CLASSIFFICATION VOLUMETRIQUE DIRECT : CRIBLAGE
 Avant de se lancer dans ce chapitre il est utile de définir certains termes courants de
criblage.
 Définitions :
 la granularité désigne l’ensemble des caractéristiques définissant l’état granulaire
d’un produit, avec :
 la granulométrie, mesure les dimensions des grains et de leur répartition ;
 La grosseur d’un grain, mesuré par le diamètre de la plus petite perforation, à travers
laquelle ce grain peut passer ;
 La longueur d’un grain, c’est la plus grande dimension, et son épaisseur est la distance
entre deux plans parallèles entre lesquels peut passer ce grain ;
 le cœfficient volumétrique ; rapport entre le volume d’un grain et celui de la sphère de
diamètre égale à la longueur de ce grain.
 le scalpage, ou étêtage, c’est l’élimination de blocs particulièrement gros dans une
alimentation ;
 Le calibrage, c’est le classement portant sur de gros éléments (en principe >
à100mm) ;
 le criblage, c’est la classification portant sur des granulométries comprises entre 1 et
100mm;
 le tamisage est l’opération portant sur des produits de granulométrie comprise entre
0.04 et 1mm ;
 l’égouttage, est l’opération visant à éliminer par voie d’écoulement naturel l’excédent
de liquide dans les mélanges solide – liquide ;
 l’essorage ; est un égouttage amplifié par des moyens mécaniques (centrifugation ou
vibration par exemple) ;
 Le dépoussiérage : opération qui vise à éliminer les plus fines particules par voie
sèche ;
 Le déschlammage, c’est une opération qui vise à éliminer les particules fines par
voie humide ;
criblage
 Définition:
Crible
Alimentation refus
Passant
I – Définition du criblage
 Le criblage est une opération permettant de classer les grains de nature et de
dimensions variables en utilisant des surfaces perforées (surfaces criblantes) qui laissent
passer les fragments de dimensions inférieures aux dimensions du crible et constituent
le passant (ou tamisât) et retient les fragment de dimensions supérieurs et constituent le
refus.
II - But de criblage :
 Séparer les plus gros fragments avant de les retraiter ;
 Eliminer les plus fins de l’alimentation (pour soulager les appareils et éviter la création de surfines) ;
 Répondre aux exigences de l’utilisateur (exp. Fluorine) ;
 Fabrication des produits marchands calibrés (exp. Industrie des granulant) ;
 Faire plusieurs tranches granulométriques ;
 Avoir un produit riche et un autre pauvre quand la granulométrie est un critère de
richesse (exp. Phosphate).
III – Type de surfaces criblantes
 Selon le produit traité, plusieurs types de surfaces criblantes garnissent les
tamis vibrants :
 Tôles perforées : elles sont utilisées dans de nombreuses installations en particulier
pour le criblage des produits lourds et de granulométrie supérieure à 70mm ;
 Grilles métalliques : utilisée généralement pour les granulométries comprises entre 1 et
70mm. Les différents types sont réalisables en acier haute résistance, mais aussi en
acier inoxydable ou galvanisé ;
 Toiles métalliques : pour des granulométries < 1mm, on utilise des tissus métalliques
généralement en acier inoxydables.
IV– Choix des surfaces criblantes :
 Le choix des surfaces criblantes est lié aux caractéristiques des surfaces utilisables, il
se base sur :
 La solidité (indéformabilité, résistance à l’usure et aux ruptures de fatigue), c’est un
critère primordial lorsque le produit comporte des éléments volumineux et lourds ;
 La régularité des ouvertures ;
 Le pourcentage des vides ; les moyennes usuelles indiquent pour :
 les tissus en fil fin à haute résistance : 65 à 75% ;
 les tissus ordinaires : 50 à 65% ;
 les tôles perforées : 30 à 45
 Résistance au colmatage : on utilise des artifices thermiques (toiles chauffantes ou
mécaniques (billes et frappeurs) et on emploie des grilles à mailles rectangulaires, à
barreaux, anti-colmatantes criblantes :
Formes des ouvertures des surfaces tamisantes.
V - Paramètre influençant la qualité d’une opération de criblage :
 V1- La stratification :
 Le facteur essentiel qui sépare les fins des gros sur un crible
est la stratification:
 Il existe une épaisseur limite pour cette stratification :
 Un lit fin engendre une efficacité faible ;
 Un lit trop épais amortit le mouvement du crible et diminue la
précision de coupure.
 V2 – La probabilité que le grain tombe dans une
ouverture plutôt que sur un fil
 Cette probabilité est d’autant plus grande que le rapport entre la dimension
d’ouverture et celle de la particule est grande.
