Les Ontologies



S. Garlatti
Plan

 Introduction
  • Notion d‟ontologie et de sens
  • Rôle des Ontologies
  • Historique
 Ontologies
  • Définitions
  • Types d‟ontologies
 Différents   types de systèmes
  • Les logiques de description
Notion d’ontologie et de sens


Le concept de « Voie »
Notion d’ontologie et de sens


Le concept de « Voie »
Notion d’ontologie et de sens


Le concept de « Voie »
Notion d’ontologie et de sens


Le concept de « Voie »
Notion d’ontologie et de sens

 Définir   une ontologie c’est
 • Donner un sens unique à des concepts
   - Pas de Polysémie


 • Donc définir un « domaine » de sens particulier
   - Les voies de communication, la médecine, les galaxies, les
     arts martiaux, etc.


 • Consensus dans une communauté de pratiques
Notion d’ontologie et de sens

 Construire   une Ontologie

   • C‟est représenter des connaissances



               Connaissances ?????
Rôle des ontologies

 Définir
      un vocabulaire commun et partagé par une
 communauté de pratiques
 • Avoir une compréhension commune
 • Communiquer, échanger, etc.
Rôle des ontologies

 Expliciter   et formaliser des connaissances
 • Donner un sens unique à des « entités du monde réel »
Rôle des ontologies

 Donner   du sens à des ressources
 • Indexation de celles-ci, puis
 • Recherche d‟information (ressources)
 • Réutilisation, partage et échange
Rôle des ontologies
      Raisonnement      / inférence
       • Construire et découvrir de nouvelles
         informations et/ou connaissances à partir
         des ontologies et des ressources existantes
Historique

 Les   réseaux sémantiques
 • Quillian (1968)
   - Un mécanisme général d'association pour représenter le
     sens des mots
   - Ensemble de nœuds et d„associations représentés par des
     liens.
   - Un réseau sémantique forme un graphe orienté dont les
     nœuds et les arcs sont étiquetés
   - Un graphe d'héritage, structuré au moyen d'une relation de
     généralisation / spécialisation qui relie entre eux des objets
     "sémantiquement proches"
Historique
Historique

 Puis   différentes interprétations de cette notion
 • Les Frames: M. Minsky [75] a proposé un autre modèle
   appelé "frames". Ces "frames" sont des granules de
   connaissances plus importantes que les nœuds d'un
   réseau sémantique
 • Les Logiques de Description: Brachman et Schmolze [77]
   ont proposé un autre modèle à mi-chemin entre les
   réseaux sémantiques et les Frames de Minsky dont le
   premier représentant s'appelle KL-ONE
 • Les Graphes Conceptuels: Sowa [84]
 • Les Frames-Logic Kifer [95]
Historique

 Points   communs
 • Réification des entités du « monde réel » sous forme
   - D‟objets : des classes ou des individus
   - Ou de propriétés

 • Un objet est défini par une conjonction de propriétés qui
   peuvent être des couples attributs / valeurs ou des
   relations entre objets

 • Organisation des classes :
   - Un graphe orienté sans circuit, dont un graphe d‟héritage
     muni d‟une relation « SubClassOf »
Historique

 Points   Communs
 • Graphe d'héritage, par des liens « SubClassOf » qui
   déterminent
   - Une relation de généralisation/spécialisation entre les classes et une
     relation d‟instanciation « Member-of » entre individus et classes.

 • Une classe déclare les propriétés qui lui sont spécifiques

 • Toute propriété non présente dans un objet peut être héritée
   des classes plus générales (mécanisme d'héritage)

 • Héritage simple ou multiple
Historique

 Points   Communs
 • Soit G = (X,H) le graphe d'héritage avec X l'ensemble
   des objets,
   - X = Y Z avec Y l'ensemble des « classes » et Z l'ensemble
     des « individus »,
   - Ce graphe G possède toujours une racine unique et défini un
     ordre partiel sur X
   - H l'ensemble des arcs, avec H l'ordre induit par le graphe G
     et
   - x, y X tels que x ≤H y alors y est un ancêtre de x et x est
     un descendant de y.
Historique

