Recommandations péri-
opératoires en chirurgie colique
coloproctologie.fr
I. SIELEZNEFF
Les deux sont contents
Personne n ’est content
Recommandations péri-
opératoires en chirurgie
colorectale
Plan:
• préparation colique
– historique
– préparation mécanique
– antibioprophylaxie
• la sonde gastrique
• iléus postopératoire
• alimentation entérale précoce
Recommandations péri-
opératoires en chirurgie
colorectale
Plan:
• préparation colique
– historique
– préparation mécanique
– antibioprophylaxie
• la sonde gastrique
• iléus postopératoire
• alimentation entérale précoce
La préparation colique
• Définition
• Historique :
– 1833 : première colectomie (60% de décès)
– 1900 : anesthésie et asepsie (37% de décès)
– 1910 : colectomie extrapéritonéale en trois temps
(12% de décès)
– 1945: progrès de l ’après guerre et apparition des
antibiotiques
– 1959 : association des antibiotique et du lavage
colique en chirurgie colorectale (3% de décès)
Recommandations péri-
opératoires en chirurgie
colorectale
Plan:
• préparation colique
– historique
– préparation mécanique
– l ’antibioprophylaxie
• la sonde gastrique
• iléus postopératoire
• alimentation entérale précoce
1. La préparation mécanique
• Avantages potentiels :
– Elimination des matières fécales :
• contamination peropératoire
• cicatrisation anastomotique
– Manipulation peropératoire plus facile
1. La préparation mécanique
• Inconvénients potentiels :
– Malade :
• volume ingéré
• confort :
– ingestion
– gôut
– diarrhée
• risque hydroéléctrolytique
• risque cardiaque
– Côlon :
• œdème pariétal
• ulcérations muqueuses (PEG : 40%)
• risque anastomotique possible
1. La préparation mécanique
• Préparation mécanique : faut il préparer ?
– recommandée par la plupart des chirurgiens mais
bénéfice post-op controversé (bowel preparation with oral
PEG Vs No préparation, Mietinen, DCR 2000)
– Deux types essentiels :
• par induction volémique (PEG ou manitol)
• par agents sécrétoires (phosphate de Na, sené)
1. La préparation mécanique
• Quel type : PEG ou Phosphate de Na ?
– Comparaison : 4 litres de PEG per os vs. 90 ml
de solution de phosphate de Na (Grundel, DCR, 1997)
– Qualité de la préparation : NS
– Morbidité postopératoire : NS
– Meilleure tolérance du Phosphate de Na
1. La préparation mécanique
• Peut on réaliser la préparation à domicile?
– Déjà réalisé pour les coloscopies
– Comparaison de 90 malades à domicile vs. 98
malades à l hôpital (Lee, DCR, 1996)
– Réalisable, amélioration du confort, réduction du
coût
– Limite : cardiopathies
1. La préparation mécanique
• Durée de la préparation : longue(3 j) ou courte(1j)?
– 326 malades classés en 4 groupes : 2 groupes prép. 3J
classique et deux groupes prép 1j (AURC, Fingerhut)
– Préparation de 1j avec manitol ou senné per os > aux autres
1. La préparation mécanique
• Faut il associer des lavements?
– Association lavements par une solution iodée PVI
> association à un lavement à l’eau > préparation
mécanique orale isolée (Hay, DCR, 1989)
1. La préparation mécanique
• A quel moment et à quelle dose?
– 2 Litres de PVI le soir + 2 litres 4 heures avant la
chirurgie seraient suffisants et supérieurs aux
lavements à l ’eau (AURC, Fingerhut)
– Moins :
• d ’abcès de paroi (P<0,004)
• de fistules anastomotiques (P<0.05)
• d’infections intraabdominales (P<0.03)
Préparation mécanique
AU TOTAL
• Il est préconisé de réaliser :
– Une préparation colique mécanique courte
– Phosphate de Na + deux litres de PVI le soir
– 2 litres de PVI 4 heures avant l ’incision
– Cette préparation est possible à domicile
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opératoires en chirurgie
colorectale
Plan:
• préparation colique
– historique
– préparation mécanique
– antibioprophylaxie
• la sonde gastrique
• iléus postopératoire
• alimentation entérale précoce
2. Antibioprophylaxie
• Historique :
– 1953 : St. Mark’s, Lloyd Davis, parentérale
– 1960 : antibiothérapie orale, résistances,
entérocolites
– 1970 : aéro-anaérobies, RJ. Nicholls, per os
(néomycine, érythromycine, activité intestinale)
2. Antibioprophylaxie
• Quel(s) antibiotique(s) ?
– Morbidité septique postopératoire :
• aérobies
• anaérobies
– Mono-antibiothérapies : 147 études contrôlées
(Song, BJS, 1998)
• néomycine, érythromycine, gentamycine…
• efficace
• mais résistances
• efficacité < bi-antibiothérapies
2. Antibioprophylaxie
– Bi-antibiothérapies :
• aéro-anaérobies
• céphalosporine + ornidazole > amoxicilline/ac.
Clavulanique
– suppurations pariétales (p<0,05)
– suppurations intra-abdominales (p<0,01)
– fistules anastomotiques ?
• Céphalosporine + ornidazole + lavement PVI > autres.
(Fingerhut, AURC, colo-proctology, 1991)
2. Antibioprophylaxie
• Quelle voie d ’administration ?
