La décroissance,
               ça se mesure !
Ou comment politiser la simplicité volontaire et socialiser la militance ?




                   Limites et intérêts
                   Exemples et outils
La décroissance, ça se mesure !

• Réflexions sur l’intérêt de mesurer et de
  quantifier
  – nos consommations de ressources et nos
    dépenses
  – par un aller-retour entre l’individuel et le sociétal



     « enchâsser la société dans le quotidien »
     et vice-versa
Postulats
• Si
  – La décroissance = période de transition
    volontaire et démocratique qui ramènera
    l’empreinte écologique globale de l’humanité à 1.
  – Il s’agit de s’extraire « en marche » des pratiques
    et de la logique liées au système actuel
    (capitaliste, productiviste, consumériste).
  – Ce système a des « raisons suffisantes » d’être.
  – Il faut donc trouver d’autres « raisons suffisantes
    », c'est-à-dire aussi désirables.
Hypothèses
• Il peut être utile de
   – montrer, à travers des chiffres reliés à des pratiques,
      • à quoi cela peut correspondre et ressembler, concrètement, dès
        aujourd’hui.
      • quels en sont les plaisirs et les intérêts.
          –   à nous-mêmes
          –   aux autres mouvements politiques
          –   aux élus en place (en tant que représentants des institutions)
          –   aux personnes (particuliers)
          –   à soi-même
   – mesurer dans le temps cette descente de la
     consommation et de la production.
Limites de la mesure

         -
Auto-limitations 1/5
• Dans la continuité des réserves
  des anti-utilitaristes (MAUSS, Alain Caillé)
   – Avec l’objectif que cela ne devienne pas le centre de nos
     régulations sociales.
      • Une sorte de quantification de nos vies, tout aussi néfaste que la
        marchandisation.
   – Avec le souhait de garder au centre
      • les motivations intrinsèques de nos actions (sens, sympathie,
        plaisir, convivialité, goût du bien fait…)
      • plutôt que d’aliénantes motivations extrinsèques (argent, pouvoir,
        bons points d’utilité sociale ou écologique…).
Auto-limitations 2/5
• La mesure est réductrice, c’est sa fonction
  même.
  – Elle est partielle, partiale.
  – Elle a vocation à agir sur le monde, pas à le
    décrire fidèlement.
• Elle complète donc des objectifs politiques
  plus larges.
  – Comme cela a été souvent posé dans les débats
    sur le PIB, les indicateurs choisis reflètent des
    choix. Nous n’y échappons pas.
Auto-limitations 3/5
• La recherche de données qualifiées est un
  travail ardu et de longue haleine.
  – qualité du débat démocratique ?
Auto-limitations 4/5
• Ce n’est pas une course à l’échalote
     • « je suis plus décroissant que toi, j’ai gagné ! ».


• Seules 2 comparaisons ont du sens :
  – avec une moyenne (ou médiane) nationale ou
    locale, à un temps T,
  – pour une même donnée au cours du temps
    (mesure longitudinale).
Auto-limitations 5/5
• Si c’est déjà possible dans le système actuel
  – Développement durable ?
  – Croissance verte ?
  – « business as usual » ?


• Le début de la transition
  – Sans attendre « les lendemains qui chantent »
  – Par une multiplicité d’évolutions pratiques dans
    des directions radicalement rénovées
Intérêts de la mesure

          -
Bonnes raisons 1/4
• Rendre visible, concret, accessible, convaincant
  – Contre les caricatures faciles, récurrentes et efficaces
     • « vous voulez revenir à la bougie et à l’âge des cavernes ».
  – Pour répondre à l’inquiétude légitime
     • « décroître, oui, mais jusqu’où ? ».
  – Pour ne pas se contenter de l’argument moral
     • « c’est mieux ».
  – Pour ne pas dénier complètement l’importance de
     • « combien ça me/nous coûte, combien ça me/nous fait
       économiser ? ».
Bonnes raisons 2/4
• Parce qu’un changement n’arrive pas tout seul.
   – 4 moteurs
       • Changements de représentations, de vision de l’avenir.
       • Expérimentations concrètes, ici et maintenant, qui prouvent d'autres
         possibles.
       • Lente appropriation par les systèmes culturels et éducatifs.
       • Innovations au niveau des structures et des règles.
• Construire des outils partagés pour faire bouger et articuler
       • les comportements personnels
       • les modes de fonctionnement des collectifs et des organisations
       • les régulations institutionnelles et politiques
• La mesure = le produit ET le cadre de l’action
   – Performative.
   – Un point d’appui pour agir.
Bonnes raisons 3/4
•   Décroissance = expérimentation
    – Mesurer les évolutions