 Définitions   d’une classe
 • Définition en extension
   - L'extension propre d'une classe est définie par un ensemble
     d'individus
   - L'extension au sens large d'une classe est définie par un
     ensemble d‟individus et les classes plus spécifiques


 • Définition en intension ou compréhension
   - Une classe est définie en intension par l'ensemble des
     propriétés qu‟elle possède ou qu‟elle hérite
Historique

   Rapports entre Extension et Intension

    • Soient Extp(x) l'extension propre de l'objet x et Ext(x)
      l'extension au sens large de l'objet x, alors

        x, y     Y tels que x   H   y   Ext(x)         Ext(y)

        y      Y et   z   Z, tels que z    H   y        z       Extp(y)

    • Soient z un objet, Int(x) l'intension de x ou ensemble de
      propriétés définissant x, c'est-à-dire celles déclarées dans z et
      celles héritées de ces ancêtres, alors

                      x, y   Y tels que x      H   y        Int(y)    Int(x)
Historique

 Deux   types de classes


 • Celles définies en Condition Nécessaires et Suffisantes


 • Celles définies comme des Prototypes

   - Théorie du prototype de E. Rosch
Historique

   Mécanismes               d           ’          inférence

    • L'héritage : c'est un mécanisme de partage de propriétés
      entre des entités structurées dans une hiérarchie qui
      induit un raisonnement monotone ou non monotone selon
      les systèmes.
Historique

   Mécanismes                      d              ’             inférence

    • Le filtrage : recherche d‟un ensemble d'objets qui
      satisfont à certains critères donnés.
      - Le filtrage est souvent fondé sur une logique à trois valeurs,
        vrai,     faux,   et    inconnu     (en    monde       ouvert)

         – Un objet ne vérifiant pas les conditions du filtre n'est pas rejeté
           s'il  n ‟ est        pas     contradictoire     avec     le    filtre

         – Objets répartis en trois classes sûrs, possibles et impossibles
Historique

 Mécanismes    d’inférence
 • La classification: la classification est l'opération qui
   permet de placer un objet x dans un graphe d'héritage.

   Deux cas sont à considérer :

                           – L‟individu

      – La classe
Ontologie

«   Naissances des Ontologies »
 • Début années 90
 • Méthodologies d‟acquisition des connaissances

 • Séparer les différentes catégories de connaissances et
   les raisonnements associés pour
     - Construire mieux, plus rapidement, plus facilement,
     - Réutiliser et partager les connaissances acquises
     - Maintenir plus facilement ces dernières
Ontologie

 Les  concepts et les propriétés d‟un domaine
 hiérarchiquement organisés sont regroupés dans une
                  entité appelée
               « Ontologie »
 Pas   d‟individus !!!!!
 Une  fois construite et acceptée par une communauté
 particulière, une ontologie doit traduire un consensus
 explicite et un certain niveau de partage par les
 membres de la communauté.
Ontologie

   Philosophie : ARISTOTE a défini l‟Ontologie comme la science
    de l‟Être
   Définition (Petit Robert) : la partie de la métaphysique qui
    s’intéresse à l’Être en tant qu’Etre
 Ontologie

    • Est habituellement comprise comme une science des étants
      plutôt que comme une science de l‟Être en tant qu‟Être
        - C‟est-à-dire qu‟elle s‟intéresse davantage à ce qui existe (les étants
          ou existants) qu‟aux principes de ce qui existe (l‟Être)

«      Ontologie » sera utilisé dans le contexte de
    l’Ingénierie des connaissances, de l’intelligence
    artificielle   ou    du       Web     sémantique

    •
Ontologie

 Définition   1 (Gruber 1993)
 • “An ontology is a formal, explicit specification of a shared
   conceptualization of a domain of interest”.
   - Conceptualisation : les objets, les concepts et autres entités
     qui sont supposés exister dans un domaine particulier et les
     relations qu‟ils entretiennent entre eux.

