City University
Gastrectomie
Illness 3
Préparé par : Michel SAMRANY
Définition
• La gastrectomie est l’exérèse d’une partie plus ou
moins importante de l’estomac allant de la
gastrectomie partielle à la gastrectomie totale et
nécessitant un rétablissement de la continuité
digestive par anastomose gastro- duodénale ou
gastro- jéjunale.
Indications:
• Cancer de l’estomac
• Ulcère gastro duodénal(si echec du trt
médicamenteux)
• Hemorragie gastrique
• Ulcère perforé
PREPARATION PSYCHOLOGIQUE
• La relation soignant-soigné est basée sur l’écoute, le
dialogue et la disponibilité
• Important : dire au patient que sa famille pourra
demander des nouvelles à l’équipe soignante mais qu’il
sera préférable de désigner un interlocuteur unique de
façon à éviter la répétition des communications
téléphoniques
• Le patient doit pouvoir à tout moment exprimer ses
craintes et son manque de connaissance
• L’IDE comme l’AS doit expliquer le déroulement des
soins ainsi que leur objectif
• La relation de confiance établie permettra au patient
de verbaliser ses angoisses et de poser les questions
éventuelles
• L’IDE est souvent le relais entre le patient, sa
famille et le chirurgien
• Les craintes du patient peuvent être liées à
l’anesthésie (peur de ne pas se réveiller), et à
la maladie (peur de l’inconnu tel que le
cancer)
• Le patient sera rassuré s’il obtient des
réponses claires et cohérentes (dialogue dans
l’équipe, transmissions ciblées précises écrites
et orales)
LE BILAN PRE-OPERATOIRE
• Comporte l’ensemble des examens
nécessaires que le patient a eu ou doit avoir
lors de son arrivée avant son intervention
• Les examens demandés sont prescrits par le
chirurgien ou l’anesthésiste
• Pour la chirurgie lourde des patients fragiles, il
peut être nécessaire de les hospitaliser
quelques jours plus tôt pour les préparer
(alimentation parentérale, kiné respiratoire)
BILAN BIOLOGIQUE
• Réaliser le bilan sanguin :
• NFS : éventuelle anémie, hyper leucocytose,
thrombopénie…
• IONO : fonction rénale, troubles ioniques
• Protides : dénutrition
• CRP : surveillance de l’inflammation
• TP, TCA : surtout si anticoagulant
• Groupe sanguin (2 déterminations), RAI
BILAN RADIOLOGIQUE
• Récupérer ou faire réaliser les examens
demandés :
– Radio pulmonaire
– TOGD, lavement opaque
– Scanner abdominal
– …
BILAN COMPLEMENTAIRE
• Récupérer ou faire réaliser les examens
demandés
– ECG si antécédents cardio, plus de 45 ans, ou
traitement médicamenteux
– Écho cœur si ATCD cardio
– EFR si ATCD pneumo…
PREPARATION DU DOSSIER
• Vérification du dossier du patient la veille au
soir de l’intervention
• Le rôle de l’IDE n’est pas seulement de réaliser
les bilans et de ranger les résultats dans le
dossier mais aussi de regarder s’il y a des
anomalies et de communiquer les résultats au
médecin (chirurgien ou anesthésiste)
PREPARATION DU PATIENT
• Informer le patient sur la prise en charge de la
douleur post-opératoire, lui montrer le
fonctionnement d’une PCA s’il est susceptible d’en
avoir une en post-op (souvent pour les interventions
lourdes type gastrectomie ou colectomie…)
• Préparation cutanée en fonction de la voie d’abord
(champ opératoire); Dépilation à la tondeuse
chirurgicale
• Ablation du vernis à ongles
• Douche préopératoire ou bain de lit avec un
antiseptique (Bétadine scrub*1/2 flacon par douche)
• Signaler au patient qu’il doit insister sur certaines
parties du corps : l’ombilic+++ les plis et les parties
génitales
• Préparation colique : administration (bien donner les
explications au patient) d’un lavement par
Normacol* pour toutes les interventions de
proctologie pour vider l’ampoule rectale; vérifier la
bonne prise par le patient et son efficacité
• Administration de la préparation colique par voie
orale et vérification de son efficacité.