    – Faire ressortir le maintien du niveau d’usage ou de service rendu.
        • Mais pas pour tous les usages, tels qu’ils sont pensés aujourd’hui (propriété
          privée, renouvellement fréquent…)
    – Intégrer les externalités et le long terme
        • Calculs en coûts globaux (direct / indirect, achat / maintenance, individuel /
          socialisé).
    – Montrer les impacts sur de nouveaux indicateurs
        •   la soutenabilité,
        •   la résilience,
        •   la relocalisation,
        •   le pouvoir des usagers
    – Se prémunir d’un piège : l’effet rebond
          décroissance en valeur absolue
Bonnes raisons 4/4
• Un processus de recherche
   – Sur les rouages de nos propres habitudes et pratiques
      • « Finalement, ma consommation de ceci n’est pas comme je pensais… »
   – Sur les rouages de notre système
      • « Finalement, la priorité va d’abord à la diminution de telle consommation
        qui est la plus importante en volume… »
   – Sur le fonctionnement démocratique et technocratique de notre
     société
      • Pourquoi telle donnée n’est pas collectée, pourquoi n’est-elle pas
        publique, par qui est-elle produite, pourquoi le mode de calcul a-t-il
        changé ?


• Se construire un minimum de culture et quelques repères
  précis
Mesures en pratique

         -
Comparaison de 2 « modes de vie »
• « Décroissant moyen »                        • « Français moyen »




•   Habitat, alimentation, mobilité.
     – Pour des usages « normaux » = un service rendu au moins égal
     – Avec le niveau de vie médian français.
         • autour de 3500 € pour une famille avec 2 enfants.


•   Par des choix individuels insérés dans des dynamiques collectives.
*


Source : observatoiredesinegalités.fr
Comparaison sur l’habitat
•   3x moins de kWh
     – 3 080 kWh EF / an / habitant             – 9 000 kWh EF / an / habitant
                                                     • (dont 676 kWh de chauffage
•   Quels types de kWh ?                               électrique et 900 kWh d’autres
     – chauffage (bois)                                usages électriques)
     – électricité (Enercoop)
       10x moins de CO2
•   Soit 600 € / an / foyer                •   Soit 1400 € / an / foyer

•   5x moins de kWh
     – 60 kWh EF / m2 / an                      – 300 kWh EF / m2 / an

•   Se chauffer, se laver, cuisiner, s'éclairer et faire fonctionner les appareils
•   Eclairage public
     – 91 kWh par habitant
•   Tertiaire (commerce, bureaux, enseignement, santé, sport)
     – 3650 kWh par habitant
Effet rebond
• Si les ménages habitaient en 2006
  – dans les mêmes logements que 20 ans
    auparavant
    • en termes de surface et d'éloignement des centre-ville
  – leur consommation d'énergie serait 10 % plus
    faible.
Effet rebond
Effet rebond
• En 2010, un Français achète environ 6 fois plus
  d'équipements électriques et électroniques qu'au
  début des années 1990




• L’ économie « virtuelle » a un support réel bien
  matériel !
           » http://www.stats.environnement.developpement-durable.gouv.fr/uploads/media/PointSur42.pdf
Comparaison sur l’eau
                                                               TOTAL
m3 / habitant / an
                                                  Français : 1 786 m3
                                                   Terrien : 1 385 m3
   1000
    900
    800
    700
    600
    500                    822,0                     Agriculture

                     ?
                                       730,1
    400                                              Industrie
    300                                              Domestique
    200
             35,0
    100                     71,0
                            48,0       115,5
      0                                 0,0
              BP         Sur le sol   Imports
                          français

