Le système respiratoire
Généralités 
• Le métabolisme respiratoire : les cellules consomment 
oxygène et dioxyde de carbone, transportés des poumons 
vers les cellules par l’appareil circulatoire 
• L’appareil respiratoire (alvéoles pulmonaires) assure les 
échanges gazeux entre le sang et le milieu extérieur, ils 
nécessitent une ventilation efficace, un débit sanguin 
suffisant et une membrane alvéolo-capillaire intacte 
• Le débit sanguin pulmonaire dépend du débit cardiaque 
et de l’état des vaisseaux 
• Le débit d’air dans les alvéoles dépend de l’intégrité des 
voies respiratoires et des organes qui assurent les 
mouvements respiratoires
Anatomie des voies aériennes 
• La muqueuse respiratoire: protection contre poussières et 
microbes 
• La cavité nasale: vibrisses (poils) 
• Le pharynx: rhino, oro et laryngo 
• Le larynx: pièces cartilagineuses tapissées par muqueuse 
respiratoire sauf cordes vocales 
• La trachée: devant oesophage 
• Les bronches et les bronchioles: se dirigent vers poumons; 
bronches primaires, secondaires, tertiaires puis bronchioles 
• Les alvéoles pulmonaires: paroi très fine pour favoriser 
échanges gazeux (bulles d’air recouvertes d’eau); sécrétion de 
tensio-actif=surfactant (empêche les alvéoles de se collaber)
La crise d’asthme 
Les muscles bronchiques se contractent de 
façon spasmodique et peuvent entraîner la 
fermeture des voies respiratoires. 
Les béta-mimétiques provoquent une 
bronchodilatation
La compliance pulmonaire 
L’extensibilité dépend de l’élasticité du tissu et 
de la tension (eau/air) au niveau des alvéoles 
pulmonaires. 
Cette tension rend le revêtement d’eau 
comparable à une feuille de caoutchouc. 
L’inspiration (qui doit provoquer la distension 
des alvéoles) nécessite une dépense d’énergie. 
Le surfactant facilite l’inspiration.
Le syndrôme de détresse 
respiratoire du nouveau-né 
Insuffisance en surfactant. 
La maturation du système producteur de 
surfactant est stimulé en fin de grossesse
Anatomie des poumons 
• Dans la cage thoracique, de part et d’autre du 
médiastin 
• Enveloppés par la plèvre qui adhère fortement 
à la paroi thoracique et au diaphragme 
• Le poumons possèdent une circulation 
double: la pulmonaire et la nutritive qui dépend 
de la grande circulation
Physiologie de la respiratoire 
1. La ventilation pulmonaire: inspiration et expiration 
2. Les échanges gazeux entre l’air alvéolaire et le 
sang des capillaires 
3. Le transport de l’oxygène vers les tissus 
4. Les échanges gazeux entre le sang et les cellules 
5. L’utilisation de l’oxygène et la production du 
dioxyde de carbone par les processus 
métaboliques dans les cellules 
6. Le transport du dioxyde de carbone rejeté par les 
cellules vers les poumons
Les mouvements respiratoires 
Lors de l’inspiration, les poumons se remplissent d’air 
atmosphérique riche en oxygène et pauvre en 
dioxyde de carbone. Lors de l’expiration, l’air vicié est 
refoulé par les poumons 
• L’inspiration: phénomène actif provoqué par 
contraction des muscles inspiratoires=augmentation 
volume cage thoracique et chute de pression 
intrathoracique. Les poumons élastiques se dilatent. 
