Habiter autrement
Pour un urbanisme durable
Habiter autrement
Pour un urbanisme durable
3
L
’habitat constitue un facteur d’équilibre des ménages et
un élément d’attractivité pour le dynamisme économique
d’un territoire.
Le Conseil général de Maine-et-Loire s’est doté, dès janvier 2008
d’un Plan Départemental de l’Habitat précisant les objectifs en
matière de production et de réhabilitation de logements sur l’en-
semble du territoire. L’objectif de ce plan est également de faire
du Maine-et-Loire un département innovant en matière d’habitat
en l’intégrant dans une logique de développement durable.
Cette volonté se traduit à travers deux axes d’intervention :
-  La création de nouvelles zones d’habitat inscrites dans une
démarche de développement durable ;
- La promotion des énergies renouvelables dans l’habitat au tra-
vers des aides aux particuliers.
L’objet de cette publication est d’éclairer l’ensemble des acteurs
de la politique de l’habitat sur les outils mis à leur disposition par
le Conseil général pour accompagner, développer et aménager
de nouvelles zones d’habitat respectueuses de cette approche
environnementale.
Organisé en partenariat avec le CAUE, la SODEMEL et l’asso-
ciation ALISÉE le concours départemental d’urbanisme durable
figure parmi les actions d’accompagnement mises en œuvre par
le Département pour soutenir les communes dans leur politique
d’aménagement urbain.
Expérimenté en 2008-2009 sur huit communes du département
recouvrant la diversité des territoires urbains et ruraux, ce rendez-
vous organisé tous les deux ans, invite des architectes à conce-
voir de nouveaux quartiers respectueux de l’environnement.
Au-delà de la qualité des opérations présentées au fil de ces
pages, ce document est également un guide pour tous ceux qui
souhaitent s’engager dans cette démarche.
En contribuant à la promotion de nouvelles formes urbaines por-
tées par les collectivités et les acteurs de l’habitat, le Conseil
général affirme plus encore sa volonté d’impulser une politique
de l’habitat dynamique, innovante et adaptée aux spécificités de
tous les territoires.
Le Président du Conseil général de Maine-et-Loire
A
u cours de ces trente dernières années, par l’effet cumu-
lé de la pression démographique et d’un culte voué à la
maison individuelle, le paysage de la périphérie des villes
et villages de notre département s’est profondément dégradé.
Une génération de lotissements et de constructions diffuses a
marqué négativement de son empreinte un cadre de vie que
des siècles de développement urbain avaient épargné. Les for-
mes urbaines et les modes d’habiter ont participé d’une vraie
rupture. Pour ne pas y avoir pris garde, élus et professionnels
sont largement responsables de ce que seule la demande so-
ciale ne suffit pas à expliquer. Ainsi, la valeur patrimoniale et la
qualité du paysage n’ont pas été des arguments suffisamment
forts pour inverser une production du bâti étrangère à toute idée
de continuité, d’insertion ou d’harmonie collective. Rien n’y a
fait ! Pas même l’action quotidienne, pédagogique et inlassable
d’un CAUE soucieux, dès à l’origine de sa mise en place par le
Conseil général, de porter le message de la qualité de la Maison
et ses groupements*.
Peu à peu toutefois, l’idée impérieuse de la protection de l’en-
vironnement s’éveille dans les consciences et, l’urgence de la
sauvegarde planétaire s’imposant par évidence, la question du
développement durable devient cause commune et partagée.
L’urbanisation des territoires n’échappe pas au sursaut salutaire,
elle est même au premier rang, l’économie de l’espace recon-
sidérant l’étalement urbain, celle de l’énergie revisitant la forme
urbaine et l’architecture, le tout s’inscrivant, nécessairement,
dans une perspective de qualité retrouvée.
En partageant l’ambition du Plan Départemental de l’Habitat et
en contribuant très activement à la mise en place du concours
départemental d’urbanisme durable, le CAUE poursuit son en-
gagement pour la qualité de l’aménagement des nouveaux quar-
tiers et la maîtrise des projets urbains. Il constate la mobilisation
des élus et la compétence des professionnels, architectes, pay-
sagistes, bureau d’études, qui ont répondu à l’appel du Conseil
général et ouvert la voie à des pratiques nouvelles génératrices
de meilleures commandes et à des projets à nouveau inspirés.
Même si tout concours se solde par un palmarès, chaque propo-
sition réunie dans ce document mérite une considération parti-
culière, la réflexion, le travail et l’intelligence conceptuelle étant
un investissement pour l’avenir.
Christian GAUDIN
Sénateur de Maine-et-Loire, Président du CAUE
Préface
* Titre d’une exposition produite par le CAUE de Maine-et-Loire en 1980.
Politique de l’habitat : promouvoir de nouvelles formes urbaines
5
Sommaire
Présentation du Plan Départemental de l’Habitat
et du Concours d’urbanisme durable................................................................. p.6
Les partenaires...........................................................................................p.7
 Botz-en-Mauges.......................................................................................p.8
Programme.........................................................................p.9
Projet lauréat.......................................................................p.10
Projet 2...............................................................................p.12
Projet 3...............................................................................p.13
 Chalonnes-sur-Loire...............................................................................p.14
Programme.........................................................................p.15
Projet lauréat.......................................................................p.16
Projet 2...............................................................................p.18
Projet 3...............................................................................p.19
 Champtoceaux.....................................................................................p.20
Programme.........................................................................p.21
Projet lauréat.......................................................................p.22
Projet 2...............................................................................p.24
Projet 3...............................................................................p.25
 Corzé.......................................................................................................p.26
Programme.........................................................................p.27
Projet lauréat.......................................................................p.28
Projet 2...............................................................................p.30
Projet 3...............................................................................p.31
 Le Lion-d’Angers....................................................................................p.32
Programme.........................................................................p.33
Projet lauréat.......................................................................p.34
Projet 2...............................................................................p.36
Projet 3...............................................................................p.37
 Montreuil-Bellay......................................................................................p.38
Programme.........................................................................p.39
Projet lauréat.......................................................................p.40
Projet 2...............................................................................p.42
Projet 3...............................................................................p.43
 Saint-Georges-sur-Layon.......................................................................p.44
Programme.........................................................................p.45
Projet lauréat.......................................................................p.46
Projet 2...............................................................................p.48
Projet 3...............................................................................p.49
 Saint-Sylvain-d’Anjou.............................................................................p.50
Programme.........................................................................p.51
Projet lauréat.......................................................................p.52
Projet 2...............................................................................p.54
Projet 3...............................................................................p.55
Vocabulaire à l’usage des projets d’urbanisme durable...................p.57
Coordonnées des concepteurs.............................................................p.58
6
D
ans un contexte de pression foncière et immobilière, le
territoire départemental est confronté à une consomma-
tion significative de l’espace par une urbanisation de plus
en plus diffuse. Pour répondre à un risque d’étalement urbain
non maîtrisé et de ces effets sur le plan environnemental, le
Conseil général de Maine-et-Loire a arrêté au mois de janvier
2008 un Plan Départemental de l’Habitat, document initié par
l’article 68 de la loi ENL (Engagement National pour le Loge-
ment) et précisant les objectifs en matière de production et de
réhabilitation de logements sur l’ensemble du territoire dépar-
temental. Ce plan, inscrit dans un objectif de développement
durable, vise à garantir une cohérence territoriale à l’échelle du
département et une plus grande coordination des actions à met-
tre en œuvre pour apporter une réponse adaptée aux besoins
en logements.
Encourageant la mise en œuvre d’opérations inscrites dans des
projets d’urbanisme durable, le Plan Départemental de l’Habi-
tat a retenu deux orientations concernant le développement de
nouveaux quartiers :
- Diversifier les formes urbaines dans l’objectif d’une ges-
tion économe des sols.
Cette orientation a pour objectif de favoriser la production de
nouvelles formes d’habitat comme l’individuel groupé, le semi-
collectif et le petit collectif en dehors des centres urbains dans
les nouvelles zones d’habitat.
Elle se traduit dans la politique départementale de l’habitat par
la mise en œuvre du développement durable dans la production
de logements.
-  Développer une gamme de logements plus large pour
s’inscrire dans la dynamique souhaitée des marchés de
l’habitat.
Cette orientation en faveur d’une diversification de l’offre de
logements se traduit par des orientations sur la répartition ter-
ritoriale des différentes formes d’habitat : individuel, individuel
groupé, semi-collectif et collectif et par territoire.
Elle se traduit dans la politique départementale de l’habitat par
des actions en faveur d’une accession à la propriété avec les
formes d’habitat ciblées dans le Plan Départemental de l’Habitat
et de la production de logements locatifs sociaux durables.
La concrétisation de ces deux orientations s’est traduite à tra-
vers la mise en œuvre d’un accompagnement de l’aménage-
ment de nouveaux quartiers d’habitat avec une approche envi-
ronnementale.
Cet accompagnement est réalisé par les services du Départe-
ment en étroite collaboration avec le CAUE de Maine-et-Loire, la
SODEMEL et l’association ALISÉE pour le volet environnemen-
tal et énergétique.
Il comprend deux phases :
>  Établissement d’un programme d’urbanisme pour le futur
quartier réalisé par le CAUE et la SODEMEL
>  Organisation d’un concours d’urbanisme sur esquisse par
opération
Pour chaque projet, trois candidats ont réalisé un projet d’amé-
nagement au stade de l’esquisse.
Un lauréat par opération a été retenu à partir d’une analyse de
l’adéquation du projet aux orientations du Plan Départemental
de l’Habitat et au programme établi par la commune, mais aussi
sur la base de critères environnementaux et paysagers.
L’ensemble des lauréats des concours d’urbanisme communaux
participeront tous les deux ans au prix départemental de l’archi-
tecture et de l’aménagement concernant l’urbanisme durable.
Pour les années 2008 et 2009, une première expérimentation a
été réalisée sur huit communes du Département recouvrant la
diversité des territoires urbains et ruraux départementaux.
Chaque commune retenue relève d’une Communauté de com-
munes ou d’Agglomération conformément à la logique d’ac-
compagnement de projets de la politique départementale de
l’habitat :
> Botz-en-Mauges pour la Communauté de communes du can-
ton de Saint-Florent-le-Vieil,
>  Chalonnes-sur-Loire pour la Communauté de communes
Loire-Layon,
> Champtoceaux pour la Communauté de communes du can-
ton de Champtoceaux,
> Corzé pour la Communauté de communes du Loir,
> Le Lion-d’Angers pour la Communauté de communes de la
Région du Lion-d’Angers,
> Montreuil-Bellay pour la Communauté d’Agglomération Sau-
mur Loire Développement,
> Saint-Georges-sur-Layon pour la Communauté de commu-
nes de la Région de Doué-La-Fontaine,
> Saint-Sylvain-d’Anjou pour Angers Loire Métropole.
Les projets de nouveaux quartiers relèvent des deux typologies
principales en terme d’aménagement de zones d’habitat :
- La reconstruction de la ville sur la ville
Les projets relevant de cette typologie concernent la requalifica-
tion d’espaces urbains avec des éléments bâtis existants.
- L’extension urbaine avec des projets de création de nouveaux
quartiers dans la continuité de l’espace urbain existant.
Laurent Colobert
Chef du service Habitat et cohésion sociale
Conseil général de Maine-et-Loire
Présentation du Plan Départemental de l’Habitat
et du Concours d’urbanisme durable
7
Les partenaires
L
’engagement du CAUE en faveur d’une amélioration per-
manente du cadre de vie des habitants de Maine-et-Loire
s’est de longue date traduit par le privilège donné, dans les
missions de conseil et d’accompagnement, à la qualité de l’ur-
banisme, de la forme urbaine et du « vivre ensemble ». C’est le
sens du soutien apporté depuis trente ans aux élus territoriaux
et à leurs projets. Malgré cet attachement résolu, il faut bien
constater que l’urbanisation des campagnes, comme celle des
communes périurbaines, a révélé la pauvreté conceptuelle d’ex-
tensions désordonnées ou simplement guidées par la logique
pavillonnaire. Le lotissement, division foncière et mode juridi-
que d’organisation de l’espace, n’a pas affirmé qualitativement
le concept approprié de nouvelles formes d’habitat. Il fallait bien
tourner la page ! La nécessité du développement durable s’im-
pose, depuis quelques années (et quelques années seulement)
comme le vecteur salutaire d’une nouvelle approche de la ville
et de ses nouveaux quartiers. Le Plan Départemental de l’Habi-
tat est, en Maine-et-Loire, une illustration manifeste de ce chan-
gement de cap. Le concours d’urbanisme durable organisé par
le Conseil général prolonge cette dynamique sur 8 territoires
significatifs de la diversité de notre département. Il est bien évi-
dent que le CAUE devait y être associé et y fournir son énergie
et ses savoir-faire.
Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement
L
a SODEMEL est une société d’Économie Mixte dont le
rôle est de conduire des projets d’aménagement pour
les collectivités locales de Maine-et-Loire. Outre son sta-
tut particulier d’établissement public local, ses compétences
et sa sensibilité particulière aux questions environnementales
permettent aux élus de maîtriser l’ensemble du déroulement
des projets d’aménagement qu’il s’agisse de quartiers d’habi-
tation ou de parcs d’activités économiques. Avec pour objectifs
principaux, l’intégration des projets dans leur environnement, le
respect de la mixité sociale et la qualité urbaine et architecturale
des projets, la SODEMEL agit dans le cadre de convention de
concession et exerce un rôle d’ensemblier et d’animateur entre
les multiples intervenants.
Depuis une dizaine d’années, la SODEMEL a inscrit son action
dans le respect du développement durable et dans la prise en
compte des aspirations des populations au travers de l’anima-
tion des phases de concertation. Les avis qu’elle a formulés au
sein des groupes techniques du concours d’urbanisme durable
ont permis d’éclairer les jurys sur la prise en compte des as-
pects concrets du développement durable dans les projets qui
étaient présentés par les candidats. La SODEMEL a également
pu mettre au profit des maîtres d’ouvrage du concours départe-
mental d’urbanisme durable, son expérience juridique, techni-
que, administrative et financière en matière de montage et de
conduite de projets d’aménagement.
Société d’Équipement de Maine-et-Loire
C
réée en 1991, l’association ALISÉE (Association Ligé-
rienne d’Information et de Sensibilisation à l’Énergie et
à l’Environnement) conduit des actions dans les secteurs
de la maîtrise de l’énergie et des énergies renouvelables afin de
contribuer localement aux objectifs nationaux et internationaux
de réduction des émissions polluantes et de préservation des
ressources naturelles.
Pour ce faire, une équipe de conseillers en énergie et environ-
nement assure des missions de conseil, d’expertise et d’assis-
tance à maîtrise d’ouvrage lors de la conception de nouveaux
quartiers et la construction ou la rénovation de bâtiments.
L’urbanisme exerce un impact fort et de long terme sur les
transports et les logements, qui totalisent près de la moitié des
émissions de CO2
 !
Les programmes d’aménagement ont une incidence sur la
performance énergétique des bâtiments (potentiel d’ensoleille-
ment, surfaces déperditives), les déplacements (modes doux,
place de la voiture), et l’éclairage public (zones à éclairer, durées
d’éclairement) qui représentent un quart des dépenses énergé-
tiques des communes !
L’implication des futurs habitants (sensibilisation, concertation)
présente une opportunité pour favoriser l’appropriation des pro-
jets et des enjeux associés.
Dans le cadre du concours d’urbanisme durable, ALISÉE a ac-
compagné la commune de Corzé par une mission d’assistance
énergie et environnement pour l’aménagement d’un nouveau
quartier.
Alisée - Maîtrise de l’énergie et énergies renouvelables en Pays de la Loire
8
BOTZ-EN-MAUGES
Population > 793 Botzéens
Communauté de communes du canton de Saint-Florent-le-Vieil
Secteur A
(Ancienne usine)
Secteur B
(La Rabionnière)
Secteur C
1
2
N
	 Les différents sites à l’étude
1 	 Mairie
2 	 Ancienne usine
0 200 m
9
C
ommune rurale à dominante agricole, Botz-en-Mauges
est située dans la partie nord de la vallée de l’Evre. Elle
est distante d’Angers et de Nantes respectivement de
50 et 65 km. À l’écart des grands axes de circulation locaux,
le territoire communal est seulement traversé par la RD 752
Beaupréau - Varades, à un kilomètre du bourg. Seule une RD lo-
cale traverse le bourg et le relie aux communes voisines. Une
grande partie des voies restantes est en impasse jusqu’aux fer-
mes ou hameaux, elles se prolongent en chemins de terre et
créent rarement des boucles. Cette situation conforte la qualité
du paysage bocager et des vallées encaissées qui structurent le
paysage local et qui marquent l’identité communale.
Le périmètre d’étude se compose de trois parties distinctes
mais reliées entre elles par un cheminement de centre-bourg :
- Le secteur A correspond à une reconquête de friche indus-
trielle d’une ancienne usine de tarares, et comporte un terrain
en contrebas à urbaniser dans un second temps.
- Le secteur B, dit « La Rabionnière », correspond à l’extension
vers le nord du bourg et en particulier à un tissu urbain diffus ;
l’enjeu principal de son aménagement réside dans un désencla-
vement et la mise en relation directe avec le centre-bourg.
- Le secteur C, situé entre les deux précédents, le long du che-
min de la Croix de Pierre, aujourd’hui non aménagé et issu d’une
désaffection de terrains industriels.
Objectifs généraux et scénario d’aménagement
Les deux nouveaux quartiers devront notamment proposer des
espaces de vie collective valorisant l’environnement et le lien
social, et optimiser la gestion des eaux de pluie en tenant comp-
te de la topographie.
L’enjeu de la consultation est avant tout de réussir à mettre en
œuvre un projet urbain de qualité qui évite le simplisme de l’ur-
banisme pavillonnaire. Les équipes devaient s’attacher à propo-
ser un projet phasé, fonctionnel et cohérent avec des exigences
d’équilibre financier.
Sur le secteur A  : autour d’une ancienne usine de tarares
construite au début du xxe
siècle et disposant d’un beau volume
intérieur de 800 m2
(que la commune souhaite réhabiliter sous
forme de halle-vestige abritant des petits programmes), le pro-
gramme consiste à réinvestir un site de friche industrielle pour
implanter une typologie d’habitat en continuité directe avec le
tissu bâti traditionnel du centre-bourg, ses services, et l’ouvrir
sur le grand paysage du sud-est de la commune. La revalorisa-
tion de la halle devant permettre de requalifier de manière inat-
tendue mais décisive ce vaste secteur de centre-bourg.
Sur le secteur B : l’enjeu urbain est tout autre. C’est celui de
réaliser une extension urbaine en frange de bourg et sur des ter-
rains agricoles, au moyen d’une économie de l’espace foncier et
d’un raccordement efficace avec la trame viaire existante.
La typologie de l’habitat devant y être moins dense que sur le
secteur de l’usine.
Pour autant, l’enjeu est de garantir à la fois une hiérarchie des
formes d’habitat dans la composition urbaine, mais aussi une
centralité aux quartiers (un lieu fédérateur, reconnu) et la possi-
bilité de disposer d’espaces publics conviviaux, lieux de rencon-
tres, buts de promenades ou points d’observation du paysage,
pouvant être en lien avec les exigences de gestion des eaux de
surface.
Le nombre total de logements estimé, au stade du programme,
est d’au moins 81 avec une répartition conforme aux exigences
du Plan Départemental de l’Habitat de Maine-et-Loire, soit 2/3
d’individuels et 1/3 de groupés.
FG
(Extrait du document programme - avril 2009)
Repenser la croissance urbaine du bourg
Programme
Botz-en-Mauges
L’ancienne usine « Cobatel » vue depuis la rue de la Croix de Pierre
10
Projet lauréat
Labatut Architectes Associés, architecte mandataire
De Long en Large, paysagiste - Pragma Ingénierie, BET VRD
Plan de masse du projet d’aménagement
1 	 Le bassin de récupération des eaux pluviales
2 	 La coulée verte du secteur
3 	 Le lavoir (existant)
4 	 Le chemin d’accès de la Haute Souchaie
5 	 La rue d’accès de la Basse Souchaie
6 	 Jardins familiaux (existants)
7 	 L’ancienne usine de tarares
8 	 Le parvis sud et les jardins successifs
9 	 La position du belvédère sur la partie sud du bourg
N
1
2
3
4
5
6
7
8
9
11
Botz-en-Mauges
Secteurs de La Rabionnière et de l’ancienne usine
Paroles d’élu«Dimanche 14 juin 2015 : Promena-
de… […] On arrive dans le bourg.
La rue de la Croix-Rouge a été réa-
ménagée il y a quelques années. Les trot-
toirs sont larges et nous emmènent serei-
nement vers la venelle des petits jardins
situés au cœur de l’îlot. […] On passe à
l’arrière de la supérette et au débouché
d’une dernière ruelle étroite, on arrive sur
la rue de la Mairie. D’ici s’offre à nous le
bâtiment [de l’ancienne usine de tarares].
Restructuré récemment, le bâtiment a
conservé son charme avec ses vieux
murs de pierres et ses encadrements
de fenêtres en briques. C’est toujours
étonnant de voir la tête de nos amis qui
découvrent ce bâtiment pour la première
fois car en sortant de la ruelle étroite, on
ne s’attend pas à ça ».
Extrait de la notice projet
L
e projet d’aménagement des nou-
veaux quartiers est compris à
l’échelle de l’agglomération. Il re-
pose sur une hiérarchie claire des circu-
lations et des entrées aux trois sites et
privilégie les circulations douces pour les
trajets de courtes distances, notamment
vers le centre-bourg. Pour appuyer cet
objectif, une « promenade centrale » est
imaginée comme axe structurant du nou-
veau quartier. Elle permet la gestion et la
régulation hydraulique en tirant parti des
infrastructures existantes (fossé agricole,
plan d’eau en point bas), et est investie
du rôle de réserve foncière et de lieu
d’agrément à l’échelle de la commune.
Le découpage parcellaire repose ensuite
sur les contraintes de relief et les orienta-
tions naturelles imposées par la pente, la
préservation des haies et des chemins les
plus intéressants. Il offre une géométrie
régulière en lanières. Les tailles de parcel-
les varient de 400 à 2 000 m2
, les plus peti-
tes étant en continuité du bâti du bourg et
participant de la continuité de sa densité.
La halle industrielle est restructurée par un
triple programme comprenant une salle de
loisirs, un jardin public semi ouvert et un
restaurant. Tout autour, de vastes parvis
(5 séquences de jardins) étagent le terrain
en pente douce et largement ouvert sur
le grand paysage de la commune. 	 FG
Plan de réaménagement de l’usine
Coupe longitudinale sur le secteur de l’ancienne usine et les espaces publics alentours
Quelques chiffres (La Rabionnière)
- Superficie aménagée par le projet > 61 860 m2
- Surfaces cessibles du projet > 35 860 m2
- Nombre de logements envisagés > 50
- Ratio surface cessible / surface de projet > 58 %
- Densité brute > 8 log/ha
- Densité nette (hors emprises publiques) > 14 log/ha
- Répartition des types d’habitations (ensemble des secteurs) > 68 % de logements
individuels, 25 % de groupés, 7 % de collectifs ou semi-collectifs
- Stationnement > sur les parcelles et en plusieurs regroupements à l’écart de la voirie principale
Geneviève GAZEAU
Maire de Botz-en-Mauges
Quelles sont les motivations qui ont poussé
la commune à s’engager dans la démarche
du concours d’urbanisme durable proposé
conjointement par le Conseil général et le
CAUE de Maine-et-Loire ?
La commune avait déjà deux projets, l’un
concernant une friche industrielle et l’autre un
nouveau lotissement. Nous avons établi une
programmation à court et moyen terme avec
l’aide du CAUE associant les deux sites tout
en intégrant un troisième secteur intermédiai-
re. Nous avons défini plusieurs objectifs  : la
qualité de vie et la mixité sociale. Ces derniers
correspondaient aux orientations du concours
départemental dans lequel la commune s’est
alors inscrite.
Quels sont les enseignements tirés de cette
expérience ?
Botz-en-Mauges est une petite commune qui
n’est pas habituée à des projets de cette im-
portance. Il est donc indispensable d’être sou-
tenu et conseillé par des professionnels de l’ur-
banisme et de l’architecture tout au long de la
démarche, dès les premières réflexions. Dans
l’organisation même du concours, la rencontre
avec les équipes candidates sur le terrain s’est
avérée très enrichissante. L’échange, la com-
paraison des points de vue et des idées est
indispensable pour nourrir le projet. Demain,
si la commune doit porter un projet de cette
envergure, il est évident qu’elle aura recours
au concours d’urbanisme.
12
Projet 2
François Minier, architecte urbaniste mandataire - Guillaume Sevin, paysagiste - Soderef, BET VRD
«[…] Un aménagement fait de pro-
menades, de traverses, de placet-
tes arborées, de jardins partagés,
et imprégné du caractère des hameaux à
l’image du lieu-dit La Bolinière, des am-
biances champêtres en relation avec la
campagne toute proche où les saisons et
les usages sont révélés par l’odeur de la
fauche, la floraison des prairies. […]
Les parcelles de plus de 50 m de profon-
deur et supérieures à 700 m2
peuvent être
recoupées et accessibles par les fonds de
jardins grâce à la présence initiale de tra-
verses. Ce quartier pourra évoluer intrin-
sèquement, se densifier, se rajeunir, se re-
nouveler tout en gardant sa trame originelle
et sans extension foncière extérieure. »
Extrait de la notice projet
L
a gestion des eaux de surface (tam-
ponnement dans des «  franges
vertes  » disposées régulièrement),
les orientations du bâti (le plus souvent
nord / sud), la gestion des déchets, les dif-
férents modes de déplacement (chemine-
ments doux distincts des chaussées et au
sein des franges vertes), les limites entre
espace public et espace privé, le phasage,
sont autant de cibles environnementales
étudiées dans la proposition urbaine. Le
projet propose, dans un des deux quar-
tiers, de regrouper systématiquement le
stationnement résidentiel à l’entrée de
« hameaux » comptant neuf logements,
dans des structures en bois et pierres
(gabions) recouvertes de végétation. Un
choix qui doit permettre aux cyclistes et
piétons de se réapproprier les espaces pu-
blics résidentiels et réduire les nuisances
sonores au plus près des habitations.
Quant à l’usine, elle est réinvestie par de
petits programmes d’équipements qui
s’installent dans des constructions im-
briquées entre intérieur et extérieur de
manière à laisser la halle ouverte au che-
minement public. Des « modules » auto-
nomes qui devront répondre aux exigen-
ces de maîtrise des ponts thermiques, et
un choix de transformation architecturale
audacieux. FG
Botz-en-Mauges
Illustration de la restructuration de l’ancienne usine accueillant
différents petits équipements publics
Quelques chiffres (La Rabionnière)
- Superficie aménagée par le projet > 59 575 m2
- Surfaces cessibles du projet > 38 515 m2
- Nombre de logements envisagés > 66
- Ratio surface cessible / surface de projet > 65 %
- Densité brute > 11 log/ha
- Densité nette (hors emprises publiques) > 17 log/ha
- Répartition des types d’habitations (ensemble des secteurs) > 72 % de
logements individuels, 16 % de groupés, 12 % de collectifs ou semi-collectifs
- Stationnement > regroupé à l’entrée de hameaux ou à la parcelle
Plan global des volontés d’aménagement
N
13
Projet 3
Atelier Ruelle, architecte paysagiste urbaniste, mandataire - Cabinet Bourgois, BET VRD et Environnement
«L’enracinement du projet urbain
se mesure en fonction de ce qu’il
apporte à la commune. Ce qu’il ap-
porte à la commune, nous croyons que
cela se traduit en termes de plaisir du
lieu : plaisir d’usage, plaisir de déambula-
tion, plaisir des yeux… Plaisir d’habiter, et
donc plaisir de vivre là. »
Extrait de la notice projet
L
a friche industrielle fait l’objet d’un plan
de gestion dans lequel est aménagé,
à l’emplacement des bâtiments dé-
molis, un jardin dépolluant enclos fonction-
nant sur le principe de la phytoremédiation.
La partie basse du site est alors soustraite
à la constructibilité de façon à redonner une
« noblesse » au belvédère vers le sud et à la
silhouette du bourg de Botz. L’ancienne usi-
ne accueille en deux temps deux program-
mes : c’est tout d’abord une halle ouverte
non chauffée, et un restaurant de plain-pied
avec sa terrasse au sud, puis elle est réa-
ménagée pour devenir salle polyvalente. Le
secteur de la Rabionnière accueille des par-
celles étirées le long des courbes de niveau,
de façon à ce que les voies soient dans la
pente. Au centre de la composition fonciè-
re, une grande pelouse est investie du rôle
de jardin public, espace de rencontres et de
jeux d’enfants où pourront venir s’implanter
plus tard de petits immeubles collectifs. En-
fin, l’équipe propose le concept de « rues à
vivre », c’est-à-dire des zones de rencontres
ou voies semi piétonnes étroites et enca-
drées par des tranchées drainantes et par
les jardins privatifs. FG
Botz-en-Mauges
Quelques chiffres (La Rabionnière)
- Superficie aménagée par le projet > 61 000 m2
- Surfaces cessibles du projet > 38 900 m2
- Nombre de logements envisagés > 98
- Ratio surface cessible / surface de projet > 64 %
- Densité brute > 16 log/ha
- Densité nette (hors emprises publiques) >
25 log/ha
- Répartition des types d’habitations
(ensemble des secteurs) > 45 % de
logements individuels, 37 % de groupés, 18 %
de collectifs ou semi-collectifs
- Stationnement > À la parcelle et en
longitudinal sur les voies principales
Illustrations avant / après de la façade sud du village
Plan général des aménagements
N
1
2
3
4
5
6
4
3
1 	 Grande pelouse
2 	 Allée bocagère
3 	 Cheminements piétons
4 	 Voies de desserte résidentielle
5 	 Ancienne usine
6 	 Jardins familiaux (existants)
CHALONNES-SUR-LOIRE
Population > 6 143 Chalonnais
Communauté de communes de Loire-Layon
N
14
Quartier des Ligerais
15
E
ntamée dans les années 1990, l’urbanisation du secteur
du « Grand Coteau » s’est développée au sud-ouest de
l’agglomération en trois tranches successives selon le
modèle conventionnel des lotissements pavillonnaires.
L’aménagement du quartier des Ligerais, dont l’emprise foncière
de 6,8 ha est entièrement maîtrisée par la commune, constitue
l’ultime étape dans l’urbanisation de ce secteur limité dans sa
partie est par le vallon de l’Armangé et dont la topographie est
marquée par des pentes pouvant atteindre jusqu’à 15 %.
Une des caractéristiques principales des Ligerais tient ainsi à sa
position dominante sur le vallon d’Armangé où le coteau donne
naissance à une série de talwegs perpendiculaires au vallon en-
gendrant une succession de micropaysages où résurgences ro-
cheuses et végétation indigène accompagnent un fort dénivelé
mais aussi au remarquable panorama qu’il offre au lointain sur la
confluence de la Loire et du Layon.
Affirmant sa volonté de rompre avec un modèle d’urbanisation
trop souvent guidé par un strict découpage parcellaire, la munici-
palité de Chalonnes-sur-Loire a souhaité que l’aménagement de
ce nouveau quartier s’en démarque tant par la recherche d’une
plus grande diversité typologique que par la qualité de la forme
urbaine produite et la mise en œuvre d’une démarche environ-
nementale exemplaire.
S’inscrivant pleinement dans les orientations du Plan Départe-
mental de l’Habitat en cherchant à diversifier les formes d’ha-
bitat, à favoriser une véritable mixité sociale et en offrant les
conditions nécessaires à une meilleure prise en compte des
exigences environnementales, un des enjeux majeurs du pro-
jet consiste à concevoir un quartier où l’organisation parcellaire,
l’implantation du bâti et le traitement des espaces publics ne
subissent pas, mais tirent au contraire parti des caractéristiques
physiques et spatiales du site.
Les enjeux du projet
> L’habitat
- Développer une offre diversifiée de typologies d’habitat.
- Favoriser une réelle mixité sociale.
Capacité d’urbanisation estimée : 75 à 85 logements.
Répartition : 40 % de logements groupés, 50 % de lots libres
(selon un large éventail de surfaces parcellaires), 10 % de loge-
ments collectifs ou semi-collectifs.
> Le site
- Conforter les caractéristiques naturelles du site notamment
dans ses rapports au paysage environnant.
- Concevoir des aménagements favorisant la préservation de
la biodiversité et la capacité de gestion des eaux pluviales.
> La forme urbaine
- Mettre en place les conditions d’une adaptation soignée du
bâti et des infrastructures au relief singulier du site.
- Optimiser le dimensionnement des voies dans l’objectif d’un
partage équilibré des usages.
- Assurer la connexion du quartier avec le reste de l’agglomé-
ration chalonnaise en garantissant la diversité des modes de
déplacement et la sécurité des habitants.
- Mettre en œuvre des règles d’implantation du bâti et de trai-
tement des limites favorisant la maîtrise du paysage urbain
et l’harmonie des relations entre espace privatif et espace
public.
- Favoriser l’appropriation des espaces publics en les conce-
vant comme de véritables lieux de promenades offerts à l’en-
semble des habitants.
Les moyens du projet
Afin d’atteindre les objectifs qu’elle s’est fixée, la commune a dé-
cidé de confier à l’équipe lauréate de la consultation une mission
globale comprenant : la maîtrise d’œuvre complète des espaces
publics, l’élaboration d’un cahier de prescriptions architecturales,
environnementales et paysagères ainsi qu’une mission d’assis-
tance auprès des constructeurs et de suivi des projets afin d’en
garantir la conformité avec les objectifs du programme.
FT
Quartier des Ligerais
Programme
Chalonnes-sur-Loire
16
Projet lauréat
Atelier Cité Architecture, architecte urbaniste mandataire - CSD AZUR BET Environnement - Atelier LD BET VRD
«Le but de l’étude n’est ni de pro-
poser un projet reproductible ni un
projet emblématique mais de dé-
montrer que les alternatives existent  ;
alternatives qui peuvent permettre de
construire dans le cadre des règlements
et des habitudes, une ville désirable, ha-
bitable et moins consommatrice de res-
sources. »
Extrait de la notice projet
L
e projet repose sur la trame végé-
tale existante qu’il entend conforter
et sur laquelle il s’adosse en « réin-
ventant » un nouvel écosystème. C’est la
rupture principale avec le mode d’urba-
nisation antérieur et voisin. L’espace est
recomposé dans le principe de chambres
bocagères affectées soit à l’habitat, soit
aux espaces ouverts, soit aux réserves
foncières. C’est ainsi l’espace public et
le patrimoine végétal à gestion publique
qui constituent l’ossature du quartier et lui
donnent sa cohérence dans le « grand pay-
sage », caractéristique majeure du site. Le
maillage végétal participe aussi de l’ouver-
ture sur les quartiers environnants et la
persistance de sa relation avec le paysage
de la vallée, deux chambres étant affec-
tées à des usages ouverts aux habitants,
terrain de sports et jardins familiaux. Le
parcellaire s’y déploie en occupant seule-
ment 27% du site compte tenu de larges
délaissés, sur des surfaces moyennes de
l’ordre de 300 m2
mais susceptibles d’être
largement adaptées. 86 logements sont
ainsi constitutifs du nouveau quartier dont
42 individuels, 29 individuels groupés et
15 collectifs ou intermédiaires.
