Les mutations de l’école FOURNIER, M. et TROGER, V. (dir.),  Les mutations de l’école : le regard des sociologues ,  Auxerre, Sciences humaines, 2005.
Présentation de l’ouvrage Un recueil (une cohérence à trouver) Avantage : récent Limite : un livre français
Plan de la présentation Les différences entre systèmes Dans l’espace : l’Europe Dans le temps : la massification Les établissements Les acteurs : élèves, profs, parents Les rôles attendus de l’école
Les différents systèmes éducatifs I : différences entre états Relation avec les tests PISA pour l’enseignant : s’attacher à l’accompagnement individuel et relativiser les évaluations? évaluations ++ accompagnement = tutorat accompagnement = individuel redoublements et réorientations ++ redoublements + redoublements 0 intégration 0 intégration + intégration ++ En filières : la spécialisation (Allemagne) Tronc commun (France, Belgique) Ecole unique (Finlande)
Les différents systèmes éducatifs II : évolutions dans le temps Démocratisation, massification : de nouveaux publics Enjeux : logique des compétences (d’un savoir ayant des enjeux pratiques) et questions de la différenciation scolaire afin de réduire les inégalités (aide différenciée, accrue pour certains).
Les différents systèmes éducatifs III :  différences entre établissements Des « meilleurs » établissements : l’échec scolaire pour le prestige… (même avec le bac) Rôle de l’enseignant : attention particulière à ce phénomène auprès des parents (complices), en conseils de classe… Et lorsqu’il cote!
Les acteurs  I : les élèves Groupes de niveaux, filières,… : une stigmatisation?  (l’exemple du dessin de maths) Sociabilité des élèves : une vie concrète détachée des « hautes sphères » de l’engagement citoyen, des liens d’amitié… (// « monde de la rue ») Ne pas renforcer les différences qui pourraient compromettre la réussite de ses élèves et donner du sens concret à la matière (en relation avec ce que vivent effectivement les jeunes)
Les acteurs  II : les professeurs (A) « […] une sorte d’injonction paradoxale : obtenir de meilleurs résultats avec un public moins docile et plus hétérogène » (p. 97) Anticiper (préparations) Tâtonner Un cadre, un contrat explicite Des ajustements  (« pas de recette miracle »)
Les acteurs  II : les professeurs (B) Le deuil de la transmission du « savoir savant » «  la pérennité d’une identité professionnelle des professeurs du secondaire « marquée par le modèle universitaire »  : « l’exposé magistral bien construit, le propos clair et brillant, les ‘‘connaissances de haut niveau’’ restent des références dont la valeur symbolique apparait encore bien supérieure à celle des pédagogies actives et des méthodes permettant aux élèves d’étudier de façon autonome » » (p. 107) « […] le professeur ne peut plus déverser son savoir tranquillement dans la tête de ses élèves, mais doit aider chacun à  construire  ses connaissances, ce qui l’oblige à  différencier ses méthodes  pédagogiques selon les élèves, à descendre de son estrade et à  se pencher au-dessus de l’épaule de chacun  »  (p. 108)
Les acteurs III : la famille Certains sont privilégiés, question de l’égalité des chances… Dans un champ de bataille entre parents d’élèves. Différenciation pédagogique : accompagner davantage les uns tout en occupant autrement efficacement les autres
Les rôles de l’école? Milieux populaires? Une vision utilitariste du savoir qui se propage… « associer une expérience et un principe »  (p. 154) Critique des savoirs « valorisés » (latin, maths, philo) et de la séparation des disciplines Savoir s’ouvrir à l’interdisciplinarité, et donner sens aux apprentissages, via par exemple le contexte et le rapport aux faits, le rapport au réel.
Conclusion Quels enjeux pour les futurs enseignants?
S’attacher davantage à l’accompagnement individuel et prendre garde à la « folie évaluatrice » Différenciation scolaire (méthodes,…) pour réduire les inégalités. Attention particulière à sa façon de coter, à l’établissement dans lequel il est et à sa « réputation » Ne pas stigmatiser les élèves dans l’échec et donner du sens concret à la matière Anticiper, tâtonner, cadrer et s’ajuster, s’adapter, toujours se remettre en questions Abandonner le mythe du sacro-saint enseignement magistral Associer théorie et pratique, légitimer et justifier le cours par son rapport au réel …

Les mutations de l’école

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    Les mutations del’école FOURNIER, M. et TROGER, V. (dir.), Les mutations de l’école : le regard des sociologues , Auxerre, Sciences humaines, 2005.
