PRISE EN CHARGE DE L’ AIT   Recommandations HAS 2004 Et Conduite pratique DAKAR 2006  PREMIERES JOURNEES DE FORMATION ANGEIOLOGIQUE SFA
Gradation des recommandations   GGrade A = Etudes de fort niveau de preuve ( é tudes randomis é es, m é ta-analyses) GGrade B=  Niveau de preuve interm é diaire ( études de cohorte, études comparatives non randomisées, ou randomisées mais de faible puissance..)  GGrade C=  Faible niveau de preuve  (  é tudes cas-t é moins,  é tudes comparatives avec biais importants, é tudes r é trospectives, s é ries de cas)
AVC  EPIDEMIOLOGIE   Troisième cause de mortalité après les cardiopathies et les cancers  Première cause de handicap de l’adulte  170 000 AVC recensés en 1999 en France dont ¼ avec ant. AVC En pleine «  expansion «  dans les PVD
Mortalité comparée par AVC entre 1990 et 2020   Murray  Lopez  1987  www.globalforumhealth.org
FACTEURS DE RISQUE AVC  1. Non modifiables ( AHA 2006) Blanc   Noir  Homme   Femme Homme  Femme Prévalence / 100 000  Age   Age, y 3,23 Le risque d’ AVC x2  tous les 10 ans à partir de 55 ans   ...      45–54 1.4 0.8 2.1 2.5      55–64 2.6 1.6 4.9 4.6      65–74 6.7 4.2 10.4 9.8      75–84 11.8 11.3 23.3 13.5            85 16.8 16.5 24.7 21.8
Facteurs de risque non modifiables ( 2)   Prévalence / 100 000 Race ...      Noirs 233      Hispaniques 196      Blancs 93 Sexe ...      Homme 174      Femme  122      Homme et Femme 145
Facteurs de risque non modifiables (3)   Poids à la naissance : RR x 2 si pn. < 2,5 Kg  vs  4 kg Antécédent familial AVC:  RR x 2,4 ( père) et x 1,4 (mère)
2.Facteurs de risque modifiables  comparés AVC et AOMI   RR x 4 RR x 2 RR x 1,5
Vieillissement des populations   Kalache  Principles and Practice of Geriatric Medecine  1985
Essor du tabagisme dans les PVD US Department of Agriculture  1994
Rappel des définitions   Accident vasculaire cérébral (AVC)  =  Les AVC ischémiques ( 85% des AVC) : Infarctus cérébral Accident Ischémique Transitoire (AIT)   Les AVC hémorragiques ( 15%) subdivisés et hémorragies cérébrales ( 10% ) et méningées ( 5%)
Définitions de l’ AIT  Définition classique :  Déficit neurologique ou rétinien  De survenue brutale D’origine ischémique vasculaire Localisé au territoire cérébral ou rétinien vascularisé par une artère spécifique Et dont les symptômes régressent totalement en moins de 24 heures Définitions  universellement admises  jusqu’en 2001( NIH 1975 …)
Les Limites de la définition Classique Limites temporelles : la plupart des épisodes transitoires ( 2/3) durent moins d’une heure   (  Weisberg LA Neurology  1991  Et Pessin MS. N Eng J Med 1977)  Seulement 15 %  des symptômes durant plus d’une heure régressent en moins de 24 heures   Certains épisodes transitoires s’accompagnent de signes ischémiques à  l’imagerie cérébrale.   Risque de retarder la prise en charge d’un accident ischémique  cérébral
Nouvelle définition (  HAS 2004) Un AIT est un épisode bref de dysfonction neurologique  Dû à une ischémie focale cérébrale ou rétinienne Dont les symptômes cliniques durent typiquement moins d’une heure,  sans preuve d’infarctus aigu. Proposition » TIA working group «  N Engl J Med 2002 347(21):1713-6
APPLICATIONS  Parésie d’un membre supérieur  Durant moins de deux heures Mais avec aspect d’infarctus au scanner = Accident Vasculaire Cérébral  Parésie d’un membre supérieur Durant moins de deux heures  Sans aspect d’infarctus au scanner = Accident ischémique Transitoire
Données récentes sur la durée des symptômes   La majorité des AIT dure moins d’une heure Les signes cliniques qui ne disparaissent pas en moins d’une heure  ou sans amélioration dans les 3 heures, ont peu de chance de régresser dans les 24 heures  (< 2%)   Etude NINDS  Neurology 2000
ACCIDENT ISCHEMIQUE TRANSITOIRE   Mécanismes et causes identiques à celles de l’infarctus cérébral  Meilleur signe avant – coureur de l’ infarctus cérébral : 30% des AVC sont précédés d’un AIT  25% des patients ayant eu un AIT vont avoir un AVC constitué dans les 5 ans «  syndrome de menace cérébrale ».  Impose donc une enquête étiologique rapide en vue d’un traitement adapté.
