« Etats de choc »  4 –  Solutés de remplissage 5 –  Catécholamines 1 – Définition 2 – Clinique 3 – Etiologies des états de choc Choc hypovolémique Choc septique Choc cardiogénique
1 – Définition 2 – Clinique 3 – Etiologies des états de choc Choc hypovolémique Choc septique Choc cardiogénique 4 –  Solutés de remplissage 5 –  Catécholamines
Définition « physiopathologique »   ( 1 ) C'est une insuffisance de perfusion tissulaire qui entraîne une anoxie cellulaire avec déviation anaérobie du métabolisme Défaut de stockage d'ATP nécessaire au fonctionnement cellulaire. ACIDOSE LACTIQUE
cytoplasme mitochondrie 1 18
X X X X X cytoplasme mitochondrie X X X X X 1 3
La survenue d’une acidose lactique au cours du choc est un signe de gravité Normalement :  lactatémie  < 2 mmol.l -1 Hypoperfusion tissulaire transitoire Prédictif de décès 2 mmol.l -1  <  lactatémie  < 10 mmol.l -1   transitoirement lactatémie  > 10 mmol.l -1  de manière prolongée
Définition clinique  (  2  ) C'est la survenue d’une hypoTA définie par une pression artérielle systolique < 90  mmHg   ou par une baisse d’au moins 30 % de la TA chez un hypertendu connu Redistribution de la perfusion aux différents organes Coeur Cerveau Reins Intestin Muscles et peau DEFFAILLANCE MULTIVISCERALE
1 – Définition 2 – Clinique 3 – Etiologies des états de choc Choc hypovolémique Choc septique Choc cardiogénique 4 –  Solutés de remplissage 5 –  Catécholamines
Clinique -  Marbrures ( genoux, extrémités ) - Extrémités froides et cyanosées (mains, pieds, oreilles). - Oligoanurie - Polypnée, sueurs. - Agitation, angoisse, troubles psychiques. Diminution de la pression artérielle. Pression différentielle pincée ou élargie   - Tachycardie.
1 – Définition 2 – Clinique 3 – Etiologies des états de choc Choc hypovolémique Choc septique Choc cardiogénique 5 –  Catécholamines 4 –  Solutés de remplissage
ETIOLOGIE DES CHOCS 1 -   Hypovolémie : a - vraie  pertes liquidiennes  -  hémorragies
Choc par hypovolémie vraie Hémorragies externes :    lésions artérielles, veineuses, cutanés, musculaires Hémorragies internes : •  Extériorisées dans le tube digestif : UGD, rupture de varices oesophagienne,Mallory-Weiss •  Non extériorisées : hémothorax,  hémopéritoine, hématome rétropéritoinéal,   fr   fractures des os longs   ( fémur, tibia, rachis et bassin )
Choc par hypovolémie vraie Déshydratations par carence d’apports ou pertes: - diarrhées, - occlusion (3° secteur), - brûlures,  - polyuries osmotiques et diabète insipide, - sueurs profuses.
- de l'intensité de l'hypovolémie :  > 50 %  décès Traitement des chocs par hypovolémie vraie Etiologique Le pronostic dépend  - du volume du remplissage Remplissage  •  CULOTS GLOBULAIRES •  plasma frais congelés •  MACROMOLÉCULES : gélatines, HEA •  cristalloides du temps écoulé avant le remplissage
ETIOLOGIE DES CHOCS 1 -   Hypovolémie : a - vraie  pertes liquidiennes  -  hémorragies   b - relative par vasoplégie   (  choc distributif  )  : Choc anaphylactique
Choc anaphylactique •  Collapsus  succédant à l’administration du médicament. •  Associé à des  signes d’allergie  :    érythème, prurit Œdème de Quincke (dyspnée inspiratoire)    bronchospasme (dyspnée expiratoire ) •  Choc « chaud »,vasoplégique Dégranulation mastocytes et polynucléaires basophiles
dose titrée IV (par 0,1  mg) ou 0,5 mg IM traitement curatif (    et étiologique   (inhibe dégranulation des mastocytes/basophiles) Traitement du choc anaphylactique HS HYDRO-CORTISONE :  100 mg IV puis 100 mg toutes les 4 h. PREVENTION DES RECIDIVES  information au patient ADRENALINE :