• L’expiration: phénomène passif; relâchement des 
muscles inspiratoires
Les échanges gazeux 
Ils s’effectuent par diffusion grâce à la différence de 
pression partielle des gaz (force avec laquelle le gaz 
tente de s’échapper du milieu) de part et d’autre des 
membranes 
Voir page 43
La commande nerveuse 
L’activité rythmique des muscles respiratoires 
dépend des centres respiratoires qui se situent 
dans le tronc cérébral
La régulation de la ventilation 
• L’hypercapnie: facteur dominant de la respiration; provoque 
la diminution du pH; stimulation des chémorécepteurs 
centraux; hyperventilation (fréquence et amplitude) pour 
expulser dioxyde de carbone. Risque d’acidose respiratoire 
• L’hypoxie: faible contrôle chez BS « normaux »; provoque 
stimulation des chémorécepteurs périphériques; 
hyperventilation. L ’effet de l’hypoxémie est plus important s’il 
est associé à l’hypercapnie 
• Le pH: (pas dû au dioxyde de carbone; risque d’acidose 
métabolique), les corps cétoniques augmentent lors d’un jeûne 
prolongé ou diabète…
La saturation en oxygène p.13 
• Observation de la respiration normale 
• Facteurs pouvant perturber la 
respiration: physiologiques, 
psychologiques, socioculturels et 
pathologiques 
• Observation de la respiration perturbée: 
fréquence, rythme, amplitude, la toux, 
les expectorations…
Facteurs pouvant perturber la 
respiration 
• Physiologiques: âge, sexe, travail musculaire, position, 
douleur… 
•Psychologiques: sentiments, pleurs, apnée, anxiété… 
• Socioculturels: profession, tabac, obésité, 
sédentaire/sportif… 
• Pathologiques: 
rhume/sinusite/pharyngite/angine/rhinite/toux; 
trachéite/CE/bronchite/BPCO/OAP/pneumonie; fracture 
de côtes/pneumothorax/pleurésie; traumatisme 
crânien/HTIC/dose élevée d’anesthésique ou morphine; 
anoxie/hyperthermie/hyperthyroïdie/coma
Observer respiration perturbée 
• Fréquence: tachypnée, bradypnée, apnée, 
polypnée 
• Rythme: Cheyne-stokes (ample et rapide qui 
alterne avec apnée=affection crâne/intox 
morphine); Kussmaul (coma diabétique avec 
acidocétose) 
• Amplitude: hyperpnée, hyperventilation, 
hypoventilation
Observer respiration perturbée 
La toux: 
Réflexe de protection contre l’accumulation des 
sécrétions dans les voies respiratoires. 
Secousse expiratoire brusque et bruyante. 
Due à irritation de la muqueuse. 
Sèche=improductive et irritative; 
Grasse=productive
Observer respiration perturbée 
Les expectorations: 
Augmentation de la sécrétion et expulsion de 
mucus. 
Aspect=séreux, fluide, transparent, mousseux, 
visqueux, collant, purulent… 
Couleur=jaune, vert, sanglant, noir…
II chez BPCO 
• Observations: fréquence, amplitude, rythme, 
utilisation des muscles accessoires, bruits, 
coloration cutanée… 
•Paramètres: TA, puls, SaO2, conscience (agité..) 
• Plaintes: douleurs thoraciques, sensation 
d’étouffement, céphalées, vertiges, fatigue… 
• II: position semi-assise, éviter vêtements 
serrants, calmer le BS, aérer, appel doc SN, 
administrer O2 et aérosol sur PM
BPCO : Thorax en tonneau
Hippocratisme digital 
Pathologie qui touche essentiellement les 
dernières phalanges des doigts et des 
orteils, ongles incurvés dans les deux sens, 
pulpe des dernières phalanges 
hypertrophiée. 
Chez BPCO, tumeur thoracique, parfois 
affection cardiaque
Hippocratisme digital
Douleurs thoraciques 
Demander au BS de décrire la douleur= 
localisation, intensité, moment 
d’apparition, durée, facteur déclenchant, 
qu’est ce qui la soulage?, irradiante?, vive 
en coup de poignard?, 
intermittente/persistante? 
Causes: pneumonie, embolie pulmonaire, 
infarctus, tumeur…
Dyspnée 
1: gène respiratoire à l’effort 
2: gène lors de la marche en montée 
3: gène en terrain plat, allure normale 
4: obligation de s’arrêter lors marche 
normale 
5: impossible d’accomplir les tâches de la 
vie quotidienne (toilette…)
L’aérosolthérapie 
Particules solides ou liquides suffisamment petites 
pour se maintenir en suspension dans l’air. 
La substance inhalée doit parvenir au niveau du 
tractus respiratoire. 
Pour cela, les particules doivent avoir idéalement un 
diamètre se situant entre 1 à 5 μm. 
Types: aérosol doseur/puff, inhalateur de poudre et 
nébuliseur humide.