Diagnostic clinique  de l’ AIT   Repose sur l’interrogatoire rétrospectif et peut être difficile du fait de la diversité des symptômes  On oppose l’ AIT probable et les AIT possibles
Les symptômes évocateurs de l’ AIT carotide :  Cécité monoculaire transitoire  Trouble du langage ( aphasie)  Troubles moteurs et / ou sensitifs unilatéraux touchant la face et / ou les membres. Hémianopsie latérale homonyme D’installation rapide  < 2 minutes
Les symptômes évocateurs de l’ AIT vertébro-basilaire :   Troubles moteurs et / ou sensitifs bilatéraux ou à bascule, touchant la face et / ou les membres  Hémianopsie latérale homonyme ou atteinte bilatérale ( cécité corticale)
Les AIT possibles   Ne doivent pas faire retenir le diagnostic d’ AIT en première intention s’ils sont isolés : Vertiges, diplopie, dysarthrie, troubles de la déglutition, perte de l’équilibre, symptômes sensitifs isolés ne touchant qu’une partie du membre ou l’hémiface Drop-attack
Symptômes non évocateurs d’ AIT   Altération de la conscience ou confusion mentale isolée Amnésie isolée Faiblesse généralisée Lipothymie Scotome scintillant Acouphènes isolées Incontinence anale ou sphinctérienne
PRISE EN CHARGE DE  L ‘AIT  AIT=  urgence diagnostique et thérapeutique car Risque élevé de survenue d’un AVC ischémique après un AIT 2,5 à 5 % à 48 heures 5-10 % à 1 mois 10-20% à 1 an  Il existe des traitements efficaces en prévention secondaire ( grade A)
1 . Premier examen = L’imagerie cérébrale Systématiquement réalisée immédiatement devant tout AIT  Permet de différencier une ischémie et une hémorragie: IRM  ( recommandée grade C)  Scanner cérébral sans injection si IRM non réalisable
2. Le bilan étiologique      Bilan initial en urgence  Écho-Doppler des vaisseaux du cou Doppler trans-crânien  ARM ou Angio scanner  EEG Bilan biol.     Bilan réalisé dans un deuxième temps
1. Echographie – Doppler   Doit être réalisée dans les meilleurs délais  Première étape du bilan étiologique  Athérosclérose = 30% des accidents ischémiques cérébraux  Siège = origine des carotides internes, siphon carotidien, origines des vertébrales et des sylviennes, tronc basilaire
Dissection carotide   Incidence = 2,6 / 100 000 ( Schievinck et al. Stroke 1993 )  = hématome de la paroi avec sténose ou thrombose carotide  Cause la plus fréquente d’ accident vasculaire cérébral chez le jeune (20%) ( Bogousslavsky et al. Arch neurol 1987 )  Signes associés : AIT, cervicalgies, S. Cl B. Horner ( 20% des cas) ( Sturzeneger  Neurol. 1995)
Doppler pathologique  hors athérosclérose   Dysplasie fibro-musculaire  0,25 à 1% des patients avec AIT ou AVC  Plus fréquente chez le sujet jeune  70% DFM rénale  25% DFM carotide et 25% associées Aspect typique sur la carotide interne,  en aval de la bifurcation carotide Slovut D . N Engl J Med 2004
2.  doppler trans-crânien   Préciser le retentissement hémodynamique des sténoses carotides extra-crâniennes Rechercher lésions des artères cérébrales intra-crâniennes
