N°6 Janvier - Mars 2013
Le magazine marocain des Technologies de l’Information et de la CommunicationLe magazine marocain des Technologies de l’Information et de la CommunicationLe magazine marocain des Technologies de l’Information et de la Communication
Comment gérer
l’explosion de trafic
de données tout en
restant profitables?
p:14
Six Marocaines
à la Silicon Valley
p:26
p:10
Adoption du Cloud
SPECIAL
p:26
Profil pro
Jeune, mais vieux routier
Mohammed Chakib Rifi, DG de Data Plus Group
N°6Janvier-Mars2013Cenuméronepeutêtrevendu
Pages: 16 - 25
P: 10
Leaders
Liquid Net de NSN
Fait marquant
Techwoman 2012
Ce numéro est téléchargeable gratuitement sur
www.ticmagazine.net
p:14
Pages: 16 - 25
Fait marquantFait marquant
Techwoman 2012Techwoman 2012
de données tout en
restant profitables?Adoption du Cloud
Adoption du Cloud
SPECIAL
Pages: 16 - 25
Fait marquantFait marquant
Techwoman 2012Techwoman 2012
Une décision
stratégique
N°6 Janvier - Mars 2013
N°6 Janvier - Mars 2013
’abord, joyeuse année 2013. Une année que l’on vous
souhaite prospère, contrairement à 2012 qui a connu un
ralentissement notoire au niveau des investissements IT.
Les raisons de ce ralentissement, on les connaît. Entre une
conjoncture internationale difficile, les élections ayant porté un
nouveau gouvernement au pouvoir et la loi de finance qui a connu
un retard plus que désolant, le secteur des nouvelles technologies
n’a pas continué sur sa lancée conformément aux attentes dans la
mesure où le principal client qui tire la locomotive du business IT,
c’est-à-dire l’Etat, avait gelé les marchés pour un bon bout de temps.
Une certaine relance a été relevée, heureusement, lors du second
semestre 2012.
L’année qu’on vient d’entamer, c’est aussi la dernière ligne droite
du Plan Maroc Numeric 2013. Et qui dit ligne droite, dit vitesse
supérieure.Verra-t-on les parties concernées s’activer,afin d’atteindre
les objectifs de ce Plan louable ou assistera-t-on à la fin de cette
année à un bilan mi-figue mi-raisin ? Réponse, d’ici douze mois.
Par ailleurs, il serait objectif de saluer les efforts des différentes
parties, publiques et privées, afin que le Maroc devienne un véritable
hub régional dans les Nouvelles Technologies de l’Information et de
la Communication. Des efforts, qui ont permis à notre pays de se
doter d’entités et d’infrastructures que bien des pays à économies
similaires peuvent nous envier. Mais, cela ne doit pas nous voiler la
face, parce que des actions encore plus importantes doivent être
menées à bien dans les plus brefs délais, si on veut réellement faire
des TIC un vecteur de croissances socioéconomique. On parle ici,
entre autres, de la loi 08-09 ; du développement du capital humain;
de l’amélioration de la qualité des services publics en ligne... Et la
liste est longue.
Concernant ce dernier point, il est, d’ailleurs, important de noter
qu’en octobre dernier, le Forum des Centraliens, dans sa troisième
édition, a mis à la disposition des parties concernées une étude
englobant quatorze recommandations nécessaires pour améliorer,
de manière effective, lesdits services. Ces recommandations
intéressantes seront-elles prises en compte ? On l’espère.
On espère aussi que 2013 apportera son lot de belles satisfactions
quant au développement de notre pays dans le secteur des nouvelles
technologies et qu’on n’accuse pas un retard qu’on finira par
regretter dans les années à venir. 
DD
Les retardataires
ont toujours tort
K. Lahkim
Directrice de la Publication
03
E D I T O
• TIC Magazine
Le magazine marocain des
Technologies de l’Information et de
la Communication
• Edité par IT COMMUNITY
7, Rue BECKMANS, Rés. Valrose 4,
Q. des Hôpitaux, 20360, Casablanca
• Tél.: +212 (0) 526 080 000 / 090 000
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• Maquette, Conception & Conseil
Editorial: Com’Pacte
• Directrice de la Publication
Kaoutar Lahkim
• Rédacteur en chef
Said Zinnid
• Journalistes
N. Mounouar, O. Lahlim , S. Zinnid
• Experts IT
A Elouafiq, H. El Alloussi
• Impression: Edit Imprimerie
• Dossier de Presse: 2010 c11
• Dépôt légal: 2011PE0101
• ISSN: 2028 - 6449
• Tirage: 10.000 Exemplaires
N°6 Janvier - Mars 2013
Leaders
Liquid Net de NSN
Comment gérer l’explo-
sion du trafic de données
tout en restant profita-
bles? p:14
SOMMAIRE
Enquete
Virtualisation SI
To be or not to be
p:16
Profil pro
Mohammed Chakib Rifi
DG Dataplus Group
Jeune, mais vieux
routier p:10
Carriere
Outsourcia
le made
in Morocco
p:44
Carriere
04
Plus de quatorze millions d’internautes au Maroc. Cela ne peut pas laisser les
annonceurs indifférents. Une telle aubaine a permis à la communication digitale
au Maroc de percer, lentement, mais sûrement. Cependant, certaines questions
méritent le détour afin de cerner au mieux une communication qui a de beaux
jours devant elle.
p: 34-38
Dossier
Communication digitale: du potentiel, mais...
Actus
RMA Watanya : lance son application mobile........................................p:5
Soft Center : promeut l’innovation logicielle...............................p:6
L’ANRT : guète la qualité de service Internet 3G ...........................p:8
EMC: LesTIC au cœur de la stratégie de croissance......................p:9
ANALYSE
Adopter le Cloud: une stratégie efficiente pour la DSI ............p:24
FOCUS
Technologies stratégiques en 2013:
Les dix tendances à connaitre............................................................................p:30
SECURITE
Domaines «.post» : Quant Internet devient plus sûr ..............p:32
NETWORKING
Réseaux sociaux: Faits marquants 2012 ............................... p: 40
COACHING
Trouver sens à son travail : le secret du bonheur au boulot ...........p: 42
Solutions
Windows 8 : Lancée officielle au Maroc...................................p: 46
Nouveau Nexus 4: le nouveau bébé de LG et de Google......................p: 47
Acer Aspire M3 : Une technologie qui tient ses promesses....................p: 48
Fujifilm X-E1 et X-F1: on dirait des reflex ..........................................p: 49
HP Deskjet Ink Advantage 2515: un Cost-Killer chez HP...................p: 49
Zoom sur info
Med-IT 2012: Vivement l’année prochaine ...............................p:50
Fait marquant
Six Marocaines
à la...
Silicon Valley
p:26
Business
Datacenter:
Optimisez vos environ-
nements virtualisés
p: 22
N°6 Janvier - Mars 2013
rofitant de l’expansion
grandissante du marché mobile
et des Smartphones au Maroc,
RMA Watanya lance sa
nouvelle application mobile confirmant,
une fois de plus, son positionnement en
tant qu’assureur précurseur et innovant.
Comme l’explique Yassine Lahlou,
Directeur Général Adjoint de RMA
Watanya, ce lancement s’inscrit dans le
cadre du développement de la stratégie
multicanale de la compagnie. Il précise
à cet effet qu’« avec le besoin croissant de
mobilité des citoyens et le développement des
réseaux mobiles à haut débit, utiliser son
Smartphonepourrechercherdesinformations
pratiques est devenu aujourd’hui un geste
naturel ». Cette application constitue
ainsi une opportunité sérieuse pour
RMA Wataniya afin d’exploiter le
canal mobile, devenu un vecteur de
communication incontournable. Simple
etfaciled’utilisation,l’applicationdonne
accès à plusieurs fonctionnalités, allant
de la simulation de devis d’assurance à
la géolocalisation des points d’intérêt, en
passantparlaconsultationdesprocédures
à suivre en cas de sinistre. Compatible
avec iOS d’Apple ainsi qu’Android
de Google, cette application offre un
accès gratuit à une multitude de services
pratiques pour une large population de
détenteurs de Smartphones au Maroc.
A ce titre, Yassine Lahlou explique que
« l’application mobile RMA Watanya offre
gratuitement une panoplie d’informations
utilespourlesutilisateurs,qu’ilssoientassurés
chez RMA WATANYA ou non. C’est aussi
un outil rassurant qui permet à nos clients
d’avoir accès aux numéros d’urgence et
conseils pratiques en cas de sinistre ». Parmi
ses fonctionnalités phares, l’application
mobile RMA Wataniya permet
d’accéder aux dernières nouveautés et
aux offres de produits de la compagnie,
simuler des devis d’assurance auto
et multirisques habitation, identifier
les coordonnées (géolocalisation)
des cliniques agréées, garages agréés,
pharmacies et pharmacies de garde, etc.
tout en fournissant un tat d’informations
pratiques, notamment, le prix du neuf
automobile, des guides de sécurité auto
et multirisques habitation, des conseils
en cas de sinistre, les numéros d’urgence
(Police, gendarmerie, assistance)… 
05
ACTUALITES
n réponse au besoin croissant
de protection des données et
de sécurité des informations au
Maroc, Symantec Corp a fait le
choixdes’implanterauMaroc.D’abord
pour plus de proximité avec ses clients
et partenaires, mais aussi en tant que
hub régional pour aborder l’Algérie et
la Tunisie. A ce propos, Johnny Karam,
directeur régional de Symantec pour le
Moyen-Orient & l’Afrique francophone
déclare que « la hausse des menaces
posées à la cyber-sécurité et l’importance de
l’efficacité des stratégies de protection des
données sont en place éminente sur l’agenda
de nombreuses organisations depuis les
petites jusqu’aux grandes entreprises et
entités gouvernementales au Maroc ». Il
rajoute qu’« étant donné que le Maroc
occupe une place régionale centrale pour
les entreprises, au carrefour de l’Afrique du
Nord, de l’Europe et du Moyen-Orient, nous
nous rendons compte de l’importance du
fait de rapprocher Symantec de nos clients
pour les aider à répondre aux nombreux
défis informatiques auxquels ils sont
confrontés aujourd’hui et dans le futur».
Et pour actionner cette proximité,
Symantec a tenu une journée de veille,
à l’honneur de ses clients, partenaires
et experts sectoriels, dans le cadre du
«Technology Day» Casablanca. Ce fut
une occasion propice pour dévoiler
les toutes dernières nouveautés et
tendances technologiques en matière
de sécurité TI, notamment, dans les
domaines de la Cyber-sécurité, la
mobilité, la sauvegarde des données,
la protection des postes de travail, etc.
A ce titre, Johnny Karam explique que
«Symantec comprend les besoins en matière
de protection des informations et les défis
auxquels sont confrontées les organisations
au Maroc. Dans ce cadre, nous développons
notre équipe de terrain et travaillons en
étroite collaboration avec nos partenaires
afin de rapprocher nos solutions de pointe
de ces entreprises pour les aider à relever ces
défis».
E
… et tient sonTechnology Day à Casablanca
Symantec s’installe au Maroc...
lance son application mobile
RMA Watanya
P
Nord, de l’Europe et du Moyen-Orient, nous
Johnny Karam,
Dir. régional de Symantec pour
le Moyen-Orient & l’Afrique francophone
N°6 Janvier - Mars 2013
cteur de référence sur le marché
des solutions informatiques
et analytiques pour les
télécommunications, les banques
et les PME, le Groupe HLi France poursuit
son développement à l’international par
l’ouverture d’un bureau au Maroc. Après
la création de HLi Consulting Tunisie en
2004 et de HLi Iberica (Espagne) en 2006,
cette nouvelle implantation constitue un
évènement marquant dans la vie du groupe
quisoulignesavolontéd’exportersonsavoir-
faire à l’international. A ce propos, Michèle
Loison, PDG du Groupe HLi a déclaré qu’«
en ouvrant une entité au Maroc, HLi affirme sa
volonté de se développer en Afrique et d’y être un
acteur local reconnu, détenteur d’une offre globale
deservicesquis’appuiesurdespôlesdecompétences
spécifiques composés de consultants expérimentés
capable de répondre aux attentes et exigences de
ce marché». Cette implantation marocaine
s’inscrit dans la stratégie d’expansion
géographique du Groupe HLi, menée pour
exporter et consolider son expertise sur le
Maghreb et l’Afrique subsaharienne par
Fakher Zouaoui, Directeur Général de HLi
Consulting Tunisie. 
06
verty Market Research & Intel-
ligence, institut d’enquêtes et de
sondages d’opinion, a réalisé une
enquête sur l’utilisation d’Internet
et des réseaux sociaux au Maroc. Opérée
en partenariat avec Maroc Numeric Clus-
ter, cette enquête a duré pendant les mois
d’Octobre et de Novembre derniers et a mo-
bilisé 1021 répondants répartis sur 38 villes
du Maroc, dont plus de 40% de Casablanca,
et trois profils différents, dont plus de 42%
d’étudiants. Cette enquête a révélé que
57,4% des répondants passent une durée
moyenne supérieure à 4h par jour sur inter-
net et l’ordinateur portable reste l’équipe-
ment le plus utilisé (88%), suivi du télépho-
ne mobile (55%) qui dépasse l’ordinateur de
bureau (41%). ADSL est utilisé chez 75%
des interrogés comme principale source de
connexion à internet, suivi de la connexion
3G. Les répondants se connectent majori-
tairement depuis leur foyer (94%) alors que
42% accèdent à internet au travail. Internet
est utilisé d’abord pour envoyer et recevoir
des emails chez 66% des répondants, pour
s’informer (62%), pour un usage profession-
nel (45%) et pour rester en contact avec ses
proches (40%). L’acte d’achat en ligne quant
à lui totalise 7% d’adeptes. En termes d’usa-
ge d’internet, les réseaux sociaux représen-
tent la 1ère destination des répondants sur
internet, suivis respectivement par les mo-
teurs de recherche, la presse électronique
et les sites de partage de vidéo. Par ailleurs,
91,8% des répondants ont déclaré que leur
utilisation d’internet a eu un impact néga-
tif sur eux. Cet impact touche en premier
lieu les activités de divertissement (Sport,
détente, etc.) chez 33% de l’échantillon, la
vie familiale (22%) et la vie professionnelle
(18%). Les services de l’administration en
ligne les plus connus chez les répondants
sont le portail du passeport biométrique
(69%), le portail de l’ANAPEC (43%) ainsi
que le portail des services consulaires (28%).
Facebook est le réseau social le plus utilisé
(97%) suivi de Google+ (49%) et Twitter
(41%). Quant aux réseaux professionnels,
Linkedin domine (39%) Viadeo (33%). Par
ailleurs, 23% des répondants passent une
durée moyenne supérieure à 4 heures par
jour sur les réseaux sociaux, 26% y passent
entre 2h et 4h et 22% de 1h à 2h. 
Averty enquête.
Web et réseaux sociaux au Maroc
Confronté à la compétition mondiale
et à l’urgence de créer un nombre
massif d’emplois pour absorber
une main d’œuvre toujours plus
qualifiée, le Maroc a fait le choix du
soutien des PME, de la création et
de l’innovation. De nouveaux outils
se mettent en place au service de
politiques publiques ambitieuses pour
faire émerger de nouvelles sociétés à
fort potentiel de développement.
A cet effet, le Soft Centre (Centre
de R&D logiciel) est intervenu au
MED IT 2012, lors de la table ronde
sur l’innovation, afin de présenter
les apports de son Business Model
quant à la promotion de l’innovation
logicielle au Maroc. Son Directeur,
Jamal Benhamou, a présenté
comment le mode de fonctionnement
du Soft Centre a permis l’émergence
de premières solutions logicielles
innovantes «Made in Morocco» à
fort potentiel de développement à
l’international; et ce sur la base de
résultatstangibles.Pourrappel,leSoft
Centre – en sa qualité de centre de
recherche et développement logiciel
appliqué – a été créé dans l’ambition
d’accélérer le développement de
l’industrie nationale du logiciel. Et
ce, dans une logique de dynamisation
de l’économie locale par la création
de champions nationaux dans
l’industrie du logiciel, tout en
améliorant l’attractivité du Maroc à
l’international. A date d’aujourd’hui,
cet outil s’est réellement positionné
en tant que plateforme de mise en
relation entre le monde des affaires du
secteur IT et le milieu universitaire,
afin de faire naitre des découvertes
capitales sans précédent, dans le
domaine de l’innovation logicielle.
A
ACTUALITES
Soft Center
promeut l’innovation
logicielle au Maroc
A
ouvre sa filiale Marocaine
Le groupe HLi
deservicesquis’appuiesurdespôlesdecompétences
internet, suivis respectivement par les mo-
N°6 Janvier - Mars 2013
BECAUSE THERE IS NO PATCH FOR HUMAN CRUEL INTENTIONS
YOU DON’T HAVE TO WORRY ABOUT YOUR DATA
WE ARE LOOKING AFTER THEM
DATAPROTECT
http://www.dataprotect.ma
http://www.dataprotect-institute.com
N°6 Janvier - Mars 2013
a date du 12/12/2012 sera mémorable
pour toujours pour Kerensen Consul-
ting qui s’est vu décerner les trophées
«Performance Commerciale» et «Inno-
vation» par le jury du DevCom Maroc 2012
pour ses très réussies «Speed Démos» autour
de la solution CRM salesforce.com ainsi
que la solution de gestion de l’e-réputation
Radian6. A propos de cette consécration,
Zoubida Haloui, Country Manager chez
Kerensen Consulting Maroc a déclaré : « ces
trophées soulignent notre volonté d’offrir des solu-
tions CRM et métier adaptées et novatrices qui réa-
lisent les objectifs d’entreprise les plus essentiels ».
L’objectif des deux trophées est d’identifier et
de récompenser les meilleurs outils, cas réels
ou innovations, permettant aux directions
commerciales de développer leurs ventes et
leur communication. Pour le trophée de la
Performance Commerciale, Kerensen a mis
l’accent sur la collaboration commerciale
avec l’outil Chatter de Salesforce. Et pour le
trophée Innovation, Kerensen a monitoré en
LIVE tout ce qui se dit sur l’ensemble des ré-
seaux sociaux et blogs sur le DevCom Maroc
et le tramway casablancais. 
Organisée régulièrement par le
SMC (Social Media Club) Casa-
blanca, Instameet Casablanca est
une série de rencontres «meet-up»
réunissant les membres marocains
d’Instagram «Instagrameurs», le
fameux réseau social de partage
de photos de par le monde. La pre-
mière rencontre du genre a été or-
ganisée, en Novembre dernier, au
Fanajeen Coffee shop au Morocco
Mall, utilisateur inconditionnel de
l’application Instagram «@fana-
jeen» et supporter inconditionnel
du SMC. Ce fut l’occasion pour les
Instagrameurs marocains d’échan-
ger leurs bonnes pratiques «Ins-
tatalk» et de partir à la chasse des
photos autour du Morocco Mall
«Instawalk». Cette 1ère édition a
connu la participation d’une cen-
taine de personnes. Les échanges
ont été conviviaux et enrichissants
par la qualité des contenus, des in-
tervenants, des participants et de
la communauté des instagrameurs
marocains. Cette rencontre est an-
nonciatrice de nombreux change-
ments qui vont intervenir dans le
monde de la photographie étant
donné qu’Instagram marque une
nette révolution dans cet art en
introduisant la notion de retouche
live (Filtres) et d’instantanéité dans
le partage, d’où l’intérêt croissant
que cette application suscite auprès
de millions d’utilisateurs dans le
monde. Des perspectives et des bé-
néfices multiples dont on peut citer
des synergies entre techniciens,
marketeurs, community managers
et porteurs d’idées autour de cette
application novatrice et promue à
un bel avenir. 
08
Les Instagrameurs
investissent
le Morocco Mall
ACTUALITES
’Agence Nationale de Réglementation
des Télécommunications (ANRT) pu-
blie pour la première fois, les indica-
teurs de qualité de service d’Internet
mobile des réseaux nationaux de 3ème
génération (data 3G), mesurés durant en
Août 2012. Cette évaluation a pour objec-
tif de renseigner notamment sur l’accessi-
bilité du service Internet mobile, le délai de
connexion, le taux de connexion et le débit
en émission et en réception. Les indica-
teurs, mesurés en utilisant des Smartpho-
nes et des PC, concernent le service Inter-
net mobile (data 3G) des trois opérateurs
(IAM, Meditel et INWI) et ont été relevés
sur un échantillon de six grandes villes du
Royaume(Agadir,Casablanca,Fès,Marra-
kech, Rabat et Tanger). Concernant le ser-
vice Internet mobile 3G sur Smartphones,
pour l’ensemble des villes objet de l’évalua-
tion, le taux global de connexions réussies
(établies dans un délai inférieur à 1 minute.
Le taux de connexions réussies est calculé
sur la base de l’ensemble des mesures réali-
sées) oscille entre 98,21% et 98,83% (selon
opérateur). Le délai moyen de connexions
varie entre 2 et 4 secondes. Le débit moyen
de téléchargement (moyenne des débits
observés pour 100% des fichiers reçus) se
situe entre 1,028 Mbps et 1,734 Mbps. Il
est à signaler à cet effet, qu’un fichier étant
considéré comme envoyé s’il est envoyé in-
tégralement et si son contenu est correct.
Le taux est calculé sur la base du nombre
total de fichiers envoyés. La taille du fi-
chier de référence pour l’envoi étant est de
1 Mo. Par ailleurs, un fichier est considéré
comme reçu s’il est reçu intégralement et si
son contenu est correct. Le taux est calculé
sur la base du nombre total de fichiers té-
léchargés. La taille du fichier de référence
pour la réception est de 5 Mo.
Pour ce qui est du débit moyen d’envoi
(moyenne des débits observés pour 100%
des fichiers envoyés), l’enquête de l’ANRT
constate qu’il est entre 55 Kbps et 297
Kbps. Pour le service Internet mobile 3G
sur PC, pour l’ensemble des villes objet de
l’évaluation, le taux global de connexions
réussies oscille entre 98,46% et 99,69%
(selon opérateur). Le délai moyen de
connexions varie entre 1 et 5 secondes. Le
débit moyen de téléchargement varie entre
522 Kbps et 2,975 Mbps. Le débit moyen
d’envoi (émission) est entre 184 Kbps et
747 Kbps. 
Kerensen Consulting
L’ANRT guète la QoS
Internet mobile 3G
L
L
récompensé doublement
N°6 Janvier - Mars 2013
éalisée au cours de la période qui
a précédé le récent Forum EMC
tenu à Casablanca en Novembre
2012, une enquête ciblant 187
participants au dit-forum (responsables IT,
architectes techniques, gestionnaires de
stockage de données ou d’infrastructures,
...) à propos de la transformation
informatique, a révélé que 50% des
entreprises marocaines interrogées étaient
en train ou envisageaient, de procéder à
un changement transformationnel de leurs
fonctions IT au cours de 2013. Parmi les
conclusions de cette étude aussi, les trois
préoccupations majeures des entreprises
marocaines: la gouvernance améliorée et
plus de conformité (46%); l’augmentation
des revenus (43%) et enfin la gestion et
l’analyse améliorées des données (40%).
De telles préoccupations démontrent
que les organisations n’entreprennent
pas uniquement des transformations de
leurs modes de gestion, dans le but de
faire des économies, mais s’en servent
pour activement stimuler la croissance. A
cette occasion, Mounir Soussi, Directeur
général Afrique francophone, EMC a
déclaré que « cette étude montre que les
entreprises marocaines transforment de plus en
plus leurs infrastructures pour mieux exploiter
les bénéfices du Cloud et des Big Data. Il est
clair que ces changements sont poursuivis dans
le but de mieux atteindre les objectifs de leurs
entreprises, démontrant que la transformation
IT n’est une fin en soi, mais un facilitateur pour
le succès des affaires en général ». L’étude a
permis également de mettre en évidence les
cinq priorités des entreprises marocaines,
notamment dans les domaines de la
sécurité des données (59%), du stockage/
gestion des données (58%), de la sécurité
des réseaux (57%), de la sauvegarde et
récupération des données (52%) ainsi que
lamaintenancedestechnologiesexistantes,
logicielles et matérielles (50%). Aussi, les
organisations sont-elles à la recherche
du support technique pour appuyer
leurs objectifs commerciaux. A ce titre,
l’étude a révélé que neuf entreprises sur
dix semblent avoir aligné leurs stratégies
IT sur leurs objectifs commerciaux,
démontrant ainsi que les TIC sont perçus
comme des moteurs de croissance plutôt
qu’une centrale de dépenses. 
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R
récupération des données (52%) ainsi que
LesTIC au cœur de la stratégie de croissance
Etude EMC
N°6 Janvier - Mars 2013
PROFIL PRO PORTRAIT
10
réer une entreprise à un âge
aussi jeune que celui de 22 ans
et en faire un leader national
quelques années plus tard, re-
lève presque de l’impossible. Mais,
Mohammed Chakib Rifi, DG de Data
Plus, l’a fait et ne compte pas dormir
sur ses lauriers. L’histoire de ce jeune
dirigeant est, avouons-le, vraiment
atypique. Pur produit de l’enseigne-
ment public marocain, Mohammed
Chakib Rifi n’a pas suivi le même
itinéraire que celui de la majorité des
ingénieurs de sa génération. Ayant le
sens des affaires dès son jeune âge,
il alliait activité commerciale et vie
scolaire. Son bac, il l’obtint à l’âge de
17 ans. Il rejoint dès lors l’Ecole Su-
périeure de Technologie (EST) de Fès
pour ensuite intégrer l’Ecole Polytech-
nique de Lille.
Plus tard, ses priorités de businessman
ne l’empêchèrent pas de continuer
son parcours académique. C’est ainsi
qu’en 2004, il décrocha un MBA à
l’Université du Québec à Montréal,
pour enchainer, cinq ans plus tard,
avec un DSEC (Diplôme Supérieur
d’Expert Coach) à l’Ecole Hassania
des Travaux Publics (EHTP). Au dé-
but de sa carrière professionnelle, Mo-
hammed Chakib Rifi fit un bref pas-
sage dans une entreprise où son père
était actionnaire.
En fin business-man, il essaya de per-
suader son père de retirer son capital,
parce que l’affaire, selon son flaire, ne
semblait pas porteuse. Décidé d’être
son propre patron, il créa Data Plus
avec son père dont l’apport était de
100 000 dirhams. A ses débuts, Mo-
hammed Chakib Rifi va constater
de visu que la réussite ne vient pas
comme par enchantement, mais par
persévérance et surtout par une foi
dans son projet. En effet, malgré son
premier marché qu’il avait décroché
auprès de Poste Maroc, Data Plus en-
registre à peine un chiffre d’affaires
de 4 millions de dirhams, trois années
après sa création en 1999. La clientèle
qu’il espérait conquérir étant sensible
aux références, Mohammed Chakib
Rifi devait en trouver au moins une et
de taille. Le déclic eut lieu à Dubai,
en 2005, avec la rencontre du vice-pré-
sident d’Olivetti. Il l’aborde pour la
mise en place d’une unité d’assembla-
ge au Maroc. Cette tentative s’avéra
vaine puisque les Italiens étaient sur le
point de conclure un accord similaire
avec des Egyptiens. Presque un an
après, il reçut le coup de fil qui allait
lui faire grandement plaisir : le projet
avec les Egyptiens ayant échoué, Oli-
vetti aimerait voir du côté du Maroc,
mais hélas, sans débourser un sou, si
ce n’est l’apport logistique de la mar-
que. Cet inconvénient de taille n’arrê-
ta pas Mohammed Chakib Rifi pour
autant. Il se mobilisa non sans peine
et réussit à débloquer quelque 6 mil-
lions de dirhams de ses fonds propres
et 3 millions de dirhams auprès de la
Société Générale, qui va s’avérer plus
tard, un allié stratégique pour Data
Plus. Dès lors, le projet dont il a rêvé
voit le jour et le business commence à
fleurir. De 2000 unités vendues l’an-
née du lancement, il atteint quelque
30 000 en 2011 et Data Plus voit son
taux de croissance enregistrer 47% de
2007 à 2011.
Quatre ans après, Mohamed Chakib
Rifi s’intéresse à un autre créneau :
le lancement du premier mobile ma-
rocain sur le marché. Pour réaliser ce
projet, nul besoin d’aller chercher le
financement plus loin que chez son
banquier qui, via Investima, va pren-
dre part au capital de Data Plus avec
l’acquisition de 24 % des actions. Un
partenariat qui, selon Mohamed Cha-
kib Rifi, n’est pas fortuit. « Ce choix
a été finalement porté sur Investima, vu
l’excellente relation que nous entretenons
avec notre banque historique, la Société
Générale, depuis la création de Data Plus
avec un capital de 100 kDH en 1999 et la
SG a vécu avec nous la «success story.»,
reconnait-il. Le jeune dirigeant ne
compte pas s’arrêter dans la conquête
du marché ni dans la multiplication
de ses produits, puisque récemment,
il a réussi à concrétiser un partenariat
avec Asus pour la distribution de ses
produits informatiques au Maroc.
Cette sucess story de Mohammed
Chakib Rifi et Data Plus n’est pas ve-
nue sans un total investissement de sa
part : «J’ai beaucoup travaillé, au dépens
parfois de ma vie personnelle», avoue-t-il.
Mohammed Chakib Rifi est père de
deux adorables fillettes âgées respecti-
vement de 7 et 1 an. On lui souhaite
tout le bonheur du monde dans son
ménage ainsi que dans la direction de
Data Plus. 
C
Jeune, mais vieux routier
Mohammed Chakib Rifi, DG de Data Plus Group
Il est âgé de trente-six ans et il traine déjà derrière lui quatorze années d’expérience en tant que
Directeur Général de Data Plus Group. Mohammed Chakib Rifi présente un profil, le moins que l’on
puisse dire,atypique.Parcours d’un patron qui a cru en ses rêves.
par S. Zinnid
N°6 Janvier - Mars 2013
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N°6 Janvier - Mars 2013
PROFIL PRO
12
Les deux dernières années ont
été marquées par une conjoncture
internationale qui touche tous les
secteurs d’activité. Vous concernant,
comment avez-vous vécu cette
conjoncture et comment ont été vos
résultats durant ces deux années ?
Le Maroc est un pays connecté à son
environnement macroéconomique
mondial. L’Europe a la particularité
d’être en même temps notre premier
client et notre premier fournisseur, et
vit une crise très particulière depuis
quelques années. Notre économie se
trouve naturellement confrontée à une
récession qui n’épargne aucun secteur
d’activité. D’un autre côté, l’Etat qui
représente le plus grand investisseur
dans le secteur des TIC, a vu ses projets
retardés à cause des élections anticipées
de 2011 d’une part, et le retard de vote
de la loi de finance en 2012, d’autre
part.
Autant de raisons sous-jacentes qui
ont été la cause d’une année plutôt
blanche et une morosité du marché
quasi généralisée. A Data Plus, nous
avons ressenti une récession au niveau
des résultats réalisés en 2011, et les
six premiers mois de cette année ont
été assez difficiles. Heureusement que
la courbe a repris son cours positif
avec la la relance des marchés publics
et des investissements. Nous restons
donc optimistes pour 2013, surtout
que le Maroc demeure un marché sous
équipé et à fort potentiel. En effet,
toujours est-il opportun de rappeler
que le taux d’équipement des ménages
et des administrations publiques reste
très faible, comparé à d’autres marchés
plus matures. Encore faut-il que les
investissements suivent dans ce secteur,
et que l’Etat mette en priorité ce secteur,
vecteur de développement transverse de
tous les autres secteurs d’activité.
Quelles sont les actions que vous
menez pour faciliter l’accès des TI aux
foyers marocains (penser notamment
à votre participation aux programmes
«GENIE») ?
Le programme GENIE ne touche
pas les foyers marocains. Il touche
essentiellement les établissements
scolaires relevant du Ministère
d’Education Nationale.
Nous avons participé à la deuxième
phase du projet GENIE et nous avons
gagné 55% de parts de marché (PC,
Serveur et Laptop). Nous y avons
participé via un partenaire (intégrateur)
qui était l’interface avec les opérateurs
télécoms.
Aujourd’hui, l’avantage est que nous
soyons une société marocaine, qui
fabrique ses produits au Maroc. Ce qui
implique une réelle valeur ajoutée pour
notre pays, en termes de développement
technologique, de création d’emploi,
une réactivité par rapport à la demande,
et un service après vente de proximité.
D’ailleurs, sur le programme GENIE,
nous avions respecté les délais, et notre
produit n’avait aucun mal à rivaliser
avec les autres marques qui fabriquent
pratiquement tous leurs produits en
extrême orient.
Quelles sont les niches sur lesquelles
vous vous positionnez tant au Maroc
que sur la région EMEA ? Qu’en est-il
de votre part de marché ?
Déjà, pour les parts de marché, il est très
difficile d’avancer un chiffre crédible
en l’absence de statistiques valables.
