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Bronchiolite à VRSMise à jour de la fiche
12/2015
Agent pathogène
Descriptif de l'agent pathogène
Réservoir et principales sources d'infection
Viabilité et infectiosité
Données épidémiologiques
Population générale
Milieu professionnel
Nom :
Virus respiratoire syncytial
Synonyme(s) :
VRS
Type d'agent Virus
Groupe de classement 2
Descriptif de l'agent :
Virus enveloppé à ARN de la famille des Paramyxoviridae et comprenant 2 sérotypes A et B.
Type de réservoir Homme
Vecteur :
Pas de vecteur
Viabilité, résistance physico-chimique :
Résiste 30 minutes sur la peau et 6-7 heures sur le linge et les objets (stéthoscope, jouets...).
Sensible à de nombreux désinfectants (hypochlorite de sodium, éthanol à 70°, glutaraldéhyde à 2 %) et aux détergents. Sensible au chauffage > 55°C pendant 5
minutes.
Infectiosité :
Très contagieux. Dose infectante : 100 à 600 particules virales en cas d'administration par voie intra-nasale.
Agent ubiquitaire. Dans le monde : 64 millions de cas par an et 160 000 morts par an.
En France et dans l'hémisphère nord en général, sévit sous forme d'épidémies annuelles (entre octobre et avril). L'intensité des épidémies varie d'une année sur
l'autre et les pics peu prévisibles sont un réel problème pour l'offre des soins en particulier au niveau des urgences.
Principale cause d'infections respiratoires chez les nourrissons de 1 mois à 2 ans : en France, on estime que la bronchiolite touche chaque hiver près de 30 % des
nourrissons de moins de deux ans, soit environ 480 000 cas par an, dont environ 2 % sont hospitalisés. Les taux de morbidité et de mortalité sont les plus élevés chez
les enfants atteints de maladie sous-jacente ou les personnes présentant une immunodéficience ou immunosuppression.
Le rôle de l'adulte dans la transmission communautaire est considéré comme établi mais secondaire par rapport à celui des enfants et des collectivités.
Taux d'attaque en milieu familial :
- nourrissons < 1 an : 62 %,
- entre 1 et 45 ans : 40 %.
En milieu de soins, la transmission nosocomiale est fréquente, notamment en pédiatrie : dans certaines études, plus de 50 % des soignants ont été trouvés porteurs de
virus. Chez les soignants, l'infection se manifeste habituellement sous forme d'un rhume ou d'un syndrome grippal, avec 15 à 20 % de formes asymptomatiques
néanmoins contagieuses.
En laboratoire :
Cas en laboratoires d'analyse (médicales, vétérinaires...) publiés depuis 1985 : Aucun cas de contamination professionnelle en laboratoire d’analyses n’a été publié.
Cas en laboratoire de recherche publiés depuis 1985 : Pas de cas publié.
Cas historiques publiés avant 1985 : 1 cas acquis en laboratoire signalé en 1976.
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Pathologie
Nom de la maladie
Transmission
La maladie
Populations à risque particulier
Immunité et prévention vaccinale
Bronchiolite à VRS
Mode de transmission :
Par l'intermédiaire des gouttelettes provenant des voies aériennes supérieures, générées par la toux, les éternuements ou la parole d'un sujet infecté.
Par contact des muqueuses ORL avec les sécrétions d'un sujet atteint, ou par des mains ou un support inerte souillés par des sécrétions des voies aériennes
supérieures.
Période de contagiosité :
La durée de contagiosité dépend de l'âge du patient : pendant 3 semaines chez les jeunes enfants (< 6 mois), 3 à 7 jours chez l'adulte, jusqu'à plusieurs mois chez
l'immunodéprimé.
Incubation :
De 2 à 8 jours.
Clinique :
C'est la bronchiolite du nourrisson. Elle débute, 2 à 8 jours après l'exposition, par une congestion nasale avec toux sèche légère et fièvre absente ou modérée.
L'infection peut rester au niveau des voies respiratoires supérieures (simple rhinopharyngite) pendant plusieurs semaines et se résoudre ensuite sans aucune
manifestation de gravité (cas des sujets déjà infectés antérieurement).
Dans 20 à 50 % des cas, une infection respiratoire basse apparaît dans les 2 à 3 jours : toux, sécrétions abondantes, dyspnée avec polypnée à prédominance
expiratoire. Des signes de détresse respiratoire peuvent apparaître. Dans la majorité des cas, l'évolution clinique est favorable. Les signes d'obstruction durent 8 à 10
jours.
Chez le très jeune enfant (< 6 semaines) et le prématuré (< 34 semaines d'aménorrhée), la détresse respiratoire impose l'hospitalisation en soins intensifs.
Chez l'adulte, en dehors des manifestations respiratoires hautes, le VRS peut être responsable de pneumopathies communautaires en particulier chez le sujet âgé ou
ayant une insuffisance respiratoire chronique ou immunodéprimé.
20 % des formes sont asymptomatiques, notamment chez l'adulte.
Diagnostic :
Le diagnostic est avant tout clinique. Si des signes de gravité apparaissent ou si l'enfant présente des risques particuliers, la recherche du virus doit être envisagée.
Le diagnostic est alors réalisé sur une aspiration nasopharyngée. Mise en évidence du virus par immunofluorescence, par immuno-enzymologie (méthode rapide : <
2 heures), par culture du virus (nécessite plusieurs jours et un équipement pour cultures cellulaires) ou par amplification génique (RT-PCR).
Traitement :
Curatif : les antiviraux (RIBAVIRINE ) ont une efficacité limitée.
Prophylactique : une prévention par des anticorps monoclonaux anti-VRS (palivizumab (SYNAGIS )) diminue la fréquence des hospitalisations. Mais le coût élevé du
traitement en limite l'utilisation aux prématurés (< 32 semaines d'aménorrhée), aux enfants de moins de 3 mois et aux enfants de moins de 2 ans avec dysplasie
broncho-pulmonaire ou atteints d'une cardiopathie congénitale avec perturbations hémodynamiques.
®
®
Terrain à risque accru d'acquisition :
Non décrit.
Terrain à risque accru de forme grave :
- Enfants prématurés ou porteurs de cardiopathie congénitale.
- Enfants de moins de 3 mois.
- Adultes, notamment âgés, porteurs de bronchopathie chronique obstructive (BPCO), asthme ou d'insuffisance cardiaque ou cardio-respiratoire.
- Sujet immunodéprimé.
Cas particulier de la grossesse :
Il n'y a pas de risque particulier chez la femme enceinte.
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Immunité naturelle
Prévention vaccinale
Que faire en cas d'exposition ?
Définition d'un sujet exposé
Conduite à tenir immédiate
Evaluation du risque
Selon les caractéristiques de la source et le type d'exposition
Selon les caractéristiques du sujet exposé
Prise en charge du sujet exposé
Mesures prophylactiques
Suivi médical
Pour l'entourage du sujet exposé
Les anticorps maternels ne sont pas protecteurs. A 2 ans, 95 % des enfants ont des anticorps anti-VRS.
L'immunité naturelle n'est ni complète, ni durable et des infections récurrentes arrivent fréquemment pendant les trois premières années de vie. Les enfants plus
âgés et les adultes, cependant, ne semblent pas présenter habituellement de formes sévères, suggérant une protection partielle après l'infection primaire.
En cas de ré-infection, les signes cliniques sont moins importants.
Vaccin disponible non
Pas de vaccin disponible
Sujet entré en contact direct et rapproché (1 à 2 mètres) avec une personne atteinte d'une infection à VRS évoluant depuis moins de 3 semaines.
Principales professions concernées :
Personnel de soins et assimilés, surtout en pédiatrie, kinésithérapie respiratoire ; personnel de la petite enfance.
Isolement ou éviction du sujet source.
Identification des sujets exposés en tenant compte du risque de transmission secondaire à des sujets à risque (enfants < 2 ans, sujets âgés atteints de BPCO,
d'asthme sévère ou d'affection cardiaque, sujets immunodéprimés) ou à des populations pouvant servir de vecteurs dans certains milieux de soins (service de
pédiatrie, maternité, pneumologie, gériatrie) ou dans des collectivités (crèches, maisons de retraite).
Rappeler l'importance des mesures d'hygiène, notamment en collectivité : désinfection des mains, nettoyage des surfaces et des objets.
Produits biologiques : salive, sécrétions des voies aériennes supérieures de sujets infectés.
Type d'exposition :
Contact rapproché avec une personne infectée (soins, mouchage d'un enfant atteint...), manipulations d'objets contaminés (la survie du VRS est de quelques heures).
Immunité : l'adulte fait souvent des formes asymptomatiques (la gravité de l'infection diminue s'il s'agit d'une ré-infection).
Risques particuliers : immunodépression, atteinte pulmonaire ou cardiaque.
Evaluer le risque de transmettre secondairement l'infection à des sujets à risques ou à des populations pouvant être vecteurs dans certains milieux de soins (service
de pédiatrie, maternité, pneumologie, gériatrie) ou dans des collectivités (crèches, maisons de retraite).
Pas d'indication pour l'adulte.
- Sujets > 2 ans sans facteur de risque : néant.
- Enfants < 2 ans et sujets comportant des facteurs de risque : demander une confirmation virologique en cas de symptômes cliniques évocateurs.
- Vérifier l'absence de signes cliniques (rhinopharyngite, toux), pendant toute la durée de l'incubation (2-8 jours).
En cas de grossesse :
Pas de mesure particulière.
En cas de présence d'un sujet à risque dans l'entourage du sujet exposé, même asymptomatique, éviter les contacts rapprochés pendant une huitaine de jours.
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Démarche médico-légale
Déclaration / signalement
Réparation
Accident du travail
Maladie professionnelle
Non
Non
Eléments de référence
Textes de référence
Prise en charge de la bronchiolite du nourrisson 2. Conférence de consensus URML, ANAES. Séance du 21 septembre 2000. Haute Autorité de Santé (HAS), 2000.
2 https://www.has-sante.fr//portail/jcms/c_271917/prise-en-charge-de-la-bronchiolite-du-nourrisson
Bibliographie
En cas de présence d'un sujet à risque dans l'entourage du sujet exposé, même asymptomatique, éviter les contacts rapprochés pendant une huitaine de jours.
Déclaration obligatoire non
Déclaration d'AT selon les circonstances d'exposition.
Tableau Régime Général
Tableau Régime Agricole
Maladie hors tableau et fonction publique : Selon expertise.
CNR
Accès à la liste des CNR
Centre national de référence Virus de la rougeole, de la rubéole et des oreillons
CNR Coordinateur
CHU de Caen
Laboratoire de Virologie
Avenue Georges Clémenceau
14 033 CAEN CEDEX 9
Nom du responsable : Pr Astrid VABRET
Tél. : 02 31 27 25 54 (secrétariat) - 02 31 27 20 14
Fax : 02 31 27 25 57
Courriel : vabret-a@chu-caen.fr - cnr-roug-para@chu-caen.fr
CNR Laboratoire associé
AP-HP Paul Brousse
Laboratoire de Virologie
Hôpital Paul Brousse
12 avenue Paul Vaillant-Couturier
94 804 Villejuif
Nom du repsonsable : Dr Christelle VAULOUP-FELLOUS
Tél. : 01 45 59 33 14 - secrétariat : 01 45 59 37 21
Fax : 01 45 59 37 24
Courriel : christelle.vauloup@aphp.fr
Site CNR Virus de la rougeole, de la rubéole et des oreillons : http://www.chu-
caen.fr/service-129.html
Consultez le site Santé Publique France 1
1 http://invs.santepubliquefrance.fr/Espace-professionnels/Centres-nationaux-de-
reference/Liste-et-coordonnees-des-CNR
1 | Bronchiolite 3. Aide-mémoire. Santé Publique France, 2015.
2 | Black CP - Systematic review of the biology and medical management of respiratory syncytial virus infection. Respir Care. 2003 ; 48 (3) : 209-31, discussion 231-33.
3 | Virus Respiratoire Syncytial. Fiche technique santé-sécurité. Agents pathogènes 4. Agence de la santé publique du Canada, 2011.
4 | Zandotti C, Pozzetto B - Virus respiratoire syncytial. In : Pozzetto B (Ed) - Infections nosocomiales virales et à agents transmissibles non conventionnels. Montrouge :
www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Bronchiolite à VRS Page 5 / 5
3 http://www.invs.sante.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Infections-respiratoires/Bronchiolite/Aide-memoire
4 http://www.phac-aspc.gc.ca/lab-bio/res/psds-ftss/pneumovirus-fra.php
5 http://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=306
4 | Zandotti C, Pozzetto B - Virus respiratoire syncytial. In : Pozzetto B (Ed) - Infections nosocomiales virales et à agents transmissibles non conventionnels. Montrouge :
Edition John Libbey Eurotext ; 2001 : 214-21, 554 p.
5 | Friedman JN, Rieder MJ, Walton JM - La bronchiolite : recommandations pour le diagnostic, la surveillance et la prise en charge des enfants de un à 24 mois. Paediatr
Child Health. 2014 ; 19 (9) : 492-98.
6 | Survenue de maladies infectieuses dans une collectivité. 5 Conduites à tenir. Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP), 2012.
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BrucelloseMise à jour de la fiche
12/2013
Agent pathogène
Descriptif de l'agent pathogène
Réservoir et principales sources d'infection
Viabilité et infectiosité
Données épidémiologiques
Population générale
Nom :
Brucella
Type d'agent Bactérie
Groupe de classement 3
Descriptif de l'agent :
Brucella : il existe une dizaine d'espèces dont les espèces pathogènes les plus fréquentes pour l'homme sont : melitensis, abortus, suis.
Coccobacilles Gram -
Type de réservoir Animal
Animaux d’élevage et sauvages (tous mammifères). Bovins, ovins, porcins, caprins, chiens, sangliers, coyotes, cerfs, caribous, élans, camélidés, mammifères marins.
Homme : hôte accidentel.
Principale(s) source(s) :
Chez l'animal :
- Produits d’avortement, placentas, secrétions vaginales, urines, fèces des animaux, carcasses d’animaux, laine, fumiers, lait.
- Produits dérivés laitiers crus, viande insuffisamment cuite.
Chez l’homme malade, certains liquides biologiques (liquide articulaire, LCR, sang).
Vecteur :
Pas de vecteur.
Viabilité, résistance physico-chimique :
Sensible à l’eau de javel, l’éthanol à 70°, le formaldéhyde (formol), le glutaraldéhyde et à l'action des rayons ultraviolets.
Inactivé par la chaleur humide (121° C pendant au moins 15 minutes) et par la chaleur sèche (160° C pendant au moins 1 heure).
Résistance élevée dans le milieu extérieur : carcasses et organes : 135 jours ; pâture ombragée : 35 jours ; lisier : 8 mois ; eau à 20° C : 2,5 mois ; laine en entrepôt : 4
mois. Produits laitiers : plusieurs jours dans du lait même fermenté, plusieurs semaines dans le fromage ; viande congelée : plusieurs mois et dans le sang conservé à +
4 °C pendant 180 jours.
Infectiosité :
Pathogénicité variable selon espèce et biovars.
Infectiosité importante (10 à 100 bactéries en inhalation).
Monde :
Répandue dans le monde entier, 500 000 nouveaux cas par an dans le monde d'après l'OMS.
Anthropozoonose plus fréquente sur le pourtour méditerranéen, les facilités de voyage et d’échange ont étendu la carte géographique.
- pays enzootiques : jusqu’à 200 cas/100 000 habitants au Moyen Orient,
- pays indemnes : exemple USA 0,036 cas/100 000 habitants.
France :
Chez l'animal :
- Brucellose bovine : France indemne depuis 2005. Régression majeure depuis les années 1970 (35 % des troupeaux étaient contaminés) grâce aux mesures de
prophylaxie vétérinaire.
- Brucellose ovine et caprine : régression, mais cas sporadiques de contaminations croisées avec la faune sauvage.
En 2012, foyer de Brucellose (brucella mélintensis biovar 3) dans un élevage bovin en Haute Savoie (contamination par des bouquetins). Pas de nouveau foyer
depuis.
Chez l'homme :
Le nombre de cas humains déclarés chaque année a connu une régression majeure : de 800 cas en 1978 à une vingtaine de cas entre 2008 et 2011 et 32 cas en 2012.
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Milieu professionnel
Pathologie
Nom de la maladie
Transmission
La maladie
Le nombre de cas humains déclarés chaque année a connu une régression majeure : de 800 cas en 1978 à une vingtaine de cas entre 2008 et 2011 et 32 cas en 2012.
Les cas surviennent en majorité par ingestion et sont des cas importés (pays du pourtour méditerranéen).
L'année 2012 a été marquée par un cas autochtone - le 1er depuis plus de 10 ans - lié à la consommation d'un produit contaminé en rapport avec la réapparition de
la brucellose animale en Haute-Savoie. En revanche, la tendance générale du nombre de cas reste stable.
Sur les 116 cas déclarés en France entre 2008 et 2012 : 5 cas travaillant ou étant au contact d'animaux (11 %), dont 4 ont été identifiés comme des réactivations
anciennes, et 5 cas acquis en laboratoire.
Dans les années 80 environ 250 cas de maladie professionnelle reconnus dans le Régime agricole par an ; actuellement entre 1 et 2 cas par an. Pour le Régime général
65 cas reconnus en maladie professionnelle en 1991 et 1 à 2 cas par an ces dernières années.
En laboratoire :
Cas en laboratoire d'analyse (médicales, vétérinaires...) publiés depuis 1985 : 5 cas travaillant en laboratoire entre 2008 et 2012.
De nombreuses publications dans les années 90, plus de 90 cas entre 1985 et 2005. La transmission se fait par aérosols, le plus souvent à partir des hémocultures, lors
de la mise en culture ou de la manipulation pour antibiogramme. Quelques cas ont été décrits par inoculation par voie cutanée.
Cas en laboratoire de recherche publiés depuis 1985 : 1 cas publié.
Cas historiques publiés avant 1985 : Une des pathologies les plus fréquentes en laboratoire avec la tuberculose et les salmonelles.
Brucellose
Synonyme(s) :
Fièvre de Malte ; Mélitococcie ; Fièvre de Bang ; Fièvre ondulante méditerranéenne.
Mode de transmission :
Chez l’animal : Provoque essentiellement des avortements. Le germe reste souvent latent et est hébergé par des porteurs sains.
En population générale, le principal mode de transmission est la voie alimentaire.
Pour le milieu professionnel : Transmission par contact peau lésée ou par les mains souillées par des produits biologiques infectés (produits d’avortement…) au contact
des muqueuses (ORL, conjonctives) et par inhalation d’aérosols (laboratoire et manipulation de produits infectés).
Pas de transmission prouvée interhumaine.
Incubation :
8 à 21 jours en moyenne mais peut être plus longue (jusqu’à 5 mois).
Clinique :
Souvent asymptomatique.
Forme aiguë septicémique : fièvre ondulante, asthénique, avec sueurs nocturnes, arthralgies, myalgies pendant 15 à 20 jours.
Formes focalisées : ostéoarticulaire surtout (polyarthrite au niveau périphérique ou des sacroiliaques, spondylodiscite), localisation urogénitale (orchi-épididymite,
infection ovarienne), localisation cardiaque (endocardite notamment à l'origine de la létalité : 0,6 %), localisation neurologique, atteintes hépatiques…
Rechutes et réactivations possibles.
Forme chronique : évolution supérieure à un an, formes psycho-neurologiques.
Diagnostic :
Direct :
Isolement en culture
- hémoculture : bonne sensibilité surtout en phase aiguë,
- autres prélèvements selon forme clinique (ponction articulaire, LCR…) : moins bonne sensibilité.
La culture peut être lente : de quelques jours à quelques semaines.
PCR
Meilleure sensibilité que la culture pour les tissus, meilleure spécificité que les tests sérologiques.
Indirect :
- sérodiagnostic de Wright (agglutination en tube) : technique de référence de l'OMS à partir de sérum de référence titré à 1 000 unités internationales, la plus
répandue, diagnostic précoce (2 semaine) mais valeur prédictive positive faible (nombreuses réactions croisées) ;
- immunofluorescence indirecte et ELISA : plus sensibles et plus spécifiques, plus tardives, utiles pour formes chroniques.
- test au rose Bengale ou épreuve à l'antigène tamponné (agglutination sur lame) : test qualitatif, sensibilité et spécificité faibles.
e
Traitement :
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Populations à risque particulier
Immunité et prévention vaccinale
Immunité naturelle
Prévention vaccinale
Que faire en cas d'exposition ?
Définition d'un sujet exposé
Conduite à tenir immédiate
Evaluation du risque
Selon les caractéristiques de la source et le type d'exposition
Traitement :
Il est impératif de mettre en place un traitement rapidement pour éviter les infections chroniques.
Dans les formes aigües plusieurs possibilités :
- Doxycycline + Rifampicine 6 semaines (OMS) ;
- Doxycycline 6 semaines + (Streptomycine 3 semaines (OMS) ou Gentamicine 7 jours) ;
- Fluoroquinolone + Rifampicine.
Pas de monothérapie.
Femme enceinte : Triméthoprime-Sulfamétoxazole + Rifampicine.
Terrain à risque accru d'acquisition :
Pas de terrain particulier.
Terrain à risque accru de forme grave :
Personnes atteintes de valvulopathies. Pas de gravité particulière chez l’immunodéprimé.
Cas particulier de la grossesse :
- Femme enceinte : la brucellose peut être responsable d’avortements, d’accouchement prématuré et de mort in utero.
- Enfant à naître : pas de malformation, série de 41 patientes traitées : sur 36 enfants connus, 33 étaient indemnes et 3 nés prématurément avec 2 décès.
Maladie partiellement immunisante.
Vaccin disponible non
Pas de vaccin disponible
Sujet au contact d’animaux infectés (vétérinaires, éleveurs, bergers, personnels d’abattoirs) ou ayant consommé des produits laitiers crus non surveillés (voyageurs).
Cas particuliers : sujets exposés par inoculation accidentelle d'une souche vaccinale ou dans le contexte du laboratoire.
Principales professions concernées :
Personnels des abattoirs, vétérinaires, éleveurs, bergers… pratique de la vaccination animale (inoculation accidentelle).
Personnels des laboratoires de microbiologie (manipulation des cultures).
Nettoyage des zones et plaies contacts.
Source : animaux malades.
Produit : produits d’avortements, produits laitiers crus.
Type d'exposition : contact cutanéo-muqueux, inhalation, ingestion.
NB : Risque particulier par inoculation accidentelle d'une souche vaccinale.
Spécificité de l'exposition au laboratoire :
Produits biologiques : cultures particulièrement en milieu liquide.
Type d'exposition : manipulation au laboratoire sans précaution, notamment en dehors d’un Poste de Sécurité Microbiologique (contact cutanéo-muqueux, inhalation
d’aérosols, « sniffing » des cultures, inoculation accidentelle).
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Selon les caractéristiques du sujet exposé
Prise en charge du sujet exposé
Mesures prophylactiques
Suivi médical
Pour l'entourage du sujet exposé
Démarche médico-légale
Déclaration / signalement
Liste des maladies à DO
Réparation
Accident du travail
Maladie professionnelle
Eléments de référence
Immunité : RAS.
Risques particuliers : femme enceinte.
Pas de traitement prophylactique sauf cas particuliers (laboratoire, grosesse).
Cas particulier du laboratoire :
Certains proposent un traitement prophylactique après inoculation accidentelle ou manipulation au laboratoire sans précaution : association Doxycycline +
Rifampicine 3 semaines.
Répéter le sérodiagnostic de Wright sur 3 mois minimum.
En cas de grossesse :
Après avis spécialisé, traitement prophylactique éventuel : triméthoprime-sulfamétoxazole pendant 3 semaines et suivi particulier de la grossesse.
Pas de contamination inter-humaine.
Déclaration obligatoire oui
Consultez le site Santé Publique France 1
1 http://invs.santepubliquefrance.fr/Espace-professionnels/Maladies-a-declaration-obligatoire/Liste-des-maladies-a-declaration-obligatoire
Déclaration d'AT selon les circonstances d'exposition.
Tableau Régime Général RG 24
Tableau Régime Agricole RA 6
Maladie hors tableau et fonction publique : selon expertise.
CNR
Centre national de référence - Laboratoire expert Brucella
CNR Coordonnateur
CHU de Nîmes
Service de Microbiologie
CHU Caremeau
Place du Professeur Robert Debré
30 029 Nîmes Cedex 09
Nom du responsable : Dr David O'CALLAGHAN ou Pr Jean-Philippe LAVIGNE
Secrétariat : 04 66 68 32 02 - fax : 04 66 68 42 54
Courriel : cnr.brucella@anses.fr // david.ocallaghan@univ-montp1.fr //
Jean.philippe.lavigne@chu-nimes.fr 2
2 http://Jean.philippte.lavigne@chu-nimes.fr/
www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Brucellose Page 5 / 5
Textes de référence
Pas de texte de référence.
