AVC ISCHÉMIQUE
ELAKADI Othmane
PLAN
Généralités Manifestations
PEC
Physiopathologie
01 03
02 04
Cliniques
Généralités
01
AVC
● Survenue brutale d’un déficit neurologique focal d’origine vasculaire
● Constitue une urgence thérapeutique
● 75 % des cas survenue chez des patients âgés > 65 ans
● L’âge moyen de survenue d’un AVC est de 73 ans (70 ans pour les hommes et
76 ans pour les femmes)
Tout déficit neurologique brutale = AVC jusqu’à preuve du contraire
AVC
Le terme d’AVC regroupe l’ensemble des pathologies vasculaires cérébrales d’origine
Artérielle ou Veineuse:
● les ischémies cérébrales artérielles (80 %) :
transitoires : accidents ischémiques transitoires (AIT)
constituées : infarctus cérébraux
● les hémorragies cérébrales (ou intraparenchymateuses) (20 %)
● les thromboses veineuses cérébrales (rares)
AVC
1ère cause de handicap moteur acquis de l'adulte
2ème cause de troubles cognitifs majeurs après la maladie d'Alzheimer
3ème cause de mortalité pour les hommes (après les cancers et les cardiopathies
ischémiques) et la 1ère pour les femmes (avant les cardiopathies ischémiques
et le cancer du sein)
Facteurs de risque
NON modifiables
● Âge: risque x2 chaque 10 ans apres 55 ans
● Genre: hommes > femmes
● Race: noirs > blancs
● Histoire familiale
● Génétique (rares syndromes: CADASIL, MELAS...)
● Antécédent d’AVC/AIT
Modifiables
● HTA (x 4)
● Diabète (x1.5)
● Tabagisme (x1.5)
● Dyslipidémie (x1.5)
● Alcoolisme
● Cardiopathie
● Contraceptifs oraux
● Hypercoagulabilité
● Migraine
Polygone de willis
Physiopathologie
02
L’ischémie cérébrale peut être la conséquence de deux mécanismes différents :
● Occlusion artérielle (plus fréquent) par embolie ou thrombose
● Hémodynamique (rare) par chute de la perfusion cérébrale sans occlusion
(effondrement de la pression artérielle)
Le fonctionnement cérébral nécessite un apport sanguin constant
en oxygène et en glucose, ainsi:
réduction aigue du flux artériel cérébral
souffrance du parenchyme cérébral
en aval de l'occlusion artérielle (nécrose)
La vitesse d'extension de la zone ischémiée dépendra de la mise en jeu de
systèmes de suppléances artérielles (collatérales) et de leur qualité
Évolution de la zone de la nécrose cérébrale en absence de recanalisation
Étiologies
Les causes sont multiples.
Plusieurs causes peuvent être présentes en même temps chez un même patient.
Dans presque 25 % des cas, l’infarctus cérébral reste d’origine indéterminée.
Manifestations
03
Cliniques
Un AVC doit être évoqué devant l'association d’un déficit neurologique focal
d'apparition brutale <2min
La nature ischémique d'un AVC peut être évoquée cliniquement en fonction,
du contexte :
affection cardiaque emboligène connue (valvulopathie, trouble du rythme)
ou des manifestations antérieures d’athérosclérose
des données cliniques :
correspondance à un territoire artériel → infarctus cérébral
symptomatologie d’HTIC associée → hémorragie intraparenchymateuse
On distingue :
● les infarctus cérébraux de la circulation antérieure : carotidiens
(artères cérébrale moyenne, choroidienne antérieure, cérébrale antérieure
et ophtalmique)
● infarctus cérébraux de la circulation postérieure : vertébrobasilaires
(artères cérébrales postérieures, artères vertébrales, cérébelleuses)
● petits infarctus profonds (lacunes)
● infarctus cérébraux jonctionnels (aux confins de deux territoires artériels)
Infarctus en territoire carotidien. IRM séquence de diffusion.
