1
École
Nationale des Sciences
del’Informatique
Module :
UNIVERSITE DE LA MANNOUBA
Module: Circuits Numériques:
Conception des circuits Combinatoire et
Circuits Séquentiel
3
Chapitre 1 :
Systèmesde numération et codes
1. Objectifs du chapitre
2. Systèmes de numération
3. Changement de base
4. Opérations arithmétiques binaires
5. Opérations arithmétiques hexadécimales
6. Les codes
4.
4
Objectifs
o Ce chapitretraite en détail les différents systèmes de numération : systèmes
décimal, binaire, octal et hexadécimal ainsi que les méthodes de conversion entre
ces systèmes de numération.
o Nous étudierons également les opérations arithmétiques sur les nombres
binaires signés, après avoir introduit la notion du complément à 2 d’un nombre
binaire.
o Nous terminons ce chapitre par l’étude de plusieurs codes numériques tels que
les codes B.C.D, Gray et A.S.C.I.I
5.
5
Systèmes de numération(1/6)
De nombreux systèmes de numération sont utilisés en électronique numérique.
Les plus utilisés sont les systèmes :
Binaire (base 2).
Octal (base 8).
Décimal (base 10).
Hexadécimal (base 16)
6.
R. Besrour-II1-2017 6
Systèmesde numération (2/6)
Représentation polynomiale
Tout nombre N peut de décomposer en fonction des puissances entières de la base de
son système de numération. Cette décomposition s’appelle la forme polynomiale du
nombre N et qui est donnée par :
b : base du système de numération, il représente le nombre de chiffres différents
qu’utilise ce système de numération.
ai: un chiffre parmi les chiffres de la base du système de numération.
i : rang du chiffre ai
7.
R. Besrour-II1-2017 7
Systèmesde numération (3/6)
Système décimal (Base 10)
Le système décimal comprend 10 chiffres qui sont : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9
(429,657)10 =
8.
R. Besrour-II1-2017 8
Systèmesde numération (4/6)
Système binaire (Base 2)
Dans ce système de numération; il n’y a que deux chiffres possible {0, 1} qui sont
souvent appelés Bits « Binary digit »
(0110,1011)2 = (…..)10
9.
R. Besrour-II1-2017 9
Systèmesde numération (5/6)
Système octal (Base 8)
Ce système octal ou à base 8, comprend 8 chiffres qui sont {0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7}.
10.
R. Besrour-II1-2017 10
Systèmesde numération (6/6)
Système hexadécimal (Base 16)
Le système hexadécimal ou base 16 contient 16 éléments qui sont {0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7,
8, 9, A, B, C, D, E, F}.
11.
R. Besrour-II1-2017 11
Changementde Bases (1/8)
Conversion d'un nombre en base b base 10
Il s'agit du processus de conversion d'un nombre écrit dans une base b1 à une autre
base b2.
La valeur décimale d’un nombre N, écrit dans une base b, s’obtient par sa forme
polynomiale.
12.
R. Besrour-II1-2017 12
Changementde Bases (2/8)
Conversion d'un nombre en base 10 base b
Exemple 1 : Convertir le nombre décimal (423)10 en nombre binaire, octal et
hexadécimal.
Conversion décimal binaire :
13.
13
Changement de Bases(3/8)
Conversion d'un nombre en base b base 10
Conversion décimal octale :
Conversion décimal hexadécimal :
14.
R. Besrour-II1-Nov2017 14
Changementde Bases (4/8)
Pour convertir un nombre décimal à virgule dans une base b quelconque, nous
effectuons :
la division successive par b de la partie entière,
et on multiplie la partie fractionnaire du nombre à convertir par la base b
et on note sa partie entière.
15.
R. Besrour-II1-2017 15
Changementde Bases (5/8)
Conversion Octal Binaire
On remplace chaque chiffre du nombre octal par son équivalent binaire écrit sur trois
bits.
16.
R. Besrour-II1-2017 16
Changementde Bases (6/8)
Conversion Binaire Octal
Il faut regrouper les bits du nombre binaire par 3 en allant vers la gauche à partir de la
virgule pour la partie entière, et vers la droite pour la partie fractionnaire, puis chaque
groupe est remplacé par le chiffre octal correspondant.
17.
R. Besrour-II1-2017 17
Changementde Bases (7/8)
Conversion Hexadécimal Binaire
On remplace chaque chiffre du nombre hexadécimal par son équivalent binaire écrit
sur quatre bits.
18.
R. Besrour-II1-2017 18
Changementde Bases (8/8)
Conversion Binaire Hexadécimal
Il faut regrouper les bits du nombre binaire par 4 en allant vers la gauche à partir de la
virgule pour la partie entière, et vers la droite pour la partie fractionnaire, puis chaque
groupe est remplacé par le chiffre hexadécimal correspondant.
19.
R. Besrour-II1-2017 19
Opérationsarithmétiques Binaires (1/5)
Représentation en complément à 2
Avant d’effectuer des opérations arithmétiques sur les nombres binaires, il faut définir
au préalable, la représentation des nombres binaires signés. Le codage des
nombres négatifs se fait le plus souvent en notation complément à 2
Un nombre binaire signé est écrit en notation complément à 2 comme suit:
Si le nombre est positif, il est écrit en nombre binaire pur avec un bit de signe «
0 », représenté par le bit de poids le plus fort.
Si le nombre est négatif, il possède un bit de signe « 1 », mais il est écrit en
notation en complément à 2.
Le complément à 2 d'un nombre binaire est obtenu en changeant chaque « 0 » par
« 1 » et chaque « 1 » par « 0 » (cette étape est appelée complément à 1) et en
ajoutant 1 au bit de poids le plus faible.
20.
R. Besrour-II1-2017 20
Opérationsarithmétiques Binaires (2/5)
Représentation en complément à 2
Le tableau ci-dessous donne tous les nombres
binaires écrits en notation en complément à
2 sur 4 bits .
D’après le tableau ci-dessus, on remarque :
en notation C2, les nombres positifs sont représentés avec un bit de signe «0» et
les nombres négatifs par un bit de signe «1».
en notation C2 et avec n bits, on représente les nombres signés compris dans
l’intervalle [-2n-1
, 2n-1
-1]
21.
R. Besrour-II1-2017 21
Opérationsarithmétiques Binaires (3/5)
Addition Binaire
La méthode d’addition pour des nombres binaires signés, consiste à écrire les nombres
positifs en binaire avec un bit de signe «0 », et à remplacer les nombres négatifs par
leur C2 avant l’addition.
En voici quelques exemples, où les nombres binaires sont écrits avec n=5 bits.
Ex 1 : (9)10 + (4)10 =
22.
R. Besrour-II1-2017 22
Opérationsarithmétiques Binaires (4/5)
Addition Binaire
Ex 2 : (9)10 - (4)10 =
Comme - (4)10 est un nombre négatif, il faut le remplacer par son C2.
23.
R. Besrour-II1-2017 23
Opérationsarithmétiques Binaires (5/5)
Addition Binaire
Le bit de signe est « 1 », donc le résultat de la somme est négatif, Il faut le
complémenter à 2 pour trouver sa valeur absolue.
Remarque: Le débordement sur le (n+1)ème
bit du résultat de l’addition est toujours
ignoré, car la taille des nombres binaires est limitée à n bits uniquement.
Ex 3 : -(9)10 - (4)10 =
Comme -(9)10 et -(4)10 sont des nombres négatifs, il faut les remplacer par leurs C2
respectifs.
24.
R. Besrour-II1-2017 24
Opérationsarithmétiques Hexadécimales (1/2)
Addition Hexadécimale
La procédure proposée est la suivante :
Additionner les deux chiffres hexadécimaux comme des chiffres décimaux, en
remplaçant mentalement les lettres par leurs équivalents décimaux.
Si la somme ≤ 15, inscrire directement le chiffre hexadécimal.
Si la somme est ≥16, soustraire 16 et reporter 1 sur le rang à gauche.
Ex 1 : (53)16 + (88)16 =
Ex 2 : (54)16 + (A8)16 =
Ex 3 : (3AF)16 + (43C)16 =
Ex 4 : (CAFE)16 + (CAFE)16 =
25.
R. Besrour-II1-2017 25
Opérationsarithmétiques Hexadécimales (2/2)
Soustraction Hexadécimale
On peut soustraire les nombres hexadécimaux en utilisant la même méthode que celle
pour les nombres décimaux.
