PERSPECTIVES 
Pharmacien à l'ARS 
ARS, AFSSAPS, ANSES, INCa… Les agences font par$e du tableau global de l’internat. Nous en parlons, nous u$lisons 
leurs référen$els, nous les côtoyons même régulièrement que ce soit dans le cadre de stages ou encore lors des choix, 
et, bien qu’elles soient l’un des débouchés qu’un interne en pharmacie peut embrasser, finalement nous les connaissons 
très peu. 
Une ancienne interne en pharmacie spécialisée, Mme 
Laurence Chantoiseau, s’est prêtée au jeu des ques- 
.ons-réponses et nous explique le parcours qu’elle 
a suivi pour accéder au poste de pharmacien inspecteur de 
santé publique (PHISP) à l’ARS (Agence régionale de santé) 
du Languedoc-Roussillon. Nous l'en remercions! 
Quel a été votre cursus ? 
Pharmacie spécialisée [ex-filière IPR, NDLR] en santé pu-blique 
entre 1996-2001 (faculté de pharmacie de Montpel-lier 
et CHU Montpellier), diplôme de docteur de l’université 
Montpellier I, forma.on doctorale « sciences de l’eau dans 
l’environnement con.nental. 
Quelle a été votre carrière professionnelle à l’issue de l’in­ternat 
? 
J’ai été pharmacien contractuel après l'internat, à la DRASS 
[ex-ARS, NDLR] du Languedoc-Roussillon, à la cellule pluri-disciplinaire 
"infec.ons nosocomiales" (co-pilotage du plan 
d’inspec.on régional ayant trait à la lu/e contre les infec- 
.ons nosocomiales, mise en place du comité régional des 
médicaments et des disposi.fs médicaux), puis j’ai passé le 
concours de PHISP (Ecole des hautes études en santé pu-blique 
à Rennes). Ma première affecta.on en tant que phar-macien 
inspecteur a été le département d’inspec.on des 
fabricants de disposi.fs médicaux à l’AFSSAPS Saint-Denis, 
puis à l’ARS du Languedoc-Roussillon. 
Lorsque je suis arrivée à la DRASS en 2002, je sortais de l'in-ternat. 
J'ai été reçue après un entre.en. Mon profil de santé 
publique à la fois versant « Homme » et à la fois versant « 
environnement » a intéressé le directeur. Ainsi, un poste a 
pu être créé : j'ai travaillé sur les infec.ons nosocomiales et 
sur les pes.cides dans l'environnement. 
J'ai passé le concours de PHISP en 2006 afin de pouvoir être 
.tularisée, car le statut de contractuel n'est pas viable à 
long terme. 
Maintenant, l'embauche de contractuels au sein des ARS 
(médecins, pharmaciens ou ingénieurs) est régie par la loi 
HPST. Les missions sont extrêmement variables, car déci-dées 
au cas par cas par le directeur général, mais l'arrivée 
de contractuels est perçue comme une concurrence par les 
.tulaires, car ils peuvent postuler sur les mêmes postes. 
Mes missions à l’ARS, à la direc.on de la santé publique et 
l’environnement et direc.on de l’offre de soins et de l’auto-nomie 
: 
- pharmacien référent de la lu/e contre le dopage en lien 
avec la douane judiciaire, référent des résidus de médica-ments 
dans l’eau, de l’internat en pharmacie et des dispo-si 
.fs médicaux ; 
- avis techniques et inspec.ons rela.fs aux soins de pre-miers 
recours (officines, grossistes, oxygène, den.stes, gy-nécologues…) 
; 
- co-pilotage de la mission na.onale de l’hygiène des soins 
en odontologie ; 
- pharmacien référent des programmes régionaux : vacci-na 
.on, addictologie, dépistage des maladies virales et dé-pistage 
des cancers ; 
- pharmacien référent suppléant pour les examens de bre-vet 
de préparateur en officine. 
Quels sont selon vous les avantages et les inconvénients 
de l’internat (PS dans votre cas) ? 
Avantage : la spécialisa.on en santé publique m'a permis 
de trouver du travail dans ce/e filière. 
Inconvénient : la spécialisa.on pointue dans un seul do-maine, 
quoique la santé Publique est partout ! 
Est­ce 
que l'internat vous a aidée à trouver cet emploi (est­ce 
un plus) ? 
Oui, mais je n’ai connu que tard la possibilité de travailler à 
l'ARS ! 
24
PERSPECTIVES 
Avez­vous 
des conseils à donner aux internes ? 
Il est nécessaire d’aller au devant des professionnels, discuter avec de mul=ples pharmaciens dans les filières très diverses 
afin de trouver une voie à la fois dynamique et qui les intéresse. Trop choisissent les DES sciences pharmaceu=ques ou 
l’officine à défaut de connaissance d'autres face>es du mé=er de pharmacien. 
Les internes intéressés par la santé publique devraient faire un stage à l'ARS, nous les associons concrètement à notre 
mé=er : par=cipa=on aux inspec=ons, aux réunions, aux forma=ons, prise en charge d’un ou de plusieurs thèmes ou pro-bléma 
=ques (chaîne du froid en officine, recyclage des médicaments, détournement du Rivotril….). Ils peuvent ainsi non 
seulement comprendre le mé=er de PHISP, mais également rencontrer une grande diversité de professionnels, afin de 
choisir une orienta=on professionnelle. 
