Quelques concepts de base
C’est qui un professeur des mathématiques ?
Selon Philippe MEIRIEU (spécialiste des sciences de l'éducation et de la
pédagogie) :
« un professeur de mathématique n’est, en effet, ni un
mathématicien ayant suivi quelques cours de psychologie, ni un
animateur socio-culturel développant quelque intérêt pour les
mathématiques, c’est un professionnel de l’apprentissage des
mathématiques, c’est -à- dire quelqu’un capable, à la fois, de
finaliser les savoirs qu’il doit transmettre, d’en faire une analyse
épistémologique et de proposer des itinéraires variés pour se les
approprier. Un professeur de mathématiques est donc un spécialiste
de la genèse des mathématiques et non de la transmission de ses
résultats ».
Didactique
Pour Ph. MEIRIEU, « la didactique est constituée par l’ensemble des procédés,
méthodes et techniques qui ont pour but l’enseignement des connaissances
déterminées.
- La didactique questionne les savoirs, les connaissances (constitution,
décomposition, hiérarchisation, transmission, évaluation, remédiation) ;
- Elle se centre sur le comment enseigne-t-on (quelles procédures enseignantes
choisir?
Pourquoi? Comment les mettre en œuvre?)
- Elle s’applique au rapport de l’élève au savoir spécifique enseigné: quelles
procédures enseignantes? Quelles difficultés? (Dimension cognitive) ».
Pédagogie
 La pédagogie s’attache aux relations affectives dans la classe, au climat
de la classe, et inclue dans le savoir du professeur son savoir-faire.
 Elle porte sur les relations enseignant/apprenants ou apprenants/
apprenants dans une situation d’apprentissage ;
 Elle se centre sur le comment apprend-t-on ;
 Elle se focalise sur la communication et la médiation ;
 Elle s’intéresse au concept d’apprendre ou d’apprendre à apprendre
Il s’ensuit que le processus enseignement-apprentissage couvre deux champs de
pratiques :
 La gestion de l’information, la structuration du savoir par l’enseignant et de
leur appropriation par l’élève. C’est le domaine de la didactique ;
 Le traitement et la transformation en savoir par la pratique relationnelle et
l’action de l’enseignant en classe à partir de l’organisation de situations
pédagogiques pour l’apprenant. C’est le domaine de la pédagogie.
Le rôle de la didactique et de la pédagogie est de maîtriser ses interactions/ il faut
les prévenir, les réguler afin que l’apprentissage soit le plus efficace possible. Un
bon enseignant devra être à la fois un pédagogue et un didacticien.
Triangle didactique de Houssaye (1988)
Carré de Rézeau (2002)
Tétraèdre de Faerber (2002)
Ressources
Les ressources sont les savoirs, savoir-faire et savoir
être mobilisés par l’apprenant en vue de résoudre une
situation-problème complexe.
Compétence
Une compétence est la capacité, pour un individu,
de mobiliser un ensemble de ressources
(connaissance, savoir, savoir-faire, savoir-être)
d’une façon intégrée en vue de résoudre d’une
manière pertinente une situation-problème
composée et authentique (réelle ou proche de la vie
quotidienne).
Situation didactique / situation adidactique
Situation didactique :
Les situations didactiques sont
des situations qui servent à
enseigner. L'environnement de
l’élève est un outil, mis en œuvre
et manipulé par l’enseignant.
Situation adidactique :
Le maître se refuse à intervenir
comme possesseur des connaissances
qu'il veut voir apparaître. L'élève sait
bien que le problème a été choisi
pour lui faire acquérir une
connaissance nouvelle mais il doit
savoir aussi que cette connaissance
est entièrement justifiée par la
logique interne de la situation.
Dévolution / Institutionnalisation
La dévolution est l'acte par lequel
l'enseignant fait accepter à l'élève la
responsabilité d'une situation d'apprentissage
(adidactique) ou d'un problème et accepte
lui-même les conséquences de ce transfert.
