MARDI 12 novembre 2013 / Edition Bruxelles-Périphérie / Quotidien / No 263 / 1,50 € / 02 225 55 55

NON, LE PHOTOVOLTAÏQUE N’EST PAS MORT ! P.3
PHILIPPINES

Le typhon
le plus puissant
de tous
les temps
P.6&7

SOMMET
MONDIAL
SUR LE CLIMAT

10

PAGES
SPÉCIALES

Climat : un piètre
bulletin pour la Belgique
LOGEMENT

Croissance de 30 % des émissions de gaz à effet de serre depuis 90 : le secteur des transports est un véritable souci chez
nous. La route plombe le bilan. Les transports publics peinent
toujours à convaincre.

L

undi s’est ouvert à Varsovie le 19e
sommet mondial sur le climat.
La lenteur et la difficulté de ces
négociations entre 190 pays du monde
exaspèrent ceux qui sont en première
ligne du changement climatique. Nombreux sont ceux qui ont saisi l’argument
du typhon dévastateur qui a endeuillé
les Philippines pour reprocher leur
égoïsme à ceux qui traînent les pieds
dans les discussions. Même si les scientifiques ne peuvent pour l’instant éta-

Les renouvelables progressent dans notre pays. Mais pas
assez pour espérer atteindre l’objectif européen de 13 % de la
consommation. Beaucoup de contestations accompagnent le
secteur qui est en manque de clarté et de stabilité.

blir que le réchauffement du climat est à
l’origine de tels événements et qu’il les
multipliera à l’avenir, une chose est
sûre : avec l’élévation du niveau de la
mer, les communautés côtières seront
de plus en plus affectées par la violence
des tempêtes.
Pas sûr cependant que cela suffira à
troubler les négociateurs les plus
rudes…
Comme ce fut le cas lors des précédents sommets, la Belgique défendra

une position ambitieuse à Varsovie. Elle
dispose d’une équipe de négociateurs
aguerris et a mis fin aux plus vives querelles internes. Notre pays est désormais favorable à un relèvement des ambitions européennes en matière de réduction de gaz à effet de serre. Nous acceptons une aide accrue aux pays en
voie de développement.
Mais cette position saluée par les pays
les plus pauvres et les organisations non
gouvernementales est sérieusement mi-

© Y. AYAD (ST).

© PIERRE-YVES THIEPONT.

© SYLVAIN PIRAUX

TRANSPORTS

RENOUVELABLES

L’image ambitieuse que se donne la Belgique sur le dossier climatique est-elle usurpée ? Un
bilan s’impose de nos politiques et de nos engagements. Conclusion : il y a encore du boulot.

Il y a une énorme marge de progression dans le bâtiment
résidentiel, indiquent toutes les études. Les efforts actuels ne
sont pas suffisants. Le bâti est très vétuste. Le rythme de
rénovation des bâtiments est trop lent. Il faut accélérer.

née par nos piètres performances quand
nous jouons « à domicile ». Lorsqu’il
s’agit de réduire nos propres émissions,
nous n’atteignons l’objectif qu’en achetant du CO2 à l’étranger. Notre résultat
masque mal que les émissions de certains secteurs dérapent sérieusement.
Il est clair que sans nouvelles mesures,
nous n’atteindrons pas la cible de 2020.
Et nous ne pourrons plus recourir massivement à des achats « d’indulgences
climatiques ». Il va donc falloir réduire

en interne. En matière de renouvelable,
le compte n’est pas bon non plus. Et en
raison de querelles internes entre Régions et fédéral, la Belgique ne respectera pas son engagement financier à
l’égard des pays les plus pauvres.
Bref, une remise en cause s’impose.
Un bilan transparent. Et de nouvelles
politiques. Tout le monde devra s’y
mettre. En attendant un vrai débat, Le
Soir ouvre ce difficile dossier. ■
MICHEL DE MUELENAERE

L’ÉDITO

Michel De Muelenaere

le
climatique
la Belgique : pas top. l’éviV oilà nebulletinplaire àAtoutde
dence, il va pas
le

UN PETIT BULLETIN
ET PUIS
UN GRAND DÉBAT ?
46

5

413635 008207

monde. On entend d’ici les arguties, les « c’est pas moi, c’est
l’autre ». On les attend. L’exercice
est à haut risque dans un pays
éclaté où trouver des chiffres et
des évaluations relève de l’exploit. Dans notre beau pays, un
tel bulletin régulier ne se fait
pas. Ce serait le rôle des autorités ; mais lesquelles ? Ce serait
prendre le risque d’identifier des
responsables. Nous sommes
donc incapables d’y voir clair
dans l’impact de nos politiques
climatiques. Pire, on est incapable de s’entendre sur les

chiffres : les Régions ont les
leurs, le fédéral a les siens. Et les
Nations unies n’en peuvent plus
de demander aux Belges de se
mettre d’accord.
Mais oublions cela. Globalement,
on sait que la Belgique n’est pas

Oser des remises en question et discuter de tabous
dans les clous. Et qu’à l’avenir le
dérapage risque de s’accentuer.
Alors, il n’est pas trop tard pour
identifier ce qui coince. Pour
distribuer les bons et les mauvais points. Personne n’y échapperait. Consommateurs, travailleurs, voyageurs, entreprises,

syndicats, ONG. Tous ceux qui
s’inventent une excuse : « Il n’y a
pas d’alternative. » Avec mention
spéciale pour ceux qui disposent
de l’information et des moyens
mais refusent de faire leur part
du boulot. N’y échappent pas
même les médias qui méritent
leur part de taloches pour n’être
pas assez critiques, pour attendre eux aussi comme le Messie le fameux « retour de la croissance » (quelle croissance ?),
pour persister la bouche en
cœur : « Bonne nouvelle, le prix
des carburants est à la baisse. »
L’obsession de ce qu’on appelle
« le portefeuille des gens »…
Mais puisque ce sont eux qui ont

les mains sur les manettes, les
politiques sont sans aucun doute
les premiers à interpeller. De
toutes parts, les analyses
convergent : dédain pour le dossier climat/énergie trop connoté
« écolo » ou « anti-entreprises »,
blocage institutionnel, absence
de vision à long terme, manque
de réflexion et de courage politiques. Ce ne sont pourtant pas
les études scientifiques, les
recherches et les avis d’experts
qui manquent. Ils sont climatologues, économistes, sociologues, experts en aménagement
du territoire, en consommation,
en énergie, en mobilité… Même
des instances ultra-environne-

mentalistes comme l’OCDE, la
Commission, le Bureau du Plan
et le Conseil supérieur des Finances s’y sont mis. Tous soulignent qu’au rythme actuel, avec
les mesures actuelles, la Belgique n’atteindra pas ses objectifs. Tous disent qu’elle peut y
arriver. Mais qu’il faut pour cela
accepter des remises en question, de discuter de tabous,
d’oser des discours complexes.
Celui-ci par exemple : la fiscalité
n’est pas une maladie honteuse.
Au contraire, elle peut-être un
outil de progrès.
Des gens normaux, des entreprises s’y sont mis. A quand une
société, un pays ?
1
Le Soir Mardi 12 novembre 2013

2 LE BULLETIN CLIMATIQUE

BILAN

Climat : la Belgique
est loin du compte
Sous un chiffre globalement satisfaisant peuvent se cacher bien des surprises.
Et la preuve que beaucoup de progrès restent à faire.
ur papier, le bulletin belge
semble nickel. Même l’Agence
européenne pour l’environnement le dit : « La Belgique est en
voie d’atteindre son objectif de
Kyoto. » Pour rappel, ce protocole international signé au Japon impose que notre
pays réduise ses émissions de gaz à effet
de serre de 7,5 % entre 1990 et 2012. En
2012, la Belgique avait réduit ses émissions d’un peu plus de 15 %. Première de
la classe en matière de lutte contre le
changement climatique : qui dit mieux ?
La bonne mine n’est qu’apparente. En
réalité, si la Belgique a fortement réduit
les émissions industrielles de gaz à effet
de serre, il n’en va pas de même pour
d’autres secteurs, et principalement pour
le transport et le bâtiment qui voient leurs
émissions continuer à progresser (voir cidessous). Certaines politiques ont porté
leurs fruits. D’autres, reconnaît benoîtement la sixième « communication nationale » que notre pays doit prochainement
remettre aux Nations unies, « n’ont pas
pu être estimées ». Enfin la Belgique ne
parvient à boucler ses « fins de mois climatiques » qu’en achetant des droits
d’émission de CO2 à l’étranger. Près de
233 millions d’euros ont été dépensés
dans cette politique, dont 168 par le fédéral et 64 par la Flandre. Dernière pierre
dans notre jardin : la Belgique est distancée par ses partenaires européens en matière d’énergies renouvelables.
Derrière les bons chiffres, satisfaisants
pour un objectif pourtant modeste, un
bulletin s’impose. Il doit être le plus
transparent possible alors que nous approchons d’élections fédérales et régionales en mai 2014. Car il y a un évident
dérapage des émissions belges ; « un déficit significatif subsiste », indique un document officiel. La faute à qui ? « Les me-

S

L'évolution des émissions de gaz à effet de serre belges
Emissions totales
En millions de tonnes équivalent CO2

143

1990

146

132

2000

Le Soir - 12.11.13
Source: Agence européenne
pour l'Environnement

Emissions par habitant
En tonnes équivalent CO2

14,4
120

121

2011

2012

14,3

2010

12,2

1990

2000

2010

10,9

10,9

2011

2012

sures prises, notamment au niveau régional, sont insuffisantes », indique-t-on au
fédéral. Les Régions accusent quant à
elles le fédéral d’avoir supprimé des mesures essentielles comme des déductibilités sur des investissements économiseurs
d’énergie. Et de ne pas actionner les
leviers dont il dispose, dont celui de la fiscalité.
Tous les experts le disent : si les autorités ne passent pas à la vitesse supérieure,
on n’y arrivera pas. Les commentaires ne
sont pas tendres à l’égard des politiques.
« Peu de gens font leur boulot », dit un expert. « Le fait de dire que l’environnement
passe après l’économie est une catastrophe, ajoute Frédéric Chomé, patron de
Factor X, une boîte de consultants. L’environnement c’est l’économie ! La croissance

économique, c’est de la consommation
énergétique. » Pour Jan Vandermosten,
expert climat au WWF, « cette façon de
voir n’a toujours pas changé dans la tête
des politiques ». Opposition ? « Il y a au
contraire de nombreuses opportunités qui
profitent tant à l’environnement qu’à
l’économie », ajoute un haut fonctionnaire.
Mais les esprits sont lents à décoincer.
« Les enjeux énergétiques/climatiques ne
sont pas appréciés à leur juste mesure par
nos décideurs, accuse un connaisseur de la
matière. Avec le recul historique, on réalisera que les politiciens de notre époque ont
totalement manqué de vision et de sens
des responsabilités à cet égard, avec potentiellement de lourdes conséquences. » ■
MICHEL DE MUELENAERE

Transport routier, bureaux et logement, les incertitudes du bilan CO2
le chiffre
tions
de CO
D errièred’émissionsdes réduc-:
d’importantes différences. Et le
2

constat : si les entreprises ont atteint l’objectif, dans le transport,
le logement et dans une moindre
mesure le tertiaire, « on a loupé le
coche », dit un chercheur.
Transport Emissions en croissance de 30 % entre 1990 et 2011.
Principal responsable : le transport routier (97,6 %). « La plupart des indicateurs sont à la
hausse, dit un rapport officiel. Le
nombre de véhicules a crû de 49 %
depuis 90. Le trafic a augmenté
de 41 %. Le transport de marchandises par route de 82 %, celui
de passagers de 30 %. »
« Le nombre de kilomètres
moyen par voiture (pic atteint en
2004) et le nombre moyen de kilomètres par habitant (stable depuis 2009) semblent marquer un
plafond, note l’économiste Philippe Defeyt, patron de l’Institut

Part des principaux
secteurs dans
les émissions totales
en 2011
Chauffage
tertiaire
4,3 %
Industrie
(processus)
9,4 %

Evolution des différents secteurs
par rapport au niveau en 1990
Kilotonne équivalent CO2
Industrie - 9.228
(combustion)
Industrie - 7.974
(énergie)

Déchets
1,3 %
Autres
0,9 %
Transport
22,5%

Industrie - 5.329
(processus)
Transport

6.232
873

Chauffage tertiaire

Agriculture
9,4 %

Chauffage résidentiel - 3.437
Industrie
(combustion)
19,6 %

Chauffage
résidentiel
14,2 %
Industrie
(énergie)
18,4 %

Agriculture - 2.467
- 1.770

Déchets

- 66

Autres
0

(situation de 1990)

du développement durable. Malgré cela le nombre de kilomètres
parcourus par les voitures continue d’augmenter, même pendant
la crise 2008-2012. En cause :
l’augmentation du parc de voitures (+ 6,4 % entre 2008 et
2012). » Avatar du système salarial belge, les voitures de société
ont toujours la cote (près de
230.000 sur les routes). « Même
si le changement de statut fiscal a
orienté les ventes vers des véhicules plus modestes, cela n’a pas
influencé la politique d’octroi des
voitures », note Pierre Courbe,
expert chez Inter Environnement.
Logement Les émissions de CO2
principalement dues au chauffage bondissent en année froide,
chutent en année chaude. L’enjeu, alors que la population croît
de même que le nombre de logements : rénover, isoler. « Le bâti
en Belgique est une catastrophe. »

A peine 1 % du parc est rénové
chaque année : très insuffisant.
Un optimiste : « Le retard se résorbe. Certaines mesures comme
l’obligation du standard passif à
partir de 2015 à Bruxelles sont de
nature à booster la rénovation
énergétique. » Effets attendus
dans les années à venir. « Plus un
entrepreneur ne peut se permettre
de ne pas proposer des solutions
basse énergie/passives. » Un
autre, Wallon, plus dur : « En rénovation on n’est presque nulle
part. C’est là l’enjeu. Construire
des nouveaux bâtiments passifs
ou basse énergie ne fait que rajouter ! Il faut consommer moins et
vite. » Un autre : « Croire qu’on
va y arriver seulement avec des
carottes, c’est rêver. Si on ne progresse pas, on risque une bulle
immobilière : de nombreux logements trop vétustes sortiront du
marché locatif. » ■
M.d.M.
2
Le Soir Mardi 12 novembre 2013

LE BULLETIN CLIMATIQUE

Merci qui ?
Merci la crise…

Petits achats
de CO2 entre amis

L’effet des politiques, bien entendu, mais aussi des facteurs
beaucoup moins maîtrisables.
D’une certaine manière à l’heure
de recevoir leur bulletin climatique, la Belgique (et l’Europe)
peut dire merci à la crise. Car
même si l’amélioration de l’efficacité énergétique a permis un
relatif « découplage » entre la
croissance économique et les
émissions de gaz à effet de serre,
les deux restent étroitement liés.
Le plongeon de l’activité économique, ces dernières années, a
entraîné dans son sillage la
courbe des émissions.
Après une pâle année
2008 (+1,0 %), le produit intérieur brut
belge a chuté de 2,8 %
en 2009. Il a repris des
couleurs en 2010
(+2,3 %), ralenti en
2011 (+1,8 %), puis encore pris un coup dans
l’aile en 2012 (-0,1 %).
Les gaz à effet de serre, marqueurs de l’activité économique
et de la consommation, ont suivi.
« Il n’existe pas d’étude qui évalue l’importance de cet impact »,
indique un fonctionnaire. Mais il
est clair qu’une partie du fléchissement est due à la crise, même
si certains pointent aussi l’amélioration des technologies et la
poussée des renouvelables. « En
2008, compte tenu de la croissance, on ne tenait pas les plans
de réduction d’émissions pour
2012, confirme un expert. En
2012, on peut se réjouir : la mise

ger des permis d’émettre du
CO2 ? « Non », indiquent tous les
experts. Pour comprendre ce paradoxe (notre pays fait mieux
que son objectif ), il faut se risquer dans le labyrinthe des réductions d’émissions. Et oser
quelques raccourcis…
Comme tous les pays, la Belgique a un objectif de réduction :
-7,5 % en 2012 par rapport à
1990. Une partie de cet objectif
est attribuée aux grandes entreprises qui rentrent dans un système d’échange (puis mise aux
enchères) de quotas de CO2 :
l’ETS. L’autre partie
est attribuée au nonETS (le logement, les
transports, l’agriculture, les petites entreprises…). Dès le début,
les entreprises ont reçu de généreux quotas.
La crise achève de leur
faciliter la tâche. Résultat : elles font bien
mieux que l’objectif et se retrouvent avec d’importantes
quantités de permis non utilisés
qu’elles peuvent « épargner » ou
revendre. Mais c’est au détriment des autres secteurs qui,
eux, explosent le compteur. Seule
manière d’atteindre l’objectif :
acheter du CO2 à l’étranger.
La technique consiste à financer des projets économiseurs de
CO2. Ce sont les Etats qui s’y
collent. En Belgique, le fédéral,
qui comble le déficit des Régions, a dépensé près de 170 millions. L’argent est allé vers la

gaz à effet
de serre d’un pays
L es émissions dedes peuvent
baisser pour bien
raisons.

à l’arrêt de tous les fours de la
sidérurgie a beaucoup aidé. »
Dans le courant des années 90,
en Wallonie, plusieurs cokeries
et hauts-fourneaux ont été
éteints. Pour l’économiste Philippe Defeyt, la désindustrialisation wallonne, combinée à
l’amélioration technologique des
activités subsistantes explique
« 60 % de la baisse des émissions
wallonnes. » L’augmentation des
prix de l’énergie, qui a poussé les
uns et les autres à réduire leur
consommation, a aussi joué.
Mais une « bonne » nouvelle a
son corollaire : le retour de la
croissance fera redécoller les
émissions. « C’est mécanique.
Une reprise se répercute immédiatement
sur la consommation
énergétique, l’activité
industrielle et le
transport qui tirent
les émissions. » Le
Bureau du Plan et les
instituts statistiques
régionaux prévoient
une quasi-stagnation
des émissions de CO2 entre 2012
et 2018, note Defeyt. Un syndicaliste craint même que pour
« soutenir la croissance », certains plaident pour la levée de
contraintes environnementales.
Bien vu. Ça s’entend déjà.
Un espoir : les industriels ont
souvent fermé d’abord les outils
les moins efficaces. Et certains
espèrent que la crise aura une
vertu « pédagogique » auprès
des consommateurs. Et aura ancré de nouveaux comportements
plus sobres. ■
M.d.M.

parviendrait-elle
à atteindre ses objectifs de
L a Belgique acheter à l’étranréduction sans

Chine (près du tiers), l’Inde, le
Brésil, le Vietnam, la Tanzanie, le
Costa Rica, Chypre, la Bolivie, le
Pérou, l’Argentine, le Brésil… Il
aura servi à investir dans des
centrales hydrauliques, des unités de biomasse ou des parcs éoliens. Les Régions, surtout la
Flandre, ont déboursé plus de 70
millions. Et l’on songe déjà à
l’avenir. La Flandre a lancé un
appel d’offres pour 10 millions
de tonnes de CO2 à faire valoir
après 2013. Le fédéral songe aussi à se constituer une réserve
pour atteindre l’objectif 2020 de
-15 %.
Les entreprises aussi ont joué à
ce jeu. Car le prix du CO2 à
l’étranger est inférieur
au prix du quota qui
se négocie dans l’ETS.
Encore une économie… Mais la technique a ses limites.
Car le CO2 très bon
marché acheté à
l’étranger, c’est autant
de gaz non économisé
chez nous. « Les politiques sont donc peu enclins à
faire des efforts qui pourraient
être impopulaires : il est plus
simple et peu onéreux d’acquérir
quelques millions de crédits carbone à 2-3 euros que de mettre
plus de contraintes sur le transport, l’industrie ou le bâtiment. »
Quelle part de nos réductions
n’est en réalité que du CO2 « de
papier » ? Environ 7,7 %, dit-on
à l’administration fédérale.
« 50 % », réplique-t-on chez Oxfam. Autre surprise du bulletin. ■
M.d.M.

Sous les chiffres,
la vraie empreinte

un discours un
provoc. Mais aussi un sain rapCà’estréalité. En vérité,brinémispel la
les

sions de gaz à effet de serre comptabilisées en Belgique ne correspondent pas véritablement à
notre vraie « empreinte carbone ». Pour avoir une idée de ce
que le Belge moyen « pèse » en
termes de CO2, il ne faudrait pas
seulement comptabiliser le carbone produit chez nous, mais
aussi celui que nous importons ;
celui qui intervient dans notre
consommation (alimentation,
appareils électriques et électroniques, voitures, textiles, etc.) et
dans notre production. Il faudrait aussi comptabiliser le CO2
émis pour le transport
de nos importations.
Tous ces éléments
n’entrent pas en ligne
de compte dans les calculs effectués pour
l’ONU qui utilise une
méthode
« cadastrale » comparable et
reproductible. Cependant : selon le cabinet
de consultant Factor X, l’empreinte carbone belge est en réalité plus de cinq fois supérieure
aux chiffres officiels. Chaque
Belge pèserait près de 60 tonnes
de CO2 au lieu de 11 officiellement. Des chiffres contestés : le
calcul est difficile. Il faudrait pouvoir suivre chaque produit dans
les méandres de la mondialisation.
Une autre étude parue dans les
Proceedings de l’académie américaine des sciences évalue « l’importation de CO2 » en Belgique à
5 tonnes par habitant et par an.

Nous sommes dans le « top 10 »
mondial…
La France et le Royaume-Uni
effectuent régulièrement le calcul. Pas la Belgique. « Plus de la
moitié de notre économie nationale est importée, rappelle Frédéric Chomé, patron de Factor X.
La part de produit intérieur brut
importé est, en Belgique, une des
plus élevées au monde. Il est vrai
que nous produisons peu pour
notre consommation. »
A l’inverse, la moitié des émissions de CO2 chinoises serviraient
à produire pour l’exportation.
Résultat de la délocalisation des
activités les plus polluantes dans
les pays en développement ?
« Les délocalisations
se font rarement vers
des pays très attentifs
aux contraintes environnementales », indique un chercheur.
Selon les calculs du
NTNU, institut de recherche norvégien sur
la science et la technologie, basés sur la
consommation de biens, la Belgique serait, derrière le Luxembourg, la deuxième plus lourde
empreinte carbone au monde.
Notre pays est un exportateur net
d’émissions pour les gaz à effet de
serre, confirme le Bureau du Plan
dans une étude de septembre
2012. « En 2007, les émissions
générées dans le cadre de la production de la consommation totale étaient 10 % plus élevées que
les émissions générées par le pays
même, contre seulement 7 % en
1995. » ■
M.d.M.

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3

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bonne gestion des forêts), créé en 1993 suite à la Conférence de Rio par des représentants de l’industrie forestière et d’organisations aborigènes de 25 pays.

3
Le Soir Mardi 12 novembre 2013

Le Soir Mardi 12 novembre 2013

4 LE BULLETIN CLIMATIQUE

LE BULLETIN CLIMATIQUE

5

VOUS

Ces petits gestes qui ouvrent la porte au changement
Se loger,
manger,
se déplacer,
consommer
autrement…
Des Belges
s’interrogent.
Des groupes
se mobilisent.
La crise est
passée par là.

Audit énergétique en vue
La famille Spira loge dans une maison
depuis 15 ans, à Nivelles. « Nous avons
refait toute l’isolation du toit il y a quatre ans,
car il faisait vraiment très froid dans le grenier. Et nous avons souhaité rentabiliser cet
espace en chambre d’ami », explique Michaël. Selon
une enquête de Test Achats, 40 % des Belges seraient dans ce cas. Bien vu : entre une maison mal
isolée et une maison « basse énergie », les dépenses
de chauffage sont divisées par deux. Et il y a encore
de la marge. La consommation d’énergie par m2 du
secteur résidentiel belge est à plus de 70 % supérieure à la moyenne européenne. Une étude du
bureau de consultant McKinsey a montré qu’il est
encore possible de réduire de moitié la consommation à l’horizon 2030. Tant à Bruxelles qu’en Wallonie, on en fait beaucoup trop peu, jugent tous les
experts. Mathieu Sonck, secrétaire général d’Inter
Environnement Bruxelles : « Il faut un plan à l’échelle
régionale visant à rénover tous les logements et singulièrement les logements locatifs très importants. Pour
cela, il faut mettre des grosses sommes sur la table et
cibler les plus pauvres. » Encore faudra-t-il, tant dans
la capitale qu’en Wallonie, simplifier les procédures
et accélérer le mouvement.
Les gestes qui sauvent ? Double vitrage (37 % des
Belges l’ont fait), vannes thermostatiques et chaudière à condensation. Comme 45 % des Belges, les

C

hanger quelques habitudes a un impact positif pour l’environnement, pour la santé et
pour le portefeuille.
Sans affecter le confort et la qualité de vie. Et si beaucoup s’y
mettent, les bénéfices seront très
importants. Si ce n’est pas par altruisme, pourquoi ne pas le faire
pour alléger la facture ou se sentir en meilleure forme ?
Voilà pour la théorie, rabâchée
par des campagnes d’informations. Ça marche ? Moyennement, si l’on en croit les études et
les chiffres. Depuis le temps
qu’on lui parle du changement
climatique et de la hausse des
prix de l’énergie, de l’impact négatif des gaspillages et de l’obsession de surconsommer, le Belge
est loin d’avoir modifié radicalement son comportement. Certains perçoivent tout de même
des frémissements. La famille
Spira que nous avons rencontrée
à Nivelles n’est pas un exemple
représentatif. Mais comme
d’autres, elle se pose des questions. Elle change.
Evolutions, contradictions
Si le Belge évolue, toute
contradiction n’a pas disparu :
« On va payer une caution pour
un gobelet recyclable dans un festival de musique, mais on va
prendre l’avion à 50 euros pour
assister à un concert celtique à
Dublin », lâche un syndicaliste.
« Les sondages montrent un recul généralisé des préoccupations
strictement environnementales
et une fuite-refuge dans l’individualisme, soulève Ann Wulf
(Ecoconso). Mais en même
temps, des initiatives de transition se multiplient. » La transition vers une société plus sobre
et plus solidaire. Un mythe ?
« On a tendance à penser que les
gens ne sont pas ambitieux, dit
Gwendoline Viatour (WWF).
Nous pensons au contraire qu’il y
a une prise de conscience. »
« Les gens sont peut-être un
peu plus conscients qu’il y a vingt
ans. Mais ils n’ont pas dramatiquement changé leurs comportements de consommation, nuance
Pierre Ozer, chargé de recherche
en environnement à l’ULg. Les
campagnes d’information n’ont
qu’un impact limité. Chassez le
naturel, il revient au galop. » Les
initiatives de citoyens mobilisés ? « Pas plus de 8 à 9 % de la
population. » Un autre chercheur : « Nous vivons toujours
dans un monde où les gens qui
n’ont rien aspirent d’abord à posséder avant de partager. »
Deux choses avérées : de plus
en plus de gens s’interrogent et
aspirent à des changements.
Mais pour que ce mouvement
contamine la population, il faudra davantage que des campagnes d’informations et que des
« carottes ». Des mesures politiques s’imposeront. ■
ANN-CHARLOTTE BERSIPONT
et MICHEL DE MUELENAERE

S’ALIMENTER

SE LOGER

Privilégier le frais et les produits locaux

Spira y sont passés : récemment, ils ont remplacé
leur vieille chaudière âgée de 25 ans.
Nos Nivellois avaient aussi commencé les démarches pour poser des panneaux photovoltaïques,
mais celles-ci n’ont pas abouti : « Nous n’avons pas
une grande surface de toiture et la maison n’est pas
bien orientée. Nous n’avons pas pris le temps d’approfondir la question et nous avons préféré investir dans
l’isolation. » Michaël pense réaliser un audit énergétique, notamment pour améliorer l’isolation des
châssis et du sol.

« On ne mange presque jamais de produits préparés. Cela arrive, mais c’est vraiment très
rare », explique Martine. Les Spira vont parfois au marché mais ce n’est pas systématique. En général, ils achètent leurs produits de base à la boulangerie ou à la boucherie
du coin. Et le reste, en grande surface. Le jour de notre visite, Emilie venait de préparer
des madeleines. « On fait souvent des soupes, des gâteaux ou des cakes nous-mêmes »,
explique la jeune fille. Cette préoccupation rejoint celle de nombreux Belges. Trois personnes sur quatre disent en effet acheter des légumes et des fruits de saison et 4 sur 10 achètent
surtout des produits locaux. Dans ce domaine, les ménages s’estiment toujours trop peu informés.
Selon une enquête de Test Achats, 48 % des consommateurs veulent savoir si le produit d’origine
est belge, 45 % voudraient pouvoir mieux évaluer l’empreinte écologique de leurs achats.
Chez les Spira, on essaie aussi de limiter la viande : des portions quotidiennes de moins de 100
grammes par personne et deux repas végétariens par semaine. Pile-poil la quantité recommandée par les autorités sanitaires. Mais la
consommation moyenne en Belgique reste bien
supérieure : 247 grammes par jour, note le
Bureau du Plan qui a mis la consommation de
viande parmi ses « indicateurs phares » du
développement durable. Une consommation
excessive de viande est un problème sanitaire.
Et un problème environnemental (production
de gaz à effet de serre).
Un potager ? La famille Spira n’en a pas le
temps. Mais elle profite des légumes du potager des grands-parents : courgettes, salades,
tomates, pommes… « Le week-end, on essaie
d’accommoder les restes pour éviter le gaspillage,
précise Michaël. Mais ce n’est pas toujours évitable. »

La famille Spira a
accepté de nous
ouvrir les portes de
sa maison et de
réfléchir sur sa
manière de
consommer : alimentation, transports, bio, logement... Tout a été
passé au crible
dans le salon
d’Emilie, Michaël,
Martine et
Maxime. © THOMAS
BLAIRON

SE DÉPLACER

En voiture et à pied
Chacun son moyen de transport, chez les
Spira : « Les enfants ont la chance de pouvoir
aller à l’école à pied, 8 fois sur 10, raconte Martine. Nous essayons aussi de faire nos petites
courses en ville à pied, d’autant plus que nous
habitons dans le centre. Mais pour le travail, mon
mari et moi sommes forcés de prendre la voiture. J’ai la mienne et
lui utilise sa voiture de société. » Les transports en commun, ils y
ont pensé, mais la perte de temps serait trop importante :
35-40 minutes en voiture contre 1h30 en transport en commun
pour Michaël, par exemple. Et le vélo ? Réservé aux balades du
dimanche et aux vacances. « Dans la circulation, je trouve cela un
peu dangereux », précise la mère de famille. Pour les vacances,
les Spira optent majoritairement pour la voiture parce qu’ils
aiment rayonner à partir de leur endroit de location.
Pour les trajets entre son domicile et son lieu de travail, le
Belge est, en Europe, le plus gros « navetteur automobile ».
Idem pour les courses (60 % utilisent la voiture pour faire des
achats en ville contre 16 % à pied, 11 % en bus, 6 % à vélo et
2 % en train). Pour les achats en périphérie, dans un centre
commercial, 83 % des Belges utilisent la voiture. Outre l’omniprésence de la voiture de société, « c’est à la fois le résultat des
infrastructures développées depuis l’après-guerre et d’un aménagement du territoire qui ont mis la priorité sur la route, indique un
cadre d’une administration de l’environnement. Difficile de
revenir en arrière compte tenu des conservatismes et qu’il règne
encore chez une série d’acteurs économiques l’idée que la voiture
est le sang de l’économie ». Un cercle vicieux qui explique notamment la frilosité à investir massivement dans le rail. Difficile cependant de poursuivre dans cette voie. Avec la congestion qui atteint des sommets et les prix de l’énergie qui ne
cesseront de croître, le réveil sera brutal. Un frémissement
déjà ? En Région bruxelloise, les déplacements courts se font
désormais plus à pied qu’en voiture, il y a de plus en plus de
cyclistes et le service Cambio d’autos partagées compte près
de 10.000 clients. En Wallonie, l‘idée d’une autre mobilité fait
également son chemin chez certains.

S’ÉQUIPER

Ne pas acheter trop vite
Les Spira mettent un point d’honneur à utiliser
leurs appareils le plus longtemps possible.
D
« Nous avons acheté une nouvelle télévision il y a
E
F
deux ans, mais nous avons gardé l’ancienne
jusqu’au bout, même si les couleurs n’étaient plus
terribles. » Lorsqu’ils achètent, ils sont attentifs à la consommation énergétique, par exemple, celle du frigo, acquis récemment. Il y a un ordinateur familial, pas plus. « On essaie de
résister à la tentation, on ne veut pas être débordés d’écrans. Pour
nous, c’est important de maintenir des contacts sociaux chaleureux dans la famille. » Maxime a récupéré un vieux GSM et
Emilie en a eu un neuf parce qu’elle entrait en secondaire.
Pour un nombre croissant de Belges (50 % environ), la
consommation énergétique est un critère important dans
l’achat d’électroménager. La Belgique arrive 3e (sur 23) dans le
classement des pays européens pour l’achat de produits labellisés A++ et A+++. Le prix de l’électricité est clairement en
cause. On est en revanche moins regardant quand il s’agit de
multimédia et de matériel high-tech.
Comme les Spira, une partie croissante de la population réfléchit à deux fois avant de se jeter sur le dernier équipement à
la mode (télé, GSM, ordinateur, électro…) alors que l’ancien
fonctionne correctement ou peut être réparé. Il s’agit encore
d’une tendance marginale – parfois motivée par le manque de
moyens – et agir de la sorte va à contre-courant des messages
envoyés par la publicité et les médias oublieux de leur responsabilité sociale. Mais le message progresse, en témoigne notamment le succès des Repair Café où l’on peut redonner une
nouvelle vie à des engins qu’on aurait naguère jetés.
A

B

C

CONSOMMER

€

ACHETER BIO

Un panier de fruits et légumes bio par semaine
Martine explique que depuis près d’un an, elle passe par une coopérative d’achats
groupés pour se procurer ses fruits et légumes. « Cela fonctionne très bien, je fais
cela en moyenne une fois par semaine. » « On peut choisir d’avoir un panier soit de
fruits, soit de légumes, ou un mélange des deux », précise Emilie. Son père renchérit : « Nous essayons d’acheter bio pour tout ce qui est lait, jus de fruits ou purée de
tomates. Dans la mesure du possible bien sûr. » La famille Spira essaie donc d’être
attentive au bio, surtout pour les produits frais ou basiques. Mais cela n’est pas envisageable pour la totalité des aliments. Le liquide vaisselle est, par contre, toujours labellisé
écologique.
Les achats bio progressent fortement en Belgique, l’exemple de la famille Spira n’en est
qu’un énième exemple. Logiquement – l’une des premières préoccupations des Belges est
leur santé –, c’est surtout dans le domaine alimentaire que cette tendance se marque.
Soixante pour cent des ventes de l’alimentation bio se font aujourd’hui via la grande distribution, mais les coopératives, la vente chez les producteurs, les groupements d’achats qui
proposent des « paniers bio » connaissent de plus en plus de succès, souligne-t-on à l’ASBL
Ecoconso. Résultat : depuis 1987, les terres consacrées à l’agriculture biologique ont vu
leurs surfaces multipliées par presque soixante. Reste un souci : pour deux Belges sur trois
interrogés par Test Achats en 2012, les produits bio restent trop chers. Une enquête réalisée en Allemagne a effectivement montré que les consommateurs payent en moyenne
30 % plus cher, dit-on chez Nature et Progrès. Mais que leur budget alimentation est de
8 % moins élevé que celui des autres consommateurs. Moins de gaspillage, plus de matière sèche, plus de goût… Au moment de comparer, il est bon de savoir ce qu’il y a derrière l’étiquette tant en termes de respect de l’environnement que de la santé.
4

Seconde main et achat groupé

Livres, vêtements, vélos pour les enfants… les achats de
seconde main ont la cote chez Spira. Les membres de la
famille se rendent parfois dans une brocante permanente
et donnent leurs propres objets à revendre en seconde
main. Pendant longtemps, Martine a roulé avec une voiture d’occasion mais, depuis 2008, elle en a une neuve.
« Question de confort, mais j’ai eu une prime énergétique car le nouveau véhicule consomme moins que le précédent. » Si les Spira achètent du neuf, ils
essaient d’acheter belge : c’est le cas des vélos des parents et de leur
matelas. Les achats groupés font aussi partie du paysage : « Il y a un groupement d’achat collectif solidaire à Nivelles. On passe par là ponctuellement,
lorsque des produits nous intéressent, comme le vin par exemple. »
Les nouveaux modes de consommation attirent de plus en plus, confirme
Ann Wulf (Ecosonso). En témoigne le succès des associations qui organisent la récupération (souvent des entreprises d’économie sociale), mais
aussi des brocantes, des initiatives de troc comme les « gratiferia », de la
consommation collaborative, du prêt de matériel, des services d’échanges
locaux ou du partage d’automobiles. Ici aussi on navigue à contre-courant
du modèle classique ; mais il apparaît à un nombre croissant de gens qu’il
n’est souvent pas nécessaire d’acheter du neuf, qu’il n’est pas indispensable de posséder, surtout lorsqu’il s’agit d’outils dont on se sert finalement très peu (6 minutes par an en moyenne pour une foreuse…). Dans
cette « économie de la fonctionnalité », on n’achèterait désormais plus un
bien, mais on achète l’usage de ce bien pour un temps déterminé. Autant
d’économies. Pour le consommateur comme pour l’environnement.

PLACER SON ARGENT

€

Une épargne très classique
Les Spira placent leurs économies sur des
comptes d’épargne. « Le taux n’est pas très
efficace, mais nous n’avons jamais pris le temps
de nous renseigner pour avoir autre chose »,
détaille Michaël. Son épouse ajoute : « Par
contre, au salon Valériane, nous étions tombés sur le
stand de Triodos et les arguments nous avaient vraiment
interpellés. Mais ce n’est pas pour autant que nous
avons changé. » La famille a aussi une épargne-pension déductible fiscalement. Michaël a juste investi
une petite somme en sicav.
Un placement financier n’est pas l’autre. Or l’épargnant ignore généralement ce que l’on fait de son
argent placé sur un compte, dans une sicav, une
assurance-vie ou une épargne-pension. A y regarder
de près cependant, l’affaire n’est pas sans intérêt. Et
l’on ne parle pas seulement de celui qui tombe en fin
de mois. Notre argent peut ainsi servir à des investissements néfastes pour l’environnement ou pour le

développement durable (énergies polluantes, activités néfastes pour le milieu, spéculation alimentaire,
soutien à des entreprises non socialement responsable…). Voilà qui accroît considérablement notre
empreinte carbone. Inversement, cette épargne peut
soutenir des projets, des entreprises qui contribuent
à réduire les émissions de CO2, soutenir une agriculture respectueuse de l’environnement, financer le
développement d’énergies renouvelables, soutenir
des activités dans les pays en développement.
Tout cela intéresse-t-il les Belges ? Leur épargne
reste massivement logée dans des institutions et des
outils « classiques ». Mais plus de 43.000 coopérateurs et 101 organisations ont récemment apporté
leur soutien à la création de New B, une nouvelle
banque dont l’un des engagements est d’exclure
« tout produit ou projet nuisible à l’environnement et à
la société ».

5
Le Soir Mardi 12 novembre 2013

6 LE BULLETIN CLIMATIQUE

les agriculteurs « Il nous faut plus de terres

pour que notre ferme bio soit rentable »
REPORTAGE
l’entrée de la ferme
de Joseph et Fabian
Renaud, à Bourdon, dans l’entité
de Hotton, la pancarte laisse peu
de place au doute : « Ici, on
cultive bio ». Question de principe, voire une philosophie. Hors
de question pour les exploitants
d’y déroger malgré les obstacles
qui se sont mis en travers de leur
route au nom du sacro-saint profit. Ils sont bien décidés à se
battre pour leurs valeurs. Pour ce
faire, père et fils peuvent compter sur l’aide de Terre en Vue,
une association qui accompagne
les projets agricoles d’installation et de transmission de
fermes.
« En 1973, alors que j’étais menuisier salarié, j’ai acheté ma
première vache, se remémore Joseph. J’ai aussi eu l’occasion
d’acquérir 1,5 ha de terrain derrière chez moi. J’ai développé
mon exploitation en achetant
des vaches et je suis finalement
devenu indépendant en 1986. »
Au fil du temps, l’exploitation

Une ferme industrielle qui travaille de manière classique leur
a mis la main dessus en triplant
le prix. » « Résultat des courses,
embraie le fils, il ne nous reste
depuis lors qu’une vingtaine
d’hectares. Nous avons dû
vendre notre quota laitier et
notre troupeau de vaches laitières. Ça a été un déchirement
même si nous savons que nos
bêtes sont parties chez un collègue qui œuvre aussi en bio. »

VOUS

A

Le bio est une tradition chez les Renaud qui sont à la recherche
de terres pour leurs vaches laitières. © DOMINIQUE DUCHESNES.

s’est stabilisée à 72 ha après avoir
obtenu le label bio en 1997. « En
2010, on comptait 185.000 litres
de lait bio et environ 90 bêtes,
poursuit Fabian. Une trentaine
de vaches laitières de race montbéliarde et 15 vaches allaitantes
de race blonde d’Aquitaine ainsi

que l’élevage des jeunes bêtes. »
Puis ce fut le coup de massue.
« En décembre 2010, suite à un
changement radical du cahier
des charges, la Défense nationale
a décidé d’attribuer au plus offrant 52 ha que nous lui louions
depuis 27 ans, poursuit Joseph.

Terre en vue intervient
Depuis janvier, Fabian a repris
l’exploitation familiale en tant
qu’indépendant
complémentaire pour le plus grand bonheur
de son père. « Pour qu’elle soit
viable, il faut plus de terres. »
Coup de chance, un fermier de
la région vend actuellement une
prairie d’une dizaine d’hectares,
déjà en bio. « Ça nous évitera de
devoir attendre que les méfaits
des engrais disparaissent, sourit
Fabian, mais le prix de 125.000
euros est trop élevé pour nous. »
C’est là qu’intervient Terre en

Vue.
« Le projet de Fabian correspond tout à fait aux initiatives
que nous voulons soutenir,
explique François Leboutte, responsable de l’association. Nous
aidons des agriculteurs à s’installer et à développer des projets
agroécologiques, d’agriculture
paysanne et respectueux de la
terre. Nous prônons aussi des
systèmes de circuits courts et de
vente directe, comme le fait Fabian avec son lait, ses yaourts et
son fromage blanc. Ça réduit le
recours aux énergies fossiles. »
Pas question toutefois pour
l’association d’agir à la place de
l’agriculteur. « Nous favorisons
la création de groupes locaux qui
l’aident à trouver des investisseurs qui misent sur son projet.
Chacun peut ensuite acheter des
parts de 100 euros. » A l’heure
actuelle, Fabian a réussi à trouver 45.000 euros. Le chemin est
encore long. ■
FRÉDÉRIC DELEPIERRE
www.terre-en-vue.be

l’associatif « Créer

une économie résiliente »
PORTRAIT
a maison d’Irchonwelz est
en chantier. Sur la table de
Josué, des carreaux de carrelage.
« Je suis à la recherche d’enduit,
lance le père de famille. Du bio,
bien entendu. » S’il a emménagé
dans cette bâtisse à rénover avec
femme et enfants, Josué, c’est
notamment pour une raison qui
correspond à ses aspirations.
« Nous avons un grand jardin
dans lequel nous allons pouvoir
cultiver un potager bio en famille. » L’une des lignes de
conduite que s’impose ce psychologue de formation, à la tête
du mouvement des « Villes en
Transition », à Bruxelles et en
Wallonie, qui donne aussi des
formations à l’étranger.
« Le mouvement des Villes en
Transition est né en 2006, dans
le village de Totnes, en GrandeBretagne, en réaction à la flambée des prix pétroliers et à la raréfaction des ressources naturelles. L’ambition des adhérents
est d’amener la population en

L

BOÎTE
À IDÉES

Les Belges aimeraient être
plus et mieux informés. Sur
leur alimentation, sur les
étiquettes, sur les labels, sur
les gestes économiseurs
d’énergie, sur les modes de
consommation alternatifs.
Ça tombe bien, il faut encore
dégommer certains mythes :
« c’est difficile », « ça coûte
cher », « mon confort est
menacé »… Une sélection de
lieux qui expliquent et qui
donnent des idées. Encore
sous-informé ?
Des astuces
www.topten.be
www.energivores.be
Des associations
www.ecoconso.be
www.res-sources.be
www.natpro.be
www.oxfam.be
www.cncd.be
www.amisdelaterre.be
www.asblrcr.be
www.passeursdenergie.be
www.reseau-idee.be
www.res-sources.be
www.economie-positive.be
Des administrations
www.climat.be
http://energie.wallonie.be
www.bruxellesenvironnement.be
Des initiatives
www.terre-en-vue.be
www.catl.be
www.reseautransition.be
www.vert-et-propre.be
www.ecobatisseurs.be
www.achatsverts.be
Un téléphone
Ecoconso : 081/730.730
M.D.M.

douceur dans le monde de
l’après-pétrole. Quartier par
quartier. Le but est notamment
d’expliquer aux gens comment se
passer d’énergie fossile en ayant
un impact sur l’effet de serre. »
Changer de vie
Pas de militantisme : « Il est
trop souvent culpabilisant. On y
oppose les gens au lieu de
construire une alternative, dit
Josué. Chez nous, à Ath, comme
ailleurs, nous démarchons des
gens de profils, d’âges et de formations différents. Nous leur demandons quelles seraient, selon
eux, les initiatives qui pourraient réduire la consommation
d’énergie. Nous les informons sur
les enjeux lors de soirées thématiques. A eux ensuite de développer des projets au travers de
groupes locaux, de quartiers. Pas
question pour nous de jouer les
leaders, les gourous. Le but est
aussi de retisser des liens. »
Pas question pour les Villes en
Transition d’opérations coup de

poing. La « révolution » doit se
faire en douceur. « Nous recherchons les petites actions qui auront le plus grand résultat,
explique Josué Dusoulier. Nous
favorisons la création de potagers collectifs, de bourses
d’échange de savoirs, d’ateliers
de permaculture et des groupes
d’achats solidaires. » Ath a aussi
son Repair’ Café ouvert une fois
par mois. « Chacun peut y venir
pour y faire réparer gratuitement ses semelles de chaussures,
ses jouets ou son vélo. Pourquoi
jeter ce qui peut être réparé ? »
Sur le même principe, une donnerie est organisée trois fois par Josué applique son message à la lettre en cultivant ses légumes et
an afin de faire profiter les autres en se déplaçant à vélo quand il le peut. © DOMINIQUE DUCHESNES.
de ce dont on n’a plus besoin :
vaisselle, livres, vêtements, DVD. professionnelle pour créer leur veulent créer une coopérative
« A l’heure de la surconsom- propre projet d’économie locale. qui va construire une micromation, nous voulons montrer A Ath, une épicerie s’ouvre cette brasserie et une boulangerie arqu’une autre économie est pos- semaine et ne vendra que des tisanale. » A travers le monde :
sible, une économie résiliente, re- produits locaux. A Liège, les plus de 1.800 initiatives de
prend Josué. Un peu partout, “transitioners” veulent bâtir une transition dans 45 pays. ■
nous constatons d’ailleurs que ceinture alimentaire autour de
F.De.
des adhérents se prennent au jeu. la ville, pour relocaliser les maIls veulent quitter leur activité raîchers. A Grez-Doiceau, ils www.reseautransition.be

les citadines « Des légumes

cultivés en pleine ville »
REPORTAGE
ne langue noire de bitume
entourée de façades essentiellement rouges. Puis soudain
autour d’un casse-vitesse, deux
carrés de verdure qui, novembre
oblige, commencent à sérieusement virer au marron. De-ci, delà, quelques petites tomates
rouges et vertes apparaissent au
milieu des herbes mortes.
Comme l’indiquent les pancartes
« Servez-vous, c’est gratuit » et
« Nourriture à partager », elles
n’attendent qu’à être cueillies.
Etonnant au beau milieu de
Schaerbeek…
L’instigatrice du projet, c’est
Catherine Piette, une habitante
du quartier. « L’idée m’est venue
après la lecture d’un livre intitulé “Un million de révolutions
tranquilles”, en décembre de l’an
dernier, dit-elle. On y parlait
d’expériences menées dans les
villes où l’on faisait pousser des
légumes dans les espaces publics.
Ça a entraîné toute une réflexion
sur la production locale. Bruxel-

U

loise de naissance, j’ai grandi en
province où mon père a toujours
eu un jardin et quelques animaux. Quand je me suis installée à Schaerbeek, voici quinze
ans, je me suis posé la question.
Mais les temps ont changé… »
Dans un premier temps, Catherine va tenter de cultiver un
jardin partagé au Rouge-Cloître.
« Rien n’y poussait, concède-telle. J’ai donc converti deux petits carrés de mon jardin en potager, il y a 4-5 ans. Ça a poussé
facilement. Quel bonheur de
manger ses propres légumes, d’en
retrouver les saveurs tout en sachant qu’ils n’ont pas été traités
avec des pesticides… »
Une courgette en cadeau
L’an dernier, quand le casse-vitesse a été installé en face de
chez elle, Catherine n’a pas tardé
à réagir. « Deux énormes fosses
l’entouraient. Quand il pleuvait,
ça faisait deux piscines. J’ai parlé à ma voisine d’en face, Joëlle,
de l’idée d’y installer deux pota-

gers comestibles. Nous avons obtenu l’accord du conseil communal. »
Au fil des mois, les deux copines vont planter diverses variétés d’herbes aromatiques, des
tomates, du fenouil, des courgettes, des potirons, etc. Au plus
grand bonheur des voisins. « Au
début, ils venaient timidement
demander
s’ils
pouvaient
prendre l’un ou l’autre légume,
commente Joëlle. Des enfants
nous ont un jour demandé une
courgette pour faire un cadeau à
leur maman. Tous nous ont fait
part de leur joie de retrouver le Catherine (à l’arrière-plan) et son amie Joëlle sont fières d’avoir
vrai goût des légumes. »
redonné le goût des légumes de qualité à leurs voisins. © DOMINIQUE
L’idée de base de ces potagers DUCHESNES.
urbains est née en Grande-Bretagne, à Todmorden, une ville sée Incredible Edible, pour In- cun chien n’est venu y faire ses
durement touchée par la désin- croyables Comestibles, a depuis besoins. Maintenant, j’ai envie
dustrialisation. Trois femmes se lors essaimé à travers le monde de contacter les habitants des
rues voisines pour tenter de les
sont lancées. Très vite, elles ont grâce à internet.
Catherine, elle, est très heu- convaincre de faire la même
été rejointes par des dizaines de
bénévoles. Et en trois ans, la pe- reuse du résultat. Elle ne compte chose. Pour que tout le quartier
tite ville anglaise a réussi à at- pas en rester là. « Les deux car- devienne un peu plus vert et proteindre 85 % d’autosuffisance rés ont permis aux voisins de se duise des légumes de qualité. » ■
alimentaire. L’expérience, bapti- parler. Personne n’a abusé et auF. De.
6
BELGACOM : UN REMPLAÇANT POUR BELLENS A 290.000 EUROS ?P.2
CULTURE

Mylène Farmer
sur scène
demain
au Heysel

© NOËL CELIS/AFP.

P.29

Haiyan a semé le deuil et la désolation

SPORTS

DIABLES ROUGES

Alors que les bilans font état de plus de 10.000 morts et de 660.000 personnes déplacées, l’aide internationale s’organise dans les îles des Philippines dévastées par le super-typhon Haiyan. Lundi, on était toujours sans nouvelles de 120 Belges, dont 50 dans les régions les plus touchées par le typhon. P. 6 & 7

Nucléaire :
la rente
d’Electrabel
remise en cause

L

’accord financier négocié
aujourd’hui entre Electrabel et le gouvernement fédéral recèlerait encore selon nos
confrères du Standaard, beaucoup de zones d’ombre.
Si la majorité des députés est
favorable à un vote immédiat en
faveur de la pérennisation du site
nucléaire de Tihange, l’opposition, Ecolo/Groen en tête, tiendrait à éclaircir certains points
avant de prendre une décision.
Ceux-ci s’appuient sur un récent rapport du Conseil d’Etat
qui relèverait certaines incohérences.
Ce rapport met au jour deux
choses importantes : une très
grande insécurité juridique autour de la rente d’Electrabel et,
surtout, il remet en question la
manière de la calculer. Pour l’opposition,
ces
incohérences
doivent impérativement être revues avant de pouvoir poursuivre
les discussions. ■

TENNIS

Djokovic mate
Nadal 6-3, 6-4
et remporte
le Masters. P.22

Le manque de transparence politique a fait du tort au secteur. Mais l’installation de panneaux reste rentable.

L

sont assez généreux pour garantir un retour sur investissement
en 7 ans. Mais les toitures des immeubles bruxellois ne valent pas
celles des villas quatre façades du
reste du pays. A Bruxelles, la couverture totale des toitures équivaut à peine à une trentaine de
terrains de football, et la production annuelle ne représente qu’un
millième de l’électricité qui sort
de Tihange 1. Le photovoltaïque
reste donc un phénomène plutôt
marginal à dans la Région-Capitale.
Quant à la Wallonie, l’image du
photovoltaïque s’y est fortement
dégradée dans l’opinion publique
ces derniers mois. Les observa-

teurs pointent tous une cause
identique : le manque de transparence et une communication
politique désastreuse. Mais si les
données disponibles témoignent
d’une nette baisse des commandes en avril dernier, les
chiffres sont loin d’être désastreux pour les neuf premiers mois
de 2013, proches de ceux de 2011.
Et l’optimisme est de mise car
tant la formule actuelle que le
nouveau plan wallon prévu pour
2014 garantissent la rentabilité
de l’investissement, avec un
temps de retour de maximum
huit ans. ■

EN CHIFFRES

2.500

C’est, en gigawattheures, la
production annuelle d’électricité des panneaux photovoltaïques installés en Belgique.

9 fois

Il en faudrait 9 fois plus
pour que la production
d’électricité photovoltaïque
égale celle des centrales
nucléaires de Tihange, soit
23.000 Gwh.

P.3 NOTRE DOSSIER

L’ÉDITO

HOCKEY

Le Watducks s’envole en tête du
classement. P.18

lesoir.be

Baudouin Loos

NUCLÉAIRE IRANIEN :
QUAND HOLLANDE
TORPILLE L’ACCORD
évolutions diplomatiques
de certains
peuvent
L esapparaîtreEtatscourbes
faire
des
étonnantes. Naguère, un certain
Jacques Chirac avait, non sans
panache, incarné la loyauté au
droit international et au camp de
la paix quand les néoconservateurs américains, emmenés par
le président Bush, voulaient
guerroyer en Irak sans raisons

NÉCROLOGIE
TÉLÉVISION
LOTERIE
MÉTÉO
MOTS CROISÉS

FOOTBALL

Standard champion d’automne,
Mons au fond du
trou. P.12 À 14

Le photovoltaïque
n’est pas mort
e secteur du photovoltaïque est-il vraiment en
crise, voire mourant ?
C’est ce que prétendent la majorité des installateurs belges, qui annoncent tour à tour des vagues de
licenciements ou des fermetures.
Et pourtant, à part en Flandre où
les chiffres sont véritablement
catastrophiques à cause de la
quasi-suppression des primes
annuelles, tout ne va pas aussi
mal qu’on pourrait le penser dans
les deux autres Régions.
A Bruxelles, on peut même
écrire que tout va pour le mieux
puisque, chaque année, de plus
en plus de particuliers osent le
photovoltaïque. Les subsides

Zakaria Bakkali
forfait pour les
matchs contre la
Colombie et le
Japon. P.11

23
26-27
27
31
31

honnêtes. C’était en 2003. Chirac avait échoué à empêcher
l’irréparable, mais sa posture
restera dans l’Histoire comme
celle du juste. Ici, dans le dossier
du nucléaire iranien, il s’est écrit
ce week-end à Genève un scénario contraire : là où l’Américain
Obama, suivi par ses alter ego
russe, chinois, britannique et
allemand – excusez du peu –
espérait bien signer un accord au
moins provisoire avec Téhéran,
voilà que la France de François
Hollande a torpillé cet accord à
portée de main.
L’avenir est imprévisible. Mais ce
qu’on appelle en langage diplomatique « les fenêtres d’opportunité » ont cette caractéristique
cruciale d’être brèves. Le camp
des radicaux, à Téhéran, va-t-il
maintenant imposer au nouveau
président Hassan Rohani, à qui
l’on prête des intentions « modérées », d’adopter une stratégie

BANDE DESSINÉE
SUDOKU
BONS À DÉCOUPER
PETITE GAZETTE

31
31
31
32

plus agressive après la rebuffade
française à Genève ?
Certes, Laurent Fabius, le ministre français des Affaires
étrangères qui s’est illustré ce

niques étaient sur le point de
faire preuve de naïveté dans ce
dossier complexe ? On peut se
permettre d’en douter.
François Hollande se rend bien-

Les Américains et les Britanniques étaient-ils sur
le point de faire preuve de naïveté dans ce dossier
complexe ? On peut se permettre d’en douter
week-end sur les bords du lac
Léman, dispose-t-il sans doute
d’arguments solides pour étayer
sa méfiance vis-à-vis des Iraniens. Mais, serait-ce à dire que
les Américains et les Britan-

i

mercred

mardi

Les

MEGA

jours

tôt en Israël, seule puissance
nucléaire au Moyen-Orient (et
qui entend bien le rester). Gageons que Binyamin Netanyahou
le remerciera avec chaleur,
comme les « faucons » au

Découvrez
nos offres
en page 3

Congrès qui ont déjà salué son
positionnement. Les Saoudiens
apprécieront aussi son attitude
et d’ailleurs ils ne sont pas du
genre ingrats.
Hollande se venge-t-il du camouflet infligé par Obama qu’il avait
été le seul à suivre dans son
projet de frappes contre la Syrie
en septembre avant que l’Américain ne change d’avis au dernier
moment ? Ou s’aime-t-il dans les
habits de va-t-en-guerre inaugurés cette année au Mali ? Qui
sait ? Quoi qu’il en soit, les sondages resteront pour lui de toute
façon en berne.

Le secteur du photovoltaïque est-il vraiment en
crise ? Après le coup de
mou, l’embellie ? Xavier
Counasse répond à vos
questions.

Toutes les photos du
typhon Haiyan qui a
ravagé les Philippines
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VOTRE FUTURE
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***

1
Le Soir Mardi 12 novembre 2013

2 L’ACTU

LE KROLL

INTERVIEW EXPRESS
Ambassadrice de Palestine, cela change quoi ?
La Délégation palestinienne à Bruxelles a
vu son statut rehaussé à celui de Mission,
dont le chef, Leila Chahid, portera désormais le titre d’ambassadrice.
Leila Chahid, un an après la reconnaissance de
la Palestine comme Etat non-membre par l’Assemblée générale de l’ONU, vous êtes pourvue
du titre qui correspond à votre état.
En réalité, depuis mon arrivée à Bruxelles en 2005,
j’ai demandé un statut diplomatique pour notre
mission. Jusque-là, nous étions inscrits à l’ambassade de… Mauritanie. Les services belges ont alors
fait une longue étude, il y a eu les changements de
ministres, les crises gouvernementales, etc., et nous
y voilà enfin. Finalement, le hasard fait bien les
choses : désormais 138 Etats sur 193 nous reconnaissent, dont la Belgique depuis son vote en 2012
à l’Assemblée générale des Nations unies et celui
qui avait précédé au sein de l’Unesco.

L’ACTEUR

Cela changera quoi ?
Ce rehaussement de statut intervient à un moment
crucial pour la cause palestinienne car notre reconnaissance internationale n’a de sens que si cela
contribue à mettre fin à l’occupation. Je rappelle
que je suis ambassadrice d’un Etat toujours sous

DAVID DEHENAUW,
UN PRÉSENTATEUR APRÈS L’ORAGE
David Dehenauw
est le nouveau
présentateur météo de RTL-TVI. En
lui, la chaîne privée a vu une pointure capable de
faire oublier son
prédécesseur, Luc
Trullemans.

Il n’y aura pas de miracle. Pour
son premier bulletin météo sur
RTL-TVI, David Dehenauw devrait nous annoncer de la pluie.
A bientôt 43 ans, ce Blankenbergeois d’origine (il y vit toujours
aujourd’hui) a accepté de relever
un défi de taille : devenir la nouvelle référence en matière météorologique sur la première chaîne
francophone du pays. Un double
défi puisqu’il lui faut aussi dépasser la barrière de la langue, sa
prononciation trahissant toujours
un petit accent côtier malgré des
cours intensifs de diction. Charmant pour certains, irritant pour
d’autres. Mais, en fin de compte,
un détail en comparaison de la
polémique déclenchée par son
prédécesseur, Luc Trullemans,
viré de la chaîne privée pour avoir
tenu des propos racistes sur
Facebook. David Dehenauw
prévient tout de
suite d’ailleurs :
il n’a pas de
page sur le
célèbre
réseau
social. En
revanche, il
est présent

sur Twitter, mais uniquement
pour évoquer le temps qu’il va
faire.
Stéphane Rosenblatt, directeur
des programmes de RTL-TVI, a
clairement annoncé lors de la
conférence de presse introduisant le nouvel animateur que le
but était de faire oublier le dérapage de Luc Trullemans et de
retrouver un véritable expert, un
prévisionniste de renom. Pari
réussi.
Car, si peu de francophones le
connaissent, David Dehenauw
présente la météo sur VTM
depuis plus de dix ans. Et surtout
c’est une pointure au niveau
international. L’homme est notamment le météorologue personnel de Richard Branson, le
milliardaire excentrique, fondateur de la société Virgin. Depuis
son tour du monde en ballon en
2002 jusqu’au mariage
de sa fille Holly cet
été, David Dehenauw lui a prédit
sur demande la
pluie et le beau
temps. Il est aussi
salué pour son rôle
de consultant sur
l’avion solaire, le
Solar Impulse,
véritable prouesse
technologique.
On verra le nouveau présentateur

quatre ou cinq fois par mois sur
les antennes de RTL. Pas plus !
Mais son prédécesseur n’était
pas à l’antenne plus souvent. Et
puis l’homme affiche un emploi
du temps très chargé. Ce qui ne
l’empêche pas toutefois d’être
toujours employé à temps plein à
l’Institut royal météorologique de
Belgique, l’IRM. Il y a fait ses
premières mesures en 1998 alors
qu’il était encore assistant à la
VUB, d’où il est sorti un diplôme
d’ingénieur en poche.
Bruxelles, ville de ses études, de
la fête et des rencontres qui ont
forgé son âme francophile même
si cette dernière lui a été léguée
aussi par son enfance. « Mes
grands-parents possédaient une
brasserie à Blankenberge, j’étais
toujours entouré de touristes. Et
puis à l’athénée, mon prof de français était excellent », aime-t-il se
rappeler. Le spectre de De Wever
et des autres flamingants n’impressionne pas une seconde celui
qui répète à toute la presse qu’il
est un « fonctionnaire fédéral
attaché pour les Flamands et les
francophones ».
Reste quand même une petite
crainte d’un rejet par le public
francophone. Ses cours de dictions ne sont pas terminés et il
demande encore un peu de
temps. Son appréhension porte
surtout sur les interventions qu’il
devra faire en direct lors de tempêtes, chutes de neige et autres
inondations. Si on ne peut pas
deviner la réaction des téléspectateurs face au premier présentateur météo taillé à l’échelle nationale, on peut souligner le beau
coup de RTL-TVI et l’originalité
de voir débarquer, plusieurs
fois par mois, un Flamand
qui revendique sa nationalité belge et espère « devenir 100 % francophone ». Une belle éclaircie sur le pays Belgique.
MAXIME BIERME

© D.R.

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L’ambassadrice de Palestine, Leila Chahid. © DOMINIQUE DUCHESNES

occupation militaire !
Le secrétaire d’Etat John Kerry a vertement
tancé les Israéliens sur les négociations…
On négocie depuis vingt ans et on va de déception
en déception. Quand on voit ce que font les Israéliens, la colonisation qui s’intensifie, c’est comme
une déclaration de guerre ! On est loin de voir du
côté israélien une volonté réelle de coexister à côté
d’un voisin palestinien.
BAUDOUIN LOOS

P.8 NOS INFORMATIONS

J’Y VOIS CLAIR
Le successeur
de Bellens à
290.000 euros,
est-ce réaliste ?

OLIVIER
CROUGHS

Le plafond des 290.000 euros pour le salaire annuel
des patrons d’entreprises publiques n’est pas encore
une obligation légale. La mesure est entre les mains de
Jean-Pascal Labille, ministre de tutelle. Or l’éventuel
départ anticipé de Didier Bellens, à la tête de Belgacom, ravive le débat. Décryptage entre « promesses
idéalistes » et « réalité » par un coutumier des comités
de rémunération.
Didier Bellens est-il trop grassement payé ? C’est au gouvernement et au conseil d’administration d’en décider. Parce
que ce salaire est le fruit d’une convention passée entre
Didier Bellens et le conseil d’administration, qui repose sur
une proposition étudiée par le comité de rémunération. Ces
deux derniers sont composés d’administrateurs dits indépendants et nommés par le gouvernement, au prorata de la
participation des actionnaires, dont l’État (53,5 %), au capital de Belgacom. Autrement dit, le gouvernement qui dénonce ce salaire à l’unisson est largement intervenu à
chaque étape de sa négociation. « Par ailleurs, les salaires des
patrons du CAC40 sont en moyenne deux fois supérieurs à ceux
du BEL20 », commente notre source.
Le risque d’un effet domino. Dans les plans du ministre
Labille et parmi les inquiétudes des comités de rémunération, il y a ce qu’on appelle l’effet domino : le rabotement
des fonctions hiérarchiquement inférieures à celle du patron, mais supérieurement rémunérées par rapport au plafond envisagé. « Je ne vois pas comment résoudre ce problème. Chez Belgacom, un salaire de 290.000 euros serait
quatre fois inférieur à celui des membres du comité de direction. Comment diriger sereinement lorsque des subordonnés
sont à ce point mieux payés ? Après, il y a plus de 20 personnes
chez Belgacom dont le salaire est supérieur à 290.000 euros. »
D’où l’autre effet domino : « Tout le personnel technique est
d’un très bon niveau. Il est souvent international et il participe
aux bonnes performances de Belgacom, un des rares fleurons
belges. Si ces personnes devaient quitter l’entreprise, il ne nous
resterait que nos yeux pour pleurer. »
Quel candidat accepterait un salaire raboté ? Cela s’annonce compliqué. « Belgacom est une entreprise évoluant dans
un marché qui emploie des profils en pénurie, dans l’informatique et les télécoms principalement. Cela vaut aussi pour le
CEO, qui doit cumuler compétences techniques et stratégiques,
qui prend des risques et assume de lourdes responsabilités. Il y
a donc un marché difficile, mais à 290.000 euros par an, on se
trouve environ quatre fois plus bas que les tarifs pratiqués dans
le secteur. Il existe bien des personnes à la fois compétentes et
idéalistes. Je pense notamment au Premier ministre ou à Jo
Cornu, qui a accepté de prendre les rênes de la SNCB pour
290.000 euros par an “par conviction et respect de l’intérêt
public”. Ce sera donc soit un idéaliste, soit une personne issue
des cabinets. Mais comme l’on a coutume de respecter l’alternance linguistique entre l’administrateur délégué et le président
du conseil d’administration (actuellement Stefaan De Clerck,
NDLR), le futur patron devrait donc être francophone. Tout cela
limite encore un peu plus le champ des possibles. »

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Le Soir Mardi 12 novembre 2013

L’ACTU

Le photovoltaïque reste rentable
à Bruxelles et en Wallonie
Le secteur est touché, mais pas coulé
Evolution annuelle de l’installation de panneaux solaires
Bruxelles
Wallonie
En mégawatts-crêtes installés
1.000

Flandre

800
600

© ALAIN DEWEZ.

400

L

200
e secteur du photovoltaïque est-il vraiment en
0
crise, voire mourant ?
2007
2008
C’est ce que prétendent la majorité des installateurs belges, qui annoncent tour à tour des vagues de
licenciements ou des fermetures.
Pourtant une analyse des données et des perspectives les plus
récentes permet un certain optimisme.
La Flandre au point mort. La
chose qui apparaît de manière
flagrante dans le graphique cicontre, c’est sans doute le coup
d’arrêt du secteur en Flandre.
A peine 20 mégawatts-crêtes
(MWc) installés sur les toits du
nord du pays durant les premiers
mois de 2013 alors qu’on était à
860 MWc en 2011, soit 43 fois
plus ! Les chiffres sont donc véritablement catastrophiques, et les
craintes du secteur sont légitimes
pour la Flandre. En cause : la
quasi-suppression des primes
annuelles. Un particulier doit aujourd’hui produire plus de 3.500
kWh d’électricité verte pour toucher 93 euros de prime, alors qu’il pointent tous une cause idenrecevait plus de 500 euros pour la tique : le manque de transpamême production deux années rence et une communication poplus tôt, ce qui a découragé les litique désastreuse. « S’engager à
verser des primes pendant quinze
Flamands.
A Bruxelles, tout va pour le mieux. ans, puis annoncer deux ans plus
Chaque année, de plus en plus de tard qu’on va les réduire à dix
particuliers osent le photovol- ans, ça a causé une rupture de la
taïque. Les subsides sont relati- confiance, commente un anavement généreux (lire ci-contre) lyste. Puis les ruses employées
et garantissent un temps de re- pour masquer à tout prix le coût
tour sur investissement de 7 ans. réel de l’énergie solaire ont sans
Mais les toitures des immeubles doute usé l’utilisateur wallon. »
De fait, les dérives du photovolbruxellois sont incomparables à
celles des villas quatre façades du taïque wallon révélées en février
dernier dans la presse, et le
reste du pays. A Bruxelles, la
passage d’urgence à un
couverture totale des
régime transitoire en
toitures
équivaut
2.500
avril ont fait du tort
seulement à celle de
GWh :
au système. Tous les
30 terrains de footla production
chiffres disponibles
ball, et la producphotovoltaïque témoignent d’une
tion annuelle avoinette baisse des comsine 25 GWh, soit un
belge en
mandes en avril dermillième de ce qui est
2013
nier. Mais pour les neuf
produit sur le site de Tipremiers mois de 2013, les
hange 1. Le photovoltaïque
reste donc un phénomène plutôt chiffres wallons ne sont pas désastreux (plus de 100 MWc insmarginal à Bruxelles-Capitale.
Complexité du cas wallon. En tallés). En regardant au-delà de
Wallonie, l’image du photovol- l’année record qu’est 2012, on
taïque s’est fortement dégradée constate d’ailleurs que les chiffres
dans l’opinion publique ces der- 2013 sont très proches de ceux de
niers mois. Les observateurs l’année 2011.
Puis l’optimisme est de sortie,
car en analysant la formule walPOUR Y VOIR CLAIR
lonne actuelle, ainsi que le nouveau plan qui devrait entrer en viLes différentes unités
gueur en 2014, une constante
Le watt (W). C’est l’unité de
s’impose : dans les deux cas, l’inpuissance d’une installation
vestissement reste rentable, avec
énergétique, soit la quantité
un temps de retour sur investisd’énergie mobilisée par
sement de maximum 8 ans.
l’installation dans un laps de
« Aujourd’hui, le marché du
temps d’une seconde.
photovoltaïque ressemble plus à
Exemple : une TV de 250 W.
la réalité qu’en 2012, commente
Le wattheure (Wh). C’est
Philippe Delaisse, secrétaire
l’unité qui permet d’exprimer
général de l’ASBL Energie Facl’énergie consommée par un
teur 4. Mais le marché existe touappareil. Une TV plasma de
jours, et il a de l’avenir. »
250 W allumée pendant 2
Si les primes diminuent, c’est
heures consomme 500 Wh.
logiquement parce que les proLe watt-crête (Wc). C’est
grès technologiques ont permis
l’unité de puissance d’un
d’augmenter le rendement des
système photovoltaïque
panneaux et de réduire leur coût.
placé dans des conditions
Et si le progrès continue dans ce
standards d’ensoleillement.
sens, une personne qui installera
Un panneau de 200 Wc est
des panneaux en 2018 n’aura sans
donc un panneau qui a une
doute même plus besoin de
puissance de 200 W s’il est
primes pour rentabiliser son inplacé sous un rayon de soleil
vestissement. ■
de 1.000 W/m2.
X.C.

LE SOIR - 12.11.13
Sources : Vreg, Brugel,
Cwape et Apere

*de janvier
à septembre

2009

2010

2011

2012

2013*

Calcul des primes
En 2013, Pierre a recouvert
son toit de panneaux photovoltaïques. Puissance totale
installée : 4 kWc. Et sur un
an, Pierre table sur une
production de 3.500 kWh.
L’incitant est double. Primo :
la réduction de sa facture
annuelle de plus de 700
euros, vu qu’il produit luimême une partie de son
électricité. Secundo : la
possibilité de troquer son
électricité verte contre des
certificats verts qu’il peut
revendre. Mais là, les critères d’attribution et de
revente des certificats diffèrent selon la Région.
En Flandre, Pierre bénéficiera de certificats verts pendant 15 ans. Aujourd’hui, un
certificat s’échange contre
3.571 kWh produits, mais ce
seuil est réévalué chaque
année. La production de
Pierre (3.500 kWh) ne lui
permet donc pas d’obtenir
un certificat vert, dont le
prix de revente garanti est
de 93 euros.
La Wallonie a mis en place
depuis avril 2013 un régime
transitoire, avant de lancer
un nouveau système dès
2014. Pour les installations
de maximum 5 kWc, la Région accorde 1,5 certificat
par MWh produit, et le certificat est garanti à 65 euros.
Pierre recevra donc 340
euros de prime en 2013, et il
pourra réclamer cette prime
pendant dix ans.
Bruxelles accorde depuis
août 2,4 certificats verts
pour chaque MWh produit,
pendant 10 ans. Le certificat
s’écoule aux alentours de 80
euros. Prime annuelle de
Pierre : près de 700 euros.
X.C.

i

mercred

mardi

Les

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2 JOURS DE
G
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DANS VOTRE HYPERMAR É
CARREFOUR
À SAISIR

jours

2

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49

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BE 0448.826.918

Le manque de transparence politique a fait du
tort au photovoltaïque.
Mais l’installation de
panneaux est aujourd’hui
toujours rentable.
Après le coup de mou,
l’embellie ?

23.000
GWh :
la production
des centrales
de Tihange
en 2013

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ÉNERGIE

3
Le Soir Mardi 12 novembre 2013

4 LABELGIQUE
Antoine :
« Le Forem
est préservé »
WALLONIE

Objectif : huit logements sur dix
construits dans les centres

vu : la
maine dernière, le comité de
C ’était du jamaispurementse- WALLONIE Schéma de développement de l’espace régional enfin approuvé
gestion du Forem a
et
simplement refusé le projet de
budget proposé par le ministre
de l’Emploi. « Les moyens annoncés pour 2014 ne permettront
pas de rencontrer les missions du
contrat de gestion », a écrit le président Jean-Pierre Hansen à André Antoine (CDH).
Vendredi, les deux parties se
sont rencontrées (Le Soir du
9 novembre). En fin de journée,
côté Forem, on faisait état de progrès, sans commune mesure toutefois avec les besoins financiers
réels. Le ministre Antoine, lui,
évoque finalement « un accord
après un blocage budgétaire ».
Mais il annonce aussi que la
Wallonie se trouve au bout d’une
logique : « Il est clair qu’on ne
pourra pas poursuivre de la sorte
durant une nouvelle législature.
Il faudra effectuer les meilleurs
choix possibles lors du transfert
des compétences sur l’emploi. Je
suis rassuré : depuis cinq ans, le
Forem s’est modernisé, réorganisé. La situation est assainie, l’organisme peut travailler dans la
sérénité. »
Le Forem compte parmi ces
organismes publics qui doivent
s’accommoder de la crise des finances publiques et des exigences liées à un retour à l’équilibre global en 2014 plutôt qu’en
2015. Dans ce contexte, le gouvernement entretient deux
vaches sacrées : le Plan Marshall
et les cofinancements européens.
« L’an prochain, ces politiques atteindront leur cime dans le budget : 740 millions. Ce qui n’est pas
mauvais pour l’emploi puisque
des moyens sont affectés au Forem dans le cadre du Plan Marshall », note André Antoine.
Il n’empêche : ce cadre fixé,
chacun doit défendre ses intérêts.
Le Forem n’a rien fait d’autre la
semaine passée en recalant le
budget du ministre.
Mais ce week-end, le ministre a
donc annoncé des accords sur
trois points litigieux : la réinscription au budget d’une partie
des crédits d’adaptation chers au
ban patronal, sept millions (plutôt que deux) pour rénover certains bâtiments en piteux état et
douze millions (plutôt que treize)
tirés sur le fonds de réserve pour
engager la modernisation de l’informatique. « J’estime ainsi que
les intérêts du Forem sont préservés », conclut André Antoine. ■
E.D.

LES CHIFFRES

L’affectation de l’espace régional était régie
par un texte de 1999, qui
était dépassé.
Le nouveau Sder propose une vision prospective du territoire.
Il fait ouvertement le
pari des pôles urbains,
petits et grands.

Des objectifs précis
Le Schéma de développement de l’espace régional
fixe une série d’objectifs
chiffrés à l’horizon 2040.
Le logement. Construire et
répartir 325.000 nouveaux
logements sur l’ensemble du
territoire. Atteindre 20 % de
logements publics ou
conventionnés pour l’ensemble de la Wallonie. Isoler
plus de 800.000 logements.
Le territoire. Réduire de
moitié l’urbanisation avec
une moyenne de 1.250 hectares par an. Épargner le
territoire en localisant 80 %
des nouveaux logements
dans les territoires centraux.
Réutiliser les bâtiments et
valoriser les terrains sousoccupés pour 25 % des
nouveaux logements.
L’économie. Affecter à l’économie des espaces permettant de rencontrer les besoins des investisseurs à
hauteur de 200 hectares par
an. Mobiliser plus de la
moitié des 5.000 hectares
de sites à réaménager.
Tendre à une réduction de
20 % de la consommation
d’énergie finale.
La mobilité. Pour les marchandises, 10 % transportés
par voie d’eau et 15 % par
train, ainsi que 15 % des
déplacements en transports
en commun, dès 2020.

A

près de longs mois de
gestation puis de tergiversations, le gouvernement wallon a enfin adopté le
nouveau Schéma de développement de l’espace régional. Petit
nom : le Sder. Un « machin »
supplémentaire ? Pas vraiment.
Ce document de référence fixe
un cadre aux décrets et aux règlements relatifs à l’urbanisme
et à l’aménagement du territoire
et concerne tout le monde : il
établit les principes en matières
d’habitat, de mobilité, de cadre
de vie, d’implantation des entreprises ou des commerces ou de
conservation d’espaces verts.
« Le Sder était inchangé depuis 1999, indique Philippe
Henry (Ecolo), le ministre de
l’Aménagement du territoire,
qui a souqué ferme pour faire
aboutir son projet. Le nouveau
document est avant tout une
vision pour le territoire wallon à
l’horizon 2040. Il incarne une
stratégie qui permettra à la Wallonie de rencontrer les défis
démographiques, économiques,
énergétiques ou environnementaux qui se dressent devant elle.
Il constitue également une première déclinaison concrète du
Plan Marshall 2022. »
Ce plan de développement fixe
pas moins de cent objectifs qui
intéresseront citoyens et entreprises. On peut les regrouper en
quatre piliers forts. Un : répondre aux besoins en logements et en services et développer l’habitat durable. Deux :
soutenir une économie créatrice
d’emplois en exploitant les
atouts de chaque territoire.
Trois : mieux aménager le territoire pour permettre le développement de transports durables.
Quatre : protéger et valoriser les
ressources et le patrimoine.

E.D.

Pour préserver le territoire, l’habitat doit se concentrer dans les centres urbains, comme à Ottignies.
© RENÉ BRENY.

Le Sder s’appuie aussi sur un
catalogue de 31 mesures dans
des domaines variés. Au hasard
du document : le réaménagement des friches industrielles, la
revitalisation des quartiers de
gares, l’organisation sous-régionale en bassins de vie, la protection des espaces agricoles et
– last but not least – l’identification, la densification et l’urbanisation des « territoires centraux »,
autrefois
nommés
« noyaux d’habitat ».
On atteint ici véritablement le
cœur du débat, celui qui a provoqué les plus vives polémiques
autour du projet du ministre
Henry et qui a ravivé l’opposition ancestrale entre Wallons

des villes et Wallons des champs.
Comme souvent la surenchère a
flirté avec l’irrationnel. Le gouvernement régional allait imposer à ses habitants d’habiter en
ville et interdire les villas
« quatre façades » qui poussent
comme des champignons le long

chesse que la Wallonie doit préserver, il conviendra donc de localiser 260.000 des 325.000
nouveaux logements nécessaires
d’ici à 2040 dans « les territoires
les plus centraux ».
La nuance mérite d’être soulignée. Une ville pour sa périphé-

« Ce document est une vision pour le territoire
LE MINISTRE PHILIPPE HENRY
wallon à l’horizon 2040 »
des routes. D’aucuns y voyaient
même la fin des campagnes et
des villages.
Rien de tout cela dans le document final, mais une option clairement assumée après de longs
palabres : le territoire est une ri-

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rie ou un village pour la campagne environnante : les territoires centraux sont en définitive
partout, même en milieu rural.
L’idée générale est de mieux
organiser le territoire régional
autour de quatre grands pôles :

l’aire ouest en Wallonie picarde
avec de larges débordements sur
la France, l’aire centrale, Mons,
Charleroi et Namur mais qui englobe Bruxelles, l’aire est autour
de Liège mais jusqu’au Maastricht et Aachen et l’aire sud vers
Arlon mais aussi Luxembourg.
Entre ces géants (avec un statut de ville capitale pour Namur), 41 pôles secondaires et 20
pôles principaux, mais aussi des
axes développements et des aires
rurales transfrontalières. « Ce réseau évite un éparpillement de
l’urbanisation, qui est consommateur d’espace, destructeur de
l’identité rurale et générateur de
flux dispersés », dit le Sder. ■
ERIC DEFFET

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4
Le Soir Mardi 12 novembre 2013

LABELGIQUE
Listes électorales à Ecolo…
Les verts sont en train de
confectionner leurs listes
électorales pour le 25 mai
2014 (à ce stade, on se limite
aux deux premiers effectifs
et aux deux premiers suppléants). Samedi se déroulait
le « poll » pour la liste régionale d’Ecolo-Mons. Sans
surprise, les verts seront
conduits par Manu Disabato,
député régional sortant. La 2e
effective est Cécile Dascotte.
La 1re suppléante est Charlotte De Jaer. Les verts du
Hainaut devaient aussi choisir leurs têtes de liste pour
l’élection de la Chambre.
… le Hainaut en 2e session
Le Comité de liste (représentants du parti et des régionales) proposait Jean-Marc
Nollet (Charleroi) en tête de
liste, Juliette Boulet (Mons)
en 2e effective, Marie-Christine Lefebvre (Tournai) à la 1re
suppléance et Muriel Hanot
(La Louvière) en 2e suppléance. Cette proposition a
été rejetée par les militants.
De peu – il fallait les deux
tiers des voix et le scénario
déposé n’a recueilli que
62 %. Motif : trois des quatre
régionales ont leur compte
dans la proposition du Comité de liste (Charleroi, Mons,
Wallonie picarde et Centre)
mais pas celle de Thuin. Une
nouvelle proposition, « tenant
mieux compte des équilibres
sous-régionaux du parti », sera
proposée aux militants d’ici
deux ou trois semaines. C’est
tout bête : au lieu d’élire
quatre principaux candidats,
les militants devront en choisir cinq. (P.Bn)

La responsabilité
de Lina Haji en question
ASSISES

La mort du petit Rachid jugée à Nivelles

En septembre 2010,
une maman égorgeait
son fils de quatre ans à
Braine-l’Alleud.
Le jury composé ce
mardi aura une mission :
dire si Lina Haji est responsable de ses actes.

C

e mardi matin, la cour
d’assises du Brabant wallon se réunira pour
constituer un jury qui jugera Lina Haji, une mère de famille inculpée pour l’assassinat de son
fils de quatre ans, le 15 septembre 2010 à Braine-l’Alleud.
Le corps du garçonnet avait été
retrouvé le jour même, au bord
d’un sentier proche du stade
Gaston Reiff. Il était égorgé et
portait plusieurs traces de coups
de couteau au thorax.
Sur place, un médecin de la localité, qui faisait son jogging
quotidien en soirée, avait été interpellé par une dame, dans une
langue qu’il n’est pas parvenu à
comprendre. Continuant son
chemin, il a trouvé, quelques dizaines de mètres plus loin, le cadavre de Rachid. L’enfant était
allongé sur le dos, à environ 500
mètres de la maison familiale
d’où la sœur du petit a appelé la
police une demi-heure plus tard.
Cette sœur adolescente venait

La mort de Rachid avait provoqué une vague d’émotion à Brainel’Alleud. © BELGA.

alors d’apprendre de la bouche
de sa mère – il s’agissait de Lina
Haji, la dame croisée sur place
par le médecin – que Rachid
avait quitté le jardin où il jouait
vers 18 h 30, et qu’elle n’était pas
parvenue à le retrouver…
En se rendant au domicile de
la famille, les policiers ont été interpellés par le comportement
de Lina Haji. Désemparée mais
fort calme, cette dame de nationalité syrienne née en 1970, ne
pleurait pratiquement pas. Ils
ont noté aussi que plusieurs
pièces de la maison portaient des
traces d’un nettoyage récent.

Dans la nuit, la police scientifique découvrira sur place un bavoir taché et entaillé, un couteau
portant des traces de sang, du
sang dans la baignoire et sur les
carrelages de la salle de bain.
Des vêtements de femme séchaient dans un débarras, avec là
aussi des traces de sang malgré
un nettoyage tout récent.
La mère de Rachid, qui a fourni des explications fort peu
convaincantes, sera privée de liberté dans la nuit. Elle justifiait
par exemple la présence de sang
dans la salle de bain par les jeux
de son fils qui, à quatre ans, lui

disait qu’il devenait un homme
et utilisait un rasoir. Elle affirmait aussi nourrir de gros soupçons envers son ex-mari, qui
l’avait quittée et qui était à
Bruxelles au moment des faits.
Le 17 septembre, elle a fini par
avouer. En livrant une version
correspondant aux indices : elle
avait égorgé l’enfant dans la baignoire de l’habitation familiale,
bien qu’il ait tenté de se défendre. Et pour éviter qu’il
souffre, elle l’avait poignardé
dans le cœur par la suite. Elle a
précisé que le petit était très
malheureux de ne plus voir son
père, et qu’elle avait voulu le libérer de cette souffrance.
Un collège d’experts, qui a examiné l’inculpée dans le cadre de
l’enquête, a estimé qu’elle souffrait au moment des faits d’un
déséquilibre mental l’empêchant
de contrôler ses actes. La
chambre des mises en accusation de Bruxelles ayant choisi de
laisser le « juge du fond » trancher sur la responsabilité de l’accusée, c’est surtout de cette question que débattront les jurés de
la cour d’assises durant le procès.
Contre toute attente, Lina Haji
est revenue sur ses aveux le 7 octobre 2010. Prétendant avoir
senti la présence de quelqu’un
dans sa maison, elle a assuré que
son ex-mari avait commandité
l’assassinat… ■

LESBRÈVES

Wesphael n’est
plus président
u terme d’un congrès
fédéral extraordinaire,
le Mouvement de
Gauche a désigné Caroline
Bertels, jusque-là vice-présidente, présidente ad interim
jusqu’aux élections de mai
2014. Et ce, en raison du fait
que Bernard Wesphael, inculpé de l’assassinat de sa
femme, n’est plus à même de
remplir ses fonctions de
président. (b)

A

PREMIÈRE GUERRE

Hommage royal
© DOMINIQUE DUSCHESNES.

ENTRENOUS

5

500 personnes ont assisté à la
commémoration du 11 novembre, lundi matin, à la colonne du Congrès, à Bruxelles,
en présence du roi Philippe.
Après les 21 coups de canon tirés du parc Royal, le Roi a déposé une gerbe de fleurs
blanches. A sa suite, onze enfants ont porté une rose
blanche pour les 10 provinces
et Bruxelles. Le prince Laurent,
lui, remplaçait le Roi l’aprèsmidi à Ypres, à la cérémonie du
Last Post à la Porte de Menin,
où le « Sacred soil of Flanders
Fields » est rassemblé.

VINCENT FIFI

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5
Le Soir Mardi 12 novembre 2013

6 LABELGIQUE

LE BILAN S’ALOURDIT : 10.000 MORTS

L’aide internationale
s’organise

Un bilan provisoire après le passage du plus puissant typhon enregistré jusqu’à présent fait état de plus de 10.000 morts.
Près de 2,5 millions de personnes attendent une aide d’urgence.
L’état de catastrophe nationale a été déclaré.

T

acloban est devenue la
ville martyre des Philippines depuis le passage,
samedi, du typhon Haiyan à travers le centre de l’archipel. Cette
capitale provinciale de 200.000
habitants, située sur l’île de
Leyte, dans la partie centrale du
pays, a subi de plein fouet ce que
les experts qualifient de « plus
puissant typhon au monde jusqu’à présent ». Des vagues jusqu’à
15 mètres de haut ont transformé
les rues en fleuves, charriant des
débris de toitures et des voitures.
« Presque toutes les maisons ont
été détruites. Seules quelquesunes sont encore debout », indique Major Ray Balido, de
l’Agence nationale contre les désastres.
Si les chiffres restent difficiles à
établir, le gouverneur de la province fait déjà état d’« au moins
10.000 morts » dans cette ville
seulement. Les habitants qui ont
pu se rendre à l’aéroport parlent
de dizaines de cadavres étendus
dans les rues, accrochés dans les
arbres ou émergeant des piles de
débris. Dans la ville proche de
Samar, point d’entrée du cyclone, le Bureau provincial de
lutte contre les désastres a
confirmé le chiffre de 433 morts.
L’électricité et les réseaux de téléphone sont coupés, ne permettant qu’une communication par
radio. Le président philippin
Noynoy Aquino, qui s’est rendu
dimanche à Tacloban, a reconnu
que cette région n’avait pas été
« bien préparée à l’arrivée du typhon ». Il a d’ailleurs déclaré
l’état de catastrophe nationale.
Après le passage de Haiyan, de
nombreux complexes commerciaux ont été victimes de
pillages. Des gens, parfois armés, erraient dans les rues à la
recherche de nourriture, de médicaments. L’extrême nervosité
des rescapés affamés rendait
d’ailleurs l’arrivée des secours
très difficile hier. Des convois de

la Croix-Rouge ont ainsi été attaqués. Actuellement, empêcher
ces pillages constitue l’une des
priorités du gouvernement philippin, qui a dépêché sur place
des centaines de policiers et de
militaires pour rétablir l’ordre.
Cette région des Visayas, partie
centrale du pays, est l’une des
plus pauvres des Philippines. La
plupart des habitants n’ont pas
d’économies, ce qui les rend d’autant plus vulnérables dans une situation de désastre.
Le monde au secours
des Philippins
Le Programme alimentaire
mondial estime que 2,5 millions
de personnes ont besoin d’une
aide d’urgence. L’Unicef parle de
4 millions d’enfants potentiellement touchés par les conséquences du typhon. De son côté,
le Bureau des Nations unies pour
la coordination des affaires humanitaires a estimé que 9,5 millions de personnes avaient été affectées par le typhon dans neuf
régions du pays. Il a souligné la

LES BELGES SUR PLACE

Sans nouvelle
Hier, on était toujours sans
nouvelle de 120 Belges présents aux Philippines, dont
40 à 50 dans les zones les
plus touchées par le typhon.
800 Belges vivent de façon
quasi permanente aux Philippines. Dimanche, les
Affaires étrangères ont décidé d’ouvrir un centre d’appel
de crise. Par ailleurs, un
membre du personnel de
l’ambassade de Belgique aux
Philippines a été envoyé
dans la zone la plus touchée
par le typhon avec un téléphone satellite afin de faciliter les communications
entre la Belgique et les services présents sur place. (b.)

difficulté d’accès aux zones les
plus touchées. L’organisation
onusienne a préparé 40 tonnes
de biscuits vitaminés à distribuer
dans les prochains jours et a débloqué l’équivalent de 1,5 million
d’euros pour faire face à l’urgence.
L’aide afflue des 4 coins du
monde. Les États-Unis, dont les
Philippines sont l’un des plus
proches alliés en Asie du Sud-Est,
ont envoyé une assistance aérienne et navale pour permettre
le déploiement de l’aide humanitaire. Ce week-end, 180 militaires
américains ont aussi débarqué
sur place pour évaluer les besoins
en termes d’aide urgente. La
Commission européenne a débloqué 3 millions d’euros pour les
opérations de secours. Ajoutons
encore, entre autres, 9,6 millions
de dollars à l’ardoise de la
Grande-Bretagne et l’équivalent
de près de 7 millions d’euros sur
le compte de l’Australie. Depuis
le Vatican, le pape François a de
son côté offert 150.000 dollars
d’aide aux victimes.
B-Fast parti sur place
La Belgique enfin a envoyé dimanche l’équipe d’intervention
rapide B-Fast, composée de médecins, d’infirmiers et d’experts
en santé publique. Elle sera chargée de mettre en place un poste
chirurgical avancé et d’installer
une station de purification de
l’eau, a expliqué Didier Reynders.
Médecins sans frontières a déjà
dégagé 3 millions d’euros pour
démarrer les secours à partir de la
Belgique et lancé un appel aux
dons.
Après avoir traversé l’archipel
philippin samedi, le typhon
Haiyan a rapidement perdu de
son intensité. Au Vietnam, il n’a
pas causé de dégâts majeurs. En
revanche, il a fait 6 morts en Chine. ■
ARNAUD DUBUS (« Le Temps ») et
E.BL. (avec AFP et BELGA)

Une vue aérienne de la ville
de Guiuan, au centre de
l’archipel, quatre jours après
le passage du typhon : le
bilan des dégâts s’alourdit à
mesure que les eaux se retirent.© AFP.

UN SOUVENIR QUI HANTE LES ESPRITS

Eviter les erreurs du tsunami
L’ampleur de la catastrophe qui frappe aujourd’hui l’archipel des Philippines réveille,
non sans crainte, le souvenir du tsunami qui,
en 2004, avait fait 275.000 morts en Asie.
Hier, des experts en aide humanitaire d’urgence mettaient en garde contre une répétition aux Philippines des erreurs commises à
l’époque. Concurrence entre les agences ou
les ONG, acheminement d’équipements ou de
denrées inutiles, difficultés à gérer les dotations financières, décisions de reconstruction
trop hâtives : autant de ratés qu’avait notamment pointés la Croix-Rouge. Une partie du
financement promis pour la reconstruction
n’a par ailleurs jamais été livrée tandis que
corruption et mauvaise gestion ont englouti

des sommes importantes. « Il est tout d’abord
fondamental d’octroyer des dons de façon réfléchie et prudente », estime Paul Arbon, directeur du Torrens Resilience Institute, un centre
de recherche australien sur l’aide d’urgence.
Car, dans ces contextes difficiles, « la bonne
volonté qui se manifeste un peu partout dans le
monde produit un afflux ingérable de toutes
sortes de biens dans les zones sinistrées, ce qui
entrave une aide plus ciblée », explique-t-il. Les
priorités sont de rétablir l’accès à l’eau et à
l’électricité, de rouvrir les routes, d’acheminer
l’aide et de lutter contre les pillages. Le chef
de la Croix-Rouge australienne conseille de
faire des dons en argent plutôt que d’envoyer
des biens matériels : « Il est préférable d’acheter sur place, pour stimuler l’économie locale. »

Une immense diaspora qui a
(un peu) essaimé en Belgique
peu plus de
Philippins sont installés en BelU ncompte non3.000de ceux
gique,
tenu
qui ont obtenu la nationalité
belge et de ceux, nombreux, qui
sont employés comme gens de
maison par les membres des différents corps diplomatiques en
poste à Bruxelles.
Ce n’est là qu’une fraction infinitésimale de l’immense diaspora philippine qui a essaimé partout dans le monde : les Philippines sont, après le Mexique, le
premier pourvoyeur de maind’œuvre expatriée de la planète.
Environ 12 % des 98 millions de
Philippins vivent à l’étranger.
Près d’un quart (22 %) de la population active du pays vit en dehors de l’archipel.
Cet exode massif a débuté avec
la crise pétrolière des années 70,
quand le gouvernement du dictateur Ferdinand Marcos encouragea l’exportation de maind’œuvre dans l’espoir de réduire
les risques d’une explosion sociale. Quarante ans plus tard,
cette émigration est loin de se tarir. Elle a même atteint des sommets, ces dernières années :
1,850 million de Philippins ont
tenté l’aventure en 2011, et ils
furent plus nombreux encore

l’an dernier à quitter le pays dans
l’espoir de trouver un emploi et
des conditions de vie meilleures.
La situation de la population
reste, en effet, très précaire. La
forte croissance économique
(+ 7,3 % en 2010) de l’archipel
est (notamment) battue en
brèche par sa démographie galopante : le revenu quotidien de
26 % de la population est inférieur ou égal à 1 dollar. Et l’émigration reste une échappatoire
solidement ancrée dans les esprits : un sondage mené en 2003
auprès des enfants de 10 à 12 ans
avait révélé que près de la moitié
d’entre eux envisageaient de partir travailler à l’étranger.
Premier exportateur
mondial de nounous
Cet exode, encadré par une
nuée d’entreprises de recrutement, est presque toujours légal : selon l’Organisation mondiale des migrations, seuls trois
pays, dont la France, hébergent
une population de Philippins
majoritairement sans papiers.
C’est la frange la moins formée
de la population qui choisit
l’exode : la plupart des émigrés
– 60 % sont des femmes –
trouvent des emplois peu quali-

fiés aux Etats-Unis – 3,430 millions de Philippins dont beaucoup sont installés en Californie
et à Hawaï –, au Canada, aux
Emirats arabes unis, au Koweït,
au Qatar, en Arabie saoudite, au
Japon, en Malaisie ou en Australie – où la communauté philippine est en passe de devenir la
principale minorité –, pour ne
citer que les destinations les plus
prisées par les migrants.
Beaucoup de ces expatriés
trouvent du travail comme gens
de maison – les Philippines sont,
de très loin, le plus grand exportateur de nounous du monde –
ou comme matelots : 300.000
marins, soit un quart du personnel navigant mondial, sont d’origine philippine. Beaucoup de ces
exilés continuent d’aider financièrement la famille restée au
pays : selon la Banque mondiale,
ces transferts de fonds représenteraient 13,5 % du produit intérieur brut philippin – une
contribution supérieure à celle
du secteur industriel local !
Presque un record mondial :
seules l’Inde et la Chine bénéficient de transferts plus importants en provenance de leurs
expatriés. ■
STÉPHANE DETAILLE
6
Le Soir Mardi 12 novembre 2013

LABELGIQUE
11 novembre
Trajectoire
du typhon
Haiyan
VIETNAM
600 km
Source : HKO

avoir dévasté
le typhon Haiyan balayé lundi le
A près avec des ventsales Philippines,
Vietnam,
soufflant à plus

PHILIPPINES
Des policiers philippins acheminent une aide de
première nécessité vers la base militaire de
Tacloban, où elle sera distribuée. © REUTERS

Dans la ville de Tacloban, les survivants craignent désormais les épidémies : les
rescapés errent dans les décombres, un mouchoir sur le nez. © REUTERS

A Tacloban, une femme a accouché
dans une clinique de fortune, installée
dans les locaux de l’aéroport. © AP.

La Belgique a dépêché son équipe
spécialisée B-Fast qui s’est envolée de
Melsbroek dès samedi. © BELGA.

de 120 km/h, malgré son affaiblissement. Lundi aussi s’est ouverte à Varsovie, en Pologne, la 19e conférence de
l’ONU sur le changement climatique,
réunion à laquelle participent 190 nations, qui vont tenter de se mettre d’accord sur les actions à entreprendre pour
lutter contre les changements climatiques. « Nous nous rassemblons avec,
sur nos épaules, le poids de nombreuses
réalités qui donnent à réfléchir »,
comme « l’impact dévastateur du typhon Haiyan », a déclaré la « responsable climat » de l’ONU, Christiana Figueres, devant les délégations du monde
entier. Les études suggèrent que les événements extrêmes, tels que les typhons,
pourraient se multiplier à l’avenir. Encore que le lien entre ces phénomènes et
les changements climatiques est toujours débattu parmi les scientifiques.
Des vents à plus de 360 km/h
Typhon, ouragan ou cyclone tropical :
ces termes sont employés dans diverses
régions du monde pour désigner le
même phénomène, un événement météorologique caractérisé par des pluies
torrentielles et un vent soutenu d’une vitesse maximale supérieure à 120 km/h.
Avec des vents soufflants à plus de 360
km/h, Haiyan a battu tous les records : il
s’agit du plus puissant des cyclones
ayant touché terre qui ait été mesuré.
Ce type de phénomènes climatiques
est-il plus fréquent que par le passé ?
Difficile à dire. Les données rassemblées
dans le rapport Srex sur les événements
extrêmes du Groupe international d’experts sur l’évolution du climat (Giec),
publié en 2012, ne montrent pas clairement d’augmentation de la fréquence

des cyclones à l’échelle planétaire au
cours des 40 dernières années.
Les projections d’avenir font débat
chez les scientifiques. Le même rapport
du Giec conclut à une « probable diminution ou au maintien de la fréquence
des cyclones tropicaux » dans le futur,
mais aussi à une « probable augmentation des vitesses moyennes des vents et
des précipitations extrêmes associées
aux cyclones tropicaux ». Autrement
dit, il pourrait y avoir à l’avenir moins de
cyclones… mais des événements plus
violents. Ces projections ont un niveau
de confiance « bas ».
Si les scientifiques ont tant de mal à
concevoir l’évolution future des cyclones, c’est d’abord en raison des informations limitées dont ils disposent. De
plus, les typhons sont difficiles à modéliser en raison de leur complexité. Ces
phénomènes se produisent dans des
zones océaniques où coïncident basse
pression et haute température des eaux
de surface. Mais la force des vents et
l’humidité de l’air, ainsi que d’autres paramètres encore, entrent également en
jeu. « On sait cependant que la structure
des températures dans l’atmosphère est
en train de changer, d’une manière défavorable à la formation de cyclones », indique Pascal Peduzzi, chef de l’Unité de
changement global et vulnérabilité au
Programme des Nations unies pour
l’Environnement (Pnue). C’est ce qui explique que la fréquence de ces événements pourrait diminuer.
Quant à l’accroissement prévu de leur
puissance, il serait dû en partie à l’augmentation de la température des océans.
Les experts du Giec estiment en effet
que dans les océans, les 75 mètres d’eau
les plus proches de la surface se sont en
moyenne réchauffés de 0,1oC par décennie depuis les années 1970. « Or la tem-

pérature de surface de l’eau constitue le
carburant des cyclones : plus elle est élevée, plus les vents et précipitations sont
forts à cause du gradient accru de température dans l’atmosphère et de la circulation des masses d’air », précise Matthias
Münnich, du groupe de physique de
l’environnement à l’Ecole polytechnique
fédérale de Zurich.
Une augmentation des risques
Un autre phénomène lié aux changements climatiques pourrait accroître la
dangerosité des cyclones : l’élévation du
niveau des océans. Si la mer est située à
un niveau plus élevé, la houle va logiquement pénétrer plus à l’intérieur des
terres. « Globalement, on prévoit une
augmentation du risque lié aux cyclones
au niveau mondial, affirme Pascal Peduzzi. Celle-ci est liée non seulement aux
changements climatiques, mais surtout
à l’accroissement de la population particulièrement forte à proximité des côtes. »
Haiyan préfigure-t-il les cyclones du futur ? « On peut clairement mettre en lien
la violence de ce typhon avec les changements climatiques, assène Kevin Trenberth. En effet, autant le niveau de la
mer que celui des températures de l’océan
ont fortement progressé ces dernières années dans la région des Philippines, ce
qui en a fait une zone à fort risque. » Plus
mesuré, Matthias Münnich estime que
ce cas précis pourrait relever de la variabilité naturelle, et qu’il est impossible de
tirer de conclusions à partir d’un événement isolé. Le dernier « résumé pour décideurs » du Giec estime, quant à lui,
que les précipitations extrêmes devraient « très probablement » devenir
plus intenses et fréquentes d’ici à la fin
du siècle. ■
PASCALINE MINET
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7
Le Soir Mardi 12 novembre 2013

8

Barack Obama a évoqué

MONDE

lundi la fin prochaine de la mission de combat américaine en
Afghanistan, assurant que « le
noyau central d'Al-Qaïda est en
route vers la défaite ».© AP.

Reynders au Proche-Orient
au mauvais moment…
ISRAËL – PALESTINE
Le ministre belge a
parlé du processus de
paix israélo-palestinien.
Lequel piétine
dangereusement.
JÉRUSALEM
DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL

L

a visite de trois jours que
clôture aujourd’hui Didier Reynders en Israël et
dans les territoires palestiniens a
suscité plus d’intérêt en Belgique que dans les pays concernés. Parce que le chef de la diplomatie belge, qui avait dû reporter son voyage à deux reprises en raison de la situation
politique belge puis des élections législatives israéliennes, a
débarqué dans la région au moment où l’Etat hébreu lance une
campagne internationale visant
à empêcher la conclusion d’un
accord levant les sanctions frappant l’Iran. Et parce que de vives
divergences sont apparues à ce
propos entre Jérusalem et Washington, faisant passer le reste
de l’actualité au second plan.
En effet, depuis quelques
jours, le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou et le
secrétaire d’Etat américain John
Kerry échangent des propos peu
amènes par voie de presse. Jérusalem critique publiquement la
« faiblesse » de Washington
alors que les Etats-Unis reprochent à leur allié de « parler
trop vite ». Une configuration
inédite dans l’histoire diplomatique de ces deux pays alliés.
Le dossier iranien interpelle
d’autant plus l’opinion israélienne qu’il risque de déboucher
sur une confrontation armée.
Lundi, Netanyahou a d’ailleurs
encore laissé entendre que son
pays pourrait agir seul « si ses
intérêts vitaux sont menacés ».
Cela alors que le chef de l’étatmajor de l’armée Benny Gantz
répète à l’envi que son pays est
« prêt à toute éventualité » et

L’attention des Israéliens est focalisée sur le nucléaire iranien

que l’ancien directeur général du
Mossad Ephraim Halevy, estime
que « la solution militaire n’est
pas du tout abandonnée ».
Le même jour et quasiment au
même moment, Didier Reynders rencontrait le président de
l’Etat hébreu Shimon Peres puis
Binyamin Netanyahou. Ceux-ci
l’ont évidemment entretenu de
l’Iran mais le chef
de la diplomatie
AMBASSADRICE
belge était là pour
parler du procesStatut
sus de paix israédiplomatique
lo-palestinien. Ce
L’annonce la
qu’il a fait en long
plus spectacuet en large avec la
laire de la visite
ministre de la
de Didier Reynders à l’AutoJustice Tzipi Livrité palestinienne (AP) a été
ni, responsable
la promotion de la Délégades négociations
tion générale palestinienne
avec
l’Autorité
en Belgique au rang de mispalestinienne.
sion diplomatique. Ce qui
« Même si les
permettra à la cheffe de
divergences resmission, Leila Chahid) de
tent importantes,
porter le titre d’ambassaj’ai senti une vodrice.
lonté
d’aboutir
Le ministre à débloqué
chez les deux par30.000 euros destiné à
ties. Ils sont
favoriser, dans le cadre d’un
conscients
que
projet avec l’Ordre de Malte,
s’ils ne trouvent
les soins à la maternité de la
pas un accord
Sainte famille (Bethleem).
dans les proUne institution dont le michains mois, il
nistre a inauguré la section
deviendra de plus
prénatale et pédiatrique en
en plus difficile
compagnie du chef du goud’envisager une
vernement palestinien.
solution
au
Comme elle l’a déjà fait à
conflit basée sur
Gaza, la Belgique s’est aussi
deux Etats vivant
engagée à favoriser l’instalcôte à côte », délation à Ramallah de Cat
clare le ministre
Lab, ces appareils permetbelge. Qui a
tant un dépistage cardiaque
poursuivi :
perfectionné.
« Certes, la BelS. D.
gique n’a pas
pour ambition de
donner des leçons,
mais si elle peut aider de quelque
manière que ce soit, formelle ou
informelle, elle est prête à le
faire. »
Lorsqu’il a rencontré Mahmoud Abbas samedi à Amman,
A Bethléem, en territoires palestiniens, Didier Reynders a notamment visité le pavillon des prématurés
en Jordanie, Didier Reynders a
à l’hôpital de la Sainte-Famille, que la coopération belge a aidé. © BENOÎT DOPPAGNE/B.

plaidé en faveur de la poursuite
des négociations. Et pour que
l’Autorité palestinienne (AP) ne
pose pas un acte unilatéral qui
les interrompe, ce qu’elle est tentée de faire en raison des récentes annonces de milliers de
constructions dans les colonies
situées dans les territoires réclamés par les Palestiniens. Le président de l’AP lui a donné des assurances et ses interlocuteurs israéliens également. Mais les
pourparlers en sont à un stade
critique, les parties ne s’entendent à peu près sur rien.
Conférence à Bruxelles ?
Du côté palestinien comme du
côté israélien, Reynders a également tenté de promouvoir son
projet d’organiser à Bruxelles
une conférence économique associant des institutions internationales et des groupes privés.
« Bien sûr, il faut que des avancées soient constatées dans les
discussions bilatérales mais si
c’est le cas, inviter des entreprises
des deux parties à Bruxelles
pourrait faciliter les échanges et
l’intégration régionale. »
Dans ce cadre, Didier Reynders a rencontré de nombreux
partenaires économiques à l’occasion de sa tournée régionale.
Entre autres les animateurs de
« Breaking the Impass », une organisation regroupant environ
trois cents hommes d’affaires israéliens et palestiniens désireux
de favoriser la paix par le biais
d’échanges commerciaux.
Au ministère belge des Affaires étrangères, les plus optimistes avaient d’abord estimé
qu’une telle « Conférence de
Bruxelles » à laquelle participeraient des organisations internationales, aurait pu être organisée
à la fin de cette année. Ils ont
compris que cela ne sera pas
possible avant avril 2014. Et
peut-être jamais si le processus
de paix entre l’Etat hébreu et
l’AP devait imploser d’ici là. ■
SERGE DUMONT

L’opposition syrienne va à Genève, mais pose ses conditions…
SYRIE La Coalition de l’opposition subit de fortes pressions internationales
’opposition
né lundi à quasi-unanimiLson feu vertlaàsyrienne a donté
une participation sous strictes conditions à
d’éventuels pourparlers de paix à
Genève avec le régime de Damas, une décision saluée par les
Etats-Unis, parrains, avec la
Russie et l’ONU, de ce projet de
conférence.
La Coalition de l’opposition
réunie à Istanbul a indiqué
qu’elle « désire participer à la
conférence sur la base d’un
transfert intégral du pouvoir et à
condition que Bachar al-Assad et
ceux qui ont du sang syrien sur
les mains ne jouent aucun rôle
dans la phase transitoire et dans
l’avenir de la Syrie ». Or le régime de Damas a souvent rejeté
catégoriquement ce scénario…
Avant la réunion de son assemblée générale à Istanbul, le
président de la principale vitrine
politique des adversaires du ré-

gime syrien, Ahmad Jarba, avait
à plusieurs reprises posé la
même condition pour s’asseoir à
la table des négociations.
Comme l’avait également exprimé M. Jarba précédemment, le
communiqué de la Coalition a
exigé « qu’avant la conférence,
l’accès aux zones assiégées (par
l’armée, NDLR) soit garanti aux
organisations humanitaires » et
exigé aussi « la libération des détenus,
principalement
des
femmes et des enfants ».
« Grand pas en avant »
En visite à Abou Dhabi, le secrétaire d’Etat américain John
Kerry s’est réjoui du « grand et
important pas en avant » accompli par l’opposition syrienne.
« Une solution négociée est la
meilleure façon de renforcer la
stabilité dans toute la région, de
mettre rapidement fin à l’effusion de sang et de donner au

peuple syrien l’avenir qu’il mérite », selon lui.
Depuis plusieurs semaines, les
pays occidentaux et arabes amis
soutenant les adversaires du président Assad s’efforcent de les
convaincre de s’asseoir à la
même table que leur ennemi. Si
certains membres de la Coalition
se sont déclarés prêts à se rendre
en Suisse, dont les Kurdes,
d’autres refusaient catégoriquement. A commencer par le
Conseil national syrien (CNS), sa
principale branche, qui a même
menacé de claquer la porte de la
Coalition si certains de ses
membres se rendaient à Genève.
Une vingtaine de groupes rebelles, combattant sur le terrain,
avaient menacé de les juger pour
« trahison » et de les exécuter.
Selon le chef de cabinet du
président Jarba, nombre d’entre
eux se sont rangés aux arguments de ceux favorables à une

participation. Le porte-parole de
la Coalition Khaled Saleh a annoncé dimanche l’envoi de délégations en Syrie pour convaincre
certains chefs de l’Armée syrienne libre (ASL) de se rallier à
des négociations.
Sur le terrain, l’armée syrienne
pourrait, selon une source militaire à Damas, rouvrir prochainement l’aéroport d’Alep (nord)
fermé depuis un an, après avoir
repris dimanche aux rebelles le
contrôle d’une base importante
du secteur au prix de violents
combats. Enfin, à Damas, ce lundi, la télévision publique a annoncé la mort de cinq enfants
tués par la chute d’obus de mortier sur leur école dans un quartier chrétien. Depuis plusieurs
mois, des obus de mortier
tombent quotidiennement sur
différents quartiers de la capitale. Le régime accuse les rebelles de les tirer. (afp) ■

EN ÉGYPTE

Réfugiés syriens détenus et expulsés
Plus de 1.500 personnes ayant fui les violences en Syrie ont
été emprisonnées des semaines voire des mois en Egypte,
dont 250 enfants détenus avec leurs parents, avant d’être
pour la plupart expulsées, a déploré lundi Human Rights
Watch (HRW). Environ 300 personnes restent détenues
« arbitrairement » dans les cellules de postes de police « surpeuplées », dont 211 Palestiniens venus de Syrie, a ajouté
l’organisation de défense des droits de l’homme. Les Syriens
et les Palestiniens sont devenus des cibles des autorités
mises en place par l’armée après que les militaires ont destitué et arrêté le président islamiste Mohamed Morsi il y a
quatre mois et lancé mi-août une répression très sanglante
visant ses partisans. Le gouvernement intérimaire accuse en
particulier le Hamas palestinien et une partie des rebelles
syriens de soutenir les Frères musulmans, la confrérie de
M. Morsi qui avait largement remporté les législatives organisées fin 2011. Les autorités égyptiennes ont établi des
restrictions pour l’entrée des Syriens et des Palestiniens
immédiatement après la destitution de M. Morsi, le 3 juillet.
En Egypte, ces réfugiés doivent faire face à des conditions de
vie épouvantables et affronter la « xénophobie croissante », a
rappelé HWR. (afp)
8
Le Soir Mardi 12 novembre 2013

LEMONDE

L’Occident garde la pression
sur le régime iranien
NUCLÉAIRE

L’accord avec l’AIEA cache les dissensions persistantes

Les négociations de Genève,
ce week-end, n’ont pas abouti.
Les Iraniens mettent en
cause l’intransigeance de la
France.
Tout le monde se revoit le
20 novembre.