Si vous êtes intéressé par les mé=ers dans la fonc=on publique, vous trouverez les informa=ons nécessaires sur le site 
h>p://www.sante.gouv.fr 
O. A. 
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Pharmacien à l'ars.

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    PERSPECTIVES Pharmacien àl'ARS ARS, AFSSAPS, ANSES, INCa… Les agences font par$e du tableau global de l’internat. Nous en parlons, nous u$lisons leurs référen$els, nous les côtoyons même régulièrement que ce soit dans le cadre de stages ou encore lors des choix, et, bien qu’elles soient l’un des débouchés qu’un interne en pharmacie peut embrasser, finalement nous les connaissons très peu. Une ancienne interne en pharmacie spécialisée, Mme Laurence Chantoiseau, s’est prêtée au jeu des ques- .ons-réponses et nous explique le parcours qu’elle a suivi pour accéder au poste de pharmacien inspecteur de santé publique (PHISP) à l’ARS (Agence régionale de santé) du Languedoc-Roussillon. Nous l'en remercions! Quel a été votre cursus ? Pharmacie spécialisée [ex-filière IPR, NDLR] en santé pu-blique entre 1996-2001 (faculté de pharmacie de Montpel-lier et CHU Montpellier), diplôme de docteur de l’université Montpellier I, forma.on doctorale « sciences de l’eau dans l’environnement con.nental. Quelle a été votre carrière professionnelle à l’issue de l’in­ternat ? J’ai été pharmacien contractuel après l'internat, à la DRASS [ex-ARS, NDLR] du Languedoc-Roussillon, à la cellule pluri-disciplinaire "infec.ons nosocomiales" (co-pilotage du plan d’inspec.on régional ayant trait à la lu/e contre les infec- .ons nosocomiales, mise en place du comité régional des médicaments et des disposi.fs médicaux), puis j’ai passé le concours de PHISP (Ecole des hautes études en santé pu-blique à Rennes). Ma première affecta.on en tant que phar-macien inspecteur a été le département d’inspec.on des fabricants de disposi.fs médicaux à l’AFSSAPS Saint-Denis, puis à l’ARS du Languedoc-Roussillon. Lorsque je suis arrivée à la DRASS en 2002, je sortais de l'in-ternat. J'ai été reçue après un entre.en. Mon profil de santé publique à la fois versant « Homme » et à la fois versant « environnement » a intéressé le directeur. Ainsi, un poste a pu être créé : j'ai travaillé sur les infec.ons nosocomiales et sur les pes.cides dans l'environnement. J'ai passé le concours de PHISP en 2006 afin de pouvoir être .tularisée, car le statut de contractuel n'est pas viable à long terme. Maintenant, l'embauche de contractuels au sein des ARS (médecins, pharmaciens ou ingénieurs) est régie par la loi HPST. Les missions sont extrêmement variables, car déci-dées au cas par cas par le directeur général, mais l'arrivée de contractuels est perçue comme une concurrence par les .tulaires, car ils peuvent postuler sur les mêmes postes. Mes missions à l’ARS, à la direc.on de la santé publique et l’environnement et direc.on de l’offre de soins et de l’auto-nomie : - pharmacien référent de la lu/e contre le dopage en lien avec la douane judiciaire, référent des résidus de médica-ments dans l’eau, de l’internat en pharmacie et des dispo-si .fs médicaux ; - avis techniques et inspec.ons rela.fs aux soins de pre-miers recours (officines, grossistes, oxygène, den.stes, gy-nécologues…) ; - co-pilotage de la mission na.onale de l’hygiène des soins en odontologie ; - pharmacien référent des programmes régionaux : vacci-na .on, addictologie, dépistage des maladies virales et dé-pistage des cancers ; - pharmacien référent suppléant pour les examens de bre-vet de préparateur en officine. Quels sont selon vous les avantages et les inconvénients de l’internat (PS dans votre cas) ? Avantage : la spécialisa.on en santé publique m'a permis de trouver du travail dans ce/e filière. Inconvénient : la spécialisa.on pointue dans un seul do-maine, quoique la santé Publique est partout ! Est­ce que l'internat vous a aidée à trouver cet emploi (est­ce un plus) ? Oui, mais je n’ai connu que tard la possibilité de travailler à l'ARS ! 24
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    PERSPECTIVES Avez­vous desconseils à donner aux internes ? Il est nécessaire d’aller au devant des professionnels, discuter avec de mul=ples pharmaciens dans les filières très diverses afin de trouver une voie à la fois dynamique et qui les intéresse. Trop choisissent les DES sciences pharmaceu=ques ou l’officine à défaut de connaissance d'autres face>es du mé=er de pharmacien. Les internes intéressés par la santé publique devraient faire un stage à l'ARS, nous les associons concrètement à notre mé=er : par=cipa=on aux inspec=ons, aux réunions, aux forma=ons, prise en charge d’un ou de plusieurs thèmes ou pro-bléma =ques (chaîne du froid en officine, recyclage des médicaments, détournement du Rivotril….). Ils peuvent ainsi non seulement comprendre le mé=er de PHISP, mais également rencontrer une grande diversité de professionnels, afin de choisir une orienta=on professionnelle. Si vous êtes intéressé par les mé=ers dans la fonc=on publique, vous trouverez les informa=ons nécessaires sur le site h>p://www.sante.gouv.fr O. A. 25