Aujourd’hui, nous souffrons de ce
manque d’information. Nous n’avons
donc pas de chiffres réels, surtout pour la
partie informatique. Pour la téléphonie,
il y a des chiffres qui s’approchent un
peu plus de la réalité.
Pour ce qui est de notre positionnement,
cela dépend de la carte que nous
distribuons :
- Olivetti et RMC, nous nous
positionnons en tant qu’industriel avec
un montage local au Maroc et une
Distribution Régionale.
- Asus et LG Mobile, nous nous
positionnons en tant que distributeur
au Maroc et dans un certain nombre de
pays voisins.
Mohammed Chakib Rifi, DG de Data Plus Group
« Nous restons optimistes pour 2013 surtout que le
Maroc est un marché sous équipé et à fort potentiel »
Propos recueillis par S. Zinnid
12
N°6 Janvier - Mars 2013
Quant à notre présence au niveau de
la région EMEA (Europe, Moyen-
Orient et Afrique), nous avons une
percée minime au niveau du continent
Européen par rapport au potentiel. En
Afrique, la distribution se structure de
plus en plus, et au Moyen-Orient, Data
Plus est sur un grand projet avec notre
partenaire aux EAU.
Quelle nature de partenariat vous
lie à Olivetti ? Parlez-nous de votre
unité de production dédiée à Olivetti
(production, effectif, chiffre d’affaire,
produits, cibles, etc.)?
Nous avons deux types de contrats
avec Olivetti : un contrat industriel et
un autre de distribution. Au niveau de
la production des machines Olivetti,
nous pouvons atteindre 350 unités par
jour, comme capacité maximale. Au
niveau des ressources humaines, cette
production peut mobiliser jusqu’à 100
personnes en full time, et plus que 500
personnes en Indirect. Annuellement,
nous frôlons les 30 000 PC, soit 30% de
notre capacité annuelle.
Qu’en est-il du retour d’Asus
au Maroc ? Quelles offres Asus
comptez-vous apporter sur le marché
marocain, particulièrement pour les
professionnels?
Asus est une très grande marque qui
a démarré vers la fin des années 80 en
Taiwan. Très vite, Asus s’est taillée
la place de N°1 mondial de cartes
mères et est devenue fournisseur des
plus grandes marques. A la fin des
années 90, Asus a lancé son propre PC
(ASUSTeK). Lors du premier trimestre
2010, Asus a réalisé un bénéfice net de
158 millions US$ et un chiffre d’affaires
de 2,55 milliards US$. La société a
écoulé sur cette période 1,6 million
de netbooks (Eee PC), 2,5 millions
d’ordinateurs portables et 5,8 millions
de cartes mères. Aujourd’hui, d’après
les bureaux d’études internationaux,
Asus est numéro 1 mondial en fiabilité
et ses clients lui sont très fidèles. «Un
client Asus ne remplace qu’avec un Asus».
De part la qualité de ses produits, les
offres Asus à l’international, comme
au Maroc, sont plus orientées vers les
clients exigeants en terme de qualité et
de design généralement des particuliers,
plutôt que des professionnels, moins
exigeants sur la qualité et plus regardant
sur l’aspect prix. Asus est aussi l’une
des deux marques mondiales qui
progressent le plus : l’année dernière
ASUS a réalisé une progression de 36%,
contre 12% pour une autre marque qui
progresse en segment professionnel.
Quelle est la stratégie qui vous permet
de rester dynamique dans un marché
où la concurrence est assez rude ?
Notre stratégie par produit est
clairement définie. En Olivetti, nous
nous positionnons dans l’entrée de
gamme avec des prix abordables, tout
en assurant une qualité satisfaisante.
En Asus, nous proposons des machines
à une clientèle exigeante qui souhaite
s’offrir un PC portable de luxe et
d’excellente qualité. En LG Mobile,
nous reprenons le marché avec une
offre très agressive dans la mesure
où nous sommes les seuls (à côté
d’un autre brand) à pouvoir offrir une
gamme de produits qui va de 20 à 600
dollars, avec bien sûr une large gamme
sous Androïd. En RMC, notre marque
nationale, nous avons réalisé une
pénétration en douceur avec la tablette,
grâce à laquelle nous sommes devenus
rapidement numéro 2 dans les grandes
surfaces où nous sommes présents.
Et vous lancez les portables RMC
quand?
Nous avons déjà lancé les premiers
prototypes et le résultat est plutôt
satisfaisant. Avec la signature de la carte
LG Mobile, le choix stratégique a été
porté sur le lancement en priorité des
tablettes RMC. Pour les Smartphones
RMC, ils seront lancés au moment
opportun.
Quel regard portez-vous sur le
développement des Smartphones et des
Tablettes dans le monde et au Maroc ?
Il est évident que le marché des
Smartphones et celui des Tablettes est
aujourd’hui en plein essor. L’innovation
est très importante dans ce domaine et
les nouveautés permettent de dynamiser
et stimuler la consommation. Le
marché marocain est un marché à
80% de clients de la téléphonie mobile
sont en prépayés. Ce qui signifie que
80% utilisent des téléphones à moins
de 100 dollars. Les 20% restant sont
se permettent des Smartphones à plus
de 100 dollars. L’entrée de gamme
domine donc largement. L’évolution
des Tablettes suivra, je pense, le courant
international. D’ici 2015, et avec le
développement des offres en Cloud
Computing, les utilisateurs passeront
naturellement du PC portable à la
Tablette de manière spontanée, comme
ce fut le cas pour le passage du PC
classique au PC Portable.
INTERVIEW
13
PhotosTICMagazine(A.Alaoui)
En bref
 Directeur général de Data Plus Group,
depuis sa création en 1999
 Président du CJD Casablanca pour l’exer-
cice 2011-2013
 Président de la Commission Export au sein
de l’APEBI
N°6 Janvier - Mars 2013
’adoption des Smartphones et des
services mobiles continue de croî-
tre. Le contenu et les services mo-
biles, avec non seulement la possibi-
lité de se connecter à Internet mais aussi
l’usage de contenu de plus en plus riche
en vidéo, deviennent la principale valeur
ajoutée de la mobilité. Par conséquent,
les opérateurs mobiles doivent trouver un
modèle qui répond aux besoins des abon-
nés en termes de connectivité et qui ferait
de sorte à ce qu’ils ne paient que ce qu’ils
consomment indépendamment de la ma-
nière dont ils le consomment. Cette ap-
proche a des répercussions considérables,
d’une part, sur les ressources et les infras-
tructures actuelles des réseaux, mais aus-
si sur les revenus des opérateurs mobiles
puisque plus la demande augmente, plus
leurs «revenus par bit» risquent de dimi-
nuer. En disposant de la technologie et
de l’architecture réseau appropriées, les
opérateurs mobiles peuvent optimiser les
ressources, réduire les coûts d’exploita-
tion de leurs réseaux et créer des modèles
de gestion plus rentables. « Chez Nokia Sie-
mens Networks, nous avons reconcentré notre
focus sur les activités autour du développement
de la bande passante mobile en nous appuyant
sur une vision du monde en 2020 où tout uti-
lisateur bénéficierait d’une consommation de
1Gigaoctets de données personnalisées par
jour, pour un coût d’environ 1US$ (#1GBper-
day$).», confirme Nezha Larhrissi, Head
of Market Segments & Strategic Marke-
ting Middle East & Africa chez Nokia
Siemens Networks. Et pour ce faire, un
haut niveau d’intelligence doit être inté-
gré de bout en bout sur le réseau. En effet,
dans la perspective d’offrir une meilleure
expérience aux consommateurs, les res-
sources réseau doivent être supervisées
en temps réel afin de prendre compte des
demandes de trafic et de services des usa-
gers d’une part, et des ressources dispo-
nibles afin d’y répondre, d’autre part. Le
réseau serait ainsi capable d’identifier la
provenance des demandes et d’utiliser les
fonctions de gestion du trafic et du conte-
nu afin de s’adapter et de répondre aux
fluctuations du trafic.
Augmentez la capacité du réseau dyna-
miquement avec Liquid Net
La suite logicielle Liquid Radio WCD-
MA permet d’accroitre les performances
des réseaux WCDMA existants. S’ap-
puyant sur les capacités de l’architecture
Liquid Net, cette suite de pointe com-
bine trois fonctionnalités puissantes et
complémentaires permettant d’exploiter
toutes les ressources du réseau, accélérer
le téléchargement des données et tirer le
meilleur profit des capacités des Smart-
phones. Ces fonctionnalités permettent
aux opérateurs d’améliorer la satisfaction
des clients et de les fidéliser, garantir une
disponibilité accrue de la 3G tout en aug-
mentant le chiffre d’affaires associé. En
proposant du contenu sur mesure, grâce à
un package unique de solutions intégrées
de gestion intelligente de la bande pas-
sante, les opérateurs peuvent offrir une
meilleure qualité de services aux abonnés,
où qu’ils se trouvent et quels que soient
leurs besoins; ce qui constitue un élément
de différenciation entre opérateurs.
Gagnez avec l’Expérience Client
Un autre élément clé de différenciation
entre opérateurs et qui est aussi lié à la
bande passante réside dans la gestion de
l’expérience client, bien plus que le ser-
vice client. Il s’agit de l’un des principaux
facteurs de différenciation pouvant être
assuré par le déploiement de technolo-
gies appropriées. Il est en effet essentiel
de fidéliser ses abonnés en plaçant l’expé-
rience client au centre du processus tout
en créant de nouvelles sources de revenu.
A cet effet, Nokia Siemens Networks of-
fre deux solutions basées sur la techno-
logie CEM (Customer Experience Ma-
nagement) et qui permettent d’améliorer
l’expérience utilisateur en renforçant
l’efficacité et l’optimisation du réseau.
La solution CEM for Liquid Net est une
nouvelle approche de NSN qui permet
de fournir des informations détaillées
sur l’expérience client et de transformer
ces inputs en projets spécifiques d’inves-
tissement et d’optimisation du réseau.
L’objectif étant de planifier et de mettre
LEADERS
L
Comment gérer l’explosion de trafic
de données tout en restant profitables?
Opérateurs mobiles
L’essor mondial des Smartphones et des applications, l’adoption de plus en plus large du Cloud ainsi
que le besoin grandissant de mobilité entraînent une véritable explosion des besoins de bande passante
mobile, tant dans les marchés développés qu’émergents. Comment les opérateurs mobiles peuvent-
ils répondre au dilemme d’offrir aux utilisateurs les débits qu’ils veulent tout en restant profitables?
Esquisse de réponse avec les solutions proposées par Nokia Siemens Networks.
14
CEM: la technologie NSN au service de l’Usager
N°6 Janvier - Mars 2013
15
en œuvre les investissements de manière
proactive afin d’optimiser à la fois l’ex-
périence client et le retour sur investisse-
ment.
Ainsi, les opérateurs sont à même de dé-
terminer, avec précision, les performan-
ces du réseau (où et quand). CEM for
Liquid Net permet d’adresser des problé-
matiques telles que l’affaiblissement du
débit ou encore la détérioration des per-
formances des liaisons réseau résultant
de l’encombrement du réseau mobile.
Cette approche étend les modèles tradi-
tionnels de gestion et d’exploitation des
réseaux mobiles en reliant les revenus et
l’expérience client à la performance du
réseau. Par ailleurs, NSN dispose d’une
offre de contenu et de services intitulé
«CEM on Demand» et qui permet de priori-
ser les opérations réseau, cibler les inves-
tissements et améliorer le support client.
Les opérateurs peuvent ainsi identifier les
problèmes réseau en quelques secondes et
évaluer la perception du client des problè-
mes rencontrés. Les opérateurs dispose-
raient donc d’une vision commune de la
satisfaction client et des performances ré-
seau ; ce qui leur permet de prioriser, plus
facilement, les améliorations à apporter,
fonction des impacts business à considé-
rer.
Nokia Siemens Networks a également
sorti sa solution de gestion des services
(Service Operations and Management,
SOM) ainsi que le premier centre de ges-
tion de capacité des services (Service Ma-
nagement Capability Center, SMCC) à
même d’aider les opérateurs à offrir des
services mobiles d’excellence. Cette offre
de services et de logiciels permet de gérer
tout le cycle de vie des services mobiles of-
ferts par les opérateurs télécoms. En effet,
la solution SOM combine les données de
performance du service et des fonctions
opérationnelles qui permettent de gérer les
services mobiles et de résoudre les problè-
mes liés à la qualité de service (QoS) avant
que les abonnés n’en subissent les consé-
quences. Ces éléments associés contri-
buent à réduire l’écart entre l’exploitation
du réseau et le provisioning de service per-
mettant aux opérateurs de fournir à leurs
abonnés, une meilleure QoS.
Changez le jeu avec le modèle de
délivrance du contenu
La solution Intelligent Broadband Ma-
nagement de NSN permet d’affecter les
ressources réseau de bout en bout, de fa-
çon intelligente, et d’adapter le contenu
afin de fournir des services aux abonnés,
de la manière la plus efficace et la plus
rentable possible. Cette optimisation de
la bande passante entièrement automa-
tisée et auto-adaptable assure une expé-
rience client optimale. Cette technologie
s’exécute en quelques millisecondes pour
répondre aux besoins individuels des
abonnés - la capacité réseau pouvant être
répartie pour assurer le débit et priorise
les besoins des utilisateurs et/ou applica-
tions. Le cœur de réseau met en œuvre
le contrôle des politiques pour assurer la
différenciation de QoS, qui est ensuite
appliquée de bout en bout, du cœur de ré-
seau au terminal du client en passant par
le réseau d’accès sans fil.
Il existe également d’autres technolo-
gies permettant aux opérateurs mobiles
d’améliorer l’efficacité de leurs réseaux
et de réduire leurs coûts d’exploitation. Il
s’agit notamment de la technologie d’op-
timisation des réseaux, CDN (Content
Delivery Network) qui permet de réduire
la quantité de données envoyées du cœur
au réseau d’accès mobile pour des servi-
ces tels que la navigation Internet ou la
diffusion vidéo en continu. Cela libère
les ressources réseau afin de servir da-
vantage d’abonnés et de fournir plus de
contenus et de services. Ainsi, le contenu
peut être mis en cache dans plusieurs em-
placements réseau pour le délivrer plus
rapidement. Cette mise en cache réduit
également le trafic réseau car le contenu
ne doit être fourni qu’une fois. La mise en
cache et l’optimisation du contenu ren-
forcent l’efficacité des ressources réseau,
ce qui permet aux opérateurs de gérer un
surplus de trafic pouvant atteindre 35 % à
travers leur réseau existant.
Par ailleurs, les produits et services «peti-
tes cellules» (Small Cells) permettent éga-
lement d’améliorer l’efficacité du réseau
en vue de réduire les coûts d’exploitation.
Ces packages offrent la combinaison la
plus rentable des cellules macro et micro
du réseau (Macro & Small Cells) afin
d’offrir la meilleure couverture possible
et accroître la capacité des réseaux. Cette
solution améliore considérablement l’ex-
périence client et assure aux opérateurs
de réseau mobile un retour sur investisse-
ment optimal.
Il ne fait aucun doute que le modèle
d’utilisation de la bande passante mobile
est en pleine mutation, dans un marché
aujourd’hui plus que jamais dicté par la
demande des utilisateurs. Et ce qu’ils de-
mandent, c’est un accès à bas coût à la
bande passante mobile qui leur permet-
tra de bénéficier de tout le potentiel et de
toutes les fonctionnalités qu’offre la vraie
mobilité. Pour ce faire, et grâce aux so-
lutions et technologies de Nokia Siemens
Networks, les opérateurs mobiles pour-
ront optimiser leurs investissements vi-
sant à améliorer l’expérience client et mo-
nétiser les capacités réseaux, relativement
aux contenus et services. Reste cependant
à planifier les mises à niveau adéquates
des réseaux, en accord avec cette évolu-
tion, s’ils veulent rester concurrentiels
dans les trois à cinq prochaines années. 
Nezha Larhrissi
Head of Market Segments
& Strategic Marketing
Middle East & Africa
Nokia Siemens Networks
N°6 Janvier - Mars 2013 18
ENQUETE
a virtualisation a été introduite
par IBM il y a plus de 40 ans dans
une visée de partitionner logique-
ment des mainframes en plusieurs
instances virtuelles. L’objectif fut de
partitionner, pour la première fois, une
vaste gamme de matériel mainframe
consommant beaucoup de ressources
afin d’optimiser leur utilisation. Des
années plus tard, la technologie a muri.
En effet, la virtualisation a connu des
prouesses remarquables et s’est déve-
loppée pour atteindre divers domaines
du SI (bureautique, réseaux, bases de
données, sécurité, applications, etc.).
Cependant, les investissements ont tou-
jours du mal à se débloquer, certaines
mentalités aussi.
Management des datacenters : un
Défi de taille pour le DSI
Un des défis majeurs des IT Managers
concerne la gestion des coûts globaux
des infrastructures IT qui ne cessent
d’accroître. Ceci concerne aussi bien les
coûts opérationnels relatifs à l’exploita-
tion et à la prise en charge des infras-
tructures physiques, que tous les autres
coûts afférents (consommation électri-
que, refroidissement, etc.). Par ailleurs,
les DSI subissent les lourdeurs des data-
centers en matière d’infrastructures qui
se multiplient sans cesse. Et pour cause,
les précautions de dimensionnement et
de sécurité (disponibilité et protection
contre les vulnérabilités) prises par les
administrateurs qui préfèrent allouer
des environnements propres à chacun
des environnements applicatifs pour
éviter que les uns n’affectent la dispo-
nibilité des autres. Et pourtant, l’utilisa-
tion des puissances disponibles n’atteint
même pas, en général, la moitié des ca-
pacités offertes.
D’autre part, compte tenu de la com-
plexitégrandissantedesenvironnements
IT, exigeant un haut niveau d’expertise,
le besoin de formation et de spécialisa-
tion des administrateurs se fait de plus
en plus sentir, ce qui impacte négative-
ment les coûts de gestion informatique.
Pire encore, certaines entreprises ont be-
soin de personnel supplémentaire pour
exécuter des tâches spécifiques de main-
tenance et de tunning, ce qui implique
la hausse des charges de gestion IT.
La continuité d’activité constitue tout
aussi un véritable défi des IT managers
autant en termes de gestion de la dis-
ponibilité des applications essentielles
et des postes de travail critiques, qu’en
termes de gestion des interruptions du
service IT et de reprise de l’activité en
cas de sinistre majeur. L’impact envi-
ronnemental n’étant surtout pas à né-
gliger, les DSI doivent aussi surveiller
leurs émissions de CO2 afin de les ré-
duire. Ceci passerait par la réduction
de la consommation électrique, la ré-
duction du dégagement calorifique
ainsi que la réduction du nombre des
composantes physiques du SI. La ges-
tion et le contrôle des environnements
de postes de travail viennent également
compliquer la tâche aux DSI, autant en
termes financiers qu’en termes techni-
ques. La mise en application des règles
de gestion, d’accès et de sécurité, sans
incidence sur les capacités de travail des
utilisateurs s’avèrent en effet, assez coû-
teuse et surtout complexe.
Devant de tels tracas, les DSI se doivent
de trouver une solution radicale à tou-
tes leurs problématiques. Et parmi les
solutions, qui permettent en effet de ré-
duire les investissements et d’optimiser
les coûts d’exploitation tout en limitant
l
16
To be or not to be
Virtualisation SI
Réalisé par S. Zinnid
Bien plus qu’un simple effet de mode, la virtualisation des systèmes d’information constitue l’une des alternatives
technologiques plausibles des DSI. Et malgré ses apports tangibles, de nombreux managers ne sont toujours pas prêts
à franchir le pas. Ils préfèrent garder leur vieux mode de gouvernance basé sur la propriété des actifs informatiques
(postes de travail, serveurs, réseaux, stockage applications, etc.).
Au Maroc, parmi les entreprises qui ont franchi le pas : la Coopérative Agricole, COPAG.
ENQUETE
C L O U DSPECIAL
N°6 Janvier - Mars 2013
la perte de revenus, la virtualisation de
tout ou de partie de leur système d’in-
formation en est une.
Et la crédiblilté?
La virtualisation permet d’exécuter plu-
sieurs environnements virtuels (Virtual
Machine, VM) qui partagent les res-
sources (RAM, CPU, Réseau, Stockage,
périphériques ...) d’une même machine
physique. Entièrement composée de
logiciels et ne comportant aucun com-
posant matériel, une VM est assimilée
à un conteneur fermement isolé, capa-
ble d’exécuter ses propres OS et appli-
cations au même titre qu’une machine
physique. Plusieurs VM peuvent donc
exécuter des systèmes d’exploitation
différents (VOS, Virtual Operation Sys-
tem) et plusieurs applications (métiers,
ERP, bureautiques, …) sur un même
pool de machines physiques. L’allo-
cation des ressources se fera alors de
manière dynamique de sorte à répon-
dre aux besoins pressants des applica-
tions en temps voulu. Ceci permet de
dissocier l’environnement applicatif de
l’infrastructure matérielle sous-jacente
(serveurs, stockage, réseaux, …) et ce,
pour une efficacité optimale, une dis-
ponibilité accrue ainsi qu’une flexibilité
maximale.
Plus en détail, la virtualisation se base
sur un gestionnaire multiplateforme
(Hyperviseurs) qui permet de gérer à la
fois, plusieurs VM hétérogènes tournant
sur le même socle physique. Il s’agit
d’une couche essentielle qui représente
pour la machine virtuelle ce que repré-
sente l’OS pour une machine physique,
à une différence près, c’est que le 1er
peut en envelopper plusieurs à la fois en
dialoguant entre l’OS et la couche phy-
sique.
Les hyperviseurs permettent donc de
gérer l’interaction entre les couches OS/
APP et les composants internes et péri-
phériques physiques. Ils peuvent être de
type natif (bare-metal) à même de de
charger les VM et de gérer directement
l’interaction entre ces dernières et les
composants internes et périphériques
de la machine physique qui les héberge.
Recommandé pour des environnements
de production, ce type d’hyperviseurs
offre de grandes performances, une im-
portante capacité de gestion des com-
posants matériels/virtuels ainsi qu’une
multitude de fonctionnalités (load-ba-
lancing, …).
Il existe également un autre type d’hy-
perviseurs (Type 2), permettant de char-
ger les VM et de gérer indirectement
l’interaction entre ces dernières et les
composants matériels de la machine
physique qui les héberge, en passant par
la couche OS existante (hôte).
Dans ce cas-ci, la VM se comporterait
comme si elle tournait directement sur
une machine physique, mais les utilisa-
teurs hériteraient de moins de perfor-
mance ainsi qu’une capacité limitée de
gestion des composants matériels/vir-
tuels (RAM, CPU, Stockage, Réseau)
que dans le premier cas, ce qui limite
l’usage ce type d’hyperviseurs pour des
usages de tests & de développements.
Un réconfort aux DSI
Les environnements virtualisés per-
mettent de simplifier l’exploitation et
d’optimiser l’utilisation des ressources
informatiques. Ceci se traduit par une
amélioration de l’exploitabilité des in-
frastructures IT pouvant s’expliquer
par la réduction des coûts et l’améliora-
tion de l’efficacité et des performances
du SI. La consolidation des ressources
offre également plus de flexibilité ainsi
qu’une meilleure rentabilisation des
actifs. Ceci va de pair avec l’efficacité
énergétique qui s’améliore considéra-
blement, compte tenu de la diminution
des besoins électriques et de refroidis-
sement. Le tout, pour moins de tâches
d’administration et moins d’investisse-
ments dans la maintenance des infras-
tructures.
La virtualisation permet aussi de ré-
duire les délais de déploiement de nou-
veaux environnements et de lancement
de nouveaux services, gage de réactivité
de la DSI par rapport aux besoins mé-
tiers et de respect des niveaux de service
SLA (SI, applications, Infrastructures,
etc.). Ceci permet en effet d’accélérer
la fourniture des services IT et d’amé-
liorer l’efficacité opérationnelle des
équipes tout en minimisant les risques
opérationnels résultants des erreurs hu-
maines. A ce propos, Habib Ait Hida,
DSI de COPAG Maroc précise que
«La virtualisation a été pour nous un choix
stratégique qui nous a permis plus d’agilité
dans la fourniture des services IT et qui nous
permettra sans doute de mieux nous adapter
aux demandes immédiates et futures de nos
activités métier avec une qualité et un niveau
de service très satisfaisant».
Par ailleurs, les environnements vir-
tualisés permettent de garantir une dis-
ponibilité accrue grâce à la flexibilité
qu’ils offrent et en raison du bascule-
ment des VM d’un serveur physique in-
disponible vers un autre, dans un délai
raisonnable. Ils permettent également
d’optimiser les processus de reprise et
de continuité d’activité, même dans des
configurations distribuées, en facilitant
les opérations de sauvegarde (Snapshot)
et de restauration des VM qui consom-
ment certes beaucoup de stockage, mais
qui peuvent s’avérer fort utiles lors de
sinistres majeurs pouvant impacter le
business.
En matière de durcissement des proces-
sus de sécurité IT, les environnements
virtuels offrent un cloisonnement ainsi
qu’une isolation logique des VM et des
Virtualisation
Il est nécessaire d’évaluer les
TCO actuel & futur (après
virtualisation) ainsi que le
ROI avant de s’investir en
temps et en ressources dans un
projet de virtualisation.
17
N°6 Janvier - Mars 2013
données pouvant être stockés sur des
baies indépendantes. La virtualisation
permet aussi de dissocier les environ-
nements de travail (production, recette,
développement, tests, …) et les sites
physiques de production étant donné
que les interventions sur les serveurs
physiques sont mineures et les accès
physiques passent par le biais de conso-
les de management dédiées.
D’autre part, les VM servent aussi
d’environnements de tests, de déve-
loppement et de recettes, tout à fait
indépendants des environnements de
production, fortement sollicités par les
métiers. A ce titre, les développeurs
peuvent faire appel aux fonctions d’en-
registrement (Record) pour rejouer
(Play) des séquences spécifiques d’exé-
cution de leurs programmes et ce, pour
débugger leurs codes.
Les postes de travail sont autant concer-
nés par cette mutation. Les DSI peu-
vent en effet capitaliser sur des machi-
nes virtuelles offrant de nombreuses
possibilités (OS+APP), permettant
d’outrepasser les problèmes d’incom-
patibilité applicative, le maintien en vie
des vieilles applications et technologies
ou encore les conflits entre applications,
notamment lors des migrations des OS,
de montée de version. Ceci passe par les
quatre caractéristiques qui favorisent le
rôle des VM et qui sont la compatibilité,
l’isolation, l’encapsulation et l’indépen-
dance.
Go, No Go?
Bien que les mentalités semblent évo-
luer et que les DG sortent petit à petit de
leur immobilisme exigeant entre autres,
la réduction des coûts, l’optimisation de
la productivité et l’amélioration de la
relation client, la virtualisation tarde à
se répandre dans les DSI. Ce ne fut pas
le cas pour COPAG qui, pour répondre
à plusieurs enjeux a choisi la virtualisa-
tion. Pour Habib Ait Hida «l’évolution
de l’activité de COPAG et sa croissance re-
présentent pour nous des défis permanents à
surmonter sur tous les plans. Répondre, mais
aussi anticiper les besoins de la coopérative
en terme de capacité, fiabilité, sécurité et dis-
ponibilité, et choisir les solutions cohérentes,
optimales et adaptées au contexte particulier
de COPAG, est un réel chalenge pour notre
équipe». Par ailleurs, s’il est certain que
la virtualisation apporte de nombreux
avantages en matière d’économie des
coûts, d’amélioration des performances,
de sécurité et d’efficacité énergétique,
de nombreux managers restent encore
craintifs compte tenu du modèle tradi-
tionnel de gouvernance qui règne dans
de nombreux environnements IT et qui
ne permet pas d’apprécier à sa juste va-
leur, l’intérêt du partage des ressources
entre différentes composantes du SI.
Cette crainte se traduit en pratique par
la nature des serveurs virtualisés et qui
concernent plus particulièrement des
environnements de développements, de
tests, de recettes, ou, au mieux, à quel-
ques applications de production non
critiques.
Au Maroc, la situation est bien meilleu-
re, d’après Habib Ait Hida. Selon lui,
«la virtualisation est inscrite aujourd’hui
dans presque tous les Schémas Directeurs
SI des grandes entreprises marocaines, non
seulement pour suivre les évolutions tech-
nologiques, mais aussi pour profiter pleine-
ment de ses avantages en termes de retour
sur investissement et de coût de possession.
Il poursuit «COPAG, comme toute autre
«entreprise» compétitive, est soucieuse d’op-
timiser tous ses processus métiers et support
pour un meilleur rendement. Et dans ce sens,
nous avons jugé opportun d’être précurseur
dans ce domaine et de moderniser notre Da-
tacenter».
Bien plus que de simples craintes, cer-
tains managers abordent la virtualisa-
tion avec des objectifs nuancées par des
risques qui touchent à toutes les briques
du SI, notamment humains (craintes
des risques cachés, réticence au chan-
gement, méconnaissance du concept,
nécessité de montée en compétence),
financiers (évaluation des TCO, gestion
des investissements et estimation des
ROI) et techniques (complexité du SI,
perte de maîtrise, altération des perfor-
mances, affaiblissement du niveau de
sécurité, …). A ce propos, M. Ait Hida
précise que «le retour sur investissement est
réellement considérable. Je ne parlerai pas de
la trentaine de serveurs aujourd’hui virtuali-
sés et de la réduction de notre facture d’élec-
tricité sur notre coût de possession entant que
DSI. Mais je parlerai plutôt des centaines de
serveurs que je pourrais héberger dans mon
Datacenter sans avoir recours au départe-
ment achat».
Pour combler ces réticences, les nou-
velles approches de gestion dynamique
de la charge favorisent l’adoption de la
virtualisation plutôt qu’attiser les peurs.
Ainsi, au lieu d’hériter d’une infrastruc-
ture jamais pleinement utilisée et qui
supporterait des pics d’utilisation im-
probables, la virtualisation permet de
déployer de nouvelles machines virtuel-
les lorsque les sollicitations augmentent
puis de les «arrêter» lorsqu’elles ne sont
plus nécessaires, laissant les ressources
disponibles pour d’autres applications.
Les arguments économiques sont tout
autant discutables. Si les serveurs sont
utilisés à un pourcentage près de leurs
capacités, c’est une grande différence
qui reste superflue et donc, c’est un
manque à gagner non négligeable, pour
plus de pertes (énergie, maintenance,
exploitation, etc.).
A ce titre, Habib Ait Hida réplique que,
pour COPAG, la « décision de franchir le
pas dans la virtualisation était motivée par
la grande stabilité des infrastructures ser-
veur/stockage Dell et des solutions Microsoft
ainsi qu’aux avantages inhérents de ces tech-
nologies que nous avons bien entendu mi-
nutieusement étudiées avec notre partenaire
Intégrateur NVIT (New Vision Information
Technologies)». En termes techniques, il
n’est pas difficile d’identifier les applica-
tions qui fonctionneraient mieux dans
un mode virtualisé.
ENQUETE
données pouvant être stockés sur des surmonter sur tous les plans. Répondre, mais
La virtualisation ne peut assurer,
à elle seule, la sécurité intégrale
du SI étant donné que la définition
des règles et des politiques
à mettre en place dépend
généralement des orientations
stratégiques de l’entreprise.
18
ENQUETE
C L O U DSPECIAL
Mutation des Datacenters classiques vers le Cloud privé en transitant par une phase essentielle de virtualisation
N°6 Janvier - Mars 2013
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N°6 Janvier - Mars 2013
Virtualisation
La nature et le volume du transfert de
données des applications fournissent
des indications en ces termes. A titre
d’exemple, les applications gourmandes
en puissance de calcul et en mémoire
s’avèrent de mauvaises candidates pour
la virtualisation. Par conséquent, une
virtualisation générale peut mener à des
problèmes sérieux en ce qui concerne le
respect des qualités de service.
Quelles perspectives ?
Les avantages de la virtualisation se
démarquent incontestablement, offrant
aux DSI des solutions concrètes aux
problèmes de gestion des infrastruc-
tures sous-utilisées et des applications
souffrant des limites imposées par les
serveurs physiques. Et à mesure que les
DSI deviendront plus expérimentées
dans l’automatisation, la gestion et la
sécurisation des environnements vir-
tuels, ils seront à même de provisionner
des puissances de calcul, à la demande,
dans une logique de repenser toute l’or-
ganisation IT afin de proposer aux mé-
tiers, un catalogue global des services à
la demande. Il s’agit concrètement de
créer un «Cloud interne» flexible et éco-
nomique : le Cloud privé.
Ainsi, il sera inutile d’affecter des res-
sources en permanence (serveurs, pé-
riphériques de stockage, de bande pas-
sante réseau, …) à chaque application.
Toutes les ressources disponibles dans
le Cloud seront plutôt allouées dynami-
quement au moment et au niveau requis
et les applications prioritaires dispose-
ront des ressources requises, offrant ain-
si la flexibilité, la disponibilité et l’évo-
lutivité exigées par les utilisateurs pour
un fonctionnement fluide et normal.