Simulation de composition urbaine et architecturale fondée sur l’optimisation thermique des
enveloppes (compacité, végétalisation, orientation).
N
17
Chalonnes-sur-Loire
Quartier du Ligerais
Paroles d’élu
Quelles sont les motivations qui ont poussé
la commune à s’engager dans la démarche
du concours d’urbanisme durable proposé
conjointement par le Conseil général et le
CAUE de Maine-et-Loire ?
La nouvelle équipe municipale élue en 2008
s’est engagée à développer la commune en
appui sur des préoccupations d’ordre environ-
nemental. Le projet élaboré sur le site, prêt à
être réalisé, ne correspondait pas à ses choix
d’urbanisation. Les capacités d’expansion de
Chalonnes fortement conditionnées par le re-
lief, les surfaces inondables, et l’imbrication
ville-vignoble, font que le secteur des Ligerais
est parmi les derniers espaces urbanisables
d’une telle importance dans l’agglomération.
C’est pourquoi la municipalité a décidé de re-
mettre en cause le processus en cours. L’ap-
pel à projet lancé par le Conseil général, en
parfaite correspondance avec nos aspirations,
s’est trouvé par un heureux concours de cir-
constances, en concomitance avec le change-
ment d’orientation décidé pour ce futur quar-
tier à forts enjeux.
Quels sont les enseignements tirés de cette
expérience ?
Nous avons apprécié la diversité des réponses
apportées par les 3 équipes concurrentes rete-
nues parmi 25 candidatures. Les propositions
étaient très différentes sous certains aspects
tels que les formes urbaines, et assez conver-
gentes sur d’autres, tels la gestion des eaux
pluviales, ou le travail sur la voirie. Une premiè-
re analyse des esquisses n’a pas permis de dé-
gager une préférence et a nécessité du recul
vis-à-vis de l’image. Un examen plus appro-
fondi et l’entretien avec les équipes a favorisé
une meilleure compréhension des intentions
exprimées, mais aussi d’estimer la capacité
d’écoute des différents cabinets, et d’appré-
cier les marges d’évolution des projets.
La difficulté pour l’élu reste de se prononcer
pour un seul projet et une seule équipe, car
il va engager la commune pour plusieurs dé-
cennies. Mais la diversité du jury, par le niveau
du débat qu’elle autorise, est une richesse, et
rassure au final sur le choix arrêté.
Jacques CHAZOT
Adjoint à l’urbanisme
à Chalonnes-sur-Loire
Quelques chiffres
- Superficie aménagée par le projet > 61 393 m2
- Surfaces cessibles du projet > 24 116 m2
- Nombre de logements envisagés > 86
- Ratio surface cessible / surface de projet > 35 %
- Densité brute > 13 log/ha
- Densité nette (hors emprises publiques) > 35 log/ha
- Répartition des types d’habitations > 49 % de lots libres,
34 % de logements groupés, 17 % de collectifs ou semi-collectifs
Une organisation sur le principe d’îlots
suppose une mixité d’usage et de fonc-
tion, associant une grande rigueur d’im-
plantation sur la parcelle et une généro-
sité de l’espace public. Raccordée au
giratoire d’entrée de ville au creux du
talweg et connectée au Grand Coteau
voisin, la voirie desservant le nouveau
quartier n’en reste pas moins prioritaire-
ment secondaire (3,5 mètres d’emprise
de voie) en développant un parcours dont
la segmentation, appuyée sur la trame vé-
gétale, contrarie le risque d’un usage de
la voie comme axe de transit. BL
L’ossature de la
composition urbaine est
donnée par la constitution d’une
trame bocagère participant également à la
préservation des éco-systèmes et à la gestion de l’eau.
La trame végétale
définit alors des « chambres
bocagères » dans lesquelles s’inscrivent
îlots bâtis et espaces naturels.
Recherche de mixité
typologique associant variété
des gabarits et des écritures
architecturales.
18
Projet 2
Atelier Espace Temps, architecte urbaniste mandataire - Ecce Terra, paysagistes - Sogreah, bureau d’études VRD
Chalonnes-sur-Loire
«L’émergence d’un nouveau quartier
doit être conçue de manière à ce
que celui-ci soit agréable à vivre et
qu’il permette une appropriation de l’es-
pace. Sur le territoire d’étude, l’environ-
nement est particulièrement attrayant et
doit être au cœur de la réflexion afin de
favoriser la promenade et l’usage des es-
paces extérieurs, qu’ils soient privés ou
publics. »
Extrait de la notice projet
E
n écho d’une analyse environne-
mentale et paysagère approfondie,
le parti d’aménagement retenu sup-
pose une modification du périmètre de
l’opération et un nouveau tracé pour la voie
de contournement. Dans ces conditions,
le projet intègre l’ensemble du talweg qui
devient l’axe principal de composition,
coulée verte structurante. La trame viaire,
principale et secondaire, épouse la topo-
graphie en facilitant l’accès aux parcelles
et limitant les effets de terrassement.
L’élargissement de l’emprise (11,5 ha au
lieu de 6,8) induit une offre de logements
supérieure à celle du programme (28 lo-
gements supplémentaires). Le projet in-
tègre une typologie d’habitat originale, au
cœur des coulées vertes, par la disposi-
tion de constructions implantées dans un
espace collectif non clos, non accessible
à l’automobile et potentiellement autogé-
rées. Globalement, l’opération dispose
de 56 % de constructions sur lots libres,
29 % en habitat groupé et 15 % en habitat
intermédiaire.
Les principes de développement durable
sont largement déclinés tant dans leur di-
mension environnementale que sociale,
comme l’attestent la présence de coulées
vertes facilitant la gestion des eaux pluvia-
les et génératrices d’espaces publics ap-
propriables et une mixité de l’habitat dont
les différentes typologies sont réparties
sur l’ensemble du nouveau quartier.
BL
Quelques chiffres
- Superficie aménagée par le projet > 114 500 m2
- Surfaces cessibles du projet > 49 000 m2
- Nombre de logements envisagés > 137
- Ratio surface cessible / surface de projet > 43 %
- Densité brute > 12 log/ha
- Densité nette (hors emprises publiques) > 28 log/ha
- Répartition des types d’habitations > 56 % de
lots libres, 29 % de logements groupés, 15 % de
collectifs ou semi-collectifs
N
19
Projet 3
Univers, architecte urbaniste mandataire - Cabinet Bourgeois, BET environnement et VRD
Chalonnes-sur-Loire
«Ce concours donne l’occasion de
créer une urbanité différente, il-
lustrant la dualité entre l’image ur-
baine de base calquée depuis quelques
décennies et une campagne préservée.
Notre volonté est de rompre avec cette
image urbaine existante et de dessiner,
d’inventer un nouveau modèle urbain à
Chalonnes-sur-Loire, en intégrant une
typologie, une densité, une mixité nova-
trice sur cet espace singulier. »
Extrait de la notice projet
L
e projet est construit à partir d’une
colonne vertébrale, «  le Cours  »,
axe de circulation distribuant le site,
fédérant tous ses usages et formant un
front urbain structurant, en belvédère
dominant la vallée de l’Armangé et le
paysage alentour. C’est aussi à partir
de cet axe que s’organisent le raccor-
dement avec les voies existantes et la
liaison de l’urbanisation nouvelle vers la
ville ou les quartiers avoisinants. C’est
enfin depuis ce cours que se distribuent
trois hameaux qui constituent, en revers
de la bande construite en ligne de crêtes
et ses « sentinelles » dominant la vallée,
l’interface avec l’urbanisation existante et
l’offre principale de logements. Ils asso-
cient le plus possible lots libres, groupés
ou intermédiaires, en faveur d’une mixité
sociale et d’une forme urbaine conviviale
laissant une large part à un espace public
recélant un potentiel de biodiversité que
la gestion différenciée devrait contribuer
à conforter.
Cet attachement à la nature s’exprime
également par le traitement aérien de
l’eau pluviale et la création conséquente
de zones humides liées à la noue princi-
pale et aux fossés affluents. Il participe
enfin au privilège donné aux liaisons dou-
ces, l’axe principal étant doublé d’une
circulation exclusivement réservée aux
piétons et aux cyclistes. BL
Quelques chiffres
- Superficie aménagée par le projet > 67 740 m2
- Surfaces cessibles du projet > 34 500 m2
- Nombre de logements envisagés > 83
- Ratio surface cessible / surface de projet > 51 %
- Densité brute > 12 log/ha
- Densité nette (hors emprises publiques) >
24 log/ha
- Répartition des types d’habitations > 56 %
de lots libres, 37 % de logements groupés, 7 %
de collectifs ou semi-collectifs
N
CHAMPTOCEAUX
Population > 2 216 Castrocelsiens
Communauté de communes canton de Champtoceaux
N
20
La Loire
Le site à l’étude
en centre-bourg
0 150 m
21
L
a commune est située sur un coteau dominant la Loire.
Elle est distante d’Angers et de Nantes respectivement
de 45 et 40 km. Elle est surtout, historiquement située
aux confins de l’Anjou et de la Bretagne, et compte, outre un
riche passé antique, une citadelle médiévale (dont il reste des
vestiges). Le Moulin Pendu, sur la Loire, ouvrage des xiiie
et xive
siècles est classé monument historique depuis 1975.
Elle compte environ 2 200 habitants localisés principalement
dans le bourg et dans de nombreux hameaux dont celui, typi-
que, de La Patache sur les bords de Loire.
Objectifs généraux et scénario d’aménagement
Le futur quartier, situé en centre-bourg, doit s’inscrire dans une
démarche environnementale exemplaire. L’objectif premier est
de créer un renouvellement urbain cohérent et en harmonie
avec le territoire existant, tout en mettant en avant un certain
nombre de principes « novateurs » qui visent à minimiser l’im-
pact de l’urbanisation sur l’environnement, et permettent aux
futures constructions de maîtriser l’énergie et d’utiliser les éner-
gies renouvelables. Cette nouvelle réalisation devra créer des
espaces de vie collective valorisant l’environnement et le lien
social et optimiser la gestion des eaux de pluie.
En faisant l’acquisition de la propriété Denis (grande parcelle
centrale de 2 600 m2
), la commune s’est engagée à réaliser un
programme de logements pour personnes âgées dans l’encein-
te des jardins de l’îlot. La localisation de cette propriété se prête
en effet à ce type d’affectation : en cœur de bourg et à proximité
des principaux services et commerces.
La nature des lieux est également favorable au développement
d’un programme maîtrisé tant sur le plan de l’urbanisme que
sur ceux du paysage et de l’architecture. Elle est assurément
prétexte à l’engagement d’une démarche originale destinée à
construire un nouveau quartier d’habitat au cœur des jardins.
En cœur de bourg, ces jardins forment un ensemble de grande
qualité et d’une grande sensibilité.
La trame foncière soulignée par un réseau de venelles et de
murs en pierre est la force et la structure du paysage. Le végétal
donne aux lieux leur caractère et leur ambiance : jardins de dé-
tente ou jardins vivriers, arbres d’agrément et arbres fruitiers.
Le bâti, bien que très hétéroclite, propose un jeu de volume et
d’échelle très intéressant. La pierre et la tuile ajoutent à la qualité
des constructions les plus traditionnelles et les plus anciennes.
Sur le plan de l’usage des lieux, au-delà de la stricte dimension de
l’habiter, se pose la question de la circulation et de l’accessibilité.
Les qualités des lieux nous incitent à la plus extrême vigilance.
La trame foncière semble vouloir guider la démarche et s’impose
comme l’armature du projet paysager et urbain, le cadre au sein
duquel il convient d’imaginer l’avenir dans le respect du site.
La réflexion doit intéresser la totalité du secteur et définir les
lieux d’intervention ainsi que les modalités opératoires afin de
garantir la cohérence du projet.
> Une trame foncière qui s’impose au projet comme sys-
tème d’accueil et d’organisation.
> Un projet contemporain qui conserve et met en valeur la
mémoire des lieux.
> Un mode d’habiter original, en harmonie avec l’esprit du
site : Habiter un jardin
Le principe d’une circulation des véhicules dans un sens unique
sud-nord a été retenu. Toutefois cette circulation se fera selon des
modalités non routières : il pourra par exemple être proposé un
aménagement répondant aux critères d’une zone de rencontre.
Sur la propriété Denis et sur les parcelles voisines sont quanti-
fiés neuf logements adaptés pour personnes âgées, avec gara-
ges pouvant servir de cellier ou de remise en l’absence de vé-
hicule. Logements devant être ensuite confiés à un concepteur
par un maître d’ouvrage bailleur social.
FG
(Extrait du document programme - avril 2009)
Construire entre les murs
Programme
Champtoceaux
Vue du site en juillet 2007 montrant les linéaires de clôture et la végétation.
22
Projet lauréat
Nolwen Dulieu, architecte urbaniste mandataire - Agence 7 Lieux, paysagistes - GCA Ingéniérie, BET VRD
«La qualité du site est donnée par
l’échelle intime des jardins exis-
tants, qui contraste avec les vues
généreuses et vastes sur l’église Sainte
Madeleine et les maisons imbriquées en-
tre elles de la rue principale (rue Hippolyte
Maindron et Margueritte de Clisson). »
Extrait de la notice projet
L
e projet propose un jardin public en
centre-bourg. Il offre une nouvelle
perspective axée sur l’église selon
une orientation nord-sud et fait le lien entre
deux quartiers avec un aménagement pay-
sager permettant de concilier exigences
environnementales (noues ouvertes, circu-
lation douce), exigences privatives (murs
séparatifs préservés) et respect d’une par-
tie de la trame foncière historique.
Les parcelles destinées à recevoir les ha-
bitations pour personnes âgées (8) sont
de petite dimension, tant en largeur qu’en
longueur (8 m x 16 m), contrainte urbaine
d’autant plus délicate qu’elles reçoivent
également le garage destiné au station-
nement des véhicules mais répondant au
souhait de promouvoir une densité d’ha-
bitabilité particulière de cœur d’îlot.
Cinq principes ont guidé le projet d’amé-
nagement :
- La volonté de structurer l’espace public
jardiné par le truchement des murs main-
tenus et développés.
- La conception d’un habitat mariant es-
pace intérieur de la parcelle et parcours
végétalisé de l’espace public, « habiter un
jardin », le « jardin de l’eau ».
- L’articulation du projet avec le centre-
bourg et la mise en valeur de la cour des
Mariniers et la place de l’école par l’affir-
mation des porosités piétonnes existan-
tes.
Périmètre d’étude
ESPACES PUBLICS
Place(ette) publique
Plateau partagé
Voirie
Viviers
Espace paysager
Vivriers en location
Jardins privatifs
ACTIVITÉS, REPÈRES ET LIENS
Activités commerciales et services
Point de repère visuel
Continuité piétonne
Axe visuel
Entrée logement
N
Inscription du projet dans le tissu urbain
23
Champtoceaux
Construire entre les murs
Paroles d’élu
Quelles sont les motivations qui ont poussé
la commune à s’engager dans la démarche
du concours d’urbanisme durable proposé
conjointement par le Conseil général et le
CAUE de Maine-et-Loire ?
À la fin des années 1970, la municipalité man-
que quelques opportunités foncières qui ont
bloqué tout projet en centre-bourg. Forte de
l’acquisition d’une propriété de 3500 m2
et
d’une habitation, la nouvelle municipalité en-
gage une réflexion globale sur l’îlot enclavé du
centre-bourg. Sans le dénaturer, l’objectif est
d’ouvrir le secteur, de créer des pavillons pour
personnes âgées et des accès aux commer-
ces. Seule, la commune n’aurait pu aborder de
front les problématiques foncières, celles de
l’habitat et de l’urbanisme. Au-delà du finance-
ment, le PDH offre cette aide technique.
Quels sont les enseignements tirés de cette
expérience ?
Il s’agit d’une expérience enrichissante. Conçu
en sept phases, le projet retenu est évolutif
et représente un budget important pour notre
commune. Le temps des études, indispensa-
ble, est long ; habitants et élus montrent des
signes d’impatience quant aux délais de réa-
lisation. De plus, il y a parfois un écart entre
le souhait des gens et le projet architectural.
Un travail pédagogique, d’abord auprès des
élus, puis des habitants, est nécessaire pour
expliquer l’intérêt des études, mais aussi en
quoi la façon traditionnelle de concevoir des lo-
tissements ne correspond plus aux exigences
environnementales actuelles.
Point de vue sur le jardin de l’eau
Coupe B, est-ouest
Jean-Yves BOURGEAIS
Maire de Champtoceaux
Quelques chiffres
- Superficie aménagée par le projet > 7 770 m2
- Surfaces cessibles du projet > 4 700 m2
- Nombre de logements envisagés > 20
- Ratio surface cessible / surface de projet > 60 %
- Stationnement > La voiture pénètre jusqu’à la parcelle, la maison intègre un garage.
Du stationnement groupé est ponctuellement proposé sur l’espace public.
- Le respect de l’épanelage du cœur d’îlot
et la valorisation des perspectives : l’axe
majeur du jardin de l’eau s’accroche vi-
suellement au signal du clocher.
- La maîtrise de l’impact environnemental
en termes d’économie de l’espace foncier
(les emprises de voirie sont minimisées),
d’intégration dans le paysage urbain, de
confort et d’usage (offre du jardin public
central), de maintenance, de gestion des
eaux pluviales, de l’énergie, de gestion
des chantiers et des déchets, enfin en
termes de déplacements. FG
Point de vue sur le passage des Mariniers
24
Projet 2
Archidée, Patrice Métivier, architecte paysagiste mandataire - Ingénierie TUGEC, BET VRD
Inddigo, ingénierie du développement durable
Champtoceaux
«Une évolution des comportements,
en particulier pour la réduction de la
consommation des ressources na-
turelles, passe nécessairement par une
compréhension des enjeux par les habi-
tants et par la prise en charge partagée,
par ces derniers, de services dans un ca-
dre associatif. »
Extrait de la notice projet
T
out en augmentant la constructibilité
du site par rapport au programme,
le projet livre, en partie centrale, de
vastes espaces publics, voiries, lieux de
regroupement, et de stationnement. La
voiture ne pénètre pas sur la parcelle, l’ac-
cès à la maison est réservé aux piétons et
aux cycles. La composition urbaine répar-
tit par entités opérationnelles trois types
de logements : les maisons de plain-pied
pour personnes âgées (9), des maisons
groupées à un étage et des logements in-
termédiaires apportant une configuration
architecturale novatrice sur le site.
La dimension sociale est ici appuyée par
la volonté de mettre en œuvre une démar-
che participative intégrant notamment
la gestion pratique du quartier (installa-
tion de chauffage et de production d’eau
chaude collective, compostage collectif,
celliers et stationnement regroupés).
Les maisons étant libérées du stationne-
ment des véhicules, elles s’implantent sur
des parcelles très étroites (5 m à 7,50 m).
FG
Quelques chiffres
- Superficie aménagée par le projet >
10 890 m2
- Surfaces cessibles du projet > 4  470 m2
- Nombre de logements envisagés > 33
- Ratio surface cessible / surface de projet >
41 %
- Stationnement > regroupé à l’écart des
habitations
N
1 	 Espace de convivialité : conservation 	
	 du pin existant devenant l’arbre aux 	
	 palabres et espace de rencontre avec 	
	 banc circulaire, jeux pour enfants.
2 	 Espaces verts composés : de petits 	
	 espaces en terrasse, poches de 		
	 verdure de faible entretien.
3 	 Stationnements abrités par une
	 structure en bois recouverte de plantes
	 grimpantes.
4 	 Jardins familiaux.
5 	 Locaux techniques communs
6 	 Logements pour personnes âgées (9)
7 	 Maisons individuelles groupées (12)
8 	 Logements semi collectifs (12)
9 	 Celliers privatifs, attenants aux
	 stationnements
1
2
4
5
3
Inscription du projet dans le tissu urbain
6
9
8
7
25
Projet 3
LinéA, Cécile Chevallier-Bernardoni, architecte mandataire - Zéphyr Paysages, paysagiste
Sogreah Consultants, BET VRD
Champtoceaux
«Le parcellaire étroit et laniéré, bordé
de vieux murs qui contraignent le
parti d’aménagement et lui donnent
sa qualité, guide notre réflexion. L’omni-
présence de l’eau par les petits édifices,
puits et viviers… La végétation accrochée
aux vieux murs de schiste et dépassant
des jardins sur l’espace public, l’accès aux
jardins et parcelles par de petits portillons
en bois, autant d’éléments qui prolongent
cette idée de la ville vécue côté jardin… ».
Extrait de la notice projet
L
e projet propose une unique typo-
logie de maisons bâties entre les
murs sur des lanières étroites. Il
réinvente une trame qui s’appuie sur la
structure étroite du réseau actuel de che-
minements piétons en cœur d’îlot.
Un décalage des habitations les unes à
côté des autres sur le parcellaire, glissant
sur la trame orientée nord-sud, permet un
accès latéral à chaque maison et oblige à
dissocier la voiture du logement. Les sta-
tionnements clos et privatifs sont repous-
sés aux accès nord, sud et ouest du site.
Même si elle peut pénétrer, la voiture est
contrainte par le gabarit étroit des ruelles.
Les déplacements piétons sont sécurisés
et les habitants profitent du confort obte-
nu par des nuisances sonores atténuées.
Une préservation des co-visibiltés de jar-
dins à jardins, ou terrasses à terrasses,
permet à chacun d’évoluer dans son jar-
din sans être vu. FG
Quelques chiffres
- Superficie aménagée par le projet > 8 030 m2
- Surfaces cessibles du projet > 5 880 m2
- Nombre de logements envisagés > 30
- Ratio surface cessible / surface de projet > 73 %
N
Implantation du bâti
Stationnments groupés
Ruelles carrossables
Venelles
Inscription du projet dans le tissu urbain
Croquis illustrant le
principe de l’implantation
décalée du bâti
CORZÉ
Population > 1 610 Corzéens
Communauté de communes du Loir
N
26
Quartier du Moulin à vent
27
L
a zone à aménager à l’ouest du centre-bourg, se trouve
entre une zone Natura 2000, au nord, comprenant la rivière
du Loir et une ZNIEFF au sud.
D’environ 12 hectares, le quartier du Moulin à vent est situé
dans la continuité immédiate du bourg originel.
L’objectif premier du projet est de créer un quartier en harmonie
avec son territoire, tout en mettant en avant un certain nombre
de principes qui visent à minimiser l’impact des constructions
sur l’environnement et permettre de valoriser les économies
d’énergie en suscitant le recours aux énergies renouvelables :
solaire, bois...
Une des qualités du quartier du Moulin à vent est sa situation en
belvédère sur la vallée du Loir. L’aménagement global proposera
d’offrir aux nouveaux habitants des perméabilités visuelles afin
que les lointaines vues sur la vallée du Loir soient perceptibles
par une majorité.
Principalement desservie par la rue du Moulin de la Motte, cette
voie devra changer de statut, être requalifiée en rue afin de per-
mettre des échanges entre la future greffe et les rives du Loir
avec des traversées sécurisées et des pistes cyclables différen-
ciées de la voie de circulation automobile.
Ce site aujourd’hui est dépourvu de toute végétation structuran-
te ; en conséquence, des stratégies de préverdissement seront
intégrées aux principes d’aménagement d’ensemble.
Dans le choix de végétaux, les concepteurs développeront les
notions de gestion raisonnée pour mettre l’accent sur la dura-
bilité et la pérennité des espaces créés, dans le respect d’un
territoire sensible : inondabilité.
L’utilisation d’essences indigènes va contribuer à donner aux
aménagements du site une identité propre.
L’armature verte pourra se diffuser au-delà du périmètre défini
au PLU, afin de lier le quartier à l’ensemble du territoire.
Un autre élément important à valoriser : les émissaires, lieux de
stockage des eaux de ruissellement qui composent et organi-
sent déjà le territoire.
À l’intérieur du quartier, des liaisons de type desserte locale se-
ront créées et participeront de la qualité d’usage de l’espace
public, elles assureront la convivialité des transitions et une inti-
mité des espaces traversés. La voirie au sein du nouveau quar-
tier sera conçue de manière à limiter la place de la voiture, la
gestion du stationnement étant l’un des moyens de limiter pour
atteindre cet objectif.
L’aménagement global proposera des espaces publics qui inté-
greront la dimension sociale : lieux de rencontre et de détente,
jardins familiaux, traitement des limites entre espaces privés et
espaces publics, seuils, placettes, parkings... selon des thémati-
ques propres qui sont développées dans les quartiers d’habitat.
La zone classée en 1AUh doit permettre de développer un quar-
tier d’habitat intégrant des formes urbaines différentes et intro-
duire la notion de densité en entrée de bourg.
Les gabarits du bâti environnant se situent entre la maison pa-
villonnaire en alignement sur la rue du Moulin de la Motte, les
ateliers communaux et la maison bourgeoise du xixe
siècle en
bordure est du site.
Individuel dense, intermédiaire, collectif, le site doit jouer aussi la
carte de la mixité en offrant une diversité des formes urbaines.
Le déplacement des ateliers communaux, la disposition de l’em-
prise qu’ils occupent, sont une opportunité pour réaliser la greffe
du quartier avec le tissu ancien et retrouver des espaces publics
à l’échelle de l’agglomération étendue de son futur quartier.
Des mixités seront également recherchées entre les tailles de
logement et entre les catégories de logements.
MC
Quartier du Moulin à vent
Programme
Corzé
Le site dans son ensemble
28
Projet lauréat
Urban’ism, architecte urbaniste paysagiste mandataire - Safege, BET VRD
«Concevoir un projet d’urbanisation
de plus de 200 logements dans un
bourg comptant aujourd’hui environ
800 habitants, implique de s’inscrire dans
une réflexion à l’échelle de l’ensemble du
village et de toutes les composantes de
la vie locale. »
Extrait de la notice projet
T
rois espaces publics majeurs s’affir-
ment à l’issue de la réflexion ayant
présidé à la conception du nouveau
quartier : une nouvelle place du village
comme articulation entre le bourg ancien
et l’urbanisation à venir, un « port sur le
Loir » comme expression du rapport privi-
légié entre la rivière et le nouveau quartier,
des coulées vertes « récréatives » com-
prises comme le maillage identitaire de
l’extension urbaine.
L’aménagement du nouveau quartier est
conçu comme une greffe urbaine dont les
points d’accroche sont l’angle nord-est du
secteur, la façade sur le Loir et la levée de
l’ancienne voie ferrée. Ces trois espaces
caractérisent des continuités avec le tissu
bâti existant et déterminent des usages
partagés.
Sur le plan environnemental, le projet s’at-
tache à limiter l’usage de la voiture à l’in-
térieur du quartier en proposant une exter-
nalisation du stationnement pour certains
îlots et en compliquant l’usage des voiries
secondaires. L’orientation sud et sud-est
des constructions limite leur empreinte
énergétique, ce que facilite d’autre part le
principe d’un bâti compact.
N
29
Corzé
Quartier du Moulin à vent
Paroles d’élu
Quelles sont les motivations qui ont poussé
la commune à s’engager dans la démarche
du concours d’urbanisme durable proposé
conjointement par le Conseil général et le
CAUE de Maine-et-Loire ?
Dès 2007, la commune de Corzé engage une
réflexion sur un projet important pour une pe-
tite commune, puisqu’il s’agit d’un secteur de
11 ha. La réflexion globale, menée avec l’aide
d’Alisée et du CAUE, intègre rapidement les as-
pects environnementaux. Les objectifs définis
correspondent aux objectifs du Plan départe-
mental de l’habitat. Autre élément attractif indé-
niable du PDH, le soutien financier au niveau de
l’appel à projet et l’accompagnement conjoint
du CAUE, d’Alisée et de la SODEMEL.
Il s’agit d’une véritable rupture par rapport aux
pratiques habituelles communales dans la fa-
çon d’aborder le projet urbain.
Quels sont les enseignements tirés de cette
expérience ?
Nous avons tout d’abord été surpris par l’inté-
rêt des professionnels pour notre projet puis-
que 31 candidats ont postulé pour concourir.
L’aide du CAUE a été précieuse pour le choix
des trois candidats car nous n’avions pas les
connaissances suffisantes pour juger des ca-
pacités des équipes. Les 3 candidats sélection-
nés ont proposé des solutions très différentes,
sources de réflexions et de débat. Outre le fait
qu’il répond aux attentes de l’équipe munici-
pale, le projet retenu est le plus facile à faire
évoluer. Compte tenu de l’ampleur du projet, le
concours d’urbanisme s’avère indispensable.
Augustin DERSOIR
Maire de Corzé
Quelques chiffres
- Superficie aménagée par le projet de la ZAC > 12 ha
- Nombre de logements envisagés > 240
- Densité > 20 logts/ha
- Répartition des types d’habitations >
• Collectifs : 22 % soit 50 logements
• Intermédiaire : 15% soit 35 logements
• Individuels groupés : 33% soit 80 logements
• Lots libres : 30% soit 75 logements
Enfin, la biodiversité n’est pas oubliée en
ce que les rapports de continuité entre
les espaces publics, la vallée du Loir et
les zones humides environnantes sont
autant de corridors écologiques tempé-
rant la rupture entre l’espace urbain et la
nature. D’une façon générale, l’eau est
un élément fédérateur du projet et déter-
mine le paysage du quartier.
Le projet propose une forte mixité sociale
en associant diverses typologies de loge-
ments, environ un tiers en lots libres, un
tiers en collectifs et intermédiaires et un
tiers en individuels groupés. Ce dispositif,
supérieur à ce que le programme suggé-
rait, est toutefois conforme aux orienta-
tions du SCoT du Pays d’Angers actuelle-
ment en cours d’élaboration. BL
Collectif (R+1+C / R+2) avec accueil de commerces,
services, équipements en rez-de-chausée
Collectif (R+1+C / R+2)
Intermédiaire (R+1+C / R+2)
Individuel groupé (R+C / R+1+C)
Lot libre (R+C / R+1+C)
Programme de logements
Déplacements
Voiries primaires
Voies de desserte secondaire
Venelles tertiaires mixtes
Cheminements doux
Places
Parkings
Stationnements externalisés
Barques
30
Projet 2
Sitadin, architecte urbaniste mandataire - François Tavernier, paysagiste - Bourgeois, BET VRD
Corzé
«Corzé a deux atouts majeurs : son
centre-bourg et le rapport que le
village entretient avec le Loir. L’ob-
jectif de ce projet consiste à reconstituer,
au travers du projet, une urbanité ancrée
sur le territoire (trames parcellaires iden-
tiques à celles déjà existantes, continuité
avec les chemins piétons existants qui
mènent à la rivière, réutilisation des voi-
ries de desserte déjà là…). »
Extrait de la notice projet
S
ans mimétisme, le projet entend
pourtant s’inscrire dans la continui-
té du paysage de Corzé, du voca-
bulaire de ses espaces publics et de son
maillage viaire. L’autre élément détermi-
nant étant le rapport au Loir, le quartier
est structuré en son centre par une large
ouverture nord-sud formant accès et bel-
védère sur la rivière.
Cinq hameaux distincts composent le sec-
teur en offrant, chacun, la mixité de l’ha-
bitat voulu par le programme et associant
lots libres, individuels groupés et petits
collectifs ou intermédiaires. L’organisa-
tion parcellaire de ces hameaux (trame al-
lant de 6 à 15 mètres mais le plus souvent
étroite et profonde) favorise une bonne
orientation des constructions et une com-
pacité favorable à leur performance éner-
gétique. Elle assure également, malgré
la densité d’un habitat presque toujours
groupé, une bonne intimité des jardins,
dépourvus de vis-à-vis. 220 logements
sont ainsi proposés dont 30 en collectif,
120 groupés et 70 en individuels.
Les cheminements doux sont bien identi-
fiés et ne se confondent pas avec l’usage
automobile disposant d’antennes courtes
à partir du réseau existant. Autre élément
durable, le traitement de l’eau pluviale
s’associe aux orientations paysagères,
le maillage de noues et de fossés et le
grand mail central assurant le stockage et
la régulation. BL
Quelques chiffres
- Superficie aménagée par le projet > 12 ha
- Nombre de logements envisagés > 220
- Répartition des types d’habitations >
30 logements en collectif, 120 logements
en individuels groupés, 70 logements
en lots libres
N
Parcelle avec entrée au nord
31
Projet 3
Jacques Boucheton, architecte urbaniste mandataire - Atelier Horizon, paysagiste - Céramide, BET VRD
Corzé
«Le site, dédié à une urbanisation
future, présente plusieurs facettes
qui en constituent la richesse (…).
Cette diversité naturelle conduit à un pro-
jet forcément multipolaire, générateur
d’ambiances et d’usages variés.
Il ne s’agit pas d’un nouveau quartier
taillé d’un bloc dans le territoire mais bien
d’un ensemble de séquences urbaines et
paysagères dont l’assemblage progressif
s’égrènera avec souplesse sur plus de dix
années. »
Extrait de la notice projet
L
es principes fondateurs du projet
cherchent d’une part à marquer une
accroche forte sur le bourg par la
création d’une place formant liaison en-
tre les deux tissus urbains, d’autre part
à développer une épine dorsale végétale
en appui des émissaires existants afin
de créer un lien identitaire entre le vieux
bourg et l’espace agricole. En valorisant
les émissaires, l’approche du projet est
qualifiée « d’hydraulique », la trame géné-
rale induisant l’orientation des circulations
secondaires en fonction d’une pente ac-
compagnant les fossés et les noues. La
performance énergétique du projet repo-
se sur une bonne orientation du bâti faci-
litant la capacité des futurs constructeurs
à livrer des bâtiments basse consomma-
tion. Enfin, le paysage se traduit par une
trame domestique dont les échelles mul-
tiples participent de la diversité des points
de vue et des ambiances.
Le projet dispose d’une forte mixité so-
ciale ainsi que d’une cohabitation de ty-
pologies de logements diversifiées. Ce
programme suppose une forte mixité
sociale ainsi qu’une bonne diversité ar-
chitecturale induite, à morphologie égale,
par l’influence de la forme et de la taille
des parcelles sur les volumétries bâties.
