STRESS ET GESTION
DUSTRESS
Séminaire pour le personnel du COH
Animateur : Ayman ELMAJDOULI,
Psychologue du travail
Service de Santé et Sécurité au Travail
2.
PLAN 1/2
Préambule
Objectifs du séminaire
Définition du stress
Physiologie du stress et danger
Les phases du S.G.A
Les conséquences du stress
Les facteurs du stress
Les symptômes du stress
3.
PLAN 2/2
Stresspositive et stress négative
La notion du stress émotionnel
La gestion du stress
La prévention
Les techniques de gestion du stress
Les comportements modérateurs de stress
Conclusion
OBJECTIFS DU SÉMINAIRE
Compréhension des mécanismes de fonctionnement du
stress.
Etre conscient des conséquences du stress.
Repérage et application des stratégies de coping.
Apprendre à diminuer quelques effets négatives du
stress à travers des techniques de gestion du stress.
6.
DÉFINITION DU STRESS
Du latin ʺstringereʺ = Serrer
Perturbations biologiques et psychiques
provoquées par une « agression » quelconque
sur un organisme.
Le stress comme réponse physique, mental ou
émotionnel à des événements qui provoquent
une tension physique ou mentale.
7.
Le sentimentd’obligation de répondre à des
pressions internes ou externes.
«Nous commençons à comprendre aujourd’hui
que beaucoup de maladies courantes sont
davantage dues au manque d’adaptation au
stress qu’à des accidents causés par des
microbes, virus, substances nocives. » Hans
Selye
8.
Le stressfait partie de la vie quotidienne.
Ce n’est pas nécessairement les événements
qui provoquent le stress, mais comment nous
réagissons aux événements.
LES 3 CERVEAUX(MC LEAN)
10
Le cerveau reptilien (physique):
contrôle la respiration,
mouvement de Corp.,
instinct de survie,
combat ou fuite…
Le cerveau limbique :
l’émotion,
Tisser des liens
faire partie d’une tribu,
prendre soins de sa progéniture
Le C.M.S, cortex
l’intellect,
la logique,
le rationnel,
concept abstrait,
planification,
anticipation,
stratégie,
la pensé
La notion de l’autonomie !!!
11.
Le stress,au sens strict est une réaction
physiologique (cerveau reptilien).
Qui sert à assurer à un organisme en
danger sa survie.
Chez l’être humain c’est plus compliqué.
12.
LA SURVIE D’UNORGANISME EST
MISE EN DANGER!
12
Réaction du système
nerveux autonome
(sympathique)
Préparer
l’action
Attaquer ou
Fuir
Stimulus / Alerte
S.N.A (sympathique)
13.
L’organisme a eula vie sauve
Réaction du système
nerveux autonome
parasympathique
Retour à l’état ordinaire
Préparer la détente et la
récupération
Stimulus / Alerte
sympathique
Détente
Para
13
14.
LA RÉACTION DESTRESS
Selye en 1936 : stress = stretch.
la réaction n’est pas toxique.
14
Stimulus / Alerte Stimulus / Alerte Stimulus / Alerte
Détente Détente Détente
15.
ET SI LARÉACTION D’ALARME
PERSISTE?
15
McLean
sympatique
Adaptation
sym+Para
Effondrement
Stimulus / Alerte
diminution des perceptions
désagréables
LA MANIFESTATION DECE
MÉCANISME DE SURVIE DANS LA VIE
QUOTIDIENNE
17
L’ être humain ne peut pas supporter d’être
immobilisé (danger).
Mais vivre dans un contexte social nous oblige de
rester immobile.
On ne peut pas casser la gueule de son chef /
conjoint…
18.
QU’EST CE QUIFAIT QUE
L’HOMME PEUT S’EN SORTIR DE
CES CONTRAINTES?
A travers le mécanisme d’anticipation.
La conscience que ses stratégies ne sont pas
adaptés à la situation.
La dualité, capacités et contraintes ne sont pas
à sa faveur.
18
19.
