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Dieu, y es-tu ? Les articles
Michel Bruley janvier 2023
Dieu y es-tu ?
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Introduction
Pendant une quarantaine de mois, de 2019 à 2022, je me suis documenté sur la
religion chrétienne et son histoire. J’ai lu divers textes, visionné des
documentaires et effectué de très nombreuses recherches sur internet. J’ai pris
des notes, j’ai formalisé successivement quatre fascicules que j’ai regroupés
dans un document d’une soixantaine de pages intitulé : Dieu, y es-tu ?
En parallèle, j’ai publié cinq articles sur le site MABATIM.INFO, sur LinkedIn et
sur mon blog que j’ai regroupé dans les pages ci-après :
• Dieu est une invention et les religions doivent être cantonnées dans la
sphère privée
• Le christianisme des premiers siècles : un chef-d’œuvre de marketing et de
management
• Au moyen âge, pour asseoir sa suprématie, la théocratie pontificale a
sanctifié la guerre
• De la Renaissance à nos jours : fin de l’emprise chrétienne sur le monde
• Dieu, y es-tu ?
En annexe : les plans détaillés des fascicules et des articles.
Bonne lecture
Dieu y es-tu ?
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1 - Les religions doivent être cantonnées dans la sphère privée
Dieu est une invention utile
Dans le monde une très large majorité de personnes sont adeptes d’une religion, ceci depuis la nuit des
temps, et de nouveaux avatars religieux naissent régulièrement. Les religions semblent répondre à un
besoin né des questions, des angoisses des hommes face à l’univers, à la vie en général, à leur origine, à
leur destinée mortelle, au sens de tout cela et en particulier de leur vie. Alors face à ce besoin ils ont inventé
des réponses, des histoires et en particulier ils ont inventé des êtres extraordinaires aux pouvoirs infinis, les
dieux qu'il faut craindre et adorer.
Les religions ont eu et ont encore du succès, car elles sont bénéfiques aux croyants qui ont la foi ou que
cela arrange d’y croire. Dans son livre « Le Celte », Mario Vargas Llosa fait dire à son héros des remarques
qui me semblent très révélatrices même si elles n’épuisent pas le sujet :
• « Notre religion (la religion catholique) est surtout faite pour ceux qui souffrent. Les humiliés, les
affamés, les vaincus. C’est cette foi qui nous empêche de nous désintégrer ».
• « Au sujet de dieu, il faut croire, et non raisonner. Si on raisonne, Dieu part en fumée comme une
bouffée de cigarette ».
Les religions sont instrumentalisées par des manipulateurs
Non seulement les religions sont utiles aux croyants, mais aussi aux élites qui les instrumentalisent. Fortes
de leurs vérités, les religions ont autorité sur le croyant et prônent la soumission, le respect des
responsables, des dirigeants : rends à César ce qui est à César, dit la Bible. Pour le Coran, l’homme est au
plus près de dieu quand dans la prière il a le nez à terre en signe de soumission. La voie du Taoïsme consiste
au lâcher-prise, au refus de l’excès de vouloir.
Conditionnés par les religions, les hommes deviennent des moutons que le bon berger peut conduire et
peut manipuler. Au-delà de l’instrumentalisation des peurs, des désarrois, les religions créent des
communautés qui sécurisent les individus et permettent de mobiliser les hommes pour de grandes
réalisations collectives. Si les constructions de cathédrales, de mosquées … peuvent être vues comme des
aventures collectives bénéfiques, les guerres de religion, les croisades, les djihads … les conversions forcées
au catholicisme ou à l’islam par exemple sont des crimes contre l’humanité.
Les Écritures saintes sont des fables
Pour le croyant, la vérité est dans les Écritures saintes, et peu importe le grand décalage entre les vérités
des textes et celles des scientifiques en général, des historiens ou des archéologues en particulier. Lors d’un
débat sur le célibat des prêtres catholiques, Benoît XVI a fait valoir que le célibat avait ses racines dans
l’Ancien Testament. Cependant, il ne faut sans doute pas prendre les textes au pied de la lettre (création,
déluge, Noé … passage de la mer rouge …), ni les juger à l’aune d’aujourd’hui, car à ce jeu, Mahomet pourrait
être accusé de pédophilie, à 52 ans il épouse Aïcha qui a 6 ans et a des relations sexuelles avec elle 3 ans
plus tard. Quand on lit les textes sacrés, il faut bien prendre en compte le contexte de leurs auteurs, autres
temps, autres mœurs.
Les textes disent que Dieu a créé l’homme à son image, la réalité est plutôt que l’homme a inventé des
dieux à son image du fait de son incapacité à imaginer autre chose. Dès lors, les dieux imaginés ont
beaucoup de caractéristiques humaines comme la colère par exemple, la bible dit « Dieu est en colère après
les païens ». Il est en colère parce que tous les hommes ne croient pas alors que « la voix des prédicateurs
a retenti partout dans le monde ». On notera qu’à l’époque de Saint Paul il y a 250 millions d’habitants sur
terre et que seul un infime pourcentage a été en contact avec un prédicateur chrétien.
Les rites religieux sont archaïques et parfois barbares
Comme les religions se sont construites dans le temps, elles gardent des traces de comportements
archaïques comme les sacrifices d’animaux dans l’Islam. Dans la même ligne, la passion du christ consiste à
Dieu y es-tu ?
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répéter les sacrifices des animaux du passé, mais avec le fils de dieu, et de même que l’on mangeait une
partie des animaux sacrifiés, on mange le christ avec l’eucharistie. On est bien dans une logique de sacrifice
à dieu.
Si l’Ancien Testament contient de nombreuses lois, il est intéressant de noter que ni Jésus ni Mahomet
n’ont établi tous les rites qui sont imposés aux croyants, rites qui ont été créés pour contrôler le troupeau
au profit des religieux, des rois qui se trouvent facilement des ascendances divines, des onctions divines
permettant d’asseoir leur pouvoir. Le bon peuple doit porter à perpétuité la faute originelle de ses ancêtres
Adam et Ève.
Dieu, né du désir des sages (cf. Le Véda), dois rester une affaire privée
Enfin, j’ai bien conscience qu’il est facile de discourir de l’existence ou non d’un Dieu quand on est
confortablement installé chez soi, quand on a toujours été dans le confort, on aborde différemment les
questions existentielles, privilégiant Woody Allen « La vie est une maladie mortelle, sexuellement
transmissible », aux Écritures saintes qui veulent vous faire porter la faute d’hypothétiques ancêtres.
Finalement, je pense que les croyances relèvent de la vie privée et n’ont pas à interférer dans la société, ni
surtout générer des guerres.
2 - Christianisme des premiers siècles : chef-d’œuvre de marketing et de management
Le contexte de la Pax Romana et de la tolérance religieuse
Le développement du christianisme aux I° & IIe siècle se fait dans un monde ancien qui se caractérise par
une harmonie religieuse, où tant de nations différentes et mêmes ennemies respectaient les religions des
uns et des autres. Il y avait cependant un fort courant de scepticisme vis-à-vis de la multitude des dieux,
mais les Romains étaient attachés à une maxime de tolérance universelle. Seuls les Juifs développaient un
grand zèle à défendre leur peuple et leur religion avec peu de prosélytisme. Les chrétiens vont faire de
même, mais eux avec un fort prosélytisme, ils vont même considérer les dieux païens comme des démons,
professer une horreur de l’idolâtrie, et leur obsession de se conserver pur, les amène à être contre tout ce
qui est associé aux jeux, au théâtre, aux libations aux dieux pendant les repas, aux décorations des temples
(statues …). Pour les pères de l’église de l’époque, Apollon et les muses sont les agents de l’esprit infernal
et la musique, la peinture, la poésie, l’éloquence ont des origines impures. Les premiers chrétiens avaient
en horreur les fêtes associées à la religion romaine et menaient une guerre sainte contre l’empire des
démons.