– Per os :
• mono-antibiothérapies : inconvénients…
• bi-antibiothérapie : néomycine + tétracycline
– résistance
– TRT long (3 jours)
– 9 litres Mannitol par sonde gastrique
– Voie Veineuse :
• TRT plus court
• moins de résistance
• administration plus aisée
2. Antibioprophylaxie
• A quel moment et pendant combien de temps ?
– Avant l’intervention :
• Pendant 3 jours vs. 1/2 avant l’incision (Fingerhut, Arch. Surg. 1993)
• Dose unique
– Pendant l’intervention :
• répéter
• > 6 heures
– Après l’intervention :
• pas d’antibiotiques
• conférence de consensus 1992
2. Antibioprophylaxie
• A quelle posologie ?
– Céphalosporine : 1 g / 125ml sérum / 15 min
– Ornidazole : 1 g / 125ml sérum / 15 min
– Pas de comparaison avec d ’autres posologies
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opératoires en chirugie colorectale
Plan:
• préparation colique
– historique
– préparation mécanique
– antibioprophylaxie
• la sonde gastrique
• iléus postopératoire
• alimentation entérale précoce
3. Sonde gastrique
• Pourquoi mettre une sonde gastrique ?
– Welsh, Man. Pract. Surg. 1971 :
• « indispensable »
• décompression
– Bénéfices potentiels :
• stase :
– météorisme
– vomissements
– fistule anastomotique
– inhalation, insuffisance respiratoire
• éventration
• durée iléus
3. Sonde gastrique
– Inconvénients : morbidité
• oesophagites
• fausses routes
• régurgitations
• ulcérations gastriques
• plaie oesophagienne
• pneumothorax
• décès (perforations cardiaques, base du crâne)
3. Sonde gastrique
• Le météorisme est-il réduit ?
– Réponses discordantes
– Méta-analyse (Cheatham, Ann. Surg. 1995) :
• 26 études contrôlées :
– n = 3964
– pas de sonde 163 vs. sonde 165 : NS (p = 0,36)
• 20 études sélectionnées :
– n = 2915
– pas de sonde 150 vs. sonde 119 : p = 0.02
– Au total : météorisme réduit
3. Sonde gastrique
• Y a t ’il moins de vomissements ?
– Réponses discordantes
– Fréquence des vomissements :
• sans sonde gastrique : 5 à 7% de sondage ultérieur
• avec sonde gastrique :
– 8% de vomissements
– réinsertion ultérieure : 2%
• différence :
– réelle ?
– faible
3. Sonde gastrique
• Vomissements :
– Mayo clinic (Otchy, DCR, 1995) :
• sonde gastrique (n=251) vs. pas de sonde (n=229) :
p=0,0085
– Méta-analyse (Cheatham, Ann. Surg. 1995) :
• 26 études contrôlées :
– pas de sonde 201 vs. sonde 168 : NS (p = 0,11)
• 20 études sélectionnées :
– pas de sonde 197 vs. sonde 144 : p = 0.005
– Au total : moins de vomissements
3. Sonde gastrique
• Réduit-elle le risque de fistule anastomotique ?
– 1 à 2 %, < 10%, radiologique : 30%
– Les études sont concordantes
– Méta-analyse (Cheatham, Ann. Surg. 1995) :
• 26 études contrôlées :
– pas de sonde 12 vs. sonde 16 : NS (p=0,9)
• 20 études sélectionnées :
– pas de sonde 11 vs. sonde 15 : NS ( =0,8)
– Au total : risques identiques
3. Sonde gastrique
• Y a t ’il moins de problèmes respiratoires ?
– Pneumopathie, atélectasie, inhalation : 5%
– Plus fréquents avec sonde gastrique :
• Cheatham, Ann. Surg. 1995
• 26 études contrôlées :
– pneumopathies : 53 sans SG vs. 119 avec, p < 0,0001
– atélectasie : 44 sans SG vs. 94 avec, p=0,001
• 20 études sélectionnées :
– pneumopathies : 51 sans SG vs. 92 avec, p=0,001
– atélectasie : 44 sans SG vs. 90 avec, p=0,002
– Néfaste pour les suites respiratoires
3. Sonde gastrique
• Le risque d ’éventration est-il réduit par le
sondage gastrique ?
– Mécanisme potentiel :
• distension
• vomissements
• plus fréquents en l ’absence de SG
– Méta-analyse de Cheatham, Ann. Surg. 1995:
• médianes, 4%
• 26 études contrôlées : 12 éventrations sans SG vs. 33 avec, NS
(p=0,06)
• 20 études sélectionnées : 11 sans SG vs. 31 avec, NS (p=0,06)
• NS
3. Sonde gastrique
• Risque d ’éventration :
– Mayo clinic (Otchy, DCR, 1995)
– Etude prospective randomisée
– En l’absence de SG, il y a plus de :
• météorisme
• vomissements
– Eventration :
• davantage : 3,2% (n=251) vs. 6,6% (n=229)
• mais non significatif : p=0,085
• Au total : risque d ’éventration identique
3. Sonde gastrique
• Réduit-elle la durée de l ’iléus postopératoire ?