 V3 – La forme des ouvertures de la maille du crible :
La maille carrée est une maille de référence et de précision ; elle est utilisée
pour un criblage intermédiaire (10 à 40mm).
La maille ronde est valable pour un criblage grossier ;
La maille rectangulaire résiste au colmatage ; elle est utilisée pour un
criblage fin ≤ 10mm.
 V4 – Granulométrie de l’alimentation : Les performances et la capacité d’un
crible dépendent de :
-Forme des grains : La capacité et l’efficacité du criblage varient avec la forme de
particules surtout si la proportion des grains plats ou allongés est grande. Plus la
particule est sphérique, plus sa probabilité de passage est meilleure.
 V7 – La résistance au colmatage : Pour éviter la colmatage des cribles, on utilise
des artifices thermiques (toiles chauffante) ou mécaniques (bille et frappeurs) et on
emploie des grilles à maille rectangulaire, à barreaux anti-colmatantes.
 V8 - Densité apparente du produit : La capacité du crible augment avec la densité
apparente du produit à cribler.
 V9 – Mouvement du crible : Ces vibrations sont caractérisées bar leur fréquence ,
leur amplitude et leur sens suivant la finesse de criblage
 A- Amplitude : le risque de colmatage augmente à faible amplitude ;
 - Une forte amplitude nuit au criblage par un rebondissement trop important des
particules ;
 - les amplitudes élevées sont favorables pour un criblage grossier ou une charge
importante ;
 - Les faibles amplitudes sont favorables pour un criblage fin .
 B- la fréquence des vibrations est choisie basse pour une amplitude élevée
ou versa.
 C- Sens des vibrations- Si le sens des vibrations est le même que celui de
l’écoulement de produit (criblage à co- courant), la capacité est meilleur ;
 - Si les vibrations sont de sens contraire à l’écoulement (contre le courant) on
aura une amélioration de l’efficacité de séparation mais la capacité est
moindre énormément lorsque le taux d’humidité est très élevé (>4%), surtout
s’il y’a présence d’argiles et si la maille du crible est serrée : C’est le colmatage
du crible.
 V 10- l’humidité : la capacité et l’efficacité du crible chutent Pour remédier à ce
problème, il faut sécher le produit ou l’arroser avec de l’eau lors du criblage
 V10 –Inclinaison (la pente) : La pente doit permettre aux particules de
dimensions >à la Maille de criblage de cheminer sur la surface la majorité des
cribles travaillent avec un inclinaison par rapport à l’horizontale (10 à 45°) , ce qui
permet un avancement des produits et évacuation rapide de refus. Les faibles
pentes entraînent une meilleure efficacité de criblage.
 V11 - Maille du crible: La capacité du crible dépend énormément de la maille
du crible. Le poids des grains qui passent par unité de temps à travers le crible est
proportionnel à la largeur de la maille.
Appareils de criblage
Grilles statiques:
 grilles inclinées pour des coupures élevées
 ou courbées pour un criblage fin
 Grilles en mouvement
A – Grilles et cribles statiques
 Grilles planes inclinées: ensemble de barres fixes longitudinaux et/ou transversaux plus ou moins
inclinés. Elles permettent de classer les grains de dimensions allant de 100 à 1000mm.
 Grilles courbe: grilles concaves composées de barreaux transversaux encaissés
dans une boite. Ils présentent deux sorties; pour le refus et pour
l’alimentation.
 Pannaux tamiseurs: permettent d’obtenir des coupures fines (70 200µm).
B -Grilles en mouvement :
Dans ce groupe on distingue :Le grizzly
 C’ est une table vibrante, de barres en acier au Mn, disposées
parallèlement dans le sens de l’avancement du produit.
 Ils traitent des tout-venants et réalisent des coupures généralement
de 70 à 80 mm.
 Ils sont parfois proposés pour servir à la fois de scalper et d’alimenter
du concasseur primaire (souvent à mâchoires).
 Crible banane
 Le criblage des produits se fait par l’intermédiaire de surface criblante à inclinaison
dégressive. De ce fait, la hauteur de la couche de matériau est constante sur toute la
longueur du crible. Ainsi, les cribles banane atteignent des débits élevés tout en ayant une
grande efficacité de criblage.
 Les trommels Constitués de surfaces tamisante cylindriques ou coniques en toiles
ou en tôles perforées ou en grilles, montées autours d’un arbre d’entraînement horizontal ou
légèrement inclinés (4 à 6%), effectuant un mouvement de rotation.
 Le cylindre est ouvert aux deux extrémités. Le produit est alimenté par une extrémité et sorte
par l’autre.