BL
Quelques chiffres
- Superficie aménagée par le projet > 12 ha
- Nombre de logements envisagés > 209
- Répartition des types d’habitations >
30 logements en collectif, 70 logements en
intermédiaire, 52 logements en individuels
groupés, 57 logements en lots libres
N
LE LION-D’ANGERS
Population > 3 821 Lionnais
Communauté de communes de la région du Lion-d’Angers
N
32
Zac Jules Verne
33
L
a commune du Lion-d’Angers a souhaité anticiper le dé-
part du supermarché Super U en programmant la création
d’un nouveau quartier d’habitat. La Zac Jules Verne d’une
superficie à aménager d’environ 5 ha et de 2 ha traité en parc,
est localisée au cœur du centre-ville du Lion-d’Angers, dans un
environnement urbain semi-dense composé essentiellement
d’habitat pavillonnaire.
L’objectif principal de la commande est d’assurer une évolution
progressive de la ville par des actions qui intègrent et prolon-
gent le tissu existant. Ce nouveau quartier aura pour vocation
principale d’accueillir de nouveaux logements aux différentes ty-
pologies bâties tout en s’inscrivant dans une démarche durable
qui déterminera et influencera l’implantation, la volumétrie, le
fonctionnement, le choix des matériaux et les équipements tout
en respectant l’environnement dans lequel s’inscrit la Zac.
L’aménagement de ce site s’organisera autour d’un parc exis-
tant à recomposer et d’une avenue parc qui assurera le prolon-
gement à l’intérieur même des secteurs bâtis. Le projet de la
Zac Jules Verne prévoit l’implantation de commerces qui vien-
dront compléter l’offre du centre-ville. Un pôle médical sera éga-
lement prévu et enfin une maison de retraite qui devra s’intégrer
au sein du quartier.
La composition urbaine, les aménagements paysagés, l’orga-
nisation du bâti sont autant d’éléments qui influencent sur la
densité perçue dans une opération et sur la qualité du cadre de
vie créé. Un effet à l’échelle de la commune : la ville prolongée
et non pas juxtaposée.
Une trame majeure de composition qui répartit et gère les effets
de densité (un axe principal, une coulée verte…).
Une densité gérée par la localisation des logements intermédiai-
res et collectifs :
- Les collectifs ou logements intermédiaires implantés en façade
d’un espace public important.
- Les collectifs ou logements intermédiaires qui valorisent un axe.
Une densité perçue différemment selon la qualité des espaces
publics et des séquences urbaines :
- Penser les rues et les espaces plantés comme des séquences
paysagères à vivre.
- Assurer une convivialité, des transitions et une intimité des
espaces.
- Un tissu urbain structuré et varié, issu d’une réelle composition
d’ensemble.
Le patrimoine végétal existant remarquable sera révélé par
l’aménagement d’un parc urbain composé pour les nouveaux
habitants du quartier et qui deviendra à terme une référence
pour le reste de la ville.
MC
Zac Jules Verne
Programme
Le Lion-d’Angers
Vue depuis l’avenue Jules Verne
Vue sur le parc et la zone pavillonnaire derrière le supermarché
34
Projet lauréat
Sixième rue, architecte urbaniste mandataire - Agence 7 lieux, paysagiste - Anjou Maine coordination, BET VRD
«Le projet est guidé par la volonté
de créer un quartier où la fonction
du « vivre ensemble » est qualita-
tive. Pour cela, le projet mise sur la valeur
des lieux de vie qui peuvent favoriser les
échanges intergénérationnels notam-
ment. De nombreux paramètres vont
y participer : un quartier verdoyant, des
liaisons piétonnes multiples, des espaces
de rencontre propices (jardins familiaux,
jeux d’enfants, jeux de boules, terrains
de jeu…). Tous ces éléments invitent à
l’appropriation du quartier par les habi-
tants. »
Extrait de la notice projet
L
e projet de quartier Jules Verne bé-
néficie de son environnement et de
sa topographie en concentrant l’ha-
bitat sur la friche commerciale, au nord
du périmètre, en relation avec la liaison
vers le centre-ville et en préservant le
parc qui devient un lieu dynamique, fa-
vorable aux échanges entre les espaces
habités et la ville. Le quartier est ainsi
introduit par une placette marquant le
carrefour urbain avec la départementale
et par les équipements publics (maison
de retraite et maison médicale) ainsi que
par les logements collectifs. La transition
douce vers le parc se décline soit par
l’axe central bordé de l’habitat intermé-
diaire, soit par l’ancienne avenue Jules
Verne réservée, à terme, au seul usage
piétonnier ou cycliste.
La répartition typologique de l’habitat
répond à cette hiérarchie d’occupation
de l’espace et dispose, compte tenu de
l’orientation viaire, d’une implantation
nord-sud des constructions très favorable
à leur efficacité énergétique.
Le projet comptabilise 27 logements col-
lectifs, 24 logements intermédiaires et
21 maisons groupées soit 72 logements
auxquels s’ajoutent les 70 chambres de la
maison de retraite. Le parcellaire individuel
est compris entre 270 et 340 m2
. Cette
densité est largement compensée par l’at-
tractivité et la proximité du parc et par les
diverses strates végétales qui le prolon-
gent jusqu’au cœur de l’aménagement.
Ce dispositif, associé à une gestion dura-
ble des eaux pluviales, constitue un véri-
table écosystème urbain. BL
N
35
Le Lion-d’Angers
Zac Jules Verne
Paroles d’élu
Quelles sont les motivations qui ont poussé
la commune à s’engager dans la démarche
du concours d’urbanisme durable proposé
conjointement par le Conseil général et le
CAUE de Maine-et-Loire ?
Les motivations de la commune pour s’enga-
ger dans le PDH sont liées au fait de l’engoue-
ment de la population pour habiter sur notre
secteur. Sans aborder les raisons de ce choix
qui font honneur à notre ville, nous avons
l’obligation de maîtriser notre développement,
que nous souhaitons cohérent et réfléchi, afin
de maintenir la qualité de vie existante et opti-
miser l’économie de fonctionnement de la ville
et de ses habitants. Le concours d’urbanisme,
lancé sur 5 ha situés en centre-ville, nous a
permis d’approfondir notre réflexion et d’af-
firmer la vision durable que nous souhaitions,
avec un choix concret qui transformera l’esprit
de la ville.
Quels sont les enseignements tirés de cette
expérience ?
D’une part, la participation à ce concours nous
a donné l’occasion d’avoir une vision globale
des solutions d’habitat existantes et d’appré-
cier la richesse et la diversité des approches
proposées par les architectes. D’autre part,
il nous a paru essentiel de partir des valeurs
que nous portons pour mener à bien ce pro-
jet. Que ce soit sur l’environnement, la mixité
sociale, les relations intergénérationnelles, les
équilibres de renouvellement de population ou
la pression foncière, il faut toujours garder en
mémoire la qualité de vie au quotidien pour
pondérer chaque item.
Etienne GLEMOT
Maire du Lion-d’Angers
Des enjeux multiples
Quelques chiffres
Évolutivité
Maison et garage Extension 1 Extension 2 Extension 3
- Superficie aménagée par le
projet > 5,8 ha
- Nombre de logements
envisagés > 72
- Répartition des types
d’habitations > 21 maisons
individuelles groupées, 24
logements intermédiaires R+1 +c,
27 logements R+1+attique
- Stationnement > en sous-sol
pour les collectifs, et en pergola
végétalisée pour les maisons
groupées et les logements
intermédiaires
Enjeux
N
Insertion dans le site
N
- Relier le nouveau quartier au
centre
- Prendre en compte la
topographie
- Conforter les vues vers le
centre depuis le haut du parc
- Préserver et conforter le
« vallon » arboré du parc
- Désenclaver le parc, le rendre
perceptible
- Assurer et sécuriser la
continuité piétonne (et cycles)
sur l’ancienne voie ferrée
- Prendre en compte la politique
départementale de l’habitat
- Prendre en compte la loi SRU
- Répondre aux objectifs d’un
urbanisme durable
Coupe AA, nord-sud
36
Projet 2
Forma 6, architecte urbaniste mandataire - Phytolab, paysagistes - Branchereau, BET VRD Environnement
Le Lion-d’Angers
«L’armature verte, véritable structure
verte qui inscrit le futur quartier en-
tre espaces horticoles et de loisirs,
et qui permet une mise en lien avec les
quartiers alentours. »
Extrait de la notice projet
L
e projet est fondé sur un parti d’amé-
nagement très fort, le végétal étant
prédominant dans l’organisation gé-
nérale du quartier comme dans l’accom-
pagnement de ses espaces publics péri-
phériques. L’axe central, en prolongement
du parc urbain existant, armature verte,
distribue les îlots d’habitat par des liaisons
douces sous forme de « sentes » excluant
l’automobile. Il est accompagné par les
jardins familiaux et le « chemin de l’eau »
que constitue la gestion aérienne des eaux
pluviales. L’avenue Jules Verne, confirmée
dans sa fonction de transit, est toutefois
transformée en mail privilégiant les usages
mixtes. Les espaces publics marquant les
entrées du secteur sont aménagés sous
forme de « places jardins », espaces arbo-
rés et conviviaux, traités en plateau.
Alors que les équipements publics (crè-
che, maison de retraite et maison médica-
le) accompagnent le mail Jules Verne tout
en étant tournés vers la quiétude du pay-
sage que constitue le cœur d’îlot, l’habitat
individuel, 93 logements groupés ou su-
perposés, occupe la frange du site, y com-
pris dans sa partie sud, pour une densité (y
compris les 70 chambres de la maison de
retraite) de 35 logements à l’hectare.
La circulation et le stationnement auto-
mobiles étant également organisés en
périphérie, l’habitat réparti par îlot sur le
site fait de celui-ci un exemple de « parc
habité ». La disposition d’une orientation
bâtie au sud est globalement favorable aux
performances énergétiques comme l’est
aussi le principe exclusif d’habitat indivi-
duel groupé. BL
Quelques chiffres
- Superficie aménagée par le projet > 5,8 ha
- Surfaces cessibles du projet > 1,8 ha
- Surfaces des espaces publics > 4 ha dont 2 ha
de parc
- Nombre de logements envisagés > 93
- Répartition des types d’habitations >
18 individuels groupés, 7 maisons patios, 38
logements individuels groupés superposés
r+1 et r+2+attique, 10 logements individuels
groupés superposés avec en RDC commerces
ou services, 20 logements individuels groupés
avec maison médicale en RDC
- Stationnement > réparti en poches
mutualisées + parking privés
Voies principales
Voies partagées (les sentes)
Places jardins / Plateaux / Carrefours partagés
Trottoirs / Liaisons douces piétons et cycles
Espaces verts type prairie
Parcelles privées (jardins)
Jardins familiaux
Noues et bassins
Stationnement sous porches ou sous pergolas
Arbres existants et projetés
N
37
Projet 3
Lionel Vié, architecte urbaniste mandataire - François Tavernier, paysagiste - Jacques Carré, BET VRD
Le Lion-d’Angers
«L’aménagement proposé crée une
impression d’urbanisme dense
associée à des espaces publics
simples et généreux. L’espace paysager
n’est pas une « décoration » qui accom-
pagne la construction du quartier : il a un
rôle de fonction dans le quartier au même
titre que l’habitat par exemple. Ainsi, le
projet regroupe les espaces disponibles
pour créer un parc urbain animé associé
à un mail qui permet d’organiser le quar-
tier et d’assurer le lien avec le reste de
la Ville. »
Extrait de la notice projet
L
e parc actuel est recomposé en
amphithéâtre axé par un mail struc-
turant, d’orientation nord-est sud-
ouest, mettant en relation le quartier et la
ville, dans la perspective de son clocher.
Le quartier est structuré autour de 4 îlots
bien identifiables dans le paysage urbain :
le parc urbain et son mail central, le pôle
de service associé à une structure inter-
générationnelle, les collectifs et les mai-
sons de ville. L’offre de 110 logements
participe d’une optimisation du foncier
disponible et une densité importante
combinant un parcellaire de petite taille
(parcelles de 250 à 500 m2
) et un espace
convivial et d’échanges ouverts, le parc
urbain et son mail, « véritable main ten-
due vers le quartier et le centre-ville ». La
densité de l’habitat est aussi compensée
par la gestion réfléchie des mitoyennetés
et des vues.
Les orientations environnementales du
projet supposent une maîtrise d’un déve-
loppement durable du quartier. La présen-
ce de noues et de bassins de rétention
intégrés dans l’aménagement paysager
de l’avenue Jules Verne et du nouveau
mail assure une bonne gestion des eaux
pluviales tandis que la généralisation des
liaisons douces à l’intérieur du quartier
est assurée par un réseau de venelles et
sentiers. BL
Quelques chiffres
- Superficie aménagée par le projet > 5,8 ha
- Nombre de logements envisagés > 110
- Répartition des types d’habitations >
32 maisons de ville, 78 logements collectifs
répartis de part et d’autre du mail
- Stationnement > garage et parking à
proximité immédiate des logements
Axonométrie nord-ouest
N
Espaces verts publics
Espaces verts publics
Espaces verts privés
Équipements publics :
maison de retraite R+1+A
Équipements publics :
maison médicale R+1+A
Habitat collectif R+2
Habitat collectif R+1+A
Équipements publics : structure
intergénérationnelle R+1
Habitat maison de ville R+1
MONTREUIL-BELLAY
Population > 4 347 Montreuillais
Communauté d’agglomération Saumur Loire Développement
N
38
Les Coteaux
du Thouet
39
L
’opération projetée des « coteaux du Thouet » représente
une surface d’environ huit hectares (dont 5,5 constructibles).
Cette opération devra établir des liens de composition
avec l’opération mitoyenne du secteur des plantes actuellement
en cours de réalisation.
Le hameau ancien qui s’est développé autour du Port Sainte-
Catherine s’est structuré autour de deux rues ; la rue haute (rue
du Moulin de la Salle) et la rue basse (le chemin du Moulin de la
Salle), le haut et le bas étant reliés par de nombreuses venelles
semi-privatives exploitant la déclivité significative du coteau.
Sans vouloir ni reproduire ni « plagier » cet urbanisme fruit de
l’histoire, de l’économie rurale et fluviale, la collectivité souhaite
pour la future opération des coteaux du Thouet, un urbanisme
qui tisse des liens à la fois physiques et formels avec le hameau
ancien, réinterroge de manière contemporaine la notion de vil-
lage et de hameau et nécessite un travail exigeant sur les diffé-
rentes typologies d’espaces collectifs (publics, semi-publics) et
privatifs (privilégier l’intimité).
En grande partie destiné à l’accession (faible et moyen budget),
l’opération intégrera néanmoins la possibilité d’implantation
d’un ou plusieurs services de proximité à définir du fait de l’éloi-
gnement de ce nouveau quartier avec les pôles de services et
commerciaux de l’agglomération (1,5/2,5 km).
L’offre en terme de logements sera la plus diversifiée possible.
La collectivité exprime également le souhait d’une approche
spatiale de la mixité (sociale et intergénérationnellle) qui s’af-
franchisse de la logique du zonage.
Ces orientations, fruit de la réflexion et de la volonté municipale,
se trouveront complétées des objectifs généraux du PDH sur ce
secteur du département.
> Développer une approche environnementale de l’aména-
gement
- Définir un plan de composition générale qui valorise le rap-
port du site au grand paysage environnant.
- Assurer la cohérence d’implantation des infrastructures et
du bâti avec le relief.
- Rechercher un principe d’implantation du bâti favorisant la
maîtrise de l’énergie.
- Maîtriser et valoriser le traitement des eaux de surface dans
l’aménagement des espaces publics.
- Proposer une approche paysagère favorisant une gestion rai-
sonnée des espaces végétalisés.	
> S’attacher à une consommation maîtrisée de l’espace
- Proposer une composition urbaine permettant d’optimiser la
densité résidentielle.
- Maîtriser la proportion des espaces publics et collectifs en
évitant leur morcellement.
- Adapter la morphologie des voies à leurs usages effectifs.
> Favoriser les conditions du « vivre ensemble »
- Diversifier les typologies d’habitat permettant d’assurer une
réelle mixité sociale.
- Rechercher des formes d’organisation respectant l’intimité
des logements.
- Aménager des espaces collectifs de qualité favorisant leur
appropriation par les habitants.
- Maîtriser la qualité des limites entre espaces publics et es-
paces privatifs.
VC
Les Coteaux du Thouet
Programme
Montreuil-Bellay
Vue du site depuis la RD 347
40
Projet lauréat
Patrick Belz, architecte urbaniste mandataire - Laurent Couasnon, paysagiste - Act environnement, BET VRD
5 volumétries possibles sur une même emprise de sol
(surfaces pour maisons bioclimatiques avec murs de 40 cm)
1 	 Voie de circulation, enrobé tiède teinte sable
2 	 Placette de retournement
3 	 Allée de desserte, stabilisé compacté
4 	 Trottoir et placette, pavés béton
5 	 Chemin piéton / piste cyclable, stabilisé compacté
6 	 Stationnement, mélange terre-pierre engazonné
7 	 Bassin tampon remodelé
8 	 Mare
N
2
3
7
3
1
1
1
2
2
3
3
3
4
4
55
5
5
4
8
8
6
6
5
Quelques chiffres
- Superficie aménagée par le projet > 3,23 ha
- Surfaces cessibles du projet > 19 065 m2
- Nombre de logements envisagés > 127
- Ratio surface cessible / surface de projet > 59 %
- Densité brute > 39 log/ha
- Densité nette (hors emprises publiques) > 66 log/ha
- Répartition des types d’habitations > 83 logements
individuels groupés, 22 maisons de 2 appartements
41
Montreuil-Bellay
Les coteaux du Thouet
Paroles d’élu
Quelles sont les motivations qui ont poussé
la commune à s’engager dans la démarche
du concours d’urbanisme durable proposé
conjointement par le Conseil général et le
CAUE de Maine-et-Loire ?
La motivation est triple. Tout d’abord sur le
fond, on ne peut plus parler d’urbanisme sans
évoquer les techniques de construction nou-
velles, les économies d’énergie et d’espace.
L’urbanisme ne doit pas se transformer en
traumatisme pour l’espace communal. Ensuite
nous devons préserver l’espace constructible
très contraint par les zones inondables et les
vignes. Enfin, une expérience isolée menée
par une commune a peu de chance d’aboutir
aux résultats souhaités. En revanche, s’inscri-
re dans une démarche départementale permet
une réflexion globale, des comparaisons, des
échanges avec des partenaires.
Quels sont les enseignements tirés de cette
expérience ?
La procédure du concours d’urbanisme offre
un double avantage. Elle mobilise notre pro-
pre réflexion dans l’élaboration d’un cahier
des charges précis et elle génère des proposi-
tions intéressantes, parfois très novatrices. La
confrontation d’opinions différentes enrichit le
projet : l’architecte devra se frotter à nos pers-
pectives et nous à sa vision. Le concours d’ur-
banisme diffère du concours d’architecture par
l’échelle et par les objectifs. Trop longtemps,
l’objectif unique est de fixer de la population,
aujourd’hui, les exigences sont aussi qualitati-
ves et environnementales. Faire de l’urbanis-
me, c’est inscrire un projet limité et daté dans
une perspective à long terme.
Paul LOUPIAS
Maire de Montreuil-Bellay
«Le projet est donc triple. À la fois
un projet d’habitation pour 120 à
130 logements répondant aux be-
soins de la commune, un projet de valori-
sation des terres existantes par un mode
d’agriculture durable retrouvant des pra-
tiques et savoir faire passés, et un projet
d’apprentissage commun d’une nouvelle
possibilité d’habitation partagée du terri-
toire. »
Extrait de la notice projet
L
e projet repose sur un concept as-
sez inédit, étranger au programme
mais particulièrement pertinent,
qui favorise le maintien d’une activité
agricole sur le site dont l’urbanisation
ne consomme finalement que 65 % de
la surface constructible. Cette invention
d’une nouvelle cohabitation entre la ville
et l’activité agricole (vigne et verger) est
une inversion tendancielle, une réponse
à l’étalement urbain, une introduction ra-
dicale des valeurs de la biodiversité, de la
mixité et de la solidarité.
Afin de rendre possible cette cohabitation
de l’habitat et de l’activité agricole, le pro-
jet comprend trois hameaux de respecti-
vement 36, 48 et 21 maisons reliées entre
elles par des chemins piétons. Deux ha-
meaux indépendants sont accessibles de-
puis la rue de la Rousselière au sud tandis
qu’un troisième dispose d’un accès direct
depuis la rue des Meuniers, à l’est. Leur
environnement correspond à l’extension
du vignoble existant et à un verger de
noyers et truffières dont l’exploitation est
assurée par des jeunes du lycée agricole
en formation et à laquelle les habitants du
nouveau quartier sont associés.
Au-delà de cette innovation économique
et sociale, le quartier répond aux exigen-
ces du programme d’habitat en proposant
127 logements sous formes d’individuels
en bande mitoyenne (83 logements) et
de « maisons - appartements » (22 loge-
ments). L’orientation sud sud-est de ces
bandes de constructions est très favora-
ble et le dispositif suppose une grande
liberté dans le choix de la typologie archi-
tecturale, l’initiative conceptuelle étant
laissée aux architectes dont le recours
est toutefois supposé obligatoire. BL
Cheminées à vents à type « Windcowl » avec récupérateur de chaleur
Toiture béton préfabriqué isolé, très bonne inertie thermique
Panneaux photovoltaïques 4m2
Chauffage solaire 4m2
Vitrage renforcé en
façade nord
Murs préfabriqués béton isolé ép. 40 cm
Grandes baies vitrées au sud-est pour apports solaires passifs
Clôture barreaudée pour passage de la faune
Mur mitoyen ép. 20 cm
Isolation renforcée sous la totalité du plancher
Terrasse bois classe 4, bois provenant d’une filière locale
Cuve de récupération d’eau pluviale pour arrosage, wc, lave-linge, capacité entre 4 et 8 m3
suivant type de maison réduction de la consommation d’eau jusqu’à 50%
Allée, pavés béton
Partie du jardin en potager pour autoproduction de fruits et légumes (réduction de consommation
de produits emballés, conditionnés, conservés)
Abri pour conteneur poubelle, composteur domestique, stockage granules bois
Poutre linteau
bac à plantes
Toiture
végétalisée
Garage pour
une grande voiture
et
une petite
Maison Basse Consommation (BBC)
42
Projet 2
Agence L’Anton et associés, paysagiste mandataire - Atelier 15, architectes
Inddigo, ingénierie du développement durable, infraservice BET VRD
Montreuil-Bellay
«Cette opération se veut exem-
plaire sur un certain nombre de
points  : économies d’énergie des
bâtiments, économie de la construction,
économie du foncier agricole consommé,
contemporanéité des solutions mises en
œuvre au profit d’un projet respectueux
des traditions locales  : mixité sociale et
fonctionnelle, unité des formes, diversité
des situations urbaines produites, amélio-
ration de la biodiversité du site. Il s’agit
d’inventer pour Montreuil-Bellay, un urba-
nisme dont l’empreinte écologique soit la
plus faible possible. »
Extrait de la notice projet
E
n soulignant le caractère paradoxal
d’une urbanisation éloignée du cen-
tre-ville et de ses services, l’étude
est introduite par la recherche de solu-
tions relatives aux déplacements et aux
liens entre le nouveau quartier et l’urba-
nisation de la rive gauche du Thouet. La
place de l’automobile, assumée comme
une des conditions de la vie sociale, est
toutefois maîtrisée, notamment en ma-
tière de stationnement.
Le projet de découpage foncier laisse une
part importante à l’espace public, facteur
d’appropriation d’un parcellaire dense dé-
dié à la maison individuelle, au collectif et
à la réserve foncière (en attente d’équipe-
ments publics ou commerciaux).
132 logements sont envisagés en trois
tranches d’égale importance et mises en
œuvre depuis le sud du secteur.
Les logements sont généralement im-
plantés en façade de parcelles et en mi-
toyennetés partielles ou totales.
La dimension durable de l’aménagement
proposé s’inscrit particulièrement sur la
thématique de l’eau. Une grande noue
structurante le long de la voie communale
est l’aboutissement d’un réseau de col-
lecte et de stockage des eaux pluviales
en surface qui accompagne les espaces
publics du nouveau quartier.
BL
Quelques chiffres
- Superficie aménagée par le projet > 62 750 m2
- Surfaces cessibles du projet > 34 410 m2
- Nombre de logements envisagés > 132
- Ratio surface cessible / surface de projet > 60 %
- Densité brute > 21 log/ha
- Densité nette (hors emprises publiques) >
35 log/ha
- Répartition des types d’habitations > 24 %
de logements individuels, 76 % de groupés
N
Les espaces
privés
Les espaces
publics
Plan de masse du projet
43
Projet 3
Dorothée Guéneau et Raffaele Melis, architectes urbanistes mandataires - Lionel Guibert, paysagiste
Onillon Duret, BET VRD
Montreuil-Bellay
«Concevoir un quartier est un en-
jeu considérable à la mesure des
générations d’habitants qui seront
amenées à y vivre, élever leurs enfants,
y travailler peut-être, tisser des liens avec
leur entourage et certainement façon-
ner leur environnement. L’implication du
concepteur en est d’autant multipliée. Il
ne peut rester seul. La phase de concours
doit rester brève pour permettre d’initier
le dialogue et le vrai travail de la matière
urbaine. »
Extrait de la notice projet
L
e projet cherche à tisser un «  lien
physique à la rencontre du paysage
viticole et du tissu pavillonnaire exis-
tant, en limite de bourg ». La relation avec
la ville est guidée par le modelé de terrain
qui, sous forme de merlon planté, éloigne
le regard de la route départementale pour
l’orienter dans le cône de visibilité du site
historique.
Depuis la rue de la Rousselière au sud
qui remplit la fonction de desserte princi-
pale du site, le quartier est irrigué par un
maillage d’allées et de traverses reliant
sept unités de voisinages et complété par
des « pièces végétales », espaces publics
et partagés. Ce maillage est d’autre part
naturellement relié au réseau viaire des
quartiers anciens avoisinants. Deux rues,
en forme de H, desservent la totalité du
quartier et ne privilégient pas par leur trai-
tement la circulation automobile.
Le projet représente une densité moyen-
ne de 20 logements à l’hectare et offre
un habitat en bande que séparent des
grandes pièces végétales à usage et en-
tretien collectifs. Il intègre quelques équi-
pements publics comme une salle pour
les associations, un jardin d’enfants et
une maison d’hôte.
L’ambition du projet est ainsi de déter-
miner une urbanité nouvelle où la part
donnée aux comportements citoyens est
privilégiée.
BL
Quelques chiffres
- Superficie aménagée par le projet >
57 523 m2
- Surfaces cessibles du projet > 28 500 m2
- Nombre de logements envisagés > 132
- Ratio surface cessible / surface de projet >
49 %
- Densité brute > 20 log/ha
- Densité nette (hors emprises publiques) >
46 log/ha
- Répartition des types d’habitations >
100 % de groupés
Insertion dans le paysage
Plan d’aménagement d’ensemble
Jardins privatifs des 7 villages
Pièce végétale
Cour
Terrasse
Chemin
Rue douce
Plateau
Rue d’accès
Fossé d’orage
Stationnement
Merlon enherbé
N
44
SAINT-GEORGES-SUR-LAYON
Population > 750 Saint-Georgeois
Communauté de communes de la région de Doué-la-Fontaine
N
Clos Davy
45
S
ituée à 10 minutes de Doué-la-Fontaine, 30 minutes de
Saumur et à 40 minutes d’Angers, la commune de Saint-
Georges-sur-Layon connaît une forte croissance démo-
graphique avec près de 150 nouveaux habitants entre 1999 et
2006. Soit une augmentation de la population portée de 596 à
734 habitants en 7 ans. La population est jeune, environ 30 %
a moins de 20 ans et environ 90 enfants sont scolarisés sur la
commune pour l’année scolaire 2008/2009.
Les projets communaux portent :
- Sur la mise en œuvre d’un Agenda 21 local dans le cadre de
l’adhésion à l’association « Notre village, terre d’avenir »
-  Sur l’aménagement en centre-bourg d’une grande parcelle,
celle-ci pourrait accueillir à moyen terme une structure de loge-
ment pour personnes âgées dépendantes ainsi que l’offre de
plusieurs locatifs.
La commercialisation des derniers terrains à bâtir situait le coût
du foncier à 35 euros le m2
(60 à 80 à Doué-la-Fontaine).
Le PLU prévoit en entrée est du bourg une zone 1Auh dont la
commune est partiellement propriétaire. Une parcelle privée
aménagée en espace de loisirs (plan d’eau, jardin) est intégrée à
la réflexion d’ensemble.
La zone d’extension urbaine est comprise entre une aire de pro-
duction AOC et le bourg ancien, elle jouxte également l’école et
pourrait faciliter le désenclavement de celle-ci.
La surface totale de la zone est de l’ordre de 2,5 hectares.
La volonté communale pour l’aménagement du « Clos Davy »
s’exprime à travers les deux thématiques suivantes :
> Les coutures et l’intégration au grand paysage
- La réalisation d’une greffe urbaine qualitative achevant la sil-
houette est de l’agglomération et participant pleinement de la
structure villageoise.
- La continuité viaire assurée par une liaison depuis la route
de Doué-La-Fontaine et un prolongement vers la future zone
d’activités (A).
- La mise en place de liaisons douces vers l’école, le bourg, la
salle des fêtes, les commerces, etc.
- Le désenclavement de l’école par de nouveaux modes de
desserte intégrant liaisons douces, stationnement et aména-
gement d’espaces publics conviviaux en lien avec la future
zone d’habitation (jardin public, square...).
> La diversification des formes d’habitat et le lien social
- Une mixité sociale non sectorisée supposant à parité locatifs
sociaux, accession sociale et accession libre.
- Une mixité de forme d’habitat économe en espace : habitat
individuel groupé, habitat collectif et semi-collectif, habitat in-
dividuel dense.
- Des espaces publics partagés (intergénérationnels) et struc-
turants favorisant le lien social : jardins potagers, terrains de
jeux, prairies...
Ces orientations fruit de la réflexion et de la volonté municipale
se trouveront complétées des objectifs généraux du PDH sur ce
secteur du département :
	
> Développer une approche environnementale de l’aména-
gement
- Définir un plan de composition générale qui valorise le rap-
port du site au grand paysage environnant.
- Assurer la cohérence d’implantation des infrastructures et
du bâti avec le relief.
- Rechercher un principe d’implantation du bâti favorisant la
maîtrise de l’énergie.
- Maîtriser et valoriser le traitement des eaux de surface dans
l’aménagement des espaces publics.
- Proposer une approche paysagère favorisant une gestion rai-
sonnée des espaces végétalisés.
> S’attacher à une consommation maîtrisée de l’espace
- Proposer une composition urbaine permettant d’optimiser la
densité résidentielle.
- Maîtriser la proportion des espaces publics et collectifs en
évitant leur morcellement.
- Adapter la morphologie des voies à leurs usages effectifs.
> Favoriser les conditions du « vivre ensemble »
- Diversifier les typologies d’habitat permettant d’assurer une
réelle mixité sociale.
- Rechercher des formes d’organisation respectant l’intimité
des logements.
- Aménager des espaces collectifs de qualité favorisant leur
appropriation par les habitants.
- Maîtriser la qualité des limites entre espaces publics et es-
paces privatifs.
VC
Nouveau quartier du Clos Davy
Programme
Saint-Georges-sur-Layon
46
Projet lauréat
Matthieu Gelin et David Lafon, architectes urbanistes mandataires - Degré Zéro, paysagiste
Ailter, bureau d’études HQE - Sud VRD, bureau d’études VRD
«Bien qu’évoluant dans un contexte
de lotissement, nous ne pouvons
nous résoudre à simplement réali-
ser une voie distribuant des maisons iso-
lées au centre de leur terrain. Pour éviter
ce phénomène trop souvent répandu, la
forme du terrain ainsi que la position de
la maison sur le terrain accentueront les
effets de densité du bâti. »
Extrait de la notice projet
L
e projet s’inscrit dans ses rapports
au village et au paysage viticole envi-
ronnant. L’implantation du nouveau
quartier et sa distribution sont simples et
économes. Une rue principale, qualifiée
de quai entre vignes et village, limite le
front bâti et est ponctuée par deux places
d’où s’échappent les venelles reliant le
cœur du bourg, l’une redonnant à l’école
sa représentation publique, l’autre met-
tant en valeur une ancienne grange réha-
bilitée pour un usage partagé.
Le patrimoine végétal existant est ren-
forcé (haies, bosquets, bandes boisées)
et les murets de pierre, caractéristiques
de Saint-Georges-sur-Layon, participent
de la continuité du tissu bâti. La perméa-
bilité des sols est assurée par l’utilisation
de stabilisé sur l’ensemble du dispositif
viaire, les eaux pluviales étant récupérées
sur les parcelles, sans création d’infras-
tructure nouvelle.
Trois îlots, du nord vers le sud, chacun in-
tégrant les mixités souhaitées dans l’offre
de 30 logements, 1/3 de lots libres, 1/3 de
promotion privée, 1/3 de locatifs sociaux.
Les constructions sont disposées de fa-
çon aléatoire, façades ou pignons sur rue,
favorisant ainsi une certaine diversité et
une relation avec l’environnement verna-
culaire.
N
Îlot 1
Surface de l’îlot = 4 132 m2
11 logements + 9 garages
dont 4 locatifs et 7 locatifs
sociaux
Îlot 2
Surface de l’îlot = 3 783 m2
10 logements + 10 garages
dont 5 maisons de particuliers,
3 locatifs sociaux et 2 locatifs privés
Îlot 3
Surface de l’îlot = 4 666 m2
9 logements + 9 garages
dont 5 maisons de particuliers,
4 locatifs privés
47
Saint-Georges-sur-Layon
Nouveau quartier du Clos Davy
Paroles d’élu
Quelles sont les motivations qui ont poussé
la commune à s’engager dans la démarche
du concours d’urbanisme durable proposé
conjointement par le Conseil général et le
CAUE de Maine-et-Loire ?
La commune de Saint-Georges-sur-Layon a sai-
si l’opportunité de s’inscrire dans le concours
avec un projet qui était dans les cartons. La
nouvelle municipalité, élue en 2008, s’est en-
gagée à rédiger un agenda 21. Or le concours
d’urbanisme lancé dans le cadre du Plan dé-
partemental de l’habitat prend en compte le
développement durable. C’était donc le bon
moment et le bon endroit.
Quels sont les enseignements tirés de cette
expérience ?
Saint-Georges-sur-Layon compte 750 habi-
tants, il s’agit du premier concours d’urbanis-
me pour la commune. Le soutien du CAUE a
permis de surmonter les craintes initiales. Ha-
bituellement, les nouveaux quartiers étaient
dessinés par un géomètre dont le plan simple-
ment était approuvé en Conseil municipal. La
richesse du concours est d’offrir trois visions
différentes, voire complémentaires, par les
équipes de conception. Le concours a égale-
ment permis une démarche collective et ap-
profondie au sein de l’équipe municipale. On a
ainsi débattu sur le fait de concourir, puis sur le
cahier des charges et enfin sur le choix du lau-
réat. Et nous allons débattre sur la mise en œu-
vre du projet. Aujourd’hui, l’équipe municipale
n’envisage plus d’engager un projet urbain ou
d’aménagement sans la démarche suivie dans
le cadre du concours départemental.