– TRT traditionnel de l ’iléus postopératoire
– Sagar, BJS, 1992 :
• reprise du transit
• alimentation
• NS
• morbidité propre
– Cheatham, Ann. Surg. 1995 : alimentation
• 26 études contrôlées : 3,5 j sans SG vs. 4,6 avec, p=0,04
• 20 études sélectionnées : 3,5 j sans SG vs. 4,5 avec, NS
(p=0,07)
• NS
– Ne réduit pas la durée de l ’iléus
3. Sonde gastrique
AU TOTAL
• Réduit :
– le météorisme
– les vomissements
• Ne réduit pas le risque de :
– fistule anastomotique
– d ’éventration
– d’iléus postopératoire
• Augmente le risque respiratoire
• Morbidité propre
• Au total : inutile (sauf si > 2 vomissements, 5%)
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opératoires en chirurgie
colorectale
Plan:
• préparation colique
– historique
– préparation mécanique
– antibioprophylaxie
• la sonde gastrique
• iléus postopératoire
• alimentation entérale précoce
4. Iléus postopératoire
• Iléus :
– Réponse normale à l ’agression viscérale
– Aucun effet bénéfique démontré
– Rallonge les suites opératoires
– But : réduire sa durée
4. Iléus postopératoire
• Définition :
– Pas de définition objective (activité EMG =
complexes migrants, non corrélée à la clinique)
– Bruits hydro aériques, gaz / selles :
• non spécifique d ’organe
• vidange d ’aval
– Pression intra-luminale, marqueurs radio-
opaques, EMG percutané : pas de corrélation
– Au total : alimentation possible + transit
4. Iléus postopératoire
• Physiopathologie :
– Réflexes nerveux sympathiques inhibiteurs : 3 voies
• réflexes ultracourts (intra-muraux)
• réflexes courts (ganglions prévertébraux)
• réflexes longs (médullaires) ++++++
– Neurotransmetteurs et facteurs inflammatoires :
• distension, stress
• libération locale ou à distance
• motiline, substance P, NO, VIP, calcitonine, CRF, opiacés…
• rôles exacts inconnus
4. Iléus postopératoire
• Durée de l ’iléus :
– Selon l ’organe :
• grêle : 0 - 24 h
• estomac : 24 - 48 h
• côlon : 48 - 72 h
– Selon le type de chirurgie (Kolff, Ann. Surg. 1998) :
• colique ++++++
• manipulations peropératoires
• importance de la réponse inflammatoire
4. Iléus postopératoire
• Le type d ’anesthésie modifie t-il l ’iléus ?
– AG (Krogh, Br. J. An. 1994) :
• toutes dépriment la motricité
• protoxyde d ’N vs. isoflurane : NS
– + dose unique épidurale :
• anesthésique local
• idem
4. Iléus postopératoire
• Le type d ’analgésie modifie t-il l ’iléus ?
– Opiacés (Ferraz, Dig. Dis. Sci. 1995) :
• réduisent la motricité
• sauf type Kappa (fedotozine)
• méthadone : possibles effets positifs
– AINS (Kelley, Am. J. Surg. 1993) : inhibition secrétion
prostaglandines
• moins de nausées/vomissements
• meilleure motricité
4. Iléus postopératoire
– Analgésie épidurale postopératoire :
• mécanismes théoriques :
– blocage des réflexes médullaires inhibiteurs
– augment le flux sanguin splanchnique
– diminue l ’activité inflammatoire
• 6 / 8 études contrôlées (Holte, BJS, 2000) :
– diminution iléus
– pubivacaïne (Naropéïne)
• siège : thoracique
• possible dépression respiratoire, surveillance
4. Iléus postopératoire
• La mobilisation précoce des malades réduit-
elle la durée de l ’iléus ?
– Traditionnellement la mobilisation :
• réduit la stase
• améliore le péristaltisme
4. Iléus postopératoire
– En réalité :
• Rao, Am. J. Physiol. 1999 :
– Volontaires sains
– Exercice physique
– Motricité colique inchangée
• Waldhausen, Ann. Surg. 1990 :
– Chirurgie abdominale en général
– Pas d ’amélioration électrique
• Mobilisation précoce indispensable :
– Même si pas d ’effet sur l ’iléus
– Réduit la morbidité globale (Kehlet, Br. J. Anaesth. 1997)
4. Iléus postopératoire
• Sondage nasogastrique : ne diminue pas l ’iléus
4. Iléus postopératoire
• La voie d ’abord coelioscopique réduit-elle la
durée de l ’iléus ?
– Controversée pour la chirurgie des cancers coliques.
