orales 
Communications Les troubles du sommeil 
Communications Orales 1 : CO 1-1 à CO 1-8 
Diagnostic et traitement du SAOS 
Communications Orales 2 : CO 2-1 à CO 2-9 
Complications systémiques du SAOS 
Communications Orales 3 : CO 3-1 à CO 3-9 
Chronobiologie et hypersomnie 
Communications Orales 4 : CO 4-1 à CO 4-9 
Parasomnies / Jambes Sans Repos 
Communications Orales 5 : CO 5-1 à CO 5-8 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL® > LILLE 2014 > 20/21/22 NOVEMBRE > www.lecongresdusommeil.com 19
Communications orales 
CO 1-1 
Étude des réveils nocturnes chez l’enfant de 2 à 5 
ans dans la cohorte mère-enfant EDEN : approche 
par trajectoires 
REYNAUD Eve (1) ; HEUDE Barbara (1) ; 
CHARLES Marie-Aline (1) ; PLANCOULAINE Sabine (1) 
(1) INSERM unité 1018 équipe 10, Villejuif, France 
Objectif : Environ un quart des enfants de moins de 5 ans 
présentent des réveils nocturnes fréquents, baissant la qua-lité 
de leur sommeil. Ces troubles sont notamment associés à 
des difcultés neuropsychologiques et des risques d’obésité 
ultérieurs. Des facteurs de risques ont été identiés par des 
études transversales (allaitement, présence parentale). Très 
peu d’études longitudinales ont été réalisées. Notre objectif 
est de décrire l’évolution des réveils nocturnes des enfants de 
2 à 5 ans dans la cohorte de naissance EDEN et identier les 
facteurs de risque associés. 
Méthodes : Nous disposions d’informations sur le sommeil 
des enfants à 2, 3 et 5 ans, le niveau socio-économique des 
parents, la mère (âge à l’accouchement, dépression, terme), 
l’enfant (sexe, index pondéral, rang dans la fratrie), l’environne-ment 
péri et postnatal (allaitement, tabagisme passif et moda-lités 
de coucher). Au total, 1328 enfants (626 garçons) ont été 
inclus dans l’élaboration des trajectoires de réveils nocturnes 
par la méthode du « group based trajectory modeling » et 1173 
(555 garçons) d’entre eux ont permis l’analyse des facteurs 
associés. 
Résultats : Deux trajectoires d’évolution des réveils noc-turnes 
ont été identiées, une où les enfants se réveillent très 
peu tout au long du suivi, regroupant 74% de la population, 
l’autre où les enfants se réveillent plus fréquemment, tout 
particulièrement à 3 ans. De mauvaises habitudes de cou-cher, 
comme la prise d’un biberon la nuit (OR=1,38[1,00-1,91]) 
ou la présence des parents à l’endormissement de l’enfant 
(OR=1,82 [1,08-3,05]), ainsi qu’un plus faible revenu (OR=2,40 
[1,49-3,87] pour les revenus mensuels 1500 euros/mois vs 
3000) sont des facteurs de risques d’appartenance à la tra-jectoire 
de réveils nocturnes les plus fréquents. Chez les gar-çons 
le tabagisme passif (OR=2,79 [1,54-5,05]) est aussi asso-cié 
à cette trajectoire. 
Conclusion : Ces résultats permettent de discerner diffé-rentes 
évolutions de réveils nocturnes et leurs facteurs de 
risque associés. Certains d’entre eux comme le tabagisme 
passif, les modalités de coucher sont modiables. Leur prise 
en charge pourrait améliorer la qualité du sommeil des enfants 
et potentiellement leur état de santé ultérieur. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : REYNAUD Eve 
reynaud.eve@hotmail.fr 
CO 1-2 
Troubles du sommeil et syndrome métabolique 
chez la personne âgée : une étude en population 
générale 
JAUSSENT Isabelle (1) ; AKBARALY Tasnime (1) ; 
BESSET Alain (1) ; BERTRAND Marion (2) ; 
BABERGER-GATEAU Pascale (3) ; RITCHIE Karen (1) ; 
FERRIE Jane (4) ; KIVIMAKI Mika (4) ; DAUVILLIERS Yves (5) 
(1) Inserm, U1061, Montpellier, France ; (2) Inserm, U708, Bordeaux, France ; 
(3) ISPED, Inserm U897, Bordeaux, France ; (4) Department of Epidemiology 
and Public Health, University College London, Londres, Angleterre ; (5) CHU, 
Service de Neurologie, Unité des Troubles du Sommeil, Hôpital Gui-de-Chau-liac, 
Montpellier, France 
Objectif : Examiner sur un échantillon de personnes âgées de 
65 ans et plus non institutionnalisées, l’association de troubles 
du sommeil (plaintes d’insomnie et somnolence diurne exces-sive 
(SDE)) avec le syndrome métabolique (SMet) et chacune 
de ses composantes. 
Méthodes : Les analyses ont été réalisées sur 6354 per-sonnes 
non démentes recrutées en population générale. SMet 
a été évalué selon les critères du National Cholesterol Educa-tion 
program Adult Treatment Panel III. Les plaintes d’insomnie 
(difculté à initier le sommeil, difculté à maintenir le som-meil 
(DMS) et réveil matinal précoce) et la SDE ont été éva-lués 
par auto-questionnaires. La personne pouvait répondre 
selon une échelle de Lickert par « jamais », « rarement », « 
régulièrement », « souvent ». Les traitements médicamenteux 
ont été recueillis par un interrogatoire structuré. Des modèles 
de régression logistique ajustés sur des facteurs de confusion 
potentiels de type socio-démographique, comportemental, ou 
de santé ont été menés. 
Résultats : DMS est associée au SMet (OR=1,23, IC 95%: 1,06 
à 1,43), tandis qu’aucune association signicative n’a été re-trouvée 
pour les deux autres plaintes d’insomnie. La SDE aug-mente 
de façon indépendante le risque de SMet (OR = 1,46, IC 
95%: 1,18 à 1,81 pour fréquemment, OR = 1,99, IC 95%: 1,49 à 
2,67 pour souvent, p 0,0001). L’association entre SDE et SMet 
est indépendante 1) des antécédents de maladies cardio-vas-culaires, 
2) des plaintes d’insomnie ainsi que 3) de l’obésité et 
des ronements bruyants. La SDE est particulièrement asso-ciée 
à une obésité centrale, un faible taux de cholestérol HDL 
et un taux élevé de glycémie à jeun ; à l’inverse de DMS qui 
n’est associée à aucune composante particulière. 
Conclusion : La SDE et à un degré moindre DMS sont indé-pendamment 
associés à SMet chez la personne âgée. Ils 
pourraient avoir des implications de gestion et de prévention 
des maladies cardiovasculaires dans le domaine de la géria-trie. 
Toutefois, des études prospectives sont nécessaires pour 
évaluer les relations temporelles claires entre les troubles du 
sommeil et le SMet. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : JAUSSENT Isabelle 
isabelle.jaussent@inserm.fr 
20 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Communications orales 
CO 1-3 
Étude longitudinale du sommeil des femmes 
enceintes et son impact sur le terme et le poids de 
naissance dans la cohorte AuBE 
PLANCOULAINE Sabine (1) ; FLORI Sophie (2) ; 
BAT-BITAULT Flora (3) ; PATURAL Hugues (2) ; 
LIN Jian-sheng (4) ; FRANCO Patricia (5) 
(1) INSERM U1018-EQ10 - Université Paris-Sud, Villejuif, France ; (2) Pôle 
Mère et enfant, Hôpital Nord, Saint-Etienne - EA SNA-EPIS 4607, St Etienne, 
France ; (3) Hôpital Salvador - Institut de Neurosciences de la Timone, Mar-seille, 
France ; (4) INSERM-U1028 - Université Lyon 1, Lyon, France ; (5) Hôpital 
Femme Mère Enfant - INSERM-U1028 -Université Lyon 1, Lyon, France 
Objectif : Les femmes sont particulièrement à risque de perte 
et/ou de perturbation de sommeil au cours de la grossesse. 
Notre objectif est i) d’identier les trajectoires ou prol de du-rée 
de sommeil des femmes pendant la grossesse ; ii) d’identi- 
er simultanément les facteurs de risque (FR) temps-indépen-dants 
expliquant les différences entre les prols et les facteurs 
temps dépendants associés aux variations au sein de chaque 
prol ; et iii) d’étudier les relations entre les différents prols 
et le terme d’une part et le poids de naissance des enfants 
d’autre part. 
Méthodes : L’analyse inclus 200 femmes enceintes de la co-horte 
AuBE avec des données sur la durée de sommeil et diffé-rents 
troubles observés avant, au 1er, 2ème et 3ème trimestre 
de la grossesse. Nous avions également des informations sur 
l’âge, le terme, la parité, le travail et sa durée, le statut dépressif, 
le poids de naissance et le sexe de l’enfant. Nous avons utilisé 
la méthode du « group based trajectory modeling ». 
Résultats : Nous avons identié 3 prols de durée de sommeil 
pendant la grossesse : court et décroissant (CD i.e. 6h30/nuit, 
10.8%), medium et décroissant (MD i.e. 6h30-8h00/nuit, 57.6%) 
et long et croissant (LC i.e. 8h00/nuit, 31.6%). Comparati-vement 
aux femmes du prol MD, être plus âgée (p=0,03) et 
fumer pendant la grossesse (p=0,06) sont des FR d’appartenir 
au prol CD. Au sein de ce prol, la durée de sommeil est dimi-nuée 
s’il y a des signes d’insomnie (p10-4) mais augmentée 
par les siestes (p=0,03). La dépression (p=0,03) est un FR d’ap-partenir 
au prol LC. Au sein de ce prol, la durée de sommeil 
est diminuée par la présence de syndrome des jambes sans 
repos (p=0,002). De plus, la proportion de naissances préma-turées 
est plus importante pour le prol CD (20% vs 10% pour 
les autres) et les poids de naissance à terme égal est plus 
faible pour le prol LC (25ème percentile vs 25ème pour 
les autres). 
Conclusion : Nous avons identié des trajectoires de durée 
de sommeil chez les femmes enceintes avec des facteurs de 
risque et des conséquences spéciques à la naissance. Une 
meilleure prise en compte pourrait améliorer à la fois la santé 
de la mère et celle de l’enfant. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : PLANCOULAINE Sabine 
sabine.plancoulaine@inserm.fr 
CO 1-4 
Les nouveaux nés de mères fumeuses ont moins 
de microéveils pendant la nuit : implications pour 
la Mort Subite du Nourrisson ? 
GILLIOEN Barbara (1) ; MONTEMITRO Enza (2) ; 
FLORI Sophie (3) ; LIN Jian-sheng (4) ; PATURAL Hugues (3) ; 
FRANCO Patricia (1) 
(1) Pediatric Sleep Unit, Department of Pediatric Epilepsy, Sleep and Neurolo-gical 
Functional Explorations, Women’s Mother’s Children’s Hospital; Univer-sity 
of Lyon1Integrative Physiology of Brain Arousal System, CRNL, INSERM-U1028, 
University Lyon1, Lyon, France ; (2) Cystic Fibrosis Unit, Department 
of Pediatric Medicine, Bambino Gesù Children’s Hospital, Rome, Italie ; (3) 
Pediatric and Neonatal Intensive Care. Mother and Child Center; EA SNA-EPIS 
4607, University Jean Monnet, Saint-Etienne, France ; (4) Integrative Physio-logy 
of Brain Arousal System, CRNL, INSERM-U1028, University Lyon1, Lyon, 
France ; 
Objectif : Les objectifs de cette étude sont d’étudier l’in- 
uence du tabagisme maternel sur la maturation du sommeil 
et les réactions d’éveil spontané dans une large étude pros-pective 
sur la maturation du sommeil et du système nerveux 
autonome (AuBE) et d’évaluer s’il y a une différence entre le 
sommeil diurne et nocturne. 
Méthodes : 283 enfants ont été inclus dans cette étude. Nous 
disposons de données sur la mère. Un test neuropsycholo-gique 
(WPPSI-III) a été réalisé à 3 ans. Une polysomnographie 
a été réalisée à 2 jours de vie pendant 24h (M0) et à 6 mois 
pendant la nuit (M6). Des 82 enfants de mères fumeuses, nous 
avons exclus les tracés d’enfants prématurés, nés de mères 
dépressives ou de mauvaise qualité technique. Il reste 33 
enfants de mères fumeuses que nous avons comparés à 33 
enfants de mères non fumeuses sélectionnés successivement 
dans notre base de données. 
Résultats : Comparés aux mères non fumeuses, les mères 
qui fument pendant la grossesse sont plus jeunes, vivent plus 
souvent avec un compagnon fumeur, sont d’un milieu socio-professionnel 
moins élevé, ont plus de difcultés d’endormis-sement 
au 2ème et 3ème trimestre. Elles ont plus souvent 
des enfants hypothrophes à la naissance. A M0, les enfants 
de mères fumeuses ont une efcacité de sommeil moindre et 
moins de microéveils en sommeil agité. Cette différence ne se 
retrouve que pendant le sommeil nocturne. A M6, les enfants 
de mères fumeuses ont moins de microéveils en sommeil 
agité et en sommeil calme. Sur les questionnaires, les mères 
fumeuses reportent moins d’éveils nocturnes chez leurs en-fants 
que les mères non fumeuses. Il n’y a pas de différence 
entre les 2 groupes au WPPSI-III. 
Conclusion : Le tabagisme maternel pendant la grossesse 
a un impact majeur sur les capacités d’éveils spontanés des 
nourrissons pendant la nuit. Un décit des mécanismes d’éveil 
a été proposé dans la MSN. Ce risque accru de MSN chez les 
enfants de mères fumeuses semble porter essentiellement 
sur le sommeil nocturne, ainsi que rapporté précédemment 
par les études épidémiologiques 
Conflits d’intérêts : Il n’y a pas eu de conits d’intérêt et 
notre étude a été nancée par un PHRC 2008 régional. 
Contact auteur : FRANCO Patricia 
patricia.franco@chu-lyon.fr 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www.lecongresdusommeil.com 21 
COMMUNICATIONS ORALES 1-1  1-4
Communications orales 
CO 1-5 
Impact de l’état émotionnel pré-hypnique sur le 
sommeil et la réactivité émotionnelle au réveil 
DELANNOY Julien (1) ; MANDAI Osamu (2) ; 
ARAKAWA Hiroaki (2) ; HONORE Jacques (3) ; 
KOBAYASHI Toshinori (2) ; SEQUEIRA Henrique (4) 
(1) LNFP, Université de Lille, Lille, France ; (2) Sleep Research Center, Ashikaga 
Institute of Technology, Ashikaga, Japon ; (3) LNFP, Université de Lille ; CNRS, 
Lille, France ; (4) LNFP, Université de Lille ; Neurosciences, UFR Biologie, Uni-versité 
de Lille, Lille, France 
Objectif : Les émotions négatives ressenties au cours de la 
période diurne, telles que la tristesse, la colère, le regret et 
le stress, semblent avoir des effets néfastes sur les caracté-ristiques 
du sommeil. Par ailleurs, les travaux sur la privation 
de sommeil suggèrent que le sommeil paradoxal inuence la 
régulation émotionnelle au réveil. Le but de la présente étude 
était d’explorer les effets d’un état émotionnel (EE), en parti-culier 
négatif, induit au coucher, sur la période de sommeil qui 
suit, ainsi que sur la réactivité émotionnelle au réveil. 
Méthodes : Douze hommes japonais droitiers (20,5±1,2 
ans), volontaires et payés, ont dormi 10 nuits au laboratoire : 
une nuit de familiarisation suivie de trois sessions de trois 
nuits consécutives. Chaque session incluait une nuit d’induc-tion 
émotionnelle (NIE) précédée par une nuit d’adaptation et 
suivie par une nuit de récupération. L’intervalle entre chaque 
session était de quatre nuits. Avant le sommeil de la NIE, un 
EE était induit avec des lms positifs, neutres ou négatifs. Au 
réveil, les participants devaient évaluer l’intensité d’expres-sions 
faciales émotionnelles, coléreuses, neutres, ou joyeuses. 
L’efcacité de l’induction émotionnelle a été mesurée avec la 
Positive and Negative Affect Scale et le Prole of Mood States. 
Un polysomnogramme standard a été enregistré. 
Résultats : Premièrement, les données psychométriques 
montrent que les lms positif et négatif induisent un EE 
congruent. Deuxièmement, le lm négatif conduit à une aug-mentation 
du taux de sommeil paradoxal durant la NIE. Troisiè-mement, 
l’intensité subjective de visages coléreux, mesurée 
au réveil, tend à diminuer après une induction pré-hypnique 
négative. 
Conclusion : Ce travail conrme que les lms émotionnels 
peuvent induire des EE de même valence, et qu’ils sont utiles 
pour caractériser l’impact des EE négatifs sur le sommeil. En 
outre, il montre, pour la première fois, un impact d’informa-tions 
négatives pré-hypniques sur la sensibilité aux informa-tions 
émotionnelles au réveil. Nos données sont compatibles 
avec l’hypothèse que le sommeil paradoxal module la réac-tivité 
émotionnelle au réveil et plaident en faveur d’un rôle 
adaptatif du sommeil sur la régulation émotionnelle. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : DELANNOY Julien 
julien.delannoy@hotmail.com 
CO 1-6 
Effets d’une extension de sommeil sur la prise 
alimentaire chez le jeune adulte obèse dormant 
habituellement peu 
GUYON Aurore (1) ; THIESSE Laurie (2) ; FRANCO Patricia (3) ; 
BERHOUZ Kassai (4) ; SPIEGEL Karine (3) 
(1) Physiologie intégrée du système d’éveil, Centre de Recherche en Neuros-ciences 
de Lyon, INSERM U1028 - UMR 5292  Centre d’Investigation Clinique 
de Lyon, Lyon, France ; (2) Physiologie intégrée du système d’éveil, Centre de 
Recherche en Neurosciences de Lyon, INSERM U1028 - UMR 5292  Centre 
for Chronobiology, Psychiatric Hospital of the University of Basel,, Lyon  ba-sel, 
France  switzerland ; (3) Physiologie intégrée du système d’éveil, Centre 
de Recherche en Neurosciences de Lyon, INSERM U1028 - UMR 5292, Lyon, 
France ; (4) Centre d’Investigation Clinique de Lyon, Lyon, France 
Objectif : Un faisceau de données épidémiologiques et ex-périmentales 
indique qu’un sommeil court est un facteur de 
risque d’obésité. Notre étude vise à déterminer si une exten-sion 
du temps passé au lit (TPL) chez des petits dormeurs 
obèses a des effets bénéques sur le temps total de sommeil 
(TTS) et sur la prise alimentaire. 
Méthodes : Treize (2 femmes) petits dormeurs (7h/nuit) 
âgés de 18 à 25 ans, en surpoids ou obèses (28IMC35) ont 
été étudiés durant 2 sessions expérimentales présentées dans 
un ordre aléatoire (8 nuits avec un TPL habituel vs 8 nuits avec 
un TPL augmenté de 1h/nuit). Pour chacune de ces sessions, 
le sommeil a été enregistré en continu par actigraphie et par 
polysomnographie à J1, J5 et J8, des questionnaires validés de 
faim et d’appétit ont été administrés quotidiennement matin 
et soir, un carnet alimentaire a été complété durant les 4 der-niers 
jours et un buffet à volonté a été servi le dernier jour. 
Résultats : Par simple extension du TPL, le TTS est passé de ~ 
6h (5h49 ± 4min), une durée associée à un risque accru d’obé-sité 
dans les études épidémiologiques, à ~ 8h (7h42 ± 6 min; 
p4.10-6), une durée associée au plus faible risque d’obésité. 
Cette augmentation du TTS était accompagnée d’une réduc-tion 
de l’appétit pour des aliments gras et sucrés à haute te-neur 
énergétique (-19%, p0.04), du grignotage (-46%, p0.03) 
et de la prise calorique lors du buffet à volonté (-104 kcal; 
p0.05). Fait important, plus le TTS était augmenté lors de la 
condition d’extension du TPL, plus l’appétit pour les aliments à 
haute teneur énergétique et plus la prise calorique lors du buf-fet 
étaient diminués (rSp = -0.68, p0.02 ; rSp =-0.75, p0.01). 
Enn, nous avons identié l’ampleur de l’augmentation du TTS 
les jours de repos vs les jours travaillés comme facteur pré-dictif 
de l’effet de l’extension du TPL sur le TTS et donc sur la 
prise alimentaire. 
Conclusion : Une extension du TPL chez des petits dormeurs 
obèses a des effets bénéques sur la régulation de la prise ali-mentaire. 
Ces effets seraient particulièrement importants chez 
les individus qui augmentent leur TTS de façon importante les 
jours de repos. 
Conflits d’intérêts : aucun. Etude nancée par RCT DHOS/ 
INSERM, SFRMS, région Rhône-Alpes, ALLP. 
Contact auteur : SPIEGEL Karine 
karine.spiegel@univ-lyon1.fr 
22 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Communications orales 
CO 1-7 
Les neurones à histamine : cible majeure mais non 
exclusive du système à orexines dans le contrôle 
de l’éveil 
ANACLET* Christelle (1) ; ZHAO* Yan (2) ; PERIER Magali (1) ; 
BUDA Colette (1) ; LIN Jian-sheng lin (3) 
(1) INSERM, Lyon, France ; (2) UCBL, Lyon, France ; (3) INSERM et UCBL, Lyon, 
France 
Objectif : Les neurones à histamine (HA) et à orexines (Ox) 
constituent deux systèmes majeurs dans le contrôle de l’éveil. 
Compte tenu d’une innervation Oxrgique particulièrement 
dense des neurones à HA, il a été afrmé que le rôle éveillant 
des Ox dépend de la transmission à HA. Or, les neurones à Ox 
se projettent non seulement sur le système à HA mais aussi 
sur d’autres systèmes d’éveil. Pour vérier cette hypothèse, 
nous avons 1) examiné l’innervation Oxrgique dans les diffé-rents 
systèmes d’éveil chez le chat et la souris et 2) comparé 
les effets d’agonistes/antagoniste d’Ox sur les états de vigi-lance 
entre la souris sauvage (WT) et la souris knockout sans 
transmission à HA (HDC-/-). 
Méthodes : Pour évaluer l’innervation Oxrgiques dans les 
structures HArgiques, cholinergiques et aminergiques les 
coupes du cerveau ont été traitées en double immunohisto-chimie. 
Les souris WT et HDC-/- ont été implantées chroni-quement 
avec des électrodes an d’enregistrer le cycle veille-sommeil 
dans des conditions de base et après administration 
pharmacologique d’agonistes/antagoniste d’Ox. 
Résultats : Chez le chat et la souris, une innervation de den-sité 
importante de bres/terminaisons Oxrgiques a été identi- 
ée dans le noyau tubéromammillaire HArgique, le tegmentum 
mesopontine cholinergique (++++), le locus coeruleus nora-drénergique 
(+++), le télencéphale basal cholinergique (++) et 
la substance noire dopaminergique (+). L’injection d’Ox-A ou 
d’Ox-B (1, 3 et 10 μg, i.c.v.) produit un effet éveillant intense 
et rapide engendrant une augmentation dose-dépendante de 
la durée d’éveil chez la souris WT et HDC -/-. Les effets sur 
l’éveil, le sommeil lent (SL) et le sommeil paradoxal (SP) sont 
identiques chez les deux génotypes sans aucune différence 
statistique quelle que soit la dose utilisée. De même, SB334867 
(antagoniste du récepteur Ox1, 15 mg/kg, i.p.) a engendré une 
augmentation du SL et une diminution de l’éveil et du SP, effets 
identiques chez les deux génotypes. 
Conclusion : Les neurones à Ox peuvent intervenir dans l’éveil 
en activant des cibles cérébrales autres que les neurones à HA. 
Ces derniers constituent l’une des cibles les plus importantes 
pour l’effet éveillant des Ox mais ceci n’est pas une exclusivité. 
*Contribution égale 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : LIN Jian-sheng 
lin@univ-lyon1.fr 
CO 1-8 
Effets d’une privation totale de sommeil 
(23 heures d’éveil prolongé) sur la prise de décision 
en situation incertaine chez la souris 
PITTARAS Elsa (1) ; PINEAU Lucie (2) ; GRANON Sylvie (3) ; 
RABAT Arnaud (1) 
(1) Unité « Fatigue  Vigilance », Département Neurosciences des Contraintes 
Opérationnelles, IRBA, BP 73, 91223 Brétigny sur Orge cedex., Brétigny sur 
orge, France ; (2) Magistère Paris Sud, licence 3, Paris, France ; (3) Equipe 
« Neurobiologie de la prise de décision », Centre Neurosciences de Paris 
Sud,, Orsay, France 
Objectif : La privation totale de sommeil (PTS) altère les fonc-tions 
cognitives chez le sujet sain (Chee, 2008) et notamment 
sa prise de risque (Killgore et coll., 2006). Aucune étude n’a 
modélisé chez l’animal de tels effets an de comprendre les 
substrats neurobiologiques. C’est pourquoi, lors de ce travail, 
nous avons étudié l’effet d’un éveil prolongé sur les capacités 
décisionnelles en situation incertaine chez la souris. 
Méthodes : Le Mouse Gambling Task (MGT) est un test de 
prise de décision en situation incertaine chez la souris d’une 
durée de 5 jours (Pittaras et coll ., 2013). Ce test comprend 
deux étapes : une étape d’exploration et une étape d’exploi-tation. 
Dans cette étude nous avons appliqué à ce protocole 
expérimental, une privation aiguë de sommeil (éveil continu 
de 23 heures) au moyen d’une plateforme mobile rebondis-sant 
à intervalle et intensité irrégulière. Cette privation de som-meil 
a eu lieu avant (n=16) et après (n=22) l’étape d’exploita-tion. 
Nous avons également inclus des souris témoins pour les 
deux situations (n=16 et n=23 respectivement). 
Résultats : Durant la phase d’exploration, les souris n’éta-blissent 
pas de préférence entre les choix favorables et dé-favorables 
(MW : p0,34). Durant la phase d’exploitation, les 
animaux choisissent préférentiellement les choix favorables 
(t-test : p0,01). Suite à la PTS après l’étape d’exploitation, 
les deux groupes de souris (témoins et PTS) ne diffèrent pas 
dans leurs choix (t-test : p0,0001) et entre eux (MW : p0,59) 
mais les animaux en PTS ont une réponse décisionnelle plus 
rapides (MW : p0,05). Les autres analyses sont en cours de 
nalisation. 
Conclusion : L’effet délétère d’une privation aiguë de som-meil 
chez la souris qui réalise une tâche décisionnelle en situa-tion 
« écologique » est dépendant de sa période d’application 
au regard des étapes d’acquisition de cette tâche cognitive 
complexe. Des expériences ultérieures chercheront à identi- 
er des différences inter-individuelles chez la souris lors d’une 
PTS. 
Conflits d’intérêts : Ce projet a bénécié du soutien nan-cier 
de la D.G.A. (contrat n°PDH-1-SMO-2-0505). 
Contact auteur : PITTARAS Elsa 
elsa.pittaras@u-psud.fr 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www.lecongresdusommeil.com 23 
COMMUNICATIONS ORALES 1-5  1-8
Communications orales 
CO 2-1 
L’étude des mouvements mandibulaires identifie 
l’effort respiratoire au cours du syndrome 
des apnées obstructives chez l’enfant 
MARTINOT Jean-Benoît (1) ; CUTHBERT Valérie (1) ; 
DENISON Stéphane (1) ; SENNY Fréderic (2) ; 
PEPIN Jean-Louis (3) 
(1) Clinique et Maternité Ste Elisabeth, Namur, Belgique ; (2) Electronic Unit , 
HELMo-Gramme, Liège, Belgique ; (3) Université Grenoble Alpes , HP2, Inserm 
U1042, CHU Grenoble, France 
Objectif : Le diagnostic de l’apnée/hypopnée obstructive 
(OAH ) au cours du sommeil de l’ enfant s’appuie sur la quan-ti 
cation du ux et de l’effort respiratoire (RE). Le temps de 
transit du pouls (PTT) est un outil validé pour reconnaître RE. Le 
mouvement brusque de la mandibule lors de la fermeture de 
la bouche au moment du (micro-) éveil cortical pourrait repré-senter 
un signe alternatif pour dépister RE et donc une OAH. 
Nous comparons ici toutes les types de mouvements mandi-bulaires 
( MM) accompagnés de changements concomittants 
du PTT au cours du syndrome des OAH (SOAH) de l’enfant por-teur 
d’une hypertrophie pharyngée adénotonsillaire. 
Méthodes : 33 enfants roneurs présentant symptômes/ 
signes du SOAH ont été étudiés. Durant la polysomnographie, 
les MM sont mesurés à l’aide d’un magnétomètre placé sur le 
front et le menton. Les MM ont été comparés au PTT durant les 
stades de sommeil NREM. 
Résultats : L’index horaire des OAH (médiane (95% CI)) est de 
5.6 (6.4-11.3). L’index des MM par heure (médiane (95 % CI)) 
est de 18.1 (13.2-36.3). Cet index est fortement corrélé à l’in-dex 
des OAH (Spearman rho=0.511; p=0.003), contrairement 
à l’index des apnées/hypopnées centrales (CAH) (Spearman 
rho=0.192; p=0.292). Les amplitudes de pic à pic des MM sont 
plus élevées durant les OAH que durant les CAH (moyenne +/- 
SD : 0.9 +/- 0.7 mm et 0.2 +/- 0.3 mm; p0.001). Lors d’un éveil 
cortical, la fermeture de bouche est plus ample à la n des 
OAH que des CAH (1.5 +/- 0.9 mm et 0.5 +/- 0.7 mm; p0.001). 
La corrélation entre les MM0.4 mm et le delta PTT15 ms est 
très forte (r Pearson=0.86; p0.001). 
Conclusion : Chez les enfants, les MM 0.4 mm apparaissent 
fréquemment durant les périodes d’OAH en sommeil NREM. Ils 
sont souvent terminés par un mouvement ample et brusque 
de la mandibule correspondant à la fermeture de la bouche 
lors de l’éveil cortical. De plus, les MM sont corrélés aux chan-gements 
de PTT. L’analyse des MM s’avère un outil prometteur 
simple et précis dans la caractérisation des efforts respira-toires 
et l’optimalisation du diagnostic du SOAH chez l’enfant 
souffrant d’hypertrophie adénotonsillaire. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : MARTINOT Jean-Benoît 
martinot.j@scarlet.be 
CO 2-2 
Comment mesurer indirectement en pratique 
clinique le transfert de fluide chez les patients 
suspects d’apnées du sommeil ? 
REDOLFI Stefania (1) ; RADAFY Ando (1) ; 
ARNULF Isabelle (1) ; VIGGIANO Alessandro (1) 
(1) Pathologies du sommeil, Pitié-Salpétrière, Paris, France 
Objectif : Le transfert de uide des jambes vers la région cer-vicale 
pendant le sommeil est un facteur participant à la phy-siopathologie 
du syndrome d’apnées obstructif du sommeil 
(SAOS). Le transfert de uide est actuellement mesuré par bio-impédancemétrie 
segmentaire, une technique chronophage 
et complexe. L’objectif de cette étude est de rechercher des 
mesures dérivées plus simples et restant applicables dans la 
pratique clinique an d’évaluer le transfert de uide. 
Méthodes : Les patients adressés au laboratoire du sommeil 
pour polygraphie ventilatoire dans le cadre d’une suspicion 
de SAOS étaient inclus prospectivement. Etaient exclus ceux 
qui avaient un SAOS traité, une pathologie respiratoire, neuro-logique 
ou cardiaque. Le transfert de uide était mesuré par 
bio-impédancemétrie segmentaire. Des mesures anthropo-métriques 
(index de masse corporel, IMC ; circonférence cer-vicale, 
abdominale, de hanche) étaient effectuées. La compo-sition 
corporelle (% de masse grasse ; % de masse maigre ; % 
de masse hydrique) était obtenue par une balance avec impé-dancemètre 
intégré. Deux questionnaires évaluant l’excès de 
uide corporel et le niveau de sédentarité étaient remis à un 
sous-groupe (7 patients). La relation entre le transfert de uide 
et l’ensemble des paramètres étudiés a été évaluée par le test 
de corrélation de Pearson. 
Résultats : 24 patients ont été inclus (14 hommes/10 femmes 
; âge=58.3 +/- 15 ans ; IMC=28.9+/-5.3 kg/m2). L’index d’ap-nées- 
hypopnées (IAH) était 20.7+/-21.1. Le seul paramètre 
corrélé de façon signicative avec le transfert de uide était 
le pourcentage de masse hydrique corporelle totale (r2=0.181 
; p=0.038). En ce qui concerne les questionnaires, le niveau 
de sédentarité, et non l’excès de uide corporel, était corrélé 
de façon signicative avec le transfert de uide (r2=0.617 et 
p=0.048). 
Conclusion : Le pourcentage hydrique corporel, paramètre 
simple à obtenir dans un contexte clinique, est un bon pré-dicteur 
de transfert caudo-rostral nocturne de uide, facteur 
de risque avéré du SAOS. L’estimation de la sédentarité par 
questionnaire, un outil encore plus simple, apparait prédictif 
du transfert de uide, mais une conrmation avec davantage 
de sujet serait nécessaire. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : RADAFY Ando 
darkando@hotmail.com 
24 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Communications orales 
CO 2-3 
ORCADES : Efficacité et tolérance d’une orthèse 
d’avancée mandibulaire (OAM) CAD/CAM 
sur mesure pour traiter le syndrome d’apnées 
hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) 
VECCHIERINI Marie-Françoise (1) ; ATTALI Valérie (1) ; 
D’ORTHO Marie-Pia (2) ; KERBRAT Jean-Baptiste (3) ; 
LEGER Damien (1) ; CHARLEY MONACA Christelle (4) ; 
MONTEYROL Pierre-Jean (5) ; MORIN Laurent (6) ; 
MULLENS Eric (7) ; MEURICE Jean-Claude (8) 
(1) Centre du sommeil et de la vigilance, AP-HP, Hôpital Hôtel Dieu, Paris, 
France ; (2) Physiologie et explorations fonctionnelles, AP-HP, DHU FIRE, Hôpi-tal 
Bichat-Claude Bernard, Paris, France ; (3) Stomatologie et CMF, Hôpital 
Charles Nicolle, Rouen, France ; (4) Neurophysiologie clinique, Hôpital Ro-ger 
Salengro, Lille, France ; (5) Chirurgie ORL, Clinique du Tondu, Bordeaux, 
France ; (6) ResMed Science Center, Saint-Priest, France ; (7) Laboratoire du 
sommeil, fondation Bon Sauveur, Albi, France ; (8) Pneumologie, CHU de Poi-ters, 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www.lecongresdusommeil.com 25 
Poitiers, France 
Objectif : ORCADES est une étude prospective multicentrique 
française évaluant pendant 5 ans les bénéces cliniques d’une 
OAM sur mesure dans le traitement du SAHOS après refus ou 
échec de PPC. Les résultats intermédiaires à 3-6 mois sont 
présentés ici. 
Méthodes : 368 pts SAHOS éligibles ont bénécié d’une OAM 
sur mesure soit CAD/CAM (n=311, Narval CC™) soit non CAD/ 
CAM (n=57, Narval). L’évaluation des données de sommeil, les 
symptômes cliniques, la qualité de vie, les effets indésirables 
et l’observance est effectué au cours du suivi. Le succès du 
traitement a été déni par une réduction  50% de l’Index 
d’Apnées Hypopnées (IAH) initial. Les facteurs associés à l’ef- 
cacité de l’OAM ont été déterminés par régression logistique. 
Résultats : Notre population concernait : 74% d’hommes, âge 
53±11 ans, IMC 27±4 kg/m2 (22% obèse), IAH 30±15/h (IAH30: 
43%, IAH 15-30: 41%, IAH 5-15: 16%). Avancée mandibulaire 
(AM) dénitive moyenne: 7±2 mm (81% de l’AM maximale), 
équivalente entre les 2 types d’OAM. A 3-6 mois, 76% des pts 
étaient en succès quel que soit la sévérité initiale du SAHOS, et 
64% avaient obtenu un IAH10 (337 pts évalués: IAH 11±13/h). 
L’efcacité était supérieure dans le groupe CAD/CAM vs. non 
CAD/CAM (succès: 79% vs. 61%, p=0.0031 
IAH10: 66% vs. 49%, p=0.00178). 60% des patients SAHOS sé-vères 
étaient traités efcacement (IAH15). L’index de désatu-rations 
en oxygène était réduit de 21±17 à 8±10 (p0.0001). Le 
score d’Epworth avait diminué de 11±5 à 8±4. Les ronements 
sévères avaient disparu chez 89% des pts affectés. Les symp-tômes 
et la qualité de vie étaient signicativement améliorés 
dans tous les domaines. 8% seulement d’arrêt prématuré de 
traitement pour effets indésirables. Observance moyenne : 6,7 
h/nuit et 6,7 jours/semaine. Les prédicteurs indépendants d’ef- 
cacité étaient l’utilisation d’une OAM CAD/CAM vs. non CAD/ 
CAM, une moindre obésité abdominale, un index d’apnée plus 
bas et une plus grande capacité de propulsion mandibulaire. 
Conclusion : Ces résultats conrment les bénéces cliniques 
de l’orthèse Narval CAD/CAM dans le SAHOS léger à sévère et 
chez les patients intolérants à la PPC, avec peu d’effets indési-rables 
et une excellente observance. 
Conflits d’intérêts : Financement ResMed 
Contact auteur : VECCHIERINI Marie-Françoise 
marie-francoise.vecchierini@htd.aphp.fr 
CO 2-4 
QUOVADIS : Observatoire du traitement long terme 
par orthèse d’avancée mandibulaire sur mesure 
dans le syndrome d’apnées obstructives 
du sommeil (SAOS) 
ATTALI Valérie (1) ; CHAUMEREUIL Charlotte (2) ; 
ARNULF Isabelle (2) ; MORIN Laurent (3) ; 
SIMILOWSKI Thomas (1) ; GOUDOT Patrick (4) ; 
COLLET Jean-Marc (4) 
(1) UPMC et INSERM, UMR_S 1158, Neurophysiologie Respiratoire Expéri-mentale 
et Clinique et AP-HP, GHPS, Pathologies du sommeil, Paris, France ; 
(2) AP-HP, GHPS, Pathologies du sommeil, Paris, France ; (3) Resmed Science 
Center, Saint-Priest, France ; (4) APHP, GHPS, Service de Chirurgie Maxillo- 
Faciale, Paris, France 
Objectif : Évaluation en vie réelle, à long terme sur une co-horte 
de grande taille, peu d’études étant disponibles. 
Méthodes : Un volet rétrospectif sur dossier chez tous les pa-tients 
adressés au spécialiste dentaire pour OAM entre janvier 
2010 et juillet 2013 puis évaluation à 3-6 mois. Un volet pros-pectif 
(recueil téléphonique) chez les patients traités depuis au 
moins un an au 16/09/14 (suivi 1-4 ans) 
Résultats : Volet rétrospectif : 458 patients inclus dont 309 
(71%H, 56±12ans, IMC 28±6kg/m2, IAH 30/h±17 (IAH30 : 
40%)) ont eu une pose d’OAM : Narval Cadcam n=270, Nar-val 
non Cadcam n=17, Somnomed n=13, Orthosom n=9. 149 
n’ont pas été traités (83 contre-indication dentaire). 34 (11%) 
ont arrêté prématurément l’OAM. 223 patients (72%) évalués, 
avec un IAH de 12±10 au contrôle, un taux de succès (réduc-tion 
50% de l’IAH) de 68% (IAH10 au contrôle : 55%), diminu-tion 
du score d’Epworth de 11±5 à 8±5. Avancée mandibulaire 
(AM) moyenne : 75% de l’AM maximale. Parmi les 458 patients 
inclus, 360 étaient pris en charge en réseau par le spécialiste 
du sommeil et le spécialiste dentaire. Le réseau a permis de 
mieux sélectionner en amont, les patients ayant une contre 
indication dentaire : 16% versus 28% hors réseau (p=0.0002). 
Le contrôle polysomnographique était disponible chez 78% 
des patients du réseau mais seulement chez 39% des patients 
hors réseau (p0.00001). Volet prospectif : 279 patients (90%) 
avec un suivi moyen de 2,7±1,3ans. Parmi les 231 ayant ré-pondu 
au questionnaire, 139 patients (60%) rapportaient une 
efcacité clinique sous OAM avec une observance excellente 
(6,2j/sem et 6,8h/nuit) et une bonne tolérance (14.3% incon-fort). 
92 avaient arrêté l’OAM (inefcacité 27, intolérance/EI 41, 
abandon 10, autre 14). 
Conclusion : Cette étude apporte des données sur le par-cours 
en vie réelle des patients ayant une prescription d’OAM. 
L’efcacité et la tolérance à court terme sont comparables 
à celles des essais cliniques. Environ 2/3 des patients pour-suivent 
le traitement à long terme avec une efcacité clinique, 
une tolérance et une observance satisfaisantes. Le réseau a 
permis d’identier en amont les contre indications dentaires 
et d’augmenter le % de patients ayant une PSG de contrôle 
Conflits d’intérêts : Resmed nancement temps TEC 
Contact auteur : ATTALI Valérie 
valerie.attali@psl.aphp.fr 
COMMUNICATIONS ORALES 2-1  2-4
Communications orales 
CO 2-5 
Compression ostéopathique du ganglion ptérygo-palatin 
dans le syndrome d’apnées obstructives du 
sommeil, étude prospective, randomisée, contrôlée 
JACQ Olivier (1) ; SOUCHET Sandie (2) ; 
SIMILOWSKI Thomas (3) ; ARNULF Isabelle (4) ; 
ATTALI Valérie (1) 
(1) UPMC et INSERM, UMR_S 1158, Neurophysiologie Respiratoire Expéri-mentale 
et Clinique et AP-HP, GHPS, Pathologies du sommeil, Paris, France 
; (2) Université Paris I - Panthéon-Sorbonne, laboratoire SAMM (Statistique, 
Analyse, Modélisation Multidisciplinaire -EA4543), Paris, France ; (3) UPMC et 
INSERM, UMR_S 1158, Neurophysiologie Respiratoire Expérimentale et Cli-nique 
AP-HP, GHPS, Service de Pneumologie et Réanimation Médicale, Paris, 
France ; (4) AP-HP, GHPS, Pathologies du sommeil, Paris, France 
Objectif : La compression ostéopathique du ganglion pté-rygo- 
palatin (GPP), relais du système sympathique et des nerfs 
crâniens mixtes, améliore potentiellement la perméabilité des 
voies aériennes supérieures (VAS). Elle est utilisée empirique-ment 
en ostéopathie, dans le traitement du ronement et de la 
rhinite chronique. Cette étude en évaluait l’effet, chez des pa-tients 
présentant un syndrome d’apnées obstructives du som-meil 
(SAOS) en méthodologie prospective, randomisée, contrô-lée, 
croisée, contre manoeuvre factice, en simple aveugle pour 
l’ostéopathe et double aveugle pour le médecin investigateur. 
Méthodes : Les compressions bilatérales active (CA) et si-mulée 
(CS) du GPP, étaient comparées. Etaient recueillis avant 
CA et CS, à 30 min et 24h, la pression critique de fermeture 
(Pcrit) des VAS et le débit de pointe intra nasal. Une polysom-nographie 
était réalisée avant et 24h après. Un test de Shirmer 
permettait de valider l’administration effective de CA (chez 
le sujet sain nous avions montré que la compression du GPP 
induisait une lacrymation). 
Résultats : Trente patients (6F), 57±11 ans, 92±20kg) avec 
une Pcrit basale de -22.5±17.1 cmH2O et un index d’apnées-hypopnées 
de 37±21/h ont été inclus. Le test de Schirmer a 
montré que CA avait été administrée correctement (p0.0001 
par rapport à CS). Par rapport à CS, CA a amélioré le débit de 
pointe intra nasal (médiane [Q1 ; Q3] à 30 min (14.8 L/min [14.8 
; 39], p=0,0001) et 24 h (30 L/min [10 ; 45], p=0.0001) et la Pcrit 
à 24h (-2.2 cmH2O [-5.3 ;-0.2] pour CA et -0,8 cmH2O [-2.8; 1.8] 
pour CS ; différence -2,2 [-6.4; 1.3] ; p=0,047). Il n’y avait pas de 
différence entre CA et CS sur l’index d’apnées-hypopnées, ni 
sur la Pcrit à 30 min. 
Conclusion : La compression ostéopathique du GPP améliore 
la stabilité des VAS à 24 h et la perméabilité nasale à 30min 
et 24h, sans modier l’index d’apnées-hypopnées. Elle semble 
affecter le contrôle neuro-végétatif des VAS. Ces résultats pré-liminaires 
soutiennent la poursuite de l’investigation (durée de 
l’effet, identication des répondeurs). Cette technique pour-rait 
représenter dans l’avenir, un complément aux traitements 
conventionnels du SAOS. 
Conflits d’intérêts : Etude nancée par le PHRC régional 
Contact auteur : ATTALI Valérie 
valerie.attali@psl.aphp.fr 
CO 2-6 
Étude thérapeutique randomisée et contrôlée par 
stimulation des voies aériennes supérieures dans 
le syndrome d’apnées obstructives du sommeil 
PHILIP Pierre (1) ; CHABOLLE Frédéric (2) ; 
MONTEYROL Pierre-Jean (3) ; BLUMEN Marc (2) 
(1) USR CNRS 3413 SANPSY (Sommeil, Attention et NeuroPSYchiatrie), Uni-versité 
Bordeaux, Bordeaux, France ; (2) Hôpital Foch, Service d’ORL et de 
Chirurgie Cervico-Faciale, Suresnes, France ; (3) Clinique du sommeil, CHU 
Pellegrin, Bordeaux, France 
Objectif : Une étude de cohorte (essai STAR) a démontré 
que la stimulation des voies aériennes supérieures diminue 
la sévérité du syndrome d’apnées du sommeil (SAOS). Cepen-dant, 
aucune donnée n’existe sur le maintien de ce bénéce 
après arrêt des stimulations. Cette étude vise à examiner l’ef-fet 
d’une semaine d’arrêt des stimulations sur la sévérité du 
SAOS et la qualité de vie. 
Méthodes : 46 patients consécutifs « répondeurs », issus 
d’une étude prospective de phase III dans laquelle 126 sujets 
avaient été implantés et suivis, ont été randomisés : soit dans 
le groupe « maintien des stimulations » (ON) soit dans le groupe 
« arrêt des stimulations » (OFF) pour une durée minimum d’1 
semaine. L’AHI, ODI, et la qualité de vie en lien avec le sommeil 
(échelle de somnolence d’Epworth, résultats fonctionnels du 
questionnaire du sommeil) ont été mesurés à 12 et 18 mois. 
Résultats : De 12 mois à l’évaluation randomisée à 13 mois, 
l’AHI reste inchangé dans le groupe ON (1,7 ± 6,4 évén./h) 
alors qu’il augmente signicativement dans le groupe OFF 
(18,2 ± 15,6 évén./h, p  0,001), de même pour les scores ODI, 
FOSQ, ESS, ronement, saturation en oxygène et micro-éveils. 
À 18 mois, les mesures chez les 2 groupes stimulés sont iden-tiques 
à celles à 12 mois. 
Conclusion : L’arrêt thérapeutique temporaire de la stimula-tion 
des voies aériennes supérieures altère les mesures objec-tives 
et subjectives du sommeil. Cette étude démontre que 
l’amélioration du SAOS et de la qualité de vie est directement 
attribuable aux stimulations électriques du nerf hypoglosse. 
Conflits d’intérêts : aucun Au nom des enquêteurs du STAR 
Study Group 
Contact auteur : PHILIP Pierre 
pr.philip@free.fr 
26 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Communications orales 
CO 2-7 
Impact de la PPC sur l’évolution des biomarqueurs 
cardiométaboliques des patients SAOS : revue des 
essais randomisés contrôlés par sham PPC 
JULLIAN-DESAYES Ingrid (1) ; JOYEUX-FAURE Marie (1) ; 
TAMISIER Renaud (1) ; LAUNOIS Sandrine h. (1) ; 
BOREL Anne-Laure (1) ; LEVY Patrick (1) ; 
PEPIN Jean-Louis (1) 
(1) Laboratoire EFCR, CHU de GRENOBLE, Grenoble, France 
Objectif : Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil 
(SAOS) induit une activation du système sympathique, un 
stress oxydatif, une inammation de bas grade et une insu-lino 
résistance. Ces mécanismes intermédiaires sont liés à la 
sévérité du SAOS et documentés par des biomarqueurs car-diométaboliques 
sanguins et urinaires. L’impact de la pression 
positive continue (PPC) pour normaliser ces biomarqueurs 
prédicteurs des co-morbidités reste fortement controversé. 
Méthodes : Une revue de la littérature incluant uniquement 
les essais randomisés contrôlés et dosant au moins un bio-marqueur 
a été menée, l’objectif étant d’évaluer l’effet de la 
PPC sur les biomarqueurs suivants: I) catécholamines plas-matiques 
et urinaires ainsi que leurs métabolites; II) biomar-queurs 
de l’insulinorésistance et du métabolisme des lipides; 
III) biomarqueurs du stress oxydatif, de l’inammation systé-mique 
et vasculaire; IV) enzymes hépatiques; V) facteurs de la 
coagulation. 
Résultats : Au total, 22 études randomisées PPC versus sham 
PPC et 2 études avec arrêt randomisé de la PPC (« CPAP with-drawal 
») ont été analysées. L’effet de la PPC sur l’activité sym-pathique 
semble être rapide et bien démontré. Les marqueurs 
métaboliques et inammatoires sont très peu améliorés par 
la PPC lors de ces essais bien conduits. La PPC ne modie 
signicativement pas les taux de glucose, lipides, et n’améliore 
pas l’insulinorésistance ou encore le pourcentage de patients 
atteints d’un syndrome métabolique. 
Conclusion : Chez des patients SAOS, la PPC seule ne semble 
pas améliorer les perturbations des biomarqueurs cardiomé-taboliques. 
Il est donc pertinent d’envisager des thérapies 
combinées pour traiter le risque cardiométabolique associé 
au SAOS. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : JOYEUX-FAURE Marie 
MJoyeuxfaure@chu-grenoble.fr 
CO 2-8 
RESPIR@DOM : les résultats du télé-suivi du patient 
apnéique 
AGOSTINI Hélène (1) ; ALFANDARY Didier (2) ; 
D’ORTHO Marie-Pia (3) ; DURAND-ZALESKI Isabelle (4) ; 
MARTIN Martin (5) ; MONCELLY Laurence (6) ; 
PHILIPPE Carole (7) ; ROYANT-PAROLA Sylvie (8) ; 
SOYEZ Franck (9) ; HARTLEY Sarah(10) ; BLUMEN Marc (11) ; 
ROUHANI Saïd (12) ; PUISAIS Nathalie (13) ; 
ESCOURROU Pierre (13) 
(1) URC- Hôpital Bicêtre, Kremlin-Bicêtre, France ; (2) Clinique Chantemerle, 
Corbeil-Essonnes, France ; (3) Hôpital Bichat-Claude Bernard, Paris, France 
; (4) URC-Eco Hôtel-Dieu, Paris, France ; (5) Hôpital de Compiègne-Noyon, 
Compiègne, France ; (6) Hôpital de Meaux, Meaux, France ; (7) Hôpital La 
Pitié-Salpêtrière, Paris, France ; (8) Réseau Morphée, Garches, France ; (9) Cli-nique 
du Plateau, Clamart, France ; (10) Hôpital Raymond Poincaré, Garches, 
France ; (11) CMVS, Paris, France ; (12) Hôpital Cochin, Paris, France ; (13) 
Hôpital Béclère, Clamart, France 
Objectif : Evaluation médico-économique du suivi par télé-monitorage 
du Syndrome d’apnées du Sommeil (SAHOS) en 
comparaison au suivi habituel. 
Méthodes : Protocole multicentrique sur trois mois, avec 
tirage au sort du type de machine (ResMed/Philips), du suivi 
avec ou sans télé-observance et de la modalité thérapeutique 
(pression constante ou autopilotée). Le suivi comporte une 
visite prestataire à J7, deux visites prescripteur à M1 et à M 
3 avec contrôle polygraphique sous PPC. Le professionnel de 
santé accède au tableau de bord du Dossier Médical Sommeil 
(DMS). Il reçoit des alertes en cas d’anomalies d’observance, 
de fuites ou d’IAH résiduel élevé. Le patient consulte sur le 
DMS les graphiques de son observance et répond aux ques-tionnaires 
de motivation et d’efcacité du traitement. Il accède 
à une éducation thérapeutique sur www.respiradom.fr. L’éva-luation 
médico-économique porte sur le temps passé par les 
professionnels de santé à la gestion des dossiers et sur les 
consommations de soins. 
Résultats : 12 centres ont été opérationnels sur la région Ile 
de France (7 hôpitaux et 5 centres libéraux). A n juin 2014, 
201 patients ont été randomisés. Les 2 bras avec et sans télé-suivi 
sont comparables à J0 pour l’âge moyen = 51,9±11 ans, 
l’IMC = 33,3 ± 9,5 kg.m-2, les comorbidités cardiovasculaires 
(25%) et métaboliques (15%) et la majorité de des dimensions 
du SF36 et des scores du FOSQ. L’ Epworth initial = 12,4 ± 5,5 
a diminué à M1 = 7,6 ± 4,9 et M3 = 7.0 ± 4,6. L’IAH global initial 
était 53,3 ± 20,4/ h et à 3 mois = 5,2 ± 5,5 /h en polygraphie ou 
polysomnographie. L’observance globale à J7 = 5,5 ± 1,8 h est 
restée stable à M1 = 5,6 ± 1,8 et à M3 = 5,7 ± 1,8 La base sera 
gelée au 15 octobre, ce qui permettra la comparaison nale 
entre les 2 bras avec et sans télémédecine, le type de PPC 
(Philips/Resmed) et le mode de réglage (constant/autopiloté). 
Conclusion : Cette étude permettra d’évaluer les effets de 
la télé-observance et de l’implication des patients dans leur 
suivi par internet, sur leur observance, leur qualité de vie et les 
coûts associés. 
Conflits d’intérêts : Etude nancée par la DGCIS et soutenue 
par l’ARS Ile de France. 
Contact auteur : ESCOURROU Pierre 
pierre.escourrou@abc.aphp.fr 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www.lecongresdusommeil.com 27 
COMMUNICATIONS ORALES 2-5  2-8
Communications orales 
CO 2-9 
Traitement des troubles respiratoires du sommeil 
de l’enfant et de l’adolescent obèse : peut-on éviter 
la PPC ? 
STAGNARA Andréa (1) ; DAVID Thierry (1) ; 
DEPAGNE Corinne (1) ; BERLIER Pascale (1) ; 
REVOL Béatrice (1) ; DEBILLY Gabriel (2) ; 
DE LA GASTINE Geoffroy (1) 
(1) SSR La Maisonnée, Francheville, France ; (2) CRNL INSERM, UCBL ISPB, 
Lyon, France 
Objectif : Evaluation de la prévalence des troubles respira-toires 
du sommeil (TRS) de l’enfant et adolescent obèses, son 
suivi au cours d’un programme de prise en charge de l’obésité. 
Méthodes : Etude rétrospective d’une cohorte d’enfants et 
adolescents obèses (Z-score d’IMC  2) avec une prise en 
charge pluri-disciplinaire de 10 mois en ambulatoire de l’obési-té, 
et suivi lors de 2 enregistrements interprétables espacés de 
6 à 10 mois. Détection d’un TRS par examen clinique (Epworth 
adapté à l’enfant), enregistrement polygraphique, capnogra-phie 
transcutanée. Critères retenus comme pathologiques : 
ESEA  10, IAOH  1, PtcCO2 moyenne  45 mmHg. 
Résultats : 400 enfants ont été inclus (11/2007-8/2014). 
Le poids moyen est de 71,7±19,1 kg, le Z-score d’IMC est à 
3.92±0.99 kg/m2. La prévalence des troubles respiratoires du 
sommeil dans la cohorte est de 45% : 7,5% ont un ESEA10, 
45% ont un IAOH1 (dont 24%5), 5% ont une PtcCO2 
moyenne 45 mmHg. Treize ont un IAOH  20 et sont opérés 
ou ont une mise en place de CPAP. 86 enfants ont été rete-nus 
pour l’étude du suivi : 29 garçons, 57 lles, âge moyen de 
12,25±2,16 ans. Parmi eux : - 62 ont une baisse de leur Z-score 
d’IMC (de 3,93±0,8 à 3.56±0,8 kg/m2) avec une baisse signi- 
cative de leur IAOH (de 2,87±2,536 à 1,75±2,069 ; p0,005). - 
45 ont initialement un SAOS léger ou modéré : l’IAOH diminue 
au 2nd enregistrement de 2,56 ± 0,92 à 1,77 ± 2,5 (p0,05). - 15 
ont un SAOS sévère et l’IAOH diminue en moyenne de 6,99 ± 
1,9 à 2,27 ± 2,07 (p  0,0001). 
Conclusion : En cas d’obésité, un TRS est fréquent et doit être 
recherché. La prise en charge multidisciplinaire de l’obésité, 
avec objectif la baisse du Z-score d’IMC, permet une amélio-ration 
signicative de ces troubles du sommeil et d’éviter le 
traitement par PPC pour tous les patients ayant un IAOH initial 
 10,6. Cependant, 10% des enfants ont une augmentation 
pathologique de leur IAOH, non corrélé à la modication du 
poids, ayant nécessité une prise en charge ORL et/ou ortho-dontique. 
D’autres critères mériteraient d’être tracés pour 
comprendre l’interrelation obésité troubles du sommeil : acti-vité 
physique, hygiène de vie (horaires de sommeil, conditions 
d’endormissement…), intégration sociale… 
Conflits d’intérêts : RESMED, SENTEC 
Contact auteur : DE LA GASTINE Geoffroy 
geoffroy.de-la-gastine@ugecam-rhonealpes.cnamts.fr 
CO 3-1 
Troubles respiratoires du sommeil du sujet âgé et 
leucoaraiose : résultat transversal de la cohorte 
PROOF SYNAPSE 
ROCHE Fréderic (1) ; CELLE Sébastien (1) ; AVET John (2) ; 
BOUTET Claire (2) ; MAUDOUX Delphine (1) ; 
BARTHELEMY Jean-Claude (1) 
(1) Physiologie Clinique CHU Nord EA SNA EPIS UJM, Saint-Etienne, France ; 
(2) Service de Radiologie CHU Nord UJM, Saint-Etienne, France 
Objectif : Les troubles respiratoires du sommeil (TRS) repré-sentent 
un facteur de risque indépendant des pathologies 
cérébrovasculaires comme de la leucoaraiose (LA) chez les 
sujets d’âge moyen. Jusqu’à ce jour, il n’existe aucune étude 
validant cette hypothèse chez le sujet âgé. Nous avons évaluer 
l’impact des TRS non reconnus sur la LA globale et régionale 
dans une cohorte de sujets âgés en bonne santé. 
Méthodes : 745 participants âgés de 68 +/- 1 an à l’inclusion, 
ont été examinés. Tous les sujets ont subi une IRM cérébrale et 
les facteurs de risque cardiovasculaires, dont le tabagisme, le 
diabète de type 2 et l’hypertension ont été examinés. Un index 
d’apnées + hypopnées (IAH) 15 a été considéré comme pa-thologique 
et la charge hypoxique a été évaluée selon la SaO2 
minimum et moyenne, l’index de désaturation de l’oxyhémo-globine 
(IDO) et le temps passé à SaO2 90%. La fragmenta-tion 
autonomique pendant le sommeil a été évaluée selon la 
méthode du temps de transit du pouls permettant le calcul 
d’un indice des éveils autonome (AAI). 
Résultats : La prévalence et la gravité de la LA (ARWMC glo-bal 
score) était faible dans cette population en bonne santé. 
Nous n’avons retrouvé aucune corrélation signicative entre 
la sévérité de la LA «globale» et la sévérité du TRS. Concernant 
l’évaluation régionale de la LA et après ajustement pour les 
facteurs confondants (Pression artérielle ambulatoire, obésité, 
sexe et présence d’un diabète) une relation signicative et 
indépendante entre la gravité de la LA et l’AAI a été obser-vée 
dans la région frontale droite (p 0,02). Une relation indé-pendante 
a également été retrouvée entre la sévérité de la 
LA dans le territoire sous tentorielle gauche et le temps de la 
SaO2 passé en dessous de 90% (p 0,01). 
Conclusion : La prévalence et la gravité des périventriculaire 
LA chez nos sujets âgés en bonne santé apparente semble 
plus liée à l’hypertension artérielle (Avet J et al. Int J Cardiol 
2014) qu’aux TRS. Cependant, l’augmentation de la charge 
hypoxémique et une fragmentation autonomique du sommeil 
peuvent avoir un impact délétère sur des topographies spéci- 
ques de substance blanche du cérébrale. Une étude longitu-dinale 
est maintenant proposée. 
Conflits d’intérêts : PHRC National 1999 et 2001 
Contact auteur : ROCHE Fréderic 
frederic.roche@univ-st-etienne.fr 
28 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Communications orales 
CO 3-2 
Symptômes dépressifs avant et après traitement 
prolongé par PPC pour SAHOS 
GAGNADOUX Fréderic (1) ; LE VAILLANT Marc (2) ; 
GOUPIL François (3) ; PIGEANNE Thierry (4) ; 
CHOLLET Sylvaine (5) ; MASSON Philippe (6) ; 
BIZIEUX-THAMINY Acya (7) ; HUMEAU Marie pierre (8) ; 
MESLIER Nicole (1) 
(1) CHU, Angers, France ; (2) CERMES, Villejuif, France ; (3) CHG, Le Mans, 
France ; (4) PÔLE SANTE DES OLONNES, Les Sables d’Olonne, France ; (5) 
CHU, Nantes, France ; (6) CHG, Cholet, France ; (7) CHG, La Roche-sur-Yon, 
France ; (8) NOUVELLES CLINIQUES NANTAISES, Nantes, France 
Objectif : L’évolution des symptômes dépressifs sous traite-ment 
prolongé du SAHOS par PPC est mal connue. Nous avons 
étudié au sein de la cohorte multicentrique des Pays de Loire 
la prévalence et les facteurs prédictifs d’un syndrome dépres-sif 
persistant sous PPC. 
Méthodes : L’étude a inclus 300 patients traités par PPC de-puis 
au moins 1 an pour un SAHOS associé au moment du dia-gnostic 
à un syndrome dépressif déni par un score QD2A de 
Pichot  7. Le critère principale de jugement était l’évolution 
du score QD2A de Pichot après au moins 1 an de traitement 
par PPC. 
Résultats : Après en moyenne 529 (365 à 1569) jours de 
traitement par PPC, le score QD2A avait baissé de 9.2±2.0 à 
5.4±4.0 (p0.0001). Cependant, 125 (41.7%) patients conser-vaient 
un syndrome dépressif avec QD2A de Pichot  7. En 
analyse multivariée, la persistance de symptômes dépressifs 
était associée de façon indépendante à la persistance d’une 
somnolence diurne excessive (OR 2,72; [IC95%] 1,33 à 5,61), à 
la présence de comorbidités cardiovasculaires (OR 1,76 ; 1,02 
à 3,00), et au sexe féminin (OR 1,53 ; 1,09 à 2,13). Une corréla-tion 
négative était observée entre la baisse du score de som-nolence 
d’Epworth (SSE) sous PPC et le risque de syndrome 
dépressif persistant (p0.0001). Les symptômes dépressifs 
persistaient chez 29.9% des patients avec une baisse du SSE 
 7 points sous PPC vs 56.5% des patients avec  1 point de 
baisse SSE. 
Conclusion : La PPC ne corrige pas les symptômes dépressifs 
chez près de 42% des patients SAHOS chez qui une prise en 
charge spécique s’impose. Il existe une relation forte entre la 
persistance de symptômes dépressifs et la somnolence rési-duelle 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www.lecongresdusommeil.com 29 
sous PPC. 
Conflits d’intérêts : aucun à déclarer en lien avec le sujet. 
Financement: Institut Recherche en Santé Respiratoire des 
Pays de Loire 
Contact auteur : GAGNADOUX Fréderic 
frgagnadoux@chu-angers.fr 
CO 3-3 
Augmentation cumulée du risque d’hypertension 
chez les patients avec une courte durée de 
sommeil et un syndrome d’apnée-hypopnées 
obstructif du sommeil 
PRIOU Pascaline (1) ; LE VAILLANT Marc (2) ; 
MESLIERS Nicole (1) ; PARIS Audrey (3) ; PIGEANNE Thierry (4) ; 
NGUYEN Xuan-lan (5) ; ALIZON Claire (6) ; 
BIZIEUX-THAMINY Acya (7) ; LECLAIR-VISONNEAU Laurène (3) ; 
GAGNADOUX Frédéric (1) 
(1) CHU, Angers, France ; (2) CERMES, Villejuif, France ; (3) CH, Le Mans, 
France ; (4) Pôle santé des Olonnes, Olonnes sur Mer, France ; (5) Hôpital 
Saint Antoine, Paris, France ; (6) CH, Cholet, France ; (7) CH, La Roche-sur- 
Yon, France 
Objectif : Le syndrome d’apnée-hypopnées obstructif du 
sommeil (SAHOS) et la courte durée de sommeil sont asso-ciés 
chacun individuellement à une augmentation du risque 
d’hypertension. L’objectif de cette étude multicentrique et 
transversale était d’évaluer si la sévérité du SAHOS et la courte 
durée de sommeil étaient associés ensemble à une augmen-tation 
synergique du risque d’hypertension. 
Méthodes : Parmi les 2270 patients évalués par polysomno-graphie 
pour une suspicion de SAHOS, l’hypertension était dé- 
nie par une pression artérielle (PA) systolique  140 mmHg et/ 
ou une PA diastolique  90 mmHg et/ou l’utilisation habituelle 
déclarée de médicaments anti-hypertenseurs. Les patients 
avec un temps de sommeil total (TST) à la polysomnographie 
6 heures étaient considérés comme court dormeurs. Le 
SAHOS était déni par un index d’apnée hypopnée (IAH)5/h. 
L’association entre le SAHOS et la durée de sommeil et le 
risque d’hypertension était analysée par régression linéaire. 
Résultats : En considérant les patients avec une durée de 
sommeil normale (TST6 h) et sans SAHOS comme le groupe 
de référence, l’Odds Ratio (OR[intervalle de conance 95%]) 
pour avoir une hypertension était de 1,759 (1,590-1,945) chez 
les patients avec une durée de sommeil normale et un SAHOS, 
et de 2,367 (1,808-3,100) chez les court dormeurs avec un 
SAHOS, après ajustement sur les données démographiques, 
anthropomorphiques, le diabète, la prise d’alcool, de tabac, 
la somnolence, l’architecture et la fragmentation du sommeil 
et le centre d’étude. La sévérité du SAHOS et la courte durée 
de sommeil sont associés à une augmentation cumulative du 
risque d’hypertension (p0,0001). Le risque d’hypertension 
le plus élevé était observé chez les court dormeurs avec un 
SAHOS sévère (IAH30/h) avec un OR de 2,851 (1,820-4,467). 
Conclusion : Le SAHOS et la courte durée de sommeil sont 
associés à une augmentation cumulative du risque d’hyper-tension. 
De nouvelles études sont nécessaires pour détermi-ner 
si l’optimisation de la durée du sommeil pourrait contri-buer 
à diminuer la PA chez les patients ayant un SAHOS. 
Conflits d’intérêts : aucun. Participation de l’IRSR. 
Contact auteur : PRIOU Pascaline 
papriou@chu-angers.fr 
COMMUNICATIONS ORALES 2-9  3-3
Communications orales 
CO 3-4 
L’hypertension artérielle est sous diagnostiquée et/ 
ou mal contrôlée chez les syndromes d’apnées 
obstructives du sommeil nouvellement 
diagnostiqués 
TAMISIER Renaud (1) ; RICHARD Philippe (2) ; 
SAPENE Marc (3) ; STACH Bruno (4) ; LEGUILLOU Frédéric (5) ; 
GRILLET Yves (6) ; BAGUET Jean-Philippe (7) ; 
MUIR Jean-François (8) ; PEPIN Jean-Louis (1) 
(1) Université Grenoble Alpes, HP2 ; Inserm, U1042 et CHU de Grenoble, Labo-ratoire 
EFCR, Pôle Thorax et Vaisseaux, Grenoble cedex 09, France ; (2) Pneu-mologie, 
Cabinet privé, Saint Omer, France ; (3) Unité Sommeil et Vigilance, 
Polyclinique Bordeaux Caudéran, Bordeaux, France ; (4) Service de pneumo-logie, 
Clinique Teissier, Valenciennes, France ; (5) Cabinet de Pneumologie 
Allergologie, La rochelle, France ; (6) Pneumologie, Cabinet privé, Valence, 
France ; (7) CHU de Grenoble, Clinique de Cardiologie, Grenoble, France ; (8) 
Service de pneumologie et unité de soins intensifs respiratoires, CHU Rouen, 
Rouen, France 
Objectif : Le syndrome d’apnées du sommeil obstructif est 
fréquemment associé à une hypertension artérielle (HTA) qui 
est souvent mal contrôlée ou résistante. L’auto-mesure à do-micile 
est la méthode de référence pour le diagnostic de l’HTA. 
Evaluer l’intérêt d’un dispositif d’auto-mesure à domicile de 
la pression artérielle (PA) intégré dans une plateforme de té-lémédecine 
de suivi de patients porteurs d’un SAOS pour le 
diagnostic et/ou juger du contrôle de l’efcacité du traitement 
médicamenteux de l’hypertension artérielle. 
Méthodes : OPTISAS2 est un essai multicentrique, randomisé 
en groupes parallèles comparant l’efcience d’une plateforme 
intégrée de télémédecine versus un suivi standard chez des 
patients à haut risque cardiovasculaire nouvellement traités 
par Pression Positive Continue (PPC) pour un syndrome d’ap-nées 
du sommeil obstructif (SAOS). L’automesure de la ten-sion 
artérielle à domicile a été réalisée à l’inclusion pendant 
une période de 4 jours consécutifs. Les seuils dénissant une 
hypertension artérielle en auto-mesure sont : PASystolique/ 
PADiastolique  125/80 mmHg pour les patients diabétiques 
et  135/85 mmHg pour les patients non diabétiques. 
Résultats : 306 patients SAOS (Age : 60 ± 9 ans ; indice de 
masse corporelle : 32.9 ± 6.3 kg/m2 ; 74% d’hommes ; index 
d’apnées+hypopnées : 50.9 ± 19.2/h ; PASystolique/PADias-tolique 
: 137.7 ± 17.9 / 81.1 ± 12.5 mmHg) ont été randomi-sés. 
Les auto-mesures de PA réalisées à l’inclusion ont permis 
de diagnostiquer une hypertension chez 64.2% des patients 
sans antécédent connu d’hypertension artérielle. 44.8% des 
patients inclus avaient un antécédent connu d’hypertension 
artérielle. 78.4% de ces patients étaient mal contrôlés malgré 
un traitement médicamenteux (PAS/PAD : 136.2 ± 14.7 / 83.9 
± 10.4 mmHg). 
Conclusion : L’hypertension artérielle chez des patients 
SAOS sévères à haut risque cardiovasculaire est fréquemment 
sous diagnostiquée et mal contrôlée. Ceci justie d’intégrer 
aux plateformes de télémédecine de suivi de ces patients les 
capteurs appropriés pour le diagnostic et le suivi sous PPC. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : PEPIN Jean-Louis 
JPepin@chu-grenoble.fr 
CO 3-5 
Altération métabolique induit par hypoxie 
intermittente et activation sympathique 
FABRE Fanny (1) ; PEPIN Jean-Louis (1) ; BRIANCON Anne (1) ; 
LEVY Patrick (1) ; TAMISIER Renaud (1) 
(1) Grenoble Alpes Université, Grenoble, France 
Objectif : Le Syndrome d’Apnées Obstructive du Sommeil 
(SAOS) est associé à une morbidité et à une mortalité car-diovasculaire 
parfaitement établies (1). Il a été démontré que 
l’hypoxie intermittente (HI) induit une hyper-activation sym-pathique 
et une hypertension artérielle (2), se pose encore la 
question des mécanismes en cause dans la survenue d’une 
insulino-résistance (3). L’objectif de notre étude est de déter-miner 
la possible relation entre le système adrénergique et le 
métabolisme glucidique après exposition à l’hypoxie intermit-tente. 
Méthodes : Il s’agit d’une étude en cross-over, randomisée, 
en simple aveugle, monocentrique, sur volontaires sains. L’ex-position 
à l’HI se fait au moyen d’une tente à hypoxie. Chaque 
sujet passe par deux phases d’exposition de 14 nuits, rando-misées 
HI versus air ambiant. La période de wash-out est de 
6 semaines. Les sujets effectuaient différents tests: enregis-trement 
de l’activité sympathique par micro-neurographie, 
biopsies de tissu adipeux, mesure automatisée de la pression 
artérielle et hyperglycémie provoquée par voie orale. 
Résultats : Un total de 12 sujets était inclus, 9 ayant com-plété 
l’ensemble du protocole et analysés. Les résultats pré-liminaires 
montrent une tendance à l’augmentation de l’acti-vité 
sympathique après exposition à l‘hypoxie intermittente 
(p=0.1360). Egalement, nous retrouvons une augmentation de 
la pression artérielle diastolique nocturne (p=0.0933), une aug-mentation 
des acides gras libres plasmatiques (p traitement 
période 1=0.0528) et une expression des récepteurs adréner-giques 
β1 augmentée (p=0.0809). 
Conclusion : Il semble donc que les troubles de la régulation 
glycémique (lipolyse, insulino-résistance) induits par l’HI soient 
en partie liés à l’activation sympathique par le biais des récep-teurs 
β1 au niveau adipocytaire. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : TAMISIER Renaud 
rtamisier@chu-grenoble.fr 
30 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Communications orales 
CO 3-6 
L’hypoxie chronique intermittente induit les voies 
physiopathologiques de la NAFLD et modifie le 
tissu adipeux chez la souris de corpulence normale 
ARON-WISNEWSKY Judith (1) ; GRAS Emmanuelle (2) ; 
THOMAS Amandine (2) ; PELLOUX Véronique (1) ; 
SARFATY Benjamin (1) ; GODIN-RIBUOT Diane (2) ; 
CLEMENT Karine (1) ; PEPIN Jean-Louis (2) 
(1) Institute of Cardiometabolism and Nutrition, Pitié-Salpetrière Hospital, 
Paris, France ; (2) INSERM U1042, HP2 Laboratory, Grenoble University, Pôle 
THORAX et Vaisseaux, Grenoble University Hospital, Grenoble, France 
Objectif : Au cours de l’obésité humaine, l’hypoxie intermit-tente 
chronique (HIC) secondaire à l’apnée du sommeil induit 
une exacerbation de la stéato-hépatite non alccolique (NAFLD). 
Néanmoins, ce postulat reste à démontrer chez l’individu de 
corpulence normale. Par contraste, l’HIC n’induit aucun chan-gement 
histologique au sein du tissu adipeux chez le patient 
obèse. Notre avons voulu caractériser les effets de 14 jours 
d’HIC sur le foie et différents dépôts de tissu adipeux (TA sous 
cutané et viscéral) chez des souris de corpulence normale. 
Méthodes : 16 souris nourries à une diète standard ont été 
soumises pendant la période diurne à 14 jours de normoxie ou 
14 jours l‘HIC pendant 8 heures Après 14 jours d’intervention, 
des analyses d’expression de gènes impliqués dans l’inam-mation, 
la lipogénèse et la brose ont été réalisées en PCR 
ainsi qu’une analyse histologique sur le foie et les deux dépôts 
des TA. 
Résultats : dans le foie l’HC induit une augmentation signi- 
cative de l’expression des gènes impliqués dans la lipogénèse 
(ACC, SREBP1c, FAS), l’inammation (TNFα, IL1β) et la matrice 
extra cellulaire (Coll1, Coll3, TGFβ). Néanmoins cette interven-tion 
courte n’a pas permis de se traduire par les lésions his-tologiques 
macroscopiques. Par ailleurs, alors que les souris 
soumises à l’HIC sont moins grosses, leur tissu adipeux vis-céral 
est deux fois plus important rapporté au poids total. De 
plus, l’HIC est associée à une augmentation de la taille adipo-cytaire 
avec une répartition vers de plus gros adipocytes ainsi 
qu’une augmentation de l’expression génique de la leptine 
(p=00.0008). Nous n’avons pas mis en évidence de différence 
d’expressions des gènes de l’inammation ou de la matrice 
extra cellulaire. 
Conclusion : chez la souris de corpulence normale, une inter-vention 
d’HIC de courte durée (14 jours) induit les voies phy-siopathologiques 
impliquées dans la NAFLD au niveau génique 
mais ne se traduit pas encore par d’authentiques lésions 
macroscopiques. Enn, l’HIC impacte la corpulence, l’adiposité 
et certaines caractéristiques du Tissu adipeux. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : ARON-WISNEWSKY Judith 
judith.aron-wisnewsky@psl.aphp.fr 
CO 3-7 
Obésité de l’enfant et sommeil : influence du SAOS 
et du niveau d’endurance cardiovasculaire sur les 
paramètres métaboliques 
ROCHE Johanna (1) ; QUINART Sylvain (2) ; 
NEGRE Véronique (3) ; GILLET Valérie (4) ; ISACCO Laurie (5) ; 
MOUGIN Fabienne (6) 
(1) UPFR des Sports, EA3920, Besançon, France ; (2) RéPPOP-FC, EA3920, 
UPFR des Sports, Besançon, France ; (3) RéPPOP-FC, Besançon, France ; (4) 
Don Du Souffle, Besançon, France ; (5) EA4660, UPFR des Sports, Besançon, 
France ; (6) EA3920, UPFR des Sports, Besançon, France 
Objectif : L’objectif de cette étude a été de déterminer l’im-pact 
de la sévérité du syndrome d’apnée obstructive du som-meil 
(SAOS) et du niveau d’endurance cardiovasculaire sur les 
paramètres anthropométriques et métaboliques de jeunes 
obèses. 
Méthodes : 76 enfants obèses (10,84 ± 2,65 ans) ont parti-cipé 
à cette étude. Les mesures du poids, de la taille (T), du 
tour de taille (TT), le calcul de l’indice de masse corporelle 
(IMC), du z-score d’IMC et du rapport TT/T ont été réalisés. Des 
prélèvements sanguins à jeun ont permis de déterminer les 
concentrations plasmatiques de glucose, d’insuline, de trigly-cérides, 
de HDL-C et de LDL-C. L’HOMA-IR a été calculé. L’index 
d’apnées et hypopnées (IAH) a été calculé lors d’un examen 
de polygraphie ventilatoire nocturne. Le SAOS a été qualié 
de léger si 2  IAH  5, modéré si 5  IAH  10 et sévère si IAH 
 10. L’endurance cardiovasculaire à l’exercice a été évaluée 
par un test de marchepied. Le  de fréquence cardiaque (FC) 
ou FC post effort – FC repos a été estimé. Les sujets ont été 
considérés comme actifs si  FC  64 batt/min et inactifs si  
FC  64 batt/min. 
Résultats : 16 % des sujets ont un SAOS sévère (n=12), 26 % 
un SAOS modéré (n=20) et 36 % un SAOS léger (n=27). 54 % 
des sujets ont été identiés comme actifs (n=38). Quel que soit 
le degré de sévérité du SAOS, le z-score d’IMC et le TT/T sont 
similaires. L’insulinémie (p0,05) et l’HOMA-IR (p0,01) sont 
plus élevés chez les sujets ayant un SAOS sévère. Le z-score 
d’IMC (p0,01 l’insulinémie (p0,05) et l’HOMA-IR (p0,01) sont 
plus élevés dans le groupe inactif par rapport au groupe actif. 
L’IAH est similaire entre le groupe actif et le groupe inactif. 
Conclusion : L’obésité est un facteur important du déve-loppement 
du SAOS sans que sa sévérité ne soit associée à 
une exagération de ce syndrome. Un SAOS et un faible niveau 
d’endurance cardiovasculaire augmentent le risque d’appari-tion 
de troubles métaboliques. Un dépistage et une prise en 
charge précoces du SAOS chez le jeune obèse, de surcroît 
déconditionné, sont importants pour prévenir l’apparition de 
comorbidités cardiovasculaires à l’âge adulte. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : ROCHE Johanna 
johanna.roche@edu.univ-fcomte.fr 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www.lecongresdusommeil.com 31 
COMMUNICATIONS ORALES 3-4  3-7
Communications orales 
CO 3-8 
Impact du SAOS dans l’évolution de la pathologie 
anévrismale aortique 
TAMISIER Renaud (1) ; BARONE-ROCHETTE Gilles (1) ; 
THONY Fréderic (1) ; BOGGETTO-GRAHAM Laetitia (1) ; 
CHAVANON Olivier (1) ; RODIERE Mathieu (1) ; 
PEPIN Jean-Louis (1) ; LEVY Patrick (1) ; 
VANZETTO Gerald (1) ; BAGUET Jean-Philippe (1) 
(1) Grenoble Alpes Université, Grenoble, France 
Objectif : L’aorte thoractique est soumise dans le SAOS (syn-drome 
d’apnée du sommeil) à la répétition des poussées hy-pertensives, 
aux variations de pression intrathoracique et au 
stress hypoxique qui participe au vieillissement prématuré de 
celle-ci. Le but de cette étude était de déterminer la préva-lence 
et l’inuence du SAOS sur l’expansion anévrismale aor-tique 
(AAE) dans une population de patients suivi en prospectif 
pour surveillance d’une chirurgie de type A après un syndrome 
aortique aigue. 
Méthodes : La mesure de la vitesse de progression du dia-metre 
(VmaxAo) était mesurée sur une durée médiane de 3 
ans chez 62 patients. La pression artérielle (PA) était mesurée 
sur 24h par mesure ambulatoire (MAPA), le sommeil était éva-lué 
par une polysomnographie complète. 
Résultats : La prévalence du SAOS et d’une PA non contrô-lée 
étaient élevés (89 %, et 77% respectivement). La saturation 
au cours du sommeil en oxygène était signicativement plus 
basse chez les patients avec une AAE comparé au patients 
stables (92.5 % ± 1.9 vs. 93.6 % ± 1.7, p0.04). La VmaxAo était 
corrélée à la PA systolique des 24h (r=0.374, p=0.013) et la 
SpO2 (r=-0.381, p=0.02). En analyse multivariée la VmaxAO 
était corrélée de façon indépendante avec la SpO2 (p=0.02). 
Le model de régression logistique montrait que la SpO2 était 
indépendamment associé la AAE (OR=4.36, 95% CI 1.34 to 
17.34; p=0.01). 
Conclusion : Cette étude montre une haute prévalence du 
SAOS chez des patients ayant présenté une dissection aor-tique 
avec un impact signicatif de la sévérité du SAOS dans 
la poursuite de l’évolution de la maladie anévrismale aortique. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : TAMISIER Renaud 
rtamisier@chu-grenoble.fr 
CO 3-9 
Le syndrome d’apnée du sommeil chez les patients 
diabétiques avec oedème maculaire 
TRUCHOT Jennifer (1) ; MARGARIT Laurent (2) ; 
DUPAS Bénédicte (3) ; PEPIN Jean-Louis (4) ; VICAUT Eric (5) ; 
MASSIN Pascale (3) ; D’ORTHO Marie-Pia (2) 
(1) Service des Urgences, Hôpital Lariboisière, APHP; Université Denis Di-derot, 
Paris, France ; (2) Physiologie – Explorations Fonctionnelles, Hôpital 
Bichat, DHU FIRE, APHP; Université Denis Diderot, Paris, France ; (3) Ophtal-mologie, 
Hôpital Lariboisière, APHP; Université Denis Diderot, Paris, France 
; (4) Physiologie – Explorations Fonctionnelles, Grenoble, Paris ; (5) Unité 
de Recherche Clinique, Hôpital Lariboisière, APHP, Université Denis Diderot, 
Paris, France 
Objectif : Le Syndrome d’apnée du sommeil (SAS) est fréquent 
chez les patients diabétiques. Nous avons mené une étude 
randomisée multicentrique comparant l’évolution de l’oedème 
maculaire selon deux traitements: un traitement convention-nel 
ou un traitement intensié avec intervention sur le SAS et 
la pression artérielle (PA) (essai clinique NCT00970723). Nous 
avons étudié dans cette analyse intermédiaire les caractéris-tiques 
cliniques des patients avec ou sans SAS. 
Méthodes : Les patients diabétiques présentant un oedème 
maculaire ont été randomisés consécutivement pour béné- 
cier ou non d’une polysomnographie (PSG). Les PSG ont été 
analysés en aveugle avec les critères ASDA 2012. Les données 
quantitatives sont exprimées en moyenne ± SD, les données 
qualitatives en %, les comparaisons ont été réalisées par ANO-VA 
et tes du Chi2. 
Résultats : 55 patients ont été inclus, 38 ont été randomi-sés 
pour bénécier d’une PSG, 14 étaient de sexe féminin. 32 
(86%) avaient une HTA. 32 (86%) ont présenté un indice d’ap-née 
hypopnée (IAH) 5 événements / h, 25 (65%) un IAH 15 / 
h et 15 (41%) un IAH 30 / h. L’IMC était de 29,8 ± 5,2 kg / m2, le 
taux d’HbA1c de 7,5 ± 1,2%, le score d’Epworth 7,0 ± 4,5, la PA 
systolique de 144 ± 21mmHg, la PA diastolique 78 ± 13 mmHg. 
Aucune différence n’a été observée entre les patients avec ou 
sans SAS, quelle que soit l’IAH en dehors d’une différence de 
PA diastolique (86,1 ± 16,1 mm Hg vs 76,3 ± 12,2 mmHg) entre 
les patients avec et sans SAS. 
Conclusion : La prévalence du SAS est élevée chez les dia-bétiques 
présentant un oedème maculaire. Ni les symptômes 
ni les caractéristiques cliniques ne permettent de distinguer 
les patients diabétiques souffrant d’un SAS de ceux sans. Le 
dépistage doit donc être systématique. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : TRUCHOT Jennifer 
jennifer.truchot@lrb.aphp.fr 
32 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Communications orales 
CO 4-1 
Le comportement de sommeil du jeune : 
Influence des nouveaux médias 
ROYANT-PAROLA Sylvie (1) ; LONDE Violaine (1) ; 
HARTLEY Sarah (1) ; DAGNEAUX Sylvain (1) ; 
TREHOUT Sophie ; GARRIC-METOIS Brigitte (2) ; 
AUSSERT Frédérique (1) ; ESCOURROU Pierre (3) 
(1) Réseau Morphée, Garches, France ; (2) Cabinet, Paris, France ; (3) Hôpital 
Antoine Béclère, Clamart, France 
Objectif : Connaître les nouveaux comportements des jeunes 
par rapport à leur sommeil. 
Méthodes : 4 collèges répartis en IdF ont participé à une 
enquête sur le sommeil. Les classes se répartissaient en 6ème 
(46,9%), 5ème (11,3%), 4ème (31,3%), et 3ème (10,4%). 786 
questionnaires ont été recueillis. 776 sont exploitables. 
Résultats : La population comporte 408 F et 368 M, de 12,4 
ans ± 1,2 (10-17) qui déclarent dormir 8,5 h ± 1,7 les veilles 
de cours et 10,2 h ± 2,1 les veilles de repos ou en vacances 
(p0.0001). Il n’y a pas de différence entre les lles et les gar-çons. 
La durée de sommeil diminue signicativement avec 
l’âge en période de cours, alors qu’elle reste stable en période 
de repos. Plus l’âge augmente plus le sommeil est ressenti 
comme non reposant avec plus de difcultés à se lever le 
matin, une forme le lendemain moins bonne, une somnolence, 
une irritabilité et une tristesse plus marquée. La privation de 
sommeil pendant les cours est d’autant plus grande que l’âge 
est élevé (1,6h ± 2,0 ; p 0,0001). 98,3 % des adolescents ont 
une connexion internet à la maison, 42,7% disposent d’un or-dinateur 
dans la chambre, 26,4% ont une télé dans la chambre 
et 85,2% ont un téléphone portable dans la chambre, un 
smartphone dans 66, 7% des cas. 64,6% utilisent les réseaux 
sociaux (31,7% Facebook, 11,1% Google+, 7,5% Instagram, et 
14,3% autres)! Le temps passé sur une console, une tablette 
ou un ordinateur après le diner est  1h pour 33,5% des col-légiens, 
avec 14,7%  2h. 6,1% se réveillent et jouent sur in-ternet, 
15,3% envoient des SMS en cours de nuit, et 11% se 
connectent sur les réseaux sociaux en cours de nuit. 22,1% de 
ceux qui ont ces comportements y passent plus d’1h en cours 
de nuit (dont 10,3% plus de 2h). 73,9% d’entre eux protent 
d’un éveil spontané, mais pour 21,6% ces activités sont orga-nisées 
dès le coucher avec un réveil programmé en cours de 
nuit pour 10,6 %. 
Conclusion : La privation de sommeil en période de cours est 
globalement plus marquée chez les jeunes les plus âgés. C’est 
entre 12 et 13 ans que le comportement s’inverse avec une 
augmentation croissante de la durée du sommeil lors des pé-riodes 
de repos. La présence du téléphone portable, connecté 
ou non à internet, modie le comportement du jeune et contri-bue 
à diminuer son temps de sommeil 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : ROYANT-PAROLA Sylvie 
sylvie@royant-parola.fr 
CO 4-2 
Analyse comparative de l’inhibition de la 
mélatonine entre lumière bleue (470 nm) en mode 
stimulation continue et en mode pulsé 
KRSMANOVIC Stéphane (1) 
(1) PSYCHOMED, Bruxelles, Belgique 
Objectif : Le PSIO est une lunette émettant des lumières 
colorées et équipé d’un lecteur MP3 intégré dans la lunette). 
Plusieurs études ont montré l’inuence de l’inhibition de la 
mélatonine par la lumière bleue (470 nm). (1) Dans le présent 
rapport, nous avons testé l’effet de la lumière bleue continue 
émise par les lunettes PSIO sur la production de mélatonine 
et la différence avec une stimulation audio-lumineuse (avec 
les même lunettes PSIO) en utilisant la même longueur d’onde 
(470 nm). 
Méthodes : L’étude a examiné 100 personnes réparties en 
quatre groupes d’étudiants âgés de 18 à 26 ans, et l’expé-rience 
a été réalisée à 22 h, lorsque la courbe de production de 
mélatonine a déjà commencé à augmenter depuis une heure 
environ. Les quatre groupes sont restés allongés sur une table 
d’examen de clinique avec ou sans PSIO durant 30 minutes. Le 
groupe 1 était un groupe témoin faisant uniquement un repos 
sans lunettes dans une pièce avec une lumière contrôlée de 
75 watts; le groupe 2 a été conçu comme groupe placebo 
avec un PSIO émettant seulement une lumière rouge continue 
(670 nm) sans stimulations sonores. On sait en effet que la 
lumière rouge n’a aucun effet sur l’inhibition de la mélatonine 
; Le groupe 3 était le groupe pratiquant une séance semblable 
avec PSIO n’émettant que de la lumière bleue (470 nm) sur le 
mode continu (et sans stimulations sonores) et le groupe 4 
était un groupe pratiquant une session normale de stimulation 
audio-visuelle pulsant sur le même bleu 470 nm. 
Résultats : Les résultats ont montré que le groupe contrôle 
(1) a connu une augmentation normale de la production de 
mélatonine, le groupe placebo (2) a une augmentation simi-laire 
prouvant que le PSIO n’a pas d’effet placebo à ce sujet. 
Le groupe bleu continu (3) répondait avec une forte inhibition 
de la mélatonine. Le groupe « bleu pulsé » (4) a également 
répondu par une forte inhibition de la mélatonine mais avec 
un temps d’exposition de moitié par rapport au temps d’expo-sition 
du groupe « bleu continu » (3). 
Conclusion : Les conclusions préliminaires sont que le PSIO, 
en utilisant une stimulation continue de lumière bleue (470 
nm) ou une série de stimulations lumineuses bleues pulsées 
combinés avec des stimulations sonores, a un effet d’inhibi-tion 
forte sur la production de mélatonine à 22 h00. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : KRSMANOVIC DUMONCEAU Stéphane 
stephane@psychomed.com 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www.lecongresdusommeil.com 33 
COMMUNICATIONS ORALES 3-8  4-2
Communications orales 
CO 4-3 
Les effets d’une exposition prolongée à la lumière 
modérée en fonction de l’âge 
GABEL Virginie (1) ; MAIRE Micheline (1) ; 
REICHERT Carolin (1) ; SCHMIDT Christina (1) ; 
CAJOCHEN Christian (1) ; VIOLA Antoine (1) 
(1) Centre for Chronobiology, Psychiatric Hospital of the University of Basel, 
Switzerland, Bâle, Suisse 
Objectif : Dans cette étude nous examinons le rôle d’une 
exposition prolongée à la lumière comme une contre-mesure 
aux effets délétères d’une privation de sommeil sur la vigi-lance, 
les prols circadiens de la mélatonine et du cortisol, et 
sur la variation de température et d’activité chez des sujets 
jeunes et âgés. 
Méthodes : 26 jeunes participants et 12 plus âgés ont effec-tués 
3 sessions au sein du laboratoire, qui consistaient en une 
privation de sommeil de 40h avec une exposition prolongée à 
une lumière faible (DL : 8lux), à une lumière blanche (WL : 250 
lux) ou à une lumière blanche enrichie en rayon bleus (BL : 250 
lux). Des questionnaires et des tests cognitifs ont été complé-tés 
régulièrement an d’évaluer le degré de fatigue des par-ticipants 
et des échantillons salivaires ont été collectés pour 
estimer le prol de la mélatonine et du cortisol. La température 
de la peau ainsi que l’activité ont été enregistré en continue. 
Résultats : L’exposition à la lumière lors d’un éveil prolongé 
induit une diminution signicative de la fatigue chez les jeunes 
et les plus âgés. Au contraire, la diminution de la concentration 
de la mélatonine est observée uniquement chez les jeunes 
que la lumière soit enrichie en rayon bleu ou non. Aucune 
différence signicative n’est observée pour le cortisol avec la 
WL comparée à la DL dans les 2 groupes, mais l’exposition 
à la BL diminue le niveau chez les jeunes alors qu’elle l’aug-mente 
chez les plus âgés. Aucune différence signicative n’a 
été démontrée dans les 2 groupes pour le test visuel du 3-back 
lorsque les participants sont exposés à la BL, cependant, l’ex-position 
à la WL diminue les performances chez les jeunes. La 
température est augmentée uniquement chez les plus âgés 
après la BL et la WL. La BL augmente l’activité chez les jeunes 
alors qu’elle la diminue chez les plus âgés, contrairement à la 
WL qui diminue l’activité chez les plus jeunes et l’augmente 
chez les plus âgés. 
Conclusion : Nos résultats démontrent la présence d’une 
modulation liée à l’âge des effets non visuel de la lumière lors 
d’un éveil prolongé. Ainsi, l’utilisation d’une lumière d’intensité 
modérée lors du travail de nuit a des effets différents sur les 
travailleurs jeunes et plus âgés. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : GABEL Virginie 
virginie.gabel@upkbs.ch 
CO 4-4 
Dynamique de l’activité corticale : 
effet de la lumière sur l’EEG 
PRAYAG Abhishek (1) 
(1) 1) INSERM U846, Département de Chronobiologie, Bron, France - 
2) Université Claude Bernard, Lyon-1., Bron, France) 
Objectif : Dans le réseau rétinien, les cellules ganglionnaires 
à mélanopsine (ipRGCs) sont les substrats anatomiques sous-tendant 
l’effet non-visuel de la lumière sur le cerveau. Ces 
ipRGCs projettent directement leurs axones vers un ensemble 
de structures cérébrales, incluant le système veille-som-meil. 
Les ipRGCs ne sont pas indépendantes et reçoivent des 
connexions synaptiques provenant des cônes et des bâton-nets, 
formant un réseau de photoréception. Ainsi, les cônes 
et les bâtonnets modulent les ipRGCs, qui, elles, sont l’unique 
conduit de l’information optique vers le cerveau. L’objectif de 
notre travail est de déterminer la contribution de chacun de 
ces substrats neuronaux de la rétine sur l’information lumi-neuse 
envoyée vers les régions non-visuelles. 
Méthodes : Notre stratégie expérimentale repose sur les 
propriétés spectrales et spatiales différentes des cônes et des 
ipRGCs. 28 participants (within-subject design) ont été expo-sés 
consécutivement à 4 stimuli lumineux de 50 minutes cha-cun, 
à partir de 19h00. Le stimulus fut composé d’une lumière 
blanche centrale (7000lux) focalisée sur la fovéa (20°) dans le 
but d’activer spéciquement les cônes, et d’une lumière en 
périphérie (20°-220°, 300 lux) soit enrichie en bleu (BE) an 
d’activer les ipRGCs, soit enrichie en rouge (RE) an de limi-ter 
l’activation des ipRGCs. L’EEG a été enregistré en continu 
durant l’exposition (256Hz) et soumis à FFT. 
Résultats : Sous rouge, pas d’effet de la lumière sur l’activité 
béta (13.5-32 Hz). Sous bleu, le béta augmente signicative-ment 
dès la 2ème minute. A partir de la 5ème minute, on ob-serve 
une augmentation majeure (+35%) qui se maintient de 
la 5ème minute jusqu’à la n de l’exposition au stimulus bleu 
en périphérie. Les ondes lentes (1-7 Hz) diminuent de manière 
non-signicative (-10%) pendant l’exposition au bleu v/s rouge. 
Conclusion : Ces résultats conrment d’une part que l’EEG 
est activé par la lumière. D’autre part, la lumière en périphérie 
du champ visuel, à des niveaux faible d’intensité (300lux) et 
avec un spectre suboptimale non-monochromatique, active 
la bande béta. Compte tenu de la dynamique, ces résultats 
suggèrent que l’activation béta est corrélée à la dynamique 
d’activation des ipRGCs. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : PRAYAG Abhishek 
abhishek.prayag@inserm.fr 
34 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Communications orales 
CO 4-5 
L’intensité lumineuse influence l’homéostasie du 
sommeil, un effet médié par la phototransduction 
mélanopsinergique 
HUBBARD Jeffrey (1) ; CALVEL Laurent (1) ; IKONEN Heidi (1) ; 
ROBIN-CHOTEAU Ludivine (1) ; SAGE-CIOCCA Dominique (2) ; 
RUPPERT Elisabeth (1) ; BOURGIN Patrice (1) 
(1) CNRS UPR-3212 et centre des troubles du sommeil du CHU, Strasbourg, 
France ; (2) Chronobiotron CNRS-UMS 3415, Strasbourg, France ; 
Objectif : La lumière inuence le sommeil et la veille via des 
effets circadiens et non-circadiens (directs), mais la possibi-lité 
d’une modulation photique de l’homéostasie du sommeil 
n’a pas été clairement établie. Des travaux récents de notre 
équipe ont montré que la mélanopsine (Opn4), un photopig-ment 
rétinien médiant les effets non-visuels de la lumière, 
affecte l’homéostasie du sommeil. Dans cette étude, notre 
objectif a été de déterminer si le processus homéostasique de 
sommeil est modulée par l’irradiance de la lumière chez des 
souris mélanopsine knockout (Opn4-/-), en utilisant un proto-cole 
ne modiant pas la phase du rythme circadien. 
Méthodes : Des souris males (back-cross) Opn4-/- et leurs 
contrôles ont été exposés à un cycle de lumière obscurité 
standard de 12h:12h en utilisant trois intensités lumineuses 
différentes (10, 150, et 600 lux ; n=8 par génotype), pendant 
7 jours (durée basé sur une étude préliminaire précédente). A 
l’issue de l’exposition, une privation du sommeil de 6 heures 
(ZT0-6) a été effectuée. Le sommeil et l’activité EEG delta (mar-queur 
de l’homéostat de sommeil) ont été analysés en condi-tion 
baseline et en réponse à la privation de sommeil. 
Résultats : En condition baseline, la puissance delta aug-mente 
signicativement (p 0,05) chez les souris sauvages 
en fonction de l’intensité lumineuse (600 lux: 195% et 150 lux: 
160% de la valeur initiale). Le rebond de puissance delta en 
réponse à la privation de sommeil est plus important lorsque 
l’intensité lumineuse est plus forte (600, 150, 10 lux ; 240%, 
190%, 150%, respectivement). En outre, une différence géno-typique 
signicative a été observée, puisque la puissance 
spectrale delta en condition baseline et post-privation était 
signicativement inférieur chez les animaux Opn4-/- et qu’elle 
n’était pas modulée par l’intensité lumineuse. 
Conclusion : Ces résultats suggèrent une relation positive 
entre l’intensité de la lumière et la régulation homéostasique 
du sommeil. Cet effet est médié principalement par la photo-transduction 
mélanopsinergique. Des recherches complémen-taires 
sont nécessaires pour mieux comprendre les liens entre 
lumière, mélanopsine et homéostasie du sommeil, avec des 
applications potentielles au quotidien. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : HUBBARD Jeffrey 
hubbard@inci-cnrs.unistra.fr 
CO 4-6 
Trouble déficit d’attention avec hyperactivité 
(TDAH) dans les hypersomnies centrales : 
conséquence ou comorbidité ? 
LOPEZ Régis (1) ; CAMODECA Laura (1) ; BARATEAU Lucie (1) ; 
PESENTI Carole (1) ; MICOULAUD Jean-Arthur (2) ; 
JAUSSENT Isabelle (3) ; DAUVILLIERS Yves (1) 
(1) Centre de référence national narcolepsie / hypersomnie idiopathique CHU 
Gui de Chauliac, Montpellier, France ; (2) Université de Bordeaux, CNRS, Som-meil, 
Attention et Neuropsychiatrie, USR 3413, Bordeaux, France ; (3) INSERM 
U1061, Montpellier, France 
Objectif : Une fréquence élevée de symptômes TDAH a été 
rapportée dans les hypersomnies centrales (narcolepsie-ca-taplexie 
NC, narcolepsie sans cataplexie NSC et hypersomnie 
idiopathique HI). Ces symptômes sont-ils conséquence de la 
somnolence ou le reet d’une vulnérabilité commune entre 
hypersomnie et TDAH? Les objectifs sont (1) Estimer la fré-quence 
du TDAH syndromique (symptômes actuels présents 
dès l’enfance et avant le début de l’hypersomnie) et de TDAH 
symptomatique (symptômes apparus après le début de l’hy-persomnie) 
chez des adultes souffrant d’hypersomnies cen-trales 
(2) Etudier les déterminants de la présence du diagnos-tic 
versus symptômes de TDAH dans ces hypersomnies. 
Méthodes : 93 adultes non traités avec un diagnostic d’hy-persomnie 
centrale (ICSD-3) ont été recrutés prospectivement. 
Les sujets avec une hypersomnie débutée avant l’âge de 12 
ans ont été exclus (n=4). L’échantillon total comportait 28 NC 
(17-66 ans, 11 H), 24 NSC (17-53 ans, 15 H) et 37 HI (17-54 ans, 
7 H) Tous étaient évalués le jour de la polysomnographie avec 
TILE. Une évaluation diagnostique structurée du TDAH (DIVA-2 
; AISRS) et des autoquestionnaires validés étaient administrés 
(CAARS-SS pour le TDA/H, Epworth pour la somnolence). 
Résultats : La présence de TDAH est observée chez 57,2% 
des hypersomnies centrales (31,4% TDA/H symptomatique et 
25,8% TDA/H syndromique). Les formes syndromiques sont 
plus sévères (AISRS 24.0 vs 17.3 ; p=0.01) et plus hyperactives 
(65% vs 39% ; p=.06) que les formes symptomatiques. La sévé-rité 
de l’hyperactivité est corrélée à celle de la somnolence 
subjective dans les formes symptomatiques (r=.50 p0.01) 
et inversement corrélée à la somnolence objective dans les 
formes syndromiques (r=.66 p0.01). Aucune corrélation n’est 
observée entre somnolence et inattention. Le TDAH concer-nait 
46% des HI (dont 22% syndromique), 65% des NC (11% 
syndromique) et 67% des NSC (50% syndromique). 
Conclusion : Nous conrmons une fréquence élevée des 
symptômes de TDAH chez les adultes avec hypersomnie cen-trale. 
Ces symptômes sont le plus souvent associés à la som-nolence 
dans la NC et sont présents dès l’enfance chez la moi-tié 
des sujets avec NSC suggérant une vulnérabilité commune 
entre NSC et TDAH. 
Conflits d’intérêts : Bourse SFRMS 2013 
Contact auteur : LOPEZ Régis 
r-lopez@chu-montpellier.fr 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www.lecongresdusommeil.com 35 
COMMUNICATIONS ORALES 4-3  4-6
Communications orales 
CO 4-7 
Syndrome de Kleine-Levin : y a t-il des troubles 
cognitifs à long terme ? 
LAVAULT Sophie (1) ; UGUCCIONI Ginevra (1) ; 
CHAUMEREUIL Charlotte (2) ; GOLMARD Jean-Louis (3) ; 
ARNULF Isabelle (1) 
(1) AP-HP, Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière, Service des Pathologies du 
Sommeil, UPMC, Paris, France ; (2) AP-HP, Groupe Hospitalier Pitié-Salpê-trière, 
Service des Pathologies du Sommeil, Paris, France ; (3) AP-HP, Groupe 
Hospitalier Pitié-Salpêtrière, Département de Biostatistiques, UPMC, Paris, 
France 
Objectif : Le syndrome de Kleine-Levin (KLS) est une mala-die 
du sujet jeune constituée par des épisodes répétés d’une 
à plusieurs semaines avec une hypersomnie récurrente et 
des troubles cognitivo-comportementaux, alternant avec 
des périodes sans symptômes. La maladie est considérée 
comme bénigne. Nous voulons évaluer les troubles cognitifs 
en période asymptomatique dans une cohorte longitudinale 
contrôlée. 
Méthodes : Parmi les 149 patients avec KLS suivis au centre 
de référence Pitié-Salpêtrière de 2007 à 2014, 124 patients non 
traités ont eu un bilan neuropsychologique en période asymp-tomatique 
et 44 d’entre eux ont eu une deuxième évaluation 
un an après. Ils ont été comparés à 42 volontaires sains, de 
même âge et sexe. 
Résultats : Les patients et témoins (60% hommes), étaient 
âgés de 22±9 ans. Comparés aux témoins, les patients avaient 
un moins bon contrôle mental et un plus faible empan mné-sique 
(Wechsler Adult Intelligence Scale), un ralentissement à 
la lecture des planches A et B du Stroop avec plus d’erreurs 
d’inattention, un moins bon rappel des mots (rappel immédiat 
du test de Grober  Buschke) et un quotient intellectuel non-verbal 
plus faible (matrices de Raven). A la deuxième évalua-tion, 
après 3±3 épisodes en moyenne, soit 34±38 jours passés 
en crise, leurs performances n’étaient pas plus altérées, sauf 
au rappel immédiat. Ils avaient au contraire moins d’erreurs 
d’inattention au Stroop et un meilleur quotient intellectuel 
non-verbal, étaient plus rapides au Trail Making Test avec une 
meilleure capacité visuo-constructive en copie de gure de 
Rey et en mémoire visuelle (ces 3 derniers tests étant d’autant 
plus améliorés que l’on s’éloignait du dernier épisode). Il n’y 
avait pas de différence entre les patients traités (82%) et non 
traités à la deuxième visite. 