Le christianisme apporte quelque chose par rapport à la religion romaine
Il y a un fort intérêt des populations pour cette religion qui se préoccupe plus des individus, apporte des
réponses et des valeurs différentes des religions païennes (amour du prochain et amour de Dieu, recherche
de la vérité, résurrection, immortalité de l’âme, paix entre les hommes). Il y a un prosélytisme très actif qui
s’appuie sur des écrits, qui cible tout le monde et qui rencontre un écho favorable auprès de nombreux
peuples aux cultures différentes au sein de l’Empire romain (44 territoires différents sous domination
romaine), comme auprès des nombreux peuples barbares qui finissent par l’envahir (au moins 12 peuples
différents).
La doctrine d’une vie future a sans doute en particulier beaucoup plu. En effet, il existait bien dans
l’antiquité des réflexions philosophiques au sujet de l’esprit qui devait être d’une substance différente du
corps et être éventuellement immortel, mais la plupart des personnes rejetaient ces idées et aucun grand
homme ne semble avoir envisagé ou craint une récompense, une punition après sa mort. Alors qu’avec le
christianisme, il y a la promesse d’un bonheur éternel sous condition d’adopter la croyance et d’observer
les préceptes de l’évangile. De plus pour les premiers chrétiens, il y a la croyance que la fin du monde est
très proche et tous les problèmes de l’Empire, dont les attaques des barbares, étaient vus comme les
terribles calamités qui annonçaient la fin du monde.
Dieu y es-tu ?
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Un prosélytisme universel et la croyance aux miracles
La morale pure et austère des premiers chrétiens a aussi été un atout pour le prosélytisme. Les fidèles qui
entretenaient un grand mépris du monde professaient des sentiments de patience, de douceur et
d’humilité. Ils prenaient souvent au sens le plus littéral les préceptes rigides enseignés par Jésus et les
apôtres que l’on a par la suite expliqués d’une manière moins stricte et plus figurée. Ils condamnaient les
plaisirs et le luxe, le célibat était vu comme l’état qui approche le plus la perfection divine, le mariage était
toléré, mais le divorce interdit, ils avaient une aversion pour les objets de guerre et de gouvernement et se
détournaient du service de l’état ou de l’armée. Ils obtiendront même la suppression des jeux (Théodose
492).
À l’époque, la croyance/superstition en un don de l’église à faire des miracles a aussi compté. En effet,
l’église depuis le temps des apôtres a toujours prétendu à une succession de pouvoirs miraculeux de
certains de ces membres : don des langues, visions, prophéties, pouvoir de chasser les démons, de guérir
les malades, de ressusciter les morts …
Une organisation centralisatrice qui s’affirme
Le fonctionnement « républicain » de l’Église primitive a dû aussi plaire. Liberté et égalité primitive du
gouvernement de l’église, les évêques et les prêtres sont au début élus annuellement, même si, dès la fin
du 1° siècle, on constitua des magistratures perpétuelles, ce qui engendra un progrès de l’autorité
épiscopale au détriment des paroisses. Il y avait aussi des conciles provinciaux et vers la fin du IIe siècle en
Orient il y a des synodes provinciaux, même si par après on constate la prééminence des églises
métropolitaines. D’un point de vue financier, on est passé de la mise en commun des biens, à l’acceptation
que certains ne versent que des tributs. Du temps de l’empereur Dèce (251), l’opinion des magistrats était
que les chrétiens de Rome possédaient des richesses considérables qu’ils distribuaient aux pauvres, même
si certains évêques en profitaient pour leurs plaisirs.
Au fil du temps, une organisation forte se met en place, se structure, résiste aux pressions des empereurs,
aux querelles théologiques, aux querelles de pouvoirs en son sein, cumule les richesses et devient une
institution puissante, stable, durable, avec un chef à sa tête (il y a eu jusqu’à présent 266 papes). L’église a
en partie créé la religion chrétienne, en régissant les dogmes & les pratiques, ces dernières ont été pour
une grande majorité inventées au fur et à mesure. On a même défini un mot pour caractériser toutes les
affirmations ou déclarations théologiques qui ne dérivent pas de la révélation divine : un théologoumène
(ex. la résurrection des corps).
Un chef-d’œuvre de marketing et de management
Le christianisme s’est développé de façon extraordinaire en cinq siècles du fait :
• d’un contexte/marché favorable (tolérance en matière de religion, déclin de l’Empire romain) ;
• d’une doctrine/offre qui a séduit (valeurs, immortalité de l’âme, résurrection …) ;
• d’un zèle/pugnacité à combattre la concurrence (intolérance vis-à-vis des cultes païens & des variantes
dans les interprétations) ;
• de premiers fidèles/affiliés prosélytes et exemplaires (qualité morale, vie austère …) ;
• d’actions/communications spectaculaires (miracles, pouvoirs miraculeux …) ;
• d’une organisation & des forces prosélytes rapidement structurées (évêques, prêtres, moines …) qui a
su s’adapter au fil du temps.
Tout cela m’amène à penser que le développement du christianisme est un chef-d’œuvre de marketing et
de management.
Pour le marketing (voir paragraphe précédent : contexte/marché, offre, forces prosélytes, pugnacité face à
la concurrence, affiliés exemplaires, communications) et pour le management, il faut prendre en compte la
résilience de l’organisation et sa capacité d’adaptation : au départ un monothéisme simple, à l’arrivée un
mystère avec le père, le fils, le Saint-Esprit ; au départ une variante du judaïsme, puis jusqu’à Vatican II un
antisémitisme chrétien ; au départ le rejet des idoles et de l’imagination superstitieuse des polythéistes, à
Dieu y es-tu ?
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l’arrivée toutes sortes de reliques, de miracles, d’icônes sacrées ; au départ le rejet des hommes divinisés
& des dieux privés comme ceux qui protégeaient les associations romaines, à l’arrivée des saints protecteurs
(des métiers, des villes …) qui ont la même fonction ; au départ le rejet de la richesse, à l’arrivée une église
richissime ; au départ pas d’intervention dans le domaine temporel (refus de servir l’état, l’armée …), à
l’arrivée : croisades, inquisition …
Le christianisme a su conquérir une suprématie sur le marché des religions à la fin de l’Empire romain
d’occident, et a su durer en s’adaptant pour devenir quelque chose de très différent de ce qu’il était à
l’origine avec les premiers chrétiens, c’est un chef-d’œuvre de marketing et de management.
3 - Au moyen âge, pour asseoir sa suprématie, la théocratie pontificale a sanctifié la guerre
Effondrement de l’Empire chrétien unifié
La période qui va du Ve au XVe siècle a vu l’effondrement de l’Empire romain d’Occident en 476,
l’effondrement de l’Empire romain d’Orient en 1453 avec la prise de Constantinople par les Ottomans et
l’effondrement de l’Empire chrétien unifié avec les Grecs qui rejettent l’union avec Rome et l’église
moscovite qui se déclare autocéphale, Ivan le Terrible se faisant couronner empereur de la troisième Rome.
Pendant ces neuf siècles, Rome s’est affirmé, a pris sa totale indépendance vis-à-vis des empereurs, a
cherché à imposer ses inventions liturgiques, a développé une théocratie pontificale, a mené des croisades
pour en partie répondre à l’Islam qui a impacté particulièrement l’Orient. La fin de la théocratie papale a
marqué l’effondrement de l’empire chrétien unifié et le centre de gravité du christianisme, qui était en
Orient où se trouvaient au Ve siècle 4 des 5 sièges patriarcaux, 49 des 75 sièges métropolitains, a basculé
en Occident au XVe.