• Prise des constantes
• Informer le patient qu’il devra rester à jeun à partir
de minuit (ni boire, ni manger, ni fumer, ni chewing-
gum ou bonbon…)
• Informer le patient de l’heure possible de son
intervention
• Administrer la prémédication pour calmer l’anxiété
(anxiolytiques, anti-histaminiques) par voie orale
(pas de traumatisme de l’IM)
LE JOUR OPERATOIRE
• Avant le départ au bloc
• Réveiller le patient
• S’assurer qu’il soit bien à jeun
• Prise des constantes
• Douche préopératoire ou bain de lit
• Brossage des dents
• Donner du linge de toilette propre
• Habillage avec la tenue de bloc.
• Réfection de lit complète avec du linge propre
• Vérification ultime du champ opératoire et de l’état
cutané du patient
• Faire uriner le patient juste avant le départ au bloc
• Lui demander de retirer les prothèses
dentaires et auditives, les lentilles oculaires,
les bijoux et percings
• Administration de la prémédication
• Vérification ultime du dossier
• Mettre un bracelet d’identification au poignet
droit
• Remplir la feuille de liaison bloc-service
• Si le patient est arrivé en urgence, la
démarche sera identique sauf qu’il faudra
débuter et planifier le traitement prescrit
• Patient descendu au bloc sur appel
• Avant le retour du bloc
• Préparation de la chambre
• Aérer et faire l’entretien quotidien de la chambre
• Installer le débit-litre à oxygène
• Installer le régulateur de dépression suivant le
type d’intervention
• Prévoir les tubulures nécessaires
• Mettre un pied à perfusion, un bassin ou un
urinal
• Le retour du bloc
• Prendre connaissance du compte rendu de
l’intervention, des prescriptions post-opératoires,
des médicaments déjà reçus avant son retour
dans le service
• Installation du patient :
– Donner la sonnette
– Le prévenir qu’il ne doit pas se lever seul la première
fois même s’il se sent bien
– Lui laisser les barrières jusqu’à son réveil complet
– Lui proposer de fermer le store pour qu’il se repose
mieux car la luminosité peut être désagréable
• Installer le patient en décubitus dorsal à plat
ou légèrement demi-assis pour les
laparotomies. Pour les coelioscopies,
installation du pied du lit un peu surélevé pour
limiter les douleurs des épaules (liées au
pneumopéritoine)
• Procéder au branchement des différents
appareils : oxygène, aspiration gastrique sur
prescription médicale.
• Surveillance neurologique : état de
conscience, motricité
• Surveillance hémodynamique : pouls, TA,
coloration des muqueuses
• Surveillance respiratoire : recherche d’une cyanose,
d’un encombrement bronchique.
Fréquence et amplitude respiratoire (surtout si
morphine)
• Surveillance de la coloration des téguments.
• Surveillance de la douleur : EVA ou autre mode
d’évaluation de la douleur
Pour la proctologie, important de prévenir que la
douleur peut être due au pansement qui comprime la
zone opérée (souvent douleur similaire à l’envie
d’aller à la selle)
Souvent 2 à 3 antalgiques sont prescrits
systématiquement quelque soit la douleur; un
antalgique supplémentaire est prescrit si besoin le
plus souvent
• Surveillance du risque hémorragique :
Surveillance de l’abdomen, du pansement
(décollé, tâché,…) de la perfusion et du point de
ponction (rougeur, chaleur, douleur), des
différents drainages (quantité, aspect et couleur
du liquide )
Pour la proctologie, des saignements peuvent
survenir; en général, ils sont de faible abondance
et nécessitent une réfection du pansement
Surveillance des drainages : installation des
drainages en déclive (redon, poche de drain),
surveillance de la quantité, de la couleur et de
l’aspect du liquide de drainage (bile, sang pur…)
• Surveillance de la fonction rénale : diurèse,
couleur et aspect des urines
Pour la proctologie, le risque de rétention
urinaire post-opératoire est important, même
transitoire; il est en général maîtrisé par la prise
de médicaments décontracturants; en cas de
persistance, la sonde vésicale est utile pour 2 à 3
jours; son ablation sera faite lors de la reprise de
transit.
• Surveillance des signes d’infection : température,
aspect de la cicatrice, surveillance des liquides de
drainage
• Surveillance des troubles digestifs : nausées,
vomissements, pouvant être des effets secondaires
des antalgiques, ou un dysfonctionnement du
matériel d’aspiration gastrique.
• Surveillance biologique : sur prescription médicale,
rare le jour même de l’intervention (NFS, TP TCA,
ionogramme, BH…, troponine)
• Protection gastrique : prescrits pour plusieurs
raisons :
– Risque d’ulcère de stress
– Traitement par AINS
– Patient à jeun
– Sonde gastrique irritative pour la muqueuse
• Traitement antibiotique : soit curatif soit
prophylactique
• Traitement anticoagulant : le plus souvent en
préventif sauf en cas d’anticoagulant antérieur
(curatif)
• Lever précoce pour diminuer le risque thrombo-
embolique, les escarres et les pneumopathies.