                                    Importance
                                   du mode d’alimentation !
Comparaison sur l’assainissement
•   Toilettes sèches                                •   Boues d’épuration…
     – 2 m3 de compost / an
         • à 1 € / L = 2 000 € / an…
         • Le rétablissement des cycles de
           la matière organique
     – 20% de la consommation d’eau
       économisée




•   Coût collectif des toilettes à eau et du TOUT à l’égout ?
     – Réseau + systèmes d’épuration + pollutions diverses (source ADEME)
         • Investissement : 750 € / habitant / an
         • Fonctionnement : 15 € / habitant / an
     – Assainissement = plus grande source de profit pour les entreprises de l’eau…
Comparaison sur les déchets
•   10x moins de déchets
     – 55 kg / an / personne                  – 532 kg / an / personne
         • soit 220 kg / an pour le foyer



•   = Facteur 10 (c'est-à-dire une baisse de 90%) !
     Objectifs du Grenelle = diminution de 7% sur 5 ans à partir de 2008…

•   « Mais, j’ai acheté ce qui est dans la poubelle ! »
•   Mes impôts fonciers
     – 14% pour les déchets
     – 14% pour ma commune
     – Choix démocratiquement posé ?
•   Ensemble des déchets produits en France : 10 000 kg / habitant
Comparaison sur les déchets
kg / habitant / an
500                           Biodéchets
450
400                           Verre
350
                              Emballages et papiers
300
250                           Ordures Ménagères
200                           Résiduelles (OMR)
150                           Encombrants hors
                              déchetterie
100
                              Déchets verts hors
50                            déchetterie
 0                            Déchetterie
               BP    France
Comparaison sur l’alimentation
• 50% d'euros en plus
   – 8 700 € pour le foyer                     – 5 900 € par foyer
     (sans manger plus bien sûr !)



• C’est plus cher de manger bio et local, même en circuits
  courts… Et alors ?
   – Qualité
       • Alimentation = ce qui, jour après jour, nous constitue
   – Commerce plus équitable ?
Comparaison sur le CO2 émis
•   2x moins de CO2
     – 10 tonnes équivalent CO2           – 20 t eq CO2
•   malgré la localisation
    géographique rurale et l'absence
    de transport en commun.
•   Donc je sais ce qu’il reste à faire
    en priorité pour arriver au facteur
    4.




• Habitat + alimentation + équipement + transport
Outils de mesure

       -
ecolometre.com
ecolometre.com
leclimatentrenosmains.org
coachcarbone.org
Epilogue

   -
Et alors ?
• Aux tenants de la simplicité volontaire,
   – On peut relier des pratiques individuelles à des données
     et des enjeux collectifs.
   – Et ainsi refaire de la politique.
• Aux tenants de la politique programmatique,
   – On peut s’appliquer, tester et expérimenter une idée, en
     situation, ici et maintenant.
   – Et ainsi faire de la politique autrement.
   – Et ainsi être accessibles, par le partage et la coopération,
     à nos voisins de palier.
Et alors ?
• A tous
  – pour dire que cet exercice démontre notre
    capacité à nous réapproprier nos usages et leur
    gestion.
  – Avec une autre légitimité que celle de l’élu ou du
    technicien.
  – Et ainsi exercer le pouvoir sans le prendre.
Et après ?
• Une piste pour répondre à la question de plus
  en plus fréquente et légitime :
  – « la décroissance, d’accord, mais comment ? »
Et après ?
• Si nous ne souhaitons pas donner à priori une définition pour
  tous du bien-vivre dans la décroissance,
• nous avançons un cadre méthodologique :
   – c’est sur la base d’idées multiples en expérimentations multiples ET
     par un aller-retour
       • entre des pratiques individuelles / collectives et des régulations
         institutionnelles ;
       • entre des changements du côté des consommateurs (demandes /
         usages) et des changements du côté des producteurs (offres /
         innovations, principalement sociales) ;
   – que se construit et se construira à grande échelle cette transition.
• Son contexte de développement (!) est la relocalisation des
  activités et des niveaux de décision, c’est à dire la
  réappropriation de nos usages, y compris de la démocratie.
Et pour finir
• C’est « de surcroît » que nous sommes
     • anti-capitalistes, anti-productivistes et anti-consuméristes.
• Nous sommes d’abord des chercheurs de modes
  de vie différents. Avant de mettre des « grands »
  mots sur les problèmes et les pistes de solutions,
  nous nous sommes posés une question :
  – « Est-ce ainsi que nous voulons vivre ? ».
• C’est cette interrogation radicale et anthropologique
  que nous voulons partager.
Merci de votre attention

           -
La décroissance,
               ça se mesure !
Ou comment politiser la simplicité volontaire et socialiser la militance ?




