DÉSHYDRATATIONS
   AIGUËS DU
  NOURRISSON

    Dr Chalah.
I.Définition
   La DHA est une perte
d’eau et/ou d’électrolytes
par l’organisme sans perte
en tissus de soutien.
II. Intérêt
• Fréquence: reste élevée.

• Étiologies :dominées par les GEA.

• Pronostic : vital , neurologique

• Prévention :+++ SRO (diarrhée)
III. Physiologie:
A .Répartition de l’eau dans l’organisme:

• l’eau est le principal constituant de
  l’organisme .

• 60% chez l’adulte et 75% chez le n-né.
Se repartissent en 2 grands
          secteurs:

• Secteur intra cellulaire : 50 %

• Secteur extra cellulaire : 20%
   -secteur interstitiel :15%
   -secteur plasmatique :5% stable/âge.
Particularités du métabolisme hydrominéral
                du nourrisson
B.   Les entrées et Les sorties d'eau:
• Les entrées d'eau sont représentées par:
 - l'eau exogène (aliments, boissons);
 - l'eau endogène (combustion des protides, lipides,
   glucides).

• Les sorties d'eau sont représentées par:
           - les pertes insensibles (respiration,
  transpiration)
           - les pertes digestives;
           - les pertes rénales.
C. L'immaturité rénale des premières semaines de vie:
 Elle fait partie intégrante des caractéristiques
 du nouveau-né, surtout s'il est prématuré.
 Elle facilite la survenue et aggrave les
 déshydratations aiguës du jeune nourrisson
            - le faible pouvoir de concentration des urines (perte
  d'eau),
            - le faible pouvoir de retenir le sodium (perte de sodium)
            - et le faible pouvoir d'excrétion des ions H+( acidose ).


D.Par ailleurs, le nourrisson n’est pas autonome en
 terme d’hydratation et dépend étroitement de
 son entourage.
E.Mouvement de l’eau entre
     les différents secteurs
• Entre le milieu intra et extra cellulaire:
  (la pression osmotique): l’eau passe du milieu
  le moins concentré vers le milieu le plus
  concentré.

• Entre le secteur vasculaire et interstitiel :
   -pression oncotique (ALB).
Répartition des électrolytes


Na+

HCO3-     K+   MG+

CL-
IV. Physio pathogénie:
• La déshydratation découle d’ :

  – Une perte excessive de liquides

  – Un apport insuffisant

  – Ou des deux à la fois
Schématiquement, on peut considérer trois situations:



• * pertes d'eau et de sel sont proportionnelles:
    déshydratation est globale, isonatrémique;

• * la perte de sel est supérieure à la perte d'eau:
   déshydratation à prédominance extracellulaire,
  hyponatrémique;

• * la perte d'eau est supérieure à la perte de sel:
    déshydratation à prédominance intracellulaire,
  hypernatrémique.
120 mEq
 Extra       140 mEq                       [ Na+]
Cellulaire                       160 mEq




  Intra
Cellulaire
                                            H2O
Conséquences de la DHA

• État circulatoire : collapsus

• Équilibre acido-basique: le + souvent
  acidose ( diarrhée)

• Fonction rénale: IRF /IRO
V.DIAGNOSTIC POSITIF:
   ETUDE CLINIQUE
A.1.Signes cliniques d’orientation

• DHA extra cellulaire :G O excavés et
  hypotoniques, absence de larmes ,FA
  déprimée, signes de collapsus, pli cutané net.

• DHA intracellulaire :soif importante, fièvre
  inexpliquée, FA peu déprimée, GO peu
  excavés, muqueuse sèches, pli cutané discret,
  convulsion,coma.
SIGNES CLINIQUES

• Les signes cliniques s'extériorisent pour une perte de
  poids supérieure à 5%



• * Si la perte d'eau s'installe lentement, elle touche pour
  50% le secteur intracellulaire et pour 50% le secteur
  extracellulaire.
• * Si la perte est rapide, le secteur extracellulaire est
  touché pour 75%.