  • 2.
    Présentation de l’ouvrageUn recueil (une cohérence à trouver) Avantage : récent Limite : un livre français
  • 3.
    Plan de laprésentation Les différences entre systèmes Dans l’espace : l’Europe Dans le temps : la massification Les établissements Les acteurs : élèves, profs, parents Les rôles attendus de l’école
  • 4.
    Les différents systèmeséducatifs I : différences entre états Relation avec les tests PISA pour l’enseignant : s’attacher à l’accompagnement individuel et relativiser les évaluations? évaluations ++ accompagnement = tutorat accompagnement = individuel redoublements et réorientations ++ redoublements + redoublements 0 intégration 0 intégration + intégration ++ En filières : la spécialisation (Allemagne) Tronc commun (France, Belgique) Ecole unique (Finlande)
  • 5.
    Les différents systèmeséducatifs II : évolutions dans le temps Démocratisation, massification : de nouveaux publics Enjeux : logique des compétences (d’un savoir ayant des enjeux pratiques) et questions de la différenciation scolaire afin de réduire les inégalités (aide différenciée, accrue pour certains).
  • 6.
    Les différents systèmeséducatifs III : différences entre établissements Des « meilleurs » établissements : l’échec scolaire pour le prestige… (même avec le bac) Rôle de l’enseignant : attention particulière à ce phénomène auprès des parents (complices), en conseils de classe… Et lorsqu’il cote!
  • 7.
    Les acteurs  I: les élèves Groupes de niveaux, filières,… : une stigmatisation? (l’exemple du dessin de maths) Sociabilité des élèves : une vie concrète détachée des « hautes sphères » de l’engagement citoyen, des liens d’amitié… (// « monde de la rue ») Ne pas renforcer les différences qui pourraient compromettre la réussite de ses élèves et donner du sens concret à la matière (en relation avec ce que vivent effectivement les jeunes)
  • 8.
    Les acteurs  II: les professeurs (A) « […] une sorte d’injonction paradoxale : obtenir de meilleurs résultats avec un public moins docile et plus hétérogène » (p. 97) Anticiper (préparations) Tâtonner Un cadre, un contrat explicite Des ajustements (« pas de recette miracle »)
  • 9.
    Les acteurs  II: les professeurs (B) Le deuil de la transmission du « savoir savant » «  la pérennité d’une identité professionnelle des professeurs du secondaire « marquée par le modèle universitaire »  : « l’exposé magistral bien construit, le propos clair et brillant, les ‘‘connaissances de haut niveau’’ restent des références dont la valeur symbolique apparait encore bien supérieure à celle des pédagogies actives et des méthodes permettant aux élèves d’étudier de façon autonome » » (p. 107) « […] le professeur ne peut plus déverser son savoir tranquillement dans la tête de ses élèves, mais doit aider chacun à construire ses connaissances, ce qui l’oblige à différencier ses méthodes pédagogiques selon les élèves, à descendre de son estrade et à se pencher au-dessus de l’épaule de chacun  » (p. 108)
  • 10.
    Les acteurs III: la famille Certains sont privilégiés, question de l’égalité des chances… Dans un champ de bataille entre parents d’élèves. Différenciation pédagogique : accompagner davantage les uns tout en occupant autrement efficacement les autres
  • 11.
    Les rôles del’école? Milieux populaires? Une vision utilitariste du savoir qui se propage… « associer une expérience et un principe » (p. 154) Critique des savoirs « valorisés » (latin, maths, philo) et de la séparation des disciplines Savoir s’ouvrir à l’interdisciplinarité, et donner sens aux apprentissages, via par exemple le contexte et le rapport aux faits, le rapport au réel.
  • 12.
    Conclusion Quels enjeuxpour les futurs enseignants?
  • 13.
    S’attacher davantage àl’accompagnement individuel et prendre garde à la « folie évaluatrice » Différenciation scolaire (méthodes,…) pour réduire les inégalités. Attention particulière à sa façon de coter, à l’établissement dans lequel il est et à sa « réputation » Ne pas stigmatiser les élèves dans l’échec et donner du sens concret à la matière Anticiper, tâtonner, cadrer et s’ajuster, s’adapter, toujours se remettre en questions Abandonner le mythe du sacro-saint enseignement magistral Associer théorie et pratique, légitimer et justifier le cours par son rapport au réel …