SlideShare une entreprise Scribd logo
City University
Gastrectomie
Illness 3
Préparé par : Michel SAMRANY
Définition
• La gastrectomie est l’exérèse d’une partie plus ou
moins importante de l’estomac allant de la
gastrectomie partielle à la gastrectomie totale et
nécessitant un rétablissement de la continuité
digestive par anastomose gastro- duodénale ou
gastro- jéjunale.
Indications:
• Cancer de l’estomac
• Ulcère gastro duodénal(si echec du trt
médicamenteux)
• Hemorragie gastrique
• Ulcère perforé
PREPARATION PSYCHOLOGIQUE
• La relation soignant-soigné est basée sur l’écoute, le
dialogue et la disponibilité
• Important : dire au patient que sa famille pourra
demander des nouvelles à l’équipe soignante mais qu’il
sera préférable de désigner un interlocuteur unique de
façon à éviter la répétition des communications
téléphoniques
• Le patient doit pouvoir à tout moment exprimer ses
craintes et son manque de connaissance
• L’IDE comme l’AS doit expliquer le déroulement des
soins ainsi que leur objectif
• La relation de confiance établie permettra au patient
de verbaliser ses angoisses et de poser les questions
éventuelles
• L’IDE est souvent le relais entre le patient, sa
famille et le chirurgien
• Les craintes du patient peuvent être liées à
l’anesthésie (peur de ne pas se réveiller), et à
la maladie (peur de l’inconnu tel que le
cancer)
• Le patient sera rassuré s’il obtient des
réponses claires et cohérentes (dialogue dans
l’équipe, transmissions ciblées précises écrites
et orales)
LE BILAN PRE-OPERATOIRE
• Comporte l’ensemble des examens
nécessaires que le patient a eu ou doit avoir
lors de son arrivée avant son intervention
• Les examens demandés sont prescrits par le
chirurgien ou l’anesthésiste
• Pour la chirurgie lourde des patients fragiles, il
peut être nécessaire de les hospitaliser
quelques jours plus tôt pour les préparer
(alimentation parentérale, kiné respiratoire)
BILAN BIOLOGIQUE
• Réaliser le bilan sanguin :
• NFS : éventuelle anémie, hyper leucocytose,
thrombopénie…
• IONO : fonction rénale, troubles ioniques
• Protides : dénutrition
• CRP : surveillance de l’inflammation
• TP, TCA : surtout si anticoagulant
• Groupe sanguin (2 déterminations), RAI
BILAN RADIOLOGIQUE
• Récupérer ou faire réaliser les examens
demandés :
– Radio pulmonaire
– TOGD, lavement opaque
– Scanner abdominal
– …
BILAN COMPLEMENTAIRE
• Récupérer ou faire réaliser les examens
demandés
– ECG si antécédents cardio, plus de 45 ans, ou
traitement médicamenteux
– Écho cœur si ATCD cardio
– EFR si ATCD pneumo…
PREPARATION DU DOSSIER
• Vérification du dossier du patient la veille au
soir de l’intervention
• Le rôle de l’IDE n’est pas seulement de réaliser
les bilans et de ranger les résultats dans le
dossier mais aussi de regarder s’il y a des
anomalies et de communiquer les résultats au
médecin (chirurgien ou anesthésiste)
PREPARATION DU PATIENT
• Informer le patient sur la prise en charge de la
douleur post-opératoire, lui montrer le
fonctionnement d’une PCA s’il est susceptible d’en
avoir une en post-op (souvent pour les interventions
lourdes type gastrectomie ou colectomie…)
• Préparation cutanée en fonction de la voie d’abord
(champ opératoire); Dépilation à la tondeuse
chirurgicale
• Ablation du vernis à ongles
• Douche préopératoire ou bain de lit avec un
antiseptique (Bétadine scrub*1/2 flacon par douche)
• Signaler au patient qu’il doit insister sur certaines
parties du corps : l’ombilic+++ les plis et les parties
génitales
• Préparation colique : administration (bien donner les
explications au patient) d’un lavement par
Normacol* pour toutes les interventions de
proctologie pour vider l’ampoule rectale; vérifier la
bonne prise par le patient et son efficacité
• Administration de la préparation colique par voie
orale et vérification de son efficacité.
• Prise des constantes
• Informer le patient qu’il devra rester à jeun à partir
de minuit (ni boire, ni manger, ni fumer, ni chewing-
gum ou bonbon…)
• Informer le patient de l’heure possible de son
intervention
• Administrer la prémédication pour calmer l’anxiété
(anxiolytiques, anti-histaminiques) par voie orale
(pas de traumatisme de l’IM)
LE JOUR OPERATOIRE
• Avant le départ au bloc
• Réveiller le patient
• S’assurer qu’il soit bien à jeun
• Prise des constantes
• Douche préopératoire ou bain de lit
• Brossage des dents
• Donner du linge de toilette propre
• Habillage avec la tenue de bloc.
• Réfection de lit complète avec du linge propre
• Vérification ultime du champ opératoire et de l’état
cutané du patient
• Faire uriner le patient juste avant le départ au bloc
• Lui demander de retirer les prothèses
dentaires et auditives, les lentilles oculaires,
les bijoux et percings
• Administration de la prémédication
• Vérification ultime du dossier
• Mettre un bracelet d’identification au poignet
droit
• Remplir la feuille de liaison bloc-service
• Si le patient est arrivé en urgence, la
démarche sera identique sauf qu’il faudra
débuter et planifier le traitement prescrit
• Patient descendu au bloc sur appel
• Avant le retour du bloc
• Préparation de la chambre
• Aérer et faire l’entretien quotidien de la chambre
• Installer le débit-litre à oxygène
• Installer le régulateur de dépression suivant le
type d’intervention
• Prévoir les tubulures nécessaires
• Mettre un pied à perfusion, un bassin ou un
urinal
• Le retour du bloc
• Prendre connaissance du compte rendu de
l’intervention, des prescriptions post-opératoires,
des médicaments déjà reçus avant son retour
dans le service
• Installation du patient :
– Donner la sonnette
– Le prévenir qu’il ne doit pas se lever seul la première
fois même s’il se sent bien
– Lui laisser les barrières jusqu’à son réveil complet
– Lui proposer de fermer le store pour qu’il se repose
mieux car la luminosité peut être désagréable
• Installer le patient en décubitus dorsal à plat
ou légèrement demi-assis pour les
laparotomies. Pour les coelioscopies,
installation du pied du lit un peu surélevé pour
limiter les douleurs des épaules (liées au
pneumopéritoine)
• Procéder au branchement des différents
appareils : oxygène, aspiration gastrique sur
prescription médicale.
• Surveillance neurologique : état de
conscience, motricité
• Surveillance hémodynamique : pouls, TA,
coloration des muqueuses
• Surveillance respiratoire : recherche d’une cyanose,
d’un encombrement bronchique.
Fréquence et amplitude respiratoire (surtout si
morphine)
• Surveillance de la coloration des téguments.
• Surveillance de la douleur : EVA ou autre mode
d’évaluation de la douleur
Pour la proctologie, important de prévenir que la
douleur peut être due au pansement qui comprime la
zone opérée (souvent douleur similaire à l’envie
d’aller à la selle)
Souvent 2 à 3 antalgiques sont prescrits
systématiquement quelque soit la douleur; un
antalgique supplémentaire est prescrit si besoin le
plus souvent
• Surveillance du risque hémorragique :
Surveillance de l’abdomen, du pansement
(décollé, tâché,…) de la perfusion et du point de
ponction (rougeur, chaleur, douleur), des
différents drainages (quantité, aspect et couleur
du liquide )
Pour la proctologie, des saignements peuvent
survenir; en général, ils sont de faible abondance
et nécessitent une réfection du pansement
Surveillance des drainages : installation des
drainages en déclive (redon, poche de drain),
surveillance de la quantité, de la couleur et de
l’aspect du liquide de drainage (bile, sang pur…)
• Surveillance de la fonction rénale : diurèse,
couleur et aspect des urines
Pour la proctologie, le risque de rétention
urinaire post-opératoire est important, même
transitoire; il est en général maîtrisé par la prise
de médicaments décontracturants; en cas de
persistance, la sonde vésicale est utile pour 2 à 3
jours; son ablation sera faite lors de la reprise de
transit.
• Surveillance des signes d’infection : température,
aspect de la cicatrice, surveillance des liquides de
drainage
• Surveillance des troubles digestifs : nausées,
vomissements, pouvant être des effets secondaires
des antalgiques, ou un dysfonctionnement du
matériel d’aspiration gastrique.
• Surveillance biologique : sur prescription médicale,
rare le jour même de l’intervention (NFS, TP TCA,
ionogramme, BH…, troponine)
• Protection gastrique : prescrits pour plusieurs
raisons :
– Risque d’ulcère de stress
– Traitement par AINS
– Patient à jeun
– Sonde gastrique irritative pour la muqueuse
• Traitement antibiotique : soit curatif soit
prophylactique
• Traitement anticoagulant : le plus souvent en
préventif sauf en cas d’anticoagulant antérieur
(curatif)
• Lever précoce pour diminuer le risque thrombo-