Théocratie pontificale
La théocratie pontificale a été promue en particulier par Grégoire VII (1015/1085) qui a revendiqué
l’héritage impérial, imposé le légalisme médiéval : « l’église est la maîtresse du droit romain par donation
de Constantin » et a succombé à la tentation du dominium mundi (la domination du monde, en matière de
suprématie politique et spirituelle). Il faudra attendre 1440 et le travail de l’humaniste Laurent Valla pour
démontrer que la donation de Constantin était une tromperie.
Les chrétiens ont commencé à se diviser dès le IVe quand ils sont sortis de la clandestinité, et la
revendication de la primauté de Rome, l’invention de la liturgie ont entretenu les conflits entre l’Orient et
l’Occident. Par exemple au VIIe il n’existait pas de liste des sacrements, il faudra attendre le XIIe pour avoir
la liste des 7 sacrements. Entre Rome et Constantinople, il y a eu de nombreux schismes, notamment en
867, 1054, 1204, et au XIIIe le problème du purgatoire, le mot lui-même étant apparu en 1170. Il y eut de
nombreux conciles pour recréer une unité, mais en vain.
Les croisades
Du VIIe au Xe, les chrétiens ont subi des déconfitures face aux musulmans sur terre comme sur mer, mais
cela a changé du fait de la rivalité des trois califats et de la décomposition du royaume d’Espagne en petits
royaumes. En 1089, le pape Urbain II appelle à délivrer Jérusalem. Antioche fut prise en 1095 (tous les
musulmans et les juifs sont massacrés), Jérusalem en 1099. Quatre états latins sont créés, comptant
140 000 Occidentaux qui représentaient 20% de la population locale, ils vivaient sous perfusions militaires,
financières de l’occident et sous la pression des musulmans (djihad). Le coût d’une croisade représentait
pour un paysan ~1 an de revenu, 5 ans pour un chevalier, plus pour un seigneur, mais les vassaux finançaient
le seigneur. Les rois ont créé des impôts (10%), les papes ont imposé les clercs (10%), tout cela a participé
à la création du premier système fiscal général en occident.
Dieu y es-tu ?
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Finalement, il y eut 8 croisades et si l’on excepte Chypre, à la fin du XIIIe tous les territoires antérieurement
gagnés étaient perdus et l’Occident chrétien vivait le grand schisme avec de multiples papes concurrents.
Les croisades furent un moyen pour les papes d’unifier la Chrétienté, de construire une Europe chrétienne.
Il a même existé des croisades contre des chrétiens, notamment lorsqu’il y a eu plusieurs papes
concurrents, des croisades contre les hérétiques (divergences doctrinales) albigeois, hussites …
De la guerre licite à la guerre sanctifiée
Les premiers chrétiens étaient d’un pacifisme radical, mais devenu religion d’État avec Constantin, il y a eu
une réflexion sur la violence légitime et plus tard un parallèle avec le djihad. Ainsi Saint Augustin avait prôné
la défense de l’empire chrétien, et ceci a été réactualisé par les Carolingiens qui se sont voulus le bras armé
de l’église. Cette violence licite demandait une pénitence au soldat meurtrier. L’église a assuré la vie
éternelle à ceux qui mouraient pour la vérité de la foi (les soldats craignaient de mourir avant d’avoir fait
pénitence), cela a aussi abouti aux ordres militaires (concile de Troyes en 1129), ces derniers attiraient des
fonds, ont conquis des territoires et des guerriers ont été canonisés, des combattants des hérétiques sont
devenus saints et martyrs.
Enfin, on notera que les croisés, censés avoir une vie ascétique, les croisades devant apporter la rémission
des péchés, des indulgences, des pardons …, étaient accompagnés de bordels itinérants pendant que leurs
épouses portaient des ceintures de chasteté.
4 - De la Renaissance à nos jours : fin de l’emprise chrétienne sur le monde
L’histoire du Christianisme dans la période qui va de la Renaissance à nos jours montre qu’après la chute
de l’empire chrétien unifié au XVe siècle, la décomposition a continué dans le cadre de la Renaissance, du
temps des lumières, avec respectivement la réforme et la Révolution française qui a exporté ses idées, puis
sous les coups de boutoir du libéralisme, du communisme, des guerres mondiales … Finalement, cette
période marque la fin de l’emprise chrétienne sur les sociétés, même si la globalisation ou la construction
de l’Union européenne sont marquées d’une influence de la culture chrétienne, la domination chrétienne
est en train de mondialement prendre fin.
Le saut qualitatif de la Renaissance
La Renaissance qui se caractérise par des évolutions majeures : techniques (poudre à canon, imprimerie,
canaux à écluse …) ; intellectuelles (traduction d’Archimède, livre de Vésale en médecine, Copernic …) ;
religieuses (grands débats sur les écritures, réforme …) ; géopolitique (découverte de l’Amérique, route des
Indes …) … crée un contexte de contestation de la théologie comme forme suprême du savoir au profit des
sciences, voit l’éclosion du protestantisme et partout où il s’implante les institutions politiques ont pris en
main les aspects religieux.
En Europe, les guerres de religion ont été meurtrières, et en France par exemple elles ont participé avec les
famines, la peste, et les mauvaises conditions climatiques comme l’hiver rigoureux de 1594/1595 à la mort
de presque 2 millions de personnes. Cependant en parallèle le christianisme s’est répandu dans le monde
(Amérique du Sud, du Nord dans une moindre mesure, Sibérie, Asie) alors que les Ottomans refluent
d’Europe.
L’indépendance des nations en matière religieuse
En 1648, le traité de Westphalie, qui met fin à la guerre de Trente Ans, a acté que les états sont seuls
responsables des religions de leur pays (pas d’interférence extérieure tolérée), cela favorisera les évolutions
locales des pratiques religieuses et des mentalités. On passe d’un soupçon que les nouveaux riches ont dû
pêcher pour arriver, d’une hostilité que l’argent puisse faire de l’argent (intérêts), de la considération que
le travail est une pénitence du péché originel, à une acceptation graduelle des nouveaux comportements
économiques.
Dieu y es-tu ?
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Au temps des Lumières on argumente que les textes sacrés n’ont pas été écrits aux moments des faits qu’ils
rapportent ni avant pour ceux qui annoncent des prophéties, les auteurs ne sont pas ceux auxquels la
tradition les attribue, ils ont fait l’objet de nombreux remaniement. Il y a alors des discussions sans fin sur
les différences constatées entre le livre de la nature et la bible (deux œuvres de Dieu), des débats entre foi
et raison (diffusion du rationalisme scientifique) entre cœur et raison (la religion non soluble dans le
rationalisme).
L’église et les clercs sont très malmenés pendant la Révolution française (les religieux 1% de la population,
comptent pour 6% des victimes), mais le concordat de Bonaparte les remet en selle (les conquérants habiles
ne sont jamais brouillés avec les religieux). Le concordat a inspiré beaucoup de pays et dans le courant du
XIXe siècle, une séparation de l’église et de l’État s’impose dans de nombreux pays dans le monde sous des
formes différentes (plus ou moins pure ou hostile).
Le concept de liberté a façonné le monde d’aujourd’hui
La progression du libéralisme (liberté de pensée, d’expression, de presse, d’enseignement, de chaire,
d’association …) profite : aux confessions qui accentuent leur prosélytisme ; au positivisme et au scientisme
qui rejettent les religions. Finalement, on note mondialement une certaine déchristianisation qui est
particulièrement forte dans les pays vivant sous emprise communiste où ont lieu des persécutions, en URSS
jusqu’en 1988 (par exemple la terreur rouge, conduite par Lénine jusqu’en 1921, a vu l’assassinat de 28
évêques, plusieurs milliers de prêtres, diacres, moines et 12000 laïcs).
Pour les catholiques, Vatican II amène une ouverture sur le monde, la recherche biblique récente,
l’œcuménisme, la possibilité des églises locales, la liberté pour toutes les religions, l’abandon de
l’accusation de déicide contre les juifs, mais si on s’interroge sur l’infaillibilité du pape on ne la remet pas
en cause. L’œcuménisme entre protestants, orthodoxes et catholiques génère de nombreuses conférences,
cela ne débouche sur rien de concret et les différences de fond restent entières.