Bibliographie
Accès à la liste des CNR
2 http://Jean.philippte.lavigne@chu-nimes.fr/
Site CNR Brucella : en cours
Consultez le site Santé Publique France 3
3 http://invs.santepubliquefrance.fr/Espace-professionnels/Centres-nationaux-de-
reference/Liste-et-coordonnees-des-CNR
4 http://invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Zoonoses/Brucellose
5 http://www.invs.sante.fr/publications/2007/brucelloses_2002_2004/index.html
1 | Brucellose 4. Dossier thématique. Santé Publique France, 2017.
2 | Etude sur les brucelloses humaines en France métropolitaine 5, 2002-2004. Santé Publique France, 2007.
3 | Brucellose. In : Launay O, Piroth L, Yazdanpanah Y (Eds) - E. Pilly 2012. Maladies infectieuses et tropicales. 23ème édition. Paris : Vivactis Plus ; 2012 ; 292-94, 607 p.
4 | Acha PN, Szyfres B - Zoonoses et maladies transmissibles à l'homme et aux animaux. Volume 1 : bactéries et mycoses. 3 édition. Paris : Office international des
épizooties, Organisation mondiale de la santé animale ; 2005 : 382 p.
e
5 | Maurin M - La brucellose à l’aube du 21 siècle. Méd Mal Infect. 2005 ; 35 (1) : 6-16.e
6 | Pappas G, Akritidis N, Bosilkovski M, Tsianos E - Brucellosis. N Engl J Med. 2005 ; 352 (22) : 2325-36.
www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Charbon Page 1 / 5
CharbonMise à jour de la fiche
09/2011
Agent pathogène
Descriptif de l'agent pathogène
Réservoir et principales sources d'infection
Viabilité et infectiosité
Données épidémiologiques
Population générale
Nom :
Bacillus anthracis
Synonyme(s) :
Bactérie charbonneuse
Type d'agent Bactérie
Groupe de classement 3
Descriptif de l'agent :
Bacille gram positif, aérobie, formant des spores et produisant une toxine très puissante.
Type de réservoir Animal
Environnement
La terre et la végétation au sol contenant des spores (moutons se contaminant par la pâture…).
De façon transitoire, animaux à sang chaud, particulièrement les herbivores et parmi eux, les moutons et les bovins pour les bactéries sous forme végétative.
Un regain d’intérêt pour cette infection est lié à la possibilité de l’utilisation des spores bactériennes pour un acte de bioterrorisme.
Principale(s) source(s) :
Carcasses, abats, peau, cuirs, poils, laine, onglons… d’animaux contaminés.
Sols contaminés par des spores.
Poudre vectrice de spores en cas de bioterrorisme.
Viande et lait d’animaux contaminés (exceptionnel).
Vecteur :
Pas de vecteur
Viabilité, résistance physico-chimique :
Le bacille survit peu hors d’un organisme humain ou animal, mais il peut former des spores (1 micron) particulièrement résistantes dans le milieu extérieur (plusieurs
dizaines d’années).
Infectiosité :
8 000 à 50 000 spores pour la voie respiratoire.
La maladie est connue depuis l'antiquité. L'agent infectieux a été découvert en 1850. Maladie endémique dans certaines régions du globe où la surveillance
vétérinaire est insuffisante, elle est rare et sporadique dans les pays industrialisés. Environ 2 000 cas de charbon cutané sont actuellement déclarés dans le monde
chaque année.
Aux Etats-Unis, 409 cas ont été déclarés de 1951 à 2000, dont 18 par inhalation. Quelques épidémies limitées ont été décrites en Afrique et en Asie : la dernière en août
2010 au Bangladesh a touché plus de 300 personnes.
Environ 10 cas par an en Europe.
Depuis fin 2009, 15 cas confirmés de maladie du charbon ont été signalés chez des consommateurs d'héroïne, 14 en Ecosse et 1 en Allemagne, dont 8 mortels.
Depuis la réintroduction de la déclaration obligatoire en 2001 quatre cas de charbon cutané ont été notifiés en France : 1 cas importé en 2003 et 3 cas autochtones en
2008 chez des hommes adultes ayant dépecé et éviscéré une même vache
charbonneuse.
Le dernier cas mortel date de 1996 (l’origine de la contamination reste inconnue).
Le charbon par inhalation est exceptionnel.
Le charbon en tant qu’arme bactériologique :
- En 1979, une épidémie massive de charbon d’inhalation se déclara à Sverdlosk (ex-URSS) à quelques kilomètres d’un centre militaire de recherche. L’épidémie, liée
à la diffusion accidentelle d’un aérosol de moins d’un gramme de spores sèches du charbon, tua 68 personnes.
- En 2001, aux Etats-Unis, des spores du Bacillus anthracis ont été intentionnellement distribuées par le système postal, causant 22 cas de charbon dont 5 décès.
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Milieu professionnel
Pathologie
Nom de la maladie
Transmission
La maladie
Des cas de charbon sont reconnus en maladie professionnelle en France au régime agricole : 1 cas en 2001, 3 en 2003, 5 respectivement en 2004 et 2005, alors qu’
aucun cas n’a été reconnu au régime général depuis 1999.
Les CDC relatent entre 1955 et 1999, 236 cas de charbon dont 153 (65 %) étaient rapportés au travail de la laine ou de peaux d’animaux.
Aux Etats-Unis, 18 cas ont été décrits de 1900 à 1978. La plupart sont survenus chez des professionnels de la laine ; 2 étaient des contaminations de laboratoire.
Des cas ont également été décrits au Royaume-Uni chez les trieurs de laine au début du 20ème siècle.
Enfin, on note des cas de charbon dus à l’utilisation ou la fabrication d’ instruments à percussion en cuir brut provenant d’Asie ou d’Afrique.
En laboratoire :
Cas en laboratoires d'analyse (médicales, vétérinaires...) publiés depuis 1985 : Aucun cas publié dans les laboratoires d’analyses depuis 1985.
Cas en laboratoire de recherche publiés depuis 1985 : 1 cas d’anthrax cutané publié en 2002 dans un laboratoire de recherche américain suite à une coupure avec
du matériel septique.
Cas historiques publiés avant 1985 : De nombreux cas surtout dans les laboratoires de recherche : cutanés essentiellement mais aussi respiratoires, avant la fin des
années 50, date à laquelle un vaccin humain a été introduit.
Fièvre charbonneuse
Synonyme(s) :
Charbon bactéridien (« anthrax » chez les anglo-saxons).
Mode de transmission :
Le plus souvent, par contact de la peau préalablement lésée ou subissant une effraction (blessure, piqûre…).
Par inhalation de spores : en cas de bioterrorisme, mais risque nul à négligeable lors d'un contact avec un animal charbonneux, en dehors de quelques situations très
particulières générant un aérosol.
Par voie digestive : ingestion de viande crue ou insuffisamment cuite d'animaux morts ou malades (viande d'une origine non contrôlée). Aucun cas documenté après
la consommation exclusive de lait, même s'il est possible qu'un risque puisse exister.
Période de contagiosité :
Pas de transmission inter-humaine.
Incubation :
La durée d'incubation varie selon le mode de contamination, la dose infectieuse reçue, la virulence de la souche et l'état de santé préalable du sujet.
- voie cutanée : 2 à 3 jours et jusqu’à 12 jours,
- voie respiratoire : 1 à 5 jours et jusqu’à 60 jours (spores restant quiescentes dans les voies respiratoires),
- voie digestive : 3 à 7 jours.
Clinique :
Forme cutanée :
C'est la forme la plus connue. Elle concerne les zones cutanées habituellement exposées : mains, partie du membre supérieur non couverte par le vêtement de
travail, visage et cou.
Il s’ agit d’une petite vésicule ulcérante qui va suinter (liquide clair ou séro- sanglant). La lésion évolue vers une escarre noire, non douloureuse, plus ou moins
creusante et souvent accompagnée d'un œdème. L'escarre se dessèche et tombe après 1 à 2 semaines. La lésion peut s'accompagner d'une lymphangite et/ou
d'adénopathies.
La forme cutanée répond bien à un traitement antibiotique oral (moins de 1 % de mortalité avec une antibiothérapie adaptée).
Forme respiratoire :
Elle concerne l'appareil pulmonaire le plus souvent mais on a aussi rapporté des formes laryngées et oro-laryngées. Elle fait suite à l'inhalation de spores qui vont
germer dans un délai pouvant aller jusqu'à 60 jours, libérant des toxines provoquant hémorragies et nécrose tissulaire.
Le début est assez banal : fièvre, gêne respiratoire, toux, céphalées, frissons, fatigue… Après un délai variable, apparaît une détresse respiratoire et un état de choc lié
à un état septicémique. Méningite dans 50 % des cas.
La radiographie pulmonaire est évocatrice avec l’apparition rapide d’un élargissement du médiastin.
La létalité est importante (plus de 95 % - 97 % des cas) en l'absence d'un traitement précoce mis en place dès la première phase (l'impact du retard de la prophylaxie
post-exposition ou du traitement sur la survie n’est pas connu mais la mortalité avec prise en charge ad hoc a été estimée à 75 %).
Forme digestive :
Elle est difficilement envisageable en milieu professionnel sauf en cas de défaillance de l'observation des règles d'hygiène élémentaires. Le taux de létalité est à 25 % -
60 % et l'effet d’une antibiothérapie précoce sur ce taux de létalité n'a pas été défini.
Diagnostic :
Isolement de Bacillus anthracis à partir de prélèvements cliniques (hémocultures, écouvillon cutané, LCR, dans l’oropharynx, dans des prélèvements pulmonaires).
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Populations à risque particulier
Immunité et prévention vaccinale
Immunité naturelle
Prévention vaccinale
Que faire en cas d'exposition ?
Définition d'un sujet exposé
Conduite à tenir immédiate
Isolement de Bacillus anthracis à partir de prélèvements cliniques (hémocultures, écouvillon cutané, LCR, dans l’oropharynx, dans des prélèvements pulmonaires).
Dans la forme cutanée, le bacille est présent en grande quantité au niveau des lésions cutanées de charbon, mis en évidence par coloration de Gram, par des tests
d’immunofluorescence directs, et par culture.
Confirmation du diagnostic possible par PCR (résultats dans les 24h après réception).
La sérologie (recherche d'anticorps dirigés cont re B. anthracis) n'a d'intérêt diagnostic que rétrospectif.
Le Centre National de Référence (CNR) à l'Institut Pasteur de Paris et le laboratoire associé au CNR (Anses Maisons Alfort) réalisent la PCR et l'antibiogramme des
souches. La sérologie est effectuée à l'Institut Pasteur.
Traitement :
Bacillus anthracis est habituellement sensible aux pénicillines, à la doxycycline, aux fluoroquinolones. Bien que rare, la résistance à la pénicilline est trouvée pour 3 à
12 % des souches. La pénicilline ne doit donc être utilisée qu’en deuxième intention en fonction du résultat de l’antibiogramme.
Les antibiotiques sont efficaces sur les formes germinatives ou végétatives du B. anthracis, mais non sur les spores. Par conséquent, le développement de la maladie
après inhalation de spores ne peut être empêché que par un traitement antibiotique prolongé.
Terrain à risque accru d'acquisition :
Non défini.
Terrain à risque accru de forme grave :
Inconnu.
Cas particulier de la grossesse :
Pas de donnée.
Très peu documentée (on peut trouver des anticorps anti-toxines dans le bétail dans les régions endémiques).
Vaccin disponible oui
Aucun vaccin à usage humain n'est disponible en France.
Il existe aujourd'hui un vaccin acellulaire, mis au point dans les années soixante aux Etats-Unis et au Royaume-Uni recommandé dans certains pays pour les
professionnels particulièrement exposés.
Immunite vaccinale :
La durée d’efficacité des vaccins actuellement utilisés chez les humains n’est pas connue. Les données sur les animaux suggèrent que la durée d’efficacité pourrait
être de 1-2 ans (un rappel est pratiqué tous les ans).
Personne :
- ayant manipulé des animaux infectés vivants ou morts, leurs carcasses ou leurs sous produits (laine contaminée par des spores ou travaux dans les « champs
maudits »),
- ou exposée à une poudre suspecte (ouverture de courrier contaminé…) pouvant contenir des spores de charbon dans le cadre d’un acte de bioterrorisme.
Principales professions concernées :
Travail au contact d’animaux vivants (éleveurs, vétérinaires…) ou morts (employés des abattoirs, les mégisseries, équarrisseurs, bouchers).
Professionnels qui travaillent avec la laine, les soies, les poils ou les cuirs d’animaux possiblement infectés.
Professions en contact avec des sols contaminés ( « champs maudits » ) : travaux publics…
Personnels de laboratoires vétérinaires.
Cas particulier du bioterrorisme : personnes en charge du courrier dans les entreprises ou les services postaux, mais peut prendre bien d’autres formes.
Se laver les mains et les avant-bras avec de l’eau et du savon, puis si nécessaire se laver le visage ou toute autre partie du corps qui a pu être exposée.
Sécher par tamponnement avec du papier absorbant qui est ensuite jeté dans un conteneur pour déchets contaminés.
En cas de bioterrorisme, respecter les consignes détaillées dans ce guide 1.
1 http://social-sante.gouv.fr/IMG/pdf/guide_pct.pdf
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Evaluation du risque
Selon les caractéristiques de la source et le type d'exposition
Prise en charge du sujet exposé
Mesures prophylactiques
Suivi médical
Pour l'entourage du sujet exposé
Démarche médico-légale
Déclaration / signalement
Réparation
Accident du travail
Maladie professionnelle
Produits biologiques :
- animaux vivants ou morts du charbon : leurs carcasses ou leurs sous produits venant de pays d’endémie, sols contaminés,
- quantité du micro-organisme dans l’ environnement,
- sa présence dans un échantillon d’air ou de surface.
Type d'exposition :
- contact cutané à travers une peau lésée, inhalation.
Spécificité de l'exposition au laboratoire :
Culture ou surfaces contaminées par des spores (manipulations dans des laboratoires spécialisés avec confinement L3 ont réduit le risque).
Mise en route d’un traitement antibiotique prophylactique, idéalement dans les 24 heures : ciprofloxacine ou doxycycline en première intention.
L’ amoxicilline peut être utilisée en relais chez la femme enceinte si l'antibiogramme de la souche en circulation dans le foyer est connu.
En cas de soins à des patients atteints de charbon, le traitement n'est pas recommandé pour le personnel soignant ou pour le personnel de la morgue si les
précautions standard sont respectées. Rappelons qu'il n'y a pas de transmission interhumaine.
La durée de l’antibiothérapie est fonction du type d’exposition : en cas d'exposition par inhalation : du fait de la persistance potentielle des spores après une possible
exposition par aérosol, la prophylaxie devrait être poursuivie pendant au moins 30 jours et, malgré l’ absence des données claires, une antibiothérapie plus longue
(jusqu'à 60 jours) pourrait être indiquée.
Des indications précises pour chaque modalité d'exposition sont disponibles dans les "Recommandations thérapeutiques pour la prise en charge des patients
exposés à Bacillus anthracis dans des circonstances naturelles" de la SPILF (p16).
Le suivi médical permet d’adapter l’antibioprophylaxie en fonction des résultats des prélèvements, de prendre les décisions adaptées en fonction de ses effets
indésirables, de détecter éventuellement l’apparition de signes cliniques et pour une prise en charge psychologique des victimes, notamment dans les cas de
bioterrorisme.
Le rythme minimal de consultations est :
- < 48 heures après le démarrage de l’antibioprophylaxie ;
- puis une fois par semaine.
En cas de grossesse :
Des trois antibiotiques principaux utilisés contre le charbon l'Amoxicilline est le seul sans aucune contre-indication (sauf antécédent d’allergie) en cours de grossesse
mais ne peut être utilisé qu’en cas de souche sensible. Le charbon étant une maladie mortelle, les bénéfices attendus d'un traitement par Ciprofloxacine ou
Doxycycline dépassent le risque potentiel pour le fœtus.
Néant.
Déclaration obligatoire oui
Consultez le site Santé Publique France 2.
2 http://invs.santepubliquefrance.fr/Espace-professionnels/Maladies-a-declaration-obligatoire/Liste-des-maladies-a-declaration-obligatoire
Déclaration d'AT selon les circonstances d'exposition : contact sur le lieu de travail avec des enveloppes suspectes pouvant contenir des spores de charbon dans le
cadre d'un acte de bioterrorisme par exemple.
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Eléments de référence
Textes de référence
Stratégies de réponse face à une menace d'agression par les agents de la peste, du charbon ou de la tularémie 4. Guide Peste Charbon Tularémie "PCT". Annexe au
plan BIOTOX. Ministère chargé de la santé, 2007.
4 http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/guide_pct.pdf
Décret du 1 octobre 1913 portant rap pour l'exécution du livre II du Code du travail en ce qui concerne les mesures particulières d'hygiène applicables dans les
établissements dont le personnel est exposé à l'infection charbonneuse. J Off Répub Fr. 1913 ; 277, 12 octobre 1913 : 8999.
Décret du 28 septembre 1937 modifiant le décret du 1er octobre 1913 portant réglement d'administration publique relatif aux mesures particulières d'hygiène applicables
dans les établissements dont le personnel est exposé à l'infection charbonneuse. J Off Répub Fr. 1937 ; 229, 2 octobre 1937 : 11215.
Arrêté du 26 juillet 1938 approuvant les termes d’une affiche relative aux dangers de l’infection charbonneuse. J Off Répub Fr. 1938 ; 183, 6 août 1938 : 9312.
Piroth L, Leroy J, Rogeaux O, Stahl JP et al. - Recommandations thérapeutiques pour la prise en charge des patients exposés à Bacillus anthracis dans des circonstances
naturelles 5. SPILF, 2010.
5 http://www.infectiologie.com/UserFiles/File/medias/_documents/consensus/CHARBON-recommandations.pdf
Bibliographie
Tableau Régime Général RG 18
Tableau Régime Agricole RA 4
Maladie hors tableau et fonction publique : selon expertise.
CNR
Accès à la liste des CNR
Centre national de référence - Laboratoire expert Charbon
Institut de Recherche Biomédicale des Armées (IRBA)
DGA MNRBC / PLATLAB
5 rue Lavoisier
91 710 VERT-LE-PETIT
Nom du responsable : Pr Eric VALADE
Tél. : 01 69 90 84 34 - 01 69 90 82 60 - 01 78 65 10 68 / 06 30 55 70 15
Courriel : cnrlecharbon.irba@defense.gouv.fr // eric1.valade@intradef.gouv.fr
Site CNR le Charbon : http://www.ecole-
valdegrace.sante.defence.gouv.fr/rubriques-complementaires/irba-cnr/charbon
Consultez le site Santé Publique France 3
3 http://invs.santepubliquefrance.fr/Espace-professionnels/Centres-nationaux-de-
reference/Liste-et-coordonnees-des-CNR
er
6 http://www.ansm.sante.fr/S-informer/Presse-Communiques-Points-presse/Cas-groupes-de-maladie-du-charbon-chez-des-consommateurs-d-heroine-en-Ecosse-et-en-
Allemagne-Communique
1 | Mailles A, Alauzet C, May T, Mock M et al. - Cas groupés de charbon cutané humain en Moselle - Décembre 2008. Saint-Maurice : InVS ; 2010 : 4 p.
2 | Inhalation anthrax associated with dried animal hides. Pennsylvania and New-York City, 2006. MMWR Morb Mortal Wkly Rep. 2006 ; 55 (10) : 280-82.
3 | Bayeux-Dunglas MC, Balty I, Le Bâcle C - Le charbon : une maladie professionnelle « oubliée » devenue menace bioterroriste. Dossier médico-technique TC 84. Doc
Méd Trav. 2001 ; 88 : 375-87.
4 | Cas groupés de maladie du charbon chez des consommateurs d'héroïne en Écosse et en Allemagne 6. Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des
produits de santé (ANSM), 2010.
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ChikungunyaMise à jour de la fiche
06/2016
Agent pathogène
Descriptif de l'agent pathogène
Réservoir et principales sources d'infection
Viabilité et infectiosité
Données épidémiologiques
Population générale
Nom :
Virus Chikungunya
Synonyme(s) :
CHIKV, VCHIK
Type d'agent Virus
Groupe de classement 3
Descriptif de l'agent :
Arbovirus de la famille des Togaviridae, du genre Alphavirus, appartenant au complexe antigénique Semliki Forest (avec, entre autres, les virus Ross River et O'nyong-
nyong). Il existe plusieurs lignées, est-sud-africain, ouest-africain et asiatique, différenciables uniquement par l'analyse du génome viral.
Type de réservoir Animal
Homme
Réservoir humain en milieu urbain et en période épidémique.
Réservoir animal :
- moustiques ;
- cycle naturel (moustiques/singes) en milieu forestier, principalement en Afrique tropicale forestière.
Principale(s) source(s) :
Le sang est le principal produit biologique où le virus circule mais ce dernier peut aussi être retrouvé lors de la phase virémique dans d'autres liquides biologiques,
dont le LCR.
Vecteur :
Moustique femelle du genre Aedes, principalement A. aegypti et A. albopictus (ce dernier étant présent en France métropolitaine).Le moustique joue à la fois le rôle de
vecteur et de réservoir : n'étant pas significativement affecté par le virus, il reste infecté et donc infectant toute sa vie. Il acquiert le virus en piquant une personne
infectée, et devient compétent pour une transmission virale après 3 à 4 jours.
Viabilité, résistance physico-chimique :
Viabilité à l'extérieur de l'hôte : inconnue
Inactivation par la dessiccation et des températures supérieures à 58°C.
Sensibilité aux antiseptiques : pas de données spécifiques sur le VCHIK, mais les caractéristiques valables pour la plupart des virus à enveloppe lipidique sont
considérées comme extrapolables au VCHIK : sensibilité à l'éthanol à 70 %, à l'hypochlorite de sodium, au glutaraldéhyde, au formaldéhyde, aux phénoliques, aux
iodophores et aux composés d'ammonium quaternaire.
Infectiosité :
Dose infectante inconnue.
Depuis sa découverte en 1953 en Tanzanie, le VCHIK a été régulièrement responsable de poussées épidémiques, en Afrique comme en Asie.
Depuis une dizaine d'années, augmentation de l'activité " visible " de l'arbovirus, avec plusieurs épidémies successives de grande ampleur
- importante épidémie en 2005-2006 dans les îles de l'océan indien (Comores, la Réunion, Mayotte, Seychelles, Maurice), originaire du Kenya, puis rapidement sur le
sous-continent indien à compter de la même période, dont l'Inde où près de 1 300 000 personnes ont été touchées à compter de 2006. Lors de cette épidémie dans
l'océan indien de 2005-2006, près de 244 000 personnes ont été touchées sur l'île de la Réunion, soit 1/3 de la population locale, témoignant d'un taux d'attaque de
35 %. La transmission a impliqué ici de façon majeure le moustique A. albopictus, une mutation du virus (A226V) survenue en début d'épidémie lui ayant conféré une
meilleure adaptation à son hôte vecteur ;
- très importante épidémie ayant débuté fin 2013, dans les îles des Caraïbes (souche virale à l'origine : souche asiatique), puis ayant diffusé e, 2014-2015 à toute
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Milieu professionnel
Pathologie
Nom de la maladie
Transmission
La maladie
- très importante épidémie ayant débuté fin 2013, dans les îles des Caraïbes (souche virale à l'origine : souche asiatique), puis ayant diffusé e, 2014-2015 à toute
l'Amérique latine, occasionnant plus de 1 700 000 cas. Il est à noter qu'une 2è souche virale (souche est-centre-sud africiane) a contribué à cette épidémie à partir du
Brésil. Cette épidémie reste actuellement active, particulièrement en Amérique Centrale et dans le Nord-Ouest de l'Amérique du Sud ;
- épidémie fin 2014 - début 2015 dans le Paxifique, ayant touché en particulier la Polynésie Française et, à un moindre degré, la Nouvelle Calédonie.
Entre juillet 2006 (date de l'entrée en vigueur de la déclaration obligatoire) et décembre 2013, 116 cas ont été déclarés à Santé Publique France en métropole, mais ce
chiffre est monté à 489 cas en 2014. Pour 2015, les données de la surveillance renforcée retrouvent 30 cas importés confirmés pour la periode de mai à novembre
dans les départements colonisés par A. Albopictus sous surveillance. Tous ces cas témoignent de l'exposition de voyageurs dans des zones épidémiques et donc de cas
importés.
