Objectifs du cours
Objectifsthéoriques :
• Citer les objectifs du PNI
• Connaître les bases immunologiques des vaccinations
• Rédiger le calendrier des vaccinations arrêté par le MS
• Connaitre et expliquer les caractéristiques des vaccins utilisés dans le
cadre du PNI
• Décrire la CAT devant les réactions post-vaccinales
• Décrire la chaîne de froid utilisée pour la conservation des vaccins
2
3.
Objectifs pratiques etde communication
• Respecter les précautions à prendre avant la vaccination
• Vacciner les enfants et les femmes en tenant compte du calendrier
vaccinal
• Faire la commande de vaccins en tenant compte des estimations de la
population cible
• Organiser les séances de vaccination
• Stériliser et entretenir le matériel de vaccination utilisé dans le cadre du
PNI
3
4.
• Expliquer auxmamans
– Le calendrier vaccinal,
– Le rôle de chaque vaccin,
– Les gestes à faire en cas de réaction post-vaccinale.
• Assurer le rattrapage vaccinal
• Assurer la surveillance des indicateurs anthropométriques d’un
enfant normal ;
4
5.
Plan
Introduction
I- Définition desconcepts
II- Définition et classification des vaccins
III- Les maladies cibles de la vaccination
IV- Programme national d’immunisation (PNI)
V- présentation et composition de chaque vaccin
VI- lieu et mode d’injection des vaccins
VII- Vaccination de populations spécifiques
VIII- Calendrier de supplémentation
IX- le rattrapage vaccinal
X- la chaine de froid
XI- la commande de vaccin
6.
Introduction
Vaccination droit fondamentalde l’enfant
Maladies infectieuses ont régressé
Réduction de la mortalité néonatale, infantile et infanto-juvénile.
Amélioration de façon significative de la santé de l’enfant marocain.
6
7.
I- Définitions desconcepts
1- L’immunité
• C’est la capacité que possède un organisme à se défendre, en
particulier lors d’une agression par un agent infectieux.
• Ce terme désigne l’ensemble des facteurs humoraux et cellulaires
qui protègent l’organisme de toute agression.
• L’immunisation est le processus conférant l’immunité, soit par
introduction d’antigènes dans le corps (immunisation active), soit
par introduction d’anticorps spécifiques (immunisation passive).
7
1-1. La réponseimmunitaire :
• La réponse immunitaire est spécifique à l’agent en cause et elle est
mémorisée par le système immunitaire lors d’une agression.
L’infection naturelle et la vaccination induisent une réponse
immunitaire identique, à médiation humorale (anticorps) et/ou
cellulaire(lymphocytes T). Cette réponse varie selon qu’il s’agit d’un
premier contact avec l’antigène ou d’un contact ultérieur. Pour tout
vaccin, cette réponse immunitaire doit être confrontée à l’immunité
vaccinale.
9
10.
réaction immunitaire
à médiationcellulaire
Macrophage
réaction immunitaire
à médiation humorale
antigène (1er contact)
Phagocyté par
LTh (CD4)
LB
LTc (CD8)
LTc activés
LTc
mémoires
LB
mémoires
anticorps
antigène (2er contact)
Germes extracellulaires
(bactéries), opsonisation,
complément
Germes intracellulaires
(virus), déstruction cellules
infectées, cancéreuses
CPA
devient
stimule
Ag présenté par les cellules
infectées, cancéreuses
Ag libre active directement
Donne naissance à
Donne naissance à
stimule
sécrètion
Plasmocytes
11.
• 1-1-1.Réponses cellulaireset humorales :
• Ce sont les lymphocytes T qui sont le support de l’immunité à médiation
cellulaire et de la mémoire immunologique. Les lymphocytes B se différencient
en plasmocytes sécréteurs d’immunoglobulines spécifiques, IgM, IgG, IgA sont
des supports de l’immunité humorale.
• 1-1-2.Réponses primaires et secondaires :
• Le premier contact avec l’antigène est suivi d’une réponse primaire caractérisée
par une ascension différée et lente des anticorps qui culmine entre la 2ème et la
4èmesemaine, pour décroître ensuite rapidement. Tout contact ultérieur, même
très lointain, avec le même antigène induira une réponse secondaire, mettant en
œuvre la mémoire immunologique thymo-dépendante, caractérisée par une
ascension rapide (en quelques jours), importante et durable des anticorps
protecteurs.
11
12.
• 1-1-3.Réactions immunitaires:
• Se vacciner, c’est déclencher une réponse immunitaire primaire. Ici, la vaccination
constitue le premier contact avec l’antigène. S’infecter, après s’être vacciné, c’est
déclencher une réponse immunitaire secondaire. Ici, le second contact est
déclenché par l’entrée de l’agent infectieux chez cet individu vacciné, assurant
ainsi une réponse dite secondaire, capable de le protéger contre l’infection. La
vaccination est donc la sensibilisation préalable d’une personne, au moyen d’un
vaccin, afin d’augmenter la rapidité et l’efficacité de la réponse immunitaire
contre un agent infectieux. Ceci est possible grâce à la mémoire immunitaire. En
général, l’immunité vaccinale est de type humoral, mais elle peut être de type
cellulaire, comme dans le cas du BCG, ou elle peut être mixte.
12
13.
2-Immunisation
C’est le processusconférant l’immunité, soit par introduction
d’antigènes dans le corps ( immunisation active). Soit par
introduction d’anticorps spécifiques (immunisation passive).
13
14.
3-Vaccination :
• Lavaccination est l’introduction artificielle dans le
corps, par différentes voies (injection, absorption...),
d’antigènes, sous forme d’un vaccin, en vue d’induire une
réponse immunitaire. En effet, elle représente une arme
préventive remarquablement efficace, puisque elle permet
d’éviter chaque année 3 millions de décès d’enfants à
travers le monde.
14
15.
• L’objectif dela vaccination est à la fois de protéger la
personne vaccinée, mais aussi de diminuer la circulation de
l’agent causal d’une maladie et donc de réduire pour
l’ensemble de la communauté le risque de contracter cette
maladie.
15
16.
3-1. L’effet individuel:
• La vaccination protège l’individu contre certaines maladies infectieuses qui,
par leur survenue, menacent sa santé.
3-2. L’effet collectif (Immunité de groupe) :
• La transmission d’une maladie contagieuse est directement liée à la
proportion des sujets susceptibles à cette maladie dans la population. Elle
diminue lorsque la proportion des personnes protégées augmente et ce,
grâce à l’arrêt de la circulation de l’agent causal. Ceci permet le contrôle,
l’élimination, voire l’éradication de certaines maladies.
• L’exemple type est la variole dont les derniers cas remontent à 1977 et la
poliomyélite dont le dernier cas remonte à 1987 au Maroc.
16
17.
3-3. Le coût– efficacité :
• L’acte vaccinal reste le moyen:
- Le plus efficace pour éviter un certain nombre de maladies ;
- Le plus rentable et le plus économique puisqu’il coûte
beaucoup moins cher que la prise en charge de la maladie.
17
18.
II. Définition etclassification des vaccins :
1. Vaccin :
• Un vaccin est une préparation antigénique, fabriquée à partir de
bactéries ou de virus complets, de leurs constituants (polysaccharides, protéines)
ou de leurs produits (toxines), dont on diminue ou on enlève, par différents
procédés, la capacité de produire la maladie tout en conservant celle d’induire
une réponse immunitaire protectrice (immunogénicité).
18
19.