Cette orientation est justifiée autant par
des raisons de délais que des raisons fi-
nancières. En effet, il est question de ré-
duire les délais de livraison des services
à l’échelle de la journée, voire de l’heu-
re. Le Cloud privé permet également de
réduire les coûts et d’optimiser l’orga-
nisation interne de l’entreprise grâce à
la standardisation, l’industrialisation et
l’optimisation du taux d’utilisation des
ressources tout en améliorant la gestion
des contrats et le pilotage des activités.
Tout cela devra surtout s’armer par une
volonté et un changement de mentalité
des managers qui pensent que le Cloud
est synonyme du «No hardware, No
software, No job», alors que les bénéfices
pour l’entreprise ne manquent pas, no-
tamment, la simplification et l’optimi-
sation des infrastructures, la réduction
des coûts, l’alignement aux enjeux des
métiers, la flexibilité et l’agilité accrues,
etc.
Malgré toutes les craintes et les réticen-
ces qui peuvent exister, la virtualisation
présente aujourd’hui un avantage éco-
nomique important, grâce au partage et
à la mutualisation des ressources physi-
ques qu’elle permet. Or, la multiplicité
des infrastructures virtuelles impose un
projet de virtualisation adapté et pensé
correctement.
Et pour réussir ce projet, il faut fixer
des objectifs clairs, cibler les serveurs
et les applications à partir d’un état des
lieux des parcs matériels et applicatifs,
évaluer les gains et adapter l’exploi-
tation. En conséquence, la nécessité
d’une étude de rentabilités économi-
que et qualitative des solutions et des
besoins. Dans tous les cas, il est tou-
jours possible d’aborder la virtualisa-
tion par étape en commençant par la
virtualisation applicative sans impact
important sur la suite. 
La nature et le volume du transfert de sante réseau, …) à chaque application.
ENQUETE
20
ENQUETE
C L O U DSPECIAL
Les quatre caractéristiques qui favorisent le rôle des VM
N°6 Janvier - Mars 2013N°6 Janvier - Mars 2013
ENQUETE
Pourquoi COPAG s’est-elle
orientée vers une solution de
virtualisation ?
Le projet dans sa globalité s’inscrit
dans une dynamique de transforma-
tion initiée par la Direction Géné-
rale et le Conseil d’Administration
et qui englobe tous les processus la
COPAG.
La tendance de COPAG vers une
entreprise de plus en plus numéri-
que et l’ouverture de notre président
sur les nouvelles technologies nous
ont permis de franchir et sans hé-
sitation, le pas et d’initier ce projet
ambitieux sur tous les plans (ROI,
Green IT, Modernisation des infras-
tructures IT, réduction des coûts de
possession TCO,…)
Les objectifs étant la mise en place
d’une plate-forme solide évolutive et
dynamique qui permet la maitrise et
la réduction des coûts d’exploitation
et qui assure la haute disponibilité
pour nos solutions critiques et ren-
force notre plan de continuité d’ac-
tivité (PCA). Nous avons travaillé
en étroite collaboration avec nos
partenaires (Intégrateur, Construc-
teur et Editeurs logiciel) sur des so-
lutions technologiques adaptées qui
permettent d’atteindre ces objectifs,
et avons initié suffisamment de tests
pour déduire que la virtualisation
est une technologie qui a atteint
aujourd’hui un niveau de maturité
suffisant pour répondre à nos be-
soins.
Quel est le ROI escompté ?
Comme vous le savez, la DSI est un
processus de support transverse à
tous les processus métiers de la CO-
PAG et la demande en termes de
services SI est en forte croissance.
Notre objectif au premier abord est
de réduire notre budget d’achat de
serveurs pour les cinq ou six pro-
chaines années. Ensuite lancer la
virtualisation des postes de travail
qui nous permettra d’acquérir des
terminaux beaucoup moins chère
que les postes de bureau actuels avec
une consommation
d’électricité beaucoup
plus réduite. Enfin, le
retour sur investisse-
ment pourra être cal-
culé à la base du risque
de perte de données ou
d’arrêt de services (l’ac-
cès aux solutions Métiers
ERP de la COPAG) en
cas de panne physique des
serveurs et relativement
aux coûts que cela pourrait
générer comme perte pour
notre coopérative.
Comment est-ce que le
président de la COPAG a été
convaincu d’une telle orientation ?
Je ne dirai pas seulement qu’il a était
convaincu par cette orientation,
mais qu’il était l’initiateur et le spon-
sor principal de ce projet. M. Mou-
lay M’hamed Loultiti est, depuis la
création de la COPAG, précurseur
dans l’innovation et la modernisa-
tion de la Coopérative pour en faire
une «entreprise» compétitive.
Quelle a été la dimension du projet
en termes d’environnements, de
plateformes, d’utilisateurs et de
budgets ?
Je ne parlerai pas du budget qui a
était alloué à ce projet, mais j’es-
time que la COPAG n’as pas lésiné
sur les moyens pour un Datacenter
digne du nom, avec une capacité
de stockage de 50 To, qui héberge
aujourd’hui plus de 30 serveurs vir-
tuels et qui pourra être étendu pour
héberger facilement plus de 200 Ser-
veurs virtuels et 160 postes de tra-
vails en VDI
Quelles furent les difficultés qui
ont été rencontrées au cours du
projet d’implémentation ?
Aucune, (Rire). En effet, les élé-
ments les plus importants dans ce
genre de projet sont la conception et
le dimensionnement de l’infrastruc-
ture de virtualisation cible. C’est-à-
dire, prévoir
la capacité nécessaire
pour héberger l’infrastructure exis-
tante à travers la migration (P2V)
pour ensuite prévoir son évolution
dans les cinq ou six années à venir
afin de pérenniser l’investissement.
Et, dans ce sens, nous étions accom-
pagnés à la hauteur de nos exigences
par nos partenaires NVIT et DELL
dans la mesure des capacités (Capa-
city Planning) et dans le choix des
solutions les plus adaptées à notre
architecture système et réseau.
Y a –t-il eu des premiers résultats
de migration d’environnements ?
Bien entendu, nous commençons
à cueillir les fruits de notre projet.
Aujourd’hui, nous avons une infras-
tructure totalement redondante et
hautement disponible. Nous avons
une capacité de reprise d’activité à
la hauteur des exigences en terme
niveau de services SLA souhaitées
par les différents processus métiers.
Nous sommes aujourd’hui en pha-
se pour entamer notre réduction de
consommation énergétique (Vir-
tualisation des postes de travail/
VDI et des serveurs) et commencer
le challenge en matière de Green
IT. Enfin, notre Private Cloud est
totalement prêt pour créer et gérer
des machines virtuelles à la volée,
en quelques clics et même ewn li-
bre-service pour chacun de nos
départements. 
une consommation
d’électricité beaucoup
plus réduite. Enfin, le
retour sur investisse-
ment pourra être cal-
culé à la base du risque
de perte de données ou
d’arrêt de services (l’ac-
cès aux solutions Métiers
ERP de la COPAG) en
cas de panne physique des
serveurs et relativement
aux coûts que cela pourrait
générer comme perte pour
Comment est-ce que le
dire, prévoir
la capacité nécessaire
Habib Ait Hida
DSI de Copag Maroc
Virtualisation
21
N°6 Janvier - Mars 2013
Business
’adoption de la virtualisation ap-
porte d’importants changements
aux Datacenters, ce qui représente
de nouveaux défis pour l’infras-
tructure d’alimentation et de refroidisse-
ment, avec des implications à la fois en
matière d’efficacité et de rendement. En
effet, bien qu’une mise à niveau des sys-
tèmes d’alimentation et de refroidisse-
ment ne soit pas nécessairement requise,
et au-delà des inquiétudes légitimes par
rapport à la disponibilité de son infras-
tructure et donc, de son Datacenter et de
son SI, les principaux avantages des en-
vironnements virtualisés seront obtenus
avec une alimentation et un refroidisse-
ment qui permettraient d’anticiper 4 pro-
blèmes potentiels.
Il s’agit d’abord du problème lié à l’aug-
mentation des densités de puissance
étant donné que les zones à haute den-
sité d’énergie posent des problèmes en
termes d’évacuation de chaleur. En effet,
dans des environnements virtualisés, les
serveurs sont fréquemment regroupés, ce
qui peut créer des «points chauds» au ni-
veau du Datacenter. Le cumul de toutes
ces densités peut dépasser, en magnitu-
de, celle d’un Datacenter non virtualisé
classique. Dans cette situation, il serait
nécessaire de séparer les équipements
«haute densité» des autres équipements à
moindre densité et ce, en les plaçant dans
des racks ou des rangées spécifiques de
sorte à garantir une meilleure répartition
de densité au niveau de tous les racks du
Datacenter.
Parallèlement aux augmentations des
densités, la virtualisation permet une ges-
tion dynamique des applications (démar-
rage, arrêts, déplacement, etc.), entraî-
nant parfois des charges évoluant dans le
temps et dans l’espace du Datacenter, ce
qui accroitrait les risques de pannes ac-
crus. A ce titre, un Datacenter virtualisé
a tendance à subir des variations de char-
ge plus importantes, nécessitant l’utili-
sation d’outils de gestion prédictive du
Datacenter, en temps réel, qui interagis-
sent avec les gestionnaires des machines
virtuelles afin de garantir une adaptation
efficace de la capacité d’alimentation et
de refroidissement en fonction des char-
ges dynamiques.
Il existe par ailleurs, un autre problème
concernant l’affaiblissement de l’effi-
cacité énergétique pouvant avoir lieu
au cas où l’infrastructure d’alimenta-
tion et de refroidissement n’évolue pas,
compte tenu de la baisse significative de
la consommation d’énergie des serveurs
due à la virtualisation. Un dernier pro-
blème, tout aussi important, concerne
les niveaux de redondance superflus dus
essentiellement au haut niveau de tolé-
rance aux pannes IT que connaissent les
Datacenters virtualisés et qui favorisent
la baisse des besoins en matière de redon-
dance des infrastructures d’alimentation
et de refroidissement.
Pour anticiper donc tous ces problèmes, il
est recommandé d’adopter des solutions
évolutives d’alimentation et de refroidis-
sement permettant de réduire considéra-
blement ces pertes en «optimisant la capa-
cité» par rapport à la nouvelle charge.
Des solutions à la portée
En raison de la charge dynamique des
serveurs, le profil thermique du Data-
center peut évoluer sans que les varia-
tions ne soient détectées. Pour y remé-
dier, il existe des systèmes qui permettent
de détecter ces variations et d’adapter
automatiquement le refroidissement aux
densités d’alimentation variables, en ter-
mes d’emplacement et de quantité. Ain-
si, des unités de refroidissement situées à
l’intérieur des rangées, et équipées pour
détecter et répondre aux variations de
température permettraient d’obtenir des
circuits d’airs courts entre le refroidisse-
ment et la charge garantissant une répon-
se dynamique aux variations de charge
ainsi qu’un refroidissement prévisible et
rentable.
Le refroidissement en rangée, à savoir la
localisation d’un refroidissement ciblé
proche des charges, permet effectivement
Optimisez vos environnements virtualisés
Datacenter: alimentation, refroidissement et capacité accrus
Au-delà des atouts indéniables de la virtualisation, d’autres avantages substantiels peuvent être tirés
de l’optimisation des infrastructures physiques qui composent le Datacenter. Il s’agit particulièrement
du dimensionnement adapté de l’alimentation et du refroidissement ainsi que la gestion de la capacité
en temps réel ; des éléments cruciaux qui permettent de tirer profit du potentiel des environnements
virtualisés.Eclairage.
Un circuit d’air court entre le refroidissement
et la charge permet d’obtenir un grand nombre
d’avantages en termes de rentabilité et de
disponibilité :
• Brassage réduit de l’air de retour chaud avec
l’alimentation en air froid.
• Température de retour accrue (augmente le
débit du transfert de chaleur au serpentin).
• Refroidissement ciblé pouvant répondre à des
besoins localisés.
• Conservation de la puissance de ventilation.
• Réduction – et souvent élimination – du
besoin de compenser l’humidification (pour
remplacer la condensation formée sur un
serpentin trop froid du fait d’un point de
consigne trop faible).
L
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22
BusinessBusiness
Datacenter: alimentation, refroidissement et capacité accrus
Business
Datacenter: alimentation, refroidissement et capacité accrus
C L O U DSPECIAL
N°6 Janvier - Mars 2013
23
d’augmenter le rendement en apportant
unrefroidissementuniquementoù,quand
et dans la quantité nécessaire. Il permet
également un déploiement rétroactif de
«zones haute densité» dans un Datacenter à
faible densité existant. Il s’agit de zones
du Datacenter dédiées à la haute densité,
équipée d’un refroidissement autonome
afin que la zone apparaisse comme «neu-
tre» par rapport au reste du Datacenter,
ne nécessitant aucun refroidissement
autre que le sien, et n’entraînant que peu
ou pas de perturbation de la circulation
d’air dans le Datacenter. Les avantages
d’un refroidissement en rangée par rap-
port à un refroidissement par salle ne se
limitent pas à ceux d’un refroidissement
variable à circuit d’air court. D’autres
avantages significatifs sont obtenus du
fait que le refroidissement en rangée
est modulaire et évolutif, ce qui permet
d’augmenter le rendement en déployant
une capacité d’alimentation et de refroi-
dissement correctement dimensionnée.
Faire correspondre l’alimentation et le
refroidissement à la charge
La réduction de la charge IT, par le biais
de la consolidation de serveurs, apporte
une nouvelle occasion de tirer profit
d’une architecture modulaire et évolutive
pour l’alimentation et le refroidissement
et qui permettrait de retirer la capacité
inutile ou d’en ajouter à mesure de l’évo-
lution du Datacenter. Pour cette raison,
il est superflu d’exécuter une capacité
d’alimentation ou de refroidissement su-
périeure à celle nécessaire.
Des périphériques d’alimentation et de
refroidissement, dont la capacité peut
évoluer, réduiront la perte et le gaspillage
de l’énergie et augmenteront le rende-
ment. Une infrastructure «correctement di-
mensionnée» maintient, en effet, la capaci-
té à un niveau approprié pour les besoins
réels tout en tenant compte des besoins
en redondance ou en marges de sécurité.
Plus encore, une architecture évolutive
facilitera, non seulement, la réduction de
la capacité permettant de suivre l’évolu-
tion du Datacenter virtualisé, mais aussi
une augmentation de cette capacité pour
suivre l’expansion de la charge IT.
Capacity Management : pour le moni-
toring en temps réel du Datacenter
La nature dynamique de la virtualisa-
tion nécessite des informations précises
et exploitables afin de s’assurer, en temps
voulu, que l’alimentation et le refroidis-
sement suivent un profil de charges fluc-
tuant pouvant varier d’un jour à l’autre.
Dans ce cadre, la gestion de la capacité
(Capacity Management) apporte tous les
prérequis (process & outils techniques)
nécessaires pour la surveillance et l’ana-
lyse en temps réel des trois fonctions es-
sentielles du Datacenter (Alimentation,
Refroidissement, Espace physique). Ces
éléments devant être disponibles pour
tout emplacement où un déploiement
nouveau ou reconfiguré est envisagé,
outre la capacité nécessaire et suffisante
pour prendre en charge le déploiement
souhaité. Offrant une visibilité continue
des capacités au niveau des baies et des
serveurs, ces données permettent, en ef-
fet, d’identifier les emplacements dispo-
nibles pour une ou plusieurs ressources ;
les emplacements où la capacité est trop
faible et les emplacements où il existe de
la capacité inutilisable (non exploitée)
pour une ou plusieurs ressources. Un
système efficace de gestion de la capacité
permet de suivre automatiquement, et de
manière intelligente, toutes les capacités
en alimentation, refroidissement et es-
pace physique au niveau du Datacenter,
de la rangée, de la baie et du serveur ;
suggérer le meilleur emplacement pour
ajouter des équipements ; prédire les ef-
fets des changements suggérés et enfin
reconnaître les conditions, ou tendances,
à temps en vue de prendre des mesures
correctives. Une gestion de la capacité
prenant en compte les emplacements de
serveur et les charges ; la capacité en ali-
mentation et refroidissement disponible
aux serveurs ; les fluctuations de tem-
pérature et la consommation électrique
permettra ainsi de protéger le SI contre
toutes les indisponibilités pouvant être
dues aux coupures localisées d’électricité
ou de refroidissement tout en accroissant
le rendement du Datacenter par l’opti-
misation de l’utilisation des ressources
disponibles.
Le besoin de gestion de la capacité est
encore plus important en cas de chan-
gement du nombre de serveurs ; en cas
de variation de la densité d’alimentation
; en cas de la migration de charges et/ou
en cas des avancées progressives des nou-
velles technologies et pression croissante
pour conserver l’énergie. Un changement
non géré peut aisément mettre en péril la
disponibilité du SI, entraver la planifica-
tion et gaspiller des ressources.
La virtualisation constitue une révolu-
tion considérable dans l’évolution des
Datacenters. Cependant, le potentiel
d’amélioration de ses atouts, en optimi-
sant les infrastructures d’alimentation et
de refroidissement, reste sous-estimé en
termes d’économies possibles.
En effet, au-delà des avantages finan-
ciers, la gestion d’alimentation et de
refroidissement couvre de nombreuses
problématiques présentées par la vir-
tualisation en termes de fonctionnalités
et de disponibilité. 
Une gestion efficace de la capacité doit tenir
compte de la mécanique et des effets variés du
changement et permettre au Datacenter d’utiliser
son alimentation, son refroidissement et son espace
physique au maximum
Exécuter plus d’équipements d’alimentation
et de refroidissement que nécessaire revient à
consommer de l’énergie inutilement.
N°6 Janvier - Mars 2013
TECHNOS
24
une stratégie efficiente pour la DSI
Adoption du Cloud
lors que les DSI sont soucieux
des capacités techniques des
solutions Cloud, notamment
en matière de stockage, de
plates-formes, de services, de sécurité
des informations, de portabilité des
données, etc., les directions générales
s’interrogent sur l’ensemble des
opportunités stratégiques que de
telles solutions pourraient réellement
apporter à l’entreprise, compte tenu
des exigences des métiers ainsi que des
orientations stratégiques de l’entreprise.
A titre d’exemple, qui aurait pu penser
qu’un grand transporteur aérien
européen migre sa solution de gestion
de la relation client vers le Cloud ?
Pour lui, cette solution qui fut d’une
grande rentabilité, s’est traduite par
une augmentation de l’agilité de
ses processus de production, et par
conséquent, la multiplicité de son offre.
Cette amélioration des performances
a permis au transporteur de lancer des
dizaines, voire même des centaines, de
produits par mois, en utilisant les mêmes
chaines de productions ou les mêmes
unités de service. Cette transformation
notable de la réactivité du transporteur
par rapport aux besoins pressants et
continus de la clientèle, a généré un gain
substantiel de nouvelles parts de marché
avec une incidence tangible sur le chiffre
d’affaires. Pour réussir dans cette voie,
certes la direction générale a adopté une
approche «magique», mais laquelle ? La
réponse est bâtie sur trois axes essentiels
à savoir la standardisation, l’élasticité et
l’ubiquité.
Le Cloud, un nouveau «Business
Model» ?
Sans aucun doute, le Cloud a remodelé
les «business model» de certains secteurs.
Ce n’est pas la panacée et, certainement
pas, la solution ultime. L’adoption du
Cloud par une entreprise ne doit pas
avoir comme unique but de mettre en
place un environnement adéquat pour
que les acteurs au sein des entreprises
collaborent davantage et de manière
beaucoup plus efficiente. En effet, les
entreprises n’ont pas attendu le Cloud
pour adopter des mécanismes de
collaboration entre des acteurs de la
chaîne de création de la valeur. Ce qu’il
faut attendre comme apport du Cloud,
c’est la fourniture d’une plate-forme
commune qui rend agile le partage et
l’échange des informations et l’ouverture
de l’entreprise sur son écosystème pour
plus de réactivité. Si le Cloud présente
de nombreuses opportunités pour les
entreprises, en contrepartie, il aurait
chamboulé la chaine de valeur de ces
entreprisesenleurimposantdenouvelles
règles de gestion et notamment la mise
du métier au centre des préoccupations
du management de l’entreprise. Dans
cet ordre d’idées, on peut sans doute
se demander quelles relations existent
entre le cœur du métier de l’entreprise,
d’une part, et la DSI, d’autre part ? Et
surtout y a-t-il une corrélation entre les
deux ? Si c’est le cas, notre DSI jouera-t-
elle le même rôle qu’auparavant ?
Avant de répondre à cette question,
regardons la DSI « Newlook Cloud » et son
«New rôle» dans l’entreprise. La vie d’un
décideur informatique est une aventure
car la demande du métier est chaotique,
capricieuse, changeante, fantasque. Et
pourtant, il faut la satisfaire et même
l’anticiper. Une étude de McKinsey
donne le point de vue des décideurs
informatiques sur la manière dont l’IT
gère les demandes du métier ; le Cloud
étantperçucommeunesolutiondechoix.
Des études, par ailleurs, montrent que
les entreprises sont vulnérables, d’une
part, aux attentes très changeantes des
clients, d’autre part aux changements
significatifs du modèle de gestion des
coûts de production informatique.
Certains fournisseurs saisissent
l’opportunité au vol. C’est le cas des
entreprises de télécommunications qui
n’hésitent pas à sortir de leur périmètre
pour proposer des services Cloud. La
bonne nouvelle, c’est que, selon ces
études, la pression sur les DSI pour
réduire les coûts semble s’apaiser
et que les SI semblent devenir autre
chose qu’un vulgaire centre de coûts.
Toutefois, on s’achemine lentement
vers la considération des DSI parmi
les acteurs principaux dans la création
de valeur pour le métier. Le rôle de la
DSI est sans doute bien plus important
que ce qu’il était jusqu’aux années 2010.
Courant les deux dernières années, son
importance a augmenté d’une manière
significative par son positionnement
A
L’adoption du Cloud permet d’optimiser l’utilisation des ressources IT à travers l’externalisation de
tout ou d’une partie de son Datacenter, tout en masquant la complexité correspondante. Cependant,
une externalisation démesurée peut engendrer des incohérences du SI, voire même donner lieu à de
nouvelles interfaces faisant augmenter la complexité du SI et par conséquent, générant des coûts
cachés. Comment se préparer pour mieux appréhender cette mutation? Eclairage.
que les acteurs au sein des entreprises capricieuse, changeante, fantasque. Et
Pressions subies par le SI
TECHNOS
Adoption du CloudAdoption du Cloud
C L O U DSPECIAL Par: Mohssine Abouelyzza, D. Technique Oratech Consulting
N°6 Janvier - Mars 2013
comme interlocuteur incontournable
dans la mise en œuvre de la stratégie
des directions générales. Le vrai rôle de
la DSI à partir de l’année 2012, n’est
plus d’être le «chef IT» ; elle tend à
être reconnue comme le leader dont la
mission est de produire de la valeur à
partir de la technologie, et ce, grâce à sa
compréhensiondessystèmescomplexes
dans lesquels évolue l’entreprise, pour
apporter des réponses radicales et
structurantes. A titre d’exemple, le
nouveau positionnement de la DSI du
«Groupement des Mousquetaires» qui s’est
repositionné en tant que conseil interne
et de pilotage des relations avec les tiers.
En effet, sa fonction d’études prenait
toujours du retard, ce qui l’a poussé à
transiterd’unelogiquededéveloppement
d’applications sur mesure vers une
logique d’intégration (notamment
par l’intégration des solutions SaaS).
Cette approche a eu comme bénéfice
de se consacrer moins à la définition
de l’architecture et à l’urbanisation de
son SI. Parallèlement, concernant la
fonction d’exploitation, elle a constaté
que les coûts d’infrastructure sont
prohibitifs et les processus de mise
en production sont très lourds, alors
que les barrières pour adopter des
solutions IaaS sont très faibles avec
des services rendus similaires. Quant
à la fonction de support applicatif, la
connaissance fonctionnelle et technique
se trouve désormais chez les éditeurs
de solutions SaaS. Enfin, la fonction
maîtrise d’ouvrage implique moins de
connaissances spécifiques.
En conclusion, la DSI constate que sa
fonction de conseil auprès du métier
est fortement sollicitée. Elle privilégie
davantage un rôle de négociateur et
d’acheteur de solutions externes, avec
les dimensions juridiques associées,
ainsi qu’une fonction de pilotage et
d’audit des contrats avec les sous-
traitants.
Freins & obstacles majeurs du
Cloud
Le principal frein à l’adoption des
services Cloud revient essentiellement
au manque de préparation des équipes.
Selon une étude réalisée en France, la
moitié des organisations interrogées
avoue qu’elles ne sont pas prêtes à migrer
vers le Cloud. Seules 15 à 18 % estiment
que leurs équipes sont bien préparées.
La moitié d’entre elles confient qu’elles
ne maîtrisent pas le sujet. La principale
raison est l’absence d’expérience, car
moins d’un quart des membres des
équipesinformatiquesontuneexpérience
dans le Cloud. Et comme le précise cette
étude, l’adoption de cette technologie
change la manière dont le SI fonctionne
et l’impact sur le métier est significatif.
Par conséquent, une expérience dans
ce domaine est indispensable. Enfin,
cette étude montre que pour gérer leur
migration vers des services Cloud, trois
entreprises sur quatre se sont tournées
vers des intégrateurs, des revendeurs,
des consultants ou des professionnels
des services Cloud.
Quid des risques ?
Si le Cloud présente de nombreuses
opportunités pour les entreprises, il
s’agit tout de même d’une démarche
assez récente. Il serait, donc, assez tôt
d’identifier et d’évaluer tous les risques
qui pèsent sur le Cloud. Dans de telles
situations, le bon sens et l’expérience sont
de rigueur. Néanmoins, certains risques
ont déjà été identifiés et sont gérables
par le biais de référentiels de renom
comme la norme ISO 2700X. D’autres
risques restent nouveaux et d’autres
déjà identifiés, mais les caractéristiques
du Cloud renforcent leurs exposition et
impact. Etant donné que le risque «nul»
n’existe pas, les managers doivent être
conscients de leur existence et se tenir
prêts à les gérer à travers un système de
management dédié. Qu’il s’agisse d’un
Cloud privé ou publique, les mêmes
risques relatifs à la confidentialité ou à la
localisation géographique des données,
etc… vont se poser. Toutefois, lorsque
l’entreprise fait appel aux services d’un
prestataire externe, elle se doit d’être très
rigoureuse quant à la manière dont sont
stockées et traitées ses données.
A nos yeux, il s’agit d’un changement
radical de paradigme vue la façon dont
la puissance de calcul est produite et
consommée. C’est une transition aussi
profonde, inévitable et irréversible
que le passage de la vapeur d’eau à
l’énergie électrique dans l’industrie.
Beaucoup d’acteurs seront perturbés
et empêcheront cette transition, par
ignorance ou par crainte de perdre
leurs acquis. D’autres sauront saisir les
opportunités. Ils devront probablement
essuyer les plâtres et seront certains
déçus par les services apportés par les
fournisseurs de Cloud. Mais, ils sauront
probablement transformer tout ceci en
un avantage concurrentiel. 
ANALYSE
25
Freins & obstacles majeurs du Quid des risques ?
Enjeux Stratégiques du Cloud
Principales barrières à l’adoption du
Cloud Selon l’étude de McKinsey
N°6 Janvier - Mars 2013
Six Marocaines à...
ttirées par de nouveaux défis,
les femmes de la région
MENA déploient des efforts
considérables pour développer
leurs compétences et mettre en exergue
tous leurs atouts afin de contribuer
au développement socio-économique
de leurs pays. Cependant, et malgré
leur haut niveau d’instruction, leur
persévérance et leur volonté d’aller
toujours plus loin, elles ne réalisent
pas tout leur potentiel. Plus encore, les
initiatives locales visant à promouvoir
l’excellence des femmes de la région
restent minoritaires. L’espoir est donc
porté vers des initiatives internationales
qui illumineront leurs potentialités à
travers leur développement culturel
et professionnel. C’est dans ce cadre
que s’inscrit le Techwomen (www.
TechWomen.org), un programme
entièrement pris en charge par le
Département d’Etat Américain et
qui encourage l’usage des nouvelles
technologies comme accélérateur de
changement en s’inspirant du modèle
américain. Il s’agit d’un autre type de
réseaux d’influence digitaux pensé par
Washington.
Et un grand hommage aux six
marocaines (Hasna Sabah, Houda
Chakiri, Mariam Ouanaim, Mouna
Idrissi, Rajaa Khouimi et Souad
Labyed) ayant pris part à ce programme
cette année et qui méritent leur
sélection. Elles ont honoré le Maroc
et sans doute enrichi leur network
personnel et professionnel grâce aux
contacts qu’elles ont pu établir tant
avec des leaders américaines qu’avec
les autres participantes issues de la
région MENA. Elles sont rentrées chez
elles avec une empreinte qui accélèrera
certainement leurs vies professionnelle
et personnelle afin de contribuer
positivement au développement de
notre pays.
Pourquoi ce TechWomen ?
En réponse à l’appel du Président
Obama visant à élargir les échanges
éducatifs et les nouvelles possibilités
dans le domaine de l’entrepreneuriat,
l’innovation et les sciences, le bureau
des affaires éducatives et culturelles
(ECA) du Département d’Etat
Américain a pris l’initiative de lancer le
programme TechWomen (TW) visant à
permettre aux participantes de côtoyer
des femmes américaines leaders dans
le domaine des technologies afin
d’aiguiser leurs compétences et de
s’inspirer de leur leadership.
Parrainé par Hillary Clinton,
TechWomen est un programme de
mentoratdansledomainedesnouvelles
technologies destiné principalement
aux femmes de la région MENA. A
ce propos, le conseiller à l’innovation
d’Hillary Clinton et initiateur du
TechWomen insiste sur le fait que «le
changement positif en Afrique et au Moyen-
Orient proviendra des jeunes innovants,
des femmes…, et non plus des acteurs
officiels en place. Les nouvelles technologies
nous permettent de rentrer directement en
contact avec ces nouveaux acteurs et de les
soutenir».
26
Fait marquant
SiliconValley
De nombreux programmes d’échange internationaux ciblent ces derniers temps les femmes de la région Moyen-
Orient et Afrique du Nord (MENA) afin de les faire profiter des expériences de réussite et d’excellence de leurs
homologues des pays développés. TechWomen en est un exemple qui cible essentiellement les femmes, de
la région, leaders en technologie pour servir de modèles pour les filles et femmes de leurs pays. Retour sur
l’édition 2012 avec Rajaa Khouimi Bouayad, une des six leaders marocaines ayant représenté le pays.
A
par R. K. BouayadFait marquant
N°6 Janvier - Mars 2013
2929
Dream becomes reality, telle est
l’expérience vécue durant ma par-
ticipation au TechWomen ! La
Silicon Valley : vitrine des entre-
prises leaders en Technologie qui
me fascinait depuis des années,
m’a ouvert sa porte et accueillie
émerveillement.
Ce programme m’a offert l’occa-
sion de m’approcher des créateurs
de mes outils de travail au quoti-
dien et de découvrir le secret de
l’excellence.
Mon mentorship au sein de Mi-
crosoft m’a offert l’opportunité
de découvrir les meilleures pra-
tiques en matière de gestion des
projets, de recherche et de travail
d’équipe… et ma participation
au Grace Hopper Celebration
était également un tremplin pour
mes connaissances techniques et
mon développement personnel.
Côtoyer des femmes leaders des
Etats-Unis et du MENA a élargi
mon réseau professionnel à l’in-
ternational, ce qui me permettra
de développer des partenariats et
recueillir ainsi les réponses à toute
question technique ou stratégique.
Nous, Marocaines et Marocains,
avons des compétences qui nous
permettront de nous positionner
en tant que leaders. Nous devrions
travailler davantage en équipe, par-
tager nos connaissances et surtout
dépasser les fausses barrières ima-
ginaires. Ceci pourrait se traduire
sur le terrain par la fédération des
compétences marocaines autour
d’une cause commune, l’encou-
ragement de l’utilisation de la
technologie et l’innovation tout
en motivant les jeunes compéten-
ces. Rêvons sans peur de l’échec.
Persévérons pour dépasser les
barrières. Gardons une attitude
positive. Partageons… Nous as-
surerons un meilleur avenir … Je
tiens à présenter mes sincères re-
merciements à mon employeur, la
Banque Centrale Populaire pour
sa confiance et son soutien, à ma
hiérarchie qui m’a encouragée et à
mon équipe qui a assuré pendant
mon absence.
Dream becomes reality, telle est
Rajaa Khouimi
Ingénieur INSEA, MBA ENPC,
Responsable Département à
la BCP; maman de 2 garçons
Et pour mettre en pratique sa stratégie,
le Département d’Etat Américain a
opté pour le domaine des nouvelles
technologies comme outil d’adhésion,
de persuasion et d’action. C’est ce
que Hillary Clinton et son équipe ont
nommé : «le savoir-faire du 21ème siècle».