L’influence dela culture / mode éducatif
Les contraintes sociales et les instructions
contraignantes (tu dois, sois, fais,….)
Nous stressons nous-mêmes !!!
19
POUR EN FINIRAVEC UN STRESS
PATHOLOGIQUE
22
Problème de santé,
Perturbation psychique,
Dysfonctionnement du mode de vie,
Incapacité à répondre aux exigences,
Latence pour répondre aux stimulus.
LES FACTEURS DESTRESS
En rapport avec la vie sociale / privé,
En rapport avec la nature du travail /
métiers,
En rapport avec la demande et la latitude
décisionnelle.
Tolérance au stress variable selon les
individus.
25.
Conflit interne etle sentiment
d’efficacité.
Image sociale à assumer.
Sentiments d’insécurité.
Vie familiale / vie professionnelle
Engagement dans un rythme soutenu.
Organisation de travail (charge,
cadence, répartition…).
26.
Conflit interpersonnel.
Les zonesd’incertitudes.
Système frustrant.
Absence de reconnaissance monétaire et
non monétaire.
Harcèlement et rupture du contrat moral.
La non adéquation entre les demandes et
les réponses.
27.
CE QUI AUGMENTELA
VULNÉRABILITÉ AU STRESS
La perception individuelle du stress.
Comment nous regardons les choses?
peut affecter notre réponse au stress
Etes-vous optimiste?
Votre réseau de soutien?
Qui avez-vous pour vous soutenir?
28.
Perfectionnisme.
Êtes-vousun travailleur acharné?
vous vous critiquez quand votre travail n’est pas
parfait.
Vous n’êtes jamais satisfait de ce que vous
produisez.
Vous ne pouvez pas délégués
L’absence de contrôle pour vous c’est l’échec.
29.
Faire plaisir auxautres.
Vous dépendez de l’opinion des autres sur
vous.
Vous annulez certains projet à faire pour ne
pas décevoir les autres.
Vous n’avez pas assez de confiance en soi.
Vous prenez soins des autres mais pour
vous…!!!
30.
LES SYMPTÔMES DUSTRESS
Symptômes
psychique
Symptômes
somatique
Symptômes relationnel /
social
31.
FEMME ET HOMMEFACES AU
STRESS
Des réactions différentes.
Pour les femmes, plutôt anxiété, obsession
et dépression.
Pour les hommes, colère et agressivité
,ulcère, trouble cardio‐vasculaire ,
problème sexuel, alcoolisme
32.
ne sait pas
seretirer
Hyperactif Motivé
Persévérant
Se voit fort Coincé par la
situation
Met mal ses
limites
Planifie mal son
action
Profil du stressé
33.
STRESS POSITIVE ETSTRESS
NÉGATIVE
Le stress positif
nous motive
Est à court terme
est passionnant
Améliore notre performance
stress négatif
N’est pas constructif
Conduit au stress pathologique…
34.
LE NIVEAU OPTIMALDU STRESS!!!
Cette notion revienne toujours dans les
écrits sur le stress (assez simpliste).
On ne peut jamais parler d’un niveau
optimal et standard du stress.
Angoisse de tout mesurer.
Chaqu’un à son rythme et ses manières et
mécanismes d’adaptation.
35.
LA NOTION DUSTRESS ÉMOTIONNEL
l’affectivité par ses contenus, ses débordements
émotionnels génère un impact organique par le
déclenchement de divers mécanismes
neurohormonaux et immunitaire.
Mêmes effets que le stress physique mais
permanents car la mémoire limbique en perpétue le
potentiel.
Le stress émotionnel prépare le terrain à l’apparition
de maladies plus graves, anxiété pathologique,
dépression (prédispositions éventuelles,
antécédents).
36.
Prendre conscience deson stress
émotionnel.
Incapacité à se détendre avec vécu de
tension permanente.
Sentiment d’une boule d’énergie mais
vidé.
essayer de s’arrêter engendre un
sentiment de malaise.
37.
LE MÉDICAL UNDOMAINE
GÉNÉRATEUR DE STRESS
Le personnel médical et paramédical a des
organisations difficiles de travail.