DOPPLER TRANS CRANIEN  NORMAL   0.70 0.50 40 60 TB 0.70 0.50 40 60 ACP 0.70 0.50 50 70 ACA 0.70 0.57 65 95 ACM IP IR Vm Vs
Difficultés principales   Variantes anatomiques  Diminution de la fenêtre temporale avec l’âge, surtout chez la femme Ecaille temporale épaisse chez le sujet de race noire Détection difficile des artères profondes (siphons, artère basilaire), des flux lents G .Deklunder  GELEV oct. 2006
Retentissement des sténoses carotides   TAS augmenté IR diminué VS et VM diminuées (asymétrie>20%)
Sténose intra-crânienne   Accélération focale  Critères de sténose > 70% Vs > 150 cm / sec Vm > 90 cm / sec  en aval : IR diminué et TAS augmenté asymétrie des vélocités
2. Le bilan étiologique      Bilan initial en urgence  Écho-Doppler des vaisseaux du cou Doppler trans-crânien  ARM ou Angio scanner  E E G Bilan biol.     Bilan réalisé dans un deuxième temps
Dans un deuxième temps   Suite du bilan étiologique : Echographie transthoracique ou trans-oeso. ( cardiopathie embol =20% des AIC)* Bilan biologique à la recherche d’une anomalie des facteurs de la coagulation ( auto anticorps antiphospholipides) Holter cardiaque
* Cardiopathies à risque emboligène   Risque élevé Prothèse valvulaire mécanique RM avec AC/FA Thrombus OG ou VG Maladie de l’oreillette IDM récent <4 semaines  Cardiomyopathie dilatée Endocardite infectieuse Myxome de l’oreillette   Risque modéré RM sans AC/FA RAC Calcifications annulaires mitrales Bio-prothèse valvulaire Foramen ovale perm. AC/FA isolée Cardiopathie hypertropghique Insuffisance cardiaque congestve Endocardite non bactérienne
Bilan d’extension de l’athérosclérose   Les autres localisations , «  notamment coronariennes sont fréquentes. La rentabilité de leur recherche nécessite des études complémentaires «  (HAS octobre 2004 )
Traitement  Après un AIT, il est recommandé de débuter au plus vite un traitement par aspirine à la dose de charge de 160-300 mg/j car Action rapide Efficacité démontrée en prévention secondaire après un AIT ( grade A)  CI: hémorragie intra-crânienne  (scanner IRM)
Prise en charge des facteurs de risque   Anti-hypertenseurs : une diminution de 5 mm HG des chiffres tensionnels = - 14 % de mortalité par AVC (  Appel N Engl J Med 1997 ) Suppression du tabagisme ++ Traitement du diabète.  Rôle des statines ?
Rôle des  statines  dans la prévention secondaire   Etude SPARCL  : chez des patients avec AIT ou AVC, 80 mg/j d’atorvastatine réduit le risque de récidive d’ AVC ( 2,2%) et d’accident cardio-vasculaire (3,5%) sur un suivi de 4,9 ans ( N Engl J Med 2006;355:549-59 )  Heart Protection Study : pas de réduction significative dans le groupe avec antécédents vasculaires cérébraux.  ( Lancet 2004;363:757-67 ).
Place des AVK  dans les cardiopathies emboligènes   Ont leur rôle dans la prévention secondaire dans les cardiopathies à haut risque emboligène  En cas de FA, les AVK réduisent le risque d’ AVC ultérieur des 2/3. En cas de prothèse mécanique l’ INR doit être > 3 .  Si faible risque emboligène: risque > bénéfice attendu .