Ex 1 : (C5B)16 - (592)16 =
Ex 2 : (15CE)16 - (7D5)16 =
Ex 3 : (B4C9)16 - (9D7A)16 =
26.
R. Besrour-II1-2017 26
Lescodes (1/3)
Code B.C.D (Binary Coded Decimal)
L’action de faire correspondre à des nombres, des lettres ou des mots, un groupe
spécial de symboles s’appelle codage. On distingue deux types de codes : les codes
numériques (codes B.C.D, Gray…) et alphanumérique (code ASCII…)
Le code B.C.D est un code pondéré qui représente chaque chiffre décimal par son
équivalent binaire sur 4 bits, comme le montre le tableau suivant :
27.
R. Besrour-II1-2017 27
Lescodes (2/3)
Code B.C.D (Binary Coded Decimal)
On note que les codes 1010, 1011, 1100, 1101, 1110, 1111 sont des combinaisons
interdites, on les appelle des pseudo-tétrades.
Exemple :
(874)10 = (….)BCD
Il y a une méthode qui permet d’effectuer l’addition sur des nombres en BCD
28.
R. Besrour-II1-2017 28
Lescodes (3/3)
Code GRAY
Une représentation codée en Gray (ou code binaire réfléchi) ne diffère de celle qui la
précède que d’un élément binaire et d’un seul, comme le montre le tableau suivant.
29.
R. Besrour-II1-2017 29
Chapitre2 :
Algèbre de Boole
1. Objectif
2. Opérateurs de l’algèbre de Boole
3. Théorèmes de l’algèbre de Boole
4. Représentation d’une fonction logique
5. Simplification des expressions logiques
30.
R. Besrour-II1-2017 30
Objectifs
oPour étudier d’une manière systématique les circuits numériques, on utilise une
algèbre différente de l’algèbre classique, dite algèbre de Boole, du nom du
mathématicien anglais, inventeur de ce concept (George Boole 1815-1864).
o Nous proposons dans ce chapitre les lois, règles et théorèmes de l’algèbre de Boole,
nécessaires et suffisants pour la compréhension du fonctionnement de ces circuits
numériques.
o Nous étudierons également la simplification des expressions booléennes en
utilisant les règles de l’algèbre de Boole et les diagrammes de Karnaugh.
31.
R. Besrour-II1-2017 31
Opérateursde l’algèbre de Boole (/)
L’algèbre de Boole est un ensemble de variables à deux états (0 et 1) dites aussi
booléennes, muni de trois opérateurs élémentaires :
La multiplication logique, dite aussi ET. Le symbole de cette opération est (.)
L’addition logique, dite aussi OU. Le symbole de cette opération est (+).
L’inverse logique, dite aussi NON. Le symbole de cette opération est (--).
32.
R. Besrour-II1-2017 32
Opérateursde l’algèbre de Boole (/)
Opérateur « ET »
Si deux variables logiques A et B sont combinées par la multiplication logique (ET), le
résultat s’exprime ainsi :
Cela se traduit par l’expression suivante : si A et vraie ET B est vraie alors X est vraie.
A B X=A.B
0 0 0
0 1 0
1 0 0
1 1 1
Table de vérité de l’opérateur « ET »
33.
R. Besrour-II1-2017 33
Opérateursde l’algèbre de Boole (/)
Opérateur « OU »
L’addition logique (OU) de deux variables A et B donne :
Cela se traduit par l’expression suivante : X est vrai si au moins A OU B est vraie.
A B X=A+B
0 0 0
0 1 1
1 0 1
1 1 1
Table de vérité de l’opérateur « OU »
34.
R. Besrour-II1-2017 34
Opérateursde l’algèbre de Boole (/)
Opérateur « NOT »
L’opérateur inverseur est à un opérateur à une seule variable. Le résultat X de
l’opérateur inverseur sur une variable booléenne A donne son complément.
On note :
A X
0 1
1 0
Table de vérité de l’opérateur « -- »
R. Besrour-II1-2017 36
Représentationd’une fonction logique (/)
Représentation algébrique
Formes Exemples
Somme : une fonction est écrite sous la forme de somme, si elle
est constituée de plusieurs termes reliés entre eux par l’opérateur
OU (appelée aussi forme disjonctive)
Produit : une fonction est écrite sous la forme de produit, si elle
est constituée de plusieurs facteurs reliés entre eux par
l’opérateur ET (appelée aussi forme conjonctive)
Somme canonique : une fonction logique est écrite sous forme de
somme canonique si toutes les variables figurent dans chaque
terme et si, dans chacun de ces termes, toutes les variables sont
reliées entre elles par l’opérateur ET. Ces termes se désignent
sous le nom de mintermes.
Produit canonique : une fonction logique est écrite sous forme de
produit canonique si toutes les variables figurent dans chaque
produit et si, dans chacun de ces termes, elles sont toutes reliées
entre elles par l’opérateur OU. Ces termes se désignent sous le
nom de maxtermes.
37.
R. Besrour-II1-2017 37
Représentationd’une fonction logique (/)
Représentation par une table de vérité
Une expression logique X(A, B, C…), fonction des variables A, B,C… peut être
représentée par une table de vérité. Cette table donne les valeurs que peut prendre X,
suivant les différentes combinaisons des variables A, B, C….
Exemple : Soit X(A,B,C) une fonction logique à 3 variables, représentée par la table de
vérité suivante :
38.
R. Besrour-II1-2017 38
1ère
formecanonique: Somme canonique (ΣΠ)
Représentation d’une fonction logique (/)
Représentation par une table de vérité
39.
R. Besrour-II1-2017 39
2ème
formecanonique: Produit canonique (ΠΣ)
Représentation d’une fonction logique (/)
Représentation par une table de vérité
40.
R. Besrour-II1-2017 40
Simplificationdes expressions logiques (/)
Simplification algébrique
La simplification d’une expression logique, consiste à réduire cette expression à sa
forme la plus simple mais équivalente, c’est à dire à un nombre minimal de termes et à
un nombre minimal de variables dans chaque terme.
Nous exposons dans ce qui suit deux méthodes de simplification :
Simplification algébrique.
Simplification graphique par le diagramme de Karnaugh.
41.
R. Besrour-II1-2017 41
Simplificationdes expressions logiques (/)
Simplification par Diagramme de Karnaugh
o Le diagramme de Karnaugh d’une table de vérité ou d’une fonction logique à N
variables, est constitué d’un rectangle divisé en 2N
cases. Chaque case du diagramme
correspond à l’une des 2N
combinaisons possibles des N variables.
o L’ordre des variables en abscisse et en ordonnée est choisi de telle sorte qu’entre
deux cases adjacentes, il n’y a qu’une seule variable qui change de valeur (on codifie
le tableau selon le code de Gray).
o Nous allons voire dans ce qui suit, avec des exemples, comment construire un
diagramme de Karnaugh à partir de :
a/ une table de vérité
b/ une expression logique sous forme d’une somme canonique
c/ une expression algébrique sous forme d’un produit canonique
d/ une expression algébrique quelconque
42.
R. Besrour-II1-2017 42
Simplificationdes expressions logiques (/)
Simplification par Diagramme de Karnaugh
a/ Chercher les diagrammes de Karnaugh relatifs aux tables de vérité suivantes
43.
R. Besrour-II1-2017 43
Simplificationdes expressions logiques (/)
Simplification par Diagramme de Karnaugh
b/ Chercher le diagramme de Karnaugh correspondant à la fonction logique à 4
variables écrire sous forme de somme canonique suivante :
44.
R. Besrour-II1-2017 44
Simplificationdes expressions logiques (/)
Simplification par Diagramme de Karnaugh
c/ Déterminer le diagramme de Karnaugh correspondant à la fonction logique à 3
variables écrire sous forme de produit canonique suivante :
Comme cette fonction X n’est pas écrite sous forme de somme canonique, son inverse
le sera d’après le théorème de De Morgan :
Ex : Déterminer les diagrammes de Karnaugh relatifs aux fonctions suivantes :
B
A
C
B
A
X .
.
.
1
C
B
A
B
A
X .
.
.
2
45.