Hervé VILBOUX
Maire de Saint-Georges-sur-Layon
Quelques chiffres
- Superficie aménagée par le projet > 24 000 m2
- Surfaces cessibles du projet > 12 600 m2
- Nombre de logements envisagés > 40
- Ratio surface cessible / surface de projet > 52 %
- Densité brute > 16 log/ha
- Densité nette (hors emprises publiques) > 31 log/ha
- Répartition des types d’habitations > 48 % de logements individuels, 52 % de groupés
Le choix énergétique définitif reste à étu-
dier mais les disponibilités géothermiques
soulignées dans le PLU sont mises en
avant comme l’est aussi le potentiel d’un
réseau de chaleur intégrant l’école et la
salle des fêtes. Les déplacements privilé-
gient l‘accès piétons aux habitations et à
l’école. Le traitement des déchets s’effec-
tue par collecte de tri sélectif sur trois sites
regroupés à la jonction entre voirie princi-
pale et desserte des habitations. BL
Un espace piéton planté
Comme un quai ouvert sur les vignes
Revaloriser les espaces
extérieurs de la salle des fêtes
Un front bâti sur la route
principale
Les directions prises par le bâti
s’accrochent à celle du village
Une composition
non régulière
Réhabilitation de la
grange en gîte rural
Grands arbres non alignés
qui agrémentent l’espace
partagé
Principe de haies
bocagères + fossé
drainant pour
renouer avec le
vocabulaire de la
région
Façade composite
ouverte sur les vignes
Murets en pierre de Falun,
supports de plantes grimpantes
Un alignement de grands
arbres sur le rue principale
Bosquets ponctuels qui
accompagnent la façade
composite des bâtiments
sur le « quai des vignes »
Mettre à distance la route
départementale
Un espace convivial et sûr
à la sortie de l’école
La rue, les places et les sentiers piétonniers
Des maisons ouvertes sur le paysage
Des arbres et des haies bocagères
48
Projet 2
F.AU architecte urbaniste mandataire - La Terre Ferme, paysagiste - CGA bureau d’études VRD
Inddigo, bureau d’études environnemental
Saint-Georges-sur-Layon
«L’enjeu de cette étude, telle
que nous la comprenons, c’est
l’association de l’écologique et
du social. Un urbanisme durable, c’est
une pratique qui articule ces deux
aspects, au moins. C’est également un
urbanisme qui évoluera dans le temps,
un urbanisme durable, un urbanisme
transformable, c’est-à-dire un dispositif
qui non seulement facilite l’intervention
des habitants, mais l’incite : intervention
sur le construit, intervention sur le bien
commun, sur la chose publique… »
Extrait de la notice projet
L
e projet est un Manifeste de l’ur-
banisme durable, la déclinaison ri-
goureuse de concepts aboutissant
au projet d’écoquartier tant dans sa di-
mension environnementale que sociale
ou économique. Il fait du Clos Davy un
laboratoire intégrant la gestion économe
du territoire et de nouveaux modes d’ha-
biter, le tout décliné sous le générique de
Co-habitations…
Le projet suppose une forte mutualisa-
tion  ; mutualisation des sols en y asso-
ciant des usages privatifs et collectifs et
mutualisation des usages et des consom-
mations, notamment en énergies et en
eaux, par la disposition d’un habitat sur
cour bénéficiant d’équipements collec-
tifs (chaufferie, potager, espaces de jeu,
etc.) dont le principe et l’ampleur restent
à géométries variables, dans l’attente de
la concertation avec les futurs habitants.
Le quartier est compris comme un lieu
d’échanges et de partage. Il est aussi
pensé dans les principes annoncés d’un
« urbanisme rural » laissant une grande
place aux espaces partagés.
La question des déplacements situe les
aires de stationnement en périphérie de
l’habitat dont la typologie est envisagée
soit sur cour, soit à toit commun, soit à
venelles, dans une stratégie de mixité
conforme au parti pris général.
BL
N
Prairie
Jardin
Arbre et haie
Puit et bassin
Potager
Cour commune et local commun
Cheminement piéton et fossé
Local technique
Quelques chiffres
- Superficie aménagée par le projet > 2,4 ha
- Surfaces cessibles du projet > 18 500 m2
- Nombre de logements envisagés > 51
- Ratio surface cessible / surface de projet > 77 %
- Densité brute > 21 log/ha
- Densité nette (hors emprises publiques) >
27,5 log/ha
- Répartition des types d’habitations > 21 %
de logements individuels, 79 % de groupés
49
Projet 3
Square, architecte urbaniste mandataire - Jacques Courilleau, paysagiste - Boplan bureau d’études
Saint-Georges-sur-Layon
«  Les enjeux de l’aménagement  :
accueillir et loger une population
diversifiée, achever l’urbanisation
du bourg en direction du sud-est, offrir
une alternative aux déplacements
automobiles, accroître le maillage de
voirie à l’est de l’agglomération, traiter
l’entrée est et la limite est du bourg,
offrir un nouvel accès à l’école, plus
adapté aux différents besoins, greffer
le nouveau quartier le mieux possible à
l’existant, répondre au mieux aux critères
du développement durable. »
Extrait de la notice projet
L
e « projet d’extension villageoise »
se soucie fortement de son intégra-
tion aux paysages comme du tissu
ancien du bourg. Il prend en compte le ca-
ractère structurant de l’école et de la salle
des fêtes en assurant une grande perméa-
bilité des usages du nouveau quartier, lieu
de vie aux espaces publics apparaissant
comme le contrepoids d’une densité bâ-
tie conforme à celle du village.
Le programme proposé dans le périmè-
tre opérationnel, correspond à 12 lots li-
bres de surfaces variables allant de 400
à 600 m2
, 11 lots de maisons groupées
en accession aidée sur des parcelles de
300 à 460 m2
, 3 maisons locatives et une
dizaine de logements locatifs intermédiai-
res. La compacité de ce programme et la
qualité des orientations proposées par-
ticipent d’une recherche du confort, de
l’agrément et d’une économie d’usage
optimisés pour chacun des logements.
Ce dispositif est organisé de part et
d’autre d’une voirie dont la sinuosité, fa-
vorable à la sécurité, dessert le quartier
qu’irrigue un réseau de circulations se-
condaires, piétonnes.
Les principes d’un urbanisme durable
sont largement déclinés tant en matière
de gestion des eaux pluviales que de limi-
tations de la pollution ou de revalorisation
des matériaux.
BL
Quelques chiffres
- Superficie aménagée par le projet >
24 000 m2
- Surfaces cessibles du projet > 12 000 m2
- Nombre de logements envisagés > 37
- Ratio surface cessible / surface de projet >
48 %
- Densité brute > 15 log/ha
- Densité nette (hors emprises publiques) >
30 log/ha
- Répartition des types d’habitations > 64 %
de logements individuels, 36 % de groupés
N
Périmètre opérationnel
Lots à bâtir (12)
Maisons groupées en accession aidée (12)
Maisons groupées en location sociale (3)
Logement intermédiaire en location sociale (10)
Logement intermédiaire hors opération
Lots à bâtir hors opération
Chaussée en enrobé aspect stabilisé
Sable stabilisé ou empierrement
Prairie
Fossé ou noue de rétention
Aménagement de voirie de plus long terme
Arbre existant
Nouvel arbre
Petit collectif
Habitat individuel
Espace public : parking et accès pour
école, aménagement d’une placette
Axe de desserte
Jardins privés
Coulée verte
Insertion du végétal dans le bâti
Vignes
Traitement paysager de l’interface
Liaison piétonne
Éco-quartier
des Lauriers
50
SAINT-SYLVAIN-D’ANJOU
Population > 4 679 Sylvanais
Communauté d’agglomération Angers Loire Métropole
N
51
L
a ville de Saint-Sylvain-d’Anjou a souhaité inscrire le projet
des Lauriers dans le cadre de l’appel à projets lancé par le
Conseil général et soutenu par le CAUE de Maine-et-Loire
pour engager une réflexion urbaine innovante sur son territoire
et inspirée du développement durable.
Appartenant à la communauté d’agglomération Angers Loire
Métropole, la Ville de Saint-Sylvain-d’Anjou est limitrophe d’An-
gers, et fait partie de la première couronne de l’agglomération.
Cette commune dynamique de 4 679 habitants souhaite réaliser
un quartier d’habitat proche du centre-bourg destiné principale-
ment aux primo-accédants, respectant le principe de maîtrise de
l’étalement urbain : le quartier des Lauriers.
Positionné en continuité du bourg de Saint-Sylvain-d’Anjou, le
quartier des Lauriers bénéficie d’une situation stratégique en
entrée de bourg, en limite immédiate de la RD 117 (porte princi-
pale du bourg) et de la zone commerciale de la Millardière (SU-
PER U), et à proximité de grands axes de circulation : RD 323,
rocade est et autoroute A11 Nantes-Paris.
D’une superficie de 12 hectares environ, le site des Lauriers pré-
sente une opportunité de répondre aux demandes de logements
au cœur de l’agglomération, en cohérence avec les objectifs du
Plan Départemental de l’Habitat et le Programme Local de l’Ha-
bitat d’Angers Loire Métropole, notamment en proposant une
diversité des typologies urbaines et des aménagements écono-
mes en foncier.
Les trois esquisses qui sont présentées par les équipes pré-
sélectionnées dans le cadre de l’appel à projets doivent traduire
spatialement les divers enjeux urbains, paysagers, sociaux et
environnementaux qui figurent au Plan Départemental de l’Ha-
bitat et dans le Programme Local de l’Habitat, et doivent égale-
ment répondre aux objectifs suivants :
> Marquer l’entrée du bourg de Saint-Sylvain-d’Anjou
L’entrée de bourg sera notamment valorisée par l’intégration
paysagère des éléments naturels de la ceinture verte à l’ouest
et au sud du secteur, par la qualité de l’interface avec la zone
commerciale au sud-est, et d’autre part, par une réflexion pous-
sée sur les nouvelles constructions : travail sur les échelles ur-
baines et les références locales, la mixité et l’innovation des
formes urbaines (collectifs, intermédiaires, individuels groupés),
la qualité des espaces publics et la diversité des ambiances.
> Créer un îlot mixte d’habitat destiné en priorité aux primo-
accédants
Le quartier devra proposer des logements économes en foncier
et assurer une mixité des formes urbaines, une mixité sociale
et générationnelle permettant de proposer un habitat pour tous,
adapté à des attentes diversifiées : des prix maîtrisés pour fa-
voriser la primo accession, une offre d’habitat locatif social, des
logements adaptés aux personnes à mobilité réduite, des typo-
logies de logements et des modes de financement variés…
Cette diversité du parc de logements doit permettre d’offrir à
l’échelle de la commune les moyens de réaliser son parcours
résidentiel au gré des différentes étapes de la vie.
> Relier le projet à la ville
- Créer des conditions d’une circulation fluide et apaisée dans le
quartier par des aménagements de voiries adéquats,
- Favoriser les déplacements alternatifs à la voiture, des liaisons
douces sécurisées et agréables, pour les piétons et cycles.
> Respecter l’environnement pour un habitat durable
Le projet s’inscrit dans une démarche de développement dura-
ble et vise donc la protection de l’environnement naturel dans le
respect du site : préservation des haies et boisements existants,
prise en compte du relief ordonnant le système d’écoulement
des eaux, des vues, préservation de la biodiversité… Ils serviront
« d’ossature » au projet urbain. D’autres préoccupations sont
prises en compte dès la conception de ce projet afin d’urbaniser
tout en permettant des économies en eau, énergie, espace.
AG
Éco-quartier des Lauriers
Programme
Saint-Sylvain-d’Anjou
52
Lauréat
Magnum, architecte urbaniste mandataire - Phytolab, paysagiste
Inddigo, BET Environnement - Boplan, BET VRD
«Nous avons cherché à proposer un
lieu de vie très différent de ce qui
se fait aujourd’hui à Saint-Sylvain.
En effet, que ce soit en termes d’image
ou de fonctionnement, cet éco-quartier
sera une proposition réellement alterna-
tive pour les acquéreurs.»
Extrait de la notice projet
C
ompte tenu de la taille de l’opéra-
tion, le projet est conçu dans ses
rapports avec le paysage, entrée
de ville, fond de scène boisée, interface
ville campagne. Il intègre la dimension
paysagère comme partie prenante du pro-
jet d’aménagement. De grandes «  cou-
lées vertes » relient les quartiers nord et
la ceinture verte. Un « quai » marque une
limite franche de l’urbanisation au sud,
une limite qu’accentue la présence d’un
bassin linéaire, dispositif utile à la gestion
des eaux pluviales comme aux appropria-
tions ludiques. Des espaces thématiques
sont disposés et sont autant de jardins
familiaux, pédagogiques ou destinés aux
loisirs. En règle générale, les plantations
isolées, à fort développement, participent
de l’identité du quartier en faisant réfé-
rence au caractère sylvicole de la com-
mune. Le végétal, très présent, contribue
également au confort des habitants par la
protection des vents dominants, l’accom-
pagnement paysager des eaux de pluie et
à la création d’un micro-climat urbain.
L’organisation viaire du nouveau quar-
tier suppose une limitation de l’usage
de l’automobile, la totalité des parcelles
étant irriguée par un réseau de circula-
tions douces ou de sentes piétonnes et
de nombreux espaces de stationnement
collectif de proximité sont disposés à des
distances acceptables.
N
Axe principal
Axe secondaire
Sente piétonne
Sente piétonne sur quai
Voie accès pompiers
Stationnements paysagers
Trame viaire
53
Saint-Sylvain-d’Anjou
Éco-quartier des Lauriers
Paroles d’élu
Quelles sont les motivations qui ont poussé
la commune à s’engager dans la démarche
du concours d’urbanisme durable proposé
conjointement par le Conseil général et le
CAUE de Maine-et-Loire ?
Le positionnement géographique de la com-
mune, au nord-est d’Angers justifie les projets
d’urbanisation ambitieux. Depuis de nombreu-
ses années, la commune met en œuvre le
parcours résidentiel dans chaque projet qu’elle
conçoit. Il s’agit de permettre à chacun (du jeu-
ne couple sans enfant, à la personne âgée) de
trouver le logement adéquat à son choix de vie.
Par ailleurs, Saint-Sylvain entretient une colla-
boration intense avec la Sodemel, il paraissait
intéressant de poursuivre cette collaboration
dans le cadre d’un projet porté par le Conseil
général. Le projet de lotissement des Lauriers,
situé à l’entrée ouest de la commune, était dans
les cartons depuis quelques années. L’oppor-
tunité offerte par le concours départemental a
permis de relancer ce projet dont l’objectif est
de personnaliser l’entrée de bourg en intégrant
différentes cibles du développement durable.
Quels sont les enseignements tirés de cette
expérience ?
Le concours d’urbanisme est une source
d’échanges, de connaissances, d’information,
voire de formation des élus. Il nous a également
offert une ouverture par rapport à nos pratiques
habituelles. Le Conseil général et les structures
associées apportent une méthodologie, une ca-
pacité d’appréhender le projet de façon globale
dans une des missions essentielles d’une com-
mune : l’urbanisation. La procédure de concours,
très structurée, donne naissance à des hypothè-
ses riches et variées. Le projet urbain est tou-
jours un compromis entre les propositions des
professionnels et les possibilités des élus.
Claude GENEVAISE
Maire de Saint-Sylvain-d’Anjou
Quelques chiffres
- Superficie aménagée par le projet > 15,5 ha
- Surfaces cessibles du projet > 7,35 ha
- Nombre de logements envisagés > 360
- Ratio surface cessible / surface de projet > 47 %
- Densité brute > 23 log/ha
- Densité nette (hors emprises publiques) > 49 log/ha
- Répartition des types d’habitations >
43 logements individuels, 47 logements individuels
groupés, 270 logements intermédiaires
- Stationnement > 350 stationnements paysagers,
250 stationnements sur parcelles privées et 50
stationnements visiteurs.
Les constructions sont très majoritaire-
ment orientées nord-sud afin de favoriser
leur performance thermique. La diversité
des typologies architecturales, la relative
densité du quartier et le souhait d’une com-
pacité favorable à la maîtrise des dépenses
d’énergie, supposent la présence d’habitat
individuel groupé et intermédiaire. Les mai-
sons mitoyennes ou en bande, occupent le
cœur du quartier tandis que l’habitat inter-
médiaire marque sa périphérie.
BL
Maison mitoyenne
Maison sur voie
Maison en bande
Intermédiaire sur quai
Intermédiaire sur parc
Intermédiaire sur RD
Équipement
Commerce
Toiture
végétalisée
Logement individuel sans
garage
Sente
Logement individuel avec
garage Stationnement Le quai planté
La ceinture
verte
Voie mixte
plantée
Logement
intermédiaire
Espace extérieur
privatif
Le bassin des
eaux de pluie
Logements
individuels
groupés
Fibre
végétale
ParcSente
piétonne
Noue
minérale
Jardin
privatif
Stationnement
paysager
Jardins
familiaux
Noue
végétale
Typologies bâties
Profil CC’
Profil DD’
54
Projet 2
Guillaume Sevin, paysagiste mandataire - Studio d’architecture b.Huet, architecte - Safege, ingénieur conseil
Saint-Sylvain-d’Anjou
«Une logique plastique et architec-
turale recherche la maîtrise d’un
certain niveau d’hétérogénéité ne
devant pas affaiblir la pertinence et les
ambitions du projet urbain et paysager. »
Extrait de la notice projet
L
a prégnance des boisements de
Saint-Sylvain-d’Anjou influence le
parti d’aménagement retenu. Un
principe de pré-forestation du secteur
est proposé, ce qui permet d’assumer
le temps long de l’aménagement et d’at-
tacher la personnalité du futur quartier à
l’identité communale.
L’accroche avec le bourg participe d’une
autre continuité, celle du mail existant qui
est prolongé par une allée forestière de
même gabarit et qui, introduite par l’im-
plantation d’un équipement sur une place
publique, structure le nord du secteur.
Parallèlement, une autre lanière verte
accompagne un chemin d’eau constitué
par le ruisseau de la Veillière. Enfin, à la
limite sud de l’agglomération et en vis-
à-vis du secteur d’activité tertiaire de la
Millardière, un pôle économique suppose
l’implantation d’éco-entreprises dans un
environnement très végétalisé.
La densité exprime la diversité des ty-
pologies architecturales ternaires et une
forte implication de l’espace public. Celui-
ci s’inspire du vocabulaire forestier. L’ha-
bitat est ainsi réparti soit en frondaison
des axes structurants (allée forestière et
chemin de l’eau), soit au sein de « clai-
rières habitées ». L’absence de véhicules
automobiles et de clôtures donne à ces
secteurs une quiétude évidente et facilite
une forte socialisation. Au-delà de ces
deux typologies, une offre d’habitat avec
patios occupe un large territoire dont l’or-
ganisation très imbriquée suppose une
urbanité spécifique, transgressant les
frontières habituelles entre sphères publi-
ques et privées. BL
Quelques chiffres
- Superficie aménagée par le projet > 15,5 ha
- Nombre de logements envisagés > 247
- Répartition des types d’habitations >
58 logements en lots libres (les clairières
habitées), 80 logements locatifs (les
frondaisons bâties), 109 maisons-patios
- Stationnements > parkings semi-enterrés,
stationnements couverts et garages
N
Une voie secondaire d’orientation nord-ouest/
sud-est lie les axes principaux.
55
Projet 3
CBA, architecte urbaniste mandataire - Hulack, architecte urbaniste - Armelle Claude, architecte paysagiste
Sogeti, BET VRD - Echos, économiste
Saint-Sylvain-d’Anjou
«Notre intention première est de tis-
ser des liens forts entre les quartiers
existants et le nouveau. Cela passe
par la prolongation des espaces publics
existants dans le nouveau quartier. Un ef-
fort particulier a été porté sur le rapport
au paysage, l’éco-quartier se situant en
frange de la masse bâtie, à l’interface de
la ville et de la campagne. »
Extrait de la notice projet
L
e projet propose l’implantation de
450 logements dans une logique de
forte densité privilégiant la qualité
de la mise en relation du site avec le pay-
sage. Cette ambition se traduit par une
irrigation du site dans un réseau viaire
très volontaire, la disposition d’îlots de
taille modeste, la forte lisibilité de l’espa-
ce public et la participation du végétal, la
densité étant pensée non seulement en
termes de bâti mais aussi en termes de
végétation.
La « qualité du vivre ensemble » induite
par l’idée d’éco-quartier, trouve ici sa
traduction par l’absence de ségrégation
sociale ou fonctionnelle et par la mise en
œuvre d’une forme urbaine favorable à
la convivialité des échanges. La relation
avec le tissu urbain existant est marquée
par la continuité de certains espaces (le
mail notamment) et la pénétration du
végétal jusqu’au cœur du site. La transi-
tion volumétrique avec l’environnement
pavillonnaire se fait progressivement,
la densité maximale du quartier accom-
pagnant l’axe structurant que compose
« l’avenue verte ». qui le traverse d’est en
ouest, lieu d’intensité urbaine et support
d’équipements commerciaux. Les îlots
d’habitat composent des ensembles de
10 logements individuels ou de 18 loge-
ments intermédiaires bénéficiant de jar-
dins privatifs (pour chaque logement dans
le premier dispositif et pour 60 % d’entre
eux pour le deuxième). BL
Quelques chiffres
- Superficie aménagée par le projet > 13,5 ha
- Surfaces cessibles du projet > 8,76 ha
- Nombre de logements envisagés > 450
- Répartition des types d’habitations >
140 logements individuels, 310 logements
intermédiaires
- Stationnement > 7800 m2
dont 5300 m2
en
silo
N
Coupe partielle sud-nord
Coupe partielle sur l’axe majeur
Coupe partielle sud-nord
57
Vocabulaire à l’usage des projets d’urbanisme durable
Aménageur  Personne (physique ou mo-
rale, publique ou privée) dont la mission
est d’acquérir des terrains et de les amé-
nager afin de les rendre constructibles.
AMO  Mission d’accompagnement de
la maîtrise d’ouvrage dans les champs de
sa compétence (faisabilité de l’opération,
programmation urbaine, évaluation budgé-
taire, organisation du recours à la maîtrise
d’œuvre, animation de la concertation).
Densité  Indicateur quantitatif exprimant
le ratio de surfaces dédiées à l’habitat
sur un hectare urbanisé (densité brute).
La densité nette suppose le rapport en-
tre les surfaces dédiées à l’habitat et les
surfaces cessibles. Lorsqu’elle est maî-
trisée et s’inscrit dans une composition
urbaine réfléchie, une forte densité n’est
pas contraire à une qualité de vie et à l’in-
timité.
Développement durable «  Un déve-
loppement qui répond aux besoins du
présent sans compromettre les capacités
des générations futures à répondre aux
leurs ».
Éco-quartier  Quartier d’habitat dont la
composition intègre les attendus du dé-
veloppement durable et de la participa-
tion des habitants.
Hameau  Îlot constitué de quelques im-
meubles formant une unité spécifique et
desservie de manière autonome.
Quai  Mise en relation d’un quartier avec
un environnement non construit et for-
mant une rupture (plan d’eau, espace vert
ou naturel, etc.) en constituant une limite
franche de l’urbanisation.
Mail  Espace public ordonnancé par un
végétal arboré composé en alignements.
Mixité sociale  Capacité d’un quartier à
accueillir différentes catégories sociales
par l’offre en logements diversifiés qu’il
propose (locatif social, locatif privé, ac-
cession sociale, accession privée).
Maître d’ouvrage  Personne (physique
ou morale) pour le compte de laquelle est
réalisée une opération d’aménagement
et qui en supporte la responsabilité finan-
cière.
Maître d’œuvre  Personne (physique ou
morale) chargée de la conception et de
l’exécution d’un ouvrage et qui en sup-
porte la responsabilité technique.
Maîtrise foncière  Capacité de la collec-
tivité soit à être propriétaire des terrains
qu’elle souhaite aménager soit à utiliser
les outils juridiques mis à sa disposition
pour les acquérir.
Natura 2000  Réseau écologique euro-
péen engageant les États membres à
protéger ou conserver certains types
d’habitats et d’espèces recensés comme
exceptionnels ou menacés. 25% des
communes françaises sont concernées
par ce réseau qui cherche à concilier l’ac-
tivité humaine et la protection des milieux
naturels et de la biodiversité.
Noue  Traitement paysagé de l’eau plu-
viale en surface par l’aménagement de
larges fossés facilitant la circulation des
eaux et leur infiltration en limitant leur
stockage ou leur rejet dans les réseaux
publics.
Parc habité  Composition d’un nouveau
quartier dans un cadre très ouvert où pré-
domine l’espace public végétalisé et l’ab-
sence de limite franche entre les espaces
bâtis et « naturels ».
Plan Départemental de l’Habitat (PDH) 
Mis en place conjointement par l’État et le
Conseil général, le Plan Départemental de
l’Habitat (PDH) assure la cohérence entre
les politiques de l’habitat conduites sur les
territoires couverts par des PLH et celles
qui sont menées sur le reste du départe-
ment afin de lutter contre les déséquilibres
et les inégalités territoriales.
Programme  Définition des fonctions
(capacités, fonctionnement, etc.) et des
qualités que doit remplir une opération
d’aménagement et qui est placée sous la
responsabilité du maître d’ouvrage.
Programme Local de l’Habitat (PLH) 
Un PLH est obligatoirement élaboré dans
toutes les communautés de communes
compétentes en matière d’habitat de
plus de 50 000 habitants comprenant au
moins une commune de plus de 15 000
habitants, ainsi que dans toutes les com-
munautés d’agglomération. Il évalue et
programme la politique de l’habitat d’un
territoire à travers un diagnostic, l’énoncé
d’objectifs et d’un programme d’actions.
Typologie Nature des immeubles
construits dans le quartier et déterminée
par l’usage, individuel, individuel groupé,
intermédiaire, collectif, etc.
Urbanisme  Art et technique d’aménager
la ville et l’ensemble des espaces habités.
Urbaniste   Professionnel fédérant une
équipe pluridisciplinaire assurant la concep-
tion générale du nouveau quartier.
Sente   Liaison douce, généralement vé-
gétalisée, assurant la circulation piétonne
à l’intérieur d’un quartier.
ZAC   Les zones d’aménagement concer-
té sont les zones à l’intérieur desquelles
une collectivité publique décide d’inter-
venir pour réaliser ou faire réaliser l’amé-
nagement et l’équipement des terrains,
notamment de ceux que cette collectivité
ou cet établissement a acquis ou acquer-
ra en vue de les céder ou de les concéder
ultérieurement à des utilisateurs publics
ou privés.
ZNIEFF   Zone naturelle d’intérêt écologi-
que, faunistique et floristique supposant
une protection particulière.
58
Projet lauréat
Labatut Architectes Associés
10 rue de l’Hermitage
49 280 Saint-Léger-sous-Cholet
Tél. 02 41 75 29 80
contact@lahaye-labatut.com
De Long en Large
31 rue Appert
44100 Nantes
Tél. 06 63 14 51 84
e.escats@longenlarge.fr
Pragma Ingénierie
2 rue Amadeo Avogadro
49 070 Beaucouzé
Tél. 02 41 73 20 33
Projet 2
François Minier
72 rue de la Gare
44 800 Saint-Herblain
Tél. 02 40 92 87 48
fminier@gmail.com
Guillaume Sevin
20 rue Florent Cornilleau
49100 Angers
Tél. 02 41 87 07 14
guillaume.sevin@unimedia.fr
SODEREF Développement
rue Lucien Chaserant - BP 10
72600 Saint-Saturnin
Tél. 02 43 51 10 28
frederic.besnard@soderef-dev.fr
Projet 3
Atelier Ruelle
Marcillé
49 770 Le Plessis-Macé
Tél. 02 41 32 69 15
atelier.ruelle@wanadoo.fr
Cabinet Bourgois
Agence Pays de la Loire
Pôle d’activité Intercommunal du Landreau
85 130 La Verrie
Tél. 02 51 61 49 57
Botz-en-Mauges
Projet lauréat
Atelier Cité Architecture
66 rue René Boulanger
75010 PARIS
Tél. 01 42 03 30 04
cite.architecture@wanadoo.fr
CSD AZUR
13-19 rue Jean Bourgey
69100 Villeurbanne
Tél. 04 72 76 06 90
contact@csdazur.fr
Atelier LD
Cité de l’Environnement
Parc Technologique Porte des Alpes
355 allée Jacques Monod
69791 Saint-Priest Cedex
Tél. 04 78 39 09 66
contact@atelierld.com
Projet 2
Atelier Espace Temps
60 bd Maréchal Alphonse Juin
44 100 Nantes
Tél. 02 40 85 05 99
Ecce Terra
8 rue du Bourg Joly
49125 Tiercé
Tél. 02 41 42 84 08
info@ecce-terra.fr
Sogreah consultants
8 avenue des Thébaudières
44 800 Saint-Herblain
Tél. 02 28 09 18 00
sogreah@sogreah.fr
Projet 3
Univers
18 rue Danton
35 000 Rennes
Tél. 02 99 63 64 66
urbapaysage@agenceunivers.fr
Cabinet Bourgois
3 rue des Tisserands
35 768 Saint-Grégoire
Tél. 02 99 23 84 84
Chalonnes-sur-Loire
Projet lauréat
Atelier Du Lieu
8 rue Geoffroy Drouet
44 000 Nantes
Tél. 02 51 86 49 54
atelier.du.lieu@architectes.org
Agence 7 Lieux
1 rue de l’Échappée
49123 Champtocé-sur-Loire
Tél. 02 41 39 73 13
7lieux@free.fr
GCA Ingéniérie
9 rue Jules Verne
44230 Saint-Sébastien-sur-Loire
Tél. 02 40 80 66 55
gca.ingenierie@wanadoo.fr
Projet 2
Archidée
134 route de Vertou
44 200 Nantes
Tél. 02 51 79 19 00
b.amalric@archidee.fr
Ingénierie TUGEC, BET VRD
Agence Ouest
Centre Commercial Gesvrine
44 240 La Chapelle-sur-Erdre
Tél. 02 40 93 69 24
ouest@tugec.fr
Inddigo
4 avenue Millet
44 000 Nantes
Tél. 02 40 48 99 99
inddigo@inddigo.com
Projet 3
Linéa Architecture et Urbanisme
119 rue des Douves
BP 50061 - 44152 Ancenis Cedex
Tél. 02 40 96 19 82
linea-archi@wanadoo.fr
Zephyr Paysages
Péniche Nautilus Quai de Versailles
44 000 Nantes
Tél. 02 40 47 04 46
zephyr-paysages@orange.fr
Sogreah Consultants
8 avenue des Thébaudières
44 800 Saint-Herblain
Tél. 02 28 09 18 00
sogreah@sogreah.fr
Champtoceaux
Coordonnées des concepteurs
59
Projet lauréat
Sixième rue
610 Cité radieuse
44 400 Rezé
Tél. 02 40 75 50 56
sixieme.rue@wanadoo.fr
Agence 7 Lieux
1 rue de l’Échappée
49123 Champtocé-sur-Loire
Tél. 02 41 39 73 13
7lieux@free.fr
Anjou Maine Coordination
152 avenue du Général Patton
49 000 Angers
02 41 60 50 02
Projet 2
Forma 6 architectes et urbanistes
6 bis rue Ouche de Versailles
44 000 Nantes
Tél. 02 40 29 47 25
forma6@forma6.net
Phytolab
9 rue des Olivettes
44 000 Nantes
02 40 20 38 39
contact@phytolab.fr
Cabinet Branchereau
4 quai des Carmes BP 62 257
49 022 Angers cedex 02
Tél. 02 41 87 13 10
Projet 3
Lionel Vié
30 avenue Besnardière
49100 Angers
Tél. 02 41 21 15 52
archi.vie@wanadoo.fr
François Tavernier
Le Moulin des Buttes
49 380 Faveraye-Mâchelles
Tél. 02 41 54 11 11
tavernier.paysage@wanadoo.fr
Jacques Carré
177 Bis bd Strasbourg - BP 10 300
49 003 Angers cedex 01
Tél. 02 41 47 22 77
Le Lion-d’Angers
Projet lauréat
Urban’ism
9 rue du Picard
37 140 Bourgueil
Tél. 02 47 95 57 06
Safege
Parc de l’Île
15/27 rue du Port
92 022 Nanterre Cedex
Tél. 01 46 14 71 00
contact@safege.fr
Projet 2
Sitadin Urbanisme et Paysage
17 rue Viarmes - BP 30 333
35 103 Rennes cedex 3
Tél. 02 99 65 06 14
sitadin@wanadoo.fr
François Tavernier
Le Moulin des Buttes
49 380 Faveraye-Mâchelles
Tél. 02 41 54 11 11
tavernier.paysage@wanadoo.fr
Cabinet Bourgois
3 rue des Tisserands
35 768 Saint-Grégoire
Tél. 02 99 23 84 84
Projet 3
Jacques Boucheton
5 rue Jean-Jacques Rousseau
44 000 Nantes
Tél. 02 40 35 03 20
Atelier Horizon
Le Chalet
49 140 Sermaise
Tél. 02 41 82 15 81
Céramide
2 rue Robert Le Ricolais
44 000 Nantes
Tél. 02 40 52 34 86
Corzé
Projet lauréat
Patrick Belz, architecte urbaniste
2 bd Georges Mandel
44 200 Nantes
Tél. 02 40 47 88 60
belz.architecture@laposte.net
Laurent Couasnon
1 rue Joseph-Sauveur
35 000 Rennes
Tél. 02 99 30 61 58
Act environnement
rue de Bourgogne
62 750 Loos-en-Gohelle
Tél. 03 21 75 54 03
contact@actenvironnement.fr
Projet 2
Agence L’Anton et associés
31 avenue Laplace
94110 Arcueil
Tél. 01 49 12 10 90
Inddigo
4 avenue Millet
44 000 Nantes
Tél. 02 40 48 99 99
inddigo@inddigo.com
Projet 3
Dorothée Guéneau et Raffaele Melis
Les Blancharderies
79290 Saint-Pierre-à-Champ
Tél. 05 49 96 15 52
gueneau.melis@wanadoo.fr
Lionel Guibert
56 rue du Paradis
75010 Paris
Tél. 01 47 00 70 70
Onillon Duret
12 allée Joseph Touchais
49 700 Doué-la-Fontaine
Tél. 02 41 59 10 33
douelafontaine@onillonduret.com
Montreuil-Bellay
60
Projet Lauréat
Matthieu Gelin et David Lafon
10 ter rue Bisson
75 020 Paris
Tél. 01 42 46 33 32
agence@gelin-lafon.com
Degré Zéro
39 rue Bichat
75 010 Paris
Tél. 01 42 54 10 28
office@degrezero.fr
Ailter
14 avenue Talamon
92 370 Chaville
Tél. 01 47 50 97 20
Sud VRD
36 rue Barjot
49 300 Cholet
Tél. 02 41 56 28 97
bet-vrd-brousseau@orange.fr
Projet 2
F.AU architectes urbanistes
5 rue Perrault
44000 Nantes
Tél. 02 40 71 96 35
f.au@orange.fr
La Terre Ferme
La Place
44170 Vay
Tél. 02 40 79 58 81
GCA Ingéniérie
9 rue Jules Verne
44230 Saint-Sébastien-sur-Loire
Tél. 02 40 80 66 55
gca.ingenierie@wanadoo.fr
Inddigo
4 avenue Millet
44 000 Nantes
Tél. 02 40 48 99 99
inddigo@inddigo.com
Projet 3
Square urbanisme paysages et habitat
84 quai de la Fosse
44 100 Nantes
Tél. 02 40 69 26 25
squarenantes@free.fr
Jacques Courilleau
1 rue d’Anjou
49 100 angers
Tél. 02 41 87 22 29
courilleaupaysagiste@wanadoo.fr
Boplan
Rue du Landreau
49 070 Beaucouzé
Tél. 02 41 36 60 60
Saint-Georges-sur-Layon
Projet Lauréat
Magnum, architectes et urbanistes
40 rue de Strasbourg
44 000 Nantes
Tél. 02 40 75 75 02
accueil@agencemagnum.com
Phytolab paysage
9 rue des Olivettes
44 000 Nantes
02 40 20 38 39
contact@phytolab.fr
Inddigo
4 avenue Millet
44 000 Nantes
Tél. 02 40 48 99 99
inddigo@inddigo.com
Boplan
Rue du Landreau
49 070 Beaucouzé
Tél. 02 41 36 60 60
Projet 2
Guillaume Sevin
20 rue Florent Cornilleau
49 100 Angers
Tél. 02 41 87 07 14
guillaume.sevin@unimedia.fr
Studio d’architecture B.Huet
20 rue Florent Cornilleau
49 100 Angers
Tél. 02 41 22 99 49
angers@sabh.fr
Safege, ingénieurs conseils
Parc de l’Île
15/27 rue du Port
92 022 Nanterre Cedex
Tél. 01 46 14 71 00
contact@safege.fr
Projet 3
CBA
9 rue de Le Nostre
76 000 Rouen
Tél. 02 32 10 44 44
agence@cba-architecture.com
Hulack
30 avenue Marceau
75 008 Paris
Tél. 01 40 30 13 14 1
hulack@dharchitecte.com
Armelle Claude
5 rue Henri Chevreau
75 020 Paris
Tél. 01 46 36 90 42
armelle.claude@wanadoo.fr
Sogeti Ingenierie
387 rue des Champs
76 230 Bois-Guillaume
Tél. 02 35 59 49 39
accueil@sogeti-ingenierie.fr
Echos
avenue des Hauts Grigneux
76 420 Bihorel
Tél. 02 35 02 00 58
contact@cabinet-echos.fr
Saint-Sylvain-d’Anjou
- Comité de rédaction > Michel BALLARINI, Vincent CAZALS, Maeva CEGARRA, Laurent COLOBERT, Edith EMEREAU, Anaïs
GALLOYER, Franck GAUTRÉ, Bruno LETELLIER et François TRENIT
- Conception et réalisation > Manuela TERTRIN, CAUE de Maine-et-Loire / Impression > LGL Imprimerie
- Crédits photographiques > Concepteurs, CAUE de Maine-et-Loire, Conseil général de Maine-et-Loire (BD Ortho 2008), Air Papillon (p.51)
Décembre 2009
Alors que la conscience environnementale éveille de plus en plus
d’acteurs de l’aménagement, le Conseil général de Maine-et-Loire,
par son Plan Départemental de l’Habitat, promeut une approche
durable de l’urbanisme. Huit communes se sont associées à cette
ambition pour un cadre de vie respectueux de l’environnement
en organisant un concours d’urbanisme pour l’aménagement de
nouveaux quartiers d’habitat. Ces démarches exemplaires sont
présentées ici comme autant de témoignages d’une nouvelle
façon de faire la ville et d’offrir de nouveaux modes d’habiter.