Elle déclara lors de sa réception des
participantes à l’édition 2011 «que vous
soyez dans la Silicon valley, au Moyen-
Orient ou en Afrique, nous voulons vous
aider à développer et à mettre en pratique les
nouvelles technologies». Le TechWomen
s’adresse donc aux femmes leaders du
monde de la technologie, engagées et
avides de développer leur excellence,
leur leadership et leur expertise dans
les nouvelles technologies et ce, à
travers la participation aux activités
du programme et le partage de leurs
expériences avec leurs communautés,
dès leur retour. Participer à ce
programme suppose répondre à
certains prérequis, particulièrement,
un niveau d’études universitaires,
une expérience professionnelle d’au
moins deux ans dans le domaine des
technologies (Science, Technologie,
Ingénierie ou Maths), une volonté de
participer à des programmes d’échange
et de développer des partenariats avec
une attention particulière à l’esprit
d’entrepreneuriat, de leadership et
d’engagement dans le bénévolat et
le social dont doivent faire preuve les
candidates.
Scénario des faits
Organisée par The Institute of
International Education (IIE), en
collaboration avec Anita Borg Institute
(ABI), cette seconde édition du TW a
connu particulièrement la participation
de six marocaines parmi les quarante et
unefemmesleadersretenues(soit,prèsde
1/8 du nombre total des participantes)
parmi les 550 candidatures issues
notamment d’Algérie, de Tunisie,
d’Egypte, de Jordanie, de Palestine, du
Liban, et du Yemen. Le programme
avait débuté par un Workshop à San
Francisco animé par Barbara Fitipaldi
du «Center For New Futures» sous le
thème «Innovative Leadership» et dont
l’objectif fut d’aider les participantes
(Emerging Leaders) à mieux établir leur
vision et mettre le plan d’action adéquat
pour l’atteindre. Les Emerging Leaders
(EL) ont ensuite participé aux diverses
activités du programme (ateliers, TechTalk,
etc.) où elles ont rencontré des femmes ayant
réussi leurs carrières professionnelles dans le
domaine des Technologies. Elles ont aussi
eu la chance de prendre part au «Grace
Hopper Celebration (GHC) of Women in
Computing», organisé par Anita Borg
Institute à Baltimore et dont l’objectif
est de mettre sur les devants de la scène,
les travaux de recherche et de sujets de
carrièredesfemmesdansledomainedes
technologies (IT, Recherche, Ingénierie,
etc.) avec en prime, des sessions
extraordinaires mettant la lumière sur
les femmes leaders. Les présentatrices
sont toutes des leaders dans leurs
domaines respectifs, représentant
les communautés industrielles,
universitaires et gouvernementales.
L’objectif étant d’aboutir à des
propositions de collaboration, de
networking, de mentorat ainsi qu’une
meilleure visibilité des contributions
féminines dans les domaines
technologiques. Last but not least, la
visite des EL à la Maison Blanche et
leur réception au Département d’Etat
Américain pendant deux jours. Ce fut
l’occasion de découvrir l’utilisation
de la technologie dans la politique
américaine et au sein de la maison
blanche avant d’être initiées aux
procédures d’élection coïncidant avec
27
TECHWOMEN 2012
Visites & Evènements
• Workshop Barbara Fitipaldi : Présidente et CEO de Center for New
Futures.
• Women 2.0, Non Profit Action with Beth Kanter, NewAmericaFoundation
• Workshop girls at Google
• Entrepreneurship Day
• Plug and Play Tech Center, Berkeley Lawrence Lab,Stanford University
• La Maison Blanche et Département d’Etat à Washington
• Visites : Twitter, Facebook, Linkedin, Google, Mozilla, Oracle, VMWare,
NetApp, SalesForce, Symantec, BlueSeed …
N°6 Janvier - Mars 2013
leur visite à Washington, Barbara
Fitipaldi a recueilli les changements
survenus sur ces femmes leaders après
leur expérience «TechWomen» et leur
feedback, en présence des Mentors et de
l’équipe d’organisation du Techwomen
2012. Le programme a été clôturé par
la réception au département d’Etat par
Mme Ann Stock (Assistant Secretary
of Hilary Clinton for Educational and
Cultural Affairs).
TW, un programme
axé sur le mentorat des leaders
La finalité du mentorat est de permettre
aux participantes de découvrir les
secrets de l’excellence américaine et
de vivre, dans une bonne ambiance, les
meilleures pratiques professionnelles
qui engendrent de bons résultats et
des livrables de qualité. Dans cet
esprit, chacune des EL était encadrée
par deux mentors. Une première, dite
professionnelle, occupant un haut
poste de responsabilité au sein d’une
compagnie leaders en TIC à la Silicon
Valley ou à San Francisco. Son objectif
fut d’assurer l’immersion parfaite de sa
protégée pendant sa période de stage
de trois semaines en mentorship chez
ce leader, de l’assister à y mener un
projet réel et de lui préparer le cadre
adéquat et la logistique nécessaire afin
de vivre le rêve d’y être employée. Pour
ce faire, la mentor avait préparé au
préalable un sujet pertinent sur lequel
la participante allait mettre en pratique
toutes ses connaissances mais aussi
apprendre de nouvelles technologies.
La seconde mentor, dite culturelle,
fut dédiée à chacune des participantes
avant même son arrivée aux USA. Il
s’agit d’une leader dans le domaine de
la technologie ou du leadership qui,
en contact avec l’EL, aspirait préparer
l’arrivée de la participante dans de
meilleures conditions, répondre à
toutes ses questions relatives à la
culture et habitudes aux USA. Au
cours du séjour, elle organisait pour
son encadrée, des sorties culturelles,
des visites ainsi que la participation
à des évènements d’entrepreneuriat
et de networking, dans l’objectif de
booster le développement de sa culture
générale.
TechWomen 2012, les enseignements
Suiteauxanalysesdupositionnementdes
femmesdelarégionMENArelativement
au domaine des technologies, il en
ressort une faible représentation aux
postes managériales. Le choix donc de
la femme pour participer exclusivement
à ce programme a été décidé afin de les
faire profiter de l’expérience de leurs
homologues américaines occupant de
hauts postes de responsabilité grâce
notamment à leur communauté et à leur
mobilisation dans des associations et des
réseaux de mentorat et de networking.
L’encadrementainsiquelafréquentation
des mentors pendant trois semaines ont
permisauxELdemettreenpratiqueleurs
atouts mais aussi d’acquérir rapidement
les meilleures pratiques des compagnies
qui ont réussi leurs aventures à la Silicon
Valley.
Cet encadrement développe ainsi
la rapidité de l’apprentissage dans
l’action et la capacité de s’adapter aux
changements. Durant ce programme,
les participantes avaient également le
soutien de l’équipe organisatrice d’IIE
et d’ABI qui ont assuré, avec excellence,
l’organisation du programme sur tous
les volets, sans négliger le respect de
l’éthique et des différences culturelles
entre différentes leaders participants
au programme. Yes We can. Il faut
simplement y croire. Toute femme
qui travaille dans le domaine des
technologies peut participer au
Techwomen qui l’émerveillera et qui lui
offrira toutes les chances pour réaliser
son rêve. C’est une occasion sans pareil
de fréquenter de vraies leaders en
innovation…Lesentreprisesmarocaines
profiteront sûrement de l’expérience de
leursleadersparticipantesencapitalisant
sur leurs acquis et développement à
travers la mise en place des meilleurs
pratiques, en relation avec la gestion des
projets, la créativité, l’innovation … A
conditionbienentenduquecesentrerises
soutiennent leurs collaboratrices
désireuses d’y participer.
Il reste enfin à signaler que toute
femme qui travaille dans le domaine
des technologies est invitée à postuler
au TechWomen 2013 sur le site www.
techwomen.org jusqu’au 22 Février
2013. Ce sera une occasion qui
l’émerveillera et lui offrira l’occasion
sans pareille de fréquenter de vraies
leaders en innovation... 
28
Fait marquant
Les 41 participantes au Techwomen 2012
Innovative Leadership Workshop avec Barbara Fittipaldi
Fait marquant
N°6 Janvier - Mars 2013
Souad Labyed
IngénieurTélécoms et SI (INPT), Executive MBA (ISCAE) 8 ans d’expérience dans lesTI Célibataire
A la recherche des moyens pour l’amélioration continue, du mentorat spécifique dans le domaine des technologies, l’entrepreneuriat,
le travail social, et plus particulièrement d’un modèle socio-économique adéquat pour devenir un agent de changement dans la société
marocaine, j’ai découvert le programme TechWomen à travers une des lauréates du programme lors de sa première édition 2011. En
passant par toutes les étapes de cet évènement, particulièrement mon stage de trois semaines en mentorship chez Facebook, les visites
intéressantes effectuées au Berkely Lab, Google, LinkedIn, Stanford University et plus spécifiquement celle de la Maison Blanche ainsi
que les différents séminaires autour de l’innovation, l’entrepreneuriat, la technologie et l’action sociale, j’ai bien
retenu l’attitude «Yes We can». Croire en mon potentiel et être bien déterminée avec un mode de partage, ce
sont des clés importantes de réussite que j’ai bien retenues et que je vais certainement partager avec mon
environnement. En sortant de cette merveilleuse expérience, je pense globalement que TechWomen m’a
permis de concevoir plus clairement mes projets socioprofessionnels, reste bien sûr à les entreprendre.
J’encourage toutes les femmes, généralement, et celles qui travaillent dans le domaine des techno-
logies plus particulièrement, à s’investir, à échanger et à partager. Participer dans des programmes
d’échange n’a pas de prix, tant en termes d’apports humains, professionnel qu’en termes sociocultu-
rel. TechWomen, particulièrement, permet de mettre en pratique ses compétences et de capitaliser
sur l’expérience acquise en échangeant avec des femmes leaders qui vivent probablement des expé-
riences similaires ailleurs, mais avec plus ou moins de contraintes au quotidien.
2929
Hasna Sabah
Ingénieur INPT, Formatrice Systèmes et Réseaux A l’OFPPT
Lieu par excellence de la technologie de pointe, de l’innovation et des opportunités, la Silicon
Valley m’a toujours fascinée et suscitait ma curiosité. Pouvoir y effectuer un stage et visiter
les entreprises stars du Net est certainement ce qui m’a séduite le plus dans le programme
TechWomen… Diversité des activités, grandes richesse culturelle et qualité d’organisation. Que
demander de plus ? Les cinq semaines passées aux Etats-Unis ont été pleines de nouvelles expé-
riences, de rencontres fructueuses et d’inspirations! J’ai eu droit à un traitement VIP et il y avait
tellement de choses à faire et à voir que j’étais constamment en déficience de temps. Spécialisée dans
les réseaux informatiques, j’ai décroché un stage R&D portant sur une nouvelle architecture internet.
Pleinement baignée dans la recherche de pointe, j’ai découvert la collaboration solide qui existe entre le milieu
professionnel et le secteur universitaire pour l’avancement de la technologie. Ma participation aux ateliers d’innova-
tion et du leadership m’a appris qu’il faut d’abord combattre la tendance au défaitisme en adoptant une attitude positive et en osant rêver
du meilleur. Exprimer clairement sa vision et en parler de manière constructive lui donne plus de chance de se concrétiser. Avoir de la
volonté est certes un atout majeur pour réussir, mais l’environnement joue aussi un rôle important, et ce sont mes visites aux entreprises
high-Tech et aux universités qui m’ont permis de le comprendre. Ma pensée va au siège de Google et à l’université de Stanford. L’in-
teraction avec l’ensemble des participantes, qu’elles soient arabes ou américaines, m’a permis de découvrir d’autres cultures, d’autres
habitudes et d’autres pensées. J’ai pu comprendre par la pratique comment l’échange quotidien, basé sur la compréhension et le respect
mutuel, permet d’atteindre l’acceptation de l’autre dans sa différence et d’éviter beaucoup de problèmes dus à l’incompréhension. Le
programme fut aussi l’occasion de découvrir la vie en famille de nos homologues américaines : les défis au quotidien sont partout les
mêmes mais c’est la façon d’y faire face qui diffère. Si j’ai un conseil à donner aux femmes marocaines, tout secteur d’activités confon-
dues, c’est qu’il faut toujours aller de l’avant : Osez rêver ! Ayez confiance en vous et foncez !
Houda Chakiri
Fondatrice & Manager de EnhancedTechnologies s.a.r.lTechnoparc de l’UAI, maman d’un garçon
J’ai été très contente quand j’ai reçu le courriel de félicitation pour avoir été sélectionnée à participer au Techwomen 2012. J’ai eu le privi-
lège d’être sélectionnée avec 5 autres jeunes femmes ingénieurs pour représenter le Maroc dans la 2e édition de ce programme. Ma parti-
cipation s’est matérialisée par un séjour de trois semaines à Sillicon Valley ainsi que ma participation au «Garce Hopper Celebration», l’une
des plus grandes et prestigieuses conférences au monde qui regroupe des leaders en technologies (chercheurs, entrepreneurs, ingénieurs
et étudiantes). Ce fut aussi l’occasion de passer une semaine à Washigton DC où nous avons eu le privilège de visiter la Maison Blanche
et de prendre part à un déjeuner organisé en notre honneur au Département d’Etat Américain. Lors de mon séjour, j’ai été associée à un
mentor professionnel (Audrey Van Belleghem, CTO NetApp) ainsi qu’un mentor culturel (Eva Klaudinyova, Globalization Operations
Senior Manager chez Vmware), qui m’accompagnèrent tout au long de mon séjour pour me faire découvrir la vie amé-
ricaine au quotidien. La société qui m’a accueilli fut NetApp, une des sociétés leader au monde dans le stockage
réseaux et qui fait partie de l’indice NASDAQ-100. J’ai eu, pendant mon séjour à Netapp, la chance de
rencontrer Dave Hitz, un de ses fondateurs et actuellement VP. Sa rencontre a été des plus touchantes et
marquantes de tout le séjour. Lors de cette rencontre, il m’a dédicacé son propre livre « How to castle
a Bull, Unexpected lessons on risk, grouwth and success in business». En conclusion, l’expérience
fut enrichissante sur les plans professionnel et personnel.
TECHWOMEN 2012
TechWomen… Diversité des activités, grandes richesse culturelle et qualité d’organisation. Que
demander de plus ? Les cinq semaines passées aux Etats-Unis ont été pleines de nouvelles expé-
riences, de rencontres fructueuses et d’inspirations! J’ai eu droit à un traitement VIP et il y avait
tellement de choses à faire et à voir que j’étais constamment en déficience de temps. Spécialisée dans
les réseaux informatiques, j’ai décroché un stage R&D portant sur une nouvelle architecture internet.
Pleinement baignée dans la recherche de pointe, j’ai découvert la collaboration solide qui existe entre le milieu
professionnel et le secteur universitaire pour l’avancement de la technologie. Ma participation aux ateliers d’innova-
ricaine au quotidien. La société qui m’a accueilli fut NetApp, une des sociétés leader au monde dans le stockage
réseaux et qui fait partie de l’indice NASDAQ-100. J’ai eu, pendant mon séjour à Netapp, la chance de
rencontrer Dave Hitz, un de ses fondateurs et actuellement VP. Sa rencontre a été des plus touchantes et
marquantes de tout le séjour. Lors de cette rencontre, il m’a dédicacé son propre livre « How to castle
a Bull, Unexpected lessons on risk, grouwth and success in business». En conclusion, l’expérience
que les différents séminaires autour de l’innovation, l’entrepreneuriat, la technologie et l’action sociale, j’ai bien
retenu l’attitude «Yes We can». Croire en mon potentiel et être bien déterminée avec un mode de partage, ce
sont des clés importantes de réussite que j’ai bien retenues et que je vais certainement partager avec mon
environnement. En sortant de cette merveilleuse expérience, je pense globalement que TechWomen m’a
permis de concevoir plus clairement mes projets socioprofessionnels, reste bien sûr à les entreprendre.
J’encourage toutes les femmes, généralement, et celles qui travaillent dans le domaine des techno-
logies plus particulièrement, à s’investir, à échanger et à partager. Participer dans des programmes
N°6 Janvier - Mars 2013
3230
TECHNOS
Les dix tendances à connaitre
Technologies stratégiques en 2013
omme toute année, le fameux
cabinet d’étude axé sur le
domaine des TI, Gartner,
analyse les tendances du
secteur IT et prédit les technologies
stratégiques qui marqueront l’année
suivante.
Selon Gartner, une technologie est
jugée stratégique lorsque son potentiel
d’impact est important sur l’entreprise
au cours des trois prochaines années.
Les facteurs qui décrivent un impact
significatif incluent, notamment, le
potentiel élevé d’interruption du SI
(IT) ou du business, la nécessité d’un
investissement majeur, ou encore,
le risque d’adoption tardive d’une
technologie, ce qui pourrait constituer
un manque à gagner énorme.
Une activité stratégique concernerait
unetechnologieexistanteayantmûriet/
ou qui serait devenue propice à un plus
large éventail d’utilisations. Il s’agirait
égalementd’unetechnologieémergente
et qui offrirait des opportunités
stratégiques aux utilisateurs hâtifs qui
y ont cru ou qui pourraient aussi créer
des perturbations du marché courant
les cinq années avenir. Ces technologies
impactent les stratégies et planifications
des entreprises à long terme.
Pourcetteannée,letop10destendances
technologiques stratégiques prédites
par Gartner concernent 10 axes.
Les «Devices» mobiles
Les entreprises, en particulier les DSI,
devront se préparer à supporter la
diversité des terminaux qui envahissent
le marché. A ce titre, Gartner prévoit
qu’en 2013, les terminaux mobiles
seront utilisés en tant que dispositif
d’accès à Internet, bien plus que les
PC et que d’ici 2015, plus de 80% des
mobilesvendusserontdesSmartphones
dont seulement, 20% sous Windows.
Par ailleurs, d’ici 2015, les ventes des
tablettes atteindront environ 50%
des ventes d’ordinateurs portables
et Windows 8 sera probablement en
troisième position, derrière Android de
Google et iOS d’Apple. Les entreprises
devront faire face à de nombreux
facteurs qui limitent la normalisation
des PC et des tablettes. En effet, l’ère
de domination des PC sous Windows,
comme plate-forme unique, cédera lieu
à une nouvelle ère où Windows fait
partie d’une variété d’environnements
IT à considérer.
Développement des applications
mobiles et émergence du HTML 5
Avec plus d’une centaine d’éditeurs
d’outils de création d’applications
destinés aux utilisateurs finaux et
aux entreprises, Gartner estime que
le marché de développement des
applicationsmobilesestassezcomplexe.
Ce marché est constitué de plusieurs
catégories. Pour les prochaines années,
aucun outil ne pourra seul être optimal
pour tous les types d’application
mobile, il faudrait donc s’attendre à
en utiliser plusieurs. Six architectures
mobiles [native, special, hybrid, HTML
5, Message and No Client] resteront
populaires. Cependant, il y aura une
mouvanceàlongtermedesapplications
natives vers des applications Web avec
l’émergence du HTML5. Néanmoins,
les applications natives ne vont pas
disparaître définitivement, et pourront
toujoursoffrirlesmeilleuresexpériences
utilisateur et les fonctionnalités les
plus sophistiquées. Les développeurs
auront également besoin de développer
de nouvelles compétences en matière
de conception, afin de délivrer des
applications mobiles tactiles optimisées
qui opèrent dans une large gamme de
terminaux mobiles.
Le Cloud pour les particuliers
Selon Gartner, le second signe de la fin
de l’ère du PC personnel réside dans le
fait que le Cloud personnel remplacera
progressivement le PC en tant que
lieu d’hébergement privilégié où les
individus pourraient garder tout leur
contenu et accéder à tous leurs services
et préférences personnelles. La diversité
des terminaux et des équipements
utilisés par les usagers favorisera en
effet, la préférence des individus à
opter pour des services Cloud.
A l’image du portable, compte tenu
de sa disponibilité, le Cloud personnel
C
Dans un contexte économique mondial difficile, marqué autant par l’évolution rapide et continue des
technologies ainsi que le manque de compétences IT dans les nouvelles tendances technologiques, les
analystes de Gartner ont profité du dernier Symposium/ITxpo tenu le 25 Octobre 2012, pour présenter
le top 10 des tendances technologiques stratégiques qui marqueront les entreprises en 2013. Zoom.
Par N. Mounouar
N°6 Janvier - Mars 2013
sera perçu par l’utilisateur final comme
étant sa destination unique, là où il
se rend, quelque soient ses besoins
numériques.
Des entrepôts d’applications (App
Store) professionnels
Les entreprises font face à la complexité
d’accès aux entrepôts applicatifs
«App Stores» existants du fait que
certains fournisseurs limitent l’accès
à des périphériques spécifiques. Pire
encore, certaines applications exigent à
l’entreprise de gérer de multiples «App
Stores» ainsi que les divers processus
d’acquisition et de gestion de licence.
Pour y remédier, Gartner estime qu’en
2014, de nombreuses entreprises
adopteront des applications mobiles
professionnelles issues d’entrepôts
privés d’applications.
L’internet des Objets (ITO, Internet
of Things)
L’ITO est un concept qui décrit la
façon dont Internet s’étendra à mesure
que de nouveaux terminaux y sont
connectés. Les éléments clés de l’ITO,
incluant déjà tout une variété de
dispositifs mobiles, devraient inclure
également des capteurs embarqués,
des technologies de reconnaissance
d’images et de paiement NFC.
Les Smartphones ainsi que tous les
autres terminaux intelligents ne seront
plus simplement interconnectés via les
réseauxcellulaires,ilscommuniqueront
aussi avec un large éventail d’appareils
et de périphériques, tels que les
afficheurs de montre, les capteurs de
santé, les affiches intelligentes, les
systèmes de divertissement à domicile,
etc. à travers diverses technologies (via
NFC, Bluetooth, Wi-Fi, etc.).
LeCloudComputingetl’informatique
Hybride
LeCloudestentraindemuterlerôledes
directionsinformatiquesquidoivent,en
conséquence, jouer de multiples rôles
dans la coordination des activités IT. En
effet, une récente enquête de Gartner a
révélé que la gestion des services Cloud
internes évolue dans les DSI au fur et
à mesure qu’elles réalisent qu’elles
sont effectivement responsables de
l’amélioration de l’approvisionnement
et de la consommation des services
distribués, hétérogènes, et souvent
complexes de Cloud, autant pour les
utilisateurs internes de l’entreprise que
pour leurs partenaires commerciaux.
Ainsi, la DSI pourra renforcer son
influence et conserver son rôle au
sein des entreprises pour devenir un
centre de valeur face aux nouveaux
défis d’adoption du Cloud comme
une approche de consommation
des services IT.
Le «Big Data» stratégique
Le «Big Data» influence actuellement,
l’architecture globale des SI, bien plus
qu’un simple focus sur des projets
particuliers au sein de la DSI. Traiter
des volumes importants de données,
avec autant de variété, de vitesse et de
complexité, impose un changement
radical des approches traditionnelles
adoptées jusque-là. Cette prise de
conscience conduit les organisations
à abandonner le concept d’entrepôt
unique de données centralisant toutes
les données de prise de décision et
à s’ouvrir à des systèmes multiples
de gestion de contenu, d’entrepôts
de données et de datamarts etc. qui
constitueront, tous unis, l’entrepôt
logique de l’entreprise.
Des analyses exploitables
Les clients mobiles, liés aux moteurs
d’analyse en Cloud ainsi que les
entrepôts de données «Big Data»
permettent d’optimiser les simulations,
les prédictions ainsi que les synthèses
afin de prendre les meilleures décisions,
n’importe où et n’importe quand.
Des traitement In-memory (IMC, In
memory computing)
Grace aux traitements In-memory
(IMC),l’exécutiondecertainsbatchpeut
être réduite en minutes, voire quelques
secondes, permettant à ces processus
d’être fournis sous forme de services
Cloud, en temps réel ou en temps
quasi réel. Des millions d’événements
peuvent être ainsi analysés en quelques
dizaines de millisecondes pour en sortir
les nouvelles opportunités ainsi que
les menaces existantes. La possibilité
d’exécuter des applications, à la fois
transactionnelles et analytiques,
ouvre des possibilités inexplorées
pour l’innovation des entreprises.
De nombreux fournisseurs seront en
mesure de fournir des solutions de
traitement IMC au cours des deux
prochaines années, ce qui permettra de
généraliser cette démarche.
Des écosystèmes intégrés
Le marché est en pleine transition vers
des solutions et des écosystèmes plus
intégrés qui offrent aux utilisateurs,
plus de services, avec moins de coût,
plus de simplicité et de sécurité.
Pour répondre à cette tendance, les
fournisseurs devront proposer des
solutions complètes qui combinent les
briques matériel et logiciel nécessaires
tout en y attachant des services
adéquats, et ce, afin de dégager plus de
bénéfices.
Alors que toutes ces tendances
technologiques stratégiques prennent
place, de nombreuses technologies
passent malheureusement aux
oubliettes comme les PC classiques,
le Fax, les Smartphones fonctionnant
sous Windows Phone (abandonnés
pour se concentrer sur Windows 8 et
autres OS) ainsi que les téléphones
BlackBerry qui marquent un recul net
depuis bien plus d’un an, autant en
termes logiciels que matériels. 
3331
FOCUS
N°6 Janvier - Mars 2013
a gouvernance d’internet constitue
un des sujets de référence débattus
au niveau des organes de décision
et de prospectives stratégiques. Et
pour cause, l’avènement des impacts
d’internet sur la «e-société» en termes
sociopolitiques et géostratégiques.
Pourquoi un nouveau nom domaine
1er niveau ?
De nombreuses voix se sont levées pour
dénoncer les politiques de gouvernance
d’Internet, particulièrement celles
du G8 qui réclament l’adoption d’un
nouveau système de gouvernance
d’Internet en tant que phénomène
mondiale. Cependant, les orientations
politiques rassemblées par les nations
les plus puissantes ne seront pas, en
toute fin de cause, la norme mondiale
par défaut puisque, dans des forums
mondiaux, plus démocratiques, où
tous les pays sont présents sur un pied
d’égalité tels que le Sommet Mondial
sur la Société de l’Information (SMSI),
un ensemble de procédures a été mis en
place pour traiter des questions liées à la
gouvernance globale d’Internet en vue
de démocratiser davantage son accès.
Ceci a permis de donner naissance au
nom de domaine de premier niveau
«.post» qui est régi
et gouverné
p a r
l’Union Postale Universelle (UPU),
dépendant des Nations Unies. Les
Postessousl’égidedel’UPUontainsifait
un pas de géant via la mise en œuvre du
domainedepremierniveau«.Post»,étant
le premier réseau alternatif sécurisé sur
Internet, qui concrétise l’avènement du
réseau sécurisé de nouvelle génération
sur Internet et qui offre un espace de
confiance aux internautes en intégrant
toutes les dimensions qui rendent une
transaction sur Internet plus sûre (le
Physique, le Financier, l’électronique,
le Lieu, le Temps et la Sécurité).
En quoi consistent les domaines «.post» ?
Lenomdedomaine«.post»estunespace
d’Internet sécurisé et régulé par l’UPU
pour la communauté où les opérateurs
postaux ainsi que leurs partenaires
économiques et administratifs peuvent
offrir aux citoyens, des services en ligne,
administratifs et commerciaux, de
façon sécurisée et ce, sous l’égide de la
marque de confiance de la Poste. Il s’agit
d’une plateforme internationale unique,
sécuriséeetdeconfiance,incorporantles
trois piliers régissant toutes transactions
sur l’Internet (physiques/logistiques,
financiers et électronique). Le «.post»
est un domaine de premier niveau
générique (generic Top-Level Domain,
gTLD). Il n’est qu’un «masque»
d’adresses IP identifiant
un réseau de serveurs
DNSS (Domain
Name System
Secure) sécurisant
l’accès et la
communication
via ce réseau.
Le «.post» est
une plateforme
universelle, à
l’instar de tous
les services
régis par la
convention de
l’UPU et ce, dans
n’importe quel
endroit du globe offrant plus de 1 million
de points de contact dans une visée
de permettre davantage, l’accès aux
services universels. Il permet également
d’étendre le territoire et la singularité
historique unique de la Poste en tant
que tiers de confiance vers le monde
numérique et ce, en surmontant les
frontières physiques et géographiques et
en réduisant les barrières numériques.
A cet égard, le «.post» s’appuie sur
quatre valeurs uniques : étant la marque
virtuelle spécifique pour l’industrie
Internet ; le premier espace d’internet
parrainé par une organisation de l’ONU
; une Plateforme globale connectant les
services d’échanges commerciaux &
administratifsetenfinunespaceInternet
privilégié, sécurisé et de confiance.
Quels apports pour l’industrie
d’internet et les services e-Gov ?
L’usage des TI dans les activités
commerciales et de communication
s’impose de plus en plus. De ce fait,
les gouvernements souhaitent assurer
la gestion des adresses et des identités
multimédias des usagers d’une part et
cherchent, d’autre part, à permettre
l’accès aux services par l’entremise
de solutions de la e-administration
ou encore à améliorer la démocratie
participative par des systèmes de
vote électronique. Dans ce cadre,
«.post» offre aux gouvernements
un espace multidimensionnel dans
lequel les citoyens peuvent recevoir
leurs correspondances physiques et
numériques, effectuer leurs transactions
administratives, commerciales,
financièresetbancairesentoutesécurité,
à tout endroit et à tout moment. Donc,
pour ces gouvernements qui se doivent
de fournir l’accès aux services universels
à l’ère de libéralisation, de mettre en
ligne leurs services administratifs, de
trouver le moyen d’atteindre leurs
citoyens mobiles n’importe où dans le
monde et d’assurer la sécurité renforcée
surinternetenvued’empêcherlescybers
N°6 Janvier - Mars 2013
«.post» qui est régi
et gouverné
p a r
générique (generic Top-Level Domain,
gTLD). Il n’est qu’un «masque»
d’adresses IP identifiant
un réseau de serveurs
DNSS (Domain
Name System
Secure) sécurisant
l’accès et la
communication
via ce réseau.
Le «.post» est
une plateforme
universelle, à
l’instar de tous
les services
régis par la
convention de
l’UPU et ce, dans
n’importe quel
SECURITE
32
Domaines «.post»
L
Le 25e congrès de l’Union Postale Universelle (UPU), tenu à Doha (Qatar) en novembre 2012, a vu le
lancement officiel du premier et unique nom de domaine de 1er niveau d’Internet, « .Post ». Parrainé
par un organe des Nations Unies, ce nom de domaine se veut un identifiant normalisé, sûr et surtout,
novateur pour la gouvernance d’Internet. Retour sur les enjeux et les portées stratégiques escomptés.
Quant Internet devient plus sûr
N°6 Janvier - Mars 2013
délits tel que l’usurpation d’adresse
; un réseau tel «.post» devient de plus
en plus une nécessité. L’extension
«.post» offre un espace mondiale régi
par des politiques et procédures du
domaine Internet propres à la notoriété
de confiance des Postes, notamment
des procédés d’inscription améliorés
avec une meilleure authentification des
particuliers et des entreprises. Il crée
ainsi une différentiation concurrentielle
et une valeur unique en partageant les
connaissances en matière d’adressage
physique avec le cyber espace
comprenant des normes, des valeurs et
une intégrité communes. A cet effet, il
permet aux gouvernements de mettre
en œuvre leurs stratégies nationales et
internationales en matière de mise en
ligne de leurs services administratifs et
de communiquer avec leurs citoyens
n’importe où dans le monde via la
capacité de «.post» de lier l’identité
numérique à l‘identité physique
conformément aux réglementations
nationales et internationales
prédéfinies.
A titre d’exemple, le citoyen pourra,
via son identité sous «.post» au
format XML, actualiser la position
géographique de son adresse physique
en temps réel et choisir le lieu et la date
pour le contacter physiquement ou
électroniquement en vue de réaliser une
transactionfinancière,administrativeou
de communication. Toutes les données
nécessaires (physique, financier,
électronique, lieu, temps et sécurité)
pour assurer l’accès universel des
citoyens aux services sont régies par la
plateforme «.post» selon une hiérarchie
de confiance décentralisée et intégrée
offrant le plus d’autonomie possible à
l’échelle de chaque pays. Cette structure
permettra à chacun des pays d’élaborer
des produits et services propres à leur
marché et leur réglementation, tout en
permettant à la majorité des activités
liées aux coûts et aux revenus d’être
gérées à l’échelle locale. «.post» permet
un traitement totalement automatisé/
électronique tout au long de la chaîne
logistique au profit des administrations
et des opérateurs économiques assurant
ainsi, une intégration des systèmes des
compagniesaériennes,destransporteurs,
des autorités douanières, de contrôle
frontalier, de sûreté, de sécurité et de la
e-administration. A partir de plusieurs
millions de noms domaines individuels
(.cc, .gov, .com, .org,...), «.post» offre
une plateforme internationale intégrée
(.cc.post, .gov.post, .com.post, .org.
post,…) soutenant le développement
des échanges transfrontaliers et des
applications innovantes reliant ainsi le
mondephysiqueàlaclientèlenumérique
de façon plus sûre (Ex. les services
d’identification universelle postale –
PostID, les signatures électroniques
postales mondiales, ...).