embolique, les escarres et les pneumopathies.
• Le premier lever doit être réalisé en présence d’une
IDE et se fait à J1 post op, parfois le jour même pour
favoriser les mictions
• En cas d’anticoagulant par HBPM, une prescription
de NFS doit être faite deux fois par semaine pour le
taux de plaquettes (thrombopénie à l’héparine avec
risques de phlébite)
• Traitement anti-émétique : souvent associé au
traitement antalgique afin d’inhiber son effet
secondaire; il peut être associé dans la même
seringue ou prescrit en « si besoin »
• L’hydratation : systématiquement prescrite en
post-op; durée variable selon la chirurgie, 24
heures à plusieurs jours voire semaines pour les
interventions lourdes.
• Une nutrition parentérale est associée pour les
interventions lourdes de type gastrectomie,
LES SOINS INFIRMIERS A PARTIR DE J1
• Surveillance des constantes
– Pouls, TA, température, saturation si patient sous
O2
– De J1 jusqu’à la fin du séjour
• Surveillance de la douleur
– EVA afin d’adapter le traitement antalgique et le
faire modifier par le médecin si nécessaire
– De J1 à la fin du séjour
– Expliquer la prise des antalgiques et donner des
horaires de prise
• Surveillance de la diurèse
– Diurèse des 24h pour tous les patients perfusés (bilan
entrées-sorties), voire diurèse horaire si nécessaire
(traitement diurétique, oedèmes ou troubles de la
diurèse)
– Surveillance de la sonde vésicale pour les
interventions lourdes
– Ablation de la SV sur prescription médicale
– Quand le patient est déperfusé sauf traitement
particulier ou troubles persistants
– En procto, ablation après transit normal
• Surveillance de la reprise du transit
– Reprise des gaz et des selles (délai variable en
fonction de l’intervention)
– Pour la procto : un traitement par laxatifs est débuté
dès J1 pour faciliter l’évacuation; apport hydrique
nécessaire (2 l par jour en dehors repas)
– Si à J3 pas de selles, 1 l de PEG sera donné
– Troubles locaux de perception du passage des selles
peuvent persister pour un mois; rassurer le patient,
ils disparaîtront avec la cicatrisation
• Surveillance des différents drainages
– Quantification des drainages (redons, lames, drains, etc…)
– Surveiller la couleur et l’aspect du liquide)
– Le tout jusqu’à ablation
– L’ablation ou la mobilisation sera faite sur prescription
médicale.
• Surveillance de la sonde naso-gastrique
– Quantité, aspect et couleur du liquide
– Vérifier le bon fonctionnement de la sonde et du matériel
d’aspiration
– Effectuer les soins de sondes (nettoyer la narine, fixer la
sonde), afin d’éviter les escarres
– A réaliser jusqu’à l’ablation
– Celle-ci se fera sur prescription médicale, elle dépendra de
la quantité quotidienne, de l’aspect du liquide et de la
reprise du transit.
• Surveillance de l’abord veineux
– Il peut être périphérique ou central
– Surveillance du point de ponction
– Surveillance du débit de la perfusion…
– Changement du cathlon et de ligne de perfusion
suivant le protocole
– L’ablation se fera sur prescription médicale.
• Surveillance des pansements
– Vérifier qu’il soit en place et occlusif
– Les refaire à J1 s’ils sont tâchés puis remettre un
pansement sec
– Les refaire à J3 puis mettre la cicatrice à l’air si elle
n’est pas suintante
– Refaire les pansements de drainages si nécessaire
• Les soins de nursing
– Aide à la toilette pour certains patients
– Soins de bouche pour ceux qui doivent rester à jeun
longtemps
– Réfection du lit, hygiène du lit
– Prévention d’escarres
– 1er lever précoce à J1 post-op en présence de l’infirmière.
• Reprise de l’alimentation : sur prescription
– Plus tardive à la reprise du transit pour les résections
digestives
– La diététicienne intervient dès le début de la
réalimentation pour informer le patient du régime et
l’éduquer
– Conseiller l’arrêt des aliments à fermentation et boissons
gazeuses
Education
• Information du patient lors de sa sortie
– Informer la famille du patient : communiquer la
date de sortie (le patient le fait le plus souvent)
– Se préoccuper du transport (en semaine, rôle de
la secrétaire, en week end, rôle de l’IDE), la famille
du patient peut venir le chercher
– Remettre les papiers de sortie et leurs explications
– Redonner les conseils sur l’hygiène, les
pansement, l’alimentation (consignes comprises
par le patient et sa famille)
– Pas de port de charges lourdes pendant 3 sem
• Education du patient pour les soins d’hygiène au
niveau de sa cicatrice; l’informer qu’il peut
prendre une douche, pas de bains pendant 3
semaines
• Éducation pour les bains de siège
• Éducation pour l’appareillage des stomies (en
coordination avec les stomathérapeutes).
• Explications et éducation pour les prises
médicamenteuses (antalgiques, traitement de la
constipation, etc…)
• Éducations pour l’alimentation et le respect du
régime prescrit par le chirurgien.
• L’intervention de la diététicienne devra se faire
dès le début de la réalimentation
LES COMPLICATIONS POST-OP
• Certaines manifestations sont transitoires :
– Irritation de la muqueuse oro-pharyngée due à l’intubation ou
à la sonde gastrique
– Troubles digestifs et nausées
– Certains troubles neurologiques chez le sujet âgé
(désorientation transitoire, somnolence et état d’agitation).
• Complications respiratoires
– La principale cause est le syndrome infectieux pleuro-
pulmonaire;
– Sont favorisées par l’anesthésie, l’inhibition de la mécanique
ventilatoire (douleur, distensions abdominale), par un sepsis
pré ou post-op (péritonite, abcès profond), ou par l’inhalation
de liquide gastrique
– Le kiné aura un rôle important, de la kiné respiratoire sera
prescrite par les médecins
• Complications cardio-vasculaires
– Elles peuvent être cardiaques, hémorragiques ou thrombo-
emboliques
– Les complications cardiaques sont des troubles du rythme,
un OAP, une poussée d’insuffisance cardiaque, un infarctus
du myocarde, une crise d’angor
– Elles surviennent en général chez des sujets ayant un passé
cardiologique.
– La thrombose veineuse est une complications qui peut
compromettre le pronostic vital en raison du risque
d’embolie pulmonaire
– C’est la raison pour laquelle un traitement préventif est
mis en place dès le post-op immédiat
– Une douleur du mollet associé à un fébricule à 38° doit
l’évoquer et le patient doit rester allongé jusqu’à l’avis du
médecin
– Elle peut être favorisée par le terrain (obésité, insuffisance
cardiaque…)ou la chirurgie (cancer, infection profonde…)
• Complications hémorragiques
– Elles peuvent être dues à des problèmes
techniques (sutures, lésions d’artérioles…), des
troubles de l’hémostase (hémophilie, traitement
anticoagulant, allergie à l’héparine, autres…)
– Elles peuvent être internes ou extériorisés par la
cicatrice ou les drainages
– Elles peuvent nécessiter une réintervention.
• Complications urinaires
– Le plus souvent, infections urinaires secondaires à
la présence d’une sonde vésicale
– Rétention aiguë d’urines (médicamenteuse, liée à
la douleur, à un fécalome…)
– Insuffisance rénale (circulatoire sur bas-débit,
infectieuse ou médicamenteuse)
• Complications pariétales
– Hématomes de paroi, qui peuvent s’infecter (parfois
pose d’un drain sous scanner)
– Abcès de paroi localisés à la cicatrice; le plus souvent,
le traitement local est suffisant : enlever des agrafes
et mécher; le drainage sous scanner est rare (sous-
cutané profond, intervention relativement ancienne)
– Désunions ou éviscérations liées à une infection locale
ou le plus souvent profonde
• Autres complications :
– Les complications de décubitus (sujets affaiblis et
dénutris, alitement prolongé)
– Complications psychiques (état d’agitation post-op
delirium tremens de l’alcoolique, sevrage des
benzodiazépines, dépression…)
– Désordres métaboliques dus à une décompensation
d’un diabète, à des troubles hydro-électrolytiques
Surveillance de l’apparition de
complications tardives
• Syndrome de petit estomac: sensation de
ballonnement après qq cuillères de nourriture
d’où fractionner les repas.
• Dumping Syndrome: Malaise post prandiale lié
à l’arrivée brutale d’aliments dans le jéjunum,
survient 10mn ou ½ heure après les repas:
sueurs, nausées, vomissements, paleur,
angoisse, hypotension orthostatique.
• Hypoglycémie post prandiale: survient 2
heures après les repas donc favoriser les
sucres lents et diminuer les sucres rapides.
Surveillance de l’apparition de
complications nutritionnelles
• Amaigrissement: chez tous les patients
opérés. Reprise progressive de l’alimentation
et reprise de poids.
• Nombreuses carences: Protéines, Fer, Vit B12,
• Asthénie suite à l’intervention chirurgicale.
Merci