• La tolérance est d'autant moins bonne que la
  déshydratation s'installe rapidement.
12 mois, Na+ 198meq/L   + 15 jours
A.2. Apprécier la gravité


• Se base sur la perte de poids

• S’exprime en % de poids perdu
  – [(Poids antérieur – Poids actuel) / Poids
    antérieur] x 100
Apprécier la gravité:

- DHA modérée 5%

- DHA sévère   10%

- DHA grave    15%
Clinique
Sévérité     Légère     Modérée      Sévère
Poids<2an      5%         10%          15%
Poids>2an      3%          6%          9%
Pli cutané   Absent      Présent    Persistant
Muqueuses    Humides     Sèches     Râpeuses
Fontanelle   Normale    Déprimée     Creuse
Peau          Pâle        Grise      Marbrée
Yeux         Normaux    Enfoncés   Hypotoniques
B.Biologie :
            typer la DHA
• Ionogramme SG:

 -DHA ISO Na+ : Na+ entre 130/150mEq/l
 -DHA HYPO Na+ :Na+ < 130mEq/l
 -DHA HYPER Na+:Na+ > 150mEq/l
B.1.EXAMENS BIOLOGIQUES:
B.1. Examens sanguins:
Ionogramme, calcémie, glycémie, urée, créatinine, osmolarité, CO2
   total, pH;

 INTERPRETATION DES TROUBLES ELECTROLYTIQUES ET
  ACIDOBASIQUES :

  * L'augmentation de l'hématocrite et de la protidémie est due
  à l'hémoconcentration.

 * L'augmentation de l'urée et de la créatinine sanguine est due
  à une insuffisance rénale, le plus souvent fonctionnelle.
* L'acidose métabolique, fréquente, est due à la
   production d'acide lactique (souffrance cellulaire),
   de corps cétoniques (jeûne), à une élimination accrue
   de bicarbonates (diarrhée, tubulopathie), et à une
   diminution de l'élimination du CO2 (troubles
   neurologiques avec hypoventilation).

* L'alcalose métabolique est rare et elle peut être due
   à des vomissements. Chez le petit nourrisson elle doit
   faire évoquer une sténose du pylore (alcalose
   hypochlorémique par perte d'HCl).
B.2.Examens urinaires:
                        :

Ionogramme, glycosurie, urée, créatinine,
  osmolarité, pH
La réalisation, sur la première miction, d'une
  bandelette réactive et d'un ionogramme,
  avec calcul de l'osmolarité, est indispensable

une oligurie, associée à une déshydratation,
  traduit une adaptation rénale
C. Examens à réaliser en fonction
             du contexte:
• Numération formule sanguine et
  plaquettes;

• Examens microbiologiques: examen
  cytobactériologique des urines,
  hémocultures, coprocultures,
  recherches virales;

• Ponction lombaire.
VI.Diagnostique différentiel

• DHA hyper Na+ :encéphalites(convulsion)

• Enfant obèse :la perte du turgor est
  tardive.

• Mal nutri
VII. Diagnostic étiologique
Pertes excessives
pertes digestives :
-GEA 90% des cas
-vomissements

Pertes rénales :
 -IR
 -tubulopathies
 -uropathie obstructive
 -diabète sucré, diabète insipide
 -HCS
Pertes insensibles:
 -hyperthermie
 -coup de chaleur
 -hyper ventilation


Insuffisance d’apport :
 -par oubli
 -trouble de la conscience
 -erreur diététique
 -adipsie
VIII . Complications

   Les complications doivent être recherchées lors de
  l'examen initial et au cours de la surveillance:

               CHOC HYPOVOLEMIQUE
• Le choc hypovolémique peut être initial ou secondaire,
  compliquant la déshydratation extracellulaire, si le
  traitement est mal conduit.

• S'il est prolongé, il peut être responsable d'une défaillance
  multiviscérale.
COMPLICATIONS NEUROLOGIQUES
* Les convulsions surviennent le plus souvent au cours de la réhydratation
   trop rapide d'une déshydratation hypernatrémique.