L

’Iran et l’Agence nucléaire de
l’ONU sont convenus lundi
d’une feuille de route sur des vérifications d’activités nucléaires iraniennes, mais l’Occident a maintenu la
pression sur Téhéran pour obtenir un
accord plus large dans la foulée de la
percée à Genève ces derniers jours. La
feuille de route, conclue à l’occasion de
la visite à Téhéran du chef de l’Agence
internationale de l’énergie atomique
(AIEA) Yukiya Amano, prévoit une inspection de l’usine de production d’eau
lourde d’Arak, à laquelle l’agence onusienne tente d’accéder depuis 2011,
mais pas du site militaire plus controversé de Parchin. Elle survient au lendemain de la fin de trois jours d’intenses négociations à Genève entre
l’Iran et les grandes puissances, qui
n’ont pas permis d’aboutir à un accord
sur le programme nucléaire iranien,
soupçonné malgré les démentis de Téhéran de viser à obtenir l’arme atomique.
En visite à Abou Dhabi après son
passage à Genève avec ses homologues
français, britannique et russe, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a affirmé lundi que l’Iran était responsable
de l’absence d’accord dans la ville
suisse. « Le groupe des 5+1 était unifié Le sourire de l’Américain John Kerry montre que le pessimisme n’est pas de mise... ©
samedi lorsque nous avons présenté
notre proposition aux Iraniens, (…)
dimanche que son pays refusait de céÀ TÉHÉRAN
mais l’Iran ne pouvait l’accepter, à ce
der ses « droits nucléaires dans le cadre
moment particulier, ils n’étaient pas en
des régulations internationales, ce qui
Vice-ministre assassiné
mesure d’accepter », a-t-il dit, en émetinclut l’enrichissement (d’uranium) sur
Le vice-ministre iranien de l’Industant « l’espoir de pouvoir parvenir dans
le sol iranien ».
trie, Safdar Rahmat Abadi, a été
les prochains mois à un accord accepM. Kerry lui a répondu qu’aucun pays
tué dimanche soir à Téhéran par
table pour tous ».
n’avait « un droit établi à enrichir » de
des inconnus, ont rapporté des
l’uranium. L’Occident veut des garanmédias iraniens. Rahmat Abadi,
ties concernant les capacités d’enrichisProgrès importants
vice-ministre de l’Industrie, des
sement d’uranium de l’Iran, notamLes négociations ont quand même
Mines et du Commerce, chargé
ment son stock d’uranium enrichi à
permis d’importants progrès, selon des
des affaires parlementaires, a été
20 % (étape permettant ensuite rapideparticipants, et doivent reprendre le 20
mortellement touché à la tête et à
ment un enrichissement à 90 % pour
novembre à Genève. Bloquées depuis
la poitrine alors qu’il conduisait sa
usage militaire), le parc de 19.000 cendes années, elles ont été relancées par
voiture dans l’est de la capitale.
trifugeuses et la fabrication d’une noula politique d’ouverture vers l’Occident
Citant une source policière,
velle génération de machines cinq fois
du nouveau président iranien Hassan
l’agence Irna a indiqué que le tir
plus rapides. Des garanties sont aussi
Rohani. Réputé modéré, il souhaite
provenait de l’intérieur du véhicule
demandées à Arak sur le réacteur à eau
mettre fin à dix ans de crise sur le nudu ministre où des douilles ont été
lourde, susceptible d’obtenir du plutocléaire pour obtenir la levée des sancretrouvées alors que les vitres
nium. En échange d’un accord, l’Iran
tions internationales qui étouffent
étaient intactes. (afp)
espère un allégement « limité et réverl’économie de son pays. Mais il a répété

DENIS BALIBOUSE/RTR.

sible » de certaines sanctions, en particulier le gel des avoirs iraniens dans des
banques hors des Etats-Unis.
Alors qu’Israël est fermement opposé
à l’accord en discussion, M. Kerry a assuré qu’un tel accord protégerait au
contraire l’Etat hébreu « d’une manière
plus efficace ». Son homologue français
Laurent Fabius, accusé par certains
d’avoir bloqué les négociations à Genève, a assuré que les grandes puissances étaient « absolument d’accord »
sur les termes de la négociation. « Nous
ne sommes pas loin d’un accord avec les
Iraniens mais nous n’y sommes pas encore », a dit M. Fabius, sur lequel la
presse iranienne a tiré à boulets rouges.
« La France a ruiné son image à Genève », écrit le quotidien Tehran Times.
« M. Fabius, on n’oubliera pas », affirme
le quotidien Hafté-Sobh. (afp) ■

9

Un budget
au forceps
UNION EUROPÉENNE
« Un bon jour pour trouver un
O nze novembre, fête de l’Armistice :
compromis ! », s’était jovialement exclamé lundi matin le ministre roumain, en
début du Conseil européen des Finances. Celui-ci s’était réuni à Bruxelles
afin d’encadrer et, si possible, de valider
un accord introuvable depuis des mois
sur le budget de l’Union pour 2014.
Cet exercice sera le premier du nouveau cadre financier pluriannuel (CFP)
2014-2020, sur lequel les 28 s’étaient
entendus dans la douleur il y a un an, et
qui a réduit en termes réels le budget de
l’Union. Mais depuis, le Conseil européen (c.-à-d. les gouvernements) est défié par le Parlement européen. Ce dernier, qui avait hurlé contre la réduction
budgétaire imposée par les capitales,
doit approuver encore le CFP, mais aussi le projet annuel pour l’an prochain.
Or il reste des ardoises à apurer pour
2013 : après avoir consenti à une rallonge de 3,9 milliards d’euros, les États
membres refusaient de consentir encore 400 millions d’euros de décaissement pour des aides qui avaient été accordées à l’Allemagne, l’Autriche et la
République tchèque pour des inondations, et des incendies en Roumanie. Au
moment de mettre sous presse, les délégations du Parlement et du Conseil
cherchaient encore un compromis : tout
le monde était d’accord sur le montant
et la nécessité de le payer, mais les gouvernements estimaient qu’il fallait trouver l’argent dans l’épure existante.
Prévoir les imprévus 2014
Pour 2014, les choses n’étaient pas réglées, alors que les partenaires doivent
trouver un accord budgétaire pour mercredi minuit. Alors que le Conseil souhaite limiter le budget 2014 de l’UE à
135 milliards d’euros, le Parlement souhaitait 1,4 milliard de plus. Par ailleurs,
les deux institutions ont des vues divergentes sur une nouveauté introduite
dans le budget pluriannuel : la flexibilité entre les postes budgétaires et les
exercices annuels, autrefois interdite
mais concédée pour amadouer le Parlement. Ce dernier souhaite ouvrir cette
option pour 2014, tandis que les gouvernements tiennent mordicus à ne pas
toucher déjà à une marge de manœuvre
qui sera bien utile en cas d’imprévus.
(La Commission européenne elle-même
met en garde contre la baisse de ses revenus propres, principalement les
droits de douane.) A l’heure des plans
d’économies ou d’austérité dans les
pays, aucun gouvernement ne veut plus
laisser la porte ouverte à des subterfuges qui, c’est un classique dans l’UE,
reviennent à prévoir des moyens de décaissement inférieurs aux budgets engagés. ■
JUREK KUCZKIEWICZ

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9
Le Soir Mardi 12 novembre 2013

10 LEMONDE

L’accord entre Kinshasa
et le M23 n’est pas signé
RDC Que vont devenir les anciens rebelles ?
KINSHASA
DE NOTRE ENVOYÉE SPÉCIALE

devait être signée
di à
vicL a paixKampala, après la luntoire des troupes congolaises

Christian,

agriculteur à la ferme de
Hoppisch à HOMBOURG

contre les rebelles pro-rwandais
du M23, et devait clôturer une
guerre entamée durant l’été
2012. Toutefois le gouvernement
ougandais a annoncé en soirée
que la signature n’était pas intervenue, sans donner d’autres informations.
Alors qu’à Kinshasa les congratulations se poursuivent et que
d’immenses affiches vantent la
force d’une armée qui a remporté
sa plus grande victoire depuis
l’indépendance, des informations en provenance du Nord-Kivu donneraient plutôt à penser
que si une bataille se termine, la
guerre n’est en effet pas conjurée
pour autant. Des troupes rwandaises ont été vues à Murambi, en
territoire congolais, et d’importantes concentrations d’hommes
et d’armement ont été observées
à proximité de la frontière congolaise.
Tout se passe comme si le
Rwanda, après la défaite de ses
alliés, redoutait une attaque des
rebelles hutus, qu’il accuse d’être
intégrés au sein des forces congolaises (ce que récusent tous les
observateurs militaires) et se tenait prêt à se porter au secours
des « cousins » tutsis congolais
du Nord-Kivu, si ceux-ci étaient
victimes de persécutions sur base
ethnique.
A ce stade, les seules informations disponibles font état d’arrestations à Kiwanja, Rutshuru
et surtout Bunagana, le fief politique du M23, de civils soupçonnés d’avoir collaboré avec le mouvement M23 qui, on le sait, avait
établi une administration parallèle et percevait des taxes élevées
sur tous les mouvements transfrontaliers. Ces arrestations sont
le fait de l’armée congolaise mais,
à ce stade, les observateurs ne les
qualifient pas (encore ?) de
chasse à l’homme ou de délit de
faciès même si, comme après
toute guerre, des règlements de
compte ne peuvent être exclus.
Le document qui devait être signé à Kampala lundi devait marquer la fin d’une médiation ougandaise très contestée par les
Congolais, qui constatent que
1.700 rebelles ayant traversé la
frontière (un chiffre qui sur-

Des rebelles du M23 sous bonne garde de l’armée ougandaise.
© JAMES AKENA/REUTERS.

prend…) ont simplement été cantonnés et qui estiment que le
président Museveni, prenant le
relais d’un Rwanda mis sous
pression, essaie toujours de
maintenir un semblant d’existence au M23, un mouvement
défait par les armes et dont les
chefs ont été mis en fuite.
Plus qu’un « accord » de paix, il
s’agit plutôt d’une simple déclaration marquant la fin des hostilités et la transformation du M23
en formation politique. Jusqu’au
bout, sous la pression de l’opinion
nationale et internationale, Kinshasa a refusé que l’éventuelle réintégration des mutins se fasse en

« Nous sommes tombés
sur des centaines de tonnes
de munitions entreposées
dans des caches » COL. VERMEER
bloc et sans conditions et a publié
une liste d’une centaine de multirécidivistes, accusés de nombreux crimes de guerre dont la
place, à l’avenir, devrait être devant les tribunaux, voire la Cour
pénale internationale.
Alors qu’avec constance les
mouvements rebelles pro-rwandais qui se sont succédé au Kivu
ont refusé que leurs hommes,
après leur intégration dans l’armée, soient dispersés dans
d’autres provinces de cet immense pays et ont toujours exigé
de demeurer proches de la frontière du Rwanda, les caches
d’armes découvertes sur la colline

de Chanzu expliquent peut-être
cette obstination.
Le colonel belge Steve Vermeer,
qui, en compagnie d’autres attachés militaires occidentaux, a été
invité à se rendre sur les positions
abandonnées par les rebelles,
n’en revient toujours pas : « Nous
sommes tombés sur des centaines
de tonnes de munitions (300, de
source officielle) entreposées
dans des caches creusées dans ces
collines attenantes au parc des
Virunga. Dans une galerie de dix
mètres de long et haute de deux
mètres, nous avons découvert des
stocks énormes. Plus loin, nous
avons vu des pièces d’artillerie,
dont un canon 122, presque neuf,
que l’armée congolaise elle-même
ne possède pas et qui avait tiré
sur la ville de Bunagana. Ce sont
d’ailleurs les hélicoptères de combat sud-africains qui ont dû intervenir pour neutraliser ce canon vers la population civile…
Un tel engin ne peut avoir été emporté au départ de Goma après le
pillage des stocks de l’armée régulière. »
Si le document de paix à signer
à Kampala est loin d’avoir dissipé
tous les nuages, l’un des négociateurs, joint par téléphone, nous
confie que la principale question
n’a toujours pas trouvé de réponse : « Nous avons répondu à
tout le cahier des charges des rebelles et de leurs alliés, mais nous
ignorons toujours la véritable
raison de cette guerre… » ■
COLETTE BRAECKMAN

LESBRÈVES

Violences dans l’est libyen
Le lait équitable
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Zawahiri veut mettre de
l’ordre dans Al-Qaïda en Syrie
© AFP.

n procureur général et cinq membres des services de sécurité ont été assassinés en moins de 24 heures dans quatre
attaques séparées dans l’est de la Libye, en proie à une
série de violences, a-t-on appris dimanche de sources hospitalière
et judiciaire. Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en
2011, l’est est régulièrement le théâtre d’assassinats. Plus d’une
centaine d’officiers de l’armée et de la police, ainsi que des juges,
ont été visés jusqu’à présent. (afp)

U

ARABIE SAOUDITE

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DJIHADISME

Heurts avec des immigrés
Des milliers d’immigrés illégaux
se sont rendus dimanche à la police saoudienne après des
émeutes nocturnes meurtrières
dans un quartier pauvre de Ryad,
liées à la campagne de répression contre l’immigration clandestine. Samedi soir, deux personnes, dont un Saoudien, ont
été tuées et 68 blessées lors
d’affrontements dans le quartier
de Manfouha, où se concentrent
des immigrés originaires notamment de la Corne de l’Afrique,
surtout des Ethiopiens, selon une
source officielle. Ces violences
étaient les premières depuis que
les autorités ont commencé à expulser massivement des clandestins après l’expiration le 4 no-

vembre d’un délai de sept mois
qui leur a été donné pour qu’ils
régularisent leur situation ou
quittent le riche royaume pétrolier. (afp)
AFGHANISTAN

Menaces des talibans
Les talibans afghans ont averti
lundi qu’ils considéreraient
comme des cibles les participants de la Loya Jirga, grande assemblée traditionnelle qui se
réunira à la mi-novembre à Kaboul, si celle-ci se prononce en
faveur du maintien d’une présence militaire américaine dans
le pays après 2014. Son ordre du
jour sera consacré au traité bilatéral de sécurité que Washington et Kaboul négocient depuis
plusieurs mois. (afp)

Le chef d’Al-Qaïda a ordonné la
dissolution d’une des principales
factions du réseau en Syrie et demandé à ses combattants de se
placer sous l’autorité du Front
Al-Nosra, pour unifier ses
troupes dans ce pays déchiré par
un conflit sanglant. « L’Etat islamique en Irak et en Syrie (EIIL) va
être supprimé », a affirmé Ayman
al-Zawahiri dans un enregistrement diffusé vendredi par Al-Jazeera, dans lequel il martèle que
le Front Al-Nosra est la
« branche » d’Al-Qaïda en Syrie.
Reste à voir ce que feront les intéressés des « ordres » du chef
d’Al-Qaïda… (d’après afp)
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7
Le Soir Mardi 12 novembre 2013

8

LE BULLETIN CLIMATIQUE

Les progrès
sont nets.
Mais le plus
facile a été fait
dans les entreprises. Il reste
encore de la
marge pour
réduire les
émissions de
CO2 et la
consommation
d’énergie.

ci, on sait faire les comptes.
On sait que diminuer la
consommation d’énergie
aura certes un impact sur
les émissions de CO2, mais
surtout que cela entraînera la
facture à la baisse. Les entreprises belges présentent un bulletin plus qu’honorable en matière de réduction des émissions
de gaz à effet de serre. Un
exemple : depuis 1990, la
consommation totale du secteur
industriel en Wallonie a baissé
d’un tiers. Un autre : les émissions de gaz à effet de serre par
volume produit dans le secteur
de la chimie belge ont diminué
de 77 % depuis 1990. « En une
décennie, indique Frank Vandermarliere, directeur de la cellule
énergie chez Agoria, la puissante
fédération des entreprises de
l’industrie technologique, les 47
sites industriels signataires des
accords de branche en Wallonie
ont gagné près de 27 % en efficacité énergétique. »
Les fermetures d’outils ont pesé sur le bilan global. Malgré cela, l’amélioration de l’efficacité
énergétique (diminution de la
quantité d’énergie par unité produite) s’est poursuivie. Perfectionnement des processus industriels, électrification, diminution
des émissions de gaz fluorés, passage au gaz naturel… Les progrès
sont notables. Et l’innovation se
poursuit : chimie verte, nouveaux isolants, construction, recyclage des déchets, production
d’énergie…
Tout bon ? « Grâce à la mise en

Dans l’industrie, on a engrangé les premières économies d’énergie et de CO2. Mais il ne faut pas
s’arrêter là. © ALAIN DEWEZ.

place du système européen
d’échange de quotas d’émission
de gaz à effet de serre, le climat est
désormais en discussion dans les
conseils d’administration de
toutes les grandes entreprises,
souligne Olivier Van Der Maren,
conseiller énergie à la Fédération
des entreprises de Belgique. Plus
aucun patron n’ignore la question. Les entreprises sont fières de
ce qu’elles ont fait. » Un expert du
secteur modère : « C’est à l’agen-

da de toutes les grosses boîtes car
elles ont tout à gagner en termes
financiers. Par ailleurs, c’est bon
pour l’image, donc pour la stratégie. » Obligation, calcul économique, bonne foi et greenwashing, il y a un peu de tout cela
dans le positionnement des entreprises toujours très réticentes
à l’égard un cadre trop normatif.
On ne compte plus, dans les rédactions, les communiqués des
sociétés qui lavent plus blanc que

© ALAIN DEWEZ.

ENTREPRISES

Les entreprises doivent
I

Les petits largués ?
La grande largesse dans l’octroi des quotas de CO2 aux entreprises et le prix du carbone sur
les marchés ont cependant fortement limité l’incitation à investir.
Plus facile, parfois, d’acheter du
CO2 bon marché que d’investir.
Pour les connaisseurs, seule une
remontée du prix du CO2 incitera

MOBILITY
PACKS

« Concurrencer » la voiture de société

L’EXPERT

habitations exige des matériaux de construction
de pointe (vitrage, isolation, ciment, chimie…).
Il y aura donc des créations d’emplois y compris
dans les PME.
Sont-elles aujourd’hui suffisamment
conscientes ? Leurs actions sont-elles à la
hauteur des efforts requis ?
Toute une série de secteurs sont clairement
conscients des enjeux et demandent explicitement des politiques plus contraignantes, intégrant véritablement l’externalité carbone dans
les prix. Ils attendent une réforme du marché
européen des quotas d’émission qui redresse le
prix du CO2 et favorise ainsi les investissements.
Ils voient l’opportunité de construire une nouvelle politique industrielle, basée sur les secteurs
d’avenir. Par contre, d’autres secteurs appliquent
la politique de l’autruche, attendant peut-être les
directives des autorités.
Celles-ci devraient donc accompagner/susciter ce mouvement ?
En effet, les politiques à long terme font cruellement défaut alors qu’elles sont indispensables
pour fournir de la clarté aux investisseurs privés
qui ont besoin de 20 ans pour rentabiliser leurs
investissements. D’où l’importance de la finalisation du « paquet énergie/climat 2030 » au
niveau européen et la nécessité d’un accord
climatique mondial. La réussite de la nécessaire
transition exige des objectifs contraignants car
on parle bien d’un véritable changement de
système, d’une mutation complète de nos modes
de production et de consommation.
PROPOS RECUEILLIS PAR
M.D.M.

© D.R.

« Les entreprises doivent apporter
des solutions concrètes »
Roland Moreau est patron de la direction
« Environnement » de l’administration fédérale. Venu du privé, passé par Greenpeace
puis arrivé au « top » de la fonction publique,
c’est un observateur privilégié des relations
parfois tumultueuses entre les entreprises et
le dossier climatique.
Les entreprises sont souvent considérées
comme les principales responsables de ces
émissions, parfois comme un facteur de
résistance que seul le profit intéresse.
Parler « des entreprises » ne signifie rien ! Les
fédérations patronales doivent faire le grand
écart entre les « visionnaires » qui voient la
transition bas carbone comme une opportunité
et les « attentistes » qui nient les défis communs
à relever et veulent continuer « business as
usual ». Rappelons encore que, depuis la première crise pétrolière de 1973, les gros consommateurs d’énergie font des efforts de réduction
de leurs factures et donc de leurs émissions.
Rappelons enfin que les politiques climatiques
ne sont pas l’enjeu no1 en matière de compétitivité ; elles sont un fragment du différentiel dans
les coûts énergétiques entre l’Europe et les USA,
ou du coût salarial entre Europe et Asie.
Quel rôle peuvent-elles jouer dans la transition ?
Un rôle essentiel en apportant les solutions
concrètes, en harmonie avec les pouvoirs publics
qui fixent le cadre et investissent dans les infrastructures. Il faut réinventer et décentraliser la
production et la distribution de l’électricité en
passant au renouvelable, investir dans des véhicules électriques performants. La rénovation des

blanc. Difficile, souvent, de faire
la part des choses.

Renoncer à la voiture de société pour se rendre au
travail ? L’asphyxie des centres oblige les entreprises à
trouver des solutions : carsharing, vélo, restrictions de
stationnement, métro, tram, bus ou train… Les idées ne
manquent pas.
Une poignée d’employeurs propose des « mobility
packs » ou autres « budgets mobilité ». Le principe : sur
base volontaire, le salarié choisit ses modes de transport, à la carte, dans les limites d’un cadre financier. En
Belgique, GDF Suez est parmi ceux à avoir intégré ce
principe dans sa politique mobilité. « Tous nos cadres
peuvent bénéficier d’une voiture de société. Mais depuis
2008, nous faisons la promotion d’autres formes de transport pour les trajets domicile-travail », explique Lieve
Lemmens, mobility manager auprès d’Electrabel. En
interne, cette société caresse l’objectif de réduire de
25 % ses émissions de CO2 d’ici 2015. Concrètement,
chaque cadre se voit allouer un « budget mobilité », en
complément de la voiture de société. « Plutôt que d’opter
pour un modèle avec options complètes, nos collaborateurs
peuvent choisir une petite citadine, à faible consommation.
Avec le solde, ils ont la possibilité de choisir des alternatives de transports », détaille Lemmens. Au menu : des
abonnements annuels aux trains (première et deuxième
classe), aux transports en commun régionaux (Stib, De
Lijn, TEC), l’accès au système de partage de voitures
Cambio, ZenCar et au Villo, l’achat ou la mise à disposition d’un vélo ou d’un scooter électrique. L’initiative
porte-t-elle ses fruits ? Actuellement, GDF Suez possède une flotte de 2.300 voitures. « Mais 30 % des
cadres ont pris un abonnement aux transports en commun
en plus de leur voiture, pointe Lieve Lemmens. Nous
avons intégré des voitures hybrides dans notre flotte. Et
analysons la possibilité de compléter l’offre avec des véhicules électriques. » Autre démarche : depuis le déménagement de son siège social à proximité de la gare du
Nord, le groupe propose un plan de mobilité durable,
baptisé « Let’s Choose ». L’objectif reste local. Vu le
nombre de places de parking limité, le groupe veut
convaincre les occupants de sa tour bruxelloise de
délaisser leur voiture au profit d’autres formes de transport. Résultat : sur 1.150 employés directement concernés, plus de la moitié ont renoncé à leur emplacement
de parking, 770 ont choisi de se déplacer en train, et
l’utilisation des transports en commun est passée de
29 % à 58 % en un an. Si seulement 2 % des employés
font le trajet jusqu’au travail à vélo, les déplacements
en voiture ont, quant à eux, été réduits de 40 %. Sur
l’ensemble du projet, 1.247 tonnes de CO2 ont été épargnées en mobilité.
RAFAL NACZYK
8
Le Soir Mardi 12 novembre 2013

LE BULLETIN CLIMATIQUE

9

à réaliser de nouvelles économies. Par ailleurs, les plus petites
entreprises ne sont pas incluses
dans l’obligation européenne.
Certes, leur part dans les émissions totales de CO2 est faible.
Mais l’enjeu énergétique n’en est
pas moins crucial. « Les PME
n’ont pas les moyens, humains
surtout, de comprendre et de
traiter la problématique de
l’énergie et de l’efficacité énergétique », dit-on dans le secteur.

« Tout le monde sait que l’isolation et l’efficacité énergétique
sont rentables, indique Tanguy
du Monceau, expert chez CO2logic, une société d’audits. Et
pourtant on voit encore des aberrations dans le tertiaire comme
dans l’industriel. » Combien
d’ordinateurs ou de luminaires
laissés allumés pendant la nuit ?
Combien de systèmes de climatisation mal réglés ? « Il y aurait
de 10 à 15 % d’économie à aller

chercher là-dedans », selon André Lebrun, directeur du département environnement à l’Union
wallonne des entreprises. « On
surestime toujours le coût des réductions d’émissions », relève un
expert.
Rendre l’audit CO2 obligatoire
pour toute société de plus de
cent employés ? « Le fait de mesurer oblige les entreprises à
prendre conscience de leur impact et de se pencher sur la question de la réduction », souligne
du Monceau.
On progresse et on va encore
progresser. Mais tout n’est pas
rose, analyse un connaisseur du
dossier : « Certains fonctionnent
toujours sur un mode de développement hégémonique, hérité de
la révolution industrielle, basé
sur un accès quasi illimité et bon
marché aux ressources fossiles,
dans un modèle capitaliste. La
transition d’un système à l’autre
n’est donc forcément pas facile
puisque l’on se heurte à une série
de réflexes hérités du modèle dominant. Ces réflexes ne sont pas
propres à un groupe particulier,
on les rencontre tant au niveau
du business que des syndicats ou
des politiques. Et dans chacun de
ces groupes, on voit aussi (heureusement) des précurseurs, des
gens qui regardent plus loin que
le bout de la lorgnette et qui développent des comportements de
transition. » Reste à savoir qui
des conservateurs ou des visionnaires l’emportera au bout du
compte. ■
MICHEL DE MUELENAERE

© CORALIE CARDON.

confirmer leurs progrès

« VERT » PVC
Révolution à la Floridienne

Pour Floridienne Chimie, tout commence par
une menace. La société basée à Ath est notamment spécialisée dans les stabilisants
pour PVC entrant dans la fabrication de
châssis, tubes, câbles… L’un des composants
essentiels de cette activité, le plomb (issu à
80 % du recyclage des batteries de voitures),
va devoir sortir de la chaîne de production ;
ainsi en ont décidé les producteurs de PVC,
engagés dans un programme de « verdissement », et anticipant sans doute une mesure
contraignante des autorités.
Les responsables de l’entreprise mettent
40 millions sur la table. Objectif : trouver un
substitut au plomb et, dans la foulée, en
chercher un pour remplacer les retardateurs
de flammes contenant des halogènes, eux
aussi en voie d’interdiction, tant aux EtatsUnis qu’en Europe. Le résultat : GreenStab,
« basé sur l’utilisation du calcium de zinc, un
stabilisant organique », détaille Simon Vlajcic,
directeur général. Usine inaugurée en octobre 2011. « Le principal facteur de la dé-

marche est économique, poursuit Vlajcic. Sans
plomb et sans retardateurs de flammes classiques, 75 % de notre chiffre d’affaires pouvaient partir en fumée. » Mais les responsables de la société ne s’arrêtent pas là. La
métamorphose de l’entreprise passe aussi
par la création d’un centre de recherche où
l’on prépare la mise au point des nouveaux
retardateurs de flammes sans halogènes.
Ensuite un travail de fond sur l’utilisation de
l’énergie et sur la facture climatique : 2.000
m2 de panneaux photovoltaïques au tellure de
cadmium assurent 5 % de la consommation
d’énergie. Le reste vient de fournisseurs
d’électricité renouvelable. « La nouvelle usine
n’émet ni effluents solides ni liquides. Comparée
aux anciennes installations, elle utilise 30 %
d’énergie en moins à la tonne produite. L’énergie
n’est pas le facteur le plus important de notre
activité, mais il l’est en termes de compétitivité. » Et ce n’est pas fini : la Floridienne qui a
reçu le Belgian Business Awards for the Environnement est engagée dans la négociation
d’un accord de branche au niveau wallon qui
débouchera sur de nouvelles réductions
d’émissions. « Il y a encore de la marge. »
M.D.M.

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J’y vois clair

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Le Soir Mardi 12 novembre 2013

10LE BULLETIN CLIMATIQUE

Le politique déçoit,

DÉCIDEURS

Manque d’intérêt, manque de vision, manque d’ambition. Le bulletin des politiques est constellé de rouge. Reflet ou cause du désintérêt de la population ?

A

l’heure de dresser le bulletin
belge en matière climatique,
les nombreux experts et observateurs contactés par Le Soir
sont unanimes sur deux
choses au moins. Un : espérer une modification des comportements des entreprises et des ménages en s’appuyant uniquement sur des « carottes » (primes, déductibilités fiscales, campagnes de sensibilisation…), c’est rêver en couleurs. Il
faut aussi des mesures contraignantes
pour décourager les comportements nuisibles et ouvrir la voie aux actes positifs.
Deux : malgré quelques exceptions, on
est aujourd’hui loin du but. Tant pour les
carottes que pour les contraintes…
« Les politiques sont des politiques
avant tout, attaque un consultant, familier des cénacles gouvernementaux. Ils ne
sont pas là pour faire le bien. En matière
d’énergie et de climat, il y a quelques
bonnes décisions et beaucoup de non-décisions. » Du côté des entreprises où l’on
est parfois les premiers à combattre toute
velléité de réglementation, un patron
ajoute : « Les politiques ne savent pas
trancher. C’est la division qui règne. Une
tare vraiment catastrophique ! Qu’y a-til de sûr aujourd’hui en Belgique ? Il n’y
a ni vision ni sécurité juridique. »

mettre en place une fiscalité carbone »,
indique un universitaire.
Dans un avis inhabituellement tranché, le très consensuel Conseil fédéral du
développement durable (patrons, syndicats, ONG de développement, associations environnementales et de consommateurs) en rajoute lui-même une
couche : « Des décisions importantes se
font attendre, un cadre stratégique clair
est absent, le suivi et l’évaluation des politiques sont déficients, les engagements

ne sont pas tenus et la résolution de problèmes fondamentaux est toujours repoussée. »
Parmi cette salve impitoyable, certains
trouvent cependant des circonstances atténuantes : « Il est vrai que l’implication
de la population est proche de zéro. Difficile pour un politique de faire de ces sujets un thème électoral. » Une population
pas impliquée fait un politique démobilisé qui, en retour, n’agit pas pour
conscientiser l’opinion. Voilà qui expli-

querait, dit un autre, le fait que les parlementaires soient « remarquablement
muets sur ces questions fondamentales ».
D’autres évoquent la puissance des lobbies, qui bloqueraient les progrès.
D’autres la faiblesse des médias. Et dans
ce cercle vicieux, les ONG rament. Avec
des succès mitigés et un questionnement
qui commence à émerger : comment
parler et mobiliser « d’une manière nettement plus percutante et innovante » ? ■
MICHEL DE MUELENAERE

ACTIONS

Assez d’efforts ?

Manque de vision
L’absence de vision : un reproche récurrent. Comme celui du manque d’ambition. « Les politiques sont-ils capables
de se projeter à moyen et long terme ?,
s’interroge un haut fonctionnaire. Non,
juste à une trentaine de semaines, c’est-àdire les prochaines élections. C’est un
constat terrible, mais réaliste je crois. »
Les exemples pleuvent : l’incroyable
sanctuarisation de l’automobile, l’incapacité à investir sérieusement dans les
transports en commun, l’absence de volonté d’agir massivement dans la rénovation des bâtiments, l’échec de la fiscalité… « Tous les partis évoquent une réforme fiscale, et pratiquement pas un
seul, dans ses propositions à ce sujet, ne La politique en matière de transports routiers : un domaine dans lequel les décideurs politiques
s’exprime clairement sur la nécessité de n’ont pas osé, su, pu, imaginé trancher. Un échec majeur. © ROGER MILUTIN.

La liste des mesures prises
et à prendre à tous les niveaux de pouvoir est pourtant longue. Trop peu ?
Au fédéral, on invoque les
déductions fiscales pour
investissement économiseur
d’énergie pour les particuliers (en oubliant celles
qu’on a supprimées…) et les
entreprises, les agrocarburants, la promotion du rail,
l’éolien offshore.
La Wallonie qui s’est dotée
d’un plan énergie-climat a
lancé son alliance emploienvironnement ainsi que des
programmes de recherche ;
promeut les modes de transport doux, a octroyé 17.349
primes contre 8.168 en
2008. Dépensera 70 millions pour des primes énergie et réhabilitation et 100
pour les prêts « écopacks ».,
soutient la géothermie.
Bruxelles a aussi un plan
climat. En 5 ans, elle a dépensé 110 millions de primes
énergie-rénovation. Tente de
prendre des mesures de
mobilités. Objectif 2025 :
réduire les émissions de
30 % par rapport à 1990.
M.D.M

querelle Les désaccords entre le fédéral et les Régions

minent les politiques et la crédibilité de la Belgique
’est le clou
Et pour beaucoup, preuve
Cl’incapacité de notrelacercueil.
de
des politiques à
mener à bon port les dossiers de
l’énergie et du climat. Depuis
des mois, les Régions et le fédéral livrent bataille autour du
dossier du partage de la charge,
le burden sharing pour les intimes. Une question « simple »
mais toujours pas de réponse.
La Belgique s’étant engagée à
réduire de 15 % ses émissions de
CO2 d’ici 2020 et de couvrir
13 % de sa consommation
d’énergie avec des renouvelables, qui, du fédéral et des Régions, fait quoi ? Dans le paquet,
on discute aussi de la répartition
des revenus de la mise aux enchères des quotas de CO2 réservés à la Belgique. Et l’on a tenté
de s’entendre sur la répartition
de l’aide (150 millions sur 20102012) promise par la Belgique
aux pays en développement les
plus pauvres affectés par le
changement climatique.
Des dizaines et des dizaines de
réunions plus tard, c’est pour
l’instant l’échec sur toute la
ligne. Même si, aux dernières
nouvelles, « tout le monde veut
aboutir », selon un négociateur.
Ça fait mauvais genre. Cette semaine au sommet de Varsovie,
le monde évoquera le soutien financier aux pays du Sud. De
l’argent pour la période 20132015, puis 100 milliards de dol-

Incroyable : la somme des émissions de gaz à effet de serre rapportée par les Régions ne correspond
pas au calcul du fédéral. Quinze ans que l’ONU nous demande de mettre de l’ordre. En vain. © THIENPONT.

lars par an pour 2020. La Belgique qui s’était engagée pour
150 millions entre 2010 et 2012
n’a réussi à en trouver péniblement que 92,561. « C’est le gouvernement fédéral qui a le plus
activement participé à ce financement, insiste Melchior Wathelet (CDH), ministre de l’Environnement : Nous avons donné
78,113 millions. » L’argent n’est
pas « nouveau et additionnel »
comme c’était prévu dans les accords internationaux : une par-

tie résulte du « recyclage » de
budgets de la coopération au développement. Le reste qui devait
en principe venir des Régions ?
« Ce dossier est refermé, dit un
des participants de la Commission nationale climat où les
Belges s’étripent depuis des
lunes. La Belgique ne donnera
jamais ces 150 millions. » On
passe à autre chose. Reste que
lorsqu’il s’agira de se montrer en
pointe sur le dossier climatique,
les négociateurs belges auront

du mal à se faire entendre.
A l’heure de déterminer les
responsabilités dans ce fiasco,
tout le monde flingue tout le
monde. Du côté fédéral, on stigmatise « la schizophrénie » des
Régions qui veulent toutes les
compétences mais refusent les
contraintes qui y sont liées.
Celles-ci accusent le gouvernement fédéral d’immobilisme,
d’être absent lors des négociations et d’être incapable de se
mettre d’accord sur une poli-

tique climatique que certains
partis jugent non prioritaire.
« On attend toujours le sommet belge sur le climat annoncé
en grande pompe par Wathelet
lors du dernier sommet international à Doha en 2012. Et qu’at-il fait lorsqu’il présidait la
Commission
nationale
climat ? », s’amuse un Wallon. Les
proches du dossier relèvent aussi que les partis flamands tant à
la Région qu’à l’exécutif fédéral
dénient à celui-ci toute compétence et cherchent à torpiller le
dossier. L’environnement étant
une compétence régionale, ni le
gouvernement ni l’administration fédérale n’ont à s’en mêler,
peut-on résumer. Le hic, c’est
que certains leviers essentiels
sont encore entre les mains du
fédéral comme la fiscalité (accises sur les carburants et déductibilités), l’éolien offshore,
les agrocarburants, les normes
de produits…
« Chaos institutionnel »
Au moment de négocier, chacun cherche à reporter l’effort
sur l’autre. « C’est le chaos institutionnel », résume un fonctionnaire. En termes diplomatiques,
le Conseil fédéral du développement durable déplore l’ampleur
des divisions. Dans son dernier
avis sur la « gouvernance climatique » (tout un programme…),
il plaide pour « une réelle coordi-

nation et une réelle cohérence
entre les différentes instances
belges en charge de la politique
climatique, du fait du caractère
transversal de cette politique et
des nombreuses synergies possibles ». On traduit : en matière
d’énergie et de climat aujourd’hui en Belgique, chacun tire la
couverture à soi, mène sa politique dans son coin, éventuellement contradictoire à ce qui se
fait à d’autres niveaux de pouvoir. Alors qu’une coordination
permettrait à tous d’en tirer
d’importants bénéfices…
Vous avez dit coordination ?
Les Belges sont déjà incapables
de s’entendre sur leurs chiffres
d’émission. En raison de différences de méthodologies, la
somme des émissions régionales
ne correspond pas au calcul fédéral. Depuis des années, l’ONU
demande aux Belges d’accorder
leurs violons. « Cela fait 15 ans
que ça dure », soupire un responsable de l’inventaire.
Parviendra-t-on à ramener la
raison ? Cette année, la vente
des quotas de CO2 rapportera
environ 130 millions à la Belgique. Une somme bloquée en
attendant un accord entre le fédéral et les Régions sur sa répartition. Si les arguments de raison ne parviennent pas à
convaincre, celui-ci pourrait aider… ■
MICHEL DE MUELENAERE
10
Le Soir Mardi 12 novembre 2013

LE BULLETIN CLIMATIQUE 11

en panne de mobilisation
mobilité Transports en commun : un train de sénateur
commun a doublé en une décennie. Mais les émissions de gaz à
effet de serre dues au transport,
principalement routier, continuent d’augmenter. « C’est désormais la principale pression sur le
bilan climatique belge », indique
un rapport officiel. Et l’on ne
parle pas de la pollution de l’air,
grave problème sanitaire, et de
l’insécurité routière…
Toujours plus d’usagers des
transports en commun : aux TEC
wallons, ils sont passés de 144,4
millions en 2000 à 295 millions
l’année passée. A Bruxelles, on
note une augmentation de 13 à
26 %. Idem sur le rail : 120,1 millions de voyageurs au premier semestre, en hausse de 0,8 % par
rapport à la même période en
2012. « Une croissance de plus de
50 % en une décennie », estime la
SNCB.
Mais toujours plus d’automobilistes accomplissent toujours
plus de kilomètres. Comme dans
beaucoup de pays occidentaux, la
« demande de mobilité » a
explosé. Le trajet domicile-travail n’est plus le principal motif
de déplacement. Dans l’offre de
moyens de transport, trains,
trams et bus ont du mal à concurrencer la voiture. Tant en termes
d’objectifs que d’image.

Mais a-t-on suffisamment investi, et là où il le fallait, pour
faire du transport public une solution attractive ? Le patron sortant de la SNCB, Marc Deschemaeker, le reconnaissait ce weekend dans L’Echo : « Dans les années 90, la Belgique n’a pas su investir dans l’achat de nouveau
matériel, ce que nous payons cher
aujourd’hui avec une ponctualité
et une satisfaction des usagers en
baisse. » La scission de la SNCB
en trois entités a compliqué le
paysage et contribué à forger une
image chaotique et inefficace du
transport par rail en Belgique.

pas à la hauteur, surtout en Wallonie », indique un chercheur qui
travaille pour le gouvernement
wallon. Les choses pourraientelles changer ? Après de nombreuses fermetures de gare ces
dernières années, le ministre des
Entreprises publiques, Jean-Pascal Labille (PS), s’est engagé à
maintenir en état optimal d’exploitation l’ensemble des lignes
ferroviaire en Wallonie, y com-

A

MICHEL DE MUELENAERE
et RAFAL NACZYK

Trajectoire des émissions belges de gaz à effet
de serre 1990 - 2050

Le Soir - 12.11.13
Source : Climact, Inventaire belge
des émissions de gaz à effet de serre

En millions de tonnes équivalent CO2

143

- 0,4 % p
ar an

132

n

a
par

On n’en a pas assez fait pour l’efficacité énergétique. » C’est d’autant
plus pertinent que l’objectif de renouvelable s’appréciera finalement
au regard de la consommation
d’énergie. Si celle-ci diminue, la
part de renouvelable grossira automatiquement.
Reste qu’il faut avancer. Pousser
à tout prix ? « Il faut un minimum
pour continuer le déploiement et
acquérir du savoir-faire. Un jour,
les énergies renouvelables n’auront
plus besoin d’aide. Lorsque le déséquilibre entre l’offre et la demande
de pétrole poussera les prix à la
hausse. En attendant, il faut éviter
les à-coups ; il n’y a rien de pire. Il
est nécessaire qu’on se mette d’accord sur une stratégie concertée
pour mettre en place un cadre qui
sécurise les investissements en éviLes renouvelables parfois vues tant les effets d’aubaine. » Plus globalement, conclut Huart, en macomme une menace. © MILUTIN.
tière d’énergie en Belgique, « il
faut une autre manière de voir. » faut arrêter de tergiverser. Il faut
La production verte « a montré des choix concertés qui doivent être
sa pertinence en matière énergé- partagés par les trois Régions et le
tique, poursuit Huart. L’énergie fédéral ». ■
fossile nous appauvrit en termes
M.d.M.
de facture énergétique : nous
payons annuellement 35 milCHIFFRES
liards d’euros de facture, sans
compter les équipements. Et nous
Moins de 5 %
sommes dépendants à 85 % des
En 2011, dernière année des
énergies fossiles ». Les renouvestatistiques officielles, la
lables ont permis de faire baisser
production d’énergie renoule prix de l’électricité de gros, souvelable en Belgique repréligne Huart. Mais la transpasentait 4,9 % de la consomrence du système le dessert ? « La
mation finale d’énergie
facture des consommateurs in(7,7 % en Wallonie). C’est ce
dique clairement le surcoût lié à
chiffre qui devrait atteindre
la contribution des certificats
13 % en 2020.
verts. » Voilà qui a alimenté un
La production d’électricité
débat furieux.
provenant de sources renouCertains estiment cependant
velables était quant à elle de
qu’on a mis la charrue avant les
9 % de la production totale
bœufs dans la politique énergé(9,9 % en Wallonie). Princitique. « L’accent aurait dû
pales sources : l’éolien, le
d’abord être mis sur la réduction
photovoltaïque, l’hydroélecde la consommation d’énergie,
tricité.
tant au niveau des logements que
M.D.M.
des entreprises, insiste un expert.

180.000 habitants supplémentaires. La population se paupérise. Et devient “usagère captive”
des transports en commun. »
Sans vraiment gommer la
congestion du trafic.
Cette dernière est d’ailleurs
parfois le principal obstacle à
l’amélioration du service et à la
satisfaction des usagers. D’où
l’importance des sites propres en
milieu urbain. Encore faut-il
avoir le courage de réduire la
place de la voiture, notamment le
stationnement en surface. Là, ça
coince souvent. « Les communes
restent dans une logique de
consensus, poursuit Tackoen,
elles prônent les transports publics sans faire de mal à la voiture. En dix ans, tous les projets
n’ont fait que maintenir la vitesse commerciale de la Stib, sans
vraiment l’augmenter. » L’argent
ne suffit donc pas.
Les transports en commun ne
sont pas seulement l’alternative à
la congestion, leur développement est aussi une question sociale. Aujourd’hui, 17 % des ménages wallons ne possèdent pas
de voiture personnelle. Ils sont
près d’un sur trois à Bruxelles. Et
ils seront probablement plus
nombreux à l’avenir, par choix ou
à cause du coût croissant de
l’énergie. ■

1%
- 5,

A 85 % dépendants
des énergies fossiles
Pour Michel Huart, maître de
conférences à l’ULB et secrétaire
général de l’Apere, l’Association
pour la promotion des énergies
renouvelables, celles-ci sont « désormais considérées comme une
contrainte, une obligation. Pas
une opportunité ». Il n’y a pas de
consensus sur la question, regrette-t-il. Etrangement, ni les
subventions aux énergies fossiles,
ni le coût passé et futur du nucléaire, ni les subsides aux futures
centrales au gaz qui sont actuellement et seront à l’avenir payés
par la collectivité via le budget de
l’Etat ne suscitent de réactions.
« Le dossier des énergies renouvelables est l’otage de positionnements politiques, analyse Huart.
On n’est pas dans une logique de
projet commun. Il est évidemment plus facile de faire ce qu’on a
toujours fait : produire à partir
des énergies conventionnelles. Le
projet politique actuel reste dans
les anciennes recettes énergétiques. Pour les renouvelables, il

eu toutes les peines du monde à
assurer la dotation des TEC.
A Bruxelles, la dotation régionale
à la Stib est passée de 414 millions en 2005 à 452 en 2010 et
485 en 2013. « L’amélioration de
l’offre a un effet d’entraînement
sur la fréquentation. Mais on ne
peut pas dire qu’il y ait un vrai
report modal, analyse Xavier Tackoen. Sur les dix dernières années, Bruxelles a accueilli

Investir au bon endroit
Quant à la pertinence de certains investissements, beaucoup
la contestent. Deschemaeker
s’interroge : « Il faut aussi se
demander si l’on doit encore
construire
des
cathédrales
comme gares. » La récente décision du gouvernement wallon de
financer la construction d’une
gare à l’aéroport de Gosselies ne
fait pas l’unanimité. « Ce qui est
interpellant, dit Xavier Tackoen,
administrateur délégué d’Espaces-Mobilités, ce sont les
sommes investies dans des projets de gares pharaoniques alors
qu’elles ne concernent qu’un
nombre réduit d’utilisateurs. Il y
a un essaimage des moyens. »
La SNCB estime qu’en dix ans, elle a connu une croissance de plus de 50 % au niveau de ses usagers.
La SNCB « n’est absolument Cependant le train ne concurrence pas encore la voiture. © BELGA.

renouvelables
« Un jour, les énergies vertes
n’auront plus besoin d’aide »
ux derniers relevés des
compteurs, réalisés par
l’Agence européenne pour l’Environnement au chapitre « énergies renouvelables », la Belgique
figure en dessous de la trajectoire
lui permettant d’atteindre l’objectif de 13 % qui lui a été assigné
pour 2020. Un objectif légalement obligatoire en vertu de nos
engagements européens, rappelons-le. Atteignable ? Le secteur
est pour l’instant confronté à de
nombreuses remises en question.
En Wallonie, le soutien public au
photovoltaïque est mis en cause
en raison de son impact sur la facture des consommateurs et des
entreprises. Le développement
de l’éolien est quant à lui confronté à des mouvements locaux d’opposition.

pris les lignes C (lignes les moins
fréquentées). Et l’on parle d’accélérer la mise en œuvre du RER.
Encore faudra-t-il dégager les
moyens : le nouveau plan d’investissement, dit l’association
navetteurs.be « ne permettra pas
d’améliorer la ponctualité, le
confort et, plus globalement, le
service aux voyageurs ».
En fait-on assez, et assez fort ?
En Wallonie, le gouvernement a

- 87,5 %

paradoxe.
nière
nombre
C ’est ungénérale, le De mad’utilisateurs des transports en

18
1990

2010

ET DEMAIN ?
Nous n’avons pas fait
le quart du tiers du chemin
Regardez bien ce graphique. Toute l’ampleur
de la tâche y est résumée. Et ce n’est pas une
vision d’écologiste ni d’hurluberlus décroissants, c’est l’avenir de la Belgique. C’est
d’ailleurs celui de l’Europe et de ses Etats
membres. Folie furieuse ? Personne ne nie
qu’il va falloir se retrousser les manches. Mais
l’objectif est dans nos cordes. De nombreuses
études ont montré qu’il est encore possible
d’engranger de substantiels progrès : dans
l’efficacité énergétique des bâtiments, des
usines, des transports, grâce à l’arrivée de
nouvelles technologies, de nouveaux produits
et de nouveaux modes de production d’énergie, dans la modification des comportements,
dans de nouvelles politiques fiscales ou
d’aménagement du territoire. Un exemple ?
Pour le bureau de consultants McKinsey, le
potentiel d’efficacité énergétique s’élèverait à
29 % d’ici à 2030. Cela veut dire qu’avec un
tiers d’énergie en moins on pourrait obtenir le
même résultat qu’aujourd’hui, dans les maisons, les usines et les transports : 48 % de la
consommation d’énergie pourraient être épargnés dans les bâtiments, 22 % dans l’indus-

- 80
à
95 %

Objectif 2050
(fourchette)

trie et 21 % dans les transports d’ici à 2030.
Personne ne dit que toutes les réponses sont
déjà apportées à toutes les questions. Mais
en trente ans, beaucoup de choses peuvent
évoluer. Des pistes de réflexions ont été données récemment dans une étude envisageant
un « scénario bas carbone » pour 2050 (1).
Mais il faudra une révolution des mentalités
et des manières de faire. Et pourquoi pas un
débat, une mobilisation de la société, un
consensus ? « Cela n’est pas impossible, indique un fin connaisseur des négociations
internationales et nationales. Mais il faut de la
pédagogie de la part des autorités. Et surtout
oser dire la réalité. Tant qu’un ministre de l’Energie ou un vice-premier privilégieront l’effet d’annonce facile d’une réduction des prix de l’énergie
au message bien réel à donner à la population
sur le fait que le prix de l’énergie va augmenter
durablement au cours des prochaines années et
décennies, en expliquant pourquoi, et comment
on peut faire en sorte que le coût réel pour nous
peut être maîtrisé, on passera à côté de ce
consensus. Il faudrait sans doute une sorte
“d’états généraux”, un grand chantier à lancer
sur plusieurs années, très ouvert et transparent,
avec un vrai débat public. »
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12
SPORTS
P.20

Raikkonen
ne courra pas
les deux derniers
GP pour Lotus

P.17

Fin d’année avancée pour
Messi

P.22

Van Uytvanck se
donne 2 ans
pour réussir sur
le circuit féminin

Le Soir Mardi 12 novembre 2013

P.22

Novak
Djokovic
a dominé Nadal
et reste
le Maître

Simon Mignolet titularisé
contre la Colombie et le Japon
DIABLES ROUGES

Maeschalk. Enfin, Hazard et
Witsel n’étaient pas non plus sur
la pelouse mais cela n’inquiétait
pas le coach fédéral qui espère les
avoir à disposition mardi ou mercredi.
En revanche, Thomas Meunier
a bien profité de son premier jour
avec les Diables. « J’avais besoin
de voir à l’œuvre un troisième arrière droit, poursuit Wilmots.
Mes scouts ont visionné Vanden
Borre et Meunier. Ce dernier joue
plus de matchs que la saison dernière durant laquelle il a souvent
été blessé. Désormais, il est capable d’enchaîner trois rencontres par semaine. Mais avant
d’anticiper les choses, il doit
d’abord s’intégrer au groupe. »
Wilmots n’a donc pas encore
voulu parler d’éventuelle titulari-

L

« Mignolet affiche une
mentalité exemplaire et
livre de très bonnes prestations avec son club »

Simon Mignolet est irrésistible avec son club, Liverpool. Courtois, Marc Wilmots lui a confié la défense
du but belge pour les deux joutes amicales de ce mois de novembre. © ANDREW YATES/AFP

s’il pouvait passer une résonance
magnétique à Londres. Comme
notre staff médical travaille en
parfaite harmonie avec celui
d’Arsenal, nous avons accepté. »
En soirée, Vermaelen devait
prendre le train pour rejoindre le

rendez-vous des Diables. Et retrouver certains éléments qui
sont au rassemblement avec l’un
ou l’autre bobo. D’abord, Jelle
Vossen qui s’est blessé au genou,
dimanche, contre Anderlecht.
« D’après le staff, cela ne semble

pas trop grave et on pourrait l’intégrer mardi ou mercredi. ». Ensuite, Nacer Chadli avec qui le
staff analysera l’évolution au jour
le jour, et Lombaerts, qui comme
Vossen et Chadli, a effectué un
travail spécifique avec Lieven

Meunier : « Tout va plus vite qu’à Bruges »
les secondaires. J’ai aussi joué
avec De Bruyne et Hazard en
équipes d’âge. Je ne suis donc pas
entièrement perdu. Plusieurs
joueurs sont venus spontanément vers moi, aussi. Beaucoup
d’entre eux suivent le championnat belge et me connaissent via
mes prestations à Bruges.

ENTRETIEN
homas Meunier a découvert
le groupe des Diables lundi
après-midi. Le Brugeois s’est entraîné pour la première fois avec
ses nouveaux coéquipiers.

T

Thomas Meunier, dans quel état
d’esprit étiez-vous avant ce premier entraînement ?
J’étais impatient de me mesurer
à ces joueurs. Je suis toujours impressionné de les voir évoluer à la
télé et j’étais curieux de voir ce
que cela donnait sur le terrain.
Les quelques exercices réalisés
lundi m’ont fait me rendre
compte d’une chose : tout va plus
vite qu’à Bruges.
Comment avez-vous été accueilli ?
Je suis arrivé parmi les premiers
à l’hôtel. J’ai été accueilli par le
staff, Marc Wilmots et Vital Borkelmans en tête. Ils m’ont avant
tout félicité pour ma sélection.
Les autres joueurs sont arrivés
au compte-gouttes et nous avons

DIVISION 1

La Coupe du monde se prépare dès cette semaine

Vermaelen a passé un
examen médical à
Londres et devait rejoindre le groupe lundi
soir.
Bakkali est le seul forfait enregistré lundi par
Wilmots.
undi, Marc Wilmots a entamé le long travail de préparation qui amènera
l’équipe nationale à la Coupe du
monde au Brésil. En effet, la qualification assurée, place aux
matchs amicaux : d’abord la Colombie de Falcao ce jeudi puis le
Japon de Kawashima mardi prochain. Deux joutes pour lesquelles il avait, au départ, retenu
un noyau de 25 joueurs en sachant que Casteels et Bakkali rejoindraient d’abord les Espoirs.
Sauf que ce dernier, qui n’a pas
joué avec le PSV ce week-end, est
forfait suite à une cheville douloureuse. « Il va de blessure en
blessure pour l’instant et on ne
veut pas brusquer les choses. A
partir du moment où il ne pouvait pas être prêt pour le match
des Espoirs, c’était mieux de le
laisser à la disposition de son
club. »
C’est donc le seul forfait que le
sélectionneur fédéral a entériné
ce lundi. Mais lors de la courte
séance de retrouvailles, plusieurs
éléments manquaient à l’appel
sur la pelouse et même au rendez-vous. C’est le cas de Thomas
Vermaelen. « Il a un mollet assez
raide et Arsenal nous a demandé

Malgré un
7 sur 18,
le Standard
garde la tête !

Meunier ravi de découvrir le
staff des Diables. © PHOTONEWS

très vite pris la direction du
centre d’entraînement. L’approche très professionnelle du
staff qui nous encadre m’a surpris. Ici tout est fait pour que l’on
ne doive se soucier de rien à part
du football.
Vous aviez déjà croisé la route de
plusieurs Diables ?
Bien sûr, j’en connaissais déjà
plusieurs : Timmy Simons, évidemment, mon coéquipier à
Bruges ; Witsel, que je côtoie personnellement et aussi Benteke,
qui était dans ma classe pendant

Vous n’aviez encore jamais joué
au back droit avant les playoffs
de l’année passée. Est-ce que
cette sélection signifie que vous
allez vous y installer durablement ?
Je m’y sens en tout cas de plus en
plus à l’aise. J’ai le sentiment
d’avoir progressé défensivement
ces derniers mois. Depuis mon
retour de blessure mi-septembre,
j’ai joué tous les matchs à ce
poste, sans avoir réellement eu de
ratés. Le match de dimanche
contre le Standard était probablement l’un des meilleurs que
j’ai réalisé à ce poste, et il est tombé au bon moment. Parfois, le fait
de marquer me manque.

Espérez-vous accrocher un peu
de temps de jeu sur les deux
prochaines rencontres ?
Honnêtement, le fait d’être ici
avec le groupe constitue déjà une
récompense. J’espère pouvoir figurer sur le banc pour l’un des
deux rendez-vous.
Est-ce qu’une part de vous pense
à être retenue pour le Brésil en
juin prochain ?
Non, je n’y pense pas. Mon objectif est de remporter le titre avec
Bruges. Il y a d’autres arrières
droits qui peuvent plus logiquement prétendre à une place dans
ce groupe pour la Coupe du
Monde que moi.
Avez-vous déjà eu droit à votre
bizutage ?
Non. Quand je suis arrivé à
Bruges, j’avais chanté “La P’tite
Gayole”. Je ne chanterai plus la
même, mais je n’ai pas encore
choisi. ■
Propos recueillis par
LANCELOT MEULEWAETER

sation en ce qui concerne l’arrière
droit de Bruges. En revanche, il a
été plus explicite concernant le
poste de gardien de but puisqu’il
a déjà dévoilé le nom de celui qui
sera titulaire contre la Colombie
et le Japon : Mignolet. « C’était
déjà prévu avant le match contre
le pays de Galles et ce pour deux
raisons. D’abord, il affiche une
mentalité exemplaire. Ensuite, il
livre de très bonnes prestations
avec son club et il est logique de
l’intégrer. » Le gardien de Liverpool renvoie donc Courtois sur le
banc en sachant que ce dernier
conserve la préséance. ■
E.Px

A NEERPEDE

Derniers tickets pour
le Japon en vente
à la Fédération
Depuis hier soir à 22 heures,
la vente de billets on line a
été arrêtée. Le match contre
la Colombie (14/11) est sold
out depuis deux semaines.
En revanche, il reste des
places pour le Japon (19/11).
Mais uniquement en vente
au siège de l’Union belge.

Les débuts
d’Innaurato
Nommé responsable des
préparateurs physiques de la
fédération le 29 août dernier, Mario Innaurato a entamé son travail avec les
Diables ce lundi en remplacement d’Erik Roex qui reste
à l’Union belge dans un rôle
à définir. Rappelons qu’il
avait déjà été le préparateur
physique des Espoirs lors
des Jeux olympiques de
2008.

Preud’homme et Luzon ont été
très calmes dimanche. © PHOTO
NEWS

de
l’un des plus faibles de ces
L eestchampionnatLes Belgique
dernières années.
observateurs le disent régulièrement.
Mais les chiffres ne le prouventils pas ? Après un superbe 27 sur
27 pour entamer la compétition,
le Standard vient de terminer le
premier tour de la phase classique en engrangeant seulement
7 points sur 18. C’est peu pour un
candidat au titre. Or, malgré tout,
le club principautaire boucle la
15e journée avec un titre honorifique de champion d’automne.
En effet, lors des six dernières
rencontres, Genk lui a repris 8
unités, Anderlecht 6, Zulte Waregem 5 et le FC Bruges aucun.
Bref, on se retrouve à mi-parcours avec 5 formations en 4
points.
Dimanche, en mettant fin à
une série de 17 matchs sans défaite de Genk réduit à dix dès la
neuvième minute, Anderlecht a
fait la toute bonne opération du
week-end en se rapprochant à
une unité de son opposant du soir
et de Zulte Waregem, mais aussi à
trois du leader de la compétition
qui, quelques heures plus tôt,
n’avait pas été en mesure de
vaincre le FC Bruges en signant
un troisième partage consécutif à
domicile. Après un nul au PSG et
un succès à Genk, le Sporting
bruxellois a-t-il définitivement
abandonné ses doutes au vestiaire, lui qui n’avait guère rentabilisé jusqu’à présent ses prestations face aux ténors du championnat ?
Si on retiendra aussi la première victoire de Gand sous l’ère
Rednic, mettant ainsi un terme à
8 matchs sans succès pour les
Buffalos, et ce aux dépens de
Charleroi qui cale un peu en signant un cinquième match sans
succès, on s’intéressera surtout
au cas de Mons qui s’enlise de
plus en plus dans le bas du classement. En se déplaçant à la Côte, il
jouait un match à six points.
Mais, en encaissant une fois de
plus un but très rapide, les Dragons ont quitté Ostende avec un
revers supplémentaire dans leurs
valises. Avant d’enchaîner avec le
Standard, Lokeren et Zulte Waregem, les hommes de Janevski
sont déjà à 9 points des PO2 ! Le
deuxième tour risque d’être long,
très long, trop long. ■
ETIENNE PAIROUX

*

11
Le Soir Mardi 12 novembre 2013

12 LESSPORTS
coup franc

Au G5,
on débloque
en bloc
le G5 ! A force de ne
plus en
B on sang,avoir entendu parler
depuis une éternité, on l’avait
presque oublié celui-là. Pour rappel, il s’agit d’une appellation
contrôlée du milieu des années
2000 où le football belge, dans
l’acception télévisée du terme,
était sans le sou. A l’époque,
l’aristocratie de la D1 (Anderlecht, le FC Bruges, le Standard)
avait accepté d’élargir le cercle
des puissants à une sorte de noblesse
d’extraction (Gand,
Genk) afin de
se renforcer
dans son combat pour augmenter la valeur de ses
droits TV. A
intervalles réguliers, c’est-à-dire au moment
de l’élaboration du cahier des
charges pour le renouvellement
desdits droits télé, le G5 (se)
rappelle donc qu’il existe. Parfois,
comme en témoigne l’actu de la
semaine écoulée, au prix d’une
sorte de tir groupé de la gaucherie ou de l’inconvenance.
1. Anderlecht a levé un coin du
voile, via une indiscrétion si peu
innocemment distillée au cœur
des nuits parisiennes, sur ce que
promettait d’être le championnat
2015-16. Une vraie ouverture à
24 clubs professionnels (Séries A
et B) promettant de contenter le
plus grand nombre. En toute logique, chacun d’entre nous serait
censé applaudir, et pourtant,
c’est derrière cette redistribution
des cartes que se cache l’illusionniste. Celui-là même qui devant

Le silence de l’arbitre
Alexandre Boucaut fut plus
digne que les aboiements
suspicieux du FC Bruges
un public d’incrédules, s’apprête
à obtenir ce qu’il avait toujours
souhaité : une D1 à 12. La Série B,
exsangue de toute affiche et
donc potentiellement exsangue
tout court, n’étant qu’une D2 qui
ne dit plus son nom.
2. Le FC Bruges a sombré dans
un délire paranoïaque. Sans
pousser le bouchon dans le juridisme à outrance, comment ne
pas penser que le procès intenté
sur la place publique à l’arbitre
Alexandre Boucaut, sur le site officiel du Club encore bien, n’esquisse pas les contours d’une incitation à la haine ? Le silence de
l’arbitre mouscronnois, excellent
par ailleurs lors du 0-0 de dimanche, fut plus digne que les
aboiements suspicieux du Club.
3. Le Standard fait son marché
à la Cristal Arena. On peut penser ce qu’on veut de l’offre émise
à l’adresse du Jamaïcain Leon
Bailey (16 ans). En revanche, ce
qui est nettement moins clean de
la part du Standard, c’est de faire
peser une pression énorme sur
un gamin en conditionnant son
transfert à un investissement
dans son pays d’origine.
4. Genk s’offusque et se retire
du G5 pour s’être fait piquer un
jeune talent. C’est bien vite oublier qu’il fut un temps où la
pointe d’accent émanant des
vestiaires du centre de formation
de la Cristal Arena était liégeoise. N’est-ce pas Messieurs
Bailly, Pocognoli, Remacle et Benteke ?
5. A Gand, on voit des complots après coup. Fliqué le 7-0
des barrages de mai dernier à
Sclessin ? Ivan De Witte
s’épanche puis se rétracte benoîtement. Entre-temps, l’opprobre
est jeté, même indirectement,
sur le Standard et son ex-T1 aujourd’hui… à Gand. Pas très malin
de la part d’un président blanchi
sous le harnais et de surcroît…
psychologue de formation. ■
FRÉDÉRIC LARSIMONT

Les Mauves réconciliés
avec les matchs au sommet
reposer sur leurs lauriers. Offensivement, en dépit de la supériorité numérique dont il a bénéficié durant 81 minutes, le football
anderlechtois est trop longtemps
resté stérile à la Cristal Arena.
John van den Brom, qui a fait le
bon choix dimanche en introduisant Bruno pour Milivojevic à la
pause, devra mettre à profit la
trêve internationale pour tenter
de peaufiner sa formule gagnante dans la perspective des
gros rendez-vous contre Benfica,
à l’Olympiacos, à Gand, au Standard et face à Zulte Waregem.
En attendant, outre les retours
annoncés de Gillet, Vanden
Borre et Proto à Charleroi le 23
novembre, le mentor du parc Astrid se félicitera de la performance de ses pépites. Mitrovic et
Acheampong ont certes une
nouvelle fois déçu dans un sommet mais Mbemba, en libérateur, ainsi que Tielemans et Najar, en improbables backs, ont
confirmé l’inépuisable richesse
de Neerpede. ■

Enfin victorieux contre
un adversaire direct, le
champion en titre, très
diminué dans le Limbourg, n’est plus qu’à
trois points du leader.
Genk a été réduit à dix
dès la 9e minute et privé
de Vossen à la 34e.
Genk

Anderlecht

0

1

E

n l’espace d’une petite semaine, Anderlecht a fait
le plein de confiance à
Paris, mardi, et à Genk dimanche où il a profité de l’occasion pour réaliser l’affaire en or
du week-end. Certes, l’exclusion
amplement justifiée de Kara dès
la 9e minute pour un tacle sur
Acheampong et la sortie sur
blessure de Vossen après une demi-heure ont largement contribué à simplifier la vie des Anderlechtois dans le Limbourg.
Il n’empêche que c’est avec une
étonnante maturité compte tenu
des absences de Proto (cheville),
de Gillet (cuisse), de Suarez (genou), de N’Sakala (suspendu), de
Vanden Borre (suspendu), de
Nuytinck (malade) mais aussi de
Deschacht (cheville) ayant dû renoncer durant l’échauffement,
que les Anderlechtois ont mis un
terme à l’invincibilité genkoise
vieille de 17 rencontres toutes

XAVIER THIRION

Frank Acheampong a tout juste le temps de sauter pour éviter le pire sur un tacle assassin de Kara
Mbodj, les deux pieds en avant.© PETER DE VOECHT ET VINCENT KALUT/PHOTO NEWS.

compétitions confondues.
Depuis que John van den
Brom a décidé de sacrifier la manière sur l’autel de l’efficacité, le
club bruxellois se repose enfin
sur une organisation lui permettant d’avancer sur le chemin de
la reconstruction. Largué à neuf
longueurs du Standard il n’y a
pas si longtemps et battu pour la
quatrième fois en dix rencontres
face à Courtrai début octobre, le

Sporting a signé depuis lors un
13 sur 15 le ramenant en quatrième position devant Bruges, à
seulement une unité de Genk et
de Zulte Waregem et à trois
points à peine du leader rouche.
Si elle n’avait manifestement
pas le compas dans l’œil au moment d’estimer le vide laissé par
les départs de Biglia, Mbokani,
De Sutter ou encore Jovanovic
l’été dernier, la direction ander-

lechtoise a eu le mérite de ne pas
céder à la panique ces dernières
semaines, serrant les rangs dans
la tourmente autour d’un John
van den Brom qui aurait probablement été remercié dans n’importe quel autre club belge.
Le Néerlandais et sa bande de
jeunes – moins de 19 ans de
moyenne d’âge sur le banc
bruxellois à Genk – peuvent respirer mais ils auraient tort de se

Najar, la surprise hondurienne au back droit
De l’inattendu au coup d’envoi
côté mauve, dimanche soir, avec
la titularisation d’Andy Najar au
poste de back droit, en l’absence
de Gillet (blessé) et de Vanden
Borre (suspendu). Déjà monté
au jeu comme ailier contre le
Cercle et Charleroi alors que le
score était déjà plié en faveur du
Sporting, le jeune Hondurien
pouvait fêter sa première titularisation à un poste auquel il
n’avait plus officié depuis long-

temps. « J’avais déjà joué comme
latéral à DC United en Major
League Soccer, mais je reste un
ailier, prévient le jeune homme,
qui a su dès samedi qu’il jouerait. « J’ai été placé au back à
l’entraînement vendredi et le
coach m’a annoncé le lendemain
que je débuterais. Après le
match, il m’a félicité ».
Après bientôt un an passé à
Bruxelles, Najar ne s’est pas encore tout à fait acclimaté à la vie

en Belgique. « J’ai une femme et
deux enfants qui vivent encore à
Washington, explique-t-il du
haut de ses… 20 ans ! Ce n’est
pas facile à gérer mais après la
mini-trêve internationale, ils
vont enfin pouvoir me rejoindre
ici. »
Entre-temps, Najar s’envolera
cette semaine pour rejoindre la
sélection hondurienne, qui dispute des matchs amicaux contre
le Brésil et l’Équateur. Ces ren-

contres font partie de la première phase de préparation du
Honduras pour la Coupe du
Monde, que le pays disputera
pour la deuxième fois d’affilée.
« J’espère faire partie de la sélection pour le Mondial, mais cela
passera par de bonnes prestations à Anderlecht, peu importe
le poste auquel je jouerai »,
conclut le joueur, qui compte déjà 11 sélections et 1 but. ■
L.M. (st.)

ENTRETIEN

Mario Been, une exclusion
justifiée selon vous ?
Je regrette que les deux équipes
n’aient pas pu s’affronter à 11
contre 11. Le résultat n’aurait
pas été le même sans cette exclusion. C’est une carte rouge
stupide qui survient à un moment très important pour
Genk. J’ai encore revu la phase
et il est clair qu’on ne peut pas
tacler de la sorte en Europe. Je
ne suis absolument pas fâché
contre l’arbitre. Ce tacle n’avait
pas lieu d’être et Kara doit en
tirer la leçon.

John van den Brom, le bilan de
13 sur 15 vous relance dans ce
championnat.
Cette semaine a été magnifique, avec ce nul au PSG et
cette première victoire dans un
match au sommet. On est heureux d’avoir pu enrayer la série
de 17 rencontres sans défaite de
notre adversaire. Cette victoire
fait de nous le grand vainqueur du week-end. La carte
rouge a largement influencé le
cours de la rencontre. Mais
malgré cela, on a eu des difficultés à tirer profit de notre supériorité numérique. On s’est
finalement créé assez peu d’occasions. Cela reste un excellent
résultat à prendre, surtout
compte tenu du nombre d’absents dans nos rangs.

En quoi cette carte a-t-elle
bouleversé le déroulement du
match ?
Après la rouge, le match est devenu très tactique. Nous avons
dû changer notre organisation,
en défense principalement. Les
Anderlechtois ont eu peu d’occasions dangereuses malgré
une possession nettement à
leur avantage. Le scénario de
la 2e mi-temps était identique à
celui de la première, si ce n’est
que Genk s’est créé quelques occasions. On a manqué une oc-

Mario Been dépité par l’exclusion de Kara.© PHOTO NEWS.

casion en or avec cette tête de
Jeroen Simaeys au second poteau. Et finalement, Anderlecht
a marqué à l’un des seuls moments où on n’était pas bien en
place. À mon sens, leur victoire
n’est pas méritée. Une équipe
en supériorité numérique pendant 80 minutes doit pouvoir
se créer plus d’occasions que ce
qu’Anderlecht n’a fait ici. Le
groupe est naturellement déçu,
car Genk aurait pris la tête du
championnat en cas de victoire. On doit se contenter de la
2e place pour l’instant, c’est
dommage. ■
Propos recueillis par
L.M. (st.)

D’autant plus qu’il a fallu bricoler quelques minutes avant le
coup d’envoi…
La blessure de Deschacht en
plein échauffement m’a obligé à
composer jusqu’à la dernière
seconde. Finalement, j’ai suivi
mon instinct en titularisant
Tielemans au back gauche. Il a

Genk. Köteles, Anele, Kara, Koulibaly, Tshimanga,
Buffel, Hyland, Gorius (79e : Kumordzi), Camus,
De Ceulaer (85e : Ojo); Vossen (34e : Simaeys). Entraîneur : Been.
Anderlecht. Kaminski, Najar, Kouyaté, Mbemba,
Tielemans, Praet, Milivojevic (46e : Bruno), Kljestan, De Zeeuw, Acheampong, Mitrovic. Entraîneur : van den Brom.
Arbitre. Potts. Assistance. 24.270 spectateurs.
But. 78e : Mbemba (0-1).
Cartes jaunes. Gorius, Tielemans, Hyland.
Carte rouge. Kara (9e).

EN BREF

Been « La carte rouge Van den Brom « J’ai
de Kara était stupide » suivi mon instinct »
ENTRETIEN

LE MATCH
GENK - ANDERLECHT. . . . . . . . . . . . . . 0-1

Deschacht inquiet
Malgré une infiltration, Olivier Deschacht a dû renoncer juste avant le coup d’envoi, lâché par sa fameuse
cheville droite qui lui avait
déjà fait perdre une saison
par le passé. « Elle me fait
très mal ». Deschacht passera des examens ce mardi.

Nuytinck n’aurait
quand même pas joué
Malade ce week-end, Bram
Nuytinck n’aurait quand
même pas joué à Genk. Van
den Brom ne veut plus toucher à son axe central défensif Kouyaté-Mbemba.

Sissoko : le Sporting
veut prendre le risque
Le manque de rythme et la
fragilité du joueur – au niveau du genou particulièrement – ne devraient pas
empêcher Anderlecht de
prendre le risque d’engager
Mohamed Sissoko (28 ans),
qui sera testé en amical,
jeudi contre le NAC Breda .

John van den Brom : un coaching
décisif. © PHOTO NEWS.

Le rêve
nommé De Bruyne

livré une bonne rencontre à un
poste qu’il ne connaissait pas,
en contenant Buffel, son opposant direct. Je veux aussi souligner la bonne prestation de
Najar, qui n’avait pratiquement jamais joué au back droit
avant ce soir.

Dans un entretien à Het
Laatste Nieuws, Herman Van
Holsbeeck a laissé entendre
que les Diables en manque
de temps de jeu pourraient
constituer des opportunités
lors du mercato d’hiver. Il a
évoqué la piste Kevin De
Bruyne, « mais elle appartient
au domaine… du rêve. »

Comment vous sentez-vous
personnellement ?
Les critiques de ces dernières
semaines m’ont atteint. Je remercie le président, Herman
Van Holsbeeck, le staff ainsi
que les joueurs et les supporters
pour leur soutien. ■
Propos recueillis par
L.M (st.)

Akakpo encore cité
Serge Akakpo (26 ans), un
défenseur togolais du MSK
Zilina (Slovaquie) est à
nouveau cité à Anderlecht.
Et ailleurs dans le Top 6
belge. (X.Th.)
12
Le Soir Mardi 12 novembre 2013

LESSPORTS 13

Le calme plat de la pelouse aux bancs
Après un 27 sur 27, le
Standard n’a pris que 7
points sur 18.
Le club principautaire
est champion d’automne
au terme du premier tour
de la phase classique.

Standard

Ciman cire le banc
Sur le banc contre Gand,
Ciman a une fois de plus
laissé sa place de titulaire.
Cette fois, c’est Ben Haim
qui a eu les faveurs de son
entraîneur. « Il n’y a rien de
spécial, c’est un choix » a
commenté le coach israélien. Un choix que les supporters principautaires n’ont
pas cautionné en scandant
« Laurent Ciman » durant la
rencontre.

FC Bruges

0

À SCLESSIN

0

C

hampion d’automne, voilà bien un titre officieux
désuet. Depuis la mise en
route des playoffs, cette « consécration » est devenue plus
qu’anecdotique et ne représente
vraiment plus rien. Toutefois, le
Standard vient de l’obtenir. C’est
même étonnant quand on sait
que le club principautaire n’a
remporté qu’une seule rencontre
(à Gand) sur les six dernières plutôt révélatrices de son potentiel
réel puisqu’on retrouvait des adversaires comme Zulte Waregem,
Anderlecht, Gand et le FC
Bruges. Un quatuor contre lequel, avec trois rencontres en déplacement, les hommes de Luzon
ont pris 5 unités sur 12.
Depuis son brillant début de
championnat et ses neuf succès
consécutifs, le Standard ne déroule plus aussi facilement.
« Quand on récupérait la balle en
défense, on se précipitait un peu
trop en dégageant des longs ballons alors que l’équipe n’était pas
replacée. C’est dommage car on
aurait pu jouer au ballon » analysait Vainqueur.
A l’image d’Ezekiel et de Batshuayi qui n’ont mis que deux
buts, chacun, lors des six derniers
matchs, le Standard manque
donc d’efficacité. En zone offensive, il est clairement en panne
sèche. Ce fut encore le cas, dimanche, contre un FC Bruges
qui, finalement, a eu les occasions
les plus nettes, Duarte trouvant la
barre transversale alors que Kawashima, de retour dans les buts,
a dû sortir un superbe essai de
Lestienne. « Ce fut l’arrêt le plus

LE MATCH
STANDARD - FC BRUGES . . . . . . . . . . . 0-0
Standard. Kawashima, Opare, Kanu, Ben Haim,
Van Damme, Carcela, Vainqueur, Buyens, Mpoku
(46e : Mujangi Bia), Ezekiel (65e : De Camargo),
Batshuayi. Entraîneur : Luzon.
FC Bruges. Ryan, Meunier, Mechele, Duarte, De
Bock, Odjidja, Simons, Jorgensen, Sobota (65e :
Refaelov), De Sutter, Lestienne (84e :Tchite). Entraîneur : Preud’homme.
Arbitre. Boucaut.
Assistance. 25.805 spectateurs.
Cartes jaunes. Vainqueur, Buyens, Lestienne,
Ben Haim, Jorgensen.

Vainqueur suspendu
Le médian français, déjà
averti au Cercle, à Zulte
Waregem, contre Charleroi
et à Gand, a reçu la carte
jaune de trop qui le privera
du match de reprise après la
trêve internationale, à savoir
contre Mons.

LE CHIFFRE

3

Le Standard ne parvient plus
à être le maître chez lui.
Dimanche, c’est la troisième
fois d’affilée que le club
principautaire signe un partage à Sclessin. Charleroi
avait ouvert la voie (2-2),
Waasland-Beveren avait
suivi l’exemple (2-2) et le
FC Bruges a enfoncé le clou
(0-0). Cela fait un 3 sur 9
dans une série durant laquelle les Rouches n’ont
gagné qu’un match sur six.
difficile de la rencontre » concédait le gardien japonais. En face,
Ryan a sorti un ballon chaud de
Carcela, de retour à un niveau
plus proche de ce qu’on a déjà
connu de lui, Mechele jouant ensuite au pompier de service devant Batshuayi.
Finalement, le Standard et le
FC Bruges se sont logiquement

Kawashima a fêté son retour par une prestation presque sans faute contre Bruges. © BELGA.

quittés dos à dos. « Les efforts
fournis jeudi contre Salzbourg
expliquent notre baisse de régime en deuxième période, analysait un Guy Luzon assez avare
en commentaires. La fatigue a
eu un effet aussi sur la concentration. Cela dit, mes joueurs ont
livré un bon match face à un adversaire coriace et fort. Mais le
partage reflète assez bien la physionomie de la rencontre. Je suis
content de ce premier tour bouclé
en tête du championnat avec un
seul revers à noter. On va tout
faire pour livrer une deuxième
partie de la phase classique identique. On vient d’ailleurs de disputer deux matchs sans prendre
de but et c’est positif. »

Deux matchs durant lesquels
Laurent Ciman avait été prié de
prendre place sur le banc. A
Gand, c’est Arslanagic qui lui
avait été préféré. Contre Bruges,
c’est un Ben Haim régulièrement
mis en difficultés par De Sutter
dans les duels aériens qui avait
été choisi. « C’est mon choix »
s’est contenté d’expliquer le
coach israélien face à l’étonnement général.
Et tant qu’à parler des défenseurs, il ne fait aucun doute que
Marc Wilmots, dans cette rencontre rythmée à défaut d’être
spectaculaire, aura retenu la
toute grosse prestation de Meunier – Mpoku a même été remplacé à la pause par Mujangi Bia –

Wilmots omniprésent

tout en gardant, comme tout le
monde, un œil attentif le long de
la ligne de touche. Avec Guy Luzon et Michel Preud’homme, on
promettait un après-midi périlleux à Nicolas Laforge, le quatrième arbitre. Mais le Louviérois
a lui aussi pu « jouir » tranquillement de la prestation des 22 acteurs car les deux coachs sont restés d’un calme olympien. Et pour
cause, Alexandre Boucaut, décrié
pendant la semaine avant même
d’avoir donné le premier coup de
sifflet, a dirigé la rencontre sans
la moindre fausse note. Il est vrai
aussi que si elle était physique, les
duels, eux, n’étaient pas méchants. ■

Le sélectionneur des Diables
rouges a eu un 10 novembre
chargé. Après avoir fait la
bise à Michel Preud’homme
le long de la ligne de touche
avant le début de StandardFC Bruges, il a assisté à la
rencontre avant de mettre le
cap sur le Limbourg pour
voir de ses propres yeux un
deuxième match, celui entre
Genk et Anderlecht.

Buyens : « Deux
points perdus »
« On voulait absolument
prendre les trois unités contre
Bruges et nous n’en avons
qu’un. C’est donc deux points
perdus. Pour l’instant, nous
avons besoin de trop d’occasions pour marquer. Mais ce
qui est rassurant, c’est qu’on
parvient à en avoir. Ce serait
inquiétant dans le cas inverse, » expliquait le partenaire de Vainqueur dans
l’axe de la ligne médiane des
Rouches.

ETIENNE PAIROUX

Preud’homme : « L’arbitrage ? Parfait »
la semaine, il a beaucoup été question la désiD urantd’Alexandre deBoucaut
gnation
pour diriger ce duel entre Liégeois et Brugeois. Surtout du côté
de la Venise du Nord via un communiqué publié sur le site officiel
du club. Un communiqué qui a
même surpris le staff technique
du Club qui n’avait pas été mis au
courant de la démarche. « J’ai dit
en interne mon avis sur cette
question » regrettait Michel
Preud’homme. De son côté, Guy
Luzon avait estimé que cette attitude manquait de « fair-play ».
L’Union belge, quant à elle, n’a
pas jugé utile de poursuivre le
Club, se contentant de « condamner fermement l’attitude brugeoise. »

Si Michel Preud’homme grimace,
ce n’est pas contre l’arbitrage.
© PHOTO NEWS

Dimanche soir, après être resté
très calme durant les nonante minutes, Michel Preud’homme a eu
cette position positive à l’égard de
l’homme en noir. « Je me suis un

peu énervé sur Lestienne car
j’avais demandé à mes joueurs de
ne pas le critiquer. L’arbitrage
d’Alexandre Boucaut a d’ailleurs
été impeccable. Il n’y a rien à dire.
C’était parfait. ». Un compliment
que l’arbitre appréciera sans
doute après les doutes émis sur
ses prestations. D’ailleurs, du côté de la Venise du Nord, on ferait
mieux de se concentrer sur les
prestations de sa propre équipe.
Qui s’améliorent. Preud’homme
semblait d’ailleurs satisfait à l’issue des nonante minutes.
« Mes joueurs commencent à
comprendre ce que je souhaite. Ils
ont affiché une très bonne mentalité dans une rencontre riche en
duels, mais qui étaient corrects.
Cela dit, il y a encore du pain sur

la planche. J’avais dit que le Club
allait essayer de jouer son jeu fait
de combinaison. On l’a fait. Mais
je voudrais avoir encore plus de
profondeur. Cela dit, ce que mes
joueurs ont essayé d’apporter durant la rencontre me satisfait. »
En attendant, comme beaucoup dimanche soir, le coach des
Blauw en Zwart ne pouvait passer sous silence la grosse prestation de Thomas Meunier.
« Il a confirmé pourquoi il était
sélectionné par Marc Wilmots, et
ce indépendamment des blessures
d’autres joueurs. Avant, il avait
encore du déchet défensif mais il a
livré ce dimanche un gros match
défensif. Et pas contre n’importe
qui. » ■

Le retour de Tchité
Après avoir décidé de le
réintégrer pour la première
fois dans le noyau, Michel
Preud’homme a donné
quelques minutes de jeu à
Tchité qui a été copieusement sifflé par le public de
Sclessin. « Mais je dois continuer à travailler pour regagner
ma place sur la pelouse, » a
dit l’ancien attaquant du
Standard et d’Anderlecht.
E.PX

E.Px

LE DÉMARQUAGE DE PHILIPPE ALBERT

© PHILIPPE CROCHET/PHOTONEWS.

« Paris a relancé Anderlecht pour de bon »
1

Les avis sont partagés sur le niveau du Super Sunday et plus particulièrement sur ce 0-0 à StandardBruges : êtes-vous aussi sévère
que ne le sont les journalistes
dans leur ensemble ?
Je trouve que les commentaires
d’après-match en salle de presse
ont été un peu durs par rapport
à un sommet où il n’a manqué
que des buts. Alors oui, le Standard a trahi un certain
manque de lucidité sur le plan
offensif, avec notamment un
Mpoku invisible, mais il faut
aussi analyser tout cela au
travers des premiers effets de la
réorganisation mise en place
par Preud’homme à Bruges. Au
Club, on voit clairement que
ce n’est plus l’accordéon d’il
y a quelques semaines,
mais un vrai bloc. Où j’ai
trouvé Meunier excellent

à un poste de back droit qui n’est pas
le sien. Il a été costaud dans les duels,
a commis un minimum d’erreurs de
placement et a eu son apport offensif
après la pause. C’est un joueur intelligent, ça se voit. Sous les yeux de Wilmots, le gamin a marqué des points.
Dans l’autre camp, je soulignerai le
retour de Carcella qui retrouve son
coup de reins. La mise à l’écart de Ciman au profit de Ben Haim m’a un
peu étonné, je l’avoue. Je trouve toujours étrange, en tant qu’ancien défenseur central, qu’un entraîneur ne privilégie pas les automatismes à la valeur individuelle ou au métier, à un
poste charnière. Le duo Kanu-Ciman
a fait ses preuves, non ? Mais bon, le
Standard reste sur deux matchs sans
encaisser et donc, il faut respecter les
choix de Luzon.
En un mois, Anderlecht est passé
d’une crise à un retour en force :
la victoire à Genk a-t-elle définitive-

2

ment relancé le Sporting et donc
pérennisé la situation de van den
Brom ?
Le déclic est survenu au parc des
Princes, pas à la Cristal Arena. La
machine anderlechtoise était relancée
depuis mardi avec ce 1-1 au PSG et le
manque de professionnalisme de Kara, auteur d’une faute aussi dangereuse que stupide, a prolongé la
rampe de lancement parisienne. J’ai
vraiment apprécié le coaching de van
den Brom qui a su trouver plus
qu’une solution de remplacement à la
suspension de Van den Borre et à la
blessure de dernière minute de Deschacht. Najar et Thielemans en backs,
il fallait non seulement y penser, mais
être capable d’en faire des plus sur le
plan de la mise en place. On a vu ce
que ça a donné. L’entraîneur néerlandais a vraiment pesé sur ce sommet.
Le remplacement de Milivojevic par
Bruno, pour finir de déséquilibrer la

réorganisation du Racing fut le coup
de grâce. Chapeau à Van den Brom
qui est pour une grande part dans un
succès qui va chauffer Anderlecht à
blanc. Les Mauves ne sont plus qu’à
trois points de la tête après 4 défaites
lors des 11 premiers matchs. Je les vois
terminer l’année civile en force. Ils
sont lancés pour de bon.
Avec 3 sur 45 et 9 points de
retard sur la 14e place, Mons est-il
condamné ?
Pour les Playoffs 3, ça me semble inéluctable. Mais la formule permet une
session de rattrapage. Encore faudrat-il l’aborder dans les meilleures
conditions psychologiques, comme le
Cercle l’an passé. C‘est là tout le défi
pour l‘Albert. ■

3

Propos recueillis par
Propos recueillis par Fr.L.

Philippe Albert
est consultant sur
13
Le Soir Mardi 12 novembre 2013

14 LESSPORTS

DIVISION 1

Mons peut déjà préparer les Playoffs 3
Balayé à la Côte, l’Albert a vraiment touché le
fond, samedi.
Pourra-t-il se remettre
de cette terrible désillusion collective ?
En attendant, il lui
reste 15 matchs avant
ces PO3 qui lui semblent
promis.

Ostende

Mons

2

0

C

’est triste à dire mais,
alors qu’on vient à peine
d’en atteindre la moitié,
la saison régulière de Mons s’est
quasiment arrêtée samedi soir, à
la Côte belge. Sous les bourrasques et la pluie, face à une
formation ostendaise n’ayant absolument rien d’un foudre de
guerre mais qui a eu l’avantage
de marquer rapidement avec la
complicité involontaire de la défense hennuyère – tiens, tiens –
et de ne rien lâcher, Mons a
sombré corps et âme pour subir
une 12e défaite en 15 matchs.
Avec trois unités sur le premier
tour sans la moindre victoire, un
moral dans les chaussettes, un
collectif qui se lézarde de toutes
parts et un directeur sportif qui
ne prend pas ses responsabilités
(« Questionnez les joueurs »,
nous a répondu Dimitri Mbuyu
quand on a essayé d’avoir son
avis), on voit mal comment l’Albert pourra se remettre de cette
désillusion à l’… Albertpark !
Surtout qu’au général, il se retrouve aujourd’hui à 9 longueurs de la 14e place. Sauf miracle auquel plus personne ne
croit vraiment, Mons devra se
farcir un quintuple affrontement face à l’avant-dernier puis,
en cas de réussite, un tour final
face à trois bonnes équipes de
D2. Autant dire que la malédiction de la 3e saison en D1 pour
Mons est encore en train de
frapper…

« A-t-on réellement le niveau
pour se sauver ? On le pensait
tous mais il faut croire que non,
remarque judicieusement Tim
Matthys, l’un des rares Montois
à s’être battu comme un diable,
samedi. Tant que nous ne
sommes pas mathématiquement
condamnés aux Playoffs 3, on
va continuer à se battre avec
ceux qui le veulent réellement,
mais on doit aussi être réalistes
et préparer cette mini-compétition tellement aléatoire. Je ne
vois vraiment pas comment on
va relever la tête. »
Samedi, donc, Mons a une
nouvelle fois fait étalage de
toutes ses lacunes, défensives et
offensives, mais aussi, et c’est
sans doute plus inquiétant encore, collectives. Par moments,
on a vu Janevski baisser les bras,
conscient que son équipe ne
marquerait pas, mais aussi des
joueurs s’engueuler, « rater des
passes et des contrôles qui paraissaient
pourtant
très
simples », constatait Tom Van
Imschoot. Quand, en plus, la défense se troue après à peine 5
minutes, que Timmermans
commet un penalty évitable à la
demi-heure, que Werner se
blesse aux adducteurs après
avoir été approximatif sur le
premier but et que les attaquants se permettent de rater
les quelques rares occasions
qu’ils se créent, on ne voit absolument aucune raison de se
montrer optimistes pour la suite
de la saison. « Ce qui est frustrant, c’est qu’on travaille bien
en semaine mais qu’on ne par-

LE MATCH
OSTENDE - MONS . . . . . . . . . . . . . . . . 2-0
Ostende. Berthelin, Luissint, Schmisser, Brillant,
Lukaku, Wilmet (64e : Van Imschoot), De Schutter,
Berrier, Siani (72e : Foket), Canesin (86e : Vass), Mushekwi. Entraîneur : Vanderbiest.
Mons. Werner (32e : Saussez), Timmermans, Dussenne, Van Gijseghem, Monteyne, Chatelle (68e :
Soumah), Diandy, Angeli, Jarju (56e : Beleck), Matthys, Arbeitman. Entraîneur : Janevski.
Arbitre. Delacour.
Assistance. 4.290 spectateurs.
Buts. 6e : Wilmet (1-0), 31e : Siani, pen. (2-0).
Cartes jaunes. Monteyne, Chatelle, Canesin,
Luissint.

vient pas à reproduire ces schémas en match, disait Daan Van
Gijseghem. Si on s’était battus
comme des lions et qu’on s’était
inclinés face à une formation
d’Ostende plus forte, on n’aurait
pas eu grand-chose à dire. Mais
là, on n’était nulle part, tant individuellement que collectivement. M. Janevski nous avait
enjoint d'être très vigilants en
début de match mais cela n’a
servi à rien. C’est incompréhensible. Même si le programme à
venir est chargé, on doit se secouer. De toute façon, on ne peut
pas tomber plus bas. »
Si certains joueurs s’en allaient la tête basse, le regard
fuyant les plumitifs et autres caméras, les autres, comme Thomas Chatelle, ne parvenaient
pas à trouver les bons mots pour
masquer leur terrible désillusion
teintée de doutes. « Je sais que
tout le monde pense que tout est
terminé pour nous, mais on fait
quoi ?, questionne le Bruxellois.
On déclare forfait et on se
concentre sur les PO3 ? Nous
sommes professionnels et on ne
peut pas abandonner. On a
quinze jours pour prendre du recul, se poser les bonnes questions, essayer de trouver des solutions. » ■
VINCENT JOSÉPHY

Adrien Saussez, monté au jeu en remplacement d’Olivier Werner, incarne à lui seul toute la détresse
montoise. © JASPER JACOBS/BELGA.

Berthelin « De bonnes baffes dans la tronche »

Berthelin n’est
du
genre à y aller par quatre
C édric Heureux d’avoirpas aichemins.
pu

der indirectement – parce qu’il
n’a vraiment pas eu de travail à
effectuer – Ostende à s’imposer,
l’ancien Montois avait un arrière-goût amer en bouche.
« Mons, c’est le club de mon
cœur, où j’ai passé sept années
formidables, expliqua-t-il après
être longtemps allé saluer les
nombreux supporters montois
qui avaient effectué le déplacement à la Côte. Gagner me fait
toujours plaisir mais, contre
eux, je suis mitigé. Surtout que,
sur ce match, je les ai sentis en
plein doute alors qu’ils ont tous
des qualités individuelles indé-

Cédric Berthelin, ex-Montois,
était du bon côté samedi. © BELGA.

niables. Maintenant, je ne sais
pas ce qu’il leur reste à faire. Ils

devront sans doute se vider la
tête pour jouer l’esprit libéré. Ou
plutôt se mettre des baffes dans
la tronche ! En tout cas, ce que
j’ai vu face à Ostende m’inquiète
réellement. Je n’ai jamais connu
ça. »
A ses côtés, Tom Van Imschoot, autre ancien du Tondreau, confirmait en embrayant : « C’est sûr que le but
qu’on leur a mis rapidement a
changé la donne de ce petit
match dont le résultat fait nos
affaires, expliquait le médian
campinois, monté au jeu en
cours de seconde période. Dès
avant le match, dans le couloir
menant au terrain, j’ai vu des
têtes baissées, des regards

fuyants, des attitudes corporelles
trahissant
clairement
un
manque de confiance énorme,
voire une certaine peur. On
m’avait prévenu qu’ils n’étaient
pas bien dans leur peau mais je
ne m’attendais pas à ce que ce
soit à ce point. Franchement, cela
me fait mal au cœur. Au niveau
de l’envie, c’était nul. Chez nous,
on a sans doute moins de qualités intrinsèques mais on se bat et
l’ambiance de travail est excellente. A Mons, on sentait que
c’était un simple boulot et qu’ils
le prenaient davantage comme
une corvée que comme un loisir.
Or, sans plaisir, on n’avance
pas. » ■
V.J.

Charleroi : équipe en panne cherche victoire
Charleroi

Gand

0

1

rracher les trois points et
plonger cette équipe de
Gand encore un peu plus dans
le doute », tel était l’objectif annoncé en semaine par Milicevic.
Sauf que les doutes, aujourd’hui, sont plutôt dans le camp
carolo. Une équipe que tout le
monde juge pourtant séduisante
depuis le début de saison,
« pleine de qualités » (dixit Hervé Kage, copieusement sifflé par
son ancien public), mais qui
pourtant, n’arrive plus à gagner
depuis le 5 octobre (2-1 contre
Lokeren). Après une bonne entame, et malgré la sortie rapide
de Houdret sur blessure, Char-

A

leroi a montré qu’il était bien là,
organisé, sérieux, rigoureux défensivement, avec quelques
perles de passes de Kaya, mais
un manque de tranchant à la finition. En témoigne cette
double occasion de David Pollet
au quart d’heure. Et même si la
plus franche occasion du premier acte est à mettre à l’actif
de Dejaegere, dont la frappe a
fini sur la transversale de Mandanda, on n’imaginait pas ce
Gand-là l’emporter, tant le
manque de liant était criant
dans la formation flandrienne.
Mais en se souvenant des dernières prestations zébrées, et on
se disait que si Gand ne pouvait
pas gagner, Charleroi pouvait à
lui seul laisser filer le match.
Dans une seconde mi-temps
soporifique, agrémentée d’un

florilège de mauvaises passes de
part et d’autre, les hommes de
Mircea Rednic ont pu émerger
un fin de match, grâce à un but
entaché d’un hors-jeu de Renato Neto. La déception était
grande côté hennuyer, mais Felice Mazzù y vit toutefois un
signe encourageant : « Le point
positif, c’est qu’il n’y a pas eu
d’erreur individuelle. Même s’il
y a quand même eu un cadeau,
puisque ce but n’était pas valable ». On peut cependant se
demander dans quelle mesure
Kumedor n’offre pas ce ballon à
Kage qui d’une louche, sert Dejaegere, pour le centre qui
amène le but. Un Kage très remuant qui aurait pu alourdir la
marque si Mandanda n’avait pas
détourné sa merveille de tir sur
le poteau. Après une dernière

volée, trop croisée, de Pollet, et
un tir lointain de Daf, bien détourné par Padt, Charleroi a regagné les vestiaires sans marquer, accusant un triste bilan de
3 points sur 15, juste avant une
trêve internationale qui ne
pourra que lui faire du bien. Car
côté carolo, on n’oublie pas que
l’objectif, cette saison, ce sera
bien le maintien. Les hommes
de Felice Mazzù ont deux semaines pour préparer la suite
du championnat, qui se veut assez copieuse, avec notamment la
réception d’Anderlecht suivi
d’un déplacement piège à Waasland-Beveren. Et pour terminer
2013 : Courtrai, Club de Bruges,
Mons et Genk, rien que ça.
Les Buffalos ont quant à eux
décroché leur première victoire
depuis l’arrivée de Rednic. La

machine est-elle pour autant
lancée ? Il faudra encore du
temps, et une confirmation,
ailleurs que dans les chiffres.
Car sur le terrain, les Gantois se
cherchent toujours. ■
C.Ma. (st.)

LE MATCH
CHARLEROI - GAND. . . . . . . . . . . . . . . 0-1
Charleroi. Mandanda, Dewaest, Martos, Willems,
François (68e : Rossini), Kumedor, Ederson, Kaya,
Milicevic, Houdret (7e : Marinos puis 82e : Daf),
Pollet. Entraîneur : Mazzù.
Gand. Padt, Maréval, Lepoint, Rafinha, Arzo, Dejaegere (87e : Hubert), Van der Bruggen, Neto, El
Ghanassy (46e : Soumahoro), Pedersen (63e : Privat), Kage. Entraîneur : Rednic.
Arbitre. Vertenten.
Assistance. 5.213 spectateurs.
But. 79e : Neto (0-1).
Cartes jaunes. Pollet, Dejaeghere.

AU MAMBOURG

Houdret : ligaments
a priori intacts
Kevin Houdret s’est blessé
dès la première minute. Sur
une action anodine, le joueur
est mal retombé et a ressenti une douleur intense à
l’arrière du genou. Les ligaments ne sont a priori pas
touchés mais des examens
complémentaires doivent
être réalisés ce mardi afin de
connaître la gravité de l’entorse.

Bequille pour Marns
Le Grec est sorti en fin de
match, victime d’une béquille sans gravité. (C.Ma.)

Mauvaise affaire pour Waasland qui méritait mieux à Zulte
premier tour a premis au tanL ’ultime rencontre du d’asdem Peeters-Czerniatynski

surer son premier coaching pour
Waasland, en déplacement à
Zulte. Si l’issue fut finalement
défavorable aux Waeslandiens,
les échanges furent équilibrés et
les occasions les plus franches en
faveur des visiteurs. Du moins
jusqu’au tournant du match, soit
à la 70e quand Blondelle stoppa
fautivement Conte qui allait se
présenter seul devant Coosemans. Exclusion du fautif et pe-

nalty transformé en deux temps
par Habibou. Huit minutes plus
tard, Caceres, d’un angle fermé,
tuait définitivement le match, à
l’issue duquel Bob Peeters voulait surtout pointer le positif :
« Certes, après le penalty, on
n’était plus dans le coup mais je
pense qu’il faut surtout retenir
l’excellente mentalité et l’esprit
combatif de l’équipe. On a aussi
développé quelques bonnes séquences et on a eu pas mal d’occasions. Je vois le 2e tour de manière optimiste. » ■

LOKEREN - FC MALINES 4-0
Lokeren. Copa, Scholz, Odoi, Taravel (90e : Mingiedi Moembele), Galitsios, Overmeire, Persoons,
Vanaken (90e+3 : Leko), Patosi, De Pauw, Dutra
(89e : Despotovic). Entraîneur : Maes.
FC Malines. Pacovski, Ghomsi, Vandam, Bateau,
De Witte, Diabang (76e : Iddi), Destorme (46e :
Junker), Van Damme (46e : Rits), Kamavuaka, Cordaro, Mokulu. Entraîneur : van Veldhoven.
Arbitre. Van de Velde.
Assistance. 7.187 spectateurs.
Buts. 2e : Taravel (1-0), 21e : De Pauw (2-0), 56e :
Dutra (3-0), 63e : Dutra (4-0).
Cartes jaunes. Kamavuaka, Junker, Taravel, Bateau.

LOUVAIN - LIERSE 2-0
Louvain. Bailly, Robson, Raymaekers, Thompson,
Wijns, Van Goethem, Geraerts, Messoudi (83e :
Kostovski), Ogunjimi, Ruytinx (89e : Gislason),
Azevedo (60e : Buysens). Entraîneur : Van Geneugden.
Lierse. Goris, Swinkels, Farag (54e : Farssi), Traore
(68e : Saidi), Hoefkens, Ghaly, Wils, Vercauteren
(54e : Watt), Losada, Wanderson Wamberto, Menga. Entraîneur : Menzo.
Arbitre. Vervecken.
Assistance. 8.320 spectateurs.

CERCLE - COURTRAI 3-1
Cercle de Bruges. Delle, Buysse (65e : Van Eenoo), Mertens, Cornelis, Wils, Smolders, Van
Acker, Van Roose, D’Haene, Uchebo (69e : Buyl),
Kabananga. Entraîneur : Staelens.
Courtrai. Keet, Heylen (46e : Matton), Reynaud,
Martin, Capon, De Mets, De Smet, Pavlovic (72e :
Raman), Oussalah (85e : Ulens), Santini, Coulibaly.
Entraîneur : Vanhaezebrouck.
Arbitre. Lardot.
Assistance. 7.050 spectateurs.

Buts. 22e : Ruytinx (1-0), 24e : Geraerts (2-0).

Buts. 21e : Smolders (1-0), 23e : Uchebo (2-0), 57e :
Matton (2-1), 90e (+1) : Buyl (3-1).

Cartes jaunes. Traore, Thompson, Raymaekers,
Losada, Menga, Ogunjimi, Wils, Ghaly.

Cartes jaunes. Kabananga, Heylen, Pavlovic,
Martin.

Z.WAREGEM - WAASLAND 2-0
Zulte Waregem. Bossut, De fauw, Colpaert, Godeau (61e : Sylla), D’Haene, Kums, Hazard (90e +
4 : Skulason), Conte, Malanda (83e : N’Diaye), Caceres, Habibou. Entraîneur : Dury.
Waasland-Beveren. Coosemans, Bojovic, D’Ulivo, Blondelle, Vermeulen, Henkens, Mil. Maric,
Godemèche (51e : Maman), Oumarou (81e : Demjan), Trickovski (73e : Belhocine), Veselinovic. Entraîneur : Peeters.
Arbitre. Bourdouxhe.
Assistance. 7.722 spectateurs.
Buts. 70e : Habibou, pen. (1-0), 78e : Caceres (2-0).
Cartes jaunes. Coosemans, Mil. Maric.
Carte rouge. Blondelle (70e).

14
Le Soir Mardi 12 novembre 2013

LESSPORTS 15

Coup double pour Westerlo
DIVISION 2

Les Campinois passent en tête de la tranche et du classement général

Exploit des jeunes Molenbeekois à MouscronPéruwelz.
Eupen a subi sa première défaite de la saison face à Saint-Trond.
Les Trudonnaires
montent clairement en
puissance.

A

près avoir été jusqu’ici
dominé tantôt par Mouscron, tantôt par Eupen,
qui a même remporté la première tranche, le championnat a
connu un nouveau tournant ce
week-end. Westerlo, à l’aise à
Geel, a en effet pris la tête du
classement, tout en s’emparant
également de la première place
de celui de la deuxième tranche.
Sans faire beaucoup de bruit

mais
avec
une
certaine
constance, les Campinois n’ont
jamais jusqu’ici connu de passage à vide, restant toujours en
embuscade.
Un parcours enfin récompensé
une semaine avant de recevoir
des Mouscronnois en perte de vitesse. Avec seulement un point
glané lors de leurs trois derniers
matchs, les Hennuyers ne se déplaceront pas au Kuipje dans des

conditions idéales. Défait par
Saint-Trond, Eupen n’est plus,
lui non plus, aussi fringant, à
l’inverse de Limbourgeois relancés après leurs succès récents
face aux Mouscronnois puis chez
les germanophones. La lutte
pour le titre reste donc indécise,
d’autant que l’Antwerp, qui a
vaincu le White Star, n’a pas dit
son dernier mot.
On retiendra par ailleurs le

Les Mouscronnois manquent de fraîcheur
Mouscron

1

Tubize

White Star

2

1

effacer la décevante
faite subie contre
le
P ourStar se devait deDessel,déWhite
prester à
un bien meilleur niveau face à
l’Antwerp, dans un Bosuil, dont
l’historique tribune 1 était fermée
pour des raisons de sécurité.
Pour ce faire, Lionel Bah, le
mentor des Bruxellois, remaniait
une nouvelle fois son équipe.
Jonckheere, Amadi et Mansour
Diop effectuaient leur retour
dans le onze de base. Tout comme
Mihoubi qui prenait place au
poste de milieu gauche. Ndoye
glissait de la défense centrale au

0

pas moins
sept essais
a
A près infructueux,deTubizedoenfin remporté un match à

Khiter (à droite) et les Mouscronnois ne sont pas parvenus à prendre en défaut la solide organisation
molenbeekoise.© RENÉ BRENY.

« Pas uniquement pour son but,
mais bien pour son travail défensif. Je lui avais demandé de
s’occuper de Provoost, ce qu’il a
fait à merveille. Mais tous les
joueurs se sont battus avec cet
état d’esprit. C’est ce qui nous a
permis de revenir avec la victoire. »
Si les sourires étaient de mise
du côté bruxellois, au RMP,
c’était la soupe à la grimace.
Avec un maigre point récolté
sur les neuf mis récemment en
jeu, les Mouscronnois ont perdu
provisoirement leur première
place. Mais Vincent Provoost ne
veut pas céder à la panique.
Pour lui, on ne peut pas (encore) parler de crise au Canonnier. « Nous n’aurions rien dû
lâcher mais c’est comme cela.
Lundi, nous allons devoir par-

ler entre nous pour voir ce qui
ne va pas pour le moment. Mais
cela devra rester certainement
entre nous. Et puis, ce n’est que
notre troisième défaite de la saison. »
Dimanche
prochain,
les
Mouscronnois se déplaceront à
Westerlo, le nouveau leader de
la série. « Nous devons nous ressaisir là-bas. »
Arnaud Dos Santos, le coach
des Hennuyers, pointait lui le
manque de fraîcheur de son
noyau. « Je dispose de quatorze
joueurs qui ont quasiment tout
joué depuis le début de la saison. Donc, indéniablement, il
nous manque un peu de jus en
ce moment. »
L’entraîneur compte bien demander des renforts lors du
mercato hivernal à ses patrons.

Reste à savoir si la direction lilloise fera l’effort et déliera les
cordons de la bourse afin d’atteindre son objectif avec le
RMP, soit de rejoindre l’élite
belge le plus vite possible. ■
T. V.

LE MATCH

back droit, Mpati montant d’un
cran. De nombreux changements
à la base de l’entame de match
compliquée des Etoilés ?
Une chose est sûre, ils ont subi
la pression anversoise durant 25
minutes, incapables de développer leur jeu. Ce qui devait arriver
survenait à la 18e, lorsque Vansteenkiste débordait Ndoye et
centrait pour Faucher qui reprenait de la tête pour l’ouverture du
score. Fall montait alors au jeu et
le White Star se dégageait un peu.
« Il fallait revenir au score et je
savais que la vitesse et la pénétration de Fall pouvaient faire mal à
l’Antwerp », justifiait Bah.
Mais les Etoilés ne se montraient réellement dangereux
qu’au retour des vestiaires. Après

quelques occasions manquées,
les visiteurs revenaient même au
score grâce à un superbe travail
de Courgnaud, conclu par Fall.
Avant de subir une nouvelle désillusion lorsque le joker des Anversois, Mombongo, crucifiait Viviani d’une reprise de la tête au
petit rectangle.
Cruel pour des Bruxellois qui
terminaient même la partie à
neuf suite aux exclusions d’Obin
et Courgnaud dans les arrêts de
jeu. « Nous avons dominé le second acte, nous nous sommes créé
quelques occasions mais nous
n’avons su en concrétiser qu’une
seule. Alors que l’Antwerp s’est
montré plus réaliste en arrachant
la victoire sur sa seule possibilité
de la seconde mi-temps. C’est très

J.-F. De.

P.16 LES RÉSULTATS

micile, alors qu’il est toujours invaincu en déplacement. Et ce,
face à des Virtonais au début de
rencontre prometteur, mais qui
ont singulièrement manqué de
punch en zone de finition. C’est
sur un coup franc de Liard exploité par Vandenbroeck après
une demi-heure de jeu que la décision est tombée. L’Excelsior
s’est ensuite créé quelques occasions, mais en fin de match,
Doumbouya, bien servi à chaque
fois par Ambroise, a raté deux
énormes possibilités de rassurer
définitivement les Brabançons.
Dante Brogno savourait néanmoins : « Notre victoire est méritée. Onana aurait déjà pu ouvrir
la marque après deux minutes
seulement et le score au repos
était certainement logique. Le
début de la seconde période a été
plus compliqué à gérer, notamment en raison du stress et de
l’état du terrain. Mais l’entrée au
jeu d’Ambroise nous a apporté de
la vitesse et de la profondeur.
Nous aurions déjà pu gagner
l’un ou l’autre match à domicile,
mais ce sont à chaque fois des erreurs individuelles qui nous ont
empêchés de le faire. Or, ce soir,
personne n’a commis d’erreur et
chacun a respecté les consignes.
C’est toute la différence. »
En face, Frank Defays ne pou-

vait en dire autant : « Pour
mettre la balle au fond, il faut
avoir l’esprit de tueur. Mais, bon,
si on a peur de la boue… Avant le
match, j’avais bien insisté sur la
concentration et quand je vois
que, sur le premier ballon en profondeur, on est déjà mis en difficulté, j’en arrive à me demander
si les garçons comprennent vraiment ce que je leur demande ! »
Les Gaumais ont également
manqué de présence dans le rectangle. « Là aussi, j’avais demandé avant la partie à mon attaquant de jouer de manière
axiale pour faire en sorte qu’il
soit présent à la réception des
centres. Or, à chaque fois, il n’y
avait personne. »
Et pour couronner le tout,
l’Excelsior s’est vu refuser un but
en fin de match. « Il faut qu’on
m’explique comment une balle
peut être sortie alors qu’elle va
sur le poteau qui la renvoie vers
le point de penalty ! » ■
J.-F. De.