Contenu connexe

Tendances

04 fractures du cotyle (1)
04  fractures du cotyle (1)04  fractures du cotyle (1)
04 fractures du cotyle (1)latifahanachi
 
Anatomie du mediastin
Anatomie du mediastinAnatomie du mediastin
Anatomie du mediastinhind henzazi
 
L'Imagerie en Urologie Dr BARKAOUI
L'Imagerie en Urologie Dr BARKAOUIL'Imagerie en Urologie Dr BARKAOUI
L'Imagerie en Urologie Dr BARKAOUI
Salaheddine Barkaoui
 
La cholécystite
La cholécystiteLa cholécystite
La cholécystite
Idris Ahmed
 
Colectomie gauche et droite
Colectomie gauche et droite Colectomie gauche et droite
Colectomie gauche et droite
Yannick Nijs
 
Les abcès-hépatiques-2012
Les abcès-hépatiques-2012Les abcès-hépatiques-2012
Les abcès-hépatiques-2012Hassan HAMALA
 
Epistaxis conference
Epistaxis conference Epistaxis conference
Epistaxis conference
smail kharoubi
 
Anatomie du Foie
Anatomie du FoieAnatomie du Foie
Anatomie du Foie
Alireza Jalali
 
appendicite aiguë
appendicite aiguëappendicite aiguë
appendicite aiguë
drchamadi
 
Cholecystite aigue lithiasique
Cholecystite aigue lithiasiqueCholecystite aigue lithiasique
Cholecystite aigue lithiasique
Dr. Abdellah Benrahou
 
ponction-ascite
 ponction-ascite  ponction-ascite
ponction-ascite
Patou Conrath
 
Occlusions intestinales-aiguës
Occlusions intestinales-aiguësOcclusions intestinales-aiguës
Occlusions intestinales-aiguës
Mehdi Razzok
 
Syndrome de Zollinger-Ellison
Syndrome de Zollinger-EllisonSyndrome de Zollinger-Ellison
Syndrome de Zollinger-Ellison
wuefab
 
Diagnostic d’une adénopathie cervicale chronique.pptx
Diagnostic d’une adénopathie cervicale chronique.pptxDiagnostic d’une adénopathie cervicale chronique.pptx
Diagnostic d’une adénopathie cervicale chronique.pptx
KHETTABDJOUHER
 