 N.   Guarino et P. Giaretta
 • L‟ontologie comme un système conceptuel informel,
 • L‟ontologie comme la représentation d‟un système conceptuel
   via une théorie logique et son vocabulaire.
Définitions
 Gruber   et M. Uschold et al.
 • Ontologie (déf. 2) : Une ontologie implique ou comprend une
   certaine vue du monde par rapport à un domaine donné.
   - Cette vue est souvent conçue comme un ensemble de concepts,
     leurs définitions et leurs interrelations.
   - On appelle cela une conceptualisation.

 • Une ontologie peut prendre différentes formes mais elle inclura
   nécessairement un vocabulaire de termes et une spécification
   de leur signification.

 • Une ontologie est une spécification rendant partiellement
   compte d‟une conceptualisation.
Définitions
Une structure d’ontologie est un quintuplet O := {C, R, HC, rel,
 AO} (source Steffen Staab)
  • C et R : ensembles disjoints des concepts et des relations
  • HC hiérarchie (taxonomie) de concepts : HC C x C , HC(C1, C2)
    signifie que C1 est un sous-concept de C2 (relation orientée)
  • Rel : relation rel: R   C x C (définit des relations sémantiques non
    taxonomiques) avec 2 fonctions associées
    - dom : R C avec dom(R):= 1(rel(R))
    - range : R C avec range(R):= 2(rel(R)) co-domaine
    - rel(R) = (C1,C2) s‟écrit aussi R(C1,C2)

  • Ontologie abstraite
Définitions
Le lexique d’une structure d’ontologie O:= {C, R, HC, rel, AO}
  est un quadruplet L:= {LC, LR, F, G}
  • LC et LR : ensembles disjoints des entrées lexicales des concepts et
    des relations
  • F, G : deux relations appelées références F LC (pour les concepts),
    G LR x R (pour les relations),
    - Pour L LC : F(L) = {C C / (L,C) F}
    - F-1 (L) = {L L / (L,C) F}
  • Idem pour G et G-1



Ontologie concrète : couple (O, L)
Définitions
   Structure d’une base de connaissances : quadruplet KB:= {O, I, inst, instr}
    (source N. Aussenac)

    • O:= {C, R, HC, rel, AO} est une ontologie
    • I est un ensemble d’individus
    • inst : C-> 2I Fonction d‟instanciation de concept
    • Instr : R -> 2IxI Fonction d‟instanciation de relation
   Lexique d‟une base de connaissances LKB := (LI,J)

                                                     ontologie
        personne

        employé             Travaille-pour         entreprise

          Dupont             Travaille-pour          SNCF         BC
Définitions

 Ontologie: Ensemble des objets reconnus comme
 existant dans le domaine
 • Construire une ontologie c’est aussi décider de la
   manière d‟être et d‟exister des objets.

 • Modèles des connaissances d‟un domaine qui sont
   pertinentes pour une application, une tâche donnée

 • Conceptualisation en classes génériques, relations et
   règles
Définitions

 Contraintes    qui s‟imposent au concepteur d‟ontologies
 • Une ontologie est bien une conceptualisation, entendons par là
   que l‟on y définit des concepts

   - Utilisée dans un artefact informatique dont on veut spécifier le
     comportement,

   - L‟ontologie est une théorie logique pour laquelle on précisera le
     vocabulaire manipulé

   - La conceptualisation étant spécifiée parfois de manière très précise,
     une théorie logique ne peut pas toujours en rendre compte de façon
     exacte : elle ne peut assumer la richesse interprétative du domaine
     conceptualisé dans une ontologie et ne le fait donc que
     partiellement.
Types d’ontologies

 Que   représente une ontologie ?
 • Le type d‟ontologie
   - L‟ontologie de domaine
   - L‟ontologie d‟une méthode de résolution de problème, le rôle de
     chaque concept dans le raisonnement est rendu explicite
   - L‟ontologie des utilisateurs, de l‟entreprise

 • Les propriétés
   - Non seulement le repérage et la classification des concepts mais
     aussi les caractéristiques qui leur sont attachées.