LE MATCH
TUBIZE – VIRTON . . . . . . . . . . . . . . . . 1-0
Tubize. Santos Pravos, Vinamont, Vandenbroeck,
Laurent, Héris, Kheyari, Neels, Liard, Onana (90e :
Garlito), Dugary (75e : Doumbouya), Bailly (58e :
Ambroise). Entraîneur : Brogno.
Virton. Di Gregorio, Zimmer, Blaise, Menessou,
Thiam, Etienne (52e : Cornet), Raboteur, Delaby
(63e : Dufour), Croizet, Focki, Kehli (75e : Yéyé). Entraîneur : Defays.
Arbitre. De Roover.
Assistance. 336 spectateurs.
But. 31e : Vandenbroek (1-0).
Carte jaune.Yéyé.

AUTRES RENCONTRES DE DIVISION 2

MOUSCRON - RWDM . . . . . . . . . . . . . . 0-1
Mouscron-Peruwelz. Oukidja, Pichot, Boli, Delacourt, Mohamed, Provoost, Michel, Vandendriessche, Khiter (80e : A. Jakolis), Alliotte, Bova
(67e : Badri). Entraîneur : Dos Santos.
RWDM Brussels. Sourzac, Bilgic (87e : Doudouh),
Kere, Labor, N’Diaye, Habarugira, Nollevaux, Camara, Cabeke, Bouyfoulkitne (90e+3 : Bellia), Tonini (71e : Lkoutbi). Entraîneur : Beugnies.
Arbitre. Brinckman.
Assistance. 1.500 spectateurs.
But. 81e : Bouyfoulkitne (0-1).
Cartes jaunes. Kere, Delacourt.

Les Etoilés ont payé leur réveil trop tardif
Antwerp

Virton

1

le résultat entre
Eupen et Saint-Trond du
C onnaissantles Mouscronnois
vendredi soir,
savaient qu’ils pouvaient réaliser une excellente opération au
classement général en cas de
succès sur une équipe du
RWDM diminuée par les suspensions et les blessures, ainsi
que par les soucis extra-sportifs
liés aux retards de paiements.
Mais voilà, même privés de
quatre titulaires, les Bruxellois
se sont montrés coriaces. Et tellement bien organisés qu’ils
n’ont laissé que peu d’occasions
aux Mouscronnois, tout en s’offrant le luxe d’inscrire l’unique
but de la partie en fin de match.
Un but tout aussi unique que
magnifique. Cabeke était parvenu à arracher le ballon des
pieds de Michel. En situation
de deux contre un, le joueur du
RWDM transmettait le cuir à
Bouyfoulkitne, lequel décochait
quasi instantanément une superbe frappe dans la lucarne
d’Oukidja. « Je n’ai pas beaucoup réfléchi, reconnaissait l’auteur du but. J’ai contrôlé le ballon et j’ai frappé. Tout simplement. »
« Cette victoire nous fait du
bien à tous, se réjouissait Didier
Beugnies, l’entraîneur des Molenbeekois. C’est bon pour notre
confiance après notre deux sur
douze, mais aussi pour l’ambiance au sein du groupe. Avec
l’extrasportif qui plombe un peu
l’atmosphère pour le moment,
cela ne peut être que positif.
Nous avons eu une semaine agitée, mais j’espère que cela va
s’arranger. On a peut-être fait
grève, mais les joueurs se sont
entraînés chacun de leur côté.
Peut-être qu’on devrait faire
grève toutes les semaines quand
on voit comment on a joué ce
soir… »
Ce qui risque bien de se passer, vu que les Bruxellois n’ont
toujours pas reçu les garanties
espérées.
Didier Beugnies a aussi voulu
mettre en évidence son buteur
d’un soir, Hamid Bouyfoulkitne.

une excellente opération en remportant son premier succès à domicile de la saison. Il a en effet
également pris ses distances avec
le bas de classement, où Hoogstraten et Visé semblent filer
vers la D3, et où la dernière victime des Tubiziens, Virton, file
un mauvais coton. ■

Les Tubiziens gagnent
enfin à domicile

RWDM

0

partage de Bousu-Dour à Heist.
Les Hennuyers demeurent invaincus depuis sept journées,
mais leur direction recherche
toujours des solutions à ses
graves problèmes financiers. Le
White Star fait donc, lui, du surplace et présente un bilan insuffisant vu les investissements réalisés depuis l’arrivée des repreneurs dubaïotes au printemps
dernier. Enfin, Tubize a réalisé

frustrant », concluait Bah, qui
est déjà le 3e entraîneur des Etoilés cette saison, mais n’a réalisé
qu’un 7 sur 24 depuis son arrivée
au stade Fallon. ■
Se. S.

LE MATCH
ANTWERP - WHITE STAR . . . . . . . . . . . 2-1
Antwerp. Sengier, Bakkenes, Diakite, De Roeck,
Vansteenkiste, De Decker, Maynard, Kil (90e : Nirisarike), Guvenc (80e : Mombongo), Faucher, Tano
(59e : Bubb). Entraîneur : Hasselbaink.
White Star Bruxelles. Viviani, Ndoye (33e : Fall),
Jonckheere, Debefve, El Banouhi, Obin, M. Diop
(63e : Damour), Mpati, Mihoubi (70e : De Carvalho), Courgnaud, A. Diop. Entraîneur : Bah.
Arbitre. Saadouni.
Assistance. 6.000 spectateurs.
Buts. 18e : Faucher (1-0), 77e : Fall (1-1), 83e : Mombongo (2-1).
Carte jaune. Debefve.
Cartes rouges. Obin et Courgnaud (90e+3).

Lommel - Visé : 5-1. Nouvelle déroute pour des Visétois à nouveau très décevants et déjà menés au repos sur le score sans appel de trois buts à zéro (doublé
de Gano et autogoal d’Aka
Etien). Le mentor mosan effectuait alors deux changements,
espérant voir ses troupes se révolter. Mais c’était au tour de
Goffin de marquer contre son
camp. Biatour sauvait bien
l’honneur, à charge pour Regales
de sceller le score.
Heist - Boussu : 0-0. . A la 34e
minute, un coup franc de Koffi
était détourné de justesse par le
portier local. En vue du repos, un
autre essai de l’avant-centre
boussutois était repoussé par un
défenseur local, Pittoors. Les
Anversois étaient plus dangereux après la pause, mais Webers
croquait son envoi et Criel tirait
sur le piquet. En contre, BoussuDour héritait également de plusieurs possibilités, sans parvenir
à les concrétiser. Arnauld Mercier, son entraîneur, privé désormais de son adjoint Stéphane
Szczepaniak, lequel a démissionné, notamment en raison des lacunes, selon lui, en matière de
communication du manager du
club, regrettait la perte de deux
points. « J’ai dénombré 14
frappes au but pour nous, contre
3 seulement pour Heist. Cela dé-

montre clairement notre domination. Mais aussi une maladresse certaine en zone de finition. Compte tenu de toutes les
occasions franches que nous
avons eues, nous nous devions de
marquer au moins un but. Mais
nous sommes tombés sur une
belle équipe de Heist, difficile à
déstabiliser dans ses propres installations. Je me dis donc finalement que ramener un point d’ici
ne constitue pas un mauvais résultat en soi. Qui plus est, dans
des conditions climatiques particulièrement difficiles. »
Eupen - Saint-Trond : 1-2. Contre
le cours du jeu, Dufour ouvrait le
score en dépit d’un angle réduit.
Eupen répliquait promptement :
un coup franc placé de son flanc
gauche Schouterden ne laissait
aucune chance à Schollen. SaintTrond restait dangereux et Dequévy était tout près de marquer
à son tour, mais le dernier rempart de l’Alliance Deumeland se
montrait très attentif. Après la
pause, le match demeurait indécis mais Dufer, d’une reprise de
la tête sur un service précis de
Dufour, donnait la victoire aux
hommes de Yannick Ferrera. En
fin de partie, Kabasele ratait la
balle d’égalisation, Schollen effectuant également quelques arrêts. ■
J.-F.De.
15
Le Soir Mardi 12 novembre 2013

16 LESSPORTS

e journée de D1 en un coup d’œil Division 2
La 15
LE SOIR - 12.11.13

Résultats

Prochaine journée

Classement

Lokeren - FC Malines

4-0

Playoffs 1

Ostende - Mons

2-0

Equipes

Charleroi - Gand

0-1

Louvain - Lierse

2-0

Cercle de Bruges - Courtrai

3-1

Playoffs 2

Playoffs 3

Samedi 23 novembre

j

p

n

buts p-c-d

pts

Charleroi - Anderlecht

15

1. Standard (1)

g
10

1

4

29-9 (+20)

34

Ostende - Genk

20 h 00

Zulte - FC Malinois

20 h 00

Gand - Waasland

20 h 00

2. Genk (2)

15

10

3

2

28-13 (+15)

32

18 h 00

Standard - FC Bruges

0-0

3. Zulte Waregem (4)

15

9

1

5

31-21 (+10)

32

Louvain - Courtrai

20 h 00

Genk - Anderlecht

0-1

4. Anderlecht (5)

15

10

4

1

38-17 (+21)

31

Cercle de Bruges - Lierse

20 h 00

Zulte Waregem - Waasland

2-0

5. FC Bruges (3)

15

9

3

3

22-14 (+8)

30

6. Lokeren (7)

15

8

5

2

29-20 (+9)

26

7. Courtrai (6)

15

8

6

1

21-17 (+4)

25

Les meilleurs buteurs

8. Cercle de Bruges (8)

15

5

5

5

15-22 (-7)

20

1. Harbaoui (Lokeren)

Zoom sur la journée
Buts

9. Gand (11)

15

4

5

6

17-22 (-5)

Dimanche 24 novembre
Lokeren - FC Bruges

18 h 00

Standard - Mons

20 h 30

Santini (Courtrai)
Batshuayi (Standard)
Hazard (Zulte-Waregem)
Vossen (Genk)
Habibou (Zulte-Waregem)
Kljestan (Anderlecht)
Ezekiel (Standard)
Mitrovic (Anderlecht)
Pollet (Charleroi)
Ruytinx (Louvain)
Suarez (Anderlecht)

18

16

31

10. FC Malines (9)

15

4

7

4

20-27 (-7)

15e

7e

11. Charleroi (10)

15

3

6

6

17-22 (-5)

15

12. Lierse (12)

15

4

9

2

11-25 (-14)

3.

16

14

Cartes jaunes
22

32

37

7e

15e

11e

Cartes rouges
1

2

10

2e, 3e, 9e 15e

12e

13. Louvain (13)

15

3

7

5

19-26 (-9)

15

3

9

3

11-25 (-14)

1

8

6

11-22 (-11)

9

16. Mons (16)

0

12

3

11-28 (-17)

7.

12

15. Waasland-Beveren (15) 15

5.

14

14. Ostende (14)

4.

3

15

Charleroi

Courtrai

Gand

Genk

Lierse

Lokeren

Louvain

FC Malines

Mons

Ostende

Standard

Waasland-Beveren

Zulte Waregem

30/11

5-2

0-1

4-1

1/3

2-0

2-3

3-1

5-0

15/2

15/3

1-1

7/12

2-0

15/2

1-1

0-2

4-1

1-0

1-0

7/12

1/2

30/11

1/3

26/12

3-1

8/3

21/12

23/11

18/1

1-1

22/2

14/12

2-0

0-5

8/2

0-1

1-1

8/3

2-1

18/1

2-2

21/12

1/2

15/2

1-1

15/3

24/8

3-3

1-0

1-2

22/2

2-0

26/12

2-1

30/11

1-2

2-1

15/2

1/2

2-1

1-1

1-1

0-1

23/11

7/12

30/11

1-0

8/3

3-0

0-2

22/2

5-2

15/3

1/3

26/12

2-1

0-2

30/11

1-0

1-2

21/12

4-0

2-1

1-0

25/1

8/3

2-4

8/2

2-2

14/12

7/12

4-2

25/1

4-2

15/2

0-2

14/12

2-2

1/3

0-2

1-1

7/12

2-4

25/1

1-1

2-2

8/2

10
10
9
9
8
7
7
5
4
4
4
4
4
3
3
2
1
1

4
2
5
5
4
4
3
4
7
6
6
5
2
5
4
7
4
3

1
3
1
1
3
4
5
6
4
5
5
6
9
7
8
6
10
11

.
.
.
.
.
.
.
.
.

.
.
.
.
.
.
.
.
.

28-13
28-12
38-16
21-11
28-13
20-17
21-19
17-20
21-16
16-16
23-25
17-27
12-32
15-20
14-16
19-27
15-30
15-38

16e journée
Boussu Dour - Geel . . . . . . . . . . . . . sam. 19h00
Dessel Sport - Antwerp. . . . . . . . . . . sam. 19h30
Hoogstraten - Visé . . . . . . . . . . . . . . sam. 29h00
Saint-Trond - Tubize . . . . . . . . . . . . . sam. 20h00
Virton - Lommel . . . . . . . . . . . . . . . sam. 20h00
Roulers - Heist . . . . . . . . . . . . . . . . sam. 20h00
RWDM Brussels - Eupen . . . . . . . . . . sam. 20h00
White Star Bruxelles - Alost . . . . . . . . dim. 15h00
Westerlo - Mouscron-Peruwelz . . . . . . dim. 15h00
Deuxième tranche
1. Westerlo . . . . . . . . . . . . 5 4 0 1 9- 4 12
2. Boussu Dour. . . . . . . . . . 5 3 2 0 6- 1 11
3. Lommel. . . . . . . . . . . . . 5 3 1 1 12- 5 10
4. Saint-Trond . . . . . . . . . . 5 3 1 1 7- 5 10
5. Tubize . . . . . . . . . . . . . . 5 2 2 1 9- 6 8
6. Alost. . . . . . . . . . . . . . . 5 2 2 1 8- 5 8
7. Geel . . . . . . . . . . . . . . . 5 2 2 1 6- 5 8
8. Antwerp . . . . . . . . . . . . 5 2 1 2 8- 7 7
9. Heist. . . . . . . . . . . . . . . 5 2 1 2 7- 6 7
10. Mouscron-Peruwelz . . . . . 5 2 1 2 6- 5 7
11. Dessel Sport. . . . . . . . . . 5 2 0 3 5- 7 6
12. Eupen (*) . . . . . . . . . . . . 5 1 3 1 9- 8 6
13. White Star Bruxelles . . . . . 5 1 2 2 3- 4 5
14. Roulers . . . . . . . . . . . . . 5 1 2 2 4- 7 5
15 . RWDM Brussels . . . . . . . 5 1 2 2 5- 9 5
16 . Hoogstraten . . . . . . . . . 5 1 1 3 4- 7 4
17. Virton . . . . . . . . . . . . . . 5 0 2 3 2- 6 2
18. Visé . . . . . . . . . . . . . . . 5 0 1 4 6-19 1

1-2
0-0
2-1
1-3
5-1
1-0
0-1
4-1
1-3
34
32
32
32
28
25
24
19
19
18
18
17
14
14
13
13
7
6

Division 3 A
Match avancé
Audenaerde - Bornem . . . . . . . . . . . . . . . . . 3-1
Classement
1. Audenaerde . . . . . . . 15 10 3 2 32-15 33
2. SK Londerzeel . . . . . . 14 8 4 2 27-14 28
3. RC Malines . . . . . . . . 14 8 4 2 24-14 28
4. Deinze . . . . . . . . . . . 14 8 3 3 28-15 27
5. Ath . . . . . . . . . . . . . 14 7 5 2 27-16 26
6. Coxyde. . . . . . . . . . . 14 7 3 4 31-20 24
7. FC Dendre. . . . . . . . . 14 6 2 6 22-26 20
8. Izegem . . . . . . . . . . . 14 5 4 5 21-22 19
9. Rupel Boom . . . . . . . 14 5 3 6 19-29 18
10. Brakel. . . . . . . . . . . . 14 5 2 7 18-26 17
11. Tournai. . . . . . . . . . . 14 4 5 5 22-24 17
12. Tamise . . . . . . . . . . . 14 5 1 8 19-22 16
13. RC Gand . . . . . . . . . . 14 3 7 4 19-21 16
14. Saint-Nicolas . . . . . . . 14 4 3 7 17-19 15
15. Bornem . . . . . . . . . . 15 4 3 8 23-26 15
16. Hamme . . . . . . . . . . 14 3 3 8 25-33 12
17. Torhout . . . . . . . . . . 14 3 3 8 13-24 12
18. St. Wetteren . . . . . . . 14 2 2 10 11-32 8

15e journée
FC Dendre - Tournai . . . . . . . . . . . . . ven. 20h30
Audenaerde - SK Londerzeel . . . . . . . sam. 19h30
Torhout - Saint-Nicolas . . . . . . . . . . . sam. 19h30
RC Malines - Bornem . . . . . . . . . . . . sam. 20h00
Deinze - RC Gand . . . . . . . . . . . . . . sam. 20h00
Ath - Coxyde . . . . . . . . . . . . . . . . . dim. 14h30
Hamme - Olsa Brakel . . . . . . . . . . . . dim. 15h00
Rupel Boom - Izegem . . . . . . . . . . . . dim. 15h00
St. Wetteren - Tamise . . . . . . . . . . . . dim. 15h00
Deuxième tranche
1. Deinze . . . . . .
2. Hamme. . . . . .
Izegem . . . . . .
4. Audenaerde. . .
RC Malines. . . .
6. FC Dendre . . . .
Tamise . . . . . .
8. Ath. . . . . . . . .
SK Londerzeel .
Saint-Nicolas . .
11. Olsa Brakel. . . .
Rupel Boom. . .
Tournai . . . . . .
14. St. Wetteren. . .
15. Bornem. . . . . .
Coxyde . . . . . .
RC Gand . . . . .
18. Torhout. . . . . .

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4
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5
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4
4
4
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4
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4
4
5
4
4
4

3
3
3
2
2
2
2
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1
1
1
1
1
1
0
0
0
0

1
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3
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1
1
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0
1
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1
1
2
2
2
3
2
1
1
3

8-2
12-5
10-5
10-8
6-3
8-9
7-6
4-5
7-7
2-2
5-6
3-6
7-9
3-7
5-8
5-7
4-5
2-6

10
9
9
8
8
7
7
5
5
5
4
4
4
3
3
3
3
1

15/3

4-0

15
15
15
15
15
15
15
15
15
15
15
15
15
15
15
15
15
15

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22/2

3-0

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1-1

1-2

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1-1

25/1

Classement
1. Westerlo . . . . . . . .
2. Mouscron-Peruwelz
3. Eupen . . . . . . . . .
4. Saint-Trond . . . . . .
5. Antwerp . . . . . . . .
6. RWDM Brussels . . .
7. Boussu Dour . . . . .
8. Alost . . . . . . . . . .
9. Lommel . . . . . . . .
10. White Star Bruxelles
11. Tubize . . . . . . . . .
12. Heist . . . . . . . . . .
13. Dessel Sport . . . . .
14. Geel. . . . . . . . . . .
15. Virton. . . . . . . . . .
16. Roulers. . . . . . . . .
17. Hoogstraten . . . . .
18. Visé . . . . . . . . . . .

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26/12

15/3

Anderlecht

Cercle

25/1

Anderlecht

FC Bruges

Tous les matchs de la saison

8.

11
11
10
9
8
8 (+1)
7
6
6
6
6 (+1)
6

15e journée
Eupen - Saint-Trond . . . . . . . . . . . .
Heist - Boussu-Dour . . . . . . . . . . . .
Antwerp - White Star Bruxelles . . . . .
Hoogstraten - Dessel Sport. . . . . . . .
Lommel - Visé . . . . . . . . . . . . . . . .
Tubize - Virton . . . . . . . . . . . . . . . .
Mouscron-Péruwelz - RWDM Brussels.
Alost - Roulers . . . . . . . . . . . . . . . .
Geel - Westerlo . . . . . . . . . . . . . . .

2013

2014

FC Bruges

4-0

Cercle

0-4

2-0

Charleroi

23/11

14/12

2-0

Courtrai

8/2

4-1

1/3

7/12

Gand

14/12

21/12

1-1

1/3

18/1

Genk

0-1

8/2

1-0

26/12

1-0

25/1

Lierse

1/2

18/1

1-1

2-1

2-0

7/12

15/2

Lokeren

22/2

23/11

3-0

8/2

14/12

2-2

3-1

1-0

Louvain

8/3

22/2

26/12

0-0

23/11

1-1

1-4

2-0

2-1

FC Malines

18/1

1-2

1-2

15/3

21/12

30/11

1/2

0-0

1/3

4-2

Mons

0-2

0-1

1-1

1-2

0-1

26/12

2-3

8/2

30/11

15/3

25/1

Ostende

0-3

1-2

7/12

1-0

8/3

8/2

23/11

22/2

26/12

1-1

0-3

2-0

Standard

21/12

0-0

1/2

2-2

2-0

22/2

14/12

3-0

2-1

1-0

8/3

23/11

18/1

Waasland-Beveren

0-3

1-2

0-1

30/11

1/2

1-1

0-0

21/12

0-2

15/2

0-0

18/1

2-0

15/3

Zulte Waregem

4-3

8/3

15/2

1-1

1-0

3-2

18/1

14/12

1/2

4-2

23/11

2-0

21/12

1-0

Division 3 B
15e journée
La Louvière - Charleroi Fleurus . . . . . . sam. 20h00
Ciney - Sprimont Comblain . . . . . . . . sam. 20h00
Huy - Turnhout . . . . . . . . . . . . . . . . sam. 20h00
Hasselt - La Calamine . . . . . . . . . . . . sam. 20h00
Patro Eisden - Diegem . . . . . . . . . . . sam. 20h00
Grimbergen - Berchem . . . . . . . . . . . sam. 14h30
Union - Oosterzonen . . . . . . . . . . . . dim. 15h00
Woluwe Zaventem - Verviers . . . . . . . dim. 15h00
Cappellen - Bocholt . . . . . . . . . . . . . dim. 15h00
Deuxième tranche
1. Woluwe-Zaventem . . . . . 5 3 1 0 8- 2 11
2. Turnhout . . . . . . . . . . . . 4 3 1 0 8- 1 10
3. Ciney . . . . . . . . . . . . . . 4 3 0 1 6- 3 9
Sprimont-Comblain . . . . . 4 3 0 1 15- 6 9
5. Bocholt . . . . . . . . . . . . . 4 2 1 1 6- 4 7
Hasselt . . . . . . . . . . . . . 4 2 1 1 5- 4 7
Verviers . . . . . . . . . . . . . 4 2 1 1 6- 4 7
8. Patro Eisden . . . . . . . . . . 4 2 0 2 6- 9 6
9. La Calamine . . . . . . . . . . 5 1 2 2 10- 9 5
La Louvière Centre. . . . . . 4 1 2 1 8- 8 5
Union . . . . . . . . . . . . . . 4 1 2 1 7- 6 5
12. Berchem . . . . . . . . . . . . 4 1 1 2 4- 5 4
Charleroi-Fleurus. . . . . . . 4 1 1 2 7-10 4
Diegem . . . . . . . . . . . . . 4 1 1 2 9-10 4
Oosterzonen . . . . . . . . . 4 1 1 2 6-13 4
16. Cappellen . . . . . . . . . . . 4 0 1 3 3- 7 2
17. Grimbergen . . . . . . . . . . 4 0 1 3 2- 9 1
Huy . . . . . . . . . . . . . . . 4 0 1 3 3- 8 1

Match avancé
Woluwe-Zaventem - La Calamine . . . . . . . . . 0-0
Classement
1. Woluwe-Zaventem (*) .
2. Verviers . . . . . . . . . .
3. Sprimont-Comblain . .
4. Turnhout . . . . . . . . .
5. Bocholt . . . . . . . . . .
6. Union. . . . . . . . . . . .
7. La Louvière Centre . . .
8. Hasselt . . . . . . . . . . .
9. Patro Eisden . . . . . . .
10. Grimbergen. . . . . . . .
11. La Calamine . . . . . . .
12. Cappellen . . . . . . . . .
13. Ciney . . . . . . . . . . . .
14. Oosterzonen . . . . . . .
15. Huy . . . . . . . . . . . . .
16. Berchem. . . . . . . . . .
17. Charleroi Fleurus . . . .
18. Diegem . . . . . . . . . .

15
14
14
14
14
14
14
14
14
14
15
14
14
14
14
14
14
14

11
8
8
7
6
6
6
6
5
5
5
5
4
4
3
3
3
2

3
3
1
3
5
4
4
3
6
3
3
3
5
3
4
3
2
2

1
3
5
4
3
4
4
5
3
6
7
6
5
7
7
8
9
10

31- 7
27-12
36-21
19-18
20-17
23-14
23-20
13-16
21-15
21-23
27-31
17-24
15-18
17-37
16-18
16-23
16-28
14-30

36
27
25
24
23
22
22
21
21
18
18
18
17
15
13
12
11
8

1/3
2-0

LES RÉSULTATS DES RENCONTRES DE PROMOTION EN PAGE 21

Les résultats des principaux championnats étrangers
ALLEMAGNE
12e journée
Hanovre - Brunswick. . . . . . . . .
Bayern Munich - Augsbourg. . . .
Schalke - Werder Brême . . . . . .
Bayer Leverkusen - Hambourg . .
Wolfsburg - Dortmund . . . . . . .
Hoffenheim - Berlin . . . . . . . . .
Mönchengladbach - Nuremberg.
Mayence - Francfort . . . . . . . . .
Fribourg - Stuttgart . . . . . . . . .
Classement
1. Bayern Munich . . . . . . . . .
2. Dortmund . . . . . . . . . . . .
3. Bayer Leverkusen . . . . . . . .
4. Mönchengladbach . . . . . . .
5. Wolfsburg. . . . . . . . . . . . .
6. Schalke . . . . . . . . . . . . . .
7. Berlin. . . . . . . . . . . . . . . .
8. Stuttgart. . . . . . . . . . . . . .
9. Mayence. . . . . . . . . . . . . .
10. Werder Brême . . . . . . . . . .
11. Hanovre . . . . . . . . . . . . . .
12. Hoffenheim. . . . . . . . . . . .
13. Augsbourg . . . . . . . . . . . .
14. Hambourg . . . . . . . . . . . .
15. Francfort . . . . . . . . . . . . .
16. Fribourg . . . . . . . . . . . . . .
17. Brunswick . . . . . . . . . . . . .
18. Nuremberg . . . . . . . . . . . .

ANGLETERRE
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0-0
3-0
3-1
5-3
2-1
2-3
3-1
1-0
1-3

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12
12
12
12
12
12
12
12
12
12
12
12
12
12
12
12
12
12

32
28
28
22
21
20
18
16
16
15
14
13
13
12
10
8
8
7

11e journée
Southampton - Hull . . . . . . .
Aston Villa - Cardiff. . . . . . . .
Liverpool - Fulham . . . . . . . .
Chelsea - West Bromwich . . .
90e (+6) HAZARD (C) (2-2).
Crystal Palace - Everton . . . . .
Norwich - West Ham. . . . . . .
Tottenham - Newcastle . . . . .
Sunderland - Manchester City
Swansea - Stoke. . . . . . . . . .
Manchester Utd - Arsenal . . .
Classement
1. Arsenal. . . . . . . . . . . . .
2. Liverpool . . . . . . . . . . .
3. Southampton . . . . . . . .
4. Chelsea . . . . . . . . . . . .
5. Manchester Utd . . . . . . .
6. Everton . . . . . . . . . . . .
7. Tottenham . . . . . . . . . .
8. Manchester City . . . . . . .
9. Newcastle . . . . . . . . . . .
10. West Bromwich . . . . . . .
11. Aston Villa. . . . . . . . . . .
12. Hull . . . . . . . . . . . . . . .
13. Swansea . . . . . . . . . . . .
14. Cardiff . . . . . . . . . . . . .
15. Norwich . . . . . . . . . . . .
16. West Ham . . . . . . . . . . .
17. Stoke . . . . . . . . . . . . . .
18. Fulham. . . . . . . . . . . . .
19. Sunderland . . . . . . . . . .
20. Crystal Palace . . . . . . . .

FRANCE

ESPAGNE
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4-1
2-0
4-0
2-2

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0-0
3-1
0-1
1-0
3-3
1-0

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11
11
11
11
11
11
11
11
11
11
11
11
11
11
11
11
11
11
11
11

25
23
22
21
20
20
20
19
17
14
14
14
12
12
11
10
10
10
7
4

13e journée
Osasuna - Almeria . . . . . . . . .
Grenade - Malaga . . . . . . . . .
Real Madrid - Real Sociedad. . .
Getafe - Elche . . . . . . . . . . . .
Athletic Bilbao - Levante . . . . .
Celta Vigo - Rayo Vallecano . . .
Espanyol Barcelone - FC Séville.
Valence CF - Valladolid . . . . . .
Villarreal - Atletico Madrid . . . .
Betis Séville - FC Barcelone . . .
Classement
1. FC Barcelone . . . . . . . . . .
2. Atletico Madrid . . . . . . . .
3. Real Madrid. . . . . . . . . . .
4. Villarreal . . . . . . . . . . . . .
5. Athletic Bilbao . . . . . . . . .
6. Getafe . . . . . . . . . . . . . .
7. Real Sociedad . . . . . . . . .
8 Grenade . . . . . . . . . . . . .
9. Valence CF . . . . . . . . . . .
10. Levante . . . . . . . . . . . . .
11. FC Séville . . . . . . . . . . . .
12. Espanyol Barcelone. . . . . .
13. Elche . . . . . . . . . . . . . . .
14. Malaga. . . . . . . . . . . . . .
15. Valladolid . . . . . . . . . . . .
16. Celta Vigo . . . . . . . . . . . .
17. Almeria . . . . . . . . . . . . .
18. Rayo Vallecano . . . . . . . .
19. Osasuna . . . . . . . . . . . . .
20. Betis Séville. . . . . . . . . . .

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0-1
3-1
5-1
1-1
2-1
0-2
1-3
2-2
1-1
1-4

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13
13
13
13
13
13
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13
13
13
13
13
13
13
13
13
13
13
13

37
34
31
24
23
20
17
17
17
17
16
15
14
13
12
12
12
12
10
9

13e journée
Monaco - Evian/Thonon . .
Paris SG - Nice . . . . . . . . .
Bastia - Rennes . . . . . . . .
8e : BRUNO.
Guingamp - Lille . . . . . . .
Lorient - Reims . . . . . . . .
Toulouse - Ajaccio . . . . . .
Valenciennes - Montpellier
Bordeaux - Nantes . . . . . .
Marseille - Sochaux . . . . .
Saint-Etienne - Lyon . . . . .
Classement
1. Paris SG . . . . . . . . . .
2. Lille . . . . . . . . . . . . .
3. Monaco . . . . . . . . . .
4. Nantes . . . . . . . . . . .
5. Marseille. . . . . . . . . .
6. Reims. . . . . . . . . . . .
7. Lyon . . . . . . . . . . . .
8. Guingamp . . . . . . . .
9. Saint-Etienne. . . . . . .
10. Bastia. . . . . . . . . . . .
11. Rennes. . . . . . . . . . .
12. Bordeaux . . . . . . . . .
13. Nice. . . . . . . . . . . . .
14. Evian/Thonon . . . . . .
15. Toulouse . . . . . . . . .
16. Montpellier . . . . . . . .
17. Lorient . . . . . . . . . . .
18. Valenciennes . . . . . . .
19. Ajaccio . . . . . . . . . . .
20. Sochaux . . . . . . . . . .

ITALIE
. . . . . . . . 1-1
. . . . . . . . 3-1
. . . . . . . . 1-0
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0-0
0-0
1-1
1-1
0-3
2-1
1-2

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13
13
13
13
13
13
13
13
13
13
13
13
13
13
13
13
13
13
13
13

31
27
26
23
21
19
18
18
18
18
17
17
17
16
16
14
11
9
8
7

12e journée
Catane - Udinese . . . . . . . . .
Inter Milan - Livourne . . . . . .
Genoa - Hellas Vérone . . . . .
Chievo Vérone - AC Milan . . .
Atalanta Bergame - Bologne .
Parme - Lazio Rome . . . . . . .
AS Rome - Sassuolo . . . . . . .
Cagliari - Torino . . . . . . . . . .
Fiorentina - Sampdoria Gênes
Juventus - Naples . . . . . . . .
Classement
1. AS Rome . . . . . . . . . . .
2. Juventus. . . . . . . . . . . .
3. Naples . . . . . . . . . . . . .
4. Inter Milan . . . . . . . . . .
5. Fiorentina . . . . . . . . . . .
6. Hellas Vérone . . . . . . . .
7. Genoa . . . . . . . . . . . . .
8. Lazio Rome . . . . . . . . . .
9. Atalanta Bergame. . . . . .
10. AC Milan. . . . . . . . . . . .
11. Parme . . . . . . . . . . . . .
12. Udinese . . . . . . . . . . . .
13. Cagliari. . . . . . . . . . . . .
14. Torino . . . . . . . . . . . . .
15. Livourne. . . . . . . . . . . .
16. Bologne . . . . . . . . . . . .
17. Sassuolo. . . . . . . . . . . .
18. Sampdoria Gênes. . . . . .
19. Catane . . . . . . . . . . . . .
20. Chievo Vérone . . . . . . . .

PAYS-BAS
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1-0
2-0
2-0
0-0
2-1
1-1
1-1
2-1
2-1
3-0

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12
12
12
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12
12
12
12
12
12
12
12
12

32
31
28
25
24
22
17
16
16
13
13
13
13
12
12
10
10
9
9
6

13e journée
Heerenveen - RKC Waalwijk . . . .
Roda JC - Go Ahead Eagles . . . .
Heracles - Groningue . . . . . . . .
Vitesse Arnhem - Utrecht. . . . . .
63e : DE RIDDER (U), pen. (1-1).
ADO La Haye - Cambuur . . . . . .
Zwolle - Twente. . . . . . . . . . . .
NAC Breda - PSV Eindhoven . . . .
NEC Nimègue - Ajax Amsterdam.
Feyenoord - AZ Alkmaar . . . . . .
Classement
1. Vitesse Arnhem . . . . . . . . .
2. AZ Alkmaar . . . . . . . . . . .
3. Ajax Amsterdam . . . . . . . .
4. Groningue . . . . . . . . . . . .
5. Twente. . . . . . . . . . . . . . .
6. Feyenoord . . . . . . . . . . . .
7. Zwolle . . . . . . . . . . . . . . .
8. PSV Eindhoven . . . . . . . . .
9. Heerenveen . . . . . . . . . . .
10. NAC Breda . . . . . . . . . . . .
11. Roda JC . . . . . . . . . . . . . .
12. Go Ahead Eagles . . . . . . . .
13. Utrecht . . . . . . . . . . . . . .
14. Heracles . . . . . . . . . . . . . .
15. ADO La Haye . . . . . . . . . . .
16. Cambuur . . . . . . . . . . . . .
17. RKC Waalwijk. . . . . . . . . . .
18. NEC Nimègue . . . . . . . . . .

RUSSIE
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5-2
1-4
0-3
3-1

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3-0
1-1
2-1
0-3
2-2

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13
13
13
13
13
13
13
13
13
13
13
13
13
13
13
13
13
13

24
23
22
22
21
21
20
19
18
18
17
16
15
14
13
12
9
9

16

16e journée
Ural Yekaterinburg - Rostov . . . . . . . . 1-4
Tomsk - Lokomotiv Moscou . . . . . . . . 2-0
Samara - Dynamo Moscou. . . . . . . . . 1-2
Spartak Moscou - Zenit . . . . . . . . . . . 4-2
Amkar Perm - Anzhi Makhachkala. . . . 1-0
CSKA Moscou - Terek Grozny . . . . . . . 4-1
Rubin Kazan - FC Krasnodar . . . . . . . . 0-1
Kuban Krasnodar - Nizhny Novgorod . . 4-0
Classement
1. Zenit Saint-Pétersbourg. . . . . . 16 36
2. Lokomotiv Moscou. . . . . . . . . 16 33
3. Spartak Moscou . . . . . . . . . . . 16 33
4. CSKA Moscou . . . . . . . . . . . . 16 30
5. Dynamo Moscou . . . . . . . . . . 16 29
6. FC Krasnodar. . . . . . . . . . . . . 16 27
7. Amkar Perm . . . . . . . . . . . . . 16 27
8. Kuban Krasnodar . . . . . . . . . . 16 23
9. Rostov . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 20
10. Volga Nizhny Novgorod. . . . . . 16 17
11. Rubin Kazan . . . . . . . . . . . . . 16 17
12. Samara. . . . . . . . . . . . . . . . . 16 17
13. Tomsk . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 12
14. Ural Yekaterinburg . . . . . . . . . 16 11
15. Terek Grozny . . . . . . . . . . . . . 16 9
16. Anzhi Makhachkala . . . . . . . . 16 6
Le Soir Mardi 12 novembre 2013

LESSPORTS 17

FOOTBALL À L’ÉTRANGER

Eden Hazard s’est
déjà racheté une conduite
ANGLETERRE

BELGES À L’ÉTRANGER

Sans Van Buyten,
le Bayern se détache

Le Brainois a préservé le brevet d’invincibilité de Chelsea

Déjà impliqué sur le 1er
but Blues, Hazard a gardé son calme pour offrir
un point tardif à Chelsea.
Après l’avoir sanctionné en semaine, Mourinho lui a redonné
confiance et ne l’a pas
regretté.

Vertonghen
et Dembele
battus à domicile

E

den Hazard ? Il n’avait
pas à me présenter ses excuses. Ce qui s’est passé
appartient au passé et, aujourd’hui, il m’a donné entière satisfaction dans un contexte particulièrement difficile. C’est oublié. »
Non, José Mourinho n’est pas
un ingrat. Furieux la semaine
passée à l’encontre du seul Diable
rouge qui compte vraiment à ses
yeux en ce moment – en partant
du principe qu’il a temporairement oublié Lukaku et que De
Bruyne continue à jouer les utilités sur le banc de touche ou en tribune au gré de ses humeurs –, le
manager de Chelsea avait « puni » Hazard en le reléguant en tribune lors du match de Ligue des
champions finalement remporté
face à Schalke 04, mercredi soir.
En cause, la perte de son passeport par le Brainois, qui a provoqué une arrivée en retard, lundi, à
l’entraînement. Dans les tabloïds
anglais, tout et son contraire a été
écrit et dit au sujet de cette mésaventure. Hazard, qui était rentré
en France pour donner le coup
d’envoi du match entre Lille et
Monaco, dimanche passé, en a-til profité pour se faire une virée
jusqu’au bout de la nuit avec ses
anciens équipiers nordistes ?
Peu importe pour le « Mou »
qui, samedi, avait donc choisi de
titulariser Hazard. Et il ne l’a pas
regretté, l’entraîneur portugais !

Concentré et virevoltant, Eden Hazard a constamment pesé sur la défense de WBA avant d’arracher l’égalisation à la 95e minute.

D’emblée concentré et virevoltant dans ses dribbles, l’ancien
Lillois a constamment pesé sur la
défense de West Bromwich,
l’hôte du jour à Stamford Bridge.
Sur le premier but local, il a récupéré un ballon sur la gauche, a repiqué au centre, avant d’armer
une belle frappe à ras de terre que
le portier visiteur n’a pu que repousser dans les pieds d’Eto’o.
Chelsea, qui restait sur un impressionnant brevet d’invincibilité de 65 rencontres de Premier
League sous les ordres de Mourinho, a ensuite oublié de jouer au
foot, laissant WBA revenir à sa

hauteur puis même mener à la
marque jusqu’à la 95e minute,
moment choisi par l’arbitre pour
siffler un penalty plus que limite
pour une poussée très légère de
Steven Reid sur Ramires.
« Pourquoi douter de la véracité de cette décision ?, pestait après
coup Mourinho avec cette mauvaise fois teintée d’arrogance qui
le caractérise encore davantage
quand rien ne tourne. J’ai revu
cette phase sous différents angles
et il n’y a pas la moindre ombre
d’un doute : il y avait bel et bien
penalty. En revanche, il y avait
surtout une faute non sifflée en

notre faveur sur Ivanovic lors de
l’action qui amène le but de Sessegnon pour WBA. S’il y a quelqu’un qui peut être frustré par
l’arbitrage, c’est bien moi ! Mais
tout le monde sait que cet arbitre
est l’un des meilleurs d’Angleterre
et même d’Europe. » On laissera
au Portugais la teneur de ces propos qui n’ont évidemment pas fait
plaisir dans le camp d’en face.
En attendant, dans le brouhaha
général, avec un public incandescent et des adversaires tentant de
le déstabiliser à n’importe quel
prix, Eden Hazard est resté d’un
calme olympien pour prendre

© AFP.

Glyn Myhill à contre-pied d’une
frappe précise à ras de terre. Et
d’inscrire au passage son quatrième but de la saison.
« J’ai trouvé Eden Hazard très
bon, a poursuivi Mourinho. En
plus, il a réussi à garder son sangfroid pour transformer ce penalty. A 3 ou 4-0, c’est toujours plus
facile. Ici, c’était beaucoup plus
périlleux et le gamin a su garder
son calme. Chapeau ! »
A noter, enfin, que Kevin De
Bruyne n’a pas quitté le banc de
touche lors de cette rencontre.
Une fois de plus… ■
VINCENT JOSÉPHY

Coup de pompe musculaire pour Messi
ESPAGNE Le joueur de Barcelone s’est blessé dimanche et sera absent entre six et huit semaines
habitude pour Lionel Messi.
C ela devient laune mauvaise
Dimanche, pour troisième fois
cette saison, l’Argentin a prématurément quitté ses coéquipiers
après seulement 20 minutes de
jeu sur la pelouse du Betis où
l’équipe catalane s’est promenée
(1-4). Un succès et une place de
leader confortée, l’Atletico Madrid ayant été tenu en échec à
Villarreal (1-1), qui sont passés
au second plan lundi lorsque le
club catalan a annoncé que son
protégé serait absent de six à
huit semaines : « Les examens

Allemagne. Une nouvelle
fois confiné au banc de
touche, Daniel Van Buyten a
néanmoins savouré l’excellente opération réalisée par
le Bayern en tête de la Bundesliga. En plus d’avoir facilement pris le meilleur sur
Augsbourg, le club bavarois
a pris ses distances sur
Dortmund, qui s’est incliné à
Wolfsburg. Du coup, le
Bayern possède désormais 4
points d’avance sur le duo
Dortmund-Leverkusen. Vendredi, Sébastien Pocognoli
(Hanovre) avait dû se
contenter d’un nouveau
partage vierge particulièrement décevant face aux
promus de Brunswick.

réalisés ce lundi matin ont
confirmé que le joueur souffrait
d’une déchirure du biceps fémoral de la jambe gauche. »
La fin des espoirs
pour le Ballon d’Or ?
Un nouveau coup d’arrêt musculaire pour la « Pulga » qui
avait déjà eu un hématome intramusculaire au même biceps
fémoral le 21 août lors de la
manche aller de la Supercoupe
d’Espagne puis une lésion au biceps fémoral de la cuisse droite
le 28 septembre en championnat

à Almeria. Elles avaient coûté
respectivement une et trois semaines de compétition à Messi.
Cette fois-ci, ce sera beaucoup
plus long pour le Blaugrana qui
sera absent jusqu’à la fin de l’année 2013.
Une blessure qui semble également synonyme de fin règne au
classement du Ballon d’Or. Quadruple vainqueur, l’Argentin
était cité parmi les favoris mais
était de plus en plus en retrait
par rapport à Franck Ribéry, auteur d’une grande saison avec le
Bayern Munich qui a tout gagné,

et Cristiano Ronaldo qui se
montre actuellement plus prolifique que l’Argentin comme en
attestent les classements des buteurs de la Liga (16-8) et de la C1
(8-6). Seulement vainqueur du
championnat en mai, Messi devait enchaîner les performances
pour gonfler ses statistiques et
tenter d’inverser la tendance
dans la course au prix individuel
le plus prestigieux du monde du
ballon rond. Les muscles capricieux du natif de Rosario en ont
décidé autrement. ■
GUILLAUME RAEDTS

Angleterre. Toujours privé
des services de Nacer Chadli, blessé, Tottenham a été
surpris à domicile par Newcastle, où le portier néerlandais Tim Krul a été exceptionnel. Titularisés, Jan Vertonghen et Moussa Dembélé
ont connu des fortunes
diverses. Si le premier a livré
un très bon match sur le
flanc gauche défensif, manquant même de peu l’égalisation en fin de match
quand il a heurté la transversale, le second, qui revenait
en grâce, a été très discret
dans l’entrejeu avant de
céder sa place au retour de
la mi-temps. De son côté,
Simon Mignolet a connu une
après-midi tranquille dans le
but de Liverpool, qui s’est
promené face à Fulham
(4-0) et reste en embuscade, à deux unités d’Arsenal. Enfin, si Manchester
City a été battu par le plus
petit écart à Sunderland
sans le concours de Vincent
Kompany (blessé) ni Dedryck Boyata (sur le banc),
Everton a dû se contenter
d’un piètre passage à domicile face à Crystal Palace. Si
Romelu Lukaku a disputé
tout le match, Kevin Mirallas
a, quant à lui, cédé sa place
peu avant l’heure de jeu.
Pays-Bas. Insuffisamment
remis de sa blessure à la
cheville malgré qu’il ait repris les entrainements, Zakaria Bakkali n’était pas dans
le noyau du PSV, qui a été
une nouvelle fois battu, au
NAC Breda cette fois. Au
classement, le club brabançon est actuellement 8e !

Defour
qualifié en Coupe

Messi ne donnera plus le la pour
le Barca pendant deux mois. © AP.

Portugal. Ce week-end était
réservé à la Coupe, au Portugal. Dimanche soir, dans le
match au sommet des 16es, le
FC Porto s’est facilement
imposé (et qualifié) sur la
pelouse du Vitoria Guimaraes. Titularisé, Steven Defour a failli marquer en fin de
match et a été averti.
V. J.

DIABLERIES

Vermaelen titularisé

Benteke encore muet

Contre toute attente, Thomas Vermaelen a joué tout
le choc entre ManU et Arsenal, dimanche. Mertesacker
malade, l’Anversois a appris
sa 1re titularisation en championnat peu avant le coup
d’envoi. « Et il a été très bon
dans un contexte difficile », a
raconté Wenger. Sec devant
van Persie, auteur du but de
la victoire des « Red devils »
(pour le compte desquels
Fellaini n’a joué que 5 minutes), Vermaelen s’est pris
des coups de Rooney et les
lui a rendus (ph.). Il s’agit de
la 2e défaite des « Gunners »
cette saison. (V.J.)

Aston Villa n’avait plus marqué de but depuis sa dernière victoire, le 28 septembre, face à ManCity.
Samedi, les « Villans » ont
renoué avec le succès face à
Cardiff, ce qui leur a permis
de se donner un peu d’air
après une période difficile.
Christian Benteke, qui a joué
tout le match n’a pas été
récompensé de son évidente
bonne volonté. Le Diable, qui
avait été freiné par une
blessure à la hanche,
cherche toujours à améliorer
son total personnel (4 buts)
depuis le 14 septembre.
(V.J.)

Lombaerts blessé,
Witsel rétabli
Marc Wilmots
avait dit que la
blessure au
pied encourue
par Axel Witsel (ph.) face à
Porto, en C1, n’était pas trop
grave. Dimanche, le Liégeois
a en effet joué tout le match
du Zenit qui voit fondre son
avantage en tête, après sa 2e
défaite de la saison, au Spartak Moscou cette fois. Nicolas Lombaerts,, victime d’un
vilain tacle de McGeady, a
dû quitter la pelouse avant
la fin de la première mitemps. (V.J.)

Nainggolan discret

L’Atletico accroché

Dimanche, Cagliari a arraché
un succès difficile et tardif, à
domicile, face au Torino
(2-1). Le but de la victoire
des Sardes a été inscrit à la
88e, juste après le remplacement de Radja Nainggolan.
Le médian belge d’origine
indonésienne, qui a enfin
retrouvé le groupe des
Diables lundi après quelques
mois d’absence, a été utilisé
dans un rôle assez inhabituel
pour lui de soutien d’attaque. Assez discret, il a
surtout écopé nouveau carton jaune qui le privera du
match face à la Roma, après
la trêve internationale. (V.J.)

Dimanche,
l’Atletico a
laissé filer 2
unités face à la
Villarreal.
Seulement
battus à l’Espanyol cette saison, les « Colchoneros » ont été malmenés et ont dû concéder un
premier partage. Titularisé
en défense centrale, Toby
Alderweireld a été souvent
dépassé tandis que Thibaut
Courtois a fait ce qu’il a pu
entre les perches mais il a
été surpris en fin de match
par un autogoal de Juanfran
sur un centre tir tendu de
Perbet. (V. J.)
17
Le Soir Mardi 12 novembre 2013

18 LESSPORTS

Un sommet aux saveurs de playoffs
HOCKEY

Dans un duel de haute facture, le Racing et le Dragons se sont neutralisés

Le Watducks s’envole
en tête du classement,
après un week-end assez
tranquille.
Belle réaction du côté
du Léopold, qui signe un
convaincant 6 sur 6.
Avec 2 matchs nuls, le
Daring prend du retard
dans la course au Top 4.
Dragons

5

© PHILIPPE DEMARET.

L’HOMME DU MATCH

Racing
Cédric Charlier
« Coup de chapeau à Cédric
Charlier. Il est impliqué dans 4
des 5 goals du Racing et,
aujourd’hui, il nous a fait très
mal pendant 70 minutes ».
Ces mots sont ceux de Jean
Willems, coach du Dragons.
Depuis le départ de Tom
Boon vers les Pays-Bas cet
été, l’attaquant ucclois
semble avoir pris une autre
dimension dans l’effectif du
Racing.

5

D

ix buts, du spectacle et
du suspense : le match
au sommet de ce double
week-end a tenu toutes ses promesses. Et il n’a pas fallu attendre
longtemps pour que le match
s’emballe. Dès la 4e minute, De
Mot s’infiltrait dans le cercle anversois et obtenait un stroke sur
une intervention fautive de Leroy, venu à sa rencontre. Tupper
se chargea de la transformation
(0-1). Dix minutes plus tard, Peeters, à la conclusion d’un beau
mouvement collectif, trompait
Gucassoff de près (1-1). Mais, à
l’approche de la mi-temps, les
Rats appuyèrent deux fois sur
l’accélérateur. A la 28e minute
d’abord, Charlier se promenait
dans la défense anversoise avant
de se faire légèrement bousculer.
Sanction immédiate : stroke, que
Tupper se fit un plaisir de transformer (1-2). Cinq minutes plus
tard, le même Charlier débordait
sur la droite pour servir son compère Versluys, dont la reprise en
un temps terminait sa course
dans le goal vide (1-3).
Et la seconde période reprit sur
un rythme encore plus intense.
Après quelques minutes, Van Doren reprenait d’un puissant tir en
revers un pc repoussé par Cornillie sur sa ligne de but. Mais le
Racing profitait de l’euphorie
ambiante pour refaire son avance
sur la remise en jeu : mis sur or-

RÉSULTATS ET CLASSEMENT

Encore une fois très actif face au Racing, Arthur Van Doren s’affirme chaque semaine comme un futur grand. A 19 ans à peine. © PH. DEMARET.

bite par Truyens, Charlier voyait
son centre parfaitement dévié
par Guest (2-4). Dix minutes plus
tard, c’est Peeters qui refaisait
parler de lui. D’abord, grâce à un
tip-in victorieux sur une phase de
pc bien travaillée (3-4, 50e). Ensuite, en touchant le cadre (52e).
Enfin, en voyant son centre dévié
victorieusement par Dubois (4-4,
54e). Tout était à refaire pour les
Rats. Mais sur une énième percée
de Charlier, le Racing obtenait un
nouveau stroke. Et les contestations (légitimes) des Anversois
n’y changeaient rien : Tupper prit
ses responsabilités pour la troisième fois de l’après-midi (4-5).
Mais il était écrit que les

DIVISION D’HONNEUR
11e journée
Dragons - Racing . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5-5
Waterloo Ducks - Gantoise . . . . . . . . . . . . . . 5-0
Léopold - Braxgata . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4-1
Beerschot - Daring . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2-2
Antwerp - Namur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10-2
Louvain - Herakles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3-3
12e journée
Waterloo Ducks - Namur . . . . . . . . . . . . . . 10-1
Léopold - Antwerp . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4-2
Dragons - Braxgata . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4-2
Louvain - Daring . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2-2
Racing - Herakles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4-1
Beerschot - Gantoise . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3-0
Classement
1. Waterloo Ducks . . . . . 12 10 2 0 53-14 30
2. Racing . . . . . . . . . . . 12 8 1 3 44-25 27
3. Dragons . . . . . . . . . . 12 8 3 1 49-31 25
4. Beerschot . . . . . . . . . 12 7 3 2 32-30 23
5. Daring . . . . . . . . . . . 12 5 3 4 43-34 19
6. Herakles . . . . . . . . . 12 5 4 3 31-39 18
7. Antwerp . . . . . . . . . . 12 5 5 2 36-29 17
8. Léopold . . . . . . . . . . 12 5 7 0 37-29 15
9. Braxgata . . . . . . . . . . 12 5 7 0 20-28 15
10. Louvain . . . . . . . . . . 12 3 6 3 32-33 12
11. Gantoise. . . . . . . . . . 12 2 10 0 17-54 6
12. Namur . . . . . . . . . . . 12 0 12 0 19-65 0
Prochaines journées (17 novembre)
Namur - Léopold . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15h00
Daring - Antwerp . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15h00
Racing - Beerschot . . . . . . . . . . . . . . . . . 15h00
Herakles - Waterloo Ducks . . . . . . . . . . . . 15h00
Gantoise - Dragons. . . . . . . . . . . . . . . . . 15h30
Braxgata - Louvain . . . . . . . . . . . . . . . . . 15h30

deuxième et troisième du classement se quitteraient dos à dos : à
moins de 2 minutes du coup de
sifflet final, l’infortuné Tupper
trompait son propre gardien en
déviant un centre puissant de
Verdussen. 5-5, score logique selon Jérôme Truyens : « Je pense
que le résultat reflète bien la physionomie du match. C’est un bon
point, même si on peut regretter ce
relâchement d’une dizaine de minutes qui permet aux Dragons de
revenir de 2-4 à 4-4 en milieu de
sseconde mi-temps », poursuivait
le capitaine bruxellois. Avant de
revenir sur ce qui fait la force de
son équipe depuis le début de la
saison : « Par rapport à la saison

dernière, on a perdu 3 grosses individualités offensives (NDLR :
Boon, Gougnard, Catlin).Mais,
étonnamment, on se montre
beaucoup plus réalistes qu’avant.
En zone de finition, on joue plus
en équipe et on n’a plus besoin de
3 ou 4 occasions pour marquer. »
Un réalisme offensif que le
Dragons doit leur envier. Jean
Willems, coach anversois, n’avait
qu’un mot à la bouche : « Frustrant ! On a beaucoup plus d’entrées de cercle et ça ne se reflète pas
au marquoir. On laisse passer
une belle occasion de doubler
notre adversaire du jour, c’est
dommage. » ■

belle déviation, en milieu de seconde période. Dans la foulée, le
gardien lierrois se voyait exclu
temporairement pour une intervention hors de son cercle. Durant 10 minutes, De Kerpel
jouait les pompiers de service.
Très adroit entre les perches, il
ne put toutefois rien sur un pc de
Quemada à l’heure de jeu.
Avec ce match nul, les Louvanistes mettent fin à leur série de
quatre défaites consécutives (par
un but d’écart). Mais ils auraient
toutefois pu revendiquer davantage lors des 10 minutes d’infériorité numérique de leur adversaire du jour.
Beerschot - Daring : 2-2. Le Beerschot doit une fière chandelle à
son gardien de but, David Van

Rysselberghe. Sans les interventions de grande classe de l’ancien
gardien des Red Lions, le Daring
aurait sans aucun doute rapporté trois points de son déplacement à Kontich et pris par la
même occasion la quatrième
place à son hôte du jour. Mais il
n’en fut rien.
Brunet avait pourtant fait 0-1
sur pc juste avant la pause. Mais
sur ses rares occasions, le Beerschot prit les commandes grâce à
des buts de Dockier et Paton. Les
Ours pensaient tenir leur septième victoire de la saison. Mais
c’était sans compter sur une décision arbitrale très contestée,
qui offrait un pc aux Bruxellois à
la 70e minute. Tanguy Cosyns ne
se faisait pas prier et arracha le

match nul in extremis.
Watducks - Gantoise : 5-0. Les
semaines se suivent et se ressemblent pour les Brabançons.
Face à une équipe regroupée
dans sa moitié de terrain, les Canards ont dû prendre le jeu à leur
compte.
Dans ce match à sens unique,
c’est De Saedeleer qui a fait sauter le verrou gantois, sur pc, au
quart d’heure de jeu. Boccard et
Bertrand (également sur pc) en
firent de même après la pause.
Dans les 10 dernières minutes,
Vandiest et Bertrand donnèrent
au score une allure qui reflétait
mieux la domination des champions en titre, qui avec davantage
de réalisme devant la cage gantoise, auraient dû s’imposer bien

plus largement.
Léopold - Braxgata : 4-1. Le
temps d’une mi-temps, on a cru
que le changement de coach
n’avait pas eu l’effet escompté du
côté ucclois. Et lorsque Declercq
ouvrait le score pour le Brax juste
avant la pause, on voyait le Léopold bien mal embarqué. Mais
l’incendie fut rapidement éteint.
Touchés dans leur orgueil, les
Bruxellois remontèrent sur le
terrain avec une tout autre mentalité. Et ils corrigèrent rapidement le tir : juste après la pause,
Pujal (sur pc) débloquait le
compteur bruxellois, imité une
minute plus tard par Rossi. A
l’heure de jeu, Plennevaux et Arthur Verdussen, coup sur coup,
confirmaient le réveil ucclois.

Antwerp - Namur : 10-2. Comme
on pouvait s’en douter, le terrain
de l’Antwerp n’a pas résisté aux
intempéries du week-end. L’Antwerp a donc trouvé refuge chez
son voisin du Dragons pour y
disputer son match contre Namur. Sur le nouveau synthétique
de Brasschaat, les Anversois ont
dominé les échanges même si le
score final est très sévère tant les
Namurois ont offert une belle résistance. Mais les Escargots se
sont véritablement effondrés
dans les 8 dernières minutes en
encaissant 6 goals ! Les buteurs
du jour : côté namurois, Simon
et Forton ; côté anversois, Briels
(3), Van Beers (3), Lainz (2), Gucassoff et Devreker. ■

que l’Herakles trouvait la faille,
via Nick Haig. Avertissement
sans frais pour les Rats. Nils De
Keyser en rajoutait même une
couche en toute fin de match, sur
un rebond de pc.
Louvain - Daring : 2-2. Dès l’entame du match, les Molenbeekois
affichaient leurs intentions en
prenant les Louvanistes à la
gorge. Leurs efforts furent récompensés puisque Van Lindthoudt et Tanguy Cosyns donnaient une avance logique aux
Bruxellois avant la pause (2-0).
La seconde période offrait un
tout autre visage : face à une
équipe qui avait décidé de jouer
beaucoup plus défensivement,
les Louvanistes prenaient le

match en main. Pol Garcia repoussait longtemps l’échéance
mais à un quart d’heure du
terme, Degroote trouvait l’ouverture sur pc. Et à 3 minutes du
terme, Quemada en faisait de
même. Un match nul qui n’arrange aucune des deux équipes.
Léopold - Antwerp : 4-2. L’électrochoc provoqué par le changement de coach semble réellement
avoir fait son effet du côté de
l’Avenue Dupuich. Face à des Anversois très combatifs, les Bruxellois ont semblé maîtriser les
échanges pendant 70 minutes.
Thomas Henet ouvrait la marque
après 10 minutes de jeu mais la
joie des supporters ucclois fut de
courte durée puisque Devreker

faisait 1-1 une minute plus tard.
Rossi exploitait bien une phase
de pc très confuse pour donner
l’avance aux siens juste avant la
pause. Dorian Thiéry profitait
d’une infériorité numérique anversoise en début de seconde période pour faire le break. Cinq
minutes plus tard, Delas relançait le suspense sur phase de pc.
Mais le Léopold s’était promis de
ne plus retomber dans ses travers
de début de saison. Et au cours
d’une seconde mi-temps maîtrisée, le Léopold se mettait définitivement à l’abri grâce à Mercade.
Watducks - Namur : 10-1. 20 buts
encaissés en un week-end : le bilan est lourd pour les Escargots.
Face aux Watducks, ils prirent

l’eau après seulement 20 secondes de jeu. Ils sauvaient toutefois l’honneur à 3 minutes du
terme, sur un pc signé Forton.
Les buteurs du jour côté waterlootois : Vandiest (2), Bertrand
(2), Boccard (pc), Masson, Cabuy,
De Paeuw, Lycke et Capelle.
Dragons - Braxgata : 4-2. Défendre et évoluer en contre-attaque : la tactique du Braxgata
était claire. A la mi-temps, ce
n’était qu’1-0, grâce à un pc de
Luypaert. Même configuration
en seconde mi-temps et le Brax
fut récompensé : Van Biesen faisait 1-1. Van Aubel redonnait
l’avance au Dragons mais Kleynjans surprenait à son tour Leroy
sur une contre-attaque bien me-

née (2-2). Mais en fin de match,
Luypaert remettait de l’ordre
dans la maison anversoise, en
trompant à deux reprises Flamand sur pc.
Beerschot - Gantoise : 3-0. Le
Beerschot s’est bien remis du
match nul concédé la veille, en
toute fin de match. Henry Nelen
faisait 1-0 lors d’une première
mi-temps largement dominée
par les Ours. En seconde période,
les échanges s’équilibrèrent mais
David Van Rysselberghe repoussait parfaitement toutes les tentatives gantoises, la plupart sur
pc. Sébastien Dockier et Adam
McClelland mettaient les Ours à
l’abri en fin de match. ■

LE MATCH
DRAGONS - RACING . . . . . . . . . . . . . . 5-5
Dragons. Leroy, Celis, Luypaert, Van Doren, Verdussen, Rombouts, Stockbroeckx, Denayer, Cobbaert, Iglesias, Van Aubel. Puis : Dubois, Peeters,
Rubens, Maartens et Boschman.
Coach : Jean Willems.
Racing. Gucassoff, Tupper, Renaer, Grégoire, Beckers, Dalla Palma, Truyens, Cornillie, De Mot,
Guest et Charlier. Puis : Versluys, De Keyser, Panesar, Dabin et Rickli.
Coach : Christian Cavallet.
Arbitres. Van Elegem et Van Lidth de Jeude.
Buts. 4e : Tupper (0-1), 15e : Peeters (1-1), 28e :
Tupper (1-2), 33e : Versluys (1-3), 39e : Van Doren
(2-3), 40e : Guest (2-4), 50e : Peeters (3-4), 54e : Dubois (4-4), 66e : Tupper (4-5), 69e : Tupper c.s.c.
(5-5).
Cartes jaunes. 46e : Truyens ; 63e : Denayer.

MAXIM BAWOROWSKI

LES AUTRES RENCONTRES DE DIMANCHE
Louvain - Héraklès : 3-3. Comme
souvent avec les Louvanistes, on
a eu droit à une partie très ouverte. Si les Lierrois pensaient
tenir le bon bout à trois reprises,
les Universitaires sont chaque
fois revenus au score. C’est Oriol
Bach qui ouvrait les hostilités
après 20 minutes de jeu (0-1).
Mais 3 minutes plus tard, Garcia
rétablissait l’égalité. A la demiheure, un troisième espagnol se
mit en évidence : Moreno déviait
un centre lierrois dans ses
propres filets. Il ne fallait de
nouveau que 3 minutes aux Louvanistes pour revenir à hauteur
grâce à Degroote.
Après un début de seconde mitemps partagé, Nunez redonnait
l’avance aux Lierrois sur une

M.B.

LES RENCONTRES DE LUNDI
Racing - Héraklès : 4-1. Après la
grosse débauche d’énergie de la
veille, on pouvait penser que les
Bruxellois
rencontreraient
quelques difficultés face à un
autre candidat aux playoffs. Il
n’en fut rien. Et malgré une première mi-temps à sens unique, le
score était toujours vierge à la mitemps. Mais à courir derrière la
balle, les Lierrois se fatiguèrent et
dès l’entame de la seconde période, ils payèrent le prix de leurs
efforts : Lucas De Mot profitait
de la première occasion pour enfin ouvrir la marque. Dalla Palma
doublait la mise d’un superbe tir
en revers dans la lucarne du but
lierrois. Vanneste y allait également de son petit but. C’est sur pc

M.B.
18
Le Soir Mardi 12 novembre 2013

LESSPORTS 19

Le championnat se nivelle par le bas
DIVISION 1

Personne ne domine, et aucun club ne brille en ce début de saison
tant mieux si cette double saison
régulière à la longueur artificielle recèle des surprises. Mais
la valeur d’une Ligue ne se mesure pas tant à son degré d’indécision qu’à la qualité du jeu qui
y est proposé.
Or, sur ce plan, le cas de Mons
est aussi préoccupant que celui
de Charleroi. « Nous ne jouons
pas bien, pas assez pour gagner », reconnaît le manager
Thierry Wilquin confronté,
après la démission du président
Gobert, à la perte de Cage (opéré vendredi avec succès du tendon d’Achille) en plus d’une spirale de sept défaites en huit
matchs ! Qu’il ait été déraisonnable de satisfaire à leur hausse
prétention ou qu’ils souhaitaient changer d’air tout simplement, les quatre Américains qui
ont emmené Mons jusqu’à la
dernière finale des playoffs n’ont
manifestement pas été remplacés. « Une question d’équilibre
collectif plutôt que de potentiel
individuel, analyse Wilquin. Or,
cette alchimie est la clé de la
réussite d’une saison. » Celle de
Mons part donc en vrille. « Et
nous disposons de très peu de
marge pour l’ajuster, sachant
qu’il y a peu de chance qu’un
seul joueur provoque un déclic. »
Le risque est donc de voir
Mons rentré dans le rang de ce
championnat qui n’est pas à
deux vitesses, mais qui peine à
passer la deuxième vitesse. ■

Louvain souligne la
faiblesse de Mons.
Charleroi se console
de l’Eurocoupe.

I

l y a un aspect réjouissant
dans la victoire de Louvain
à Mons, sa quatrième en…
5 déplacements ! « Car elle
confirme que ce championnat
annoncé à deux vitesses n’est
pas aussi disproportionné, du
moins pour l’instant car les
grosses cylindrées devraient finir par émerger », acquiesce le
coach Jurgen Van Meerbeeck,
dont le jeune effectif (21 ans de
moyenne) démontre qu’il y a
moyen de former sans grands
moyens, et des Belges en majorité, tout en étant compétitif en
D1. « Nous croyons en nos possibilités et nous menons la majeure partie des matchs que nous
remportons : une belle preuve de
maturité pour le jeune effectif. »
Mais il y a aussi un aspect
préoccupant à la fébrilité des
plus puissants. Car elle témoigne du nivellement par le
bas qui se dégage des sept premières journées. Un agent de
joueurs présent vendredi à Alost
et samedi à Mons a ainsi confié
qu’il ne reconnaissait pas le niveau des dernières saisons. Il
n’est pas le seul ! Seul Ostende
tient d’ailleurs la route en Eurocoupe : un baromètre extérieur.
Charleroi et Mons, eux, y font
de la figuration.

Saison de transition
L’élargissement de la D1 à dix
clubs, quitte à en revenir au semi-professionnalisme, ainsi que
l’imposition de 6 joueurs par
noyau formés localement, seul
moyen de stimuler la présence
des Belges, constituent les socles
d’une saison qualifiée de transition. Il n’est donc pas surprenant que le niveau régresse. Et

STÉPHANE DRUART

Mons
Louvain

L’Américain Jason Westrol, attiré de D2 à Louvain, a enfoncé un peu plus les Montois.© BRUNO FAHY/BELGA.

83
86

Mons : 8 sur 25 à 3 pts ; 20 sur 40 à 2 pts ; 19 lf sur
22 ; 41 rbs ; 15 ass ; 28 fautes – LOVE 14, RANDLE 7,
BATTLE 10, MUYA 20, VADEN, Stitt 24, Giancaterino
3, Gorgemans 3, Firmin, Rademakers 2.
Louvain : 6 sur 17 à 3 pts ; 21 sur 41 à 2 pts ; 26 lf sur
36 ; 33 rbs ; 11 ass ; 24 fautes – BURGESS 8, WESTROL
28, TROISFONTAINES 19, HOLLOWAY 20, TUMBA 8,
Vanwijn, Deroover, Desiron 2, Lasisi, Moris 1, Dubas.
Quarts : 17-28, 19-18, 22-20, 25-20.

RÉSULTATS
7e journée
Charleroi - Anvers . . . . . . . . . . . . . . . . 79- 62
Alost - Brussels . . . . . . . . . . . . . . . . . . 114- 92
Mons - Louvain. . . . . . . . . . . . . . . . . . 83- 86
Willebroek - Liège . . . . . . . . . . . (ap.pr.) 101-104
Pepinster - Ostende. . . . . . . . . . . . . . . 61- 86
Classement
1. Alost . . . . . . . . . . . . . . 7 5 2 587-514 12
2. Charleroi. . . . . . . . . . . . 7 5 2 549-507 12
3. Anvers . . . . . . . . . . . . . 7 5 2 533-479 12
4. Louvain . . . . . . . . . . . . 7 4 3 556-565 11
5. Liège . . . . . . . . . . . . . . 7 4 3 524-550 11
6. Ostende . . . . . . . . . . . . 6 4 2 486-401 10
7. Mons . . . . . . . . . . . . . . 6 3 3 450-455 9
8. Brussels . . . . . . . . . . . . 7 2 5 582-592 9
9. Pepinster . . . . . . . . . . . 7 2 5 497-553 9
10. Willebroek. . . . . . . . . . . 7 0 7 515-663 7
8e journée (15-16-17 novembre)
Ostende - Alost. . . . . . . . . . . . . . . . ven. 20h30
Liège - Pepinster . . . . . . . . . . . . . . . ven. 20h30
Mons - Anvers . . . . . . . . . . . . . . . . sam. 20h30
Willebroek - Charleroi . . . . . . . . . . . sam. 20h30
Brussels - Louvain . . . . . . . . . . . . . . dim. 15h00

EN BREF

Van Rossom bat Tabu
Valence (4-1) et Van Rossom
(5 pts, 3 rbs, 3 ass, 29 mn)
ont confirmé leur bon début
de saison en dominant Saragosse (3-2) et Tabu (2 pts, 1
rb, 2 ass, 12 mn). En revanche, Bilbao (0-5) reste
seul dernier malgré une
grosse prestation d’Hervelle
(8 pts, 12 rbs, 2 ass, 38 mn)
lors de la défaite (83-71) à
Saint-Sébastien.
Eurochallenge. La deuxième
journée emmène Anvers
(1-0) mardi (20h) à Den
Bosch (P-B, 1-0), tandis
qu’Alost (0-1) reçoit
(20h30) Groningue (PBs).
Eurocoupe. Mons (0-4)
reçoit mardi (20h30) l’Alba
Berlin (3-1). Mercredi, Ostende (3-1) se déplace au
Mans (3-1) et Charleroi
(0-4) à Sassari (2-2).
Willebroek. L’ailier serbe
Zivanovic, engagé en renfort,
« en prévision de la saison
prochaine aussi », précise
Struelens, n’était pas encore
qualifié pour affronter Liège.

« C’est avec cette mentalité que nous avancerons ! »
Charleroi
Anvers

79
62

Spirou Charleroi. HAMILTON (0-3), GREEN (0-6),
WATKINS (4-1), MALLET (11-8), Trapani (5-2),
Gruszecki (2-0), ABUKAR (7-7), Mukubu (7-10).
Anvers. 4 sur 19 à 3 pts ; 18 sur 37 à 2 pts ; 14 lf sur
21 ; 27 rbs ; 7 ass ; 21 fautes (De Zeeuw éliminé à
72-58) – Moors (5-8), Driesen (7-2), Donkor, TURNER
(5-9), Vette, SPICA (0-5), STEWART (0-5), MWEMA
(2-0), Simons (2-3), DE ZEEUW (5-4).
Quarts. 17-13, 23-13, 14-17, 25-19.

ont évité à
direction les décisions drasL es Spirousenvisageaitleurcas
tiques qu’elle
en
de nouvelle désillusion. « Tant
nos joueurs ne méritaient pas de

porter le maillot carolo lors de
leur dernière prestation européenne, explique le directeur général Benoît Cuisinier, soulagé.
Par la mentalité : avec cet état
d’esprit, nous pouvons avancer !
Face à Anvers, que nous accueillions en leader, nous voulions
avant tout jauger le caractère de
l’équipe et sa volonté de poursuivre en l’état. Le test est
concluant. » Ou plutôt, les Giants
étaient-ils leaders par défaut.
Paradoxalement, c’est donc un
Charleroi au bord de la crise de
nerfs qui s’est hissé en tête de la

Ligue aux côtés d’Alost, ou plus
précisément derrière lui puisque
les Okapis avaient d’entrée de saison souligné sa fébrilité en s’imposant au Spiroudôme. « Si cette
précision vous semble utile à relever alors qu’on n’en est qu’à la 7e
journée…, ironise le coach Bozzi,
dont la susceptibilité souligne la
nervosité ambiante. On ne peut
empêcher ni le public ni la presse
de mettre la pression sur le coach.
Et c’est très bien comme cela
puisque cela me permet de protéger mes joueurs. Mais, en attendant, ceux-ci ont répondu qu’ils

voulaient encore jouer ensemble
en réagissant en championnat,
comme chaque fois jusqu’ici,
après une déroute en Eurocoupe. » Où les Spirous, battus
lors des leurs quatre premiers
matchs de poule, ne font pas le
poids.
Comment dès lors expliquer
ces deux visages si contrastés ?
« Par le niveau qui prévaut au
sein de la deuxième coupe d’Europe », finit par concéder Cuisinier. « Pour y être compétitif, il
faut absolument élever notre niveau d’exigences et forcer nos ad-

Marnegrave : « On
« Willebroek est
continue à apprendre » le vainqueur moral »
Pepinster
Ostende

61
86

Pepinster : 4 sur 23 à 3 pts ; 18 sur 39 à 2 pts ; 13 sur
20 lf ; 39 rbs ; 7 ass ; 27 fautes (Dandridge éliminé à
53-79) – Besovic (4-2), LIBERT (5-7), Lemaire (1-0),
BIGGS (4-6), DANDRIDGE (5-1), Schwartz (0-1),
Jadin, PENNINCK (8-9), WILKINS, Jankovic (4-4).
Ostende : 4 sur 21 à 3 pts ; 30 sur 41 à 2 pts ; 14 lf sur
29 ; 29 rbs ; 16 ass ; 26 fautes (Berggren éliminé à
51-79) – Berggren (4-2), SERRON (11-4), STIPANOVIC
(2-14), THOMPSON (11-10), Marnegrave (0-2),
Petrovic (2-4), GILLET (0-5), Salumu (4-3), DJORDJEVIC (6-2).
Quarts : 14-20, 17-20, 9-24, 21-22.

cette saison que Pepinster, coupable
C19’est la première foisdont cinq
de pertes de balle et
joueurs compilent une évaluation négative, est corrigé.
Une fois n’est pas coutume, Ostende, qui espère récupérer Wilkinson d’ici deux semaines, n’a
pas été inquiété par sa bête noire.

Ce qui n’a pas empêché le coach
Gjergja de déplorer le faible taux
de réussite de son équipe à distance. On y ajoutera le 14 sur 29
aux lancers francs. Mais malgré
cela, les Pepins, dont le jeune
Américain à l’essai un mois, Sidiki Johnson, n’a pas été… testé,
n’ont résisté que jusqu’à 29-32.
La pause atteinte à 31-40, Ostende tuait le match à la reprise :
40-64 à la demi-heure sous l’impulsion de Thompson et Stipanovic.
L’écart culminera à 31 points
(45-76) avant que les Pepins
n’adoucissent la note d’un match
dont le dernier fait saillant était
la sortie pour blessure de Brieuc
Lemaire : touché au genou, il subit un examen ce mardi. ■
J.-M.M.

Willebroek
Liège

(a.p.) 101
104

Willebroek : 7 sur 18 à 3 pts ; 25 sur 36 à 2 pts ; 30 lf
sur 36 ; 19 rbs ; 14 ass ; 33 fautes (Fitzpatrick,
Oveneke et Van Schil éliminés) – GORREMANS 11,
LOUCKS 20, FITZPATRICK 10, PEARSON 14, OVENEKE
9, Dobbelaere 5, De Thaey 18, Van Schil 5, Mollekens, Souveryns 9.
Liège : 5 sur 12 à 3 pts ; 26 sur 46 à 2 pts ; 37 lf sur
43 ; 19 rbs ; 9 ass ; 30 fautes (Simms, Bosco et Smith
éliminés) – SIMMS 15, BOSCO 11, SMITH 30,
GAUDOUX 4, FERGUSON 8, Kabeya, Pita 12,
Iarochevitch 21, Hertay.
Quarts : 24-29, 12-23, 19-18, 30-15.

arrive mon
de…
» Le
liéI lrêter deàjouer !équipecoachs’argeois, Fulvio Bastianini, a gagné,
mais s’avoue désabusé. « Tant on
a de la chance de s’en sortir :
Willebroek est le vainqueur moral de ce match ! » Qui aura principalement valu par ses rebondissements. « Malgré la défaite, on a

versaires à évoluer sur demi-terrain en limitant au strict minimum nos pertes de balle, renchérit
Bozzi.
Même
si
la
qualification pour le 2e tour est
désormais aussi illusoire que
l’était cette ambition au vu de
notre préparation chaotique, que
nous en sommes très déçus et que
les critiques sont légitimes, il
nous reste six matchs européens
pour revendiquer des victoires et
afficher cette “grinta” dont l’absence est le principal reproche
qu’on peut nous adresser. » ■
S. Dr.

LE CHIFFRE

16

Charleroi se rend mercredi en
Sardaigne défier Sassari et
tenter d’arracher son 1er succès en Eurocoupe depuis… le
10 mars 2009 ! Certes, les
Spirous ont-ils entre-temps
vécu deux saisons en Euroligue, mais cela fait 16
matchs d’affilée qu’ils sont
défaits en trois campagnes
au sein de la deuxième compétition européenne.

« Les Okapis étaient
beaucoup plus forts »

fait plaisir à notre public », synthétise le président des Kangoeroes, qui ont frôlé leur premier
succès en D1. « Il y a eu trois
tournants », poursuit le coach
Peldic. « La large domination de
Liège avant la pause, quelques
erreurs qui nous empêchent de
passer devant avant la prolongation puis les problèmes de
marquoir qui permettent aux
Liégeois de retrouver leurs esprits et nous empêchent de poursuivre notre élan. » L’euphorie
des Kangoeroes s’est éteinte au
gré de 7 minutes d’arrêt, alors
que Souveryns venait de forcer la
prolongation, à 82-85, d’un tir
primé en 1 seconde de jeu ! Liège,
qui menait 36-52 à la pause,
avait perdu toute lucidité… ■
S.Dr.

Alost
Brussels

114
92

Alost : 14 sur 25 à 3 pts ; 28 sur 43 à 2 pts ; 16 lf sur
17 ; 26 rbs ; 30 ass ; 16 fautes – Steinbach (2-0),
RAIVIO (8-1), TOFI (12-12), Vermoesen (0-3),
CUMMARD (11-3), El Khounchar, Van Langenhove
(5-3), Dreesen (6-2), BUTLER (18-6), Hanavan,
YOUNG (2-3), Releford (5-10).
Brussels : 10 sur 18 à 3 pts ; 25 sur 49 à 2 pts ; 12 lf
sur 16 ; 25 rbs ; 16 ass ; 17 fautes – Loubry (13-2),
Gueye, CELIS, Hockins (2-9), LICHODZIJEWSKI
(5-14), RYAN (1-14), UBEL (9-19), POURTOIT (2-0),
Depuydt, Verspeeten.
Quarts : 33-17, 36-15, 22-34, 23-26.

face à
est
tombé face à beaucoup
C ommefaut le Ostende, onplus
forts : il
reconnaître. »
Serge Crèvecoeur, le coach du
Brussels, ne nourrit aucune frustration tant la démonstration des
Okapis était imparable : 69-32 à
la mi-temps ! « Ils compilaient
68 % de réussite à 2 points et 73 %

à distance, dont une série de 10
tirs primés. Même si notre défense
aurait pu être plus agressive,
nous étions impuissants. » Nanti
de ces 37 points d’avance, Alost a
levé le pied. Mais les Bruxellois
ont eu le mérite de rester
vaillants. « Et cette réaction est
positive avant de recevoir Louvain : un match capital pour rester dans la course aux playoffs. »
C’est donc désormais l’ambition
avouée de l’Excelsior ? « Dès lors
que nous avons démontré que
nous n’étions pas là pour faire de
la figuration, mes joueurs ont besoin d’un objectif et je crois qu’il
est à notre portée au vu de la qualité que nous avons affichée : nous
n’aurions pas volé quatre succès
plutôt que deux… » ■
S.Dr.
19
Le Soir Mardi 12 novembre 2013

20 LESSPORTS

Le pied de nez de Raikkonen à Lotus
F1

Le Finlandais ne finira pas la saison afin de se faire opérer du dos

Le malaise RaikkonenLotus était bien réel.
Plutôt que de finir la
saison, le Finlandais se
fera opérer du dos. Pour
être fin prêt à commencer 2014 avec Ferrari.
Hulkenberg apparaît
comme le successeur
idéal. S’il le peut…

V

oilà qui s’appelle une affaire rondement menée !
Kimi Raikkonen (34
ans) ne disputera pas les deux
derniers Grands Prix de cette
saison 2013. Le Finlandais doit
subir une intervention chirurgicale au dos – probablement ce
jeudi à Salzbourg – et ne pourra
dès lors pas être au départ, ni à
Austin le week-end prochain ni
au Brésil la semaine suivante.
Ce qui devrait lui permettre
d’entamer sa nouvelle collaboration avec Ferrari en pleine possession de ses moyens, début
2014…
« Je suis déçu de ne pas pouvoir participer aux deux dernières courses pour me battre
pour une place finale dans le top
3 pour la seconde année consécutive, et pour aider l’équipe Lotus au championnat des
constructeurs, a déclaré le Finlandais dans les colonnes du
quotidien finlandais Turun Sanomat. J’aurais volontiers voulu continuer, mais la douleur est
tout simplement trop forte. La
meilleure solution est de subir
une intervention chirurgicale
dans les meilleurs délais. En faisant cela maintenant, je pourrai
disputer la prochaine saison
dans les meilleures conditions. »
Les deux saisons passées au
sein de l’écurie Lotus, et notamment jalonnée de deux victoires

Kimi Raikkonen a passé deux saisons au sein de l’écurie Lotus à laquelle il a apporté deux victoires : à
Abu Dhabi en 2012 et en Australie cette année. © INDRANIL MUKHERJEE/AFP.

– Abu Dhabi en 2012 et Australie cette année – s’achèvent donc
en queue de poisson. Avec en
prime, un joli pied de nez du
Finlandais aux propriétaires de
l’écurie Lotus qui, fin 2011,
avaient produit un effort (finan-

A Abu Dhabi, le Finlandais
était arrivé in extremis
le jeudi soir, avant de partir très vite le dimanche...
cier) considérable pour permettre à celui-ci de revenir en
Formule 1 après deux saisons
(mal) passées en championnat
du monde des rallyes
Que le Finlandais en ait plein
le dos, plus personne n’en doutait depuis quelque temps déjà,
et surtout depuis qu’il avait évo-

qué à Singapour le fait qu’il
n’avait pas été payé par l’écurie,
ce qui avait d’ailleurs, selon ses
propres dires, « été la première
raison pour laquelle j’ai accepté
l’offre de Ferrari ».
Il y a dix jours en marge du
GP d’Abu Dhabi, l’émergence
d’un accord avec le fonds d’investissement Quantum Motorsports candidat au rachat de
35 % des parts de l’écurie avait
laissé croire qu’une issue favorable avait été trouvée pour que
la collaboration entre Lotus et
Raikkonen s’achève sereinement. On avait pourtant bien
senti un malaise persistant
entre les deux parties, alors que
le Finlandais était arrivé in extremis au circuit le jeudi soir,
avant de le quitter précipitam-

ment le dimanche, quelques minutes après avoir montré beaucoup de volonté à ne pas éviter
un crash dès le premier virage
de la course…
Dix jours plus, tard, voilà
donc un (mauvais ?) pressentiment qui a pris la forme d’un
certificat médical sur base duquel le champion du monde
2007 peut se défaire des liens
de l’écurie Lotus sans enfreindre
son contrat, comme ses avocats
auront très certainement pris le
temps de le vérifier.
Qui pour le remplacer ?
Alors que les écuries convergeront vers Austin dans le courant de cette semaine, la question du remplacement de Kimi
Raikkonen se pose, bien sûr.

L’écurie Lotus a annoncé qu’elle
communiquerait « en temps
voulu », ce qui veut donc dire
que cela négocie ferme en coulisses. En effet, même si l’Italien
Davide Valsecchi est l’officiel pilote de réserve de l’écurie, on
n’imagine pas une seule seconde
qu’il montera en piste. Toujours
dans l’écurie, Jérôme D’Ambrosio ne devrait malheureusement
pas davantage être pris en
considération.
Le choix idéal – surtout pour
une écurie qui veut encore jouer
la 2e place du championnat –
prend les traits de Nico Hulkenberg, annoncé et espéré chez
Lotus depuis que Raikkonen y a
annoncé son départ. L’Allemand
est certes lié à Sauber. Mais
l’écurie suisse semble également
en cessation de paiement vis-àvis de son pilote – décidément !
Si tout le monde se met d’accord, il pourrait passer chez Lotus plus tôt que prévu/espéré…
Les noms d’autres pilotes
éternellement prêts à monter
dans un baquet sont cités : Pedro de la Rosa, Sébastien Bue-

Hulkenberg pourrait passer chez
Lotus plus tôt que prévu. © AFP.

mi, Kamui Kobayashi ou Heikki
Kovalainen en font partie, avec
une petite préférence pour le
dernier cité. Ou alors l’écurie
oublie ses aspirations au championnat des constructeurs et
privilégie le coup de pub en
nommant Nicolas Prost, 20 ans
après le quatrième dernier titre
de son papa. Peu probable… ■
THIERRY WILMOTTE

TRANSFERT

Massa chez Williams
Felipe Massa (32 ans) s’est
recasé ! Le Brésilien rejoindra l’écurie Williams en
2014, au côté du Finlandais
Valtteri Bottas. Cela met fin
à une autre saga, celle qui
occupait l’écurie britannique
et Pastor Maldonado. Celuici était sous contrat l’année
prochaine encore. Mais le
fait qu’il ne fasse plus partie
des plans de l’écurie ôte le
point d’interrogation que le
Vénézuélien laissait planer
au-dessus de sa tête depuis
quelques mois. Accessoirement, cela va peut-être lui
permettre également de
s’ajouter à la liste des pré-

tendants au baquet de Raikkonen chez Lotus. Tout dépendra alors du rôle (financier) que pourra ou non
jouer le géant pétrolier PDVSA qui soutient Maldonado
depuis plusieurs années.
Quant à Massa, que l’écurie
dit avoir avant tout contacté
pour « sa grande expérience »
à l’aube d’une saison qui
générera beaucoup de changements de règlement, il
s’est dit évidemment ravi de
rejoindre une écurie déjà
fréquentée en son temps par
de nombreux Brésiliens :
Ayrton Senna bien sûr, mais
aussi Barrichello, Piquet ou
Pizzonia. (T. W.)

Marc Marquez, les deux pieds dans la légende
MOTOGP A 20 ans et 266 jours, l’Espagnol bat le record de précocité établi par Freddie Spencer à 21 ans et 258 jours
rival devait se contenter des accessits. Un constat douloureux
quand on compte les victoires de
chacun : huit pour Lorenzo et six
pour Marquez. La seule fois où le
gamin n’a pas eu de chance, c’est
en Australie quand une erreur de
panneautage de son équipe l’a
exclu de la course.

des (nombreux)
tages du MotoGP
ForL ’un c’est qu’il laissesur laavanmule 1,
ses héros
exprimer leur fantaisie. Le
triomphe d’un pilote extraverti
comme Rossi (à l’époque du tube
cathodique, vous vous souvenez ?) ou Lorenzo, c’est la garantie d’un spectacle entre le drapeau à damiers et la cérémonie
(peu) protocolaire du podium.
Faussement improvisé, certes,
mais toujours drôle.
Marc Marquez pourrait bien
s’y mettre, lui aussi. Dimanche,
l’enfant prodige de Honda arborait un magnifique t-shirt « Baby
Champ on board » au terme de
l’ultime rendez-vous de la saison
à Valence. C’est vrai qu’avec son
visage imberbe et son sourire de
communiant, on lui donnerait
plus volontiers une chasuble
d’enfant de chœur qu’un cuir de
motard. Et encore moins le titre
de champion du monde de la catégorie-reine !
Ce n’est pas dimanche, bien
sûr, qu’il a conquis ce titre envié.
A Valence, au contraire, Marquez a donné l’impression de
jouer les épiciers dans la 2e partie
de la course, laissant à son
unique rival Jorge Lorenzo le
soin de glaner la gloire éphémère
d’une première place et à son
équipier de le devancer. Marc
pouvait donc voir venir et se
contenter de la 3e marche du podium.
La saison 2013 s’est jouée
entre trois hommes : Marquez et
Pedrosa, les équipiers de l’écurie
Honda et Lorenzo. Rossi ? Aux…
Japonais absents ou presque

Marc Marquez, la nouvelle star du MotoGP, le plus jeune champion
du monde de l’histoire. © AMBERTO SAIZ/AP.

puisqu’il s’est imposé une seule
fois (à Assen où Lorenzo roulait
avec une clavicule rafistolée). Par
la suite, l’Italien a rejoint de
temps à autre le podium mais il a
dû se contenter, la plupart du
temps, d’observer de loin la bagarre à trois.
Lorenzo, de son côté, a perdu
le titre cet été. Affaibli par sa
chute aux Pays-Bas (il prit
l’avion le jeudi soir, fut opéré à

Barcelone et se classa 4e de la
course le samedi), il eut la mauvaise idée de retomber sur la
même épaule lors de l’épreuve
suivante au Sachsenring. Et une
nouvelle plaque pour le Majorquin. Alors que Marquez, sans
réels rivaux (Pedrosa chuta également en Allemagne), en profitait pour signer une série de
quatre victoires d’affilée et creuser l’écart au championnat, son

Le plus jeune champion
du monde
Qu’importe ! Le voici devenu
le plus jeune champion du
monde de la catégorie-reine en
battant le record de précocité
d’une autre icône de la discipline : Freddie Spencer. Et ce
qu’a réussi Marquez, à savoir
s’imposer au sommet dès sa première année, même Valentino
Rossi n’y était pas parvenu. Il
faut remonter à 1978 quand
Kenny Roberts triomphait en
GP 500 pour trouver pareille
performance.
C’est dire si la légende du gamin acrobate est en marche.
C’est dire aussi s’il risque d’éclabousser de son talent la prochaine décennie. On le comparerait volontiers à Sebastian Vettel.
Mais la moto a ceci de redoutable : une chute peut faire voler
en éclats une saison de domination. On est prêt à parier que
Jorge Lorenzo partage ce point
de vue.
Sur papier, en tout cas, on ne
voit que l’homme en Yamaha capable de rivaliser avec la Honda
du tout frais champion du
monde l’an prochain. Rossi finira bien, un jour ou l’autre, à être
confronté à son déni de vieillis-

sement et Pedrosa, l’homme qui
court après la couronne mondiale depuis une éternité, ne
risque-t-il pas de se lasser ?
Après avoir subi la loi de Stoner,
le voici sous le joug d’un gamin.
« Marc n’a pas de faiblesses,
reconnaît volontiers le vicechampion 2013. Ou plutôt si,
une seule : son manque d’expérience ! »
Mais on sait à quel point l’exceptionnel talent de Marquez a
pallié cette lacune. En 2014, il
devrait donc revenir plus fort, un
brin moins impétueux mais toujours doté de cette capacité hors
du commun à rétablir les situations les plus compromises.
A l’heure où l’étoile de Rossi
pâlit, en voici une nouvelle qui
brille sur la catégorie-reine. Pour
longtemps, sans doute. ■
DOMINIQUE DRICOT

RÉSULTATS
GRAND PRIX DE VALENCE
MotoGP
Classement. 1. Lorenzo (Esp, Yamaha) 46.10.302 ; 2.
Pedrosa (Esp, Honda) à 3.934 ; 3. Marquez (Esp, Honda) à 7.357 ; 4. Rossi (Ita, Yamaha) à 10.579 ; etc.
Championnat (18/18). 1. MARQUEZ (Esp) 334 pts ;
2. Lorenzo (Esp) 330 ; 3 Pedrosa (Esp) 300 ; 4. Rossi
(Ita/) 237 ; 5. Crutchlow (GBr) 188 ;. etc.
Moto2
Classement. 1. Terol (Esp, Suter) 43.24.972 ; 2.
Torres (Esp, Suter) à 4.047 ; 3. Zarco (Fra, Suter) à
5.993 ; 4 Corsi (Ita, Speed Up) à 5.994 ; 5. Rabat (Esp,
Kalex) à 8.316 ;... 12. Siméon (Kalex) à 18.168 ; etc.
Championnat (17/17). 1. P ESPARGARO (Esp) 265
pts ; 2. Redding (GBr) 225 ; 3. Rabat (Esp) 215 ; 4. Kallio (Fin) 187 ; 5. Ägerter (Sui) 157 ;... 12. Siméon 88
(28 pilotes classés).
Moto3
Classement. 1. Vinales (Esp, KTM) 40.12.463 ; 2. Folger (All, Kalex KTM) à 0.186 ; 3. Rins (Esp, KTM) à
0.187 ; etc.
Championnat (17/17). 1. VINALES (Esp) 323 pts ; 2.
Rins (Esp) 311 ; 3. Salom (Esp) 302 ; etc.

À VALENCE

Xavier Siméon
manquait de « grip »
Le Belge espérait mieux
qu’une 12e place pour sa
dernière course au sein du
team Stop & Go. « Tout le
week-end, j’ai souffert d’un
manque d’adhérence du pneu
arrière et dès le 5e tour, il a
fallu se battre pour rester en
piste. » Un mal qui affectait
d’ailleurs tous les châssis
Kalex (Espargaro est tombé)
tandis que les Suter, qui ont
envahi le podium, semblaient particulièrement à
l’aise. Dès jeudi, Siméon sera
convié à deux journées d’essais collectifs à Jerez. L’occasion de faire connaissance
avec Gresini, sa nouvelle
équipe, et le châssis Suter.

Incroyable finale
en Moto3
Trois pilotes regroupés en
cinq points pouvaient encore
prétendre au titre dans la
plus petite cylindrée. Pour
coiffer la couronne, ils
n’avaient qu’une perspective : remporter la course.
Salom, Vinales et Rins n’ont
pas ménagé leurs efforts. Et
si le premier a chuté à micourse, les deux autres ont
offert une bagarre d’une
exceptionnelle intensité.
C’est finalement Maverick
Vinales qui s’est imposé.
D.DR.
20
Le Soir Mardi 12 novembre 2013

LESSPORTS 21

Yoris Grandjean : stop ou encore ?
CHAMPIONNATS DE BELGIQUE (25 M)

Le Liégeois est à la croisée des chemins

Yoris Grandjean a dominé le 50 m libre et le
50 m papillon au « national » en petit bassin.
Dans la deuxième
épreuve, il s’est qualifié
pour l’Euro.
Sans contrat depuis un
an, il songe toutefois à
arrêter si rien ne change.

À GAND

Lecluyse, un retour
en fanfare

D

eux courses disputées,
deux courses remportées. Yoris Grandjean n’a
pas fait l’aller-retour MarseilleGand pour rien, ce week-end.
Samedi, le Liégeois de la Canebière a remporté le 50 m papillon des championnats de Belgique en petit bassin en 23.31,
nouveau record personnel (anciennement 23.48) et minimum
pour l’Euro de Herning (Danemark) à la clé en devançant
Gilles De Wilde et François
Heersbrandt ; dimanche, il s’est
arraché sur 50 m libre en 22.01,
en terrassant, cette fois, Jasper
Aerents et Glenn Surgeloose.
« Un bon mois seulement
après avoir repris les entraînements dans l’eau, c’est plutôt encourageant, souriait-il. J’ai pris
des risques, cet été, en faisant un
long break après les Mondiaux
de Barcelone, mais j’en avais besoin. Ici, j’ai fait quelques fautes
techniques et j’ai dû aller “pêcher” dans les derniers mètres car
je manquais encore de fond,
mais le résultat est là : je suis
qualifié pour l’Euro et je vais
disputer un nouveau grand
championnat. A part ceux que
j’ai volontairement laissé tomber
– et uniquement en petit bassin –, je n’en ai jamais loupé un
seul depuis 2006, année de ma
première sélection en senior, lors
de l’Euro de Budapest ! »
S’il insiste sur cette régularité,
c’est parce qu’elle ne semble plus
trop impressionner la Fédération Wallonie-Bruxelles. Après
l’avoir soutenu depuis le début
de sa carrière « pro » en lui offrant un contrat d’élite sportive,
elle a décidé, à l’issue de l’année
2012, de lui couper les vivres et
de ne plus le reprendre dans le
groupe de ses athlètes de haut

Yoris Grandjean va-t-il raccrocher son maillot ? Il ne l’exclut pas... © PHILIPPE CROCHET/PHOTO NEWS.

niveau. Après avoir fait contre
mauvaise fortune bon cœur durant cette année 2013 durant laquelle, sous la direction du coach
Romain Barnier au CN Marseille, il s’est réorienté vers la distance la plus courte et vers le papillon, lui qui était avant tout un
crawleur, Yoris Grandjean souhaiterait retrouver un contrat et
rentrer en grâce, soutenu en cela
par Philippe Midrez, son directeur technique.

« J’ai rentré une demande le
concernant à la Communauté
française, confirme ce dernier.
Elle est légitime car Yoris, avec
son record de Belgique du 50 m
papillon (23.58) battu cette année est aujourd’hui le 14e performeur européen sur la distance. Il
est un demi-finaliste en puissance pour l’Euro de Berlin, l’été
prochain. J’attends une réponse,
qui doit tomber pour la fin de
l’année. »

Pour Yoris Grandjean, la situation est claire. « Si je ne reçois
pas de contrat, je serai contraint
de mettre un terme à ma carrière. Je ne fais pas de chantage
mais je n’ai pas envie de payer
pour nager, c’est une question de
principe. Je ne suis pas sur la
paille, mais ces dernières semaines, pour gagner un peu
d’argent, j’ai dû accepter des travaux de jardinage et ramasser
des feuilles dans des parcs de

Marseille. Ce n’est plus possible…
A 24 ans, je dois penser à mon
avenir. »
Un avenir qui pourrait passer
par une reprise de ses études –
« d’éducation physique ou de kiné » – ou une reconversion en
entreprise – « J’ai déjà suivi des
cours à Marseille ».
« Mais je serais super triste de
quitter le milieu de la natation… » ■
PHILIPPE VANDE WEYER

Emmanuel Vanluchene, il est grand ce petit !
rentrée,
une
rentrée
la pluP our une! Alors quec’est plaipart des autres nageurs se
gnaient de la fatigue des lendemains de stage qu’ils avaient effectué tout récemment, Emmanuel Vanluchene a frappé très
fort lors de ce « national » en petit bassin. Le Waregemois aux
larges épaules a tout écrasé durant le week-end en remportant
cinq titres (sur cinq épreuves individuelles disputées) : 100 m
libre (47.91), 200 m libre
(1.44.19, record personnel), 100
m dos (53.43), 100 m 4 nages
(53.93) et, surtout, 200 m
4 nages (1.57.06, record de Belgique pulvérisé de plus de 2 secondes). Un sans-faute !
Le nageur du Gold à l’éternel
sourire, membre des deux
équipes de relais 4 x 100 m et 4 x

200 m libre qui avaient battu le
record national respectivement
aux JO de Londres et aux Mondiaux de Barcelone, savait qu’il
était en forme… mais pas à un tel
point.
« C’est un très bon début de
saison ! Sur 200 m 4 nages, je
pensais bien battre le record de
Belgique mais en tournant plutôt autour de 1.59.0, disait-il
après s’être hissé au 7e rang de la
hiérarchie européenne de la saison presque à l’insu de son plein
gré. Je pense que j’avais encore
des relents de ma forme de Barcelone et que j’ai bien su enchaîner.
Tout cela en dépit d’une petite
blessure au poignet qui m’a un
peu gêné pendant ma préparation. »
S’il est aussi à l’aise en bassin
de 25 m, Vanluchene, qui fêtera

ses 21 ans en décembre, l’attribue aussi à sa taille relativement
moyenne par rapport aux autres
sprinters. Alors que Pieter Timmers (le grand absent de ces
championnats avec Kimberly
Buys) culmine à 2 m, « Manu »,
lui, fait presque figure de nain du
haut de son 1,80 m…

LES RÉSULTATS
CHAMPIONNATS DE BELGIQUE (25 m) (à Gand)
Hommes. 50 m libre : 1. Grandjean (LgN) 22.01 ; 2.
Aerents (BZK) 22.10 ; 3. Surgeloose (Brabo) 22.80.
100 m libre : 1. Vanluchene (Gold) 47.91 ; 2. Aerents (BZK) 48.42 ; 3. Surgeloose (Brabo) 49.16. 200
m libre : 1. Vanluchene (Gold) 1.44.19 ; 2. Surgeloose (Brabo) 1.47.66. 400 m libre : 1. Hendrickx
(Best) 3.43.89 ; 2. Cortens (Best) 3.51.10 ; 3. Surgeloose (Brabo) 3.51.20. 1.500 m libre : 1. Mattelaer
(Gold) 15.19.90. 50 m brasse : 1. Coreelman (Gold)
28.38. 100 m brasse : 1. Ruijten (Brabo) 1.00.97 ; 2.
Coreelman (Gold) 1.01.12. 200 m brasse : 1. Coreelman (Gold) 2.09.23. 50 m dos : 1. Hendrickx
(Best) 25.81 ; 2. Depypere (Brabo) 26.09. 100 m

« Dans une piscine où il faut
virer tous les 25 m, c’est un avantage, assure-t-il. Et puis, je suis
petit mais combatif ! »
La difficulté, désormais, résidera dans le choix des épreuves
qu’il
disputera
à
l’Euro.
Cruel… ■

Elle se savait attendue,
presque épiée. Pour son
premier grand rendez-vous
depuis son retour à Mouscron, Fanny Lecluyse ne s’est
pas loupée en remportant
quatre titres à Gand sur
200 m libre, 200 m brasse
(avec une nouvelle confirmation du temps limite pour
l’Euro d’Herning), 100 m
4 nages et 200 m 4 nages.
« J’étais un peu stressée, je le
reconnais, avouait-elle. J’avais
peur de ne pas arriver à finir
mes courses mais cela a été.
Tout n’est pas encore parfait,
j’ai notamment raté quelques
virages en brasse, mais je ne
veux pas me mettre trop de
pression. J’étais venue pour
m’amuser et quatre titres, ça
fait toujours plaisir. Je vais
continuer à travailler. L’Euro,
ce sera une première étape
internationale et ce sera très
motivant de nager de nouveau
avec les meilleures. »

Heersbrandt en panne
Après avoir fini 3e du 50 m
papillon samedi, François
Heersbrandt, qui s’était
qualifié pour la finale du
100 m papillon dimanche, a
préféré déclarer forfait pour
celle-ci. « Je suis très fatigué
après deux grosses semaines
de travail et je dois récupérer. » Le Wavrien a embarqué ce lundi pour Lanzarote
où il prendra part au stage
multidisciplinaire du COIB
pour la toute première fois.
PH. V.W.

Ph. V.W.

dos : 1. Vanluchene (Gold) 53.43. 200 m dos : 1.
Hendrickx (Best) 1.56.33. 50 m papillon : 1. Y.
Grandjean (LgN) 23.31 ; 2. De Wilde (Mega) 23.34 ;
3. Heersbrandt (NST) 23.85. 100 m papillon : 1. De
Wilde (Mega) 52.64 ; 2. Van der Straeten (Brabo)
53.05 ; 3. Croenen (Shark) 53.38. 200 m papillon : 1.
Croenen (Shark) 1.55.41 ; 2. Van der Straeten (Brabo) 1.56.15. 100 m 4 nages : 1. Vanluchene (Gold)
53.93 ; 2. Croenen (Shark) 55.23. 200 m 4 nages : 1.
Vanluchene (Gold) 1.57.06 (record de Belgique ; a.r.
1.59.68 par Surgeloose, Mega, le 21.11.10) ; 2. Croenen (Shark) 1.58.69. 400 m 4 nages : 1. Mattelaer
(Gold) 4.17.46. 4 x 50 m libre : 1. Brabo 1.29.79. 4 x
50 m 4 nages : 1. Brabo 1.41.17.
Femmes. 50 m libre : 1. Sysmans (Brabo) 25.39.
100 m libre : 1. Senden (PBs) 55.81 ; 2. Sysmans
(Brabo) 56.09 ; 3. Verhaegen (Brabo) 56.34. 200 m

libre : 1. Lecluyse (DM) 2.01.09. 400 m libre : 1.
Mattens (IKZ) 4.16.39. 800 m libre : 1. Mattens (IKZ)
8.47.72. 50 m brasse : 1. Janssens (Brabo) 31.89.
100 m brasse : 1. Janssens (Brabo) 1.09.12. 200 m
brasse : 1. Lecluyse (DM) 2.23.54 ; 2. Vermeylen
(Best) 2.28.93. 50 m dos : 1. Calleeuw (Coast) 28.28.
100 m dos : 1. Ramael (Brabo) 1.01.30 ; 2. Verhaegen (Brabo) 1.01.70. 200 m dos : 1. Laureys (WZK)
2.16.37. 50 m papillon : 1. Vanleynseele (Brabo),
27.59. 100 m papillon : 1. Vanleynseele (Brabo)
1.01.67. 200 m papillon : 1. Monteiro (Por) 2.10.48 ;
2. J. Grandjean (PSL) 2.15.49. 100 m 4 nages : 1. Lecluyse (DM) 1.01.97 ; 2. Ramael (Brabo) 1.04.41. 200
m 4 nages : 1. Lecluyse (DM) 2.16.27 ; 2. Vermeylen
(Best) 2.17.08. 400 m 4 nages : 1. Moerman (Shark)
4.56.35.4 x 50 m libre : 1. Brabo 1.43.79. 4 x 50 m 4
nages : 1. Brabo 1.51.95.

MARCHÉ ANNUEL DE NIEL
Classement. 1. Nys (Baal/Crelan-KDL) 1h01.48 ; 2.
Van Aert à 0.21 ; 3. Peeters à 1.14 ; 4. Aernouts à
1.20 ; 5. van Amerongen (PBs) à 1.54 ; etc.

Katou (Jpn) 56.09. 200 m papillon. 1. Hosszu (Hon)
2.04.03 ; 2. Watanabe (Jpn) 2.04.67. 100m 4 nages.
1. Hosszu (Hon) et Coutts (Aus) 57.53. 400m 4
nages. 1. K Hosszu (Hon) 4.25.97 ; 2. Belmonte (Esp)
4.26.92.

RÉSULTATS Tous les sports
FOOTBALL
PROMOTION A (13e )
Templeuve - Acren . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1-0
Racing Waregem - FC Charleroi . . . . . . . . . . . 3-0
Olympic de Charleroi-M. - Genly-Quevy . . . . . 4-0
Binche - Menin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2-1
Gullegem - Eernegem . . . . . . . . . . . . . . . . . 2-1
Renaix - Sint-Eloois-Winkel . . . . . . . . . . . . . . 1-2
Harelbeke - Boezinge . . . . . . . . . . . . . . . . . 4-1
Westhoek - Ingelmunster . . . . . . . . . . . . . . . 1-0
Classement. (13 m.) 1. Gullegem 33 pts ; 2. SintEloois-Winkel 28 ; 3.Westhoek 25 ; 4. Harelbeke 23 ;
5. Olympic de Charleroi-Marchienne 22 ; 6. Ingelmunster 22 ; 7. Menin 19 ; 8. Boezinge 19 ; 9. Eernegem 17 ; 10. Acren 16 ; 11. Binche 16 ; 12. Renaix
15 ; 13. Racing Waregem 13 ; 14. Genly-Quevy 11 ;
15. Templeuve 11 ; 16. FC Charleroi 3.
PROMOTION B (13e)
Pepingen - Zele . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3-3
SK Berlare - Hal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3-1
Overijse - Wijgmaal. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2-1
BX Brussels - TK Meldert . . . . . . . . . . . . . . . 0-0
Duffel - Sint-Gillis Waas . . . . . . . . . . . . . . . . 4-2
Wolvertem - Ganshoren. . . . . . . . . . . . . . . . 3-1
Sterrebek - Wetteren-Kwatrecht . . . . . . . . . . 2-0
Léopold Uccle-Woluwe - Terjoden-Welle . . . . . 1-1
Classement. (13 m.) 1. Zele 27 pts ; 2. Duffel 26 ; 3.
Léopold Uccle-Woluwe 25 ; 4. SK Berlare 21 ; 5. Terjoden-Welle 20 ; 6. Wijgmaal 19 (12m.) ; 7. Pepingen
18 ; 8. Overijse 18 ; 9. Sterrebeek 17 ; 10. WetterenKwatrecht 17 ; 11. Wolvertem 17 ; 12. BX Brussels
17 ; 13. Ganshoren 15 ; 14. TK Meldert 14 ; 15. SintGillis-Waas 9 (12) ; 16. Hal 7.
PROMOTION C (13e)
Hades - Zwarte Leeuw. . . . . . . . . . . . . . . . . 1-1
Sint-Lenaarts - Bourg-Léopold . . . . . . . . . . . 2-3
Neerpelt - Lutlommel . . . . . . . . . . . . . . . . . 4-0
Vlijtingen - Overpelt . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1-3
Witgoor Dessel - Merxem-Anvers Nord . . . . . . 1-2
Sint-Job - Lyra . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1-3
Vosselaar - Tirlemont. . . . . . . . . . . . . . . . . . 0-4
Bree - Spouwen-Mopertingen. . . . . . . . . . . . 3-1
Classement. (13 m.) 1. Neerpelt 27 pts ; 2. Overpelt
23 ; 3. Bree 23 ; 4. Hades 22 ; 5. Bourg-Léopold 22 ; 6.
Merxem-Anvers Nord 21 ; 7. Zwarte Leeuw 19 ; 8.
Vosselaar 17 ; 9. Lyra 16 ; 10. Tirlemont 14 ; 11. Vlijtingen 14 ; 12. Spouwen-Mopertingen 13 ; 13. Lutlommel 12 ; 14. Sint- Job 12 ; 15. Witgoor Dessel 11 ;
16. Sint-Lenaarts 9.
PROMOTION D (13e)
Onhaye - Longlier. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2-1
JL Arlon - Givry . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2-0
Meux - Cité Sport Grace-Hollogne . . . . . . . . . 2-3
Bertrix - Walhain . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1-2
Solières - Couvin-Mariembourg. . . . . . . . . . . 5-4

Aywaille - Spa . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2-5
Faymonville - Hamoir . . . . . . . . . . . . . . . . . 1-1
FC Liège - U. Namur . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1-1
Classement. (13 m.) 1. FC Liège 29 pts ; 2. Walhain
26 ; 3. Meux 22 ; 4. Cité Sport Grace-Hollogne 22 ; 5.
Solières 21 ; 6. JL Arlon 20 ; 7. Givry 19 ; 8. U. Namur
19 ; 9. Couvin-Mariembourg 18 ; 10. Bertrix 17 ; 11.
Aywaille 17 ; 12. Hamoir 15 ; 13. Onhaye 15 ; 14. Spa
12 ; 15. Longlier 9 ; 16. Faymonville 8.
AUTRICHE (15e)
Wacker Innsbruck - Wiener Neustadt . . . . . . . 4-0
Austria Vienne - Wolfsberg . . . . . . . . . . . . . . 1-0
Grödig - Rapid Vienne . . . . . . . . . . . . . . . . . 2-2
Admira Vienne - Salzbourg. . . . . . . . . . . . . . 3-1
Sturm Graz - Ried . . . . . . . . . . . . . . . . . reporté
Classement. 1. Salzbourg 34 pts ; 2. Rapid Vienne
24 ; 3. Ried 24 (14 m.) ; 4. Austria Vienne 22 ; 5. Grödig 22 ; etc.
ÉCOSSE (13e)
Ross County - Celtic . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1-4
Hibernian - Inverness . . . . . . . . . . . . . . . . . 0-2
Partick Thistle - Saint Mirren . . . . . . . . . . . . . 0-3
Aberdeen - Heart of Midlothian. . . . . . . . . . . 1-3
Saint Johnstone - Kilmarnock . . . . . . . . . . . . 3-1
Motherwell - Dundee . . . . . . . . . . . . . . . . . 0-4
Classement. 1. Celtic 30 pts (12 m.) ; 2. Inverness 25
(12) ; 3. Aberdeen 23 ; 4. Motherwell 22 ; 5. Saint
Johnstone 21 ; etc.
GRÈCE (11e)
Platanias - Apollon Smlyrne . . . . . . . . . . . . . 2-0
PAS Giannina - OFI Crète . . . . . . . . . . . . . . . 2-1
Aris Salonique - Panathinaïkos . . . . . . . . . . . 0-2
Panionios Athènes - Atromitos Athènes . . . . . 2-1
Panetolikos - Levadiakos . . . . . . . . . . . . . . . 2-1
Ergotelis - Panthrakikos . . . . . . . . . . . . . . . . 3-1
Veria - Kallonis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0-3
Olympiakos - PAOK Salonique. . . . . . . . . . . . 4-0
Asteras Tripolis - Xanthi . . . . . . . . . . . . . . . . 2-2
Classement. 1. Olympiakos 31 pts ; 2. PAOK Salonique 25 ; 3. Atromitos 18 ; 4. Panetolikós 17 ; 5. Ergotelis 17 ; etc.
TURQUIE (11e)
Elazig - Erciyes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0-1
Eskisehir - Akhisar . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2-0
Kasimpasa - Gaziantep . . . . . . . . . . . . . . . . 3-0
Kayseri - Besiktas . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0-3
Sivas - Bursa . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2-1
Karabuk - Rize . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2-1
Konya - Antalya . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2-0
Genclerbirligi - Trabzon . . . . . . . . . . . . . . . . 3-2
Fenerbahçe — Galatasaray. . . . . . . . . . . . . . 2-0
Classement. 1. Fenerbahçe 28 pts ; 2. Kasimpasa
24 ; 3. Sivas 22 ; 4. Besiktas 21 (10 m.) ; 5. Eskisehir
19 ; etc.