Cour n=آ°03 fracture de la jambe cour officiel- ppt
Cour n=آ°03 fracture de la jambe  cour officiel- pptCour n=آ°03 fracture de la jambe  cour officiel- ppt
Cour n=آ°03 fracture de la jambe cour officiel- pptkillua zoldyck
 
Cat devant une hémorragie digestive haute
Cat devant une hémorragie digestive hauteCat devant une hémorragie digestive haute
Cat devant une hémorragie digestive haute
Nisrine Bouji
 
Brulures caustiques oesophage
Brulures caustiques oesophageBrulures caustiques oesophage
Brulures caustiques oesophageHana Hanouna
 
accident vasculaire cérébral (avec mp3)
accident vasculaire cérébral (avec mp3)accident vasculaire cérébral (avec mp3)
accident vasculaire cérébral (avec mp3)
عبد الرحمان مكاوي
 

Tendances (20)

04 fractures du cotyle (1)
04  fractures du cotyle (1)04  fractures du cotyle (1)
04 fractures du cotyle (1)
 
Anatomie du mediastin
Anatomie du mediastinAnatomie du mediastin
Anatomie du mediastin
 
L'Imagerie en Urologie Dr BARKAOUI
L'Imagerie en Urologie Dr BARKAOUIL'Imagerie en Urologie Dr BARKAOUI
L'Imagerie en Urologie Dr BARKAOUI
 
Situation anatomique
Situation anatomiqueSituation anatomique
Situation anatomique
 
La cholécystite
La cholécystiteLa cholécystite
La cholécystite
 
Colectomie gauche et droite
Colectomie gauche et droite Colectomie gauche et droite
Colectomie gauche et droite
 
Fracture de la rotule
Fracture de la rotuleFracture de la rotule
Fracture de la rotule
 
Les abcès-hépatiques-2012
Les abcès-hépatiques-2012Les abcès-hépatiques-2012
Les abcès-hépatiques-2012
 
Epistaxis conference
Epistaxis conference Epistaxis conference
Epistaxis conference
 
Anatomie du Foie
Anatomie du FoieAnatomie du Foie
Anatomie du Foie
 
appendicite aiguë
appendicite aiguëappendicite aiguë
appendicite aiguë
 
Cholecystite aigue lithiasique
Cholecystite aigue lithiasiqueCholecystite aigue lithiasique
Cholecystite aigue lithiasique
 
ponction-ascite
 ponction-ascite  ponction-ascite
ponction-ascite
 
Occlusions intestinales-aiguës
Occlusions intestinales-aiguësOcclusions intestinales-aiguës
Occlusions intestinales-aiguës
 
Syndrome de Zollinger-Ellison
Syndrome de Zollinger-EllisonSyndrome de Zollinger-Ellison
Syndrome de Zollinger-Ellison
 
Diagnostic d’une adénopathie cervicale chronique.pptx
Diagnostic d’une adénopathie cervicale chronique.pptxDiagnostic d’une adénopathie cervicale chronique.pptx
Diagnostic d’une adénopathie cervicale chronique.pptx
 
Cour n=آ°03 fracture de la jambe cour officiel- ppt
Cour n=آ°03 fracture de la jambe  cour officiel- pptCour n=آ°03 fracture de la jambe  cour officiel- ppt
Cour n=آ°03 fracture de la jambe cour officiel- ppt
 
Cat devant une hémorragie digestive haute
Cat devant une hémorragie digestive hauteCat devant une hémorragie digestive haute
Cat devant une hémorragie digestive haute
 
Brulures caustiques oesophage
Brulures caustiques oesophageBrulures caustiques oesophage
Brulures caustiques oesophage
 
accident vasculaire cérébral (avec mp3)
accident vasculaire cérébral (avec mp3)accident vasculaire cérébral (avec mp3)
accident vasculaire cérébral (avec mp3)
 

Similaire à 12-CAT devant une gastrectomie.pptx

Les bases de l'hémodialyse pour l'infirmier
Les bases de l'hémodialyse pour l'infirmierLes bases de l'hémodialyse pour l'infirmier
Les bases de l'hémodialyse pour l'infirmier
Fatimezzahra Moun
 
soins en chirurgie
soins en chirurgiesoins en chirurgie
soins en chirurgie
salmamahzoul
 
11- CAT devant une colectomie et colostomie.pptx
11- CAT devant une colectomie et colostomie.pptx11- CAT devant une colectomie et colostomie.pptx
11- CAT devant une colectomie et colostomie.pptx
JAMILNOEME
 
Jlar role iade
Jlar role iadeJlar role iade
Jlar role iade
samirsharshar
 
Cours soins infirmiers en chirurgie (Première partie)
Cours soins infirmiers en chirurgie (Première partie)Cours soins infirmiers en chirurgie (Première partie)
Cours soins infirmiers en chirurgie (Première partie)
SANAA TOUZAMI
 
Bonnes pratiques d'anesthésie
Bonnes  pratiques d'anesthésieBonnes  pratiques d'anesthésie
Bonnes pratiques d'anesthésie
Sandro Zorzi
 
PEC d’un patient transplanté pancréas et rein - Yohan VALET, Yohann LASSERRE
PEC d’un patient transplanté pancréas et rein - Yohan VALET, Yohann LASSERREPEC d’un patient transplanté pancréas et rein - Yohan VALET, Yohann LASSERRE
PEC d’un patient transplanté pancréas et rein - Yohan VALET, Yohann LASSERRE
Centre Hepato-Biliaire / AP-HP Hopital Paul Brousse
 
"RAAC et genou" AFARCOT 2015, Laurent Delaunay, De Polignac
"RAAC et genou" AFARCOT 2015, Laurent Delaunay,  De Polignac"RAAC et genou" AFARCOT 2015, Laurent Delaunay,  De Polignac
"RAAC et genou" AFARCOT 2015, Laurent Delaunay, De Polignac
Lucie Beylacq
 
Traitement non opératoire des perforations d’ulcère gastroduodénal.pptx
Traitement non opératoire des perforations d’ulcère gastroduodénal.pptxTraitement non opératoire des perforations d’ulcère gastroduodénal.pptx
Traitement non opératoire des perforations d’ulcère gastroduodénal.pptx
InesBen6
 
Pancréatite aigue
Pancréatite aiguePancréatite aigue
Pancréatite aigue
Lina
 
CAT devant une contusion abdominale.dr abidpdf
CAT devant une contusion abdominale.dr abidpdfCAT devant une contusion abdominale.dr abidpdf
CAT devant une contusion abdominale.dr abidpdf
barca1998islam
 
Terminologie chirurgie 4.pdf
Terminologie chirurgie   4.pdfTerminologie chirurgie   4.pdf
Terminologie chirurgie 4.pdf
RBGroup
 