R. Besrour-II1-2017 45
Simplificationdes expressions logiques (/)
Simplification par Diagramme de Karnaugh
La méthode de simplification par diagramme de Karnaugh est la suivante :
o On transpose la table de vérité ou la fonction algébrique dans le diagramme de
Karnaugh.
o On effectue éventuellement des regroupements adjacents de 1, 2, 4, 8… cases de 1
appelées monômes. On cherche à avoir le minimum de regroupements ayant
chacun le maximum de cases possibles.
o Il faut noter que l’adjacence existe pour les extrémités du diagramme de
Karnaugh, car ce dernier se présente comme un cylindre horizontal ou vertical,
dans lequel les cases du haut sont adjacentes aux cases du bas et les cases de
droites adjacentes aux cases de gauche.
o Dans un regroupement d’une case contenant 1, on ne peut éliminer aucune
variable. On écrit donc le produit des variables caractérisant cette case du
diagramme.
46.
R. Besrour-II1-2017 46
Simplificationdes expressions logiques (/)
Simplification par Diagramme de Karnaugh
o Dans un regroupement de deux cases contenant 1, on élimine la variable qui change
d’état et l’on conserve le produit des variables qui n’ont pas changé d’état dans le
regroupement, et cela en utilisant la relation :
A
X
A
X
A
.
.
o Dans un regroupement de quatre cases contenant 1, on élimine les deux variables
qui changent d’état, et on ne conserve que le produit des variables qui n’ont pas
changé d’état dans le regroupement.
Cette règle se généralise en éliminant N variables dans un regroupement de 2N
cases
adjacentes contenant la valeur 1.
o On cherche à faire apparaître dans le diagramme de Karnaugh le minimum de
regroupement de cases de 1, avec un maximum de cases possibles, en remarquant
qu’un même 1 peut faire partie de plusieurs groupes en tenant compte de la relation
:
A
A
A
47.
R. Besrour-II1-2017 47
Simplificationdes expressions logiques (/)
Simplification par Diagramme de Karnaugh
Cas de 2 variables :
o Tout regroupement totalement inclus dans un regroupement plus grand est éliminé
car son expression sera simplifiée. On dit qu’il n’est pas un impliquant premier.
o Traduire chaque regroupement de cases de 1 par son expression booléenne.
o L’expression logique simplifiée est la somme logique des expressions booléennes de
chaque regroupement.
R. Besrour-II1-2017 52
Objectifs
Cechapitre constitue une application pratique de l’algèbre de Boole développée dans le
chapitre précédent. En effet, il existe des composants électroniques, appelés portes logiques,
qui permettent de réaliser toute fonction booléenne.
Nous étudierons dans ce chapitre, les différents types de portes logiques, leurs symboles
standards utilisés, ainsi que leurs chronogrammes qui sont des graphes d’évolution
indiquant les relations entre les signaux d’entrée et ceux de sortie en fonction du temps.
Nous terminons ce chapitre par la synthèse, à partir de portes logiques, de circuits logiques
relatifs à un problème spécifique.
53.
R. Besrour-II1-2017 53
Porteslogiques élémentaires (/)
Porte ET (AND)
Les portes logiques élémentaires sont des composants électroniques qui permettent de
réaliser les opérateurs logiques : ET, OU et inverseur
Symboles logiques Table de vérité Equation
Symbole
Américain
Symbole
Européen
A B X
X = A . B
0 0 0
0 1 0
1 0 0
1 1 1
&
54.
R. Besrour-II1-2017 54
Porteslogiques élémentaires (/)
Porte OU (OR)
3.2. Porte OU (OR)
Symboles logiques Table de vérité Equation
Symbole
Américain
Symbole
Européen
A B X
X = A + B
0 0 0
0 1 1
1 0 1
1 1 1
>1
55.
R. Besrour-II1-2017 55
Porteslogiques élémentaires (/)
Porte INVERSEUR (NOT)
Symboles logiques Table de vérité
Symbole
Américain
Symbole
Européen
A X
0 1
1 0
1
56.
R. Besrour-II1-2017 56
Porteslogiques élémentaires (/)
Chronogramme
Un chronogramme est un diagramme montrant l’évolution des entrées et des sorties en
fonction de temps. Voici par exemple ce à quoi pourrait ressembler un chronogramme de la
porte ET.
Ce chronogramme est un chronogramme idéal, qui ne tient pas compte du retard de la
sortie par rapport aux entrées. En effet, un signal logique qui traverse un circuit numérique
subit toujours un retard caractérisé par le temps de propagation.
57.
R. Besrour-II1-2017 57
Porteslogiques universelles (/)
Porte NON-ET (NAND)
Outre que les portes logiques élémentaires, il existe des portes, appelées portes logiques
universelles telles que les portes NON-ET et NON-OU.
Les portes NON-ET et NON-OU sont qualifiées d’opérateurs complets, car toute fonction
logique peut être réalisée à partir d’une combinaison d’un seul type de ces portes.
Symboles logiques Table de vérité Equation
Symbole
Américain
Symbole
Européen
A B X
0 0 1
0 1 1
1 0 1
1 1 0
B
A
X .
&
58.
R. Besrour-II1-2017 58
Porteslogiques universelles (/)
Porte NON-OU (NOR)
Symboles logiques Table de vérité Equation
Symbole
Américain
Symbole
Européen
A B X
0 0 1
0 1 0
1 0 0
1 1 0
B
A
X
>1
59.
R. Besrour-II1-2017 59
Porteslogiques universelles (/)
Universalité des portes NON-ET, NON-OU
Les portes NON-ET et NON-OU sont utilisées pour générer n'importe quelle fonction
logique. On dit qu’elles sont des portes complètes ou universelles.
Pour réaliser le circuit logique d'une fonction X quelconque à partir d'un seul type de
portes, soit NON-ET soit NON-OU, on doit appliquer une double inversion, puis le théorème
de Morgan à l'expression de X de manière à retrouver l'expression appropriée. On peut
effectuer autant de doubles inversions qu'il est nécessaire.
60.
R. Besrour-II1-2017 60
Porteslogiques universelles (/)
Universalité des portes NON-ET, NON-OU
Applications
En utilisant uniquement des portes NON-ET puis des portes NON-OU, élaborer le circuit
logique relatif à l’expression suivante :
B
A
B
A
X .
.
A
B
Utilisation des portes NON-ET :
B
A
B
A
B
A
B
A
B
A
B
A
X .
.
.
.
.
.
.
61.
R. Besrour-II1-2017 61
Porteslogiques universelles (/)
Universalité des portes NON-ET, NON-OU
Utilisation des portes NON-OU :
B
A
B
A
B
A
B
A
B
A
B
A
B
A
B
A
B
A
B
A
B
A
B
A
X
.
.
.
.
.
.
.
.
A
B
62.
R. Besrour-II1-2017 62
Porteslogiques universelles (/)
Porte OU-exclusif (XOR)
Symboles logiques Table de vérité Equation
Symbole
Américain
Symbole
Européen
A B X
0 0 0
0 1 1
1 0 1
1 1 0
B
A
B
A
B
A
X .
.
= 1
La porte OU exclusif vérifie les propriétés suivantes :
A
A
A
A
A
A
A
A
C
B
A
C
B
A
A
B
B
A
1
0
1
0
63.
R. Besrour-II1-2017 63
Porteslogiques universelles (/)
Porte OU-exclusif (XOR)
La porte OU exclusif permet :
La détection de deux éléments binaires différents :
La détection d’un nombre de variables impair : X=1 si A=1 ou B=1 mais pas les deux.
B
siA
B
A
B
siA
B
A
,
0
,
1
L’addition de deux éléments binaires :
uneretenue
0
1
1
1
0
1
1
1
0
0
0
0
64.
R. Besrour-II1-2017 64
Porteslogiques universelles (/)
Porte NI-exclusif (XNOR)
Symboles logiques Table de vérité Equation
Symbole
Américain
Symbole
Européen
A B X
0 0 1
0 1 0
1 0 0
1 1 1
B
A
B
A
B
A
X .
.
= 1
N. Sghaier-II1-2020 66
Objectifs
Dansle présent chapitre, nous nous proposons d’étudier plusieurs dispositifs logiques
combinatoires relativement complexes sous forme intégrée, à moyenne échelle (MSI),
« Medium Scale Integration » couramment utilisés dans les systèmes numériques.
Parmi les fonctions combinatoires, nous étudierons les composants suivants :
1. Codeurs
2. Décodeurs
3. Transcodeurs
4. Multiplexeurs
5. Démultiplexeurs
6. Additionneur
7. Soustracteur
8. Multiplieur
9. UAL
10. Comparateurs
67.