• Le premier lever doit être réalisé en présence d’une
IDE et se fait à J1 post op, parfois le jour même pour
favoriser les mictions
• En cas d’anticoagulant par HBPM, une prescription
de NFS doit être faite deux fois par semaine pour le
taux de plaquettes (thrombopénie à l’héparine avec
risques de phlébite)
• Traitement anti-émétique : souvent associé au
traitement antalgique afin d’inhiber son effet
secondaire; il peut être associé dans la même
seringue ou prescrit en « si besoin »
• L’hydratation : systématiquement prescrite en
post-op; durée variable selon la chirurgie, 24
heures à plusieurs jours voire semaines pour les
interventions lourdes.
• Une nutrition parentérale est associée pour les
interventions lourdes de type gastrectomie,
LES SOINS INFIRMIERS A PARTIR DE J1
• Surveillance des constantes
– Pouls, TA, température, saturation si patient sous
O2
– De J1 jusqu’à la fin du séjour
• Surveillance de la douleur
– EVA afin d’adapter le traitement antalgique et le
faire modifier par le médecin si nécessaire
– De J1 à la fin du séjour
– Expliquer la prise des antalgiques et donner des
horaires de prise
• Surveillance de la diurèse
– Diurèse des 24h pour tous les patients perfusés (bilan
entrées-sorties), voire diurèse horaire si nécessaire
(traitement diurétique, oedèmes ou troubles de la
diurèse)
– Surveillance de la sonde vésicale pour les
interventions lourdes
– Ablation de la SV sur prescription médicale
– Quand le patient est déperfusé sauf traitement
particulier ou troubles persistants
– En procto, ablation après transit normal
• Surveillance de la reprise du transit
– Reprise des gaz et des selles (délai variable en
fonction de l’intervention)
– Pour la procto : un traitement par laxatifs est débuté
dès J1 pour faciliter l’évacuation; apport hydrique
nécessaire (2 l par jour en dehors repas)
– Si à J3 pas de selles, 1 l de PEG sera donné
– Troubles locaux de perception du passage des selles
peuvent persister pour un mois; rassurer le patient,
ils disparaîtront avec la cicatrisation
• Surveillance des différents drainages
– Quantification des drainages (redons, lames, drains, etc…)
– Surveiller la couleur et l’aspect du liquide)
– Le tout jusqu’à ablation
– L’ablation ou la mobilisation sera faite sur prescription
médicale.
• Surveillance de la sonde naso-gastrique
– Quantité, aspect et couleur du liquide
– Vérifier le bon fonctionnement de la sonde et du matériel
d’aspiration
– Effectuer les soins de sondes (nettoyer la narine, fixer la
sonde), afin d’éviter les escarres
– A réaliser jusqu’à l’ablation
– Celle-ci se fera sur prescription médicale, elle dépendra de
la quantité quotidienne, de l’aspect du liquide et de la
reprise du transit.
• Surveillance de l’abord veineux
– Il peut être périphérique ou central
– Surveillance du point de ponction
– Surveillance du débit de la perfusion…
– Changement du cathlon et de ligne de perfusion
suivant le protocole
– L’ablation se fera sur prescription médicale.
• Surveillance des pansements
– Vérifier qu’il soit en place et occlusif
– Les refaire à J1 s’ils sont tâchés puis remettre un
pansement sec
– Les refaire à J3 puis mettre la cicatrice à l’air si elle
n’est pas suintante
– Refaire les pansements de drainages si nécessaire
• Les soins de nursing
– Aide à la toilette pour certains patients
– Soins de bouche pour ceux qui doivent rester à jeun
longtemps
– Réfection du lit, hygiène du lit
– Prévention d’escarres
– 1er lever précoce à J1 post-op en présence de l’infirmière.
• Reprise de l’alimentation : sur prescription
– Plus tardive à la reprise du transit pour les résections
digestives
– La diététicienne intervient dès le début de la
réalimentation pour informer le patient du régime et
l’éduquer
– Conseiller l’arrêt des aliments à fermentation et boissons
gazeuses
Education
• Information du patient lors de sa sortie
– Informer la famille du patient : communiquer la
date de sortie (le patient le fait le plus souvent)
– Se préoccuper du transport (en semaine, rôle de
la secrétaire, en week end, rôle de l’IDE), la famille
du patient peut venir le chercher
– Remettre les papiers de sortie et leurs explications
– Redonner les conseils sur l’hygiène, les
pansement, l’alimentation (consignes comprises
par le patient et sa famille)
– Pas de port de charges lourdes pendant 3 sem
• Education du patient pour les soins d’hygiène au
niveau de sa cicatrice; l’informer qu’il peut
prendre une douche, pas de bains pendant 3
semaines
• Éducation pour les bains de siège
• Éducation pour l’appareillage des stomies (en
coordination avec les stomathérapeutes).