La fin de la domination chrétienne
Si en 1900 l’Europe dominait le monde et que 83% des chrétiens étaient européens, le reste du monde ne
représentant que 17%, en 2000 les Européens ne dominent plus, représentent 40% des chrétiens, alors que
le reste du monde 60%. Les chrétiens qui sont 1,85 milliard sur une population mondiale de ~8 milliards soit
~23%, ne gouvernent plus le monde, le gouverneront d’autant moins dans le futur, car l’Asie qui représente
62% de la population mondiale et deviendra le premier pôle économique est à 93% non chrétienne.
5 - Dieu, y es-tu ?
Pour clore mes recherches concernant la religion amorcée en avril 2019, qui m’ont amené à publier
quelques articles sur ce sujet sur Mabatim.info, j’ai voulu aborder la problématique de l’athéisme afin de
finalement me positionner sur le sujet de l’existence d’un dieu, sachant que tout mon travail m’a renforcé
dans mon rejet spontané des religions.
Les religions sont humaines
De toutes mes recherches, il ressort pour moi que les religions sont humaines, qu’elles existent sans
intervention divine, surnaturelle, et qu’humaines, elles génèrent donc des problèmes (avec dieu St
Barthélémy, Djihad … sans dieu Staline, Mao, Pol Pot …). Faire la part entre les aspects positifs des religions,
comme l’union des communautés, la transmission de valeurs … et les aspects négatifs, comme l’intolérance
des croyants, les guerres de religion, les créations purement fantasmatiques comme l’enfer, les péchés
(originel, véniel, mortel) … est difficile et je ne sais pas vraiment conclure quant à l’intérêt des religions pour
les sociétés. Cependant, il faut noter que l’on ne connaît pas de grande civilisation sans mythes, sans rites,
sans croyance en certaines forces invisibles et surnaturelles.
Dieu y es-tu ?
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Si l’on peut se passer de religion, on ne peut pas se passer de communauté, de valeurs, mais ses valeurs
transmissent par les religions, n’ont pas besoin de dieu pour exister, elles correspondent à ce qui est bien
pour vivre ensemble : sincérité, courage, générosité, douceur, compassion, justice, amour. On imagine mal
une société qui essaierait de fonctionner en privilégiant l’inverse de ces valeurs : mensonge, lâcheté,
égoïsme, violence, cruauté, injustice, haine. Donc plus qu’une révélation, ces valeurs sont le fruit de
l’expérience, de la sagesse des communautés passées.
L’existence d’un Dieu ne peut être établie
Quant à l’existence d’un dieu créateur, force est de constater comme le fait André Comte-Sponville dans
son livre « L’esprit de l’athéisme », la faiblesse des preuves ou des expériences de son existence, et
l’incompréhensibilité des explications que les hommes ont tenté de donner. Force aussi de constater que
si Dieu existe il a aussi créé le mal, un homme limité et crédule qui s’invente des croyances qui
correspondent à ses désirs (vie éternelle, retrouver les êtres chers, être aimé du créateur …). C’est trop
beau pour être vrai ! Comme le dit Spinoza, « Nous sommes disposés par nature à croire facilement ce que
nous espérons, et difficilement au contraire ce dont nous avons peur » et les manipulateurs en profitent.
Il ne faut pas se laisser subjuguer par les prophètes, les saints, les mystiques qui même s’ils apportent des
messages primordiaux (l’universel humain, la priorité de l’amour, l’accueil des bannis … l’humilité …
l’impermanence …) ne sont que des guides qui peuvent nous inspirer. Il faut être fidèle au vrai, au
rationalisme et refuser les sophismes, il faut être fidèle à l’amour, à l’humanisme, refuser le nihilisme et
son « rien n’a d’importance ». Ici, on n’oubliera pas le proverbe chinois qui dit « les professeurs ouvrent les
portes, mais vous devez entrer vous-même ».
La sauvegarde de son petit moi n’est pas un bon objectif
La grande question n’est pas de sauver son moi, y compris dans un au-delà fantasmé, mais de s’en libérer,
non de s’enfermer dans son âme, mais d’habiter l’univers, d’accéder à l’universel, au vrai en se libérant de
soi. Il faut comme dit Kant « se libérer du cher petit moi » et de ses petits intérêts, ses petites rancœurs,
angoisses, soucis, frustrations, espérances, complaisances, vanités … C’est l’ego qui enferme et l’esprit qui
libère.
Pour conclure, pour moi, les religions sont à coup sûr des créations humaines, mais pour l’existence de Dieu,
comme on ne peut pas prouver que quelque chose n’existe pas, on ne peut pas prouver que Dieu n’existe
pas, donc je suis obligé de constater que la science ne sait pas, que je ne sais pas, mais je suis convaincu
que les dieux des religions sont des inventions instrumentalisées par des manipulateurs.
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Dieu y es-tu ?
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Annexe 1 : Plans détaillés des quatre fascicules
1 - Dieu est une invention instrumentalisée par des manipulateurs
• Historique de ma relation avec la religion
• Les religions sont des constructions humaines
• Bible : remarques sur le fond
• Bible : remarque sur la forme
• Synthèse de ce que je pense de Dieu et des religions
2 - Le christianisme un chef-d’œuvre de marketing et de management
• Vie de Jésus
• Religions dans l’Empire romain
• Disciples de Jésus
• Premiers chrétiens
• Premières églises
• Textes saints
• Querelles théologiques
• Luttes de pouvoirs
• Barbares et christianisme
• Évêques et organisation de l’église
• Christianisation de la société
• Étapes du développement du christianisme
• Raisons du succès du christianisme
3 - Du Ve au XVe, expansion et effondrement de l’empire chrétien unifié
• Rome prend son indépendance de Constantinople
• Querelles entre l’orient et l’occident, notamment avec l’invention de la liturgie
• Établissement du pouvoir du pape
• Théocratie pontificale
• Croisades
• Défi islamique et recul du christianisme
• Crise de croissance de l’occident chrétien
• Effondrement de l’empire chrétien unifié
4 - De la renaissance à nos jours : fin de l’emprise chrétienne sur le monde
• L’éclosion du protestantisme
• Les guerres de religion en France
• Le christianisme dans le monde
• La place des églises dans la société
• Les religions face aux lumières
• Les religions face à la révolution
• Le christianisme et la Révolution française
• Le christianisme et les États
• Le christianisme, le libéralisme et la guerre
• Le christianisme et le communisme
• Le christianisme et Vatican II
Dieu y es-tu ?
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Annexe 2 : Plans détaillés des articles
Dieu est une invention et les religions doivent
être cantonnées dans la sphère privée
• Dieu est une invention utile
• Les religions sont instrumentalisées par des
manipulateurs
• Les Écritures saintes sont des fables
• Les rites religieux sont archaïques et parfois
barbares
• Dieu, né du désir des sages (cf. Le Véda), dois
rester une affaire privée
Le christianisme des premiers siècles : un chef-
d’œuvre de marketing et de management
• Il profite de la Pax Romana et de la tolérance
religieuse
• Il apporte quelque chose par rapport à la
religion romaine
• Il développe un prosélytisme universel et la
croyance aux miracles
• Il s’affirme par une organisation
centralisatrice
• Son développement est un chef-d’œuvre de
marketing et de management
Au moyen âge, pour asseoir sa suprématie, la
théocratie pontificale a sanctifié la guerre
• Théocratie pontificale et le dominium mundi
(la domination du monde, en matière de
suprématie politique et spirituelle).