L’aérosolthérapie
L’aérosolthérapie 
• Indications et médicaments: 
• CDD: 
• Matériel: 
• Le soin: 
• L’entretien et le rangement du matériel: 
•Transmissions:
L’aérosolthérapie: indications 
et médicaments 
• Asthme = bronchodilatateurs 
• Inflammation = corticoïdes 
• Infection = ATB/désinfectants 
• Encombrement bronchique = 
fluidifiant/mucolytique 
• Pour humidifier les voies respiratoires = 
sérum physiologique/LP
L’aérosolthérapie : CDD 
• Renseignements habituels sur le BS 
• S’assurer des connaissances du BS sur 
l’utilisation du produit et obtenir sa 
collaboration 
• PM = nom du produit, dosage, action, 
fréquence, durée (max. 15min) 
• Présence du matériel en chambre 
• Effets secondaires…
L’aérosolthérapie : Matériel 
• aérosoliseur 
• masque : s’assurer de l’état de propreté du 
matériel 
• source d’oxygène ou d’air comprimé 
• produit 
• mouchoir 
• poubelle SN
L’aérosolthérapie : Le soin 
•position assise sauf si CI 
•le faire se moucher SN 
•mettre le produit dans le récipient 
•ouvrir débit jusqu’à brouillard puis le régler 
•appliquer masque sur nez et bouche 
•respirer lentement et profondément par la 
bouche pour dépôt du produit 
•surveiller réactions : malaise, N+, tachycardie 
•respecter le temps : environ 10min 
•Après le soin, OT masque, rafraîchir, rincer…
L’aérosolthérapie: entretien et 
rangement matériel 
•Nettoyer le matériel 
•Désinfecter SN
L’aérosolthérapie: Transmissions 
•Cocher le soin 
•Noter les réactions
L’aérosol doseur 
•OT capuchon 
• Agiter le produit 
• Placer l’embout dans la bouche, serrer les lèvres 
• Vider les poumons en soufflant par la bouche 
• Appuyer sur cartouche tout en inspirant lentement 
• Bloquer la respiration environ 10 secondes 
• Reprendre une respiration normale 
• Répéter selon le nombre de bouffées prescrites
La surveillance d’un BS sous 
oxygénothérapie : indications 
Dans tous les cas d’hypoxie: 
• causes respiratoires: 
• causes circulatoires: 
• intoxication au monoxyde de carbone 
• en postopératoire
La surveillance d’un BS sous 
oxygénothérapie : CDD 
• Données administratives: 
• Motif d’hospitalisation 
• Indications de l’O2 
• Prescription médicale: produit; débit (l/min) ; 
mode d’administration (lunettes, masque) 
• Paramètres 
• Observations: agitation, ↑FR, ↑FC, dyspnée, 
toux…
La surveillance d’un BS sous 
oxygénothérapie : Modes 
• Lunettes: 2 sondes de 100cm reliées par un 
anneau en plastique permettant de régler la 
longueur et de fixer par les oreilles pour les 
maintenir en place 
• Masque: plastique souple, s’adaptant au visage 
par tige métallique au niveau du nez et par un 
élastique autour de la tête, ouverture pour 
éliminer le CO2, débit 8 à 12l/min, ajuster le 
masque irritant pour les yeux 
• Cloche: en pédia, plastique rigide, fixée à tête du 
lit, orifices entrée/sortie, thermohygromètre
Le masque à O2
Masque O2 haute concentration
Les lunettes à O2
La surveillance d’un BS sous 
oxygénothérapie : sources 
• Forme gazeuse: bonbonne de forme 
cylindrique en acier d’O2 comprimé, la 
transporter attachée, chasser les poussières 
avant de connecter le mano-détendeur, calculer 
la durée de fonctionnement, prévoir réserve 
• Forme liquide: distribution centrale, 
remplissage par camion. L’infirmière s’occupe 
du débit et de l’humidification. Réglementation 
internationale; containers et tuyaux peints en 
blanc et munis de prises murales spéciales
La surveillance d’un BS sous 
oxygénothérapie : sécurité 
L’o2, gaz inodore, incolore, insipide, plus lourd 
que l’air et inflammable = interdit de fumer; 
éducation du BS; attention aux courts-circuits. 
Ne pas utiliser de produits volatiles tels que 
l’alcool, l’éther… 
Ne pas utiliser de corps gras (vaseline par 
exemple)
La surveillance d’un BS sous 
oxygénothérapie : II 
• BS: observer et noter 
•Matériel: entretien quotidien, étanchéité des 
tubulures, raccords, coudures. Attention aux 
plaies, fuites et irritation des yeux 
• Distribution d’O2: vérifier si débit correspond à 
PM (ne pas modif sans avis médical); attention 
apnée de réponse. Pas manipuler quand BS 
raccordé (apport trop brusque d’O2). Changer 
humidificateur. Calculer le volume résiduel de la 
bonbonne
Volume Résiduel de la bonbonne 
Volume (l)*Pression (bars) 
Débit (l/min) 
-10% = temps en minutes 
Exemple: 
Volume 5l*Bouteille de 150bars 
15l/min 
-10% = ………………………
OBS BS en détresse respiratoire 
• polypnée avec une diminution de 
l’amplitude 
• cyanose 
• agitation, angoisse 
• tachycardie 
• sueur 
• battements des ailes du nez 
•Toux et éventuellement expectorations
Les complications de l’alitement 
• La thrombophlébite 
• L’hypotension orthostatique 
• L’embolie pulmonaire 
• La stase respiratoire et la surinfection
La thrombophlébite 
Caillot sanguin adhérant à la paroi d’un 
vaisseau et obstruant plus ou moins la 
lumière. 