CHIRURGIE CAROTIDE (EDT) APRES UN AIT   EDT Nuisible si sténose < 30%  Sans bénéfice si 30% -49% Bénéfique si sténose 50%-69% Hautement bénéfique si > 70% à l’exception des sténoses pré-occlusives  ECST  NASCET VA 309  Rothwell PM Lancet 2003 361:107-16
EDT OU STENT CAROTIDE   EVA 3S : étude interrompus pour majoration complications dans groupe stent/EDT ( Mas JL et col. N Eng J Med 2006 )  Etude SPACE ( Lancet octobre 2006 ) : échec pour démontrer le bénéfice du stent / EDT dans les complications péri-opératoires ( 1 mois)
EDT OU STENT CAROTIDE   EVA 3S : étude interrompus pour majoration complications dans groupe stent/EDT ( Mas JL et col. N Eng J Med 2006 )  Etude SPACE ( Lancet octobre 2006 ) : échec pour démontrer le bénéfice du stent / EDT dans les complications péri-opératoires ( 1 mois)   Taux Cumulé Morbi-mortalité  30 jours    EDT =3,9%  Angiostent := 9,6% Taux cumulé MM  à 60 jours  EDT = 6%  Angiostent= 11,7%
Quand intervenir ?   Idéalement < 2 semaines après l’apparition des symptômes  Réduction du risque de récidive d’AVC = 30,2%  versus  10% si délai avant l’EDT  passe de 2 semaines à 4 semaines)  Rothwell PM. Lancet 2004  Caroid Endartectomy Trialists Collaboration
Résumé ( 1)  Définition AIT repose  sur l’imagerie Imagerie cérébrale et bilan étiologique à réaliser en urgence si AIT récent Débuter l’aspirine au plus vite en l’absence de CI. Décider du traitement étiologique Prise en charge des facteurs de risque +++
Sans oublier …   Information du patient Sur les facteurs de risque Et leurs complications

Ait

  • 1.
    PRISE EN CHARGEDE L’ AIT Recommandations HAS 2004 Et Conduite pratique DAKAR 2006 PREMIERES JOURNEES DE FORMATION ANGEIOLOGIQUE SFA
  • 2.
    Gradation des recommandations GGrade A = Etudes de fort niveau de preuve ( é tudes randomis é es, m é ta-analyses) GGrade B= Niveau de preuve interm é diaire ( études de cohorte, études comparatives non randomisées, ou randomisées mais de faible puissance..) GGrade C= Faible niveau de preuve ( é tudes cas-t é moins, é tudes comparatives avec biais importants, é tudes r é trospectives, s é ries de cas)
  • 3.
    AVC EPIDEMIOLOGIE Troisième cause de mortalité après les cardiopathies et les cancers Première cause de handicap de l’adulte 170 000 AVC recensés en 1999 en France dont ¼ avec ant. AVC En pleine «  expansion «  dans les PVD
  • 4.
    Mortalité comparée parAVC entre 1990 et 2020 Murray Lopez 1987 www.globalforumhealth.org
  • 5.
    FACTEURS DE RISQUEAVC 1. Non modifiables ( AHA 2006) Blanc Noir Homme Femme Homme Femme Prévalence / 100 000 Age Age, y 3,23 Le risque d’ AVC x2 tous les 10 ans à partir de 55 ans ...      45–54 1.4 0.8 2.1 2.5      55–64 2.6 1.6 4.9 4.6      65–74 6.7 4.2 10.4 9.8      75–84 11.8 11.3 23.3 13.5           85 16.8 16.5 24.7 21.8
  • 6.
    Facteurs de risquenon modifiables ( 2) Prévalence / 100 000 Race ...      Noirs 233      Hispaniques 196      Blancs 93 Sexe ...      Homme 174      Femme 122      Homme et Femme 145
  • 7.
    Facteurs de risquenon modifiables (3) Poids à la naissance : RR x 2 si pn. < 2,5 Kg vs 4 kg Antécédent familial AVC: RR x 2,4 ( père) et x 1,4 (mère)
  • 8.
    2.Facteurs de risquemodifiables comparés AVC et AOMI RR x 4 RR x 2 RR x 1,5
  • 9.
    Vieillissement des populations Kalache Principles and Practice of Geriatric Medecine 1985
  • 10.