Des cas autochtones ont pu être mis en évidence en Europe à trois reprises :
- Une épidémie en août 2007 dans le nord de l'Italie (en Emilie Romagne, dans la province de Ravenne), responsable de 259 cas (cas index revenu d'Inde) ;
- Deux cas autochtones en septembre 2010 dans le sud de la France, dans le Var (cas index revenu d'Inde) ;
- douze cas autochtones (dont 11 confirmés) en octobre 2014 à Montpellier, dans le sud de la France (cas index revenu du Cameroun).
La plupart des expositions professionnelles sont anciennes : une quarantaine de cas aurait été documentée avant les années 1980. Il s'agissait dans tous les cas de
"contaminations de laboratoire". Dans certains cas, la contamination "de laboratoire" ne semble pas formelle (laboratoire en zone endémo-épidémique ne
permettant pas d'exclure une contamination "naturelle" par un moustique vecteur).
Des expositions professionnelles par accident d'exposition au sang (piqûre accidentelle...) à partir d'un patient virémique sont probablement survenues pendant
l'épidémie de la Réunion en 2005-2006, mais le contexte épidémique local à l'époque avec un taux d'attaque important a interdit toute confirmation de cas suspects
de ce type. A noter un cas autochtone de transmission probable de la maladie à une infirmière dans le Sud de la France en 2006, à partir d'un patient infecté
revenant de la Réunion.
En laboratoire :
Cas en laboratoire d'analyses (médicales, vétérinaires...) publiés depuis 1985 : Pas de cas retrouvés depuis 1985 dans la littérature médicale.
Cas en laboratoire de recherche publiés depuis 1985 : 1 cas publié dans un laboratoire de recherche de l'armée américaine (sur une période de 14 ans de 1989 à
2002), 1 cas en France (non publié) dans une unité de recherche en entomologie - arbovirologie.
Cas historiques publiés avant 1985 : Une quarantaine de cas retrouvés dans la littérature antérieure à 1980, dans des laboratoires, dont le mode de contamination
n'est pas toujors bien décrit dans les recueils disponibles. Dans un certain nombre de cas, il semble que les contaminations aient pu se produire par le biais d'aérosols
contenant du virus, avant l'avènement de la manipulation dans des enceintes sécurisées. Par ailleurs, plusieurs descriptions existent de transmission à la suite
d'accidents d'exposition percutanés à du sang ou des fluides biologiques contenant du virus pour divers alphavirus.
Chikungunya (= "maladie de l'homme courbé")
Synonyme(s) :
Infection au virus Chikungunya ; "Chik"
Mode de transmission :
La principale voie de transmission est celle par piqûre de moustique.
Néanmoins, d'autres modalités plus rares ont été mises en évidence :
accident d'exposition au fluide biologique d'un moustique infecté, par piqûre avec du matériel utilisé pour disséquer le moustique (données non encore
publiées), sans "piqûre de moustique" authentique,
accident exposant au sang avec un patient virémique, avec un seul cas décrit en France de transmission probable à une infirmière en 2006 à partir d'un patient
infecté,
transmission materno-foetale par passage transplacentaire lorsque l'infection de la mère survient à proximité du terme.
Aucune transmission par transfusion, pourtant théoriquement possible en cas de donneur virémique, n'a été mise en évidence de façon formelle.
Période de contagiosité :
La virémie est en moyenne de 7 jours à partir du début des signes cliniques, avec des cas décrits exceptionnels jusqu'à 12 jours.
Incubation :
de 1 à 12 jours. Habituellement entre 2 et 6 jours.
Clinique :
Les infections asymptomatiques sont rares : seulement 3 à 25 % des personnes ayant un profil sérologique d'infection aiguë n'ont aucun symptôme évident.
Forme typique : Fièvre élevée de début brutal, associée à des myalgies, des céphalées, une asthénie, et surtout des polyarthralgies (avec parfois arthrite clinique)
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Populations à risque particulier
Immunité et prévention vaccinale
Immunité naturelle
Prévention vaccinale
Que faire en cas d'exposition ?
Définition d'un sujet exposé
Forme typique : Fièvre élevée de début brutal, associée à des myalgies, des céphalées, une asthénie, et surtout des polyarthralgies (avec parfois arthrite clinique)
intenses, invalidantes (quasi-constantes), pouvant toucher toutes les articulations, principalement les petites articulations et à une éruption cutanée (40 à 50 % des
cas, le plus souvent un rash maculo-papuleux, parfois prurigineux). Parfois signes digestifs.
Disparition des signes clinique en 1 à 2 semaines, à l'exception des arthralgies qui peuvent persister pendant des mois (de même que l'asthénie) voire parfois des
années, ce d'autant que le sujet est plus âgé, pouvant concerner 10 % des patients 3 à 5 ans après l'épisode initial. Cette phase arthralgique chronique est
marquée par des périodes d'accalmie et d'aggravation des douleurs, sources de diminution de la qualité de vie.
Formes atypiques sévères : Décrites, particulièrement chez les personnes âgées ou présentant des pathologies sous-jacentes et chez les nouveau-nés :
formes neurologiques : encéphalites, méningo-encéphalites, syndromes de Guillain-Barré,
formes cutanées sévères : éruptions bulleuses, particulièrement chez de tout jeunes enfants,
formes avec hépatite fulminante, où le rôle du virus ne semble pas univoque : rôle très probable des médicaments (paracétamol), de l'alcool (terrain éthylique),
formes cardiaques : rares myocardites,
formes hémorragiques : rares (par opposition à la dengue).
Létalité : 1/1000 à la Réunion en 2005-2006, le plus souvent chez des personnes âgées, avec une ou plusieurs pathologies sous-jacentes, ou chez des nouveau-nés.
Diagnostic :
Le diagnostic repose à la phase aiguë sur des méthodes directes ou indirectes, sur prélèvement sanguin, d'intérêt différent selon la date de début de la maladie.
Les méthodes directes comprennent la recherche de virus par culture ou surtout de son génome par RT-PCR, d'autant plus aisée que la virémie atteint souvent
des titres élevés (souvent supérieurs à 8 Log équivalents copies par ml dès le début de la phase symptomatique). Elles trouvent leur indication (particulièrement la
RT-PCR) chez un patient symptomatique depuis 7 jours au maximum.
Les méthodes indirectes incluent la recherche d'IgM et d'IgG par sérologie ELISA :
les IgM apparaissent en général entre 2 à 6 jours après le début de la phase aiguë. Elles restent en général positives pendant 3 à 4 mois, mais des positivités plus
prolongées (24 mois) ont pu être observées ;
les IgG apparaissent plus tardivement, en général après 5 ou 10 jours, et vont persister durablement.
L'interprétation des résultats sérologiques doit prendre en compte la réactivité antigénique croisée entre les membres du genre Alphavirus, principalement du
complexe antigénique Semliki Forest.
Le diagnostic de certitude repose (outre le contexte clinique) sur la mise en évidence d'une virémie (par méthode directe) ou d'une séroconversion (par méthode
indirecte), ce qui impose le plus souvent la réalisation d'un 2ème prélèvement à distance, surtout en présence initialement d'IgM isolées (il existe des réactions non
spécifiques, notamment en IgM).
Traitement :
Aucun traitement spécifique n'est efficace in vivo, même si un certain nombre ont montré une efficacité in vitro (ribavirine, interféron, chloroquine...). Seules les
immunoglobulines spécifiques se sont avérées efficaces in vivo dans un modèle animal, traitement jamais évalué chez l'homme cependant.
Le traitement est donc symptomatique à la phase aiguë (antalgiques, antipyrétiques), puis le cas échéant à la phase subaiguë-chronique (antalgiques, AINS), en
veillant, pour l'emploi de ces médicaments, à éviter tout surdosage susceptible d'aggraver le tableau clinique.
Terrain à risque accru d'acquisition :
Néant
Terrain à risque accru de forme grave :
Sujets âgés, particulièrement les personnes de plus de 65 ans.
Personnes présentant une pathologie sous-jacente (insuffisance d'organe, diabète, déficit immunitaire...)
Nouveau-nés
Cas particulier de la grossesse :
Chez la femme enceinte infectée, le risque de transmission verticale n'est présent que si l'infection à lieu à proximité du terme de la grossesse, avec un risque de
survenue d'une infection congénitale sévère chez l'enfant né.
Une étude des femmes enceintes infectées pendant leur grossesse pendant l'épidémie de la Réunion de 2005-2006, n'a pas permis de mettre en évidence d'effet
notable sur la grossesse (pas de surrisque de prématurité) ou le foetus (pas de surrisque malformatif) en cas d'infection à distance du terme.
Les IgG induites par l'infection aiguë ont un caractère neutralisant qui confère une immunité protectrice anti-virale durable censée prévenir d'une nouvelle infection
à un virus Chikungunya.
Vaccin disponible non
Pas de vaccin disponible
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Conduite à tenir immédiate
Evaluation du risque
Selon les caractéristiques de la source et le type d'exposition
Selon les caractéristiques du sujet exposé
Prise en charge du sujet exposé
Mesures prophylactiques
Suivi médical
Personne victime d'une piqûre de moustique, soit à l'occasion d'une mission en zone d'endémo-épidémie, soit dans un laboratoire de recherche.
Personne victime d'un accident exposant au sang : contact accidentel avec du sang portentiellement contaminant (patient présentant un tableau clinique évocateur
de Chikungunya et potentiellement en phase virémique), suite à une effraction cutanée (piqûre, coupure...) ou potentiellement une projection sur une muqueuse
(conjonctive, bouche) ou sur une peau lésée (plaie, crevasse, dermatose...).
Plus rarement, personne victime d'un accident exposant aux fluides biologiques d'un moustique infecté en laboratoire de recherche, suite à une effraction cutanée.
Principales professions concernées :
Missions en zone d'endémo-épidémie pour le VCHIK.
Soins à des patients infectés en milieu familial ou de soins.
Personnels des laboratoires de biologie médicale manipulant des prélèvements sanguins de patients potentiellement virémiques.
Personnels de laboratoires de recherche manipulant des prélèvements sanguins virémiques ou des moustiques infectés.
Soins après un accident d'exposition à risque viral :
1 | En cas d'effraction cutanée ou de projection sur la peau :
nettoyer à l'eau et au savon puis rincer abondamment,
compléter par une désinfection, de préférence avec un produit chloré : hypochlorite de sodium (eau de Javel à 2,6 % de chlore actif diluée au 1/5ème ou solution
de Dakin).
Laisser agir au moins 5 minutes.
2 | En cas de projection sur le visage ou les yeux : rincer abondamment avec de l'eau ou du sérum physiologique.
3 | Consulter un médecin référent ou un médecin de garde aux urgences le plus tôt possible.
Source : un sujet est habituellement virémique en moyenne pendant 7 jours après l'apparition des symptômes.
produit biologique à l'origine de l'exposition :
sang (virémie pouvant être importante, > 10 p8 équivalents copies / ml), LCR
fluide biologique d'un moustique infecté
Type d'exposition : par analogie avec d'autres virus, le risque de transmission est plus important en cas de blessure profonde, de piqûre avec une aiguille creuse et
notamment avec une aiguille ayant servi à un geste en intra-veineux ou intra-artériel. Compte-tenu de la forte virémie pendant la phase aiguë de l'infection, une projection
de sang sur peau lésée ou sur une muqueuse représente une circonstance potentiellement suffisante pour transmettre l'infection.
Spécificité de l'exposition au laboratoire :
Source
- Produit biologique : sang, LCR. Tissus, moustiques infectés ou fluides biologiques du moustique infecté.
- type d'exposition : en plus de celles décrites plus haut (piqûre de moustique infecté, accident d'exposition percutané / muqueux à du sang ou des fluides
biologiques (homme, moustique) contenant du virus), l'inhalation d'aérosols contenant du virus peut représenter une source potentielle d'infection.
Le port d'équipement de protections individuelles (gants, lunettes...) permet de diminuer le risque de transmission.
Au laboratoire : importance du respect des mesures de confinement (notamment poste de sécurité microbiologique) en plus des équipements de protection
individuelle.
Aucune mesure prophylactique n'est possible à titre individuel, bien que la preuve de concept de l'intérêt des immunoglobulines spécifiques en post-exposition ait
été faite sur un modèle animal.
Au plan du risque collectif, en cas d'exposition avérée et d'habitat dans la zone d'implantation de l'espèce de moustique Aedes albopictus, mesures de protection
personnelle antivectorielle (moustiquaire, vêteùents longs, répulsifs) pour limiter le risque de transmission à des moustiques vecteurs locaux, particulièrement en
période estivale et automnale.
Surveillance clinique pendant 12 jours, correspondant au délai d'incubation maximal, pour dépister l'apparition de symptômes compatibles avec l'infection.
En cas de grossesse :
Si une grossesse est en cours, un avis spécialisé est indispensable. Les données concernant les cas de Chikungunya pendant la grossesse plaident cependant en
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Pour l'entourage du sujet exposé
Démarche médico-légale
Déclaration / signalement
Liste des maladies à DO
Réparation
Accident du travail
Maladie professionnelle
Non
Non
Eléments de référence
Si une grossesse est en cours, un avis spécialisé est indispensable. Les données concernant les cas de Chikungunya pendant la grossesse plaident cependant en
faveur d'un risque limité en dehors de la période précédant le terme.
Aucun conseil particulier : pas de risque pour l'entourage du sujet exposé. Si ce dernier habite en zone d'implantation du moustique A. albopictus, des mesures de
protection personnelle antivectorielle pour la personne exposée sont nécessaires pour éviter la transmission vectorielle à l'entourage.
Déclaration obligatoire oui
Maladie à déclaration obligatoire depuis juillet 2006 (épidémie survenue dans les îles de l'océan indien).
- Dans les zones d'implantation d'Aedes albopictus, où ce dernier est susceptible d'entraîner une épidémie de cas autochtones, signalement de tout cas suspect de
Chikungunya (= mise en évidence d'une fièvre > 38.5° d'apparition brutale et de douleurs articulaires invalidantes, en l'absence de tout autre point d'appel
infectieux), du 1er mai au 30 novembre (période d'activité du vecteur) à l'Agence Régionale de Santé (ARS), associée à une demande de confirmation biologique
accélérée au CNR des arbovirus, en vue d'une investigation rapide.
Seuls les cas confirmés (cas suspects + confirmation IgM positives ou RT-PCR positive ou isolement viral) font l'objet d'une déclaration obligatoire à l'InVS, qu'ils soient
importés ou autochtones.
- Pour l'ensemble du territoire métropolitain, signalement et déclaration obligatoire de tout cas confirmé.
Consultez le site Santé Publique France 1
1 http://invs.santepubliquefrance.fr/Espace-professionnels/Maladies-a-declaration-obligatoire/Liste-des-maladies-a-declaration-obligatoire
Déclaration d'AT selon les circonstances d'exposition.
Tableau Régime Général
Tableau Régime Agricole
Maladie hors tableau et fonction publique : selon expertise.
CNR
Centre national de référence Arbovirus
CNR Coordonnateur
Institut de Recherche Biomédicale des Armées (IRBA)
Équipe résidente de recherche en infectiologie tropicale (ERRIT)
Unité des Arbovirus
HIA Laveran
CS 50004
13 384 MARSEILLE Cedex 13
Nom du responsable : Dr Isabelle LEPARC-GOFFART
Tél. : 04 91 61 79 00 - Secrétariat : 04 91 61 79 10 - Fax : 04 91 61 75 53
Courriel : isabelle.leparcgoffart@gmail.com - CNRarbovirus@irba.fr
CNR Laboratoires Associés
Institut Pasteur de la Guyane
Laboratoire de virologie
23 avenue Pasteur
BP 6010
97 306 CAYENNE Cedex
Nom du responsable : Dr Dominique ROUSSET
Tél. : 05 94 29 26 09 - Laboratoire : 05 94 29 58 27 - Secrétariat : 05 94 29 58 16 - Fax : 05 94
29 58 09
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Textes de référence
Circulaire n° DGS/RI1/2012/163 du 17 mai 2010 relative aux modalités de mise en oeuvre du plan anti-dissémination du chikungunya et de la dengue en
métropole 4. Ministère chargé de la santé, 2010.
4 http://circulaire.legifrance.gouv.fr/index.php?action=afficherCirculaire&hit=1&r=31164
Circulaire DGS/SD5C n° 2006-310 du 10 juillet 2006 relative à la transmission obligatoire de données individuelles à l'autorité sanitaire en cas de diagnostic de
chikungunya 5 sur le territoire métropolitain et dans les départements français d'Amérique (DFA). Ministère chargé de la santé.
5 http://circulaire.legifrance.gouv.fr/index.php?action=afficherCirculaire&hit=1&r=8870
Bibliographie
Accès à la liste des CNR
29 58 09
Courriel : drousset@pasteur-cayenne.fr
CHU Saint Denis de la Réunion
Laboratoire de Microbiologie
CHU Felix Guyon
Allée des Topazes
CS 11021
97 405 SAINT-DENIS Cedex
Nom du responsable : Dr Marie-Christine JAFFAR-BANDJEE
Tél. : 02 62 90 59 34 - Secrétariat : 02 62 90 62 60 - Fax : 02 62 90 53 38 ou 50 54
Courriel : marie-christine.jaffarbandjee@chu-reunion.fr 2
2 mailto:marie-christine.jaffarbandjee@chr-reunion.fr
Site CNR Arbovirus : http://www.ecole-
valdegrace.sante.defense.gouv.fr/rubriques-complementaires/irba-cnr/arbovirus
Consultez le site Santé Publique France 3
3 http://invs.santepubliquefrance.fr/Espace-professionnels/Centres-nationaux-de-
reference/Liste-et-coordonnees-des-CNR
6 http://invs.santepubliquefrance.fr//Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Maladies-a-transmission-vectorielle/Chikungunya
1 | Burt FJ, Rolph MS, Rulli NE, Mahalingam S et al. - Chikungunya : a re-emerging virus. Lancet 2012 ; 379 (9816) : 662-71.
2 | Desprès P - Sur le risque de propagation de la dengue et du Chikungunya en Europe du Sud. Feuill Biol. 2012 ; 304 : 39-52.
3 | Fritel X, Rollot O, Gerardin P, Gauzere BA et al. - Chikungunya virus infection during pregnancy, Reunion, France, 2006. Emerg Infect Dis. 2010 ; 16 (3) : 418-25.
4 | Grandadam M, Caro V, Plumet S, Thiberge JM et al. - Chikungunya virus, southeastern France. Emerg Infect Dis. 2011 ; 17 (5) : 910-13.
5 | Chikungunya 6. Dossier thématique. Santé Publique France, 2012.
6 | La Ruche G, Dejour-Salamanca D, Debuyne M, Leparc-Goffart I et al. - Surveillance par les laboratoires des cas de dengue et de chikungunya importés en France
métropolitaine 2008-2009. Bull Épidémiol Hebd. 2010 ; 31-32 : 325-29.
7 | Pialoux G, Gaüzère PA, Jauréguiberry S, Strobel M - Chikungunya, an epidemic arbovirosis. Lancet Infect Dis. 2007 ; 7 (5) : 319-27.
8 | Staikowsky F, Talarmin F, Grivard P, Souab A, Schuffenecket I, et al. - Prospective study of Chikungunya Viral Acute Infection in the Island of La Réunion during the
2005-2006 Outbreak. PLoS One. 2009 ; 4 (10) : e7603.
9 | Parola P, De Lamballerie X, Jourdan J, Rovery C et al. - Novel chikungunya virus variant in travelers returning from Indian Ocean Islands. Emerg Infect Dis 2006 ; 12
(10) : 1493-99.
10 | Rusnak JM, Kortepeter MG, Aldis J, Boudreau E - Experience in the medical management of potential laboratory exposures to agents of bioterrorism on the basis
of risk assessment at the United States Army Medical Research Institute of Infectious Diseases (USAMRIID). J. Occup Environ Med 2004 ; 46 (8) : 801-11.
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Conjonctive à adénovirusMise à jour de la fiche
03/2012
Agent pathogène
Descriptif de l'agent pathogène
Réservoir et principales sources d'infection
Viabilité et infectiosité
Données épidémiologiques
Population générale
Milieu professionnel
Pathologie
Nom :
Adénovirus
Synonyme(s) :
Famille des Adenoviridae
Type d'agent Virus
Groupe de classement 2
Descriptif de l'agent :
51 sérotypes humains répartis en 6 groupes (de A à F).
Seuls les sérotypes 3, 8, 19, 37 responsables de kérato-conjonctivites sont traités dans cette fiche.
Mais il est à noter que :
- des atteinte pédiatriques sont occasionnées par les sérotypes 2, 4, 6 sous forme de conjonctivites folliculaires et par les sérotypes 4 et 7 sous forme de fièvres
pharyngoconjontivales ;
- des adénovirus sont responsables d'infections respiratoires : endémiques (sérotypes 1, 2, 5, 6) et épidémiques communautaires (sérotypes 4, 7, 14, 21) ;
- et que les sérotypes 40 et 41 occasionnent des diarrhées.
Type de réservoir Homme
Vecteur :
Pas de vecteur.
Viabilité, résistance physico-chimique :
Virus non enveloppé capable de résister dans l'environnement : avec une durée de vie de 7 jours à 5 semaines en atmosphère sèche et de l'ordre de 20 jours en
milieu humide (par exemple dans un flacon de collyre).
Résistant au froid (qui peut augmenter sa durée de vie).
Détruit par la chaleur (90°C pendant 5 minutes ou 56°C pendant 30 minutes).
Détruit par l'hypochlorite de sodium à 0,5 %, le glutaraldéhyde à 2 % et le dodécyl sulfate de sodium à 0,25 % - mais potentiellement résistant à l'éthanol à 70°.
Infectiosité :
Forte infectiosité.
Le virus a une affinité particulière pour les ganglions lymphatiques.
La contagiosité explique le caractère épidémique.
Recrudescence en automne et hiver.
Dans près de 50 % des épisodes épidémiques rapportés en milieu de soins, au moins un membre du personnel soignant devient infecté ( 2).
En laboratoire :
Cas en laboratoire d'analyse (vétérinaires, médicales...) publiés depuis 1985 : Pas de donnée.
Cas en laboratoire de recherche publiés depuis 1985 : Pas de donnée.
Cas historiques publiés avant 1985 : Quelques cas signalés.
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Nom de la maladie
Transmission
La maladie
Populations à risque particulier
Immunité et prévention vaccinale
Immunité naturelle
Conjonctivite et kérato-conjonctivite à adénovirus.
Synonyme(s) :
Kérato-conjonctivite virale.
Mode de transmission :
Transmission par exposition des muqueuses oculaires à :
- des gouttelettes de Pflügge (toux, éternuement, parole...) ;
- des sécrétions ORL ou des larmes ;
- des mains souillées ;
- des lentilles et leurs étuis ;
- des matériels souillés tels que les appareils d'examens ophtalmologiques (tonomètre, lampe à fente, mentonnière et appuie-front) ou les compte-gouttes pour
collyres ;
- des eaux récréatives (piscines notamment).
Période de contagiosité :
Depuis la fin de la période d'incubation jusque 14 jours après le début des signes oculaires.
Une excrétion prolongée du virus peut se produire.
Incubation :
2 à 12 jours.
Clinique :
Le début est brutal, sous forme de conjonctivite avec photophobie, larmoiement, impression de grain de sable sous les paupières, rougeur conjonctivale et oedème
palpébral. La symptomatologie est initialement unilatérale, avec atteinte fréquente de l'autre oeil, souvent plus modérée, 2 à 6 jours après. Une adénopathie pré-
auriculaire est souvent associée, homolatérale et concomitante à l'atteinte du premier oeil. Cette conjonctivite dure 12 à 20 jours pour les deux yeux.
Une kératite ponctuée apparaît dans les 5 jours qui suivent l'atteinte conjonctivale, avec constitution d'ulcérations douloureuses à partir du 7ème jour, plus ou moins
importantes, qui persistent jusqu'au 15ème ou 20ème jour.
Entre la 2ème et la 3ème semaine peuvent apparaître des complications sous forme d'infiltrats sous-épithéliaux : il s'agit de granulomes inflammatoires responsables
d'une baisse d'acuité visuelle variable, qui peuvent durer de 6 mois à 1 an voire plus, mais régressent au fil du temps.
Diagnostic :
Le diagnostic repose essentiellement sur la recherche directe du virus ou de ses constituants :
- détection de l'antigène de groupe dans les sécrétions oculaires par frottis de la conjonctive avec un écouvillon, transporté au laboratoire, puis analysé par technique
immunoenzymatique ;
- amplification génique par PCR qui permet un résultat rapide ;
- culture (avec effet cytopathogène caractéristique) avec des délais de réponse beaucoup plus longs.
En présence de cas groupés, la comparaison des souches (groupe et sérotype) permet de rechercher une source commune d'infection.
Traitement :
Actuellement pas de traitement antiviral dans les formes classiques.