 Il tourne à vitesse modérée (15 à 20tr/mn). Capacité et efficacité faibles comparées à celle des
cribles vibrant;
Les cribles vibrants
 Ce sont les plus utilisés, surtout dans les circuits de
concassage. Ils sont inclinés (10° à 30°), Ils peuvent être
animés;
 - D’un mouvement vertical : cribles vibrant simples;
 - d’un mouvement linéaire:
 cribles oscillant; permet de traiter des dimensions comprises
entre 0.2 et 12mm
 cribles à secousses
 Ils sont équipés d’une à quatre surfaces tamisantes
montées en étage dans un même caisson. Leur champ de
coupure est large (de qqs mm à 250 mm).
Crible Mogensen :
 Il comprend 5 ou 6 étages de toiles avec une inclinaison progressive
atteignant 45°.
 La coupure est définit par les ouvertures de la surface tamisante d’en bas.
 Il est utilisé pour résoudre les problèmes de criblage d’argile humide à des
coupures fines (~ 0,45 mm).
E- cribles circulaires
 Utilisés pour des tamisages fins (<2mm) avec diverses mises en rotation:
 Cribles à mouvement circulaires: tamis rotatif animé d’un mouvement circulaire
 Cribles à mouvement elliptique ( gira-plan)
VI – Performances d’un crible
 VI- 1- Rendement et efficacité du criblage/
A - Le rendement en grenu du crible :
Le rendement τg en grenu du crible est défini comme étant la fraction de l’alimentation qui
passe dans le rejet (refusée par le crible) :
τg = R/A
Avec :
A est le débit massique solide de l’alimentation
R est le débit massique solide du rejet (fraction grossière)
Pour calculer ce rendement, on utilise les bilans de matière globaux et partiels en utilisant
les tranches granulométriques.
.
 Les équations du bilan partiel par tranche granulométrique i sont donnés par
:
 A × ai = P × pi + R × ri
 De ces deux équations, on tire l’expression du rendement donnée par :
 τg = R/A = ai − pi / ri − pi
 On applique cette formule pour toutes les tranches granulométriques afin de
calculer le rendement en grenu du crible
 A- le rendement de passage des fines
τf du criblage appelé également rendement de passage
exprime le % des produits fins contenus dans l’alimentation
passant à travers le crible. Il caractérise le criblage quand le
refus est le produit noble.
τf = (P/A)*100
- P: % Poids des grains de dim< à d50 dans le passant (
réellement passés);
- A: % poids des grains de dim<d50 dans l’alimentation
- (quantité qui doit théoriquement passer).
On peut faire la même chose pour le rendement
pondéral en fine τf .
Le rendement pour le passant est donné par :
τf = P/ A = ai − ri/ pi − ri
B – l’efficacité du criblage:
 Appelée également rendement d’épuration du refus: c’est la
proportion des grains de dimension réellement > d50 et qui se
trouve dans le refus
 E = 100 – r
 r étant le % des grains de dimension < à la maille dans le
refus);
 RQ : E indique la qualité de l’épuration quand le passant est
le produit noble alors que le rendement r caractérise la
qualité du criblage quand le refus est le produit noble.
 Un criblage parfait (τ = 100% et e = 100%) est économiquement impossible
 Les valeurs de ces paramètres pour un criblage industriel varient en fonction de
la difficulté du criblage et donc de la nature du produit à cribler, mais aussi de la
précision souhaitée.

 Elles ne peuvent constituer des valeurs intrinsèques d’un crible donné.

 Toutefois, ce sont de bons indicateurs de la qualité d’une opération de criblage.

 Des valeurs de 90% peuvent être considérées comme satisfaisantes.
C – surface effective
 C’est le rapport de la surface des ouvertures des mailles par rapport à la
surface totale du crible: plus que ce rapport augmente plus que la capacité et
l’efficacité du crible augmentent;
 Pour les maille rectangulaires et carrées: le % de la surface effective est plus
élevé;
 Pour les tôles perforée le % de la surface effective est plus faible que celui
des maille métalliques;
 Pour des surfaces caoutchoutées :le % de la surface effective est plus très
faible;
D –Courbes granulométriques
 Réalisées pour étudier la qualité d’une opération de criblage en
portant en abscisse la dimension d des grains en ordonnée le % de la
tranche granulométrique (D-ε, D+ε) de l’alimentation restant dans le
refus la forme générale de cette courbe est un S et traduit la qualité
d’une séparation. Elle est idéale si la courbe est verticale.