ETIOLOGIE DES CHOCS 1 -   Hypovolémie : a - vraie  pertes liquidiennes  -  hémorragies   b - relative par vasoplégie  (  choc distributif  )  : - Choc anaphylactique . -  Choc neurogénique :     Traumatismes médullaires, comas dépassés
Choc neurogénique Voie intraveineuse continue  ( SE )  Dose entre 0.5 et 2 mg / h  Traitement curatif (      NORADRENALINE :   traumatismes médullaires  coma dépassé
ETIOLOGIE DES CHOCS 1 - Hypovolémie :   a- vraie   b- relative par vasoplégie : 2 - Septique - Choc anaphylactique - Choc neurogénique
Choc septique - Le diagnostic est clinique : Lié à une infection grave,   quel qu'en soit le germe . -  Avec ou sans dissémination hématogène   . signes de choc + infection sévère    hyper ou hypothermie   >38,5° > , < 36,5° C       hyperleucocytose ou leucopénie   foyer infectieux  < 5000  - >10000 GB
Choc septique  -  démarche diagnostique  - Recherche du foyer infectieux : pulmonaire, digestif, rénal, cutané  etc ……. Recherche des défaillances viscérales associées : cœur, poumon, rein, foie et coagulation BILAN BACTERIOLOGIQUE : Hémocultures systématiques avant la mise sous antibiotiques ,  Prélèvement de toute porte d’entrée clinique : prélèvement pulmonaire, ECBU, plaies cutanées, abcès, coproculture etc……..
Le choc septique peut s'accompagner d'une défaillance multiviscérale - Atteinte cérébrale fonctionnelle : encéphalopathie.  - Insuffisance respiratoire aiguë : oedème lésionnel. - Insuffisance rénale aiguë : fonctionnelle ou organique. -  Atteinte hépatique  :  ictère à bilirubine mixte. -  Atteinte digestive  :  ulcérations de stress et cholécystite alithiasique . -  Troubles de l'hémostase  :  thrombopénie ou CIVD.
L’atteinte respiratoire aiguë  du choc septique  3 -  opacités radiologiques alvéolaires bilatérales, ± épanchement pleural. 1 - Polypnée, dyspnée, sueurs, balancement thoraco-abdominal 2 -  Hypoxie - Hypocapnie  (rarement hypercapnie) PaO 2 /FIO 2  < 200   mmHg S yndrome de  D étresse  R espiratoire  A iguë 200  <  PaO 2 /FIO 2  < 300   mmHg L ésion   P ulmonaire  A iguë
L’atteinte rénale aiguë  du choc septique  FONCTIONNELLE ORGANIQUE UREE URINAIRE/PLASMA   > 10   < 10 CREATININE U/P   > 20   < 20 RAPPORT Na u /K u   < 1  (Na u  <20  meq.l -1 )   > 1  (Na u >20  meq.l -1 ) DIURÈSE   Oligurie  (<500 ml/24 h)   Conservée ou non Urée plasmatique Créatinine plasmatique
GAZ DU SANG (fémorale, radiale) :  pH < 7,40 IONOGRAMME SANGUIN   :  indosés anioniques IA = (Na +  + K + ) - (Cl -  + HCO 3 - ) L’acidose métabolique du   choc septique     IA < 20   20 < IA < 30   IA  > 30 Pertes en CO 3 H -   Lactates   Lactates   Phosphates/Sulfates   Corps cétoniques
-  Ictère  à bilirubine mixte (  conjuguée et libre ) . -  Cytolyse  : élévation isolée des transaminases : -  Rarement insuffisance hépato-cellulaire. L’atteinte hépatique du   choc septique Signe une hypoperfusion hépatique
Thrombopénie isolée   ( plaquettes < 100000/mm 3  ) Thrombopénie associée à une  CIVD  : Diminution de la protéine C activée Diminution du fibrinogène   ( < 2g/l ) Baisse du TP et du facteur V  ( < 50 % ) D-dimères positifs Les anomalies de la coagulation au cours   du choc septique