N. Sghaier-II1-2020 67
Codeur
Uncodeur ou encodeur est un circuit logique qui possède 2N
voies d’entrée dont une seule
est active et N voies de sortie.
Principe de fonctionnement : lorsqu’une entrée est activée, les sorties affichent la
valeur correspondant au numéro de l’entrée dans le code binaire choisi.
Cas particulier: Dans le cas où le code en sortie est le code binaire pur, le circuit
correspondant possède N entrées et n sorties, avec 2n-1
< N ≤2n
.
68.
68
Ce codeur possèdequatre entrées et deux sorties.
Codeur Binaire: 4 vers 2
Sorties
Entrées
Actives
A1 A0
E0 0 0
E1 0 1
E2 1 0
E3 1 1
0 1 3
1 2 3
A E E
A E E
1
2
3
N. Sghaier-II1-2020
69.
69
Ce codeur possèdehuit entrées et trois sorties.
Codeur Binaire: 8 vers 3
1
2
3
N. Sghaier-II1-2020
70.
N. Sghaier-II1-2020 70
CodeurDCB
Il s'agit du codeur D.C.B à dix voies d’entrée (les chiffres décimaux), et qui produit en sortie
l’équivalent binaire du chiffre décimal appliqué à l’entrée.
1
2
3
71.
71
Ce typede codeur fixe un ordre de priorité entre les entrées.
Dans le cas d’un encodage en binaire pur, le codeur prioritaire donne
en général la priorité à l’entrée de poids le plus élevé.
Par exemple, si les entrées 2, 8 et 9 sont activées simultanément, le
codage de sortie correspondra à l’entrée 9.
Codeur Prioritaire: encodeur prioritaire 4 vers 2
1
3 2 2
0 3 1 3 1
3
1 3 2 3 2
A E E E E E E E
A E E E E E
2
3
N. Sghaier-II1-2020
72.
N. Sghaier-II1-2020 72
Décodeurs
Un décodeur est un opérateur à n entrées et N sorties avec N ≤ 2n
Pour chacune des combinaisons possibles des entrées, seule une ligne de sortie est
validée.
Les décodeurs sont souvent dotés d’une ou plusieurs entrées de validation V qui servent
à valider son fonctionnement.
Le schéma fonctionnel d’un décodeur à n bits d’entrée est donné par la figure suivante :
73.
73
V A BS0 S1 S2 S3
0 X X 0 0 0 0
1 0 0 1 0 0 0
1 0 1 0 1 0 0
1 1 0 0 0 1 0
1 1 1 0 0 0 1
V
B
A
S
V
B
A
S
V
B
A
S
V
B
A
S
).
.
(
).
.
(
).
.
(
).
.
(
3
2
1
0
S0
S1
S2
S3
A
B
V
Décodeurs 24
N. Sghaier-II1-2020
76
Lorsqu’une combinaison, compriseentre 0 et 9, est appliquée sur
les entrées ABCD (A est le bit de poids fort), la sortie
correspondante est validée.
Les sorties restent au repos (niveau 1) dans le cas où une
combinaison comprise entre 10 et 15 est appliquée sur les entrées.
V
V
Décodeurs BCD (activé à l’état bas)
N. Sghaier-II1-2020
G1
77.
77
Si l’entrée avaut 0, les entrées G1 et G2 du décodeur 1 sont
actives, celles du décodeur 2 inactif.
Le décodeur 1 est validé, et le décodeur 2 inhibé. Les sorties
S0 à S15 sont alors représentatives des entrées b c d e. Si
l’entrée a vaut 1, seul le décodeur 2 est validé et les entrées b, c,
d, et e sont décodées sur les sorties S16 à S31.
Réaliser un décodeur 5 vers 32
À base des 2 décodeurs:
-si a= 0 => 4 ( e,d,c,b) vers 16 (S0,….S15)
- si a= 1 => 4 ( e,d,c,b) vers 16 (S16,….S31)
Décodeurs: Association des décodeurs
N. Sghaier-II1-2020
78.
78
Afin de réaliserdes circuits décodeurs de grande capacité, il est
possible d’associer des décodeurs de base sur plusieurs niveaux.
Décodeurs: Décodage à plusieurs niveaux
N. Sghaier-II1-2020
79.
79
• C’est uncircuit combinatoire qui permet de transformer un
code X ( sur n bits) en entrée en un code Y ( sur m bits) en
sortie.
transcodeur
E1
E2
..
En
S1
S2
..
Sm
Le transcodeur
N. Sghaier-II1-2020
80.
80
Le transcodeur BCD/7segments permet de commander un
afficheur alphanumérique possédant 7 segments (des diodes
électroluminescentes, par exemple). Cet afficheur permet la
visualisation des chiffres 0 à 9 codés en binaire naturel sur 4 bits
D, C, B, et A, où A représente le bit de poids le plus faible.
Transcodeur: BCD/7 segments
N. Sghaier-II1-2020
82
Le codede Gray ou code binaire réfléchi est largement utilisé
dans les systèmes numériques, notamment dans les capteurs de
position (pour coder des positions angulaires, par exemple
Transcodeur: Gray/binaire et binaire/Gray
N. Sghaier-II1-2020
84
• Un multiplexeurest un circuit combinatoire qui permet de
sélectionner une information (1 bit) parmi 2n
valeurs en
entrée.
• Il possède :
– 2n
entrées d’information
– Une seule sortie
– N entrées de sélection ( commandes)
Em ......... E3 E1 E0
C0
C1 Mux 2n
1 V
Cn-1
S
Le Multiplexeur
N. Sghaier-II1-2020
85.
85
V C0 S
0X 0
1 0 E0
1 1 E1
)
1
.
0
.
.( 0
0 E
C
E
C
V
S
E1 E0
C0
Mux 2 1
S
V
Le Multiplexeur: 2 vers 1
N. Sghaier-II1-2020
86.
86
C1 C0 S
00 E0
0 1 E1
1 0 E2
1 1 E3
E3 E2 E1 E0
C0
C1 Mux 4 1
S
)
3
.(
0
.
1
)
2
.(
0
.
1
)
1
.(
0
.
1
)
0
.(
0
.
1 E
C
C
E
C
C
E
C
C
E
C
C
S
Le Multiplexeur: 4 vers 1
N. Sghaier-II1-2020
87.
87
C2 C1 C0S
0 0 0 E0
0 0 1 E1
0 1 0 E2
0 1 1 E3
1 0 0 E4
1 0 1 E5
1 1 0 E6
1 1 1 E7
E7 E6 E5 E4 E3 E2 E1 E0
C0
C1 Mux 8 1
C2
)
7
(
0
.
1
.
2
)
6
(
0
.
1
.
2
)
5
(
0
.
1
.
2
)
4
(
0
.
1
.
2
)
3
(
0
.
1
.
2
)
2
(
0
.
1
.
2
)
1
(
0
.
1
.
2
)
0
.(
0
.
1
.
2
E
C
C
C
E
C
C
C
E
C
C
C
E
C
C
C
E
C
C
C
E
C
C
C
E
C
C
C
E
C
C
C
S
Le Multiplexeur: 8 vers 1
N. Sghaier-II1-2020
88.
88
Le Multiplexeur: 16vers 1
N. Sghaier-II1-2020
Deux multiplexeurs
élémentaires 8 vers 1 avec
entrées de validation sont
associés afin d’obtenir un
dispositif capable
d’aiguiller 1 entrée parmi
16 vers la sortie.
On remarque que le fil
d’adresse A3 joue un rôle
particulier. Si A3 = 0 , le
multiplexeur 1 est validé,
et le multiplexeur 2, qui
correspond aux 8 bits de
poids forts, est inhibé (sa
sortie est forcée à 0).
89.
89
• Il jouele rôle inverse d’un multiplexeurs, il permet de faire
passer une information dans l’une des sorties selon les valeurs
des entrées de commandes.
• Il possède :
– une seule entrée
– 2n
sorties
– N entrées de sélection ( commandes)
C0 DeMux 1 4
C1
S3 S2 S1 S0
I
Le DeMultiplexeur:
N. Sghaier-II1-2020
90.
90
• Le demiadditionneur est un circuit combinatoire qui permet de réaliser la
somme arithmétique de deux nombres A et B chacun sur un bit.
• A la sotie on va avoir la somme S et la retenu R ( Carry).