• De la guerre licite à la guerre sanctifiée
• Les croisades
• Effondrement de l’Empire chrétien unifié
De la Renaissance à nos jours : fin de l’emprise
chrétienne sur le monde
• Le saut qualitatif de la Renaissance
• L’indépendance des nations en matière
religieuse
• Le libéralisme (liberté de pensée,
d’expression, de presse, d’enseignement …)
a façonné le monde d’aujourd’hui
• La fin de la domination des 23% de chrétiens
sur le monde
Dieu, y es-tu ?
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Religion : Dieu y es-tu ? (les articles)

  • 1. Dieu, y es-tu ? Les articles Michel Bruley janvier 2023
  • 2. Dieu y es-tu ? 1/10 Introduction Pendant une quarantaine de mois, de 2019 à 2022, je me suis documenté sur la religion chrétienne et son histoire. J’ai lu divers textes, visionné des documentaires et effectué de très nombreuses recherches sur internet. J’ai pris des notes, j’ai formalisé successivement quatre fascicules que j’ai regroupés dans un document d’une soixantaine de pages intitulé : Dieu, y es-tu ? En parallèle, j’ai publié cinq articles sur le site MABATIM.INFO, sur LinkedIn et sur mon blog que j’ai regroupé dans les pages ci-après : • Dieu est une invention et les religions doivent être cantonnées dans la sphère privée • Le christianisme des premiers siècles : un chef-d’œuvre de marketing et de management • Au moyen âge, pour asseoir sa suprématie, la théocratie pontificale a sanctifié la guerre • De la Renaissance à nos jours : fin de l’emprise chrétienne sur le monde • Dieu, y es-tu ? En annexe : les plans détaillés des fascicules et des articles. Bonne lecture
  • 3. Dieu y es-tu ? 2/10 1 - Les religions doivent être cantonnées dans la sphère privée Dieu est une invention utile Dans le monde une très large majorité de personnes sont adeptes d’une religion, ceci depuis la nuit des temps, et de nouveaux avatars religieux naissent régulièrement. Les religions semblent répondre à un besoin né des questions, des angoisses des hommes face à l’univers, à la vie en général, à leur origine, à leur destinée mortelle, au sens de tout cela et en particulier de leur vie. Alors face à ce besoin ils ont inventé des réponses, des histoires et en particulier ils ont inventé des êtres extraordinaires aux pouvoirs infinis, les dieux qu'il faut craindre et adorer. Les religions ont eu et ont encore du succès, car elles sont bénéfiques aux croyants qui ont la foi ou que cela arrange d’y croire. Dans son livre « Le Celte », Mario Vargas Llosa fait dire à son héros des remarques qui me semblent très révélatrices même si elles n’épuisent pas le sujet : • « Notre religion (la religion catholique) est surtout faite pour ceux qui souffrent. Les humiliés, les affamés, les vaincus. C’est cette foi qui nous empêche de nous désintégrer ». • « Au sujet de dieu, il faut croire, et non raisonner. Si on raisonne, Dieu part en fumée comme une bouffée de cigarette ». Les religions sont instrumentalisées par des manipulateurs Non seulement les religions sont utiles aux croyants, mais aussi aux élites qui les instrumentalisent. Fortes de leurs vérités, les religions ont autorité sur le croyant et prônent la soumission, le respect des responsables, des dirigeants : rends à César ce qui est à César, dit la Bible. Pour le Coran, l’homme est au plus près de dieu quand dans la prière il a le nez à terre en signe de soumission. La voie du Taoïsme consiste au lâcher-prise, au refus de l’excès de vouloir. Conditionnés par les religions, les hommes deviennent des moutons que le bon berger peut conduire et peut manipuler. Au-delà de l’instrumentalisation des peurs, des désarrois, les religions créent des communautés qui sécurisent les individus et permettent de mobiliser les hommes pour de grandes réalisations collectives. Si les constructions de cathédrales, de mosquées … peuvent être vues comme des aventures collectives bénéfiques, les guerres de religion, les croisades, les djihads … les conversions forcées au catholicisme ou à l’islam par exemple sont des crimes contre l’humanité. Les Écritures saintes sont des fables Pour le croyant, la vérité est dans les Écritures saintes, et peu importe le grand décalage entre les vérités des textes et celles des scientifiques en général, des historiens ou des archéologues en particulier. Lors d’un débat sur le célibat des prêtres catholiques, Benoît XVI a fait valoir que le célibat avait ses racines dans l’Ancien Testament. Cependant, il ne faut sans doute pas prendre les textes au pied de la lettre (création, déluge, Noé … passage de la mer rouge …), ni les juger à l’aune d’aujourd’hui, car à ce jeu, Mahomet pourrait être accusé de pédophilie, à 52 ans il épouse Aïcha qui a 6 ans et a des relations sexuelles avec elle 3 ans plus tard. Quand on lit les textes sacrés, il faut bien prendre en compte le contexte de leurs auteurs, autres temps, autres mœurs. Les textes disent que Dieu a créé l’homme à son image, la réalité est plutôt que l’homme a inventé des dieux à son image du fait de son incapacité à imaginer autre chose. Dès lors, les dieux imaginés ont beaucoup de caractéristiques humaines comme la colère par exemple, la bible dit « Dieu est en colère après les païens ». Il est en colère parce que tous les hommes ne croient pas alors que « la voix des prédicateurs a retenti partout dans le monde ». On notera qu’à l’époque de Saint Paul il y a 250 millions d’habitants sur terre et que seul un infime pourcentage a été en contact avec un prédicateur chrétien. Les rites religieux sont archaïques et parfois barbares Comme les religions se sont construites dans le temps, elles gardent des traces de comportements archaïques comme les sacrifices d’animaux dans l’Islam. Dans la même ligne, la passion du christ consiste à
  • 4. Dieu y es-tu ? 3/10 répéter les sacrifices des animaux du passé, mais avec le fils de dieu, et de même que l’on mangeait une partie des animaux sacrifiés, on mange le christ avec l’eucharistie. On est bien dans une logique de sacrifice à dieu. Si l’Ancien Testament contient de nombreuses lois, il est intéressant de noter que ni Jésus ni Mahomet n’ont établi tous les rites qui sont imposés aux croyants, rites qui ont été créés pour contrôler le troupeau au profit des religieux, des rois qui se trouvent facilement des ascendances divines, des onctions divines permettant d’asseoir leur pouvoir. Le bon peuple doit porter à perpétuité la faute originelle de ses ancêtres Adam et Ève. Dieu, né du désir des sages (cf. Le Véda), dois rester une affaire privée Enfin, j’ai bien conscience qu’il est facile de discourir de l’existence ou non d’un Dieu quand on est confortablement installé chez soi, quand on a toujours été dans le confort, on aborde différemment les questions existentielles, privilégiant Woody Allen « La vie est une maladie mortelle, sexuellement transmissible », aux Écritures saintes qui veulent vous faire porter la faute d’hypothétiques ancêtres. Finalement, je pense que les croyances relèvent de la vie privée et n’ont pas à interférer dans la société, ni surtout générer des guerres. 2 - Christianisme des premiers siècles : chef-d’œuvre de marketing et de management Le contexte de la Pax Romana et de la tolérance religieuse Le développement du christianisme aux I° & IIe siècle se fait dans un monde ancien qui se caractérise par une harmonie religieuse, où tant de nations différentes et mêmes ennemies respectaient les religions des uns et des autres. Il y avait cependant un fort courant de scepticisme vis-à-vis de la multitude des dieux, mais les Romains étaient attachés à une maxime de tolérance universelle. Seuls les Juifs développaient un grand zèle à défendre leur peuple et leur religion avec peu de prosélytisme. Les chrétiens vont faire de même, mais eux avec un fort prosélytisme, ils vont même considérer les dieux païens comme des démons, professer une horreur de l’idolâtrie, et leur obsession de se conserver pur, les amène à être contre tout ce qui est associé aux jeux, au théâtre, aux libations aux dieux pendant les repas, aux décorations des temples (statues …). Pour les pères de l’église de l’époque, Apollon et les muses sont les agents de l’esprit infernal et la musique, la peinture, la poésie, l’éloquence ont des origines impures. Les premiers chrétiens avaient en horreur les fêtes associées à la religion romaine et menaient une guerre sainte contre l’empire des démons. Le christianisme apporte quelque chose par rapport à la religion romaine Il y a un fort intérêt des populations pour cette religion qui se préoccupe plus des individus, apporte des réponses et des valeurs différentes des religions païennes (amour du prochain et amour de Dieu, recherche de la vérité, résurrection, immortalité de l’âme, paix entre les hommes). Il y a un prosélytisme très actif qui s’appuie sur des écrits, qui cible tout le monde et qui rencontre un écho favorable auprès de nombreux peuples aux cultures différentes au sein de l’Empire romain (44 territoires différents sous domination romaine), comme auprès des nombreux peuples barbares qui finissent par l’envahir (au moins 12 peuples différents). La doctrine d’une vie future a sans doute en particulier beaucoup plu. En effet, il existait bien dans l’antiquité des réflexions philosophiques au sujet de l’esprit qui devait être d’une substance différente du corps et être éventuellement immortel, mais la plupart des personnes rejetaient ces idées et aucun grand homme ne semble avoir envisagé ou craint une récompense, une punition après sa mort. Alors qu’avec le christianisme, il y a la promesse d’un bonheur éternel sous condition d’adopter la croyance et d’observer les préceptes de l’évangile. De plus pour les premiers chrétiens, il y a la croyance que la fin du monde est très proche et tous les problèmes de l’Empire, dont les attaques des barbares, étaient vus comme les terribles calamités qui annonçaient la fin du monde.