L'indication de la corticothérapie locale est controversée. Elle se réduirait aux formes inflammatoires sévères lors de la phase aiguë.
Des essais de traitement antiviral sont en cours pour les formes graves (patients greffés).
Terrain à risque accru d'acquisition :
Sujets aux conjonctives préalablement lésées par des microtraumatismes.
Terrain à risque accru de forme grave :
Immunodéprimés.
Cas particulier de la grossesse :
Pas de spécificité.
L'infection en principe est immunisante et les rechutes ou récidives sont exceptionnelles.
Il n'y a pas d'immunité croisée entre sérotypes.
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Prévention vaccinale
Que faire en cas d'exposition ?
Définition d'un sujet exposé
Conduite à tenir immédiate
Evaluation du risque
Selon les caractéristiques de la source et le type d'exposition
Selon les caractéristiques du sujet exposé
Prise en charge du sujet exposé
Mesures prophylactiques
Suivi médical
Pour l'entourage du sujet exposé
Démarche médico-légale
Déclaration / signalement
Vaccin disponible non
Pas de vaccin disponible
Sujet ayant été en contact direct ou indirect avec les sécrétions oculaires et ORL d'un patient infecté pendant la période de contagiosité de celui-ci.
Principales professions concernées :
Personnels de soins et d'aide à la personne.
Mise en place de mesures strictes d'isolement-contact des patients infectés avec en particulier :
Hygiène rigoureuse des mains après tout contact avec le patient et ses objets personnels ;
Collyres individuels préférentiellement unidoses et petits matériels de soins à usage unique ;
Nettoyage - décontamination des appareils d'ophtalmologie et de tout matériel en contact avec les produits biologiques potentiellement contaminant.
Produits biologiques : sécrétions oculaires et lacrymales, sécrétions ORL des sujets infectés.
Type d'exposition :
Contact oculaire direct avec les produits biologiques contaminant, contact manuporté, ou contact indirect par des objets souillés directement ou par les mains du
patient (matériel de soin mais aussi objets personnels et de toilette...). Les contacts indirects étant favorisés par la survie du virus sur les surfaces inertes.
Risque de contamination d'autant plus important que les contacts ont été fréquents, durables et rapprochés en période de contagiosité.
Evaluer le risque de transmission secondaire, en particulier aux sujets à risque de formes graves (patients immunodéprimés).
Pas de mesure prophylactique en dehors du contexte d'immunodépression.
Surveillance de l'apparition des signes cliniques pour :
- un traitement précoce des sujets contaminés ;
- des prélèvements avec éventuel typage permettant de comparer les souches isolées pour identifier l'origine des contaminations et instaurer des mesures de
prévention adaptées ;
- et en cas de contamination, éviction pendant la période de contagiosité, d'autant mieux observée que la symptomatologie est invalidante (photophobie, douleur...)
avec ré-évaluation ophtalmologique avant la reprise de travail.
En cas de grossesse :
Pas de spécificité.
Eviter le contact direct de visage à visage (avec les sécrétions oculaires, lacrymales et ORL) ;
Précautions d'hygiène pour éviter la transmission manuportée ou par les objets personnels souillés (mouchoirs, objets de toilette...).
Déclaration obligatoire non
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Réparation
Accident du travail
Maladie professionnelle
Non
Eléments de référence
Textes de référence
Pas de texte de référence.
Bibliographie
En présence de cas groupés en milieu de soins, signalement C-CLIN 1 / Santé Publique France 2.
1 http://www.cclin-arlin.fr/
2 http://invs.santepubliquefrance.fr/
Déclaration d'AT selon les circonstances d'exposition.
Tableau Régime Général RG 80
Tableau Régime Agricole
Maladie hors tableau et fonction publique : selon expertise.
3 http://nosobase.chu-lyon.fr/recommandations/cclin_arlin/cclinOuest/2002_ophtalmologie_CCLIN.pdf
1 | Carret AS, Le Faou A - Adénovirus. In : Pozzetto B (Ed) - Les infections nosocomiales virales et à agents transmissibles non conventionnels. Médecine, science,
sélection. Montrouge : John Libbey Eurotext ; 2001 : 237-45, 554 p.
2 | Prévention des infections nosocomiales en ophtalmologie 3. C-CLIN Ouest, 2002.
3 | Renard G -Kératoconjonctivites à adénovirus. J Fr Ophtalmol. 2010 : 33 (8) : 586-92.
4 | Adénovirus. In : Pozzetto B (Ed) - REVIR 2007. Référentiel en virologie médicale. 2ème édition. Société Française de Microbiologie. 2007, Paris : Vivactis Plus éditions ;
2007 : 105, 168 p.
5 | Robert PY - Transmission des agents conventionnels en consultation. J Fr Ophtalmol. 2004 : 27 (4) : 524-27.
6 | Jeffries D.J. - Viral hazards to and from health care workers. J Hosp Infect. 1995 : 30 (Suppl) : 140-55.
7 | Russel WC - Adenoviruses : update on structure and function. J Gen Virol. 2009 : 90 (Pt 1) : 1-20.
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CoquelucheMise à jour de la fiche
12/2016
Agent pathogène
Descriptif de l'agent pathogène
Réservoir et principales sources d'infection
Viabilité et infectiosité
Données épidémiologiques
Population générale
Milieu professionnel
Pathologie
Nom :
Bordetella pertussis et Bordetella parapertussis
Synonyme(s) :
Bacille de Bordet-Gengou
Type d'agent Bactérie
Groupe de classement 2
Descriptif de l'agent :
Bacille à Gram négatif
Type de réservoir Homme
Vecteur :
Pas de vecteur.
Viabilité, résistance physico-chimique :
Survie : 3 à 5 jours sur des surfaces sèches inanimées.
Sensible à de nombreux désinfectants : au chlore à de faibles concentrations (< 1 ppm), à l'éthanol à 70 %, aux composés phénoliques et à l'acide péracétique, eau de
javel, glutaraldehyde, formaldehyde (formol).
Inactivation : par la chaleur humide (121 °C pendant au moins 15 minutes) et par la chaleur sèche (160-170 °C pendant au moins 1 heure) ( 3).
Infectiosité :
Dose infectieuse : inconnue.
Transmissibilité élevée : le taux d'attaque peut atteindre 80-90 % dans l'entourage non immunisé d'un coquelucheux.
Maladie répartie dans le monde entier, touchant principalement les enfants dans les pays où ils ne sont pas vaccinés et les adolescents et adultes dans les autres.
En France, entre 1996 et 2012, 3 318 cas de coqueluche confirmés ont été recensés chez des nourrissons de moins de 6 mois dont 64 % de moins de 3 mois. L'incidence
moyenne chez les nourrissons de moins de 3 mois varie de 96 à 444/100 000 (Réseau Renacoq) selon les années (maladie cyclique tous les 3 à 5 ans). Les populations
les plus touchées sont les nourrissons non vaccinés, les adolescents et adultes qui ont perdu leur protection vaccinale ou naturelle.
Sur un total de 2 227 nourrissons de moins de 6 mois hospitalisés 18,4 % l'ont été en service de réanimation. 37 décès (1,7 %) ont été signalés, dont 33 cgez des
nourrissons de moins de 3 mois. 50 % des cas n'ont reçu aucune dose de vaccin. Pas d'échec observé de la primo-vaccination complète (3 doses) ( R1).
Plus de la moitié des nourrissons de moins de 6 mois ont été contaminés par leurs parents et 1 sur 5 par leur fratrie. Ce rôle des adolescents et des adultes comme
réservoir a été montré dans plusieurs études ( 2).
Entre 2008 et 2010, 89 épisodes de coqueluche ont été notifiés par des établissements de santé à l'Institut de Veille sanitaire (InVS), dont 68 correspondaient à des cas
groupés : 20 % seulement provenaient de service de maternité, pédiatrie et néonatologie pour 50 % dans le bilan précédent (68 épisodes sur la période 2000-2007).
Le personnel soignant était souvent la source de l'infection. Par ailleurs, une trentaine d'épisodes de coqueluche dans des écoles, foyers familiaux et autre foyers
communautaires sont signalés à Santé Publique France.
En laboratoire :
Cas en laboratoire d'analyse (médicales, vétérinaires...) publiés depuis 1985 : Aucun cas de contamination professionnelle en laboratoire d’analyses n’a été publié.
Cas en laboratoire de recherche publiés depuis 1985 : Une dizaine de cas ont été décrits en laboratoire de recherche.
Cas historiques publiés avant 1985 : Un cas signalé en laboratoire de recherche chez un technicien qui avait « aéré » des cultures liquides, lors de la fabrication de
vaccin.
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Nom de la maladie
Transmission
La maladie
Populations à risque particulier
Coqueluche
Synonyme(s) :
Pertussis
Mode de transmission :
Par l’intermédiaire des gouttelettes provenant des voies aériennes supérieures, générées par la toux, les éternuements ou la parole d’un sujet infecté.
La transmission est intrafamiliale ou intra-collectivité.
Rôle des adultes dans la transmission.
Période de contagiosité :
Forte contagiosité : maximale au moment de la phase catarrhale et au début de la phase quinteuse et jusqu'à 3 semaines après le début des signes en l'absence de
traitement antibiotique. Le sujet n'est plus contagieux après 5 jours de traitement antibiotique efficace (voire 3 jours selon le traitement - cf. traitement).
Incubation :
10 jours (extrêmes de 7 à 21 jours).
Clinique :
La toux est le signe clinique majeur. La fièvre n'est pas typique.
- Forme classique de l'enfant non vacciné : toux d'abord banale puis quinteuse. Les quintes sont répétitives, violentes, souvent émétisantes, cyanosantes finissant par
une reprise inspiratoire sonore comparable au chant du coq.
- Forme clinique du petit nourrisson non vacciné (âgé de moins de 6 mois) : toux quinteuse prolongée, cyanosante, mais souvent sans chant du coq.
- "Coqueluche maligne" : détresse respiratoire, défaillance polyviscérale, hyperleucocytose, pouvant conduire au décès. Implication dans la mort subite du
nourrisson.
- Forme clinique de l'adolescent anciennement vacciné et de l'adulte : les tableaux cliniques sont de gravité variable. Il peut s'agir d'une toux banale, de courte durée
ou prolongée. Dans une étude réalisée en 2008-2009 dans des cabinets de médecins généralistes d'Ile-de-France, un diagnostic de coqueluche a été porté chez 23 %
des adolescents et des adultes toussant depuis plus de 7 jours et ayant au moins un signe évocateur. Cette proportion était plus élevée : 32 % dans une étude
antérieure.
Diagnostic :
Diagnostic clinique :
- déroulement de la maladie : rhinorrhée 4-6 jours, toux légère puis aggravation ;
- caractéristiques de la toux : persistance au-delà de 7 jours avec aggravation, quinteuse, émétisante, à prédominance nocturne (chant de coq peut être absent
chez les jeunes nourrissons, les adultes et les sujets anciennement vaccinés), ne s’accompagnant ni de fièvre ni d’autre signe respiratoire : sujet asymptomatique
entre les quintes ;
- identifications de contaminateurs : tousseurs dans l'entourage (notion de contage).
Diagnostic biologique :
Le diagnostic direct se fait sur une aspiration nasopharyngée ou écouvillon en dacron (cf. vidéo 1) :
- Culture sur milieux spécifiques (Bordet-Gengou ou Regan Lowe) : uniquement dans les 2 premières semaines de la maladie (spécificité 100 % ; sensibilité 50 %). À un
intérêt pour suivre l'évolution des souches et leur sensibilité aux macrolides.
- Détection de l'ADN bactérien par PCR en temps réel (Polymerase Chain Reaction) : plus sensible que la précédente (sensibilité 80 % ; spécificité 100 %), permet de
déceler l'agent pathogène jusqu’à 3 semaines après le début de la toux. C’est le test de premier choix et remboursé à partir du 15 mars 2011 par l'assurance maladie
(cf. texte J.O. du 15 février 2011).
Le diagnostic indirect : la sérologie n'a plus sa place dans la stratégie diagnostique de la coqueluche en pratique courante et n'est plus remboursée.
En résumé :
- si le malade tousse depuis moins de 21 jours : pratiquer une PCR ;
- si le malade tousse depuis 21 jours ou plus : diagnostic clinique et/ou si possible, diagnostic indirect par PCR sur les cas secondaires.
1 http://www.youtube.com/watch?v=DBrxP7vHM3Y&feature=youtu.be
Traitement :
Antibiotiques : macrolides (azithromycine 3 jours ou clarithromycine 7 jours). Si intolérance aux macrolides : cotrimoxazole (14 jours).
Indiqué dans les 3 premières semaines d'évolution, il réduit la contagiosité et permet le retour à la collectivité :
- après 3 jours de traitement par azithromycine ;
- après 5 jours de traitement par un des autres antibiotiques adaptés.
Terrain à risque accru d'acquisition :
- Non vaccinés ;
- Pas d'antécédent de coqueluche ;
- Perte de l'immunité vaccinale.
www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Coqueluche Page 3 / 6
Immunité et prévention vaccinale
Immunité naturelle
Prévention vaccinale
Que faire en cas d'exposition ?
Définition d'un sujet exposé
Conduite à tenir immédiate
Evaluation du risque
Selon les caractéristiques de la source et le type d'exposition
- Perte de l'immunité vaccinale.
Terrain à risque accru de forme grave :
- Enfants de moins de 6 mois non vaccinés ;
- Sujets atteints de pathologie respiratoire chronique (asthme, BPCO...) ;
- Immunodéprimés.
Cas particulier de la grossesse :
Chez la femme enceinte : pas de morbidité accrue, pas de transmission intra-utérine, pas de risque particulier sauf en début de grossesse (induction de contractions
par la toux) et en fin de grossesse (> 30 semaines) car risque de transmission au nouveau-né à la naissance, par voie respiratoire.
L'immunité acquise après la maladie ou la vaccination est élevée. Le degré de protection résiduelle de tout individu vis-à-vis d'une ré-infection symptomatique est
souvent imprévisible car il dépend du délai écoulé depuis le dernier contage (généralement méconnu) ou la dernière injection vaccinale.
La durée de la protection après maladie naturelle est estimée à 12-15 ans.
Cependant, après la maladie, elle diminue spontanément et rapidement avec le temps. Elle est susceptible de se renforcer à l'occasion de contacts avec un sujet
malade et contagieux. Mais il ne faut pas oublier que l'on peut avoir 2 ou 3 fois la maladie pendant sa vie.
Vaccin disponible oui
Les vaccins actuellement disponibles en France sont des vaccins acellulaires.
Chez l’adulte, deux vaccins acellulaires existent sous forme combinée avec la diphtérie, le tétanos et la polio (Repevax ou Boostrixtetra ).® ®
Consultez le calendrier vaccinal 2017 2
2 http://social-sante.gouv.fr/IMG/pdf/calendrier_vaccinations_2017.pdf
Immunite vaccinale :
Durée de l'immunité conférée par le vaccin : chez l'enfant de l'ordre d'une dizaine d'années et absence de donnée chez l'adulte. Toutefois, en l'état actuel des
connaissances, il n'y a pas lieu d'administrer plus d'une dose de vaccin coquelucheux chez l'adulte.
Sujet adulte vacciné ou non, ayant été en présence d'une personne qui avait une coqueluche confirmée pendant sa phase contagieuse (3 semaines suivant le début
de sa toux).
Principales professions concernées :
Travail au contact de très petits enfants (moins de 6 mois) non vaccinés.
Dès la connaissance du cas contact, identifier les sujets exposés et tenir compte du contexte : sujets à risque (nourrissons non vaccinés, sujets atteints de maladies
respiratoires chroniques, femmes enceintes...) non protégés par la vaccination ou sujets pouvant transmettre secondairement l'infection à des sujets à risques ou à
des populations pouvant être vecteurs dans certains milieux de soins.
En période de contagiosité du cas source, s’assurer de sa mise en isolement en milieu de soins et en collectivité de son éviction (durée variable selon traitement
antibiotique).
Caractéristique du cas source :
Produit biologique : prélèvements rhino-pharyngés et sécrétions des muqueuses des voies respiratoires des sujets infectés.
1 | Vérifier que le sujet source est bien un cas confirmé de coqueluche Un cas suspect est confirmé s'il présente :
une toux avec quintes évocatrices d'au moins 14 jours en l'absence d'une autre étiologie = cas clinique ;
ou une toux avec culture positive et/ou une PCR positive (une sérologie positive rentre dans les critères uniquement si celle-ci est pratiquée correctement - cf. diagnostic
biologique, cas biologique) ;
ou une toux avec quintes évocatrices et si un de ses contacts dans les 3 semaines avant le début de sa toux (contaminateur potentiel) a été confirmé biologiquement ou
si une personne en contact avec lui pendant sa période de contagiosité (cas secondaire potentiel) a été elle aussi confirmée au laboratoire = cas épidémiologique.
2 | Évaluer la contagiosité du cas source : sujet très contagieux pendant 3 semaines après le début des signes ou jusqu'au 5 jour de traitement par un antibiotique
adapté (ou 3 jour si le malade est traité par azithromycine).
ème
ème
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Selon les caractéristiques du sujet exposé
Prise en charge du sujet exposé
Mesures prophylactiques
Suivi médical
Pour l'entourage du sujet exposé
Démarche médico-légale
Déclaration / signalement
Produit biologique : prélèvements rhino-pharyngés et sécrétions des muqueuses des voies respiratoires des sujets infectés.
Type d'exposition :
Contamination par gouttelettes.
Immunité, risques particuliers :
- On considère comme non protégés contre la coqueluche les adultes dont la dernière dose remonte à plus de 5 ans. Cette recommandation est justifiée par la
diminution possible mais non quantifiable de l'efficacité vaccinale au-delà de 5 ans.
- Sont considérés à risque :
les nourrissons non vaccinés, les sujets souffrant de pathologie respiratoire chronique (asthme, BPCO...), les immunodéprimés ;
les personnes en contact avec ces sujets fragiles : femmes enceintes, parents ou fratrie des nourrissons non vaccinés...
1. Antibioprophylaxie :
Le traitement prophylactique est à débuter le plus tôt possible et maximum 21 jours après le premier contact avec le cas car il n'a plus d'intérêt pour éviter les cas
secondaires si la période d'incubation est dépassée.
En cas de contacts proches avec le cas source (sujet vivant sous le même toit, même section en crèche/halte-garderie), chez tous les sujets exposés non protégés
contre la coqueluche ;
En cas de contacts occasionnels (même classe ou section scolaire, même bureau ou équipe, et en établissement de santé : tout patient ayant reçu des soins d’un
membre du personnel atteint, ainsi que ses collègues ayant des contacts face à face ou prolongés avec lui et tout soignant ou patient exposé à sujets coquelucheux
pendant sa phase contagieuse), seul est traité le sujet exposé présentant des risques d’avoir une forme grave de maladie ou de transmettre l’infection à des sujets
à risque ;
Pour les autres cas : consultation médicale si survenue d'une toux dans les 21 jours suivant le dernier contact avec le cas source.
2. Vaccinations des sujets contacts : il est recommandé de mettre à jour leur vaccination, sachant que la vaccination post-exposition n'a aucune efficacité pour
prévenir la coqueluche chez la personne déjà contaminée mais a pour but de prévenir une contamination utlérieure. Chez l’adulte, il est recommandé de respecter
un intervalle minimal de 1 mois avec un vaccin comportant les valences dT.
3. Dans les collectivités : où la population à risque est nombreuse (crèche, maternité, établissement hospitalier, établissement de personnes âgées), les mesures de
contrôle sont les mêmes mais elles doivent être entreprises particulièrement rapidement dès la confirmation de la coqueluche. Une conduite à tenir détaillée selon les
différentes collectivités est disponible dans le rapport 3 du Haut Conseil de la santé publique relatif à la conduite à tenir devant un ou plusieurs cas de coqueluches (
R1).
3 http://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=461
Vérifier l'absence de signe clinique (toux), pendant toute la durée de l'incubation (21 jours).
Si apparition de toux dans les 3 semaines suivant le dernier contact avec le cas source, le sujet doit être considéré comme cas suspect en cas de toux ou quintes
évocatrices depuis plus de 7 jours et en l'absence d'une autre étiologie.
En cas de grossesse :
Chez la femme enceinte, à partir de la 30 semaine et jusqu'à la fin de la grossesse, éviter le retour dans la collectivité où le ou les cas ont été déclarés ou suspectés.ème
En l'absence de signe clinique (toux) : pas de risque pour l'entourage sauf très proche (nouveau-né).
En présence de signes cliniques : risque important de contagion si présence dans l'entourage d’un sujet à risque notamment nourrissons non-immunisés, c’est-à-
dire :
- les nourrissons de moins de 11 mois n’ayant pas reçu 2 injections de vaccin ;
- les nourrissons âgés de plus de 11 mois n’ayant pas reçu 3 injections de vaccin. Éviter le contact avec les nourrissons non ou insuffisamment protégés au domicile,
sinon port du masque.
Vérifier la mise à jour du calendrier vaccinal pour les enfants et les adultes de l’entourage.
Déclaration obligatoire non
Si cas groupés de coqueluche :
- notification à la cellule de veille et de gestion des alertes sanitaires des Agences régionales de santé (ARS)
- si établissements de santé ou établissements pour hébergement de personnes âgées, signalement à l'ARS et aux CCLIN/ARLIN via E-sin. 4 5
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Réparation
Accident du travail
Maladie professionnelle
Non
Non
Eléments de référence
Textes de référence
Conduite à tenir devant un ou plusieurs cas de coqueluche 7. Rapport du 10 juillet 2014. Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP), 2014.
7 http://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=461
Stratégie vaccinale contre la coqueluche chez l’adulte 8. Rapport du 20 février 2014. Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP), 2014.
8 http://www.hcsp.fr/Explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=410
Bibliographie
- si établissements de santé ou établissements pour hébergement de personnes âgées, signalement à l'ARS et aux CCLIN/ARLIN via E-sin. 4 5
4 http://http//invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Infections-associees-aux-soins/Signalement-et-alertes
5 http://invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Infections-associees-aux-soins/Signalement-et-alertes
Déclaration d'AT selon les circonstances d'exposition.
Tableau Régime Général
Tableau Régime Agricole
Maladie hors tableau et fonction publique : selon expertise.
CNR
Accès à la liste des CNR
Centre national de référence Coqueluche et autres bordetelloses
Institut Pasteur
Unité de Recherche Prévention et Thérapie Moléculaires des Maladies Humaines (PTMMH)
25-28 rue du Docteur Roux
75 724 PARIS CEDEX 15
Nom du responsable : Dr Sylvain BRISSE
Tél. : 01 45 68 83 34 ou 80 05 - Adjointe : 01 40 61 32 92
Fax : 01 40 61 35 33
Email : cnr-boerdetella-coqueluche@pasteur.fr // sophie.guillot@pasteur.fr
Site CNR Coqueluche et autres bordetelloses : https://www.pasteur.fr/fr/sante-
publique/CNR/les-cnr/coqueluche-et-autres-bordetelloses
Consultez le site Santé Publique France 6
6 http://invs.santepubliquefrance.fr/Espace-professionnels/Centres-nationaux-
de-reference/Liste-et-coordonnees-des-CNR
9 http://www.phac-aspc.gc.ca/lab-bio/res/psds-ftss/bordetella-pertussis-fra.php
1 | Tubiana S, Belchior E, Guillot S, Guiso N et al. – Monitoring the impact of vaccination on pertussis in infants using an active hospital-based pediatric surveillance
network : results from 17 years' experience, 1996-2012, France. Pediatr Infect Dis J. 2015 ; 34 (8) : 814-20.
2 | Belchior E, Bonmarin I, Poujol I, Alleaume S et al. – Episodes de coqueluche nosocomiale, France, 2008-2010. Bull Épidémiol Hebd. 2011 ; 35-36 : 381-84.
3 | Bordetella pertussis. Fiche technique santé-sécurité Agents pathogènes 9. Agence de la Santé Publique du Canada, 2011.
4 | Lasserre A, Laurent E, Turbelin C, Hanslik T et al. - Pertussis incidence among adolescents and adults surveyed in general practices in the Paris area, France, May
2008 to March 2009. Euro Surveill. 2011 ; 16 (5) : 1-6.
5 | Gilberg S, Njamkepo E, Du Châtelet IP, Partouche H et al. - Evidence of Bordetella pertussis infection in adults presenting with persistent cough in a french area with
very high whole-cell vaccine coverage. J Infect Dis. 2002 ; 186 (3) : 415-18.
En savoir plus :
1 | Coqueluche 10. Dossier thématique. Agence Santé Publique France, 2016.