- augmentation de l'index cardiaque :   > 3,5  l.min -1 .m 2 - résistances systémiques basses :   < 1500  d.s -1 .cm -5 .m 2 - pressions de remplissage basses :   PcP < 10  mmHg Les anomalies hémodynamiques au cours   du choc septique   Etat hyperkinétique et vasoplégique 30 % des patients ont une insuffisance ventriculaire gauche aiguë,  parfois sévère, en général transitoire et réversible FEVG < 35 % -  PCP > 18  mmHg  -
Choc septique   Principes de traitement TRAITEMENT DES DEFAILLANCES ASSOCIÉES Défaillance cardiaque, respiratoire, rénale, hématologique. DOPAMINE delta+,   1+,   1+ de 3 à 20 µg/kg/min NORADRENALINE    1+ pur entre 1 et 30 mg/h DOBUTAMINE     1+ entre 5 et 30 µg/kg/min ADRENALINE    1+,   1+,   2+ entre 1 et 30 mg/h TRAITEMENT DE LA CAUSE  : porte d’entrée, antibiotiques Remplissage vasculaire   macromolécules Drogues vasoactives  :  voie unique, si possible centrale
Choc septique   Principes de traitement Traitement minéralo-corticoÏde substitutif pendant 7 jours  : Hémisuccinate d’hydrocortisone  IV 200 mg/j  9-  -fludrocortisone 50   g/j per os  Traitements anti-inflammatoires Proteïne C activée pendant 4 jours :   Drotrecogin  ( Xigris* )  IV 24   g/kg/h
ETIOLOGIE DES CHOCS 1 - Hypovolémie :   a- vraie   b- relative par vasoplégie : 2 - Septique 3 - Cardiogénique - Choc anaphylactique, - Choc neurogénique :
Choc cardiogénique  Diagnostic  - Marbrures, le plus souvent aux genoux. - Extrémités froides, cyanosées. - HypoTA avec différentielle pincée. - Tachycardie, polypnée, oligoanurie. CHOC  » FROID » SIGNES NEURO,  parfois au premier plan - Prostration , torpeur - agitation, angoisse, délire SIGNES D’INSUFFISANCE CARDIAQUE - droite : hépatomégalie, turgescence jug., reflux hépatojug., oedèmes des MI - gauche : crépitants, galop
  Index cardiaque   < 2,5  l.min -1 .m 2   Pression capillaire pulmonaire  > 18 mmHg Résistances artérielles systémiques   > 2000 d.s -1 .cm -5 .m 2   Les caractéristiques hémodynamiques   du choc cardiogénique   FEVG < 60 %
Infarctus du myocarde étendu ou compliqué 2) Troubles du rythme ou de la conduction Principales étiologies   du choc cardiogénique   Insuffisances ventriculaires gauche aiguës Insuffisances ventriculaires droites aiguës   (  choc obstructif  )   Embolie pulmonaire grave (  >70 %  ) 2) Tamponnade
Choc   cardiogénique   Principes de traitement Lasilix (Furosémide)  IV 20-80 mg/j ( 4x20 ) en cas de fonction rénale normale Lasilix (Furosémide)  IV 120-1000 mg/j ( SE ) en cas d’insuffisance rénale Déplétion en cas d’hypervolémie Dobutamine 5 – 20   g.kg -1 .min -1   Adrénaline 0.5 – 20 mg.h -1
-  Choc vagal ,   plus fréquent si IDM postérieur -  Troubles du rythme ,  auriculaires et ventriculaires, BAV -  Complications mécaniques  :   •   IM aiguë par rupture de cordage   •   rupture du septum interventriculaire, de la paroi libre Infarctus du myocarde  compliqué de choc   •   diagnostic d'élimination :  indique une nécrose > 40% Choc cardiogénique primaire  Choc cardiogénique secondaire
Bradycardie sur bloc auriculo-ventriculaire : Troubles du rythme  compliqués de choc   Dégénératif, médicamenteux  (   -  )  ou par   hyperkaliémie Post-opératoire ou sur  valvulopathie calcifiée. Tachycardies sur myocarde altéré : -  supra-ventriculaire  : TA/FA, flutter, Wolff-Parkinson-White -  Tachycardie ventriculaire -  Torsades de pointe  sur bradycardie, hypokaliémie, allongement du QT, imprégnation médicamenteuse
- Choc avec IVD aiguë, - Hypoxie et hypocapnie, - ECG comparatif, - Radio de thorax peu altérée. Embolie pulmonaire  compliquée de choc   2è cause de choc cardiogénique