• Explications et éducation pour les prises
médicamenteuses (antalgiques, traitement de la
constipation, etc…)
• Éducations pour l’alimentation et le respect du
régime prescrit par le chirurgien.
• L’intervention de la diététicienne devra se faire
dès le début de la réalimentation
LES COMPLICATIONS POST-OP
• Certaines manifestations sont transitoires :
– Irritation de la muqueuse oro-pharyngée due à l’intubation ou
à la sonde gastrique
– Troubles digestifs et nausées
– Certains troubles neurologiques chez le sujet âgé
(désorientation transitoire, somnolence et état d’agitation).
• Complications respiratoires
– La principale cause est le syndrome infectieux pleuro-
pulmonaire;
– Sont favorisées par l’anesthésie, l’inhibition de la mécanique
ventilatoire (douleur, distensions abdominale), par un sepsis
pré ou post-op (péritonite, abcès profond), ou par l’inhalation
de liquide gastrique
– Le kiné aura un rôle important, de la kiné respiratoire sera
prescrite par les médecins
• Complications cardio-vasculaires
– Elles peuvent être cardiaques, hémorragiques ou thrombo-
emboliques
– Les complications cardiaques sont des troubles du rythme,
un OAP, une poussée d’insuffisance cardiaque, un infarctus
du myocarde, une crise d’angor
– Elles surviennent en général chez des sujets ayant un passé
cardiologique.
– La thrombose veineuse est une complications qui peut
compromettre le pronostic vital en raison du risque
d’embolie pulmonaire
– C’est la raison pour laquelle un traitement préventif est
mis en place dès le post-op immédiat
– Une douleur du mollet associé à un fébricule à 38° doit
l’évoquer et le patient doit rester allongé jusqu’à l’avis du
médecin
– Elle peut être favorisée par le terrain (obésité, insuffisance
cardiaque…)ou la chirurgie (cancer, infection profonde…)
• Complications hémorragiques
– Elles peuvent être dues à des problèmes
techniques (sutures, lésions d’artérioles…), des
troubles de l’hémostase (hémophilie, traitement
anticoagulant, allergie à l’héparine, autres…)
– Elles peuvent être internes ou extériorisés par la
cicatrice ou les drainages
– Elles peuvent nécessiter une réintervention.
• Complications urinaires
– Le plus souvent, infections urinaires secondaires à
la présence d’une sonde vésicale
– Rétention aiguë d’urines (médicamenteuse, liée à
la douleur, à un fécalome…)
– Insuffisance rénale (circulatoire sur bas-débit,
infectieuse ou médicamenteuse)
• Complications pariétales
– Hématomes de paroi, qui peuvent s’infecter (parfois
pose d’un drain sous scanner)
– Abcès de paroi localisés à la cicatrice; le plus souvent,
le traitement local est suffisant : enlever des agrafes
et mécher; le drainage sous scanner est rare (sous-
cutané profond, intervention relativement ancienne)
– Désunions ou éviscérations liées à une infection locale
ou le plus souvent profonde
• Autres complications :
– Les complications de décubitus (sujets affaiblis et
dénutris, alitement prolongé)
– Complications psychiques (état d’agitation post-op
delirium tremens de l’alcoolique, sevrage des
benzodiazépines, dépression…)
– Désordres métaboliques dus à une décompensation
d’un diabète, à des troubles hydro-électrolytiques
Surveillance de l’apparition de
complications tardives
• Syndrome de petit estomac: sensation de
ballonnement après qq cuillères de nourriture
d’où fractionner les repas.
• Dumping Syndrome: Malaise post prandiale lié
à l’arrivée brutale d’aliments dans le jéjunum,
survient 10mn ou ½ heure après les repas:
sueurs, nausées, vomissements, paleur,
angoisse, hypotension orthostatique.
• Hypoglycémie post prandiale: survient 2
heures après les repas donc favoriser les
sucres lents et diminuer les sucres rapides.
Surveillance de l’apparition de
complications nutritionnelles
• Amaigrissement: chez tous les patients
opérés. Reprise progressive de l’alimentation
et reprise de poids.