– Chirurgie colique : 4 études contrôlées
• activation moindre réflexes inhibiteurs
• réaction inflammatoire moins importante
• Amélioration clinique et EMG
• Mais biais :
– alimentation plus précoce
– durée de sondage gastrique plus brève
– Au total : intérêt non démontré
4. Iléus postopératoire
• Agents prokinétiques (1) :
– Erythromycine (Smith, DCR, 2000) :
• étude prospective randomisée vs. placebo, 200 mg IV/6h
• n =134
• évaluation clinique :
– Gaz : Erythro 4,1 j vs. 4,4, p=0,03
– Selles : Erythro 5,6 vs. 5,4, NS
– Durée hospitalisation : Erythro 7,5 vs. 7,6, NS
– Nauseés, vomissements, sondage gastrique : NS
• Pas d ’amélioration
4. Iléus postopératoire
• Agents prokinétiques (2) :
– Index aux hydrosoluble :
• intérêt diagnostique et thérapeutique controversé
• une seule étude : Feigin, Am. J. Surg. 1996 :
– étude prospective randomisée
– n=50, occlusion intestinale postopératoire, toute chirurgie
abdominale
– reprise du transit : index 25h vs.28, NS
• Pas d ’effet thérapeutique
4. Iléus postopératoire
• Agents prokinétiques (3) :
– Métoclopramide :
• 6 études : critères d ’évaluations peu objectifs
• Intérêt non démontré
– Somatostatine :
• Intérêt potentiel de l ’octréotide (Cullen, Am. J. Surg. 1993) :
– améliore le transit colique
– restaure l ’activité électrique
• Pas d ’étude contrôlée
4. Iléus postopératoire
• Agents prokinétiques (4) :
– Cisapride :
• 2 études prospectives randomisées après chirurgie
colique
• Brown, Am. J. Surg. 1999 :
– cisapride per os
– réduit l ’iléus : 3,7 vs. 4,8 j (p<0,05)
• Roberts, DCR, 1995 :
• Effets adverses :
– TDR cardiaque (torsades de pointe)
– Usage limité
4. Iléus postopératoire
AU TOTAL
• La durée de l’iléus post opératoire est réduite par :
– Les AINS
– L ’analgésie épidurale postopératoire
– Le cisapride
Recommandations péri-
opératoires en chirurgie
colorectale
Plan:
• préparation colique
– historique
– préparation mécanique
– antibioprophylaxie
• la sonde gastrique
• iléus postopératoire
• alimentation entérale précoce
5. Alimentation entérale précoce
• Historique:
– Alimentation trans-rectale 3000 ans avant JC
– 18ème introduction d ’aliments dans le côlon
transverse et l ’estomac (SNG)
– 1881 président USA alimenté par ce procédé après
tentative de meurtre
– 1910 jejunostomie d ’alimentation
– 1910 à 1985 pas d ’alimentation après colectomie
5. Alimentation entérale précoce
• Inconvénients potentiels :
– Fistules anastomotiques
– Nausées /vomissements
– Régurgitations / toux / pneumopathies
– Hyperpression abdominale : éventration
5. Alimentation entérale précoce
• Avantages potentiels :
– Provoque des réflexes propulsifs
– Sécrétion d ’hormones stimulant la motricité
– Maintient de l ’immunité postopératoire
– Réduction du risque d ’infection postopératoire
(Moore, Ann. Surg. 1992)
– Absence d ’atrophie villositaire
– Absence de catabolisme / asthénie
– Meilleur état nutritionnel
5. Alimentation entérale précoce
• Attitude traditionnelle :
– Jeûne strict
– Reprise du transit (gaz +/- selles) :
• réalimentation progressive
• liquide
• pâteux
• solide
5. Alimentation entérale précoce
• Alimentation entérale précoce :
– Réalimentation avant la reprise du transit
– Modalités :
• progressive dès J1
• autres :
– diète semi-élémentaire
– régime sans résidu
– compléments alimentaires spécifiques :
» acides aminés (L-arginine, L-glutamine) : cicatrisation, barrière immunitaire
digestive, infections
» lipides (acides gras essentiels N3)
» ARN et polyribonucléotides syntéthiques
5. Alimentation entérale précoce
• Reissman, Ann. Surg. 1995 :
– Prospective randomisée, n=161
• AEPrécoce : n=80
• AETraditionnelle : n=81
• sans SG
– AEP vs. AET :
• premier repas : 2,5 j vs. 5, p<0,001
• vomissement : 21% vs. 14%, NS
• SG : 11 % vs. 10%, NS
• durée iléus : 3,8 j vs. 4,1, NS
• durée hospitalisation : 6,2 j vs. 6,8, NS
• fistule anastomotique : 0 vs. 1, NS
– AEP faisable et bien tolérée : 79%
5. Alimentation entérale précoce
• Alimentation entérale immédiate : iléus à
moins de 48 h (Moss, JPEN, 1981)
• Iléus plus bref : 7 études contrôlées
• Stewart, Aust. NZJ Surg. 1998 :
– Etude prospective randomisée, n=80
– Chirurgie colorectale
– Alimentation normale 3 jours plus tôt
– Durée d ’hospitalisation < 2 jours
5. Alimentation entérale précoce
• A l’inverse (Watters, Ann. Surg. 1997) :
– Météorisme
– Altération de la fonction respiratoire
– Mauvaise mobilisation postopératoire
– Mais : analgésie par opiacés
5. Alimentation entérale précoce
AU TOTAL
• Bénéfices non démontrés
• Bien tolérée
• Faisable
ATTITUDE PRATIQUE (1)
• Homme
• 70 ans
• ADK colique gauche
• Non occlusif
• Opérable
• Bilan d ’extension négatif
ATTITUDE PRATIQUE (2)
• Préparation :
– Une préparation courte : 1 jour
– Phosphate de Na + 4 l H2O
– Lavement deux litres de PVI le soir
– Lavement 2 litres de PVI 4 heures avant l’incision
– A domicile ou à l ’hôpital (confort)
• Antibioprophylaxie :
– 1 dose unique
– Céphalosporine 1 g + Ornidazole 1 g
ATTITUDE PRATIQUE (3)
• Suites opératoires :
– Pas de SG
– Analgésie :
• épidurale
• AINS
– Alimentation :
• fonction de l ’état clinique
• dès que possible
• normale progressive

Recommandations péri-opéraoires en chiurgie colique

  • 1.