 - Imperfection: il est lié à la pente de la courbe, plus I est
faible; meilleure est la coupure
 I = (D75 – D25)/2D50
 (si I = 0; la classification est parfaite)
 - Maille effective de coupure (d50): c’est la dimension
pour laquelle les grains ont autant de chance d’aller dans
le passant que dans le refus. En générale cette maille n’
est pas égale à celle du tamis elle varie en fonction de
certains paramètres lels que ; l’inclinaison, le sens de
rotation, la vitesse des vibration et l’arrosage du crible.
Approche de dimensionnement des cribles
vibrant inclinés
 I – Calcul de la surface à partir d’une capacité de base
 La surface du crible est donnée par la relation d’Allis Chalmer
 Surface A (ft2) = T / C
 T : tonnage traversant le crible (sht/h)
 C : capacité de criblage (sht/ft2h
Cette formule est valable si l’alimentation contient :
 25% de grains de dimension > à la moitié de la maille de crible 40% de grains de
dimension < à la moitié de la maille de crible
 Si la densité apparente de la matière alimentée est de 1.6 t/m3
 Surface des ouvertures représente 50% de la surface de criblage
 Le produit est sèche, de forme cubique et s’écoule facilement
 Le rendement de passage des fins est de 90%
 Or ces conditions ne sont pas toujours réalisées donc la surface du crible est
calculée en appliquant des facteurs correctifs.
 Surface
 A= (Tonnage traversant le crible)/(C*dg*F*E*S*O*D*W)
 Avec :
 C : Capacité de base déterminée par les tableaux 1 et 2 (utilisés ensemble),
 dgl : densité globale = (densité apparente du matériaux traité / densité
ayant servi à la détermination da la capacité de base;
 F : % fine < à la moitié de l’ouverture du crible (donné par le tableau 4)
Tableau N°1, Capacité de produit passant à travers le rible (en tonne/h et par m2 pour une
efficacité de 94% ey de refus la maille de référence (maille carrée)
Tableu2, facteur lié au% de refus, La capacité en tonnes par heure et par m2 de toile déterminée
d’après le tableau 1 est à multiplier par ce facteur, ne pas utiliser dans le cas de l’utilisation
de la figure 1,
% de refus Facteur B % de refus Facteur B
10
20
30
1,05
1,01
0,98
85
90
92
0,64
0,55
0,50
40
50
60
0,95
0,90
0,86
94
96
98
0,44
0,35
0,20
70
80
0,80
0,70
100 0
Tableau
%fines 10 20 30 40 50 60 70 80 90
Valeur de F 0.55 0.70 0.80 1 1.2 1.4 1.8 2.2 3
 E : Efficacité désirée (courbe de base pour E = 94%) généralement
une capacité de 90 à 95 est satisfaisante pour un criblage de
produits définitifs. Pour un scalpage une efficacité de 60 à 75% est
acceptable
(tableau 5)
Tableau 5
Efficacité
(%)
60 70 75 8
0
85 90 92 94 96 98
Valeurs
de E
1.1 1.7
1
1.5
5
1
.
4
1.25 1.1 1.0
5
1 0.9
5
0.9
S : facteur lié au type de grille utilisée

Type de grille utilisée Rapport longueur / largeur Facteur S
Maille ou rectangulaire >2 1
Maille rectangulaire (ton- cap >2 et <4 1.15
Grille à fentes (barreaux
trapézoïdaux ( Ty – rod)
1.2
>4 et <25 1.20
Grilles à barreaux parallèles >25 Barreaux // au flux = 1.4
Barreaux ┴ au flux = 1.3
 O : Facteur lié au % de vide de la grille par rapport à la référence en maille
carrée. Ces indications sont donnée par le fournisseur.
O = (% vide de la grille utilisée) / (% vide de la référence)
D : Facteur lié à la position du crible lorsque l’on utilise
des cribles multiples
Position Sommet Second troisième
Facteur D 1 0.90 0.75
W – facteur lié à l’utilisation d’arrosage sur le crible et fonction de l’ouverture de la maille.
Tableau n°3
Ouver
ture
(en
mm)
0.8 1.5 2 3.2 3.4 4.8 6.4 7.9 9.5 12.
7
19 25.
4
Valeur
de W
1.1 1.4 2 2.5 2.5 2.5 2.3 2 1.5 1.3 1.2 1.1
III – Surface totale d’un crible
 Surface totale : on ajoute 10% à la surface criblante précédemment calculée pour
prendre en compte les surfaces inutilisables (supports, barres de tension…)
 Le crible définitif sera choisi en fonction des dimensions existantes en prenant
généralement un facteur Longueur / largeur >= à 2 pour une meilleure efficacité.

Criblage .pptx

  • 1.