2. Différents typesde vaccins :
a. Les vaccins bactériens :
- Vivants atténués : comme le BCG
- Inactivés : comme le vaccin anticoquelucheux
b. Les vaccins viraux :
- Vivants atténués : comme le vaccin contre la rougeole, la rubéole et le VPO.
- Inactivés : Comme les vaccins poliomyélitiques injectables
- certains vaccins qui sont obtenus par génie génétique.
c. Les polysaccharidiques :
- Extrait de la membrane externe de certaines bactéries encapsulées comme le
méningocoque, le pneumocoque, l’haemophilus influenzae type b.
d. Les anatoxines :
- Dérivés de toxines détoxifiées par le formol comme l’anatoxine tétanique. Les
anatoxines ne sont pas très immunogènes et nécessitent des doses de rappel. Elles sont
stables, durables et ont un bon profil d’innocuité.
19
20.
3- Classification desprincipaux vaccins à usage humain :
20
Vaccins viraux Vaccins bactériens
Vaccins vivants atténués Fièvre jaune
Rougeole
Rubéole -Oreillons -Poliomyélite (oral) -
Rotavirus Varicelle
Tuberculose (BCG)
Vaccins inactivés Poliomyélite (injectable)- Rage -Hépatite
A
Grippe
Coqueluche
typhoïde
Vaccins sous-unités acellulaires Hépatite B Haemophilus influenza type b
(polysaccharides)
Diphtérie (anatoxine)
Tétanos (anatoxine)
Pneumocoques
• Méningocoques A et C
(polysaccharides)
• Typhoïde
• Coqueluche
21.
4. Contre-indications généraleset précautions :
21
5.1.Contre-indications absolues :
Elles sont rares et sont représentées par :
- Les réactions sévères suivant l’administration d’une dose antérieure du vaccin (par exemple choc
anaphylactique, collapsus…).
- Les pathologies neurologiques évolutives (vaccin anticoquelucheux entier).
- Les enfants atteints d’allergie au blanc d’oeuf.
- L’allergie sévère à l’oeuf contre-indique chez les nourrissons de moins de 6 mois le RR.
- L’allergie sévère à la gélatine est une contre-indication au vaccin RR.
- L’allergie à la néomycine est une contre-indication au vaccin VPI.
5.2.Contre-indications temporaires :
- Toute fièvre supérieure à 38°C .
- Les dermatoses étendues.
- Le traitement par les corticoïdes pour les vaccins vivants atténués.
- Infections respiratoires aigues et graves type asthme grave.
5.3.Contre-indications pour certains vaccins :
Les vaccins vivants atténués sont contre-indiqués chez la Femme enceinte et en cas de déficit
immunitaire sévère acquis ou congénital.
IV. Programme nationald’immunisation (PNI)
• 1- Définition
• Le PNI appelé autrefois le programme élargi de vaccination (PEV), est un
programme prioritaire de santé maternelle et infantile (SMI) dont objectif
principal est de vacciner les enfants de moins de 5ans contre les maladies cibles
qui sont parmi les principales causes de la mortalité infantile et les femme en
âge de procréer (15 à 44 ans) contre le tétanos .
23
24.
• Le PNIest rattaché à la devisions de la santé maternelle et infantile
, direction de la population .
• Il vise à répondre aux besoins de la population en matière de
vaccination ,à élargir d’avantage l’ accès aux services de
vaccination pour éviter la constitution des zones à haut risque
pour les maladies cibles .
24
25.
2- Historique duPNI
• Depuis la première loi insérée dans le Bulletin Officiel du 2
décembre 1918, des décrets et circulaires se succèdent pour
instituer tour à tour vaccins et campagnes de vaccination.
25
3-Objectifs du PNI
3-1.OBJECTIF GENERAL
Contribuer à la réduction de la mortalité et de la
morbidité néonatales et infanto juvéniles.
28
29.
3-2OBJECTIFS SPECIFIQUES:
Atteindre etmaintenir une couverture vaccinale supérieure ou égale à 95 % par
milieu (urbain et rural) et par niveau (national, régional, délégation,
circonscription sanitaire et secteur).
Obtenir, avec les autres pays de la Région EMRO de l’OMS, la certification de
l’éradication de la poliomyélite vers 2015.
Maintenir l’élimination du tétanos néonatal.
Eliminer la rougeole, la rubéole et le Syndrome de Rubéole Congénitale (SRC)
vers 2015.
29
30.
Introduire d’autres vaccinsdans le calendrier national de vaccination,
Introduire les autres rappels dans le calendrier national de vaccination.
Contribuer à l’amélioration de la sécurité des injections.
Contribuer au renforcement de la surveillance épidémiologique des maladies
cibles.
Contribuer à l’implication du secteur privé dans les activités de vaccination, de
surveillance épidémiologique y compris la déclaration des événements
indésirables post vaccinaux.
30
31.
4-Les stratégies vaccinales:
•Les stratégies adoptées par le Programme National
d’Immunisation (PNI) visent, à titre gracieux pour toute la
population, une couverture vaccinale satisfaisante et
uniforme à tous les niveaux. Leur application s’appuie sur
les structures de base de la couverture sanitaire selon un
mode fixe et mobile renforcés par des mini-campagnes de
vaccination et par les JNV.
31
32.
4-1.La stratégie fixe
•Elle s’adresse à une population ayant des facilités d’accès aux
formations sanitaires publiques du réseau de soins de santé de
base. Des séances de vaccination y sont régulièrement
programmées et réalisées de façon permanente. Quoique dans
une moindre proportion, le secteur privé joue également un rôle
dans la réalisation des actes vaccinaux. Il contribue ainsi à
l’amélioration de l’accessibilité aux prestations vaccinales d’une
certaine catégorie de la population.
32
33.
4-2La stratégie mobile
Cettestratégie inclut deux modes de couverture, par itinérance ou par équipe
mobile.
• Vaccination par itinérance
Dans le cadre de ce mode, l’infirmier itinérant opère par :
- La relance des femmes et des enfants non ou incomplètement vaccinés
qu’il réfère aux formations sanitaires ;
- La vaccination des femmes et des enfants non ou incomplètement vaccinés
qu’il rassemble au niveau d’un point de contact.
• Vaccination par équipe mobile
• Une équipe composée d’un médecin et d’au moins deux infirmiers(es) se
déplace par véhicule ou autre moyen de transport pour couvrir les zones
éloignées. Cette équipe mobile reste efficace mais suppose la disponibilité
des moyens de transport, de carburant et d’équipements adéquats pour
répondre aux besoins de la population. Elle assure la vaccination des
femmes et des enfants non ou incomplètement vaccinés au niveau de points
de rassemblement selon un programme préétabli.
33
34.
4-3.Vaccination par mini-campagne
•Cette activité est limitée dans le temps et l’espace. Elle concerne les localités
ou un ensemble de localités à couverture vaccinale insuffisante.
4-4.Les journées nationales de vaccination
• Depuis 1987, le Maroc organise chaque année des Journées Nationales de
Vaccination(JNV) contre les maladies cibles de l’enfant déjà mentionnées.
Grâce à cette stratégie, notre pays a pu améliorer la couverture vaccinale et
la maintenir à un niveau élevé. En fait, ces JNV permettent la prise en charge
des enfants et des femmes ayant échappé au programme permanent ou
ayant abandonné leur cycle de vaccination. Leur organisation a connu un
réajustement en rapport avec les plans d’éradication ou d’élimination de
certaines maladies comme la poliomyélite, le tétanos néonatal ou la
rougeole.
34
Vaccins Maladies ciblées
HB1nPrévention de l’hépatite virale type B (Administrée à la naissance dans une structure d’accouchement publique
ou privée).