• Nombreuses carences: Protéines, Fer, Vit B12,
• Asthénie suite à l’intervention chirurgicale.
Merci

12-CAT devant une gastrectomie.pptx

  • 1.
  • 2.
    Définition • La gastrectomieest l’exérèse d’une partie plus ou moins importante de l’estomac allant de la gastrectomie partielle à la gastrectomie totale et nécessitant un rétablissement de la continuité digestive par anastomose gastro- duodénale ou gastro- jéjunale. Indications: • Cancer de l’estomac • Ulcère gastro duodénal(si echec du trt médicamenteux) • Hemorragie gastrique • Ulcère perforé
  • 3.
    PREPARATION PSYCHOLOGIQUE • Larelation soignant-soigné est basée sur l’écoute, le dialogue et la disponibilité • Important : dire au patient que sa famille pourra demander des nouvelles à l’équipe soignante mais qu’il sera préférable de désigner un interlocuteur unique de façon à éviter la répétition des communications téléphoniques • Le patient doit pouvoir à tout moment exprimer ses craintes et son manque de connaissance • L’IDE comme l’AS doit expliquer le déroulement des soins ainsi que leur objectif • La relation de confiance établie permettra au patient de verbaliser ses angoisses et de poser les questions éventuelles
  • 4.
    • L’IDE estsouvent le relais entre le patient, sa famille et le chirurgien • Les craintes du patient peuvent être liées à l’anesthésie (peur de ne pas se réveiller), et à la maladie (peur de l’inconnu tel que le cancer) • Le patient sera rassuré s’il obtient des réponses claires et cohérentes (dialogue dans l’équipe, transmissions ciblées précises écrites et orales)
  • 5.
    LE BILAN PRE-OPERATOIRE •Comporte l’ensemble des examens nécessaires que le patient a eu ou doit avoir lors de son arrivée avant son intervention • Les examens demandés sont prescrits par le chirurgien ou l’anesthésiste • Pour la chirurgie lourde des patients fragiles, il peut être nécessaire de les hospitaliser quelques jours plus tôt pour les préparer (alimentation parentérale, kiné respiratoire)
  • 6.
    BILAN BIOLOGIQUE • Réaliserle bilan sanguin : • NFS : éventuelle anémie, hyper leucocytose, thrombopénie… • IONO : fonction rénale, troubles ioniques • Protides : dénutrition • CRP : surveillance de l’inflammation • TP, TCA : surtout si anticoagulant • Groupe sanguin (2 déterminations), RAI
  • 7.
    BILAN RADIOLOGIQUE • Récupérerou faire réaliser les examens demandés : – Radio pulmonaire – TOGD, lavement opaque – Scanner abdominal – … BILAN COMPLEMENTAIRE • Récupérer ou faire réaliser les examens demandés – ECG si antécédents cardio, plus de 45 ans, ou traitement médicamenteux – Écho cœur si ATCD cardio – EFR si ATCD pneumo…
  • 8.
    PREPARATION DU DOSSIER •Vérification du dossier du patient la veille au soir de l’intervention • Le rôle de l’IDE n’est pas seulement de réaliser les bilans et de ranger les résultats dans le dossier mais aussi de regarder s’il y a des anomalies et de communiquer les résultats au médecin (chirurgien ou anesthésiste)
  • 9.
    PREPARATION DU PATIENT •Informer le patient sur la prise en charge de la douleur post-opératoire, lui montrer le fonctionnement d’une PCA s’il est susceptible d’en avoir une en post-op (souvent pour les interventions lourdes type gastrectomie ou colectomie…) • Préparation cutanée en fonction de la voie d’abord (champ opératoire); Dépilation à la tondeuse chirurgicale • Ablation du vernis à ongles • Douche préopératoire ou bain de lit avec un antiseptique (Bétadine scrub*1/2 flacon par douche) • Signaler au patient qu’il doit insister sur certaines parties du corps : l’ombilic+++ les plis et les parties génitales
  • 10.
    • Préparation colique: administration (bien donner les explications au patient) d’un lavement par Normacol* pour toutes les interventions de proctologie pour vider l’ampoule rectale; vérifier la bonne prise par le patient et son efficacité • Administration de la préparation colique par voie orale et vérification de son efficacité. • Prise des constantes • Informer le patient qu’il devra rester à jeun à partir de minuit (ni boire, ni manger, ni fumer, ni chewing- gum ou bonbon…) • Informer le patient de l’heure possible de son intervention • Administrer la prémédication pour calmer l’anxiété (anxiolytiques, anti-histaminiques) par voie orale (pas de traumatisme de l’IM)
  • 11.