 • Les relations, autres que héritage : spatiale, temporelle,
   composition, etc.
Types d’ontologies

 Ontologies d‟application double spécialisation : d‟une
ontologie du domaine et d‟une ontologie de méthode
 Ontologie formelle étude approfondie et raisonnée de la
manière d‟organiser des concepts fondamentaux - le
temps, les relations partie-tout, la causalité, …
 Ontologies de résolution de problème (de méthode) ex :
ontologies de tâche, ONTOLINGUA
   Ontologies du domaine ex : Ménélas
   Ontologies » génériques ex : Wordnet, Bateman, CYC
 Ontologies de représentation ex : la «frame ontology»
d‟ONTOLINGUA
Types d’ontologies
 Ontologies          développées          dans       un       contexte
    informatique
    • Le but final est de spécifier un artefact informatique


   L‟ontologie devient alors un modèle des entités existantes
    qui y fait référence à travers des concepts du domaine.

   L‟ontologie devra ensuite être opérationnalisée, c‟est-à-dire
    codée dans un langage opérationnel, exécutable par une
    machine.
Types d’ontologies
   Rôles des ontologies dans le SW

      - Définir de manière déclarative un vocabulaire commun
        résultat d‟un consensus social dans un domaine donné
          – Chaque élément de vocabulaire possède une
            interprétation unique partagée par tous les membres du
            domaine
      - Décrire la sémantique des termes et leurs relations
          – L‟interprétation de chaque terme est unique. Elle est
            fournie par une sémantique formelle.
          – L‟ensemble des termes et leurs relations fournissent un
            cadre interprétatif dépourvu d‟ambiguïté pour chaque
            terme.
      - Fournir des mécanismes d‟inférence qui respectent la
        sémantique formelle.
Types d’ontologies

 Dépots
   - http://www.bioontology.org/
   - http://ontology.buffalo.edu/
   - http://protegewiki.stanford.edu/wiki/Protege_Ontology_Library#OWL
     _ontologies
   - http://swl.slis.indiana.edu/repository/index.html
   - http://schemapedia.com/
   - http://owl.cs.manchester.ac.uk/repository/
   - http://pronto.metadata.net/related
   - http://onki.fi/
   - http://www.daml.org/ontologies/
   - http://owl.cs.manchester.ac.uk/ontologies/repositories/
   -
Différents types de systèmes

 Logique   de Description
 • CNS, héritage multiple sans conflit, subsomption

 Graphes   Conceptuels
 • CNS, héritage multiple sans conflit, {objet = sous-
   graphe}, treillis, appariement de graphes

 Frames-Logic

 • CNS, héritage multiple sans conflit, + Prolog
Les Logiques de Description

 Une   logique description fournit
 • Des concepts : classes
 • Des rôles : propriétés
 • Des opérations (and, or, not, some, all, atleast, atmost…)
   sur ces éléments primitifs du langage
 • Un mécanisme de classification fondé sur la relation de
   subsumption entre concepts ou rôles
   - Induit généralement un graphe orienté sans circuit entre les
     concepts et entre les rôles
Les Logiques de Description
 Deux   types de concepts
 • Primitifs : sont des définitions incomplètes des concepts
       – Conditions Nécessaires mais non suffisantes pour
         décider de l‟appartenance


 • Définis : sont des définitions complètes des concepts
   en Condition Nécessaire et Suffisante (CNS)

 Laclassification ne peut opérer que sur des concepts
 définis
Les Logiques de Description

 Mécanismes    d’inférences
                      • La subsomption
   A subsume B si et seulement si pour chaque modèle <D,
    >, [A]         [B]. La classification est le processus qui
   identifie toutes les subsomptions appropriées parmi un
   ensemble              donné            de           termes.