C'est le processus par lequel le professeur
fait en sorte que les élèves assument leur
part de responsabilité dans l’apprentissage
L'institutionnalisation est la prise en compte
"officielle" par l'élève de l'objet de la
connaissance et, par le maître de
l'apprentissage de l'élève. C'est une phase
essentielle du processus didactique : cette
double reconnaissance est l'objet de
l'institutionnalisation. C’est le processus
dans et par lequel le professeur signifie aux
élèves les savoirs ou les pratiques qu’il leur
faut retenir comme les enjeux de
l’apprentissage attendu
Variable didactique
les variables didactiques sont des paramètres qui, lorsqu’on agit sur eux,
provoquent des adaptations, des régulations et changements de stratégie.
Ces paramètres permettent de simplifier ou de complexifier la tâche et
ainsi de faire avancer la « construction » du savoir. La maîtrise de ces
variables permet de construire le décalage optimal entre les contraintes de
la tâche et les ressources de l’élève ; c’est-à-dire de créer les possibilités de
« perturbations maximales » de transformation de ses comportements.
Exemples de variables didactiques
 Avoir recours ou non à du matériel de
manipulation complexifiera la tâche
des élèves et/ou les guidera vers une
procédure différente.
 Faire travailler les élèves seuls, en
binôme ou en groupe induira là encore
des procédures différentes
 Lorsque l’on détermine une durée pour
une tâche, on fait déjà un choix
didactique. Faire varier la durée d’une
tâche à accomplir simplifiera ou
complexifiera la tâche des élèves.
 La taille des nombres : plus les nombres sont
grands plus la tâche sera complexe pour les
élèves.
 L’écart entre 2 nombres : un écart important
entre 2 nombres empêchera également
certaines procédures. Plus l’écart est grand
entre deux nombres, plus les risques d’erreur
dans la technique opératoire seront élevés
 Les difficultés ne seront pas les mêmes si un
problème comprend uniquement des
nombres entiers, ou des nombres décimaux.
Mélanger les nombres décimaux et les
entiers complexifiera une tâche.
VD pour toutes les disciplines VD pour les mathématiques
Démarche
Par démarche didactique, on entendra, d’une part, les modalités
d’enseignement (techniques, moyens, procédés, stratégies, etc.)
visant à favoriser une démarche d’apprentissage, c’est-à-dire
l’appropriation par des apprenants d’un certain contenu : savoirs,
attitudes, valeurs, habiletés, etc. et, d’autre part, le mode
d’organisation des activités didactiques (par exemple, en cycles
didactiques ou en séquences d’enseignement).
Transposition didactique
C’est le travail par lequel le didactique passe du savoir savant aux savoirs
enseignés compte tenu des programmes imposés par les décideurs. Elle
correspond selon DEVELAY à « un travail de réorganisation de
présentation, de genèse de connaissances pré - existantes en vue de leur
enseignement ». La transposition didactique apparaît alors comme une
forme d’intégration d’un concept au texte du savoir scolaire
Contrat didactique
Il s’agit de « l’ensemble des règles implicites
» qui régissent le fonctionnement de la classe
et les rapports Maître -Élève-Savoir. Il est
défini par G. BROUSSEAU comme étant «
l’ensemble des attentes réciproques maître-
élève qui s’établissent à propos de
l’enseignement d’un savoir donné et qui
tendent à définir le rôle de chacun dans le
déroulement de cet enseignement ».
Ces règles implicites se traduisent par des
attentes à propos de ce qui est permis, de ce
qui est attendu, de ce qui est réellement
demandé. Ces règles supposées, ces attentes
souvent non fondées font qu’un élève
anticipe et répond par rapport à ce qu’il
pense que le maître attend de lui .
Obstacle didactique
 L'obstacle didactique est un concept issu de la
didactique des sciences, qui désigne une
difficulté spécifique rencontrée par les
apprenants lors de l'acquisition de
connaissances ou de compétences dans un
domaine donné. Cette difficulté peut être liée
à des conceptions erronées, à des préjugés, à
des représentations inadéquates, à des
incompréhensions ou à des blocages cognitifs.