                   Limites et intérêts
                   Exemples et outils

La décroissance, ça se mesure, sans démesure ! (F)Estives 2012 à Rossignol

  • 1.
    La décroissance, ça se mesure ! Ou comment politiser la simplicité volontaire et socialiser la militance ? Limites et intérêts Exemples et outils
  • 2.
    La décroissance, çase mesure ! • Réflexions sur l’intérêt de mesurer et de quantifier – nos consommations de ressources et nos dépenses – par un aller-retour entre l’individuel et le sociétal « enchâsser la société dans le quotidien » et vice-versa
  • 3.
    Postulats • Si – La décroissance = période de transition volontaire et démocratique qui ramènera l’empreinte écologique globale de l’humanité à 1. – Il s’agit de s’extraire « en marche » des pratiques et de la logique liées au système actuel (capitaliste, productiviste, consumériste). – Ce système a des « raisons suffisantes » d’être. – Il faut donc trouver d’autres « raisons suffisantes », c'est-à-dire aussi désirables.
  • 4.
    Hypothèses • Il peutêtre utile de – montrer, à travers des chiffres reliés à des pratiques, • à quoi cela peut correspondre et ressembler, concrètement, dès aujourd’hui. • quels en sont les plaisirs et les intérêts. – à nous-mêmes – aux autres mouvements politiques – aux élus en place (en tant que représentants des institutions) – aux personnes (particuliers) – à soi-même – mesurer dans le temps cette descente de la consommation et de la production.
  • 5.
    Limites de lamesure -
  • 6.
    Auto-limitations 1/5 • Dansla continuité des réserves des anti-utilitaristes (MAUSS, Alain Caillé) – Avec l’objectif que cela ne devienne pas le centre de nos régulations sociales. • Une sorte de quantification de nos vies, tout aussi néfaste que la marchandisation. – Avec le souhait de garder au centre • les motivations intrinsèques de nos actions (sens, sympathie, plaisir, convivialité, goût du bien fait…) • plutôt que d’aliénantes motivations extrinsèques (argent, pouvoir, bons points d’utilité sociale ou écologique…).
  • 7.
    Auto-limitations 2/5 • Lamesure est réductrice, c’est sa fonction même. – Elle est partielle, partiale. – Elle a vocation à agir sur le monde, pas à le décrire fidèlement. • Elle complète donc des objectifs politiques plus larges. – Comme cela a été souvent posé dans les débats sur le PIB, les indicateurs choisis reflètent des choix. Nous n’y échappons pas.
  • 8.
    Auto-limitations 3/5 • Larecherche de données qualifiées est un travail ardu et de longue haleine. – qualité du débat démocratique ?
  • 9.
    Auto-limitations 4/5 • Cen’est pas une course à l’échalote • « je suis plus décroissant que toi, j’ai gagné ! ». • Seules 2 comparaisons ont du sens : – avec une moyenne (ou médiane) nationale ou locale, à un temps T, – pour une même donnée au cours du temps (mesure longitudinale).
  • 10.
    Auto-limitations 5/5 • Sic’est déjà possible dans le système actuel – Développement durable ? – Croissance verte ? – « business as usual » ? • Le début de la transition – Sans attendre « les lendemains qui chantent » – Par une multiplicité d’évolutions pratiques dans des directions radicalement rénovées
  • 11.
  • 12.
    Bonnes raisons 1/4 •Rendre visible, concret, accessible, convaincant – Contre les caricatures faciles, récurrentes et efficaces • « vous voulez revenir à la bougie et à l’âge des cavernes ». – Pour répondre à l’inquiétude légitime • « décroître, oui, mais jusqu’où ? ». – Pour ne pas se contenter de l’argument moral • « c’est mieux ». – Pour ne pas dénier complètement l’importance de • « combien ça me/nous coûte, combien ça me/nous fait économiser ? ».
  • 13.