A. Infarctus sylvien superficiel. B. Infarctus sylvien profond. C. Infarctus sylvien total. D. Infarctus cérébral antérieur.
Infarctus en territoire vertébrobasilaire. IRM séquence de diffusion.
A. Infarctus thalamique. B. Infarctus cérébral postérieur superficiel. C. Infarctus de perforante. D. Infarctus cérébelleux.
E. Infarctus de la fossette latérale du bulbe, ou moelle allongée (syndrome de Wallenberg).
Principales manifestations cliniques des infarctus cérébraux en fonction des territoires artériels.
Prise en charge
04
AVC
HOSPITALISATION EN URGENCE EN
UNITÉ NEUROVASCULAIRE
1. Confirmation diagnostique par imagerie cérébrale
2. Prise en charge thérapeutique
3. Bilan étiologique
Ce qu’il faut faire
● Hospitalisation en unité spécialisée de neurovasculaire si possible
● Monitorage complet: FC, PA, T°, SaO2, SCOPE
● SNG si trouble de la déglutition, sonde urinaire
● Prévention de l’ulcère de stress
Ce qu’il ne faut pas faire
● Laisser le patient à domicile (aggravation imprévisible)
● Retarder le transport
● Instaurer un traitement antithrombotique sans scanner cérébral au préalable
● Faire baisser la pression artérielle de manière brutale
● Remplissage vasculaire surtout avec les soluté hypotonique
Imagerie cérébrale
L’IRM (séquence de diffusion+++) est l’examen de référence pour confirmer
le diagnostic d’AVC.
En cas de non-accessibilité, un scanner peut être réalisé (peut être normal <24h).
L'évaluation du parenchyme sera complétée par une évaluation des artères intra-
et extra- craniennes par une angio-IRM des troncs supra-aortiques, permettant
l'identification d'un thrombus et/ou d'une sténose.
Thrombolyse
● La thrombolyse par voie IV est bénéfique lorsqu'elle est appliquée dans
les 4 h 30 qui suivent l'installation des premiers signes d'infarctus cérébral
● Elle s'accompagne d'un risque élevé d'hémorragie cérébrale et
d'hémorragie systémique
● La décision de thrombolyse doit donc être prise après évaluation des
contre-indications majeures
Pas d’aspirine ni anticoagulant dans les 24h
Thrombectomie
● La thrombectomie mécanique est proposée uniquement aux patients
présentant une occlusion proximale d'une artère intracrânienne, et peut être
effectuée en complément de la thrombolyse.
● En présence d'une contre-indication à la thrombolyse, la thrombectomie
mécanique peut être proposée seule.
la thrombectomie mécanique est proposée jusqu’à 8 à 12 h
suivant le début des symptômes
Désobstruction artérielle par thrombectomie mécanique.
A. Artériographie pré-thrombectomie objectivant une occlusion proximale. B. Système de type stent-retriever.
C. Artériographie post-thrombectomie objectivant une recanalisation du vaisseau.
Antithrombotiques
Prescrits dès l'arrivée (Aspirine 160 à 300 mg/j), sauf si patient est candidat à la
thrombolyse : prescrits au décours de l'imagerie de contrôle à un délai de 24 heures.
En pratique
Anticoagulants efficace (si indication formelle):
Héparine IV ou HBPM
Si pas indication formelle d’Anticoagulants:
Antiagrégants plaquettaires (Aspirine 250 mg) + HBPM préventif (Lovenox SC 0,4 ml/j)
Prévention
Prévention primaire:
L’HTA est le principal facteur de risque des AVC
L’aspirine n’est pas indiquée en prévention primaire
Prévention secondaire:
Le contrôle des facteurs de risque vasculaire
L’utilisation d’un anti-thrombotique adapté à l’étiologie
L’endartériectomie dans les 15 jours en cas de sténose carotidienne > 70 %
et d’infarctus cérébral peu sévère
MERCI

AVC ischémique

  • 1.