Qu’en est-il des apports en matière
de sécurité ?
Au-delà des processus techniques,
opérationnels et réglementaires, le
domaine «.post» est protégé des spams
et des cyber-délits (hameçonnage, vol
d’identité, …) se positionnant en tant
que l’un des domaines les plus sûrs
sur Internet. Les principaux éléments
d’architecturetechniquedelaplateforme
«.post» sont le registraire, le registre et le
registra. Ils sont tous sécurisés grâce aux
extensions de sécurité DNS (Domain
Name System Security Extensions –
DNSSEC).Ellespermettentderenforcer
la sécurité du point le plus haut au point
le plus bas du système afin de protéger
les internautes de la fraude en ligne.
Le «.post» offre ainsi une plateforme
globale d’authentification dont la
fonction principale est d’empêcher les
hackers de rediriger les internautes vers
des sites web frauduleux. En outre, il
permet de résoudre la problématique de
l’usurpation des adresses électroniques,
en reliant les identités physiques aux
identités numériques. Par ailleurs,
l’utilisateur de «.post» devra fournir, de
façonformelle,lesinformationsrelatives
à son éligibilité d’obtenir un nom de
domaine, tel que sa disposition d’une
marque, la clé de signature DNSSEC
conformément aux règles définies par
la politique de gestion du domaine
«.post». Aussi, il doit soumettre des
preuves d’éligibilité d’être membre de
la communauté parrainée et passer par
un processus d’authentification selon
des procédés de vérification s’appuyant
sur les dispositions réglementaires
internationales et nationales. En cas
d’abus ou d’utilisation malveillante du
nom de domaine, l’UPU se réserve le
droit de retirer le nom domaine, afin
d’assurer la sécurité et la fiabilité de
«.post». La plateforme «.post» apporte
à la sécurité d’internet, par analogie,
ce qu’apportent les Smartphones à
la mobilité des usagers. Alors que
les Smartphones offrent le téléphone
personnalisé, «.post» offre la confiance
postale personnalisée pour l’ère
numérique. Quand les Smartphones
offrent trois services en un (téléphone,
Multimédia & internet), le «.post» offre
trois services en un (services eGov,
e-commerce, services postaux en ligne).
Et lorsque les Smartphones offrent
l’intégrationdestroisfonctions(musique
digitale, télécom, et internet), le «.post»
permet l’intégration des trois facteurs
(Physique, financier, électronique).
En dernier lieu, les Smartphones
fournissent des App professionnelles,
réseaux sociaux, etc. tandis que le
«.post» fournit l’identité universelle,
le suivi et de traçage, l’inclusion dans
l’e-Commerce (déclaration de douane
en ligne, e-logistique, notification
hybride, e-publipostage, e-shop, e-ID,
e-adressage). 
33
délits tel que l’usurpation d’adresse liées aux coûts et aux revenus d’être
3333
Dr. Ahmed KADA
Président du Groupe
«.Post/PostID» CT/UPU
Architecture sécurisée du DNS .post
N°6 Janvier - Mars 2013
uel est le média le plus influen-
çant dans une société fortement
connectée et à forte culture
médiatique (USA, Japon, Alle-
magne, Chine…) ? Evidemment, c’est la
toile. Dans les sociétés les moins connec-
tées, c’est plutôt le « digital native » et le
« digital immigrant » (génération numé-
rique et immigrant numérique) qui sont
les plus influencés par les médias 2.0. Tel
est le cas du Maroc où la communica-
tion digitale commence à percer dans les
dernières années.
Quelques interrogations
En l’absence de chiffres officiels concer-
nant les budgets investis dans la commu-
nication digitale, les observateurs s’ac-
cordent à dire que le montant dédié à la
communication 2.0 par les annonceurs
marocains et de l’ordre de 100 millions
de dirhams. Un chiffre qui reste bien loin
de celui qu’on peut voir dans des pays
avancés.
Il faut dire que certains obstacles plom-
bent encore ce genre d’investissement.
Un annonceur ne peut pas investir dans
une campagne qu’il ne peut maitriser.
Pour exemple, les annonceurs ont besoin
de chiffres exacts relevés mensuellement
pour ce qui est de l’audience d’un média.
Or, la seule instance qui peut avancer ce
genre de chiffres concernant le web c’est
l’ANRT. Hélas, ces chiffres sont rendus
chaque semestre. Ce qui n’arrange en
rien les annonceurs. « les entreprises ont
compris l’importance d’une communication
digitale, mais elle se heurtent sur un obstacle
de taille : elles ont besoin de chiffres actualisés
et précis concernant la public visé. Ce point
leur fait défaut jusqu’à maintenant », affir-
me le patron d’une agence de communi-
cation de la place.
Un autre obstacle qui n’est pas des moin-
dres : celui du budget. Communiquera
qui veut sur la toile quel que soit son
budget ? La réponse n’est pas aussi facile
qu’on peut le croire. Pour la majorité des
professionnels que nous avons sollicités
sur ce point, le volet financier dépend
toujours des attentes du client et des ob-
jectifs qu’il veut atteindre via sa campa-
gne de communication : tout dépend du
client et de ses priorités. Notre rôle en tant
Q
Un marché à
fort potentiel, mais…
Plus de quatorze millions d’internautes au Maroc. Cela ne peut pas laisser les annonceurs
indifférents. Une telle aubaine a permis à la communication digitale au Maroc de percer, lentement,
mais sûrement. Cependant, certaines questions méritent le détour afin de cerner au mieux une
communication qui a de beaux jours devant elle.
Communication digitale
Dossier
34
par S. Zinnid
N°6 Janvier - Mars 2013
qu’agence de communication et de lui pro-
poser les outils nécessaires, conformes à son
budget, afin qu’il réalise quantitativement et
qualitativement ses objectifs », nous confir-
me-t-on auprès d’une agence digitale.
Pour certains annonceurs les campagnes
peuvent facilement atteindre les 200 000
DH. Pour d’autres, les budgets peuvent
être très faibles. Cela dépend du genre
d’opération de communication à mener.
Certaines agences de communication,
comme Buzeff, mènent des opérations
de communication au bénéfice des mar-
ques, via des blogueurs. Ce genre d’opé-
ration n’est pas très coûteux.
En dehors du budget à consacrer à une
opération de communication digitale, la
mesure du rendu de la campagne n’est
pas non plus à négliger. Le web par rap-
port aux autres médias présente à ce ni-
veau un avantage certain puisqu’il existe
plusieurs manières de mesurer ce rendu.
Parmi ces moyens : le clic et l’impression
de page, mais pas seulement.
Le dilemme de la mesure
Le clic est un indicateur connu depuis
longtemps. Or, selon l’étude, « Comment
mesurer l’efficacité de la publicité en ligne ?
», réalisée par PwC France, il y a deux
ans, le taux de clics ne suffit plus pour
mesurer l’impact d’une campagne de
communication digitale. En effet, selon
cette étude, «seuls 16% des internautes cli-
quent sur les publicités et 8% des internautes
représentent 85% des clics ». La même étu-
de rapporte que « cet indicateur ne permet
pas non plus de mesurer l’ensemble des usages
et des comportements, après le clic : combien
de temps l’internaute a passé sur le site, sur
quelles rubriques, quelles ont été ses actions ?
Enfin, le taux de clic ne donne aucune indica-
tion sur la manière dont la marque ou la cam-
pagne a été perçue par l’internaute ». Selon
Matthieu Aubusson, associé PwC, spé-
cialiste de l’industrie des médias et des
loisirs, « il est critique pour les annonceurs
de piloter les investissements publicitaires dis-
play avec d’autres indicateurs que le nombre
d’impressions et le taux de clics. Ces indica-
teurs ne donnent qu’une vision partielle des
usages et ne permettent pas de mesurer tout ce
que le Web peut apporter en matière de com-
munication pour les marques».
Pour mieux mesurer une campagne pu-
blicitaire sur la toile, la même étude in-
siste sur l’apparition d’autres indicateurs
à prendre en compte : l’exposition, l’inte-
raction et l’engagement.
Le premier indicateur «permet à l’annon-
ceur de connaître la visibilité réelle d’une
publicité en mesurant la durée d’exposition
moyenne des internautes à cette publicité. Cet
indicateur est essentiel, car on peut observer
des différences de durée d’exposition de 1 à
6 selon les formats publicitaires. Elle devrait
se développer à l’avenir et faire l’objet d’une
standardisation », lit-on dans le document
de PwC France.
Le deuxième indicateur, à savoir, l’inte-
raction (lecture d’une vidéo, ouverture
d’une bannière…) « offre un premier niveau
d’analyse de l’impact d’une campagne vidéo
ou rich média sur la marque. Les taux d’in-
teraction se révèlent 20 à 50 fois supérieurs
aux taux de clic. Par ailleurs, on observe une
corrélation significative entre l’interaction et
l’impact sur la notoriété et la perception de la
marque ».
L’engagement, par contre et comme le
mot l’indique, sert à mesurer « l’impact de
leurs campagnes de branding en étudiant leur
comportement de navigation, sous toutes ses
dimensions - profondeur, durée, actions réali-
sées. Certaines études ont révélé que l’engage-
ment des internautes (temps passé et nombre
de page vues) augmente de plus de 50% suite
à l’exposition à une campagne ».
Si la mesure d’une campagne digitale
n’est pas aussi simple, c’est parce que
l’environnement 2.0 n’est plus ce qu’il
était au début. « Nous sommes passés d’un
environnement simple où la présence sur le
Web se limitait à des bannières redirigeant
vers un site de marque, à un monde plus com-
plexe, dans lequel les acteurs les plus perfor-
mants jouent sur des leviers plus nombreux
: vidéo, présence sur les réseaux communau-
taires, viralité, cobranding… La mesure de la
performance doit évoluer pour accompagner
ce nouveau paysage. Plus que jamais les an-
nonceurs ont besoin des bons indicateurs pour
construire et justifier leurs budgets digitaux.
»,explique Sébastien Leroyer, Manager
chez PwC France.
La communication 2.0 invite
au bouleversement…
Le bouleversement dont il est question
ici est assez complexe. Il ne suffit pas
d’inonder les canaux 2.0 pour qu’une
marque prétende avoir fait de la com-
munication digitale. Communiquer digi-
talement obéit à une philosophie, à une
stratégie, à une vision et une manière
d’aborder qui sort des approches clas-
siques de la communication tradition-
nelle.
Pour preuve, le champ lexical encore
en vigueur dans la communication 2.0.
Donnons-en un seul exemple : la cible
(ou le public cible). Ce mot, d’abord pro-
pre aux stratégies militaires, dont le mar-
keting et la publicité classiques se sont
inspiré ne peut pas convenir au monde
de la toile. Ce terme, comme celui de
« consommateur » implique démarche
relationnelle de haut en bas, dans une
campagne de communication classi-
que. Ce qui n’est pas le cas sur la toile,
puisque le discours y circule de manière
horizontale. On parle plus dans ce cas
d’utilisateur (ou consom’acteur), plutôt
que de consommateur.
Un tel état de fait, doit inviter les mar-
ques à revoir leur marketing dont les
stratégies, les techniques et les outils
doivent s’imprégner des lois propres aux
environnements 2.0.
Par ailleurs, si dans la communication
classique l’annonceur maîtrise à la fois
le discours, le canal, son image,... sur le
web, la logique est tout autre. Dans un
environnement 2.0, il n’est plus ques-
tion d’un message transmis du haut vers
le bas, mais d’une réelle conversation.
L’e-réputation est très significative à cet
Communication digitale
35
N°6 Janvier - Mars 2013
Dossier
36
égard, surtout au niveau des médias so-
ciaux ou la notion clé est le partage et
où la marque doit accepter les règles du
jeu.
En effet, selon Olivier Cimelière Cor-
donnier, expert en communication Cor-
porate, « n’en déplaise aux psychorigides de
la communication verrouillée à double tour,
les médias sociaux constituent une formidable
opportunité de remettre l’entreprise au centre
du jeu conversationnel. Encore faut-il cultiver
une sincère envie de dialogue et de capacité
d’écoute pour que l’aventure du 2.0 ne tourne
pas au fiasco réputationnel, ni au gadget cos-
métique pour coller à l’air du temps. Même
si le recours au Web 2.0 gagne du terrain
dans les stratégies de communication des en-
treprises, certains communicants imbus de
leur pouvoir restent toujours convaincus de
pouvoir tout maîtriser comme auparavant,
y compris les réseaux sociaux. Au risque
d’entraîner dirigeants et marques dans des
catastrophes réputationnelles pires que le mal
qu’ils prétendent éradiquer ».
La communication digitale, s’intègre
bien sûr dans une stratégie de communi-
cation globale chez un annonceur. Cela
n’empêche pas que ce mode de commu-
nication qui a ses propres contraintes
doive bénéficier d’une déclinaison qui
dépasse le simple transfert d’une cam-
pagne classique. On remarque hélas que
certains annonceurs insistent et persis-
tent à se contenter d’une simple conver-
sion (transfert littéral) de leur opérations
publicitaires classiques. Ce n’est, heureu-
sement, pas le cas pour certains chez qui
ont trouve des opérations exclusivement
dédiées à l’environnement 2.0.
Les outils ayant la cote
Enl’absencededonnéeschiffréespropres
au Maroc, on s’intéressera aux données
du web français. Selon une étude réali-
sée en France par le Syndicat des Régies
Internet, l’UDECAM (Union des Entre-
prises de Conseil et d’Achat Medias) et
Capgemini Consulting, et concernant la
1e semestre 2012, les outils de communi-
cation digitales les plus prisés en France
sont : le search (liens sponsorisés), le
display, l’affiliation, les comparateurs de
prix, le mobile, la vidéo et les opérations
spéciales.
En effet, selon cette étude, le « Search » a
connu une croissance de 7% au 1e semes-
tre 2012. Une progression supérieure au
display (publicité graphique). Cette pro-
gression est due au repli des annonceurs
sur des investissements nettement plus «
ROIstes ». Le search représente un chif-
fre d’affaires de 524 Millions d’Euros,
selon la même étude, soit 42% de part de
marché de la publicité digitale française.
Le display, quant à lui, vient en seconde
position dans le classement des outils les
plus utilisés par les annonceurs dans leur
communication digitale. En effet, selon
la même étude, le display «a poursuivi
sa croissance au premier semestre 2012
(+6%), portant le chiffre d’affaires à 321
millions d’euros nets. La croissance du
display sur le premier semestre 2012 est
portée par le dynamisme confirmé de la
vidéo, des opérations spéciales et des ré-
seaux sociaux ».
Pour les comparateurs de prix, les inves-
tissements publicitaires lors du premier
semetre 2012 se sont élevés à 67 mil-
lions d’euros au premier semestre 2012
(+6,5%).
Le mobile, lui, « poursuit son développe-
ment, porté notamment par les nouveaux
formats rendus possibles par le html5, avec
une croissance de +20% qui porte le chiffre
d’affaires à 22 millions d’euros nets au pre-
mier semestre 2012. Les principales tendan-
ces qui ont marqué le premier semestre 2012
». Selon l’étude en question le mobile « porté
notamment par les nouveaux formats rendus
possibles par le html5, avec une croissance de
+20%, porte le chiffre d’affaires à 22 millions
d’euros nets au premier semestre 2012 ».
« Le marché de la vidéo in-stream poursuit
sa progression à un rythme soutenu (+40%
au premier semestre 2012) et devrait attein-
dre 90 millions d’euros en fin d’année. On
retrouve sur ce segment une bipolarisation
du marché entre des inventaires premium
limités (plateformes majeures, catch-up
TV) et des inventaires non premium en dé-
veloppement rapide (ex : sites UGC, blogs,
réseaux vidéo), vendus à la performance.
Les formats continuent de s’enrichir avec
plus d’interactivité (vidéos cliquables), de
display sur le premier semestre 2012 est
le site IZITECH, un site de BrandContent proposé par INWI
la page Facebook de Meditel
Communication digitale
36
N°6 Janvier - Mars 2013
N°6 Janvier - Mars 2013
38
Dossier
personnalisation (selon données de géolo-
calisation ou d’horaire de connexion), et
plus de technicité (par exemple interaction
entre in-banner et in-stream) ».
Youtube, mal exploité
Les marques au Maroc n’exploitent
pas de manière efficace les réseaux so-
ciaux. L’exemple type d’un tel constat
est les pages Facebook dédiées aux
fans. Certaines marquent, dans une
démarche verticale, imposent à l’in-
ternaute de cliquer d’abord sur le like,
avant de visualiser la page. Pire encore,
quand on y est, le contenu est d’une
médiocrité lamentable. Le modéra-
teur, ou le Community management
baigne dans un discours assez flou et
on sent qu’il n’a pas les mains libres
pour échanger à la manière d’un réel
internaute, et donc tenir une conversa-
tion vraie. Quand la marque en ques-
tion est attaquée sur son propre mur, il
est très rare que le post soit validé (sou-
vent supprimé par le modérateur).
Ce que les marques oublient, c’est que
les réseaux sociaux représentent une
vraie aubaine, mais elles sont handica-
pés par la peur de « converser d’égal à
égal ».
Le cas de Youtube est aussi édifiant à
plusieurs égards. Dans les pays à forte
culture médiatique, les marques « cher-
chent les internautes actifs sur Youtube,
évaluent leur chaines et les sponsorisent
afin qu’il parlent de leur marques dans le
show » indique un blogueur. Et de conti-
nuer, « l’intérêt y est grand. D’une part le
budget requis est faible et d’autre part les
« followers » de ces chaines sont des fans,
ce qui implique qu’ils sont plus réceptifs
au message du host de la chaine puisqu’il
est comme eux, un commun des mortels »,
note un bloegeur marocain sur son site.
L’analyse de ce blogueur (H. Taoufik)
va encore plus loin quand il pose la
question suivante : « pourquoi il n’existe
pas un marketing « youtubien » chez les an-
nonceurs marocains ? ». Autrement dit,
pourquoi les annonceurs marocains ne
sponsorisent pas les chaines Youtube
lancées par des internautes marocains
? La question reste légitime quand on
sait que les marques internationales le
font. Lancôme par exemple et d’autres
marques de cosmétique sponsorisent
les internautes avec des chaines de tu-
toriels de beauté. L’exemple le plus édi-
fiant est le personnage “Bouzebal” qui
draine sur Youtube une forte audience.
Aucune marque n’a pensé saissir l’oc-
casion est sponsoriser l’auteur. Il a
fallu attendre qu’un media classique le
récupère.
En conclusion, la communication di-
gitale a encore un fort potentiel, mais
il est temps de réfléchir sur la manière
de la mener; sur la mentalité qui est
derrière, sur la qualité du contenu
proposé, sur la nature de la relation
qu’une marque peut entretenir avec les
utilisateurs, sur la personnalisation du
message, sur les comportements des
utilisateurs (native digitale et immigtan
digital), sur la place qu’occupe la com-
munication digitale au sein de la stra-
tégie d’entreprise, sur les budgets pau-
vres que les annonceurs lui dédient…
Bref, les annonceurs doivent réfléchir
sur leur avenir dans un environnement
où, comme a dit le milliardaire War-
ren Buffett, « il suffit de 5 minutes pour
détruire 20 années d’une réputation ». Sur
la toile, le pouvoir n’est plus verticale,
mais horizontal. 
38
Qu’est-ce qui tire la croissance des médias sociaux ?
Comment évolue l’utilisation des médias sociaux par le consommateur ?
Comment les médias sociaux impactent-ils le marketing ?
Source : rapport annuel « social media » de Nielsen, anéne 2012
1- Les technologies mobiles : de plus en plus de personnes utilisent les
smartphones et les tablettes pour accéder aux médias sociaux.
2- L’émergence de plateformes : des plateformes inédites continuent d’ap-
paraître et de rejoindre l’écosystème social media
1- La télévision sociale : la télévision sociale est une nouvelle tendance forte.
2- L’attention sociale : l’attention sociale transforme le service client.
1- Le bouche à oreille social : les médias sociaux permettent aux consomma-
teurs de générer et de puiser dans les opinions d’un univers exponentiellement
plus grand.
2- Des consommateurs hyper-informés : les médias sociaux transforment la
façon de prendre des décisions d’achat par les consommateurs mondiaux.
3- Une opportunité pour l’engagement : les attitudes des consommateurs
envers la publicité sur les médias sociaux sont en cours d’évolution.
Communication digitale
N°6 Janvier - Mars 2013
N°6 Janvier - Mars 2013
40
MANAGEMENT
Facebook lance son service de messagerie
instantanée (Messenger), accessible sans
passer par le browser
La vidéo KONY 2012 a été révisée et
prétend avoir reçu la visite de plus de
95 millions de visiteurs
Facebook absorbe Instagram
pour 1 Milliard US$
Google+ arrête son service
d’édition de photos, Picnik
Facebook se lance en
Bourse avec une introduction
à 38 US$ par action
FAITS MARQUANTS 2012
RESEAUX SOCIAUX
Facebook lance son service de messagerie
instantanée (Messenger), accessible sans
passer par le browser
La vidéo KONY 2012 a été révisée et
prétend avoir reçu la visite de plus de
95 millions de visiteurs
Janvier A peine née en Mars 2010, Pin-
terest a été élue, à l’occasion
des «Crunchies Awards 2011»,
meilleure Start-up pour l’année
2011 en générant plus de trafic vers
les sites de vente en ligne que You-
tube, Google+ ou LinkedIn.
Le président des
USA, Barak Obama
tient le premier dis-
cours 100% virtuel
à travers Google+
Hangouts.
Après son apparition en fin 2011,
la nouvelle Timeline de Facebook
fut intégrée et généralisée pour
tous ses membres
Le groupe de Hackers «Anonymous»
s’attaque à de nombreux sites des
partisans de la loi SOPA,
à travers l’outil LOIC
(Low Orbit Ion Cannon) visant à
s’attaquer par déni de service à des sites ciblés. Ce
fut l’attaque la plus large de ce groupe avec la partici-
pation de plus de 5 365 membres dont plusieurs qui
furent identifiés par leurs adresses IP et arrêtés.
s’attaquer par déni de service à des sites ciblés. Ce
Février
Mars Avril
Mai
Todd Wasserman (Mashable) révèle que le temps moyen passé par
les utilisateurs sur Google+ ne dépasse pas 3,3 minutes par mois,
contre 7,5 heures passées sur Facebook.
N°6 Janvier - Mars 2013
NETWORKING
41
Juin Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Juillet
Août
33% des utilisateurs ac-
tifs envoient des tweets
à propos des program-
mes Télé
Les applications de musique
chez Facebook auraient joué
210 000 années de musique
entre septembre 2011 & sep-
tembre 2012, soit, près de 1.84
milliards d’heures de musique
en une année
L’action de Facebook serait passée en dessous
de la barre des 22 US$, soit, plus de 27% de
baisse par rapport aux prix d’introduction.
Le post de victoire de Barak Obama aux élections
présidentielles américaines de Novembre 2012
aurait concocté plus de 4 millions de «like».
Le clip «Psy Gangnam Style» est
devenu la vidéo la plus regardée sur
Youtube avec plus de 1 milliard de
vues.
Selon un rapport de NM Incite/
Nielsen (http://nmincite.com),
près du 1/3 des utilisateurs des
médias sociaux, âgés entre 18 et
24 ans, se connectent à partir de
la salle de bain et que 51% des
usagers âgés entre 25 et 34 ans
se connectent du bureau.
Le temps total passé par
les utilisateurs américains des
médias sociaux a augmenté de
88 milliards à 121 milliards de minutes;
soit une hausse de 37,5%.
80% des Pins sur Pinterest sont
devenu RePins.
Avec plus de 80 millions d’abon-
nés, Instagram a vu le nombre
quotidien d’utilisateur actifs (7,3
million) dépasser, pour la pre-
mière fois, celui de Tweeter (6,9
million).
30% des utilisateurs de Google+
ayant posté un premier message
ne retournent jamais
Facebook a atteint 1 milliard de
membres, le 10 septembre 2012
Le Brésil est devenu le pays le plus
actif sur Facebook en termes de
posts par jour.
Instagram offre une fonctionnalité de
création de profils utilisateur person-
nalisés à ses abonnés.
Pendant tout le mois de Septem-
bre, LinkedIn drainait plus 175
000 nouveaux abonnés par jour .
Selon un rapport de NM Incite/
Nielsen (http://nmincite.com),
près du 1/3 des utilisateurs des
médias sociaux, âgés entre 18 et
24 ans, se connectent à partir de
la salle de bain et que 51% des
usagers âgés entre 25 et 34 ans
se connectent du bureau.
Octobre
L’action de Facebook serait passée en dessous
de la barre des 22 US$, soit, plus de 27% de
baisse par rapport aux prix d’introduction.
Le post de victoire de Barak Obama aux élections
présidentielles américaines de Novembre 2012
Instagram offre une fonctionnalité de
création de profils utilisateur person-
nalisés à ses abonnés.
médias sociaux a augmenté de
88 milliards à 121 milliards de minutes;
80% des Pins sur Pinterest sont
N°6 Janvier - Mars 2013
MANAGEMENT COACHING
42
our certains, le travail est une
source de plaisir et d’épanouisse-
ment. Pour d’autres, une source
d’ennui et de démotivation. Les
premiers sont des collaborateurs heureux
et motivés. Les seconds des collaborateurs
malheureux et démotivés.
Avec les premiers, l’efficacité est garantie.
Avec les seconds, elle devient souffrance.
Dans la vie, il n’y a pas fatalité. On n’est
pas heureux ou malheureux par la puis-
sance d’une volonté externe. On le devient
par un cheminement personnel, conscient
ou inconscient. Avec la pression écono-
mique, la versatilité de l’environnement et
son cortège de changements, le mal-être
au travail devient plus fréquent. Ce mal-
être a différentes origines. La plus impor-
tante, à mon avis, est la perte de sens au
travail. Le sens est, certes, une quête sub-
jective. Il appartient à celui qui l’identifie
et qui le vit au quotidien.
Le mal-être de plus en plus en visible
L’année dernière, j’ai reçu en coaching
individuel un jeune ingénieur, Ilyass. Agé
de 26 ans, Ilyass fait partie de cette géné-
ration de zappeurs, qui changent, assez
souvent, de travail. Ilyass a démarré sa
carrière dans un grand groupe industriel,
qu’il a quitté au bout d’une année pour in-
tégrer un cabinet conseil dans l’industrie
aéronautique. Au bout de six mois, il sent
l’appel du large. «J’ai une autre proposition
très intéressante, mais je l’ai déclinée. J’ai be-
soin de comprendre pourquoi, à chaque fois,
j’ai envie de partir au bout de six mois». Dans
son premier emploi, Ilyass avait passé des
moments difficiles. «Je commençais à traîner
les pattes». Le matin, il avait du mal à y al-
ler et l’après-midi, il ne pensait qu’à l’heu-
re du départ. «Or, ce n’est pas moi». Ilyass
mettait, ainsi, des mots sur le mal-être de
nombreux collaborateurs qui ne trouvent
plus de plaisir au travail. Le plaisir au tra-
vail ne veut pas dire, forcément, s’amuser
à tout bout de champ. Le plaisir, dont je
vous parle, signifie la cohérence entre les
valeurs et les aspirations, personnelles et
professionnelles, de l’individu et son tra-
vail.
Ilyass souffre, justement, de ce manque de
cohérence. Mon travail avec lui a consisté
à savoir ce qui le rend malheureux au tra-
vail et ce qui le rendra heureux dans le
futur.
La quête de sens
Peter Druker, un des plus grands théo-
riciens en management, illustrait le sens
dans le travail par l’histoire des trois ma-
çons. Une personne demande aux trois
maçons ce qu’ils font. Le premier répond
qu’il place des briques. Le deuxième qu’il
bâtit un mur et le troisième qu’il édifie
une œuvre. Le sens est le résultat de la
relation qui nous lie à notre travail.
Cette relation est fortement impactée par
nos valeurs et nos aspirations. De cette
relation dépendra, également, notre in-
vestissement dans notre travail. Plus no-
tre travail a un sens pour nous, plus nous
sommes motivés, plus nous sommes fiers
de ce que nous faisons, plus nous excel-
lons dans notre travail. C’est le sens qui
fait faire à l’artiste une œuvre qui marque
et au cuisiner un plat qui épate les papilles.
Le sens est le secret du bonheur au travail.
Il est notre «vitamine C», quand on est
éculé par la pression. Les collaborateurs
veulent savoir, aujourd’hui plus qu’hier,
s’ils contribuent à quelque chose. A une
œuvre. Ils ont besoin de se sentir utiles.
Bénéfices pour l’individu et pour
l’entreprise
Pouvoir contribuer à une oeuvre et se sen-
tir utile installent le collaborateur dans une
zone de confort d’où il peut exceller. Une
entreprise, qui réussit à aider ses collabo-
rateurs à trouver sens à leur travail, immu-
nise son système contre la démotivation et
son corollaire la contre-performance. En
effet, une personne qui a trouvé sens à ce
qu’elle fait, retrouve le goût à ce qu’elle
fait, en tire une fierté et est, constamment,
motivée. Car son travail est cohérent avec
ses valeurs et ses aspirations.
Ilyass et la quête de l’autonomie
Ilyass a quitté son premier emploi, bien
que bien rémunéré, car son travail consis-
tait à exécuter des plannings fixés par des
donneurs étrangers et à vérifier le travail
du bureau d’étude en interne.
Ses réunions avec son manager se résu-
ment en une lecture et analyse du rapport
hebdomadaire où il fait la synthèse entre
les prévisions et les réalisations. Son su-
périeur hiérarchique était content de la
qualité de son travail. Mais pas lui. «Mes
journées se suivent et se ressemblent». Il s’en-
nuyait.
Retour à la liste
Ilyass pensait que cette culture était pro-
pre aux grandes entreprises. Il a vu dans le
travail, dans un bureau d’études, l’oppor-
tunité d’évoluer dans un environnement
restreint et où il peut apporter du «sien».
Lors de nos échanges, il a compris qu’il
aime le contact et être, constamment, en
interaction avec les autres.
«Un travail de gratte papier, même bien rému-
néré ne m’intéresse pas
- pourquoi rechignes-tu, alors, à prendre le large
«lui demandé-je pour le confronter
- parce que mon actuel patron est un homme
d’une grande rectitude».
Il est vrai que chaque fois qu’il parle de
lui, il met en avant les valeurs de respect,
d’authenticité, d’endurance et de courage
qu’il apprécie, beaucoup, chez son patron.
Parce qu’elles sont, aussi, les siennes. Ce-
pendant, ce travail ne lui permet pas de
satisfaire ses aspirations professionnel-
les. Après quatre séances de coaching,
Ilyass a pris une semaine de congé «pour
y voir clair». Je lui ai donné un «homework»
(j’aime bien en donner à mes coachés!):
qu’est-ce qui lui manque pour devenir
heureux dans son actuel travail ? A son re-
tour, Ilyass m’a expliqué que son «bonheur
au travail» tiendrait à deux choses: avoir
plus d’autonomie et se réunir, au moins
une fois par mois, avec son patron pour
faire le point sur son travail et sur le deve-
nir de l’entreprise.
En résumé, Ilyass veut être reconnu pour
ses compétences et devenir un contribu-
teur au développement de son entreprise.
Il a besoin d’inscrire son travail dans un
projet global. En retrouvant sens à ce
qu’il fait, Ilyass a trouvé, également, la
légitimité de sa demande. Une semaine
après, il m’a appelé pour me dire qu’il a
tenu sa réunion avec son patron qui a fait
montre d’une grande ouverture d’esprit
et qui l’a félicité pour l’intérêt qu’il porte
pour l’entreprise. 
Le secret du bonheur au boulot
Trouver sens
P
Nezha Hami Eddine Mazili Echaïri
Consultante - Coach
N°6 Janvier - Mars 2013
43
N°6 Janvier - Mars 2013
MANAGEMENT
e 7 décembre 2012, Outsourcia
a reçu, lors de la quatrième
édition des Morocco Awards,
organisée par l’OMPIC, le prix
spécial de la marque marocaine qui se
développe à l’international décerné par
l’Organisation Mondiale de la Propriété
Intellectuelle.
Comme à l’accoutumée, nous avons
voulu connaître l’apport des ressources
humaines à cet exploit.
Créé en 2003, Outsourcia joue,
aujourd’hui, dans la cour des grands. En
moins de dix ans, elle a gagné son ticket
d’entrée dans le club des entreprises IT
à forte croissance annuelle.
Il n’y a de richesse que les hommes
«La richesse de l’entreprise, c’est son
capital humain,» nous dit d’emblée M.