    Bonnes raisons 2/4 •Parce qu’un changement n’arrive pas tout seul. – 4 moteurs • Changements de représentations, de vision de l’avenir. • Expérimentations concrètes, ici et maintenant, qui prouvent d'autres possibles. • Lente appropriation par les systèmes culturels et éducatifs. • Innovations au niveau des structures et des règles. • Construire des outils partagés pour faire bouger et articuler • les comportements personnels • les modes de fonctionnement des collectifs et des organisations • les régulations institutionnelles et politiques • La mesure = le produit ET le cadre de l’action – Performative. – Un point d’appui pour agir.
  • 14.
    Bonnes raisons 3/4 • Décroissance = expérimentation – Mesurer les évolutions – Faire ressortir le maintien du niveau d’usage ou de service rendu. • Mais pas pour tous les usages, tels qu’ils sont pensés aujourd’hui (propriété privée, renouvellement fréquent…) – Intégrer les externalités et le long terme • Calculs en coûts globaux (direct / indirect, achat / maintenance, individuel / socialisé). – Montrer les impacts sur de nouveaux indicateurs • la soutenabilité, • la résilience, • la relocalisation, • le pouvoir des usagers – Se prémunir d’un piège : l’effet rebond   décroissance en valeur absolue
  • 15.
    Bonnes raisons 4/4 •Un processus de recherche – Sur les rouages de nos propres habitudes et pratiques • « Finalement, ma consommation de ceci n’est pas comme je pensais… » – Sur les rouages de notre système • « Finalement, la priorité va d’abord à la diminution de telle consommation qui est la plus importante en volume… » – Sur le fonctionnement démocratique et technocratique de notre société • Pourquoi telle donnée n’est pas collectée, pourquoi n’est-elle pas publique, par qui est-elle produite, pourquoi le mode de calcul a-t-il changé ? • Se construire un minimum de culture et quelques repères précis
  • 16.
  • 17.
    Comparaison de 2« modes de vie » • « Décroissant moyen » • « Français moyen » • Habitat, alimentation, mobilité. – Pour des usages « normaux » = un service rendu au moins égal – Avec le niveau de vie médian français. • autour de 3500 € pour une famille avec 2 enfants. • Par des choix individuels insérés dans des dynamiques collectives.
  • 18.
  • 19.
    Comparaison sur l’habitat • 3x moins de kWh – 3 080 kWh EF / an / habitant – 9 000 kWh EF / an / habitant • (dont 676 kWh de chauffage • Quels types de kWh ? électrique et 900 kWh d’autres – chauffage (bois) usages électriques) – électricité (Enercoop)   10x moins de CO2 • Soit 600 € / an / foyer • Soit 1400 € / an / foyer • 5x moins de kWh – 60 kWh EF / m2 / an – 300 kWh EF / m2 / an • Se chauffer, se laver, cuisiner, s'éclairer et faire fonctionner les appareils • Eclairage public – 91 kWh par habitant • Tertiaire (commerce, bureaux, enseignement, santé, sport) – 3650 kWh par habitant
  • 20.
    Effet rebond • Siles ménages habitaient en 2006 – dans les mêmes logements que 20 ans auparavant • en termes de surface et d'éloignement des centre-ville – leur consommation d'énergie serait 10 % plus faible.
  • 21.
  • 22.
    Effet rebond • En2010, un Français achète environ 6 fois plus d'équipements électriques et électroniques qu'au début des années 1990 • L’ économie « virtuelle » a un support réel bien matériel ! » http://www.stats.environnement.developpement-durable.gouv.fr/uploads/media/PointSur42.pdf
  • 23.
    Comparaison sur l’eau TOTAL m3 / habitant / an Français : 1 786 m3 Terrien : 1 385 m3 1000 900 800 700 600 500 822,0 Agriculture ? 730,1 400 Industrie 300 Domestique 200 35,0 100 71,0 48,0 115,5 0 0,0 BP Sur le sol Imports français  Importance du mode d’alimentation !
  • 24.
    Comparaison sur l’assainissement • Toilettes sèches • Boues d’épuration… – 2 m3 de compost / an • à 1 € / L = 2 000 € / an… • Le rétablissement des cycles de la matière organique – 20% de la consommation d’eau économisée • Coût collectif des toilettes à eau et du TOUT à l’égout ? – Réseau + systèmes d’épuration + pollutions diverses (source ADEME) • Investissement : 750 € / habitant / an • Fonctionnement : 15 € / habitant / an – Assainissement = plus grande source de profit pour les entreprises de l’eau…