    Recommandations péri- opératoires enchirurgie colique coloproctologie.fr I. SIELEZNEFF
  • 2.
    Les deux sontcontents
  • 3.
  • 4.
    Recommandations péri- opératoires enchirurgie colorectale Plan: • préparation colique – historique – préparation mécanique – antibioprophylaxie • la sonde gastrique • iléus postopératoire • alimentation entérale précoce
  • 5.
    Recommandations péri- opératoires enchirurgie colorectale Plan: • préparation colique – historique – préparation mécanique – antibioprophylaxie • la sonde gastrique • iléus postopératoire • alimentation entérale précoce
  • 6.
    La préparation colique •Définition • Historique : – 1833 : première colectomie (60% de décès) – 1900 : anesthésie et asepsie (37% de décès) – 1910 : colectomie extrapéritonéale en trois temps (12% de décès) – 1945: progrès de l ’après guerre et apparition des antibiotiques – 1959 : association des antibiotique et du lavage colique en chirurgie colorectale (3% de décès)
  • 7.
    Recommandations péri- opératoires enchirurgie colorectale Plan: • préparation colique – historique – préparation mécanique – l ’antibioprophylaxie • la sonde gastrique • iléus postopératoire • alimentation entérale précoce
  • 8.
    1. La préparationmécanique • Avantages potentiels : – Elimination des matières fécales : • contamination peropératoire • cicatrisation anastomotique – Manipulation peropératoire plus facile
  • 9.
    1. La préparationmécanique • Inconvénients potentiels : – Malade : • volume ingéré • confort : – ingestion – gôut – diarrhée • risque hydroéléctrolytique • risque cardiaque – Côlon : • œdème pariétal • ulcérations muqueuses (PEG : 40%) • risque anastomotique possible
  • 10.
    1. La préparationmécanique • Préparation mécanique : faut il préparer ? – recommandée par la plupart des chirurgiens mais bénéfice post-op controversé (bowel preparation with oral PEG Vs No préparation, Mietinen, DCR 2000) – Deux types essentiels : • par induction volémique (PEG ou manitol) • par agents sécrétoires (phosphate de Na, sené)
  • 11.
    1. La préparationmécanique • Quel type : PEG ou Phosphate de Na ? – Comparaison : 4 litres de PEG per os vs. 90 ml de solution de phosphate de Na (Grundel, DCR, 1997) – Qualité de la préparation : NS – Morbidité postopératoire : NS – Meilleure tolérance du Phosphate de Na
  • 12.
    1. La préparationmécanique • Peut on réaliser la préparation à domicile? – Déjà réalisé pour les coloscopies – Comparaison de 90 malades à domicile vs. 98 malades à l hôpital (Lee, DCR, 1996) – Réalisable, amélioration du confort, réduction du coût – Limite : cardiopathies
  • 13.
    1. La préparationmécanique • Durée de la préparation : longue(3 j) ou courte(1j)? – 326 malades classés en 4 groupes : 2 groupes prép. 3J classique et deux groupes prép 1j (AURC, Fingerhut) – Préparation de 1j avec manitol ou senné per os > aux autres
  • 14.
    1. La préparationmécanique • Faut il associer des lavements? – Association lavements par une solution iodée PVI > association à un lavement à l’eau > préparation mécanique orale isolée (Hay, DCR, 1989)
  • 15.
    1. La préparationmécanique • A quel moment et à quelle dose? – 2 Litres de PVI le soir + 2 litres 4 heures avant la chirurgie seraient suffisants et supérieurs aux lavements à l ’eau (AURC, Fingerhut) – Moins : • d ’abcès de paroi (P<0,004) • de fistules anastomotiques (P<0.05) • d’infections intraabdominales (P<0.03)
  • 16.
    Préparation mécanique AU TOTAL •Il est préconisé de réaliser : – Une préparation colique mécanique courte – Phosphate de Na + deux litres de PVI le soir – 2 litres de PVI 4 heures avant l ’incision – Cette préparation est possible à domicile
  • 17.
    Recommandations péri- opératoires enchirurgie colorectale Plan: • préparation colique – historique – préparation mécanique – antibioprophylaxie • la sonde gastrique • iléus postopératoire • alimentation entérale précoce
  • 18.
    2. Antibioprophylaxie • Historique: – 1953 : St. Mark’s, Lloyd Davis, parentérale – 1960 : antibiothérapie orale, résistances, entérocolites – 1970 : aéro-anaérobies, RJ. Nicholls, per os (néomycine, érythromycine, activité intestinale)
  • 19.
    2. Antibioprophylaxie • Quel(s)antibiotique(s) ? – Morbidité septique postopératoire : • aérobies • anaérobies – Mono-antibiothérapies : 147 études contrôlées (Song, BJS, 1998) • néomycine, érythromycine, gentamycine… • efficace • mais résistances • efficacité < bi-antibiothérapies
  • 20.
    2. Antibioprophylaxie – Bi-antibiothérapies: • aéro-anaérobies • céphalosporine + ornidazole > amoxicilline/ac. Clavulanique – suppurations pariétales (p<0,05) – suppurations intra-abdominales (p<0,01) – fistules anastomotiques ? • Céphalosporine + ornidazole + lavement PVI > autres. (Fingerhut, AURC, colo-proctology, 1991)
  • 21.