Toulouse, Directeur du Capital Humain
d’Outsourcia.
«Mon travail consiste à relever le défi de
trouver les bonnes ressources et de les mettre
au bon endroit» poursuit-il. C’est facile à
dire, mais difficile à mettre en œuvre.
Pour ses ressources humaines,
Outsourcia ne lésine pas sur les moyens.
Un vaste programme marketing RH est
mis en place. Ce plan soutient la vision
d’Outsourcia qui est de «savoir mettre en
valeur ses collaborateurs, savoir les motiver,
savoir les récompenser et savoir les fidéliser»,
insiste M. Toulouse.
«L’humain est un capital où il faut investir.
Le retour sur investissement est garanti»,
rassure M. Toulouse.
Comment traduit-il, dans les faits, cet
investissement ?
D’abord, par la formation sous toutes
ses déclinaisons : la formation sur les
métiers d’Outsourcia et sur les produits
des clients, ainsi que la formation
continue. Outsourcia dispense en
formation continue «en moyenne 100
heures de formation par an, voire plus».
«Ce n’est que par la formation que l’on
peut faire monter en compétences les
collaborateurs», explique M. Toulouse.
Conscient de l’importance du capital
humain et de la formation pour le faire
fructifier, Outsourcia a créé, en 2007
sa propre académie de formation: la
filiale Offshore Academy, premier
centre de formation spécialisé dans les
métiers de l’IT et de la Relation Client
au Maroc. Offshore Academy a pour
vocation d’accompagner la montée en
compétences des ressources et propose
un véritable cursus de formation
d’intégration et de formation continue
destiné à acquérir les compétences
aussi bien en termes de savoir-
faire que de savoir-être nécessaires
au développement personnel des
collaborateurs.
Justement, pour attirer de nouvelles
recrues, la gestion des ressources
humaines vise, surtout, «à accompagner
le collaborateur dans son projet de
développement personnel et professionnel.»
Investir pour fidéliser
Laphased’intégrationdescollaborateurs
est, extrêmement, importante chez
Outsourcia. Le DCH (ou DRH)
consacre jusqu’à 5 heures aux nouvelles
recrues. Ce contact lui permet d’évoquer
la culture de l’entreprise, ses valeurs, sa
vision, le règlement intérieur, son mode
de fonctionnement, les avantages offerts
et leurs obligations. Bref, tout ce qui peut
aider le collaborateur à avoir des repères
dans l’entreprise et, donc, à faciliter son
intégration.
«La culture de l’entreprise ne peut être
transmise que par un management de
proximité,» précise M. Toulouse, qui
préfère le contact direct aux plaquettes
et vidéos. «En général, tout se joue pendant
ces 15 premiers jours». Tout le staff RH est
mobilisé, durant la phase d’intégration,
pour encadrer les nouvelles recrues et,
aussi, pour identifier les personnes qui
commencent à adhérer à la culture
de l’entreprise. Ce processus RH est
renforcé par des outils conçus et créés
par le service de la communication
interne. Il s’agit, notamment, du journal
interne mensuel qui fait le lien entre
les différents membres de la famille
Outsourcia, et du «welcome book» remis,
L
le made in Morocco
Outsourcia
44
N°6 Janvier - Mars 2013
CARRIERE
systématiquement, à toutes les nouvelles
recrues.
Notre responsabilité sociale nous
engage
En 2009, Outsourcia a reçu le label de
la responsabilité sociale délivré par la
CGEM. «Nous sommes une entreprise qui
admet une logique socialement responsable»
Pour M. Toulouse, le salarié,
aujourd’hui, cherche une entreprise où il
se sent respecté, où le code du travail est
respecté et où les valeurs sont connues et
partagées. Et, surtout, une entreprise où
il peut trouver sens à ce qu’il fait. C’est,
d’ailleurs, une attente, récurrente, chez
les jeunes, qui arrivent sur le marché du
travail.
«On ne s’auto-satisfait pas de l’application du
code du travail. Nous donnons sens au travail
de nos collaborateurs», fait remarquer M.
Toulouse.
«Nous donnons, à nos collaborateurs, bien
au-delà de ce qui est exigé par la loi». Et le
retour sur investissement ? «L’impact se
voit sur le climat social de l’entreprise et sur
le turn-over,» répond M. Toulouse.
Le management d’Outsourcia
Lesmarquesdefabriquedumanagement
chez Outsourcia sont : l’intégrité,
la transparence et la proximité. Les
collaborateurs ont, tous, une visibilité de
ce qui se passe dans leur entreprise.
Le SIRH interne permet à tous de
s’informer en termes de gestion de
rémunération, de gestion des congés,
de suivi des demandes de documents
administratifs et bien d’autres
fonctionnalités. «Nos collaborateurs
se sentent rassurés, car il y a une justice
sociale. Ils ont une parfaite connaissance
de la progression de leur carrière. Ils savent
comment évoluer pour accéder à des postes
de responsabilité». «Nous sommes fiers de
compter parmi nous des collaborateurs qui
ont démarré avec nous l’aventure Outsourcia
en 2003. C’est un signe de fidélité et de
reconnaissance mutuelle».
Pour M. Toulouse, la fidélisation
procure un sentiment de stabilité
pour le collaborateur, mais aussi pour
l’entreprise.
En filigrane, nous pouvons lire une
autre caractéristique : les managers du
groupe Outsourcia ne jurent que par la
proximité. Ils sont à l’écoute de leurs
collaborateurs et ont à cœur de répondre
à leurs attentes.
Il est vrai qu’aujourd’hui, Outsourcia
peut se targuer d’avoir un management
de proximité, car «elle est une entreprise à
taille humaine» explique M. Toulouse.
Mais, qu’en sera-t-il à l’avenir pour une
entreprise portée par sa croissance?
«Nous devons réinventer notre modèle de
management» répond, tout simplement,
M. Toulouse.
Pourtenircettebellemachineenmarche,
Outsourcia fait de la reconnaissance des
compétences sa force de frappe. «La force
d’une entreprise socialement responsable est
qu’elle donne sa chance à tout le monde».
Management de la qualité
Le système de management de la
qualité, SMQ, contribue, également, à
renforcer la visibilité, dont se fait fort
le groupe Outsourcia. «Le SMQ soutient
notre logique de transparence. Les règles du
jeu sont claires», avoue M. Toulouse.
«Tous nos donneurs d’ordres (NDLR:
des multinationales et des grands groupes
marocains et étrangers) nous auditent,
régulièrement»,dit-il.Eneffet,Outsourcia
est certifié selon les normes de ses
clients. «Cela rassure nos clients internes
et nos clients externes». Tous les audits,
qui sont lourds à mettre en place et
difficiles voire délicats à satisfaire,
positionnent Outsourcia dans une
logique d’amélioration continue.
Expertise exportée
Le groupe Outsourcia est spécialisé
dans la gestion de la relation client, le
community management de réseaux
sociaux, les métiers de back office
(BPO) et les services informatiques
open source (ITO). Il accompagne des
clients marocains et étrangers de renom
et emploie 700 collaborateurs, dont 200
en France.
D’ailleurs, le prix qui lui a été décerné
par Morocco Awards récompense, en
effet, le premier opérateur marocain à
s’être implanté sur le marché français
des centres d’appels dans une logique
de «délocalisation inversée». Fort de ses
réalisations au Maroc et de son savoir-
faire, Outsourcia délocalise certaines
pratiques développées au Maroc vers
l’étranger. «Nous exportons l’expertise
marocaine vers nos filiales françaises»
explique, le plus normalement du
monde, M. Toulouse. Quant à l’avenir
du secteur, Outsourcia est optimiste. Le
secteur tire vers le haut. Il suffit d’être
prêt pour suivre le mouvement. 
45
Cette rubrique a été réalisée avec
la collaboration de Cap RH Maroc;
cabinet spécialisé dans le coaching, la
formation et l’accompagnement des
ressources humaines. Il intervient,
depuis une dizaine d’années, auprès des
entreprises privées et publiques, sur
différentes problématiques managériales:
changement, vision, performance, charte
de valeurs.
jeu sont claires»,
M. Didier Toulouse,
Directeur du Capital Humain d’Outsourcia.
N°6 Janvier - Mars 2013
n partenariat avec Nokia, HP et
Samsung, Microsoft a organisé
en décembre dernier, un atelier de
découverte de Windows 8, à peine
2 mois après sa sortie mondiale. L’objectif
fut de présenter ses nouvelles fonctionnali-
tés aux entreprises et au public marocains,
mais aussi pour lancer Windows RT, la
nouvelle version de Windows destinée aux
tablettes dotées des processeurs ARM. A
ce titre, Mohamed Taj, DG de HP Ma-
roc a déclaré qu’«avec Windows 8, Microsoft
confirme son leadership en terme d’innovation
dans les systèmes d’exploitation». Windows
8 introduit une nouvelle perception du
poste utilisateur avec une interface plus
intuitive, plus de 20.000 applications dans
le Windows Store et plus de 1000 types de
PC, Mobile et tablettes certifiés. A ce pro-
pos, Samir Benmakhlouf, DG de Micro-
soft Maroc déclare qu’«aussi facile à utiliser
sur tablette, mobile que sur PC, aussi pratique
pour visualiser des contenus que pour créer des
documents, que ce soit pour travailler ou se
divertir, Windows 8 offre une expérience sans
compromis qui s’adapte à tous les besoins». En
plus du nouveau browser Internet Explo-
rer 10 et des fonctionnalités intégrées au
Cloud avec SkyDrive, Windows 8 offre un
nouvel environnement basé sur un écran
de démarrage rapide et fluide, donnant
accès, en un seul clic, aux applications et
au contenu les plus sollicités. Disponible
en deux versions (Win 8 et Win 8 Pro),
Windows 8 est aussi disponible en mise à
jour pour les PC existants (Win XP, Vista
ou 7), dans plus de 140 pays et dans 37
langues différentes dont l’Amazigh et
l’Arabe. Patrick Fichou, DG de Nokia
Nord Afrique, déclare: «aujourd’hui, les dé-
veloppeurs, les opérateurs et les consommateurs
veulent des produits mobiles attrayants qui
incluent non seulement l’appareil lui-même,
mais aussi les logiciels, les services, les appli-
cations et l’assistance client qui optimiseront
leur expérience». A noter que pour les pro-
fessionnels, Windows Enterprise offre de
nouvelles fonctionnalités de productivité
en toute mobilité telles que Windows To
Go, permettant de lancer l’OS depuis une
clé USB, DirectAccess et BranchCache.
De plus, la sécurité est renforcée avec des
fonctions comme BitLocker et AppLocker
pour un meilleur cryptage de données. 
46
Solutions
epuis près de 3 ans, Siemens En-
terprise Communications Ma-
roc, filiale de Siemens Enterprise
Communications, se réinvestit
pour réactiver sa présence au Maroc,
en tant que base de départ pour l’Afri-
que du Nord. A ce titre, Arnaud Spir-
let, VP et responsable du Cluster West
chez Siemens Enterprise Communica-
tions précise que «le fait de disposer d’un
marché au Maroc nous a permis de couvrir
en priorité l’Afrique francophone et d’étendre
ensuite notre influence jusque dans la région
subsaharienne, au Nigéria et au Kenya». Et
pour faire bénéficier l’ensemble des ac-
teurs du marché de son savoir-faire et
de ses dernières technologies, Siemens
Enterprise Communications lance, à
travers sa filiale marocaine, la nouvelle
solution «amplifyTEAMS» qui cible tout
l’écosystème marocain avec 2 crédos : la
proximité et l’innovation. D’après Ar-
naud Spirlet, «la récente étude mondiale de
Siemens Enterprise Communications menée
en septembre/octobre 2012 révèle que plus
de 4 utilisateurs sur 10 se sentent « toujours
ou fréquemment » frustrés ou dépassés par
la complexité des technologies de communi-
cation virtualisées. Par ailleurs, seules 50 %
des personnes interrogées s’y adaptent avec
succès, en établissant un climat de confiance
et en maintenant un dialogue fluide entre les
membres de leur équipe au sein du nouvel en-
vironnement dématérialisé d’aujourd’hui». Il
en déduit qu’«il y a là clairement un énorme
potentiel inexploité qui permettrait d’obtenir
des conversations plus riches, des échanges
plus productifs et un meilleur partage de l’in-
formation». Grâce à «amplifyTEAMS»,
Siemens Enterprise Communications
est, ainsi, en mesure d’assister les entre-
prises à accroître la productivité et l’ef-
ficacité de leurs équipes virtuelles par le
biais, non seulement de la technologie,
de nouveaux processus et d’une plus
grande accessibilité, mais aussi par un
contrôle accru des différents supports,
médias et périphériques multimédias
utilisés pour communiquer. La solution
amplifyTEAMS, selon Arnaud Spir-
let constitue une «évolution «des ports
informatiques aux personnes», dans la
mesure où il y a évolution «des systèmes
de communication connectés à une plate-
forme technologique, aux Communications
Unifiées centrées sur l’expérience utilisateur».
Ceci permet aux équipes de collaborer,
de manière performante, où qu’elles
soient et à l’aide de n’importe quel outil.
En guise de conclusion, Arnaud Spirlet
déclare: «le Maroc adoptera directement les
Communications Unifiées et ses nombreux
avantages, sans passer par les technologies in-
termédiaires. Ils utiliseront donc directement
la technologie la plus récente du marché et ses
avantages en termes de valeur ajoutée». 
Une évolution «des ports informatiques aux personnes»
amplifyTEAMS de Siemens Enterprise Communications
Lancée officielle au Maroc
Windows 8
E
D
pour visualiser des contenus que pour créer des
de 4 utilisateurs sur 10 se sentent « toujours
Mohammed Bouhmouch, DG de Siemens Enterprise Communications Maroc
Arnaud Spirlet, Vice-président et responsable de l’EMPAC Cluster West
N°6 Janvier - Mars 2013
ruit de la collaboration entre
LG et Google, le Smartphone
le plus récent et le plus rapide
de la gamme Google Nexus,
«Nexus4», vient d’être dévoilé. Equipé
de Jelly Bean, la dernière version du
système d’exploitation Android 4.2,
Nexus4 s’accompagne des dernières
applications Google dont «Google Now»,
gage d’une organisation plus efficace,
«Google Maps» offrant la navigation GPS,
l’info trafic en direct, la vue 3D des car-
tes ainsi que les fonctionnalités «Street
View» et «Indoor Maps» donnant une
idée sur l’endroit où l’on se trouve à tout
moment. En termes d’équipements, le
Nexus4 est doté d’un appareil photo 8
MP haute performance qui permet de
prendre des clichés des photos dans tou-
tes les directions et des Photosphères
époustouflantes, téléchargeables auto-
matiquement grâce à «Instant Upload».
A propos de ce lancement, Jong-Seok
Park, président et PDG de LG Electro-
nics Mobile & Communications déclare
que «Nous sommes extrêmement fiers de ce
très beau résultat, fruit de la collaboration en-
tre LG et Google». Et de poursuivre: «il ne
fait aucun doute que les clients sont heureux
de ce beau résultat alliant un parfait design,
et une haute performance de la dernière ver-
sion du système d’exploitation Androïd ».
Outre la technologie Zerogap Touch, le
Nexus4 est équipé d’un écran WXGA
True HD IPS Plus (1280 x 768 pixels)
de 4,7 pouces et de 320 PPI, protégé
par un verre anti-rayures Corning Go-
rilla Glass 2. Et grâce à son processeur
Qualcomm Snapdragon™ S4 Pro, sa
mémoire vive (RAM) de 2 GB ainsi que
la version la plus rapide d’Android, le
Nexus4 offre une expérience utilisateur
de grande qualité, alliant puissance et
rapidité. A propos de la collaboration
entre LG et Google, Andy Rubin, Se-
nior VP Mobile and Digital Content
chez Google indique que «c’est la pre-
mière fois que nous collaborons avec LG
pour mettre au point un appareil Nexus». Il
ajoute: «ils ont insufflé une énorme dose de
talent au projet. Résultat? Un appareil riche
en fonctionnalités, qui répond à vos besoins
rapidement et tient bien en main».
Le Nexus4 est vendu en version déver-
rouillée. Compatible GSM/HSPA+,
il fonctionne avec plus de 200 four-
nisseurs de réseaux dans le monde et
sera disponible sur la toile à travers
GooglePlay. 
47
ony vient de présenter au Maroc,
une innovation surprenante avec
son nouveau téléviseur «BRA-
VIA 4K LED TV 84 pouces». Doté
d’une dalle de 84 pouces (plus de 2m),
ce nouveau téléviseur dispose d’un écran
LED 4K, offrant une définition de 3840
x 2160 Pixels (8847360 de Pixels), équi-
valent à plus de 4 fois la résolution d’un
Full HD normal..
Le moteur 4K X-reality PRO, une ex-
clu de Sony, permet d’offrir un rendu
d’image impressionnant, profitant d’un
excellent taux de contraste, ce qui donne
à l’image une qualité quasi réelle et ce,
grâce à «Image Pattern Analysis» et «Reality
Creation» qui optimisent intelligemment
le contenu vers la résolution 4K. Il per-
met également de reproduire différents
contenus avec différentes résolutions :
films, photos, jeux… puis les convertir
en photo haute définition. En prime,
une précision quasi-parfaite, même à
une distance de plus de 1,5m de l’écran.
Par ailleurs, le nouveau BRAVIA 4K
LED TV 84» offre un contenu 3D de très
bonne qualité, combiné à des lunettes
confortable, assez légères et autonomes
(sans batterie). Pour les amateurs de jeux
à deux, et grâce à la technologie «Simul-
View», le jeu s’affiche sans subdivision de
l’écran en deux. Les joueurs peuvent vi-
sualiser chacun son écran Full HD. Ce-
rise sur le gâteau, ce nouveau téléviseur
offre un son puissant et enveloppant,
comme au cinéma, grâce à ses 10 haut-
parleurs alliés aux caissons de basse et
à la technologie 3D S-Force Front Sur-
round délivrant un son Surround 5.1 vir-
tuel jusqu’à 50 W de puissance. Plus en-
core, les structures d’enceinte intégrées
aux coins gauche et droit de l’écran
s’inclinent de 10° vers l’intérieur pour
permettre une orientation adéquate du
son. Disponible sur le marché marocain
dès le mois de décembre dernier, à la
coquette somme de 250K MAD, le nou-
veau téléviseur 4K BRAVIA 84» permet
à Sony de consolider sa présence sur le
marché marocain, et à terme le marché
africain. En effet, Hiroyasu Sugiyama,
DG de Sony Moyen Orient et Afrique
précise que «Le Maroc représente un marché
important pour Sony, vu les capacités de dé-
veloppement dont il dispose». 
Sony se repositionne
Bravia 4K LEDTV 84’’
le nouveau bébé de LG et de Google
Nouveau Nexus 4
F
S
son. Disponible sur le marché marocain
Part-Pro
N°6 Janvier - Mars 2013
aspersky vient de lancer l’une de
ses solutions phares: Kaspersky
Internet Security 2013. La pré-
sente édition est facile à installer.
L’installateur qui contient tout le logiciel
et ses fonctionnalités ne dépasse pas 150
Mo. Côté durée, cette installation se fait
en un clin d’oeil. Contre toute attente,
vous n’avez pas besoin de redémarrer
la machine, Kaspersky Internet Security
se met tout de suite au boulot, une fois
cette phase accomplie. Au menu de cette
version 2013, le panneau de contrôle,
semblable à celui de la version antérieure
est clair et compréhensible. Les différents
menus vous y accédez en un seul clic, afin
de lancer l’analyse; le clavier virtuel ou
le module de sécurisation bancaire. Un
module que nous n’avons évidemment
pas testé à fond, mais qui semble fonc-
tionner de manière correcte. Ce module
anti-fraude vous demande d’enregistrer
un numéro de carte
bancaire ainsi que le
nom de votre ban-
que pour mieux as-
surer les achats via
la toile. Au cours
d’une transaction, si
le système n’est pas
à jour ou si le site
semble frauduleux,
la transaction n’est
plus possible. Ce-
pendant, laisser des
données bancaires
dans un logiciel, nous
sembles un peu risqué, pour un logiciel
qui veut anti-menaces (en cas de vol de
l’ordinateur, par exemple). Pour l’ana-
lyse antivirus, les résultats sont plus que
satisfaisants et Kaspersky Internet Secu-
rity 2013 s’en sort très bien. Nous avons
testé le logiciel sur un ordinateur sous
windows 7, 4Go de Ram, Pro-
cesseur Core i3 à 1,40 Ghz, en
mode scan rapide et en mode
approfondi. Kaspersky Inter-
net Security n’a pas détecté de
failles particulières. En mode
téléchargement, il utilise sa
protection de manière efficace
et quasi instantanée et empê-
che la récupération de malwa-
res. A ce niveau, cette solution
apporterait bien des satisfac-
tions, tant les malwares nous
pourrissent la vie. Les sites in-
fectés aussi n’ont aucune chance de vous
faire du tort. Par ailleurs, pour les fichiers
compressés, nous avons constaté que
Kaspersky Internet Security vous débar-
rasse des attributs dangereux sans peine.
Dernière remarque, Kaspersky Internet
Security ne ralenti nullement le système,
comme on pourrait le croire. 
48
Solutions
omme signalé dans notre nu-
méro précédent, « avec l’Ul-
trabook , Intel veut proposer une
machine sans compromis. Aussi, l’objectif
est-il de mettre sur le marché une machine
pas comme les autres puisque l’Ultrabook
combine des caractéristiques venues de deux
mondes différents: les tablettes et les PC ».
Dans ce sens, nous avons testé une ma-
chine basée sur cette technologie, afin
de savoir si vraiment l’Ultrabook tient
ses promesses. Nous avons aussi tenu
à tester une machine qui représente
la première génération des Ultrabook
mis sur le marché : un Acer Aspire
M3-581T. Ce modèle, basé sur un mi-
croprocesseur Intel Core i3-2367M (2e
génération) et une fréquence cadencée à
1,40GHz, a ouvert le bal aux Ultrabook
en juin 2011. Tournant sous Windows7
(Edition Familliale Premium), l’Acer
Aspire M3-581T bénéficie d’un Ram de
4Go (DDR3 SDRAM), disque dur (Se-
rial ATA) de 320 Go et un écran LED
de 15,6’’.
Côté format, Acer Aspire M3-581T
respecte plus ou moins les recomman-
dations Intel. Avec 20,07 mm, il reste
néanmoins le moins mince des Ultra-
book disponibles sur le marché. Par
ailleurs, son poids de 2,25Kg fait de
lui une machine assez encombrante.
Ces deux paramètres omis, cette Ultra-
book s’avère des plus rapides en mode
démarrage. En effet, à peine allumé, le
système vous donne la main en 20 se-
condes chrono (bien sûr si la session est
en mode libre). Un score assez honora-
ble, quand on sait que l’on a à faire à
un Ultrabook de 1e génération. La bat-
terie 3 cellules de 5 100 mAh dont est
équipée cette machine promet jusqu’à
8 h d’autonomie. En mode full work,
elle nous a permis de tenir quelques 4h
30 minutes. Côté performances du pro-
cesseur (Cor i3) et de la carte graphique
(NVIDIA GeForce GT 640M ) et bien
que cette machine soit considérée com-
me entrée de gamme dans la catégorie
des Ultrabook, il faut avouer qu’elle
ferait le bonheur de n’importe quel
graphiste (2D), tellement le temps de
traitement est plus qu’honorable, com-
paraison faite avec des ordinateurs de
bureaux estampillés «professionnels». 
Une technologie qui tient ses promesses
Ultrabook Acer Aspire M3
Une solution sécuritaire qui se veut complète
Kaspersky Internet Security 2013
K
C
rial ATA) de 320 Go et un écran LED
N°6 Janvier - Mars 2013
49
a marque HP a mis sur le marché
marocain, six nouvelles impriman-
tes faisant partie de sa nouvelle
gamme «HP Deskjet Ink Advan-
tage». Une gamme qui se veut innovante
et économique. En effet, selon les tests
effectués par nos soins et grâce aux nou-
veaux systèmes d’impression Ink Advan-
tage, il est désormais possible d’atteindre
une qualité d’impression intéressante,
à un prix abordable, mais surtout à des
performances optimales permettant
d’imprimer jusqu’à deux fois plus de pa-
ges, pour le même prix. Idéale pour tous
ceux qui cherchent un appareil compact,
élégant et surtout économique, le nou-
veau tout-en-un Ink Advantage 2515 de
HP dispose d’un écran iconique muni
d’un indicateur de nombre de copies en
cours offrant un affichage graphique in-
tuitif qui permet de contrôler les outils
d’impression, de numérisation, de copie
des documents et des photos. Les fonc-
tionnalités de personnalisation et de ré-
duction ou de zoom sont aussi de mise.
Les économies de coûts se traduisent par
deux nouvelles Séries de cartouches bon
marché, HP 650 et HP 655, pouvant im-
primer jusqu’à 600 pages couleurs haut
de gamme tout en garantissant une qua-
lité professionnelle et une finition impec-
cable.. 
Un Cost-Killer chez HP
HP Deskjet Ink Advantage 2515
ujifilm a lancé officiellement au
Maroc, deux nouveaux appareils
photo X-E1 et X-F1. Nous en
avons effectué un essai et nous
avons constaté que ces appareils, haut de
gamme, combinent la qualité des appareils
compactes aux caractéristiques des reflex ;
ce qui leur permet de cibler un large public,
autant professionnel qu’amateur. Le X-F1
combine des technologies de pointe à un
concept mémorable. Il intègre un objectif
Fujinon grand angle de F1.8 à zoom ma-
nuel 4x d’une rapidité extrême ainsi qu’un
gros capteur CMOS EXR 2/3 po de 12
MP assurant une qualité d’image extraor-
dinaire ainsi qu’un délai de réponse opti-
mal. L’objectif est formé de sept éléments
en verre divisés en six groupes et revêtus
du nouvel enduit EBC à fort coefficient de
transmission (HT-EBC) sur toutes leurs
surfaces pour assurer la réduction specta-
culaire des reflets. Intégrant également un
circuit de stabilisation optique de l’image
ainsi qu’une sensibilité ISO pouvant at-
teindre 12 800, le X-F1 permet de réaliser
des photos à faible éclairage, sans que la
sensibilité ne soit accrue, même sans flash.
Côté style, le X-F1 est doté d’une interface
graphique conviviale et personnalisable
ainsi qu’un boîtier de style rétro, avec gar-
niture en cuir synthétique qui s’inspire du
concept de l’appareil X100.
Par ailleurs, le X-E1 se veut léger, com-
pact. et doté d’un capteur APS-C CMOS
X-Trans, développé par Fujifilm. Ce cap-
teur est capable de saisir des images avec
une résolution exceptionnelle, une tonalité
fluide et un minimum de bruit. Le système
d’objectif interchangeable X-Mount ori-
ginal de Fujifilm comprend cinq objectifs
XF de grande qualité. 
On dirait des reflex
FUJIFILM X-E1 et X-F1
F
L
Doté d’un processeur quadri-cœur, cadencé
à de 1,4GHz et de 2 Go de Ram et d’un
écran WXGA (1280x800) LCD de plus de
10», le nouveau Galaxy Note 10.1, testé par
nossoins,offredespossibilitésdemultitâche
intégrées, des graphiques de grande qualité
ainsi qu’une vitesse de traitement ultra-ra-
pide. Il s’agit avant tout d’un Smartphone
quadri-bande (850/900/1900/2100MHz)
équipé de 2 caméras (principale de 5 MP et
frontale de 1,9 MP) et qui permet une mul-
titude de connectivité (HSDPA 21Mbps /
HSUPA 5,76Mbps, Bluetooth 4.0, USB 2.0,
Wi-Fi 802.11 a/b/g/n, Wi-Fi Direct, …).
Et au-delà des fonctionnalités classiques
des Smartphones (Accéléromètre, A-GPS
(3G), S-GPS (WiFi), …), de nombreuses
fonctionnalités viennent garnir le nouveau
Note 10.1. D’une part, le «Smart Stay» qui
permet de garder l’écran en état actif tant
qu’il est regardé, et d’autre part, le «Pop-
Up Play» qui permet de regarder une vidéo,
n’importe où sur l’écran tout en exécutant
simultanément d’autres tâches. Par ailleurs,
avec son stylet de pointe «S Pen» de 6,5mm,
le Galaxy Note 10.1 est optimisé pour la
création de contenu personnalisé. Doté de
la fonctionnalité «S Note», il est désormais
possible de combiner des notes et des cro-
quis avec d’autres contenus numériques.
Les fonctions «Shape Match» et «Formula
Match» permettent de corriger et de numé-
riser les formes géométriques tracées, mais
aussi de résoudre les formules numériques
écrites à la main avec le S Pen. Par ailleurs,
le Galaxy Note 10.1 intègre des fonctionna-
lités intuitives et des fonctions innovantes
comme la fonction «Multiscreen» qui per-
met d’utiliser deux applications différentes
simultanément pour bénéficier des possibi-
lités du multitâche. Le Galaxy Note 10.1
permet également de prendre des notes
directement sur un eTextbook tout en re-
gardant des conférences ou en surfant sur le
Web. En résumé, le nouveau Galaxy Note
10.1 a tout pour plaire. 
Galaxy Note 10.1
Un vrai bijou
Banc de test
N°6 Janvier - Mars 2013
ZOOM SUR INFO
50
Vivement l’année prochaine
Med-IT 2012
ur trois jours, le Salon Med-IT
2012 a accueilli quelques 180
exposants et 4000 visiteurs
à peu près. Selon l’agence
XCom, organisatrice de l’événement,
« Ce salon, qui fédère l’ensemble de
l’écosystème IT au Maroc, entreprises
utilisatrices et fournisseurs, a été
particulièrement apprécié cette année par
les visiteurs pour la qualité de son contenu
et ses animations ». Effectivement, au
niveau du contenu, les professionnels
ont eu droit à 40 conférences, ateliers
et tables rondes. Ces actions étaient
l’occasion de réflexion sur l’évolution
des NTIC dans notre pays. Le thème
majeur de cette édition n’était autre
que l’innovation. Un thème qui
a été consacré par les «Trophées de
l’Innovation». Une action menée
conjointement par XCom et Maroc
NumericClusterpourrécompenserles
start»up, PME et grandes entreprises
marocaines les plus innovantes.
« Le « Grand Jury des Décideurs IT», qui
regroupait 15 DSI a évalué en temps réel
des solutions présentées par les exposants,
et un espace d’exposition de 200 m2 avait
été spécialement créé pour mettre en avant
etvaloriserdejeunesentreprisesinnovantes
(clusters, start-up) », nous déclare-t-on
du côté de XCom.
Qu’en est-il de la satisfaction des
exposants au sein de la 4e édition
du Med-IT qui selon les chiffres a
accueilli 61% de décideurs (Directeurs
généraux, Directeurs de département,
etc.)? Selon une enquête menée par les
organisateurs, « 81 % des exposants sont
satisfaits du salon et souhaitent renouveler
leur présence en 2013; (contre 75% pour
l’édition 2011) ».
Toujours au niveau des statistiques
et selon les organisaturs du Med-
IT, « 49 % des visiteurs étaient des
professionnels du Secteur des TI ; 51
% d’autres secteurs. 38 % sont actifs
dans le commerce et distribution,
31 % dans celui des services, 16 %
des administrations, ministères et
entreprises publiques, et 15 % des
exposants relèvent du secteur de
l’Industrie. Pour ce qui est de la
présence étrangère, elle enregistre
à peine 6% ; un taux qui est appelé
à progresser dans les prochaines
éditions pour un rayonnement plus
conséquent.
Les visiteurs ayant mis les pieds au
Med-IT 2012 avaient des motivations
multpiles : 81% s’y sont rendus
pour s’informer sur les nouveautés
et les grandes tendances dans les
TIC ; 21% avaient un projet concret
d’achat et 46% sont venus pour
nouer des partenariats, selon les
chiffres officiels. Par ailleurs, il est à
noter que 66% des visiteurs du Salon
étaient intéressés par les solutions de
Sécurité (des systèmes d’information
et des réseaux) ; 40% par le Conseil
et le Management de projet IT ; 34%
par l’achat de matériels informatique
et réseaux ; 34% par le e-commerce
et 31% par les solutions métiers ERP.
Quant aux entreprises françaises, le
salon qui bénéficiait du label France
par le Ministère du Commerce
Extérieur Français, a accueilli 57
entreprises françaises. Au niveau
des Trophées de l’innovation, la
4e édition a consacré Barid Al
Maghrib pour «La boite postale
électronique» (Trophée Grands
Comptes); Maroc Télécommerce
pour son projet «Fatourati» (Trophée
PME); «Greendizer» pour son projet
«Système de traitement de facture»
(Trophée TPE) et enfin INWI pour
sa célèbre série web «Switchers»
(Trophée Coup de Coeur).