                         • L'héritage
   l'héritage est le processus d'identification des conditions
   qui s'appliquent à un concept en fonction de ses
   subsumants.
Les Logiques de Description
 Mécanismes    d’inférences
                    • La complétion
   c'est le processus qui identifie et enregistre toutes les
   conditions qui s'appliquent à un concept, c'est-à-dire
   toutes       celles       dues         à       l'héritage,

 • La                                             cohérence
   un terme est cohérent si et seulement s'il y a un modèle
   dans le lequel la dénotation du terme est non vide. En
   d'autres mots, A est cohérent seulement s'il existe un
                         modèle
   <D, > tel que [A]

Ontologies 2011 2012

  • 1.
  • 2.
    Plan  Introduction • Notion d‟ontologie et de sens • Rôle des Ontologies • Historique  Ontologies • Définitions • Types d‟ontologies  Différents types de systèmes • Les logiques de description
  • 3.
    Notion d’ontologie etde sens Le concept de « Voie »
  • 4.
    Notion d’ontologie etde sens Le concept de « Voie »
  • 5.
    Notion d’ontologie etde sens Le concept de « Voie »
  • 6.
    Notion d’ontologie etde sens Le concept de « Voie »
  • 7.
    Notion d’ontologie etde sens  Définir une ontologie c’est • Donner un sens unique à des concepts - Pas de Polysémie • Donc définir un « domaine » de sens particulier - Les voies de communication, la médecine, les galaxies, les arts martiaux, etc. • Consensus dans une communauté de pratiques
  • 8.
    Notion d’ontologie etde sens  Construire une Ontologie • C‟est représenter des connaissances Connaissances ?????
  • 9.
    Rôle des ontologies Définir un vocabulaire commun et partagé par une communauté de pratiques • Avoir une compréhension commune • Communiquer, échanger, etc.
  • 10.
    Rôle des ontologies Expliciter et formaliser des connaissances • Donner un sens unique à des « entités du monde réel »
  • 11.
    Rôle des ontologies Donner du sens à des ressources • Indexation de celles-ci, puis • Recherche d‟information (ressources) • Réutilisation, partage et échange
  • 12.
    Rôle des ontologies  Raisonnement / inférence • Construire et découvrir de nouvelles informations et/ou connaissances à partir des ontologies et des ressources existantes
  • 13.
    Historique  Les réseaux sémantiques • Quillian (1968) - Un mécanisme général d'association pour représenter le sens des mots - Ensemble de nœuds et d„associations représentés par des liens. - Un réseau sémantique forme un graphe orienté dont les nœuds et les arcs sont étiquetés - Un graphe d'héritage, structuré au moyen d'une relation de généralisation / spécialisation qui relie entre eux des objets "sémantiquement proches"
  • 14.
  • 15.
    Historique  Puis différentes interprétations de cette notion • Les Frames: M. Minsky [75] a proposé un autre modèle appelé "frames". Ces "frames" sont des granules de connaissances plus importantes que les nœuds d'un réseau sémantique • Les Logiques de Description: Brachman et Schmolze [77] ont proposé un autre modèle à mi-chemin entre les réseaux sémantiques et les Frames de Minsky dont le premier représentant s'appelle KL-ONE • Les Graphes Conceptuels: Sowa [84] • Les Frames-Logic Kifer [95]
  • 16.
    Historique  Points communs • Réification des entités du « monde réel » sous forme - D‟objets : des classes ou des individus - Ou de propriétés • Un objet est défini par une conjonction de propriétés qui peuvent être des couples attributs / valeurs ou des relations entre objets • Organisation des classes : - Un graphe orienté sans circuit, dont un graphe d‟héritage muni d‟une relation « SubClassOf »
  • 17.