ANGIOGRAPHIE PULMONAIRE   et   TDM THORACIQUE SPIRALE   Apprécie l'étendue de l'obstruction > 70% Embolie pulmonaire  compliquée de choc   Echographie cardiaque : Dilatation des cavités droites, septum paradoxal, parfois visualisation du thrombus
Le plus souvent   par   hémopéricarde post-traumatique, post-opératoire ou secondaire aux anticoagulants . Signes aigus d'IVD  +   Pouls paradoxal. L’échographie fait le diagnostic. Choc   par  tamponade aiguë
Aiguës bénéficiant d'un geste chirurgical. 1/ Rupture de cordage mitral ==> OAP avec souffle systolique 2/ Endocardite aiguë 3/ Valve artificielle : thrombose ou incontinence  4/ Insuffisance valvulaire post-traumatique Importance de l'échographie CHOC CARDIOGÉNIQUE   Valvulopathies aiguës
CHOC CARDIOGÉNIQUE  Infarctus du coeur droit Le plus souvent associé à un IDM inférieur (thrombose coronaire droite) Signes d’IVD aiguës associés sus-décalage ST en V 3R , V 4R  et V E Pressions de remplissage droites > gauches
SOLUTES DE REMPLISSSAGE Moyens cristalloïdes   ( substance dissoute sous forme de sels) : solutés salés (SF, Ringer-Lactate, sérum salé hypertonique)     effet volume + pouvoir osmotique colloïdes   (substance en suspension, non dissoute) : albumine,  gélatines et hydroxyéthyl-amidons       effet volume + pouvoir oncotique
Cristalloïdes Isotonique ( sérum salé 0,9%)  ou hypotonique ( Ringer-Lactate)  : diffusion rapide à travers les membranes vasculaires vers le secteur interstitiel    œdèmes interstitiels +++ Hypertonique :  sérum salé 7,5%  (Hyperhes). But : Transfert d’eau depuis le secteur intra-cellulaire vers le secteur plasmatique    effet remplissage et limite la formation des œdèmes
Colloïdes Albumine : origine humaine. 4 ou 20%. Produit dérivé du sang (règles de suivi transfusionnel).  Gélatines : collagène d’origine bovine. Durée d’action courte (2 à 3h), pouvoir de remplissage modeste.  Exemple : Plasmion, Haemacel, Gélofusine Hydroxyéthyl-amidons : polysaccharides d’origine végétale (maïs). Durée d’action longue (de 4 à 18h).  Exemple: Voluven, HEAfusine
Cristalloïdes  vs  Colloïdes Même pouvoir de remplissage mais  volume de perfusion 2 à 4 fois supérieur pour les cristalloïdes (sauf sérum salé hypertonique) efficacité prolongée pour les colloïdes Cristalloïdes hypotoniques (RL) : risque d’hyponatrémie    CI quand pathologies intra-crâniennes (risque d’œdème cérébral) Colloïdes : plus rapidement efficaces, avec pouvoir d’expansion élevé pour les HEA mais :  Risque allergique : < 1/1000 Troubles de l’hémostase (> 33 ml/kg) coût élevé (albumine> HEA>Gélatines)
Définition :  Catécholamines = médiateurs du système nerveux  sympathique. Les médicaments qui ont les mêmes effets  sont appelés sympathomimétiques. Effet pharmacologique fonction du récepteur stimulé :  stimulation des récepteurs b1 sur le muscle cardiaque        débit cardiaque  par    FC,    inotropisme : adrénaline, dobutamine (Dobutrex) par    vit de conduction : isoprénaline (Isuprel), dobutamine (Dobutrex) stimulation des récepteurs a sur les vaisseaux       PA par vasoconstriction : noradrénaline (Levophed), adrénaline, néosynéphrine, éphédrine,     Utilisation dans l’ACC, les états de choc, les troubles de  conduction (BAV)
Les catécholamines comme traitement symptomatique des états de choc Récepteurs pharmacologiques   vasoconstricteur   vasodilatateur   vasodilatateur   tonicardiaque  diurétique Noradrénaline ( Levophed ) +++ + Dobutamine ( Dobutrex ) +++ +++ Dopamine ++ ++ ++ Isoprénaline ( Isuprel ) +++ +++ Adrénaline ++ + +++

Etats de choc

  • 1.