HB1 Prévention de l’hépatite virale type B (si non administré dans les premières 24 heures après la naissance)
BCG Prévention des formes graves de la tuberculose
VPO (zéro)….. VPI Prévention de la poliomyélite
Penta
(DTC- Hib-HB)
Prévention du tétanos, de la diphtérie, de la coqueluche, de l’haemophilus influenza type b et de l’hépatite virale
type B
VPC Prévention des infections invasives dues au pneumocoque
Rotavirus Prévention des gastroentérites de sévérité moyenne et grave dues au Rotavirus.
VAR Prévention de la rougeole
RR Prévention de la rougeole et la rubéole
DTC4 Rappel (renforcement de l’immunité contre le tétanos, la
diphtérie et la coqueluche)
36
HPV: Préventions des lésions génitales précancéreuse du col de l’utérus et du cancer du col de l’utérus
Td: Vaccin diphtérique et tétanique adsorbé est un vaccin indiqué pour l'immunisation active contre la
diphtérie et le tétanos des adultes et des enfants âgés de 7 ans et plus.
37.
6-Le calendrier vaccinale
•Le calendrier vaccinal définit la politique vaccinale d’un
pays et il est en accord avec les orientations retenues par
l’OMS. Le calendrier des vaccinations est basé sur des
considérations concernant à la fois l’épidémiologie des
maladies et la réponse immune des sujets vaccinés. Les
recommandations finales tiennent compte de ces
considérations ainsi que des résultats des essais effectués
sur le terrain, démontrant l’efficacité ou l’échec du
calendrier établi.
37
6-1.Calendrier pour lavaccination antitétanique-antidiphtérique Td de la
femme
• Une naissance est considérée comme protégée contre le tétanos lorsqu’elle a
eu lieu pendant la durée de la protection conférée par la dernière dose de
vaccin antitétanique.
• La vaccination de la mère contre le tétanos entraîne la production
d’anticorps et leur transmission au fœtus par voie transplacentaire, ce
processus d’acquisition passive des anticorps maternels est très efficace et la
concentration sérique du nourrisson en anticorps antitétaniques à la
naissance est en général supérieure, ou égale, à celle de la mère.
• Par la vaccination de la mère, la mère et le nourrisson sont ainsi protégés
contre le tétanos pendant les premiers mois suivant la naissance.
42
43.
Chez la femmeenceinte, administrer au moins 2 doses avant
l'accouchement : 1èredose dès que possible pendant la
grossesse et la 2ème dose au moins 4 semaines après la 1èreet
2 semaines avant la date prévue d’accouchement. Après
l'accouchement, poursuivre la vaccination comme décrit
dans le tableau ci-dessus jusqu'à ce que les 5 doses requises
aient été administrées.
43
46
Nombre de doses
deVAT
Echéances Durée de protection
VAT1 Dès que possible chez la femme en âge de
procréer ou le plus tôt possible au cours de la grossesse
0
VAT 2 Au moins 4 semaines après le VAT1 3 ans
VAT 3 Au moins 6 mois après le VAT2
ou au cours d’une grossesse ultérieure
5 ans
VAT 4 Au moins 1 an après le VAT3
ou au cours d’une grossesse ultérieure
10 ans
VAT 5 Au moins 1 an après le VAT4
ou au cours d’une grossesse ultérieure
20 ans et plus
L’ancien calendrier de vaccination anti-tétanique
VI-lieu et moded’injection des vaccins :
• Injection SC :
• L’injection SC se fait dans la région du deltoïde en pinçant la peau entre le pouce et l’index
et en piquant avec l’aiguille inclinée à 45° la base du pli cutané ainsi formé.
• La voie SC est recommandée pour les vaccins viraux vivants atténués : RR, la voie SC est la
plus recommandée.
• Le site d’injection est obligatoirement la région deltoïdienne du bras à approximativement
1/3 du haut du bras.
48
49.
• Injection ID:
Pour le vaccin BCG, le site d’injection doit être propre : Ne pas utiliser d’antiseptique. Si de
l’alcool est utilisé pour nettoyer la peau, le laisser s’évaporer avant d’injecter le vaccin
Tendre la peau entre le pouce et l’index
L’aiguille doit être placée presque parallèlement à la surface de la peau et être visible au travers
de l’épiderme pendant l’injection.
Le biseau de l’aiguille d’environ 2 mm dans la couche superficielle du derme et pousser
lentement le piston.
Une légère résistance s’exerce lors de la pression sur le piston.
Une papule pâle en peau d’orange apparaît : c’est le signe d’une injection ID correcte.
Si par erreur le vaccin n’est pas administré en intradermique, ne pas le refaire et assurer le suivi
et la PEC de l’enfant.
L’injection IM
• Auniveau de la cuisse :
• - Mettre le nourrisson de profil sur les genoux de sa mère, la jambe
entièrement dénudée.
• - La mère doit tenir les jambes du nourrisson.
• - Etirer doucement la peau à plat entre le pouce et l’index.
• - Introduire l’aiguille à 90°.
• - Pousser rapidement toute l’aiguille à travers la peau et dans le muscle.
• - Injecter lentement pour diminuer la douleur.
51
• En casd’injections multiples dans la même séance de vaccination
cas du vaccin VPI et Pneumo 2 à 4 mois ,il est possible de réaliser
ces deux injections avec toute sécurité en veillant à ce que des points
d’injection soient séparés de 2,5 cm environ ( 2 travers de doigt) .
53
54.
• Au niveaudu deltoïde :
• Pour vacciner des enfants plus âgés, des adolescents et des adultes,
on peut piquer dans le deltoïde (haut du bras). Chez les nourrissons
et les jeunes enfants de moins de15 mois, le deltoïde n’est pas un
endroit sûr pour une injection intramusculaire du fait que le nerf
radial est superficiel et le deltoïde insuffisamment développé pour
absorber tout le vaccin.
54
Le vaccin antipoliomyélite et anti rotavirus (orale)
Ouvrir la bouche de l’enfant en pinçant ses joues ou son nez,
Déposer deux gouttes de VPO sur la langue de l’enfant sans contact avec la
langue,
S’assurer que l’enfant a bien avalé le vaccin. s’il le crache administrer une
nouvelle dose,
Lorsque l’enfant doit recevoir plusieurs vaccins à la fois, il est conseillé
d’administrer le VPO en premier afin d’éviter le rejet de celui-ci suite aux
pleures et à l’agitation de ce dernier,
Ne jamais utiliser un flacon de vaccin de polio dont la pastille a viré ( le carré
est de la même couleur ou plus foncé que le cercle.
58
VII- La vaccinationde populations spécifiques :
1-Vaccination des femmes enceintes :
• Les vaccins vivants atténués en général sont contre-indiqués en cours de grossesse (rubéole, rougeole,
oreillons… )
• La vaccination d’une femme enceinte contre la rubéole par inattention avec les vaccins RR actuellement
disponibles, ne justifie pas d’interrompre la grossesse.
• La vaccination des enfants contre la rubéole dont la mère est enceinte et séronégative ne comporte pas de
risque pour son fœtus
• La vaccination d’une femme dépistée séronégative vis-à-vis de la rubéole à l’occasion de sa grossesse devrait
être faite avant sa sortie de la maternité.
• Eviter la grossesse pendant les 28 jours après la vaccination contre la rubéole.
60
61.
• -2- Vaccinationdes personnes allergiques
• En cas d’antécédents d’allergie supposée à un vaccin, il convient de faire
préciser le type clinique de réaction et de rechercher l’allergène en cause et
d’adresser l’enfant chez le pédiatre.