Habiter autrement
Pour un urbanisme durable
Hôtel du Département - Place Michel Debré - BP 94104 - 49 941 Angers cedex 9
Tél. 02 41 81 49 49 - www.cg49.fr

Habiter autrement

  • 1.
    Habiter autrement Pour unurbanisme durable
  • 3.
    Habiter autrement Pour unurbanisme durable
  • 5.
    3 L ’habitat constitue unfacteur d’équilibre des ménages et un élément d’attractivité pour le dynamisme économique d’un territoire. Le Conseil général de Maine-et-Loire s’est doté, dès janvier 2008 d’un Plan Départemental de l’Habitat précisant les objectifs en matière de production et de réhabilitation de logements sur l’en- semble du territoire. L’objectif de ce plan est également de faire du Maine-et-Loire un département innovant en matière d’habitat en l’intégrant dans une logique de développement durable. Cette volonté se traduit à travers deux axes d’intervention : -  La création de nouvelles zones d’habitat inscrites dans une démarche de développement durable ; - La promotion des énergies renouvelables dans l’habitat au tra- vers des aides aux particuliers. L’objet de cette publication est d’éclairer l’ensemble des acteurs de la politique de l’habitat sur les outils mis à leur disposition par le Conseil général pour accompagner, développer et aménager de nouvelles zones d’habitat respectueuses de cette approche environnementale. Organisé en partenariat avec le CAUE, la SODEMEL et l’asso- ciation ALISÉE le concours départemental d’urbanisme durable figure parmi les actions d’accompagnement mises en œuvre par le Département pour soutenir les communes dans leur politique d’aménagement urbain. Expérimenté en 2008-2009 sur huit communes du département recouvrant la diversité des territoires urbains et ruraux, ce rendez- vous organisé tous les deux ans, invite des architectes à conce- voir de nouveaux quartiers respectueux de l’environnement. Au-delà de la qualité des opérations présentées au fil de ces pages, ce document est également un guide pour tous ceux qui souhaitent s’engager dans cette démarche. En contribuant à la promotion de nouvelles formes urbaines por- tées par les collectivités et les acteurs de l’habitat, le Conseil général affirme plus encore sa volonté d’impulser une politique de l’habitat dynamique, innovante et adaptée aux spécificités de tous les territoires. Le Président du Conseil général de Maine-et-Loire A u cours de ces trente dernières années, par l’effet cumu- lé de la pression démographique et d’un culte voué à la maison individuelle, le paysage de la périphérie des villes et villages de notre département s’est profondément dégradé. Une génération de lotissements et de constructions diffuses a marqué négativement de son empreinte un cadre de vie que des siècles de développement urbain avaient épargné. Les for- mes urbaines et les modes d’habiter ont participé d’une vraie rupture. Pour ne pas y avoir pris garde, élus et professionnels sont largement responsables de ce que seule la demande so- ciale ne suffit pas à expliquer. Ainsi, la valeur patrimoniale et la qualité du paysage n’ont pas été des arguments suffisamment forts pour inverser une production du bâti étrangère à toute idée de continuité, d’insertion ou d’harmonie collective. Rien n’y a fait ! Pas même l’action quotidienne, pédagogique et inlassable d’un CAUE soucieux, dès à l’origine de sa mise en place par le Conseil général, de porter le message de la qualité de la Maison et ses groupements*. Peu à peu toutefois, l’idée impérieuse de la protection de l’en- vironnement s’éveille dans les consciences et, l’urgence de la sauvegarde planétaire s’imposant par évidence, la question du développement durable devient cause commune et partagée. L’urbanisation des territoires n’échappe pas au sursaut salutaire, elle est même au premier rang, l’économie de l’espace recon- sidérant l’étalement urbain, celle de l’énergie revisitant la forme urbaine et l’architecture, le tout s’inscrivant, nécessairement, dans une perspective de qualité retrouvée. En partageant l’ambition du Plan Départemental de l’Habitat et en contribuant très activement à la mise en place du concours départemental d’urbanisme durable, le CAUE poursuit son en- gagement pour la qualité de l’aménagement des nouveaux quar- tiers et la maîtrise des projets urbains. Il constate la mobilisation des élus et la compétence des professionnels, architectes, pay- sagistes, bureau d’études, qui ont répondu à l’appel du Conseil général et ouvert la voie à des pratiques nouvelles génératrices de meilleures commandes et à des projets à nouveau inspirés. Même si tout concours se solde par un palmarès, chaque propo- sition réunie dans ce document mérite une considération parti- culière, la réflexion, le travail et l’intelligence conceptuelle étant un investissement pour l’avenir. Christian GAUDIN Sénateur de Maine-et-Loire, Président du CAUE Préface * Titre d’une exposition produite par le CAUE de Maine-et-Loire en 1980. Politique de l’habitat : promouvoir de nouvelles formes urbaines
  • 7.
    5 Sommaire Présentation du PlanDépartemental de l’Habitat et du Concours d’urbanisme durable................................................................. p.6 Les partenaires...........................................................................................p.7  Botz-en-Mauges.......................................................................................p.8 Programme.........................................................................p.9 Projet lauréat.......................................................................p.10 Projet 2...............................................................................p.12 Projet 3...............................................................................p.13  Chalonnes-sur-Loire...............................................................................p.14 Programme.........................................................................p.15 Projet lauréat.......................................................................p.16 Projet 2...............................................................................p.18 Projet 3...............................................................................p.19  Champtoceaux.....................................................................................p.20 Programme.........................................................................p.21 Projet lauréat.......................................................................p.22 Projet 2...............................................................................p.24 Projet 3...............................................................................p.25  Corzé.......................................................................................................p.26 Programme.........................................................................p.27 Projet lauréat.......................................................................p.28 Projet 2...............................................................................p.30 Projet 3...............................................................................p.31  Le Lion-d’Angers....................................................................................p.32 Programme.........................................................................p.33 Projet lauréat.......................................................................p.34 Projet 2...............................................................................p.36 Projet 3...............................................................................p.37  Montreuil-Bellay......................................................................................p.38 Programme.........................................................................p.39 Projet lauréat.......................................................................p.40 Projet 2...............................................................................p.42 Projet 3...............................................................................p.43  Saint-Georges-sur-Layon.......................................................................p.44 Programme.........................................................................p.45 Projet lauréat.......................................................................p.46 Projet 2...............................................................................p.48 Projet 3...............................................................................p.49  Saint-Sylvain-d’Anjou.............................................................................p.50 Programme.........................................................................p.51 Projet lauréat.......................................................................p.52 Projet 2...............................................................................p.54 Projet 3...............................................................................p.55 Vocabulaire à l’usage des projets d’urbanisme durable...................p.57 Coordonnées des concepteurs.............................................................p.58
  • 8.
    6 D ans un contextede pression foncière et immobilière, le territoire départemental est confronté à une consomma- tion significative de l’espace par une urbanisation de plus en plus diffuse. Pour répondre à un risque d’étalement urbain non maîtrisé et de ces effets sur le plan environnemental, le Conseil général de Maine-et-Loire a arrêté au mois de janvier 2008 un Plan Départemental de l’Habitat, document initié par l’article 68 de la loi ENL (Engagement National pour le Loge- ment) et précisant les objectifs en matière de production et de réhabilitation de logements sur l’ensemble du territoire dépar- temental. Ce plan, inscrit dans un objectif de développement durable, vise à garantir une cohérence territoriale à l’échelle du département et une plus grande coordination des actions à met- tre en œuvre pour apporter une réponse adaptée aux besoins en logements. Encourageant la mise en œuvre d’opérations inscrites dans des projets d’urbanisme durable, le Plan Départemental de l’Habi- tat a retenu deux orientations concernant le développement de nouveaux quartiers : - Diversifier les formes urbaines dans l’objectif d’une ges- tion économe des sols. Cette orientation a pour objectif de favoriser la production de nouvelles formes d’habitat comme l’individuel groupé, le semi- collectif et le petit collectif en dehors des centres urbains dans les nouvelles zones d’habitat. Elle se traduit dans la politique départementale de l’habitat par la mise en œuvre du développement durable dans la production de logements. -  Développer une gamme de logements plus large pour s’inscrire dans la dynamique souhaitée des marchés de l’habitat. Cette orientation en faveur d’une diversification de l’offre de logements se traduit par des orientations sur la répartition ter- ritoriale des différentes formes d’habitat : individuel, individuel groupé, semi-collectif et collectif et par territoire. Elle se traduit dans la politique départementale de l’habitat par des actions en faveur d’une accession à la propriété avec les formes d’habitat ciblées dans le Plan Départemental de l’Habitat et de la production de logements locatifs sociaux durables. La concrétisation de ces deux orientations s’est traduite à tra- vers la mise en œuvre d’un accompagnement de l’aménage- ment de nouveaux quartiers d’habitat avec une approche envi- ronnementale. Cet accompagnement est réalisé par les services du Départe- ment en étroite collaboration avec le CAUE de Maine-et-Loire, la SODEMEL et l’association ALISÉE pour le volet environnemen- tal et énergétique. Il comprend deux phases : >  Établissement d’un programme d’urbanisme pour le futur quartier réalisé par le CAUE et la SODEMEL >  Organisation d’un concours d’urbanisme sur esquisse par opération Pour chaque projet, trois candidats ont réalisé un projet d’amé- nagement au stade de l’esquisse. Un lauréat par opération a été retenu à partir d’une analyse de l’adéquation du projet aux orientations du Plan Départemental de l’Habitat et au programme établi par la commune, mais aussi sur la base de critères environnementaux et paysagers. L’ensemble des lauréats des concours d’urbanisme communaux participeront tous les deux ans au prix départemental de l’archi- tecture et de l’aménagement concernant l’urbanisme durable. Pour les années 2008 et 2009, une première expérimentation a été réalisée sur huit communes du Département recouvrant la diversité des territoires urbains et ruraux départementaux. Chaque commune retenue relève d’une Communauté de com- munes ou d’Agglomération conformément à la logique d’ac- compagnement de projets de la politique départementale de l’habitat : > Botz-en-Mauges pour la Communauté de communes du can- ton de Saint-Florent-le-Vieil, >  Chalonnes-sur-Loire pour la Communauté de communes Loire-Layon, > Champtoceaux pour la Communauté de communes du can- ton de Champtoceaux, > Corzé pour la Communauté de communes du Loir, > Le Lion-d’Angers pour la Communauté de communes de la Région du Lion-d’Angers, > Montreuil-Bellay pour la Communauté d’Agglomération Sau- mur Loire Développement, > Saint-Georges-sur-Layon pour la Communauté de commu- nes de la Région de Doué-La-Fontaine, > Saint-Sylvain-d’Anjou pour Angers Loire Métropole. Les projets de nouveaux quartiers relèvent des deux typologies principales en terme d’aménagement de zones d’habitat : - La reconstruction de la ville sur la ville Les projets relevant de cette typologie concernent la requalifica- tion d’espaces urbains avec des éléments bâtis existants. - L’extension urbaine avec des projets de création de nouveaux quartiers dans la continuité de l’espace urbain existant. Laurent Colobert Chef du service Habitat et cohésion sociale Conseil général de Maine-et-Loire Présentation du Plan Départemental de l’Habitat et du Concours d’urbanisme durable
  • 9.
    7 Les partenaires L ’engagement duCAUE en faveur d’une amélioration per- manente du cadre de vie des habitants de Maine-et-Loire s’est de longue date traduit par le privilège donné, dans les missions de conseil et d’accompagnement, à la qualité de l’ur- banisme, de la forme urbaine et du « vivre ensemble ». C’est le sens du soutien apporté depuis trente ans aux élus territoriaux et à leurs projets. Malgré cet attachement résolu, il faut bien constater que l’urbanisation des campagnes, comme celle des communes périurbaines, a révélé la pauvreté conceptuelle d’ex- tensions désordonnées ou simplement guidées par la logique pavillonnaire. Le lotissement, division foncière et mode juridi- que d’organisation de l’espace, n’a pas affirmé qualitativement le concept approprié de nouvelles formes d’habitat. Il fallait bien tourner la page ! La nécessité du développement durable s’im- pose, depuis quelques années (et quelques années seulement) comme le vecteur salutaire d’une nouvelle approche de la ville et de ses nouveaux quartiers. Le Plan Départemental de l’Habi- tat est, en Maine-et-Loire, une illustration manifeste de ce chan- gement de cap. Le concours d’urbanisme durable organisé par le Conseil général prolonge cette dynamique sur 8 territoires significatifs de la diversité de notre département. Il est bien évi- dent que le CAUE devait y être associé et y fournir son énergie et ses savoir-faire. Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement L a SODEMEL est une société d’Économie Mixte dont le rôle est de conduire des projets d’aménagement pour les collectivités locales de Maine-et-Loire. Outre son sta- tut particulier d’établissement public local, ses compétences et sa sensibilité particulière aux questions environnementales permettent aux élus de maîtriser l’ensemble du déroulement des projets d’aménagement qu’il s’agisse de quartiers d’habi- tation ou de parcs d’activités économiques. Avec pour objectifs principaux, l’intégration des projets dans leur environnement, le respect de la mixité sociale et la qualité urbaine et architecturale des projets, la SODEMEL agit dans le cadre de convention de concession et exerce un rôle d’ensemblier et d’animateur entre les multiples intervenants. Depuis une dizaine d’années, la SODEMEL a inscrit son action dans le respect du développement durable et dans la prise en compte des aspirations des populations au travers de l’anima- tion des phases de concertation. Les avis qu’elle a formulés au sein des groupes techniques du concours d’urbanisme durable ont permis d’éclairer les jurys sur la prise en compte des as- pects concrets du développement durable dans les projets qui étaient présentés par les candidats. La SODEMEL a également pu mettre au profit des maîtres d’ouvrage du concours départe- mental d’urbanisme durable, son expérience juridique, techni- que, administrative et financière en matière de montage et de conduite de projets d’aménagement. Société d’Équipement de Maine-et-Loire C réée en 1991, l’association ALISÉE (Association Ligé- rienne d’Information et de Sensibilisation à l’Énergie et à l’Environnement) conduit des actions dans les secteurs de la maîtrise de l’énergie et des énergies renouvelables afin de contribuer localement aux objectifs nationaux et internationaux de réduction des émissions polluantes et de préservation des ressources naturelles. Pour ce faire, une équipe de conseillers en énergie et environ- nement assure des missions de conseil, d’expertise et d’assis- tance à maîtrise d’ouvrage lors de la conception de nouveaux quartiers et la construction ou la rénovation de bâtiments. L’urbanisme exerce un impact fort et de long terme sur les transports et les logements, qui totalisent près de la moitié des émissions de CO2  ! Les programmes d’aménagement ont une incidence sur la performance énergétique des bâtiments (potentiel d’ensoleille- ment, surfaces déperditives), les déplacements (modes doux, place de la voiture), et l’éclairage public (zones à éclairer, durées d’éclairement) qui représentent un quart des dépenses énergé- tiques des communes ! L’implication des futurs habitants (sensibilisation, concertation) présente une opportunité pour favoriser l’appropriation des pro- jets et des enjeux associés. Dans le cadre du concours d’urbanisme durable, ALISÉE a ac- compagné la commune de Corzé par une mission d’assistance énergie et environnement pour l’aménagement d’un nouveau quartier. Alisée - Maîtrise de l’énergie et énergies renouvelables en Pays de la Loire
  • 10.
    8 BOTZ-EN-MAUGES Population > 793Botzéens Communauté de communes du canton de Saint-Florent-le-Vieil Secteur A (Ancienne usine) Secteur B (La Rabionnière) Secteur C 1 2 N Les différents sites à l’étude 1 Mairie 2 Ancienne usine 0 200 m
  • 11.
    9 C ommune rurale àdominante agricole, Botz-en-Mauges est située dans la partie nord de la vallée de l’Evre. Elle est distante d’Angers et de Nantes respectivement de 50 et 65 km. À l’écart des grands axes de circulation locaux, le territoire communal est seulement traversé par la RD 752 Beaupréau - Varades, à un kilomètre du bourg. Seule une RD lo- cale traverse le bourg et le relie aux communes voisines. Une grande partie des voies restantes est en impasse jusqu’aux fer- mes ou hameaux, elles se prolongent en chemins de terre et créent rarement des boucles. Cette situation conforte la qualité du paysage bocager et des vallées encaissées qui structurent le paysage local et qui marquent l’identité communale. Le périmètre d’étude se compose de trois parties distinctes mais reliées entre elles par un cheminement de centre-bourg : - Le secteur A correspond à une reconquête de friche indus- trielle d’une ancienne usine de tarares, et comporte un terrain en contrebas à urbaniser dans un second temps. - Le secteur B, dit « La Rabionnière », correspond à l’extension vers le nord du bourg et en particulier à un tissu urbain diffus ; l’enjeu principal de son aménagement réside dans un désencla- vement et la mise en relation directe avec le centre-bourg. - Le secteur C, situé entre les deux précédents, le long du che- min de la Croix de Pierre, aujourd’hui non aménagé et issu d’une désaffection de terrains industriels. Objectifs généraux et scénario d’aménagement Les deux nouveaux quartiers devront notamment proposer des espaces de vie collective valorisant l’environnement et le lien social, et optimiser la gestion des eaux de pluie en tenant comp- te de la topographie. L’enjeu de la consultation est avant tout de réussir à mettre en œuvre un projet urbain de qualité qui évite le simplisme de l’ur- banisme pavillonnaire. Les équipes devaient s’attacher à propo- ser un projet phasé, fonctionnel et cohérent avec des exigences d’équilibre financier. Sur le secteur A  : autour d’une ancienne usine de tarares construite au début du xxe siècle et disposant d’un beau volume intérieur de 800 m2 (que la commune souhaite réhabiliter sous forme de halle-vestige abritant des petits programmes), le pro- gramme consiste à réinvestir un site de friche industrielle pour implanter une typologie d’habitat en continuité directe avec le tissu bâti traditionnel du centre-bourg, ses services, et l’ouvrir sur le grand paysage du sud-est de la commune. La revalorisa- tion de la halle devant permettre de requalifier de manière inat- tendue mais décisive ce vaste secteur de centre-bourg. Sur le secteur B : l’enjeu urbain est tout autre. C’est celui de réaliser une extension urbaine en frange de bourg et sur des ter- rains agricoles, au moyen d’une économie de l’espace foncier et d’un raccordement efficace avec la trame viaire existante. La typologie de l’habitat devant y être moins dense que sur le secteur de l’usine. Pour autant, l’enjeu est de garantir à la fois une hiérarchie des formes d’habitat dans la composition urbaine, mais aussi une centralité aux quartiers (un lieu fédérateur, reconnu) et la possi- bilité de disposer d’espaces publics conviviaux, lieux de rencon- tres, buts de promenades ou points d’observation du paysage, pouvant être en lien avec les exigences de gestion des eaux de surface. Le nombre total de logements estimé, au stade du programme, est d’au moins 81 avec une répartition conforme aux exigences du Plan Départemental de l’Habitat de Maine-et-Loire, soit 2/3 d’individuels et 1/3 de groupés. FG (Extrait du document programme - avril 2009) Repenser la croissance urbaine du bourg Programme Botz-en-Mauges L’ancienne usine « Cobatel » vue depuis la rue de la Croix de Pierre
  • 12.
    10 Projet lauréat Labatut ArchitectesAssociés, architecte mandataire De Long en Large, paysagiste - Pragma Ingénierie, BET VRD Plan de masse du projet d’aménagement 1 Le bassin de récupération des eaux pluviales 2 La coulée verte du secteur 3 Le lavoir (existant) 4 Le chemin d’accès de la Haute Souchaie 5 La rue d’accès de la Basse Souchaie 6 Jardins familiaux (existants) 7 L’ancienne usine de tarares 8 Le parvis sud et les jardins successifs 9 La position du belvédère sur la partie sud du bourg N 1 2 3 4 5 6 7 8 9
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    11 Botz-en-Mauges Secteurs de LaRabionnière et de l’ancienne usine Paroles d’élu«Dimanche 14 juin 2015 : Promena- de… […] On arrive dans le bourg. La rue de la Croix-Rouge a été réa- ménagée il y a quelques années. Les trot- toirs sont larges et nous emmènent serei- nement vers la venelle des petits jardins situés au cœur de l’îlot. […] On passe à l’arrière de la supérette et au débouché d’une dernière ruelle étroite, on arrive sur la rue de la Mairie. D’ici s’offre à nous le bâtiment [de l’ancienne usine de tarares]. Restructuré récemment, le bâtiment a conservé son charme avec ses vieux murs de pierres et ses encadrements de fenêtres en briques. C’est toujours étonnant de voir la tête de nos amis qui découvrent ce bâtiment pour la première fois car en sortant de la ruelle étroite, on ne s’attend pas à ça ». Extrait de la notice projet L e projet d’aménagement des nou- veaux quartiers est compris à l’échelle de l’agglomération. Il re- pose sur une hiérarchie claire des circu- lations et des entrées aux trois sites et privilégie les circulations douces pour les trajets de courtes distances, notamment vers le centre-bourg. Pour appuyer cet objectif, une « promenade centrale » est imaginée comme axe structurant du nou- veau quartier. Elle permet la gestion et la régulation hydraulique en tirant parti des infrastructures existantes (fossé agricole, plan d’eau en point bas), et est investie du rôle de réserve foncière et de lieu d’agrément à l’échelle de la commune. Le découpage parcellaire repose ensuite sur les contraintes de relief et les orienta- tions naturelles imposées par la pente, la préservation des haies et des chemins les plus intéressants. Il offre une géométrie régulière en lanières. Les tailles de parcel- les varient de 400 à 2 000 m2 , les plus peti- tes étant en continuité du bâti du bourg et participant de la continuité de sa densité. La halle industrielle est restructurée par un triple programme comprenant une salle de loisirs, un jardin public semi ouvert et un restaurant. Tout autour, de vastes parvis (5 séquences de jardins) étagent le terrain en pente douce et largement ouvert sur le grand paysage de la commune. FG Plan de réaménagement de l’usine Coupe longitudinale sur le secteur de l’ancienne usine et les espaces publics alentours Quelques chiffres (La Rabionnière) - Superficie aménagée par le projet > 61 860 m2 - Surfaces cessibles du projet > 35 860 m2 - Nombre de logements envisagés > 50 - Ratio surface cessible / surface de projet > 58 % - Densité brute > 8 log/ha - Densité nette (hors emprises publiques) > 14 log/ha - Répartition des types d’habitations (ensemble des secteurs) > 68 % de logements individuels, 25 % de groupés, 7 % de collectifs ou semi-collectifs - Stationnement > sur les parcelles et en plusieurs regroupements à l’écart de la voirie principale Geneviève GAZEAU Maire de Botz-en-Mauges Quelles sont les motivations qui ont poussé la commune à s’engager dans la démarche du concours d’urbanisme durable proposé conjointement par le Conseil général et le CAUE de Maine-et-Loire ? La commune avait déjà deux projets, l’un concernant une friche industrielle et l’autre un nouveau lotissement. Nous avons établi une programmation à court et moyen terme avec l’aide du CAUE associant les deux sites tout en intégrant un troisième secteur intermédiai- re. Nous avons défini plusieurs objectifs  : la qualité de vie et la mixité sociale. Ces derniers correspondaient aux orientations du concours départemental dans lequel la commune s’est alors inscrite. Quels sont les enseignements tirés de cette expérience ? Botz-en-Mauges est une petite commune qui n’est pas habituée à des projets de cette im- portance. Il est donc indispensable d’être sou- tenu et conseillé par des professionnels de l’ur- banisme et de l’architecture tout au long de la démarche, dès les premières réflexions. Dans l’organisation même du concours, la rencontre avec les équipes candidates sur le terrain s’est avérée très enrichissante. L’échange, la com- paraison des points de vue et des idées est indispensable pour nourrir le projet. Demain, si la commune doit porter un projet de cette envergure, il est évident qu’elle aura recours au concours d’urbanisme.
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    12 Projet 2 François Minier,architecte urbaniste mandataire - Guillaume Sevin, paysagiste - Soderef, BET VRD «[…] Un aménagement fait de pro- menades, de traverses, de placet- tes arborées, de jardins partagés, et imprégné du caractère des hameaux à l’image du lieu-dit La Bolinière, des am- biances champêtres en relation avec la campagne toute proche où les saisons et les usages sont révélés par l’odeur de la fauche, la floraison des prairies. […] Les parcelles de plus de 50 m de profon- deur et supérieures à 700 m2 peuvent être recoupées et accessibles par les fonds de jardins grâce à la présence initiale de tra- verses. Ce quartier pourra évoluer intrin- sèquement, se densifier, se rajeunir, se re- nouveler tout en gardant sa trame originelle et sans extension foncière extérieure. » Extrait de la notice projet L a gestion des eaux de surface (tam- ponnement dans des «  franges vertes  » disposées régulièrement), les orientations du bâti (le plus souvent nord / sud), la gestion des déchets, les dif- férents modes de déplacement (chemine- ments doux distincts des chaussées et au sein des franges vertes), les limites entre espace public et espace privé, le phasage, sont autant de cibles environnementales étudiées dans la proposition urbaine. Le projet propose, dans un des deux quar- tiers, de regrouper systématiquement le stationnement résidentiel à l’entrée de « hameaux » comptant neuf logements, dans des structures en bois et pierres (gabions) recouvertes de végétation. Un choix qui doit permettre aux cyclistes et piétons de se réapproprier les espaces pu- blics résidentiels et réduire les nuisances sonores au plus près des habitations. Quant à l’usine, elle est réinvestie par de petits programmes d’équipements qui s’installent dans des constructions im- briquées entre intérieur et extérieur de manière à laisser la halle ouverte au che- minement public. Des « modules » auto- nomes qui devront répondre aux exigen- ces de maîtrise des ponts thermiques, et un choix de transformation architecturale audacieux. FG Botz-en-Mauges Illustration de la restructuration de l’ancienne usine accueillant différents petits équipements publics Quelques chiffres (La Rabionnière) - Superficie aménagée par le projet > 59 575 m2 - Surfaces cessibles du projet > 38 515 m2 - Nombre de logements envisagés > 66 - Ratio surface cessible / surface de projet > 65 % - Densité brute > 11 log/ha - Densité nette (hors emprises publiques) > 17 log/ha - Répartition des types d’habitations (ensemble des secteurs) > 72 % de logements individuels, 16 % de groupés, 12 % de collectifs ou semi-collectifs - Stationnement > regroupé à l’entrée de hameaux ou à la parcelle Plan global des volontés d’aménagement N
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    13 Projet 3 Atelier Ruelle,architecte paysagiste urbaniste, mandataire - Cabinet Bourgois, BET VRD et Environnement «L’enracinement du projet urbain se mesure en fonction de ce qu’il apporte à la commune. Ce qu’il ap- porte à la commune, nous croyons que cela se traduit en termes de plaisir du lieu : plaisir d’usage, plaisir de déambula- tion, plaisir des yeux… Plaisir d’habiter, et donc plaisir de vivre là. » Extrait de la notice projet L a friche industrielle fait l’objet d’un plan de gestion dans lequel est aménagé, à l’emplacement des bâtiments dé- molis, un jardin dépolluant enclos fonction- nant sur le principe de la phytoremédiation. La partie basse du site est alors soustraite à la constructibilité de façon à redonner une « noblesse » au belvédère vers le sud et à la silhouette du bourg de Botz. L’ancienne usi- ne accueille en deux temps deux program- mes : c’est tout d’abord une halle ouverte non chauffée, et un restaurant de plain-pied avec sa terrasse au sud, puis elle est réa- ménagée pour devenir salle polyvalente. Le secteur de la Rabionnière accueille des par- celles étirées le long des courbes de niveau, de façon à ce que les voies soient dans la pente. Au centre de la composition fonciè- re, une grande pelouse est investie du rôle de jardin public, espace de rencontres et de jeux d’enfants où pourront venir s’implanter plus tard de petits immeubles collectifs. En- fin, l’équipe propose le concept de « rues à vivre », c’est-à-dire des zones de rencontres ou voies semi piétonnes étroites et enca- drées par des tranchées drainantes et par les jardins privatifs. FG Botz-en-Mauges Quelques chiffres (La Rabionnière) - Superficie aménagée par le projet > 61 000 m2 - Surfaces cessibles du projet > 38 900 m2 - Nombre de logements envisagés > 98 - Ratio surface cessible / surface de projet > 64 % - Densité brute > 16 log/ha - Densité nette (hors emprises publiques) > 25 log/ha - Répartition des types d’habitations (ensemble des secteurs) > 45 % de logements individuels, 37 % de groupés, 18 % de collectifs ou semi-collectifs - Stationnement > À la parcelle et en longitudinal sur les voies principales Illustrations avant / après de la façade sud du village Plan général des aménagements N 1 2 3 4 5 6 4 3 1 Grande pelouse 2 Allée bocagère 3 Cheminements piétons 4 Voies de desserte résidentielle 5 Ancienne usine 6 Jardins familiaux (existants)
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    CHALONNES-SUR-LOIRE Population > 6 143Chalonnais Communauté de communes de Loire-Layon N 14 Quartier des Ligerais
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    15 E ntamée dans lesannées 1990, l’urbanisation du secteur du « Grand Coteau » s’est développée au sud-ouest de l’agglomération en trois tranches successives selon le modèle conventionnel des lotissements pavillonnaires. L’aménagement du quartier des Ligerais, dont l’emprise foncière de 6,8 ha est entièrement maîtrisée par la commune, constitue l’ultime étape dans l’urbanisation de ce secteur limité dans sa partie est par le vallon de l’Armangé et dont la topographie est marquée par des pentes pouvant atteindre jusqu’à 15 %. Une des caractéristiques principales des Ligerais tient ainsi à sa position dominante sur le vallon d’Armangé où le coteau donne naissance à une série de talwegs perpendiculaires au vallon en- gendrant une succession de micropaysages où résurgences ro- cheuses et végétation indigène accompagnent un fort dénivelé mais aussi au remarquable panorama qu’il offre au lointain sur la confluence de la Loire et du Layon. Affirmant sa volonté de rompre avec un modèle d’urbanisation trop souvent guidé par un strict découpage parcellaire, la munici- palité de Chalonnes-sur-Loire a souhaité que l’aménagement de ce nouveau quartier s’en démarque tant par la recherche d’une plus grande diversité typologique que par la qualité de la forme urbaine produite et la mise en œuvre d’une démarche environ- nementale exemplaire. S’inscrivant pleinement dans les orientations du Plan Départe- mental de l’Habitat en cherchant à diversifier les formes d’ha- bitat, à favoriser une véritable mixité sociale et en offrant les conditions nécessaires à une meilleure prise en compte des exigences environnementales, un des enjeux majeurs du pro- jet consiste à concevoir un quartier où l’organisation parcellaire, l’implantation du bâti et le traitement des espaces publics ne subissent pas, mais tirent au contraire parti des caractéristiques physiques et spatiales du site. Les enjeux du projet > L’habitat - Développer une offre diversifiée de typologies d’habitat. - Favoriser une réelle mixité sociale. Capacité d’urbanisation estimée : 75 à 85 logements. Répartition : 40 % de logements groupés, 50 % de lots libres (selon un large éventail de surfaces parcellaires), 10 % de loge- ments collectifs ou semi-collectifs. > Le site - Conforter les caractéristiques naturelles du site notamment dans ses rapports au paysage environnant. - Concevoir des aménagements favorisant la préservation de la biodiversité et la capacité de gestion des eaux pluviales. > La forme urbaine - Mettre en place les conditions d’une adaptation soignée du bâti et des infrastructures au relief singulier du site. - Optimiser le dimensionnement des voies dans l’objectif d’un partage équilibré des usages. - Assurer la connexion du quartier avec le reste de l’agglomé- ration chalonnaise en garantissant la diversité des modes de déplacement et la sécurité des habitants. - Mettre en œuvre des règles d’implantation du bâti et de trai- tement des limites favorisant la maîtrise du paysage urbain et l’harmonie des relations entre espace privatif et espace public. - Favoriser l’appropriation des espaces publics en les conce- vant comme de véritables lieux de promenades offerts à l’en- semble des habitants. Les moyens du projet Afin d’atteindre les objectifs qu’elle s’est fixée, la commune a dé- cidé de confier à l’équipe lauréate de la consultation une mission globale comprenant : la maîtrise d’œuvre complète des espaces publics, l’élaboration d’un cahier de prescriptions architecturales, environnementales et paysagères ainsi qu’une mission d’assis- tance auprès des constructeurs et de suivi des projets afin d’en garantir la conformité avec les objectifs du programme. FT Quartier des Ligerais Programme Chalonnes-sur-Loire
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    16 Projet lauréat Atelier CitéArchitecture, architecte urbaniste mandataire - CSD AZUR BET Environnement - Atelier LD BET VRD «Le but de l’étude n’est ni de pro- poser un projet reproductible ni un projet emblématique mais de dé- montrer que les alternatives existent  ; alternatives qui peuvent permettre de construire dans le cadre des règlements et des habitudes, une ville désirable, ha- bitable et moins consommatrice de res- sources. » Extrait de la notice projet L e projet repose sur la trame végé- tale existante qu’il entend conforter et sur laquelle il s’adosse en « réin- ventant » un nouvel écosystème. C’est la rupture principale avec le mode d’urba- nisation antérieur et voisin. L’espace est recomposé dans le principe de chambres bocagères affectées soit à l’habitat, soit aux espaces ouverts, soit aux réserves foncières. C’est ainsi l’espace public et le patrimoine végétal à gestion publique qui constituent l’ossature du quartier et lui donnent sa cohérence dans le « grand pay- sage », caractéristique majeure du site. Le maillage végétal participe aussi de l’ouver- ture sur les quartiers environnants et la persistance de sa relation avec le paysage de la vallée, deux chambres étant affec- tées à des usages ouverts aux habitants, terrain de sports et jardins familiaux. Le parcellaire s’y déploie en occupant seule- ment 27% du site compte tenu de larges délaissés, sur des surfaces moyennes de l’ordre de 300 m2 mais susceptibles d’être largement adaptées. 86 logements sont ainsi constitutifs du nouveau quartier dont 42 individuels, 29 individuels groupés et 15 collectifs ou intermédiaires. Simulation de composition urbaine et architecturale fondée sur l’optimisation thermique des enveloppes (compacité, végétalisation, orientation). N
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    17 Chalonnes-sur-Loire Quartier du Ligerais Parolesd’élu Quelles sont les motivations qui ont poussé la commune à s’engager dans la démarche du concours d’urbanisme durable proposé conjointement par le Conseil général et le CAUE de Maine-et-Loire ? La nouvelle équipe municipale élue en 2008 s’est engagée à développer la commune en appui sur des préoccupations d’ordre environ- nemental. Le projet élaboré sur le site, prêt à être réalisé, ne correspondait pas à ses choix d’urbanisation. Les capacités d’expansion de Chalonnes fortement conditionnées par le re- lief, les surfaces inondables, et l’imbrication ville-vignoble, font que le secteur des Ligerais est parmi les derniers espaces urbanisables d’une telle importance dans l’agglomération. C’est pourquoi la municipalité a décidé de re- mettre en cause le processus en cours. L’ap- pel à projet lancé par le Conseil général, en parfaite correspondance avec nos aspirations, s’est trouvé par un heureux concours de cir- constances, en concomitance avec le change- ment d’orientation décidé pour ce futur quar- tier à forts enjeux. Quels sont les enseignements tirés de cette expérience ? Nous avons apprécié la diversité des réponses apportées par les 3 équipes concurrentes rete- nues parmi 25 candidatures. Les propositions étaient très différentes sous certains aspects tels que les formes urbaines, et assez conver- gentes sur d’autres, tels la gestion des eaux pluviales, ou le travail sur la voirie. Une premiè- re analyse des esquisses n’a pas permis de dé- gager une préférence et a nécessité du recul vis-à-vis de l’image. Un examen plus appro- fondi et l’entretien avec les équipes a favorisé une meilleure compréhension des intentions exprimées, mais aussi d’estimer la capacité d’écoute des différents cabinets, et d’appré- cier les marges d’évolution des projets. La difficulté pour l’élu reste de se prononcer pour un seul projet et une seule équipe, car il va engager la commune pour plusieurs dé- cennies. Mais la diversité du jury, par le niveau du débat qu’elle autorise, est une richesse, et rassure au final sur le choix arrêté. Jacques CHAZOT Adjoint à l’urbanisme à Chalonnes-sur-Loire Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 61 393 m2 - Surfaces cessibles du projet > 24 116 m2 - Nombre de logements envisagés > 86 - Ratio surface cessible / surface de projet > 35 % - Densité brute > 13 log/ha - Densité nette (hors emprises publiques) > 35 log/ha - Répartition des types d’habitations > 49 % de lots libres, 34 % de logements groupés, 17 % de collectifs ou semi-collectifs Une organisation sur le principe d’îlots suppose une mixité d’usage et de fonc- tion, associant une grande rigueur d’im- plantation sur la parcelle et une généro- sité de l’espace public. Raccordée au giratoire d’entrée de ville au creux du talweg et connectée au Grand Coteau voisin, la voirie desservant le nouveau quartier n’en reste pas moins prioritaire- ment secondaire (3,5 mètres d’emprise de voie) en développant un parcours dont la segmentation, appuyée sur la trame vé- gétale, contrarie le risque d’un usage de la voie comme axe de transit. BL L’ossature de la composition urbaine est donnée par la constitution d’une trame bocagère participant également à la préservation des éco-systèmes et à la gestion de l’eau. La trame végétale définit alors des « chambres bocagères » dans lesquelles s’inscrivent îlots bâtis et espaces naturels. Recherche de mixité typologique associant variété des gabarits et des écritures architecturales.