Pré et peroperatoire deroulement .pdf
Pré et peroperatoire deroulement .pdfPré et peroperatoire deroulement .pdf
Pré et peroperatoire deroulement .pdf
MaryamSaidi4
 
Anesthesie caustique
Anesthesie caustiqueAnesthesie caustique
Anesthesie caustique
Nabil Chebbi
 
Chirurgie digestive : gestion peri opératoire
Chirurgie digestive : gestion peri opératoireChirurgie digestive : gestion peri opératoire
Chirurgie digestive : gestion peri opératoire
Antoine Thicoïpé
 
Tipmp ou pancréatite chronique
Tipmp ou pancréatite chroniqueTipmp ou pancréatite chronique
Tipmp ou pancréatite chroniquealioukaour
 
Soins infirmiers en chirurgie ( 2éme Partie-Fiches techniques)
Soins infirmiers en chirurgie ( 2éme Partie-Fiches techniques)Soins infirmiers en chirurgie ( 2éme Partie-Fiches techniques)
Soins infirmiers en chirurgie ( 2éme Partie-Fiches techniques)
SANAA TOUZAMI
 
Anesthésie pour chirurgie œsophagienne
Anesthésie pour chirurgie œsophagienneAnesthésie pour chirurgie œsophagienne
Anesthésie pour chirurgie œsophagienne
Hilou Hamid
 
Anesthesia AND grossesse
Anesthesia AND grossesseAnesthesia AND grossesse
Anesthesia AND grossesse
Sandro Zorzi
 
Hernies internes : types, diagnostic et traitements
Hernies internes : types, diagnostic et traitementsHernies internes : types, diagnostic et traitements
Hernies internes : types, diagnostic et traitements
Hugo Lebrun
 

Similaire à 12-CAT devant une gastrectomie.pptx (20)

Les bases de l'hémodialyse pour l'infirmier
Les bases de l'hémodialyse pour l'infirmierLes bases de l'hémodialyse pour l'infirmier
Les bases de l'hémodialyse pour l'infirmier
 
soins en chirurgie
soins en chirurgiesoins en chirurgie
soins en chirurgie
 
11- CAT devant une colectomie et colostomie.pptx
11- CAT devant une colectomie et colostomie.pptx11- CAT devant une colectomie et colostomie.pptx
11- CAT devant une colectomie et colostomie.pptx
 
Jlar role iade
Jlar role iadeJlar role iade
Jlar role iade
 
Cours soins infirmiers en chirurgie (Première partie)
Cours soins infirmiers en chirurgie (Première partie)Cours soins infirmiers en chirurgie (Première partie)
Cours soins infirmiers en chirurgie (Première partie)
 
Bonnes pratiques d'anesthésie
Bonnes  pratiques d'anesthésieBonnes  pratiques d'anesthésie
Bonnes pratiques d'anesthésie
 
PEC d’un patient transplanté pancréas et rein - Yohan VALET, Yohann LASSERRE
PEC d’un patient transplanté pancréas et rein - Yohan VALET, Yohann LASSERREPEC d’un patient transplanté pancréas et rein - Yohan VALET, Yohann LASSERRE
PEC d’un patient transplanté pancréas et rein - Yohan VALET, Yohann LASSERRE
 
"RAAC et genou" AFARCOT 2015, Laurent Delaunay, De Polignac
"RAAC et genou" AFARCOT 2015, Laurent Delaunay,  De Polignac"RAAC et genou" AFARCOT 2015, Laurent Delaunay,  De Polignac
"RAAC et genou" AFARCOT 2015, Laurent Delaunay, De Polignac
 
Traitement non opératoire des perforations d’ulcère gastroduodénal.pptx
Traitement non opératoire des perforations d’ulcère gastroduodénal.pptxTraitement non opératoire des perforations d’ulcère gastroduodénal.pptx
Traitement non opératoire des perforations d’ulcère gastroduodénal.pptx
 
Pancréatite aigue
Pancréatite aiguePancréatite aigue
Pancréatite aigue
 
CAT devant une contusion abdominale.dr abidpdf
CAT devant une contusion abdominale.dr abidpdfCAT devant une contusion abdominale.dr abidpdf
CAT devant une contusion abdominale.dr abidpdf
 
Terminologie chirurgie 4.pdf
Terminologie chirurgie   4.pdfTerminologie chirurgie   4.pdf
Terminologie chirurgie 4.pdf
 
Pré et peroperatoire deroulement .pdf
Pré et peroperatoire deroulement .pdfPré et peroperatoire deroulement .pdf
Pré et peroperatoire deroulement .pdf
 
Anesthesie caustique
Anesthesie caustiqueAnesthesie caustique
Anesthesie caustique
 
Chirurgie digestive : gestion peri opératoire
Chirurgie digestive : gestion peri opératoireChirurgie digestive : gestion peri opératoire
Chirurgie digestive : gestion peri opératoire
 
Tipmp ou pancréatite chronique
Tipmp ou pancréatite chroniqueTipmp ou pancréatite chronique
Tipmp ou pancréatite chronique
 
Soins infirmiers en chirurgie ( 2éme Partie-Fiches techniques)
Soins infirmiers en chirurgie ( 2éme Partie-Fiches techniques)Soins infirmiers en chirurgie ( 2éme Partie-Fiches techniques)
Soins infirmiers en chirurgie ( 2éme Partie-Fiches techniques)
 
Anesthésie pour chirurgie œsophagienne
Anesthésie pour chirurgie œsophagienneAnesthésie pour chirurgie œsophagienne
Anesthésie pour chirurgie œsophagienne
 
Anesthesia AND grossesse
Anesthesia AND grossesseAnesthesia AND grossesse
Anesthesia AND grossesse
 
Hernies internes : types, diagnostic et traitements
Hernies internes : types, diagnostic et traitementsHernies internes : types, diagnostic et traitements
Hernies internes : types, diagnostic et traitements
 

Dernier

Stratégies pour accroître la visibilité et l'engagement de votre blog
Stratégies pour accroître la visibilité et l'engagement de votre blogStratégies pour accroître la visibilité et l'engagement de votre blog
Stratégies pour accroître la visibilité et l'engagement de votre blog
Asher256
 
Requetes ecommerce - les différences US vs Europe.pptx
Requetes ecommerce - les différences US vs Europe.pptxRequetes ecommerce - les différences US vs Europe.pptx
Requetes ecommerce - les différences US vs Europe.pptx
Philippe YONNET
 
Google - les nouvelles regles du jeu.pptx
Google - les nouvelles regles du jeu.pptxGoogle - les nouvelles regles du jeu.pptx
Google - les nouvelles regles du jeu.pptx
Philippe YONNET
 