  • 25.
    Comparaison sur lesdéchets • 10x moins de déchets – 55 kg / an / personne – 532 kg / an / personne • soit 220 kg / an pour le foyer • = Facteur 10 (c'est-à-dire une baisse de 90%) !  Objectifs du Grenelle = diminution de 7% sur 5 ans à partir de 2008… • « Mais, j’ai acheté ce qui est dans la poubelle ! » • Mes impôts fonciers – 14% pour les déchets – 14% pour ma commune – Choix démocratiquement posé ? • Ensemble des déchets produits en France : 10 000 kg / habitant
  • 26.
    Comparaison sur lesdéchets kg / habitant / an 500 Biodéchets 450 400 Verre 350 Emballages et papiers 300 250 Ordures Ménagères 200 Résiduelles (OMR) 150 Encombrants hors déchetterie 100 Déchets verts hors 50 déchetterie 0 Déchetterie BP France
  • 27.
    Comparaison sur l’alimentation •50% d'euros en plus – 8 700 € pour le foyer – 5 900 € par foyer (sans manger plus bien sûr !) • C’est plus cher de manger bio et local, même en circuits courts… Et alors ? – Qualité • Alimentation = ce qui, jour après jour, nous constitue – Commerce plus équitable ?
  • 28.
    Comparaison sur leCO2 émis • 2x moins de CO2 – 10 tonnes équivalent CO2 – 20 t eq CO2 • malgré la localisation géographique rurale et l'absence de transport en commun. • Donc je sais ce qu’il reste à faire en priorité pour arriver au facteur 4. • Habitat + alimentation + équipement + transport
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    Et alors ? •Aux tenants de la simplicité volontaire, – On peut relier des pratiques individuelles à des données et des enjeux collectifs. – Et ainsi refaire de la politique. • Aux tenants de la politique programmatique, – On peut s’appliquer, tester et expérimenter une idée, en situation, ici et maintenant. – Et ainsi faire de la politique autrement. – Et ainsi être accessibles, par le partage et la coopération, à nos voisins de palier.
  • 36.
    Et alors ? •A tous – pour dire que cet exercice démontre notre capacité à nous réapproprier nos usages et leur gestion. – Avec une autre légitimité que celle de l’élu ou du technicien. – Et ainsi exercer le pouvoir sans le prendre.
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    Et après ? •Une piste pour répondre à la question de plus en plus fréquente et légitime : – « la décroissance, d’accord, mais comment ? »
  • 38.
    Et après ? •Si nous ne souhaitons pas donner à priori une définition pour tous du bien-vivre dans la décroissance, • nous avançons un cadre méthodologique : – c’est sur la base d’idées multiples en expérimentations multiples ET par un aller-retour • entre des pratiques individuelles / collectives et des régulations institutionnelles ; • entre des changements du côté des consommateurs (demandes / usages) et des changements du côté des producteurs (offres / innovations, principalement sociales) ; – que se construit et se construira à grande échelle cette transition. • Son contexte de développement (!) est la relocalisation des activités et des niveaux de décision, c’est à dire la réappropriation de nos usages, y compris de la démocratie.
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    Et pour finir •C’est « de surcroît » que nous sommes • anti-capitalistes, anti-productivistes et anti-consuméristes. • Nous sommes d’abord des chercheurs de modes de vie différents. Avant de mettre des « grands » mots sur les problèmes et les pistes de solutions, nous nous sommes posés une question : – « Est-ce ainsi que nous voulons vivre ? ». • C’est cette interrogation radicale et anthropologique que nous voulons partager.
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    Merci de votreattention -
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    La décroissance, ça se mesure ! Ou comment politiser la simplicité volontaire et socialiser la militance ? Limites et intérêts Exemples et outils