Causes: immobilisation, iatrogène, 
traumatique, postopératoire, néoplasie, 
tabac, stress, diabète, 
hypercholestérolémie…
La thrombophlébite 
Aspect clinique 
• Signes fonctionnels: douleur MI, impotence 
éventuelle, paresthésie… 
• Signes généraux: ↑température (38°C), ↑FC, 
malaise inexpliqué… 
• Signes physiques: douleur à la palpation ou 
dorsiflexion du pied (signe de Homans), OMI, 
↑chaleur, cyanose des orteils… 
Examens complémentaires: p.20
La thrombophlébite : prévention 
• Dépistage et surveillance des BS à risques 
• Mobilisation précoce correcte: passive dés le 
début alitement + active dés que possible + 
lever précoce + marche + éducation BS pour 
collaboration 
• Contention: bas antithrombotiques le matin 
au lever + surélever les jambes quand BS au lit 
• Médicaments: anticoagulants préventifs; 
HBPM: Clexane, Fraxiparine, Fragmin…
La thrombophlébite : Traitement 
• Inflammation d’une veine superficielle: due à 
varice, traumatisme (coup, KT, IV irritante au 
niveau du bras…), cordon rouge, induré, 
douloureux, chaud = anti inflammatoire per os 
ou en pommade, si sur KT pansement alcool 
• Phlébite profonde: repos au lit 10 jours + bas 
TED + traitement médicamenteux
La thrombophlébite : Traitement1 
• L’héparine: substance anticoagulante 
naturelle que renferment tous les tissus, action 
rapide sur thrombose, attention 
saignements/thrombopénie… lors traitement 
prolongé, dosage APTT (activated partial 
thromboplastine time) 
• Les thrombolytiques/fibrinolytiques: 
médicaments utilisés pour détruire le caillot 
(streptokinase, urokinase…)
La thrombophlébite : Traitement2 
• Les anti-vitamine K: inhibent au niveau du foie 
la synthèse de vitamine K (facteur de 
coagulation), dosage INR (international 
normalized ratio) 
• Des moyens chirurgicaux peuvent être mis en 
oeuvre (thrombectomie) dans le but de prévenir 
une migration embolique
L’hypotension orthostatique 
Diminution brutale du volume sanguin lors du 
passage de la position couchée à la position 
debout par diminution du retour veineux 
Signes: vertiges, lipothymie, pâleur, sueur, 
nausées, tachycardie 
Prévention: prépa au lever précoce: placer BS 
assis et mobili MI, puis au bord du lit jambes 
pendantes en fixant un point, surveillance 
pouls, PA et colo visage, prépa tout à proximité 
(fauteuil, pantoufles…), soutenir
L’embolie pulmonaire 
Obstruction brutale de l’une des branche de 
l’artère pulmonaire 
Facteurs de risque: accouchement, 
avortement, op articulaire/osseuse, immobili 
prolongée, insuffisance cardiaque, 
polyglobulie, pillule, cancer… 
Clinique: gène respi, douleur thorax, 
tachycardie, angoisse… 
Prévention: mobili précoce, contention MI, 
HBPM
L’embolie pulmonaire: Traitement 
Hospitalisation en urgence, administration 
d’O2, empêcher l’extension du caillot à l’aide 
d’anticoagulants, l’héparine en IV, relais anti-vitamine 
K per os pendant 3 à 6 mois. 
Dans les formes les plus graves, les 
thrombolytiques (urokinase, streptokinase…) 
permettent de dissoudre les caillots existants.
La stase respiratoire et la 
surinfection 
Facteurs de risques: p.23 
Aspect clinique: 
• encombrement bronchique: respi bruyante, 
toux peu efficace, expectos rares mais 
purulentes = exercices respi, fluidifier les 
sécrétions, humidifier, ATB SN 
• épisode fébrile sévère: pneumopathie 
infectieuse, atélectasie, pleurésie = idem + 
ATB + kiné respi
La stase respiratoire et la 
surinfection 
Prévention: 
• Mobilisation précoce 
•Position assise le plus souvent possible sauf 
CI 
• kiné respiratoire 
• hydratation +++ = boissons + aérosol de LP
L’intoxication au CO 
Elle provoque hypoxie, nausées et céphalées 
L’hémoglobine possède une forte affinité pour 
le monoxyde de carbone (250Xplus que pour 
l’O2)=carboxyhémoglobine qui se dissocie très 
lentement 
La formation d’HbCO diminue la quantité 
d’hémoglobine disponible pour le transport 
d’O2 et entraîne une hypoxie des tissus
Le réflexe de Hering-Breuer 
Réflexe de protection des poumons contre 
une distension excessive 
(mécanorécepteurs au niveau des 
bronches) 
L’inspiration est inhibée si la paroi est 
étirée
Oxygénothérapie chez BPCO 
Régulation respiratoire: contrôle volontaire 
(limité)+facteurs chimiques PaCO2/PO2/pH 
Stimulation des chémorécepteurs provoque 
hyperventilation 
Chez BPCO, l’hypoxémie devient le 
stimulus le plus important car suite à 
l’hypercapnie chronique, le pH s’est stabilisé 
par mécanisme de compensation (rénale…)

Le système respiratoire

  • 1.