 L'obstacle didactique peut être d'origine
conceptuelle, épistémologique,
méthodologique, ou encore psychologique.
Il peut être lié à des caractéristiques
propres à l'apprenant, à son environnement
ou à la manière dont l'enseignement est
dispensé.
L'obstacle épistémologique
L'obstacle épistémologique est un concept développé par le philosophe des sciences
Gaston Bachelard pour décrire les obstacles qui empêchent les individus de
comprendre de nouveaux concepts en raison de leurs croyances et de leurs
conceptions préalables erronées. Selon Bachelard, ces obstacles épistémologiques
sont des barrières mentales qui empêchent les individus de s'ouvrir à de nouvelles
perspectives et de remettre en question leurs croyances existantes.
Bien que les termes "obstacle didactique" et "obstacle épistémologique" soient
tous deux liés à l'apprentissage, ils se réfèrent à des types différents
d'obstacles : l'obstacle didactique est principalement lié aux méthodes et
processus d'enseignement et d'apprentissage, tandis que l'obstacle
épistémologique est principalement lié aux conceptions et aux croyances
préalables d'un individu
l'obstacle épistémologique peut affecter les individus dans leur vie quotidienne,
tandis que l'obstacle didactique se produit principalement dans le contexte de
l'apprentissage formel, tel que l'école. Par exemple, un individu peut avoir un
obstacle épistémologique dans sa compréhension de la physique quantique, même s'il
n'a jamais suivi de cours de physique quantique formelle. En revanche, l'obstacle
didactique est lié aux obstacles spécifiques qui surviennent lorsqu'un individu essaie
d'apprendre une matière particulière en suivant un programme d'enseignement
formel.
Pour surmonter ces obstacles didactiques, les enseignants peuvent utiliser des approches
pédagogiques variées, telles que des illustrations visuelles, des manipulations concrètes,
des exemples concrets, des jeux éducatifs, etc. Les enseignants peuvent également
encourager les élèves à explorer les propriétés de symétrie en utilisant des modèles et des
motifs, et à pratiquer les transformations géométriques en utilisant des outils tels que des
miroirs et des marqueurs. Les enseignants peuvent également encourager les élèves à
travailler en groupes pour discuter des concepts de géométrie et partager leurs stratégies
de résolution de problèmes.
Pour surmonter les obstacles épistémologiques, il est important de remettre en
question nos croyances préalables et d'être ouvert à de nouvelles perspectives
et à de nouvelles informations. Les enseignants peuvent aider à surmonter les
obstacles épistémologiques en encourageant les élèves à remettre en question
leurs croyances existantes et à explorer de nouvelles perspectives dans leurs
études. Les scientifiques peuvent également surmonter les obstacles
épistémologiques en utilisant une approche scientifique rigoureuse et en étant
ouverts à la remise en question de leurs théories existantes.
différents types d'obstacles :
 Obstacle épistémologique : Il est inhérent au savoir lui-même. La compréhension de
cet obstacle se nourrit de recherches en épistémologie et histoire des mathématiques.
(ex: égalité / proportionnalité; rotation / translation; symétrie / réflexion)
 Obstacle méthodologique: obtenu par le choix d'une méthode d'enseignement. (ex:
mal compréhension de l’application de la méthode de la résolution des problèmes; mal
compréhension de la soustraction par emprunt)
 Obstacle psychologique : Lorsque l'apprentissage vient en contradiction avec des
représentations profondément ancrées chez l'apprenant, on a un blocage. (Ex : un élève
qui ne pouvait utiliser le nombre 2 parce qu'il n'acceptait pas son jumeau).
 Obstacle ontogénique : L'apprentissage demandé est trop en décalage par rapport à la
maturité conceptuelle du sujet. Ceci génère un faible estime de soi et des échecs
répétés.