    « Etats de choc» 4 – Solutés de remplissage 5 – Catécholamines 1 – Définition 2 – Clinique 3 – Etiologies des états de choc Choc hypovolémique Choc septique Choc cardiogénique
  • 2.
    1 – Définition2 – Clinique 3 – Etiologies des états de choc Choc hypovolémique Choc septique Choc cardiogénique 4 – Solutés de remplissage 5 – Catécholamines
  • 3.
    Définition « physiopathologique » ( 1 ) C'est une insuffisance de perfusion tissulaire qui entraîne une anoxie cellulaire avec déviation anaérobie du métabolisme Défaut de stockage d'ATP nécessaire au fonctionnement cellulaire. ACIDOSE LACTIQUE
  • 4.
  • 5.
    X X XX X cytoplasme mitochondrie X X X X X 1 3
  • 6.
    La survenue d’uneacidose lactique au cours du choc est un signe de gravité Normalement : lactatémie < 2 mmol.l -1 Hypoperfusion tissulaire transitoire Prédictif de décès 2 mmol.l -1 < lactatémie < 10 mmol.l -1 transitoirement lactatémie > 10 mmol.l -1 de manière prolongée
  • 7.
    Définition clinique ( 2 ) C'est la survenue d’une hypoTA définie par une pression artérielle systolique < 90 mmHg ou par une baisse d’au moins 30 % de la TA chez un hypertendu connu Redistribution de la perfusion aux différents organes Coeur Cerveau Reins Intestin Muscles et peau DEFFAILLANCE MULTIVISCERALE
  • 8.
    1 – Définition2 – Clinique 3 – Etiologies des états de choc Choc hypovolémique Choc septique Choc cardiogénique 4 – Solutés de remplissage 5 – Catécholamines
  • 9.
    Clinique - Marbrures ( genoux, extrémités ) - Extrémités froides et cyanosées (mains, pieds, oreilles). - Oligoanurie - Polypnée, sueurs. - Agitation, angoisse, troubles psychiques. Diminution de la pression artérielle. Pression différentielle pincée ou élargie - Tachycardie.
  • 10.
    1 – Définition2 – Clinique 3 – Etiologies des états de choc Choc hypovolémique Choc septique Choc cardiogénique 5 – Catécholamines 4 – Solutés de remplissage
  • 11.
    ETIOLOGIE DES CHOCS1 - Hypovolémie : a - vraie pertes liquidiennes - hémorragies
  • 12.
    Choc par hypovolémievraie Hémorragies externes : lésions artérielles, veineuses, cutanés, musculaires Hémorragies internes : • Extériorisées dans le tube digestif : UGD, rupture de varices oesophagienne,Mallory-Weiss • Non extériorisées : hémothorax, hémopéritoine, hématome rétropéritoinéal, fr fractures des os longs ( fémur, tibia, rachis et bassin )
  • 13.
    Choc par hypovolémievraie Déshydratations par carence d’apports ou pertes: - diarrhées, - occlusion (3° secteur), - brûlures, - polyuries osmotiques et diabète insipide, - sueurs profuses.
  • 14.
    - de l'intensitéde l'hypovolémie : > 50 % décès Traitement des chocs par hypovolémie vraie Etiologique Le pronostic dépend - du volume du remplissage Remplissage • CULOTS GLOBULAIRES • plasma frais congelés • MACROMOLÉCULES : gélatines, HEA • cristalloides du temps écoulé avant le remplissage
  • 15.
    ETIOLOGIE DES CHOCS1 - Hypovolémie : a - vraie pertes liquidiennes - hémorragies b - relative par vasoplégie ( choc distributif ) : Choc anaphylactique
  • 16.
    Choc anaphylactique • Collapsus succédant à l’administration du médicament. • Associé à des signes d’allergie : érythème, prurit Œdème de Quincke (dyspnée inspiratoire) bronchospasme (dyspnée expiratoire ) • Choc « chaud »,vasoplégique Dégranulation mastocytes et polynucléaires basophiles
  • 17.
    dose titrée IV(par 0,1 mg) ou 0,5 mg IM traitement curatif (   et étiologique (inhibe dégranulation des mastocytes/basophiles) Traitement du choc anaphylactique HS HYDRO-CORTISONE : 100 mg IV puis 100 mg toutes les 4 h. PREVENTION DES RECIDIVES information au patient ADRENALINE :
  • 18.