• Ne pas vacciner lors d’une poussée évolutive de la maladie ;
• S’assurer que le vaccin utilisé ne contient pas d’antibiotiques réputés dangereux
chez cet allergique (néomycine.etc) ;
• Prescrire un antihistaminique le matin même de la vaccination et poursuivre le
traitement jusqu’à deux jours après celle-ci.
61
62.
• 3-Vaccination despersonnes immunodéprimées :
Les vaccins vivants, viraux ou bactériens sont contre-indiqués chez les
personnes immunodéprimées, ou dont le statut immunitaire est douteux ;
Les vaccins inactivés sont recommandés chez les immunodéprimés car ils
n’augmentent pas le risque d’effets indésirables ;
Le vaccin grippal inactivé doit être administré chaque année, à partir de l’âge
de 6 mois et avant la saison de la grippe ;
62
63.
Les vaccinations contreles infections invasives à pneumocoque, à
méningocoques et à Hib avant l’âge de 5 ans sont fortement recommandées ;
La vaccination des enfants avec déficits immunitaires congénitaux reste l’affaire
du spécialiste d’immunologie ;
Les personnes qui reçoivent des corticoïdes systémiques de longues durées ne
doivent pas recevoir de vaccins viraux vivants ;
La vaccination chez les personnes sous chimiothérapie doit être faite dans un
délai minimal de trois mois après l’arrêt de la chimiothérapie.
63
64.
4-Vaccination des prématurés:
• La prématurité se définit par une durée de gestation inférieure à 37 semaines.
• La vaccination de routine doit être effectuée selon le calendrier du PNI comme
pour le nouveau-né à terme en dehors des contres indications.
• La réponse en anticorps aux vaccins diphtérique, tétanique, coquelucheux, Hib
et pneumocoque conjugué est un peu plus faible en intensité mais suffisante
pour assurer une protection équivalente à celle obtenue chez les nourrissons nés
à terme.
64
65.
La supplémentation enmicronutriments consiste à administrer les doses nécessaires en
micronutriments (vitamines, sels minéraux) selon le Calendrier National de
Supplémentation.
Cette supplémentation qui a un caractère préventif ou curatif est dispensée dans toutes les
ESSP à l’échelle nationale :
• La supplémentation préventive intéresse les populations vulnérables qui sont les
enfants de moins de deux ans et les femmes enceintes et allaitantes.
• La supplémentation curative intéresse les cas d’anémie par carence en fer ainsi que
certains cas morbides tels que la rougeole, la malnutrition protéino-énergétique,
l’insuffisance pondérale par la Vitamine A et les diarrhées par le Zinc et les SRO.
VIII- Calendrier de supplémentation en micronutriments
66.
1. La supplémentationpréventive
Les taches du personnel de sante consistent à :
• Vérifier le statut vaccinal, le statut nutritionnel (prise de poids et taille) et l’état de sante
de l’enfant au moment de l’administration de la supplémentation en micronutriments.
• Enregistrer et consigner la prestation sur les documents du travail.
• Administrer les doses en micronutriments (fer, vitamines A et D) par voie orale en
respectant le calendrier préconisé par le programme.
66
67.
Règles d’administration
Le professionneldoit s’assurer préalablement de :
67
• L’absence de contre indications (ex :
vitamine A chez la femme enceinte).
La date de péremption.
L’âge de l’enfant.
Intervalles nécessaires entre les
différentes prises de micronutriments
(6 mois au moins).
68.
68
La vitamine Aintervient dans plusieurs fonctions particulièrement :
La synthèse des pigments visuels nécessaires pour la vision nocturne.
La défense immunitaire.
La croissance.
La vitamine D est indispensable à l’absorption du calcium nécessaire à la formation du squelette
et des dents.
Les calendriers dela supplémentation préventive pour l’enfant
70
Micronutriments Age Doses à administrer
Vit A 6 mois 100 000 UI
12 mois 200 000 UI
18 mois 200 000 UI
Vit D Naissance 200 000 UI
6 mois 200 000 UI
NB: donner une ampoule de 200 000 UI ou le 1/3 de l’ampoule de
600 0000UI.
71.
Supplémentation préventive pourla femme en Fer, acide folique et vitamine D
Micronutriment Enceinte Post-partum Dose
Fer avec l’acide folique 1er contact
Si elle n’a pas pris de
comprimes durant la
grossesse.
Un comprimé de 120mg (ou 2 comprimes
de 6O mg) par semaine pendant 30
semaines, chaque dose contient :
- 120 mg du fer élément ou 600 mg de
sulfate ferreux heptahydraté ou 360 mg de
fumarate ferreux.
- Acide folique : 0.50 mg
Vit D2 (Ergocalciférol) 3ème trimestre de la grossesse 200000 UI
Vit D3 (Cholécalciférol)
(D cure forte)
Dose1 : 1er contact
Dose2 : tardif
1 mois entre les 2 doses
100000 UI pour chaque dose
Acide folique
- Femmes à risque ayant déjà donné
naissance à des enfants avec des
malformations de tube neural ou des cas
familiaux,
- Femmes épileptiques prenant un
traitement (valproate de sodium,
carbamazépine)
2 mois avant la conception
Puis
Pendant les trois premiers
mois de la grossesse
5 mg/j de la Vit B9 (Acide folique)
N.B : La supplémentation des femmes en âge de procréer en acide folique permettrait de prévenir les malformations
du tube neural telles que le spina bifida.
72.
2. Supplémentation curative
Lerôle du personnel infirmier consiste à référer à la consultation tout cas d’anémie
nécessitant une supplémentation curative en fer.
Cette supplémentation curative devra être assurée par le médecin qui doit :
Identifier les troubles lies aux carences en micronutriments.
Traiter selon le schéma préconisé par le programme national.
Eduquer et expliquer le régime alimentaire adapte à la carence.
Orienter les cas sévères vers la consultation spécialisée.
La supplémentation curative dépend de la pathologie et des tranches d’ âge.
72
73.
Supplémentation curative chezles enfants de moins de
5ans :
73
Supplémentation en ZINC
pathologie Tranche d’ âge
Enfant de moins de 6mois Enfant de plus de 6mois
diarrhée 10mg/j
Durée de ttt: 10à 14 jrs
20mg/j
Durée de ttt: 10à 14 jrs
74.
74
Pathologie La supplémentationcurative: Vitamine A
Enfant de 6 a 11 mois Enfant de 12 a 59 mois
Rougeole Une dose de 100 000 UI a :
• j1, • j2, • j30
Une dose de 200 000 UI à :
• j1 • j2 • j30
Malnutrition proteinoenergetique. Une dose de 100 000 UI. Une dose de 200 000 UI.
Malnutrition : Insuffisance
pondérale.
Une dose de 100 000 UI si l’enfant n’a
pas
reçu de capsule depuis 1 mois.
Une dose de 200 000 UI si l’enfant n’a
pas reçu de capsule depuis 1 mois.
diarrhée persistante. Une dose de 100 000 UI.
.
Une dose de 200 000 UI
Anémie sévère. Une dose de 100 000 UI + le Fer. Une dose 200 000 UI + Fer.
Maladies Enfant de 2 à 11 mois Enfant de 12 à 59 mois. Femmes enceintes anémiques
Anémie 60 mg par jour pendant
2 mois.
120 mg par jour pendant
2 mois.
2 à 3 comprimes de 120 mg par
jour.
La supplémentation curative en Fer
75.
Vaccination de
rattrapage
Définition :
•L’action de vacciner un individu qui, pour une raison
quelconque ( Maladie, négligence, accès au service,
réticence, rupture de stock...) n’a pas reçu/a manqué les
doses de vaccins auxquelles il peut prétendre,
conformément au calendrier national de vaccination.
