps froid
   reçoit l’énergie thermique cédée par le
   corps chaud, jusqu’à ce que l’équilibre
   thermique s’établisse. Tant que l’équilibre
   thermique n’est pas atteint, le transfert
   thermique se poursuit.
   L’énergie thermique du corps le plus chaud
   diminue et celle du plus froid augmente.
 Remarque : on suppose que les systèmes
  étudiés ne subissent pas de réactions
  chimiques au cours de ces transferts
  thermiques.
 Notation
  La variation d’énergie thermique est souvent
  notée Q. Elle s’exprime en joule (J).
 Si le système reçoit de l’énergie thermique
  alors Q > 0 J.
  Si le système perd de l’énergie thermique
  alors Q < 0 J.
Quelles modifications physiques peut
provoquer un transfert thermique ?
                            Qreçue   E = Ef -Ei > 0
                                   Ef > Ei
                               Augmentation de
             Variation de        température
             température    Qperdue  E = Ef -Ei < 0
                                   Ef < Ei
                                Diminution de
 Transfert                       température
thermique
             Changement               suite
               d ’état
b.      Etats physiques d’un corps et
        changements d’état


                     Liquide               = Ef -Ei > 0
 E = Ef -Ei > 0
                                          Vaporisation
 Fusion



         Solide                     Gaz
                   E = Ef -Ei < 0
                  Condensation
Liquide
Q   E = Ef -Ei < 0
                                        Q      E = Ef -Ei < 0
    Solidification                          Liquéfaction


    Solide                                          Gaz
                         Sublimation
                     Q     E = Ef -Ei > 0
   A pression constante, quand un corps pur
    change d’état physique, sa température ne
    varie pas. L’énergie thermique qu’il
    échange n’est utilisée que pour le
    changement d’état.
    La température de fusion et la température
    d’ébullition sont des caractéristiques d’un
    corps pur.
c.    Aspect microscopique




http://www.assignmenthelp.net/assignment_help/states-of-
matter.php
 La température est une grandeur
  macroscopique.
 Une augmentation de la température d’un
  système chimique correspond à une agitation
  thermique des particules
  (atomes, ions, molécules) plus importante. Elle
  s’accompagne d’une augmentation de la vitesse
  de vibration (dans les solides) ou de
  déplacement (dans les fluides) des particules.
  Une augmentation de la température
  s’accompagne aussi de ruptures d’interactions
  intermoléculaires : Vander Waals et liaison
  hydrogène.
d. Energie de changement d’état
 On appelle énergie molaire de changement d’état l’énergie
  reçue ou perdue par mole de corps pur transformée.
 Exemple – L’énergie molaire de vaporisation de l’eau est :
  Lvap = 40,6 kJ.mol-1.
 Ainsi l’énergie Q nécessaire pour vaporiser 3,0 moles d’eau
  est Q = 3,0 x 40,6 soit Q = 121,8 kJ
On donne M(H2O) = 18 g.mol-1, déterminer la valeur de l’énergie
  massique de vaporisation exprimée en kJ.kg-1.

    La chaleur de changement d’état s’appelle aussi chaleur
    latente de changement d’état.
e.   Capacité thermique d’un corps

 La capacité thermique d’un corps est notée
  c, elle peut être massique ou molaire.
 Pour un corps qui échange par transfert
  thermique l’énergie Q au cours de son
  changement de température T on a les
  relations suivantes :
Q = m x c x T
m : la masse du corps en kg
c : capacité thermique massique du corps en
   J.kg-1.°C-1
  T : variation de température en °C

               Q = n x c x T
n : quantité de matière du corps en mol
c : capacité thermique molaire du corps en
   J.mol-1.°C-1
Fin