    LE JOUR OPERATOIRE •Avant le départ au bloc • Réveiller le patient • S’assurer qu’il soit bien à jeun • Prise des constantes • Douche préopératoire ou bain de lit • Brossage des dents • Donner du linge de toilette propre • Habillage avec la tenue de bloc. • Réfection de lit complète avec du linge propre • Vérification ultime du champ opératoire et de l’état cutané du patient • Faire uriner le patient juste avant le départ au bloc
  • 12.
    • Lui demanderde retirer les prothèses dentaires et auditives, les lentilles oculaires, les bijoux et percings • Administration de la prémédication • Vérification ultime du dossier • Mettre un bracelet d’identification au poignet droit • Remplir la feuille de liaison bloc-service • Si le patient est arrivé en urgence, la démarche sera identique sauf qu’il faudra débuter et planifier le traitement prescrit • Patient descendu au bloc sur appel
  • 13.
    • Avant leretour du bloc • Préparation de la chambre • Aérer et faire l’entretien quotidien de la chambre • Installer le débit-litre à oxygène • Installer le régulateur de dépression suivant le type d’intervention • Prévoir les tubulures nécessaires • Mettre un pied à perfusion, un bassin ou un urinal
  • 14.
    • Le retourdu bloc • Prendre connaissance du compte rendu de l’intervention, des prescriptions post-opératoires, des médicaments déjà reçus avant son retour dans le service • Installation du patient : – Donner la sonnette – Le prévenir qu’il ne doit pas se lever seul la première fois même s’il se sent bien – Lui laisser les barrières jusqu’à son réveil complet – Lui proposer de fermer le store pour qu’il se repose mieux car la luminosité peut être désagréable
  • 15.
    • Installer lepatient en décubitus dorsal à plat ou légèrement demi-assis pour les laparotomies. Pour les coelioscopies, installation du pied du lit un peu surélevé pour limiter les douleurs des épaules (liées au pneumopéritoine) • Procéder au branchement des différents appareils : oxygène, aspiration gastrique sur prescription médicale. • Surveillance neurologique : état de conscience, motricité • Surveillance hémodynamique : pouls, TA, coloration des muqueuses
  • 16.
    • Surveillance respiratoire: recherche d’une cyanose, d’un encombrement bronchique. Fréquence et amplitude respiratoire (surtout si morphine) • Surveillance de la coloration des téguments. • Surveillance de la douleur : EVA ou autre mode d’évaluation de la douleur Pour la proctologie, important de prévenir que la douleur peut être due au pansement qui comprime la zone opérée (souvent douleur similaire à l’envie d’aller à la selle) Souvent 2 à 3 antalgiques sont prescrits systématiquement quelque soit la douleur; un antalgique supplémentaire est prescrit si besoin le plus souvent
  • 17.
    • Surveillance durisque hémorragique : Surveillance de l’abdomen, du pansement (décollé, tâché,…) de la perfusion et du point de ponction (rougeur, chaleur, douleur), des différents drainages (quantité, aspect et couleur du liquide ) Pour la proctologie, des saignements peuvent survenir; en général, ils sont de faible abondance et nécessitent une réfection du pansement Surveillance des drainages : installation des drainages en déclive (redon, poche de drain), surveillance de la quantité, de la couleur et de l’aspect du liquide de drainage (bile, sang pur…)
  • 18.
    • Surveillance dela fonction rénale : diurèse, couleur et aspect des urines Pour la proctologie, le risque de rétention urinaire post-opératoire est important, même transitoire; il est en général maîtrisé par la prise de médicaments décontracturants; en cas de persistance, la sonde vésicale est utile pour 2 à 3 jours; son ablation sera faite lors de la reprise de transit. • Surveillance des signes d’infection : température, aspect de la cicatrice, surveillance des liquides de drainage
  • 19.
    • Surveillance destroubles digestifs : nausées, vomissements, pouvant être des effets secondaires des antalgiques, ou un dysfonctionnement du matériel d’aspiration gastrique. • Surveillance biologique : sur prescription médicale, rare le jour même de l’intervention (NFS, TP TCA, ionogramme, BH…, troponine) • Protection gastrique : prescrits pour plusieurs raisons : – Risque d’ulcère de stress – Traitement par AINS – Patient à jeun – Sonde gastrique irritative pour la muqueuse
  • 20.