Conclusion : Les patients avec KLS, ont des performances 
cognitives (attention, fonctions exécutives, raisonnement 
logique) inférieures aux témoins, s’améliorant partiellement 
avec la diminution de la fréquence des épisodes et le temps 
passé depuis le dernier épisode. 
Conflits d’intérêts : AP-HP / Association ADOREPS / Fonda-tion 
KLS 
Contact auteur : LAVAULT Sophie 
sophie.lavault@psl.aphp.fr 
CO 4-8 
Addiction et hypersomnies centrales : 
Rôle de l’hypocrétine 
BARATEAU Lucie (1) ; LOPEZ Régis (1) ; PESENTI Carole (1) ; 
ARNULF Isabelle (2) ; BEZIAT Séverine (3) ; 
JAUSSENT Isabelle (3) ; DAUVILLIERS Yves (1) 
(1) Centre de référence national narcolepsie / hypersomnie idiopathique CHU 
Gui de Chauliac, Montpellier, France ; (2) Service des Pathologies du Som-meil, 
Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris, France ; (3) INSERM U1061, Montpellier, 
France 
Objectif : Les études chez l’animal ont objectivé le rôle de 
l’hypocrétine (HCRT) dans l’addiction pour la prise de nourri-ture 
et de substances illicites. Ces données sont-elles trans-posables 
chez l’homme? Ce travail a précisé la fréquence 
des comportements addictifs dans une cohorte de patients 
atteints d’hypersomnie centrale (NARCOBANK): narcolepsie 
avec cataplexie (NC+, i.e. HCRT décient), sans cataplexie (NC-), 
et hypersomnie idiopathique (HI, i.e. HCRT normale). 
Méthodes : 452 patients adultes atteints d’hypersomnie cen-trale 
traités ou non ont été consécutivement inclus (diagnostic 
conrmé par polysomnographie suivie de tests itératifs de la-tence 
d’endormissement): 54.2% NC+, 25.7% NC-, et 20.1 % HI. 
54 patients ont eu un dosage d’HCRT dans le LCR. Les données 
sociodémographiques, la consommation actuelle de tabac et 
d’alcool, les échelles de somnolence (ESS) et de dépression 
(BDI) ont été recueillies. Un entretien structuré (Mini Interna-tional 
Neuropsychiatric Interview) était centré sur la consom-mation 
abusive d’alcool, la prise de substances illicites et leur 
dépendance, l’année précédant l’inclusion dans l’étude. 
Résultats : 245 patients NC+, 116 NC- et 91 HI ont été inclus 
avec des différences pour l’âge et le sexe (plus âgé et plus 
d’hommes chez les patients NC+), faisant l’objet de facteurs 
d’ajustement. Il y a plus de fumeurs chez les NC+ que les NC-/ 
HI (37.3% vs 25.2/18.3%) sans différence pour la prise occa-sionnelle 
d’alcool (62.4% vs 55.6/52.9%). L’abus et la dépen-dance 
à l’alcool sont de fréquence particulièrement faible (0 
à 1.67%), et sans différence intergroupe. Il en est de même 
pour la prise de substances illicites (uniquement cannabis et 
cocaïne, 2.25 à 6.90%), et la dépendance et/ou l’abus de ces 
substances (0 à 1.73%). Aucune caractéristique clinique ne 
différencie les patients NC+ avec ou sans consommation abu-sive/ 
dépendance à l’alcool ou à une substance illicite. 
Conclusion : Notre étude objective une faible consomma-tion 
de substance illicite, de dépendance et d’abus d’alcool 
chez les patients avec hypersomnies centrales sans diffé-rence 
intergroupe. Ces données suggèrent un impact faible 
voire inexistant du système hypocrétinergique dans les phé-nomènes 
addictifs chez l’homme. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : BARATEAU Lucie 
lucie.barateau@yahoo.fr 
36 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Communications orales 
CO 4-9 
Les neurones du noyau dorsal de Gudden qui 
expriment les récepteurs 5-HT1A sont impliqués 
dans la régulation des états de vigilance 
FABRE Véronique (1) ; BONNAVION Patricia (2) ; 
HAMON Michel (3) ; BERNARD Jean-François (3) ; 
ADRIEN Joëlle (4) 
(1) Neuroscience Paris Seine CNRS 8246 UPMC INSERM U1130, Paris, France 
; (2) Université libre de Bruxelles, Bruxelles, Belgique ; (3) Centre de Psychia-trie 
 Neurosciences, INSERM U894, Paris, France ; (4) Equipe de recherche 
VIFASOM, Hôpital de l’Hôtel-Dieu, Université Paris Descartes, Paris, France 
Objectif : La régulation des états de vigilance par la séroto-nine 
(5-HT) s’effectue notamment au travers des récepteurs 
5-HT1A. Ainsi, les agonistes de ces récepteurs induisent un 
éveil marqué, principalement au détriment du sommeil para-doxal. 
Nous avons préalablement identié une population de 
neurones du tronc cérébral qui exprime fortement ces récep-teurs 
: les neurones GABAergiques du tegmentum dorsal de 
Gudden (DTg). Nous proposons que ce noyau participe à l’ac-tion 
de la 5-HT sur les états de vigilance. 
Méthodes : An de tester cette hypothèse, nous avons éva-lué 
les conséquences de l’inactivation du DTg sur les états de 
vigilance chez la souris suite à : 1) l’administration locale d’un 
agoniste spécique des récepteurs 5-HT1A (le 8-OH-DPAT) et 
2) des lésions électrolytiques. An d’identier les structures 
cibles du DTg, différents traçages anatomiques ont été réali-sés 
chez la souris. 
Résultats : Chez la souris, la microinjection locale de 8-OH-DPAT 
dans le DTg facilite la survenue de l’éveil au détriment 
du sommeil paradoxal. La spécicité d’action du 8-OH-DPAT 
vis-à-vis des récepteurs 5-HT1A a été validée chez des souris 
chez lesquelles l’effet local du 8-OH-DPAT a été bloqué par l’in-jection 
systémique préalable d’un antagoniste spécique des 
récepteurs 5-HT1A, le WAY 100635. La lésion bilatérale du DTg 
augmente l’éveil pendant la phase lumineuse sans affecter le 
sommeil paradoxal. La mise en oeuvre de techniques de tra-çage 
antérograde nous a permis de montrer que les neurones 
du DTg projettent exclusivement au niveau de l’hypothalamus 
mamillaire latéral. Nous avons ensuite conrmé ces données 
par traçage rétrograde chez des souris transgéniques dont 
l’expression du récepteur 5-HT1A peut être visualisée par une 
simple coloration (X-gal). 
Conclusion : Ces données mettent en avant un rôle nou-veau 
du DTg dans la modulation des états de vigilance par la 
5-HT. Elles permettent également de proposer que le circuit 
« noyaux du raphé/ DTg /Hypothalamus mamillaire » parti-cipe 
à la régulation des états de vigilance. Dans ce cadre, les 
neurones GABAergiques du DTg faciliteraient la survenue du 
sommeil en exerçant une pression négative sur les neurones 
promoteurs d’éveil de l’hypothalamus postérieur. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : FABRE Véronique 
veronique.fabre@upmc.fr 
CO 5-1 
Parler en dormant: étude du langage 
chez 232 patients somniloques 
UGUCCIONI Ginevra (1) ; DEVEVEY Alain (2) ; 
GOLMARD Jean-Louis (3) ; ARNULF Isabelle (1) 
(1) Université Pierre et Marie-Curie, Hôpital Pitié-Salpêtrière, Service des 
pathologies du sommeil, Paris, France ; (2) Université de Franche-Comté, Be-sançon, 
France ; (3) Hôpital Pitié-Salpêtrière, Département de biostatistique, 
Université Pierre et Marie-Curie, Paris, France 
Objectif : Étudier les caractéristiques du langage durant le 
sommeil chez des patients somniloques atteints de trouble 
du comportement en sommeil paradoxal (TCSP) et de som-nambulisme 
et rechercher l’existence d’une participation du 
cortex à l’élaboration du langage humain pendant le sommeil. 
Méthodes : Les verbatim de tous les sujets venant passer une 
à deux nuits sous vidéo-polysomnographie depuis 3 ans ont 
été recueillis. Ces verbatim ont été écoutés, transcrits mot par 
mot et classés sous différentes catégories (paroles, chucho-tements, 
répétitions, violence verbale, cris, chants, ton). Les 
mouvements associés ont été analysés, ainsi que la présence 
d’une inspiration précédant la prise de parole, supérieure ou 
égale au 50ème percentile du volume courant enregistré en 
ventilation spontanée. 
Résultats : 232 patients ont parlé en dormant (129 avec TCSP 
et 103 somnambules), produisant 883 verbatim nocturnes 
dont 361 phrases ou mots isolés compréhensibles, soit en 
moyenne 13 mots par nuit. Les patients avec TCSP présen-taient 
plus de rires (10% vs. 4%), de marmonnements (27% vs. 
10%) et de mouvements de lèvres sans émission de sons (6% 
vs. 1%) que les somnambules. Les somnambules présentaient 
plus de chuchotements (23% vs. 10%), de mots ou phrases 
répétés (10% vs. 5%), de langage ordurier (9% vs. 6%), négatif 
(10% vs. 8%) et interrogatif (12% vs. 8%) que les patients avec 
TCSP. Le nombre de mots prononcés en dormant tendait à être 
plus important chez les somnambules. On retrouve une large 
inspiration précédant la parole dans 33 % des verbatim, autant 
chez les somnambules que les patients avec RBD. Enn on 
observe plus de mouvements associés au langage chez les 
somnambules (80% vs. 58%). 
Conclusion : Le langage durant le sommeil semble maintenir 
les mêmes caractéristiques que le langage éveillé. Par contre, 
il y a plus de verbatim non compréhensibles en sommeil para-doxal. 
Enn, la présence d’inspiration précédant une grande 
partie des verbatim nocturnes témoigne de l’existence d’une 
préparation inspiratoire pré verbale d’origine corticale à la 
parole dans le sommeil. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : UGUCCIONI Ginevra 
gine_ugu@yahoo.fr 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www.lecongresdusommeil.com 37 
COMMUNICATIONS ORALES 4-7  5-1
Communications orales 
CO 5-2 
Signature en IRM multimodale du trouble 
comportemental en sommeil paradoxal 
idiopathique (TCSPi) 
EHRMINGER Mickael (1) ; LATIMIER Alice (2) ; 
LEU-SEMENESCU Smaranda (2) ; VIDAILHET Marie (3) ; 
LEHERICY Stéphane (3) ; ARNULF Isabelle (4) 
(1) Ecole Normale Supérieure - Service des Pathologies du Sommeil - AP-HP 
Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière, Paris, France ; (2) Service des Patholo-gies 
du Sommeil - AP-HP Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière - UPMC, Paris, 
France ; (3) UPMC - Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière - CENIR, Paris, 
France ; (4) Service des Pathologies du Sommeil - AP-HP Groupe Hospitalier 
Pitié-Salpêtrière - UPMC - ICM - CENIR - CIC Paris Est, Paris, France 
Objectif : Etablir un lien entre la perte neuronale dans le com-plexe 
du locus coeruleus-subcoeruleus (LC/LSC, responsable 
de l’atonie en sommeil paradoxal chez l’animal) et la présence 
d’un TCSPi, une parasomnie souvent inauguratrice d’une sy-nucléinopathie. 
Méthodes : Les patients avec TCSPi et les volontaires sains 
appariés en âge et en sexe ont bénécié d’une IRM encépha-lique 
3T avec séquence sensibles à la neuromélanine (para-magnétique, 
hyperintense en T1), en comparant le signal des 
10 voxels d’intensité maximale dans la région du LC/LSC au si-gnal 
de 10 voxel de référence dans le pont. La neuromélanine 
est contenue dans les neurones catécholaminergiques du LC/ 
LSC, ainsi un signal faible reète une perte de ces neurones. 
Les participants ont aussi bénécié d’une évaluation cognitive 
(MoCA), psychologique (HAD-RS), sensorielle (vision des cou-leurs 
et olfaction), et motrice (UPDRS, tests de dextérité) ainsi 
que d’une vidéo-polysomnographie pour calculer le pourcen-tage 
de sommeil paradoxal sans atonie musculaire. 
Résultats : Le signal du LC/LSC était moins intense chez les 
16 patients avec TCSPi que chez les 16 témoins (p=0,001) sur 
les images pondérées en T1. L’intensité du signal IRM cor-rélait 
avec la perte d’atonie en sommeil paradoxal (r=-0,52). 
Les patients avaient aussi plus de troubles olfactifs (p=0,005), 
autonomiques (hypotension orthostatique : p=0,035, selles par 
semaine : p=0,016) et un score UPDRS-3 plus élevé (p=0,002) 
que les témoins, sans différence aux niveaux cognitif, psycho-logique, 
visuel ou aux tâches de dextérité. L’architecture du 
sommeil n’est pas non plus différente chez les patients, hor-mis 
un pourcentage de sommeil paradoxal sans atonie plus 
élevé chez les patients avec TCSPi (p0,001). 
Conclusion : Le signal du LC/LSC en IRM sensible à la neu-romélanine 
est réduit chez les patients avec TCSPi, de façon 
proportionnelle à la perte d’atonie en sommeil paradoxal, 
suggérant un lien direct entre ces deux phénomènes. Cette 
méthode d’imagerie pourrait devenir un moyen diagnostique 
précoce des synucléinopathies, un moyen de suivi de la perte 
neuronale et de suivi d’une éventuelle intervention neuro-pro-tectrice. 
Conflits d’intérêts : Financement par un prix NRJ-Institut de 
France décerné à Isabelle Arnulf. 
Contact auteur : ARNULF Isabelle 
isabelle.arnulf@psl.aphp.fr 
CO 5-3 
Troubles du contrôle des impulsions et trouble 
du comportement en sommeil paradoxal 
dans la maladie de Parkinson 
BAYARD Sophie (1) ; DAUVILLIERS Yves (2) ; YU Huan (3) ; 
ROSSIGNOL Alexia (2) ; CROISIER LANGENIER Muriel (2) ; 
CHARIF Mahmoud (4) ; GENY Christian (4) ; 
CARLANDER Bertrand (4) ; COCHEN DE COCK Valérie (5) 
(1) Centre d’Investigation clinique, Centre Hospitalier Universitaire Mont-pellier, 
Montpellier, France ; (2) Unité des Troubles du Sommeil, Hôpital Gui-de- 
Chauliac, Montpellier, France ; (3) Department of Neurology, Shanghai 
Huashan Hospital, Shangai Fudan University, Shangai, Chine ; (4) Service de 
Neurologie, Hôpital Gui de Chauliac, Montpellier, France ; (5) Pôle Sommeil et 
Neurologie, Clinique Beau Soleil, Montpellier, France 
Objectif : L’association entre les troubles du contrôle des 
impulsions (TCI) et le trouble du comportement en sommeil 
paradoxal (TCSP) dans la maladie de Parkinson (MP) n’est pas 
à ce jour élucidée. Par ailleurs, les données de la littérature 
relatives à cette association apparaissent contradictoires. 
L’objectif de cette présente étude en polysomnographie a été 
d’étudier les liens qu’entretiennent le TCSP et les TCI au sein 
d’une population de patients non-déments atteints de MP. 
Méthodes : Quatre-vingt-dix-huit patients avec un diagnostic 
de MP ont été recrutés. Tous ont complété une vidéo-poly-somnographie. 
Le diagnostic du TCSP a été établi sur base des 
critères cliniques et polysomnographiques. Tous les patients 
ont bénécié d’un entretien semi-structuré standard pour la 
recherche des TCI. 
Résultats : La moitié des patients avaient une présentation 
clinique uniquement de TCSP alors que la vidéo-polysomno-graphie 
conrmait le diagnostic chez 31.% (n=31) d’entre eux. 
Au moins un TCI était identié chez 21.4% des patients, 22.6% 
chez les patients avec un TCSP et 20.9% sans TCSP. Après ajus-tement 
des variables confondantes, tant aussi bien le TCSP 
clinique uniquement (OR=0.34, 95% IC=0.07-1.48, P=0.15) que 
celui conrmé polysomnographiquement (OR=0.1.28, 95% 
IC=0.31-5.33, P=0.34) n’étaient associés à la présence d’un 
TCI. Enn, aucune différence signicative n’a été retrouvée 
pour les valeurs des activités électromyographiques tonique 
et phasique du sommeil paradoxal entre les patients avec et 
sans TCI. 
Conclusion : Dans la MP, le TCSP n’apparaît pas associé 
aux TCI. Les résultats de cette étude ne sont pas en faveur 
de l’existence d’une pathophysiologie commune à ces deux 
entités. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : BAYARD Sophie 
bayardsophie@yahoo.fr 
38 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Communications orales 
CO 5-4 
Association entre Troubles du Contrôle des 
Impulsions et Trouble du Comportement en 
Sommeil Paradoxal dans la Maladie de Parkinson 
FANTINI Maria Livia (1) ; BEUDIN Patricia (2) ; 
MARQUES Ana (3) ; FIGORILLI Michela (4) ; 
ZIBETTI Maurizio (5) ; DEBILLY Bérangère (1) ; 
DEROST Philippe (1) ; ULLA Miguel (1) ; VITELLO Nicolas (6) ; 
DURIF Franck (1) 
(1) CHU-Service de Neurologie; Université Clermont1 UFR Médecine EA 7280, 
Clermont-Ferrand, France ; (2) CHU- Centre du Sommeil- Service d’Explora-tion 
Fonctionnelle du Système Nerveux, Clermont-Ferrand, France ; (3) CHU-Service 
de Neurologie; Université Clermont1 UFR Médecine EA 7280, Caglia-ri, 
Italie ; (4) Université de Cagliari- Centre du Sommeil, Clermont-Ferrand, 
France ; (5) Université de Turin- Département de Neurosciences, Turin, Italie ; 
(6) CHU-Service de Neurologie;, Clermont-Ferrand, France 
Objectif : Nous avons précédemment montré que les pa-tients 
atteints de la Maladie de Parkinson avec un Trouble du 
Comportement en Sommeil Paradoxal (TCSP) probable, ont 
un risque accru de développer des symptômes de Trouble 
du Contrôle des Impulsion (TCI) évalués par questionnaire, 
par rapport aux patients parkinsonien sans TCSP. L’objectif de 
cette étude est de comparer la fréquence de TCSP chez des 
patients parkinsoniens avec et sans TCI, les deux troubles éva-lués 
selon les critères diagnostiques standard. 
Méthodes : Vingt-cinq patients parkinsoniens non-déments 
consécutifs [16M; âge moyenne: 63.9±7.7 ans., Hohen Yahr 
(HY):2.2±0.6] avec un ou plusieurs TCI en cours (MP-TCI) dia-gnostiqués 
selon les critères standard, ont été identiés au 
sein de deux Centres de Pathologie du Mouvement. Ils ont 
été appariés en âge et sexe avec 25 patients parkinsoniens 
qui n’ont jamais présenté de TCI (MP-sansTCI, âge moyenne: 
64.4±9.0 ans, HY: 2.3±0.8). Tous les sujets ont été soumis à 
un enregistrement vidéo-polysomnographique (v-PSG). L’ana-lyse 
du sommeil a été effectuée en aveugle par rapport au 
TCI, et le diagnostic de TCSP a été établi selon les critères du 
ICSD-3, incluant une mesure quantiée du Sommeil Paradoxal 
sans Atonie. 
Résultats : Un TCSP a été retrouvé chez 22/25 (88.0%) des pa-tients 
avec MP-TCI vs. 12/25 (48.0%) patients MP-sansTCI (Test 
exact de Fisher: p=0.005). Le pourcentage moyen de Sommeil 
Paradoxal sans Atonie était de 52.3±26.2% chez les MP-TCI et 
de 35.0±28.9% chez les MP-sans TCI) (p=0.045). L’enregistre-ment 
vidéo a montré des épisodes très courts d’activité mo-trice 
pendant le SP qui pourraient suggérer un TCSP mineur 
chez deux des trois patients qui ne présentaient pas les cri-tères 
diagnostiques de TCSP, notamment en terme de mesure 
quantiée de perte d’atonie. 
Conclusion : Dans cette étude, nous avons retrouvé un TCSP 
conrmé par la v-PSG chez environ 90% des patients parkin-soniens 
avec un TCI. Ces résultats, associés aux observations 
précédentes, renforcent l’hypothèse selon laquelle le TCSP 
représenterait un facteur prédisposant pour le développement 
de TCI dans la maladie de Parkinson. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : FANTINI Maria livia 
mfantini@chu-clermontferrand.fr 
CO 5-5 
Syndrome des jambes sans repos et mouvements 
périodiques dans le TDAH de l’adulte : rôle du fer 
LOPEZ Régis (1) ; MICOULAUD Jean-Arthur (2) ; 
BRANDEJSKY Laura (3) ; CHENINI Sofiene (1) ; 
DOUKKALI Anis (1) ; JAUSSENT Isabelle (4) ; 
DAUVILLIERS Yves (1) 
(1) Centre de référence nationale narcolepsie hypersomnie idiopathique CHU 
Gui de Chauliac, Montpellier, France ; (2) Université de Bordeaux, CNRS, Som-meil, 
Attention et Neuropsychiatrie, USR 3413, Bordeaux, France ; (3) Pôle 
de Psychiatrie Solaris, Centre Hospitalier Universitaire de Sainte-Marguerite, 
270 Bd de Sainte-Marguerite, Marseille, France ; (4) INSERM U061, Montpel-lier, 
France 
Objectif : Le syndrome des jambes sans repos (SJSR) et les 
mouvements périodiques des membres inférieurs (MPMI) sont 
souvent observés dans le TDAH chez l’enfant. Ces trois patho-logies 
ont été associées à une carence martiale. Il n’existe pas 
à ce jour de données disponibles chez l’adulte. Les objectifs 
sont de préciser la fréquence et les déterminants cliniques, 
polysomnographiques et biologiques (ferritine) du SJSR chez 
des adultes souffrant de TDAH. 
Méthodes : 130 adultes (71 hommes, 17-67 ans) non traités, 
avec un diagnostic de TDAH (DSM5) ont eu une évaluation cli-nique 
du TDAH (DIVA-2, ASRS), du SJSR (critères ICSD-3, IRLSSG), 
de l’insomnie (ISI), de la somnolence (ESS) et un dosage de la 
ferritinémie. Un sous-groupe de 70 sujets a bénécié d’une 
polysomnographie. 
Résultats : 31% des sujets ont un SJSR (dont 54% sévère, 
53% de formes familiales, âge de début moyen 14,9 ans), 24% 
ont un index de MPMI 5/h. Une ferritinémie 50 ng/ml était 
présente chez 51% des sujets (dont 71% de femmes). Les su-jets 
avec SJSR ont une ferritinémie plus basse (71,2 vs 113,6 ; 
p=0.004), plus souvent un sous-type hyperactif (73% vs 46% 
; p=0.004), sans différence sur l’index de MPMI5/h (26% vs 
23%). La sévérité du SJSR et celle de l’hyperactivité sont cor-rélées 
positivement (r=0.55 ; p=0.001). Une plainte d’insomnie 
(ISI14) et de somnolence (ESS10) est présente respective-ment 
chez 45% et 47% de la population TDAH. Toutefois les 
sujets avec et sans SJSR ne se différencient pas sur l’ISI, l’ESS 
ou la sévérité globale du TDA/H. Les sujets avec MPMI5/h 
ont une ferritinémie plus basse (46,8 vs 115,4 ; p0.001). Une 
corrélation inverse est observée entre ferritinémie et index de 
MPMI (r=-0,37 ; p=0.02). Les sujets avec carence martiale ont 
plus souvent le sous type hyperactif (65% vs 45% ; p= 0.02). 
Conclusion : Nous rapportons une fréquence élevée de 
troubles moteurs nocturnes et de carence martiale dans le 
TDAH de l’adulte. Le SJSR, les MPMI et les symptômes d’hype-ractivité 
sont inuencés par le statut martial. A l’avenir, l’in- 
uence des génotypes à risque de SJSR (Meis1 et BDBD9) ainsi 
que l’effet de la supplémentation martiale sur ces paramètres 
devront être étudiés. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : LOPEZ Régis 
r-lopez@chu-montpellier.fr 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www.lecongresdusommeil.com 39 
COMMUNICATIONS ORALES 5-2  5-5
Communications orales 
CO 5-6 
Prévalence et déterminants des mouvements 
périodiques des jambes dans la population 
générale : l’étude Hypnolaus 
HABA-RUBIO José (1) ; MARTI-SOLER Helena (2) ; 
ANDRIES Daniela (1) ; TOBBACK Nadia (1) ; TAFTI Mehdi (1) ; 
HEINZER Raphaël (1) 
(1) Centre d’investigation et de recherche sur le sommeil (CIRS), Lausanne, 
Suisse ; (2) Institut universitaire de médecine sociale et préventive (IUMSP), 
Lausanne, Suisse 
Objectif : Investiguer la fréquence des mouvements pério-diques 
des jambes au cours du sommeil (MPJS) et leurs déter-minants 
dans la population générale. 
Méthodes : Nous avons analysé les données de 2162 sujets 
issus de la population générale (âge moyen 58 ± 11; 51,2% 
des femmes) participant à l’étude Hypnolaus, une cohorte 
communautaire basée sur un échantillon représentatif de la 
population de la ville de Lausanne (Suisse). Tous les partici-pants 
ont eu une évaluation clinique, ont rempli une série de 
questionnaires sur le sommeil et ont eu un enregistrement 
polysomnographique à domicile. L’Index de MPJS (MPJSI) a été 
déterminé en fonction des critères de l’AASM 2007 avec un 
seuil pathologique de MPJSI xé à 15/h. 
Résultats : Pour l’ensemble de la population, le MPJSI était 
de (médiane [P05 - P95]) 14 [1-75] /heure de sommeil et 618 
sujets (28,6%) avaient un MPJSI 15/h (34 [17-97]). Comparés 
aux sujets avec un MPJSI 15/ h, ils étaient plus âgés (63,7 
±10,7 vs 56,4 ±10,5 ans, p0,001), le pourcentage d’hommes 
était plus élevé (53,4 contre 47%, p = 0,007), l’indice de distri-bution 
des globules rouges (reet indirect de la concentration 
de fer sanguin) était plus bas (13.3±0.7 vs 13.4±0.9 , p 0.01) 
et ils avaient un IMC plus haut (26,1 ±4,3 vs 25,5 ±4,2 kg/m2, p 
0,001). Un pourcentage plus élevé d’entre eux avait un syn-drome 
d’impatiences (25,3 vs 15%, p 0,001), un diabète (14,2 
vs 8,2%, p 0,001), une hypertension (54,5 vs 36,3%, p 0,001) 
et consommaient des hypnotiques (10,8 vs 8%, p 0,05). Il n’y 
avait pas de différences concernant la somnolence diurne 
mesurée par l’échelle d’Epworth. Dans l’analyse multivariée, 
l’âge, le sexe (masculin) et la présence d’un syndrome d’impa-tiences 
étaient indépendamment associés à un PLMSI 15 /h. 
Conclusion : La présence de MPJS est fréquente dans la po-pulation 
générale adulte. L’âge, le sexe masculin et la présence 
d’impatiences à l’éveil sont des facteurs prédictifs indépen-dants 
d’un MPJSI supérieur à 15/h. 
Conflits d’intérêts : Fondation Leenaards, Fond National 
Suisse de la Recherche Scientique, GSK, Ligue Pulmonaire 
Vaudoise et CIRS. 
Contact auteur : HABA-RUBIO José 
jose.haba-rubio@chuv.ch 
CO 5-7 
Association entre la maladie d’Ekbom-Willis 
et les maladies cardio-cérébro-vasculaires : 
Mythe ou Réalité ? 
CHENINI Sofiene (1) ; BEZIAT Séverine (2) ; GUIRAUD Lily (1) ; 
MESTEJANOT Caroline (1) ; BOSCO Adriana (1) ; 
SCHOLZ Sabine (1) ; LOPEZ Régis (2) ; JAUSSENT Isabelle (2) ; 
DAUVILLIERS Yves (1) 
(1) Centre de référence national narcolepsie / hypersomnie idiopathique CHU 
Gui de Chauliac, Montpellier, France ; (2) INSERM U1061, Montpellier, France 
Objectif : Plusieurs études se sont récemment intéressées 
à rechercher une association entre la maladie d’Ekbom-Willis 
(syndrome des jambes sans repos-SJSR) et les maladies car-dio- 
cérébro-vasculaires (MCCV), avec des résultats discor-dants. 
L’objectif de cette étude est d’étudier les relations entre 
SJSR et 1) l’hypertension artérielle (HTA) 2) les MCCV dans le 
cadre d’une étude cas-témoins. 
Méthodes : 406 patients atteints d’un SJSR présumé idiopa-thique 
(Association Ekbom-France) ont été comparés à 363 té-moins. 
Le diagnostic et la sévérité du SJSR (3/4 ou 4/4 critères 
diagnostiques, score IRLSSG  15 en présence de traitement), 
la présence d’HTA et de MCCV (infarctus du myocarde, trouble 
du rythme, insufsance cardiaque, accident vasculaire céré-bral) 
ont été évalués par auto-questionnaires. Les mesures 
anthropométriques, les plaintes d’insomnie, de somnolence, 
de dépression, et le traitement du SJSR et autres pathologies 
associées étaient aussi recueillies. Des modèles de régression 
logistique ajustés sur des facteurs de confusion potentiels 
ont été menés an d’étudier si l’HTA et les maladies CCV sont 
associées au SJSR. 
Résultats : Les patients étaient plus souvent des femmes 
(67.7 vs 48.8%), plus âgés (71ans vs 68 ans), obèses (IMC30 
; 14.5 vs 7.1%), plus somnolents (ESS10 ; 45.46% vs 16.5%), 
insomniaques (ISI14 ; 60.6% vs 12.7%), et dépressifs (BDI12 
; 53.9% vs 30.6%). Toutes ces comparaisons étant signica-tives 
(p0.05). La fréquence de l’HTA et des MCCV étaient res-pectivement 
de 40.0% vs 30.8% et 22.4% vs 14.8% chez les 
SJSR versus témoins. Le SJSR est associé 1) à l’HTA (OR=1.49 
IC à 95%=1.11-2.01) et 2) aux MCCV (OR=1.67 IC à 95%=1.15- 
2.43) et aussi à l’insufsance cardiaque seule (OR=2.92 IC à 
95%=1.15-7.39). Toutefois, aucune de ces associations ne 
restent signicatives après ajustement sur les variables socio-démographiques 
(âge et sexe),l’IMC, la dépression, l’insomnie 
et la somnolence. 
Conclusion : Notre étude cas témoins permet de conrmer la 
présence d’un lien entre le SJSR et la présence d’une HTA ou 
d’une MCCV. Toutefois ces associations ne sont pas indépen-dantes, 
car elles disparaissent après ajustement sur les prin-cipales 
caractéristiques cliniques et comorbidités associées. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : CHENINI Soene 
sofienechenini@hotmail.com 
40 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Communications orales 
CO 5-8 
Etude intracérébrale de l’activation corticale 
lors des éveils dits «dissociés» 
FREZEL Nadia (1) ; BOUDET Samuel (2) ; REYNS Nicolas (3) ; 
DERAMBURE Philippe (4) ; SZURHAJ William (4) 
(1) Service de neurophysiologie clinique, CHRU, Lille, France ; (2) Faculté Libre 
de médecine de Lille. Université Nord de France, Lille, France ; (3) Service de 
neurochirurgie, CHRU, Lille, France ; (4) Faculté de médecine, Université de 
Lille2, Lille, France 
Objectif : Les éveils dissociés sont caractérisés par 
un éveil comportemental et des ondes lentes à l’élec-troencéphalogramme, 
qui ont fait suggérer un éveil cortical 
des régions sensorimotrices et la persistance de sommeil pro-fond 
dans les autres aires corticales. Notre objectif était de 
comparer les modications de l’activité électrique corticale, en 
enregistrement intracérébral, dans des aires corticales senso-ri- 
motrices et non-sensori-motrices, pendant des états d’éveil 
dissocié et des éveils normaux. 
Méthodes : Nous avons enregistré des éveils dissociés et 
des éveils normaux chez un jeune homme de 15 ans, pré-sentant 
une épilepsie pariétale droite résistante aux médi-caments, 
nécessitant une exploration intra-cérébrale en vue 
d’un traitement chirurgical de son épilepsie. Nous avons ana-lysé 
l’activité de régions non lésées et non incluses dans la 
zone épileptogène : les gyrus pré-et post-centraux, frontaux 
médian et supérieur, le gyrus cingulaire, l’hippocampe, le gyrus 
temporaux moyen et supérieur et le cortex pariétal inférieur. 
Des analyses temps-fréquence ont été effectuées à partir de 
2 minutes avant jusqu’à 2 minutes après le début de l’éveil. 
Résultats : Au cours des éveils dissociés, nous avons obser-vé 
un blocage diffus des rythmes de très basses fréquences, 
suggérant une activation de l’ensemble du cortex. Mais alors 
que dans le cortex moteur, des rythmes similaires à un éveil 
normal apparaissent, les autres aires corticales synchronisent 
leur activité dans une fréquence d’environ 2 hertz, ce qui n’est 
pas observé lors des éveils normaux. 
Conclusion : Ces résultats vont à l’encontre de l’hypothèse 
de la persistance de sommeil lent dans les régions non sen-sori- 
motrices au cours des éveils dits ‘dissociés’: L’activité 
de l’ensemble des aires corticales se modie, mais sous une 
forme pathologique ; Certaines aires non sensori-motrices se 
synchronisent autour d’une fréquence de 2hz, différente de 
l’activité du sommeil lent profond. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : SZURHAJ William 
william.szurhaj@chru-lille.fr 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www.lecongresdusommeil.com 41 
COMMUNICATIONS ORALES 5-6  5-8
Posters 
Diagnostic et comorbidités du SAOS 
Posters 1 à 32 
Aspects thérapeutiques du SAOS 
Posters 33 à 51bis 
Insomnie, hypersomnies, troubles du sommeil 
Posters 52 à 83 
Parasomnies, Jambes Sans Repos, 
Chronobiologie, privation de sommeil 
Posters 84 à 106 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www.lecongresdusommeil.com 43
Posters 
Poster 1 
La modulation du système nerveux végétatif 
au cours du sommeil dans le syndrome d’apnées 
obstructives du sommeil 
GAMMOUDI Nouha (1) ; BEN CHEIKH Ridha (1) ; 
DOGUI Mohamed (1) 
(1) Service d’Explorations Fonctionnelles du Système Nerveux, CHU Sahloul, 
Sousse, Tunisie 
Objectif : L’activité du système nerveux végétatif est modulée 
par le cycle veille-sommeil. La variabilité de la fréquence car-diaque 
(VFC) est un moyen non invasif et able d’exploration 
de ce système. Les objectifs de ce travail sont (1) d’étudier la 
dynamique de la VFC au cours du sommeil chez des patients 
ayant un syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS), 
(2) d’établir une éventuelle corrélation entre les indices de la 
VFC et la sévérité du SAOS jugée sur l’Index Apnées Hypo-pnées 
(IAH). 
Méthodes : Etude rétrospective colligeant 30 sujets de sexe 
masculin n’ayant pas d’antécédent cardio-vasculaire, de pa-thologie 
ou de traitement interférant avec le système nerveux 
autonome. Le diagnostic de SAOS a été retenu au moyen d’une 
polysomnographie de nuit. Deux groupes comparables en âge 
et en Indice de masse corporelle (IMC) ont été individualisés 
: Groupe 1 : l’IAH 30 ; Groupe2 : IAH 30. 228 époques de 5 
minutes ont été sélectionnées à différents stades de vigilance. 
Les segments de l’électrocardiogramme correspondants ont 
été traités par le logiciel Kubios-HRV 2.1 permettant l’extrac-tion 
des paramètres temporels et fréquentiels de l’intervalle 
R-R. 
Résultats : Un renforcement de l’activité du parasympa-thique 
au cours du sommeil a été objectivé chez l’ensemble 
de la population. Le rapport normalisé des hautes fréquences 
(HFnu) était signicativement plus élevé au cours du sommeil 
lent léger (SLL) que du sommeil paradoxal (SP) (p0,05). Une 
prédominance du système nerveux sympathique a été notée 
durant le SP avec un rapport normalisé des basses fréquences 
(LFnu), signicativement plus élevé au cours du SP que le 
SLP (p0,05). Cette modulation sympatho-vagale n’a pas été 
constatée chez les apnéiques sévères. L’IAH était corrélé né-gativement 
à HFnu (p=0,02, r=0,218) et positivement à LFnu 
(p=0,001, r=0,225) et le rapport LF/HF (p=0,002, r=0,226). 
Conclusion : Le SAOS altère la modulation sympatho-vagale 
au cours du sommeil et ce retentissement est corrélé à la sé-vérité 
de la pathologie. Ces résultats corroborent ceux de la 
littérature et mettent l’accent sur la nécessité d’une prise en 
charge précoce de ces patients. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : DOGUI Mohamed 
mohamed.dogui@rns.tn 
Poster 2 
Prévalence du syndrome d’apnées du sommeil 
chez le sujet âgé de moins de 65 ans à la phase 
aigue d’un AVC 
LANOISELEE Hélène marie (1) ; DEBIAIS Séverine (1) ; 
DE TOFFOL Bertrand (1) ; LIMOUSIN Nadège (1) 
(1) CHRU Bretonneau, Tours, France 
Objectif : Évaluer la prévalence du syndrome d’apnée du 
sommeil (SAS) à la phase aigue d’un accident vasculaire cé-rébral 
(AVC) chez des sujets âgés de moins de 65 ans et la 
comparer à celle de témoins appareillés en âge et en sexe. 
Comparer les caractéristiques cliniques, cardio-vasculaires, 
des AVC entre les patients apnéiques ayant fait un AVC et ceux 
sans SAS. Évaluer le taux de faux négatif et les valeurs prédic-tives 
positives des questionnaires cliniques de SAS dans cette 
population. 
Méthodes : Tous les patients âgés de moins de 65 ans hos-pitalisés 
dans l’unité neuro-vasculaire du CHRU de Tours entre 
le 1ier mai 2013 et le 1ier mai 2014 étaient inclus dans l’étude. 
Ils étaient appareillés en âge et en sexe avec des témoins. 
Tous bénéciaient d’une polygraphie ventilatoire et de ques-tionnaires 
de sommeil (questionnaires de Berlin, échelle de 
somnolence d’Epworth, critères de SAS selon les critères de 
la société de pneumologie de langue française (SPLF)). Les 
caractéristiques cliniques, cardio-vasculaires, respiratoires et 
polygraphiques étaient comparées entre les patients et les 
témoins. Les mêmes caractéristiques ainsi que celles des AVC 
étaient comparés entre les patients apnéiques ayant fait un 
AVC et les patients sans SAS ayant fait un AVC. Le taux de faux 
négatif et les valeurs prédictives des questionnaires cliniques 
de dépistage de SAS étaient calculés. 
Résultats : Soixante sept patients âgés de 51,5 ± 8,6 ans 
(21 femmes, 46 hommes) et 34 témoins âgés de 49 ± 7,5 ans 
(12 femmes, 22 hommes) ont été inclus dans l’étude. Quatre 
vingt cinq pourcent présentaient un SAS (déni par un index 
d’apnées-hypopnées supèrieur à 5/h), ce qui était signica-tivement 
supérieur à la prévalence de SAS chez les témoins 
(50%). Les patients apnéiques rapportaient signicativement 
plus d’antécédent d’hypertension artérielle, avaient un indice 
de masse corporelle plus élevé et faisaient signicativement 
plus d’AVC d’origine déterminée que les patients ayant fait 
un AVC sans SAS. Le taux de faux négatif aux questionnaires 
cliniques de SAS était de 40%. Pour les questionnaires de Ber-lin, 
d’Epworth et les critères de la SFLP, les valeurs prédictives 
positives étaient respectivement de 55%, 71% et 35%. 
Conclusion : La prévalence du SAS à la phase aigue d’un AVC 
est élevée. Les questionnaires cliniques de SAS ne permettent 
pas de sélectionner correctement les patients à dépister. Du 
fait de l’enjeu particulier de santé publique que représente le 
sujet jeune, un dépistage systématique de SAS pourrait être 
proposé dans cette population en unité neuro-vasculaire. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : LIMOUSIN Nadège 
n.limousin-champfailly@chu-tours.fr 
44 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Posters 
Poster 3 
Protocole de l’étude S.AGES : étude de cohorte 
du syndrome d’apnées obstructives au cours du 
sommeil (SAOS) des sujets âgés 
MARTIN Francis (1) ; ONEN Fannie (2) ; 
CHAVAILLON Jean-Michel (3) ; ONEN Hakki (4) ; 
MESLIER Nicole (5) ; GAGNADOUX Fréderic (5) 
(1) CH, Compiègne, France ; (2) CHU BICHAT, Paris, France ; (3) CH, Antibes, 
France ; (4) CHU, Lyon, France ; (5) CHU, Angers, France 
Objectif : Objectif principal : Décrire la population des pa-tients 
atteints de SAOS âgés de 70 ans et plus, en France. Ob-jectifs 
secondaires : • Décrire la prise en charge diagnostique 
et thérapeutique de ces patients. • Estimer la mortalité à 1,3 
4, 5 …ans des patients, les comparer avec les patients d’âge 
inférieur à 70 ans, selon les données de la littérature • Etudier 
l’observance et la tolérance des traitements. • Etudier l’évo-lution 
des comorbidités, la survenue d’incidents et accidents 
évolutifs (pathologies respiratoires, cardio-vasculaires, chutes, 
troubles cognitifs…). 
Méthodes : Population de l’étude : Seront inclus dans l’étude 
tous les patients adultes ( ou = 70 ans), ayant un SAOS, dia-gnostiqué 
par polygraphie ventilatoire ou polysomnographie, 
suivis par un pneumologue, ou un gériatre, ayant été informés 
des objectifs de l’étude, et ayant donné leur accord par écrit. 
Résultats : Schéma de l’étude : S.AGES comprend plusieurs 
périodes : la constitution progressive de la cohorte et le re-cueil 
des données à l’inclusion (informations initiales et visite 
N°1), puis le recueil des informations lors de chaque visite 
ultérieure. Les médecins investigateurs recenseront tous les 
patients répondant aux critères d’inclusion de l’étude et rem-pliront 
pour chaque patient exhaustivement les ches en ligne 
via le site dédié. 
Conclusion : L’étude S.AGES va permettre de décrire les ca-ractéristiques 
des patients, âgés de plus de 70 ans, ayant un 
SAOS, de décrire les modalités de la prise en charge diagnos-tique 
et thérapeutique, d’évaluer leurs facteurs de risques 
spéciques, et de constituer une cohorte pour étudier pro-gressivement 
la morbidité et la mortalité de cette pathologie, 
dans cette catégorie de population. 
Conflits d’intérêts : nancements : Collège des Pneumolo-gues 
de Hôpitaux généraux ; Institut de Recherche en Santé 
Respiratoire des Pays de Loire 
Contact auteur : MARTIN Francis 
f.martin@ch-compiegnenoyon.fr 
Poster 4 
Réponse temporelle du capteur de pression supra 
sternale 
BAFFET Guillaume (1) ; FREYCENON Cédric (1) ; 
BOISSINOT Julien (1) ; PINGUET Jean (1) 
(1) Cidelec, Sainte-Gemmes-sur-Loire, France 
Objectif : Le capteur des sons trachéaux à électrets utilisé 
dans le CID102 permet l’analyse de la réponse de la pression 
suprasternale (PST) dans la bande de fréquence 0,1Hz - 10Hz 
au prix, d’un déphasage important du signal. Ce défaut altère 
peu la détermination de la nature des apnées puisque la sen-sibilité 
est de 99,4% et la spécicité 93,6%. Pour supprimer ce 
retard et améliorer l’analyse du signal nous avons introduit un 
capteur spécique de pression quasi statique dans le boîtier 
du capteur son. 
Méthodes : Le capteur fournit une tension de 230μV pour 
une variation de pression d’un HP. Le signal analogique ltré 
dans la bande 0,02Hz – 4Hz est converti sur 12 bits et stocké 
à 16 Hz avec les signaux du polysomnographe. La réponse du 
capteur est analysée automatiquement pour qualier avec les 
sangles la nature des apnées. Un modèle mécanique à deux 
dimensions et à trois degrés de liberté - paramètres dénis-sant 
l’abdomen, le thorax et le cou - schématise le comporte-ment 
de la réponse du capteur. 
Résultats : Contrairement aux sangles, le capteur de pression 
supra sternale fournit une mesure des efforts. Dans environ 
50% des cycles respiratoires la PST est une image assez dèle 
de la pression oesophagienne. C’est le cas lorsque les muscles 
du cou ne travaillent pas, car l’intervention de ceux-ci entraîne 
une superposition de signaux de pression. La qualication des 
apnées par la PST lève les incertitudes liées à la lecture des 
sangles. Le signal cardiogénique accompagne systématique-ment 
les phases centrales. Lors des apnées obstructives, l’op-position 
des efforts neutralise partiellement les déplacements, 
la mesure de la PST précise la prépondérance du thorax ou de 
l’abdomen. La catathrénie et son mécanisme d’obstruction, la 
déglutition sont interprétables par la PST. 
Conclusion : La réponse temporelle du nouveau capteur de 
PST souligne le comportement de la base du cou et introduit 
un paramètre supplémentaire. Elle apporte donc des éléments 
de réponse aux mécanismes d’obstruction dans la respiration 
nocturne. La proximité du capteur avec les muscles du cou, 
auxiliaires à la respiration et sternaux complexie la réponse 
basée sur le modèle à deux paramètres et la pression oeso-phagienne. 
Conflits d’intérêts : Cidelec 
Contact auteur : BAFFET Guillaume 
guillaume.baffet@cidelec.net 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com 45 45 
POSTERS 1  4
Posters 
Poster 5 
Rhinite et sévérité du syndrome d’apnées 
du sommeil 
OMARJEE Bashir (1) ; VELLIN Jean-François (2) 
(1) Cabinet d’Allergologie et Exploration du sommeil, Saint Denis, Ile de la 
Réunion ; (2) Cabinet ORL, Saint Denis, Ile de la Réunion 
Objectif : L’obstruction nasale est un facteur de risque du 
ronement et peut être associée à une augmentation de la 
prévalence du syndrome d’apnées du sommeil (SAS). L’objec-tif 
de l’étude était de déterminer les facteurs cliniques et la 
sévérité du SAS chez les patients ayant une rhinite allergique 
ou non allergique. 
Méthodes : A compter de janvier 2012, les patients pré-sentant 
une symptomatologie évocatrice du SAS (score d’ 
EPWORTH  12 et STOP/BANG  4) ont bénécié d’une poly-graphie 
ventilatoire. Les données relatives aux patients avec 
un index d’apnées hypopnées (IAH)  15/heure (SAS modérés 
à sévères) ont été relevées puis analysées. 
Résultats : Soixante douze patients ayant une rhinite avec 
un IAH  15/h ont été inclus dans l’étude : 42 patients (58%) 
porteurs d’un SAS sévère (IAH  30/h), âge moyenne de 43 
± 8.2 ans, 65% de sexe masculin, 70% en surpoids avec un 
index de masse corporelle de 32± 5.4 Kg/m2. 54% des patients 
présentaient une HTA associées, HbA1c  6.5% dans 42%. On 
observe 62% des patients ayant un SAS associé à une rhinite 
et un asthme ou BPCO (overlap syndrome). 
Conclusion : Les patients ayant une rhinite avec un score 
d’ EPWORTH ou STOP/BANG élevé doit bénécier de manière 
systématique un bilan allergique associé à une polygraphie 
ventilatoire an d’optimiser la décision thérapeutique. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : OMARJEE Bashir 
asmad.omarjee@wanadoo.fr 
Poster 6 
Dispositif de Détection Sans Contact des Apnées 
du Sommeil 
ARLOTTO Philippe (1) ; GRIMALDI Michel (1) ; 
NAECK Roomila (2) ; GINOUX Jean-Marc (3) 
(1) Laboratoire PROTEE, EA3819, Université de Toulon, Toulon, France ; (2) 
Unité de Recherche Clinique, Hôpital Ste Musse, Toulon, France ; (3) ISITV, 
LSIS CNRS UMR 7296, Université de Toulon, Toulon, France 
Objectif : Lorsqu’un syndrome d’apnées / hypopnées obs-tructives 
du sommeil est suspecté, une polygraphie ou une 
polysomnographie est réalisée en laboratoire de sommeil. Cet 
examen consiste à mesurer les efforts inspiratoires et expira-toires 
du patient et à détecter le ux d’air expiré. La présence 
de nombreux capteurs et de la canule de pression nasale 
peuvent perturber le sommeil et provoquer ainsi de nombreux 
éveils au cours de l’enregistrement ce qui induit un biais dans 
la mesure, i.e. une sous-évaluation des apnées et des hypo-pnées. 
Ce travail présente un nouveau dispositif sans aucun 
contact avec le patient permettant de quantier de façon ex-trêmement 
able son activité respiratoire. 
Méthodes : Sur la base d’une source active d’ultrasons basse 
fréquence et d’un transducteur, notre dispositif mesure le dé-calage 
de fréquence produit par la différence de vitesse entre 
le débit d’air exhalé et le milieu ambiant, c’est à dire, l’effet 
Doppler. La distance entre la source et le capteur, environ 50 
cm, et l’utilisation de la fréquence des ultrasons au-dessus 
des fréquences audibles, 40 kHz, permet le suivi de l’activité 
respiratoire par la mesure directe du ux d’air sans aucune 
incidence sur le patient. 
Résultats : Notre dispositif a été testé en parallèle d’un poly-graphe 
(Cid102L, Cidelec®, France). Le taux de concordance 
entre les données recueillies par la canule de pression nasale 
et notre prototype montre un accord presque parfait. 
Conclusion : Ce dispositif est breveté (FR.13/57569) et des 
tests cliniques vont être réalisés au laboratoire de sommeil de 
l’hôpital de Toulon. D’ores et déjà il paraît très approprié pour 
quantier l’activité respiratoire chez l’enfant. An Ultrasonic 
Contactless Sensor for Breathing Monitoring, Sensors 2014, 
14, 15371-15386. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : NAECK Roomila 
roomila.naeck@ch-toulon.fr 
46 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Posters 
Poster 7 
Modélisation Numérique de la fragmentation 
du sommeil par Réseau de Neurones Artificiels 
BOUAZIZI Emna (1) ; NAECK Roomila (2) ; D’AMORE Daniel (3) ; 
MATEO Marie-Françoise (4) ; ARLOTTO Philippe (5) ; 
GRIMALDI Michel (5) ; BOUCHOUICHA Moez (1) ; 
FNAIECH Fahrat (1) ; FNAIECH Nader (1) ; GINOUX Jean-Marc (6) 
(1) Université de Tunis, ENSIT, Tunis, Tunisie ; (2) Unité de Recherche Clinique, 
Centre Hospitalier Intercommunal de Toulon La Seyne, Toulon, France ; (3) Ser-vice 
de Pneumologie, Centre Hospitalier Intercommunal de Toulon La Seyne, 
Toulon, France ; (4) Centre d’Exploration du Système Nerveux et du Sommeil, 
Centre Hospitalier Intercommunal de Toulon La Seyne, Toulon, France ; (5) 
Laboratoire PROTEE, Université de Toulon, EA 3819, Toulon, France ; (6) ISITV, 
Université de Toulon, LSIS, UMR CNRS 7296, Toulon, France 
Objectif : La polysomnographie (PSG) est l’examen de réfé-rence 
dans le diagnostic des troubles respiratoires et du som-meil. 
Il consiste en l’enregistrement d’un très grand nombre 
de variables ventilatoires et neurophysiologiques permettant 
par leur analyse simultanée le codage des différents stades 
de sommeil. An de déterminer la qualité du sommeil d’un 
patient, le clinicien évalue sa fragmentation à partir de cri-tères 
déduits de la PSG tels que le nombre de changement de 
stades (SSS), le taux de micro-éveil (MAR) et le nombre d’éveils 
intra-sommeil (ISA). Chacun de ces critères a son propre seuil 
de fragmentation et son importance (poids) dans le diagnostic 
du clinicien, et dépend de sa spécialité (pneumologue ou neu-rophysiologiste). 
Méthodes : Nous proposons de construire un modèle de dia-gnostic 
de la fragmentation du sommeil en utilisant un réseau 
de neurones articiels (RNA) sur la base des trois caractéris-tiques 
du sommeil MAR, SSS et ISA. Un algorithme de déci-sion 
attribue la valeur 1 si le sommeil du patient est considéré 
comme fragmenté et la valeur 0 s’il ne l’est pas. Cela permet 
de représenter par un indice le diagnostic du clinicien (IDC) 
et le modèle de calcul de ce diagnostic par le réseau de neu-rones 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com 47 47 
(IDA). 
Résultats : A partir de 162 PSG du laboratoire de sommeil de 
l’hôpital de Toulon constitués de sujets sains et de patients 
avec une suspicion de syndrome d’apnées obstructives du 
sommeil, une analyse statistique démontre que l’accord entre 
notre IDA et l’IDC est presque parfait (coefcient Kappa de 
Cohen K  88%, p  0,01). 
Conclusion : Il découle de ce résultat que nos RNA per-mettent 
la modélisation de diagnostic de chaque clinicien en 
tenant compte de leur propre spécialité et des caractéristiques 
intrinsèques de la base de données analysée. Cet outil d’aide 
au diagnostic peut être développé pour chaque clinicien et 
implémenté sur les logiciels de polysomnographie. Une étude 
observationnelle prospective multicentrique est en cours an 
de nous permettre de valider notre modèle sur une population 
de 400 patients. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : NAECK Roomila 
roomila.naeck@ch-toulon.fr 
Poster 8 
Modèle mathématique du diagnostique 
de la fragmentation du sommeil 
NAECK Roomila (1) ; ELIAS Antoine (2) ; D’AMORE Daniel (3) ; 
MATEO Marie-Françoise (4) ; SUPPINI Jean-Philippe (1) ; 
RABEC Claudio (5) ; DROUOT Xavier (6) ; 
MEURICE Jean-Claude (7) ; PAQUEREAU Joël (8) ; 
GINOUX Jean-Marc (9) 
(1) Unité de Recherche Clinique, Centre Hospitalier Intercommunal de Toulon 
La Seyne, Toulon, France ; (2) Service de Médecine Vasculaire, Centre Hos-pitalier 
Intercommunal de Toulon La Seyne, Toulon, France ; (3) Service de 
Pneumologie, Centre Hospitalier Intercommunal de Toulon La Seyne, Toulon, 
France ; (4) Centre d’Exploration du Système Nerveux et du Sommeil, Centre 
Hospitalier Intercommunal de Toulon La Seyne, Toulon, France ; (5) Service de 
Pneumologie et de Réanimations Respiratoires, CHU de Dijon, Toulon, France 
; (6) Service de Neurophysiologie Clinique, CHU de Poitiers, Poitiers, France 
; (7) Service de Pneumologie, CHU de Poitiers, Toulon, France ; (8) Centre 
Régional des Pathologies du Sommeil, CHU de Poitiers, Poitiers, France ; (9) 
ISITV, Université de Toulon, LSIS, UMR CNRS 7296, Toulon, France 
Objectif : La polysomnographie (PSG) est l’examen de réfé-rence 
dans le diagnostic des troubles respiratoires et du som-meil. 
Il consiste en l’enregistrement d’un très grand nombre 
de variables ventilatoires et neurophysiologiques permettant 
par leur analyse simultanée le codage des différents stades 
de sommeil. An de déterminer la qualité du sommeil d’un 
patient, le clinicien évalue sa fragmentation à partir de cri-tères 
déduits de la PSG tels que le nombre de changement de 
stades (SSS), le taux de micro-éveil (MAR) et le nombre d’éveils 
intra-sommeil (ISA). Chacun de ces critères a son propre seuil 
de fragmentation et son importance (poids) dans le diagnostic 
du clinicien, et dépend de sa spécialité. 
Méthodes : Ce travail a pour but de modéliser le diagnostic 
de la fragmentation du sommeil sur la base des critères MAR, 
SSS, ISA. Nous utilisons un algorithme de décision qui consiste 
à attribuer la valeur 1 si le sommeil d’un patient est considéré 
comme fragmenté et la valeur 0 s’il ne l’est pas. Ceci permet 
de représenter par un indice, le diagnostic du clinicien (ICD) et 
le modèle mathématique de ce diagnostic (IMD). Ainsi, à partir 
de 111 PSG du laboratoire de sommeil de l’hôpital de Toulon 
(55 sujets sains et 56 patients avec une suspicion d’un syn-drome 
d’apnées obstructives du sommeil), les valeurs de seuil 
et de poids impliquées dans notre IDM sont statistiquement 
déterminés pour chaque clinicien. 
Résultats : Une analyse statistique démontre que l’accord 
entre l’IDM et l’ICD est substantiel (Kappa de Cohen K = 68% 
pour le pneumologue, K = 72% pour le neurophysiologiste 
avec p  0,01). 
Conclusion : Ainsi, notre IDM qui tient compte de la spécialité 
de chaque clinicien peut être implémenté sur les logiciels de 
PSG. Une étude observationnelle prospective multicentrique 
est en cours an de nous permettre de valider notre modèle 
sur une population de 400 patients. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : NAECK Roomila 
roomila.naeck@ch-toulon.fr 
POSTERS 5  8
Posters 
Poster 9 
Le seuil optimal pour détecter un micro-éveil par 
l’écrasement de l’onde de pouls est différent entre 
sujets sains et patients SAOS 
DESIR Chesner (1) ; DORON Maeva (1) ; 
BOREL Jean-Christian (2) ; LOÏODICE Corinne (2) ; 
LESGOIRRES Matthieu (3) ; GUILLEMAUD Régis (1) ; 
PEPIN Jean-Louis (4) 
(1) CEA, LETI, DTBS, Laboratoire électronique et systèmes pour la santé, 
Minatec Campus, Grenoble, France ; (2) Association AGIR à dom., Grenoble, 
France ; (3) Clinique Universitaire de Physiologie et Sommeil, Pôle THORAX 
et VAISSEAUX, Hôpital A. Michallon, Grenoble, France et Association AGIR à 
dom. Grenoble, France ; (4) Clinique Universitaire de Physiologie et Sommeil, 
Pôle THORAX et VAISSEAUX, Hôpital A. Michallon, Grenoble, France 
Objectif : Les variations de l’amplitude de l’onde de pouls 
(PWA) obtenue par photopléthysmographie (PPG) sont consi-dérées 
comme un marqueur pertinent de l’activation du sys-tème 
autonome induite par des micro-éveils corticaux (MA) si-gnant 
la fragmentation pathologique du sommeil. La présente 
étude évalue la sensibilité et la spécicité de l’écrasement de 
la PWA pour la détection des MA chez des sujets jeunes sains 
versus des patients présentant des troubles respiratoires du 
sommeil. 
Méthodes : Cette étude observationnelle transversale (AL-MOST; 
RCB 2013-A0121243) incluait 31 sujets (42±14 ans, IMC 
26.1±6.8 kg/m2) dont 12 SAOS (IAH = 24.6±9.6/heure). 3027 
MA étaient analysés (durée totale 21231s, soit 7.3±0.8s par 
MA). Les variations de PWA étaient calculées indépendam-ment 
des MA par PPG sur des fenêtres glissantes de 10s (réfé-rence 
sur les 20s précédentes). L’étude exhaustive de corréla-tion 
entre MA et écrasement de PWA était faite sur 2 axes : i) 
seuil d’écrasement et ii) recouvrement temporel. La mesure de 
performance globale choisie était le coefcient de corrélation 
de Matthews (MCC), compromis optimal entre sensibilité (Se) 
et spécicité (Sp). 
Résultats : L’analyse de la distribution des valeurs MCC pour 
chaque sujet montrait 2 catégories distinctes : la MCC était 
maximale pour un seuil d’écrasement plus fort pour les sujets 
sains (seuil = 35 à 50%, MCC = 0.21±0.07, Se= 66.4±11.4%, 
Sp= 86.0±14.1%) que pour les sujets pathologiques (seuil= 10 
à 20%, MCC= 0.21±0.08, Se= 59.4±15.8%, Sp= 80.6±15.7%), 
mais pour un recouvrement temporel similaire (10 à 20s). A 
titre d’exemple, une adaptation à 10% du seuil usuellement xé 
dans la littérature (30%) permettait une amélioration globale 
de sensibilité de 23% pour les patients SAOS (Se(seuil10%)= 
75.4±14.6% vs Se(seuil30%) = 50.2±20.1%) avec cependant 
une diminution de la spécicité respectivement (Sp(seuil10%)= 
62.2±4.1% vs Sp(seuil30%)= 83.7±5.2%). 
Conclusion : L’écrasement de la PWA est un marqueur fort 
pour la détection de MA à condition qu’un seuil adapté soit 
déni. Le seuil optimal pourrait dépendre du niveau d’activa-tion 
sympathique et du remodelage artériel lié au SAOS ou aux 
comorbidités. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : DESIR Chesner 
chesner.desir@cea.fr 
Poster 10 
Phénotype du SAS sévère exploré en pneumologie 
SEDKAOUI Kamila (1) ; PONTIER Sandrine (1) ; 
LESEUX Ludivine (1) ; DIDIER Alain (1) 
(1) Service de pneumologie-allergologie, hôpital Larrey, CHU de Toulouse, 
Toulouse, France 
Objectif : Le Syndrome d’apnées du sommeil (SAS) est une 
pathologie fréquente dans la population générale. Sa préva-lence 
est très élevée parmi les patients avec des pathologies 
métaboliques et cardiovasculaires. L’objectif de notre étude 
rétrospective est de déterminer le phénotype des patients 
présentant un SAS sévère (IAH30/h). 
Méthodes : Différents services du CHU de Toulouse adressent 
leurs patients à l’unité de sommeil du service de pneumologie 
pour un enregistrement polygraphique ventilatoire dans le 
cadre du dépistage de troubles respiratoires du sommeil dans 
un contexte de comorbidités. 
Résultats : Au premier semestre 2014, 70 patients ont été 
diagnostiqués avec un SAS sévère (IAH moyen = 44,7/h). L’âge 
moyen de ces patients est de 60 ans avec une nette prédomi-nance 
du sexe masculin (67%). Les patients sont en surpoids 
(IMC=32,57). On observe une prédominance des SAS obstruc-tifs 
(88%). Les SAS mixtes et centraux correspondent à 12% de 
nos patients analysés. L’index de désaturation en oxygène est 
de 41,2/h en moyenne. La saturation moyenne à l’éveil est de 
93,9% contre 91.3% au cours du sommeil. La plupart des pa-tients 
présentent des co-morbidités multiples. Par ailleurs, les 
plus fréquentes sont : l’hypertension artérielle (50%), l’obésité 
(41%), le diabète (27%) et la dystrophie myotonique de Stei-nert 
(6%). Dans le sous-groupe des patients présentant un SAS 
mixte ou central, on retrouve un IAH moyen de 51,1/h et un 
index de désaturation de 52,5/h. Les comorbidités associées 
sont : l’HTA (62%), le diabète (25%), la myopathie de Steinert 
(12.5%) 
Conclusion : L’association de plusieurs pathologies constitue 
un facteur de risque supplémentaire de sévérité du SAS. Notre 
étude conrme la fréquence élevée du SAS obstructif compa-ré 
au SAS central et mixte, l’IAH moyen et l’index nocturne de 
désaturation en oxygène sont plus élevés dans le SAS central. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : SEDKAOUI Kamila 
sedkaoui.k@chu-toulouse.fr 
48 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Posters 
Poster 11 
Influence de l’âge sur la sévérité du syndrome 
d’apnées obstructives du sommeil 
SOUKI Nihal (1) ; EL KHATTABI Wiam (1) ; 
L’YOUSSFI Hanane (1) ; AICHANE Abdelaziz (1) ; 
AFIF Hicham (1) 
(1) Service de pneumologie, hôpital 20 Août, CHU IBN ROCHD, Casablanca, 
Maroc 
Objectif : Evaluer si l’âge a une inuence sur le prol clinique 
et thérapeutique du SAOS. 
Méthodes : Etude comparative prospective entre les sujets 
jeunes (groupe 1: patients âgés de moins de 50 ans) et âgés 
(groupe 2: patients âgés de plus de 65 ans) porteurs d’un SAOS 
conrmé par polygraphie ventilatoire entre janvier 2013 et juil-let 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com 49 49 
2014. 
Résultats : Il existait une nette prédominance féminine dans 
les 2 groupes. Le tabagisme actif est présent dans 29% (groupe 
1) et 6% (groupe 2) (p0,01). Un syndrome métabolique est 
noté dans 29% et 44% respectivement (p=0,03). Dans les 2 
groupes, la symptomatologie clinique était faite essentielle-ment 
de ronement nocturne bruyant et hypersomnolence 
diurne (score d’Epworth moyen à 12). Le score de Berlin trou-vait 
75% de patients à haut risque de développer un SAOS 
dans les deux groupes. L’examen clinique trouvait dans les 
deux groupes une obésité dans 56% avec une moyenne du 
tour de l’abdomen de 108 cm. A la polygraphie, nous avons 
retrouvé respectivement dans les 2 groupes, un IAH moyen 
de 16 et 20 (p=0,58) à prédominance apnée obstructive avec 
une SaO2 moyenne de 92. Le SAOS est léger dans 36% vs 50% 
(p=0,06), modéré dans 61% vs 33% (p0,01) et sévère dans 
3% vs 17% (p0,01). La CPAP était indiquée dans 21% dans 
chaque groupe avec une bonne évolution. 
Conclusion : A travers notre étude, nous constatons que le 
SAOS représente une entité spécique chez les sujets âgés 
en raison de son développement chez des patients porteurs 
d’une comorbidité liée à l’âge et en raison de la fréquence de 
l’hypersomnolence diurne. Il n’y a pas de différence quant aux 
présentations cliniques. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : SOUKI Nihal 
nihal.souki@hotmail.com 
Poster 12 
Particularités cliniques et fonctionnelles des SAOS 
sévères 
SAHNOUN Imen (1) ; OUAHCHI Yassine (1) ; 
BEN SALAH Nozha (2) ; HABIBECH Sonia (1) ; 
MJID Mariem (1) ; TOUJENI Sonia (1) ; LOUZIR Béchir (2) ; 
MHIRI Nadia (1) ; CHERIF Jouda (1) ; BEJI Mejid (1) 
(1) Service de pneumologie, CHU La Rabta,UR12SP06, Tunis, Tunisie ; (2) Ser-vice 
de pneumologie, CHU La Marsa, La Marsa, Tunisie 
Objectif : Le SAOS sévère est fréquemment associé à des 
signes cliniques avec des répercussions sociales importantes. 
le but de notre étude est de comparer les particularités cli-niques 
et fonctionnelles des SAOS sévères et non sévères. 
Méthodes : Etude rétrospective, incluant 80 patients atteints 
de SAOS retenu sur IAH 5 à la polygraphie. Un SAOS est 
considéré sévère si l’IAH 30.Nous avons déterminé les parti-cularités 
cliniques et polygraphiques des patients atteints d’un 
SAOS sévère. 
Résultats : 50 patients (62,5%) présentaient un SAOS sévère. 
Le SAOS sévère semble être diagnostiqué à un âge plus pré-coce 
(50± 9,53 ans vs 54 ± 10.84 ans ; p = 0,13) avec plus 
d’hommes (50% vs 20% ; p= 0.008) que le SAOS non sévère. 
L’obésité semble plus marquée dans le SAOS sévère (IMC : 
37,98±7,22 kg/m2 vs 35.13 ± 7.56 kg/m2 ; p = 0,09). Il n’exis-tait 
pas de différence signicative au niveau de la symptoma-tologie 
clinique entre le SAOS sévère et non sévère à part la 
nycturie qui parait plus fréquente dans le SAOS sévère (60% 
vs 40% ; p=0,08). Les patients atteints de SAOS sévère pré-sentaient 
un index de désaturation (50,10/h vs 17,18/h) et un 
index de ronement (374,58/h vs 255,77/h) plus importants 
que les patients atteints de SAOS non sévère (p=0,0001). La 
SpO2 moyenne lors de l’enregistrement (91.98% vs 95%) ainsi 
que la SpO2 minimale (71.68% vs 82.7%)(p=0.0001) étaient 
plus basses dans le SAOS sévère que dans le SAOS non sé-vère. 
Le pourcentage moyen de temps passé avec une SpO2 
90% était signicativement plus important (21.08% vs1.93% ; 
p=0.0001) dans le SAOS sévère que dans le SAOS non sévère. 
Conclusion : Les patients avec un SAOS sévère ont un prol 
plus jeune, plus obèse et plus grave sur le plan fonctionnel né-cessitant 
un diagnostic précoce et une prise en charge rapide. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : SAHNOUN Imen 
imensahnounj@gmail.com 
POSTERS 9  12
Posters 
Poster 13 
Prévalence de la somnolence diurne excessive et 
de ses étiologies chez des consultants au centre de 
diagnostic du CHU Hassan 2 de Fès 
ELBIAZE Mohammed (1) 
(1) Unité dé sommeil CHU Hassan 2, Fès, Maroc 
Objectif : Le but est de dépister la somnolence diurne exces-sive 
(SDE), d’en déterminer la prévalence et d’en analyser les 
étiologies chez 380 patients consultants au centre de diagnos-tic 
du CHU Hassan 2 de Fès 
Méthodes : Le matériel d’étude est la version arabe dialec-tale 
marocaine validée par notre unité de l’échelle d’Epworth 
(EE), un auto-questionnaire global des troubles du sommeil et 
des facteurs de risque de SDE, et le score de Berlin (SB). 
Résultats : L’âge moyen est plus de 18 ans. le taux de par-ticipation 
de 96,5% : Les hommes 46.3% (170) et les femmes 
53.7% (197). La prévalence de la (SDE) selon (EE) est de 9.5%. 
L’analyse multi variée montre que les principaux facteurs de 
risque sont : l’âge55 ans (OR=5.62), IMC25 (OR=4.07), une 
durée de sommeil inférieure à six heures (OR=2.47), la forte 
probabilité du syndrome d’apnée obstructif de sommeil 
(SAOS) selon(SB)(OR=3.57), les antécédents cardiovasculaires 
(OR=10.11), et endocrinologiques (OR=3.01). Notre étude a 
recensé d’autres troubles de sommeil : insomnie d’endormis-sement 
32.7%, forte probabilité de SAOS selon (SB) 37.3%, ron- 
ement 33.5%, syndrome de jambe sans repos 11.4 %, somni-loquie 
13%, bruxisme 6%, nycturie 33%, agitation au sommeil 
32% et cauchemars 17,4%. Cependant le recours à des somni-fères 
n’est que de 6%. 
Conclusion : Nous insistons sur la prévalence assez élevée 
de la SDE chez nos consultants, et la nécessité de la dépister 
chez les patients particulièrement suivis pour des problèmes 
cardiaques ou endocrinologiques et d’en chercher l’étiologie 
particulièrement le SAOS. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : ELBIAZE Mohammed 
mohammed.elbiaze@usmba.ac.ma 
Poster 14 
Impact thérapeutique de la polysomnographie et 
de la PCO2 transcutanée nocturne (TcCO2) dans la 
sclérose latérale amyotrophique (SLA) 
PEREZ Thierry (1) ; GONZALEZ Jésus (2) ; 
COURATIER Philippe (3) ; RABEC Claudio (4) ; 
CUVELIER Antoine (5) ; PERRIN Christophe (6) ; 
MALLART Anne (1) ; COUILLARD Annabelle (7) ; 
DELRIEU Jacqueline (7) ; HOUNKPATI Frédéric (5) 
(1) Service de Pneumologie, Hôpital Calmette, CHRU de Lille, Lille, France 
; (2) Service de Pneumologie, Hôpital Pitié-Salpêtrière, AP-HP, Paris, France 
; (3) Service de Neurologie, CHU de Limoges, Limoges, France ; (4) Service 
de Pneumologie, CHU de Dijon, Dijon, France ; (5) Service de Pneumologie, 
CHU de Rouen, Rouen, France ; (6) Service de Pneumologie, CH de Cannes, 
Cannes, France ; (7) ANTADIR, Paris, France 
Objectif : L’atteinte respiratoire dans la SLA se traduit clas-siquement 
par une hypoventilation nocturne puis diurne et/ 
ou par un syndrome d’apnées du sommeil (SAS) dont la pré-valence 
est discutée. L’objectif de l’étude est d’évaluer la 
pertinence de la PCO2 trans cutanée nocturne(TcCO2) avant 
l’apparition d’une hypoventilation diurne, en complément des 
EFR et d’une polysomnographie initiale. 
Méthodes : Le monitorage par TcCO2 associé à une poly-somnographie 
a été évalué prospectivement chez 46 patients 
(59 ± 10 ans) ayant initialement une CV  70 % théo et une 
PaCO2  43 mmHg, non ventilés. Le bilan initial incluait une 
polysomnographie avec gaz du sang au réveil, un monitorage 
de TcCO2 nocturne (Tosca 500 ®) et des EFR avec évaluation 
non invasive des muscles respiratoires et gazométrie. EFR et 
PtcCO2 étaient répétés à 6 mois. 
Résultats : Douze patients ont été traités par VNI dans les 6 
mois suivant l’inclusion. Un SAS modéré à sévère (IAH  15/ 
heure) a été mis en évidence chez 16 patients (35 %). Les cri-tères 
majeurs de VNI étaient: une hypoventilation (n = 3), les 
désaturations nocturnes (n =3) ou un SAS (n = 5, avec un in-dex 
apnées-hypopnées (IAH) de 21 à 36), des signes cliniques 
ou EFR (n = 3). Les critères EFR initiaux associés à la mise en 
oeuvre d’une VNI dans les 6 mois étaient une CVF plus basse 
(82, 4 % théo vs 100,4 % théo ; p =0,0001) et une élévation 
des bicarbonates (26,9 ± 3,2 vs 25,1 ± 1,7 mmol/L; p = 0,02). 
Paradoxalement la TcCO2 nocturne moyenne, le pic ou le 
pourcentage de temps à une valeur  50 mmHg n’étaient pas 
discriminantes. La TcCO2 au réveil était surtout mal corrélée 
à la PaCO2 simultanée (r = 0.14). L’IAH était supérieur dans le 
groupe avec VNI (24,6 ± 20 vs 10,7 ± 7,3 % ; p = 0,001) et les 
désaturations plus sévères (Sa02  90 % : 21,4 ± 37,6 % vs 2,3 
± 8,9 % ; p = 0,008) 
Conclusion : En conclusion les critères amenant le clinicien 
à proposer une VNI sont difciles à codier dans la SLA, avec 
une forte prévalence de SAS. Les données de PtcCO2 n’appa-raissent 
pas très discriminantes, en tout cas chez les patients 
avec atteinte respiratoire initiale modérée. 
Conflits d’intérêts : Etude nancée par l’ANTADIR et l’ARSLA 
Contact auteur : PEREZ Thierry 
thierry.perez@chru-lille.fr 
50 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Posters 
Poster 15 
Nycturie au cours du syndrome d’apnées 
hypopnées obstructives du sommeil 
SNENE Houda (1) ; TOUJANI Sonia (1) ; MJID Meriem (1) ; 
OUAHCHI Yacine (1) ; HABIBECH Sonia (1) ; 
BEN SALAH Nozha (2) ; LOUZIR Bechir (2) ; MHIRI Nadia (1) ; 
CHERIF Jouda (1) ; BEJI Majed (1) 
(1) Université de Tunis El Manar, Faculté de Médecine de Tunis, CHU La Rabta, 
Service de Pneumologie Allergologie (unité de recherche 12SP06), 1007, Tu-nis, 
Tunisie ; (2) Université de Tunis El Manar, Faculté de Médecine de Tunis, 
CHU Mongi Slim, Service de Pneumologie Allergologie 2070 Sidi Daoud, La 
Marsa, Tunisie 
Objectif : Le but de ce travail est de déterminer la fréquence 
de la nycturie au cours du SAHOS et de chercher une corréla-tion 
entre la sévérité du SAHOS et la fréquence des mictions 
nocturnes. 
Méthodes : Il s’agit d’une étude transversale menée au ser-vice 
de Pneumologie-Allergologie de La Rabta incluant les 
patients ayant un SAHOS diagnostiqué devant une symptoma-tologie 
clinique évocatrice et un index apnée hypopnée 5 à 
la polygraphie. La sévérité de la nycturie a été évaluée par un 
questionnaire adapté. 
Résultats : Cinquante-trois patients ont été colligés. L’âge 
moyen était de 52±10 ans avec un sexe ratio à 0,76. Des 
comorbidités ont été notées chez 71% des patients et 79% 
des sujets avaient un SAHOS sévère. Quarante et un sujets 
(77,4%) présentaient une nycturie dont 73% de façon quoti-dienne. 
Cette nycturie était corrélée au sexe féminin (p0,05), 
à l’incontinence urinaire (p0,05), au nombre de désaturations 
(p0,05) et à la durée de l’apnée la plus longue (p0,05). Au-cune 
corrélation avec le diabète ni l’hypertension artérielle n’a 
été retrouvée. 46% des sujets ayant une nycturie quotidienne 
présentaient 5 mictions et plus/nuit. Cela était corrélé à l’in-continence 
urinaire (p0,01) ainsi qu’à la durée moyenne de 
l’apnée (p0,05) et à la durée de l’apnée la plus longue (p0,01) 
Conclusion : Nous avons conclu que la miction nocturne fré-quente 
 5 fois/nuit est corrélée à la sévérité du SAHOS. Ces 
résultats suggèrent l’importance d’intégrer la nycturie dans 
l’évaluation du SAHOS et vice versa. Cette nycturie est dû à 
l’augmentation plasmatique du taux du peptide natriurétique 
auriculaire (ANP), provoquant une augmentation de la natriu-rèse 
et ainsi une polyurie. D’autres travaux sont ainsi néces-saires 
pour déterminer le mécanisme d’action de l’ANP dans 
la nycturie associée au SAHOS. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : SNENE Houda 
houda.snen@gmail.com 
Poster 16 
Syndrome d’apnée du sommeil : corrélation avec 
les pathologies vasculaires gravidiques 
THUILLIER Claire (1) ; DOUBLET Odile (1) ; 
OLIVERA Christelle (1) ; DUVAL Audrey (1) ; 
ROZENBERG Patrick (1) ; 
(1) Centre hospitalier Poissy saint germain, Poissy, France 
Objectif : Le syndrome d’apnée du sommeil tout comme la 
prééclampsie ou le retard de croissance intra-utérin ont en 
commun un dysfonctionnement endothélial. Notre étude a 
pour but d’analyser le lien entre la présence d’un syndrome 
d’apnée du sommeil (SAS) et la survenue d’une complication 
vasculaire gravidique. 
Méthodes : Une étude prospective cas-témoins a été réali-sée 
dans le service de l’hôpital de Poissy d’avril 2012 à mars 
2013. Elle comparait le taux de SAS parmi les patientes présen-tant 
une pathologie vasculaire gravidique à celui de patientes 
enceintes sans pathologie vasculaire. Un questionnaire sur le 
sommeil a été distribué et un enregistrement polygraphique 
nocturne (« gold standard » du diagnostic de SAS) a été réalisé. 
Les données ont été analysées en double lecture, en aveugle 
du groupe d’allocation. Des analyses descriptives et compara-tives 
ont été effectuées sur les issues maternelles et foetales. 
Résultats : 70 patientes ont accepté de participer à l’étude 
(38 cas et 32 témoins). La prévalence du SAS diagnostiqué à 
partir du questionnaire de Berlin était de 56% dans le groupe 
des cas vs 13% dans le groupe témoin (OR =8.67 IC95% [1.54 
– 45.89] ; p0.01) . Cependant le nombre réel de SAS diagnos-tiqué 
par polygraphie nocturne était seulement de 5,8% (2/ 34) 
vs 3.8% (1/26) respectivement avec une différence qui n’était 
plus signicative (OR = 1.56 IC95% [0.13 – 18.2] ; p=0,9). Enn, 
deux des trois patientes diagnostiquées pour un SAS étaient 
obèses. Une dans chaque groupe (avec un IMC de 31,9 et de 
40). 
Conclusion : Le syndrome d’apnée du sommeil ne semble 
pas être un facteur de risque de la survenue de complications 
vasculaires obstétricales. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : THUILLIER Claire 
clairethuillier@gmail.com 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com 51 51 
POSTERS 13  16
Posters 
Poster 17 
Etude rétrospective de la somnolence et de la 
vigilance chez les patients âgés avec Syndrome 
d’apnées hypopnées obstructives du sommeil 
DEBLOIS Pierre (1) ; KHEMLICHE Hauria (2) ; ZREK Naman (1) ; 
BOUR Florence (1) ; OUAYOUN Michel-Christian (3) 
(1) Centre Hospitalier de Gonesse, Gonesse, France ; (2) GHPSO, Senlis, 
France ; (3) Université Sorbonne Paris Cité - CHU René Muret, Sevran, France 
Objectif : La somnolence diurne excessive (SDE) est un symp-tôme 
important du Syndrome d’Apnées-Hypopnées Obstruc-tives 
du Sommeil (SAHOS), en particulier chez le sujet âgé, pour 
décider d’un traitement approprié. Sa quantication objective 
repose sur des enregistrements EEG, mais qui sont longs et 
chers, ce qui rend leur utilisation difcile pour des études ex-tensives. 
Cette étude a évalué la possibilité de discriminer la 
SDE chez des patients âgés SAHOS, en utilisant l’échelle de 
somnolence d’Epworth (ESE) et le test comportemental «OS-leR 
» (Oxford Sleepiness Resistance test). 
Méthodes : L’étude était rétrospective. Les participants 
étaient des patients âgés ( 65 ans) de consultation, se pré-sentant 
au centre du sommeil avec des symptômes de SAHOS 
pour une polysomnographie ou une polygraphie ventilatoire 
de nuit complète en laboratoire. Le SAHOS était déni par In-dex 
d’apnées-Hypopnées (IAH) supérieur ou égal à 5/h. La nuit 
d’enregistrement était précédé d’un auto-remplissage d’une 
ESE et suivi d’une session unique d’OSleR à 09:00 a.m. 
Résultats : 42 sujets ont été colligés: 32H,10F; âge moyen 
+/- DS: 72,1+/-5,0; IMC: 31,6+/-5,6; IAH: 44,1+/-30,0; ESE: 9+/- 
4. 41 patients ont un SAHOS (léger: 8, modéré: 7, sévère: 26). 
Seuls 36 patients ont passé l’OSleR: 27 ont une réponse patho-logique, 
9 une réponse normale. 
Conclusion : L’association entre SAHOS et OSleR n’était pas 
signicative, mais tend vers la concordance (p=0,07). L’asso-ciation 
entre SAHOS et ESE devient signicative lorsque le 
seuil pour discriminer une SDE pathologique est élevé: ESE 
12 alors p=0,071, ESE14 alors p=0,016. Au contraire, il n’y 
avait pas de correlation entre ESE et OSleR. Un seuil plus élevé 
de ESE serait plus efcace pour évaluer la SDE du sujet âgé 
SAHOS. Etant donné sa portabilité et ses conditions requises 
minimes, OSleR pourrait être utile pour l’évaluation à grande 
échelle de la vigilance diurne du sujet âgé. 
Conflits d’intérêts : Vivisol SA Linde Medical ADEP Assis-tance 
Contact auteur : OUAYOUN Michel-Christian 
michel-christian.ouayoun@orange.fr 
Poster 18 
EPSASIE : étude épidémiologique du Syndrome 
d’Apnées Obstructives au cours du Sommeil (SAOS) 
au Vietnam 
DUONG QUY Sy (1) ; DANG THI MAI Khue (2) ; 
NGUYEN XUAN BICH Huyen (2) ; TRAN VAN N. (2) ; 
HUA HUY T. (2) ; CHALUMEAU Fréderic (3) ; 
SOYEZ Franck (3) ; HOMASSON Jean-Paul (4) ; 
DINH XUAN A.t. (5) ; MARTIN Francis (6) 
(1) Collège de médecine de Lam Dong, Dalat, Vietnam ; (2) Hôpital Cho Ray, 
Ho Chi Minh, Vietnam ; (3) Hôpital PRIVE, Antony, France ; (4) Centre de pneu-mologie, 
Chevilly Larue, France ; (5) Hôpital Cochin, Paris, France ; (6) Centre 
hospitalier, Compiègne, France 
Objectif : déterminer la prévalence du SAOS dans une popu-lation 
d’adultes au Vietnam, et décrire les caractéristiques des 
patients malades par rapport aux sujets sains, et selon la gra-vité 
de la pathologie. 
Méthodes : dépistage par questionnaires (n =667) dans un 
échantillon de la population générale, enregistrements de dé-pistage 
par RU-sleeping chez les sujets symptomatiques (n= 
221), puis polygraphies ventilatoires ou polysomnographies. 
Résultats : 93 enregistrements RU-sleeping se sont révélés 
positifs, ces sujets ont eu des enregistrements poly(somno) 
graphiques : 57 ont un index d’apnées et hypopnées obs-tructives 
(IAH) 5 (8.5 % de la population dépistée), 35 ont un 
IAH15 (5.2 %). Les évaluations comparatives entre les sujets 
sains et ceux atteints de SAOS, montrent des différences si-gni 
catives en matière d’âges, d’indices de masse corporelle 
(IMC), de périmètres cervical et abdominal, ainsi que pour les 
échelles d’Epworth (standard et adaptée au Vietnam) de Pi-chot 
(fatigue et dépression), il en est de même pour les scores 
HAD et les désaturations nocturnes de l’oxyhémoglogine. Les 
mêmes paramètres sont signicativement différents entre les 
groupes de SAOS selon l’IAH (IAH de 5 à 15, et IAH15). 
Conclusion : cette première étude épidémiologique du SAOS 
au Vietnam, conrme la prévalence assez élevée de la patho-logie 
malgré des caractéristiques anthropométriques peu évo-catrices, 
l’intérêt du dépistage par RU-sleeping, et montre des 
différences signicatives entre les sujets sains, et ceux atteints 
de SAOS portant sur la morphologie, la somnolence diurne ex-cessive, 
la fatigue et la qualité de vie. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : MARTIN Francis 
f.martin@ch-compiegnenoyon.fr 
52 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Posters 
Poster 19 
Overlap syndrom : profil clinique, et évolutif 
L’YOUSSFI Hanane (1) ; ELKHATTABI Wiam (1) ; 
SOUKI Nihal (1) ; AICHANE Abdelaziz (1) ; AFIF Hicham (1) 
(1) Service des maladies respiratoires, hôpital 20 aout, Casablanca, Maroc 
Objectif : La coexistence de BPCO et du syndrome d’apnée 
obstructive du sommeil (SAOS) -appelée overlap syndrome-, 
est assez fréquente. le but de notre étude est d’étudier le prol 
clinique et évolutif des patients ayant un overlap syndrom 
Méthodes : Nous avons mené une étude prospective allant 
de janvier 2013 à juillet 2014 et concernant 13 patients présen-tant 
un overlap syndrom. 
Résultats : Il s’agit de 11 hommes et 2 femmes, la moyenne 
d’âge était de 51 ans, tous les patients étaient des tabagiques 
chroniques avec une moyenne de 22 paquets année. Tous les 
patients avaient des signes cliniques de SAOS et de BPCO. Le 
score d’Eprowth moyen était de 14. Selon le score de Berlin, 
50% des patients avaient un haut risque de développer un 
SAOS. Un syndrome métabolique était trouvé chez 3 patients. 
La BPCO est classée stade II dans 53% des cas. Quarante six 
pourcent des patients intègrent le groupe C selon la classi- 
cation GOLD. La polygraphie ventilatoire avait montré un IAH 
moyen à 14. Le SAOS est sévère chez un patient, modéré chez 
7 patients, et léger chez 5 patients. La CiPAP était idiquée chez 
4 patients avec une nette amélioration de l’IAH, un sevrage 
tabagique et un traitement de fond de BPCO était préconisé 
chez tous les patients avec nette régression du nombre des 
exacerbations à la limite de la durée de notre étude. On note 
une bonne évolution clinique chez tous les patients. 
Conclusion : Notre étude conrme qu’une prise en charge 
correcte et adéquate de ces deux pathologies améliore la qua-lité 
du sommeil et diminue le nombre des exacerbations. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : L’YOUSSFI Hanane 
hanane_lyoussfi@hotmail.com 
Poster 20 
Syndrome d’apnée obstructive du sommeil et 
tabac 
L’YOUSSFI Hanane (1) ; ELKHATTABI Wiam (2) ; 
SOUKI Nihal (3) ; AICHANE Abdelaziz (4) ; AFIF Hicham (5) 
(1) Service des maladies respiratoires, hôpital 20 aout, Casablanca, Maroc 
Objectif : Le but de notre étude est d’analyser les caracté-ristiques 
du SAOS chez les sujets tabagiques et l’inuence du 
tabagisme sur le développement et la sévérité du SAOS 
Méthodes : Nous avons mené une étude prospective com-parative 
concernant 27patients tabagiques (G1) et 27patients 
non tabagiques (G2) admis dans notre service pour suspicion 
de SAOS 
Résultats : Il s’agit de 25hommes et 2femmes dans les deux 
groupes. La moyenne d’âge était de 53ans dans le G1 et de 
60ans dans le G2.Le tabagisme est actif chez tous les patients 
du G1 avec une moyenne de consommation de 22PA,aucune 
autre habitude toxique n’est notée dans les deux groupes. 
Treize patients sont suivis pour BPCO, et un patient pour asthme 
contrôlé dans le G1,et 5patients sont suivis pour hypertension 
pulmonaire et 2pour diabète dans le G2.La symptomatologie 
clinique était représentée par les ronements nocturnes avec 
pauses respiratoires, des céphalées, et l’hypersomnolence 
diurne avec respectivement 100%,85%,75% dans le G1 et 
100%,60%,55% dans le G2,la nycturie est notée chez 3patients 
du G1.Le SAOS est modéré à sévère chez 20 patients (74%)du 
G1 et 9 patients (34%)du G2,l’IAH était en moyenne de 21dans 
le G1 et 14dans le G2.Des mesures hygiéno-diététique ont été 
préconisées chez tous les patients, associées à un sevrage 
tabagique dans le G1.La CPAP était indiquée chez 4patients 
du G1 et 3patients du G2 avec une bonne évolution clinique et 
de l’IAH chez 2patients du G1 et 3patients du G2 avec un recul 
de 6mois. Les autres patients sont toujours sous surveillance 
Conclusion : Il ressort de notre étude que le SAOS du taba-gique 
est plus sévère d’où l’intérêt du sevrage tabagique 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : L’YOUSSFI Hanane 
hanane_lyoussfi@hotmail.com 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com 53 53 
POSTERS 17  20
Posters 
Poster 21 
Dépendance à la nicotine chez des patients 
tunisiens ayant un syndrome d’apnée de sommeil 
sévère 
BEN AMAR Jihen (1) ; DHAHRI Besma (1) ; 
BACCAR Mohamed Ali (1) ; AZZABI Saloua (1) ; 
AOUINA Hichem (1) ; BEN HAMAD Wided (1) 
(1) Hôpital Charles Nicolle, Tunis, Tunisie 
Objectif : Le syndrome d’apnées du sommeil(SAS) est une 
maladie fréquente. Le tabagisme est un facteur de risque en-core 
trop peu connu de SAS. Il aggrave en outre les risques 
cardiovasculaires des patients souffrant de SAS. Le sevrage 
tabagique devrait faire partie du traitement chez ces patients. 
Objectif: Evaluer la dépendance à la nicotine chez des patients 
tunisiens ayant un syndrome d’apnée de sommeil sévère. 
Méthodes : nous avons étudié 23 patients ayant un SAS sé-vère 
d’âge moyen 43,2±7,6 ans. Ils étaient tous de sexe mas-culin 
et fumeurs des cigarettes (30,4±5,7 paquets année). Le 
test de Fangerström de la dépendance à la nicotine, la moti-vation 
de fumer et le test de motivation à arrêter le tabac ont 
été réalisés. 
Résultats : Une forte dépendance à la nicotine (test de Fa-gerström 
6) a été retrouvée dans 74% des cas (17 patients). 
Une faible dépendance (test de Fagerström 5) a été détectée 
chez 6 patients (26%). La motivation au sevrage tabagique était 
forte chez 8 patients (35%) et faible dans 52% des cas (12pa-tients). 
13% des cas n’avaient pas de motivation à arrêter de 
fumer. La principale motivation de fumer était l’effet stimulant 
du tabac. 
Conclusion : Notre étude a montré la forte dépendance à la 
nicotine et la faible motivation pour arrêter de fumer chez des 
patients tunisiens ayant un SAS sévère. Les cliniciens doivent 
prendre en considération la somnolence due au SAS dans le 
programme d’aide au sevrage tabagique. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : BEN HAMAD Wided 
benhamad.wided@gmail.com 
Poster 22 
Syndrome d’apnée de sommeil sévère et sevrage 
tabagique 
BEN AMAR Jihen (1) ; DHAHRI Besma (1) ; 
BACCAR Mohamed Ali (1) ; AZZABI Saloua (1) ; 
AOUINA Hichem (1) ; BEN HAMAD Wided (1) 
(1) Hôpital Charles Nicolle, Tunis, Tunisie 
Objectif : les principaux symptômes du syndrome d’apnée de 
sommeil (SAS) sont la somnolence et l’obésité. Il a été démon-tré 
que la nicotine permet de diminuer ces deux symptômes 
ainsi que réduire la fréquence et la durée des apnées. L’objec-tif 
de ce travail est d’évaluer l’efcacité du sevrage tabagique 
chez les patients ayant un SAS sévère. 
Méthodes : le programme du sevrage tabagique a été effec-tué 
sur 10 semaines associé aux thérapies de remplacement 
de la nicotine. 23 patients ayant un SAS sévère sont inclus dans 
l’étude. L’évaluation a eu lieu au début, à la n du traitement, 3 
mois après le traitement et des séances hebdomadaires. 
Résultats : l’âge moyen des patients était 43,2±7,6 ans. Ils 
étaient tous de sexe masculin et fumeurs des cigarettes (30,4 
±5,7 paquets année). Une forte dépendance à la nicotine (test 
de Fagerström 6) a été retrouvée dans 74% des cas (17 pa-tients). 
Une faible dépendance (test de Fagerström 5) a été 
détectée chez 6 patients (26%). La motivation au sevrage taba-gique 
était forte chez 8 patients (35%) et faible dans 52% des 
cas (12patients). 13% des cas n’avaient pas de motivation à 
arrêter de fumer. La principale motivation pour continuer fu-mer 
était l’effet stimulant du tabac. Il y avait une différence 
signicative, après 3 mois du sevrage tabagique, entre les pa-tients 
ayant une bonne observance à la ventilation en pression 
positive continue (CPAP) (24%) et ceux ayant une mauvaise 
observance (13%). 
Conclusion : le programme d’aide au sevrage tabagique chez 
les patients ayant un SAS sévère doit tenir compte de l’obser-vance 
à la ventilation en pression positive continue. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : BEN HAMAD Wided 
benhamad.wided@gmail.com 
54 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Posters 
Poster 23 
Syndrome d’apnées obstructives du sommeil et 
qualité de vie 
ELGUEDRI Sana (1) ; KALBOUSSI Houda (1) ; 
MAOUA Maher (1) ; ELMAALEL Olfa (1) ; 
BENSALEM Halima (2) ; ABDELGHANI Ahmed (2) ; 
ISSA Sana (2) ; LAAOUNI Meriem (2) ; 
BENZARTI Mohamed (2) ; MRIZEK Najib (1) 
(1) Service de Médecine du Travail et de Pathologies Professionnelles CHU 
Farhat Hached, Sousse, Tunisie ; (2) Service de Pneumologie CHU Farhat 
Hached, Sousse, Tunisie 
Objectif : Évaluer la qualité de vie chez les patients suivis 
pour syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) et 
identier ses facteurs déterminants. 
Méthodes : Nous avons réalisé une étude transversale por-tant 
sur des patients suivis à la consultation externe de Pneu-mologie 
du CHU Farhat Hached de Sousse pour SAOS durant 
la période allant du 1er Juin 2012 au 30 Juin 2013. L’évaluation 
de la qualité de vie a été basée sur un questionnaire générique 
(le SF-36), celle des troubles anxio-dépressifs sur le score HAD 
et celle la somnolence diurne sur l’échelle de somnolence 
d’Epworth. Tous les patients avaient bénécié d’une polysom-nographie. 
Résultats : Au total, 103 cas ont été inclus dans notre étude. 
La population étudiée avait un âge moyen égal à 55,15±11,4 
ans avec une prédominance féminine (58,3%). L’indice de 
masse corporelle (IMC) moyen était de 39,13±7,19 Kg/m2 (dont 
95,1% obèses). 72,8% des patients avaient des co-morbidités. 
Le score d’Epworth moyen était de 14,4±3,9 et 85,5% des cas 
avaient une somnolence diurne excessive. L’index apnée-hy-popnée 
(IAH) moyen était de 54,7±2,06/h. Selon le score HAD, 
54,4% des patients présentaient des troubles anxieux et 45,6% 
des troubles dépressifs. L’étude de la qualité de vie par SF-36 
nous a permis de constater que les dimensions de la qualité 
de vie les plus altérées étaient : les limitations dues à l’état 
physique, celles liées à l’activité physique et la vitalité. Après 
régression logistique, les facteurs indépendants inuant sur 
les composantes physiques et mentales du SF-36 étaient le 
genre, l’âge, l’IMC et les troubles anxieux et dépressifs. 
Conclusion : Les facteurs d’altération de la qualité de vie chez 
les patients souffrant de SAOS doivent être pris en charge pré-cocement 
an de prévenir les répercussions de ce syndrome 
sur la vie familiale et socioprofessionnelle du patient. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : ELGUEDRI Sana 
sanaguedri@yahoo.fr 
Poster 24 
Quel rapport entre syndrome d’apnée obstructive 
du sommeil et asthme ? 
SOUKI Nihal (1) ; EL KHATTABI Wiam (1) ; L’YOUSSFI Hanane (1) ; 
AICHANE Abdelaziz (1) ; AFIF Hicham (1) 
(1) Service de pneumologie, hôpital 20 Août, CHU IBN ROCHD, Casablanca, 
Maroc 
Objectif : Etablir le lien de causalité entre l’asthme et le SAOS 
dans notre contexte 
Méthodes : Etude prospective allant de janvier 2013 à juillet 
2014 concernant 100 patients hospitalisés pour suspicion de 
SAOS dont 23% sont asthmatiques. 
Résultats : 21 patients présentaient un asthme associé à un 
SAOS conrmé par polygraphie ventilatoire. Nous avons noté 
une nette prédominance féminine (91%) avec une moyenne 
d’âge de 51 ans. Un syndrome métabolique est retrouvé chez 
11 patients. Après avoir corrigé les éventuelles causes du non 
contrôle de l’asthme (rhinite, conjonctivite, obésité…) nous 
avons constaté que l’asthme était bien contrôlé chez 9 pa-tients, 
partiellement contrôlé chez 10 patients et non contrôlé 
chez 4 patients. La symptomatologie clinique est faite essen-tiellement 
de l’hypersomnolence diurne avec pauses respira-toires, 
le ronement nocturne et la fatigabilité dans tous les 
cas (score d’Epworth moyen à 12, extrêmes de 8 à 20). Selon 
le score de Berlin, tous ces patients étaient à haut risque de 
développer un SAOS. L’IAH moyen est de 15 avec une Sao2 
moyenne à 94%. Le SAOS est léger dans 43%, modéré dans 
52% et sévère dans 5%. Un traitement à double pole était ins-tauré, 
basé sur les mesures hygiéno-diététique, un traitement 
positionnel et l’association corticoïdes inhalés et bronchodila-tateurs 
à longue durée d’action chez tous les patients, la CPAP 
et l’orthèse d’avancée mandibulaire était préconisé chez un 
patient chacun. L’évolution de l’asthme est marquée par le 
contrôle de l’asthme dans 81% des cas, celle du SAOS est mar-quée 
par la régression des symptômes diurnes et nocturnes et 
l’amélioration de la qualité de vie. 
Conclusion : Chez les patients dont l’asthme n’est pas 
contrôlé par le traitement médicamenteux, la présence d’un 
SAOS doit être recherché et traité. Notre étude suggère que la 
présence des symptômes cliniques d’apnée du sommeil chez 
l’asthmatique aggrave sa maladie et constitue un facteur de 
non contrôle de l’asthme. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : SOUKI Nihal 
nihal.souki@hotmail.com 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com 55 55 
POSTERS 21  24
Posters 
Poster 25 
Syndrome d’apnées du sommeil chez les 
hypertendus : étude comparative 
SOUKI Nihal (1) ; EL KHATTABI Wiam (1) ; 
L’YOUSSFI Hanane (1) ; RABOUKHI Safaa (2) ; 
EL BAGHDADI D (2) ; AICHANE Abdelaziz (1) ; 
HABBAL Rachida (2) ; AFIF Hicham (1) 
(1) Service de pneumologie, hôpital 20 Août, CHU IBN ROCHD, Casablanca, 
Maroc ; (2) Service de cardiologie, CHU IBN ROCHD, Casablanca, Maroc 
Objectif : Etudier la relation SAOS et HTA 
Méthodes : Etude comparative prospective entre les sujets 
hypertendus (groupe GSH) et non hypertendus (groupe GSNH) 
porteurs d’un SAOS conrmé par polygraphie ventilatoire 
entre janvier 2013 et juillet 2014. 
Résultats : . Il existait une nette prédominance féminine dans 
les 2 groupes. Le syndrome métabolique était dans 52% (GSH) 
et 10% (GSNH) (p0,01). La consommation du tabac et la BPCO 
post tabagique étaient plus fréquentes dans le GSNH (p0,01). 
L’obésité est retrouvée respectivement dans 75% vs 34% 
(p0,01). Dans les 2 groupes, il n’y avait pas de différence dans 
l’expression clinique (score d’Epworth moyen à 15, extrêmes 
de 8 à 22). Selon le score de Berlin, tous les sujets hypertendus 
étaient à haut risque de développer un SAOS alors que dans 
le GSNH le risque était intermédiaire. L’index apnée-hypopnée 
était en moyenne de 19 (GSH) vs 16 (GSNH) chez les (p=0,70) 
à prédominance apnée obstructive avec une SaO2 moyenne 
de 93%. Le recours à la CPAP était nécessaire chez 8 patientes 
hypertendues (22%). L’évolution est marquée par la stabilisa-tion 
des chiffres tensionnels avec une diminution du nombre 
de médicaments antihypertenseurs dans 75% des cas, celle du 
SAOS est marquée par la régression des symptômes diurnes 
et nocturnes et l’amélioration de la qualité de vie. 
Conclusion : A travers cette étude, le SAOS parait plus sévère 
chez les patients hypertendus. Ainsi, le diagnostic précoce de 
ce syndrome et son traitement adapté s’imposent en vue de 
prévenir les complications cardiovasculaires. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : SOUKI Nihal 
nihal.souki@hotmail.com 
Poster 26 
Intolérance à l’effort dans le Syndrome d’Apnées- 
Hypopnées Obstructives du Sommeil 
HBIBECH Sonia (1) ; TOUJANI Sonia (1) ; MJID Meriem (1) ; 
SNENE Houda (1) ; OUAHCHI Yacine (1) ; BEN SALAH Nozha (2) ; 
LOUZIR Béchir (2) ; MEHIRI Nadia (1) ; CHERIF Jouda (1) ; 
BEJI Majed (1) 
(1) Université de Tunis El Manar, Faculté de Médecine de Tunis, CHU La Rabta, 
Service de Pneumologie Allergologie (unité de recherche 12SP06), Tunis, 
Tunisie ; (2) Université de Tunis El Manar, Faculté de Médecine de Tunis, CHU 
Mongi Slim, Service de Pneumologie Allergologie 2070 Sidi Daoud, La Marsa, 
Tunisie 
Objectif : L’objectif de ce travail était d’évaluer l’incapacité 
respiratoire fonctionnelle des sujets apnéiques à travers les 
données du TM6. 
Méthodes : Ont été inclus, les patients adressés à la consul-tation 
pour suspicion d’un SAHOS, âgés de plus de 20 ans. Tous 
les patients ont bénécié d’une polygraphie ventilatoire et 
d’une exploration fonctionnelle respiratoire (gazométrie arté-rielle, 
pléthysmographie et TM6). La dyspnée au cours des acti-vités 
de la vie quotidienne a été évaluée par l’échelle mMRC et 
celle après le TM6 par l’échelle de Borg. Des sujets volontaires 
non obèses ayant un faible risque de SAHOS ont été inclus. 
Trois groupes (G) ont été identiés: G 1 : SAHOS obèses, G 2 
: obèses indemnes de SAHOS, G 3 : volontaires non obèses. 
Résultats : Nous avons colligé 54 sujets : G1 : 28, G 2 : 14 et G 3 
: 12. Les trois groupes étaient comparables en termes de sexe, 
d’âge et de taille. La distance de marche 6 minute (DM6) du G 1 
(331,6 ± 70 m) était similaire à celle du G 2 (417± 66 m) et infé-rieure 
à celle du G 3 (546,6±53 m). Une sensation de dyspnée 
aux activités quotidienne a été notée chez 82,1% des sujets 
du G 1 et 51,1% des sujets du G 2. A la n du TM6, nous avons 
trouvé une augmentation de la fréquence cardiaque dans tous 
les groupes, une augmentation de la tension artérielle systo-lique 
(TAS) dans le G 2 et 3 (p = 0,04). Une augmentation de 
la tension artérielle diastolique (TAD) a été notée dans le G 3 
seul (p 0,05). Le score Borg du G1 était signicativement plus 
élevé que ceux des deux autres groupes (p 0,001). La DM6 
des patients G1 était corrélée négativement à l’IMC, le score 
de Borg et positivement avec la CPT. 
Conclusion : Le SAHOS est associé à une limitation de la tolé-rance 
à l’effort. Certes l’obésité joue un rôle majeur dans cette 
incapacité fonctionnelle, mais d’autres facteurs liés aux SAHOS 
y contribuent. Une dysfonction du système nerveux autonome 
sympathique semble être impliquée avec une altération de la 
réponse cardio-vasculaire comme en témoigne l’élévation de 
la TAS et de la TAD après l’effort. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : TOUJANI Sonia 
toujanisonia@gmail.com 
56 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Posters 
Poster 27 
Etude des paramètres de l’auriculo gramme 
chez les patients atteints du syndrome d’apnées 
hyperpnées obstructives du sommeil 
NEFFATI Othmen (1) ; MAALEJ Sonia (1) ; 
GHARSALLI Houda (1) ; SOUSSI Ghassen (1) ; 
AOUADI Samira (1) ; BAYOUDH Aida (1) ; BEN HLIMA Afef (2) ; 
(1) Service de pneumologie D. Hôpital ABDERRAHMEN MAMI, Ariana, Tunisie ; 
(2) Service de cardiologie. Hôpital ABDERRAHMEN MAMI, Ariana, Tunisie 
Objectif : Etudier les paramètres de l’auriculo gramme en 
fonction de l’index apnées hypopnées et de l’index de désa-turation 
nocturne. 
Méthodes : Etude rétrospective incluant 75 patients ayant un 
SAHOS ayant été hospitalisés entre 2012 et 2014. Les patients 
étaient en rythme sinusal, sans antécédents de brillation 
auriculaire, ne prenant pas de traitement anti-arythmique. Un 
SAHOS a été déni comme léger quand l’index d’apnée/hypo-pnée 
était entre 5 et 15/h, modéré pour un IAH entre 15 et 
30/h et sévère si l’IAH est  30/h. Les malades ont bénécié 
d’un ECG 12 dérivations avec mesure de la durée maximale 
(Pmax), minimale (Pmin) de l’onde P et de la dispersion de 
l’onde P (PWD=Pmax-Pmin). 
Résultats : L’âge moyen était de 58 ans (28-86 ans). Le sexe 
ratio (H/F) était de 0,6. L’index d’apnée hypopnée moyen (IAH) 
était de 33,2. Le SAHOS était léger chez 20% des malades, 
modéré chez 20% autres et sévère chez 60% des patients. 
Nous avons constaté une corrélation positive et signicative 
d’une part entre l’IAH et le P max (r=0,355, p=0,013), et d’autre 
part entre l’IAH et la dispersion de l’onde P (r=0,287, p=0,043). 
Aucune corrélation n’a été notée entre Pmin et l’IAH. Nous 
n’avons pas trouvé de corrélation entre P max, P min, la dis-persion 
de l’onde P et l’index de désaturation nocturne [(r=0,35 
; p=0,14), (r=0,44 ; p=0,84), (r=0,27 ; p=0;27) respectivement]. 
Conclusion : Nos résultats montrent que les patients ayant 
un SAHOS sévère semblent être plus à risque de développer 
une FA. Ainsi, une prise en charge précoce du SAHOS est né-cessaire 
en vue de prévenir la survenue de FA. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : MAALEJ Sonia 
s.maalej@gnet.tn 
Poster 28 
Sévérité du syndrome d’apnées hypopnées 
obstructives du sommeil et risque de complications 
cardio-vasculaires 
NEFFATI Othmen (1) ; MAALEJ Sonia (1) ; AOUADI Samira (1) ; 
SOUSSI Ghassen (1) ; GHARSALLI Houda (1) ; 
BAYOUDH Aida (1) ; MOKADDEM Salma (1) ; 
EL GHARBI Leila (1) 
(1) Service de pneumologie D. Hôpital ABDERRAHMEN MAMI, Ariana, Tunisie ; 
Objectif : Evaluer le risque de survenue des complications 
cardio-vasculaires au cours du SAHOS en fonction de ce syn-drome. 
Méthodes : Etude rétrospective englobant 75 patients suivis 
pour SAHOS entre 2012 et 2014. Ces patients ont été répartis 
en deux groupes. Un premier groupe de patients (N=45) por-teurs 
d’un SAHOS sévère (IAH  30/h) comparé à un groupe 
de patients (N=30) présentant un SAHOS léger à modéré 
(5IAH30/h). 
Résultats : L’âge moyen était de 58 ans (28 - 86) dont 60% 
étaient des femmes. Le SAHOS était sévère dans 60% des 
cas. Comparé aux apnéiques légers à modérés, les patients 
porteurs de SAHOS sévère ont statistiquement plus de com-plications 
cardio-vasculaires, notamment l’HTA (76% vs 57% ; 
p=0,005), l’insufsance coronaire (24,5% vs 3% ; p0,001), l’in-suf 
sance cardiaque (17,5% vs 7% ; p=0,03), les troubles de la 
conduction (18% vs 0%, p0,001) et les accidents vasculaires 
cérébraux (17% vs 3% ; p=0,001). Egalement, nous avons noté 
une fréquence statistiquement plus élevée de l’obésité (84% 
vs 52% ; p=0,004) et de la dyslipidémie (31% vs 17% ; p=0,003) 
dans le groupe de SAHOS sévère par rapport à ceux légers à 
modérés. 
Conclusion : Les patients porteurs d’un SAHOS sévère pré-sentent 
un risque de développer des complications cardio-vasculaires 
plus important. Ainsi, le dépistage et le traitement 
spécique de ces complications chez les apnéiques sévères 
est essentiel en vue d’une prise en charge optimale et un meil-leur 
pronostic. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : MAALEJ Sonia 
s.maalej@gnet.tn 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com 57 57 
POSTERS 25  28
Posters 
Poster 29 
Syndrome d’apnées obstructives de sommeil et 
pression artérielle : y-a-t’il des différences 
selon le sexe ? 
GHARSALLI Houda (1) ; MOKKADEM Salma (1) ; 
AOUADI Samira (1) ; SEBEI Asma (1) ; NEFFATI Othmane (1) ; 
BEN HAMIDA Abdelmajid (2) ; MAALEJ Sonia (1) ; 
DOUIK EL GHARBI Leila (1) 
(1) Service de pneumologie D. Hôpital A.Mami, Ariana, Tunisie ; (2) Départe-ment 
d’épidémiologie. Faculté de médicine de Tunis, Tunis, Tunisie ; 
Objectif : La relation entre le syndrome d’apnées obstructives 
de sommeil (SAOS) et hypertension artérielle (HTA) est bien 
établie. Plusieurs études se sont intéressées aux particularités 
du SAOS chez les hommes et chez les femmes. La présente 
étude a été entreprise an de rechercher séparément pour 
chaque sexe une corrélation entre la pression artérielle sys-tolique 
(PAS) et diastolique (PAD) et l’IAH pour des patients 
tunisiens. 
Méthodes : Les données cliniques, l’indice de masse corpo-relle 
(IMC), la pression artérielle matinale systolique (PAS) et 
diastolique (PAD) ainsi que les résultats de polygraphies de 
157 malades porteurs de SAOS ont été analysés. La sévérité 
du SAOS a été déterminée selon l’Indice d’Apnées-Hypopnées 
(IAH). L’analyse a été conduite séparément pour chaque sexe 
pour évaluer l’association entre IAH avec la PAS et la PAD. Le 
coefcient de Pearson a été utilisé pour exprimer les corréla-tions. 
Résultats : Cent- vingt-huit femmes (81.5%) et 29 hommes 
(18.5%) ont été inclus d âge moyen 58 ans. L’IMC moyen était 
de 36.5 Kg/m2. Des antécédents d’HTA, de diabète et de dys-lipidémie 
ont été retrouvés dans respectivement 68%, 38% 
et 20% des cas. La moyenne de la PAS était de136 mmHg 
(100-230) et de la PAD était de 81 mmHg (60-115). Cent deux 
patients (65%) étaient porteurs d’un SAOS sévère majoritaire-ment 
de sexe masculin. La PAS était corrélée à l’IAH chez les 
hommes (p=0.05) et chez les femmes (p= 0.031) . Cependant, 
aucune corrélation entre la PAD et l’IAH n’a été constatée 
dans les 2 sexes. De même aucune corrélation entre L’IMC et 
l’IAH n’a été notée dans notre étude. 
Conclusion : Peu d’études ont évalué l’impact du sexe sur 
la PA des patients tunisiens atteints de SAOS. Dans notre tra-vail, 
l’augmentation de la PAS préjuge de la sévérité du SAOS 
pour les 2 sexes. Des facteurs de confusion potentiels liés aux 
comorbidités, en particulier l’obésité, doivent être considérés. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : GHARSALLI Houda 
houdagharsalli@yahoo.fr 
Poster 30 
Impact des paramètres anthropométriques 
sur la sévérité du syndrome d’apnées obstructives 
du sommeil 
GHARSALLI Houda (1) ; SEBEI Asma (1) ; AOUADI Samira (1) ; 
BAYOUDH Aida (1) ; NEFFATI Othmane (1) ; 
MOKKADEM Salma (1) ; BEN HAMIDA Abdelmajid (2) ; 
MAALEJ Sonia (1) ; DOUIK EL GHARBI Leila (1) 
(1) Service de pneumologie D. Hôpital A.Mami, Ariana, Tunisie ; (2) Départe-ment 
d’épidémiologie. Faculté de médicine de Tunis, Tunis, Tunisie 
Objectif : L’obésité est reconnue comme un facteur de risque 
du syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS). La 
distribution graisseuse peut jouer un rôle dans la prévalence 
du SAOS. Le but de notre travail était d’évaluer l’impact des 
paramètres anthropométriques sur la sévérité du SAOS pour 
les sujets tunisiens. 
Méthodes : Etude rétrospective incluant les patients ayant 
un SAOS a été établie entre 2010 et 2013. Les mesures de la 
taille, du poids, du tour du cou, du tour de taille (TT) et du tour 
de hanche (TH) ont été effectuées. Le rapport tour de taille sur 
tour de hanches (T/H), tour du cou sur la taille (C/T) ainsi que 
l’indice de masse corporelle (IMC) ont été calculés. La sévérité 
de SAOS a été déterminée selon l’Index d’Apnées-Hypopnées 
(IAH). 
Résultats : Cent vingt-cinq patients ont été inclus (86 femmes 
et 38 hommes) d’âge moyen 56 ans. Les comorbidités cardio-vasculaires 
ont été notées dans 65% des cas, le diabète dans 
53% et la dyslipidémie dans 20% des cas. Le SAOS était sévère 
pour la moitié des patients. Les moyennes du poids, d’IMC, de 
tour de cou et du TT étaient respectivement 98 kg (68-146), 39 
Kg/m2 (22-60) ,40 cm (33-60) et 127 cm (90-172). La moyenne 
des rapports T/H et C/T étaient respectivement 1.07 et 0.21. 
On n’a pas noté de corrélation entre les paramètres anthropo-métriques 
étudiés un à un et la sévérité du SAOS. Cependant 
en comparant les 2 sexes l’IMC apparaît avoir une inuence 
modérée sur la sévérité du SAOS pour les femmes (p=0.08) . Le 
TT ; marqueur simple de l’obésité abdominale ; était fortement 
corrélé à la sévérité du SAOS pour les hommes (p= 0.02). 
Conclusion : Dans notre étude la sévérité du SAOS n’a pas 
été inuencée par aucun paramètres anthropométriques. 
Cependant en étudiant les patients selon le sexe un lien 
clair entre l’obésité abdominale et la sévérité du SAOS a été 
constaté chez les hommes. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : GHARSALLI Houda 
houdagharsalli@yahoo.fr 
58 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Posters 
Poster 31 
Syndrome métabolique et syndrome d’apnées 
obstructives du sommeil : prévalence et corrélation 
BEN AMAR Jihen (1) ; DHAHRI Besma (1) ; 
BACCAR Mohamed Ali (1) ; AZZABI Saloua (1) ; 
AOUINA Hichem (1) ; BEN HAMAD Wided (1) 
(1) Hôpital Charles Nicolle, Tunis, Tunisie 
Objectif : le syndrome d’apnées obstructives de sommeil 
(SAS) est associé avec l’hypertension artérielle, dyslipidémie 
et l’obésité. Le syndrome métabolique (SM) semble favoriser la 
survenue du SAS indépendamment de l’obésité, la prévalence 
du SAS dans le syndrome métabolique est peu connue. But : 
déterminer la prévalence de syndrome métabolique chez les 
patients ayant un SAS et la corrélation entre le SM et les don-nées 
polygraphiques par rapport aux sujet roneurs sans SAS. 
Méthodes : nous avons inclus dans notre étude 44 patients 
ayant un SAS (IAH5/h) et 27 patients roneurs sans SAS asso-cié 
(IAH5/h). Tous les patients étaient de sexe masculin. Tous 
les patients ont bénécié d’une polygraphie nocturne et des 
prélèvements sanguins an d’évaluer le SM. 
Résultats : Les deux groupes de patients étaient compa-rables 
en termes d’âge et de comorbidités associées. La pré-valence 
de SM était 58% chez les patients ayant un SAS et 21% 
chez les roneurs. Le SM était signicativement corrélé à IAH, 
le temps passé avec une saturation en oxygène inférieure à 
90% et l’échelle de somnolence d’Epworth. 
Conclusion : Notre étude a montré une corrélation entre le 
SM et la sévérité de SAS. Ces données suggèrent que la re-cherche 
d’un SAOS par un enregistrement du sommeil devrait 
être systématiquement proposée chez les patients ayant un 
SM. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : BEN HAMAD Wided 
benhamad.wided@gmail.com 
Poster 32 
La Polygraphie sous-estime le diagnostic et 
la sévérité du SAHOS : résultats de la cohorte 
European Sleep Apnea Database (ESADA) 
MARECHAL Didier (1) ; AUGUSTE Stéphanie (1) ; 
TOUIL Samira (1) ; BENREZZAK Nasro (1) ; TACHE Nadia (1) ; 
BALEKJI Zouheir (1) ; ROISMAN Gabriel (1) ; 
ESCOURROU Pierre (1) 
(1) Hôpital Béclère, Clamart, France 
Objectif : La Polygraphie (PG) et la polysomnographie (PSG) 
sont utilisées pour le diagnostic du syndrome d’apnées obs-tructives 
(SAHOS) mais leur équivalence dans des cohortes 
cliniques non sélectionnées est inconnue Notre hypothèse 
est que la méthode diagnostique inuence le diagnostic et la 
sévérité du SAHOS 
Méthodes : Les données de 11,049 patients dans la cohorte 
multicentrique de 26 centres européens: European Sleep Ap-nea 
Cohort (ESADA) avec suspicion de SAHOS (H ou F; 18– 
80ans) ont été utilisées pour comparer la PG (n= 5745) et la 
PSG (n=5304). Chacun des centres a utilisé ses techniques de 
routine (PG et/ou PSG) pour le diagnostic des patients. Les évè-nements 
respiratoires ont été scorés en utilisant les critères 
de l’ AASM 2007. 
Résultats : L’index d’apnée-hypopnée par la PSG (IAH-PSG 
= 31.0±26.1 hr-1) a été plus élevé que par la PG (IAH-PG = 
22.0±23.5 hr-1) (p0.0001). L’index de désaturation d’oxygène 
a été inférieur en PG (ODI-PG = 18.4±21.7 hr-1) comparé à 
la PSG (ODI-PSG= 23.0±25.3 hr-1) mais pas différent lorsque 
la PSG était rapportée au temps total analysé TAT (ODI-TAT 
18.6±21.4 hr-1, p0.65). La proportion de patients avec un 
IAH 15 était 64% dans le groupe PSG et 47% dans le groupe 
PG (p0.001). Globalement, un patient exploré par une PG a 
en moyenne un IAH de 30% inférieur à la PSG. La proportion 
de patients avec un IAH  15 était 65% dans le groupe PSG et 
46% dans le groupe PG (p0.001). Les sévérités obtenues par 
la PSG étaient signicativement plus basses que pour la PG 
dans les intervalles d’IAH inférieur à 15 (p0.0001) et plus éle-vées 
pour les IAH  30 (p0.001) Les différences ne sont pas 
liées aux caractéristiques ou aux comorbidités des patients. 
L’analyse démontre que l’IAH moins élevé dans le groupe PG 
est lié à 2 facteurs pour part égale: surestimation du temps de 
sommeil qui produit un IAH inférieur malgré un nombre total 
d’évènements identiques et non prise en compte des micro-éveils 
pour le scorage des hypopnées. 
Conclusion : Cette étude indique que la PG interprétée avec 
les critères standards sous-estime le diagnostic et la sévérité 
du SAHOS. Nous proposons le développement de critères spé-ci 
ques de PG pour le management des patients suspects de 
SAHOS. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : ESCOURROU Pierre 
pierre.escourrou@abc.aphp.fr 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com 59 59 
POSTERS 29  32
Posters 
Poster 33 
Observance à la ventilation en pression positive 
continue (PPC) : Etude à propos de 50 patients 
ELBIAZE Mohammed (1) ; OTMANI Fatima Zahra (1) ; 
SERRAJ Mounia (2) ; AMARA Bouchra (2) ; 
BENJELLOUN Mohamed Chakib (2 
(1) Unité de Sommeil CHU Hassan 2, Fès, Maroc ; (2) Service de pneumologie 
CHU Hassan 2, Fès, Maroc 
Objectif : Nous proposons une étude évaluant l’observance à 
moyenne terme du traitement par l’auto PPC chez 50 malades 
suivis pour SAOS en unité de sommeil au service de pneumo-logie 
au CHU HASSAN II de Fès. 
Méthodes : Nous avons évalué les données cliniques et les 
données des rapports d’observance enregistrées dans les 
appareils de PPC durant les différentes consultations de suivi. 
Résultats : La période de suivi allant de 2 mois à 16 mois de-puis 
janvier 2013. La moyenne d’âge est de 50 ans, le sex-ratio 
26H/24F. La valeur moyenne de l’IMC est 32. Le diagnostic de 
SAOS est conrmé par Polysomnographie, la valeur moyenne 
de l’Index Apnée Hypopnée (IAH) initial est 54. Le mode auto 
PPC est utilisé chez 94% des patients. Les moyennes de la 
pression minimale et maximale utilisées sont respectivement 
8 et 14 cmH2. Les rapports d’observance des appareils de PPC 
montrent que : la moyenne de la durée d’utilisation est de 
6h±2h, la moyenne du pourcentage des jours d’utilisation4h 
est de 82%, la moyenne de la pression moyenne de l’appareil 
90% de temps est de 10±4, la moyenne de la durée journa-lière 
de fuite est de 32min 14s; et la moyenne de l’IAH résiduel 
est de 5,37. Parmi les patients, 38% ont une intolérance ini-tiale 
puis se sont réadaptés, 12% ont une intolérance puis sont 
perdus de vue et 42% sont des bons tolérants initialement. 
Les causes sont : La sécheresse buccale 27%, les céphalées 
matinales 24%, un masque inadapté 31%, insomnie 71%. Le 
taux d’adhérence au rythme des consultations habituels est 
de 66% (la moyenne de nombre des consultations dans notre 
échantillon est de 4,12). Le nombre des malades qui sont amé-liorés 
sous PPC est de 35, soit un taux de 70%. 
Conclusion : Nous insistons sur les bons résultats d’obser-vance 
dans notre étude et nous analysons les facteurs sus-ceptibles 
de l’améliorer. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : ELBIAZE Mohammed 
mohammed.elbiaze@usmba.ac.ma 
Poster 34 
Observance de la PPC instaurée au domicile, 
en mode autopiloté chez l’enfant de 6 à 13 ans 
PERRIOL Marie-Pierre (1) ; POIROT Isabelle (2) ; 
LAMBLIN Marie-Dominique (3) 
(1) Neurophysiologie clinique, hôpital Jean Bernard, CH Valenciennes, Lille, 
France ; (2) Psychiatrie, CHRU de Lille, Lille, France ; (3) Neurophysiologie 
Clinique, hôpital Roger Salengro, CHRU de Lille, Lille, France 
Objectif : Les apnées du sommeil de l’enfant affectent le 
comportement et les apprentissages. Elles sont souvent en 
rapport avec une obstruction des voies aériennes supérieures 
et l’adeno-amygdalectomie en est le traitement de référence. 
Peuvent ensuite être proposées la chirurgie dento-faciale et 
enn la ventilation en pression positive continue (PPC). La 
PPC est proposée en pression xe, après titration lors d’une 
polysomnographie hospitalière. Elle est très efcace sur la 
correction des apnées mais la littérature rapporte un défaut 
d’observance majeur (42%). Dans notre expérience l’indication 
chirurgicale est rarement retenue. Les délais des avis puis des 
polysomnographies de titration, sont longs à l’échelle d’une 
année scolaire. Nous avons évalué la tolérance de la PPC en 
mode autopilotée et instaurée directement au domicile. 
Méthodes : La PPC a été proposée à 2 lles/14 garçons âgés 
de 9.5 ans [6-13]. 
Résultats : Une famille a refusé. L’IAHO moyen des enfants 
était de 17.81/h et le score à l’échelle de somnolence était de 
9.5/30. Un enfant a été désappareillé à 3 mois. Un enfant a été 
désappareillé après amygdalectomie. Le pourcentage d’en-fants 
observants à un mois était de 66% (370 minutes/nuit en 
moyenne). A trois mois il était de 80% (417 minutes). A six mois 
il restait de 90% (477 minutes). Les quatre enfants ayant plus 
de 12 mois de suivi sont observants (449 minutes). Le score 
à l’échelle de somnolence a chuté à 4.5. L’efcacité clinique 
est observée sur les performances scolaires, la fréquence des 
crises d’asthme ou d’épilepsie, le comportement. 
Conclusion : La PPC en mode autopilotée instaurée au domi-cile 
est parfaitement acceptée par les familles. Le taux d’aban-don 
est de 7% contre 30% dans la littérature. La contrainte 
qu’elle représente est mieux tolérée que la PPC en pression 
xe puisque l’observance est deux fois plus importante que 
dans la littérature. On peut se poser la question du reet d’une 
meilleure efcacité. La PPC en mode autopilotée au domicile 
permet une prise en charge rapide et moins contraignante 
pour les parents et les enfants. Elle est efcace et bien tolérée. 
Elle peut être proposée en première intention en attendant 
prises en charge ORL et orthodontiques. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : PERRIOL Marie-pierre 
perriol-mp@ch-valenciennes.fr 
60 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Posters 
Poster 35 
L’obstruction nasale et le genre masculin 
contribuent à la persistance de l’ouverture buccale 
au cours du traitement du SAOS par PPC 
LEBRET Marius (1) ; ARNOL Nathalie (1) ; CONTAL Olivier (2) ; 
MARTINOT Jean benoit (3) ; TAMISIER Renaud (4) ; 
PEPIN Jean-Louis (4) ; BOREL Jean Christian (1) 
(1) AGIR à dom. Association, Meylan, France ; (2) Haute Ecole de Santé de 
Vaud, CHU Lausanne, Lausanne, Suisse ; (3) Départements de Pneumologie 
Clinique et Maternité St Elisabeth, Namur, Belgique ; (4) Clinique Universitaire 
de Physiologie et Sommeil, CHU Grenoble, Grenoble, France ; 
Objectif : Les facteurs contribuant à la persistance de l’ou-verture 
buccale sous PPC pendant le sommeil ne sont que 
partiellement connus. Les objectifs de cette étude étaient : i) 
Comparer l’ouverture buccale chez des patients SAOS traités 
par PPC depuis plus de 4 mois par un masque nasal (MN) ver-sus 
un masque naso-buccal (MNB); ii) identier les facteurs 
associés à la persistance l’ouverture buccale. 
Méthodes : Etude prospective transversale. Les patients 
traités par auto-PPC (observance moyenne minimale  3/ 
nuit) réalisaient une nuit d’enregistrement à domicile avec 
un dispositif de mesure de l’ouverture buccale par magnéto-métrie 
(Brizzy® Nomics, Belgique). L’examen clinique incluait 
l’anthropométrie, le statut tabagique, le score de Mallampati. 
L’obstruction nasale était évaluée par le questionnaire NOSE. 
Les données concernant la sévérité du SAOS, la fonction respi-ratoire 
étaient issues du dossier médical. 
Résultats : 38 patients étaient inclus et 34 analysés (22 
hommes; âge= 57.4 [53; 62] ans; IMC= 32.6 [29.1; 35.2] kg.m-2; 
médiane[25th; 75th]). 27 patients utilisaient un MN, 7 un MNB. 
Les patients avec MNB étaient plus fréquemment fumeurs ac-tifs, 
avaient tendance à avoir une obstruction nasale plus im-portante 
et un VEMS diminué comparativement aux patients 
avec MN. L’ouverture buccale moyenne au cours du sommeil 
était plus importante chez les patients avec MNB (13.0 [11.0; 
15.0] versus 6.0 [5.0; 10.0]mm, p0.001), et l’index de désatu-ration 
en oxygène était plus élevé (9.5 [6.2; 15.5] versus 2.9 
[1.0; 6.1] événements/h, p=0.009) par rapport aux patients 
avec MN. En analyse multi-variée, le genre masculin (beta =4.4 
IC: [2.394 ; 6.489], p=0.0001) et l’obstruction nasale (beta =3.9 
IC: [1.686 ; 6.122], p=0.001) étaient les deux facteurs indépen-dants 
associés avec l’ouverture buccale (R2 modèle multi-va-rié 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com 61 61 
=0.49). 
Conclusion : Après au moins 4 mois de traitement par PPC, 
les patients sous masque naso-buccal gardent une ouverture 
buccale plus importante que les patients sous masque nasal. 
La persistance de l’ouverture buccale est associée à l’obstruc-tion 
nasale et au genre masculin. 
Conflits d’intérêts : Jean Christian Borel et Jean Louis Pépin 
sont co-inventeurs d’une demande de brevet déposée avec la 
société NOMICS. 
Contact auteur : BOREL Jean Christian 
j.borel@agiradom.com 
Poster 36 
Impact du choix du masque nasal sur le traitement 
du syndrome d’apnées hypopnées obstructif du 
sommeil (SAHOS) par Pression Positive Continue 
(PPC) 
MORIN Laurent (1) ; NEUZERET Pierre-Charles (1) 
(1) ResMed Science Center, Saint-Priest, France 
Objectif : Très peu d’études ont évalué l’inuence du type 
de masque nasal sur la gestion du traitement par PPC. Cette 
étude française multicentrique randomisée a pour objectif de 
comparer en vie réelle chez des patients SAHOS, l’impact de 
différents types de masques nasals utilisés en première inten-tion 
sur leur traitement PPC. 
Méthodes : 285 pts SAHOS nouvellement diagnostiqués 
et éligibles à la PPC ont été randomisés (ratio 2:3) en deux 
groupes parallèles de masques nasals (MFX : ResMed Mirage 
FX®; Contrôle : FisherPaykel Zest®ou HC407®; ou Philips 
EasyLife®). L’acceptation du masque initial, l’observance à 
la PPC et les interventions du prestataire de santé à domicile 
(PSAD) ont été comparés à 3 mois de traitement en intention 
de traiter modiée (mITT, sans fuites buccales) et en analyse 
On-Treatment (OT, sous PPC à 3 mois). Une régression logis-tique 
a été réalisée dans la population mITT pour déterminer 
les facteurs prédictifs du risque d’échec du masque nasal. 
Résultats : 195 (mITT) et 151 (OT) pts ont été analysés après 
exclusion de 90 pts nécessitant un masque facial. L’accepta-tion 
du masque nasal était supérieure dans le groupe MFX vs 
contrôle (ITT 79% vs 68%, p=0,067; OT 90% vs 76%, p=0,022). 
Les causes d’échec du masque du groupe contrôle se diffé-renciaient 
par plus d’inconfort (5% vs 1%) et/ou plus de fuites 
(5% vs 0%). Le taux d’échecs de PPC et leurs causes étaient 
similaires dans les 2 groupes mais l’observance à la PPC 
des patients sous thérapie à 3 mois était plus élevée dans le 
groupe MFX (5,9±1,8 vs 5,1±1,6 h/nuit, p=0,011). La fréquence 
des visites supplémentaires du PSAD dues à un problème lié 
au masque nasal était plus importante dans le groupe contrôle 
(17% vs 3%, p=0.006). Le risque d’échec du masque nasal était 
associé de manière indépendante à une augmentation des 
fuites non intentionnelles (OR 1,15 [IC95% 1,06-1,24], p=0,002) 
et à une pression de traitement plus basse (OR 0,79 [IC95% 
0,56-0,99], p=0,042). 
Conclusion : Les résultats de cette étude suggèrent que 
l’acceptation des différents masques nasals n’est pas équiva-lente, 
et que le choix initial du masque peut inuencer signi- 
cativement la gestion du traitement par PPC et l’observance 
à la thérapie. 
Conflits d’intérêts : Financement ResMed 
Contact auteur : MORIN Laurent 
laurent.morin@resmed.fr 
POSTERS 33  36
Posters 
Poster 37 
Cinétique évolutive du syndrome d’apnées 
du sommeil au cours de la prise en charge de 
l’acromégalie : résultats à moyen et long terme 
PARENT Anne-Sophie (1) ; MALLART Anne (2) ; 
CORTET Christine (1) 
(1) Service d’endocrinologie, CHRU de Lille, Lille, France ; (2) Service de pneu-mologie, 
CHRU de Lille, Lille, France 
Objectif : Etudier le devenir à long terme du syndrome d’ap-nées 
obstructives du sommeil (SAOS) au cours de la prise en 
charge de l’acromégalie. Déterminer la cinétique d’évolution 
de l’index d’apnées-hypopnées (IAH). 
Méthodes : Notre étude porte sur 14 patients acromégales, 
porteurs d’un SAOS découvert préalablement ou concomitam-ment 
à l’acromégalie. Tous ont bénécié d’1 à 4 réévaluations 
polysomnographiques au cours d’un suivi médian de 5 ans et 
3 mois. 
Résultats : Dans notre cohorte, 13 patients présentaient une 
acromégalie contrôlée, 1 restait dissocié. Au terme du suivi, 
après une durée médiane de contrôle de l’acromégalie de 3 
ans et 9 mois, l’IAH de chaque patient s’améliorait. La sévérité 
du SAOS était diminuée pour 43% des patients. Deux (14,2%) 
étaient guéris. Seul 1 patient parmi les 6 SAOS sévère a vu 
la sévérité de son SAOS s’améliorer, suggérant que lorsque le 
SAOS est initialement sévère, il tend à le rester. La cinétique 
d’évolution du SAOS a été étudiée chez 7 patients. L’amélio-ration 
de l’IAH était concomitante de l’amélioration des para-mètres 
hormonaux et survenait dans les 2 premières années 
de prise en charge. Une fois l’acromégalie contrôlée, l’évolu-tion 
de l’IAH était moindre, même en cas de contrôle prolongé. 
Conclusion : Le traitement de l’acromégalie a permis, à long 
terme une amélioration de la sévérité du SAOS chez 43% des 
patients. L’amélioration de l’IAH était précoce, justiant une 
réévaluation polysomnographique concomitante du contrôle 
de l’hypersomatotropisme. Plus à distance du contrôle de 
l’acromégalie, la sévérité du SAOS semble moins se modier. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : PARENT Anne-Sophie 
mannso123@hotmail.com 
Poster 38 
Epidémiologie du syndrome d’apnées obstructives 
du sommeil (SAHOS) dans une cohorte d’enfants 
suivis dans une consultation spécialisée 
du sommeil 
METCHEDJIN Adeline (1) ; RABEC Claudio (2) ; 
GEORGES Marjolaine (2) ; KABEYA Frank (1) ; 
CABOCHE Isabelle (1) ; BERLY Sylvianne (1) ; JEANNIN Louis (1) 
(1) Centre des troubles respiratoires du sommeil (CTRS), Dijon, France ; (2) 
CHU, Dijon, France 
Objectif : Le SAHOS de l’enfant est une entité différente de 
celle de l’adulte. Sa prévalence varie de 0,7 à 2,2%. Ses fac-teurs 
de risque sont: l’obésité, l’hypertrophie amygdalienne, 
les malformations cranio-faciales. Il est fréquent chez les 
enfants atteints de Prader Willi ou d’une trisomie 21. Le trai-tement 
par pression positive continue (PPC) est efcace mais 
s’inscrit en deuxième intention après l’amygdalectomie, ef- 
cace chez 79% des patients (Marcus, NEJM 2013) notre objectif 
était de décrire les caractéristiques des enfants appareillés par 
PPC dans notre centre entre 3/2010 et 6/2014. 
Méthodes : nous avons utiliser la base de données des ma-lades 
appareillés par PPC au centre des trouble respiratoires 
et les données sociodémographiques, les antécédents, les 
symptômes, les critères et circonstances diagnostique, les 
types et modes d’appareillage utilisé, la tolérance enn l’ob-servance. 
Résultats : Onze enfants (E) (6 garçons, âge moyen de 8.8 
ans (6-13), BMI 17.6 (13-20.4), Epworth 9 (2-18)), adressés 
par divers spécialistes (ORL 3, pédiatres 2, MG 2, généticien 
1, pneumo 1, chir maxillo 1) ont été appareillés par PPC pen-dant 
la période étudiée. L’IAH moyen était de 12 (8.7-26)/h. 
Antécédents : trisomie (2 E), trouble décit de l’attention-hy-peractivité 
(2 E), épilepsie (1 E), fente palatine (1 E) ; 4 avaient 
eu une amygdalectomie. Les symptômes retrouvés étaient : 
ronement (11 E), asthénie (10 E), troubles de l’attention (10 
E), apnées signalées (9 E), difcultés scolaires (6 E), énurésie 
(2 E). Tous ont été traités en mode autopiloté capé ( 6 points 
de variation de la pression). L’acceptation fut bonne pour 6 E 
dès l’institution du traitement. L’observance était supérieure 
à 8 heures pour 7 des enfants. La pression efcace était de 
8.7 (6-11) cmH20. Des effets secondaires à type de fuites et 
sècheresse des muqueuses ont conduit à un changement par 
un masque facial chez 5 enfants. Trois ont été désappareillés 
(2 pour intolérance et 1 pour désaccord parental) 
Conclusion : La PPC est bien tolérée par la majorité des en-fants 
appareillés, avec une bonne observance thérapeutique. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : METCHEDJIN Adeline 
metchedjin@gmail.com 
62 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Posters 
Poster 39 
Evaluation de l’efficacité du télésuivi de la PPC 
en complément du coaching téléphonique 
ROSSIN Nicole (1) ; LESEUX Ludivine (1) ; THUILLART Olivier (1) ; 
FRAYSSE Jean-Louis (1) 
(1) SADIR assistance, Toulouse, France 
Objectif : Les patients présentant des formes modérées à 
sévères du syndrome d’apnées du sommeil sont traités par 
Pression Positive Continue (PPC). La durée d’utilisation quoti-dienne 
de ce traitement est un facteur clé pour son efcacité. 
L’objectif de notre étude est d’évaluer l’efcacité du télésuivi 
de la PPC en complément du coaching téléphonique. Celle-ci 
sera quantiée par la durée d’utilisation de la PPC en compa-rant 
ce groupe à un groupe cas-témoin. 
Méthodes : Les patients ayant bénécié de l’installation du 
système de télé-suivi, TéléObs, lors de l’appareillage par PPC 
entre le 1er octobre 2013 et le 1er janvier 2014 seront analy-sés 
et formeront le groupe (T+C). Ces patients seront com-parés 
à un groupe cas témoin (189 patients) ayant bénécié 
uniquement du coaching téléphonique (C) entre 2010 et 2012. 
La méthodologie du coaching est la même dans les 2 groupes 
(5 appels en 3 mois). Dans le groupe T+C, l’éducatrice avait 
accès aux données de la PPC en temps réel. Le pourcentage 
de patients avec une durée moyenne d’utilisation de la PPC 
3h/ 4 mois a été comparée dans les 2 groupes, ainsi que la 
durée moyenne au cours des 4 premiers mois d’appareillage. 
Les données accessibles sur le D2P ont été utilisées pour 
l’analyse du groupe T+C. 
Résultats : Sur 59 patients T+C analysés, seul 3 ont une 
moyenne d’utilisation de la PPC 3h au cours des 4 premiers 
mois d’appareillage, soit 95% de patients observants dans le 
groupe T+C versus 75% pour le groupe C. La moyenne d’utili-sation 
de la PPC est de 5h35 versus 4h34 pour le groupe T+C 
et C respectivement. 
Conclusion : Le télésuivi de la PPC permet d’augmenter l’ef- 
cacité du coaching téléphonique. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : THUILLART Olivier 
thuillart.o@sadir-assistance.com 
Poster 40 
Validation sur banc d’essais du système TéléObs 
de télé-suivi de la PPC 
FREITAS Ubiratan (1) ; DESSEAUX Jérôme (1) ; 
THUILLART Olivier (2) ; LESEUX Ludivine (2) ; 
GASPARUTTO Bernard (1) ; DELAVILLEMARQUE Nathalie (3) ; 
MUIR Jean-François (4) ; FRAYSSE Jean-Louis (2) 
(1) ADIR association, Isneauville, France ; (2) SADIR assistance, Toulouse, 
France ; (3) Aliseo, Orvault, France ; (4) Service de pneumologie, CHU Bois- 
Guillaume, CHU de Rouen, Rouen, France 
Objectif : Les patients présentant des formes modérées à sé-vères 
du syndrome d’apnées du sommeil sont traités par Pres-sion 
Positive Continue (PPC). La durée d’utilisation quotidienne 
de ce traitement est un facteur clé pour son efcacité. Suite à 
la parution de l’arrêté du 9 janvier 2013, la SADIR a développé 
son système de télésuivi de la PPC, le TéléoObs. Cette étude 
a pour objectif de comparer les différentes mesures enregis-trées 
par le TéléObs par rapport à celles paramétrées sur banc 
d’essais, à l’aide du poumon actif l’ASL 5000™. 
Méthodes : Une 1ère phase a consisté à mesurer l’inuence 
de l’insertion du dispositif dans le circuit de traitement en 
termes de pression délivrée au patient. La perte de charge a 
été mesurée en comparant la pression restituée au niveau de 
l’ASL avec ou sans le TéléObs. La 2nde phase a consisté à éva-luer 
les fuites, la durée d’utilisation de la PPC ainsi que l’IAH 
(Index d’apnées et hypopnées). Les tests ont été effectués 
sur des périodes allant de 3 à 8h, avec des simulations suc-cessives 
d’apnées obstructives ou centrales ou d’hypopnées, 
avec 7 modèles de PPC issus de 6 fournisseurs distincts. 
Résultats : La perte de charge évaluée est minime avec un 
maximum de 0,18cmH2O d’écart, sachant que la variation de 
pression des PPC tolérée est de l’ordre de 0,5cmH2O. La varia-tion 
maximale de la durée d’utilisation enregistrée par le Télé- 
Obs est de l’ordre de 30 sec. Concernant l’IAH, la différence 
moyenne entre les données de l’ASL et celles enregistrées par 
le TéléObs est de 0,29 événements/h. 
Conclusion : Ces résultats montrent la bonne performance 
du TéléObs pour évaluer l’adhésion et l’efcacité de ce trai-tement. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : THUILLART Olivier 
thuillart.o@sadir-assistance.com 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com 63 63 
POSTERS 37  40
Posters 
Poster 41 
Décubitus dorsal et apnées obstructives 
du sommeil au cours de la Maladie de Parkinson 
COCHEN DE COCK Valérie (1) ; BENARD-SERRE Nicolas (2) ; 
CHARIF Mahmoud (2) ; CARLANDER Bertrand (2) ; 
DESPLAN Matthieu (1) ; DRISS Valérie (2) ; CUGY Didier (3) ; 
BAYARD Sophie (2) 
(1) Clinique Beau Soleil, Montpellier, France ; (2) CHU de Montpellier, Montpel-lier, 
France ; (3) CHU Pellegrin, Bordeaux, France 
Objectif : Le décubitus dorsal favorise les apnées obstruc-tives 
du sommeil. Les patients parkinsoniens décrivent des 
difcultés à se retourner dans leur lit. L’objectif de notre étude 
est d’explorer le lien entre décubitus dorsal et troubles venti-latoires 
nocturnes au cours de la Maladie de Parkinson (MP). 
Méthodes : Quinze patients consécutifs atteints de MP et 
d’un Syndrome d’Apnées Obstructives du Sommeil (SAOS) sé-vère 
ont été comparés à 1) 15 patients avec MP sans SAOS ap-pariés 
en âge, sexe, index de masse corporel et sévérité de la 
MP (Unied Parkinson’s Disease Rating Scale-III 2) 11 patients 
appariés en âge et sexe, présentant un SAOS sévère isolé et 
3) 11 sujets sains appariés en âge et sexe. Nous avons com-paré 
le nombre de changements de positions pendant la nuit, 
par heure de sommeil et le pourcentage de temps de sommeil 
passé en décubitus dorsal dans ces quatre groupes. 
Résultats : Les parkinsoniens avec SAOS sévère ont passé 
presque tout leur temps de sommeil (93±11%) en décubi-tus 
dorsal alors que les parkinsoniens sans SAOS (61±24%, 
p0.001), les patients avec SAOS sévère isolé (50±28%, 
p0.001) et les contrôles (40±21, p0.001) restaient signicati-vement 
moins sur le dos. Les parkinsoniens avec SAOS sévère 
changeaient moins souvent de position dans le lit par heure de 
sommeil (0.4±0.5) que les parkinsoniens sans SAOS (1.1±0.8, 
p=0.002), les patients avec SAOS sévères isolés (1.2±1.0, 
p=0.006) et les sujets contrôles (1.5±0.5, p0.001). 
Conclusion : Le SAOS sévère au cours de la MP est asso-cié 
à une diminutions majeure du nombre de changements 
de positions pendant le sommeil et à une augmentation du 
temps de sommeil passé en décubitus dorsal pendant la nuit. 
L’amélioration des difcultés à se retourner dans le lit au cours 
de la MP pourrait diminuer le temps passé en décubitus dorsal 
et améliorer les troubles de la ventilation nocturne. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : COCHEN DE COCK Valérie 
valerie.cochen@gmail.com 
Poster 42 
Pathologies du sommeil et contrôle aérien. 
Un exemple de réhabilitation 
DUBOURDIEU Dominique (1) ; HORNEZ Anne-Pia (1) ; 
MONIN Jonathan (1) ; MANEN Olivier (1) ; 
BISCONTE Sébastien (1) ; OLIVIEZ Jean-François (1) ; 
COSTE Sébastien (1) ; ROUL Guy (1) ; 
BERTRAN Pierre-Etienne (1) ; PERRIER Eric (1) 
(1) Service de santé des armées, Clamart, France 
Objectif : Nous présentons un contrôleur aérien civil, âgé de 
54 ans, porteur d’une surcharge pondérale qui présente un 
syndrome d’apnées du sommeil modéré évoluant depuis plus 
de 10 ans sous traitement par orthèse d’avancement mandi-bulaire. 
La survenue d’endormissements au volant associés à 
des crampes invalidantes plutôt matinales principalement lo-calisées 
dans les cuisses conduit à de nouvelles investigations 
conduisant à un diagnostic polysomnographique de maladie 
de Willis-Ekbom dans une forme clinique inhabituelle sévère 
avec un nombre de mouvements périodiques des membres 
inférieurs à 23/h associé à un index de micro-éveils à 31/h. 
Un traitement par rotigotine, dispositif transdermique, est alors 
associé à la PPC. Se pose alors la question des critères de res-titution 
de son aptitude. 
Méthodes : Nous discutons des conditions de restitution 
d’une aptitude contrôleur aérien exigées par l’instance déro-gatoire, 
le Comité Médical de la Navigation Aérienne . 
Résultats : Il est nécessaire de s’assurer de l’efcacité des 
mesures thérapeutiques et de leur absence d’effets délétères 
sur la sécurité aérienne. Les traitements spéciques du SAS 
que sont l’OAM et la PPC dans ses formes modérées à sévères 
remplissent ces conditions sous réserve de leur bonne tolé-rance 
et de leur efcacité clinique régulièrement contrôlée. 
Dans les formes sévères de la maladie de WE, seule la roti-gotine 
(jusqu’à 3 mg/j) présente un prol compatible avec les 
exigences liées à la SA. Il lui est reconnu une efcacité chez 
43% des patients se maintenant au-delà de 5 ans avec des ef-fets 
secondaires généralement mineurs (fréquents érythèmes 
sous le patch, quelques céphalées, nausées, …) et un risque 
limité de syndrome d’aggravation (inférieur à 13%). 
Conclusion : La mise en route d’un traitement par PPC ou 
OAM dans un SAS modéré ou sévère et par rotigotine à faible 
posologie pour certaines formes sévères de maladie de WE 
apporte une réponse thérapeutique acceptable sur le plan de 
la sécurité aérienne. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : DUBOURDIEU Dominique 
dominique.dubourdieu@laposte.net 
64 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Posters 
Poster 43 
Effet bénéfique sur la perméabilité nasale 
de la rééducation linguale avec le dispositif TRP 
MAUCLAIRE Claude (1) ; DESSANGE Jean-François (2) ; 
SAINT GEORGE CHAUMET Yann (3) ; VANPOULE Fréderic (4) 
(1) Cabinet d’orthodontie, Troyes, France ; (2) HOPITAL COCHIN, Paris, France 
; (3) Tongue Laboratory, Troyes, France ; (4) CETOF, Tours, France 
Objectif : Plusieurs études ont montré l’intérêt de la réédu-cation 
musculaire de la langue dans l’instauration d’une venti-lation 
nasale et le traitement du SAOS. L’appareil buccal TRP© 
(Tongue Right Positioner) corrige durablement les fonctions 
linguales, sans effets indésirables constatés. La contrainte 
fonctionnelle et posturale qu’il exerce sur la langue tonie 
ses muscles et élargit l’oropharynx. Nous avons évalué l’effet 
de cette tonication musculaire avec TRP sur la perméabilité 
nasale. 
Méthodes : Nous avons mesuré le débit nasal inspiratoire 
maximal (DNIM) avec l’appareil InCheck® sur 47 patients d’or-thodontie, 
souvent roneurs, âgés en moyenne de 11,6 ans 
(±2,6), présentant une dysfonction linguale traitée avec TRP. 
Les mesures ont été réalisées avant la pose du TRP, puis juste 
après et ensuite à chaque visite, en moyenne tous les 1,4 mois 
pendant environ 6 mois de traitement. 
Résultats : Les mesures montrent que le TRP induit une aug-mentation 
moyenne du DNIM de 8,5% ±0,5 (79% de répon-deurs; 
P-value=0,0015) dès sa pose, qui passe à 34% ±2,9 (89% 
de répondeurs; P-value=0,0047) après 5,7 mois de traitement, 
indépendamment des expansions transversales maxillaires 
éventuelles appliquées par l’orthodontiste. De plus, avant la 
pose du TRP, 44,6% des sujets présentaient une mesure du 
DNIM statistiquement inférieure à la valeur de référence (Z 
score -1). Juste après la pose du TRP, la proportion des sujets 
présentant un DNIM inférieur à la valeur de référence passe à 
19,2 % ; après 5,7 mois de pose du TRP, la proportion chute à 
11% des sujets. 
Conclusion : Cette étude préliminaire montre un bénéce 
immédiat sur la perméabilité nasale de la correction fonction-nelle 
et posturale de la langue réalisée par le TRP. La toni- 
cation musculaire induite par l’action continuelle de l’appareil 
sur la fonction linguale entraîne une normalisation progressive 
de la perméabilité nasale chez une majorité de patients. Ces 
résultats laissent augurer l’intérêt de ce dispositif pour des pa-thologies 
du sommeil présentant des troubles de la ventilation 
nasale, en particulier le SAOS. 
Conflits d’intérêts : Le brevet du TRP, inventé par le Dr Mau-claire, 
est exploité par Tongue laboratory dirigé par son ls JM 
Mauclaire et dont YSGC est consultant. 
Contact auteur : MAUCLAIRE Claude 
claude.mauclaire@orange.fr 
Poster 44 
Prise en charge du SAHOS par Orthèse d’avancée 
mandibulaire en Algérie 
MADOUI Amira (1) ; HADJI-BOURBIA N. (2) ; 
BELLAMDANI M. (3) 
(1) Orthodontiste CHU Alger Ouest, Alger, Algérie ; (2) Pneumologue libéral, 
Blida, Algérie ; (3) Pneumologue libéral, Alger, Algérie 
Objectif : Evaluer notre activité de prise en charge de patients 
souffrant de SAHOS, par différents types d’orthèses d’avancée 
mandibulaire (OAM) , sur une période de 5 ans . 
Méthodes : 165 patients (58 femmes et 103 hommes) ont 
été orientés par les médecins spécialistes du sommeil pour 
avis et prise en charge par OAM. Il s’agit de différents types 
d’orthèses : monobloc en résine acrylique, bibloc titrable, en 
traction mandibulaire avec barrettes et orthèses industrielles 
Résultats : Sur 165 patients, 23,64 % ont été récusés pour 
divers motifs : édentations molaires, sub luxations et dou-leurs 
au niveau des articulations temporo-mandibulaires, pro-pulsions 
mandibulaires insufsantes et 44,24% des patients 
candidats à l’OAM ont été perdus de vue. Seuls 32,12 % des 
patients ont reçu une OAM. L’amélioration clinique a été jugée 
satisfaisante chez 100 % de ces malades. Un contrôle polygra-phique 
a été réalisé dans 96% de cas et a montré une nette 
amélioration de l’IAH. 
Conclusion : L’orthèse d’avancée mandibulaire reste une 
solution thérapeutique efcace mais encore sous estimée par 
manque d’information des patients et de formation du corps 
médical. De plus, la prise en charge par les caisses de sécurité 
sociale de cette affection améliorera certainement le recrute-ment. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : MADOUI Amira 
madouiamira@gmail.com 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com 65 65 
POSTERS 41  44
Posters 
Poster 45 
Traitement du syndrome d’apnées obstructives du 
sommeil (SAHOS) par expansion maxillaire rapide 
chirurgicalement assisté 
LESTANG Pascal (1) 
(1) La Rochelle, France 
Objectif : La chirurgie d’avancée maxillo-mandibulaire chez 
l’adulte et l’expansion maxillaire rapide chez l’enfant ont mon-trés 
des bons résultats dans les apnées du sommeil. Il existe 
aussi des patients adultes avec un maxillaire étroit. Après la 
puberté, la suture médiopalatine s’ossie nécessitant une 
assistance chirurgicale pour obtenir une expansion maxillaire. 
Le but de cette étude est de montrer les effets de la chirurgie 
d’expansion sur des patients avec un SAHOS. 
Méthodes : Tous les patients ont eu une polysomnographie 
et une rhinomanométrie depuis 2007 avant la chirurgie. 5 
n’ont pas effectuée de polysomnographie post-opératoire. 20 
patients (5 hommes, 15 femmes) d’âge moyen 30a (13a à 54a) 
avec un SAHOS léger à sévère IAH moyen à 16/h avec micro 
éveils corticaux d’origine respiratoire à 21/h présentaient soit 
un trouble de l’articulé dentaire soit un décit transversal sur 
une analyse céphalométrique ou une obstruction nasale non 
expliqué par une cause ORL ont eu une expansion maxillaire 
rapide chirurgicalement assisté entre 2001 et 2014 
Résultats : Tous ont eu une amélioration de l’obstruction 
nasale objectivée en rhinomanométrie par des débits passant 
de 404 à 865 ml/kPa/sec à l’éveil. L’IAH moyen post opératoire 
passe à 7/h. 47% ont un IAH 5/h avec une guérison. 80% ont 
un succès thérapeutique (IAH 20/h et diminution de 50% de 
l’IAH) Cette technique permet de stopper la ventilation nasale 
initialement prescrite pour 6 patients grâce à la forte diminu-tion 
des micro-éveils corticaux d’origine respiratoire à 7/h. 
Conclusion : Si cette technique parait prometteuse, il reste 
à en afner les indications et à dénir par des études pros-pectives 
la fréquence de ces anomalies chez l’adulte atteint 
de SAHOS 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : LESTANG Pascal 
drlestang@orange.fr 
Poster 46 
SAS, réhabilitation et transplantation cardiaque : à 
propos d’un cas de cardiopathie ischémique sévère 
avec SACS appareillé et réentraîné 
HERENGT Frédéric (1) ; BRIOTA Laura (1) ; BRION Richard (1) 
(1) Dieulefit Santé, Dieulefit, France 
Objectif : Mr S…, 57 ans, est admis en SSR cardiologique 
le 13/12/2010 pour réhabilitation après angioplastie coro-naire 
post IDM antérieur thrombolysé, avec handicap fonc-tionnel 
majeur et dysfonction ventriculaire gauche sévère 
(FEVG=32%). 
Méthodes : La polygraphie systématique qui met en évidence 
un SACS sévère (IAh=53,9/h, dont 32,7 événements centraux/h; 
SaO2=93,5 % avec SaO290% pendant 3,3% du temps d’enre-gistrement). 
Après un échec initial, un appareillage en pression 
positive auto-asservie est nalement installé avec succès au 
3ème mois. Au 30 ème mois, une transplantation cardiaque 
est réalisée. Au 33 ème mois, la polygraphie à l’état basal un 
SAOS d’importance moyenne à composante positionnelle 
(IAh=14,7/h, 23,9/h en décubitus dorsal, SaO2=90,4 % avec 
SaO290% pendant 27,7% du temps d’enregistrement), avec 
hypoventilation alvéolaire et une hypoxémie nocturne. Après 
échec de la PPC et de la BiPAP, la BiPAP auto est proposée 
et bien tolérée. L’EFR montre une aggravation d’un syndrôme 
restrictif pur par rapport au bilan initial (CVL à 55% contre 68% 
; VEMS à 54% contre 64%). Il existe une atélectasie LID sans lé-sion 
endobronchique. A 41 mois, l’observance reste bonne et 
le patient poursuit ses activités physiques (marche et cycloer-gomètre 
quotidiens). Au cours du programme de réhabilita-tion, 
la puissance sur cycloergomètre augmente de 50 à 120 W. 
Résultats : Cette évolution du syndrôme d’apnées central 
vers un prol plus obstructif après transplantation cardiaque 
est décrite dans la littérature, l’originalité de cette observation 
est liée à la présence en post-opératoire d’une hypoventilation 
alvéolaire et d’un trouble ventilatoire restrictif régressif. 
Conclusion : L’évolution du syndrôme d’apnées après 
transplantation illustre l’importance du dépistage et du suivi 
polygraphique dans la population des insufsants cardiaques 
quelque soit l’évolution cardiologique. L’observation objective 
l’efcacité du programme de réhabilitation sur l’amélioration 
de la tolérance à l’effort dans l’insufsance cardiaque à chaque 
phase évolutive, non seulement en pré ou post-transplantation 
immédiate, mais aussi à moyen terme en post-transplantation. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : HERENGT Fréderic 
f.herengt@dieulefit-sante.org 
66 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Posters 
Poster 47 
Chirurgie d’avancée naxillo-mandibulaire dans le 
traitement du Syndrome d’Apnée Obstructive du 
Sommeil : efficacité et retentissement esthétique 
GARREAU Emilie (1) ; BERANGER Thibaut (1) ; FERRI Joël (1) ; 
RAOUL Gwenaël (1) 
(1) Service de Chirurgie Maxillo-Faciale et Stomatologie CHRU Lille, Lille, 
Objectif : Les traitements communément utilisés dans le syn-drome 
d’apnée obstructive du sommeil (SAOS) sont la pres-sion 
positive continue et l’orhtèse d’avancée mandibulaire. En 
effet, la prise en charge chirurgicale des SAOS par avancée 
maxillo-mandibulaire est souvent percue comme risquée, 
contraignante et à retentissement esthétique mal anticipé. 
Méthodes : Cette étude rétrospective menée dans le service 
de chirurgie maxillo-faciale du CHRU de Lille présente les ré-sultats 
des patients opérés d’une chirurgie d’avancée maxillo-mandibulaire: 
l’efcacité denie par un index apnée-hypopnée 
(IAH) 15/h et une diminution de 50% de l’IAH en post opéra-toire, 
ainsi que le retentissement morphologique et la satisfac-tion 
globale des patients évalués par un questionnaire 
Résultats : 37 patients ont été traité par avancée maxillo-mandibulaire. 
Une efcacité a été obtenue chez 73% d’entre 
eux. Une amelioration moyenne de l’IAH de 31,6/h a été 
retrouvée. La satisfaction globale des patients était de 91%. 
78% des patients se trouvaient améliorés ou inchangés suite 
à cette chirurgie. 
Conclusion : La chirurgie d’avancée maxillo-mandibulaire 
semble être un traitement efcace dans le traitement du 
SAOS, avec un retentissement esthétique bien accepté par les 
patients. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : GARREAU Emilie 
emilie.garreau@gmail.com 
Poster 48 
Etude de validation d’une PPC auto avec le mode 
de confort P-Flex 
GENTINA Thibaut (1) ; CODRON François (1) ; 
JOUNIEAUX François (1) ; LAMBLIN Catherine (1) ; 
DERNIS Jean-Marc (1) ; BURE Marc (1) ; FORTIN François (1) 
(1) Clinique de la Louvière, Lille, France 
Objectif : La PR1 REMstar auto avec le mode de confort P-Flex 
est une machine de ventilation en pression positive conti-nue 
(PPC) qui s’adapte aux besoins de pression du patient. 
Autrement dit dès la détection de l’inspiration, la machine ac-compagne 
l’inspiration pour atteindre la pression requise puis 
en début expiration, le mode P-Flex applique une réduction de 
pression proportionnelle au débit du patient ainsi qu’au niveau 
de pression. Contrairement au mode de confort A-Flex qui ap-plique 
en n d’expiration une réduction de pression qui n’est 
proportionnelle qu’au débit patient. Le but de cette étude est 
d’évaluer l’efcacité, le confort, le niveau moyen de pression 
délivré par la PR1 REMstar Auto en utilisant le mode de confort 
P-Flex chez des patients présentant un Syndrome d’Apnée Hy-popnée 
Obstructif du Sommeil (SAHOS) sévère. 
Méthodes : Notre étude prospective a inclus des patients 
somnolents (Epworth10) porteurs d’un SAHOS sévère. Une 
polysomnographie est réalisée lors du bilan initial et à 3 mois 
de traitement par la PPC. L’observance est mesurée via la 
carte mémoire de la machine. La pression moyenne délivrée 
par la PPC auto est comparée à celle mesurée au masque soit 
la pression correspondant à l’effet du mode P-Flex. 
Résultats : 32 patients (24 hommes) (IMC = 31,7±4,5 kg/m2, 
âge = 52,4±11 ans, IAH = 49,9±18/h) sont inclus. A 3 mois, 
l’IAH-PSG est réduit de manière signicative (4,3±4,8/h), de 
même que l’index de désaturation (31,6±27,2 à 4,8±5,7/h), 
l’indice de micro-éveils (39,4±18,1 à 2,6±3,4/h) et la somno-lence 
(Epworth = 13,8±2,9 à 6,6±4,3 ) (p0,001). L’observance 
est de 4,6±4,4 h/nuit à 1 mois et de 4,5±2,4 h/nuit à 3 mois. 
Les niveaux moyens de pression délivrés avec le mode P-Flex 
(pression au masque) sont signicativement plus faibles que 
ceux délivrés théoriquement par la machine (6,7 ± 2,1 vs 7,8 
± 2,2 cmH2O). 
Conclusion : Chez des patients avec un SAHOS sévère, la PR1 
REMstar auto avec le mode de confort P-Flex est bien tolé-rée 
et traite efcacement les évènements respiratoires et les 
symptômes des troubles respiratoires du sommeil avec un 
niveau moyen de pression plus bas. 
Conflits d’intérêts : Cette étude a été sponsorisée par 
PHILIPS RESPIRONICS. 
Contact auteur : MAKHLOUF Linda 
linda.makhlouf@philips.com 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com 67 67 
POSTERS 45  48
Posters 
Poster 49 
Association BPCO et SAOS (overlap syndrome) : 
quelles modalités de prise en charge ? 
NETCHITAILO Marie (1) ; LAVERGNE Franck (2) ; 
TARDIF Catherine (1) ; MUIR Jean-François (1) ; 
CUVELIER Antoine (1) 
(1) Hôpital Bois-Guillaume-CHU Rouen, Rouen, France ; (2) Clinique Edouard 
Rist, Paris, France 
Objectif : Étudier les caractéristiques et le traitement des 
patients atteints d’overlap syndrome ainsi que leur évolution. 
Méthodes : Étude bi-centrique, rétrospective chez 129 pa-tients 
overlap syndrome. Les critères d’inclusion étaient une 
BPCO avec VEMS/CVF  70% sur une EFR de référence à l’état 
stable associée à un index d’apnées-hypopnées (IAH)  10 
en poly(somno)graphie. Les caractéristiques de la population 
ont été analysées puis une comparaison a été faite entre les 
patients traités par VNI et ceux traités par PPC. 
Résultats : Le diagnostic d’overlap syndrome a été réalisé 
suite à une insufsance respiratoire aiguë dans 29% des cas. Il 
s’agissait en majorité d’hommes (86%), anciens fumeurs (61%) 
et obèses (77%). Le VEMS moyen était de 53,74 ± 18,55 % de 
la théorique et l’IAH moyen était de 42,38 ± 24,13. A leur sortie 
d’hospitalisation, les patients étaient traités par VNI (61%) ou 
par PPC (39%). Les patients ventilés par VNI avaient un VEMS 
moyen plus bas (48,92 vs 59% p  0,01), une SpO2 nocturne 
moyenne plus basse (86% vs 90% p  0,01) et un temps pas-sé 
à SpO2  90% plus élevé (67,05% vs 40,14% p  0,01) que 
les patients traités par PPC qui eux avaient un IAH plus élevé 
(49,92 vs 40,88 p = 0,05). Les patients traités par VNI étaient 
plus hypoxémiques (63,43 mmHg vs 70,96 mmHg p  0,01) et 
plus hypercapniques (49,11 mmHg vs 41,97 mmHg p  0,01) 
avant la mise en place de la ventilation. L’observance à un an 
était meilleure dans le groupe VNI (8,08 heures vs 5,8 heures 
p  0,01). La survie n’était pas différente entre les 2 groupes 
(p = 0,98). 
Conclusion : Les patients ayant une BPCO plus sévère sont 
préférentiellement traités par VNI. Ce traitement s’accom-pagne 
d’une meilleure observance mais n’est pas corrélé à 
une meilleure survie. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : TARDIF Catherine 
catherine.tardif@chu-rouen.fr 
Poster 50 
La prise de poids sous CPAP : un bon marqueur 
d’observance 
ABOUDA Maher (1) ; YANGUI Ferdaws (1) ; 
HACHICHA Amani (1) ; TRIKI Miriam (1) ; CHARFI Med Ridha (1) 
(1) Hôpital des F.S.I., La Marsa, Tunisie 
Objectif : L’obésité représente le facteur de risque le plus 
important du syndrome d’apnées obstructives du sommeil 
(SAOS). Le traitement des formes sévères fait appel à la pres-sion 
positive continue (PPC). Nous nous proposons d’étudier 
l’impact du traitement par PPC sur l’obésité. 
Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective qui a collegié 
les dossiers de patients suivies depuis plus de un an pour 
SAOS sévère et chez qui un traitement par PPC a été indiqué 
en 2012. La variation du poids en fonction de l’observance du 
patient à la PPC a été étudiée entre 2012 et 2013. 
Résultats : 136 dossiers exploitables de patients porteurs de 
SAOS sévère ont été étudiés. Il s’agissait surtout de patients de 
sexe masculin (104 hommes) ayant un poids moyen de 99,8 
kilogramme en 2012 contre 101,2 kilogramme en 2013. Sur les 
136 patients, 46 n’ont pas accepté la PPC ou l’ont arrêté avant 
la n de la première année, 39 l’ont utilisé mais de façon irré-gulière 
et 61 l’ont utilisé de façon adéquate. Chez les patients 
n’ayant pas utilisé la PPC une baisse du poids non signicative 
de 0,4 (± 5,7) kilogramme a été noté. Chez les patients appa-reillés, 
une différence signicative (P0,02) dans l’augmenta-tion 
du poids entre le groupe des patients adhérents à la PPC 
(2,1± 4,2) et les patients non adhérents (0,9± 3,7Kg). 
Conclusion : Le traitement par PPC pendant plus de un an 
est un facteur de prise de poids. Cette prise de poids est plus 
importante chez les patients bien observants. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : ABOUDA Maher 
maherabouda@yahoo.fr 
68 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Posters 
Poster 51 
L’anxiété et la dépression sont-ils des facteurs 
prédictifs de l’arrêt d’un traitement par PPC ? 
MASSANT Virginie (1) ; COLLOT Rita (1) ; LEGROS Pascal (1) ; 
FROGNIER Richard (1) 
(1) Saint-Luc, Bouge, Belgique 
Objectif : Les raisons qui poussent un patient souffrant de 
SAOS à stopper son traitement par pression positive continue 
(PPC) demeurent encore incomplètement connues. 
Méthodes : An d’évaluer le rôle de l’anxiété et/ou de la dé-pression 
chez ces patients, nous avons prospectivement éva-luer 
la présence de ces deux facteurs en proposant de remplir 
un questionnaire d’anxiété de Spielberger (STAI forme Y-B) et 
de dépression de Beck (21 items) à tous les patients qui ont 
bénécié d’une habituation à la PPC entre le 1er janvier 2012 
et le 16 septembre 2014. 
Résultats : Sur un total de 388 patients appareillés durant 
cette période, 48 ont refusé de participer à l’étude ou ont mal 
complété les questionnaires. Sur les 340 patients restant, 262 
étaient toujours traités au 16/09/2014 (76,8%). Parmi les 78 
patients ayant stoppé le traitement durant cette période, 3 
sont décédés et il n’a pas été possible de récupérer les dates 
d’arrêt pour 4 d’entre-eux. Sur les 71 patients restant, il appa-raît 
que ce groupe présente une échelle de dépression signi- 
cative par rapport au groupe toujours traité (11 (dépression 
légère) vs 9 (absence de dépression)) alors qu’il n’existe pas 
de différence signicative à l’échelle d’anxiété (48,6 vs 47,5). 
Les deux groupes sont par ailleurs similaires pour les variables 
d’indice de masse corporelle, d’index d’apnées - hypopnées, 
d’index de micro-éveils et de score de somnolence d’Epworth. 
Conclusion : La présence d’un état dépressif léger au moment 
de l’instauration d’un traitement par PPC pourrait donc consti-tuer 
un facteur favorisant l’arrêt prématuré du traitement. 
Ceci mériterait donc d’être dépister dès la prise en charge an 
d’améliorer l’adhérence au traitement de ces patients. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : MASSANT Virginie 
vivimassant@yahoo.fr 
Poster 51bis 
Pression positive continue et stéatose hépatique 
liée au syndrome d’apnées obstructives du 
sommeil : Données d’essais randomisés contrôlés 
I. Jullian-Desayes (1-2) ; R. Tamisier (1-2), J.P. Zarski (3) ; 
S.H. Launois(1-2) ; N. Arnol (1-2) ; C. Trocme (1-4) ; 
P. Faure (1-4) ; P. Lévy (1-2) ; M. Joyeux-Faure (1-2) ; 
J.L. Pépin (1-2) 
(1) Université Grenoble Alpes, HP2; Inserm, U1042, Grenoble, France ; (2) CHU 
de Grenoble, Laboratoire EFCR, Pôle Locomotion Rééducation et Physiologie, 
Grenoble, France ; (3) CHU de Grenoble, Département d’Hépatologie-gastro-entérologie, 
Pôle Digidune, Grenoble, France ; (4) CHU de Grenoble, Départe-ment 
de Biochimie, Toxicologie et Pharmacologie, Grenoble, France 
Contexte : Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil 
(SAOS) est associé à une forte prévalence de la stéatopathie 
hépatique non alcoolique (NAFLD). Dans les études en ou-vert, 
la pression positive continue (PPC) diminue les lésions 
hépatiques évaluées par tomographie ainsi que les taux de 
transaminases. Cependant, la diminution des enzymes n’est 
pas conrmée par les essais randomisés contrôlés et aucune 
étude randomisée n’a évalué l’effet de la PPC sur les mar-queurs 
non invasif de stéatose, d’inammation et de brose 
hépatique (mesurées par Fibromax®). 
Méthode : Etude visant à évaluer l’effet du traitement par 
PPC sur la stéatose liée au SAOS, à partir des sérothèques de 
103 patients SAOS inclus dans des essais randomisés : PPC 
versus sham PPC. Une évaluation du score de stéatose, stéa-tohépatite 
non alcoolique (NASH) et brose est réalisée avant 
et après 6 à 12 semaines de traitement par Fibromax®. 
Résultats : Au moment du diagnostic, une stéatose modérée 
à sévère (stade S2/S3) est observée chez 49 % des patients du 
groupe PPC et 40 % du groupe sham PPC. 58 % des patients 
du groupe PPC et 40 % du groupe sham PPC présentent une 
NASH de grade N1 ou N2. Cependant, aucun effet signicatif 
de la PPC sur la stéatose et la NASH n’est observé (OR 0.498 
[0.124; 1.995] pour le SteatoTest®, 1.479 [0.517; 4.228] pour le 
NashTest®). 
Conclusion : La forte prévalence de stéatose et de NASH éva-luées 
par Fibromax® chez les patients SAOS est conrmée. 
Cependant, 6 à 12 semaines de traitement par PPC ne modi- 
ent pas les scores de ce test à partir de ces données d’essais 
randomisés. 
Contact auteur : JOYEUX-FAURE Marie 
MJoyeuxfaure@chu-grenoble.fr 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com 69 69 
POSTERS 49  51bis
Posters 
Poster 52 
Le sommeil des adolescents vu par les parents 
ROYANT-PAROLA Sylvie (1) ; LONDE Violaine (1) ; 
DAGNEAUX Sylvain (1) ; HARTLEY Sarah (1) ; JAHIER Sylvie (2) ; 
DUROCHER Liliane (2) ; FOURCADE Alexandra (3) 
(1) Réseau Morphée, Garches, France ; (2) Espace Santé Jeune de Neuilly, 
Neuilly, France ; (3) Mairie de Neuilly, Neuilly, France 
Objectif : Connaître l’attitude des parents face aux habitudes 
de sommeil de leurs adolescents 
Méthodes : Enquête diffusée par internet (sites, réseaux 
sociaux) 
Résultats : 306 questionnaires ont été remplis en ligne. Les 
catégories socioprofessionnelles les plus représentées sont 
les professions intellectuelles sup (62%) et les professions 
intermédiaires (15%). La population est essentiellement fran-çaise 
(96%) Les familles ont en moyenne 1,6 ± 0,8 ados à la 
maison dont l’âge moyen du plus jeune est 13,7 ± 2,0 et du 
plus âgé, 15,8 ± 2,3 . Le besoin de sommeil estimé par les 
parents est de 9,0 ± 0,8 heures. Pour 18% des parents, les 
horaires de sommeil (horaires de coucher ou horaires de 
lever) sont un important sujet de conit avec l’ado. 70% ont 
mis en place des règles, mais 19% d’entre eux ont beaucoup 
de difcultés à les faire respecter. 5% pensent que leurs ados 
dorment totalement insufsamment. 4% des ados prennent 
des médicaments qui leur ont été prescrits pour dormir, et 9% 
achètent des médicaments sans ordonnance en pharmacie. 
Au moment du coucher ou pendant la nuit, 64% des ados ont 
un, ou plusieurs appareils à disposition (ordinateur, tablette, 
téléphone, ou smartphone). Seuls 13% n’ont pas de connexion 
internet et n’ont accès qu’à des SMS. 19% des parents pensent 
qu’un de leurs ados se réveille la nuit pour jouer sur internet, 
envoyer des SMS ou se connecter sur les réseaux sociaux. 
12% des parents sont inquiets du fait des habitudes de leurs 
ados et 10% ont rencontré un professionnel à ce sujet. 
Conclusion : La privation de sommeil des adolescents est 
assez peu perçue comme sévère par les parents, mais il y a 
quand même une inquiétude sur les habitudes de sommeil 
qui s’installent qui justient un besoin d’aide pour environ 10% 
d’entre eux. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : ROYANT-PAROLA Sylvie 
sylvie@royant-parola.fr 
Poster 53 
L’inversion de répartition du sommeil lent profond 
est une bonne approximation de l’inversion du 
delta sleep ratio dans la dépression 
FAIVRE Thierry (1) ; PUTOIS Benjamin (2) 
(1) Clinique Lyon-Lumière, Lyon, France ; (2) Formation universitaire à dis-tance 
Suisse, Ceyzeriat, France 
Objectif : Les troubles du sommeil et la dépression sont 
étroitement associés. Les anomalies du sommeil paradoxal 
(SP) sont les plus connues. Le sommeil à ondes lentes peut 
aussi présenter certaines caractéristiques typiques de la dé-pression. 
Elles ont surtout été étudiées dans le cadre de la 
recherche, en mesurant l’activité à ondes lentes (SWA) par 
analyse spectrale. Un marqueur fortement évocateur de dé-pression 
est l’inversion de la répartition de la SWA entre le 1er 
et le 2e cycle de sommeil, ou inversion du delta sleep ratio. Le 
clinicien n’a pas accès aux outils sophistiqués de la recherche, 
néanmoins, la mesure du sommeil lent profond, ou N3, réalisé 
de manière routinière lors de la lecture des enregistrements 
du sommeil, pourrait représenter une bonne approximation 
de la SWA, puisqu’elle se base sur la présence d’ondes lentes 
d’une fréquence comprise entre 0,5 et 2 Hz et d’une ampli-tude 
d’au moins 75 microvolts, pendant au moins 20% d’une 
époque de 30s. Nous avons voulu tester l’hypothèse selon la-quelle 
l’inversion de répartition de N3 entre les 1er et 2e cycles 
était corrélée à la dépression. 
Méthodes : Étude rétrospective de 36 polysomnographies de 
patients pour lesquels le diagnostic d’inversion de la répar-tition 
du N3 avait été posé lors de la rédaction du compte-rendu 
d’enregistrement. Groupe contrôle apparié en âge et 
sexe (N=36). Analyse statistique de corrélation entre l’IDSR et 
le score de dépression (Beck abrégé, BDI). ANOVA à mesure 
répétées. 
Résultats : Comparés aux témoins, le groupe de patients a 
: 1) moins de N3 dans le 1er cycle, 2) plus de N3 dans le 2e 
cycle, 3) un rapport durée de N3 du 1er cycle/durée du N3 
du 2e cycle plus faible et 4) une latence du SP plus courte. Le 
rapport N3 1er/2eme cycle varie signicativement en fonction 
du groupe expérimentale, du niveau de dépression et de la 
sévérité du SAOS. Pour un BDI7 la durée du N3-2 est corrélée 
à la durée du 1er épisode de SP et au BDI; ce qui n’est pas le 
cas pour un BDI7. Pour un BDI15 la durée de N3_1 est + 
grande (26 mn) comparée à un BDI15 (14 mn), la durée du 
N3_2 n’étant pas différente. 
Conclusion : L’inversion de répartition du N3 entre les 1er 
et 2e cycles de sommeil semble signer la présence d’un état 
dépressif. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : FAIVRE Thierry 
t.faivre@orpea.net 
70 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Posters 
Poster 54 
Le sommeil du médecin généraliste. 
Comment son propre vécu influence-t-il 
sa perception de l’insomnie et sa pratique ? 
BOURGEOIS-JACQUET Marion (1) ; CHAMBE Juliette (2) ; 
KILIC-HUCK Ulker (3) ; RUPPERT Elisabeth (3) ; 
VELIZAROVA Reana (3) ; BONAH Christian (4) ; 
BOURGIN Patrice (3) 
(1) Département de médecine générale, Strasbourg, France ; (2) Départe-ment 
de médecine générale, CNRS UPR 3212, Strasbourg, France ; (3) Centre 
des troubles du sommeil, CNRS UPR 3212, Strasbourg, France ; (4) SAGE, 
UMR 7363, Strasbourg, France 
Objectif : Les troubles du sommeil, fréquents, peuvent avoir 
de lourdes conséquences médicales et socio-profession-nelles. 
Les médecins y sont aussi exposés, avec un risque sup-plémentaire 
d’automédication en psychotropes. Quel est le 
vécu par le médecin généraliste (MG) de son propre sommeil? 
Comment se prend-il en charge et comment cela inuence-t-il 
sa pratique et ses prescriptions ? 
Méthodes : Dans la continuité d’une étude de prévalence, 
nous avons mené une étude qualitative selon une méthode 
validée, la théorisation ancrée. 24 entretiens semi-directifs ont 
été réalisés auprès de MG en bonne santé. 
Résultats : Ils ne se plaignaient pas d’insomnie, même s’ils 
avaient tous vécu des mauvaises nuits et leurs conséquences 
diurnes. Par facilité ou manque de temps, tous, sauf un, étaient 
leur propre médecin traitant, et certains recourraient ponc-tuellement 
à l’auto-prescription en hypnotiques. Pour pré-server 
leur plaisir à travailler et éviter le burn-out, la plupart 
avait développé des stratégies préservant leur équilibre de vie, 
incluant gestion du sommeil, organisation du temps de travail 
et des loisirs. Ils estimaient peu recourir à la prescription de 
somnifères, privilégiant les règles d’hygiène et la phytothé-rapie, 
que paradoxalement ils n’envisageaient pas pour eux-mêmes. 
Ils jugeaient les consultations d’insomnie pénibles par 
leur caractère chronophage, intrusif, et le sevrage difcile des 
patients dépendants, perçus comme peu ouverts aux alterna-tives 
thérapeutiques. « Politiquement incorrects », les somni-fères 
provoquaient un sentiment de culpabilité partagée par 
les médecins qui « cédaient » à la prescription et les patients 
qui « l’exigeaient ». Cela était contrebalancé par la satisfaction 
de sevrages réussis, où ils sentaient un soutien des spécia-listes 
et des autorités de santé. 
Conclusion : Au nal, nous avons modélisé des détermi-nants 
à la décision thérapeutique dans l’insomnie : dans les 
cas typiques, les MG appliquaient avec empathie les recom-mandations. 
Mais les situations rencontrées se révélaient sou-vent 
plus complexes. Leur sensibilité, leur vécu, leur santé et 
leur rapport aux hypnotiques inuençaient alors davantage le 
contenu de la consultation et de l’ordonnance. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : CHAMBE Juliette 
juliette.chambe@unistra.fr 
Poster 55 
Mauvaise perception des siestes chez les patients 
âgés : marqueur de l’insomnie ou problème 
cognitif ? 
NGUYEN-MICHEL Vi Huong (1) ; LEVY Pierre (2) ; 
PALLANCA Olivier (1) ; KINUGAWA-BOURRON Kiyoka (1) ; 
SEBBAN Claude (1) ; MARIANI Jean (1) ; ARNULF Isabelle (1) 
(1) Groupe Charles Foix- Pitié-Salpêtrière, APHP, Paris, France ; (2) Départe-ment 
de Santé Publique, Hôpital Tenon, APHP, Paris, France 
Objectif : Examiner la non-perception de l’endormissement 
diurne et ses facteurs prédictifs chez les patients âgés 
Méthodes : De 2009 à 2013, les patients de plus de 60 ans 
consultant pour troubles du sommeil au centre gériatrique 
de sommeil de l’hôpital Charles-Foix ont été interrogés et ont 
rempli les échelles de somnolence d’Epworth, de dépression 
gériatrique, d’anxiété de Goldberg, de sévérité de l’insom-nie 
(ISI). Ils ont bénécié d’un Mini-Mental State Examination 
(MMSE) ainsi qu’une nuit d’enregistrement de polysomnogra-phie 
(PSG) suivie de 4 tests itératifs de latence d’endormisse-ment 
(TILE). Après chaque test diurne, le technicien a deman-dé 
au patient s’il pensait avoir dormi. La non-perception de 
l’endormissement (Npe) était dénie par un endormissement 
non perçu lors d’au moins 2 des 4 tests. 
Résultats : Sur 135 patients vus prospectivement, 105 se 
sont endormis au cours d’au moins 2 tests : 42 patients (40%) 
ne l’ont pas perçu. Ce groupe avec Npe avait des scores de 
MMSE et d’Epworth plus bas et consommait plus de benzodia-zépines 
que le groupe sans Npe alors que ces deux groupes 
étaient comparables sur le plan démographique, de dépres-sion 
et d’anxiété, du sommeil nocturne et des TILE. De plus, 
les scores de l’ISI 11, du MMSE 26 et de l’Epworth 8 étaient 
indépendamment associés au Npe. La présence simultanée 
de ces 3 facteurs avait une valeur prédictive positive de 93% 
et prédictive négative de 71% pour le Npe. 
Conclusion : Plus de 40% des sujets âgés en consultation 
de sommeil, surtout ceux qui sont insomniaques ou ont des 
troubles cognitifs, ne perçoivent pas leurs siestes et sous-éva-luent 
leur score subjectif de somnolence. Ce résultat illustre 
l’intérêt, chez ces patients, d’évaluer objectivement la per-ception 
des siestes en laboratoire plutôt que d’utiliser des 
échelles subjectives, an de réduire le risque accidentologique 
et de surconsommation de somnifère. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : NGUYEN-MICHEL Vi Huong 
vhnguyen.michel@gmail.com 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com 71 71 
POSTERS 52  55
Posters 
Poster 56 
L’intérêt d’un forum internet dédié aux troubles 
du sommeil 
HARTLEY Sarah (1) ; AUSSERT Frédéric (1) ; LONDE Violaine (1) ; 
DAGNEAUX Sylvain (1) ; ROYANT-PAROLA Sylvie (1) 
(1) Réseau Morphée, Garches, France 
Objectif : Evaluer l’apporte d’un forum dédié aux troubles du 
sommeil. 
Méthodes : Enquête auprès des utilisateurs du forum Mor-phée. 
Les utilisateurs inscrits depuis le 24/07/2012 ont été 
contactés par email et invités à remplir un questionnaire en 
ligne. 
Résultats : Le forum du Réseau Morphée est actif depuis le 
28/11/2005. Il propose aux participants une information sur les 
troubles du sommeil et des échanges modérés par l’équipe 
du Réseau Morphée. 7860 participants sont inscrits et 36205 
messages ont été postés. Les parties du forum les plus actives 
concernent le sommeil des nourrissons (18019 messages), 
le sommeil des enfants (6013 messages), l’insomnie (3609 
messages), le sommeil en général (2014 messages) et les uti-lisateurs 
de PPC (1311 messages). 1932 participants ont été 
inscrits depuis le 24/07/2012 et 337 ont répondu à un ques-tionnaire 
en ligne (taux de réponse 17.4%) dont 281 femmes et 
56 hommes. 236 (70%) ont entre 26 et 45 ans et 90% ont trouvé 
le forum en naviguant sur internet. 50% utilisent le forum pour 
les troubles du sommeil de leur enfant, 18% pour l’insomnie 
et 11% pour un SAS. 53% n’ont jamais consulté un médecin 
pour leur trouble du sommeil. Si 225 des 337 participants (67%) 
ont écrit (posté) des messages, un tiers a bénécié de leur 
seule lecture. 285/337 (85%) des participants sont satisfaits 
du forum, 194/337(58%) estiment que leur sommeil en a été 
amélioré et des 45 patients sous somnifères, 29 (64%) ont pu 
arrêter ou diminuer leur traitement. 
Conclusion : Un forum dédié aux troubles du sommeil peut 
apporter un bénéce aux patients atteints des troubles du 
sommeil et notamment leur permettre de diminuer ou arrêter 
un traitement par somnifères. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : SARAH Hartley 
sarah.hartley@reseau-morphee.org 
Poster 57 
Effets d’un changement d’oreillers sur le sommeil 
fragile de 50 sujets surveillés par iSommeil 
ELBAZ Maxime (1) ; LEGER Damien (1) ; VAN BEERS Pascal (2) ; 
DUBOIS Alexandre (3) 
(1) Centre du Sommeil et de la Vigilance, Centre de Référence Hypersom-nies 
Rares, Hôpital Hôtel-Dieu, EA 7330 VIFASOM, Université Paris-Descartes, 
Paris, France ; (2) Institut de Recherche Biomédicale des Armées (IRBA), Bre-tigny 
sur Orge, EA 7330 VIFASOM, Université Paris-Descartes, Paris, France ; 
(3) European Sleep Center, Paris, France 
Objectif : L’oreiller, accessoire indispensable au bon sommeil 
est paradoxalement peu étudié dans la littérature du sommeil. 
Nous avons voulu observer l’effet d’un changement d’oreiller 
choisi en fonction de critères qualitatifs dans une gamme de 
6 oreillers de volume et de matière différentes sur le temps et 
la qualité du sommeil appréciés par l’application mobile iSom-meil. 
Méthodes : Le sujets ayant un sommeil fragile (score17 à 
l’échelle de Ford) homme et femme ont dormi une semaine 
avec leur oreiller puis une semaine avec un nouvel oreiller 
choisi en fonction de critères qualitatifs récoltés à partir d’un 
questionnaire qualitatif. Le sommeil a été évalué objectivement 
pendant une nuit à l’aide de l’application iSommeil permettant 
d’apprécier le temps de sommeil total (TST) et par agenda du 
sommeil.Les critères principaux sont la latence d’endormisse-ment 
à l’agenda du sommeil et le TST évalués par agenda de 
sommeil et par iSommeil. 
Résultats : Cinquante sujets adultes dont 28 femmes et 22 
hommes d’âge moyen 34±10 ans ont terminé l’étude. Le TST 
iSommeil est signicativement augmenté lors de la deuxième 
semaine du test avec un gain de 32 minutes ;TST(première 
semaine)= 7h 31minutes et TST(deuxième semaine)=7h 55 
minutes (p=0,01). La latence d’endormissement par agenda 
du sommeil est signicativement diminuée pendant la deu-xième 
phase de l’étude avec une baisse de 29 minutes ; 
latence(première semaine)= 43 minutes et latence(deuxième 
semaine) = 14 minutes (p=0,01). 
Conclusion : L’utilisation d’un nouvel oreiller choisi sur des 
critères qualitatifs a pour effet d’améliorer signicativement 
la latence d’endormissement ainsi que le temps de sommeil 
de sujets avec un sommeil fragile. Référence bibliographique 
:Improving the quality of sleep with an optimal pillow: a rando-mized, 
comparative study. Jeon MY, Jeong H, Lee S, Choi W, Park 
JH, Tak SJ, Choi DH, Yim J. Tohoku J Exp Med. 2014;233(3):183-8. 
Conflits d’intérêts : Cette étude a reçu le soutien de la Com-pagnie 
DUMAS 
Contact auteur : ELBAZ Maxime 
maxelbaz@gmail.com 
72 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Posters 
Poster 58 
Troubles du sommeil chez les patients atteints 
de cancer broncho-pulmonaire 
HABIBECH Sonia (1) ; MJID Meriem (1) ; TOUJANI Sonia (1) ; 
SNEN Houda (1) ; OUAHCHI Yacine (1) ; BEN SALAH Nozha (2) ; 
LOUZIR Béchir (2) ; MEHIRI Nadia (1) ; CHERIF Jouda (1) ; 
BEJI Majed (1) 
(1) Université de Tunis El Manar, Faculté de Médecine de Tunis. Hôpital La 
Rabta, Service de Pneumologie, Unité de Recherche 12SP06, Tunis, Tunisie ; 
(2) Université de Tunis El Manar, Faculté de Médecine de Tunis. Hôpital Mongi 
Slim, Service de Pneumologie, Tunis, Tunisie 
Objectif : Evaluer chez les patients atteints d’un cancer 
broncho-pulmonaire (CBP) la prévalence et la sévérité de l’in-somnie 
ainsi que sa corrélation avec la douleur, la dépression 
et la qualité de vie. 
Méthodes : Etude prospective menée de Juillet à Septembre 
2014 au service de pneumologie de la Rabta chez des patients 
atteints d’un CBP conrmé histologiquement. Ont été exclus 
les patients suivis pour des troubles psychiatriques majeurs. 
Chaque patient a répondu aux questionnaires de la sévérité de 
l’insomnie (ISI), de la qualité de vie (QLQ-C30) et de la dépres-sion 
(HAD). La douleur a été appréciée par l’échelle visuelle 
analogique. 
Résultats : Il s’agissait de 25 patients (22 hommes, 3 femmes) 
âgés en moyenne de 60,2±8,8 ans. Nos résultats montrent 
que 52% des patients atteints de CBP avaient des troubles du 
sommeil (ISI 15) et 51% avaient une dépression (HAD 11). Le 
score de dépression était plus élevé chez les patients ayant 
des troubles du sommeil (HAD : 23±9,1 vs 8,08±2,17 ; p 0,05). 
De même, la qualité de vie était plus altérée chez ces patients 
(QLQ : 33,7±12,7 vs 72±12,7 ; p 0,05). Le score de sévérité de 
l’insomnie était corrélé à la douleur, au performans status, au 
score de dépression et à la qualité de vie (p0,001). 
Conclusion : Au cours du CBP, les troubles du sommeil sont 
fréquents et responsables d’une altération de la qualité de vie. 
Leur diagnostic et leur traitement doit faire partie intégrante 
de la prise en charge de la maladie. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : MJID Meriem 
mjid_meriem@hotmail.fr 
Poster 59 
Validation psychométrique de la première échelle 
française de dépistage des troubles du sommeil 
de l’enfant (1-16 ans) 
PUTOIS Benjamin (1) ; LESLIE Wendy (2) ; RAOUX Aude (3) ; 
GUIGNARD-PERRET Anne (3) ; WIECK Dianne (3) ; 
VANIA Herbillon (3) ; AURELIE Grahek (4) ; 
JEAN-BAPTITE Sauzeau (4) ; MARIE PAULE Gustin-Paultre (5) ; 
FRANCO Patricia (3) 
(1) Formation Universitaire à Distance Suisse, Lyon, France ; (2) University of 
Ulster, Lyon, France ; (3) Hospice civil de Lyon - Hôpital femme mère enfant 
- Service Sommeil, Lyon, France ; (4) Université Lyon 2, Lyon, France ; (5) 
Faculté de pharmacie de Lyon 1, Lyon, France 
Objectif : L’échelle des troubles du sommeil de l’enfant (Sleep 
Disturbance Scale for Children, Bruni et al., 1996) est un outil 
de dépistage ayant de bonnes propriétés psychométriques 
et qui a été traduite dans de nombreuses langues. L’objectif 
de cette étude est de l’adapter et de la valider en français. A 
notre connaissance, il n’existe aucune échelle de dépistage 
des troubles du sommeil de l’enfant validée en francophonie. 
Méthodes : La méthode de traduction inversée a été réalisée. 
Par la méthode des sondages aléatoires, 18 parents français 
et 15 suisses ont évalué la compréhension de la version fran-çaise. 
Pour tester les propriétés psychométriques, 90 parents 
ayant amené leur enfant en consultation hospitalière du som-meil 
et 381 parents hors-consultations ont remplis la version 
française. Les 90 enfants en consultation ont été diagnosti-qués 
par des pédiatres spécialistes du sommeil. 40 enfants 
ont été évalués par leur mère et leur père. 
Résultats : La version française est compréhensible aussi 
bien par des français que par des suisses. 64% de la variance 
est expliqué par 6 facteurs. La consistance interne est satisfai-sante. 
Les sous-scores de l’échelle corrèlent bien avec les dia-gnostics 
des experts. Le score total et les sous-scores sont si-gni 
cativement différents entre le groupe consultation (N=66) 
et le groupe hors-consultation (N=381). Nous n’observons pas 
de différence entre l’évaluation de la mère et celle du père. 
Des corrélations seront présentées entre les sous-scores du 
questionnaire et les variables suivantes en fonction des caté-gories 
d’âges : durée écran, indice de masse corporelle, durée 
de sommeil, décalage de rythme entre la semaine et le week-end, 
activité physique, inattention et hyperactivité. 
Conclusion : L’échelle des troubles du sommeil de l’enfant 
comporte 26 items, elle est facile à remplir par les parents et 
présente de bonnes qualités psychométriques. Cette échelle 
est une aide au diagnostic, un outil de dépistage et une me-sure 
de recherche. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : PUTOIS Benjamin 
bputois@gmail.com 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com 73 73 
POSTERS 56  59
Posters 
Poster 60 
Évaluation prospective de la somnolence diurne 
dans la dystrophie myotonique de type 1 
LABERGE Luc (1) ; GALLAIS Benjamin (2) ; GAGNON Cynthia (3) 
(1) ÉCOBES - Recherche et transfert, Cégep de Jonquière, Saguenay, Québec, 
Canada ; (2) Clinique des maladies neuromusculaires, Centre de santé et 
de services sociaux de Jonquière, Saguenay, Québec, canada ; (3) École de 
réadaptation, Faculté de médecine et des sciences de la santé, Université de 
Sherbrooke, Sherbrooke, Québec, Canada 
Objectif : Vérier si la somnolence diurne évolue sur une 
période de neuf ans dans la dystrophie myotonique de type 
1 (DM1). 
Méthodes : Deux cents patients atteints de DM1 ont été éva-lués 
en 2002-2004 (Temps 1 : âge moyen (ÉT) = 47,0 ans (11,8)). 
Neuf ans plus tard, en 2011-2013, (Temps 2 : âge moyen (ÉT) 
= 52,1 ans (10,6)), 115 patients ont été réévalués au regard de 
la somnolence diurne en utilisant le Daytime Sleepiness Scale 
(DSS). Les changements entre les Temps 1 (T1) et Temps 2 (T2) 
dans les scores de DSS ont été estimés à l’aide du test de Wil-coxon 
(signed rank). Les changements dans la proportion de 
patients considérés comme somnolents (score DSS 7) ont été 
estimés à l’aide du test de McNemar. Finalement, la progres-sion 
des symptômes entre les T1 et T2 chez les patients qui 
ont rapporté une aggravation de leurs symptômes de somno-lence 
en entrevue clinique a été comparée en utilisant l’erreur 
type de mesure. 
Résultats : La proportion de patients DM1 avec de la somno-lence 
diurne a augmenté de 26,5 % à 34,5 % (n.s.) entre les T1 
et T2. Lorsque l’on considère exclusivement les patients qui 
ont participé aux T1 et T2, une augmentation signicative des 
symptômes de somnolence a été observée (DSS : + 0,4 points; 
p = 0,01). Les scores de DSS du T2 se situent toutefois à l’inté-rieur 
des limites de conance à 68 %, ne correspondant donc 
pas à un changement qui dépasse l’erreur de mesure. Aussi, 
la proportion de patients DM1 qui rapporte une aggravation 
de leur somnolence entre les T1 et T2 était de 26 %. Chez ce 
dernier sous-groupe de patients, une augmentation a été ob-servée 
dans les scores de DSS sur une période de neuf ans (n 
= 29; T1m = 5,4, T2m = 7,8; + 2,4 points; Z = - 3,62; p  0,001); 
les scores du T2 se situent hors des limites de l’intervalle de 
conance de 95 %, suggérant un changement réel au cours de 
cette période. 
Conclusion : Ces résultats suggèrent que les patients aux 
prises avec de la somnolence diurne voient leurs symptômes 
augmenter avec l’âge. Les études futures doivent identier les 
facteurs prédictifs associés à l’aggravation de cette hypersom-nolence 
réputée centrale. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : LABERGE Luc 
luc.laberge@cjonquiere.qc.ca 
Poster 61 
Disparition des accès de cataplexie sous 
neuroleptiques atypiques chez une patiente ayant 
développé un état psychotique en relation avec 
la prise de gamma-hydrobutyrate prescrit comme 
traitement d’une narcolepsie-cataplexie 
NOEL Stéphane (1) ; GALLEMAERS Serge (1) ; 
BENOIT Michel (1) ; PASCOLO Christina (1) ; 
KERKHOFS Myriam (1) ; SEELDRAYERS Pierrette (1) 
(1) CHU de Charleroi, Montigny-le-tilleul, Belgique 
Objectif : Nous proposons de discuter, à partir du cas rappor-té, 
l’association narcolepsie-schizophrénie, les troubles psy-chotiques 
induits ou révélés par le gamma-hydrobutyrate, l’ef-fet 
potentiellement bénéque des neuroleptiques atypiques 
sur la cataplexie et plus particulièrement l’afnité des neuro-leptiques 
atypiques pour les récepteurs dopaminergiques D2 
impliqués dans la pathogénie de la cataplexie. 
Méthodes : Nous rapportons l’histoire d’une patiente de 29 
ans, souffrant de narcolepsie-cataplexie depuis l’adolescence, 
qui, traitée durant 3 ans par modanil 600 mg et venlafaxine 75 
à 150 mg, continue à présenter plusieurs accès irrépressibles 
de sommeil diurne et 5 à 10 épisodes cataplectiques quoti-diens. 
L’instauration de gamma-hydrobutyrate va permettre 
une nette amélioration de la somnolence diurne et la dispa-rition 
des accès de cataplexie à une dose de 9 g. Par contre, 
après une semaine de traitement à cette dose, la patiente va 
développer des hallucinations auditives à caractère paranoïde, 
des idées délirantes persécutrices, des pensées imposées, un 
vol de la pensée, une baisse de l’attention, une incongruité 
affective (sourires immotivés), un émoussement affectif, des 
barrages, de l’apragmatisme et de l’incurie. Cet état psycho-tique 
nécessitera une mise en observation en milieu psychia-trique, 
au cours de laquelle, le GHB va être progressivement 
retiré en quelques jours, le modanil maintenu à 200 mg et la 
venlafaxine à 75 mg 
Résultats : Sous neuroleptique atypique (palipéridone, Inve-ga) 
instauré dés son admission, les accès de cataplexie vont 
nettement régresser, cependant la persistance de phéno-mènes 
hallucinatoires nous amènera à le remplacer par de 
l’aripiprazole 30 mg (Abilify ) le matin et de la quétiapine 50 mg 
le soir (Séroquel XR). 
Conclusion : Ce traitement va permettre un contrôle parfait 
des symptômes psychotiques, une disparition des manifes-tations 
cataplectiques et une nette réduction des accès de 
somnolence diurne. La latence moyenne aux tests itératifs 
d’endormissement est de 8 min, en l’absence de SOREMPs, 
alors qu’au moment du diagnostic, elle était de 3 min 25 sec 
associée à 5 SOREMPs. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : NOEL Stéphane 
s.noel@skynet.be 
74 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Posters 
Poster 62 
Du bon usage du TILE pour le diagnostic des hyper-somnies 
centrales non hypocrétine-déficiente 
DOUKKALI Anis (1) ; JAUSSENT Isabelle (2) ; FRICHE Pauline (3) ; 
PESENTI Carole (1) ; BOSCO Adriana (1) ; LOPEZ Régis (1) ; 
DAUVILLIERS Yves (1) 
(1) Centre de référence national narcolepsie / hypersomnie idiopathique CHU 
Gui de Chauliac, Montpellier, France ; (2) INSERM U1061, Montpellier, France 
; (3) Université Montpellier 1, Montpellier, France ; 
Objectif : Les diagnostics d’hypersomnie idiopathique (HI) et 
de narcolepsie sans cataplexie (NSC) reposent sur la clinique 
et le calcul de la latence moyenne d’endormissement (LME) et 
la présence de sommeil paradoxal dans les 15 minutes suivant 
l’endormissement (SOREM) obtenus lors des tests itératifs de 
latence d’endormissement (TILE). Toutefois les symptômes 
dans ces pathologies sont non spéciques, et la validité des 
critères du TILE discutable (ICSD-3). L’objectif est d’étudier la 
variabilité inter-test des TILE et l’impact sur le diagnostic re-tenu 
dans l’HI et la NSC en comparaison à une population de 
référence (narcolepsie cataplexie, NC). 
Méthodes : 69 patients (de novo ou sevrés de psychostimu-lant 
 8 jours) ont bénécié à 2 temps différents d’enregistre-ments 
polysomnographiques suivis de TILE pour des raisons 
diverses. Un diagnostic d’HI (LME8 min et 2 SOREM), NSC 
(LME 8 min et 1 SOREM) ou NC (8 min et présence de cata-plexies 
typiques) était posé sur au moins un des 2 tests. 4 su-jets 
(3 NSC et 1 HI) ont été réenregistré du fait d’une disparition 
de la plainte de somnolence, les 65 autres (23 HI, 26 NSC, 16 
NC ; de 14 à 71 ans ; 43 % d’hommes) présentaient une plainte 
de somnolence diurne aux 2 évaluations. L’intervalle médian 
était de 702 jours (de 7 à 3484 jours). 
Résultats : La LME et le nombre de SOREM ne sont pas signi- 
cativement différents entre les deux tests pour les 3 groupes. 
Aucune différence signicative n’a été retrouvée sur 1) la 
LME entre les 2 TILE pour chacun des 2 groupes HI/NSC et NC 
(p=0.81 et p=0.98) 2) le % de SOREM 2 (p=0.20, p=0.56). Parmi 
les sujets avec les critères de NSC, HI ou NC à au moins 1 des 2 
tests, une stabilité de diagnostic est observée chez seulement 
9/26 (34,6%) pour la NSC, 6/23 (26,1%) pour l’HI et 16/16 (100%) 
pour la NC. Les résultats ne sont pas inuencés par la durée de 
l’intervalle entre les deux tests. 
Conclusion : Si la variabilité inter-test des paramètres mesu-rés 
par le TILE est faible, l’application stricte des seuils dénis 
par l’ICSD-3 conduit à changement de diagnostic de NSC et HI 
dans plus de la moitié des cas. Nous préciserons les détermi-nants 
de ces changements pour optimiser la robustesse du 
diagnostic étiologique sous-jacent. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : DOUKKALI Anis 
anis.doukkali@gmail.com 
Poster 63 
Somnolence diurne excessive et Maladie 
de Parkinson (MP) 
COCHEN DE COCK Valérie (1) ; BAYARD Sophie (2) ; 
JAUSSENT Isabelle (3) ; CHARIF Mahmoud (2) ; 
GRINI Magda (2) ; YU Huang (4) ; LOPEZ Régis (2) ; 
GENY Christian (2) ; CARLANDER Bertrand (2) ; 
DAUVILLIERS Yves (2) 
(1) Clinique Beau Soleil, Montpellier, France ; (2) CHU de Montpellier, Mont-pellier, 
France ; (3) INSERM 1061, Montpellier, France ; (4) Shanghai Huashan 
Hospital, Shanghai, Chine 
Objectif : La somnolence diurne excessive est une plainte 
fréquente au cours de la MP. L’objectif de notre étude est de 
déterminer la fréquence et les déterminants de la plainte de 
somnolence et de la somnolence objective au cours de la MP. 
Méthodes : Cent trente quatre patients consécutifs présen-tant 
une MP, non sélectionnés pour une plainte de sommeil 
ont répondu à un questionnaire clinique semi structuré et ont 
réalisé un enregistrement polysomnographique suivi d’un test 
itératif de latence d’endormissement (TILE). Les caractéris-tiques 
démographiques, les antécédents médicaux, l’évolu-tion 
de la MP et sa sévérité, la somnolence diurne excessive, 
les symptômes de dépression et d’insomnie, les prises médi-camenteuses, 
la douleur, le syndrome des jambes sans repos 
(SJSR), les troubles du comportement en sommeil paradoxal 
(TCSP) et les mesures de sommeil ont été collectés. La som-nolence 
subjective était dénie par un score d’Epworth (ESS) 
supérieur à 10 et la somnolence objective par une moyenne 
d’endormissement au TILE inférieure à 8 minutes. 
Résultats : Parmi les 134 patients parkinsoniens, 46.3% rap-portaient 
une somnolence subjective et 13.4%présentaient 
une somnolence objective. Il existait une faible corrélation 
négative entre l’ESS et la latence moyenne d’endormissement 
au TILE. Un index de masse corporelle élevé était associé à la 
fois à la somnolence subjective et objective. La douleur était 
associée à une somnolence subjective et un index d’apnées/ 
hypopnées élevé à une somnolence objective. Nous n’avons 
retrouvé aucune corrélation entre la somnolence subjective 
ou objective et l’atteinte motrice, de durée de la maladie, le 
traitement, la dépression, l’insomnie, le SJSR, les TCSP et les 
mesures du sommeil de nuit. 
Conclusion : Nous avons objectivé une fréquence élevée 
de la plainte de somnolence chez les patients parkinsoniens 
sans pouvoir la conrmer par la mesure neurophysiologique 
standard de référence. Les traitements actuels de la somno-lence 
dans la MP sont limités. L’intérêt de la prise en charge 
de la douleur et du surpoids en association du traitement des 
apnées du sommeil reste à démontrer pour améliorer la som-nolence 
au cours de la MP. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : COCHEN DE COCK Valérie 
valerie.cochen@gmail.com 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com 75 75 
POSTERS 60  63
Posters 
Poster 64 
Incidence du mois de Ramadan sur la qualité du 
sommeil et la vigilance diurne chez les jeunes 
médecins stagiaires 
KOTTI Nada (1) ; ABID Sourour (1) ; KAMMOUN Samy (1) ; 
M’SAAD Sameh (1) ; YANGUI Ilhem (1) 
(1) CHU Hédi CHAKER, Sfax, Tunisie 
Objectif : Cette étude avait pour objectif d’évaluer l’inuence 
du ramadan vécu sur la qualité du sommeil et la vigilance au 
travail chez les internes et les résidents en médecine. 
Méthodes : Il s’agit d’une étude épidémiologique transver-sale 
qui s’était déroulée en juillet 2014 et avait intéressé 650 
résidents et internes travaillant dans les 2 CHU de la ville de 
Sfax. Le support de l’enquête était un auto-questionnaire ins-piré 
de celui du réseau Morphée et mené avant et pendant le 
ramadan. 
Résultats : Parmi les résidents et les internes sollicités, seu-lement 
243 avaient répondu convenablement aux question-naires 
(37,5%). L’âge moyen était 26.81 ans avec une légère 
prédominance féminine (58,8%). Pendant le mois de Ramadan, 
le comportement alimentaire était marqué par une diminution 
de la fréquence des repas (de 2.92 à 1.79) avec des horaires 
décalés. Les maux de tête et les troubles dyspepsiques étaient 
plus fréquents (respectivement 15,2% versus 6,8% et 46.91% 
versus 29.63%). La consommation médicamenteuse d’antal-giques 
et de pansement gastrique avaient diminué (3,29 ver-sus 
6,99). La fréquence d’insomnies d’endormissement avait 
augmenté (57,6% contre 48,1% ; p0,0001). Il en était de même 
pour l’impression de sommeil insufsant (54,7% versus 18,9%, 
p0,0001). Pendant les journées de Ramadan, les jeunes 
médecins se plaignaient le plus souvent d’un réveil matinal 
pénible (91,8% contre 56,1% ; p0,0001). La sensation d’irrita-bilité, 
la somnolence excessive, ainsi que la diminution de la 
vigilance diurne étaient également majorée (respectivement à 
65% versus 57.6% et 41,4% versus 30,4%, 44.9% contre 32.9 % 
p0,0001). De même, la fréquence des troubles de la concen-tration 
était multipliée par 3 pendant ce mois sain. Prés des 
deux tiers des jeunes médecins interrogés estimaient que le 
mois de Ramadan est directement responsable d’une altéra-tion 
signicative du rendement. 
Conclusion : Les perturbations du sommeil pendant Rama-dan 
sont probablement aggravées par les mauvaises pra-tiques 
souvent associées à ce mois. Une éducation portant 
sur les bonnes règles d’hygiène de vie associée à un meilleur 
aménagement des horaires du travail seraient capables de 
limiter l’incidence de ces perturbations. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : M’SAAD Sameh 
msaadsameh@yahoo.fr 
Poster 65 
C’est en dormant que l’on devient forgeron : 
Effet du sommeil sur l’apprentissage répété 
MAZZA Stéphanie (1) ; GERBIER Emilie (1) ; 
GUSTIN Marie-Paule (2) ; KOENIG Olivier (1) ; 
MAGNIN Michel (3) 
(1) Laboratoire EMC Université LYON 2, Bron, France ; (2) Département de 
biostatistiques HCL, Lyon, France ; (3) Intégration centrale de la douleur/ 
CRNL-U1028, Bron, France 
Objectif : Le proverbe selon lequel « c’est en forgeant que 
l’on devient forgeron » illustre le fait que les apprentissages 
sont favorisés par la pratique. Lorsqu’un matériel est appris de 
manière répétée, chaque séance d’apprentissage est plus fa-cile 
que la précédente, ce qui indique une économie au réap-prentissage. 
Compte tenu de l’effet bénéque du sommeil sur 
la consolidation mnésique, nous nous sommes demandés si 
une nuit de sommeil favoriserait cette économie au réappren-tissage 
en réduisant le nombre de révisions nécessaires pour 
l’acquisition d’un ensemble d’items verbaux. 
Méthodes : Deux groupes de 20 jeunes adultes ont réalisé 
un apprentissage initial puis un réapprentissage de 16 mots 
issus de la langue Swahili et leur traduction en français. . Le 
nombre d’essais d’apprentissage nécessaires pour rappeler 
sans erreur la traduction des 16 mots était mesuré. Les deux 
séances étaient espacées de 12 heures. Un groupe réalisait 
la séance d’apprentissage à 9h et celle de réapprentissage à 
21h (Groupe Eveil), l’autre apprenait à 21h et réapprenait à 9h 
après une nuit de sommeil (Groupe Sommeil). La rétention des 
mots était également mesurée une semaine plus tard. 
Résultats : Le nombre d’essais nécessaires pour apprendre 
les 16 paires était équivalent dans les 2 groupes (5.6 +/- 1.9 vs. 
5.2 +/- 1.5 pour les groupes Sommeil et Eveil, respectivement). 
Lors du réapprentissage 12 h plus tard, les participants ayant 
dormi débutaient le test avec de meilleures performances 
(10.3 mots +/- 2.6 vs. 7.4 mots +/-3.1 ; p  .005) et obtenaient 
les 16 mots en 3 +/- 1 essais de réapprentissage. Le groupe 
Eveil avait besoin de deux fois plus d’essais (5.8 +/-1.7) pour 
réapprendre les 16 mots (p 0.005). Cette économie au réap-prentissage 
induite par le sommeil se caractérisait également 
par un réapprentissage plus rapide des items oubliés au cours 
du délai. Lors du rappel une semaine plus tard, le groupe Som-meil 
parvenait à rappeler 15.2 +/-1.5 mots contre 11.2 +/-1.2 
pour le groupe Eveil (p  .001). Le temps de sommeil observé 
entre les deux phases d’apprentissage était positivement cor-rélé 
aux performances une semaine plus tard (p  .05). 
Conclusion : Le sommeil permet donc une économie lors du 
réapprentissage, tout en assurant un maintien à long terme 
plus efcace. Ainsi, intercaler une nuit de sommeil entre des 
séances de révisions permettrait de réviser moins et de retenir 
plus longtemps. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : MAZZA Stéphanie 
stephanie.mazza@univ-lyon2.fr 
76 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Posters 
Poster 66 
Particularité du sommeil polyphasique d’après 
l’EEG de sommeil en mer chez 7 navigateurs 
de la route du Rhum 
DE LA GICLAIS Bertrand (1) ; DUFOREZ François (2) ; 
LEGER Damien (3) ; DE PREMOREL Nathalie (4) ; 
DUBOIS Alexandre (2) ; ELBAZ Maxime (3) 
(1) Centre du Sommeil d’Annecy-Argonay, Annecy, France ; (2) EUROPEAN 
SLEEP CENTER, Paris, France ; (3) Centre du sommeil de l’Hôtel-Dieu, Paris, 
France ; (4) Centre du sommeil Annecy, Annecy, France 
Objectif : Le sommeil de type polyphasique est indispensable 
aux navigateurs à la voile en solitaire notamment en compéti-tion 
dans un souci de sécurité et de performance. Ce type de 
sommeil comporte plusieurs épisodes de sommeil de durée 
variable selon la durée de la course et selon le type de bateau. 
Ces épisodes de sommeil sont répartis tout au Long du nyc-thémére 
et obéit à la chronobiologie du sommeil. Dans cette 
étude, on cherche à démontrer l’efcacité du sommeil poly-phasique 
chronobiologiquement programmé. 
Méthodes : 7 navigateurs se préparant à prendre le départ 
de la route du rhum 2014, course reliant à la voile en solitaire 
saint Malo à Pointe à Pitre en Guadeloupe ont accepté d’enre-gistrer 
leur sommeil par polysomnographie pendant leur par-cours 
de qualication à l’épreuve. 
Résultats : Embarqués sur des bateaux souvent semblables, 
les navigateurs ont permis d’obtenir les données montrant 
des épisodes de sommeil souvent rapides mais contenant du 
SLP ou du SP dont la latence devient très courte et la densité 
très importante. 
Conclusion : Ce type de sommeil permet de réduire le temps 
total de sommeil par 24 heures de moitié chez un navigateur 
tout en conservant un potentiel de performance efcace 
dans cette course relativement longue pouvant durer deux 
semaines comme c’est le cas pour les class 40 bateaux lar-gement 
représentés dans cette étude et également dans la 
route du rhum (50% des bateaux inscrits). Cette étude permet 
de présenter une série de données objectives sur le sommeil 
polyphasique qui par ailleurs est recommandé pour le som-meil 
des travailleurs de nuit (20% de la population active en 
France) ou des missions de longues durée ( 24-48H), toujours 
dans le but de garder sécurité et performance au travail. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : DE LA GICLAIS Bertrand 
b_delagiclais@hotmail.com 
Poster 67 
Nuisances sonores de l’environnement et sommeil 
du patient de réanimation 
ELBAZ Maxime (1) ; ASSEFI Mona (2) ; SAUVET Fabien (3) ; 
MARIN Nathalie (2) ; RIO Stéphane (1) ; CARIOU Alain (2) ; 
INNOMINATO Pasquale (4) ; CHENNAOUI Mounir (3) ; 
MIRA Jean-Paul (2) ; LEGER Damien (1) 
(1) Centre du Sommeil et de la Vigilance, Centre de Référence Hypersom-nies 
Rares, Hôpital Hôtel-Dieu, EA 7330 VIFASOM, Université Paris-Descartes, 
Paris, France ; (2) Réanimation médicale, Hôpital Cochin, Paris, France ; (3) 
IRBA, Hôpital Hôtel-Dieu, EA 7330 VIFASOM, Université Paris-Descartes, Paris, 
France ; (4) INSERM U778, Villejuif, France 
Objectif : La qualité de l’environnement d’un service de réa-nimation 
est peu contrôlée en terme de nuisances sonores 
ou lumineuses malgré leurs conséquences potentielles sur les 
patients et en particulier leur sommeil. L’objectif de ce travail 
est d’évaluer les bruits et la qualité du sommeil de patients de 
réanimation. 
Méthodes : Etude réalisée dans une réanimation médicale. 
Etaient étudiés les patients conscients, volontaires, intubés. 
Une polysomnographie miniaturisée et un enregistrement du 
bruit ont été réalisés pendant 24 heures. L’évolution des stades 
de sommeil et l’occurrence des micro-éveils ont été analysée 
à l’aide d’un modèle linéaire mixte prenant en compte le ni-veau 
moyen, les pics et le type de bruit qui était identié par 
écoute de l’enregistrement sonore continu. 
Résultats : 11 patients ont été étudiés, 10 H/1F, âge moyen 64 
ans, hospitalisés depuis 22±14 jours lors de l’enregistrement. 
Sur 24H, le niveau sonore moyen était de 65,4 ± 4.2 dB et le 
pic sonore maximal de 75,2 ± 8.2 dB. Le temps de sommeil 
moyen était 8.5 ± 5.2 h. Au-delà de 62 dB, il existe une aug-mentation 
signicative du nombre de changements de stades 
de sommeil, au dépend du sommeil lent léger (OR = 7.6, IC95% 
4.1 - 14.1). Au-delà de 66 dB, le temps total de sommeil et la 
quantité de sommeil lent léger diminuent signicativement. 
(OR=3.4, IC95% 3.1 – 3.6). Au-delà de 68 dB on note un nombre 
plus important de micro-éveils (OR=3.9, IC95%=3.0-5.0). Les 
types de bruits qui induisent le plus de micro-éveils et de 
changements de stade sont les bruit d’alarme de moniteur 
(OR=4.5, IC95%=3.5-5.6) et d’alarmes de ventilateur (OR=4.2, 
IC95%=2.9-6.1). 
Conclusion : Cette étude illustre le niveau élevé de bruit dans 
les services de réanimation avec ses conséquences sur la 
durée et la qualité du sommeil. Des travaux complémentaires 
permettront d’évaluer leur efcacité sur le sommeil et l’état de 
santé des patients. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : ELBAZ Maxime 
maxelbaz@gmail.com 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com 77 77 
POSTERS 64  67
Posters 
Poster 68 
Perception visuelle et troubles du comportement 
en sommeil paradoxal idiopathiques : étude en 
potentiels évoqués cognitifs 
PLOMHAUSE Lucie (1) ; MOLAEE-ARDEKANI Behnam (1) ; 
DUJARDIN Kathy (1) ; BOCQUILLON Perrine (1) ; 
DESPRETZ Pascal (2) ; DERAMBURE Philippe (1) ; 
BOURRIEZ Jean-Louis (1) ; CHARLEY MONACA Christelle (1) 
(1) EA 1046, Centre Hospitalier Régional Universitaire de Lille, Lille, France ; 
(2) EA 4559, Université de Lille, Lille, France 
Objectif : Un nombre croissant d’arguments mène à consi-dérer 
les troubles du comportement en sommeil paradoxal 
dits idiopathiques (TCSPi) comme un symptôme « pré-moteur 
» de la maladie de Parkinson (MP). Des troubles visuo-percep-tifs 
ont été décrits dans les TCSPi avec toutefois des résultats 
divergents. Ce domaine cognitif étant spéciquement touché 
dans la MP, il semble intéressant de pouvoir décrire plus préci-sément 
ces troubles chez les patients avec TCSPi. Par ailleurs, 
l’étude des corrélats électrophysiologiques de ces troubles 
apporterait des données importantes sur la physiopathologie 
des TCSPi. L’objectif de cette étude était d’analyser le traite-ment 
perceptif de l’information visuelle chez les patients avec 
TCSPi. 
Méthodes : Des enregistrements électroencéphalographiques 
haute résolution ont été réalisés chez 14 patients avec TCSPi et 
14 sujets contrôles an d’analyser les potentiels évoqués cogni-tifs 
(PEc) engendrés par une tâche de catégorisation d’images 
fragmentées. La tâche consistait à catégoriser des images 
« reconnaissables » comme des objets réels et des images 
« non reconnaissables » comme des dessins aléatoires. La 
composante “Ncl” pour Negativity associated with closure était 
analysée et utilisée comme un marqueur des processus de per-ception 
d’objets incomplets. 
Résultats : Les résultats comportementaux n’ont mis en évi-dence 
aucune différence entre les deux groupes concernant 
le nombre de catégorisation correcte et le temps de réponse. 
Dans le groupe contrôle, le PEc avait une amplitude moyenne 
signicativement plus faible pour les images « reconnaissables 
» que pour les images « non reconnaissables » dans la fenêtre 
de temps 240-640 ms. Cette différence concernait les régions 
postérieures gauches du scalp. Cette relative négativité (Ncl) 
était absente chez les patients avec TCSPi. 
Conclusion : Ces résultats vont dans le sens d’une modica-tion 
des processus de traitement visuo-perceptif associée aux 
TCSPi. Les sources corticales de la Ncl ayant été décrites dans 
des régions de la voie ventrale de reconnaissance visuelle, 
nos résultats pourraient suggérer une atteinte corticale pos-térieure 
dans les TCSPi. 
Conflits d’intérêts : thèse conancée par le CHRU de Lille et 
la Région Nord Pas de Calais 
Contact auteur : PLOMHAUSE Lucie 
lucie_plomhause@yahoo.fr 
Poster 69 
Etude comparative de l’analyse du sommeil 
réalisée à partir d’un bracelet instrumenté ou d’une 
polysomnographie sur une cohorte de 22 sujets 
SZACHERSKI Pascal (1) ; DORON Maeva (2) ; 
PERRIN Emilie (1) ; BOREL Jean-Christian (3) ; 
GERFAULT Laurent (2) ; LESGOIRRES Matthieu (3) ; 
LOIODICE Corinne (3) ; GUILLEMAUD Régis (2) ; 
PEPIN Jean-Louis (2) ; CARITU Yanis (1) 
(1) Movea-Invensense France, Grenoble, France ; (2) CEA, LETI, DTBS, Labo-ratoire 
électronique et systèmes pour la santé, Minatec Campus, Grenoble, 
France ; (3) Association AGIR à dom., Grenoble, France 
Objectif : Cette étude propose une solution autonome, por-table 
du suivi du sommeil basée sur la mesure de mouvement. 
Une attention particulière a été portée sur la validation rigou-reuse 
de cette solution. L’acceptabilité du dispositif et son au-tonomie 
de plusieurs semaines permettront un suivi journalier 
du sommeil et de ces caractéristiques. Un bracelet comporte 
l’électronique d’acquisition (accéléromètres, gyromètres, ma-gnétomètres), 
un microprocesseur et une liaison Bluetooth. 
L’autonomie est assurée par le développement d’un traite-ment 
embarqué utilisant efcacement le processeur. 
Méthodes : La mise au point et l’évaluation de l’algorithme 
ont été réalisées à partir de polysomnographies (PSG) d’une 
cohorte de 22 sujets. Cette base de données a été réalisée à 
domicile et au laboratoire du Sommeil du CHU de Grenoble. 
La PSG comprenait : EEG, EOG, EMG, ECG, plethysmogramme, 
débit respiratoire, Sp02, pCO2. Les sujets à haut risque de 
désordres étaient suivis en laboratoire. Les sujets suivis à 
domicile étaient équipés à 16:00 et le démarrage de la PSG 
programmé 30 minutes avant l’heure de coucher habituel. 
Les stades du sommeil ainsi que les evénements respiratoires 
(apnée-hypopnée), les mouvements périodiques de jambes 
étaient annotés par epochs de 30s par le personnel expert du 
sommeil, sur la base des recommendations standards. La me-sure 
de performances de notre dispositf et d’un dispositif simi-laire 
Actiwatch est basée sur l’erreur commise sur l’estimation 
du temps total de sommeil et le taux de bonne détection du 
sommeil et de l’éveil sur des epochs d’une minute. 
Résultats : Une justesse moyenne de 88% (84% pour l’Ac-tiwatch) 
est obtenue grâce à un taux de 97 % (95 % Actiwatch) 
de bonne détection du sommeil. Cette justesse est dégradée 
par 5 des 6 sujets pathologiques en grande partie par la baisse 
de la détection des phases d’éveil. La différence absolue du 
temps total de sommeil par rapport à la PSG est inférieure à 30 
min pour 14 sujets, 15 min pour 10 sujets. 
Conclusion : Notre solution améliore la détection par rap-port 
à un dispositif similaire. Des travaux sont en cours pour 
améliorer cette détection en fusionnant les informations issus 
d’autres capteurs physiologiques. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : GERFAULT Laurent 
laurent.gerfault@cea.fr 
78 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Posters 
Poster 70 
Estimation de la qualité relative du sommeil 
par un Indice de Qualité Globale du Sommeil 
s’affranchissant du codage des micro-éveils 
MESSAGER Valérie (1) ; PORTMANN Adriana (2) ; 
MUIR Jean-François (3) ; LETELLIER Christophe (1) 
(1) Université de Rouen, Rouen, France ; (2) ADIR Association, Rouen, France 
; (3) Hôpital Universitaire de Rouen, Rouen, France 
Objectif : La présence de micro-éveils au cours du sommeil 
implique une fragmentation de celui-ci, et sa qualité s’en 
trouve diminuée : les micro-éveils déstabilisent le sommeil 
mais n’en interrompent pas la continuité puisqu’il n’y a pas 
d’éveil au sens propre. Toutefois, la survenue de micro-éveils 
durant un stade de sommeil retarde le passage à un stade 
plus profond, rendant ainsi le sommeil moins réparateur. Nous 
avions ainsi proposé un Indice de Qualité Globale du Sommeil 
QGSi, calculé automatiquement à partir d’un codage visuel 
(micro-éveils inclus) et permettant d’ordonner les hypno-grammes, 
d’une nuit à l’autre et entre patients. 
Méthodes : Initialement notre indice QGSi combinait les 
caractéristiques contribuant à une bonne qualité du sommeil 
telles que le nombre de cycles, la proportion des stades N3 
et R via la fraction (N3+R)/(N1+N2+N3+R), la continuité via la 
fraction de veille intra-sommeil et la stabilité par la fraction des 
époques sans micro-éveils et ne jouxtant pas une transition 
entre stades. Nous calculons ici un nouvel indice QGSi’ qui dif-fère 
du précédent par le fait que la stabilité est uniquement 
évaluée par la fraction des époques ne jouxtant pas une tran-sition 
entre stades. Les deux indices QGSi et QGSi’ sont alors 
comparés pour 59 polysomnographies pathologiques enregis-trées 
chez des patients d’étiologie variée. 
Résultats : L’indice QGSi’ calculé sans micro-éveils est très 
signicativement corrélé(r=0.99, p0) à l’indice QGSi calculé 
avec micro-éveils. Le nombre de micro-éveils dans un stade 
donné de sommeil est signicativement corrélé à la durée 
passée dans le stade correspondant (Stade N1 : r=0.92, p0 ; 
Stade N2 : r=0.71, p0 ; Stade N3 : r=0.49,p0.0004 ; Stade R : 
r=0.63,p0.00000004). 
Conclusion : Plus le nombre de micro-éveils est élevé, plus la 
durée du stade de sommeil où ils surviennent est importante, 
surtout pour les stades légers de sommeil (N1 et N2) : la durée 
des stades essentiels à la qualité du sommeil étant prise en 
compte dans la fraction (N3+R)/(N1+N2+N3+R). Il serait ainsi 
possible de dénir un indice de qualité globale du sommeil 
s’affranchissant du codage des micro-éveils. Ceci devrait être 
validé dans d’autres pathologies. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : MESSAGER Valérie 
messager@coria.fr 
Poster 71 
Données polysomnographiques chez des patients 
ayant des plaintes isolées de mémoire 
ou des troubles cognitifs légers 
SAGASPE Patricia (1) ; TAILLARD Jacques (1) ; 
CHAUFTON Cyril (2) ; BERTHOMIER Christian (3) ; 
BRANDEWINDER Marie (3) ; AMIEVA Hélène (4) ; 
DARTIGUES Jean-François (4) ; HARSTON Sandrine (5) ; 
RAINFRAY Muriel (5) ; PHILIP Pierre (1) 
(1) Université de Bordeaux, USR CNRS 3413 SANPSY Sommeil, Attention et 
NeuroPSYchiatrie, Bordeaux, France ; (2) Clinique du sommeil, CHU Pellegrin, 
Bordeaux, France ; (3) PHYSIP, Paris, France ; (4) INSERM U897, ISPED; CMRR 
CHU Pellegrin, Bordeaux, France ; (5) CMRR, CHU Xavier-Arnozan, Bordeaux, 
France 
Objectif : De plus en plus d’études suggèrent que des 
troubles du sommeil devancent au long des années l’appa-rition 
des signes cliniques de la maladie d’Alzheimer (AD). 
L’objectif est de comparer l’architecture du sommeil et/ou la 
présence de troubles du sommeil chez des patients ayant des 
plaintes isolées de mémoire ou des troubles cognitifs légers et 
des témoins n’ayant pas de plaintes mnésiques. 
Méthodes : Les patients ayant des plaintes isolées de mé-moire 
ou des troubles cognitifs légers ont été recrutés au sein 
de la cohorte MEMENTO suivie par le CMRR de Bordeaux. 
Des témoins appariés en âge et sexe n’ayant pas de plaintes 
mnésiques ont été recrutés. Le sommeil a été évalué par deux 
nuits d’enregistrement polysomnographique (PSG). 
Résultats : 29 patients (21 femmes, âge = 71 ans ± 7) et 10 
témoins appariés ont été évalués. L’index Apnées/Hypopnées 
est de 19 ± 14 pour les patients versus 17 ± 12 pour les té-moins. 
L’index de micro-éveils est de 26 ± 13 pour les patients 
versus 27 ± 19 pour les témoins. L’indice des mouvements 
périodiques du sommeil (MPS) est de 17 ± 20 pour les patients 
versus 13 ± 22 pour les témoins. La structure du sommeil des 
patients ne diffère pas de celle des témoins (7% ± 3 vs. 6% ± 4 
de N1, 50% ± 11 vs. 48% ± 11 de N2, 20% ± 8 vs. 23% ± 12 de 
N3 et 22% ± 7 vs. 22% ± 5 de sommeil paradoxal). La latence 
d’endormissement est de 9 min ± 9 pour les patients versus 8 
min ± 5 pour les témoins et le temps d’éveil après endormis-sement 
est de 76 min ± 58 pour les patients versus 51 min ± 
24 pour les témoins. 
Conclusion : La macro-structure du sommeil semble pré-servée 
comparativement aux données de notre population 
témoin. Ni la fragmentation du sommeil, ni les troubles respi-ratoires 
nocturnes, ni les MPS ne permettent de différencier 
les sujets du groupe ayant des plaintes isolées de mémoire 
ou des troubles cognitifs légers des sujets du groupe témoin. 
Conflits d’intérêts : Cette recherche est nancée par l’ANR 
SCOAL – AAP MALZ 2001 (Maladie d’Alzheimer et Maladies 
Apparentées), BRAIN ANR-10-LABX-43 et ANR-10-IDEX-03-02. 
Contact auteur : SAGASPE Patricia 
patricia.sagaspe@gmail.com 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com 79 79 
POSTERS 68  71
Posters 
Poster 72 
Détection d’erreurs arithmétiques dans le sommeil 
STRAUSS Mélanie (1) ; DEHAENE Stanislas (2) 
(1) Cognitive Neuroimaging Unit, INSERM-CEA U992, neurospin, Gif/yvette, 
France ; (2) Cognitive Neuroimaging Unit, INSERM-CEA U992, neurospin ; Col-lège 
de France, Gif/yvette, France 
Objectif : Le cerveau est-il capable de manipuler les nombres 
dans le sommeil ? Certaines caractéristiques du calcul arith-métique 
sont possibles à l’état non conscient, comme le trai-tement 
de la quantité des nombres ou l’accès à la représen-tation 
sémantique. Nous avons donc testé les capacités du 
cerveau à détecter des erreurs arithmétiques dans le sommeil. 
Méthodes : Nous avons présenté en condition auditive des 
opérations (additions, multiplications et soustractions à un 
opérande) au résultat soit juste, soit faux. Les sujets étaient 
éveillés et attentifs aux résultats arithmétiques, éveillés mais 
distraits de la nature du résultat, ou endormis. Les réponses 
cérébrales ont été enregistrées en électro et magnéto-encéphalographie. 
Résultats : Les sujets éveillés et attentifs ont montrés des 
différences d’activations entre les résultats justes et faux dans 
les régions temporales et frontales pour tous les types d’opé-rations, 
à partir de 300ms environ après le début du résultat. 
En condition d’éveil distrait, ces différences n’étaient pas 
présentes. Seule une activation tardive vers 600ms a pu être 
détectée en réunissant les résultats de toutes les opérations. 
Dans le sommeil, les activations ont été, étonnamment, plus 
importantes qu’en condition d’éveil distrait. Des activations 
signicatives ont été trouvées pour chaque opération, à des 
latences similaires à celles de l’éveil attentif. Cependant les 
topographies de ces réponses étaient différentes, suggérant 
la mise en jeu de mécanismes différents de l’éveil, ou incom-plets. 
Conclusion : Le cerveau endormi reste capable de détec-ter 
l’erreur arithmétique simple. Cependant notre expérience 
ne nous permet pas de déterminer le mécanisme cognitif de 
cette détection. Dans le cadre ici d’opérations simples et pro-bablement 
automatisées, il pourrait s’agir, autrement qu’un 
calcul arithmétique, de la détection d’une violation séman-tique 
ou lexicale. 
Conflits d’intérêts : aucun conit d’intérêt. Financement par 
l’INSERM et les Journées de Neurologie de Langue Française 
(JNLF). 
Contact auteur : STRAUSS Mélanie 
strauss.mel@gmail.com 
Poster 73 
Sommeil et migraine : L’étude Hypnolaus/Psycholaus 
HABA-RUBIO José (1) ; ANDRIES Daniela (1) ; 
TOBBACK Nadia (1) ; PREISIG Martin (2) ; 
CASTELAO Enrique (2) ; TAFTI Mehdi (1) ; HEINZER Raphaël (1) 
(1) Centre d’investigation et de recherche sur le sommeil (CIRS), Lausanne, 
Suisse ; (2) Département de Psychiatrie, Lausanne, Suisse 
Objectif : Le but de cette étude était de comparer les caracté-ristiques 
du sommeil chez les patients migraineux et chez des 
témoins appariés sur l’âge et le sexe. 
Méthodes : Les données de 2162participants à l’étude Hyp-nolaus/ 
Psycholaus, une cohorte basée sur un échantillon re-présentatif 
de la population de Lausanne (Suisse), ont été ana-lysées. 
Nous avons identié les sujets migraineux sur la base 
des critères de l’International Headache Society. Les plaintes et 
les habitudes du sommeil ont été évaluées à l’aide de l’index 
de qualité du sommeil de Pittsburgh, l’échelle d’Epworth, les 
critères diagnostiques du syndrome des jambes sans repos, 
le questionnaire de Berlin pour les troubles respiratoires et 
du questionnaire de typologie circadienne de Horne/Ostberg. 
Tous les sujets ont eu une polysomnographie (PSG) complète 
à domicile. 
Résultats : 115 sujets migraineux (âge moyen: 54,3 ±10,7 
années, 69,5% de femmes) ont été identiés. Par rapport à 
230 témoins appariés, les migraineux ont rapporté une moins 
bonne qualité de sommeil (score PSQI: 6.1 ±3.3 vs 5 ±2,8, p = 
0,006), une latence d’endormissement subjective plus longue 
(20,2 ± 18,8 vs 16,2 ± 14,5 min, p = 0,009), plus de jambes sans 
repos (22,6% vs 13,9%, p = 0,039) et plus d’apnées constatées 
par l’entourage (11,3% vs 5,2%, p = 0,014). Nous n’avons pas 
observé de différences majeures entre les deux groupes en 
ce qui concerne les paramètres PSG, sauf une tendance à un 
allongement du temps total de sommeil (415,7 ±58,2 vs 403,1 
±73 min, p = 0,10) et à une diminution du sommeil lent profond 
(20,4 ±7,3% vs 21,9 ±8,2%, p = 0,10). Aucune différence signi- 
cative n’a été observée concernant la prise de médicaments 
pouvant inuencer le sommeil. 
Conclusion : Comparés à des sujets témoins, les migraineux 
rapportent plus de plaintes liées au sommeil, malgré l’absence 
de différences signicatives concernant les variables objec-tives 
du sommeil mesurées par PSG. 
Conflits d’intérêts : Fondation Leenaards, Fond National 
Suisse de la Recherche Scientique, GSK, Ligue Pulmonaire 
Vaudoise et CIRS. 
Contact auteur : HABA-RUBIO Jose 
jose.haba-rubio@chuv.ch 
80 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Posters 
Poster 74 
Les habitudes de sommeil chez l’enfant : indices de 
psychopathologie ? 
SCHOLL Jean-Marc (1) ; PHILIPPE Paule (1) ; MAGIS David (2) 
(1) Centre Ressources Autisme CHU Université Liège, Liège, Belgique ; (2) 
Département Education et formation Université Liège, Liège, Belgique 
Objectif : investiguer chez l’enfant les habitudes d’endor-missement 
en fonction de l’âge et de la présence ou non de 
psychopathologie(s) pour tester 2 hypothèses : 1) L’évolution 
développementale des habitudes de sommeil est différente 
et plus lente chez les enfants présentant une psychopatho-logie 
par rapport aux enfants « typiques ». 2) Les difcultés à 
l’endormissement sont plus fréquentes chez les enfants pré-sentant 
une psychopathologie 
Méthodes : 15 questions simples concernant des habitudes 
de sommeil ont été posées aux parents de 2 groupes d’enfants 
âgés de 2.6 à 13 ans: 827 enfants « typiques » et 298 enfants 
« atypiques » suivis dans des consultations psychologiques 
ambulatoires. Le traitement statistique des données permet 
une étude développementale qui compare les habitudes de 
sommeil entre les 2 groupes ainsi que leur évolution en fonc-tion 
de l’âge de l’enfant dans chaque groupe. Des courbes de 
percentiles pour chaque réponse nominale (toujours, souvent, 
parfois, rarement, jamais) ont été calculées en fonction de 
l’âge et du groupe. 
Résultats : Les analyses des réponses aux 15 questions: - 14 
montrent des différences statistiquement signicatives entre 
les 2 groupes (couche-tard/ durée d’endormissement/ appelle, 
sort de sa chambre, recherche de la compagnie/ s’occupe 
avec des jeux dans sa chambre avant de dormir/ exprime le 
souhait de s’endormir avec un frère, une soeur, un parent ….) 
- 12 montrent des variations signicatives des réponses avec 
l’âge de l’enfant. - Pour 5 questions, les résultats montrent que 
l’effet de l’âge est différent suivant les groupes alors qu’inver-sement, 
pour 2 questions, l’effet de l’âge est identique dans 
les 2 groupes 
Conclusion : Les résultats obtenus valident de façon très si-gni 
cative nos 2 hypothèses : 1) L’évolution développementale 
des habitudes de sommeil est différente et plus lente chez les 
enfants avec psychopathologie. 2) Les difcultés à l’endormis-sement 
sont plus fréquentes dans ce même groupe d’enfants. 
Nous pouvons en conclure qu’investiguer les habitudes de 
sommeil chez l’enfant grâce à des questions simples peut 
fournir des indices de psychopathologie et se révèle d’un très 
grand intérêt dans la clinique pédopsychiatrique. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : SCHOLL Jean-Marc 
jeanmarc.scholl@chu.ulg.ac.be 
Poster 75 
Que peuvent nous apprendre les habitudes de 
sommeil dans les diagnostics pédopsychiatriques ? 
Réflexions autour de la clinique 
PHILIPPE Paule (1) ; SCHOLL Jean-Marc (2) 
(1)(1) Centre Ressources Autisme CHU Université Liège, Liège, Belgique 
Objectif : Une précédente recherche clinique nous a montré 
que, de façon très signicative, les habitudes d’endormisse-ment 
sont très différentes entre 2 groupes d’enfants : enfants 
« typiques » versus enfants suivis en consultations ambu-latoires 
dans des centres de santé mentale. A partir de ce 
constat, nous cherchons à savoir dans quelles proportions ces 
mêmes caractéristiques cliniques du sommeil sont présentes 
dans différentes pathologies pédopsychiatriques. 
Méthodes : Une recherche dans la littérature reprend les dif- 
cultés d’endormissement et/ou de sommeil en fonction des 
diagnostics pédopsychiatriques posés. 
Résultats : Les difcultés de sommeil sont très fréquentes 
et particulières dans des pathologies pédopsychiatriques 
comme les troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité, 
les troubles anxieux, les troubles de l’humeur (tempérament 
dépressif et/ou maniaque), les troubles du spectre autistique, 
les troubles du spectre psychotique. 
Conclusion : Lors d’une consultation en pédopsychiatrie, 
quelques questions simples posées aux parents (et à l’enfant) 
lors de l’anamnèse permettent d’investiguer les habitudes 
d’endormissement et de sommeil chez l’enfant. Les difcultés 
décrites contribuent de façon signicative à identier de nom-breuses 
pathologies. Inversement, s’il apparaît qu’ un enfant 
présente habituellement des troubles du sommeil et de l’en-dormissement, 
il est important de les explorer avec attention 
et d’orienter l’enfant vers une consultation pédopsychiatrique. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : PHILIPPE Paule 
paule.philippe@chu.ulg.ac.be 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com 81 81 
POSTERS 72  75
Posters 
Poster 76 
Une nouvelle méthode objective pour identifier les 
états d’éveil et du sommeil par l’enregistrement 
des mouvements mandibulaires verticaux 
CHAKAR Bassam (1) ; FANIELLE Julien (1) ; 
POIRRIER Anne-Lise (2) ; BRUWIER Annick (1) ; 
CAMBRON Laurent (1) ; POIRRIER Robert (1) 
(1) Centre d’étude des troubles de l’éveil et du sommeil - CHU de Liège, Liège, 
Belgique ; (2) Service d’ORL - Centre d’étude des troubles de l’éveil et du 
sommeil - CHU de Liège, Liège, Belgique 
Objectif : Validation du JAWAC, un système ambulatoire d’en-registrement 
des mouvements mandibulaires verticaux (MMV) 
pour l’identication des états d’éveil et de sommeil chez les 
sujets sains en comparaison avec l’actimétrie (ACTG) et la 
polygraphie de sommeil (PGS) 
Méthodes : Chez 38 sujets sains, (23.5 ± 1.5 ans), (Epworth 7.6 
± 1.8) nous réalisons un enregistrement synchrone de la PGS 
(Embla N7000), de l’ACTG (Actiwatch 2 ; Philips Respironics), 
et du JAWAC (système ambulatoire de détection des troubles 
respiratoires du sommeil par l’enregistrement des MMV sur 
base du principe de l’effet d’induction mutuelle, ou les cap-teurs 
sont placés sur la ligne médiane du front et de la man-dibule). 
Les résultats de l’analyse manuelle des états d’éveil 
et de sommeil de PGS (règles de l’AASM), sont comparés aux 
résultats de l’analyse automatique de deux autres systèmes 
sur base d’époque de 30 sec. Nous effectuons deux séries 
d’analyse statistique : 1) comparaison époque par époque : 
sensibilité, spécicité et précision. 2) les coefcients de cor-rélation 
(CC) des paramètres du sommeil : temps de sommeil 
total (TST),latence d’endormissement (LE),éveil après l’endor-missement 
(EAE), et efcacité du sommeil (ES). 
Résultats : ---------------Epoque par Epoque------------ 
----------Paramètres du sommeil ------------ Sensibilité Spéci- 
cité Précision TST (CC) LE (CC) EAE (CC) ES (CC) ACTG 0.95 
0.49 0.89 0.88 0.01 0.77 0.84 JAWAC 0.95 0.63 0.90 0.94 0.82 
0.89 0.88 En comparaison avec la PGS, le JAWAC montre une 
sensibilité et précision égale à l’ACTG, et une meilleure capa-cité 
pour identier les périodes d’éveil. 
Conclusion : L’analyse des MMV par le JAWAC représente 
une nouvelle et excellente alternative objective pour identi- 
er les états d’éveil et de sommeil chez les sujets sains. Des 
études supplémentaires sont nécessaires pour évaluer sa 
performance en présence des pathologies de sommeil en vue 
de son intégration dans un système ambulatoire de dépistage 
des troubles respiratoires du sommeil. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : CHAKAR Bassam 
bchakar@hotmail.com 
Poster 77 
Consommation des écrans et qualité du sommeil 
chez les étudiants de l’Université du Littoral Côte 
d’Opale (UCLO) 
LOMBARD Rémi (1) ; ARON Christophe (1) ; 
HURDIEL Rémy (2) ; THEUNYNCK Denis (2) 
(1) Unité sommeil-VNI CH Dunkerque, Dunkerque, France ; (2) UCLO, Dun-kerque, 
France 
Objectif : Les données actuelles insistent sur le rôle potentiel-lement 
néfaste de la stimulation lumineuse trop intense liée 
aux écrans sur le sommeil. La consommation des écrans de 
type téléviseurs (TV), ordinateurs peut atteindre 4h/jour dans 
la tranche d’âge 15-25 ans (INSEE 2011). Quel est l’impact de 
cette luminosité sur le sommeil de nos étudiants ? 
Méthodes : Nous avons réalisé une étude prospective obser-vationnelle 
multicentrique lors des journées « Université-Nu-trisport 
» 2011 dans les quatre sites de l’UCLO en analysant 
417 questionnaires de Pittsburgh (PSQI) ainsi que l’ « impres-sion 
de manque de sommeil » (score 0 ; pas du tout d’accord 
à 5 ; tout à fait d’accord) en lien avec la consommation des 
écrans de TV et d’ordinateurs. 
Résultats : Notre population compte 277 étudiants français et 
140 ressortissants étrangers d’âge moyen 22 +/- 4 ans (57%H 
43%F), score PSQI : 6 ± 3, durée de sommeil (composante 3 
du PSQI) : 7.24 +/- 1.17 h, latence d’endormissement (compo-sante 
2) 23min 3sec +/- 23min 40sec Parmi nos 417 étudiants 
; 221 présentent un PSQI supérieur à 5 les classant comme « 
mauvais dormeurs ». Chez ces « mauvais dormeurs » nous 
n’observons pas d’association statistiquement signicative 
par le test de Fisher exact entre le temps de consommation 
quotidien d’ordinateur ou de TV et la présence d’un score 
PSQI5 au risque 5%. Nous observons une association signi- 
cative entre le temps journalier de consommation des 2 types 
d écrans (p0.05) et « l’impression de manque de sommeil 
», seul l’usage de l’ordinateur est signicativement incriminé 
dans le raccourcissement de la durée du sommeil (compo-sante 
3) du PSQI chez ces étudiants (p0.05). Les étudiants 
étrangers en comparaison des étudiants nationaux présentent 
une durée de sommeil plus courte (p0.05 test chi2), un temps 
d’ordinateur plus long (p0.01), un temps de TV plus court 
(p0.01) associés à une altération signicative de la compo-sante 
5 (« troubles du sommeil ») du PSQI (p0.05) et une « 
impression de manque de sommeil » en lien uniquement avec 
leur consommation d’ordinateurs (p0.01) 
Conclusion : Notre étude montre que parmi une population 
d’étudiants, la qualité de sommeil peut être altérée selon 
l’analyse du Pittsburgh, en lien avec l’utilisation des écrans, 
notamment d’ordinateurs, de façon plus nette chez les étu-diants 
d’origine étrangère, rappelant l’importance de l’édu-cation, 
voire du dépistage des troubles du sommeil parmi les 
populations les plus jeunes 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : ARON Christophe 
christophe.aron@ch-dunkerque.fr 
82 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Posters 
Poster 78 
Temps de sommeil et résultats scolaires chez des 
collégiens d’Ile de France 
CABRERA Jean-pascal (1) ; GAURIAU Caroline (2) ; 
LEGER Damien (2) 
(1) Collège de la Vaucouleurs, Mantes-la-Ville, France ; (2) Centre du Sommeil, 
Hôpital Hôtel-Dieu, Paris, France 
Objectif : Cette enquête se proposait de mettre en relation 
le degré de réussite scolaire avec les différents paramètres 
caractérisant le sommeil de collégiens, d’étudier l’évolution 
des modes de sommeil en fonction de l’âge et du sexe des 
élèves, de comparer les paramètres de sommeil des élèves 
qui disent dormir bien par rapport à ceux considérant qu’ils ne 
dorment pas bien. 
Méthodes : A l’occasion de la Journée du Sommeil de2012, 
une enquête a été réalisée au Collège de la Vaucouleurs 
(78200 Mantes-la-Ville). Un questionnaire a été distribué par 
les enseignants. Il comportait 11 items questionnant sur leurs 
habitudes de sommeil en semaine (A quelle heure te couches-tu 
? A quelle heure penses-tu t’endormir ? Te réveilles-tu la 
nuit ? Si oui, combien de fois, combien de temps ? A quelle 
heure te réveilles-tu ? A quelle heure sors-tu du lit ? Penses-tu 
avoir bien dormi ?), ainsi que des items sur le niveau de classe, 
le sexe et la moyenne générale au 1er trimestre. 
Résultats : Les 576 collégiens qui ont répondu au question-naire 
étaient répartis sur 27 classes de la 6ème à la 3ème. Le 
temps de sommeil moyen d’un collégien est de 8h07 ± 1h03 
en semaine. Ce temps de sommeil diminue régulièrement de 
la 6ème (8h46 ± 53 min) à la 3ème (7h24 ± 1h01). L’heure du 
coucher est régulièrement de plus en plus tardive de la 6ème 
à la 3ème (21h12 ± 34 min à 22h45 ± 59 min), tout comme 
l’heure d’endormissement (22h00 ± 47 min à 23h30 ± 57 min). 
La sensation de bien dormir des collégiens diminue, passant 
de 80% à 62%. La sensation de bien dormir augmente régu-lièrement 
avec les résultats scolaires. Ainsi, parmi les 69,8% 
d’élèves déclarant bien dormir en semaine : 7% de ces élèves 
ont une moyenne trimestrielle inférieure à 10 ; 15% une 
moyenne entre 10 et 12 ; 31% une moyenne entre 12 et 14 ; 
47% une moyenne supérieure à 14. 
Conclusion : Malgré un besoin de sommeil évident et bien 
connu à l’adolescence, on constate une diminution inquié-tante 
du temps de sommeil avec l’âge chez les collégiens 
de 11 à 15 ans. Cette baisse de la durée de leur sommeil est 
à l’origine d’une dette de sommeil qui s’accroît et s’accom-pagne 
d’une moins bonne qualité de sommeil et de possibles 
conséquences sur les résultats scolaires de ces élèves. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : GAURIAU Caroline 
caroline.gauriau@htd.aphp.fr 
Poster 79 
Effets de l’exposition au bruit des avions sur la 
qualité du sommeil des riverains de l’aéroport de 
Paris-Charles-de-Gaulle 
EVRARD Anne-Sophie (1) ; RIBEIRO Carlos (2) ; 
KHATI Inès (1) ; CHAMPELOVIER Patricia (3) ; 
ELBAZ Maxime (4) ; LAMBERT Jacques (3) ; 
LEGER Damien (4) ; MIETLICKI Fanny (2) ; 
SINEAU Matthieu (2) ; LAUMON Bernard (5) 
(1) Umrestte, unité mixte de l’Université Lyon 1 et de l’Ifsttar, Département 
Transport, Santé et Sécurité, Bron, France ; (2) Bruitparif, Observatoire du 
bruit en Ile-de-France, Paris, France ; (3) Laboratoire Transport et Environne-ment 
de l’Ifsttar, Département Aménagement, Mobilités et Environnement, 
Bron, France ; (4) Centre du sommeil et de la vigilance de l’Hôtel Dieu, Paris, 
France ; (5) Ifsttar, Département Transport, Santé et Sécurité, Bron, France 
Objectif : De nombreuses études ont montré des effets délé-tères 
de l’exposition au bruit des avions sur la qualité du som-meil. 
L’objectif de notre étude est de caractériser de manière 
détaillée et spécique les effets aigus du bruit des avions sur 
la qualité du sommeil des riverains des aéroports français tout 
en afnant la mesure de l’exposition au bruit. 
Méthodes : Une étude pilote du programme de recherche 
DEBATS (Discussion sur les Effets du Bruit des Aéronefs Tou-chant 
la Santé) a été réalisée en 2011 an de tester le proto-cole 
auprès de douze riverains de l’aéroport de Paris-Charles 
de Gaulle. Ces participants ont porté un actimètre pendant 
sept nuits et ont rempli un agenda du sommeil an d’éva-luer 
la qualité de leur sommeil. Parallèlement, un dispositif 
de mesure constitué de deux sonomètres, un à l’intérieur de 
la chambre et l’autre en façade extérieure de celle-ci a été 
mis en place sur la même semaine an d’identier les bruits 
d’avions et d’évaluer l’impact acoustique de ces bruits à l’inté-rieur 
de la chambre des participants. Les données ainsi collec-tées 
ont permis de produire un certain nombre d’indicateurs 
acoustiques, énergétiques d’une part (relatifs à des moyennes 
énergétiques de bruit sur des périodes données), événemen-tiels 
d’autre part (caractéristiques et nombre d’événements 
ayant dépassé un niveau sonore donné). Une analyse en com-posantes 
principales (ACP) a été utilisée an de déterminer 
quels étaient les indicateurs acoustiques les mieux corrélés à 
la qualité du sommeil. 
Résultats : Les associations les plus fortes mises en évidence 
par l’ACP concernent la qualité du sommeil et les indicateurs 
acoustiques évènementiels estimés à l’intérieur de la chambre 
des participants. 
Conclusion : Les indicateurs acoustiques énergétiques uti-lisés 
dans la réglementation actuelle ne semblent pas suf- 
sants quand on s’intéresse à la qualité du sommeil des rive-rains 
d’aéroports. Cependant, ces résultats sont basés sur une 
douzaine de participants et demandent à être répliqués sur 
plus de sujets. 
Conflits d’intérêts : aucun conit d’intérêt à déclarer. Le pro-gramme 
de recherche DEBATS est nancé par la DGS, la DGAC, 
la DGPR et l’Anses. 
Contact auteur : EVRARD Anne-Sophie 
anne-sophie.evrard@ifsttar.fr 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com 83 83 
POSTERS 76  79
Posters 
Poster 80 
Troubles du sommeil chez les adolescents 
des villages du Mont-Liban 
RAMMAL Farah (1) ; CHAHOUD Michèle (1) ; SAULEAU Eric (2) ; 
GODBOUT Roger (3) ; CHAHINE Ramez (1) 
(1) Université Libanaise, Beyrouth, Liban ; (2) Université de Strasbourg, Stras-bourg, 
France ; (3) Université de Montréal, Montréal, Canada 
Objectif : Les troubles du sommeil chez les adolescents 
peuvent causer une diminution de la concentration, ainsi 
qu’une fatigue prolongée qui affectent négativement la per-formance 
scolaire, le comportement et la qualité de vie de ces 
écoliers. L’objectif de notre étude est de déterminer les habi-tudes 
et la qualité du sommeil chez les adolescents scolarisés 
vivant en milieu rural et de détecter les facteurs qui peuvent 
affecter leur sommeil. 
Méthodes : Une enquête chez 556 élèves de différentes 
écoles des villages du Mont-Liban a été réalisée en mai 2014 à 
l’aide d’un questionnaire informatisé contenant 25 items basé 
sur l’indice de la qualité du sommeil de Pittsburgh, l’indice de 
gravité de l’insomnie et l’échelle de somnolence de Stanford. 
Nous avons étudié la relation entre plusieurs facteurs liés aux 
habitudes du sommeil et trois variables dépendantes : Insom-nie 
initiale (difcultés d’endormissement), de maintien (réveils 
nocturnes) et sommeil insufsant à l’aide d’une analyse bi-va-riée 
et une régression logistique. 
Résultats : La majorité des adolescents interrogés a rappor-té 
des troubles d’endormissement, 52% ont des difcultés à 
maintenir leur sommeil et 55.4% ont de difcultés à se réveil-ler 
le matin. La prise de stimulants, l’usage de l’internet ou 
du téléphone mobile avant de se coucher et les diners tardifs 
semblent être les facteurs qui prédisposent à un sommeil ina-déquat. 
Ces résultats sont comparables à ceux obtenus avec 
les étudiants qui habitent les villes lors d’une enquête similaire 
menée en mai 2013. 
Conclusion : Les adolescents interrogés, habitant un village 
ou en ville, souffrent d’un sommeil inadéquat et semblent 
avoir éventuellement des troubles de sommeil. Il est donc 
nécessaire d’accroître la sensibilisation à ce problème dans 
l’éducation an d’empêcher son aggravation. 
Conflits d’intérêts : aucun. Travail supporté par l’Agence 
Universitaire de la Francophonie, bureau du Moyen Orient 
Contact auteur : CHAHINE Ramez 
charamez@hotmail.com 
Poster 81 
Evolution du score moyen de l’échelle d’Epworth 
sur l’année 
CUGY Didier (1) ; BALAN Joël (2) ; CUGY Sylvie (2) ; 
LEGER Bruno (2) 
(1) Unité Hypnologie et Chronobiologie Clinique, Bordeaux, France ; (2) CES 
Bordeaux - CPAM de la Gironde, Bordeaux, 
Objectif : Rechercher si il existe des variations du score 
d’epworth moyen rapporté à la période de l’année. 
Méthodes : A partir d’une base de données comportant 
49389 évaluations de la somnolence au moyen de l’échelle 
d’epworth recueillies depuis l’année 2004 nous avons calculé 
la distribution des scores selon le cycle annuel. 
Résultats : Il est retrouvé en population une variation signi- 
cative du score d’epworth moyen durant l’année (p 0.0001). 
Les scores les plus élevés étant retrouvés au mois de juillet, les 
scores les plus bas à la n de l’automne au mois de novembre 
et décembre. Une analyse complémentaire a été réalisée sur 
la base du calendrier lunaire. Il est retrouvé un effet marginal 
mais signicatif (p0,03) de la phase de lunaison (indépendant 
du sexe et de l’âge) sur l’auto-évaluations de la somnolence 
au moyen de l’échelle d’epworth. 
Conclusion : Les scores les plus élevés à l’échelle d’epworth 
sont retrouvés durant les périodes ou les journées sont les 
plus longues et les nuits les plus courtes et réciproquement. 
Le lien observé avec la lunaison est en accord avec les résul-tats 
retrouvés avec ROOSLI al. Ceci étant en accord avec 
les relations connues existant entre somnolence et durée du 
sommeil. (1) RPPSLI  al, Sleepless night, the moon is bright: 
longitudinal study of lunar phase and sleep, J. Sleep Res. (2006) 
15, 149–153 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : CUGY Didier 
didier@cugy.fr 
84 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Posters 
Poster 82 
Étude des facteurs d’influence de l’efficience 
intellectuelle à 3 ans des enfants de la cohorte 
AuBE 
PLANCOULAINE Sabine (1) ; STAGNARA Camille (2) ; 
FLORI Sophie (2) ; BAT-BITAULT Flora (3) ; LIN Jian-sheng (4) ; 
PATURAL Hugues (2) ; FRANCO Patricia (5) 
(1) INSERM U1018-EQ10 - Université Paris-Sud, Villejuif, France ; (2) Pôle 
Mère et enfant, Hôpital Nord, Saint-Etienne - EA SNA-EPIS 4607, St Etienne, 
France ; (3) Hôpital Salvador - Institut de Neurosciences de la Timone, Mar-seille, 
France ; (4) INSERM-U1028 - Université Lyon 1, Lyon, France ; (5) Hôpital 
Femme Mère Enfant - INSERM-U1028 - Université Lyon 1, Lyon, France 
Objectif : Identier les facteurs de risque associés à l’ef- 
cience intellectuelle à 3 ans mesurée par le WPPSI-III et esti-mée 
par le quotient intellectuel verbal (QIV), de performance 
(QIP) et total (QIT) 
Méthodes : L’analyse inclus 194 enfants de la cohorte AuBE 
ayant bénécié du test et pour lesquels nous disposions de 
données sur la mère (âge, catégorie socio-professionnelle, 
parité, IMC, tabagisme pendant la grossesse, durée d’allaite-ment) 
et l’enfant (terme, sexe, poids de naissance, mode de 
garde, temps passé devant les écrans, durée de sommeil et 
ronements fréquents à 2 ans). Nous avons étudié le QIV, QIP 
et QIT par régressions linéaires 
Résultats : Les QI moyens sont de 106 (62 – 138) pour le QIT 
(7,2% 85), 92 (61 – 140) pour le QIP (35,9% 85) et 99 (61 – 
138) pour le QIT (13,3% 85.) En analyse multivariée, les fac-teurs 
associés négativement au QIV sont le fait d’avoir une 
mère sans activité professionnelle (p=0,08), avec 3 enfants et 
plus (p=0,01) et un temps passé devant les écrans supérieur à 
2h/j à 2 ans. La garde en crèche est associée positivement au 
QIV (p=0,08). Avoir une mère peu qualiée (p=0,08) est asso-cié 
négativement avec le QIP, alors qu’être né avec un terme 
élevé (p=0,04) et être gardé en crèche (p=0,02) sont associés 
positivement. Le QIT est associé négativement avec une fratrie 
de 3 enfants et plus (p=0,02) et un temps passé devant les 
écrans supérieur à 2h/j à 2 ans (p=0,02) ; il est associé posi-tivement 
au terme (p=0,07) et à la garde en crèche (p=0,01). 
Les ronements fréquents (N=16, 8,2%) et la durée de som-meil 
(Moy=13h00 [10h30-15h45]) ne sont pas associés aux QI 
mesurés 
Conclusion : Nous avons conrmé, dès 3 ans, l’importance du 
milieu socio-culturel et du temps passé devant les écrans dans 
le développement intellectuel verbal (QIV) et mis en évidence 
l’association du QIP avec le terme de naissance suggérant une 
maturation cérébrale moindre à âge égal. Les ronements fré-quents 
et la durée de sommeil à 2 ans ne semblent pas pré-dicteurs 
des différents QI un an plus tard. La mise précoce en 
collectivité permet d’augmenter signicativement le QIV, le QIP 
et le QIT et devrait être préconisé dans les milieux défavorisés, 
même si les parents sont sans emploi 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : PLANCOULAINE Sabine 
sabine.plancoulaine@inserm.fr 
Poster 83 
Sommeil et transport - Enquête Institut National 
du Sommeil et de la Vigilance/MGEN - Journée du 
Sommeil® 2014 
ADRIEN Joëlle (1) ; BECK François (2) ; 
VECCHIERINI Marie-Françoise (3) ; LEGER Damien (3) 
(1) INSERM, Paris, France ; (2) Institut National de Prévention et d’Education 
pour la Santé (INPES), Paris, France ; (3) Institut National du Sommeil et de la 
Vigilance (INSV), Paris, France 
Objectif : Suivre l’évolution des habitudes de sommeil des 
actifs français et interroger la relation entre leur sommeil et les 
trajets qu’ils effectuent quotidiennement entre leur domicile 
et leur lieu de travail. 
Méthodes : Enquête par internet administrée du 3 au 
12/12/13 auprès d’un échantillon national de 1032 actifs de 18 
ans et plus constitué selon la méthode des quotas, au regard 
des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, 
de régions de résidence et catégorie d’agglomération. Ques-tionnaire 
élaboré par le conseil scientique de l’INSV. 
Résultats : Les actifs français dorment en moyenne 6h55 
en semaine et 8h02 le week-end. En semaine, 36% dorment 
moins de 6h et 67% se réveillent au moins une fois par nuit. 
Un actif sur 3 effectue au moins une sieste par semaine d’une 
durée moyenne de 47 minutes. 4 actifs sur 10 déclarent souf-frir 
d’au moins un trouble du sommeil: insomnie (19%), trouble 
du rythme veille-sommeil (16%), syndrome des jambes sans 
repos (7%), syndrome d’apnée du sommeil (6%). Seulement 
13% d’entre eux déclarent être traités. Environ 1 actif sur 5 est 
victime de somnolence. En moyenne, 18km séparent les Fran-çais 
de leur lieu de travail et une durée de 30 minutes pour 
2/3 d’entre eux. Pour ces trajets, 77% des actifs empruntent 
un véhicule en tant que conducteur, 21% les transports en 
commun et 8% aucun. Dans l’ensemble, 70% jugent leurs tra-jets 
agréables, essentiellement les conducteurs de véhicule 
et les actifs de province. Lorsqu’ils sont passagers (covoitu-rage, 
transport en commun) 39% s’endorment, en moyenne 
23 minutes. Sur le trajet du travail, 17% des conducteurs disent 
somnoler au volant au mois une fois par mois, 10% au point 
de s’arrêter. 9% se sont endormis au volant au moins une fois 
dans l’année et 7% d’entre eux ont eu un accident mineur, 
sans dommage matériels ou corporels. Aucun réseau n’est 
épargné, 40% des endormissements ont eu lieu sur des grands 
axes routiers (4 voies, autoroutes), 26% sur des routes natio-nales 
ou départementales, 19% sur des routes secondaires et 
15% en ville. 
Conclusion : Cette enquête met en exergue la privation de 
sommeil et le risque de somnolence dont sont victimes les 
actifs français, notamment sur le trajet domicile-travail. Si 
les usagers des transports en commun récupèrent un peu 
de sommeil, les actifs au volant somnolents s’exposent à un 
risque d’accident. 
Conflits d’intérêts : Enquête soutenue par la MGEN 
Contact auteur : ADRIEN Joëlle 
contact@insv.org 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com 85 85 
POSTERS 80  83
Posters 
Poster 84 
Bénéfice d’une administration sous-cutanée 
continue d’apomorphine chez un patient atteint 
d’un syndrome des jambes sans repos sévère 
CARCANGIU Roberta (1) ; STANER Luc (1) ; SELLAL François (2) ; 
GAULTIER Claude (2) ; DUVAL Fabrice (3) 
(1) Unité des rythmes veille et sommeil-Centre Hospitalier de Rouffach, Rouf-fach, 
France ; (2) Département de Neurologie- Hôpitaux Civils de Colmar, 
Colmar, France ; (3) Psychiatrie- Centre Hospitalier de Rouffach, Rouffach, 
France 
Objectif : L’apomorphine est un puissant agoniste dopami-nergique 
et opioïdergique. Son efcacité dans le syndrome 
des jambes sans repos (SJSR) a été documenté par quelques 
études après prise unique sur des échantillons de patients li-mités. 
Cette communication rapporte l’effet d’une administra-tion 
sous- cutanée continue pendant 9 mois chez un patient 
atteint d’un SJSR pharmaco-résistant et d’une maladie de Par-kinson 
idiopathique (MPI). 
Méthodes : Nous avons documenté prospectivement l’effet 
d’une administration sous-cutanée d’apomorphine délivrée 
par une pompe chez un homme de 57 ans atteint d’une MPI 
et d’un SJSR sévère en utilisant une passation itérative d’ 
échelles, une actimétrie après 6 mois de traitement et une 
polysomnographie (PSG) après 9 mois de traitement. L’effet de 
l’apomorphine est mis en relation avec l’évolution clinique du 
patient depuis l’âge de 47 ans. 
Résultats : A l’âge de 47 ans le patient consulte pour une 
insomnie et un SJSR; un an après une MPI est diagnostiquée. 
Pendant les 10 ans de suivi le patient bénécie de 7 PSG 
conrmant la sévérité du SJSR qui ne répond pas ou peu aux 
traitements conventionnels (dopaminoagonistes, antiépilep-tiques, 
opioïdes, benzodiazépines). A l’âge de 57 ans, le pa-tient 
présente des importantes uctuations motrices malgré 
un traitement par L-DOPA 725 mg/j + Ropinirole 5 mg/j et une 
pompe à apomorphine est alors installée (220 mg/24 heures). 
Le patient rapporte un bénéce immédiat sur le SJSR qui per-siste 
pendant 9 mois, sans amélioration des blocages moteurs. 
Après retour à la thérapie orale, motivé par des nodules sous-cutanés 
aux sites d’injection, le patient signale une réappari-tion 
du SJSR l’amenant progressivement à une prise nocturne 
anarchique des antiparkinsoniens. La pompe n’est pas ré-ins-tallée 
le patient devant bénécier très prochainement d’une 
stimulation cérébrale profonde pour sa MPI. 
Conclusion : La pompe à apomorphine pourrait apporter un 
bénéce signicatif et durable dans des formes sélectionnées 
de SJSR avec ou sans MPI associée. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : CARCANGIU Roberta 
robimale@aol.com 
Poster 85 
Pourquoi certains somnambules sont-ils 
somnolents ? 
CARRILLO-SOLANO Marisol (1) ; BRION Agnès (1) ; 
LEU-SEMENESCU Smaranda (1) ; ARNULF Isabelle (1) 
(1) Hôpital Pitié Salpêtrière, Paris, France 
Objectif : identier les déterminants de la somnolence diurne 
chez les adultes avec somnambulisme ou terreurs nocturnes 
Méthodes : Tous les adultes consécutivement hospitalisés 
dans le service de 2012 à 2014 pour somnambulisme ou ter-reurs 
nocturnes ont rempli le score de somnolence d’Epworth 
et le score de sévérité du somnambulisme puis bénécié de 
deux nuits consécutives de vidéopolysomnographie. Les dé-terminants 
de la somnolence (score d’Epworth 10) ont été 
recherchés parmi les données démographiques, cliniques et 
de polysomnographie, y compris le nombre de réveils en som-meil 
lent profond. 
Résultats : Ce groupe de 149 patients avec somnambulisme 
et terreurs comportait 55% de femmes et un âge moyen de 
33±10 ans, avec un début principalement dans l’enfance. 
Les patients présentaient 18±22 épisodes par mois, avec un 
score de comportement PADDS-A de 9±5, un score de reten-tissement 
diurne PADDS-C de 3.5±1.7 et un score d’Epworth 
de 10±6.6. Il y avait eu des blessures de soi ou d’autrui chez 
23%, du somnambulisme alimentaire chez 20% et sexuel chez 
12%. Le temps de sommeil total était de 467±95 min la nuit 
1, avec une efcacité de sommeil de 86±12%, une durée de 
sommeil lent profond de 116±46 min, un index de microéveils 
de 11.5±6.6 et un nombre d’éveils en sommeil lent profond de 
5.4 ± 3.5 la nuit 1 et 5.9±3.7 la nuit 2. Parmi les patients, 43% 
étaient hypersomnolents : ces patients avaient plus de réveils 
en sommeil lent profond sur les 2 nuits (11±7.3 contre 8.8±5, 
p0.05), sans autre différence d’âge, de sexe, de score à la 
PADSS, de présence plutôt de terreurs, de temps total de som-meil, 
de durée de sommeil lent profond ou d’index de microé-veils. 
La corrélation entre le nombre de réveils en sommeil lent 
profond et le score d’Epworth était de 0.22. 
Conclusion : Le seul déterminant de la somnolence diurne 
excessive chez les adultes souffrant de somnambulisme/ter-reurs 
semble être le nombre cumulé de réveils en sommeil 
lent profond. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : CARRILLO-SOLANO Marisol 
rmarisolcm@yahoo.com 
86 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Posters 
Poster 86 
Le trouble comportemental en sommeil paradoxal 
est-il un marqueur pré-symptomatique chez les 
sujets mutés LRRK2 (syndrome parkinsonien 
juvénile) ? 
EHRMINGER Mickael (1) ; LEU Smaranda (2) ; 
CORMIER Florence (3) ; CORVOL Jean-Christophe (3) ; 
BRICE Alexis (4) ; ARNULF Isabelle (5) 
(1) AP-HP Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière, Ecole Normale Supérieure, 
Paris, France ; (2) AP-HP Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière, UPMC, Paris, 
France ; (3) Centre de Recherche de l’Institut du Cerveau et de la Moelle Épi-nière, 
Paris, France ; (4) UPMC, Centre de Recherche de l’Institut du Cerveau 
et de la Moelle Épinière, Paris, France ; (5) Service des pathologies du som-meil, 
AP-HP Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière, UPMC, Paris, France 
Objectif : Le trouble comportemental en sommeil paradoxal 
(TCSP) est fortement associé à la maladie de Parkinson idiopa-thique 
(MPi) : il la précède dans 30% des cas et l’accompagne 
dans 60% des cas. Les mutations du gène LRRK2 sont rares et 
induisent un syndrome parkinsonien juvénile dont l’associa-tion 
avec la synucléine n’est pas encore claire. Ces mutations 
induisent-elles un TCSP chez les sujets mutés pré-symptoma-tiques 
ou symptomatiques ? 
Méthodes : Nous avons inclus 15 sujets mutés sur LRRK2 
(11 parkinsoniens, 4 porteurs sains), 22 parkinsoniens idiopa-thiques, 
et 17 témoins sains appariés en âge et en sexe. Ils 
ont bénécié d’une vidéo-polysomnographie, avec mesure du 
pourcentage de sommeil paradoxal sans atonie, et d’échelles 
motrices (UPDRS motrice OFF). 
Résultats : Il n’y avait pas de TCSP ou de pourcentage de 
sommeil paradoxal sans atonie supérieur à 15% ni chez les 
porteurs sains et ni chez les porteurs symptomatiques d’une 
mutation du gène LRRK2, alors que les patients MPi avaient un 
TCSP dans 41% des cas, et présentaient plus d’activité tonique 
en sommeil paradoxal que les parkinsoniens LRRK2 (p0.001). 
L’activité alpha occipitale était plus élevée chez les LRRK2 
symptomatiques que chez les patients MPi (p=0.02). L’archi-tecture 
du sommeil n’est pas modiée, et on ne retrouve pas 
plus d’apnées du sommeil chez les mutés que chez les MPi. 
Conclusion : Sur cet échantillon, le contrôle de l’atonie mus-culaire 
en sommeil paradoxal ne semble pas associé aux lé-sions 
induites par les mutations du gène LRRK2. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : ARNULF Isabelle 
isabelle.arnulf@psl.aphp.fr 
Poster 87 
La condition de somnambule est-elle sous-tendue 
par une perturbation de l’activité des fuseaux 
du sommeil ? 
CARPENTIER Nicolas (1) ; O’REILLY Christian (2) ; 
POIRIER Gaétan (2) ; PAQUET Jean (2) ; CARRIER Julie (2) ; 
GIBBS Steve (2) ; ZADRA Antonio (2) ; DESAUTELS Alex (2) 
(1) CHU Service de Neurologie, Nancy, France ; (2) Centre d’Études Avancées 
en Médecine du Sommeil, Montréal, Canada 
Objectif : Les somnambules présentent une instabilité du 
sommeil lent, en particulier du stade N3. L’activité des fuseaux 
du sommeil est précisément corrélée à la stabilité du som-meil, 
mais cet outil n’a été que rarement utilisé chez les som-nambules. 
Ce travail avait pour objectif de comparer l’activité 
des fuseaux en N3 des somnambules avec celle de sujets 
contrôles. 
Méthodes : Dix somnambules associés à 10 sujets sains 
contrôlés pour l’âge et le sexe ont été analysés. Un enregis-trement 
de base et un enregistrement après privation de som-meil 
de 38 heures ont été réalisés. Les densités des fuseaux 
(11-16Hz) ont été mesurées automatiquement durant les 
stades N3 par des logiciels basés sur le ltrage et le seuillage 
du signal électroencéphalographie à partir des dérivations F3, 
C3 et P3 du système 10/20. Les densités de fuseaux en N3 du-rant 
le premier cycle de sommeil et pour l’ensemble de la nuit 
ont été comparées entre les somnambules et les contrôles. 
Résultats : Les somnambules ont présenté une densité de 
fuseaux en N3 signicativement plus basse que les contrôles 
durant le premier cycle de sommeil (1,56/min versus 2,22/min, 
p=0,009) et durant l’ensemble de la nuit (1,50/min versus 1,86/ 
min, p=0,004). La privation de sommeil n’a pas affecté la dif-férence 
de densités de fuseaux en N3 entre les somnambules 
et les contrôles. 
Conclusion : Ces résultats suggèrent que l’instabilité du som-meil 
lent chez les somnambules pourrait être sous-tendue par 
une altération quantitative de l’activité des fuseaux du som-meil. 
Conflits d’intérêts : Ce travail a été nancé par l’Institut de 
Recherche en Santé du Canada (grant #M0P 49515) et le Fonds 
de recherche du Québec-Santé (AD), et mené dans le cadre 
d’un partenariat entre l’Association des Chefs de service du 
CHU de Nancy et le Groupe Pasteur Mutualité (NC). 
Contact auteur : CARPENTIER Nicolas 
nic.carpentier@gmail.com 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com 87 87 
POSTERS 84  87
Posters 
Poster 88 
Troubles du comportement en sommeil paradoxal 
symptomatiques d’un cavernome pontique 
FELIX Sandra (1) ; THOBOIS Stéphane (1) ; BASTUJI Hélène (1) ; 
PETER Laure (1) 
(1) Hospices civils de Lyon, Lyon, France 
Objectif : Les épisodes d’agitation nocturne peuvent poser 
un problème diagnostique et étiologique. 
Méthodes : Un homme de 75 ans se plaignait d’une somno-lence 
diurne excessive (SDE), de difcultés d’endormissement 
et d’agitation pendant son sommeil nocturne. Un syndrome 
des jambes sans repos a été diagnostiqué et traité. Devant la 
persistance d’une SDE, d’un ronement et d’une nycturie, une 
polysomnographie a été réalisée qui montrait un syndrome 
d’apnées obstructives. Un traitement par pression positive 
continue nocturne n’a pas amélioré les épisodes d’agitation 
nocturne avec cris, coups et chutes du lit. 
Résultats : L’enregistrement de sommeil avec vidéo a montré 
des reprises du tonus musculaire en sommeil paradoxal asso-ciées 
à des mouvements très violents, typiques d’un trouble 
du comportement en sommeil paradoxal (TCSP). L’examen 
clinique ne retrouvait aucun syndrome parkinsonien, aucun 
signe de focalisation ni de trouble dysautonomique. L’imagerie 
du transporteur de la dopamine (DAT scan) n’a montré aucun 
signe de dégénérescence des voies dopaminergiques présy-naptiques. 
L’IRM cérébrale a en revanche montré une lésion 
vasculaire évocatrice d’un cavernome pontique. 
Conclusion : Ce cas illustre la complexité des troubles du 
sommeil et la possible intrication de différentes étiologies res-ponsables 
d’une agitation nocturne. Il souligne l’importance 
d’une recherche étiologique complète en l’absence de patho-logie 
dégénérative associée. Il illustre enn qu’un cavernome 
peut être responsable de TCSP. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : FELIX Sandra 
sandra.felix@chu-lyon.fr 
Poster 89 
La luminothérapie (LT) dans le syndrome des 
jambes sans repos (SJSR) : étude contrôlée versus 
placébo 
KILIC HUCK Ulker (1) ; MEYER Christelle (1) ; 
RUPPERT Elisabeth (1) ; CHAMBE Juliette (1) ; 
BATAILLARD Marc (1) ; SCHRODER Carmen (1) ; 
BOURGIN Patrice (1) 
(1) Service de pathologies du sommeil, Strasbourg, France 
Objectif : Le SJSR est une affection neurologique fréquente 
et invalidante avec des conséquences pouvant être mul-tiples. 
Les difcultés rencontrées pour traiter ces patients 
soulignent la nécessité de trouver des traitements adjuvants 
efcaces. L’objectif de notre étude est d’analyser l’effet de 
trois semaines de LT sur la sévérité du SJSR (score IRLS, test 
d’immobilisation suggéré) et des mouvements périodiques du 
sommeil (polysomnoraphie), la qualité du sommeil (Pittsburh 
sleep quality index, agenda du sommeil, actimétrie, polysom-nographie), 
le rythme circadien (agenda et actimétrie), la vigi-lance 
(Epworth, Karolinska) et l’humeur (échelle de Beck BDI-II, 
Spielberer questionnaire, PANAS). 
Méthodes : Etude pilote contrôlée avec une LT active versus 
une condition placébo auprès de 24 patients. Les patients sont 
appariés par paire selon l’âge, le sexe et la sévérité du SJSR en 
l’absence de traitement en cours. L’horaire d’exposition à la LT 
est adapté au préalable au rythme de chaque patient. 
Résultats : La LT n’a pas permis d’améliorer signicativement 
la sévérité du SJSR. Toutefois, le temps de sommeil a été signi- 
cativement amélioré sous LT. Un impact favorable a égale-ment 
été observé sur les symptômes dépressifs. 
Conclusion : L’effectif de cette étude pilote était trop faible 
pour montrer des effets statistiquement signicatifs et elle 
nécessite d’être répétée auprès d’une population plus large. 
Même si la LT n’impacte pas directement la sévérité du SJSR, 
elle semble avoir un effet bénéque sur la qualité du sommeil 
et sur l’humeur, des symptômes fréquemment associés avec 
le SJSR. La prise en charge de la dépression est particulière-ment 
délicate chez ces patients, la plupart des antidépres-seurs 
étant connus pour aggraver le SJSR. En conclusion la LT 
semble constituer une approche thérapeutique intéressante 
et innovante dans le SJSR. Les effets évalués correspondent à 
des effets directs de la lumière, c. à d. des effets indépendants 
de ceux qui impliquent le rythme circadien. D’autres études 
à plus large échelle sont nécessaires pour conrmer ces ré-sultats 
et comprendre les mécanismes sous jacents an de 
mieux dénir la place de la LT. 
Conflits d’intérêts : Association France-Ekbom 
Contact auteur : KILIC HUCK Ulker 
ulker.kilic@hotmail.fr 
88 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Posters 
Poster 90 
Les troubles du comportement en sommeil 
paradoxal et le SAOS en sommeil paradoxal Un lien 
causal ? 
SCHAEFER Carolin (1) ; BES Erik (1) ; KUNZ Dieter (1) 
(1) Charité/St Hedwig Krankenhaus, Berlin, Allemagne 
Objectif : Exploration d’un probable lien entre les troubles 
du comportement en sommeil paradoxal (TCSP) et le SAOS en 
sommeil paradoxal (SP). 
Méthodes : Notre cohorte de patients traités pour des TCSP 
comporte 60 sujets (dont 50 hommes) vus depuis 2009. Nous 
avons inclus de façon rétrospective tous les sujets avec des 
TCSP dont la polysomnographie (PSG) a mis en évidence un 
SAOS sévère avec ou sans prédominance en SP. Cette sous-cohorte 
comporte 5 sujets (masculins) avec une moyenne 
d’âge de 68 ans (64-75 ans). La durée des TCSP varie entre 
3 et 38 ans. L’interrogatoire ne révélait pas de somnolence 
diurne signicative (Epworth  10) mais un ronement habi-tuel. 
Des PSG de trois nuits consécutives ont été effectuées 
pour chaque patient. Elles ont mis en évidence des caracté-ristiques 
des TCSP comme un SAOS sévère prédominant en 
SP chez deux patients et généralisé chez trois patients. Nous 
avons introduit la mélatonine à libération prolongée à 2 mg à 
partir de la troisième PSG. Une consultation en pneumologie 
pour le traitement du SAOS a été initiée également. 
Résultats : Deux à trois mois après l’introduction de la méla-tonine 
les cinq patients ont rapporté une amélioration clinique 
: La somniloquie persistait mais l’intensité et fréquence des 
mouvements durant le SP ont nettement diminué. Le traite-ment 
du SAOS par ventilation en pression positive continue 
(PPC) a débuté environ deux mois après le début du traite-ment 
médicamenteux. Deux des 5 patients présentaient un 
IAH diminué à la PSG au centre de pneumologie par rapport 
à l’enregistrement initial : 4/ versus 33/h et 12/h versus 54/h. 
Le traitement par PPC n’a pas été initié. Le troisième patient 
montrait une intolérance importante au traitement par PPC. 
Une polysomnographie de contrôle est prévue. Nous sommes 
en attente des résultats des deux autres patients. 
Conclusion : La coexistence des TCPC et le SAOS avec ou 
sans prédominance en SP est peut décrite dans la littérature 
scientique. L’efcacité du traitement par mélatonine à la fois 
sur les TCSP et le SAOS pourrait orienter vers une probable 
interaction physiopathologique des deux troubles du sommeil. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : SCHAEFER Carolin 
carolin.schaefer@charite.de 
Poster 91 
Emergence du syndrome des jambes sans repos 
après stimulation cérébrale profonde dans 
la maladie de Parkinson : une hyperstimulation 
dopaminergique? 
MARQUES Ana (1) ; FANTINI Maria-Livia (1) ; 
MORAND Dominique (2) ; PEREIRA Bruno (2) ; 
DEROST Philippe (1) ; ULLA Miguel (1) ; 
DEBILLY Bérengère (1) ; LEMAIRE Jean-Jacques (1) ; 
DURIF Franck (1) 
(1) CHU, Service de Neurologie; Université Clermont 1, UFR Médecine, EA 
7280, Clermont-Ferrand, France ; (2) CHU, Délégation à la Recherche Clinique 
et à l’Innovation DRCI, Clermont-Ferrand, France 
Objectif : Peu d’études ont évalué les effets de la stimulation 
cérébrale profonde du noyau subthalamique (SCP-NST) sur 
le Syndrome des jambes sans repos (SJSR) dans la maladie 
de Parkinson et leurs résultats sont contradictoires. En effet 
une amélioration du SJSR après SCP-NST est parfois rapportée 
alors que d’autres études retrouvent au contraire une émer-gence 
de SJSR en post-opératoire. Il a été suggéré que la forte 
diminution des traitements dopaminergiques après la chirur-gie 
puisse démasquer les symptômes de SJSR et expliquer 
l’apparition de SJSR observée après SCP-NST. Nous avons ici 
voulu identier spéciquement les facteurs associés au risque 
de développer un SJSR après SCP-NST an de mieux com-prendre 
les mécanismes à l’origine du SJSR dans la Maladie 
de Parkinson. 
Méthodes : Dans cette étude observationnelle prospective 
nous avons évalué la survenue de SJSR chez 31 patients pré-sentant 
une Maladie de Parkinson, initialement sans SJSR, 
avant et 6 mois après SCP-NST bilatérale chronique. Nous 
avons comparé les paramètres cliniques et le traitement (Dose 
totale, dose uniquement pour les agonistes dopaminergiques 
et dose sans les agonistes dopaminergiques) entre les patients 
qui développaient un SJSR et ceux qui n’en développaient pas. 
Résultats : Six patients sur 31 se sont plaints d’une apparition 
de SJSR en post-opératoire. Il n’y avait pas de différence entre 
les deux groupes concernant les données démographiques, 
le traitement préopératoire et l’amélioration clinique après 
SCP-NST. En revanche les patients qui développaient un SJSR 
avaient, par rapport aux patients sans émergence de SJSR, une 
plus forte dose d’agonistes dopaminergiques lors de l’évalua-tion 
postopératoire (p=0.040) et un pourcentage de diminution 
des agonistes dopaminergiques moins important (p=0.043). 
Conclusion : Les effets cumulés des agonistes dopaminer-giques 
et de la SCP-NST pourraient, par le biais d’une hypers-timulation, 
entraîner des modications d’excitabilité du sys-tème 
dopaminergique à l’origine d’une émergence de SJSR en 
postopératoire. Ce phénomène devrait être pris en compte par 
les cliniciens lors de l’adaptation du traitement pharmacolo-gique 
après la chirurgie. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : MARQUES Ana 
ar_marques@chu-clermontferrand.fr 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com 89 89 
POSTERS 88  91
Posters 
Poster 92 
Comparaison entre méthodes visuelles 
et automatiques pour le scoring du tonus 
musculaire en Sommeil Paradoxal dans la Maladie 
de Parkinson 
FANTINI Maria Livia (1) ; FIGORILLI Michela (2) ; 
BEUDIN Patricia (3) ; MARQUES Ana (1) ; 
PULIGHEDDU Monica (4) ; FERRI Raffaele (5) ; 
DURIF Franck (1) 
(1) CHU-Service de Neurologie; Université Clermont1 UFR Médecine EA 7280, 
Clermont-Ferrand, France ; (2) Université de Cagliari- Centre du Sommeil, Ca-gliari, 
Italie ; (3) CHU- Centre du Sommeil- Service d’Exploration Fonctionnelle 
du Système Nerveux, Clermont-Ferrand, France ; (4) Université de Cagliari- 
Centre du Sommeil, Cagliari, Italie ; (5) Institut Oasi pour la Recherche sur le 
Vieillissement Cérébral, Troina (Enna), Italie 
Objectif : Nous avons voulu comparer trois méthodes quan-titatives 
différentes, dont deux visuelles (Montréal et SINBAR) 
et une automatique (Index d’Atonie, Ferri et al, 2010) pour 
l’évaluation du Sommeil Paradoxal sans Atonie (SPSA) chez les 
patients parkinsoniens avec et sans Trouble du Comportement 
en Sommeil Paradoxal (TCSP) 
Méthodes : Trente-deux patients avec une Maladie de Par-kinson 
ont été recrutés (âge moyen : 63.4 years) et leur vi-déo- 
polysomnographie a été scorée. Deux paramètres ont été 
calculés selon la méthode de Montréal : % d’époques de 30 
secondes avec activité EMG tonique et % de mini-époques de 
2 sec avec activité EMG phasique); la méthode SINBAR a inclu 
les paramètres suivants: % de mini-époques de 3 sec incluant 
une activité EMG phasique du menton, % de mini-époques 
de 3 sec incluant toute activité EMG du menton (phasique ou 
tonique), % des mini-époques de 3 sec incluant toute activité 
EMG menton et/ou des muscles échisseurs superciels des 
doigts (FSD), % d’époques de 30s avec incluant toute activité 
EMG du menton et/ou des FSD. Enn, l’Index d’Atonie auto-matique 
a été calculé. Un TCSP a été diagnostiqué chez 19 
patients selon les critères ICSD-3. 
Résultats : Les paramètres de la méthode Montréal 
(%d’époques de 30 secondes incluant une activité EMG to-nique) 
et SINBAR (% de mini-époques de 3 sec incluant toute 
activité EMG du menton, % d’époques de 30s incluant toute 
activité EMG du menton et/ou des FSD) ont également per-formé 
avec 100% de sensibilité et 76.9% de spécicité (ROC= 
0.93). L’Index d’Atonie a montré une sensibilité de 94.7% et 
une spécicité de 69.2% (ROC 0.84), tout comme les % des 
mini-époques de 3 sec incluant toute activité EMG du menton 
et/ou FSD. Les paramètres restants présentaient des sensibili-tés 
et des spécicités moindres. 
Conclusion : Les trois méthodes testées montrent une très 
bonne performance pour le scoring du tonus musculaire en 
Sommeil Paradoxal chez les patients parkinsoniens. L’inclu-sion 
des FSD n’a pas augmenté la performance obtenue avec 
le muscle mentonnier seul. L’approche automatique pourrait 
représenter la méthode de premier choix pour la détection du 
SPSA, qui pourrait être suivie par une quantication manuelle 
dans les cas douteux. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : FANTINI Maria Livia 
mfantini@chu-clermontferrand.fr 
Poster 93 
Sommeil et travail à horaires atypiques Un médecin 
du sommeil intervient en salle de commande d’une 
centrale thermique EDF en 2013 et 2014 
MULLENS Eric (1) ; LOUCIF Schérazade (2) ; POTTIER Joëlle (2) 
(1) Consultation veille-sommeil, Castres, France ; (2) CPT VITRY S/SEINE, Vitry 
s/seine, Paris 
Objectif : Dans le cadre de la prévention des risques sur la 
santé des salariés exposés au travail en horaires atypiques 
(HA), le service de santé au travail et la direction ont sollicité 
l’appui d’un médecin somnologue (MS) an d’améliorer la ges-tion 
du rythme veille-sommeil (RVS) de 6 équipes du service 
exploitation travaillant en HA. 
Méthodes : Le MS a présenté durant 1 journée la probléma-tique 
du sommeil lors des HA aux membres du CHSCT, aux 
managers et à la direction. Une évaluation globale de leur 
RVS a notamment montré qu’ils sont 78% en dette de som-meil 
et 8% ont un score d’Epworth (ESS) 15. Cela a conduit 
à proposer une information par le MS aux équipes de 8 per-sonnes 
en salle de commande (de 7 à 12h) pendant le quart 
du matin (6h-13h30). La présentation à la première équipe se 
révèle trop difcile, car il est impossible d’avoir l’attention de 
tout le monde en même temps en raison des impératifs du 
travail. Nous décidons que les 5 autres sessions seront réali-sées 
sous forme d’un entretien individuel (EI) près de la salle 
de commande ou même sur le poste de travail de l’opérateur. 
Protocole de cet EI : (1) Échelle de sévérité de l’insomnie, ESS 
et typologie de Horne et Ostberg. (2) Évaluation des « alertes 
sommeil en fonction des postes » (Mullens, 2013). (3) Explica-tion 
de l’agenda de sommeil. (4) Informations sur le sommeil 
et le RVS et mise en place des stratégies comportementales 
adaptées à chaque poste. (5) Remise du document de syn-thèse 
« Vous travaillez à horaires irréguliers, voici des conseils 
pour vous aider » (Mullens, SVS81, 2001). 
Résultats : L’EI dure environ 45 min. Les alertes dominantes 
concernent les plus jeunes de typologie circadienne du soir 
avec une dette de sommeil souvent sévère lors du poste du 
matin, ils ont besoin d’une éducation à la sieste. En ce qui 
concerne l’alimentation : absence fréquente de petit-déjeuner 
après le poste de nuit. Évaluation sur 24 questionnaires rem-plis 
: 23 ont trouvé ces EI intéressants et conseilleraient cette 
sensibilisation à d’autres collègues, 13 ont modié leur RVS, 12 
leur l’alimentation. 
Conclusion : L’intervention du MS pendant le quart du matin 
a permis d’élaborer un protocole d’EI basé sur la recherche 
d’alertes sommeil. 
Conflits d’intérêts : Honoraires 
Contact auteur : MULLENS Eric 
eric.mullens@orange.fr 
90 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Posters 
Poster 94 
Etude de sécurité, multicentrique, en ouvert, du 
tasimelteon pour le traitement du syndrome libre-cours 
chez les personnes totalement aveugles 
QUERA-SALVA Maria-Antonia (1) ; DRESSMAN Marlene (2) ; 
PERRY Christina (2) ; VECCHIERINI Marie-Françoise (3) ; 
OGRIZEK Pascale (3) ; LAVEDAN Christian (2) ; 
LEGER Damien (3) 
(1) Hôpital Raymond Poincaré, Garches, France ; (2) Vanda Pharmaceuticals 
Inc., Washington, Etats-Unis ; (3) Hôpital Hôtel-Dieu, Paris, France 
Objectif : Le tasimelteon est approuvé aux Etats-Unis pour le 
traitement du syndrome libre-cours. Une étude multicentrique, 
en ouvert, a été menée en France pour évaluer la sécurité à 
long terme et la tolérance au tasimelteon 20 mg chez les per-sonnes 
souffrant de libre-cours. 
Méthodes : Des personnes aveugles, sans perception lumi-neuse 
et avec des plaintes de troubles du sommeil, ont reçu 
20 mg de tasimelteon avant coucher, durant 52 semaines, et 
jusqu’à 3 ans supplémentaires dans la phase d’extension op-tionnelle. 
Les évaluations de sécurité comprenaient la collecte 
des évènements indésirables, des expressions d’intentions ou 
de comportements suicidaires, des signes vitaux, des évalua-tions 
de laboratoire, des électrocardiogrammes (ECGs), et des 
examens cliniques. Les évaluations d’efcacité utilisaient des 
échelles d’impression de changement clinique global (CGI-C), 
d’impression de changement global du patient (PGI-C) pour le 
sommeil nocturne, et des PGI-C pour le sommeil diurne. 
Résultats : Au 31 octobre 2013, 35 (70.0%) des 50 patients 
inclus avaient complété l’étude principale de 52 semaines, et 
24 des 28 patients (85,7%) qui étaient entrés dans la phase 
d’extension, y participaient toujours. La durée moyenne d’ex-position 
(n=48) était de 481,9 jours (durée variant de 25 à 1023 
jours). Il n’y a eu aucun mort ou effet indésirable sérieux. Les 
effets indésirables les plus fréquents apparaissant avec le trai-tement 
étaient les maux de tête (22,9%) et la bronchite (10,4%). 
Il n’y a eu aucun changement durable dans les paramètres 
moyens de laboratoire dans le temps, ni de changement cli-niquement 
notable des signes vitaux ou des valeurs d’ECG, ni 
aucune expression d’intention ou comportement suicidaire 
apparaissant avec le traitement. La plupart des patients ont 
montré une amélioration de leurs symptômes tels que mesu-rés 
par CGI-C (88,6%), PGI-C pour le sommeil nocturne (84,1%), 
et PGI-C pour le sommeil diurne (61,4%). 
Conclusion : En cohérence avec les études précédentes, les 
résultats indiquent que le tasimelteon était généralement sûr 
et bien toléré chez les personnes souffrant de libre-cours, et 
que la plupart des patients ont montré des améliorations dans 
leur fonctionnement global. 
Conflits d’intérêts : Le Dr Quera-Salva a été investigateur 
dans l’étude clinique sur la tolérance du tasimelteon. Le Dr 
Quera-Salva travaille occasionnellement comme consultante 
pour Vanda Pharmaceuticals, Inc. 
Contact auteur : QUERA-SALVA Maria-Antonia 
fsauvagnac@gmail.com 
Poster 95 
Le tasimelteon entraine l’horloge circadienne 
et procure une amélioration significative 
aux personnes totalement aveugles, souffrant du 
libre-cours 
LOCKLEY Steven (1) ; DRESSMAN Marlene (2) ; 
CHANGFU Xiao (2) ; FISHER Dennis (3) ; TORRES Rosarelis (2) ; 
LAVEDAN Christian (2) ; LICAMELE Louis (2) ; 
POLYMEROPOULOS Mihael (2) 
(1) Brigham  Women’s Hospital - Harvard Medical School, Boston, Etats-Unis 
; (2) Vanda Pharmaceutical Inc., Washington, Etats-Unis ; (3) P less Than, San 
Francisco, Etats-Unis ; 
Objectif : Démontrer l’efcacité du tasimelteon pour aider 
à synchroniser le rythme circadien de personnes totalement 
aveugles, soufrant du syndrome libre-cours. 
Méthodes : L’étude SET (« Safety and Efcacy of Tasimelteon 
») est une recherche clinique multicentrique, à double insu, 
avec placebo pour traiter des patients totalement aveugles 
souffrant du syndrome libre-cours. Le rythme circadien était 
déterminé à l’aide de la concentration urinaire du 6-sulfa-toxymelatonine 
(aMT6s) et du cortisol. Les patients avec des 
plaintes de troubles du sommeil et un syndrome conrmé de 
libre-cours ont été inclus dans l’étude. Les patients prenaient 
tous les jours soit du tasimelteon (20 mg), soit du placebo, pen-dant 
6 mois, à heure xe, 1 heure avant coucher. Le rythme 
circadien a été réévalué 2 semaines après le début du trai-tement. 
Le sommeil subjectif de nuit et les siestes diurnes 
étaient notés chaque jour. 
Résultats : 84 patients (dont 35 femmes, âgés de 21 à 84 ans) 
répartis aléatoirement et 79 étudiés pour l’entrainement du 
rythme circadien. Plus de patients étaient entrainés par le tasi-melteon 
que par le placebo, tel que mesuré par l’aMT6s uri-naire 
et l’heure de sécrétion du cortisol (p=0,0171 et p=0,0313 
respectivement). Le nombre de patients ayant une améliora-tion 
clinique était plus grand pour le tasimelteon et il y avait 
aussi une amélioration signicative dans l’impression clinique 
globale de changement, ainsi que dans les mesures de 3 para-mètres 
du sommeil, en comparaison des patients sous pla-cebo 
(p0,05). Le tasimelteon était sûr et bien toléré. 
Conclusion : Le tasimelteon entraine le rythme circadien 
chez des patients aveugles souffrant de libre-cours. Les pa-tients 
traités avec le tasimelteon ont aussi montré des amélio-rations 
cliniques signicatives dans les tests veille et sommeil, 
et dans leur fonctionnement global. Cette étude démontre 
que le tasimelteon est un régulateur effectif du rythme circa-dien, 
capable d’entrainer l’horloge circadienne. Ces résultats 
amènent la preuve d’une amélioration directe et cliniquement 
signicative pour les patients souffrant de libre-cours. 
Conflits d’intérêts : Le Dr Quera-Salva a été investigateur 
dans l’étude clinique sur la sécurité du tasimelteon. Le Dr Que-ra- 
Salva travaille occasionnellement comme consultante pour 
Vanda Pharmaceuticals, Inc. 
Contact auteur : QUERA-SALVA Maria-Antonia 
fsauvagnac@gmail.com 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com 91 91 
POSTERS 92  95
Posters 
Poster 96 
Travail de nuit et accidentologie : Réflexions 
à propos des accidents du travail chez le personnel 
de santé de nuit 
AROUI Haifa (1) ; ELMAALEL Olfa (1) ; KACEM Imane (1) ; 
BRAHEM Aicha (1) ; MAOUA Maher (1) ; KALBOUSSI Houda (1) ; 
CHATTI Souhaiel (1) ; DEBBABI Faten (1) ; MRIZAK Najib (1) 
(1) Service de médecine du travail CHU Farhat Hached, Sousse, Tunisie 
Objectif : Préciser les caractéristiques des accidents du tra-vail 
(AT) chez le personnel de santé de nuit 
Méthodes : Notre étude est une enquête descriptive rétros-pective 
portant sur tous les dossiers d’accidents de travail sur-venus 
entre 19h et 7h du matin chez le personnel de santé de 
nuit qui ont été colligés au service de Médecine du Travail du 
CHU Farhat Hached de Sousse (Tunisie) du 1er janvier 2013 au 
31 août 2014. 
Résultats : Nous avons recensé 48 dossiers d’AT survenus la 
nuit avec une proportion de 11,5% de tous les AT enregistrés 
durant la même période. L’âge moyen de la population était 
égal à 36,27 ± 11,24 ans. Une prédominance féminine a été 
notée. La catégorie professionnelle la plus touchée était celle 
des internes (39,6% des cas). L’ancienneté professionnelle 
moyenne était de 8,87 ± 11,23 ans et celle au poste de tra-vail 
était de 5,9 ± 8,52 ans. Près du quart des AT était survenu 
à la maternité. On a noté une augmentation du nombre d’AT 
en automne et en n de semaine dans 22,9% des cas. Plus 
de la moitié (52%) des AT étaient survenus après minuit. Les 
accidents d’exposition au sang (AES) étaient les AT les plus 
fréquents (52,1% des cas). La nature des lésions était dominée 
par les piqures dans 52,1% des cas suivies des entorses et 
fractures dans 10,4% chacune. La moyenne d’incapacité tem-poraire 
totale était égale à 8,12 ± 19,84 jours. 
Conclusion : Les AT en milieu de soins dans cette étude sont 
survenus surtout chez les femmes, les internes et durant la 
deuxième moitié de la nuit, et sont dominés parles AES per-mettant 
l’instauration de mesures préventives adéquates. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : AROUI Haifa 
aroui_haifa@hotmail.fr 
Poster 97 
Microstructure du sommeil des grands 
et des petits rapporteurs de rêve 
VALLAT Raphael (1) ; EICHENLAUB Jean-Baptiste (1) ; 
MORLET Dominique (1) ; RUBY Perrine (1) 
(1) Centre de Recherche en Neuroscience de Lyon, Lyon, France 
Objectif : L’objectif de cette étude est de tester le modèle de 
Koulack  Goodenough (1976) qui propose que les éveils au 
cours du sommeil favorisent l’encodage du rêve en mémoire 
à long terme. D’après ce modèle, on s’attend à ce que le temps 
total d’éveil intra-sommeil soit plus grand chez les grands rap-porteurs 
de rêve (GRR) que chez les petits rapporteurs de rêve 
(PRR). C’est ce que nous avons trouvé en scorant des nuits de 
sommeil en laboratoire de plusieurs GRR et PRR (Eichenlaub et 
al. 2014). Mais quelle est la position de ces éveils au cours du 
cycle de sommeil? les microéveils jouent-ils un rôle? L’objectif 
de la ré-analyse de ces données est l’étude chez les GRR et 
PRR (1) de la répartition des éveils et (2) du nombre et de la 
répartition des microéveils au cours du cycle de sommeil. 
Méthodes : Les enregistrements polysomnographiques de 
18 GRR (fréquence de rapport de rêve -FRR- moyenne, 4.42 
matins par semaine avec un rêve) et de 18 PRR (FRR, 0.25) ont 
été scorés (par RV et PR) selon les critères de l’ASDA 1992 pour 
identier les microéveils. L’étude de la répartition des éveils a 
été réalisée à partir d’un scorage automatique (ASEEGA, Phy-sip) 
et de 2 scorages visuels (PR et JBE) utilisant les règles de 
Silber (2007) (cf Eichenlaub et al. 2014). 
Résultats : Eveils. Le temps total d’éveil intra sommeil est 
plus long chez les GRR que chez les PRR (p.05 pour 2 sco-rages 
et p.07 pour le dernier). Le nombre d’éveils intra-som-meil 
a tendance à être plus grand chez les GRR que chez les 
PRR (p.05 pour un scorage et p.08 pour les 2 autres). La 
durée moyenne des éveils est plus longue chez les GRR que 
chez les PRR (p.05 pour 2 scorages et NS pour le dernier). 
Le pourcentage des pages d’éveils par stade est attendu et 
la différence d’éveil entre GRR et PRR n’est pas signicative-ment 
accentuée dans un stade de sommeil. Transitions. Le 
nombre de transitions de stade n’est pas différent entre les 
deux groupes. Spindles. Pas de difference entre groupe sur le 
nb total de spindles. Microéveils. En cours d’analyse. 
Conclusion : Le nombre et la durée des éveils semblent jouer 
un rôle important dans la mémorisation des rêves, plus que 
leurs positions au cours du cycle de sommeil. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : RUBY Perrine 
perrine.ruby@inserm.fr 
92 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Posters 
Poster 98 
La conférence expérimentale sommeil et travail à 
horaires atypiques : une mise en situation inédite 
de 5h à 13h 
MULLENS Eric (1) ; DELANOE Marc (2) ; GOURC Didier (3) ; 
LESEUX Ludivine (4) 
(1) Laboratoire du Sommeil, Fondation Bon Sauveur, Albi, France ; (2) Santé 
Sécurité au Travail, MSA Midi Pyrénées Nord, Albi, France ; (3) Ecole des 
Mines d’Albi-Carmaux, Albi, France ; (4) SADIR association, Toulouse, France 
Objectif : Les médecins du sommeil connaissent depuis long-temps 
les effets délétères du manque de sommeil en relation 
notamment avec le travail à horaires atypiques. En mai 2012 la 
Haute Autorité de Santé a recommandé d‘informer les travail-leurs 
et le CHSCT sur l‘ensemble des risques identiés. Cela 
a permis au Laboratoire du Sommeil en collaboration avec 
l’École des Mines d’Albi et la Société de Médecine du Travail 
Midi-Pyrénées d’initier une expérience innovante. Le but étant 
de placer l’assistance dans la situation de privation de som-meil 
d’un poste du matin pour sensibiliser les managers et les 
acteurs de prévention en entreprises (APE) aux conséquences 
du manque de sommeil sur la santé physique, mentale et sur 
la pénibilité. Nous avons élaboré des questionnaires d’évalua-tion 
soumis aux participants pendant les conférences et les 
siestes. 
Méthodes : 13 conférences de spécialistes du sommeil, 
médecins du travail, psychologue, chef d’entreprise, sportif de 
haut niveau, enseignant-chercheur. Tout au long de la confé-rence, 
les participants répondent, par boîtiers électroniques 
interactifs, à 30 questions et tests de vigilance. 6 ateliers sieste 
d’ 1h sont organisés à partir de 6h30. Une pause repas à 9h 
avec présentation de matériels de traitement des apnées du 
sommeil. Nous proposons dans cet article une analyse des 
réponses entre siesteurs/non siesteurs (S/NS). 
Résultats : 172 participants (70% de femmes): managers 15%, 
APE 67%. 22% se sont levés avant 3h, 89% ont dormi moins 
de 6h, 28% ont un score d’Epworth 10. Près de 38% font 
des journées de plus de 17h, 23% somnolent au volant, 34% 
ronent, 39% ne font jamais la sieste, par manque de temps 
pour 49%. Enn 42% des participants ont ressenti une baisse 
de leur vigilance entre 7 et 9h. Parmi les 49 candidats S, 37% 
ont eu l’impression d’avoir dormi et 70% d’avoir fait le vide. 
Après la pause, seulement 10% des S ont ressenti une baisse 
de vigilance contre 30% des NS (chi2=13,52, p=0,035). 
Conclusion : 9 participants sur 10 pensent que cette confé-rence 
contribuera à modier leur pratique professionnelle. 
L’atelier sieste a eu un effet positif sur la vigilance. Dossier 
complet et vidéo sur http://eric.mullens.free.fr 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : MULLENS Eric 
eric.mullens@orange.fr 
Poster 99 
Etude des effets de la lumière sur la vigilance 
et les performances cognitives, suite à une nuit 
de privation de sommeil 
VIOLA Antoine (1) ; HUBBARD Jeff (1) ; COMTET Henry (1) ; 
RUPPERT Elisabeth (1) ; BOURGIN Patrice (1) 
(1) Centre des Troubles du Sommeil, Strasbourg, France 
Objectif : Il est clairement établi que l’exposition à la lumière 
articielle améliore subjectivement le bien-être et l’humeur, 
mais également les performances cognitives et a un effet sup-presseur 
de la sécrétion de mélatonine. Ces propriétés pho-tiques 
pourraient être particulièrement utiles pour contreba-lancer 
l’impact de l’état de veille prolongée sur la somnolence 
et la performance. L’objectif est d’évaluer l’effet de la lumière 
matinale sur les performances, l’humeur, la vigilance et la mé-latonine, 
après une nuit de privation de sommeil totale. 
Méthodes : 24 sujets jeunes et en bonne santé ont fait l’objet 
d’un cross-over design équilibré. Les participants ont suivi leur 
rythme de vie habituel avant leur admission au laboratoire de 
recherche, pour y subir une privation d’une nuit de sommeil. 
Au cours de cette nuit de privation de sommeil, une évalua-tion 
des performances cognitives a été effectuée toutes les 
2 heures. L’exposition à la lumière vive a été effectuée pen-dant 
30 minutes à partir de 5h00 du matin. Les trois conditions 
d’éclairage spécique suivantes ont été utilisées : luminette® 
(Lucimed, Belgique), Philips Energy Light et l’état de contrôle 
de l’exposition de faible lumière. 
Résultats : Nous avons observé une augmentation signica-tive 
des performances suite à l’exposition lumineuses spéci- 
ques (p0.05) caractérisée autant par le nombre de bonne 
réponses que sur le temps de réaction. D’autre part une dimi-nution 
signicative (p0.05) de la somnolence caractérisée 
par le KSS est observé lors de l’exposition lumineuse avec 
un maintien de cet effet sur les deux heures suivante. Après 
exposition aux conditions lumineuses, on note une réduction 
des niveaux de mélatonine salivaire (4 participants, les ana-lyses 
sont en cours) 
Conclusion : Ces résultats permettent d’apporter une meil-leure 
compréhension des mécanismes impliqués dans le 
contrôle du sommeil et de leur modulation par la lumière. Ceci 
laisse entrevoir l’utilisation et le développement d’outils théra-peutiques 
adaptés aux divers troubles du sommeil. 
Conflits d’intérêts : Fourniture des Luminettes par Lucimed 
à titre gratuit 
Contact auteur : VIOLA Antoine 
antoine.viola@upkbs.ch 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com 93 93 
POSTERS 96  99
Posters 
Poster 100 
Temps nécessaire à la récupération après une 
privation partielle chronique de sommeil chez des 
marins effectuant des quarts 
NAECK Roomila (1) ; BOUAZIZI Emna (2) ; 
MATEO Marie-Françoise (3) ; D’AMORE Daniel (4) ; 
RABAT Arnaud (5) ; GINOUX Jean-Marc (6) 
(1) Unité de Recherche Clinique, Hôpital Ste Musse, Toulon, France ; (2) Uni-versité 
de Tunis, Ecole Nationale Supérieur d’Ingénieurs de Tunis (ENSIT), 
Tunis, Tunisie ; (3) Centre d’Exploration du Système Nerveux et du Sommeil, 
Hôpital Ste Musse, Toulon, France ; (4) Service de Pneumologie et Centre 
d’Exploration du Système Nerveux et du Sommeil, Hôpitale Ste Musse, Tou-lon, 
France ; (5) Unité Fatigue et Vigilance, Institut de Recherches Biomédi-cales 
des Armées, Brétigny sur orge, France ; (6) ISITV, Université de Toulon, 
LSIS, UMR CNRS 7296, Toulon, France 
Objectif : La privation partielle chronique de sommeil de 
marins effectuant des quarts sur les navires de guerre a pour 
conséquence d’augmenter la fragmentation de leur sommeil 
et d’induire une somnolence diurne importante. Ces effets 
accroissent le risque d’accidents et d’erreurs pouvant être 
fatales. Aussi, la connaissance du temps nécessaire à la récu-pération 
d’une privation partielle chronique de sommeil due 
à l’activité de veille peut se révéler d’une grande importance. 
Le but de ce travail est donc de fournir une évaluation de ce 
temps de récupération. 
Méthodes : 32 sujets sains (marins sur les navires de guerre 
: 8 femmes et 24 hommes) âgés de 19 à 50 ans ont subi la 
même privation partielle chronique de sommeil due à l’activité 
de veille. Une polysomnographie (PSG) de référence ainsi que 
des Tests Itératifs de Latence d’Endormissement (TILE) ont été 
effectués pour tous les sujets avant le départ en mer. Du fait 
de la capacité d’accueil du laboratoire de sommeil, la PSG et 
les TILE ont été effectués, au retour de mer, avec un certain re-tard 
par rapport à la date de retour des navires sur une période 
d’enregistrement comprise entre zéro et sept jours. 
Résultats : Le diagnostic de fragmentation du sommeil réa-lisé 
par les praticiens hospitaliers conrme que le sommeil 
des marins est beaucoup plus fragmenté au retour de mer par 
rapport à la nuit de référence. La comparaison des différents 
critères de PSG, des TILE et des indicateurs de fragmentation 
(indice de fragmentation du sommeil, indice de diversité de 
sommeil et latence d’endormissement en stade N1) permet 
de montrer que le temps nécessaire à la récupération de la 
privation partielle chronique de sommeil est de trois pour 
l’architecture du sommeil et cinq jours pour la fragmentation. 
Conclusion : Ces résultats qui sont à mettre en parallèle 
d’une évaluation des performances cognitives pourraient 
permettre d’introduire une période de repos minimal lors des 
missions en mer augmentant ainsi la vigilance et la capacité 
de réaction des marins. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : NAECK Roomila 
roomila.naeck@ch-toulon.fr 
Poster 101 
Atteinte des processus de prédiction mais 
conservation de l’adaptation sensorielle au cours 
du sommeil 
STRAUSS Mélanie (1) ; SITT Jacobo (2) ; KING Jean-Rémi (2) ; 
ELBAZ Maxime (3) ; AZIZI Leila (1) ; BUIATTI Marco (1) ; 
VAN WASSENHOVE Virginie (1) ; NACCACHE Lionel (2) ; 
DEHAENE Stanislas (4) 
(1) Cognitive Neuroimaging Unit, INSERM-CEA U992, neurospin, Gif/yvette, 
France ; (2) Institut du Cerveau et de la Moelle Épinière Research Center, 
INSERM, U975, Paris, France ; (3) Centre du sommeil et de la vigilance, Hôpital 
de l’Hôtel Dieu, Paris, France ; (4) Cognitive Neuroimaging Unit, INSERM-CEA 
U992, neurospin; Collège de France, Gif/yvette, France 
Objectif : Le cerveau humain est-t-il capable de détecter une 
nouveauté auditive pendant le sommeil? Deux principaux mé-canismes, 
non exclusifs, sont à l’origine des réponses céré-brales 
à la nouveauté : la rupture d’une adaptation sensorielle, 
mécanisme passif de répétition-suppression, et l’erreur de 
prédiction, mécanisme actif nécessitant l’extraction des régu-larités 
auditives et l’anticipation sur le futur. 
Méthodes : Nous avons d’abord présenté à des sujets éveillés 
et endormis, enregistrés en électro et magnétoencéphalogra-phie, 
des sons présentant des régularités à courte et longue 
échelles de temps nous permettant de tester les capacités de 
prédiction hiérarchiques du cerveau. En potentiels évoqués, 
ces capacités de prédiction sont respectivement reétées par 
la mismatch négativité (MMN) et la P300. Nous avons ensuite 
dans une deuxième expérience testé isolément les capacités 
de prédiction des processus d’adaptation. 
Résultats : Nous avons découvert que le cerveau perd sélec-tivement 
ses capacités de prédiction au cours du sommeil, en 
sommeil lent et en sommeil paradoxal, à court ou à long terme 
(disparition de la MMN et de la P300). Il conserve par contre 
ses capacités d’adaptation. 
Conclusion : Le cerveau endormi est capable de détecter 
une nouveauté auditive lorsqu’elle rompt un phénomène 
d’adaptation, mais pas lorsqu’elle nécessite d’avoir élaboré 
une prédiction. 
Conflits d’intérêts : aucun conit d’intérêt. Financement par 
l’INSERM et les Journées de Neurologie de Langue française 
(JNLF) 
Contact auteur : STRAUSS Mélanie 
strauss.mel@gmail.com 
94 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Posters 
Poster 102 
Régulation Homéostasique du Sommeil Paradoxal 
chez la Souris Narcoleptique 
ROMAN Alexis (1) ; MEFTAH Soraya (1) ; TERRIER Claire (1) ; 
ARTHAUD Sébastien (1) ; LUPPI Pierre-Hervé (1) ; 
PEYRON Christelle (1) 
(1) Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon (CRNL), Lyon, France 
Objectif : Certains symptômes de la narcolepsie comme la 
cataplexie ou la paralysie du sommeil sont considérés comme 
des états dissociés du SP, suggérant une dérégulation du SP. 
Vu et al. (2009) ont montré, chez 6 patients narcoleptiques, 
qu’il est plus difcile de priver de SP les patients que les té-moins. 
Aucune étude de ce type n’a été réalisée chez la souris 
narcoleptique. L’objectif de notre étude est donc d’étudier la 
régulation homéostasique du SP chez la souris narcoleptique 
hypocrétine KO. 
Méthodes : Des souris sauvages (WT) et KO ont été privées 
spéciquement de SP par la méthode «piscine» durant 48h. 
Après privation, les souris sont replacées dans leur baril 
d’enregistrement pendant 24h. Nous étudions ainsi leur capa-cité 
à récupérer leur dette de SP. Dans une deuxième expé-rience, 
des souris WT et KO ont été privées de SP durant 48h 
à l’aide de notre nouvelle méthode de privation automatique. 
Lorsqu’un épisode de SP est détecté, un signal TTL envoyé par 
l’ordinateur secoue le fond de la cage et ainsi réveille la souris. 
Le nombre de stimulation correspond au nombre de tentatives 
d’entrée en SP. C’est un bon marqueur de la pression de SP. 
Résultats : Après privation piscine, les souris KO font un 
rebond de SP similaire à celui des souris WT suggérant une 
régulation homéostasique du SP intacte. Cependant, ce re-bond 
est plus précoce chez les KO (20±4.2min) que chez les 
WT (113±5.6min). En utilisant la méthode de privation de SP 
automatique, nous avons pu observé que le nombre de stimu-lation 
est plus important chez les souris KO (782.3±60.7) que 
chez les WT (367.6±42.0), révélant une pression de SP accrue 
chez les souris KO. De plus, les souris WT ont une pression de 
SP plus élevée durant la phase éclairée que pendant la phase 
obscure conformément à la distribution circadienne du SP. En 
revanche, les souris KO ont une pression de SP s’accumulant 
de façon similaire dans les deux phases. 
Conclusion : Nos données suggèrent qu’une pression de SP 
accrue chez les souris KO serait à l’origine de du rebond pré-coce 
de SP et qu’il y aurait un défaut d’inhibition du SP chez 
les souris narcoleptiques. 
Conflits d’intérêts : aucun conit d’intérêt. Financement de 
la Région Rhône-Alpes, CNRS, INSERM et Université Lyon1 
Contact auteur : ROMAN Alexis 
alex_roman@hotmail.fr 
Poster 103 
Altérations du sommeil en réanimation chirurgicale 
après chirurgie cardio-thoracique 
GIRAULT Aurélie (1) ; LAMY Anthony (1) ; QUENTIN Solène (2) ; 
UNTERSTELLER Myriam (1) ; LAIDET Nathalie (1) ; 
CORBI Pierre (3) ; MEURICE Jean Claude (4) ; 
PAQUEREAU Joël (2) ; DEBAENE Bertrand (1) ; 
DROUOT Xavier (2) 
(1) Service de Réanimation Cardio-thoracique, CHU de Poitiers, Poitiers, 
France ; (2) Service de Neurophysiologie Clinique, CHU de Poitiers, Poitiers, 
France ; (3) Service de chirurgie Cardio-thoracique, CHU de Poitiers, Poitiers, 
France ; (4) Service de pneumologie, CHU de Poitiers, Poitiers, France 
Objectif : Les facteurs perturbant le sommeil des patients de 
réanimation chirurgicale sont mal connus. Plusieurs équipes 
ont suggéré que la privation de sommeil pouvait favoriser la 
survenue de troubles neuro-comportementaux (TNC) post 
opératoires. Nous avons cherché à identier (1) les facteurs 
qui nuisaient au sommeil des patients et (2) le jour de surve-nue 
préférentiel de TNC pendant la période post-opératoire. 
Méthodes : 1.Nous avons interrogé des patients consécu-tifs 
hospitalisés en réanimation après une chirurgie cardiaque 
avec circulation extracorporelle. L’interrogatoire comprenait 
une liste de perturbations établies d’après la littérature avec 
ajouts d’items suggérés par les patients et l’équipe. Les pa-tients 
ont été interrogés à J5 post opératoire, soit 3 jours après 
avoir quitté le service de réanimation. 2. La présence TNC a 
été recherchée chez ces mêmes patients en utilisant une ver-sion 
française de l’Intensive Care Delirium Screening Checklist. 
Cette échelle a été remplie quotidiennement de J0 à J7 post-opératoire. 
La présence d’hallucinations a été particulièrement 
scrutée. 
Résultats : 1.Sur 15 jours, dix sept patients ont été interrogés 
et examinés (âge moyen 70 ans). Les facteurs les plus gênants 
pour le sommeil étaient : la température (41%), la douleur 
(23%) la position (17%), l’anxiété de l’intervention (11%), l’an-xiété 
des hallucinations (11%), la soif (11%), le bruit des autres 
patients (11%). Les alarmes et la lumière étaient peu pertur-bateurs 
(10%). 2.59% des patients ont présenté des TNC. La 
prévalence des TNC était de 5% à J1, 22% à J2, 44% à J3, 33% à 
J4, 16% à J5 et 5% à J6 et J7. 
Conclusion : 1.Les perturbateurs du sommeil en réanimation 
cardio-thoracique sont différents de ceux signalés en réani-mation 
médicale. 2. La survenue des TNC et des hallucinations 
est maximale à J3 ce qui suggère que ces TNC pourraient être 
du à un rebond de sommeil, notamment de sommeil para-doxal. 
Ces résultats nous conduisent à envisager une étude 
polysomnographique. 
Conflits d’intérêts : UCB Pharma. ISIS Médical 
Contact auteur : DROUOT Xavier 
xavier.drouot@chu-poitiers.fr 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com 95 95 
POSTERS 100  103
Posters 
Poster 104 
Trouble Bipolaire de l’Humeur : Effet des Sels 
de Lithium sur les Rythmes Circadiens 
BENIZRI Chloé (1) ; ETAIN Bruno (1) ; 
GEOFFROY Pierre-Alexis (2) ; BOUDEBESSE Carole (1) ; 
BELLIVIER Frank (2) 
(1) Inserm U955 - Institut Mondor de Recherches Biomédicales, Créteil, 
France ; (2) Inserm UMR– S 1144, Paris, France 
Objectif : Les anomalies circadiennes et l’instabilité des 
rythmes constituent une dimension fondamentale du trouble 
bipolaire. Il est supposé que le lithium, traitement de référence, 
ait une action chronobiologique. Notre objectif était de compa-rer 
le prol circadien de patients bipolaires euthymiques selon 
leur traitement thymorégulateur, l’hypothèse étant que les pa-tients 
sous lithium présentent moins d’anomalies des rythmes 
circadiens que ceux sous anticonvulsivants (AC). 
Méthodes : Dans cette étude clinique, bicentrique, réalisée 
en conditions écologiques, nous avons comparé 2 groupes de 
patients euthymiques sous monothérapie thymorégulatrice, 
lithium (groupe Li) ou AC (groupe AC). Leurs rythmes et som-meil 
ont été évalués par 21 jours d’actimétrie et auto-question-naires. 
Les critères d’évaluation principaux étaient les mesures 
actimétriques d’amplitude de l’activité, de variabilité intra-jour 
et de période des rythmes circadiens ; les critères secondaires 
incluaient d’autres mesures actimétriques, les résultats des 
auto-questionnaires (phase, stabilité, amplitude des rythmes 
circadiens), puis la comparaison à un groupe témoins en cas 
de différence observée. 
Résultats : Nous avons inclus 36 patients (17 sous lithium, 
19 sous AC) et 29 témoins. Le groupe Li présentait une acti-vité 
plus ample (p=0,026), une moindre variabilité intra-jour 
(p=0,045), un prol circadien plus vigoureux (p=0,021) avec 
une tendance à la matinalité (p=0,072) comparé au groupe 
AC, le rapprochant des témoins dans les analyses secondaires 
pour les paramètres d’amplitude, de vigueur et de matinalité. 
Nous n’avons pas retrouvé d’allongement de la période ni 
d’amélioration du sommeil dans le groupe Li. 
Conclusion : Notre étude observe par des mesures objectives 
et subjectives que les caractéristiques circadiennes associées 
au traitement actuel par lithium par rapport aux AC sont une 
plus grande amplitude de l’activité, une moindre variabilité 
intra-jour, un chronotype plus vigoureux à tendance plus mati-nale, 
allant globalement dans le sens d’une normalisation. Nos 
résultats suggèrent un effet du lithium sur les rythmes circa-diens 
qui pourrait être conrmé par des études prospectives. 
Conflits d’intérêts : SFRMS Fondation des États-Unis Fonda-tion 
FondaMental 
Contact auteur : BENIZRI Chloé 
chloe.benizri@gmail.com 
Poster 105 
Conséquences d’une hypoxie chimique 
sur un modèle de barrière hémato-encéphalique 
(BHE) in vitro 
CHATARD Morgane (1) ; GERY Nathanaël (1) ; 
PEREK Nathalie (2) ; ROCHE Frédéric (1) 
(1) Laboratoire SNA-EPIS, Université Jean Monnet, Saint-Etienne, France ; (2) 
laboratoire interdisciplinaire d’études des nanoparticules aérosolisées, Uni-versité 
Jean Monnet, Saint-Etienne, France 
Objectif : le syndrome d’apnée du sommeil est un trouble 
respiratoire dont les conséquences anatomiques et fonction-nelles 
cérébrales sont discutées. La perméabilité de la BHE 
pourrait être un mécanisme essentiel de l’atteinte cérébrale. 
An de comprendre et d’étudier les conséquences de cycles 
hypoxiques/normoxie sur la BHE, un modèle in vitro d’hypoxie 
a été développé. 
Méthodes : Un modèle de co-culture sur monoltre a été mis 
en place composé de cellules endothéliales (lignée bEnd.3) 
et de cellules de glioblastome (lignée C6). Différentes mono-cultures 
ont été réalisées ainsi que des co-cultures par mise 
en contact direct,ou non des cellules.Une mesure de la per-méabilité 
membranaire (passage de sodium uorescéine d’un 
compartiment à un autre) ainsi que de la résistance élec-trique 
trans-endothéliale (TEER) a permis de caractériser nos 
modèles. L’hypoxie a été induite par l’hydralazine,un vasodi-latateur 
et un inhibiteur de la PHD ayant pour effet d’induire 
l’expression de HIF-1 (molécule clé de la voie métabolique de 
l’hypoxie). Un contrôle négatif la prazosine, un autre vasodila-tateur 
sans effet hypoxique, a été utilisé. 
Résultats : la co-culture permet d’avoir un modèle plus 
proche physiologiquement, la TEER est augmentée de 54% par 
rapport à un modèle de mono-culture et la perméabilité est 
diminuée de 95%. Le modèle de co-culture en contact direct 
des cellules est le modèle le plus adéquat, la TEER est encore 
augmentée de 22%. La dose efcace d’hydralazine (100μM) et 
la durée des cycles hypoxie-normoxie,ont été déterminées. 
L’effet de l’hypoxie a été évalué par mesure de la TEER et de la 
perméabilité. L’hypoxie induite par l’hydralazine provoque une 
diminution de la TEER et une augmentation de la perméabilité. 
L’ajout de prazosine n’a aucune conséquence sur le modèle. 
Conclusion : le modèle de co-culture mis en place possède 
des caractéristiques proches de celles d’une BHE in vivo. De 
plus des cycles hypoxiques induisent une augmentation de la 
perméabilité de la BHE et la diminution de la TEER. Des inves-tigations 
complémentaires notamment sur l’expression des 
protéines des jonctions serrées ainsi que sur les cytokines 
inammatoires dans ces conditions hypoxie/normoxie com-plèteront 
notre étude. 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : CHATARD Morgane 
morgane.chatard@aliceadsl.fr 
96 LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com
Posters 
Poster 106 
Réponse ventilatoire à la stimulation 
hypercapnique et fonction respiratoire 
dans la dystrophie myotonique de type 1 
THIL Catherine (1) ; POUSSEL Mathias (2) ; 
KAMINSKY Pierre (3) ; MERCY Magalie (1) ; 
GOMEZ Emmanuel (1) ; CHAOUAT Ari (1) ; 
CHABOT François (1) ; CHENUEL Bruno (2) 
(1) Département de Pneumologie, CHU, Nancy, France ; (2) Service des Exa-mens 
de la Fonction Respiratoire et de l’Aptitude à l’exercice, CHU, Nancy, 
France ; (3) Département de Médecine Interne, CHU, Nancy, France 
Objectif : La dystrophie myotonique de type 1 (MD1 ou myo-tonie 
de Steinert) est la plus fréquente des dystrophies muscu-laires 
de l’adulte en Europe. L’atteinte respiratoire conditionne 
le pronostic de la maladie. Plusieurs études suggèrent une 
dysfonction de la commande ventilatoire centrale, contribuant 
à l’hypoventilation alvéolaire, indépendamment de l’atteinte 
musculaire respiratoire périphérique. Le but de notre étude est 
d’évaluer la relation entre la réponse ventilatoire à l’hypercap-nie 
et la fonction respiratoire dans une population de patients 
MD1. 
Méthodes : Soixante-neuf patients MD1 ont été inclus de 
manière prospective entre 2008 et 2013 (âge moyen : 43.5 ans, 
43 femmes). Chaque patient a réalisé, au cours d’une même 
journée, une exploration complète de la fonction respiratoire, 
incluant des gaz du sang artériels, une spirométrie, une plé-thysmographie, 
une mesure des pressions maximales, ainsi 
qu’une évaluation de la réponse ventilatoire au CO2, selon la 
méthode de l’état stable. 
Résultats : Trente-et-un patients (45%) présentaient un 
trouble ventilatoire restrictif, 38 (55%) étaient hypoxémiques 
et 15 (22%) étaient hypercapniques. Le déclin de la capacité 
pulmonaire totale (CPT) était corrélé à l’hypoxémie (p=0.0008) 
et à l’hypercapnie (p=0.0013), mais n’était pas lié à la dimi-nution 
de la réponse ventilatoire à l’hypercapnie (p=0.19). La 
réponse ventilatoire au CO2 était en moyenne de 0.85 ± 0.67 
L/min/mmHg et n’était pas corrélée à l’atteinte des muscles 
respiratoires. La réponse ventilatoire au CO2 n’était pas dif-férente 
chez les sujets ayant un trouble ventilatoire restrictif 
par rapport à ceux sans trouble ventilatoire restrictif (p=0.24). 
Conclusion : La réponse ventilatoire au CO2 chez les patients 
MD1 est diminuée. Elle apparaît comme étant indépendante 
de l’atteinte fonctionnelle et musculaire respiratoire, suggé-rant 
une cause centrale à la sensibilité réduite à l’hypercap-nie. 
Cette dysfonction centrale du contrôle de la ventilation 
pourrait expliquer les apnées centrales, la somnolence diurne 
excessive, fréquemment observées dans cette population 
Conflits d’intérêts : aucun 
Contact auteur : THIL Catherine 
catherine_thil@yahoo.fr 
LE CONGRÈS DU SOMMEIL®  LILLE 2014  20/21/22 NOVEMBRE  www. lecongresdusommei l .com 97 97 
POSTERS 104  106

Résumés lille 2014

  • 1.
    orales Communications Lestroubles du sommeil Communications Orales 1 : CO 1-1 à CO 1-8 Diagnostic et traitement du SAOS Communications Orales 2 : CO 2-1 à CO 2-9 Complications systémiques du SAOS Communications Orales 3 : CO 3-1 à CO 3-9 Chronobiologie et hypersomnie Communications Orales 4 : CO 4-1 à CO 4-9 Parasomnies / Jambes Sans Repos Communications Orales 5 : CO 5-1 à CO 5-8 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® > LILLE 2014 > 20/21/22 NOVEMBRE > www.lecongresdusommeil.com 19
  • 2.
    Communications orales CO1-1 Étude des réveils nocturnes chez l’enfant de 2 à 5 ans dans la cohorte mère-enfant EDEN : approche par trajectoires REYNAUD Eve (1) ; HEUDE Barbara (1) ; CHARLES Marie-Aline (1) ; PLANCOULAINE Sabine (1) (1) INSERM unité 1018 équipe 10, Villejuif, France Objectif : Environ un quart des enfants de moins de 5 ans présentent des réveils nocturnes fréquents, baissant la qua-lité de leur sommeil. Ces troubles sont notamment associés à des difcultés neuropsychologiques et des risques d’obésité ultérieurs. Des facteurs de risques ont été identiés par des études transversales (allaitement, présence parentale). Très peu d’études longitudinales ont été réalisées. Notre objectif est de décrire l’évolution des réveils nocturnes des enfants de 2 à 5 ans dans la cohorte de naissance EDEN et identier les facteurs de risque associés. Méthodes : Nous disposions d’informations sur le sommeil des enfants à 2, 3 et 5 ans, le niveau socio-économique des parents, la mère (âge à l’accouchement, dépression, terme), l’enfant (sexe, index pondéral, rang dans la fratrie), l’environne-ment péri et postnatal (allaitement, tabagisme passif et moda-lités de coucher). Au total, 1328 enfants (626 garçons) ont été inclus dans l’élaboration des trajectoires de réveils nocturnes par la méthode du « group based trajectory modeling » et 1173 (555 garçons) d’entre eux ont permis l’analyse des facteurs associés. Résultats : Deux trajectoires d’évolution des réveils noc-turnes ont été identiées, une où les enfants se réveillent très peu tout au long du suivi, regroupant 74% de la population, l’autre où les enfants se réveillent plus fréquemment, tout particulièrement à 3 ans. De mauvaises habitudes de cou-cher, comme la prise d’un biberon la nuit (OR=1,38[1,00-1,91]) ou la présence des parents à l’endormissement de l’enfant (OR=1,82 [1,08-3,05]), ainsi qu’un plus faible revenu (OR=2,40 [1,49-3,87] pour les revenus mensuels 1500 euros/mois vs 3000) sont des facteurs de risques d’appartenance à la tra-jectoire de réveils nocturnes les plus fréquents. Chez les gar-çons le tabagisme passif (OR=2,79 [1,54-5,05]) est aussi asso-cié à cette trajectoire. Conclusion : Ces résultats permettent de discerner diffé-rentes évolutions de réveils nocturnes et leurs facteurs de risque associés. Certains d’entre eux comme le tabagisme passif, les modalités de coucher sont modiables. Leur prise en charge pourrait améliorer la qualité du sommeil des enfants et potentiellement leur état de santé ultérieur. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : REYNAUD Eve reynaud.eve@hotmail.fr CO 1-2 Troubles du sommeil et syndrome métabolique chez la personne âgée : une étude en population générale JAUSSENT Isabelle (1) ; AKBARALY Tasnime (1) ; BESSET Alain (1) ; BERTRAND Marion (2) ; BABERGER-GATEAU Pascale (3) ; RITCHIE Karen (1) ; FERRIE Jane (4) ; KIVIMAKI Mika (4) ; DAUVILLIERS Yves (5) (1) Inserm, U1061, Montpellier, France ; (2) Inserm, U708, Bordeaux, France ; (3) ISPED, Inserm U897, Bordeaux, France ; (4) Department of Epidemiology and Public Health, University College London, Londres, Angleterre ; (5) CHU, Service de Neurologie, Unité des Troubles du Sommeil, Hôpital Gui-de-Chau-liac, Montpellier, France Objectif : Examiner sur un échantillon de personnes âgées de 65 ans et plus non institutionnalisées, l’association de troubles du sommeil (plaintes d’insomnie et somnolence diurne exces-sive (SDE)) avec le syndrome métabolique (SMet) et chacune de ses composantes. Méthodes : Les analyses ont été réalisées sur 6354 per-sonnes non démentes recrutées en population générale. SMet a été évalué selon les critères du National Cholesterol Educa-tion program Adult Treatment Panel III. Les plaintes d’insomnie (difculté à initier le sommeil, difculté à maintenir le som-meil (DMS) et réveil matinal précoce) et la SDE ont été éva-lués par auto-questionnaires. La personne pouvait répondre selon une échelle de Lickert par « jamais », « rarement », « régulièrement », « souvent ». Les traitements médicamenteux ont été recueillis par un interrogatoire structuré. Des modèles de régression logistique ajustés sur des facteurs de confusion potentiels de type socio-démographique, comportemental, ou de santé ont été menés. Résultats : DMS est associée au SMet (OR=1,23, IC 95%: 1,06 à 1,43), tandis qu’aucune association signicative n’a été re-trouvée pour les deux autres plaintes d’insomnie. La SDE aug-mente de façon indépendante le risque de SMet (OR = 1,46, IC 95%: 1,18 à 1,81 pour fréquemment, OR = 1,99, IC 95%: 1,49 à 2,67 pour souvent, p 0,0001). L’association entre SDE et SMet est indépendante 1) des antécédents de maladies cardio-vas-culaires, 2) des plaintes d’insomnie ainsi que 3) de l’obésité et des ronements bruyants. La SDE est particulièrement asso-ciée à une obésité centrale, un faible taux de cholestérol HDL et un taux élevé de glycémie à jeun ; à l’inverse de DMS qui n’est associée à aucune composante particulière. Conclusion : La SDE et à un degré moindre DMS sont indé-pendamment associés à SMet chez la personne âgée. Ils pourraient avoir des implications de gestion et de prévention des maladies cardiovasculaires dans le domaine de la géria-trie. Toutefois, des études prospectives sont nécessaires pour évaluer les relations temporelles claires entre les troubles du sommeil et le SMet. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : JAUSSENT Isabelle isabelle.jaussent@inserm.fr 20 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 3.
    Communications orales CO1-3 Étude longitudinale du sommeil des femmes enceintes et son impact sur le terme et le poids de naissance dans la cohorte AuBE PLANCOULAINE Sabine (1) ; FLORI Sophie (2) ; BAT-BITAULT Flora (3) ; PATURAL Hugues (2) ; LIN Jian-sheng (4) ; FRANCO Patricia (5) (1) INSERM U1018-EQ10 - Université Paris-Sud, Villejuif, France ; (2) Pôle Mère et enfant, Hôpital Nord, Saint-Etienne - EA SNA-EPIS 4607, St Etienne, France ; (3) Hôpital Salvador - Institut de Neurosciences de la Timone, Mar-seille, France ; (4) INSERM-U1028 - Université Lyon 1, Lyon, France ; (5) Hôpital Femme Mère Enfant - INSERM-U1028 -Université Lyon 1, Lyon, France Objectif : Les femmes sont particulièrement à risque de perte et/ou de perturbation de sommeil au cours de la grossesse. Notre objectif est i) d’identier les trajectoires ou prol de du-rée de sommeil des femmes pendant la grossesse ; ii) d’identi- er simultanément les facteurs de risque (FR) temps-indépen-dants expliquant les différences entre les prols et les facteurs temps dépendants associés aux variations au sein de chaque prol ; et iii) d’étudier les relations entre les différents prols et le terme d’une part et le poids de naissance des enfants d’autre part. Méthodes : L’analyse inclus 200 femmes enceintes de la co-horte AuBE avec des données sur la durée de sommeil et diffé-rents troubles observés avant, au 1er, 2ème et 3ème trimestre de la grossesse. Nous avions également des informations sur l’âge, le terme, la parité, le travail et sa durée, le statut dépressif, le poids de naissance et le sexe de l’enfant. Nous avons utilisé la méthode du « group based trajectory modeling ». Résultats : Nous avons identié 3 prols de durée de sommeil pendant la grossesse : court et décroissant (CD i.e. 6h30/nuit, 10.8%), medium et décroissant (MD i.e. 6h30-8h00/nuit, 57.6%) et long et croissant (LC i.e. 8h00/nuit, 31.6%). Comparati-vement aux femmes du prol MD, être plus âgée (p=0,03) et fumer pendant la grossesse (p=0,06) sont des FR d’appartenir au prol CD. Au sein de ce prol, la durée de sommeil est dimi-nuée s’il y a des signes d’insomnie (p10-4) mais augmentée par les siestes (p=0,03). La dépression (p=0,03) est un FR d’ap-partenir au prol LC. Au sein de ce prol, la durée de sommeil est diminuée par la présence de syndrome des jambes sans repos (p=0,002). De plus, la proportion de naissances préma-turées est plus importante pour le prol CD (20% vs 10% pour les autres) et les poids de naissance à terme égal est plus faible pour le prol LC (25ème percentile vs 25ème pour les autres). Conclusion : Nous avons identié des trajectoires de durée de sommeil chez les femmes enceintes avec des facteurs de risque et des conséquences spéciques à la naissance. Une meilleure prise en compte pourrait améliorer à la fois la santé de la mère et celle de l’enfant. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : PLANCOULAINE Sabine sabine.plancoulaine@inserm.fr CO 1-4 Les nouveaux nés de mères fumeuses ont moins de microéveils pendant la nuit : implications pour la Mort Subite du Nourrisson ? GILLIOEN Barbara (1) ; MONTEMITRO Enza (2) ; FLORI Sophie (3) ; LIN Jian-sheng (4) ; PATURAL Hugues (3) ; FRANCO Patricia (1) (1) Pediatric Sleep Unit, Department of Pediatric Epilepsy, Sleep and Neurolo-gical Functional Explorations, Women’s Mother’s Children’s Hospital; Univer-sity of Lyon1Integrative Physiology of Brain Arousal System, CRNL, INSERM-U1028, University Lyon1, Lyon, France ; (2) Cystic Fibrosis Unit, Department of Pediatric Medicine, Bambino Gesù Children’s Hospital, Rome, Italie ; (3) Pediatric and Neonatal Intensive Care. Mother and Child Center; EA SNA-EPIS 4607, University Jean Monnet, Saint-Etienne, France ; (4) Integrative Physio-logy of Brain Arousal System, CRNL, INSERM-U1028, University Lyon1, Lyon, France ; Objectif : Les objectifs de cette étude sont d’étudier l’in- uence du tabagisme maternel sur la maturation du sommeil et les réactions d’éveil spontané dans une large étude pros-pective sur la maturation du sommeil et du système nerveux autonome (AuBE) et d’évaluer s’il y a une différence entre le sommeil diurne et nocturne. Méthodes : 283 enfants ont été inclus dans cette étude. Nous disposons de données sur la mère. Un test neuropsycholo-gique (WPPSI-III) a été réalisé à 3 ans. Une polysomnographie a été réalisée à 2 jours de vie pendant 24h (M0) et à 6 mois pendant la nuit (M6). Des 82 enfants de mères fumeuses, nous avons exclus les tracés d’enfants prématurés, nés de mères dépressives ou de mauvaise qualité technique. Il reste 33 enfants de mères fumeuses que nous avons comparés à 33 enfants de mères non fumeuses sélectionnés successivement dans notre base de données. Résultats : Comparés aux mères non fumeuses, les mères qui fument pendant la grossesse sont plus jeunes, vivent plus souvent avec un compagnon fumeur, sont d’un milieu socio-professionnel moins élevé, ont plus de difcultés d’endormis-sement au 2ème et 3ème trimestre. Elles ont plus souvent des enfants hypothrophes à la naissance. A M0, les enfants de mères fumeuses ont une efcacité de sommeil moindre et moins de microéveils en sommeil agité. Cette différence ne se retrouve que pendant le sommeil nocturne. A M6, les enfants de mères fumeuses ont moins de microéveils en sommeil agité et en sommeil calme. Sur les questionnaires, les mères fumeuses reportent moins d’éveils nocturnes chez leurs en-fants que les mères non fumeuses. Il n’y a pas de différence entre les 2 groupes au WPPSI-III. Conclusion : Le tabagisme maternel pendant la grossesse a un impact majeur sur les capacités d’éveils spontanés des nourrissons pendant la nuit. Un décit des mécanismes d’éveil a été proposé dans la MSN. Ce risque accru de MSN chez les enfants de mères fumeuses semble porter essentiellement sur le sommeil nocturne, ainsi que rapporté précédemment par les études épidémiologiques Conflits d’intérêts : Il n’y a pas eu de conits d’intérêt et notre étude a été nancée par un PHRC 2008 régional. Contact auteur : FRANCO Patricia patricia.franco@chu-lyon.fr LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www.lecongresdusommeil.com 21 COMMUNICATIONS ORALES 1-1 1-4
  • 4.
    Communications orales CO1-5 Impact de l’état émotionnel pré-hypnique sur le sommeil et la réactivité émotionnelle au réveil DELANNOY Julien (1) ; MANDAI Osamu (2) ; ARAKAWA Hiroaki (2) ; HONORE Jacques (3) ; KOBAYASHI Toshinori (2) ; SEQUEIRA Henrique (4) (1) LNFP, Université de Lille, Lille, France ; (2) Sleep Research Center, Ashikaga Institute of Technology, Ashikaga, Japon ; (3) LNFP, Université de Lille ; CNRS, Lille, France ; (4) LNFP, Université de Lille ; Neurosciences, UFR Biologie, Uni-versité de Lille, Lille, France Objectif : Les émotions négatives ressenties au cours de la période diurne, telles que la tristesse, la colère, le regret et le stress, semblent avoir des effets néfastes sur les caracté-ristiques du sommeil. Par ailleurs, les travaux sur la privation de sommeil suggèrent que le sommeil paradoxal inuence la régulation émotionnelle au réveil. Le but de la présente étude était d’explorer les effets d’un état émotionnel (EE), en parti-culier négatif, induit au coucher, sur la période de sommeil qui suit, ainsi que sur la réactivité émotionnelle au réveil. Méthodes : Douze hommes japonais droitiers (20,5±1,2 ans), volontaires et payés, ont dormi 10 nuits au laboratoire : une nuit de familiarisation suivie de trois sessions de trois nuits consécutives. Chaque session incluait une nuit d’induc-tion émotionnelle (NIE) précédée par une nuit d’adaptation et suivie par une nuit de récupération. L’intervalle entre chaque session était de quatre nuits. Avant le sommeil de la NIE, un EE était induit avec des lms positifs, neutres ou négatifs. Au réveil, les participants devaient évaluer l’intensité d’expres-sions faciales émotionnelles, coléreuses, neutres, ou joyeuses. L’efcacité de l’induction émotionnelle a été mesurée avec la Positive and Negative Affect Scale et le Prole of Mood States. Un polysomnogramme standard a été enregistré. Résultats : Premièrement, les données psychométriques montrent que les lms positif et négatif induisent un EE congruent. Deuxièmement, le lm négatif conduit à une aug-mentation du taux de sommeil paradoxal durant la NIE. Troisiè-mement, l’intensité subjective de visages coléreux, mesurée au réveil, tend à diminuer après une induction pré-hypnique négative. Conclusion : Ce travail conrme que les lms émotionnels peuvent induire des EE de même valence, et qu’ils sont utiles pour caractériser l’impact des EE négatifs sur le sommeil. En outre, il montre, pour la première fois, un impact d’informa-tions négatives pré-hypniques sur la sensibilité aux informa-tions émotionnelles au réveil. Nos données sont compatibles avec l’hypothèse que le sommeil paradoxal module la réac-tivité émotionnelle au réveil et plaident en faveur d’un rôle adaptatif du sommeil sur la régulation émotionnelle. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : DELANNOY Julien julien.delannoy@hotmail.com CO 1-6 Effets d’une extension de sommeil sur la prise alimentaire chez le jeune adulte obèse dormant habituellement peu GUYON Aurore (1) ; THIESSE Laurie (2) ; FRANCO Patricia (3) ; BERHOUZ Kassai (4) ; SPIEGEL Karine (3) (1) Physiologie intégrée du système d’éveil, Centre de Recherche en Neuros-ciences de Lyon, INSERM U1028 - UMR 5292 Centre d’Investigation Clinique de Lyon, Lyon, France ; (2) Physiologie intégrée du système d’éveil, Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon, INSERM U1028 - UMR 5292 Centre for Chronobiology, Psychiatric Hospital of the University of Basel,, Lyon ba-sel, France switzerland ; (3) Physiologie intégrée du système d’éveil, Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon, INSERM U1028 - UMR 5292, Lyon, France ; (4) Centre d’Investigation Clinique de Lyon, Lyon, France Objectif : Un faisceau de données épidémiologiques et ex-périmentales indique qu’un sommeil court est un facteur de risque d’obésité. Notre étude vise à déterminer si une exten-sion du temps passé au lit (TPL) chez des petits dormeurs obèses a des effets bénéques sur le temps total de sommeil (TTS) et sur la prise alimentaire. Méthodes : Treize (2 femmes) petits dormeurs (7h/nuit) âgés de 18 à 25 ans, en surpoids ou obèses (28IMC35) ont été étudiés durant 2 sessions expérimentales présentées dans un ordre aléatoire (8 nuits avec un TPL habituel vs 8 nuits avec un TPL augmenté de 1h/nuit). Pour chacune de ces sessions, le sommeil a été enregistré en continu par actigraphie et par polysomnographie à J1, J5 et J8, des questionnaires validés de faim et d’appétit ont été administrés quotidiennement matin et soir, un carnet alimentaire a été complété durant les 4 der-niers jours et un buffet à volonté a été servi le dernier jour. Résultats : Par simple extension du TPL, le TTS est passé de ~ 6h (5h49 ± 4min), une durée associée à un risque accru d’obé-sité dans les études épidémiologiques, à ~ 8h (7h42 ± 6 min; p4.10-6), une durée associée au plus faible risque d’obésité. Cette augmentation du TTS était accompagnée d’une réduc-tion de l’appétit pour des aliments gras et sucrés à haute te-neur énergétique (-19%, p0.04), du grignotage (-46%, p0.03) et de la prise calorique lors du buffet à volonté (-104 kcal; p0.05). Fait important, plus le TTS était augmenté lors de la condition d’extension du TPL, plus l’appétit pour les aliments à haute teneur énergétique et plus la prise calorique lors du buf-fet étaient diminués (rSp = -0.68, p0.02 ; rSp =-0.75, p0.01). Enn, nous avons identié l’ampleur de l’augmentation du TTS les jours de repos vs les jours travaillés comme facteur pré-dictif de l’effet de l’extension du TPL sur le TTS et donc sur la prise alimentaire. Conclusion : Une extension du TPL chez des petits dormeurs obèses a des effets bénéques sur la régulation de la prise ali-mentaire. Ces effets seraient particulièrement importants chez les individus qui augmentent leur TTS de façon importante les jours de repos. Conflits d’intérêts : aucun. Etude nancée par RCT DHOS/ INSERM, SFRMS, région Rhône-Alpes, ALLP. Contact auteur : SPIEGEL Karine karine.spiegel@univ-lyon1.fr 22 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 5.
    Communications orales CO1-7 Les neurones à histamine : cible majeure mais non exclusive du système à orexines dans le contrôle de l’éveil ANACLET* Christelle (1) ; ZHAO* Yan (2) ; PERIER Magali (1) ; BUDA Colette (1) ; LIN Jian-sheng lin (3) (1) INSERM, Lyon, France ; (2) UCBL, Lyon, France ; (3) INSERM et UCBL, Lyon, France Objectif : Les neurones à histamine (HA) et à orexines (Ox) constituent deux systèmes majeurs dans le contrôle de l’éveil. Compte tenu d’une innervation Oxrgique particulièrement dense des neurones à HA, il a été afrmé que le rôle éveillant des Ox dépend de la transmission à HA. Or, les neurones à Ox se projettent non seulement sur le système à HA mais aussi sur d’autres systèmes d’éveil. Pour vérier cette hypothèse, nous avons 1) examiné l’innervation Oxrgique dans les diffé-rents systèmes d’éveil chez le chat et la souris et 2) comparé les effets d’agonistes/antagoniste d’Ox sur les états de vigi-lance entre la souris sauvage (WT) et la souris knockout sans transmission à HA (HDC-/-). Méthodes : Pour évaluer l’innervation Oxrgiques dans les structures HArgiques, cholinergiques et aminergiques les coupes du cerveau ont été traitées en double immunohisto-chimie. Les souris WT et HDC-/- ont été implantées chroni-quement avec des électrodes an d’enregistrer le cycle veille-sommeil dans des conditions de base et après administration pharmacologique d’agonistes/antagoniste d’Ox. Résultats : Chez le chat et la souris, une innervation de den-sité importante de bres/terminaisons Oxrgiques a été identi- ée dans le noyau tubéromammillaire HArgique, le tegmentum mesopontine cholinergique (++++), le locus coeruleus nora-drénergique (+++), le télencéphale basal cholinergique (++) et la substance noire dopaminergique (+). L’injection d’Ox-A ou d’Ox-B (1, 3 et 10 μg, i.c.v.) produit un effet éveillant intense et rapide engendrant une augmentation dose-dépendante de la durée d’éveil chez la souris WT et HDC -/-. Les effets sur l’éveil, le sommeil lent (SL) et le sommeil paradoxal (SP) sont identiques chez les deux génotypes sans aucune différence statistique quelle que soit la dose utilisée. De même, SB334867 (antagoniste du récepteur Ox1, 15 mg/kg, i.p.) a engendré une augmentation du SL et une diminution de l’éveil et du SP, effets identiques chez les deux génotypes. Conclusion : Les neurones à Ox peuvent intervenir dans l’éveil en activant des cibles cérébrales autres que les neurones à HA. Ces derniers constituent l’une des cibles les plus importantes pour l’effet éveillant des Ox mais ceci n’est pas une exclusivité. *Contribution égale Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : LIN Jian-sheng lin@univ-lyon1.fr CO 1-8 Effets d’une privation totale de sommeil (23 heures d’éveil prolongé) sur la prise de décision en situation incertaine chez la souris PITTARAS Elsa (1) ; PINEAU Lucie (2) ; GRANON Sylvie (3) ; RABAT Arnaud (1) (1) Unité « Fatigue Vigilance », Département Neurosciences des Contraintes Opérationnelles, IRBA, BP 73, 91223 Brétigny sur Orge cedex., Brétigny sur orge, France ; (2) Magistère Paris Sud, licence 3, Paris, France ; (3) Equipe « Neurobiologie de la prise de décision », Centre Neurosciences de Paris Sud,, Orsay, France Objectif : La privation totale de sommeil (PTS) altère les fonc-tions cognitives chez le sujet sain (Chee, 2008) et notamment sa prise de risque (Killgore et coll., 2006). Aucune étude n’a modélisé chez l’animal de tels effets an de comprendre les substrats neurobiologiques. C’est pourquoi, lors de ce travail, nous avons étudié l’effet d’un éveil prolongé sur les capacités décisionnelles en situation incertaine chez la souris. Méthodes : Le Mouse Gambling Task (MGT) est un test de prise de décision en situation incertaine chez la souris d’une durée de 5 jours (Pittaras et coll ., 2013). Ce test comprend deux étapes : une étape d’exploration et une étape d’exploi-tation. Dans cette étude nous avons appliqué à ce protocole expérimental, une privation aiguë de sommeil (éveil continu de 23 heures) au moyen d’une plateforme mobile rebondis-sant à intervalle et intensité irrégulière. Cette privation de som-meil a eu lieu avant (n=16) et après (n=22) l’étape d’exploita-tion. Nous avons également inclus des souris témoins pour les deux situations (n=16 et n=23 respectivement). Résultats : Durant la phase d’exploration, les souris n’éta-blissent pas de préférence entre les choix favorables et dé-favorables (MW : p0,34). Durant la phase d’exploitation, les animaux choisissent préférentiellement les choix favorables (t-test : p0,01). Suite à la PTS après l’étape d’exploitation, les deux groupes de souris (témoins et PTS) ne diffèrent pas dans leurs choix (t-test : p0,0001) et entre eux (MW : p0,59) mais les animaux en PTS ont une réponse décisionnelle plus rapides (MW : p0,05). Les autres analyses sont en cours de nalisation. Conclusion : L’effet délétère d’une privation aiguë de som-meil chez la souris qui réalise une tâche décisionnelle en situa-tion « écologique » est dépendant de sa période d’application au regard des étapes d’acquisition de cette tâche cognitive complexe. Des expériences ultérieures chercheront à identi- er des différences inter-individuelles chez la souris lors d’une PTS. Conflits d’intérêts : Ce projet a bénécié du soutien nan-cier de la D.G.A. (contrat n°PDH-1-SMO-2-0505). Contact auteur : PITTARAS Elsa elsa.pittaras@u-psud.fr LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www.lecongresdusommeil.com 23 COMMUNICATIONS ORALES 1-5 1-8
  • 6.
    Communications orales CO2-1 L’étude des mouvements mandibulaires identifie l’effort respiratoire au cours du syndrome des apnées obstructives chez l’enfant MARTINOT Jean-Benoît (1) ; CUTHBERT Valérie (1) ; DENISON Stéphane (1) ; SENNY Fréderic (2) ; PEPIN Jean-Louis (3) (1) Clinique et Maternité Ste Elisabeth, Namur, Belgique ; (2) Electronic Unit , HELMo-Gramme, Liège, Belgique ; (3) Université Grenoble Alpes , HP2, Inserm U1042, CHU Grenoble, France Objectif : Le diagnostic de l’apnée/hypopnée obstructive (OAH ) au cours du sommeil de l’ enfant s’appuie sur la quan-ti cation du ux et de l’effort respiratoire (RE). Le temps de transit du pouls (PTT) est un outil validé pour reconnaître RE. Le mouvement brusque de la mandibule lors de la fermeture de la bouche au moment du (micro-) éveil cortical pourrait repré-senter un signe alternatif pour dépister RE et donc une OAH. Nous comparons ici toutes les types de mouvements mandi-bulaires ( MM) accompagnés de changements concomittants du PTT au cours du syndrome des OAH (SOAH) de l’enfant por-teur d’une hypertrophie pharyngée adénotonsillaire. Méthodes : 33 enfants roneurs présentant symptômes/ signes du SOAH ont été étudiés. Durant la polysomnographie, les MM sont mesurés à l’aide d’un magnétomètre placé sur le front et le menton. Les MM ont été comparés au PTT durant les stades de sommeil NREM. Résultats : L’index horaire des OAH (médiane (95% CI)) est de 5.6 (6.4-11.3). L’index des MM par heure (médiane (95 % CI)) est de 18.1 (13.2-36.3). Cet index est fortement corrélé à l’in-dex des OAH (Spearman rho=0.511; p=0.003), contrairement à l’index des apnées/hypopnées centrales (CAH) (Spearman rho=0.192; p=0.292). Les amplitudes de pic à pic des MM sont plus élevées durant les OAH que durant les CAH (moyenne +/- SD : 0.9 +/- 0.7 mm et 0.2 +/- 0.3 mm; p0.001). Lors d’un éveil cortical, la fermeture de bouche est plus ample à la n des OAH que des CAH (1.5 +/- 0.9 mm et 0.5 +/- 0.7 mm; p0.001). La corrélation entre les MM0.4 mm et le delta PTT15 ms est très forte (r Pearson=0.86; p0.001). Conclusion : Chez les enfants, les MM 0.4 mm apparaissent fréquemment durant les périodes d’OAH en sommeil NREM. Ils sont souvent terminés par un mouvement ample et brusque de la mandibule correspondant à la fermeture de la bouche lors de l’éveil cortical. De plus, les MM sont corrélés aux chan-gements de PTT. L’analyse des MM s’avère un outil prometteur simple et précis dans la caractérisation des efforts respira-toires et l’optimalisation du diagnostic du SOAH chez l’enfant souffrant d’hypertrophie adénotonsillaire. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : MARTINOT Jean-Benoît martinot.j@scarlet.be CO 2-2 Comment mesurer indirectement en pratique clinique le transfert de fluide chez les patients suspects d’apnées du sommeil ? REDOLFI Stefania (1) ; RADAFY Ando (1) ; ARNULF Isabelle (1) ; VIGGIANO Alessandro (1) (1) Pathologies du sommeil, Pitié-Salpétrière, Paris, France Objectif : Le transfert de uide des jambes vers la région cer-vicale pendant le sommeil est un facteur participant à la phy-siopathologie du syndrome d’apnées obstructif du sommeil (SAOS). Le transfert de uide est actuellement mesuré par bio-impédancemétrie segmentaire, une technique chronophage et complexe. L’objectif de cette étude est de rechercher des mesures dérivées plus simples et restant applicables dans la pratique clinique an d’évaluer le transfert de uide. Méthodes : Les patients adressés au laboratoire du sommeil pour polygraphie ventilatoire dans le cadre d’une suspicion de SAOS étaient inclus prospectivement. Etaient exclus ceux qui avaient un SAOS traité, une pathologie respiratoire, neuro-logique ou cardiaque. Le transfert de uide était mesuré par bio-impédancemétrie segmentaire. Des mesures anthropo-métriques (index de masse corporel, IMC ; circonférence cer-vicale, abdominale, de hanche) étaient effectuées. La compo-sition corporelle (% de masse grasse ; % de masse maigre ; % de masse hydrique) était obtenue par une balance avec impé-dancemètre intégré. Deux questionnaires évaluant l’excès de uide corporel et le niveau de sédentarité étaient remis à un sous-groupe (7 patients). La relation entre le transfert de uide et l’ensemble des paramètres étudiés a été évaluée par le test de corrélation de Pearson. Résultats : 24 patients ont été inclus (14 hommes/10 femmes ; âge=58.3 +/- 15 ans ; IMC=28.9+/-5.3 kg/m2). L’index d’ap-nées- hypopnées (IAH) était 20.7+/-21.1. Le seul paramètre corrélé de façon signicative avec le transfert de uide était le pourcentage de masse hydrique corporelle totale (r2=0.181 ; p=0.038). En ce qui concerne les questionnaires, le niveau de sédentarité, et non l’excès de uide corporel, était corrélé de façon signicative avec le transfert de uide (r2=0.617 et p=0.048). Conclusion : Le pourcentage hydrique corporel, paramètre simple à obtenir dans un contexte clinique, est un bon pré-dicteur de transfert caudo-rostral nocturne de uide, facteur de risque avéré du SAOS. L’estimation de la sédentarité par questionnaire, un outil encore plus simple, apparait prédictif du transfert de uide, mais une conrmation avec davantage de sujet serait nécessaire. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : RADAFY Ando darkando@hotmail.com 24 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 7.
    Communications orales CO2-3 ORCADES : Efficacité et tolérance d’une orthèse d’avancée mandibulaire (OAM) CAD/CAM sur mesure pour traiter le syndrome d’apnées hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) VECCHIERINI Marie-Françoise (1) ; ATTALI Valérie (1) ; D’ORTHO Marie-Pia (2) ; KERBRAT Jean-Baptiste (3) ; LEGER Damien (1) ; CHARLEY MONACA Christelle (4) ; MONTEYROL Pierre-Jean (5) ; MORIN Laurent (6) ; MULLENS Eric (7) ; MEURICE Jean-Claude (8) (1) Centre du sommeil et de la vigilance, AP-HP, Hôpital Hôtel Dieu, Paris, France ; (2) Physiologie et explorations fonctionnelles, AP-HP, DHU FIRE, Hôpi-tal Bichat-Claude Bernard, Paris, France ; (3) Stomatologie et CMF, Hôpital Charles Nicolle, Rouen, France ; (4) Neurophysiologie clinique, Hôpital Ro-ger Salengro, Lille, France ; (5) Chirurgie ORL, Clinique du Tondu, Bordeaux, France ; (6) ResMed Science Center, Saint-Priest, France ; (7) Laboratoire du sommeil, fondation Bon Sauveur, Albi, France ; (8) Pneumologie, CHU de Poi-ters, LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www.lecongresdusommeil.com 25 Poitiers, France Objectif : ORCADES est une étude prospective multicentrique française évaluant pendant 5 ans les bénéces cliniques d’une OAM sur mesure dans le traitement du SAHOS après refus ou échec de PPC. Les résultats intermédiaires à 3-6 mois sont présentés ici. Méthodes : 368 pts SAHOS éligibles ont bénécié d’une OAM sur mesure soit CAD/CAM (n=311, Narval CC™) soit non CAD/ CAM (n=57, Narval). L’évaluation des données de sommeil, les symptômes cliniques, la qualité de vie, les effets indésirables et l’observance est effectué au cours du suivi. Le succès du traitement a été déni par une réduction 50% de l’Index d’Apnées Hypopnées (IAH) initial. Les facteurs associés à l’ef- cacité de l’OAM ont été déterminés par régression logistique. Résultats : Notre population concernait : 74% d’hommes, âge 53±11 ans, IMC 27±4 kg/m2 (22% obèse), IAH 30±15/h (IAH30: 43%, IAH 15-30: 41%, IAH 5-15: 16%). Avancée mandibulaire (AM) dénitive moyenne: 7±2 mm (81% de l’AM maximale), équivalente entre les 2 types d’OAM. A 3-6 mois, 76% des pts étaient en succès quel que soit la sévérité initiale du SAHOS, et 64% avaient obtenu un IAH10 (337 pts évalués: IAH 11±13/h). L’efcacité était supérieure dans le groupe CAD/CAM vs. non CAD/CAM (succès: 79% vs. 61%, p=0.0031 IAH10: 66% vs. 49%, p=0.00178). 60% des patients SAHOS sé-vères étaient traités efcacement (IAH15). L’index de désatu-rations en oxygène était réduit de 21±17 à 8±10 (p0.0001). Le score d’Epworth avait diminué de 11±5 à 8±4. Les ronements sévères avaient disparu chez 89% des pts affectés. Les symp-tômes et la qualité de vie étaient signicativement améliorés dans tous les domaines. 8% seulement d’arrêt prématuré de traitement pour effets indésirables. Observance moyenne : 6,7 h/nuit et 6,7 jours/semaine. Les prédicteurs indépendants d’ef- cacité étaient l’utilisation d’une OAM CAD/CAM vs. non CAD/ CAM, une moindre obésité abdominale, un index d’apnée plus bas et une plus grande capacité de propulsion mandibulaire. Conclusion : Ces résultats conrment les bénéces cliniques de l’orthèse Narval CAD/CAM dans le SAHOS léger à sévère et chez les patients intolérants à la PPC, avec peu d’effets indési-rables et une excellente observance. Conflits d’intérêts : Financement ResMed Contact auteur : VECCHIERINI Marie-Françoise marie-francoise.vecchierini@htd.aphp.fr CO 2-4 QUOVADIS : Observatoire du traitement long terme par orthèse d’avancée mandibulaire sur mesure dans le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) ATTALI Valérie (1) ; CHAUMEREUIL Charlotte (2) ; ARNULF Isabelle (2) ; MORIN Laurent (3) ; SIMILOWSKI Thomas (1) ; GOUDOT Patrick (4) ; COLLET Jean-Marc (4) (1) UPMC et INSERM, UMR_S 1158, Neurophysiologie Respiratoire Expéri-mentale et Clinique et AP-HP, GHPS, Pathologies du sommeil, Paris, France ; (2) AP-HP, GHPS, Pathologies du sommeil, Paris, France ; (3) Resmed Science Center, Saint-Priest, France ; (4) APHP, GHPS, Service de Chirurgie Maxillo- Faciale, Paris, France Objectif : Évaluation en vie réelle, à long terme sur une co-horte de grande taille, peu d’études étant disponibles. Méthodes : Un volet rétrospectif sur dossier chez tous les pa-tients adressés au spécialiste dentaire pour OAM entre janvier 2010 et juillet 2013 puis évaluation à 3-6 mois. Un volet pros-pectif (recueil téléphonique) chez les patients traités depuis au moins un an au 16/09/14 (suivi 1-4 ans) Résultats : Volet rétrospectif : 458 patients inclus dont 309 (71%H, 56±12ans, IMC 28±6kg/m2, IAH 30/h±17 (IAH30 : 40%)) ont eu une pose d’OAM : Narval Cadcam n=270, Nar-val non Cadcam n=17, Somnomed n=13, Orthosom n=9. 149 n’ont pas été traités (83 contre-indication dentaire). 34 (11%) ont arrêté prématurément l’OAM. 223 patients (72%) évalués, avec un IAH de 12±10 au contrôle, un taux de succès (réduc-tion 50% de l’IAH) de 68% (IAH10 au contrôle : 55%), diminu-tion du score d’Epworth de 11±5 à 8±5. Avancée mandibulaire (AM) moyenne : 75% de l’AM maximale. Parmi les 458 patients inclus, 360 étaient pris en charge en réseau par le spécialiste du sommeil et le spécialiste dentaire. Le réseau a permis de mieux sélectionner en amont, les patients ayant une contre indication dentaire : 16% versus 28% hors réseau (p=0.0002). Le contrôle polysomnographique était disponible chez 78% des patients du réseau mais seulement chez 39% des patients hors réseau (p0.00001). Volet prospectif : 279 patients (90%) avec un suivi moyen de 2,7±1,3ans. Parmi les 231 ayant ré-pondu au questionnaire, 139 patients (60%) rapportaient une efcacité clinique sous OAM avec une observance excellente (6,2j/sem et 6,8h/nuit) et une bonne tolérance (14.3% incon-fort). 92 avaient arrêté l’OAM (inefcacité 27, intolérance/EI 41, abandon 10, autre 14). Conclusion : Cette étude apporte des données sur le par-cours en vie réelle des patients ayant une prescription d’OAM. L’efcacité et la tolérance à court terme sont comparables à celles des essais cliniques. Environ 2/3 des patients pour-suivent le traitement à long terme avec une efcacité clinique, une tolérance et une observance satisfaisantes. Le réseau a permis d’identier en amont les contre indications dentaires et d’augmenter le % de patients ayant une PSG de contrôle Conflits d’intérêts : Resmed nancement temps TEC Contact auteur : ATTALI Valérie valerie.attali@psl.aphp.fr COMMUNICATIONS ORALES 2-1 2-4
  • 8.
    Communications orales CO2-5 Compression ostéopathique du ganglion ptérygo-palatin dans le syndrome d’apnées obstructives du sommeil, étude prospective, randomisée, contrôlée JACQ Olivier (1) ; SOUCHET Sandie (2) ; SIMILOWSKI Thomas (3) ; ARNULF Isabelle (4) ; ATTALI Valérie (1) (1) UPMC et INSERM, UMR_S 1158, Neurophysiologie Respiratoire Expéri-mentale et Clinique et AP-HP, GHPS, Pathologies du sommeil, Paris, France ; (2) Université Paris I - Panthéon-Sorbonne, laboratoire SAMM (Statistique, Analyse, Modélisation Multidisciplinaire -EA4543), Paris, France ; (3) UPMC et INSERM, UMR_S 1158, Neurophysiologie Respiratoire Expérimentale et Cli-nique AP-HP, GHPS, Service de Pneumologie et Réanimation Médicale, Paris, France ; (4) AP-HP, GHPS, Pathologies du sommeil, Paris, France Objectif : La compression ostéopathique du ganglion pté-rygo- palatin (GPP), relais du système sympathique et des nerfs crâniens mixtes, améliore potentiellement la perméabilité des voies aériennes supérieures (VAS). Elle est utilisée empirique-ment en ostéopathie, dans le traitement du ronement et de la rhinite chronique. Cette étude en évaluait l’effet, chez des pa-tients présentant un syndrome d’apnées obstructives du som-meil (SAOS) en méthodologie prospective, randomisée, contrô-lée, croisée, contre manoeuvre factice, en simple aveugle pour l’ostéopathe et double aveugle pour le médecin investigateur. Méthodes : Les compressions bilatérales active (CA) et si-mulée (CS) du GPP, étaient comparées. Etaient recueillis avant CA et CS, à 30 min et 24h, la pression critique de fermeture (Pcrit) des VAS et le débit de pointe intra nasal. Une polysom-nographie était réalisée avant et 24h après. Un test de Shirmer permettait de valider l’administration effective de CA (chez le sujet sain nous avions montré que la compression du GPP induisait une lacrymation). Résultats : Trente patients (6F), 57±11 ans, 92±20kg) avec une Pcrit basale de -22.5±17.1 cmH2O et un index d’apnées-hypopnées de 37±21/h ont été inclus. Le test de Schirmer a montré que CA avait été administrée correctement (p0.0001 par rapport à CS). Par rapport à CS, CA a amélioré le débit de pointe intra nasal (médiane [Q1 ; Q3] à 30 min (14.8 L/min [14.8 ; 39], p=0,0001) et 24 h (30 L/min [10 ; 45], p=0.0001) et la Pcrit à 24h (-2.2 cmH2O [-5.3 ;-0.2] pour CA et -0,8 cmH2O [-2.8; 1.8] pour CS ; différence -2,2 [-6.4; 1.3] ; p=0,047). Il n’y avait pas de différence entre CA et CS sur l’index d’apnées-hypopnées, ni sur la Pcrit à 30 min. Conclusion : La compression ostéopathique du GPP améliore la stabilité des VAS à 24 h et la perméabilité nasale à 30min et 24h, sans modier l’index d’apnées-hypopnées. Elle semble affecter le contrôle neuro-végétatif des VAS. Ces résultats pré-liminaires soutiennent la poursuite de l’investigation (durée de l’effet, identication des répondeurs). Cette technique pour-rait représenter dans l’avenir, un complément aux traitements conventionnels du SAOS. Conflits d’intérêts : Etude nancée par le PHRC régional Contact auteur : ATTALI Valérie valerie.attali@psl.aphp.fr CO 2-6 Étude thérapeutique randomisée et contrôlée par stimulation des voies aériennes supérieures dans le syndrome d’apnées obstructives du sommeil PHILIP Pierre (1) ; CHABOLLE Frédéric (2) ; MONTEYROL Pierre-Jean (3) ; BLUMEN Marc (2) (1) USR CNRS 3413 SANPSY (Sommeil, Attention et NeuroPSYchiatrie), Uni-versité Bordeaux, Bordeaux, France ; (2) Hôpital Foch, Service d’ORL et de Chirurgie Cervico-Faciale, Suresnes, France ; (3) Clinique du sommeil, CHU Pellegrin, Bordeaux, France Objectif : Une étude de cohorte (essai STAR) a démontré que la stimulation des voies aériennes supérieures diminue la sévérité du syndrome d’apnées du sommeil (SAOS). Cepen-dant, aucune donnée n’existe sur le maintien de ce bénéce après arrêt des stimulations. Cette étude vise à examiner l’ef-fet d’une semaine d’arrêt des stimulations sur la sévérité du SAOS et la qualité de vie. Méthodes : 46 patients consécutifs « répondeurs », issus d’une étude prospective de phase III dans laquelle 126 sujets avaient été implantés et suivis, ont été randomisés : soit dans le groupe « maintien des stimulations » (ON) soit dans le groupe « arrêt des stimulations » (OFF) pour une durée minimum d’1 semaine. L’AHI, ODI, et la qualité de vie en lien avec le sommeil (échelle de somnolence d’Epworth, résultats fonctionnels du questionnaire du sommeil) ont été mesurés à 12 et 18 mois. Résultats : De 12 mois à l’évaluation randomisée à 13 mois, l’AHI reste inchangé dans le groupe ON (1,7 ± 6,4 évén./h) alors qu’il augmente signicativement dans le groupe OFF (18,2 ± 15,6 évén./h, p 0,001), de même pour les scores ODI, FOSQ, ESS, ronement, saturation en oxygène et micro-éveils. À 18 mois, les mesures chez les 2 groupes stimulés sont iden-tiques à celles à 12 mois. Conclusion : L’arrêt thérapeutique temporaire de la stimula-tion des voies aériennes supérieures altère les mesures objec-tives et subjectives du sommeil. Cette étude démontre que l’amélioration du SAOS et de la qualité de vie est directement attribuable aux stimulations électriques du nerf hypoglosse. Conflits d’intérêts : aucun Au nom des enquêteurs du STAR Study Group Contact auteur : PHILIP Pierre pr.philip@free.fr 26 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 9.
    Communications orales CO2-7 Impact de la PPC sur l’évolution des biomarqueurs cardiométaboliques des patients SAOS : revue des essais randomisés contrôlés par sham PPC JULLIAN-DESAYES Ingrid (1) ; JOYEUX-FAURE Marie (1) ; TAMISIER Renaud (1) ; LAUNOIS Sandrine h. (1) ; BOREL Anne-Laure (1) ; LEVY Patrick (1) ; PEPIN Jean-Louis (1) (1) Laboratoire EFCR, CHU de GRENOBLE, Grenoble, France Objectif : Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) induit une activation du système sympathique, un stress oxydatif, une inammation de bas grade et une insu-lino résistance. Ces mécanismes intermédiaires sont liés à la sévérité du SAOS et documentés par des biomarqueurs car-diométaboliques sanguins et urinaires. L’impact de la pression positive continue (PPC) pour normaliser ces biomarqueurs prédicteurs des co-morbidités reste fortement controversé. Méthodes : Une revue de la littérature incluant uniquement les essais randomisés contrôlés et dosant au moins un bio-marqueur a été menée, l’objectif étant d’évaluer l’effet de la PPC sur les biomarqueurs suivants: I) catécholamines plas-matiques et urinaires ainsi que leurs métabolites; II) biomar-queurs de l’insulinorésistance et du métabolisme des lipides; III) biomarqueurs du stress oxydatif, de l’inammation systé-mique et vasculaire; IV) enzymes hépatiques; V) facteurs de la coagulation. Résultats : Au total, 22 études randomisées PPC versus sham PPC et 2 études avec arrêt randomisé de la PPC (« CPAP with-drawal ») ont été analysées. L’effet de la PPC sur l’activité sym-pathique semble être rapide et bien démontré. Les marqueurs métaboliques et inammatoires sont très peu améliorés par la PPC lors de ces essais bien conduits. La PPC ne modie signicativement pas les taux de glucose, lipides, et n’améliore pas l’insulinorésistance ou encore le pourcentage de patients atteints d’un syndrome métabolique. Conclusion : Chez des patients SAOS, la PPC seule ne semble pas améliorer les perturbations des biomarqueurs cardiomé-taboliques. Il est donc pertinent d’envisager des thérapies combinées pour traiter le risque cardiométabolique associé au SAOS. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : JOYEUX-FAURE Marie MJoyeuxfaure@chu-grenoble.fr CO 2-8 RESPIR@DOM : les résultats du télé-suivi du patient apnéique AGOSTINI Hélène (1) ; ALFANDARY Didier (2) ; D’ORTHO Marie-Pia (3) ; DURAND-ZALESKI Isabelle (4) ; MARTIN Martin (5) ; MONCELLY Laurence (6) ; PHILIPPE Carole (7) ; ROYANT-PAROLA Sylvie (8) ; SOYEZ Franck (9) ; HARTLEY Sarah(10) ; BLUMEN Marc (11) ; ROUHANI Saïd (12) ; PUISAIS Nathalie (13) ; ESCOURROU Pierre (13) (1) URC- Hôpital Bicêtre, Kremlin-Bicêtre, France ; (2) Clinique Chantemerle, Corbeil-Essonnes, France ; (3) Hôpital Bichat-Claude Bernard, Paris, France ; (4) URC-Eco Hôtel-Dieu, Paris, France ; (5) Hôpital de Compiègne-Noyon, Compiègne, France ; (6) Hôpital de Meaux, Meaux, France ; (7) Hôpital La Pitié-Salpêtrière, Paris, France ; (8) Réseau Morphée, Garches, France ; (9) Cli-nique du Plateau, Clamart, France ; (10) Hôpital Raymond Poincaré, Garches, France ; (11) CMVS, Paris, France ; (12) Hôpital Cochin, Paris, France ; (13) Hôpital Béclère, Clamart, France Objectif : Evaluation médico-économique du suivi par télé-monitorage du Syndrome d’apnées du Sommeil (SAHOS) en comparaison au suivi habituel. Méthodes : Protocole multicentrique sur trois mois, avec tirage au sort du type de machine (ResMed/Philips), du suivi avec ou sans télé-observance et de la modalité thérapeutique (pression constante ou autopilotée). Le suivi comporte une visite prestataire à J7, deux visites prescripteur à M1 et à M 3 avec contrôle polygraphique sous PPC. Le professionnel de santé accède au tableau de bord du Dossier Médical Sommeil (DMS). Il reçoit des alertes en cas d’anomalies d’observance, de fuites ou d’IAH résiduel élevé. Le patient consulte sur le DMS les graphiques de son observance et répond aux ques-tionnaires de motivation et d’efcacité du traitement. Il accède à une éducation thérapeutique sur www.respiradom.fr. L’éva-luation médico-économique porte sur le temps passé par les professionnels de santé à la gestion des dossiers et sur les consommations de soins. Résultats : 12 centres ont été opérationnels sur la région Ile de France (7 hôpitaux et 5 centres libéraux). A n juin 2014, 201 patients ont été randomisés. Les 2 bras avec et sans télé-suivi sont comparables à J0 pour l’âge moyen = 51,9±11 ans, l’IMC = 33,3 ± 9,5 kg.m-2, les comorbidités cardiovasculaires (25%) et métaboliques (15%) et la majorité de des dimensions du SF36 et des scores du FOSQ. L’ Epworth initial = 12,4 ± 5,5 a diminué à M1 = 7,6 ± 4,9 et M3 = 7.0 ± 4,6. L’IAH global initial était 53,3 ± 20,4/ h et à 3 mois = 5,2 ± 5,5 /h en polygraphie ou polysomnographie. L’observance globale à J7 = 5,5 ± 1,8 h est restée stable à M1 = 5,6 ± 1,8 et à M3 = 5,7 ± 1,8 La base sera gelée au 15 octobre, ce qui permettra la comparaison nale entre les 2 bras avec et sans télémédecine, le type de PPC (Philips/Resmed) et le mode de réglage (constant/autopiloté). Conclusion : Cette étude permettra d’évaluer les effets de la télé-observance et de l’implication des patients dans leur suivi par internet, sur leur observance, leur qualité de vie et les coûts associés. Conflits d’intérêts : Etude nancée par la DGCIS et soutenue par l’ARS Ile de France. Contact auteur : ESCOURROU Pierre pierre.escourrou@abc.aphp.fr LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www.lecongresdusommeil.com 27 COMMUNICATIONS ORALES 2-5 2-8
  • 10.
    Communications orales CO2-9 Traitement des troubles respiratoires du sommeil de l’enfant et de l’adolescent obèse : peut-on éviter la PPC ? STAGNARA Andréa (1) ; DAVID Thierry (1) ; DEPAGNE Corinne (1) ; BERLIER Pascale (1) ; REVOL Béatrice (1) ; DEBILLY Gabriel (2) ; DE LA GASTINE Geoffroy (1) (1) SSR La Maisonnée, Francheville, France ; (2) CRNL INSERM, UCBL ISPB, Lyon, France Objectif : Evaluation de la prévalence des troubles respira-toires du sommeil (TRS) de l’enfant et adolescent obèses, son suivi au cours d’un programme de prise en charge de l’obésité. Méthodes : Etude rétrospective d’une cohorte d’enfants et adolescents obèses (Z-score d’IMC 2) avec une prise en charge pluri-disciplinaire de 10 mois en ambulatoire de l’obési-té, et suivi lors de 2 enregistrements interprétables espacés de 6 à 10 mois. Détection d’un TRS par examen clinique (Epworth adapté à l’enfant), enregistrement polygraphique, capnogra-phie transcutanée. Critères retenus comme pathologiques : ESEA 10, IAOH 1, PtcCO2 moyenne 45 mmHg. Résultats : 400 enfants ont été inclus (11/2007-8/2014). Le poids moyen est de 71,7±19,1 kg, le Z-score d’IMC est à 3.92±0.99 kg/m2. La prévalence des troubles respiratoires du sommeil dans la cohorte est de 45% : 7,5% ont un ESEA10, 45% ont un IAOH1 (dont 24%5), 5% ont une PtcCO2 moyenne 45 mmHg. Treize ont un IAOH 20 et sont opérés ou ont une mise en place de CPAP. 86 enfants ont été rete-nus pour l’étude du suivi : 29 garçons, 57 lles, âge moyen de 12,25±2,16 ans. Parmi eux : - 62 ont une baisse de leur Z-score d’IMC (de 3,93±0,8 à 3.56±0,8 kg/m2) avec une baisse signi- cative de leur IAOH (de 2,87±2,536 à 1,75±2,069 ; p0,005). - 45 ont initialement un SAOS léger ou modéré : l’IAOH diminue au 2nd enregistrement de 2,56 ± 0,92 à 1,77 ± 2,5 (p0,05). - 15 ont un SAOS sévère et l’IAOH diminue en moyenne de 6,99 ± 1,9 à 2,27 ± 2,07 (p 0,0001). Conclusion : En cas d’obésité, un TRS est fréquent et doit être recherché. La prise en charge multidisciplinaire de l’obésité, avec objectif la baisse du Z-score d’IMC, permet une amélio-ration signicative de ces troubles du sommeil et d’éviter le traitement par PPC pour tous les patients ayant un IAOH initial 10,6. Cependant, 10% des enfants ont une augmentation pathologique de leur IAOH, non corrélé à la modication du poids, ayant nécessité une prise en charge ORL et/ou ortho-dontique. D’autres critères mériteraient d’être tracés pour comprendre l’interrelation obésité troubles du sommeil : acti-vité physique, hygiène de vie (horaires de sommeil, conditions d’endormissement…), intégration sociale… Conflits d’intérêts : RESMED, SENTEC Contact auteur : DE LA GASTINE Geoffroy geoffroy.de-la-gastine@ugecam-rhonealpes.cnamts.fr CO 3-1 Troubles respiratoires du sommeil du sujet âgé et leucoaraiose : résultat transversal de la cohorte PROOF SYNAPSE ROCHE Fréderic (1) ; CELLE Sébastien (1) ; AVET John (2) ; BOUTET Claire (2) ; MAUDOUX Delphine (1) ; BARTHELEMY Jean-Claude (1) (1) Physiologie Clinique CHU Nord EA SNA EPIS UJM, Saint-Etienne, France ; (2) Service de Radiologie CHU Nord UJM, Saint-Etienne, France Objectif : Les troubles respiratoires du sommeil (TRS) repré-sentent un facteur de risque indépendant des pathologies cérébrovasculaires comme de la leucoaraiose (LA) chez les sujets d’âge moyen. Jusqu’à ce jour, il n’existe aucune étude validant cette hypothèse chez le sujet âgé. Nous avons évaluer l’impact des TRS non reconnus sur la LA globale et régionale dans une cohorte de sujets âgés en bonne santé. Méthodes : 745 participants âgés de 68 +/- 1 an à l’inclusion, ont été examinés. Tous les sujets ont subi une IRM cérébrale et les facteurs de risque cardiovasculaires, dont le tabagisme, le diabète de type 2 et l’hypertension ont été examinés. Un index d’apnées + hypopnées (IAH) 15 a été considéré comme pa-thologique et la charge hypoxique a été évaluée selon la SaO2 minimum et moyenne, l’index de désaturation de l’oxyhémo-globine (IDO) et le temps passé à SaO2 90%. La fragmenta-tion autonomique pendant le sommeil a été évaluée selon la méthode du temps de transit du pouls permettant le calcul d’un indice des éveils autonome (AAI). Résultats : La prévalence et la gravité de la LA (ARWMC glo-bal score) était faible dans cette population en bonne santé. Nous n’avons retrouvé aucune corrélation signicative entre la sévérité de la LA «globale» et la sévérité du TRS. Concernant l’évaluation régionale de la LA et après ajustement pour les facteurs confondants (Pression artérielle ambulatoire, obésité, sexe et présence d’un diabète) une relation signicative et indépendante entre la gravité de la LA et l’AAI a été obser-vée dans la région frontale droite (p 0,02). Une relation indé-pendante a également été retrouvée entre la sévérité de la LA dans le territoire sous tentorielle gauche et le temps de la SaO2 passé en dessous de 90% (p 0,01). Conclusion : La prévalence et la gravité des périventriculaire LA chez nos sujets âgés en bonne santé apparente semble plus liée à l’hypertension artérielle (Avet J et al. Int J Cardiol 2014) qu’aux TRS. Cependant, l’augmentation de la charge hypoxémique et une fragmentation autonomique du sommeil peuvent avoir un impact délétère sur des topographies spéci- ques de substance blanche du cérébrale. Une étude longitu-dinale est maintenant proposée. Conflits d’intérêts : PHRC National 1999 et 2001 Contact auteur : ROCHE Fréderic frederic.roche@univ-st-etienne.fr 28 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 11.
    Communications orales CO3-2 Symptômes dépressifs avant et après traitement prolongé par PPC pour SAHOS GAGNADOUX Fréderic (1) ; LE VAILLANT Marc (2) ; GOUPIL François (3) ; PIGEANNE Thierry (4) ; CHOLLET Sylvaine (5) ; MASSON Philippe (6) ; BIZIEUX-THAMINY Acya (7) ; HUMEAU Marie pierre (8) ; MESLIER Nicole (1) (1) CHU, Angers, France ; (2) CERMES, Villejuif, France ; (3) CHG, Le Mans, France ; (4) PÔLE SANTE DES OLONNES, Les Sables d’Olonne, France ; (5) CHU, Nantes, France ; (6) CHG, Cholet, France ; (7) CHG, La Roche-sur-Yon, France ; (8) NOUVELLES CLINIQUES NANTAISES, Nantes, France Objectif : L’évolution des symptômes dépressifs sous traite-ment prolongé du SAHOS par PPC est mal connue. Nous avons étudié au sein de la cohorte multicentrique des Pays de Loire la prévalence et les facteurs prédictifs d’un syndrome dépres-sif persistant sous PPC. Méthodes : L’étude a inclus 300 patients traités par PPC de-puis au moins 1 an pour un SAHOS associé au moment du dia-gnostic à un syndrome dépressif déni par un score QD2A de Pichot 7. Le critère principale de jugement était l’évolution du score QD2A de Pichot après au moins 1 an de traitement par PPC. Résultats : Après en moyenne 529 (365 à 1569) jours de traitement par PPC, le score QD2A avait baissé de 9.2±2.0 à 5.4±4.0 (p0.0001). Cependant, 125 (41.7%) patients conser-vaient un syndrome dépressif avec QD2A de Pichot 7. En analyse multivariée, la persistance de symptômes dépressifs était associée de façon indépendante à la persistance d’une somnolence diurne excessive (OR 2,72; [IC95%] 1,33 à 5,61), à la présence de comorbidités cardiovasculaires (OR 1,76 ; 1,02 à 3,00), et au sexe féminin (OR 1,53 ; 1,09 à 2,13). Une corréla-tion négative était observée entre la baisse du score de som-nolence d’Epworth (SSE) sous PPC et le risque de syndrome dépressif persistant (p0.0001). Les symptômes dépressifs persistaient chez 29.9% des patients avec une baisse du SSE 7 points sous PPC vs 56.5% des patients avec 1 point de baisse SSE. Conclusion : La PPC ne corrige pas les symptômes dépressifs chez près de 42% des patients SAHOS chez qui une prise en charge spécique s’impose. Il existe une relation forte entre la persistance de symptômes dépressifs et la somnolence rési-duelle LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www.lecongresdusommeil.com 29 sous PPC. Conflits d’intérêts : aucun à déclarer en lien avec le sujet. Financement: Institut Recherche en Santé Respiratoire des Pays de Loire Contact auteur : GAGNADOUX Fréderic frgagnadoux@chu-angers.fr CO 3-3 Augmentation cumulée du risque d’hypertension chez les patients avec une courte durée de sommeil et un syndrome d’apnée-hypopnées obstructif du sommeil PRIOU Pascaline (1) ; LE VAILLANT Marc (2) ; MESLIERS Nicole (1) ; PARIS Audrey (3) ; PIGEANNE Thierry (4) ; NGUYEN Xuan-lan (5) ; ALIZON Claire (6) ; BIZIEUX-THAMINY Acya (7) ; LECLAIR-VISONNEAU Laurène (3) ; GAGNADOUX Frédéric (1) (1) CHU, Angers, France ; (2) CERMES, Villejuif, France ; (3) CH, Le Mans, France ; (4) Pôle santé des Olonnes, Olonnes sur Mer, France ; (5) Hôpital Saint Antoine, Paris, France ; (6) CH, Cholet, France ; (7) CH, La Roche-sur- Yon, France Objectif : Le syndrome d’apnée-hypopnées obstructif du sommeil (SAHOS) et la courte durée de sommeil sont asso-ciés chacun individuellement à une augmentation du risque d’hypertension. L’objectif de cette étude multicentrique et transversale était d’évaluer si la sévérité du SAHOS et la courte durée de sommeil étaient associés ensemble à une augmen-tation synergique du risque d’hypertension. Méthodes : Parmi les 2270 patients évalués par polysomno-graphie pour une suspicion de SAHOS, l’hypertension était dé- nie par une pression artérielle (PA) systolique 140 mmHg et/ ou une PA diastolique 90 mmHg et/ou l’utilisation habituelle déclarée de médicaments anti-hypertenseurs. Les patients avec un temps de sommeil total (TST) à la polysomnographie 6 heures étaient considérés comme court dormeurs. Le SAHOS était déni par un index d’apnée hypopnée (IAH)5/h. L’association entre le SAHOS et la durée de sommeil et le risque d’hypertension était analysée par régression linéaire. Résultats : En considérant les patients avec une durée de sommeil normale (TST6 h) et sans SAHOS comme le groupe de référence, l’Odds Ratio (OR[intervalle de conance 95%]) pour avoir une hypertension était de 1,759 (1,590-1,945) chez les patients avec une durée de sommeil normale et un SAHOS, et de 2,367 (1,808-3,100) chez les court dormeurs avec un SAHOS, après ajustement sur les données démographiques, anthropomorphiques, le diabète, la prise d’alcool, de tabac, la somnolence, l’architecture et la fragmentation du sommeil et le centre d’étude. La sévérité du SAHOS et la courte durée de sommeil sont associés à une augmentation cumulative du risque d’hypertension (p0,0001). Le risque d’hypertension le plus élevé était observé chez les court dormeurs avec un SAHOS sévère (IAH30/h) avec un OR de 2,851 (1,820-4,467). Conclusion : Le SAHOS et la courte durée de sommeil sont associés à une augmentation cumulative du risque d’hyper-tension. De nouvelles études sont nécessaires pour détermi-ner si l’optimisation de la durée du sommeil pourrait contri-buer à diminuer la PA chez les patients ayant un SAHOS. Conflits d’intérêts : aucun. Participation de l’IRSR. Contact auteur : PRIOU Pascaline papriou@chu-angers.fr COMMUNICATIONS ORALES 2-9 3-3
  • 12.
    Communications orales CO3-4 L’hypertension artérielle est sous diagnostiquée et/ ou mal contrôlée chez les syndromes d’apnées obstructives du sommeil nouvellement diagnostiqués TAMISIER Renaud (1) ; RICHARD Philippe (2) ; SAPENE Marc (3) ; STACH Bruno (4) ; LEGUILLOU Frédéric (5) ; GRILLET Yves (6) ; BAGUET Jean-Philippe (7) ; MUIR Jean-François (8) ; PEPIN Jean-Louis (1) (1) Université Grenoble Alpes, HP2 ; Inserm, U1042 et CHU de Grenoble, Labo-ratoire EFCR, Pôle Thorax et Vaisseaux, Grenoble cedex 09, France ; (2) Pneu-mologie, Cabinet privé, Saint Omer, France ; (3) Unité Sommeil et Vigilance, Polyclinique Bordeaux Caudéran, Bordeaux, France ; (4) Service de pneumo-logie, Clinique Teissier, Valenciennes, France ; (5) Cabinet de Pneumologie Allergologie, La rochelle, France ; (6) Pneumologie, Cabinet privé, Valence, France ; (7) CHU de Grenoble, Clinique de Cardiologie, Grenoble, France ; (8) Service de pneumologie et unité de soins intensifs respiratoires, CHU Rouen, Rouen, France Objectif : Le syndrome d’apnées du sommeil obstructif est fréquemment associé à une hypertension artérielle (HTA) qui est souvent mal contrôlée ou résistante. L’auto-mesure à do-micile est la méthode de référence pour le diagnostic de l’HTA. Evaluer l’intérêt d’un dispositif d’auto-mesure à domicile de la pression artérielle (PA) intégré dans une plateforme de té-lémédecine de suivi de patients porteurs d’un SAOS pour le diagnostic et/ou juger du contrôle de l’efcacité du traitement médicamenteux de l’hypertension artérielle. Méthodes : OPTISAS2 est un essai multicentrique, randomisé en groupes parallèles comparant l’efcience d’une plateforme intégrée de télémédecine versus un suivi standard chez des patients à haut risque cardiovasculaire nouvellement traités par Pression Positive Continue (PPC) pour un syndrome d’ap-nées du sommeil obstructif (SAOS). L’automesure de la ten-sion artérielle à domicile a été réalisée à l’inclusion pendant une période de 4 jours consécutifs. Les seuils dénissant une hypertension artérielle en auto-mesure sont : PASystolique/ PADiastolique 125/80 mmHg pour les patients diabétiques et 135/85 mmHg pour les patients non diabétiques. Résultats : 306 patients SAOS (Age : 60 ± 9 ans ; indice de masse corporelle : 32.9 ± 6.3 kg/m2 ; 74% d’hommes ; index d’apnées+hypopnées : 50.9 ± 19.2/h ; PASystolique/PADias-tolique : 137.7 ± 17.9 / 81.1 ± 12.5 mmHg) ont été randomi-sés. Les auto-mesures de PA réalisées à l’inclusion ont permis de diagnostiquer une hypertension chez 64.2% des patients sans antécédent connu d’hypertension artérielle. 44.8% des patients inclus avaient un antécédent connu d’hypertension artérielle. 78.4% de ces patients étaient mal contrôlés malgré un traitement médicamenteux (PAS/PAD : 136.2 ± 14.7 / 83.9 ± 10.4 mmHg). Conclusion : L’hypertension artérielle chez des patients SAOS sévères à haut risque cardiovasculaire est fréquemment sous diagnostiquée et mal contrôlée. Ceci justie d’intégrer aux plateformes de télémédecine de suivi de ces patients les capteurs appropriés pour le diagnostic et le suivi sous PPC. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : PEPIN Jean-Louis JPepin@chu-grenoble.fr CO 3-5 Altération métabolique induit par hypoxie intermittente et activation sympathique FABRE Fanny (1) ; PEPIN Jean-Louis (1) ; BRIANCON Anne (1) ; LEVY Patrick (1) ; TAMISIER Renaud (1) (1) Grenoble Alpes Université, Grenoble, France Objectif : Le Syndrome d’Apnées Obstructive du Sommeil (SAOS) est associé à une morbidité et à une mortalité car-diovasculaire parfaitement établies (1). Il a été démontré que l’hypoxie intermittente (HI) induit une hyper-activation sym-pathique et une hypertension artérielle (2), se pose encore la question des mécanismes en cause dans la survenue d’une insulino-résistance (3). L’objectif de notre étude est de déter-miner la possible relation entre le système adrénergique et le métabolisme glucidique après exposition à l’hypoxie intermit-tente. Méthodes : Il s’agit d’une étude en cross-over, randomisée, en simple aveugle, monocentrique, sur volontaires sains. L’ex-position à l’HI se fait au moyen d’une tente à hypoxie. Chaque sujet passe par deux phases d’exposition de 14 nuits, rando-misées HI versus air ambiant. La période de wash-out est de 6 semaines. Les sujets effectuaient différents tests: enregis-trement de l’activité sympathique par micro-neurographie, biopsies de tissu adipeux, mesure automatisée de la pression artérielle et hyperglycémie provoquée par voie orale. Résultats : Un total de 12 sujets était inclus, 9 ayant com-plété l’ensemble du protocole et analysés. Les résultats pré-liminaires montrent une tendance à l’augmentation de l’acti-vité sympathique après exposition à l‘hypoxie intermittente (p=0.1360). Egalement, nous retrouvons une augmentation de la pression artérielle diastolique nocturne (p=0.0933), une aug-mentation des acides gras libres plasmatiques (p traitement période 1=0.0528) et une expression des récepteurs adréner-giques β1 augmentée (p=0.0809). Conclusion : Il semble donc que les troubles de la régulation glycémique (lipolyse, insulino-résistance) induits par l’HI soient en partie liés à l’activation sympathique par le biais des récep-teurs β1 au niveau adipocytaire. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : TAMISIER Renaud rtamisier@chu-grenoble.fr 30 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 13.
    Communications orales CO3-6 L’hypoxie chronique intermittente induit les voies physiopathologiques de la NAFLD et modifie le tissu adipeux chez la souris de corpulence normale ARON-WISNEWSKY Judith (1) ; GRAS Emmanuelle (2) ; THOMAS Amandine (2) ; PELLOUX Véronique (1) ; SARFATY Benjamin (1) ; GODIN-RIBUOT Diane (2) ; CLEMENT Karine (1) ; PEPIN Jean-Louis (2) (1) Institute of Cardiometabolism and Nutrition, Pitié-Salpetrière Hospital, Paris, France ; (2) INSERM U1042, HP2 Laboratory, Grenoble University, Pôle THORAX et Vaisseaux, Grenoble University Hospital, Grenoble, France Objectif : Au cours de l’obésité humaine, l’hypoxie intermit-tente chronique (HIC) secondaire à l’apnée du sommeil induit une exacerbation de la stéato-hépatite non alccolique (NAFLD). Néanmoins, ce postulat reste à démontrer chez l’individu de corpulence normale. Par contraste, l’HIC n’induit aucun chan-gement histologique au sein du tissu adipeux chez le patient obèse. Notre avons voulu caractériser les effets de 14 jours d’HIC sur le foie et différents dépôts de tissu adipeux (TA sous cutané et viscéral) chez des souris de corpulence normale. Méthodes : 16 souris nourries à une diète standard ont été soumises pendant la période diurne à 14 jours de normoxie ou 14 jours l‘HIC pendant 8 heures Après 14 jours d’intervention, des analyses d’expression de gènes impliqués dans l’inam-mation, la lipogénèse et la brose ont été réalisées en PCR ainsi qu’une analyse histologique sur le foie et les deux dépôts des TA. Résultats : dans le foie l’HC induit une augmentation signi- cative de l’expression des gènes impliqués dans la lipogénèse (ACC, SREBP1c, FAS), l’inammation (TNFα, IL1β) et la matrice extra cellulaire (Coll1, Coll3, TGFβ). Néanmoins cette interven-tion courte n’a pas permis de se traduire par les lésions his-tologiques macroscopiques. Par ailleurs, alors que les souris soumises à l’HIC sont moins grosses, leur tissu adipeux vis-céral est deux fois plus important rapporté au poids total. De plus, l’HIC est associée à une augmentation de la taille adipo-cytaire avec une répartition vers de plus gros adipocytes ainsi qu’une augmentation de l’expression génique de la leptine (p=00.0008). Nous n’avons pas mis en évidence de différence d’expressions des gènes de l’inammation ou de la matrice extra cellulaire. Conclusion : chez la souris de corpulence normale, une inter-vention d’HIC de courte durée (14 jours) induit les voies phy-siopathologiques impliquées dans la NAFLD au niveau génique mais ne se traduit pas encore par d’authentiques lésions macroscopiques. Enn, l’HIC impacte la corpulence, l’adiposité et certaines caractéristiques du Tissu adipeux. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : ARON-WISNEWSKY Judith judith.aron-wisnewsky@psl.aphp.fr CO 3-7 Obésité de l’enfant et sommeil : influence du SAOS et du niveau d’endurance cardiovasculaire sur les paramètres métaboliques ROCHE Johanna (1) ; QUINART Sylvain (2) ; NEGRE Véronique (3) ; GILLET Valérie (4) ; ISACCO Laurie (5) ; MOUGIN Fabienne (6) (1) UPFR des Sports, EA3920, Besançon, France ; (2) RéPPOP-FC, EA3920, UPFR des Sports, Besançon, France ; (3) RéPPOP-FC, Besançon, France ; (4) Don Du Souffle, Besançon, France ; (5) EA4660, UPFR des Sports, Besançon, France ; (6) EA3920, UPFR des Sports, Besançon, France Objectif : L’objectif de cette étude a été de déterminer l’im-pact de la sévérité du syndrome d’apnée obstructive du som-meil (SAOS) et du niveau d’endurance cardiovasculaire sur les paramètres anthropométriques et métaboliques de jeunes obèses. Méthodes : 76 enfants obèses (10,84 ± 2,65 ans) ont parti-cipé à cette étude. Les mesures du poids, de la taille (T), du tour de taille (TT), le calcul de l’indice de masse corporelle (IMC), du z-score d’IMC et du rapport TT/T ont été réalisés. Des prélèvements sanguins à jeun ont permis de déterminer les concentrations plasmatiques de glucose, d’insuline, de trigly-cérides, de HDL-C et de LDL-C. L’HOMA-IR a été calculé. L’index d’apnées et hypopnées (IAH) a été calculé lors d’un examen de polygraphie ventilatoire nocturne. Le SAOS a été qualié de léger si 2 IAH 5, modéré si 5 IAH 10 et sévère si IAH 10. L’endurance cardiovasculaire à l’exercice a été évaluée par un test de marchepied. Le de fréquence cardiaque (FC) ou FC post effort – FC repos a été estimé. Les sujets ont été considérés comme actifs si FC 64 batt/min et inactifs si FC 64 batt/min. Résultats : 16 % des sujets ont un SAOS sévère (n=12), 26 % un SAOS modéré (n=20) et 36 % un SAOS léger (n=27). 54 % des sujets ont été identiés comme actifs (n=38). Quel que soit le degré de sévérité du SAOS, le z-score d’IMC et le TT/T sont similaires. L’insulinémie (p0,05) et l’HOMA-IR (p0,01) sont plus élevés chez les sujets ayant un SAOS sévère. Le z-score d’IMC (p0,01 l’insulinémie (p0,05) et l’HOMA-IR (p0,01) sont plus élevés dans le groupe inactif par rapport au groupe actif. L’IAH est similaire entre le groupe actif et le groupe inactif. Conclusion : L’obésité est un facteur important du déve-loppement du SAOS sans que sa sévérité ne soit associée à une exagération de ce syndrome. Un SAOS et un faible niveau d’endurance cardiovasculaire augmentent le risque d’appari-tion de troubles métaboliques. Un dépistage et une prise en charge précoces du SAOS chez le jeune obèse, de surcroît déconditionné, sont importants pour prévenir l’apparition de comorbidités cardiovasculaires à l’âge adulte. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : ROCHE Johanna johanna.roche@edu.univ-fcomte.fr LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www.lecongresdusommeil.com 31 COMMUNICATIONS ORALES 3-4 3-7
  • 14.
    Communications orales CO3-8 Impact du SAOS dans l’évolution de la pathologie anévrismale aortique TAMISIER Renaud (1) ; BARONE-ROCHETTE Gilles (1) ; THONY Fréderic (1) ; BOGGETTO-GRAHAM Laetitia (1) ; CHAVANON Olivier (1) ; RODIERE Mathieu (1) ; PEPIN Jean-Louis (1) ; LEVY Patrick (1) ; VANZETTO Gerald (1) ; BAGUET Jean-Philippe (1) (1) Grenoble Alpes Université, Grenoble, France Objectif : L’aorte thoractique est soumise dans le SAOS (syn-drome d’apnée du sommeil) à la répétition des poussées hy-pertensives, aux variations de pression intrathoracique et au stress hypoxique qui participe au vieillissement prématuré de celle-ci. Le but de cette étude était de déterminer la préva-lence et l’inuence du SAOS sur l’expansion anévrismale aor-tique (AAE) dans une population de patients suivi en prospectif pour surveillance d’une chirurgie de type A après un syndrome aortique aigue. Méthodes : La mesure de la vitesse de progression du dia-metre (VmaxAo) était mesurée sur une durée médiane de 3 ans chez 62 patients. La pression artérielle (PA) était mesurée sur 24h par mesure ambulatoire (MAPA), le sommeil était éva-lué par une polysomnographie complète. Résultats : La prévalence du SAOS et d’une PA non contrô-lée étaient élevés (89 %, et 77% respectivement). La saturation au cours du sommeil en oxygène était signicativement plus basse chez les patients avec une AAE comparé au patients stables (92.5 % ± 1.9 vs. 93.6 % ± 1.7, p0.04). La VmaxAo était corrélée à la PA systolique des 24h (r=0.374, p=0.013) et la SpO2 (r=-0.381, p=0.02). En analyse multivariée la VmaxAO était corrélée de façon indépendante avec la SpO2 (p=0.02). Le model de régression logistique montrait que la SpO2 était indépendamment associé la AAE (OR=4.36, 95% CI 1.34 to 17.34; p=0.01). Conclusion : Cette étude montre une haute prévalence du SAOS chez des patients ayant présenté une dissection aor-tique avec un impact signicatif de la sévérité du SAOS dans la poursuite de l’évolution de la maladie anévrismale aortique. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : TAMISIER Renaud rtamisier@chu-grenoble.fr CO 3-9 Le syndrome d’apnée du sommeil chez les patients diabétiques avec oedème maculaire TRUCHOT Jennifer (1) ; MARGARIT Laurent (2) ; DUPAS Bénédicte (3) ; PEPIN Jean-Louis (4) ; VICAUT Eric (5) ; MASSIN Pascale (3) ; D’ORTHO Marie-Pia (2) (1) Service des Urgences, Hôpital Lariboisière, APHP; Université Denis Di-derot, Paris, France ; (2) Physiologie – Explorations Fonctionnelles, Hôpital Bichat, DHU FIRE, APHP; Université Denis Diderot, Paris, France ; (3) Ophtal-mologie, Hôpital Lariboisière, APHP; Université Denis Diderot, Paris, France ; (4) Physiologie – Explorations Fonctionnelles, Grenoble, Paris ; (5) Unité de Recherche Clinique, Hôpital Lariboisière, APHP, Université Denis Diderot, Paris, France Objectif : Le Syndrome d’apnée du sommeil (SAS) est fréquent chez les patients diabétiques. Nous avons mené une étude randomisée multicentrique comparant l’évolution de l’oedème maculaire selon deux traitements: un traitement convention-nel ou un traitement intensié avec intervention sur le SAS et la pression artérielle (PA) (essai clinique NCT00970723). Nous avons étudié dans cette analyse intermédiaire les caractéris-tiques cliniques des patients avec ou sans SAS. Méthodes : Les patients diabétiques présentant un oedème maculaire ont été randomisés consécutivement pour béné- cier ou non d’une polysomnographie (PSG). Les PSG ont été analysés en aveugle avec les critères ASDA 2012. Les données quantitatives sont exprimées en moyenne ± SD, les données qualitatives en %, les comparaisons ont été réalisées par ANO-VA et tes du Chi2. Résultats : 55 patients ont été inclus, 38 ont été randomi-sés pour bénécier d’une PSG, 14 étaient de sexe féminin. 32 (86%) avaient une HTA. 32 (86%) ont présenté un indice d’ap-née hypopnée (IAH) 5 événements / h, 25 (65%) un IAH 15 / h et 15 (41%) un IAH 30 / h. L’IMC était de 29,8 ± 5,2 kg / m2, le taux d’HbA1c de 7,5 ± 1,2%, le score d’Epworth 7,0 ± 4,5, la PA systolique de 144 ± 21mmHg, la PA diastolique 78 ± 13 mmHg. Aucune différence n’a été observée entre les patients avec ou sans SAS, quelle que soit l’IAH en dehors d’une différence de PA diastolique (86,1 ± 16,1 mm Hg vs 76,3 ± 12,2 mmHg) entre les patients avec et sans SAS. Conclusion : La prévalence du SAS est élevée chez les dia-bétiques présentant un oedème maculaire. Ni les symptômes ni les caractéristiques cliniques ne permettent de distinguer les patients diabétiques souffrant d’un SAS de ceux sans. Le dépistage doit donc être systématique. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : TRUCHOT Jennifer jennifer.truchot@lrb.aphp.fr 32 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 15.
    Communications orales CO4-1 Le comportement de sommeil du jeune : Influence des nouveaux médias ROYANT-PAROLA Sylvie (1) ; LONDE Violaine (1) ; HARTLEY Sarah (1) ; DAGNEAUX Sylvain (1) ; TREHOUT Sophie ; GARRIC-METOIS Brigitte (2) ; AUSSERT Frédérique (1) ; ESCOURROU Pierre (3) (1) Réseau Morphée, Garches, France ; (2) Cabinet, Paris, France ; (3) Hôpital Antoine Béclère, Clamart, France Objectif : Connaître les nouveaux comportements des jeunes par rapport à leur sommeil. Méthodes : 4 collèges répartis en IdF ont participé à une enquête sur le sommeil. Les classes se répartissaient en 6ème (46,9%), 5ème (11,3%), 4ème (31,3%), et 3ème (10,4%). 786 questionnaires ont été recueillis. 776 sont exploitables. Résultats : La population comporte 408 F et 368 M, de 12,4 ans ± 1,2 (10-17) qui déclarent dormir 8,5 h ± 1,7 les veilles de cours et 10,2 h ± 2,1 les veilles de repos ou en vacances (p0.0001). Il n’y a pas de différence entre les lles et les gar-çons. La durée de sommeil diminue signicativement avec l’âge en période de cours, alors qu’elle reste stable en période de repos. Plus l’âge augmente plus le sommeil est ressenti comme non reposant avec plus de difcultés à se lever le matin, une forme le lendemain moins bonne, une somnolence, une irritabilité et une tristesse plus marquée. La privation de sommeil pendant les cours est d’autant plus grande que l’âge est élevé (1,6h ± 2,0 ; p 0,0001). 98,3 % des adolescents ont une connexion internet à la maison, 42,7% disposent d’un or-dinateur dans la chambre, 26,4% ont une télé dans la chambre et 85,2% ont un téléphone portable dans la chambre, un smartphone dans 66, 7% des cas. 64,6% utilisent les réseaux sociaux (31,7% Facebook, 11,1% Google+, 7,5% Instagram, et 14,3% autres)! Le temps passé sur une console, une tablette ou un ordinateur après le diner est 1h pour 33,5% des col-légiens, avec 14,7% 2h. 6,1% se réveillent et jouent sur in-ternet, 15,3% envoient des SMS en cours de nuit, et 11% se connectent sur les réseaux sociaux en cours de nuit. 22,1% de ceux qui ont ces comportements y passent plus d’1h en cours de nuit (dont 10,3% plus de 2h). 73,9% d’entre eux protent d’un éveil spontané, mais pour 21,6% ces activités sont orga-nisées dès le coucher avec un réveil programmé en cours de nuit pour 10,6 %. Conclusion : La privation de sommeil en période de cours est globalement plus marquée chez les jeunes les plus âgés. C’est entre 12 et 13 ans que le comportement s’inverse avec une augmentation croissante de la durée du sommeil lors des pé-riodes de repos. La présence du téléphone portable, connecté ou non à internet, modie le comportement du jeune et contri-bue à diminuer son temps de sommeil Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : ROYANT-PAROLA Sylvie sylvie@royant-parola.fr CO 4-2 Analyse comparative de l’inhibition de la mélatonine entre lumière bleue (470 nm) en mode stimulation continue et en mode pulsé KRSMANOVIC Stéphane (1) (1) PSYCHOMED, Bruxelles, Belgique Objectif : Le PSIO est une lunette émettant des lumières colorées et équipé d’un lecteur MP3 intégré dans la lunette). Plusieurs études ont montré l’inuence de l’inhibition de la mélatonine par la lumière bleue (470 nm). (1) Dans le présent rapport, nous avons testé l’effet de la lumière bleue continue émise par les lunettes PSIO sur la production de mélatonine et la différence avec une stimulation audio-lumineuse (avec les même lunettes PSIO) en utilisant la même longueur d’onde (470 nm). Méthodes : L’étude a examiné 100 personnes réparties en quatre groupes d’étudiants âgés de 18 à 26 ans, et l’expé-rience a été réalisée à 22 h, lorsque la courbe de production de mélatonine a déjà commencé à augmenter depuis une heure environ. Les quatre groupes sont restés allongés sur une table d’examen de clinique avec ou sans PSIO durant 30 minutes. Le groupe 1 était un groupe témoin faisant uniquement un repos sans lunettes dans une pièce avec une lumière contrôlée de 75 watts; le groupe 2 a été conçu comme groupe placebo avec un PSIO émettant seulement une lumière rouge continue (670 nm) sans stimulations sonores. On sait en effet que la lumière rouge n’a aucun effet sur l’inhibition de la mélatonine ; Le groupe 3 était le groupe pratiquant une séance semblable avec PSIO n’émettant que de la lumière bleue (470 nm) sur le mode continu (et sans stimulations sonores) et le groupe 4 était un groupe pratiquant une session normale de stimulation audio-visuelle pulsant sur le même bleu 470 nm. Résultats : Les résultats ont montré que le groupe contrôle (1) a connu une augmentation normale de la production de mélatonine, le groupe placebo (2) a une augmentation simi-laire prouvant que le PSIO n’a pas d’effet placebo à ce sujet. Le groupe bleu continu (3) répondait avec une forte inhibition de la mélatonine. Le groupe « bleu pulsé » (4) a également répondu par une forte inhibition de la mélatonine mais avec un temps d’exposition de moitié par rapport au temps d’expo-sition du groupe « bleu continu » (3). Conclusion : Les conclusions préliminaires sont que le PSIO, en utilisant une stimulation continue de lumière bleue (470 nm) ou une série de stimulations lumineuses bleues pulsées combinés avec des stimulations sonores, a un effet d’inhibi-tion forte sur la production de mélatonine à 22 h00. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : KRSMANOVIC DUMONCEAU Stéphane stephane@psychomed.com LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www.lecongresdusommeil.com 33 COMMUNICATIONS ORALES 3-8 4-2
  • 16.
    Communications orales CO4-3 Les effets d’une exposition prolongée à la lumière modérée en fonction de l’âge GABEL Virginie (1) ; MAIRE Micheline (1) ; REICHERT Carolin (1) ; SCHMIDT Christina (1) ; CAJOCHEN Christian (1) ; VIOLA Antoine (1) (1) Centre for Chronobiology, Psychiatric Hospital of the University of Basel, Switzerland, Bâle, Suisse Objectif : Dans cette étude nous examinons le rôle d’une exposition prolongée à la lumière comme une contre-mesure aux effets délétères d’une privation de sommeil sur la vigi-lance, les prols circadiens de la mélatonine et du cortisol, et sur la variation de température et d’activité chez des sujets jeunes et âgés. Méthodes : 26 jeunes participants et 12 plus âgés ont effec-tués 3 sessions au sein du laboratoire, qui consistaient en une privation de sommeil de 40h avec une exposition prolongée à une lumière faible (DL : 8lux), à une lumière blanche (WL : 250 lux) ou à une lumière blanche enrichie en rayon bleus (BL : 250 lux). Des questionnaires et des tests cognitifs ont été complé-tés régulièrement an d’évaluer le degré de fatigue des par-ticipants et des échantillons salivaires ont été collectés pour estimer le prol de la mélatonine et du cortisol. La température de la peau ainsi que l’activité ont été enregistré en continue. Résultats : L’exposition à la lumière lors d’un éveil prolongé induit une diminution signicative de la fatigue chez les jeunes et les plus âgés. Au contraire, la diminution de la concentration de la mélatonine est observée uniquement chez les jeunes que la lumière soit enrichie en rayon bleu ou non. Aucune différence signicative n’est observée pour le cortisol avec la WL comparée à la DL dans les 2 groupes, mais l’exposition à la BL diminue le niveau chez les jeunes alors qu’elle l’aug-mente chez les plus âgés. Aucune différence signicative n’a été démontrée dans les 2 groupes pour le test visuel du 3-back lorsque les participants sont exposés à la BL, cependant, l’ex-position à la WL diminue les performances chez les jeunes. La température est augmentée uniquement chez les plus âgés après la BL et la WL. La BL augmente l’activité chez les jeunes alors qu’elle la diminue chez les plus âgés, contrairement à la WL qui diminue l’activité chez les plus jeunes et l’augmente chez les plus âgés. Conclusion : Nos résultats démontrent la présence d’une modulation liée à l’âge des effets non visuel de la lumière lors d’un éveil prolongé. Ainsi, l’utilisation d’une lumière d’intensité modérée lors du travail de nuit a des effets différents sur les travailleurs jeunes et plus âgés. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : GABEL Virginie virginie.gabel@upkbs.ch CO 4-4 Dynamique de l’activité corticale : effet de la lumière sur l’EEG PRAYAG Abhishek (1) (1) 1) INSERM U846, Département de Chronobiologie, Bron, France - 2) Université Claude Bernard, Lyon-1., Bron, France) Objectif : Dans le réseau rétinien, les cellules ganglionnaires à mélanopsine (ipRGCs) sont les substrats anatomiques sous-tendant l’effet non-visuel de la lumière sur le cerveau. Ces ipRGCs projettent directement leurs axones vers un ensemble de structures cérébrales, incluant le système veille-som-meil. Les ipRGCs ne sont pas indépendantes et reçoivent des connexions synaptiques provenant des cônes et des bâton-nets, formant un réseau de photoréception. Ainsi, les cônes et les bâtonnets modulent les ipRGCs, qui, elles, sont l’unique conduit de l’information optique vers le cerveau. L’objectif de notre travail est de déterminer la contribution de chacun de ces substrats neuronaux de la rétine sur l’information lumi-neuse envoyée vers les régions non-visuelles. Méthodes : Notre stratégie expérimentale repose sur les propriétés spectrales et spatiales différentes des cônes et des ipRGCs. 28 participants (within-subject design) ont été expo-sés consécutivement à 4 stimuli lumineux de 50 minutes cha-cun, à partir de 19h00. Le stimulus fut composé d’une lumière blanche centrale (7000lux) focalisée sur la fovéa (20°) dans le but d’activer spéciquement les cônes, et d’une lumière en périphérie (20°-220°, 300 lux) soit enrichie en bleu (BE) an d’activer les ipRGCs, soit enrichie en rouge (RE) an de limi-ter l’activation des ipRGCs. L’EEG a été enregistré en continu durant l’exposition (256Hz) et soumis à FFT. Résultats : Sous rouge, pas d’effet de la lumière sur l’activité béta (13.5-32 Hz). Sous bleu, le béta augmente signicative-ment dès la 2ème minute. A partir de la 5ème minute, on ob-serve une augmentation majeure (+35%) qui se maintient de la 5ème minute jusqu’à la n de l’exposition au stimulus bleu en périphérie. Les ondes lentes (1-7 Hz) diminuent de manière non-signicative (-10%) pendant l’exposition au bleu v/s rouge. Conclusion : Ces résultats conrment d’une part que l’EEG est activé par la lumière. D’autre part, la lumière en périphérie du champ visuel, à des niveaux faible d’intensité (300lux) et avec un spectre suboptimale non-monochromatique, active la bande béta. Compte tenu de la dynamique, ces résultats suggèrent que l’activation béta est corrélée à la dynamique d’activation des ipRGCs. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : PRAYAG Abhishek abhishek.prayag@inserm.fr 34 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 17.
    Communications orales CO4-5 L’intensité lumineuse influence l’homéostasie du sommeil, un effet médié par la phototransduction mélanopsinergique HUBBARD Jeffrey (1) ; CALVEL Laurent (1) ; IKONEN Heidi (1) ; ROBIN-CHOTEAU Ludivine (1) ; SAGE-CIOCCA Dominique (2) ; RUPPERT Elisabeth (1) ; BOURGIN Patrice (1) (1) CNRS UPR-3212 et centre des troubles du sommeil du CHU, Strasbourg, France ; (2) Chronobiotron CNRS-UMS 3415, Strasbourg, France ; Objectif : La lumière inuence le sommeil et la veille via des effets circadiens et non-circadiens (directs), mais la possibi-lité d’une modulation photique de l’homéostasie du sommeil n’a pas été clairement établie. Des travaux récents de notre équipe ont montré que la mélanopsine (Opn4), un photopig-ment rétinien médiant les effets non-visuels de la lumière, affecte l’homéostasie du sommeil. Dans cette étude, notre objectif a été de déterminer si le processus homéostasique de sommeil est modulée par l’irradiance de la lumière chez des souris mélanopsine knockout (Opn4-/-), en utilisant un proto-cole ne modiant pas la phase du rythme circadien. Méthodes : Des souris males (back-cross) Opn4-/- et leurs contrôles ont été exposés à un cycle de lumière obscurité standard de 12h:12h en utilisant trois intensités lumineuses différentes (10, 150, et 600 lux ; n=8 par génotype), pendant 7 jours (durée basé sur une étude préliminaire précédente). A l’issue de l’exposition, une privation du sommeil de 6 heures (ZT0-6) a été effectuée. Le sommeil et l’activité EEG delta (mar-queur de l’homéostat de sommeil) ont été analysés en condi-tion baseline et en réponse à la privation de sommeil. Résultats : En condition baseline, la puissance delta aug-mente signicativement (p 0,05) chez les souris sauvages en fonction de l’intensité lumineuse (600 lux: 195% et 150 lux: 160% de la valeur initiale). Le rebond de puissance delta en réponse à la privation de sommeil est plus important lorsque l’intensité lumineuse est plus forte (600, 150, 10 lux ; 240%, 190%, 150%, respectivement). En outre, une différence géno-typique signicative a été observée, puisque la puissance spectrale delta en condition baseline et post-privation était signicativement inférieur chez les animaux Opn4-/- et qu’elle n’était pas modulée par l’intensité lumineuse. Conclusion : Ces résultats suggèrent une relation positive entre l’intensité de la lumière et la régulation homéostasique du sommeil. Cet effet est médié principalement par la photo-transduction mélanopsinergique. Des recherches complémen-taires sont nécessaires pour mieux comprendre les liens entre lumière, mélanopsine et homéostasie du sommeil, avec des applications potentielles au quotidien. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : HUBBARD Jeffrey hubbard@inci-cnrs.unistra.fr CO 4-6 Trouble déficit d’attention avec hyperactivité (TDAH) dans les hypersomnies centrales : conséquence ou comorbidité ? LOPEZ Régis (1) ; CAMODECA Laura (1) ; BARATEAU Lucie (1) ; PESENTI Carole (1) ; MICOULAUD Jean-Arthur (2) ; JAUSSENT Isabelle (3) ; DAUVILLIERS Yves (1) (1) Centre de référence national narcolepsie / hypersomnie idiopathique CHU Gui de Chauliac, Montpellier, France ; (2) Université de Bordeaux, CNRS, Som-meil, Attention et Neuropsychiatrie, USR 3413, Bordeaux, France ; (3) INSERM U1061, Montpellier, France Objectif : Une fréquence élevée de symptômes TDAH a été rapportée dans les hypersomnies centrales (narcolepsie-ca-taplexie NC, narcolepsie sans cataplexie NSC et hypersomnie idiopathique HI). Ces symptômes sont-ils conséquence de la somnolence ou le reet d’une vulnérabilité commune entre hypersomnie et TDAH? Les objectifs sont (1) Estimer la fré-quence du TDAH syndromique (symptômes actuels présents dès l’enfance et avant le début de l’hypersomnie) et de TDAH symptomatique (symptômes apparus après le début de l’hy-persomnie) chez des adultes souffrant d’hypersomnies cen-trales (2) Etudier les déterminants de la présence du diagnos-tic versus symptômes de TDAH dans ces hypersomnies. Méthodes : 93 adultes non traités avec un diagnostic d’hy-persomnie centrale (ICSD-3) ont été recrutés prospectivement. Les sujets avec une hypersomnie débutée avant l’âge de 12 ans ont été exclus (n=4). L’échantillon total comportait 28 NC (17-66 ans, 11 H), 24 NSC (17-53 ans, 15 H) et 37 HI (17-54 ans, 7 H) Tous étaient évalués le jour de la polysomnographie avec TILE. Une évaluation diagnostique structurée du TDAH (DIVA-2 ; AISRS) et des autoquestionnaires validés étaient administrés (CAARS-SS pour le TDA/H, Epworth pour la somnolence). Résultats : La présence de TDAH est observée chez 57,2% des hypersomnies centrales (31,4% TDA/H symptomatique et 25,8% TDA/H syndromique). Les formes syndromiques sont plus sévères (AISRS 24.0 vs 17.3 ; p=0.01) et plus hyperactives (65% vs 39% ; p=.06) que les formes symptomatiques. La sévé-rité de l’hyperactivité est corrélée à celle de la somnolence subjective dans les formes symptomatiques (r=.50 p0.01) et inversement corrélée à la somnolence objective dans les formes syndromiques (r=.66 p0.01). Aucune corrélation n’est observée entre somnolence et inattention. Le TDAH concer-nait 46% des HI (dont 22% syndromique), 65% des NC (11% syndromique) et 67% des NSC (50% syndromique). Conclusion : Nous conrmons une fréquence élevée des symptômes de TDAH chez les adultes avec hypersomnie cen-trale. Ces symptômes sont le plus souvent associés à la som-nolence dans la NC et sont présents dès l’enfance chez la moi-tié des sujets avec NSC suggérant une vulnérabilité commune entre NSC et TDAH. Conflits d’intérêts : Bourse SFRMS 2013 Contact auteur : LOPEZ Régis r-lopez@chu-montpellier.fr LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www.lecongresdusommeil.com 35 COMMUNICATIONS ORALES 4-3 4-6
  • 18.
    Communications orales CO4-7 Syndrome de Kleine-Levin : y a t-il des troubles cognitifs à long terme ? LAVAULT Sophie (1) ; UGUCCIONI Ginevra (1) ; CHAUMEREUIL Charlotte (2) ; GOLMARD Jean-Louis (3) ; ARNULF Isabelle (1) (1) AP-HP, Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière, Service des Pathologies du Sommeil, UPMC, Paris, France ; (2) AP-HP, Groupe Hospitalier Pitié-Salpê-trière, Service des Pathologies du Sommeil, Paris, France ; (3) AP-HP, Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière, Département de Biostatistiques, UPMC, Paris, France Objectif : Le syndrome de Kleine-Levin (KLS) est une mala-die du sujet jeune constituée par des épisodes répétés d’une à plusieurs semaines avec une hypersomnie récurrente et des troubles cognitivo-comportementaux, alternant avec des périodes sans symptômes. La maladie est considérée comme bénigne. Nous voulons évaluer les troubles cognitifs en période asymptomatique dans une cohorte longitudinale contrôlée. Méthodes : Parmi les 149 patients avec KLS suivis au centre de référence Pitié-Salpêtrière de 2007 à 2014, 124 patients non traités ont eu un bilan neuropsychologique en période asymp-tomatique et 44 d’entre eux ont eu une deuxième évaluation un an après. Ils ont été comparés à 42 volontaires sains, de même âge et sexe. Résultats : Les patients et témoins (60% hommes), étaient âgés de 22±9 ans. Comparés aux témoins, les patients avaient un moins bon contrôle mental et un plus faible empan mné-sique (Wechsler Adult Intelligence Scale), un ralentissement à la lecture des planches A et B du Stroop avec plus d’erreurs d’inattention, un moins bon rappel des mots (rappel immédiat du test de Grober Buschke) et un quotient intellectuel non-verbal plus faible (matrices de Raven). A la deuxième évalua-tion, après 3±3 épisodes en moyenne, soit 34±38 jours passés en crise, leurs performances n’étaient pas plus altérées, sauf au rappel immédiat. Ils avaient au contraire moins d’erreurs d’inattention au Stroop et un meilleur quotient intellectuel non-verbal, étaient plus rapides au Trail Making Test avec une meilleure capacité visuo-constructive en copie de gure de Rey et en mémoire visuelle (ces 3 derniers tests étant d’autant plus améliorés que l’on s’éloignait du dernier épisode). Il n’y avait pas de différence entre les patients traités (82%) et non traités à la deuxième visite. Conclusion : Les patients avec KLS, ont des performances cognitives (attention, fonctions exécutives, raisonnement logique) inférieures aux témoins, s’améliorant partiellement avec la diminution de la fréquence des épisodes et le temps passé depuis le dernier épisode. Conflits d’intérêts : AP-HP / Association ADOREPS / Fonda-tion KLS Contact auteur : LAVAULT Sophie sophie.lavault@psl.aphp.fr CO 4-8 Addiction et hypersomnies centrales : Rôle de l’hypocrétine BARATEAU Lucie (1) ; LOPEZ Régis (1) ; PESENTI Carole (1) ; ARNULF Isabelle (2) ; BEZIAT Séverine (3) ; JAUSSENT Isabelle (3) ; DAUVILLIERS Yves (1) (1) Centre de référence national narcolepsie / hypersomnie idiopathique CHU Gui de Chauliac, Montpellier, France ; (2) Service des Pathologies du Som-meil, Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris, France ; (3) INSERM U1061, Montpellier, France Objectif : Les études chez l’animal ont objectivé le rôle de l’hypocrétine (HCRT) dans l’addiction pour la prise de nourri-ture et de substances illicites. Ces données sont-elles trans-posables chez l’homme? Ce travail a précisé la fréquence des comportements addictifs dans une cohorte de patients atteints d’hypersomnie centrale (NARCOBANK): narcolepsie avec cataplexie (NC+, i.e. HCRT décient), sans cataplexie (NC-), et hypersomnie idiopathique (HI, i.e. HCRT normale). Méthodes : 452 patients adultes atteints d’hypersomnie cen-trale traités ou non ont été consécutivement inclus (diagnostic conrmé par polysomnographie suivie de tests itératifs de la-tence d’endormissement): 54.2% NC+, 25.7% NC-, et 20.1 % HI. 54 patients ont eu un dosage d’HCRT dans le LCR. Les données sociodémographiques, la consommation actuelle de tabac et d’alcool, les échelles de somnolence (ESS) et de dépression (BDI) ont été recueillies. Un entretien structuré (Mini Interna-tional Neuropsychiatric Interview) était centré sur la consom-mation abusive d’alcool, la prise de substances illicites et leur dépendance, l’année précédant l’inclusion dans l’étude. Résultats : 245 patients NC+, 116 NC- et 91 HI ont été inclus avec des différences pour l’âge et le sexe (plus âgé et plus d’hommes chez les patients NC+), faisant l’objet de facteurs d’ajustement. Il y a plus de fumeurs chez les NC+ que les NC-/ HI (37.3% vs 25.2/18.3%) sans différence pour la prise occa-sionnelle d’alcool (62.4% vs 55.6/52.9%). L’abus et la dépen-dance à l’alcool sont de fréquence particulièrement faible (0 à 1.67%), et sans différence intergroupe. Il en est de même pour la prise de substances illicites (uniquement cannabis et cocaïne, 2.25 à 6.90%), et la dépendance et/ou l’abus de ces substances (0 à 1.73%). Aucune caractéristique clinique ne différencie les patients NC+ avec ou sans consommation abu-sive/ dépendance à l’alcool ou à une substance illicite. Conclusion : Notre étude objective une faible consomma-tion de substance illicite, de dépendance et d’abus d’alcool chez les patients avec hypersomnies centrales sans diffé-rence intergroupe. Ces données suggèrent un impact faible voire inexistant du système hypocrétinergique dans les phé-nomènes addictifs chez l’homme. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : BARATEAU Lucie lucie.barateau@yahoo.fr 36 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 19.
    Communications orales CO4-9 Les neurones du noyau dorsal de Gudden qui expriment les récepteurs 5-HT1A sont impliqués dans la régulation des états de vigilance FABRE Véronique (1) ; BONNAVION Patricia (2) ; HAMON Michel (3) ; BERNARD Jean-François (3) ; ADRIEN Joëlle (4) (1) Neuroscience Paris Seine CNRS 8246 UPMC INSERM U1130, Paris, France ; (2) Université libre de Bruxelles, Bruxelles, Belgique ; (3) Centre de Psychia-trie Neurosciences, INSERM U894, Paris, France ; (4) Equipe de recherche VIFASOM, Hôpital de l’Hôtel-Dieu, Université Paris Descartes, Paris, France Objectif : La régulation des états de vigilance par la séroto-nine (5-HT) s’effectue notamment au travers des récepteurs 5-HT1A. Ainsi, les agonistes de ces récepteurs induisent un éveil marqué, principalement au détriment du sommeil para-doxal. Nous avons préalablement identié une population de neurones du tronc cérébral qui exprime fortement ces récep-teurs : les neurones GABAergiques du tegmentum dorsal de Gudden (DTg). Nous proposons que ce noyau participe à l’ac-tion de la 5-HT sur les états de vigilance. Méthodes : An de tester cette hypothèse, nous avons éva-lué les conséquences de l’inactivation du DTg sur les états de vigilance chez la souris suite à : 1) l’administration locale d’un agoniste spécique des récepteurs 5-HT1A (le 8-OH-DPAT) et 2) des lésions électrolytiques. An d’identier les structures cibles du DTg, différents traçages anatomiques ont été réali-sés chez la souris. Résultats : Chez la souris, la microinjection locale de 8-OH-DPAT dans le DTg facilite la survenue de l’éveil au détriment du sommeil paradoxal. La spécicité d’action du 8-OH-DPAT vis-à-vis des récepteurs 5-HT1A a été validée chez des souris chez lesquelles l’effet local du 8-OH-DPAT a été bloqué par l’in-jection systémique préalable d’un antagoniste spécique des récepteurs 5-HT1A, le WAY 100635. La lésion bilatérale du DTg augmente l’éveil pendant la phase lumineuse sans affecter le sommeil paradoxal. La mise en oeuvre de techniques de tra-çage antérograde nous a permis de montrer que les neurones du DTg projettent exclusivement au niveau de l’hypothalamus mamillaire latéral. Nous avons ensuite conrmé ces données par traçage rétrograde chez des souris transgéniques dont l’expression du récepteur 5-HT1A peut être visualisée par une simple coloration (X-gal). Conclusion : Ces données mettent en avant un rôle nou-veau du DTg dans la modulation des états de vigilance par la 5-HT. Elles permettent également de proposer que le circuit « noyaux du raphé/ DTg /Hypothalamus mamillaire » parti-cipe à la régulation des états de vigilance. Dans ce cadre, les neurones GABAergiques du DTg faciliteraient la survenue du sommeil en exerçant une pression négative sur les neurones promoteurs d’éveil de l’hypothalamus postérieur. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : FABRE Véronique veronique.fabre@upmc.fr CO 5-1 Parler en dormant: étude du langage chez 232 patients somniloques UGUCCIONI Ginevra (1) ; DEVEVEY Alain (2) ; GOLMARD Jean-Louis (3) ; ARNULF Isabelle (1) (1) Université Pierre et Marie-Curie, Hôpital Pitié-Salpêtrière, Service des pathologies du sommeil, Paris, France ; (2) Université de Franche-Comté, Be-sançon, France ; (3) Hôpital Pitié-Salpêtrière, Département de biostatistique, Université Pierre et Marie-Curie, Paris, France Objectif : Étudier les caractéristiques du langage durant le sommeil chez des patients somniloques atteints de trouble du comportement en sommeil paradoxal (TCSP) et de som-nambulisme et rechercher l’existence d’une participation du cortex à l’élaboration du langage humain pendant le sommeil. Méthodes : Les verbatim de tous les sujets venant passer une à deux nuits sous vidéo-polysomnographie depuis 3 ans ont été recueillis. Ces verbatim ont été écoutés, transcrits mot par mot et classés sous différentes catégories (paroles, chucho-tements, répétitions, violence verbale, cris, chants, ton). Les mouvements associés ont été analysés, ainsi que la présence d’une inspiration précédant la prise de parole, supérieure ou égale au 50ème percentile du volume courant enregistré en ventilation spontanée. Résultats : 232 patients ont parlé en dormant (129 avec TCSP et 103 somnambules), produisant 883 verbatim nocturnes dont 361 phrases ou mots isolés compréhensibles, soit en moyenne 13 mots par nuit. Les patients avec TCSP présen-taient plus de rires (10% vs. 4%), de marmonnements (27% vs. 10%) et de mouvements de lèvres sans émission de sons (6% vs. 1%) que les somnambules. Les somnambules présentaient plus de chuchotements (23% vs. 10%), de mots ou phrases répétés (10% vs. 5%), de langage ordurier (9% vs. 6%), négatif (10% vs. 8%) et interrogatif (12% vs. 8%) que les patients avec TCSP. Le nombre de mots prononcés en dormant tendait à être plus important chez les somnambules. On retrouve une large inspiration précédant la parole dans 33 % des verbatim, autant chez les somnambules que les patients avec RBD. Enn on observe plus de mouvements associés au langage chez les somnambules (80% vs. 58%). Conclusion : Le langage durant le sommeil semble maintenir les mêmes caractéristiques que le langage éveillé. Par contre, il y a plus de verbatim non compréhensibles en sommeil para-doxal. Enn, la présence d’inspiration précédant une grande partie des verbatim nocturnes témoigne de l’existence d’une préparation inspiratoire pré verbale d’origine corticale à la parole dans le sommeil. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : UGUCCIONI Ginevra gine_ugu@yahoo.fr LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www.lecongresdusommeil.com 37 COMMUNICATIONS ORALES 4-7 5-1
  • 20.
    Communications orales CO5-2 Signature en IRM multimodale du trouble comportemental en sommeil paradoxal idiopathique (TCSPi) EHRMINGER Mickael (1) ; LATIMIER Alice (2) ; LEU-SEMENESCU Smaranda (2) ; VIDAILHET Marie (3) ; LEHERICY Stéphane (3) ; ARNULF Isabelle (4) (1) Ecole Normale Supérieure - Service des Pathologies du Sommeil - AP-HP Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière, Paris, France ; (2) Service des Patholo-gies du Sommeil - AP-HP Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière - UPMC, Paris, France ; (3) UPMC - Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière - CENIR, Paris, France ; (4) Service des Pathologies du Sommeil - AP-HP Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière - UPMC - ICM - CENIR - CIC Paris Est, Paris, France Objectif : Etablir un lien entre la perte neuronale dans le com-plexe du locus coeruleus-subcoeruleus (LC/LSC, responsable de l’atonie en sommeil paradoxal chez l’animal) et la présence d’un TCSPi, une parasomnie souvent inauguratrice d’une sy-nucléinopathie. Méthodes : Les patients avec TCSPi et les volontaires sains appariés en âge et en sexe ont bénécié d’une IRM encépha-lique 3T avec séquence sensibles à la neuromélanine (para-magnétique, hyperintense en T1), en comparant le signal des 10 voxels d’intensité maximale dans la région du LC/LSC au si-gnal de 10 voxel de référence dans le pont. La neuromélanine est contenue dans les neurones catécholaminergiques du LC/ LSC, ainsi un signal faible reète une perte de ces neurones. Les participants ont aussi bénécié d’une évaluation cognitive (MoCA), psychologique (HAD-RS), sensorielle (vision des cou-leurs et olfaction), et motrice (UPDRS, tests de dextérité) ainsi que d’une vidéo-polysomnographie pour calculer le pourcen-tage de sommeil paradoxal sans atonie musculaire. Résultats : Le signal du LC/LSC était moins intense chez les 16 patients avec TCSPi que chez les 16 témoins (p=0,001) sur les images pondérées en T1. L’intensité du signal IRM cor-rélait avec la perte d’atonie en sommeil paradoxal (r=-0,52). Les patients avaient aussi plus de troubles olfactifs (p=0,005), autonomiques (hypotension orthostatique : p=0,035, selles par semaine : p=0,016) et un score UPDRS-3 plus élevé (p=0,002) que les témoins, sans différence aux niveaux cognitif, psycho-logique, visuel ou aux tâches de dextérité. L’architecture du sommeil n’est pas non plus différente chez les patients, hor-mis un pourcentage de sommeil paradoxal sans atonie plus élevé chez les patients avec TCSPi (p0,001). Conclusion : Le signal du LC/LSC en IRM sensible à la neu-romélanine est réduit chez les patients avec TCSPi, de façon proportionnelle à la perte d’atonie en sommeil paradoxal, suggérant un lien direct entre ces deux phénomènes. Cette méthode d’imagerie pourrait devenir un moyen diagnostique précoce des synucléinopathies, un moyen de suivi de la perte neuronale et de suivi d’une éventuelle intervention neuro-pro-tectrice. Conflits d’intérêts : Financement par un prix NRJ-Institut de France décerné à Isabelle Arnulf. Contact auteur : ARNULF Isabelle isabelle.arnulf@psl.aphp.fr CO 5-3 Troubles du contrôle des impulsions et trouble du comportement en sommeil paradoxal dans la maladie de Parkinson BAYARD Sophie (1) ; DAUVILLIERS Yves (2) ; YU Huan (3) ; ROSSIGNOL Alexia (2) ; CROISIER LANGENIER Muriel (2) ; CHARIF Mahmoud (4) ; GENY Christian (4) ; CARLANDER Bertrand (4) ; COCHEN DE COCK Valérie (5) (1) Centre d’Investigation clinique, Centre Hospitalier Universitaire Mont-pellier, Montpellier, France ; (2) Unité des Troubles du Sommeil, Hôpital Gui-de- Chauliac, Montpellier, France ; (3) Department of Neurology, Shanghai Huashan Hospital, Shangai Fudan University, Shangai, Chine ; (4) Service de Neurologie, Hôpital Gui de Chauliac, Montpellier, France ; (5) Pôle Sommeil et Neurologie, Clinique Beau Soleil, Montpellier, France Objectif : L’association entre les troubles du contrôle des impulsions (TCI) et le trouble du comportement en sommeil paradoxal (TCSP) dans la maladie de Parkinson (MP) n’est pas à ce jour élucidée. Par ailleurs, les données de la littérature relatives à cette association apparaissent contradictoires. L’objectif de cette présente étude en polysomnographie a été d’étudier les liens qu’entretiennent le TCSP et les TCI au sein d’une population de patients non-déments atteints de MP. Méthodes : Quatre-vingt-dix-huit patients avec un diagnostic de MP ont été recrutés. Tous ont complété une vidéo-poly-somnographie. Le diagnostic du TCSP a été établi sur base des critères cliniques et polysomnographiques. Tous les patients ont bénécié d’un entretien semi-structuré standard pour la recherche des TCI. Résultats : La moitié des patients avaient une présentation clinique uniquement de TCSP alors que la vidéo-polysomno-graphie conrmait le diagnostic chez 31.% (n=31) d’entre eux. Au moins un TCI était identié chez 21.4% des patients, 22.6% chez les patients avec un TCSP et 20.9% sans TCSP. Après ajus-tement des variables confondantes, tant aussi bien le TCSP clinique uniquement (OR=0.34, 95% IC=0.07-1.48, P=0.15) que celui conrmé polysomnographiquement (OR=0.1.28, 95% IC=0.31-5.33, P=0.34) n’étaient associés à la présence d’un TCI. Enn, aucune différence signicative n’a été retrouvée pour les valeurs des activités électromyographiques tonique et phasique du sommeil paradoxal entre les patients avec et sans TCI. Conclusion : Dans la MP, le TCSP n’apparaît pas associé aux TCI. Les résultats de cette étude ne sont pas en faveur de l’existence d’une pathophysiologie commune à ces deux entités. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : BAYARD Sophie bayardsophie@yahoo.fr 38 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 21.
    Communications orales CO5-4 Association entre Troubles du Contrôle des Impulsions et Trouble du Comportement en Sommeil Paradoxal dans la Maladie de Parkinson FANTINI Maria Livia (1) ; BEUDIN Patricia (2) ; MARQUES Ana (3) ; FIGORILLI Michela (4) ; ZIBETTI Maurizio (5) ; DEBILLY Bérangère (1) ; DEROST Philippe (1) ; ULLA Miguel (1) ; VITELLO Nicolas (6) ; DURIF Franck (1) (1) CHU-Service de Neurologie; Université Clermont1 UFR Médecine EA 7280, Clermont-Ferrand, France ; (2) CHU- Centre du Sommeil- Service d’Explora-tion Fonctionnelle du Système Nerveux, Clermont-Ferrand, France ; (3) CHU-Service de Neurologie; Université Clermont1 UFR Médecine EA 7280, Caglia-ri, Italie ; (4) Université de Cagliari- Centre du Sommeil, Clermont-Ferrand, France ; (5) Université de Turin- Département de Neurosciences, Turin, Italie ; (6) CHU-Service de Neurologie;, Clermont-Ferrand, France Objectif : Nous avons précédemment montré que les pa-tients atteints de la Maladie de Parkinson avec un Trouble du Comportement en Sommeil Paradoxal (TCSP) probable, ont un risque accru de développer des symptômes de Trouble du Contrôle des Impulsion (TCI) évalués par questionnaire, par rapport aux patients parkinsonien sans TCSP. L’objectif de cette étude est de comparer la fréquence de TCSP chez des patients parkinsoniens avec et sans TCI, les deux troubles éva-lués selon les critères diagnostiques standard. Méthodes : Vingt-cinq patients parkinsoniens non-déments consécutifs [16M; âge moyenne: 63.9±7.7 ans., Hohen Yahr (HY):2.2±0.6] avec un ou plusieurs TCI en cours (MP-TCI) dia-gnostiqués selon les critères standard, ont été identiés au sein de deux Centres de Pathologie du Mouvement. Ils ont été appariés en âge et sexe avec 25 patients parkinsoniens qui n’ont jamais présenté de TCI (MP-sansTCI, âge moyenne: 64.4±9.0 ans, HY: 2.3±0.8). Tous les sujets ont été soumis à un enregistrement vidéo-polysomnographique (v-PSG). L’ana-lyse du sommeil a été effectuée en aveugle par rapport au TCI, et le diagnostic de TCSP a été établi selon les critères du ICSD-3, incluant une mesure quantiée du Sommeil Paradoxal sans Atonie. Résultats : Un TCSP a été retrouvé chez 22/25 (88.0%) des pa-tients avec MP-TCI vs. 12/25 (48.0%) patients MP-sansTCI (Test exact de Fisher: p=0.005). Le pourcentage moyen de Sommeil Paradoxal sans Atonie était de 52.3±26.2% chez les MP-TCI et de 35.0±28.9% chez les MP-sans TCI) (p=0.045). L’enregistre-ment vidéo a montré des épisodes très courts d’activité mo-trice pendant le SP qui pourraient suggérer un TCSP mineur chez deux des trois patients qui ne présentaient pas les cri-tères diagnostiques de TCSP, notamment en terme de mesure quantiée de perte d’atonie. Conclusion : Dans cette étude, nous avons retrouvé un TCSP conrmé par la v-PSG chez environ 90% des patients parkin-soniens avec un TCI. Ces résultats, associés aux observations précédentes, renforcent l’hypothèse selon laquelle le TCSP représenterait un facteur prédisposant pour le développement de TCI dans la maladie de Parkinson. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : FANTINI Maria livia mfantini@chu-clermontferrand.fr CO 5-5 Syndrome des jambes sans repos et mouvements périodiques dans le TDAH de l’adulte : rôle du fer LOPEZ Régis (1) ; MICOULAUD Jean-Arthur (2) ; BRANDEJSKY Laura (3) ; CHENINI Sofiene (1) ; DOUKKALI Anis (1) ; JAUSSENT Isabelle (4) ; DAUVILLIERS Yves (1) (1) Centre de référence nationale narcolepsie hypersomnie idiopathique CHU Gui de Chauliac, Montpellier, France ; (2) Université de Bordeaux, CNRS, Som-meil, Attention et Neuropsychiatrie, USR 3413, Bordeaux, France ; (3) Pôle de Psychiatrie Solaris, Centre Hospitalier Universitaire de Sainte-Marguerite, 270 Bd de Sainte-Marguerite, Marseille, France ; (4) INSERM U061, Montpel-lier, France Objectif : Le syndrome des jambes sans repos (SJSR) et les mouvements périodiques des membres inférieurs (MPMI) sont souvent observés dans le TDAH chez l’enfant. Ces trois patho-logies ont été associées à une carence martiale. Il n’existe pas à ce jour de données disponibles chez l’adulte. Les objectifs sont de préciser la fréquence et les déterminants cliniques, polysomnographiques et biologiques (ferritine) du SJSR chez des adultes souffrant de TDAH. Méthodes : 130 adultes (71 hommes, 17-67 ans) non traités, avec un diagnostic de TDAH (DSM5) ont eu une évaluation cli-nique du TDAH (DIVA-2, ASRS), du SJSR (critères ICSD-3, IRLSSG), de l’insomnie (ISI), de la somnolence (ESS) et un dosage de la ferritinémie. Un sous-groupe de 70 sujets a bénécié d’une polysomnographie. Résultats : 31% des sujets ont un SJSR (dont 54% sévère, 53% de formes familiales, âge de début moyen 14,9 ans), 24% ont un index de MPMI 5/h. Une ferritinémie 50 ng/ml était présente chez 51% des sujets (dont 71% de femmes). Les su-jets avec SJSR ont une ferritinémie plus basse (71,2 vs 113,6 ; p=0.004), plus souvent un sous-type hyperactif (73% vs 46% ; p=0.004), sans différence sur l’index de MPMI5/h (26% vs 23%). La sévérité du SJSR et celle de l’hyperactivité sont cor-rélées positivement (r=0.55 ; p=0.001). Une plainte d’insomnie (ISI14) et de somnolence (ESS10) est présente respective-ment chez 45% et 47% de la population TDAH. Toutefois les sujets avec et sans SJSR ne se différencient pas sur l’ISI, l’ESS ou la sévérité globale du TDA/H. Les sujets avec MPMI5/h ont une ferritinémie plus basse (46,8 vs 115,4 ; p0.001). Une corrélation inverse est observée entre ferritinémie et index de MPMI (r=-0,37 ; p=0.02). Les sujets avec carence martiale ont plus souvent le sous type hyperactif (65% vs 45% ; p= 0.02). Conclusion : Nous rapportons une fréquence élevée de troubles moteurs nocturnes et de carence martiale dans le TDAH de l’adulte. Le SJSR, les MPMI et les symptômes d’hype-ractivité sont inuencés par le statut martial. A l’avenir, l’in- uence des génotypes à risque de SJSR (Meis1 et BDBD9) ainsi que l’effet de la supplémentation martiale sur ces paramètres devront être étudiés. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : LOPEZ Régis r-lopez@chu-montpellier.fr LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www.lecongresdusommeil.com 39 COMMUNICATIONS ORALES 5-2 5-5
  • 22.
    Communications orales CO5-6 Prévalence et déterminants des mouvements périodiques des jambes dans la population générale : l’étude Hypnolaus HABA-RUBIO José (1) ; MARTI-SOLER Helena (2) ; ANDRIES Daniela (1) ; TOBBACK Nadia (1) ; TAFTI Mehdi (1) ; HEINZER Raphaël (1) (1) Centre d’investigation et de recherche sur le sommeil (CIRS), Lausanne, Suisse ; (2) Institut universitaire de médecine sociale et préventive (IUMSP), Lausanne, Suisse Objectif : Investiguer la fréquence des mouvements pério-diques des jambes au cours du sommeil (MPJS) et leurs déter-minants dans la population générale. Méthodes : Nous avons analysé les données de 2162 sujets issus de la population générale (âge moyen 58 ± 11; 51,2% des femmes) participant à l’étude Hypnolaus, une cohorte communautaire basée sur un échantillon représentatif de la population de la ville de Lausanne (Suisse). Tous les partici-pants ont eu une évaluation clinique, ont rempli une série de questionnaires sur le sommeil et ont eu un enregistrement polysomnographique à domicile. L’Index de MPJS (MPJSI) a été déterminé en fonction des critères de l’AASM 2007 avec un seuil pathologique de MPJSI xé à 15/h. Résultats : Pour l’ensemble de la population, le MPJSI était de (médiane [P05 - P95]) 14 [1-75] /heure de sommeil et 618 sujets (28,6%) avaient un MPJSI 15/h (34 [17-97]). Comparés aux sujets avec un MPJSI 15/ h, ils étaient plus âgés (63,7 ±10,7 vs 56,4 ±10,5 ans, p0,001), le pourcentage d’hommes était plus élevé (53,4 contre 47%, p = 0,007), l’indice de distri-bution des globules rouges (reet indirect de la concentration de fer sanguin) était plus bas (13.3±0.7 vs 13.4±0.9 , p 0.01) et ils avaient un IMC plus haut (26,1 ±4,3 vs 25,5 ±4,2 kg/m2, p 0,001). Un pourcentage plus élevé d’entre eux avait un syn-drome d’impatiences (25,3 vs 15%, p 0,001), un diabète (14,2 vs 8,2%, p 0,001), une hypertension (54,5 vs 36,3%, p 0,001) et consommaient des hypnotiques (10,8 vs 8%, p 0,05). Il n’y avait pas de différences concernant la somnolence diurne mesurée par l’échelle d’Epworth. Dans l’analyse multivariée, l’âge, le sexe (masculin) et la présence d’un syndrome d’impa-tiences étaient indépendamment associés à un PLMSI 15 /h. Conclusion : La présence de MPJS est fréquente dans la po-pulation générale adulte. L’âge, le sexe masculin et la présence d’impatiences à l’éveil sont des facteurs prédictifs indépen-dants d’un MPJSI supérieur à 15/h. Conflits d’intérêts : Fondation Leenaards, Fond National Suisse de la Recherche Scientique, GSK, Ligue Pulmonaire Vaudoise et CIRS. Contact auteur : HABA-RUBIO José jose.haba-rubio@chuv.ch CO 5-7 Association entre la maladie d’Ekbom-Willis et les maladies cardio-cérébro-vasculaires : Mythe ou Réalité ? CHENINI Sofiene (1) ; BEZIAT Séverine (2) ; GUIRAUD Lily (1) ; MESTEJANOT Caroline (1) ; BOSCO Adriana (1) ; SCHOLZ Sabine (1) ; LOPEZ Régis (2) ; JAUSSENT Isabelle (2) ; DAUVILLIERS Yves (1) (1) Centre de référence national narcolepsie / hypersomnie idiopathique CHU Gui de Chauliac, Montpellier, France ; (2) INSERM U1061, Montpellier, France Objectif : Plusieurs études se sont récemment intéressées à rechercher une association entre la maladie d’Ekbom-Willis (syndrome des jambes sans repos-SJSR) et les maladies car-dio- cérébro-vasculaires (MCCV), avec des résultats discor-dants. L’objectif de cette étude est d’étudier les relations entre SJSR et 1) l’hypertension artérielle (HTA) 2) les MCCV dans le cadre d’une étude cas-témoins. Méthodes : 406 patients atteints d’un SJSR présumé idiopa-thique (Association Ekbom-France) ont été comparés à 363 té-moins. Le diagnostic et la sévérité du SJSR (3/4 ou 4/4 critères diagnostiques, score IRLSSG 15 en présence de traitement), la présence d’HTA et de MCCV (infarctus du myocarde, trouble du rythme, insufsance cardiaque, accident vasculaire céré-bral) ont été évalués par auto-questionnaires. Les mesures anthropométriques, les plaintes d’insomnie, de somnolence, de dépression, et le traitement du SJSR et autres pathologies associées étaient aussi recueillies. Des modèles de régression logistique ajustés sur des facteurs de confusion potentiels ont été menés an d’étudier si l’HTA et les maladies CCV sont associées au SJSR. Résultats : Les patients étaient plus souvent des femmes (67.7 vs 48.8%), plus âgés (71ans vs 68 ans), obèses (IMC30 ; 14.5 vs 7.1%), plus somnolents (ESS10 ; 45.46% vs 16.5%), insomniaques (ISI14 ; 60.6% vs 12.7%), et dépressifs (BDI12 ; 53.9% vs 30.6%). Toutes ces comparaisons étant signica-tives (p0.05). La fréquence de l’HTA et des MCCV étaient res-pectivement de 40.0% vs 30.8% et 22.4% vs 14.8% chez les SJSR versus témoins. Le SJSR est associé 1) à l’HTA (OR=1.49 IC à 95%=1.11-2.01) et 2) aux MCCV (OR=1.67 IC à 95%=1.15- 2.43) et aussi à l’insufsance cardiaque seule (OR=2.92 IC à 95%=1.15-7.39). Toutefois, aucune de ces associations ne restent signicatives après ajustement sur les variables socio-démographiques (âge et sexe),l’IMC, la dépression, l’insomnie et la somnolence. Conclusion : Notre étude cas témoins permet de conrmer la présence d’un lien entre le SJSR et la présence d’une HTA ou d’une MCCV. Toutefois ces associations ne sont pas indépen-dantes, car elles disparaissent après ajustement sur les prin-cipales caractéristiques cliniques et comorbidités associées. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : CHENINI Soene sofienechenini@hotmail.com 40 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 23.
    Communications orales CO5-8 Etude intracérébrale de l’activation corticale lors des éveils dits «dissociés» FREZEL Nadia (1) ; BOUDET Samuel (2) ; REYNS Nicolas (3) ; DERAMBURE Philippe (4) ; SZURHAJ William (4) (1) Service de neurophysiologie clinique, CHRU, Lille, France ; (2) Faculté Libre de médecine de Lille. Université Nord de France, Lille, France ; (3) Service de neurochirurgie, CHRU, Lille, France ; (4) Faculté de médecine, Université de Lille2, Lille, France Objectif : Les éveils dissociés sont caractérisés par un éveil comportemental et des ondes lentes à l’élec-troencéphalogramme, qui ont fait suggérer un éveil cortical des régions sensorimotrices et la persistance de sommeil pro-fond dans les autres aires corticales. Notre objectif était de comparer les modications de l’activité électrique corticale, en enregistrement intracérébral, dans des aires corticales senso-ri- motrices et non-sensori-motrices, pendant des états d’éveil dissocié et des éveils normaux. Méthodes : Nous avons enregistré des éveils dissociés et des éveils normaux chez un jeune homme de 15 ans, pré-sentant une épilepsie pariétale droite résistante aux médi-caments, nécessitant une exploration intra-cérébrale en vue d’un traitement chirurgical de son épilepsie. Nous avons ana-lysé l’activité de régions non lésées et non incluses dans la zone épileptogène : les gyrus pré-et post-centraux, frontaux médian et supérieur, le gyrus cingulaire, l’hippocampe, le gyrus temporaux moyen et supérieur et le cortex pariétal inférieur. Des analyses temps-fréquence ont été effectuées à partir de 2 minutes avant jusqu’à 2 minutes après le début de l’éveil. Résultats : Au cours des éveils dissociés, nous avons obser-vé un blocage diffus des rythmes de très basses fréquences, suggérant une activation de l’ensemble du cortex. Mais alors que dans le cortex moteur, des rythmes similaires à un éveil normal apparaissent, les autres aires corticales synchronisent leur activité dans une fréquence d’environ 2 hertz, ce qui n’est pas observé lors des éveils normaux. Conclusion : Ces résultats vont à l’encontre de l’hypothèse de la persistance de sommeil lent dans les régions non sen-sori- motrices au cours des éveils dits ‘dissociés’: L’activité de l’ensemble des aires corticales se modie, mais sous une forme pathologique ; Certaines aires non sensori-motrices se synchronisent autour d’une fréquence de 2hz, différente de l’activité du sommeil lent profond. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : SZURHAJ William william.szurhaj@chru-lille.fr LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www.lecongresdusommeil.com 41 COMMUNICATIONS ORALES 5-6 5-8
  • 24.
    Posters Diagnostic etcomorbidités du SAOS Posters 1 à 32 Aspects thérapeutiques du SAOS Posters 33 à 51bis Insomnie, hypersomnies, troubles du sommeil Posters 52 à 83 Parasomnies, Jambes Sans Repos, Chronobiologie, privation de sommeil Posters 84 à 106 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www.lecongresdusommeil.com 43
  • 25.
    Posters Poster 1 La modulation du système nerveux végétatif au cours du sommeil dans le syndrome d’apnées obstructives du sommeil GAMMOUDI Nouha (1) ; BEN CHEIKH Ridha (1) ; DOGUI Mohamed (1) (1) Service d’Explorations Fonctionnelles du Système Nerveux, CHU Sahloul, Sousse, Tunisie Objectif : L’activité du système nerveux végétatif est modulée par le cycle veille-sommeil. La variabilité de la fréquence car-diaque (VFC) est un moyen non invasif et able d’exploration de ce système. Les objectifs de ce travail sont (1) d’étudier la dynamique de la VFC au cours du sommeil chez des patients ayant un syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS), (2) d’établir une éventuelle corrélation entre les indices de la VFC et la sévérité du SAOS jugée sur l’Index Apnées Hypo-pnées (IAH). Méthodes : Etude rétrospective colligeant 30 sujets de sexe masculin n’ayant pas d’antécédent cardio-vasculaire, de pa-thologie ou de traitement interférant avec le système nerveux autonome. Le diagnostic de SAOS a été retenu au moyen d’une polysomnographie de nuit. Deux groupes comparables en âge et en Indice de masse corporelle (IMC) ont été individualisés : Groupe 1 : l’IAH 30 ; Groupe2 : IAH 30. 228 époques de 5 minutes ont été sélectionnées à différents stades de vigilance. Les segments de l’électrocardiogramme correspondants ont été traités par le logiciel Kubios-HRV 2.1 permettant l’extrac-tion des paramètres temporels et fréquentiels de l’intervalle R-R. Résultats : Un renforcement de l’activité du parasympa-thique au cours du sommeil a été objectivé chez l’ensemble de la population. Le rapport normalisé des hautes fréquences (HFnu) était signicativement plus élevé au cours du sommeil lent léger (SLL) que du sommeil paradoxal (SP) (p0,05). Une prédominance du système nerveux sympathique a été notée durant le SP avec un rapport normalisé des basses fréquences (LFnu), signicativement plus élevé au cours du SP que le SLP (p0,05). Cette modulation sympatho-vagale n’a pas été constatée chez les apnéiques sévères. L’IAH était corrélé né-gativement à HFnu (p=0,02, r=0,218) et positivement à LFnu (p=0,001, r=0,225) et le rapport LF/HF (p=0,002, r=0,226). Conclusion : Le SAOS altère la modulation sympatho-vagale au cours du sommeil et ce retentissement est corrélé à la sé-vérité de la pathologie. Ces résultats corroborent ceux de la littérature et mettent l’accent sur la nécessité d’une prise en charge précoce de ces patients. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : DOGUI Mohamed mohamed.dogui@rns.tn Poster 2 Prévalence du syndrome d’apnées du sommeil chez le sujet âgé de moins de 65 ans à la phase aigue d’un AVC LANOISELEE Hélène marie (1) ; DEBIAIS Séverine (1) ; DE TOFFOL Bertrand (1) ; LIMOUSIN Nadège (1) (1) CHRU Bretonneau, Tours, France Objectif : Évaluer la prévalence du syndrome d’apnée du sommeil (SAS) à la phase aigue d’un accident vasculaire cé-rébral (AVC) chez des sujets âgés de moins de 65 ans et la comparer à celle de témoins appareillés en âge et en sexe. Comparer les caractéristiques cliniques, cardio-vasculaires, des AVC entre les patients apnéiques ayant fait un AVC et ceux sans SAS. Évaluer le taux de faux négatif et les valeurs prédic-tives positives des questionnaires cliniques de SAS dans cette population. Méthodes : Tous les patients âgés de moins de 65 ans hos-pitalisés dans l’unité neuro-vasculaire du CHRU de Tours entre le 1ier mai 2013 et le 1ier mai 2014 étaient inclus dans l’étude. Ils étaient appareillés en âge et en sexe avec des témoins. Tous bénéciaient d’une polygraphie ventilatoire et de ques-tionnaires de sommeil (questionnaires de Berlin, échelle de somnolence d’Epworth, critères de SAS selon les critères de la société de pneumologie de langue française (SPLF)). Les caractéristiques cliniques, cardio-vasculaires, respiratoires et polygraphiques étaient comparées entre les patients et les témoins. Les mêmes caractéristiques ainsi que celles des AVC étaient comparés entre les patients apnéiques ayant fait un AVC et les patients sans SAS ayant fait un AVC. Le taux de faux négatif et les valeurs prédictives des questionnaires cliniques de dépistage de SAS étaient calculés. Résultats : Soixante sept patients âgés de 51,5 ± 8,6 ans (21 femmes, 46 hommes) et 34 témoins âgés de 49 ± 7,5 ans (12 femmes, 22 hommes) ont été inclus dans l’étude. Quatre vingt cinq pourcent présentaient un SAS (déni par un index d’apnées-hypopnées supèrieur à 5/h), ce qui était signica-tivement supérieur à la prévalence de SAS chez les témoins (50%). Les patients apnéiques rapportaient signicativement plus d’antécédent d’hypertension artérielle, avaient un indice de masse corporelle plus élevé et faisaient signicativement plus d’AVC d’origine déterminée que les patients ayant fait un AVC sans SAS. Le taux de faux négatif aux questionnaires cliniques de SAS était de 40%. Pour les questionnaires de Ber-lin, d’Epworth et les critères de la SFLP, les valeurs prédictives positives étaient respectivement de 55%, 71% et 35%. Conclusion : La prévalence du SAS à la phase aigue d’un AVC est élevée. Les questionnaires cliniques de SAS ne permettent pas de sélectionner correctement les patients à dépister. Du fait de l’enjeu particulier de santé publique que représente le sujet jeune, un dépistage systématique de SAS pourrait être proposé dans cette population en unité neuro-vasculaire. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : LIMOUSIN Nadège n.limousin-champfailly@chu-tours.fr 44 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 26.
    Posters Poster 3 Protocole de l’étude S.AGES : étude de cohorte du syndrome d’apnées obstructives au cours du sommeil (SAOS) des sujets âgés MARTIN Francis (1) ; ONEN Fannie (2) ; CHAVAILLON Jean-Michel (3) ; ONEN Hakki (4) ; MESLIER Nicole (5) ; GAGNADOUX Fréderic (5) (1) CH, Compiègne, France ; (2) CHU BICHAT, Paris, France ; (3) CH, Antibes, France ; (4) CHU, Lyon, France ; (5) CHU, Angers, France Objectif : Objectif principal : Décrire la population des pa-tients atteints de SAOS âgés de 70 ans et plus, en France. Ob-jectifs secondaires : • Décrire la prise en charge diagnostique et thérapeutique de ces patients. • Estimer la mortalité à 1,3 4, 5 …ans des patients, les comparer avec les patients d’âge inférieur à 70 ans, selon les données de la littérature • Etudier l’observance et la tolérance des traitements. • Etudier l’évo-lution des comorbidités, la survenue d’incidents et accidents évolutifs (pathologies respiratoires, cardio-vasculaires, chutes, troubles cognitifs…). Méthodes : Population de l’étude : Seront inclus dans l’étude tous les patients adultes ( ou = 70 ans), ayant un SAOS, dia-gnostiqué par polygraphie ventilatoire ou polysomnographie, suivis par un pneumologue, ou un gériatre, ayant été informés des objectifs de l’étude, et ayant donné leur accord par écrit. Résultats : Schéma de l’étude : S.AGES comprend plusieurs périodes : la constitution progressive de la cohorte et le re-cueil des données à l’inclusion (informations initiales et visite N°1), puis le recueil des informations lors de chaque visite ultérieure. Les médecins investigateurs recenseront tous les patients répondant aux critères d’inclusion de l’étude et rem-pliront pour chaque patient exhaustivement les ches en ligne via le site dédié. Conclusion : L’étude S.AGES va permettre de décrire les ca-ractéristiques des patients, âgés de plus de 70 ans, ayant un SAOS, de décrire les modalités de la prise en charge diagnos-tique et thérapeutique, d’évaluer leurs facteurs de risques spéciques, et de constituer une cohorte pour étudier pro-gressivement la morbidité et la mortalité de cette pathologie, dans cette catégorie de population. Conflits d’intérêts : nancements : Collège des Pneumolo-gues de Hôpitaux généraux ; Institut de Recherche en Santé Respiratoire des Pays de Loire Contact auteur : MARTIN Francis f.martin@ch-compiegnenoyon.fr Poster 4 Réponse temporelle du capteur de pression supra sternale BAFFET Guillaume (1) ; FREYCENON Cédric (1) ; BOISSINOT Julien (1) ; PINGUET Jean (1) (1) Cidelec, Sainte-Gemmes-sur-Loire, France Objectif : Le capteur des sons trachéaux à électrets utilisé dans le CID102 permet l’analyse de la réponse de la pression suprasternale (PST) dans la bande de fréquence 0,1Hz - 10Hz au prix, d’un déphasage important du signal. Ce défaut altère peu la détermination de la nature des apnées puisque la sen-sibilité est de 99,4% et la spécicité 93,6%. Pour supprimer ce retard et améliorer l’analyse du signal nous avons introduit un capteur spécique de pression quasi statique dans le boîtier du capteur son. Méthodes : Le capteur fournit une tension de 230μV pour une variation de pression d’un HP. Le signal analogique ltré dans la bande 0,02Hz – 4Hz est converti sur 12 bits et stocké à 16 Hz avec les signaux du polysomnographe. La réponse du capteur est analysée automatiquement pour qualier avec les sangles la nature des apnées. Un modèle mécanique à deux dimensions et à trois degrés de liberté - paramètres dénis-sant l’abdomen, le thorax et le cou - schématise le comporte-ment de la réponse du capteur. Résultats : Contrairement aux sangles, le capteur de pression supra sternale fournit une mesure des efforts. Dans environ 50% des cycles respiratoires la PST est une image assez dèle de la pression oesophagienne. C’est le cas lorsque les muscles du cou ne travaillent pas, car l’intervention de ceux-ci entraîne une superposition de signaux de pression. La qualication des apnées par la PST lève les incertitudes liées à la lecture des sangles. Le signal cardiogénique accompagne systématique-ment les phases centrales. Lors des apnées obstructives, l’op-position des efforts neutralise partiellement les déplacements, la mesure de la PST précise la prépondérance du thorax ou de l’abdomen. La catathrénie et son mécanisme d’obstruction, la déglutition sont interprétables par la PST. Conclusion : La réponse temporelle du nouveau capteur de PST souligne le comportement de la base du cou et introduit un paramètre supplémentaire. Elle apporte donc des éléments de réponse aux mécanismes d’obstruction dans la respiration nocturne. La proximité du capteur avec les muscles du cou, auxiliaires à la respiration et sternaux complexie la réponse basée sur le modèle à deux paramètres et la pression oeso-phagienne. Conflits d’intérêts : Cidelec Contact auteur : BAFFET Guillaume guillaume.baffet@cidelec.net LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com 45 45 POSTERS 1 4
  • 27.
    Posters Poster 5 Rhinite et sévérité du syndrome d’apnées du sommeil OMARJEE Bashir (1) ; VELLIN Jean-François (2) (1) Cabinet d’Allergologie et Exploration du sommeil, Saint Denis, Ile de la Réunion ; (2) Cabinet ORL, Saint Denis, Ile de la Réunion Objectif : L’obstruction nasale est un facteur de risque du ronement et peut être associée à une augmentation de la prévalence du syndrome d’apnées du sommeil (SAS). L’objec-tif de l’étude était de déterminer les facteurs cliniques et la sévérité du SAS chez les patients ayant une rhinite allergique ou non allergique. Méthodes : A compter de janvier 2012, les patients pré-sentant une symptomatologie évocatrice du SAS (score d’ EPWORTH 12 et STOP/BANG 4) ont bénécié d’une poly-graphie ventilatoire. Les données relatives aux patients avec un index d’apnées hypopnées (IAH) 15/heure (SAS modérés à sévères) ont été relevées puis analysées. Résultats : Soixante douze patients ayant une rhinite avec un IAH 15/h ont été inclus dans l’étude : 42 patients (58%) porteurs d’un SAS sévère (IAH 30/h), âge moyenne de 43 ± 8.2 ans, 65% de sexe masculin, 70% en surpoids avec un index de masse corporelle de 32± 5.4 Kg/m2. 54% des patients présentaient une HTA associées, HbA1c 6.5% dans 42%. On observe 62% des patients ayant un SAS associé à une rhinite et un asthme ou BPCO (overlap syndrome). Conclusion : Les patients ayant une rhinite avec un score d’ EPWORTH ou STOP/BANG élevé doit bénécier de manière systématique un bilan allergique associé à une polygraphie ventilatoire an d’optimiser la décision thérapeutique. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : OMARJEE Bashir asmad.omarjee@wanadoo.fr Poster 6 Dispositif de Détection Sans Contact des Apnées du Sommeil ARLOTTO Philippe (1) ; GRIMALDI Michel (1) ; NAECK Roomila (2) ; GINOUX Jean-Marc (3) (1) Laboratoire PROTEE, EA3819, Université de Toulon, Toulon, France ; (2) Unité de Recherche Clinique, Hôpital Ste Musse, Toulon, France ; (3) ISITV, LSIS CNRS UMR 7296, Université de Toulon, Toulon, France Objectif : Lorsqu’un syndrome d’apnées / hypopnées obs-tructives du sommeil est suspecté, une polygraphie ou une polysomnographie est réalisée en laboratoire de sommeil. Cet examen consiste à mesurer les efforts inspiratoires et expira-toires du patient et à détecter le ux d’air expiré. La présence de nombreux capteurs et de la canule de pression nasale peuvent perturber le sommeil et provoquer ainsi de nombreux éveils au cours de l’enregistrement ce qui induit un biais dans la mesure, i.e. une sous-évaluation des apnées et des hypo-pnées. Ce travail présente un nouveau dispositif sans aucun contact avec le patient permettant de quantier de façon ex-trêmement able son activité respiratoire. Méthodes : Sur la base d’une source active d’ultrasons basse fréquence et d’un transducteur, notre dispositif mesure le dé-calage de fréquence produit par la différence de vitesse entre le débit d’air exhalé et le milieu ambiant, c’est à dire, l’effet Doppler. La distance entre la source et le capteur, environ 50 cm, et l’utilisation de la fréquence des ultrasons au-dessus des fréquences audibles, 40 kHz, permet le suivi de l’activité respiratoire par la mesure directe du ux d’air sans aucune incidence sur le patient. Résultats : Notre dispositif a été testé en parallèle d’un poly-graphe (Cid102L, Cidelec®, France). Le taux de concordance entre les données recueillies par la canule de pression nasale et notre prototype montre un accord presque parfait. Conclusion : Ce dispositif est breveté (FR.13/57569) et des tests cliniques vont être réalisés au laboratoire de sommeil de l’hôpital de Toulon. D’ores et déjà il paraît très approprié pour quantier l’activité respiratoire chez l’enfant. An Ultrasonic Contactless Sensor for Breathing Monitoring, Sensors 2014, 14, 15371-15386. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : NAECK Roomila roomila.naeck@ch-toulon.fr 46 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 28.
    Posters Poster 7 Modélisation Numérique de la fragmentation du sommeil par Réseau de Neurones Artificiels BOUAZIZI Emna (1) ; NAECK Roomila (2) ; D’AMORE Daniel (3) ; MATEO Marie-Françoise (4) ; ARLOTTO Philippe (5) ; GRIMALDI Michel (5) ; BOUCHOUICHA Moez (1) ; FNAIECH Fahrat (1) ; FNAIECH Nader (1) ; GINOUX Jean-Marc (6) (1) Université de Tunis, ENSIT, Tunis, Tunisie ; (2) Unité de Recherche Clinique, Centre Hospitalier Intercommunal de Toulon La Seyne, Toulon, France ; (3) Ser-vice de Pneumologie, Centre Hospitalier Intercommunal de Toulon La Seyne, Toulon, France ; (4) Centre d’Exploration du Système Nerveux et du Sommeil, Centre Hospitalier Intercommunal de Toulon La Seyne, Toulon, France ; (5) Laboratoire PROTEE, Université de Toulon, EA 3819, Toulon, France ; (6) ISITV, Université de Toulon, LSIS, UMR CNRS 7296, Toulon, France Objectif : La polysomnographie (PSG) est l’examen de réfé-rence dans le diagnostic des troubles respiratoires et du som-meil. Il consiste en l’enregistrement d’un très grand nombre de variables ventilatoires et neurophysiologiques permettant par leur analyse simultanée le codage des différents stades de sommeil. An de déterminer la qualité du sommeil d’un patient, le clinicien évalue sa fragmentation à partir de cri-tères déduits de la PSG tels que le nombre de changement de stades (SSS), le taux de micro-éveil (MAR) et le nombre d’éveils intra-sommeil (ISA). Chacun de ces critères a son propre seuil de fragmentation et son importance (poids) dans le diagnostic du clinicien, et dépend de sa spécialité (pneumologue ou neu-rophysiologiste). Méthodes : Nous proposons de construire un modèle de dia-gnostic de la fragmentation du sommeil en utilisant un réseau de neurones articiels (RNA) sur la base des trois caractéris-tiques du sommeil MAR, SSS et ISA. Un algorithme de déci-sion attribue la valeur 1 si le sommeil du patient est considéré comme fragmenté et la valeur 0 s’il ne l’est pas. Cela permet de représenter par un indice le diagnostic du clinicien (IDC) et le modèle de calcul de ce diagnostic par le réseau de neu-rones LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com 47 47 (IDA). Résultats : A partir de 162 PSG du laboratoire de sommeil de l’hôpital de Toulon constitués de sujets sains et de patients avec une suspicion de syndrome d’apnées obstructives du sommeil, une analyse statistique démontre que l’accord entre notre IDA et l’IDC est presque parfait (coefcient Kappa de Cohen K 88%, p 0,01). Conclusion : Il découle de ce résultat que nos RNA per-mettent la modélisation de diagnostic de chaque clinicien en tenant compte de leur propre spécialité et des caractéristiques intrinsèques de la base de données analysée. Cet outil d’aide au diagnostic peut être développé pour chaque clinicien et implémenté sur les logiciels de polysomnographie. Une étude observationnelle prospective multicentrique est en cours an de nous permettre de valider notre modèle sur une population de 400 patients. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : NAECK Roomila roomila.naeck@ch-toulon.fr Poster 8 Modèle mathématique du diagnostique de la fragmentation du sommeil NAECK Roomila (1) ; ELIAS Antoine (2) ; D’AMORE Daniel (3) ; MATEO Marie-Françoise (4) ; SUPPINI Jean-Philippe (1) ; RABEC Claudio (5) ; DROUOT Xavier (6) ; MEURICE Jean-Claude (7) ; PAQUEREAU Joël (8) ; GINOUX Jean-Marc (9) (1) Unité de Recherche Clinique, Centre Hospitalier Intercommunal de Toulon La Seyne, Toulon, France ; (2) Service de Médecine Vasculaire, Centre Hos-pitalier Intercommunal de Toulon La Seyne, Toulon, France ; (3) Service de Pneumologie, Centre Hospitalier Intercommunal de Toulon La Seyne, Toulon, France ; (4) Centre d’Exploration du Système Nerveux et du Sommeil, Centre Hospitalier Intercommunal de Toulon La Seyne, Toulon, France ; (5) Service de Pneumologie et de Réanimations Respiratoires, CHU de Dijon, Toulon, France ; (6) Service de Neurophysiologie Clinique, CHU de Poitiers, Poitiers, France ; (7) Service de Pneumologie, CHU de Poitiers, Toulon, France ; (8) Centre Régional des Pathologies du Sommeil, CHU de Poitiers, Poitiers, France ; (9) ISITV, Université de Toulon, LSIS, UMR CNRS 7296, Toulon, France Objectif : La polysomnographie (PSG) est l’examen de réfé-rence dans le diagnostic des troubles respiratoires et du som-meil. Il consiste en l’enregistrement d’un très grand nombre de variables ventilatoires et neurophysiologiques permettant par leur analyse simultanée le codage des différents stades de sommeil. An de déterminer la qualité du sommeil d’un patient, le clinicien évalue sa fragmentation à partir de cri-tères déduits de la PSG tels que le nombre de changement de stades (SSS), le taux de micro-éveil (MAR) et le nombre d’éveils intra-sommeil (ISA). Chacun de ces critères a son propre seuil de fragmentation et son importance (poids) dans le diagnostic du clinicien, et dépend de sa spécialité. Méthodes : Ce travail a pour but de modéliser le diagnostic de la fragmentation du sommeil sur la base des critères MAR, SSS, ISA. Nous utilisons un algorithme de décision qui consiste à attribuer la valeur 1 si le sommeil d’un patient est considéré comme fragmenté et la valeur 0 s’il ne l’est pas. Ceci permet de représenter par un indice, le diagnostic du clinicien (ICD) et le modèle mathématique de ce diagnostic (IMD). Ainsi, à partir de 111 PSG du laboratoire de sommeil de l’hôpital de Toulon (55 sujets sains et 56 patients avec une suspicion d’un syn-drome d’apnées obstructives du sommeil), les valeurs de seuil et de poids impliquées dans notre IDM sont statistiquement déterminés pour chaque clinicien. Résultats : Une analyse statistique démontre que l’accord entre l’IDM et l’ICD est substantiel (Kappa de Cohen K = 68% pour le pneumologue, K = 72% pour le neurophysiologiste avec p 0,01). Conclusion : Ainsi, notre IDM qui tient compte de la spécialité de chaque clinicien peut être implémenté sur les logiciels de PSG. Une étude observationnelle prospective multicentrique est en cours an de nous permettre de valider notre modèle sur une population de 400 patients. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : NAECK Roomila roomila.naeck@ch-toulon.fr POSTERS 5 8
  • 29.
    Posters Poster 9 Le seuil optimal pour détecter un micro-éveil par l’écrasement de l’onde de pouls est différent entre sujets sains et patients SAOS DESIR Chesner (1) ; DORON Maeva (1) ; BOREL Jean-Christian (2) ; LOÏODICE Corinne (2) ; LESGOIRRES Matthieu (3) ; GUILLEMAUD Régis (1) ; PEPIN Jean-Louis (4) (1) CEA, LETI, DTBS, Laboratoire électronique et systèmes pour la santé, Minatec Campus, Grenoble, France ; (2) Association AGIR à dom., Grenoble, France ; (3) Clinique Universitaire de Physiologie et Sommeil, Pôle THORAX et VAISSEAUX, Hôpital A. Michallon, Grenoble, France et Association AGIR à dom. Grenoble, France ; (4) Clinique Universitaire de Physiologie et Sommeil, Pôle THORAX et VAISSEAUX, Hôpital A. Michallon, Grenoble, France Objectif : Les variations de l’amplitude de l’onde de pouls (PWA) obtenue par photopléthysmographie (PPG) sont consi-dérées comme un marqueur pertinent de l’activation du sys-tème autonome induite par des micro-éveils corticaux (MA) si-gnant la fragmentation pathologique du sommeil. La présente étude évalue la sensibilité et la spécicité de l’écrasement de la PWA pour la détection des MA chez des sujets jeunes sains versus des patients présentant des troubles respiratoires du sommeil. Méthodes : Cette étude observationnelle transversale (AL-MOST; RCB 2013-A0121243) incluait 31 sujets (42±14 ans, IMC 26.1±6.8 kg/m2) dont 12 SAOS (IAH = 24.6±9.6/heure). 3027 MA étaient analysés (durée totale 21231s, soit 7.3±0.8s par MA). Les variations de PWA étaient calculées indépendam-ment des MA par PPG sur des fenêtres glissantes de 10s (réfé-rence sur les 20s précédentes). L’étude exhaustive de corréla-tion entre MA et écrasement de PWA était faite sur 2 axes : i) seuil d’écrasement et ii) recouvrement temporel. La mesure de performance globale choisie était le coefcient de corrélation de Matthews (MCC), compromis optimal entre sensibilité (Se) et spécicité (Sp). Résultats : L’analyse de la distribution des valeurs MCC pour chaque sujet montrait 2 catégories distinctes : la MCC était maximale pour un seuil d’écrasement plus fort pour les sujets sains (seuil = 35 à 50%, MCC = 0.21±0.07, Se= 66.4±11.4%, Sp= 86.0±14.1%) que pour les sujets pathologiques (seuil= 10 à 20%, MCC= 0.21±0.08, Se= 59.4±15.8%, Sp= 80.6±15.7%), mais pour un recouvrement temporel similaire (10 à 20s). A titre d’exemple, une adaptation à 10% du seuil usuellement xé dans la littérature (30%) permettait une amélioration globale de sensibilité de 23% pour les patients SAOS (Se(seuil10%)= 75.4±14.6% vs Se(seuil30%) = 50.2±20.1%) avec cependant une diminution de la spécicité respectivement (Sp(seuil10%)= 62.2±4.1% vs Sp(seuil30%)= 83.7±5.2%). Conclusion : L’écrasement de la PWA est un marqueur fort pour la détection de MA à condition qu’un seuil adapté soit déni. Le seuil optimal pourrait dépendre du niveau d’activa-tion sympathique et du remodelage artériel lié au SAOS ou aux comorbidités. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : DESIR Chesner chesner.desir@cea.fr Poster 10 Phénotype du SAS sévère exploré en pneumologie SEDKAOUI Kamila (1) ; PONTIER Sandrine (1) ; LESEUX Ludivine (1) ; DIDIER Alain (1) (1) Service de pneumologie-allergologie, hôpital Larrey, CHU de Toulouse, Toulouse, France Objectif : Le Syndrome d’apnées du sommeil (SAS) est une pathologie fréquente dans la population générale. Sa préva-lence est très élevée parmi les patients avec des pathologies métaboliques et cardiovasculaires. L’objectif de notre étude rétrospective est de déterminer le phénotype des patients présentant un SAS sévère (IAH30/h). Méthodes : Différents services du CHU de Toulouse adressent leurs patients à l’unité de sommeil du service de pneumologie pour un enregistrement polygraphique ventilatoire dans le cadre du dépistage de troubles respiratoires du sommeil dans un contexte de comorbidités. Résultats : Au premier semestre 2014, 70 patients ont été diagnostiqués avec un SAS sévère (IAH moyen = 44,7/h). L’âge moyen de ces patients est de 60 ans avec une nette prédomi-nance du sexe masculin (67%). Les patients sont en surpoids (IMC=32,57). On observe une prédominance des SAS obstruc-tifs (88%). Les SAS mixtes et centraux correspondent à 12% de nos patients analysés. L’index de désaturation en oxygène est de 41,2/h en moyenne. La saturation moyenne à l’éveil est de 93,9% contre 91.3% au cours du sommeil. La plupart des pa-tients présentent des co-morbidités multiples. Par ailleurs, les plus fréquentes sont : l’hypertension artérielle (50%), l’obésité (41%), le diabète (27%) et la dystrophie myotonique de Stei-nert (6%). Dans le sous-groupe des patients présentant un SAS mixte ou central, on retrouve un IAH moyen de 51,1/h et un index de désaturation de 52,5/h. Les comorbidités associées sont : l’HTA (62%), le diabète (25%), la myopathie de Steinert (12.5%) Conclusion : L’association de plusieurs pathologies constitue un facteur de risque supplémentaire de sévérité du SAS. Notre étude conrme la fréquence élevée du SAS obstructif compa-ré au SAS central et mixte, l’IAH moyen et l’index nocturne de désaturation en oxygène sont plus élevés dans le SAS central. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : SEDKAOUI Kamila sedkaoui.k@chu-toulouse.fr 48 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 30.
    Posters Poster 11 Influence de l’âge sur la sévérité du syndrome d’apnées obstructives du sommeil SOUKI Nihal (1) ; EL KHATTABI Wiam (1) ; L’YOUSSFI Hanane (1) ; AICHANE Abdelaziz (1) ; AFIF Hicham (1) (1) Service de pneumologie, hôpital 20 Août, CHU IBN ROCHD, Casablanca, Maroc Objectif : Evaluer si l’âge a une inuence sur le prol clinique et thérapeutique du SAOS. Méthodes : Etude comparative prospective entre les sujets jeunes (groupe 1: patients âgés de moins de 50 ans) et âgés (groupe 2: patients âgés de plus de 65 ans) porteurs d’un SAOS conrmé par polygraphie ventilatoire entre janvier 2013 et juil-let LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com 49 49 2014. Résultats : Il existait une nette prédominance féminine dans les 2 groupes. Le tabagisme actif est présent dans 29% (groupe 1) et 6% (groupe 2) (p0,01). Un syndrome métabolique est noté dans 29% et 44% respectivement (p=0,03). Dans les 2 groupes, la symptomatologie clinique était faite essentielle-ment de ronement nocturne bruyant et hypersomnolence diurne (score d’Epworth moyen à 12). Le score de Berlin trou-vait 75% de patients à haut risque de développer un SAOS dans les deux groupes. L’examen clinique trouvait dans les deux groupes une obésité dans 56% avec une moyenne du tour de l’abdomen de 108 cm. A la polygraphie, nous avons retrouvé respectivement dans les 2 groupes, un IAH moyen de 16 et 20 (p=0,58) à prédominance apnée obstructive avec une SaO2 moyenne de 92. Le SAOS est léger dans 36% vs 50% (p=0,06), modéré dans 61% vs 33% (p0,01) et sévère dans 3% vs 17% (p0,01). La CPAP était indiquée dans 21% dans chaque groupe avec une bonne évolution. Conclusion : A travers notre étude, nous constatons que le SAOS représente une entité spécique chez les sujets âgés en raison de son développement chez des patients porteurs d’une comorbidité liée à l’âge et en raison de la fréquence de l’hypersomnolence diurne. Il n’y a pas de différence quant aux présentations cliniques. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : SOUKI Nihal nihal.souki@hotmail.com Poster 12 Particularités cliniques et fonctionnelles des SAOS sévères SAHNOUN Imen (1) ; OUAHCHI Yassine (1) ; BEN SALAH Nozha (2) ; HABIBECH Sonia (1) ; MJID Mariem (1) ; TOUJENI Sonia (1) ; LOUZIR Béchir (2) ; MHIRI Nadia (1) ; CHERIF Jouda (1) ; BEJI Mejid (1) (1) Service de pneumologie, CHU La Rabta,UR12SP06, Tunis, Tunisie ; (2) Ser-vice de pneumologie, CHU La Marsa, La Marsa, Tunisie Objectif : Le SAOS sévère est fréquemment associé à des signes cliniques avec des répercussions sociales importantes. le but de notre étude est de comparer les particularités cli-niques et fonctionnelles des SAOS sévères et non sévères. Méthodes : Etude rétrospective, incluant 80 patients atteints de SAOS retenu sur IAH 5 à la polygraphie. Un SAOS est considéré sévère si l’IAH 30.Nous avons déterminé les parti-cularités cliniques et polygraphiques des patients atteints d’un SAOS sévère. Résultats : 50 patients (62,5%) présentaient un SAOS sévère. Le SAOS sévère semble être diagnostiqué à un âge plus pré-coce (50± 9,53 ans vs 54 ± 10.84 ans ; p = 0,13) avec plus d’hommes (50% vs 20% ; p= 0.008) que le SAOS non sévère. L’obésité semble plus marquée dans le SAOS sévère (IMC : 37,98±7,22 kg/m2 vs 35.13 ± 7.56 kg/m2 ; p = 0,09). Il n’exis-tait pas de différence signicative au niveau de la symptoma-tologie clinique entre le SAOS sévère et non sévère à part la nycturie qui parait plus fréquente dans le SAOS sévère (60% vs 40% ; p=0,08). Les patients atteints de SAOS sévère pré-sentaient un index de désaturation (50,10/h vs 17,18/h) et un index de ronement (374,58/h vs 255,77/h) plus importants que les patients atteints de SAOS non sévère (p=0,0001). La SpO2 moyenne lors de l’enregistrement (91.98% vs 95%) ainsi que la SpO2 minimale (71.68% vs 82.7%)(p=0.0001) étaient plus basses dans le SAOS sévère que dans le SAOS non sé-vère. Le pourcentage moyen de temps passé avec une SpO2 90% était signicativement plus important (21.08% vs1.93% ; p=0.0001) dans le SAOS sévère que dans le SAOS non sévère. Conclusion : Les patients avec un SAOS sévère ont un prol plus jeune, plus obèse et plus grave sur le plan fonctionnel né-cessitant un diagnostic précoce et une prise en charge rapide. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : SAHNOUN Imen imensahnounj@gmail.com POSTERS 9 12
  • 31.
    Posters Poster 13 Prévalence de la somnolence diurne excessive et de ses étiologies chez des consultants au centre de diagnostic du CHU Hassan 2 de Fès ELBIAZE Mohammed (1) (1) Unité dé sommeil CHU Hassan 2, Fès, Maroc Objectif : Le but est de dépister la somnolence diurne exces-sive (SDE), d’en déterminer la prévalence et d’en analyser les étiologies chez 380 patients consultants au centre de diagnos-tic du CHU Hassan 2 de Fès Méthodes : Le matériel d’étude est la version arabe dialec-tale marocaine validée par notre unité de l’échelle d’Epworth (EE), un auto-questionnaire global des troubles du sommeil et des facteurs de risque de SDE, et le score de Berlin (SB). Résultats : L’âge moyen est plus de 18 ans. le taux de par-ticipation de 96,5% : Les hommes 46.3% (170) et les femmes 53.7% (197). La prévalence de la (SDE) selon (EE) est de 9.5%. L’analyse multi variée montre que les principaux facteurs de risque sont : l’âge55 ans (OR=5.62), IMC25 (OR=4.07), une durée de sommeil inférieure à six heures (OR=2.47), la forte probabilité du syndrome d’apnée obstructif de sommeil (SAOS) selon(SB)(OR=3.57), les antécédents cardiovasculaires (OR=10.11), et endocrinologiques (OR=3.01). Notre étude a recensé d’autres troubles de sommeil : insomnie d’endormis-sement 32.7%, forte probabilité de SAOS selon (SB) 37.3%, ron- ement 33.5%, syndrome de jambe sans repos 11.4 %, somni-loquie 13%, bruxisme 6%, nycturie 33%, agitation au sommeil 32% et cauchemars 17,4%. Cependant le recours à des somni-fères n’est que de 6%. Conclusion : Nous insistons sur la prévalence assez élevée de la SDE chez nos consultants, et la nécessité de la dépister chez les patients particulièrement suivis pour des problèmes cardiaques ou endocrinologiques et d’en chercher l’étiologie particulièrement le SAOS. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : ELBIAZE Mohammed mohammed.elbiaze@usmba.ac.ma Poster 14 Impact thérapeutique de la polysomnographie et de la PCO2 transcutanée nocturne (TcCO2) dans la sclérose latérale amyotrophique (SLA) PEREZ Thierry (1) ; GONZALEZ Jésus (2) ; COURATIER Philippe (3) ; RABEC Claudio (4) ; CUVELIER Antoine (5) ; PERRIN Christophe (6) ; MALLART Anne (1) ; COUILLARD Annabelle (7) ; DELRIEU Jacqueline (7) ; HOUNKPATI Frédéric (5) (1) Service de Pneumologie, Hôpital Calmette, CHRU de Lille, Lille, France ; (2) Service de Pneumologie, Hôpital Pitié-Salpêtrière, AP-HP, Paris, France ; (3) Service de Neurologie, CHU de Limoges, Limoges, France ; (4) Service de Pneumologie, CHU de Dijon, Dijon, France ; (5) Service de Pneumologie, CHU de Rouen, Rouen, France ; (6) Service de Pneumologie, CH de Cannes, Cannes, France ; (7) ANTADIR, Paris, France Objectif : L’atteinte respiratoire dans la SLA se traduit clas-siquement par une hypoventilation nocturne puis diurne et/ ou par un syndrome d’apnées du sommeil (SAS) dont la pré-valence est discutée. L’objectif de l’étude est d’évaluer la pertinence de la PCO2 trans cutanée nocturne(TcCO2) avant l’apparition d’une hypoventilation diurne, en complément des EFR et d’une polysomnographie initiale. Méthodes : Le monitorage par TcCO2 associé à une poly-somnographie a été évalué prospectivement chez 46 patients (59 ± 10 ans) ayant initialement une CV 70 % théo et une PaCO2 43 mmHg, non ventilés. Le bilan initial incluait une polysomnographie avec gaz du sang au réveil, un monitorage de TcCO2 nocturne (Tosca 500 ®) et des EFR avec évaluation non invasive des muscles respiratoires et gazométrie. EFR et PtcCO2 étaient répétés à 6 mois. Résultats : Douze patients ont été traités par VNI dans les 6 mois suivant l’inclusion. Un SAS modéré à sévère (IAH 15/ heure) a été mis en évidence chez 16 patients (35 %). Les cri-tères majeurs de VNI étaient: une hypoventilation (n = 3), les désaturations nocturnes (n =3) ou un SAS (n = 5, avec un in-dex apnées-hypopnées (IAH) de 21 à 36), des signes cliniques ou EFR (n = 3). Les critères EFR initiaux associés à la mise en oeuvre d’une VNI dans les 6 mois étaient une CVF plus basse (82, 4 % théo vs 100,4 % théo ; p =0,0001) et une élévation des bicarbonates (26,9 ± 3,2 vs 25,1 ± 1,7 mmol/L; p = 0,02). Paradoxalement la TcCO2 nocturne moyenne, le pic ou le pourcentage de temps à une valeur 50 mmHg n’étaient pas discriminantes. La TcCO2 au réveil était surtout mal corrélée à la PaCO2 simultanée (r = 0.14). L’IAH était supérieur dans le groupe avec VNI (24,6 ± 20 vs 10,7 ± 7,3 % ; p = 0,001) et les désaturations plus sévères (Sa02 90 % : 21,4 ± 37,6 % vs 2,3 ± 8,9 % ; p = 0,008) Conclusion : En conclusion les critères amenant le clinicien à proposer une VNI sont difciles à codier dans la SLA, avec une forte prévalence de SAS. Les données de PtcCO2 n’appa-raissent pas très discriminantes, en tout cas chez les patients avec atteinte respiratoire initiale modérée. Conflits d’intérêts : Etude nancée par l’ANTADIR et l’ARSLA Contact auteur : PEREZ Thierry thierry.perez@chru-lille.fr 50 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 32.
    Posters Poster 15 Nycturie au cours du syndrome d’apnées hypopnées obstructives du sommeil SNENE Houda (1) ; TOUJANI Sonia (1) ; MJID Meriem (1) ; OUAHCHI Yacine (1) ; HABIBECH Sonia (1) ; BEN SALAH Nozha (2) ; LOUZIR Bechir (2) ; MHIRI Nadia (1) ; CHERIF Jouda (1) ; BEJI Majed (1) (1) Université de Tunis El Manar, Faculté de Médecine de Tunis, CHU La Rabta, Service de Pneumologie Allergologie (unité de recherche 12SP06), 1007, Tu-nis, Tunisie ; (2) Université de Tunis El Manar, Faculté de Médecine de Tunis, CHU Mongi Slim, Service de Pneumologie Allergologie 2070 Sidi Daoud, La Marsa, Tunisie Objectif : Le but de ce travail est de déterminer la fréquence de la nycturie au cours du SAHOS et de chercher une corréla-tion entre la sévérité du SAHOS et la fréquence des mictions nocturnes. Méthodes : Il s’agit d’une étude transversale menée au ser-vice de Pneumologie-Allergologie de La Rabta incluant les patients ayant un SAHOS diagnostiqué devant une symptoma-tologie clinique évocatrice et un index apnée hypopnée 5 à la polygraphie. La sévérité de la nycturie a été évaluée par un questionnaire adapté. Résultats : Cinquante-trois patients ont été colligés. L’âge moyen était de 52±10 ans avec un sexe ratio à 0,76. Des comorbidités ont été notées chez 71% des patients et 79% des sujets avaient un SAHOS sévère. Quarante et un sujets (77,4%) présentaient une nycturie dont 73% de façon quoti-dienne. Cette nycturie était corrélée au sexe féminin (p0,05), à l’incontinence urinaire (p0,05), au nombre de désaturations (p0,05) et à la durée de l’apnée la plus longue (p0,05). Au-cune corrélation avec le diabète ni l’hypertension artérielle n’a été retrouvée. 46% des sujets ayant une nycturie quotidienne présentaient 5 mictions et plus/nuit. Cela était corrélé à l’in-continence urinaire (p0,01) ainsi qu’à la durée moyenne de l’apnée (p0,05) et à la durée de l’apnée la plus longue (p0,01) Conclusion : Nous avons conclu que la miction nocturne fré-quente 5 fois/nuit est corrélée à la sévérité du SAHOS. Ces résultats suggèrent l’importance d’intégrer la nycturie dans l’évaluation du SAHOS et vice versa. Cette nycturie est dû à l’augmentation plasmatique du taux du peptide natriurétique auriculaire (ANP), provoquant une augmentation de la natriu-rèse et ainsi une polyurie. D’autres travaux sont ainsi néces-saires pour déterminer le mécanisme d’action de l’ANP dans la nycturie associée au SAHOS. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : SNENE Houda houda.snen@gmail.com Poster 16 Syndrome d’apnée du sommeil : corrélation avec les pathologies vasculaires gravidiques THUILLIER Claire (1) ; DOUBLET Odile (1) ; OLIVERA Christelle (1) ; DUVAL Audrey (1) ; ROZENBERG Patrick (1) ; (1) Centre hospitalier Poissy saint germain, Poissy, France Objectif : Le syndrome d’apnée du sommeil tout comme la prééclampsie ou le retard de croissance intra-utérin ont en commun un dysfonctionnement endothélial. Notre étude a pour but d’analyser le lien entre la présence d’un syndrome d’apnée du sommeil (SAS) et la survenue d’une complication vasculaire gravidique. Méthodes : Une étude prospective cas-témoins a été réali-sée dans le service de l’hôpital de Poissy d’avril 2012 à mars 2013. Elle comparait le taux de SAS parmi les patientes présen-tant une pathologie vasculaire gravidique à celui de patientes enceintes sans pathologie vasculaire. Un questionnaire sur le sommeil a été distribué et un enregistrement polygraphique nocturne (« gold standard » du diagnostic de SAS) a été réalisé. Les données ont été analysées en double lecture, en aveugle du groupe d’allocation. Des analyses descriptives et compara-tives ont été effectuées sur les issues maternelles et foetales. Résultats : 70 patientes ont accepté de participer à l’étude (38 cas et 32 témoins). La prévalence du SAS diagnostiqué à partir du questionnaire de Berlin était de 56% dans le groupe des cas vs 13% dans le groupe témoin (OR =8.67 IC95% [1.54 – 45.89] ; p0.01) . Cependant le nombre réel de SAS diagnos-tiqué par polygraphie nocturne était seulement de 5,8% (2/ 34) vs 3.8% (1/26) respectivement avec une différence qui n’était plus signicative (OR = 1.56 IC95% [0.13 – 18.2] ; p=0,9). Enn, deux des trois patientes diagnostiquées pour un SAS étaient obèses. Une dans chaque groupe (avec un IMC de 31,9 et de 40). Conclusion : Le syndrome d’apnée du sommeil ne semble pas être un facteur de risque de la survenue de complications vasculaires obstétricales. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : THUILLIER Claire clairethuillier@gmail.com LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com 51 51 POSTERS 13 16
  • 33.
    Posters Poster 17 Etude rétrospective de la somnolence et de la vigilance chez les patients âgés avec Syndrome d’apnées hypopnées obstructives du sommeil DEBLOIS Pierre (1) ; KHEMLICHE Hauria (2) ; ZREK Naman (1) ; BOUR Florence (1) ; OUAYOUN Michel-Christian (3) (1) Centre Hospitalier de Gonesse, Gonesse, France ; (2) GHPSO, Senlis, France ; (3) Université Sorbonne Paris Cité - CHU René Muret, Sevran, France Objectif : La somnolence diurne excessive (SDE) est un symp-tôme important du Syndrome d’Apnées-Hypopnées Obstruc-tives du Sommeil (SAHOS), en particulier chez le sujet âgé, pour décider d’un traitement approprié. Sa quantication objective repose sur des enregistrements EEG, mais qui sont longs et chers, ce qui rend leur utilisation difcile pour des études ex-tensives. Cette étude a évalué la possibilité de discriminer la SDE chez des patients âgés SAHOS, en utilisant l’échelle de somnolence d’Epworth (ESE) et le test comportemental «OS-leR » (Oxford Sleepiness Resistance test). Méthodes : L’étude était rétrospective. Les participants étaient des patients âgés ( 65 ans) de consultation, se pré-sentant au centre du sommeil avec des symptômes de SAHOS pour une polysomnographie ou une polygraphie ventilatoire de nuit complète en laboratoire. Le SAHOS était déni par In-dex d’apnées-Hypopnées (IAH) supérieur ou égal à 5/h. La nuit d’enregistrement était précédé d’un auto-remplissage d’une ESE et suivi d’une session unique d’OSleR à 09:00 a.m. Résultats : 42 sujets ont été colligés: 32H,10F; âge moyen +/- DS: 72,1+/-5,0; IMC: 31,6+/-5,6; IAH: 44,1+/-30,0; ESE: 9+/- 4. 41 patients ont un SAHOS (léger: 8, modéré: 7, sévère: 26). Seuls 36 patients ont passé l’OSleR: 27 ont une réponse patho-logique, 9 une réponse normale. Conclusion : L’association entre SAHOS et OSleR n’était pas signicative, mais tend vers la concordance (p=0,07). L’asso-ciation entre SAHOS et ESE devient signicative lorsque le seuil pour discriminer une SDE pathologique est élevé: ESE 12 alors p=0,071, ESE14 alors p=0,016. Au contraire, il n’y avait pas de correlation entre ESE et OSleR. Un seuil plus élevé de ESE serait plus efcace pour évaluer la SDE du sujet âgé SAHOS. Etant donné sa portabilité et ses conditions requises minimes, OSleR pourrait être utile pour l’évaluation à grande échelle de la vigilance diurne du sujet âgé. Conflits d’intérêts : Vivisol SA Linde Medical ADEP Assis-tance Contact auteur : OUAYOUN Michel-Christian michel-christian.ouayoun@orange.fr Poster 18 EPSASIE : étude épidémiologique du Syndrome d’Apnées Obstructives au cours du Sommeil (SAOS) au Vietnam DUONG QUY Sy (1) ; DANG THI MAI Khue (2) ; NGUYEN XUAN BICH Huyen (2) ; TRAN VAN N. (2) ; HUA HUY T. (2) ; CHALUMEAU Fréderic (3) ; SOYEZ Franck (3) ; HOMASSON Jean-Paul (4) ; DINH XUAN A.t. (5) ; MARTIN Francis (6) (1) Collège de médecine de Lam Dong, Dalat, Vietnam ; (2) Hôpital Cho Ray, Ho Chi Minh, Vietnam ; (3) Hôpital PRIVE, Antony, France ; (4) Centre de pneu-mologie, Chevilly Larue, France ; (5) Hôpital Cochin, Paris, France ; (6) Centre hospitalier, Compiègne, France Objectif : déterminer la prévalence du SAOS dans une popu-lation d’adultes au Vietnam, et décrire les caractéristiques des patients malades par rapport aux sujets sains, et selon la gra-vité de la pathologie. Méthodes : dépistage par questionnaires (n =667) dans un échantillon de la population générale, enregistrements de dé-pistage par RU-sleeping chez les sujets symptomatiques (n= 221), puis polygraphies ventilatoires ou polysomnographies. Résultats : 93 enregistrements RU-sleeping se sont révélés positifs, ces sujets ont eu des enregistrements poly(somno) graphiques : 57 ont un index d’apnées et hypopnées obs-tructives (IAH) 5 (8.5 % de la population dépistée), 35 ont un IAH15 (5.2 %). Les évaluations comparatives entre les sujets sains et ceux atteints de SAOS, montrent des différences si-gni catives en matière d’âges, d’indices de masse corporelle (IMC), de périmètres cervical et abdominal, ainsi que pour les échelles d’Epworth (standard et adaptée au Vietnam) de Pi-chot (fatigue et dépression), il en est de même pour les scores HAD et les désaturations nocturnes de l’oxyhémoglogine. Les mêmes paramètres sont signicativement différents entre les groupes de SAOS selon l’IAH (IAH de 5 à 15, et IAH15). Conclusion : cette première étude épidémiologique du SAOS au Vietnam, conrme la prévalence assez élevée de la patho-logie malgré des caractéristiques anthropométriques peu évo-catrices, l’intérêt du dépistage par RU-sleeping, et montre des différences signicatives entre les sujets sains, et ceux atteints de SAOS portant sur la morphologie, la somnolence diurne ex-cessive, la fatigue et la qualité de vie. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : MARTIN Francis f.martin@ch-compiegnenoyon.fr 52 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 34.
    Posters Poster 19 Overlap syndrom : profil clinique, et évolutif L’YOUSSFI Hanane (1) ; ELKHATTABI Wiam (1) ; SOUKI Nihal (1) ; AICHANE Abdelaziz (1) ; AFIF Hicham (1) (1) Service des maladies respiratoires, hôpital 20 aout, Casablanca, Maroc Objectif : La coexistence de BPCO et du syndrome d’apnée obstructive du sommeil (SAOS) -appelée overlap syndrome-, est assez fréquente. le but de notre étude est d’étudier le prol clinique et évolutif des patients ayant un overlap syndrom Méthodes : Nous avons mené une étude prospective allant de janvier 2013 à juillet 2014 et concernant 13 patients présen-tant un overlap syndrom. Résultats : Il s’agit de 11 hommes et 2 femmes, la moyenne d’âge était de 51 ans, tous les patients étaient des tabagiques chroniques avec une moyenne de 22 paquets année. Tous les patients avaient des signes cliniques de SAOS et de BPCO. Le score d’Eprowth moyen était de 14. Selon le score de Berlin, 50% des patients avaient un haut risque de développer un SAOS. Un syndrome métabolique était trouvé chez 3 patients. La BPCO est classée stade II dans 53% des cas. Quarante six pourcent des patients intègrent le groupe C selon la classi- cation GOLD. La polygraphie ventilatoire avait montré un IAH moyen à 14. Le SAOS est sévère chez un patient, modéré chez 7 patients, et léger chez 5 patients. La CiPAP était idiquée chez 4 patients avec une nette amélioration de l’IAH, un sevrage tabagique et un traitement de fond de BPCO était préconisé chez tous les patients avec nette régression du nombre des exacerbations à la limite de la durée de notre étude. On note une bonne évolution clinique chez tous les patients. Conclusion : Notre étude conrme qu’une prise en charge correcte et adéquate de ces deux pathologies améliore la qua-lité du sommeil et diminue le nombre des exacerbations. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : L’YOUSSFI Hanane hanane_lyoussfi@hotmail.com Poster 20 Syndrome d’apnée obstructive du sommeil et tabac L’YOUSSFI Hanane (1) ; ELKHATTABI Wiam (2) ; SOUKI Nihal (3) ; AICHANE Abdelaziz (4) ; AFIF Hicham (5) (1) Service des maladies respiratoires, hôpital 20 aout, Casablanca, Maroc Objectif : Le but de notre étude est d’analyser les caracté-ristiques du SAOS chez les sujets tabagiques et l’inuence du tabagisme sur le développement et la sévérité du SAOS Méthodes : Nous avons mené une étude prospective com-parative concernant 27patients tabagiques (G1) et 27patients non tabagiques (G2) admis dans notre service pour suspicion de SAOS Résultats : Il s’agit de 25hommes et 2femmes dans les deux groupes. La moyenne d’âge était de 53ans dans le G1 et de 60ans dans le G2.Le tabagisme est actif chez tous les patients du G1 avec une moyenne de consommation de 22PA,aucune autre habitude toxique n’est notée dans les deux groupes. Treize patients sont suivis pour BPCO, et un patient pour asthme contrôlé dans le G1,et 5patients sont suivis pour hypertension pulmonaire et 2pour diabète dans le G2.La symptomatologie clinique était représentée par les ronements nocturnes avec pauses respiratoires, des céphalées, et l’hypersomnolence diurne avec respectivement 100%,85%,75% dans le G1 et 100%,60%,55% dans le G2,la nycturie est notée chez 3patients du G1.Le SAOS est modéré à sévère chez 20 patients (74%)du G1 et 9 patients (34%)du G2,l’IAH était en moyenne de 21dans le G1 et 14dans le G2.Des mesures hygiéno-diététique ont été préconisées chez tous les patients, associées à un sevrage tabagique dans le G1.La CPAP était indiquée chez 4patients du G1 et 3patients du G2 avec une bonne évolution clinique et de l’IAH chez 2patients du G1 et 3patients du G2 avec un recul de 6mois. Les autres patients sont toujours sous surveillance Conclusion : Il ressort de notre étude que le SAOS du taba-gique est plus sévère d’où l’intérêt du sevrage tabagique Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : L’YOUSSFI Hanane hanane_lyoussfi@hotmail.com LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com 53 53 POSTERS 17 20
  • 35.
    Posters Poster 21 Dépendance à la nicotine chez des patients tunisiens ayant un syndrome d’apnée de sommeil sévère BEN AMAR Jihen (1) ; DHAHRI Besma (1) ; BACCAR Mohamed Ali (1) ; AZZABI Saloua (1) ; AOUINA Hichem (1) ; BEN HAMAD Wided (1) (1) Hôpital Charles Nicolle, Tunis, Tunisie Objectif : Le syndrome d’apnées du sommeil(SAS) est une maladie fréquente. Le tabagisme est un facteur de risque en-core trop peu connu de SAS. Il aggrave en outre les risques cardiovasculaires des patients souffrant de SAS. Le sevrage tabagique devrait faire partie du traitement chez ces patients. Objectif: Evaluer la dépendance à la nicotine chez des patients tunisiens ayant un syndrome d’apnée de sommeil sévère. Méthodes : nous avons étudié 23 patients ayant un SAS sé-vère d’âge moyen 43,2±7,6 ans. Ils étaient tous de sexe mas-culin et fumeurs des cigarettes (30,4±5,7 paquets année). Le test de Fangerström de la dépendance à la nicotine, la moti-vation de fumer et le test de motivation à arrêter le tabac ont été réalisés. Résultats : Une forte dépendance à la nicotine (test de Fa-gerström 6) a été retrouvée dans 74% des cas (17 patients). Une faible dépendance (test de Fagerström 5) a été détectée chez 6 patients (26%). La motivation au sevrage tabagique était forte chez 8 patients (35%) et faible dans 52% des cas (12pa-tients). 13% des cas n’avaient pas de motivation à arrêter de fumer. La principale motivation de fumer était l’effet stimulant du tabac. Conclusion : Notre étude a montré la forte dépendance à la nicotine et la faible motivation pour arrêter de fumer chez des patients tunisiens ayant un SAS sévère. Les cliniciens doivent prendre en considération la somnolence due au SAS dans le programme d’aide au sevrage tabagique. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : BEN HAMAD Wided benhamad.wided@gmail.com Poster 22 Syndrome d’apnée de sommeil sévère et sevrage tabagique BEN AMAR Jihen (1) ; DHAHRI Besma (1) ; BACCAR Mohamed Ali (1) ; AZZABI Saloua (1) ; AOUINA Hichem (1) ; BEN HAMAD Wided (1) (1) Hôpital Charles Nicolle, Tunis, Tunisie Objectif : les principaux symptômes du syndrome d’apnée de sommeil (SAS) sont la somnolence et l’obésité. Il a été démon-tré que la nicotine permet de diminuer ces deux symptômes ainsi que réduire la fréquence et la durée des apnées. L’objec-tif de ce travail est d’évaluer l’efcacité du sevrage tabagique chez les patients ayant un SAS sévère. Méthodes : le programme du sevrage tabagique a été effec-tué sur 10 semaines associé aux thérapies de remplacement de la nicotine. 23 patients ayant un SAS sévère sont inclus dans l’étude. L’évaluation a eu lieu au début, à la n du traitement, 3 mois après le traitement et des séances hebdomadaires. Résultats : l’âge moyen des patients était 43,2±7,6 ans. Ils étaient tous de sexe masculin et fumeurs des cigarettes (30,4 ±5,7 paquets année). Une forte dépendance à la nicotine (test de Fagerström 6) a été retrouvée dans 74% des cas (17 pa-tients). Une faible dépendance (test de Fagerström 5) a été détectée chez 6 patients (26%). La motivation au sevrage taba-gique était forte chez 8 patients (35%) et faible dans 52% des cas (12patients). 13% des cas n’avaient pas de motivation à arrêter de fumer. La principale motivation pour continuer fu-mer était l’effet stimulant du tabac. Il y avait une différence signicative, après 3 mois du sevrage tabagique, entre les pa-tients ayant une bonne observance à la ventilation en pression positive continue (CPAP) (24%) et ceux ayant une mauvaise observance (13%). Conclusion : le programme d’aide au sevrage tabagique chez les patients ayant un SAS sévère doit tenir compte de l’obser-vance à la ventilation en pression positive continue. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : BEN HAMAD Wided benhamad.wided@gmail.com 54 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 36.
    Posters Poster 23 Syndrome d’apnées obstructives du sommeil et qualité de vie ELGUEDRI Sana (1) ; KALBOUSSI Houda (1) ; MAOUA Maher (1) ; ELMAALEL Olfa (1) ; BENSALEM Halima (2) ; ABDELGHANI Ahmed (2) ; ISSA Sana (2) ; LAAOUNI Meriem (2) ; BENZARTI Mohamed (2) ; MRIZEK Najib (1) (1) Service de Médecine du Travail et de Pathologies Professionnelles CHU Farhat Hached, Sousse, Tunisie ; (2) Service de Pneumologie CHU Farhat Hached, Sousse, Tunisie Objectif : Évaluer la qualité de vie chez les patients suivis pour syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) et identier ses facteurs déterminants. Méthodes : Nous avons réalisé une étude transversale por-tant sur des patients suivis à la consultation externe de Pneu-mologie du CHU Farhat Hached de Sousse pour SAOS durant la période allant du 1er Juin 2012 au 30 Juin 2013. L’évaluation de la qualité de vie a été basée sur un questionnaire générique (le SF-36), celle des troubles anxio-dépressifs sur le score HAD et celle la somnolence diurne sur l’échelle de somnolence d’Epworth. Tous les patients avaient bénécié d’une polysom-nographie. Résultats : Au total, 103 cas ont été inclus dans notre étude. La population étudiée avait un âge moyen égal à 55,15±11,4 ans avec une prédominance féminine (58,3%). L’indice de masse corporelle (IMC) moyen était de 39,13±7,19 Kg/m2 (dont 95,1% obèses). 72,8% des patients avaient des co-morbidités. Le score d’Epworth moyen était de 14,4±3,9 et 85,5% des cas avaient une somnolence diurne excessive. L’index apnée-hy-popnée (IAH) moyen était de 54,7±2,06/h. Selon le score HAD, 54,4% des patients présentaient des troubles anxieux et 45,6% des troubles dépressifs. L’étude de la qualité de vie par SF-36 nous a permis de constater que les dimensions de la qualité de vie les plus altérées étaient : les limitations dues à l’état physique, celles liées à l’activité physique et la vitalité. Après régression logistique, les facteurs indépendants inuant sur les composantes physiques et mentales du SF-36 étaient le genre, l’âge, l’IMC et les troubles anxieux et dépressifs. Conclusion : Les facteurs d’altération de la qualité de vie chez les patients souffrant de SAOS doivent être pris en charge pré-cocement an de prévenir les répercussions de ce syndrome sur la vie familiale et socioprofessionnelle du patient. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : ELGUEDRI Sana sanaguedri@yahoo.fr Poster 24 Quel rapport entre syndrome d’apnée obstructive du sommeil et asthme ? SOUKI Nihal (1) ; EL KHATTABI Wiam (1) ; L’YOUSSFI Hanane (1) ; AICHANE Abdelaziz (1) ; AFIF Hicham (1) (1) Service de pneumologie, hôpital 20 Août, CHU IBN ROCHD, Casablanca, Maroc Objectif : Etablir le lien de causalité entre l’asthme et le SAOS dans notre contexte Méthodes : Etude prospective allant de janvier 2013 à juillet 2014 concernant 100 patients hospitalisés pour suspicion de SAOS dont 23% sont asthmatiques. Résultats : 21 patients présentaient un asthme associé à un SAOS conrmé par polygraphie ventilatoire. Nous avons noté une nette prédominance féminine (91%) avec une moyenne d’âge de 51 ans. Un syndrome métabolique est retrouvé chez 11 patients. Après avoir corrigé les éventuelles causes du non contrôle de l’asthme (rhinite, conjonctivite, obésité…) nous avons constaté que l’asthme était bien contrôlé chez 9 pa-tients, partiellement contrôlé chez 10 patients et non contrôlé chez 4 patients. La symptomatologie clinique est faite essen-tiellement de l’hypersomnolence diurne avec pauses respira-toires, le ronement nocturne et la fatigabilité dans tous les cas (score d’Epworth moyen à 12, extrêmes de 8 à 20). Selon le score de Berlin, tous ces patients étaient à haut risque de développer un SAOS. L’IAH moyen est de 15 avec une Sao2 moyenne à 94%. Le SAOS est léger dans 43%, modéré dans 52% et sévère dans 5%. Un traitement à double pole était ins-tauré, basé sur les mesures hygiéno-diététique, un traitement positionnel et l’association corticoïdes inhalés et bronchodila-tateurs à longue durée d’action chez tous les patients, la CPAP et l’orthèse d’avancée mandibulaire était préconisé chez un patient chacun. L’évolution de l’asthme est marquée par le contrôle de l’asthme dans 81% des cas, celle du SAOS est mar-quée par la régression des symptômes diurnes et nocturnes et l’amélioration de la qualité de vie. Conclusion : Chez les patients dont l’asthme n’est pas contrôlé par le traitement médicamenteux, la présence d’un SAOS doit être recherché et traité. Notre étude suggère que la présence des symptômes cliniques d’apnée du sommeil chez l’asthmatique aggrave sa maladie et constitue un facteur de non contrôle de l’asthme. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : SOUKI Nihal nihal.souki@hotmail.com LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com 55 55 POSTERS 21 24
  • 37.
    Posters Poster 25 Syndrome d’apnées du sommeil chez les hypertendus : étude comparative SOUKI Nihal (1) ; EL KHATTABI Wiam (1) ; L’YOUSSFI Hanane (1) ; RABOUKHI Safaa (2) ; EL BAGHDADI D (2) ; AICHANE Abdelaziz (1) ; HABBAL Rachida (2) ; AFIF Hicham (1) (1) Service de pneumologie, hôpital 20 Août, CHU IBN ROCHD, Casablanca, Maroc ; (2) Service de cardiologie, CHU IBN ROCHD, Casablanca, Maroc Objectif : Etudier la relation SAOS et HTA Méthodes : Etude comparative prospective entre les sujets hypertendus (groupe GSH) et non hypertendus (groupe GSNH) porteurs d’un SAOS conrmé par polygraphie ventilatoire entre janvier 2013 et juillet 2014. Résultats : . Il existait une nette prédominance féminine dans les 2 groupes. Le syndrome métabolique était dans 52% (GSH) et 10% (GSNH) (p0,01). La consommation du tabac et la BPCO post tabagique étaient plus fréquentes dans le GSNH (p0,01). L’obésité est retrouvée respectivement dans 75% vs 34% (p0,01). Dans les 2 groupes, il n’y avait pas de différence dans l’expression clinique (score d’Epworth moyen à 15, extrêmes de 8 à 22). Selon le score de Berlin, tous les sujets hypertendus étaient à haut risque de développer un SAOS alors que dans le GSNH le risque était intermédiaire. L’index apnée-hypopnée était en moyenne de 19 (GSH) vs 16 (GSNH) chez les (p=0,70) à prédominance apnée obstructive avec une SaO2 moyenne de 93%. Le recours à la CPAP était nécessaire chez 8 patientes hypertendues (22%). L’évolution est marquée par la stabilisa-tion des chiffres tensionnels avec une diminution du nombre de médicaments antihypertenseurs dans 75% des cas, celle du SAOS est marquée par la régression des symptômes diurnes et nocturnes et l’amélioration de la qualité de vie. Conclusion : A travers cette étude, le SAOS parait plus sévère chez les patients hypertendus. Ainsi, le diagnostic précoce de ce syndrome et son traitement adapté s’imposent en vue de prévenir les complications cardiovasculaires. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : SOUKI Nihal nihal.souki@hotmail.com Poster 26 Intolérance à l’effort dans le Syndrome d’Apnées- Hypopnées Obstructives du Sommeil HBIBECH Sonia (1) ; TOUJANI Sonia (1) ; MJID Meriem (1) ; SNENE Houda (1) ; OUAHCHI Yacine (1) ; BEN SALAH Nozha (2) ; LOUZIR Béchir (2) ; MEHIRI Nadia (1) ; CHERIF Jouda (1) ; BEJI Majed (1) (1) Université de Tunis El Manar, Faculté de Médecine de Tunis, CHU La Rabta, Service de Pneumologie Allergologie (unité de recherche 12SP06), Tunis, Tunisie ; (2) Université de Tunis El Manar, Faculté de Médecine de Tunis, CHU Mongi Slim, Service de Pneumologie Allergologie 2070 Sidi Daoud, La Marsa, Tunisie Objectif : L’objectif de ce travail était d’évaluer l’incapacité respiratoire fonctionnelle des sujets apnéiques à travers les données du TM6. Méthodes : Ont été inclus, les patients adressés à la consul-tation pour suspicion d’un SAHOS, âgés de plus de 20 ans. Tous les patients ont bénécié d’une polygraphie ventilatoire et d’une exploration fonctionnelle respiratoire (gazométrie arté-rielle, pléthysmographie et TM6). La dyspnée au cours des acti-vités de la vie quotidienne a été évaluée par l’échelle mMRC et celle après le TM6 par l’échelle de Borg. Des sujets volontaires non obèses ayant un faible risque de SAHOS ont été inclus. Trois groupes (G) ont été identiés: G 1 : SAHOS obèses, G 2 : obèses indemnes de SAHOS, G 3 : volontaires non obèses. Résultats : Nous avons colligé 54 sujets : G1 : 28, G 2 : 14 et G 3 : 12. Les trois groupes étaient comparables en termes de sexe, d’âge et de taille. La distance de marche 6 minute (DM6) du G 1 (331,6 ± 70 m) était similaire à celle du G 2 (417± 66 m) et infé-rieure à celle du G 3 (546,6±53 m). Une sensation de dyspnée aux activités quotidienne a été notée chez 82,1% des sujets du G 1 et 51,1% des sujets du G 2. A la n du TM6, nous avons trouvé une augmentation de la fréquence cardiaque dans tous les groupes, une augmentation de la tension artérielle systo-lique (TAS) dans le G 2 et 3 (p = 0,04). Une augmentation de la tension artérielle diastolique (TAD) a été notée dans le G 3 seul (p 0,05). Le score Borg du G1 était signicativement plus élevé que ceux des deux autres groupes (p 0,001). La DM6 des patients G1 était corrélée négativement à l’IMC, le score de Borg et positivement avec la CPT. Conclusion : Le SAHOS est associé à une limitation de la tolé-rance à l’effort. Certes l’obésité joue un rôle majeur dans cette incapacité fonctionnelle, mais d’autres facteurs liés aux SAHOS y contribuent. Une dysfonction du système nerveux autonome sympathique semble être impliquée avec une altération de la réponse cardio-vasculaire comme en témoigne l’élévation de la TAS et de la TAD après l’effort. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : TOUJANI Sonia toujanisonia@gmail.com 56 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 38.
    Posters Poster 27 Etude des paramètres de l’auriculo gramme chez les patients atteints du syndrome d’apnées hyperpnées obstructives du sommeil NEFFATI Othmen (1) ; MAALEJ Sonia (1) ; GHARSALLI Houda (1) ; SOUSSI Ghassen (1) ; AOUADI Samira (1) ; BAYOUDH Aida (1) ; BEN HLIMA Afef (2) ; (1) Service de pneumologie D. Hôpital ABDERRAHMEN MAMI, Ariana, Tunisie ; (2) Service de cardiologie. Hôpital ABDERRAHMEN MAMI, Ariana, Tunisie Objectif : Etudier les paramètres de l’auriculo gramme en fonction de l’index apnées hypopnées et de l’index de désa-turation nocturne. Méthodes : Etude rétrospective incluant 75 patients ayant un SAHOS ayant été hospitalisés entre 2012 et 2014. Les patients étaient en rythme sinusal, sans antécédents de brillation auriculaire, ne prenant pas de traitement anti-arythmique. Un SAHOS a été déni comme léger quand l’index d’apnée/hypo-pnée était entre 5 et 15/h, modéré pour un IAH entre 15 et 30/h et sévère si l’IAH est 30/h. Les malades ont bénécié d’un ECG 12 dérivations avec mesure de la durée maximale (Pmax), minimale (Pmin) de l’onde P et de la dispersion de l’onde P (PWD=Pmax-Pmin). Résultats : L’âge moyen était de 58 ans (28-86 ans). Le sexe ratio (H/F) était de 0,6. L’index d’apnée hypopnée moyen (IAH) était de 33,2. Le SAHOS était léger chez 20% des malades, modéré chez 20% autres et sévère chez 60% des patients. Nous avons constaté une corrélation positive et signicative d’une part entre l’IAH et le P max (r=0,355, p=0,013), et d’autre part entre l’IAH et la dispersion de l’onde P (r=0,287, p=0,043). Aucune corrélation n’a été notée entre Pmin et l’IAH. Nous n’avons pas trouvé de corrélation entre P max, P min, la dis-persion de l’onde P et l’index de désaturation nocturne [(r=0,35 ; p=0,14), (r=0,44 ; p=0,84), (r=0,27 ; p=0;27) respectivement]. Conclusion : Nos résultats montrent que les patients ayant un SAHOS sévère semblent être plus à risque de développer une FA. Ainsi, une prise en charge précoce du SAHOS est né-cessaire en vue de prévenir la survenue de FA. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : MAALEJ Sonia s.maalej@gnet.tn Poster 28 Sévérité du syndrome d’apnées hypopnées obstructives du sommeil et risque de complications cardio-vasculaires NEFFATI Othmen (1) ; MAALEJ Sonia (1) ; AOUADI Samira (1) ; SOUSSI Ghassen (1) ; GHARSALLI Houda (1) ; BAYOUDH Aida (1) ; MOKADDEM Salma (1) ; EL GHARBI Leila (1) (1) Service de pneumologie D. Hôpital ABDERRAHMEN MAMI, Ariana, Tunisie ; Objectif : Evaluer le risque de survenue des complications cardio-vasculaires au cours du SAHOS en fonction de ce syn-drome. Méthodes : Etude rétrospective englobant 75 patients suivis pour SAHOS entre 2012 et 2014. Ces patients ont été répartis en deux groupes. Un premier groupe de patients (N=45) por-teurs d’un SAHOS sévère (IAH 30/h) comparé à un groupe de patients (N=30) présentant un SAHOS léger à modéré (5IAH30/h). Résultats : L’âge moyen était de 58 ans (28 - 86) dont 60% étaient des femmes. Le SAHOS était sévère dans 60% des cas. Comparé aux apnéiques légers à modérés, les patients porteurs de SAHOS sévère ont statistiquement plus de com-plications cardio-vasculaires, notamment l’HTA (76% vs 57% ; p=0,005), l’insufsance coronaire (24,5% vs 3% ; p0,001), l’in-suf sance cardiaque (17,5% vs 7% ; p=0,03), les troubles de la conduction (18% vs 0%, p0,001) et les accidents vasculaires cérébraux (17% vs 3% ; p=0,001). Egalement, nous avons noté une fréquence statistiquement plus élevée de l’obésité (84% vs 52% ; p=0,004) et de la dyslipidémie (31% vs 17% ; p=0,003) dans le groupe de SAHOS sévère par rapport à ceux légers à modérés. Conclusion : Les patients porteurs d’un SAHOS sévère pré-sentent un risque de développer des complications cardio-vasculaires plus important. Ainsi, le dépistage et le traitement spécique de ces complications chez les apnéiques sévères est essentiel en vue d’une prise en charge optimale et un meil-leur pronostic. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : MAALEJ Sonia s.maalej@gnet.tn LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com 57 57 POSTERS 25 28
  • 39.
    Posters Poster 29 Syndrome d’apnées obstructives de sommeil et pression artérielle : y-a-t’il des différences selon le sexe ? GHARSALLI Houda (1) ; MOKKADEM Salma (1) ; AOUADI Samira (1) ; SEBEI Asma (1) ; NEFFATI Othmane (1) ; BEN HAMIDA Abdelmajid (2) ; MAALEJ Sonia (1) ; DOUIK EL GHARBI Leila (1) (1) Service de pneumologie D. Hôpital A.Mami, Ariana, Tunisie ; (2) Départe-ment d’épidémiologie. Faculté de médicine de Tunis, Tunis, Tunisie ; Objectif : La relation entre le syndrome d’apnées obstructives de sommeil (SAOS) et hypertension artérielle (HTA) est bien établie. Plusieurs études se sont intéressées aux particularités du SAOS chez les hommes et chez les femmes. La présente étude a été entreprise an de rechercher séparément pour chaque sexe une corrélation entre la pression artérielle sys-tolique (PAS) et diastolique (PAD) et l’IAH pour des patients tunisiens. Méthodes : Les données cliniques, l’indice de masse corpo-relle (IMC), la pression artérielle matinale systolique (PAS) et diastolique (PAD) ainsi que les résultats de polygraphies de 157 malades porteurs de SAOS ont été analysés. La sévérité du SAOS a été déterminée selon l’Indice d’Apnées-Hypopnées (IAH). L’analyse a été conduite séparément pour chaque sexe pour évaluer l’association entre IAH avec la PAS et la PAD. Le coefcient de Pearson a été utilisé pour exprimer les corréla-tions. Résultats : Cent- vingt-huit femmes (81.5%) et 29 hommes (18.5%) ont été inclus d âge moyen 58 ans. L’IMC moyen était de 36.5 Kg/m2. Des antécédents d’HTA, de diabète et de dys-lipidémie ont été retrouvés dans respectivement 68%, 38% et 20% des cas. La moyenne de la PAS était de136 mmHg (100-230) et de la PAD était de 81 mmHg (60-115). Cent deux patients (65%) étaient porteurs d’un SAOS sévère majoritaire-ment de sexe masculin. La PAS était corrélée à l’IAH chez les hommes (p=0.05) et chez les femmes (p= 0.031) . Cependant, aucune corrélation entre la PAD et l’IAH n’a été constatée dans les 2 sexes. De même aucune corrélation entre L’IMC et l’IAH n’a été notée dans notre étude. Conclusion : Peu d’études ont évalué l’impact du sexe sur la PA des patients tunisiens atteints de SAOS. Dans notre tra-vail, l’augmentation de la PAS préjuge de la sévérité du SAOS pour les 2 sexes. Des facteurs de confusion potentiels liés aux comorbidités, en particulier l’obésité, doivent être considérés. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : GHARSALLI Houda houdagharsalli@yahoo.fr Poster 30 Impact des paramètres anthropométriques sur la sévérité du syndrome d’apnées obstructives du sommeil GHARSALLI Houda (1) ; SEBEI Asma (1) ; AOUADI Samira (1) ; BAYOUDH Aida (1) ; NEFFATI Othmane (1) ; MOKKADEM Salma (1) ; BEN HAMIDA Abdelmajid (2) ; MAALEJ Sonia (1) ; DOUIK EL GHARBI Leila (1) (1) Service de pneumologie D. Hôpital A.Mami, Ariana, Tunisie ; (2) Départe-ment d’épidémiologie. Faculté de médicine de Tunis, Tunis, Tunisie Objectif : L’obésité est reconnue comme un facteur de risque du syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS). La distribution graisseuse peut jouer un rôle dans la prévalence du SAOS. Le but de notre travail était d’évaluer l’impact des paramètres anthropométriques sur la sévérité du SAOS pour les sujets tunisiens. Méthodes : Etude rétrospective incluant les patients ayant un SAOS a été établie entre 2010 et 2013. Les mesures de la taille, du poids, du tour du cou, du tour de taille (TT) et du tour de hanche (TH) ont été effectuées. Le rapport tour de taille sur tour de hanches (T/H), tour du cou sur la taille (C/T) ainsi que l’indice de masse corporelle (IMC) ont été calculés. La sévérité de SAOS a été déterminée selon l’Index d’Apnées-Hypopnées (IAH). Résultats : Cent vingt-cinq patients ont été inclus (86 femmes et 38 hommes) d’âge moyen 56 ans. Les comorbidités cardio-vasculaires ont été notées dans 65% des cas, le diabète dans 53% et la dyslipidémie dans 20% des cas. Le SAOS était sévère pour la moitié des patients. Les moyennes du poids, d’IMC, de tour de cou et du TT étaient respectivement 98 kg (68-146), 39 Kg/m2 (22-60) ,40 cm (33-60) et 127 cm (90-172). La moyenne des rapports T/H et C/T étaient respectivement 1.07 et 0.21. On n’a pas noté de corrélation entre les paramètres anthropo-métriques étudiés un à un et la sévérité du SAOS. Cependant en comparant les 2 sexes l’IMC apparaît avoir une inuence modérée sur la sévérité du SAOS pour les femmes (p=0.08) . Le TT ; marqueur simple de l’obésité abdominale ; était fortement corrélé à la sévérité du SAOS pour les hommes (p= 0.02). Conclusion : Dans notre étude la sévérité du SAOS n’a pas été inuencée par aucun paramètres anthropométriques. Cependant en étudiant les patients selon le sexe un lien clair entre l’obésité abdominale et la sévérité du SAOS a été constaté chez les hommes. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : GHARSALLI Houda houdagharsalli@yahoo.fr 58 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 40.
    Posters Poster 31 Syndrome métabolique et syndrome d’apnées obstructives du sommeil : prévalence et corrélation BEN AMAR Jihen (1) ; DHAHRI Besma (1) ; BACCAR Mohamed Ali (1) ; AZZABI Saloua (1) ; AOUINA Hichem (1) ; BEN HAMAD Wided (1) (1) Hôpital Charles Nicolle, Tunis, Tunisie Objectif : le syndrome d’apnées obstructives de sommeil (SAS) est associé avec l’hypertension artérielle, dyslipidémie et l’obésité. Le syndrome métabolique (SM) semble favoriser la survenue du SAS indépendamment de l’obésité, la prévalence du SAS dans le syndrome métabolique est peu connue. But : déterminer la prévalence de syndrome métabolique chez les patients ayant un SAS et la corrélation entre le SM et les don-nées polygraphiques par rapport aux sujet roneurs sans SAS. Méthodes : nous avons inclus dans notre étude 44 patients ayant un SAS (IAH5/h) et 27 patients roneurs sans SAS asso-cié (IAH5/h). Tous les patients étaient de sexe masculin. Tous les patients ont bénécié d’une polygraphie nocturne et des prélèvements sanguins an d’évaluer le SM. Résultats : Les deux groupes de patients étaient compa-rables en termes d’âge et de comorbidités associées. La pré-valence de SM était 58% chez les patients ayant un SAS et 21% chez les roneurs. Le SM était signicativement corrélé à IAH, le temps passé avec une saturation en oxygène inférieure à 90% et l’échelle de somnolence d’Epworth. Conclusion : Notre étude a montré une corrélation entre le SM et la sévérité de SAS. Ces données suggèrent que la re-cherche d’un SAOS par un enregistrement du sommeil devrait être systématiquement proposée chez les patients ayant un SM. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : BEN HAMAD Wided benhamad.wided@gmail.com Poster 32 La Polygraphie sous-estime le diagnostic et la sévérité du SAHOS : résultats de la cohorte European Sleep Apnea Database (ESADA) MARECHAL Didier (1) ; AUGUSTE Stéphanie (1) ; TOUIL Samira (1) ; BENREZZAK Nasro (1) ; TACHE Nadia (1) ; BALEKJI Zouheir (1) ; ROISMAN Gabriel (1) ; ESCOURROU Pierre (1) (1) Hôpital Béclère, Clamart, France Objectif : La Polygraphie (PG) et la polysomnographie (PSG) sont utilisées pour le diagnostic du syndrome d’apnées obs-tructives (SAHOS) mais leur équivalence dans des cohortes cliniques non sélectionnées est inconnue Notre hypothèse est que la méthode diagnostique inuence le diagnostic et la sévérité du SAHOS Méthodes : Les données de 11,049 patients dans la cohorte multicentrique de 26 centres européens: European Sleep Ap-nea Cohort (ESADA) avec suspicion de SAHOS (H ou F; 18– 80ans) ont été utilisées pour comparer la PG (n= 5745) et la PSG (n=5304). Chacun des centres a utilisé ses techniques de routine (PG et/ou PSG) pour le diagnostic des patients. Les évè-nements respiratoires ont été scorés en utilisant les critères de l’ AASM 2007. Résultats : L’index d’apnée-hypopnée par la PSG (IAH-PSG = 31.0±26.1 hr-1) a été plus élevé que par la PG (IAH-PG = 22.0±23.5 hr-1) (p0.0001). L’index de désaturation d’oxygène a été inférieur en PG (ODI-PG = 18.4±21.7 hr-1) comparé à la PSG (ODI-PSG= 23.0±25.3 hr-1) mais pas différent lorsque la PSG était rapportée au temps total analysé TAT (ODI-TAT 18.6±21.4 hr-1, p0.65). La proportion de patients avec un IAH 15 était 64% dans le groupe PSG et 47% dans le groupe PG (p0.001). Globalement, un patient exploré par une PG a en moyenne un IAH de 30% inférieur à la PSG. La proportion de patients avec un IAH 15 était 65% dans le groupe PSG et 46% dans le groupe PG (p0.001). Les sévérités obtenues par la PSG étaient signicativement plus basses que pour la PG dans les intervalles d’IAH inférieur à 15 (p0.0001) et plus éle-vées pour les IAH 30 (p0.001) Les différences ne sont pas liées aux caractéristiques ou aux comorbidités des patients. L’analyse démontre que l’IAH moins élevé dans le groupe PG est lié à 2 facteurs pour part égale: surestimation du temps de sommeil qui produit un IAH inférieur malgré un nombre total d’évènements identiques et non prise en compte des micro-éveils pour le scorage des hypopnées. Conclusion : Cette étude indique que la PG interprétée avec les critères standards sous-estime le diagnostic et la sévérité du SAHOS. Nous proposons le développement de critères spé-ci ques de PG pour le management des patients suspects de SAHOS. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : ESCOURROU Pierre pierre.escourrou@abc.aphp.fr LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com 59 59 POSTERS 29 32
  • 41.
    Posters Poster 33 Observance à la ventilation en pression positive continue (PPC) : Etude à propos de 50 patients ELBIAZE Mohammed (1) ; OTMANI Fatima Zahra (1) ; SERRAJ Mounia (2) ; AMARA Bouchra (2) ; BENJELLOUN Mohamed Chakib (2 (1) Unité de Sommeil CHU Hassan 2, Fès, Maroc ; (2) Service de pneumologie CHU Hassan 2, Fès, Maroc Objectif : Nous proposons une étude évaluant l’observance à moyenne terme du traitement par l’auto PPC chez 50 malades suivis pour SAOS en unité de sommeil au service de pneumo-logie au CHU HASSAN II de Fès. Méthodes : Nous avons évalué les données cliniques et les données des rapports d’observance enregistrées dans les appareils de PPC durant les différentes consultations de suivi. Résultats : La période de suivi allant de 2 mois à 16 mois de-puis janvier 2013. La moyenne d’âge est de 50 ans, le sex-ratio 26H/24F. La valeur moyenne de l’IMC est 32. Le diagnostic de SAOS est conrmé par Polysomnographie, la valeur moyenne de l’Index Apnée Hypopnée (IAH) initial est 54. Le mode auto PPC est utilisé chez 94% des patients. Les moyennes de la pression minimale et maximale utilisées sont respectivement 8 et 14 cmH2. Les rapports d’observance des appareils de PPC montrent que : la moyenne de la durée d’utilisation est de 6h±2h, la moyenne du pourcentage des jours d’utilisation4h est de 82%, la moyenne de la pression moyenne de l’appareil 90% de temps est de 10±4, la moyenne de la durée journa-lière de fuite est de 32min 14s; et la moyenne de l’IAH résiduel est de 5,37. Parmi les patients, 38% ont une intolérance ini-tiale puis se sont réadaptés, 12% ont une intolérance puis sont perdus de vue et 42% sont des bons tolérants initialement. Les causes sont : La sécheresse buccale 27%, les céphalées matinales 24%, un masque inadapté 31%, insomnie 71%. Le taux d’adhérence au rythme des consultations habituels est de 66% (la moyenne de nombre des consultations dans notre échantillon est de 4,12). Le nombre des malades qui sont amé-liorés sous PPC est de 35, soit un taux de 70%. Conclusion : Nous insistons sur les bons résultats d’obser-vance dans notre étude et nous analysons les facteurs sus-ceptibles de l’améliorer. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : ELBIAZE Mohammed mohammed.elbiaze@usmba.ac.ma Poster 34 Observance de la PPC instaurée au domicile, en mode autopiloté chez l’enfant de 6 à 13 ans PERRIOL Marie-Pierre (1) ; POIROT Isabelle (2) ; LAMBLIN Marie-Dominique (3) (1) Neurophysiologie clinique, hôpital Jean Bernard, CH Valenciennes, Lille, France ; (2) Psychiatrie, CHRU de Lille, Lille, France ; (3) Neurophysiologie Clinique, hôpital Roger Salengro, CHRU de Lille, Lille, France Objectif : Les apnées du sommeil de l’enfant affectent le comportement et les apprentissages. Elles sont souvent en rapport avec une obstruction des voies aériennes supérieures et l’adeno-amygdalectomie en est le traitement de référence. Peuvent ensuite être proposées la chirurgie dento-faciale et enn la ventilation en pression positive continue (PPC). La PPC est proposée en pression xe, après titration lors d’une polysomnographie hospitalière. Elle est très efcace sur la correction des apnées mais la littérature rapporte un défaut d’observance majeur (42%). Dans notre expérience l’indication chirurgicale est rarement retenue. Les délais des avis puis des polysomnographies de titration, sont longs à l’échelle d’une année scolaire. Nous avons évalué la tolérance de la PPC en mode autopilotée et instaurée directement au domicile. Méthodes : La PPC a été proposée à 2 lles/14 garçons âgés de 9.5 ans [6-13]. Résultats : Une famille a refusé. L’IAHO moyen des enfants était de 17.81/h et le score à l’échelle de somnolence était de 9.5/30. Un enfant a été désappareillé à 3 mois. Un enfant a été désappareillé après amygdalectomie. Le pourcentage d’en-fants observants à un mois était de 66% (370 minutes/nuit en moyenne). A trois mois il était de 80% (417 minutes). A six mois il restait de 90% (477 minutes). Les quatre enfants ayant plus de 12 mois de suivi sont observants (449 minutes). Le score à l’échelle de somnolence a chuté à 4.5. L’efcacité clinique est observée sur les performances scolaires, la fréquence des crises d’asthme ou d’épilepsie, le comportement. Conclusion : La PPC en mode autopilotée instaurée au domi-cile est parfaitement acceptée par les familles. Le taux d’aban-don est de 7% contre 30% dans la littérature. La contrainte qu’elle représente est mieux tolérée que la PPC en pression xe puisque l’observance est deux fois plus importante que dans la littérature. On peut se poser la question du reet d’une meilleure efcacité. La PPC en mode autopilotée au domicile permet une prise en charge rapide et moins contraignante pour les parents et les enfants. Elle est efcace et bien tolérée. Elle peut être proposée en première intention en attendant prises en charge ORL et orthodontiques. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : PERRIOL Marie-pierre perriol-mp@ch-valenciennes.fr 60 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 42.
    Posters Poster 35 L’obstruction nasale et le genre masculin contribuent à la persistance de l’ouverture buccale au cours du traitement du SAOS par PPC LEBRET Marius (1) ; ARNOL Nathalie (1) ; CONTAL Olivier (2) ; MARTINOT Jean benoit (3) ; TAMISIER Renaud (4) ; PEPIN Jean-Louis (4) ; BOREL Jean Christian (1) (1) AGIR à dom. Association, Meylan, France ; (2) Haute Ecole de Santé de Vaud, CHU Lausanne, Lausanne, Suisse ; (3) Départements de Pneumologie Clinique et Maternité St Elisabeth, Namur, Belgique ; (4) Clinique Universitaire de Physiologie et Sommeil, CHU Grenoble, Grenoble, France ; Objectif : Les facteurs contribuant à la persistance de l’ou-verture buccale sous PPC pendant le sommeil ne sont que partiellement connus. Les objectifs de cette étude étaient : i) Comparer l’ouverture buccale chez des patients SAOS traités par PPC depuis plus de 4 mois par un masque nasal (MN) ver-sus un masque naso-buccal (MNB); ii) identier les facteurs associés à la persistance l’ouverture buccale. Méthodes : Etude prospective transversale. Les patients traités par auto-PPC (observance moyenne minimale 3/ nuit) réalisaient une nuit d’enregistrement à domicile avec un dispositif de mesure de l’ouverture buccale par magnéto-métrie (Brizzy® Nomics, Belgique). L’examen clinique incluait l’anthropométrie, le statut tabagique, le score de Mallampati. L’obstruction nasale était évaluée par le questionnaire NOSE. Les données concernant la sévérité du SAOS, la fonction respi-ratoire étaient issues du dossier médical. Résultats : 38 patients étaient inclus et 34 analysés (22 hommes; âge= 57.4 [53; 62] ans; IMC= 32.6 [29.1; 35.2] kg.m-2; médiane[25th; 75th]). 27 patients utilisaient un MN, 7 un MNB. Les patients avec MNB étaient plus fréquemment fumeurs ac-tifs, avaient tendance à avoir une obstruction nasale plus im-portante et un VEMS diminué comparativement aux patients avec MN. L’ouverture buccale moyenne au cours du sommeil était plus importante chez les patients avec MNB (13.0 [11.0; 15.0] versus 6.0 [5.0; 10.0]mm, p0.001), et l’index de désatu-ration en oxygène était plus élevé (9.5 [6.2; 15.5] versus 2.9 [1.0; 6.1] événements/h, p=0.009) par rapport aux patients avec MN. En analyse multi-variée, le genre masculin (beta =4.4 IC: [2.394 ; 6.489], p=0.0001) et l’obstruction nasale (beta =3.9 IC: [1.686 ; 6.122], p=0.001) étaient les deux facteurs indépen-dants associés avec l’ouverture buccale (R2 modèle multi-va-rié LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com 61 61 =0.49). Conclusion : Après au moins 4 mois de traitement par PPC, les patients sous masque naso-buccal gardent une ouverture buccale plus importante que les patients sous masque nasal. La persistance de l’ouverture buccale est associée à l’obstruc-tion nasale et au genre masculin. Conflits d’intérêts : Jean Christian Borel et Jean Louis Pépin sont co-inventeurs d’une demande de brevet déposée avec la société NOMICS. Contact auteur : BOREL Jean Christian j.borel@agiradom.com Poster 36 Impact du choix du masque nasal sur le traitement du syndrome d’apnées hypopnées obstructif du sommeil (SAHOS) par Pression Positive Continue (PPC) MORIN Laurent (1) ; NEUZERET Pierre-Charles (1) (1) ResMed Science Center, Saint-Priest, France Objectif : Très peu d’études ont évalué l’inuence du type de masque nasal sur la gestion du traitement par PPC. Cette étude française multicentrique randomisée a pour objectif de comparer en vie réelle chez des patients SAHOS, l’impact de différents types de masques nasals utilisés en première inten-tion sur leur traitement PPC. Méthodes : 285 pts SAHOS nouvellement diagnostiqués et éligibles à la PPC ont été randomisés (ratio 2:3) en deux groupes parallèles de masques nasals (MFX : ResMed Mirage FX®; Contrôle : FisherPaykel Zest®ou HC407®; ou Philips EasyLife®). L’acceptation du masque initial, l’observance à la PPC et les interventions du prestataire de santé à domicile (PSAD) ont été comparés à 3 mois de traitement en intention de traiter modiée (mITT, sans fuites buccales) et en analyse On-Treatment (OT, sous PPC à 3 mois). Une régression logis-tique a été réalisée dans la population mITT pour déterminer les facteurs prédictifs du risque d’échec du masque nasal. Résultats : 195 (mITT) et 151 (OT) pts ont été analysés après exclusion de 90 pts nécessitant un masque facial. L’accepta-tion du masque nasal était supérieure dans le groupe MFX vs contrôle (ITT 79% vs 68%, p=0,067; OT 90% vs 76%, p=0,022). Les causes d’échec du masque du groupe contrôle se diffé-renciaient par plus d’inconfort (5% vs 1%) et/ou plus de fuites (5% vs 0%). Le taux d’échecs de PPC et leurs causes étaient similaires dans les 2 groupes mais l’observance à la PPC des patients sous thérapie à 3 mois était plus élevée dans le groupe MFX (5,9±1,8 vs 5,1±1,6 h/nuit, p=0,011). La fréquence des visites supplémentaires du PSAD dues à un problème lié au masque nasal était plus importante dans le groupe contrôle (17% vs 3%, p=0.006). Le risque d’échec du masque nasal était associé de manière indépendante à une augmentation des fuites non intentionnelles (OR 1,15 [IC95% 1,06-1,24], p=0,002) et à une pression de traitement plus basse (OR 0,79 [IC95% 0,56-0,99], p=0,042). Conclusion : Les résultats de cette étude suggèrent que l’acceptation des différents masques nasals n’est pas équiva-lente, et que le choix initial du masque peut inuencer signi- cativement la gestion du traitement par PPC et l’observance à la thérapie. Conflits d’intérêts : Financement ResMed Contact auteur : MORIN Laurent laurent.morin@resmed.fr POSTERS 33 36
  • 43.
    Posters Poster 37 Cinétique évolutive du syndrome d’apnées du sommeil au cours de la prise en charge de l’acromégalie : résultats à moyen et long terme PARENT Anne-Sophie (1) ; MALLART Anne (2) ; CORTET Christine (1) (1) Service d’endocrinologie, CHRU de Lille, Lille, France ; (2) Service de pneu-mologie, CHRU de Lille, Lille, France Objectif : Etudier le devenir à long terme du syndrome d’ap-nées obstructives du sommeil (SAOS) au cours de la prise en charge de l’acromégalie. Déterminer la cinétique d’évolution de l’index d’apnées-hypopnées (IAH). Méthodes : Notre étude porte sur 14 patients acromégales, porteurs d’un SAOS découvert préalablement ou concomitam-ment à l’acromégalie. Tous ont bénécié d’1 à 4 réévaluations polysomnographiques au cours d’un suivi médian de 5 ans et 3 mois. Résultats : Dans notre cohorte, 13 patients présentaient une acromégalie contrôlée, 1 restait dissocié. Au terme du suivi, après une durée médiane de contrôle de l’acromégalie de 3 ans et 9 mois, l’IAH de chaque patient s’améliorait. La sévérité du SAOS était diminuée pour 43% des patients. Deux (14,2%) étaient guéris. Seul 1 patient parmi les 6 SAOS sévère a vu la sévérité de son SAOS s’améliorer, suggérant que lorsque le SAOS est initialement sévère, il tend à le rester. La cinétique d’évolution du SAOS a été étudiée chez 7 patients. L’amélio-ration de l’IAH était concomitante de l’amélioration des para-mètres hormonaux et survenait dans les 2 premières années de prise en charge. Une fois l’acromégalie contrôlée, l’évolu-tion de l’IAH était moindre, même en cas de contrôle prolongé. Conclusion : Le traitement de l’acromégalie a permis, à long terme une amélioration de la sévérité du SAOS chez 43% des patients. L’amélioration de l’IAH était précoce, justiant une réévaluation polysomnographique concomitante du contrôle de l’hypersomatotropisme. Plus à distance du contrôle de l’acromégalie, la sévérité du SAOS semble moins se modier. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : PARENT Anne-Sophie mannso123@hotmail.com Poster 38 Epidémiologie du syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAHOS) dans une cohorte d’enfants suivis dans une consultation spécialisée du sommeil METCHEDJIN Adeline (1) ; RABEC Claudio (2) ; GEORGES Marjolaine (2) ; KABEYA Frank (1) ; CABOCHE Isabelle (1) ; BERLY Sylvianne (1) ; JEANNIN Louis (1) (1) Centre des troubles respiratoires du sommeil (CTRS), Dijon, France ; (2) CHU, Dijon, France Objectif : Le SAHOS de l’enfant est une entité différente de celle de l’adulte. Sa prévalence varie de 0,7 à 2,2%. Ses fac-teurs de risque sont: l’obésité, l’hypertrophie amygdalienne, les malformations cranio-faciales. Il est fréquent chez les enfants atteints de Prader Willi ou d’une trisomie 21. Le trai-tement par pression positive continue (PPC) est efcace mais s’inscrit en deuxième intention après l’amygdalectomie, ef- cace chez 79% des patients (Marcus, NEJM 2013) notre objectif était de décrire les caractéristiques des enfants appareillés par PPC dans notre centre entre 3/2010 et 6/2014. Méthodes : nous avons utiliser la base de données des ma-lades appareillés par PPC au centre des trouble respiratoires et les données sociodémographiques, les antécédents, les symptômes, les critères et circonstances diagnostique, les types et modes d’appareillage utilisé, la tolérance enn l’ob-servance. Résultats : Onze enfants (E) (6 garçons, âge moyen de 8.8 ans (6-13), BMI 17.6 (13-20.4), Epworth 9 (2-18)), adressés par divers spécialistes (ORL 3, pédiatres 2, MG 2, généticien 1, pneumo 1, chir maxillo 1) ont été appareillés par PPC pen-dant la période étudiée. L’IAH moyen était de 12 (8.7-26)/h. Antécédents : trisomie (2 E), trouble décit de l’attention-hy-peractivité (2 E), épilepsie (1 E), fente palatine (1 E) ; 4 avaient eu une amygdalectomie. Les symptômes retrouvés étaient : ronement (11 E), asthénie (10 E), troubles de l’attention (10 E), apnées signalées (9 E), difcultés scolaires (6 E), énurésie (2 E). Tous ont été traités en mode autopiloté capé ( 6 points de variation de la pression). L’acceptation fut bonne pour 6 E dès l’institution du traitement. L’observance était supérieure à 8 heures pour 7 des enfants. La pression efcace était de 8.7 (6-11) cmH20. Des effets secondaires à type de fuites et sècheresse des muqueuses ont conduit à un changement par un masque facial chez 5 enfants. Trois ont été désappareillés (2 pour intolérance et 1 pour désaccord parental) Conclusion : La PPC est bien tolérée par la majorité des en-fants appareillés, avec une bonne observance thérapeutique. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : METCHEDJIN Adeline metchedjin@gmail.com 62 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 44.
    Posters Poster 39 Evaluation de l’efficacité du télésuivi de la PPC en complément du coaching téléphonique ROSSIN Nicole (1) ; LESEUX Ludivine (1) ; THUILLART Olivier (1) ; FRAYSSE Jean-Louis (1) (1) SADIR assistance, Toulouse, France Objectif : Les patients présentant des formes modérées à sévères du syndrome d’apnées du sommeil sont traités par Pression Positive Continue (PPC). La durée d’utilisation quoti-dienne de ce traitement est un facteur clé pour son efcacité. L’objectif de notre étude est d’évaluer l’efcacité du télésuivi de la PPC en complément du coaching téléphonique. Celle-ci sera quantiée par la durée d’utilisation de la PPC en compa-rant ce groupe à un groupe cas-témoin. Méthodes : Les patients ayant bénécié de l’installation du système de télé-suivi, TéléObs, lors de l’appareillage par PPC entre le 1er octobre 2013 et le 1er janvier 2014 seront analy-sés et formeront le groupe (T+C). Ces patients seront com-parés à un groupe cas témoin (189 patients) ayant bénécié uniquement du coaching téléphonique (C) entre 2010 et 2012. La méthodologie du coaching est la même dans les 2 groupes (5 appels en 3 mois). Dans le groupe T+C, l’éducatrice avait accès aux données de la PPC en temps réel. Le pourcentage de patients avec une durée moyenne d’utilisation de la PPC 3h/ 4 mois a été comparée dans les 2 groupes, ainsi que la durée moyenne au cours des 4 premiers mois d’appareillage. Les données accessibles sur le D2P ont été utilisées pour l’analyse du groupe T+C. Résultats : Sur 59 patients T+C analysés, seul 3 ont une moyenne d’utilisation de la PPC 3h au cours des 4 premiers mois d’appareillage, soit 95% de patients observants dans le groupe T+C versus 75% pour le groupe C. La moyenne d’utili-sation de la PPC est de 5h35 versus 4h34 pour le groupe T+C et C respectivement. Conclusion : Le télésuivi de la PPC permet d’augmenter l’ef- cacité du coaching téléphonique. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : THUILLART Olivier thuillart.o@sadir-assistance.com Poster 40 Validation sur banc d’essais du système TéléObs de télé-suivi de la PPC FREITAS Ubiratan (1) ; DESSEAUX Jérôme (1) ; THUILLART Olivier (2) ; LESEUX Ludivine (2) ; GASPARUTTO Bernard (1) ; DELAVILLEMARQUE Nathalie (3) ; MUIR Jean-François (4) ; FRAYSSE Jean-Louis (2) (1) ADIR association, Isneauville, France ; (2) SADIR assistance, Toulouse, France ; (3) Aliseo, Orvault, France ; (4) Service de pneumologie, CHU Bois- Guillaume, CHU de Rouen, Rouen, France Objectif : Les patients présentant des formes modérées à sé-vères du syndrome d’apnées du sommeil sont traités par Pres-sion Positive Continue (PPC). La durée d’utilisation quotidienne de ce traitement est un facteur clé pour son efcacité. Suite à la parution de l’arrêté du 9 janvier 2013, la SADIR a développé son système de télésuivi de la PPC, le TéléoObs. Cette étude a pour objectif de comparer les différentes mesures enregis-trées par le TéléObs par rapport à celles paramétrées sur banc d’essais, à l’aide du poumon actif l’ASL 5000™. Méthodes : Une 1ère phase a consisté à mesurer l’inuence de l’insertion du dispositif dans le circuit de traitement en termes de pression délivrée au patient. La perte de charge a été mesurée en comparant la pression restituée au niveau de l’ASL avec ou sans le TéléObs. La 2nde phase a consisté à éva-luer les fuites, la durée d’utilisation de la PPC ainsi que l’IAH (Index d’apnées et hypopnées). Les tests ont été effectués sur des périodes allant de 3 à 8h, avec des simulations suc-cessives d’apnées obstructives ou centrales ou d’hypopnées, avec 7 modèles de PPC issus de 6 fournisseurs distincts. Résultats : La perte de charge évaluée est minime avec un maximum de 0,18cmH2O d’écart, sachant que la variation de pression des PPC tolérée est de l’ordre de 0,5cmH2O. La varia-tion maximale de la durée d’utilisation enregistrée par le Télé- Obs est de l’ordre de 30 sec. Concernant l’IAH, la différence moyenne entre les données de l’ASL et celles enregistrées par le TéléObs est de 0,29 événements/h. Conclusion : Ces résultats montrent la bonne performance du TéléObs pour évaluer l’adhésion et l’efcacité de ce trai-tement. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : THUILLART Olivier thuillart.o@sadir-assistance.com LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com 63 63 POSTERS 37 40
  • 45.
    Posters Poster 41 Décubitus dorsal et apnées obstructives du sommeil au cours de la Maladie de Parkinson COCHEN DE COCK Valérie (1) ; BENARD-SERRE Nicolas (2) ; CHARIF Mahmoud (2) ; CARLANDER Bertrand (2) ; DESPLAN Matthieu (1) ; DRISS Valérie (2) ; CUGY Didier (3) ; BAYARD Sophie (2) (1) Clinique Beau Soleil, Montpellier, France ; (2) CHU de Montpellier, Montpel-lier, France ; (3) CHU Pellegrin, Bordeaux, France Objectif : Le décubitus dorsal favorise les apnées obstruc-tives du sommeil. Les patients parkinsoniens décrivent des difcultés à se retourner dans leur lit. L’objectif de notre étude est d’explorer le lien entre décubitus dorsal et troubles venti-latoires nocturnes au cours de la Maladie de Parkinson (MP). Méthodes : Quinze patients consécutifs atteints de MP et d’un Syndrome d’Apnées Obstructives du Sommeil (SAOS) sé-vère ont été comparés à 1) 15 patients avec MP sans SAOS ap-pariés en âge, sexe, index de masse corporel et sévérité de la MP (Unied Parkinson’s Disease Rating Scale-III 2) 11 patients appariés en âge et sexe, présentant un SAOS sévère isolé et 3) 11 sujets sains appariés en âge et sexe. Nous avons com-paré le nombre de changements de positions pendant la nuit, par heure de sommeil et le pourcentage de temps de sommeil passé en décubitus dorsal dans ces quatre groupes. Résultats : Les parkinsoniens avec SAOS sévère ont passé presque tout leur temps de sommeil (93±11%) en décubi-tus dorsal alors que les parkinsoniens sans SAOS (61±24%, p0.001), les patients avec SAOS sévère isolé (50±28%, p0.001) et les contrôles (40±21, p0.001) restaient signicati-vement moins sur le dos. Les parkinsoniens avec SAOS sévère changeaient moins souvent de position dans le lit par heure de sommeil (0.4±0.5) que les parkinsoniens sans SAOS (1.1±0.8, p=0.002), les patients avec SAOS sévères isolés (1.2±1.0, p=0.006) et les sujets contrôles (1.5±0.5, p0.001). Conclusion : Le SAOS sévère au cours de la MP est asso-cié à une diminutions majeure du nombre de changements de positions pendant le sommeil et à une augmentation du temps de sommeil passé en décubitus dorsal pendant la nuit. L’amélioration des difcultés à se retourner dans le lit au cours de la MP pourrait diminuer le temps passé en décubitus dorsal et améliorer les troubles de la ventilation nocturne. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : COCHEN DE COCK Valérie valerie.cochen@gmail.com Poster 42 Pathologies du sommeil et contrôle aérien. Un exemple de réhabilitation DUBOURDIEU Dominique (1) ; HORNEZ Anne-Pia (1) ; MONIN Jonathan (1) ; MANEN Olivier (1) ; BISCONTE Sébastien (1) ; OLIVIEZ Jean-François (1) ; COSTE Sébastien (1) ; ROUL Guy (1) ; BERTRAN Pierre-Etienne (1) ; PERRIER Eric (1) (1) Service de santé des armées, Clamart, France Objectif : Nous présentons un contrôleur aérien civil, âgé de 54 ans, porteur d’une surcharge pondérale qui présente un syndrome d’apnées du sommeil modéré évoluant depuis plus de 10 ans sous traitement par orthèse d’avancement mandi-bulaire. La survenue d’endormissements au volant associés à des crampes invalidantes plutôt matinales principalement lo-calisées dans les cuisses conduit à de nouvelles investigations conduisant à un diagnostic polysomnographique de maladie de Willis-Ekbom dans une forme clinique inhabituelle sévère avec un nombre de mouvements périodiques des membres inférieurs à 23/h associé à un index de micro-éveils à 31/h. Un traitement par rotigotine, dispositif transdermique, est alors associé à la PPC. Se pose alors la question des critères de res-titution de son aptitude. Méthodes : Nous discutons des conditions de restitution d’une aptitude contrôleur aérien exigées par l’instance déro-gatoire, le Comité Médical de la Navigation Aérienne . Résultats : Il est nécessaire de s’assurer de l’efcacité des mesures thérapeutiques et de leur absence d’effets délétères sur la sécurité aérienne. Les traitements spéciques du SAS que sont l’OAM et la PPC dans ses formes modérées à sévères remplissent ces conditions sous réserve de leur bonne tolé-rance et de leur efcacité clinique régulièrement contrôlée. Dans les formes sévères de la maladie de WE, seule la roti-gotine (jusqu’à 3 mg/j) présente un prol compatible avec les exigences liées à la SA. Il lui est reconnu une efcacité chez 43% des patients se maintenant au-delà de 5 ans avec des ef-fets secondaires généralement mineurs (fréquents érythèmes sous le patch, quelques céphalées, nausées, …) et un risque limité de syndrome d’aggravation (inférieur à 13%). Conclusion : La mise en route d’un traitement par PPC ou OAM dans un SAS modéré ou sévère et par rotigotine à faible posologie pour certaines formes sévères de maladie de WE apporte une réponse thérapeutique acceptable sur le plan de la sécurité aérienne. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : DUBOURDIEU Dominique dominique.dubourdieu@laposte.net 64 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 46.
    Posters Poster 43 Effet bénéfique sur la perméabilité nasale de la rééducation linguale avec le dispositif TRP MAUCLAIRE Claude (1) ; DESSANGE Jean-François (2) ; SAINT GEORGE CHAUMET Yann (3) ; VANPOULE Fréderic (4) (1) Cabinet d’orthodontie, Troyes, France ; (2) HOPITAL COCHIN, Paris, France ; (3) Tongue Laboratory, Troyes, France ; (4) CETOF, Tours, France Objectif : Plusieurs études ont montré l’intérêt de la réédu-cation musculaire de la langue dans l’instauration d’une venti-lation nasale et le traitement du SAOS. L’appareil buccal TRP© (Tongue Right Positioner) corrige durablement les fonctions linguales, sans effets indésirables constatés. La contrainte fonctionnelle et posturale qu’il exerce sur la langue tonie ses muscles et élargit l’oropharynx. Nous avons évalué l’effet de cette tonication musculaire avec TRP sur la perméabilité nasale. Méthodes : Nous avons mesuré le débit nasal inspiratoire maximal (DNIM) avec l’appareil InCheck® sur 47 patients d’or-thodontie, souvent roneurs, âgés en moyenne de 11,6 ans (±2,6), présentant une dysfonction linguale traitée avec TRP. Les mesures ont été réalisées avant la pose du TRP, puis juste après et ensuite à chaque visite, en moyenne tous les 1,4 mois pendant environ 6 mois de traitement. Résultats : Les mesures montrent que le TRP induit une aug-mentation moyenne du DNIM de 8,5% ±0,5 (79% de répon-deurs; P-value=0,0015) dès sa pose, qui passe à 34% ±2,9 (89% de répondeurs; P-value=0,0047) après 5,7 mois de traitement, indépendamment des expansions transversales maxillaires éventuelles appliquées par l’orthodontiste. De plus, avant la pose du TRP, 44,6% des sujets présentaient une mesure du DNIM statistiquement inférieure à la valeur de référence (Z score -1). Juste après la pose du TRP, la proportion des sujets présentant un DNIM inférieur à la valeur de référence passe à 19,2 % ; après 5,7 mois de pose du TRP, la proportion chute à 11% des sujets. Conclusion : Cette étude préliminaire montre un bénéce immédiat sur la perméabilité nasale de la correction fonction-nelle et posturale de la langue réalisée par le TRP. La toni- cation musculaire induite par l’action continuelle de l’appareil sur la fonction linguale entraîne une normalisation progressive de la perméabilité nasale chez une majorité de patients. Ces résultats laissent augurer l’intérêt de ce dispositif pour des pa-thologies du sommeil présentant des troubles de la ventilation nasale, en particulier le SAOS. Conflits d’intérêts : Le brevet du TRP, inventé par le Dr Mau-claire, est exploité par Tongue laboratory dirigé par son ls JM Mauclaire et dont YSGC est consultant. Contact auteur : MAUCLAIRE Claude claude.mauclaire@orange.fr Poster 44 Prise en charge du SAHOS par Orthèse d’avancée mandibulaire en Algérie MADOUI Amira (1) ; HADJI-BOURBIA N. (2) ; BELLAMDANI M. (3) (1) Orthodontiste CHU Alger Ouest, Alger, Algérie ; (2) Pneumologue libéral, Blida, Algérie ; (3) Pneumologue libéral, Alger, Algérie Objectif : Evaluer notre activité de prise en charge de patients souffrant de SAHOS, par différents types d’orthèses d’avancée mandibulaire (OAM) , sur une période de 5 ans . Méthodes : 165 patients (58 femmes et 103 hommes) ont été orientés par les médecins spécialistes du sommeil pour avis et prise en charge par OAM. Il s’agit de différents types d’orthèses : monobloc en résine acrylique, bibloc titrable, en traction mandibulaire avec barrettes et orthèses industrielles Résultats : Sur 165 patients, 23,64 % ont été récusés pour divers motifs : édentations molaires, sub luxations et dou-leurs au niveau des articulations temporo-mandibulaires, pro-pulsions mandibulaires insufsantes et 44,24% des patients candidats à l’OAM ont été perdus de vue. Seuls 32,12 % des patients ont reçu une OAM. L’amélioration clinique a été jugée satisfaisante chez 100 % de ces malades. Un contrôle polygra-phique a été réalisé dans 96% de cas et a montré une nette amélioration de l’IAH. Conclusion : L’orthèse d’avancée mandibulaire reste une solution thérapeutique efcace mais encore sous estimée par manque d’information des patients et de formation du corps médical. De plus, la prise en charge par les caisses de sécurité sociale de cette affection améliorera certainement le recrute-ment. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : MADOUI Amira madouiamira@gmail.com LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com 65 65 POSTERS 41 44
  • 47.
    Posters Poster 45 Traitement du syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAHOS) par expansion maxillaire rapide chirurgicalement assisté LESTANG Pascal (1) (1) La Rochelle, France Objectif : La chirurgie d’avancée maxillo-mandibulaire chez l’adulte et l’expansion maxillaire rapide chez l’enfant ont mon-trés des bons résultats dans les apnées du sommeil. Il existe aussi des patients adultes avec un maxillaire étroit. Après la puberté, la suture médiopalatine s’ossie nécessitant une assistance chirurgicale pour obtenir une expansion maxillaire. Le but de cette étude est de montrer les effets de la chirurgie d’expansion sur des patients avec un SAHOS. Méthodes : Tous les patients ont eu une polysomnographie et une rhinomanométrie depuis 2007 avant la chirurgie. 5 n’ont pas effectuée de polysomnographie post-opératoire. 20 patients (5 hommes, 15 femmes) d’âge moyen 30a (13a à 54a) avec un SAHOS léger à sévère IAH moyen à 16/h avec micro éveils corticaux d’origine respiratoire à 21/h présentaient soit un trouble de l’articulé dentaire soit un décit transversal sur une analyse céphalométrique ou une obstruction nasale non expliqué par une cause ORL ont eu une expansion maxillaire rapide chirurgicalement assisté entre 2001 et 2014 Résultats : Tous ont eu une amélioration de l’obstruction nasale objectivée en rhinomanométrie par des débits passant de 404 à 865 ml/kPa/sec à l’éveil. L’IAH moyen post opératoire passe à 7/h. 47% ont un IAH 5/h avec une guérison. 80% ont un succès thérapeutique (IAH 20/h et diminution de 50% de l’IAH) Cette technique permet de stopper la ventilation nasale initialement prescrite pour 6 patients grâce à la forte diminu-tion des micro-éveils corticaux d’origine respiratoire à 7/h. Conclusion : Si cette technique parait prometteuse, il reste à en afner les indications et à dénir par des études pros-pectives la fréquence de ces anomalies chez l’adulte atteint de SAHOS Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : LESTANG Pascal drlestang@orange.fr Poster 46 SAS, réhabilitation et transplantation cardiaque : à propos d’un cas de cardiopathie ischémique sévère avec SACS appareillé et réentraîné HERENGT Frédéric (1) ; BRIOTA Laura (1) ; BRION Richard (1) (1) Dieulefit Santé, Dieulefit, France Objectif : Mr S…, 57 ans, est admis en SSR cardiologique le 13/12/2010 pour réhabilitation après angioplastie coro-naire post IDM antérieur thrombolysé, avec handicap fonc-tionnel majeur et dysfonction ventriculaire gauche sévère (FEVG=32%). Méthodes : La polygraphie systématique qui met en évidence un SACS sévère (IAh=53,9/h, dont 32,7 événements centraux/h; SaO2=93,5 % avec SaO290% pendant 3,3% du temps d’enre-gistrement). Après un échec initial, un appareillage en pression positive auto-asservie est nalement installé avec succès au 3ème mois. Au 30 ème mois, une transplantation cardiaque est réalisée. Au 33 ème mois, la polygraphie à l’état basal un SAOS d’importance moyenne à composante positionnelle (IAh=14,7/h, 23,9/h en décubitus dorsal, SaO2=90,4 % avec SaO290% pendant 27,7% du temps d’enregistrement), avec hypoventilation alvéolaire et une hypoxémie nocturne. Après échec de la PPC et de la BiPAP, la BiPAP auto est proposée et bien tolérée. L’EFR montre une aggravation d’un syndrôme restrictif pur par rapport au bilan initial (CVL à 55% contre 68% ; VEMS à 54% contre 64%). Il existe une atélectasie LID sans lé-sion endobronchique. A 41 mois, l’observance reste bonne et le patient poursuit ses activités physiques (marche et cycloer-gomètre quotidiens). Au cours du programme de réhabilita-tion, la puissance sur cycloergomètre augmente de 50 à 120 W. Résultats : Cette évolution du syndrôme d’apnées central vers un prol plus obstructif après transplantation cardiaque est décrite dans la littérature, l’originalité de cette observation est liée à la présence en post-opératoire d’une hypoventilation alvéolaire et d’un trouble ventilatoire restrictif régressif. Conclusion : L’évolution du syndrôme d’apnées après transplantation illustre l’importance du dépistage et du suivi polygraphique dans la population des insufsants cardiaques quelque soit l’évolution cardiologique. L’observation objective l’efcacité du programme de réhabilitation sur l’amélioration de la tolérance à l’effort dans l’insufsance cardiaque à chaque phase évolutive, non seulement en pré ou post-transplantation immédiate, mais aussi à moyen terme en post-transplantation. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : HERENGT Fréderic f.herengt@dieulefit-sante.org 66 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 48.
    Posters Poster 47 Chirurgie d’avancée naxillo-mandibulaire dans le traitement du Syndrome d’Apnée Obstructive du Sommeil : efficacité et retentissement esthétique GARREAU Emilie (1) ; BERANGER Thibaut (1) ; FERRI Joël (1) ; RAOUL Gwenaël (1) (1) Service de Chirurgie Maxillo-Faciale et Stomatologie CHRU Lille, Lille, Objectif : Les traitements communément utilisés dans le syn-drome d’apnée obstructive du sommeil (SAOS) sont la pres-sion positive continue et l’orhtèse d’avancée mandibulaire. En effet, la prise en charge chirurgicale des SAOS par avancée maxillo-mandibulaire est souvent percue comme risquée, contraignante et à retentissement esthétique mal anticipé. Méthodes : Cette étude rétrospective menée dans le service de chirurgie maxillo-faciale du CHRU de Lille présente les ré-sultats des patients opérés d’une chirurgie d’avancée maxillo-mandibulaire: l’efcacité denie par un index apnée-hypopnée (IAH) 15/h et une diminution de 50% de l’IAH en post opéra-toire, ainsi que le retentissement morphologique et la satisfac-tion globale des patients évalués par un questionnaire Résultats : 37 patients ont été traité par avancée maxillo-mandibulaire. Une efcacité a été obtenue chez 73% d’entre eux. Une amelioration moyenne de l’IAH de 31,6/h a été retrouvée. La satisfaction globale des patients était de 91%. 78% des patients se trouvaient améliorés ou inchangés suite à cette chirurgie. Conclusion : La chirurgie d’avancée maxillo-mandibulaire semble être un traitement efcace dans le traitement du SAOS, avec un retentissement esthétique bien accepté par les patients. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : GARREAU Emilie emilie.garreau@gmail.com Poster 48 Etude de validation d’une PPC auto avec le mode de confort P-Flex GENTINA Thibaut (1) ; CODRON François (1) ; JOUNIEAUX François (1) ; LAMBLIN Catherine (1) ; DERNIS Jean-Marc (1) ; BURE Marc (1) ; FORTIN François (1) (1) Clinique de la Louvière, Lille, France Objectif : La PR1 REMstar auto avec le mode de confort P-Flex est une machine de ventilation en pression positive conti-nue (PPC) qui s’adapte aux besoins de pression du patient. Autrement dit dès la détection de l’inspiration, la machine ac-compagne l’inspiration pour atteindre la pression requise puis en début expiration, le mode P-Flex applique une réduction de pression proportionnelle au débit du patient ainsi qu’au niveau de pression. Contrairement au mode de confort A-Flex qui ap-plique en n d’expiration une réduction de pression qui n’est proportionnelle qu’au débit patient. Le but de cette étude est d’évaluer l’efcacité, le confort, le niveau moyen de pression délivré par la PR1 REMstar Auto en utilisant le mode de confort P-Flex chez des patients présentant un Syndrome d’Apnée Hy-popnée Obstructif du Sommeil (SAHOS) sévère. Méthodes : Notre étude prospective a inclus des patients somnolents (Epworth10) porteurs d’un SAHOS sévère. Une polysomnographie est réalisée lors du bilan initial et à 3 mois de traitement par la PPC. L’observance est mesurée via la carte mémoire de la machine. La pression moyenne délivrée par la PPC auto est comparée à celle mesurée au masque soit la pression correspondant à l’effet du mode P-Flex. Résultats : 32 patients (24 hommes) (IMC = 31,7±4,5 kg/m2, âge = 52,4±11 ans, IAH = 49,9±18/h) sont inclus. A 3 mois, l’IAH-PSG est réduit de manière signicative (4,3±4,8/h), de même que l’index de désaturation (31,6±27,2 à 4,8±5,7/h), l’indice de micro-éveils (39,4±18,1 à 2,6±3,4/h) et la somno-lence (Epworth = 13,8±2,9 à 6,6±4,3 ) (p0,001). L’observance est de 4,6±4,4 h/nuit à 1 mois et de 4,5±2,4 h/nuit à 3 mois. Les niveaux moyens de pression délivrés avec le mode P-Flex (pression au masque) sont signicativement plus faibles que ceux délivrés théoriquement par la machine (6,7 ± 2,1 vs 7,8 ± 2,2 cmH2O). Conclusion : Chez des patients avec un SAHOS sévère, la PR1 REMstar auto avec le mode de confort P-Flex est bien tolé-rée et traite efcacement les évènements respiratoires et les symptômes des troubles respiratoires du sommeil avec un niveau moyen de pression plus bas. Conflits d’intérêts : Cette étude a été sponsorisée par PHILIPS RESPIRONICS. Contact auteur : MAKHLOUF Linda linda.makhlouf@philips.com LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com 67 67 POSTERS 45 48
  • 49.
    Posters Poster 49 Association BPCO et SAOS (overlap syndrome) : quelles modalités de prise en charge ? NETCHITAILO Marie (1) ; LAVERGNE Franck (2) ; TARDIF Catherine (1) ; MUIR Jean-François (1) ; CUVELIER Antoine (1) (1) Hôpital Bois-Guillaume-CHU Rouen, Rouen, France ; (2) Clinique Edouard Rist, Paris, France Objectif : Étudier les caractéristiques et le traitement des patients atteints d’overlap syndrome ainsi que leur évolution. Méthodes : Étude bi-centrique, rétrospective chez 129 pa-tients overlap syndrome. Les critères d’inclusion étaient une BPCO avec VEMS/CVF 70% sur une EFR de référence à l’état stable associée à un index d’apnées-hypopnées (IAH) 10 en poly(somno)graphie. Les caractéristiques de la population ont été analysées puis une comparaison a été faite entre les patients traités par VNI et ceux traités par PPC. Résultats : Le diagnostic d’overlap syndrome a été réalisé suite à une insufsance respiratoire aiguë dans 29% des cas. Il s’agissait en majorité d’hommes (86%), anciens fumeurs (61%) et obèses (77%). Le VEMS moyen était de 53,74 ± 18,55 % de la théorique et l’IAH moyen était de 42,38 ± 24,13. A leur sortie d’hospitalisation, les patients étaient traités par VNI (61%) ou par PPC (39%). Les patients ventilés par VNI avaient un VEMS moyen plus bas (48,92 vs 59% p 0,01), une SpO2 nocturne moyenne plus basse (86% vs 90% p 0,01) et un temps pas-sé à SpO2 90% plus élevé (67,05% vs 40,14% p 0,01) que les patients traités par PPC qui eux avaient un IAH plus élevé (49,92 vs 40,88 p = 0,05). Les patients traités par VNI étaient plus hypoxémiques (63,43 mmHg vs 70,96 mmHg p 0,01) et plus hypercapniques (49,11 mmHg vs 41,97 mmHg p 0,01) avant la mise en place de la ventilation. L’observance à un an était meilleure dans le groupe VNI (8,08 heures vs 5,8 heures p 0,01). La survie n’était pas différente entre les 2 groupes (p = 0,98). Conclusion : Les patients ayant une BPCO plus sévère sont préférentiellement traités par VNI. Ce traitement s’accom-pagne d’une meilleure observance mais n’est pas corrélé à une meilleure survie. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : TARDIF Catherine catherine.tardif@chu-rouen.fr Poster 50 La prise de poids sous CPAP : un bon marqueur d’observance ABOUDA Maher (1) ; YANGUI Ferdaws (1) ; HACHICHA Amani (1) ; TRIKI Miriam (1) ; CHARFI Med Ridha (1) (1) Hôpital des F.S.I., La Marsa, Tunisie Objectif : L’obésité représente le facteur de risque le plus important du syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS). Le traitement des formes sévères fait appel à la pres-sion positive continue (PPC). Nous nous proposons d’étudier l’impact du traitement par PPC sur l’obésité. Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective qui a collegié les dossiers de patients suivies depuis plus de un an pour SAOS sévère et chez qui un traitement par PPC a été indiqué en 2012. La variation du poids en fonction de l’observance du patient à la PPC a été étudiée entre 2012 et 2013. Résultats : 136 dossiers exploitables de patients porteurs de SAOS sévère ont été étudiés. Il s’agissait surtout de patients de sexe masculin (104 hommes) ayant un poids moyen de 99,8 kilogramme en 2012 contre 101,2 kilogramme en 2013. Sur les 136 patients, 46 n’ont pas accepté la PPC ou l’ont arrêté avant la n de la première année, 39 l’ont utilisé mais de façon irré-gulière et 61 l’ont utilisé de façon adéquate. Chez les patients n’ayant pas utilisé la PPC une baisse du poids non signicative de 0,4 (± 5,7) kilogramme a été noté. Chez les patients appa-reillés, une différence signicative (P0,02) dans l’augmenta-tion du poids entre le groupe des patients adhérents à la PPC (2,1± 4,2) et les patients non adhérents (0,9± 3,7Kg). Conclusion : Le traitement par PPC pendant plus de un an est un facteur de prise de poids. Cette prise de poids est plus importante chez les patients bien observants. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : ABOUDA Maher maherabouda@yahoo.fr 68 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 50.
    Posters Poster 51 L’anxiété et la dépression sont-ils des facteurs prédictifs de l’arrêt d’un traitement par PPC ? MASSANT Virginie (1) ; COLLOT Rita (1) ; LEGROS Pascal (1) ; FROGNIER Richard (1) (1) Saint-Luc, Bouge, Belgique Objectif : Les raisons qui poussent un patient souffrant de SAOS à stopper son traitement par pression positive continue (PPC) demeurent encore incomplètement connues. Méthodes : An d’évaluer le rôle de l’anxiété et/ou de la dé-pression chez ces patients, nous avons prospectivement éva-luer la présence de ces deux facteurs en proposant de remplir un questionnaire d’anxiété de Spielberger (STAI forme Y-B) et de dépression de Beck (21 items) à tous les patients qui ont bénécié d’une habituation à la PPC entre le 1er janvier 2012 et le 16 septembre 2014. Résultats : Sur un total de 388 patients appareillés durant cette période, 48 ont refusé de participer à l’étude ou ont mal complété les questionnaires. Sur les 340 patients restant, 262 étaient toujours traités au 16/09/2014 (76,8%). Parmi les 78 patients ayant stoppé le traitement durant cette période, 3 sont décédés et il n’a pas été possible de récupérer les dates d’arrêt pour 4 d’entre-eux. Sur les 71 patients restant, il appa-raît que ce groupe présente une échelle de dépression signi- cative par rapport au groupe toujours traité (11 (dépression légère) vs 9 (absence de dépression)) alors qu’il n’existe pas de différence signicative à l’échelle d’anxiété (48,6 vs 47,5). Les deux groupes sont par ailleurs similaires pour les variables d’indice de masse corporelle, d’index d’apnées - hypopnées, d’index de micro-éveils et de score de somnolence d’Epworth. Conclusion : La présence d’un état dépressif léger au moment de l’instauration d’un traitement par PPC pourrait donc consti-tuer un facteur favorisant l’arrêt prématuré du traitement. Ceci mériterait donc d’être dépister dès la prise en charge an d’améliorer l’adhérence au traitement de ces patients. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : MASSANT Virginie vivimassant@yahoo.fr Poster 51bis Pression positive continue et stéatose hépatique liée au syndrome d’apnées obstructives du sommeil : Données d’essais randomisés contrôlés I. Jullian-Desayes (1-2) ; R. Tamisier (1-2), J.P. Zarski (3) ; S.H. Launois(1-2) ; N. Arnol (1-2) ; C. Trocme (1-4) ; P. Faure (1-4) ; P. Lévy (1-2) ; M. Joyeux-Faure (1-2) ; J.L. Pépin (1-2) (1) Université Grenoble Alpes, HP2; Inserm, U1042, Grenoble, France ; (2) CHU de Grenoble, Laboratoire EFCR, Pôle Locomotion Rééducation et Physiologie, Grenoble, France ; (3) CHU de Grenoble, Département d’Hépatologie-gastro-entérologie, Pôle Digidune, Grenoble, France ; (4) CHU de Grenoble, Départe-ment de Biochimie, Toxicologie et Pharmacologie, Grenoble, France Contexte : Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) est associé à une forte prévalence de la stéatopathie hépatique non alcoolique (NAFLD). Dans les études en ou-vert, la pression positive continue (PPC) diminue les lésions hépatiques évaluées par tomographie ainsi que les taux de transaminases. Cependant, la diminution des enzymes n’est pas conrmée par les essais randomisés contrôlés et aucune étude randomisée n’a évalué l’effet de la PPC sur les mar-queurs non invasif de stéatose, d’inammation et de brose hépatique (mesurées par Fibromax®). Méthode : Etude visant à évaluer l’effet du traitement par PPC sur la stéatose liée au SAOS, à partir des sérothèques de 103 patients SAOS inclus dans des essais randomisés : PPC versus sham PPC. Une évaluation du score de stéatose, stéa-tohépatite non alcoolique (NASH) et brose est réalisée avant et après 6 à 12 semaines de traitement par Fibromax®. Résultats : Au moment du diagnostic, une stéatose modérée à sévère (stade S2/S3) est observée chez 49 % des patients du groupe PPC et 40 % du groupe sham PPC. 58 % des patients du groupe PPC et 40 % du groupe sham PPC présentent une NASH de grade N1 ou N2. Cependant, aucun effet signicatif de la PPC sur la stéatose et la NASH n’est observé (OR 0.498 [0.124; 1.995] pour le SteatoTest®, 1.479 [0.517; 4.228] pour le NashTest®). Conclusion : La forte prévalence de stéatose et de NASH éva-luées par Fibromax® chez les patients SAOS est conrmée. Cependant, 6 à 12 semaines de traitement par PPC ne modi- ent pas les scores de ce test à partir de ces données d’essais randomisés. Contact auteur : JOYEUX-FAURE Marie MJoyeuxfaure@chu-grenoble.fr LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com 69 69 POSTERS 49 51bis
  • 51.
    Posters Poster 52 Le sommeil des adolescents vu par les parents ROYANT-PAROLA Sylvie (1) ; LONDE Violaine (1) ; DAGNEAUX Sylvain (1) ; HARTLEY Sarah (1) ; JAHIER Sylvie (2) ; DUROCHER Liliane (2) ; FOURCADE Alexandra (3) (1) Réseau Morphée, Garches, France ; (2) Espace Santé Jeune de Neuilly, Neuilly, France ; (3) Mairie de Neuilly, Neuilly, France Objectif : Connaître l’attitude des parents face aux habitudes de sommeil de leurs adolescents Méthodes : Enquête diffusée par internet (sites, réseaux sociaux) Résultats : 306 questionnaires ont été remplis en ligne. Les catégories socioprofessionnelles les plus représentées sont les professions intellectuelles sup (62%) et les professions intermédiaires (15%). La population est essentiellement fran-çaise (96%) Les familles ont en moyenne 1,6 ± 0,8 ados à la maison dont l’âge moyen du plus jeune est 13,7 ± 2,0 et du plus âgé, 15,8 ± 2,3 . Le besoin de sommeil estimé par les parents est de 9,0 ± 0,8 heures. Pour 18% des parents, les horaires de sommeil (horaires de coucher ou horaires de lever) sont un important sujet de conit avec l’ado. 70% ont mis en place des règles, mais 19% d’entre eux ont beaucoup de difcultés à les faire respecter. 5% pensent que leurs ados dorment totalement insufsamment. 4% des ados prennent des médicaments qui leur ont été prescrits pour dormir, et 9% achètent des médicaments sans ordonnance en pharmacie. Au moment du coucher ou pendant la nuit, 64% des ados ont un, ou plusieurs appareils à disposition (ordinateur, tablette, téléphone, ou smartphone). Seuls 13% n’ont pas de connexion internet et n’ont accès qu’à des SMS. 19% des parents pensent qu’un de leurs ados se réveille la nuit pour jouer sur internet, envoyer des SMS ou se connecter sur les réseaux sociaux. 12% des parents sont inquiets du fait des habitudes de leurs ados et 10% ont rencontré un professionnel à ce sujet. Conclusion : La privation de sommeil des adolescents est assez peu perçue comme sévère par les parents, mais il y a quand même une inquiétude sur les habitudes de sommeil qui s’installent qui justient un besoin d’aide pour environ 10% d’entre eux. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : ROYANT-PAROLA Sylvie sylvie@royant-parola.fr Poster 53 L’inversion de répartition du sommeil lent profond est une bonne approximation de l’inversion du delta sleep ratio dans la dépression FAIVRE Thierry (1) ; PUTOIS Benjamin (2) (1) Clinique Lyon-Lumière, Lyon, France ; (2) Formation universitaire à dis-tance Suisse, Ceyzeriat, France Objectif : Les troubles du sommeil et la dépression sont étroitement associés. Les anomalies du sommeil paradoxal (SP) sont les plus connues. Le sommeil à ondes lentes peut aussi présenter certaines caractéristiques typiques de la dé-pression. Elles ont surtout été étudiées dans le cadre de la recherche, en mesurant l’activité à ondes lentes (SWA) par analyse spectrale. Un marqueur fortement évocateur de dé-pression est l’inversion de la répartition de la SWA entre le 1er et le 2e cycle de sommeil, ou inversion du delta sleep ratio. Le clinicien n’a pas accès aux outils sophistiqués de la recherche, néanmoins, la mesure du sommeil lent profond, ou N3, réalisé de manière routinière lors de la lecture des enregistrements du sommeil, pourrait représenter une bonne approximation de la SWA, puisqu’elle se base sur la présence d’ondes lentes d’une fréquence comprise entre 0,5 et 2 Hz et d’une ampli-tude d’au moins 75 microvolts, pendant au moins 20% d’une époque de 30s. Nous avons voulu tester l’hypothèse selon la-quelle l’inversion de répartition de N3 entre les 1er et 2e cycles était corrélée à la dépression. Méthodes : Étude rétrospective de 36 polysomnographies de patients pour lesquels le diagnostic d’inversion de la répar-tition du N3 avait été posé lors de la rédaction du compte-rendu d’enregistrement. Groupe contrôle apparié en âge et sexe (N=36). Analyse statistique de corrélation entre l’IDSR et le score de dépression (Beck abrégé, BDI). ANOVA à mesure répétées. Résultats : Comparés aux témoins, le groupe de patients a : 1) moins de N3 dans le 1er cycle, 2) plus de N3 dans le 2e cycle, 3) un rapport durée de N3 du 1er cycle/durée du N3 du 2e cycle plus faible et 4) une latence du SP plus courte. Le rapport N3 1er/2eme cycle varie signicativement en fonction du groupe expérimentale, du niveau de dépression et de la sévérité du SAOS. Pour un BDI7 la durée du N3-2 est corrélée à la durée du 1er épisode de SP et au BDI; ce qui n’est pas le cas pour un BDI7. Pour un BDI15 la durée de N3_1 est + grande (26 mn) comparée à un BDI15 (14 mn), la durée du N3_2 n’étant pas différente. Conclusion : L’inversion de répartition du N3 entre les 1er et 2e cycles de sommeil semble signer la présence d’un état dépressif. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : FAIVRE Thierry t.faivre@orpea.net 70 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 52.
    Posters Poster 54 Le sommeil du médecin généraliste. Comment son propre vécu influence-t-il sa perception de l’insomnie et sa pratique ? BOURGEOIS-JACQUET Marion (1) ; CHAMBE Juliette (2) ; KILIC-HUCK Ulker (3) ; RUPPERT Elisabeth (3) ; VELIZAROVA Reana (3) ; BONAH Christian (4) ; BOURGIN Patrice (3) (1) Département de médecine générale, Strasbourg, France ; (2) Départe-ment de médecine générale, CNRS UPR 3212, Strasbourg, France ; (3) Centre des troubles du sommeil, CNRS UPR 3212, Strasbourg, France ; (4) SAGE, UMR 7363, Strasbourg, France Objectif : Les troubles du sommeil, fréquents, peuvent avoir de lourdes conséquences médicales et socio-profession-nelles. Les médecins y sont aussi exposés, avec un risque sup-plémentaire d’automédication en psychotropes. Quel est le vécu par le médecin généraliste (MG) de son propre sommeil? Comment se prend-il en charge et comment cela inuence-t-il sa pratique et ses prescriptions ? Méthodes : Dans la continuité d’une étude de prévalence, nous avons mené une étude qualitative selon une méthode validée, la théorisation ancrée. 24 entretiens semi-directifs ont été réalisés auprès de MG en bonne santé. Résultats : Ils ne se plaignaient pas d’insomnie, même s’ils avaient tous vécu des mauvaises nuits et leurs conséquences diurnes. Par facilité ou manque de temps, tous, sauf un, étaient leur propre médecin traitant, et certains recourraient ponc-tuellement à l’auto-prescription en hypnotiques. Pour pré-server leur plaisir à travailler et éviter le burn-out, la plupart avait développé des stratégies préservant leur équilibre de vie, incluant gestion du sommeil, organisation du temps de travail et des loisirs. Ils estimaient peu recourir à la prescription de somnifères, privilégiant les règles d’hygiène et la phytothé-rapie, que paradoxalement ils n’envisageaient pas pour eux-mêmes. Ils jugeaient les consultations d’insomnie pénibles par leur caractère chronophage, intrusif, et le sevrage difcile des patients dépendants, perçus comme peu ouverts aux alterna-tives thérapeutiques. « Politiquement incorrects », les somni-fères provoquaient un sentiment de culpabilité partagée par les médecins qui « cédaient » à la prescription et les patients qui « l’exigeaient ». Cela était contrebalancé par la satisfaction de sevrages réussis, où ils sentaient un soutien des spécia-listes et des autorités de santé. Conclusion : Au nal, nous avons modélisé des détermi-nants à la décision thérapeutique dans l’insomnie : dans les cas typiques, les MG appliquaient avec empathie les recom-mandations. Mais les situations rencontrées se révélaient sou-vent plus complexes. Leur sensibilité, leur vécu, leur santé et leur rapport aux hypnotiques inuençaient alors davantage le contenu de la consultation et de l’ordonnance. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : CHAMBE Juliette juliette.chambe@unistra.fr Poster 55 Mauvaise perception des siestes chez les patients âgés : marqueur de l’insomnie ou problème cognitif ? NGUYEN-MICHEL Vi Huong (1) ; LEVY Pierre (2) ; PALLANCA Olivier (1) ; KINUGAWA-BOURRON Kiyoka (1) ; SEBBAN Claude (1) ; MARIANI Jean (1) ; ARNULF Isabelle (1) (1) Groupe Charles Foix- Pitié-Salpêtrière, APHP, Paris, France ; (2) Départe-ment de Santé Publique, Hôpital Tenon, APHP, Paris, France Objectif : Examiner la non-perception de l’endormissement diurne et ses facteurs prédictifs chez les patients âgés Méthodes : De 2009 à 2013, les patients de plus de 60 ans consultant pour troubles du sommeil au centre gériatrique de sommeil de l’hôpital Charles-Foix ont été interrogés et ont rempli les échelles de somnolence d’Epworth, de dépression gériatrique, d’anxiété de Goldberg, de sévérité de l’insom-nie (ISI). Ils ont bénécié d’un Mini-Mental State Examination (MMSE) ainsi qu’une nuit d’enregistrement de polysomnogra-phie (PSG) suivie de 4 tests itératifs de latence d’endormisse-ment (TILE). Après chaque test diurne, le technicien a deman-dé au patient s’il pensait avoir dormi. La non-perception de l’endormissement (Npe) était dénie par un endormissement non perçu lors d’au moins 2 des 4 tests. Résultats : Sur 135 patients vus prospectivement, 105 se sont endormis au cours d’au moins 2 tests : 42 patients (40%) ne l’ont pas perçu. Ce groupe avec Npe avait des scores de MMSE et d’Epworth plus bas et consommait plus de benzodia-zépines que le groupe sans Npe alors que ces deux groupes étaient comparables sur le plan démographique, de dépres-sion et d’anxiété, du sommeil nocturne et des TILE. De plus, les scores de l’ISI 11, du MMSE 26 et de l’Epworth 8 étaient indépendamment associés au Npe. La présence simultanée de ces 3 facteurs avait une valeur prédictive positive de 93% et prédictive négative de 71% pour le Npe. Conclusion : Plus de 40% des sujets âgés en consultation de sommeil, surtout ceux qui sont insomniaques ou ont des troubles cognitifs, ne perçoivent pas leurs siestes et sous-éva-luent leur score subjectif de somnolence. Ce résultat illustre l’intérêt, chez ces patients, d’évaluer objectivement la per-ception des siestes en laboratoire plutôt que d’utiliser des échelles subjectives, an de réduire le risque accidentologique et de surconsommation de somnifère. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : NGUYEN-MICHEL Vi Huong vhnguyen.michel@gmail.com LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com 71 71 POSTERS 52 55
  • 53.
    Posters Poster 56 L’intérêt d’un forum internet dédié aux troubles du sommeil HARTLEY Sarah (1) ; AUSSERT Frédéric (1) ; LONDE Violaine (1) ; DAGNEAUX Sylvain (1) ; ROYANT-PAROLA Sylvie (1) (1) Réseau Morphée, Garches, France Objectif : Evaluer l’apporte d’un forum dédié aux troubles du sommeil. Méthodes : Enquête auprès des utilisateurs du forum Mor-phée. Les utilisateurs inscrits depuis le 24/07/2012 ont été contactés par email et invités à remplir un questionnaire en ligne. Résultats : Le forum du Réseau Morphée est actif depuis le 28/11/2005. Il propose aux participants une information sur les troubles du sommeil et des échanges modérés par l’équipe du Réseau Morphée. 7860 participants sont inscrits et 36205 messages ont été postés. Les parties du forum les plus actives concernent le sommeil des nourrissons (18019 messages), le sommeil des enfants (6013 messages), l’insomnie (3609 messages), le sommeil en général (2014 messages) et les uti-lisateurs de PPC (1311 messages). 1932 participants ont été inscrits depuis le 24/07/2012 et 337 ont répondu à un ques-tionnaire en ligne (taux de réponse 17.4%) dont 281 femmes et 56 hommes. 236 (70%) ont entre 26 et 45 ans et 90% ont trouvé le forum en naviguant sur internet. 50% utilisent le forum pour les troubles du sommeil de leur enfant, 18% pour l’insomnie et 11% pour un SAS. 53% n’ont jamais consulté un médecin pour leur trouble du sommeil. Si 225 des 337 participants (67%) ont écrit (posté) des messages, un tiers a bénécié de leur seule lecture. 285/337 (85%) des participants sont satisfaits du forum, 194/337(58%) estiment que leur sommeil en a été amélioré et des 45 patients sous somnifères, 29 (64%) ont pu arrêter ou diminuer leur traitement. Conclusion : Un forum dédié aux troubles du sommeil peut apporter un bénéce aux patients atteints des troubles du sommeil et notamment leur permettre de diminuer ou arrêter un traitement par somnifères. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : SARAH Hartley sarah.hartley@reseau-morphee.org Poster 57 Effets d’un changement d’oreillers sur le sommeil fragile de 50 sujets surveillés par iSommeil ELBAZ Maxime (1) ; LEGER Damien (1) ; VAN BEERS Pascal (2) ; DUBOIS Alexandre (3) (1) Centre du Sommeil et de la Vigilance, Centre de Référence Hypersom-nies Rares, Hôpital Hôtel-Dieu, EA 7330 VIFASOM, Université Paris-Descartes, Paris, France ; (2) Institut de Recherche Biomédicale des Armées (IRBA), Bre-tigny sur Orge, EA 7330 VIFASOM, Université Paris-Descartes, Paris, France ; (3) European Sleep Center, Paris, France Objectif : L’oreiller, accessoire indispensable au bon sommeil est paradoxalement peu étudié dans la littérature du sommeil. Nous avons voulu observer l’effet d’un changement d’oreiller choisi en fonction de critères qualitatifs dans une gamme de 6 oreillers de volume et de matière différentes sur le temps et la qualité du sommeil appréciés par l’application mobile iSom-meil. Méthodes : Le sujets ayant un sommeil fragile (score17 à l’échelle de Ford) homme et femme ont dormi une semaine avec leur oreiller puis une semaine avec un nouvel oreiller choisi en fonction de critères qualitatifs récoltés à partir d’un questionnaire qualitatif. Le sommeil a été évalué objectivement pendant une nuit à l’aide de l’application iSommeil permettant d’apprécier le temps de sommeil total (TST) et par agenda du sommeil.Les critères principaux sont la latence d’endormisse-ment à l’agenda du sommeil et le TST évalués par agenda de sommeil et par iSommeil. Résultats : Cinquante sujets adultes dont 28 femmes et 22 hommes d’âge moyen 34±10 ans ont terminé l’étude. Le TST iSommeil est signicativement augmenté lors de la deuxième semaine du test avec un gain de 32 minutes ;TST(première semaine)= 7h 31minutes et TST(deuxième semaine)=7h 55 minutes (p=0,01). La latence d’endormissement par agenda du sommeil est signicativement diminuée pendant la deu-xième phase de l’étude avec une baisse de 29 minutes ; latence(première semaine)= 43 minutes et latence(deuxième semaine) = 14 minutes (p=0,01). Conclusion : L’utilisation d’un nouvel oreiller choisi sur des critères qualitatifs a pour effet d’améliorer signicativement la latence d’endormissement ainsi que le temps de sommeil de sujets avec un sommeil fragile. Référence bibliographique :Improving the quality of sleep with an optimal pillow: a rando-mized, comparative study. Jeon MY, Jeong H, Lee S, Choi W, Park JH, Tak SJ, Choi DH, Yim J. Tohoku J Exp Med. 2014;233(3):183-8. Conflits d’intérêts : Cette étude a reçu le soutien de la Com-pagnie DUMAS Contact auteur : ELBAZ Maxime maxelbaz@gmail.com 72 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 54.
    Posters Poster 58 Troubles du sommeil chez les patients atteints de cancer broncho-pulmonaire HABIBECH Sonia (1) ; MJID Meriem (1) ; TOUJANI Sonia (1) ; SNEN Houda (1) ; OUAHCHI Yacine (1) ; BEN SALAH Nozha (2) ; LOUZIR Béchir (2) ; MEHIRI Nadia (1) ; CHERIF Jouda (1) ; BEJI Majed (1) (1) Université de Tunis El Manar, Faculté de Médecine de Tunis. Hôpital La Rabta, Service de Pneumologie, Unité de Recherche 12SP06, Tunis, Tunisie ; (2) Université de Tunis El Manar, Faculté de Médecine de Tunis. Hôpital Mongi Slim, Service de Pneumologie, Tunis, Tunisie Objectif : Evaluer chez les patients atteints d’un cancer broncho-pulmonaire (CBP) la prévalence et la sévérité de l’in-somnie ainsi que sa corrélation avec la douleur, la dépression et la qualité de vie. Méthodes : Etude prospective menée de Juillet à Septembre 2014 au service de pneumologie de la Rabta chez des patients atteints d’un CBP conrmé histologiquement. Ont été exclus les patients suivis pour des troubles psychiatriques majeurs. Chaque patient a répondu aux questionnaires de la sévérité de l’insomnie (ISI), de la qualité de vie (QLQ-C30) et de la dépres-sion (HAD). La douleur a été appréciée par l’échelle visuelle analogique. Résultats : Il s’agissait de 25 patients (22 hommes, 3 femmes) âgés en moyenne de 60,2±8,8 ans. Nos résultats montrent que 52% des patients atteints de CBP avaient des troubles du sommeil (ISI 15) et 51% avaient une dépression (HAD 11). Le score de dépression était plus élevé chez les patients ayant des troubles du sommeil (HAD : 23±9,1 vs 8,08±2,17 ; p 0,05). De même, la qualité de vie était plus altérée chez ces patients (QLQ : 33,7±12,7 vs 72±12,7 ; p 0,05). Le score de sévérité de l’insomnie était corrélé à la douleur, au performans status, au score de dépression et à la qualité de vie (p0,001). Conclusion : Au cours du CBP, les troubles du sommeil sont fréquents et responsables d’une altération de la qualité de vie. Leur diagnostic et leur traitement doit faire partie intégrante de la prise en charge de la maladie. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : MJID Meriem mjid_meriem@hotmail.fr Poster 59 Validation psychométrique de la première échelle française de dépistage des troubles du sommeil de l’enfant (1-16 ans) PUTOIS Benjamin (1) ; LESLIE Wendy (2) ; RAOUX Aude (3) ; GUIGNARD-PERRET Anne (3) ; WIECK Dianne (3) ; VANIA Herbillon (3) ; AURELIE Grahek (4) ; JEAN-BAPTITE Sauzeau (4) ; MARIE PAULE Gustin-Paultre (5) ; FRANCO Patricia (3) (1) Formation Universitaire à Distance Suisse, Lyon, France ; (2) University of Ulster, Lyon, France ; (3) Hospice civil de Lyon - Hôpital femme mère enfant - Service Sommeil, Lyon, France ; (4) Université Lyon 2, Lyon, France ; (5) Faculté de pharmacie de Lyon 1, Lyon, France Objectif : L’échelle des troubles du sommeil de l’enfant (Sleep Disturbance Scale for Children, Bruni et al., 1996) est un outil de dépistage ayant de bonnes propriétés psychométriques et qui a été traduite dans de nombreuses langues. L’objectif de cette étude est de l’adapter et de la valider en français. A notre connaissance, il n’existe aucune échelle de dépistage des troubles du sommeil de l’enfant validée en francophonie. Méthodes : La méthode de traduction inversée a été réalisée. Par la méthode des sondages aléatoires, 18 parents français et 15 suisses ont évalué la compréhension de la version fran-çaise. Pour tester les propriétés psychométriques, 90 parents ayant amené leur enfant en consultation hospitalière du som-meil et 381 parents hors-consultations ont remplis la version française. Les 90 enfants en consultation ont été diagnosti-qués par des pédiatres spécialistes du sommeil. 40 enfants ont été évalués par leur mère et leur père. Résultats : La version française est compréhensible aussi bien par des français que par des suisses. 64% de la variance est expliqué par 6 facteurs. La consistance interne est satisfai-sante. Les sous-scores de l’échelle corrèlent bien avec les dia-gnostics des experts. Le score total et les sous-scores sont si-gni cativement différents entre le groupe consultation (N=66) et le groupe hors-consultation (N=381). Nous n’observons pas de différence entre l’évaluation de la mère et celle du père. Des corrélations seront présentées entre les sous-scores du questionnaire et les variables suivantes en fonction des caté-gories d’âges : durée écran, indice de masse corporelle, durée de sommeil, décalage de rythme entre la semaine et le week-end, activité physique, inattention et hyperactivité. Conclusion : L’échelle des troubles du sommeil de l’enfant comporte 26 items, elle est facile à remplir par les parents et présente de bonnes qualités psychométriques. Cette échelle est une aide au diagnostic, un outil de dépistage et une me-sure de recherche. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : PUTOIS Benjamin bputois@gmail.com LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com 73 73 POSTERS 56 59
  • 55.
    Posters Poster 60 Évaluation prospective de la somnolence diurne dans la dystrophie myotonique de type 1 LABERGE Luc (1) ; GALLAIS Benjamin (2) ; GAGNON Cynthia (3) (1) ÉCOBES - Recherche et transfert, Cégep de Jonquière, Saguenay, Québec, Canada ; (2) Clinique des maladies neuromusculaires, Centre de santé et de services sociaux de Jonquière, Saguenay, Québec, canada ; (3) École de réadaptation, Faculté de médecine et des sciences de la santé, Université de Sherbrooke, Sherbrooke, Québec, Canada Objectif : Vérier si la somnolence diurne évolue sur une période de neuf ans dans la dystrophie myotonique de type 1 (DM1). Méthodes : Deux cents patients atteints de DM1 ont été éva-lués en 2002-2004 (Temps 1 : âge moyen (ÉT) = 47,0 ans (11,8)). Neuf ans plus tard, en 2011-2013, (Temps 2 : âge moyen (ÉT) = 52,1 ans (10,6)), 115 patients ont été réévalués au regard de la somnolence diurne en utilisant le Daytime Sleepiness Scale (DSS). Les changements entre les Temps 1 (T1) et Temps 2 (T2) dans les scores de DSS ont été estimés à l’aide du test de Wil-coxon (signed rank). Les changements dans la proportion de patients considérés comme somnolents (score DSS 7) ont été estimés à l’aide du test de McNemar. Finalement, la progres-sion des symptômes entre les T1 et T2 chez les patients qui ont rapporté une aggravation de leurs symptômes de somno-lence en entrevue clinique a été comparée en utilisant l’erreur type de mesure. Résultats : La proportion de patients DM1 avec de la somno-lence diurne a augmenté de 26,5 % à 34,5 % (n.s.) entre les T1 et T2. Lorsque l’on considère exclusivement les patients qui ont participé aux T1 et T2, une augmentation signicative des symptômes de somnolence a été observée (DSS : + 0,4 points; p = 0,01). Les scores de DSS du T2 se situent toutefois à l’inté-rieur des limites de conance à 68 %, ne correspondant donc pas à un changement qui dépasse l’erreur de mesure. Aussi, la proportion de patients DM1 qui rapporte une aggravation de leur somnolence entre les T1 et T2 était de 26 %. Chez ce dernier sous-groupe de patients, une augmentation a été ob-servée dans les scores de DSS sur une période de neuf ans (n = 29; T1m = 5,4, T2m = 7,8; + 2,4 points; Z = - 3,62; p 0,001); les scores du T2 se situent hors des limites de l’intervalle de conance de 95 %, suggérant un changement réel au cours de cette période. Conclusion : Ces résultats suggèrent que les patients aux prises avec de la somnolence diurne voient leurs symptômes augmenter avec l’âge. Les études futures doivent identier les facteurs prédictifs associés à l’aggravation de cette hypersom-nolence réputée centrale. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : LABERGE Luc luc.laberge@cjonquiere.qc.ca Poster 61 Disparition des accès de cataplexie sous neuroleptiques atypiques chez une patiente ayant développé un état psychotique en relation avec la prise de gamma-hydrobutyrate prescrit comme traitement d’une narcolepsie-cataplexie NOEL Stéphane (1) ; GALLEMAERS Serge (1) ; BENOIT Michel (1) ; PASCOLO Christina (1) ; KERKHOFS Myriam (1) ; SEELDRAYERS Pierrette (1) (1) CHU de Charleroi, Montigny-le-tilleul, Belgique Objectif : Nous proposons de discuter, à partir du cas rappor-té, l’association narcolepsie-schizophrénie, les troubles psy-chotiques induits ou révélés par le gamma-hydrobutyrate, l’ef-fet potentiellement bénéque des neuroleptiques atypiques sur la cataplexie et plus particulièrement l’afnité des neuro-leptiques atypiques pour les récepteurs dopaminergiques D2 impliqués dans la pathogénie de la cataplexie. Méthodes : Nous rapportons l’histoire d’une patiente de 29 ans, souffrant de narcolepsie-cataplexie depuis l’adolescence, qui, traitée durant 3 ans par modanil 600 mg et venlafaxine 75 à 150 mg, continue à présenter plusieurs accès irrépressibles de sommeil diurne et 5 à 10 épisodes cataplectiques quoti-diens. L’instauration de gamma-hydrobutyrate va permettre une nette amélioration de la somnolence diurne et la dispa-rition des accès de cataplexie à une dose de 9 g. Par contre, après une semaine de traitement à cette dose, la patiente va développer des hallucinations auditives à caractère paranoïde, des idées délirantes persécutrices, des pensées imposées, un vol de la pensée, une baisse de l’attention, une incongruité affective (sourires immotivés), un émoussement affectif, des barrages, de l’apragmatisme et de l’incurie. Cet état psycho-tique nécessitera une mise en observation en milieu psychia-trique, au cours de laquelle, le GHB va être progressivement retiré en quelques jours, le modanil maintenu à 200 mg et la venlafaxine à 75 mg Résultats : Sous neuroleptique atypique (palipéridone, Inve-ga) instauré dés son admission, les accès de cataplexie vont nettement régresser, cependant la persistance de phéno-mènes hallucinatoires nous amènera à le remplacer par de l’aripiprazole 30 mg (Abilify ) le matin et de la quétiapine 50 mg le soir (Séroquel XR). Conclusion : Ce traitement va permettre un contrôle parfait des symptômes psychotiques, une disparition des manifes-tations cataplectiques et une nette réduction des accès de somnolence diurne. La latence moyenne aux tests itératifs d’endormissement est de 8 min, en l’absence de SOREMPs, alors qu’au moment du diagnostic, elle était de 3 min 25 sec associée à 5 SOREMPs. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : NOEL Stéphane s.noel@skynet.be 74 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 56.
    Posters Poster 62 Du bon usage du TILE pour le diagnostic des hyper-somnies centrales non hypocrétine-déficiente DOUKKALI Anis (1) ; JAUSSENT Isabelle (2) ; FRICHE Pauline (3) ; PESENTI Carole (1) ; BOSCO Adriana (1) ; LOPEZ Régis (1) ; DAUVILLIERS Yves (1) (1) Centre de référence national narcolepsie / hypersomnie idiopathique CHU Gui de Chauliac, Montpellier, France ; (2) INSERM U1061, Montpellier, France ; (3) Université Montpellier 1, Montpellier, France ; Objectif : Les diagnostics d’hypersomnie idiopathique (HI) et de narcolepsie sans cataplexie (NSC) reposent sur la clinique et le calcul de la latence moyenne d’endormissement (LME) et la présence de sommeil paradoxal dans les 15 minutes suivant l’endormissement (SOREM) obtenus lors des tests itératifs de latence d’endormissement (TILE). Toutefois les symptômes dans ces pathologies sont non spéciques, et la validité des critères du TILE discutable (ICSD-3). L’objectif est d’étudier la variabilité inter-test des TILE et l’impact sur le diagnostic re-tenu dans l’HI et la NSC en comparaison à une population de référence (narcolepsie cataplexie, NC). Méthodes : 69 patients (de novo ou sevrés de psychostimu-lant 8 jours) ont bénécié à 2 temps différents d’enregistre-ments polysomnographiques suivis de TILE pour des raisons diverses. Un diagnostic d’HI (LME8 min et 2 SOREM), NSC (LME 8 min et 1 SOREM) ou NC (8 min et présence de cata-plexies typiques) était posé sur au moins un des 2 tests. 4 su-jets (3 NSC et 1 HI) ont été réenregistré du fait d’une disparition de la plainte de somnolence, les 65 autres (23 HI, 26 NSC, 16 NC ; de 14 à 71 ans ; 43 % d’hommes) présentaient une plainte de somnolence diurne aux 2 évaluations. L’intervalle médian était de 702 jours (de 7 à 3484 jours). Résultats : La LME et le nombre de SOREM ne sont pas signi- cativement différents entre les deux tests pour les 3 groupes. Aucune différence signicative n’a été retrouvée sur 1) la LME entre les 2 TILE pour chacun des 2 groupes HI/NSC et NC (p=0.81 et p=0.98) 2) le % de SOREM 2 (p=0.20, p=0.56). Parmi les sujets avec les critères de NSC, HI ou NC à au moins 1 des 2 tests, une stabilité de diagnostic est observée chez seulement 9/26 (34,6%) pour la NSC, 6/23 (26,1%) pour l’HI et 16/16 (100%) pour la NC. Les résultats ne sont pas inuencés par la durée de l’intervalle entre les deux tests. Conclusion : Si la variabilité inter-test des paramètres mesu-rés par le TILE est faible, l’application stricte des seuils dénis par l’ICSD-3 conduit à changement de diagnostic de NSC et HI dans plus de la moitié des cas. Nous préciserons les détermi-nants de ces changements pour optimiser la robustesse du diagnostic étiologique sous-jacent. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : DOUKKALI Anis anis.doukkali@gmail.com Poster 63 Somnolence diurne excessive et Maladie de Parkinson (MP) COCHEN DE COCK Valérie (1) ; BAYARD Sophie (2) ; JAUSSENT Isabelle (3) ; CHARIF Mahmoud (2) ; GRINI Magda (2) ; YU Huang (4) ; LOPEZ Régis (2) ; GENY Christian (2) ; CARLANDER Bertrand (2) ; DAUVILLIERS Yves (2) (1) Clinique Beau Soleil, Montpellier, France ; (2) CHU de Montpellier, Mont-pellier, France ; (3) INSERM 1061, Montpellier, France ; (4) Shanghai Huashan Hospital, Shanghai, Chine Objectif : La somnolence diurne excessive est une plainte fréquente au cours de la MP. L’objectif de notre étude est de déterminer la fréquence et les déterminants de la plainte de somnolence et de la somnolence objective au cours de la MP. Méthodes : Cent trente quatre patients consécutifs présen-tant une MP, non sélectionnés pour une plainte de sommeil ont répondu à un questionnaire clinique semi structuré et ont réalisé un enregistrement polysomnographique suivi d’un test itératif de latence d’endormissement (TILE). Les caractéris-tiques démographiques, les antécédents médicaux, l’évolu-tion de la MP et sa sévérité, la somnolence diurne excessive, les symptômes de dépression et d’insomnie, les prises médi-camenteuses, la douleur, le syndrome des jambes sans repos (SJSR), les troubles du comportement en sommeil paradoxal (TCSP) et les mesures de sommeil ont été collectés. La som-nolence subjective était dénie par un score d’Epworth (ESS) supérieur à 10 et la somnolence objective par une moyenne d’endormissement au TILE inférieure à 8 minutes. Résultats : Parmi les 134 patients parkinsoniens, 46.3% rap-portaient une somnolence subjective et 13.4%présentaient une somnolence objective. Il existait une faible corrélation négative entre l’ESS et la latence moyenne d’endormissement au TILE. Un index de masse corporelle élevé était associé à la fois à la somnolence subjective et objective. La douleur était associée à une somnolence subjective et un index d’apnées/ hypopnées élevé à une somnolence objective. Nous n’avons retrouvé aucune corrélation entre la somnolence subjective ou objective et l’atteinte motrice, de durée de la maladie, le traitement, la dépression, l’insomnie, le SJSR, les TCSP et les mesures du sommeil de nuit. Conclusion : Nous avons objectivé une fréquence élevée de la plainte de somnolence chez les patients parkinsoniens sans pouvoir la conrmer par la mesure neurophysiologique standard de référence. Les traitements actuels de la somno-lence dans la MP sont limités. L’intérêt de la prise en charge de la douleur et du surpoids en association du traitement des apnées du sommeil reste à démontrer pour améliorer la som-nolence au cours de la MP. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : COCHEN DE COCK Valérie valerie.cochen@gmail.com LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com 75 75 POSTERS 60 63
  • 57.
    Posters Poster 64 Incidence du mois de Ramadan sur la qualité du sommeil et la vigilance diurne chez les jeunes médecins stagiaires KOTTI Nada (1) ; ABID Sourour (1) ; KAMMOUN Samy (1) ; M’SAAD Sameh (1) ; YANGUI Ilhem (1) (1) CHU Hédi CHAKER, Sfax, Tunisie Objectif : Cette étude avait pour objectif d’évaluer l’inuence du ramadan vécu sur la qualité du sommeil et la vigilance au travail chez les internes et les résidents en médecine. Méthodes : Il s’agit d’une étude épidémiologique transver-sale qui s’était déroulée en juillet 2014 et avait intéressé 650 résidents et internes travaillant dans les 2 CHU de la ville de Sfax. Le support de l’enquête était un auto-questionnaire ins-piré de celui du réseau Morphée et mené avant et pendant le ramadan. Résultats : Parmi les résidents et les internes sollicités, seu-lement 243 avaient répondu convenablement aux question-naires (37,5%). L’âge moyen était 26.81 ans avec une légère prédominance féminine (58,8%). Pendant le mois de Ramadan, le comportement alimentaire était marqué par une diminution de la fréquence des repas (de 2.92 à 1.79) avec des horaires décalés. Les maux de tête et les troubles dyspepsiques étaient plus fréquents (respectivement 15,2% versus 6,8% et 46.91% versus 29.63%). La consommation médicamenteuse d’antal-giques et de pansement gastrique avaient diminué (3,29 ver-sus 6,99). La fréquence d’insomnies d’endormissement avait augmenté (57,6% contre 48,1% ; p0,0001). Il en était de même pour l’impression de sommeil insufsant (54,7% versus 18,9%, p0,0001). Pendant les journées de Ramadan, les jeunes médecins se plaignaient le plus souvent d’un réveil matinal pénible (91,8% contre 56,1% ; p0,0001). La sensation d’irrita-bilité, la somnolence excessive, ainsi que la diminution de la vigilance diurne étaient également majorée (respectivement à 65% versus 57.6% et 41,4% versus 30,4%, 44.9% contre 32.9 % p0,0001). De même, la fréquence des troubles de la concen-tration était multipliée par 3 pendant ce mois sain. Prés des deux tiers des jeunes médecins interrogés estimaient que le mois de Ramadan est directement responsable d’une altéra-tion signicative du rendement. Conclusion : Les perturbations du sommeil pendant Rama-dan sont probablement aggravées par les mauvaises pra-tiques souvent associées à ce mois. Une éducation portant sur les bonnes règles d’hygiène de vie associée à un meilleur aménagement des horaires du travail seraient capables de limiter l’incidence de ces perturbations. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : M’SAAD Sameh msaadsameh@yahoo.fr Poster 65 C’est en dormant que l’on devient forgeron : Effet du sommeil sur l’apprentissage répété MAZZA Stéphanie (1) ; GERBIER Emilie (1) ; GUSTIN Marie-Paule (2) ; KOENIG Olivier (1) ; MAGNIN Michel (3) (1) Laboratoire EMC Université LYON 2, Bron, France ; (2) Département de biostatistiques HCL, Lyon, France ; (3) Intégration centrale de la douleur/ CRNL-U1028, Bron, France Objectif : Le proverbe selon lequel « c’est en forgeant que l’on devient forgeron » illustre le fait que les apprentissages sont favorisés par la pratique. Lorsqu’un matériel est appris de manière répétée, chaque séance d’apprentissage est plus fa-cile que la précédente, ce qui indique une économie au réap-prentissage. Compte tenu de l’effet bénéque du sommeil sur la consolidation mnésique, nous nous sommes demandés si une nuit de sommeil favoriserait cette économie au réappren-tissage en réduisant le nombre de révisions nécessaires pour l’acquisition d’un ensemble d’items verbaux. Méthodes : Deux groupes de 20 jeunes adultes ont réalisé un apprentissage initial puis un réapprentissage de 16 mots issus de la langue Swahili et leur traduction en français. . Le nombre d’essais d’apprentissage nécessaires pour rappeler sans erreur la traduction des 16 mots était mesuré. Les deux séances étaient espacées de 12 heures. Un groupe réalisait la séance d’apprentissage à 9h et celle de réapprentissage à 21h (Groupe Eveil), l’autre apprenait à 21h et réapprenait à 9h après une nuit de sommeil (Groupe Sommeil). La rétention des mots était également mesurée une semaine plus tard. Résultats : Le nombre d’essais nécessaires pour apprendre les 16 paires était équivalent dans les 2 groupes (5.6 +/- 1.9 vs. 5.2 +/- 1.5 pour les groupes Sommeil et Eveil, respectivement). Lors du réapprentissage 12 h plus tard, les participants ayant dormi débutaient le test avec de meilleures performances (10.3 mots +/- 2.6 vs. 7.4 mots +/-3.1 ; p .005) et obtenaient les 16 mots en 3 +/- 1 essais de réapprentissage. Le groupe Eveil avait besoin de deux fois plus d’essais (5.8 +/-1.7) pour réapprendre les 16 mots (p 0.005). Cette économie au réap-prentissage induite par le sommeil se caractérisait également par un réapprentissage plus rapide des items oubliés au cours du délai. Lors du rappel une semaine plus tard, le groupe Som-meil parvenait à rappeler 15.2 +/-1.5 mots contre 11.2 +/-1.2 pour le groupe Eveil (p .001). Le temps de sommeil observé entre les deux phases d’apprentissage était positivement cor-rélé aux performances une semaine plus tard (p .05). Conclusion : Le sommeil permet donc une économie lors du réapprentissage, tout en assurant un maintien à long terme plus efcace. Ainsi, intercaler une nuit de sommeil entre des séances de révisions permettrait de réviser moins et de retenir plus longtemps. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : MAZZA Stéphanie stephanie.mazza@univ-lyon2.fr 76 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 58.
    Posters Poster 66 Particularité du sommeil polyphasique d’après l’EEG de sommeil en mer chez 7 navigateurs de la route du Rhum DE LA GICLAIS Bertrand (1) ; DUFOREZ François (2) ; LEGER Damien (3) ; DE PREMOREL Nathalie (4) ; DUBOIS Alexandre (2) ; ELBAZ Maxime (3) (1) Centre du Sommeil d’Annecy-Argonay, Annecy, France ; (2) EUROPEAN SLEEP CENTER, Paris, France ; (3) Centre du sommeil de l’Hôtel-Dieu, Paris, France ; (4) Centre du sommeil Annecy, Annecy, France Objectif : Le sommeil de type polyphasique est indispensable aux navigateurs à la voile en solitaire notamment en compéti-tion dans un souci de sécurité et de performance. Ce type de sommeil comporte plusieurs épisodes de sommeil de durée variable selon la durée de la course et selon le type de bateau. Ces épisodes de sommeil sont répartis tout au Long du nyc-thémére et obéit à la chronobiologie du sommeil. Dans cette étude, on cherche à démontrer l’efcacité du sommeil poly-phasique chronobiologiquement programmé. Méthodes : 7 navigateurs se préparant à prendre le départ de la route du rhum 2014, course reliant à la voile en solitaire saint Malo à Pointe à Pitre en Guadeloupe ont accepté d’enre-gistrer leur sommeil par polysomnographie pendant leur par-cours de qualication à l’épreuve. Résultats : Embarqués sur des bateaux souvent semblables, les navigateurs ont permis d’obtenir les données montrant des épisodes de sommeil souvent rapides mais contenant du SLP ou du SP dont la latence devient très courte et la densité très importante. Conclusion : Ce type de sommeil permet de réduire le temps total de sommeil par 24 heures de moitié chez un navigateur tout en conservant un potentiel de performance efcace dans cette course relativement longue pouvant durer deux semaines comme c’est le cas pour les class 40 bateaux lar-gement représentés dans cette étude et également dans la route du rhum (50% des bateaux inscrits). Cette étude permet de présenter une série de données objectives sur le sommeil polyphasique qui par ailleurs est recommandé pour le som-meil des travailleurs de nuit (20% de la population active en France) ou des missions de longues durée ( 24-48H), toujours dans le but de garder sécurité et performance au travail. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : DE LA GICLAIS Bertrand b_delagiclais@hotmail.com Poster 67 Nuisances sonores de l’environnement et sommeil du patient de réanimation ELBAZ Maxime (1) ; ASSEFI Mona (2) ; SAUVET Fabien (3) ; MARIN Nathalie (2) ; RIO Stéphane (1) ; CARIOU Alain (2) ; INNOMINATO Pasquale (4) ; CHENNAOUI Mounir (3) ; MIRA Jean-Paul (2) ; LEGER Damien (1) (1) Centre du Sommeil et de la Vigilance, Centre de Référence Hypersom-nies Rares, Hôpital Hôtel-Dieu, EA 7330 VIFASOM, Université Paris-Descartes, Paris, France ; (2) Réanimation médicale, Hôpital Cochin, Paris, France ; (3) IRBA, Hôpital Hôtel-Dieu, EA 7330 VIFASOM, Université Paris-Descartes, Paris, France ; (4) INSERM U778, Villejuif, France Objectif : La qualité de l’environnement d’un service de réa-nimation est peu contrôlée en terme de nuisances sonores ou lumineuses malgré leurs conséquences potentielles sur les patients et en particulier leur sommeil. L’objectif de ce travail est d’évaluer les bruits et la qualité du sommeil de patients de réanimation. Méthodes : Etude réalisée dans une réanimation médicale. Etaient étudiés les patients conscients, volontaires, intubés. Une polysomnographie miniaturisée et un enregistrement du bruit ont été réalisés pendant 24 heures. L’évolution des stades de sommeil et l’occurrence des micro-éveils ont été analysée à l’aide d’un modèle linéaire mixte prenant en compte le ni-veau moyen, les pics et le type de bruit qui était identié par écoute de l’enregistrement sonore continu. Résultats : 11 patients ont été étudiés, 10 H/1F, âge moyen 64 ans, hospitalisés depuis 22±14 jours lors de l’enregistrement. Sur 24H, le niveau sonore moyen était de 65,4 ± 4.2 dB et le pic sonore maximal de 75,2 ± 8.2 dB. Le temps de sommeil moyen était 8.5 ± 5.2 h. Au-delà de 62 dB, il existe une aug-mentation signicative du nombre de changements de stades de sommeil, au dépend du sommeil lent léger (OR = 7.6, IC95% 4.1 - 14.1). Au-delà de 66 dB, le temps total de sommeil et la quantité de sommeil lent léger diminuent signicativement. (OR=3.4, IC95% 3.1 – 3.6). Au-delà de 68 dB on note un nombre plus important de micro-éveils (OR=3.9, IC95%=3.0-5.0). Les types de bruits qui induisent le plus de micro-éveils et de changements de stade sont les bruit d’alarme de moniteur (OR=4.5, IC95%=3.5-5.6) et d’alarmes de ventilateur (OR=4.2, IC95%=2.9-6.1). Conclusion : Cette étude illustre le niveau élevé de bruit dans les services de réanimation avec ses conséquences sur la durée et la qualité du sommeil. Des travaux complémentaires permettront d’évaluer leur efcacité sur le sommeil et l’état de santé des patients. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : ELBAZ Maxime maxelbaz@gmail.com LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com 77 77 POSTERS 64 67
  • 59.
    Posters Poster 68 Perception visuelle et troubles du comportement en sommeil paradoxal idiopathiques : étude en potentiels évoqués cognitifs PLOMHAUSE Lucie (1) ; MOLAEE-ARDEKANI Behnam (1) ; DUJARDIN Kathy (1) ; BOCQUILLON Perrine (1) ; DESPRETZ Pascal (2) ; DERAMBURE Philippe (1) ; BOURRIEZ Jean-Louis (1) ; CHARLEY MONACA Christelle (1) (1) EA 1046, Centre Hospitalier Régional Universitaire de Lille, Lille, France ; (2) EA 4559, Université de Lille, Lille, France Objectif : Un nombre croissant d’arguments mène à consi-dérer les troubles du comportement en sommeil paradoxal dits idiopathiques (TCSPi) comme un symptôme « pré-moteur » de la maladie de Parkinson (MP). Des troubles visuo-percep-tifs ont été décrits dans les TCSPi avec toutefois des résultats divergents. Ce domaine cognitif étant spéciquement touché dans la MP, il semble intéressant de pouvoir décrire plus préci-sément ces troubles chez les patients avec TCSPi. Par ailleurs, l’étude des corrélats électrophysiologiques de ces troubles apporterait des données importantes sur la physiopathologie des TCSPi. L’objectif de cette étude était d’analyser le traite-ment perceptif de l’information visuelle chez les patients avec TCSPi. Méthodes : Des enregistrements électroencéphalographiques haute résolution ont été réalisés chez 14 patients avec TCSPi et 14 sujets contrôles an d’analyser les potentiels évoqués cogni-tifs (PEc) engendrés par une tâche de catégorisation d’images fragmentées. La tâche consistait à catégoriser des images « reconnaissables » comme des objets réels et des images « non reconnaissables » comme des dessins aléatoires. La composante “Ncl” pour Negativity associated with closure était analysée et utilisée comme un marqueur des processus de per-ception d’objets incomplets. Résultats : Les résultats comportementaux n’ont mis en évi-dence aucune différence entre les deux groupes concernant le nombre de catégorisation correcte et le temps de réponse. Dans le groupe contrôle, le PEc avait une amplitude moyenne signicativement plus faible pour les images « reconnaissables » que pour les images « non reconnaissables » dans la fenêtre de temps 240-640 ms. Cette différence concernait les régions postérieures gauches du scalp. Cette relative négativité (Ncl) était absente chez les patients avec TCSPi. Conclusion : Ces résultats vont dans le sens d’une modica-tion des processus de traitement visuo-perceptif associée aux TCSPi. Les sources corticales de la Ncl ayant été décrites dans des régions de la voie ventrale de reconnaissance visuelle, nos résultats pourraient suggérer une atteinte corticale pos-térieure dans les TCSPi. Conflits d’intérêts : thèse conancée par le CHRU de Lille et la Région Nord Pas de Calais Contact auteur : PLOMHAUSE Lucie lucie_plomhause@yahoo.fr Poster 69 Etude comparative de l’analyse du sommeil réalisée à partir d’un bracelet instrumenté ou d’une polysomnographie sur une cohorte de 22 sujets SZACHERSKI Pascal (1) ; DORON Maeva (2) ; PERRIN Emilie (1) ; BOREL Jean-Christian (3) ; GERFAULT Laurent (2) ; LESGOIRRES Matthieu (3) ; LOIODICE Corinne (3) ; GUILLEMAUD Régis (2) ; PEPIN Jean-Louis (2) ; CARITU Yanis (1) (1) Movea-Invensense France, Grenoble, France ; (2) CEA, LETI, DTBS, Labo-ratoire électronique et systèmes pour la santé, Minatec Campus, Grenoble, France ; (3) Association AGIR à dom., Grenoble, France Objectif : Cette étude propose une solution autonome, por-table du suivi du sommeil basée sur la mesure de mouvement. Une attention particulière a été portée sur la validation rigou-reuse de cette solution. L’acceptabilité du dispositif et son au-tonomie de plusieurs semaines permettront un suivi journalier du sommeil et de ces caractéristiques. Un bracelet comporte l’électronique d’acquisition (accéléromètres, gyromètres, ma-gnétomètres), un microprocesseur et une liaison Bluetooth. L’autonomie est assurée par le développement d’un traite-ment embarqué utilisant efcacement le processeur. Méthodes : La mise au point et l’évaluation de l’algorithme ont été réalisées à partir de polysomnographies (PSG) d’une cohorte de 22 sujets. Cette base de données a été réalisée à domicile et au laboratoire du Sommeil du CHU de Grenoble. La PSG comprenait : EEG, EOG, EMG, ECG, plethysmogramme, débit respiratoire, Sp02, pCO2. Les sujets à haut risque de désordres étaient suivis en laboratoire. Les sujets suivis à domicile étaient équipés à 16:00 et le démarrage de la PSG programmé 30 minutes avant l’heure de coucher habituel. Les stades du sommeil ainsi que les evénements respiratoires (apnée-hypopnée), les mouvements périodiques de jambes étaient annotés par epochs de 30s par le personnel expert du sommeil, sur la base des recommendations standards. La me-sure de performances de notre dispositf et d’un dispositif simi-laire Actiwatch est basée sur l’erreur commise sur l’estimation du temps total de sommeil et le taux de bonne détection du sommeil et de l’éveil sur des epochs d’une minute. Résultats : Une justesse moyenne de 88% (84% pour l’Ac-tiwatch) est obtenue grâce à un taux de 97 % (95 % Actiwatch) de bonne détection du sommeil. Cette justesse est dégradée par 5 des 6 sujets pathologiques en grande partie par la baisse de la détection des phases d’éveil. La différence absolue du temps total de sommeil par rapport à la PSG est inférieure à 30 min pour 14 sujets, 15 min pour 10 sujets. Conclusion : Notre solution améliore la détection par rap-port à un dispositif similaire. Des travaux sont en cours pour améliorer cette détection en fusionnant les informations issus d’autres capteurs physiologiques. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : GERFAULT Laurent laurent.gerfault@cea.fr 78 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 60.
    Posters Poster 70 Estimation de la qualité relative du sommeil par un Indice de Qualité Globale du Sommeil s’affranchissant du codage des micro-éveils MESSAGER Valérie (1) ; PORTMANN Adriana (2) ; MUIR Jean-François (3) ; LETELLIER Christophe (1) (1) Université de Rouen, Rouen, France ; (2) ADIR Association, Rouen, France ; (3) Hôpital Universitaire de Rouen, Rouen, France Objectif : La présence de micro-éveils au cours du sommeil implique une fragmentation de celui-ci, et sa qualité s’en trouve diminuée : les micro-éveils déstabilisent le sommeil mais n’en interrompent pas la continuité puisqu’il n’y a pas d’éveil au sens propre. Toutefois, la survenue de micro-éveils durant un stade de sommeil retarde le passage à un stade plus profond, rendant ainsi le sommeil moins réparateur. Nous avions ainsi proposé un Indice de Qualité Globale du Sommeil QGSi, calculé automatiquement à partir d’un codage visuel (micro-éveils inclus) et permettant d’ordonner les hypno-grammes, d’une nuit à l’autre et entre patients. Méthodes : Initialement notre indice QGSi combinait les caractéristiques contribuant à une bonne qualité du sommeil telles que le nombre de cycles, la proportion des stades N3 et R via la fraction (N3+R)/(N1+N2+N3+R), la continuité via la fraction de veille intra-sommeil et la stabilité par la fraction des époques sans micro-éveils et ne jouxtant pas une transition entre stades. Nous calculons ici un nouvel indice QGSi’ qui dif-fère du précédent par le fait que la stabilité est uniquement évaluée par la fraction des époques ne jouxtant pas une tran-sition entre stades. Les deux indices QGSi et QGSi’ sont alors comparés pour 59 polysomnographies pathologiques enregis-trées chez des patients d’étiologie variée. Résultats : L’indice QGSi’ calculé sans micro-éveils est très signicativement corrélé(r=0.99, p0) à l’indice QGSi calculé avec micro-éveils. Le nombre de micro-éveils dans un stade donné de sommeil est signicativement corrélé à la durée passée dans le stade correspondant (Stade N1 : r=0.92, p0 ; Stade N2 : r=0.71, p0 ; Stade N3 : r=0.49,p0.0004 ; Stade R : r=0.63,p0.00000004). Conclusion : Plus le nombre de micro-éveils est élevé, plus la durée du stade de sommeil où ils surviennent est importante, surtout pour les stades légers de sommeil (N1 et N2) : la durée des stades essentiels à la qualité du sommeil étant prise en compte dans la fraction (N3+R)/(N1+N2+N3+R). Il serait ainsi possible de dénir un indice de qualité globale du sommeil s’affranchissant du codage des micro-éveils. Ceci devrait être validé dans d’autres pathologies. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : MESSAGER Valérie messager@coria.fr Poster 71 Données polysomnographiques chez des patients ayant des plaintes isolées de mémoire ou des troubles cognitifs légers SAGASPE Patricia (1) ; TAILLARD Jacques (1) ; CHAUFTON Cyril (2) ; BERTHOMIER Christian (3) ; BRANDEWINDER Marie (3) ; AMIEVA Hélène (4) ; DARTIGUES Jean-François (4) ; HARSTON Sandrine (5) ; RAINFRAY Muriel (5) ; PHILIP Pierre (1) (1) Université de Bordeaux, USR CNRS 3413 SANPSY Sommeil, Attention et NeuroPSYchiatrie, Bordeaux, France ; (2) Clinique du sommeil, CHU Pellegrin, Bordeaux, France ; (3) PHYSIP, Paris, France ; (4) INSERM U897, ISPED; CMRR CHU Pellegrin, Bordeaux, France ; (5) CMRR, CHU Xavier-Arnozan, Bordeaux, France Objectif : De plus en plus d’études suggèrent que des troubles du sommeil devancent au long des années l’appa-rition des signes cliniques de la maladie d’Alzheimer (AD). L’objectif est de comparer l’architecture du sommeil et/ou la présence de troubles du sommeil chez des patients ayant des plaintes isolées de mémoire ou des troubles cognitifs légers et des témoins n’ayant pas de plaintes mnésiques. Méthodes : Les patients ayant des plaintes isolées de mé-moire ou des troubles cognitifs légers ont été recrutés au sein de la cohorte MEMENTO suivie par le CMRR de Bordeaux. Des témoins appariés en âge et sexe n’ayant pas de plaintes mnésiques ont été recrutés. Le sommeil a été évalué par deux nuits d’enregistrement polysomnographique (PSG). Résultats : 29 patients (21 femmes, âge = 71 ans ± 7) et 10 témoins appariés ont été évalués. L’index Apnées/Hypopnées est de 19 ± 14 pour les patients versus 17 ± 12 pour les té-moins. L’index de micro-éveils est de 26 ± 13 pour les patients versus 27 ± 19 pour les témoins. L’indice des mouvements périodiques du sommeil (MPS) est de 17 ± 20 pour les patients versus 13 ± 22 pour les témoins. La structure du sommeil des patients ne diffère pas de celle des témoins (7% ± 3 vs. 6% ± 4 de N1, 50% ± 11 vs. 48% ± 11 de N2, 20% ± 8 vs. 23% ± 12 de N3 et 22% ± 7 vs. 22% ± 5 de sommeil paradoxal). La latence d’endormissement est de 9 min ± 9 pour les patients versus 8 min ± 5 pour les témoins et le temps d’éveil après endormis-sement est de 76 min ± 58 pour les patients versus 51 min ± 24 pour les témoins. Conclusion : La macro-structure du sommeil semble pré-servée comparativement aux données de notre population témoin. Ni la fragmentation du sommeil, ni les troubles respi-ratoires nocturnes, ni les MPS ne permettent de différencier les sujets du groupe ayant des plaintes isolées de mémoire ou des troubles cognitifs légers des sujets du groupe témoin. Conflits d’intérêts : Cette recherche est nancée par l’ANR SCOAL – AAP MALZ 2001 (Maladie d’Alzheimer et Maladies Apparentées), BRAIN ANR-10-LABX-43 et ANR-10-IDEX-03-02. Contact auteur : SAGASPE Patricia patricia.sagaspe@gmail.com LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com 79 79 POSTERS 68 71
  • 61.
    Posters Poster 72 Détection d’erreurs arithmétiques dans le sommeil STRAUSS Mélanie (1) ; DEHAENE Stanislas (2) (1) Cognitive Neuroimaging Unit, INSERM-CEA U992, neurospin, Gif/yvette, France ; (2) Cognitive Neuroimaging Unit, INSERM-CEA U992, neurospin ; Col-lège de France, Gif/yvette, France Objectif : Le cerveau est-il capable de manipuler les nombres dans le sommeil ? Certaines caractéristiques du calcul arith-métique sont possibles à l’état non conscient, comme le trai-tement de la quantité des nombres ou l’accès à la représen-tation sémantique. Nous avons donc testé les capacités du cerveau à détecter des erreurs arithmétiques dans le sommeil. Méthodes : Nous avons présenté en condition auditive des opérations (additions, multiplications et soustractions à un opérande) au résultat soit juste, soit faux. Les sujets étaient éveillés et attentifs aux résultats arithmétiques, éveillés mais distraits de la nature du résultat, ou endormis. Les réponses cérébrales ont été enregistrées en électro et magnéto-encéphalographie. Résultats : Les sujets éveillés et attentifs ont montrés des différences d’activations entre les résultats justes et faux dans les régions temporales et frontales pour tous les types d’opé-rations, à partir de 300ms environ après le début du résultat. En condition d’éveil distrait, ces différences n’étaient pas présentes. Seule une activation tardive vers 600ms a pu être détectée en réunissant les résultats de toutes les opérations. Dans le sommeil, les activations ont été, étonnamment, plus importantes qu’en condition d’éveil distrait. Des activations signicatives ont été trouvées pour chaque opération, à des latences similaires à celles de l’éveil attentif. Cependant les topographies de ces réponses étaient différentes, suggérant la mise en jeu de mécanismes différents de l’éveil, ou incom-plets. Conclusion : Le cerveau endormi reste capable de détec-ter l’erreur arithmétique simple. Cependant notre expérience ne nous permet pas de déterminer le mécanisme cognitif de cette détection. Dans le cadre ici d’opérations simples et pro-bablement automatisées, il pourrait s’agir, autrement qu’un calcul arithmétique, de la détection d’une violation séman-tique ou lexicale. Conflits d’intérêts : aucun conit d’intérêt. Financement par l’INSERM et les Journées de Neurologie de Langue Française (JNLF). Contact auteur : STRAUSS Mélanie strauss.mel@gmail.com Poster 73 Sommeil et migraine : L’étude Hypnolaus/Psycholaus HABA-RUBIO José (1) ; ANDRIES Daniela (1) ; TOBBACK Nadia (1) ; PREISIG Martin (2) ; CASTELAO Enrique (2) ; TAFTI Mehdi (1) ; HEINZER Raphaël (1) (1) Centre d’investigation et de recherche sur le sommeil (CIRS), Lausanne, Suisse ; (2) Département de Psychiatrie, Lausanne, Suisse Objectif : Le but de cette étude était de comparer les caracté-ristiques du sommeil chez les patients migraineux et chez des témoins appariés sur l’âge et le sexe. Méthodes : Les données de 2162participants à l’étude Hyp-nolaus/ Psycholaus, une cohorte basée sur un échantillon re-présentatif de la population de Lausanne (Suisse), ont été ana-lysées. Nous avons identié les sujets migraineux sur la base des critères de l’International Headache Society. Les plaintes et les habitudes du sommeil ont été évaluées à l’aide de l’index de qualité du sommeil de Pittsburgh, l’échelle d’Epworth, les critères diagnostiques du syndrome des jambes sans repos, le questionnaire de Berlin pour les troubles respiratoires et du questionnaire de typologie circadienne de Horne/Ostberg. Tous les sujets ont eu une polysomnographie (PSG) complète à domicile. Résultats : 115 sujets migraineux (âge moyen: 54,3 ±10,7 années, 69,5% de femmes) ont été identiés. Par rapport à 230 témoins appariés, les migraineux ont rapporté une moins bonne qualité de sommeil (score PSQI: 6.1 ±3.3 vs 5 ±2,8, p = 0,006), une latence d’endormissement subjective plus longue (20,2 ± 18,8 vs 16,2 ± 14,5 min, p = 0,009), plus de jambes sans repos (22,6% vs 13,9%, p = 0,039) et plus d’apnées constatées par l’entourage (11,3% vs 5,2%, p = 0,014). Nous n’avons pas observé de différences majeures entre les deux groupes en ce qui concerne les paramètres PSG, sauf une tendance à un allongement du temps total de sommeil (415,7 ±58,2 vs 403,1 ±73 min, p = 0,10) et à une diminution du sommeil lent profond (20,4 ±7,3% vs 21,9 ±8,2%, p = 0,10). Aucune différence signi- cative n’a été observée concernant la prise de médicaments pouvant inuencer le sommeil. Conclusion : Comparés à des sujets témoins, les migraineux rapportent plus de plaintes liées au sommeil, malgré l’absence de différences signicatives concernant les variables objec-tives du sommeil mesurées par PSG. Conflits d’intérêts : Fondation Leenaards, Fond National Suisse de la Recherche Scientique, GSK, Ligue Pulmonaire Vaudoise et CIRS. Contact auteur : HABA-RUBIO Jose jose.haba-rubio@chuv.ch 80 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 62.
    Posters Poster 74 Les habitudes de sommeil chez l’enfant : indices de psychopathologie ? SCHOLL Jean-Marc (1) ; PHILIPPE Paule (1) ; MAGIS David (2) (1) Centre Ressources Autisme CHU Université Liège, Liège, Belgique ; (2) Département Education et formation Université Liège, Liège, Belgique Objectif : investiguer chez l’enfant les habitudes d’endor-missement en fonction de l’âge et de la présence ou non de psychopathologie(s) pour tester 2 hypothèses : 1) L’évolution développementale des habitudes de sommeil est différente et plus lente chez les enfants présentant une psychopatho-logie par rapport aux enfants « typiques ». 2) Les difcultés à l’endormissement sont plus fréquentes chez les enfants pré-sentant une psychopathologie Méthodes : 15 questions simples concernant des habitudes de sommeil ont été posées aux parents de 2 groupes d’enfants âgés de 2.6 à 13 ans: 827 enfants « typiques » et 298 enfants « atypiques » suivis dans des consultations psychologiques ambulatoires. Le traitement statistique des données permet une étude développementale qui compare les habitudes de sommeil entre les 2 groupes ainsi que leur évolution en fonc-tion de l’âge de l’enfant dans chaque groupe. Des courbes de percentiles pour chaque réponse nominale (toujours, souvent, parfois, rarement, jamais) ont été calculées en fonction de l’âge et du groupe. Résultats : Les analyses des réponses aux 15 questions: - 14 montrent des différences statistiquement signicatives entre les 2 groupes (couche-tard/ durée d’endormissement/ appelle, sort de sa chambre, recherche de la compagnie/ s’occupe avec des jeux dans sa chambre avant de dormir/ exprime le souhait de s’endormir avec un frère, une soeur, un parent ….) - 12 montrent des variations signicatives des réponses avec l’âge de l’enfant. - Pour 5 questions, les résultats montrent que l’effet de l’âge est différent suivant les groupes alors qu’inver-sement, pour 2 questions, l’effet de l’âge est identique dans les 2 groupes Conclusion : Les résultats obtenus valident de façon très si-gni cative nos 2 hypothèses : 1) L’évolution développementale des habitudes de sommeil est différente et plus lente chez les enfants avec psychopathologie. 2) Les difcultés à l’endormis-sement sont plus fréquentes dans ce même groupe d’enfants. Nous pouvons en conclure qu’investiguer les habitudes de sommeil chez l’enfant grâce à des questions simples peut fournir des indices de psychopathologie et se révèle d’un très grand intérêt dans la clinique pédopsychiatrique. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : SCHOLL Jean-Marc jeanmarc.scholl@chu.ulg.ac.be Poster 75 Que peuvent nous apprendre les habitudes de sommeil dans les diagnostics pédopsychiatriques ? Réflexions autour de la clinique PHILIPPE Paule (1) ; SCHOLL Jean-Marc (2) (1)(1) Centre Ressources Autisme CHU Université Liège, Liège, Belgique Objectif : Une précédente recherche clinique nous a montré que, de façon très signicative, les habitudes d’endormisse-ment sont très différentes entre 2 groupes d’enfants : enfants « typiques » versus enfants suivis en consultations ambu-latoires dans des centres de santé mentale. A partir de ce constat, nous cherchons à savoir dans quelles proportions ces mêmes caractéristiques cliniques du sommeil sont présentes dans différentes pathologies pédopsychiatriques. Méthodes : Une recherche dans la littérature reprend les dif- cultés d’endormissement et/ou de sommeil en fonction des diagnostics pédopsychiatriques posés. Résultats : Les difcultés de sommeil sont très fréquentes et particulières dans des pathologies pédopsychiatriques comme les troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité, les troubles anxieux, les troubles de l’humeur (tempérament dépressif et/ou maniaque), les troubles du spectre autistique, les troubles du spectre psychotique. Conclusion : Lors d’une consultation en pédopsychiatrie, quelques questions simples posées aux parents (et à l’enfant) lors de l’anamnèse permettent d’investiguer les habitudes d’endormissement et de sommeil chez l’enfant. Les difcultés décrites contribuent de façon signicative à identier de nom-breuses pathologies. Inversement, s’il apparaît qu’ un enfant présente habituellement des troubles du sommeil et de l’en-dormissement, il est important de les explorer avec attention et d’orienter l’enfant vers une consultation pédopsychiatrique. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : PHILIPPE Paule paule.philippe@chu.ulg.ac.be LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com 81 81 POSTERS 72 75
  • 63.
    Posters Poster 76 Une nouvelle méthode objective pour identifier les états d’éveil et du sommeil par l’enregistrement des mouvements mandibulaires verticaux CHAKAR Bassam (1) ; FANIELLE Julien (1) ; POIRRIER Anne-Lise (2) ; BRUWIER Annick (1) ; CAMBRON Laurent (1) ; POIRRIER Robert (1) (1) Centre d’étude des troubles de l’éveil et du sommeil - CHU de Liège, Liège, Belgique ; (2) Service d’ORL - Centre d’étude des troubles de l’éveil et du sommeil - CHU de Liège, Liège, Belgique Objectif : Validation du JAWAC, un système ambulatoire d’en-registrement des mouvements mandibulaires verticaux (MMV) pour l’identication des états d’éveil et de sommeil chez les sujets sains en comparaison avec l’actimétrie (ACTG) et la polygraphie de sommeil (PGS) Méthodes : Chez 38 sujets sains, (23.5 ± 1.5 ans), (Epworth 7.6 ± 1.8) nous réalisons un enregistrement synchrone de la PGS (Embla N7000), de l’ACTG (Actiwatch 2 ; Philips Respironics), et du JAWAC (système ambulatoire de détection des troubles respiratoires du sommeil par l’enregistrement des MMV sur base du principe de l’effet d’induction mutuelle, ou les cap-teurs sont placés sur la ligne médiane du front et de la man-dibule). Les résultats de l’analyse manuelle des états d’éveil et de sommeil de PGS (règles de l’AASM), sont comparés aux résultats de l’analyse automatique de deux autres systèmes sur base d’époque de 30 sec. Nous effectuons deux séries d’analyse statistique : 1) comparaison époque par époque : sensibilité, spécicité et précision. 2) les coefcients de cor-rélation (CC) des paramètres du sommeil : temps de sommeil total (TST),latence d’endormissement (LE),éveil après l’endor-missement (EAE), et efcacité du sommeil (ES). Résultats : ---------------Epoque par Epoque------------ ----------Paramètres du sommeil ------------ Sensibilité Spéci- cité Précision TST (CC) LE (CC) EAE (CC) ES (CC) ACTG 0.95 0.49 0.89 0.88 0.01 0.77 0.84 JAWAC 0.95 0.63 0.90 0.94 0.82 0.89 0.88 En comparaison avec la PGS, le JAWAC montre une sensibilité et précision égale à l’ACTG, et une meilleure capa-cité pour identier les périodes d’éveil. Conclusion : L’analyse des MMV par le JAWAC représente une nouvelle et excellente alternative objective pour identi- er les états d’éveil et de sommeil chez les sujets sains. Des études supplémentaires sont nécessaires pour évaluer sa performance en présence des pathologies de sommeil en vue de son intégration dans un système ambulatoire de dépistage des troubles respiratoires du sommeil. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : CHAKAR Bassam bchakar@hotmail.com Poster 77 Consommation des écrans et qualité du sommeil chez les étudiants de l’Université du Littoral Côte d’Opale (UCLO) LOMBARD Rémi (1) ; ARON Christophe (1) ; HURDIEL Rémy (2) ; THEUNYNCK Denis (2) (1) Unité sommeil-VNI CH Dunkerque, Dunkerque, France ; (2) UCLO, Dun-kerque, France Objectif : Les données actuelles insistent sur le rôle potentiel-lement néfaste de la stimulation lumineuse trop intense liée aux écrans sur le sommeil. La consommation des écrans de type téléviseurs (TV), ordinateurs peut atteindre 4h/jour dans la tranche d’âge 15-25 ans (INSEE 2011). Quel est l’impact de cette luminosité sur le sommeil de nos étudiants ? Méthodes : Nous avons réalisé une étude prospective obser-vationnelle multicentrique lors des journées « Université-Nu-trisport » 2011 dans les quatre sites de l’UCLO en analysant 417 questionnaires de Pittsburgh (PSQI) ainsi que l’ « impres-sion de manque de sommeil » (score 0 ; pas du tout d’accord à 5 ; tout à fait d’accord) en lien avec la consommation des écrans de TV et d’ordinateurs. Résultats : Notre population compte 277 étudiants français et 140 ressortissants étrangers d’âge moyen 22 +/- 4 ans (57%H 43%F), score PSQI : 6 ± 3, durée de sommeil (composante 3 du PSQI) : 7.24 +/- 1.17 h, latence d’endormissement (compo-sante 2) 23min 3sec +/- 23min 40sec Parmi nos 417 étudiants ; 221 présentent un PSQI supérieur à 5 les classant comme « mauvais dormeurs ». Chez ces « mauvais dormeurs » nous n’observons pas d’association statistiquement signicative par le test de Fisher exact entre le temps de consommation quotidien d’ordinateur ou de TV et la présence d’un score PSQI5 au risque 5%. Nous observons une association signi- cative entre le temps journalier de consommation des 2 types d écrans (p0.05) et « l’impression de manque de sommeil », seul l’usage de l’ordinateur est signicativement incriminé dans le raccourcissement de la durée du sommeil (compo-sante 3) du PSQI chez ces étudiants (p0.05). Les étudiants étrangers en comparaison des étudiants nationaux présentent une durée de sommeil plus courte (p0.05 test chi2), un temps d’ordinateur plus long (p0.01), un temps de TV plus court (p0.01) associés à une altération signicative de la compo-sante 5 (« troubles du sommeil ») du PSQI (p0.05) et une « impression de manque de sommeil » en lien uniquement avec leur consommation d’ordinateurs (p0.01) Conclusion : Notre étude montre que parmi une population d’étudiants, la qualité de sommeil peut être altérée selon l’analyse du Pittsburgh, en lien avec l’utilisation des écrans, notamment d’ordinateurs, de façon plus nette chez les étu-diants d’origine étrangère, rappelant l’importance de l’édu-cation, voire du dépistage des troubles du sommeil parmi les populations les plus jeunes Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : ARON Christophe christophe.aron@ch-dunkerque.fr 82 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 64.
    Posters Poster 78 Temps de sommeil et résultats scolaires chez des collégiens d’Ile de France CABRERA Jean-pascal (1) ; GAURIAU Caroline (2) ; LEGER Damien (2) (1) Collège de la Vaucouleurs, Mantes-la-Ville, France ; (2) Centre du Sommeil, Hôpital Hôtel-Dieu, Paris, France Objectif : Cette enquête se proposait de mettre en relation le degré de réussite scolaire avec les différents paramètres caractérisant le sommeil de collégiens, d’étudier l’évolution des modes de sommeil en fonction de l’âge et du sexe des élèves, de comparer les paramètres de sommeil des élèves qui disent dormir bien par rapport à ceux considérant qu’ils ne dorment pas bien. Méthodes : A l’occasion de la Journée du Sommeil de2012, une enquête a été réalisée au Collège de la Vaucouleurs (78200 Mantes-la-Ville). Un questionnaire a été distribué par les enseignants. Il comportait 11 items questionnant sur leurs habitudes de sommeil en semaine (A quelle heure te couches-tu ? A quelle heure penses-tu t’endormir ? Te réveilles-tu la nuit ? Si oui, combien de fois, combien de temps ? A quelle heure te réveilles-tu ? A quelle heure sors-tu du lit ? Penses-tu avoir bien dormi ?), ainsi que des items sur le niveau de classe, le sexe et la moyenne générale au 1er trimestre. Résultats : Les 576 collégiens qui ont répondu au question-naire étaient répartis sur 27 classes de la 6ème à la 3ème. Le temps de sommeil moyen d’un collégien est de 8h07 ± 1h03 en semaine. Ce temps de sommeil diminue régulièrement de la 6ème (8h46 ± 53 min) à la 3ème (7h24 ± 1h01). L’heure du coucher est régulièrement de plus en plus tardive de la 6ème à la 3ème (21h12 ± 34 min à 22h45 ± 59 min), tout comme l’heure d’endormissement (22h00 ± 47 min à 23h30 ± 57 min). La sensation de bien dormir des collégiens diminue, passant de 80% à 62%. La sensation de bien dormir augmente régu-lièrement avec les résultats scolaires. Ainsi, parmi les 69,8% d’élèves déclarant bien dormir en semaine : 7% de ces élèves ont une moyenne trimestrielle inférieure à 10 ; 15% une moyenne entre 10 et 12 ; 31% une moyenne entre 12 et 14 ; 47% une moyenne supérieure à 14. Conclusion : Malgré un besoin de sommeil évident et bien connu à l’adolescence, on constate une diminution inquié-tante du temps de sommeil avec l’âge chez les collégiens de 11 à 15 ans. Cette baisse de la durée de leur sommeil est à l’origine d’une dette de sommeil qui s’accroît et s’accom-pagne d’une moins bonne qualité de sommeil et de possibles conséquences sur les résultats scolaires de ces élèves. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : GAURIAU Caroline caroline.gauriau@htd.aphp.fr Poster 79 Effets de l’exposition au bruit des avions sur la qualité du sommeil des riverains de l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle EVRARD Anne-Sophie (1) ; RIBEIRO Carlos (2) ; KHATI Inès (1) ; CHAMPELOVIER Patricia (3) ; ELBAZ Maxime (4) ; LAMBERT Jacques (3) ; LEGER Damien (4) ; MIETLICKI Fanny (2) ; SINEAU Matthieu (2) ; LAUMON Bernard (5) (1) Umrestte, unité mixte de l’Université Lyon 1 et de l’Ifsttar, Département Transport, Santé et Sécurité, Bron, France ; (2) Bruitparif, Observatoire du bruit en Ile-de-France, Paris, France ; (3) Laboratoire Transport et Environne-ment de l’Ifsttar, Département Aménagement, Mobilités et Environnement, Bron, France ; (4) Centre du sommeil et de la vigilance de l’Hôtel Dieu, Paris, France ; (5) Ifsttar, Département Transport, Santé et Sécurité, Bron, France Objectif : De nombreuses études ont montré des effets délé-tères de l’exposition au bruit des avions sur la qualité du som-meil. L’objectif de notre étude est de caractériser de manière détaillée et spécique les effets aigus du bruit des avions sur la qualité du sommeil des riverains des aéroports français tout en afnant la mesure de l’exposition au bruit. Méthodes : Une étude pilote du programme de recherche DEBATS (Discussion sur les Effets du Bruit des Aéronefs Tou-chant la Santé) a été réalisée en 2011 an de tester le proto-cole auprès de douze riverains de l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle. Ces participants ont porté un actimètre pendant sept nuits et ont rempli un agenda du sommeil an d’éva-luer la qualité de leur sommeil. Parallèlement, un dispositif de mesure constitué de deux sonomètres, un à l’intérieur de la chambre et l’autre en façade extérieure de celle-ci a été mis en place sur la même semaine an d’identier les bruits d’avions et d’évaluer l’impact acoustique de ces bruits à l’inté-rieur de la chambre des participants. Les données ainsi collec-tées ont permis de produire un certain nombre d’indicateurs acoustiques, énergétiques d’une part (relatifs à des moyennes énergétiques de bruit sur des périodes données), événemen-tiels d’autre part (caractéristiques et nombre d’événements ayant dépassé un niveau sonore donné). Une analyse en com-posantes principales (ACP) a été utilisée an de déterminer quels étaient les indicateurs acoustiques les mieux corrélés à la qualité du sommeil. Résultats : Les associations les plus fortes mises en évidence par l’ACP concernent la qualité du sommeil et les indicateurs acoustiques évènementiels estimés à l’intérieur de la chambre des participants. Conclusion : Les indicateurs acoustiques énergétiques uti-lisés dans la réglementation actuelle ne semblent pas suf- sants quand on s’intéresse à la qualité du sommeil des rive-rains d’aéroports. Cependant, ces résultats sont basés sur une douzaine de participants et demandent à être répliqués sur plus de sujets. Conflits d’intérêts : aucun conit d’intérêt à déclarer. Le pro-gramme de recherche DEBATS est nancé par la DGS, la DGAC, la DGPR et l’Anses. Contact auteur : EVRARD Anne-Sophie anne-sophie.evrard@ifsttar.fr LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com 83 83 POSTERS 76 79
  • 65.
    Posters Poster 80 Troubles du sommeil chez les adolescents des villages du Mont-Liban RAMMAL Farah (1) ; CHAHOUD Michèle (1) ; SAULEAU Eric (2) ; GODBOUT Roger (3) ; CHAHINE Ramez (1) (1) Université Libanaise, Beyrouth, Liban ; (2) Université de Strasbourg, Stras-bourg, France ; (3) Université de Montréal, Montréal, Canada Objectif : Les troubles du sommeil chez les adolescents peuvent causer une diminution de la concentration, ainsi qu’une fatigue prolongée qui affectent négativement la per-formance scolaire, le comportement et la qualité de vie de ces écoliers. L’objectif de notre étude est de déterminer les habi-tudes et la qualité du sommeil chez les adolescents scolarisés vivant en milieu rural et de détecter les facteurs qui peuvent affecter leur sommeil. Méthodes : Une enquête chez 556 élèves de différentes écoles des villages du Mont-Liban a été réalisée en mai 2014 à l’aide d’un questionnaire informatisé contenant 25 items basé sur l’indice de la qualité du sommeil de Pittsburgh, l’indice de gravité de l’insomnie et l’échelle de somnolence de Stanford. Nous avons étudié la relation entre plusieurs facteurs liés aux habitudes du sommeil et trois variables dépendantes : Insom-nie initiale (difcultés d’endormissement), de maintien (réveils nocturnes) et sommeil insufsant à l’aide d’une analyse bi-va-riée et une régression logistique. Résultats : La majorité des adolescents interrogés a rappor-té des troubles d’endormissement, 52% ont des difcultés à maintenir leur sommeil et 55.4% ont de difcultés à se réveil-ler le matin. La prise de stimulants, l’usage de l’internet ou du téléphone mobile avant de se coucher et les diners tardifs semblent être les facteurs qui prédisposent à un sommeil ina-déquat. Ces résultats sont comparables à ceux obtenus avec les étudiants qui habitent les villes lors d’une enquête similaire menée en mai 2013. Conclusion : Les adolescents interrogés, habitant un village ou en ville, souffrent d’un sommeil inadéquat et semblent avoir éventuellement des troubles de sommeil. Il est donc nécessaire d’accroître la sensibilisation à ce problème dans l’éducation an d’empêcher son aggravation. Conflits d’intérêts : aucun. Travail supporté par l’Agence Universitaire de la Francophonie, bureau du Moyen Orient Contact auteur : CHAHINE Ramez charamez@hotmail.com Poster 81 Evolution du score moyen de l’échelle d’Epworth sur l’année CUGY Didier (1) ; BALAN Joël (2) ; CUGY Sylvie (2) ; LEGER Bruno (2) (1) Unité Hypnologie et Chronobiologie Clinique, Bordeaux, France ; (2) CES Bordeaux - CPAM de la Gironde, Bordeaux, Objectif : Rechercher si il existe des variations du score d’epworth moyen rapporté à la période de l’année. Méthodes : A partir d’une base de données comportant 49389 évaluations de la somnolence au moyen de l’échelle d’epworth recueillies depuis l’année 2004 nous avons calculé la distribution des scores selon le cycle annuel. Résultats : Il est retrouvé en population une variation signi- cative du score d’epworth moyen durant l’année (p 0.0001). Les scores les plus élevés étant retrouvés au mois de juillet, les scores les plus bas à la n de l’automne au mois de novembre et décembre. Une analyse complémentaire a été réalisée sur la base du calendrier lunaire. Il est retrouvé un effet marginal mais signicatif (p0,03) de la phase de lunaison (indépendant du sexe et de l’âge) sur l’auto-évaluations de la somnolence au moyen de l’échelle d’epworth. Conclusion : Les scores les plus élevés à l’échelle d’epworth sont retrouvés durant les périodes ou les journées sont les plus longues et les nuits les plus courtes et réciproquement. Le lien observé avec la lunaison est en accord avec les résul-tats retrouvés avec ROOSLI al. Ceci étant en accord avec les relations connues existant entre somnolence et durée du sommeil. (1) RPPSLI al, Sleepless night, the moon is bright: longitudinal study of lunar phase and sleep, J. Sleep Res. (2006) 15, 149–153 Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : CUGY Didier didier@cugy.fr 84 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 66.
    Posters Poster 82 Étude des facteurs d’influence de l’efficience intellectuelle à 3 ans des enfants de la cohorte AuBE PLANCOULAINE Sabine (1) ; STAGNARA Camille (2) ; FLORI Sophie (2) ; BAT-BITAULT Flora (3) ; LIN Jian-sheng (4) ; PATURAL Hugues (2) ; FRANCO Patricia (5) (1) INSERM U1018-EQ10 - Université Paris-Sud, Villejuif, France ; (2) Pôle Mère et enfant, Hôpital Nord, Saint-Etienne - EA SNA-EPIS 4607, St Etienne, France ; (3) Hôpital Salvador - Institut de Neurosciences de la Timone, Mar-seille, France ; (4) INSERM-U1028 - Université Lyon 1, Lyon, France ; (5) Hôpital Femme Mère Enfant - INSERM-U1028 - Université Lyon 1, Lyon, France Objectif : Identier les facteurs de risque associés à l’ef- cience intellectuelle à 3 ans mesurée par le WPPSI-III et esti-mée par le quotient intellectuel verbal (QIV), de performance (QIP) et total (QIT) Méthodes : L’analyse inclus 194 enfants de la cohorte AuBE ayant bénécié du test et pour lesquels nous disposions de données sur la mère (âge, catégorie socio-professionnelle, parité, IMC, tabagisme pendant la grossesse, durée d’allaite-ment) et l’enfant (terme, sexe, poids de naissance, mode de garde, temps passé devant les écrans, durée de sommeil et ronements fréquents à 2 ans). Nous avons étudié le QIV, QIP et QIT par régressions linéaires Résultats : Les QI moyens sont de 106 (62 – 138) pour le QIT (7,2% 85), 92 (61 – 140) pour le QIP (35,9% 85) et 99 (61 – 138) pour le QIT (13,3% 85.) En analyse multivariée, les fac-teurs associés négativement au QIV sont le fait d’avoir une mère sans activité professionnelle (p=0,08), avec 3 enfants et plus (p=0,01) et un temps passé devant les écrans supérieur à 2h/j à 2 ans. La garde en crèche est associée positivement au QIV (p=0,08). Avoir une mère peu qualiée (p=0,08) est asso-cié négativement avec le QIP, alors qu’être né avec un terme élevé (p=0,04) et être gardé en crèche (p=0,02) sont associés positivement. Le QIT est associé négativement avec une fratrie de 3 enfants et plus (p=0,02) et un temps passé devant les écrans supérieur à 2h/j à 2 ans (p=0,02) ; il est associé posi-tivement au terme (p=0,07) et à la garde en crèche (p=0,01). Les ronements fréquents (N=16, 8,2%) et la durée de som-meil (Moy=13h00 [10h30-15h45]) ne sont pas associés aux QI mesurés Conclusion : Nous avons conrmé, dès 3 ans, l’importance du milieu socio-culturel et du temps passé devant les écrans dans le développement intellectuel verbal (QIV) et mis en évidence l’association du QIP avec le terme de naissance suggérant une maturation cérébrale moindre à âge égal. Les ronements fré-quents et la durée de sommeil à 2 ans ne semblent pas pré-dicteurs des différents QI un an plus tard. La mise précoce en collectivité permet d’augmenter signicativement le QIV, le QIP et le QIT et devrait être préconisé dans les milieux défavorisés, même si les parents sont sans emploi Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : PLANCOULAINE Sabine sabine.plancoulaine@inserm.fr Poster 83 Sommeil et transport - Enquête Institut National du Sommeil et de la Vigilance/MGEN - Journée du Sommeil® 2014 ADRIEN Joëlle (1) ; BECK François (2) ; VECCHIERINI Marie-Françoise (3) ; LEGER Damien (3) (1) INSERM, Paris, France ; (2) Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé (INPES), Paris, France ; (3) Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV), Paris, France Objectif : Suivre l’évolution des habitudes de sommeil des actifs français et interroger la relation entre leur sommeil et les trajets qu’ils effectuent quotidiennement entre leur domicile et leur lieu de travail. Méthodes : Enquête par internet administrée du 3 au 12/12/13 auprès d’un échantillon national de 1032 actifs de 18 ans et plus constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de régions de résidence et catégorie d’agglomération. Ques-tionnaire élaboré par le conseil scientique de l’INSV. Résultats : Les actifs français dorment en moyenne 6h55 en semaine et 8h02 le week-end. En semaine, 36% dorment moins de 6h et 67% se réveillent au moins une fois par nuit. Un actif sur 3 effectue au moins une sieste par semaine d’une durée moyenne de 47 minutes. 4 actifs sur 10 déclarent souf-frir d’au moins un trouble du sommeil: insomnie (19%), trouble du rythme veille-sommeil (16%), syndrome des jambes sans repos (7%), syndrome d’apnée du sommeil (6%). Seulement 13% d’entre eux déclarent être traités. Environ 1 actif sur 5 est victime de somnolence. En moyenne, 18km séparent les Fran-çais de leur lieu de travail et une durée de 30 minutes pour 2/3 d’entre eux. Pour ces trajets, 77% des actifs empruntent un véhicule en tant que conducteur, 21% les transports en commun et 8% aucun. Dans l’ensemble, 70% jugent leurs tra-jets agréables, essentiellement les conducteurs de véhicule et les actifs de province. Lorsqu’ils sont passagers (covoitu-rage, transport en commun) 39% s’endorment, en moyenne 23 minutes. Sur le trajet du travail, 17% des conducteurs disent somnoler au volant au mois une fois par mois, 10% au point de s’arrêter. 9% se sont endormis au volant au moins une fois dans l’année et 7% d’entre eux ont eu un accident mineur, sans dommage matériels ou corporels. Aucun réseau n’est épargné, 40% des endormissements ont eu lieu sur des grands axes routiers (4 voies, autoroutes), 26% sur des routes natio-nales ou départementales, 19% sur des routes secondaires et 15% en ville. Conclusion : Cette enquête met en exergue la privation de sommeil et le risque de somnolence dont sont victimes les actifs français, notamment sur le trajet domicile-travail. Si les usagers des transports en commun récupèrent un peu de sommeil, les actifs au volant somnolents s’exposent à un risque d’accident. Conflits d’intérêts : Enquête soutenue par la MGEN Contact auteur : ADRIEN Joëlle contact@insv.org LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com 85 85 POSTERS 80 83
  • 67.
    Posters Poster 84 Bénéfice d’une administration sous-cutanée continue d’apomorphine chez un patient atteint d’un syndrome des jambes sans repos sévère CARCANGIU Roberta (1) ; STANER Luc (1) ; SELLAL François (2) ; GAULTIER Claude (2) ; DUVAL Fabrice (3) (1) Unité des rythmes veille et sommeil-Centre Hospitalier de Rouffach, Rouf-fach, France ; (2) Département de Neurologie- Hôpitaux Civils de Colmar, Colmar, France ; (3) Psychiatrie- Centre Hospitalier de Rouffach, Rouffach, France Objectif : L’apomorphine est un puissant agoniste dopami-nergique et opioïdergique. Son efcacité dans le syndrome des jambes sans repos (SJSR) a été documenté par quelques études après prise unique sur des échantillons de patients li-mités. Cette communication rapporte l’effet d’une administra-tion sous- cutanée continue pendant 9 mois chez un patient atteint d’un SJSR pharmaco-résistant et d’une maladie de Par-kinson idiopathique (MPI). Méthodes : Nous avons documenté prospectivement l’effet d’une administration sous-cutanée d’apomorphine délivrée par une pompe chez un homme de 57 ans atteint d’une MPI et d’un SJSR sévère en utilisant une passation itérative d’ échelles, une actimétrie après 6 mois de traitement et une polysomnographie (PSG) après 9 mois de traitement. L’effet de l’apomorphine est mis en relation avec l’évolution clinique du patient depuis l’âge de 47 ans. Résultats : A l’âge de 47 ans le patient consulte pour une insomnie et un SJSR; un an après une MPI est diagnostiquée. Pendant les 10 ans de suivi le patient bénécie de 7 PSG conrmant la sévérité du SJSR qui ne répond pas ou peu aux traitements conventionnels (dopaminoagonistes, antiépilep-tiques, opioïdes, benzodiazépines). A l’âge de 57 ans, le pa-tient présente des importantes uctuations motrices malgré un traitement par L-DOPA 725 mg/j + Ropinirole 5 mg/j et une pompe à apomorphine est alors installée (220 mg/24 heures). Le patient rapporte un bénéce immédiat sur le SJSR qui per-siste pendant 9 mois, sans amélioration des blocages moteurs. Après retour à la thérapie orale, motivé par des nodules sous-cutanés aux sites d’injection, le patient signale une réappari-tion du SJSR l’amenant progressivement à une prise nocturne anarchique des antiparkinsoniens. La pompe n’est pas ré-ins-tallée le patient devant bénécier très prochainement d’une stimulation cérébrale profonde pour sa MPI. Conclusion : La pompe à apomorphine pourrait apporter un bénéce signicatif et durable dans des formes sélectionnées de SJSR avec ou sans MPI associée. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : CARCANGIU Roberta robimale@aol.com Poster 85 Pourquoi certains somnambules sont-ils somnolents ? CARRILLO-SOLANO Marisol (1) ; BRION Agnès (1) ; LEU-SEMENESCU Smaranda (1) ; ARNULF Isabelle (1) (1) Hôpital Pitié Salpêtrière, Paris, France Objectif : identier les déterminants de la somnolence diurne chez les adultes avec somnambulisme ou terreurs nocturnes Méthodes : Tous les adultes consécutivement hospitalisés dans le service de 2012 à 2014 pour somnambulisme ou ter-reurs nocturnes ont rempli le score de somnolence d’Epworth et le score de sévérité du somnambulisme puis bénécié de deux nuits consécutives de vidéopolysomnographie. Les dé-terminants de la somnolence (score d’Epworth 10) ont été recherchés parmi les données démographiques, cliniques et de polysomnographie, y compris le nombre de réveils en som-meil lent profond. Résultats : Ce groupe de 149 patients avec somnambulisme et terreurs comportait 55% de femmes et un âge moyen de 33±10 ans, avec un début principalement dans l’enfance. Les patients présentaient 18±22 épisodes par mois, avec un score de comportement PADDS-A de 9±5, un score de reten-tissement diurne PADDS-C de 3.5±1.7 et un score d’Epworth de 10±6.6. Il y avait eu des blessures de soi ou d’autrui chez 23%, du somnambulisme alimentaire chez 20% et sexuel chez 12%. Le temps de sommeil total était de 467±95 min la nuit 1, avec une efcacité de sommeil de 86±12%, une durée de sommeil lent profond de 116±46 min, un index de microéveils de 11.5±6.6 et un nombre d’éveils en sommeil lent profond de 5.4 ± 3.5 la nuit 1 et 5.9±3.7 la nuit 2. Parmi les patients, 43% étaient hypersomnolents : ces patients avaient plus de réveils en sommeil lent profond sur les 2 nuits (11±7.3 contre 8.8±5, p0.05), sans autre différence d’âge, de sexe, de score à la PADSS, de présence plutôt de terreurs, de temps total de som-meil, de durée de sommeil lent profond ou d’index de microé-veils. La corrélation entre le nombre de réveils en sommeil lent profond et le score d’Epworth était de 0.22. Conclusion : Le seul déterminant de la somnolence diurne excessive chez les adultes souffrant de somnambulisme/ter-reurs semble être le nombre cumulé de réveils en sommeil lent profond. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : CARRILLO-SOLANO Marisol rmarisolcm@yahoo.com 86 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 68.
    Posters Poster 86 Le trouble comportemental en sommeil paradoxal est-il un marqueur pré-symptomatique chez les sujets mutés LRRK2 (syndrome parkinsonien juvénile) ? EHRMINGER Mickael (1) ; LEU Smaranda (2) ; CORMIER Florence (3) ; CORVOL Jean-Christophe (3) ; BRICE Alexis (4) ; ARNULF Isabelle (5) (1) AP-HP Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière, Ecole Normale Supérieure, Paris, France ; (2) AP-HP Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière, UPMC, Paris, France ; (3) Centre de Recherche de l’Institut du Cerveau et de la Moelle Épi-nière, Paris, France ; (4) UPMC, Centre de Recherche de l’Institut du Cerveau et de la Moelle Épinière, Paris, France ; (5) Service des pathologies du som-meil, AP-HP Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière, UPMC, Paris, France Objectif : Le trouble comportemental en sommeil paradoxal (TCSP) est fortement associé à la maladie de Parkinson idiopa-thique (MPi) : il la précède dans 30% des cas et l’accompagne dans 60% des cas. Les mutations du gène LRRK2 sont rares et induisent un syndrome parkinsonien juvénile dont l’associa-tion avec la synucléine n’est pas encore claire. Ces mutations induisent-elles un TCSP chez les sujets mutés pré-symptoma-tiques ou symptomatiques ? Méthodes : Nous avons inclus 15 sujets mutés sur LRRK2 (11 parkinsoniens, 4 porteurs sains), 22 parkinsoniens idiopa-thiques, et 17 témoins sains appariés en âge et en sexe. Ils ont bénécié d’une vidéo-polysomnographie, avec mesure du pourcentage de sommeil paradoxal sans atonie, et d’échelles motrices (UPDRS motrice OFF). Résultats : Il n’y avait pas de TCSP ou de pourcentage de sommeil paradoxal sans atonie supérieur à 15% ni chez les porteurs sains et ni chez les porteurs symptomatiques d’une mutation du gène LRRK2, alors que les patients MPi avaient un TCSP dans 41% des cas, et présentaient plus d’activité tonique en sommeil paradoxal que les parkinsoniens LRRK2 (p0.001). L’activité alpha occipitale était plus élevée chez les LRRK2 symptomatiques que chez les patients MPi (p=0.02). L’archi-tecture du sommeil n’est pas modiée, et on ne retrouve pas plus d’apnées du sommeil chez les mutés que chez les MPi. Conclusion : Sur cet échantillon, le contrôle de l’atonie mus-culaire en sommeil paradoxal ne semble pas associé aux lé-sions induites par les mutations du gène LRRK2. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : ARNULF Isabelle isabelle.arnulf@psl.aphp.fr Poster 87 La condition de somnambule est-elle sous-tendue par une perturbation de l’activité des fuseaux du sommeil ? CARPENTIER Nicolas (1) ; O’REILLY Christian (2) ; POIRIER Gaétan (2) ; PAQUET Jean (2) ; CARRIER Julie (2) ; GIBBS Steve (2) ; ZADRA Antonio (2) ; DESAUTELS Alex (2) (1) CHU Service de Neurologie, Nancy, France ; (2) Centre d’Études Avancées en Médecine du Sommeil, Montréal, Canada Objectif : Les somnambules présentent une instabilité du sommeil lent, en particulier du stade N3. L’activité des fuseaux du sommeil est précisément corrélée à la stabilité du som-meil, mais cet outil n’a été que rarement utilisé chez les som-nambules. Ce travail avait pour objectif de comparer l’activité des fuseaux en N3 des somnambules avec celle de sujets contrôles. Méthodes : Dix somnambules associés à 10 sujets sains contrôlés pour l’âge et le sexe ont été analysés. Un enregis-trement de base et un enregistrement après privation de som-meil de 38 heures ont été réalisés. Les densités des fuseaux (11-16Hz) ont été mesurées automatiquement durant les stades N3 par des logiciels basés sur le ltrage et le seuillage du signal électroencéphalographie à partir des dérivations F3, C3 et P3 du système 10/20. Les densités de fuseaux en N3 du-rant le premier cycle de sommeil et pour l’ensemble de la nuit ont été comparées entre les somnambules et les contrôles. Résultats : Les somnambules ont présenté une densité de fuseaux en N3 signicativement plus basse que les contrôles durant le premier cycle de sommeil (1,56/min versus 2,22/min, p=0,009) et durant l’ensemble de la nuit (1,50/min versus 1,86/ min, p=0,004). La privation de sommeil n’a pas affecté la dif-férence de densités de fuseaux en N3 entre les somnambules et les contrôles. Conclusion : Ces résultats suggèrent que l’instabilité du som-meil lent chez les somnambules pourrait être sous-tendue par une altération quantitative de l’activité des fuseaux du som-meil. Conflits d’intérêts : Ce travail a été nancé par l’Institut de Recherche en Santé du Canada (grant #M0P 49515) et le Fonds de recherche du Québec-Santé (AD), et mené dans le cadre d’un partenariat entre l’Association des Chefs de service du CHU de Nancy et le Groupe Pasteur Mutualité (NC). Contact auteur : CARPENTIER Nicolas nic.carpentier@gmail.com LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com 87 87 POSTERS 84 87
  • 69.
    Posters Poster 88 Troubles du comportement en sommeil paradoxal symptomatiques d’un cavernome pontique FELIX Sandra (1) ; THOBOIS Stéphane (1) ; BASTUJI Hélène (1) ; PETER Laure (1) (1) Hospices civils de Lyon, Lyon, France Objectif : Les épisodes d’agitation nocturne peuvent poser un problème diagnostique et étiologique. Méthodes : Un homme de 75 ans se plaignait d’une somno-lence diurne excessive (SDE), de difcultés d’endormissement et d’agitation pendant son sommeil nocturne. Un syndrome des jambes sans repos a été diagnostiqué et traité. Devant la persistance d’une SDE, d’un ronement et d’une nycturie, une polysomnographie a été réalisée qui montrait un syndrome d’apnées obstructives. Un traitement par pression positive continue nocturne n’a pas amélioré les épisodes d’agitation nocturne avec cris, coups et chutes du lit. Résultats : L’enregistrement de sommeil avec vidéo a montré des reprises du tonus musculaire en sommeil paradoxal asso-ciées à des mouvements très violents, typiques d’un trouble du comportement en sommeil paradoxal (TCSP). L’examen clinique ne retrouvait aucun syndrome parkinsonien, aucun signe de focalisation ni de trouble dysautonomique. L’imagerie du transporteur de la dopamine (DAT scan) n’a montré aucun signe de dégénérescence des voies dopaminergiques présy-naptiques. L’IRM cérébrale a en revanche montré une lésion vasculaire évocatrice d’un cavernome pontique. Conclusion : Ce cas illustre la complexité des troubles du sommeil et la possible intrication de différentes étiologies res-ponsables d’une agitation nocturne. Il souligne l’importance d’une recherche étiologique complète en l’absence de patho-logie dégénérative associée. Il illustre enn qu’un cavernome peut être responsable de TCSP. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : FELIX Sandra sandra.felix@chu-lyon.fr Poster 89 La luminothérapie (LT) dans le syndrome des jambes sans repos (SJSR) : étude contrôlée versus placébo KILIC HUCK Ulker (1) ; MEYER Christelle (1) ; RUPPERT Elisabeth (1) ; CHAMBE Juliette (1) ; BATAILLARD Marc (1) ; SCHRODER Carmen (1) ; BOURGIN Patrice (1) (1) Service de pathologies du sommeil, Strasbourg, France Objectif : Le SJSR est une affection neurologique fréquente et invalidante avec des conséquences pouvant être mul-tiples. Les difcultés rencontrées pour traiter ces patients soulignent la nécessité de trouver des traitements adjuvants efcaces. L’objectif de notre étude est d’analyser l’effet de trois semaines de LT sur la sévérité du SJSR (score IRLS, test d’immobilisation suggéré) et des mouvements périodiques du sommeil (polysomnoraphie), la qualité du sommeil (Pittsburh sleep quality index, agenda du sommeil, actimétrie, polysom-nographie), le rythme circadien (agenda et actimétrie), la vigi-lance (Epworth, Karolinska) et l’humeur (échelle de Beck BDI-II, Spielberer questionnaire, PANAS). Méthodes : Etude pilote contrôlée avec une LT active versus une condition placébo auprès de 24 patients. Les patients sont appariés par paire selon l’âge, le sexe et la sévérité du SJSR en l’absence de traitement en cours. L’horaire d’exposition à la LT est adapté au préalable au rythme de chaque patient. Résultats : La LT n’a pas permis d’améliorer signicativement la sévérité du SJSR. Toutefois, le temps de sommeil a été signi- cativement amélioré sous LT. Un impact favorable a égale-ment été observé sur les symptômes dépressifs. Conclusion : L’effectif de cette étude pilote était trop faible pour montrer des effets statistiquement signicatifs et elle nécessite d’être répétée auprès d’une population plus large. Même si la LT n’impacte pas directement la sévérité du SJSR, elle semble avoir un effet bénéque sur la qualité du sommeil et sur l’humeur, des symptômes fréquemment associés avec le SJSR. La prise en charge de la dépression est particulière-ment délicate chez ces patients, la plupart des antidépres-seurs étant connus pour aggraver le SJSR. En conclusion la LT semble constituer une approche thérapeutique intéressante et innovante dans le SJSR. Les effets évalués correspondent à des effets directs de la lumière, c. à d. des effets indépendants de ceux qui impliquent le rythme circadien. D’autres études à plus large échelle sont nécessaires pour conrmer ces ré-sultats et comprendre les mécanismes sous jacents an de mieux dénir la place de la LT. Conflits d’intérêts : Association France-Ekbom Contact auteur : KILIC HUCK Ulker ulker.kilic@hotmail.fr 88 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 70.
    Posters Poster 90 Les troubles du comportement en sommeil paradoxal et le SAOS en sommeil paradoxal Un lien causal ? SCHAEFER Carolin (1) ; BES Erik (1) ; KUNZ Dieter (1) (1) Charité/St Hedwig Krankenhaus, Berlin, Allemagne Objectif : Exploration d’un probable lien entre les troubles du comportement en sommeil paradoxal (TCSP) et le SAOS en sommeil paradoxal (SP). Méthodes : Notre cohorte de patients traités pour des TCSP comporte 60 sujets (dont 50 hommes) vus depuis 2009. Nous avons inclus de façon rétrospective tous les sujets avec des TCSP dont la polysomnographie (PSG) a mis en évidence un SAOS sévère avec ou sans prédominance en SP. Cette sous-cohorte comporte 5 sujets (masculins) avec une moyenne d’âge de 68 ans (64-75 ans). La durée des TCSP varie entre 3 et 38 ans. L’interrogatoire ne révélait pas de somnolence diurne signicative (Epworth 10) mais un ronement habi-tuel. Des PSG de trois nuits consécutives ont été effectuées pour chaque patient. Elles ont mis en évidence des caracté-ristiques des TCSP comme un SAOS sévère prédominant en SP chez deux patients et généralisé chez trois patients. Nous avons introduit la mélatonine à libération prolongée à 2 mg à partir de la troisième PSG. Une consultation en pneumologie pour le traitement du SAOS a été initiée également. Résultats : Deux à trois mois après l’introduction de la méla-tonine les cinq patients ont rapporté une amélioration clinique : La somniloquie persistait mais l’intensité et fréquence des mouvements durant le SP ont nettement diminué. Le traite-ment du SAOS par ventilation en pression positive continue (PPC) a débuté environ deux mois après le début du traite-ment médicamenteux. Deux des 5 patients présentaient un IAH diminué à la PSG au centre de pneumologie par rapport à l’enregistrement initial : 4/ versus 33/h et 12/h versus 54/h. Le traitement par PPC n’a pas été initié. Le troisième patient montrait une intolérance importante au traitement par PPC. Une polysomnographie de contrôle est prévue. Nous sommes en attente des résultats des deux autres patients. Conclusion : La coexistence des TCPC et le SAOS avec ou sans prédominance en SP est peut décrite dans la littérature scientique. L’efcacité du traitement par mélatonine à la fois sur les TCSP et le SAOS pourrait orienter vers une probable interaction physiopathologique des deux troubles du sommeil. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : SCHAEFER Carolin carolin.schaefer@charite.de Poster 91 Emergence du syndrome des jambes sans repos après stimulation cérébrale profonde dans la maladie de Parkinson : une hyperstimulation dopaminergique? MARQUES Ana (1) ; FANTINI Maria-Livia (1) ; MORAND Dominique (2) ; PEREIRA Bruno (2) ; DEROST Philippe (1) ; ULLA Miguel (1) ; DEBILLY Bérengère (1) ; LEMAIRE Jean-Jacques (1) ; DURIF Franck (1) (1) CHU, Service de Neurologie; Université Clermont 1, UFR Médecine, EA 7280, Clermont-Ferrand, France ; (2) CHU, Délégation à la Recherche Clinique et à l’Innovation DRCI, Clermont-Ferrand, France Objectif : Peu d’études ont évalué les effets de la stimulation cérébrale profonde du noyau subthalamique (SCP-NST) sur le Syndrome des jambes sans repos (SJSR) dans la maladie de Parkinson et leurs résultats sont contradictoires. En effet une amélioration du SJSR après SCP-NST est parfois rapportée alors que d’autres études retrouvent au contraire une émer-gence de SJSR en post-opératoire. Il a été suggéré que la forte diminution des traitements dopaminergiques après la chirur-gie puisse démasquer les symptômes de SJSR et expliquer l’apparition de SJSR observée après SCP-NST. Nous avons ici voulu identier spéciquement les facteurs associés au risque de développer un SJSR après SCP-NST an de mieux com-prendre les mécanismes à l’origine du SJSR dans la Maladie de Parkinson. Méthodes : Dans cette étude observationnelle prospective nous avons évalué la survenue de SJSR chez 31 patients pré-sentant une Maladie de Parkinson, initialement sans SJSR, avant et 6 mois après SCP-NST bilatérale chronique. Nous avons comparé les paramètres cliniques et le traitement (Dose totale, dose uniquement pour les agonistes dopaminergiques et dose sans les agonistes dopaminergiques) entre les patients qui développaient un SJSR et ceux qui n’en développaient pas. Résultats : Six patients sur 31 se sont plaints d’une apparition de SJSR en post-opératoire. Il n’y avait pas de différence entre les deux groupes concernant les données démographiques, le traitement préopératoire et l’amélioration clinique après SCP-NST. En revanche les patients qui développaient un SJSR avaient, par rapport aux patients sans émergence de SJSR, une plus forte dose d’agonistes dopaminergiques lors de l’évalua-tion postopératoire (p=0.040) et un pourcentage de diminution des agonistes dopaminergiques moins important (p=0.043). Conclusion : Les effets cumulés des agonistes dopaminer-giques et de la SCP-NST pourraient, par le biais d’une hypers-timulation, entraîner des modications d’excitabilité du sys-tème dopaminergique à l’origine d’une émergence de SJSR en postopératoire. Ce phénomène devrait être pris en compte par les cliniciens lors de l’adaptation du traitement pharmacolo-gique après la chirurgie. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : MARQUES Ana ar_marques@chu-clermontferrand.fr LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com 89 89 POSTERS 88 91
  • 71.
    Posters Poster 92 Comparaison entre méthodes visuelles et automatiques pour le scoring du tonus musculaire en Sommeil Paradoxal dans la Maladie de Parkinson FANTINI Maria Livia (1) ; FIGORILLI Michela (2) ; BEUDIN Patricia (3) ; MARQUES Ana (1) ; PULIGHEDDU Monica (4) ; FERRI Raffaele (5) ; DURIF Franck (1) (1) CHU-Service de Neurologie; Université Clermont1 UFR Médecine EA 7280, Clermont-Ferrand, France ; (2) Université de Cagliari- Centre du Sommeil, Ca-gliari, Italie ; (3) CHU- Centre du Sommeil- Service d’Exploration Fonctionnelle du Système Nerveux, Clermont-Ferrand, France ; (4) Université de Cagliari- Centre du Sommeil, Cagliari, Italie ; (5) Institut Oasi pour la Recherche sur le Vieillissement Cérébral, Troina (Enna), Italie Objectif : Nous avons voulu comparer trois méthodes quan-titatives différentes, dont deux visuelles (Montréal et SINBAR) et une automatique (Index d’Atonie, Ferri et al, 2010) pour l’évaluation du Sommeil Paradoxal sans Atonie (SPSA) chez les patients parkinsoniens avec et sans Trouble du Comportement en Sommeil Paradoxal (TCSP) Méthodes : Trente-deux patients avec une Maladie de Par-kinson ont été recrutés (âge moyen : 63.4 years) et leur vi-déo- polysomnographie a été scorée. Deux paramètres ont été calculés selon la méthode de Montréal : % d’époques de 30 secondes avec activité EMG tonique et % de mini-époques de 2 sec avec activité EMG phasique); la méthode SINBAR a inclu les paramètres suivants: % de mini-époques de 3 sec incluant une activité EMG phasique du menton, % de mini-époques de 3 sec incluant toute activité EMG du menton (phasique ou tonique), % des mini-époques de 3 sec incluant toute activité EMG menton et/ou des muscles échisseurs superciels des doigts (FSD), % d’époques de 30s avec incluant toute activité EMG du menton et/ou des FSD. Enn, l’Index d’Atonie auto-matique a été calculé. Un TCSP a été diagnostiqué chez 19 patients selon les critères ICSD-3. Résultats : Les paramètres de la méthode Montréal (%d’époques de 30 secondes incluant une activité EMG to-nique) et SINBAR (% de mini-époques de 3 sec incluant toute activité EMG du menton, % d’époques de 30s incluant toute activité EMG du menton et/ou des FSD) ont également per-formé avec 100% de sensibilité et 76.9% de spécicité (ROC= 0.93). L’Index d’Atonie a montré une sensibilité de 94.7% et une spécicité de 69.2% (ROC 0.84), tout comme les % des mini-époques de 3 sec incluant toute activité EMG du menton et/ou FSD. Les paramètres restants présentaient des sensibili-tés et des spécicités moindres. Conclusion : Les trois méthodes testées montrent une très bonne performance pour le scoring du tonus musculaire en Sommeil Paradoxal chez les patients parkinsoniens. L’inclu-sion des FSD n’a pas augmenté la performance obtenue avec le muscle mentonnier seul. L’approche automatique pourrait représenter la méthode de premier choix pour la détection du SPSA, qui pourrait être suivie par une quantication manuelle dans les cas douteux. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : FANTINI Maria Livia mfantini@chu-clermontferrand.fr Poster 93 Sommeil et travail à horaires atypiques Un médecin du sommeil intervient en salle de commande d’une centrale thermique EDF en 2013 et 2014 MULLENS Eric (1) ; LOUCIF Schérazade (2) ; POTTIER Joëlle (2) (1) Consultation veille-sommeil, Castres, France ; (2) CPT VITRY S/SEINE, Vitry s/seine, Paris Objectif : Dans le cadre de la prévention des risques sur la santé des salariés exposés au travail en horaires atypiques (HA), le service de santé au travail et la direction ont sollicité l’appui d’un médecin somnologue (MS) an d’améliorer la ges-tion du rythme veille-sommeil (RVS) de 6 équipes du service exploitation travaillant en HA. Méthodes : Le MS a présenté durant 1 journée la probléma-tique du sommeil lors des HA aux membres du CHSCT, aux managers et à la direction. Une évaluation globale de leur RVS a notamment montré qu’ils sont 78% en dette de som-meil et 8% ont un score d’Epworth (ESS) 15. Cela a conduit à proposer une information par le MS aux équipes de 8 per-sonnes en salle de commande (de 7 à 12h) pendant le quart du matin (6h-13h30). La présentation à la première équipe se révèle trop difcile, car il est impossible d’avoir l’attention de tout le monde en même temps en raison des impératifs du travail. Nous décidons que les 5 autres sessions seront réali-sées sous forme d’un entretien individuel (EI) près de la salle de commande ou même sur le poste de travail de l’opérateur. Protocole de cet EI : (1) Échelle de sévérité de l’insomnie, ESS et typologie de Horne et Ostberg. (2) Évaluation des « alertes sommeil en fonction des postes » (Mullens, 2013). (3) Explica-tion de l’agenda de sommeil. (4) Informations sur le sommeil et le RVS et mise en place des stratégies comportementales adaptées à chaque poste. (5) Remise du document de syn-thèse « Vous travaillez à horaires irréguliers, voici des conseils pour vous aider » (Mullens, SVS81, 2001). Résultats : L’EI dure environ 45 min. Les alertes dominantes concernent les plus jeunes de typologie circadienne du soir avec une dette de sommeil souvent sévère lors du poste du matin, ils ont besoin d’une éducation à la sieste. En ce qui concerne l’alimentation : absence fréquente de petit-déjeuner après le poste de nuit. Évaluation sur 24 questionnaires rem-plis : 23 ont trouvé ces EI intéressants et conseilleraient cette sensibilisation à d’autres collègues, 13 ont modié leur RVS, 12 leur l’alimentation. Conclusion : L’intervention du MS pendant le quart du matin a permis d’élaborer un protocole d’EI basé sur la recherche d’alertes sommeil. Conflits d’intérêts : Honoraires Contact auteur : MULLENS Eric eric.mullens@orange.fr 90 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 72.
    Posters Poster 94 Etude de sécurité, multicentrique, en ouvert, du tasimelteon pour le traitement du syndrome libre-cours chez les personnes totalement aveugles QUERA-SALVA Maria-Antonia (1) ; DRESSMAN Marlene (2) ; PERRY Christina (2) ; VECCHIERINI Marie-Françoise (3) ; OGRIZEK Pascale (3) ; LAVEDAN Christian (2) ; LEGER Damien (3) (1) Hôpital Raymond Poincaré, Garches, France ; (2) Vanda Pharmaceuticals Inc., Washington, Etats-Unis ; (3) Hôpital Hôtel-Dieu, Paris, France Objectif : Le tasimelteon est approuvé aux Etats-Unis pour le traitement du syndrome libre-cours. Une étude multicentrique, en ouvert, a été menée en France pour évaluer la sécurité à long terme et la tolérance au tasimelteon 20 mg chez les per-sonnes souffrant de libre-cours. Méthodes : Des personnes aveugles, sans perception lumi-neuse et avec des plaintes de troubles du sommeil, ont reçu 20 mg de tasimelteon avant coucher, durant 52 semaines, et jusqu’à 3 ans supplémentaires dans la phase d’extension op-tionnelle. Les évaluations de sécurité comprenaient la collecte des évènements indésirables, des expressions d’intentions ou de comportements suicidaires, des signes vitaux, des évalua-tions de laboratoire, des électrocardiogrammes (ECGs), et des examens cliniques. Les évaluations d’efcacité utilisaient des échelles d’impression de changement clinique global (CGI-C), d’impression de changement global du patient (PGI-C) pour le sommeil nocturne, et des PGI-C pour le sommeil diurne. Résultats : Au 31 octobre 2013, 35 (70.0%) des 50 patients inclus avaient complété l’étude principale de 52 semaines, et 24 des 28 patients (85,7%) qui étaient entrés dans la phase d’extension, y participaient toujours. La durée moyenne d’ex-position (n=48) était de 481,9 jours (durée variant de 25 à 1023 jours). Il n’y a eu aucun mort ou effet indésirable sérieux. Les effets indésirables les plus fréquents apparaissant avec le trai-tement étaient les maux de tête (22,9%) et la bronchite (10,4%). Il n’y a eu aucun changement durable dans les paramètres moyens de laboratoire dans le temps, ni de changement cli-niquement notable des signes vitaux ou des valeurs d’ECG, ni aucune expression d’intention ou comportement suicidaire apparaissant avec le traitement. La plupart des patients ont montré une amélioration de leurs symptômes tels que mesu-rés par CGI-C (88,6%), PGI-C pour le sommeil nocturne (84,1%), et PGI-C pour le sommeil diurne (61,4%). Conclusion : En cohérence avec les études précédentes, les résultats indiquent que le tasimelteon était généralement sûr et bien toléré chez les personnes souffrant de libre-cours, et que la plupart des patients ont montré des améliorations dans leur fonctionnement global. Conflits d’intérêts : Le Dr Quera-Salva a été investigateur dans l’étude clinique sur la tolérance du tasimelteon. Le Dr Quera-Salva travaille occasionnellement comme consultante pour Vanda Pharmaceuticals, Inc. Contact auteur : QUERA-SALVA Maria-Antonia fsauvagnac@gmail.com Poster 95 Le tasimelteon entraine l’horloge circadienne et procure une amélioration significative aux personnes totalement aveugles, souffrant du libre-cours LOCKLEY Steven (1) ; DRESSMAN Marlene (2) ; CHANGFU Xiao (2) ; FISHER Dennis (3) ; TORRES Rosarelis (2) ; LAVEDAN Christian (2) ; LICAMELE Louis (2) ; POLYMEROPOULOS Mihael (2) (1) Brigham Women’s Hospital - Harvard Medical School, Boston, Etats-Unis ; (2) Vanda Pharmaceutical Inc., Washington, Etats-Unis ; (3) P less Than, San Francisco, Etats-Unis ; Objectif : Démontrer l’efcacité du tasimelteon pour aider à synchroniser le rythme circadien de personnes totalement aveugles, soufrant du syndrome libre-cours. Méthodes : L’étude SET (« Safety and Efcacy of Tasimelteon ») est une recherche clinique multicentrique, à double insu, avec placebo pour traiter des patients totalement aveugles souffrant du syndrome libre-cours. Le rythme circadien était déterminé à l’aide de la concentration urinaire du 6-sulfa-toxymelatonine (aMT6s) et du cortisol. Les patients avec des plaintes de troubles du sommeil et un syndrome conrmé de libre-cours ont été inclus dans l’étude. Les patients prenaient tous les jours soit du tasimelteon (20 mg), soit du placebo, pen-dant 6 mois, à heure xe, 1 heure avant coucher. Le rythme circadien a été réévalué 2 semaines après le début du trai-tement. Le sommeil subjectif de nuit et les siestes diurnes étaient notés chaque jour. Résultats : 84 patients (dont 35 femmes, âgés de 21 à 84 ans) répartis aléatoirement et 79 étudiés pour l’entrainement du rythme circadien. Plus de patients étaient entrainés par le tasi-melteon que par le placebo, tel que mesuré par l’aMT6s uri-naire et l’heure de sécrétion du cortisol (p=0,0171 et p=0,0313 respectivement). Le nombre de patients ayant une améliora-tion clinique était plus grand pour le tasimelteon et il y avait aussi une amélioration signicative dans l’impression clinique globale de changement, ainsi que dans les mesures de 3 para-mètres du sommeil, en comparaison des patients sous pla-cebo (p0,05). Le tasimelteon était sûr et bien toléré. Conclusion : Le tasimelteon entraine le rythme circadien chez des patients aveugles souffrant de libre-cours. Les pa-tients traités avec le tasimelteon ont aussi montré des amélio-rations cliniques signicatives dans les tests veille et sommeil, et dans leur fonctionnement global. Cette étude démontre que le tasimelteon est un régulateur effectif du rythme circa-dien, capable d’entrainer l’horloge circadienne. Ces résultats amènent la preuve d’une amélioration directe et cliniquement signicative pour les patients souffrant de libre-cours. Conflits d’intérêts : Le Dr Quera-Salva a été investigateur dans l’étude clinique sur la sécurité du tasimelteon. Le Dr Que-ra- Salva travaille occasionnellement comme consultante pour Vanda Pharmaceuticals, Inc. Contact auteur : QUERA-SALVA Maria-Antonia fsauvagnac@gmail.com LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com 91 91 POSTERS 92 95
  • 73.
    Posters Poster 96 Travail de nuit et accidentologie : Réflexions à propos des accidents du travail chez le personnel de santé de nuit AROUI Haifa (1) ; ELMAALEL Olfa (1) ; KACEM Imane (1) ; BRAHEM Aicha (1) ; MAOUA Maher (1) ; KALBOUSSI Houda (1) ; CHATTI Souhaiel (1) ; DEBBABI Faten (1) ; MRIZAK Najib (1) (1) Service de médecine du travail CHU Farhat Hached, Sousse, Tunisie Objectif : Préciser les caractéristiques des accidents du tra-vail (AT) chez le personnel de santé de nuit Méthodes : Notre étude est une enquête descriptive rétros-pective portant sur tous les dossiers d’accidents de travail sur-venus entre 19h et 7h du matin chez le personnel de santé de nuit qui ont été colligés au service de Médecine du Travail du CHU Farhat Hached de Sousse (Tunisie) du 1er janvier 2013 au 31 août 2014. Résultats : Nous avons recensé 48 dossiers d’AT survenus la nuit avec une proportion de 11,5% de tous les AT enregistrés durant la même période. L’âge moyen de la population était égal à 36,27 ± 11,24 ans. Une prédominance féminine a été notée. La catégorie professionnelle la plus touchée était celle des internes (39,6% des cas). L’ancienneté professionnelle moyenne était de 8,87 ± 11,23 ans et celle au poste de tra-vail était de 5,9 ± 8,52 ans. Près du quart des AT était survenu à la maternité. On a noté une augmentation du nombre d’AT en automne et en n de semaine dans 22,9% des cas. Plus de la moitié (52%) des AT étaient survenus après minuit. Les accidents d’exposition au sang (AES) étaient les AT les plus fréquents (52,1% des cas). La nature des lésions était dominée par les piqures dans 52,1% des cas suivies des entorses et fractures dans 10,4% chacune. La moyenne d’incapacité tem-poraire totale était égale à 8,12 ± 19,84 jours. Conclusion : Les AT en milieu de soins dans cette étude sont survenus surtout chez les femmes, les internes et durant la deuxième moitié de la nuit, et sont dominés parles AES per-mettant l’instauration de mesures préventives adéquates. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : AROUI Haifa aroui_haifa@hotmail.fr Poster 97 Microstructure du sommeil des grands et des petits rapporteurs de rêve VALLAT Raphael (1) ; EICHENLAUB Jean-Baptiste (1) ; MORLET Dominique (1) ; RUBY Perrine (1) (1) Centre de Recherche en Neuroscience de Lyon, Lyon, France Objectif : L’objectif de cette étude est de tester le modèle de Koulack Goodenough (1976) qui propose que les éveils au cours du sommeil favorisent l’encodage du rêve en mémoire à long terme. D’après ce modèle, on s’attend à ce que le temps total d’éveil intra-sommeil soit plus grand chez les grands rap-porteurs de rêve (GRR) que chez les petits rapporteurs de rêve (PRR). C’est ce que nous avons trouvé en scorant des nuits de sommeil en laboratoire de plusieurs GRR et PRR (Eichenlaub et al. 2014). Mais quelle est la position de ces éveils au cours du cycle de sommeil? les microéveils jouent-ils un rôle? L’objectif de la ré-analyse de ces données est l’étude chez les GRR et PRR (1) de la répartition des éveils et (2) du nombre et de la répartition des microéveils au cours du cycle de sommeil. Méthodes : Les enregistrements polysomnographiques de 18 GRR (fréquence de rapport de rêve -FRR- moyenne, 4.42 matins par semaine avec un rêve) et de 18 PRR (FRR, 0.25) ont été scorés (par RV et PR) selon les critères de l’ASDA 1992 pour identier les microéveils. L’étude de la répartition des éveils a été réalisée à partir d’un scorage automatique (ASEEGA, Phy-sip) et de 2 scorages visuels (PR et JBE) utilisant les règles de Silber (2007) (cf Eichenlaub et al. 2014). Résultats : Eveils. Le temps total d’éveil intra sommeil est plus long chez les GRR que chez les PRR (p.05 pour 2 sco-rages et p.07 pour le dernier). Le nombre d’éveils intra-som-meil a tendance à être plus grand chez les GRR que chez les PRR (p.05 pour un scorage et p.08 pour les 2 autres). La durée moyenne des éveils est plus longue chez les GRR que chez les PRR (p.05 pour 2 scorages et NS pour le dernier). Le pourcentage des pages d’éveils par stade est attendu et la différence d’éveil entre GRR et PRR n’est pas signicative-ment accentuée dans un stade de sommeil. Transitions. Le nombre de transitions de stade n’est pas différent entre les deux groupes. Spindles. Pas de difference entre groupe sur le nb total de spindles. Microéveils. En cours d’analyse. Conclusion : Le nombre et la durée des éveils semblent jouer un rôle important dans la mémorisation des rêves, plus que leurs positions au cours du cycle de sommeil. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : RUBY Perrine perrine.ruby@inserm.fr 92 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 74.
    Posters Poster 98 La conférence expérimentale sommeil et travail à horaires atypiques : une mise en situation inédite de 5h à 13h MULLENS Eric (1) ; DELANOE Marc (2) ; GOURC Didier (3) ; LESEUX Ludivine (4) (1) Laboratoire du Sommeil, Fondation Bon Sauveur, Albi, France ; (2) Santé Sécurité au Travail, MSA Midi Pyrénées Nord, Albi, France ; (3) Ecole des Mines d’Albi-Carmaux, Albi, France ; (4) SADIR association, Toulouse, France Objectif : Les médecins du sommeil connaissent depuis long-temps les effets délétères du manque de sommeil en relation notamment avec le travail à horaires atypiques. En mai 2012 la Haute Autorité de Santé a recommandé d‘informer les travail-leurs et le CHSCT sur l‘ensemble des risques identiés. Cela a permis au Laboratoire du Sommeil en collaboration avec l’École des Mines d’Albi et la Société de Médecine du Travail Midi-Pyrénées d’initier une expérience innovante. Le but étant de placer l’assistance dans la situation de privation de som-meil d’un poste du matin pour sensibiliser les managers et les acteurs de prévention en entreprises (APE) aux conséquences du manque de sommeil sur la santé physique, mentale et sur la pénibilité. Nous avons élaboré des questionnaires d’évalua-tion soumis aux participants pendant les conférences et les siestes. Méthodes : 13 conférences de spécialistes du sommeil, médecins du travail, psychologue, chef d’entreprise, sportif de haut niveau, enseignant-chercheur. Tout au long de la confé-rence, les participants répondent, par boîtiers électroniques interactifs, à 30 questions et tests de vigilance. 6 ateliers sieste d’ 1h sont organisés à partir de 6h30. Une pause repas à 9h avec présentation de matériels de traitement des apnées du sommeil. Nous proposons dans cet article une analyse des réponses entre siesteurs/non siesteurs (S/NS). Résultats : 172 participants (70% de femmes): managers 15%, APE 67%. 22% se sont levés avant 3h, 89% ont dormi moins de 6h, 28% ont un score d’Epworth 10. Près de 38% font des journées de plus de 17h, 23% somnolent au volant, 34% ronent, 39% ne font jamais la sieste, par manque de temps pour 49%. Enn 42% des participants ont ressenti une baisse de leur vigilance entre 7 et 9h. Parmi les 49 candidats S, 37% ont eu l’impression d’avoir dormi et 70% d’avoir fait le vide. Après la pause, seulement 10% des S ont ressenti une baisse de vigilance contre 30% des NS (chi2=13,52, p=0,035). Conclusion : 9 participants sur 10 pensent que cette confé-rence contribuera à modier leur pratique professionnelle. L’atelier sieste a eu un effet positif sur la vigilance. Dossier complet et vidéo sur http://eric.mullens.free.fr Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : MULLENS Eric eric.mullens@orange.fr Poster 99 Etude des effets de la lumière sur la vigilance et les performances cognitives, suite à une nuit de privation de sommeil VIOLA Antoine (1) ; HUBBARD Jeff (1) ; COMTET Henry (1) ; RUPPERT Elisabeth (1) ; BOURGIN Patrice (1) (1) Centre des Troubles du Sommeil, Strasbourg, France Objectif : Il est clairement établi que l’exposition à la lumière articielle améliore subjectivement le bien-être et l’humeur, mais également les performances cognitives et a un effet sup-presseur de la sécrétion de mélatonine. Ces propriétés pho-tiques pourraient être particulièrement utiles pour contreba-lancer l’impact de l’état de veille prolongée sur la somnolence et la performance. L’objectif est d’évaluer l’effet de la lumière matinale sur les performances, l’humeur, la vigilance et la mé-latonine, après une nuit de privation de sommeil totale. Méthodes : 24 sujets jeunes et en bonne santé ont fait l’objet d’un cross-over design équilibré. Les participants ont suivi leur rythme de vie habituel avant leur admission au laboratoire de recherche, pour y subir une privation d’une nuit de sommeil. Au cours de cette nuit de privation de sommeil, une évalua-tion des performances cognitives a été effectuée toutes les 2 heures. L’exposition à la lumière vive a été effectuée pen-dant 30 minutes à partir de 5h00 du matin. Les trois conditions d’éclairage spécique suivantes ont été utilisées : luminette® (Lucimed, Belgique), Philips Energy Light et l’état de contrôle de l’exposition de faible lumière. Résultats : Nous avons observé une augmentation signica-tive des performances suite à l’exposition lumineuses spéci- ques (p0.05) caractérisée autant par le nombre de bonne réponses que sur le temps de réaction. D’autre part une dimi-nution signicative (p0.05) de la somnolence caractérisée par le KSS est observé lors de l’exposition lumineuse avec un maintien de cet effet sur les deux heures suivante. Après exposition aux conditions lumineuses, on note une réduction des niveaux de mélatonine salivaire (4 participants, les ana-lyses sont en cours) Conclusion : Ces résultats permettent d’apporter une meil-leure compréhension des mécanismes impliqués dans le contrôle du sommeil et de leur modulation par la lumière. Ceci laisse entrevoir l’utilisation et le développement d’outils théra-peutiques adaptés aux divers troubles du sommeil. Conflits d’intérêts : Fourniture des Luminettes par Lucimed à titre gratuit Contact auteur : VIOLA Antoine antoine.viola@upkbs.ch LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com 93 93 POSTERS 96 99
  • 75.
    Posters Poster 100 Temps nécessaire à la récupération après une privation partielle chronique de sommeil chez des marins effectuant des quarts NAECK Roomila (1) ; BOUAZIZI Emna (2) ; MATEO Marie-Françoise (3) ; D’AMORE Daniel (4) ; RABAT Arnaud (5) ; GINOUX Jean-Marc (6) (1) Unité de Recherche Clinique, Hôpital Ste Musse, Toulon, France ; (2) Uni-versité de Tunis, Ecole Nationale Supérieur d’Ingénieurs de Tunis (ENSIT), Tunis, Tunisie ; (3) Centre d’Exploration du Système Nerveux et du Sommeil, Hôpital Ste Musse, Toulon, France ; (4) Service de Pneumologie et Centre d’Exploration du Système Nerveux et du Sommeil, Hôpitale Ste Musse, Tou-lon, France ; (5) Unité Fatigue et Vigilance, Institut de Recherches Biomédi-cales des Armées, Brétigny sur orge, France ; (6) ISITV, Université de Toulon, LSIS, UMR CNRS 7296, Toulon, France Objectif : La privation partielle chronique de sommeil de marins effectuant des quarts sur les navires de guerre a pour conséquence d’augmenter la fragmentation de leur sommeil et d’induire une somnolence diurne importante. Ces effets accroissent le risque d’accidents et d’erreurs pouvant être fatales. Aussi, la connaissance du temps nécessaire à la récu-pération d’une privation partielle chronique de sommeil due à l’activité de veille peut se révéler d’une grande importance. Le but de ce travail est donc de fournir une évaluation de ce temps de récupération. Méthodes : 32 sujets sains (marins sur les navires de guerre : 8 femmes et 24 hommes) âgés de 19 à 50 ans ont subi la même privation partielle chronique de sommeil due à l’activité de veille. Une polysomnographie (PSG) de référence ainsi que des Tests Itératifs de Latence d’Endormissement (TILE) ont été effectués pour tous les sujets avant le départ en mer. Du fait de la capacité d’accueil du laboratoire de sommeil, la PSG et les TILE ont été effectués, au retour de mer, avec un certain re-tard par rapport à la date de retour des navires sur une période d’enregistrement comprise entre zéro et sept jours. Résultats : Le diagnostic de fragmentation du sommeil réa-lisé par les praticiens hospitaliers conrme que le sommeil des marins est beaucoup plus fragmenté au retour de mer par rapport à la nuit de référence. La comparaison des différents critères de PSG, des TILE et des indicateurs de fragmentation (indice de fragmentation du sommeil, indice de diversité de sommeil et latence d’endormissement en stade N1) permet de montrer que le temps nécessaire à la récupération de la privation partielle chronique de sommeil est de trois pour l’architecture du sommeil et cinq jours pour la fragmentation. Conclusion : Ces résultats qui sont à mettre en parallèle d’une évaluation des performances cognitives pourraient permettre d’introduire une période de repos minimal lors des missions en mer augmentant ainsi la vigilance et la capacité de réaction des marins. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : NAECK Roomila roomila.naeck@ch-toulon.fr Poster 101 Atteinte des processus de prédiction mais conservation de l’adaptation sensorielle au cours du sommeil STRAUSS Mélanie (1) ; SITT Jacobo (2) ; KING Jean-Rémi (2) ; ELBAZ Maxime (3) ; AZIZI Leila (1) ; BUIATTI Marco (1) ; VAN WASSENHOVE Virginie (1) ; NACCACHE Lionel (2) ; DEHAENE Stanislas (4) (1) Cognitive Neuroimaging Unit, INSERM-CEA U992, neurospin, Gif/yvette, France ; (2) Institut du Cerveau et de la Moelle Épinière Research Center, INSERM, U975, Paris, France ; (3) Centre du sommeil et de la vigilance, Hôpital de l’Hôtel Dieu, Paris, France ; (4) Cognitive Neuroimaging Unit, INSERM-CEA U992, neurospin; Collège de France, Gif/yvette, France Objectif : Le cerveau humain est-t-il capable de détecter une nouveauté auditive pendant le sommeil? Deux principaux mé-canismes, non exclusifs, sont à l’origine des réponses céré-brales à la nouveauté : la rupture d’une adaptation sensorielle, mécanisme passif de répétition-suppression, et l’erreur de prédiction, mécanisme actif nécessitant l’extraction des régu-larités auditives et l’anticipation sur le futur. Méthodes : Nous avons d’abord présenté à des sujets éveillés et endormis, enregistrés en électro et magnétoencéphalogra-phie, des sons présentant des régularités à courte et longue échelles de temps nous permettant de tester les capacités de prédiction hiérarchiques du cerveau. En potentiels évoqués, ces capacités de prédiction sont respectivement reétées par la mismatch négativité (MMN) et la P300. Nous avons ensuite dans une deuxième expérience testé isolément les capacités de prédiction des processus d’adaptation. Résultats : Nous avons découvert que le cerveau perd sélec-tivement ses capacités de prédiction au cours du sommeil, en sommeil lent et en sommeil paradoxal, à court ou à long terme (disparition de la MMN et de la P300). Il conserve par contre ses capacités d’adaptation. Conclusion : Le cerveau endormi est capable de détecter une nouveauté auditive lorsqu’elle rompt un phénomène d’adaptation, mais pas lorsqu’elle nécessite d’avoir élaboré une prédiction. Conflits d’intérêts : aucun conit d’intérêt. Financement par l’INSERM et les Journées de Neurologie de Langue française (JNLF) Contact auteur : STRAUSS Mélanie strauss.mel@gmail.com 94 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 76.
    Posters Poster 102 Régulation Homéostasique du Sommeil Paradoxal chez la Souris Narcoleptique ROMAN Alexis (1) ; MEFTAH Soraya (1) ; TERRIER Claire (1) ; ARTHAUD Sébastien (1) ; LUPPI Pierre-Hervé (1) ; PEYRON Christelle (1) (1) Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon (CRNL), Lyon, France Objectif : Certains symptômes de la narcolepsie comme la cataplexie ou la paralysie du sommeil sont considérés comme des états dissociés du SP, suggérant une dérégulation du SP. Vu et al. (2009) ont montré, chez 6 patients narcoleptiques, qu’il est plus difcile de priver de SP les patients que les té-moins. Aucune étude de ce type n’a été réalisée chez la souris narcoleptique. L’objectif de notre étude est donc d’étudier la régulation homéostasique du SP chez la souris narcoleptique hypocrétine KO. Méthodes : Des souris sauvages (WT) et KO ont été privées spéciquement de SP par la méthode «piscine» durant 48h. Après privation, les souris sont replacées dans leur baril d’enregistrement pendant 24h. Nous étudions ainsi leur capa-cité à récupérer leur dette de SP. Dans une deuxième expé-rience, des souris WT et KO ont été privées de SP durant 48h à l’aide de notre nouvelle méthode de privation automatique. Lorsqu’un épisode de SP est détecté, un signal TTL envoyé par l’ordinateur secoue le fond de la cage et ainsi réveille la souris. Le nombre de stimulation correspond au nombre de tentatives d’entrée en SP. C’est un bon marqueur de la pression de SP. Résultats : Après privation piscine, les souris KO font un rebond de SP similaire à celui des souris WT suggérant une régulation homéostasique du SP intacte. Cependant, ce re-bond est plus précoce chez les KO (20±4.2min) que chez les WT (113±5.6min). En utilisant la méthode de privation de SP automatique, nous avons pu observé que le nombre de stimu-lation est plus important chez les souris KO (782.3±60.7) que chez les WT (367.6±42.0), révélant une pression de SP accrue chez les souris KO. De plus, les souris WT ont une pression de SP plus élevée durant la phase éclairée que pendant la phase obscure conformément à la distribution circadienne du SP. En revanche, les souris KO ont une pression de SP s’accumulant de façon similaire dans les deux phases. Conclusion : Nos données suggèrent qu’une pression de SP accrue chez les souris KO serait à l’origine de du rebond pré-coce de SP et qu’il y aurait un défaut d’inhibition du SP chez les souris narcoleptiques. Conflits d’intérêts : aucun conit d’intérêt. Financement de la Région Rhône-Alpes, CNRS, INSERM et Université Lyon1 Contact auteur : ROMAN Alexis alex_roman@hotmail.fr Poster 103 Altérations du sommeil en réanimation chirurgicale après chirurgie cardio-thoracique GIRAULT Aurélie (1) ; LAMY Anthony (1) ; QUENTIN Solène (2) ; UNTERSTELLER Myriam (1) ; LAIDET Nathalie (1) ; CORBI Pierre (3) ; MEURICE Jean Claude (4) ; PAQUEREAU Joël (2) ; DEBAENE Bertrand (1) ; DROUOT Xavier (2) (1) Service de Réanimation Cardio-thoracique, CHU de Poitiers, Poitiers, France ; (2) Service de Neurophysiologie Clinique, CHU de Poitiers, Poitiers, France ; (3) Service de chirurgie Cardio-thoracique, CHU de Poitiers, Poitiers, France ; (4) Service de pneumologie, CHU de Poitiers, Poitiers, France Objectif : Les facteurs perturbant le sommeil des patients de réanimation chirurgicale sont mal connus. Plusieurs équipes ont suggéré que la privation de sommeil pouvait favoriser la survenue de troubles neuro-comportementaux (TNC) post opératoires. Nous avons cherché à identier (1) les facteurs qui nuisaient au sommeil des patients et (2) le jour de surve-nue préférentiel de TNC pendant la période post-opératoire. Méthodes : 1.Nous avons interrogé des patients consécu-tifs hospitalisés en réanimation après une chirurgie cardiaque avec circulation extracorporelle. L’interrogatoire comprenait une liste de perturbations établies d’après la littérature avec ajouts d’items suggérés par les patients et l’équipe. Les pa-tients ont été interrogés à J5 post opératoire, soit 3 jours après avoir quitté le service de réanimation. 2. La présence TNC a été recherchée chez ces mêmes patients en utilisant une ver-sion française de l’Intensive Care Delirium Screening Checklist. Cette échelle a été remplie quotidiennement de J0 à J7 post-opératoire. La présence d’hallucinations a été particulièrement scrutée. Résultats : 1.Sur 15 jours, dix sept patients ont été interrogés et examinés (âge moyen 70 ans). Les facteurs les plus gênants pour le sommeil étaient : la température (41%), la douleur (23%) la position (17%), l’anxiété de l’intervention (11%), l’an-xiété des hallucinations (11%), la soif (11%), le bruit des autres patients (11%). Les alarmes et la lumière étaient peu pertur-bateurs (10%). 2.59% des patients ont présenté des TNC. La prévalence des TNC était de 5% à J1, 22% à J2, 44% à J3, 33% à J4, 16% à J5 et 5% à J6 et J7. Conclusion : 1.Les perturbateurs du sommeil en réanimation cardio-thoracique sont différents de ceux signalés en réani-mation médicale. 2. La survenue des TNC et des hallucinations est maximale à J3 ce qui suggère que ces TNC pourraient être du à un rebond de sommeil, notamment de sommeil para-doxal. Ces résultats nous conduisent à envisager une étude polysomnographique. Conflits d’intérêts : UCB Pharma. ISIS Médical Contact auteur : DROUOT Xavier xavier.drouot@chu-poitiers.fr LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com 95 95 POSTERS 100 103
  • 77.
    Posters Poster 104 Trouble Bipolaire de l’Humeur : Effet des Sels de Lithium sur les Rythmes Circadiens BENIZRI Chloé (1) ; ETAIN Bruno (1) ; GEOFFROY Pierre-Alexis (2) ; BOUDEBESSE Carole (1) ; BELLIVIER Frank (2) (1) Inserm U955 - Institut Mondor de Recherches Biomédicales, Créteil, France ; (2) Inserm UMR– S 1144, Paris, France Objectif : Les anomalies circadiennes et l’instabilité des rythmes constituent une dimension fondamentale du trouble bipolaire. Il est supposé que le lithium, traitement de référence, ait une action chronobiologique. Notre objectif était de compa-rer le prol circadien de patients bipolaires euthymiques selon leur traitement thymorégulateur, l’hypothèse étant que les pa-tients sous lithium présentent moins d’anomalies des rythmes circadiens que ceux sous anticonvulsivants (AC). Méthodes : Dans cette étude clinique, bicentrique, réalisée en conditions écologiques, nous avons comparé 2 groupes de patients euthymiques sous monothérapie thymorégulatrice, lithium (groupe Li) ou AC (groupe AC). Leurs rythmes et som-meil ont été évalués par 21 jours d’actimétrie et auto-question-naires. Les critères d’évaluation principaux étaient les mesures actimétriques d’amplitude de l’activité, de variabilité intra-jour et de période des rythmes circadiens ; les critères secondaires incluaient d’autres mesures actimétriques, les résultats des auto-questionnaires (phase, stabilité, amplitude des rythmes circadiens), puis la comparaison à un groupe témoins en cas de différence observée. Résultats : Nous avons inclus 36 patients (17 sous lithium, 19 sous AC) et 29 témoins. Le groupe Li présentait une acti-vité plus ample (p=0,026), une moindre variabilité intra-jour (p=0,045), un prol circadien plus vigoureux (p=0,021) avec une tendance à la matinalité (p=0,072) comparé au groupe AC, le rapprochant des témoins dans les analyses secondaires pour les paramètres d’amplitude, de vigueur et de matinalité. Nous n’avons pas retrouvé d’allongement de la période ni d’amélioration du sommeil dans le groupe Li. Conclusion : Notre étude observe par des mesures objectives et subjectives que les caractéristiques circadiennes associées au traitement actuel par lithium par rapport aux AC sont une plus grande amplitude de l’activité, une moindre variabilité intra-jour, un chronotype plus vigoureux à tendance plus mati-nale, allant globalement dans le sens d’une normalisation. Nos résultats suggèrent un effet du lithium sur les rythmes circa-diens qui pourrait être conrmé par des études prospectives. Conflits d’intérêts : SFRMS Fondation des États-Unis Fonda-tion FondaMental Contact auteur : BENIZRI Chloé chloe.benizri@gmail.com Poster 105 Conséquences d’une hypoxie chimique sur un modèle de barrière hémato-encéphalique (BHE) in vitro CHATARD Morgane (1) ; GERY Nathanaël (1) ; PEREK Nathalie (2) ; ROCHE Frédéric (1) (1) Laboratoire SNA-EPIS, Université Jean Monnet, Saint-Etienne, France ; (2) laboratoire interdisciplinaire d’études des nanoparticules aérosolisées, Uni-versité Jean Monnet, Saint-Etienne, France Objectif : le syndrome d’apnée du sommeil est un trouble respiratoire dont les conséquences anatomiques et fonction-nelles cérébrales sont discutées. La perméabilité de la BHE pourrait être un mécanisme essentiel de l’atteinte cérébrale. An de comprendre et d’étudier les conséquences de cycles hypoxiques/normoxie sur la BHE, un modèle in vitro d’hypoxie a été développé. Méthodes : Un modèle de co-culture sur monoltre a été mis en place composé de cellules endothéliales (lignée bEnd.3) et de cellules de glioblastome (lignée C6). Différentes mono-cultures ont été réalisées ainsi que des co-cultures par mise en contact direct,ou non des cellules.Une mesure de la per-méabilité membranaire (passage de sodium uorescéine d’un compartiment à un autre) ainsi que de la résistance élec-trique trans-endothéliale (TEER) a permis de caractériser nos modèles. L’hypoxie a été induite par l’hydralazine,un vasodi-latateur et un inhibiteur de la PHD ayant pour effet d’induire l’expression de HIF-1 (molécule clé de la voie métabolique de l’hypoxie). Un contrôle négatif la prazosine, un autre vasodila-tateur sans effet hypoxique, a été utilisé. Résultats : la co-culture permet d’avoir un modèle plus proche physiologiquement, la TEER est augmentée de 54% par rapport à un modèle de mono-culture et la perméabilité est diminuée de 95%. Le modèle de co-culture en contact direct des cellules est le modèle le plus adéquat, la TEER est encore augmentée de 22%. La dose efcace d’hydralazine (100μM) et la durée des cycles hypoxie-normoxie,ont été déterminées. L’effet de l’hypoxie a été évalué par mesure de la TEER et de la perméabilité. L’hypoxie induite par l’hydralazine provoque une diminution de la TEER et une augmentation de la perméabilité. L’ajout de prazosine n’a aucune conséquence sur le modèle. Conclusion : le modèle de co-culture mis en place possède des caractéristiques proches de celles d’une BHE in vivo. De plus des cycles hypoxiques induisent une augmentation de la perméabilité de la BHE et la diminution de la TEER. Des inves-tigations complémentaires notamment sur l’expression des protéines des jonctions serrées ainsi que sur les cytokines inammatoires dans ces conditions hypoxie/normoxie com-plèteront notre étude. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : CHATARD Morgane morgane.chatard@aliceadsl.fr 96 LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com
  • 78.
    Posters Poster 106 Réponse ventilatoire à la stimulation hypercapnique et fonction respiratoire dans la dystrophie myotonique de type 1 THIL Catherine (1) ; POUSSEL Mathias (2) ; KAMINSKY Pierre (3) ; MERCY Magalie (1) ; GOMEZ Emmanuel (1) ; CHAOUAT Ari (1) ; CHABOT François (1) ; CHENUEL Bruno (2) (1) Département de Pneumologie, CHU, Nancy, France ; (2) Service des Exa-mens de la Fonction Respiratoire et de l’Aptitude à l’exercice, CHU, Nancy, France ; (3) Département de Médecine Interne, CHU, Nancy, France Objectif : La dystrophie myotonique de type 1 (MD1 ou myo-tonie de Steinert) est la plus fréquente des dystrophies muscu-laires de l’adulte en Europe. L’atteinte respiratoire conditionne le pronostic de la maladie. Plusieurs études suggèrent une dysfonction de la commande ventilatoire centrale, contribuant à l’hypoventilation alvéolaire, indépendamment de l’atteinte musculaire respiratoire périphérique. Le but de notre étude est d’évaluer la relation entre la réponse ventilatoire à l’hypercap-nie et la fonction respiratoire dans une population de patients MD1. Méthodes : Soixante-neuf patients MD1 ont été inclus de manière prospective entre 2008 et 2013 (âge moyen : 43.5 ans, 43 femmes). Chaque patient a réalisé, au cours d’une même journée, une exploration complète de la fonction respiratoire, incluant des gaz du sang artériels, une spirométrie, une plé-thysmographie, une mesure des pressions maximales, ainsi qu’une évaluation de la réponse ventilatoire au CO2, selon la méthode de l’état stable. Résultats : Trente-et-un patients (45%) présentaient un trouble ventilatoire restrictif, 38 (55%) étaient hypoxémiques et 15 (22%) étaient hypercapniques. Le déclin de la capacité pulmonaire totale (CPT) était corrélé à l’hypoxémie (p=0.0008) et à l’hypercapnie (p=0.0013), mais n’était pas lié à la dimi-nution de la réponse ventilatoire à l’hypercapnie (p=0.19). La réponse ventilatoire au CO2 était en moyenne de 0.85 ± 0.67 L/min/mmHg et n’était pas corrélée à l’atteinte des muscles respiratoires. La réponse ventilatoire au CO2 n’était pas dif-férente chez les sujets ayant un trouble ventilatoire restrictif par rapport à ceux sans trouble ventilatoire restrictif (p=0.24). Conclusion : La réponse ventilatoire au CO2 chez les patients MD1 est diminuée. Elle apparaît comme étant indépendante de l’atteinte fonctionnelle et musculaire respiratoire, suggé-rant une cause centrale à la sensibilité réduite à l’hypercap-nie. Cette dysfonction centrale du contrôle de la ventilation pourrait expliquer les apnées centrales, la somnolence diurne excessive, fréquemment observées dans cette population Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : THIL Catherine catherine_thil@yahoo.fr LE CONGRÈS DU SOMMEIL® LILLE 2014 20/21/22 NOVEMBRE www. lecongresdusommei l .com 97 97 POSTERS 104 106