BENELEAGUE (9e)
La Haye - Ajax . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3-3
Eindhoven - Twente . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1-1
Heerenveen - Standard . . . . . . . . . . . . . . . . 2-4
La Gantoise - Lierse. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0-0
Anderlecht - Telstar. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3-1
FC Bruges - Louvain . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1-2
Anvers - Zwolle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0-5
Classement. 1. Heerenveen 18 pts (8 m.) ; 2.
Twente 17 (7) ; 3. Standard 17 (8) ; 4. Eindhoven 17 ;
5. Louvain 15 ; 6. La Haye 13 ; 7. Telstar 12 ; 8. Anderlecht 11 (8) ; 9. Ajax 10 (7) ; 10. Lierse 9 ; 11. La Gantoise 8 (8) ; 12. Utrecht 7 (8) ; 13. Zwolle 7 (8) ; 14. FC
Bruges 6 ; 15. Anvers 3 (8).

ATHLÉTISME
MARATHON D’ATHÈNES
Hommes. 1. Kipkogei Yego (Ken) 2h13.59 ; 2. Kimeli
(Ken) 2h14.40 ; 3. Kipkorir Rutoh (Ken) 2h14.47 ; etc.
Femmes. 1. Rotich (Ken) 2h41.38.

AUTO
6 HEURES DE SHANGHAI (WEC)
Classement. 1. Lotterer-Tréluyer-Fässler (All-FraSui, Audi R18 e-Tron Quattro) 190 tours ; 2. Wurz-Lapierre (Aut-Fra, Toyota TS030 Hybrid) à 15.374 ; 3.
Kristensen-Duval-McNish (Dan-Fra-Eco, Audi R18 eTron Quattro) à 1 tour ;... 7. Baguette-PlowmanGonzalez (GBr-Mex, Morgan-Nissan) à 13 tours ; etc.
Championnats (7/8). Pilotes : 1. Kristensen-DuvalMcNish (Dan-Fra-Eco) 162 pts (champions) ; 2. Lotterer-Tréluyer-Fässler (All-Fra-Sui) 131,25 ; 3. Davidson-Buemi-Sarrazin (GBr-Sui-Fra) 81,25 ; etc. Pilotes
LMP2 : 1. Baguette-Plowman-Gonzalez (GBr-Mex)
129,5 ; 2. Pla-Brundle-Hansson (Fra-GBr-Dan) 114,5 ;
3. Rusinov-Martin-Conway (Rus-NZl-GBr) 107 ; etc.
RALLYE DU VALAIS (ERC)
Classement final. 1. Lappi-Ferm (Fin, Skoda Fabia
S2000) 3h13.42.8 ; 2. Burri-Saucy (Sui, Peugeot 207
S2000) à 3.28.2 ; 3. Breen-Vanneste (Irl, Peugeot
207 S2000) à 3.36.2 ; etc.
INTERNATIONAL GT OPEN (à Barcelone)
Première course. 1. Peter-Broniszewski (Aut-Pol,
Ferrari 458 GT2) 37 tours ; 2 Ramos-Pastorelli (PorPBs, Corvette C6R) à 0.30.371 ; 3. Barba-Soulet (Esp,
Aston Martin Vantage) à 31.919 ;... 25. Weerts-Albuquerque (Por, Audi R8 LMS) à 1 tour.
Course 2. 1. Pastorelli-Camp (PBs, Corvette) ; 2. Rosell-Mavlanov (Esp-Rus, Ferrari 458 GT3) ; 3. Parente-Pantano (Por-Ita, McLaren MP4-12C) ;... 10.
Barba-Soulet (Esp, Aston Martin Vantage) ; 22.
Weerts-Albuquerque (Por, Audi R8 LMS) à 1 tour.
etc.
Championnat GTS. 1. Pantano (Ita) ;... 12. Soulet
etc.

BASKET
NBA
Résultats de vendredi
Charlotte - New York . . . . . . . . . . . . . . 91-101
Indiana - Toronto . . . . . . . . . . . . . . . . . 91- 84
Orlando - Boston . . . . . . . . . . . . . . . . . 89- 91
Philadelphie - Cleveland . . . . . . . . . . . . 94- 79
Washington - Brooklyn. . . . . . . . (ap. pr.) 112-108
Detroit - Oklahoma . . . . . . . . . . . . . . . 110-119
Chicago - Utah . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97 73
Minnesota - Dallas . . . . . . . . . . . . . . . . 116-108
Nouvelle-Orléans - LA Lakers . . . . . . . . . 96- 85
San Antonio - Golden State . . . . . . . . . . 76- 74
Phoenix - Denver . . . . . . . . . . . . . . . . . 114-103
Portland - Sacramento . . . . . . . . . . . . . 104- 91
Résultats de samedi
Toronto - Utah. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 115- 91
Atlanta - Orlando. . . . . . . . . . . . . . . . . 104- 94
Brooklyn - Indiana . . . . . . . . . . . . . . . . 91- 96
Cleveland - Philadelphie . . . . . (ap. 2 pr.) 127-125
Miami - Boston . . . . . . . . . . . . . . . . . . 110-111
Houston - LA Clippers. . . . . . . . . . . . . . 94-107
Memphis - Golden State 108- 80
Milwaukee - Dallas . . . . . . . . . . . . . . . . 83- 91
Sacramento - Portland . . . . . . . . . . . . . 85- 96
Résultats de dimanche
LA Lakers - Minnesota. . . . . . . . . . . . . . 90-113
Phoenix - Nouvelle-Orleans . . . . . . . . . . 101- 94
Oklahoma - Washington . . . . . . . (ap pr.) 106-105
New York Knicks - San Antonio . . . . . . . . 89-120
Conférence Est
Division Atlantique: 1. Philadelphie 4-3 ; 2. Boston
3-4 ; 3. Toronto 3-4 ; 4. Brooklyn 2-4 ; 5. New York
2-4.
Division Centrale: 1. Indiana 7-0 ; 2. Cleveland 3-4 ; 3.
Milwaukee 2-3 ; 4. Chicago 2-3 ; 5. Detroit 2-3 .
Division Sud-est : 1. Miami 4-3 ; 2. Charlotte 3-3 ; 3.
Atlanta 3-3 ; 4. Orlando 3-4 ; 5. Washington 2-4.
Conférence Ouest
Division Nord-ouest : 1. Oklahoma City 5-1 ; 2. Minnesota 5-2 ; 3. Portland 4-2 ; 4. Denver 1-4 ; 5. Utah
0-7.
Division Sud-ouest: 1. San Antonio 6-1 ; 2. Houston
4-3 ; 3. Dallas 4-3 ; 4. Memphis 3-3 ; 5. Nouvelle-Orléans 3-4.
Division Pacifique: 1. Phoenix 5-2 ; 2. Golden State
4-3 ; 3. LA Clippers 4-3 ; 4. LA Lakers 3-5 ; 5. Sacramento 1-5.

CYCLO-CROSS
SUPERPRESTIGE
A Hamme-Zogge. 1. Albert (BKCP-Powerplus)
1h03.33 ; 2. Nys à 0.13 ; 3. Walsleben (All) à 0.36 ; 4.
Bosmans à 0.58 ; 5. Taramarcaz (Sui) à 1.00; etc.
Superprestige. (après 3 épreuves) 1. Nys 43 pts ; 2.
Albert 40 ; 3. Vantornout 38 ; etc.

GOLF
OPEN DE TURQUIE (EPGA)
Classement final. (par 72) 1. Dubuisson (Fra) 264
(67-65-63-69=-24) ; 2. Donaldson (PdG) 266 (68-6768-63) ; 3. Woods (USA) 268 (70-63-68-67) et Rose
(Ang) 268 (70-66-67-65) ;... 50. Colsaerts 280 (7368-72-67) ; etc.
OPEN DE SEA ISLAND (USA, PGA)
Classement final. (par 70) 1. Kirk (USA) 266 (66-6668-66=-14) ; 2. Clark (AfS) 267 (67-67-71-62) et Baird
(USA) 267 (63-70-67-67) ; 4. Brown (USA) 268 (6668-68-66), Gay (USA) 268 (63-72-66-67) et Senden
(Aus) 268 (66-67-68-67) ; etc.
QUALIFYING SCHOOL GÉRONE
Après 2 tours (par 71) 1. Hahn (USA) 132 (66-66=10) ; 2. Dantorp (Suè) 134 (66-68) ; 3. Fahrbring
(Suè) 135 (71-64), Stone (AfS) 135 (69-66), Forsyth
(Eco) 135 (65-70) et Bjerregaard (Dan) 135 (6570) ;... 17. Pieters 137 (64-73) ; etc.

HANDBALL
COUPE EHF FEMMES
Troisième tour
Anka Sport (Tur) - VISÉ . . . . . . . . . . . . . . . 22-24
Anka Sport (Tur) - VISÉ . . . . . . . . . . . . . . . 29-22
NDLR : Visé éliminé.

NATATION
À TOKYO (Coupe du monde 25m)
Hommes. 50m libre. 1. Morozov (Rus) 20.72 ; 2. Ervin (USA) 21.10. 100m libre. 1. Morozov (Rus)
45.65 ; 2. Czerniak (Pol) 46.73. 400m libre. 1. FraserHolmes (Aus) 3.38.39 ; 2. Hurley (Aus) 3.39.04. 100
m dos. 1. Godsoe (USA) 49.87 ; 2. Hurley (Aus)
49.92. 50m papillon. 1. Le Clos (AfS) 22.26 ; 2. Santos (Bré) 22.33 ; 3. Schoeman (AfS) 22.46. 100m papillon. 1. Le Clos (AfS) 49.01 ; 2. Shields (USA) 49.49.
200m papillon. 1. Le Clos (AfS) 1.50.33 ; 2. Hagino
(Jap) 1.51.02.
Femmes. 50m libre. 1. Campbell (Aus) 23.47 ; 2.
Brandt (All) 23.91. 100m libre. 1. Campbell (Aus)
51.31 ; 2. McKeon (Aus) 51.69. 200m libre. 1. Hosszu (Hon) 1.53.12 ; 2. Sjostrom (Suè) 1.53.15. 50m
brasse. 1. Efimova (Rus) 28.71 (RM ; anc. rec. 28.80
par l’Américaine Jessica Hardy en 2009) ; 2. Atkinson (Jam) 29.06. 200m brasse. 1. Efimova (Rus)
2.17.37 ; 2. Motegi (Jpn) 2.19.29. 50m dos. 1. Medeiros (Bré) 26.61 ; 2. Simmonds (GBr) 26.62. 200m
dos. 1. Zevina (Ukr) 2.01.70 ; 2. Simmonds (GBr)
2.02.34. 100m papillon. 1. Coutts (Aus) 55.30 ; 2.

PATINAGE ARTISTIQUE
TROPHEE NHK
Hommes. 1. Takahashi (Jpn) 268,31 pts ; 2. Oda
(Jpn) 253,16 ; 3.Abbott (USA) 237,41 ; 4. Rippon
(USA) 233,71 ; 5. Fernandez (Esp) 230,45 ; etc.
Femmes. 1. Asada (Jpn) 207,59 pts ; 2. Radionova
(Rus) 191,81 ; 3. Suzuki (Jpn) 179,32 ; 4. Gold (USA)
177,81 ; 5. Miyahara (Jpn) 170,21 ; etc.
Danse. 1. Davis/White (USA) 186,65 pts ; 2. Cappellini/Lanotte (Ita) 160,06 ; 3. Shibutani/Shibutani
(USA) 157,58 ; etc.
Couples. 1.Volosozhar/Trankov (Rus) 236.49 pts ; 2.
Peng Cheng/Zhang Hao (Chn) 182,18 ; 3. Sui Wenjing/Han Cong (Chn) 171.32 ; etc.

RUGBY
TOURNÉES
Italie - Australie . . . . . . . . . .
Angleterre - Argentine . . . . . .
Pays de Galles - Afrique du Sud
Ecosse - Japon . . . . . . . . . . .
Irlande - Samoa . . . . . . . . . .
France - Nouvelle-Zélande . . .

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20-50
31-12
15-24
42-17
40- 9
19-26

TENNIS
WTA TAIPEI (moquette - 125.000$)
Demi-finales. Van Uytvanck (WTA 129) b. Pfizenmaier (All, WTA 98) 7-6 (5), 6-3 ; Wickmayer (N.2,
WTA 59) b. Kumkhum (Tha, WTA 114) 6-3, 6-1.
Finale. Van Uytanck (WTA 129) b. Wickmayer (N.2,
WTA 59) 6-4, 6-2.
Doubles. Demi-finale : Friedsam-Van Uytvanck
(All) b. Savchuk-Tanasugarn (Ukr-Tha) 2-6, 7-6 (4),
10/7 (super-tiebreak). Finale : Garcia-Shvedova (FraKaz) b. Friedsam-Van Uytvanck 6-3, 6-3.
CLASSEMENT WTA
11 novembre. 1. (1) S. Williams (USA) 13.260 pts ; 2.
(2) Azarenka (Blr) 8046 ; 3. (3) Li Na (Chn) 6045 ; 4.
(4) Sharapova (Rus) 5891 ; 5. (5) Ag. Radwanska (Pol)
5875 ; 6. (6) Kvitova (Tch) 4775 ; 7. (7) Errani (Ita)
4435 ; 8. (8) Jankovic (Ser) 4170 ; 9. (9) Kerber (All)
3965 ; 10. (10) Wozniacki (Dan) 3520 ; 11. (11) Halep
(Rou) 3335 ; 12. (12) Stephens (USA) 3185 ; 13. (13)
Bartoli (Fra) 3172 ; 14. (14) Vinci (Ita) 3170 ; 15. (15)
Lisicki (All) 2920 ; 16. (16) Ivanovic (Ser) 2850 ; 17.
(17) Suarez Navarro (Esp) 2735 ; 18. (18) Stosur (Aus)
2675 ; 19. (19) Kirilenko (Rus) 2640 ; 20. (20) Flipkens 2495. Autres Belges : 51. (59) Wickmayer
1127 ; 100. (129) Van Uytvanck 642 ; 139. (138) Mestach 460 ; etc.
21
Le Soir Mardi 12 novembre 2013

22 LESSPORTS

Nadal est le n 1,
Djokovic reste le maître

LESBRÈVES

o

MASTERS

Van Snick devra patienter

P

Le Serbe n’a laissé aucune chance à l’Espagnol
drid en 2005 !) surtout, lorsqu’en face il a un joueur de la
qualité de Djokovic. Et on comprit rapidement que Djokovic
allait remporter son 22e match
d’affilée depuis sa finale perdue
à l’US Open contre… Nadal.
6-3, 6-4 en 1h37 : le Serbe
pouvait fêter cette fin de saison
formidable (Pékin, Shanghai,
Paris + le Masters en deux mois)
qui porte son quota 2013 à 7
titres dont l’Open d’Australie ce
qui prouve l’amplitude de ce
diable de Djokovic. Il devient le
7e joueur de l’histoire à enlever
au moins trois fois le Masters
après Federer (6 succès), Lendl
et Sampras (5), Nastase (4), Becker et McEnroe (3). Quant à
Nadal, il manque toujours ce
titre majeur à son palmarès
après deux finales perdues (en
2010, c’était contre Federer).
L’Espagnol a certainement raison de vouloir que ce Masters se
joue dans d’autres conditions et
surfaces… ■

Troisième tournoi des
Maîtres pour Djokovic
qui a dominé le no1 mondial et prend déjà date
pour 2014.
Le Serbe a remporté
son 22e match d’affilée
depuis sa défaite en finale de l’US Open.
C’était le 39e duel
entre les deux hommes.

H

onnêtement, la finale
de ce Masters 2013 ne
pouvait pas s’offrir plus
belle finale entre le vrai numéro
un mondial de la saison (Nadal
10 titres et 14 finales en 17 tournois) et celui qui est redevenu
son… Maître, lundi à Londres,
avec un troisième sacre dans
cette épreuve finale après ceux
de 2012 (Federer) et de 2008
(Davydenko).
Nadal-Djokovic, c’est aussi
l’expression de la plus grande rivalité de l’histoire du tennis
avec un 39e duel (record) qui,
cette fois, est allé dans la poche
du Serbe (c’est désormais 22-17
pour l’Espagnol dans les
confrontations).
Djokovic a entamé cette finale
pied au plancher se procurant
une balle de 4-0 après seulement 18 minutes. Heureusement, le no1 mondial avait ce

Y.S.

Djokovic a vécu 2 mois formidables avec des succès à Pékin, Shanghai, Paris et au Masters... en attendant la Coupe Davis.© AP.

sursaut d’orgueil qui fait les
grands champions et égalisait à
3-3, seulement 13 minutes plus
tard. Mais ce n’était pas suffisant. Djokovic repartait, à nouveau, avec trois jeux d’affilée
pour remporter cette drôle de
première manche 6-3 sur son
deuxième ace de la soirée après

45 minutes.
Ce qui était évident, c’est que
Nadal avait vraiment du mal à
trouver son rythme sur cette
surface dure en indoor qui n’est
décidément pas sa préférée
(NDLR : sur ses 60 titres, Nadal
n’a remporté qu’un seul sacre làdessus, c’était le tournoi de Ma-

RÉSULTATS
MASTERS (ATP World Tour Finals)
Groupe B. Federer (Sui, ATP 7) b. del Potro (Arg,
ATP 5) 4-6, 7-6 (2), 7-5 ; Djokovic (Srb, ATP 2) b. Gasquet (Fra, ATP 9) 7-6 (5), 4-6, 6-3. Classement final.
1. Djokovic 3 v.-0d. 2. Federer 2-1 ; 3. del Potro 1-3 ;
4. Gasquet 0-3.
Demi-finales. Nadal (Esp, ATP 1) b. Federer (Sui,
ATP 7) 7-5, 6-3 ; Djokovic (Srb, ATP 2) b. Wawrinka
(Sui, ATP 8) 6-3, 6-3.
Finale. Nadal (Esp, ATP 1) b. Djokovic (Srb, ATP 2)
6-3, 6-4.

Alison Van Uytvanck se donne 2 ans
TENNIS Premier titre WTA et première entrée dans le top 100 à 19 ans
Alison
Van Uytvanck (19
Q uel week-end pour ans) à
Taipei ! La Brabançonne a
joué la première finale 100 %
belge qu’on attendait sur le circuit depuis près de 4 ans, elle l’a
emporté face à Yanina Wickmayer, classée 60 rangs plus
haut et, de ce fait, elle a enlevé le
tout premier tournoi WTA de sa
jeune carrière. Deux cerises sur
le gâteau : elle est entrée dans le
top 100 mondial ce lundi (+29)
pour la toute première fois et
elle permet au tennis belge d’éviter un zéro pointé au palmarès
de la saison qui remontait à
1993 !
On a dû attendre le tout dernier tournoi WTA de l’année,
mais quelle consécration ! Une
finale 100 % belge (NDLR : la
dernière remontait à janvier
2010, à Brisbane, avec la victoire
en trois sets de Kim Clijsters sur
Justine Henin) enfin un titre
pour la Belgique sur la saison, et
surtout, un premier couronne-

Alison Van Uytvanck est d’ores
et déjà qualifiée pour l’Open
d’Australie. © BELGA.

ment pour celle qui, avec sa copine An-Sophie Mestach, représente l’avenir du tennis belge.
Une Wickmayer qui sauve, un
peu (la revoici 51e à la WTA), une
saison difficile avec une demi-finale et une finale en Asie, mais
qui a tout de même tenu à féliciter sa cadette après le 6-4, 6-2.
« Bien joué Alison ! Une joueuse
talentueuse est en train de trouver sa voie… »
Et ce n’est pas peu de le dire

pour une fille qui est passée de la
220e à la 100e place mondiale en
moins d’un an. « Gagner un
tournoi WTA, c’est comme un
rêve », s’est exclamée la fille de
Grimbergen depuis Taipei.
« J’étais l’outsider et ça m’a bien
servi car Yanina était plus nerveuse. Je l’ai senti dès le premier
jeu. C’était peut-être un petit
tournoi
WTA
(NDLR :
125.000$) avec un tableau plus
abordable, mais il fallait l’emporter et j’en suis fière. »
La voici aussi « top 100 » pour
la première fois de sa carrière
(un bond de 29 places) avec la
perspective de pouvoir directement entrer dans le grand tableau de l’Open d’Australie en
janvier prochain. « J’avais déjà
participé aux qualifs de l’US
Open, cette année. A New York !
Wouaw… Je suis restée calée au
troisième tour, mais ça m’a donné l’envie. Participer aux Grands
Chelems, passer un 2e ou un 3e
tour, c’est mon prochain objectif.

our des raisons de surcharge, le laboratoire antidopage de
Montréal ne pourra pas effectuer la contre-expertise du
contrôle antidopage positif (cocaïne) de Charline Van Snick
dans le délai initialement prévu, c’est-à-dire avant le 15 novembre.
« Ils ont repoussé la date de l’analyse B au 19 novembre au plus
tard », précise Jean-Luc Flagothier, l’avocat de la judokate qui a
immédiatement informé la Fédération internationale de judo.
Celle-ci a par ailleurs accepté d’entendre Charline Van Snick au
cas où la contre-expertise devait confirmer le contrôle initial, « ce
qui permettra de défendre nos arguments de vive voix plutôt que par
mail », ajoute Me Flagothier (Ph. V.W.)

Ce ne fut pas facile de sortir du
top 200 pour atteindre le top
150. Maintenant, je suis devenue
plus agressive sur un court et
plus constante aussi, ce qui est
très important à ce niveau. J’ai
aussi évolué mentalement, pris
de la confiance et de l’expérience.
J’apprends tous les jours. Gagner
un match se joue parfois sur des
détails, il faut réussir les points
importants et c’est là que j’ai le
mieux progressé cette année. »
A 19 ans (depuis mars), la
grande rousse du tennis belge
s’est donné deux ans pour réussir. « J’ai d’abord essayé de combiner avec les études, mais c’est
vite devenu impossible avec les
voyages et les entraînements. Si,
dans deux ans, ça ne marche
pas, je retournerai aux études…
Mais j’adore déjà ma nouvelle
vie professionnelle… »
A titre comparatif, Wickmayer
était top 100 à 18 ans, Henin à 17
et Clijsters à 16. ■
YVES SIMON

Quintana fera l’impasse sur le Tour

AUTO

WEC : Baguette
3e à Shanghai
Disputée sur 6 heures, l’avantdernière manche du championnat
mondial
d’endurance
(WEC) s’est terminée par la
victoire de l’Audi d’André Lotterer, Benoît Tréluyer et Marcel
Fässler. En catégorie LMP2, Bertrand Baguette (Morgan-Nissan), épaulé par l’Anglais Martin Plowman et le Mexicain Ricardo Gonzalez, a terminé 3e.
Les trois hommes creusent
l’écart en tête du championnat.
Le titre se jouera le 30 novembre aux 6 Heures de Bahrein.
BASKET

NBA : San Antonio
et Indiana sur leur lancée
Danny Green et Tony Parker ont
été les grands artisans du facile
succès des Spurs chez les
Knicks, qui leur permet de
conforter leur domination en
tête de la conférence Ouest de
la NBA (6 victoires, 1 défaite).
Minnesota, qui a inscrit 47
points lors du premier quarttemps (meilleur total en 12 minutes derrière Denver (48 pts)
contre Seattle en 2008), a
confirmé son bon début de saison en remportant aisément sa
cinquième victoire (2 défaites)
de la saison chez des Lakers,
toujours privés de Kobe Bryant,
blessé de longue date (tendon
d’Achille). Samedi, Miami a été
battu d’un point (110-111) par
les Celtics sur un tir à trois
points en coin de Jeff Green à la
sonnerie finale. De son côté, Indiana a renforcé sa place en
tête de la Conférence Est avec
un succès à Brooklyn (96-91).
Les Pacers n’avaient jamais débuté la saison sur un bilan de 7
victoires consécutives.

monde s’en sort sans condamnation, cela doit également être
le cas pour moi. Si tout le
monde prend six mois, je prendrai six mois», a ajouté le
Texan.
CYCLO-CROSS

Nys au-dessus du lot à Niel
Le champion du monde était
une pointure au-dessus de tous
ses adversaires lundi au 50e cyclo-cross du marché annuel de
Niel, la deuxième manche du
Soudal Classics. A l’arrivée,
Sven Nys comptait ainsi 20 secondes d’avance sur le surprenant Wout Van Aert. Dimanche,
Niels Albert avait remporté à
Hamme-Zogge la troisième
manche du Superprestige de la
saison devant Nys et l’Allemand
Philipp Walsleben. Sven Nys est
leader au classement général
du Superprestige.
GOLF

Colsaerts quitte le top 60
Nicolas Colsaerts, qui a terminé
50e de l’Open de Turquie dimanche à 16 coups du vainqueur, le Français Victor Dubuisson, passe de la 58e à la 61e
place du nouveau classement
mondial qui est toujours dominé par l’Américain Tiger Woods.
Pieters perd
du terrain à Gérone
L’Anversois,
deuxième
dimanche après avoir rentré une
première carte de 64 (7 sous le
par), a eu besoin de 73 coups
(+ 2) pour boucler son
deuxième parcours. Avec un total de 137, le golfeur de 21 ans
rétrograde à la 17e place du
classement provisoire. Il accuse
désormais un retard de cinq
coups sur le leader, l’Américain
John Hahn. Une place dans le
top 25 après six tours est synonyme de carte d’entrée au Tour
Européen 2014.

CYCLISME

Armstrong prêt à collaborer
Lance Armstrong, qui a été déchu de ses sept victoires au
Tour de France après avoir été
convaincu de dopage, a accordé
une interview à la BBC où il se
dit prêt à aider toute enquête
sur le fléau du cyclisme «en
étant 100% transparent et honnête.». «Certains coureurs s’en
sont sortis sans condamnation
et d’autres ont été condamnés à
mort. Si tout le monde est
condamné à la peine de mort, je
la mériterai aussi. Si tout le

RUGBY

La France Universitaire
trop forte pour la Belgique
Les Diables noirs se sont inclinés 12-36 face à la France Universitaire lors d’un test-match
que la Belgique a disputé samedi à Boitsfort. Un peu plus tôt,
au Plateau de la Foresterie, les
Espoirs belges ont été battus
également en test match par les
Queen’s Dragoon Guards, une
sélection de la British Army établie en Allemagne, sur le score
de 5-10.

La flamme a vu l’espace

CYCLISME Le Colombien doublera Giro et Vuelta
souffle de
au Tour du
L eavait apportéfraîcheur qu’il
centenaire risque de cruellement manquer à la plus grande
épreuve du monde, l’été prochain, au départ du Yorkshire.
Selon toute vraisemblance, Nairo Alexander Quintana ne disputera pas le Tour 2014. Du
moins si le programme établi
cet automne par Eusebio Unzue, manager de l’équipe Movistar, est respecté à la lettre.
Celui-ci destine en fait Quintana au Giro, Valverde au Tour,
pour in fine réunir les deux leaders du team sur la Vuelta. Ce
carnet de route, qui sera offi-

ciellement confirmé en décembre lors d’un stage collectif,
est évidemment sujet à modifications, en fonction de la vie
tumultueuse d’un groupe (on se
souvient par exemple de Contador rappelé in extremis pour le
Giro, en 2008, alors qu’il profitait de quelques jours de vacances sur une plage ensoleillée). Mais Quintana semble
déjà l’avoir intégré, sans état
d’âme, sans faire de vagues.
« Le tracé du Giro est
chouette, il me convient à merveille » avait commenté le coureur originaire de Boyaca (mais
établi avec son jeune frère

Dayer à Pampelune) dès la présentation du Tour d’Italie. « Il
est construit sur un schéma
idéal, avec une troisième semaine très montagneuse et exigeante. » Au total, 9 des 21
étapes se termineront au sommet, évidemment du pain bénit
pour un format de poche
comme lui. Le passionné de cyclisme ne peut toutefois que regretter le choix d’Unzue, qui
prive le leader des « escarabajos » (les scarabées, surnom de
la nouvelle génération de coureurs colombiens) d’une chance
de magnifier la superbe 2e place
conquise en juillet dernier à Pa-

ris. Deuxième du Tour (la
meilleure performance réalisée
par un Colombien dans l’histoire de la Grande Boucle), tout
en ayant glissé dans sa valise les
maillots blanc (meilleur jeune)
et à pois surtout (meilleur
grimpeur, « la » référence dans
son pays), Quintana se posait
en principal voire unique rival
de Froome, en mesure de
contester le début de règne du
Britannique. Reste à espérer
que Nibali ait les crocs, que
Contador, Valverde, Rodriguez
voire Schleck ne soient pas
« has been ». ■

La torche olympique russe, qui a fait une sortie historique
dans l’espace, a atterri lundi au Kazakhstan dans une capsule Soyouz avec à son bord trois spationautes à un peu
moins de trois mois des JO de Sotchi. © AFP.

E.C.

*

22
Le Soir Mardi 12 novembre 2013

LANÉCROLOGIE 23
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La cérémonie religieuse sera célébrée en l’église Notre Dame
de la Visitation de Mélin le jeudi 14 novembre 2013 à 11 h 30
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sont libres de 18 à 20 heures. La famille sera présente les mardi 12
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et décédé à Uccle le 11 novembre 2013.

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La cérémonie d’adieu aura lieu au crématorium de Bruxelles
le samedi 16 novembre 2013 à 11 h (Av. du Silence, 61 à Uccle).
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J’y vois clair

23
Le Soir Mardi 12 novembre 2013

24 BRUXELLES

L’Europe doit restructurer
250.000 m2 de bureaux avant 2025
IMMOBILIER

35 % des immeubles de la Commission ont plus de 20 ans

La Commission européenne veut remplacer
250.000 m2 de bureaux.
Les immeubles se situeront dans le quartier
européen, mais un autre
pôle est prévu.

REPÈRES

Un PUL sur mesure
pour la rue de la Loi
Le Projet urbain Loi a été
lancé par le gouvernement
bruxellois en 2008. Il s’agit
d’un plan de réaménagement de la rue de la Loi
mené en collaboration par
l’architecte français Christian de Portzamparc. Il prévoit la refonte complète de
l’artère avec la possibilité
d’ériger deux tours à proximité du Berlaymont pour
une superficie totale de
140.000 m2 à destination de
la Commission européenne.
En plus des bureaux, le plan
prévoit 110.000 m2 pour le
logement et 60.000 m2
d’équipements collectifs. Le
but est de remettre des
habitants et des commerces
dans ce quartier. Avec le
PUL doit être adopté le règlement régional d’urbanisme zoné (RRUZ). Il est
passé devant le Conseil
d’Etat et doit être publié
prochainement.

E

n 2007, la Commission
européenne a établi sa
politique immobilière et
sa philosophie n’a pas changé
depuis. Par contre, nous nous
adaptons à la situation et aux
changements dans la législation
décidés par le gouvernement
bruxellois. » Antony Gravili, le
porte-parole du vice-président
de la Commission européenne,
Maroš Šefcovic, ne veut plus
que la Commission européenne
soit vue par les Bruxellois
comme l’institution qui détermine la politique urbanistique
de la Région. Dans une étude
réalisée par l’Arau (Atelier de
recherche et d’action urbaines)
sur la politique de la Commission (Le Soir du 17 octobre),
l’association souhaitait montrer
les changements d’avis des institutions européennes ainsi que
la volonté d’obtenir un pôle
pour rationaliser les coûts.
Lorsque la Commission européenne a établi sa politique immobilière en 2007, la crise
n’était pas encore passée par là
et les élargissements étaient à
l’ordre du jour. Elle pensait
alors avoir besoin de bureaux et
rêvait de 200.000 m2 dans un
nouvel emplacement. La Région bruxelloise avait donc proposé les sites de Delta et de
Schaerbeek Josaphat. Rapidement, la Commission a montré
son intérêt pour le premier site
puis, après une étude de faisabilité qui n’a abouti qu’en 2012,
elle a décidé d’abandonner le
projet.
« Cela coûtait trop cher pour
viabiliser le terrain, explique
Antony Gravili. Il nous fallait
au moins deux accès et il était
nécessaire d’augmenter la desserte en transports en commun.
Nous avons donc décidé d’un
commun accord avec la Région
d’abandonner ce projet. Quant
à Schaerbeek Josaphat, si la Région souhaitait qu’on y aille,
elle n’avait qu’à nous proposer
uniquement cet endroit. »
Autre modification de la Région bruxelloise pour répondre
aux besoins de la Commission
européenne : le Projet urbain
Loi (PUL, lire ci-contre). Le
gouvernement bruxellois l’avait
lancé en 2008, juste après la
publication de la politique de la
Commission qui annonçait ses
besoins en bureaux. A cette
époque, il était prévu que le
quartier
européen
compte
880.000 m2 de bureaux dont
400.000 m2 pour la Commission, augmentant ainsi la surface totale de 390.000 m2 par
rapport à la situation existante.

V.LH.

le Projet urbain Loi de 2008 prévoyait 880.000 m2 de bureaux dans le quartier européen, dont 400.000 pour la Commission. © P.-Y. THIENPONT.

Seulement, avec la crise, la
Commission a décidé dans une
note de juillet 2012 de réduire
son nombre de mètres carrés de
bureaux car son personnel doit
diminuer de 5 %. En juillet
2012, il est indiqué qu’en aucun
cas, ces surfaces ne peuvent
augmenter
mais
que
140.000 m2 devront être libérés
entre 2020 et 2021 car les baux
de ces immeubles se terminent.
Il faudra alors en profiter pour
concentrer le personnel dans
des grands immeubles afin de
diminuer les coûts.

« Nous devons remplacer
250.000 m2 car notre parc
est vieillissant. Plus de
35 % a plus de 20 ans »
La Commission européenne
vise ainsi deux espaces dans les
tours prévues, ce qui représente
140.000 m2, « mais elles seront
en remplacement d’immeubles
que nous occupons actuellement
dont les baux viennent à
échéance ou qui ont besoin
d’une rénovation lourde. Nous
devons remplacer 250.000 m2
car notre parc est vieillissant.
Plus de 35 % de nos immeubles
ont plus de 20 ans. Pour le moment, nous faisons de petits travaux au compte-gouttes pour
que nos employés aient toujours
de bonnes conditions de travail,
mais il nous est impossible de
continuer ainsi très longtemps ».

En plus du quartier Léopold,
la Commission dispose aussi
d’un bâtiment à Rogier, d’un
centre rue de Genève à Evere
dont les baux arrivent à
échéance en 2020 et à Beaulieu
à Auderghem.
Si aujourd’hui la Commission
n’a plus de vue sur Delta, elle
souhaite quand même pour
l’horizon 2020 maintenir jusqu’à trois pôles de bureaux en
dehors du quartier européen,
voire à l’extérieur de la Région
bruxelloise. « Il y a des possibilités à Zaventem ou à Wavre
par exemple. En tout cas, rien
n’est exclu. »
Seulement 75 % des employés
de la Commission habitent
dans Bruxelles et tant que le
RER (Réseau express régional)
n’est pas mis en fonction, cela
compliquerait les déplacements.
La Commission affirme aussi
vouloir plus de mixité dans ces
quartiers avec des commerces
et des habitations tant que la
sécurité n’est pas mise en jeu.
Elle souhaite également l’amélioration de la mobilité dans la
capitale et la mise en place du
RER au plus vite. Comme toute
autre entreprise, les encombrements de circulation lui font
perdre du temps et donc de
l’argent. Elle espère surtout que
le gouvernement bruxellois fixera rapidement et de manière
définitive les contours du PUL
pour avancer concrètement
dans ses projets. ■
VANESSA LHUILLIER

« Nos lenteurs viennent aussi
de leurs changements d’attitude »
200.000 m2 de bureaux vides au
niveau de Delta.

ENTRETIEN
e ministre-président de la
Région bruxelloise, Rudi
Vervoort (PS), est en contact régulier avec la Commission européenne afin de déterminer en
collaboration une politique régionale de l’urbanisme qui soit
cohérente.

L

La Commission européenne se
plaint aujourd’hui des lenteurs
administratives de la Région. Elle
affirme ne pas donner le tempo
et avoir déterminé sa politique
immobilière en 2007. Depuis, elle
vous attendrait.
Cela n’est pas tout à fait correct.
Au départ, nous avons travaillé
avec eux en partant de leurs besoins pour élaborer le schéma directeur. L’UE disait alors avoir
besoin de 400.000 m2. Nous pensions alors leur permettre de densifier le quartier européen avec
230.000 m2
supplémentaires.
Ensuite, ils nous disent qu’ils désirent un pôle extérieur de
200.000 m2 sur Delta. On étudie
la faisabilité du projet, mais on
se rend compte que viabiliser le
terrain coûte trop cher d’autant
plus que cela se fera à charge de
la Région et non de la Commission. Et puis, pour finir, ils refusent Delta et ne veulent plus de
mètres carrés supplémentaires

Le ministre-président Rudi Vervoort est en contact régulier
avec la Commission. © BELGA

mais seulement réorganiser leur
parc tout en rénovant certains de
leurs immeubles. Si on ne nous
faisait pas travailler pour rien,
nous irions plus vite. Nos lenteurs viennent aussi de leurs
changements d’attitude. Nous devons nous adapter en permanence selon les informations que
nous recevons tout en gardant
une politique d’urbanisation cohérente pour Bruxelles. Idem
pour les promoteurs qui pensent
d’abord qu’ils veulent des bâtiments de minimum 50.000 m2
alors que maintenant ils parlent
de 30.000 m2. En tout cas, ce qui
est sûr, c’est que si nous n’avions
pas un peu attendu, nous aurions aujourd’hui un centre de

La Commission souhaite justement plus de mixité dans le
quartier européen. Cela est-il mis
en pratique ?
Dans le RRUZ, nous prévoyons
des logements et des commerces et
il est vrai que leur position a évolué sur cette question. Cependant
nous devons toujours être très vigilants sur la sécurité car nous
ne pouvons a priori pas mélanger bureaux et logements dans le
même bâtiment.
Elle n’exclut pas d’établir un pôle
en dehors de Bruxelles. Qu’en
pensez-vous ?
Nous préférerions évidemment
que la Commission européenne
reste à Bruxelles. Nous faisons
tout pour en discuter avec eux
pour répondre à leurs demandes.
Visiblement, l’Europe ne souhaite plus trop construire. Nous
leur proposons donc de prendre
possession de certains immeubles
dans le quartier nord où le vide
locatif est très important. Nous
pourrions alors rénover certains
immeubles pour les rendre plus
performants d’un point de vue
énergétique. ■
Propos recueillis par
V.Lh.

Un potager géant va pousser sur le toit des abattoirs

RETROUVEZ
TOUS LES
PROGRAMMES
DE CINÉMA SUR

ALIMENTATION Premier coup de pelle pour la future ferme urbaine de 4.000 m2 attendue en 2015 à Anderlecht
mes chicons »
D’autant qu’ils seront faits
I ls sont bons en plein cœur !de
maison, plantés
la ville, dans le quartier de Cureghem. En terre urbaine donc,
mais aussi loin du sol puisque la
future ferme urbaine va pousser
sur les toits de la nouvelle aile
alimentaire à bâtir aux abattoirs

d’Anderlecht.
Un projet qui verra le jour début 2015 et dont la première
pierre a été posée jeudi dernier
par la ministre régionale de l’Environnement, Evelyne Huytebroeck (Ecolo). Qui parle d’une
première à Bruxelles, s’inspirant
d’initiatives déjà menées au Ca-

nada, aux Etats-Unis ou encore
aux Pays-Bas. La ferme comptera 4.000 m2 de potagers et de
serres dédiés à la culture de produits locaux et bio tels que chicons, choux de Bruxelles, asperges, salades et autres épinards qui serviront à alimenter
un restaurant et un magasin voi-

sins. Le tout sous la houlette de
l’ASBL Rizoom. « Ce projet original démontre qu’il est possible
d’optimaliser l’utilisation de certaines toitures d’immeubles en
pleine ville, notamment dans les
zones économiques, a indiqué la
ministre. Un choix pertinent vu
l’essor démographique et la né-

cessité de densifier notre Région.
Chaque mètre carré doit être utilisé à bon escient. »
La ferme et la halle seront financées par la Région et des
fonds européens pour un montant total d’un peu plus de
15 millions d’euros. ■
P.Le.
24
25
Le Soir Mardi 12 novembre 2013

26 LATÉLÉVISIONMARDI
cl u b
6.00 Matin Première 9.00
Tournée générale L’amusement
comme source d’inspiration 9.35
Flyboys Film de guerre de Tony
Bill (USA/Fr, 2006). Avec James
Franco, David Ellison, Martin
Henderson. 11.55 Les feux de
l’amour 13.00 JT 13h 13.55
Mike Hammer La chanson de
Vickie. 14.50 Le bonheur sinon
rien ! Téléfilm de Régis Musset
(Fr, 2013). Avec Véronique Jannot,
Lionnel Astier, Béatrice Agenin.
16.45 Le protecteur Blessures
intérieures. 17.30 Des garçons et
des hommes. 18.30 On n’est pas
des pigeons 19.30 JT 19h30

6.00 Bel RTL Info 8.45 Shopping 10.20 Décrochez gagnez
11.15 La boutique 12.30 RTL+
13.00 Le journal 13.40 Face à
face 14.00 La boutique 15.05
Allo tarot 15.40 90210 Beverly Hills : nouvelle génération
Les âmes sœurs. 16.30 The
Good Wife Le dilemme du prisonnier. 17.20 Un dîner presque parfait Semaine spéciale
Miss France à Mulhouse 18.30
Septante et un 19.00 Le journal 19.45 Les orages de la vie
20.50 L’amour est dans le pré

20.20 A tort ou à raison

7.05 No Limit 7.30 Fit Tonic Fit
tone 8.00 Le 8/9 9.00 C’est
vous qui le dites 10.35 La télé
de A @ Z Chansons belges 11.10
Plus belle la vie 11.35 Tout le
monde veut prendre sa place
12.25 Un gars, un chef 13.05
No Limit 13.35 La vie sauvage
La rage. 14.20 La télé de A @ Z
14.55 Screen agenda 15.15 Le
protecteur Paternité. 16.00 La
vie sauvage A couteaux tirés.
16.50 Sous le soleil Taire ou ne
pas taire ? 17.15 Un gars, un
chef 18.00 Tout le monde veut
prendre sa place 18.50 Un
gars, un chef 19.00 Le 15’ 19.25
Plus belle la vie 19.55 Sous le
soleil Taire ou ne pas taire ?
20.25

Série. Avec Marianne Basler,
Alexandra Vandernoot, Bernard
Yerlès. L’affaire Hippocrate
(Saison 2, épisode 2/6).
Les soupçons de collusion entre
une société pharmaceutique et
une clinique font toujours scandale. Rapidement Joëlle, qui
instruit l’enquête, inculpe
Antoine Collard, médecin directeur de la clinique Hippocrate.
Depuis la mort de son frère
Jérôme, Joëlle se méfie des rapports entre la médecine, les
laboratoires pharmaceutiques
et l’argent. Aussi traque-t-elle
Antoine Collard sans relâche.
21.20 Julie Lescaut Immunité
diplomatique. Téléfilm de Didier
Delaître (Fr, 2010). Avec Véronique Genest, Jean-Charles Chagachbanian, Guillaume Gabriel.
Julie Lescaut découvre les
règles de l’immunité diplomatique lorsqu’elle enquête sur
l’ambassadeur du Belize, suspect dans une affaire de meurtre. 22.50 Clem La guerre des
familles. Téléfilm de Joyce Buñuel
(Fr, 2011). Avec Victoria Abril,
Laurent Gamelon, Lucie Lucas.
0.35 En quête de sens 0.50
Cinquante degrés nord A la
Cinematek 1.45 JT 19h30

Téléréalité. Présenté
par Sandrine Dans.
C’est le grand jour : les prétendantes des agriculteurs débarquent à la ferme. Elles sont
jolies, elles ont du tempérament, de l’enthousiasme à
revendre et elles n’ont pas leur
langue dans leur poche.
Certaines d’entre elles sauront
détendre l’atmosphère, mais
d’autres ne pourront s’empêcher de provoquer des tensions.
A peine arrivée, l’une des candidates devra déjà quitter la
ferme. Qui sera la première à
faire sa valise ? Le courant est-il
déjà passé entre certaines candidates et les agriculteurs ?
Quels couples commencent à
flirter ? Quelles citadines ne
sont décidément pas faites pour
la vie à la campagne ? Autant
d’événements et de rebondissements que Sandrine Dans commente avec bienveillance.
22.25 Esprits criminels Série.
Avec Thomas Gibson, Joe Mantegna, Shemar Moore. Numéro 6.
L’équipe se rend à Détroit, dans
le Michigan, pour enquêter sur
une série de meurtres. Les victimes ont été enfermées dans
le coffre de leur voiture. 23.20
Moi, l’amour et le sexe Quand
le désir nous quitte. 0.10 Le
journal 0.50 Jeux de nuit

10.00 Le shopping 12.00 Allô
tarot 12.30 Le shopping 13.30
Luna Park 14.45 Le shopping
15.20 Jessie The Talented Mr.
Kipling. 15.45 Les sorciers de
Waverly Place Oncle Ernesto.
16.10 La vie de croisière de
Zack et Cody Le cousin d’Arwin.
16.35 Violetta 17.25 Chips
Chacun chez soi. 18.20 Walker,
Texas Ranger Un ranger au
féminin. 19.10 Les Simpson
Souvenirs dangereux. 19.40 Au
nom du grand-père.
20.25

Men in Black

Chrysalis

Thriller de Julien Leclercq (Fr, 2007).
Avec Albert Dupontel, Marie
Guillard, Smadi Wolfman. 1h35.
Lors d’une filature qui finit dans
les égouts, le lieutenant David
Hoffmann et son équipière, qui
est aussi son épouse, essuient
de nombreux coups de feu.
L’homme qu’ils pourchassent,
Dimitri Nicolov, n’hésite pas à
poignarder la jeune femme.
Malgré tous les efforts déployés
par les secours, elle succombe.
Sombrant dans la déprime,
Hoffmann tente d’oublier ce
drame. Mais peu de temps
après, la police européenne lui
donne carte blanche pour neutraliser Nicolov. Hoffmann
accepte et débute son enquête
avec une nouvelle équipière, la
très sage Marie Becker.
22.00 Auto Mobile 22.30 Le 12
minutes 22.55 Screen agenda
Magazine. Présenté par Cathy
Immelen. 23.10 La semaine du
jeu vidéo 23.25 Hung Garde
espoir en Detroit ou monté comme
un âne. 23.50 Prends le gâteau ou
t’as du matos ? 0.20 Brotherhood Que Rome se noie dans le
Tigre. 1.10 Boucle de la nuit

Science-fiction de Barry
Sonnenfeld (USA, 1997). Avec
Tommy Lee Jones, Will Smith,
Linda Fiorentino. 1h40.
Les «Men in Black» sont des
agents du gouvernement qui
ont une mission secrète bien
délicate à remplir. Leur tâche
consiste à surveiller les populations extraterrestres sur la
Terre et à en assurer l’intégration. La discrétion de leur comportement permet de maintenir de bonnes relations avec
les planètes voisines. L’agent K
a déjà une longue carrière de
M.I.B. derrière lui. Un jour, un
engin s’écrase à proximité
d’une ferme. Son occupant
prend l’apparence d’un paysan,
prénommé Edgar. Au même
moment, K parvient à convaincre un policier, Edwards, d’intégrer les forces spéciales,
sous le nom de l’agent J.
22.15 Charleston & Vendetta
Comédie dramatique d’Uros Stojanovic (Serb, 2008). Avec Katarina Radivojevic, Sonja Kolacaric,
Stefan Kapicic. Les années 20
dans une Serbie dévastée par la
Première Guerre mondiale :
quand deux sœurs tuent le dernier homme d’un petit village,
c’est le chaos. 23.45 Las Vegas
Casino 0.45 You For Me 1.00
Circus Live 2.00 Le shopping

16.15 Mila, mille et une histoires 16.25 Cédric 16.40 Les
p’tits diables 16.50 Le Marsupilami 17.20 Ben 10 : Alien
Force 17.40 Galactik Football
Le fantôme de Paradisia. 18.05
Balade pour un pirate. 18.30 Les
p’tits plats de Babette 18.55
Opinions PS 19.30 JT 20.05
Les Niouzz 20.15 Archiurbain
Atelier Matador/Cube House
20.30 JT 19h30

14.00 Shopping 14.50 Allo
tarot 16.00 Un dîner presque
parfait A Paris avec Philippe Candeloro 17.10 Mental Folie à deux.
18.00 Dr House Mauvaises décisions. 18.45 Hollywood Girls 2,
une nouvelle vie en Californie
J’aurai du t’écouter. 19.20 Touche
pas à mon poste ! 21.00 Un
gars, une fille Terrasse de café.
21.10 Reçoivent le père de Jean.

21.05 Five Day Shelter
Drame de Ger Leonard
(Irl, 2010). VO. Avec Antonia
Campbell-Hughes, Kate Dickie,
Michael Ford-FitzGerald. 1h25.
En Irlande, les destins de plusieurs personnes se croisent et
se heurtent pendant cinq jours.
Sans se connaître, ils vont
influencer la vie des autres.

21.15 Cold Case
Série. Avec Kathryn Morris, Danny
Pino, Jeremy Ratchford. Rapports à
risque (Saison 2, épisode 7/23).
Un homme séropositif demande
à Rush et Valens de rouvrir le
dossier du meurtre de son ancien
partenaire, l’un des premiers
activistes de la lutte antisida.
22.05 Chasse aux sorcières
(Saison 2, épisode 8/23).

22.25 Nurse Jackie Série. Avec
Edie Falco, Dominic Fumusa, Paul
Schulze. Aux coupables les mains
pleines. 22.50 Fait comme un rat.
23.20 La vie rêvée des saints.
23.45 JT traduction gestuelle
0.15 Boucle de nuit

22.55 Touche pas à mon
poste ! Divertissement. Présenté
par Cyril Hanouna, avec la participation de Elodie Gossuin, Christophe Carrière, Eric Dussart.
0.35 Astro voyance 1.40
Astropassion direct

15.00 Monk Monk n’est pas
dupe. 15.45 Monk a un adversaire
de taille. 16.30 112 Unité d’urgence Adultère à risque. 17.00 7
à la maison L’école buissonnière.
17.45 Gossip Girl N & C dans de
beaux draps. 18.30 B contre J.
19.15 The Biggest Loser

13.30 Star News 13.50 Top
Models 14.15 Star News 14.30
Sex and the City 15.00 Téléachat 16.00 Star de rire :
Express 16.15 Star News 16.30
Dynastie 17.15 Fashion express
17.50 Destination L.A. 18.20
Star News 18.35 Sex and the
City 19.00 Star News 19.15
Destination L.A. 19.45 Top
Models 20.10 Dynastie

20.05
Spy Game,
jeux d’espions
Film d’espionnage de Tony Scott
(All/USA, 2001). Avec Robert
Redford, Brad Pitt. 2h05.
Un vétéran de la CIA reprend
du service pour tenter de sauver un ancien collègue et ami
qui, accusé d’espionnage,
encourt la peine capitale.
22.05 Les petites résolutions
d’Anne Roumanoff Spectacle.
Enregistré à l’Olympia, à Paris, en
2010. 1h30. 23.35 Dangereuse
liaison Téléfilm de George Erschbamer (Can, 2011). Avec Christina Cox, Marc Menard.

21.00 Al dente
Magazine du show-biz. Présenté
par Olivier Monssens.
Invité : Vincent Perez.
Olivier Monssens convie le
comédien Vincent Perez au
restaurant et le met sur le gril.
Entre vie privée et vie publique,
entre l’entrée et le dessert, il
lève le voile sur ses passions.
21.30 Star News 21.45 Au
cœur d’Hollywood Magazine.
23.15 Star News 23.30 Programmes de la nuit

6.20 Escapade gourmande
6.50 Le blogueur 7.15 Yourope
Nouvelles perspectives pour les
enfants de la chute du Mur 7.45
Expédition au Costa Rica 8.30
X:enius 8.55 Mea maxima
culpa 10.40 Les nouveaux
paradis 11.15 Ruines modernes 12.00 Escapade gourmande 12.30 Arte journal 12.45
360°-GEO 13.40
The
Big Lebowski Comédie de Joel
et Ethan Coen (USA/GB, 1998).
Avec Jeff Bridges, John Goodman, Julianne Moore. 15.30
Contes des mers 16.15 Les
incroyables machines volantes du professeur Oehmichen
17.10 X:enius La boxe : nouveau
sport à la mode 17.35 Dans tes
yeux 18.05 Tibet 19.00 Hommes et chiens, compagnons
de chasse 19.45 Arte journal
20.05 Cinquante degrés nord
A la Cinematek
20.50

Shoah

Film documentaire de Claude
Lanzmann (Fr, 1985). (1/2). 4h20.
Vestige lugubre de la Seconde
Guerre mondiale, le camp de
concentration de Chelmno, en
Pologne, témoigne de l’horreur
vécue par près de 400 000
personnes victimes des chambres à gaz nazies, de décembre 1941 jusqu’au printemps
1943, puis de juin 1944 à janvier 1945. Alors que ses tortionnaires lui avaient tiré une
balle dans la nuque le 18 janvier 1945, comme aux autres
survivants, Simon Srebnik a
miraculeusement réchappé à
la mort pour rejoindre Israël
quelques mois plus tard.
1.15
Shoah Film documentaire de Claude Lanzmann (Fr,
1985). (2). Des nazis, des rescapés et des Polonais racontent,
au jour le jour, l’extermination
de six millions de juifs durant la
Second Guerre mondiale.
13.00 Het Journaal 13.35

één Iedereen beroemd 13.55

6.00 Eliot Kid 6.30 Gaspard et
Lisa L’œuf de Gaspard. 6.45 TFou
8.30 Téléshopping 9.25 Petits
secrets entre voisins 10.25 Au
nom de la vérité 12.00 Les
douze coups de midi 13.00
Journal 13.55 Les feux de
l’amour 14.55 La frontière de
l’infidélité Téléfilm de Robert
Dornhelm (USA, 2004). Avec Elizabeth Peña, Brett Cullen, Rheagan Wallace. 16.35 Quatre
mariages pour une lune de miel
17.25 Bienvenue chez nous
18.20 Une famille en or 19.05
Le juste prix 20.00 Journal

6.35 Télématin 9.15 Des jours
et des vies 9.35 Amour, gloire
et beauté 10.00 C’est au programme 11.00 Motus 11.30
Les Z’amours 12.00 Tout le
monde veut prendre sa place
13.00 Journal 14.00 Toute
une histoire 15.45 Comment
ça va bien ! 16.55 Dans la peau
d’un chef 17.50 On n’demande
qu’à en rire 18.30 Jusqu’ici
tout va bien 19.25 N’oubliez
pas les paroles 19.50 Parents
mode d’emploi 20.00 Journal
20.45 Secrets d’histoire

20.50 Mentalist

6.00 EuroNews 6.45 Ninjago
7.40 Les Dalton La prisonnière
8.05 Nos voisins les marsupilamis Le nouveau nid des Marsupilamis. 8.35 Oggy et les
cafards Oggy gardien de phare
8.45 Des histoires et des vies
10.35 Edition de l’outre-mer
10.50 Midi en France A Vire
12.00 Le 12/13 12.55 Météo à
la carte 13.55 Un cas pour
deux Mort d’un hacker. 14.55
Questions au gouvernement
16.10 Des chiffres et des lettres 16.50 Harry Spéciale 1 an
17.30 Slam 18.10 Questions
pour un champion 19.00 Le
19/20 20.00 Tout le sport
20.15 Plus belle la vie
20.45 Le bonheur sinon rien !

Série. Avec Simon Baker, Robin
Tunney, Tim Kang. Le revers
de la médaille (Saison 5,
épisode 15/22).
Le CBI enquête sur la mort
d’une vieille héritière. Sa fortune, connue de tous, attisait les
jalousies. Celle de son neveu,
qui l’avait traînée au tribunal,
ou de son médecin, qui lui
prescrivait plus d’antalgiques
que nécessaire. Alors que le
mystère semble se dissiper,
Jane, lui, doute toujours.
21.40 Culture et dépendance
(Saison 2, épisode 18/23).
Plusieurs corps sont découverts
dans un ranch où seule une
femme a survécu au massacre.
Malheureusement pour l’enquête, elle se révèle amnésique.
22.30 Au mépris de la loi
(Saison 2, épisode 19/23).
Jane identifie l’assassin de l’assistante du procureur.
23.30 Baby boom Documentaire de Stéphane Méret (2013).
Et ils vécurent heureux (9/9).
Pour sa troisième saison, la
série documentaire «Baby
boom» a installé ses 55 caméras à la maternité de l’hôpital
André-Grégoire de Montreuil.
0.50 Vocation sage-femme.

Magazine historique. Présenté
par Stéphane Bern.
Marie-Antoinette intime.
Durant l’été 2008, le Petit
Trianon, fermé depuis trois ans
pour restauration, ouvrait à
nouveau au public. En avantpremière, Stéphane Bern faisait
découvrir l’intérieur de ce lieu
unique, offert par Louis XVI à
son épouse, qui cherchait un
endroit plus intime que
Versailles pour fuir une cour
envahissante. Un théâtre, un
jardin, un kiosque à musique :
le Hameau de la Reine abritait
Marie-Antoinette, qui aimait
s’occuper de ses animaux,
jouer des pièces devant ses
amis, organiser des après-midi
de jeux ou écouter de la musique. D’aucuns parleront de
caprices, d’autres, des raffinements d’une jeune reine que la
politique et les intrigues de
cour n’intéressaient guère.
22.40 Une vie de cochon Documentaire de Yann L’Hénoret, Olivia Mokiejewski (2013). Olivia
Mokiejewski a suivi le parcours
d’un cochon, de l’élevage
jusqu’à l’assiette, pour comprendre ce que cache la filière
porcine, opaque et très discrète.
0.10 Naissance d’une mère 1.15
Le violoncelle des tranchées

9.25 Plus belle la vie 11.45
Avengers : L’équipe des super
héros 12.35 Iron Man 13.50
New York 911 Deux épisodes.
15.25 Urgences Quatre épisodes. 18.40 Doctor Who La chair
vivante. 19.35 La chair vivante.
20.20 Hero Corp
20.45 OFF ! Secrets
et coulisses
Magazine de société. Présenté
par Alexandra Alévêque. Secrets
et coulisses des événements.
Alexandra Alévêque dévoile
les secrets et coulisses de
deux grands événements français : le Supercross de Bercy,
qui a fêté son 30e anniversaire, et la Fête des Lumières à
Lyon, qui a lieu chaque année
début décembre.
22.20 OFF ! Secrets et coulisses
Magazine. Présenté par Alexandra
Alévêque. Coulisses de la grande
distribution. 23.50 Viens dîner
dans ma cité Invités : Rama Yade,
Alexandre Jardin, Candiie, Janane.
1.05 Rodrigo y Gabriela

Téléfilm de Régis Musset (Fr, 2013).
Avec Véronique Jannot, Lionnel
Astier, Béatrice Agenin. 1h30.
Fleur Miller, auteur à succès
dynamique et entreprenante, a
signé plusieurs best-sellers sur
le bonheur. Désireuse de faire
le bien autour d’elle, Fleur n’hésite pas à solliciter son mari
Benoît, avocat de profession,
pour régler les problèmes des
uns et des autres, parfois
même malgré eux. Même s’il
lui reproche parfois ses excès
de générosité, Benoît finit toujours par se laisser convaincre.
Lorsque Jeanne, une de ses lectrices, demande son concours à
Fleur, celle-ci ne peut refuser.
22.20 Grand Soir 3 23.25
Les mains en l’air Drame de
Romain Goupil (Fr, 2010). Avec
Valeria Bruni Tedeschi, Hippolyte
Girardot, Louka Masset. Une
vieille femme se remémore son
enfance de petite fille tchétchène. Alors qu’elle était en
CM2, ses amis ont promis de
lui éviter d’être expulsée. 0.55
Libre court Courts métrages
européens. 1.50 Midi en France

15.35 Chobe, Okavango, Zambèze : croisière au cœur de
l’Afrique 16.40 Dangers dans le
ciel 17.30 C à dire ?! 17.45 C dans
l’air 19.00 C à vous 20.00 C à
vous la suite 20.15 Entrée libre
20.40 La grande évasion
fiscale
Documentaire de Patrick Benquet
(2013). Des politiques au-dessous
de tout soupçon (3/3).
En France, l’affaire Cahuzac
révèle les dessous d’un système
opaque contrôlé fermement par
le pouvoir politique avec le système du «verrou de Bercy».
21.35 Le monde en face Invités :
Virginie Valton, Yann Galut. 21.45
Escrocs, abus de confiance,
seniors en danger Documentaire de Manuel Laigre, Nicos Argillet
(2011). 22.40 C dans l’air 23.50
Entrée libre 0.10 Dans les bottes de Clint 1.05 La France en
promo 1.55 Les vrais seigneurs
de la savane

7.30 Télématin 8.30 Le journal
8.45 Une brique dans le ventre
9.15 Itineris 9.30 Chroniques
d’en haut 10.05 Il était une fois
dans l’Est 11.00 Le journal 11.15
Tout le monde veut prendre sa
place 12.00 Les p’tits plats de
Babette 12.20 Balades urbaines 12.30 Jardins Jardin Land
Art 13.00 Questions pour un
champion 13.30 Journal
(RTBF) 14.00
Pauline à
la plage Comédie dramatique
d’Eric Rohmer (Fr, 1983). Avec
Amanda Langlet, Arielle Dombasle, Pascal Greggory. 15.40
Les peuples des montagnes
16.00 Monique Peytral, peindre Lascaux, peindre la vie
17.00 Temps présent SOS toxicomanes 18.00 64’, le monde
en français, 1re et 2e parties
18.50 L’invité 19.05 Savoureuses escapades lointaines 19.35
Tout le monde veut prendre sa
place 20.20 Le meilleur
d’acoustic 20.30 Journal

7.00 Le grand journal 7.35 Les
Guignols de l’info 7.45 Le
grand journal 8.00 Le petit
journal 8.30 Under the Dome
Chasse à l’homme. 9.10 Le fléau.
9.50
The Descendants
Comédie dramatique d’Alexander Payne (USA, 2011). Avec
George Clooney, Shailene Woodley. 11.45
Take This Waltz
Comédie dramatique de Sarah
Polley (Can, 2011). Avec Michelle
Williams, Seth Rogen. 13.35
Carnage Comédie dramatique de Roman Polanski (Fr/Pol/
All, 2011). Avec Jodie Foster, Kate
Winslet. 14.55
Crazy Dad
Comédie de Sean Anders (USA,
2012). Avec Adam Sandler, Andy
Samberg. 16.45
Stars 80
Comédie de Frédéric Forestier et
Thomas Langmann (Fr, 2012).
Avec Richard Anconina, Patrick
Timsit. 18.35 L’effet papillon
19.10 Le grand journal Invités :
Eminem, Booba. 19.55 Les Guignols de l’info 20.05 Le grand
journal 20.25 Le petit journal

21.00 Le vernis craque
20.55 Foxfire

Le déjeuner des canotiers (1/2).
Téléfilm de Daniel Janneau
(Fr, 2010). (1/2). Avec Bruno
Slagmulder, Gaëlle Bona,
Stéphanie Pasterkamp. 1h00.
Les personnages du tableau
«Le Déjeuner des canotiers»,
d’Auguste Renoir, prennent
soudain vie sur la terrasse de
l’Auberge du Père Fournaise.
21.55 Un bal au moulin
de la Galette (2/2).
Le peintre français Henri de
Toulouse-Lautrec découvre,
en rentrant d’Argenteuil, que
des dessins ont été volés dans
son atelier.
22.55 Journal (RTS) 23.25 La
parenthèse inattendue Magazine. Présenté par Frédéric Lopez.
Invités : Isabelle Nanty, Jean-Paul
Rouve, Malik Bentalha. 1.35 Le
journal Afrique 1.55 Le point

Drame de Laurent Cantet
(Fr/Can, 2012). Avec Raven
Adamson, Katie Coseni,
Madeleine Bisson. 2h25.
En 1955, cinq jeunes
Américaines issues de la classe populaire forment un gang
pour lutter contre le machisme ambiant et sombrent peu
à peu dans la délinquance.
23.15
Ce que le jour doit à
la nuit Drame d’Alexandre Arcady
(Fr/Alg, 2012). Avec Nora Arnezeder, Fu’ad Aït Aattou. En Algérie,
dans les années 30, un petit
garçon est confié à son oncle,
pharmacien à Oran. Il tombe
amoureux et, malgré la guerre,
va vivre une belle histoire. 1.50
Les anonymes Téléfilm de Pierre
Schoeller (Fr, 2013). Avec Mathieu
Amalric, Olivier Gourmet.

26

Thuis 14.20 Vet School 14.50 Lark
Rise to Candleford 15.40 Kinderen
van Dewindt 16.30 George Clarke’s Amazing Spaces 17.15 Clips
17.35 Buren 18.00 Het Journaal 18.15
Dagelijkse kost 18.30 Blokken 19.00
Het Journaal 19.40 Iedereen
beroemd 20.10 Thuis 20.40 Eigen
kweek 21.30 Café Corsari 22.15 Het
Journaal 22.30 Koppen XL 23.10
Secrets of the Manor House 0.00
Dagelijkse kost 0.10 Iedereen
beroemd 0.35 Journaallus
Ketnet 14.05 Tom 14.30 De
Smurfen 15.10 Zoostraat
64 15.30 Dobus 15.40 Babar en de
avonturen van Badou 15.50 Mike
de ridder 16.05 Het zandkasteel
16.20 Kaatjes tralalaatjes 16.30
Samson en Gert 16.55 Wickie de
viking 3d 17.10 Mijn robot en ik 17.25
De hopeloze heks 17.50 Galaxy
Park 18.05 Karrewiet 18.15 Galaxy
Park 18.25 De Omgekeerde Quiz
18.40 Sjieke dinges 18.50 W 817 19.05
Karrewiet 19.15 De schaduw van de
elfen 19.45 Casper’s Scare School
20.00 Mind Your Own Business
20.25 Solar Challenge 20.50 Reset 22.10 An Idiot Abroad 22.55 Orphan
Black 23.40 Pramface 0.10 Lus op 12
10.20 St Elsewhere 14.55
Canvas Login 15.20 Extra Time
16.15 Niets is zwart-wit 17.10 St
Elsewhere 18.00 Cheers 18.30 Via
Canvas : Hobo 19.30 Login 20.00
Terzake 20.40 Den troep 21.05
Niets is zwart-wit 22.00 Man over
boek 22.30 Reyers laat 23.10
MeMotv 0.00 Canvaslus
15.20 Ally
VTM 14.15 WittekerkeDeath
McBeal 16.15 Til
16.40 Ella 17.10 Home and Away 17.45
VTM Nieuws 18.00 De Keuken van
Sofie 18.20 Binnenstebuiten 19.00
VTM Nieuws 19.45 Funnymals 19.55
Familie 20.35 Lang Leve 21.40 Telefacts 22.30 Nonkel Mop 23.05 Binnenstebuiten 23.35 House M.D.
20.10 The Big Bang Theory
2BE 20.35 Bad Ass Policier de
Craig Moss (USA, 2012). VO.
Avec Danny Trejo, Ron Perlman.
22.25
Blown Away Film d’action de Stephen Hopkins (USA,
1994). VO. Avec Jeff Bridges,
Tommy Lee Jones.
16.40 Luchthaven Australië
Vier 17.05 Dierendokter Australië 17.30 Komen Eten 18.20 Castle
19.10 The Simpsons 19.40 De Ideale
Wereld 20.15 Komen Eten 21.05 The
Bounty Hunter Film d’aventures de
et avec Robert Ginty (USA, 1989).
VO. Avec Bo Hopkins, Loeta
Waterdown. 23.15 De Bende Haemers 0.00 De Ideale Wereld 0.40
Komen Eten 1.20 De Ideale Wereld
Le Soir Mardi 12 novembre 2013

LATÉLÉVISIONMARDI 27

« Le » job qui les fait tous rêver

LA JOURNÉE TÉLÉ
Excellent ★★★
Bien ★★
Faible ★
Nul ❍

ZOOM

LES FICTIONS

© D.R.

Spy game, jeu d’espions ★★★

Tony Scott, frère de Ridley, décédé l’année passée, sortait en
2001 ce qui restera l’un de ses
plus grands films. Un vétéran de
la CIA va tenter de sauver un de
ses meilleurs hommes dans une
situation périlleuse. Un thriller
d’espionnage emmené par Robert Redford et Brad Pitt.
AB3, 20h05

© D.R.

Five day shelter ★★

Nous voici en Irlande. Pendant
cinq jours, plusieurs personnages qui ne se connaissent pas
vont se croiser. Un long-métrage
poétique avant tout basé sur les
sentiments humains.
La Trois, 21h05

Le bonheur sinon rien ! ★★
Après la RTBF, c’est France 3 qui
diffuse cette fiction qui marque
le retour de Véronique Jannot au
petit écran. L’actrice incarne une
romancière, auteur de plusieurs
ouvrages sur le bonheur, qui sollicite régulièrement son mari
(Lionel Astier) pour régler les
problèmes des autres.
France 3, 20h45

LES ÉMISSIONS

Shoah ★★★
Attention, documentaire choc.
Réalisé en 1985, ce film retrace
l’épisode de la Shoah, à travers le
témoignage d’un survivant du
camp polonais de Chelmno, où
près de 400.000 personnes ont
été victimes des nazis durant la
Seconde Guerre mondiale.
Arte, 20h50

Secrets d’histoire :
Marie-Antoinette intime ★★
Stéphane Bern dresse un portrait intime de Marie-Antoinette. Réputée pour son ignorance et son indifférence au
peuple, la Reine de France avait
aussi des qualités peu souvent
mises en avant.
France 2, 20h45

Devenir animateur télé, une mission quasi impossible

Une vingtaine de candidatures d’animateurs
parviennent chaque année à la RTBF.
Cauet et Dechavanne
ont récemment proposé
leurs services au boulevard Reyers.
La chaîne RTL n’organise quant à elle pas de
vrai casting pour le public, hormis les concours
sur internet.

V

ous rêvez de prendre un
jour la place de Jean-Michel Zecca au Septante et
un ? Armez-vous de patience, de
culot et d’une bonne dose d’optimisme. C’est qu’aujourd’hui, il
est difficile de se faire une place
d’animateur sur les chaînes francophones belges. Pas seulement à
cause de la crise, mais aussi et
surtout parce qu’il n’existe aucune règle en la matière : pas de
formation spécifique (on ne parle
ici pas d’études de journalisme),
peu de castings et une sélection
qui se fait surtout en interne.
Pour en avoir le cœur net, nous
avons simplement posé la question à la RTBF et à RTL : une personne extérieure peut-elle postuler en tant qu’animateur ? A la
RTBF, la réponse est oui. Des
personnes peuvent envoyer un
CV via le site de la chaîne. C’est
Eric Poivre, directeur des programmes, qui récolte ces demandes.
« Je reçois environ une vingtaine de candidatures par an
pour des postes d’animateurs. Les
personnes qui postulent sont généralement des journalistes, des
animateurs d’autres chaînes, des
acteurs et parfois des inconnus
qui veulent tenter leur chance,
confirme Eric Poivre. Ces demandes sont classées dans un
dossier en fonction des spécificités de chacun. Nous cherchons
parfois des chroniqueurs pour
l’une ou l’autre émission, et dans
ce cas nous consultons ce dossier. » Mais comment se démarquer des autres ? « Pour être un
bon animateur, il faut avoir une
certaine télégénie, du charisme et
bien entendu pouvoir expliquer
de manière claire des choses parfois compliquées, enchaîne Eric
Poivre. Evidemment, une démo
filmée est pratiquement indispensable ! » Les animateurs
ayant débarqué à la RTBF par
simple envoi de CV sont pourtant
rares.
Stéphane Jobert, présentateur
français qui anime le Lotto sur la
RTBF, fait partie des exceptions.
Crise des médias en France
oblige, des animateurs du PAF
convoitent petit à petit nos
chaînes belges. « Nous avons reçu
récemment le CV de Sébastien
Cauet. Nous connaissons son pro-

Avant son poste à RTL, Jean-Michel Zecca a notamment fait ses armes sur des radios comme Nostalgie, Chérie FM ou NRJ. © RTL

fil, nous pourrions peut-être un
jour travailler avec lui, mais sans
doute pour un projet assez spécifique. Christophe Dechavanne a
lui aussi proposé ses services, via
des personnes que j’ai rencontrées
lors d’un marché professionnel de
la télé. Il serait intéressé d’animer
une émission, mais aussi de produire une émission à lui. » Mais,
comme le précise Eric Poivre, la
RTBF ne recherche pas activement de nouveaux animateurs.
Peu de chance donc de vous retrouver un jour à l’antenne en envoyant un simple CV. Comme
souvent dans le milieu des médias, la plupart des animateurs

présents sur la RTBF ou RTL ont
fait leurs armes sur des télévisions et des radios locales.
Du côté de RTL, les castings
ouverts au public n’ont plus été
organisés depuis plusieurs an-

Il n’existe pas de formation
d’animateur et les castings
sont pratiquement inexistants
nées, mais la chaîne propose parfois, par le biais de son site, des
concours pour être animateur radio ou sur le site internet de la
chaîne. En télé, les derniers arrivés à RTL-TVI ne sont autres que

FOCUS

Stéphane Pauwels (Les orages de
la vie) et Thomas Van Hamme
(Tout s’explique), tous deux… anciens animateurs de la RTBF !
Du côté féminin, les visages récemment découverts à l’antenne
ne sont autres que les speakerines
Sophie Pendeville et Emilie Dupuis, deux anciennes candidates… du concours Miss Belgique ! Comme nous l’a confirmé
le service de presse de RTL, il
n’existe pas de contact direct
pour les personnes désireuses
d’envoyer une candidature spontanée. Certains tentent tout simplement leur chance par le biais
de personnes travaillant déjà à

RTL. Lors d’un récent entretien
publié dans nos pages, l’administrateur délégué de RTL, Philippe
Delusinne, n’était pourtant pas
fermé à l’idée de tester un nouveau visage masculin. « Nous
n’avons pas de mal à trouver des
filles, mais il est beaucoup plus
difficile de trouver des garçons. Je
ne l’explique pas. Si quelqu’un
pense être le nouveau Zecca, il
peut nous appeler et nous ferons
tout de suite un test en studio. » Si
vous pensez avoir le profil, tentez
donc votre chance, mais comme
dit l’adage : beaucoup d’appelés
pour peu d’élus. ■
GÉRY BRUSSELMANS

LA LOTERIE

Un salaire confortable, mais pas mirobolant
Un animateur roule forcément en décapotable et enchaîne les
dîners dans les grands restaurants étoilés. Balayez d’emblée ce
cliché. En Belgique, un animateur télé gagne correctement sa
vie, mais n’est pas payé de manière extravagante. Que ce soit à
la RTBF ou à RTL, un animateur est généralement salarié à
temps plein. « Faire apparaître un visage tout au long de l’année
est une manière pour les chaînes de fidéliser les téléspectateurs »,
précise Bruno Deblander, porte-parole à la RTBF. Dans le service public, le salaire des animateurs est tout simplement fixé
par des barèmes. Un jeune animateur débutant démarre avec
2.600 euros brut par mois alors qu’un animateur avec 22 ans
d’ancienneté peut gagner jusqu’à 4.700 euros brut par mois.
A noter qu’il faut faire la différence entre les animateurs et les
journalistes qui apparaissent à l’antenne, comme Sébastien
Nollevaux ou François de Brigode. Ces derniers sont rémunérés
selon le barème des journalistes, mais ne reçoivent pas pour
autant de prime à l’image. A RTL, entreprise privée oblige, le
salaire n’est pas régi par des barèmes. Certaines sources
parlent de plus de 4.000 euros par mois pour certains animateurs phares de la chaîne.
Pour arrondir leurs fins de mois, certains animateurs apparaissent dans des publicités ou des événements externes à la
chaîne. Que ce soit à la RTBF ou à RTL, un animateur doit toujours avoir l’accord de l’administrateur général avant de débuter une activité externe. Même avec tous les avantages liés à la
fonction et les éventuelles collaborations extérieures, un animateur télé en Belgique francophone ne gagnerait donc pas
plus de 5.000 euros par mois. Et dire qu’en France, certaines
personnalités comme Arthur ou Dechavanne touchent parfois… 100.000 euros par mois ! On comprend mieux pourquoi
certains de nos compatriotes tentent leur chance en France.

Lotto
8

Tirage du 09/11
Nombre de bulletins : 798.697
Montant des mises : 5.379.753,00 €

17

21

Croix correctes
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5+
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4+
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Gagnants
1
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146
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6.977
9.998
111.976
94.302

Gains (EUR)
1.726.267,00
66.170,90
1.289,60
279,30
24,90
9,30
5,00
3,00
Jackpot estimé du prochain tirage : 1.000.000,00 € .

Joker+ Tirage du 09/11
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Chiffres corrects
6+signe astrologique
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Signe Astrologique

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Gagnants
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4.857
49.860
22.529

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Sagittaire

Gains (EUR)
min 200.000
20.000
2.000
200
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1,50

* Si vous êtes le seul gagnant au rang 1

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Numéros gagnants
5+
5+
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3+
3
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2+
2

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Gagnants
2
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3
41
805
1.731
1.766
25.454
37.874
82.224
134.688
559.249
1.241.696

8

Gains (EUR)
7.500.000,00
291.709,50
162.060,80
5.929,00
264,20
122,80
86,00
27,40
17,60
13,60
14,60
9,50
4,40

Keno Tirage du 09/11
4

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63

68

La Loterie nationale signale que les lots inférieurs à 1.000 euros sont payables dans
les centres Lotto/Joker à partir du lundi. Ces résultats sont donnés sous réserve.
Les résultats définitifs seront disponibles dans votre centre Lotto/Joker.

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battle »
La Grande battle, c’est donc
ce divertissement de France
2 dans lequel des musiciens
reprennent des airs connus à
leur sauce. Pour la saison 3,
la production lance un casting, notamment ouvert aux
Belges. Rendez-vous sur le
site de la chaîne et postez
vos reprises de célèbres
morceaux d’un de ces cinq
compositeurs classiques :
Mozart, Bach, Lully, Smetana
et Mendelssohn. La diffusion
de la saison 3 est annoncée
pour le printemps 2014. G.B.

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Le coffret

14,75 €
www.gaisavoir.be
27
CULTURE

28

Abba pourrait revenir
en 2014 pour fêter les
40 ans de leur premier tube, « Waterloo ». Ils y pensent !
© D.R.

Le rire en héritage

La cheffe
de l’année de
Gault&Millau
CINÉMA Nathalie Serrault raconte son père Michel, son héros
est liégeoise
Benelux a
nommé une
G ault&Millau femme « cheffe
de l’année 2014 ». Une première.
C’est Arabelle Meirlaen qui a reçu
la plus haute distinction du célèbre guide, a annoncé lundi le directeur de Gault&Millau Benelux, Philippe Limbourg, lors
d’une conférence de presse. « Je
suis très fière. C’est une distinction qui permettra de nous faire
connaître davantage après notre
déménagement (anciennement
Li Cwerneu, NDLR). Ça booste,
pour l’équipe aussi », a-t-elle réagi après l’annonce.
La jeune cheffe de 41 ans, qui
propose une cuisine « intuitive,
qui a plus de goût et moins de
technique » dans son restaurant
Arabelle à Marchin (province de
Liège), a par ailleurs souligné la
bonne présence des femmes dans
la profession.
Arabelle Meirlaen reprend en
1999 le Li Cwerneu, à Huy, pour
le porter rapidement au sommet
de la gastronomie belge, puisqu’elle sera la première femme
étoilée du pays (Guide Michelin).
Talentueuse, discrète et innovante : ce sont les qualificatifs qui
semblent le mieux la caractériser.
Dans une interview qu’elle nous
avait accordée en 2009, alors
qu’elle était en pleine ascension,
elle déclarait : « La cuisine n'est
pas une discipline de règles et de
lois, à chacun son style. Ici, c'est
une cuisine de femme, combinaison de mes intuitions et de ma
créativité, élaborée en symbiose
avec la nature, selon mes
cueillettes du moment. »
La nature, c’est ce qui l’a aussi
incitée à déménager à Marchin,
tout près de Huy. Car son identité
culinaire s’est incontestablement
forgée autour des fleurs et des
herbes, qu’elle pourra plus facilement cultiver dans le potager
jouxtant son nouveau restaurant.
On peut, sur la carte, suivre (à) la
trace des produits du potager,
dont Arabelle a l’habitude de tirer l’essence et la quintessence,
au plus grand bonheur des papilles. ■
F.M. (avec Belga)

Six ans après la disparition de l’acteur, sa fille
Nathalie lui rend hommage à travers un livre
joyeux et passionnant.
La vie de Michel Serrault est romanesque du
début à la fin.
C’est aussi un superbe
album de famille enrichi
de photos personnelles
inédites.

M

ichel Serrault fut l’un
des acteurs les plus
populaires et les plus
atypiques de sa génération. Chabrol disait : « Serrault est moins
fou qu’on ne le pense mais plus
fou qu’il ne le croit. » De la Guadeloupe où il tournait un Chabrol (Rien ne va plus) au Père
Lachaise (Belphégor) ou au Gers
parmi les oies (Le bonheur est
dans le pré), j’ai eu le privilège de
le voir à l’œuvre. Il était vif, impertinent, rieur, franc. Il avait la
politesse des clowns. Et était magnifiquement libre. Le remettre
au centre d’une interview, six ans
après sa mort, est un vrai plaisir.
Grâce à sa fille Nathalie, auteur
d’un passionnant album de famille dont l’héritage est le rire.
A quel moment l’idée du livre
s’est-elle imposée ?
A la disparition de mon père,
les gens me parlaient de lui
avec tellement de gentillesse et
d’émotion que je leur disais que
je ferais quelque chose. Un an
après, j’ai perdu ma maman et
je me suis retrouvée à ranger la
maison familiale. J’ai découvert des cartons avec des centaines de photos. Il y en avait
plein que je ne connaissais pas.
Tout était mélangé. J’ai eu des
éclats de rire car je revoyais des
films dont papa m’avait raconté des anecdotes. Sa carrière
extraordinaire me sautait aux
yeux. J’avais un matériel incroyable : des photos d’enfance,
les premières photos avec ma
mère… Papa adorait faire des
photos mais on n’était pas « album de famille ». Car papa
était toujours dans le futur.
Qu’avez-vous découvert ?
Sa soif de travail. Je n’en avais
pas conscience à ce point-là.
Pourtant, je l’avais vu faire et
refaire des scènes, jusqu’à dix
fois de manière différente. Il
était tout le temps dans l’invention et la recherche.

Arabelle Meirlaen, cheffe de
l’année pour Gault&Millau. © D.R.

Quel héritage a-t-il laissé ?
Le rire ! Papa me racontait que
les clients de son père, représen-

CÉCILE DE FRANCE DANS

ANNA

La comédie musicale culte de Gainsbourg

THEATRE
DE NAMUR

Serrault père et fille, à la plage.
Photo de famille à côté des
photos de ciné. « Il était tout le
temps dans l’invention. » © D.R.

tant de commerce, étaient très
contents de le voir car ils savaient qu’ils allaient rire. Le
rire était déjà là. Tout était très
joyeux dans la famille de mon
père malgré la guerre et les privations. Il y avait le rire et la
liberté. On a reçu ça en héritage
car papa, qui avait de belles
valeurs morales, était un
homme libre, pas du tout
conventionnel. Quand il rentrait à la maison, ce n’était pas
pour disputer ses filles mais
pour jouer avec elles.
On déroule votre livre de manière chronologique. Pourquoi ?
Dès son enfance, c’est romanesque. Son histoire est incroyable du début à la fin. Avec
des rencontres déterminantes :
les Fratellini quand il a 8 ans,
Jean Poiret, Jean Yanne, Mo-

© Ben Dauchez

GASTRONOMIE

cky ou Chabrol. Et ma mère !
Ils étaient tellement complémentaires.
Les clowns Fratellini, ce fut le
déclic majeur !
Oui. Il a été subjugué par le
rire, par l’humanité qui s’en
dégageait, par cette faculté de
montrer l’humain dans toute
sa démesure et de rire de soi
avec du cœur.
Les photos de votre livre sont
magnifiques… Vous ne rêvez
pas de faire une exposition ?
Si. C’était ma première idée. Et
je ne l’ai pas abandonnée. Il y a
tant de choses à raconter autour de mon père : le cabaret, le
cirque, le théâtre et le cinéma,
de Clouzot à Kassovitz. ■
Propos recueillis par
FABIENNE BRADFER

LE LIVRE

Plus de 500
documents
et photographies inédites
pour raconter une vie, parcourir 79 ans d’existence
dont près de 54 ans comme
comédien avec plus de 150
films et trois Césars, une vie
au cabaret et au théâtre.
Nathalie Serrault a conçu
son ouvrage entre rires et
larmes, mais l’album qu’on
feuillette est un livre joyeux
dont le héros est un saltimbanque jusqu’au bout du
cœur. Michel Serrault est né
dans une famille de rire et
de liberté. Une bonne base
pour un destin voué à la
comédie. Déjà à l’armée, la
jeune recrue Serrault mettra

en scène les autres bidasses.
Les photos de famille côtoient les photos de scène et
de cinéma. Parcours intime
et émouvant. Les choses
sont racontées avec beaucoup de tendresse. Ce père
qui faisait le pitre à la ville
comme à l’écran n’avait
qu’une ambition : faire rire,
donner du bonheur et rendre
les gens heureux. Le livre,
simplement intitulé Michel
Serrault, va dans ce sens.
F.B.
Michel Serrault

✶✶✶
NATHALIE
SERRAULT
Editions Kero,
224 pages,
25 euros.

UN ÉVÉNEMENT !
Une histoire d’amour chassé-croisé...
“ sous le soleil exactement ”

du 26 au 30 novembre
www.theatredenamur.be

28
Le Soir Mardi 12 novembre 2013

LACULTURE 29

MUSIQUE A Forest

Mylène Farmer,
star intergalactique

LESBRÈVES

Star Wars
épisode VII

A

Dylan, deux ans après
son concert
double
B obavec Mark enKnopfler af- CONCERT La chanteuse se produira demain au Heysel
fiche
au
Sportpaleis, a retrouvé dimanche Forest National pour un
set de près de deux heures autrement plus convaincant.
On s’attend toujours à tout
avec le Zim’. Son concert anversois nous avait laissé un goût de
trop peu et on attendait finalement beaucoup du millésime
2013 de son Never Ending Tour,
suite à la parution l’an dernier
d’un réel chef-d’œuvre, l’album
Tempest. Et on n’a pas été déçu.
D’abord Robert a retrouvé sa
voix. Le son est parfait et Dylan a
enfin décidé de chanter clairement, sans marmonner ou manger ses mots comme par le passé.
Interprétant six titres de Tempest, le chanteur tient enfin à se
montrer généreux en nous permettant de bien comprendre les
histoires qu’il nous raconte.
Alors, bien sûr, il y a toujours
chez l’homme les petites habitudes qui ont forgé sa légende.
On ne s’étonne même plus qu’il
délaisse la guitare (apparemment pour des problèmes de
dos) au profit du piano debout
ou de l’harmonica. On ne relève
même plus son mutisme, visage
fermé, l’artiste se contentant
d’aligner les chansons. On a beau
être au quatrième rang et guetter
la moindre expression sur son visage, on n’a jamais vu quelqu’un
d’aussi peu communicatif. Rien
ne perce au travers de sa carapace, sinon de temps en temps
un petit sourire. On n’en revient
d’ailleurs pas quand, au bout de
50 minutes parfaites, il lance en
français : « Merci les amis. »
Avant d’annoncer un entracte
suivi par une deuxième heure
sans un mot : ni pour remercier,
ni pour présenter ses musiciens,
ni pour dire au revoir.
Dylan nous a offert quelques
grands moments en dehors des
perles de Tempest, comme
« Things Have Changed » en ouverture, « Tangled Up in Blue »,
« Love Sick », « Spirit On the
Water » et, en rappel, « All Along
the Watchtower » et « Blowing
in the Wind » sans cesse transformés. Dans ce Forest National
pas rempli mais bien garni, on a
retrouvé un grand Dylan entouré
de son groupe, soudé autour de
Charlie Sexton. A 72 ans, il tient
la forme et cela nous suffit. ■
THIERRY COLJON
La setliste est sur Frontstage.

deux derniers albums tel « Monkey Me » (pas moins de 450.000
exemplaires). La crise du
disque ? Mylène ne connaît pas.
Les chorégraphies endiablées
dans des tenues insolites réalisées par Jean-Paul Gautier
laissent place à des moments
d’émotions. A différentes reprises, la chanteuse se sépare de
ses six danseurs bâtis comme
des dieux pour s’envoler dans
des duos. Un virtuel avec Moby
sur « Sleeping Away » ; une reprise, « Mad World », avec l’exceptionnel Gary Jule. Effet réussi. La salle se lève. Mylène verse
quelques larmes, s’arrête de
chanter et murmure « excusezmoi, c’est trop d’émotions ». Tant
pis si beaucoup pensent que
c’est du chiqué, on veut y croire.
On ressort de Timeless 2013
sonné. C’est du lourd et ça retourne. Les fans en ont eu pour
leur attente et leur argent. Mylène Farmer est une bête de
scène depuis trente ans et on espère secrètement qu’elle dort
vraiment dans un cercueil, histoire d’encore pouvoir la voir
très longtemps. ■

Quatre ans après Tour
2009, Mylène Farmer est
de retour sur scène. Un
événement rare.
Timeless 2013 s’arrête
en Belgique, les 13, 15 et
16 novembre au nouveau
Palais 12 du Heysel.
Nous avons assisté à
ce show futuriste à Paris.
PARIS
DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL

D

es milliers de personnes
se pressent devant le
palais omnisports de
Bercy à Paris. Certains campent
là depuis des jours. Dès l’entrée,
des Mylène à la perruque
blanche, à l’image de l’affiche de
la tournée Timeless 2013. La
salle est pleine à craquer. Les
fans de la belle rousse semblent
envoûtés.
Depuis plus de trois décennies, Mylène cumule les succès :
album, single, concert, tournée.
Plus de 420.000 billets ont été
vendus pour les 39 dates en
France, en Suisse et les trois
soirs en Belgique. Avec quelques
minutes de retard, juste ce qu’il
faut pour faire monter la tension, la star surgit d’un énorme
tunnel rappelant l’accélérateur à
particule du Cern. Sous un jeu
de lumière magique, elle entame
un spectacle millimétré et
époustouflant sur l’air d’« A
force de ».
Des bras robots danseurs mesurant près de trois mètres de
haut transforment Bercy en une
boîte de nuit géante. Mylène est
une reine du dancefloor et tient
à le rappeler. Laurent Boutonnat
signe la mise en scène. Et ça se
sent. Yvan Cassar à la direction
musicale du show n’a pas trahi
les fans toujours plus exigeants.
Pour celui qui n’a jamais assisté à un concert de la quinquagénaire, c’est une révélation. Mylène n’a qu’un but : faire plaisir
et se faire plaisir même si elle
communique peu. Elle se limitera à une bonne centaine de
« merci », essoufflée. Sur scène,
elle offre tout son répertoire,
avec les cultissimes « Désenchantée » et « Sans contrefaçon », mais aussi des titres des

MAXIME BIERME

Mylène, bête de scène et reine du dancefloor, verse des larmes
d’émotion. © D.R.

vos agendas ! L’épisode VII de La Guerre
des étoiles sortira le
18 décembre 2015. Il lancera
une nouvelle trilogie avec des
films autour de personnages
tel Yoda. C’est la première
fois qu’un film de la saga
sortira en décembre aux USA.

Places encore disponibles pour les 13 et
15 novembre. Infos. www.c-live.be ou
090000456

CINÉMA

Palmarès du Festival
« Filmer à tout prix »
© D.R.

Dylan
a retrouvé
sa voix

Dans la compétition belge. Prix
de la Fédération WallonieBruxelles : Cochihza, de Khristine Gillard. Prix des auteurs
de la Scam : Deux fois le même
fleuve, d’Effi Weiss et Amir Borenstein. Prix des ateliers d’accueil WIP-CBA : Anima, de Simon Gillard. Prix de la quadrature du cercle : Sobre las brasas, de Mary Jimenez et
Bénédicte Lienard. Mention
spéciale à Karaoké domestique
d’Inès Rabadan. Prix Inside :
Ada, de Ravel Dilua. Dans la
compétition
internationale
premier film, le Grand Prix : Ici
rien, de Daphné Hérétakis.

LE
DÉ LE
ON- EN SALON
SALON
RIEUR MAISON
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16—24 NOV.
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dans Le Soir du 4/12

Isabelle
Wéry

Pa u l
colize

Stéphane
L a mbert

N at h a l i e
Skowronek

Alain
Berenboom

29
Le Soir Mardi 12 novembre 2013

30 LACULTURE

Le meilleur des mondes, selon Spike Jonze
CINÉMA Le bluffant « Her », en compétition au Festival de Rome, est un film de (légère) anticipation… sur les années 2010
ROME
DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL

y a de
films qui ont la
Qui
I lgrâce.Quicessemblent tombés
du ciel.
vous prennent par
surprise. Au prix d’un scénario
absolument sensationnel, dont
l’intelligence n’a d’égale que
l’audace, Spike Jonze (Dans la
peau de John Malkovich) nous
a livré, ce week-end au Festival
de Rome, un film qui mériterait
de devenir culte… et populaire.
Emmené par une distribution
parfaite (Joaquin Phoenix, Amy
Adams, Rooney Mara… et la
voix de Scarlett Johansson), Her
est une fable très légèrement
futuriste qui relève la gageure
de nous parler, par la fantaisie

Joaquin Phoenix, à l’opposé exact de ce qu’il proposait dans « The master », révèle ici une part plus
candide et féminine. © D.R.

et l’imaginaire, du monde dans
lequel nous vivons aujourd’hui.
Nous y suivons les pas de
Theodore, quadragénaire bientôt divorcé. Sa vie est savamment organisée autour de technologies de pointe qui lui permettent de communiquer et de
vivre presque en autogestion.
Chats perfectionnés, phone sex,
jeux vidéo interactifs… Rien ne
lui est étranger. Et il est addict
à tout. Un jour, Theodore
craque pour un système informatique dernier cri reposant
sur une intelligence artificielle
hors du commun : par une
oreillette, reliée à un mini-ordinateur – sorte d’iPod du futur –,
une voix féminine (celle de

RENCONTREZ CÉLINE DION!

Scarlett Johansson) entreprend
d’assouvir tous ses besoins. Elle
devient bientôt sa secrétaire, sa
conseillère, sa psy, son amie… et
même sa partenaire sexuelle.
Voilà donc Theodore amoureux
de son double virtuel, baptisé
Samantha. Et convaincu d’être
débarrassé des soucis de sa vie
d’avant.
C’est en somme le meilleur
des mondes, au sens où l’entendait Aldous Huxley, mais appliqué ici aux réalités du vingt et
unième siècle. Pris un à un, les
progrès entrant dans la vie de
Theodore mériteraient la seule
admiration. Croqués dans leur
ensemble, ils donnent l’impression d’un puzzle monstrueux.
Sans jamais se faire donneur
de leçons, mais en ayant au
contraire recours à un cocktail
fait de cruauté, de poésie et de
drôlerie, Her prend la forme
d’une spectaculaire mise en
garde. Le film de Jonze nous dit
sans l’air d’y toucher, mais sans
non plus duper personne : voilà
ce que nous sommes en train de
devenir : des marionnettes qui
ne parlent plus qu’à ellesmêmes. Qui ne sont plus amoureuses que de leur ordinateur.
Qui seraient en somme prêtes à
se passer des derniers contacts
construits dans la chair et le
sang. Et au fond, a-t-on encore
vraiment besoin du couple ?
La grâce de Spike Jonze, qui
ose des choses formidables
(comme une minute de noir
complet, pour exprimer un orgasme entre Theodore et Samantha), est d’habiller son film
d’une esthétique éthérée, colorée, habitée par une sorte de
joie artificielle. Au cœur de paysages urbains, souriants et
clean, qui rappellent Los Angeles ou Shanghai, le Pinocchio
qui s’agite tient plus du candide
que de la victime éplorée. Dans
cet emploi, à l’opposé exact de
ce qu’il proposait dans The
master, Joaquin Phoenix fait
merveille en révélant ici sa part
féminine, empreinte d’une douceur triste et un peu enfantine.
Her, qui sera sur nos écrans
vers la fin de l’hiver, réunit tout
ce qu’on peut attendre d’un vrai
film : sa forme séduisante et
son style original sont au service d’une réflexion passionnante. ■
NICOLAS CROUSSE

AUJOURD’HUI

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2013

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NAMUR EXPO

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Le Soir Mardi 12 novembre 2013

LADÉTENTE 31
LA MÉTÉO
AUJOURD’HUI
6° / 10°
LEVER À 7H53
COUCHER À 17H00

5° / 8°

7° / 12°

PREMIER QUARTIER
P.L. LE 17/11

6° / 9°

9

4° / 7°

7° / 11°
5° / 9°

6

Ephémérides
Soleil lever: 7h53 - coucher: 17h00
Lune lever: 14h35 - coucher: 1h53
Ostende marées h. 8h21 et 21h01 - marées b. 2h14 et 14h51
Anvers marées h. 10h55 et 23h38 - marées b. 5h00 et 17h49
t° eau de mer: 14°C
35°

00

1010

20

103

1020

A

0

3
10

5°

1020

0°

10

-5°

1010

-10°

20

D

20

0

102

10

-15°

20

10

0

15°
10°

0

100

10

25°
20°

990

10

10

10

-20°

12/11 - 12:00
-25°

LA BÉDÉ

0° / 4°

4° / 7°

VENT FAIBLE DE SECTEUR SUD-OUEST

30°

www.lesoir.be

LES PRÉVISIONS À 8 JOURS, BELGIQUE, MONDE PLAGES

0° / 6°

Aujourd’hui, le ciel restera
désespérément gris et,
au crachin de la matinée,
succéderont des pluies sensiblement plus soutenues
depuis le littoral. Le vent,
modéré de sud en matinée,
basculera au nord-ouest en
faiblissant l’après-midi. Les
maxima s’échelonneront
entre 4 et 12 degrés.
La nuit prochaine, tandis
que les précipitations s’évacueront vers le Sud-Est, des
éclaircies de plus en plus
larges progresseront par le
Nord-Ouest où le temps sera sec. Les minima ne descendront plus en dessous
de 3 à 6 degrés.

Amsterdam
Athènes
Barcelone
Benidorm
Berlin
Bruxelles
Bucarest
Budapest
Copenhague
Dublin
Helsinki
Istanbul
Lisbonne
Londres
Luxembourg
Madrid
Malaga
Milan
Moscou
Munich
Nice
Palerme
Palma
Paris
Prague
Rabat
Rome
Stockholm
Tel-Aviv
Tenerife
Tunis
Varsovie
Venise
Vienne
Zurich

MERCREDI

6/10 • P
17/22 • P
10/20 • S
14/22 • S
0/8 • E
6/9 • P
10/13 • C
6/13 • E
6/8 • P
5/10 • S
-2/6 • P
11/20 • S
12/20 • S
11/12 • P
0/5 • E
7/21 • S
13/22 • S
3/14 • S
3/5 • C
0/5 • E
10/20 • S
14/20 • E
11/21 • S
6/10 • P
0/6 • E
13/23 • S
11/17 • P
0/7 • P
19/26 • S
19/24 • S
13/19 • O
4/7 • E
7/16 • S
3/7 • E
0/4 • E

S’étirant de l’Atlantique vers la Russie, une vaste
barrière anticyclonique stabilisera notre temps.
Après la dissipation parfois lente de la grisaille
matinale, nuages et éclaircies se partageront équitablement le ciel et le temps restera sec. Sous un
vent faible à modéré de nord-ouest, les températures maximales culmineront entre 5 et 12 degrés.

10
5

Ephémérides
Soleil lever: 7h55 - coucher: 16h58
Lune lever: 15h00 - coucher: 3h05
Ostende marées hautes 9h29 et 22h07
marées basses 3h25 et 16h05
Anvers marées hautes -- et 12h10
marées basses 6h17 et 19h04

JEUDI
9
4

Associée à une dépression centrée à l’est de l’Islande, une faible perturbation glissera sur notre
pays, y apportant une nébulosité abondante et de
faibles précipitations, hivernales sur les crêtes en
matinée. Sous un vent modéré de secteur ouest,
les températures maximales oscilleront entre 4 et
11 degrés.

VENDREDI
9

Une perturbation gagnera notre littoral l’après-midi. Après la dissipation de la grisaille matinale,
éventuellement accompagnée d’un peu de crachin
sur le Sud, les nuages s’amoncelleront par le bord
de mer, y apportant de la pluie l’après-midi. Sous
un vent modéré d’ouest, les maxima seront stationnaires.

5

A=averse, C=couvert,
N=neige, P=pluie,
B=brouillard, E=éclaircie,
O=orage, S=soleil

info météo : 0900 35 997 www.meteoservices.be

PLATON LAGAFFE (29) PAR JUL © BANDE DESSINÉE CRÉÉE PAR PHILO MAGAZINE / DARGAUD 2013

LES MOTS CROISÉS
Grille n° 3947 de Guy Hachette

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

1

HORIZONTALEMENT.

2

3

4

5

6

7

8

9

10

1

1. L’île de Brooklyn et de Queens. 2. Jouer du plumeau. 3. Brilla
dans « La Belle Équipe ». Coup d’éclat pour une étoile. 4. Immortelle bleue. 5. Dès l’aube. Capitale de l’État d’Amazonas. 6. Bon
pin. Dévores. 7. Tapes gentiment. Échangé entre amis. 8. C’est
mis pour lui. Il se contente de toucher. 9. Petit oiseau trapu. 10.
Dépression tourbeuse. Écouché à côté.

2
3
4
5

VERTICALEMENT.

1. Soulèvement de l’être. 2. Raid pour de bonnes actions. Une
épreuve redoutée. 3. Sans escale. On y consulte l’indicateur. 4.
Vieille garde. Cousins de l’ara. 5. Courant d’Arabie. Citron ou coloquinte. 6. N’ont laissé que des actes de barbarie. Plus du génie.
7. Communistes. 8. Airelles canneberges. Belle ou Rousse. 9. Celui
de Rameau inspira Diderot. Une antenne révèle sa présence. 10.
Fleuve du Maroc. Passés dans la saumure.

6
7
8
9
10

Grille n° 258 de Mathieu Rhuys
HORIZONTALEMENT.

A

A. Attentif aux moindres détails. B. Source d’enseignements. Nid
d’épervier. C. En toute confiance. Terre de bruyères. D. L’azalée en
est une comme le rhododendron. E. Il traverse l’Egypte. Faire l’exposer du récit. F. Il est destiné au dessin sur planche. Les flammes y
dansent. En Charente-Maritime. G. Tête d’ovin. Questions de test.
H. Un prénom pour elle. Précisément situé. I. Il s’applique derrière
la glace. Mèches entrelacées. J. Chef-lieu de la Mayenne. Bases de
lancement.

B
C
D
E
F

VERTICALEMENT.

G
1. Elle résulte d’une divergence d’opinions. 2. Abri de mulets.
Massif constituant l’extrémité occidentale des Alpes bernoises. H
3. On y parque le taureau avant de le lâcher dans l’arène. Dieu germanique de la guerre. 4. Cela convient à monsieur. Imbibé d’alcool. I
5. Gardant secret. 6. Il est souvent responsable d’asthme allergique.
7. Faucon mâle. De l’astate réduit. 8. Sa plume est de qua- J
lité. S’en remet à la justice. 9. Mammifère disparu. Grand solitaire.
10. Symbolise le xénon. Urgents.

Remplissez la grille de sorte que chaque ligne,
chaque colonne et chaque carré contiennent
les chiffres de 1 à 9.
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IDÉES DE
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effectué. En cas de discordances, l’éditeur se réserve le droit de
ne plus assurer la livraison de ses produits au point de vente.

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Solution n° 3946

LE SUDOKU

Solution n° 257

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Le Soir Mardi 12 novembre 2013

32 LACULTURE

Olivier Minne
enfant dans un
corps d’adulte
Entre « A tort ou à raison » sur la RTBF et « Le chien
des Baskerville », l’animateur choisit d’être acteur.
ui, Olivier Minne a une vie en
dehors de Fort Boyard ! Ce
soir, les fans de l’animateur
en débardeur pourront le retrouver dans la peau du chroniqueur judiciaire de la série de la RTBF,
À tort ou à raison (Saison 2). En décembre, il sera sur scène en Sherlock
Holmes dans Le chien de Baskerville, de
Sir Arthur Conan Doyle. À 46 ans, celui
qui est considéré comme un des playboys du PAF a décidé de faire de plus en
plus l’acteur, son premier rêve.
Petit, Olivier Minne vit avec ses parents et ses grands-parents à Ixelles. Ces
années d’enfance sont des années de
bonheur qui resteront à jamais gravées
dans son cœur. Il vénère son grandoncle, pilote durant la Première Guerre
mondiale, un homme du XIXe siècle à
l’élégance innée qui lui a transmis le goût
pour les belles choses, mais aussi un très
haut niveau d’exigence. Il lui raconte des
histoires. « Pas besoin de télé ! C’était
mieux que n’importe quel film. » Ses
grands-parents peignent et l’appartement dégage des odeurs de térébenthine, dans un climat artistique. « On
était tellement bien entre nous que je ne
sortais que très peu. Pourquoi aller côtoyer des cons potentiels alors qu’on est si
bien entre nous ? »
À l’adolescence, il découvre le théâtre

O

au collège Saint-Michel d’Etterbeek avec
L’élixir du révérend père Gauchet, d’Alfonse Daudet. Il se frotte à l’esprit des
pères jésuites et est fasciné par leur intelligence et leur ouverture. Le ver est dans
le fruit : le jeune homme veut devenir acteur. « Comment faire vivre le petit garçon qui est en nous alors que la société
nous impose de devenir un grand garçon, sérieux et austère ? Tout adulte qui
tue l’enfant n’a rien compris à la vie. En

« Tout adulte qui tue l’enfant
n’a rien compris à la vie.
En devenant acteur,
on peut le retrouver »
devenant acteur, on peut le retrouver,
vivre plusieurs vies dans une seule et
jouer. » À la fin des années 80, Bruxelles
ne brille que faiblement. Paris en revanche est un phare pour les acteurs en
devenir. Olivier Minne quitte son pays et
commence à tester tous les cours.
Ayant déjà travaillé à RTL-TVI, il postule comme secrétaire à Antenne 2 pour
payer ses cours. Embauché comme
homme à tout faire, il a la chance de
connaître Jacqueline Joubert (mère
d’Antoine de Caunes), directrice de
l’unité jeunesse de la chaîne française,
qui lui fait passer des essais et l’engage
comme speaker. C’est le début d’une

longue carrière télévisuelle, qui décolle
au milieu des années 90 et connaîtra un
petit passage à vide autour des années
2000. Pendant ces années, Olivier met le
théâtre en veilleuse et se
cherche. Son corps de
jeune homme le complexe. Il dit ressembler à
un coton-tige. Viendra
alors le sport, l’aviron
Naissance. Le 18 mars 1967
surtout. Fini le grand sec
à Ixelles.
tout mince, bienvenue à
Carrière. En mars 1990,
l’homme d’1 m 90 dessipremière apparition sur
né et musclé.
Antenne2. Jusqu’en 1996, il y
Depuis 2005, il déveprésente « Matin Bonheur ».
loppe ses activités théâEn 2003, il anime « La
trales, réalisant ainsi son
Cible » puis prend les comrêve et s’investissant de
mandes de l’émission culte
plus en plus avec sa sode l’été, « Fort Boyard ». En
ciété Olivier Produc2005, il produit « le Fil à la
tions. Il passe d’ailleurs
patte » avec les animateurs
une partie de l’année à
de France 2. En 2007, il crée
Los Angeles. Avec Shersa boîte Olivier Productions.
lock, c’est l’enfance qui
En 2011, il tourne « A tort ou
rejaillit. Sûr qu’il y glisà raison ».
sera un peu de l’humour
« british » de son grandpère. ■

De la télé
à la scène

VANESSA LHUILLIER
À tort ou à raison, ce soir à 20h20 sur la Une. Le
chien des Baskerville du 9 au 15 décembre au centre
culturel d’Auderghem.

© RTBF.

LAPETITEGAZETTE
Les vaches avant les cyclistes
Le code de la route est une notion
purement théorique en Inde, mais
un ordre hiérarchique est tout de
même strictement appliqué : les
camions, les voitures et puis les
cyclistes, mieux considérés que
les piétons, mais moins bien que
les vaches, animal sacré. (afp)

Timbres à l’effigie de Zlatan

Adele a dit non
à L’Oréal

La Poste suédoise a annoncé lundi
qu’elle allait vendre des timbres à
l’effigie de la vedette nationale, le
footballeur Zlatan Ibrahimovic.
« C’est un grand honneur », a dit
l’attaquant du Paris SG. Les cinq
timbres « Zlatan » seront lancés
le 27 mars. (afp)

Haarscher, Les droits de l’homme
au miroir de la Cour suprême des
USA, ARB, 1 r. Ducale, 1000 Bxl,
17h. Hasquin, Il y a un nationalisme flamand. Y a-t-il un nationalisme wallon ou francophone ?
Palais prov., pl. St- Lambert 18,
Liège, 17h30
www.academieroyale.be
(38

© ISOPIX.

Collège Belgique 13/11

Ce n’est pas l’argent qui attire
Adele ! La chanteuse s’est vu proposer un contrat de 14 millions
d’euros pour rejoindre les égéries
L’Oréal. Une somme qu’elle aurait
refusée. « L’Oréal était en négociations pour le contrat avec Adele, et
c’était parti pour être signé, mais
elle a changé d’avis », a confié une
Maillot à un million de dollars
La nouvelle Miss Univers, la Véné- source au magazine People.
zuélienne Gabriela Isler, couron- (soirmag)
née samedi à Moscou, est apparue dimanche vêtue d’un maillot
de bain cousu de pierres pré- Achats en ligne dopés
cieuses et valant un million de Profitant des promotions offertes
dollars. Blanc, il comportait un l’occasion du « jour des célibapendant d’émeraude cousu sur le taires », célébré le 11 novembre en
devant ainsi qu’un motif fluide Chine, les Chinois ont dépensé
composé de diamants et de rubis des milliards d’euros en ligne, lunsertis d’or. (afp)
di. (afp.)

Menacés par leurs supporters
La Nocerina, dernière du classement de 3e division du championnat italien de football, a perdu par
forfait dimanche contre la Salernitana quand elle n’a plus compté
que six joueurs sur le terrain, les
autres, menacés par leurs tifosis,
ayant simulé des blessures.
« Les faits ont causé de graves dommages au football et à la Lega Pro »,
a dit le président de la Lega Pro,
Mario Macalli. (afp)

Nouveau robot de compagnie
Le groupe d’informatique japonais
NEC a présenté lundi un nouveau
robot de compagnie, « Papero petit », avec lequel il prévoit de proposer prochainement toute une
gamme de services conçus par
des sociétés partenaires. (afp)

Dixit

Un Russe cloué au sol

Chères truffes blanches

Un Russe complètement nu a Onze truffes blanches ont été ad« Maintenant, je suis à la source du cloué ses organes génitaux entre jugées ce week-end pour 274.200
des pavés de la place Rouge, à euros, dont un lot unique pour
bonheur. »
FRÉDÉRIC CHOPIN Moscou, dimanche, apparem- 90.000 euros à une acheteuse
ment pour protester contre « l’in- chinoise, lors de la 14e vente aux
différence politique » de la socié- enchères mondiale organisée à
Le Cygne s’envole
té russe. Des policiers l’ont Alba, près de Turin. Cela repréLa Maison du Cygne se lâche :
conduit à l’hôpital puis dans un sente un prix au gramme trois fois
sans renier la tradition en
commissariat de police. (afp)
supérieur à celui de l’or. (afp)
cette saison du gibier, le
chef crée la surprise avec sa
réinterprétation des saveurs.
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(46
« Constatant la nature des symptômes dont souffre Bauchau, son médecin
l’envoie chez Jouve. L’analysant est rétif », écrit le romancier Cathrin Arnaud. En l’occurrence, contrairement à ce que l’on pourrait penser,
Crânes humains
l’analysant – terme apparu vers 1965 – n’est pas Jouve, mais Bauchau,
Une quarantaine de crânes hu- c’est-à-dire le malade. En effet, dans le domaine de la psychanalyse,
mains ont été découverts à Bu- l’analysant n’est pas le médecin analyste, mais son patient. En téjumbura, au Burundi, au domicile moigne cette phrase, extraite de Le Stade du respir de Jean-Louis Trisd’un expatrié italien qui est en dé- tani, citée dans Le Grand Robert : « Le despote et le tyran monologuent.
tention préventive depuis fin L’analyste le sait bien, qui attend activement, et patiemment, que l’analyoctobre pour avoir tenté d’expor- sant guérisse de son monologue. »
ter vers la Thaïlande deux autres
CLÉANTE
crânes humains, a-t-on appris de
source officielle dimanche. Cet La protection des paysages
Avec 12 doigts, il sera dactylo
Italien, qui vivait au Burundi de- Une bataille sans précédent pour Vijay Singh a douze doigts et
puis une dizaine d’années, a été la protection des paysages, mena- douze orteils. Originaire d'Agra, il
arrêté et placé en détention pré- cés par l’avancée des parcs éo- éprouvait des difficultés à trouver
ventive le 29 octobre. L’enquête a liens, a lieu à travers la France des un emploi. Après avoir postulé en
révélé qu’il exportait des colis monuments et sites classés, Inde, il a décidé de tenter sa
vers cette destination depuis une première destination touristique chance en Grande-Bretagne..
dizaine d’années. (afp)
mondiale. (afp)
comme dactylographe.