  • 2.
    Généralités • Lemétabolisme respiratoire : les cellules consomment oxygène et dioxyde de carbone, transportés des poumons vers les cellules par l’appareil circulatoire • L’appareil respiratoire (alvéoles pulmonaires) assure les échanges gazeux entre le sang et le milieu extérieur, ils nécessitent une ventilation efficace, un débit sanguin suffisant et une membrane alvéolo-capillaire intacte • Le débit sanguin pulmonaire dépend du débit cardiaque et de l’état des vaisseaux • Le débit d’air dans les alvéoles dépend de l’intégrité des voies respiratoires et des organes qui assurent les mouvements respiratoires
  • 3.
    Anatomie des voiesaériennes • La muqueuse respiratoire: protection contre poussières et microbes • La cavité nasale: vibrisses (poils) • Le pharynx: rhino, oro et laryngo • Le larynx: pièces cartilagineuses tapissées par muqueuse respiratoire sauf cordes vocales • La trachée: devant oesophage • Les bronches et les bronchioles: se dirigent vers poumons; bronches primaires, secondaires, tertiaires puis bronchioles • Les alvéoles pulmonaires: paroi très fine pour favoriser échanges gazeux (bulles d’air recouvertes d’eau); sécrétion de tensio-actif=surfactant (empêche les alvéoles de se collaber)
  • 4.
    La crise d’asthme Les muscles bronchiques se contractent de façon spasmodique et peuvent entraîner la fermeture des voies respiratoires. Les béta-mimétiques provoquent une bronchodilatation
  • 5.
    La compliance pulmonaire L’extensibilité dépend de l’élasticité du tissu et de la tension (eau/air) au niveau des alvéoles pulmonaires. Cette tension rend le revêtement d’eau comparable à une feuille de caoutchouc. L’inspiration (qui doit provoquer la distension des alvéoles) nécessite une dépense d’énergie. Le surfactant facilite l’inspiration.
  • 6.
    Le syndrôme dedétresse respiratoire du nouveau-né Insuffisance en surfactant. La maturation du système producteur de surfactant est stimulé en fin de grossesse
  • 7.
    Anatomie des poumons • Dans la cage thoracique, de part et d’autre du médiastin • Enveloppés par la plèvre qui adhère fortement à la paroi thoracique et au diaphragme • Le poumons possèdent une circulation double: la pulmonaire et la nutritive qui dépend de la grande circulation
  • 8.
    Physiologie de larespiratoire 1. La ventilation pulmonaire: inspiration et expiration 2. Les échanges gazeux entre l’air alvéolaire et le sang des capillaires 3. Le transport de l’oxygène vers les tissus 4. Les échanges gazeux entre le sang et les cellules 5. L’utilisation de l’oxygène et la production du dioxyde de carbone par les processus métaboliques dans les cellules 6. Le transport du dioxyde de carbone rejeté par les cellules vers les poumons
  • 9.
    Les mouvements respiratoires Lors de l’inspiration, les poumons se remplissent d’air atmosphérique riche en oxygène et pauvre en dioxyde de carbone. Lors de l’expiration, l’air vicié est refoulé par les poumons • L’inspiration: phénomène actif provoqué par contraction des muscles inspiratoires=augmentation volume cage thoracique et chute de pression intrathoracique. Les poumons élastiques se dilatent. • L’expiration: phénomène passif; relâchement des muscles inspiratoires
  • 10.
    Les échanges gazeux Ils s’effectuent par diffusion grâce à la différence de pression partielle des gaz (force avec laquelle le gaz tente de s’échapper du milieu) de part et d’autre des membranes Voir page 43
  • 11.
    La commande nerveuse L’activité rythmique des muscles respiratoires dépend des centres respiratoires qui se situent dans le tronc cérébral
  • 12.
    La régulation dela ventilation • L’hypercapnie: facteur dominant de la respiration; provoque la diminution du pH; stimulation des chémorécepteurs centraux; hyperventilation (fréquence et amplitude) pour expulser dioxyde de carbone. Risque d’acidose respiratoire • L’hypoxie: faible contrôle chez BS « normaux »; provoque stimulation des chémorécepteurs périphériques; hyperventilation. L ’effet de l’hypoxémie est plus important s’il est associé à l’hypercapnie • Le pH: (pas dû au dioxyde de carbone; risque d’acidose métabolique), les corps cétoniques augmentent lors d’un jeûne prolongé ou diabète…
  • 13.