• Une vaccination de rattrapage doit être établie quelques
soit les raisons du retard
• Impact majeur sur la réduction des disparités en matière
de vaccination et sur la morbidité et la mortalité.
VIII-Rattrapage vaccinal
77.
Principes de la
vaccinationde
rattrapage
• Chaque enfant devrait bénéficier pleinement de la
vaccination en recevant les vaccins recommandés dans le
calendrier national de vaccination.
• Il est préférable de vacciner en retard que de ne pas
vacciner du tout.
• L’administration simultanée de plusieurs doses de vaccin
peut se faire en toute sécurité.
• Les retards entre les doses d’une série vaccinale (p. ex.,
Penta1, 2, 3) ne nécessitent pas la reprise de la série
entière depuis le début, quelle que soit la durée écoulée
depuis l’administration de la dernière dose.
78.
Les 6 règles
de
rattrapage
vaccinal
Règle1 : Il est préférable de considérer qu’une personne
n’est pas vaccinée plutôt que de la croire erronément
protégée.
Règle 2 : Une interruption du schéma de vaccination ne
nécessite ni de recommencer toute la série de
vaccins ni d’y ajouter des doses supplémentaires.
Règle 3 : La présence d’une infection mineure ou d’une
fièvre de faible intensité (ne dépasse pas 38 °c) ne
doit pas retarder le rattrapage vaccinal.
79.
Les 6 règles
de
rattrapage
vaccinal
Règle4: Tous les vaccins peuvent être administrer le même
jour
Règle 5: Utiliser des sites différents lors d’injections
multiples, espacés d’au moins 2,5cm, en privilégiant
les deltoïdes chez les grands enfants et la face
antérolatérale de la cuisse chez les nourrissons.
Règle 6: Pour chaque enfant, on doit vérifier son statut
vaccinal pour définir les doses manquantes.
Doses manquantes =
Doses recommandées (selon l’âge) - Doses reçues
C’est le bilan Vaccinal
80.
Chaque cas derattrapage
doit être étudié selon le
cas
81.
Évaluation du
statut vaccinal
SILA PREUVE D’UNE VACCINATION
ANTÉRIEURE NE PEUT ÊTRE ÉTABLIE,
IL CONVIENT DE SUPPOSER QUE
L’INDIVIDU N’A PAS BÉNÉFICIER
DU/DES VACCIN(S) ET DE LUI PROPOSER
LA VACCINATION SANS AUCUN
RISQUE.
UTILISATION DE LA
DOCUMENTATION
ÉCRITE ( LE CARNET
DE SANTÉ OU LE
REGISTRE DE
VACCINATION…)
82.
Rattrapage
vaccinal =
donner lesdoses
manquantes pour
recaler sur le
calendrier de
base
POUR CHAQUE ANTIGENE :
1. Déterminer l’âge au moment du rattrapage
2. Déterminer le nombre de doses reçues
3. Déterminer le nombre de doses nécessaires que
l’enfant devrait avoir reçues si la vaccination
n’avait pas été interrompue (en fonction de l’âge à
la primovaccination)
4. Calculer les doses manquantes = doses
nécessaires -doses reçues.
5. Vérifier que cela ne dépasse pas le nombre de
doses d’un enfant encore jamais vacciné !
6. Choisir les intervalles / les combinaisons
vaccinales appropriées.
Important
• Si l’enfantn’est jamais vacciné : appliquez un calendrier de rattrapage
selon son âge et complétez suivant le calendrier national.
• Si l’enfant est incomplètement vacciné ,poursuivre la vaccination
suivant le calendrier correspondant à son âge et suivant les règles
établies .
• Le rattrapage doit être établi suivant les vaccins disponibles.
89.
Interchangeabilité
de formulations
de vaccinsou de
produits de
fabricants
différents
• En général, les produits d’un même fabricant doivent être utilisés
pour toutes les doses d’une série vaccinale. Toutefois, si une série
ne peut pas être complétée avec le même vaccin, le produit de
remplacement disponible devrait être utilisé.(le rotateq/rotasiil)
• La reprise d’une série n’est pas recommandée, même en ce qui
concerne les séries primaires.
• Les diluants de vaccins ne sont pas interchangeables entre les
fabricants ni entre les formulations. Seul le diluant attribué par le
fabricant pour le vaccin et la présentation spécifique doit être
utilisé.
Stratégies
pour la
vaccination
de
rattrapage
• Lavaccination de rattrapage peut se faire par le biais de :
▪ La prestation régulière des services de
vaccination systématique (fixe, mobile, à
l’école)
▪ L’intensification périodique de la vaccination
systématique.
• Les activités de mobilisation sociale à l’échelle de la
communauté sur les avantages de la vaccination
systématique et la sensibilisation à la disponibilité des
services de vaccination.
• Des stratégies locales novatrices et créatives devraient
être explorées afin d’encourager les individus à revenir
pour de futures vaccinations et renforcer le message
selon lequel « il n’est jamais trop tard pour se faire
vacciner ».
92.
La réduction desoccasions manquées de vaccination: Elaboration d’une
application informatique de suivi et de relance de la vaccination
93.
Consignation
et déclaration
des dosesde
vaccination
de rattrapage
• Les vaccins administrés en dehors de la plage d’âge cible doivent
être enregistrés, déclarés et surveillés.
• Les doses de vaccins de routine, les dates auxquelles ces dernières
ont été administrées et les dates de suivi pour la prochaine visite de
vaccination doivent figurer sur le carnet de santé de l’enfant.
• Les registres de vaccination doivent mentionner les doses
administrées au-dessus de l’âge cible.
• Les rapports doivent consigner et résumer toutes les données sur
la vaccination de rattrapage.
94.
94
IX-Manifestations post-vaccinales indésirables(MAPI)
MAPI (manifestations adverses post-vaccinales indésirables) est un incident médical qui survient à la suite d’une
vaccination et qui n’a pas forcément de lien de cause à effet avec l’usage du vaccin. La manifestation indésirable
peut être tout signe défavorable ou imprévu.
Le plus souvent bénignes et rarement graves.
Une MAPI grave – Toute manifestation médicale indésirable qui, quelle que soit la dose qui l’a provoquée :
Entraîne la mort
Engage le processus vital
Impose une hospitalisation ou une prolongation d’hospitalisation
Entraîne un handicap ou une incapacité persistante ou importante.
95.
Manifestations post-vaccinales indésirables(MAPI)
Les causes de réactions indésirables se divisent en quatre catégories qui sont :
➢ Relatives à une réaction coïncidente
➢ Relatives au vaccinateur
➢ Relatives au vaccin
➢ Relatives à une cause inconnue
La réaction indésirable a lieu après la vaccination mais n’est pas causée par le vaccin ou son administration.
Une réaction coïncidente est une réaction qui aurait eu lieu même si la personne n’avait pas été vaccinée.
➢ Relatives à une réaction coïncidente
➢ Relatives à une cause inconnue
La réaction indésirable ne peut pas être directement mise en relation avec le vaccin, son administration ou toute autre
cause identifiable.
96.
96
Ceux relatives auvaccinateur :
o Administration d'une trop grande quantité de vaccin en une seule dose;
o Injection du vaccin au mauvais endroit;
o La non-utilisation de seringues et d’aiguilles préconisées;
o L’utilisation d’un diluant qui n’est pas approprié ou de la quantité de diluant non préconisée;
o L’administration du vaccin non recommandée ou une autre substance biologique…
o Réutilisation des seringues et des aiguilles(SA).
o Abcès (le flacon n’a pas été suffisamment agité)
o Vaccin congelé: réaction locale;
o Non-respect des contre-indications: réaction grave évitable.