En bons termes

32

Lesoirclimattout

  • 1.
    MARDI 12 novembre2013 / Edition Bruxelles-Périphérie / Quotidien / No 263 / 1,50 € / 02 225 55 55 NON, LE PHOTOVOLTAÏQUE N’EST PAS MORT ! P.3 PHILIPPINES Le typhon le plus puissant de tous les temps P.6&7 SOMMET MONDIAL SUR LE CLIMAT 10 PAGES SPÉCIALES Climat : un piètre bulletin pour la Belgique LOGEMENT Croissance de 30 % des émissions de gaz à effet de serre depuis 90 : le secteur des transports est un véritable souci chez nous. La route plombe le bilan. Les transports publics peinent toujours à convaincre. L undi s’est ouvert à Varsovie le 19e sommet mondial sur le climat. La lenteur et la difficulté de ces négociations entre 190 pays du monde exaspèrent ceux qui sont en première ligne du changement climatique. Nombreux sont ceux qui ont saisi l’argument du typhon dévastateur qui a endeuillé les Philippines pour reprocher leur égoïsme à ceux qui traînent les pieds dans les discussions. Même si les scientifiques ne peuvent pour l’instant éta- Les renouvelables progressent dans notre pays. Mais pas assez pour espérer atteindre l’objectif européen de 13 % de la consommation. Beaucoup de contestations accompagnent le secteur qui est en manque de clarté et de stabilité. blir que le réchauffement du climat est à l’origine de tels événements et qu’il les multipliera à l’avenir, une chose est sûre : avec l’élévation du niveau de la mer, les communautés côtières seront de plus en plus affectées par la violence des tempêtes. Pas sûr cependant que cela suffira à troubler les négociateurs les plus rudes… Comme ce fut le cas lors des précédents sommets, la Belgique défendra une position ambitieuse à Varsovie. Elle dispose d’une équipe de négociateurs aguerris et a mis fin aux plus vives querelles internes. Notre pays est désormais favorable à un relèvement des ambitions européennes en matière de réduction de gaz à effet de serre. Nous acceptons une aide accrue aux pays en voie de développement. Mais cette position saluée par les pays les plus pauvres et les organisations non gouvernementales est sérieusement mi- © Y. AYAD (ST). © PIERRE-YVES THIEPONT. © SYLVAIN PIRAUX TRANSPORTS RENOUVELABLES L’image ambitieuse que se donne la Belgique sur le dossier climatique est-elle usurpée ? Un bilan s’impose de nos politiques et de nos engagements. Conclusion : il y a encore du boulot. Il y a une énorme marge de progression dans le bâtiment résidentiel, indiquent toutes les études. Les efforts actuels ne sont pas suffisants. Le bâti est très vétuste. Le rythme de rénovation des bâtiments est trop lent. Il faut accélérer. née par nos piètres performances quand nous jouons « à domicile ». Lorsqu’il s’agit de réduire nos propres émissions, nous n’atteignons l’objectif qu’en achetant du CO2 à l’étranger. Notre résultat masque mal que les émissions de certains secteurs dérapent sérieusement. Il est clair que sans nouvelles mesures, nous n’atteindrons pas la cible de 2020. Et nous ne pourrons plus recourir massivement à des achats « d’indulgences climatiques ». Il va donc falloir réduire en interne. En matière de renouvelable, le compte n’est pas bon non plus. Et en raison de querelles internes entre Régions et fédéral, la Belgique ne respectera pas son engagement financier à l’égard des pays les plus pauvres. Bref, une remise en cause s’impose. Un bilan transparent. Et de nouvelles politiques. Tout le monde devra s’y mettre. En attendant un vrai débat, Le Soir ouvre ce difficile dossier. ■ MICHEL DE MUELENAERE L’ÉDITO Michel De Muelenaere le climatique la Belgique : pas top. l’éviV oilà nebulletinplaire àAtoutde dence, il va pas le UN PETIT BULLETIN ET PUIS UN GRAND DÉBAT ? 46 5 413635 008207 monde. On entend d’ici les arguties, les « c’est pas moi, c’est l’autre ». On les attend. L’exercice est à haut risque dans un pays éclaté où trouver des chiffres et des évaluations relève de l’exploit. Dans notre beau pays, un tel bulletin régulier ne se fait pas. Ce serait le rôle des autorités ; mais lesquelles ? Ce serait prendre le risque d’identifier des responsables. Nous sommes donc incapables d’y voir clair dans l’impact de nos politiques climatiques. Pire, on est incapable de s’entendre sur les chiffres : les Régions ont les leurs, le fédéral a les siens. Et les Nations unies n’en peuvent plus de demander aux Belges de se mettre d’accord. Mais oublions cela. Globalement, on sait que la Belgique n’est pas Oser des remises en question et discuter de tabous dans les clous. Et qu’à l’avenir le dérapage risque de s’accentuer. Alors, il n’est pas trop tard pour identifier ce qui coince. Pour distribuer les bons et les mauvais points. Personne n’y échapperait. Consommateurs, travailleurs, voyageurs, entreprises, syndicats, ONG. Tous ceux qui s’inventent une excuse : « Il n’y a pas d’alternative. » Avec mention spéciale pour ceux qui disposent de l’information et des moyens mais refusent de faire leur part du boulot. N’y échappent pas même les médias qui méritent leur part de taloches pour n’être pas assez critiques, pour attendre eux aussi comme le Messie le fameux « retour de la croissance » (quelle croissance ?), pour persister la bouche en cœur : « Bonne nouvelle, le prix des carburants est à la baisse. » L’obsession de ce qu’on appelle « le portefeuille des gens »… Mais puisque ce sont eux qui ont les mains sur les manettes, les politiques sont sans aucun doute les premiers à interpeller. De toutes parts, les analyses convergent : dédain pour le dossier climat/énergie trop connoté « écolo » ou « anti-entreprises », blocage institutionnel, absence de vision à long terme, manque de réflexion et de courage politiques. Ce ne sont pourtant pas les études scientifiques, les recherches et les avis d’experts qui manquent. Ils sont climatologues, économistes, sociologues, experts en aménagement du territoire, en consommation, en énergie, en mobilité… Même des instances ultra-environne- mentalistes comme l’OCDE, la Commission, le Bureau du Plan et le Conseil supérieur des Finances s’y sont mis. Tous soulignent qu’au rythme actuel, avec les mesures actuelles, la Belgique n’atteindra pas ses objectifs. Tous disent qu’elle peut y arriver. Mais qu’il faut pour cela accepter des remises en question, de discuter de tabous, d’oser des discours complexes. Celui-ci par exemple : la fiscalité n’est pas une maladie honteuse. Au contraire, elle peut-être un outil de progrès. Des gens normaux, des entreprises s’y sont mis. A quand une société, un pays ? 1
  • 2.
    Le Soir Mardi12 novembre 2013 2 LE BULLETIN CLIMATIQUE BILAN Climat : la Belgique est loin du compte Sous un chiffre globalement satisfaisant peuvent se cacher bien des surprises. Et la preuve que beaucoup de progrès restent à faire. ur papier, le bulletin belge semble nickel. Même l’Agence européenne pour l’environnement le dit : « La Belgique est en voie d’atteindre son objectif de Kyoto. » Pour rappel, ce protocole international signé au Japon impose que notre pays réduise ses émissions de gaz à effet de serre de 7,5 % entre 1990 et 2012. En 2012, la Belgique avait réduit ses émissions d’un peu plus de 15 %. Première de la classe en matière de lutte contre le changement climatique : qui dit mieux ? La bonne mine n’est qu’apparente. En réalité, si la Belgique a fortement réduit les émissions industrielles de gaz à effet de serre, il n’en va pas de même pour d’autres secteurs, et principalement pour le transport et le bâtiment qui voient leurs émissions continuer à progresser (voir cidessous). Certaines politiques ont porté leurs fruits. D’autres, reconnaît benoîtement la sixième « communication nationale » que notre pays doit prochainement remettre aux Nations unies, « n’ont pas pu être estimées ». Enfin la Belgique ne parvient à boucler ses « fins de mois climatiques » qu’en achetant des droits d’émission de CO2 à l’étranger. Près de 233 millions d’euros ont été dépensés dans cette politique, dont 168 par le fédéral et 64 par la Flandre. Dernière pierre dans notre jardin : la Belgique est distancée par ses partenaires européens en matière d’énergies renouvelables. Derrière les bons chiffres, satisfaisants pour un objectif pourtant modeste, un bulletin s’impose. Il doit être le plus transparent possible alors que nous approchons d’élections fédérales et régionales en mai 2014. Car il y a un évident dérapage des émissions belges ; « un déficit significatif subsiste », indique un document officiel. La faute à qui ? « Les me- S L'évolution des émissions de gaz à effet de serre belges Emissions totales En millions de tonnes équivalent CO2 143 1990 146 132 2000 Le Soir - 12.11.13 Source: Agence européenne pour l'Environnement Emissions par habitant En tonnes équivalent CO2 14,4 120 121 2011 2012 14,3 2010 12,2 1990 2000 2010 10,9 10,9 2011 2012 sures prises, notamment au niveau régional, sont insuffisantes », indique-t-on au fédéral. Les Régions accusent quant à elles le fédéral d’avoir supprimé des mesures essentielles comme des déductibilités sur des investissements économiseurs d’énergie. Et de ne pas actionner les leviers dont il dispose, dont celui de la fiscalité. Tous les experts le disent : si les autorités ne passent pas à la vitesse supérieure, on n’y arrivera pas. Les commentaires ne sont pas tendres à l’égard des politiques. « Peu de gens font leur boulot », dit un expert. « Le fait de dire que l’environnement passe après l’économie est une catastrophe, ajoute Frédéric Chomé, patron de Factor X, une boîte de consultants. L’environnement c’est l’économie ! La croissance économique, c’est de la consommation énergétique. » Pour Jan Vandermosten, expert climat au WWF, « cette façon de voir n’a toujours pas changé dans la tête des politiques ». Opposition ? « Il y a au contraire de nombreuses opportunités qui profitent tant à l’environnement qu’à l’économie », ajoute un haut fonctionnaire. Mais les esprits sont lents à décoincer. « Les enjeux énergétiques/climatiques ne sont pas appréciés à leur juste mesure par nos décideurs, accuse un connaisseur de la matière. Avec le recul historique, on réalisera que les politiciens de notre époque ont totalement manqué de vision et de sens des responsabilités à cet égard, avec potentiellement de lourdes conséquences. » ■ MICHEL DE MUELENAERE Transport routier, bureaux et logement, les incertitudes du bilan CO2 le chiffre tions de CO D errièred’émissionsdes réduc-: d’importantes différences. Et le 2 constat : si les entreprises ont atteint l’objectif, dans le transport, le logement et dans une moindre mesure le tertiaire, « on a loupé le coche », dit un chercheur. Transport Emissions en croissance de 30 % entre 1990 et 2011. Principal responsable : le transport routier (97,6 %). « La plupart des indicateurs sont à la hausse, dit un rapport officiel. Le nombre de véhicules a crû de 49 % depuis 90. Le trafic a augmenté de 41 %. Le transport de marchandises par route de 82 %, celui de passagers de 30 %. » « Le nombre de kilomètres moyen par voiture (pic atteint en 2004) et le nombre moyen de kilomètres par habitant (stable depuis 2009) semblent marquer un plafond, note l’économiste Philippe Defeyt, patron de l’Institut Part des principaux secteurs dans les émissions totales en 2011 Chauffage tertiaire 4,3 % Industrie (processus) 9,4 % Evolution des différents secteurs par rapport au niveau en 1990 Kilotonne équivalent CO2 Industrie - 9.228 (combustion) Industrie - 7.974 (énergie) Déchets 1,3 % Autres 0,9 % Transport 22,5% Industrie - 5.329 (processus) Transport 6.232 873 Chauffage tertiaire Agriculture 9,4 % Chauffage résidentiel - 3.437 Industrie (combustion) 19,6 % Chauffage résidentiel 14,2 % Industrie (énergie) 18,4 % Agriculture - 2.467 - 1.770 Déchets - 66 Autres 0 (situation de 1990) du développement durable. Malgré cela le nombre de kilomètres parcourus par les voitures continue d’augmenter, même pendant la crise 2008-2012. En cause : l’augmentation du parc de voitures (+ 6,4 % entre 2008 et 2012). » Avatar du système salarial belge, les voitures de société ont toujours la cote (près de 230.000 sur les routes). « Même si le changement de statut fiscal a orienté les ventes vers des véhicules plus modestes, cela n’a pas influencé la politique d’octroi des voitures », note Pierre Courbe, expert chez Inter Environnement. Logement Les émissions de CO2 principalement dues au chauffage bondissent en année froide, chutent en année chaude. L’enjeu, alors que la population croît de même que le nombre de logements : rénover, isoler. « Le bâti en Belgique est une catastrophe. » A peine 1 % du parc est rénové chaque année : très insuffisant. Un optimiste : « Le retard se résorbe. Certaines mesures comme l’obligation du standard passif à partir de 2015 à Bruxelles sont de nature à booster la rénovation énergétique. » Effets attendus dans les années à venir. « Plus un entrepreneur ne peut se permettre de ne pas proposer des solutions basse énergie/passives. » Un autre, Wallon, plus dur : « En rénovation on n’est presque nulle part. C’est là l’enjeu. Construire des nouveaux bâtiments passifs ou basse énergie ne fait que rajouter ! Il faut consommer moins et vite. » Un autre : « Croire qu’on va y arriver seulement avec des carottes, c’est rêver. Si on ne progresse pas, on risque une bulle immobilière : de nombreux logements trop vétustes sortiront du marché locatif. » ■ M.d.M. 2
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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 LE BULLETIN CLIMATIQUE Merci qui ? Merci la crise… Petits achats de CO2 entre amis L’effet des politiques, bien entendu, mais aussi des facteurs beaucoup moins maîtrisables. D’une certaine manière à l’heure de recevoir leur bulletin climatique, la Belgique (et l’Europe) peut dire merci à la crise. Car même si l’amélioration de l’efficacité énergétique a permis un relatif « découplage » entre la croissance économique et les émissions de gaz à effet de serre, les deux restent étroitement liés. Le plongeon de l’activité économique, ces dernières années, a entraîné dans son sillage la courbe des émissions. Après une pâle année 2008 (+1,0 %), le produit intérieur brut belge a chuté de 2,8 % en 2009. Il a repris des couleurs en 2010 (+2,3 %), ralenti en 2011 (+1,8 %), puis encore pris un coup dans l’aile en 2012 (-0,1 %). Les gaz à effet de serre, marqueurs de l’activité économique et de la consommation, ont suivi. « Il n’existe pas d’étude qui évalue l’importance de cet impact », indique un fonctionnaire. Mais il est clair qu’une partie du fléchissement est due à la crise, même si certains pointent aussi l’amélioration des technologies et la poussée des renouvelables. « En 2008, compte tenu de la croissance, on ne tenait pas les plans de réduction d’émissions pour 2012, confirme un expert. En 2012, on peut se réjouir : la mise ger des permis d’émettre du CO2 ? « Non », indiquent tous les experts. Pour comprendre ce paradoxe (notre pays fait mieux que son objectif ), il faut se risquer dans le labyrinthe des réductions d’émissions. Et oser quelques raccourcis… Comme tous les pays, la Belgique a un objectif de réduction : -7,5 % en 2012 par rapport à 1990. Une partie de cet objectif est attribuée aux grandes entreprises qui rentrent dans un système d’échange (puis mise aux enchères) de quotas de CO2 : l’ETS. L’autre partie est attribuée au nonETS (le logement, les transports, l’agriculture, les petites entreprises…). Dès le début, les entreprises ont reçu de généreux quotas. La crise achève de leur faciliter la tâche. Résultat : elles font bien mieux que l’objectif et se retrouvent avec d’importantes quantités de permis non utilisés qu’elles peuvent « épargner » ou revendre. Mais c’est au détriment des autres secteurs qui, eux, explosent le compteur. Seule manière d’atteindre l’objectif : acheter du CO2 à l’étranger. La technique consiste à financer des projets économiseurs de CO2. Ce sont les Etats qui s’y collent. En Belgique, le fédéral, qui comble le déficit des Régions, a dépensé près de 170 millions. L’argent est allé vers la gaz à effet de serre d’un pays L es émissions dedes peuvent baisser pour bien raisons. à l’arrêt de tous les fours de la sidérurgie a beaucoup aidé. » Dans le courant des années 90, en Wallonie, plusieurs cokeries et hauts-fourneaux ont été éteints. Pour l’économiste Philippe Defeyt, la désindustrialisation wallonne, combinée à l’amélioration technologique des activités subsistantes explique « 60 % de la baisse des émissions wallonnes. » L’augmentation des prix de l’énergie, qui a poussé les uns et les autres à réduire leur consommation, a aussi joué. Mais une « bonne » nouvelle a son corollaire : le retour de la croissance fera redécoller les émissions. « C’est mécanique. Une reprise se répercute immédiatement sur la consommation énergétique, l’activité industrielle et le transport qui tirent les émissions. » Le Bureau du Plan et les instituts statistiques régionaux prévoient une quasi-stagnation des émissions de CO2 entre 2012 et 2018, note Defeyt. Un syndicaliste craint même que pour « soutenir la croissance », certains plaident pour la levée de contraintes environnementales. Bien vu. Ça s’entend déjà. Un espoir : les industriels ont souvent fermé d’abord les outils les moins efficaces. Et certains espèrent que la crise aura une vertu « pédagogique » auprès des consommateurs. Et aura ancré de nouveaux comportements plus sobres. ■ M.d.M. parviendrait-elle à atteindre ses objectifs de L a Belgique acheter à l’étranréduction sans Chine (près du tiers), l’Inde, le Brésil, le Vietnam, la Tanzanie, le Costa Rica, Chypre, la Bolivie, le Pérou, l’Argentine, le Brésil… Il aura servi à investir dans des centrales hydrauliques, des unités de biomasse ou des parcs éoliens. Les Régions, surtout la Flandre, ont déboursé plus de 70 millions. Et l’on songe déjà à l’avenir. La Flandre a lancé un appel d’offres pour 10 millions de tonnes de CO2 à faire valoir après 2013. Le fédéral songe aussi à se constituer une réserve pour atteindre l’objectif 2020 de -15 %. Les entreprises aussi ont joué à ce jeu. Car le prix du CO2 à l’étranger est inférieur au prix du quota qui se négocie dans l’ETS. Encore une économie… Mais la technique a ses limites. Car le CO2 très bon marché acheté à l’étranger, c’est autant de gaz non économisé chez nous. « Les politiques sont donc peu enclins à faire des efforts qui pourraient être impopulaires : il est plus simple et peu onéreux d’acquérir quelques millions de crédits carbone à 2-3 euros que de mettre plus de contraintes sur le transport, l’industrie ou le bâtiment. » Quelle part de nos réductions n’est en réalité que du CO2 « de papier » ? Environ 7,7 %, dit-on à l’administration fédérale. « 50 % », réplique-t-on chez Oxfam. Autre surprise du bulletin. ■ M.d.M. Sous les chiffres, la vraie empreinte un discours un provoc. Mais aussi un sain rapCà’estréalité. En vérité,brinémispel la les sions de gaz à effet de serre comptabilisées en Belgique ne correspondent pas véritablement à notre vraie « empreinte carbone ». Pour avoir une idée de ce que le Belge moyen « pèse » en termes de CO2, il ne faudrait pas seulement comptabiliser le carbone produit chez nous, mais aussi celui que nous importons ; celui qui intervient dans notre consommation (alimentation, appareils électriques et électroniques, voitures, textiles, etc.) et dans notre production. Il faudrait aussi comptabiliser le CO2 émis pour le transport de nos importations. Tous ces éléments n’entrent pas en ligne de compte dans les calculs effectués pour l’ONU qui utilise une méthode « cadastrale » comparable et reproductible. Cependant : selon le cabinet de consultant Factor X, l’empreinte carbone belge est en réalité plus de cinq fois supérieure aux chiffres officiels. Chaque Belge pèserait près de 60 tonnes de CO2 au lieu de 11 officiellement. Des chiffres contestés : le calcul est difficile. Il faudrait pouvoir suivre chaque produit dans les méandres de la mondialisation. Une autre étude parue dans les Proceedings de l’académie américaine des sciences évalue « l’importation de CO2 » en Belgique à 5 tonnes par habitant et par an. Nous sommes dans le « top 10 » mondial… La France et le Royaume-Uni effectuent régulièrement le calcul. Pas la Belgique. « Plus de la moitié de notre économie nationale est importée, rappelle Frédéric Chomé, patron de Factor X. La part de produit intérieur brut importé est, en Belgique, une des plus élevées au monde. Il est vrai que nous produisons peu pour notre consommation. » A l’inverse, la moitié des émissions de CO2 chinoises serviraient à produire pour l’exportation. Résultat de la délocalisation des activités les plus polluantes dans les pays en développement ? « Les délocalisations se font rarement vers des pays très attentifs aux contraintes environnementales », indique un chercheur. Selon les calculs du NTNU, institut de recherche norvégien sur la science et la technologie, basés sur la consommation de biens, la Belgique serait, derrière le Luxembourg, la deuxième plus lourde empreinte carbone au monde. Notre pays est un exportateur net d’émissions pour les gaz à effet de serre, confirme le Bureau du Plan dans une étude de septembre 2012. « En 2007, les émissions générées dans le cadre de la production de la consommation totale étaient 10 % plus élevées que les émissions générées par le pays même, contre seulement 7 % en 1995. » ■ M.d.M. www.ixina.be IXINA, ÉCO-PARTENAIRE DE GRAINE DE VIE DEPUIS 2010 1 CUISINE IXINA = 10 ARBRES PLANTÉS PAR GRAINE DE VIE IXINA est éco-partenaire de l’ONG Graine de Vie, qui a pour objectif de diminuer notre empreinte CO2 en reboisant à Madagascar. Pour chaque cuisine vendue, IXINA fait replanter 10 arbres par Graine de Vie. Et un arbre planté à Madagsacar compense chaque année plus de 10 kilos de CO2. www.grainedevie.org Retrouvez nous sur Facebook NOS CUISINES RESPECTENT LES FORÊTS La majorité de nos modèles de cuisine (les gammes Style & Infini, ainsi qu’une partie de la gamme Easy) sont labellisés PEFC* : les matériaux en bois utilisés dans ces cuisines proviennent de forêts gérées durablement et de sources contrôlées. Pour notre catalogue annuel et nos dépliants promotionnels, nous choisissons des imprimeurs disposant de la double certification PEFC-FSC**, les deux principaux programmes de gestion durable des forêts recensés dans le monde. Les papiers utilisés sont également certifiés PEFC *. 3 PEFC/04-31-1281 * Le label PEFC a été lancé par des propriétaires forestiers européens pour compléter le FSC et l’adapter à la configuration de la forêt européenne. ** Le label FSC est attribué par le Forest Stewarship Council (Conseil de bonne gestion des forêts), créé en 1993 suite à la Conférence de Rio par des représentants de l’industrie forestière et d’organisations aborigènes de 25 pays. 3
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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 Le Soir Mardi 12 novembre 2013 4 LE BULLETIN CLIMATIQUE LE BULLETIN CLIMATIQUE 5 VOUS Ces petits gestes qui ouvrent la porte au changement Se loger, manger, se déplacer, consommer autrement… Des Belges s’interrogent. Des groupes se mobilisent. La crise est passée par là. Audit énergétique en vue La famille Spira loge dans une maison depuis 15 ans, à Nivelles. « Nous avons refait toute l’isolation du toit il y a quatre ans, car il faisait vraiment très froid dans le grenier. Et nous avons souhaité rentabiliser cet espace en chambre d’ami », explique Michaël. Selon une enquête de Test Achats, 40 % des Belges seraient dans ce cas. Bien vu : entre une maison mal isolée et une maison « basse énergie », les dépenses de chauffage sont divisées par deux. Et il y a encore de la marge. La consommation d’énergie par m2 du secteur résidentiel belge est à plus de 70 % supérieure à la moyenne européenne. Une étude du bureau de consultant McKinsey a montré qu’il est encore possible de réduire de moitié la consommation à l’horizon 2030. Tant à Bruxelles qu’en Wallonie, on en fait beaucoup trop peu, jugent tous les experts. Mathieu Sonck, secrétaire général d’Inter Environnement Bruxelles : « Il faut un plan à l’échelle régionale visant à rénover tous les logements et singulièrement les logements locatifs très importants. Pour cela, il faut mettre des grosses sommes sur la table et cibler les plus pauvres. » Encore faudra-t-il, tant dans la capitale qu’en Wallonie, simplifier les procédures et accélérer le mouvement. Les gestes qui sauvent ? Double vitrage (37 % des Belges l’ont fait), vannes thermostatiques et chaudière à condensation. Comme 45 % des Belges, les C hanger quelques habitudes a un impact positif pour l’environnement, pour la santé et pour le portefeuille. Sans affecter le confort et la qualité de vie. Et si beaucoup s’y mettent, les bénéfices seront très importants. Si ce n’est pas par altruisme, pourquoi ne pas le faire pour alléger la facture ou se sentir en meilleure forme ? Voilà pour la théorie, rabâchée par des campagnes d’informations. Ça marche ? Moyennement, si l’on en croit les études et les chiffres. Depuis le temps qu’on lui parle du changement climatique et de la hausse des prix de l’énergie, de l’impact négatif des gaspillages et de l’obsession de surconsommer, le Belge est loin d’avoir modifié radicalement son comportement. Certains perçoivent tout de même des frémissements. La famille Spira que nous avons rencontrée à Nivelles n’est pas un exemple représentatif. Mais comme d’autres, elle se pose des questions. Elle change. Evolutions, contradictions Si le Belge évolue, toute contradiction n’a pas disparu : « On va payer une caution pour un gobelet recyclable dans un festival de musique, mais on va prendre l’avion à 50 euros pour assister à un concert celtique à Dublin », lâche un syndicaliste. « Les sondages montrent un recul généralisé des préoccupations strictement environnementales et une fuite-refuge dans l’individualisme, soulève Ann Wulf (Ecoconso). Mais en même temps, des initiatives de transition se multiplient. » La transition vers une société plus sobre et plus solidaire. Un mythe ? « On a tendance à penser que les gens ne sont pas ambitieux, dit Gwendoline Viatour (WWF). Nous pensons au contraire qu’il y a une prise de conscience. » « Les gens sont peut-être un peu plus conscients qu’il y a vingt ans. Mais ils n’ont pas dramatiquement changé leurs comportements de consommation, nuance Pierre Ozer, chargé de recherche en environnement à l’ULg. Les campagnes d’information n’ont qu’un impact limité. Chassez le naturel, il revient au galop. » Les initiatives de citoyens mobilisés ? « Pas plus de 8 à 9 % de la population. » Un autre chercheur : « Nous vivons toujours dans un monde où les gens qui n’ont rien aspirent d’abord à posséder avant de partager. » Deux choses avérées : de plus en plus de gens s’interrogent et aspirent à des changements. Mais pour que ce mouvement contamine la population, il faudra davantage que des campagnes d’informations et que des « carottes ». Des mesures politiques s’imposeront. ■ ANN-CHARLOTTE BERSIPONT et MICHEL DE MUELENAERE S’ALIMENTER SE LOGER Privilégier le frais et les produits locaux Spira y sont passés : récemment, ils ont remplacé leur vieille chaudière âgée de 25 ans. Nos Nivellois avaient aussi commencé les démarches pour poser des panneaux photovoltaïques, mais celles-ci n’ont pas abouti : « Nous n’avons pas une grande surface de toiture et la maison n’est pas bien orientée. Nous n’avons pas pris le temps d’approfondir la question et nous avons préféré investir dans l’isolation. » Michaël pense réaliser un audit énergétique, notamment pour améliorer l’isolation des châssis et du sol. « On ne mange presque jamais de produits préparés. Cela arrive, mais c’est vraiment très rare », explique Martine. Les Spira vont parfois au marché mais ce n’est pas systématique. En général, ils achètent leurs produits de base à la boulangerie ou à la boucherie du coin. Et le reste, en grande surface. Le jour de notre visite, Emilie venait de préparer des madeleines. « On fait souvent des soupes, des gâteaux ou des cakes nous-mêmes », explique la jeune fille. Cette préoccupation rejoint celle de nombreux Belges. Trois personnes sur quatre disent en effet acheter des légumes et des fruits de saison et 4 sur 10 achètent surtout des produits locaux. Dans ce domaine, les ménages s’estiment toujours trop peu informés. Selon une enquête de Test Achats, 48 % des consommateurs veulent savoir si le produit d’origine est belge, 45 % voudraient pouvoir mieux évaluer l’empreinte écologique de leurs achats. Chez les Spira, on essaie aussi de limiter la viande : des portions quotidiennes de moins de 100 grammes par personne et deux repas végétariens par semaine. Pile-poil la quantité recommandée par les autorités sanitaires. Mais la consommation moyenne en Belgique reste bien supérieure : 247 grammes par jour, note le Bureau du Plan qui a mis la consommation de viande parmi ses « indicateurs phares » du développement durable. Une consommation excessive de viande est un problème sanitaire. Et un problème environnemental (production de gaz à effet de serre). Un potager ? La famille Spira n’en a pas le temps. Mais elle profite des légumes du potager des grands-parents : courgettes, salades, tomates, pommes… « Le week-end, on essaie d’accommoder les restes pour éviter le gaspillage, précise Michaël. Mais ce n’est pas toujours évitable. » La famille Spira a accepté de nous ouvrir les portes de sa maison et de réfléchir sur sa manière de consommer : alimentation, transports, bio, logement... Tout a été passé au crible dans le salon d’Emilie, Michaël, Martine et Maxime. © THOMAS BLAIRON SE DÉPLACER En voiture et à pied Chacun son moyen de transport, chez les Spira : « Les enfants ont la chance de pouvoir aller à l’école à pied, 8 fois sur 10, raconte Martine. Nous essayons aussi de faire nos petites courses en ville à pied, d’autant plus que nous habitons dans le centre. Mais pour le travail, mon mari et moi sommes forcés de prendre la voiture. J’ai la mienne et lui utilise sa voiture de société. » Les transports en commun, ils y ont pensé, mais la perte de temps serait trop importante : 35-40 minutes en voiture contre 1h30 en transport en commun pour Michaël, par exemple. Et le vélo ? Réservé aux balades du dimanche et aux vacances. « Dans la circulation, je trouve cela un peu dangereux », précise la mère de famille. Pour les vacances, les Spira optent majoritairement pour la voiture parce qu’ils aiment rayonner à partir de leur endroit de location. Pour les trajets entre son domicile et son lieu de travail, le Belge est, en Europe, le plus gros « navetteur automobile ». Idem pour les courses (60 % utilisent la voiture pour faire des achats en ville contre 16 % à pied, 11 % en bus, 6 % à vélo et 2 % en train). Pour les achats en périphérie, dans un centre commercial, 83 % des Belges utilisent la voiture. Outre l’omniprésence de la voiture de société, « c’est à la fois le résultat des infrastructures développées depuis l’après-guerre et d’un aménagement du territoire qui ont mis la priorité sur la route, indique un cadre d’une administration de l’environnement. Difficile de revenir en arrière compte tenu des conservatismes et qu’il règne encore chez une série d’acteurs économiques l’idée que la voiture est le sang de l’économie ». Un cercle vicieux qui explique notamment la frilosité à investir massivement dans le rail. Difficile cependant de poursuivre dans cette voie. Avec la congestion qui atteint des sommets et les prix de l’énergie qui ne cesseront de croître, le réveil sera brutal. Un frémissement déjà ? En Région bruxelloise, les déplacements courts se font désormais plus à pied qu’en voiture, il y a de plus en plus de cyclistes et le service Cambio d’autos partagées compte près de 10.000 clients. En Wallonie, l‘idée d’une autre mobilité fait également son chemin chez certains. S’ÉQUIPER Ne pas acheter trop vite Les Spira mettent un point d’honneur à utiliser leurs appareils le plus longtemps possible. D « Nous avons acheté une nouvelle télévision il y a E F deux ans, mais nous avons gardé l’ancienne jusqu’au bout, même si les couleurs n’étaient plus terribles. » Lorsqu’ils achètent, ils sont attentifs à la consommation énergétique, par exemple, celle du frigo, acquis récemment. Il y a un ordinateur familial, pas plus. « On essaie de résister à la tentation, on ne veut pas être débordés d’écrans. Pour nous, c’est important de maintenir des contacts sociaux chaleureux dans la famille. » Maxime a récupéré un vieux GSM et Emilie en a eu un neuf parce qu’elle entrait en secondaire. Pour un nombre croissant de Belges (50 % environ), la consommation énergétique est un critère important dans l’achat d’électroménager. La Belgique arrive 3e (sur 23) dans le classement des pays européens pour l’achat de produits labellisés A++ et A+++. Le prix de l’électricité est clairement en cause. On est en revanche moins regardant quand il s’agit de multimédia et de matériel high-tech. Comme les Spira, une partie croissante de la population réfléchit à deux fois avant de se jeter sur le dernier équipement à la mode (télé, GSM, ordinateur, électro…) alors que l’ancien fonctionne correctement ou peut être réparé. Il s’agit encore d’une tendance marginale – parfois motivée par le manque de moyens – et agir de la sorte va à contre-courant des messages envoyés par la publicité et les médias oublieux de leur responsabilité sociale. Mais le message progresse, en témoigne notamment le succès des Repair Café où l’on peut redonner une nouvelle vie à des engins qu’on aurait naguère jetés. A B C CONSOMMER € ACHETER BIO Un panier de fruits et légumes bio par semaine Martine explique que depuis près d’un an, elle passe par une coopérative d’achats groupés pour se procurer ses fruits et légumes. « Cela fonctionne très bien, je fais cela en moyenne une fois par semaine. » « On peut choisir d’avoir un panier soit de fruits, soit de légumes, ou un mélange des deux », précise Emilie. Son père renchérit : « Nous essayons d’acheter bio pour tout ce qui est lait, jus de fruits ou purée de tomates. Dans la mesure du possible bien sûr. » La famille Spira essaie donc d’être attentive au bio, surtout pour les produits frais ou basiques. Mais cela n’est pas envisageable pour la totalité des aliments. Le liquide vaisselle est, par contre, toujours labellisé écologique. Les achats bio progressent fortement en Belgique, l’exemple de la famille Spira n’en est qu’un énième exemple. Logiquement – l’une des premières préoccupations des Belges est leur santé –, c’est surtout dans le domaine alimentaire que cette tendance se marque. Soixante pour cent des ventes de l’alimentation bio se font aujourd’hui via la grande distribution, mais les coopératives, la vente chez les producteurs, les groupements d’achats qui proposent des « paniers bio » connaissent de plus en plus de succès, souligne-t-on à l’ASBL Ecoconso. Résultat : depuis 1987, les terres consacrées à l’agriculture biologique ont vu leurs surfaces multipliées par presque soixante. Reste un souci : pour deux Belges sur trois interrogés par Test Achats en 2012, les produits bio restent trop chers. Une enquête réalisée en Allemagne a effectivement montré que les consommateurs payent en moyenne 30 % plus cher, dit-on chez Nature et Progrès. Mais que leur budget alimentation est de 8 % moins élevé que celui des autres consommateurs. Moins de gaspillage, plus de matière sèche, plus de goût… Au moment de comparer, il est bon de savoir ce qu’il y a derrière l’étiquette tant en termes de respect de l’environnement que de la santé. 4 Seconde main et achat groupé Livres, vêtements, vélos pour les enfants… les achats de seconde main ont la cote chez Spira. Les membres de la famille se rendent parfois dans une brocante permanente et donnent leurs propres objets à revendre en seconde main. Pendant longtemps, Martine a roulé avec une voiture d’occasion mais, depuis 2008, elle en a une neuve. « Question de confort, mais j’ai eu une prime énergétique car le nouveau véhicule consomme moins que le précédent. » Si les Spira achètent du neuf, ils essaient d’acheter belge : c’est le cas des vélos des parents et de leur matelas. Les achats groupés font aussi partie du paysage : « Il y a un groupement d’achat collectif solidaire à Nivelles. On passe par là ponctuellement, lorsque des produits nous intéressent, comme le vin par exemple. » Les nouveaux modes de consommation attirent de plus en plus, confirme Ann Wulf (Ecosonso). En témoigne le succès des associations qui organisent la récupération (souvent des entreprises d’économie sociale), mais aussi des brocantes, des initiatives de troc comme les « gratiferia », de la consommation collaborative, du prêt de matériel, des services d’échanges locaux ou du partage d’automobiles. Ici aussi on navigue à contre-courant du modèle classique ; mais il apparaît à un nombre croissant de gens qu’il n’est souvent pas nécessaire d’acheter du neuf, qu’il n’est pas indispensable de posséder, surtout lorsqu’il s’agit d’outils dont on se sert finalement très peu (6 minutes par an en moyenne pour une foreuse…). Dans cette « économie de la fonctionnalité », on n’achèterait désormais plus un bien, mais on achète l’usage de ce bien pour un temps déterminé. Autant d’économies. Pour le consommateur comme pour l’environnement. PLACER SON ARGENT € Une épargne très classique Les Spira placent leurs économies sur des comptes d’épargne. « Le taux n’est pas très efficace, mais nous n’avons jamais pris le temps de nous renseigner pour avoir autre chose », détaille Michaël. Son épouse ajoute : « Par contre, au salon Valériane, nous étions tombés sur le stand de Triodos et les arguments nous avaient vraiment interpellés. Mais ce n’est pas pour autant que nous avons changé. » La famille a aussi une épargne-pension déductible fiscalement. Michaël a juste investi une petite somme en sicav. Un placement financier n’est pas l’autre. Or l’épargnant ignore généralement ce que l’on fait de son argent placé sur un compte, dans une sicav, une assurance-vie ou une épargne-pension. A y regarder de près cependant, l’affaire n’est pas sans intérêt. Et l’on ne parle pas seulement de celui qui tombe en fin de mois. Notre argent peut ainsi servir à des investissements néfastes pour l’environnement ou pour le développement durable (énergies polluantes, activités néfastes pour le milieu, spéculation alimentaire, soutien à des entreprises non socialement responsable…). Voilà qui accroît considérablement notre empreinte carbone. Inversement, cette épargne peut soutenir des projets, des entreprises qui contribuent à réduire les émissions de CO2, soutenir une agriculture respectueuse de l’environnement, financer le développement d’énergies renouvelables, soutenir des activités dans les pays en développement. Tout cela intéresse-t-il les Belges ? Leur épargne reste massivement logée dans des institutions et des outils « classiques ». Mais plus de 43.000 coopérateurs et 101 organisations ont récemment apporté leur soutien à la création de New B, une nouvelle banque dont l’un des engagements est d’exclure « tout produit ou projet nuisible à l’environnement et à la société ». 5
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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 6 LE BULLETIN CLIMATIQUE les agriculteurs « Il nous faut plus de terres pour que notre ferme bio soit rentable » REPORTAGE l’entrée de la ferme de Joseph et Fabian Renaud, à Bourdon, dans l’entité de Hotton, la pancarte laisse peu de place au doute : « Ici, on cultive bio ». Question de principe, voire une philosophie. Hors de question pour les exploitants d’y déroger malgré les obstacles qui se sont mis en travers de leur route au nom du sacro-saint profit. Ils sont bien décidés à se battre pour leurs valeurs. Pour ce faire, père et fils peuvent compter sur l’aide de Terre en Vue, une association qui accompagne les projets agricoles d’installation et de transmission de fermes. « En 1973, alors que j’étais menuisier salarié, j’ai acheté ma première vache, se remémore Joseph. J’ai aussi eu l’occasion d’acquérir 1,5 ha de terrain derrière chez moi. J’ai développé mon exploitation en achetant des vaches et je suis finalement devenu indépendant en 1986. » Au fil du temps, l’exploitation Une ferme industrielle qui travaille de manière classique leur a mis la main dessus en triplant le prix. » « Résultat des courses, embraie le fils, il ne nous reste depuis lors qu’une vingtaine d’hectares. Nous avons dû vendre notre quota laitier et notre troupeau de vaches laitières. Ça a été un déchirement même si nous savons que nos bêtes sont parties chez un collègue qui œuvre aussi en bio. » VOUS A Le bio est une tradition chez les Renaud qui sont à la recherche de terres pour leurs vaches laitières. © DOMINIQUE DUCHESNES. s’est stabilisée à 72 ha après avoir obtenu le label bio en 1997. « En 2010, on comptait 185.000 litres de lait bio et environ 90 bêtes, poursuit Fabian. Une trentaine de vaches laitières de race montbéliarde et 15 vaches allaitantes de race blonde d’Aquitaine ainsi que l’élevage des jeunes bêtes. » Puis ce fut le coup de massue. « En décembre 2010, suite à un changement radical du cahier des charges, la Défense nationale a décidé d’attribuer au plus offrant 52 ha que nous lui louions depuis 27 ans, poursuit Joseph. Terre en vue intervient Depuis janvier, Fabian a repris l’exploitation familiale en tant qu’indépendant complémentaire pour le plus grand bonheur de son père. « Pour qu’elle soit viable, il faut plus de terres. » Coup de chance, un fermier de la région vend actuellement une prairie d’une dizaine d’hectares, déjà en bio. « Ça nous évitera de devoir attendre que les méfaits des engrais disparaissent, sourit Fabian, mais le prix de 125.000 euros est trop élevé pour nous. » C’est là qu’intervient Terre en Vue. « Le projet de Fabian correspond tout à fait aux initiatives que nous voulons soutenir, explique François Leboutte, responsable de l’association. Nous aidons des agriculteurs à s’installer et à développer des projets agroécologiques, d’agriculture paysanne et respectueux de la terre. Nous prônons aussi des systèmes de circuits courts et de vente directe, comme le fait Fabian avec son lait, ses yaourts et son fromage blanc. Ça réduit le recours aux énergies fossiles. » Pas question toutefois pour l’association d’agir à la place de l’agriculteur. « Nous favorisons la création de groupes locaux qui l’aident à trouver des investisseurs qui misent sur son projet. Chacun peut ensuite acheter des parts de 100 euros. » A l’heure actuelle, Fabian a réussi à trouver 45.000 euros. Le chemin est encore long. ■ FRÉDÉRIC DELEPIERRE www.terre-en-vue.be l’associatif « Créer une économie résiliente » PORTRAIT a maison d’Irchonwelz est en chantier. Sur la table de Josué, des carreaux de carrelage. « Je suis à la recherche d’enduit, lance le père de famille. Du bio, bien entendu. » S’il a emménagé dans cette bâtisse à rénover avec femme et enfants, Josué, c’est notamment pour une raison qui correspond à ses aspirations. « Nous avons un grand jardin dans lequel nous allons pouvoir cultiver un potager bio en famille. » L’une des lignes de conduite que s’impose ce psychologue de formation, à la tête du mouvement des « Villes en Transition », à Bruxelles et en Wallonie, qui donne aussi des formations à l’étranger. « Le mouvement des Villes en Transition est né en 2006, dans le village de Totnes, en GrandeBretagne, en réaction à la flambée des prix pétroliers et à la raréfaction des ressources naturelles. L’ambition des adhérents est d’amener la population en L BOÎTE À IDÉES Les Belges aimeraient être plus et mieux informés. Sur leur alimentation, sur les étiquettes, sur les labels, sur les gestes économiseurs d’énergie, sur les modes de consommation alternatifs. Ça tombe bien, il faut encore dégommer certains mythes : « c’est difficile », « ça coûte cher », « mon confort est menacé »… Une sélection de lieux qui expliquent et qui donnent des idées. Encore sous-informé ? Des astuces www.topten.be www.energivores.be Des associations www.ecoconso.be www.res-sources.be www.natpro.be www.oxfam.be www.cncd.be www.amisdelaterre.be www.asblrcr.be www.passeursdenergie.be www.reseau-idee.be www.res-sources.be www.economie-positive.be Des administrations www.climat.be http://energie.wallonie.be www.bruxellesenvironnement.be Des initiatives www.terre-en-vue.be www.catl.be www.reseautransition.be www.vert-et-propre.be www.ecobatisseurs.be www.achatsverts.be Un téléphone Ecoconso : 081/730.730 M.D.M. douceur dans le monde de l’après-pétrole. Quartier par quartier. Le but est notamment d’expliquer aux gens comment se passer d’énergie fossile en ayant un impact sur l’effet de serre. » Changer de vie Pas de militantisme : « Il est trop souvent culpabilisant. On y oppose les gens au lieu de construire une alternative, dit Josué. Chez nous, à Ath, comme ailleurs, nous démarchons des gens de profils, d’âges et de formations différents. Nous leur demandons quelles seraient, selon eux, les initiatives qui pourraient réduire la consommation d’énergie. Nous les informons sur les enjeux lors de soirées thématiques. A eux ensuite de développer des projets au travers de groupes locaux, de quartiers. Pas question pour nous de jouer les leaders, les gourous. Le but est aussi de retisser des liens. » Pas question pour les Villes en Transition d’opérations coup de poing. La « révolution » doit se faire en douceur. « Nous recherchons les petites actions qui auront le plus grand résultat, explique Josué Dusoulier. Nous favorisons la création de potagers collectifs, de bourses d’échange de savoirs, d’ateliers de permaculture et des groupes d’achats solidaires. » Ath a aussi son Repair’ Café ouvert une fois par mois. « Chacun peut y venir pour y faire réparer gratuitement ses semelles de chaussures, ses jouets ou son vélo. Pourquoi jeter ce qui peut être réparé ? » Sur le même principe, une donnerie est organisée trois fois par Josué applique son message à la lettre en cultivant ses légumes et an afin de faire profiter les autres en se déplaçant à vélo quand il le peut. © DOMINIQUE DUCHESNES. de ce dont on n’a plus besoin : vaisselle, livres, vêtements, DVD. professionnelle pour créer leur veulent créer une coopérative « A l’heure de la surconsom- propre projet d’économie locale. qui va construire une micromation, nous voulons montrer A Ath, une épicerie s’ouvre cette brasserie et une boulangerie arqu’une autre économie est pos- semaine et ne vendra que des tisanale. » A travers le monde : sible, une économie résiliente, re- produits locaux. A Liège, les plus de 1.800 initiatives de prend Josué. Un peu partout, “transitioners” veulent bâtir une transition dans 45 pays. ■ nous constatons d’ailleurs que ceinture alimentaire autour de F.De. des adhérents se prennent au jeu. la ville, pour relocaliser les maIls veulent quitter leur activité raîchers. A Grez-Doiceau, ils www.reseautransition.be les citadines « Des légumes cultivés en pleine ville » REPORTAGE ne langue noire de bitume entourée de façades essentiellement rouges. Puis soudain autour d’un casse-vitesse, deux carrés de verdure qui, novembre oblige, commencent à sérieusement virer au marron. De-ci, delà, quelques petites tomates rouges et vertes apparaissent au milieu des herbes mortes. Comme l’indiquent les pancartes « Servez-vous, c’est gratuit » et « Nourriture à partager », elles n’attendent qu’à être cueillies. Etonnant au beau milieu de Schaerbeek… L’instigatrice du projet, c’est Catherine Piette, une habitante du quartier. « L’idée m’est venue après la lecture d’un livre intitulé “Un million de révolutions tranquilles”, en décembre de l’an dernier, dit-elle. On y parlait d’expériences menées dans les villes où l’on faisait pousser des légumes dans les espaces publics. Ça a entraîné toute une réflexion sur la production locale. Bruxel- U loise de naissance, j’ai grandi en province où mon père a toujours eu un jardin et quelques animaux. Quand je me suis installée à Schaerbeek, voici quinze ans, je me suis posé la question. Mais les temps ont changé… » Dans un premier temps, Catherine va tenter de cultiver un jardin partagé au Rouge-Cloître. « Rien n’y poussait, concède-telle. J’ai donc converti deux petits carrés de mon jardin en potager, il y a 4-5 ans. Ça a poussé facilement. Quel bonheur de manger ses propres légumes, d’en retrouver les saveurs tout en sachant qu’ils n’ont pas été traités avec des pesticides… » Une courgette en cadeau L’an dernier, quand le casse-vitesse a été installé en face de chez elle, Catherine n’a pas tardé à réagir. « Deux énormes fosses l’entouraient. Quand il pleuvait, ça faisait deux piscines. J’ai parlé à ma voisine d’en face, Joëlle, de l’idée d’y installer deux pota- gers comestibles. Nous avons obtenu l’accord du conseil communal. » Au fil des mois, les deux copines vont planter diverses variétés d’herbes aromatiques, des tomates, du fenouil, des courgettes, des potirons, etc. Au plus grand bonheur des voisins. « Au début, ils venaient timidement demander s’ils pouvaient prendre l’un ou l’autre légume, commente Joëlle. Des enfants nous ont un jour demandé une courgette pour faire un cadeau à leur maman. Tous nous ont fait part de leur joie de retrouver le Catherine (à l’arrière-plan) et son amie Joëlle sont fières d’avoir vrai goût des légumes. » redonné le goût des légumes de qualité à leurs voisins. © DOMINIQUE L’idée de base de ces potagers DUCHESNES. urbains est née en Grande-Bretagne, à Todmorden, une ville sée Incredible Edible, pour In- cun chien n’est venu y faire ses durement touchée par la désin- croyables Comestibles, a depuis besoins. Maintenant, j’ai envie dustrialisation. Trois femmes se lors essaimé à travers le monde de contacter les habitants des rues voisines pour tenter de les sont lancées. Très vite, elles ont grâce à internet. Catherine, elle, est très heu- convaincre de faire la même été rejointes par des dizaines de bénévoles. Et en trois ans, la pe- reuse du résultat. Elle ne compte chose. Pour que tout le quartier tite ville anglaise a réussi à at- pas en rester là. « Les deux car- devienne un peu plus vert et proteindre 85 % d’autosuffisance rés ont permis aux voisins de se duise des légumes de qualité. » ■ alimentaire. L’expérience, bapti- parler. Personne n’a abusé et auF. De. 6
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    BELGACOM : UNREMPLAÇANT POUR BELLENS A 290.000 EUROS ?P.2 CULTURE Mylène Farmer sur scène demain au Heysel © NOËL CELIS/AFP. P.29 Haiyan a semé le deuil et la désolation SPORTS DIABLES ROUGES Alors que les bilans font état de plus de 10.000 morts et de 660.000 personnes déplacées, l’aide internationale s’organise dans les îles des Philippines dévastées par le super-typhon Haiyan. Lundi, on était toujours sans nouvelles de 120 Belges, dont 50 dans les régions les plus touchées par le typhon. P. 6 & 7 Nucléaire : la rente d’Electrabel remise en cause L ’accord financier négocié aujourd’hui entre Electrabel et le gouvernement fédéral recèlerait encore selon nos confrères du Standaard, beaucoup de zones d’ombre. Si la majorité des députés est favorable à un vote immédiat en faveur de la pérennisation du site nucléaire de Tihange, l’opposition, Ecolo/Groen en tête, tiendrait à éclaircir certains points avant de prendre une décision. Ceux-ci s’appuient sur un récent rapport du Conseil d’Etat qui relèverait certaines incohérences. Ce rapport met au jour deux choses importantes : une très grande insécurité juridique autour de la rente d’Electrabel et, surtout, il remet en question la manière de la calculer. Pour l’opposition, ces incohérences doivent impérativement être revues avant de pouvoir poursuivre les discussions. ■ TENNIS Djokovic mate Nadal 6-3, 6-4 et remporte le Masters. P.22 Le manque de transparence politique a fait du tort au secteur. Mais l’installation de panneaux reste rentable. L sont assez généreux pour garantir un retour sur investissement en 7 ans. Mais les toitures des immeubles bruxellois ne valent pas celles des villas quatre façades du reste du pays. A Bruxelles, la couverture totale des toitures équivaut à peine à une trentaine de terrains de football, et la production annuelle ne représente qu’un millième de l’électricité qui sort de Tihange 1. Le photovoltaïque reste donc un phénomène plutôt marginal à dans la Région-Capitale. Quant à la Wallonie, l’image du photovoltaïque s’y est fortement dégradée dans l’opinion publique ces derniers mois. Les observa- teurs pointent tous une cause identique : le manque de transparence et une communication politique désastreuse. Mais si les données disponibles témoignent d’une nette baisse des commandes en avril dernier, les chiffres sont loin d’être désastreux pour les neuf premiers mois de 2013, proches de ceux de 2011. Et l’optimisme est de mise car tant la formule actuelle que le nouveau plan wallon prévu pour 2014 garantissent la rentabilité de l’investissement, avec un temps de retour de maximum huit ans. ■ EN CHIFFRES 2.500 C’est, en gigawattheures, la production annuelle d’électricité des panneaux photovoltaïques installés en Belgique. 9 fois Il en faudrait 9 fois plus pour que la production d’électricité photovoltaïque égale celle des centrales nucléaires de Tihange, soit 23.000 Gwh. P.3 NOTRE DOSSIER L’ÉDITO HOCKEY Le Watducks s’envole en tête du classement. P.18 lesoir.be Baudouin Loos NUCLÉAIRE IRANIEN : QUAND HOLLANDE TORPILLE L’ACCORD évolutions diplomatiques de certains peuvent L esapparaîtreEtatscourbes faire des étonnantes. Naguère, un certain Jacques Chirac avait, non sans panache, incarné la loyauté au droit international et au camp de la paix quand les néoconservateurs américains, emmenés par le président Bush, voulaient guerroyer en Irak sans raisons NÉCROLOGIE TÉLÉVISION LOTERIE MÉTÉO MOTS CROISÉS FOOTBALL Standard champion d’automne, Mons au fond du trou. P.12 À 14 Le photovoltaïque n’est pas mort e secteur du photovoltaïque est-il vraiment en crise, voire mourant ? C’est ce que prétendent la majorité des installateurs belges, qui annoncent tour à tour des vagues de licenciements ou des fermetures. Et pourtant, à part en Flandre où les chiffres sont véritablement catastrophiques à cause de la quasi-suppression des primes annuelles, tout ne va pas aussi mal qu’on pourrait le penser dans les deux autres Régions. A Bruxelles, on peut même écrire que tout va pour le mieux puisque, chaque année, de plus en plus de particuliers osent le photovoltaïque. Les subsides Zakaria Bakkali forfait pour les matchs contre la Colombie et le Japon. P.11 23 26-27 27 31 31 honnêtes. C’était en 2003. Chirac avait échoué à empêcher l’irréparable, mais sa posture restera dans l’Histoire comme celle du juste. Ici, dans le dossier du nucléaire iranien, il s’est écrit ce week-end à Genève un scénario contraire : là où l’Américain Obama, suivi par ses alter ego russe, chinois, britannique et allemand – excusez du peu – espérait bien signer un accord au moins provisoire avec Téhéran, voilà que la France de François Hollande a torpillé cet accord à portée de main. L’avenir est imprévisible. Mais ce qu’on appelle en langage diplomatique « les fenêtres d’opportunité » ont cette caractéristique cruciale d’être brèves. Le camp des radicaux, à Téhéran, va-t-il maintenant imposer au nouveau président Hassan Rohani, à qui l’on prête des intentions « modérées », d’adopter une stratégie BANDE DESSINÉE SUDOKU BONS À DÉCOUPER PETITE GAZETTE 31 31 31 32 plus agressive après la rebuffade française à Genève ? Certes, Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères qui s’est illustré ce niques étaient sur le point de faire preuve de naïveté dans ce dossier complexe ? On peut se permettre d’en douter. François Hollande se rend bien- Les Américains et les Britanniques étaient-ils sur le point de faire preuve de naïveté dans ce dossier complexe ? On peut se permettre d’en douter week-end sur les bords du lac Léman, dispose-t-il sans doute d’arguments solides pour étayer sa méfiance vis-à-vis des Iraniens. Mais, serait-ce à dire que les Américains et les Britan- i mercred mardi Les MEGA jours tôt en Israël, seule puissance nucléaire au Moyen-Orient (et qui entend bien le rester). Gageons que Binyamin Netanyahou le remerciera avec chaleur, comme les « faucons » au Découvrez nos offres en page 3 Congrès qui ont déjà salué son positionnement. Les Saoudiens apprécieront aussi son attitude et d’ailleurs ils ne sont pas du genre ingrats. Hollande se venge-t-il du camouflet infligé par Obama qu’il avait été le seul à suivre dans son projet de frappes contre la Syrie en septembre avant que l’Américain ne change d’avis au dernier moment ? Ou s’aime-t-il dans les habits de va-t-en-guerre inaugurés cette année au Mali ? Qui sait ? Quoi qu’il en soit, les sondages resteront pour lui de toute façon en berne. Le secteur du photovoltaïque est-il vraiment en crise ? Après le coup de mou, l’embellie ? Xavier Counasse répond à vos questions. Toutes les photos du typhon Haiyan qui a ravagé les Philippines sur www.portfolio. lesoir.be DÉCOUVREZ VOTRE FUTURE LIGNE DE CONDUITE. *** 1
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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 2 L’ACTU LE KROLL INTERVIEW EXPRESS Ambassadrice de Palestine, cela change quoi ? La Délégation palestinienne à Bruxelles a vu son statut rehaussé à celui de Mission, dont le chef, Leila Chahid, portera désormais le titre d’ambassadrice. Leila Chahid, un an après la reconnaissance de la Palestine comme Etat non-membre par l’Assemblée générale de l’ONU, vous êtes pourvue du titre qui correspond à votre état. En réalité, depuis mon arrivée à Bruxelles en 2005, j’ai demandé un statut diplomatique pour notre mission. Jusque-là, nous étions inscrits à l’ambassade de… Mauritanie. Les services belges ont alors fait une longue étude, il y a eu les changements de ministres, les crises gouvernementales, etc., et nous y voilà enfin. Finalement, le hasard fait bien les choses : désormais 138 Etats sur 193 nous reconnaissent, dont la Belgique depuis son vote en 2012 à l’Assemblée générale des Nations unies et celui qui avait précédé au sein de l’Unesco. L’ACTEUR Cela changera quoi ? Ce rehaussement de statut intervient à un moment crucial pour la cause palestinienne car notre reconnaissance internationale n’a de sens que si cela contribue à mettre fin à l’occupation. Je rappelle que je suis ambassadrice d’un Etat toujours sous DAVID DEHENAUW, UN PRÉSENTATEUR APRÈS L’ORAGE David Dehenauw est le nouveau présentateur météo de RTL-TVI. En lui, la chaîne privée a vu une pointure capable de faire oublier son prédécesseur, Luc Trullemans. Il n’y aura pas de miracle. Pour son premier bulletin météo sur RTL-TVI, David Dehenauw devrait nous annoncer de la pluie. A bientôt 43 ans, ce Blankenbergeois d’origine (il y vit toujours aujourd’hui) a accepté de relever un défi de taille : devenir la nouvelle référence en matière météorologique sur la première chaîne francophone du pays. Un double défi puisqu’il lui faut aussi dépasser la barrière de la langue, sa prononciation trahissant toujours un petit accent côtier malgré des cours intensifs de diction. Charmant pour certains, irritant pour d’autres. Mais, en fin de compte, un détail en comparaison de la polémique déclenchée par son prédécesseur, Luc Trullemans, viré de la chaîne privée pour avoir tenu des propos racistes sur Facebook. David Dehenauw prévient tout de suite d’ailleurs : il n’a pas de page sur le célèbre réseau social. En revanche, il est présent sur Twitter, mais uniquement pour évoquer le temps qu’il va faire. Stéphane Rosenblatt, directeur des programmes de RTL-TVI, a clairement annoncé lors de la conférence de presse introduisant le nouvel animateur que le but était de faire oublier le dérapage de Luc Trullemans et de retrouver un véritable expert, un prévisionniste de renom. Pari réussi. Car, si peu de francophones le connaissent, David Dehenauw présente la météo sur VTM depuis plus de dix ans. Et surtout c’est une pointure au niveau international. L’homme est notamment le météorologue personnel de Richard Branson, le milliardaire excentrique, fondateur de la société Virgin. Depuis son tour du monde en ballon en 2002 jusqu’au mariage de sa fille Holly cet été, David Dehenauw lui a prédit sur demande la pluie et le beau temps. Il est aussi salué pour son rôle de consultant sur l’avion solaire, le Solar Impulse, véritable prouesse technologique. On verra le nouveau présentateur quatre ou cinq fois par mois sur les antennes de RTL. Pas plus ! Mais son prédécesseur n’était pas à l’antenne plus souvent. Et puis l’homme affiche un emploi du temps très chargé. Ce qui ne l’empêche pas toutefois d’être toujours employé à temps plein à l’Institut royal météorologique de Belgique, l’IRM. Il y a fait ses premières mesures en 1998 alors qu’il était encore assistant à la VUB, d’où il est sorti un diplôme d’ingénieur en poche. Bruxelles, ville de ses études, de la fête et des rencontres qui ont forgé son âme francophile même si cette dernière lui a été léguée aussi par son enfance. « Mes grands-parents possédaient une brasserie à Blankenberge, j’étais toujours entouré de touristes. Et puis à l’athénée, mon prof de français était excellent », aime-t-il se rappeler. Le spectre de De Wever et des autres flamingants n’impressionne pas une seconde celui qui répète à toute la presse qu’il est un « fonctionnaire fédéral attaché pour les Flamands et les francophones ». Reste quand même une petite crainte d’un rejet par le public francophone. Ses cours de dictions ne sont pas terminés et il demande encore un peu de temps. Son appréhension porte surtout sur les interventions qu’il devra faire en direct lors de tempêtes, chutes de neige et autres inondations. Si on ne peut pas deviner la réaction des téléspectateurs face au premier présentateur météo taillé à l’échelle nationale, on peut souligner le beau coup de RTL-TVI et l’originalité de voir débarquer, plusieurs fois par mois, un Flamand qui revendique sa nationalité belge et espère « devenir 100 % francophone ». Une belle éclaircie sur le pays Belgique. MAXIME BIERME © D.R. GROUPE SA ROSSEL ET Cie Rue Royale, 100 1000 Bruxelles Président et éditeur responsable Patrick Hurbain Administration générale Rue Royale, 100 - 1000 Bruxelles Tél. : 02-225.55.55 PUBLICITÉ Rossel Advertising Annonces téléphonées Tél. : 02-225.55.00 Fax : 02-225.59.06 annonces.tel@lesoir.be Annonces Tél. : 02-225.55.55 Fax : 02-225.59.08 ou 02-225.59.00 Publicité nationale Tél. : 02-542.10.10 Fax : 02-542.10.11 Directeur général et directeur de la rédaction Didier Hamann Rédacteur en chef Christophe Berti Rédacteurs en chef adjoints François Mathieu Hubert Vanslembrouck Rédaction centrale Tél. : 02-225.54.32 Fax : 02-225.59.14 ou 02-225.59.10 Courrier des lecteurs Fax : 02-225.59.14 ou 02-225.59.10 forum@lesoir.be lesoir.be (internet) http://www.lesoir.be Tél. : 02-225.54.32 internet@lesoir.be Ce journal est protégé par le droit d’auteur, tous droits réservés. © Rossel & Cie S.A. – Le Soir, Bruxelles, 2011. Si vous souhaitez copier un article, une photo, une infographie, etc., en de nombreux exemplaires, les utiliser commercialement, les scanner, les stocker et/ou les diffuser électroniquement, veuillez contacter Copiepresse au 02-558.97.80 ou via info@copiepresse.be. Plus d’infos : http://www.copiepresse.be. Prix de vente à l’étranger France 2,30 € Luxembourg 1,60 € (en semaine) 2,1 € (le week-end ) L’ambassadrice de Palestine, Leila Chahid. © DOMINIQUE DUCHESNES occupation militaire ! Le secrétaire d’Etat John Kerry a vertement tancé les Israéliens sur les négociations… On négocie depuis vingt ans et on va de déception en déception. Quand on voit ce que font les Israéliens, la colonisation qui s’intensifie, c’est comme une déclaration de guerre ! On est loin de voir du côté israélien une volonté réelle de coexister à côté d’un voisin palestinien. BAUDOUIN LOOS P.8 NOS INFORMATIONS J’Y VOIS CLAIR Le successeur de Bellens à 290.000 euros, est-ce réaliste ? OLIVIER CROUGHS Le plafond des 290.000 euros pour le salaire annuel des patrons d’entreprises publiques n’est pas encore une obligation légale. La mesure est entre les mains de Jean-Pascal Labille, ministre de tutelle. Or l’éventuel départ anticipé de Didier Bellens, à la tête de Belgacom, ravive le débat. Décryptage entre « promesses idéalistes » et « réalité » par un coutumier des comités de rémunération. Didier Bellens est-il trop grassement payé ? C’est au gouvernement et au conseil d’administration d’en décider. Parce que ce salaire est le fruit d’une convention passée entre Didier Bellens et le conseil d’administration, qui repose sur une proposition étudiée par le comité de rémunération. Ces deux derniers sont composés d’administrateurs dits indépendants et nommés par le gouvernement, au prorata de la participation des actionnaires, dont l’État (53,5 %), au capital de Belgacom. Autrement dit, le gouvernement qui dénonce ce salaire à l’unisson est largement intervenu à chaque étape de sa négociation. « Par ailleurs, les salaires des patrons du CAC40 sont en moyenne deux fois supérieurs à ceux du BEL20 », commente notre source. Le risque d’un effet domino. Dans les plans du ministre Labille et parmi les inquiétudes des comités de rémunération, il y a ce qu’on appelle l’effet domino : le rabotement des fonctions hiérarchiquement inférieures à celle du patron, mais supérieurement rémunérées par rapport au plafond envisagé. « Je ne vois pas comment résoudre ce problème. Chez Belgacom, un salaire de 290.000 euros serait quatre fois inférieur à celui des membres du comité de direction. Comment diriger sereinement lorsque des subordonnés sont à ce point mieux payés ? Après, il y a plus de 20 personnes chez Belgacom dont le salaire est supérieur à 290.000 euros. » D’où l’autre effet domino : « Tout le personnel technique est d’un très bon niveau. Il est souvent international et il participe aux bonnes performances de Belgacom, un des rares fleurons belges. Si ces personnes devaient quitter l’entreprise, il ne nous resterait que nos yeux pour pleurer. » Quel candidat accepterait un salaire raboté ? Cela s’annonce compliqué. « Belgacom est une entreprise évoluant dans un marché qui emploie des profils en pénurie, dans l’informatique et les télécoms principalement. Cela vaut aussi pour le CEO, qui doit cumuler compétences techniques et stratégiques, qui prend des risques et assume de lourdes responsabilités. Il y a donc un marché difficile, mais à 290.000 euros par an, on se trouve environ quatre fois plus bas que les tarifs pratiqués dans le secteur. Il existe bien des personnes à la fois compétentes et idéalistes. Je pense notamment au Premier ministre ou à Jo Cornu, qui a accepté de prendre les rênes de la SNCB pour 290.000 euros par an “par conviction et respect de l’intérêt public”. Ce sera donc soit un idéaliste, soit une personne issue des cabinets. Mais comme l’on a coutume de respecter l’alternance linguistique entre l’administrateur délégué et le président du conseil d’administration (actuellement Stefaan De Clerck, NDLR), le futur patron devrait donc être francophone. Tout cela limite encore un peu plus le champ des possibles. » Pour toute question, nous avons une solution Service clientèle Tél.: 078-05.05.10 Fax: 02-225.59.01 Site: www.clubdusoir.be Prix de l'abonnement 336 € pour 12 mois soit 305 parutions 2 Service libraires Tél.: 070-22.10.10 Fax: 02-225.52.14 e-mail: rosselventes@rossel.be Site: www.laboutiquedulibraire.be
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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 L’ACTU Le photovoltaïque reste rentable à Bruxelles et en Wallonie Le secteur est touché, mais pas coulé Evolution annuelle de l’installation de panneaux solaires Bruxelles Wallonie En mégawatts-crêtes installés 1.000 Flandre 800 600 © ALAIN DEWEZ. 400 L 200 e secteur du photovoltaïque est-il vraiment en 0 crise, voire mourant ? 2007 2008 C’est ce que prétendent la majorité des installateurs belges, qui annoncent tour à tour des vagues de licenciements ou des fermetures. Pourtant une analyse des données et des perspectives les plus récentes permet un certain optimisme. La Flandre au point mort. La chose qui apparaît de manière flagrante dans le graphique cicontre, c’est sans doute le coup d’arrêt du secteur en Flandre. A peine 20 mégawatts-crêtes (MWc) installés sur les toits du nord du pays durant les premiers mois de 2013 alors qu’on était à 860 MWc en 2011, soit 43 fois plus ! Les chiffres sont donc véritablement catastrophiques, et les craintes du secteur sont légitimes pour la Flandre. En cause : la quasi-suppression des primes annuelles. Un particulier doit aujourd’hui produire plus de 3.500 kWh d’électricité verte pour toucher 93 euros de prime, alors qu’il pointent tous une cause idenrecevait plus de 500 euros pour la tique : le manque de transpamême production deux années rence et une communication poplus tôt, ce qui a découragé les litique désastreuse. « S’engager à verser des primes pendant quinze Flamands. A Bruxelles, tout va pour le mieux. ans, puis annoncer deux ans plus Chaque année, de plus en plus de tard qu’on va les réduire à dix particuliers osent le photovol- ans, ça a causé une rupture de la taïque. Les subsides sont relati- confiance, commente un anavement généreux (lire ci-contre) lyste. Puis les ruses employées et garantissent un temps de re- pour masquer à tout prix le coût tour sur investissement de 7 ans. réel de l’énergie solaire ont sans Mais les toitures des immeubles doute usé l’utilisateur wallon. » De fait, les dérives du photovolbruxellois sont incomparables à celles des villas quatre façades du taïque wallon révélées en février dernier dans la presse, et le reste du pays. A Bruxelles, la passage d’urgence à un couverture totale des régime transitoire en toitures équivaut 2.500 avril ont fait du tort seulement à celle de GWh : au système. Tous les 30 terrains de footla production chiffres disponibles ball, et la producphotovoltaïque témoignent d’une tion annuelle avoinette baisse des comsine 25 GWh, soit un belge en mandes en avril dermillième de ce qui est 2013 nier. Mais pour les neuf produit sur le site de Tipremiers mois de 2013, les hange 1. Le photovoltaïque reste donc un phénomène plutôt chiffres wallons ne sont pas désastreux (plus de 100 MWc insmarginal à Bruxelles-Capitale. Complexité du cas wallon. En tallés). En regardant au-delà de Wallonie, l’image du photovol- l’année record qu’est 2012, on taïque s’est fortement dégradée constate d’ailleurs que les chiffres dans l’opinion publique ces der- 2013 sont très proches de ceux de niers mois. Les observateurs l’année 2011. Puis l’optimisme est de sortie, car en analysant la formule walPOUR Y VOIR CLAIR lonne actuelle, ainsi que le nouveau plan qui devrait entrer en viLes différentes unités gueur en 2014, une constante Le watt (W). C’est l’unité de s’impose : dans les deux cas, l’inpuissance d’une installation vestissement reste rentable, avec énergétique, soit la quantité un temps de retour sur investisd’énergie mobilisée par sement de maximum 8 ans. l’installation dans un laps de « Aujourd’hui, le marché du temps d’une seconde. photovoltaïque ressemble plus à Exemple : une TV de 250 W. la réalité qu’en 2012, commente Le wattheure (Wh). C’est Philippe Delaisse, secrétaire l’unité qui permet d’exprimer général de l’ASBL Energie Facl’énergie consommée par un teur 4. Mais le marché existe touappareil. Une TV plasma de jours, et il a de l’avenir. » 250 W allumée pendant 2 Si les primes diminuent, c’est heures consomme 500 Wh. logiquement parce que les proLe watt-crête (Wc). C’est grès technologiques ont permis l’unité de puissance d’un d’augmenter le rendement des système photovoltaïque panneaux et de réduire leur coût. placé dans des conditions Et si le progrès continue dans ce standards d’ensoleillement. sens, une personne qui installera Un panneau de 200 Wc est des panneaux en 2018 n’aura sans donc un panneau qui a une doute même plus besoin de puissance de 200 W s’il est primes pour rentabiliser son inplacé sous un rayon de soleil vestissement. ■ de 1.000 W/m2. X.C. LE SOIR - 12.11.13 Sources : Vreg, Brugel, Cwape et Apere *de janvier à septembre 2009 2010 2011 2012 2013* Calcul des primes En 2013, Pierre a recouvert son toit de panneaux photovoltaïques. Puissance totale installée : 4 kWc. Et sur un an, Pierre table sur une production de 3.500 kWh. L’incitant est double. Primo : la réduction de sa facture annuelle de plus de 700 euros, vu qu’il produit luimême une partie de son électricité. Secundo : la possibilité de troquer son électricité verte contre des certificats verts qu’il peut revendre. Mais là, les critères d’attribution et de revente des certificats diffèrent selon la Région. En Flandre, Pierre bénéficiera de certificats verts pendant 15 ans. Aujourd’hui, un certificat s’échange contre 3.571 kWh produits, mais ce seuil est réévalué chaque année. La production de Pierre (3.500 kWh) ne lui permet donc pas d’obtenir un certificat vert, dont le prix de revente garanti est de 93 euros. La Wallonie a mis en place depuis avril 2013 un régime transitoire, avant de lancer un nouveau système dès 2014. Pour les installations de maximum 5 kWc, la Région accorde 1,5 certificat par MWh produit, et le certificat est garanti à 65 euros. Pierre recevra donc 340 euros de prime en 2013, et il pourra réclamer cette prime pendant dix ans. Bruxelles accorde depuis août 2,4 certificats verts pour chaque MWh produit, pendant 10 ans. Le certificat s’écoule aux alentours de 80 euros. Prime annuelle de Pierre : près de 700 euros. X.C. i mercred mardi Les MEGA 2 JOURS DE G MEGA AVANTACHES DANS VOTRE HYPERMAR É CARREFOUR À SAISIR jours 2 € 49 La caissette de 3kg BE 0448.826.918 Le manque de transparence politique a fait du tort au photovoltaïque. Mais l’installation de panneaux est aujourd’hui toujours rentable. Après le coup de mou, l’embellie ? 23.000 GWh : la production des centrales de Tihange en 2013 EN PRATIQUE Caissette de poires Mélange de Conférence, Durondeau et Doyenné. Soit le prix au kg: 0.83€ Offre valable jusqu’à épuisement des stocks, par quantités normales et sauf erreur d’impression. Prix TVA comprise. Offre valable du 12/11/2013 au 13/11/2013 inclus. Tirons 2X la langue aux fêtes trop chères Vos timbres sont doublés le mardi et mercredi!* Les fêtes se préparent dès maintenant dans tous les magasins Carrefour ! 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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 4 LABELGIQUE Antoine : « Le Forem est préservé » WALLONIE Objectif : huit logements sur dix construits dans les centres vu : la maine dernière, le comité de C ’était du jamaispurementse- WALLONIE Schéma de développement de l’espace régional enfin approuvé gestion du Forem a et simplement refusé le projet de budget proposé par le ministre de l’Emploi. « Les moyens annoncés pour 2014 ne permettront pas de rencontrer les missions du contrat de gestion », a écrit le président Jean-Pierre Hansen à André Antoine (CDH). Vendredi, les deux parties se sont rencontrées (Le Soir du 9 novembre). En fin de journée, côté Forem, on faisait état de progrès, sans commune mesure toutefois avec les besoins financiers réels. Le ministre Antoine, lui, évoque finalement « un accord après un blocage budgétaire ». Mais il annonce aussi que la Wallonie se trouve au bout d’une logique : « Il est clair qu’on ne pourra pas poursuivre de la sorte durant une nouvelle législature. Il faudra effectuer les meilleurs choix possibles lors du transfert des compétences sur l’emploi. Je suis rassuré : depuis cinq ans, le Forem s’est modernisé, réorganisé. La situation est assainie, l’organisme peut travailler dans la sérénité. » Le Forem compte parmi ces organismes publics qui doivent s’accommoder de la crise des finances publiques et des exigences liées à un retour à l’équilibre global en 2014 plutôt qu’en 2015. Dans ce contexte, le gouvernement entretient deux vaches sacrées : le Plan Marshall et les cofinancements européens. « L’an prochain, ces politiques atteindront leur cime dans le budget : 740 millions. Ce qui n’est pas mauvais pour l’emploi puisque des moyens sont affectés au Forem dans le cadre du Plan Marshall », note André Antoine. Il n’empêche : ce cadre fixé, chacun doit défendre ses intérêts. Le Forem n’a rien fait d’autre la semaine passée en recalant le budget du ministre. Mais ce week-end, le ministre a donc annoncé des accords sur trois points litigieux : la réinscription au budget d’une partie des crédits d’adaptation chers au ban patronal, sept millions (plutôt que deux) pour rénover certains bâtiments en piteux état et douze millions (plutôt que treize) tirés sur le fonds de réserve pour engager la modernisation de l’informatique. « J’estime ainsi que les intérêts du Forem sont préservés », conclut André Antoine. ■ E.D. LES CHIFFRES L’affectation de l’espace régional était régie par un texte de 1999, qui était dépassé. Le nouveau Sder propose une vision prospective du territoire. Il fait ouvertement le pari des pôles urbains, petits et grands. Des objectifs précis Le Schéma de développement de l’espace régional fixe une série d’objectifs chiffrés à l’horizon 2040. Le logement. Construire et répartir 325.000 nouveaux logements sur l’ensemble du territoire. Atteindre 20 % de logements publics ou conventionnés pour l’ensemble de la Wallonie. Isoler plus de 800.000 logements. Le territoire. Réduire de moitié l’urbanisation avec une moyenne de 1.250 hectares par an. Épargner le territoire en localisant 80 % des nouveaux logements dans les territoires centraux. Réutiliser les bâtiments et valoriser les terrains sousoccupés pour 25 % des nouveaux logements. L’économie. Affecter à l’économie des espaces permettant de rencontrer les besoins des investisseurs à hauteur de 200 hectares par an. Mobiliser plus de la moitié des 5.000 hectares de sites à réaménager. Tendre à une réduction de 20 % de la consommation d’énergie finale. La mobilité. Pour les marchandises, 10 % transportés par voie d’eau et 15 % par train, ainsi que 15 % des déplacements en transports en commun, dès 2020. A près de longs mois de gestation puis de tergiversations, le gouvernement wallon a enfin adopté le nouveau Schéma de développement de l’espace régional. Petit nom : le Sder. Un « machin » supplémentaire ? Pas vraiment. Ce document de référence fixe un cadre aux décrets et aux règlements relatifs à l’urbanisme et à l’aménagement du territoire et concerne tout le monde : il établit les principes en matières d’habitat, de mobilité, de cadre de vie, d’implantation des entreprises ou des commerces ou de conservation d’espaces verts. « Le Sder était inchangé depuis 1999, indique Philippe Henry (Ecolo), le ministre de l’Aménagement du territoire, qui a souqué ferme pour faire aboutir son projet. Le nouveau document est avant tout une vision pour le territoire wallon à l’horizon 2040. Il incarne une stratégie qui permettra à la Wallonie de rencontrer les défis démographiques, économiques, énergétiques ou environnementaux qui se dressent devant elle. Il constitue également une première déclinaison concrète du Plan Marshall 2022. » Ce plan de développement fixe pas moins de cent objectifs qui intéresseront citoyens et entreprises. On peut les regrouper en quatre piliers forts. Un : répondre aux besoins en logements et en services et développer l’habitat durable. Deux : soutenir une économie créatrice d’emplois en exploitant les atouts de chaque territoire. Trois : mieux aménager le territoire pour permettre le développement de transports durables. Quatre : protéger et valoriser les ressources et le patrimoine. E.D. Pour préserver le territoire, l’habitat doit se concentrer dans les centres urbains, comme à Ottignies. © RENÉ BRENY. Le Sder s’appuie aussi sur un catalogue de 31 mesures dans des domaines variés. Au hasard du document : le réaménagement des friches industrielles, la revitalisation des quartiers de gares, l’organisation sous-régionale en bassins de vie, la protection des espaces agricoles et – last but not least – l’identification, la densification et l’urbanisation des « territoires centraux », autrefois nommés « noyaux d’habitat ». On atteint ici véritablement le cœur du débat, celui qui a provoqué les plus vives polémiques autour du projet du ministre Henry et qui a ravivé l’opposition ancestrale entre Wallons des villes et Wallons des champs. Comme souvent la surenchère a flirté avec l’irrationnel. Le gouvernement régional allait imposer à ses habitants d’habiter en ville et interdire les villas « quatre façades » qui poussent comme des champignons le long chesse que la Wallonie doit préserver, il conviendra donc de localiser 260.000 des 325.000 nouveaux logements nécessaires d’ici à 2040 dans « les territoires les plus centraux ». La nuance mérite d’être soulignée. Une ville pour sa périphé- « Ce document est une vision pour le territoire LE MINISTRE PHILIPPE HENRY wallon à l’horizon 2040 » des routes. D’aucuns y voyaient même la fin des campagnes et des villages. Rien de tout cela dans le document final, mais une option clairement assumée après de longs palabres : le territoire est une ri- €529* àpd aller-retour, taxes incl. rie ou un village pour la campagne environnante : les territoires centraux sont en définitive partout, même en milieu rural. L’idée générale est de mieux organiser le territoire régional autour de quatre grands pôles : l’aire ouest en Wallonie picarde avec de larges débordements sur la France, l’aire centrale, Mons, Charleroi et Namur mais qui englobe Bruxelles, l’aire est autour de Liège mais jusqu’au Maastricht et Aachen et l’aire sud vers Arlon mais aussi Luxembourg. Entre ces géants (avec un statut de ville capitale pour Namur), 41 pôles secondaires et 20 pôles principaux, mais aussi des axes développements et des aires rurales transfrontalières. « Ce réseau évite un éparpillement de l’urbanisation, qui est consommateur d’espace, destructeur de l’identité rurale et générateur de flux dispersés », dit le Sder. ■ ERIC DEFFET Recevez une partie de votre vol en cadeau. Réservez jusqu’au 25 novembre et bénéficiez de nos promotions. €99* àpd aller-retour, taxes incl. * Promotions soumises à conditions et disponibilité. Voir site web. brusselsairlines.com €599* àpd aller-retour, taxes incl. ou votre agence de voyages 4
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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 LABELGIQUE Listes électorales à Ecolo… Les verts sont en train de confectionner leurs listes électorales pour le 25 mai 2014 (à ce stade, on se limite aux deux premiers effectifs et aux deux premiers suppléants). Samedi se déroulait le « poll » pour la liste régionale d’Ecolo-Mons. Sans surprise, les verts seront conduits par Manu Disabato, député régional sortant. La 2e effective est Cécile Dascotte. La 1re suppléante est Charlotte De Jaer. Les verts du Hainaut devaient aussi choisir leurs têtes de liste pour l’élection de la Chambre. … le Hainaut en 2e session Le Comité de liste (représentants du parti et des régionales) proposait Jean-Marc Nollet (Charleroi) en tête de liste, Juliette Boulet (Mons) en 2e effective, Marie-Christine Lefebvre (Tournai) à la 1re suppléance et Muriel Hanot (La Louvière) en 2e suppléance. Cette proposition a été rejetée par les militants. De peu – il fallait les deux tiers des voix et le scénario déposé n’a recueilli que 62 %. Motif : trois des quatre régionales ont leur compte dans la proposition du Comité de liste (Charleroi, Mons, Wallonie picarde et Centre) mais pas celle de Thuin. Une nouvelle proposition, « tenant mieux compte des équilibres sous-régionaux du parti », sera proposée aux militants d’ici deux ou trois semaines. C’est tout bête : au lieu d’élire quatre principaux candidats, les militants devront en choisir cinq. (P.Bn) La responsabilité de Lina Haji en question ASSISES La mort du petit Rachid jugée à Nivelles En septembre 2010, une maman égorgeait son fils de quatre ans à Braine-l’Alleud. Le jury composé ce mardi aura une mission : dire si Lina Haji est responsable de ses actes. C e mardi matin, la cour d’assises du Brabant wallon se réunira pour constituer un jury qui jugera Lina Haji, une mère de famille inculpée pour l’assassinat de son fils de quatre ans, le 15 septembre 2010 à Braine-l’Alleud. Le corps du garçonnet avait été retrouvé le jour même, au bord d’un sentier proche du stade Gaston Reiff. Il était égorgé et portait plusieurs traces de coups de couteau au thorax. Sur place, un médecin de la localité, qui faisait son jogging quotidien en soirée, avait été interpellé par une dame, dans une langue qu’il n’est pas parvenu à comprendre. Continuant son chemin, il a trouvé, quelques dizaines de mètres plus loin, le cadavre de Rachid. L’enfant était allongé sur le dos, à environ 500 mètres de la maison familiale d’où la sœur du petit a appelé la police une demi-heure plus tard. Cette sœur adolescente venait La mort de Rachid avait provoqué une vague d’émotion à Brainel’Alleud. © BELGA. alors d’apprendre de la bouche de sa mère – il s’agissait de Lina Haji, la dame croisée sur place par le médecin – que Rachid avait quitté le jardin où il jouait vers 18 h 30, et qu’elle n’était pas parvenue à le retrouver… En se rendant au domicile de la famille, les policiers ont été interpellés par le comportement de Lina Haji. Désemparée mais fort calme, cette dame de nationalité syrienne née en 1970, ne pleurait pratiquement pas. Ils ont noté aussi que plusieurs pièces de la maison portaient des traces d’un nettoyage récent. Dans la nuit, la police scientifique découvrira sur place un bavoir taché et entaillé, un couteau portant des traces de sang, du sang dans la baignoire et sur les carrelages de la salle de bain. Des vêtements de femme séchaient dans un débarras, avec là aussi des traces de sang malgré un nettoyage tout récent. La mère de Rachid, qui a fourni des explications fort peu convaincantes, sera privée de liberté dans la nuit. Elle justifiait par exemple la présence de sang dans la salle de bain par les jeux de son fils qui, à quatre ans, lui disait qu’il devenait un homme et utilisait un rasoir. Elle affirmait aussi nourrir de gros soupçons envers son ex-mari, qui l’avait quittée et qui était à Bruxelles au moment des faits. Le 17 septembre, elle a fini par avouer. En livrant une version correspondant aux indices : elle avait égorgé l’enfant dans la baignoire de l’habitation familiale, bien qu’il ait tenté de se défendre. Et pour éviter qu’il souffre, elle l’avait poignardé dans le cœur par la suite. Elle a précisé que le petit était très malheureux de ne plus voir son père, et qu’elle avait voulu le libérer de cette souffrance. Un collège d’experts, qui a examiné l’inculpée dans le cadre de l’enquête, a estimé qu’elle souffrait au moment des faits d’un déséquilibre mental l’empêchant de contrôler ses actes. La chambre des mises en accusation de Bruxelles ayant choisi de laisser le « juge du fond » trancher sur la responsabilité de l’accusée, c’est surtout de cette question que débattront les jurés de la cour d’assises durant le procès. Contre toute attente, Lina Haji est revenue sur ses aveux le 7 octobre 2010. Prétendant avoir senti la présence de quelqu’un dans sa maison, elle a assuré que son ex-mari avait commandité l’assassinat… ■ LESBRÈVES Wesphael n’est plus président u terme d’un congrès fédéral extraordinaire, le Mouvement de Gauche a désigné Caroline Bertels, jusque-là vice-présidente, présidente ad interim jusqu’aux élections de mai 2014. Et ce, en raison du fait que Bernard Wesphael, inculpé de l’assassinat de sa femme, n’est plus à même de remplir ses fonctions de président. (b) A PREMIÈRE GUERRE Hommage royal © DOMINIQUE DUSCHESNES. ENTRENOUS 5 500 personnes ont assisté à la commémoration du 11 novembre, lundi matin, à la colonne du Congrès, à Bruxelles, en présence du roi Philippe. Après les 21 coups de canon tirés du parc Royal, le Roi a déposé une gerbe de fleurs blanches. A sa suite, onze enfants ont porté une rose blanche pour les 10 provinces et Bruxelles. Le prince Laurent, lui, remplaçait le Roi l’aprèsmidi à Ypres, à la cérémonie du Last Post à la Porte de Menin, où le « Sacred soil of Flanders Fields » est rassemblé. VINCENT FIFI QUAND ON EST SÛR DE SA BANQUE, ON EST PLUS SÛR DE SOI. PROCHE DE VOTRE ENTREPRISE EN BELGIQUE ET PARTOUT DANS LE MONDE. Vous pouvez compter sur votre chargé de relation et sur l’expertise de nos spécialistes dans près de 80 pays pour vous accompagner dans votre réussite internationale. entreprises.bnpparibasfortis.be E.R. : A. 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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 6 LABELGIQUE LE BILAN S’ALOURDIT : 10.000 MORTS L’aide internationale s’organise Un bilan provisoire après le passage du plus puissant typhon enregistré jusqu’à présent fait état de plus de 10.000 morts. Près de 2,5 millions de personnes attendent une aide d’urgence. L’état de catastrophe nationale a été déclaré. T acloban est devenue la ville martyre des Philippines depuis le passage, samedi, du typhon Haiyan à travers le centre de l’archipel. Cette capitale provinciale de 200.000 habitants, située sur l’île de Leyte, dans la partie centrale du pays, a subi de plein fouet ce que les experts qualifient de « plus puissant typhon au monde jusqu’à présent ». Des vagues jusqu’à 15 mètres de haut ont transformé les rues en fleuves, charriant des débris de toitures et des voitures. « Presque toutes les maisons ont été détruites. Seules quelquesunes sont encore debout », indique Major Ray Balido, de l’Agence nationale contre les désastres. Si les chiffres restent difficiles à établir, le gouverneur de la province fait déjà état d’« au moins 10.000 morts » dans cette ville seulement. Les habitants qui ont pu se rendre à l’aéroport parlent de dizaines de cadavres étendus dans les rues, accrochés dans les arbres ou émergeant des piles de débris. Dans la ville proche de Samar, point d’entrée du cyclone, le Bureau provincial de lutte contre les désastres a confirmé le chiffre de 433 morts. L’électricité et les réseaux de téléphone sont coupés, ne permettant qu’une communication par radio. Le président philippin Noynoy Aquino, qui s’est rendu dimanche à Tacloban, a reconnu que cette région n’avait pas été « bien préparée à l’arrivée du typhon ». Il a d’ailleurs déclaré l’état de catastrophe nationale. Après le passage de Haiyan, de nombreux complexes commerciaux ont été victimes de pillages. Des gens, parfois armés, erraient dans les rues à la recherche de nourriture, de médicaments. L’extrême nervosité des rescapés affamés rendait d’ailleurs l’arrivée des secours très difficile hier. Des convois de la Croix-Rouge ont ainsi été attaqués. Actuellement, empêcher ces pillages constitue l’une des priorités du gouvernement philippin, qui a dépêché sur place des centaines de policiers et de militaires pour rétablir l’ordre. Cette région des Visayas, partie centrale du pays, est l’une des plus pauvres des Philippines. La plupart des habitants n’ont pas d’économies, ce qui les rend d’autant plus vulnérables dans une situation de désastre. Le monde au secours des Philippins Le Programme alimentaire mondial estime que 2,5 millions de personnes ont besoin d’une aide d’urgence. L’Unicef parle de 4 millions d’enfants potentiellement touchés par les conséquences du typhon. De son côté, le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires a estimé que 9,5 millions de personnes avaient été affectées par le typhon dans neuf régions du pays. Il a souligné la LES BELGES SUR PLACE Sans nouvelle Hier, on était toujours sans nouvelle de 120 Belges présents aux Philippines, dont 40 à 50 dans les zones les plus touchées par le typhon. 800 Belges vivent de façon quasi permanente aux Philippines. Dimanche, les Affaires étrangères ont décidé d’ouvrir un centre d’appel de crise. Par ailleurs, un membre du personnel de l’ambassade de Belgique aux Philippines a été envoyé dans la zone la plus touchée par le typhon avec un téléphone satellite afin de faciliter les communications entre la Belgique et les services présents sur place. (b.) difficulté d’accès aux zones les plus touchées. L’organisation onusienne a préparé 40 tonnes de biscuits vitaminés à distribuer dans les prochains jours et a débloqué l’équivalent de 1,5 million d’euros pour faire face à l’urgence. L’aide afflue des 4 coins du monde. Les États-Unis, dont les Philippines sont l’un des plus proches alliés en Asie du Sud-Est, ont envoyé une assistance aérienne et navale pour permettre le déploiement de l’aide humanitaire. Ce week-end, 180 militaires américains ont aussi débarqué sur place pour évaluer les besoins en termes d’aide urgente. La Commission européenne a débloqué 3 millions d’euros pour les opérations de secours. Ajoutons encore, entre autres, 9,6 millions de dollars à l’ardoise de la Grande-Bretagne et l’équivalent de près de 7 millions d’euros sur le compte de l’Australie. Depuis le Vatican, le pape François a de son côté offert 150.000 dollars d’aide aux victimes. B-Fast parti sur place La Belgique enfin a envoyé dimanche l’équipe d’intervention rapide B-Fast, composée de médecins, d’infirmiers et d’experts en santé publique. Elle sera chargée de mettre en place un poste chirurgical avancé et d’installer une station de purification de l’eau, a expliqué Didier Reynders. Médecins sans frontières a déjà dégagé 3 millions d’euros pour démarrer les secours à partir de la Belgique et lancé un appel aux dons. Après avoir traversé l’archipel philippin samedi, le typhon Haiyan a rapidement perdu de son intensité. Au Vietnam, il n’a pas causé de dégâts majeurs. En revanche, il a fait 6 morts en Chine. ■ ARNAUD DUBUS (« Le Temps ») et E.BL. (avec AFP et BELGA) Une vue aérienne de la ville de Guiuan, au centre de l’archipel, quatre jours après le passage du typhon : le bilan des dégâts s’alourdit à mesure que les eaux se retirent.© AFP. UN SOUVENIR QUI HANTE LES ESPRITS Eviter les erreurs du tsunami L’ampleur de la catastrophe qui frappe aujourd’hui l’archipel des Philippines réveille, non sans crainte, le souvenir du tsunami qui, en 2004, avait fait 275.000 morts en Asie. Hier, des experts en aide humanitaire d’urgence mettaient en garde contre une répétition aux Philippines des erreurs commises à l’époque. Concurrence entre les agences ou les ONG, acheminement d’équipements ou de denrées inutiles, difficultés à gérer les dotations financières, décisions de reconstruction trop hâtives : autant de ratés qu’avait notamment pointés la Croix-Rouge. Une partie du financement promis pour la reconstruction n’a par ailleurs jamais été livrée tandis que corruption et mauvaise gestion ont englouti des sommes importantes. « Il est tout d’abord fondamental d’octroyer des dons de façon réfléchie et prudente », estime Paul Arbon, directeur du Torrens Resilience Institute, un centre de recherche australien sur l’aide d’urgence. Car, dans ces contextes difficiles, « la bonne volonté qui se manifeste un peu partout dans le monde produit un afflux ingérable de toutes sortes de biens dans les zones sinistrées, ce qui entrave une aide plus ciblée », explique-t-il. Les priorités sont de rétablir l’accès à l’eau et à l’électricité, de rouvrir les routes, d’acheminer l’aide et de lutter contre les pillages. Le chef de la Croix-Rouge australienne conseille de faire des dons en argent plutôt que d’envoyer des biens matériels : « Il est préférable d’acheter sur place, pour stimuler l’économie locale. » Une immense diaspora qui a (un peu) essaimé en Belgique peu plus de Philippins sont installés en BelU ncompte non3.000de ceux gique, tenu qui ont obtenu la nationalité belge et de ceux, nombreux, qui sont employés comme gens de maison par les membres des différents corps diplomatiques en poste à Bruxelles. Ce n’est là qu’une fraction infinitésimale de l’immense diaspora philippine qui a essaimé partout dans le monde : les Philippines sont, après le Mexique, le premier pourvoyeur de maind’œuvre expatriée de la planète. Environ 12 % des 98 millions de Philippins vivent à l’étranger. Près d’un quart (22 %) de la population active du pays vit en dehors de l’archipel. Cet exode massif a débuté avec la crise pétrolière des années 70, quand le gouvernement du dictateur Ferdinand Marcos encouragea l’exportation de maind’œuvre dans l’espoir de réduire les risques d’une explosion sociale. Quarante ans plus tard, cette émigration est loin de se tarir. Elle a même atteint des sommets, ces dernières années : 1,850 million de Philippins ont tenté l’aventure en 2011, et ils furent plus nombreux encore l’an dernier à quitter le pays dans l’espoir de trouver un emploi et des conditions de vie meilleures. La situation de la population reste, en effet, très précaire. La forte croissance économique (+ 7,3 % en 2010) de l’archipel est (notamment) battue en brèche par sa démographie galopante : le revenu quotidien de 26 % de la population est inférieur ou égal à 1 dollar. Et l’émigration reste une échappatoire solidement ancrée dans les esprits : un sondage mené en 2003 auprès des enfants de 10 à 12 ans avait révélé que près de la moitié d’entre eux envisageaient de partir travailler à l’étranger. Premier exportateur mondial de nounous Cet exode, encadré par une nuée d’entreprises de recrutement, est presque toujours légal : selon l’Organisation mondiale des migrations, seuls trois pays, dont la France, hébergent une population de Philippins majoritairement sans papiers. C’est la frange la moins formée de la population qui choisit l’exode : la plupart des émigrés – 60 % sont des femmes – trouvent des emplois peu quali- fiés aux Etats-Unis – 3,430 millions de Philippins dont beaucoup sont installés en Californie et à Hawaï –, au Canada, aux Emirats arabes unis, au Koweït, au Qatar, en Arabie saoudite, au Japon, en Malaisie ou en Australie – où la communauté philippine est en passe de devenir la principale minorité –, pour ne citer que les destinations les plus prisées par les migrants. Beaucoup de ces expatriés trouvent du travail comme gens de maison – les Philippines sont, de très loin, le plus grand exportateur de nounous du monde – ou comme matelots : 300.000 marins, soit un quart du personnel navigant mondial, sont d’origine philippine. Beaucoup de ces exilés continuent d’aider financièrement la famille restée au pays : selon la Banque mondiale, ces transferts de fonds représenteraient 13,5 % du produit intérieur brut philippin – une contribution supérieure à celle du secteur industriel local ! Presque un record mondial : seules l’Inde et la Chine bénéficient de transferts plus importants en provenance de leurs expatriés. ■ STÉPHANE DETAILLE 6