Les logiciels libres : une opportunite pour votre entreprise?
Les logiciels libres : une opportunite pour votre entreprise?Les logiciels libres : une opportunite pour votre entreprise?
Les logiciels libres : une opportunite pour votre entreprise?
Asher256
 
Actu du SEO - Matin Népérien Lille - Agence Neper
Actu du SEO - Matin Népérien Lille - Agence NeperActu du SEO - Matin Népérien Lille - Agence Neper
Actu du SEO - Matin Népérien Lille - Agence Neper
Philippe YONNET
 
Netflix, OCS et Disney avec ou sans engagement
Netflix, OCS et Disney avec ou sans engagementNetflix, OCS et Disney avec ou sans engagement
Netflix, OCS et Disney avec ou sans engagement
ABO IPTV PREMIUM
 
Utiliser les outils numériques créatifs pour valoriser sa médiathèque
Utiliser les outils numériques créatifs pour valoriser sa médiathèqueUtiliser les outils numériques créatifs pour valoriser sa médiathèque
Utiliser les outils numériques créatifs pour valoriser sa médiathèque
cspirin
 

Dernier (7)

Stratégies pour accroître la visibilité et l'engagement de votre blog
Stratégies pour accroître la visibilité et l'engagement de votre blogStratégies pour accroître la visibilité et l'engagement de votre blog
Stratégies pour accroître la visibilité et l'engagement de votre blog
 
Requetes ecommerce - les différences US vs Europe.pptx
Requetes ecommerce - les différences US vs Europe.pptxRequetes ecommerce - les différences US vs Europe.pptx
Requetes ecommerce - les différences US vs Europe.pptx
 
Google - les nouvelles regles du jeu.pptx
Google - les nouvelles regles du jeu.pptxGoogle - les nouvelles regles du jeu.pptx
Google - les nouvelles regles du jeu.pptx
 
Les logiciels libres : une opportunite pour votre entreprise?
Les logiciels libres : une opportunite pour votre entreprise?Les logiciels libres : une opportunite pour votre entreprise?
Les logiciels libres : une opportunite pour votre entreprise?
 
Actu du SEO - Matin Népérien Lille - Agence Neper
Actu du SEO - Matin Népérien Lille - Agence NeperActu du SEO - Matin Népérien Lille - Agence Neper
Actu du SEO - Matin Népérien Lille - Agence Neper
 
Netflix, OCS et Disney avec ou sans engagement
Netflix, OCS et Disney avec ou sans engagementNetflix, OCS et Disney avec ou sans engagement
Netflix, OCS et Disney avec ou sans engagement
 
Utiliser les outils numériques créatifs pour valoriser sa médiathèque
Utiliser les outils numériques créatifs pour valoriser sa médiathèqueUtiliser les outils numériques créatifs pour valoriser sa médiathèque
Utiliser les outils numériques créatifs pour valoriser sa médiathèque
 