DA
A
B
S
R
Pour trouver la structure ( le schéma ) de ce circuit on doit en premier dresser sa
table de vérité
Demi Additionneur
N. Sghaier-II1-2020
91.
91
• En binairel’addition sur un seul
bit se fait de la manière
suivante:
A B S R
0 0 0 0
0 1 1 0
1 0 1 0
1 1 0 1
R A.B
S A.B A.B A B
•La table de vérité associée :
De la table de vérité on trouve :
Demi Additionneur
N. Sghaier-II1-2020
Somme Retenue
0+0=0 0
0+1=1 0
1+0=1 0
1+1=0 1
1
+
1
0
1
1110
1010
1
Ri-1
Ri=0
93
• L’additionneur completun bit possède 3 entrées :
– Ai : le premier nombre sur un bit.
– Bi : le deuxième nombre sur un bit.
– Ri-1 : le retenue entrante sur un bit.
• Il possède deux sorties :
– Si : la somme
– Ri la retenue sortante
Additionneur
complet
Ai
Bi
Ri-1
Si
Ri
L’additionneur complet 1bit
N. Sghaier-II1-2020
94.
94
Ai Bi Ri-1Si Ri
0 0 0 0 0
0 0 1 1 0
0 1 0 1 0
0 1 1 0 1
1 0 0 1 0
1 0 1 0 1
1 1 0 0 1
1 1 1 1 1
Table de vérité d’un additionneur complet sur 1 bit
L’additionneur complet 1bit
N. Sghaier-II1-2020
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
)
.(
)
(
)
.
.
.(
)
.
.
.(
.
.
.
.
.
.
.
.
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
R
B
A
S
R
B
A
R
B
A
S
R
B
R
B
A
R
B
R
B
A
S
R
B
A
R
B
A
R
B
A
R
B
A
S
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
B
A
B
A
R
R
R
R
B
A
B
A
B
A
R
R
R
B
A
R
B
A
R
B
A
R
B
A
R
)
.(
)
(
)
.
.
.(
1
1
1
1
1
1
1
1
96
L’additionneur complet 1bitavec 2 demi-ADD
N. Sghaier-II1-2020
i i i i 1 i i
i i i i 1
R A .B R .(B A )
S A B R
i i
i i
S A B
R A B
Equations d’un Additionneur complet Equations d’un demi Additionneur
97.
97
• Un additionneursur 4 bits est un circuit qui permet de faire l’addition de
deux nombres A et B de 4 bits chacun
– A(a3a2a1a0)
– B(b3b2b1b0)
En plus il tient en compte de la retenu entrante
• En sortie on va avoir le résultat sur 4 bits ainsi que la retenu ( 5 bits en
sortie )
• Donc au total le circuit possède 9 entrées et 5 sorties.
• Avec 9 entrées on a 29
=512 combinaisons !!!!!! Comment faire pour
représenter la table de vérité ?????
• Il faut trouver une solution plus facile et plus efficace pour concevoir ce
circuit ?
L’additionneur complet 4 bits
N. Sghaier-II1-2020
0011
1111
1000
0 0
98.
98
• Lorsque onfait l’addition en binaire , on additionne bit par bit en
commençant à partir du poids fiable et à chaque fois on propage la retenue
sortante au bit du rang supérieur.
L’addition sur un bit peut se faire par un additionneur complet sur 1 bits.
r3 r2 r1 r0= 0
+
a4 a3 a2 a1
b4 b3 b2 b1
r4 s4 r3 s3 r2 s2 r1 s1
r4 s4 s3 s2 s1 Résultat final
L’additionneur complet 4 bits
N. Sghaier-II1-2020
100
Pour la soustractionA − B , on peut adopter la même approche que
pour l’addition. On commence par définir l’opérateur binaire de base
et on l’utilise pour réaliser des soustractions de nombres binaires.
Demi soustracteur
N. Sghaier-II1-2020
102
Soit à soustraireles deux nombres binaires à 4 bits suivants :
Pour effectuer cette soustraction en utilisant l’additionneur complet, il faut tout d’abord
effectuer le complément à 2 de B3B2B1B0, pour cela on prend le complément à 1 à l’aide des
N inverseurs et on ajoute ensuite 1 au bit de poids le plus faible, le résultat de la
soustraction apparaitra sur les sorties de l’additionneur, en code exact ou en complément à
2 selon le bit de signe D3. La retenue D4 représentée n’est pas significative.
La figure ci-dessous montre comment un additionneur peut servir comme soustracteur
N. Sghaier-II1-2020
Soustracteur 4 bits
103.
103
Si veut effectuerl’opération d’addition ou de la soustraction selon qu’on utilise B comme
nombre positif ou négatif (complément à 2).
N. Sghaier-II1-2020
Additionneur/ Soustracteur 4 bits
104.
104
Le processus dela multiplication est illustré par un exemple de multiplication de deux
nombres binaires à 4 bits suivant :
N. Sghaier-II1-2020
Multiplieurs 4 bits
105.
105
La multiplication dedeux nombres binaires à 4 bits est effectuée par un multiplieur
parallèle utilisant des additionneurs complets selon le schéma suivant :
N. Sghaier-II1-2020
Multiplieurs 4 bits
107
• C’est uncircuit combinatoire qui permet de
comparer entre deux nombres binaire A et B.
• Il possède 2 entrées :
– A : sur un bit
– B : sur un bit
• Il possède 3 sorties
– fe : égalité ( A=B)
– fi : inférieur ( A < B)
– fs : supérieur (A > B)
fi
fe
fs
Comparateur
1 bit
A
B
Le Comparateur
N. Sghaier-II1-2020
108.
108
A B fsfe fi
0 0 0 1 0
0 1 0 0 1
1 0 1 0 0
1 1 0 1 0
fi
fs
B
A
AB
B
A
fe
B
A
fi
B
A
fs
.
Le Comparateur 1 bit
N. Sghaier-II1-2020
110
• Il permetde faire la comparaison entre deux nombres A (a2a1)
et B(b2b1) chacun sur deux bits.
Comparateur
2 bits
A1
A2
B1
B2
fi
fe
fs
Le Comparateur 2 bits
N. Sghaier-II1-2020
111.
111
)
1
1
).(
2
2
( B
A
B
A
fe
)
1
.
1
).(
2
2
(
2
.
2B
A
B
A
B
A
fs
)
1
.
1
).(
2
2
(
2
.
2 B
A
B
A
B
A
fi
A2 A1 B2 B1 fs fe fi
0 0 0 0 0 1 0
0 0 0 1 0 0 1
0 0 1 0 0 0 1
0 0 1 1 0 0 1
0 1 0 0 1 0 0
0 1 0 1 0 1 0
0 1 1 0 0 0 1
0 1 1 1 0 0 1
1 0 0 0 1 0 0
1 0 0 1 1 0 0
1 0 1 0 0 1 0
1 0 1 1 0 0 1
1 1 0 0 1 0 0
1 1 0 1 1 0 0
1 1 1 0 1 0 0
1 1 1 1 0 1 0
1. A=B si
A2=B2 et A1=B1
2. A>B si
A2 > B2 ou (A2=B2 et A1>B1)
3. A<B si
A2 < B2 ou (A2=B2 et A1<B1)
Le Comparateur 2 bits
N. Sghaier-II1-2020
112.
112
Comparateur 2 bitsavec des comparateurs 1 bit
•C’est possible de réaliser un comparateur 2 bits en utilisant des
comparateurs 1 bit et des portes logiques.
•Il faut utiliser un comparateur pour comparer les bits du poids faible et un
autre pour comparer les bits du poids fort.
•Il faut combiner entre les sorties des deux comparateurs utilisés pour
réaliser les sorties du comparateur final.
Comparateur 1 bit
fs1 fe1 fi1
a1 b1
Comparateur 1 bit
fs2 fe2 fi2
a2 b2
Le Comparateur 2 bits
N. Sghaier-II1-2020
114
Comparateur 1 bit
fs2fe2 fi2
Comparateur 1 bit
fs1 fe1 fi1
a2 b2 a1 b1
fi
fe
fs
Le Comparateur 2 bits
N. Sghaier-II1-2020
115.
115
• On remarqueque :
– Si A2 >B2 alors A > B
– Si A2<B2 alors A < B
• Par contre si A2=B2 alors il faut tenir en compte du résultat de
la comparaison des bits du poids faible.