    Historique  Points Communs • Graphe d'héritage, par des liens « SubClassOf » qui déterminent - Une relation de généralisation/spécialisation entre les classes et une relation d‟instanciation « Member-of » entre individus et classes. • Une classe déclare les propriétés qui lui sont spécifiques • Toute propriété non présente dans un objet peut être héritée des classes plus générales (mécanisme d'héritage) • Héritage simple ou multiple
  • 18.
    Historique  Points Communs • Soit G = (X,H) le graphe d'héritage avec X l'ensemble des objets, - X = Y Z avec Y l'ensemble des « classes » et Z l'ensemble des « individus », - Ce graphe G possède toujours une racine unique et défini un ordre partiel sur X - H l'ensemble des arcs, avec H l'ordre induit par le graphe G et - x, y X tels que x ≤H y alors y est un ancêtre de x et x est un descendant de y.
  • 19.
    Historique  Définitions d’une classe • Définition en extension - L'extension propre d'une classe est définie par un ensemble d'individus - L'extension au sens large d'une classe est définie par un ensemble d‟individus et les classes plus spécifiques • Définition en intension ou compréhension - Une classe est définie en intension par l'ensemble des propriétés qu‟elle possède ou qu‟elle hérite
  • 20.
    Historique  Rapports entre Extension et Intension • Soient Extp(x) l'extension propre de l'objet x et Ext(x) l'extension au sens large de l'objet x, alors x, y Y tels que x H y Ext(x) Ext(y) y Y et z Z, tels que z H y z Extp(y) • Soient z un objet, Int(x) l'intension de x ou ensemble de propriétés définissant x, c'est-à-dire celles déclarées dans z et celles héritées de ces ancêtres, alors x, y Y tels que x H y Int(y) Int(x)
  • 21.
    Historique  Deux types de classes • Celles définies en Condition Nécessaires et Suffisantes • Celles définies comme des Prototypes - Théorie du prototype de E. Rosch
  • 22.
    Historique  Mécanismes d ’ inférence • L'héritage : c'est un mécanisme de partage de propriétés entre des entités structurées dans une hiérarchie qui induit un raisonnement monotone ou non monotone selon les systèmes.
  • 23.
    Historique  Mécanismes d ’ inférence • Le filtrage : recherche d‟un ensemble d'objets qui satisfont à certains critères donnés. - Le filtrage est souvent fondé sur une logique à trois valeurs, vrai, faux, et inconnu (en monde ouvert) – Un objet ne vérifiant pas les conditions du filtre n'est pas rejeté s'il n ‟ est pas contradictoire avec le filtre – Objets répartis en trois classes sûrs, possibles et impossibles
  • 24.
    Historique  Mécanismes d’inférence • La classification: la classification est l'opération qui permet de placer un objet x dans un graphe d'héritage. Deux cas sont à considérer : – L‟individu – La classe
  • 25.
    Ontologie « Naissances des Ontologies » • Début années 90 • Méthodologies d‟acquisition des connaissances • Séparer les différentes catégories de connaissances et les raisonnements associés pour - Construire mieux, plus rapidement, plus facilement, - Réutiliser et partager les connaissances acquises - Maintenir plus facilement ces dernières
  • 26.
    Ontologie  Les concepts et les propriétés d‟un domaine hiérarchiquement organisés sont regroupés dans une entité appelée « Ontologie »  Pas d‟individus !!!!!  Une fois construite et acceptée par une communauté particulière, une ontologie doit traduire un consensus explicite et un certain niveau de partage par les membres de la communauté.
  • 27.
    Ontologie  Philosophie : ARISTOTE a défini l‟Ontologie comme la science de l‟Être  Définition (Petit Robert) : la partie de la métaphysique qui s’intéresse à l’Être en tant qu’Etre  Ontologie • Est habituellement comprise comme une science des étants plutôt que comme une science de l‟Être en tant qu‟Être - C‟est-à-dire qu‟elle s‟intéresse davantage à ce qui existe (les étants ou existants) qu‟aux principes de ce qui existe (l‟Être) « Ontologie » sera utilisé dans le contexte de l’Ingénierie des connaissances, de l’intelligence artificielle ou du Web sémantique •
  • 28.