12-CAT devant une gastrectomie.pptx

  • 2. Définition • La gastrectomie est l’exérèse d’une partie plus ou moins importante de l’estomac allant de la gastrectomie partielle à la gastrectomie totale et nécessitant un rétablissement de la continuité digestive par anastomose gastro- duodénale ou gastro- jéjunale. Indications: • Cancer de l’estomac • Ulcère gastro duodénal(si echec du trt médicamenteux) • Hemorragie gastrique • Ulcère perforé
  • 3. PREPARATION PSYCHOLOGIQUE • La relation soignant-soigné est basée sur l’écoute, le dialogue et la disponibilité • Important : dire au patient que sa famille pourra demander des nouvelles à l’équipe soignante mais qu’il sera préférable de désigner un interlocuteur unique de façon à éviter la répétition des communications téléphoniques • Le patient doit pouvoir à tout moment exprimer ses craintes et son manque de connaissance • L’IDE comme l’AS doit expliquer le déroulement des soins ainsi que leur objectif • La relation de confiance établie permettra au patient de verbaliser ses angoisses et de poser les questions éventuelles
  • 4. • L’IDE est souvent le relais entre le patient, sa famille et le chirurgien • Les craintes du patient peuvent être liées à l’anesthésie (peur de ne pas se réveiller), et à la maladie (peur de l’inconnu tel que le cancer) • Le patient sera rassuré s’il obtient des réponses claires et cohérentes (dialogue dans l’équipe, transmissions ciblées précises écrites et orales)
  • 5. LE BILAN PRE-OPERATOIRE • Comporte l’ensemble des examens nécessaires que le patient a eu ou doit avoir lors de son arrivée avant son intervention • Les examens demandés sont prescrits par le chirurgien ou l’anesthésiste • Pour la chirurgie lourde des patients fragiles, il peut être nécessaire de les hospitaliser quelques jours plus tôt pour les préparer (alimentation parentérale, kiné respiratoire)
  • 6. BILAN BIOLOGIQUE • Réaliser le bilan sanguin : • NFS : éventuelle anémie, hyper leucocytose, thrombopénie… • IONO : fonction rénale, troubles ioniques • Protides : dénutrition • CRP : surveillance de l’inflammation • TP, TCA : surtout si anticoagulant • Groupe sanguin (2 déterminations), RAI
  • 7. BILAN RADIOLOGIQUE • Récupérer ou faire réaliser les examens demandés : – Radio pulmonaire – TOGD, lavement opaque – Scanner abdominal – … BILAN COMPLEMENTAIRE • Récupérer ou faire réaliser les examens demandés – ECG si antécédents cardio, plus de 45 ans, ou traitement médicamenteux – Écho cœur si ATCD cardio – EFR si ATCD pneumo…
  • 8. PREPARATION DU DOSSIER • Vérification du dossier du patient la veille au soir de l’intervention • Le rôle de l’IDE n’est pas seulement de réaliser les bilans et de ranger les résultats dans le dossier mais aussi de regarder s’il y a des anomalies et de communiquer les résultats au médecin (chirurgien ou anesthésiste)
  • 9. PREPARATION DU PATIENT • Informer le patient sur la prise en charge de la douleur post-opératoire, lui montrer le fonctionnement d’une PCA s’il est susceptible d’en avoir une en post-op (souvent pour les interventions lourdes type gastrectomie ou colectomie…) • Préparation cutanée en fonction de la voie d’abord (champ opératoire); Dépilation à la tondeuse chirurgicale • Ablation du vernis à ongles • Douche préopératoire ou bain de lit avec un antiseptique (Bétadine scrub*1/2 flacon par douche) • Signaler au patient qu’il doit insister sur certaines parties du corps : l’ombilic+++ les plis et les parties génitales
  • 10. • Préparation colique : administration (bien donner les explications au patient) d’un lavement par Normacol* pour toutes les interventions de proctologie pour vider l’ampoule rectale; vérifier la bonne prise par le patient et son efficacité • Administration de la préparation colique par voie orale et vérification de son efficacité. • Prise des constantes • Informer le patient qu’il devra rester à jeun à partir de minuit (ni boire, ni manger, ni fumer, ni chewing- gum ou bonbon…) • Informer le patient de l’heure possible de son intervention • Administrer la prémédication pour calmer l’anxiété (anxiolytiques, anti-histaminiques) par voie orale (pas de traumatisme de l’IM)
  • 11. LE JOUR OPERATOIRE • Avant le départ au bloc • Réveiller le patient • S’assurer qu’il soit bien à jeun • Prise des constantes • Douche préopératoire ou bain de lit • Brossage des dents • Donner du linge de toilette propre • Habillage avec la tenue de bloc. • Réfection de lit complète avec du linge propre • Vérification ultime du champ opératoire et de l’état cutané du patient • Faire uriner le patient juste avant le départ au bloc
  • 12. • Lui demander de retirer les prothèses dentaires et auditives, les lentilles oculaires, les bijoux et percings • Administration de la prémédication • Vérification ultime du dossier • Mettre un bracelet d’identification au poignet droit • Remplir la feuille de liaison bloc-service • Si le patient est arrivé en urgence, la démarche sera identique sauf qu’il faudra débuter et planifier le traitement prescrit • Patient descendu au bloc sur appel
  • 13. • Avant le retour du bloc • Préparation de la chambre • Aérer et faire l’entretien quotidien de la chambre • Installer le débit-litre à oxygène • Installer le régulateur de dépression suivant le type d’intervention • Prévoir les tubulures nécessaires • Mettre un pied à perfusion, un bassin ou un urinal
  • 14. • Le retour du bloc • Prendre connaissance du compte rendu de l’intervention, des prescriptions post-opératoires, des médicaments déjà reçus avant son retour dans le service • Installation du patient : – Donner la sonnette – Le prévenir qu’il ne doit pas se lever seul la première fois même s’il se sent bien – Lui laisser les barrières jusqu’à son réveil complet – Lui proposer de fermer le store pour qu’il se repose mieux car la luminosité peut être désagréable
  • 15. • Installer le patient en décubitus dorsal à plat ou légèrement demi-assis pour les laparotomies. Pour les coelioscopies, installation du pied du lit un peu surélevé pour limiter les douleurs des épaules (liées au pneumopéritoine) • Procéder au branchement des différents appareils : oxygène, aspiration gastrique sur prescription médicale. • Surveillance neurologique : état de conscience, motricité • Surveillance hémodynamique : pouls, TA, coloration des muqueuses
  • 16. • Surveillance respiratoire : recherche d’une cyanose, d’un encombrement bronchique. Fréquence et amplitude respiratoire (surtout si morphine) • Surveillance de la coloration des téguments. • Surveillance de la douleur : EVA ou autre mode d’évaluation de la douleur Pour la proctologie, important de prévenir que la douleur peut être due au pansement qui comprime la zone opérée (souvent douleur similaire à l’envie d’aller à la selle) Souvent 2 à 3 antalgiques sont prescrits systématiquement quelque soit la douleur; un antalgique supplémentaire est prescrit si besoin le plus souvent
  • 17. • Surveillance du risque hémorragique : Surveillance de l’abdomen, du pansement (décollé, tâché,…) de la perfusion et du point de ponction (rougeur, chaleur, douleur), des différents drainages (quantité, aspect et couleur du liquide ) Pour la proctologie, des saignements peuvent survenir; en général, ils sont de faible abondance et nécessitent une réfection du pansement Surveillance des drainages : installation des drainages en déclive (redon, poche de drain), surveillance de la quantité, de la couleur et de l’aspect du liquide de drainage (bile, sang pur…)
  • 18. • Surveillance de la fonction rénale : diurèse, couleur et aspect des urines Pour la proctologie, le risque de rétention urinaire post-opératoire est important, même transitoire; il est en général maîtrisé par la prise de médicaments décontracturants; en cas de persistance, la sonde vésicale est utile pour 2 à 3 jours; son ablation sera faite lors de la reprise de transit. • Surveillance des signes d’infection : température, aspect de la cicatrice, surveillance des liquides de drainage
  • 19. • Surveillance des troubles digestifs : nausées, vomissements, pouvant être des effets secondaires des antalgiques, ou un dysfonctionnement du matériel d’aspiration gastrique. • Surveillance biologique : sur prescription médicale, rare le jour même de l’intervention (NFS, TP TCA, ionogramme, BH…, troponine) • Protection gastrique : prescrits pour plusieurs raisons : – Risque d’ulcère de stress – Traitement par AINS – Patient à jeun – Sonde gastrique irritative pour la muqueuse