    La saturation enoxygène p.13 • Observation de la respiration normale • Facteurs pouvant perturber la respiration: physiologiques, psychologiques, socioculturels et pathologiques • Observation de la respiration perturbée: fréquence, rythme, amplitude, la toux, les expectorations…
  • 14.
    Facteurs pouvant perturberla respiration • Physiologiques: âge, sexe, travail musculaire, position, douleur… •Psychologiques: sentiments, pleurs, apnée, anxiété… • Socioculturels: profession, tabac, obésité, sédentaire/sportif… • Pathologiques: rhume/sinusite/pharyngite/angine/rhinite/toux; trachéite/CE/bronchite/BPCO/OAP/pneumonie; fracture de côtes/pneumothorax/pleurésie; traumatisme crânien/HTIC/dose élevée d’anesthésique ou morphine; anoxie/hyperthermie/hyperthyroïdie/coma
  • 15.
    Observer respiration perturbée • Fréquence: tachypnée, bradypnée, apnée, polypnée • Rythme: Cheyne-stokes (ample et rapide qui alterne avec apnée=affection crâne/intox morphine); Kussmaul (coma diabétique avec acidocétose) • Amplitude: hyperpnée, hyperventilation, hypoventilation
  • 16.
    Observer respiration perturbée La toux: Réflexe de protection contre l’accumulation des sécrétions dans les voies respiratoires. Secousse expiratoire brusque et bruyante. Due à irritation de la muqueuse. Sèche=improductive et irritative; Grasse=productive
  • 17.
    Observer respiration perturbée Les expectorations: Augmentation de la sécrétion et expulsion de mucus. Aspect=séreux, fluide, transparent, mousseux, visqueux, collant, purulent… Couleur=jaune, vert, sanglant, noir…
  • 18.
    II chez BPCO • Observations: fréquence, amplitude, rythme, utilisation des muscles accessoires, bruits, coloration cutanée… •Paramètres: TA, puls, SaO2, conscience (agité..) • Plaintes: douleurs thoraciques, sensation d’étouffement, céphalées, vertiges, fatigue… • II: position semi-assise, éviter vêtements serrants, calmer le BS, aérer, appel doc SN, administrer O2 et aérosol sur PM
  • 19.
    BPCO : Thoraxen tonneau
  • 20.
    Hippocratisme digital Pathologiequi touche essentiellement les dernières phalanges des doigts et des orteils, ongles incurvés dans les deux sens, pulpe des dernières phalanges hypertrophiée. Chez BPCO, tumeur thoracique, parfois affection cardiaque
  • 21.
  • 22.
    Douleurs thoraciques Demanderau BS de décrire la douleur= localisation, intensité, moment d’apparition, durée, facteur déclenchant, qu’est ce qui la soulage?, irradiante?, vive en coup de poignard?, intermittente/persistante? Causes: pneumonie, embolie pulmonaire, infarctus, tumeur…
  • 23.
    Dyspnée 1: gènerespiratoire à l’effort 2: gène lors de la marche en montée 3: gène en terrain plat, allure normale 4: obligation de s’arrêter lors marche normale 5: impossible d’accomplir les tâches de la vie quotidienne (toilette…)
  • 24.
    L’aérosolthérapie Particules solidesou liquides suffisamment petites pour se maintenir en suspension dans l’air. La substance inhalée doit parvenir au niveau du tractus respiratoire. Pour cela, les particules doivent avoir idéalement un diamètre se situant entre 1 à 5 μm. Types: aérosol doseur/puff, inhalateur de poudre et nébuliseur humide.
  • 25.
  • 26.
    L’aérosolthérapie • Indicationset médicaments: • CDD: • Matériel: • Le soin: • L’entretien et le rangement du matériel: •Transmissions:
  • 27.
    L’aérosolthérapie: indications etmédicaments • Asthme = bronchodilatateurs • Inflammation = corticoïdes • Infection = ATB/désinfectants • Encombrement bronchique = fluidifiant/mucolytique • Pour humidifier les voies respiratoires = sérum physiologique/LP
  • 28.
    L’aérosolthérapie : CDD • Renseignements habituels sur le BS • S’assurer des connaissances du BS sur l’utilisation du produit et obtenir sa collaboration • PM = nom du produit, dosage, action, fréquence, durée (max. 15min) • Présence du matériel en chambre • Effets secondaires…
  • 29.