    Essor du tabagismedans les PVD US Department of Agriculture 1994
  • 11.
    Rappel des définitions Accident vasculaire cérébral (AVC) = Les AVC ischémiques ( 85% des AVC) : Infarctus cérébral Accident Ischémique Transitoire (AIT) Les AVC hémorragiques ( 15%) subdivisés et hémorragies cérébrales ( 10% ) et méningées ( 5%)
  • 12.
    Définitions de l’AIT Définition classique : Déficit neurologique ou rétinien De survenue brutale D’origine ischémique vasculaire Localisé au territoire cérébral ou rétinien vascularisé par une artère spécifique Et dont les symptômes régressent totalement en moins de 24 heures Définitions universellement admises jusqu’en 2001( NIH 1975 …)
  • 13.
    Les Limites dela définition Classique Limites temporelles : la plupart des épisodes transitoires ( 2/3) durent moins d’une heure ( Weisberg LA Neurology 1991 Et Pessin MS. N Eng J Med 1977) Seulement 15 % des symptômes durant plus d’une heure régressent en moins de 24 heures Certains épisodes transitoires s’accompagnent de signes ischémiques à l’imagerie cérébrale. Risque de retarder la prise en charge d’un accident ischémique cérébral
  • 14.
    Nouvelle définition ( HAS 2004) Un AIT est un épisode bref de dysfonction neurologique Dû à une ischémie focale cérébrale ou rétinienne Dont les symptômes cliniques durent typiquement moins d’une heure, sans preuve d’infarctus aigu. Proposition » TIA working group «  N Engl J Med 2002 347(21):1713-6
  • 15.
    APPLICATIONS Parésied’un membre supérieur Durant moins de deux heures Mais avec aspect d’infarctus au scanner = Accident Vasculaire Cérébral Parésie d’un membre supérieur Durant moins de deux heures Sans aspect d’infarctus au scanner = Accident ischémique Transitoire
  • 16.
    Données récentes surla durée des symptômes La majorité des AIT dure moins d’une heure Les signes cliniques qui ne disparaissent pas en moins d’une heure ou sans amélioration dans les 3 heures, ont peu de chance de régresser dans les 24 heures (< 2%) Etude NINDS Neurology 2000
  • 17.
    ACCIDENT ISCHEMIQUE TRANSITOIRE Mécanismes et causes identiques à celles de l’infarctus cérébral Meilleur signe avant – coureur de l’ infarctus cérébral : 30% des AVC sont précédés d’un AIT 25% des patients ayant eu un AIT vont avoir un AVC constitué dans les 5 ans «  syndrome de menace cérébrale ». Impose donc une enquête étiologique rapide en vue d’un traitement adapté.
  • 18.
    Diagnostic clinique de l’ AIT Repose sur l’interrogatoire rétrospectif et peut être difficile du fait de la diversité des symptômes On oppose l’ AIT probable et les AIT possibles
  • 19.
    Les symptômes évocateursde l’ AIT carotide : Cécité monoculaire transitoire Trouble du langage ( aphasie) Troubles moteurs et / ou sensitifs unilatéraux touchant la face et / ou les membres. Hémianopsie latérale homonyme D’installation rapide < 2 minutes
  • 20.
    Les symptômes évocateursde l’ AIT vertébro-basilaire : Troubles moteurs et / ou sensitifs bilatéraux ou à bascule, touchant la face et / ou les membres Hémianopsie latérale homonyme ou atteinte bilatérale ( cécité corticale)
  • 21.
    Les AIT possibles Ne doivent pas faire retenir le diagnostic d’ AIT en première intention s’ils sont isolés : Vertiges, diplopie, dysarthrie, troubles de la déglutition, perte de l’équilibre, symptômes sensitifs isolés ne touchant qu’une partie du membre ou l’hémiface Drop-attack
  • 22.
    Symptômes non évocateursd’ AIT Altération de la conscience ou confusion mentale isolée Amnésie isolée Faiblesse généralisée Lipothymie Scotome scintillant Acouphènes isolées Incontinence anale ou sphinctérienne
  • 23.