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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 LABELGIQUE 11 novembre Trajectoire du typhon Haiyan VIETNAM 600 km Source : HKO avoir dévasté le typhon Haiyan balayé lundi le A près avec des ventsales Philippines, Vietnam, soufflant à plus PHILIPPINES Des policiers philippins acheminent une aide de première nécessité vers la base militaire de Tacloban, où elle sera distribuée. © REUTERS Dans la ville de Tacloban, les survivants craignent désormais les épidémies : les rescapés errent dans les décombres, un mouchoir sur le nez. © REUTERS A Tacloban, une femme a accouché dans une clinique de fortune, installée dans les locaux de l’aéroport. © AP. La Belgique a dépêché son équipe spécialisée B-Fast qui s’est envolée de Melsbroek dès samedi. © BELGA. de 120 km/h, malgré son affaiblissement. Lundi aussi s’est ouverte à Varsovie, en Pologne, la 19e conférence de l’ONU sur le changement climatique, réunion à laquelle participent 190 nations, qui vont tenter de se mettre d’accord sur les actions à entreprendre pour lutter contre les changements climatiques. « Nous nous rassemblons avec, sur nos épaules, le poids de nombreuses réalités qui donnent à réfléchir », comme « l’impact dévastateur du typhon Haiyan », a déclaré la « responsable climat » de l’ONU, Christiana Figueres, devant les délégations du monde entier. Les études suggèrent que les événements extrêmes, tels que les typhons, pourraient se multiplier à l’avenir. Encore que le lien entre ces phénomènes et les changements climatiques est toujours débattu parmi les scientifiques. Des vents à plus de 360 km/h Typhon, ouragan ou cyclone tropical : ces termes sont employés dans diverses régions du monde pour désigner le même phénomène, un événement météorologique caractérisé par des pluies torrentielles et un vent soutenu d’une vitesse maximale supérieure à 120 km/h. Avec des vents soufflants à plus de 360 km/h, Haiyan a battu tous les records : il s’agit du plus puissant des cyclones ayant touché terre qui ait été mesuré. Ce type de phénomènes climatiques est-il plus fréquent que par le passé ? Difficile à dire. Les données rassemblées dans le rapport Srex sur les événements extrêmes du Groupe international d’experts sur l’évolution du climat (Giec), publié en 2012, ne montrent pas clairement d’augmentation de la fréquence des cyclones à l’échelle planétaire au cours des 40 dernières années. Les projections d’avenir font débat chez les scientifiques. Le même rapport du Giec conclut à une « probable diminution ou au maintien de la fréquence des cyclones tropicaux » dans le futur, mais aussi à une « probable augmentation des vitesses moyennes des vents et des précipitations extrêmes associées aux cyclones tropicaux ». Autrement dit, il pourrait y avoir à l’avenir moins de cyclones… mais des événements plus violents. Ces projections ont un niveau de confiance « bas ». Si les scientifiques ont tant de mal à concevoir l’évolution future des cyclones, c’est d’abord en raison des informations limitées dont ils disposent. De plus, les typhons sont difficiles à modéliser en raison de leur complexité. Ces phénomènes se produisent dans des zones océaniques où coïncident basse pression et haute température des eaux de surface. Mais la force des vents et l’humidité de l’air, ainsi que d’autres paramètres encore, entrent également en jeu. « On sait cependant que la structure des températures dans l’atmosphère est en train de changer, d’une manière défavorable à la formation de cyclones », indique Pascal Peduzzi, chef de l’Unité de changement global et vulnérabilité au Programme des Nations unies pour l’Environnement (Pnue). C’est ce qui explique que la fréquence de ces événements pourrait diminuer. Quant à l’accroissement prévu de leur puissance, il serait dû en partie à l’augmentation de la température des océans. Les experts du Giec estiment en effet que dans les océans, les 75 mètres d’eau les plus proches de la surface se sont en moyenne réchauffés de 0,1oC par décennie depuis les années 1970. « Or la tem- pérature de surface de l’eau constitue le carburant des cyclones : plus elle est élevée, plus les vents et précipitations sont forts à cause du gradient accru de température dans l’atmosphère et de la circulation des masses d’air », précise Matthias Münnich, du groupe de physique de l’environnement à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich. Une augmentation des risques Un autre phénomène lié aux changements climatiques pourrait accroître la dangerosité des cyclones : l’élévation du niveau des océans. Si la mer est située à un niveau plus élevé, la houle va logiquement pénétrer plus à l’intérieur des terres. « Globalement, on prévoit une augmentation du risque lié aux cyclones au niveau mondial, affirme Pascal Peduzzi. Celle-ci est liée non seulement aux changements climatiques, mais surtout à l’accroissement de la population particulièrement forte à proximité des côtes. » Haiyan préfigure-t-il les cyclones du futur ? « On peut clairement mettre en lien la violence de ce typhon avec les changements climatiques, assène Kevin Trenberth. En effet, autant le niveau de la mer que celui des températures de l’océan ont fortement progressé ces dernières années dans la région des Philippines, ce qui en a fait une zone à fort risque. » Plus mesuré, Matthias Münnich estime que ce cas précis pourrait relever de la variabilité naturelle, et qu’il est impossible de tirer de conclusions à partir d’un événement isolé. Le dernier « résumé pour décideurs » du Giec estime, quant à lui, que les précipitations extrêmes devraient « très probablement » devenir plus intenses et fréquentes d’ici à la fin du siècle. ■ PASCALINE MINET (« Le Temps ») Offrez-vous un cadeau qui va faire plaisir à toute la famille. ,95€ Le Pack Trio Passionnément 48 au lieu de 68,95€ /mois 10 nov. 10h30 GMT Selon certains, la violence du typhon est liée aux changements climatiques CHINE Pendant 6 mois /mois 600.000 évacués 7 Installation et activation OFFERTES* Les fêtes approchent à grands pas et il faut déjà penser au cadeau qui va plaire à toute la famille. Prenez un Pack Trio de VOO, ça fera plaisir à tout le monde. Vous profiterez de la Télévision Interactive avec plus de 70 chaînes, de l’Internet Mega Rapide à 50 Mbps et du Téléphone Fixe en illimité. En plus, en ce moment, le Pack Trio Passionnément n’est qu’à 48,95 € pendant 6 mois au lieu de 68,95 € et l’activation ainsi que l’installation sont offertes*. 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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 8 Barack Obama a évoqué MONDE lundi la fin prochaine de la mission de combat américaine en Afghanistan, assurant que « le noyau central d'Al-Qaïda est en route vers la défaite ».© AP. Reynders au Proche-Orient au mauvais moment… ISRAËL – PALESTINE Le ministre belge a parlé du processus de paix israélo-palestinien. Lequel piétine dangereusement. JÉRUSALEM DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL L a visite de trois jours que clôture aujourd’hui Didier Reynders en Israël et dans les territoires palestiniens a suscité plus d’intérêt en Belgique que dans les pays concernés. Parce que le chef de la diplomatie belge, qui avait dû reporter son voyage à deux reprises en raison de la situation politique belge puis des élections législatives israéliennes, a débarqué dans la région au moment où l’Etat hébreu lance une campagne internationale visant à empêcher la conclusion d’un accord levant les sanctions frappant l’Iran. Et parce que de vives divergences sont apparues à ce propos entre Jérusalem et Washington, faisant passer le reste de l’actualité au second plan. En effet, depuis quelques jours, le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou et le secrétaire d’Etat américain John Kerry échangent des propos peu amènes par voie de presse. Jérusalem critique publiquement la « faiblesse » de Washington alors que les Etats-Unis reprochent à leur allié de « parler trop vite ». Une configuration inédite dans l’histoire diplomatique de ces deux pays alliés. Le dossier iranien interpelle d’autant plus l’opinion israélienne qu’il risque de déboucher sur une confrontation armée. Lundi, Netanyahou a d’ailleurs encore laissé entendre que son pays pourrait agir seul « si ses intérêts vitaux sont menacés ». Cela alors que le chef de l’étatmajor de l’armée Benny Gantz répète à l’envi que son pays est « prêt à toute éventualité » et L’attention des Israéliens est focalisée sur le nucléaire iranien que l’ancien directeur général du Mossad Ephraim Halevy, estime que « la solution militaire n’est pas du tout abandonnée ». Le même jour et quasiment au même moment, Didier Reynders rencontrait le président de l’Etat hébreu Shimon Peres puis Binyamin Netanyahou. Ceux-ci l’ont évidemment entretenu de l’Iran mais le chef de la diplomatie AMBASSADRICE belge était là pour parler du procesStatut sus de paix israédiplomatique lo-palestinien. Ce L’annonce la qu’il a fait en long plus spectacuet en large avec la laire de la visite ministre de la de Didier Reynders à l’AutoJustice Tzipi Livrité palestinienne (AP) a été ni, responsable la promotion de la Délégades négociations tion générale palestinienne avec l’Autorité en Belgique au rang de mispalestinienne. sion diplomatique. Ce qui « Même si les permettra à la cheffe de divergences resmission, Leila Chahid) de tent importantes, porter le titre d’ambassaj’ai senti une vodrice. lonté d’aboutir Le ministre à débloqué chez les deux par30.000 euros destiné à ties. Ils sont favoriser, dans le cadre d’un conscients que projet avec l’Ordre de Malte, s’ils ne trouvent les soins à la maternité de la pas un accord Sainte famille (Bethleem). dans les proUne institution dont le michains mois, il nistre a inauguré la section deviendra de plus prénatale et pédiatrique en en plus difficile compagnie du chef du goud’envisager une vernement palestinien. solution au Comme elle l’a déjà fait à conflit basée sur Gaza, la Belgique s’est aussi deux Etats vivant engagée à favoriser l’instalcôte à côte », délation à Ramallah de Cat clare le ministre Lab, ces appareils permetbelge. Qui a tant un dépistage cardiaque poursuivi : perfectionné. « Certes, la BelS. D. gique n’a pas pour ambition de donner des leçons, mais si elle peut aider de quelque manière que ce soit, formelle ou informelle, elle est prête à le faire. » Lorsqu’il a rencontré Mahmoud Abbas samedi à Amman, A Bethléem, en territoires palestiniens, Didier Reynders a notamment visité le pavillon des prématurés en Jordanie, Didier Reynders a à l’hôpital de la Sainte-Famille, que la coopération belge a aidé. © BENOÎT DOPPAGNE/B. plaidé en faveur de la poursuite des négociations. Et pour que l’Autorité palestinienne (AP) ne pose pas un acte unilatéral qui les interrompe, ce qu’elle est tentée de faire en raison des récentes annonces de milliers de constructions dans les colonies situées dans les territoires réclamés par les Palestiniens. Le président de l’AP lui a donné des assurances et ses interlocuteurs israéliens également. Mais les pourparlers en sont à un stade critique, les parties ne s’entendent à peu près sur rien. Conférence à Bruxelles ? Du côté palestinien comme du côté israélien, Reynders a également tenté de promouvoir son projet d’organiser à Bruxelles une conférence économique associant des institutions internationales et des groupes privés. « Bien sûr, il faut que des avancées soient constatées dans les discussions bilatérales mais si c’est le cas, inviter des entreprises des deux parties à Bruxelles pourrait faciliter les échanges et l’intégration régionale. » Dans ce cadre, Didier Reynders a rencontré de nombreux partenaires économiques à l’occasion de sa tournée régionale. Entre autres les animateurs de « Breaking the Impass », une organisation regroupant environ trois cents hommes d’affaires israéliens et palestiniens désireux de favoriser la paix par le biais d’échanges commerciaux. Au ministère belge des Affaires étrangères, les plus optimistes avaient d’abord estimé qu’une telle « Conférence de Bruxelles » à laquelle participeraient des organisations internationales, aurait pu être organisée à la fin de cette année. Ils ont compris que cela ne sera pas possible avant avril 2014. Et peut-être jamais si le processus de paix entre l’Etat hébreu et l’AP devait imploser d’ici là. ■ SERGE DUMONT L’opposition syrienne va à Genève, mais pose ses conditions… SYRIE La Coalition de l’opposition subit de fortes pressions internationales ’opposition né lundi à quasi-unanimiLson feu vertlaàsyrienne a donté une participation sous strictes conditions à d’éventuels pourparlers de paix à Genève avec le régime de Damas, une décision saluée par les Etats-Unis, parrains, avec la Russie et l’ONU, de ce projet de conférence. La Coalition de l’opposition réunie à Istanbul a indiqué qu’elle « désire participer à la conférence sur la base d’un transfert intégral du pouvoir et à condition que Bachar al-Assad et ceux qui ont du sang syrien sur les mains ne jouent aucun rôle dans la phase transitoire et dans l’avenir de la Syrie ». Or le régime de Damas a souvent rejeté catégoriquement ce scénario… Avant la réunion de son assemblée générale à Istanbul, le président de la principale vitrine politique des adversaires du ré- gime syrien, Ahmad Jarba, avait à plusieurs reprises posé la même condition pour s’asseoir à la table des négociations. Comme l’avait également exprimé M. Jarba précédemment, le communiqué de la Coalition a exigé « qu’avant la conférence, l’accès aux zones assiégées (par l’armée, NDLR) soit garanti aux organisations humanitaires » et exigé aussi « la libération des détenus, principalement des femmes et des enfants ». « Grand pas en avant » En visite à Abou Dhabi, le secrétaire d’Etat américain John Kerry s’est réjoui du « grand et important pas en avant » accompli par l’opposition syrienne. « Une solution négociée est la meilleure façon de renforcer la stabilité dans toute la région, de mettre rapidement fin à l’effusion de sang et de donner au peuple syrien l’avenir qu’il mérite », selon lui. Depuis plusieurs semaines, les pays occidentaux et arabes amis soutenant les adversaires du président Assad s’efforcent de les convaincre de s’asseoir à la même table que leur ennemi. Si certains membres de la Coalition se sont déclarés prêts à se rendre en Suisse, dont les Kurdes, d’autres refusaient catégoriquement. A commencer par le Conseil national syrien (CNS), sa principale branche, qui a même menacé de claquer la porte de la Coalition si certains de ses membres se rendaient à Genève. Une vingtaine de groupes rebelles, combattant sur le terrain, avaient menacé de les juger pour « trahison » et de les exécuter. Selon le chef de cabinet du président Jarba, nombre d’entre eux se sont rangés aux arguments de ceux favorables à une participation. Le porte-parole de la Coalition Khaled Saleh a annoncé dimanche l’envoi de délégations en Syrie pour convaincre certains chefs de l’Armée syrienne libre (ASL) de se rallier à des négociations. Sur le terrain, l’armée syrienne pourrait, selon une source militaire à Damas, rouvrir prochainement l’aéroport d’Alep (nord) fermé depuis un an, après avoir repris dimanche aux rebelles le contrôle d’une base importante du secteur au prix de violents combats. Enfin, à Damas, ce lundi, la télévision publique a annoncé la mort de cinq enfants tués par la chute d’obus de mortier sur leur école dans un quartier chrétien. Depuis plusieurs mois, des obus de mortier tombent quotidiennement sur différents quartiers de la capitale. Le régime accuse les rebelles de les tirer. (afp) ■ EN ÉGYPTE Réfugiés syriens détenus et expulsés Plus de 1.500 personnes ayant fui les violences en Syrie ont été emprisonnées des semaines voire des mois en Egypte, dont 250 enfants détenus avec leurs parents, avant d’être pour la plupart expulsées, a déploré lundi Human Rights Watch (HRW). Environ 300 personnes restent détenues « arbitrairement » dans les cellules de postes de police « surpeuplées », dont 211 Palestiniens venus de Syrie, a ajouté l’organisation de défense des droits de l’homme. Les Syriens et les Palestiniens sont devenus des cibles des autorités mises en place par l’armée après que les militaires ont destitué et arrêté le président islamiste Mohamed Morsi il y a quatre mois et lancé mi-août une répression très sanglante visant ses partisans. Le gouvernement intérimaire accuse en particulier le Hamas palestinien et une partie des rebelles syriens de soutenir les Frères musulmans, la confrérie de M. Morsi qui avait largement remporté les législatives organisées fin 2011. Les autorités égyptiennes ont établi des restrictions pour l’entrée des Syriens et des Palestiniens immédiatement après la destitution de M. Morsi, le 3 juillet. En Egypte, ces réfugiés doivent faire face à des conditions de vie épouvantables et affronter la « xénophobie croissante », a rappelé HWR. (afp) 8
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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 LEMONDE L’Occident garde la pression sur le régime iranien NUCLÉAIRE L’accord avec l’AIEA cache les dissensions persistantes Les négociations de Genève, ce week-end, n’ont pas abouti. Les Iraniens mettent en cause l’intransigeance de la France. Tout le monde se revoit le 20 novembre. L ’Iran et l’Agence nucléaire de l’ONU sont convenus lundi d’une feuille de route sur des vérifications d’activités nucléaires iraniennes, mais l’Occident a maintenu la pression sur Téhéran pour obtenir un accord plus large dans la foulée de la percée à Genève ces derniers jours. La feuille de route, conclue à l’occasion de la visite à Téhéran du chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Yukiya Amano, prévoit une inspection de l’usine de production d’eau lourde d’Arak, à laquelle l’agence onusienne tente d’accéder depuis 2011, mais pas du site militaire plus controversé de Parchin. Elle survient au lendemain de la fin de trois jours d’intenses négociations à Genève entre l’Iran et les grandes puissances, qui n’ont pas permis d’aboutir à un accord sur le programme nucléaire iranien, soupçonné malgré les démentis de Téhéran de viser à obtenir l’arme atomique. En visite à Abou Dhabi après son passage à Genève avec ses homologues français, britannique et russe, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a affirmé lundi que l’Iran était responsable de l’absence d’accord dans la ville suisse. « Le groupe des 5+1 était unifié Le sourire de l’Américain John Kerry montre que le pessimisme n’est pas de mise... © samedi lorsque nous avons présenté notre proposition aux Iraniens, (…) dimanche que son pays refusait de céÀ TÉHÉRAN mais l’Iran ne pouvait l’accepter, à ce der ses « droits nucléaires dans le cadre moment particulier, ils n’étaient pas en des régulations internationales, ce qui Vice-ministre assassiné mesure d’accepter », a-t-il dit, en émetinclut l’enrichissement (d’uranium) sur Le vice-ministre iranien de l’Industant « l’espoir de pouvoir parvenir dans le sol iranien ». trie, Safdar Rahmat Abadi, a été les prochains mois à un accord accepM. Kerry lui a répondu qu’aucun pays tué dimanche soir à Téhéran par table pour tous ». n’avait « un droit établi à enrichir » de des inconnus, ont rapporté des l’uranium. L’Occident veut des garanmédias iraniens. Rahmat Abadi, ties concernant les capacités d’enrichisProgrès importants vice-ministre de l’Industrie, des sement d’uranium de l’Iran, notamLes négociations ont quand même Mines et du Commerce, chargé ment son stock d’uranium enrichi à permis d’importants progrès, selon des des affaires parlementaires, a été 20 % (étape permettant ensuite rapideparticipants, et doivent reprendre le 20 mortellement touché à la tête et à ment un enrichissement à 90 % pour novembre à Genève. Bloquées depuis la poitrine alors qu’il conduisait sa usage militaire), le parc de 19.000 cendes années, elles ont été relancées par voiture dans l’est de la capitale. trifugeuses et la fabrication d’une noula politique d’ouverture vers l’Occident Citant une source policière, velle génération de machines cinq fois du nouveau président iranien Hassan l’agence Irna a indiqué que le tir plus rapides. Des garanties sont aussi Rohani. Réputé modéré, il souhaite provenait de l’intérieur du véhicule demandées à Arak sur le réacteur à eau mettre fin à dix ans de crise sur le nudu ministre où des douilles ont été lourde, susceptible d’obtenir du plutocléaire pour obtenir la levée des sancretrouvées alors que les vitres nium. En échange d’un accord, l’Iran tions internationales qui étouffent étaient intactes. (afp) espère un allégement « limité et réverl’économie de son pays. Mais il a répété DENIS BALIBOUSE/RTR. sible » de certaines sanctions, en particulier le gel des avoirs iraniens dans des banques hors des Etats-Unis. Alors qu’Israël est fermement opposé à l’accord en discussion, M. Kerry a assuré qu’un tel accord protégerait au contraire l’Etat hébreu « d’une manière plus efficace ». Son homologue français Laurent Fabius, accusé par certains d’avoir bloqué les négociations à Genève, a assuré que les grandes puissances étaient « absolument d’accord » sur les termes de la négociation. « Nous ne sommes pas loin d’un accord avec les Iraniens mais nous n’y sommes pas encore », a dit M. Fabius, sur lequel la presse iranienne a tiré à boulets rouges. « La France a ruiné son image à Genève », écrit le quotidien Tehran Times. « M. Fabius, on n’oubliera pas », affirme le quotidien Hafté-Sobh. (afp) ■ 9 Un budget au forceps UNION EUROPÉENNE « Un bon jour pour trouver un O nze novembre, fête de l’Armistice : compromis ! », s’était jovialement exclamé lundi matin le ministre roumain, en début du Conseil européen des Finances. Celui-ci s’était réuni à Bruxelles afin d’encadrer et, si possible, de valider un accord introuvable depuis des mois sur le budget de l’Union pour 2014. Cet exercice sera le premier du nouveau cadre financier pluriannuel (CFP) 2014-2020, sur lequel les 28 s’étaient entendus dans la douleur il y a un an, et qui a réduit en termes réels le budget de l’Union. Mais depuis, le Conseil européen (c.-à-d. les gouvernements) est défié par le Parlement européen. Ce dernier, qui avait hurlé contre la réduction budgétaire imposée par les capitales, doit approuver encore le CFP, mais aussi le projet annuel pour l’an prochain. Or il reste des ardoises à apurer pour 2013 : après avoir consenti à une rallonge de 3,9 milliards d’euros, les États membres refusaient de consentir encore 400 millions d’euros de décaissement pour des aides qui avaient été accordées à l’Allemagne, l’Autriche et la République tchèque pour des inondations, et des incendies en Roumanie. Au moment de mettre sous presse, les délégations du Parlement et du Conseil cherchaient encore un compromis : tout le monde était d’accord sur le montant et la nécessité de le payer, mais les gouvernements estimaient qu’il fallait trouver l’argent dans l’épure existante. Prévoir les imprévus 2014 Pour 2014, les choses n’étaient pas réglées, alors que les partenaires doivent trouver un accord budgétaire pour mercredi minuit. Alors que le Conseil souhaite limiter le budget 2014 de l’UE à 135 milliards d’euros, le Parlement souhaitait 1,4 milliard de plus. Par ailleurs, les deux institutions ont des vues divergentes sur une nouveauté introduite dans le budget pluriannuel : la flexibilité entre les postes budgétaires et les exercices annuels, autrefois interdite mais concédée pour amadouer le Parlement. Ce dernier souhaite ouvrir cette option pour 2014, tandis que les gouvernements tiennent mordicus à ne pas toucher déjà à une marge de manœuvre qui sera bien utile en cas d’imprévus. (La Commission européenne elle-même met en garde contre la baisse de ses revenus propres, principalement les droits de douane.) A l’heure des plans d’économies ou d’austérité dans les pays, aucun gouvernement ne veut plus laisser la porte ouverte à des subterfuges qui, c’est un classique dans l’UE, reviennent à prévoir des moyens de décaissement inférieurs aux budgets engagés. ■ JUREK KUCZKIEWICZ Il faut être riche pour avoir une bonne pension Ou être malin 1. Créez en quelques minutes un plan de pension personnalisé, en ligne 2. scénarios possibles 3. 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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 10 LEMONDE L’accord entre Kinshasa et le M23 n’est pas signé RDC Que vont devenir les anciens rebelles ? KINSHASA DE NOTRE ENVOYÉE SPÉCIALE devait être signée di à vicL a paixKampala, après la luntoire des troupes congolaises Christian, agriculteur à la ferme de Hoppisch à HOMBOURG contre les rebelles pro-rwandais du M23, et devait clôturer une guerre entamée durant l’été 2012. Toutefois le gouvernement ougandais a annoncé en soirée que la signature n’était pas intervenue, sans donner d’autres informations. Alors qu’à Kinshasa les congratulations se poursuivent et que d’immenses affiches vantent la force d’une armée qui a remporté sa plus grande victoire depuis l’indépendance, des informations en provenance du Nord-Kivu donneraient plutôt à penser que si une bataille se termine, la guerre n’est en effet pas conjurée pour autant. Des troupes rwandaises ont été vues à Murambi, en territoire congolais, et d’importantes concentrations d’hommes et d’armement ont été observées à proximité de la frontière congolaise. Tout se passe comme si le Rwanda, après la défaite de ses alliés, redoutait une attaque des rebelles hutus, qu’il accuse d’être intégrés au sein des forces congolaises (ce que récusent tous les observateurs militaires) et se tenait prêt à se porter au secours des « cousins » tutsis congolais du Nord-Kivu, si ceux-ci étaient victimes de persécutions sur base ethnique. A ce stade, les seules informations disponibles font état d’arrestations à Kiwanja, Rutshuru et surtout Bunagana, le fief politique du M23, de civils soupçonnés d’avoir collaboré avec le mouvement M23 qui, on le sait, avait établi une administration parallèle et percevait des taxes élevées sur tous les mouvements transfrontaliers. Ces arrestations sont le fait de l’armée congolaise mais, à ce stade, les observateurs ne les qualifient pas (encore ?) de chasse à l’homme ou de délit de faciès même si, comme après toute guerre, des règlements de compte ne peuvent être exclus. Le document qui devait être signé à Kampala lundi devait marquer la fin d’une médiation ougandaise très contestée par les Congolais, qui constatent que 1.700 rebelles ayant traversé la frontière (un chiffre qui sur- Des rebelles du M23 sous bonne garde de l’armée ougandaise. © JAMES AKENA/REUTERS. prend…) ont simplement été cantonnés et qui estiment que le président Museveni, prenant le relais d’un Rwanda mis sous pression, essaie toujours de maintenir un semblant d’existence au M23, un mouvement défait par les armes et dont les chefs ont été mis en fuite. Plus qu’un « accord » de paix, il s’agit plutôt d’une simple déclaration marquant la fin des hostilités et la transformation du M23 en formation politique. Jusqu’au bout, sous la pression de l’opinion nationale et internationale, Kinshasa a refusé que l’éventuelle réintégration des mutins se fasse en « Nous sommes tombés sur des centaines de tonnes de munitions entreposées dans des caches » COL. VERMEER bloc et sans conditions et a publié une liste d’une centaine de multirécidivistes, accusés de nombreux crimes de guerre dont la place, à l’avenir, devrait être devant les tribunaux, voire la Cour pénale internationale. Alors qu’avec constance les mouvements rebelles pro-rwandais qui se sont succédé au Kivu ont refusé que leurs hommes, après leur intégration dans l’armée, soient dispersés dans d’autres provinces de cet immense pays et ont toujours exigé de demeurer proches de la frontière du Rwanda, les caches d’armes découvertes sur la colline de Chanzu expliquent peut-être cette obstination. Le colonel belge Steve Vermeer, qui, en compagnie d’autres attachés militaires occidentaux, a été invité à se rendre sur les positions abandonnées par les rebelles, n’en revient toujours pas : « Nous sommes tombés sur des centaines de tonnes de munitions (300, de source officielle) entreposées dans des caches creusées dans ces collines attenantes au parc des Virunga. Dans une galerie de dix mètres de long et haute de deux mètres, nous avons découvert des stocks énormes. Plus loin, nous avons vu des pièces d’artillerie, dont un canon 122, presque neuf, que l’armée congolaise elle-même ne possède pas et qui avait tiré sur la ville de Bunagana. Ce sont d’ailleurs les hélicoptères de combat sud-africains qui ont dû intervenir pour neutraliser ce canon vers la population civile… Un tel engin ne peut avoir été emporté au départ de Goma après le pillage des stocks de l’armée régulière. » Si le document de paix à signer à Kampala est loin d’avoir dissipé tous les nuages, l’un des négociateurs, joint par téléphone, nous confie que la principale question n’a toujours pas trouvé de réponse : « Nous avons répondu à tout le cahier des charges des rebelles et de leurs alliés, mais nous ignorons toujours la véritable raison de cette guerre… » ■ COLETTE BRAECKMAN LESBRÈVES Violences dans l’est libyen Le lait équitable Fairebel, ça nous grandit. Distribué chez : Retrouvez toutes les infos et la liste des petits détaillants sur www.fairebel.be Zawahiri veut mettre de l’ordre dans Al-Qaïda en Syrie © AFP. n procureur général et cinq membres des services de sécurité ont été assassinés en moins de 24 heures dans quatre attaques séparées dans l’est de la Libye, en proie à une série de violences, a-t-on appris dimanche de sources hospitalière et judiciaire. Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, l’est est régulièrement le théâtre d’assassinats. Plus d’une centaine d’officiers de l’armée et de la police, ainsi que des juges, ont été visés jusqu’à présent. (afp) U ARABIE SAOUDITE Boire du lait ça fait grandir. Et si le lait est équitable, ça nous grandit encore plus. Créé par 550 agriculteurs passionnés, Fairebel vous offre un lait aux normes de qualité les plus sévères tout en permettant à chaque membre de sa coopérative de disposer du juste revenu de son travail (10 cents par litre de lait vendu). Vous verrez, avec le label Fairebel, on peut être à la fois un consommateur ravi et un citoyen averti. DJIHADISME Heurts avec des immigrés Des milliers d’immigrés illégaux se sont rendus dimanche à la police saoudienne après des émeutes nocturnes meurtrières dans un quartier pauvre de Ryad, liées à la campagne de répression contre l’immigration clandestine. Samedi soir, deux personnes, dont un Saoudien, ont été tuées et 68 blessées lors d’affrontements dans le quartier de Manfouha, où se concentrent des immigrés originaires notamment de la Corne de l’Afrique, surtout des Ethiopiens, selon une source officielle. Ces violences étaient les premières depuis que les autorités ont commencé à expulser massivement des clandestins après l’expiration le 4 no- vembre d’un délai de sept mois qui leur a été donné pour qu’ils régularisent leur situation ou quittent le riche royaume pétrolier. (afp) AFGHANISTAN Menaces des talibans Les talibans afghans ont averti lundi qu’ils considéreraient comme des cibles les participants de la Loya Jirga, grande assemblée traditionnelle qui se réunira à la mi-novembre à Kaboul, si celle-ci se prononce en faveur du maintien d’une présence militaire américaine dans le pays après 2014. Son ordre du jour sera consacré au traité bilatéral de sécurité que Washington et Kaboul négocient depuis plusieurs mois. (afp) Le chef d’Al-Qaïda a ordonné la dissolution d’une des principales factions du réseau en Syrie et demandé à ses combattants de se placer sous l’autorité du Front Al-Nosra, pour unifier ses troupes dans ce pays déchiré par un conflit sanglant. « L’Etat islamique en Irak et en Syrie (EIIL) va être supprimé », a affirmé Ayman al-Zawahiri dans un enregistrement diffusé vendredi par Al-Jazeera, dans lequel il martèle que le Front Al-Nosra est la « branche » d’Al-Qaïda en Syrie. Reste à voir ce que feront les intéressés des « ordres » du chef d’Al-Qaïda… (d’après afp) 10
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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 8 LE BULLETIN CLIMATIQUE Les progrès sont nets. Mais le plus facile a été fait dans les entreprises. Il reste encore de la marge pour réduire les émissions de CO2 et la consommation d’énergie. ci, on sait faire les comptes. On sait que diminuer la consommation d’énergie aura certes un impact sur les émissions de CO2, mais surtout que cela entraînera la facture à la baisse. Les entreprises belges présentent un bulletin plus qu’honorable en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Un exemple : depuis 1990, la consommation totale du secteur industriel en Wallonie a baissé d’un tiers. Un autre : les émissions de gaz à effet de serre par volume produit dans le secteur de la chimie belge ont diminué de 77 % depuis 1990. « En une décennie, indique Frank Vandermarliere, directeur de la cellule énergie chez Agoria, la puissante fédération des entreprises de l’industrie technologique, les 47 sites industriels signataires des accords de branche en Wallonie ont gagné près de 27 % en efficacité énergétique. » Les fermetures d’outils ont pesé sur le bilan global. Malgré cela, l’amélioration de l’efficacité énergétique (diminution de la quantité d’énergie par unité produite) s’est poursuivie. Perfectionnement des processus industriels, électrification, diminution des émissions de gaz fluorés, passage au gaz naturel… Les progrès sont notables. Et l’innovation se poursuit : chimie verte, nouveaux isolants, construction, recyclage des déchets, production d’énergie… Tout bon ? « Grâce à la mise en Dans l’industrie, on a engrangé les premières économies d’énergie et de CO2. Mais il ne faut pas s’arrêter là. © ALAIN DEWEZ. place du système européen d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre, le climat est désormais en discussion dans les conseils d’administration de toutes les grandes entreprises, souligne Olivier Van Der Maren, conseiller énergie à la Fédération des entreprises de Belgique. Plus aucun patron n’ignore la question. Les entreprises sont fières de ce qu’elles ont fait. » Un expert du secteur modère : « C’est à l’agen- da de toutes les grosses boîtes car elles ont tout à gagner en termes financiers. Par ailleurs, c’est bon pour l’image, donc pour la stratégie. » Obligation, calcul économique, bonne foi et greenwashing, il y a un peu de tout cela dans le positionnement des entreprises toujours très réticentes à l’égard un cadre trop normatif. On ne compte plus, dans les rédactions, les communiqués des sociétés qui lavent plus blanc que © ALAIN DEWEZ. ENTREPRISES Les entreprises doivent I Les petits largués ? La grande largesse dans l’octroi des quotas de CO2 aux entreprises et le prix du carbone sur les marchés ont cependant fortement limité l’incitation à investir. Plus facile, parfois, d’acheter du CO2 bon marché que d’investir. Pour les connaisseurs, seule une remontée du prix du CO2 incitera MOBILITY PACKS « Concurrencer » la voiture de société L’EXPERT habitations exige des matériaux de construction de pointe (vitrage, isolation, ciment, chimie…). Il y aura donc des créations d’emplois y compris dans les PME. Sont-elles aujourd’hui suffisamment conscientes ? Leurs actions sont-elles à la hauteur des efforts requis ? Toute une série de secteurs sont clairement conscients des enjeux et demandent explicitement des politiques plus contraignantes, intégrant véritablement l’externalité carbone dans les prix. Ils attendent une réforme du marché européen des quotas d’émission qui redresse le prix du CO2 et favorise ainsi les investissements. Ils voient l’opportunité de construire une nouvelle politique industrielle, basée sur les secteurs d’avenir. Par contre, d’autres secteurs appliquent la politique de l’autruche, attendant peut-être les directives des autorités. Celles-ci devraient donc accompagner/susciter ce mouvement ? En effet, les politiques à long terme font cruellement défaut alors qu’elles sont indispensables pour fournir de la clarté aux investisseurs privés qui ont besoin de 20 ans pour rentabiliser leurs investissements. D’où l’importance de la finalisation du « paquet énergie/climat 2030 » au niveau européen et la nécessité d’un accord climatique mondial. La réussite de la nécessaire transition exige des objectifs contraignants car on parle bien d’un véritable changement de système, d’une mutation complète de nos modes de production et de consommation. PROPOS RECUEILLIS PAR M.D.M. © D.R. « Les entreprises doivent apporter des solutions concrètes » Roland Moreau est patron de la direction « Environnement » de l’administration fédérale. Venu du privé, passé par Greenpeace puis arrivé au « top » de la fonction publique, c’est un observateur privilégié des relations parfois tumultueuses entre les entreprises et le dossier climatique. Les entreprises sont souvent considérées comme les principales responsables de ces émissions, parfois comme un facteur de résistance que seul le profit intéresse. Parler « des entreprises » ne signifie rien ! Les fédérations patronales doivent faire le grand écart entre les « visionnaires » qui voient la transition bas carbone comme une opportunité et les « attentistes » qui nient les défis communs à relever et veulent continuer « business as usual ». Rappelons encore que, depuis la première crise pétrolière de 1973, les gros consommateurs d’énergie font des efforts de réduction de leurs factures et donc de leurs émissions. Rappelons enfin que les politiques climatiques ne sont pas l’enjeu no1 en matière de compétitivité ; elles sont un fragment du différentiel dans les coûts énergétiques entre l’Europe et les USA, ou du coût salarial entre Europe et Asie. Quel rôle peuvent-elles jouer dans la transition ? Un rôle essentiel en apportant les solutions concrètes, en harmonie avec les pouvoirs publics qui fixent le cadre et investissent dans les infrastructures. Il faut réinventer et décentraliser la production et la distribution de l’électricité en passant au renouvelable, investir dans des véhicules électriques performants. La rénovation des blanc. Difficile, souvent, de faire la part des choses. Renoncer à la voiture de société pour se rendre au travail ? L’asphyxie des centres oblige les entreprises à trouver des solutions : carsharing, vélo, restrictions de stationnement, métro, tram, bus ou train… Les idées ne manquent pas. Une poignée d’employeurs propose des « mobility packs » ou autres « budgets mobilité ». Le principe : sur base volontaire, le salarié choisit ses modes de transport, à la carte, dans les limites d’un cadre financier. En Belgique, GDF Suez est parmi ceux à avoir intégré ce principe dans sa politique mobilité. « Tous nos cadres peuvent bénéficier d’une voiture de société. Mais depuis 2008, nous faisons la promotion d’autres formes de transport pour les trajets domicile-travail », explique Lieve Lemmens, mobility manager auprès d’Electrabel. En interne, cette société caresse l’objectif de réduire de 25 % ses émissions de CO2 d’ici 2015. Concrètement, chaque cadre se voit allouer un « budget mobilité », en complément de la voiture de société. « Plutôt que d’opter pour un modèle avec options complètes, nos collaborateurs peuvent choisir une petite citadine, à faible consommation. Avec le solde, ils ont la possibilité de choisir des alternatives de transports », détaille Lemmens. Au menu : des abonnements annuels aux trains (première et deuxième classe), aux transports en commun régionaux (Stib, De Lijn, TEC), l’accès au système de partage de voitures Cambio, ZenCar et au Villo, l’achat ou la mise à disposition d’un vélo ou d’un scooter électrique. L’initiative porte-t-elle ses fruits ? Actuellement, GDF Suez possède une flotte de 2.300 voitures. « Mais 30 % des cadres ont pris un abonnement aux transports en commun en plus de leur voiture, pointe Lieve Lemmens. Nous avons intégré des voitures hybrides dans notre flotte. Et analysons la possibilité de compléter l’offre avec des véhicules électriques. » Autre démarche : depuis le déménagement de son siège social à proximité de la gare du Nord, le groupe propose un plan de mobilité durable, baptisé « Let’s Choose ». L’objectif reste local. Vu le nombre de places de parking limité, le groupe veut convaincre les occupants de sa tour bruxelloise de délaisser leur voiture au profit d’autres formes de transport. Résultat : sur 1.150 employés directement concernés, plus de la moitié ont renoncé à leur emplacement de parking, 770 ont choisi de se déplacer en train, et l’utilisation des transports en commun est passée de 29 % à 58 % en un an. Si seulement 2 % des employés font le trajet jusqu’au travail à vélo, les déplacements en voiture ont, quant à eux, été réduits de 40 %. Sur l’ensemble du projet, 1.247 tonnes de CO2 ont été épargnées en mobilité. RAFAL NACZYK 8
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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 LE BULLETIN CLIMATIQUE 9 à réaliser de nouvelles économies. Par ailleurs, les plus petites entreprises ne sont pas incluses dans l’obligation européenne. Certes, leur part dans les émissions totales de CO2 est faible. Mais l’enjeu énergétique n’en est pas moins crucial. « Les PME n’ont pas les moyens, humains surtout, de comprendre et de traiter la problématique de l’énergie et de l’efficacité énergétique », dit-on dans le secteur. « Tout le monde sait que l’isolation et l’efficacité énergétique sont rentables, indique Tanguy du Monceau, expert chez CO2logic, une société d’audits. Et pourtant on voit encore des aberrations dans le tertiaire comme dans l’industriel. » Combien d’ordinateurs ou de luminaires laissés allumés pendant la nuit ? Combien de systèmes de climatisation mal réglés ? « Il y aurait de 10 à 15 % d’économie à aller chercher là-dedans », selon André Lebrun, directeur du département environnement à l’Union wallonne des entreprises. « On surestime toujours le coût des réductions d’émissions », relève un expert. Rendre l’audit CO2 obligatoire pour toute société de plus de cent employés ? « Le fait de mesurer oblige les entreprises à prendre conscience de leur impact et de se pencher sur la question de la réduction », souligne du Monceau. On progresse et on va encore progresser. Mais tout n’est pas rose, analyse un connaisseur du dossier : « Certains fonctionnent toujours sur un mode de développement hégémonique, hérité de la révolution industrielle, basé sur un accès quasi illimité et bon marché aux ressources fossiles, dans un modèle capitaliste. La transition d’un système à l’autre n’est donc forcément pas facile puisque l’on se heurte à une série de réflexes hérités du modèle dominant. Ces réflexes ne sont pas propres à un groupe particulier, on les rencontre tant au niveau du business que des syndicats ou des politiques. Et dans chacun de ces groupes, on voit aussi (heureusement) des précurseurs, des gens qui regardent plus loin que le bout de la lorgnette et qui développent des comportements de transition. » Reste à savoir qui des conservateurs ou des visionnaires l’emportera au bout du compte. ■ MICHEL DE MUELENAERE © CORALIE CARDON. confirmer leurs progrès « VERT » PVC Révolution à la Floridienne Pour Floridienne Chimie, tout commence par une menace. La société basée à Ath est notamment spécialisée dans les stabilisants pour PVC entrant dans la fabrication de châssis, tubes, câbles… L’un des composants essentiels de cette activité, le plomb (issu à 80 % du recyclage des batteries de voitures), va devoir sortir de la chaîne de production ; ainsi en ont décidé les producteurs de PVC, engagés dans un programme de « verdissement », et anticipant sans doute une mesure contraignante des autorités. Les responsables de l’entreprise mettent 40 millions sur la table. Objectif : trouver un substitut au plomb et, dans la foulée, en chercher un pour remplacer les retardateurs de flammes contenant des halogènes, eux aussi en voie d’interdiction, tant aux EtatsUnis qu’en Europe. Le résultat : GreenStab, « basé sur l’utilisation du calcium de zinc, un stabilisant organique », détaille Simon Vlajcic, directeur général. Usine inaugurée en octobre 2011. « Le principal facteur de la dé- marche est économique, poursuit Vlajcic. Sans plomb et sans retardateurs de flammes classiques, 75 % de notre chiffre d’affaires pouvaient partir en fumée. » Mais les responsables de la société ne s’arrêtent pas là. La métamorphose de l’entreprise passe aussi par la création d’un centre de recherche où l’on prépare la mise au point des nouveaux retardateurs de flammes sans halogènes. Ensuite un travail de fond sur l’utilisation de l’énergie et sur la facture climatique : 2.000 m2 de panneaux photovoltaïques au tellure de cadmium assurent 5 % de la consommation d’énergie. Le reste vient de fournisseurs d’électricité renouvelable. « La nouvelle usine n’émet ni effluents solides ni liquides. Comparée aux anciennes installations, elle utilise 30 % d’énergie en moins à la tonne produite. L’énergie n’est pas le facteur le plus important de notre activité, mais il l’est en termes de compétitivité. » Et ce n’est pas fini : la Floridienne qui a reçu le Belgian Business Awards for the Environnement est engagée dans la négociation d’un accord de branche au niveau wallon qui débouchera sur de nouvelles réductions d’émissions. « Il y a encore de la marge. » M.D.M. MERCREDI 13 NOVEMBRE, POUR CHAQUE JOURNAL DISTRIBUÉ, LE SOIR PLANTERA UN ARBRE Découvrez comment votre journal s’engage dans une grande opération de reforestation à Madagascar. Rejoignez-nous dans ce geste citoyen! Dans ces 4 pages consacrées aux enjeux climatiques, Le Soir fait son bilan carbone, interviewe le président de l’association ‘Graines de vie’, examine la situation du déboisement à Madagascar... Ce mercredi 13 novembre, rendez-vous chez votre libraire. J’y vois clair 9
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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 10LE BULLETIN CLIMATIQUE Le politique déçoit, DÉCIDEURS Manque d’intérêt, manque de vision, manque d’ambition. Le bulletin des politiques est constellé de rouge. Reflet ou cause du désintérêt de la population ? A l’heure de dresser le bulletin belge en matière climatique, les nombreux experts et observateurs contactés par Le Soir sont unanimes sur deux choses au moins. Un : espérer une modification des comportements des entreprises et des ménages en s’appuyant uniquement sur des « carottes » (primes, déductibilités fiscales, campagnes de sensibilisation…), c’est rêver en couleurs. Il faut aussi des mesures contraignantes pour décourager les comportements nuisibles et ouvrir la voie aux actes positifs. Deux : malgré quelques exceptions, on est aujourd’hui loin du but. Tant pour les carottes que pour les contraintes… « Les politiques sont des politiques avant tout, attaque un consultant, familier des cénacles gouvernementaux. Ils ne sont pas là pour faire le bien. En matière d’énergie et de climat, il y a quelques bonnes décisions et beaucoup de non-décisions. » Du côté des entreprises où l’on est parfois les premiers à combattre toute velléité de réglementation, un patron ajoute : « Les politiques ne savent pas trancher. C’est la division qui règne. Une tare vraiment catastrophique ! Qu’y a-til de sûr aujourd’hui en Belgique ? Il n’y a ni vision ni sécurité juridique. » mettre en place une fiscalité carbone », indique un universitaire. Dans un avis inhabituellement tranché, le très consensuel Conseil fédéral du développement durable (patrons, syndicats, ONG de développement, associations environnementales et de consommateurs) en rajoute lui-même une couche : « Des décisions importantes se font attendre, un cadre stratégique clair est absent, le suivi et l’évaluation des politiques sont déficients, les engagements ne sont pas tenus et la résolution de problèmes fondamentaux est toujours repoussée. » Parmi cette salve impitoyable, certains trouvent cependant des circonstances atténuantes : « Il est vrai que l’implication de la population est proche de zéro. Difficile pour un politique de faire de ces sujets un thème électoral. » Une population pas impliquée fait un politique démobilisé qui, en retour, n’agit pas pour conscientiser l’opinion. Voilà qui expli- querait, dit un autre, le fait que les parlementaires soient « remarquablement muets sur ces questions fondamentales ». D’autres évoquent la puissance des lobbies, qui bloqueraient les progrès. D’autres la faiblesse des médias. Et dans ce cercle vicieux, les ONG rament. Avec des succès mitigés et un questionnement qui commence à émerger : comment parler et mobiliser « d’une manière nettement plus percutante et innovante » ? ■ MICHEL DE MUELENAERE ACTIONS Assez d’efforts ? Manque de vision L’absence de vision : un reproche récurrent. Comme celui du manque d’ambition. « Les politiques sont-ils capables de se projeter à moyen et long terme ?, s’interroge un haut fonctionnaire. Non, juste à une trentaine de semaines, c’est-àdire les prochaines élections. C’est un constat terrible, mais réaliste je crois. » Les exemples pleuvent : l’incroyable sanctuarisation de l’automobile, l’incapacité à investir sérieusement dans les transports en commun, l’absence de volonté d’agir massivement dans la rénovation des bâtiments, l’échec de la fiscalité… « Tous les partis évoquent une réforme fiscale, et pratiquement pas un seul, dans ses propositions à ce sujet, ne La politique en matière de transports routiers : un domaine dans lequel les décideurs politiques s’exprime clairement sur la nécessité de n’ont pas osé, su, pu, imaginé trancher. Un échec majeur. © ROGER MILUTIN. La liste des mesures prises et à prendre à tous les niveaux de pouvoir est pourtant longue. Trop peu ? Au fédéral, on invoque les déductions fiscales pour investissement économiseur d’énergie pour les particuliers (en oubliant celles qu’on a supprimées…) et les entreprises, les agrocarburants, la promotion du rail, l’éolien offshore. La Wallonie qui s’est dotée d’un plan énergie-climat a lancé son alliance emploienvironnement ainsi que des programmes de recherche ; promeut les modes de transport doux, a octroyé 17.349 primes contre 8.168 en 2008. Dépensera 70 millions pour des primes énergie et réhabilitation et 100 pour les prêts « écopacks »., soutient la géothermie. Bruxelles a aussi un plan climat. En 5 ans, elle a dépensé 110 millions de primes énergie-rénovation. Tente de prendre des mesures de mobilités. Objectif 2025 : réduire les émissions de 30 % par rapport à 1990. M.D.M querelle Les désaccords entre le fédéral et les Régions minent les politiques et la crédibilité de la Belgique ’est le clou Et pour beaucoup, preuve Cl’incapacité de notrelacercueil. de des politiques à mener à bon port les dossiers de l’énergie et du climat. Depuis des mois, les Régions et le fédéral livrent bataille autour du dossier du partage de la charge, le burden sharing pour les intimes. Une question « simple » mais toujours pas de réponse. La Belgique s’étant engagée à réduire de 15 % ses émissions de CO2 d’ici 2020 et de couvrir 13 % de sa consommation d’énergie avec des renouvelables, qui, du fédéral et des Régions, fait quoi ? Dans le paquet, on discute aussi de la répartition des revenus de la mise aux enchères des quotas de CO2 réservés à la Belgique. Et l’on a tenté de s’entendre sur la répartition de l’aide (150 millions sur 20102012) promise par la Belgique aux pays en développement les plus pauvres affectés par le changement climatique. Des dizaines et des dizaines de réunions plus tard, c’est pour l’instant l’échec sur toute la ligne. Même si, aux dernières nouvelles, « tout le monde veut aboutir », selon un négociateur. Ça fait mauvais genre. Cette semaine au sommet de Varsovie, le monde évoquera le soutien financier aux pays du Sud. De l’argent pour la période 20132015, puis 100 milliards de dol- Incroyable : la somme des émissions de gaz à effet de serre rapportée par les Régions ne correspond pas au calcul du fédéral. Quinze ans que l’ONU nous demande de mettre de l’ordre. En vain. © THIENPONT. lars par an pour 2020. La Belgique qui s’était engagée pour 150 millions entre 2010 et 2012 n’a réussi à en trouver péniblement que 92,561. « C’est le gouvernement fédéral qui a le plus activement participé à ce financement, insiste Melchior Wathelet (CDH), ministre de l’Environnement : Nous avons donné 78,113 millions. » L’argent n’est pas « nouveau et additionnel » comme c’était prévu dans les accords internationaux : une par- tie résulte du « recyclage » de budgets de la coopération au développement. Le reste qui devait en principe venir des Régions ? « Ce dossier est refermé, dit un des participants de la Commission nationale climat où les Belges s’étripent depuis des lunes. La Belgique ne donnera jamais ces 150 millions. » On passe à autre chose. Reste que lorsqu’il s’agira de se montrer en pointe sur le dossier climatique, les négociateurs belges auront du mal à se faire entendre. A l’heure de déterminer les responsabilités dans ce fiasco, tout le monde flingue tout le monde. Du côté fédéral, on stigmatise « la schizophrénie » des Régions qui veulent toutes les compétences mais refusent les contraintes qui y sont liées. Celles-ci accusent le gouvernement fédéral d’immobilisme, d’être absent lors des négociations et d’être incapable de se mettre d’accord sur une poli- tique climatique que certains partis jugent non prioritaire. « On attend toujours le sommet belge sur le climat annoncé en grande pompe par Wathelet lors du dernier sommet international à Doha en 2012. Et qu’at-il fait lorsqu’il présidait la Commission nationale climat ? », s’amuse un Wallon. Les proches du dossier relèvent aussi que les partis flamands tant à la Région qu’à l’exécutif fédéral dénient à celui-ci toute compétence et cherchent à torpiller le dossier. L’environnement étant une compétence régionale, ni le gouvernement ni l’administration fédérale n’ont à s’en mêler, peut-on résumer. Le hic, c’est que certains leviers essentiels sont encore entre les mains du fédéral comme la fiscalité (accises sur les carburants et déductibilités), l’éolien offshore, les agrocarburants, les normes de produits… « Chaos institutionnel » Au moment de négocier, chacun cherche à reporter l’effort sur l’autre. « C’est le chaos institutionnel », résume un fonctionnaire. En termes diplomatiques, le Conseil fédéral du développement durable déplore l’ampleur des divisions. Dans son dernier avis sur la « gouvernance climatique » (tout un programme…), il plaide pour « une réelle coordi- nation et une réelle cohérence entre les différentes instances belges en charge de la politique climatique, du fait du caractère transversal de cette politique et des nombreuses synergies possibles ». On traduit : en matière d’énergie et de climat aujourd’hui en Belgique, chacun tire la couverture à soi, mène sa politique dans son coin, éventuellement contradictoire à ce qui se fait à d’autres niveaux de pouvoir. Alors qu’une coordination permettrait à tous d’en tirer d’importants bénéfices… Vous avez dit coordination ? Les Belges sont déjà incapables de s’entendre sur leurs chiffres d’émission. En raison de différences de méthodologies, la somme des émissions régionales ne correspond pas au calcul fédéral. Depuis des années, l’ONU demande aux Belges d’accorder leurs violons. « Cela fait 15 ans que ça dure », soupire un responsable de l’inventaire. Parviendra-t-on à ramener la raison ? Cette année, la vente des quotas de CO2 rapportera environ 130 millions à la Belgique. Une somme bloquée en attendant un accord entre le fédéral et les Régions sur sa répartition. Si les arguments de raison ne parviennent pas à convaincre, celui-ci pourrait aider… ■ MICHEL DE MUELENAERE 10
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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 LE BULLETIN CLIMATIQUE 11 en panne de mobilisation mobilité Transports en commun : un train de sénateur commun a doublé en une décennie. Mais les émissions de gaz à effet de serre dues au transport, principalement routier, continuent d’augmenter. « C’est désormais la principale pression sur le bilan climatique belge », indique un rapport officiel. Et l’on ne parle pas de la pollution de l’air, grave problème sanitaire, et de l’insécurité routière… Toujours plus d’usagers des transports en commun : aux TEC wallons, ils sont passés de 144,4 millions en 2000 à 295 millions l’année passée. A Bruxelles, on note une augmentation de 13 à 26 %. Idem sur le rail : 120,1 millions de voyageurs au premier semestre, en hausse de 0,8 % par rapport à la même période en 2012. « Une croissance de plus de 50 % en une décennie », estime la SNCB. Mais toujours plus d’automobilistes accomplissent toujours plus de kilomètres. Comme dans beaucoup de pays occidentaux, la « demande de mobilité » a explosé. Le trajet domicile-travail n’est plus le principal motif de déplacement. Dans l’offre de moyens de transport, trains, trams et bus ont du mal à concurrencer la voiture. Tant en termes d’objectifs que d’image. Mais a-t-on suffisamment investi, et là où il le fallait, pour faire du transport public une solution attractive ? Le patron sortant de la SNCB, Marc Deschemaeker, le reconnaissait ce weekend dans L’Echo : « Dans les années 90, la Belgique n’a pas su investir dans l’achat de nouveau matériel, ce que nous payons cher aujourd’hui avec une ponctualité et une satisfaction des usagers en baisse. » La scission de la SNCB en trois entités a compliqué le paysage et contribué à forger une image chaotique et inefficace du transport par rail en Belgique. pas à la hauteur, surtout en Wallonie », indique un chercheur qui travaille pour le gouvernement wallon. Les choses pourraientelles changer ? Après de nombreuses fermetures de gare ces dernières années, le ministre des Entreprises publiques, Jean-Pascal Labille (PS), s’est engagé à maintenir en état optimal d’exploitation l’ensemble des lignes ferroviaire en Wallonie, y com- A MICHEL DE MUELENAERE et RAFAL NACZYK Trajectoire des émissions belges de gaz à effet de serre 1990 - 2050 Le Soir - 12.11.13 Source : Climact, Inventaire belge des émissions de gaz à effet de serre En millions de tonnes équivalent CO2 143 - 0,4 % p ar an 132 n a par On n’en a pas assez fait pour l’efficacité énergétique. » C’est d’autant plus pertinent que l’objectif de renouvelable s’appréciera finalement au regard de la consommation d’énergie. Si celle-ci diminue, la part de renouvelable grossira automatiquement. Reste qu’il faut avancer. Pousser à tout prix ? « Il faut un minimum pour continuer le déploiement et acquérir du savoir-faire. Un jour, les énergies renouvelables n’auront plus besoin d’aide. Lorsque le déséquilibre entre l’offre et la demande de pétrole poussera les prix à la hausse. En attendant, il faut éviter les à-coups ; il n’y a rien de pire. Il est nécessaire qu’on se mette d’accord sur une stratégie concertée pour mettre en place un cadre qui sécurise les investissements en éviLes renouvelables parfois vues tant les effets d’aubaine. » Plus globalement, conclut Huart, en macomme une menace. © MILUTIN. tière d’énergie en Belgique, « il faut une autre manière de voir. » faut arrêter de tergiverser. Il faut La production verte « a montré des choix concertés qui doivent être sa pertinence en matière énergé- partagés par les trois Régions et le tique, poursuit Huart. L’énergie fédéral ». ■ fossile nous appauvrit en termes M.d.M. de facture énergétique : nous payons annuellement 35 milCHIFFRES liards d’euros de facture, sans compter les équipements. Et nous Moins de 5 % sommes dépendants à 85 % des En 2011, dernière année des énergies fossiles ». Les renouvestatistiques officielles, la lables ont permis de faire baisser production d’énergie renoule prix de l’électricité de gros, souvelable en Belgique repréligne Huart. Mais la transpasentait 4,9 % de la consomrence du système le dessert ? « La mation finale d’énergie facture des consommateurs in(7,7 % en Wallonie). C’est ce dique clairement le surcoût lié à chiffre qui devrait atteindre la contribution des certificats 13 % en 2020. verts. » Voilà qui a alimenté un La production d’électricité débat furieux. provenant de sources renouCertains estiment cependant velables était quant à elle de qu’on a mis la charrue avant les 9 % de la production totale bœufs dans la politique énergé(9,9 % en Wallonie). Princitique. « L’accent aurait dû pales sources : l’éolien, le d’abord être mis sur la réduction photovoltaïque, l’hydroélecde la consommation d’énergie, tricité. tant au niveau des logements que M.D.M. des entreprises, insiste un expert. 180.000 habitants supplémentaires. La population se paupérise. Et devient “usagère captive” des transports en commun. » Sans vraiment gommer la congestion du trafic. Cette dernière est d’ailleurs parfois le principal obstacle à l’amélioration du service et à la satisfaction des usagers. D’où l’importance des sites propres en milieu urbain. Encore faut-il avoir le courage de réduire la place de la voiture, notamment le stationnement en surface. Là, ça coince souvent. « Les communes restent dans une logique de consensus, poursuit Tackoen, elles prônent les transports publics sans faire de mal à la voiture. En dix ans, tous les projets n’ont fait que maintenir la vitesse commerciale de la Stib, sans vraiment l’augmenter. » L’argent ne suffit donc pas. Les transports en commun ne sont pas seulement l’alternative à la congestion, leur développement est aussi une question sociale. Aujourd’hui, 17 % des ménages wallons ne possèdent pas de voiture personnelle. Ils sont près d’un sur trois à Bruxelles. Et ils seront probablement plus nombreux à l’avenir, par choix ou à cause du coût croissant de l’énergie. ■ 1% - 5, A 85 % dépendants des énergies fossiles Pour Michel Huart, maître de conférences à l’ULB et secrétaire général de l’Apere, l’Association pour la promotion des énergies renouvelables, celles-ci sont « désormais considérées comme une contrainte, une obligation. Pas une opportunité ». Il n’y a pas de consensus sur la question, regrette-t-il. Etrangement, ni les subventions aux énergies fossiles, ni le coût passé et futur du nucléaire, ni les subsides aux futures centrales au gaz qui sont actuellement et seront à l’avenir payés par la collectivité via le budget de l’Etat ne suscitent de réactions. « Le dossier des énergies renouvelables est l’otage de positionnements politiques, analyse Huart. On n’est pas dans une logique de projet commun. Il est évidemment plus facile de faire ce qu’on a toujours fait : produire à partir des énergies conventionnelles. Le projet politique actuel reste dans les anciennes recettes énergétiques. Pour les renouvelables, il eu toutes les peines du monde à assurer la dotation des TEC. A Bruxelles, la dotation régionale à la Stib est passée de 414 millions en 2005 à 452 en 2010 et 485 en 2013. « L’amélioration de l’offre a un effet d’entraînement sur la fréquentation. Mais on ne peut pas dire qu’il y ait un vrai report modal, analyse Xavier Tackoen. Sur les dix dernières années, Bruxelles a accueilli Investir au bon endroit Quant à la pertinence de certains investissements, beaucoup la contestent. Deschemaeker s’interroge : « Il faut aussi se demander si l’on doit encore construire des cathédrales comme gares. » La récente décision du gouvernement wallon de financer la construction d’une gare à l’aéroport de Gosselies ne fait pas l’unanimité. « Ce qui est interpellant, dit Xavier Tackoen, administrateur délégué d’Espaces-Mobilités, ce sont les sommes investies dans des projets de gares pharaoniques alors qu’elles ne concernent qu’un nombre réduit d’utilisateurs. Il y a un essaimage des moyens. » La SNCB estime qu’en dix ans, elle a connu une croissance de plus de 50 % au niveau de ses usagers. La SNCB « n’est absolument Cependant le train ne concurrence pas encore la voiture. © BELGA. renouvelables « Un jour, les énergies vertes n’auront plus besoin d’aide » ux derniers relevés des compteurs, réalisés par l’Agence européenne pour l’Environnement au chapitre « énergies renouvelables », la Belgique figure en dessous de la trajectoire lui permettant d’atteindre l’objectif de 13 % qui lui a été assigné pour 2020. Un objectif légalement obligatoire en vertu de nos engagements européens, rappelons-le. Atteignable ? Le secteur est pour l’instant confronté à de nombreuses remises en question. En Wallonie, le soutien public au photovoltaïque est mis en cause en raison de son impact sur la facture des consommateurs et des entreprises. Le développement de l’éolien est quant à lui confronté à des mouvements locaux d’opposition. pris les lignes C (lignes les moins fréquentées). Et l’on parle d’accélérer la mise en œuvre du RER. Encore faudra-t-il dégager les moyens : le nouveau plan d’investissement, dit l’association navetteurs.be « ne permettra pas d’améliorer la ponctualité, le confort et, plus globalement, le service aux voyageurs ». En fait-on assez, et assez fort ? En Wallonie, le gouvernement a - 87,5 % paradoxe. nière nombre C ’est ungénérale, le De mad’utilisateurs des transports en 18 1990 2010 ET DEMAIN ? Nous n’avons pas fait le quart du tiers du chemin Regardez bien ce graphique. Toute l’ampleur de la tâche y est résumée. Et ce n’est pas une vision d’écologiste ni d’hurluberlus décroissants, c’est l’avenir de la Belgique. C’est d’ailleurs celui de l’Europe et de ses Etats membres. Folie furieuse ? Personne ne nie qu’il va falloir se retrousser les manches. Mais l’objectif est dans nos cordes. De nombreuses études ont montré qu’il est encore possible d’engranger de substantiels progrès : dans l’efficacité énergétique des bâtiments, des usines, des transports, grâce à l’arrivée de nouvelles technologies, de nouveaux produits et de nouveaux modes de production d’énergie, dans la modification des comportements, dans de nouvelles politiques fiscales ou d’aménagement du territoire. Un exemple ? Pour le bureau de consultants McKinsey, le potentiel d’efficacité énergétique s’élèverait à 29 % d’ici à 2030. Cela veut dire qu’avec un tiers d’énergie en moins on pourrait obtenir le même résultat qu’aujourd’hui, dans les maisons, les usines et les transports : 48 % de la consommation d’énergie pourraient être épargnés dans les bâtiments, 22 % dans l’indus- - 80 à 95 % Objectif 2050 (fourchette) trie et 21 % dans les transports d’ici à 2030. Personne ne dit que toutes les réponses sont déjà apportées à toutes les questions. Mais en trente ans, beaucoup de choses peuvent évoluer. Des pistes de réflexions ont été données récemment dans une étude envisageant un « scénario bas carbone » pour 2050 (1). Mais il faudra une révolution des mentalités et des manières de faire. Et pourquoi pas un débat, une mobilisation de la société, un consensus ? « Cela n’est pas impossible, indique un fin connaisseur des négociations internationales et nationales. Mais il faut de la pédagogie de la part des autorités. Et surtout oser dire la réalité. Tant qu’un ministre de l’Energie ou un vice-premier privilégieront l’effet d’annonce facile d’une réduction des prix de l’énergie au message bien réel à donner à la population sur le fait que le prix de l’énergie va augmenter durablement au cours des prochaines années et décennies, en expliquant pourquoi, et comment on peut faire en sorte que le coût réel pour nous peut être maîtrisé, on passera à côté de ce consensus. Il faudrait sans doute une sorte “d’états généraux”, un grand chantier à lancer sur plusieurs années, très ouvert et transparent, avec un vrai débat public. » M.D. M. (1) www.climat.be/2050 11
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    283 CHEVAUX 100% DÉDUCTIBLE* Avant la Volvo V60 Plug-In Hybrid, avoir du plaisir au volant d’une voiture luxueuse signifiait souvent émettre beaucoup de CO2, payer trop d’accises et un maximum d’impôts. Aujourd’hui, au volant de la Volvo V60 Plug-In Hybrid, les amateurs de sensations peuvent prendre du plaisir tout en étant 100% récompensés fiscalement. Volvo V60 Diesel Plug-In Hybrid. Prenez du plaisir, sans en donner au fisc. 3 *La déductibilité à 100% concerne uniquement les indépendants établis en société. Donnons priorité à la sécurité. Informations environnementales AR 19/03/2004 : www.volvocars.be. Modèle présenté à titre illustratif. Prix V60 Plug-In Hybrid: à partir de 60.550 €. 1,8 L/100 KM – 48 G CO2/KM VOLVOCARS.BE 12
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    SPORTS P.20 Raikkonen ne courra pas lesdeux derniers GP pour Lotus P.17 Fin d’année avancée pour Messi P.22 Van Uytvanck se donne 2 ans pour réussir sur le circuit féminin Le Soir Mardi 12 novembre 2013 P.22 Novak Djokovic a dominé Nadal et reste le Maître Simon Mignolet titularisé contre la Colombie et le Japon DIABLES ROUGES Maeschalk. Enfin, Hazard et Witsel n’étaient pas non plus sur la pelouse mais cela n’inquiétait pas le coach fédéral qui espère les avoir à disposition mardi ou mercredi. En revanche, Thomas Meunier a bien profité de son premier jour avec les Diables. « J’avais besoin de voir à l’œuvre un troisième arrière droit, poursuit Wilmots. Mes scouts ont visionné Vanden Borre et Meunier. Ce dernier joue plus de matchs que la saison dernière durant laquelle il a souvent été blessé. Désormais, il est capable d’enchaîner trois rencontres par semaine. Mais avant d’anticiper les choses, il doit d’abord s’intégrer au groupe. » Wilmots n’a donc pas encore voulu parler d’éventuelle titulari- L « Mignolet affiche une mentalité exemplaire et livre de très bonnes prestations avec son club » Simon Mignolet est irrésistible avec son club, Liverpool. Courtois, Marc Wilmots lui a confié la défense du but belge pour les deux joutes amicales de ce mois de novembre. © ANDREW YATES/AFP s’il pouvait passer une résonance magnétique à Londres. Comme notre staff médical travaille en parfaite harmonie avec celui d’Arsenal, nous avons accepté. » En soirée, Vermaelen devait prendre le train pour rejoindre le rendez-vous des Diables. Et retrouver certains éléments qui sont au rassemblement avec l’un ou l’autre bobo. D’abord, Jelle Vossen qui s’est blessé au genou, dimanche, contre Anderlecht. « D’après le staff, cela ne semble pas trop grave et on pourrait l’intégrer mardi ou mercredi. ». Ensuite, Nacer Chadli avec qui le staff analysera l’évolution au jour le jour, et Lombaerts, qui comme Vossen et Chadli, a effectué un travail spécifique avec Lieven Meunier : « Tout va plus vite qu’à Bruges » les secondaires. J’ai aussi joué avec De Bruyne et Hazard en équipes d’âge. Je ne suis donc pas entièrement perdu. Plusieurs joueurs sont venus spontanément vers moi, aussi. Beaucoup d’entre eux suivent le championnat belge et me connaissent via mes prestations à Bruges. ENTRETIEN homas Meunier a découvert le groupe des Diables lundi après-midi. Le Brugeois s’est entraîné pour la première fois avec ses nouveaux coéquipiers. T Thomas Meunier, dans quel état d’esprit étiez-vous avant ce premier entraînement ? J’étais impatient de me mesurer à ces joueurs. Je suis toujours impressionné de les voir évoluer à la télé et j’étais curieux de voir ce que cela donnait sur le terrain. Les quelques exercices réalisés lundi m’ont fait me rendre compte d’une chose : tout va plus vite qu’à Bruges. Comment avez-vous été accueilli ? Je suis arrivé parmi les premiers à l’hôtel. J’ai été accueilli par le staff, Marc Wilmots et Vital Borkelmans en tête. Ils m’ont avant tout félicité pour ma sélection. Les autres joueurs sont arrivés au compte-gouttes et nous avons DIVISION 1 La Coupe du monde se prépare dès cette semaine Vermaelen a passé un examen médical à Londres et devait rejoindre le groupe lundi soir. Bakkali est le seul forfait enregistré lundi par Wilmots. undi, Marc Wilmots a entamé le long travail de préparation qui amènera l’équipe nationale à la Coupe du monde au Brésil. En effet, la qualification assurée, place aux matchs amicaux : d’abord la Colombie de Falcao ce jeudi puis le Japon de Kawashima mardi prochain. Deux joutes pour lesquelles il avait, au départ, retenu un noyau de 25 joueurs en sachant que Casteels et Bakkali rejoindraient d’abord les Espoirs. Sauf que ce dernier, qui n’a pas joué avec le PSV ce week-end, est forfait suite à une cheville douloureuse. « Il va de blessure en blessure pour l’instant et on ne veut pas brusquer les choses. A partir du moment où il ne pouvait pas être prêt pour le match des Espoirs, c’était mieux de le laisser à la disposition de son club. » C’est donc le seul forfait que le sélectionneur fédéral a entériné ce lundi. Mais lors de la courte séance de retrouvailles, plusieurs éléments manquaient à l’appel sur la pelouse et même au rendez-vous. C’est le cas de Thomas Vermaelen. « Il a un mollet assez raide et Arsenal nous a demandé Malgré un 7 sur 18, le Standard garde la tête ! Meunier ravi de découvrir le staff des Diables. © PHOTONEWS très vite pris la direction du centre d’entraînement. L’approche très professionnelle du staff qui nous encadre m’a surpris. Ici tout est fait pour que l’on ne doive se soucier de rien à part du football. Vous aviez déjà croisé la route de plusieurs Diables ? Bien sûr, j’en connaissais déjà plusieurs : Timmy Simons, évidemment, mon coéquipier à Bruges ; Witsel, que je côtoie personnellement et aussi Benteke, qui était dans ma classe pendant Vous n’aviez encore jamais joué au back droit avant les playoffs de l’année passée. Est-ce que cette sélection signifie que vous allez vous y installer durablement ? Je m’y sens en tout cas de plus en plus à l’aise. J’ai le sentiment d’avoir progressé défensivement ces derniers mois. Depuis mon retour de blessure mi-septembre, j’ai joué tous les matchs à ce poste, sans avoir réellement eu de ratés. Le match de dimanche contre le Standard était probablement l’un des meilleurs que j’ai réalisé à ce poste, et il est tombé au bon moment. Parfois, le fait de marquer me manque. Espérez-vous accrocher un peu de temps de jeu sur les deux prochaines rencontres ? Honnêtement, le fait d’être ici avec le groupe constitue déjà une récompense. J’espère pouvoir figurer sur le banc pour l’un des deux rendez-vous. Est-ce qu’une part de vous pense à être retenue pour le Brésil en juin prochain ? Non, je n’y pense pas. Mon objectif est de remporter le titre avec Bruges. Il y a d’autres arrières droits qui peuvent plus logiquement prétendre à une place dans ce groupe pour la Coupe du Monde que moi. Avez-vous déjà eu droit à votre bizutage ? Non. Quand je suis arrivé à Bruges, j’avais chanté “La P’tite Gayole”. Je ne chanterai plus la même, mais je n’ai pas encore choisi. ■ Propos recueillis par LANCELOT MEULEWAETER sation en ce qui concerne l’arrière droit de Bruges. En revanche, il a été plus explicite concernant le poste de gardien de but puisqu’il a déjà dévoilé le nom de celui qui sera titulaire contre la Colombie et le Japon : Mignolet. « C’était déjà prévu avant le match contre le pays de Galles et ce pour deux raisons. D’abord, il affiche une mentalité exemplaire. Ensuite, il livre de très bonnes prestations avec son club et il est logique de l’intégrer. » Le gardien de Liverpool renvoie donc Courtois sur le banc en sachant que ce dernier conserve la préséance. ■ E.Px A NEERPEDE Derniers tickets pour le Japon en vente à la Fédération Depuis hier soir à 22 heures, la vente de billets on line a été arrêtée. Le match contre la Colombie (14/11) est sold out depuis deux semaines. En revanche, il reste des places pour le Japon (19/11). Mais uniquement en vente au siège de l’Union belge. Les débuts d’Innaurato Nommé responsable des préparateurs physiques de la fédération le 29 août dernier, Mario Innaurato a entamé son travail avec les Diables ce lundi en remplacement d’Erik Roex qui reste à l’Union belge dans un rôle à définir. Rappelons qu’il avait déjà été le préparateur physique des Espoirs lors des Jeux olympiques de 2008. Preud’homme et Luzon ont été très calmes dimanche. © PHOTO NEWS de l’un des plus faibles de ces L eestchampionnatLes Belgique dernières années. observateurs le disent régulièrement. Mais les chiffres ne le prouventils pas ? Après un superbe 27 sur 27 pour entamer la compétition, le Standard vient de terminer le premier tour de la phase classique en engrangeant seulement 7 points sur 18. C’est peu pour un candidat au titre. Or, malgré tout, le club principautaire boucle la 15e journée avec un titre honorifique de champion d’automne. En effet, lors des six dernières rencontres, Genk lui a repris 8 unités, Anderlecht 6, Zulte Waregem 5 et le FC Bruges aucun. Bref, on se retrouve à mi-parcours avec 5 formations en 4 points. Dimanche, en mettant fin à une série de 17 matchs sans défaite de Genk réduit à dix dès la neuvième minute, Anderlecht a fait la toute bonne opération du week-end en se rapprochant à une unité de son opposant du soir et de Zulte Waregem, mais aussi à trois du leader de la compétition qui, quelques heures plus tôt, n’avait pas été en mesure de vaincre le FC Bruges en signant un troisième partage consécutif à domicile. Après un nul au PSG et un succès à Genk, le Sporting bruxellois a-t-il définitivement abandonné ses doutes au vestiaire, lui qui n’avait guère rentabilisé jusqu’à présent ses prestations face aux ténors du championnat ? Si on retiendra aussi la première victoire de Gand sous l’ère Rednic, mettant ainsi un terme à 8 matchs sans succès pour les Buffalos, et ce aux dépens de Charleroi qui cale un peu en signant un cinquième match sans succès, on s’intéressera surtout au cas de Mons qui s’enlise de plus en plus dans le bas du classement. En se déplaçant à la Côte, il jouait un match à six points. Mais, en encaissant une fois de plus un but très rapide, les Dragons ont quitté Ostende avec un revers supplémentaire dans leurs valises. Avant d’enchaîner avec le Standard, Lokeren et Zulte Waregem, les hommes de Janevski sont déjà à 9 points des PO2 ! Le deuxième tour risque d’être long, très long, trop long. ■ ETIENNE PAIROUX * 11
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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 12 LESSPORTS coup franc Au G5, on débloque en bloc le G5 ! A force de ne plus en B on sang,avoir entendu parler depuis une éternité, on l’avait presque oublié celui-là. Pour rappel, il s’agit d’une appellation contrôlée du milieu des années 2000 où le football belge, dans l’acception télévisée du terme, était sans le sou. A l’époque, l’aristocratie de la D1 (Anderlecht, le FC Bruges, le Standard) avait accepté d’élargir le cercle des puissants à une sorte de noblesse d’extraction (Gand, Genk) afin de se renforcer dans son combat pour augmenter la valeur de ses droits TV. A intervalles réguliers, c’est-à-dire au moment de l’élaboration du cahier des charges pour le renouvellement desdits droits télé, le G5 (se) rappelle donc qu’il existe. Parfois, comme en témoigne l’actu de la semaine écoulée, au prix d’une sorte de tir groupé de la gaucherie ou de l’inconvenance. 1. Anderlecht a levé un coin du voile, via une indiscrétion si peu innocemment distillée au cœur des nuits parisiennes, sur ce que promettait d’être le championnat 2015-16. Une vraie ouverture à 24 clubs professionnels (Séries A et B) promettant de contenter le plus grand nombre. En toute logique, chacun d’entre nous serait censé applaudir, et pourtant, c’est derrière cette redistribution des cartes que se cache l’illusionniste. Celui-là même qui devant Le silence de l’arbitre Alexandre Boucaut fut plus digne que les aboiements suspicieux du FC Bruges un public d’incrédules, s’apprête à obtenir ce qu’il avait toujours souhaité : une D1 à 12. La Série B, exsangue de toute affiche et donc potentiellement exsangue tout court, n’étant qu’une D2 qui ne dit plus son nom. 2. Le FC Bruges a sombré dans un délire paranoïaque. Sans pousser le bouchon dans le juridisme à outrance, comment ne pas penser que le procès intenté sur la place publique à l’arbitre Alexandre Boucaut, sur le site officiel du Club encore bien, n’esquisse pas les contours d’une incitation à la haine ? Le silence de l’arbitre mouscronnois, excellent par ailleurs lors du 0-0 de dimanche, fut plus digne que les aboiements suspicieux du Club. 3. Le Standard fait son marché à la Cristal Arena. On peut penser ce qu’on veut de l’offre émise à l’adresse du Jamaïcain Leon Bailey (16 ans). En revanche, ce qui est nettement moins clean de la part du Standard, c’est de faire peser une pression énorme sur un gamin en conditionnant son transfert à un investissement dans son pays d’origine. 4. Genk s’offusque et se retire du G5 pour s’être fait piquer un jeune talent. C’est bien vite oublier qu’il fut un temps où la pointe d’accent émanant des vestiaires du centre de formation de la Cristal Arena était liégeoise. N’est-ce pas Messieurs Bailly, Pocognoli, Remacle et Benteke ? 5. A Gand, on voit des complots après coup. Fliqué le 7-0 des barrages de mai dernier à Sclessin ? Ivan De Witte s’épanche puis se rétracte benoîtement. Entre-temps, l’opprobre est jeté, même indirectement, sur le Standard et son ex-T1 aujourd’hui… à Gand. Pas très malin de la part d’un président blanchi sous le harnais et de surcroît… psychologue de formation. ■ FRÉDÉRIC LARSIMONT Les Mauves réconciliés avec les matchs au sommet reposer sur leurs lauriers. Offensivement, en dépit de la supériorité numérique dont il a bénéficié durant 81 minutes, le football anderlechtois est trop longtemps resté stérile à la Cristal Arena. John van den Brom, qui a fait le bon choix dimanche en introduisant Bruno pour Milivojevic à la pause, devra mettre à profit la trêve internationale pour tenter de peaufiner sa formule gagnante dans la perspective des gros rendez-vous contre Benfica, à l’Olympiacos, à Gand, au Standard et face à Zulte Waregem. En attendant, outre les retours annoncés de Gillet, Vanden Borre et Proto à Charleroi le 23 novembre, le mentor du parc Astrid se félicitera de la performance de ses pépites. Mitrovic et Acheampong ont certes une nouvelle fois déçu dans un sommet mais Mbemba, en libérateur, ainsi que Tielemans et Najar, en improbables backs, ont confirmé l’inépuisable richesse de Neerpede. ■ Enfin victorieux contre un adversaire direct, le champion en titre, très diminué dans le Limbourg, n’est plus qu’à trois points du leader. Genk a été réduit à dix dès la 9e minute et privé de Vossen à la 34e. Genk Anderlecht 0 1 E n l’espace d’une petite semaine, Anderlecht a fait le plein de confiance à Paris, mardi, et à Genk dimanche où il a profité de l’occasion pour réaliser l’affaire en or du week-end. Certes, l’exclusion amplement justifiée de Kara dès la 9e minute pour un tacle sur Acheampong et la sortie sur blessure de Vossen après une demi-heure ont largement contribué à simplifier la vie des Anderlechtois dans le Limbourg. Il n’empêche que c’est avec une étonnante maturité compte tenu des absences de Proto (cheville), de Gillet (cuisse), de Suarez (genou), de N’Sakala (suspendu), de Vanden Borre (suspendu), de Nuytinck (malade) mais aussi de Deschacht (cheville) ayant dû renoncer durant l’échauffement, que les Anderlechtois ont mis un terme à l’invincibilité genkoise vieille de 17 rencontres toutes XAVIER THIRION Frank Acheampong a tout juste le temps de sauter pour éviter le pire sur un tacle assassin de Kara Mbodj, les deux pieds en avant.© PETER DE VOECHT ET VINCENT KALUT/PHOTO NEWS. compétitions confondues. Depuis que John van den Brom a décidé de sacrifier la manière sur l’autel de l’efficacité, le club bruxellois se repose enfin sur une organisation lui permettant d’avancer sur le chemin de la reconstruction. Largué à neuf longueurs du Standard il n’y a pas si longtemps et battu pour la quatrième fois en dix rencontres face à Courtrai début octobre, le Sporting a signé depuis lors un 13 sur 15 le ramenant en quatrième position devant Bruges, à seulement une unité de Genk et de Zulte Waregem et à trois points à peine du leader rouche. Si elle n’avait manifestement pas le compas dans l’œil au moment d’estimer le vide laissé par les départs de Biglia, Mbokani, De Sutter ou encore Jovanovic l’été dernier, la direction ander- lechtoise a eu le mérite de ne pas céder à la panique ces dernières semaines, serrant les rangs dans la tourmente autour d’un John van den Brom qui aurait probablement été remercié dans n’importe quel autre club belge. Le Néerlandais et sa bande de jeunes – moins de 19 ans de moyenne d’âge sur le banc bruxellois à Genk – peuvent respirer mais ils auraient tort de se Najar, la surprise hondurienne au back droit De l’inattendu au coup d’envoi côté mauve, dimanche soir, avec la titularisation d’Andy Najar au poste de back droit, en l’absence de Gillet (blessé) et de Vanden Borre (suspendu). Déjà monté au jeu comme ailier contre le Cercle et Charleroi alors que le score était déjà plié en faveur du Sporting, le jeune Hondurien pouvait fêter sa première titularisation à un poste auquel il n’avait plus officié depuis long- temps. « J’avais déjà joué comme latéral à DC United en Major League Soccer, mais je reste un ailier, prévient le jeune homme, qui a su dès samedi qu’il jouerait. « J’ai été placé au back à l’entraînement vendredi et le coach m’a annoncé le lendemain que je débuterais. Après le match, il m’a félicité ». Après bientôt un an passé à Bruxelles, Najar ne s’est pas encore tout à fait acclimaté à la vie en Belgique. « J’ai une femme et deux enfants qui vivent encore à Washington, explique-t-il du haut de ses… 20 ans ! Ce n’est pas facile à gérer mais après la mini-trêve internationale, ils vont enfin pouvoir me rejoindre ici. » Entre-temps, Najar s’envolera cette semaine pour rejoindre la sélection hondurienne, qui dispute des matchs amicaux contre le Brésil et l’Équateur. Ces ren- contres font partie de la première phase de préparation du Honduras pour la Coupe du Monde, que le pays disputera pour la deuxième fois d’affilée. « J’espère faire partie de la sélection pour le Mondial, mais cela passera par de bonnes prestations à Anderlecht, peu importe le poste auquel je jouerai », conclut le joueur, qui compte déjà 11 sélections et 1 but. ■ L.M. (st.) ENTRETIEN Mario Been, une exclusion justifiée selon vous ? Je regrette que les deux équipes n’aient pas pu s’affronter à 11 contre 11. Le résultat n’aurait pas été le même sans cette exclusion. C’est une carte rouge stupide qui survient à un moment très important pour Genk. J’ai encore revu la phase et il est clair qu’on ne peut pas tacler de la sorte en Europe. Je ne suis absolument pas fâché contre l’arbitre. Ce tacle n’avait pas lieu d’être et Kara doit en tirer la leçon. John van den Brom, le bilan de 13 sur 15 vous relance dans ce championnat. Cette semaine a été magnifique, avec ce nul au PSG et cette première victoire dans un match au sommet. On est heureux d’avoir pu enrayer la série de 17 rencontres sans défaite de notre adversaire. Cette victoire fait de nous le grand vainqueur du week-end. La carte rouge a largement influencé le cours de la rencontre. Mais malgré cela, on a eu des difficultés à tirer profit de notre supériorité numérique. On s’est finalement créé assez peu d’occasions. Cela reste un excellent résultat à prendre, surtout compte tenu du nombre d’absents dans nos rangs. En quoi cette carte a-t-elle bouleversé le déroulement du match ? Après la rouge, le match est devenu très tactique. Nous avons dû changer notre organisation, en défense principalement. Les Anderlechtois ont eu peu d’occasions dangereuses malgré une possession nettement à leur avantage. Le scénario de la 2e mi-temps était identique à celui de la première, si ce n’est que Genk s’est créé quelques occasions. On a manqué une oc- Mario Been dépité par l’exclusion de Kara.© PHOTO NEWS. casion en or avec cette tête de Jeroen Simaeys au second poteau. Et finalement, Anderlecht a marqué à l’un des seuls moments où on n’était pas bien en place. À mon sens, leur victoire n’est pas méritée. Une équipe en supériorité numérique pendant 80 minutes doit pouvoir se créer plus d’occasions que ce qu’Anderlecht n’a fait ici. Le groupe est naturellement déçu, car Genk aurait pris la tête du championnat en cas de victoire. On doit se contenter de la 2e place pour l’instant, c’est dommage. ■ Propos recueillis par L.M. (st.) D’autant plus qu’il a fallu bricoler quelques minutes avant le coup d’envoi… La blessure de Deschacht en plein échauffement m’a obligé à composer jusqu’à la dernière seconde. Finalement, j’ai suivi mon instinct en titularisant Tielemans au back gauche. Il a Genk. Köteles, Anele, Kara, Koulibaly, Tshimanga, Buffel, Hyland, Gorius (79e : Kumordzi), Camus, De Ceulaer (85e : Ojo); Vossen (34e : Simaeys). Entraîneur : Been. Anderlecht. Kaminski, Najar, Kouyaté, Mbemba, Tielemans, Praet, Milivojevic (46e : Bruno), Kljestan, De Zeeuw, Acheampong, Mitrovic. Entraîneur : van den Brom. Arbitre. Potts. Assistance. 24.270 spectateurs. But. 78e : Mbemba (0-1). Cartes jaunes. Gorius, Tielemans, Hyland. Carte rouge. Kara (9e). EN BREF Been « La carte rouge Van den Brom « J’ai de Kara était stupide » suivi mon instinct » ENTRETIEN LE MATCH GENK - ANDERLECHT. . . . . . . . . . . . . . 0-1 Deschacht inquiet Malgré une infiltration, Olivier Deschacht a dû renoncer juste avant le coup d’envoi, lâché par sa fameuse cheville droite qui lui avait déjà fait perdre une saison par le passé. « Elle me fait très mal ». Deschacht passera des examens ce mardi. Nuytinck n’aurait quand même pas joué Malade ce week-end, Bram Nuytinck n’aurait quand même pas joué à Genk. Van den Brom ne veut plus toucher à son axe central défensif Kouyaté-Mbemba. Sissoko : le Sporting veut prendre le risque Le manque de rythme et la fragilité du joueur – au niveau du genou particulièrement – ne devraient pas empêcher Anderlecht de prendre le risque d’engager Mohamed Sissoko (28 ans), qui sera testé en amical, jeudi contre le NAC Breda . John van den Brom : un coaching décisif. © PHOTO NEWS. Le rêve nommé De Bruyne livré une bonne rencontre à un poste qu’il ne connaissait pas, en contenant Buffel, son opposant direct. Je veux aussi souligner la bonne prestation de Najar, qui n’avait pratiquement jamais joué au back droit avant ce soir. Dans un entretien à Het Laatste Nieuws, Herman Van Holsbeeck a laissé entendre que les Diables en manque de temps de jeu pourraient constituer des opportunités lors du mercato d’hiver. Il a évoqué la piste Kevin De Bruyne, « mais elle appartient au domaine… du rêve. » Comment vous sentez-vous personnellement ? Les critiques de ces dernières semaines m’ont atteint. Je remercie le président, Herman Van Holsbeeck, le staff ainsi que les joueurs et les supporters pour leur soutien. ■ Propos recueillis par L.M (st.) Akakpo encore cité Serge Akakpo (26 ans), un défenseur togolais du MSK Zilina (Slovaquie) est à nouveau cité à Anderlecht. Et ailleurs dans le Top 6 belge. (X.Th.) 12
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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 LESSPORTS 13 Le calme plat de la pelouse aux bancs Après un 27 sur 27, le Standard n’a pris que 7 points sur 18. Le club principautaire est champion d’automne au terme du premier tour de la phase classique. Standard Ciman cire le banc Sur le banc contre Gand, Ciman a une fois de plus laissé sa place de titulaire. Cette fois, c’est Ben Haim qui a eu les faveurs de son entraîneur. « Il n’y a rien de spécial, c’est un choix » a commenté le coach israélien. Un choix que les supporters principautaires n’ont pas cautionné en scandant « Laurent Ciman » durant la rencontre. FC Bruges 0 À SCLESSIN 0 C hampion d’automne, voilà bien un titre officieux désuet. Depuis la mise en route des playoffs, cette « consécration » est devenue plus qu’anecdotique et ne représente vraiment plus rien. Toutefois, le Standard vient de l’obtenir. C’est même étonnant quand on sait que le club principautaire n’a remporté qu’une seule rencontre (à Gand) sur les six dernières plutôt révélatrices de son potentiel réel puisqu’on retrouvait des adversaires comme Zulte Waregem, Anderlecht, Gand et le FC Bruges. Un quatuor contre lequel, avec trois rencontres en déplacement, les hommes de Luzon ont pris 5 unités sur 12. Depuis son brillant début de championnat et ses neuf succès consécutifs, le Standard ne déroule plus aussi facilement. « Quand on récupérait la balle en défense, on se précipitait un peu trop en dégageant des longs ballons alors que l’équipe n’était pas replacée. C’est dommage car on aurait pu jouer au ballon » analysait Vainqueur. A l’image d’Ezekiel et de Batshuayi qui n’ont mis que deux buts, chacun, lors des six derniers matchs, le Standard manque donc d’efficacité. En zone offensive, il est clairement en panne sèche. Ce fut encore le cas, dimanche, contre un FC Bruges qui, finalement, a eu les occasions les plus nettes, Duarte trouvant la barre transversale alors que Kawashima, de retour dans les buts, a dû sortir un superbe essai de Lestienne. « Ce fut l’arrêt le plus LE MATCH STANDARD - FC BRUGES . . . . . . . . . . . 0-0 Standard. Kawashima, Opare, Kanu, Ben Haim, Van Damme, Carcela, Vainqueur, Buyens, Mpoku (46e : Mujangi Bia), Ezekiel (65e : De Camargo), Batshuayi. Entraîneur : Luzon. FC Bruges. Ryan, Meunier, Mechele, Duarte, De Bock, Odjidja, Simons, Jorgensen, Sobota (65e : Refaelov), De Sutter, Lestienne (84e :Tchite). Entraîneur : Preud’homme. Arbitre. Boucaut. Assistance. 25.805 spectateurs. Cartes jaunes. Vainqueur, Buyens, Lestienne, Ben Haim, Jorgensen. Vainqueur suspendu Le médian français, déjà averti au Cercle, à Zulte Waregem, contre Charleroi et à Gand, a reçu la carte jaune de trop qui le privera du match de reprise après la trêve internationale, à savoir contre Mons. LE CHIFFRE 3 Le Standard ne parvient plus à être le maître chez lui. Dimanche, c’est la troisième fois d’affilée que le club principautaire signe un partage à Sclessin. Charleroi avait ouvert la voie (2-2), Waasland-Beveren avait suivi l’exemple (2-2) et le FC Bruges a enfoncé le clou (0-0). Cela fait un 3 sur 9 dans une série durant laquelle les Rouches n’ont gagné qu’un match sur six. difficile de la rencontre » concédait le gardien japonais. En face, Ryan a sorti un ballon chaud de Carcela, de retour à un niveau plus proche de ce qu’on a déjà connu de lui, Mechele jouant ensuite au pompier de service devant Batshuayi. Finalement, le Standard et le FC Bruges se sont logiquement Kawashima a fêté son retour par une prestation presque sans faute contre Bruges. © BELGA. quittés dos à dos. « Les efforts fournis jeudi contre Salzbourg expliquent notre baisse de régime en deuxième période, analysait un Guy Luzon assez avare en commentaires. La fatigue a eu un effet aussi sur la concentration. Cela dit, mes joueurs ont livré un bon match face à un adversaire coriace et fort. Mais le partage reflète assez bien la physionomie de la rencontre. Je suis content de ce premier tour bouclé en tête du championnat avec un seul revers à noter. On va tout faire pour livrer une deuxième partie de la phase classique identique. On vient d’ailleurs de disputer deux matchs sans prendre de but et c’est positif. » Deux matchs durant lesquels Laurent Ciman avait été prié de prendre place sur le banc. A Gand, c’est Arslanagic qui lui avait été préféré. Contre Bruges, c’est un Ben Haim régulièrement mis en difficultés par De Sutter dans les duels aériens qui avait été choisi. « C’est mon choix » s’est contenté d’expliquer le coach israélien face à l’étonnement général. Et tant qu’à parler des défenseurs, il ne fait aucun doute que Marc Wilmots, dans cette rencontre rythmée à défaut d’être spectaculaire, aura retenu la toute grosse prestation de Meunier – Mpoku a même été remplacé à la pause par Mujangi Bia – Wilmots omniprésent tout en gardant, comme tout le monde, un œil attentif le long de la ligne de touche. Avec Guy Luzon et Michel Preud’homme, on promettait un après-midi périlleux à Nicolas Laforge, le quatrième arbitre. Mais le Louviérois a lui aussi pu « jouir » tranquillement de la prestation des 22 acteurs car les deux coachs sont restés d’un calme olympien. Et pour cause, Alexandre Boucaut, décrié pendant la semaine avant même d’avoir donné le premier coup de sifflet, a dirigé la rencontre sans la moindre fausse note. Il est vrai aussi que si elle était physique, les duels, eux, n’étaient pas méchants. ■ Le sélectionneur des Diables rouges a eu un 10 novembre chargé. Après avoir fait la bise à Michel Preud’homme le long de la ligne de touche avant le début de StandardFC Bruges, il a assisté à la rencontre avant de mettre le cap sur le Limbourg pour voir de ses propres yeux un deuxième match, celui entre Genk et Anderlecht. Buyens : « Deux points perdus » « On voulait absolument prendre les trois unités contre Bruges et nous n’en avons qu’un. C’est donc deux points perdus. Pour l’instant, nous avons besoin de trop d’occasions pour marquer. Mais ce qui est rassurant, c’est qu’on parvient à en avoir. Ce serait inquiétant dans le cas inverse, » expliquait le partenaire de Vainqueur dans l’axe de la ligne médiane des Rouches. ETIENNE PAIROUX Preud’homme : « L’arbitrage ? Parfait » la semaine, il a beaucoup été question la désiD urantd’Alexandre deBoucaut gnation pour diriger ce duel entre Liégeois et Brugeois. Surtout du côté de la Venise du Nord via un communiqué publié sur le site officiel du club. Un communiqué qui a même surpris le staff technique du Club qui n’avait pas été mis au courant de la démarche. « J’ai dit en interne mon avis sur cette question » regrettait Michel Preud’homme. De son côté, Guy Luzon avait estimé que cette attitude manquait de « fair-play ». L’Union belge, quant à elle, n’a pas jugé utile de poursuivre le Club, se contentant de « condamner fermement l’attitude brugeoise. » Si Michel Preud’homme grimace, ce n’est pas contre l’arbitrage. © PHOTO NEWS Dimanche soir, après être resté très calme durant les nonante minutes, Michel Preud’homme a eu cette position positive à l’égard de l’homme en noir. « Je me suis un peu énervé sur Lestienne car j’avais demandé à mes joueurs de ne pas le critiquer. L’arbitrage d’Alexandre Boucaut a d’ailleurs été impeccable. Il n’y a rien à dire. C’était parfait. ». Un compliment que l’arbitre appréciera sans doute après les doutes émis sur ses prestations. D’ailleurs, du côté de la Venise du Nord, on ferait mieux de se concentrer sur les prestations de sa propre équipe. Qui s’améliorent. Preud’homme semblait d’ailleurs satisfait à l’issue des nonante minutes. « Mes joueurs commencent à comprendre ce que je souhaite. Ils ont affiché une très bonne mentalité dans une rencontre riche en duels, mais qui étaient corrects. Cela dit, il y a encore du pain sur la planche. J’avais dit que le Club allait essayer de jouer son jeu fait de combinaison. On l’a fait. Mais je voudrais avoir encore plus de profondeur. Cela dit, ce que mes joueurs ont essayé d’apporter durant la rencontre me satisfait. » En attendant, comme beaucoup dimanche soir, le coach des Blauw en Zwart ne pouvait passer sous silence la grosse prestation de Thomas Meunier. « Il a confirmé pourquoi il était sélectionné par Marc Wilmots, et ce indépendamment des blessures d’autres joueurs. Avant, il avait encore du déchet défensif mais il a livré ce dimanche un gros match défensif. Et pas contre n’importe qui. » ■ Le retour de Tchité Après avoir décidé de le réintégrer pour la première fois dans le noyau, Michel Preud’homme a donné quelques minutes de jeu à Tchité qui a été copieusement sifflé par le public de Sclessin. « Mais je dois continuer à travailler pour regagner ma place sur la pelouse, » a dit l’ancien attaquant du Standard et d’Anderlecht. E.PX E.Px LE DÉMARQUAGE DE PHILIPPE ALBERT © PHILIPPE CROCHET/PHOTONEWS. « Paris a relancé Anderlecht pour de bon » 1 Les avis sont partagés sur le niveau du Super Sunday et plus particulièrement sur ce 0-0 à StandardBruges : êtes-vous aussi sévère que ne le sont les journalistes dans leur ensemble ? Je trouve que les commentaires d’après-match en salle de presse ont été un peu durs par rapport à un sommet où il n’a manqué que des buts. Alors oui, le Standard a trahi un certain manque de lucidité sur le plan offensif, avec notamment un Mpoku invisible, mais il faut aussi analyser tout cela au travers des premiers effets de la réorganisation mise en place par Preud’homme à Bruges. Au Club, on voit clairement que ce n’est plus l’accordéon d’il y a quelques semaines, mais un vrai bloc. Où j’ai trouvé Meunier excellent à un poste de back droit qui n’est pas le sien. Il a été costaud dans les duels, a commis un minimum d’erreurs de placement et a eu son apport offensif après la pause. C’est un joueur intelligent, ça se voit. Sous les yeux de Wilmots, le gamin a marqué des points. Dans l’autre camp, je soulignerai le retour de Carcella qui retrouve son coup de reins. La mise à l’écart de Ciman au profit de Ben Haim m’a un peu étonné, je l’avoue. Je trouve toujours étrange, en tant qu’ancien défenseur central, qu’un entraîneur ne privilégie pas les automatismes à la valeur individuelle ou au métier, à un poste charnière. Le duo Kanu-Ciman a fait ses preuves, non ? Mais bon, le Standard reste sur deux matchs sans encaisser et donc, il faut respecter les choix de Luzon. En un mois, Anderlecht est passé d’une crise à un retour en force : la victoire à Genk a-t-elle définitive- 2 ment relancé le Sporting et donc pérennisé la situation de van den Brom ? Le déclic est survenu au parc des Princes, pas à la Cristal Arena. La machine anderlechtoise était relancée depuis mardi avec ce 1-1 au PSG et le manque de professionnalisme de Kara, auteur d’une faute aussi dangereuse que stupide, a prolongé la rampe de lancement parisienne. J’ai vraiment apprécié le coaching de van den Brom qui a su trouver plus qu’une solution de remplacement à la suspension de Van den Borre et à la blessure de dernière minute de Deschacht. Najar et Thielemans en backs, il fallait non seulement y penser, mais être capable d’en faire des plus sur le plan de la mise en place. On a vu ce que ça a donné. L’entraîneur néerlandais a vraiment pesé sur ce sommet. Le remplacement de Milivojevic par Bruno, pour finir de déséquilibrer la réorganisation du Racing fut le coup de grâce. Chapeau à Van den Brom qui est pour une grande part dans un succès qui va chauffer Anderlecht à blanc. Les Mauves ne sont plus qu’à trois points de la tête après 4 défaites lors des 11 premiers matchs. Je les vois terminer l’année civile en force. Ils sont lancés pour de bon. Avec 3 sur 45 et 9 points de retard sur la 14e place, Mons est-il condamné ? Pour les Playoffs 3, ça me semble inéluctable. Mais la formule permet une session de rattrapage. Encore faudrat-il l’aborder dans les meilleures conditions psychologiques, comme le Cercle l’an passé. C‘est là tout le défi pour l‘Albert. ■ 3 Propos recueillis par Propos recueillis par Fr.L. Philippe Albert est consultant sur 13
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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 14 LESSPORTS DIVISION 1 Mons peut déjà préparer les Playoffs 3 Balayé à la Côte, l’Albert a vraiment touché le fond, samedi. Pourra-t-il se remettre de cette terrible désillusion collective ? En attendant, il lui reste 15 matchs avant ces PO3 qui lui semblent promis. Ostende Mons 2 0 C ’est triste à dire mais, alors qu’on vient à peine d’en atteindre la moitié, la saison régulière de Mons s’est quasiment arrêtée samedi soir, à la Côte belge. Sous les bourrasques et la pluie, face à une formation ostendaise n’ayant absolument rien d’un foudre de guerre mais qui a eu l’avantage de marquer rapidement avec la complicité involontaire de la défense hennuyère – tiens, tiens – et de ne rien lâcher, Mons a sombré corps et âme pour subir une 12e défaite en 15 matchs. Avec trois unités sur le premier tour sans la moindre victoire, un moral dans les chaussettes, un collectif qui se lézarde de toutes parts et un directeur sportif qui ne prend pas ses responsabilités (« Questionnez les joueurs », nous a répondu Dimitri Mbuyu quand on a essayé d’avoir son avis), on voit mal comment l’Albert pourra se remettre de cette désillusion à l’… Albertpark ! Surtout qu’au général, il se retrouve aujourd’hui à 9 longueurs de la 14e place. Sauf miracle auquel plus personne ne croit vraiment, Mons devra se farcir un quintuple affrontement face à l’avant-dernier puis, en cas de réussite, un tour final face à trois bonnes équipes de D2. Autant dire que la malédiction de la 3e saison en D1 pour Mons est encore en train de frapper… « A-t-on réellement le niveau pour se sauver ? On le pensait tous mais il faut croire que non, remarque judicieusement Tim Matthys, l’un des rares Montois à s’être battu comme un diable, samedi. Tant que nous ne sommes pas mathématiquement condamnés aux Playoffs 3, on va continuer à se battre avec ceux qui le veulent réellement, mais on doit aussi être réalistes et préparer cette mini-compétition tellement aléatoire. Je ne vois vraiment pas comment on va relever la tête. » Samedi, donc, Mons a une nouvelle fois fait étalage de toutes ses lacunes, défensives et offensives, mais aussi, et c’est sans doute plus inquiétant encore, collectives. Par moments, on a vu Janevski baisser les bras, conscient que son équipe ne marquerait pas, mais aussi des joueurs s’engueuler, « rater des passes et des contrôles qui paraissaient pourtant très simples », constatait Tom Van Imschoot. Quand, en plus, la défense se troue après à peine 5 minutes, que Timmermans commet un penalty évitable à la demi-heure, que Werner se blesse aux adducteurs après avoir été approximatif sur le premier but et que les attaquants se permettent de rater les quelques rares occasions qu’ils se créent, on ne voit absolument aucune raison de se montrer optimistes pour la suite de la saison. « Ce qui est frustrant, c’est qu’on travaille bien en semaine mais qu’on ne par- LE MATCH OSTENDE - MONS . . . . . . . . . . . . . . . . 2-0 Ostende. Berthelin, Luissint, Schmisser, Brillant, Lukaku, Wilmet (64e : Van Imschoot), De Schutter, Berrier, Siani (72e : Foket), Canesin (86e : Vass), Mushekwi. Entraîneur : Vanderbiest. Mons. Werner (32e : Saussez), Timmermans, Dussenne, Van Gijseghem, Monteyne, Chatelle (68e : Soumah), Diandy, Angeli, Jarju (56e : Beleck), Matthys, Arbeitman. Entraîneur : Janevski. Arbitre. Delacour. Assistance. 4.290 spectateurs. Buts. 6e : Wilmet (1-0), 31e : Siani, pen. (2-0). Cartes jaunes. Monteyne, Chatelle, Canesin, Luissint. vient pas à reproduire ces schémas en match, disait Daan Van Gijseghem. Si on s’était battus comme des lions et qu’on s’était inclinés face à une formation d’Ostende plus forte, on n’aurait pas eu grand-chose à dire. Mais là, on n’était nulle part, tant individuellement que collectivement. M. Janevski nous avait enjoint d'être très vigilants en début de match mais cela n’a servi à rien. C’est incompréhensible. Même si le programme à venir est chargé, on doit se secouer. De toute façon, on ne peut pas tomber plus bas. » Si certains joueurs s’en allaient la tête basse, le regard fuyant les plumitifs et autres caméras, les autres, comme Thomas Chatelle, ne parvenaient pas à trouver les bons mots pour masquer leur terrible désillusion teintée de doutes. « Je sais que tout le monde pense que tout est terminé pour nous, mais on fait quoi ?, questionne le Bruxellois. On déclare forfait et on se concentre sur les PO3 ? Nous sommes professionnels et on ne peut pas abandonner. On a quinze jours pour prendre du recul, se poser les bonnes questions, essayer de trouver des solutions. » ■ VINCENT JOSÉPHY Adrien Saussez, monté au jeu en remplacement d’Olivier Werner, incarne à lui seul toute la détresse montoise. © JASPER JACOBS/BELGA. Berthelin « De bonnes baffes dans la tronche » Berthelin n’est du genre à y aller par quatre C édric Heureux d’avoirpas aichemins. pu der indirectement – parce qu’il n’a vraiment pas eu de travail à effectuer – Ostende à s’imposer, l’ancien Montois avait un arrière-goût amer en bouche. « Mons, c’est le club de mon cœur, où j’ai passé sept années formidables, expliqua-t-il après être longtemps allé saluer les nombreux supporters montois qui avaient effectué le déplacement à la Côte. Gagner me fait toujours plaisir mais, contre eux, je suis mitigé. Surtout que, sur ce match, je les ai sentis en plein doute alors qu’ils ont tous des qualités individuelles indé- Cédric Berthelin, ex-Montois, était du bon côté samedi. © BELGA. niables. Maintenant, je ne sais pas ce qu’il leur reste à faire. Ils devront sans doute se vider la tête pour jouer l’esprit libéré. Ou plutôt se mettre des baffes dans la tronche ! En tout cas, ce que j’ai vu face à Ostende m’inquiète réellement. Je n’ai jamais connu ça. » A ses côtés, Tom Van Imschoot, autre ancien du Tondreau, confirmait en embrayant : « C’est sûr que le but qu’on leur a mis rapidement a changé la donne de ce petit match dont le résultat fait nos affaires, expliquait le médian campinois, monté au jeu en cours de seconde période. Dès avant le match, dans le couloir menant au terrain, j’ai vu des têtes baissées, des regards fuyants, des attitudes corporelles trahissant clairement un manque de confiance énorme, voire une certaine peur. On m’avait prévenu qu’ils n’étaient pas bien dans leur peau mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit à ce point. Franchement, cela me fait mal au cœur. Au niveau de l’envie, c’était nul. Chez nous, on a sans doute moins de qualités intrinsèques mais on se bat et l’ambiance de travail est excellente. A Mons, on sentait que c’était un simple boulot et qu’ils le prenaient davantage comme une corvée que comme un loisir. Or, sans plaisir, on n’avance pas. » ■ V.J. Charleroi : équipe en panne cherche victoire Charleroi Gand 0 1 rracher les trois points et plonger cette équipe de Gand encore un peu plus dans le doute », tel était l’objectif annoncé en semaine par Milicevic. Sauf que les doutes, aujourd’hui, sont plutôt dans le camp carolo. Une équipe que tout le monde juge pourtant séduisante depuis le début de saison, « pleine de qualités » (dixit Hervé Kage, copieusement sifflé par son ancien public), mais qui pourtant, n’arrive plus à gagner depuis le 5 octobre (2-1 contre Lokeren). Après une bonne entame, et malgré la sortie rapide de Houdret sur blessure, Char- A leroi a montré qu’il était bien là, organisé, sérieux, rigoureux défensivement, avec quelques perles de passes de Kaya, mais un manque de tranchant à la finition. En témoigne cette double occasion de David Pollet au quart d’heure. Et même si la plus franche occasion du premier acte est à mettre à l’actif de Dejaegere, dont la frappe a fini sur la transversale de Mandanda, on n’imaginait pas ce Gand-là l’emporter, tant le manque de liant était criant dans la formation flandrienne. Mais en se souvenant des dernières prestations zébrées, et on se disait que si Gand ne pouvait pas gagner, Charleroi pouvait à lui seul laisser filer le match. Dans une seconde mi-temps soporifique, agrémentée d’un florilège de mauvaises passes de part et d’autre, les hommes de Mircea Rednic ont pu émerger un fin de match, grâce à un but entaché d’un hors-jeu de Renato Neto. La déception était grande côté hennuyer, mais Felice Mazzù y vit toutefois un signe encourageant : « Le point positif, c’est qu’il n’y a pas eu d’erreur individuelle. Même s’il y a quand même eu un cadeau, puisque ce but n’était pas valable ». On peut cependant se demander dans quelle mesure Kumedor n’offre pas ce ballon à Kage qui d’une louche, sert Dejaegere, pour le centre qui amène le but. Un Kage très remuant qui aurait pu alourdir la marque si Mandanda n’avait pas détourné sa merveille de tir sur le poteau. Après une dernière volée, trop croisée, de Pollet, et un tir lointain de Daf, bien détourné par Padt, Charleroi a regagné les vestiaires sans marquer, accusant un triste bilan de 3 points sur 15, juste avant une trêve internationale qui ne pourra que lui faire du bien. Car côté carolo, on n’oublie pas que l’objectif, cette saison, ce sera bien le maintien. Les hommes de Felice Mazzù ont deux semaines pour préparer la suite du championnat, qui se veut assez copieuse, avec notamment la réception d’Anderlecht suivi d’un déplacement piège à Waasland-Beveren. Et pour terminer 2013 : Courtrai, Club de Bruges, Mons et Genk, rien que ça. Les Buffalos ont quant à eux décroché leur première victoire depuis l’arrivée de Rednic. La machine est-elle pour autant lancée ? Il faudra encore du temps, et une confirmation, ailleurs que dans les chiffres. Car sur le terrain, les Gantois se cherchent toujours. ■ C.Ma. (st.) LE MATCH CHARLEROI - GAND. . . . . . . . . . . . . . . 0-1 Charleroi. Mandanda, Dewaest, Martos, Willems, François (68e : Rossini), Kumedor, Ederson, Kaya, Milicevic, Houdret (7e : Marinos puis 82e : Daf), Pollet. Entraîneur : Mazzù. Gand. Padt, Maréval, Lepoint, Rafinha, Arzo, Dejaegere (87e : Hubert), Van der Bruggen, Neto, El Ghanassy (46e : Soumahoro), Pedersen (63e : Privat), Kage. Entraîneur : Rednic. Arbitre. Vertenten. Assistance. 5.213 spectateurs. But. 79e : Neto (0-1). Cartes jaunes. Pollet, Dejaeghere. AU MAMBOURG Houdret : ligaments a priori intacts Kevin Houdret s’est blessé dès la première minute. Sur une action anodine, le joueur est mal retombé et a ressenti une douleur intense à l’arrière du genou. Les ligaments ne sont a priori pas touchés mais des examens complémentaires doivent être réalisés ce mardi afin de connaître la gravité de l’entorse. Bequille pour Marns Le Grec est sorti en fin de match, victime d’une béquille sans gravité. (C.Ma.) Mauvaise affaire pour Waasland qui méritait mieux à Zulte premier tour a premis au tanL ’ultime rencontre du d’asdem Peeters-Czerniatynski surer son premier coaching pour Waasland, en déplacement à Zulte. Si l’issue fut finalement défavorable aux Waeslandiens, les échanges furent équilibrés et les occasions les plus franches en faveur des visiteurs. Du moins jusqu’au tournant du match, soit à la 70e quand Blondelle stoppa fautivement Conte qui allait se présenter seul devant Coosemans. Exclusion du fautif et pe- nalty transformé en deux temps par Habibou. Huit minutes plus tard, Caceres, d’un angle fermé, tuait définitivement le match, à l’issue duquel Bob Peeters voulait surtout pointer le positif : « Certes, après le penalty, on n’était plus dans le coup mais je pense qu’il faut surtout retenir l’excellente mentalité et l’esprit combatif de l’équipe. On a aussi développé quelques bonnes séquences et on a eu pas mal d’occasions. Je vois le 2e tour de manière optimiste. » ■ LOKEREN - FC MALINES 4-0 Lokeren. Copa, Scholz, Odoi, Taravel (90e : Mingiedi Moembele), Galitsios, Overmeire, Persoons, Vanaken (90e+3 : Leko), Patosi, De Pauw, Dutra (89e : Despotovic). Entraîneur : Maes. FC Malines. Pacovski, Ghomsi, Vandam, Bateau, De Witte, Diabang (76e : Iddi), Destorme (46e : Junker), Van Damme (46e : Rits), Kamavuaka, Cordaro, Mokulu. Entraîneur : van Veldhoven. Arbitre. Van de Velde. Assistance. 7.187 spectateurs. Buts. 2e : Taravel (1-0), 21e : De Pauw (2-0), 56e : Dutra (3-0), 63e : Dutra (4-0). Cartes jaunes. Kamavuaka, Junker, Taravel, Bateau. LOUVAIN - LIERSE 2-0 Louvain. Bailly, Robson, Raymaekers, Thompson, Wijns, Van Goethem, Geraerts, Messoudi (83e : Kostovski), Ogunjimi, Ruytinx (89e : Gislason), Azevedo (60e : Buysens). Entraîneur : Van Geneugden. Lierse. Goris, Swinkels, Farag (54e : Farssi), Traore (68e : Saidi), Hoefkens, Ghaly, Wils, Vercauteren (54e : Watt), Losada, Wanderson Wamberto, Menga. Entraîneur : Menzo. Arbitre. Vervecken. Assistance. 8.320 spectateurs. CERCLE - COURTRAI 3-1 Cercle de Bruges. Delle, Buysse (65e : Van Eenoo), Mertens, Cornelis, Wils, Smolders, Van Acker, Van Roose, D’Haene, Uchebo (69e : Buyl), Kabananga. Entraîneur : Staelens. Courtrai. Keet, Heylen (46e : Matton), Reynaud, Martin, Capon, De Mets, De Smet, Pavlovic (72e : Raman), Oussalah (85e : Ulens), Santini, Coulibaly. Entraîneur : Vanhaezebrouck. Arbitre. Lardot. Assistance. 7.050 spectateurs. Buts. 22e : Ruytinx (1-0), 24e : Geraerts (2-0). Buts. 21e : Smolders (1-0), 23e : Uchebo (2-0), 57e : Matton (2-1), 90e (+1) : Buyl (3-1). Cartes jaunes. Traore, Thompson, Raymaekers, Losada, Menga, Ogunjimi, Wils, Ghaly. Cartes jaunes. Kabananga, Heylen, Pavlovic, Martin. Z.WAREGEM - WAASLAND 2-0 Zulte Waregem. Bossut, De fauw, Colpaert, Godeau (61e : Sylla), D’Haene, Kums, Hazard (90e + 4 : Skulason), Conte, Malanda (83e : N’Diaye), Caceres, Habibou. Entraîneur : Dury. Waasland-Beveren. Coosemans, Bojovic, D’Ulivo, Blondelle, Vermeulen, Henkens, Mil. Maric, Godemèche (51e : Maman), Oumarou (81e : Demjan), Trickovski (73e : Belhocine), Veselinovic. Entraîneur : Peeters. Arbitre. Bourdouxhe. Assistance. 7.722 spectateurs. Buts. 70e : Habibou, pen. (1-0), 78e : Caceres (2-0). Cartes jaunes. Coosemans, Mil. Maric. Carte rouge. Blondelle (70e). 14