• Pour cela on rajoute au comparateur des entrées qui nous
indiquent le résultat de la comparaison précédente.
• Ces entrées sont appelées des entrées de mise en cascade.
Comparateur avec des entrées de mise en cascade
N. Sghaier-II1-2020
116.
116
Comp
fs fe fi
A2B2
Es ( >)
Eg ( =)
Ei ( <)
A2 B2 Es Eg Ei fs fe fs
A2>B2 X X X 1 0 0
A2<B2 X X X 0 0 1
A2=B1
1 0 0 1 0 0
0 1 0 0 1 0
0 0 1 0 0 1
fs= (A2>B2) ou (A2=B2).Es
fi= ( A2<B2) ou (A2=B2).Ei
fe=(A2=B2).Eg
Comparateur avec des entrées de mise en cascade
N. Sghaier-II1-2020
117.
117
Comp
fs1 fe1 fi1
a1b1
Es
Eg
Ei
‘0’
‘1’
Comp
fs2 fe2 fi2
a2 b2
Es
Eg
Ei
Comparateur avec des entrées de mise en cascade
N. Sghaier-II1-2020
119
N. Sghaier-II1-2020
Soustracteur complet
Onveut réaliser un circuit qui effectue la soustraction Ai - Bi en tenant compte d'une éventuelle retenue
R i-1. Ce circuit doit donc générer la différence Di et l'éventuelle retenue Ri à transmettre à la colonne de
gauche.
1) Remplir la table de vérité de Di et Ri.
2) Remplir les tableaux de Karnaugh et en déduire les équations simplifiées de Di et Ri.
3) Dessiner le schéma de ces deux fonctions réunies en un seul bloc fonctionnel : le soustracteur complet.
Exercice n°1
3)
120.
120
Exercice 1
N. Sghaier-II1-2020
4)Réaliser un soustracteur binaire complet (ou étage de soustracteur) selon deux modes :
a. Avec deux demi-soustracteurs ;
b. Avec un demi-additionneur et un demi-soustracteur. identiques.
121.
121
N. Sghaier-II1-2020
Exercice 1
4)Réaliser un soustracteur binaire complet (ou étage de soustracteur) selon deux modes :
b. Avec un demi-additionneur et un demi-soustracteur.
124
Exercice n°2
N. Sghaier-II1-2020
Lemultiplexeur pouvant calculer des fonctions de plusieurs variables, peut être utilisé en
générateur de fonctions logiques. Le nombre d’entrées d’adresses étant égal aux nombres de
variables dans la fonction.
• 1) Traiter le cas où l’on a une variable de plus que d’entrées d’adresse, en réalisant la fonction
:
à l’aide d’un multiplexeur à 8 entrées de données (D0, D1, D2, D3, D4, D5, D6, D7), 3 entrées
d’adresses A, B, C (C le poids le plus fort) et 1 sortie.
C B A S
0 0 0 D0 D
0 0 1 D1 D
0 1 0 D2 D
0 1 1 D3 D
1 0 0 D4 D
1 0 1 D5 D
1 1 0 D6 D
1 1 1 D7
D
125.
125
Exercice n°2
N. Sghaier-II1-2020
Lemultiplexeur pouvant calculer des fonctions de plusieurs variables, peut
être utilisé en générateur de fonctions logiques. Le nombre d’entrées
d’adresses étant égal aux nombres de variables dans la fonction.
• 2) À l’aide d’un multiplexeur à 8 entrées de données (D0,D1,D2,D3,D4,
D5,D6,D7) et 3 entrées d’adresses A, B, C (C le poids le plus fort) réaliser la
fonction suivante :
C B A S
0 0 0 D0 D
0 0 1 D1 D
0 1 0 D2 D
0 1 1 D3 D
1 0 0 D4 D
1 0 1 D5 D
1 1 0 D6 D
1 1 1 D7
D
129
Exercice n°4
N. Sghaier-II1-2020
Soitun circuit combinatoire à 5 lignes d’entrée
et 3 lignes de sorties, comme le montre
la figure ci-dessous. Le fonctionnement est
le suivant :
1)
130.
130
Exercice n°4
N. Sghaier-II1-2020
2-Donner les expressions logiques des sorties A, B et Eout en
fonction des entrées de E0…E3 et Ein.
3- En déduire le circuit logique du codeur.
131.
131
Exercice n°5
N. Sghaier-II1-2020
Lemontage suivant est une application des multiplexeurs et démultiplexeur dans les liaisons
séries. Un multiplexeur permet de sélectionner (entrée m) en sortie (S) une des entrées (e0,
e1), par contre le démultiplexeur réalise la fonction inverse du multiplexeur :
132.
132
Exercice n°6
N. Sghaier-II1-2020
Onveut réaliser un dé électronique à diodes LED disposées comme le montre la figure-1.
Les différentes combinaisons d’affichage du dé électronique sont représentées dans la
figure-2.
A titre d’exemple, si on veut afficher 2, il faut allumer les diodes a et g. On note que pour
les combinaisons d’entrée 0 (000) et 7 (111) aucune diode ne doit être allumée.
On veut réaliser le circuit logique de commande pour allumer les diodes. Ce circuit doit
comporter 7 sorties, soit une sortie par diode (a, b, c, d, e, f, g) et 3 entrées A, B, C pour le
code binaire (C le poids le plus fort).
1- Déterminer la table de vérité.
133.
133
Exercice n°6
N. Sghaier-II1-2020
Onveut réaliser un dé électronique à diodes LED disposées comme le montre la figure-1.
Les différentes combinaisons d’affichage du dé électronique sont représentées dans la
figure-2.
A titre d’exemple, si on veut afficher 2, il faut allumer les diodes a et g. On note que pour
les combinaisons d’entrée 0 (000) et 7 (111) aucune diode ne doit être allumée.
On veut réaliser le circuit logique de commande pour allumer les diodes. Ce circuit doit
comporter 7 sorties, soit une sortie par diode (a, b, c, d, e, f, g) et 3 entrées A, B, C pour le
code binaire (C le poids le plus fort).
1- Déterminer la table de vérité.
136
Exercice n°7
N. Sghaier-II1-2020
Lafigure-1 représente un comparateur de deux nombres binaires xi et yi à 1 bit.
1- Effectuer la synthèse de ce circuit logique.
137.
137
Exercice n°7
N. Sghaier-II1-2020
a-Donner les expressions logiques des sorties S, I et E en fonction des sorties Si, Ii, Ei avec
i=0, 1, 2 du comparateur à 1 bit.
139
Exercice n°7
N. Sghaier-II1-2020
3-On veut afficher les sorties du comparateur (S, I, E) sur un afficheur 7 segments à cathodes
communes en utilisant un transcodeur, comme le montre la figure-3a, et ce pour obtenir l’affichage
donné par la figure-3b.
a- Donner la table de vérité du transcodage permettant le passage du code S, I, E au code 7 segments.
b- Déterminer les expressions simplifiées des sorties en utilisant le tableau de Karnaugh.
140.
140
Exercice n°7
N. Sghaier-II1-2020
c-En déduire le schéma interne du transcodeur.
Le schéma interne du transcodeur est :
Ci-dessous le schéma complet comparateur (S, I, E), transcodeur, et afficheur 7 segments,
141.
141
Exercice n°8
N. Sghaier-II1-2020
Développezun circuit logique (transcodeur) muni de 3 variables d’entrée (B2,B1,B0)2 représentant le
nombre N dans le code binaire naturel (ou pur), et qui donne en sortie (G2, G1, G0) représentant le
même nombre dans le code Gray (ou binaire réfléchi).
1) Dresser une table de vérité traduisant le fonctionnement,
148
Simplification des circuitslogiques
Tables de Karnaugh: A B C D S
0 0 0 0 0
0 0 0 1 0
0 0 1 0 0
0 0 1 1 1
0 1 0 0 0
0 1 0 1 1
0 1 1 0 1
0 1 1 1 1
1 0 0 0 0
1 0 0 1 X
1 0 1 0 1
1 0 1 1 X
1 1 0 0 1
1 1 0 1 X
1 1 1 0 1
1 1 1 1 X
•Pour les cas impossibles ou interdits,
il faut mettre un X dans la T.V .
•Les cas impossibles sont représentés
aussi par des X dans la table de karnaugh
00 01 11 10
00 0 0 1 0
01 0 1 X X
11 1 1 X X
10 0 1 1 1
AB
CD
N. Sghaier-II1-2020
149.