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    18 Projet 2 Atelier EspaceTemps, architecte urbaniste mandataire - Ecce Terra, paysagistes - Sogreah, bureau d’études VRD Chalonnes-sur-Loire «L’émergence d’un nouveau quartier doit être conçue de manière à ce que celui-ci soit agréable à vivre et qu’il permette une appropriation de l’es- pace. Sur le territoire d’étude, l’environ- nement est particulièrement attrayant et doit être au cœur de la réflexion afin de favoriser la promenade et l’usage des es- paces extérieurs, qu’ils soient privés ou publics. » Extrait de la notice projet E n écho d’une analyse environne- mentale et paysagère approfondie, le parti d’aménagement retenu sup- pose une modification du périmètre de l’opération et un nouveau tracé pour la voie de contournement. Dans ces conditions, le projet intègre l’ensemble du talweg qui devient l’axe principal de composition, coulée verte structurante. La trame viaire, principale et secondaire, épouse la topo- graphie en facilitant l’accès aux parcelles et limitant les effets de terrassement. L’élargissement de l’emprise (11,5 ha au lieu de 6,8) induit une offre de logements supérieure à celle du programme (28 lo- gements supplémentaires). Le projet in- tègre une typologie d’habitat originale, au cœur des coulées vertes, par la disposi- tion de constructions implantées dans un espace collectif non clos, non accessible à l’automobile et potentiellement autogé- rées. Globalement, l’opération dispose de 56 % de constructions sur lots libres, 29 % en habitat groupé et 15 % en habitat intermédiaire. Les principes de développement durable sont largement déclinés tant dans leur di- mension environnementale que sociale, comme l’attestent la présence de coulées vertes facilitant la gestion des eaux pluvia- les et génératrices d’espaces publics ap- propriables et une mixité de l’habitat dont les différentes typologies sont réparties sur l’ensemble du nouveau quartier. BL Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 114 500 m2 - Surfaces cessibles du projet > 49 000 m2 - Nombre de logements envisagés > 137 - Ratio surface cessible / surface de projet > 43 % - Densité brute > 12 log/ha - Densité nette (hors emprises publiques) > 28 log/ha - Répartition des types d’habitations > 56 % de lots libres, 29 % de logements groupés, 15 % de collectifs ou semi-collectifs N
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    19 Projet 3 Univers, architecteurbaniste mandataire - Cabinet Bourgeois, BET environnement et VRD Chalonnes-sur-Loire «Ce concours donne l’occasion de créer une urbanité différente, il- lustrant la dualité entre l’image ur- baine de base calquée depuis quelques décennies et une campagne préservée. Notre volonté est de rompre avec cette image urbaine existante et de dessiner, d’inventer un nouveau modèle urbain à Chalonnes-sur-Loire, en intégrant une typologie, une densité, une mixité nova- trice sur cet espace singulier. » Extrait de la notice projet L e projet est construit à partir d’une colonne vertébrale, «  le Cours  », axe de circulation distribuant le site, fédérant tous ses usages et formant un front urbain structurant, en belvédère dominant la vallée de l’Armangé et le paysage alentour. C’est aussi à partir de cet axe que s’organisent le raccor- dement avec les voies existantes et la liaison de l’urbanisation nouvelle vers la ville ou les quartiers avoisinants. C’est enfin depuis ce cours que se distribuent trois hameaux qui constituent, en revers de la bande construite en ligne de crêtes et ses « sentinelles » dominant la vallée, l’interface avec l’urbanisation existante et l’offre principale de logements. Ils asso- cient le plus possible lots libres, groupés ou intermédiaires, en faveur d’une mixité sociale et d’une forme urbaine conviviale laissant une large part à un espace public recélant un potentiel de biodiversité que la gestion différenciée devrait contribuer à conforter. Cet attachement à la nature s’exprime également par le traitement aérien de l’eau pluviale et la création conséquente de zones humides liées à la noue princi- pale et aux fossés affluents. Il participe enfin au privilège donné aux liaisons dou- ces, l’axe principal étant doublé d’une circulation exclusivement réservée aux piétons et aux cyclistes. BL Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 67 740 m2 - Surfaces cessibles du projet > 34 500 m2 - Nombre de logements envisagés > 83 - Ratio surface cessible / surface de projet > 51 % - Densité brute > 12 log/ha - Densité nette (hors emprises publiques) > 24 log/ha - Répartition des types d’habitations > 56 % de lots libres, 37 % de logements groupés, 7 % de collectifs ou semi-collectifs N
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    CHAMPTOCEAUX Population > 2 216Castrocelsiens Communauté de communes canton de Champtoceaux N 20 La Loire Le site à l’étude en centre-bourg 0 150 m
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    21 L a commune estsituée sur un coteau dominant la Loire. Elle est distante d’Angers et de Nantes respectivement de 45 et 40 km. Elle est surtout, historiquement située aux confins de l’Anjou et de la Bretagne, et compte, outre un riche passé antique, une citadelle médiévale (dont il reste des vestiges). Le Moulin Pendu, sur la Loire, ouvrage des xiiie et xive siècles est classé monument historique depuis 1975. Elle compte environ 2 200 habitants localisés principalement dans le bourg et dans de nombreux hameaux dont celui, typi- que, de La Patache sur les bords de Loire. Objectifs généraux et scénario d’aménagement Le futur quartier, situé en centre-bourg, doit s’inscrire dans une démarche environnementale exemplaire. L’objectif premier est de créer un renouvellement urbain cohérent et en harmonie avec le territoire existant, tout en mettant en avant un certain nombre de principes « novateurs » qui visent à minimiser l’im- pact de l’urbanisation sur l’environnement, et permettent aux futures constructions de maîtriser l’énergie et d’utiliser les éner- gies renouvelables. Cette nouvelle réalisation devra créer des espaces de vie collective valorisant l’environnement et le lien social et optimiser la gestion des eaux de pluie. En faisant l’acquisition de la propriété Denis (grande parcelle centrale de 2 600 m2 ), la commune s’est engagée à réaliser un programme de logements pour personnes âgées dans l’encein- te des jardins de l’îlot. La localisation de cette propriété se prête en effet à ce type d’affectation : en cœur de bourg et à proximité des principaux services et commerces. La nature des lieux est également favorable au développement d’un programme maîtrisé tant sur le plan de l’urbanisme que sur ceux du paysage et de l’architecture. Elle est assurément prétexte à l’engagement d’une démarche originale destinée à construire un nouveau quartier d’habitat au cœur des jardins. En cœur de bourg, ces jardins forment un ensemble de grande qualité et d’une grande sensibilité. La trame foncière soulignée par un réseau de venelles et de murs en pierre est la force et la structure du paysage. Le végétal donne aux lieux leur caractère et leur ambiance : jardins de dé- tente ou jardins vivriers, arbres d’agrément et arbres fruitiers. Le bâti, bien que très hétéroclite, propose un jeu de volume et d’échelle très intéressant. La pierre et la tuile ajoutent à la qualité des constructions les plus traditionnelles et les plus anciennes. Sur le plan de l’usage des lieux, au-delà de la stricte dimension de l’habiter, se pose la question de la circulation et de l’accessibilité. Les qualités des lieux nous incitent à la plus extrême vigilance. La trame foncière semble vouloir guider la démarche et s’impose comme l’armature du projet paysager et urbain, le cadre au sein duquel il convient d’imaginer l’avenir dans le respect du site. La réflexion doit intéresser la totalité du secteur et définir les lieux d’intervention ainsi que les modalités opératoires afin de garantir la cohérence du projet. > Une trame foncière qui s’impose au projet comme sys- tème d’accueil et d’organisation. > Un projet contemporain qui conserve et met en valeur la mémoire des lieux. > Un mode d’habiter original, en harmonie avec l’esprit du site : Habiter un jardin Le principe d’une circulation des véhicules dans un sens unique sud-nord a été retenu. Toutefois cette circulation se fera selon des modalités non routières : il pourra par exemple être proposé un aménagement répondant aux critères d’une zone de rencontre. Sur la propriété Denis et sur les parcelles voisines sont quanti- fiés neuf logements adaptés pour personnes âgées, avec gara- ges pouvant servir de cellier ou de remise en l’absence de vé- hicule. Logements devant être ensuite confiés à un concepteur par un maître d’ouvrage bailleur social. FG (Extrait du document programme - avril 2009) Construire entre les murs Programme Champtoceaux Vue du site en juillet 2007 montrant les linéaires de clôture et la végétation.
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    22 Projet lauréat Nolwen Dulieu,architecte urbaniste mandataire - Agence 7 Lieux, paysagistes - GCA Ingéniérie, BET VRD «La qualité du site est donnée par l’échelle intime des jardins exis- tants, qui contraste avec les vues généreuses et vastes sur l’église Sainte Madeleine et les maisons imbriquées en- tre elles de la rue principale (rue Hippolyte Maindron et Margueritte de Clisson). » Extrait de la notice projet L e projet propose un jardin public en centre-bourg. Il offre une nouvelle perspective axée sur l’église selon une orientation nord-sud et fait le lien entre deux quartiers avec un aménagement pay- sager permettant de concilier exigences environnementales (noues ouvertes, circu- lation douce), exigences privatives (murs séparatifs préservés) et respect d’une par- tie de la trame foncière historique. Les parcelles destinées à recevoir les ha- bitations pour personnes âgées (8) sont de petite dimension, tant en largeur qu’en longueur (8 m x 16 m), contrainte urbaine d’autant plus délicate qu’elles reçoivent également le garage destiné au station- nement des véhicules mais répondant au souhait de promouvoir une densité d’ha- bitabilité particulière de cœur d’îlot. Cinq principes ont guidé le projet d’amé- nagement : - La volonté de structurer l’espace public jardiné par le truchement des murs main- tenus et développés. - La conception d’un habitat mariant es- pace intérieur de la parcelle et parcours végétalisé de l’espace public, « habiter un jardin », le « jardin de l’eau ». - L’articulation du projet avec le centre- bourg et la mise en valeur de la cour des Mariniers et la place de l’école par l’affir- mation des porosités piétonnes existan- tes. Périmètre d’étude ESPACES PUBLICS Place(ette) publique Plateau partagé Voirie Viviers Espace paysager Vivriers en location Jardins privatifs ACTIVITÉS, REPÈRES ET LIENS Activités commerciales et services Point de repère visuel Continuité piétonne Axe visuel Entrée logement N Inscription du projet dans le tissu urbain
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    23 Champtoceaux Construire entre lesmurs Paroles d’élu Quelles sont les motivations qui ont poussé la commune à s’engager dans la démarche du concours d’urbanisme durable proposé conjointement par le Conseil général et le CAUE de Maine-et-Loire ? À la fin des années 1970, la municipalité man- que quelques opportunités foncières qui ont bloqué tout projet en centre-bourg. Forte de l’acquisition d’une propriété de 3500 m2 et d’une habitation, la nouvelle municipalité en- gage une réflexion globale sur l’îlot enclavé du centre-bourg. Sans le dénaturer, l’objectif est d’ouvrir le secteur, de créer des pavillons pour personnes âgées et des accès aux commer- ces. Seule, la commune n’aurait pu aborder de front les problématiques foncières, celles de l’habitat et de l’urbanisme. Au-delà du finance- ment, le PDH offre cette aide technique. Quels sont les enseignements tirés de cette expérience ? Il s’agit d’une expérience enrichissante. Conçu en sept phases, le projet retenu est évolutif et représente un budget important pour notre commune. Le temps des études, indispensa- ble, est long ; habitants et élus montrent des signes d’impatience quant aux délais de réa- lisation. De plus, il y a parfois un écart entre le souhait des gens et le projet architectural. Un travail pédagogique, d’abord auprès des élus, puis des habitants, est nécessaire pour expliquer l’intérêt des études, mais aussi en quoi la façon traditionnelle de concevoir des lo- tissements ne correspond plus aux exigences environnementales actuelles. Point de vue sur le jardin de l’eau Coupe B, est-ouest Jean-Yves BOURGEAIS Maire de Champtoceaux Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 7 770 m2 - Surfaces cessibles du projet > 4 700 m2 - Nombre de logements envisagés > 20 - Ratio surface cessible / surface de projet > 60 % - Stationnement > La voiture pénètre jusqu’à la parcelle, la maison intègre un garage. Du stationnement groupé est ponctuellement proposé sur l’espace public. - Le respect de l’épanelage du cœur d’îlot et la valorisation des perspectives : l’axe majeur du jardin de l’eau s’accroche vi- suellement au signal du clocher. - La maîtrise de l’impact environnemental en termes d’économie de l’espace foncier (les emprises de voirie sont minimisées), d’intégration dans le paysage urbain, de confort et d’usage (offre du jardin public central), de maintenance, de gestion des eaux pluviales, de l’énergie, de gestion des chantiers et des déchets, enfin en termes de déplacements. FG Point de vue sur le passage des Mariniers
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    24 Projet 2 Archidée, PatriceMétivier, architecte paysagiste mandataire - Ingénierie TUGEC, BET VRD Inddigo, ingénierie du développement durable Champtoceaux «Une évolution des comportements, en particulier pour la réduction de la consommation des ressources na- turelles, passe nécessairement par une compréhension des enjeux par les habi- tants et par la prise en charge partagée, par ces derniers, de services dans un ca- dre associatif. » Extrait de la notice projet T out en augmentant la constructibilité du site par rapport au programme, le projet livre, en partie centrale, de vastes espaces publics, voiries, lieux de regroupement, et de stationnement. La voiture ne pénètre pas sur la parcelle, l’ac- cès à la maison est réservé aux piétons et aux cycles. La composition urbaine répar- tit par entités opérationnelles trois types de logements : les maisons de plain-pied pour personnes âgées (9), des maisons groupées à un étage et des logements in- termédiaires apportant une configuration architecturale novatrice sur le site. La dimension sociale est ici appuyée par la volonté de mettre en œuvre une démar- che participative intégrant notamment la gestion pratique du quartier (installa- tion de chauffage et de production d’eau chaude collective, compostage collectif, celliers et stationnement regroupés). Les maisons étant libérées du stationne- ment des véhicules, elles s’implantent sur des parcelles très étroites (5 m à 7,50 m). FG Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 10 890 m2 - Surfaces cessibles du projet > 4  470 m2 - Nombre de logements envisagés > 33 - Ratio surface cessible / surface de projet > 41 % - Stationnement > regroupé à l’écart des habitations N 1 Espace de convivialité : conservation du pin existant devenant l’arbre aux palabres et espace de rencontre avec banc circulaire, jeux pour enfants. 2 Espaces verts composés : de petits espaces en terrasse, poches de verdure de faible entretien. 3 Stationnements abrités par une structure en bois recouverte de plantes grimpantes. 4 Jardins familiaux. 5 Locaux techniques communs 6 Logements pour personnes âgées (9) 7 Maisons individuelles groupées (12) 8 Logements semi collectifs (12) 9 Celliers privatifs, attenants aux stationnements 1 2 4 5 3 Inscription du projet dans le tissu urbain 6 9 8 7
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    25 Projet 3 LinéA, CécileChevallier-Bernardoni, architecte mandataire - Zéphyr Paysages, paysagiste Sogreah Consultants, BET VRD Champtoceaux «Le parcellaire étroit et laniéré, bordé de vieux murs qui contraignent le parti d’aménagement et lui donnent sa qualité, guide notre réflexion. L’omni- présence de l’eau par les petits édifices, puits et viviers… La végétation accrochée aux vieux murs de schiste et dépassant des jardins sur l’espace public, l’accès aux jardins et parcelles par de petits portillons en bois, autant d’éléments qui prolongent cette idée de la ville vécue côté jardin… ». Extrait de la notice projet L e projet propose une unique typo- logie de maisons bâties entre les murs sur des lanières étroites. Il réinvente une trame qui s’appuie sur la structure étroite du réseau actuel de che- minements piétons en cœur d’îlot. Un décalage des habitations les unes à côté des autres sur le parcellaire, glissant sur la trame orientée nord-sud, permet un accès latéral à chaque maison et oblige à dissocier la voiture du logement. Les sta- tionnements clos et privatifs sont repous- sés aux accès nord, sud et ouest du site. Même si elle peut pénétrer, la voiture est contrainte par le gabarit étroit des ruelles. Les déplacements piétons sont sécurisés et les habitants profitent du confort obte- nu par des nuisances sonores atténuées. Une préservation des co-visibiltés de jar- dins à jardins, ou terrasses à terrasses, permet à chacun d’évoluer dans son jar- din sans être vu. FG Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 8 030 m2 - Surfaces cessibles du projet > 5 880 m2 - Nombre de logements envisagés > 30 - Ratio surface cessible / surface de projet > 73 % N Implantation du bâti Stationnments groupés Ruelles carrossables Venelles Inscription du projet dans le tissu urbain Croquis illustrant le principe de l’implantation décalée du bâti
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    CORZÉ Population > 1 610Corzéens Communauté de communes du Loir N 26 Quartier du Moulin à vent
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    27 L a zone àaménager à l’ouest du centre-bourg, se trouve entre une zone Natura 2000, au nord, comprenant la rivière du Loir et une ZNIEFF au sud. D’environ 12 hectares, le quartier du Moulin à vent est situé dans la continuité immédiate du bourg originel. L’objectif premier du projet est de créer un quartier en harmonie avec son territoire, tout en mettant en avant un certain nombre de principes qui visent à minimiser l’impact des constructions sur l’environnement et permettre de valoriser les économies d’énergie en suscitant le recours aux énergies renouvelables : solaire, bois... Une des qualités du quartier du Moulin à vent est sa situation en belvédère sur la vallée du Loir. L’aménagement global proposera d’offrir aux nouveaux habitants des perméabilités visuelles afin que les lointaines vues sur la vallée du Loir soient perceptibles par une majorité. Principalement desservie par la rue du Moulin de la Motte, cette voie devra changer de statut, être requalifiée en rue afin de per- mettre des échanges entre la future greffe et les rives du Loir avec des traversées sécurisées et des pistes cyclables différen- ciées de la voie de circulation automobile. Ce site aujourd’hui est dépourvu de toute végétation structuran- te ; en conséquence, des stratégies de préverdissement seront intégrées aux principes d’aménagement d’ensemble. Dans le choix de végétaux, les concepteurs développeront les notions de gestion raisonnée pour mettre l’accent sur la dura- bilité et la pérennité des espaces créés, dans le respect d’un territoire sensible : inondabilité. L’utilisation d’essences indigènes va contribuer à donner aux aménagements du site une identité propre. L’armature verte pourra se diffuser au-delà du périmètre défini au PLU, afin de lier le quartier à l’ensemble du territoire. Un autre élément important à valoriser : les émissaires, lieux de stockage des eaux de ruissellement qui composent et organi- sent déjà le territoire. À l’intérieur du quartier, des liaisons de type desserte locale se- ront créées et participeront de la qualité d’usage de l’espace public, elles assureront la convivialité des transitions et une inti- mité des espaces traversés. La voirie au sein du nouveau quar- tier sera conçue de manière à limiter la place de la voiture, la gestion du stationnement étant l’un des moyens de limiter pour atteindre cet objectif. L’aménagement global proposera des espaces publics qui inté- greront la dimension sociale : lieux de rencontre et de détente, jardins familiaux, traitement des limites entre espaces privés et espaces publics, seuils, placettes, parkings... selon des thémati- ques propres qui sont développées dans les quartiers d’habitat. La zone classée en 1AUh doit permettre de développer un quar- tier d’habitat intégrant des formes urbaines différentes et intro- duire la notion de densité en entrée de bourg. Les gabarits du bâti environnant se situent entre la maison pa- villonnaire en alignement sur la rue du Moulin de la Motte, les ateliers communaux et la maison bourgeoise du xixe siècle en bordure est du site. Individuel dense, intermédiaire, collectif, le site doit jouer aussi la carte de la mixité en offrant une diversité des formes urbaines. Le déplacement des ateliers communaux, la disposition de l’em- prise qu’ils occupent, sont une opportunité pour réaliser la greffe du quartier avec le tissu ancien et retrouver des espaces publics à l’échelle de l’agglomération étendue de son futur quartier. Des mixités seront également recherchées entre les tailles de logement et entre les catégories de logements. MC Quartier du Moulin à vent Programme Corzé Le site dans son ensemble
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    28 Projet lauréat Urban’ism, architecteurbaniste paysagiste mandataire - Safege, BET VRD «Concevoir un projet d’urbanisation de plus de 200 logements dans un bourg comptant aujourd’hui environ 800 habitants, implique de s’inscrire dans une réflexion à l’échelle de l’ensemble du village et de toutes les composantes de la vie locale. » Extrait de la notice projet T rois espaces publics majeurs s’affir- ment à l’issue de la réflexion ayant présidé à la conception du nouveau quartier : une nouvelle place du village comme articulation entre le bourg ancien et l’urbanisation à venir, un « port sur le Loir » comme expression du rapport privi- légié entre la rivière et le nouveau quartier, des coulées vertes « récréatives » com- prises comme le maillage identitaire de l’extension urbaine. L’aménagement du nouveau quartier est conçu comme une greffe urbaine dont les points d’accroche sont l’angle nord-est du secteur, la façade sur le Loir et la levée de l’ancienne voie ferrée. Ces trois espaces caractérisent des continuités avec le tissu bâti existant et déterminent des usages partagés. Sur le plan environnemental, le projet s’at- tache à limiter l’usage de la voiture à l’in- térieur du quartier en proposant une exter- nalisation du stationnement pour certains îlots et en compliquant l’usage des voiries secondaires. L’orientation sud et sud-est des constructions limite leur empreinte énergétique, ce que facilite d’autre part le principe d’un bâti compact. N
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    29 Corzé Quartier du Moulinà vent Paroles d’élu Quelles sont les motivations qui ont poussé la commune à s’engager dans la démarche du concours d’urbanisme durable proposé conjointement par le Conseil général et le CAUE de Maine-et-Loire ? Dès 2007, la commune de Corzé engage une réflexion sur un projet important pour une pe- tite commune, puisqu’il s’agit d’un secteur de 11 ha. La réflexion globale, menée avec l’aide d’Alisée et du CAUE, intègre rapidement les as- pects environnementaux. Les objectifs définis correspondent aux objectifs du Plan départe- mental de l’habitat. Autre élément attractif indé- niable du PDH, le soutien financier au niveau de l’appel à projet et l’accompagnement conjoint du CAUE, d’Alisée et de la SODEMEL. Il s’agit d’une véritable rupture par rapport aux pratiques habituelles communales dans la fa- çon d’aborder le projet urbain. Quels sont les enseignements tirés de cette expérience ? Nous avons tout d’abord été surpris par l’inté- rêt des professionnels pour notre projet puis- que 31 candidats ont postulé pour concourir. L’aide du CAUE a été précieuse pour le choix des trois candidats car nous n’avions pas les connaissances suffisantes pour juger des ca- pacités des équipes. Les 3 candidats sélection- nés ont proposé des solutions très différentes, sources de réflexions et de débat. Outre le fait qu’il répond aux attentes de l’équipe munici- pale, le projet retenu est le plus facile à faire évoluer. Compte tenu de l’ampleur du projet, le concours d’urbanisme s’avère indispensable. Augustin DERSOIR Maire de Corzé Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet de la ZAC > 12 ha - Nombre de logements envisagés > 240 - Densité > 20 logts/ha - Répartition des types d’habitations > • Collectifs : 22 % soit 50 logements • Intermédiaire : 15% soit 35 logements • Individuels groupés : 33% soit 80 logements • Lots libres : 30% soit 75 logements Enfin, la biodiversité n’est pas oubliée en ce que les rapports de continuité entre les espaces publics, la vallée du Loir et les zones humides environnantes sont autant de corridors écologiques tempé- rant la rupture entre l’espace urbain et la nature. D’une façon générale, l’eau est un élément fédérateur du projet et déter- mine le paysage du quartier. Le projet propose une forte mixité sociale en associant diverses typologies de loge- ments, environ un tiers en lots libres, un tiers en collectifs et intermédiaires et un tiers en individuels groupés. Ce dispositif, supérieur à ce que le programme suggé- rait, est toutefois conforme aux orienta- tions du SCoT du Pays d’Angers actuelle- ment en cours d’élaboration. BL Collectif (R+1+C / R+2) avec accueil de commerces, services, équipements en rez-de-chausée Collectif (R+1+C / R+2) Intermédiaire (R+1+C / R+2) Individuel groupé (R+C / R+1+C) Lot libre (R+C / R+1+C) Programme de logements Déplacements Voiries primaires Voies de desserte secondaire Venelles tertiaires mixtes Cheminements doux Places Parkings Stationnements externalisés Barques
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    30 Projet 2 Sitadin, architecteurbaniste mandataire - François Tavernier, paysagiste - Bourgeois, BET VRD Corzé «Corzé a deux atouts majeurs : son centre-bourg et le rapport que le village entretient avec le Loir. L’ob- jectif de ce projet consiste à reconstituer, au travers du projet, une urbanité ancrée sur le territoire (trames parcellaires iden- tiques à celles déjà existantes, continuité avec les chemins piétons existants qui mènent à la rivière, réutilisation des voi- ries de desserte déjà là…). » Extrait de la notice projet S ans mimétisme, le projet entend pourtant s’inscrire dans la continui- té du paysage de Corzé, du voca- bulaire de ses espaces publics et de son maillage viaire. L’autre élément détermi- nant étant le rapport au Loir, le quartier est structuré en son centre par une large ouverture nord-sud formant accès et bel- védère sur la rivière. Cinq hameaux distincts composent le sec- teur en offrant, chacun, la mixité de l’ha- bitat voulu par le programme et associant lots libres, individuels groupés et petits collectifs ou intermédiaires. L’organisa- tion parcellaire de ces hameaux (trame al- lant de 6 à 15 mètres mais le plus souvent étroite et profonde) favorise une bonne orientation des constructions et une com- pacité favorable à leur performance éner- gétique. Elle assure également, malgré la densité d’un habitat presque toujours groupé, une bonne intimité des jardins, dépourvus de vis-à-vis. 220 logements sont ainsi proposés dont 30 en collectif, 120 groupés et 70 en individuels. Les cheminements doux sont bien identi- fiés et ne se confondent pas avec l’usage automobile disposant d’antennes courtes à partir du réseau existant. Autre élément durable, le traitement de l’eau pluviale s’associe aux orientations paysagères, le maillage de noues et de fossés et le grand mail central assurant le stockage et la régulation. BL Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 12 ha - Nombre de logements envisagés > 220 - Répartition des types d’habitations > 30 logements en collectif, 120 logements en individuels groupés, 70 logements en lots libres N Parcelle avec entrée au nord
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    31 Projet 3 Jacques Boucheton,architecte urbaniste mandataire - Atelier Horizon, paysagiste - Céramide, BET VRD Corzé «Le site, dédié à une urbanisation future, présente plusieurs facettes qui en constituent la richesse (…). Cette diversité naturelle conduit à un pro- jet forcément multipolaire, générateur d’ambiances et d’usages variés. Il ne s’agit pas d’un nouveau quartier taillé d’un bloc dans le territoire mais bien d’un ensemble de séquences urbaines et paysagères dont l’assemblage progressif s’égrènera avec souplesse sur plus de dix années. » Extrait de la notice projet L es principes fondateurs du projet cherchent d’une part à marquer une accroche forte sur le bourg par la création d’une place formant liaison en- tre les deux tissus urbains, d’autre part à développer une épine dorsale végétale en appui des émissaires existants afin de créer un lien identitaire entre le vieux bourg et l’espace agricole. En valorisant les émissaires, l’approche du projet est qualifiée « d’hydraulique », la trame géné- rale induisant l’orientation des circulations secondaires en fonction d’une pente ac- compagnant les fossés et les noues. La performance énergétique du projet repo- se sur une bonne orientation du bâti faci- litant la capacité des futurs constructeurs à livrer des bâtiments basse consomma- tion. Enfin, le paysage se traduit par une trame domestique dont les échelles mul- tiples participent de la diversité des points de vue et des ambiances. Le projet dispose d’une forte mixité so- ciale ainsi que d’une cohabitation de ty- pologies de logements diversifiées. Ce programme suppose une forte mixité sociale ainsi qu’une bonne diversité ar- chitecturale induite, à morphologie égale, par l’influence de la forme et de la taille des parcelles sur les volumétries bâties. BL Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 12 ha - Nombre de logements envisagés > 209 - Répartition des types d’habitations > 30 logements en collectif, 70 logements en intermédiaire, 52 logements en individuels groupés, 57 logements en lots libres N
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    LE LION-D’ANGERS Population >3 821 Lionnais Communauté de communes de la région du Lion-d’Angers N 32 Zac Jules Verne
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    33 L a commune duLion-d’Angers a souhaité anticiper le dé- part du supermarché Super U en programmant la création d’un nouveau quartier d’habitat. La Zac Jules Verne d’une superficie à aménager d’environ 5 ha et de 2 ha traité en parc, est localisée au cœur du centre-ville du Lion-d’Angers, dans un environnement urbain semi-dense composé essentiellement d’habitat pavillonnaire. L’objectif principal de la commande est d’assurer une évolution progressive de la ville par des actions qui intègrent et prolon- gent le tissu existant. Ce nouveau quartier aura pour vocation principale d’accueillir de nouveaux logements aux différentes ty- pologies bâties tout en s’inscrivant dans une démarche durable qui déterminera et influencera l’implantation, la volumétrie, le fonctionnement, le choix des matériaux et les équipements tout en respectant l’environnement dans lequel s’inscrit la Zac. L’aménagement de ce site s’organisera autour d’un parc exis- tant à recomposer et d’une avenue parc qui assurera le prolon- gement à l’intérieur même des secteurs bâtis. Le projet de la Zac Jules Verne prévoit l’implantation de commerces qui vien- dront compléter l’offre du centre-ville. Un pôle médical sera éga- lement prévu et enfin une maison de retraite qui devra s’intégrer au sein du quartier. La composition urbaine, les aménagements paysagés, l’orga- nisation du bâti sont autant d’éléments qui influencent sur la densité perçue dans une opération et sur la qualité du cadre de vie créé. Un effet à l’échelle de la commune : la ville prolongée et non pas juxtaposée. Une trame majeure de composition qui répartit et gère les effets de densité (un axe principal, une coulée verte…). Une densité gérée par la localisation des logements intermédiai- res et collectifs : - Les collectifs ou logements intermédiaires implantés en façade d’un espace public important. - Les collectifs ou logements intermédiaires qui valorisent un axe. Une densité perçue différemment selon la qualité des espaces publics et des séquences urbaines : - Penser les rues et les espaces plantés comme des séquences paysagères à vivre. - Assurer une convivialité, des transitions et une intimité des espaces. - Un tissu urbain structuré et varié, issu d’une réelle composition d’ensemble. Le patrimoine végétal existant remarquable sera révélé par l’aménagement d’un parc urbain composé pour les nouveaux habitants du quartier et qui deviendra à terme une référence pour le reste de la ville. MC Zac Jules Verne Programme Le Lion-d’Angers Vue depuis l’avenue Jules Verne Vue sur le parc et la zone pavillonnaire derrière le supermarché