    L’aérosolthérapie : Matériel • aérosoliseur • masque : s’assurer de l’état de propreté du matériel • source d’oxygène ou d’air comprimé • produit • mouchoir • poubelle SN
  • 30.
    L’aérosolthérapie : Lesoin •position assise sauf si CI •le faire se moucher SN •mettre le produit dans le récipient •ouvrir débit jusqu’à brouillard puis le régler •appliquer masque sur nez et bouche •respirer lentement et profondément par la bouche pour dépôt du produit •surveiller réactions : malaise, N+, tachycardie •respecter le temps : environ 10min •Après le soin, OT masque, rafraîchir, rincer…
  • 31.
    L’aérosolthérapie: entretien et rangement matériel •Nettoyer le matériel •Désinfecter SN
  • 32.
    L’aérosolthérapie: Transmissions •Cocherle soin •Noter les réactions
  • 33.
    L’aérosol doseur •OTcapuchon • Agiter le produit • Placer l’embout dans la bouche, serrer les lèvres • Vider les poumons en soufflant par la bouche • Appuyer sur cartouche tout en inspirant lentement • Bloquer la respiration environ 10 secondes • Reprendre une respiration normale • Répéter selon le nombre de bouffées prescrites
  • 34.
    La surveillance d’unBS sous oxygénothérapie : indications Dans tous les cas d’hypoxie: • causes respiratoires: • causes circulatoires: • intoxication au monoxyde de carbone • en postopératoire
  • 35.
    La surveillance d’unBS sous oxygénothérapie : CDD • Données administratives: • Motif d’hospitalisation • Indications de l’O2 • Prescription médicale: produit; débit (l/min) ; mode d’administration (lunettes, masque) • Paramètres • Observations: agitation, ↑FR, ↑FC, dyspnée, toux…
  • 36.
    La surveillance d’unBS sous oxygénothérapie : Modes • Lunettes: 2 sondes de 100cm reliées par un anneau en plastique permettant de régler la longueur et de fixer par les oreilles pour les maintenir en place • Masque: plastique souple, s’adaptant au visage par tige métallique au niveau du nez et par un élastique autour de la tête, ouverture pour éliminer le CO2, débit 8 à 12l/min, ajuster le masque irritant pour les yeux • Cloche: en pédia, plastique rigide, fixée à tête du lit, orifices entrée/sortie, thermohygromètre
  • 37.
  • 38.
    Masque O2 hauteconcentration
  • 39.
  • 40.
    La surveillance d’unBS sous oxygénothérapie : sources • Forme gazeuse: bonbonne de forme cylindrique en acier d’O2 comprimé, la transporter attachée, chasser les poussières avant de connecter le mano-détendeur, calculer la durée de fonctionnement, prévoir réserve • Forme liquide: distribution centrale, remplissage par camion. L’infirmière s’occupe du débit et de l’humidification. Réglementation internationale; containers et tuyaux peints en blanc et munis de prises murales spéciales
  • 41.
    La surveillance d’unBS sous oxygénothérapie : sécurité L’o2, gaz inodore, incolore, insipide, plus lourd que l’air et inflammable = interdit de fumer; éducation du BS; attention aux courts-circuits. Ne pas utiliser de produits volatiles tels que l’alcool, l’éther… Ne pas utiliser de corps gras (vaseline par exemple)
  • 42.
    La surveillance d’unBS sous oxygénothérapie : II • BS: observer et noter •Matériel: entretien quotidien, étanchéité des tubulures, raccords, coudures. Attention aux plaies, fuites et irritation des yeux • Distribution d’O2: vérifier si débit correspond à PM (ne pas modif sans avis médical); attention apnée de réponse. Pas manipuler quand BS raccordé (apport trop brusque d’O2). Changer humidificateur. Calculer le volume résiduel de la bonbonne
  • 43.
    Volume Résiduel dela bonbonne Volume (l)*Pression (bars) Débit (l/min) -10% = temps en minutes Exemple: Volume 5l*Bouteille de 150bars 15l/min -10% = ………………………
  • 44.
    OBS BS endétresse respiratoire • polypnée avec une diminution de l’amplitude • cyanose • agitation, angoisse • tachycardie • sueur • battements des ailes du nez •Toux et éventuellement expectorations
  • 45.
    Les complications del’alitement • La thrombophlébite • L’hypotension orthostatique • L’embolie pulmonaire • La stase respiratoire et la surinfection
  • 46.
    La thrombophlébite Caillotsanguin adhérant à la paroi d’un vaisseau et obstruant plus ou moins la lumière. Causes: immobilisation, iatrogène, traumatique, postopératoire, néoplasie, tabac, stress, diabète, hypercholestérolémie…
  • 47.