Le soin des malades suppose de lourdes
responsabilités.
Les relations professionnelles ne sont pas
toujours harmonieuses.
38.
Les casurgents sont fréquents.
La proximité de la douleur, de la
détresse et de la mort est pénible à
tolérer à la longue.
Tous ces facteurs créent un stress
presque continuel que le personnel
éprouve de la difficulté à supporter.
LA PRÉVENTION
Savoirs’organiser pour éviter le stress.
Se positionner entre ce qui est urgent et n’est
pas urgent.
Lister ce qui vous stress (facteurs).
Prévoir le stress.
Donner du sens à sa vie.
Avoir du recul en cas de problème.
S’intéresser à son mode de vie.
42.
Strategies de coping
•Quels sont les outils que vous pouvez avoir en
garde si la prévention ne fonctionne pas?
• Est ce que ma réaction sera utile?
• Les techniques de respiration / méditation /
relaxation aide à maintenir les niveaux de
stress vers le bas.
CQU STUDENT SUPPORT CENTRE
43.
La gestion dustress
• Une bonne gestion du stress nécessite :
• Des changements externes
• Des changements internes
44.
LES TECHNIQUES DEGESTION DU
STRESS 1/2
Mettre des mots sur les maux
Identifier les besoins
Diminuer les stress inutiles.
La décompression
Mettre les limites
Etre à l’écoute des émotions
45.
LES TECHNIQUES DEGESTION DU
STRESS 2/2
Savoir positiver
Analyser les distorsions de perception et
d’analyse
Identifier les mécanismes d’inhibition et l’éloge
de la fuite
Gérer son temps
La relaxation
La méditation
46.
METTRE DES MOTSSUR LES
MAUX
Il faut oser parler.
Identifier ce qui me stresse et l’évoquer.
Décrire ce que je ressent.
Parler de votre malaise avec vos collègues,
supérieur, service de santé au travail…
DIMINUER LES STRESSINUTILES
La manière de se rendre au travail.
rapporter du travail à la maison.
Savoir s’organiser pendant les WE pour
laisser un maximum de temps à soi.
Planifier et utiliser son agenda.
Mes relations avec mes collègues et mon
supérieur.
METTRE LES LIMITES
Il y’ a l’impossible, le contraire à la règle et
l’ordre de l’altérité.
On n’est pas le seul serveur de l’humanité.
On n’est pas obliger de mourir pour que les
autres vivent.
Etre conscient de ses limites et ceux des autres.
52.
ETRE À L’ÉCOUTEDES ÉMOTIONS
Etre à l’écoute de son organisme
ainsi que ses émotions.
Ne pas banaliser vos émotions.
Demandé l’aide de spécialiste en cas
de difficulté.
C’est un apprentissage inachevé.
53.
SAVOIR POSITIVER
• Reconnaîtrevos messages d'auto-destructrice et de
les changer.
• Traitez votre parler de soi positive en tant que coach.
• Lorsque vous commencez à parler de soi négative,
arrêtez ce que vous faites et dire consciemment
quelque chose de gentil à vous-même.
• Maintenant, faire quelque chose qui vous fera vous
sentir un peu mieux.
CQU STUDENT SUPPORT CENTRE
54.
ANALYSER LES BIAISPERCEPTIFS
Des biais qui déforment la perception et empêche
l’individu de bien évaluer la situation.
L’individu fournit des explications, qu’elles soient
pertinentes ou non ; le plus important c’est qu’il
cherche à atténuer sa souffrance psychologique et
aussi à préserver une bonne image de soi.
55.
La visionen tunnel.
L’abstraction sélective.
La surgénéralisation.
La magnification.
Les explications biaisées.
L’étiquetage négatif.
La personnalisation.
La lecture de la pensée.
Le raisonnement subjectif.
La catastrophisation.
57.
IDENTIFIER LES MÉCANISMES
D’INHIBITIONET L’ÉLOGE DE LA
FUITE
Lorsqu’on est coincé un comportement
d’inhibition se met en place.