    2. Antibioprophylaxie • Quellevoie d ’administration ? – Per os : • mono-antibiothérapies : inconvénients… • bi-antibiothérapie : néomycine + tétracycline – résistance – TRT long (3 jours) – 9 litres Mannitol par sonde gastrique – Voie Veineuse : • TRT plus court • moins de résistance • administration plus aisée
  • 22.
    2. Antibioprophylaxie • Aquel moment et pendant combien de temps ? – Avant l’intervention : • Pendant 3 jours vs. 1/2 avant l’incision (Fingerhut, Arch. Surg. 1993) • Dose unique – Pendant l’intervention : • répéter • > 6 heures – Après l’intervention : • pas d’antibiotiques • conférence de consensus 1992
  • 23.
    2. Antibioprophylaxie • Aquelle posologie ? – Céphalosporine : 1 g / 125ml sérum / 15 min – Ornidazole : 1 g / 125ml sérum / 15 min – Pas de comparaison avec d ’autres posologies
  • 24.
    Recommandations péri- opératoires enchirugie colorectale Plan: • préparation colique – historique – préparation mécanique – antibioprophylaxie • la sonde gastrique • iléus postopératoire • alimentation entérale précoce
  • 25.
    3. Sonde gastrique •Pourquoi mettre une sonde gastrique ? – Welsh, Man. Pract. Surg. 1971 : • « indispensable » • décompression – Bénéfices potentiels : • stase : – météorisme – vomissements – fistule anastomotique – inhalation, insuffisance respiratoire • éventration • durée iléus
  • 26.
    3. Sonde gastrique –Inconvénients : morbidité • oesophagites • fausses routes • régurgitations • ulcérations gastriques • plaie oesophagienne • pneumothorax • décès (perforations cardiaques, base du crâne)
  • 27.
    3. Sonde gastrique •Le météorisme est-il réduit ? – Réponses discordantes – Méta-analyse (Cheatham, Ann. Surg. 1995) : • 26 études contrôlées : – n = 3964 – pas de sonde 163 vs. sonde 165 : NS (p = 0,36) • 20 études sélectionnées : – n = 2915 – pas de sonde 150 vs. sonde 119 : p = 0.02 – Au total : météorisme réduit
  • 28.
    3. Sonde gastrique •Y a t ’il moins de vomissements ? – Réponses discordantes – Fréquence des vomissements : • sans sonde gastrique : 5 à 7% de sondage ultérieur • avec sonde gastrique : – 8% de vomissements – réinsertion ultérieure : 2% • différence : – réelle ? – faible
  • 29.
    3. Sonde gastrique •Vomissements : – Mayo clinic (Otchy, DCR, 1995) : • sonde gastrique (n=251) vs. pas de sonde (n=229) : p=0,0085 – Méta-analyse (Cheatham, Ann. Surg. 1995) : • 26 études contrôlées : – pas de sonde 201 vs. sonde 168 : NS (p = 0,11) • 20 études sélectionnées : – pas de sonde 197 vs. sonde 144 : p = 0.005 – Au total : moins de vomissements
  • 30.
    3. Sonde gastrique •Réduit-elle le risque de fistule anastomotique ? – 1 à 2 %, < 10%, radiologique : 30% – Les études sont concordantes – Méta-analyse (Cheatham, Ann. Surg. 1995) : • 26 études contrôlées : – pas de sonde 12 vs. sonde 16 : NS (p=0,9) • 20 études sélectionnées : – pas de sonde 11 vs. sonde 15 : NS ( =0,8) – Au total : risques identiques
  • 31.
    3. Sonde gastrique •Y a t ’il moins de problèmes respiratoires ? – Pneumopathie, atélectasie, inhalation : 5% – Plus fréquents avec sonde gastrique : • Cheatham, Ann. Surg. 1995 • 26 études contrôlées : – pneumopathies : 53 sans SG vs. 119 avec, p < 0,0001 – atélectasie : 44 sans SG vs. 94 avec, p=0,001 • 20 études sélectionnées : – pneumopathies : 51 sans SG vs. 92 avec, p=0,001 – atélectasie : 44 sans SG vs. 90 avec, p=0,002 – Néfaste pour les suites respiratoires
  • 32.
    3. Sonde gastrique •Le risque d ’éventration est-il réduit par le sondage gastrique ? – Mécanisme potentiel : • distension • vomissements • plus fréquents en l ’absence de SG – Méta-analyse de Cheatham, Ann. Surg. 1995: • médianes, 4% • 26 études contrôlées : 12 éventrations sans SG vs. 33 avec, NS (p=0,06) • 20 études sélectionnées : 11 sans SG vs. 31 avec, NS (p=0,06) • NS
  • 33.
    3. Sonde gastrique •Risque d ’éventration : – Mayo clinic (Otchy, DCR, 1995) – Etude prospective randomisée – En l’absence de SG, il y a plus de : • météorisme • vomissements – Eventration : • davantage : 3,2% (n=251) vs. 6,6% (n=229) • mais non significatif : p=0,085 • Au total : risque d ’éventration identique
  • 34.