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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 LESSPORTS 15 Coup double pour Westerlo DIVISION 2 Les Campinois passent en tête de la tranche et du classement général Exploit des jeunes Molenbeekois à MouscronPéruwelz. Eupen a subi sa première défaite de la saison face à Saint-Trond. Les Trudonnaires montent clairement en puissance. A près avoir été jusqu’ici dominé tantôt par Mouscron, tantôt par Eupen, qui a même remporté la première tranche, le championnat a connu un nouveau tournant ce week-end. Westerlo, à l’aise à Geel, a en effet pris la tête du classement, tout en s’emparant également de la première place de celui de la deuxième tranche. Sans faire beaucoup de bruit mais avec une certaine constance, les Campinois n’ont jamais jusqu’ici connu de passage à vide, restant toujours en embuscade. Un parcours enfin récompensé une semaine avant de recevoir des Mouscronnois en perte de vitesse. Avec seulement un point glané lors de leurs trois derniers matchs, les Hennuyers ne se déplaceront pas au Kuipje dans des conditions idéales. Défait par Saint-Trond, Eupen n’est plus, lui non plus, aussi fringant, à l’inverse de Limbourgeois relancés après leurs succès récents face aux Mouscronnois puis chez les germanophones. La lutte pour le titre reste donc indécise, d’autant que l’Antwerp, qui a vaincu le White Star, n’a pas dit son dernier mot. On retiendra par ailleurs le Les Mouscronnois manquent de fraîcheur Mouscron 1 Tubize White Star 2 1 effacer la décevante faite subie contre le P ourStar se devait deDessel,déWhite prester à un bien meilleur niveau face à l’Antwerp, dans un Bosuil, dont l’historique tribune 1 était fermée pour des raisons de sécurité. Pour ce faire, Lionel Bah, le mentor des Bruxellois, remaniait une nouvelle fois son équipe. Jonckheere, Amadi et Mansour Diop effectuaient leur retour dans le onze de base. Tout comme Mihoubi qui prenait place au poste de milieu gauche. Ndoye glissait de la défense centrale au 0 pas moins sept essais a A près infructueux,deTubizedoenfin remporté un match à Khiter (à droite) et les Mouscronnois ne sont pas parvenus à prendre en défaut la solide organisation molenbeekoise.© RENÉ BRENY. « Pas uniquement pour son but, mais bien pour son travail défensif. Je lui avais demandé de s’occuper de Provoost, ce qu’il a fait à merveille. Mais tous les joueurs se sont battus avec cet état d’esprit. C’est ce qui nous a permis de revenir avec la victoire. » Si les sourires étaient de mise du côté bruxellois, au RMP, c’était la soupe à la grimace. Avec un maigre point récolté sur les neuf mis récemment en jeu, les Mouscronnois ont perdu provisoirement leur première place. Mais Vincent Provoost ne veut pas céder à la panique. Pour lui, on ne peut pas (encore) parler de crise au Canonnier. « Nous n’aurions rien dû lâcher mais c’est comme cela. Lundi, nous allons devoir par- ler entre nous pour voir ce qui ne va pas pour le moment. Mais cela devra rester certainement entre nous. Et puis, ce n’est que notre troisième défaite de la saison. » Dimanche prochain, les Mouscronnois se déplaceront à Westerlo, le nouveau leader de la série. « Nous devons nous ressaisir là-bas. » Arnaud Dos Santos, le coach des Hennuyers, pointait lui le manque de fraîcheur de son noyau. « Je dispose de quatorze joueurs qui ont quasiment tout joué depuis le début de la saison. Donc, indéniablement, il nous manque un peu de jus en ce moment. » L’entraîneur compte bien demander des renforts lors du mercato hivernal à ses patrons. Reste à savoir si la direction lilloise fera l’effort et déliera les cordons de la bourse afin d’atteindre son objectif avec le RMP, soit de rejoindre l’élite belge le plus vite possible. ■ T. V. LE MATCH back droit, Mpati montant d’un cran. De nombreux changements à la base de l’entame de match compliquée des Etoilés ? Une chose est sûre, ils ont subi la pression anversoise durant 25 minutes, incapables de développer leur jeu. Ce qui devait arriver survenait à la 18e, lorsque Vansteenkiste débordait Ndoye et centrait pour Faucher qui reprenait de la tête pour l’ouverture du score. Fall montait alors au jeu et le White Star se dégageait un peu. « Il fallait revenir au score et je savais que la vitesse et la pénétration de Fall pouvaient faire mal à l’Antwerp », justifiait Bah. Mais les Etoilés ne se montraient réellement dangereux qu’au retour des vestiaires. Après quelques occasions manquées, les visiteurs revenaient même au score grâce à un superbe travail de Courgnaud, conclu par Fall. Avant de subir une nouvelle désillusion lorsque le joker des Anversois, Mombongo, crucifiait Viviani d’une reprise de la tête au petit rectangle. Cruel pour des Bruxellois qui terminaient même la partie à neuf suite aux exclusions d’Obin et Courgnaud dans les arrêts de jeu. « Nous avons dominé le second acte, nous nous sommes créé quelques occasions mais nous n’avons su en concrétiser qu’une seule. Alors que l’Antwerp s’est montré plus réaliste en arrachant la victoire sur sa seule possibilité de la seconde mi-temps. C’est très J.-F. De. P.16 LES RÉSULTATS micile, alors qu’il est toujours invaincu en déplacement. Et ce, face à des Virtonais au début de rencontre prometteur, mais qui ont singulièrement manqué de punch en zone de finition. C’est sur un coup franc de Liard exploité par Vandenbroeck après une demi-heure de jeu que la décision est tombée. L’Excelsior s’est ensuite créé quelques occasions, mais en fin de match, Doumbouya, bien servi à chaque fois par Ambroise, a raté deux énormes possibilités de rassurer définitivement les Brabançons. Dante Brogno savourait néanmoins : « Notre victoire est méritée. Onana aurait déjà pu ouvrir la marque après deux minutes seulement et le score au repos était certainement logique. Le début de la seconde période a été plus compliqué à gérer, notamment en raison du stress et de l’état du terrain. Mais l’entrée au jeu d’Ambroise nous a apporté de la vitesse et de la profondeur. Nous aurions déjà pu gagner l’un ou l’autre match à domicile, mais ce sont à chaque fois des erreurs individuelles qui nous ont empêchés de le faire. Or, ce soir, personne n’a commis d’erreur et chacun a respecté les consignes. C’est toute la différence. » En face, Frank Defays ne pou- vait en dire autant : « Pour mettre la balle au fond, il faut avoir l’esprit de tueur. Mais, bon, si on a peur de la boue… Avant le match, j’avais bien insisté sur la concentration et quand je vois que, sur le premier ballon en profondeur, on est déjà mis en difficulté, j’en arrive à me demander si les garçons comprennent vraiment ce que je leur demande ! » Les Gaumais ont également manqué de présence dans le rectangle. « Là aussi, j’avais demandé avant la partie à mon attaquant de jouer de manière axiale pour faire en sorte qu’il soit présent à la réception des centres. Or, à chaque fois, il n’y avait personne. » Et pour couronner le tout, l’Excelsior s’est vu refuser un but en fin de match. « Il faut qu’on m’explique comment une balle peut être sortie alors qu’elle va sur le poteau qui la renvoie vers le point de penalty ! » ■ J.-F. De. LE MATCH TUBIZE – VIRTON . . . . . . . . . . . . . . . . 1-0 Tubize. Santos Pravos, Vinamont, Vandenbroeck, Laurent, Héris, Kheyari, Neels, Liard, Onana (90e : Garlito), Dugary (75e : Doumbouya), Bailly (58e : Ambroise). Entraîneur : Brogno. Virton. Di Gregorio, Zimmer, Blaise, Menessou, Thiam, Etienne (52e : Cornet), Raboteur, Delaby (63e : Dufour), Croizet, Focki, Kehli (75e : Yéyé). Entraîneur : Defays. Arbitre. De Roover. Assistance. 336 spectateurs. But. 31e : Vandenbroek (1-0). Carte jaune.Yéyé. AUTRES RENCONTRES DE DIVISION 2 MOUSCRON - RWDM . . . . . . . . . . . . . . 0-1 Mouscron-Peruwelz. Oukidja, Pichot, Boli, Delacourt, Mohamed, Provoost, Michel, Vandendriessche, Khiter (80e : A. Jakolis), Alliotte, Bova (67e : Badri). Entraîneur : Dos Santos. RWDM Brussels. Sourzac, Bilgic (87e : Doudouh), Kere, Labor, N’Diaye, Habarugira, Nollevaux, Camara, Cabeke, Bouyfoulkitne (90e+3 : Bellia), Tonini (71e : Lkoutbi). Entraîneur : Beugnies. Arbitre. Brinckman. Assistance. 1.500 spectateurs. But. 81e : Bouyfoulkitne (0-1). Cartes jaunes. Kere, Delacourt. Les Etoilés ont payé leur réveil trop tardif Antwerp Virton 1 le résultat entre Eupen et Saint-Trond du C onnaissantles Mouscronnois vendredi soir, savaient qu’ils pouvaient réaliser une excellente opération au classement général en cas de succès sur une équipe du RWDM diminuée par les suspensions et les blessures, ainsi que par les soucis extra-sportifs liés aux retards de paiements. Mais voilà, même privés de quatre titulaires, les Bruxellois se sont montrés coriaces. Et tellement bien organisés qu’ils n’ont laissé que peu d’occasions aux Mouscronnois, tout en s’offrant le luxe d’inscrire l’unique but de la partie en fin de match. Un but tout aussi unique que magnifique. Cabeke était parvenu à arracher le ballon des pieds de Michel. En situation de deux contre un, le joueur du RWDM transmettait le cuir à Bouyfoulkitne, lequel décochait quasi instantanément une superbe frappe dans la lucarne d’Oukidja. « Je n’ai pas beaucoup réfléchi, reconnaissait l’auteur du but. J’ai contrôlé le ballon et j’ai frappé. Tout simplement. » « Cette victoire nous fait du bien à tous, se réjouissait Didier Beugnies, l’entraîneur des Molenbeekois. C’est bon pour notre confiance après notre deux sur douze, mais aussi pour l’ambiance au sein du groupe. Avec l’extrasportif qui plombe un peu l’atmosphère pour le moment, cela ne peut être que positif. Nous avons eu une semaine agitée, mais j’espère que cela va s’arranger. On a peut-être fait grève, mais les joueurs se sont entraînés chacun de leur côté. Peut-être qu’on devrait faire grève toutes les semaines quand on voit comment on a joué ce soir… » Ce qui risque bien de se passer, vu que les Bruxellois n’ont toujours pas reçu les garanties espérées. Didier Beugnies a aussi voulu mettre en évidence son buteur d’un soir, Hamid Bouyfoulkitne. une excellente opération en remportant son premier succès à domicile de la saison. Il a en effet également pris ses distances avec le bas de classement, où Hoogstraten et Visé semblent filer vers la D3, et où la dernière victime des Tubiziens, Virton, file un mauvais coton. ■ Les Tubiziens gagnent enfin à domicile RWDM 0 partage de Bousu-Dour à Heist. Les Hennuyers demeurent invaincus depuis sept journées, mais leur direction recherche toujours des solutions à ses graves problèmes financiers. Le White Star fait donc, lui, du surplace et présente un bilan insuffisant vu les investissements réalisés depuis l’arrivée des repreneurs dubaïotes au printemps dernier. Enfin, Tubize a réalisé frustrant », concluait Bah, qui est déjà le 3e entraîneur des Etoilés cette saison, mais n’a réalisé qu’un 7 sur 24 depuis son arrivée au stade Fallon. ■ Se. S. LE MATCH ANTWERP - WHITE STAR . . . . . . . . . . . 2-1 Antwerp. Sengier, Bakkenes, Diakite, De Roeck, Vansteenkiste, De Decker, Maynard, Kil (90e : Nirisarike), Guvenc (80e : Mombongo), Faucher, Tano (59e : Bubb). Entraîneur : Hasselbaink. White Star Bruxelles. Viviani, Ndoye (33e : Fall), Jonckheere, Debefve, El Banouhi, Obin, M. Diop (63e : Damour), Mpati, Mihoubi (70e : De Carvalho), Courgnaud, A. Diop. Entraîneur : Bah. Arbitre. Saadouni. Assistance. 6.000 spectateurs. Buts. 18e : Faucher (1-0), 77e : Fall (1-1), 83e : Mombongo (2-1). Carte jaune. Debefve. Cartes rouges. Obin et Courgnaud (90e+3). Lommel - Visé : 5-1. Nouvelle déroute pour des Visétois à nouveau très décevants et déjà menés au repos sur le score sans appel de trois buts à zéro (doublé de Gano et autogoal d’Aka Etien). Le mentor mosan effectuait alors deux changements, espérant voir ses troupes se révolter. Mais c’était au tour de Goffin de marquer contre son camp. Biatour sauvait bien l’honneur, à charge pour Regales de sceller le score. Heist - Boussu : 0-0. . A la 34e minute, un coup franc de Koffi était détourné de justesse par le portier local. En vue du repos, un autre essai de l’avant-centre boussutois était repoussé par un défenseur local, Pittoors. Les Anversois étaient plus dangereux après la pause, mais Webers croquait son envoi et Criel tirait sur le piquet. En contre, BoussuDour héritait également de plusieurs possibilités, sans parvenir à les concrétiser. Arnauld Mercier, son entraîneur, privé désormais de son adjoint Stéphane Szczepaniak, lequel a démissionné, notamment en raison des lacunes, selon lui, en matière de communication du manager du club, regrettait la perte de deux points. « J’ai dénombré 14 frappes au but pour nous, contre 3 seulement pour Heist. Cela dé- montre clairement notre domination. Mais aussi une maladresse certaine en zone de finition. Compte tenu de toutes les occasions franches que nous avons eues, nous nous devions de marquer au moins un but. Mais nous sommes tombés sur une belle équipe de Heist, difficile à déstabiliser dans ses propres installations. Je me dis donc finalement que ramener un point d’ici ne constitue pas un mauvais résultat en soi. Qui plus est, dans des conditions climatiques particulièrement difficiles. » Eupen - Saint-Trond : 1-2. Contre le cours du jeu, Dufour ouvrait le score en dépit d’un angle réduit. Eupen répliquait promptement : un coup franc placé de son flanc gauche Schouterden ne laissait aucune chance à Schollen. SaintTrond restait dangereux et Dequévy était tout près de marquer à son tour, mais le dernier rempart de l’Alliance Deumeland se montrait très attentif. Après la pause, le match demeurait indécis mais Dufer, d’une reprise de la tête sur un service précis de Dufour, donnait la victoire aux hommes de Yannick Ferrera. En fin de partie, Kabasele ratait la balle d’égalisation, Schollen effectuant également quelques arrêts. ■ J.-F.De. 15
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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 16 LESSPORTS e journée de D1 en un coup d’œil Division 2 La 15 LE SOIR - 12.11.13 Résultats Prochaine journée Classement Lokeren - FC Malines 4-0 Playoffs 1 Ostende - Mons 2-0 Equipes Charleroi - Gand 0-1 Louvain - Lierse 2-0 Cercle de Bruges - Courtrai 3-1 Playoffs 2 Playoffs 3 Samedi 23 novembre j p n buts p-c-d pts Charleroi - Anderlecht 15 1. Standard (1) g 10 1 4 29-9 (+20) 34 Ostende - Genk 20 h 00 Zulte - FC Malinois 20 h 00 Gand - Waasland 20 h 00 2. Genk (2) 15 10 3 2 28-13 (+15) 32 18 h 00 Standard - FC Bruges 0-0 3. Zulte Waregem (4) 15 9 1 5 31-21 (+10) 32 Louvain - Courtrai 20 h 00 Genk - Anderlecht 0-1 4. Anderlecht (5) 15 10 4 1 38-17 (+21) 31 Cercle de Bruges - Lierse 20 h 00 Zulte Waregem - Waasland 2-0 5. FC Bruges (3) 15 9 3 3 22-14 (+8) 30 6. Lokeren (7) 15 8 5 2 29-20 (+9) 26 7. Courtrai (6) 15 8 6 1 21-17 (+4) 25 Les meilleurs buteurs 8. Cercle de Bruges (8) 15 5 5 5 15-22 (-7) 20 1. Harbaoui (Lokeren) Zoom sur la journée Buts 9. Gand (11) 15 4 5 6 17-22 (-5) Dimanche 24 novembre Lokeren - FC Bruges 18 h 00 Standard - Mons 20 h 30 Santini (Courtrai) Batshuayi (Standard) Hazard (Zulte-Waregem) Vossen (Genk) Habibou (Zulte-Waregem) Kljestan (Anderlecht) Ezekiel (Standard) Mitrovic (Anderlecht) Pollet (Charleroi) Ruytinx (Louvain) Suarez (Anderlecht) 18 16 31 10. FC Malines (9) 15 4 7 4 20-27 (-7) 15e 7e 11. Charleroi (10) 15 3 6 6 17-22 (-5) 15 12. Lierse (12) 15 4 9 2 11-25 (-14) 3. 16 14 Cartes jaunes 22 32 37 7e 15e 11e Cartes rouges 1 2 10 2e, 3e, 9e 15e 12e 13. Louvain (13) 15 3 7 5 19-26 (-9) 15 3 9 3 11-25 (-14) 1 8 6 11-22 (-11) 9 16. Mons (16) 0 12 3 11-28 (-17) 7. 12 15. Waasland-Beveren (15) 15 5. 14 14. Ostende (14) 4. 3 15 Charleroi Courtrai Gand Genk Lierse Lokeren Louvain FC Malines Mons Ostende Standard Waasland-Beveren Zulte Waregem 30/11 5-2 0-1 4-1 1/3 2-0 2-3 3-1 5-0 15/2 15/3 1-1 7/12 2-0 15/2 1-1 0-2 4-1 1-0 1-0 7/12 1/2 30/11 1/3 26/12 3-1 8/3 21/12 23/11 18/1 1-1 22/2 14/12 2-0 0-5 8/2 0-1 1-1 8/3 2-1 18/1 2-2 21/12 1/2 15/2 1-1 15/3 24/8 3-3 1-0 1-2 22/2 2-0 26/12 2-1 30/11 1-2 2-1 15/2 1/2 2-1 1-1 1-1 0-1 23/11 7/12 30/11 1-0 8/3 3-0 0-2 22/2 5-2 15/3 1/3 26/12 2-1 0-2 30/11 1-0 1-2 21/12 4-0 2-1 1-0 25/1 8/3 2-4 8/2 2-2 14/12 7/12 4-2 25/1 4-2 15/2 0-2 14/12 2-2 1/3 0-2 1-1 7/12 2-4 25/1 1-1 2-2 8/2 10 10 9 9 8 7 7 5 4 4 4 4 4 3 3 2 1 1 4 2 5 5 4 4 3 4 7 6 6 5 2 5 4 7 4 3 1 3 1 1 3 4 5 6 4 5 5 6 9 7 8 6 10 11 . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28-13 28-12 38-16 21-11 28-13 20-17 21-19 17-20 21-16 16-16 23-25 17-27 12-32 15-20 14-16 19-27 15-30 15-38 16e journée Boussu Dour - Geel . . . . . . . . . . . . . sam. 19h00 Dessel Sport - Antwerp. . . . . . . . . . . sam. 19h30 Hoogstraten - Visé . . . . . . . . . . . . . . sam. 29h00 Saint-Trond - Tubize . . . . . . . . . . . . . sam. 20h00 Virton - Lommel . . . . . . . . . . . . . . . sam. 20h00 Roulers - Heist . . . . . . . . . . . . . . . . sam. 20h00 RWDM Brussels - Eupen . . . . . . . . . . sam. 20h00 White Star Bruxelles - Alost . . . . . . . . dim. 15h00 Westerlo - Mouscron-Peruwelz . . . . . . dim. 15h00 Deuxième tranche 1. Westerlo . . . . . . . . . . . . 5 4 0 1 9- 4 12 2. Boussu Dour. . . . . . . . . . 5 3 2 0 6- 1 11 3. Lommel. . . . . . . . . . . . . 5 3 1 1 12- 5 10 4. Saint-Trond . . . . . . . . . . 5 3 1 1 7- 5 10 5. Tubize . . . . . . . . . . . . . . 5 2 2 1 9- 6 8 6. Alost. . . . . . . . . . . . . . . 5 2 2 1 8- 5 8 7. Geel . . . . . . . . . . . . . . . 5 2 2 1 6- 5 8 8. Antwerp . . . . . . . . . . . . 5 2 1 2 8- 7 7 9. Heist. . . . . . . . . . . . . . . 5 2 1 2 7- 6 7 10. Mouscron-Peruwelz . . . . . 5 2 1 2 6- 5 7 11. Dessel Sport. . . . . . . . . . 5 2 0 3 5- 7 6 12. Eupen (*) . . . . . . . . . . . . 5 1 3 1 9- 8 6 13. White Star Bruxelles . . . . . 5 1 2 2 3- 4 5 14. Roulers . . . . . . . . . . . . . 5 1 2 2 4- 7 5 15 . RWDM Brussels . . . . . . . 5 1 2 2 5- 9 5 16 . Hoogstraten . . . . . . . . . 5 1 1 3 4- 7 4 17. Virton . . . . . . . . . . . . . . 5 0 2 3 2- 6 2 18. Visé . . . . . . . . . . . . . . . 5 0 1 4 6-19 1 1-2 0-0 2-1 1-3 5-1 1-0 0-1 4-1 1-3 34 32 32 32 28 25 24 19 19 18 18 17 14 14 13 13 7 6 Division 3 A Match avancé Audenaerde - Bornem . . . . . . . . . . . . . . . . . 3-1 Classement 1. Audenaerde . . . . . . . 15 10 3 2 32-15 33 2. SK Londerzeel . . . . . . 14 8 4 2 27-14 28 3. RC Malines . . . . . . . . 14 8 4 2 24-14 28 4. Deinze . . . . . . . . . . . 14 8 3 3 28-15 27 5. Ath . . . . . . . . . . . . . 14 7 5 2 27-16 26 6. Coxyde. . . . . . . . . . . 14 7 3 4 31-20 24 7. FC Dendre. . . . . . . . . 14 6 2 6 22-26 20 8. Izegem . . . . . . . . . . . 14 5 4 5 21-22 19 9. Rupel Boom . . . . . . . 14 5 3 6 19-29 18 10. Brakel. . . . . . . . . . . . 14 5 2 7 18-26 17 11. Tournai. . . . . . . . . . . 14 4 5 5 22-24 17 12. Tamise . . . . . . . . . . . 14 5 1 8 19-22 16 13. RC Gand . . . . . . . . . . 14 3 7 4 19-21 16 14. Saint-Nicolas . . . . . . . 14 4 3 7 17-19 15 15. Bornem . . . . . . . . . . 15 4 3 8 23-26 15 16. Hamme . . . . . . . . . . 14 3 3 8 25-33 12 17. Torhout . . . . . . . . . . 14 3 3 8 13-24 12 18. St. Wetteren . . . . . . . 14 2 2 10 11-32 8 15e journée FC Dendre - Tournai . . . . . . . . . . . . . ven. 20h30 Audenaerde - SK Londerzeel . . . . . . . sam. 19h30 Torhout - Saint-Nicolas . . . . . . . . . . . sam. 19h30 RC Malines - Bornem . . . . . . . . . . . . sam. 20h00 Deinze - RC Gand . . . . . . . . . . . . . . sam. 20h00 Ath - Coxyde . . . . . . . . . . . . . . . . . dim. 14h30 Hamme - Olsa Brakel . . . . . . . . . . . . dim. 15h00 Rupel Boom - Izegem . . . . . . . . . . . . dim. 15h00 St. Wetteren - Tamise . . . . . . . . . . . . dim. 15h00 Deuxième tranche 1. Deinze . . . . . . 2. Hamme. . . . . . Izegem . . . . . . 4. Audenaerde. . . RC Malines. . . . 6. FC Dendre . . . . Tamise . . . . . . 8. Ath. . . . . . . . . SK Londerzeel . Saint-Nicolas . . 11. Olsa Brakel. . . . Rupel Boom. . . Tournai . . . . . . 14. St. Wetteren. . . 15. Bornem. . . . . . Coxyde . . . . . . RC Gand . . . . . 18. Torhout. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 4 4 5 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 5 4 4 4 3 3 3 2 2 2 2 1 1 1 1 1 1 1 0 0 0 0 1 0 0 2 2 1 1 2 2 2 1 1 1 0 3 3 3 1 0 1 1 1 0 1 1 1 1 1 2 2 2 3 2 1 1 3 8-2 12-5 10-5 10-8 6-3 8-9 7-6 4-5 7-7 2-2 5-6 3-6 7-9 3-7 5-8 5-7 4-5 2-6 10 9 9 8 8 7 7 5 5 5 4 4 4 3 3 3 3 1 15/3 4-0 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15 . . . . . . . . . 22/2 3-0 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1-1 1-2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1-1 25/1 Classement 1. Westerlo . . . . . . . . 2. Mouscron-Peruwelz 3. Eupen . . . . . . . . . 4. Saint-Trond . . . . . . 5. Antwerp . . . . . . . . 6. RWDM Brussels . . . 7. Boussu Dour . . . . . 8. Alost . . . . . . . . . . 9. Lommel . . . . . . . . 10. White Star Bruxelles 11. Tubize . . . . . . . . . 12. Heist . . . . . . . . . . 13. Dessel Sport . . . . . 14. Geel. . . . . . . . . . . 15. Virton. . . . . . . . . . 16. Roulers. . . . . . . . . 17. Hoogstraten . . . . . 18. Visé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26/12 15/3 Anderlecht Cercle 25/1 Anderlecht FC Bruges Tous les matchs de la saison 8. 11 11 10 9 8 8 (+1) 7 6 6 6 6 (+1) 6 15e journée Eupen - Saint-Trond . . . . . . . . . . . . Heist - Boussu-Dour . . . . . . . . . . . . Antwerp - White Star Bruxelles . . . . . Hoogstraten - Dessel Sport. . . . . . . . Lommel - Visé . . . . . . . . . . . . . . . . Tubize - Virton . . . . . . . . . . . . . . . . Mouscron-Péruwelz - RWDM Brussels. Alost - Roulers . . . . . . . . . . . . . . . . Geel - Westerlo . . . . . . . . . . . . . . . 2013 2014 FC Bruges 4-0 Cercle 0-4 2-0 Charleroi 23/11 14/12 2-0 Courtrai 8/2 4-1 1/3 7/12 Gand 14/12 21/12 1-1 1/3 18/1 Genk 0-1 8/2 1-0 26/12 1-0 25/1 Lierse 1/2 18/1 1-1 2-1 2-0 7/12 15/2 Lokeren 22/2 23/11 3-0 8/2 14/12 2-2 3-1 1-0 Louvain 8/3 22/2 26/12 0-0 23/11 1-1 1-4 2-0 2-1 FC Malines 18/1 1-2 1-2 15/3 21/12 30/11 1/2 0-0 1/3 4-2 Mons 0-2 0-1 1-1 1-2 0-1 26/12 2-3 8/2 30/11 15/3 25/1 Ostende 0-3 1-2 7/12 1-0 8/3 8/2 23/11 22/2 26/12 1-1 0-3 2-0 Standard 21/12 0-0 1/2 2-2 2-0 22/2 14/12 3-0 2-1 1-0 8/3 23/11 18/1 Waasland-Beveren 0-3 1-2 0-1 30/11 1/2 1-1 0-0 21/12 0-2 15/2 0-0 18/1 2-0 15/3 Zulte Waregem 4-3 8/3 15/2 1-1 1-0 3-2 18/1 14/12 1/2 4-2 23/11 2-0 21/12 1-0 Division 3 B 15e journée La Louvière - Charleroi Fleurus . . . . . . sam. 20h00 Ciney - Sprimont Comblain . . . . . . . . sam. 20h00 Huy - Turnhout . . . . . . . . . . . . . . . . sam. 20h00 Hasselt - La Calamine . . . . . . . . . . . . sam. 20h00 Patro Eisden - Diegem . . . . . . . . . . . sam. 20h00 Grimbergen - Berchem . . . . . . . . . . . sam. 14h30 Union - Oosterzonen . . . . . . . . . . . . dim. 15h00 Woluwe Zaventem - Verviers . . . . . . . dim. 15h00 Cappellen - Bocholt . . . . . . . . . . . . . dim. 15h00 Deuxième tranche 1. Woluwe-Zaventem . . . . . 5 3 1 0 8- 2 11 2. Turnhout . . . . . . . . . . . . 4 3 1 0 8- 1 10 3. Ciney . . . . . . . . . . . . . . 4 3 0 1 6- 3 9 Sprimont-Comblain . . . . . 4 3 0 1 15- 6 9 5. Bocholt . . . . . . . . . . . . . 4 2 1 1 6- 4 7 Hasselt . . . . . . . . . . . . . 4 2 1 1 5- 4 7 Verviers . . . . . . . . . . . . . 4 2 1 1 6- 4 7 8. Patro Eisden . . . . . . . . . . 4 2 0 2 6- 9 6 9. La Calamine . . . . . . . . . . 5 1 2 2 10- 9 5 La Louvière Centre. . . . . . 4 1 2 1 8- 8 5 Union . . . . . . . . . . . . . . 4 1 2 1 7- 6 5 12. Berchem . . . . . . . . . . . . 4 1 1 2 4- 5 4 Charleroi-Fleurus. . . . . . . 4 1 1 2 7-10 4 Diegem . . . . . . . . . . . . . 4 1 1 2 9-10 4 Oosterzonen . . . . . . . . . 4 1 1 2 6-13 4 16. Cappellen . . . . . . . . . . . 4 0 1 3 3- 7 2 17. Grimbergen . . . . . . . . . . 4 0 1 3 2- 9 1 Huy . . . . . . . . . . . . . . . 4 0 1 3 3- 8 1 Match avancé Woluwe-Zaventem - La Calamine . . . . . . . . . 0-0 Classement 1. Woluwe-Zaventem (*) . 2. Verviers . . . . . . . . . . 3. Sprimont-Comblain . . 4. Turnhout . . . . . . . . . 5. Bocholt . . . . . . . . . . 6. Union. . . . . . . . . . . . 7. La Louvière Centre . . . 8. Hasselt . . . . . . . . . . . 9. Patro Eisden . . . . . . . 10. Grimbergen. . . . . . . . 11. La Calamine . . . . . . . 12. Cappellen . . . . . . . . . 13. Ciney . . . . . . . . . . . . 14. Oosterzonen . . . . . . . 15. Huy . . . . . . . . . . . . . 16. Berchem. . . . . . . . . . 17. Charleroi Fleurus . . . . 18. Diegem . . . . . . . . . . 15 14 14 14 14 14 14 14 14 14 15 14 14 14 14 14 14 14 11 8 8 7 6 6 6 6 5 5 5 5 4 4 3 3 3 2 3 3 1 3 5 4 4 3 6 3 3 3 5 3 4 3 2 2 1 3 5 4 3 4 4 5 3 6 7 6 5 7 7 8 9 10 31- 7 27-12 36-21 19-18 20-17 23-14 23-20 13-16 21-15 21-23 27-31 17-24 15-18 17-37 16-18 16-23 16-28 14-30 36 27 25 24 23 22 22 21 21 18 18 18 17 15 13 12 11 8 1/3 2-0 LES RÉSULTATS DES RENCONTRES DE PROMOTION EN PAGE 21 Les résultats des principaux championnats étrangers ALLEMAGNE 12e journée Hanovre - Brunswick. . . . . . . . . Bayern Munich - Augsbourg. . . . Schalke - Werder Brême . . . . . . Bayer Leverkusen - Hambourg . . Wolfsburg - Dortmund . . . . . . . Hoffenheim - Berlin . . . . . . . . . Mönchengladbach - Nuremberg. Mayence - Francfort . . . . . . . . . Fribourg - Stuttgart . . . . . . . . . Classement 1. Bayern Munich . . . . . . . . . 2. Dortmund . . . . . . . . . . . . 3. Bayer Leverkusen . . . . . . . . 4. Mönchengladbach . . . . . . . 5. Wolfsburg. . . . . . . . . . . . . 6. Schalke . . . . . . . . . . . . . . 7. Berlin. . . . . . . . . . . . . . . . 8. Stuttgart. . . . . . . . . . . . . . 9. Mayence. . . . . . . . . . . . . . 10. Werder Brême . . . . . . . . . . 11. Hanovre . . . . . . . . . . . . . . 12. Hoffenheim. . . . . . . . . . . . 13. Augsbourg . . . . . . . . . . . . 14. Hambourg . . . . . . . . . . . . 15. Francfort . . . . . . . . . . . . . 16. Fribourg . . . . . . . . . . . . . . 17. Brunswick . . . . . . . . . . . . . 18. Nuremberg . . . . . . . . . . . . ANGLETERRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0-0 3-0 3-1 5-3 2-1 2-3 3-1 1-0 1-3 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 12 12 12 12 12 12 12 12 12 12 12 12 12 12 12 12 12 32 28 28 22 21 20 18 16 16 15 14 13 13 12 10 8 8 7 11e journée Southampton - Hull . . . . . . . Aston Villa - Cardiff. . . . . . . . Liverpool - Fulham . . . . . . . . Chelsea - West Bromwich . . . 90e (+6) HAZARD (C) (2-2). Crystal Palace - Everton . . . . . Norwich - West Ham. . . . . . . Tottenham - Newcastle . . . . . Sunderland - Manchester City Swansea - Stoke. . . . . . . . . . Manchester Utd - Arsenal . . . Classement 1. Arsenal. . . . . . . . . . . . . 2. Liverpool . . . . . . . . . . . 3. Southampton . . . . . . . . 4. Chelsea . . . . . . . . . . . . 5. Manchester Utd . . . . . . . 6. Everton . . . . . . . . . . . . 7. Tottenham . . . . . . . . . . 8. Manchester City . . . . . . . 9. Newcastle . . . . . . . . . . . 10. West Bromwich . . . . . . . 11. Aston Villa. . . . . . . . . . . 12. Hull . . . . . . . . . . . . . . . 13. Swansea . . . . . . . . . . . . 14. Cardiff . . . . . . . . . . . . . 15. Norwich . . . . . . . . . . . . 16. West Ham . . . . . . . . . . . 17. Stoke . . . . . . . . . . . . . . 18. Fulham. . . . . . . . . . . . . 19. Sunderland . . . . . . . . . . 20. Crystal Palace . . . . . . . . FRANCE ESPAGNE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4-1 2-0 4-0 2-2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0-0 3-1 0-1 1-0 3-3 1-0 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 11 11 11 11 11 11 11 11 11 11 11 11 11 11 11 11 11 11 11 25 23 22 21 20 20 20 19 17 14 14 14 12 12 11 10 10 10 7 4 13e journée Osasuna - Almeria . . . . . . . . . Grenade - Malaga . . . . . . . . . Real Madrid - Real Sociedad. . . Getafe - Elche . . . . . . . . . . . . Athletic Bilbao - Levante . . . . . Celta Vigo - Rayo Vallecano . . . Espanyol Barcelone - FC Séville. Valence CF - Valladolid . . . . . . Villarreal - Atletico Madrid . . . . Betis Séville - FC Barcelone . . . Classement 1. FC Barcelone . . . . . . . . . . 2. Atletico Madrid . . . . . . . . 3. Real Madrid. . . . . . . . . . . 4. Villarreal . . . . . . . . . . . . . 5. Athletic Bilbao . . . . . . . . . 6. Getafe . . . . . . . . . . . . . . 7. Real Sociedad . . . . . . . . . 8 Grenade . . . . . . . . . . . . . 9. Valence CF . . . . . . . . . . . 10. Levante . . . . . . . . . . . . . 11. FC Séville . . . . . . . . . . . . 12. Espanyol Barcelone. . . . . . 13. Elche . . . . . . . . . . . . . . . 14. Malaga. . . . . . . . . . . . . . 15. Valladolid . . . . . . . . . . . . 16. Celta Vigo . . . . . . . . . . . . 17. Almeria . . . . . . . . . . . . . 18. Rayo Vallecano . . . . . . . . 19. Osasuna . . . . . . . . . . . . . 20. Betis Séville. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0-1 3-1 5-1 1-1 2-1 0-2 1-3 2-2 1-1 1-4 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 37 34 31 24 23 20 17 17 17 17 16 15 14 13 12 12 12 12 10 9 13e journée Monaco - Evian/Thonon . . Paris SG - Nice . . . . . . . . . Bastia - Rennes . . . . . . . . 8e : BRUNO. Guingamp - Lille . . . . . . . Lorient - Reims . . . . . . . . Toulouse - Ajaccio . . . . . . Valenciennes - Montpellier Bordeaux - Nantes . . . . . . Marseille - Sochaux . . . . . Saint-Etienne - Lyon . . . . . Classement 1. Paris SG . . . . . . . . . . 2. Lille . . . . . . . . . . . . . 3. Monaco . . . . . . . . . . 4. Nantes . . . . . . . . . . . 5. Marseille. . . . . . . . . . 6. Reims. . . . . . . . . . . . 7. Lyon . . . . . . . . . . . . 8. Guingamp . . . . . . . . 9. Saint-Etienne. . . . . . . 10. Bastia. . . . . . . . . . . . 11. Rennes. . . . . . . . . . . 12. Bordeaux . . . . . . . . . 13. Nice. . . . . . . . . . . . . 14. Evian/Thonon . . . . . . 15. Toulouse . . . . . . . . . 16. Montpellier . . . . . . . . 17. Lorient . . . . . . . . . . . 18. Valenciennes . . . . . . . 19. Ajaccio . . . . . . . . . . . 20. Sochaux . . . . . . . . . . ITALIE . . . . . . . . 1-1 . . . . . . . . 3-1 . . . . . . . . 1-0 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0-0 0-0 1-1 1-1 0-3 2-1 1-2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 31 27 26 23 21 19 18 18 18 18 17 17 17 16 16 14 11 9 8 7 12e journée Catane - Udinese . . . . . . . . . Inter Milan - Livourne . . . . . . Genoa - Hellas Vérone . . . . . Chievo Vérone - AC Milan . . . Atalanta Bergame - Bologne . Parme - Lazio Rome . . . . . . . AS Rome - Sassuolo . . . . . . . Cagliari - Torino . . . . . . . . . . Fiorentina - Sampdoria Gênes Juventus - Naples . . . . . . . . Classement 1. AS Rome . . . . . . . . . . . 2. Juventus. . . . . . . . . . . . 3. Naples . . . . . . . . . . . . . 4. Inter Milan . . . . . . . . . . 5. Fiorentina . . . . . . . . . . . 6. Hellas Vérone . . . . . . . . 7. Genoa . . . . . . . . . . . . . 8. Lazio Rome . . . . . . . . . . 9. Atalanta Bergame. . . . . . 10. AC Milan. . . . . . . . . . . . 11. Parme . . . . . . . . . . . . . 12. Udinese . . . . . . . . . . . . 13. Cagliari. . . . . . . . . . . . . 14. Torino . . . . . . . . . . . . . 15. Livourne. . . . . . . . . . . . 16. Bologne . . . . . . . . . . . . 17. Sassuolo. . . . . . . . . . . . 18. Sampdoria Gênes. . . . . . 19. Catane . . . . . . . . . . . . . 20. Chievo Vérone . . . . . . . . PAYS-BAS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1-0 2-0 2-0 0-0 2-1 1-1 1-1 2-1 2-1 3-0 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 12 12 12 12 12 12 12 12 12 12 12 12 12 12 12 12 12 12 12 32 31 28 25 24 22 17 16 16 13 13 13 13 12 12 10 10 9 9 6 13e journée Heerenveen - RKC Waalwijk . . . . Roda JC - Go Ahead Eagles . . . . Heracles - Groningue . . . . . . . . Vitesse Arnhem - Utrecht. . . . . . 63e : DE RIDDER (U), pen. (1-1). ADO La Haye - Cambuur . . . . . . Zwolle - Twente. . . . . . . . . . . . NAC Breda - PSV Eindhoven . . . . NEC Nimègue - Ajax Amsterdam. Feyenoord - AZ Alkmaar . . . . . . Classement 1. Vitesse Arnhem . . . . . . . . . 2. AZ Alkmaar . . . . . . . . . . . 3. Ajax Amsterdam . . . . . . . . 4. Groningue . . . . . . . . . . . . 5. Twente. . . . . . . . . . . . . . . 6. Feyenoord . . . . . . . . . . . . 7. Zwolle . . . . . . . . . . . . . . . 8. PSV Eindhoven . . . . . . . . . 9. Heerenveen . . . . . . . . . . . 10. NAC Breda . . . . . . . . . . . . 11. Roda JC . . . . . . . . . . . . . . 12. Go Ahead Eagles . . . . . . . . 13. Utrecht . . . . . . . . . . . . . . 14. Heracles . . . . . . . . . . . . . . 15. ADO La Haye . . . . . . . . . . . 16. Cambuur . . . . . . . . . . . . . 17. RKC Waalwijk. . . . . . . . . . . 18. NEC Nimègue . . . . . . . . . . RUSSIE . . . . . . . . . . . . . . . . 5-2 1-4 0-3 3-1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3-0 1-1 2-1 0-3 2-2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 24 23 22 22 21 21 20 19 18 18 17 16 15 14 13 12 9 9 16 16e journée Ural Yekaterinburg - Rostov . . . . . . . . 1-4 Tomsk - Lokomotiv Moscou . . . . . . . . 2-0 Samara - Dynamo Moscou. . . . . . . . . 1-2 Spartak Moscou - Zenit . . . . . . . . . . . 4-2 Amkar Perm - Anzhi Makhachkala. . . . 1-0 CSKA Moscou - Terek Grozny . . . . . . . 4-1 Rubin Kazan - FC Krasnodar . . . . . . . . 0-1 Kuban Krasnodar - Nizhny Novgorod . . 4-0 Classement 1. Zenit Saint-Pétersbourg. . . . . . 16 36 2. Lokomotiv Moscou. . . . . . . . . 16 33 3. Spartak Moscou . . . . . . . . . . . 16 33 4. CSKA Moscou . . . . . . . . . . . . 16 30 5. Dynamo Moscou . . . . . . . . . . 16 29 6. FC Krasnodar. . . . . . . . . . . . . 16 27 7. Amkar Perm . . . . . . . . . . . . . 16 27 8. Kuban Krasnodar . . . . . . . . . . 16 23 9. Rostov . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 20 10. Volga Nizhny Novgorod. . . . . . 16 17 11. Rubin Kazan . . . . . . . . . . . . . 16 17 12. Samara. . . . . . . . . . . . . . . . . 16 17 13. Tomsk . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 12 14. Ural Yekaterinburg . . . . . . . . . 16 11 15. Terek Grozny . . . . . . . . . . . . . 16 9 16. Anzhi Makhachkala . . . . . . . . 16 6
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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 LESSPORTS 17 FOOTBALL À L’ÉTRANGER Eden Hazard s’est déjà racheté une conduite ANGLETERRE BELGES À L’ÉTRANGER Sans Van Buyten, le Bayern se détache Le Brainois a préservé le brevet d’invincibilité de Chelsea Déjà impliqué sur le 1er but Blues, Hazard a gardé son calme pour offrir un point tardif à Chelsea. Après l’avoir sanctionné en semaine, Mourinho lui a redonné confiance et ne l’a pas regretté. Vertonghen et Dembele battus à domicile E den Hazard ? Il n’avait pas à me présenter ses excuses. Ce qui s’est passé appartient au passé et, aujourd’hui, il m’a donné entière satisfaction dans un contexte particulièrement difficile. C’est oublié. » Non, José Mourinho n’est pas un ingrat. Furieux la semaine passée à l’encontre du seul Diable rouge qui compte vraiment à ses yeux en ce moment – en partant du principe qu’il a temporairement oublié Lukaku et que De Bruyne continue à jouer les utilités sur le banc de touche ou en tribune au gré de ses humeurs –, le manager de Chelsea avait « puni » Hazard en le reléguant en tribune lors du match de Ligue des champions finalement remporté face à Schalke 04, mercredi soir. En cause, la perte de son passeport par le Brainois, qui a provoqué une arrivée en retard, lundi, à l’entraînement. Dans les tabloïds anglais, tout et son contraire a été écrit et dit au sujet de cette mésaventure. Hazard, qui était rentré en France pour donner le coup d’envoi du match entre Lille et Monaco, dimanche passé, en a-til profité pour se faire une virée jusqu’au bout de la nuit avec ses anciens équipiers nordistes ? Peu importe pour le « Mou » qui, samedi, avait donc choisi de titulariser Hazard. Et il ne l’a pas regretté, l’entraîneur portugais ! Concentré et virevoltant, Eden Hazard a constamment pesé sur la défense de WBA avant d’arracher l’égalisation à la 95e minute. D’emblée concentré et virevoltant dans ses dribbles, l’ancien Lillois a constamment pesé sur la défense de West Bromwich, l’hôte du jour à Stamford Bridge. Sur le premier but local, il a récupéré un ballon sur la gauche, a repiqué au centre, avant d’armer une belle frappe à ras de terre que le portier visiteur n’a pu que repousser dans les pieds d’Eto’o. Chelsea, qui restait sur un impressionnant brevet d’invincibilité de 65 rencontres de Premier League sous les ordres de Mourinho, a ensuite oublié de jouer au foot, laissant WBA revenir à sa hauteur puis même mener à la marque jusqu’à la 95e minute, moment choisi par l’arbitre pour siffler un penalty plus que limite pour une poussée très légère de Steven Reid sur Ramires. « Pourquoi douter de la véracité de cette décision ?, pestait après coup Mourinho avec cette mauvaise fois teintée d’arrogance qui le caractérise encore davantage quand rien ne tourne. J’ai revu cette phase sous différents angles et il n’y a pas la moindre ombre d’un doute : il y avait bel et bien penalty. En revanche, il y avait surtout une faute non sifflée en notre faveur sur Ivanovic lors de l’action qui amène le but de Sessegnon pour WBA. S’il y a quelqu’un qui peut être frustré par l’arbitrage, c’est bien moi ! Mais tout le monde sait que cet arbitre est l’un des meilleurs d’Angleterre et même d’Europe. » On laissera au Portugais la teneur de ces propos qui n’ont évidemment pas fait plaisir dans le camp d’en face. En attendant, dans le brouhaha général, avec un public incandescent et des adversaires tentant de le déstabiliser à n’importe quel prix, Eden Hazard est resté d’un calme olympien pour prendre © AFP. Glyn Myhill à contre-pied d’une frappe précise à ras de terre. Et d’inscrire au passage son quatrième but de la saison. « J’ai trouvé Eden Hazard très bon, a poursuivi Mourinho. En plus, il a réussi à garder son sangfroid pour transformer ce penalty. A 3 ou 4-0, c’est toujours plus facile. Ici, c’était beaucoup plus périlleux et le gamin a su garder son calme. Chapeau ! » A noter, enfin, que Kevin De Bruyne n’a pas quitté le banc de touche lors de cette rencontre. Une fois de plus… ■ VINCENT JOSÉPHY Coup de pompe musculaire pour Messi ESPAGNE Le joueur de Barcelone s’est blessé dimanche et sera absent entre six et huit semaines habitude pour Lionel Messi. C ela devient laune mauvaise Dimanche, pour troisième fois cette saison, l’Argentin a prématurément quitté ses coéquipiers après seulement 20 minutes de jeu sur la pelouse du Betis où l’équipe catalane s’est promenée (1-4). Un succès et une place de leader confortée, l’Atletico Madrid ayant été tenu en échec à Villarreal (1-1), qui sont passés au second plan lundi lorsque le club catalan a annoncé que son protégé serait absent de six à huit semaines : « Les examens Allemagne. Une nouvelle fois confiné au banc de touche, Daniel Van Buyten a néanmoins savouré l’excellente opération réalisée par le Bayern en tête de la Bundesliga. En plus d’avoir facilement pris le meilleur sur Augsbourg, le club bavarois a pris ses distances sur Dortmund, qui s’est incliné à Wolfsburg. Du coup, le Bayern possède désormais 4 points d’avance sur le duo Dortmund-Leverkusen. Vendredi, Sébastien Pocognoli (Hanovre) avait dû se contenter d’un nouveau partage vierge particulièrement décevant face aux promus de Brunswick. réalisés ce lundi matin ont confirmé que le joueur souffrait d’une déchirure du biceps fémoral de la jambe gauche. » La fin des espoirs pour le Ballon d’Or ? Un nouveau coup d’arrêt musculaire pour la « Pulga » qui avait déjà eu un hématome intramusculaire au même biceps fémoral le 21 août lors de la manche aller de la Supercoupe d’Espagne puis une lésion au biceps fémoral de la cuisse droite le 28 septembre en championnat à Almeria. Elles avaient coûté respectivement une et trois semaines de compétition à Messi. Cette fois-ci, ce sera beaucoup plus long pour le Blaugrana qui sera absent jusqu’à la fin de l’année 2013. Une blessure qui semble également synonyme de fin règne au classement du Ballon d’Or. Quadruple vainqueur, l’Argentin était cité parmi les favoris mais était de plus en plus en retrait par rapport à Franck Ribéry, auteur d’une grande saison avec le Bayern Munich qui a tout gagné, et Cristiano Ronaldo qui se montre actuellement plus prolifique que l’Argentin comme en attestent les classements des buteurs de la Liga (16-8) et de la C1 (8-6). Seulement vainqueur du championnat en mai, Messi devait enchaîner les performances pour gonfler ses statistiques et tenter d’inverser la tendance dans la course au prix individuel le plus prestigieux du monde du ballon rond. Les muscles capricieux du natif de Rosario en ont décidé autrement. ■ GUILLAUME RAEDTS Angleterre. Toujours privé des services de Nacer Chadli, blessé, Tottenham a été surpris à domicile par Newcastle, où le portier néerlandais Tim Krul a été exceptionnel. Titularisés, Jan Vertonghen et Moussa Dembélé ont connu des fortunes diverses. Si le premier a livré un très bon match sur le flanc gauche défensif, manquant même de peu l’égalisation en fin de match quand il a heurté la transversale, le second, qui revenait en grâce, a été très discret dans l’entrejeu avant de céder sa place au retour de la mi-temps. De son côté, Simon Mignolet a connu une après-midi tranquille dans le but de Liverpool, qui s’est promené face à Fulham (4-0) et reste en embuscade, à deux unités d’Arsenal. Enfin, si Manchester City a été battu par le plus petit écart à Sunderland sans le concours de Vincent Kompany (blessé) ni Dedryck Boyata (sur le banc), Everton a dû se contenter d’un piètre passage à domicile face à Crystal Palace. Si Romelu Lukaku a disputé tout le match, Kevin Mirallas a, quant à lui, cédé sa place peu avant l’heure de jeu. Pays-Bas. Insuffisamment remis de sa blessure à la cheville malgré qu’il ait repris les entrainements, Zakaria Bakkali n’était pas dans le noyau du PSV, qui a été une nouvelle fois battu, au NAC Breda cette fois. Au classement, le club brabançon est actuellement 8e ! Defour qualifié en Coupe Messi ne donnera plus le la pour le Barca pendant deux mois. © AP. Portugal. Ce week-end était réservé à la Coupe, au Portugal. Dimanche soir, dans le match au sommet des 16es, le FC Porto s’est facilement imposé (et qualifié) sur la pelouse du Vitoria Guimaraes. Titularisé, Steven Defour a failli marquer en fin de match et a été averti. V. J. DIABLERIES Vermaelen titularisé Benteke encore muet Contre toute attente, Thomas Vermaelen a joué tout le choc entre ManU et Arsenal, dimanche. Mertesacker malade, l’Anversois a appris sa 1re titularisation en championnat peu avant le coup d’envoi. « Et il a été très bon dans un contexte difficile », a raconté Wenger. Sec devant van Persie, auteur du but de la victoire des « Red devils » (pour le compte desquels Fellaini n’a joué que 5 minutes), Vermaelen s’est pris des coups de Rooney et les lui a rendus (ph.). Il s’agit de la 2e défaite des « Gunners » cette saison. (V.J.) Aston Villa n’avait plus marqué de but depuis sa dernière victoire, le 28 septembre, face à ManCity. Samedi, les « Villans » ont renoué avec le succès face à Cardiff, ce qui leur a permis de se donner un peu d’air après une période difficile. Christian Benteke, qui a joué tout le match n’a pas été récompensé de son évidente bonne volonté. Le Diable, qui avait été freiné par une blessure à la hanche, cherche toujours à améliorer son total personnel (4 buts) depuis le 14 septembre. (V.J.) Lombaerts blessé, Witsel rétabli Marc Wilmots avait dit que la blessure au pied encourue par Axel Witsel (ph.) face à Porto, en C1, n’était pas trop grave. Dimanche, le Liégeois a en effet joué tout le match du Zenit qui voit fondre son avantage en tête, après sa 2e défaite de la saison, au Spartak Moscou cette fois. Nicolas Lombaerts,, victime d’un vilain tacle de McGeady, a dû quitter la pelouse avant la fin de la première mitemps. (V.J.) Nainggolan discret L’Atletico accroché Dimanche, Cagliari a arraché un succès difficile et tardif, à domicile, face au Torino (2-1). Le but de la victoire des Sardes a été inscrit à la 88e, juste après le remplacement de Radja Nainggolan. Le médian belge d’origine indonésienne, qui a enfin retrouvé le groupe des Diables lundi après quelques mois d’absence, a été utilisé dans un rôle assez inhabituel pour lui de soutien d’attaque. Assez discret, il a surtout écopé nouveau carton jaune qui le privera du match face à la Roma, après la trêve internationale. (V.J.) Dimanche, l’Atletico a laissé filer 2 unités face à la Villarreal. Seulement battus à l’Espanyol cette saison, les « Colchoneros » ont été malmenés et ont dû concéder un premier partage. Titularisé en défense centrale, Toby Alderweireld a été souvent dépassé tandis que Thibaut Courtois a fait ce qu’il a pu entre les perches mais il a été surpris en fin de match par un autogoal de Juanfran sur un centre tir tendu de Perbet. (V. J.) 17
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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 18 LESSPORTS Un sommet aux saveurs de playoffs HOCKEY Dans un duel de haute facture, le Racing et le Dragons se sont neutralisés Le Watducks s’envole en tête du classement, après un week-end assez tranquille. Belle réaction du côté du Léopold, qui signe un convaincant 6 sur 6. Avec 2 matchs nuls, le Daring prend du retard dans la course au Top 4. Dragons 5 © PHILIPPE DEMARET. L’HOMME DU MATCH Racing Cédric Charlier « Coup de chapeau à Cédric Charlier. Il est impliqué dans 4 des 5 goals du Racing et, aujourd’hui, il nous a fait très mal pendant 70 minutes ». Ces mots sont ceux de Jean Willems, coach du Dragons. Depuis le départ de Tom Boon vers les Pays-Bas cet été, l’attaquant ucclois semble avoir pris une autre dimension dans l’effectif du Racing. 5 D ix buts, du spectacle et du suspense : le match au sommet de ce double week-end a tenu toutes ses promesses. Et il n’a pas fallu attendre longtemps pour que le match s’emballe. Dès la 4e minute, De Mot s’infiltrait dans le cercle anversois et obtenait un stroke sur une intervention fautive de Leroy, venu à sa rencontre. Tupper se chargea de la transformation (0-1). Dix minutes plus tard, Peeters, à la conclusion d’un beau mouvement collectif, trompait Gucassoff de près (1-1). Mais, à l’approche de la mi-temps, les Rats appuyèrent deux fois sur l’accélérateur. A la 28e minute d’abord, Charlier se promenait dans la défense anversoise avant de se faire légèrement bousculer. Sanction immédiate : stroke, que Tupper se fit un plaisir de transformer (1-2). Cinq minutes plus tard, le même Charlier débordait sur la droite pour servir son compère Versluys, dont la reprise en un temps terminait sa course dans le goal vide (1-3). Et la seconde période reprit sur un rythme encore plus intense. Après quelques minutes, Van Doren reprenait d’un puissant tir en revers un pc repoussé par Cornillie sur sa ligne de but. Mais le Racing profitait de l’euphorie ambiante pour refaire son avance sur la remise en jeu : mis sur or- RÉSULTATS ET CLASSEMENT Encore une fois très actif face au Racing, Arthur Van Doren s’affirme chaque semaine comme un futur grand. A 19 ans à peine. © PH. DEMARET. bite par Truyens, Charlier voyait son centre parfaitement dévié par Guest (2-4). Dix minutes plus tard, c’est Peeters qui refaisait parler de lui. D’abord, grâce à un tip-in victorieux sur une phase de pc bien travaillée (3-4, 50e). Ensuite, en touchant le cadre (52e). Enfin, en voyant son centre dévié victorieusement par Dubois (4-4, 54e). Tout était à refaire pour les Rats. Mais sur une énième percée de Charlier, le Racing obtenait un nouveau stroke. Et les contestations (légitimes) des Anversois n’y changeaient rien : Tupper prit ses responsabilités pour la troisième fois de l’après-midi (4-5). Mais il était écrit que les DIVISION D’HONNEUR 11e journée Dragons - Racing . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5-5 Waterloo Ducks - Gantoise . . . . . . . . . . . . . . 5-0 Léopold - Braxgata . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4-1 Beerschot - Daring . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2-2 Antwerp - Namur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10-2 Louvain - Herakles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3-3 12e journée Waterloo Ducks - Namur . . . . . . . . . . . . . . 10-1 Léopold - Antwerp . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4-2 Dragons - Braxgata . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4-2 Louvain - Daring . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2-2 Racing - Herakles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4-1 Beerschot - Gantoise . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3-0 Classement 1. Waterloo Ducks . . . . . 12 10 2 0 53-14 30 2. Racing . . . . . . . . . . . 12 8 1 3 44-25 27 3. Dragons . . . . . . . . . . 12 8 3 1 49-31 25 4. Beerschot . . . . . . . . . 12 7 3 2 32-30 23 5. Daring . . . . . . . . . . . 12 5 3 4 43-34 19 6. Herakles . . . . . . . . . 12 5 4 3 31-39 18 7. Antwerp . . . . . . . . . . 12 5 5 2 36-29 17 8. Léopold . . . . . . . . . . 12 5 7 0 37-29 15 9. Braxgata . . . . . . . . . . 12 5 7 0 20-28 15 10. Louvain . . . . . . . . . . 12 3 6 3 32-33 12 11. Gantoise. . . . . . . . . . 12 2 10 0 17-54 6 12. Namur . . . . . . . . . . . 12 0 12 0 19-65 0 Prochaines journées (17 novembre) Namur - Léopold . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15h00 Daring - Antwerp . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15h00 Racing - Beerschot . . . . . . . . . . . . . . . . . 15h00 Herakles - Waterloo Ducks . . . . . . . . . . . . 15h00 Gantoise - Dragons. . . . . . . . . . . . . . . . . 15h30 Braxgata - Louvain . . . . . . . . . . . . . . . . . 15h30 deuxième et troisième du classement se quitteraient dos à dos : à moins de 2 minutes du coup de sifflet final, l’infortuné Tupper trompait son propre gardien en déviant un centre puissant de Verdussen. 5-5, score logique selon Jérôme Truyens : « Je pense que le résultat reflète bien la physionomie du match. C’est un bon point, même si on peut regretter ce relâchement d’une dizaine de minutes qui permet aux Dragons de revenir de 2-4 à 4-4 en milieu de sseconde mi-temps », poursuivait le capitaine bruxellois. Avant de revenir sur ce qui fait la force de son équipe depuis le début de la saison : « Par rapport à la saison dernière, on a perdu 3 grosses individualités offensives (NDLR : Boon, Gougnard, Catlin).Mais, étonnamment, on se montre beaucoup plus réalistes qu’avant. En zone de finition, on joue plus en équipe et on n’a plus besoin de 3 ou 4 occasions pour marquer. » Un réalisme offensif que le Dragons doit leur envier. Jean Willems, coach anversois, n’avait qu’un mot à la bouche : « Frustrant ! On a beaucoup plus d’entrées de cercle et ça ne se reflète pas au marquoir. On laisse passer une belle occasion de doubler notre adversaire du jour, c’est dommage. » ■ belle déviation, en milieu de seconde période. Dans la foulée, le gardien lierrois se voyait exclu temporairement pour une intervention hors de son cercle. Durant 10 minutes, De Kerpel jouait les pompiers de service. Très adroit entre les perches, il ne put toutefois rien sur un pc de Quemada à l’heure de jeu. Avec ce match nul, les Louvanistes mettent fin à leur série de quatre défaites consécutives (par un but d’écart). Mais ils auraient toutefois pu revendiquer davantage lors des 10 minutes d’infériorité numérique de leur adversaire du jour. Beerschot - Daring : 2-2. Le Beerschot doit une fière chandelle à son gardien de but, David Van Rysselberghe. Sans les interventions de grande classe de l’ancien gardien des Red Lions, le Daring aurait sans aucun doute rapporté trois points de son déplacement à Kontich et pris par la même occasion la quatrième place à son hôte du jour. Mais il n’en fut rien. Brunet avait pourtant fait 0-1 sur pc juste avant la pause. Mais sur ses rares occasions, le Beerschot prit les commandes grâce à des buts de Dockier et Paton. Les Ours pensaient tenir leur septième victoire de la saison. Mais c’était sans compter sur une décision arbitrale très contestée, qui offrait un pc aux Bruxellois à la 70e minute. Tanguy Cosyns ne se faisait pas prier et arracha le match nul in extremis. Watducks - Gantoise : 5-0. Les semaines se suivent et se ressemblent pour les Brabançons. Face à une équipe regroupée dans sa moitié de terrain, les Canards ont dû prendre le jeu à leur compte. Dans ce match à sens unique, c’est De Saedeleer qui a fait sauter le verrou gantois, sur pc, au quart d’heure de jeu. Boccard et Bertrand (également sur pc) en firent de même après la pause. Dans les 10 dernières minutes, Vandiest et Bertrand donnèrent au score une allure qui reflétait mieux la domination des champions en titre, qui avec davantage de réalisme devant la cage gantoise, auraient dû s’imposer bien plus largement. Léopold - Braxgata : 4-1. Le temps d’une mi-temps, on a cru que le changement de coach n’avait pas eu l’effet escompté du côté ucclois. Et lorsque Declercq ouvrait le score pour le Brax juste avant la pause, on voyait le Léopold bien mal embarqué. Mais l’incendie fut rapidement éteint. Touchés dans leur orgueil, les Bruxellois remontèrent sur le terrain avec une tout autre mentalité. Et ils corrigèrent rapidement le tir : juste après la pause, Pujal (sur pc) débloquait le compteur bruxellois, imité une minute plus tard par Rossi. A l’heure de jeu, Plennevaux et Arthur Verdussen, coup sur coup, confirmaient le réveil ucclois. Antwerp - Namur : 10-2. Comme on pouvait s’en douter, le terrain de l’Antwerp n’a pas résisté aux intempéries du week-end. L’Antwerp a donc trouvé refuge chez son voisin du Dragons pour y disputer son match contre Namur. Sur le nouveau synthétique de Brasschaat, les Anversois ont dominé les échanges même si le score final est très sévère tant les Namurois ont offert une belle résistance. Mais les Escargots se sont véritablement effondrés dans les 8 dernières minutes en encaissant 6 goals ! Les buteurs du jour : côté namurois, Simon et Forton ; côté anversois, Briels (3), Van Beers (3), Lainz (2), Gucassoff et Devreker. ■ que l’Herakles trouvait la faille, via Nick Haig. Avertissement sans frais pour les Rats. Nils De Keyser en rajoutait même une couche en toute fin de match, sur un rebond de pc. Louvain - Daring : 2-2. Dès l’entame du match, les Molenbeekois affichaient leurs intentions en prenant les Louvanistes à la gorge. Leurs efforts furent récompensés puisque Van Lindthoudt et Tanguy Cosyns donnaient une avance logique aux Bruxellois avant la pause (2-0). La seconde période offrait un tout autre visage : face à une équipe qui avait décidé de jouer beaucoup plus défensivement, les Louvanistes prenaient le match en main. Pol Garcia repoussait longtemps l’échéance mais à un quart d’heure du terme, Degroote trouvait l’ouverture sur pc. Et à 3 minutes du terme, Quemada en faisait de même. Un match nul qui n’arrange aucune des deux équipes. Léopold - Antwerp : 4-2. L’électrochoc provoqué par le changement de coach semble réellement avoir fait son effet du côté de l’Avenue Dupuich. Face à des Anversois très combatifs, les Bruxellois ont semblé maîtriser les échanges pendant 70 minutes. Thomas Henet ouvrait la marque après 10 minutes de jeu mais la joie des supporters ucclois fut de courte durée puisque Devreker faisait 1-1 une minute plus tard. Rossi exploitait bien une phase de pc très confuse pour donner l’avance aux siens juste avant la pause. Dorian Thiéry profitait d’une infériorité numérique anversoise en début de seconde période pour faire le break. Cinq minutes plus tard, Delas relançait le suspense sur phase de pc. Mais le Léopold s’était promis de ne plus retomber dans ses travers de début de saison. Et au cours d’une seconde mi-temps maîtrisée, le Léopold se mettait définitivement à l’abri grâce à Mercade. Watducks - Namur : 10-1. 20 buts encaissés en un week-end : le bilan est lourd pour les Escargots. Face aux Watducks, ils prirent l’eau après seulement 20 secondes de jeu. Ils sauvaient toutefois l’honneur à 3 minutes du terme, sur un pc signé Forton. Les buteurs du jour côté waterlootois : Vandiest (2), Bertrand (2), Boccard (pc), Masson, Cabuy, De Paeuw, Lycke et Capelle. Dragons - Braxgata : 4-2. Défendre et évoluer en contre-attaque : la tactique du Braxgata était claire. A la mi-temps, ce n’était qu’1-0, grâce à un pc de Luypaert. Même configuration en seconde mi-temps et le Brax fut récompensé : Van Biesen faisait 1-1. Van Aubel redonnait l’avance au Dragons mais Kleynjans surprenait à son tour Leroy sur une contre-attaque bien me- née (2-2). Mais en fin de match, Luypaert remettait de l’ordre dans la maison anversoise, en trompant à deux reprises Flamand sur pc. Beerschot - Gantoise : 3-0. Le Beerschot s’est bien remis du match nul concédé la veille, en toute fin de match. Henry Nelen faisait 1-0 lors d’une première mi-temps largement dominée par les Ours. En seconde période, les échanges s’équilibrèrent mais David Van Rysselberghe repoussait parfaitement toutes les tentatives gantoises, la plupart sur pc. Sébastien Dockier et Adam McClelland mettaient les Ours à l’abri en fin de match. ■ LE MATCH DRAGONS - RACING . . . . . . . . . . . . . . 5-5 Dragons. Leroy, Celis, Luypaert, Van Doren, Verdussen, Rombouts, Stockbroeckx, Denayer, Cobbaert, Iglesias, Van Aubel. Puis : Dubois, Peeters, Rubens, Maartens et Boschman. Coach : Jean Willems. Racing. Gucassoff, Tupper, Renaer, Grégoire, Beckers, Dalla Palma, Truyens, Cornillie, De Mot, Guest et Charlier. Puis : Versluys, De Keyser, Panesar, Dabin et Rickli. Coach : Christian Cavallet. Arbitres. Van Elegem et Van Lidth de Jeude. Buts. 4e : Tupper (0-1), 15e : Peeters (1-1), 28e : Tupper (1-2), 33e : Versluys (1-3), 39e : Van Doren (2-3), 40e : Guest (2-4), 50e : Peeters (3-4), 54e : Dubois (4-4), 66e : Tupper (4-5), 69e : Tupper c.s.c. (5-5). Cartes jaunes. 46e : Truyens ; 63e : Denayer. MAXIM BAWOROWSKI LES AUTRES RENCONTRES DE DIMANCHE Louvain - Héraklès : 3-3. Comme souvent avec les Louvanistes, on a eu droit à une partie très ouverte. Si les Lierrois pensaient tenir le bon bout à trois reprises, les Universitaires sont chaque fois revenus au score. C’est Oriol Bach qui ouvrait les hostilités après 20 minutes de jeu (0-1). Mais 3 minutes plus tard, Garcia rétablissait l’égalité. A la demiheure, un troisième espagnol se mit en évidence : Moreno déviait un centre lierrois dans ses propres filets. Il ne fallait de nouveau que 3 minutes aux Louvanistes pour revenir à hauteur grâce à Degroote. Après un début de seconde mitemps partagé, Nunez redonnait l’avance aux Lierrois sur une M.B. LES RENCONTRES DE LUNDI Racing - Héraklès : 4-1. Après la grosse débauche d’énergie de la veille, on pouvait penser que les Bruxellois rencontreraient quelques difficultés face à un autre candidat aux playoffs. Il n’en fut rien. Et malgré une première mi-temps à sens unique, le score était toujours vierge à la mitemps. Mais à courir derrière la balle, les Lierrois se fatiguèrent et dès l’entame de la seconde période, ils payèrent le prix de leurs efforts : Lucas De Mot profitait de la première occasion pour enfin ouvrir la marque. Dalla Palma doublait la mise d’un superbe tir en revers dans la lucarne du but lierrois. Vanneste y allait également de son petit but. C’est sur pc M.B. 18
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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 LESSPORTS 19 Le championnat se nivelle par le bas DIVISION 1 Personne ne domine, et aucun club ne brille en ce début de saison tant mieux si cette double saison régulière à la longueur artificielle recèle des surprises. Mais la valeur d’une Ligue ne se mesure pas tant à son degré d’indécision qu’à la qualité du jeu qui y est proposé. Or, sur ce plan, le cas de Mons est aussi préoccupant que celui de Charleroi. « Nous ne jouons pas bien, pas assez pour gagner », reconnaît le manager Thierry Wilquin confronté, après la démission du président Gobert, à la perte de Cage (opéré vendredi avec succès du tendon d’Achille) en plus d’une spirale de sept défaites en huit matchs ! Qu’il ait été déraisonnable de satisfaire à leur hausse prétention ou qu’ils souhaitaient changer d’air tout simplement, les quatre Américains qui ont emmené Mons jusqu’à la dernière finale des playoffs n’ont manifestement pas été remplacés. « Une question d’équilibre collectif plutôt que de potentiel individuel, analyse Wilquin. Or, cette alchimie est la clé de la réussite d’une saison. » Celle de Mons part donc en vrille. « Et nous disposons de très peu de marge pour l’ajuster, sachant qu’il y a peu de chance qu’un seul joueur provoque un déclic. » Le risque est donc de voir Mons rentré dans le rang de ce championnat qui n’est pas à deux vitesses, mais qui peine à passer la deuxième vitesse. ■ Louvain souligne la faiblesse de Mons. Charleroi se console de l’Eurocoupe. I l y a un aspect réjouissant dans la victoire de Louvain à Mons, sa quatrième en… 5 déplacements ! « Car elle confirme que ce championnat annoncé à deux vitesses n’est pas aussi disproportionné, du moins pour l’instant car les grosses cylindrées devraient finir par émerger », acquiesce le coach Jurgen Van Meerbeeck, dont le jeune effectif (21 ans de moyenne) démontre qu’il y a moyen de former sans grands moyens, et des Belges en majorité, tout en étant compétitif en D1. « Nous croyons en nos possibilités et nous menons la majeure partie des matchs que nous remportons : une belle preuve de maturité pour le jeune effectif. » Mais il y a aussi un aspect préoccupant à la fébrilité des plus puissants. Car elle témoigne du nivellement par le bas qui se dégage des sept premières journées. Un agent de joueurs présent vendredi à Alost et samedi à Mons a ainsi confié qu’il ne reconnaissait pas le niveau des dernières saisons. Il n’est pas le seul ! Seul Ostende tient d’ailleurs la route en Eurocoupe : un baromètre extérieur. Charleroi et Mons, eux, y font de la figuration. Saison de transition L’élargissement de la D1 à dix clubs, quitte à en revenir au semi-professionnalisme, ainsi que l’imposition de 6 joueurs par noyau formés localement, seul moyen de stimuler la présence des Belges, constituent les socles d’une saison qualifiée de transition. Il n’est donc pas surprenant que le niveau régresse. Et STÉPHANE DRUART Mons Louvain L’Américain Jason Westrol, attiré de D2 à Louvain, a enfoncé un peu plus les Montois.© BRUNO FAHY/BELGA. 83 86 Mons : 8 sur 25 à 3 pts ; 20 sur 40 à 2 pts ; 19 lf sur 22 ; 41 rbs ; 15 ass ; 28 fautes – LOVE 14, RANDLE 7, BATTLE 10, MUYA 20, VADEN, Stitt 24, Giancaterino 3, Gorgemans 3, Firmin, Rademakers 2. Louvain : 6 sur 17 à 3 pts ; 21 sur 41 à 2 pts ; 26 lf sur 36 ; 33 rbs ; 11 ass ; 24 fautes – BURGESS 8, WESTROL 28, TROISFONTAINES 19, HOLLOWAY 20, TUMBA 8, Vanwijn, Deroover, Desiron 2, Lasisi, Moris 1, Dubas. Quarts : 17-28, 19-18, 22-20, 25-20. RÉSULTATS 7e journée Charleroi - Anvers . . . . . . . . . . . . . . . . 79- 62 Alost - Brussels . . . . . . . . . . . . . . . . . . 114- 92 Mons - Louvain. . . . . . . . . . . . . . . . . . 83- 86 Willebroek - Liège . . . . . . . . . . . (ap.pr.) 101-104 Pepinster - Ostende. . . . . . . . . . . . . . . 61- 86 Classement 1. Alost . . . . . . . . . . . . . . 7 5 2 587-514 12 2. Charleroi. . . . . . . . . . . . 7 5 2 549-507 12 3. Anvers . . . . . . . . . . . . . 7 5 2 533-479 12 4. Louvain . . . . . . . . . . . . 7 4 3 556-565 11 5. Liège . . . . . . . . . . . . . . 7 4 3 524-550 11 6. Ostende . . . . . . . . . . . . 6 4 2 486-401 10 7. Mons . . . . . . . . . . . . . . 6 3 3 450-455 9 8. Brussels . . . . . . . . . . . . 7 2 5 582-592 9 9. Pepinster . . . . . . . . . . . 7 2 5 497-553 9 10. Willebroek. . . . . . . . . . . 7 0 7 515-663 7 8e journée (15-16-17 novembre) Ostende - Alost. . . . . . . . . . . . . . . . ven. 20h30 Liège - Pepinster . . . . . . . . . . . . . . . ven. 20h30 Mons - Anvers . . . . . . . . . . . . . . . . sam. 20h30 Willebroek - Charleroi . . . . . . . . . . . sam. 20h30 Brussels - Louvain . . . . . . . . . . . . . . dim. 15h00 EN BREF Van Rossom bat Tabu Valence (4-1) et Van Rossom (5 pts, 3 rbs, 3 ass, 29 mn) ont confirmé leur bon début de saison en dominant Saragosse (3-2) et Tabu (2 pts, 1 rb, 2 ass, 12 mn). En revanche, Bilbao (0-5) reste seul dernier malgré une grosse prestation d’Hervelle (8 pts, 12 rbs, 2 ass, 38 mn) lors de la défaite (83-71) à Saint-Sébastien. Eurochallenge. La deuxième journée emmène Anvers (1-0) mardi (20h) à Den Bosch (P-B, 1-0), tandis qu’Alost (0-1) reçoit (20h30) Groningue (PBs). Eurocoupe. Mons (0-4) reçoit mardi (20h30) l’Alba Berlin (3-1). Mercredi, Ostende (3-1) se déplace au Mans (3-1) et Charleroi (0-4) à Sassari (2-2). Willebroek. L’ailier serbe Zivanovic, engagé en renfort, « en prévision de la saison prochaine aussi », précise Struelens, n’était pas encore qualifié pour affronter Liège. « C’est avec cette mentalité que nous avancerons ! » Charleroi Anvers 79 62 Spirou Charleroi. HAMILTON (0-3), GREEN (0-6), WATKINS (4-1), MALLET (11-8), Trapani (5-2), Gruszecki (2-0), ABUKAR (7-7), Mukubu (7-10). Anvers. 4 sur 19 à 3 pts ; 18 sur 37 à 2 pts ; 14 lf sur 21 ; 27 rbs ; 7 ass ; 21 fautes (De Zeeuw éliminé à 72-58) – Moors (5-8), Driesen (7-2), Donkor, TURNER (5-9), Vette, SPICA (0-5), STEWART (0-5), MWEMA (2-0), Simons (2-3), DE ZEEUW (5-4). Quarts. 17-13, 23-13, 14-17, 25-19. ont évité à direction les décisions drasL es Spirousenvisageaitleurcas tiques qu’elle en de nouvelle désillusion. « Tant nos joueurs ne méritaient pas de porter le maillot carolo lors de leur dernière prestation européenne, explique le directeur général Benoît Cuisinier, soulagé. Par la mentalité : avec cet état d’esprit, nous pouvons avancer ! Face à Anvers, que nous accueillions en leader, nous voulions avant tout jauger le caractère de l’équipe et sa volonté de poursuivre en l’état. Le test est concluant. » Ou plutôt, les Giants étaient-ils leaders par défaut. Paradoxalement, c’est donc un Charleroi au bord de la crise de nerfs qui s’est hissé en tête de la Ligue aux côtés d’Alost, ou plus précisément derrière lui puisque les Okapis avaient d’entrée de saison souligné sa fébrilité en s’imposant au Spiroudôme. « Si cette précision vous semble utile à relever alors qu’on n’en est qu’à la 7e journée…, ironise le coach Bozzi, dont la susceptibilité souligne la nervosité ambiante. On ne peut empêcher ni le public ni la presse de mettre la pression sur le coach. Et c’est très bien comme cela puisque cela me permet de protéger mes joueurs. Mais, en attendant, ceux-ci ont répondu qu’ils voulaient encore jouer ensemble en réagissant en championnat, comme chaque fois jusqu’ici, après une déroute en Eurocoupe. » Où les Spirous, battus lors des leurs quatre premiers matchs de poule, ne font pas le poids. Comment dès lors expliquer ces deux visages si contrastés ? « Par le niveau qui prévaut au sein de la deuxième coupe d’Europe », finit par concéder Cuisinier. « Pour y être compétitif, il faut absolument élever notre niveau d’exigences et forcer nos ad- Marnegrave : « On « Willebroek est continue à apprendre » le vainqueur moral » Pepinster Ostende 61 86 Pepinster : 4 sur 23 à 3 pts ; 18 sur 39 à 2 pts ; 13 sur 20 lf ; 39 rbs ; 7 ass ; 27 fautes (Dandridge éliminé à 53-79) – Besovic (4-2), LIBERT (5-7), Lemaire (1-0), BIGGS (4-6), DANDRIDGE (5-1), Schwartz (0-1), Jadin, PENNINCK (8-9), WILKINS, Jankovic (4-4). Ostende : 4 sur 21 à 3 pts ; 30 sur 41 à 2 pts ; 14 lf sur 29 ; 29 rbs ; 16 ass ; 26 fautes (Berggren éliminé à 51-79) – Berggren (4-2), SERRON (11-4), STIPANOVIC (2-14), THOMPSON (11-10), Marnegrave (0-2), Petrovic (2-4), GILLET (0-5), Salumu (4-3), DJORDJEVIC (6-2). Quarts : 14-20, 17-20, 9-24, 21-22. cette saison que Pepinster, coupable C19’est la première foisdont cinq de pertes de balle et joueurs compilent une évaluation négative, est corrigé. Une fois n’est pas coutume, Ostende, qui espère récupérer Wilkinson d’ici deux semaines, n’a pas été inquiété par sa bête noire. Ce qui n’a pas empêché le coach Gjergja de déplorer le faible taux de réussite de son équipe à distance. On y ajoutera le 14 sur 29 aux lancers francs. Mais malgré cela, les Pepins, dont le jeune Américain à l’essai un mois, Sidiki Johnson, n’a pas été… testé, n’ont résisté que jusqu’à 29-32. La pause atteinte à 31-40, Ostende tuait le match à la reprise : 40-64 à la demi-heure sous l’impulsion de Thompson et Stipanovic. L’écart culminera à 31 points (45-76) avant que les Pepins n’adoucissent la note d’un match dont le dernier fait saillant était la sortie pour blessure de Brieuc Lemaire : touché au genou, il subit un examen ce mardi. ■ J.-M.M. Willebroek Liège (a.p.) 101 104 Willebroek : 7 sur 18 à 3 pts ; 25 sur 36 à 2 pts ; 30 lf sur 36 ; 19 rbs ; 14 ass ; 33 fautes (Fitzpatrick, Oveneke et Van Schil éliminés) – GORREMANS 11, LOUCKS 20, FITZPATRICK 10, PEARSON 14, OVENEKE 9, Dobbelaere 5, De Thaey 18, Van Schil 5, Mollekens, Souveryns 9. Liège : 5 sur 12 à 3 pts ; 26 sur 46 à 2 pts ; 37 lf sur 43 ; 19 rbs ; 9 ass ; 30 fautes (Simms, Bosco et Smith éliminés) – SIMMS 15, BOSCO 11, SMITH 30, GAUDOUX 4, FERGUSON 8, Kabeya, Pita 12, Iarochevitch 21, Hertay. Quarts : 24-29, 12-23, 19-18, 30-15. arrive mon de… » Le liéI lrêter deàjouer !équipecoachs’argeois, Fulvio Bastianini, a gagné, mais s’avoue désabusé. « Tant on a de la chance de s’en sortir : Willebroek est le vainqueur moral de ce match ! » Qui aura principalement valu par ses rebondissements. « Malgré la défaite, on a versaires à évoluer sur demi-terrain en limitant au strict minimum nos pertes de balle, renchérit Bozzi. Même si la qualification pour le 2e tour est désormais aussi illusoire que l’était cette ambition au vu de notre préparation chaotique, que nous en sommes très déçus et que les critiques sont légitimes, il nous reste six matchs européens pour revendiquer des victoires et afficher cette “grinta” dont l’absence est le principal reproche qu’on peut nous adresser. » ■ S. Dr. LE CHIFFRE 16 Charleroi se rend mercredi en Sardaigne défier Sassari et tenter d’arracher son 1er succès en Eurocoupe depuis… le 10 mars 2009 ! Certes, les Spirous ont-ils entre-temps vécu deux saisons en Euroligue, mais cela fait 16 matchs d’affilée qu’ils sont défaits en trois campagnes au sein de la deuxième compétition européenne. « Les Okapis étaient beaucoup plus forts » fait plaisir à notre public », synthétise le président des Kangoeroes, qui ont frôlé leur premier succès en D1. « Il y a eu trois tournants », poursuit le coach Peldic. « La large domination de Liège avant la pause, quelques erreurs qui nous empêchent de passer devant avant la prolongation puis les problèmes de marquoir qui permettent aux Liégeois de retrouver leurs esprits et nous empêchent de poursuivre notre élan. » L’euphorie des Kangoeroes s’est éteinte au gré de 7 minutes d’arrêt, alors que Souveryns venait de forcer la prolongation, à 82-85, d’un tir primé en 1 seconde de jeu ! Liège, qui menait 36-52 à la pause, avait perdu toute lucidité… ■ S.Dr. Alost Brussels 114 92 Alost : 14 sur 25 à 3 pts ; 28 sur 43 à 2 pts ; 16 lf sur 17 ; 26 rbs ; 30 ass ; 16 fautes – Steinbach (2-0), RAIVIO (8-1), TOFI (12-12), Vermoesen (0-3), CUMMARD (11-3), El Khounchar, Van Langenhove (5-3), Dreesen (6-2), BUTLER (18-6), Hanavan, YOUNG (2-3), Releford (5-10). Brussels : 10 sur 18 à 3 pts ; 25 sur 49 à 2 pts ; 12 lf sur 16 ; 25 rbs ; 16 ass ; 17 fautes – Loubry (13-2), Gueye, CELIS, Hockins (2-9), LICHODZIJEWSKI (5-14), RYAN (1-14), UBEL (9-19), POURTOIT (2-0), Depuydt, Verspeeten. Quarts : 33-17, 36-15, 22-34, 23-26. face à est tombé face à beaucoup C ommefaut le Ostende, onplus forts : il reconnaître. » Serge Crèvecoeur, le coach du Brussels, ne nourrit aucune frustration tant la démonstration des Okapis était imparable : 69-32 à la mi-temps ! « Ils compilaient 68 % de réussite à 2 points et 73 % à distance, dont une série de 10 tirs primés. Même si notre défense aurait pu être plus agressive, nous étions impuissants. » Nanti de ces 37 points d’avance, Alost a levé le pied. Mais les Bruxellois ont eu le mérite de rester vaillants. « Et cette réaction est positive avant de recevoir Louvain : un match capital pour rester dans la course aux playoffs. » C’est donc désormais l’ambition avouée de l’Excelsior ? « Dès lors que nous avons démontré que nous n’étions pas là pour faire de la figuration, mes joueurs ont besoin d’un objectif et je crois qu’il est à notre portée au vu de la qualité que nous avons affichée : nous n’aurions pas volé quatre succès plutôt que deux… » ■ S.Dr. 19
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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 20 LESSPORTS Le pied de nez de Raikkonen à Lotus F1 Le Finlandais ne finira pas la saison afin de se faire opérer du dos Le malaise RaikkonenLotus était bien réel. Plutôt que de finir la saison, le Finlandais se fera opérer du dos. Pour être fin prêt à commencer 2014 avec Ferrari. Hulkenberg apparaît comme le successeur idéal. S’il le peut… V oilà qui s’appelle une affaire rondement menée ! Kimi Raikkonen (34 ans) ne disputera pas les deux derniers Grands Prix de cette saison 2013. Le Finlandais doit subir une intervention chirurgicale au dos – probablement ce jeudi à Salzbourg – et ne pourra dès lors pas être au départ, ni à Austin le week-end prochain ni au Brésil la semaine suivante. Ce qui devrait lui permettre d’entamer sa nouvelle collaboration avec Ferrari en pleine possession de ses moyens, début 2014… « Je suis déçu de ne pas pouvoir participer aux deux dernières courses pour me battre pour une place finale dans le top 3 pour la seconde année consécutive, et pour aider l’équipe Lotus au championnat des constructeurs, a déclaré le Finlandais dans les colonnes du quotidien finlandais Turun Sanomat. J’aurais volontiers voulu continuer, mais la douleur est tout simplement trop forte. La meilleure solution est de subir une intervention chirurgicale dans les meilleurs délais. En faisant cela maintenant, je pourrai disputer la prochaine saison dans les meilleures conditions. » Les deux saisons passées au sein de l’écurie Lotus, et notamment jalonnée de deux victoires Kimi Raikkonen a passé deux saisons au sein de l’écurie Lotus à laquelle il a apporté deux victoires : à Abu Dhabi en 2012 et en Australie cette année. © INDRANIL MUKHERJEE/AFP. – Abu Dhabi en 2012 et Australie cette année – s’achèvent donc en queue de poisson. Avec en prime, un joli pied de nez du Finlandais aux propriétaires de l’écurie Lotus qui, fin 2011, avaient produit un effort (finan- A Abu Dhabi, le Finlandais était arrivé in extremis le jeudi soir, avant de partir très vite le dimanche... cier) considérable pour permettre à celui-ci de revenir en Formule 1 après deux saisons (mal) passées en championnat du monde des rallyes Que le Finlandais en ait plein le dos, plus personne n’en doutait depuis quelque temps déjà, et surtout depuis qu’il avait évo- qué à Singapour le fait qu’il n’avait pas été payé par l’écurie, ce qui avait d’ailleurs, selon ses propres dires, « été la première raison pour laquelle j’ai accepté l’offre de Ferrari ». Il y a dix jours en marge du GP d’Abu Dhabi, l’émergence d’un accord avec le fonds d’investissement Quantum Motorsports candidat au rachat de 35 % des parts de l’écurie avait laissé croire qu’une issue favorable avait été trouvée pour que la collaboration entre Lotus et Raikkonen s’achève sereinement. On avait pourtant bien senti un malaise persistant entre les deux parties, alors que le Finlandais était arrivé in extremis au circuit le jeudi soir, avant de le quitter précipitam- ment le dimanche, quelques minutes après avoir montré beaucoup de volonté à ne pas éviter un crash dès le premier virage de la course… Dix jours plus, tard, voilà donc un (mauvais ?) pressentiment qui a pris la forme d’un certificat médical sur base duquel le champion du monde 2007 peut se défaire des liens de l’écurie Lotus sans enfreindre son contrat, comme ses avocats auront très certainement pris le temps de le vérifier. Qui pour le remplacer ? Alors que les écuries convergeront vers Austin dans le courant de cette semaine, la question du remplacement de Kimi Raikkonen se pose, bien sûr. L’écurie Lotus a annoncé qu’elle communiquerait « en temps voulu », ce qui veut donc dire que cela négocie ferme en coulisses. En effet, même si l’Italien Davide Valsecchi est l’officiel pilote de réserve de l’écurie, on n’imagine pas une seule seconde qu’il montera en piste. Toujours dans l’écurie, Jérôme D’Ambrosio ne devrait malheureusement pas davantage être pris en considération. Le choix idéal – surtout pour une écurie qui veut encore jouer la 2e place du championnat – prend les traits de Nico Hulkenberg, annoncé et espéré chez Lotus depuis que Raikkonen y a annoncé son départ. L’Allemand est certes lié à Sauber. Mais l’écurie suisse semble également en cessation de paiement vis-àvis de son pilote – décidément ! Si tout le monde se met d’accord, il pourrait passer chez Lotus plus tôt que prévu/espéré… Les noms d’autres pilotes éternellement prêts à monter dans un baquet sont cités : Pedro de la Rosa, Sébastien Bue- Hulkenberg pourrait passer chez Lotus plus tôt que prévu. © AFP. mi, Kamui Kobayashi ou Heikki Kovalainen en font partie, avec une petite préférence pour le dernier cité. Ou alors l’écurie oublie ses aspirations au championnat des constructeurs et privilégie le coup de pub en nommant Nicolas Prost, 20 ans après le quatrième dernier titre de son papa. Peu probable… ■ THIERRY WILMOTTE TRANSFERT Massa chez Williams Felipe Massa (32 ans) s’est recasé ! Le Brésilien rejoindra l’écurie Williams en 2014, au côté du Finlandais Valtteri Bottas. Cela met fin à une autre saga, celle qui occupait l’écurie britannique et Pastor Maldonado. Celuici était sous contrat l’année prochaine encore. Mais le fait qu’il ne fasse plus partie des plans de l’écurie ôte le point d’interrogation que le Vénézuélien laissait planer au-dessus de sa tête depuis quelques mois. Accessoirement, cela va peut-être lui permettre également de s’ajouter à la liste des pré- tendants au baquet de Raikkonen chez Lotus. Tout dépendra alors du rôle (financier) que pourra ou non jouer le géant pétrolier PDVSA qui soutient Maldonado depuis plusieurs années. Quant à Massa, que l’écurie dit avoir avant tout contacté pour « sa grande expérience » à l’aube d’une saison qui générera beaucoup de changements de règlement, il s’est dit évidemment ravi de rejoindre une écurie déjà fréquentée en son temps par de nombreux Brésiliens : Ayrton Senna bien sûr, mais aussi Barrichello, Piquet ou Pizzonia. (T. W.) Marc Marquez, les deux pieds dans la légende MOTOGP A 20 ans et 266 jours, l’Espagnol bat le record de précocité établi par Freddie Spencer à 21 ans et 258 jours rival devait se contenter des accessits. Un constat douloureux quand on compte les victoires de chacun : huit pour Lorenzo et six pour Marquez. La seule fois où le gamin n’a pas eu de chance, c’est en Australie quand une erreur de panneautage de son équipe l’a exclu de la course. des (nombreux) tages du MotoGP ForL ’un c’est qu’il laissesur laavanmule 1, ses héros exprimer leur fantaisie. Le triomphe d’un pilote extraverti comme Rossi (à l’époque du tube cathodique, vous vous souvenez ?) ou Lorenzo, c’est la garantie d’un spectacle entre le drapeau à damiers et la cérémonie (peu) protocolaire du podium. Faussement improvisé, certes, mais toujours drôle. Marc Marquez pourrait bien s’y mettre, lui aussi. Dimanche, l’enfant prodige de Honda arborait un magnifique t-shirt « Baby Champ on board » au terme de l’ultime rendez-vous de la saison à Valence. C’est vrai qu’avec son visage imberbe et son sourire de communiant, on lui donnerait plus volontiers une chasuble d’enfant de chœur qu’un cuir de motard. Et encore moins le titre de champion du monde de la catégorie-reine ! Ce n’est pas dimanche, bien sûr, qu’il a conquis ce titre envié. A Valence, au contraire, Marquez a donné l’impression de jouer les épiciers dans la 2e partie de la course, laissant à son unique rival Jorge Lorenzo le soin de glaner la gloire éphémère d’une première place et à son équipier de le devancer. Marc pouvait donc voir venir et se contenter de la 3e marche du podium. La saison 2013 s’est jouée entre trois hommes : Marquez et Pedrosa, les équipiers de l’écurie Honda et Lorenzo. Rossi ? Aux… Japonais absents ou presque Marc Marquez, la nouvelle star du MotoGP, le plus jeune champion du monde de l’histoire. © AMBERTO SAIZ/AP. puisqu’il s’est imposé une seule fois (à Assen où Lorenzo roulait avec une clavicule rafistolée). Par la suite, l’Italien a rejoint de temps à autre le podium mais il a dû se contenter, la plupart du temps, d’observer de loin la bagarre à trois. Lorenzo, de son côté, a perdu le titre cet été. Affaibli par sa chute aux Pays-Bas (il prit l’avion le jeudi soir, fut opéré à Barcelone et se classa 4e de la course le samedi), il eut la mauvaise idée de retomber sur la même épaule lors de l’épreuve suivante au Sachsenring. Et une nouvelle plaque pour le Majorquin. Alors que Marquez, sans réels rivaux (Pedrosa chuta également en Allemagne), en profitait pour signer une série de quatre victoires d’affilée et creuser l’écart au championnat, son Le plus jeune champion du monde Qu’importe ! Le voici devenu le plus jeune champion du monde de la catégorie-reine en battant le record de précocité d’une autre icône de la discipline : Freddie Spencer. Et ce qu’a réussi Marquez, à savoir s’imposer au sommet dès sa première année, même Valentino Rossi n’y était pas parvenu. Il faut remonter à 1978 quand Kenny Roberts triomphait en GP 500 pour trouver pareille performance. C’est dire si la légende du gamin acrobate est en marche. C’est dire aussi s’il risque d’éclabousser de son talent la prochaine décennie. On le comparerait volontiers à Sebastian Vettel. Mais la moto a ceci de redoutable : une chute peut faire voler en éclats une saison de domination. On est prêt à parier que Jorge Lorenzo partage ce point de vue. Sur papier, en tout cas, on ne voit que l’homme en Yamaha capable de rivaliser avec la Honda du tout frais champion du monde l’an prochain. Rossi finira bien, un jour ou l’autre, à être confronté à son déni de vieillis- sement et Pedrosa, l’homme qui court après la couronne mondiale depuis une éternité, ne risque-t-il pas de se lasser ? Après avoir subi la loi de Stoner, le voici sous le joug d’un gamin. « Marc n’a pas de faiblesses, reconnaît volontiers le vicechampion 2013. Ou plutôt si, une seule : son manque d’expérience ! » Mais on sait à quel point l’exceptionnel talent de Marquez a pallié cette lacune. En 2014, il devrait donc revenir plus fort, un brin moins impétueux mais toujours doté de cette capacité hors du commun à rétablir les situations les plus compromises. A l’heure où l’étoile de Rossi pâlit, en voici une nouvelle qui brille sur la catégorie-reine. Pour longtemps, sans doute. ■ DOMINIQUE DRICOT RÉSULTATS GRAND PRIX DE VALENCE MotoGP Classement. 1. Lorenzo (Esp, Yamaha) 46.10.302 ; 2. Pedrosa (Esp, Honda) à 3.934 ; 3. Marquez (Esp, Honda) à 7.357 ; 4. Rossi (Ita, Yamaha) à 10.579 ; etc. Championnat (18/18). 1. MARQUEZ (Esp) 334 pts ; 2. Lorenzo (Esp) 330 ; 3 Pedrosa (Esp) 300 ; 4. Rossi (Ita/) 237 ; 5. Crutchlow (GBr) 188 ;. etc. Moto2 Classement. 1. Terol (Esp, Suter) 43.24.972 ; 2. Torres (Esp, Suter) à 4.047 ; 3. Zarco (Fra, Suter) à 5.993 ; 4 Corsi (Ita, Speed Up) à 5.994 ; 5. Rabat (Esp, Kalex) à 8.316 ;... 12. Siméon (Kalex) à 18.168 ; etc. Championnat (17/17). 1. P ESPARGARO (Esp) 265 pts ; 2. Redding (GBr) 225 ; 3. Rabat (Esp) 215 ; 4. Kallio (Fin) 187 ; 5. Ägerter (Sui) 157 ;... 12. Siméon 88 (28 pilotes classés). Moto3 Classement. 1. Vinales (Esp, KTM) 40.12.463 ; 2. Folger (All, Kalex KTM) à 0.186 ; 3. Rins (Esp, KTM) à 0.187 ; etc. Championnat (17/17). 1. VINALES (Esp) 323 pts ; 2. Rins (Esp) 311 ; 3. Salom (Esp) 302 ; etc. À VALENCE Xavier Siméon manquait de « grip » Le Belge espérait mieux qu’une 12e place pour sa dernière course au sein du team Stop & Go. « Tout le week-end, j’ai souffert d’un manque d’adhérence du pneu arrière et dès le 5e tour, il a fallu se battre pour rester en piste. » Un mal qui affectait d’ailleurs tous les châssis Kalex (Espargaro est tombé) tandis que les Suter, qui ont envahi le podium, semblaient particulièrement à l’aise. Dès jeudi, Siméon sera convié à deux journées d’essais collectifs à Jerez. L’occasion de faire connaissance avec Gresini, sa nouvelle équipe, et le châssis Suter. Incroyable finale en Moto3 Trois pilotes regroupés en cinq points pouvaient encore prétendre au titre dans la plus petite cylindrée. Pour coiffer la couronne, ils n’avaient qu’une perspective : remporter la course. Salom, Vinales et Rins n’ont pas ménagé leurs efforts. Et si le premier a chuté à micourse, les deux autres ont offert une bagarre d’une exceptionnelle intensité. C’est finalement Maverick Vinales qui s’est imposé. D.DR. 20
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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 LESSPORTS 21 Yoris Grandjean : stop ou encore ? CHAMPIONNATS DE BELGIQUE (25 M) Le Liégeois est à la croisée des chemins Yoris Grandjean a dominé le 50 m libre et le 50 m papillon au « national » en petit bassin. Dans la deuxième épreuve, il s’est qualifié pour l’Euro. Sans contrat depuis un an, il songe toutefois à arrêter si rien ne change. À GAND Lecluyse, un retour en fanfare D eux courses disputées, deux courses remportées. Yoris Grandjean n’a pas fait l’aller-retour MarseilleGand pour rien, ce week-end. Samedi, le Liégeois de la Canebière a remporté le 50 m papillon des championnats de Belgique en petit bassin en 23.31, nouveau record personnel (anciennement 23.48) et minimum pour l’Euro de Herning (Danemark) à la clé en devançant Gilles De Wilde et François Heersbrandt ; dimanche, il s’est arraché sur 50 m libre en 22.01, en terrassant, cette fois, Jasper Aerents et Glenn Surgeloose. « Un bon mois seulement après avoir repris les entraînements dans l’eau, c’est plutôt encourageant, souriait-il. J’ai pris des risques, cet été, en faisant un long break après les Mondiaux de Barcelone, mais j’en avais besoin. Ici, j’ai fait quelques fautes techniques et j’ai dû aller “pêcher” dans les derniers mètres car je manquais encore de fond, mais le résultat est là : je suis qualifié pour l’Euro et je vais disputer un nouveau grand championnat. A part ceux que j’ai volontairement laissé tomber – et uniquement en petit bassin –, je n’en ai jamais loupé un seul depuis 2006, année de ma première sélection en senior, lors de l’Euro de Budapest ! » S’il insiste sur cette régularité, c’est parce qu’elle ne semble plus trop impressionner la Fédération Wallonie-Bruxelles. Après l’avoir soutenu depuis le début de sa carrière « pro » en lui offrant un contrat d’élite sportive, elle a décidé, à l’issue de l’année 2012, de lui couper les vivres et de ne plus le reprendre dans le groupe de ses athlètes de haut Yoris Grandjean va-t-il raccrocher son maillot ? Il ne l’exclut pas... © PHILIPPE CROCHET/PHOTO NEWS. niveau. Après avoir fait contre mauvaise fortune bon cœur durant cette année 2013 durant laquelle, sous la direction du coach Romain Barnier au CN Marseille, il s’est réorienté vers la distance la plus courte et vers le papillon, lui qui était avant tout un crawleur, Yoris Grandjean souhaiterait retrouver un contrat et rentrer en grâce, soutenu en cela par Philippe Midrez, son directeur technique. « J’ai rentré une demande le concernant à la Communauté française, confirme ce dernier. Elle est légitime car Yoris, avec son record de Belgique du 50 m papillon (23.58) battu cette année est aujourd’hui le 14e performeur européen sur la distance. Il est un demi-finaliste en puissance pour l’Euro de Berlin, l’été prochain. J’attends une réponse, qui doit tomber pour la fin de l’année. » Pour Yoris Grandjean, la situation est claire. « Si je ne reçois pas de contrat, je serai contraint de mettre un terme à ma carrière. Je ne fais pas de chantage mais je n’ai pas envie de payer pour nager, c’est une question de principe. Je ne suis pas sur la paille, mais ces dernières semaines, pour gagner un peu d’argent, j’ai dû accepter des travaux de jardinage et ramasser des feuilles dans des parcs de Marseille. Ce n’est plus possible… A 24 ans, je dois penser à mon avenir. » Un avenir qui pourrait passer par une reprise de ses études – « d’éducation physique ou de kiné » – ou une reconversion en entreprise – « J’ai déjà suivi des cours à Marseille ». « Mais je serais super triste de quitter le milieu de la natation… » ■ PHILIPPE VANDE WEYER Emmanuel Vanluchene, il est grand ce petit ! rentrée, une rentrée la pluP our une! Alors quec’est plaipart des autres nageurs se gnaient de la fatigue des lendemains de stage qu’ils avaient effectué tout récemment, Emmanuel Vanluchene a frappé très fort lors de ce « national » en petit bassin. Le Waregemois aux larges épaules a tout écrasé durant le week-end en remportant cinq titres (sur cinq épreuves individuelles disputées) : 100 m libre (47.91), 200 m libre (1.44.19, record personnel), 100 m dos (53.43), 100 m 4 nages (53.93) et, surtout, 200 m 4 nages (1.57.06, record de Belgique pulvérisé de plus de 2 secondes). Un sans-faute ! Le nageur du Gold à l’éternel sourire, membre des deux équipes de relais 4 x 100 m et 4 x 200 m libre qui avaient battu le record national respectivement aux JO de Londres et aux Mondiaux de Barcelone, savait qu’il était en forme… mais pas à un tel point. « C’est un très bon début de saison ! Sur 200 m 4 nages, je pensais bien battre le record de Belgique mais en tournant plutôt autour de 1.59.0, disait-il après s’être hissé au 7e rang de la hiérarchie européenne de la saison presque à l’insu de son plein gré. Je pense que j’avais encore des relents de ma forme de Barcelone et que j’ai bien su enchaîner. Tout cela en dépit d’une petite blessure au poignet qui m’a un peu gêné pendant ma préparation. » S’il est aussi à l’aise en bassin de 25 m, Vanluchene, qui fêtera ses 21 ans en décembre, l’attribue aussi à sa taille relativement moyenne par rapport aux autres sprinters. Alors que Pieter Timmers (le grand absent de ces championnats avec Kimberly Buys) culmine à 2 m, « Manu », lui, fait presque figure de nain du haut de son 1,80 m… LES RÉSULTATS CHAMPIONNATS DE BELGIQUE (25 m) (à Gand) Hommes. 50 m libre : 1. Grandjean (LgN) 22.01 ; 2. Aerents (BZK) 22.10 ; 3. Surgeloose (Brabo) 22.80. 100 m libre : 1. Vanluchene (Gold) 47.91 ; 2. Aerents (BZK) 48.42 ; 3. Surgeloose (Brabo) 49.16. 200 m libre : 1. Vanluchene (Gold) 1.44.19 ; 2. Surgeloose (Brabo) 1.47.66. 400 m libre : 1. Hendrickx (Best) 3.43.89 ; 2. Cortens (Best) 3.51.10 ; 3. Surgeloose (Brabo) 3.51.20. 1.500 m libre : 1. Mattelaer (Gold) 15.19.90. 50 m brasse : 1. Coreelman (Gold) 28.38. 100 m brasse : 1. Ruijten (Brabo) 1.00.97 ; 2. Coreelman (Gold) 1.01.12. 200 m brasse : 1. Coreelman (Gold) 2.09.23. 50 m dos : 1. Hendrickx (Best) 25.81 ; 2. Depypere (Brabo) 26.09. 100 m « Dans une piscine où il faut virer tous les 25 m, c’est un avantage, assure-t-il. Et puis, je suis petit mais combatif ! » La difficulté, désormais, résidera dans le choix des épreuves qu’il disputera à l’Euro. Cruel… ■ Elle se savait attendue, presque épiée. Pour son premier grand rendez-vous depuis son retour à Mouscron, Fanny Lecluyse ne s’est pas loupée en remportant quatre titres à Gand sur 200 m libre, 200 m brasse (avec une nouvelle confirmation du temps limite pour l’Euro d’Herning), 100 m 4 nages et 200 m 4 nages. « J’étais un peu stressée, je le reconnais, avouait-elle. J’avais peur de ne pas arriver à finir mes courses mais cela a été. Tout n’est pas encore parfait, j’ai notamment raté quelques virages en brasse, mais je ne veux pas me mettre trop de pression. J’étais venue pour m’amuser et quatre titres, ça fait toujours plaisir. Je vais continuer à travailler. L’Euro, ce sera une première étape internationale et ce sera très motivant de nager de nouveau avec les meilleures. » Heersbrandt en panne Après avoir fini 3e du 50 m papillon samedi, François Heersbrandt, qui s’était qualifié pour la finale du 100 m papillon dimanche, a préféré déclarer forfait pour celle-ci. « Je suis très fatigué après deux grosses semaines de travail et je dois récupérer. » Le Wavrien a embarqué ce lundi pour Lanzarote où il prendra part au stage multidisciplinaire du COIB pour la toute première fois. PH. V.W. Ph. V.W. dos : 1. Vanluchene (Gold) 53.43. 200 m dos : 1. Hendrickx (Best) 1.56.33. 50 m papillon : 1. Y. Grandjean (LgN) 23.31 ; 2. De Wilde (Mega) 23.34 ; 3. Heersbrandt (NST) 23.85. 100 m papillon : 1. De Wilde (Mega) 52.64 ; 2. Van der Straeten (Brabo) 53.05 ; 3. Croenen (Shark) 53.38. 200 m papillon : 1. Croenen (Shark) 1.55.41 ; 2. Van der Straeten (Brabo) 1.56.15. 100 m 4 nages : 1. Vanluchene (Gold) 53.93 ; 2. Croenen (Shark) 55.23. 200 m 4 nages : 1. Vanluchene (Gold) 1.57.06 (record de Belgique ; a.r. 1.59.68 par Surgeloose, Mega, le 21.11.10) ; 2. Croenen (Shark) 1.58.69. 400 m 4 nages : 1. Mattelaer (Gold) 4.17.46. 4 x 50 m libre : 1. Brabo 1.29.79. 4 x 50 m 4 nages : 1. Brabo 1.41.17. Femmes. 50 m libre : 1. Sysmans (Brabo) 25.39. 100 m libre : 1. Senden (PBs) 55.81 ; 2. Sysmans (Brabo) 56.09 ; 3. Verhaegen (Brabo) 56.34. 200 m libre : 1. Lecluyse (DM) 2.01.09. 400 m libre : 1. Mattens (IKZ) 4.16.39. 800 m libre : 1. Mattens (IKZ) 8.47.72. 50 m brasse : 1. Janssens (Brabo) 31.89. 100 m brasse : 1. Janssens (Brabo) 1.09.12. 200 m brasse : 1. Lecluyse (DM) 2.23.54 ; 2. Vermeylen (Best) 2.28.93. 50 m dos : 1. Calleeuw (Coast) 28.28. 100 m dos : 1. Ramael (Brabo) 1.01.30 ; 2. Verhaegen (Brabo) 1.01.70. 200 m dos : 1. Laureys (WZK) 2.16.37. 50 m papillon : 1. Vanleynseele (Brabo), 27.59. 100 m papillon : 1. Vanleynseele (Brabo) 1.01.67. 200 m papillon : 1. Monteiro (Por) 2.10.48 ; 2. J. Grandjean (PSL) 2.15.49. 100 m 4 nages : 1. Lecluyse (DM) 1.01.97 ; 2. Ramael (Brabo) 1.04.41. 200 m 4 nages : 1. Lecluyse (DM) 2.16.27 ; 2. Vermeylen (Best) 2.17.08. 400 m 4 nages : 1. Moerman (Shark) 4.56.35.4 x 50 m libre : 1. Brabo 1.43.79. 4 x 50 m 4 nages : 1. Brabo 1.51.95. MARCHÉ ANNUEL DE NIEL Classement. 1. Nys (Baal/Crelan-KDL) 1h01.48 ; 2. Van Aert à 0.21 ; 3. Peeters à 1.14 ; 4. Aernouts à 1.20 ; 5. van Amerongen (PBs) à 1.54 ; etc. Katou (Jpn) 56.09. 200 m papillon. 1. Hosszu (Hon) 2.04.03 ; 2. Watanabe (Jpn) 2.04.67. 100m 4 nages. 1. Hosszu (Hon) et Coutts (Aus) 57.53. 400m 4 nages. 1. K Hosszu (Hon) 4.25.97 ; 2. Belmonte (Esp) 4.26.92. RÉSULTATS Tous les sports FOOTBALL PROMOTION A (13e ) Templeuve - Acren . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1-0 Racing Waregem - FC Charleroi . . . . . . . . . . . 3-0 Olympic de Charleroi-M. - Genly-Quevy . . . . . 4-0 Binche - Menin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2-1 Gullegem - Eernegem . . . . . . . . . . . . . . . . . 2-1 Renaix - Sint-Eloois-Winkel . . . . . . . . . . . . . . 1-2 Harelbeke - Boezinge . . . . . . . . . . . . . . . . . 4-1 Westhoek - Ingelmunster . . . . . . . . . . . . . . . 1-0 Classement. (13 m.) 1. Gullegem 33 pts ; 2. SintEloois-Winkel 28 ; 3.Westhoek 25 ; 4. Harelbeke 23 ; 5. Olympic de Charleroi-Marchienne 22 ; 6. Ingelmunster 22 ; 7. Menin 19 ; 8. Boezinge 19 ; 9. Eernegem 17 ; 10. Acren 16 ; 11. Binche 16 ; 12. Renaix 15 ; 13. Racing Waregem 13 ; 14. Genly-Quevy 11 ; 15. Templeuve 11 ; 16. FC Charleroi 3. PROMOTION B (13e) Pepingen - Zele . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3-3 SK Berlare - Hal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3-1 Overijse - Wijgmaal. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2-1 BX Brussels - TK Meldert . . . . . . . . . . . . . . . 0-0 Duffel - Sint-Gillis Waas . . . . . . . . . . . . . . . . 4-2 Wolvertem - Ganshoren. . . . . . . . . . . . . . . . 3-1 Sterrebek - Wetteren-Kwatrecht . . . . . . . . . . 2-0 Léopold Uccle-Woluwe - Terjoden-Welle . . . . . 1-1 Classement. (13 m.) 1. Zele 27 pts ; 2. Duffel 26 ; 3. Léopold Uccle-Woluwe 25 ; 4. SK Berlare 21 ; 5. Terjoden-Welle 20 ; 6. Wijgmaal 19 (12m.) ; 7. Pepingen 18 ; 8. Overijse 18 ; 9. Sterrebeek 17 ; 10. WetterenKwatrecht 17 ; 11. Wolvertem 17 ; 12. BX Brussels 17 ; 13. Ganshoren 15 ; 14. TK Meldert 14 ; 15. SintGillis-Waas 9 (12) ; 16. Hal 7. PROMOTION C (13e) Hades - Zwarte Leeuw. . . . . . . . . . . . . . . . . 1-1 Sint-Lenaarts - Bourg-Léopold . . . . . . . . . . . 2-3 Neerpelt - Lutlommel . . . . . . . . . . . . . . . . . 4-0 Vlijtingen - Overpelt . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1-3 Witgoor Dessel - Merxem-Anvers Nord . . . . . . 1-2 Sint-Job - Lyra . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1-3 Vosselaar - Tirlemont. . . . . . . . . . . . . . . . . . 0-4 Bree - Spouwen-Mopertingen. . . . . . . . . . . . 3-1 Classement. (13 m.) 1. Neerpelt 27 pts ; 2. Overpelt 23 ; 3. Bree 23 ; 4. Hades 22 ; 5. Bourg-Léopold 22 ; 6. Merxem-Anvers Nord 21 ; 7. Zwarte Leeuw 19 ; 8. Vosselaar 17 ; 9. Lyra 16 ; 10. Tirlemont 14 ; 11. Vlijtingen 14 ; 12. Spouwen-Mopertingen 13 ; 13. Lutlommel 12 ; 14. Sint- Job 12 ; 15. Witgoor Dessel 11 ; 16. Sint-Lenaarts 9. PROMOTION D (13e) Onhaye - Longlier. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2-1 JL Arlon - Givry . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2-0 Meux - Cité Sport Grace-Hollogne . . . . . . . . . 2-3 Bertrix - Walhain . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1-2 Solières - Couvin-Mariembourg. . . . . . . . . . . 5-4 Aywaille - Spa . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2-5 Faymonville - Hamoir . . . . . . . . . . . . . . . . . 1-1 FC Liège - U. Namur . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1-1 Classement. (13 m.) 1. FC Liège 29 pts ; 2. Walhain 26 ; 3. Meux 22 ; 4. Cité Sport Grace-Hollogne 22 ; 5. Solières 21 ; 6. JL Arlon 20 ; 7. Givry 19 ; 8. U. Namur 19 ; 9. Couvin-Mariembourg 18 ; 10. Bertrix 17 ; 11. Aywaille 17 ; 12. Hamoir 15 ; 13. Onhaye 15 ; 14. Spa 12 ; 15. Longlier 9 ; 16. Faymonville 8. AUTRICHE (15e) Wacker Innsbruck - Wiener Neustadt . . . . . . . 4-0 Austria Vienne - Wolfsberg . . . . . . . . . . . . . . 1-0 Grödig - Rapid Vienne . . . . . . . . . . . . . . . . . 2-2 Admira Vienne - Salzbourg. . . . . . . . . . . . . . 3-1 Sturm Graz - Ried . . . . . . . . . . . . . . . . . reporté Classement. 1. Salzbourg 34 pts ; 2. Rapid Vienne 24 ; 3. Ried 24 (14 m.) ; 4. Austria Vienne 22 ; 5. Grödig 22 ; etc. ÉCOSSE (13e) Ross County - Celtic . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1-4 Hibernian - Inverness . . . . . . . . . . . . . . . . . 0-2 Partick Thistle - Saint Mirren . . . . . . . . . . . . . 0-3 Aberdeen - Heart of Midlothian. . . . . . . . . . . 1-3 Saint Johnstone - Kilmarnock . . . . . . . . . . . . 3-1 Motherwell - Dundee . . . . . . . . . . . . . . . . . 0-4 Classement. 1. Celtic 30 pts (12 m.) ; 2. Inverness 25 (12) ; 3. Aberdeen 23 ; 4. Motherwell 22 ; 5. Saint Johnstone 21 ; etc. GRÈCE (11e) Platanias - Apollon Smlyrne . . . . . . . . . . . . . 2-0 PAS Giannina - OFI Crète . . . . . . . . . . . . . . . 2-1 Aris Salonique - Panathinaïkos . . . . . . . . . . . 0-2 Panionios Athènes - Atromitos Athènes . . . . . 2-1 Panetolikos - Levadiakos . . . . . . . . . . . . . . . 2-1 Ergotelis - Panthrakikos . . . . . . . . . . . . . . . . 3-1 Veria - Kallonis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0-3 Olympiakos - PAOK Salonique. . . . . . . . . . . . 4-0 Asteras Tripolis - Xanthi . . . . . . . . . . . . . . . . 2-2 Classement. 1. Olympiakos 31 pts ; 2. PAOK Salonique 25 ; 3. Atromitos 18 ; 4. Panetolikós 17 ; 5. Ergotelis 17 ; etc. TURQUIE (11e) Elazig - Erciyes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0-1 Eskisehir - Akhisar . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2-0 Kasimpasa - Gaziantep . . . . . . . . . . . . . . . . 3-0 Kayseri - Besiktas . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0-3 Sivas - Bursa . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2-1 Karabuk - Rize . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2-1 Konya - Antalya . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2-0 Genclerbirligi - Trabzon . . . . . . . . . . . . . . . . 3-2 Fenerbahçe — Galatasaray. . . . . . . . . . . . . . 2-0 Classement. 1. Fenerbahçe 28 pts ; 2. Kasimpasa 24 ; 3. Sivas 22 ; 4. Besiktas 21 (10 m.) ; 5. Eskisehir 19 ; etc. BENELEAGUE (9e) La Haye - Ajax . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3-3 Eindhoven - Twente . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1-1 Heerenveen - Standard . . . . . . . . . . . . . . . . 2-4 La Gantoise - Lierse. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0-0 Anderlecht - Telstar. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3-1 FC Bruges - Louvain . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1-2 Anvers - Zwolle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0-5 Classement. 1. Heerenveen 18 pts (8 m.) ; 2. Twente 17 (7) ; 3. Standard 17 (8) ; 4. Eindhoven 17 ; 5. Louvain 15 ; 6. La Haye 13 ; 7. Telstar 12 ; 8. Anderlecht 11 (8) ; 9. Ajax 10 (7) ; 10. Lierse 9 ; 11. La Gantoise 8 (8) ; 12. Utrecht 7 (8) ; 13. Zwolle 7 (8) ; 14. FC Bruges 6 ; 15. Anvers 3 (8). ATHLÉTISME MARATHON D’ATHÈNES Hommes. 1. Kipkogei Yego (Ken) 2h13.59 ; 2. Kimeli (Ken) 2h14.40 ; 3. Kipkorir Rutoh (Ken) 2h14.47 ; etc. Femmes. 1. Rotich (Ken) 2h41.38. AUTO 6 HEURES DE SHANGHAI (WEC) Classement. 1. Lotterer-Tréluyer-Fässler (All-FraSui, Audi R18 e-Tron Quattro) 190 tours ; 2. Wurz-Lapierre (Aut-Fra, Toyota TS030 Hybrid) à 15.374 ; 3. Kristensen-Duval-McNish (Dan-Fra-Eco, Audi R18 eTron Quattro) à 1 tour ;... 7. Baguette-PlowmanGonzalez (GBr-Mex, Morgan-Nissan) à 13 tours ; etc. Championnats (7/8). Pilotes : 1. Kristensen-DuvalMcNish (Dan-Fra-Eco) 162 pts (champions) ; 2. Lotterer-Tréluyer-Fässler (All-Fra-Sui) 131,25 ; 3. Davidson-Buemi-Sarrazin (GBr-Sui-Fra) 81,25 ; etc. Pilotes LMP2 : 1. Baguette-Plowman-Gonzalez (GBr-Mex) 129,5 ; 2. Pla-Brundle-Hansson (Fra-GBr-Dan) 114,5 ; 3. Rusinov-Martin-Conway (Rus-NZl-GBr) 107 ; etc. RALLYE DU VALAIS (ERC) Classement final. 1. Lappi-Ferm (Fin, Skoda Fabia S2000) 3h13.42.8 ; 2. Burri-Saucy (Sui, Peugeot 207 S2000) à 3.28.2 ; 3. Breen-Vanneste (Irl, Peugeot 207 S2000) à 3.36.2 ; etc. INTERNATIONAL GT OPEN (à Barcelone) Première course. 1. Peter-Broniszewski (Aut-Pol, Ferrari 458 GT2) 37 tours ; 2 Ramos-Pastorelli (PorPBs, Corvette C6R) à 0.30.371 ; 3. Barba-Soulet (Esp, Aston Martin Vantage) à 31.919 ;... 25. Weerts-Albuquerque (Por, Audi R8 LMS) à 1 tour. Course 2. 1. Pastorelli-Camp (PBs, Corvette) ; 2. Rosell-Mavlanov (Esp-Rus, Ferrari 458 GT3) ; 3. Parente-Pantano (Por-Ita, McLaren MP4-12C) ;... 10. Barba-Soulet (Esp, Aston Martin Vantage) ; 22. Weerts-Albuquerque (Por, Audi R8 LMS) à 1 tour. etc. Championnat GTS. 1. Pantano (Ita) ;... 12. Soulet etc. BASKET NBA Résultats de vendredi Charlotte - New York . . . . . . . . . . . . . . 91-101 Indiana - Toronto . . . . . . . . . . . . . . . . . 91- 84 Orlando - Boston . . . . . . . . . . . . . . . . . 89- 91 Philadelphie - Cleveland . . . . . . . . . . . . 94- 79 Washington - Brooklyn. . . . . . . . (ap. pr.) 112-108 Detroit - Oklahoma . . . . . . . . . . . . . . . 110-119 Chicago - Utah . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97 73 Minnesota - Dallas . . . . . . . . . . . . . . . . 116-108 Nouvelle-Orléans - LA Lakers . . . . . . . . . 96- 85 San Antonio - Golden State . . . . . . . . . . 76- 74 Phoenix - Denver . . . . . . . . . . . . . . . . . 114-103 Portland - Sacramento . . . . . . . . . . . . . 104- 91 Résultats de samedi Toronto - Utah. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 115- 91 Atlanta - Orlando. . . . . . . . . . . . . . . . . 104- 94 Brooklyn - Indiana . . . . . . . . . . . . . . . . 91- 96 Cleveland - Philadelphie . . . . . (ap. 2 pr.) 127-125 Miami - Boston . . . . . . . . . . . . . . . . . . 110-111 Houston - LA Clippers. . . . . . . . . . . . . . 94-107 Memphis - Golden State 108- 80 Milwaukee - Dallas . . . . . . . . . . . . . . . . 83- 91 Sacramento - Portland . . . . . . . . . . . . . 85- 96 Résultats de dimanche LA Lakers - Minnesota. . . . . . . . . . . . . . 90-113 Phoenix - Nouvelle-Orleans . . . . . . . . . . 101- 94 Oklahoma - Washington . . . . . . . (ap pr.) 106-105 New York Knicks - San Antonio . . . . . . . . 89-120 Conférence Est Division Atlantique: 1. Philadelphie 4-3 ; 2. Boston 3-4 ; 3. Toronto 3-4 ; 4. Brooklyn 2-4 ; 5. New York 2-4. Division Centrale: 1. Indiana 7-0 ; 2. Cleveland 3-4 ; 3. Milwaukee 2-3 ; 4. Chicago 2-3 ; 5. Detroit 2-3 . Division Sud-est : 1. Miami 4-3 ; 2. Charlotte 3-3 ; 3. Atlanta 3-3 ; 4. Orlando 3-4 ; 5. Washington 2-4. Conférence Ouest Division Nord-ouest : 1. Oklahoma City 5-1 ; 2. Minnesota 5-2 ; 3. Portland 4-2 ; 4. Denver 1-4 ; 5. Utah 0-7. Division Sud-ouest: 1. San Antonio 6-1 ; 2. Houston 4-3 ; 3. Dallas 4-3 ; 4. Memphis 3-3 ; 5. Nouvelle-Orléans 3-4. Division Pacifique: 1. Phoenix 5-2 ; 2. Golden State 4-3 ; 3. LA Clippers 4-3 ; 4. LA Lakers 3-5 ; 5. Sacramento 1-5. CYCLO-CROSS SUPERPRESTIGE A Hamme-Zogge. 1. Albert (BKCP-Powerplus) 1h03.33 ; 2. Nys à 0.13 ; 3. Walsleben (All) à 0.36 ; 4. Bosmans à 0.58 ; 5. Taramarcaz (Sui) à 1.00; etc. Superprestige. (après 3 épreuves) 1. Nys 43 pts ; 2. Albert 40 ; 3. Vantornout 38 ; etc. GOLF OPEN DE TURQUIE (EPGA) Classement final. (par 72) 1. Dubuisson (Fra) 264 (67-65-63-69=-24) ; 2. Donaldson (PdG) 266 (68-6768-63) ; 3. Woods (USA) 268 (70-63-68-67) et Rose (Ang) 268 (70-66-67-65) ;... 50. Colsaerts 280 (7368-72-67) ; etc. OPEN DE SEA ISLAND (USA, PGA) Classement final. (par 70) 1. Kirk (USA) 266 (66-6668-66=-14) ; 2. Clark (AfS) 267 (67-67-71-62) et Baird (USA) 267 (63-70-67-67) ; 4. Brown (USA) 268 (6668-68-66), Gay (USA) 268 (63-72-66-67) et Senden (Aus) 268 (66-67-68-67) ; etc. QUALIFYING SCHOOL GÉRONE Après 2 tours (par 71) 1. Hahn (USA) 132 (66-66=10) ; 2. Dantorp (Suè) 134 (66-68) ; 3. Fahrbring (Suè) 135 (71-64), Stone (AfS) 135 (69-66), Forsyth (Eco) 135 (65-70) et Bjerregaard (Dan) 135 (6570) ;... 17. Pieters 137 (64-73) ; etc. HANDBALL COUPE EHF FEMMES Troisième tour Anka Sport (Tur) - VISÉ . . . . . . . . . . . . . . . 22-24 Anka Sport (Tur) - VISÉ . . . . . . . . . . . . . . . 29-22 NDLR : Visé éliminé. NATATION À TOKYO (Coupe du monde 25m) Hommes. 50m libre. 1. Morozov (Rus) 20.72 ; 2. Ervin (USA) 21.10. 100m libre. 1. Morozov (Rus) 45.65 ; 2. Czerniak (Pol) 46.73. 400m libre. 1. FraserHolmes (Aus) 3.38.39 ; 2. Hurley (Aus) 3.39.04. 100 m dos. 1. Godsoe (USA) 49.87 ; 2. Hurley (Aus) 49.92. 50m papillon. 1. Le Clos (AfS) 22.26 ; 2. Santos (Bré) 22.33 ; 3. Schoeman (AfS) 22.46. 100m papillon. 1. Le Clos (AfS) 49.01 ; 2. Shields (USA) 49.49. 200m papillon. 1. Le Clos (AfS) 1.50.33 ; 2. Hagino (Jap) 1.51.02. Femmes. 50m libre. 1. Campbell (Aus) 23.47 ; 2. Brandt (All) 23.91. 100m libre. 1. Campbell (Aus) 51.31 ; 2. McKeon (Aus) 51.69. 200m libre. 1. Hosszu (Hon) 1.53.12 ; 2. Sjostrom (Suè) 1.53.15. 50m brasse. 1. Efimova (Rus) 28.71 (RM ; anc. rec. 28.80 par l’Américaine Jessica Hardy en 2009) ; 2. Atkinson (Jam) 29.06. 200m brasse. 1. Efimova (Rus) 2.17.37 ; 2. Motegi (Jpn) 2.19.29. 50m dos. 1. Medeiros (Bré) 26.61 ; 2. Simmonds (GBr) 26.62. 200m dos. 1. Zevina (Ukr) 2.01.70 ; 2. Simmonds (GBr) 2.02.34. 100m papillon. 1. Coutts (Aus) 55.30 ; 2. PATINAGE ARTISTIQUE TROPHEE NHK Hommes. 1. Takahashi (Jpn) 268,31 pts ; 2. Oda (Jpn) 253,16 ; 3.Abbott (USA) 237,41 ; 4. Rippon (USA) 233,71 ; 5. Fernandez (Esp) 230,45 ; etc. Femmes. 1. Asada (Jpn) 207,59 pts ; 2. Radionova (Rus) 191,81 ; 3. Suzuki (Jpn) 179,32 ; 4. Gold (USA) 177,81 ; 5. Miyahara (Jpn) 170,21 ; etc. Danse. 1. Davis/White (USA) 186,65 pts ; 2. Cappellini/Lanotte (Ita) 160,06 ; 3. Shibutani/Shibutani (USA) 157,58 ; etc. Couples. 1.Volosozhar/Trankov (Rus) 236.49 pts ; 2. Peng Cheng/Zhang Hao (Chn) 182,18 ; 3. Sui Wenjing/Han Cong (Chn) 171.32 ; etc. RUGBY TOURNÉES Italie - Australie . . . . . . . . . . Angleterre - Argentine . . . . . . Pays de Galles - Afrique du Sud Ecosse - Japon . . . . . . . . . . . Irlande - Samoa . . . . . . . . . . France - Nouvelle-Zélande . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20-50 31-12 15-24 42-17 40- 9 19-26 TENNIS WTA TAIPEI (moquette - 125.000$) Demi-finales. Van Uytvanck (WTA 129) b. Pfizenmaier (All, WTA 98) 7-6 (5), 6-3 ; Wickmayer (N.2, WTA 59) b. Kumkhum (Tha, WTA 114) 6-3, 6-1. Finale. Van Uytanck (WTA 129) b. Wickmayer (N.2, WTA 59) 6-4, 6-2. Doubles. Demi-finale : Friedsam-Van Uytvanck (All) b. Savchuk-Tanasugarn (Ukr-Tha) 2-6, 7-6 (4), 10/7 (super-tiebreak). Finale : Garcia-Shvedova (FraKaz) b. Friedsam-Van Uytvanck 6-3, 6-3. CLASSEMENT WTA 11 novembre. 1. (1) S. Williams (USA) 13.260 pts ; 2. (2) Azarenka (Blr) 8046 ; 3. (3) Li Na (Chn) 6045 ; 4. (4) Sharapova (Rus) 5891 ; 5. (5) Ag. Radwanska (Pol) 5875 ; 6. (6) Kvitova (Tch) 4775 ; 7. (7) Errani (Ita) 4435 ; 8. (8) Jankovic (Ser) 4170 ; 9. (9) Kerber (All) 3965 ; 10. (10) Wozniacki (Dan) 3520 ; 11. (11) Halep (Rou) 3335 ; 12. (12) Stephens (USA) 3185 ; 13. (13) Bartoli (Fra) 3172 ; 14. (14) Vinci (Ita) 3170 ; 15. (15) Lisicki (All) 2920 ; 16. (16) Ivanovic (Ser) 2850 ; 17. (17) Suarez Navarro (Esp) 2735 ; 18. (18) Stosur (Aus) 2675 ; 19. (19) Kirilenko (Rus) 2640 ; 20. (20) Flipkens 2495. Autres Belges : 51. (59) Wickmayer 1127 ; 100. (129) Van Uytvanck 642 ; 139. (138) Mestach 460 ; etc. 21