  • 5. Dieu y es-tu ? 4/10 Un prosélytisme universel et la croyance aux miracles La morale pure et austère des premiers chrétiens a aussi été un atout pour le prosélytisme. Les fidèles qui entretenaient un grand mépris du monde professaient des sentiments de patience, de douceur et d’humilité. Ils prenaient souvent au sens le plus littéral les préceptes rigides enseignés par Jésus et les apôtres que l’on a par la suite expliqués d’une manière moins stricte et plus figurée. Ils condamnaient les plaisirs et le luxe, le célibat était vu comme l’état qui approche le plus la perfection divine, le mariage était toléré, mais le divorce interdit, ils avaient une aversion pour les objets de guerre et de gouvernement et se détournaient du service de l’état ou de l’armée. Ils obtiendront même la suppression des jeux (Théodose 492). À l’époque, la croyance/superstition en un don de l’église à faire des miracles a aussi compté. En effet, l’église depuis le temps des apôtres a toujours prétendu à une succession de pouvoirs miraculeux de certains de ces membres : don des langues, visions, prophéties, pouvoir de chasser les démons, de guérir les malades, de ressusciter les morts … Une organisation centralisatrice qui s’affirme Le fonctionnement « républicain » de l’Église primitive a dû aussi plaire. Liberté et égalité primitive du gouvernement de l’église, les évêques et les prêtres sont au début élus annuellement, même si, dès la fin du 1° siècle, on constitua des magistratures perpétuelles, ce qui engendra un progrès de l’autorité épiscopale au détriment des paroisses. Il y avait aussi des conciles provinciaux et vers la fin du IIe siècle en Orient il y a des synodes provinciaux, même si par après on constate la prééminence des églises métropolitaines. D’un point de vue financier, on est passé de la mise en commun des biens, à l’acceptation que certains ne versent que des tributs. Du temps de l’empereur Dèce (251), l’opinion des magistrats était que les chrétiens de Rome possédaient des richesses considérables qu’ils distribuaient aux pauvres, même si certains évêques en profitaient pour leurs plaisirs. Au fil du temps, une organisation forte se met en place, se structure, résiste aux pressions des empereurs, aux querelles théologiques, aux querelles de pouvoirs en son sein, cumule les richesses et devient une institution puissante, stable, durable, avec un chef à sa tête (il y a eu jusqu’à présent 266 papes). L’église a en partie créé la religion chrétienne, en régissant les dogmes & les pratiques, ces dernières ont été pour une grande majorité inventées au fur et à mesure. On a même défini un mot pour caractériser toutes les affirmations ou déclarations théologiques qui ne dérivent pas de la révélation divine : un théologoumène (ex. la résurrection des corps). Un chef-d’œuvre de marketing et de management Le christianisme s’est développé de façon extraordinaire en cinq siècles du fait : • d’un contexte/marché favorable (tolérance en matière de religion, déclin de l’Empire romain) ; • d’une doctrine/offre qui a séduit (valeurs, immortalité de l’âme, résurrection …) ; • d’un zèle/pugnacité à combattre la concurrence (intolérance vis-à-vis des cultes païens & des variantes dans les interprétations) ; • de premiers fidèles/affiliés prosélytes et exemplaires (qualité morale, vie austère …) ; • d’actions/communications spectaculaires (miracles, pouvoirs miraculeux …) ; • d’une organisation & des forces prosélytes rapidement structurées (évêques, prêtres, moines …) qui a su s’adapter au fil du temps. Tout cela m’amène à penser que le développement du christianisme est un chef-d’œuvre de marketing et de management. Pour le marketing (voir paragraphe précédent : contexte/marché, offre, forces prosélytes, pugnacité face à la concurrence, affiliés exemplaires, communications) et pour le management, il faut prendre en compte la résilience de l’organisation et sa capacité d’adaptation : au départ un monothéisme simple, à l’arrivée un mystère avec le père, le fils, le Saint-Esprit ; au départ une variante du judaïsme, puis jusqu’à Vatican II un antisémitisme chrétien ; au départ le rejet des idoles et de l’imagination superstitieuse des polythéistes, à
  • 6. Dieu y es-tu ? 5/10 l’arrivée toutes sortes de reliques, de miracles, d’icônes sacrées ; au départ le rejet des hommes divinisés & des dieux privés comme ceux qui protégeaient les associations romaines, à l’arrivée des saints protecteurs (des métiers, des villes …) qui ont la même fonction ; au départ le rejet de la richesse, à l’arrivée une église richissime ; au départ pas d’intervention dans le domaine temporel (refus de servir l’état, l’armée …), à l’arrivée : croisades, inquisition … Le christianisme a su conquérir une suprématie sur le marché des religions à la fin de l’Empire romain d’occident, et a su durer en s’adaptant pour devenir quelque chose de très différent de ce qu’il était à l’origine avec les premiers chrétiens, c’est un chef-d’œuvre de marketing et de management. 3 - Au moyen âge, pour asseoir sa suprématie, la théocratie pontificale a sanctifié la guerre Effondrement de l’Empire chrétien unifié La période qui va du Ve au XVe siècle a vu l’effondrement de l’Empire romain d’Occident en 476, l’effondrement de l’Empire romain d’Orient en 1453 avec la prise de Constantinople par les Ottomans et l’effondrement de l’Empire chrétien unifié avec les Grecs qui rejettent l’union avec Rome et l’église moscovite qui se déclare autocéphale, Ivan le Terrible se faisant couronner empereur de la troisième Rome. Pendant ces neuf siècles, Rome s’est affirmé, a pris sa totale indépendance vis-à-vis des empereurs, a cherché à imposer ses inventions liturgiques, a développé une théocratie pontificale, a mené des croisades pour en partie répondre à l’Islam qui a impacté particulièrement l’Orient. La fin de la théocratie papale a marqué l’effondrement de l’empire chrétien unifié et le centre de gravité du christianisme, qui était en Orient où se trouvaient au Ve siècle 4 des 5 sièges patriarcaux, 49 des 75 sièges métropolitains, a basculé en Occident au XVe. Théocratie pontificale La théocratie pontificale a été promue en particulier par Grégoire VII (1015/1085) qui a revendiqué l’héritage impérial, imposé le légalisme médiéval : « l’église est la maîtresse du droit romain par donation de Constantin » et a succombé à la tentation du dominium mundi (la domination du monde, en matière de suprématie politique et spirituelle). Il faudra attendre 1440 et le travail de l’humaniste Laurent Valla pour démontrer que la donation de Constantin était une tromperie. Les chrétiens ont commencé à se diviser dès le IVe quand ils sont sortis de la clandestinité, et la revendication de la primauté de Rome, l’invention de la liturgie ont entretenu les conflits entre l’Orient et l’Occident. Par exemple au VIIe il n’existait pas de liste des sacrements, il faudra attendre le XIIe pour avoir la liste des 7 sacrements. Entre Rome et Constantinople, il y a eu de nombreux schismes, notamment en 867, 1054, 1204, et au XIIIe le problème du purgatoire, le mot lui-même étant apparu en 1170. Il y eut de nombreux conciles pour recréer une unité, mais en vain. Les croisades Du VIIe au Xe, les chrétiens ont subi des déconfitures face aux musulmans sur terre comme sur mer, mais cela a changé du fait de la rivalité des trois califats et de la décomposition du royaume d’Espagne en petits royaumes. En 1089, le pape Urbain II appelle à délivrer Jérusalem. Antioche fut prise en 1095 (tous les musulmans et les juifs sont massacrés), Jérusalem en 1099. Quatre états latins sont créés, comptant 140 000 Occidentaux qui représentaient 20% de la population locale, ils vivaient sous perfusions militaires, financières de l’occident et sous la pression des musulmans (djihad). Le coût d’une croisade représentait pour un paysan ~1 an de revenu, 5 ans pour un chevalier, plus pour un seigneur, mais les vassaux finançaient le seigneur. Les rois ont créé des impôts (10%), les papes ont imposé les clercs (10%), tout cela a participé à la création du premier système fiscal général en occident.