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    34 Projet lauréat Sixième rue,architecte urbaniste mandataire - Agence 7 lieux, paysagiste - Anjou Maine coordination, BET VRD «Le projet est guidé par la volonté de créer un quartier où la fonction du « vivre ensemble » est qualita- tive. Pour cela, le projet mise sur la valeur des lieux de vie qui peuvent favoriser les échanges intergénérationnels notam- ment. De nombreux paramètres vont y participer : un quartier verdoyant, des liaisons piétonnes multiples, des espaces de rencontre propices (jardins familiaux, jeux d’enfants, jeux de boules, terrains de jeu…). Tous ces éléments invitent à l’appropriation du quartier par les habi- tants. » Extrait de la notice projet L e projet de quartier Jules Verne bé- néficie de son environnement et de sa topographie en concentrant l’ha- bitat sur la friche commerciale, au nord du périmètre, en relation avec la liaison vers le centre-ville et en préservant le parc qui devient un lieu dynamique, fa- vorable aux échanges entre les espaces habités et la ville. Le quartier est ainsi introduit par une placette marquant le carrefour urbain avec la départementale et par les équipements publics (maison de retraite et maison médicale) ainsi que par les logements collectifs. La transition douce vers le parc se décline soit par l’axe central bordé de l’habitat intermé- diaire, soit par l’ancienne avenue Jules Verne réservée, à terme, au seul usage piétonnier ou cycliste. La répartition typologique de l’habitat répond à cette hiérarchie d’occupation de l’espace et dispose, compte tenu de l’orientation viaire, d’une implantation nord-sud des constructions très favorable à leur efficacité énergétique. Le projet comptabilise 27 logements col- lectifs, 24 logements intermédiaires et 21 maisons groupées soit 72 logements auxquels s’ajoutent les 70 chambres de la maison de retraite. Le parcellaire individuel est compris entre 270 et 340 m2 . Cette densité est largement compensée par l’at- tractivité et la proximité du parc et par les diverses strates végétales qui le prolon- gent jusqu’au cœur de l’aménagement. Ce dispositif, associé à une gestion dura- ble des eaux pluviales, constitue un véri- table écosystème urbain. BL N
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    35 Le Lion-d’Angers Zac JulesVerne Paroles d’élu Quelles sont les motivations qui ont poussé la commune à s’engager dans la démarche du concours d’urbanisme durable proposé conjointement par le Conseil général et le CAUE de Maine-et-Loire ? Les motivations de la commune pour s’enga- ger dans le PDH sont liées au fait de l’engoue- ment de la population pour habiter sur notre secteur. Sans aborder les raisons de ce choix qui font honneur à notre ville, nous avons l’obligation de maîtriser notre développement, que nous souhaitons cohérent et réfléchi, afin de maintenir la qualité de vie existante et opti- miser l’économie de fonctionnement de la ville et de ses habitants. Le concours d’urbanisme, lancé sur 5 ha situés en centre-ville, nous a permis d’approfondir notre réflexion et d’af- firmer la vision durable que nous souhaitions, avec un choix concret qui transformera l’esprit de la ville. Quels sont les enseignements tirés de cette expérience ? D’une part, la participation à ce concours nous a donné l’occasion d’avoir une vision globale des solutions d’habitat existantes et d’appré- cier la richesse et la diversité des approches proposées par les architectes. D’autre part, il nous a paru essentiel de partir des valeurs que nous portons pour mener à bien ce pro- jet. Que ce soit sur l’environnement, la mixité sociale, les relations intergénérationnelles, les équilibres de renouvellement de population ou la pression foncière, il faut toujours garder en mémoire la qualité de vie au quotidien pour pondérer chaque item. Etienne GLEMOT Maire du Lion-d’Angers Des enjeux multiples Quelques chiffres Évolutivité Maison et garage Extension 1 Extension 2 Extension 3 - Superficie aménagée par le projet > 5,8 ha - Nombre de logements envisagés > 72 - Répartition des types d’habitations > 21 maisons individuelles groupées, 24 logements intermédiaires R+1 +c, 27 logements R+1+attique - Stationnement > en sous-sol pour les collectifs, et en pergola végétalisée pour les maisons groupées et les logements intermédiaires Enjeux N Insertion dans le site N - Relier le nouveau quartier au centre - Prendre en compte la topographie - Conforter les vues vers le centre depuis le haut du parc - Préserver et conforter le « vallon » arboré du parc - Désenclaver le parc, le rendre perceptible - Assurer et sécuriser la continuité piétonne (et cycles) sur l’ancienne voie ferrée - Prendre en compte la politique départementale de l’habitat - Prendre en compte la loi SRU - Répondre aux objectifs d’un urbanisme durable Coupe AA, nord-sud
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    36 Projet 2 Forma 6,architecte urbaniste mandataire - Phytolab, paysagistes - Branchereau, BET VRD Environnement Le Lion-d’Angers «L’armature verte, véritable structure verte qui inscrit le futur quartier en- tre espaces horticoles et de loisirs, et qui permet une mise en lien avec les quartiers alentours. » Extrait de la notice projet L e projet est fondé sur un parti d’amé- nagement très fort, le végétal étant prédominant dans l’organisation gé- nérale du quartier comme dans l’accom- pagnement de ses espaces publics péri- phériques. L’axe central, en prolongement du parc urbain existant, armature verte, distribue les îlots d’habitat par des liaisons douces sous forme de « sentes » excluant l’automobile. Il est accompagné par les jardins familiaux et le « chemin de l’eau » que constitue la gestion aérienne des eaux pluviales. L’avenue Jules Verne, confirmée dans sa fonction de transit, est toutefois transformée en mail privilégiant les usages mixtes. Les espaces publics marquant les entrées du secteur sont aménagés sous forme de « places jardins », espaces arbo- rés et conviviaux, traités en plateau. Alors que les équipements publics (crè- che, maison de retraite et maison médica- le) accompagnent le mail Jules Verne tout en étant tournés vers la quiétude du pay- sage que constitue le cœur d’îlot, l’habitat individuel, 93 logements groupés ou su- perposés, occupe la frange du site, y com- pris dans sa partie sud, pour une densité (y compris les 70 chambres de la maison de retraite) de 35 logements à l’hectare. La circulation et le stationnement auto- mobiles étant également organisés en périphérie, l’habitat réparti par îlot sur le site fait de celui-ci un exemple de « parc habité ». La disposition d’une orientation bâtie au sud est globalement favorable aux performances énergétiques comme l’est aussi le principe exclusif d’habitat indivi- duel groupé. BL Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 5,8 ha - Surfaces cessibles du projet > 1,8 ha - Surfaces des espaces publics > 4 ha dont 2 ha de parc - Nombre de logements envisagés > 93 - Répartition des types d’habitations > 18 individuels groupés, 7 maisons patios, 38 logements individuels groupés superposés r+1 et r+2+attique, 10 logements individuels groupés superposés avec en RDC commerces ou services, 20 logements individuels groupés avec maison médicale en RDC - Stationnement > réparti en poches mutualisées + parking privés Voies principales Voies partagées (les sentes) Places jardins / Plateaux / Carrefours partagés Trottoirs / Liaisons douces piétons et cycles Espaces verts type prairie Parcelles privées (jardins) Jardins familiaux Noues et bassins Stationnement sous porches ou sous pergolas Arbres existants et projetés N
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    37 Projet 3 Lionel Vié,architecte urbaniste mandataire - François Tavernier, paysagiste - Jacques Carré, BET VRD Le Lion-d’Angers «L’aménagement proposé crée une impression d’urbanisme dense associée à des espaces publics simples et généreux. L’espace paysager n’est pas une « décoration » qui accom- pagne la construction du quartier : il a un rôle de fonction dans le quartier au même titre que l’habitat par exemple. Ainsi, le projet regroupe les espaces disponibles pour créer un parc urbain animé associé à un mail qui permet d’organiser le quar- tier et d’assurer le lien avec le reste de la Ville. » Extrait de la notice projet L e parc actuel est recomposé en amphithéâtre axé par un mail struc- turant, d’orientation nord-est sud- ouest, mettant en relation le quartier et la ville, dans la perspective de son clocher. Le quartier est structuré autour de 4 îlots bien identifiables dans le paysage urbain : le parc urbain et son mail central, le pôle de service associé à une structure inter- générationnelle, les collectifs et les mai- sons de ville. L’offre de 110 logements participe d’une optimisation du foncier disponible et une densité importante combinant un parcellaire de petite taille (parcelles de 250 à 500 m2 ) et un espace convivial et d’échanges ouverts, le parc urbain et son mail, « véritable main ten- due vers le quartier et le centre-ville ». La densité de l’habitat est aussi compensée par la gestion réfléchie des mitoyennetés et des vues. Les orientations environnementales du projet supposent une maîtrise d’un déve- loppement durable du quartier. La présen- ce de noues et de bassins de rétention intégrés dans l’aménagement paysager de l’avenue Jules Verne et du nouveau mail assure une bonne gestion des eaux pluviales tandis que la généralisation des liaisons douces à l’intérieur du quartier est assurée par un réseau de venelles et sentiers. BL Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 5,8 ha - Nombre de logements envisagés > 110 - Répartition des types d’habitations > 32 maisons de ville, 78 logements collectifs répartis de part et d’autre du mail - Stationnement > garage et parking à proximité immédiate des logements Axonométrie nord-ouest N Espaces verts publics Espaces verts publics Espaces verts privés Équipements publics : maison de retraite R+1+A Équipements publics : maison médicale R+1+A Habitat collectif R+2 Habitat collectif R+1+A Équipements publics : structure intergénérationnelle R+1 Habitat maison de ville R+1
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    MONTREUIL-BELLAY Population > 4 347Montreuillais Communauté d’agglomération Saumur Loire Développement N 38 Les Coteaux du Thouet
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    39 L ’opération projetée des« coteaux du Thouet » représente une surface d’environ huit hectares (dont 5,5 constructibles). Cette opération devra établir des liens de composition avec l’opération mitoyenne du secteur des plantes actuellement en cours de réalisation. Le hameau ancien qui s’est développé autour du Port Sainte- Catherine s’est structuré autour de deux rues ; la rue haute (rue du Moulin de la Salle) et la rue basse (le chemin du Moulin de la Salle), le haut et le bas étant reliés par de nombreuses venelles semi-privatives exploitant la déclivité significative du coteau. Sans vouloir ni reproduire ni « plagier » cet urbanisme fruit de l’histoire, de l’économie rurale et fluviale, la collectivité souhaite pour la future opération des coteaux du Thouet, un urbanisme qui tisse des liens à la fois physiques et formels avec le hameau ancien, réinterroge de manière contemporaine la notion de vil- lage et de hameau et nécessite un travail exigeant sur les diffé- rentes typologies d’espaces collectifs (publics, semi-publics) et privatifs (privilégier l’intimité). En grande partie destiné à l’accession (faible et moyen budget), l’opération intégrera néanmoins la possibilité d’implantation d’un ou plusieurs services de proximité à définir du fait de l’éloi- gnement de ce nouveau quartier avec les pôles de services et commerciaux de l’agglomération (1,5/2,5 km). L’offre en terme de logements sera la plus diversifiée possible. La collectivité exprime également le souhait d’une approche spatiale de la mixité (sociale et intergénérationnellle) qui s’af- franchisse de la logique du zonage. Ces orientations, fruit de la réflexion et de la volonté municipale, se trouveront complétées des objectifs généraux du PDH sur ce secteur du département. > Développer une approche environnementale de l’aména- gement - Définir un plan de composition générale qui valorise le rap- port du site au grand paysage environnant. - Assurer la cohérence d’implantation des infrastructures et du bâti avec le relief. - Rechercher un principe d’implantation du bâti favorisant la maîtrise de l’énergie. - Maîtriser et valoriser le traitement des eaux de surface dans l’aménagement des espaces publics. - Proposer une approche paysagère favorisant une gestion rai- sonnée des espaces végétalisés. > S’attacher à une consommation maîtrisée de l’espace - Proposer une composition urbaine permettant d’optimiser la densité résidentielle. - Maîtriser la proportion des espaces publics et collectifs en évitant leur morcellement. - Adapter la morphologie des voies à leurs usages effectifs. > Favoriser les conditions du « vivre ensemble » - Diversifier les typologies d’habitat permettant d’assurer une réelle mixité sociale. - Rechercher des formes d’organisation respectant l’intimité des logements. - Aménager des espaces collectifs de qualité favorisant leur appropriation par les habitants. - Maîtriser la qualité des limites entre espaces publics et es- paces privatifs. VC Les Coteaux du Thouet Programme Montreuil-Bellay Vue du site depuis la RD 347
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    40 Projet lauréat Patrick Belz,architecte urbaniste mandataire - Laurent Couasnon, paysagiste - Act environnement, BET VRD 5 volumétries possibles sur une même emprise de sol (surfaces pour maisons bioclimatiques avec murs de 40 cm) 1 Voie de circulation, enrobé tiède teinte sable 2 Placette de retournement 3 Allée de desserte, stabilisé compacté 4 Trottoir et placette, pavés béton 5 Chemin piéton / piste cyclable, stabilisé compacté 6 Stationnement, mélange terre-pierre engazonné 7 Bassin tampon remodelé 8 Mare N 2 3 7 3 1 1 1 2 2 3 3 3 4 4 55 5 5 4 8 8 6 6 5 Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 3,23 ha - Surfaces cessibles du projet > 19 065 m2 - Nombre de logements envisagés > 127 - Ratio surface cessible / surface de projet > 59 % - Densité brute > 39 log/ha - Densité nette (hors emprises publiques) > 66 log/ha - Répartition des types d’habitations > 83 logements individuels groupés, 22 maisons de 2 appartements
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    41 Montreuil-Bellay Les coteaux duThouet Paroles d’élu Quelles sont les motivations qui ont poussé la commune à s’engager dans la démarche du concours d’urbanisme durable proposé conjointement par le Conseil général et le CAUE de Maine-et-Loire ? La motivation est triple. Tout d’abord sur le fond, on ne peut plus parler d’urbanisme sans évoquer les techniques de construction nou- velles, les économies d’énergie et d’espace. L’urbanisme ne doit pas se transformer en traumatisme pour l’espace communal. Ensuite nous devons préserver l’espace constructible très contraint par les zones inondables et les vignes. Enfin, une expérience isolée menée par une commune a peu de chance d’aboutir aux résultats souhaités. En revanche, s’inscri- re dans une démarche départementale permet une réflexion globale, des comparaisons, des échanges avec des partenaires. Quels sont les enseignements tirés de cette expérience ? La procédure du concours d’urbanisme offre un double avantage. Elle mobilise notre pro- pre réflexion dans l’élaboration d’un cahier des charges précis et elle génère des proposi- tions intéressantes, parfois très novatrices. La confrontation d’opinions différentes enrichit le projet : l’architecte devra se frotter à nos pers- pectives et nous à sa vision. Le concours d’ur- banisme diffère du concours d’architecture par l’échelle et par les objectifs. Trop longtemps, l’objectif unique est de fixer de la population, aujourd’hui, les exigences sont aussi qualitati- ves et environnementales. Faire de l’urbanis- me, c’est inscrire un projet limité et daté dans une perspective à long terme. Paul LOUPIAS Maire de Montreuil-Bellay «Le projet est donc triple. À la fois un projet d’habitation pour 120 à 130 logements répondant aux be- soins de la commune, un projet de valori- sation des terres existantes par un mode d’agriculture durable retrouvant des pra- tiques et savoir faire passés, et un projet d’apprentissage commun d’une nouvelle possibilité d’habitation partagée du terri- toire. » Extrait de la notice projet L e projet repose sur un concept as- sez inédit, étranger au programme mais particulièrement pertinent, qui favorise le maintien d’une activité agricole sur le site dont l’urbanisation ne consomme finalement que 65 % de la surface constructible. Cette invention d’une nouvelle cohabitation entre la ville et l’activité agricole (vigne et verger) est une inversion tendancielle, une réponse à l’étalement urbain, une introduction ra- dicale des valeurs de la biodiversité, de la mixité et de la solidarité. Afin de rendre possible cette cohabitation de l’habitat et de l’activité agricole, le pro- jet comprend trois hameaux de respecti- vement 36, 48 et 21 maisons reliées entre elles par des chemins piétons. Deux ha- meaux indépendants sont accessibles de- puis la rue de la Rousselière au sud tandis qu’un troisième dispose d’un accès direct depuis la rue des Meuniers, à l’est. Leur environnement correspond à l’extension du vignoble existant et à un verger de noyers et truffières dont l’exploitation est assurée par des jeunes du lycée agricole en formation et à laquelle les habitants du nouveau quartier sont associés. Au-delà de cette innovation économique et sociale, le quartier répond aux exigen- ces du programme d’habitat en proposant 127 logements sous formes d’individuels en bande mitoyenne (83 logements) et de « maisons - appartements » (22 loge- ments). L’orientation sud sud-est de ces bandes de constructions est très favora- ble et le dispositif suppose une grande liberté dans le choix de la typologie archi- tecturale, l’initiative conceptuelle étant laissée aux architectes dont le recours est toutefois supposé obligatoire. BL Cheminées à vents à type « Windcowl » avec récupérateur de chaleur Toiture béton préfabriqué isolé, très bonne inertie thermique Panneaux photovoltaïques 4m2 Chauffage solaire 4m2 Vitrage renforcé en façade nord Murs préfabriqués béton isolé ép. 40 cm Grandes baies vitrées au sud-est pour apports solaires passifs Clôture barreaudée pour passage de la faune Mur mitoyen ép. 20 cm Isolation renforcée sous la totalité du plancher Terrasse bois classe 4, bois provenant d’une filière locale Cuve de récupération d’eau pluviale pour arrosage, wc, lave-linge, capacité entre 4 et 8 m3 suivant type de maison réduction de la consommation d’eau jusqu’à 50% Allée, pavés béton Partie du jardin en potager pour autoproduction de fruits et légumes (réduction de consommation de produits emballés, conditionnés, conservés) Abri pour conteneur poubelle, composteur domestique, stockage granules bois Poutre linteau bac à plantes Toiture végétalisée Garage pour une grande voiture et une petite Maison Basse Consommation (BBC)
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    42 Projet 2 Agence L’Antonet associés, paysagiste mandataire - Atelier 15, architectes Inddigo, ingénierie du développement durable, infraservice BET VRD Montreuil-Bellay «Cette opération se veut exem- plaire sur un certain nombre de points  : économies d’énergie des bâtiments, économie de la construction, économie du foncier agricole consommé, contemporanéité des solutions mises en œuvre au profit d’un projet respectueux des traditions locales  : mixité sociale et fonctionnelle, unité des formes, diversité des situations urbaines produites, amélio- ration de la biodiversité du site. Il s’agit d’inventer pour Montreuil-Bellay, un urba- nisme dont l’empreinte écologique soit la plus faible possible. » Extrait de la notice projet E n soulignant le caractère paradoxal d’une urbanisation éloignée du cen- tre-ville et de ses services, l’étude est introduite par la recherche de solu- tions relatives aux déplacements et aux liens entre le nouveau quartier et l’urba- nisation de la rive gauche du Thouet. La place de l’automobile, assumée comme une des conditions de la vie sociale, est toutefois maîtrisée, notamment en ma- tière de stationnement. Le projet de découpage foncier laisse une part importante à l’espace public, facteur d’appropriation d’un parcellaire dense dé- dié à la maison individuelle, au collectif et à la réserve foncière (en attente d’équipe- ments publics ou commerciaux). 132 logements sont envisagés en trois tranches d’égale importance et mises en œuvre depuis le sud du secteur. Les logements sont généralement im- plantés en façade de parcelles et en mi- toyennetés partielles ou totales. La dimension durable de l’aménagement proposé s’inscrit particulièrement sur la thématique de l’eau. Une grande noue structurante le long de la voie communale est l’aboutissement d’un réseau de col- lecte et de stockage des eaux pluviales en surface qui accompagne les espaces publics du nouveau quartier. BL Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 62 750 m2 - Surfaces cessibles du projet > 34 410 m2 - Nombre de logements envisagés > 132 - Ratio surface cessible / surface de projet > 60 % - Densité brute > 21 log/ha - Densité nette (hors emprises publiques) > 35 log/ha - Répartition des types d’habitations > 24 % de logements individuels, 76 % de groupés N Les espaces privés Les espaces publics Plan de masse du projet
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    43 Projet 3 Dorothée Guéneauet Raffaele Melis, architectes urbanistes mandataires - Lionel Guibert, paysagiste Onillon Duret, BET VRD Montreuil-Bellay «Concevoir un quartier est un en- jeu considérable à la mesure des générations d’habitants qui seront amenées à y vivre, élever leurs enfants, y travailler peut-être, tisser des liens avec leur entourage et certainement façon- ner leur environnement. L’implication du concepteur en est d’autant multipliée. Il ne peut rester seul. La phase de concours doit rester brève pour permettre d’initier le dialogue et le vrai travail de la matière urbaine. » Extrait de la notice projet L e projet cherche à tisser un «  lien physique à la rencontre du paysage viticole et du tissu pavillonnaire exis- tant, en limite de bourg ». La relation avec la ville est guidée par le modelé de terrain qui, sous forme de merlon planté, éloigne le regard de la route départementale pour l’orienter dans le cône de visibilité du site historique. Depuis la rue de la Rousselière au sud qui remplit la fonction de desserte princi- pale du site, le quartier est irrigué par un maillage d’allées et de traverses reliant sept unités de voisinages et complété par des « pièces végétales », espaces publics et partagés. Ce maillage est d’autre part naturellement relié au réseau viaire des quartiers anciens avoisinants. Deux rues, en forme de H, desservent la totalité du quartier et ne privilégient pas par leur trai- tement la circulation automobile. Le projet représente une densité moyen- ne de 20 logements à l’hectare et offre un habitat en bande que séparent des grandes pièces végétales à usage et en- tretien collectifs. Il intègre quelques équi- pements publics comme une salle pour les associations, un jardin d’enfants et une maison d’hôte. L’ambition du projet est ainsi de déter- miner une urbanité nouvelle où la part donnée aux comportements citoyens est privilégiée. BL Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 57 523 m2 - Surfaces cessibles du projet > 28 500 m2 - Nombre de logements envisagés > 132 - Ratio surface cessible / surface de projet > 49 % - Densité brute > 20 log/ha - Densité nette (hors emprises publiques) > 46 log/ha - Répartition des types d’habitations > 100 % de groupés Insertion dans le paysage Plan d’aménagement d’ensemble Jardins privatifs des 7 villages Pièce végétale Cour Terrasse Chemin Rue douce Plateau Rue d’accès Fossé d’orage Stationnement Merlon enherbé N
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    44 SAINT-GEORGES-SUR-LAYON Population > 750Saint-Georgeois Communauté de communes de la région de Doué-la-Fontaine N Clos Davy
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    45 S ituée à 10minutes de Doué-la-Fontaine, 30 minutes de Saumur et à 40 minutes d’Angers, la commune de Saint- Georges-sur-Layon connaît une forte croissance démo- graphique avec près de 150 nouveaux habitants entre 1999 et 2006. Soit une augmentation de la population portée de 596 à 734 habitants en 7 ans. La population est jeune, environ 30 % a moins de 20 ans et environ 90 enfants sont scolarisés sur la commune pour l’année scolaire 2008/2009. Les projets communaux portent : - Sur la mise en œuvre d’un Agenda 21 local dans le cadre de l’adhésion à l’association « Notre village, terre d’avenir » -  Sur l’aménagement en centre-bourg d’une grande parcelle, celle-ci pourrait accueillir à moyen terme une structure de loge- ment pour personnes âgées dépendantes ainsi que l’offre de plusieurs locatifs. La commercialisation des derniers terrains à bâtir situait le coût du foncier à 35 euros le m2 (60 à 80 à Doué-la-Fontaine). Le PLU prévoit en entrée est du bourg une zone 1Auh dont la commune est partiellement propriétaire. Une parcelle privée aménagée en espace de loisirs (plan d’eau, jardin) est intégrée à la réflexion d’ensemble. La zone d’extension urbaine est comprise entre une aire de pro- duction AOC et le bourg ancien, elle jouxte également l’école et pourrait faciliter le désenclavement de celle-ci. La surface totale de la zone est de l’ordre de 2,5 hectares. La volonté communale pour l’aménagement du « Clos Davy » s’exprime à travers les deux thématiques suivantes : > Les coutures et l’intégration au grand paysage - La réalisation d’une greffe urbaine qualitative achevant la sil- houette est de l’agglomération et participant pleinement de la structure villageoise. - La continuité viaire assurée par une liaison depuis la route de Doué-La-Fontaine et un prolongement vers la future zone d’activités (A). - La mise en place de liaisons douces vers l’école, le bourg, la salle des fêtes, les commerces, etc. - Le désenclavement de l’école par de nouveaux modes de desserte intégrant liaisons douces, stationnement et aména- gement d’espaces publics conviviaux en lien avec la future zone d’habitation (jardin public, square...). > La diversification des formes d’habitat et le lien social - Une mixité sociale non sectorisée supposant à parité locatifs sociaux, accession sociale et accession libre. - Une mixité de forme d’habitat économe en espace : habitat individuel groupé, habitat collectif et semi-collectif, habitat in- dividuel dense. - Des espaces publics partagés (intergénérationnels) et struc- turants favorisant le lien social : jardins potagers, terrains de jeux, prairies... Ces orientations fruit de la réflexion et de la volonté municipale se trouveront complétées des objectifs généraux du PDH sur ce secteur du département : > Développer une approche environnementale de l’aména- gement - Définir un plan de composition générale qui valorise le rap- port du site au grand paysage environnant. - Assurer la cohérence d’implantation des infrastructures et du bâti avec le relief. - Rechercher un principe d’implantation du bâti favorisant la maîtrise de l’énergie. - Maîtriser et valoriser le traitement des eaux de surface dans l’aménagement des espaces publics. - Proposer une approche paysagère favorisant une gestion rai- sonnée des espaces végétalisés. > S’attacher à une consommation maîtrisée de l’espace - Proposer une composition urbaine permettant d’optimiser la densité résidentielle. - Maîtriser la proportion des espaces publics et collectifs en évitant leur morcellement. - Adapter la morphologie des voies à leurs usages effectifs. > Favoriser les conditions du « vivre ensemble » - Diversifier les typologies d’habitat permettant d’assurer une réelle mixité sociale. - Rechercher des formes d’organisation respectant l’intimité des logements. - Aménager des espaces collectifs de qualité favorisant leur appropriation par les habitants. - Maîtriser la qualité des limites entre espaces publics et es- paces privatifs. VC Nouveau quartier du Clos Davy Programme Saint-Georges-sur-Layon
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    46 Projet lauréat Matthieu Gelinet David Lafon, architectes urbanistes mandataires - Degré Zéro, paysagiste Ailter, bureau d’études HQE - Sud VRD, bureau d’études VRD «Bien qu’évoluant dans un contexte de lotissement, nous ne pouvons nous résoudre à simplement réali- ser une voie distribuant des maisons iso- lées au centre de leur terrain. Pour éviter ce phénomène trop souvent répandu, la forme du terrain ainsi que la position de la maison sur le terrain accentueront les effets de densité du bâti. » Extrait de la notice projet L e projet s’inscrit dans ses rapports au village et au paysage viticole envi- ronnant. L’implantation du nouveau quartier et sa distribution sont simples et économes. Une rue principale, qualifiée de quai entre vignes et village, limite le front bâti et est ponctuée par deux places d’où s’échappent les venelles reliant le cœur du bourg, l’une redonnant à l’école sa représentation publique, l’autre met- tant en valeur une ancienne grange réha- bilitée pour un usage partagé. Le patrimoine végétal existant est ren- forcé (haies, bosquets, bandes boisées) et les murets de pierre, caractéristiques de Saint-Georges-sur-Layon, participent de la continuité du tissu bâti. La perméa- bilité des sols est assurée par l’utilisation de stabilisé sur l’ensemble du dispositif viaire, les eaux pluviales étant récupérées sur les parcelles, sans création d’infras- tructure nouvelle. Trois îlots, du nord vers le sud, chacun in- tégrant les mixités souhaitées dans l’offre de 30 logements, 1/3 de lots libres, 1/3 de promotion privée, 1/3 de locatifs sociaux. Les constructions sont disposées de fa- çon aléatoire, façades ou pignons sur rue, favorisant ainsi une certaine diversité et une relation avec l’environnement verna- culaire. N Îlot 1 Surface de l’îlot = 4 132 m2 11 logements + 9 garages dont 4 locatifs et 7 locatifs sociaux Îlot 2 Surface de l’îlot = 3 783 m2 10 logements + 10 garages dont 5 maisons de particuliers, 3 locatifs sociaux et 2 locatifs privés Îlot 3 Surface de l’îlot = 4 666 m2 9 logements + 9 garages dont 5 maisons de particuliers, 4 locatifs privés
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    47 Saint-Georges-sur-Layon Nouveau quartier duClos Davy Paroles d’élu Quelles sont les motivations qui ont poussé la commune à s’engager dans la démarche du concours d’urbanisme durable proposé conjointement par le Conseil général et le CAUE de Maine-et-Loire ? La commune de Saint-Georges-sur-Layon a sai- si l’opportunité de s’inscrire dans le concours avec un projet qui était dans les cartons. La nouvelle municipalité, élue en 2008, s’est en- gagée à rédiger un agenda 21. Or le concours d’urbanisme lancé dans le cadre du Plan dé- partemental de l’habitat prend en compte le développement durable. C’était donc le bon moment et le bon endroit. Quels sont les enseignements tirés de cette expérience ? Saint-Georges-sur-Layon compte 750 habi- tants, il s’agit du premier concours d’urbanis- me pour la commune. Le soutien du CAUE a permis de surmonter les craintes initiales. Ha- bituellement, les nouveaux quartiers étaient dessinés par un géomètre dont le plan simple- ment était approuvé en Conseil municipal. La richesse du concours est d’offrir trois visions différentes, voire complémentaires, par les équipes de conception. Le concours a égale- ment permis une démarche collective et ap- profondie au sein de l’équipe municipale. On a ainsi débattu sur le fait de concourir, puis sur le cahier des charges et enfin sur le choix du lau- réat. Et nous allons débattre sur la mise en œu- vre du projet. Aujourd’hui, l’équipe municipale n’envisage plus d’engager un projet urbain ou d’aménagement sans la démarche suivie dans le cadre du concours départemental. Hervé VILBOUX Maire de Saint-Georges-sur-Layon Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 24 000 m2 - Surfaces cessibles du projet > 12 600 m2 - Nombre de logements envisagés > 40 - Ratio surface cessible / surface de projet > 52 % - Densité brute > 16 log/ha - Densité nette (hors emprises publiques) > 31 log/ha - Répartition des types d’habitations > 48 % de logements individuels, 52 % de groupés Le choix énergétique définitif reste à étu- dier mais les disponibilités géothermiques soulignées dans le PLU sont mises en avant comme l’est aussi le potentiel d’un réseau de chaleur intégrant l’école et la salle des fêtes. Les déplacements privilé- gient l‘accès piétons aux habitations et à l’école. Le traitement des déchets s’effec- tue par collecte de tri sélectif sur trois sites regroupés à la jonction entre voirie princi- pale et desserte des habitations. BL Un espace piéton planté Comme un quai ouvert sur les vignes Revaloriser les espaces extérieurs de la salle des fêtes Un front bâti sur la route principale Les directions prises par le bâti s’accrochent à celle du village Une composition non régulière Réhabilitation de la grange en gîte rural Grands arbres non alignés qui agrémentent l’espace partagé Principe de haies bocagères + fossé drainant pour renouer avec le vocabulaire de la région Façade composite ouverte sur les vignes Murets en pierre de Falun, supports de plantes grimpantes Un alignement de grands arbres sur le rue principale Bosquets ponctuels qui accompagnent la façade composite des bâtiments sur le « quai des vignes » Mettre à distance la route départementale Un espace convivial et sûr à la sortie de l’école La rue, les places et les sentiers piétonniers Des maisons ouvertes sur le paysage Des arbres et des haies bocagères