    • Traitement antibiotique: soit curatif soit prophylactique • Traitement anticoagulant : le plus souvent en préventif sauf en cas d’anticoagulant antérieur (curatif) • Lever précoce pour diminuer le risque thrombo- embolique, les escarres et les pneumopathies. • Le premier lever doit être réalisé en présence d’une IDE et se fait à J1 post op, parfois le jour même pour favoriser les mictions • En cas d’anticoagulant par HBPM, une prescription de NFS doit être faite deux fois par semaine pour le taux de plaquettes (thrombopénie à l’héparine avec risques de phlébite)
  • 21.
    • Traitement anti-émétique: souvent associé au traitement antalgique afin d’inhiber son effet secondaire; il peut être associé dans la même seringue ou prescrit en « si besoin » • L’hydratation : systématiquement prescrite en post-op; durée variable selon la chirurgie, 24 heures à plusieurs jours voire semaines pour les interventions lourdes. • Une nutrition parentérale est associée pour les interventions lourdes de type gastrectomie,
  • 22.
    LES SOINS INFIRMIERSA PARTIR DE J1 • Surveillance des constantes – Pouls, TA, température, saturation si patient sous O2 – De J1 jusqu’à la fin du séjour • Surveillance de la douleur – EVA afin d’adapter le traitement antalgique et le faire modifier par le médecin si nécessaire – De J1 à la fin du séjour – Expliquer la prise des antalgiques et donner des horaires de prise
  • 23.
    • Surveillance dela diurèse – Diurèse des 24h pour tous les patients perfusés (bilan entrées-sorties), voire diurèse horaire si nécessaire (traitement diurétique, oedèmes ou troubles de la diurèse) – Surveillance de la sonde vésicale pour les interventions lourdes – Ablation de la SV sur prescription médicale – Quand le patient est déperfusé sauf traitement particulier ou troubles persistants – En procto, ablation après transit normal
  • 24.
    • Surveillance dela reprise du transit – Reprise des gaz et des selles (délai variable en fonction de l’intervention) – Pour la procto : un traitement par laxatifs est débuté dès J1 pour faciliter l’évacuation; apport hydrique nécessaire (2 l par jour en dehors repas) – Si à J3 pas de selles, 1 l de PEG sera donné – Troubles locaux de perception du passage des selles peuvent persister pour un mois; rassurer le patient, ils disparaîtront avec la cicatrisation
  • 25.
    • Surveillance desdifférents drainages – Quantification des drainages (redons, lames, drains, etc…) – Surveiller la couleur et l’aspect du liquide) – Le tout jusqu’à ablation – L’ablation ou la mobilisation sera faite sur prescription médicale. • Surveillance de la sonde naso-gastrique – Quantité, aspect et couleur du liquide – Vérifier le bon fonctionnement de la sonde et du matériel d’aspiration – Effectuer les soins de sondes (nettoyer la narine, fixer la sonde), afin d’éviter les escarres – A réaliser jusqu’à l’ablation – Celle-ci se fera sur prescription médicale, elle dépendra de la quantité quotidienne, de l’aspect du liquide et de la reprise du transit.
  • 26.
    • Surveillance del’abord veineux – Il peut être périphérique ou central – Surveillance du point de ponction – Surveillance du débit de la perfusion… – Changement du cathlon et de ligne de perfusion suivant le protocole – L’ablation se fera sur prescription médicale. • Surveillance des pansements – Vérifier qu’il soit en place et occlusif – Les refaire à J1 s’ils sont tâchés puis remettre un pansement sec – Les refaire à J3 puis mettre la cicatrice à l’air si elle n’est pas suintante – Refaire les pansements de drainages si nécessaire
  • 27.
    • Les soinsde nursing – Aide à la toilette pour certains patients – Soins de bouche pour ceux qui doivent rester à jeun longtemps – Réfection du lit, hygiène du lit – Prévention d’escarres – 1er lever précoce à J1 post-op en présence de l’infirmière. • Reprise de l’alimentation : sur prescription – Plus tardive à la reprise du transit pour les résections digestives – La diététicienne intervient dès le début de la réalimentation pour informer le patient du régime et l’éduquer – Conseiller l’arrêt des aliments à fermentation et boissons gazeuses
  • 28.
    Education • Information dupatient lors de sa sortie – Informer la famille du patient : communiquer la date de sortie (le patient le fait le plus souvent) – Se préoccuper du transport (en semaine, rôle de la secrétaire, en week end, rôle de l’IDE), la famille du patient peut venir le chercher – Remettre les papiers de sortie et leurs explications – Redonner les conseils sur l’hygiène, les pansement, l’alimentation (consignes comprises par le patient et sa famille) – Pas de port de charges lourdes pendant 3 sem
  • 29.