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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 22 LESSPORTS Nadal est le n 1, Djokovic reste le maître LESBRÈVES o MASTERS Van Snick devra patienter P Le Serbe n’a laissé aucune chance à l’Espagnol drid en 2005 !) surtout, lorsqu’en face il a un joueur de la qualité de Djokovic. Et on comprit rapidement que Djokovic allait remporter son 22e match d’affilée depuis sa finale perdue à l’US Open contre… Nadal. 6-3, 6-4 en 1h37 : le Serbe pouvait fêter cette fin de saison formidable (Pékin, Shanghai, Paris + le Masters en deux mois) qui porte son quota 2013 à 7 titres dont l’Open d’Australie ce qui prouve l’amplitude de ce diable de Djokovic. Il devient le 7e joueur de l’histoire à enlever au moins trois fois le Masters après Federer (6 succès), Lendl et Sampras (5), Nastase (4), Becker et McEnroe (3). Quant à Nadal, il manque toujours ce titre majeur à son palmarès après deux finales perdues (en 2010, c’était contre Federer). L’Espagnol a certainement raison de vouloir que ce Masters se joue dans d’autres conditions et surfaces… ■ Troisième tournoi des Maîtres pour Djokovic qui a dominé le no1 mondial et prend déjà date pour 2014. Le Serbe a remporté son 22e match d’affilée depuis sa défaite en finale de l’US Open. C’était le 39e duel entre les deux hommes. H onnêtement, la finale de ce Masters 2013 ne pouvait pas s’offrir plus belle finale entre le vrai numéro un mondial de la saison (Nadal 10 titres et 14 finales en 17 tournois) et celui qui est redevenu son… Maître, lundi à Londres, avec un troisième sacre dans cette épreuve finale après ceux de 2012 (Federer) et de 2008 (Davydenko). Nadal-Djokovic, c’est aussi l’expression de la plus grande rivalité de l’histoire du tennis avec un 39e duel (record) qui, cette fois, est allé dans la poche du Serbe (c’est désormais 22-17 pour l’Espagnol dans les confrontations). Djokovic a entamé cette finale pied au plancher se procurant une balle de 4-0 après seulement 18 minutes. Heureusement, le no1 mondial avait ce Y.S. Djokovic a vécu 2 mois formidables avec des succès à Pékin, Shanghai, Paris et au Masters... en attendant la Coupe Davis.© AP. sursaut d’orgueil qui fait les grands champions et égalisait à 3-3, seulement 13 minutes plus tard. Mais ce n’était pas suffisant. Djokovic repartait, à nouveau, avec trois jeux d’affilée pour remporter cette drôle de première manche 6-3 sur son deuxième ace de la soirée après 45 minutes. Ce qui était évident, c’est que Nadal avait vraiment du mal à trouver son rythme sur cette surface dure en indoor qui n’est décidément pas sa préférée (NDLR : sur ses 60 titres, Nadal n’a remporté qu’un seul sacre làdessus, c’était le tournoi de Ma- RÉSULTATS MASTERS (ATP World Tour Finals) Groupe B. Federer (Sui, ATP 7) b. del Potro (Arg, ATP 5) 4-6, 7-6 (2), 7-5 ; Djokovic (Srb, ATP 2) b. Gasquet (Fra, ATP 9) 7-6 (5), 4-6, 6-3. Classement final. 1. Djokovic 3 v.-0d. 2. Federer 2-1 ; 3. del Potro 1-3 ; 4. Gasquet 0-3. Demi-finales. Nadal (Esp, ATP 1) b. Federer (Sui, ATP 7) 7-5, 6-3 ; Djokovic (Srb, ATP 2) b. Wawrinka (Sui, ATP 8) 6-3, 6-3. Finale. Nadal (Esp, ATP 1) b. Djokovic (Srb, ATP 2) 6-3, 6-4. Alison Van Uytvanck se donne 2 ans TENNIS Premier titre WTA et première entrée dans le top 100 à 19 ans Alison Van Uytvanck (19 Q uel week-end pour ans) à Taipei ! La Brabançonne a joué la première finale 100 % belge qu’on attendait sur le circuit depuis près de 4 ans, elle l’a emporté face à Yanina Wickmayer, classée 60 rangs plus haut et, de ce fait, elle a enlevé le tout premier tournoi WTA de sa jeune carrière. Deux cerises sur le gâteau : elle est entrée dans le top 100 mondial ce lundi (+29) pour la toute première fois et elle permet au tennis belge d’éviter un zéro pointé au palmarès de la saison qui remontait à 1993 ! On a dû attendre le tout dernier tournoi WTA de l’année, mais quelle consécration ! Une finale 100 % belge (NDLR : la dernière remontait à janvier 2010, à Brisbane, avec la victoire en trois sets de Kim Clijsters sur Justine Henin) enfin un titre pour la Belgique sur la saison, et surtout, un premier couronne- Alison Van Uytvanck est d’ores et déjà qualifiée pour l’Open d’Australie. © BELGA. ment pour celle qui, avec sa copine An-Sophie Mestach, représente l’avenir du tennis belge. Une Wickmayer qui sauve, un peu (la revoici 51e à la WTA), une saison difficile avec une demi-finale et une finale en Asie, mais qui a tout de même tenu à féliciter sa cadette après le 6-4, 6-2. « Bien joué Alison ! Une joueuse talentueuse est en train de trouver sa voie… » Et ce n’est pas peu de le dire pour une fille qui est passée de la 220e à la 100e place mondiale en moins d’un an. « Gagner un tournoi WTA, c’est comme un rêve », s’est exclamée la fille de Grimbergen depuis Taipei. « J’étais l’outsider et ça m’a bien servi car Yanina était plus nerveuse. Je l’ai senti dès le premier jeu. C’était peut-être un petit tournoi WTA (NDLR : 125.000$) avec un tableau plus abordable, mais il fallait l’emporter et j’en suis fière. » La voici aussi « top 100 » pour la première fois de sa carrière (un bond de 29 places) avec la perspective de pouvoir directement entrer dans le grand tableau de l’Open d’Australie en janvier prochain. « J’avais déjà participé aux qualifs de l’US Open, cette année. A New York ! Wouaw… Je suis restée calée au troisième tour, mais ça m’a donné l’envie. Participer aux Grands Chelems, passer un 2e ou un 3e tour, c’est mon prochain objectif. our des raisons de surcharge, le laboratoire antidopage de Montréal ne pourra pas effectuer la contre-expertise du contrôle antidopage positif (cocaïne) de Charline Van Snick dans le délai initialement prévu, c’est-à-dire avant le 15 novembre. « Ils ont repoussé la date de l’analyse B au 19 novembre au plus tard », précise Jean-Luc Flagothier, l’avocat de la judokate qui a immédiatement informé la Fédération internationale de judo. Celle-ci a par ailleurs accepté d’entendre Charline Van Snick au cas où la contre-expertise devait confirmer le contrôle initial, « ce qui permettra de défendre nos arguments de vive voix plutôt que par mail », ajoute Me Flagothier (Ph. V.W.) Ce ne fut pas facile de sortir du top 200 pour atteindre le top 150. Maintenant, je suis devenue plus agressive sur un court et plus constante aussi, ce qui est très important à ce niveau. J’ai aussi évolué mentalement, pris de la confiance et de l’expérience. J’apprends tous les jours. Gagner un match se joue parfois sur des détails, il faut réussir les points importants et c’est là que j’ai le mieux progressé cette année. » A 19 ans (depuis mars), la grande rousse du tennis belge s’est donné deux ans pour réussir. « J’ai d’abord essayé de combiner avec les études, mais c’est vite devenu impossible avec les voyages et les entraînements. Si, dans deux ans, ça ne marche pas, je retournerai aux études… Mais j’adore déjà ma nouvelle vie professionnelle… » A titre comparatif, Wickmayer était top 100 à 18 ans, Henin à 17 et Clijsters à 16. ■ YVES SIMON Quintana fera l’impasse sur le Tour AUTO WEC : Baguette 3e à Shanghai Disputée sur 6 heures, l’avantdernière manche du championnat mondial d’endurance (WEC) s’est terminée par la victoire de l’Audi d’André Lotterer, Benoît Tréluyer et Marcel Fässler. En catégorie LMP2, Bertrand Baguette (Morgan-Nissan), épaulé par l’Anglais Martin Plowman et le Mexicain Ricardo Gonzalez, a terminé 3e. Les trois hommes creusent l’écart en tête du championnat. Le titre se jouera le 30 novembre aux 6 Heures de Bahrein. BASKET NBA : San Antonio et Indiana sur leur lancée Danny Green et Tony Parker ont été les grands artisans du facile succès des Spurs chez les Knicks, qui leur permet de conforter leur domination en tête de la conférence Ouest de la NBA (6 victoires, 1 défaite). Minnesota, qui a inscrit 47 points lors du premier quarttemps (meilleur total en 12 minutes derrière Denver (48 pts) contre Seattle en 2008), a confirmé son bon début de saison en remportant aisément sa cinquième victoire (2 défaites) de la saison chez des Lakers, toujours privés de Kobe Bryant, blessé de longue date (tendon d’Achille). Samedi, Miami a été battu d’un point (110-111) par les Celtics sur un tir à trois points en coin de Jeff Green à la sonnerie finale. De son côté, Indiana a renforcé sa place en tête de la Conférence Est avec un succès à Brooklyn (96-91). Les Pacers n’avaient jamais débuté la saison sur un bilan de 7 victoires consécutives. monde s’en sort sans condamnation, cela doit également être le cas pour moi. Si tout le monde prend six mois, je prendrai six mois», a ajouté le Texan. CYCLO-CROSS Nys au-dessus du lot à Niel Le champion du monde était une pointure au-dessus de tous ses adversaires lundi au 50e cyclo-cross du marché annuel de Niel, la deuxième manche du Soudal Classics. A l’arrivée, Sven Nys comptait ainsi 20 secondes d’avance sur le surprenant Wout Van Aert. Dimanche, Niels Albert avait remporté à Hamme-Zogge la troisième manche du Superprestige de la saison devant Nys et l’Allemand Philipp Walsleben. Sven Nys est leader au classement général du Superprestige. GOLF Colsaerts quitte le top 60 Nicolas Colsaerts, qui a terminé 50e de l’Open de Turquie dimanche à 16 coups du vainqueur, le Français Victor Dubuisson, passe de la 58e à la 61e place du nouveau classement mondial qui est toujours dominé par l’Américain Tiger Woods. Pieters perd du terrain à Gérone L’Anversois, deuxième dimanche après avoir rentré une première carte de 64 (7 sous le par), a eu besoin de 73 coups (+ 2) pour boucler son deuxième parcours. Avec un total de 137, le golfeur de 21 ans rétrograde à la 17e place du classement provisoire. Il accuse désormais un retard de cinq coups sur le leader, l’Américain John Hahn. Une place dans le top 25 après six tours est synonyme de carte d’entrée au Tour Européen 2014. CYCLISME Armstrong prêt à collaborer Lance Armstrong, qui a été déchu de ses sept victoires au Tour de France après avoir été convaincu de dopage, a accordé une interview à la BBC où il se dit prêt à aider toute enquête sur le fléau du cyclisme «en étant 100% transparent et honnête.». «Certains coureurs s’en sont sortis sans condamnation et d’autres ont été condamnés à mort. Si tout le monde est condamné à la peine de mort, je la mériterai aussi. Si tout le RUGBY La France Universitaire trop forte pour la Belgique Les Diables noirs se sont inclinés 12-36 face à la France Universitaire lors d’un test-match que la Belgique a disputé samedi à Boitsfort. Un peu plus tôt, au Plateau de la Foresterie, les Espoirs belges ont été battus également en test match par les Queen’s Dragoon Guards, une sélection de la British Army établie en Allemagne, sur le score de 5-10. La flamme a vu l’espace CYCLISME Le Colombien doublera Giro et Vuelta souffle de au Tour du L eavait apportéfraîcheur qu’il centenaire risque de cruellement manquer à la plus grande épreuve du monde, l’été prochain, au départ du Yorkshire. Selon toute vraisemblance, Nairo Alexander Quintana ne disputera pas le Tour 2014. Du moins si le programme établi cet automne par Eusebio Unzue, manager de l’équipe Movistar, est respecté à la lettre. Celui-ci destine en fait Quintana au Giro, Valverde au Tour, pour in fine réunir les deux leaders du team sur la Vuelta. Ce carnet de route, qui sera offi- ciellement confirmé en décembre lors d’un stage collectif, est évidemment sujet à modifications, en fonction de la vie tumultueuse d’un groupe (on se souvient par exemple de Contador rappelé in extremis pour le Giro, en 2008, alors qu’il profitait de quelques jours de vacances sur une plage ensoleillée). Mais Quintana semble déjà l’avoir intégré, sans état d’âme, sans faire de vagues. « Le tracé du Giro est chouette, il me convient à merveille » avait commenté le coureur originaire de Boyaca (mais établi avec son jeune frère Dayer à Pampelune) dès la présentation du Tour d’Italie. « Il est construit sur un schéma idéal, avec une troisième semaine très montagneuse et exigeante. » Au total, 9 des 21 étapes se termineront au sommet, évidemment du pain bénit pour un format de poche comme lui. Le passionné de cyclisme ne peut toutefois que regretter le choix d’Unzue, qui prive le leader des « escarabajos » (les scarabées, surnom de la nouvelle génération de coureurs colombiens) d’une chance de magnifier la superbe 2e place conquise en juillet dernier à Pa- ris. Deuxième du Tour (la meilleure performance réalisée par un Colombien dans l’histoire de la Grande Boucle), tout en ayant glissé dans sa valise les maillots blanc (meilleur jeune) et à pois surtout (meilleur grimpeur, « la » référence dans son pays), Quintana se posait en principal voire unique rival de Froome, en mesure de contester le début de règne du Britannique. Reste à espérer que Nibali ait les crocs, que Contador, Valverde, Rodriguez voire Schleck ne soient pas « has been ». ■ La torche olympique russe, qui a fait une sortie historique dans l’espace, a atterri lundi au Kazakhstan dans une capsule Soyouz avec à son bord trois spationautes à un peu moins de trois mois des JO de Sotchi. © AFP. E.C. * 22
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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 LANÉCROLOGIE 23 TARIFS NÉCROLOGIE E POUR TRANSMETTRE UN AVIS, DANS CETTE RUBRIQUE, adressez vous à la société de Pompes Funèbres de votre choix Avis nécrologies et Anniversaires : Tous formats: tarif au mm/col 3,10 € Tarif forfaitaire : 350 € Module 60 mm x 94 mm (2 col.) Module 100 mm x 94 mm (2 col.) 560 € Remerciements : tarif au mm/col. 1,55 € Tous formats: Prix hors TVA 21%. Avis nécrologiques, anniversaires et remerciements, obligatoirement sur 2 colonnes POUR NOUS CONTACTER EN DIRECT par mail : necrologie@rossel.be par fax : 070/22 44 54 par tél. : 02/225 53 12 du lundi au vendredi de 9 à 19 heures le dimanche et jours fériés de 14 à 19 heures Madame Paul STOEFS - LESCRENIER, Thomas M. COHN, Patrick B. COHN, ses fi ls ; Géraldine KENIGSMAN, veuve de René J. COHN, son fi ls aîné ; Sabine PILTZ, Sabine WAKSBOJM, Constance, Joséphine et Antoinette FISSE, ses belles-fi lles ; Bertrand S. COHN et Laurence HANNON, Simon J. COHN et Laurence NITLICH, Daniel COHN et Valéria RAMOS, ses petits-fi ls et leur épouse ; Sarina, Nitsan, Laetizia, Mina, Gregory et Theodor COHN, ses arrière-petits-enfants ; ont la profonde tristesse de vous faire part du décès de Klara BAUFELD - COHN Notre Manou nous a quittés dans la dignité, qu’elle repose en paix. L’Heureux Séjour, rue de la Glacière, 31-35 à 1060 Bruxelles. OFFRES PERSONNEL HORECA OFFRES Restaurant centre ville rech. chef de partie cuisine 26 rue des chapeliers 1000 Bruxelles Tel. 0495-277.255 à part. 11 h Tous ses nombreux et fidèles amis, Les familles STOEFS, LESCRENIER et apparentées Paul STOEFS Notaire Honoraire - Officier de l’Ordre de Léopold - Officier de Réserve époux de Madame Marie-Paule LESCRENIER né à Uccle le 3 février 1947 et décédé paisiblement en son domicile le 10 novembre 2013, entouré de toute l’affection des siens. La cérémonie religieuse sera célébrée en l’église Notre Dame de la Visitation de Mélin le jeudi 14 novembre 2013 à 11 h 30 et sera suivie de l’incinération dans l’intimité familiale. Réunion à l’église. Notre cher défunt repose au centre funéraire « Les Gréziennes » 13, chaussée de Jodoigne à Grez-Doiceau où les visites sont libres de 18 à 20 heures. La famille sera présente les mardi 12 et mercredi 13 novembre. En lieu et place de fleurs, les personnes désirant témoigner leur sympathie sont invitées à faire un don à l’Association Belge contre les Maladies neuro-Musculaires (ABMM - 7033 Cuesmes) sur le compte BE58 7554 7057 8779 avec la mention « en souvenir de Paul Stoefs ». DEMANDES 2036431 Monsieur et Madame Francis DEVOLDER - ROUSSEAU, Monsieur Michel ROUSSEAU (1), ses cousins ; Ni fleurs ni couronnes. GENS DE MAISON Pâtisserie à Koekelberg rech. PATISSIER AVEC EXPERIENCE. Contrat temps plein 38h/sem. Rens. par tél 02/414.75.40 Jean-Louis, Claude, John, Marie-Charlotte, Olivier, Lorraine et leurs conjoints, ses neveux, nièces, fi lleuls ; MONSIEUR veuve en 1res noces de Manfred STARGARTER, assassiné à Auschwitz, rescapée de la Shoah, elle lutta toute sa vie pour reconstruire une famille auprès de Harry COHN, décédé en avril 2000, et de leurs trois fils. Rendez-vous sur le parking à 10 h 45. OUVRIERS ses petites-fi lles ; Monsieur et Madame Claude PICALAUSA - STOEFS, Monsieur et Madame Jean-Louis STOEFS - JACQUES, Monsieur et Madame Alain LESCRENIER - CHAUFHEID, Madame Michèle SAMYN et Monsieur Jean-Pierre RUQUOIS, ses frère et sœur, beaux-frères et belles-sœurs ; ont la grande tristesse de vous faire part du décès de née le 6 mars 1919 à Berlin et décédée le 8 novembre 2013 à Uccle. L’enterrement aura lieu au cimetière Gan Hashalom, 80, rue du Long Chêne, à 1970 Wezembeek-Oppem(Cimetière d’Etterbeek), le jeudi 14 novembre à 11 heures. annonces classées son épouse ; Marie-Hélène et Sébastien FISSE - STOEFS, Jean STOEFS, ses enfants et son beau-fi ls ; Cet avis tient lieu de faire-part. Travaux divers Dame prép. ch. place pr s’occup. personnes âg. ou en difficultés (Convalescence, Alzheimer, etc) Référ. dispon. + polyval. Rég. Liège/ 2036595 BXL. T. 0479-521.836 Willy Isaac GOLDWICHT né le 12 août 1939 à Anderlecht et décédé le 12 novembre 2012 à Ixelles. Depuis un an il repose en paix. OFFRES 2035737 Nouvelle brasserie-resto eng. d’urg. cuisinier(ière) avec accès à la profess. Du lundi au sam. libre le soir ou extra. T. 2035759 0477-266.311. La séduction, le talent, la sensualité se conjuguent en une femme : Marianne Superbe lingerie. Style, classe, élégance. Consultez mon site Web. Bxl Schuman T.0474.05.21.43 OUVRIERS P. F. Les Funérailles Gréziennes. Tél. 010/84.43.37. fils de Mojzesz GOLDWICHT et Szyndla KALKULATOR Entre ces années une vie de folies, de rêves, de deuils et d’amours, s’est écoulée. SAUNAS MASSAGES 1370 Mélin, rue Maison du Bois 4. 1360 Perwez, rue de Jausselette 40. Déposez vos condoléances sur notre site www.lesfunerailles.be C’est avec une peine profonde et le cœur tendre que son frère Serge Goldwicht, sa nièce Mira Goldwicht et son neveu Martin Goldwicht annoncent son décès. Le Seigneur est venu chercher son serviteur et ami Jean-Xavier GODTS né à Heer le 8 juillet 1929 et décédé à Bruxelles le 9 novembre 2013. Jolie blonde 40 a. très coquine reç. Mr de + de 40 a. pr moment agréable. 0485-673.816 Il repose au cimetière d’Ixelles. La messe de funérailles aura lieu en l’église Saint-Pierre (place Cardinal Mercier à Jette) le jeudi 14 novembre 2013 à 10 heures, suivie de l’inhumation au cimetière de Jette. Avenue Capart 26/9, 1090 Jette. 2035538 Funérailles Van Ees - 02/426.01.70 2035578 DEMANDES cuisinier cherche place mitemps petite restauration T. 1069250 0484.710.976 Jean-Marie, Robert et Bernard, ainsi que les familles apparentées, DIVERS ont la profonde tristesse de faire part du décès de Philippe ANTOINE OFFRES GENS DE MAISON Recherche violon et violoncelle dans l’état. Urgent. Tél. 049947.49.72 de 1500 à 4500 € OFFRES 2034917 Travaux divers Rech. couple d’employés de maison pour appartement de standing sur Paris, lui: maître d’hôtel, elle: femme de chambre - cuisinière. Longues expériences, références contrôlables. Logés. Tél. +336.78.63.81.36. ses frères ; Le coup de pouce à vos petites annonces. 02/225 55 00 Cinéaste né à Bioul le 11 novembre 1949 et décédé à Uccle le 11 novembre 2013. Retrouvez gratuitement LES AVIS NÉCROLOGIQUES La cérémonie d’adieu aura lieu au crématorium de Bruxelles le samedi 16 novembre 2013 à 11 h (Av. du Silence, 61 à Uccle). Un don à AMNESTY BELGIQUE - IBAN BE85 0012 0000 7006 - BIC GEBABEBB en mentionnant « In memoriam Philippe Antoine » aurait plu à Philippe. 1170 Bruxelles - Avenue Van Becelaere, 50. P. F. et Funérarium Ergo & Poncelet, 1160 Bruxelles. Tél. 02/648.75.06. sur www.enmemoire.be 2035162 «Pour recevoir un prix Nobel, il faut aimer les sciences !» 9,99 * LE LIVRE © 2013 RBA Contenidos Editoriales y Audiovisuales 40 livres passionnants à collectionner le mardi. Cette passionnante collection en 40 volumes vous invite à comprendre les théories révolutionnaires qui ont changé le destin de l’humanité. Richement illustrés, les livres combinent l’attrait d’une biographie et la rigueur d’un ouvrage de référence dans les domaines aussi variés que la cosmologie, les mathématiques pures et pratiques, la chimie, l’électricité et le magnétisme, l’atome et les particules, la dynamique et la gravitation, la physique quantique... 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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 24 BRUXELLES L’Europe doit restructurer 250.000 m2 de bureaux avant 2025 IMMOBILIER 35 % des immeubles de la Commission ont plus de 20 ans La Commission européenne veut remplacer 250.000 m2 de bureaux. Les immeubles se situeront dans le quartier européen, mais un autre pôle est prévu. REPÈRES Un PUL sur mesure pour la rue de la Loi Le Projet urbain Loi a été lancé par le gouvernement bruxellois en 2008. Il s’agit d’un plan de réaménagement de la rue de la Loi mené en collaboration par l’architecte français Christian de Portzamparc. Il prévoit la refonte complète de l’artère avec la possibilité d’ériger deux tours à proximité du Berlaymont pour une superficie totale de 140.000 m2 à destination de la Commission européenne. En plus des bureaux, le plan prévoit 110.000 m2 pour le logement et 60.000 m2 d’équipements collectifs. Le but est de remettre des habitants et des commerces dans ce quartier. Avec le PUL doit être adopté le règlement régional d’urbanisme zoné (RRUZ). Il est passé devant le Conseil d’Etat et doit être publié prochainement. E n 2007, la Commission européenne a établi sa politique immobilière et sa philosophie n’a pas changé depuis. Par contre, nous nous adaptons à la situation et aux changements dans la législation décidés par le gouvernement bruxellois. » Antony Gravili, le porte-parole du vice-président de la Commission européenne, Maroš Šefcovic, ne veut plus que la Commission européenne soit vue par les Bruxellois comme l’institution qui détermine la politique urbanistique de la Région. Dans une étude réalisée par l’Arau (Atelier de recherche et d’action urbaines) sur la politique de la Commission (Le Soir du 17 octobre), l’association souhaitait montrer les changements d’avis des institutions européennes ainsi que la volonté d’obtenir un pôle pour rationaliser les coûts. Lorsque la Commission européenne a établi sa politique immobilière en 2007, la crise n’était pas encore passée par là et les élargissements étaient à l’ordre du jour. Elle pensait alors avoir besoin de bureaux et rêvait de 200.000 m2 dans un nouvel emplacement. La Région bruxelloise avait donc proposé les sites de Delta et de Schaerbeek Josaphat. Rapidement, la Commission a montré son intérêt pour le premier site puis, après une étude de faisabilité qui n’a abouti qu’en 2012, elle a décidé d’abandonner le projet. « Cela coûtait trop cher pour viabiliser le terrain, explique Antony Gravili. Il nous fallait au moins deux accès et il était nécessaire d’augmenter la desserte en transports en commun. Nous avons donc décidé d’un commun accord avec la Région d’abandonner ce projet. Quant à Schaerbeek Josaphat, si la Région souhaitait qu’on y aille, elle n’avait qu’à nous proposer uniquement cet endroit. » Autre modification de la Région bruxelloise pour répondre aux besoins de la Commission européenne : le Projet urbain Loi (PUL, lire ci-contre). Le gouvernement bruxellois l’avait lancé en 2008, juste après la publication de la politique de la Commission qui annonçait ses besoins en bureaux. A cette époque, il était prévu que le quartier européen compte 880.000 m2 de bureaux dont 400.000 m2 pour la Commission, augmentant ainsi la surface totale de 390.000 m2 par rapport à la situation existante. V.LH. le Projet urbain Loi de 2008 prévoyait 880.000 m2 de bureaux dans le quartier européen, dont 400.000 pour la Commission. © P.-Y. THIENPONT. Seulement, avec la crise, la Commission a décidé dans une note de juillet 2012 de réduire son nombre de mètres carrés de bureaux car son personnel doit diminuer de 5 %. En juillet 2012, il est indiqué qu’en aucun cas, ces surfaces ne peuvent augmenter mais que 140.000 m2 devront être libérés entre 2020 et 2021 car les baux de ces immeubles se terminent. Il faudra alors en profiter pour concentrer le personnel dans des grands immeubles afin de diminuer les coûts. « Nous devons remplacer 250.000 m2 car notre parc est vieillissant. Plus de 35 % a plus de 20 ans » La Commission européenne vise ainsi deux espaces dans les tours prévues, ce qui représente 140.000 m2, « mais elles seront en remplacement d’immeubles que nous occupons actuellement dont les baux viennent à échéance ou qui ont besoin d’une rénovation lourde. Nous devons remplacer 250.000 m2 car notre parc est vieillissant. Plus de 35 % de nos immeubles ont plus de 20 ans. Pour le moment, nous faisons de petits travaux au compte-gouttes pour que nos employés aient toujours de bonnes conditions de travail, mais il nous est impossible de continuer ainsi très longtemps ». En plus du quartier Léopold, la Commission dispose aussi d’un bâtiment à Rogier, d’un centre rue de Genève à Evere dont les baux arrivent à échéance en 2020 et à Beaulieu à Auderghem. Si aujourd’hui la Commission n’a plus de vue sur Delta, elle souhaite quand même pour l’horizon 2020 maintenir jusqu’à trois pôles de bureaux en dehors du quartier européen, voire à l’extérieur de la Région bruxelloise. « Il y a des possibilités à Zaventem ou à Wavre par exemple. En tout cas, rien n’est exclu. » Seulement 75 % des employés de la Commission habitent dans Bruxelles et tant que le RER (Réseau express régional) n’est pas mis en fonction, cela compliquerait les déplacements. La Commission affirme aussi vouloir plus de mixité dans ces quartiers avec des commerces et des habitations tant que la sécurité n’est pas mise en jeu. Elle souhaite également l’amélioration de la mobilité dans la capitale et la mise en place du RER au plus vite. Comme toute autre entreprise, les encombrements de circulation lui font perdre du temps et donc de l’argent. Elle espère surtout que le gouvernement bruxellois fixera rapidement et de manière définitive les contours du PUL pour avancer concrètement dans ses projets. ■ VANESSA LHUILLIER « Nos lenteurs viennent aussi de leurs changements d’attitude » 200.000 m2 de bureaux vides au niveau de Delta. ENTRETIEN e ministre-président de la Région bruxelloise, Rudi Vervoort (PS), est en contact régulier avec la Commission européenne afin de déterminer en collaboration une politique régionale de l’urbanisme qui soit cohérente. L La Commission européenne se plaint aujourd’hui des lenteurs administratives de la Région. Elle affirme ne pas donner le tempo et avoir déterminé sa politique immobilière en 2007. Depuis, elle vous attendrait. Cela n’est pas tout à fait correct. Au départ, nous avons travaillé avec eux en partant de leurs besoins pour élaborer le schéma directeur. L’UE disait alors avoir besoin de 400.000 m2. Nous pensions alors leur permettre de densifier le quartier européen avec 230.000 m2 supplémentaires. Ensuite, ils nous disent qu’ils désirent un pôle extérieur de 200.000 m2 sur Delta. On étudie la faisabilité du projet, mais on se rend compte que viabiliser le terrain coûte trop cher d’autant plus que cela se fera à charge de la Région et non de la Commission. Et puis, pour finir, ils refusent Delta et ne veulent plus de mètres carrés supplémentaires Le ministre-président Rudi Vervoort est en contact régulier avec la Commission. © BELGA mais seulement réorganiser leur parc tout en rénovant certains de leurs immeubles. Si on ne nous faisait pas travailler pour rien, nous irions plus vite. Nos lenteurs viennent aussi de leurs changements d’attitude. Nous devons nous adapter en permanence selon les informations que nous recevons tout en gardant une politique d’urbanisation cohérente pour Bruxelles. Idem pour les promoteurs qui pensent d’abord qu’ils veulent des bâtiments de minimum 50.000 m2 alors que maintenant ils parlent de 30.000 m2. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que si nous n’avions pas un peu attendu, nous aurions aujourd’hui un centre de La Commission souhaite justement plus de mixité dans le quartier européen. Cela est-il mis en pratique ? Dans le RRUZ, nous prévoyons des logements et des commerces et il est vrai que leur position a évolué sur cette question. Cependant nous devons toujours être très vigilants sur la sécurité car nous ne pouvons a priori pas mélanger bureaux et logements dans le même bâtiment. Elle n’exclut pas d’établir un pôle en dehors de Bruxelles. Qu’en pensez-vous ? Nous préférerions évidemment que la Commission européenne reste à Bruxelles. Nous faisons tout pour en discuter avec eux pour répondre à leurs demandes. Visiblement, l’Europe ne souhaite plus trop construire. Nous leur proposons donc de prendre possession de certains immeubles dans le quartier nord où le vide locatif est très important. Nous pourrions alors rénover certains immeubles pour les rendre plus performants d’un point de vue énergétique. ■ Propos recueillis par V.Lh. Un potager géant va pousser sur le toit des abattoirs RETROUVEZ TOUS LES PROGRAMMES DE CINÉMA SUR ALIMENTATION Premier coup de pelle pour la future ferme urbaine de 4.000 m2 attendue en 2015 à Anderlecht mes chicons » D’autant qu’ils seront faits I ls sont bons en plein cœur !de maison, plantés la ville, dans le quartier de Cureghem. En terre urbaine donc, mais aussi loin du sol puisque la future ferme urbaine va pousser sur les toits de la nouvelle aile alimentaire à bâtir aux abattoirs d’Anderlecht. Un projet qui verra le jour début 2015 et dont la première pierre a été posée jeudi dernier par la ministre régionale de l’Environnement, Evelyne Huytebroeck (Ecolo). Qui parle d’une première à Bruxelles, s’inspirant d’initiatives déjà menées au Ca- nada, aux Etats-Unis ou encore aux Pays-Bas. La ferme comptera 4.000 m2 de potagers et de serres dédiés à la culture de produits locaux et bio tels que chicons, choux de Bruxelles, asperges, salades et autres épinards qui serviront à alimenter un restaurant et un magasin voi- sins. Le tout sous la houlette de l’ASBL Rizoom. « Ce projet original démontre qu’il est possible d’optimaliser l’utilisation de certaines toitures d’immeubles en pleine ville, notamment dans les zones économiques, a indiqué la ministre. Un choix pertinent vu l’essor démographique et la né- cessité de densifier notre Région. Chaque mètre carré doit être utilisé à bon escient. » La ferme et la halle seront financées par la Région et des fonds européens pour un montant total d’un peu plus de 15 millions d’euros. ■ P.Le. 24
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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 26 LATÉLÉVISIONMARDI cl u b 6.00 Matin Première 9.00 Tournée générale L’amusement comme source d’inspiration 9.35 Flyboys Film de guerre de Tony Bill (USA/Fr, 2006). Avec James Franco, David Ellison, Martin Henderson. 11.55 Les feux de l’amour 13.00 JT 13h 13.55 Mike Hammer La chanson de Vickie. 14.50 Le bonheur sinon rien ! Téléfilm de Régis Musset (Fr, 2013). Avec Véronique Jannot, Lionnel Astier, Béatrice Agenin. 16.45 Le protecteur Blessures intérieures. 17.30 Des garçons et des hommes. 18.30 On n’est pas des pigeons 19.30 JT 19h30 6.00 Bel RTL Info 8.45 Shopping 10.20 Décrochez gagnez 11.15 La boutique 12.30 RTL+ 13.00 Le journal 13.40 Face à face 14.00 La boutique 15.05 Allo tarot 15.40 90210 Beverly Hills : nouvelle génération Les âmes sœurs. 16.30 The Good Wife Le dilemme du prisonnier. 17.20 Un dîner presque parfait Semaine spéciale Miss France à Mulhouse 18.30 Septante et un 19.00 Le journal 19.45 Les orages de la vie 20.50 L’amour est dans le pré 20.20 A tort ou à raison 7.05 No Limit 7.30 Fit Tonic Fit tone 8.00 Le 8/9 9.00 C’est vous qui le dites 10.35 La télé de A @ Z Chansons belges 11.10 Plus belle la vie 11.35 Tout le monde veut prendre sa place 12.25 Un gars, un chef 13.05 No Limit 13.35 La vie sauvage La rage. 14.20 La télé de A @ Z 14.55 Screen agenda 15.15 Le protecteur Paternité. 16.00 La vie sauvage A couteaux tirés. 16.50 Sous le soleil Taire ou ne pas taire ? 17.15 Un gars, un chef 18.00 Tout le monde veut prendre sa place 18.50 Un gars, un chef 19.00 Le 15’ 19.25 Plus belle la vie 19.55 Sous le soleil Taire ou ne pas taire ? 20.25 Série. Avec Marianne Basler, Alexandra Vandernoot, Bernard Yerlès. L’affaire Hippocrate (Saison 2, épisode 2/6). Les soupçons de collusion entre une société pharmaceutique et une clinique font toujours scandale. Rapidement Joëlle, qui instruit l’enquête, inculpe Antoine Collard, médecin directeur de la clinique Hippocrate. Depuis la mort de son frère Jérôme, Joëlle se méfie des rapports entre la médecine, les laboratoires pharmaceutiques et l’argent. Aussi traque-t-elle Antoine Collard sans relâche. 21.20 Julie Lescaut Immunité diplomatique. Téléfilm de Didier Delaître (Fr, 2010). Avec Véronique Genest, Jean-Charles Chagachbanian, Guillaume Gabriel. Julie Lescaut découvre les règles de l’immunité diplomatique lorsqu’elle enquête sur l’ambassadeur du Belize, suspect dans une affaire de meurtre. 22.50 Clem La guerre des familles. Téléfilm de Joyce Buñuel (Fr, 2011). Avec Victoria Abril, Laurent Gamelon, Lucie Lucas. 0.35 En quête de sens 0.50 Cinquante degrés nord A la Cinematek 1.45 JT 19h30 Téléréalité. Présenté par Sandrine Dans. C’est le grand jour : les prétendantes des agriculteurs débarquent à la ferme. Elles sont jolies, elles ont du tempérament, de l’enthousiasme à revendre et elles n’ont pas leur langue dans leur poche. Certaines d’entre elles sauront détendre l’atmosphère, mais d’autres ne pourront s’empêcher de provoquer des tensions. A peine arrivée, l’une des candidates devra déjà quitter la ferme. Qui sera la première à faire sa valise ? Le courant est-il déjà passé entre certaines candidates et les agriculteurs ? Quels couples commencent à flirter ? Quelles citadines ne sont décidément pas faites pour la vie à la campagne ? Autant d’événements et de rebondissements que Sandrine Dans commente avec bienveillance. 22.25 Esprits criminels Série. Avec Thomas Gibson, Joe Mantegna, Shemar Moore. Numéro 6. L’équipe se rend à Détroit, dans le Michigan, pour enquêter sur une série de meurtres. Les victimes ont été enfermées dans le coffre de leur voiture. 23.20 Moi, l’amour et le sexe Quand le désir nous quitte. 0.10 Le journal 0.50 Jeux de nuit 10.00 Le shopping 12.00 Allô tarot 12.30 Le shopping 13.30 Luna Park 14.45 Le shopping 15.20 Jessie The Talented Mr. Kipling. 15.45 Les sorciers de Waverly Place Oncle Ernesto. 16.10 La vie de croisière de Zack et Cody Le cousin d’Arwin. 16.35 Violetta 17.25 Chips Chacun chez soi. 18.20 Walker, Texas Ranger Un ranger au féminin. 19.10 Les Simpson Souvenirs dangereux. 19.40 Au nom du grand-père. 20.25 Men in Black Chrysalis Thriller de Julien Leclercq (Fr, 2007). Avec Albert Dupontel, Marie Guillard, Smadi Wolfman. 1h35. Lors d’une filature qui finit dans les égouts, le lieutenant David Hoffmann et son équipière, qui est aussi son épouse, essuient de nombreux coups de feu. L’homme qu’ils pourchassent, Dimitri Nicolov, n’hésite pas à poignarder la jeune femme. Malgré tous les efforts déployés par les secours, elle succombe. Sombrant dans la déprime, Hoffmann tente d’oublier ce drame. Mais peu de temps après, la police européenne lui donne carte blanche pour neutraliser Nicolov. Hoffmann accepte et débute son enquête avec une nouvelle équipière, la très sage Marie Becker. 22.00 Auto Mobile 22.30 Le 12 minutes 22.55 Screen agenda Magazine. Présenté par Cathy Immelen. 23.10 La semaine du jeu vidéo 23.25 Hung Garde espoir en Detroit ou monté comme un âne. 23.50 Prends le gâteau ou t’as du matos ? 0.20 Brotherhood Que Rome se noie dans le Tigre. 1.10 Boucle de la nuit Science-fiction de Barry Sonnenfeld (USA, 1997). Avec Tommy Lee Jones, Will Smith, Linda Fiorentino. 1h40. Les «Men in Black» sont des agents du gouvernement qui ont une mission secrète bien délicate à remplir. Leur tâche consiste à surveiller les populations extraterrestres sur la Terre et à en assurer l’intégration. La discrétion de leur comportement permet de maintenir de bonnes relations avec les planètes voisines. L’agent K a déjà une longue carrière de M.I.B. derrière lui. Un jour, un engin s’écrase à proximité d’une ferme. Son occupant prend l’apparence d’un paysan, prénommé Edgar. Au même moment, K parvient à convaincre un policier, Edwards, d’intégrer les forces spéciales, sous le nom de l’agent J. 22.15 Charleston & Vendetta Comédie dramatique d’Uros Stojanovic (Serb, 2008). Avec Katarina Radivojevic, Sonja Kolacaric, Stefan Kapicic. Les années 20 dans une Serbie dévastée par la Première Guerre mondiale : quand deux sœurs tuent le dernier homme d’un petit village, c’est le chaos. 23.45 Las Vegas Casino 0.45 You For Me 1.00 Circus Live 2.00 Le shopping 16.15 Mila, mille et une histoires 16.25 Cédric 16.40 Les p’tits diables 16.50 Le Marsupilami 17.20 Ben 10 : Alien Force 17.40 Galactik Football Le fantôme de Paradisia. 18.05 Balade pour un pirate. 18.30 Les p’tits plats de Babette 18.55 Opinions PS 19.30 JT 20.05 Les Niouzz 20.15 Archiurbain Atelier Matador/Cube House 20.30 JT 19h30 14.00 Shopping 14.50 Allo tarot 16.00 Un dîner presque parfait A Paris avec Philippe Candeloro 17.10 Mental Folie à deux. 18.00 Dr House Mauvaises décisions. 18.45 Hollywood Girls 2, une nouvelle vie en Californie J’aurai du t’écouter. 19.20 Touche pas à mon poste ! 21.00 Un gars, une fille Terrasse de café. 21.10 Reçoivent le père de Jean. 21.05 Five Day Shelter Drame de Ger Leonard (Irl, 2010). VO. Avec Antonia Campbell-Hughes, Kate Dickie, Michael Ford-FitzGerald. 1h25. En Irlande, les destins de plusieurs personnes se croisent et se heurtent pendant cinq jours. Sans se connaître, ils vont influencer la vie des autres. 21.15 Cold Case Série. Avec Kathryn Morris, Danny Pino, Jeremy Ratchford. Rapports à risque (Saison 2, épisode 7/23). Un homme séropositif demande à Rush et Valens de rouvrir le dossier du meurtre de son ancien partenaire, l’un des premiers activistes de la lutte antisida. 22.05 Chasse aux sorcières (Saison 2, épisode 8/23). 22.25 Nurse Jackie Série. Avec Edie Falco, Dominic Fumusa, Paul Schulze. Aux coupables les mains pleines. 22.50 Fait comme un rat. 23.20 La vie rêvée des saints. 23.45 JT traduction gestuelle 0.15 Boucle de nuit 22.55 Touche pas à mon poste ! Divertissement. Présenté par Cyril Hanouna, avec la participation de Elodie Gossuin, Christophe Carrière, Eric Dussart. 0.35 Astro voyance 1.40 Astropassion direct 15.00 Monk Monk n’est pas dupe. 15.45 Monk a un adversaire de taille. 16.30 112 Unité d’urgence Adultère à risque. 17.00 7 à la maison L’école buissonnière. 17.45 Gossip Girl N & C dans de beaux draps. 18.30 B contre J. 19.15 The Biggest Loser 13.30 Star News 13.50 Top Models 14.15 Star News 14.30 Sex and the City 15.00 Téléachat 16.00 Star de rire : Express 16.15 Star News 16.30 Dynastie 17.15 Fashion express 17.50 Destination L.A. 18.20 Star News 18.35 Sex and the City 19.00 Star News 19.15 Destination L.A. 19.45 Top Models 20.10 Dynastie 20.05 Spy Game, jeux d’espions Film d’espionnage de Tony Scott (All/USA, 2001). Avec Robert Redford, Brad Pitt. 2h05. Un vétéran de la CIA reprend du service pour tenter de sauver un ancien collègue et ami qui, accusé d’espionnage, encourt la peine capitale. 22.05 Les petites résolutions d’Anne Roumanoff Spectacle. Enregistré à l’Olympia, à Paris, en 2010. 1h30. 23.35 Dangereuse liaison Téléfilm de George Erschbamer (Can, 2011). Avec Christina Cox, Marc Menard. 21.00 Al dente Magazine du show-biz. Présenté par Olivier Monssens. Invité : Vincent Perez. Olivier Monssens convie le comédien Vincent Perez au restaurant et le met sur le gril. Entre vie privée et vie publique, entre l’entrée et le dessert, il lève le voile sur ses passions. 21.30 Star News 21.45 Au cœur d’Hollywood Magazine. 23.15 Star News 23.30 Programmes de la nuit 6.20 Escapade gourmande 6.50 Le blogueur 7.15 Yourope Nouvelles perspectives pour les enfants de la chute du Mur 7.45 Expédition au Costa Rica 8.30 X:enius 8.55 Mea maxima culpa 10.40 Les nouveaux paradis 11.15 Ruines modernes 12.00 Escapade gourmande 12.30 Arte journal 12.45 360°-GEO 13.40 The Big Lebowski Comédie de Joel et Ethan Coen (USA/GB, 1998). Avec Jeff Bridges, John Goodman, Julianne Moore. 15.30 Contes des mers 16.15 Les incroyables machines volantes du professeur Oehmichen 17.10 X:enius La boxe : nouveau sport à la mode 17.35 Dans tes yeux 18.05 Tibet 19.00 Hommes et chiens, compagnons de chasse 19.45 Arte journal 20.05 Cinquante degrés nord A la Cinematek 20.50 Shoah Film documentaire de Claude Lanzmann (Fr, 1985). (1/2). 4h20. Vestige lugubre de la Seconde Guerre mondiale, le camp de concentration de Chelmno, en Pologne, témoigne de l’horreur vécue par près de 400 000 personnes victimes des chambres à gaz nazies, de décembre 1941 jusqu’au printemps 1943, puis de juin 1944 à janvier 1945. Alors que ses tortionnaires lui avaient tiré une balle dans la nuque le 18 janvier 1945, comme aux autres survivants, Simon Srebnik a miraculeusement réchappé à la mort pour rejoindre Israël quelques mois plus tard. 1.15 Shoah Film documentaire de Claude Lanzmann (Fr, 1985). (2). Des nazis, des rescapés et des Polonais racontent, au jour le jour, l’extermination de six millions de juifs durant la Second Guerre mondiale. 13.00 Het Journaal 13.35 één Iedereen beroemd 13.55 6.00 Eliot Kid 6.30 Gaspard et Lisa L’œuf de Gaspard. 6.45 TFou 8.30 Téléshopping 9.25 Petits secrets entre voisins 10.25 Au nom de la vérité 12.00 Les douze coups de midi 13.00 Journal 13.55 Les feux de l’amour 14.55 La frontière de l’infidélité Téléfilm de Robert Dornhelm (USA, 2004). Avec Elizabeth Peña, Brett Cullen, Rheagan Wallace. 16.35 Quatre mariages pour une lune de miel 17.25 Bienvenue chez nous 18.20 Une famille en or 19.05 Le juste prix 20.00 Journal 6.35 Télématin 9.15 Des jours et des vies 9.35 Amour, gloire et beauté 10.00 C’est au programme 11.00 Motus 11.30 Les Z’amours 12.00 Tout le monde veut prendre sa place 13.00 Journal 14.00 Toute une histoire 15.45 Comment ça va bien ! 16.55 Dans la peau d’un chef 17.50 On n’demande qu’à en rire 18.30 Jusqu’ici tout va bien 19.25 N’oubliez pas les paroles 19.50 Parents mode d’emploi 20.00 Journal 20.45 Secrets d’histoire 20.50 Mentalist 6.00 EuroNews 6.45 Ninjago 7.40 Les Dalton La prisonnière 8.05 Nos voisins les marsupilamis Le nouveau nid des Marsupilamis. 8.35 Oggy et les cafards Oggy gardien de phare 8.45 Des histoires et des vies 10.35 Edition de l’outre-mer 10.50 Midi en France A Vire 12.00 Le 12/13 12.55 Météo à la carte 13.55 Un cas pour deux Mort d’un hacker. 14.55 Questions au gouvernement 16.10 Des chiffres et des lettres 16.50 Harry Spéciale 1 an 17.30 Slam 18.10 Questions pour un champion 19.00 Le 19/20 20.00 Tout le sport 20.15 Plus belle la vie 20.45 Le bonheur sinon rien ! Série. Avec Simon Baker, Robin Tunney, Tim Kang. Le revers de la médaille (Saison 5, épisode 15/22). Le CBI enquête sur la mort d’une vieille héritière. Sa fortune, connue de tous, attisait les jalousies. Celle de son neveu, qui l’avait traînée au tribunal, ou de son médecin, qui lui prescrivait plus d’antalgiques que nécessaire. Alors que le mystère semble se dissiper, Jane, lui, doute toujours. 21.40 Culture et dépendance (Saison 2, épisode 18/23). Plusieurs corps sont découverts dans un ranch où seule une femme a survécu au massacre. Malheureusement pour l’enquête, elle se révèle amnésique. 22.30 Au mépris de la loi (Saison 2, épisode 19/23). Jane identifie l’assassin de l’assistante du procureur. 23.30 Baby boom Documentaire de Stéphane Méret (2013). Et ils vécurent heureux (9/9). Pour sa troisième saison, la série documentaire «Baby boom» a installé ses 55 caméras à la maternité de l’hôpital André-Grégoire de Montreuil. 0.50 Vocation sage-femme. Magazine historique. Présenté par Stéphane Bern. Marie-Antoinette intime. Durant l’été 2008, le Petit Trianon, fermé depuis trois ans pour restauration, ouvrait à nouveau au public. En avantpremière, Stéphane Bern faisait découvrir l’intérieur de ce lieu unique, offert par Louis XVI à son épouse, qui cherchait un endroit plus intime que Versailles pour fuir une cour envahissante. Un théâtre, un jardin, un kiosque à musique : le Hameau de la Reine abritait Marie-Antoinette, qui aimait s’occuper de ses animaux, jouer des pièces devant ses amis, organiser des après-midi de jeux ou écouter de la musique. D’aucuns parleront de caprices, d’autres, des raffinements d’une jeune reine que la politique et les intrigues de cour n’intéressaient guère. 22.40 Une vie de cochon Documentaire de Yann L’Hénoret, Olivia Mokiejewski (2013). Olivia Mokiejewski a suivi le parcours d’un cochon, de l’élevage jusqu’à l’assiette, pour comprendre ce que cache la filière porcine, opaque et très discrète. 0.10 Naissance d’une mère 1.15 Le violoncelle des tranchées 9.25 Plus belle la vie 11.45 Avengers : L’équipe des super héros 12.35 Iron Man 13.50 New York 911 Deux épisodes. 15.25 Urgences Quatre épisodes. 18.40 Doctor Who La chair vivante. 19.35 La chair vivante. 20.20 Hero Corp 20.45 OFF ! Secrets et coulisses Magazine de société. Présenté par Alexandra Alévêque. Secrets et coulisses des événements. Alexandra Alévêque dévoile les secrets et coulisses de deux grands événements français : le Supercross de Bercy, qui a fêté son 30e anniversaire, et la Fête des Lumières à Lyon, qui a lieu chaque année début décembre. 22.20 OFF ! Secrets et coulisses Magazine. Présenté par Alexandra Alévêque. Coulisses de la grande distribution. 23.50 Viens dîner dans ma cité Invités : Rama Yade, Alexandre Jardin, Candiie, Janane. 1.05 Rodrigo y Gabriela Téléfilm de Régis Musset (Fr, 2013). Avec Véronique Jannot, Lionnel Astier, Béatrice Agenin. 1h30. Fleur Miller, auteur à succès dynamique et entreprenante, a signé plusieurs best-sellers sur le bonheur. Désireuse de faire le bien autour d’elle, Fleur n’hésite pas à solliciter son mari Benoît, avocat de profession, pour régler les problèmes des uns et des autres, parfois même malgré eux. Même s’il lui reproche parfois ses excès de générosité, Benoît finit toujours par se laisser convaincre. Lorsque Jeanne, une de ses lectrices, demande son concours à Fleur, celle-ci ne peut refuser. 22.20 Grand Soir 3 23.25 Les mains en l’air Drame de Romain Goupil (Fr, 2010). Avec Valeria Bruni Tedeschi, Hippolyte Girardot, Louka Masset. Une vieille femme se remémore son enfance de petite fille tchétchène. Alors qu’elle était en CM2, ses amis ont promis de lui éviter d’être expulsée. 0.55 Libre court Courts métrages européens. 1.50 Midi en France 15.35 Chobe, Okavango, Zambèze : croisière au cœur de l’Afrique 16.40 Dangers dans le ciel 17.30 C à dire ?! 17.45 C dans l’air 19.00 C à vous 20.00 C à vous la suite 20.15 Entrée libre 20.40 La grande évasion fiscale Documentaire de Patrick Benquet (2013). Des politiques au-dessous de tout soupçon (3/3). En France, l’affaire Cahuzac révèle les dessous d’un système opaque contrôlé fermement par le pouvoir politique avec le système du «verrou de Bercy». 21.35 Le monde en face Invités : Virginie Valton, Yann Galut. 21.45 Escrocs, abus de confiance, seniors en danger Documentaire de Manuel Laigre, Nicos Argillet (2011). 22.40 C dans l’air 23.50 Entrée libre 0.10 Dans les bottes de Clint 1.05 La France en promo 1.55 Les vrais seigneurs de la savane 7.30 Télématin 8.30 Le journal 8.45 Une brique dans le ventre 9.15 Itineris 9.30 Chroniques d’en haut 10.05 Il était une fois dans l’Est 11.00 Le journal 11.15 Tout le monde veut prendre sa place 12.00 Les p’tits plats de Babette 12.20 Balades urbaines 12.30 Jardins Jardin Land Art 13.00 Questions pour un champion 13.30 Journal (RTBF) 14.00 Pauline à la plage Comédie dramatique d’Eric Rohmer (Fr, 1983). Avec Amanda Langlet, Arielle Dombasle, Pascal Greggory. 15.40 Les peuples des montagnes 16.00 Monique Peytral, peindre Lascaux, peindre la vie 17.00 Temps présent SOS toxicomanes 18.00 64’, le monde en français, 1re et 2e parties 18.50 L’invité 19.05 Savoureuses escapades lointaines 19.35 Tout le monde veut prendre sa place 20.20 Le meilleur d’acoustic 20.30 Journal 7.00 Le grand journal 7.35 Les Guignols de l’info 7.45 Le grand journal 8.00 Le petit journal 8.30 Under the Dome Chasse à l’homme. 9.10 Le fléau. 9.50 The Descendants Comédie dramatique d’Alexander Payne (USA, 2011). Avec George Clooney, Shailene Woodley. 11.45 Take This Waltz Comédie dramatique de Sarah Polley (Can, 2011). Avec Michelle Williams, Seth Rogen. 13.35 Carnage Comédie dramatique de Roman Polanski (Fr/Pol/ All, 2011). Avec Jodie Foster, Kate Winslet. 14.55 Crazy Dad Comédie de Sean Anders (USA, 2012). Avec Adam Sandler, Andy Samberg. 16.45 Stars 80 Comédie de Frédéric Forestier et Thomas Langmann (Fr, 2012). Avec Richard Anconina, Patrick Timsit. 18.35 L’effet papillon 19.10 Le grand journal Invités : Eminem, Booba. 19.55 Les Guignols de l’info 20.05 Le grand journal 20.25 Le petit journal 21.00 Le vernis craque 20.55 Foxfire Le déjeuner des canotiers (1/2). Téléfilm de Daniel Janneau (Fr, 2010). (1/2). Avec Bruno Slagmulder, Gaëlle Bona, Stéphanie Pasterkamp. 1h00. Les personnages du tableau «Le Déjeuner des canotiers», d’Auguste Renoir, prennent soudain vie sur la terrasse de l’Auberge du Père Fournaise. 21.55 Un bal au moulin de la Galette (2/2). Le peintre français Henri de Toulouse-Lautrec découvre, en rentrant d’Argenteuil, que des dessins ont été volés dans son atelier. 22.55 Journal (RTS) 23.25 La parenthèse inattendue Magazine. Présenté par Frédéric Lopez. Invités : Isabelle Nanty, Jean-Paul Rouve, Malik Bentalha. 1.35 Le journal Afrique 1.55 Le point Drame de Laurent Cantet (Fr/Can, 2012). Avec Raven Adamson, Katie Coseni, Madeleine Bisson. 2h25. En 1955, cinq jeunes Américaines issues de la classe populaire forment un gang pour lutter contre le machisme ambiant et sombrent peu à peu dans la délinquance. 23.15 Ce que le jour doit à la nuit Drame d’Alexandre Arcady (Fr/Alg, 2012). Avec Nora Arnezeder, Fu’ad Aït Aattou. En Algérie, dans les années 30, un petit garçon est confié à son oncle, pharmacien à Oran. Il tombe amoureux et, malgré la guerre, va vivre une belle histoire. 1.50 Les anonymes Téléfilm de Pierre Schoeller (Fr, 2013). Avec Mathieu Amalric, Olivier Gourmet. 26 Thuis 14.20 Vet School 14.50 Lark Rise to Candleford 15.40 Kinderen van Dewindt 16.30 George Clarke’s Amazing Spaces 17.15 Clips 17.35 Buren 18.00 Het Journaal 18.15 Dagelijkse kost 18.30 Blokken 19.00 Het Journaal 19.40 Iedereen beroemd 20.10 Thuis 20.40 Eigen kweek 21.30 Café Corsari 22.15 Het Journaal 22.30 Koppen XL 23.10 Secrets of the Manor House 0.00 Dagelijkse kost 0.10 Iedereen beroemd 0.35 Journaallus Ketnet 14.05 Tom 14.30 De Smurfen 15.10 Zoostraat 64 15.30 Dobus 15.40 Babar en de avonturen van Badou 15.50 Mike de ridder 16.05 Het zandkasteel 16.20 Kaatjes tralalaatjes 16.30 Samson en Gert 16.55 Wickie de viking 3d 17.10 Mijn robot en ik 17.25 De hopeloze heks 17.50 Galaxy Park 18.05 Karrewiet 18.15 Galaxy Park 18.25 De Omgekeerde Quiz 18.40 Sjieke dinges 18.50 W 817 19.05 Karrewiet 19.15 De schaduw van de elfen 19.45 Casper’s Scare School 20.00 Mind Your Own Business 20.25 Solar Challenge 20.50 Reset 22.10 An Idiot Abroad 22.55 Orphan Black 23.40 Pramface 0.10 Lus op 12 10.20 St Elsewhere 14.55 Canvas Login 15.20 Extra Time 16.15 Niets is zwart-wit 17.10 St Elsewhere 18.00 Cheers 18.30 Via Canvas : Hobo 19.30 Login 20.00 Terzake 20.40 Den troep 21.05 Niets is zwart-wit 22.00 Man over boek 22.30 Reyers laat 23.10 MeMotv 0.00 Canvaslus 15.20 Ally VTM 14.15 WittekerkeDeath McBeal 16.15 Til 16.40 Ella 17.10 Home and Away 17.45 VTM Nieuws 18.00 De Keuken van Sofie 18.20 Binnenstebuiten 19.00 VTM Nieuws 19.45 Funnymals 19.55 Familie 20.35 Lang Leve 21.40 Telefacts 22.30 Nonkel Mop 23.05 Binnenstebuiten 23.35 House M.D. 20.10 The Big Bang Theory 2BE 20.35 Bad Ass Policier de Craig Moss (USA, 2012). VO. Avec Danny Trejo, Ron Perlman. 22.25 Blown Away Film d’action de Stephen Hopkins (USA, 1994). VO. Avec Jeff Bridges, Tommy Lee Jones. 16.40 Luchthaven Australië Vier 17.05 Dierendokter Australië 17.30 Komen Eten 18.20 Castle 19.10 The Simpsons 19.40 De Ideale Wereld 20.15 Komen Eten 21.05 The Bounty Hunter Film d’aventures de et avec Robert Ginty (USA, 1989). VO. Avec Bo Hopkins, Loeta Waterdown. 23.15 De Bende Haemers 0.00 De Ideale Wereld 0.40 Komen Eten 1.20 De Ideale Wereld
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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 LATÉLÉVISIONMARDI 27 « Le » job qui les fait tous rêver LA JOURNÉE TÉLÉ Excellent ★★★ Bien ★★ Faible ★ Nul ❍ ZOOM LES FICTIONS © D.R. Spy game, jeu d’espions ★★★ Tony Scott, frère de Ridley, décédé l’année passée, sortait en 2001 ce qui restera l’un de ses plus grands films. Un vétéran de la CIA va tenter de sauver un de ses meilleurs hommes dans une situation périlleuse. Un thriller d’espionnage emmené par Robert Redford et Brad Pitt. AB3, 20h05 © D.R. Five day shelter ★★ Nous voici en Irlande. Pendant cinq jours, plusieurs personnages qui ne se connaissent pas vont se croiser. Un long-métrage poétique avant tout basé sur les sentiments humains. La Trois, 21h05 Le bonheur sinon rien ! ★★ Après la RTBF, c’est France 3 qui diffuse cette fiction qui marque le retour de Véronique Jannot au petit écran. L’actrice incarne une romancière, auteur de plusieurs ouvrages sur le bonheur, qui sollicite régulièrement son mari (Lionel Astier) pour régler les problèmes des autres. France 3, 20h45 LES ÉMISSIONS Shoah ★★★ Attention, documentaire choc. Réalisé en 1985, ce film retrace l’épisode de la Shoah, à travers le témoignage d’un survivant du camp polonais de Chelmno, où près de 400.000 personnes ont été victimes des nazis durant la Seconde Guerre mondiale. Arte, 20h50 Secrets d’histoire : Marie-Antoinette intime ★★ Stéphane Bern dresse un portrait intime de Marie-Antoinette. Réputée pour son ignorance et son indifférence au peuple, la Reine de France avait aussi des qualités peu souvent mises en avant. France 2, 20h45 Devenir animateur télé, une mission quasi impossible Une vingtaine de candidatures d’animateurs parviennent chaque année à la RTBF. Cauet et Dechavanne ont récemment proposé leurs services au boulevard Reyers. La chaîne RTL n’organise quant à elle pas de vrai casting pour le public, hormis les concours sur internet. V ous rêvez de prendre un jour la place de Jean-Michel Zecca au Septante et un ? Armez-vous de patience, de culot et d’une bonne dose d’optimisme. C’est qu’aujourd’hui, il est difficile de se faire une place d’animateur sur les chaînes francophones belges. Pas seulement à cause de la crise, mais aussi et surtout parce qu’il n’existe aucune règle en la matière : pas de formation spécifique (on ne parle ici pas d’études de journalisme), peu de castings et une sélection qui se fait surtout en interne. Pour en avoir le cœur net, nous avons simplement posé la question à la RTBF et à RTL : une personne extérieure peut-elle postuler en tant qu’animateur ? A la RTBF, la réponse est oui. Des personnes peuvent envoyer un CV via le site de la chaîne. C’est Eric Poivre, directeur des programmes, qui récolte ces demandes. « Je reçois environ une vingtaine de candidatures par an pour des postes d’animateurs. Les personnes qui postulent sont généralement des journalistes, des animateurs d’autres chaînes, des acteurs et parfois des inconnus qui veulent tenter leur chance, confirme Eric Poivre. Ces demandes sont classées dans un dossier en fonction des spécificités de chacun. Nous cherchons parfois des chroniqueurs pour l’une ou l’autre émission, et dans ce cas nous consultons ce dossier. » Mais comment se démarquer des autres ? « Pour être un bon animateur, il faut avoir une certaine télégénie, du charisme et bien entendu pouvoir expliquer de manière claire des choses parfois compliquées, enchaîne Eric Poivre. Evidemment, une démo filmée est pratiquement indispensable ! » Les animateurs ayant débarqué à la RTBF par simple envoi de CV sont pourtant rares. Stéphane Jobert, présentateur français qui anime le Lotto sur la RTBF, fait partie des exceptions. Crise des médias en France oblige, des animateurs du PAF convoitent petit à petit nos chaînes belges. « Nous avons reçu récemment le CV de Sébastien Cauet. Nous connaissons son pro- Avant son poste à RTL, Jean-Michel Zecca a notamment fait ses armes sur des radios comme Nostalgie, Chérie FM ou NRJ. © RTL fil, nous pourrions peut-être un jour travailler avec lui, mais sans doute pour un projet assez spécifique. Christophe Dechavanne a lui aussi proposé ses services, via des personnes que j’ai rencontrées lors d’un marché professionnel de la télé. Il serait intéressé d’animer une émission, mais aussi de produire une émission à lui. » Mais, comme le précise Eric Poivre, la RTBF ne recherche pas activement de nouveaux animateurs. Peu de chance donc de vous retrouver un jour à l’antenne en envoyant un simple CV. Comme souvent dans le milieu des médias, la plupart des animateurs présents sur la RTBF ou RTL ont fait leurs armes sur des télévisions et des radios locales. Du côté de RTL, les castings ouverts au public n’ont plus été organisés depuis plusieurs an- Il n’existe pas de formation d’animateur et les castings sont pratiquement inexistants nées, mais la chaîne propose parfois, par le biais de son site, des concours pour être animateur radio ou sur le site internet de la chaîne. En télé, les derniers arrivés à RTL-TVI ne sont autres que FOCUS Stéphane Pauwels (Les orages de la vie) et Thomas Van Hamme (Tout s’explique), tous deux… anciens animateurs de la RTBF ! Du côté féminin, les visages récemment découverts à l’antenne ne sont autres que les speakerines Sophie Pendeville et Emilie Dupuis, deux anciennes candidates… du concours Miss Belgique ! Comme nous l’a confirmé le service de presse de RTL, il n’existe pas de contact direct pour les personnes désireuses d’envoyer une candidature spontanée. Certains tentent tout simplement leur chance par le biais de personnes travaillant déjà à RTL. Lors d’un récent entretien publié dans nos pages, l’administrateur délégué de RTL, Philippe Delusinne, n’était pourtant pas fermé à l’idée de tester un nouveau visage masculin. « Nous n’avons pas de mal à trouver des filles, mais il est beaucoup plus difficile de trouver des garçons. Je ne l’explique pas. Si quelqu’un pense être le nouveau Zecca, il peut nous appeler et nous ferons tout de suite un test en studio. » Si vous pensez avoir le profil, tentez donc votre chance, mais comme dit l’adage : beaucoup d’appelés pour peu d’élus. ■ GÉRY BRUSSELMANS LA LOTERIE Un salaire confortable, mais pas mirobolant Un animateur roule forcément en décapotable et enchaîne les dîners dans les grands restaurants étoilés. Balayez d’emblée ce cliché. En Belgique, un animateur télé gagne correctement sa vie, mais n’est pas payé de manière extravagante. Que ce soit à la RTBF ou à RTL, un animateur est généralement salarié à temps plein. « Faire apparaître un visage tout au long de l’année est une manière pour les chaînes de fidéliser les téléspectateurs », précise Bruno Deblander, porte-parole à la RTBF. Dans le service public, le salaire des animateurs est tout simplement fixé par des barèmes. Un jeune animateur débutant démarre avec 2.600 euros brut par mois alors qu’un animateur avec 22 ans d’ancienneté peut gagner jusqu’à 4.700 euros brut par mois. A noter qu’il faut faire la différence entre les animateurs et les journalistes qui apparaissent à l’antenne, comme Sébastien Nollevaux ou François de Brigode. Ces derniers sont rémunérés selon le barème des journalistes, mais ne reçoivent pas pour autant de prime à l’image. A RTL, entreprise privée oblige, le salaire n’est pas régi par des barèmes. Certaines sources parlent de plus de 4.000 euros par mois pour certains animateurs phares de la chaîne. Pour arrondir leurs fins de mois, certains animateurs apparaissent dans des publicités ou des événements externes à la chaîne. Que ce soit à la RTBF ou à RTL, un animateur doit toujours avoir l’accord de l’administrateur général avant de débuter une activité externe. Même avec tous les avantages liés à la fonction et les éventuelles collaborations extérieures, un animateur télé en Belgique francophone ne gagnerait donc pas plus de 5.000 euros par mois. Et dire qu’en France, certaines personnalités comme Arthur ou Dechavanne touchent parfois… 100.000 euros par mois ! On comprend mieux pourquoi certains de nos compatriotes tentent leur chance en France. Lotto 8 Tirage du 09/11 Nombre de bulletins : 798.697 Montant des mises : 5.379.753,00 € 17 21 Croix correctes 6 5+ 5 4+ 4 3+ 3 2+ 25 26 41 27 Gagnants 1 3 146 337 6.977 9.998 111.976 94.302 Gains (EUR) 1.726.267,00 66.170,90 1.289,60 279,30 24,90 9,30 5,00 3,00 Jackpot estimé du prochain tirage : 1.000.000,00 € . Joker+ Tirage du 09/11 6 1 7 1 Chiffres corrects 6+signe astrologique 6 5 4 3 2 1 Signe Astrologique 0 Gagnants 9 46 487 4.857 49.860 22.529 3 Sagittaire Gains (EUR) min 200.000 20.000 2.000 200 20 5 2 1,50 * Si vous êtes le seul gagnant au rang 1 8 1 4 20 28 35 Numéros gagnants 5+ 5+ 5 4+ 4+ 4 3+ 2+ 3+ 3 1+ 2+ 2 42 43 Gagnants 2 5 3 41 805 1.731 1.766 25.454 37.874 82.224 134.688 559.249 1.241.696 8 Gains (EUR) 7.500.000,00 291.709,50 162.060,80 5.929,00 264,20 122,80 86,00 27,40 17,60 13,60 14,60 9,50 4,40 Keno Tirage du 09/11 4 6 13 17 18 26 27 31 32 36 37 38 43 49 51 56 57 63 68 La Loterie nationale signale que les lots inférieurs à 1.000 euros sont payables dans les centres Lotto/Joker à partir du lundi. Ces résultats sont donnés sous réserve. Les résultats définitifs seront disponibles dans votre centre Lotto/Joker. G.B. LE MO INS CH au ER kg Everyday jambon cuit au four tranches ± 250 g € Les réglettes des nombres FRANCE 2 ie or D dans sa LE MOINS CHER catégorie LESBRÈVES s sa catég an 9,86/kg Participez à « La Grande battle » La Grande battle, c’est donc ce divertissement de France 2 dans lequel des musiciens reprennent des airs connus à leur sauce. Pour la saison 3, la production lance un casting, notamment ouvert aux Belges. Rendez-vous sur le site de la chaîne et postez vos reprises de célèbres morceaux d’un de ces cinq compositeurs classiques : Mozart, Bach, Lully, Smetana et Mendelssohn. La diffusion de la saison 3 est annoncée pour le printemps 2014. G.B. Apprendre à lire avec plaisir Pour que calculer devienne un jeu d’enfant re rend A p p e j eu l par Le coffret 49,90 € La gamme complète et la liste des revendeurs www.gaisavoir.be 10 Jackpot estimé du prochain tirage : 15.000.000,00 € . 55 Prochain tirage : le mardi 12/11/2013 : 425.000 € à gagner * Pick 3 Tirage du 09/11 Euro Millions Tirage du 08/11 Le coffret 14,75 € www.gaisavoir.be 27
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    CULTURE 28 Abba pourrait revenir en2014 pour fêter les 40 ans de leur premier tube, « Waterloo ». Ils y pensent ! © D.R. Le rire en héritage La cheffe de l’année de Gault&Millau CINÉMA Nathalie Serrault raconte son père Michel, son héros est liégeoise Benelux a nommé une G ault&Millau femme « cheffe de l’année 2014 ». Une première. C’est Arabelle Meirlaen qui a reçu la plus haute distinction du célèbre guide, a annoncé lundi le directeur de Gault&Millau Benelux, Philippe Limbourg, lors d’une conférence de presse. « Je suis très fière. C’est une distinction qui permettra de nous faire connaître davantage après notre déménagement (anciennement Li Cwerneu, NDLR). Ça booste, pour l’équipe aussi », a-t-elle réagi après l’annonce. La jeune cheffe de 41 ans, qui propose une cuisine « intuitive, qui a plus de goût et moins de technique » dans son restaurant Arabelle à Marchin (province de Liège), a par ailleurs souligné la bonne présence des femmes dans la profession. Arabelle Meirlaen reprend en 1999 le Li Cwerneu, à Huy, pour le porter rapidement au sommet de la gastronomie belge, puisqu’elle sera la première femme étoilée du pays (Guide Michelin). Talentueuse, discrète et innovante : ce sont les qualificatifs qui semblent le mieux la caractériser. Dans une interview qu’elle nous avait accordée en 2009, alors qu’elle était en pleine ascension, elle déclarait : « La cuisine n'est pas une discipline de règles et de lois, à chacun son style. Ici, c'est une cuisine de femme, combinaison de mes intuitions et de ma créativité, élaborée en symbiose avec la nature, selon mes cueillettes du moment. » La nature, c’est ce qui l’a aussi incitée à déménager à Marchin, tout près de Huy. Car son identité culinaire s’est incontestablement forgée autour des fleurs et des herbes, qu’elle pourra plus facilement cultiver dans le potager jouxtant son nouveau restaurant. On peut, sur la carte, suivre (à) la trace des produits du potager, dont Arabelle a l’habitude de tirer l’essence et la quintessence, au plus grand bonheur des papilles. ■ F.M. (avec Belga) Six ans après la disparition de l’acteur, sa fille Nathalie lui rend hommage à travers un livre joyeux et passionnant. La vie de Michel Serrault est romanesque du début à la fin. C’est aussi un superbe album de famille enrichi de photos personnelles inédites. M ichel Serrault fut l’un des acteurs les plus populaires et les plus atypiques de sa génération. Chabrol disait : « Serrault est moins fou qu’on ne le pense mais plus fou qu’il ne le croit. » De la Guadeloupe où il tournait un Chabrol (Rien ne va plus) au Père Lachaise (Belphégor) ou au Gers parmi les oies (Le bonheur est dans le pré), j’ai eu le privilège de le voir à l’œuvre. Il était vif, impertinent, rieur, franc. Il avait la politesse des clowns. Et était magnifiquement libre. Le remettre au centre d’une interview, six ans après sa mort, est un vrai plaisir. Grâce à sa fille Nathalie, auteur d’un passionnant album de famille dont l’héritage est le rire. A quel moment l’idée du livre s’est-elle imposée ? A la disparition de mon père, les gens me parlaient de lui avec tellement de gentillesse et d’émotion que je leur disais que je ferais quelque chose. Un an après, j’ai perdu ma maman et je me suis retrouvée à ranger la maison familiale. J’ai découvert des cartons avec des centaines de photos. Il y en avait plein que je ne connaissais pas. Tout était mélangé. J’ai eu des éclats de rire car je revoyais des films dont papa m’avait raconté des anecdotes. Sa carrière extraordinaire me sautait aux yeux. J’avais un matériel incroyable : des photos d’enfance, les premières photos avec ma mère… Papa adorait faire des photos mais on n’était pas « album de famille ». Car papa était toujours dans le futur. Qu’avez-vous découvert ? Sa soif de travail. Je n’en avais pas conscience à ce point-là. Pourtant, je l’avais vu faire et refaire des scènes, jusqu’à dix fois de manière différente. Il était tout le temps dans l’invention et la recherche. Arabelle Meirlaen, cheffe de l’année pour Gault&Millau. © D.R. Quel héritage a-t-il laissé ? Le rire ! Papa me racontait que les clients de son père, représen- CÉCILE DE FRANCE DANS ANNA La comédie musicale culte de Gainsbourg THEATRE DE NAMUR Serrault père et fille, à la plage. Photo de famille à côté des photos de ciné. « Il était tout le temps dans l’invention. » © D.R. tant de commerce, étaient très contents de le voir car ils savaient qu’ils allaient rire. Le rire était déjà là. Tout était très joyeux dans la famille de mon père malgré la guerre et les privations. Il y avait le rire et la liberté. On a reçu ça en héritage car papa, qui avait de belles valeurs morales, était un homme libre, pas du tout conventionnel. Quand il rentrait à la maison, ce n’était pas pour disputer ses filles mais pour jouer avec elles. On déroule votre livre de manière chronologique. Pourquoi ? Dès son enfance, c’est romanesque. Son histoire est incroyable du début à la fin. Avec des rencontres déterminantes : les Fratellini quand il a 8 ans, Jean Poiret, Jean Yanne, Mo- © Ben Dauchez GASTRONOMIE cky ou Chabrol. Et ma mère ! Ils étaient tellement complémentaires. Les clowns Fratellini, ce fut le déclic majeur ! Oui. Il a été subjugué par le rire, par l’humanité qui s’en dégageait, par cette faculté de montrer l’humain dans toute sa démesure et de rire de soi avec du cœur. Les photos de votre livre sont magnifiques… Vous ne rêvez pas de faire une exposition ? Si. C’était ma première idée. Et je ne l’ai pas abandonnée. Il y a tant de choses à raconter autour de mon père : le cabaret, le cirque, le théâtre et le cinéma, de Clouzot à Kassovitz. ■ Propos recueillis par FABIENNE BRADFER LE LIVRE Plus de 500 documents et photographies inédites pour raconter une vie, parcourir 79 ans d’existence dont près de 54 ans comme comédien avec plus de 150 films et trois Césars, une vie au cabaret et au théâtre. Nathalie Serrault a conçu son ouvrage entre rires et larmes, mais l’album qu’on feuillette est un livre joyeux dont le héros est un saltimbanque jusqu’au bout du cœur. Michel Serrault est né dans une famille de rire et de liberté. Une bonne base pour un destin voué à la comédie. Déjà à l’armée, la jeune recrue Serrault mettra en scène les autres bidasses. Les photos de famille côtoient les photos de scène et de cinéma. Parcours intime et émouvant. Les choses sont racontées avec beaucoup de tendresse. Ce père qui faisait le pitre à la ville comme à l’écran n’avait qu’une ambition : faire rire, donner du bonheur et rendre les gens heureux. Le livre, simplement intitulé Michel Serrault, va dans ce sens. F.B. Michel Serrault ✶✶✶ NATHALIE SERRAULT Editions Kero, 224 pages, 25 euros. UN ÉVÉNEMENT ! Une histoire d’amour chassé-croisé... “ sous le soleil exactement ” du 26 au 30 novembre www.theatredenamur.be 28
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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 LACULTURE 29 MUSIQUE A Forest Mylène Farmer, star intergalactique LESBRÈVES Star Wars épisode VII A Dylan, deux ans après son concert double B obavec Mark enKnopfler af- CONCERT La chanteuse se produira demain au Heysel fiche au Sportpaleis, a retrouvé dimanche Forest National pour un set de près de deux heures autrement plus convaincant. On s’attend toujours à tout avec le Zim’. Son concert anversois nous avait laissé un goût de trop peu et on attendait finalement beaucoup du millésime 2013 de son Never Ending Tour, suite à la parution l’an dernier d’un réel chef-d’œuvre, l’album Tempest. Et on n’a pas été déçu. D’abord Robert a retrouvé sa voix. Le son est parfait et Dylan a enfin décidé de chanter clairement, sans marmonner ou manger ses mots comme par le passé. Interprétant six titres de Tempest, le chanteur tient enfin à se montrer généreux en nous permettant de bien comprendre les histoires qu’il nous raconte. Alors, bien sûr, il y a toujours chez l’homme les petites habitudes qui ont forgé sa légende. On ne s’étonne même plus qu’il délaisse la guitare (apparemment pour des problèmes de dos) au profit du piano debout ou de l’harmonica. On ne relève même plus son mutisme, visage fermé, l’artiste se contentant d’aligner les chansons. On a beau être au quatrième rang et guetter la moindre expression sur son visage, on n’a jamais vu quelqu’un d’aussi peu communicatif. Rien ne perce au travers de sa carapace, sinon de temps en temps un petit sourire. On n’en revient d’ailleurs pas quand, au bout de 50 minutes parfaites, il lance en français : « Merci les amis. » Avant d’annoncer un entracte suivi par une deuxième heure sans un mot : ni pour remercier, ni pour présenter ses musiciens, ni pour dire au revoir. Dylan nous a offert quelques grands moments en dehors des perles de Tempest, comme « Things Have Changed » en ouverture, « Tangled Up in Blue », « Love Sick », « Spirit On the Water » et, en rappel, « All Along the Watchtower » et « Blowing in the Wind » sans cesse transformés. Dans ce Forest National pas rempli mais bien garni, on a retrouvé un grand Dylan entouré de son groupe, soudé autour de Charlie Sexton. A 72 ans, il tient la forme et cela nous suffit. ■ THIERRY COLJON La setliste est sur Frontstage. deux derniers albums tel « Monkey Me » (pas moins de 450.000 exemplaires). La crise du disque ? Mylène ne connaît pas. Les chorégraphies endiablées dans des tenues insolites réalisées par Jean-Paul Gautier laissent place à des moments d’émotions. A différentes reprises, la chanteuse se sépare de ses six danseurs bâtis comme des dieux pour s’envoler dans des duos. Un virtuel avec Moby sur « Sleeping Away » ; une reprise, « Mad World », avec l’exceptionnel Gary Jule. Effet réussi. La salle se lève. Mylène verse quelques larmes, s’arrête de chanter et murmure « excusezmoi, c’est trop d’émotions ». Tant pis si beaucoup pensent que c’est du chiqué, on veut y croire. On ressort de Timeless 2013 sonné. C’est du lourd et ça retourne. Les fans en ont eu pour leur attente et leur argent. Mylène Farmer est une bête de scène depuis trente ans et on espère secrètement qu’elle dort vraiment dans un cercueil, histoire d’encore pouvoir la voir très longtemps. ■ Quatre ans après Tour 2009, Mylène Farmer est de retour sur scène. Un événement rare. Timeless 2013 s’arrête en Belgique, les 13, 15 et 16 novembre au nouveau Palais 12 du Heysel. Nous avons assisté à ce show futuriste à Paris. PARIS DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL D es milliers de personnes se pressent devant le palais omnisports de Bercy à Paris. Certains campent là depuis des jours. Dès l’entrée, des Mylène à la perruque blanche, à l’image de l’affiche de la tournée Timeless 2013. La salle est pleine à craquer. Les fans de la belle rousse semblent envoûtés. Depuis plus de trois décennies, Mylène cumule les succès : album, single, concert, tournée. Plus de 420.000 billets ont été vendus pour les 39 dates en France, en Suisse et les trois soirs en Belgique. Avec quelques minutes de retard, juste ce qu’il faut pour faire monter la tension, la star surgit d’un énorme tunnel rappelant l’accélérateur à particule du Cern. Sous un jeu de lumière magique, elle entame un spectacle millimétré et époustouflant sur l’air d’« A force de ». Des bras robots danseurs mesurant près de trois mètres de haut transforment Bercy en une boîte de nuit géante. Mylène est une reine du dancefloor et tient à le rappeler. Laurent Boutonnat signe la mise en scène. Et ça se sent. Yvan Cassar à la direction musicale du show n’a pas trahi les fans toujours plus exigeants. Pour celui qui n’a jamais assisté à un concert de la quinquagénaire, c’est une révélation. Mylène n’a qu’un but : faire plaisir et se faire plaisir même si elle communique peu. Elle se limitera à une bonne centaine de « merci », essoufflée. Sur scène, elle offre tout son répertoire, avec les cultissimes « Désenchantée » et « Sans contrefaçon », mais aussi des titres des MAXIME BIERME Mylène, bête de scène et reine du dancefloor, verse des larmes d’émotion. © D.R. vos agendas ! L’épisode VII de La Guerre des étoiles sortira le 18 décembre 2015. Il lancera une nouvelle trilogie avec des films autour de personnages tel Yoda. C’est la première fois qu’un film de la saga sortira en décembre aux USA. Places encore disponibles pour les 13 et 15 novembre. Infos. www.c-live.be ou 090000456 CINÉMA Palmarès du Festival « Filmer à tout prix » © D.R. Dylan a retrouvé sa voix Dans la compétition belge. Prix de la Fédération WallonieBruxelles : Cochihza, de Khristine Gillard. Prix des auteurs de la Scam : Deux fois le même fleuve, d’Effi Weiss et Amir Borenstein. Prix des ateliers d’accueil WIP-CBA : Anima, de Simon Gillard. Prix de la quadrature du cercle : Sobre las brasas, de Mary Jimenez et Bénédicte Lienard. Mention spéciale à Karaoké domestique d’Inès Rabadan. Prix Inside : Ada, de Ravel Dilua. Dans la compétition internationale premier film, le Grand Prix : Ici rien, de Daphné Hérétakis. LE DÉ LE ON- EN SALON SALON RIEUR MAISON MAISON ET DECO BEURS ET DECO BRUSSELS EXPO BRUSSELS EXPO 16—24 NOV. 16—24 NOV. 2013 2013 COCOON.BE UITNODIGING ON-LINE TICKETS INVITATION 2€ DE RÉDUCTION2(CODE : LS) Geldig voor personen Valable pour 2 personnes OUVERT TOUS LES JOURS DE 11h > 19h NOCTURNE VENDREDI 22 NOV > 23h sélection 2013 Plongez dans le premier chapitre de chacun des livres sur www.lesoir.be/prixrossel Découvrez le lauréat 2013 dans Le Soir du 4/12 Isabelle Wéry Pa u l colize Stéphane L a mbert N at h a l i e Skowronek Alain Berenboom 29
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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 30 LACULTURE Le meilleur des mondes, selon Spike Jonze CINÉMA Le bluffant « Her », en compétition au Festival de Rome, est un film de (légère) anticipation… sur les années 2010 ROME DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL y a de films qui ont la Qui I lgrâce.Quicessemblent tombés du ciel. vous prennent par surprise. Au prix d’un scénario absolument sensationnel, dont l’intelligence n’a d’égale que l’audace, Spike Jonze (Dans la peau de John Malkovich) nous a livré, ce week-end au Festival de Rome, un film qui mériterait de devenir culte… et populaire. Emmené par une distribution parfaite (Joaquin Phoenix, Amy Adams, Rooney Mara… et la voix de Scarlett Johansson), Her est une fable très légèrement futuriste qui relève la gageure de nous parler, par la fantaisie Joaquin Phoenix, à l’opposé exact de ce qu’il proposait dans « The master », révèle ici une part plus candide et féminine. © D.R. et l’imaginaire, du monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Nous y suivons les pas de Theodore, quadragénaire bientôt divorcé. Sa vie est savamment organisée autour de technologies de pointe qui lui permettent de communiquer et de vivre presque en autogestion. Chats perfectionnés, phone sex, jeux vidéo interactifs… Rien ne lui est étranger. Et il est addict à tout. Un jour, Theodore craque pour un système informatique dernier cri reposant sur une intelligence artificielle hors du commun : par une oreillette, reliée à un mini-ordinateur – sorte d’iPod du futur –, une voix féminine (celle de RENCONTREZ CÉLINE DION! Scarlett Johansson) entreprend d’assouvir tous ses besoins. Elle devient bientôt sa secrétaire, sa conseillère, sa psy, son amie… et même sa partenaire sexuelle. Voilà donc Theodore amoureux de son double virtuel, baptisé Samantha. Et convaincu d’être débarrassé des soucis de sa vie d’avant. C’est en somme le meilleur des mondes, au sens où l’entendait Aldous Huxley, mais appliqué ici aux réalités du vingt et unième siècle. Pris un à un, les progrès entrant dans la vie de Theodore mériteraient la seule admiration. Croqués dans leur ensemble, ils donnent l’impression d’un puzzle monstrueux. Sans jamais se faire donneur de leçons, mais en ayant au contraire recours à un cocktail fait de cruauté, de poésie et de drôlerie, Her prend la forme d’une spectaculaire mise en garde. Le film de Jonze nous dit sans l’air d’y toucher, mais sans non plus duper personne : voilà ce que nous sommes en train de devenir : des marionnettes qui ne parlent plus qu’à ellesmêmes. Qui ne sont plus amoureuses que de leur ordinateur. Qui seraient en somme prêtes à se passer des derniers contacts construits dans la chair et le sang. Et au fond, a-t-on encore vraiment besoin du couple ? La grâce de Spike Jonze, qui ose des choses formidables (comme une minute de noir complet, pour exprimer un orgasme entre Theodore et Samantha), est d’habiller son film d’une esthétique éthérée, colorée, habitée par une sorte de joie artificielle. Au cœur de paysages urbains, souriants et clean, qui rappellent Los Angeles ou Shanghai, le Pinocchio qui s’agite tient plus du candide que de la victime éplorée. Dans cet emploi, à l’opposé exact de ce qu’il proposait dans The master, Joaquin Phoenix fait merveille en révélant ici sa part féminine, empreinte d’une douceur triste et un peu enfantine. Her, qui sera sur nos écrans vers la fin de l’hiver, réunit tout ce qu’on peut attendre d’un vrai film : sa forme séduisante et son style original sont au service d’une réflexion passionnante. ■ NICOLAS CROUSSE AUJOURD’HUI LADIES’ DAY 2013 POUR TENTER DE GAGNER VOTRE RENCONTRE SOYEZ À L’ÉCOUTE DE BEL RTL CETTE SEMAINE E.R. : Jean-Thomas Leplat – Artexis Expo – Av. Gouverneur Bovesse 117, Bte 9 - 5100 Jambes – Photo : Collection Fragonard Parfumeur ANTICA NAMUR A RT & A N T IQ U E S FA I R ENTRÉE OFFERTE AUX DAMES Exhibition sponsored by PLUS D’INFOS SUR WWW.BELRTL.BE 30 NAMUR EXPO 09-17.11 WWW.ANTICA.BE
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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 LADÉTENTE 31 LA MÉTÉO AUJOURD’HUI 6° / 10° LEVER À 7H53 COUCHER À 17H00 5° / 8° 7° / 12° PREMIER QUARTIER P.L. LE 17/11 6° / 9° 9 4° / 7° 7° / 11° 5° / 9° 6 Ephémérides Soleil lever: 7h53 - coucher: 17h00 Lune lever: 14h35 - coucher: 1h53 Ostende marées h. 8h21 et 21h01 - marées b. 2h14 et 14h51 Anvers marées h. 10h55 et 23h38 - marées b. 5h00 et 17h49 t° eau de mer: 14°C 35° 00 1010 20 103 1020 A 0 3 10 5° 1020 0° 10 -5° 1010 -10° 20 D 20 0 102 10 -15° 20 10 0 15° 10° 0 100 10 25° 20° 990 10 10 10 -20° 12/11 - 12:00 -25° LA BÉDÉ 0° / 4° 4° / 7° VENT FAIBLE DE SECTEUR SUD-OUEST 30° www.lesoir.be LES PRÉVISIONS À 8 JOURS, BELGIQUE, MONDE PLAGES 0° / 6° Aujourd’hui, le ciel restera désespérément gris et, au crachin de la matinée, succéderont des pluies sensiblement plus soutenues depuis le littoral. Le vent, modéré de sud en matinée, basculera au nord-ouest en faiblissant l’après-midi. Les maxima s’échelonneront entre 4 et 12 degrés. La nuit prochaine, tandis que les précipitations s’évacueront vers le Sud-Est, des éclaircies de plus en plus larges progresseront par le Nord-Ouest où le temps sera sec. Les minima ne descendront plus en dessous de 3 à 6 degrés. Amsterdam Athènes Barcelone Benidorm Berlin Bruxelles Bucarest Budapest Copenhague Dublin Helsinki Istanbul Lisbonne Londres Luxembourg Madrid Malaga Milan Moscou Munich Nice Palerme Palma Paris Prague Rabat Rome Stockholm Tel-Aviv Tenerife Tunis Varsovie Venise Vienne Zurich MERCREDI 6/10 • P 17/22 • P 10/20 • S 14/22 • S 0/8 • E 6/9 • P 10/13 • C 6/13 • E 6/8 • P 5/10 • S -2/6 • P 11/20 • S 12/20 • S 11/12 • P 0/5 • E 7/21 • S 13/22 • S 3/14 • S 3/5 • C 0/5 • E 10/20 • S 14/20 • E 11/21 • S 6/10 • P 0/6 • E 13/23 • S 11/17 • P 0/7 • P 19/26 • S 19/24 • S 13/19 • O 4/7 • E 7/16 • S 3/7 • E 0/4 • E S’étirant de l’Atlantique vers la Russie, une vaste barrière anticyclonique stabilisera notre temps. Après la dissipation parfois lente de la grisaille matinale, nuages et éclaircies se partageront équitablement le ciel et le temps restera sec. Sous un vent faible à modéré de nord-ouest, les températures maximales culmineront entre 5 et 12 degrés. 10 5 Ephémérides Soleil lever: 7h55 - coucher: 16h58 Lune lever: 15h00 - coucher: 3h05 Ostende marées hautes 9h29 et 22h07 marées basses 3h25 et 16h05 Anvers marées hautes -- et 12h10 marées basses 6h17 et 19h04 JEUDI 9 4 Associée à une dépression centrée à l’est de l’Islande, une faible perturbation glissera sur notre pays, y apportant une nébulosité abondante et de faibles précipitations, hivernales sur les crêtes en matinée. Sous un vent modéré de secteur ouest, les températures maximales oscilleront entre 4 et 11 degrés. VENDREDI 9 Une perturbation gagnera notre littoral l’après-midi. Après la dissipation de la grisaille matinale, éventuellement accompagnée d’un peu de crachin sur le Sud, les nuages s’amoncelleront par le bord de mer, y apportant de la pluie l’après-midi. Sous un vent modéré d’ouest, les maxima seront stationnaires. 5 A=averse, C=couvert, N=neige, P=pluie, B=brouillard, E=éclaircie, O=orage, S=soleil info météo : 0900 35 997 www.meteoservices.be PLATON LAGAFFE (29) PAR JUL © BANDE DESSINÉE CRÉÉE PAR PHILO MAGAZINE / DARGAUD 2013 LES MOTS CROISÉS Grille n° 3947 de Guy Hachette 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1 HORIZONTALEMENT. 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1 1. L’île de Brooklyn et de Queens. 2. Jouer du plumeau. 3. Brilla dans « La Belle Équipe ». Coup d’éclat pour une étoile. 4. Immortelle bleue. 5. Dès l’aube. Capitale de l’État d’Amazonas. 6. Bon pin. Dévores. 7. Tapes gentiment. Échangé entre amis. 8. C’est mis pour lui. Il se contente de toucher. 9. Petit oiseau trapu. 10. Dépression tourbeuse. Écouché à côté. 2 3 4 5 VERTICALEMENT. 1. Soulèvement de l’être. 2. Raid pour de bonnes actions. Une épreuve redoutée. 3. Sans escale. On y consulte l’indicateur. 4. Vieille garde. Cousins de l’ara. 5. Courant d’Arabie. Citron ou coloquinte. 6. N’ont laissé que des actes de barbarie. Plus du génie. 7. Communistes. 8. Airelles canneberges. Belle ou Rousse. 9. Celui de Rameau inspira Diderot. Une antenne révèle sa présence. 10. Fleuve du Maroc. Passés dans la saumure. 6 7 8 9 10 Grille n° 258 de Mathieu Rhuys HORIZONTALEMENT. A A. Attentif aux moindres détails. B. Source d’enseignements. Nid d’épervier. C. En toute confiance. Terre de bruyères. D. L’azalée en est une comme le rhododendron. E. Il traverse l’Egypte. Faire l’exposer du récit. F. Il est destiné au dessin sur planche. Les flammes y dansent. En Charente-Maritime. G. Tête d’ovin. Questions de test. H. Un prénom pour elle. Précisément situé. I. Il s’applique derrière la glace. Mèches entrelacées. J. Chef-lieu de la Mayenne. Bases de lancement. B C D E F VERTICALEMENT. G 1. Elle résulte d’une divergence d’opinions. 2. Abri de mulets. Massif constituant l’extrémité occidentale des Alpes bernoises. H 3. On y parque le taureau avant de le lâcher dans l’arène. Dieu germanique de la guerre. 4. Cela convient à monsieur. Imbibé d’alcool. I 5. Gardant secret. 6. Il est souvent responsable d’asthme allergique. 7. Faucon mâle. De l’astate réduit. 8. Sa plume est de qua- J lité. S’en remet à la justice. 9. Mammifère disparu. Grand solitaire. 10. Symbolise le xénon. Urgents. Remplissez la grille de sorte que chaque ligne, chaque colonne et chaque carré contiennent les chiffres de 1 à 9. 1 5 9 2 8 4 3 4 5 2 3 8 1 7 6 9 9 8 3 7 6 4 5 2 1 7 3 4 2 1 9 6 5 8 1 2 6 8 5 3 9 7 4 8 9 5 6 4 7 3 1 2 3 4 8 1 7 6 2 9 5 2 1 7 9 3 5 4 8 6 5 6 9 4 2 8 1 3 7 1 6 7 4 4 2 9 GRANDES IDÉES DE LA SCIENCE Hors-série figurines Tintin Grandes idées de la Science Le corps humain N°60 Double album n° 4 Tintin aviateur et Milou à Berlin 1 double figurine + 1 livret Heisenberg et le principe d’incertitude Le coffret et le fascicule 14,90 * 24,99 * Offre valable du 20/09 au 31/12/2013 9,99 * Offre valable du 05/11 au 12/11/2013 1 C O S M O N A U T E 2 O C T E T S 3 R E A L E D D I R O U R 4 P A R L E M E N T E 5 6 7 8 U L E N N I Q U N U I I T E E R A R R A N S E E S P E R E T L O 9 C E T O I N E 10 E S S O R E S A I I R Bon à découper Spirou et Fantasio Offre valable du 08/11 au 14/11/2013 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Ce bon est valable pour un ou plusieurs produits au choix issus de séries différentes et non valable pour l’achat de plusieurs numéros identiques d’une même série. Ce bon est strictement personnel. ET LE PRINCIPE D’INCERTITUDE Le livre : L’hiver; DVD : La petite parade de Mickey; Le robot de Dingo 9,99 * 9 7 3 6 7 4 La maison de Mickey N°31 Offre valable du 06/11 au 19/11/2013 3 5 HEISENBERG et Milou à Berlin © Hergé / Moulinsart 2013 © 2013 Disney 4 2 LE MONDE EXISTE-T-IL QUAND ON NE LE REGARDE PAS ? FIGURINES Le Repaire de la Murène Les Pirates du silence 8 2 6,95 * Offre valable du 05/11 au 12/11/2013 Offre valable dans la limite des stocks disponibles. Produits en vente en librairies, hors grandes surfaces. Avis aux abonnés : vous pouvez acquérir ces produits via la librairie de votre choix. *Avis aux lecteurs : action sans obligation d’achat. Ce bon peut être obtenu sur simple demande écrite, accompagnée d’une enveloppe affranchie auprès du journal Le Soir, Service Abonnements, 100 rue Royale, 1000 Bruxelles. Avis aux diffuseurs de presse : si vous n’avez pas reçu le produit mentionné sur ce bon, contactez notre service administratif : 070.22.10.10. 1 Veuillez indiquer ci-contre votre numéro PV AMP. 2 Ce bon doit être renvoyé dans le mois, exclusivement dans l’enveloppe Rossel « retour bons ». Un contrôle du nombre de bons rentrés par rapport au nombre de produits plus vendus sera effectué. En cas de discordances, l’éditeur se réserve le droit de ne plus assurer la livraison de ses produits au point de vente. 31 826242 500006 7 4 7 8 5 6 9 6 9 Solution n° 3946 LE SUDOKU Solution n° 257 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
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    Le Soir Mardi12 novembre 2013 32 LACULTURE Olivier Minne enfant dans un corps d’adulte Entre « A tort ou à raison » sur la RTBF et « Le chien des Baskerville », l’animateur choisit d’être acteur. ui, Olivier Minne a une vie en dehors de Fort Boyard ! Ce soir, les fans de l’animateur en débardeur pourront le retrouver dans la peau du chroniqueur judiciaire de la série de la RTBF, À tort ou à raison (Saison 2). En décembre, il sera sur scène en Sherlock Holmes dans Le chien de Baskerville, de Sir Arthur Conan Doyle. À 46 ans, celui qui est considéré comme un des playboys du PAF a décidé de faire de plus en plus l’acteur, son premier rêve. Petit, Olivier Minne vit avec ses parents et ses grands-parents à Ixelles. Ces années d’enfance sont des années de bonheur qui resteront à jamais gravées dans son cœur. Il vénère son grandoncle, pilote durant la Première Guerre mondiale, un homme du XIXe siècle à l’élégance innée qui lui a transmis le goût pour les belles choses, mais aussi un très haut niveau d’exigence. Il lui raconte des histoires. « Pas besoin de télé ! C’était mieux que n’importe quel film. » Ses grands-parents peignent et l’appartement dégage des odeurs de térébenthine, dans un climat artistique. « On était tellement bien entre nous que je ne sortais que très peu. Pourquoi aller côtoyer des cons potentiels alors qu’on est si bien entre nous ? » À l’adolescence, il découvre le théâtre O au collège Saint-Michel d’Etterbeek avec L’élixir du révérend père Gauchet, d’Alfonse Daudet. Il se frotte à l’esprit des pères jésuites et est fasciné par leur intelligence et leur ouverture. Le ver est dans le fruit : le jeune homme veut devenir acteur. « Comment faire vivre le petit garçon qui est en nous alors que la société nous impose de devenir un grand garçon, sérieux et austère ? Tout adulte qui tue l’enfant n’a rien compris à la vie. En « Tout adulte qui tue l’enfant n’a rien compris à la vie. En devenant acteur, on peut le retrouver » devenant acteur, on peut le retrouver, vivre plusieurs vies dans une seule et jouer. » À la fin des années 80, Bruxelles ne brille que faiblement. Paris en revanche est un phare pour les acteurs en devenir. Olivier Minne quitte son pays et commence à tester tous les cours. Ayant déjà travaillé à RTL-TVI, il postule comme secrétaire à Antenne 2 pour payer ses cours. Embauché comme homme à tout faire, il a la chance de connaître Jacqueline Joubert (mère d’Antoine de Caunes), directrice de l’unité jeunesse de la chaîne française, qui lui fait passer des essais et l’engage comme speaker. C’est le début d’une longue carrière télévisuelle, qui décolle au milieu des années 90 et connaîtra un petit passage à vide autour des années 2000. Pendant ces années, Olivier met le théâtre en veilleuse et se cherche. Son corps de jeune homme le complexe. Il dit ressembler à un coton-tige. Viendra alors le sport, l’aviron Naissance. Le 18 mars 1967 surtout. Fini le grand sec à Ixelles. tout mince, bienvenue à Carrière. En mars 1990, l’homme d’1 m 90 dessipremière apparition sur né et musclé. Antenne2. Jusqu’en 1996, il y Depuis 2005, il déveprésente « Matin Bonheur ». loppe ses activités théâEn 2003, il anime « La trales, réalisant ainsi son Cible » puis prend les comrêve et s’investissant de mandes de l’émission culte plus en plus avec sa sode l’été, « Fort Boyard ». En ciété Olivier Produc2005, il produit « le Fil à la tions. Il passe d’ailleurs patte » avec les animateurs une partie de l’année à de France 2. En 2007, il crée Los Angeles. Avec Shersa boîte Olivier Productions. lock, c’est l’enfance qui En 2011, il tourne « A tort ou rejaillit. Sûr qu’il y glisà raison ». sera un peu de l’humour « british » de son grandpère. ■ De la télé à la scène VANESSA LHUILLIER À tort ou à raison, ce soir à 20h20 sur la Une. Le chien des Baskerville du 9 au 15 décembre au centre culturel d’Auderghem. © RTBF. LAPETITEGAZETTE Les vaches avant les cyclistes Le code de la route est une notion purement théorique en Inde, mais un ordre hiérarchique est tout de même strictement appliqué : les camions, les voitures et puis les cyclistes, mieux considérés que les piétons, mais moins bien que les vaches, animal sacré. (afp) Timbres à l’effigie de Zlatan Adele a dit non à L’Oréal La Poste suédoise a annoncé lundi qu’elle allait vendre des timbres à l’effigie de la vedette nationale, le footballeur Zlatan Ibrahimovic. « C’est un grand honneur », a dit l’attaquant du Paris SG. Les cinq timbres « Zlatan » seront lancés le 27 mars. (afp) Haarscher, Les droits de l’homme au miroir de la Cour suprême des USA, ARB, 1 r. Ducale, 1000 Bxl, 17h. Hasquin, Il y a un nationalisme flamand. Y a-t-il un nationalisme wallon ou francophone ? Palais prov., pl. St- Lambert 18, Liège, 17h30 www.academieroyale.be (38 © ISOPIX. Collège Belgique 13/11 Ce n’est pas l’argent qui attire Adele ! La chanteuse s’est vu proposer un contrat de 14 millions d’euros pour rejoindre les égéries L’Oréal. Une somme qu’elle aurait refusée. « L’Oréal était en négociations pour le contrat avec Adele, et c’était parti pour être signé, mais elle a changé d’avis », a confié une Maillot à un million de dollars La nouvelle Miss Univers, la Véné- source au magazine People. zuélienne Gabriela Isler, couron- (soirmag) née samedi à Moscou, est apparue dimanche vêtue d’un maillot de bain cousu de pierres pré- Achats en ligne dopés cieuses et valant un million de Profitant des promotions offertes dollars. Blanc, il comportait un l’occasion du « jour des célibapendant d’émeraude cousu sur le taires », célébré le 11 novembre en devant ainsi qu’un motif fluide Chine, les Chinois ont dépensé composé de diamants et de rubis des milliards d’euros en ligne, lunsertis d’or. (afp) di. (afp.) Menacés par leurs supporters La Nocerina, dernière du classement de 3e division du championnat italien de football, a perdu par forfait dimanche contre la Salernitana quand elle n’a plus compté que six joueurs sur le terrain, les autres, menacés par leurs tifosis, ayant simulé des blessures. « Les faits ont causé de graves dommages au football et à la Lega Pro », a dit le président de la Lega Pro, Mario Macalli. (afp) Nouveau robot de compagnie Le groupe d’informatique japonais NEC a présenté lundi un nouveau robot de compagnie, « Papero petit », avec lequel il prévoit de proposer prochainement toute une gamme de services conçus par des sociétés partenaires. (afp) Dixit Un Russe cloué au sol Chères truffes blanches Un Russe complètement nu a Onze truffes blanches ont été ad« Maintenant, je suis à la source du cloué ses organes génitaux entre jugées ce week-end pour 274.200 des pavés de la place Rouge, à euros, dont un lot unique pour bonheur. » FRÉDÉRIC CHOPIN Moscou, dimanche, apparem- 90.000 euros à une acheteuse ment pour protester contre « l’in- chinoise, lors de la 14e vente aux différence politique » de la socié- enchères mondiale organisée à Le Cygne s’envole té russe. Des policiers l’ont Alba, près de Turin. Cela repréLa Maison du Cygne se lâche : conduit à l’hôpital puis dans un sente un prix au gramme trois fois sans renier la tradition en commissariat de police. (afp) supérieur à celui de l’or. (afp) cette saison du gibier, le chef crée la surprise avec sa réinterprétation des saveurs. www.lamaisonducygne.be Réservation : 02-511.82.44 (46 « Constatant la nature des symptômes dont souffre Bauchau, son médecin l’envoie chez Jouve. L’analysant est rétif », écrit le romancier Cathrin Arnaud. En l’occurrence, contrairement à ce que l’on pourrait penser, Crânes humains l’analysant – terme apparu vers 1965 – n’est pas Jouve, mais Bauchau, Une quarantaine de crânes hu- c’est-à-dire le malade. En effet, dans le domaine de la psychanalyse, mains ont été découverts à Bu- l’analysant n’est pas le médecin analyste, mais son patient. En téjumbura, au Burundi, au domicile moigne cette phrase, extraite de Le Stade du respir de Jean-Louis Trisd’un expatrié italien qui est en dé- tani, citée dans Le Grand Robert : « Le despote et le tyran monologuent. tention préventive depuis fin L’analyste le sait bien, qui attend activement, et patiemment, que l’analyoctobre pour avoir tenté d’expor- sant guérisse de son monologue. » ter vers la Thaïlande deux autres CLÉANTE crânes humains, a-t-on appris de source officielle dimanche. Cet La protection des paysages Avec 12 doigts, il sera dactylo Italien, qui vivait au Burundi de- Une bataille sans précédent pour Vijay Singh a douze doigts et puis une dizaine d’années, a été la protection des paysages, mena- douze orteils. Originaire d'Agra, il arrêté et placé en détention pré- cés par l’avancée des parcs éo- éprouvait des difficultés à trouver ventive le 29 octobre. L’enquête a liens, a lieu à travers la France des un emploi. Après avoir postulé en révélé qu’il exportait des colis monuments et sites classés, Inde, il a décidé de tenter sa vers cette destination depuis une première destination touristique chance en Grande-Bretagne.. dizaine d’années. (afp) mondiale. (afp) comme dactylographe. En bons termes 32