    Ontologie  Définition 1 (Gruber 1993) • “An ontology is a formal, explicit specification of a shared conceptualization of a domain of interest”. - Conceptualisation : les objets, les concepts et autres entités qui sont supposés exister dans un domaine particulier et les relations qu‟ils entretiennent entre eux.  N. Guarino et P. Giaretta • L‟ontologie comme un système conceptuel informel, • L‟ontologie comme la représentation d‟un système conceptuel via une théorie logique et son vocabulaire.
  • 29.
    Définitions  Gruber et M. Uschold et al. • Ontologie (déf. 2) : Une ontologie implique ou comprend une certaine vue du monde par rapport à un domaine donné. - Cette vue est souvent conçue comme un ensemble de concepts, leurs définitions et leurs interrelations. - On appelle cela une conceptualisation. • Une ontologie peut prendre différentes formes mais elle inclura nécessairement un vocabulaire de termes et une spécification de leur signification. • Une ontologie est une spécification rendant partiellement compte d‟une conceptualisation.
  • 30.
    Définitions Une structure d’ontologieest un quintuplet O := {C, R, HC, rel, AO} (source Steffen Staab) • C et R : ensembles disjoints des concepts et des relations • HC hiérarchie (taxonomie) de concepts : HC C x C , HC(C1, C2) signifie que C1 est un sous-concept de C2 (relation orientée) • Rel : relation rel: R C x C (définit des relations sémantiques non taxonomiques) avec 2 fonctions associées - dom : R C avec dom(R):= 1(rel(R)) - range : R C avec range(R):= 2(rel(R)) co-domaine - rel(R) = (C1,C2) s‟écrit aussi R(C1,C2) • Ontologie abstraite
  • 31.
    Définitions Le lexique d’unestructure d’ontologie O:= {C, R, HC, rel, AO} est un quadruplet L:= {LC, LR, F, G} • LC et LR : ensembles disjoints des entrées lexicales des concepts et des relations • F, G : deux relations appelées références F LC (pour les concepts), G LR x R (pour les relations), - Pour L LC : F(L) = {C C / (L,C) F} - F-1 (L) = {L L / (L,C) F} • Idem pour G et G-1 Ontologie concrète : couple (O, L)
  • 32.
    Définitions  Structure d’une base de connaissances : quadruplet KB:= {O, I, inst, instr} (source N. Aussenac) • O:= {C, R, HC, rel, AO} est une ontologie • I est un ensemble d’individus • inst : C-> 2I Fonction d‟instanciation de concept • Instr : R -> 2IxI Fonction d‟instanciation de relation  Lexique d‟une base de connaissances LKB := (LI,J) ontologie personne employé Travaille-pour entreprise Dupont Travaille-pour SNCF BC
  • 33.
    Définitions  Ontologie: Ensembledes objets reconnus comme existant dans le domaine • Construire une ontologie c’est aussi décider de la manière d‟être et d‟exister des objets. • Modèles des connaissances d‟un domaine qui sont pertinentes pour une application, une tâche donnée • Conceptualisation en classes génériques, relations et règles
  • 34.
    Définitions  Contraintes qui s‟imposent au concepteur d‟ontologies • Une ontologie est bien une conceptualisation, entendons par là que l‟on y définit des concepts - Utilisée dans un artefact informatique dont on veut spécifier le comportement, - L‟ontologie est une théorie logique pour laquelle on précisera le vocabulaire manipulé - La conceptualisation étant spécifiée parfois de manière très précise, une théorie logique ne peut pas toujours en rendre compte de façon exacte : elle ne peut assumer la richesse interprétative du domaine conceptualisé dans une ontologie et ne le fait donc que partiellement.
  • 35.
    Types d’ontologies  Que représente une ontologie ? • Le type d‟ontologie - L‟ontologie de domaine - L‟ontologie d‟une méthode de résolution de problème, le rôle de chaque concept dans le raisonnement est rendu explicite - L‟ontologie des utilisateurs, de l‟entreprise • Les propriétés - Non seulement le repérage et la classification des concepts mais aussi les caractéristiques qui leur sont attachées. • Les relations, autres que héritage : spatiale, temporelle, composition, etc.