    • Education dupatient pour les soins d’hygiène au niveau de sa cicatrice; l’informer qu’il peut prendre une douche, pas de bains pendant 3 semaines • Éducation pour les bains de siège • Éducation pour l’appareillage des stomies (en coordination avec les stomathérapeutes). • Explications et éducation pour les prises médicamenteuses (antalgiques, traitement de la constipation, etc…) • Éducations pour l’alimentation et le respect du régime prescrit par le chirurgien. • L’intervention de la diététicienne devra se faire dès le début de la réalimentation
  • 30.
    LES COMPLICATIONS POST-OP •Certaines manifestations sont transitoires : – Irritation de la muqueuse oro-pharyngée due à l’intubation ou à la sonde gastrique – Troubles digestifs et nausées – Certains troubles neurologiques chez le sujet âgé (désorientation transitoire, somnolence et état d’agitation). • Complications respiratoires – La principale cause est le syndrome infectieux pleuro- pulmonaire; – Sont favorisées par l’anesthésie, l’inhibition de la mécanique ventilatoire (douleur, distensions abdominale), par un sepsis pré ou post-op (péritonite, abcès profond), ou par l’inhalation de liquide gastrique – Le kiné aura un rôle important, de la kiné respiratoire sera prescrite par les médecins
  • 31.
    • Complications cardio-vasculaires –Elles peuvent être cardiaques, hémorragiques ou thrombo- emboliques – Les complications cardiaques sont des troubles du rythme, un OAP, une poussée d’insuffisance cardiaque, un infarctus du myocarde, une crise d’angor – Elles surviennent en général chez des sujets ayant un passé cardiologique. – La thrombose veineuse est une complications qui peut compromettre le pronostic vital en raison du risque d’embolie pulmonaire – C’est la raison pour laquelle un traitement préventif est mis en place dès le post-op immédiat – Une douleur du mollet associé à un fébricule à 38° doit l’évoquer et le patient doit rester allongé jusqu’à l’avis du médecin – Elle peut être favorisée par le terrain (obésité, insuffisance cardiaque…)ou la chirurgie (cancer, infection profonde…)
  • 32.
    • Complications hémorragiques –Elles peuvent être dues à des problèmes techniques (sutures, lésions d’artérioles…), des troubles de l’hémostase (hémophilie, traitement anticoagulant, allergie à l’héparine, autres…) – Elles peuvent être internes ou extériorisés par la cicatrice ou les drainages – Elles peuvent nécessiter une réintervention. • Complications urinaires – Le plus souvent, infections urinaires secondaires à la présence d’une sonde vésicale – Rétention aiguë d’urines (médicamenteuse, liée à la douleur, à un fécalome…) – Insuffisance rénale (circulatoire sur bas-débit, infectieuse ou médicamenteuse)
  • 33.
    • Complications pariétales –Hématomes de paroi, qui peuvent s’infecter (parfois pose d’un drain sous scanner) – Abcès de paroi localisés à la cicatrice; le plus souvent, le traitement local est suffisant : enlever des agrafes et mécher; le drainage sous scanner est rare (sous- cutané profond, intervention relativement ancienne) – Désunions ou éviscérations liées à une infection locale ou le plus souvent profonde
  • 34.
    • Autres complications: – Les complications de décubitus (sujets affaiblis et dénutris, alitement prolongé) – Complications psychiques (état d’agitation post-op delirium tremens de l’alcoolique, sevrage des benzodiazépines, dépression…) – Désordres métaboliques dus à une décompensation d’un diabète, à des troubles hydro-électrolytiques
  • 35.
    Surveillance de l’apparitionde complications tardives • Syndrome de petit estomac: sensation de ballonnement après qq cuillères de nourriture d’où fractionner les repas. • Dumping Syndrome: Malaise post prandiale lié à l’arrivée brutale d’aliments dans le jéjunum, survient 10mn ou ½ heure après les repas: sueurs, nausées, vomissements, paleur, angoisse, hypotension orthostatique. • Hypoglycémie post prandiale: survient 2 heures après les repas donc favoriser les sucres lents et diminuer les sucres rapides.
  • 36.
    Surveillance de l’apparitionde complications nutritionnelles • Amaigrissement: chez tous les patients opérés. Reprise progressive de l’alimentation et reprise de poids. • Nombreuses carences: Protéines, Fer, Vit B12, • Asthénie suite à l’intervention chirurgicale. Merci