M E R CI

Quelques concepts de base sience d'éducation-2.pptx

  • 1.
  • 2.
    C’est qui unprofesseur des mathématiques ? Selon Philippe MEIRIEU (spécialiste des sciences de l'éducation et de la pédagogie) : « un professeur de mathématique n’est, en effet, ni un mathématicien ayant suivi quelques cours de psychologie, ni un animateur socio-culturel développant quelque intérêt pour les mathématiques, c’est un professionnel de l’apprentissage des mathématiques, c’est -à- dire quelqu’un capable, à la fois, de finaliser les savoirs qu’il doit transmettre, d’en faire une analyse épistémologique et de proposer des itinéraires variés pour se les approprier. Un professeur de mathématiques est donc un spécialiste de la genèse des mathématiques et non de la transmission de ses résultats ».
  • 3.
    Didactique Pour Ph. MEIRIEU,« la didactique est constituée par l’ensemble des procédés, méthodes et techniques qui ont pour but l’enseignement des connaissances déterminées. - La didactique questionne les savoirs, les connaissances (constitution, décomposition, hiérarchisation, transmission, évaluation, remédiation) ; - Elle se centre sur le comment enseigne-t-on (quelles procédures enseignantes choisir? Pourquoi? Comment les mettre en œuvre?) - Elle s’applique au rapport de l’élève au savoir spécifique enseigné: quelles procédures enseignantes? Quelles difficultés? (Dimension cognitive) ».
  • 4.
    Pédagogie  La pédagogies’attache aux relations affectives dans la classe, au climat de la classe, et inclue dans le savoir du professeur son savoir-faire.  Elle porte sur les relations enseignant/apprenants ou apprenants/ apprenants dans une situation d’apprentissage ;  Elle se centre sur le comment apprend-t-on ;  Elle se focalise sur la communication et la médiation ;  Elle s’intéresse au concept d’apprendre ou d’apprendre à apprendre
  • 5.
    Il s’ensuit quele processus enseignement-apprentissage couvre deux champs de pratiques :  La gestion de l’information, la structuration du savoir par l’enseignant et de leur appropriation par l’élève. C’est le domaine de la didactique ;  Le traitement et la transformation en savoir par la pratique relationnelle et l’action de l’enseignant en classe à partir de l’organisation de situations pédagogiques pour l’apprenant. C’est le domaine de la pédagogie. Le rôle de la didactique et de la pédagogie est de maîtriser ses interactions/ il faut les prévenir, les réguler afin que l’apprentissage soit le plus efficace possible. Un bon enseignant devra être à la fois un pédagogue et un didacticien.
  • 6.
    Triangle didactique deHoussaye (1988)
  • 7.
  • 8.
  • 9.
    Ressources Les ressources sontles savoirs, savoir-faire et savoir être mobilisés par l’apprenant en vue de résoudre une situation-problème complexe.
  • 10.
    Compétence Une compétence estla capacité, pour un individu, de mobiliser un ensemble de ressources (connaissance, savoir, savoir-faire, savoir-être) d’une façon intégrée en vue de résoudre d’une manière pertinente une situation-problème composée et authentique (réelle ou proche de la vie quotidienne).
  • 11.
    Situation didactique /situation adidactique Situation didactique : Les situations didactiques sont des situations qui servent à enseigner. L'environnement de l’élève est un outil, mis en œuvre et manipulé par l’enseignant. Situation adidactique : Le maître se refuse à intervenir comme possesseur des connaissances qu'il veut voir apparaître. L'élève sait bien que le problème a été choisi pour lui faire acquérir une connaissance nouvelle mais il doit savoir aussi que cette connaissance est entièrement justifiée par la logique interne de la situation.
  • 12.