    ETIOLOGIE DES CHOCS1 - Hypovolémie : a - vraie pertes liquidiennes - hémorragies b - relative par vasoplégie ( choc distributif ) : - Choc anaphylactique . - Choc neurogénique : Traumatismes médullaires, comas dépassés
  • 19.
    Choc neurogénique Voieintraveineuse continue ( SE ) Dose entre 0.5 et 2 mg / h Traitement curatif (   NORADRENALINE : traumatismes médullaires coma dépassé
  • 20.
    ETIOLOGIE DES CHOCS1 - Hypovolémie : a- vraie b- relative par vasoplégie : 2 - Septique - Choc anaphylactique - Choc neurogénique
  • 21.
    Choc septique -Le diagnostic est clinique : Lié à une infection grave, quel qu'en soit le germe . - Avec ou sans dissémination hématogène . signes de choc + infection sévère hyper ou hypothermie >38,5° > , < 36,5° C hyperleucocytose ou leucopénie foyer infectieux < 5000 - >10000 GB
  • 22.
    Choc septique - démarche diagnostique - Recherche du foyer infectieux : pulmonaire, digestif, rénal, cutané etc ……. Recherche des défaillances viscérales associées : cœur, poumon, rein, foie et coagulation BILAN BACTERIOLOGIQUE : Hémocultures systématiques avant la mise sous antibiotiques , Prélèvement de toute porte d’entrée clinique : prélèvement pulmonaire, ECBU, plaies cutanées, abcès, coproculture etc……..
  • 23.
    Le choc septiquepeut s'accompagner d'une défaillance multiviscérale - Atteinte cérébrale fonctionnelle : encéphalopathie. - Insuffisance respiratoire aiguë : oedème lésionnel. - Insuffisance rénale aiguë : fonctionnelle ou organique. - Atteinte hépatique : ictère à bilirubine mixte. - Atteinte digestive : ulcérations de stress et cholécystite alithiasique . - Troubles de l'hémostase : thrombopénie ou CIVD.
  • 24.
    L’atteinte respiratoire aiguë du choc septique 3 - opacités radiologiques alvéolaires bilatérales, ± épanchement pleural. 1 - Polypnée, dyspnée, sueurs, balancement thoraco-abdominal 2 - Hypoxie - Hypocapnie (rarement hypercapnie) PaO 2 /FIO 2 < 200 mmHg S yndrome de D étresse R espiratoire A iguë 200 < PaO 2 /FIO 2 < 300 mmHg L ésion P ulmonaire A iguë
  • 25.
    L’atteinte rénale aiguë du choc septique FONCTIONNELLE ORGANIQUE UREE URINAIRE/PLASMA > 10 < 10 CREATININE U/P > 20 < 20 RAPPORT Na u /K u < 1 (Na u <20 meq.l -1 ) > 1 (Na u >20 meq.l -1 ) DIURÈSE Oligurie (<500 ml/24 h) Conservée ou non Urée plasmatique Créatinine plasmatique
  • 26.
    GAZ DU SANG(fémorale, radiale) : pH < 7,40 IONOGRAMME SANGUIN : indosés anioniques IA = (Na + + K + ) - (Cl - + HCO 3 - ) L’acidose métabolique du choc septique IA < 20 20 < IA < 30 IA > 30 Pertes en CO 3 H - Lactates Lactates Phosphates/Sulfates Corps cétoniques
  • 27.
    - Ictère à bilirubine mixte ( conjuguée et libre ) . - Cytolyse : élévation isolée des transaminases : - Rarement insuffisance hépato-cellulaire. L’atteinte hépatique du choc septique Signe une hypoperfusion hépatique
  • 28.
    Thrombopénie isolée ( plaquettes < 100000/mm 3 ) Thrombopénie associée à une CIVD : Diminution de la protéine C activée Diminution du fibrinogène ( < 2g/l ) Baisse du TP et du facteur V ( < 50 % ) D-dimères positifs Les anomalies de la coagulation au cours du choc septique
  • 29.
    - augmentation del'index cardiaque : > 3,5 l.min -1 .m 2 - résistances systémiques basses : < 1500 d.s -1 .cm -5 .m 2 - pressions de remplissage basses : PcP < 10 mmHg Les anomalies hémodynamiques au cours du choc septique Etat hyperkinétique et vasoplégique 30 % des patients ont une insuffisance ventriculaire gauche aiguë, parfois sévère, en général transitoire et réversible FEVG < 35 % - PCP > 18 mmHg -
  • 30.