  • 7. Dieu y es-tu ? 6/10 Finalement, il y eut 8 croisades et si l’on excepte Chypre, à la fin du XIIIe tous les territoires antérieurement gagnés étaient perdus et l’Occident chrétien vivait le grand schisme avec de multiples papes concurrents. Les croisades furent un moyen pour les papes d’unifier la Chrétienté, de construire une Europe chrétienne. Il a même existé des croisades contre des chrétiens, notamment lorsqu’il y a eu plusieurs papes concurrents, des croisades contre les hérétiques (divergences doctrinales) albigeois, hussites … De la guerre licite à la guerre sanctifiée Les premiers chrétiens étaient d’un pacifisme radical, mais devenu religion d’État avec Constantin, il y a eu une réflexion sur la violence légitime et plus tard un parallèle avec le djihad. Ainsi Saint Augustin avait prôné la défense de l’empire chrétien, et ceci a été réactualisé par les Carolingiens qui se sont voulus le bras armé de l’église. Cette violence licite demandait une pénitence au soldat meurtrier. L’église a assuré la vie éternelle à ceux qui mouraient pour la vérité de la foi (les soldats craignaient de mourir avant d’avoir fait pénitence), cela a aussi abouti aux ordres militaires (concile de Troyes en 1129), ces derniers attiraient des fonds, ont conquis des territoires et des guerriers ont été canonisés, des combattants des hérétiques sont devenus saints et martyrs. Enfin, on notera que les croisés, censés avoir une vie ascétique, les croisades devant apporter la rémission des péchés, des indulgences, des pardons …, étaient accompagnés de bordels itinérants pendant que leurs épouses portaient des ceintures de chasteté. 4 - De la Renaissance à nos jours : fin de l’emprise chrétienne sur le monde L’histoire du Christianisme dans la période qui va de la Renaissance à nos jours montre qu’après la chute de l’empire chrétien unifié au XVe siècle, la décomposition a continué dans le cadre de la Renaissance, du temps des lumières, avec respectivement la réforme et la Révolution française qui a exporté ses idées, puis sous les coups de boutoir du libéralisme, du communisme, des guerres mondiales … Finalement, cette période marque la fin de l’emprise chrétienne sur les sociétés, même si la globalisation ou la construction de l’Union européenne sont marquées d’une influence de la culture chrétienne, la domination chrétienne est en train de mondialement prendre fin. Le saut qualitatif de la Renaissance La Renaissance qui se caractérise par des évolutions majeures : techniques (poudre à canon, imprimerie, canaux à écluse …) ; intellectuelles (traduction d’Archimède, livre de Vésale en médecine, Copernic …) ; religieuses (grands débats sur les écritures, réforme …) ; géopolitique (découverte de l’Amérique, route des Indes …) … crée un contexte de contestation de la théologie comme forme suprême du savoir au profit des sciences, voit l’éclosion du protestantisme et partout où il s’implante les institutions politiques ont pris en main les aspects religieux. En Europe, les guerres de religion ont été meurtrières, et en France par exemple elles ont participé avec les famines, la peste, et les mauvaises conditions climatiques comme l’hiver rigoureux de 1594/1595 à la mort de presque 2 millions de personnes. Cependant en parallèle le christianisme s’est répandu dans le monde (Amérique du Sud, du Nord dans une moindre mesure, Sibérie, Asie) alors que les Ottomans refluent d’Europe. L’indépendance des nations en matière religieuse En 1648, le traité de Westphalie, qui met fin à la guerre de Trente Ans, a acté que les états sont seuls responsables des religions de leur pays (pas d’interférence extérieure tolérée), cela favorisera les évolutions locales des pratiques religieuses et des mentalités. On passe d’un soupçon que les nouveaux riches ont dû pêcher pour arriver, d’une hostilité que l’argent puisse faire de l’argent (intérêts), de la considération que le travail est une pénitence du péché originel, à une acceptation graduelle des nouveaux comportements économiques.
  • 8. Dieu y es-tu ? 7/10 Au temps des Lumières on argumente que les textes sacrés n’ont pas été écrits aux moments des faits qu’ils rapportent ni avant pour ceux qui annoncent des prophéties, les auteurs ne sont pas ceux auxquels la tradition les attribue, ils ont fait l’objet de nombreux remaniement. Il y a alors des discussions sans fin sur les différences constatées entre le livre de la nature et la bible (deux œuvres de Dieu), des débats entre foi et raison (diffusion du rationalisme scientifique) entre cœur et raison (la religion non soluble dans le rationalisme). L’église et les clercs sont très malmenés pendant la Révolution française (les religieux 1% de la population, comptent pour 6% des victimes), mais le concordat de Bonaparte les remet en selle (les conquérants habiles ne sont jamais brouillés avec les religieux). Le concordat a inspiré beaucoup de pays et dans le courant du XIXe siècle, une séparation de l’église et de l’État s’impose dans de nombreux pays dans le monde sous des formes différentes (plus ou moins pure ou hostile). Le concept de liberté a façonné le monde d’aujourd’hui La progression du libéralisme (liberté de pensée, d’expression, de presse, d’enseignement, de chaire, d’association …) profite : aux confessions qui accentuent leur prosélytisme ; au positivisme et au scientisme qui rejettent les religions. Finalement, on note mondialement une certaine déchristianisation qui est particulièrement forte dans les pays vivant sous emprise communiste où ont lieu des persécutions, en URSS jusqu’en 1988 (par exemple la terreur rouge, conduite par Lénine jusqu’en 1921, a vu l’assassinat de 28 évêques, plusieurs milliers de prêtres, diacres, moines et 12000 laïcs). Pour les catholiques, Vatican II amène une ouverture sur le monde, la recherche biblique récente, l’œcuménisme, la possibilité des églises locales, la liberté pour toutes les religions, l’abandon de l’accusation de déicide contre les juifs, mais si on s’interroge sur l’infaillibilité du pape on ne la remet pas en cause. L’œcuménisme entre protestants, orthodoxes et catholiques génère de nombreuses conférences, cela ne débouche sur rien de concret et les différences de fond restent entières. La fin de la domination chrétienne Si en 1900 l’Europe dominait le monde et que 83% des chrétiens étaient européens, le reste du monde ne représentant que 17%, en 2000 les Européens ne dominent plus, représentent 40% des chrétiens, alors que le reste du monde 60%. Les chrétiens qui sont 1,85 milliard sur une population mondiale de ~8 milliards soit ~23%, ne gouvernent plus le monde, le gouverneront d’autant moins dans le futur, car l’Asie qui représente 62% de la population mondiale et deviendra le premier pôle économique est à 93% non chrétienne. 5 - Dieu, y es-tu ? Pour clore mes recherches concernant la religion amorcée en avril 2019, qui m’ont amené à publier quelques articles sur ce sujet sur Mabatim.info, j’ai voulu aborder la problématique de l’athéisme afin de finalement me positionner sur le sujet de l’existence d’un dieu, sachant que tout mon travail m’a renforcé dans mon rejet spontané des religions. Les religions sont humaines De toutes mes recherches, il ressort pour moi que les religions sont humaines, qu’elles existent sans intervention divine, surnaturelle, et qu’humaines, elles génèrent donc des problèmes (avec dieu St Barthélémy, Djihad … sans dieu Staline, Mao, Pol Pot …). Faire la part entre les aspects positifs des religions, comme l’union des communautés, la transmission de valeurs … et les aspects négatifs, comme l’intolérance des croyants, les guerres de religion, les créations purement fantasmatiques comme l’enfer, les péchés (originel, véniel, mortel) … est difficile et je ne sais pas vraiment conclure quant à l’intérêt des religions pour les sociétés. Cependant, il faut noter que l’on ne connaît pas de grande civilisation sans mythes, sans rites, sans croyance en certaines forces invisibles et surnaturelles.