➢ Relatives au vaccinateur : préparation, manipulation ou administration du vaccin
97.
12/03/2025 97
Il s’agitde la réaction d’un individu particulier aux propriétés inhérentes d’un vaccin spécifique, même lorsque le vaccin a été
préparé, manipulé et administré correctement.
▪Vaccins inactivés,
▪Quelques heures qui suivent
l’injection,
▪Douleur, rougeur ou
gonflement,
▪Disparaissent vite
▪Faible danger.
▪Vaccins actifs atténués,
▪Fièvre, malaises, douleurs
musculaires, maux de tête, ou
perte d’appétit,
▪Ressemblent à une forme légère
de la maladie
▪ sans risque
▪Réaction du corps à un
composant particulier du
vaccin,
▪Rare mais sérieuse
▪Intérêt de préparer les
mesures
Locale Systémique Allergique
➢ Relatives au vaccin
98.
98
Ceux relatives auvaccinateur :
Les MAPI à déclarer
Toutes les réactions/événements sérieux, indépendamment de l’appréciation d’un lien de causalité avec la vaccination,
sont à déclarer:
• Lorsqu’elles surviennent jusqu’à 8 semaines après la vaccination
• Qu’elles constituent le motif principal de consultation
• Qu’elles ne sont pas clairement dues à une autre cause.
Déclaration de MAPI
La déclaration : se fait sur la fiche jaune
de notification
L’investigation et la prise en charge : traitement
symptomatique ou spécifique
Le suivi et l’évaluation : communication mensuelle du rapport détaillé
du profil des MAPI
IX-La chaine defroid
– 1- Définition
• Le système utilisé pour stocker des vaccins et les préserver dans des conditions
optimales pendant le transport, l'entreposage et la manipulation des vaccins est désigné
sous le nom de chaîne du froid. Cette chaîne est constituée d’une série de maillons ayant
pour tâche de maintenir les vaccins dans les plages de température recommandées par
l’OMS, depuis leur lieu de fabrication jusqu’au lieu où ils sont administrés. La
température de conservation est entre 2° et 8 °C. Elle doit être respectée tout au long
du circuit depuis la production jusqu'au pharmacien puis jusqu'au praticien vaccinateur.
Pour maintenir une chaîne du froid vaccinale fiable au niveau périphérique, les
consignes suivantes doivent être suivies :
– Stocker les vaccins et les solvants dans les limites des plages de température recommandées, quel
que soit le site d’utilisation.
– Emballer et transporter les vaccins jusqu’aux sites de proximité et à partir de ces mêmes sites en
se conformant aux procédures recommandées.
– Maintenir les vaccins et les solvants dans les conditions applicables à la chaîne du froid pendant
les séances de vaccination.
101
102.
• La chaînedu froid se compose de trois éléments clé : le matériel, le personnel et les
procédures.
• Le matériel : Il joue un rôle important dans le stockage et transport de vaccin :
102
a. Les moyens de conservation :
• Les chambres froides ;
• Les armoires frigorifiques
• Les congélateurs ;
• Les réfrigérateurs électriques ;
• Les réfrigérateurs mixtes
(électrique et/ou à gaz) ;
• Les caisses isothermes et
porte-vaccins.
b. Les moyens de transport :
• Les camions frigorifiques
• Les caisses isothermes ;
• Les porte-vaccins.
• Le personnel: Il doit être parfaitement formés aux pratiques de
stockage et de transport sécurisées. Ceci est particulièrement
important car les différents vaccins nécessitent des conditions
différentes.
• Les procédures : Le suivi de la température au cours du
stockage et du transport de vaccin est l’une des procédures les
plus importantes. Les dispositifs de surveillance permettent de
s’assurer du respect de la chaîne du froid. Les sondes
thermométriques et les thermomètres numériques sont les
outils les plus utilisés pour assurer un suivi de la température.
107
108.
–2- Objectifs dela chaîne de froid
• La chaîne du froid représente une base fondamentale pour
assurer la conservation des vaccins dans les limites d’une
plage de température adéquate pour garantir la qualité
immunogène que l’on attend des produits biologiques
utilisés par les programmes de vaccination.
108
109.
• 3. Equipementsde la chaîne du froid pour différents niveaux :
Voir polycopie
109
110.
4-Le contrôle dela chaîne du froid :
Matériel de monitorage de la chaîne du froid
La température, à laquelle les vaccins doivent être conservés, doit être contrôlée
régulièrement de façon à :
❖ Noter toute mauvaise condition de conservation du vaccin.
❖ Vérifier que le matériel est en bon état de marche.
Le contrôle du fonctionnement de la chaîne du froid se fait selon les outils
suivants :
– Thermomètres
– Les Pastilles de Contrôle des Vaccins (PCV)
– Matériel électronique: Freeze-Tag
110
111.
a. Le thermomètre:
• Le thermomètre donne un renseignement sur l’état instantané de la
température de l’appareil et doit être notée sur le registre du relevé quotidien
de température et de gestion des vaccins.
• Le thermomètre à cadran : Ce thermomètre permet de contrôler la température
de l’armoire frigorifique.
• Le thermomètre Bimétallique : Ce thermomètre sert à contrôler
quotidiennement la température des appareils frigorifiques destinés à la
conservation des vaccins. Il sert également à contrôler la température des porte
vaccins et des caisses isothermes utilisés par les équipes mobiles de vaccination.
• Le thermomètre à mercure : Il sert à contrôler la température des réfrigérateurs
111
b. Pastilles decontrôle des vaccins (PCV) :
• Étiquettes apposées sur les flacons de vaccins et fixés au moment de la fabrication.
• Elles montrent l’exposition cumulée à la chaleur du flacon sur lequel elles sont
apposées,
• Elles sont sensibles au temps écoulé et à la température,
• Au moyen d’une modification progressive de leur couleur, ils avertissent les agents de
santé quand un vaccin a été exposé à une chaleur excessive avec virement de la PCV.
114
115.
• La lecturede la PCV est comme suit :
• UTILISER le vaccin quand le carré intérieur plus clair que l’anneau extérieur. Si la
date d’expiration n’est pas dépassée ;
• UTILISER le vaccin quand le temps passe et que le carré intérieur est toujours plus
clair que l’anneau extérieur. Si la date d’expiration n’est pas dépassée ;
• NE PAS utiliser quand le Point limite : le carré intérieur est de la même couleur que
l’anneau extérieur ;
• NE PAS utiliser le vaccin. Au-delà du point limite : le carré intérieur est plus foncé
que l’anneau extérieur.
115
C-Matériels électroniques: Ex.Freeze-tag
• Il s’agit d’un circuit électronique de mesure de la
température associé à un écran à cristaux liquides. Si
l’indicateur est exposé à une température inférieure à 0°C ±
0,3°C pendant10 à 60 minutes ± 3 minutes, l’écran va passer
de l’affichage « bonne température » à l’affichage « alerte
»(voir photo, ci-dessous). Cet indicateur est employé pour
avertir de la congélation des vaccins et il est emballé avec
les vaccins craignant la congélation. Sa durée de validité est
de cinq ans.
117
5-Principales règles dela chaine de froid :
• La température recommandée pour la conservation des vaccins doit être comprise
entre + 2°C et + 8°C
Pour un meilleur stockage des vaccins, l’OMS a émis un certain nombre de
recommandations:
• Les vaccins ne doivent pas être congelés au niveau des formations sanitaires.