    Choc septique Principes de traitement TRAITEMENT DES DEFAILLANCES ASSOCIÉES Défaillance cardiaque, respiratoire, rénale, hématologique. DOPAMINE delta+,  1+,  1+ de 3 à 20 µg/kg/min NORADRENALINE  1+ pur entre 1 et 30 mg/h DOBUTAMINE  1+ entre 5 et 30 µg/kg/min ADRENALINE  1+,  1+,  2+ entre 1 et 30 mg/h TRAITEMENT DE LA CAUSE : porte d’entrée, antibiotiques Remplissage vasculaire macromolécules Drogues vasoactives : voie unique, si possible centrale
  • 31.
    Choc septique Principes de traitement Traitement minéralo-corticoÏde substitutif pendant 7 jours : Hémisuccinate d’hydrocortisone IV 200 mg/j 9-  -fludrocortisone 50  g/j per os Traitements anti-inflammatoires Proteïne C activée pendant 4 jours : Drotrecogin ( Xigris* ) IV 24  g/kg/h
  • 32.
    ETIOLOGIE DES CHOCS1 - Hypovolémie : a- vraie b- relative par vasoplégie : 2 - Septique 3 - Cardiogénique - Choc anaphylactique, - Choc neurogénique :
  • 33.
    Choc cardiogénique Diagnostic - Marbrures, le plus souvent aux genoux. - Extrémités froides, cyanosées. - HypoTA avec différentielle pincée. - Tachycardie, polypnée, oligoanurie. CHOC  » FROID » SIGNES NEURO, parfois au premier plan - Prostration , torpeur - agitation, angoisse, délire SIGNES D’INSUFFISANCE CARDIAQUE - droite : hépatomégalie, turgescence jug., reflux hépatojug., oedèmes des MI - gauche : crépitants, galop
  • 34.
    Indexcardiaque < 2,5 l.min -1 .m 2 Pression capillaire pulmonaire > 18 mmHg Résistances artérielles systémiques > 2000 d.s -1 .cm -5 .m 2 Les caractéristiques hémodynamiques du choc cardiogénique FEVG < 60 %
  • 35.
    Infarctus du myocardeétendu ou compliqué 2) Troubles du rythme ou de la conduction Principales étiologies du choc cardiogénique Insuffisances ventriculaires gauche aiguës Insuffisances ventriculaires droites aiguës ( choc obstructif ) Embolie pulmonaire grave ( >70 % ) 2) Tamponnade
  • 36.
    Choc cardiogénique Principes de traitement Lasilix (Furosémide) IV 20-80 mg/j ( 4x20 ) en cas de fonction rénale normale Lasilix (Furosémide) IV 120-1000 mg/j ( SE ) en cas d’insuffisance rénale Déplétion en cas d’hypervolémie Dobutamine 5 – 20  g.kg -1 .min -1 Adrénaline 0.5 – 20 mg.h -1
  • 37.
    - Chocvagal , plus fréquent si IDM postérieur - Troubles du rythme , auriculaires et ventriculaires, BAV - Complications mécaniques : • IM aiguë par rupture de cordage • rupture du septum interventriculaire, de la paroi libre Infarctus du myocarde compliqué de choc • diagnostic d'élimination : indique une nécrose > 40% Choc cardiogénique primaire Choc cardiogénique secondaire
  • 38.
    Bradycardie sur blocauriculo-ventriculaire : Troubles du rythme compliqués de choc Dégénératif, médicamenteux (  - ) ou par hyperkaliémie Post-opératoire ou sur valvulopathie calcifiée. Tachycardies sur myocarde altéré : - supra-ventriculaire : TA/FA, flutter, Wolff-Parkinson-White - Tachycardie ventriculaire - Torsades de pointe sur bradycardie, hypokaliémie, allongement du QT, imprégnation médicamenteuse
  • 39.
    - Choc avecIVD aiguë, - Hypoxie et hypocapnie, - ECG comparatif, - Radio de thorax peu altérée. Embolie pulmonaire compliquée de choc 2è cause de choc cardiogénique
  • 40.