    CLASSIFFICATION VOLUMETRIQUE DIRECT: CRIBLAGE  Avant de se lancer dans ce chapitre il est utile de définir certains termes courants de criblage.  Définitions :  la granularité désigne l’ensemble des caractéristiques définissant l’état granulaire d’un produit, avec :  la granulométrie, mesure les dimensions des grains et de leur répartition ;
  • 2.
     La grosseurd’un grain, mesuré par le diamètre de la plus petite perforation, à travers laquelle ce grain peut passer ;  La longueur d’un grain, c’est la plus grande dimension, et son épaisseur est la distance entre deux plans parallèles entre lesquels peut passer ce grain ;
  • 3.
     le cœfficientvolumétrique ; rapport entre le volume d’un grain et celui de la sphère de diamètre égale à la longueur de ce grain.  le scalpage, ou étêtage, c’est l’élimination de blocs particulièrement gros dans une alimentation ;
  • 4.
     Le calibrage,c’est le classement portant sur de gros éléments (en principe > à100mm) ;  le criblage, c’est la classification portant sur des granulométries comprises entre 1 et 100mm;  le tamisage est l’opération portant sur des produits de granulométrie comprise entre 0.04 et 1mm ;
  • 5.
     l’égouttage, estl’opération visant à éliminer par voie d’écoulement naturel l’excédent de liquide dans les mélanges solide – liquide ;  l’essorage ; est un égouttage amplifié par des moyens mécaniques (centrifugation ou vibration par exemple) ;
  • 6.
     Le dépoussiérage: opération qui vise à éliminer les plus fines particules par voie sèche ;  Le déschlammage, c’est une opération qui vise à éliminer les particules fines par voie humide ;
  • 7.
  • 8.
    I – Définitiondu criblage  Le criblage est une opération permettant de classer les grains de nature et de dimensions variables en utilisant des surfaces perforées (surfaces criblantes) qui laissent passer les fragments de dimensions inférieures aux dimensions du crible et constituent le passant (ou tamisât) et retient les fragment de dimensions supérieurs et constituent le refus.
  • 9.
    II - Butde criblage :  Séparer les plus gros fragments avant de les retraiter ;  Eliminer les plus fins de l’alimentation (pour soulager les appareils et éviter la création de surfines) ;  Répondre aux exigences de l’utilisateur (exp. Fluorine) ;
  • 10.
     Fabrication desproduits marchands calibrés (exp. Industrie des granulant) ;  Faire plusieurs tranches granulométriques ;  Avoir un produit riche et un autre pauvre quand la granulométrie est un critère de richesse (exp. Phosphate).
  • 11.
    III – Typede surfaces criblantes  Selon le produit traité, plusieurs types de surfaces criblantes garnissent les tamis vibrants :  Tôles perforées : elles sont utilisées dans de nombreuses installations en particulier pour le criblage des produits lourds et de granulométrie supérieure à 70mm ;
  • 12.
     Grilles métalliques: utilisée généralement pour les granulométries comprises entre 1 et 70mm. Les différents types sont réalisables en acier haute résistance, mais aussi en acier inoxydable ou galvanisé ;  Toiles métalliques : pour des granulométries < 1mm, on utilise des tissus métalliques généralement en acier inoxydables.
  • 13.
    IV– Choix dessurfaces criblantes :  Le choix des surfaces criblantes est lié aux caractéristiques des surfaces utilisables, il se base sur :  La solidité (indéformabilité, résistance à l’usure et aux ruptures de fatigue), c’est un critère primordial lorsque le produit comporte des éléments volumineux et lourds ;  La régularité des ouvertures ;
  • 14.
     Le pourcentagedes vides ; les moyennes usuelles indiquent pour :  les tissus en fil fin à haute résistance : 65 à 75% ;  les tissus ordinaires : 50 à 65% ;  les tôles perforées : 30 à 45
  • 15.
     Résistance aucolmatage : on utilise des artifices thermiques (toiles chauffantes ou mécaniques (billes et frappeurs) et on emploie des grilles à mailles rectangulaires, à barreaux, anti-colmatantes criblantes :
  • 16.
    Formes des ouverturesdes surfaces tamisantes.
  • 17.
    V - Paramètreinfluençant la qualité d’une opération de criblage :  V1- La stratification :  Le facteur essentiel qui sépare les fins des gros sur un crible est la stratification:  Il existe une épaisseur limite pour cette stratification :  Un lit fin engendre une efficacité faible ;  Un lit trop épais amortit le mouvement du crible et diminue la précision de coupure.
  • 18.