Cependant, en cas de congélation accidentelle, ne pas éliminer le VPO et le RR.
• le VPO et le RR peuvent être entreposés au niveau de l’étagère supérieure du
réfrigérateur près du freezer.
• les vaccins les plus sensibles à la congélation (BCG, HB, VAT) doivent être mis au
niveau de l’étagère inférieure.
• les autres vaccins (ROTA, VPC,VPI, DTC, DTC-Hib-HB) doivent être mis au niveau des
étagères intermédiaires.
• Des bouteilles contenant de l’eau colorée doivent être mises au niveau de la portière du
réfrigérateur pour garder stable la température.
119
• Quel quesoit le type de réfrigérateur, son chargement et son utilisation
requièrent quelques précautions :
– Éviter de poser les vaccins au niveau de la porte : la température y est trop élevée.
– Ne pas mettre dans le réfrigérateur des vaccins périmés.
– Ne pas garder les vaccins dont la PCV a viré aux stades 3 ou 4 (le carré blanc n’est
plus visible).
– Utiliser en premier les vaccins dont la PCV a viré au stade 2 (le carré blanc toujours
visible).
– Ne pas garder les vaccins congelés à l’exception de ceux qui supportent la
congélation(VPO, RR).
– Ne pas garder les vaccins en poudre ou lyophilisés reconstitués 6 heures après leur
reconstitution.
– Ne pas placer les vaccins contre les parois et ne pas surcharger le réfrigérateur : l’air
doit circuler autour des produits.
– Ne stocker ni nourriture, ni boissons, ni tout autre médicament avec les vaccins.
– Dégivrer et nettoyer régulièrement le réfrigérateur.
121
122.
6-Rangement des vaccinsdans le réfrigérateur
• Compartiment congélateur : Accumulateurs de froid, glace.
• Compartiment réfrigérateur :
– Etage 1: vaccins vivants atténués (VPO, RR).
– Etages intermédiaires : DTC, VAT, Penta, Hep B, Pnemo, BCG ,
Rota, VPI et diluants.
– Accumulateurs de froid en bas
122
7-Sensibilité des vaccins
•Les vaccins sont des produits biologiquement actifs et sont à ce titre, des
produits thermosensibles (détruits par une exposition à des températures
au-dessus de celles de stockage recommandées ou cryosensibles [détruits
par congélation]) ou ils ne peuvent supporter des périodes d’exposition à la
chaleur. Leur qualité peut donc être détériorée ou dénaturée par mauvais
entreposage ou transport et les vaccins peuvent ainsi perdre le pouvoir
immunogène attendu. La protection du vacciné peut ainsi s’en trouver
considérablement réduite.
124
8- Entretien dumatériel de la chaîne du froid
• Dégivrage des réfrigérateurs à vaccins
Technique de dégivrage
• Dégivrer l’appareil chaque fois que le givre a atteint 5 mm.
• À faire :
• Débrancher l’appareil ;
• Transférer les vaccins dans un autre réfrigérateur ou les placer dans une caisse isotherme
garnie d’accumulateurs de froid congelés ;
• Retirer les accumulateurs de froid, les bouteilles d’eau et bacs à glaçons ;
• Placer un bol d’eau chaude à l’intérieur du freezer pour accélérer la fonte de la glace ;
126
• Essuyer avecun chiffon, une fois que la fonte de la glace est totale ;
• Assécher l’appareil ;
• Remettre les bacs à glaçons et les bouteilles d’eau ;
• Fermer la porte et rebrancher l’appareil ;
• Attendre que la température interne atteigne +4°C pour y remettre les vaccins ;
• Remettre les accumulateurs de froid.
128
129.
À ne pasfaire :
• Ne pas toucher au thermostat ;
• Ne jamais utiliser de couteau ou d’objets pointus pour racler la glace ;
• Si la paroi du freezer est endommagée, le réfrigérateur est définitivement
hors d’usage.
129
130.
9-Conduite à teniren cas de rupture de la chaine de froid
Si les vaccins ont été exposés à une température inférieure à +2°C ou à supérieure à +8°C,
ou si l’une des PCV a viré, il faut suivre la procédure suivante :
• Vérifier les PCV si le vaccin a été exposé à une température supérieure à +8°C
• Procéder au test d’agitation si le vaccin a été exposé à une température inférieure
à+2°C, (voir annexe1 test d’agitation) sauf pour le VPI qui ne doit plus être utilisé.
• En cas de doute sur la bonne conservation du vaccin :
– Placer les vaccins identifiés « en quarantaine » et les conserver entre +2°C et +8°C.
– Ne pas utiliser ni détruire ces vaccins avant d’avoir une décision de la part du responsable
de la gestion des produits immunisants.
– Si la PCV a viré, procéder à l’élimination des vaccins concernés selon les normes de
destruction.
130
131.
Test de floculation(d’agitation)
La congélation peut altérer le DTC, le vaccin anti-hépatite B et l’anatoxine tétanique.
Vous pouvez vérifier l’état des vaccins en agitant les flacons.
- Prenez deux flacons de vaccin DTC: un premier dont vous soupçonnez qu’il s’est congelé et un second
(témoin) du même fabricant dont vous êtes SUR qu’il ne s’est jamais congelé.
- Agitez les deux flacons.
- Examinez le contenu des deux flacons
- Laissez les vaccins reposer pendant 15 à 30 minutes.
- Examinez à nouveau le contenu des deux flacons
N’utilisez pas ce vaccin
Utilisez ce vaccin
Si un flacon ne passe pas le test, jetez-le.
X- Commande duvaccin
Estimation des besoins mensuels en vaccins et seringues :
• Cette estimation doit tenir compte des populations cibles, de l’objectif
et des taux de perte admis pour chaque type de vaccin selon qu’il soit
mono dose ou multidose, qu’il soit lyophilisé ou liquide.
• L’estimation du nombre d’enfants à vacciner :
• Les naissances vivantes:
• Ce chiffre est communiqué par le Service des Etudes et de
l’Information Sanitaire (SEIS)de la Direction de la Planification et des
Ressources Financières (DPRF). Il est utilisé comme dénominateur
pour le calcul du taux de recrutement par le BCG.
133
134.
1- Les enfantsde moins d’un an (0-11 mois):
• Il s’agit du nombre des enfants de moins d’un an à vacciner, sur la base
du taux de natalité brut, fourni par le SEIS.
• Exemple : Détermination des naissances à vacciner
• A partir du taux de natalité brut dans un secteur d’une population
totale de 15.000habitants, le taux de natalité brut fourni par l’unité
provinciale des statistiques est de2,15 % (ce taux est donné à titre
indicatif et peut varier d’une province à une autre). Le nombre des
naissances à vacciner est déterminé ainsi :15.000 x 2,15 / 100= 322
enfants
• Le nombre d’enfants âgé de 18 mois et de 5 ans sujets du premier et du
deuxième rappel DTC sera déterminé à travers les registres de
vaccination ou fourni par le SEIS.
134
135.
2- L’estimation dunombre de femmes en âge de procréer à vacciner contre
le tétanos :
• Il s’agit de déterminer le nombre total de femmes de 15 à 44 ans à vacciner.
Partant du principe que toute femme doit recevoir cinq doses, il est impératif
de fixer les objectifs en fonction de ces prises. Le nombre de femmes ayant
besoin de la 2ème prise, de la3ème prise, de la 4ème prise et de la 5ème prise
durant l’année, doit être déterminé à partir des registres de vaccination.
• NB : pour le Td2 et le Td3 il faut tenir compte des nouvelles recrutées pour le
Td1.