    ANGIOGRAPHIE PULMONAIRE et TDM THORACIQUE SPIRALE Apprécie l'étendue de l'obstruction > 70% Embolie pulmonaire compliquée de choc Echographie cardiaque : Dilatation des cavités droites, septum paradoxal, parfois visualisation du thrombus
  • 41.
    Le plus souvent par hémopéricarde post-traumatique, post-opératoire ou secondaire aux anticoagulants . Signes aigus d'IVD + Pouls paradoxal. L’échographie fait le diagnostic. Choc par tamponade aiguë
  • 42.
    Aiguës bénéficiant d'ungeste chirurgical. 1/ Rupture de cordage mitral ==> OAP avec souffle systolique 2/ Endocardite aiguë 3/ Valve artificielle : thrombose ou incontinence 4/ Insuffisance valvulaire post-traumatique Importance de l'échographie CHOC CARDIOGÉNIQUE Valvulopathies aiguës
  • 43.
    CHOC CARDIOGÉNIQUE Infarctus du coeur droit Le plus souvent associé à un IDM inférieur (thrombose coronaire droite) Signes d’IVD aiguës associés sus-décalage ST en V 3R , V 4R et V E Pressions de remplissage droites > gauches
  • 44.
    SOLUTES DE REMPLISSSAGEMoyens cristalloïdes ( substance dissoute sous forme de sels) : solutés salés (SF, Ringer-Lactate, sérum salé hypertonique)  effet volume + pouvoir osmotique colloïdes (substance en suspension, non dissoute) : albumine, gélatines et hydroxyéthyl-amidons  effet volume + pouvoir oncotique
  • 45.
    Cristalloïdes Isotonique (sérum salé 0,9%) ou hypotonique ( Ringer-Lactate) : diffusion rapide à travers les membranes vasculaires vers le secteur interstitiel  œdèmes interstitiels +++ Hypertonique : sérum salé 7,5% (Hyperhes). But : Transfert d’eau depuis le secteur intra-cellulaire vers le secteur plasmatique  effet remplissage et limite la formation des œdèmes
  • 46.
    Colloïdes Albumine :origine humaine. 4 ou 20%. Produit dérivé du sang (règles de suivi transfusionnel). Gélatines : collagène d’origine bovine. Durée d’action courte (2 à 3h), pouvoir de remplissage modeste. Exemple : Plasmion, Haemacel, Gélofusine Hydroxyéthyl-amidons : polysaccharides d’origine végétale (maïs). Durée d’action longue (de 4 à 18h). Exemple: Voluven, HEAfusine
  • 47.
    Cristalloïdes vs Colloïdes Même pouvoir de remplissage mais volume de perfusion 2 à 4 fois supérieur pour les cristalloïdes (sauf sérum salé hypertonique) efficacité prolongée pour les colloïdes Cristalloïdes hypotoniques (RL) : risque d’hyponatrémie  CI quand pathologies intra-crâniennes (risque d’œdème cérébral) Colloïdes : plus rapidement efficaces, avec pouvoir d’expansion élevé pour les HEA mais : Risque allergique : < 1/1000 Troubles de l’hémostase (> 33 ml/kg) coût élevé (albumine> HEA>Gélatines)
  • 48.
    Définition : Catécholamines = médiateurs du système nerveux sympathique. Les médicaments qui ont les mêmes effets sont appelés sympathomimétiques. Effet pharmacologique fonction du récepteur stimulé : stimulation des récepteurs b1 sur le muscle cardiaque   débit cardiaque par  FC,  inotropisme : adrénaline, dobutamine (Dobutrex) par  vit de conduction : isoprénaline (Isuprel), dobutamine (Dobutrex) stimulation des récepteurs a sur les vaisseaux   PA par vasoconstriction : noradrénaline (Levophed), adrénaline, néosynéphrine, éphédrine,  Utilisation dans l’ACC, les états de choc, les troubles de conduction (BAV)
  • 49.
    Les catécholamines commetraitement symptomatique des états de choc Récepteurs pharmacologiques   vasoconstricteur   vasodilatateur   vasodilatateur   tonicardiaque  diurétique Noradrénaline ( Levophed ) +++ + Dobutamine ( Dobutrex ) +++ +++ Dopamine ++ ++ ++ Isoprénaline ( Isuprel ) +++ +++ Adrénaline ++ + +++

Notes de l'éditeur