2 | Pertussis (Whooping Cough) 11. Centers for Diseases Control and Prevention (CDC), 2016.
www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Coqueluche Page 6 / 6
10 http://invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Maladies-a-prevention-vaccinale/Coqueluche
11 http://www.cdc.gov/pertussis/
12 http://inpes.santepubliquefrance.fr/10000/themes/vaccination/guide-vaccination-2012/telechargements.asp
2 | Pertussis (Whooping Cough) 11. Centers for Diseases Control and Prevention (CDC), 2016.
3 | Le guide des vaccinations 12. INPES, 2012.
4 | Lasserre A, Rivière M, Blanchon T, Alvarez F et al. – Connaissance et application des recommandations vaccinales concernant la coqueluche par la médecine du
travail des établissements de santé de Paris. Méd Mal Infect. 2009 ; 39 (5) : 325-29.
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infectiologie

  • 1. www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Bronchiolite à VRS Page 1 / 5 Bronchiolite à VRSMise à jour de la fiche 12/2015 Agent pathogène Descriptif de l'agent pathogène Réservoir et principales sources d'infection Viabilité et infectiosité Données épidémiologiques Population générale Milieu professionnel Nom : Virus respiratoire syncytial Synonyme(s) : VRS Type d'agent Virus Groupe de classement 2 Descriptif de l'agent : Virus enveloppé à ARN de la famille des Paramyxoviridae et comprenant 2 sérotypes A et B. Type de réservoir Homme Vecteur : Pas de vecteur Viabilité, résistance physico-chimique : Résiste 30 minutes sur la peau et 6-7 heures sur le linge et les objets (stéthoscope, jouets...). Sensible à de nombreux désinfectants (hypochlorite de sodium, éthanol à 70°, glutaraldéhyde à 2 %) et aux détergents. Sensible au chauffage > 55°C pendant 5 minutes. Infectiosité : Très contagieux. Dose infectante : 100 à 600 particules virales en cas d'administration par voie intra-nasale. Agent ubiquitaire. Dans le monde : 64 millions de cas par an et 160 000 morts par an. En France et dans l'hémisphère nord en général, sévit sous forme d'épidémies annuelles (entre octobre et avril). L'intensité des épidémies varie d'une année sur l'autre et les pics peu prévisibles sont un réel problème pour l'offre des soins en particulier au niveau des urgences. Principale cause d'infections respiratoires chez les nourrissons de 1 mois à 2 ans : en France, on estime que la bronchiolite touche chaque hiver près de 30 % des nourrissons de moins de deux ans, soit environ 480 000 cas par an, dont environ 2 % sont hospitalisés. Les taux de morbidité et de mortalité sont les plus élevés chez les enfants atteints de maladie sous-jacente ou les personnes présentant une immunodéficience ou immunosuppression. Le rôle de l'adulte dans la transmission communautaire est considéré comme établi mais secondaire par rapport à celui des enfants et des collectivités. Taux d'attaque en milieu familial : - nourrissons < 1 an : 62 %, - entre 1 et 45 ans : 40 %. En milieu de soins, la transmission nosocomiale est fréquente, notamment en pédiatrie : dans certaines études, plus de 50 % des soignants ont été trouvés porteurs de virus. Chez les soignants, l'infection se manifeste habituellement sous forme d'un rhume ou d'un syndrome grippal, avec 15 à 20 % de formes asymptomatiques néanmoins contagieuses. En laboratoire : Cas en laboratoires d'analyse (médicales, vétérinaires...) publiés depuis 1985 : Aucun cas de contamination professionnelle en laboratoire d’analyses n’a été publié. Cas en laboratoire de recherche publiés depuis 1985 : Pas de cas publié. Cas historiques publiés avant 1985 : 1 cas acquis en laboratoire signalé en 1976.
  • 2. www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Bronchiolite à VRS Page 2 / 5 Pathologie Nom de la maladie Transmission La maladie Populations à risque particulier Immunité et prévention vaccinale Bronchiolite à VRS Mode de transmission : Par l'intermédiaire des gouttelettes provenant des voies aériennes supérieures, générées par la toux, les éternuements ou la parole d'un sujet infecté. Par contact des muqueuses ORL avec les sécrétions d'un sujet atteint, ou par des mains ou un support inerte souillés par des sécrétions des voies aériennes supérieures. Période de contagiosité : La durée de contagiosité dépend de l'âge du patient : pendant 3 semaines chez les jeunes enfants (< 6 mois), 3 à 7 jours chez l'adulte, jusqu'à plusieurs mois chez l'immunodéprimé. Incubation : De 2 à 8 jours. Clinique : C'est la bronchiolite du nourrisson. Elle débute, 2 à 8 jours après l'exposition, par une congestion nasale avec toux sèche légère et fièvre absente ou modérée. L'infection peut rester au niveau des voies respiratoires supérieures (simple rhinopharyngite) pendant plusieurs semaines et se résoudre ensuite sans aucune manifestation de gravité (cas des sujets déjà infectés antérieurement). Dans 20 à 50 % des cas, une infection respiratoire basse apparaît dans les 2 à 3 jours : toux, sécrétions abondantes, dyspnée avec polypnée à prédominance expiratoire. Des signes de détresse respiratoire peuvent apparaître. Dans la majorité des cas, l'évolution clinique est favorable. Les signes d'obstruction durent 8 à 10 jours. Chez le très jeune enfant (< 6 semaines) et le prématuré (< 34 semaines d'aménorrhée), la détresse respiratoire impose l'hospitalisation en soins intensifs. Chez l'adulte, en dehors des manifestations respiratoires hautes, le VRS peut être responsable de pneumopathies communautaires en particulier chez le sujet âgé ou ayant une insuffisance respiratoire chronique ou immunodéprimé. 20 % des formes sont asymptomatiques, notamment chez l'adulte. Diagnostic : Le diagnostic est avant tout clinique. Si des signes de gravité apparaissent ou si l'enfant présente des risques particuliers, la recherche du virus doit être envisagée. Le diagnostic est alors réalisé sur une aspiration nasopharyngée. Mise en évidence du virus par immunofluorescence, par immuno-enzymologie (méthode rapide : < 2 heures), par culture du virus (nécessite plusieurs jours et un équipement pour cultures cellulaires) ou par amplification génique (RT-PCR). Traitement : Curatif : les antiviraux (RIBAVIRINE ) ont une efficacité limitée. Prophylactique : une prévention par des anticorps monoclonaux anti-VRS (palivizumab (SYNAGIS )) diminue la fréquence des hospitalisations. Mais le coût élevé du traitement en limite l'utilisation aux prématurés (< 32 semaines d'aménorrhée), aux enfants de moins de 3 mois et aux enfants de moins de 2 ans avec dysplasie broncho-pulmonaire ou atteints d'une cardiopathie congénitale avec perturbations hémodynamiques. ® ® Terrain à risque accru d'acquisition : Non décrit. Terrain à risque accru de forme grave : - Enfants prématurés ou porteurs de cardiopathie congénitale. - Enfants de moins de 3 mois. - Adultes, notamment âgés, porteurs de bronchopathie chronique obstructive (BPCO), asthme ou d'insuffisance cardiaque ou cardio-respiratoire. - Sujet immunodéprimé. Cas particulier de la grossesse : Il n'y a pas de risque particulier chez la femme enceinte.
  • 3. www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Bronchiolite à VRS Page 3 / 5 Immunité naturelle Prévention vaccinale Que faire en cas d'exposition ? Définition d'un sujet exposé Conduite à tenir immédiate Evaluation du risque Selon les caractéristiques de la source et le type d'exposition Selon les caractéristiques du sujet exposé Prise en charge du sujet exposé Mesures prophylactiques Suivi médical Pour l'entourage du sujet exposé Les anticorps maternels ne sont pas protecteurs. A 2 ans, 95 % des enfants ont des anticorps anti-VRS. L'immunité naturelle n'est ni complète, ni durable et des infections récurrentes arrivent fréquemment pendant les trois premières années de vie. Les enfants plus âgés et les adultes, cependant, ne semblent pas présenter habituellement de formes sévères, suggérant une protection partielle après l'infection primaire. En cas de ré-infection, les signes cliniques sont moins importants. Vaccin disponible non Pas de vaccin disponible Sujet entré en contact direct et rapproché (1 à 2 mètres) avec une personne atteinte d'une infection à VRS évoluant depuis moins de 3 semaines. Principales professions concernées : Personnel de soins et assimilés, surtout en pédiatrie, kinésithérapie respiratoire ; personnel de la petite enfance. Isolement ou éviction du sujet source. Identification des sujets exposés en tenant compte du risque de transmission secondaire à des sujets à risque (enfants < 2 ans, sujets âgés atteints de BPCO, d'asthme sévère ou d'affection cardiaque, sujets immunodéprimés) ou à des populations pouvant servir de vecteurs dans certains milieux de soins (service de pédiatrie, maternité, pneumologie, gériatrie) ou dans des collectivités (crèches, maisons de retraite). Rappeler l'importance des mesures d'hygiène, notamment en collectivité : désinfection des mains, nettoyage des surfaces et des objets. Produits biologiques : salive, sécrétions des voies aériennes supérieures de sujets infectés. Type d'exposition : Contact rapproché avec une personne infectée (soins, mouchage d'un enfant atteint...), manipulations d'objets contaminés (la survie du VRS est de quelques heures). Immunité : l'adulte fait souvent des formes asymptomatiques (la gravité de l'infection diminue s'il s'agit d'une ré-infection). Risques particuliers : immunodépression, atteinte pulmonaire ou cardiaque. Evaluer le risque de transmettre secondairement l'infection à des sujets à risques ou à des populations pouvant être vecteurs dans certains milieux de soins (service de pédiatrie, maternité, pneumologie, gériatrie) ou dans des collectivités (crèches, maisons de retraite). Pas d'indication pour l'adulte. - Sujets > 2 ans sans facteur de risque : néant. - Enfants < 2 ans et sujets comportant des facteurs de risque : demander une confirmation virologique en cas de symptômes cliniques évocateurs. - Vérifier l'absence de signes cliniques (rhinopharyngite, toux), pendant toute la durée de l'incubation (2-8 jours). En cas de grossesse : Pas de mesure particulière. En cas de présence d'un sujet à risque dans l'entourage du sujet exposé, même asymptomatique, éviter les contacts rapprochés pendant une huitaine de jours.
  • 4. www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Bronchiolite à VRS Page 4 / 5 Démarche médico-légale Déclaration / signalement Réparation Accident du travail Maladie professionnelle Non Non Eléments de référence Textes de référence Prise en charge de la bronchiolite du nourrisson 2. Conférence de consensus URML, ANAES. Séance du 21 septembre 2000. Haute Autorité de Santé (HAS), 2000. 2 https://www.has-sante.fr//portail/jcms/c_271917/prise-en-charge-de-la-bronchiolite-du-nourrisson Bibliographie En cas de présence d'un sujet à risque dans l'entourage du sujet exposé, même asymptomatique, éviter les contacts rapprochés pendant une huitaine de jours. Déclaration obligatoire non Déclaration d'AT selon les circonstances d'exposition. Tableau Régime Général Tableau Régime Agricole Maladie hors tableau et fonction publique : Selon expertise. CNR Accès à la liste des CNR Centre national de référence Virus de la rougeole, de la rubéole et des oreillons CNR Coordinateur CHU de Caen Laboratoire de Virologie Avenue Georges Clémenceau 14 033 CAEN CEDEX 9 Nom du responsable : Pr Astrid VABRET Tél. : 02 31 27 25 54 (secrétariat) - 02 31 27 20 14 Fax : 02 31 27 25 57 Courriel : vabret-a@chu-caen.fr - cnr-roug-para@chu-caen.fr CNR Laboratoire associé AP-HP Paul Brousse Laboratoire de Virologie Hôpital Paul Brousse 12 avenue Paul Vaillant-Couturier 94 804 Villejuif Nom du repsonsable : Dr Christelle VAULOUP-FELLOUS Tél. : 01 45 59 33 14 - secrétariat : 01 45 59 37 21 Fax : 01 45 59 37 24 Courriel : christelle.vauloup@aphp.fr Site CNR Virus de la rougeole, de la rubéole et des oreillons : http://www.chu- caen.fr/service-129.html Consultez le site Santé Publique France 1 1 http://invs.santepubliquefrance.fr/Espace-professionnels/Centres-nationaux-de- reference/Liste-et-coordonnees-des-CNR 1 | Bronchiolite 3. Aide-mémoire. Santé Publique France, 2015. 2 | Black CP - Systematic review of the biology and medical management of respiratory syncytial virus infection. Respir Care. 2003 ; 48 (3) : 209-31, discussion 231-33. 3 | Virus Respiratoire Syncytial. Fiche technique santé-sécurité. Agents pathogènes 4. Agence de la santé publique du Canada, 2011. 4 | Zandotti C, Pozzetto B - Virus respiratoire syncytial. In : Pozzetto B (Ed) - Infections nosocomiales virales et à agents transmissibles non conventionnels. Montrouge :
  • 5. www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Bronchiolite à VRS Page 5 / 5 3 http://www.invs.sante.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Infections-respiratoires/Bronchiolite/Aide-memoire 4 http://www.phac-aspc.gc.ca/lab-bio/res/psds-ftss/pneumovirus-fra.php 5 http://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=306 4 | Zandotti C, Pozzetto B - Virus respiratoire syncytial. In : Pozzetto B (Ed) - Infections nosocomiales virales et à agents transmissibles non conventionnels. Montrouge : Edition John Libbey Eurotext ; 2001 : 214-21, 554 p. 5 | Friedman JN, Rieder MJ, Walton JM - La bronchiolite : recommandations pour le diagnostic, la surveillance et la prise en charge des enfants de un à 24 mois. Paediatr Child Health. 2014 ; 19 (9) : 492-98. 6 | Survenue de maladies infectieuses dans une collectivité. 5 Conduites à tenir. Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP), 2012.
  • 6. www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Brucellose Page 1 / 5 BrucelloseMise à jour de la fiche 12/2013 Agent pathogène Descriptif de l'agent pathogène Réservoir et principales sources d'infection Viabilité et infectiosité Données épidémiologiques Population générale Nom : Brucella Type d'agent Bactérie Groupe de classement 3 Descriptif de l'agent : Brucella : il existe une dizaine d'espèces dont les espèces pathogènes les plus fréquentes pour l'homme sont : melitensis, abortus, suis. Coccobacilles Gram - Type de réservoir Animal Animaux d’élevage et sauvages (tous mammifères). Bovins, ovins, porcins, caprins, chiens, sangliers, coyotes, cerfs, caribous, élans, camélidés, mammifères marins. Homme : hôte accidentel. Principale(s) source(s) : Chez l'animal : - Produits d’avortement, placentas, secrétions vaginales, urines, fèces des animaux, carcasses d’animaux, laine, fumiers, lait. - Produits dérivés laitiers crus, viande insuffisamment cuite. Chez l’homme malade, certains liquides biologiques (liquide articulaire, LCR, sang). Vecteur : Pas de vecteur. Viabilité, résistance physico-chimique : Sensible à l’eau de javel, l’éthanol à 70°, le formaldéhyde (formol), le glutaraldéhyde et à l'action des rayons ultraviolets. Inactivé par la chaleur humide (121° C pendant au moins 15 minutes) et par la chaleur sèche (160° C pendant au moins 1 heure). Résistance élevée dans le milieu extérieur : carcasses et organes : 135 jours ; pâture ombragée : 35 jours ; lisier : 8 mois ; eau à 20° C : 2,5 mois ; laine en entrepôt : 4 mois. Produits laitiers : plusieurs jours dans du lait même fermenté, plusieurs semaines dans le fromage ; viande congelée : plusieurs mois et dans le sang conservé à + 4 °C pendant 180 jours. Infectiosité : Pathogénicité variable selon espèce et biovars. Infectiosité importante (10 à 100 bactéries en inhalation). Monde : Répandue dans le monde entier, 500 000 nouveaux cas par an dans le monde d'après l'OMS. Anthropozoonose plus fréquente sur le pourtour méditerranéen, les facilités de voyage et d’échange ont étendu la carte géographique. - pays enzootiques : jusqu’à 200 cas/100 000 habitants au Moyen Orient, - pays indemnes : exemple USA 0,036 cas/100 000 habitants. France : Chez l'animal : - Brucellose bovine : France indemne depuis 2005. Régression majeure depuis les années 1970 (35 % des troupeaux étaient contaminés) grâce aux mesures de prophylaxie vétérinaire. - Brucellose ovine et caprine : régression, mais cas sporadiques de contaminations croisées avec la faune sauvage. En 2012, foyer de Brucellose (brucella mélintensis biovar 3) dans un élevage bovin en Haute Savoie (contamination par des bouquetins). Pas de nouveau foyer depuis. Chez l'homme : Le nombre de cas humains déclarés chaque année a connu une régression majeure : de 800 cas en 1978 à une vingtaine de cas entre 2008 et 2011 et 32 cas en 2012.
  • 7. www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Brucellose Page 2 / 5 Milieu professionnel Pathologie Nom de la maladie Transmission La maladie Le nombre de cas humains déclarés chaque année a connu une régression majeure : de 800 cas en 1978 à une vingtaine de cas entre 2008 et 2011 et 32 cas en 2012. Les cas surviennent en majorité par ingestion et sont des cas importés (pays du pourtour méditerranéen). L'année 2012 a été marquée par un cas autochtone - le 1er depuis plus de 10 ans - lié à la consommation d'un produit contaminé en rapport avec la réapparition de la brucellose animale en Haute-Savoie. En revanche, la tendance générale du nombre de cas reste stable. Sur les 116 cas déclarés en France entre 2008 et 2012 : 5 cas travaillant ou étant au contact d'animaux (11 %), dont 4 ont été identifiés comme des réactivations anciennes, et 5 cas acquis en laboratoire. Dans les années 80 environ 250 cas de maladie professionnelle reconnus dans le Régime agricole par an ; actuellement entre 1 et 2 cas par an. Pour le Régime général 65 cas reconnus en maladie professionnelle en 1991 et 1 à 2 cas par an ces dernières années. En laboratoire : Cas en laboratoire d'analyse (médicales, vétérinaires...) publiés depuis 1985 : 5 cas travaillant en laboratoire entre 2008 et 2012. De nombreuses publications dans les années 90, plus de 90 cas entre 1985 et 2005. La transmission se fait par aérosols, le plus souvent à partir des hémocultures, lors de la mise en culture ou de la manipulation pour antibiogramme. Quelques cas ont été décrits par inoculation par voie cutanée. Cas en laboratoire de recherche publiés depuis 1985 : 1 cas publié. Cas historiques publiés avant 1985 : Une des pathologies les plus fréquentes en laboratoire avec la tuberculose et les salmonelles. Brucellose Synonyme(s) : Fièvre de Malte ; Mélitococcie ; Fièvre de Bang ; Fièvre ondulante méditerranéenne. Mode de transmission : Chez l’animal : Provoque essentiellement des avortements. Le germe reste souvent latent et est hébergé par des porteurs sains. En population générale, le principal mode de transmission est la voie alimentaire. Pour le milieu professionnel : Transmission par contact peau lésée ou par les mains souillées par des produits biologiques infectés (produits d’avortement…) au contact des muqueuses (ORL, conjonctives) et par inhalation d’aérosols (laboratoire et manipulation de produits infectés). Pas de transmission prouvée interhumaine. Incubation : 8 à 21 jours en moyenne mais peut être plus longue (jusqu’à 5 mois). Clinique : Souvent asymptomatique. Forme aiguë septicémique : fièvre ondulante, asthénique, avec sueurs nocturnes, arthralgies, myalgies pendant 15 à 20 jours. Formes focalisées : ostéoarticulaire surtout (polyarthrite au niveau périphérique ou des sacroiliaques, spondylodiscite), localisation urogénitale (orchi-épididymite, infection ovarienne), localisation cardiaque (endocardite notamment à l'origine de la létalité : 0,6 %), localisation neurologique, atteintes hépatiques… Rechutes et réactivations possibles. Forme chronique : évolution supérieure à un an, formes psycho-neurologiques. Diagnostic : Direct : Isolement en culture - hémoculture : bonne sensibilité surtout en phase aiguë, - autres prélèvements selon forme clinique (ponction articulaire, LCR…) : moins bonne sensibilité. La culture peut être lente : de quelques jours à quelques semaines. PCR Meilleure sensibilité que la culture pour les tissus, meilleure spécificité que les tests sérologiques. Indirect : - sérodiagnostic de Wright (agglutination en tube) : technique de référence de l'OMS à partir de sérum de référence titré à 1 000 unités internationales, la plus répandue, diagnostic précoce (2 semaine) mais valeur prédictive positive faible (nombreuses réactions croisées) ; - immunofluorescence indirecte et ELISA : plus sensibles et plus spécifiques, plus tardives, utiles pour formes chroniques. - test au rose Bengale ou épreuve à l'antigène tamponné (agglutination sur lame) : test qualitatif, sensibilité et spécificité faibles. e Traitement :
  • 8. www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Brucellose Page 3 / 5 Populations à risque particulier Immunité et prévention vaccinale Immunité naturelle Prévention vaccinale Que faire en cas d'exposition ? Définition d'un sujet exposé Conduite à tenir immédiate Evaluation du risque Selon les caractéristiques de la source et le type d'exposition Traitement : Il est impératif de mettre en place un traitement rapidement pour éviter les infections chroniques. Dans les formes aigües plusieurs possibilités : - Doxycycline + Rifampicine 6 semaines (OMS) ; - Doxycycline 6 semaines + (Streptomycine 3 semaines (OMS) ou Gentamicine 7 jours) ; - Fluoroquinolone + Rifampicine. Pas de monothérapie. Femme enceinte : Triméthoprime-Sulfamétoxazole + Rifampicine. Terrain à risque accru d'acquisition : Pas de terrain particulier. Terrain à risque accru de forme grave : Personnes atteintes de valvulopathies. Pas de gravité particulière chez l’immunodéprimé. Cas particulier de la grossesse : - Femme enceinte : la brucellose peut être responsable d’avortements, d’accouchement prématuré et de mort in utero. - Enfant à naître : pas de malformation, série de 41 patientes traitées : sur 36 enfants connus, 33 étaient indemnes et 3 nés prématurément avec 2 décès. Maladie partiellement immunisante. Vaccin disponible non Pas de vaccin disponible Sujet au contact d’animaux infectés (vétérinaires, éleveurs, bergers, personnels d’abattoirs) ou ayant consommé des produits laitiers crus non surveillés (voyageurs). Cas particuliers : sujets exposés par inoculation accidentelle d'une souche vaccinale ou dans le contexte du laboratoire. Principales professions concernées : Personnels des abattoirs, vétérinaires, éleveurs, bergers… pratique de la vaccination animale (inoculation accidentelle). Personnels des laboratoires de microbiologie (manipulation des cultures). Nettoyage des zones et plaies contacts. Source : animaux malades. Produit : produits d’avortements, produits laitiers crus. Type d'exposition : contact cutanéo-muqueux, inhalation, ingestion. NB : Risque particulier par inoculation accidentelle d'une souche vaccinale. Spécificité de l'exposition au laboratoire : Produits biologiques : cultures particulièrement en milieu liquide. Type d'exposition : manipulation au laboratoire sans précaution, notamment en dehors d’un Poste de Sécurité Microbiologique (contact cutanéo-muqueux, inhalation d’aérosols, « sniffing » des cultures, inoculation accidentelle).