  • 2.
  • 3.
  • 4.
    AVC ● Survenue brutaled’un déficit neurologique focal d’origine vasculaire ● Constitue une urgence thérapeutique ● 75 % des cas survenue chez des patients âgés > 65 ans ● L’âge moyen de survenue d’un AVC est de 73 ans (70 ans pour les hommes et 76 ans pour les femmes) Tout déficit neurologique brutale = AVC jusqu’à preuve du contraire
  • 5.
    AVC Le terme d’AVCregroupe l’ensemble des pathologies vasculaires cérébrales d’origine Artérielle ou Veineuse: ● les ischémies cérébrales artérielles (80 %) : transitoires : accidents ischémiques transitoires (AIT) constituées : infarctus cérébraux ● les hémorragies cérébrales (ou intraparenchymateuses) (20 %) ● les thromboses veineuses cérébrales (rares)
  • 6.
    AVC 1ère cause dehandicap moteur acquis de l'adulte 2ème cause de troubles cognitifs majeurs après la maladie d'Alzheimer 3ème cause de mortalité pour les hommes (après les cancers et les cardiopathies ischémiques) et la 1ère pour les femmes (avant les cardiopathies ischémiques et le cancer du sein)
  • 7.
    Facteurs de risque NONmodifiables ● Âge: risque x2 chaque 10 ans apres 55 ans ● Genre: hommes > femmes ● Race: noirs > blancs ● Histoire familiale ● Génétique (rares syndromes: CADASIL, MELAS...) ● Antécédent d’AVC/AIT Modifiables ● HTA (x 4) ● Diabète (x1.5) ● Tabagisme (x1.5) ● Dyslipidémie (x1.5) ● Alcoolisme ● Cardiopathie ● Contraceptifs oraux ● Hypercoagulabilité ● Migraine
  • 10.
  • 11.
  • 12.
    L’ischémie cérébrale peutêtre la conséquence de deux mécanismes différents : ● Occlusion artérielle (plus fréquent) par embolie ou thrombose ● Hémodynamique (rare) par chute de la perfusion cérébrale sans occlusion (effondrement de la pression artérielle)
  • 13.
    Le fonctionnement cérébralnécessite un apport sanguin constant en oxygène et en glucose, ainsi: réduction aigue du flux artériel cérébral souffrance du parenchyme cérébral en aval de l'occlusion artérielle (nécrose) La vitesse d'extension de la zone ischémiée dépendra de la mise en jeu de systèmes de suppléances artérielles (collatérales) et de leur qualité
  • 14.
    Évolution de lazone de la nécrose cérébrale en absence de recanalisation
  • 15.
    Étiologies Les causes sontmultiples. Plusieurs causes peuvent être présentes en même temps chez un même patient. Dans presque 25 % des cas, l’infarctus cérébral reste d’origine indéterminée.
  • 17.
  • 18.
    Un AVC doitêtre évoqué devant l'association d’un déficit neurologique focal d'apparition brutale <2min La nature ischémique d'un AVC peut être évoquée cliniquement en fonction, du contexte : affection cardiaque emboligène connue (valvulopathie, trouble du rythme) ou des manifestations antérieures d’athérosclérose des données cliniques : correspondance à un territoire artériel → infarctus cérébral symptomatologie d’HTIC associée → hémorragie intraparenchymateuse
  • 20.
    On distingue : ●les infarctus cérébraux de la circulation antérieure : carotidiens (artères cérébrale moyenne, choroidienne antérieure, cérébrale antérieure et ophtalmique) ● infarctus cérébraux de la circulation postérieure : vertébrobasilaires (artères cérébrales postérieures, artères vertébrales, cérébelleuses) ● petits infarctus profonds (lacunes) ● infarctus cérébraux jonctionnels (aux confins de deux territoires artériels)
  • 26.
    Infarctus en territoirecarotidien. IRM séquence de diffusion. A. Infarctus sylvien superficiel. B. Infarctus sylvien profond. C. Infarctus sylvien total. D. Infarctus cérébral antérieur.