 * L'hématome sous-dural est une complication de la déshydratation
  intracellulaire qui peut se révéler par des convulsions, une augmentation
   du périmètre crânien, une tension de la fontanelle chez un enfant
   déshydraté.
• - L'examen du fond d'oeil recherche des signes d'hypertension
      intracrânienne et des hémorragies.
• - Le diagnostic est confirmé par l'échographie transfontanellaire ou le
      scanner cérébral.

* Thromboses veineuses cérébrales ou hémorragies
   intraparenchymateuses.
COMPLICATIONS RENALES

• * L'insuffisance rénale fonctionnelle est plus
  fréquente que l'insuffisance rénale organique.

• * La thrombose des veines rénales est
  exceptionnelle après l'âge de 6 mois et doit être
  évoquée devant une hématurie associée à une
  augmentation de volume du rein.

• * Nécrose corticale due au choc.
IX . Traitement :
Estimer,
Typer,
Apprécier la gravité,
Rechercher le retentissement,
Traiter la cause,
Prévenir et guetter les complications.
Buts du traitement

-restaurer la circulation et reprise de la
diurèse
-corriger le déficit extra cellulaire
-réparer la déplétion potassique
-Apport de la maintenance
Bases du traitement

• Évaluation des pertes antérieures

• Évaluation des pertes en cours

• Évaluation des besoins en eaux, électrolytes
  et calories.
Règles générales

– < 5% : réhydratation orale à domicile

– 5-10 % : réhydratation orale, sonde naso-
 gastrique ou IV à l’hôpital (12h)

– > 10% : réhydratation IV
Armes du traitement


•   SSI 9‰
•   SIR
•   SGI à 5%
•   SRO
•   SB à 14‰
•   PLASMAGEL.
1/ Il n’existe ni signes de gravité ni
  intolérance alimentaire complète
1/réhydrater per os (DHA  5%)
• Soluté gluco-électrolytique type OMS 150 à
  200 cc/kg/j
• Donner à boire au biberon
• Contre-indications:
  –   Choc, déshydratation sévère
  –   État de conscience altéré
  –   Hypernatrémie sévère
  –   Suspicion d’abdomen chirurgical
  –   Incapacité de compenser les pertes liquidiennes
DHA isonatrémique à10%


• 1ère phase :
remplacement des pertes antérieures
             (100cc/kg)
 -a/ première moitié en 2H: 0à2h 50cc/kg
 -0à30min:20cc/kg de SSI
 -30min à2 h 30cc/kg de SSI

• Débit gouttes/min=quantité en CC/tps h x3
CHOC HYPOVOLEMIQUE

• Un choc hypovolémique provoque des troubles de la
  conscience, une tachycardie, un allongement du temps
  de recoloration. Les extrémités sont froides,
  marbrées.

• L'hypotension est tardive chez l'enfant.

• * Mettre en place une voie veineuse.
• * Déchoquer    l'enfant aussi vite que le permet la
  voie veineuse en administrant du sérum salé
  isotonique par bolus de 10ml/kg.
• - Les bolus de 10ml/kg sont renouvelés jusqu'à
  diminution de la tachycardie, normalisation du temps
  de recoloration (inférieur à 3 secondes), normalisation
  de la tension artérielle, amélioration de l'état de
  conscience.
• - Un remplissage de 30 à 40ml/kg, voire plus, est
  parfois nécessaire.
Correction d'une acidose
         métabolique
• L'administration de bicarbonate est rarement
  nécessaire, l'acidose métabolique se
  corrigeant avec la réhydratation.