S
par S. Zinnid
Le Salon du Med-IT 2012 a bouclé sa quatrième édition avec des résultats très encourageants, vu
la conjoncture. Avec la cinquième édition de l’année prochaine, cet événement phare arrivera à
maturité. L’occasion de voir son rayonnement dépasser nettement les frontières si les organisateurs
passent à la vitesse supérieure afin de faire de Medi-IT une vraie messe continentale.
Secteur d’activité Nombre d’exposants
52
47
37
35
24
21
18
16
12
08
SSII, Intégrateurs
Consulting-Audit
Editeurs de logiciel
Constructeurs/Equipementiers
Intégrateurs Réseaux Telecom
Distributeurs – Revendeur Informatique
Grossiste-Importateur
Enseignement-Formation
Opérateurs Télécom
Internet (FAI, FSI)
N°6 Janvier - Mars 2013
TRANSFORMING WORLD
8 TRILLION TEXT MESSAGES
WORLD WANTS MORE
WORLD DEMANDS MORE
WORLD DEMANDS MORE DATA
370,000 SKYPE CALLS...EVERY 60
SECONDS
WORLD IS CHANGING
WORLD IS CHANGING FASTER
7 BILLION HUMAN BEINGS
DEVELOPING WORLD
TRANSFORMING WORLD
8 TRILLION TEXT MESSAGES
WORLD WANTS MORE
WORLD DEMANDS MORE
WORLD DEMANDS MORE DATA
SECONDS
8 TRILLION TEXT MESSAGES
WORLD WANTS MORE
WORLD DEMANDS MORE DATA
370 000 SKYPE CALLS EVERY 60
WORLD IS CHANGING FASTER
WORLD DEMANDS MORE
WORLD DEMANDS MORE DATA
370,000 SKYPE CALLS...EVERY 60
7 BILLION HUMAN BEINGS
DEVELOPING WORLD
8 TRILLION TEXT MESSAGES
WORLD WANTS MORE
TRANSFORMING WORLD
8 TRILLION TEXT MESSAGES
WORLD WANTS MORE
WORLD DEMANDS MORE
WORLD DEMANDS MORE DATA
370,000 SKYPE CALLS...EVERY 60
S
ATATT
S
A
TranslationprovidedbyMafawal
N°6 Janvier - Mars 2013
Nous tissons vos liens avec vos cibles
Agence de communication globale
Nous tissons vos liens avec vos cibles

TIC MAGAZINE Edition N°06

  • 1.
    N°6 Janvier -Mars 2013 Le magazine marocain des Technologies de l’Information et de la CommunicationLe magazine marocain des Technologies de l’Information et de la CommunicationLe magazine marocain des Technologies de l’Information et de la Communication Comment gérer l’explosion de trafic de données tout en restant profitables? p:14 Six Marocaines à la Silicon Valley p:26 p:10 Adoption du Cloud SPECIAL p:26 Profil pro Jeune, mais vieux routier Mohammed Chakib Rifi, DG de Data Plus Group N°6Janvier-Mars2013Cenuméronepeutêtrevendu Pages: 16 - 25 P: 10 Leaders Liquid Net de NSN Fait marquant Techwoman 2012 Ce numéro est téléchargeable gratuitement sur www.ticmagazine.net p:14 Pages: 16 - 25 Fait marquantFait marquant Techwoman 2012Techwoman 2012 de données tout en restant profitables?Adoption du Cloud Adoption du Cloud SPECIAL Pages: 16 - 25 Fait marquantFait marquant Techwoman 2012Techwoman 2012 Une décision stratégique
  • 2.
    N°6 Janvier -Mars 2013
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    N°6 Janvier -Mars 2013 ’abord, joyeuse année 2013. Une année que l’on vous souhaite prospère, contrairement à 2012 qui a connu un ralentissement notoire au niveau des investissements IT. Les raisons de ce ralentissement, on les connaît. Entre une conjoncture internationale difficile, les élections ayant porté un nouveau gouvernement au pouvoir et la loi de finance qui a connu un retard plus que désolant, le secteur des nouvelles technologies n’a pas continué sur sa lancée conformément aux attentes dans la mesure où le principal client qui tire la locomotive du business IT, c’est-à-dire l’Etat, avait gelé les marchés pour un bon bout de temps. Une certaine relance a été relevée, heureusement, lors du second semestre 2012. L’année qu’on vient d’entamer, c’est aussi la dernière ligne droite du Plan Maroc Numeric 2013. Et qui dit ligne droite, dit vitesse supérieure.Verra-t-on les parties concernées s’activer,afin d’atteindre les objectifs de ce Plan louable ou assistera-t-on à la fin de cette année à un bilan mi-figue mi-raisin ? Réponse, d’ici douze mois. Par ailleurs, il serait objectif de saluer les efforts des différentes parties, publiques et privées, afin que le Maroc devienne un véritable hub régional dans les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. Des efforts, qui ont permis à notre pays de se doter d’entités et d’infrastructures que bien des pays à économies similaires peuvent nous envier. Mais, cela ne doit pas nous voiler la face, parce que des actions encore plus importantes doivent être menées à bien dans les plus brefs délais, si on veut réellement faire des TIC un vecteur de croissances socioéconomique. On parle ici, entre autres, de la loi 08-09 ; du développement du capital humain; de l’amélioration de la qualité des services publics en ligne... Et la liste est longue. Concernant ce dernier point, il est, d’ailleurs, important de noter qu’en octobre dernier, le Forum des Centraliens, dans sa troisième édition, a mis à la disposition des parties concernées une étude englobant quatorze recommandations nécessaires pour améliorer, de manière effective, lesdits services. Ces recommandations intéressantes seront-elles prises en compte ? On l’espère. On espère aussi que 2013 apportera son lot de belles satisfactions quant au développement de notre pays dans le secteur des nouvelles technologies et qu’on n’accuse pas un retard qu’on finira par regretter dans les années à venir.  DD Les retardataires ont toujours tort K. Lahkim Directrice de la Publication 03 E D I T O • TIC Magazine Le magazine marocain des Technologies de l’Information et de la Communication • Edité par IT COMMUNITY 7, Rue BECKMANS, Rés. Valrose 4, Q. des Hôpitaux, 20360, Casablanca • Tél.: +212 (0) 526 080 000 / 090 000 • Fax.: 05 22 27 48 81 • Mail: contact@ticmagazine.net • Web: www.ticmagazine.net • Maquette, Conception & Conseil Editorial: Com’Pacte • Directrice de la Publication Kaoutar Lahkim • Rédacteur en chef Said Zinnid • Journalistes N. Mounouar, O. Lahlim , S. Zinnid • Experts IT A Elouafiq, H. El Alloussi • Impression: Edit Imprimerie • Dossier de Presse: 2010 c11 • Dépôt légal: 2011PE0101 • ISSN: 2028 - 6449 • Tirage: 10.000 Exemplaires
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    N°6 Janvier -Mars 2013 Leaders Liquid Net de NSN Comment gérer l’explo- sion du trafic de données tout en restant profita- bles? p:14 SOMMAIRE Enquete Virtualisation SI To be or not to be p:16 Profil pro Mohammed Chakib Rifi DG Dataplus Group Jeune, mais vieux routier p:10 Carriere Outsourcia le made in Morocco p:44 Carriere 04 Plus de quatorze millions d’internautes au Maroc. Cela ne peut pas laisser les annonceurs indifférents. Une telle aubaine a permis à la communication digitale au Maroc de percer, lentement, mais sûrement. Cependant, certaines questions méritent le détour afin de cerner au mieux une communication qui a de beaux jours devant elle. p: 34-38 Dossier Communication digitale: du potentiel, mais... Actus RMA Watanya : lance son application mobile........................................p:5 Soft Center : promeut l’innovation logicielle...............................p:6 L’ANRT : guète la qualité de service Internet 3G ...........................p:8 EMC: LesTIC au cœur de la stratégie de croissance......................p:9 ANALYSE Adopter le Cloud: une stratégie efficiente pour la DSI ............p:24 FOCUS Technologies stratégiques en 2013: Les dix tendances à connaitre............................................................................p:30 SECURITE Domaines «.post» : Quant Internet devient plus sûr ..............p:32 NETWORKING Réseaux sociaux: Faits marquants 2012 ............................... p: 40 COACHING Trouver sens à son travail : le secret du bonheur au boulot ...........p: 42 Solutions Windows 8 : Lancée officielle au Maroc...................................p: 46 Nouveau Nexus 4: le nouveau bébé de LG et de Google......................p: 47 Acer Aspire M3 : Une technologie qui tient ses promesses....................p: 48 Fujifilm X-E1 et X-F1: on dirait des reflex ..........................................p: 49 HP Deskjet Ink Advantage 2515: un Cost-Killer chez HP...................p: 49 Zoom sur info Med-IT 2012: Vivement l’année prochaine ...............................p:50 Fait marquant Six Marocaines à la... Silicon Valley p:26 Business Datacenter: Optimisez vos environ- nements virtualisés p: 22
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    N°6 Janvier -Mars 2013 rofitant de l’expansion grandissante du marché mobile et des Smartphones au Maroc, RMA Watanya lance sa nouvelle application mobile confirmant, une fois de plus, son positionnement en tant qu’assureur précurseur et innovant. Comme l’explique Yassine Lahlou, Directeur Général Adjoint de RMA Watanya, ce lancement s’inscrit dans le cadre du développement de la stratégie multicanale de la compagnie. Il précise à cet effet qu’« avec le besoin croissant de mobilité des citoyens et le développement des réseaux mobiles à haut débit, utiliser son Smartphonepourrechercherdesinformations pratiques est devenu aujourd’hui un geste naturel ». Cette application constitue ainsi une opportunité sérieuse pour RMA Wataniya afin d’exploiter le canal mobile, devenu un vecteur de communication incontournable. Simple etfaciled’utilisation,l’applicationdonne accès à plusieurs fonctionnalités, allant de la simulation de devis d’assurance à la géolocalisation des points d’intérêt, en passantparlaconsultationdesprocédures à suivre en cas de sinistre. Compatible avec iOS d’Apple ainsi qu’Android de Google, cette application offre un accès gratuit à une multitude de services pratiques pour une large population de détenteurs de Smartphones au Maroc. A ce titre, Yassine Lahlou explique que « l’application mobile RMA Watanya offre gratuitement une panoplie d’informations utilespourlesutilisateurs,qu’ilssoientassurés chez RMA WATANYA ou non. C’est aussi un outil rassurant qui permet à nos clients d’avoir accès aux numéros d’urgence et conseils pratiques en cas de sinistre ». Parmi ses fonctionnalités phares, l’application mobile RMA Wataniya permet d’accéder aux dernières nouveautés et aux offres de produits de la compagnie, simuler des devis d’assurance auto et multirisques habitation, identifier les coordonnées (géolocalisation) des cliniques agréées, garages agréés, pharmacies et pharmacies de garde, etc. tout en fournissant un tat d’informations pratiques, notamment, le prix du neuf automobile, des guides de sécurité auto et multirisques habitation, des conseils en cas de sinistre, les numéros d’urgence (Police, gendarmerie, assistance)…  05 ACTUALITES n réponse au besoin croissant de protection des données et de sécurité des informations au Maroc, Symantec Corp a fait le choixdes’implanterauMaroc.D’abord pour plus de proximité avec ses clients et partenaires, mais aussi en tant que hub régional pour aborder l’Algérie et la Tunisie. A ce propos, Johnny Karam, directeur régional de Symantec pour le Moyen-Orient & l’Afrique francophone déclare que « la hausse des menaces posées à la cyber-sécurité et l’importance de l’efficacité des stratégies de protection des données sont en place éminente sur l’agenda de nombreuses organisations depuis les petites jusqu’aux grandes entreprises et entités gouvernementales au Maroc ». Il rajoute qu’« étant donné que le Maroc occupe une place régionale centrale pour les entreprises, au carrefour de l’Afrique du Nord, de l’Europe et du Moyen-Orient, nous nous rendons compte de l’importance du fait de rapprocher Symantec de nos clients pour les aider à répondre aux nombreux défis informatiques auxquels ils sont confrontés aujourd’hui et dans le futur». Et pour actionner cette proximité, Symantec a tenu une journée de veille, à l’honneur de ses clients, partenaires et experts sectoriels, dans le cadre du «Technology Day» Casablanca. Ce fut une occasion propice pour dévoiler les toutes dernières nouveautés et tendances technologiques en matière de sécurité TI, notamment, dans les domaines de la Cyber-sécurité, la mobilité, la sauvegarde des données, la protection des postes de travail, etc. A ce titre, Johnny Karam explique que «Symantec comprend les besoins en matière de protection des informations et les défis auxquels sont confrontées les organisations au Maroc. Dans ce cadre, nous développons notre équipe de terrain et travaillons en étroite collaboration avec nos partenaires afin de rapprocher nos solutions de pointe de ces entreprises pour les aider à relever ces défis». E … et tient sonTechnology Day à Casablanca Symantec s’installe au Maroc... lance son application mobile RMA Watanya P Nord, de l’Europe et du Moyen-Orient, nous Johnny Karam, Dir. régional de Symantec pour le Moyen-Orient & l’Afrique francophone
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    N°6 Janvier -Mars 2013 cteur de référence sur le marché des solutions informatiques et analytiques pour les télécommunications, les banques et les PME, le Groupe HLi France poursuit son développement à l’international par l’ouverture d’un bureau au Maroc. Après la création de HLi Consulting Tunisie en 2004 et de HLi Iberica (Espagne) en 2006, cette nouvelle implantation constitue un évènement marquant dans la vie du groupe quisoulignesavolontéd’exportersonsavoir- faire à l’international. A ce propos, Michèle Loison, PDG du Groupe HLi a déclaré qu’« en ouvrant une entité au Maroc, HLi affirme sa volonté de se développer en Afrique et d’y être un acteur local reconnu, détenteur d’une offre globale deservicesquis’appuiesurdespôlesdecompétences spécifiques composés de consultants expérimentés capable de répondre aux attentes et exigences de ce marché». Cette implantation marocaine s’inscrit dans la stratégie d’expansion géographique du Groupe HLi, menée pour exporter et consolider son expertise sur le Maghreb et l’Afrique subsaharienne par Fakher Zouaoui, Directeur Général de HLi Consulting Tunisie.  06 verty Market Research & Intel- ligence, institut d’enquêtes et de sondages d’opinion, a réalisé une enquête sur l’utilisation d’Internet et des réseaux sociaux au Maroc. Opérée en partenariat avec Maroc Numeric Clus- ter, cette enquête a duré pendant les mois d’Octobre et de Novembre derniers et a mo- bilisé 1021 répondants répartis sur 38 villes du Maroc, dont plus de 40% de Casablanca, et trois profils différents, dont plus de 42% d’étudiants. Cette enquête a révélé que 57,4% des répondants passent une durée moyenne supérieure à 4h par jour sur inter- net et l’ordinateur portable reste l’équipe- ment le plus utilisé (88%), suivi du télépho- ne mobile (55%) qui dépasse l’ordinateur de bureau (41%). ADSL est utilisé chez 75% des interrogés comme principale source de connexion à internet, suivi de la connexion 3G. Les répondants se connectent majori- tairement depuis leur foyer (94%) alors que 42% accèdent à internet au travail. Internet est utilisé d’abord pour envoyer et recevoir des emails chez 66% des répondants, pour s’informer (62%), pour un usage profession- nel (45%) et pour rester en contact avec ses proches (40%). L’acte d’achat en ligne quant à lui totalise 7% d’adeptes. En termes d’usa- ge d’internet, les réseaux sociaux représen- tent la 1ère destination des répondants sur internet, suivis respectivement par les mo- teurs de recherche, la presse électronique et les sites de partage de vidéo. Par ailleurs, 91,8% des répondants ont déclaré que leur utilisation d’internet a eu un impact néga- tif sur eux. Cet impact touche en premier lieu les activités de divertissement (Sport, détente, etc.) chez 33% de l’échantillon, la vie familiale (22%) et la vie professionnelle (18%). Les services de l’administration en ligne les plus connus chez les répondants sont le portail du passeport biométrique (69%), le portail de l’ANAPEC (43%) ainsi que le portail des services consulaires (28%). Facebook est le réseau social le plus utilisé (97%) suivi de Google+ (49%) et Twitter (41%). Quant aux réseaux professionnels, Linkedin domine (39%) Viadeo (33%). Par ailleurs, 23% des répondants passent une durée moyenne supérieure à 4 heures par jour sur les réseaux sociaux, 26% y passent entre 2h et 4h et 22% de 1h à 2h.  Averty enquête. Web et réseaux sociaux au Maroc Confronté à la compétition mondiale et à l’urgence de créer un nombre massif d’emplois pour absorber une main d’œuvre toujours plus qualifiée, le Maroc a fait le choix du soutien des PME, de la création et de l’innovation. De nouveaux outils se mettent en place au service de politiques publiques ambitieuses pour faire émerger de nouvelles sociétés à fort potentiel de développement. A cet effet, le Soft Centre (Centre de R&D logiciel) est intervenu au MED IT 2012, lors de la table ronde sur l’innovation, afin de présenter les apports de son Business Model quant à la promotion de l’innovation logicielle au Maroc. Son Directeur, Jamal Benhamou, a présenté comment le mode de fonctionnement du Soft Centre a permis l’émergence de premières solutions logicielles innovantes «Made in Morocco» à fort potentiel de développement à l’international; et ce sur la base de résultatstangibles.Pourrappel,leSoft Centre – en sa qualité de centre de recherche et développement logiciel appliqué – a été créé dans l’ambition d’accélérer le développement de l’industrie nationale du logiciel. Et ce, dans une logique de dynamisation de l’économie locale par la création de champions nationaux dans l’industrie du logiciel, tout en améliorant l’attractivité du Maroc à l’international. A date d’aujourd’hui, cet outil s’est réellement positionné en tant que plateforme de mise en relation entre le monde des affaires du secteur IT et le milieu universitaire, afin de faire naitre des découvertes capitales sans précédent, dans le domaine de l’innovation logicielle. A ACTUALITES Soft Center promeut l’innovation logicielle au Maroc A ouvre sa filiale Marocaine Le groupe HLi deservicesquis’appuiesurdespôlesdecompétences internet, suivis respectivement par les mo-
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    N°6 Janvier -Mars 2013 BECAUSE THERE IS NO PATCH FOR HUMAN CRUEL INTENTIONS YOU DON’T HAVE TO WORRY ABOUT YOUR DATA WE ARE LOOKING AFTER THEM DATAPROTECT http://www.dataprotect.ma http://www.dataprotect-institute.com
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    N°6 Janvier -Mars 2013 a date du 12/12/2012 sera mémorable pour toujours pour Kerensen Consul- ting qui s’est vu décerner les trophées «Performance Commerciale» et «Inno- vation» par le jury du DevCom Maroc 2012 pour ses très réussies «Speed Démos» autour de la solution CRM salesforce.com ainsi que la solution de gestion de l’e-réputation Radian6. A propos de cette consécration, Zoubida Haloui, Country Manager chez Kerensen Consulting Maroc a déclaré : « ces trophées soulignent notre volonté d’offrir des solu- tions CRM et métier adaptées et novatrices qui réa- lisent les objectifs d’entreprise les plus essentiels ». L’objectif des deux trophées est d’identifier et de récompenser les meilleurs outils, cas réels ou innovations, permettant aux directions commerciales de développer leurs ventes et leur communication. Pour le trophée de la Performance Commerciale, Kerensen a mis l’accent sur la collaboration commerciale avec l’outil Chatter de Salesforce. Et pour le trophée Innovation, Kerensen a monitoré en LIVE tout ce qui se dit sur l’ensemble des ré- seaux sociaux et blogs sur le DevCom Maroc et le tramway casablancais.  Organisée régulièrement par le SMC (Social Media Club) Casa- blanca, Instameet Casablanca est une série de rencontres «meet-up» réunissant les membres marocains d’Instagram «Instagrameurs», le fameux réseau social de partage de photos de par le monde. La pre- mière rencontre du genre a été or- ganisée, en Novembre dernier, au Fanajeen Coffee shop au Morocco Mall, utilisateur inconditionnel de l’application Instagram «@fana- jeen» et supporter inconditionnel du SMC. Ce fut l’occasion pour les Instagrameurs marocains d’échan- ger leurs bonnes pratiques «Ins- tatalk» et de partir à la chasse des photos autour du Morocco Mall «Instawalk». Cette 1ère édition a connu la participation d’une cen- taine de personnes. Les échanges ont été conviviaux et enrichissants par la qualité des contenus, des in- tervenants, des participants et de la communauté des instagrameurs marocains. Cette rencontre est an- nonciatrice de nombreux change- ments qui vont intervenir dans le monde de la photographie étant donné qu’Instagram marque une nette révolution dans cet art en introduisant la notion de retouche live (Filtres) et d’instantanéité dans le partage, d’où l’intérêt croissant que cette application suscite auprès de millions d’utilisateurs dans le monde. Des perspectives et des bé- néfices multiples dont on peut citer des synergies entre techniciens, marketeurs, community managers et porteurs d’idées autour de cette application novatrice et promue à un bel avenir.  08 Les Instagrameurs investissent le Morocco Mall ACTUALITES ’Agence Nationale de Réglementation des Télécommunications (ANRT) pu- blie pour la première fois, les indica- teurs de qualité de service d’Internet mobile des réseaux nationaux de 3ème génération (data 3G), mesurés durant en Août 2012. Cette évaluation a pour objec- tif de renseigner notamment sur l’accessi- bilité du service Internet mobile, le délai de connexion, le taux de connexion et le débit en émission et en réception. Les indica- teurs, mesurés en utilisant des Smartpho- nes et des PC, concernent le service Inter- net mobile (data 3G) des trois opérateurs (IAM, Meditel et INWI) et ont été relevés sur un échantillon de six grandes villes du Royaume(Agadir,Casablanca,Fès,Marra- kech, Rabat et Tanger). Concernant le ser- vice Internet mobile 3G sur Smartphones, pour l’ensemble des villes objet de l’évalua- tion, le taux global de connexions réussies (établies dans un délai inférieur à 1 minute. Le taux de connexions réussies est calculé sur la base de l’ensemble des mesures réali- sées) oscille entre 98,21% et 98,83% (selon opérateur). Le délai moyen de connexions varie entre 2 et 4 secondes. Le débit moyen de téléchargement (moyenne des débits observés pour 100% des fichiers reçus) se situe entre 1,028 Mbps et 1,734 Mbps. Il est à signaler à cet effet, qu’un fichier étant considéré comme envoyé s’il est envoyé in- tégralement et si son contenu est correct. Le taux est calculé sur la base du nombre total de fichiers envoyés. La taille du fi- chier de référence pour l’envoi étant est de 1 Mo. Par ailleurs, un fichier est considéré comme reçu s’il est reçu intégralement et si son contenu est correct. Le taux est calculé sur la base du nombre total de fichiers té- léchargés. La taille du fichier de référence pour la réception est de 5 Mo. Pour ce qui est du débit moyen d’envoi (moyenne des débits observés pour 100% des fichiers envoyés), l’enquête de l’ANRT constate qu’il est entre 55 Kbps et 297 Kbps. Pour le service Internet mobile 3G sur PC, pour l’ensemble des villes objet de l’évaluation, le taux global de connexions réussies oscille entre 98,46% et 99,69% (selon opérateur). Le délai moyen de connexions varie entre 1 et 5 secondes. Le débit moyen de téléchargement varie entre 522 Kbps et 2,975 Mbps. Le débit moyen d’envoi (émission) est entre 184 Kbps et 747 Kbps.  Kerensen Consulting L’ANRT guète la QoS Internet mobile 3G L L récompensé doublement
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    N°6 Janvier -Mars 2013 éalisée au cours de la période qui a précédé le récent Forum EMC tenu à Casablanca en Novembre 2012, une enquête ciblant 187 participants au dit-forum (responsables IT, architectes techniques, gestionnaires de stockage de données ou d’infrastructures, ...) à propos de la transformation informatique, a révélé que 50% des entreprises marocaines interrogées étaient en train ou envisageaient, de procéder à un changement transformationnel de leurs fonctions IT au cours de 2013. Parmi les conclusions de cette étude aussi, les trois préoccupations majeures des entreprises marocaines: la gouvernance améliorée et plus de conformité (46%); l’augmentation des revenus (43%) et enfin la gestion et l’analyse améliorées des données (40%). De telles préoccupations démontrent que les organisations n’entreprennent pas uniquement des transformations de leurs modes de gestion, dans le but de faire des économies, mais s’en servent pour activement stimuler la croissance. A cette occasion, Mounir Soussi, Directeur général Afrique francophone, EMC a déclaré que « cette étude montre que les entreprises marocaines transforment de plus en plus leurs infrastructures pour mieux exploiter les bénéfices du Cloud et des Big Data. Il est clair que ces changements sont poursuivis dans le but de mieux atteindre les objectifs de leurs entreprises, démontrant que la transformation IT n’est une fin en soi, mais un facilitateur pour le succès des affaires en général ». L’étude a permis également de mettre en évidence les cinq priorités des entreprises marocaines, notamment dans les domaines de la sécurité des données (59%), du stockage/ gestion des données (58%), de la sécurité des réseaux (57%), de la sauvegarde et récupération des données (52%) ainsi que lamaintenancedestechnologiesexistantes, logicielles et matérielles (50%). Aussi, les organisations sont-elles à la recherche du support technique pour appuyer leurs objectifs commerciaux. A ce titre, l’étude a révélé que neuf entreprises sur dix semblent avoir aligné leurs stratégies IT sur leurs objectifs commerciaux, démontrant ainsi que les TIC sont perçus comme des moteurs de croissance plutôt qu’une centrale de dépenses.  LA SÉCURITÉ AU SERVICE DE LA PRODUCTIVITÉ contact@mcri.ma t. +212 522 98 08 29 f. +212 522 98 21 85 R récupération des données (52%) ainsi que LesTIC au cœur de la stratégie de croissance Etude EMC
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    N°6 Janvier -Mars 2013 PROFIL PRO PORTRAIT 10 réer une entreprise à un âge aussi jeune que celui de 22 ans et en faire un leader national quelques années plus tard, re- lève presque de l’impossible. Mais, Mohammed Chakib Rifi, DG de Data Plus, l’a fait et ne compte pas dormir sur ses lauriers. L’histoire de ce jeune dirigeant est, avouons-le, vraiment atypique. Pur produit de l’enseigne- ment public marocain, Mohammed Chakib Rifi n’a pas suivi le même itinéraire que celui de la majorité des ingénieurs de sa génération. Ayant le sens des affaires dès son jeune âge, il alliait activité commerciale et vie scolaire. Son bac, il l’obtint à l’âge de 17 ans. Il rejoint dès lors l’Ecole Su- périeure de Technologie (EST) de Fès pour ensuite intégrer l’Ecole Polytech- nique de Lille. Plus tard, ses priorités de businessman ne l’empêchèrent pas de continuer son parcours académique. C’est ainsi qu’en 2004, il décrocha un MBA à l’Université du Québec à Montréal, pour enchainer, cinq ans plus tard, avec un DSEC (Diplôme Supérieur d’Expert Coach) à l’Ecole Hassania des Travaux Publics (EHTP). Au dé- but de sa carrière professionnelle, Mo- hammed Chakib Rifi fit un bref pas- sage dans une entreprise où son père était actionnaire. En fin business-man, il essaya de per- suader son père de retirer son capital, parce que l’affaire, selon son flaire, ne semblait pas porteuse. Décidé d’être son propre patron, il créa Data Plus avec son père dont l’apport était de 100 000 dirhams. A ses débuts, Mo- hammed Chakib Rifi va constater de visu que la réussite ne vient pas comme par enchantement, mais par persévérance et surtout par une foi dans son projet. En effet, malgré son premier marché qu’il avait décroché auprès de Poste Maroc, Data Plus en- registre à peine un chiffre d’affaires de 4 millions de dirhams, trois années après sa création en 1999. La clientèle qu’il espérait conquérir étant sensible aux références, Mohammed Chakib Rifi devait en trouver au moins une et de taille. Le déclic eut lieu à Dubai, en 2005, avec la rencontre du vice-pré- sident d’Olivetti. Il l’aborde pour la mise en place d’une unité d’assembla- ge au Maroc. Cette tentative s’avéra vaine puisque les Italiens étaient sur le point de conclure un accord similaire avec des Egyptiens. Presque un an après, il reçut le coup de fil qui allait lui faire grandement plaisir : le projet avec les Egyptiens ayant échoué, Oli- vetti aimerait voir du côté du Maroc, mais hélas, sans débourser un sou, si ce n’est l’apport logistique de la mar- que. Cet inconvénient de taille n’arrê- ta pas Mohammed Chakib Rifi pour autant. Il se mobilisa non sans peine et réussit à débloquer quelque 6 mil- lions de dirhams de ses fonds propres et 3 millions de dirhams auprès de la Société Générale, qui va s’avérer plus tard, un allié stratégique pour Data Plus. Dès lors, le projet dont il a rêvé voit le jour et le business commence à fleurir. De 2000 unités vendues l’an- née du lancement, il atteint quelque 30 000 en 2011 et Data Plus voit son taux de croissance enregistrer 47% de 2007 à 2011. Quatre ans après, Mohamed Chakib Rifi s’intéresse à un autre créneau : le lancement du premier mobile ma- rocain sur le marché. Pour réaliser ce projet, nul besoin d’aller chercher le financement plus loin que chez son banquier qui, via Investima, va pren- dre part au capital de Data Plus avec l’acquisition de 24 % des actions. Un partenariat qui, selon Mohamed Cha- kib Rifi, n’est pas fortuit. « Ce choix a été finalement porté sur Investima, vu l’excellente relation que nous entretenons avec notre banque historique, la Société Générale, depuis la création de Data Plus avec un capital de 100 kDH en 1999 et la SG a vécu avec nous la «success story.», reconnait-il. Le jeune dirigeant ne compte pas s’arrêter dans la conquête du marché ni dans la multiplication de ses produits, puisque récemment, il a réussi à concrétiser un partenariat avec Asus pour la distribution de ses produits informatiques au Maroc. Cette sucess story de Mohammed Chakib Rifi et Data Plus n’est pas ve- nue sans un total investissement de sa part : «J’ai beaucoup travaillé, au dépens parfois de ma vie personnelle», avoue-t-il. Mohammed Chakib Rifi est père de deux adorables fillettes âgées respecti- vement de 7 et 1 an. On lui souhaite tout le bonheur du monde dans son ménage ainsi que dans la direction de Data Plus.  C Jeune, mais vieux routier Mohammed Chakib Rifi, DG de Data Plus Group Il est âgé de trente-six ans et il traine déjà derrière lui quatorze années d’expérience en tant que Directeur Général de Data Plus Group. Mohammed Chakib Rifi présente un profil, le moins que l’on puisse dire,atypique.Parcours d’un patron qui a cru en ses rêves. par S. Zinnid
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    N°6 Janvier -Mars 2013 Les datacenters Schneider Electric sont intégrés, flexibles, agiles et faciles à déployer La seule infrastructure intégrée qui évolue avec vos activités Schneider Electric™ a redéfini les datacenters d'aujourd'hui. Nous avons connecté de façon unique les Services Généraux et l’Informatique en apportant une architecture « end-to-end », unique sur le marché, et un logiciel de gestion « tout en un » permettant une disponibilité et une efficacité énergétique maximales. Nous appelons ce concept holistique « infrastructure physique de datacenter ». Celle-ci a non seulement révolutionné les datacenters, mais elle a également transformé les responsabilités quotidiennes de leurs responsables. Elle est plus rapide et plus facile à déployer, et simple à gérer grâce au logiciel qui offre une vue complète du rack, de la rangée, de la salle et jusqu’au bâtiment. Plus important encore, elle est assez agile pour s'adapter aux besoins de votre entreprise —aujourd'hui et demain. ©2012 Schneider Electric. Tous droits réservés. Schneider Electric, InfraStruxure, Business-wise, Future-driven et APC sont des marques de Schneider Electric Industries SAS ou de ses filiales. Toutes les autres marques Téléchargez nos livres blancs et tentez de gagner un iPad 2! Visitez www.SEreply.com Code clé 28529P ou appelez le (+212) 05 22 97 79 01 Fax (+212) 05 22 97 79 03 Découvrezlaseuleinfrastructure physiquededatacenterintégrée Pourquoi choisir les datacenters Schneider Electric ? > Gain de temps : quelques semaines suffisent pour la conception et le déploiement > Solutionprêteàl'emploi,fonctionnalité d'autodécouverteetconfigurationviaunlogiciel intégré > Expertiseappliquée,relationsaveclesacteursde l'industrie,leadershipetservicestoutaulongdu cycledevieoffertsparuneseuleetmêmeentreprise APCTM by Schneider Electric est un pionnier en matière d’infrastructure modulaire de datacenter et de techologies innovantes de refroidissement. Ses produits et solutions, comprenant InfraStruxureTM , font partie intégrante du portefeuille de produits IT Schneider Electric. Bâtiment Salle Infrastructure physique du datacenter Business-wise, Future-driven.TM