  • 9. www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Brucellose Page 4 / 5 Selon les caractéristiques du sujet exposé Prise en charge du sujet exposé Mesures prophylactiques Suivi médical Pour l'entourage du sujet exposé Démarche médico-légale Déclaration / signalement Liste des maladies à DO Réparation Accident du travail Maladie professionnelle Eléments de référence Immunité : RAS. Risques particuliers : femme enceinte. Pas de traitement prophylactique sauf cas particuliers (laboratoire, grosesse). Cas particulier du laboratoire : Certains proposent un traitement prophylactique après inoculation accidentelle ou manipulation au laboratoire sans précaution : association Doxycycline + Rifampicine 3 semaines. Répéter le sérodiagnostic de Wright sur 3 mois minimum. En cas de grossesse : Après avis spécialisé, traitement prophylactique éventuel : triméthoprime-sulfamétoxazole pendant 3 semaines et suivi particulier de la grossesse. Pas de contamination inter-humaine. Déclaration obligatoire oui Consultez le site Santé Publique France 1 1 http://invs.santepubliquefrance.fr/Espace-professionnels/Maladies-a-declaration-obligatoire/Liste-des-maladies-a-declaration-obligatoire Déclaration d'AT selon les circonstances d'exposition. Tableau Régime Général RG 24 Tableau Régime Agricole RA 6 Maladie hors tableau et fonction publique : selon expertise. CNR Centre national de référence - Laboratoire expert Brucella CNR Coordonnateur CHU de Nîmes Service de Microbiologie CHU Caremeau Place du Professeur Robert Debré 30 029 Nîmes Cedex 09 Nom du responsable : Dr David O'CALLAGHAN ou Pr Jean-Philippe LAVIGNE Secrétariat : 04 66 68 32 02 - fax : 04 66 68 42 54 Courriel : cnr.brucella@anses.fr // david.ocallaghan@univ-montp1.fr // Jean.philippe.lavigne@chu-nimes.fr 2 2 http://Jean.philippte.lavigne@chu-nimes.fr/
  • 10. www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Brucellose Page 5 / 5 Textes de référence Pas de texte de référence. Bibliographie Accès à la liste des CNR 2 http://Jean.philippte.lavigne@chu-nimes.fr/ Site CNR Brucella : en cours Consultez le site Santé Publique France 3 3 http://invs.santepubliquefrance.fr/Espace-professionnels/Centres-nationaux-de- reference/Liste-et-coordonnees-des-CNR 4 http://invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Zoonoses/Brucellose 5 http://www.invs.sante.fr/publications/2007/brucelloses_2002_2004/index.html 1 | Brucellose 4. Dossier thématique. Santé Publique France, 2017. 2 | Etude sur les brucelloses humaines en France métropolitaine 5, 2002-2004. Santé Publique France, 2007. 3 | Brucellose. In : Launay O, Piroth L, Yazdanpanah Y (Eds) - E. Pilly 2012. Maladies infectieuses et tropicales. 23ème édition. Paris : Vivactis Plus ; 2012 ; 292-94, 607 p. 4 | Acha PN, Szyfres B - Zoonoses et maladies transmissibles à l'homme et aux animaux. Volume 1 : bactéries et mycoses. 3 édition. Paris : Office international des épizooties, Organisation mondiale de la santé animale ; 2005 : 382 p. e 5 | Maurin M - La brucellose à l’aube du 21 siècle. Méd Mal Infect. 2005 ; 35 (1) : 6-16.e 6 | Pappas G, Akritidis N, Bosilkovski M, Tsianos E - Brucellosis. N Engl J Med. 2005 ; 352 (22) : 2325-36.
  • 11. www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Charbon Page 1 / 5 CharbonMise à jour de la fiche 09/2011 Agent pathogène Descriptif de l'agent pathogène Réservoir et principales sources d'infection Viabilité et infectiosité Données épidémiologiques Population générale Nom : Bacillus anthracis Synonyme(s) : Bactérie charbonneuse Type d'agent Bactérie Groupe de classement 3 Descriptif de l'agent : Bacille gram positif, aérobie, formant des spores et produisant une toxine très puissante. Type de réservoir Animal Environnement La terre et la végétation au sol contenant des spores (moutons se contaminant par la pâture…). De façon transitoire, animaux à sang chaud, particulièrement les herbivores et parmi eux, les moutons et les bovins pour les bactéries sous forme végétative. Un regain d’intérêt pour cette infection est lié à la possibilité de l’utilisation des spores bactériennes pour un acte de bioterrorisme. Principale(s) source(s) : Carcasses, abats, peau, cuirs, poils, laine, onglons… d’animaux contaminés. Sols contaminés par des spores. Poudre vectrice de spores en cas de bioterrorisme. Viande et lait d’animaux contaminés (exceptionnel). Vecteur : Pas de vecteur Viabilité, résistance physico-chimique : Le bacille survit peu hors d’un organisme humain ou animal, mais il peut former des spores (1 micron) particulièrement résistantes dans le milieu extérieur (plusieurs dizaines d’années). Infectiosité : 8 000 à 50 000 spores pour la voie respiratoire. La maladie est connue depuis l'antiquité. L'agent infectieux a été découvert en 1850. Maladie endémique dans certaines régions du globe où la surveillance vétérinaire est insuffisante, elle est rare et sporadique dans les pays industrialisés. Environ 2 000 cas de charbon cutané sont actuellement déclarés dans le monde chaque année. Aux Etats-Unis, 409 cas ont été déclarés de 1951 à 2000, dont 18 par inhalation. Quelques épidémies limitées ont été décrites en Afrique et en Asie : la dernière en août 2010 au Bangladesh a touché plus de 300 personnes. Environ 10 cas par an en Europe. Depuis fin 2009, 15 cas confirmés de maladie du charbon ont été signalés chez des consommateurs d'héroïne, 14 en Ecosse et 1 en Allemagne, dont 8 mortels. Depuis la réintroduction de la déclaration obligatoire en 2001 quatre cas de charbon cutané ont été notifiés en France : 1 cas importé en 2003 et 3 cas autochtones en 2008 chez des hommes adultes ayant dépecé et éviscéré une même vache charbonneuse. Le dernier cas mortel date de 1996 (l’origine de la contamination reste inconnue). Le charbon par inhalation est exceptionnel. Le charbon en tant qu’arme bactériologique : - En 1979, une épidémie massive de charbon d’inhalation se déclara à Sverdlosk (ex-URSS) à quelques kilomètres d’un centre militaire de recherche. L’épidémie, liée à la diffusion accidentelle d’un aérosol de moins d’un gramme de spores sèches du charbon, tua 68 personnes. - En 2001, aux Etats-Unis, des spores du Bacillus anthracis ont été intentionnellement distribuées par le système postal, causant 22 cas de charbon dont 5 décès.
  • 12. www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Charbon Page 2 / 5 Milieu professionnel Pathologie Nom de la maladie Transmission La maladie Des cas de charbon sont reconnus en maladie professionnelle en France au régime agricole : 1 cas en 2001, 3 en 2003, 5 respectivement en 2004 et 2005, alors qu’ aucun cas n’a été reconnu au régime général depuis 1999. Les CDC relatent entre 1955 et 1999, 236 cas de charbon dont 153 (65 %) étaient rapportés au travail de la laine ou de peaux d’animaux. Aux Etats-Unis, 18 cas ont été décrits de 1900 à 1978. La plupart sont survenus chez des professionnels de la laine ; 2 étaient des contaminations de laboratoire. Des cas ont également été décrits au Royaume-Uni chez les trieurs de laine au début du 20ème siècle. Enfin, on note des cas de charbon dus à l’utilisation ou la fabrication d’ instruments à percussion en cuir brut provenant d’Asie ou d’Afrique. En laboratoire : Cas en laboratoires d'analyse (médicales, vétérinaires...) publiés depuis 1985 : Aucun cas publié dans les laboratoires d’analyses depuis 1985. Cas en laboratoire de recherche publiés depuis 1985 : 1 cas d’anthrax cutané publié en 2002 dans un laboratoire de recherche américain suite à une coupure avec du matériel septique. Cas historiques publiés avant 1985 : De nombreux cas surtout dans les laboratoires de recherche : cutanés essentiellement mais aussi respiratoires, avant la fin des années 50, date à laquelle un vaccin humain a été introduit. Fièvre charbonneuse Synonyme(s) : Charbon bactéridien (« anthrax » chez les anglo-saxons). Mode de transmission : Le plus souvent, par contact de la peau préalablement lésée ou subissant une effraction (blessure, piqûre…). Par inhalation de spores : en cas de bioterrorisme, mais risque nul à négligeable lors d'un contact avec un animal charbonneux, en dehors de quelques situations très particulières générant un aérosol. Par voie digestive : ingestion de viande crue ou insuffisamment cuite d'animaux morts ou malades (viande d'une origine non contrôlée). Aucun cas documenté après la consommation exclusive de lait, même s'il est possible qu'un risque puisse exister. Période de contagiosité : Pas de transmission inter-humaine. Incubation : La durée d'incubation varie selon le mode de contamination, la dose infectieuse reçue, la virulence de la souche et l'état de santé préalable du sujet. - voie cutanée : 2 à 3 jours et jusqu’à 12 jours, - voie respiratoire : 1 à 5 jours et jusqu’à 60 jours (spores restant quiescentes dans les voies respiratoires), - voie digestive : 3 à 7 jours. Clinique : Forme cutanée : C'est la forme la plus connue. Elle concerne les zones cutanées habituellement exposées : mains, partie du membre supérieur non couverte par le vêtement de travail, visage et cou. Il s’ agit d’une petite vésicule ulcérante qui va suinter (liquide clair ou séro- sanglant). La lésion évolue vers une escarre noire, non douloureuse, plus ou moins creusante et souvent accompagnée d'un œdème. L'escarre se dessèche et tombe après 1 à 2 semaines. La lésion peut s'accompagner d'une lymphangite et/ou d'adénopathies. La forme cutanée répond bien à un traitement antibiotique oral (moins de 1 % de mortalité avec une antibiothérapie adaptée). Forme respiratoire : Elle concerne l'appareil pulmonaire le plus souvent mais on a aussi rapporté des formes laryngées et oro-laryngées. Elle fait suite à l'inhalation de spores qui vont germer dans un délai pouvant aller jusqu'à 60 jours, libérant des toxines provoquant hémorragies et nécrose tissulaire. Le début est assez banal : fièvre, gêne respiratoire, toux, céphalées, frissons, fatigue… Après un délai variable, apparaît une détresse respiratoire et un état de choc lié à un état septicémique. Méningite dans 50 % des cas. La radiographie pulmonaire est évocatrice avec l’apparition rapide d’un élargissement du médiastin. La létalité est importante (plus de 95 % - 97 % des cas) en l'absence d'un traitement précoce mis en place dès la première phase (l'impact du retard de la prophylaxie post-exposition ou du traitement sur la survie n’est pas connu mais la mortalité avec prise en charge ad hoc a été estimée à 75 %). Forme digestive : Elle est difficilement envisageable en milieu professionnel sauf en cas de défaillance de l'observation des règles d'hygiène élémentaires. Le taux de létalité est à 25 % - 60 % et l'effet d’une antibiothérapie précoce sur ce taux de létalité n'a pas été défini. Diagnostic : Isolement de Bacillus anthracis à partir de prélèvements cliniques (hémocultures, écouvillon cutané, LCR, dans l’oropharynx, dans des prélèvements pulmonaires).
  • 13. www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Charbon Page 3 / 5 Populations à risque particulier Immunité et prévention vaccinale Immunité naturelle Prévention vaccinale Que faire en cas d'exposition ? Définition d'un sujet exposé Conduite à tenir immédiate Isolement de Bacillus anthracis à partir de prélèvements cliniques (hémocultures, écouvillon cutané, LCR, dans l’oropharynx, dans des prélèvements pulmonaires). Dans la forme cutanée, le bacille est présent en grande quantité au niveau des lésions cutanées de charbon, mis en évidence par coloration de Gram, par des tests d’immunofluorescence directs, et par culture. Confirmation du diagnostic possible par PCR (résultats dans les 24h après réception). La sérologie (recherche d'anticorps dirigés cont re B. anthracis) n'a d'intérêt diagnostic que rétrospectif. Le Centre National de Référence (CNR) à l'Institut Pasteur de Paris et le laboratoire associé au CNR (Anses Maisons Alfort) réalisent la PCR et l'antibiogramme des souches. La sérologie est effectuée à l'Institut Pasteur. Traitement : Bacillus anthracis est habituellement sensible aux pénicillines, à la doxycycline, aux fluoroquinolones. Bien que rare, la résistance à la pénicilline est trouvée pour 3 à 12 % des souches. La pénicilline ne doit donc être utilisée qu’en deuxième intention en fonction du résultat de l’antibiogramme. Les antibiotiques sont efficaces sur les formes germinatives ou végétatives du B. anthracis, mais non sur les spores. Par conséquent, le développement de la maladie après inhalation de spores ne peut être empêché que par un traitement antibiotique prolongé. Terrain à risque accru d'acquisition : Non défini. Terrain à risque accru de forme grave : Inconnu. Cas particulier de la grossesse : Pas de donnée. Très peu documentée (on peut trouver des anticorps anti-toxines dans le bétail dans les régions endémiques). Vaccin disponible oui Aucun vaccin à usage humain n'est disponible en France. Il existe aujourd'hui un vaccin acellulaire, mis au point dans les années soixante aux Etats-Unis et au Royaume-Uni recommandé dans certains pays pour les professionnels particulièrement exposés. Immunite vaccinale : La durée d’efficacité des vaccins actuellement utilisés chez les humains n’est pas connue. Les données sur les animaux suggèrent que la durée d’efficacité pourrait être de 1-2 ans (un rappel est pratiqué tous les ans). Personne : - ayant manipulé des animaux infectés vivants ou morts, leurs carcasses ou leurs sous produits (laine contaminée par des spores ou travaux dans les « champs maudits »), - ou exposée à une poudre suspecte (ouverture de courrier contaminé…) pouvant contenir des spores de charbon dans le cadre d’un acte de bioterrorisme. Principales professions concernées : Travail au contact d’animaux vivants (éleveurs, vétérinaires…) ou morts (employés des abattoirs, les mégisseries, équarrisseurs, bouchers). Professionnels qui travaillent avec la laine, les soies, les poils ou les cuirs d’animaux possiblement infectés. Professions en contact avec des sols contaminés ( « champs maudits » ) : travaux publics… Personnels de laboratoires vétérinaires. Cas particulier du bioterrorisme : personnes en charge du courrier dans les entreprises ou les services postaux, mais peut prendre bien d’autres formes. Se laver les mains et les avant-bras avec de l’eau et du savon, puis si nécessaire se laver le visage ou toute autre partie du corps qui a pu être exposée. Sécher par tamponnement avec du papier absorbant qui est ensuite jeté dans un conteneur pour déchets contaminés. En cas de bioterrorisme, respecter les consignes détaillées dans ce guide 1. 1 http://social-sante.gouv.fr/IMG/pdf/guide_pct.pdf
  • 14. www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Charbon Page 4 / 5 Evaluation du risque Selon les caractéristiques de la source et le type d'exposition Prise en charge du sujet exposé Mesures prophylactiques Suivi médical Pour l'entourage du sujet exposé Démarche médico-légale Déclaration / signalement Réparation Accident du travail Maladie professionnelle Produits biologiques : - animaux vivants ou morts du charbon : leurs carcasses ou leurs sous produits venant de pays d’endémie, sols contaminés, - quantité du micro-organisme dans l’ environnement, - sa présence dans un échantillon d’air ou de surface. Type d'exposition : - contact cutané à travers une peau lésée, inhalation. Spécificité de l'exposition au laboratoire : Culture ou surfaces contaminées par des spores (manipulations dans des laboratoires spécialisés avec confinement L3 ont réduit le risque). Mise en route d’un traitement antibiotique prophylactique, idéalement dans les 24 heures : ciprofloxacine ou doxycycline en première intention. L’ amoxicilline peut être utilisée en relais chez la femme enceinte si l'antibiogramme de la souche en circulation dans le foyer est connu. En cas de soins à des patients atteints de charbon, le traitement n'est pas recommandé pour le personnel soignant ou pour le personnel de la morgue si les précautions standard sont respectées. Rappelons qu'il n'y a pas de transmission interhumaine. La durée de l’antibiothérapie est fonction du type d’exposition : en cas d'exposition par inhalation : du fait de la persistance potentielle des spores après une possible exposition par aérosol, la prophylaxie devrait être poursuivie pendant au moins 30 jours et, malgré l’ absence des données claires, une antibiothérapie plus longue (jusqu'à 60 jours) pourrait être indiquée. Des indications précises pour chaque modalité d'exposition sont disponibles dans les "Recommandations thérapeutiques pour la prise en charge des patients exposés à Bacillus anthracis dans des circonstances naturelles" de la SPILF (p16). Le suivi médical permet d’adapter l’antibioprophylaxie en fonction des résultats des prélèvements, de prendre les décisions adaptées en fonction de ses effets indésirables, de détecter éventuellement l’apparition de signes cliniques et pour une prise en charge psychologique des victimes, notamment dans les cas de bioterrorisme. Le rythme minimal de consultations est : - < 48 heures après le démarrage de l’antibioprophylaxie ; - puis une fois par semaine. En cas de grossesse : Des trois antibiotiques principaux utilisés contre le charbon l'Amoxicilline est le seul sans aucune contre-indication (sauf antécédent d’allergie) en cours de grossesse mais ne peut être utilisé qu’en cas de souche sensible. Le charbon étant une maladie mortelle, les bénéfices attendus d'un traitement par Ciprofloxacine ou Doxycycline dépassent le risque potentiel pour le fœtus. Néant. Déclaration obligatoire oui Consultez le site Santé Publique France 2. 2 http://invs.santepubliquefrance.fr/Espace-professionnels/Maladies-a-declaration-obligatoire/Liste-des-maladies-a-declaration-obligatoire Déclaration d'AT selon les circonstances d'exposition : contact sur le lieu de travail avec des enveloppes suspectes pouvant contenir des spores de charbon dans le cadre d'un acte de bioterrorisme par exemple.
  • 15. www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Charbon Page 5 / 5 Eléments de référence Textes de référence Stratégies de réponse face à une menace d'agression par les agents de la peste, du charbon ou de la tularémie 4. Guide Peste Charbon Tularémie "PCT". Annexe au plan BIOTOX. Ministère chargé de la santé, 2007. 4 http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/guide_pct.pdf Décret du 1 octobre 1913 portant rap pour l'exécution du livre II du Code du travail en ce qui concerne les mesures particulières d'hygiène applicables dans les établissements dont le personnel est exposé à l'infection charbonneuse. J Off Répub Fr. 1913 ; 277, 12 octobre 1913 : 8999. Décret du 28 septembre 1937 modifiant le décret du 1er octobre 1913 portant réglement d'administration publique relatif aux mesures particulières d'hygiène applicables dans les établissements dont le personnel est exposé à l'infection charbonneuse. J Off Répub Fr. 1937 ; 229, 2 octobre 1937 : 11215. Arrêté du 26 juillet 1938 approuvant les termes d’une affiche relative aux dangers de l’infection charbonneuse. J Off Répub Fr. 1938 ; 183, 6 août 1938 : 9312. Piroth L, Leroy J, Rogeaux O, Stahl JP et al. - Recommandations thérapeutiques pour la prise en charge des patients exposés à Bacillus anthracis dans des circonstances naturelles 5. SPILF, 2010. 5 http://www.infectiologie.com/UserFiles/File/medias/_documents/consensus/CHARBON-recommandations.pdf Bibliographie Tableau Régime Général RG 18 Tableau Régime Agricole RA 4 Maladie hors tableau et fonction publique : selon expertise. CNR Accès à la liste des CNR Centre national de référence - Laboratoire expert Charbon Institut de Recherche Biomédicale des Armées (IRBA) DGA MNRBC / PLATLAB 5 rue Lavoisier 91 710 VERT-LE-PETIT Nom du responsable : Pr Eric VALADE Tél. : 01 69 90 84 34 - 01 69 90 82 60 - 01 78 65 10 68 / 06 30 55 70 15 Courriel : cnrlecharbon.irba@defense.gouv.fr // eric1.valade@intradef.gouv.fr Site CNR le Charbon : http://www.ecole- valdegrace.sante.defence.gouv.fr/rubriques-complementaires/irba-cnr/charbon Consultez le site Santé Publique France 3 3 http://invs.santepubliquefrance.fr/Espace-professionnels/Centres-nationaux-de- reference/Liste-et-coordonnees-des-CNR er 6 http://www.ansm.sante.fr/S-informer/Presse-Communiques-Points-presse/Cas-groupes-de-maladie-du-charbon-chez-des-consommateurs-d-heroine-en-Ecosse-et-en- Allemagne-Communique 1 | Mailles A, Alauzet C, May T, Mock M et al. - Cas groupés de charbon cutané humain en Moselle - Décembre 2008. Saint-Maurice : InVS ; 2010 : 4 p. 2 | Inhalation anthrax associated with dried animal hides. Pennsylvania and New-York City, 2006. MMWR Morb Mortal Wkly Rep. 2006 ; 55 (10) : 280-82. 3 | Bayeux-Dunglas MC, Balty I, Le Bâcle C - Le charbon : une maladie professionnelle « oubliée » devenue menace bioterroriste. Dossier médico-technique TC 84. Doc Méd Trav. 2001 ; 88 : 375-87. 4 | Cas groupés de maladie du charbon chez des consommateurs d'héroïne en Écosse et en Allemagne 6. Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM), 2010.