149
Simplification des circuitslogiques
Tables de Karnaugh:
Il est possible d’utiliser les X dans des regroupements :
Soit les prendre comme étant des 1
Ou les prendre comme étant des 0
Il ne faut pas former des regroupements qui contiennent uniquement des X
AB
00 01 11 10
00 0 0 1 0
01 0 1 X X
11 1 1 X X
10 0 1 1 1
AB
CD
N. Sghaier-II1-2020
150.
150
Simplification des circuitslogiques
Tables de Karnaugh:
CD
AB
00 01 11 10
00 0 0 1 0
01 0 1 X X
11 1 1 X X
10 0 1 1 1
AB
CD
N. Sghaier-II1-2020
151.
151
Simplification des circuitslogiques
Tables de Karnaugh:
BD
CD
AB
00 01 11 10
00 0 0 1 0
01 0 1 X X
11 1 1 X X
10 0 1 1 1
AB
CD
N. Sghaier-II1-2020
152.
152
Simplification des circuitslogiques
Tables de Karnaugh:
AC
BD
CD
AB
00 01 11 10
00 0 0 1 0
01 0 1 X X
11 1 1 X X
10 0 1 1 1
AB
CD
N. Sghaier-II1-2020
153.
153
Simplification des circuitslogiques
Tables de Karnaugh:
00 01 11 10
00 0 0 1 0
01 0 1 X X
11 1 1 X X
10 0 1 1 1
AB
CD
BC
AC
BD
CD
AB
N. Sghaier-II1-2020
154.
154
Partie B: LesCircuits Séquentiels
Chapitre 5 : Les bascules
Chapitre 6 : Les compteurs et les décompteurs
155.
155
Chapitre 1 :
Lesbascules
1. Introduction
2. Bascules RS
3. Bascules D
4. Bascules JK
5. Bascules T
6. Exercices
156.
156
Systèmes asynchrones
Les sortiesévoluent à la suite d’un
changement de combinaison des
entrées, ce qui provoque des états
transitoires, des retards de durées
différentes et des risques d’instabilité.
Systèmes synchrones
L’évolution des sorties est synchronisée
par une commande externe appelée
horloge afin d’éviter les multiples états
transitoires notamment lorsque des
entrées changent d’état simultanément.
S+
Σ
Z
S-
S+
Σ
Z
S-
H
Introduction
N. Sghaier-II1-2020
157.
157
Une horloge estune variable logique qui passe
successivement de 0 à 1 et de 1 à 0 d’une façon périodique.
Cette variable est utilisée souvent comme une entrée des
circuits séquentiels synchrone. L’horloge est notée par h ou
ck ( clock).
Horloge H
N. Sghaier-II1-2020
158.
158
Entrées asynchrones :toutes les bascules
synchrones commercialisées possèdent des
entrées asynchrones de forçage de mise à 0
(Reset ou Clear) et de mise à 1 (Set) prioritaires
sur toutes autres entrées.
Entrées Asynchrones (pour Forçage) Set et Reset
N. Sghaier-II1-2020
159.
159
Fonctionnement
La bascule RSasynchrone possède une entrée R (Reset)
de mise à zéro, une entrée S (Set) de mise à 1, une
sortie Q et une sortie Complémentée Q.
L’état R=S=0 (mode mémoire) maintient l’état de la
sortie. L’état R=S=1 (mode interdit) est interdit car il
conduit à mettre simultanément la sortie à 1 et à 0.
table de fonctionnement : symbole :
0
1 1
Q+
0
0
R S
0
1
1
1
0
Mémoire
Mise à 1
Mise à 0
Interdit
Φ
Q-
Bascule RS asynchrone (1/3)
N. Sghaier-II1-2020
162
La basculeRS synchrone
La bascule RS synchrone possède une entrée R (Reset)
de mise à zéro, une entrée S (Set) de mise à 1, une
entrée d’horloge H, une sortie Q et une sortie
Complémentée Q.
La bascule RS synchrone fonctionne selon l’état de
l’horloge :
Bascule RS Synchrone (1/3)
N. Sghaier-II1-2020
163.
163
t
Q
t
R
t
H
t
S
H R SQ+
0 Φ Φ
0 0
0 1
1 0
1
1
1
1 1 1
Q-
Q-
1
0
Φ Interdit
Mémoire
Mise à 1
Mise à 0
Bascule RS Synchrone (2/3)
Synchronisation par le niveau haut de l’horloge
Chronogramme
Prioritaire à 1
(Q subit à S)
Table de fonctionnement
N. Sghaier-II1-2020
164.
164
Bascule RS Synchrone(3/3)
Synchronisation par le Front Montant de l’horloge
H R S Q+
0 Φ Φ
Φ Φ
1
Q-
Q-
0 1 1
1 0 0
1 1 Φ Interdit
Mémoire
Mise à 1
Mise à 0
0 0 Q-
Table de fonctionnement
Chronogramme Prioritaire à 1
t
Q
t
H
t
S
t
R
N. Sghaier-II1-2020
165.
165
La basculeD est une bascule synchrone qui possède une
entrée de donnée D (Data), une entrée d’horloge H, une
sortie Q et une sortie complément de Q.
Le signal de synchronisation est actif :
soit sur un niveau (haut ou bas) de l’horloge (bascule D latch)
soit sur un front (montant ou descendant) de l’horloge (bascule
D edge triggered)
Bascule D (1/3)
N. Sghaier-II1-2020
166.
166
t
Q
t
D
t
H
Bascule D (2/3)
Chronogramme
Labascule D latch : la sortie recopie l’entrée sur un niveau d’horloge. Sur
l’autre niveau, la sortie est mémorisée.
Q+
H D
Q-
0 1
1 0
1 1
Q-
0
1
0 0
Recopie
Mémoire
N. Sghaier-II1-2020
167.
167
t
Q
t
H
t
D
Bascule D (3/3)
Labascule D edge triggered : la sortie recopie l’entrée sur un front
d’horloge sinon elle ne change pas d’état (maintien de l’état,
mémorisation).
Chronogramme
Q+
H D
Q-
1 Φ
0
1
Q-
0
1
0 Φ
Recopie
Mémoire
N. Sghaier-II1-2020
168.
168
La basculeJK est une bascule synchrone (le plus
souvent sur front) qui possède une entrée J de mise à
1, une entrée K de mise à 0, une entrée d’horloge H,
une sortie Q et une sortie complément de Q.
Son fonctionnement diffère de celui d’une bascule
Synchrone RS pour la situation ambiguë R=S=1. Dans le
cas J=K=1, la sortie est inversée.
Bascule JK (1/2)
N. Sghaier-II1-2020
169.
169
Bascule JK (2/2)
HJ K Q+
0 Φ Φ
Φ Φ
1
Q-
Q-
0 1 0
1 0 1
Inversion
Mémoire
Mise à 0
Mise à 1
0 0 Q-
1 1 Q-
Bascule JK à déclenchement sur
front montant :
Chronogramme
N. Sghaier-II1-2020
170.
170
La bascule Test une bascule synchrone qui possède
une entrée de donnée T, une entrée d’horloge H, une
sortie Q et une sortie complément de Q.
table de fonctionnement : symbole :
Q+
H T
Q-
1 Φ
0
1
Q-
Q-
0 Φ
Inversion
Mémoire
Q-
T Q
Q
H
Bascule T(1/2)
Fonctionnement
N. Sghaier-II1-2020
193
Un compteur estun circuit qui compte des impulsions et qui affiche sur ses
sorties le nombre d'impulsions qu'il a reçues depuis le début du comptage (en
binaire évidemment).
On le représente par le schéma suivant (exemple d’un compteur sur 4 bits
synchronisé sur front montant) :
QA est bien sur la sortie de poids faible et QD celle de poids fort.
Il existe 2 types de compteurs : les compteurs asynchrones et les compteurs
synchrones (les termes "synchrone" ou "asynchrone" n'ont pas la même
signification que pour les bascules et les 2 types de compteurs sont réalisés
avec des bascules synchrones).
La capacité d'un compteur encore appelée MODULO est le nombre
maximum d'états différents que peuvent prendre l'ensemble de ses sorties.
Définitions
N. Sghaier-II1-2020
194.
Principe :
Type de Bascules à utiliser: équivalent de la bascule T
Nombre de bascules: n Bascules
Type d’Horloge: tous les bascules à front montant ou à front descendant.