Cohésion chimique cours_akto.docx

  • 1.
  • 2.
    Séquence 2 Cohésion dela matière en chimie
  • 3.
    Plan de laséquence 2 1. Solide ionique. a. Description b. Cohésion du cristal ionique 2. Solide moléculaire. a. Electronégativité b. Polarité d’une molécule c. Interaction de Vander Waals d. Liaison hydrogène. 3. Conservation de la matière lors d'une dissolution. a. Polarité d’un solvant b. Dissolution d’un solide ionique c. Dissolution d’un solide moléculaire d. Concentration d’un ion en solution 4. Transformation physique d'un système par transfert thermique.
  • 4.
    1. Solide ionique a.Description Un cristal est une structure ordonnée. Les solides ioniques sont constitués de cristaux dans lesquels les ions sont agencés suivant des structures bien identifiées. Exemples : le chlorure de césium cristallise dans la structure cubique centrée, le chlorure de sodium possède une structure cubique face centrée.
  • 5.
    Structure cubique centrée http://en.wikipedia.org/wiki/File:Rubidium-chloride-CsCl- http://www.pearson- structure-3D-ionic.png studium.de/books/3827370597/cd01/Gallery/Images/Crysta l/F38b.gif
  • 6.
    Structure cubique facecentrée http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b6/Sodi http://www.chemhume.co.uk/ASCHEM/Unit%201/Ch3IM um-chloride-3D-vdW.png F/Chemical%20Struct.htm
  • 7.
    Le solide ioniqueest constitué de cations et d’anions. Il est électriquement neutre. On appelle maille le motif le plus petit représentatif du cristal.
  • 8.
     Dans unemaille de chlorure de césium, l’ion Cs+ intervient totalement alors que les 8 ions Cl- ne participent que pour 1/8ème. Ce qui explique la formule statistique de ce solide : CsCl.  Même raisonnement pour le fluorure de calcium constitué des ions Ca 2+ et F- . Tout cristal doit être électriquement neutre  sa formule statistique CaF2 .
  • 9.
    Modèles éclatés NaCl CsCl http://musingsofanaspiringpolymath.blogspot.com/2010/07 http://cnx.org/content/m15058/latest/ /on-general-uselessness-of-anecdotal.html
  • 10.
    b. Cohésion dans le cristal ionique  La cohésion est assurée par les interactions électrostatiques entre les ions.  Chaque ion est soumis aux forces coulombiennes exercées par les ions voisins. Il s’agit de liaisons ioniques. Les cations Na + , Ca 2+ , Al 3+ ont pour charges respectives : e, 2e et 3e. Les anions F - , O 2- ont pour charges respectives : - e et -2e.
  • 11.
    2. Solide moléculaire a. Electronégativité L’électronégativité est une grandeur relative et positive qui traduit l’aptitude d’un atome à attirer les électrons qui l’associent à d’autres par liaison covalente. Linus Pauling (1932) a établit une échelle d’électronégativité des atomes des éléments chimiques.
  • 12.
  • 13.
  • 14.
    Une liaison entre deux atomes est polarisée si leurs électronégativités sont différentes. Dans ce cas les charges portées par les atomes sont partielles on les note :  - portée par l’atome le plus électronégatif,  + portée par l’atome le moins électronégatif.
  • 15.
    b. Polarité d’une molécule  Un dipôle électrique est constitué de deux charges électriques ponctuelles, +q et –q, séparées d’une distance d.
  • 17.
    F2 : apolaire LiF: plus polaire que HF
  • 18.
    F2 : apolaire LiFplus polaire que HF c. Interaction de Vander Waals  La cohésion dans les solides moléculaires peut être assurée par les interactions entre des dipôles électriques permanents ou instantanés. Il s’agit d’interactions entre les nuages électroniques : interactions de Vander Waals.  Ces interactions peuvent également intervenir dans les liquides, plus rarement à l’état gazeux, car les molécules sont trop éloignées.