  • 31.
    Infarctus en territoirevertébrobasilaire. IRM séquence de diffusion. A. Infarctus thalamique. B. Infarctus cérébral postérieur superficiel. C. Infarctus de perforante. D. Infarctus cérébelleux. E. Infarctus de la fossette latérale du bulbe, ou moelle allongée (syndrome de Wallenberg).
  • 32.
    Principales manifestations cliniquesdes infarctus cérébraux en fonction des territoires artériels.
  • 33.
  • 34.
    AVC HOSPITALISATION EN URGENCEEN UNITÉ NEUROVASCULAIRE 1. Confirmation diagnostique par imagerie cérébrale 2. Prise en charge thérapeutique 3. Bilan étiologique
  • 35.
    Ce qu’il fautfaire ● Hospitalisation en unité spécialisée de neurovasculaire si possible ● Monitorage complet: FC, PA, T°, SaO2, SCOPE ● SNG si trouble de la déglutition, sonde urinaire ● Prévention de l’ulcère de stress
  • 36.
    Ce qu’il nefaut pas faire ● Laisser le patient à domicile (aggravation imprévisible) ● Retarder le transport ● Instaurer un traitement antithrombotique sans scanner cérébral au préalable ● Faire baisser la pression artérielle de manière brutale ● Remplissage vasculaire surtout avec les soluté hypotonique
  • 37.
    Imagerie cérébrale L’IRM (séquencede diffusion+++) est l’examen de référence pour confirmer le diagnostic d’AVC. En cas de non-accessibilité, un scanner peut être réalisé (peut être normal <24h). L'évaluation du parenchyme sera complétée par une évaluation des artères intra- et extra- craniennes par une angio-IRM des troncs supra-aortiques, permettant l'identification d'un thrombus et/ou d'une sténose.
  • 38.
    Thrombolyse ● La thrombolysepar voie IV est bénéfique lorsqu'elle est appliquée dans les 4 h 30 qui suivent l'installation des premiers signes d'infarctus cérébral ● Elle s'accompagne d'un risque élevé d'hémorragie cérébrale et d'hémorragie systémique ● La décision de thrombolyse doit donc être prise après évaluation des contre-indications majeures Pas d’aspirine ni anticoagulant dans les 24h
  • 39.
    Thrombectomie ● La thrombectomiemécanique est proposée uniquement aux patients présentant une occlusion proximale d'une artère intracrânienne, et peut être effectuée en complément de la thrombolyse. ● En présence d'une contre-indication à la thrombolyse, la thrombectomie mécanique peut être proposée seule. la thrombectomie mécanique est proposée jusqu’à 8 à 12 h suivant le début des symptômes
  • 40.
    Désobstruction artérielle parthrombectomie mécanique. A. Artériographie pré-thrombectomie objectivant une occlusion proximale. B. Système de type stent-retriever. C. Artériographie post-thrombectomie objectivant une recanalisation du vaisseau.
  • 41.
    Antithrombotiques Prescrits dès l'arrivée(Aspirine 160 à 300 mg/j), sauf si patient est candidat à la thrombolyse : prescrits au décours de l'imagerie de contrôle à un délai de 24 heures. En pratique Anticoagulants efficace (si indication formelle): Héparine IV ou HBPM Si pas indication formelle d’Anticoagulants: Antiagrégants plaquettaires (Aspirine 250 mg) + HBPM préventif (Lovenox SC 0,4 ml/j)
  • 42.
    Prévention Prévention primaire: L’HTA estle principal facteur de risque des AVC L’aspirine n’est pas indiquée en prévention primaire Prévention secondaire: Le contrôle des facteurs de risque vasculaire L’utilisation d’un anti-thrombotique adapté à l’étiologie L’endartériectomie dans les 15 jours en cas de sténose carotidienne > 70 % et d’infarctus cérébral peu sévère
  • 43.