• Si le pH est inférieur ou égal à 7,10, on
  peut administrer 1 à 2mEq/kg de bicarbonate
  de Na 14 ‰
Évaluation après 2 heures

• En cas de diurèse :labstix + D.Urinaire
• Si diurèse négative: pas de globe vésical
  -rajouter 10cc/kg de ssi en 1 h
  -si pas de diurèse rajouter 10cc/kg de
  ssi en 1h
  -si pas de diurèse : furosémide 1mg/kg
 -si à 6 h pas de diurèse pas de globe vésical
  (réanimation)
b/ deuxième moitié en 4 h:
   de 2 à 6h : 50cc/kg de SIR

N.B. : cette phase contient du K et ne
peut être entamée qu’après reprise de
la diurèse.
• 2ème phase : 6hà24h:

    -Perte en cours 50cc/kg SIR
    Selles: ‹6 : 25cc/kg SIR
           6-10: 50 cc/kg SIR
             ›10: 75 cc/kg SIR

    -Ration de base 100cc/kg Par jour:
           - 0-10 kg : 100cc / kg / 24h
           - 11-20 kg: 1000 + 50cc / kg
            - > 20 kg : 1500 + 20cc / kg
    Fièvre: pour chaque degré > 38˚C, il faut ajouter 12% .
    Polypnée: 20 cc/kg
    Hypothermie: pour chaque degré ‹ 36˚C diminuer de 12%.
Surveillance du traitement
• Clinique:
  -horaire :T°,FR,H20,FC,TA
  -poids :6h

• Biologie :
 labstix ,fonction rénale ,DU ,iono sanguin

• 2ème jour :
  SRO, traitement de la diarrhée
complications
• 1/complications rénales:
  -thromboses des veines rénales
  -nécrose corticale

• 2/hématome sous dural

• 3/convulsion
DESHYDRATATION HYPONATREMIQUE

• Même chose les 2 1ères heures;

• La correction n’est indiquée que si
  natrémie inférieure à 120Meq/l ou si
  symptomatique (convulsions, collapsus
  sévère).AJOUTTER ALORS DU SODIUM:
  de 2H-6H:( 135 –Na du malade)x0,55XPds
DHA hypernatremique

• Correction des pertes antérieures en 48h

• Diminution de la natrémie de 10à15mEq/l

• Ration de base diminuée de 25%
Réalimentation précoce

• Rapidement = si possible 4 heures après
• Selon la clinique!!!
   – Diarrhées, vomissements
   – Etat de conscience et état général
• Quoi?
   – Lait maternel ou lait habituel
   – Ne pas mélanger solution réhydratation et
     lait
X.Prévention:
• Basée essentiellement sur la prévention
  et le traitement correct des diarrhées
  aigues.