  • 19.
    d. Liaison hydrogène  C ’est une interaction entre un atome d’hydrogène lié à un atome électronégatif et un autre atome portant un doublet non liant, aussi électronégatif. Exemples :  Formation du dimère de l’acide (acétique ou) éthanoïque. http://chem.sci.utsunomiya-u.ac.jp/v13n2/16Vargas- Gonzalez/Vargas-gonzalez.html
  • 20.
    Cohésion de lastructure en hélice de l’ADN Cohésion de l’eau à l’état liquide ou http://courses.biology.utah.edu/horvath/biol.3525/1_DNA/Fig2/G solide. uinness%20Step%2068%20Figure%202 http://www.lakelandschools.us/lh/lburris/pages/bonds.htm
  • 21.
    3. Conservation de la matière lors d'une dissolution. a. Polarité d’un solvant b. Un solvant constitué de molécules polaires est polaire. c. Exemples : méthanol : CH3OH, dichloromét hane : CH2Cl2, diméthylsulf oxyde :
  • 22.
    Solvant apolaire a. Un solvant constitué de molécules apolaires est apolaire. b. Exemples : tétrachlorométhane : CCl4 ; cyclohexane : C6H12. Remarque : une molécule apolaire peut contenir des liaisons polarisées, CCl4 par exemple.
  • 23.
    b. Dissolution d’un solide ionique  La dissolution d’un solide ionique peut se décomposer en 3 phases.  Dissociation : ruptures des liaisons ioniques  Solvatation : les molécules du solvant interagissent aves les ions isolés. Si l’eau est le solvant, il s’agit d’une hydratation.  Dispersion : les ions solvatés se répartissent dans l’ensemble de la solution par diffusion ou sous l’effet de l’agitation.
  • 25.
    Ecriture de l’équationde dissolution dans l’eau  NaCl(s) Na+(aq) + Cl-(aq)  FeCl 3(s) Fe3+(aq) + 3 Cl-(aq)  (CuSO4, 5H2O)(s) Cu2+(aq) + SO42-(aq) On peut écrire H2O au-dessus de la flèche.
  • 26.
    a. Dissolution d’un composé moléculaire  Les espèces chimiques constituées de molécules polaires sont solubles dans les solvants polaires. HCl(g) → H+(aq) + Cl-(aq) H2SO4 (l) → 2H+(aq) + SO42-(aq) C6H12O6(s) → C6H12O6( aq) CH3- CH2- OH (l) → CH3- CH2- OH (aq) On peut écrire H2O au- dessus de la flèche.
  • 27.
    Un soluté polaire sera d’autant plus soluble dans un solvant que la formation de liaisons hydrogène entre le solvant et le soluté sera facile.  Les espèces chimiques constituées de molécules apolaires sont solubles dans les solvants apolaires.  Exemple de solvants apolaires : cyclohexane : C6H12 ; hexane : C6H14.
  • 28.
    d. Concentration d’union en solution aqueuse  Une solution aqueuse de sulfate de cuivre, de volume V, est obtenue en dissolvant n moles de (CuSO4, 5H2O)(s) . On note c sa concentration molaire.  On considère que le solide a été totalement dissout à l’état final.  Quelles sont les concentrations molaires de chacun des constituants du système, à l’état final ?
  • 29.
    H2O (CuSO4,5H2O)(s) → Cu2+(aq) + SO42-(aq) Quantité de matière Etat initial n 0 0 (mol) Etat final 0 n n (mol)
  • 30.
    On divise laquantité de matière de l’espèce chimique par le volume de la solution pour obtenir sa concentration, pour l’état du système choisi.  H2O (CuSO4,5H2O)(s) → Cu2+(aq) + SO42-(aq) concentration Etat initial c = n/V 0 0 (mol. L-1) Etat final 0 c = n/V c = n/V (mol.L-1)
  • 31.
     Concentration apportée La concentration apportée en soluté est égale à la quantité de matière de soluté divisée par le volume de solution à l’instant initial de la dissolution.  Notation La concentration molaire d’un ion est notée [ion]. Exemple :  n(SO42-) / V = [SO42-]
  • 32.
    e. L’extraction  La solubilité d’une espèce chimique dans une solution correspond à la quantité maximale de soluté que l’on peut dissoudre par litre de solution. Elle peut être exprimée en mol.L-1 ou en g.L-1.
  • 33.