  • 36.
    Types d’ontologies  Ontologiesd‟application double spécialisation : d‟une ontologie du domaine et d‟une ontologie de méthode  Ontologie formelle étude approfondie et raisonnée de la manière d‟organiser des concepts fondamentaux - le temps, les relations partie-tout, la causalité, …  Ontologies de résolution de problème (de méthode) ex : ontologies de tâche, ONTOLINGUA  Ontologies du domaine ex : Ménélas  Ontologies » génériques ex : Wordnet, Bateman, CYC  Ontologies de représentation ex : la «frame ontology» d‟ONTOLINGUA
  • 37.
    Types d’ontologies  Ontologies développées dans un contexte informatique • Le but final est de spécifier un artefact informatique  L‟ontologie devient alors un modèle des entités existantes qui y fait référence à travers des concepts du domaine.  L‟ontologie devra ensuite être opérationnalisée, c‟est-à-dire codée dans un langage opérationnel, exécutable par une machine.
  • 38.
    Types d’ontologies  Rôles des ontologies dans le SW - Définir de manière déclarative un vocabulaire commun résultat d‟un consensus social dans un domaine donné – Chaque élément de vocabulaire possède une interprétation unique partagée par tous les membres du domaine - Décrire la sémantique des termes et leurs relations – L‟interprétation de chaque terme est unique. Elle est fournie par une sémantique formelle. – L‟ensemble des termes et leurs relations fournissent un cadre interprétatif dépourvu d‟ambiguïté pour chaque terme. - Fournir des mécanismes d‟inférence qui respectent la sémantique formelle.
  • 39.
    Types d’ontologies  Dépots - http://www.bioontology.org/ - http://ontology.buffalo.edu/ - http://protegewiki.stanford.edu/wiki/Protege_Ontology_Library#OWL _ontologies - http://swl.slis.indiana.edu/repository/index.html - http://schemapedia.com/ - http://owl.cs.manchester.ac.uk/repository/ - http://pronto.metadata.net/related - http://onki.fi/ - http://www.daml.org/ontologies/ - http://owl.cs.manchester.ac.uk/ontologies/repositories/ -
  • 40.
    Différents types desystèmes  Logique de Description • CNS, héritage multiple sans conflit, subsomption  Graphes Conceptuels • CNS, héritage multiple sans conflit, {objet = sous- graphe}, treillis, appariement de graphes  Frames-Logic • CNS, héritage multiple sans conflit, + Prolog
  • 41.
    Les Logiques deDescription  Une logique description fournit • Des concepts : classes • Des rôles : propriétés • Des opérations (and, or, not, some, all, atleast, atmost…) sur ces éléments primitifs du langage • Un mécanisme de classification fondé sur la relation de subsumption entre concepts ou rôles - Induit généralement un graphe orienté sans circuit entre les concepts et entre les rôles
  • 42.
    Les Logiques deDescription  Deux types de concepts • Primitifs : sont des définitions incomplètes des concepts – Conditions Nécessaires mais non suffisantes pour décider de l‟appartenance • Définis : sont des définitions complètes des concepts en Condition Nécessaire et Suffisante (CNS)  Laclassification ne peut opérer que sur des concepts définis
  • 43.
    Les Logiques deDescription  Mécanismes d’inférences • La subsomption A subsume B si et seulement si pour chaque modèle <D, >, [A] [B]. La classification est le processus qui identifie toutes les subsomptions appropriées parmi un ensemble donné de termes. • L'héritage l'héritage est le processus d'identification des conditions qui s'appliquent à un concept en fonction de ses subsumants.
  • 44.
    Les Logiques deDescription  Mécanismes d’inférences • La complétion c'est le processus qui identifie et enregistre toutes les conditions qui s'appliquent à un concept, c'est-à-dire toutes celles dues à l'héritage, • La cohérence un terme est cohérent si et seulement s'il y a un modèle dans le lequel la dénotation du terme est non vide. En d'autres mots, A est cohérent seulement s'il existe un modèle <D, > tel que [A]