• Utilisation des SRO

• Respect des règles hygiéno-diététiques

• Lait maternel ++++

Déshydratation aiguë du nourrissonpower point1

  • 1.
    DÉSHYDRATATIONS AIGUËS DU NOURRISSON Dr Chalah.
  • 2.
    I.Définition La DHA est une perte d’eau et/ou d’électrolytes par l’organisme sans perte en tissus de soutien.
  • 3.
    II. Intérêt • Fréquence:reste élevée. • Étiologies :dominées par les GEA. • Pronostic : vital , neurologique • Prévention :+++ SRO (diarrhée)
  • 4.
    III. Physiologie: A .Répartitionde l’eau dans l’organisme: • l’eau est le principal constituant de l’organisme . • 60% chez l’adulte et 75% chez le n-né.
  • 5.
    Se repartissent en2 grands secteurs: • Secteur intra cellulaire : 50 % • Secteur extra cellulaire : 20% -secteur interstitiel :15% -secteur plasmatique :5% stable/âge.
  • 6.
    Particularités du métabolismehydrominéral du nourrisson
  • 7.
    B. Les entrées et Les sorties d'eau: • Les entrées d'eau sont représentées par: - l'eau exogène (aliments, boissons); - l'eau endogène (combustion des protides, lipides, glucides). • Les sorties d'eau sont représentées par: - les pertes insensibles (respiration, transpiration) - les pertes digestives; - les pertes rénales.
  • 8.
    C. L'immaturité rénaledes premières semaines de vie:  Elle fait partie intégrante des caractéristiques du nouveau-né, surtout s'il est prématuré.  Elle facilite la survenue et aggrave les déshydratations aiguës du jeune nourrisson - le faible pouvoir de concentration des urines (perte d'eau), - le faible pouvoir de retenir le sodium (perte de sodium) - et le faible pouvoir d'excrétion des ions H+( acidose ). D.Par ailleurs, le nourrisson n’est pas autonome en terme d’hydratation et dépend étroitement de son entourage.
  • 9.
    E.Mouvement de l’eauentre les différents secteurs • Entre le milieu intra et extra cellulaire: (la pression osmotique): l’eau passe du milieu le moins concentré vers le milieu le plus concentré. • Entre le secteur vasculaire et interstitiel : -pression oncotique (ALB).
  • 10.
  • 11.
    IV. Physio pathogénie: •La déshydratation découle d’ : – Une perte excessive de liquides – Un apport insuffisant – Ou des deux à la fois
  • 12.
    Schématiquement, on peutconsidérer trois situations: • * pertes d'eau et de sel sont proportionnelles: déshydratation est globale, isonatrémique; • * la perte de sel est supérieure à la perte d'eau: déshydratation à prédominance extracellulaire, hyponatrémique; • * la perte d'eau est supérieure à la perte de sel: déshydratation à prédominance intracellulaire, hypernatrémique.
  • 13.
    120 mEq Extra 140 mEq [ Na+] Cellulaire 160 mEq Intra Cellulaire H2O
  • 14.
    Conséquences de laDHA • État circulatoire : collapsus • Équilibre acido-basique: le + souvent acidose ( diarrhée) • Fonction rénale: IRF /IRO
  • 15.
    V.DIAGNOSTIC POSITIF: ETUDE CLINIQUE
  • 16.
    A.1.Signes cliniques d’orientation •DHA extra cellulaire :G O excavés et hypotoniques, absence de larmes ,FA déprimée, signes de collapsus, pli cutané net. • DHA intracellulaire :soif importante, fièvre inexpliquée, FA peu déprimée, GO peu excavés, muqueuse sèches, pli cutané discret, convulsion,coma.
  • 17.
    SIGNES CLINIQUES • Lessignes cliniques s'extériorisent pour une perte de poids supérieure à 5% • * Si la perte d'eau s'installe lentement, elle touche pour 50% le secteur intracellulaire et pour 50% le secteur extracellulaire. • * Si la perte est rapide, le secteur extracellulaire est touché pour 75%. • La tolérance est d'autant moins bonne que la déshydratation s'installe rapidement.
  • 23.
    12 mois, Na+198meq/L + 15 jours
  • 25.
    A.2. Apprécier lagravité • Se base sur la perte de poids • S’exprime en % de poids perdu – [(Poids antérieur – Poids actuel) / Poids antérieur] x 100
  • 26.
    Apprécier la gravité: -DHA modérée 5% - DHA sévère 10% - DHA grave 15%
  • 27.