  • 16. www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Chikungunya Page 1 / 6 ChikungunyaMise à jour de la fiche 06/2016 Agent pathogène Descriptif de l'agent pathogène Réservoir et principales sources d'infection Viabilité et infectiosité Données épidémiologiques Population générale Nom : Virus Chikungunya Synonyme(s) : CHIKV, VCHIK Type d'agent Virus Groupe de classement 3 Descriptif de l'agent : Arbovirus de la famille des Togaviridae, du genre Alphavirus, appartenant au complexe antigénique Semliki Forest (avec, entre autres, les virus Ross River et O'nyong- nyong). Il existe plusieurs lignées, est-sud-africain, ouest-africain et asiatique, différenciables uniquement par l'analyse du génome viral. Type de réservoir Animal Homme Réservoir humain en milieu urbain et en période épidémique. Réservoir animal : - moustiques ; - cycle naturel (moustiques/singes) en milieu forestier, principalement en Afrique tropicale forestière. Principale(s) source(s) : Le sang est le principal produit biologique où le virus circule mais ce dernier peut aussi être retrouvé lors de la phase virémique dans d'autres liquides biologiques, dont le LCR. Vecteur : Moustique femelle du genre Aedes, principalement A. aegypti et A. albopictus (ce dernier étant présent en France métropolitaine).Le moustique joue à la fois le rôle de vecteur et de réservoir : n'étant pas significativement affecté par le virus, il reste infecté et donc infectant toute sa vie. Il acquiert le virus en piquant une personne infectée, et devient compétent pour une transmission virale après 3 à 4 jours. Viabilité, résistance physico-chimique : Viabilité à l'extérieur de l'hôte : inconnue Inactivation par la dessiccation et des températures supérieures à 58°C. Sensibilité aux antiseptiques : pas de données spécifiques sur le VCHIK, mais les caractéristiques valables pour la plupart des virus à enveloppe lipidique sont considérées comme extrapolables au VCHIK : sensibilité à l'éthanol à 70 %, à l'hypochlorite de sodium, au glutaraldéhyde, au formaldéhyde, aux phénoliques, aux iodophores et aux composés d'ammonium quaternaire. Infectiosité : Dose infectante inconnue. Depuis sa découverte en 1953 en Tanzanie, le VCHIK a été régulièrement responsable de poussées épidémiques, en Afrique comme en Asie. Depuis une dizaine d'années, augmentation de l'activité " visible " de l'arbovirus, avec plusieurs épidémies successives de grande ampleur - importante épidémie en 2005-2006 dans les îles de l'océan indien (Comores, la Réunion, Mayotte, Seychelles, Maurice), originaire du Kenya, puis rapidement sur le sous-continent indien à compter de la même période, dont l'Inde où près de 1 300 000 personnes ont été touchées à compter de 2006. Lors de cette épidémie dans l'océan indien de 2005-2006, près de 244 000 personnes ont été touchées sur l'île de la Réunion, soit 1/3 de la population locale, témoignant d'un taux d'attaque de 35 %. La transmission a impliqué ici de façon majeure le moustique A. albopictus, une mutation du virus (A226V) survenue en début d'épidémie lui ayant conféré une meilleure adaptation à son hôte vecteur ; - très importante épidémie ayant débuté fin 2013, dans les îles des Caraïbes (souche virale à l'origine : souche asiatique), puis ayant diffusé e, 2014-2015 à toute
  • 17. www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Chikungunya Page 2 / 6 Milieu professionnel Pathologie Nom de la maladie Transmission La maladie - très importante épidémie ayant débuté fin 2013, dans les îles des Caraïbes (souche virale à l'origine : souche asiatique), puis ayant diffusé e, 2014-2015 à toute l'Amérique latine, occasionnant plus de 1 700 000 cas. Il est à noter qu'une 2è souche virale (souche est-centre-sud africiane) a contribué à cette épidémie à partir du Brésil. Cette épidémie reste actuellement active, particulièrement en Amérique Centrale et dans le Nord-Ouest de l'Amérique du Sud ; - épidémie fin 2014 - début 2015 dans le Paxifique, ayant touché en particulier la Polynésie Française et, à un moindre degré, la Nouvelle Calédonie. Entre juillet 2006 (date de l'entrée en vigueur de la déclaration obligatoire) et décembre 2013, 116 cas ont été déclarés à Santé Publique France en métropole, mais ce chiffre est monté à 489 cas en 2014. Pour 2015, les données de la surveillance renforcée retrouvent 30 cas importés confirmés pour la periode de mai à novembre dans les départements colonisés par A. Albopictus sous surveillance. Tous ces cas témoignent de l'exposition de voyageurs dans des zones épidémiques et donc de cas importés. Des cas autochtones ont pu être mis en évidence en Europe à trois reprises : - Une épidémie en août 2007 dans le nord de l'Italie (en Emilie Romagne, dans la province de Ravenne), responsable de 259 cas (cas index revenu d'Inde) ; - Deux cas autochtones en septembre 2010 dans le sud de la France, dans le Var (cas index revenu d'Inde) ; - douze cas autochtones (dont 11 confirmés) en octobre 2014 à Montpellier, dans le sud de la France (cas index revenu du Cameroun). La plupart des expositions professionnelles sont anciennes : une quarantaine de cas aurait été documentée avant les années 1980. Il s'agissait dans tous les cas de "contaminations de laboratoire". Dans certains cas, la contamination "de laboratoire" ne semble pas formelle (laboratoire en zone endémo-épidémique ne permettant pas d'exclure une contamination "naturelle" par un moustique vecteur). Des expositions professionnelles par accident d'exposition au sang (piqûre accidentelle...) à partir d'un patient virémique sont probablement survenues pendant l'épidémie de la Réunion en 2005-2006, mais le contexte épidémique local à l'époque avec un taux d'attaque important a interdit toute confirmation de cas suspects de ce type. A noter un cas autochtone de transmission probable de la maladie à une infirmière dans le Sud de la France en 2006, à partir d'un patient infecté revenant de la Réunion. En laboratoire : Cas en laboratoire d'analyses (médicales, vétérinaires...) publiés depuis 1985 : Pas de cas retrouvés depuis 1985 dans la littérature médicale. Cas en laboratoire de recherche publiés depuis 1985 : 1 cas publié dans un laboratoire de recherche de l'armée américaine (sur une période de 14 ans de 1989 à 2002), 1 cas en France (non publié) dans une unité de recherche en entomologie - arbovirologie. Cas historiques publiés avant 1985 : Une quarantaine de cas retrouvés dans la littérature antérieure à 1980, dans des laboratoires, dont le mode de contamination n'est pas toujors bien décrit dans les recueils disponibles. Dans un certain nombre de cas, il semble que les contaminations aient pu se produire par le biais d'aérosols contenant du virus, avant l'avènement de la manipulation dans des enceintes sécurisées. Par ailleurs, plusieurs descriptions existent de transmission à la suite d'accidents d'exposition percutanés à du sang ou des fluides biologiques contenant du virus pour divers alphavirus. Chikungunya (= "maladie de l'homme courbé") Synonyme(s) : Infection au virus Chikungunya ; "Chik" Mode de transmission : La principale voie de transmission est celle par piqûre de moustique. Néanmoins, d'autres modalités plus rares ont été mises en évidence : accident d'exposition au fluide biologique d'un moustique infecté, par piqûre avec du matériel utilisé pour disséquer le moustique (données non encore publiées), sans "piqûre de moustique" authentique, accident exposant au sang avec un patient virémique, avec un seul cas décrit en France de transmission probable à une infirmière en 2006 à partir d'un patient infecté, transmission materno-foetale par passage transplacentaire lorsque l'infection de la mère survient à proximité du terme. Aucune transmission par transfusion, pourtant théoriquement possible en cas de donneur virémique, n'a été mise en évidence de façon formelle. Période de contagiosité : La virémie est en moyenne de 7 jours à partir du début des signes cliniques, avec des cas décrits exceptionnels jusqu'à 12 jours. Incubation : de 1 à 12 jours. Habituellement entre 2 et 6 jours. Clinique : Les infections asymptomatiques sont rares : seulement 3 à 25 % des personnes ayant un profil sérologique d'infection aiguë n'ont aucun symptôme évident. Forme typique : Fièvre élevée de début brutal, associée à des myalgies, des céphalées, une asthénie, et surtout des polyarthralgies (avec parfois arthrite clinique)
  • 18. www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Chikungunya Page 3 / 6 Populations à risque particulier Immunité et prévention vaccinale Immunité naturelle Prévention vaccinale Que faire en cas d'exposition ? Définition d'un sujet exposé Forme typique : Fièvre élevée de début brutal, associée à des myalgies, des céphalées, une asthénie, et surtout des polyarthralgies (avec parfois arthrite clinique) intenses, invalidantes (quasi-constantes), pouvant toucher toutes les articulations, principalement les petites articulations et à une éruption cutanée (40 à 50 % des cas, le plus souvent un rash maculo-papuleux, parfois prurigineux). Parfois signes digestifs. Disparition des signes clinique en 1 à 2 semaines, à l'exception des arthralgies qui peuvent persister pendant des mois (de même que l'asthénie) voire parfois des années, ce d'autant que le sujet est plus âgé, pouvant concerner 10 % des patients 3 à 5 ans après l'épisode initial. Cette phase arthralgique chronique est marquée par des périodes d'accalmie et d'aggravation des douleurs, sources de diminution de la qualité de vie. Formes atypiques sévères : Décrites, particulièrement chez les personnes âgées ou présentant des pathologies sous-jacentes et chez les nouveau-nés : formes neurologiques : encéphalites, méningo-encéphalites, syndromes de Guillain-Barré, formes cutanées sévères : éruptions bulleuses, particulièrement chez de tout jeunes enfants, formes avec hépatite fulminante, où le rôle du virus ne semble pas univoque : rôle très probable des médicaments (paracétamol), de l'alcool (terrain éthylique), formes cardiaques : rares myocardites, formes hémorragiques : rares (par opposition à la dengue). Létalité : 1/1000 à la Réunion en 2005-2006, le plus souvent chez des personnes âgées, avec une ou plusieurs pathologies sous-jacentes, ou chez des nouveau-nés. Diagnostic : Le diagnostic repose à la phase aiguë sur des méthodes directes ou indirectes, sur prélèvement sanguin, d'intérêt différent selon la date de début de la maladie. Les méthodes directes comprennent la recherche de virus par culture ou surtout de son génome par RT-PCR, d'autant plus aisée que la virémie atteint souvent des titres élevés (souvent supérieurs à 8 Log équivalents copies par ml dès le début de la phase symptomatique). Elles trouvent leur indication (particulièrement la RT-PCR) chez un patient symptomatique depuis 7 jours au maximum. Les méthodes indirectes incluent la recherche d'IgM et d'IgG par sérologie ELISA : les IgM apparaissent en général entre 2 à 6 jours après le début de la phase aiguë. Elles restent en général positives pendant 3 à 4 mois, mais des positivités plus prolongées (24 mois) ont pu être observées ; les IgG apparaissent plus tardivement, en général après 5 ou 10 jours, et vont persister durablement. L'interprétation des résultats sérologiques doit prendre en compte la réactivité antigénique croisée entre les membres du genre Alphavirus, principalement du complexe antigénique Semliki Forest. Le diagnostic de certitude repose (outre le contexte clinique) sur la mise en évidence d'une virémie (par méthode directe) ou d'une séroconversion (par méthode indirecte), ce qui impose le plus souvent la réalisation d'un 2ème prélèvement à distance, surtout en présence initialement d'IgM isolées (il existe des réactions non spécifiques, notamment en IgM). Traitement : Aucun traitement spécifique n'est efficace in vivo, même si un certain nombre ont montré une efficacité in vitro (ribavirine, interféron, chloroquine...). Seules les immunoglobulines spécifiques se sont avérées efficaces in vivo dans un modèle animal, traitement jamais évalué chez l'homme cependant. Le traitement est donc symptomatique à la phase aiguë (antalgiques, antipyrétiques), puis le cas échéant à la phase subaiguë-chronique (antalgiques, AINS), en veillant, pour l'emploi de ces médicaments, à éviter tout surdosage susceptible d'aggraver le tableau clinique. Terrain à risque accru d'acquisition : Néant Terrain à risque accru de forme grave : Sujets âgés, particulièrement les personnes de plus de 65 ans. Personnes présentant une pathologie sous-jacente (insuffisance d'organe, diabète, déficit immunitaire...) Nouveau-nés Cas particulier de la grossesse : Chez la femme enceinte infectée, le risque de transmission verticale n'est présent que si l'infection à lieu à proximité du terme de la grossesse, avec un risque de survenue d'une infection congénitale sévère chez l'enfant né. Une étude des femmes enceintes infectées pendant leur grossesse pendant l'épidémie de la Réunion de 2005-2006, n'a pas permis de mettre en évidence d'effet notable sur la grossesse (pas de surrisque de prématurité) ou le foetus (pas de surrisque malformatif) en cas d'infection à distance du terme. Les IgG induites par l'infection aiguë ont un caractère neutralisant qui confère une immunité protectrice anti-virale durable censée prévenir d'une nouvelle infection à un virus Chikungunya. Vaccin disponible non Pas de vaccin disponible
  • 19. www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Chikungunya Page 4 / 6 Conduite à tenir immédiate Evaluation du risque Selon les caractéristiques de la source et le type d'exposition Selon les caractéristiques du sujet exposé Prise en charge du sujet exposé Mesures prophylactiques Suivi médical Personne victime d'une piqûre de moustique, soit à l'occasion d'une mission en zone d'endémo-épidémie, soit dans un laboratoire de recherche. Personne victime d'un accident exposant au sang : contact accidentel avec du sang portentiellement contaminant (patient présentant un tableau clinique évocateur de Chikungunya et potentiellement en phase virémique), suite à une effraction cutanée (piqûre, coupure...) ou potentiellement une projection sur une muqueuse (conjonctive, bouche) ou sur une peau lésée (plaie, crevasse, dermatose...). Plus rarement, personne victime d'un accident exposant aux fluides biologiques d'un moustique infecté en laboratoire de recherche, suite à une effraction cutanée. Principales professions concernées : Missions en zone d'endémo-épidémie pour le VCHIK. Soins à des patients infectés en milieu familial ou de soins. Personnels des laboratoires de biologie médicale manipulant des prélèvements sanguins de patients potentiellement virémiques. Personnels de laboratoires de recherche manipulant des prélèvements sanguins virémiques ou des moustiques infectés. Soins après un accident d'exposition à risque viral : 1 | En cas d'effraction cutanée ou de projection sur la peau : nettoyer à l'eau et au savon puis rincer abondamment, compléter par une désinfection, de préférence avec un produit chloré : hypochlorite de sodium (eau de Javel à 2,6 % de chlore actif diluée au 1/5ème ou solution de Dakin). Laisser agir au moins 5 minutes. 2 | En cas de projection sur le visage ou les yeux : rincer abondamment avec de l'eau ou du sérum physiologique. 3 | Consulter un médecin référent ou un médecin de garde aux urgences le plus tôt possible. Source : un sujet est habituellement virémique en moyenne pendant 7 jours après l'apparition des symptômes. produit biologique à l'origine de l'exposition : sang (virémie pouvant être importante, > 10 p8 équivalents copies / ml), LCR fluide biologique d'un moustique infecté Type d'exposition : par analogie avec d'autres virus, le risque de transmission est plus important en cas de blessure profonde, de piqûre avec une aiguille creuse et notamment avec une aiguille ayant servi à un geste en intra-veineux ou intra-artériel. Compte-tenu de la forte virémie pendant la phase aiguë de l'infection, une projection de sang sur peau lésée ou sur une muqueuse représente une circonstance potentiellement suffisante pour transmettre l'infection. Spécificité de l'exposition au laboratoire : Source - Produit biologique : sang, LCR. Tissus, moustiques infectés ou fluides biologiques du moustique infecté. - type d'exposition : en plus de celles décrites plus haut (piqûre de moustique infecté, accident d'exposition percutané / muqueux à du sang ou des fluides biologiques (homme, moustique) contenant du virus), l'inhalation d'aérosols contenant du virus peut représenter une source potentielle d'infection. Le port d'équipement de protections individuelles (gants, lunettes...) permet de diminuer le risque de transmission. Au laboratoire : importance du respect des mesures de confinement (notamment poste de sécurité microbiologique) en plus des équipements de protection individuelle. Aucune mesure prophylactique n'est possible à titre individuel, bien que la preuve de concept de l'intérêt des immunoglobulines spécifiques en post-exposition ait été faite sur un modèle animal. Au plan du risque collectif, en cas d'exposition avérée et d'habitat dans la zone d'implantation de l'espèce de moustique Aedes albopictus, mesures de protection personnelle antivectorielle (moustiquaire, vêteùents longs, répulsifs) pour limiter le risque de transmission à des moustiques vecteurs locaux, particulièrement en période estivale et automnale. Surveillance clinique pendant 12 jours, correspondant au délai d'incubation maximal, pour dépister l'apparition de symptômes compatibles avec l'infection. En cas de grossesse : Si une grossesse est en cours, un avis spécialisé est indispensable. Les données concernant les cas de Chikungunya pendant la grossesse plaident cependant en
  • 20. www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Chikungunya Page 5 / 6 Pour l'entourage du sujet exposé Démarche médico-légale Déclaration / signalement Liste des maladies à DO Réparation Accident du travail Maladie professionnelle Non Non Eléments de référence Si une grossesse est en cours, un avis spécialisé est indispensable. Les données concernant les cas de Chikungunya pendant la grossesse plaident cependant en faveur d'un risque limité en dehors de la période précédant le terme. Aucun conseil particulier : pas de risque pour l'entourage du sujet exposé. Si ce dernier habite en zone d'implantation du moustique A. albopictus, des mesures de protection personnelle antivectorielle pour la personne exposée sont nécessaires pour éviter la transmission vectorielle à l'entourage. Déclaration obligatoire oui Maladie à déclaration obligatoire depuis juillet 2006 (épidémie survenue dans les îles de l'océan indien). - Dans les zones d'implantation d'Aedes albopictus, où ce dernier est susceptible d'entraîner une épidémie de cas autochtones, signalement de tout cas suspect de Chikungunya (= mise en évidence d'une fièvre > 38.5° d'apparition brutale et de douleurs articulaires invalidantes, en l'absence de tout autre point d'appel infectieux), du 1er mai au 30 novembre (période d'activité du vecteur) à l'Agence Régionale de Santé (ARS), associée à une demande de confirmation biologique accélérée au CNR des arbovirus, en vue d'une investigation rapide. Seuls les cas confirmés (cas suspects + confirmation IgM positives ou RT-PCR positive ou isolement viral) font l'objet d'une déclaration obligatoire à l'InVS, qu'ils soient importés ou autochtones. - Pour l'ensemble du territoire métropolitain, signalement et déclaration obligatoire de tout cas confirmé. Consultez le site Santé Publique France 1 1 http://invs.santepubliquefrance.fr/Espace-professionnels/Maladies-a-declaration-obligatoire/Liste-des-maladies-a-declaration-obligatoire Déclaration d'AT selon les circonstances d'exposition. Tableau Régime Général Tableau Régime Agricole Maladie hors tableau et fonction publique : selon expertise. CNR Centre national de référence Arbovirus CNR Coordonnateur Institut de Recherche Biomédicale des Armées (IRBA) Équipe résidente de recherche en infectiologie tropicale (ERRIT) Unité des Arbovirus HIA Laveran CS 50004 13 384 MARSEILLE Cedex 13 Nom du responsable : Dr Isabelle LEPARC-GOFFART Tél. : 04 91 61 79 00 - Secrétariat : 04 91 61 79 10 - Fax : 04 91 61 75 53 Courriel : isabelle.leparcgoffart@gmail.com - CNRarbovirus@irba.fr CNR Laboratoires Associés Institut Pasteur de la Guyane Laboratoire de virologie 23 avenue Pasteur BP 6010 97 306 CAYENNE Cedex Nom du responsable : Dr Dominique ROUSSET Tél. : 05 94 29 26 09 - Laboratoire : 05 94 29 58 27 - Secrétariat : 05 94 29 58 16 - Fax : 05 94 29 58 09
  • 21. www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Chikungunya Page 6 / 6 Textes de référence Circulaire n° DGS/RI1/2012/163 du 17 mai 2010 relative aux modalités de mise en oeuvre du plan anti-dissémination du chikungunya et de la dengue en métropole 4. Ministère chargé de la santé, 2010. 4 http://circulaire.legifrance.gouv.fr/index.php?action=afficherCirculaire&hit=1&r=31164 Circulaire DGS/SD5C n° 2006-310 du 10 juillet 2006 relative à la transmission obligatoire de données individuelles à l'autorité sanitaire en cas de diagnostic de chikungunya 5 sur le territoire métropolitain et dans les départements français d'Amérique (DFA). Ministère chargé de la santé. 5 http://circulaire.legifrance.gouv.fr/index.php?action=afficherCirculaire&hit=1&r=8870 Bibliographie Accès à la liste des CNR 29 58 09 Courriel : drousset@pasteur-cayenne.fr CHU Saint Denis de la Réunion Laboratoire de Microbiologie CHU Felix Guyon Allée des Topazes CS 11021 97 405 SAINT-DENIS Cedex Nom du responsable : Dr Marie-Christine JAFFAR-BANDJEE Tél. : 02 62 90 59 34 - Secrétariat : 02 62 90 62 60 - Fax : 02 62 90 53 38 ou 50 54 Courriel : marie-christine.jaffarbandjee@chu-reunion.fr 2 2 mailto:marie-christine.jaffarbandjee@chr-reunion.fr Site CNR Arbovirus : http://www.ecole- valdegrace.sante.defense.gouv.fr/rubriques-complementaires/irba-cnr/arbovirus Consultez le site Santé Publique France 3 3 http://invs.santepubliquefrance.fr/Espace-professionnels/Centres-nationaux-de- reference/Liste-et-coordonnees-des-CNR 6 http://invs.santepubliquefrance.fr//Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Maladies-a-transmission-vectorielle/Chikungunya 1 | Burt FJ, Rolph MS, Rulli NE, Mahalingam S et al. - Chikungunya : a re-emerging virus. Lancet 2012 ; 379 (9816) : 662-71. 2 | Desprès P - Sur le risque de propagation de la dengue et du Chikungunya en Europe du Sud. Feuill Biol. 2012 ; 304 : 39-52. 3 | Fritel X, Rollot O, Gerardin P, Gauzere BA et al. - Chikungunya virus infection during pregnancy, Reunion, France, 2006. Emerg Infect Dis. 2010 ; 16 (3) : 418-25. 4 | Grandadam M, Caro V, Plumet S, Thiberge JM et al. - Chikungunya virus, southeastern France. Emerg Infect Dis. 2011 ; 17 (5) : 910-13. 5 | Chikungunya 6. Dossier thématique. Santé Publique France, 2012. 6 | La Ruche G, Dejour-Salamanca D, Debuyne M, Leparc-Goffart I et al. - Surveillance par les laboratoires des cas de dengue et de chikungunya importés en France métropolitaine 2008-2009. Bull Épidémiol Hebd. 2010 ; 31-32 : 325-29. 7 | Pialoux G, Gaüzère PA, Jauréguiberry S, Strobel M - Chikungunya, an epidemic arbovirosis. Lancet Infect Dis. 2007 ; 7 (5) : 319-27. 8 | Staikowsky F, Talarmin F, Grivard P, Souab A, Schuffenecket I, et al. - Prospective study of Chikungunya Viral Acute Infection in the Island of La Réunion during the 2005-2006 Outbreak. PLoS One. 2009 ; 4 (10) : e7603. 9 | Parola P, De Lamballerie X, Jourdan J, Rovery C et al. - Novel chikungunya virus variant in travelers returning from Indian Ocean Islands. Emerg Infect Dis 2006 ; 12 (10) : 1493-99. 10 | Rusnak JM, Kortepeter MG, Aldis J, Boudreau E - Experience in the medical management of potential laboratory exposures to agents of bioterrorism on the basis of risk assessment at the United States Army Medical Research Institute of Infectious Diseases (USAMRIID). J. Occup Environ Med 2004 ; 46 (8) : 801-11.
  • 22. www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Conjonctive à adénovirus Page 1 / 4 Conjonctive à adénovirusMise à jour de la fiche 03/2012 Agent pathogène Descriptif de l'agent pathogène Réservoir et principales sources d'infection Viabilité et infectiosité Données épidémiologiques Population générale Milieu professionnel Pathologie Nom : Adénovirus Synonyme(s) : Famille des Adenoviridae Type d'agent Virus Groupe de classement 2 Descriptif de l'agent : 51 sérotypes humains répartis en 6 groupes (de A à F). Seuls les sérotypes 3, 8, 19, 37 responsables de kérato-conjonctivites sont traités dans cette fiche. Mais il est à noter que : - des atteinte pédiatriques sont occasionnées par les sérotypes 2, 4, 6 sous forme de conjonctivites folliculaires et par les sérotypes 4 et 7 sous forme de fièvres pharyngoconjontivales ; - des adénovirus sont responsables d'infections respiratoires : endémiques (sérotypes 1, 2, 5, 6) et épidémiques communautaires (sérotypes 4, 7, 14, 21) ; - et que les sérotypes 40 et 41 occasionnent des diarrhées. Type de réservoir Homme Vecteur : Pas de vecteur. Viabilité, résistance physico-chimique : Virus non enveloppé capable de résister dans l'environnement : avec une durée de vie de 7 jours à 5 semaines en atmosphère sèche et de l'ordre de 20 jours en milieu humide (par exemple dans un flacon de collyre). Résistant au froid (qui peut augmenter sa durée de vie). Détruit par la chaleur (90°C pendant 5 minutes ou 56°C pendant 30 minutes). Détruit par l'hypochlorite de sodium à 0,5 %, le glutaraldéhyde à 2 % et le dodécyl sulfate de sodium à 0,25 % - mais potentiellement résistant à l'éthanol à 70°. Infectiosité : Forte infectiosité. Le virus a une affinité particulière pour les ganglions lymphatiques. La contagiosité explique le caractère épidémique. Recrudescence en automne et hiver. Dans près de 50 % des épisodes épidémiques rapportés en milieu de soins, au moins un membre du personnel soignant devient infecté ( 2). En laboratoire : Cas en laboratoire d'analyse (vétérinaires, médicales...) publiés depuis 1985 : Pas de donnée. Cas en laboratoire de recherche publiés depuis 1985 : Pas de donnée. Cas historiques publiés avant 1985 : Quelques cas signalés.
  • 23. www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Conjonctive à adénovirus Page 2 / 4 Nom de la maladie Transmission La maladie Populations à risque particulier Immunité et prévention vaccinale Immunité naturelle Conjonctivite et kérato-conjonctivite à adénovirus. Synonyme(s) : Kérato-conjonctivite virale. Mode de transmission : Transmission par exposition des muqueuses oculaires à : - des gouttelettes de Pflügge (toux, éternuement, parole...) ; - des sécrétions ORL ou des larmes ; - des mains souillées ; - des lentilles et leurs étuis ; - des matériels souillés tels que les appareils d'examens ophtalmologiques (tonomètre, lampe à fente, mentonnière et appuie-front) ou les compte-gouttes pour collyres ; - des eaux récréatives (piscines notamment). Période de contagiosité : Depuis la fin de la période d'incubation jusque 14 jours après le début des signes oculaires. Une excrétion prolongée du virus peut se produire. Incubation : 2 à 12 jours. Clinique : Le début est brutal, sous forme de conjonctivite avec photophobie, larmoiement, impression de grain de sable sous les paupières, rougeur conjonctivale et oedème palpébral. La symptomatologie est initialement unilatérale, avec atteinte fréquente de l'autre oeil, souvent plus modérée, 2 à 6 jours après. Une adénopathie pré- auriculaire est souvent associée, homolatérale et concomitante à l'atteinte du premier oeil. Cette conjonctivite dure 12 à 20 jours pour les deux yeux. Une kératite ponctuée apparaît dans les 5 jours qui suivent l'atteinte conjonctivale, avec constitution d'ulcérations douloureuses à partir du 7ème jour, plus ou moins importantes, qui persistent jusqu'au 15ème ou 20ème jour. Entre la 2ème et la 3ème semaine peuvent apparaître des complications sous forme d'infiltrats sous-épithéliaux : il s'agit de granulomes inflammatoires responsables d'une baisse d'acuité visuelle variable, qui peuvent durer de 6 mois à 1 an voire plus, mais régressent au fil du temps. Diagnostic : Le diagnostic repose essentiellement sur la recherche directe du virus ou de ses constituants : - détection de l'antigène de groupe dans les sécrétions oculaires par frottis de la conjonctive avec un écouvillon, transporté au laboratoire, puis analysé par technique immunoenzymatique ; - amplification génique par PCR qui permet un résultat rapide ; - culture (avec effet cytopathogène caractéristique) avec des délais de réponse beaucoup plus longs. En présence de cas groupés, la comparaison des souches (groupe et sérotype) permet de rechercher une source commune d'infection. Traitement : Actuellement pas de traitement antiviral dans les formes classiques. L'indication de la corticothérapie locale est controversée. Elle se réduirait aux formes inflammatoires sévères lors de la phase aiguë. Des essais de traitement antiviral sont en cours pour les formes graves (patients greffés). Terrain à risque accru d'acquisition : Sujets aux conjonctives préalablement lésées par des microtraumatismes. Terrain à risque accru de forme grave : Immunodéprimés. Cas particulier de la grossesse : Pas de spécificité. L'infection en principe est immunisante et les rechutes ou récidives sont exceptionnelles. Il n'y a pas d'immunité croisée entre sérotypes.