    Dévolution / Institutionnalisation Ladévolution est l'acte par lequel l'enseignant fait accepter à l'élève la responsabilité d'une situation d'apprentissage (adidactique) ou d'un problème et accepte lui-même les conséquences de ce transfert. C'est le processus par lequel le professeur fait en sorte que les élèves assument leur part de responsabilité dans l’apprentissage L'institutionnalisation est la prise en compte "officielle" par l'élève de l'objet de la connaissance et, par le maître de l'apprentissage de l'élève. C'est une phase essentielle du processus didactique : cette double reconnaissance est l'objet de l'institutionnalisation. C’est le processus dans et par lequel le professeur signifie aux élèves les savoirs ou les pratiques qu’il leur faut retenir comme les enjeux de l’apprentissage attendu
  • 14.
    Variable didactique les variablesdidactiques sont des paramètres qui, lorsqu’on agit sur eux, provoquent des adaptations, des régulations et changements de stratégie. Ces paramètres permettent de simplifier ou de complexifier la tâche et ainsi de faire avancer la « construction » du savoir. La maîtrise de ces variables permet de construire le décalage optimal entre les contraintes de la tâche et les ressources de l’élève ; c’est-à-dire de créer les possibilités de « perturbations maximales » de transformation de ses comportements.
  • 15.
    Exemples de variablesdidactiques  Avoir recours ou non à du matériel de manipulation complexifiera la tâche des élèves et/ou les guidera vers une procédure différente.  Faire travailler les élèves seuls, en binôme ou en groupe induira là encore des procédures différentes  Lorsque l’on détermine une durée pour une tâche, on fait déjà un choix didactique. Faire varier la durée d’une tâche à accomplir simplifiera ou complexifiera la tâche des élèves.  La taille des nombres : plus les nombres sont grands plus la tâche sera complexe pour les élèves.  L’écart entre 2 nombres : un écart important entre 2 nombres empêchera également certaines procédures. Plus l’écart est grand entre deux nombres, plus les risques d’erreur dans la technique opératoire seront élevés  Les difficultés ne seront pas les mêmes si un problème comprend uniquement des nombres entiers, ou des nombres décimaux. Mélanger les nombres décimaux et les entiers complexifiera une tâche. VD pour toutes les disciplines VD pour les mathématiques
  • 16.
    Démarche Par démarche didactique,on entendra, d’une part, les modalités d’enseignement (techniques, moyens, procédés, stratégies, etc.) visant à favoriser une démarche d’apprentissage, c’est-à-dire l’appropriation par des apprenants d’un certain contenu : savoirs, attitudes, valeurs, habiletés, etc. et, d’autre part, le mode d’organisation des activités didactiques (par exemple, en cycles didactiques ou en séquences d’enseignement).
  • 17.
    Transposition didactique C’est letravail par lequel le didactique passe du savoir savant aux savoirs enseignés compte tenu des programmes imposés par les décideurs. Elle correspond selon DEVELAY à « un travail de réorganisation de présentation, de genèse de connaissances pré - existantes en vue de leur enseignement ». La transposition didactique apparaît alors comme une forme d’intégration d’un concept au texte du savoir scolaire
  • 18.
    Contrat didactique Il s’agitde « l’ensemble des règles implicites » qui régissent le fonctionnement de la classe et les rapports Maître -Élève-Savoir. Il est défini par G. BROUSSEAU comme étant « l’ensemble des attentes réciproques maître- élève qui s’établissent à propos de l’enseignement d’un savoir donné et qui tendent à définir le rôle de chacun dans le déroulement de cet enseignement ». Ces règles implicites se traduisent par des attentes à propos de ce qui est permis, de ce qui est attendu, de ce qui est réellement demandé. Ces règles supposées, ces attentes souvent non fondées font qu’un élève anticipe et répond par rapport à ce qu’il pense que le maître attend de lui .
  • 19.