    Clinique Sévérité Légère Modérée Sévère Poids<2an 5% 10% 15% Poids>2an 3% 6% 9% Pli cutané Absent Présent Persistant Muqueuses Humides Sèches Râpeuses Fontanelle Normale Déprimée Creuse Peau Pâle Grise Marbrée Yeux Normaux Enfoncés Hypotoniques
  • 28.
    B.Biologie : typer la DHA • Ionogramme SG: -DHA ISO Na+ : Na+ entre 130/150mEq/l -DHA HYPO Na+ :Na+ < 130mEq/l -DHA HYPER Na+:Na+ > 150mEq/l
  • 29.
    B.1.EXAMENS BIOLOGIQUES: B.1. Examenssanguins: Ionogramme, calcémie, glycémie, urée, créatinine, osmolarité, CO2 total, pH;  INTERPRETATION DES TROUBLES ELECTROLYTIQUES ET ACIDOBASIQUES : * L'augmentation de l'hématocrite et de la protidémie est due à l'hémoconcentration. * L'augmentation de l'urée et de la créatinine sanguine est due à une insuffisance rénale, le plus souvent fonctionnelle.
  • 30.
    * L'acidose métabolique,fréquente, est due à la production d'acide lactique (souffrance cellulaire), de corps cétoniques (jeûne), à une élimination accrue de bicarbonates (diarrhée, tubulopathie), et à une diminution de l'élimination du CO2 (troubles neurologiques avec hypoventilation). * L'alcalose métabolique est rare et elle peut être due à des vomissements. Chez le petit nourrisson elle doit faire évoquer une sténose du pylore (alcalose hypochlorémique par perte d'HCl).
  • 31.
    B.2.Examens urinaires: : Ionogramme, glycosurie, urée, créatinine, osmolarité, pH La réalisation, sur la première miction, d'une bandelette réactive et d'un ionogramme, avec calcul de l'osmolarité, est indispensable une oligurie, associée à une déshydratation, traduit une adaptation rénale
  • 32.
    C. Examens àréaliser en fonction du contexte: • Numération formule sanguine et plaquettes; • Examens microbiologiques: examen cytobactériologique des urines, hémocultures, coprocultures, recherches virales; • Ponction lombaire.
  • 33.
    VI.Diagnostique différentiel • DHAhyper Na+ :encéphalites(convulsion) • Enfant obèse :la perte du turgor est tardive. • Mal nutri
  • 36.
  • 37.
    Pertes excessives pertes digestives: -GEA 90% des cas -vomissements Pertes rénales : -IR -tubulopathies -uropathie obstructive -diabète sucré, diabète insipide -HCS
  • 38.
    Pertes insensibles: -hyperthermie -coup de chaleur -hyper ventilation Insuffisance d’apport : -par oubli -trouble de la conscience -erreur diététique -adipsie
  • 39.
    VIII . Complications Les complications doivent être recherchées lors de l'examen initial et au cours de la surveillance: CHOC HYPOVOLEMIQUE • Le choc hypovolémique peut être initial ou secondaire, compliquant la déshydratation extracellulaire, si le traitement est mal conduit. • S'il est prolongé, il peut être responsable d'une défaillance multiviscérale.
  • 40.
    COMPLICATIONS NEUROLOGIQUES * Lesconvulsions surviennent le plus souvent au cours de la réhydratation trop rapide d'une déshydratation hypernatrémique. * L'hématome sous-dural est une complication de la déshydratation intracellulaire qui peut se révéler par des convulsions, une augmentation du périmètre crânien, une tension de la fontanelle chez un enfant déshydraté. • - L'examen du fond d'oeil recherche des signes d'hypertension intracrânienne et des hémorragies. • - Le diagnostic est confirmé par l'échographie transfontanellaire ou le scanner cérébral. * Thromboses veineuses cérébrales ou hémorragies intraparenchymateuses.
  • 41.
    COMPLICATIONS RENALES • *L'insuffisance rénale fonctionnelle est plus fréquente que l'insuffisance rénale organique. • * La thrombose des veines rénales est exceptionnelle après l'âge de 6 mois et doit être évoquée devant une hématurie associée à une augmentation de volume du rein. • * Nécrose corticale due au choc.
  • 42.
  • 43.
    Estimer, Typer, Apprécier la gravité, Rechercherle retentissement, Traiter la cause, Prévenir et guetter les complications.
  • 44.
    Buts du traitement -restaurerla circulation et reprise de la diurèse -corriger le déficit extra cellulaire -réparer la déplétion potassique -Apport de la maintenance
  • 45.