  • 24. www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Conjonctive à adénovirus Page 3 / 4 Prévention vaccinale Que faire en cas d'exposition ? Définition d'un sujet exposé Conduite à tenir immédiate Evaluation du risque Selon les caractéristiques de la source et le type d'exposition Selon les caractéristiques du sujet exposé Prise en charge du sujet exposé Mesures prophylactiques Suivi médical Pour l'entourage du sujet exposé Démarche médico-légale Déclaration / signalement Vaccin disponible non Pas de vaccin disponible Sujet ayant été en contact direct ou indirect avec les sécrétions oculaires et ORL d'un patient infecté pendant la période de contagiosité de celui-ci. Principales professions concernées : Personnels de soins et d'aide à la personne. Mise en place de mesures strictes d'isolement-contact des patients infectés avec en particulier : Hygiène rigoureuse des mains après tout contact avec le patient et ses objets personnels ; Collyres individuels préférentiellement unidoses et petits matériels de soins à usage unique ; Nettoyage - décontamination des appareils d'ophtalmologie et de tout matériel en contact avec les produits biologiques potentiellement contaminant. Produits biologiques : sécrétions oculaires et lacrymales, sécrétions ORL des sujets infectés. Type d'exposition : Contact oculaire direct avec les produits biologiques contaminant, contact manuporté, ou contact indirect par des objets souillés directement ou par les mains du patient (matériel de soin mais aussi objets personnels et de toilette...). Les contacts indirects étant favorisés par la survie du virus sur les surfaces inertes. Risque de contamination d'autant plus important que les contacts ont été fréquents, durables et rapprochés en période de contagiosité. Evaluer le risque de transmission secondaire, en particulier aux sujets à risque de formes graves (patients immunodéprimés). Pas de mesure prophylactique en dehors du contexte d'immunodépression. Surveillance de l'apparition des signes cliniques pour : - un traitement précoce des sujets contaminés ; - des prélèvements avec éventuel typage permettant de comparer les souches isolées pour identifier l'origine des contaminations et instaurer des mesures de prévention adaptées ; - et en cas de contamination, éviction pendant la période de contagiosité, d'autant mieux observée que la symptomatologie est invalidante (photophobie, douleur...) avec ré-évaluation ophtalmologique avant la reprise de travail. En cas de grossesse : Pas de spécificité. Eviter le contact direct de visage à visage (avec les sécrétions oculaires, lacrymales et ORL) ; Précautions d'hygiène pour éviter la transmission manuportée ou par les objets personnels souillés (mouchoirs, objets de toilette...). Déclaration obligatoire non
  • 25. www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Conjonctive à adénovirus Page 4 / 4 Réparation Accident du travail Maladie professionnelle Non Eléments de référence Textes de référence Pas de texte de référence. Bibliographie En présence de cas groupés en milieu de soins, signalement C-CLIN 1 / Santé Publique France 2. 1 http://www.cclin-arlin.fr/ 2 http://invs.santepubliquefrance.fr/ Déclaration d'AT selon les circonstances d'exposition. Tableau Régime Général RG 80 Tableau Régime Agricole Maladie hors tableau et fonction publique : selon expertise. 3 http://nosobase.chu-lyon.fr/recommandations/cclin_arlin/cclinOuest/2002_ophtalmologie_CCLIN.pdf 1 | Carret AS, Le Faou A - Adénovirus. In : Pozzetto B (Ed) - Les infections nosocomiales virales et à agents transmissibles non conventionnels. Médecine, science, sélection. Montrouge : John Libbey Eurotext ; 2001 : 237-45, 554 p. 2 | Prévention des infections nosocomiales en ophtalmologie 3. C-CLIN Ouest, 2002. 3 | Renard G -Kératoconjonctivites à adénovirus. J Fr Ophtalmol. 2010 : 33 (8) : 586-92. 4 | Adénovirus. In : Pozzetto B (Ed) - REVIR 2007. Référentiel en virologie médicale. 2ème édition. Société Française de Microbiologie. 2007, Paris : Vivactis Plus éditions ; 2007 : 105, 168 p. 5 | Robert PY - Transmission des agents conventionnels en consultation. J Fr Ophtalmol. 2004 : 27 (4) : 524-27. 6 | Jeffries D.J. - Viral hazards to and from health care workers. J Hosp Infect. 1995 : 30 (Suppl) : 140-55. 7 | Russel WC - Adenoviruses : update on structure and function. J Gen Virol. 2009 : 90 (Pt 1) : 1-20.
  • 26. www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Coqueluche Page 1 / 6 CoquelucheMise à jour de la fiche 12/2016 Agent pathogène Descriptif de l'agent pathogène Réservoir et principales sources d'infection Viabilité et infectiosité Données épidémiologiques Population générale Milieu professionnel Pathologie Nom : Bordetella pertussis et Bordetella parapertussis Synonyme(s) : Bacille de Bordet-Gengou Type d'agent Bactérie Groupe de classement 2 Descriptif de l'agent : Bacille à Gram négatif Type de réservoir Homme Vecteur : Pas de vecteur. Viabilité, résistance physico-chimique : Survie : 3 à 5 jours sur des surfaces sèches inanimées. Sensible à de nombreux désinfectants : au chlore à de faibles concentrations (< 1 ppm), à l'éthanol à 70 %, aux composés phénoliques et à l'acide péracétique, eau de javel, glutaraldehyde, formaldehyde (formol). Inactivation : par la chaleur humide (121 °C pendant au moins 15 minutes) et par la chaleur sèche (160-170 °C pendant au moins 1 heure) ( 3). Infectiosité : Dose infectieuse : inconnue. Transmissibilité élevée : le taux d'attaque peut atteindre 80-90 % dans l'entourage non immunisé d'un coquelucheux. Maladie répartie dans le monde entier, touchant principalement les enfants dans les pays où ils ne sont pas vaccinés et les adolescents et adultes dans les autres. En France, entre 1996 et 2012, 3 318 cas de coqueluche confirmés ont été recensés chez des nourrissons de moins de 6 mois dont 64 % de moins de 3 mois. L'incidence moyenne chez les nourrissons de moins de 3 mois varie de 96 à 444/100 000 (Réseau Renacoq) selon les années (maladie cyclique tous les 3 à 5 ans). Les populations les plus touchées sont les nourrissons non vaccinés, les adolescents et adultes qui ont perdu leur protection vaccinale ou naturelle. Sur un total de 2 227 nourrissons de moins de 6 mois hospitalisés 18,4 % l'ont été en service de réanimation. 37 décès (1,7 %) ont été signalés, dont 33 cgez des nourrissons de moins de 3 mois. 50 % des cas n'ont reçu aucune dose de vaccin. Pas d'échec observé de la primo-vaccination complète (3 doses) ( R1). Plus de la moitié des nourrissons de moins de 6 mois ont été contaminés par leurs parents et 1 sur 5 par leur fratrie. Ce rôle des adolescents et des adultes comme réservoir a été montré dans plusieurs études ( 2). Entre 2008 et 2010, 89 épisodes de coqueluche ont été notifiés par des établissements de santé à l'Institut de Veille sanitaire (InVS), dont 68 correspondaient à des cas groupés : 20 % seulement provenaient de service de maternité, pédiatrie et néonatologie pour 50 % dans le bilan précédent (68 épisodes sur la période 2000-2007). Le personnel soignant était souvent la source de l'infection. Par ailleurs, une trentaine d'épisodes de coqueluche dans des écoles, foyers familiaux et autre foyers communautaires sont signalés à Santé Publique France. En laboratoire : Cas en laboratoire d'analyse (médicales, vétérinaires...) publiés depuis 1985 : Aucun cas de contamination professionnelle en laboratoire d’analyses n’a été publié. Cas en laboratoire de recherche publiés depuis 1985 : Une dizaine de cas ont été décrits en laboratoire de recherche. Cas historiques publiés avant 1985 : Un cas signalé en laboratoire de recherche chez un technicien qui avait « aéré » des cultures liquides, lors de la fabrication de vaccin.
  • 27. www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Coqueluche Page 2 / 6 Nom de la maladie Transmission La maladie Populations à risque particulier Coqueluche Synonyme(s) : Pertussis Mode de transmission : Par l’intermédiaire des gouttelettes provenant des voies aériennes supérieures, générées par la toux, les éternuements ou la parole d’un sujet infecté. La transmission est intrafamiliale ou intra-collectivité. Rôle des adultes dans la transmission. Période de contagiosité : Forte contagiosité : maximale au moment de la phase catarrhale et au début de la phase quinteuse et jusqu'à 3 semaines après le début des signes en l'absence de traitement antibiotique. Le sujet n'est plus contagieux après 5 jours de traitement antibiotique efficace (voire 3 jours selon le traitement - cf. traitement). Incubation : 10 jours (extrêmes de 7 à 21 jours). Clinique : La toux est le signe clinique majeur. La fièvre n'est pas typique. - Forme classique de l'enfant non vacciné : toux d'abord banale puis quinteuse. Les quintes sont répétitives, violentes, souvent émétisantes, cyanosantes finissant par une reprise inspiratoire sonore comparable au chant du coq. - Forme clinique du petit nourrisson non vacciné (âgé de moins de 6 mois) : toux quinteuse prolongée, cyanosante, mais souvent sans chant du coq. - "Coqueluche maligne" : détresse respiratoire, défaillance polyviscérale, hyperleucocytose, pouvant conduire au décès. Implication dans la mort subite du nourrisson. - Forme clinique de l'adolescent anciennement vacciné et de l'adulte : les tableaux cliniques sont de gravité variable. Il peut s'agir d'une toux banale, de courte durée ou prolongée. Dans une étude réalisée en 2008-2009 dans des cabinets de médecins généralistes d'Ile-de-France, un diagnostic de coqueluche a été porté chez 23 % des adolescents et des adultes toussant depuis plus de 7 jours et ayant au moins un signe évocateur. Cette proportion était plus élevée : 32 % dans une étude antérieure. Diagnostic : Diagnostic clinique : - déroulement de la maladie : rhinorrhée 4-6 jours, toux légère puis aggravation ; - caractéristiques de la toux : persistance au-delà de 7 jours avec aggravation, quinteuse, émétisante, à prédominance nocturne (chant de coq peut être absent chez les jeunes nourrissons, les adultes et les sujets anciennement vaccinés), ne s’accompagnant ni de fièvre ni d’autre signe respiratoire : sujet asymptomatique entre les quintes ; - identifications de contaminateurs : tousseurs dans l'entourage (notion de contage). Diagnostic biologique : Le diagnostic direct se fait sur une aspiration nasopharyngée ou écouvillon en dacron (cf. vidéo 1) : - Culture sur milieux spécifiques (Bordet-Gengou ou Regan Lowe) : uniquement dans les 2 premières semaines de la maladie (spécificité 100 % ; sensibilité 50 %). À un intérêt pour suivre l'évolution des souches et leur sensibilité aux macrolides. - Détection de l'ADN bactérien par PCR en temps réel (Polymerase Chain Reaction) : plus sensible que la précédente (sensibilité 80 % ; spécificité 100 %), permet de déceler l'agent pathogène jusqu’à 3 semaines après le début de la toux. C’est le test de premier choix et remboursé à partir du 15 mars 2011 par l'assurance maladie (cf. texte J.O. du 15 février 2011). Le diagnostic indirect : la sérologie n'a plus sa place dans la stratégie diagnostique de la coqueluche en pratique courante et n'est plus remboursée. En résumé : - si le malade tousse depuis moins de 21 jours : pratiquer une PCR ; - si le malade tousse depuis 21 jours ou plus : diagnostic clinique et/ou si possible, diagnostic indirect par PCR sur les cas secondaires. 1 http://www.youtube.com/watch?v=DBrxP7vHM3Y&feature=youtu.be Traitement : Antibiotiques : macrolides (azithromycine 3 jours ou clarithromycine 7 jours). Si intolérance aux macrolides : cotrimoxazole (14 jours). Indiqué dans les 3 premières semaines d'évolution, il réduit la contagiosité et permet le retour à la collectivité : - après 3 jours de traitement par azithromycine ; - après 5 jours de traitement par un des autres antibiotiques adaptés. Terrain à risque accru d'acquisition : - Non vaccinés ; - Pas d'antécédent de coqueluche ; - Perte de l'immunité vaccinale.
  • 28. www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Coqueluche Page 3 / 6 Immunité et prévention vaccinale Immunité naturelle Prévention vaccinale Que faire en cas d'exposition ? Définition d'un sujet exposé Conduite à tenir immédiate Evaluation du risque Selon les caractéristiques de la source et le type d'exposition - Perte de l'immunité vaccinale. Terrain à risque accru de forme grave : - Enfants de moins de 6 mois non vaccinés ; - Sujets atteints de pathologie respiratoire chronique (asthme, BPCO...) ; - Immunodéprimés. Cas particulier de la grossesse : Chez la femme enceinte : pas de morbidité accrue, pas de transmission intra-utérine, pas de risque particulier sauf en début de grossesse (induction de contractions par la toux) et en fin de grossesse (> 30 semaines) car risque de transmission au nouveau-né à la naissance, par voie respiratoire. L'immunité acquise après la maladie ou la vaccination est élevée. Le degré de protection résiduelle de tout individu vis-à-vis d'une ré-infection symptomatique est souvent imprévisible car il dépend du délai écoulé depuis le dernier contage (généralement méconnu) ou la dernière injection vaccinale. La durée de la protection après maladie naturelle est estimée à 12-15 ans. Cependant, après la maladie, elle diminue spontanément et rapidement avec le temps. Elle est susceptible de se renforcer à l'occasion de contacts avec un sujet malade et contagieux. Mais il ne faut pas oublier que l'on peut avoir 2 ou 3 fois la maladie pendant sa vie. Vaccin disponible oui Les vaccins actuellement disponibles en France sont des vaccins acellulaires. Chez l’adulte, deux vaccins acellulaires existent sous forme combinée avec la diphtérie, le tétanos et la polio (Repevax ou Boostrixtetra ).® ® Consultez le calendrier vaccinal 2017 2 2 http://social-sante.gouv.fr/IMG/pdf/calendrier_vaccinations_2017.pdf Immunite vaccinale : Durée de l'immunité conférée par le vaccin : chez l'enfant de l'ordre d'une dizaine d'années et absence de donnée chez l'adulte. Toutefois, en l'état actuel des connaissances, il n'y a pas lieu d'administrer plus d'une dose de vaccin coquelucheux chez l'adulte. Sujet adulte vacciné ou non, ayant été en présence d'une personne qui avait une coqueluche confirmée pendant sa phase contagieuse (3 semaines suivant le début de sa toux). Principales professions concernées : Travail au contact de très petits enfants (moins de 6 mois) non vaccinés. Dès la connaissance du cas contact, identifier les sujets exposés et tenir compte du contexte : sujets à risque (nourrissons non vaccinés, sujets atteints de maladies respiratoires chroniques, femmes enceintes...) non protégés par la vaccination ou sujets pouvant transmettre secondairement l'infection à des sujets à risques ou à des populations pouvant être vecteurs dans certains milieux de soins. En période de contagiosité du cas source, s’assurer de sa mise en isolement en milieu de soins et en collectivité de son éviction (durée variable selon traitement antibiotique). Caractéristique du cas source : Produit biologique : prélèvements rhino-pharyngés et sécrétions des muqueuses des voies respiratoires des sujets infectés. 1 | Vérifier que le sujet source est bien un cas confirmé de coqueluche Un cas suspect est confirmé s'il présente : une toux avec quintes évocatrices d'au moins 14 jours en l'absence d'une autre étiologie = cas clinique ; ou une toux avec culture positive et/ou une PCR positive (une sérologie positive rentre dans les critères uniquement si celle-ci est pratiquée correctement - cf. diagnostic biologique, cas biologique) ; ou une toux avec quintes évocatrices et si un de ses contacts dans les 3 semaines avant le début de sa toux (contaminateur potentiel) a été confirmé biologiquement ou si une personne en contact avec lui pendant sa période de contagiosité (cas secondaire potentiel) a été elle aussi confirmée au laboratoire = cas épidémiologique. 2 | Évaluer la contagiosité du cas source : sujet très contagieux pendant 3 semaines après le début des signes ou jusqu'au 5 jour de traitement par un antibiotique adapté (ou 3 jour si le malade est traité par azithromycine). ème ème
  • 29. www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Coqueluche Page 4 / 6 Selon les caractéristiques du sujet exposé Prise en charge du sujet exposé Mesures prophylactiques Suivi médical Pour l'entourage du sujet exposé Démarche médico-légale Déclaration / signalement Produit biologique : prélèvements rhino-pharyngés et sécrétions des muqueuses des voies respiratoires des sujets infectés. Type d'exposition : Contamination par gouttelettes. Immunité, risques particuliers : - On considère comme non protégés contre la coqueluche les adultes dont la dernière dose remonte à plus de 5 ans. Cette recommandation est justifiée par la diminution possible mais non quantifiable de l'efficacité vaccinale au-delà de 5 ans. - Sont considérés à risque : les nourrissons non vaccinés, les sujets souffrant de pathologie respiratoire chronique (asthme, BPCO...), les immunodéprimés ; les personnes en contact avec ces sujets fragiles : femmes enceintes, parents ou fratrie des nourrissons non vaccinés... 1. Antibioprophylaxie : Le traitement prophylactique est à débuter le plus tôt possible et maximum 21 jours après le premier contact avec le cas car il n'a plus d'intérêt pour éviter les cas secondaires si la période d'incubation est dépassée. En cas de contacts proches avec le cas source (sujet vivant sous le même toit, même section en crèche/halte-garderie), chez tous les sujets exposés non protégés contre la coqueluche ; En cas de contacts occasionnels (même classe ou section scolaire, même bureau ou équipe, et en établissement de santé : tout patient ayant reçu des soins d’un membre du personnel atteint, ainsi que ses collègues ayant des contacts face à face ou prolongés avec lui et tout soignant ou patient exposé à sujets coquelucheux pendant sa phase contagieuse), seul est traité le sujet exposé présentant des risques d’avoir une forme grave de maladie ou de transmettre l’infection à des sujets à risque ; Pour les autres cas : consultation médicale si survenue d'une toux dans les 21 jours suivant le dernier contact avec le cas source. 2. Vaccinations des sujets contacts : il est recommandé de mettre à jour leur vaccination, sachant que la vaccination post-exposition n'a aucune efficacité pour prévenir la coqueluche chez la personne déjà contaminée mais a pour but de prévenir une contamination utlérieure. Chez l’adulte, il est recommandé de respecter un intervalle minimal de 1 mois avec un vaccin comportant les valences dT. 3. Dans les collectivités : où la population à risque est nombreuse (crèche, maternité, établissement hospitalier, établissement de personnes âgées), les mesures de contrôle sont les mêmes mais elles doivent être entreprises particulièrement rapidement dès la confirmation de la coqueluche. Une conduite à tenir détaillée selon les différentes collectivités est disponible dans le rapport 3 du Haut Conseil de la santé publique relatif à la conduite à tenir devant un ou plusieurs cas de coqueluches ( R1). 3 http://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=461 Vérifier l'absence de signe clinique (toux), pendant toute la durée de l'incubation (21 jours). Si apparition de toux dans les 3 semaines suivant le dernier contact avec le cas source, le sujet doit être considéré comme cas suspect en cas de toux ou quintes évocatrices depuis plus de 7 jours et en l'absence d'une autre étiologie. En cas de grossesse : Chez la femme enceinte, à partir de la 30 semaine et jusqu'à la fin de la grossesse, éviter le retour dans la collectivité où le ou les cas ont été déclarés ou suspectés.ème En l'absence de signe clinique (toux) : pas de risque pour l'entourage sauf très proche (nouveau-né). En présence de signes cliniques : risque important de contagion si présence dans l'entourage d’un sujet à risque notamment nourrissons non-immunisés, c’est-à- dire : - les nourrissons de moins de 11 mois n’ayant pas reçu 2 injections de vaccin ; - les nourrissons âgés de plus de 11 mois n’ayant pas reçu 3 injections de vaccin. Éviter le contact avec les nourrissons non ou insuffisamment protégés au domicile, sinon port du masque. Vérifier la mise à jour du calendrier vaccinal pour les enfants et les adultes de l’entourage. Déclaration obligatoire non Si cas groupés de coqueluche : - notification à la cellule de veille et de gestion des alertes sanitaires des Agences régionales de santé (ARS) - si établissements de santé ou établissements pour hébergement de personnes âgées, signalement à l'ARS et aux CCLIN/ARLIN via E-sin. 4 5
  • 30. www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Coqueluche Page 5 / 6 Réparation Accident du travail Maladie professionnelle Non Non Eléments de référence Textes de référence Conduite à tenir devant un ou plusieurs cas de coqueluche 7. Rapport du 10 juillet 2014. Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP), 2014. 7 http://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=461 Stratégie vaccinale contre la coqueluche chez l’adulte 8. Rapport du 20 février 2014. Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP), 2014. 8 http://www.hcsp.fr/Explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=410 Bibliographie - si établissements de santé ou établissements pour hébergement de personnes âgées, signalement à l'ARS et aux CCLIN/ARLIN via E-sin. 4 5 4 http://http//invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Infections-associees-aux-soins/Signalement-et-alertes 5 http://invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Infections-associees-aux-soins/Signalement-et-alertes Déclaration d'AT selon les circonstances d'exposition. Tableau Régime Général Tableau Régime Agricole Maladie hors tableau et fonction publique : selon expertise. CNR Accès à la liste des CNR Centre national de référence Coqueluche et autres bordetelloses Institut Pasteur Unité de Recherche Prévention et Thérapie Moléculaires des Maladies Humaines (PTMMH) 25-28 rue du Docteur Roux 75 724 PARIS CEDEX 15 Nom du responsable : Dr Sylvain BRISSE Tél. : 01 45 68 83 34 ou 80 05 - Adjointe : 01 40 61 32 92 Fax : 01 40 61 35 33 Email : cnr-boerdetella-coqueluche@pasteur.fr // sophie.guillot@pasteur.fr Site CNR Coqueluche et autres bordetelloses : https://www.pasteur.fr/fr/sante- publique/CNR/les-cnr/coqueluche-et-autres-bordetelloses Consultez le site Santé Publique France 6 6 http://invs.santepubliquefrance.fr/Espace-professionnels/Centres-nationaux- de-reference/Liste-et-coordonnees-des-CNR 9 http://www.phac-aspc.gc.ca/lab-bio/res/psds-ftss/bordetella-pertussis-fra.php 1 | Tubiana S, Belchior E, Guillot S, Guiso N et al. – Monitoring the impact of vaccination on pertussis in infants using an active hospital-based pediatric surveillance network : results from 17 years' experience, 1996-2012, France. Pediatr Infect Dis J. 2015 ; 34 (8) : 814-20. 2 | Belchior E, Bonmarin I, Poujol I, Alleaume S et al. – Episodes de coqueluche nosocomiale, France, 2008-2010. Bull Épidémiol Hebd. 2011 ; 35-36 : 381-84. 3 | Bordetella pertussis. Fiche technique santé-sécurité Agents pathogènes 9. Agence de la Santé Publique du Canada, 2011. 4 | Lasserre A, Laurent E, Turbelin C, Hanslik T et al. - Pertussis incidence among adolescents and adults surveyed in general practices in the Paris area, France, May 2008 to March 2009. Euro Surveill. 2011 ; 16 (5) : 1-6. 5 | Gilberg S, Njamkepo E, Du Châtelet IP, Partouche H et al. - Evidence of Bordetella pertussis infection in adults presenting with persistent cough in a french area with very high whole-cell vaccine coverage. J Infect Dis. 2002 ; 186 (3) : 415-18. En savoir plus : 1 | Coqueluche 10. Dossier thématique. Agence Santé Publique France, 2016. 2 | Pertussis (Whooping Cough) 11. Centers for Diseases Control and Prevention (CDC), 2016.
  • 31. www.inrs.fr/eficatt EFICATT - Coqueluche Page 6 / 6 10 http://invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Maladies-a-prevention-vaccinale/Coqueluche 11 http://www.cdc.gov/pertussis/ 12 http://inpes.santepubliquefrance.fr/10000/themes/vaccination/guide-vaccination-2012/telechargements.asp 2 | Pertussis (Whooping Cough) 11. Centers for Diseases Control and Prevention (CDC), 2016. 3 | Le guide des vaccinations 12. INPES, 2012. 4 | Lasserre A, Rivière M, Blanchon T, Alvarez F et al. – Connaissance et application des recommandations vaccinales concernant la coqueluche par la médecine du travail des établissements de santé de Paris. Méd Mal Infect. 2009 ; 39 (5) : 325-29.