    PRISE EN CHARGEDE L ‘AIT AIT= urgence diagnostique et thérapeutique car Risque élevé de survenue d’un AVC ischémique après un AIT 2,5 à 5 % à 48 heures 5-10 % à 1 mois 10-20% à 1 an Il existe des traitements efficaces en prévention secondaire ( grade A)
  • 24.
    1 . Premierexamen = L’imagerie cérébrale Systématiquement réalisée immédiatement devant tout AIT Permet de différencier une ischémie et une hémorragie: IRM ( recommandée grade C) Scanner cérébral sans injection si IRM non réalisable
  • 25.
    2. Le bilanétiologique  Bilan initial en urgence Écho-Doppler des vaisseaux du cou Doppler trans-crânien ARM ou Angio scanner EEG Bilan biol.  Bilan réalisé dans un deuxième temps
  • 26.
    1. Echographie –Doppler Doit être réalisée dans les meilleurs délais Première étape du bilan étiologique Athérosclérose = 30% des accidents ischémiques cérébraux Siège = origine des carotides internes, siphon carotidien, origines des vertébrales et des sylviennes, tronc basilaire
  • 27.
    Dissection carotide Incidence = 2,6 / 100 000 ( Schievinck et al. Stroke 1993 ) = hématome de la paroi avec sténose ou thrombose carotide Cause la plus fréquente d’ accident vasculaire cérébral chez le jeune (20%) ( Bogousslavsky et al. Arch neurol 1987 ) Signes associés : AIT, cervicalgies, S. Cl B. Horner ( 20% des cas) ( Sturzeneger Neurol. 1995)
  • 28.
    Doppler pathologique hors athérosclérose Dysplasie fibro-musculaire 0,25 à 1% des patients avec AIT ou AVC Plus fréquente chez le sujet jeune 70% DFM rénale 25% DFM carotide et 25% associées Aspect typique sur la carotide interne, en aval de la bifurcation carotide Slovut D . N Engl J Med 2004
  • 29.
    2. dopplertrans-crânien Préciser le retentissement hémodynamique des sténoses carotides extra-crâniennes Rechercher lésions des artères cérébrales intra-crâniennes
  • 30.
    DOPPLER TRANS CRANIEN NORMAL 0.70 0.50 40 60 TB 0.70 0.50 40 60 ACP 0.70 0.50 50 70 ACA 0.70 0.57 65 95 ACM IP IR Vm Vs
  • 31.
    Difficultés principales Variantes anatomiques Diminution de la fenêtre temporale avec l’âge, surtout chez la femme Ecaille temporale épaisse chez le sujet de race noire Détection difficile des artères profondes (siphons, artère basilaire), des flux lents G .Deklunder GELEV oct. 2006
  • 32.
    Retentissement des sténosescarotides TAS augmenté IR diminué VS et VM diminuées (asymétrie>20%)
  • 33.
    Sténose intra-crânienne Accélération focale Critères de sténose > 70% Vs > 150 cm / sec Vm > 90 cm / sec en aval : IR diminué et TAS augmenté asymétrie des vélocités
  • 34.
    2. Le bilanétiologique  Bilan initial en urgence Écho-Doppler des vaisseaux du cou Doppler trans-crânien ARM ou Angio scanner E E G Bilan biol.  Bilan réalisé dans un deuxième temps
  • 35.
    Dans un deuxièmetemps Suite du bilan étiologique : Echographie transthoracique ou trans-oeso. ( cardiopathie embol =20% des AIC)* Bilan biologique à la recherche d’une anomalie des facteurs de la coagulation ( auto anticorps antiphospholipides) Holter cardiaque
  • 36.
    * Cardiopathies àrisque emboligène Risque élevé Prothèse valvulaire mécanique RM avec AC/FA Thrombus OG ou VG Maladie de l’oreillette IDM récent <4 semaines Cardiomyopathie dilatée Endocardite infectieuse Myxome de l’oreillette Risque modéré RM sans AC/FA RAC Calcifications annulaires mitrales Bio-prothèse valvulaire Foramen ovale perm. AC/FA isolée Cardiopathie hypertropghique Insuffisance cardiaque congestve Endocardite non bactérienne
  • 37.