     V2 –La probabilité que le grain tombe dans une ouverture plutôt que sur un fil  Cette probabilité est d’autant plus grande que le rapport entre la dimension d’ouverture et celle de la particule est grande.  V3 – La forme des ouvertures de la maille du crible : La maille carrée est une maille de référence et de précision ; elle est utilisée pour un criblage intermédiaire (10 à 40mm). La maille ronde est valable pour un criblage grossier ; La maille rectangulaire résiste au colmatage ; elle est utilisée pour un criblage fin ≤ 10mm.
  • 19.
     V4 –Granulométrie de l’alimentation : Les performances et la capacité d’un crible dépendent de : -Forme des grains : La capacité et l’efficacité du criblage varient avec la forme de particules surtout si la proportion des grains plats ou allongés est grande. Plus la particule est sphérique, plus sa probabilité de passage est meilleure.  V7 – La résistance au colmatage : Pour éviter la colmatage des cribles, on utilise des artifices thermiques (toiles chauffante) ou mécaniques (bille et frappeurs) et on emploie des grilles à maille rectangulaire, à barreaux anti-colmatantes.  V8 - Densité apparente du produit : La capacité du crible augment avec la densité apparente du produit à cribler.
  • 20.
     V9 –Mouvement du crible : Ces vibrations sont caractérisées bar leur fréquence , leur amplitude et leur sens suivant la finesse de criblage  A- Amplitude : le risque de colmatage augmente à faible amplitude ;  - Une forte amplitude nuit au criblage par un rebondissement trop important des particules ;  - les amplitudes élevées sont favorables pour un criblage grossier ou une charge importante ;  - Les faibles amplitudes sont favorables pour un criblage fin .
  • 21.
     B- lafréquence des vibrations est choisie basse pour une amplitude élevée ou versa.  C- Sens des vibrations- Si le sens des vibrations est le même que celui de l’écoulement de produit (criblage à co- courant), la capacité est meilleur ;  - Si les vibrations sont de sens contraire à l’écoulement (contre le courant) on aura une amélioration de l’efficacité de séparation mais la capacité est moindre énormément lorsque le taux d’humidité est très élevé (>4%), surtout s’il y’a présence d’argiles et si la maille du crible est serrée : C’est le colmatage du crible.
  • 22.
     V 10-l’humidité : la capacité et l’efficacité du crible chutent Pour remédier à ce problème, il faut sécher le produit ou l’arroser avec de l’eau lors du criblage  V10 –Inclinaison (la pente) : La pente doit permettre aux particules de dimensions >à la Maille de criblage de cheminer sur la surface la majorité des cribles travaillent avec un inclinaison par rapport à l’horizontale (10 à 45°) , ce qui permet un avancement des produits et évacuation rapide de refus. Les faibles pentes entraînent une meilleure efficacité de criblage.  V11 - Maille du crible: La capacité du crible dépend énormément de la maille du crible. Le poids des grains qui passent par unité de temps à travers le crible est proportionnel à la largeur de la maille.
  • 23.
    Appareils de criblage Grillesstatiques:  grilles inclinées pour des coupures élevées  ou courbées pour un criblage fin  Grilles en mouvement
  • 24.
    A – Grilleset cribles statiques  Grilles planes inclinées: ensemble de barres fixes longitudinaux et/ou transversaux plus ou moins inclinés. Elles permettent de classer les grains de dimensions allant de 100 à 1000mm.
  • 25.
     Grilles courbe:grilles concaves composées de barreaux transversaux encaissés dans une boite. Ils présentent deux sorties; pour le refus et pour l’alimentation.  Pannaux tamiseurs: permettent d’obtenir des coupures fines (70 200µm).
  • 27.
    B -Grilles enmouvement : Dans ce groupe on distingue :Le grizzly  C’ est une table vibrante, de barres en acier au Mn, disposées parallèlement dans le sens de l’avancement du produit.  Ils traitent des tout-venants et réalisent des coupures généralement de 70 à 80 mm.  Ils sont parfois proposés pour servir à la fois de scalper et d’alimenter du concasseur primaire (souvent à mâchoires).
  • 28.
     Crible banane Le criblage des produits se fait par l’intermédiaire de surface criblante à inclinaison dégressive. De ce fait, la hauteur de la couche de matériau est constante sur toute la longueur du crible. Ainsi, les cribles banane atteignent des débits élevés tout en ayant une grande efficacité de criblage.
  • 29.
     Les trommelsConstitués de surfaces tamisante cylindriques ou coniques en toiles ou en tôles perforées ou en grilles, montées autours d’un arbre d’entraînement horizontal ou légèrement inclinés (4 à 6%), effectuant un mouvement de rotation.  Le cylindre est ouvert aux deux extrémités. Le produit est alimenté par une extrémité et sorte par l’autre.  Il tourne à vitesse modérée (15 à 20tr/mn). Capacité et efficacité faibles comparées à celle des cribles vibrant;
  • 30.