     Le choixd’un solvant pour extraire une espèce chimique d’une solution nécessite : 1. Que l’espèce à extraire soit plus soluble dans le solvant choisi que dans celui de la solution initiale 2. Que le solvant choisi ne soit pas miscible avec la solution initiale ○ Voir fiche pratique du livre p. 457 On dit qu’il s’agit d’une extraction liquide- liquide.
  • 34.
    4. Transformation physiqued'un système par transfert thermique a. Transfert thermique Si deux corps de températures différentes sont mis en contact, alors le corps froid reçoit l’énergie thermique cédée par le corps chaud, jusqu’à ce que l’équilibre thermique s’établisse. Tant que l’équilibre thermique n’est pas atteint, le transfert thermique se poursuit. L’énergie thermique du corps le plus chaud diminue et celle du plus froid augmente.
  • 35.
     Remarque :on suppose que les systèmes étudiés ne subissent pas de réactions chimiques au cours de ces transferts thermiques.  Notation La variation d’énergie thermique est souvent notée Q. Elle s’exprime en joule (J).  Si le système reçoit de l’énergie thermique alors Q > 0 J. Si le système perd de l’énergie thermique alors Q < 0 J.
  • 36.
    Quelles modifications physiquespeut provoquer un transfert thermique ? Qreçue E = Ef -Ei > 0 Ef > Ei Augmentation de Variation de température température Qperdue E = Ef -Ei < 0 Ef < Ei Diminution de Transfert température thermique Changement suite d ’état
  • 37.
    b. Etats physiques d’un corps et changements d’état Liquide = Ef -Ei > 0 E = Ef -Ei > 0 Vaporisation Fusion Solide Gaz E = Ef -Ei < 0 Condensation
  • 38.
    Liquide Q E = Ef -Ei < 0 Q E = Ef -Ei < 0 Solidification Liquéfaction Solide Gaz Sublimation Q E = Ef -Ei > 0
  • 39.
    A pression constante, quand un corps pur change d’état physique, sa température ne varie pas. L’énergie thermique qu’il échange n’est utilisée que pour le changement d’état. La température de fusion et la température d’ébullition sont des caractéristiques d’un corps pur.
  • 40.
    c. Aspect microscopique http://www.assignmenthelp.net/assignment_help/states-of- matter.php
  • 41.
     La températureest une grandeur macroscopique.  Une augmentation de la température d’un système chimique correspond à une agitation thermique des particules (atomes, ions, molécules) plus importante. Elle s’accompagne d’une augmentation de la vitesse de vibration (dans les solides) ou de déplacement (dans les fluides) des particules. Une augmentation de la température s’accompagne aussi de ruptures d’interactions intermoléculaires : Vander Waals et liaison hydrogène.
  • 42.
    d. Energie dechangement d’état  On appelle énergie molaire de changement d’état l’énergie reçue ou perdue par mole de corps pur transformée.  Exemple – L’énergie molaire de vaporisation de l’eau est : Lvap = 40,6 kJ.mol-1.  Ainsi l’énergie Q nécessaire pour vaporiser 3,0 moles d’eau est Q = 3,0 x 40,6 soit Q = 121,8 kJ On donne M(H2O) = 18 g.mol-1, déterminer la valeur de l’énergie massique de vaporisation exprimée en kJ.kg-1.  La chaleur de changement d’état s’appelle aussi chaleur latente de changement d’état.
  • 43.
    e. Capacité thermique d’un corps  La capacité thermique d’un corps est notée c, elle peut être massique ou molaire.  Pour un corps qui échange par transfert thermique l’énergie Q au cours de son changement de température T on a les relations suivantes :
  • 44.
    Q = mx c x T m : la masse du corps en kg c : capacité thermique massique du corps en J.kg-1.°C-1 T : variation de température en °C Q = n x c x T n : quantité de matière du corps en mol c : capacité thermique molaire du corps en J.mol-1.°C-1
  • 45.