    3. Sonde gastrique •Réduit-elle la durée de l ’iléus postopératoire ? – TRT traditionnel de l ’iléus postopératoire – Sagar, BJS, 1992 : • reprise du transit • alimentation • NS • morbidité propre – Cheatham, Ann. Surg. 1995 : alimentation • 26 études contrôlées : 3,5 j sans SG vs. 4,6 avec, p=0,04 • 20 études sélectionnées : 3,5 j sans SG vs. 4,5 avec, NS (p=0,07) • NS – Ne réduit pas la durée de l ’iléus
  • 35.
    3. Sonde gastrique AUTOTAL • Réduit : – le météorisme – les vomissements • Ne réduit pas le risque de : – fistule anastomotique – d ’éventration – d’iléus postopératoire • Augmente le risque respiratoire • Morbidité propre • Au total : inutile (sauf si > 2 vomissements, 5%)
  • 36.
    Recommandations péri- opératoires enchirurgie colorectale Plan: • préparation colique – historique – préparation mécanique – antibioprophylaxie • la sonde gastrique • iléus postopératoire • alimentation entérale précoce
  • 37.
    4. Iléus postopératoire •Iléus : – Réponse normale à l ’agression viscérale – Aucun effet bénéfique démontré – Rallonge les suites opératoires – But : réduire sa durée
  • 38.
    4. Iléus postopératoire •Définition : – Pas de définition objective (activité EMG = complexes migrants, non corrélée à la clinique) – Bruits hydro aériques, gaz / selles : • non spécifique d ’organe • vidange d ’aval – Pression intra-luminale, marqueurs radio- opaques, EMG percutané : pas de corrélation – Au total : alimentation possible + transit
  • 39.
    4. Iléus postopératoire •Physiopathologie : – Réflexes nerveux sympathiques inhibiteurs : 3 voies • réflexes ultracourts (intra-muraux) • réflexes courts (ganglions prévertébraux) • réflexes longs (médullaires) ++++++ – Neurotransmetteurs et facteurs inflammatoires : • distension, stress • libération locale ou à distance • motiline, substance P, NO, VIP, calcitonine, CRF, opiacés… • rôles exacts inconnus
  • 40.
    4. Iléus postopératoire •Durée de l ’iléus : – Selon l ’organe : • grêle : 0 - 24 h • estomac : 24 - 48 h • côlon : 48 - 72 h – Selon le type de chirurgie (Kolff, Ann. Surg. 1998) : • colique ++++++ • manipulations peropératoires • importance de la réponse inflammatoire
  • 41.
    4. Iléus postopératoire •Le type d ’anesthésie modifie t-il l ’iléus ? – AG (Krogh, Br. J. An. 1994) : • toutes dépriment la motricité • protoxyde d ’N vs. isoflurane : NS – + dose unique épidurale : • anesthésique local • idem
  • 42.
    4. Iléus postopératoire •Le type d ’analgésie modifie t-il l ’iléus ? – Opiacés (Ferraz, Dig. Dis. Sci. 1995) : • réduisent la motricité • sauf type Kappa (fedotozine) • méthadone : possibles effets positifs – AINS (Kelley, Am. J. Surg. 1993) : inhibition secrétion prostaglandines • moins de nausées/vomissements • meilleure motricité
  • 43.
    4. Iléus postopératoire –Analgésie épidurale postopératoire : • mécanismes théoriques : – blocage des réflexes médullaires inhibiteurs – augment le flux sanguin splanchnique – diminue l ’activité inflammatoire • 6 / 8 études contrôlées (Holte, BJS, 2000) : – diminution iléus – pubivacaïne (Naropéïne) • siège : thoracique • possible dépression respiratoire, surveillance
  • 44.
    4. Iléus postopératoire •La mobilisation précoce des malades réduit- elle la durée de l ’iléus ? – Traditionnellement la mobilisation : • réduit la stase • améliore le péristaltisme
  • 45.
    4. Iléus postopératoire –En réalité : • Rao, Am. J. Physiol. 1999 : – Volontaires sains – Exercice physique – Motricité colique inchangée • Waldhausen, Ann. Surg. 1990 : – Chirurgie abdominale en général – Pas d ’amélioration électrique • Mobilisation précoce indispensable : – Même si pas d ’effet sur l ’iléus – Réduit la morbidité globale (Kehlet, Br. J. Anaesth. 1997)
  • 46.
    4. Iléus postopératoire •Sondage nasogastrique : ne diminue pas l ’iléus
  • 47.
    4. Iléus postopératoire •La voie d ’abord coelioscopique réduit-elle la durée de l ’iléus ? – Controversée pour la chirurgie des cancers coliques. – Chirurgie colique : 4 études contrôlées • activation moindre réflexes inhibiteurs • réaction inflammatoire moins importante • Amélioration clinique et EMG • Mais biais : – alimentation plus précoce – durée de sondage gastrique plus brève – Au total : intérêt non démontré
  • 48.
    4. Iléus postopératoire •Agents prokinétiques (1) : – Erythromycine (Smith, DCR, 2000) : • étude prospective randomisée vs. placebo, 200 mg IV/6h • n =134 • évaluation clinique : – Gaz : Erythro 4,1 j vs. 4,4, p=0,03 – Selles : Erythro 5,6 vs. 5,4, NS – Durée hospitalisation : Erythro 7,5 vs. 7,6, NS – Nauseés, vomissements, sondage gastrique : NS • Pas d ’amélioration
  • 49.