    Les cribles vibrants Ce sont les plus utilisés, surtout dans les circuits de concassage. Ils sont inclinés (10° à 30°), Ils peuvent être animés;  - D’un mouvement vertical : cribles vibrant simples;  - d’un mouvement linéaire:  cribles oscillant; permet de traiter des dimensions comprises entre 0.2 et 12mm  cribles à secousses  Ils sont équipés d’une à quatre surfaces tamisantes montées en étage dans un même caisson. Leur champ de coupure est large (de qqs mm à 250 mm).
  • 31.
    Crible Mogensen : Il comprend 5 ou 6 étages de toiles avec une inclinaison progressive atteignant 45°.  La coupure est définit par les ouvertures de la surface tamisante d’en bas.  Il est utilisé pour résoudre les problèmes de criblage d’argile humide à des coupures fines (~ 0,45 mm).
  • 32.
    E- cribles circulaires Utilisés pour des tamisages fins (<2mm) avec diverses mises en rotation:  Cribles à mouvement circulaires: tamis rotatif animé d’un mouvement circulaire  Cribles à mouvement elliptique ( gira-plan)
  • 33.
    VI – Performancesd’un crible  VI- 1- Rendement et efficacité du criblage/ A - Le rendement en grenu du crible : Le rendement τg en grenu du crible est défini comme étant la fraction de l’alimentation qui passe dans le rejet (refusée par le crible) : τg = R/A Avec : A est le débit massique solide de l’alimentation R est le débit massique solide du rejet (fraction grossière) Pour calculer ce rendement, on utilise les bilans de matière globaux et partiels en utilisant les tranches granulométriques. .
  • 34.
     Les équationsdu bilan partiel par tranche granulométrique i sont donnés par :  A × ai = P × pi + R × ri  De ces deux équations, on tire l’expression du rendement donnée par :  τg = R/A = ai − pi / ri − pi  On applique cette formule pour toutes les tranches granulométriques afin de calculer le rendement en grenu du crible
  • 35.
     A- lerendement de passage des fines τf du criblage appelé également rendement de passage exprime le % des produits fins contenus dans l’alimentation passant à travers le crible. Il caractérise le criblage quand le refus est le produit noble. τf = (P/A)*100 - P: % Poids des grains de dim< à d50 dans le passant ( réellement passés); - A: % poids des grains de dim<d50 dans l’alimentation - (quantité qui doit théoriquement passer).
  • 36.
    On peut fairela même chose pour le rendement pondéral en fine τf . Le rendement pour le passant est donné par : τf = P/ A = ai − ri/ pi − ri
  • 37.
    B – l’efficacitédu criblage:  Appelée également rendement d’épuration du refus: c’est la proportion des grains de dimension réellement > d50 et qui se trouve dans le refus  E = 100 – r  r étant le % des grains de dimension < à la maille dans le refus);  RQ : E indique la qualité de l’épuration quand le passant est le produit noble alors que le rendement r caractérise la qualité du criblage quand le refus est le produit noble.
  • 38.
     Un criblageparfait (τ = 100% et e = 100%) est économiquement impossible  Les valeurs de ces paramètres pour un criblage industriel varient en fonction de la difficulté du criblage et donc de la nature du produit à cribler, mais aussi de la précision souhaitée.   Elles ne peuvent constituer des valeurs intrinsèques d’un crible donné.   Toutefois, ce sont de bons indicateurs de la qualité d’une opération de criblage.   Des valeurs de 90% peuvent être considérées comme satisfaisantes.
  • 39.
    C – surfaceeffective  C’est le rapport de la surface des ouvertures des mailles par rapport à la surface totale du crible: plus que ce rapport augmente plus que la capacité et l’efficacité du crible augmentent;  Pour les maille rectangulaires et carrées: le % de la surface effective est plus élevé;  Pour les tôles perforée le % de la surface effective est plus faible que celui des maille métalliques;  Pour des surfaces caoutchoutées :le % de la surface effective est plus très faible;
  • 40.
    D –Courbes granulométriques Réalisées pour étudier la qualité d’une opération de criblage en portant en abscisse la dimension d des grains en ordonnée le % de la tranche granulométrique (D-ε, D+ε) de l’alimentation restant dans le refus la forme générale de cette courbe est un S et traduit la qualité d’une séparation. Elle est idéale si la courbe est verticale.
  • 41.
     - Imperfection:il est lié à la pente de la courbe, plus I est faible; meilleure est la coupure  I = (D75 – D25)/2D50  (si I = 0; la classification est parfaite)  - Maille effective de coupure (d50): c’est la dimension pour laquelle les grains ont autant de chance d’aller dans le passant que dans le refus. En générale cette maille n’ est pas égale à celle du tamis elle varie en fonction de certains paramètres lels que ; l’inclinaison, le sens de rotation, la vitesse des vibration et l’arrosage du crible.
  • 42.
    Approche de dimensionnementdes cribles vibrant inclinés  I – Calcul de la surface à partir d’une capacité de base  La surface du crible est donnée par la relation d’Allis Chalmer  Surface A (ft2) = T / C  T : tonnage traversant le crible (sht/h)  C : capacité de criblage (sht/ft2h
  • 43.
    Cette formule estvalable si l’alimentation contient :  25% de grains de dimension > à la moitié de la maille de crible 40% de grains de dimension < à la moitié de la maille de crible  Si la densité apparente de la matière alimentée est de 1.6 t/m3  Surface des ouvertures représente 50% de la surface de criblage  Le produit est sèche, de forme cubique et s’écoule facilement  Le rendement de passage des fins est de 90%
  • 44.
     Or cesconditions ne sont pas toujours réalisées donc la surface du crible est calculée en appliquant des facteurs correctifs.  Surface  A= (Tonnage traversant le crible)/(C*dg*F*E*S*O*D*W)  Avec :  C : Capacité de base déterminée par les tableaux 1 et 2 (utilisés ensemble),  dgl : densité globale = (densité apparente du matériaux traité / densité ayant servi à la détermination da la capacité de base;  F : % fine < à la moitié de l’ouverture du crible (donné par le tableau 4)
  • 45.
    Tableau N°1, Capacitéde produit passant à travers le rible (en tonne/h et par m2 pour une efficacité de 94% ey de refus la maille de référence (maille carrée)
  • 46.
    Tableu2, facteur liéau% de refus, La capacité en tonnes par heure et par m2 de toile déterminée d’après le tableau 1 est à multiplier par ce facteur, ne pas utiliser dans le cas de l’utilisation de la figure 1, % de refus Facteur B % de refus Facteur B 10 20 30 1,05 1,01 0,98 85 90 92 0,64 0,55 0,50 40 50 60 0,95 0,90 0,86 94 96 98 0,44 0,35 0,20 70 80 0,80 0,70 100 0
  • 47.
    Tableau %fines 10 2030 40 50 60 70 80 90 Valeur de F 0.55 0.70 0.80 1 1.2 1.4 1.8 2.2 3
  • 48.
     E :Efficacité désirée (courbe de base pour E = 94%) généralement une capacité de 90 à 95 est satisfaisante pour un criblage de produits définitifs. Pour un scalpage une efficacité de 60 à 75% est acceptable (tableau 5) Tableau 5 Efficacité (%) 60 70 75 8 0 85 90 92 94 96 98 Valeurs de E 1.1 1.7 1 1.5 5 1 . 4 1.25 1.1 1.0 5 1 0.9 5 0.9
  • 49.
    S : facteurlié au type de grille utilisée  Type de grille utilisée Rapport longueur / largeur Facteur S Maille ou rectangulaire >2 1 Maille rectangulaire (ton- cap >2 et <4 1.15 Grille à fentes (barreaux trapézoïdaux ( Ty – rod) 1.2 >4 et <25 1.20 Grilles à barreaux parallèles >25 Barreaux // au flux = 1.4 Barreaux ┴ au flux = 1.3
  • 50.
     O :Facteur lié au % de vide de la grille par rapport à la référence en maille carrée. Ces indications sont donnée par le fournisseur. O = (% vide de la grille utilisée) / (% vide de la référence) D : Facteur lié à la position du crible lorsque l’on utilise des cribles multiples Position Sommet Second troisième Facteur D 1 0.90 0.75
  • 51.
    W – facteurlié à l’utilisation d’arrosage sur le crible et fonction de l’ouverture de la maille. Tableau n°3 Ouver ture (en mm) 0.8 1.5 2 3.2 3.4 4.8 6.4 7.9 9.5 12. 7 19 25. 4 Valeur de W 1.1 1.4 2 2.5 2.5 2.5 2.3 2 1.5 1.3 1.2 1.1
  • 52.
    III – Surfacetotale d’un crible  Surface totale : on ajoute 10% à la surface criblante précédemment calculée pour prendre en compte les surfaces inutilisables (supports, barres de tension…)  Le crible définitif sera choisi en fonction des dimensions existantes en prenant généralement un facteur Longueur / largeur >= à 2 pour une meilleure efficacité.