    La thrombophlébite Aspectclinique • Signes fonctionnels: douleur MI, impotence éventuelle, paresthésie… • Signes généraux: ↑température (38°C), ↑FC, malaise inexpliqué… • Signes physiques: douleur à la palpation ou dorsiflexion du pied (signe de Homans), OMI, ↑chaleur, cyanose des orteils… Examens complémentaires: p.20
  • 48.
    La thrombophlébite :prévention • Dépistage et surveillance des BS à risques • Mobilisation précoce correcte: passive dés le début alitement + active dés que possible + lever précoce + marche + éducation BS pour collaboration • Contention: bas antithrombotiques le matin au lever + surélever les jambes quand BS au lit • Médicaments: anticoagulants préventifs; HBPM: Clexane, Fraxiparine, Fragmin…
  • 49.
    La thrombophlébite :Traitement • Inflammation d’une veine superficielle: due à varice, traumatisme (coup, KT, IV irritante au niveau du bras…), cordon rouge, induré, douloureux, chaud = anti inflammatoire per os ou en pommade, si sur KT pansement alcool • Phlébite profonde: repos au lit 10 jours + bas TED + traitement médicamenteux
  • 50.
    La thrombophlébite :Traitement1 • L’héparine: substance anticoagulante naturelle que renferment tous les tissus, action rapide sur thrombose, attention saignements/thrombopénie… lors traitement prolongé, dosage APTT (activated partial thromboplastine time) • Les thrombolytiques/fibrinolytiques: médicaments utilisés pour détruire le caillot (streptokinase, urokinase…)
  • 51.
    La thrombophlébite :Traitement2 • Les anti-vitamine K: inhibent au niveau du foie la synthèse de vitamine K (facteur de coagulation), dosage INR (international normalized ratio) • Des moyens chirurgicaux peuvent être mis en oeuvre (thrombectomie) dans le but de prévenir une migration embolique
  • 52.
    L’hypotension orthostatique Diminutionbrutale du volume sanguin lors du passage de la position couchée à la position debout par diminution du retour veineux Signes: vertiges, lipothymie, pâleur, sueur, nausées, tachycardie Prévention: prépa au lever précoce: placer BS assis et mobili MI, puis au bord du lit jambes pendantes en fixant un point, surveillance pouls, PA et colo visage, prépa tout à proximité (fauteuil, pantoufles…), soutenir
  • 53.
    L’embolie pulmonaire Obstructionbrutale de l’une des branche de l’artère pulmonaire Facteurs de risque: accouchement, avortement, op articulaire/osseuse, immobili prolongée, insuffisance cardiaque, polyglobulie, pillule, cancer… Clinique: gène respi, douleur thorax, tachycardie, angoisse… Prévention: mobili précoce, contention MI, HBPM
  • 54.
    L’embolie pulmonaire: Traitement Hospitalisation en urgence, administration d’O2, empêcher l’extension du caillot à l’aide d’anticoagulants, l’héparine en IV, relais anti-vitamine K per os pendant 3 à 6 mois. Dans les formes les plus graves, les thrombolytiques (urokinase, streptokinase…) permettent de dissoudre les caillots existants.
  • 55.
    La stase respiratoireet la surinfection Facteurs de risques: p.23 Aspect clinique: • encombrement bronchique: respi bruyante, toux peu efficace, expectos rares mais purulentes = exercices respi, fluidifier les sécrétions, humidifier, ATB SN • épisode fébrile sévère: pneumopathie infectieuse, atélectasie, pleurésie = idem + ATB + kiné respi
  • 56.
    La stase respiratoireet la surinfection Prévention: • Mobilisation précoce •Position assise le plus souvent possible sauf CI • kiné respiratoire • hydratation +++ = boissons + aérosol de LP
  • 57.
    L’intoxication au CO Elle provoque hypoxie, nausées et céphalées L’hémoglobine possède une forte affinité pour le monoxyde de carbone (250Xplus que pour l’O2)=carboxyhémoglobine qui se dissocie très lentement La formation d’HbCO diminue la quantité d’hémoglobine disponible pour le transport d’O2 et entraîne une hypoxie des tissus
  • 58.
    Le réflexe deHering-Breuer Réflexe de protection des poumons contre une distension excessive (mécanorécepteurs au niveau des bronches) L’inspiration est inhibée si la paroi est étirée
  • 59.
    Oxygénothérapie chez BPCO Régulation respiratoire: contrôle volontaire (limité)+facteurs chimiques PaCO2/PO2/pH Stimulation des chémorécepteurs provoque hyperventilation Chez BPCO, l’hypoxémie devient le stimulus le plus important car suite à l’hypercapnie chronique, le pH s’est stabilisé par mécanisme de compensation (rénale…)