    4. Iléus postopératoire •Agents prokinétiques (2) : – Index aux hydrosoluble : • intérêt diagnostique et thérapeutique controversé • une seule étude : Feigin, Am. J. Surg. 1996 : – étude prospective randomisée – n=50, occlusion intestinale postopératoire, toute chirurgie abdominale – reprise du transit : index 25h vs.28, NS • Pas d ’effet thérapeutique
  • 50.
    4. Iléus postopératoire •Agents prokinétiques (3) : – Métoclopramide : • 6 études : critères d ’évaluations peu objectifs • Intérêt non démontré – Somatostatine : • Intérêt potentiel de l ’octréotide (Cullen, Am. J. Surg. 1993) : – améliore le transit colique – restaure l ’activité électrique • Pas d ’étude contrôlée
  • 51.
    4. Iléus postopératoire •Agents prokinétiques (4) : – Cisapride : • 2 études prospectives randomisées après chirurgie colique • Brown, Am. J. Surg. 1999 : – cisapride per os – réduit l ’iléus : 3,7 vs. 4,8 j (p<0,05) • Roberts, DCR, 1995 : • Effets adverses : – TDR cardiaque (torsades de pointe) – Usage limité
  • 52.
    4. Iléus postopératoire AUTOTAL • La durée de l’iléus post opératoire est réduite par : – Les AINS – L ’analgésie épidurale postopératoire – Le cisapride
  • 53.
    Recommandations péri- opératoires enchirurgie colorectale Plan: • préparation colique – historique – préparation mécanique – antibioprophylaxie • la sonde gastrique • iléus postopératoire • alimentation entérale précoce
  • 54.
    5. Alimentation entéraleprécoce • Historique: – Alimentation trans-rectale 3000 ans avant JC – 18ème introduction d ’aliments dans le côlon transverse et l ’estomac (SNG) – 1881 président USA alimenté par ce procédé après tentative de meurtre – 1910 jejunostomie d ’alimentation – 1910 à 1985 pas d ’alimentation après colectomie
  • 55.
    5. Alimentation entéraleprécoce • Inconvénients potentiels : – Fistules anastomotiques – Nausées /vomissements – Régurgitations / toux / pneumopathies – Hyperpression abdominale : éventration
  • 56.
    5. Alimentation entéraleprécoce • Avantages potentiels : – Provoque des réflexes propulsifs – Sécrétion d ’hormones stimulant la motricité – Maintient de l ’immunité postopératoire – Réduction du risque d ’infection postopératoire (Moore, Ann. Surg. 1992) – Absence d ’atrophie villositaire – Absence de catabolisme / asthénie – Meilleur état nutritionnel
  • 57.
    5. Alimentation entéraleprécoce • Attitude traditionnelle : – Jeûne strict – Reprise du transit (gaz +/- selles) : • réalimentation progressive • liquide • pâteux • solide
  • 58.
    5. Alimentation entéraleprécoce • Alimentation entérale précoce : – Réalimentation avant la reprise du transit – Modalités : • progressive dès J1 • autres : – diète semi-élémentaire – régime sans résidu – compléments alimentaires spécifiques : » acides aminés (L-arginine, L-glutamine) : cicatrisation, barrière immunitaire digestive, infections » lipides (acides gras essentiels N3) » ARN et polyribonucléotides syntéthiques
  • 59.
    5. Alimentation entéraleprécoce • Reissman, Ann. Surg. 1995 : – Prospective randomisée, n=161 • AEPrécoce : n=80 • AETraditionnelle : n=81 • sans SG – AEP vs. AET : • premier repas : 2,5 j vs. 5, p<0,001 • vomissement : 21% vs. 14%, NS • SG : 11 % vs. 10%, NS • durée iléus : 3,8 j vs. 4,1, NS • durée hospitalisation : 6,2 j vs. 6,8, NS • fistule anastomotique : 0 vs. 1, NS – AEP faisable et bien tolérée : 79%
  • 60.
    5. Alimentation entéraleprécoce • Alimentation entérale immédiate : iléus à moins de 48 h (Moss, JPEN, 1981) • Iléus plus bref : 7 études contrôlées • Stewart, Aust. NZJ Surg. 1998 : – Etude prospective randomisée, n=80 – Chirurgie colorectale – Alimentation normale 3 jours plus tôt – Durée d ’hospitalisation < 2 jours
  • 61.
    5. Alimentation entéraleprécoce • A l’inverse (Watters, Ann. Surg. 1997) : – Météorisme – Altération de la fonction respiratoire – Mauvaise mobilisation postopératoire – Mais : analgésie par opiacés
  • 62.
    5. Alimentation entéraleprécoce AU TOTAL • Bénéfices non démontrés • Bien tolérée • Faisable
  • 63.
    ATTITUDE PRATIQUE (1) •Homme • 70 ans • ADK colique gauche • Non occlusif • Opérable • Bilan d ’extension négatif
  • 64.
    ATTITUDE PRATIQUE (2) •Préparation : – Une préparation courte : 1 jour – Phosphate de Na + 4 l H2O – Lavement deux litres de PVI le soir – Lavement 2 litres de PVI 4 heures avant l’incision – A domicile ou à l ’hôpital (confort) • Antibioprophylaxie : – 1 dose unique – Céphalosporine 1 g + Ornidazole 1 g
  • 65.
    ATTITUDE PRATIQUE (3) •Suites opératoires : – Pas de SG – Analgésie : • épidurale • AINS – Alimentation : • fonction de l ’état clinique • dès que possible • normale progressive