• Td1 = Moyenne Td1 des trois dernières années
• Td2 = Femmes n’ayant pas reçu Td2 des registres + Td1 multiplié par 11
divisé par 12
• Td3 = Femmes n’ayant pas reçu Td3 des registres + 50% Td2
• Td4 = Femmes ayant reçues Td3 des années précédentes.
• Td5 = Femmes ayant reçues Td4 des années précédentes.
135
136.
3- L’estimation desbesoins en vaccins :
• La méthode de calcul est la suivante:
• Nombre de doses nécessaires à commander =Nombre de personnes à vacciner x
nombre de prises x facteur multiplicateur + stock de sécurité
- Nombre d’enfants à vacciner : voir ci-dessus.- Nombre des prises : sont fixés dans le
calendrier de vaccination
• - Facteur multiplicateur : ou le coefficient de perte est un chiffre qui permet d’évaluer la
quantité supplémentaire de vaccins nécessaires pour compenser les pertes.
• Il est de: 2 pour le BCG, 1,33 pour le DTC, VPO, VPI, PENTA, VHB, Td et 1,05 pour
VPC et ROTA. La formule de calcul est la suivante :
•
*exprimé en décimale
136
137.
• Si letaux de perte estimé pour le vaccin DTC est de 25%, il est de 0,25 exprimé en
décimale.
• Le calcul du coefficient de perte sera donc:1÷ (1 - 0,25) = 1 ÷0,75 = 1,33
• Il faudra donc multiplier l’objectif par 1,33 afin de commander suffisamment de vaccin
DTC pour couvrir des pertes éventuelles de moins de 25%.
• Taux de pertes tolérées en vaccins : Pour les vaccins multi doses liquides, les flacons
doivent être réutilisés jusqu’à leur épuisement à condition de respecter la chaine de
froid, la date d’expiration, les conditions d’asepsie, et de bien lire les PCV.
• Le stock de sécurité : représente la consommation de deux mois et qui ne doit pas
dépasser 25% de la commande annuelle. Il est constitué dans la première commande
du vaccin.
137
4-L’approvisionnement en vaccin
•Il est effectué selon le rythme suivant :
- Les SRES sont approvisionnés par le niveau central tous les
deux mois.
- Les CS sont approvisionnés selon un rythme défini
localement tenant compte de l’éloignement, la capacité de
stockage locale, les conditions de transports et de
logistique.
139
140.
5-La réception desvaccins :
• Elle doit être programmée avec la personne responsable du
programme au niveau de la délégation qui doit :
• Vérifier les quantités reçues en les comparant au bordereau d’envoi.
• Vérifier l’état des caisses isothermes durant le transport.
• Vérifier la présence ou non d’accumulateurs, leur nombre, leur état.
• Vérifier la PCV des vaccins.
• Vérifier les dates de péremption des vaccins.
• Noter les numéros de lots et les dates de péremption sur le registre de
gestion des stocks des vaccins.
• Conserver les vaccins immédiatement dans la chaine de froid
140
6-Le stockage desvaccins :
Le stockage doit obéir à certaines règles primordiales :
• Respecter les normes relatives à la gestion de la chaine de froid.
• Appliquer le principe FIFO (First In First Out= premier entré, premier
sorti) tout en tenant compte de la date de péremption. Pour cela, il faut
placer les vaccins les plus récents à droite. Lorsqu’on a besoin de
vaccins, on les prend de la pile de gauche ce qui permet d’utiliser les
vaccins dont la date de péremption est proche en premier.
• Toutes les entrées et toutes les sorties de vaccins doivent être notées
sur le registre de gestion des vaccins ; des registres complets et précis
permettent de planifier les stocks. La mise à jour doit s’effectuer
chaque semaine à l’aide d’une feuille de comptage des doses
administrées, gaspillées, ouvertes ou périmées au cours de la semaine.
142
143.
• Il doittoujours y avoir un nombre égal de vaccins et de diluants
correspondants.
• Le stock de la fin de chaque mois doit être égal au stock du début du
mois suivant À la fin du mois, faire le sommaire de la quantité de
chaque vaccin et diluant utilisée pendant le mois et de la quantité
toujours en stock à la fin du mois. Cette information sert à déterminer
le nombre de vaccins à commander et à observer les fluctuations
saisonnières de l’utilisation des vaccins.
• À la fin de l’année, faire la somme de tous les vaccins et diluants reçus
et la somme de tous les vaccins et diluants utilisés. Cette information
sert à définir les besoins annuels en vaccins dans l’établissement.
143
144.
Indicateurs de performances:
Indicateur Formule de calcule
Taux de couverture par le BCG
Nombre d’enfants ayant reçu l𝑒 𝐵𝐶𝐺
Nombre de naissances attendues
∗ 100
Taux de couverture par le Rota2
Nombre d’enfants ayant reçu 𝑙𝑒 𝑅𝑜𝑡𝑎2
𝑁𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑’𝑒𝑛𝑓𝑎𝑛𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝑚𝑜𝑖𝑛𝑠 𝑑′𝑢𝑛 𝑎𝑛
∗ 100
Taux de couverture par le DTC3-
Hib3 ou VPO3 ou HB3
Nombre d’enfants ayant reçu 𝑙𝑒 DTC3−Hib3
ou VPO3 ou HB3
𝑁𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑’𝑒𝑛𝑓𝑎𝑛𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝑚𝑜𝑖𝑛𝑠 𝑑′𝑢𝑛 𝑎𝑛
∗ 100
Taux de couverture par le Pneumo3
Nombre d’enfants ayant reçu 𝑙𝑒Pneumo 3
𝑁𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑’𝑒𝑛𝑓𝑎𝑛𝑡𝑠 12 𝑚𝑜𝑖𝑠
∗ 100
Taux d’enfant ayant reçu la 1ère
dose en vitamine D
Nombre d’enfants ayant reçu la 1ère dose de vit D
Nombre de naissances attendues
∗ 100
Taux d’enfants ayant reçu la 1ère
dose en vitamine A en préventif
Nombre d’enfants ayant reçu la
1ère dose de vit A preventif
𝑁𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑’𝑒𝑛𝑓𝑎𝑛𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝑚𝑜𝑖𝑛𝑠 𝑑′𝑢𝑛 𝑎𝑛
∗ 100
Taux de supplémentation des
femmes enceintes en fer
Nombre de femmes enceintes ayant reçu le fer
𝑁ombre de naissances attendues
∗ 100
Taux de supplémentation des
femmes enceintes en vitamine D
Nombre de femmes enceintes ayant reçu la Vit D
𝑁ombre de naissances attendues
∗ 100
145.
Exemple :
• Sile taux de perte estimé pour le vaccin VAR est de 25%, il est de 0,25 exprimé en
décimale.
• Le calcul du coefficient de perte sera donc :
1÷ (1 - 0,25) = 1 ÷ 0,75 = 1,33
• Il faudra donc multiplier l’objectif par 1,33 afin de commander suffisamment de vaccin
VAR pour couvrir des pertes éventuelles de 25%.
145
La méthode decalcul de la commande
Au niveau du secteur ou de la circonscription :
147
Nombre de doses à commander = Nombre d’enfants à vacciner x
nombre de prises x facteur multiplicateur.
148.
Exemple
Pour 300 naissanceà vacciner par le BCG
BCG = 300×1× coefficient de perte.
Donc , il faut calculer ce dernier
Sachant que le Tx de perte du BCG est de < 50 %,
1÷ (1 - 0,5)= 1÷ 0, 5= 2
Donc le Nbre de doses de vaccin BCG à commander est de
300 × 1 × 2 = 600 doses
148