Liaison entre bascules: les bascules sont liées par l’entrée horloge:
La première bascule est excitée par l’horloge entrant.
À partir de la deuxième bascule on aura la liaison suivante: Hi+1=Qi (pour
le front descendant) et Hi+1=Qi (pour le front montant)
Entrées de forçages: les entrées Sf sont à zéros et les entrées Rf sont liées
avec un bouton RAZ (remise à zéro)
Compteurs Asynchrones: modulo 2n
195.
Exemple :Compteur Modulo 8
Type de Bascules à utiliser: Bascule JK (J=K=1)
Nombre de bascules: 3 (8= 23
) Bascules
Cycle de comptage: 0-1-2-3-4-5-6-7 (le retour à zéro se fait automatiquement)
Type d’Horloge: Front descendant.
Logigramme:
Compteurs Asynchrones: modulo 2n
Principe :
Type de Bascules à utiliser: équivalent de la bascule T
Nombre de bascules: n bascules avec 2n-1
< M < 2n
Type d’Horloge: tous les bascules à front montant ou à front descendant.
Liaison entre bascules: les bascules sont liées par l’entrée horloge:
La première bascule est excitée par l’horloge entrant.
À partir de la deuxième bascule on aura la liaison suivante: Hi+1=Qi (pour
le front descendant) et Hi+1=Qi (pour le front montant)
Entrées de forçages: les entrées Sf sont à zéros et les entrées Rf prennent le
valeur du modulo.
Compteurs Asynchrones: modulo M ≠2n
198.
Exemple :Compteur Modulo 6
Type de Bascules à utiliser: Bascule JK (J=K=1)
Nombre de bascules: 22
< 6 < 23
Soit 3 Bascules
Cycle de comptage: 0-1-2-3-4-5-0 (le retour à zéro se fait par forçage)
Type d’Horloge: Front descendant.
Logigramme: Lorsqu’il détecte 6 il va initialiser les bascules:
(6)10 =(110)2 => Rf = Q2 . Q1
Compteurs Asynchrones: : modulo M ≠2n
Principe :
Type de Bascules à utiliser: équivalent de la bascule T
Nombre de bascules: n Bascules
Type d’Horloge: tous les bascules à front montant ou à front descendant.
Liaison entre bascules: les bascules sont liées par l’entrée horloge:
La première bascule est excitée par l’horloge entrant.
À partir de la deuxième bascule on aura la liaison suivante: Hi+1=Qi (pour
le front descendant) et Hi+1=Qi (pour le front montant)
Entrées de forçages: les entrées Sf sont à zéros et les entrées Rf sont liées
avec un bouton RAZ (remise à zéro)
Décompteurs Asynchrones: modulo 2n
201.
Exemple :Décompteur Modulo 8
Type de Bascules à utiliser: Bascule JK (J=K=1)
Nombre de bascules: 3 (8= 23
) Bascules
Cycle de décomptage: 0-7-6-5-4-3-2-1-0
Type d’Horloge: Front descendant.
Logigramme:
Décompteurs Asynchrones: modulo 2n
202.
Principe :
Type de Bascules à utiliser: équivalent de la bascule T
Nombre de bascules: n bascules avec 2n-1
< M < 2n
Type d’Horloge: tous les bascules à front montant ou à front descendant.
Liaison entre bascules: les bascules sont liées par l’entrée horloge:
La première bascule est excitée par l’horloge entrant.
À partir de la deuxième bascule on aura la liaison suivante: Hi+1=Qi (pour
le front descendant) et Hi+1=Qi (pour le front montant)
Entrées de forçages: les entrées Sf sont à zéros et les entrées Rf prennent le
valeur du modulo.
Décompteurs Asynchrones: modulo M ≠2n
203.
Exemple :Décompteur Modulo 5
Type de Bascules à utiliser: Bascule JK (J=K=1)
Nombre de bascules: 22
< 5 < 23
Soit 3 Bascules
Cycle de décomptage: 4-3-2-1-0 (le départ se fait par forçage)
Type d’Horloge: Front descendant.
Logigramme: lorsqu’il détecte 5 il fait le forçage à 4
(5)10 =(101)2 et (4)10 =(100)2 => Q2 . Q0 = Sf2 = Rf0 = Rf1
Décompteurs Asynchrones: : modulo M ≠2n
204.
204
Pour réaliserun compteur / décompteur, il faut une entrée de
sélection X qui détermine le sens de comptage en fonction de
sa valeur de X. Par exemple :
si X=0 → comptage, il faut aiguiller la sortie Qn vers
l’horloge Hn+1,
si X=1 → Décomptage, il faut aiguiller la sortie Qn
complémentée vers l’horloge Hn+1.
Modulo 8
Décompteurs/Compteurs Asynchrones: : modulo M ≠2n
N. Sghaier-II1-2020
205.
205
Avec desbascules JK à déclenchement sur front descendant
:
table de vérité :
Hn+1
X Qn
1
1
0
1
0
0
1
0 0
1
1
0
équations logiques :
Décomptage
Comptage
Hn+1 XQn XQn
Hn+1 X Qn
Q0 Q1 Q2
H
J Q
Q
H
K
S
R
1
1
0
J Q
Q
H
K
S
R
1
1
0
J Q
Q
H
K
S
R
1
1
0
RAZ
X
? ?
N. Sghaier-II1-2020
Décompteurs/Compteurs Asynchrones: : modulo M ≠2n
206.
206
Structure d’uncompteur synchrone
Le signal d’horloge est commun à toutes les bascules.
Il faut utiliser n bascules JK (M ≥ 2n
) et agir sur les entrées J
et K en fonction de l’état des sorties Q.
J Q
Q
H
K
S
R
J Q
Q
H
K
S
R
J Q
Q
H
K
S
R
Q0 Q1 Qn
Système logique
H
J0
K0 J1
K1 Jn
Kn
0 0 0
0 0 0
Compteurs Synchrones
N. Sghaier-II1-2020
207.
Principe :
Etape1: identifier type de Bascules à utiliser: JK, D ou RS
Etape2: Nombre de bascules: n Bascules
Etape3: Type d’Horloge: tous les bascules sont commandées par le même
horloge (front montant ou front descendant).
Etape4: Rappeler table de transition de la bascule utilisée (Voir Diapo
Suivant)
Etape5: Table de vérité: Qi (n); Qi(n+1); Ei
Etape6: Calculer Ei en fonction de Qi (Table de Karnaugh)
Etape7: tracer le logigramme.
Compteurs Synchrones modulo M =2n
209
Exemple :compteur synchrone modulo 8
Compteurs Synchrones modulo M =2n
N. Sghaier-II1-2020
Etape1: identifier type de Bascules à utiliser: JK
Etape2: Nombre de bascules: 3 Bascules car 8=23
Etape3: Type d’Horloge: tous les bascules sont commandées par le même
horloge (front montant).
Etape4: Rappeler table de transition de la bascule utilisée
Principe :
Etape1: identifier type de Bascules à utiliser: JK, D ou RS
Etape2: Nombre de bascules: n Bascules
Etape3: Type d’Horloge: tous les bascules sont commandées par le même
horloge (front montant ou front descendant).
Etape4: Rappeler table de transition de la bascule utilisée (Voir Diapo
Suivant)
Etape5: Table de vérité: Qi (n); Qi(n+1); Ei
Etape6: Calculer Ei en fonction de Qi (Table de Karnaugh)
Etape7: tracer le logigramme.
Compteurs Synchrones modulo M ≠2n
217
Exemple :compteur synchrone modulo 10
Compteurs Synchrones modulo M ≠ 2n
N. Sghaier-II1-2020
Etape1: identifier type de Bascules à utiliser: D
Etape2: Nombre de bascules: 4 Bascules car 23
<10<24
Etape3: Type d’Horloge: tous les bascules sont commandées par le même
horloge (front Montant).
Etape4: Rappeler table de transition de la bascule utilisée
Qn Qn+1 D
0 0 0
0 1 1
1 0 0
1 1 1
221
N. Sghaier-II1-2020
Exercice d’applications
1-Etablir le logigramme d'un compteur synchrone à base de bascules JK à front
descendant qui compte selon la séquence suivante:
2- Etablir le logigramme d'un compteur synchrone à base de bascules D à front
descendant qui compte selon la séquence suivante: