PANEL
GOUVERNANCE, INTERNATIONALISATION ET OUTILS
NUMÉRIQUES POUR LA VALORISATION DE LA RECHERCHE
FRANCOPHONE
Entre gouvernance d'établissement et pratiques de chercheurs
Mokhtar BEN HENDA
18 juin 2025
benhenda@yahoo.com
CADRE GÉNÉRAL
 Objectifs :
 Alimenter la deuxième édition de l’Université d’été de la Francophonie (UDEF 2) à Beyrouth en juillet 2025
 Accompagner les universités dans la structuration de leurs politiques de recherche, en cohérence
avec les priorités régionales en Afrique du Nord ;
 Impliquer les acteurs nationaux et régionaux dans un partage d’expériences et de bonnes
pratiques ;
 Déroulé :
 Exposé extensif :
─ Rappeler les grandes lignes de la gouvernance universitaire et de l’internationalisation de la recherche;
─ Focaliser deux axes croisés : gouvernance de la recherche et pratiques de chercheurs ;
─ Parcourir les grands concepts de l’évaluation scientifique et les métriques de l’évaluation ;
─ Introduire le concept de la science ouverte comme nouveau paradigme d’évaluation de la recherche ;
─ Focaliser la part de contribution des chercheurs pour appuyer la eRéputation ;
 Discussion : brain storming ;
 Finalité :
 Faire émerger des recommandations concrètes sur 2 points :
─ Evaluation de la Recherche : Reconnaissance Institutionnelle Plurielle de la Production Scientifique ;
─ Internationalisation de la Recherche ;
FLASH SUR L’ÉCOSYSTÈME MONDIAL DE LA
RECHERCHE SCIENTIFIQUE
ÉTAT DE LA RECHERCHE DANS LE MONDE (2024)
 Une recherche mondiale en pleine croissance quantitative au détriment de
la qualité, l’intégrité et la bonne gouvernance,
 Montée en puissance de grands éditeurs (quasi monopole de l’édition),
 Inflation des indicateurs de performance : équilibre fragile entre quantité et
qualité,
 Appel mondial pressant à une réforme profonde des modèles de
gouvernance et de l’évaluation de la recherche,
 Montée en puissance de la science ouverte,
MOTEURS CLÉS DE L’ECOSYSTÈME DE RECHERCHE ET D’INNOVATION
 Un écosystème globalement hiérarchisé, interconnecté et gouverné par des politiques publiques, des
institutions de financement, des infrastructures de recherche, des chercheurs et réseaux de publication
et des mécanismes d’évaluation ;
• Stratégies
scientifiques,R&D,
Start-up,Droits
d’auteur,intégrité
scientifique,…
Réglementation
(politique)
• Public,privé,
partenariats
internationaux,
agences de
financement (NSF,
ANR,Horizon
Europe…)
Financement
• Universités,centres
nationaux,
laboratoires de
recherche…
Institutionnali
sation
• Publications
scientifiques,édition
numérique,archives
ouvertes,science
ouverte,essaimage
industriel…
Production et
dissémination
• Facteurs d’impact,
indicateurs
bibliométriques,
évaluation par les
pairs,agences
d’assurance
qualité…
Évaluation
• Mobilité des
chercheurs,co-
publications,
collaborations
transfrontalières,
multilinguisme…
Internationali
sation
Cadre fortement influencé par des
dynamiques de :
 Concentration géographique (Nord dominant,
Sud global),
 Course à la visibilité (politiques d’indexation,
systèmes de classement, indicateurs d’impact),
 Rivalité/complémentarité entre science ouverte
et logiques de marché.
PYRAMIDE DE L’ECOSYSTÈME DE RECHERCHE ET D’INNOVATION
Politiques
(Stratégies, plans,
réglementations)
Institutionnalisation
(Opérateurs : Universités,
Centres, Entreprises, etc.)
Production/publication
(Chercheurs/équipes de
recherche/éditeurs)
Ecosystème de la recherche : https://fondation-arthritis.org/lecosysteme-de-la-recherche/
Trois niveaux de gouvernance
CONSTATS : LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE DANS LE MONDE
Unesco, 2021
SYSTÈMES ET INDICATEURS DE CLASSEMENTS DES UNIVERSITÉS
QSWorld University
Rankings®
Times Higher Education World
University Rankings
CWTS Leiden Ranking Academic Ranking of World
Universities (ARWU)
1. Réputation académique (40 %)
2. Réputation de l'employeur (10
%)
3. Ratio étudiants/enseignants
(20 %)
4. Citations de recherche par
enseignant (20 %)
5. Proportion d'enseignants
internationaux (5 %)
6. Proportion d'étudiants
internationaux (5 %)
1. Enseignement (valeur : 30 %)
2. Recherche (30 %)
3. Citations de recherche (30 %)
4. Perspectives internationales
(7,5 %)
5. Revenus de l’industrie (2,5 %)
1. Nombre de publications (P)
2. Nombre moyen de citations
par publication (MCS)
3. Score moyen normalisé de
citations (MNCS)
4. Proportion de publications
dans le Top 10% (PP Top 10%)
1. Anciens élèves (valeur : 10 %)
2. Prix et distinctions (20 %)
3. Chercheurs fréquemment cités
(20 %)
4. Articles dans ‘Nature’ et
‘Science’ (20 %)
5. Articles indexés dans SCI (20 %)
6. Performance académique per
capita (10 %)
L’étudiant, 2024
La recherche (publication/citation) est au cœur des systèmes de classement des universités
TIMES HIGHER EDUCATION (THE) WORDL UNIVERSITY RANKING
The World University Ranking
CONVERGENCES ET DIVERGENCES DES SYSTÈMES DE CLASSEMENT
 Les top 5 dans les 4 plus importants systèmes de classement (2024 / 2025)
University Ranking
CLASSEMENT D’UNIVERSITÉS ARABES-MAGHREB DANS LE QS (2025)
 Région Afrique du Nord
 37 universités classées
https://www.topuniversities.com/arab-region-university-rankings
CLASSEMENT D’UNIVERSITÉS ARABES DANS LE THE (2024)
Knowledgee.com, 2024
 Les universités arabes
qui se classent parmi les
premières 500 dans le
THE 2024, proviennent
exclusivement de la
région du Golfe ;
 Accroissement du
nombre d’universités
arabes candidates au
classement (Reporter
status)
Source : THE World University Rankings 2024
CLASSEMENT D’UNIVERSITÉS ARABES DANS LE THE (2024)
 Région Afrique du Nord
Source : THE World University Rankings 2024
ÉTAT DE LA RECHERCHE AU MENAT : RAPPORT DE L’ISI (2022)
 ISI : Institue for Scientific Information (1960) ;
 Global Research Report – The Changin research landscape
of the Middle East, North Africa and Turkey (2022) :
 Une situation complexe et des contrastes avérés :
 Une croissance économique très disparate ;
 Une activité de recherche en croissance continue mais très
déséquilibrée entre les pays de la région ;
 Une recherche en croissance continue mais largement
derrière les scores de l’Europe et d’autre pays du Sud global
;
 Quasi tous les pays arabes sont attachés à des modèles
occidentaux de l’évaluation de la recherche (WoS, Scopus,
etc.) ;
ÉTAT DE LA RECHERCHE AU MAGHREB : RAPPORT DE L’ISI (2022)
Investissements insuffisants:
• Moins de 1% du PIB à la R&D (moyenne mondiale = 2,2 %)
Faible implication du secteur privé:
• Financement majoritairement par le secteur public :
Manque de ressources humaines et de valorisation:
• Faibles effectifs de chercheurs : doctorants peu valorisés et taux de
diplomation reste bas,
Problèmes structurels:
• Obstacles à la concurrence : pénurie de compétences, gouvernance
perfectible et faible intégration régionale,
Collaboration régionale limitée:
• Malgré quelques initiatives bilatérales, la coopération scientifique
maghrébine reste marginale,
Concentration sectorielle:
• Investissements dans des secteurs souvent à faible effet
d’entraînement sur l’innovation et la diversification économique
CONSTATS DU RAPPORT DE L’IRMC (2024)
 La recherche au Maghreb est impactée, voire limitée,
par l’état de l’enseignement supérieur et de la
recherche fréquemment présentée sous l’angle d’une
crise plurielle :
 Sclérose d’une recherche sous-financée ;
 Poids de la bureaucratie universitaire ;
 Crise des vocations, parfois conjugués à des recrutements
de complaisance ;
 Dégradation spectaculaire des infrastructures et même la
violence étudiante ;
 Routines intellectuelles ;
 Poids du mandarinat ;
 Faiblesse des financements ;
 Fermeture de terrains sensibles ;
 Fuite des cerveaux et mobilité sortante sans retour ;
 Entrave aux mobilités …
Journées d’étude: Contraintes et libertés de la recherche scientifique au Maghreb. 20 et 21 septembre 2024 à Tunis
https://irmcmaghreb.org/journee-detude-contraintes-et-libertes-de-la-recherche-scientifique-au-maghreb-2/
ENJEUX ET DÉFIS DE LA GOUVERNANCE UNIVERSITAIRE
ET DE L’INTERNATIONALISATION DE LA RECHERCHE
GOUVERNANCE DE LA RECHERCHE / GOUVERNANCE UNIVERSITAIRE
 La GR est une composante
spécifique de la gouvernance
universitaire ;
 La définition des priorités de
recherche aux niveaux national,
régional ou institutionnel ;
 La répartition des
financements et des ressources
humaines ;
 L’élaboration de politiques de
recherche et de cadres
réglementaires (éthique,
propriété intellectuelle, science
ouverte, etc.) ;
 Les relations entre acteurs de
la recherche (État, universités,
centres de recherche, secteur
privé, société civile) ;
 Les modes d’évaluation des
projets, des institutions et des
résultats scientifiques.
Aspect Gouvernance universitaire Gouvernance de la recherche
Finalité principale
 Assurer le bon fonctionnement
pédagogique, administratif et
stratégique de l’établissement.
 Garantir la qualité, la pertinence, l’éthique
et l’impact de la production scientifique.
Domaine couvert
 Enseignement, formation, gestion
des ressources humaines, finances,
infrastructure, vie étudiante, relations
internationales.
 Politique de recherche, financement,
évaluation scientifique, priorisation
thématique, partenariat public-privé,
valorisation.
Acteurs internes
 Président, doyens, conseils d'UFR,
enseignants-chercheurs, étudiants.
 Chercheurs, directeurs de laboratoires,
comités d’éthique, cellules de valorisation,
bibliothécaires spécialisés.
Acteurs externes
 Tutelles ministérielles, collectivités
territoriales, partenaires
internationaux.
 Agences de financement, organismes de
régulation, éditeurs scientifiques, secteur
privé.
Indicateurs
 Taux de réussite, attractivité
étudiante, insertion professionnelle,
taux d’encadrement.
 Nombre et qualité des publications, impact
factor, brevets, financement obtenu,
coopération internationale.
Évaluation
 Évaluation institutionnelle
(Ministère), audits financiers,
enquêtes de satisfaction.
 Évaluation par les pairs, appels à projets
compétitifs, évaluations des unités de
recherche.
LA GOUVERNANCE UNIVERSITAIRE : PAYS DU SUD
 Enjeux de la gouvernance de la recherche dans les pays
francophones du Sud :
 Passage d’un modèle traditionnel, centré sur l’auto-régulation scientifique et
la neutralité supposée de la science, à des modèles plus délibératifs et
participatifs ouverts à la coopération internationale ;
 Ces nouveaux modèles intègrent davantage les dimensions socio-politiques,
économiques et environnementales (ODD), ainsi que l’implication active des
citoyens dans les choix universitaires et scientifiques (recherche
participative) ;
 Défis majeurs :
 Manque d’autonomie réelle face aux tutelles ;
 Faible efficacité décisionnelle ;
 Insuffisance de ressources financières et humaines adaptées ;
 Faible implication des parties prenantes externes (secteur privé) ;
 Recommandations stratégiques :
 Une simplification des structures décisionnelles (marges d’autonomisation) ;
 Adaptation réglementaire des modes de gouvernance avec les standards
internationaux et les bonnes pratiques ;
 Diversifier les sources de financement (partenariats durables avec les
acteurs socioéconomiques) ;
AUF/IFGU, 2016
Université de Laval, mars 2025
LA RÉGION MENA DANS LA 6e
ENQUÊTE MONDIALE DE L’AIU
 Analyser la politique/stratégie d'internationalisation de la
recherche dans la région MENA :
 Les EES publics sont plus impliqués dans la recherche internationale
que les établissements privés ;
 La priorité future la plus pressante : « La formation du personnel
académique aux compétences internationales, interculturelles et
globales »
 Seuls 37 % des EES ont mis en place des bureaux ou des équipes
dédiés à l’i18n ;
 Région toujours considérée parmi les moins importantes en termes
de coopération par les autres régions et par elle-même ;
 La collaboration « Sud-Sud » n'est pas considérée comme une
priorité ;
 Région qui valorise l'expérience internationale et la connaissance
d'au moins une langue étrangère ;
 La majorité des EES (58%) s'engagent dans l'internationalisation
virtuelle (Numérique) ;
Rapport de la 6ème Enquête mondiale de l’AIU, 2024
L’INTERNATIONALISATION DE LA RECHERCHE
 Parmi les paramètres de l’internationalisation :
 Accès aux savoirs et savoir-faire de pointe et complémentaires ;
 Mobilité du personnel scientifique entrant et sortant (chercheurs et doctorants) ;
 Avoir des services universitaires dédiés à l’internationalisation (coopération Int.) ;
 Avoir accès aux grands équipements de la recherche avec des partenaires internationaux
 Avoir accès à des fonds institutionnels étrangers à fort potentiel de R&D ;
 Impliquer des compétences humaines internationales de référence ;
 Haute visibilité dans les sociétés savantes et les systèmes de référencement de la
recherche (WoS, Scopus, etc.) ;
 Quelques indicateurs de l’internationalisation :
 La co-publication par plusieurs auteurs (d’au moins deux pays) ;
 Un bon taux de co-publication internationale doit être supérieur à 50% (ref. pays OCDE) ;
 Les indicateurs bibliométriques des co-publications internationales montrent que :
─ L’augmentation de l’internationalisation va de pair avec un accroissement du taux de citation ;
─ Moins les pays ont de potentiel de recherche, plus leurs taux de co-publications est élevée ;
─ Plus une communauté scientifique nationale est productive, moins elle a tendance à copublier ;
─ Les chercheurs des pays non-anglophones et moins développés scientifiquement, ont plus
difficultés à publier dans les journaux internationaux indexés (WoS/SCI).
Gaillard Jacques (ed.), Bouabid Hamid (ed.). (2017).
La recherche scientifique au Maroc et son internation
alisation
. Sarrebruck : EUE, 336 p. ISBN 978-3-330-86537-2.
GOUVERNANCE ET INTERNATIONALISATION SCIENTIFIQUE FRANCOPHONE
• Promouvoir les publications en français dans des revues
indexées ou reconnues internationalement.
• Publier dans les plateformes ouvertes comme OpenEdition ou
Érudit.
Renforcement de la visibilité
scientifique francophone
• Collaborations avec des institutions francophones (AUF, IRD,
CNRS, UQAM…) : projets conjoints, co-publications, cotutelles.
• Formation aux montages et gestion de projet internationaux
(Erasmus+, ERC, Horizon 2030)
Développement de
partenariats stratégiques
• Programmes de mobilité Sud–Sud.
• Cotutelles de thèses francophones (consolider les liens
durables)
• Conditions de retour des mobilités sortantes
Mobilité des chercheurs et
des étudiants
• Recherches ancrées dans les contextes nord-africains
(éducation, climat, santé, numérique…) et valorisées dans les
systèmes d’indexation internationaux
Valorisation des
problématiques locales à
portée internationale
• Formations à la rédaction en français et à la communication en
anglais.
• Aide à la structuration des revues locales en respectant les
standards internationaux.
Renforcement des capacités
en langue et en publication
scientifique
• Adhésion au mouvement de la science ouverte
• Soutien aux initiatives d’accès libre et aux dépôts dans des
archives ouvertes
Déploiement d’une politique
institutionnelle d’ouverture
Pour être un chercheur visible,
il faut être « internationalisé »
Mesures pour l’internationalisation de la recherche francophone en Afrique du Nord
ÉVALUATION DE LA RECHERCHE
Reconnaissance Institutionnelle Plurielle de la Production Scientifique
Un univers en effervescence
IMPORTANCE DE LA MÉTRIQUE DE RECHERCHE
ÉVALUER : L’ART DE CALCULER !
 Bibliométrie : métrique de la recherche :
 Indicateur quantitatifs utilisés pour mesurer la performance, l’impact ou la
productivité des activités scientifiques ;
 Les calcules se font à partir de bases de données bibliométriques ;
 Un peu d’histoire :
 Départ aux EU dans les années 1920 et 1930 pour rationaliser l'achat des revues ;
 Jusqu'au années 1950 : bibliométrie artisanale pour la gestion des bibliothèques ;
 En 1960 : Eugène Garfield crée l'Institute for Scientific Information (ISI) ;
 En 1964 : ISI lance le Science Citation Index (SCI) ;
 Les années 1970 : volonté de développer des indicateurs mesurables ;
 Années 1990 : la bibliométrie devient un instrument d'évaluation des chercheurs ;
 Jusqu'en 2004 et le lancement de Scopus (par Elsevier), l'ISI conserve un
monopole de fait sur la publication d'indicateurs ;
 Avec l’arrivée du Web : un seul index fédérateur, le Web of Science (WoS) ;
PRINCIPES CLÉS DE LA MÉTRIQUES DE LA RECHERCHE
 Les métriques s’appliquent aussi bien pour les revues, les articles, les
chercheurs que les institutions ;
 Chaque métrique a ses propres forces et limites ;
 Il n’existe pas une métrique générale ni une BD exhaustive ;
 La métrique est complexe car il faut savoir :
 Comment chaque métrique est calculée ;
 Identifier les sources (BD) et les outils de l’évaluation ;
 Comment collecter les indicateurs de mesure dans les BD d’index ;
 Trois grandes métriques dominent l’écosystème de l’évaluation :
 Métrique pour les institutions : classements des universités ;
 Métriques pour les revues : facteur d’impact (IF) par Eugène Garfield (1964 / SCI) ;
 Métrique pour les articles et les auteurs : le facteur h (H-index) par Jorge Hirsch (2005) ;
LE FACTEUR D’IMPACT : MÉTRIQUE DE LA REVUE
Un facteur d'impact (IF) = le nombre moyen
de citations reçues par les articles d'une
revue dans une période de deux ans ;
 Le Journal Citation Reports (JCR) publie les
résultats officiels chaque année, sur la base du FI :
 Eigenfactor : une version de l’IF sur 5 ans ;
https://jcr.help.clarivate.com/
 Seules les revues faisant partie du corpus de JCR possèdent un
facteur d'impact ;
 Pour de nombreuses revues, la première étape pour recevoir un
facteur d'impact est de figurer dans l'Emerging Sources Citation
Index (ESCI)
 Pour être éligibles à JCR ESCI, les revues doivent répondre à un
large éventail de critères : 28 de qualité et 4 d’impact (influence) ;
LES BIAIS DU FACTEUR D'IMPACT
Critique Argument principal Conséquence ou effet observé
Indicateur de revue, non
individuel
‒ Le JIF mesure la moyenne des citations
d’une revue, pas la qualité d’un article ou
d’un chercheur
‒ Mauvaise utilisation pour l’évaluation individuelle des
chercheurs ou des publications ;
‒ Ne peut pas faire des comparaisons entre des
articles individuels (et leurs auteurs) ;
Moyenne biaisée ‒ Une minorité d’articles concentre la majorité
des citations
‒ Le JIF surestime l’impact moyen et masque les écarts
internes ;
‒ Ne tient pas compte de la distribution souvent
asymétrique des citations entre les articles d’une
même revue ;
Dépendance disciplinaire ‒ Les pratiques de citation varient selon les
disciplines
‒ Comparaison biaisée entre champs scientifiques, au
détriment des SHS notamment ;
Fenêtre temporelle courte ‒ Calcul basé sur les deux premières années
de citations
‒ Sous-estime les recherches à impact lent ou durable
‒ La période de 2 ans est arbitraire ;
Manque de transparence et
possibilité de manipulation
‒ Méthode de calcul non publique ; possibilité
d’augmenter artificiellement les citations
‒ Comportements stratégiques (autocitation, sélection
d’articles très citables)
‒ Non lié au processus d’évaluation par les pairs ;
Effets pervers sur les
pratiques scientifiques
‒ Recherche de visibilité plutôt que de qualité ;
pression à publier dans certaines revues
‒ Déformation des priorités de recherche ;
marginalisation des langues non anglophones et de
la science ouverte
‒ Ne tient pas compte de la différence disciplinaire ;
LE H-INDEX : MÉTRIQUE DE L’ARTICLE ET DU CHERCHEUR
 Nombre calculé sur la base d’articles publiés par un
chercheur et les citations que ces articles obtiennent ;
 Contrairement au F.I. d'une revue, qui peut fluctuer, le h-
index d'un auteur ne peut qu'augmenter ;
 Où, comment calculer un indice H ?
 Google Scholar fournit l'index h pour les auteurs qui ont créé un
profil ;
 Publish or Perish: un logiciel qui récupère et analyse les citations
académiques de Google Scholar et fournit l'index h parmi d'autres
mesures (pratique pour les auteurs sans profil Google Scholar) ;
 Scopus : fournit un suivi des citations et permet de générer un
tableau de synthèse des citations pour générer un indice h pour les
publications et les citations d’un auteur. La fonctionnalité permet
également de supprimer les auto-citations du nombre total de
citations ;
 Web of Science : permet de générer l'index h pour les
publications et les citations de 1970 à aujourd'hui ;
QUELQUES FORCES ET FAIBLESSES DU H-INDEX
 Forces :
 Offre un moyen utile pour comparer des chercheurs à des stades similaires de leur carrière
(utile pour les recruteurs) ;
 Empêcherait un chercheur avec beaucoup de publications à faible impact d'apparaître plus
productif que quelqu'un qui a moins de publications mais avec un impact plus élevé ;
 L'indice h est actuellement le seul moyen de combiner productivité et impact dans une seule
métrique ;
 Limites :
 Des h-index ne peuvent être comparés entre eux qu’à partir d’une même source de calcul ;
 Il dépend des pratiques de publication, différentes d’un domaine de recherche à l’autre ;
 Il n’est pas sensible à l’impact d’un auteur ayant peu de publications, toutes très citées ;
 Il compte les différentes versions d’une même publication et les citations négatives et
complaisantes (autocitation) ;
 Il ne prend pas en compte l’ordre des auteurs de la publication.
LISTE DE SYSTÈMES MÉTRIQUES DE LA RECHERCHE
 Parmi les BD d’analyse bibliométriques les
plus connues :
 Web of Science (WoS) de Clarivate (ex-Thomson
Reuters 2016) ;
 Scopus d’Elsevier ;
 Journal Citation Report (JCR) de Clarivate ;
 InCites de Clarivate ;
 Google Scholar : index de contenus de nature
universitaires ;
 Publish Or Perish, (Harzing.com), données
bibliométriques de publications moissonnées
principalement de Google Scholar ;
 SCImago Journal & Country Rank : alternative au F.I…
 HuMetricsHSS : Près de 400 BD ALLSH (arts,
lettres, langues et sciences humaines), Droit et
science politique, Santé, Sciences, Sciences
économiques et gestion ;
Type de métrique BD Mode d’accès
Citation Index  Web of Science (Clarivate)
 Scopus (Elsevier)
 PubMed
 Google Scholar
Payant
Payant
Gratuit
Gratuit
Impact Factor  Web of Science (Clarivate)
 JCR (Clarivate)
 Bioxbio
 Site web éditeur
Payant
Payant
Gratuit
Gratuit
Scimago Journal Rank  ScImago
 Scopus (Elsevier)
Gratuit
Payant
Eigenfactor  Eigen
 JCR (Clarivate)
Gratuit
Payant
Source Normalized
Impact per paper (SNIP)
 Journal Metrics Value
 Scopus (Elsevier)
 AGORA
 HINARI
 OARE
Gratuit
Payant
Gratuit
Gratuit
Gratuit
H-index  Web of Science (Clarivate)
 Scopus (Elsevier)
 JCR (Clarivate)
 Harzing (Publish or
Perish)
Payant
Payant
Payant
Gratuit
G-Index  Harzing (Publish or
Perish)
Gratuit
Métriques & BD les plus connues
Scopus est une source et un outil influent :
 BD transdisciplinaire de résumés et de citations lancée en 2004 par Elsevier ;
─ Largement approuvé par les grandes institutions du monde entier ;
─ C’est la source de données (plus de 36 %) pour les classements « Times Higher Education » ;
─ Il est utilisé par plus de 84 % des 100 meilleures universités ;
─ Il couvre les publications des plus grands éditeurs scientifiques ;
─ Il propose des revues indexées en libre accès ;
─ Il couvre plusieurs types de supports (revues, livres, actes, brevets, etc.)
LES BD SCOPUS : UNE RÉFÉRENCE PHARE POUR LES STEM
LES BD SCOPUS : UNE RÉFÉRENCE PHARE POUR LES STEM
Content Coverage Guide – Elsevier, 2023
Un aperçu des chiffres qui alimentent le contenu et les
données de Scopus.
LES BD WoS : UNE RÉFÉRENCE PHARE POUR LES STEM
 g
Source : WoS : introduction & stratégie, 2023
ARABIC CITATION INDEX (ARCI) : BD INTÉGRÉE AU WEB OF SCIENCE
 Index de Citation Arabe (ARCI) sur la visibilité
des recherches arabes
 Mai 2022 : indexation de 138 283 publications (90%
articles scientifiques) publiés entre 2015 et 2020 ;
 Géographie dominante : Égypte, Algérie, Irak,
Jordanie et Arabie saoudite ;
 Langue dominante : Arabe (91,8%), autres (8%) ;
 Domaines majoritaires: arts, SHS
 Avantages :
─ Évaluer selon les standards internationaux et les
spécificités régionales ;
─ Positionner les universités et centres de recherche
arabes sur la carte académique mondiale ;
─ Combler le fossé entre la production scientifique locale et
son rayonnement international ;
E-MAREFA : BD ARABES EN LIGNE
 Créé en 2004 par Knowledge World Center, Amman, Jordanie, pour combler :
 La pénurie aiguë de contenu numérique en arabe par rapport aux indicateurs internationaux ;
 Le faible intérêt pour la création de bases de données électroniques en arabe ;
https://emarefa.net/
ARCIF : ARAB CITATION & IMPACT FACTOR
https://emarefa.net/
ARCIF : ARAB CITATION & IMPACT FACTOR
 Facteurs de visibilité des revues arabes dans
ARCIF :
 Visibilité héritée du WoS ;
 Respect de normes éditoriales internationales (ISSN,
DOI, droits d’auteur, métadonnées structurées) ;
 Indexation/référencement/découvrabilité comme levier
de visibilité internationale ;
 Pistes d’analyse :
 Quel est l’impact de l’indexation sur la reconnaissance
internationale des chercheurs arabes ?
 L’Index a-t-il encouragé une augmentation des
publications en arabe ?
 Comment ARCIF influence-t-il la collaboration entre
chercheurs arabes et internationaux ?
 ARCIF est un indicateur de la qualité des revues
scientifiques dans chaque pays arabe ;
 Il offre une évaluation comparative de la production
scientifique dans le monde arabe ;
32 critères d’accréditation :
 Alignés sur les standards internationaux de l’édition
scientifique ;
 Regroupés en quatre grandes catégories:
1. Normes de publication
2. Contenu éditorial
3. Diversité régionale et internationale
4. Analyse des citations
Spécificités :
1. Priorité à la diversité régionale et linguistique
2.Transparence méthodologique radicale
3. Adéquation aux contextes locaux
4. Gouvernance indépendante et régionale
DES REVUES MAGHRÉBINES DANS ARCIF (RAPPORT 2024)
ALGÉRIE
MAURITANIE
MAROC
TUNISIE
CRITIQUES DES MESURES
 « FI », « h-Index » sont encore régulièrement utilisés bien
qu’ils soient sujets de controverses :
 Ils traduisent une culture de la diffusion rapide et massive pour
maximiser la citation (l’objectif est le chiffre et non la Qualité) ;
 Les distributions des citations dans les revues sont très asymétriques ;
 Les propriétés du facteur d’impact sont propres à chaque domaine ;
 Les facteurs d’impact peuvent être manipulés (ou « instrumentalisés »)
par une politique éditoriale ;
 Les données utilisées pour calculer les facteurs d’impact ne sont ni
transparentes ni ouvertement accessibles au public. ;
 Tendance vers l’application d’indicateurs qualitatifs
transparents et flexibles :
 Calcul d'indicateurs clairement documentés ;
 Ne pas appliquer une approche standardisante à « format unique » ;
 Tenir compte du contexte spécifique dans lequel le chercheur est actif ;
LE CHANGEMENT DE PARADIGMES
LA SCIENCE OUVERTE : UNE AUTRE MANIÈRE D’ÉVALUER
INITIATIVES SECTORIELLES DE CHANGEMENT
 Exemples d’initiatives de changement :
 La National Science Foundation (USA) évalue les demandes de
subvention de recherche sur la base d'un impact plus large et du mérite
intellectuel ;
 Cancer Research UK (CRUK) demande aux candidats aux subventions de
recherche d'énumérer trois à cinq « réalisations ou contributions clés à la
science » et note que les publications de recherche ne sont qu'un des
résultats de la recherche ;
 L'initiative HuMetricsHSS (USA) vise à « … repenser les indicateurs
humains d'excellence dans le milieu universitaire… » par la « … création
d'un cadre d'évaluation fondé sur les valeurs » ;
 Au Royaume-Uni, le rapport Metrics Tide (2015) recommandait cinq
indicateurs de métriques : robustesse, humilité, transparence, diversité et
réflexivité ;
LE MANIFESTE DE LEIDEN, PAYS-BAS 2015
 Liste de dix principes pour guider autrement l'évaluation de la recherche avec
l'avènement possible de la science ouverte :
1. L'évaluation quantitative doit servir d’appui à une évaluation qualitative ;
2. Mesurer la performance par rapport aux missions de recherche de l'institution, du groupe ou
du chercheur (pertinence pour les politiques publiques, l’industrie ou la société);
3. Protéger l'excellence dans la recherche au niveau local (exemple : particularisme
géographique) ;
4. Maintenir la collecte de données et les processus d'analyse ouverts, transparents et simples ;
5. Permettre aux personnes évaluées de vérifier les données et l'analyse (auto-vérification) ;
6. Tenir compte de la variation par domaine dans les pratiques de publication et de citation ;
7. Baser les évaluations des chercheurs sur un jugement qualitatif de leurs travaux et non un
chiffre (différences d’âges, disciplines, BD);
8. Éviter les simplifications abusives et les fausses précisions (utiliser plusieurs indicateurs en
cas d’ambigüité);
9. Reconnaître les effets systémiques de l'évaluation et des indicateurs (la mesure devenant le
nouvel objectif) ;
10. Examiner régulièrement les indicateurs et les mettre à jour ;
LA DÉCLARATION DE DORA, SAN FRANCISCO 2021
 Plus de 20 000 signataires (individus et institutions) dans 148
pays (acteurs de l’évaluation, établissements scientifiques) ;
 Objectif : constituer une coalition pour la réforme des pratiques
actuelles de l’évaluation de la recherche basée sur :
 Cinq grands principes : qualité, impact, diversité, inclusivité et collaboration ;
 Des critères plus qualitatifs et moins quantitatifs ;
 Reconnaissance de la diversité des contributions et des carrières dans les
procédures de l’évaluation individuelle ;
 Prise en comte des activités comme l’enseignement, la supervision d’étudiants, la
médiation scientifique, l’innovation, l’implication dans la science ouverte, etc.
 Abandon de l’utilisation systématique des indicateurs bibliométriques (impact factor,
H-index, etc.) dans l’évaluation individuelle ;
 Éviter l’utilisation des classements internationaux des institutions.
https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_de_San-Francisco
Source : https://sfdora.org/read/read-the-declaration-french/
LES SIGNATAIRES DE DORA
La science ouverte en
marche
EUROPE 2022 : RÉFORME DE L’ÉVALUATION DE LA RECHERCHE
❑ 2022 : Le 28 septembre, la Commission européenne ouvre à
la signature un accord dont les signataires constitueront une
coalition pour réformer l’évaluation de la recherche ;
 4 principaux engagements :
1. Reconnaître la diversité des contributions à la recherche et des
carrières dans la recherche, conformément aux besoins et à la
nature de la recherche ;
2. Fonder l’évaluation de la recherche principalement sur une
évaluation qualitative pour laquelle l’examen par les pairs est
central, soutenu par une utilisation responsable d’indicateurs
quantitatifs ;
3. Abandonner les utilisations inappropriées du facteur d’impact des
revues (JIF) et du h-index ;
4. Éviter l’utilisation des classements des organismes de recherche
dans l’évaluation de la recherche.
APPUIS INSTITUTIONNELS : UNESCO
 En 2021, l'UNESCO a publié ses
recommandations sur la science ouverte :
 Les prépublications comme nouveau processus
éditorial des archives ouvertes (évaluation par les
pairs) peuvent être utilisées de manière
stratégique pour promouvoir la réputation et la
visibilité de la recherche ;
https://en.unesco.org/science-sustainable-future/open-science/partnership
DÉFINITION ET ENJEUX DE LA SCIENCE OUVERTE
Unesco 2021 :
 « La science ouverte s’entend comme un
concept inclusif qui englobe différents
mouvements et pratiques visant à rendre les
connaissances scientifiques multilingues,
librement accessibles à tous et réutilisables
par tous, à renforcer la collaboration
scientifique et le partage des informations au
profit de la science et de la société, ainsi qu’à
ouvrir les processus de création, d’évaluation
et de diffusion des connaissances scientifiques
aux acteurs de la société au-delà de la
communauté scientifique traditionnelle »
POLITIQUE D’ÉTABLISSEMENTS UNIVERSITAIRES
 Ensemble de services permettant à la
communauté scientifique d’ouvrir ses
travaux scientifiques, publications et
données de recherche ;
 Diffuser les publications dans l'archive
ouverte HAL ;
 Créer des revues en libre accès la
publier sur OpenEdition ;
 Publication ouverte d’archives et de
données de la recherche ;
UNE POLITIQUE D’ÉTABLISSEMENT
https://www.u-bordeaux-montaigne.fr/fr/recherche/science-ouverte.html
https://www.u-bordeaux-montaigne.fr/fr/recherche/politique-scientifique.html
UNE FILIATION À L’UNIVERS DU LIBRE
 La science ouverte s’inscrit dans le mouvement mondial du Libre
Source : https://www.fosteropenscience.eu/foster-taxonomy/open-science-definition
UN MOT SUR LE LIBRE ACCÈS AUX PUBLICATIONS
Deux moyens sont utilisés :
 Les archives ouvertes : des dépôts institutionnels
d’auto-archivage (ArXiv / HAL) ;
 Les revues scientifiques à comités de lecture en libre
accès (DOAJ / OpenEdition) ;
Le libre accès peut augmenter le taux de citation
jusqu'à 69 % ;
Les articles de recherche en libre accès sont cités
plus souvent que ceux qui ne le sont pas :
 cf. études sur « L'effet de l'accès ouvert et des
téléchargements ("hits") sur l'impact des citations »
[http://opcit.eprints.org/oacitation-biblio.html]
MODÈLES D’ÉDITION DU LIBRE ACCÈS
 La Voie verte (Green OA) :
Autoarchivage des publications
(preprints) ;
 Voie dorée (ou Gold OA) : Publier son
œuvre en Open Access via un éditeur
avec des frais (tiers-payant)
 APC : Article Processing Charges ;
 BPC : Book Processing Charges ;
 Voie diamant (Diamond OA) : publier
immédiatement sans frais et snas
prépublication. Exemple OJS (Open
Journal System) ;
 Modèles hybrides : combinaison
APC/BPC et abonnements
AVANTAGE DE LA PUBLICATION OUVERTE
 Quels avantages à publier en libre accès ?
 Accélérer le partage et la diffusion des connaissances ;
 Valoriser les productions scientifiques qui échappent aux
circuits traditionnels (communications scientifiques, rapports,
tables rondes…) ;
 Offrir une garantie de conservation des contenus : les
documents seront préservés pour une durée illimitée ;
 Conserver ses droits de diffusion sur sa publication.
QUELQUES SPÉCIFICITÉS DE LA PUBLICATION OUVERTE
 Les statuts :
 Preprint : manuscrit auteur en évaluation par les pairs sur
des serveurs dédiés (cf. DOAPR) ;
 Postprint : manuscrit acceptée pour la publication ;
 Published : version éditeur (mise en page, liens, ajout de
métadonnées…),
QUELQUES SPÉCIFICITÉS DE LA PUBLICATION OUVERTE
 Revues prédatrices :
 Revue frauduleuse qui prend la
forme d’une revue scientifique,
proposée par une entité qui
privilégie l’intérêt personnel au
détriment de la recherche ;
 Apparu au début des années
2000, avec le passage au
numérique de la publication
scientifique et le mouvement
des revues en accès libre ;
 Outils en ligne de détection des
revues prédatrices :
─ Une check-list avec l'outil
Think.Check.Submit,
─ Un outil développé par l'université
de Liège : Compass to publish
QUELQUES SPÉCIFICITÉS DE LA PUBLICATION OUVERTE
 L’évaluation par les pairs (Peer reviewing):
 Pairs : experts, évaluateurs, examinateurs,
relecteurs, lecteurs-arbitres, rapporteurs, etc.
 Popularité : souvent discutée mais son
fondement n’est pas remis en cause ;
 Bienfaits :
 Biais : Fait partie du mécanisme de pouvoir et de
contrôle, jugements subjectifs, influences &
complaisance, manque de spécialisation ;
Image : Understanding Science, University of California Museum of Paleontology,
traduction française par Franck Stevens
QUELQUES SPÉCIFICITÉS DE LA PUBLICATION OUVERTE
 Les données de la recherche :
 « Ensemble des informations, spécimens et matériaux produits,
recueillis et documentés par les chercheurs, et qui sont collectées et
exploitées à des fins de recherche et de preuve par les chercheurs et
leurs équipes (enquêtes, projets) ;
 Les Plans de Gestion de Données (PGD/DMP) :
 Document qui décrit la façon dont les données sont obtenues, traitées,
organisées, stockées, sécurisées, préservées, partagées, au cours et
à l’issue d’un projet ;
 Souvent exigés par des bailleurs au début et à la fin des travaux
(ANR, Commission européenne).
UN MOT SUR LE RÔLE DES CHERCHEURS : CULTURE DE eRÉPUTATION
 Augmenter sa propre visibilité sur les réseaux
de recherche (Identifiants persistants) :
 Créer des comptes (avec Identifiants persistants)
dans les systèmes de référencement
(communautés savantes) : ORCID, Scopus,
Publons, WoS, HAL, Google Scholar…;
 Interconnecter ces comptes (manuellement si
nécessaire) ;
 Consulter régulièrement les indices de
popularités comme facteur de motivation ;
UTILITÉ D’UN ID CHERCHEUR
 Il permet de relier entre eux les produits de
l’activité de ce chercheur gérés par
différentes sources d’information (optimise la
visibilité) ;
 Il évite au chercheur de ressaisir les
informations le concernant (export/import)
d’un système à l’autre ;
 SCOPUS (http://www.scopus.com/)
 ORCID (http://orcid.org/)
 ISNI (http://www.isni.org /)
 OpenID (http://openid.net /)
 IDHAL (
https://hal.archives-ouvertes.fr/page/mon-idhal)
 Web of Science (via PUBLON)
Université rennes 2
 L’ID évite les confusions fréquentes d’homonymie ;
 Il associe les différentes identités sous lesquelles ce chercheur se présente ou signe ses publications ;
MULTIPLIER ET CONNECTER LES ID CHERCHEUR
 La plupart des systèmes d’information et de recherche
proposent la création de compte personnel associé à un
profil chercheur ;
• ResearcherID
• Identifiant international ISNI
• ORCID
• SCOPUS
• Google Scholar
• idHAL (CCSD/CNRS)
• IdRef,
• ID VIAF
• Library of Congrerss ID
• OCLC World Cat
• BNF
• Mendeley
• Publons
• Researchgate
• Academia
• LinkedIn
• Viadeo
• Microsoft Academic Research
• Open Education Europa
• …
UTILISER UN ID ORCID
 ORCID ID est intéressant car international, gratuit, et relié
à de multiples sources d’information comme :
 BD bibliographiques (Scopus, Web of Science…) ;
 Éditeurs de revues ou d’ouvrages (Elsevier, Springer, Wiley,
Taylor&Francis, PLoS, OpenEdition…) ;
 Agences de financement de la recherche (OMS, Wellcome
Trust, Institut National du Cancer…) ;
 Entrepôts de publications (HAL, ArXiv, OpenAIRE, Dryad,
Figshare…).
 ORCID est utile pour :
 Le référencement ou l’auto-archivage d’une publication ;
 La soumission d’un article à une revue ;
 Une réponse à un appel à projet d’une agence de financement ;
 La révision (reviewing) d’un article ;
 Le dépôt d’un jeu de données dans un entrepôt de données
S’ABONNER AUX RÉSEAUX SOCIAUX (PROFESSIONNELS/ACADÉMIQUES)
Utiliser les réseaux sociaux influents (FB, TouTube, WhatsApp,…) ;
Utiliser les réseaux sociaux professionnels (LinkedIn, Viadeo,
Twitter) :
Utiliser les réseaux sociaux académiques (ResearchGate,
Academia et MyScienceWork) :
 Depuis 2016 : ResearchGate présente le h-index et un score propriétaire
(score RG) basé sur l’interaction des autres chercheurs ;
 Facebook
 YouTube
 WhatsApp
 Messenger
 WeChat
 Tumblr
 Instagram
 Google+
 Twitter
 Skype
 Viber
 Ligne
 Snapchat
 Soundcloud
 Pinterest
 BBM
 Viadeo
 Xing
 Linkedin
 Spotify
 Flipboard
 Slideshare
 Myspace
DOI : L’ID POUR OBJETS NUMÉRIQUES
 DOI : Digital Object Identifier
 Aide les lecteurs à localiser facilement un
document à partir d’un DOI ;
 Il fait toujours référence au même article partout ;
 Il est imprimé avec l'article lui-même,
généralement sur la première page ;
 En mode numérique il est dynamique (lien
HTTP) ;
OBTENIR UN DOI POUR UN ARTICLE
 Les éditeurs attribut souvent un DOI pour les documents
publiés ;
 Tous ne fournissent pas de DOI systématiquement ;
 Utiliser CrossRef.org (accès gratuit mais adhésion
payante) pour rechercher des DOI d’articles ;
 Utiliser Figshare pour obtenir un DOI gratuit ;
UTILISER LES OUTILS DE LA E-RÉPUTATION
 WEBMII : https://webmii.com/ (gratuit)
 Recherche de l’information nomminative sur le Web ;
 Propose de calculer le score de visibilité sur internet ;
 Netvibes : https://www.netvibes.com/fr (payant)
 Permet une veille concurrentielle ;
 Quelques outils à explorer :
 Google Alerts
 Omgili
 WebMii
 Synthesio
 Radarly
 Mention
 Talkwalker Alerts
 Mediatoolkit
 Owler
UTILISER LES OUTILS ALMÉTRIC (IMPACT SOCIAL)
 Evaluer l'impact sur internet d'une publication ou d'une information ;
 Mis à jour en temps réel et rendu visible sur internet via des fonctions
intégrées aux sites ;
 Mesures quantitatives de :
 nombre de pages web visitées ;
 nombre de téléchargements ou d'accès à la publication ou au document en
texte intégral (par exemple, au format pdf) ;
 nombre de fois où le document ou l'information a été "aimé", partagé ou
recommandé sur les réseaux sociaux ;
 nombre de signets, signets ou signets partagés sur les plateformes de
bookmarking social ;
 nombre d'éléments sauvegardés ou exportés, par exemple par un logiciel de
gestion bibliographique en ligne ;
 nombre de mentions de la publication ou de l'information dans les articles de
presse, les réseaux sociaux, les blogs, les encyclopédies en ligne sur internet.
• https://www.altmetric.com/demos/plos.html _
• https://www.altmetric.com/products/free-tools/bookmarklet/#prettyPhoto/0/
PUBLIER LES FACTEURS D’IMPACT D'UN AUTEUR
Utiliser des outils gratuits comme :
 Google Scholar : https://scholar.google.com/
 Semantic scholar : https://www.semanticscholar.org/
 Microsoft Academic Search
http://academic.research.microsoft.com/
 Dimensions : https://app.dimensions.ai/discover/data_set
 Scinapse : https://www.scinapse.io/
MESURES CLÉS POUR LES E.E.S
 Mesures stratégiques :
 Développer une gouvernance autour de la science ouverte :
 Adhérer au mouvement de la sciences ouvertes en ratifiant la convention de DORA ;
 Définir le cadre juridique et le modèle économique de la science ouverte ;
─ Imposer la publication en libre accès les résultats de la recherche financée par fonds publics ;
─ Valoriser les publications dans les revues en libre accès dans l’évaluation des carrières ;
─ Soutenir financièrement les chercheurs dans les processus de publication en mode OAI-Voie dorée (APC / embargo / Revues à comités de
lecture) ;
─ Encourager la création de revues en accès libre Open journals / DOAJ ;
─ Devenir émetteur de DOI d’article (par CrossRef) ;
─ …
 Mesures technologiques :
 Mettre en place un entrepôts libre accès de ressources pédagogiques et scientifiques de l’EES (peer review/preprints) ;
 Programme de formation pour renforcer les compétences techniques des chercheurs sur :
─ Le libre accès
─ La eRéputation
─ Les licences CC et droits d’auteurs
─ Les REL
─ …
POUR CONCLURE
 Changements en cours dans la valorisation des résultats de la
recherche :
 Méthodes de production, évaluation, édition et publication ;
 Modes de distribution et d’accès aux résultats ;
 Modèles économiques de la publication scientifique ;
 Formes et moyens de valorisation sociétale des résultats de la
recherche ;
 Les universités francophones de l’Afrique du Nord ont entamé
leurs transformations numériques avec des spécificités propres :
 Une expérience propre avec les projets de l’Assurance Qualité (PAQ) ;
 Investissement dans les TIC pour la transformation numérique
universitaire ;
 Une riche diversité linguistique qui peut ouvrir sur le monde ;
 Un partenariat francophone privilégié ;
 Des ambitions d’internationalisation qui nécessitent le soutien et
l’accompagnement ;

Evalution de la recherche dans la région MENA

  • 1.
    PANEL GOUVERNANCE, INTERNATIONALISATION ETOUTILS NUMÉRIQUES POUR LA VALORISATION DE LA RECHERCHE FRANCOPHONE Entre gouvernance d'établissement et pratiques de chercheurs Mokhtar BEN HENDA 18 juin 2025 benhenda@yahoo.com
  • 2.
    CADRE GÉNÉRAL  Objectifs:  Alimenter la deuxième édition de l’Université d’été de la Francophonie (UDEF 2) à Beyrouth en juillet 2025  Accompagner les universités dans la structuration de leurs politiques de recherche, en cohérence avec les priorités régionales en Afrique du Nord ;  Impliquer les acteurs nationaux et régionaux dans un partage d’expériences et de bonnes pratiques ;  Déroulé :  Exposé extensif : ─ Rappeler les grandes lignes de la gouvernance universitaire et de l’internationalisation de la recherche; ─ Focaliser deux axes croisés : gouvernance de la recherche et pratiques de chercheurs ; ─ Parcourir les grands concepts de l’évaluation scientifique et les métriques de l’évaluation ; ─ Introduire le concept de la science ouverte comme nouveau paradigme d’évaluation de la recherche ; ─ Focaliser la part de contribution des chercheurs pour appuyer la eRéputation ;  Discussion : brain storming ;  Finalité :  Faire émerger des recommandations concrètes sur 2 points : ─ Evaluation de la Recherche : Reconnaissance Institutionnelle Plurielle de la Production Scientifique ; ─ Internationalisation de la Recherche ;
  • 3.
    FLASH SUR L’ÉCOSYSTÈMEMONDIAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
  • 4.
    ÉTAT DE LARECHERCHE DANS LE MONDE (2024)  Une recherche mondiale en pleine croissance quantitative au détriment de la qualité, l’intégrité et la bonne gouvernance,  Montée en puissance de grands éditeurs (quasi monopole de l’édition),  Inflation des indicateurs de performance : équilibre fragile entre quantité et qualité,  Appel mondial pressant à une réforme profonde des modèles de gouvernance et de l’évaluation de la recherche,  Montée en puissance de la science ouverte,
  • 5.
    MOTEURS CLÉS DEL’ECOSYSTÈME DE RECHERCHE ET D’INNOVATION  Un écosystème globalement hiérarchisé, interconnecté et gouverné par des politiques publiques, des institutions de financement, des infrastructures de recherche, des chercheurs et réseaux de publication et des mécanismes d’évaluation ; • Stratégies scientifiques,R&D, Start-up,Droits d’auteur,intégrité scientifique,… Réglementation (politique) • Public,privé, partenariats internationaux, agences de financement (NSF, ANR,Horizon Europe…) Financement • Universités,centres nationaux, laboratoires de recherche… Institutionnali sation • Publications scientifiques,édition numérique,archives ouvertes,science ouverte,essaimage industriel… Production et dissémination • Facteurs d’impact, indicateurs bibliométriques, évaluation par les pairs,agences d’assurance qualité… Évaluation • Mobilité des chercheurs,co- publications, collaborations transfrontalières, multilinguisme… Internationali sation Cadre fortement influencé par des dynamiques de :  Concentration géographique (Nord dominant, Sud global),  Course à la visibilité (politiques d’indexation, systèmes de classement, indicateurs d’impact),  Rivalité/complémentarité entre science ouverte et logiques de marché.
  • 6.
    PYRAMIDE DE L’ECOSYSTÈMEDE RECHERCHE ET D’INNOVATION Politiques (Stratégies, plans, réglementations) Institutionnalisation (Opérateurs : Universités, Centres, Entreprises, etc.) Production/publication (Chercheurs/équipes de recherche/éditeurs) Ecosystème de la recherche : https://fondation-arthritis.org/lecosysteme-de-la-recherche/ Trois niveaux de gouvernance
  • 7.
    CONSTATS : LARECHERCHE SCIENTIFIQUE DANS LE MONDE Unesco, 2021
  • 8.
    SYSTÈMES ET INDICATEURSDE CLASSEMENTS DES UNIVERSITÉS QSWorld University Rankings® Times Higher Education World University Rankings CWTS Leiden Ranking Academic Ranking of World Universities (ARWU) 1. Réputation académique (40 %) 2. Réputation de l'employeur (10 %) 3. Ratio étudiants/enseignants (20 %) 4. Citations de recherche par enseignant (20 %) 5. Proportion d'enseignants internationaux (5 %) 6. Proportion d'étudiants internationaux (5 %) 1. Enseignement (valeur : 30 %) 2. Recherche (30 %) 3. Citations de recherche (30 %) 4. Perspectives internationales (7,5 %) 5. Revenus de l’industrie (2,5 %) 1. Nombre de publications (P) 2. Nombre moyen de citations par publication (MCS) 3. Score moyen normalisé de citations (MNCS) 4. Proportion de publications dans le Top 10% (PP Top 10%) 1. Anciens élèves (valeur : 10 %) 2. Prix et distinctions (20 %) 3. Chercheurs fréquemment cités (20 %) 4. Articles dans ‘Nature’ et ‘Science’ (20 %) 5. Articles indexés dans SCI (20 %) 6. Performance académique per capita (10 %) L’étudiant, 2024 La recherche (publication/citation) est au cœur des systèmes de classement des universités
  • 9.
    TIMES HIGHER EDUCATION(THE) WORDL UNIVERSITY RANKING The World University Ranking
  • 10.
    CONVERGENCES ET DIVERGENCESDES SYSTÈMES DE CLASSEMENT  Les top 5 dans les 4 plus importants systèmes de classement (2024 / 2025) University Ranking
  • 11.
    CLASSEMENT D’UNIVERSITÉS ARABES-MAGHREBDANS LE QS (2025)  Région Afrique du Nord  37 universités classées https://www.topuniversities.com/arab-region-university-rankings
  • 13.
    CLASSEMENT D’UNIVERSITÉS ARABESDANS LE THE (2024) Knowledgee.com, 2024  Les universités arabes qui se classent parmi les premières 500 dans le THE 2024, proviennent exclusivement de la région du Golfe ;  Accroissement du nombre d’universités arabes candidates au classement (Reporter status) Source : THE World University Rankings 2024
  • 14.
    CLASSEMENT D’UNIVERSITÉS ARABESDANS LE THE (2024)  Région Afrique du Nord Source : THE World University Rankings 2024
  • 15.
    ÉTAT DE LARECHERCHE AU MENAT : RAPPORT DE L’ISI (2022)  ISI : Institue for Scientific Information (1960) ;  Global Research Report – The Changin research landscape of the Middle East, North Africa and Turkey (2022) :  Une situation complexe et des contrastes avérés :  Une croissance économique très disparate ;  Une activité de recherche en croissance continue mais très déséquilibrée entre les pays de la région ;  Une recherche en croissance continue mais largement derrière les scores de l’Europe et d’autre pays du Sud global ;  Quasi tous les pays arabes sont attachés à des modèles occidentaux de l’évaluation de la recherche (WoS, Scopus, etc.) ;
  • 16.
    ÉTAT DE LARECHERCHE AU MAGHREB : RAPPORT DE L’ISI (2022) Investissements insuffisants: • Moins de 1% du PIB à la R&D (moyenne mondiale = 2,2 %) Faible implication du secteur privé: • Financement majoritairement par le secteur public : Manque de ressources humaines et de valorisation: • Faibles effectifs de chercheurs : doctorants peu valorisés et taux de diplomation reste bas, Problèmes structurels: • Obstacles à la concurrence : pénurie de compétences, gouvernance perfectible et faible intégration régionale, Collaboration régionale limitée: • Malgré quelques initiatives bilatérales, la coopération scientifique maghrébine reste marginale, Concentration sectorielle: • Investissements dans des secteurs souvent à faible effet d’entraînement sur l’innovation et la diversification économique
  • 17.
    CONSTATS DU RAPPORTDE L’IRMC (2024)  La recherche au Maghreb est impactée, voire limitée, par l’état de l’enseignement supérieur et de la recherche fréquemment présentée sous l’angle d’une crise plurielle :  Sclérose d’une recherche sous-financée ;  Poids de la bureaucratie universitaire ;  Crise des vocations, parfois conjugués à des recrutements de complaisance ;  Dégradation spectaculaire des infrastructures et même la violence étudiante ;  Routines intellectuelles ;  Poids du mandarinat ;  Faiblesse des financements ;  Fermeture de terrains sensibles ;  Fuite des cerveaux et mobilité sortante sans retour ;  Entrave aux mobilités … Journées d’étude: Contraintes et libertés de la recherche scientifique au Maghreb. 20 et 21 septembre 2024 à Tunis https://irmcmaghreb.org/journee-detude-contraintes-et-libertes-de-la-recherche-scientifique-au-maghreb-2/
  • 18.
    ENJEUX ET DÉFISDE LA GOUVERNANCE UNIVERSITAIRE ET DE L’INTERNATIONALISATION DE LA RECHERCHE
  • 19.
    GOUVERNANCE DE LARECHERCHE / GOUVERNANCE UNIVERSITAIRE  La GR est une composante spécifique de la gouvernance universitaire ;  La définition des priorités de recherche aux niveaux national, régional ou institutionnel ;  La répartition des financements et des ressources humaines ;  L’élaboration de politiques de recherche et de cadres réglementaires (éthique, propriété intellectuelle, science ouverte, etc.) ;  Les relations entre acteurs de la recherche (État, universités, centres de recherche, secteur privé, société civile) ;  Les modes d’évaluation des projets, des institutions et des résultats scientifiques. Aspect Gouvernance universitaire Gouvernance de la recherche Finalité principale  Assurer le bon fonctionnement pédagogique, administratif et stratégique de l’établissement.  Garantir la qualité, la pertinence, l’éthique et l’impact de la production scientifique. Domaine couvert  Enseignement, formation, gestion des ressources humaines, finances, infrastructure, vie étudiante, relations internationales.  Politique de recherche, financement, évaluation scientifique, priorisation thématique, partenariat public-privé, valorisation. Acteurs internes  Président, doyens, conseils d'UFR, enseignants-chercheurs, étudiants.  Chercheurs, directeurs de laboratoires, comités d’éthique, cellules de valorisation, bibliothécaires spécialisés. Acteurs externes  Tutelles ministérielles, collectivités territoriales, partenaires internationaux.  Agences de financement, organismes de régulation, éditeurs scientifiques, secteur privé. Indicateurs  Taux de réussite, attractivité étudiante, insertion professionnelle, taux d’encadrement.  Nombre et qualité des publications, impact factor, brevets, financement obtenu, coopération internationale. Évaluation  Évaluation institutionnelle (Ministère), audits financiers, enquêtes de satisfaction.  Évaluation par les pairs, appels à projets compétitifs, évaluations des unités de recherche.
  • 20.
    LA GOUVERNANCE UNIVERSITAIRE: PAYS DU SUD  Enjeux de la gouvernance de la recherche dans les pays francophones du Sud :  Passage d’un modèle traditionnel, centré sur l’auto-régulation scientifique et la neutralité supposée de la science, à des modèles plus délibératifs et participatifs ouverts à la coopération internationale ;  Ces nouveaux modèles intègrent davantage les dimensions socio-politiques, économiques et environnementales (ODD), ainsi que l’implication active des citoyens dans les choix universitaires et scientifiques (recherche participative) ;  Défis majeurs :  Manque d’autonomie réelle face aux tutelles ;  Faible efficacité décisionnelle ;  Insuffisance de ressources financières et humaines adaptées ;  Faible implication des parties prenantes externes (secteur privé) ;  Recommandations stratégiques :  Une simplification des structures décisionnelles (marges d’autonomisation) ;  Adaptation réglementaire des modes de gouvernance avec les standards internationaux et les bonnes pratiques ;  Diversifier les sources de financement (partenariats durables avec les acteurs socioéconomiques) ; AUF/IFGU, 2016 Université de Laval, mars 2025
  • 21.
    LA RÉGION MENADANS LA 6e ENQUÊTE MONDIALE DE L’AIU  Analyser la politique/stratégie d'internationalisation de la recherche dans la région MENA :  Les EES publics sont plus impliqués dans la recherche internationale que les établissements privés ;  La priorité future la plus pressante : « La formation du personnel académique aux compétences internationales, interculturelles et globales »  Seuls 37 % des EES ont mis en place des bureaux ou des équipes dédiés à l’i18n ;  Région toujours considérée parmi les moins importantes en termes de coopération par les autres régions et par elle-même ;  La collaboration « Sud-Sud » n'est pas considérée comme une priorité ;  Région qui valorise l'expérience internationale et la connaissance d'au moins une langue étrangère ;  La majorité des EES (58%) s'engagent dans l'internationalisation virtuelle (Numérique) ; Rapport de la 6ème Enquête mondiale de l’AIU, 2024
  • 22.
    L’INTERNATIONALISATION DE LARECHERCHE  Parmi les paramètres de l’internationalisation :  Accès aux savoirs et savoir-faire de pointe et complémentaires ;  Mobilité du personnel scientifique entrant et sortant (chercheurs et doctorants) ;  Avoir des services universitaires dédiés à l’internationalisation (coopération Int.) ;  Avoir accès aux grands équipements de la recherche avec des partenaires internationaux  Avoir accès à des fonds institutionnels étrangers à fort potentiel de R&D ;  Impliquer des compétences humaines internationales de référence ;  Haute visibilité dans les sociétés savantes et les systèmes de référencement de la recherche (WoS, Scopus, etc.) ;  Quelques indicateurs de l’internationalisation :  La co-publication par plusieurs auteurs (d’au moins deux pays) ;  Un bon taux de co-publication internationale doit être supérieur à 50% (ref. pays OCDE) ;  Les indicateurs bibliométriques des co-publications internationales montrent que : ─ L’augmentation de l’internationalisation va de pair avec un accroissement du taux de citation ; ─ Moins les pays ont de potentiel de recherche, plus leurs taux de co-publications est élevée ; ─ Plus une communauté scientifique nationale est productive, moins elle a tendance à copublier ; ─ Les chercheurs des pays non-anglophones et moins développés scientifiquement, ont plus difficultés à publier dans les journaux internationaux indexés (WoS/SCI). Gaillard Jacques (ed.), Bouabid Hamid (ed.). (2017). La recherche scientifique au Maroc et son internation alisation . Sarrebruck : EUE, 336 p. ISBN 978-3-330-86537-2.
  • 23.
    GOUVERNANCE ET INTERNATIONALISATIONSCIENTIFIQUE FRANCOPHONE • Promouvoir les publications en français dans des revues indexées ou reconnues internationalement. • Publier dans les plateformes ouvertes comme OpenEdition ou Érudit. Renforcement de la visibilité scientifique francophone • Collaborations avec des institutions francophones (AUF, IRD, CNRS, UQAM…) : projets conjoints, co-publications, cotutelles. • Formation aux montages et gestion de projet internationaux (Erasmus+, ERC, Horizon 2030) Développement de partenariats stratégiques • Programmes de mobilité Sud–Sud. • Cotutelles de thèses francophones (consolider les liens durables) • Conditions de retour des mobilités sortantes Mobilité des chercheurs et des étudiants • Recherches ancrées dans les contextes nord-africains (éducation, climat, santé, numérique…) et valorisées dans les systèmes d’indexation internationaux Valorisation des problématiques locales à portée internationale • Formations à la rédaction en français et à la communication en anglais. • Aide à la structuration des revues locales en respectant les standards internationaux. Renforcement des capacités en langue et en publication scientifique • Adhésion au mouvement de la science ouverte • Soutien aux initiatives d’accès libre et aux dépôts dans des archives ouvertes Déploiement d’une politique institutionnelle d’ouverture Pour être un chercheur visible, il faut être « internationalisé » Mesures pour l’internationalisation de la recherche francophone en Afrique du Nord
  • 24.
    ÉVALUATION DE LARECHERCHE Reconnaissance Institutionnelle Plurielle de la Production Scientifique Un univers en effervescence
  • 25.
    IMPORTANCE DE LAMÉTRIQUE DE RECHERCHE
  • 26.
    ÉVALUER : L’ARTDE CALCULER !  Bibliométrie : métrique de la recherche :  Indicateur quantitatifs utilisés pour mesurer la performance, l’impact ou la productivité des activités scientifiques ;  Les calcules se font à partir de bases de données bibliométriques ;  Un peu d’histoire :  Départ aux EU dans les années 1920 et 1930 pour rationaliser l'achat des revues ;  Jusqu'au années 1950 : bibliométrie artisanale pour la gestion des bibliothèques ;  En 1960 : Eugène Garfield crée l'Institute for Scientific Information (ISI) ;  En 1964 : ISI lance le Science Citation Index (SCI) ;  Les années 1970 : volonté de développer des indicateurs mesurables ;  Années 1990 : la bibliométrie devient un instrument d'évaluation des chercheurs ;  Jusqu'en 2004 et le lancement de Scopus (par Elsevier), l'ISI conserve un monopole de fait sur la publication d'indicateurs ;  Avec l’arrivée du Web : un seul index fédérateur, le Web of Science (WoS) ;
  • 27.
    PRINCIPES CLÉS DELA MÉTRIQUES DE LA RECHERCHE  Les métriques s’appliquent aussi bien pour les revues, les articles, les chercheurs que les institutions ;  Chaque métrique a ses propres forces et limites ;  Il n’existe pas une métrique générale ni une BD exhaustive ;  La métrique est complexe car il faut savoir :  Comment chaque métrique est calculée ;  Identifier les sources (BD) et les outils de l’évaluation ;  Comment collecter les indicateurs de mesure dans les BD d’index ;  Trois grandes métriques dominent l’écosystème de l’évaluation :  Métrique pour les institutions : classements des universités ;  Métriques pour les revues : facteur d’impact (IF) par Eugène Garfield (1964 / SCI) ;  Métrique pour les articles et les auteurs : le facteur h (H-index) par Jorge Hirsch (2005) ;
  • 28.
    LE FACTEUR D’IMPACT: MÉTRIQUE DE LA REVUE Un facteur d'impact (IF) = le nombre moyen de citations reçues par les articles d'une revue dans une période de deux ans ;  Le Journal Citation Reports (JCR) publie les résultats officiels chaque année, sur la base du FI :  Eigenfactor : une version de l’IF sur 5 ans ; https://jcr.help.clarivate.com/  Seules les revues faisant partie du corpus de JCR possèdent un facteur d'impact ;  Pour de nombreuses revues, la première étape pour recevoir un facteur d'impact est de figurer dans l'Emerging Sources Citation Index (ESCI)  Pour être éligibles à JCR ESCI, les revues doivent répondre à un large éventail de critères : 28 de qualité et 4 d’impact (influence) ;
  • 29.
    LES BIAIS DUFACTEUR D'IMPACT Critique Argument principal Conséquence ou effet observé Indicateur de revue, non individuel ‒ Le JIF mesure la moyenne des citations d’une revue, pas la qualité d’un article ou d’un chercheur ‒ Mauvaise utilisation pour l’évaluation individuelle des chercheurs ou des publications ; ‒ Ne peut pas faire des comparaisons entre des articles individuels (et leurs auteurs) ; Moyenne biaisée ‒ Une minorité d’articles concentre la majorité des citations ‒ Le JIF surestime l’impact moyen et masque les écarts internes ; ‒ Ne tient pas compte de la distribution souvent asymétrique des citations entre les articles d’une même revue ; Dépendance disciplinaire ‒ Les pratiques de citation varient selon les disciplines ‒ Comparaison biaisée entre champs scientifiques, au détriment des SHS notamment ; Fenêtre temporelle courte ‒ Calcul basé sur les deux premières années de citations ‒ Sous-estime les recherches à impact lent ou durable ‒ La période de 2 ans est arbitraire ; Manque de transparence et possibilité de manipulation ‒ Méthode de calcul non publique ; possibilité d’augmenter artificiellement les citations ‒ Comportements stratégiques (autocitation, sélection d’articles très citables) ‒ Non lié au processus d’évaluation par les pairs ; Effets pervers sur les pratiques scientifiques ‒ Recherche de visibilité plutôt que de qualité ; pression à publier dans certaines revues ‒ Déformation des priorités de recherche ; marginalisation des langues non anglophones et de la science ouverte ‒ Ne tient pas compte de la différence disciplinaire ;
  • 30.
    LE H-INDEX :MÉTRIQUE DE L’ARTICLE ET DU CHERCHEUR  Nombre calculé sur la base d’articles publiés par un chercheur et les citations que ces articles obtiennent ;  Contrairement au F.I. d'une revue, qui peut fluctuer, le h- index d'un auteur ne peut qu'augmenter ;  Où, comment calculer un indice H ?  Google Scholar fournit l'index h pour les auteurs qui ont créé un profil ;  Publish or Perish: un logiciel qui récupère et analyse les citations académiques de Google Scholar et fournit l'index h parmi d'autres mesures (pratique pour les auteurs sans profil Google Scholar) ;  Scopus : fournit un suivi des citations et permet de générer un tableau de synthèse des citations pour générer un indice h pour les publications et les citations d’un auteur. La fonctionnalité permet également de supprimer les auto-citations du nombre total de citations ;  Web of Science : permet de générer l'index h pour les publications et les citations de 1970 à aujourd'hui ;
  • 31.
    QUELQUES FORCES ETFAIBLESSES DU H-INDEX  Forces :  Offre un moyen utile pour comparer des chercheurs à des stades similaires de leur carrière (utile pour les recruteurs) ;  Empêcherait un chercheur avec beaucoup de publications à faible impact d'apparaître plus productif que quelqu'un qui a moins de publications mais avec un impact plus élevé ;  L'indice h est actuellement le seul moyen de combiner productivité et impact dans une seule métrique ;  Limites :  Des h-index ne peuvent être comparés entre eux qu’à partir d’une même source de calcul ;  Il dépend des pratiques de publication, différentes d’un domaine de recherche à l’autre ;  Il n’est pas sensible à l’impact d’un auteur ayant peu de publications, toutes très citées ;  Il compte les différentes versions d’une même publication et les citations négatives et complaisantes (autocitation) ;  Il ne prend pas en compte l’ordre des auteurs de la publication.
  • 32.
    LISTE DE SYSTÈMESMÉTRIQUES DE LA RECHERCHE  Parmi les BD d’analyse bibliométriques les plus connues :  Web of Science (WoS) de Clarivate (ex-Thomson Reuters 2016) ;  Scopus d’Elsevier ;  Journal Citation Report (JCR) de Clarivate ;  InCites de Clarivate ;  Google Scholar : index de contenus de nature universitaires ;  Publish Or Perish, (Harzing.com), données bibliométriques de publications moissonnées principalement de Google Scholar ;  SCImago Journal & Country Rank : alternative au F.I…  HuMetricsHSS : Près de 400 BD ALLSH (arts, lettres, langues et sciences humaines), Droit et science politique, Santé, Sciences, Sciences économiques et gestion ; Type de métrique BD Mode d’accès Citation Index  Web of Science (Clarivate)  Scopus (Elsevier)  PubMed  Google Scholar Payant Payant Gratuit Gratuit Impact Factor  Web of Science (Clarivate)  JCR (Clarivate)  Bioxbio  Site web éditeur Payant Payant Gratuit Gratuit Scimago Journal Rank  ScImago  Scopus (Elsevier) Gratuit Payant Eigenfactor  Eigen  JCR (Clarivate) Gratuit Payant Source Normalized Impact per paper (SNIP)  Journal Metrics Value  Scopus (Elsevier)  AGORA  HINARI  OARE Gratuit Payant Gratuit Gratuit Gratuit H-index  Web of Science (Clarivate)  Scopus (Elsevier)  JCR (Clarivate)  Harzing (Publish or Perish) Payant Payant Payant Gratuit G-Index  Harzing (Publish or Perish) Gratuit Métriques & BD les plus connues
  • 33.
    Scopus est unesource et un outil influent :  BD transdisciplinaire de résumés et de citations lancée en 2004 par Elsevier ; ─ Largement approuvé par les grandes institutions du monde entier ; ─ C’est la source de données (plus de 36 %) pour les classements « Times Higher Education » ; ─ Il est utilisé par plus de 84 % des 100 meilleures universités ; ─ Il couvre les publications des plus grands éditeurs scientifiques ; ─ Il propose des revues indexées en libre accès ; ─ Il couvre plusieurs types de supports (revues, livres, actes, brevets, etc.) LES BD SCOPUS : UNE RÉFÉRENCE PHARE POUR LES STEM
  • 34.
    LES BD SCOPUS: UNE RÉFÉRENCE PHARE POUR LES STEM Content Coverage Guide – Elsevier, 2023 Un aperçu des chiffres qui alimentent le contenu et les données de Scopus.
  • 35.
    LES BD WoS: UNE RÉFÉRENCE PHARE POUR LES STEM  g Source : WoS : introduction & stratégie, 2023
  • 36.
    ARABIC CITATION INDEX(ARCI) : BD INTÉGRÉE AU WEB OF SCIENCE  Index de Citation Arabe (ARCI) sur la visibilité des recherches arabes  Mai 2022 : indexation de 138 283 publications (90% articles scientifiques) publiés entre 2015 et 2020 ;  Géographie dominante : Égypte, Algérie, Irak, Jordanie et Arabie saoudite ;  Langue dominante : Arabe (91,8%), autres (8%) ;  Domaines majoritaires: arts, SHS  Avantages : ─ Évaluer selon les standards internationaux et les spécificités régionales ; ─ Positionner les universités et centres de recherche arabes sur la carte académique mondiale ; ─ Combler le fossé entre la production scientifique locale et son rayonnement international ;
  • 37.
    E-MAREFA : BDARABES EN LIGNE  Créé en 2004 par Knowledge World Center, Amman, Jordanie, pour combler :  La pénurie aiguë de contenu numérique en arabe par rapport aux indicateurs internationaux ;  Le faible intérêt pour la création de bases de données électroniques en arabe ; https://emarefa.net/
  • 38.
    ARCIF : ARABCITATION & IMPACT FACTOR https://emarefa.net/
  • 39.
    ARCIF : ARABCITATION & IMPACT FACTOR  Facteurs de visibilité des revues arabes dans ARCIF :  Visibilité héritée du WoS ;  Respect de normes éditoriales internationales (ISSN, DOI, droits d’auteur, métadonnées structurées) ;  Indexation/référencement/découvrabilité comme levier de visibilité internationale ;  Pistes d’analyse :  Quel est l’impact de l’indexation sur la reconnaissance internationale des chercheurs arabes ?  L’Index a-t-il encouragé une augmentation des publications en arabe ?  Comment ARCIF influence-t-il la collaboration entre chercheurs arabes et internationaux ?  ARCIF est un indicateur de la qualité des revues scientifiques dans chaque pays arabe ;  Il offre une évaluation comparative de la production scientifique dans le monde arabe ; 32 critères d’accréditation :  Alignés sur les standards internationaux de l’édition scientifique ;  Regroupés en quatre grandes catégories: 1. Normes de publication 2. Contenu éditorial 3. Diversité régionale et internationale 4. Analyse des citations Spécificités : 1. Priorité à la diversité régionale et linguistique 2.Transparence méthodologique radicale 3. Adéquation aux contextes locaux 4. Gouvernance indépendante et régionale
  • 40.
    DES REVUES MAGHRÉBINESDANS ARCIF (RAPPORT 2024) ALGÉRIE MAURITANIE MAROC TUNISIE
  • 41.
    CRITIQUES DES MESURES « FI », « h-Index » sont encore régulièrement utilisés bien qu’ils soient sujets de controverses :  Ils traduisent une culture de la diffusion rapide et massive pour maximiser la citation (l’objectif est le chiffre et non la Qualité) ;  Les distributions des citations dans les revues sont très asymétriques ;  Les propriétés du facteur d’impact sont propres à chaque domaine ;  Les facteurs d’impact peuvent être manipulés (ou « instrumentalisés ») par une politique éditoriale ;  Les données utilisées pour calculer les facteurs d’impact ne sont ni transparentes ni ouvertement accessibles au public. ;  Tendance vers l’application d’indicateurs qualitatifs transparents et flexibles :  Calcul d'indicateurs clairement documentés ;  Ne pas appliquer une approche standardisante à « format unique » ;  Tenir compte du contexte spécifique dans lequel le chercheur est actif ;
  • 42.
    LE CHANGEMENT DEPARADIGMES LA SCIENCE OUVERTE : UNE AUTRE MANIÈRE D’ÉVALUER
  • 43.
    INITIATIVES SECTORIELLES DECHANGEMENT  Exemples d’initiatives de changement :  La National Science Foundation (USA) évalue les demandes de subvention de recherche sur la base d'un impact plus large et du mérite intellectuel ;  Cancer Research UK (CRUK) demande aux candidats aux subventions de recherche d'énumérer trois à cinq « réalisations ou contributions clés à la science » et note que les publications de recherche ne sont qu'un des résultats de la recherche ;  L'initiative HuMetricsHSS (USA) vise à « … repenser les indicateurs humains d'excellence dans le milieu universitaire… » par la « … création d'un cadre d'évaluation fondé sur les valeurs » ;  Au Royaume-Uni, le rapport Metrics Tide (2015) recommandait cinq indicateurs de métriques : robustesse, humilité, transparence, diversité et réflexivité ;
  • 44.
    LE MANIFESTE DELEIDEN, PAYS-BAS 2015  Liste de dix principes pour guider autrement l'évaluation de la recherche avec l'avènement possible de la science ouverte : 1. L'évaluation quantitative doit servir d’appui à une évaluation qualitative ; 2. Mesurer la performance par rapport aux missions de recherche de l'institution, du groupe ou du chercheur (pertinence pour les politiques publiques, l’industrie ou la société); 3. Protéger l'excellence dans la recherche au niveau local (exemple : particularisme géographique) ; 4. Maintenir la collecte de données et les processus d'analyse ouverts, transparents et simples ; 5. Permettre aux personnes évaluées de vérifier les données et l'analyse (auto-vérification) ; 6. Tenir compte de la variation par domaine dans les pratiques de publication et de citation ; 7. Baser les évaluations des chercheurs sur un jugement qualitatif de leurs travaux et non un chiffre (différences d’âges, disciplines, BD); 8. Éviter les simplifications abusives et les fausses précisions (utiliser plusieurs indicateurs en cas d’ambigüité); 9. Reconnaître les effets systémiques de l'évaluation et des indicateurs (la mesure devenant le nouvel objectif) ; 10. Examiner régulièrement les indicateurs et les mettre à jour ;
  • 45.
    LA DÉCLARATION DEDORA, SAN FRANCISCO 2021  Plus de 20 000 signataires (individus et institutions) dans 148 pays (acteurs de l’évaluation, établissements scientifiques) ;  Objectif : constituer une coalition pour la réforme des pratiques actuelles de l’évaluation de la recherche basée sur :  Cinq grands principes : qualité, impact, diversité, inclusivité et collaboration ;  Des critères plus qualitatifs et moins quantitatifs ;  Reconnaissance de la diversité des contributions et des carrières dans les procédures de l’évaluation individuelle ;  Prise en comte des activités comme l’enseignement, la supervision d’étudiants, la médiation scientifique, l’innovation, l’implication dans la science ouverte, etc.  Abandon de l’utilisation systématique des indicateurs bibliométriques (impact factor, H-index, etc.) dans l’évaluation individuelle ;  Éviter l’utilisation des classements internationaux des institutions. https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_de_San-Francisco Source : https://sfdora.org/read/read-the-declaration-french/
  • 46.
    LES SIGNATAIRES DEDORA La science ouverte en marche
  • 47.
    EUROPE 2022 :RÉFORME DE L’ÉVALUATION DE LA RECHERCHE ❑ 2022 : Le 28 septembre, la Commission européenne ouvre à la signature un accord dont les signataires constitueront une coalition pour réformer l’évaluation de la recherche ;  4 principaux engagements : 1. Reconnaître la diversité des contributions à la recherche et des carrières dans la recherche, conformément aux besoins et à la nature de la recherche ; 2. Fonder l’évaluation de la recherche principalement sur une évaluation qualitative pour laquelle l’examen par les pairs est central, soutenu par une utilisation responsable d’indicateurs quantitatifs ; 3. Abandonner les utilisations inappropriées du facteur d’impact des revues (JIF) et du h-index ; 4. Éviter l’utilisation des classements des organismes de recherche dans l’évaluation de la recherche.
  • 48.
    APPUIS INSTITUTIONNELS :UNESCO  En 2021, l'UNESCO a publié ses recommandations sur la science ouverte :  Les prépublications comme nouveau processus éditorial des archives ouvertes (évaluation par les pairs) peuvent être utilisées de manière stratégique pour promouvoir la réputation et la visibilité de la recherche ; https://en.unesco.org/science-sustainable-future/open-science/partnership
  • 49.
    DÉFINITION ET ENJEUXDE LA SCIENCE OUVERTE Unesco 2021 :  « La science ouverte s’entend comme un concept inclusif qui englobe différents mouvements et pratiques visant à rendre les connaissances scientifiques multilingues, librement accessibles à tous et réutilisables par tous, à renforcer la collaboration scientifique et le partage des informations au profit de la science et de la société, ainsi qu’à ouvrir les processus de création, d’évaluation et de diffusion des connaissances scientifiques aux acteurs de la société au-delà de la communauté scientifique traditionnelle »
  • 50.
    POLITIQUE D’ÉTABLISSEMENTS UNIVERSITAIRES Ensemble de services permettant à la communauté scientifique d’ouvrir ses travaux scientifiques, publications et données de recherche ;  Diffuser les publications dans l'archive ouverte HAL ;  Créer des revues en libre accès la publier sur OpenEdition ;  Publication ouverte d’archives et de données de la recherche ;
  • 51.
  • 52.
    UNE FILIATION ÀL’UNIVERS DU LIBRE  La science ouverte s’inscrit dans le mouvement mondial du Libre Source : https://www.fosteropenscience.eu/foster-taxonomy/open-science-definition
  • 53.
    UN MOT SURLE LIBRE ACCÈS AUX PUBLICATIONS Deux moyens sont utilisés :  Les archives ouvertes : des dépôts institutionnels d’auto-archivage (ArXiv / HAL) ;  Les revues scientifiques à comités de lecture en libre accès (DOAJ / OpenEdition) ; Le libre accès peut augmenter le taux de citation jusqu'à 69 % ; Les articles de recherche en libre accès sont cités plus souvent que ceux qui ne le sont pas :  cf. études sur « L'effet de l'accès ouvert et des téléchargements ("hits") sur l'impact des citations » [http://opcit.eprints.org/oacitation-biblio.html]
  • 54.
    MODÈLES D’ÉDITION DULIBRE ACCÈS  La Voie verte (Green OA) : Autoarchivage des publications (preprints) ;  Voie dorée (ou Gold OA) : Publier son œuvre en Open Access via un éditeur avec des frais (tiers-payant)  APC : Article Processing Charges ;  BPC : Book Processing Charges ;  Voie diamant (Diamond OA) : publier immédiatement sans frais et snas prépublication. Exemple OJS (Open Journal System) ;  Modèles hybrides : combinaison APC/BPC et abonnements
  • 55.
    AVANTAGE DE LAPUBLICATION OUVERTE  Quels avantages à publier en libre accès ?  Accélérer le partage et la diffusion des connaissances ;  Valoriser les productions scientifiques qui échappent aux circuits traditionnels (communications scientifiques, rapports, tables rondes…) ;  Offrir une garantie de conservation des contenus : les documents seront préservés pour une durée illimitée ;  Conserver ses droits de diffusion sur sa publication.
  • 56.
    QUELQUES SPÉCIFICITÉS DELA PUBLICATION OUVERTE  Les statuts :  Preprint : manuscrit auteur en évaluation par les pairs sur des serveurs dédiés (cf. DOAPR) ;  Postprint : manuscrit acceptée pour la publication ;  Published : version éditeur (mise en page, liens, ajout de métadonnées…),
  • 57.
    QUELQUES SPÉCIFICITÉS DELA PUBLICATION OUVERTE  Revues prédatrices :  Revue frauduleuse qui prend la forme d’une revue scientifique, proposée par une entité qui privilégie l’intérêt personnel au détriment de la recherche ;  Apparu au début des années 2000, avec le passage au numérique de la publication scientifique et le mouvement des revues en accès libre ;  Outils en ligne de détection des revues prédatrices : ─ Une check-list avec l'outil Think.Check.Submit, ─ Un outil développé par l'université de Liège : Compass to publish
  • 58.
    QUELQUES SPÉCIFICITÉS DELA PUBLICATION OUVERTE  L’évaluation par les pairs (Peer reviewing):  Pairs : experts, évaluateurs, examinateurs, relecteurs, lecteurs-arbitres, rapporteurs, etc.  Popularité : souvent discutée mais son fondement n’est pas remis en cause ;  Bienfaits :  Biais : Fait partie du mécanisme de pouvoir et de contrôle, jugements subjectifs, influences & complaisance, manque de spécialisation ; Image : Understanding Science, University of California Museum of Paleontology, traduction française par Franck Stevens
  • 59.
    QUELQUES SPÉCIFICITÉS DELA PUBLICATION OUVERTE  Les données de la recherche :  « Ensemble des informations, spécimens et matériaux produits, recueillis et documentés par les chercheurs, et qui sont collectées et exploitées à des fins de recherche et de preuve par les chercheurs et leurs équipes (enquêtes, projets) ;  Les Plans de Gestion de Données (PGD/DMP) :  Document qui décrit la façon dont les données sont obtenues, traitées, organisées, stockées, sécurisées, préservées, partagées, au cours et à l’issue d’un projet ;  Souvent exigés par des bailleurs au début et à la fin des travaux (ANR, Commission européenne).
  • 60.
    UN MOT SURLE RÔLE DES CHERCHEURS : CULTURE DE eRÉPUTATION  Augmenter sa propre visibilité sur les réseaux de recherche (Identifiants persistants) :  Créer des comptes (avec Identifiants persistants) dans les systèmes de référencement (communautés savantes) : ORCID, Scopus, Publons, WoS, HAL, Google Scholar…;  Interconnecter ces comptes (manuellement si nécessaire) ;  Consulter régulièrement les indices de popularités comme facteur de motivation ;
  • 61.
    UTILITÉ D’UN IDCHERCHEUR  Il permet de relier entre eux les produits de l’activité de ce chercheur gérés par différentes sources d’information (optimise la visibilité) ;  Il évite au chercheur de ressaisir les informations le concernant (export/import) d’un système à l’autre ;  SCOPUS (http://www.scopus.com/)  ORCID (http://orcid.org/)  ISNI (http://www.isni.org /)  OpenID (http://openid.net /)  IDHAL ( https://hal.archives-ouvertes.fr/page/mon-idhal)  Web of Science (via PUBLON) Université rennes 2  L’ID évite les confusions fréquentes d’homonymie ;  Il associe les différentes identités sous lesquelles ce chercheur se présente ou signe ses publications ;
  • 62.
    MULTIPLIER ET CONNECTERLES ID CHERCHEUR  La plupart des systèmes d’information et de recherche proposent la création de compte personnel associé à un profil chercheur ; • ResearcherID • Identifiant international ISNI • ORCID • SCOPUS • Google Scholar • idHAL (CCSD/CNRS) • IdRef, • ID VIAF • Library of Congrerss ID • OCLC World Cat • BNF • Mendeley • Publons • Researchgate • Academia • LinkedIn • Viadeo • Microsoft Academic Research • Open Education Europa • …
  • 63.
    UTILISER UN IDORCID  ORCID ID est intéressant car international, gratuit, et relié à de multiples sources d’information comme :  BD bibliographiques (Scopus, Web of Science…) ;  Éditeurs de revues ou d’ouvrages (Elsevier, Springer, Wiley, Taylor&Francis, PLoS, OpenEdition…) ;  Agences de financement de la recherche (OMS, Wellcome Trust, Institut National du Cancer…) ;  Entrepôts de publications (HAL, ArXiv, OpenAIRE, Dryad, Figshare…).  ORCID est utile pour :  Le référencement ou l’auto-archivage d’une publication ;  La soumission d’un article à une revue ;  Une réponse à un appel à projet d’une agence de financement ;  La révision (reviewing) d’un article ;  Le dépôt d’un jeu de données dans un entrepôt de données
  • 64.
    S’ABONNER AUX RÉSEAUXSOCIAUX (PROFESSIONNELS/ACADÉMIQUES) Utiliser les réseaux sociaux influents (FB, TouTube, WhatsApp,…) ; Utiliser les réseaux sociaux professionnels (LinkedIn, Viadeo, Twitter) : Utiliser les réseaux sociaux académiques (ResearchGate, Academia et MyScienceWork) :  Depuis 2016 : ResearchGate présente le h-index et un score propriétaire (score RG) basé sur l’interaction des autres chercheurs ;  Facebook  YouTube  WhatsApp  Messenger  WeChat  Tumblr  Instagram  Google+  Twitter  Skype  Viber  Ligne  Snapchat  Soundcloud  Pinterest  BBM  Viadeo  Xing  Linkedin  Spotify  Flipboard  Slideshare  Myspace
  • 65.
    DOI : L’IDPOUR OBJETS NUMÉRIQUES  DOI : Digital Object Identifier  Aide les lecteurs à localiser facilement un document à partir d’un DOI ;  Il fait toujours référence au même article partout ;  Il est imprimé avec l'article lui-même, généralement sur la première page ;  En mode numérique il est dynamique (lien HTTP) ;
  • 66.
    OBTENIR UN DOIPOUR UN ARTICLE  Les éditeurs attribut souvent un DOI pour les documents publiés ;  Tous ne fournissent pas de DOI systématiquement ;  Utiliser CrossRef.org (accès gratuit mais adhésion payante) pour rechercher des DOI d’articles ;  Utiliser Figshare pour obtenir un DOI gratuit ;
  • 67.
    UTILISER LES OUTILSDE LA E-RÉPUTATION  WEBMII : https://webmii.com/ (gratuit)  Recherche de l’information nomminative sur le Web ;  Propose de calculer le score de visibilité sur internet ;  Netvibes : https://www.netvibes.com/fr (payant)  Permet une veille concurrentielle ;  Quelques outils à explorer :  Google Alerts  Omgili  WebMii  Synthesio  Radarly  Mention  Talkwalker Alerts  Mediatoolkit  Owler
  • 68.
    UTILISER LES OUTILSALMÉTRIC (IMPACT SOCIAL)  Evaluer l'impact sur internet d'une publication ou d'une information ;  Mis à jour en temps réel et rendu visible sur internet via des fonctions intégrées aux sites ;  Mesures quantitatives de :  nombre de pages web visitées ;  nombre de téléchargements ou d'accès à la publication ou au document en texte intégral (par exemple, au format pdf) ;  nombre de fois où le document ou l'information a été "aimé", partagé ou recommandé sur les réseaux sociaux ;  nombre de signets, signets ou signets partagés sur les plateformes de bookmarking social ;  nombre d'éléments sauvegardés ou exportés, par exemple par un logiciel de gestion bibliographique en ligne ;  nombre de mentions de la publication ou de l'information dans les articles de presse, les réseaux sociaux, les blogs, les encyclopédies en ligne sur internet. • https://www.altmetric.com/demos/plos.html _ • https://www.altmetric.com/products/free-tools/bookmarklet/#prettyPhoto/0/
  • 69.
    PUBLIER LES FACTEURSD’IMPACT D'UN AUTEUR Utiliser des outils gratuits comme :  Google Scholar : https://scholar.google.com/  Semantic scholar : https://www.semanticscholar.org/  Microsoft Academic Search http://academic.research.microsoft.com/  Dimensions : https://app.dimensions.ai/discover/data_set  Scinapse : https://www.scinapse.io/
  • 70.
    MESURES CLÉS POURLES E.E.S  Mesures stratégiques :  Développer une gouvernance autour de la science ouverte :  Adhérer au mouvement de la sciences ouvertes en ratifiant la convention de DORA ;  Définir le cadre juridique et le modèle économique de la science ouverte ; ─ Imposer la publication en libre accès les résultats de la recherche financée par fonds publics ; ─ Valoriser les publications dans les revues en libre accès dans l’évaluation des carrières ; ─ Soutenir financièrement les chercheurs dans les processus de publication en mode OAI-Voie dorée (APC / embargo / Revues à comités de lecture) ; ─ Encourager la création de revues en accès libre Open journals / DOAJ ; ─ Devenir émetteur de DOI d’article (par CrossRef) ; ─ …  Mesures technologiques :  Mettre en place un entrepôts libre accès de ressources pédagogiques et scientifiques de l’EES (peer review/preprints) ;  Programme de formation pour renforcer les compétences techniques des chercheurs sur : ─ Le libre accès ─ La eRéputation ─ Les licences CC et droits d’auteurs ─ Les REL ─ …
  • 71.
    POUR CONCLURE  Changementsen cours dans la valorisation des résultats de la recherche :  Méthodes de production, évaluation, édition et publication ;  Modes de distribution et d’accès aux résultats ;  Modèles économiques de la publication scientifique ;  Formes et moyens de valorisation sociétale des résultats de la recherche ;  Les universités francophones de l’Afrique du Nord ont entamé leurs transformations numériques avec des spécificités propres :  Une expérience propre avec les projets de l’Assurance Qualité (PAQ) ;  Investissement dans les TIC pour la transformation numérique universitaire ;  Une riche diversité linguistique qui peut ouvrir sur le monde ;  Un partenariat francophone privilégié ;  Des ambitions d’internationalisation qui nécessitent le soutien et l’accompagnement ;

Notes de l'éditeur

  • #4 Commençons par un constat général de la recherche dans le monde
  • #5 Ces nouveaux modèles de gouvernance touchent l’ensemble des facettes de l’écosystème de recherche Deux facettes particulières nous intéressent : les indicateurs de l’évaluation de la recherche / le décloisonnement et l’internationalisation
  • #6 La mise en œuvre d’une telle stratégie nécessite des actions cohérentes et convergentes à trois strates clés de l’écosystème de recherche : Les politiques nationales, régionales et internationales de la recherche (réglementations, réglementations, référentiels, directives, conventions, etc.) L’institutionnalisation de la recherche via les opérateurs historiques comme les universités et les académies, les centres et laboratoires de recherche, les entreprises et industriels [politique d’essaimage, start-up]) La production de la connaissance par les chercheurs et les équipes de chercheurs et sa publication/diffusion par les éditeurs, imprimeurs, bibliothécaires
  • #7 La complémentarité entre les 3 strates conditionne la production mondiale de la recherche scientifique Le volume des publications scientifiques impacte le classement des universités
  • #8 Le volume des publications scientifiques impacte le processus d’évaluation de la recherche
  • #10 Dans l’état des choses, les mécanismes de l’évaluation de la recherche produit des leaderships qui dominent tous les systèmes de classement : MIT, HARVARD, Cambridge
  • #39 1. Priorité à la diversité régionale et linguistique Contrairement aux indices globaux (Scopus, Web of Science), ARCIF intègre explicitement 32 critères évaluant la représentativité géographique arabe, la diversité disciplinaire et la prise en compte de la langue arabe (91,8 % des publications indexées). Cela permet de valoriser des revues locales souvent ignorées par les bases internationales dominées par l’anglais 2. Transparence méthodologique radicale ARCIF publie l’intégralité des données bibliographiques, des sources de citations et des critères de sélection, contrairement à des indices comme le Journal Impact Factor (JIF) de Clarivate, souvent critiqués pour leur opacité. Cette transparence facilite la vérification indépendante des résultats 3. Adéquation aux contextes locaux Les critères d’ARCIF incluent des indicateurs spécifiques aux défis régionaux, comme le taux de collaboration intra-arabe ou l’impact des recherches sur les Objectifs de Développement Durable (ODD) locaux. Les indices traditionnels se concentrent sur des métriques universelles (nombre de citations, h-index), sans adaptation contextuelle 4. Gouvernance indépendante et régionale Contrairement aux indices contrôlés par des entreprises occidentales (Elsevier, Clarivate), ARCIF est supervisé par un conseil regroupant l’UNESCO, la Bibliothèque d’Alexandrie et des experts arabes. Cette gouvernance assure une évaluation dépourvue de biais géopolitiques et alignée sur les priorités scientifiques régionales