  • 9. Dieu y es-tu ? 8/10 Si l’on peut se passer de religion, on ne peut pas se passer de communauté, de valeurs, mais ses valeurs transmissent par les religions, n’ont pas besoin de dieu pour exister, elles correspondent à ce qui est bien pour vivre ensemble : sincérité, courage, générosité, douceur, compassion, justice, amour. On imagine mal une société qui essaierait de fonctionner en privilégiant l’inverse de ces valeurs : mensonge, lâcheté, égoïsme, violence, cruauté, injustice, haine. Donc plus qu’une révélation, ces valeurs sont le fruit de l’expérience, de la sagesse des communautés passées. L’existence d’un Dieu ne peut être établie Quant à l’existence d’un dieu créateur, force est de constater comme le fait André Comte-Sponville dans son livre « L’esprit de l’athéisme », la faiblesse des preuves ou des expériences de son existence, et l’incompréhensibilité des explications que les hommes ont tenté de donner. Force aussi de constater que si Dieu existe il a aussi créé le mal, un homme limité et crédule qui s’invente des croyances qui correspondent à ses désirs (vie éternelle, retrouver les êtres chers, être aimé du créateur …). C’est trop beau pour être vrai ! Comme le dit Spinoza, « Nous sommes disposés par nature à croire facilement ce que nous espérons, et difficilement au contraire ce dont nous avons peur » et les manipulateurs en profitent. Il ne faut pas se laisser subjuguer par les prophètes, les saints, les mystiques qui même s’ils apportent des messages primordiaux (l’universel humain, la priorité de l’amour, l’accueil des bannis … l’humilité … l’impermanence …) ne sont que des guides qui peuvent nous inspirer. Il faut être fidèle au vrai, au rationalisme et refuser les sophismes, il faut être fidèle à l’amour, à l’humanisme, refuser le nihilisme et son « rien n’a d’importance ». Ici, on n’oubliera pas le proverbe chinois qui dit « les professeurs ouvrent les portes, mais vous devez entrer vous-même ». La sauvegarde de son petit moi n’est pas un bon objectif La grande question n’est pas de sauver son moi, y compris dans un au-delà fantasmé, mais de s’en libérer, non de s’enfermer dans son âme, mais d’habiter l’univers, d’accéder à l’universel, au vrai en se libérant de soi. Il faut comme dit Kant « se libérer du cher petit moi » et de ses petits intérêts, ses petites rancœurs, angoisses, soucis, frustrations, espérances, complaisances, vanités … C’est l’ego qui enferme et l’esprit qui libère. Pour conclure, pour moi, les religions sont à coup sûr des créations humaines, mais pour l’existence de Dieu, comme on ne peut pas prouver que quelque chose n’existe pas, on ne peut pas prouver que Dieu n’existe pas, donc je suis obligé de constater que la science ne sait pas, que je ne sais pas, mais je suis convaincu que les dieux des religions sont des inventions instrumentalisées par des manipulateurs. ***
  • 10. Dieu y es-tu ? 9/10 Annexe 1 : Plans détaillés des quatre fascicules 1 - Dieu est une invention instrumentalisée par des manipulateurs • Historique de ma relation avec la religion • Les religions sont des constructions humaines • Bible : remarques sur le fond • Bible : remarque sur la forme • Synthèse de ce que je pense de Dieu et des religions 2 - Le christianisme un chef-d’œuvre de marketing et de management • Vie de Jésus • Religions dans l’Empire romain • Disciples de Jésus • Premiers chrétiens • Premières églises • Textes saints • Querelles théologiques • Luttes de pouvoirs • Barbares et christianisme • Évêques et organisation de l’église • Christianisation de la société • Étapes du développement du christianisme • Raisons du succès du christianisme 3 - Du Ve au XVe, expansion et effondrement de l’empire chrétien unifié • Rome prend son indépendance de Constantinople • Querelles entre l’orient et l’occident, notamment avec l’invention de la liturgie • Établissement du pouvoir du pape • Théocratie pontificale • Croisades • Défi islamique et recul du christianisme • Crise de croissance de l’occident chrétien • Effondrement de l’empire chrétien unifié 4 - De la renaissance à nos jours : fin de l’emprise chrétienne sur le monde • L’éclosion du protestantisme • Les guerres de religion en France • Le christianisme dans le monde • La place des églises dans la société • Les religions face aux lumières • Les religions face à la révolution • Le christianisme et la Révolution française • Le christianisme et les États • Le christianisme, le libéralisme et la guerre • Le christianisme et le communisme • Le christianisme et Vatican II
  • 11. Dieu y es-tu ? 10/10 Annexe 2 : Plans détaillés des articles Dieu est une invention et les religions doivent être cantonnées dans la sphère privée • Dieu est une invention utile • Les religions sont instrumentalisées par des manipulateurs • Les Écritures saintes sont des fables • Les rites religieux sont archaïques et parfois barbares • Dieu, né du désir des sages (cf. Le Véda), dois rester une affaire privée Le christianisme des premiers siècles : un chef- d’œuvre de marketing et de management • Il profite de la Pax Romana et de la tolérance religieuse • Il apporte quelque chose par rapport à la religion romaine • Il développe un prosélytisme universel et la croyance aux miracles • Il s’affirme par une organisation centralisatrice • Son développement est un chef-d’œuvre de marketing et de management Au moyen âge, pour asseoir sa suprématie, la théocratie pontificale a sanctifié la guerre • Théocratie pontificale et le dominium mundi (la domination du monde, en matière de suprématie politique et spirituelle). • De la guerre licite à la guerre sanctifiée • Les croisades • Effondrement de l’Empire chrétien unifié De la Renaissance à nos jours : fin de l’emprise chrétienne sur le monde • Le saut qualitatif de la Renaissance • L’indépendance des nations en matière religieuse • Le libéralisme (liberté de pensée, d’expression, de presse, d’enseignement …) a façonné le monde d’aujourd’hui • La fin de la domination des 23% de chrétiens sur le monde Dieu, y es-tu ? • Les religions sont humaines • L’existence d’un Dieu ne peut être établie • La sauvegarde de son petit moi n’est pas un bon objectif