    Bilan d’extension del’athérosclérose Les autres localisations , «  notamment coronariennes sont fréquentes. La rentabilité de leur recherche nécessite des études complémentaires «  (HAS octobre 2004 )
  • 38.
    Traitement Aprèsun AIT, il est recommandé de débuter au plus vite un traitement par aspirine à la dose de charge de 160-300 mg/j car Action rapide Efficacité démontrée en prévention secondaire après un AIT ( grade A) CI: hémorragie intra-crânienne (scanner IRM)
  • 39.
    Prise en chargedes facteurs de risque Anti-hypertenseurs : une diminution de 5 mm HG des chiffres tensionnels = - 14 % de mortalité par AVC ( Appel N Engl J Med 1997 ) Suppression du tabagisme ++ Traitement du diabète. Rôle des statines ?
  • 40.
    Rôle des statines dans la prévention secondaire Etude SPARCL : chez des patients avec AIT ou AVC, 80 mg/j d’atorvastatine réduit le risque de récidive d’ AVC ( 2,2%) et d’accident cardio-vasculaire (3,5%) sur un suivi de 4,9 ans ( N Engl J Med 2006;355:549-59 ) Heart Protection Study : pas de réduction significative dans le groupe avec antécédents vasculaires cérébraux. ( Lancet 2004;363:757-67 ).
  • 41.
    Place des AVK dans les cardiopathies emboligènes Ont leur rôle dans la prévention secondaire dans les cardiopathies à haut risque emboligène En cas de FA, les AVK réduisent le risque d’ AVC ultérieur des 2/3. En cas de prothèse mécanique l’ INR doit être > 3 . Si faible risque emboligène: risque > bénéfice attendu .
  • 42.
    CHIRURGIE CAROTIDE (EDT)APRES UN AIT EDT Nuisible si sténose < 30% Sans bénéfice si 30% -49% Bénéfique si sténose 50%-69% Hautement bénéfique si > 70% à l’exception des sténoses pré-occlusives ECST NASCET VA 309 Rothwell PM Lancet 2003 361:107-16
  • 43.
    EDT OU STENTCAROTIDE EVA 3S : étude interrompus pour majoration complications dans groupe stent/EDT ( Mas JL et col. N Eng J Med 2006 ) Etude SPACE ( Lancet octobre 2006 ) : échec pour démontrer le bénéfice du stent / EDT dans les complications péri-opératoires ( 1 mois)
  • 44.
    EDT OU STENTCAROTIDE EVA 3S : étude interrompus pour majoration complications dans groupe stent/EDT ( Mas JL et col. N Eng J Med 2006 ) Etude SPACE ( Lancet octobre 2006 ) : échec pour démontrer le bénéfice du stent / EDT dans les complications péri-opératoires ( 1 mois) Taux Cumulé Morbi-mortalité 30 jours EDT =3,9% Angiostent := 9,6% Taux cumulé MM à 60 jours EDT = 6% Angiostent= 11,7%
  • 45.
    Quand intervenir ? Idéalement < 2 semaines après l’apparition des symptômes Réduction du risque de récidive d’AVC = 30,2% versus 10% si délai avant l’EDT passe de 2 semaines à 4 semaines) Rothwell PM. Lancet 2004 Caroid Endartectomy Trialists Collaboration
  • 46.
    Résumé ( 1) Définition AIT repose sur l’imagerie Imagerie cérébrale et bilan étiologique à réaliser en urgence si AIT récent Débuter l’aspirine au plus vite en l’absence de CI. Décider du traitement étiologique Prise en charge des facteurs de risque +++
  • 47.
    Sans oublier … Information du patient Sur les facteurs de risque Et leurs complications

Notes de l'éditeur

  • #12 L’ AVC regroupe les accidents ischémiques et accidents hémorragiques