    Obstacle didactique  L'obstacledidactique est un concept issu de la didactique des sciences, qui désigne une difficulté spécifique rencontrée par les apprenants lors de l'acquisition de connaissances ou de compétences dans un domaine donné. Cette difficulté peut être liée à des conceptions erronées, à des préjugés, à des représentations inadéquates, à des incompréhensions ou à des blocages cognitifs.  L'obstacle didactique peut être d'origine conceptuelle, épistémologique, méthodologique, ou encore psychologique. Il peut être lié à des caractéristiques propres à l'apprenant, à son environnement ou à la manière dont l'enseignement est dispensé.
  • 20.
    L'obstacle épistémologique L'obstacle épistémologiqueest un concept développé par le philosophe des sciences Gaston Bachelard pour décrire les obstacles qui empêchent les individus de comprendre de nouveaux concepts en raison de leurs croyances et de leurs conceptions préalables erronées. Selon Bachelard, ces obstacles épistémologiques sont des barrières mentales qui empêchent les individus de s'ouvrir à de nouvelles perspectives et de remettre en question leurs croyances existantes.
  • 21.
    Bien que lestermes "obstacle didactique" et "obstacle épistémologique" soient tous deux liés à l'apprentissage, ils se réfèrent à des types différents d'obstacles : l'obstacle didactique est principalement lié aux méthodes et processus d'enseignement et d'apprentissage, tandis que l'obstacle épistémologique est principalement lié aux conceptions et aux croyances préalables d'un individu
  • 22.
    l'obstacle épistémologique peutaffecter les individus dans leur vie quotidienne, tandis que l'obstacle didactique se produit principalement dans le contexte de l'apprentissage formel, tel que l'école. Par exemple, un individu peut avoir un obstacle épistémologique dans sa compréhension de la physique quantique, même s'il n'a jamais suivi de cours de physique quantique formelle. En revanche, l'obstacle didactique est lié aux obstacles spécifiques qui surviennent lorsqu'un individu essaie d'apprendre une matière particulière en suivant un programme d'enseignement formel.
  • 23.
    Pour surmonter cesobstacles didactiques, les enseignants peuvent utiliser des approches pédagogiques variées, telles que des illustrations visuelles, des manipulations concrètes, des exemples concrets, des jeux éducatifs, etc. Les enseignants peuvent également encourager les élèves à explorer les propriétés de symétrie en utilisant des modèles et des motifs, et à pratiquer les transformations géométriques en utilisant des outils tels que des miroirs et des marqueurs. Les enseignants peuvent également encourager les élèves à travailler en groupes pour discuter des concepts de géométrie et partager leurs stratégies de résolution de problèmes.
  • 24.
    Pour surmonter lesobstacles épistémologiques, il est important de remettre en question nos croyances préalables et d'être ouvert à de nouvelles perspectives et à de nouvelles informations. Les enseignants peuvent aider à surmonter les obstacles épistémologiques en encourageant les élèves à remettre en question leurs croyances existantes et à explorer de nouvelles perspectives dans leurs études. Les scientifiques peuvent également surmonter les obstacles épistémologiques en utilisant une approche scientifique rigoureuse et en étant ouverts à la remise en question de leurs théories existantes.
  • 25.
    différents types d'obstacles:  Obstacle épistémologique : Il est inhérent au savoir lui-même. La compréhension de cet obstacle se nourrit de recherches en épistémologie et histoire des mathématiques. (ex: égalité / proportionnalité; rotation / translation; symétrie / réflexion)  Obstacle méthodologique: obtenu par le choix d'une méthode d'enseignement. (ex: mal compréhension de l’application de la méthode de la résolution des problèmes; mal compréhension de la soustraction par emprunt)  Obstacle psychologique : Lorsque l'apprentissage vient en contradiction avec des représentations profondément ancrées chez l'apprenant, on a un blocage. (Ex : un élève qui ne pouvait utiliser le nombre 2 parce qu'il n'acceptait pas son jumeau).  Obstacle ontogénique : L'apprentissage demandé est trop en décalage par rapport à la maturité conceptuelle du sujet. Ceci génère un faible estime de soi et des échecs répétés.
  • 26.