Ce qui nous rend incapable de détecter quand
on est sur la voie de l’épuisement professionnel.
On n’est plus capable d’analyser la situation.
Savoir quand se retirer.
58.
GÉRER SON TEMPS
Identifier les facteurs de perte de temps, au
travail et hors travail.
Opter pour la division des taches et le planning
dans l’équipe.(officielle / compromis).
Eviter de travailler sous pression (la
procrastination).
59.
La pendulage.
La planification.
mettre de l’ordre dans le désordre régulièrement.
consacrer 10 à 15 minutes par jour pour se
maintenir en ordre.
Déléguer les taches.
60.
MÉDITATION
Recherche d’unepaix intérieure, d’une vacuité de
lʹesprit par le biais d’un état d’attention
particulier centré sur l’intérieur.
Yoga, bouddhisme, spiritualité islamique,…
Reconnue comme efficace dans de multiples
études pour traiter les troubles anxieux, le stress.
LES COMPORTEMENTS
MODÉRATEURS DESTRESS
Alimentation.
Activités physiques.
Loisirs investis.
Le rapport à l’autre.
Addiction.
63.
CONCLUSION
Il fautapprendre à nous protéger afin de
conserver notre santé physique et
mentale.
La prévention est un bon moyen d’éviter
l’épuisement professionnel.
Nous sommes tous responsables du climat de
l’unité où nous travaillons.
64.
La gestion dustress dans l’équipe de soins
fait partie de la responsabilité de chacun.
Elle fait aussi partie du travail de gestion
de l’unité de soins.
Il faut prendre soin de nous pour
prendre soin des autres.
ALARME
Phase d’alerteet mobilisation des mécanismes
de défenses.
Le système nerveux envoie un message à
l’hypothalamus qui, agissant sur la libération
hormonale (adrénaline).
Capacité cognitives et corporelles optimisé.
68.
RÉSISTANCE
L’organisme estdans sa complète adaptation.
La persistance du stimulus maintient l’organisme
en alerte ce qui le pousse à chercher d’autres
ressources.
secrétions hormonales importante.
Stress utile, adapté pour agir face à un danger.
à ne pas dépasser !
69.
EPUISEMENT
L’agent stressantest puissant.
L’organisme ne peut pas s’aligner à la situation.
Dépense énergétiques très poussé.
Une fatigue, panique et l’organisme entre dans
un cycle vicieux qui ne fait qu’affaiblir de plus les
capacités.
Absence de réponse à d’autres stimulus.
70.
CONSÉQUENCES PHYSIQUE
Risqued’artériosclérose.
maladies digestives.
maladies cutanées.
maladies cardio‐vasculaires.
Des niveaux élevés d'adrénaline et le cortisol, restreint la
mémoire, la concentration et la pensée claire.
plus de stress, confusion et la panique.
71.
CONSÉQUENCES PSYCHOLOGIQUE
maladiepsychosomatique.
Perturbation psychique.
Développement de certains pathologie comme la
dépression , anxiété…
Fragilité psychique.
Conduites addictives.
Comportement inadapté.
72.
CONSÉQUENCES
ORGANISATIONNELLES / SOCIALE
Baisse de la production, qualité.
Conflits entre employés et hiérarchie / collègue.
Augmentation départs en retraite pour maladies.
Turn-over du personnel.
Augmentation de l’absentéisme.
Coût du stress au travail malheureusement non
quantifié au Maroc.
73.
Irritabilité,
Impatience,
Augmentation du débit verbal,
Ruminations,
Pensées noires,
Anxiété pathologique,
Troubles de la mémoire,
Faible capacité à planifier ou organiser,
Augmentation du nombre d’erreurs,
Troubles du sommeil.
74.
Céphalées,
Migrainesou obésité,
Fatigue chronique,
Maux de dos,
Contractions musculaires,
Perturbation du sommeil,
Douleurs rachis cervical, dorsal
Baisse d’énergie,
Troubles sexuels avec baisse de la libido,
Addiction.