  • 20. • Traitement antibiotique : soit curatif soit prophylactique • Traitement anticoagulant : le plus souvent en préventif sauf en cas d’anticoagulant antérieur (curatif) • Lever précoce pour diminuer le risque thrombo- embolique, les escarres et les pneumopathies. • Le premier lever doit être réalisé en présence d’une IDE et se fait à J1 post op, parfois le jour même pour favoriser les mictions • En cas d’anticoagulant par HBPM, une prescription de NFS doit être faite deux fois par semaine pour le taux de plaquettes (thrombopénie à l’héparine avec risques de phlébite)
  • 21. • Traitement anti-émétique : souvent associé au traitement antalgique afin d’inhiber son effet secondaire; il peut être associé dans la même seringue ou prescrit en « si besoin » • L’hydratation : systématiquement prescrite en post-op; durée variable selon la chirurgie, 24 heures à plusieurs jours voire semaines pour les interventions lourdes. • Une nutrition parentérale est associée pour les interventions lourdes de type gastrectomie,
  • 22. LES SOINS INFIRMIERS A PARTIR DE J1 • Surveillance des constantes – Pouls, TA, température, saturation si patient sous O2 – De J1 jusqu’à la fin du séjour • Surveillance de la douleur – EVA afin d’adapter le traitement antalgique et le faire modifier par le médecin si nécessaire – De J1 à la fin du séjour – Expliquer la prise des antalgiques et donner des horaires de prise
  • 23. • Surveillance de la diurèse – Diurèse des 24h pour tous les patients perfusés (bilan entrées-sorties), voire diurèse horaire si nécessaire (traitement diurétique, oedèmes ou troubles de la diurèse) – Surveillance de la sonde vésicale pour les interventions lourdes – Ablation de la SV sur prescription médicale – Quand le patient est déperfusé sauf traitement particulier ou troubles persistants – En procto, ablation après transit normal
  • 24. • Surveillance de la reprise du transit – Reprise des gaz et des selles (délai variable en fonction de l’intervention) – Pour la procto : un traitement par laxatifs est débuté dès J1 pour faciliter l’évacuation; apport hydrique nécessaire (2 l par jour en dehors repas) – Si à J3 pas de selles, 1 l de PEG sera donné – Troubles locaux de perception du passage des selles peuvent persister pour un mois; rassurer le patient, ils disparaîtront avec la cicatrisation
  • 25. • Surveillance des différents drainages – Quantification des drainages (redons, lames, drains, etc…) – Surveiller la couleur et l’aspect du liquide) – Le tout jusqu’à ablation – L’ablation ou la mobilisation sera faite sur prescription médicale. • Surveillance de la sonde naso-gastrique – Quantité, aspect et couleur du liquide – Vérifier le bon fonctionnement de la sonde et du matériel d’aspiration – Effectuer les soins de sondes (nettoyer la narine, fixer la sonde), afin d’éviter les escarres – A réaliser jusqu’à l’ablation – Celle-ci se fera sur prescription médicale, elle dépendra de la quantité quotidienne, de l’aspect du liquide et de la reprise du transit.
  • 26. • Surveillance de l’abord veineux – Il peut être périphérique ou central – Surveillance du point de ponction – Surveillance du débit de la perfusion… – Changement du cathlon et de ligne de perfusion suivant le protocole – L’ablation se fera sur prescription médicale. • Surveillance des pansements – Vérifier qu’il soit en place et occlusif – Les refaire à J1 s’ils sont tâchés puis remettre un pansement sec – Les refaire à J3 puis mettre la cicatrice à l’air si elle n’est pas suintante – Refaire les pansements de drainages si nécessaire
  • 27. • Les soins de nursing – Aide à la toilette pour certains patients – Soins de bouche pour ceux qui doivent rester à jeun longtemps – Réfection du lit, hygiène du lit – Prévention d’escarres – 1er lever précoce à J1 post-op en présence de l’infirmière. • Reprise de l’alimentation : sur prescription – Plus tardive à la reprise du transit pour les résections digestives – La diététicienne intervient dès le début de la réalimentation pour informer le patient du régime et l’éduquer – Conseiller l’arrêt des aliments à fermentation et boissons gazeuses
  • 28. Education • Information du patient lors de sa sortie – Informer la famille du patient : communiquer la date de sortie (le patient le fait le plus souvent) – Se préoccuper du transport (en semaine, rôle de la secrétaire, en week end, rôle de l’IDE), la famille du patient peut venir le chercher – Remettre les papiers de sortie et leurs explications – Redonner les conseils sur l’hygiène, les pansement, l’alimentation (consignes comprises par le patient et sa famille) – Pas de port de charges lourdes pendant 3 sem
  • 29. • Education du patient pour les soins d’hygiène au niveau de sa cicatrice; l’informer qu’il peut prendre une douche, pas de bains pendant 3 semaines • Éducation pour les bains de siège • Éducation pour l’appareillage des stomies (en coordination avec les stomathérapeutes). • Explications et éducation pour les prises médicamenteuses (antalgiques, traitement de la constipation, etc…) • Éducations pour l’alimentation et le respect du régime prescrit par le chirurgien. • L’intervention de la diététicienne devra se faire dès le début de la réalimentation
  • 30. LES COMPLICATIONS POST-OP • Certaines manifestations sont transitoires : – Irritation de la muqueuse oro-pharyngée due à l’intubation ou à la sonde gastrique – Troubles digestifs et nausées – Certains troubles neurologiques chez le sujet âgé (désorientation transitoire, somnolence et état d’agitation). • Complications respiratoires – La principale cause est le syndrome infectieux pleuro- pulmonaire; – Sont favorisées par l’anesthésie, l’inhibition de la mécanique ventilatoire (douleur, distensions abdominale), par un sepsis pré ou post-op (péritonite, abcès profond), ou par l’inhalation de liquide gastrique – Le kiné aura un rôle important, de la kiné respiratoire sera prescrite par les médecins
  • 31. • Complications cardio-vasculaires – Elles peuvent être cardiaques, hémorragiques ou thrombo- emboliques – Les complications cardiaques sont des troubles du rythme, un OAP, une poussée d’insuffisance cardiaque, un infarctus du myocarde, une crise d’angor – Elles surviennent en général chez des sujets ayant un passé cardiologique. – La thrombose veineuse est une complications qui peut compromettre le pronostic vital en raison du risque d’embolie pulmonaire – C’est la raison pour laquelle un traitement préventif est mis en place dès le post-op immédiat – Une douleur du mollet associé à un fébricule à 38° doit l’évoquer et le patient doit rester allongé jusqu’à l’avis du médecin – Elle peut être favorisée par le terrain (obésité, insuffisance cardiaque…)ou la chirurgie (cancer, infection profonde…)
  • 32. • Complications hémorragiques – Elles peuvent être dues à des problèmes techniques (sutures, lésions d’artérioles…), des troubles de l’hémostase (hémophilie, traitement anticoagulant, allergie à l’héparine, autres…) – Elles peuvent être internes ou extériorisés par la cicatrice ou les drainages – Elles peuvent nécessiter une réintervention. • Complications urinaires – Le plus souvent, infections urinaires secondaires à la présence d’une sonde vésicale – Rétention aiguë d’urines (médicamenteuse, liée à la douleur, à un fécalome…) – Insuffisance rénale (circulatoire sur bas-débit, infectieuse ou médicamenteuse)
  • 33. • Complications pariétales – Hématomes de paroi, qui peuvent s’infecter (parfois pose d’un drain sous scanner) – Abcès de paroi localisés à la cicatrice; le plus souvent, le traitement local est suffisant : enlever des agrafes et mécher; le drainage sous scanner est rare (sous- cutané profond, intervention relativement ancienne) – Désunions ou éviscérations liées à une infection locale ou le plus souvent profonde
  • 34. • Autres complications : – Les complications de décubitus (sujets affaiblis et dénutris, alitement prolongé) – Complications psychiques (état d’agitation post-op delirium tremens de l’alcoolique, sevrage des benzodiazépines, dépression…) – Désordres métaboliques dus à une décompensation d’un diabète, à des troubles hydro-électrolytiques
  • 35. Surveillance de l’apparition de complications tardives • Syndrome de petit estomac: sensation de ballonnement après qq cuillères de nourriture d’où fractionner les repas. • Dumping Syndrome: Malaise post prandiale lié à l’arrivée brutale d’aliments dans le jéjunum, survient 10mn ou ½ heure après les repas: sueurs, nausées, vomissements, paleur, angoisse, hypotension orthostatique. • Hypoglycémie post prandiale: survient 2 heures après les repas donc favoriser les sucres lents et diminuer les sucres rapides.
  • 36. Surveillance de l’apparition de complications nutritionnelles • Amaigrissement: chez tous les patients opérés. Reprise progressive de l’alimentation et reprise de poids. • Nombreuses carences: Protéines, Fer, Vit B12, • Asthénie suite à l’intervention chirurgicale. Merci