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    48 Projet 2 F.AU architecteurbaniste mandataire - La Terre Ferme, paysagiste - CGA bureau d’études VRD Inddigo, bureau d’études environnemental Saint-Georges-sur-Layon «L’enjeu de cette étude, telle que nous la comprenons, c’est l’association de l’écologique et du social. Un urbanisme durable, c’est une pratique qui articule ces deux aspects, au moins. C’est également un urbanisme qui évoluera dans le temps, un urbanisme durable, un urbanisme transformable, c’est-à-dire un dispositif qui non seulement facilite l’intervention des habitants, mais l’incite : intervention sur le construit, intervention sur le bien commun, sur la chose publique… » Extrait de la notice projet L e projet est un Manifeste de l’ur- banisme durable, la déclinaison ri- goureuse de concepts aboutissant au projet d’écoquartier tant dans sa di- mension environnementale que sociale ou économique. Il fait du Clos Davy un laboratoire intégrant la gestion économe du territoire et de nouveaux modes d’ha- biter, le tout décliné sous le générique de Co-habitations… Le projet suppose une forte mutualisa- tion  ; mutualisation des sols en y asso- ciant des usages privatifs et collectifs et mutualisation des usages et des consom- mations, notamment en énergies et en eaux, par la disposition d’un habitat sur cour bénéficiant d’équipements collec- tifs (chaufferie, potager, espaces de jeu, etc.) dont le principe et l’ampleur restent à géométries variables, dans l’attente de la concertation avec les futurs habitants. Le quartier est compris comme un lieu d’échanges et de partage. Il est aussi pensé dans les principes annoncés d’un « urbanisme rural » laissant une grande place aux espaces partagés. La question des déplacements situe les aires de stationnement en périphérie de l’habitat dont la typologie est envisagée soit sur cour, soit à toit commun, soit à venelles, dans une stratégie de mixité conforme au parti pris général. BL N Prairie Jardin Arbre et haie Puit et bassin Potager Cour commune et local commun Cheminement piéton et fossé Local technique Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 2,4 ha - Surfaces cessibles du projet > 18 500 m2 - Nombre de logements envisagés > 51 - Ratio surface cessible / surface de projet > 77 % - Densité brute > 21 log/ha - Densité nette (hors emprises publiques) > 27,5 log/ha - Répartition des types d’habitations > 21 % de logements individuels, 79 % de groupés
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    49 Projet 3 Square, architecteurbaniste mandataire - Jacques Courilleau, paysagiste - Boplan bureau d’études Saint-Georges-sur-Layon «  Les enjeux de l’aménagement  : accueillir et loger une population diversifiée, achever l’urbanisation du bourg en direction du sud-est, offrir une alternative aux déplacements automobiles, accroître le maillage de voirie à l’est de l’agglomération, traiter l’entrée est et la limite est du bourg, offrir un nouvel accès à l’école, plus adapté aux différents besoins, greffer le nouveau quartier le mieux possible à l’existant, répondre au mieux aux critères du développement durable. » Extrait de la notice projet L e « projet d’extension villageoise » se soucie fortement de son intégra- tion aux paysages comme du tissu ancien du bourg. Il prend en compte le ca- ractère structurant de l’école et de la salle des fêtes en assurant une grande perméa- bilité des usages du nouveau quartier, lieu de vie aux espaces publics apparaissant comme le contrepoids d’une densité bâ- tie conforme à celle du village. Le programme proposé dans le périmè- tre opérationnel, correspond à 12 lots li- bres de surfaces variables allant de 400 à 600 m2 , 11 lots de maisons groupées en accession aidée sur des parcelles de 300 à 460 m2 , 3 maisons locatives et une dizaine de logements locatifs intermédiai- res. La compacité de ce programme et la qualité des orientations proposées par- ticipent d’une recherche du confort, de l’agrément et d’une économie d’usage optimisés pour chacun des logements. Ce dispositif est organisé de part et d’autre d’une voirie dont la sinuosité, fa- vorable à la sécurité, dessert le quartier qu’irrigue un réseau de circulations se- condaires, piétonnes. Les principes d’un urbanisme durable sont largement déclinés tant en matière de gestion des eaux pluviales que de limi- tations de la pollution ou de revalorisation des matériaux. BL Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 24 000 m2 - Surfaces cessibles du projet > 12 000 m2 - Nombre de logements envisagés > 37 - Ratio surface cessible / surface de projet > 48 % - Densité brute > 15 log/ha - Densité nette (hors emprises publiques) > 30 log/ha - Répartition des types d’habitations > 64 % de logements individuels, 36 % de groupés N Périmètre opérationnel Lots à bâtir (12) Maisons groupées en accession aidée (12) Maisons groupées en location sociale (3) Logement intermédiaire en location sociale (10) Logement intermédiaire hors opération Lots à bâtir hors opération Chaussée en enrobé aspect stabilisé Sable stabilisé ou empierrement Prairie Fossé ou noue de rétention Aménagement de voirie de plus long terme Arbre existant Nouvel arbre Petit collectif Habitat individuel Espace public : parking et accès pour école, aménagement d’une placette Axe de desserte Jardins privés Coulée verte Insertion du végétal dans le bâti Vignes Traitement paysager de l’interface Liaison piétonne
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    Éco-quartier des Lauriers 50 SAINT-SYLVAIN-D’ANJOU Population >4 679 Sylvanais Communauté d’agglomération Angers Loire Métropole N
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    51 L a ville deSaint-Sylvain-d’Anjou a souhaité inscrire le projet des Lauriers dans le cadre de l’appel à projets lancé par le Conseil général et soutenu par le CAUE de Maine-et-Loire pour engager une réflexion urbaine innovante sur son territoire et inspirée du développement durable. Appartenant à la communauté d’agglomération Angers Loire Métropole, la Ville de Saint-Sylvain-d’Anjou est limitrophe d’An- gers, et fait partie de la première couronne de l’agglomération. Cette commune dynamique de 4 679 habitants souhaite réaliser un quartier d’habitat proche du centre-bourg destiné principale- ment aux primo-accédants, respectant le principe de maîtrise de l’étalement urbain : le quartier des Lauriers. Positionné en continuité du bourg de Saint-Sylvain-d’Anjou, le quartier des Lauriers bénéficie d’une situation stratégique en entrée de bourg, en limite immédiate de la RD 117 (porte princi- pale du bourg) et de la zone commerciale de la Millardière (SU- PER U), et à proximité de grands axes de circulation : RD 323, rocade est et autoroute A11 Nantes-Paris. D’une superficie de 12 hectares environ, le site des Lauriers pré- sente une opportunité de répondre aux demandes de logements au cœur de l’agglomération, en cohérence avec les objectifs du Plan Départemental de l’Habitat et le Programme Local de l’Ha- bitat d’Angers Loire Métropole, notamment en proposant une diversité des typologies urbaines et des aménagements écono- mes en foncier. Les trois esquisses qui sont présentées par les équipes pré- sélectionnées dans le cadre de l’appel à projets doivent traduire spatialement les divers enjeux urbains, paysagers, sociaux et environnementaux qui figurent au Plan Départemental de l’Ha- bitat et dans le Programme Local de l’Habitat, et doivent égale- ment répondre aux objectifs suivants : > Marquer l’entrée du bourg de Saint-Sylvain-d’Anjou L’entrée de bourg sera notamment valorisée par l’intégration paysagère des éléments naturels de la ceinture verte à l’ouest et au sud du secteur, par la qualité de l’interface avec la zone commerciale au sud-est, et d’autre part, par une réflexion pous- sée sur les nouvelles constructions : travail sur les échelles ur- baines et les références locales, la mixité et l’innovation des formes urbaines (collectifs, intermédiaires, individuels groupés), la qualité des espaces publics et la diversité des ambiances. > Créer un îlot mixte d’habitat destiné en priorité aux primo- accédants Le quartier devra proposer des logements économes en foncier et assurer une mixité des formes urbaines, une mixité sociale et générationnelle permettant de proposer un habitat pour tous, adapté à des attentes diversifiées : des prix maîtrisés pour fa- voriser la primo accession, une offre d’habitat locatif social, des logements adaptés aux personnes à mobilité réduite, des typo- logies de logements et des modes de financement variés… Cette diversité du parc de logements doit permettre d’offrir à l’échelle de la commune les moyens de réaliser son parcours résidentiel au gré des différentes étapes de la vie. > Relier le projet à la ville - Créer des conditions d’une circulation fluide et apaisée dans le quartier par des aménagements de voiries adéquats, - Favoriser les déplacements alternatifs à la voiture, des liaisons douces sécurisées et agréables, pour les piétons et cycles. > Respecter l’environnement pour un habitat durable Le projet s’inscrit dans une démarche de développement dura- ble et vise donc la protection de l’environnement naturel dans le respect du site : préservation des haies et boisements existants, prise en compte du relief ordonnant le système d’écoulement des eaux, des vues, préservation de la biodiversité… Ils serviront « d’ossature » au projet urbain. D’autres préoccupations sont prises en compte dès la conception de ce projet afin d’urbaniser tout en permettant des économies en eau, énergie, espace. AG Éco-quartier des Lauriers Programme Saint-Sylvain-d’Anjou
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    52 Lauréat Magnum, architecte urbanistemandataire - Phytolab, paysagiste Inddigo, BET Environnement - Boplan, BET VRD «Nous avons cherché à proposer un lieu de vie très différent de ce qui se fait aujourd’hui à Saint-Sylvain. En effet, que ce soit en termes d’image ou de fonctionnement, cet éco-quartier sera une proposition réellement alterna- tive pour les acquéreurs.» Extrait de la notice projet C ompte tenu de la taille de l’opéra- tion, le projet est conçu dans ses rapports avec le paysage, entrée de ville, fond de scène boisée, interface ville campagne. Il intègre la dimension paysagère comme partie prenante du pro- jet d’aménagement. De grandes «  cou- lées vertes » relient les quartiers nord et la ceinture verte. Un « quai » marque une limite franche de l’urbanisation au sud, une limite qu’accentue la présence d’un bassin linéaire, dispositif utile à la gestion des eaux pluviales comme aux appropria- tions ludiques. Des espaces thématiques sont disposés et sont autant de jardins familiaux, pédagogiques ou destinés aux loisirs. En règle générale, les plantations isolées, à fort développement, participent de l’identité du quartier en faisant réfé- rence au caractère sylvicole de la com- mune. Le végétal, très présent, contribue également au confort des habitants par la protection des vents dominants, l’accom- pagnement paysager des eaux de pluie et à la création d’un micro-climat urbain. L’organisation viaire du nouveau quar- tier suppose une limitation de l’usage de l’automobile, la totalité des parcelles étant irriguée par un réseau de circula- tions douces ou de sentes piétonnes et de nombreux espaces de stationnement collectif de proximité sont disposés à des distances acceptables. N Axe principal Axe secondaire Sente piétonne Sente piétonne sur quai Voie accès pompiers Stationnements paysagers Trame viaire
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    53 Saint-Sylvain-d’Anjou Éco-quartier des Lauriers Parolesd’élu Quelles sont les motivations qui ont poussé la commune à s’engager dans la démarche du concours d’urbanisme durable proposé conjointement par le Conseil général et le CAUE de Maine-et-Loire ? Le positionnement géographique de la com- mune, au nord-est d’Angers justifie les projets d’urbanisation ambitieux. Depuis de nombreu- ses années, la commune met en œuvre le parcours résidentiel dans chaque projet qu’elle conçoit. Il s’agit de permettre à chacun (du jeu- ne couple sans enfant, à la personne âgée) de trouver le logement adéquat à son choix de vie. Par ailleurs, Saint-Sylvain entretient une colla- boration intense avec la Sodemel, il paraissait intéressant de poursuivre cette collaboration dans le cadre d’un projet porté par le Conseil général. Le projet de lotissement des Lauriers, situé à l’entrée ouest de la commune, était dans les cartons depuis quelques années. L’oppor- tunité offerte par le concours départemental a permis de relancer ce projet dont l’objectif est de personnaliser l’entrée de bourg en intégrant différentes cibles du développement durable. Quels sont les enseignements tirés de cette expérience ? Le concours d’urbanisme est une source d’échanges, de connaissances, d’information, voire de formation des élus. Il nous a également offert une ouverture par rapport à nos pratiques habituelles. Le Conseil général et les structures associées apportent une méthodologie, une ca- pacité d’appréhender le projet de façon globale dans une des missions essentielles d’une com- mune : l’urbanisation. La procédure de concours, très structurée, donne naissance à des hypothè- ses riches et variées. Le projet urbain est tou- jours un compromis entre les propositions des professionnels et les possibilités des élus. Claude GENEVAISE Maire de Saint-Sylvain-d’Anjou Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 15,5 ha - Surfaces cessibles du projet > 7,35 ha - Nombre de logements envisagés > 360 - Ratio surface cessible / surface de projet > 47 % - Densité brute > 23 log/ha - Densité nette (hors emprises publiques) > 49 log/ha - Répartition des types d’habitations > 43 logements individuels, 47 logements individuels groupés, 270 logements intermédiaires - Stationnement > 350 stationnements paysagers, 250 stationnements sur parcelles privées et 50 stationnements visiteurs. Les constructions sont très majoritaire- ment orientées nord-sud afin de favoriser leur performance thermique. La diversité des typologies architecturales, la relative densité du quartier et le souhait d’une com- pacité favorable à la maîtrise des dépenses d’énergie, supposent la présence d’habitat individuel groupé et intermédiaire. Les mai- sons mitoyennes ou en bande, occupent le cœur du quartier tandis que l’habitat inter- médiaire marque sa périphérie. BL Maison mitoyenne Maison sur voie Maison en bande Intermédiaire sur quai Intermédiaire sur parc Intermédiaire sur RD Équipement Commerce Toiture végétalisée Logement individuel sans garage Sente Logement individuel avec garage Stationnement Le quai planté La ceinture verte Voie mixte plantée Logement intermédiaire Espace extérieur privatif Le bassin des eaux de pluie Logements individuels groupés Fibre végétale ParcSente piétonne Noue minérale Jardin privatif Stationnement paysager Jardins familiaux Noue végétale Typologies bâties Profil CC’ Profil DD’
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    54 Projet 2 Guillaume Sevin,paysagiste mandataire - Studio d’architecture b.Huet, architecte - Safege, ingénieur conseil Saint-Sylvain-d’Anjou «Une logique plastique et architec- turale recherche la maîtrise d’un certain niveau d’hétérogénéité ne devant pas affaiblir la pertinence et les ambitions du projet urbain et paysager. » Extrait de la notice projet L a prégnance des boisements de Saint-Sylvain-d’Anjou influence le parti d’aménagement retenu. Un principe de pré-forestation du secteur est proposé, ce qui permet d’assumer le temps long de l’aménagement et d’at- tacher la personnalité du futur quartier à l’identité communale. L’accroche avec le bourg participe d’une autre continuité, celle du mail existant qui est prolongé par une allée forestière de même gabarit et qui, introduite par l’im- plantation d’un équipement sur une place publique, structure le nord du secteur. Parallèlement, une autre lanière verte accompagne un chemin d’eau constitué par le ruisseau de la Veillière. Enfin, à la limite sud de l’agglomération et en vis- à-vis du secteur d’activité tertiaire de la Millardière, un pôle économique suppose l’implantation d’éco-entreprises dans un environnement très végétalisé. La densité exprime la diversité des ty- pologies architecturales ternaires et une forte implication de l’espace public. Celui- ci s’inspire du vocabulaire forestier. L’ha- bitat est ainsi réparti soit en frondaison des axes structurants (allée forestière et chemin de l’eau), soit au sein de « clai- rières habitées ». L’absence de véhicules automobiles et de clôtures donne à ces secteurs une quiétude évidente et facilite une forte socialisation. Au-delà de ces deux typologies, une offre d’habitat avec patios occupe un large territoire dont l’or- ganisation très imbriquée suppose une urbanité spécifique, transgressant les frontières habituelles entre sphères publi- ques et privées. BL Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 15,5 ha - Nombre de logements envisagés > 247 - Répartition des types d’habitations > 58 logements en lots libres (les clairières habitées), 80 logements locatifs (les frondaisons bâties), 109 maisons-patios - Stationnements > parkings semi-enterrés, stationnements couverts et garages N Une voie secondaire d’orientation nord-ouest/ sud-est lie les axes principaux.
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    55 Projet 3 CBA, architecteurbaniste mandataire - Hulack, architecte urbaniste - Armelle Claude, architecte paysagiste Sogeti, BET VRD - Echos, économiste Saint-Sylvain-d’Anjou «Notre intention première est de tis- ser des liens forts entre les quartiers existants et le nouveau. Cela passe par la prolongation des espaces publics existants dans le nouveau quartier. Un ef- fort particulier a été porté sur le rapport au paysage, l’éco-quartier se situant en frange de la masse bâtie, à l’interface de la ville et de la campagne. » Extrait de la notice projet L e projet propose l’implantation de 450 logements dans une logique de forte densité privilégiant la qualité de la mise en relation du site avec le pay- sage. Cette ambition se traduit par une irrigation du site dans un réseau viaire très volontaire, la disposition d’îlots de taille modeste, la forte lisibilité de l’espa- ce public et la participation du végétal, la densité étant pensée non seulement en termes de bâti mais aussi en termes de végétation. La « qualité du vivre ensemble » induite par l’idée d’éco-quartier, trouve ici sa traduction par l’absence de ségrégation sociale ou fonctionnelle et par la mise en œuvre d’une forme urbaine favorable à la convivialité des échanges. La relation avec le tissu urbain existant est marquée par la continuité de certains espaces (le mail notamment) et la pénétration du végétal jusqu’au cœur du site. La transi- tion volumétrique avec l’environnement pavillonnaire se fait progressivement, la densité maximale du quartier accom- pagnant l’axe structurant que compose « l’avenue verte ». qui le traverse d’est en ouest, lieu d’intensité urbaine et support d’équipements commerciaux. Les îlots d’habitat composent des ensembles de 10 logements individuels ou de 18 loge- ments intermédiaires bénéficiant de jar- dins privatifs (pour chaque logement dans le premier dispositif et pour 60 % d’entre eux pour le deuxième). BL Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 13,5 ha - Surfaces cessibles du projet > 8,76 ha - Nombre de logements envisagés > 450 - Répartition des types d’habitations > 140 logements individuels, 310 logements intermédiaires - Stationnement > 7800 m2 dont 5300 m2 en silo N Coupe partielle sud-nord Coupe partielle sur l’axe majeur Coupe partielle sud-nord
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    57 Vocabulaire à l’usagedes projets d’urbanisme durable Aménageur  Personne (physique ou mo- rale, publique ou privée) dont la mission est d’acquérir des terrains et de les amé- nager afin de les rendre constructibles. AMO  Mission d’accompagnement de la maîtrise d’ouvrage dans les champs de sa compétence (faisabilité de l’opération, programmation urbaine, évaluation budgé- taire, organisation du recours à la maîtrise d’œuvre, animation de la concertation). Densité  Indicateur quantitatif exprimant le ratio de surfaces dédiées à l’habitat sur un hectare urbanisé (densité brute). La densité nette suppose le rapport en- tre les surfaces dédiées à l’habitat et les surfaces cessibles. Lorsqu’elle est maî- trisée et s’inscrit dans une composition urbaine réfléchie, une forte densité n’est pas contraire à une qualité de vie et à l’in- timité. Développement durable «  Un déve- loppement qui répond aux besoins du présent sans compromettre les capacités des générations futures à répondre aux leurs ». Éco-quartier  Quartier d’habitat dont la composition intègre les attendus du dé- veloppement durable et de la participa- tion des habitants. Hameau  Îlot constitué de quelques im- meubles formant une unité spécifique et desservie de manière autonome. Quai  Mise en relation d’un quartier avec un environnement non construit et for- mant une rupture (plan d’eau, espace vert ou naturel, etc.) en constituant une limite franche de l’urbanisation. Mail  Espace public ordonnancé par un végétal arboré composé en alignements. Mixité sociale  Capacité d’un quartier à accueillir différentes catégories sociales par l’offre en logements diversifiés qu’il propose (locatif social, locatif privé, ac- cession sociale, accession privée). Maître d’ouvrage  Personne (physique ou morale) pour le compte de laquelle est réalisée une opération d’aménagement et qui en supporte la responsabilité finan- cière. Maître d’œuvre  Personne (physique ou morale) chargée de la conception et de l’exécution d’un ouvrage et qui en sup- porte la responsabilité technique. Maîtrise foncière  Capacité de la collec- tivité soit à être propriétaire des terrains qu’elle souhaite aménager soit à utiliser les outils juridiques mis à sa disposition pour les acquérir. Natura 2000  Réseau écologique euro- péen engageant les États membres à protéger ou conserver certains types d’habitats et d’espèces recensés comme exceptionnels ou menacés. 25% des communes françaises sont concernées par ce réseau qui cherche à concilier l’ac- tivité humaine et la protection des milieux naturels et de la biodiversité. Noue  Traitement paysagé de l’eau plu- viale en surface par l’aménagement de larges fossés facilitant la circulation des eaux et leur infiltration en limitant leur stockage ou leur rejet dans les réseaux publics. Parc habité  Composition d’un nouveau quartier dans un cadre très ouvert où pré- domine l’espace public végétalisé et l’ab- sence de limite franche entre les espaces bâtis et « naturels ». Plan Départemental de l’Habitat (PDH)  Mis en place conjointement par l’État et le Conseil général, le Plan Départemental de l’Habitat (PDH) assure la cohérence entre les politiques de l’habitat conduites sur les territoires couverts par des PLH et celles qui sont menées sur le reste du départe- ment afin de lutter contre les déséquilibres et les inégalités territoriales. Programme  Définition des fonctions (capacités, fonctionnement, etc.) et des qualités que doit remplir une opération d’aménagement et qui est placée sous la responsabilité du maître d’ouvrage. Programme Local de l’Habitat (PLH)  Un PLH est obligatoirement élaboré dans toutes les communautés de communes compétentes en matière d’habitat de plus de 50 000 habitants comprenant au moins une commune de plus de 15 000 habitants, ainsi que dans toutes les com- munautés d’agglomération. Il évalue et programme la politique de l’habitat d’un territoire à travers un diagnostic, l’énoncé d’objectifs et d’un programme d’actions. Typologie Nature des immeubles construits dans le quartier et déterminée par l’usage, individuel, individuel groupé, intermédiaire, collectif, etc. Urbanisme  Art et technique d’aménager la ville et l’ensemble des espaces habités. Urbaniste   Professionnel fédérant une équipe pluridisciplinaire assurant la concep- tion générale du nouveau quartier. Sente   Liaison douce, généralement vé- gétalisée, assurant la circulation piétonne à l’intérieur d’un quartier. ZAC   Les zones d’aménagement concer- té sont les zones à l’intérieur desquelles une collectivité publique décide d’inter- venir pour réaliser ou faire réaliser l’amé- nagement et l’équipement des terrains, notamment de ceux que cette collectivité ou cet établissement a acquis ou acquer- ra en vue de les céder ou de les concéder ultérieurement à des utilisateurs publics ou privés. ZNIEFF   Zone naturelle d’intérêt écologi- que, faunistique et floristique supposant une protection particulière.
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    58 Projet lauréat Labatut ArchitectesAssociés 10 rue de l’Hermitage 49 280 Saint-Léger-sous-Cholet Tél. 02 41 75 29 80 contact@lahaye-labatut.com De Long en Large 31 rue Appert 44100 Nantes Tél. 06 63 14 51 84 e.escats@longenlarge.fr Pragma Ingénierie 2 rue Amadeo Avogadro 49 070 Beaucouzé Tél. 02 41 73 20 33 Projet 2 François Minier 72 rue de la Gare 44 800 Saint-Herblain Tél. 02 40 92 87 48 fminier@gmail.com Guillaume Sevin 20 rue Florent Cornilleau 49100 Angers Tél. 02 41 87 07 14 guillaume.sevin@unimedia.fr SODEREF Développement rue Lucien Chaserant - BP 10 72600 Saint-Saturnin Tél. 02 43 51 10 28 frederic.besnard@soderef-dev.fr Projet 3 Atelier Ruelle Marcillé 49 770 Le Plessis-Macé Tél. 02 41 32 69 15 atelier.ruelle@wanadoo.fr Cabinet Bourgois Agence Pays de la Loire Pôle d’activité Intercommunal du Landreau 85 130 La Verrie Tél. 02 51 61 49 57 Botz-en-Mauges Projet lauréat Atelier Cité Architecture 66 rue René Boulanger 75010 PARIS Tél. 01 42 03 30 04 cite.architecture@wanadoo.fr CSD AZUR 13-19 rue Jean Bourgey 69100 Villeurbanne Tél. 04 72 76 06 90 contact@csdazur.fr Atelier LD Cité de l’Environnement Parc Technologique Porte des Alpes 355 allée Jacques Monod 69791 Saint-Priest Cedex Tél. 04 78 39 09 66 contact@atelierld.com Projet 2 Atelier Espace Temps 60 bd Maréchal Alphonse Juin 44 100 Nantes Tél. 02 40 85 05 99 Ecce Terra 8 rue du Bourg Joly 49125 Tiercé Tél. 02 41 42 84 08 info@ecce-terra.fr Sogreah consultants 8 avenue des Thébaudières 44 800 Saint-Herblain Tél. 02 28 09 18 00 sogreah@sogreah.fr Projet 3 Univers 18 rue Danton 35 000 Rennes Tél. 02 99 63 64 66 urbapaysage@agenceunivers.fr Cabinet Bourgois 3 rue des Tisserands 35 768 Saint-Grégoire Tél. 02 99 23 84 84 Chalonnes-sur-Loire Projet lauréat Atelier Du Lieu 8 rue Geoffroy Drouet 44 000 Nantes Tél. 02 51 86 49 54 atelier.du.lieu@architectes.org Agence 7 Lieux 1 rue de l’Échappée 49123 Champtocé-sur-Loire Tél. 02 41 39 73 13 7lieux@free.fr GCA Ingéniérie 9 rue Jules Verne 44230 Saint-Sébastien-sur-Loire Tél. 02 40 80 66 55 gca.ingenierie@wanadoo.fr Projet 2 Archidée 134 route de Vertou 44 200 Nantes Tél. 02 51 79 19 00 b.amalric@archidee.fr Ingénierie TUGEC, BET VRD Agence Ouest Centre Commercial Gesvrine 44 240 La Chapelle-sur-Erdre Tél. 02 40 93 69 24 ouest@tugec.fr Inddigo 4 avenue Millet 44 000 Nantes Tél. 02 40 48 99 99 inddigo@inddigo.com Projet 3 Linéa Architecture et Urbanisme 119 rue des Douves BP 50061 - 44152 Ancenis Cedex Tél. 02 40 96 19 82 linea-archi@wanadoo.fr Zephyr Paysages Péniche Nautilus Quai de Versailles 44 000 Nantes Tél. 02 40 47 04 46 zephyr-paysages@orange.fr Sogreah Consultants 8 avenue des Thébaudières 44 800 Saint-Herblain Tél. 02 28 09 18 00 sogreah@sogreah.fr Champtoceaux Coordonnées des concepteurs
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    59 Projet lauréat Sixième rue 610Cité radieuse 44 400 Rezé Tél. 02 40 75 50 56 sixieme.rue@wanadoo.fr Agence 7 Lieux 1 rue de l’Échappée 49123 Champtocé-sur-Loire Tél. 02 41 39 73 13 7lieux@free.fr Anjou Maine Coordination 152 avenue du Général Patton 49 000 Angers 02 41 60 50 02 Projet 2 Forma 6 architectes et urbanistes 6 bis rue Ouche de Versailles 44 000 Nantes Tél. 02 40 29 47 25 forma6@forma6.net Phytolab 9 rue des Olivettes 44 000 Nantes 02 40 20 38 39 contact@phytolab.fr Cabinet Branchereau 4 quai des Carmes BP 62 257 49 022 Angers cedex 02 Tél. 02 41 87 13 10 Projet 3 Lionel Vié 30 avenue Besnardière 49100 Angers Tél. 02 41 21 15 52 archi.vie@wanadoo.fr François Tavernier Le Moulin des Buttes 49 380 Faveraye-Mâchelles Tél. 02 41 54 11 11 tavernier.paysage@wanadoo.fr Jacques Carré 177 Bis bd Strasbourg - BP 10 300 49 003 Angers cedex 01 Tél. 02 41 47 22 77 Le Lion-d’Angers Projet lauréat Urban’ism 9 rue du Picard 37 140 Bourgueil Tél. 02 47 95 57 06 Safege Parc de l’Île 15/27 rue du Port 92 022 Nanterre Cedex Tél. 01 46 14 71 00 contact@safege.fr Projet 2 Sitadin Urbanisme et Paysage 17 rue Viarmes - BP 30 333 35 103 Rennes cedex 3 Tél. 02 99 65 06 14 sitadin@wanadoo.fr François Tavernier Le Moulin des Buttes 49 380 Faveraye-Mâchelles Tél. 02 41 54 11 11 tavernier.paysage@wanadoo.fr Cabinet Bourgois 3 rue des Tisserands 35 768 Saint-Grégoire Tél. 02 99 23 84 84 Projet 3 Jacques Boucheton 5 rue Jean-Jacques Rousseau 44 000 Nantes Tél. 02 40 35 03 20 Atelier Horizon Le Chalet 49 140 Sermaise Tél. 02 41 82 15 81 Céramide 2 rue Robert Le Ricolais 44 000 Nantes Tél. 02 40 52 34 86 Corzé Projet lauréat Patrick Belz, architecte urbaniste 2 bd Georges Mandel 44 200 Nantes Tél. 02 40 47 88 60 belz.architecture@laposte.net Laurent Couasnon 1 rue Joseph-Sauveur 35 000 Rennes Tél. 02 99 30 61 58 Act environnement rue de Bourgogne 62 750 Loos-en-Gohelle Tél. 03 21 75 54 03 contact@actenvironnement.fr Projet 2 Agence L’Anton et associés 31 avenue Laplace 94110 Arcueil Tél. 01 49 12 10 90 Inddigo 4 avenue Millet 44 000 Nantes Tél. 02 40 48 99 99 inddigo@inddigo.com Projet 3 Dorothée Guéneau et Raffaele Melis Les Blancharderies 79290 Saint-Pierre-à-Champ Tél. 05 49 96 15 52 gueneau.melis@wanadoo.fr Lionel Guibert 56 rue du Paradis 75010 Paris Tél. 01 47 00 70 70 Onillon Duret 12 allée Joseph Touchais 49 700 Doué-la-Fontaine Tél. 02 41 59 10 33 douelafontaine@onillonduret.com Montreuil-Bellay
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    60 Projet Lauréat Matthieu Gelinet David Lafon 10 ter rue Bisson 75 020 Paris Tél. 01 42 46 33 32 agence@gelin-lafon.com Degré Zéro 39 rue Bichat 75 010 Paris Tél. 01 42 54 10 28 office@degrezero.fr Ailter 14 avenue Talamon 92 370 Chaville Tél. 01 47 50 97 20 Sud VRD 36 rue Barjot 49 300 Cholet Tél. 02 41 56 28 97 bet-vrd-brousseau@orange.fr Projet 2 F.AU architectes urbanistes 5 rue Perrault 44000 Nantes Tél. 02 40 71 96 35 f.au@orange.fr La Terre Ferme La Place 44170 Vay Tél. 02 40 79 58 81 GCA Ingéniérie 9 rue Jules Verne 44230 Saint-Sébastien-sur-Loire Tél. 02 40 80 66 55 gca.ingenierie@wanadoo.fr Inddigo 4 avenue Millet 44 000 Nantes Tél. 02 40 48 99 99 inddigo@inddigo.com Projet 3 Square urbanisme paysages et habitat 84 quai de la Fosse 44 100 Nantes Tél. 02 40 69 26 25 squarenantes@free.fr Jacques Courilleau 1 rue d’Anjou 49 100 angers Tél. 02 41 87 22 29 courilleaupaysagiste@wanadoo.fr Boplan Rue du Landreau 49 070 Beaucouzé Tél. 02 41 36 60 60 Saint-Georges-sur-Layon Projet Lauréat Magnum, architectes et urbanistes 40 rue de Strasbourg 44 000 Nantes Tél. 02 40 75 75 02 accueil@agencemagnum.com Phytolab paysage 9 rue des Olivettes 44 000 Nantes 02 40 20 38 39 contact@phytolab.fr Inddigo 4 avenue Millet 44 000 Nantes Tél. 02 40 48 99 99 inddigo@inddigo.com Boplan Rue du Landreau 49 070 Beaucouzé Tél. 02 41 36 60 60 Projet 2 Guillaume Sevin 20 rue Florent Cornilleau 49 100 Angers Tél. 02 41 87 07 14 guillaume.sevin@unimedia.fr Studio d’architecture B.Huet 20 rue Florent Cornilleau 49 100 Angers Tél. 02 41 22 99 49 angers@sabh.fr Safege, ingénieurs conseils Parc de l’Île 15/27 rue du Port 92 022 Nanterre Cedex Tél. 01 46 14 71 00 contact@safege.fr Projet 3 CBA 9 rue de Le Nostre 76 000 Rouen Tél. 02 32 10 44 44 agence@cba-architecture.com Hulack 30 avenue Marceau 75 008 Paris Tél. 01 40 30 13 14 1 hulack@dharchitecte.com Armelle Claude 5 rue Henri Chevreau 75 020 Paris Tél. 01 46 36 90 42 armelle.claude@wanadoo.fr Sogeti Ingenierie 387 rue des Champs 76 230 Bois-Guillaume Tél. 02 35 59 49 39 accueil@sogeti-ingenierie.fr Echos avenue des Hauts Grigneux 76 420 Bihorel Tél. 02 35 02 00 58 contact@cabinet-echos.fr Saint-Sylvain-d’Anjou - Comité de rédaction > Michel BALLARINI, Vincent CAZALS, Maeva CEGARRA, Laurent COLOBERT, Edith EMEREAU, Anaïs GALLOYER, Franck GAUTRÉ, Bruno LETELLIER et François TRENIT - Conception et réalisation > Manuela TERTRIN, CAUE de Maine-et-Loire / Impression > LGL Imprimerie - Crédits photographiques > Concepteurs, CAUE de Maine-et-Loire, Conseil général de Maine-et-Loire (BD Ortho 2008), Air Papillon (p.51) Décembre 2009
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    Alors que laconscience environnementale éveille de plus en plus d’acteurs de l’aménagement, le Conseil général de Maine-et-Loire, par son Plan Départemental de l’Habitat, promeut une approche durable de l’urbanisme. Huit communes se sont associées à cette ambition pour un cadre de vie respectueux de l’environnement en organisant un concours d’urbanisme pour l’aménagement de nouveaux quartiers d’habitat. Ces démarches exemplaires sont présentées ici comme autant de témoignages d’une nouvelle façon de faire la ville et d’offrir de nouveaux modes d’habiter. Habiter autrement Pour un urbanisme durable Hôtel du Département - Place Michel Debré - BP 94104 - 49 941 Angers cedex 9 Tél. 02 41 81 49 49 - www.cg49.fr