    Bases du traitement •Évaluation des pertes antérieures • Évaluation des pertes en cours • Évaluation des besoins en eaux, électrolytes et calories.
  • 46.
    Règles générales – <5% : réhydratation orale à domicile – 5-10 % : réhydratation orale, sonde naso- gastrique ou IV à l’hôpital (12h) – > 10% : réhydratation IV
  • 47.
    Armes du traitement • SSI 9‰ • SIR • SGI à 5% • SRO • SB à 14‰ • PLASMAGEL.
  • 48.
    1/ Il n’existeni signes de gravité ni intolérance alimentaire complète 1/réhydrater per os (DHA  5%) • Soluté gluco-électrolytique type OMS 150 à 200 cc/kg/j • Donner à boire au biberon • Contre-indications: – Choc, déshydratation sévère – État de conscience altéré – Hypernatrémie sévère – Suspicion d’abdomen chirurgical – Incapacité de compenser les pertes liquidiennes
  • 50.
    DHA isonatrémique à10% •1ère phase : remplacement des pertes antérieures (100cc/kg) -a/ première moitié en 2H: 0à2h 50cc/kg -0à30min:20cc/kg de SSI -30min à2 h 30cc/kg de SSI • Débit gouttes/min=quantité en CC/tps h x3
  • 51.
    CHOC HYPOVOLEMIQUE • Unchoc hypovolémique provoque des troubles de la conscience, une tachycardie, un allongement du temps de recoloration. Les extrémités sont froides, marbrées. • L'hypotension est tardive chez l'enfant. • * Mettre en place une voie veineuse.
  • 52.
    • * Déchoquer l'enfant aussi vite que le permet la voie veineuse en administrant du sérum salé isotonique par bolus de 10ml/kg. • - Les bolus de 10ml/kg sont renouvelés jusqu'à diminution de la tachycardie, normalisation du temps de recoloration (inférieur à 3 secondes), normalisation de la tension artérielle, amélioration de l'état de conscience. • - Un remplissage de 30 à 40ml/kg, voire plus, est parfois nécessaire.
  • 53.
    Correction d'une acidose métabolique • L'administration de bicarbonate est rarement nécessaire, l'acidose métabolique se corrigeant avec la réhydratation. • Si le pH est inférieur ou égal à 7,10, on peut administrer 1 à 2mEq/kg de bicarbonate de Na 14 ‰
  • 54.
    Évaluation après 2heures • En cas de diurèse :labstix + D.Urinaire • Si diurèse négative: pas de globe vésical -rajouter 10cc/kg de ssi en 1 h -si pas de diurèse rajouter 10cc/kg de ssi en 1h -si pas de diurèse : furosémide 1mg/kg -si à 6 h pas de diurèse pas de globe vésical (réanimation)
  • 55.
    b/ deuxième moitiéen 4 h: de 2 à 6h : 50cc/kg de SIR N.B. : cette phase contient du K et ne peut être entamée qu’après reprise de la diurèse.
  • 56.
    • 2ème phase: 6hà24h: -Perte en cours 50cc/kg SIR  Selles: ‹6 : 25cc/kg SIR 6-10: 50 cc/kg SIR ›10: 75 cc/kg SIR -Ration de base 100cc/kg Par jour: - 0-10 kg : 100cc / kg / 24h - 11-20 kg: 1000 + 50cc / kg - > 20 kg : 1500 + 20cc / kg  Fièvre: pour chaque degré > 38˚C, il faut ajouter 12% .  Polypnée: 20 cc/kg  Hypothermie: pour chaque degré ‹ 36˚C diminuer de 12%.
  • 57.
    Surveillance du traitement •Clinique: -horaire :T°,FR,H20,FC,TA -poids :6h • Biologie : labstix ,fonction rénale ,DU ,iono sanguin • 2ème jour : SRO, traitement de la diarrhée
  • 58.
    complications • 1/complications rénales: -thromboses des veines rénales -nécrose corticale • 2/hématome sous dural • 3/convulsion
  • 59.
    DESHYDRATATION HYPONATREMIQUE • Mêmechose les 2 1ères heures; • La correction n’est indiquée que si natrémie inférieure à 120Meq/l ou si symptomatique (convulsions, collapsus sévère).AJOUTTER ALORS DU SODIUM: de 2H-6H:( 135 –Na du malade)x0,55XPds
  • 60.
    DHA hypernatremique • Correctiondes pertes antérieures en 48h • Diminution de la natrémie de 10à15mEq/l • Ration de base diminuée de 25%
  • 61.
    Réalimentation précoce • Rapidement= si possible 4 heures après • Selon la clinique!!! – Diarrhées, vomissements – Etat de conscience et état général • Quoi? – Lait maternel ou lait habituel – Ne pas mélanger solution réhydratation et lait
  • 62.
    X.Prévention: • Basée essentiellementsur la prévention et le traitement correct des diarrhées aigues. • Utilisation des SRO • Respect des règles hygiéno-diététiques • Lait maternel ++++