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    N°6 Janvier -Mars 2013 PROFIL PRO 12 Les deux dernières années ont été marquées par une conjoncture internationale qui touche tous les secteurs d’activité. Vous concernant, comment avez-vous vécu cette conjoncture et comment ont été vos résultats durant ces deux années ? Le Maroc est un pays connecté à son environnement macroéconomique mondial. L’Europe a la particularité d’être en même temps notre premier client et notre premier fournisseur, et vit une crise très particulière depuis quelques années. Notre économie se trouve naturellement confrontée à une récession qui n’épargne aucun secteur d’activité. D’un autre côté, l’Etat qui représente le plus grand investisseur dans le secteur des TIC, a vu ses projets retardés à cause des élections anticipées de 2011 d’une part, et le retard de vote de la loi de finance en 2012, d’autre part. Autant de raisons sous-jacentes qui ont été la cause d’une année plutôt blanche et une morosité du marché quasi généralisée. A Data Plus, nous avons ressenti une récession au niveau des résultats réalisés en 2011, et les six premiers mois de cette année ont été assez difficiles. Heureusement que la courbe a repris son cours positif avec la la relance des marchés publics et des investissements. Nous restons donc optimistes pour 2013, surtout que le Maroc demeure un marché sous équipé et à fort potentiel. En effet, toujours est-il opportun de rappeler que le taux d’équipement des ménages et des administrations publiques reste très faible, comparé à d’autres marchés plus matures. Encore faut-il que les investissements suivent dans ce secteur, et que l’Etat mette en priorité ce secteur, vecteur de développement transverse de tous les autres secteurs d’activité. Quelles sont les actions que vous menez pour faciliter l’accès des TI aux foyers marocains (penser notamment à votre participation aux programmes «GENIE») ? Le programme GENIE ne touche pas les foyers marocains. Il touche essentiellement les établissements scolaires relevant du Ministère d’Education Nationale. Nous avons participé à la deuxième phase du projet GENIE et nous avons gagné 55% de parts de marché (PC, Serveur et Laptop). Nous y avons participé via un partenaire (intégrateur) qui était l’interface avec les opérateurs télécoms. Aujourd’hui, l’avantage est que nous soyons une société marocaine, qui fabrique ses produits au Maroc. Ce qui implique une réelle valeur ajoutée pour notre pays, en termes de développement technologique, de création d’emploi, une réactivité par rapport à la demande, et un service après vente de proximité. D’ailleurs, sur le programme GENIE, nous avions respecté les délais, et notre produit n’avait aucun mal à rivaliser avec les autres marques qui fabriquent pratiquement tous leurs produits en extrême orient. Quelles sont les niches sur lesquelles vous vous positionnez tant au Maroc que sur la région EMEA ? Qu’en est-il de votre part de marché ? Déjà, pour les parts de marché, il est très difficile d’avancer un chiffre crédible en l’absence de statistiques valables. Aujourd’hui, nous souffrons de ce manque d’information. Nous n’avons donc pas de chiffres réels, surtout pour la partie informatique. Pour la téléphonie, il y a des chiffres qui s’approchent un peu plus de la réalité. Pour ce qui est de notre positionnement, cela dépend de la carte que nous distribuons : - Olivetti et RMC, nous nous positionnons en tant qu’industriel avec un montage local au Maroc et une Distribution Régionale. - Asus et LG Mobile, nous nous positionnons en tant que distributeur au Maroc et dans un certain nombre de pays voisins. Mohammed Chakib Rifi, DG de Data Plus Group « Nous restons optimistes pour 2013 surtout que le Maroc est un marché sous équipé et à fort potentiel » Propos recueillis par S. Zinnid 12
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    N°6 Janvier -Mars 2013 Quant à notre présence au niveau de la région EMEA (Europe, Moyen- Orient et Afrique), nous avons une percée minime au niveau du continent Européen par rapport au potentiel. En Afrique, la distribution se structure de plus en plus, et au Moyen-Orient, Data Plus est sur un grand projet avec notre partenaire aux EAU. Quelle nature de partenariat vous lie à Olivetti ? Parlez-nous de votre unité de production dédiée à Olivetti (production, effectif, chiffre d’affaire, produits, cibles, etc.)? Nous avons deux types de contrats avec Olivetti : un contrat industriel et un autre de distribution. Au niveau de la production des machines Olivetti, nous pouvons atteindre 350 unités par jour, comme capacité maximale. Au niveau des ressources humaines, cette production peut mobiliser jusqu’à 100 personnes en full time, et plus que 500 personnes en Indirect. Annuellement, nous frôlons les 30 000 PC, soit 30% de notre capacité annuelle. Qu’en est-il du retour d’Asus au Maroc ? Quelles offres Asus comptez-vous apporter sur le marché marocain, particulièrement pour les professionnels? Asus est une très grande marque qui a démarré vers la fin des années 80 en Taiwan. Très vite, Asus s’est taillée la place de N°1 mondial de cartes mères et est devenue fournisseur des plus grandes marques. A la fin des années 90, Asus a lancé son propre PC (ASUSTeK). Lors du premier trimestre 2010, Asus a réalisé un bénéfice net de 158 millions US$ et un chiffre d’affaires de 2,55 milliards US$. La société a écoulé sur cette période 1,6 million de netbooks (Eee PC), 2,5 millions d’ordinateurs portables et 5,8 millions de cartes mères. Aujourd’hui, d’après les bureaux d’études internationaux, Asus est numéro 1 mondial en fiabilité et ses clients lui sont très fidèles. «Un client Asus ne remplace qu’avec un Asus». De part la qualité de ses produits, les offres Asus à l’international, comme au Maroc, sont plus orientées vers les clients exigeants en terme de qualité et de design généralement des particuliers, plutôt que des professionnels, moins exigeants sur la qualité et plus regardant sur l’aspect prix. Asus est aussi l’une des deux marques mondiales qui progressent le plus : l’année dernière ASUS a réalisé une progression de 36%, contre 12% pour une autre marque qui progresse en segment professionnel. Quelle est la stratégie qui vous permet de rester dynamique dans un marché où la concurrence est assez rude ? Notre stratégie par produit est clairement définie. En Olivetti, nous nous positionnons dans l’entrée de gamme avec des prix abordables, tout en assurant une qualité satisfaisante. En Asus, nous proposons des machines à une clientèle exigeante qui souhaite s’offrir un PC portable de luxe et d’excellente qualité. En LG Mobile, nous reprenons le marché avec une offre très agressive dans la mesure où nous sommes les seuls (à côté d’un autre brand) à pouvoir offrir une gamme de produits qui va de 20 à 600 dollars, avec bien sûr une large gamme sous Androïd. En RMC, notre marque nationale, nous avons réalisé une pénétration en douceur avec la tablette, grâce à laquelle nous sommes devenus rapidement numéro 2 dans les grandes surfaces où nous sommes présents. Et vous lancez les portables RMC quand? Nous avons déjà lancé les premiers prototypes et le résultat est plutôt satisfaisant. Avec la signature de la carte LG Mobile, le choix stratégique a été porté sur le lancement en priorité des tablettes RMC. Pour les Smartphones RMC, ils seront lancés au moment opportun. Quel regard portez-vous sur le développement des Smartphones et des Tablettes dans le monde et au Maroc ? Il est évident que le marché des Smartphones et celui des Tablettes est aujourd’hui en plein essor. L’innovation est très importante dans ce domaine et les nouveautés permettent de dynamiser et stimuler la consommation. Le marché marocain est un marché à 80% de clients de la téléphonie mobile sont en prépayés. Ce qui signifie que 80% utilisent des téléphones à moins de 100 dollars. Les 20% restant sont se permettent des Smartphones à plus de 100 dollars. L’entrée de gamme domine donc largement. L’évolution des Tablettes suivra, je pense, le courant international. D’ici 2015, et avec le développement des offres en Cloud Computing, les utilisateurs passeront naturellement du PC portable à la Tablette de manière spontanée, comme ce fut le cas pour le passage du PC classique au PC Portable. INTERVIEW 13 PhotosTICMagazine(A.Alaoui) En bref  Directeur général de Data Plus Group, depuis sa création en 1999  Président du CJD Casablanca pour l’exer- cice 2011-2013  Président de la Commission Export au sein de l’APEBI
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    N°6 Janvier -Mars 2013 ’adoption des Smartphones et des services mobiles continue de croî- tre. Le contenu et les services mo- biles, avec non seulement la possibi- lité de se connecter à Internet mais aussi l’usage de contenu de plus en plus riche en vidéo, deviennent la principale valeur ajoutée de la mobilité. Par conséquent, les opérateurs mobiles doivent trouver un modèle qui répond aux besoins des abon- nés en termes de connectivité et qui ferait de sorte à ce qu’ils ne paient que ce qu’ils consomment indépendamment de la ma- nière dont ils le consomment. Cette ap- proche a des répercussions considérables, d’une part, sur les ressources et les infras- tructures actuelles des réseaux, mais aus- si sur les revenus des opérateurs mobiles puisque plus la demande augmente, plus leurs «revenus par bit» risquent de dimi- nuer. En disposant de la technologie et de l’architecture réseau appropriées, les opérateurs mobiles peuvent optimiser les ressources, réduire les coûts d’exploita- tion de leurs réseaux et créer des modèles de gestion plus rentables. « Chez Nokia Sie- mens Networks, nous avons reconcentré notre focus sur les activités autour du développement de la bande passante mobile en nous appuyant sur une vision du monde en 2020 où tout uti- lisateur bénéficierait d’une consommation de 1Gigaoctets de données personnalisées par jour, pour un coût d’environ 1US$ (#1GBper- day$).», confirme Nezha Larhrissi, Head of Market Segments & Strategic Marke- ting Middle East & Africa chez Nokia Siemens Networks. Et pour ce faire, un haut niveau d’intelligence doit être inté- gré de bout en bout sur le réseau. En effet, dans la perspective d’offrir une meilleure expérience aux consommateurs, les res- sources réseau doivent être supervisées en temps réel afin de prendre compte des demandes de trafic et de services des usa- gers d’une part, et des ressources dispo- nibles afin d’y répondre, d’autre part. Le réseau serait ainsi capable d’identifier la provenance des demandes et d’utiliser les fonctions de gestion du trafic et du conte- nu afin de s’adapter et de répondre aux fluctuations du trafic. Augmentez la capacité du réseau dyna- miquement avec Liquid Net La suite logicielle Liquid Radio WCD- MA permet d’accroitre les performances des réseaux WCDMA existants. S’ap- puyant sur les capacités de l’architecture Liquid Net, cette suite de pointe com- bine trois fonctionnalités puissantes et complémentaires permettant d’exploiter toutes les ressources du réseau, accélérer le téléchargement des données et tirer le meilleur profit des capacités des Smart- phones. Ces fonctionnalités permettent aux opérateurs d’améliorer la satisfaction des clients et de les fidéliser, garantir une disponibilité accrue de la 3G tout en aug- mentant le chiffre d’affaires associé. En proposant du contenu sur mesure, grâce à un package unique de solutions intégrées de gestion intelligente de la bande pas- sante, les opérateurs peuvent offrir une meilleure qualité de services aux abonnés, où qu’ils se trouvent et quels que soient leurs besoins; ce qui constitue un élément de différenciation entre opérateurs. Gagnez avec l’Expérience Client Un autre élément clé de différenciation entre opérateurs et qui est aussi lié à la bande passante réside dans la gestion de l’expérience client, bien plus que le ser- vice client. Il s’agit de l’un des principaux facteurs de différenciation pouvant être assuré par le déploiement de technolo- gies appropriées. Il est en effet essentiel de fidéliser ses abonnés en plaçant l’expé- rience client au centre du processus tout en créant de nouvelles sources de revenu. A cet effet, Nokia Siemens Networks of- fre deux solutions basées sur la techno- logie CEM (Customer Experience Ma- nagement) et qui permettent d’améliorer l’expérience utilisateur en renforçant l’efficacité et l’optimisation du réseau. La solution CEM for Liquid Net est une nouvelle approche de NSN qui permet de fournir des informations détaillées sur l’expérience client et de transformer ces inputs en projets spécifiques d’inves- tissement et d’optimisation du réseau. L’objectif étant de planifier et de mettre LEADERS L Comment gérer l’explosion de trafic de données tout en restant profitables? Opérateurs mobiles L’essor mondial des Smartphones et des applications, l’adoption de plus en plus large du Cloud ainsi que le besoin grandissant de mobilité entraînent une véritable explosion des besoins de bande passante mobile, tant dans les marchés développés qu’émergents. Comment les opérateurs mobiles peuvent- ils répondre au dilemme d’offrir aux utilisateurs les débits qu’ils veulent tout en restant profitables? Esquisse de réponse avec les solutions proposées par Nokia Siemens Networks. 14 CEM: la technologie NSN au service de l’Usager
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    N°6 Janvier -Mars 2013 15 en œuvre les investissements de manière proactive afin d’optimiser à la fois l’ex- périence client et le retour sur investisse- ment. Ainsi, les opérateurs sont à même de dé- terminer, avec précision, les performan- ces du réseau (où et quand). CEM for Liquid Net permet d’adresser des problé- matiques telles que l’affaiblissement du débit ou encore la détérioration des per- formances des liaisons réseau résultant de l’encombrement du réseau mobile. Cette approche étend les modèles tradi- tionnels de gestion et d’exploitation des réseaux mobiles en reliant les revenus et l’expérience client à la performance du réseau. Par ailleurs, NSN dispose d’une offre de contenu et de services intitulé «CEM on Demand» et qui permet de priori- ser les opérations réseau, cibler les inves- tissements et améliorer le support client. Les opérateurs peuvent ainsi identifier les problèmes réseau en quelques secondes et évaluer la perception du client des problè- mes rencontrés. Les opérateurs dispose- raient donc d’une vision commune de la satisfaction client et des performances ré- seau ; ce qui leur permet de prioriser, plus facilement, les améliorations à apporter, fonction des impacts business à considé- rer. Nokia Siemens Networks a également sorti sa solution de gestion des services (Service Operations and Management, SOM) ainsi que le premier centre de ges- tion de capacité des services (Service Ma- nagement Capability Center, SMCC) à même d’aider les opérateurs à offrir des services mobiles d’excellence. Cette offre de services et de logiciels permet de gérer tout le cycle de vie des services mobiles of- ferts par les opérateurs télécoms. En effet, la solution SOM combine les données de performance du service et des fonctions opérationnelles qui permettent de gérer les services mobiles et de résoudre les problè- mes liés à la qualité de service (QoS) avant que les abonnés n’en subissent les consé- quences. Ces éléments associés contri- buent à réduire l’écart entre l’exploitation du réseau et le provisioning de service per- mettant aux opérateurs de fournir à leurs abonnés, une meilleure QoS. Changez le jeu avec le modèle de délivrance du contenu La solution Intelligent Broadband Ma- nagement de NSN permet d’affecter les ressources réseau de bout en bout, de fa- çon intelligente, et d’adapter le contenu afin de fournir des services aux abonnés, de la manière la plus efficace et la plus rentable possible. Cette optimisation de la bande passante entièrement automa- tisée et auto-adaptable assure une expé- rience client optimale. Cette technologie s’exécute en quelques millisecondes pour répondre aux besoins individuels des abonnés - la capacité réseau pouvant être répartie pour assurer le débit et priorise les besoins des utilisateurs et/ou applica- tions. Le cœur de réseau met en œuvre le contrôle des politiques pour assurer la différenciation de QoS, qui est ensuite appliquée de bout en bout, du cœur de ré- seau au terminal du client en passant par le réseau d’accès sans fil. Il existe également d’autres technolo- gies permettant aux opérateurs mobiles d’améliorer l’efficacité de leurs réseaux et de réduire leurs coûts d’exploitation. Il s’agit notamment de la technologie d’op- timisation des réseaux, CDN (Content Delivery Network) qui permet de réduire la quantité de données envoyées du cœur au réseau d’accès mobile pour des servi- ces tels que la navigation Internet ou la diffusion vidéo en continu. Cela libère les ressources réseau afin de servir da- vantage d’abonnés et de fournir plus de contenus et de services. Ainsi, le contenu peut être mis en cache dans plusieurs em- placements réseau pour le délivrer plus rapidement. Cette mise en cache réduit également le trafic réseau car le contenu ne doit être fourni qu’une fois. La mise en cache et l’optimisation du contenu ren- forcent l’efficacité des ressources réseau, ce qui permet aux opérateurs de gérer un surplus de trafic pouvant atteindre 35 % à travers leur réseau existant. Par ailleurs, les produits et services «peti- tes cellules» (Small Cells) permettent éga- lement d’améliorer l’efficacité du réseau en vue de réduire les coûts d’exploitation. Ces packages offrent la combinaison la plus rentable des cellules macro et micro du réseau (Macro & Small Cells) afin d’offrir la meilleure couverture possible et accroître la capacité des réseaux. Cette solution améliore considérablement l’ex- périence client et assure aux opérateurs de réseau mobile un retour sur investisse- ment optimal. Il ne fait aucun doute que le modèle d’utilisation de la bande passante mobile est en pleine mutation, dans un marché aujourd’hui plus que jamais dicté par la demande des utilisateurs. Et ce qu’ils de- mandent, c’est un accès à bas coût à la bande passante mobile qui leur permet- tra de bénéficier de tout le potentiel et de toutes les fonctionnalités qu’offre la vraie mobilité. Pour ce faire, et grâce aux so- lutions et technologies de Nokia Siemens Networks, les opérateurs mobiles pour- ront optimiser leurs investissements vi- sant à améliorer l’expérience client et mo- nétiser les capacités réseaux, relativement aux contenus et services. Reste cependant à planifier les mises à niveau adéquates des réseaux, en accord avec cette évolu- tion, s’ils veulent rester concurrentiels dans les trois à cinq prochaines années.  Nezha Larhrissi Head of Market Segments & Strategic Marketing Middle East & Africa Nokia Siemens Networks
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    N°6 Janvier -Mars 2013 18 ENQUETE a virtualisation a été introduite par IBM il y a plus de 40 ans dans une visée de partitionner logique- ment des mainframes en plusieurs instances virtuelles. L’objectif fut de partitionner, pour la première fois, une vaste gamme de matériel mainframe consommant beaucoup de ressources afin d’optimiser leur utilisation. Des années plus tard, la technologie a muri. En effet, la virtualisation a connu des prouesses remarquables et s’est déve- loppée pour atteindre divers domaines du SI (bureautique, réseaux, bases de données, sécurité, applications, etc.). Cependant, les investissements ont tou- jours du mal à se débloquer, certaines mentalités aussi. Management des datacenters : un Défi de taille pour le DSI Un des défis majeurs des IT Managers concerne la gestion des coûts globaux des infrastructures IT qui ne cessent d’accroître. Ceci concerne aussi bien les coûts opérationnels relatifs à l’exploita- tion et à la prise en charge des infras- tructures physiques, que tous les autres coûts afférents (consommation électri- que, refroidissement, etc.). Par ailleurs, les DSI subissent les lourdeurs des data- centers en matière d’infrastructures qui se multiplient sans cesse. Et pour cause, les précautions de dimensionnement et de sécurité (disponibilité et protection contre les vulnérabilités) prises par les administrateurs qui préfèrent allouer des environnements propres à chacun des environnements applicatifs pour éviter que les uns n’affectent la dispo- nibilité des autres. Et pourtant, l’utilisa- tion des puissances disponibles n’atteint même pas, en général, la moitié des ca- pacités offertes. D’autre part, compte tenu de la com- plexitégrandissantedesenvironnements IT, exigeant un haut niveau d’expertise, le besoin de formation et de spécialisa- tion des administrateurs se fait de plus en plus sentir, ce qui impacte négative- ment les coûts de gestion informatique. Pire encore, certaines entreprises ont be- soin de personnel supplémentaire pour exécuter des tâches spécifiques de main- tenance et de tunning, ce qui implique la hausse des charges de gestion IT. La continuité d’activité constitue tout aussi un véritable défi des IT managers autant en termes de gestion de la dis- ponibilité des applications essentielles et des postes de travail critiques, qu’en termes de gestion des interruptions du service IT et de reprise de l’activité en cas de sinistre majeur. L’impact envi- ronnemental n’étant surtout pas à né- gliger, les DSI doivent aussi surveiller leurs émissions de CO2 afin de les ré- duire. Ceci passerait par la réduction de la consommation électrique, la ré- duction du dégagement calorifique ainsi que la réduction du nombre des composantes physiques du SI. La ges- tion et le contrôle des environnements de postes de travail viennent également compliquer la tâche aux DSI, autant en termes financiers qu’en termes techni- ques. La mise en application des règles de gestion, d’accès et de sécurité, sans incidence sur les capacités de travail des utilisateurs s’avèrent en effet, assez coû- teuse et surtout complexe. Devant de tels tracas, les DSI se doivent de trouver une solution radicale à tou- tes leurs problématiques. Et parmi les solutions, qui permettent en effet de ré- duire les investissements et d’optimiser les coûts d’exploitation tout en limitant l 16 To be or not to be Virtualisation SI Réalisé par S. Zinnid Bien plus qu’un simple effet de mode, la virtualisation des systèmes d’information constitue l’une des alternatives technologiques plausibles des DSI. Et malgré ses apports tangibles, de nombreux managers ne sont toujours pas prêts à franchir le pas. Ils préfèrent garder leur vieux mode de gouvernance basé sur la propriété des actifs informatiques (postes de travail, serveurs, réseaux, stockage applications, etc.). Au Maroc, parmi les entreprises qui ont franchi le pas : la Coopérative Agricole, COPAG. ENQUETE C L O U DSPECIAL
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    N°6 Janvier -Mars 2013 la perte de revenus, la virtualisation de tout ou de partie de leur système d’in- formation en est une. Et la crédiblilté? La virtualisation permet d’exécuter plu- sieurs environnements virtuels (Virtual Machine, VM) qui partagent les res- sources (RAM, CPU, Réseau, Stockage, périphériques ...) d’une même machine physique. Entièrement composée de logiciels et ne comportant aucun com- posant matériel, une VM est assimilée à un conteneur fermement isolé, capa- ble d’exécuter ses propres OS et appli- cations au même titre qu’une machine physique. Plusieurs VM peuvent donc exécuter des systèmes d’exploitation différents (VOS, Virtual Operation Sys- tem) et plusieurs applications (métiers, ERP, bureautiques, …) sur un même pool de machines physiques. L’allo- cation des ressources se fera alors de manière dynamique de sorte à répon- dre aux besoins pressants des applica- tions en temps voulu. Ceci permet de dissocier l’environnement applicatif de l’infrastructure matérielle sous-jacente (serveurs, stockage, réseaux, …) et ce, pour une efficacité optimale, une dis- ponibilité accrue ainsi qu’une flexibilité maximale. Plus en détail, la virtualisation se base sur un gestionnaire multiplateforme (Hyperviseurs) qui permet de gérer à la fois, plusieurs VM hétérogènes tournant sur le même socle physique. Il s’agit d’une couche essentielle qui représente pour la machine virtuelle ce que repré- sente l’OS pour une machine physique, à une différence près, c’est que le 1er peut en envelopper plusieurs à la fois en dialoguant entre l’OS et la couche phy- sique. Les hyperviseurs permettent donc de gérer l’interaction entre les couches OS/ APP et les composants internes et péri- phériques physiques. Ils peuvent être de type natif (bare-metal) à même de de charger les VM et de gérer directement l’interaction entre ces dernières et les composants internes et périphériques de la machine physique qui les héberge. Recommandé pour des environnements de production, ce type d’hyperviseurs offre de grandes performances, une im- portante capacité de gestion des com- posants matériels/virtuels ainsi qu’une multitude de fonctionnalités (load-ba- lancing, …). Il existe également un autre type d’hy- perviseurs (Type 2), permettant de char- ger les VM et de gérer indirectement l’interaction entre ces dernières et les composants matériels de la machine physique qui les héberge, en passant par la couche OS existante (hôte). Dans ce cas-ci, la VM se comporterait comme si elle tournait directement sur une machine physique, mais les utilisa- teurs hériteraient de moins de perfor- mance ainsi qu’une capacité limitée de gestion des composants matériels/vir- tuels (RAM, CPU, Stockage, Réseau) que dans le premier cas, ce qui limite l’usage ce type d’hyperviseurs pour des usages de tests & de développements. Un réconfort aux DSI Les environnements virtualisés per- mettent de simplifier l’exploitation et d’optimiser l’utilisation des ressources informatiques. Ceci se traduit par une amélioration de l’exploitabilité des in- frastructures IT pouvant s’expliquer par la réduction des coûts et l’améliora- tion de l’efficacité et des performances du SI. La consolidation des ressources offre également plus de flexibilité ainsi qu’une meilleure rentabilisation des actifs. Ceci va de pair avec l’efficacité énergétique qui s’améliore considéra- blement, compte tenu de la diminution des besoins électriques et de refroidis- sement. Le tout, pour moins de tâches d’administration et moins d’investisse- ments dans la maintenance des infras- tructures. La virtualisation permet aussi de ré- duire les délais de déploiement de nou- veaux environnements et de lancement de nouveaux services, gage de réactivité de la DSI par rapport aux besoins mé- tiers et de respect des niveaux de service SLA (SI, applications, Infrastructures, etc.). Ceci permet en effet d’accélérer la fourniture des services IT et d’amé- liorer l’efficacité opérationnelle des équipes tout en minimisant les risques opérationnels résultants des erreurs hu- maines. A ce propos, Habib Ait Hida, DSI de COPAG Maroc précise que «La virtualisation a été pour nous un choix stratégique qui nous a permis plus d’agilité dans la fourniture des services IT et qui nous permettra sans doute de mieux nous adapter aux demandes immédiates et futures de nos activités métier avec une qualité et un niveau de service très satisfaisant». Par ailleurs, les environnements vir- tualisés permettent de garantir une dis- ponibilité accrue grâce à la flexibilité qu’ils offrent et en raison du bascule- ment des VM d’un serveur physique in- disponible vers un autre, dans un délai raisonnable. Ils permettent également d’optimiser les processus de reprise et de continuité d’activité, même dans des configurations distribuées, en facilitant les opérations de sauvegarde (Snapshot) et de restauration des VM qui consom- ment certes beaucoup de stockage, mais qui peuvent s’avérer fort utiles lors de sinistres majeurs pouvant impacter le business. En matière de durcissement des proces- sus de sécurité IT, les environnements virtuels offrent un cloisonnement ainsi qu’une isolation logique des VM et des Virtualisation Il est nécessaire d’évaluer les TCO actuel & futur (après virtualisation) ainsi que le ROI avant de s’investir en temps et en ressources dans un projet de virtualisation. 17
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    N°6 Janvier -Mars 2013 données pouvant être stockés sur des baies indépendantes. La virtualisation permet aussi de dissocier les environ- nements de travail (production, recette, développement, tests, …) et les sites physiques de production étant donné que les interventions sur les serveurs physiques sont mineures et les accès physiques passent par le biais de conso- les de management dédiées. D’autre part, les VM servent aussi d’environnements de tests, de déve- loppement et de recettes, tout à fait indépendants des environnements de production, fortement sollicités par les métiers. A ce titre, les développeurs peuvent faire appel aux fonctions d’en- registrement (Record) pour rejouer (Play) des séquences spécifiques d’exé- cution de leurs programmes et ce, pour débugger leurs codes. Les postes de travail sont autant concer- nés par cette mutation. Les DSI peu- vent en effet capitaliser sur des machi- nes virtuelles offrant de nombreuses possibilités (OS+APP), permettant d’outrepasser les problèmes d’incom- patibilité applicative, le maintien en vie des vieilles applications et technologies ou encore les conflits entre applications, notamment lors des migrations des OS, de montée de version. Ceci passe par les quatre caractéristiques qui favorisent le rôle des VM et qui sont la compatibilité, l’isolation, l’encapsulation et l’indépen- dance. Go, No Go? Bien que les mentalités semblent évo- luer et que les DG sortent petit à petit de leur immobilisme exigeant entre autres, la réduction des coûts, l’optimisation de la productivité et l’amélioration de la relation client, la virtualisation tarde à se répandre dans les DSI. Ce ne fut pas le cas pour COPAG qui, pour répondre à plusieurs enjeux a choisi la virtualisa- tion. Pour Habib Ait Hida «l’évolution de l’activité de COPAG et sa croissance re- présentent pour nous des défis permanents à surmonter sur tous les plans. Répondre, mais aussi anticiper les besoins de la coopérative en terme de capacité, fiabilité, sécurité et dis- ponibilité, et choisir les solutions cohérentes, optimales et adaptées au contexte particulier de COPAG, est un réel chalenge pour notre équipe». Par ailleurs, s’il est certain que la virtualisation apporte de nombreux avantages en matière d’économie des coûts, d’amélioration des performances, de sécurité et d’efficacité énergétique, de nombreux managers restent encore craintifs compte tenu du modèle tradi- tionnel de gouvernance qui règne dans de nombreux environnements IT et qui ne permet pas d’apprécier à sa juste va- leur, l’intérêt du partage des ressources entre différentes composantes du SI. Cette crainte se traduit en pratique par la nature des serveurs virtualisés et qui concernent plus particulièrement des environnements de développements, de tests, de recettes, ou, au mieux, à quel- ques applications de production non critiques. Au Maroc, la situation est bien meilleu- re, d’après Habib Ait Hida. Selon lui, «la virtualisation est inscrite aujourd’hui dans presque tous les Schémas Directeurs SI des grandes entreprises marocaines, non seulement pour suivre les évolutions tech- nologiques, mais aussi pour profiter pleine- ment de ses avantages en termes de retour sur investissement et de coût de possession. Il poursuit «COPAG, comme toute autre «entreprise» compétitive, est soucieuse d’op- timiser tous ses processus métiers et support pour un meilleur rendement. Et dans ce sens, nous avons jugé opportun d’être précurseur dans ce domaine et de moderniser notre Da- tacenter». Bien plus que de simples craintes, cer- tains managers abordent la virtualisa- tion avec des objectifs nuancées par des risques qui touchent à toutes les briques du SI, notamment humains (craintes des risques cachés, réticence au chan- gement, méconnaissance du concept, nécessité de montée en compétence), financiers (évaluation des TCO, gestion des investissements et estimation des ROI) et techniques (complexité du SI, perte de maîtrise, altération des perfor- mances, affaiblissement du niveau de sécurité, …). A ce propos, M. Ait Hida précise que «le retour sur investissement est réellement considérable. Je ne parlerai pas de la trentaine de serveurs aujourd’hui virtuali- sés et de la réduction de notre facture d’élec- tricité sur notre coût de possession entant que DSI. Mais je parlerai plutôt des centaines de serveurs que je pourrais héberger dans mon Datacenter sans avoir recours au départe- ment achat». Pour combler ces réticences, les nou- velles approches de gestion dynamique de la charge favorisent l’adoption de la virtualisation plutôt qu’attiser les peurs. Ainsi, au lieu d’hériter d’une infrastruc- ture jamais pleinement utilisée et qui supporterait des pics d’utilisation im- probables, la virtualisation permet de déployer de nouvelles machines virtuel- les lorsque les sollicitations augmentent puis de les «arrêter» lorsqu’elles ne sont plus nécessaires, laissant les ressources disponibles pour d’autres applications. Les arguments économiques sont tout autant discutables. Si les serveurs sont utilisés à un pourcentage près de leurs capacités, c’est une grande différence qui reste superflue et donc, c’est un manque à gagner non négligeable, pour plus de pertes (énergie, maintenance, exploitation, etc.). A ce titre, Habib Ait Hida réplique que, pour COPAG, la « décision de franchir le pas dans la virtualisation était motivée par la grande stabilité des infrastructures ser- veur/stockage Dell et des solutions Microsoft ainsi qu’aux avantages inhérents de ces tech- nologies que nous avons bien entendu mi- nutieusement étudiées avec notre partenaire Intégrateur NVIT (New Vision Information Technologies)». En termes techniques, il n’est pas difficile d’identifier les applica- tions qui fonctionneraient mieux dans un mode virtualisé. ENQUETE données pouvant être stockés sur des surmonter sur tous les plans. Répondre, mais La virtualisation ne peut assurer, à elle seule, la sécurité intégrale du SI étant donné que la définition des règles et des politiques à mettre en place dépend généralement des orientations stratégiques de l’entreprise. 18 ENQUETE C L O U DSPECIAL Mutation des Datacenters classiques vers le Cloud privé en transitant par une phase essentielle de virtualisation
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    N°6 Janvier -Mars 2013 Optimisez vos données avec les solutions de stockage Dell PowerVault™ Vos données : où il faut, au moment où il faut et au juste prix. Quels que soient les besoins de votre entreprise, trouvez la solution qui vous convient parmi les produits de stockage Dell, leader du marché. © 2012 Produits Dell. Dell, le logo Dell, Compellent, EqualLogic et PowerVault sont des marques ou des marques déposées de Dell Inc. aux États-Unis et dans d’autres pays. Tous droits réservés. Dell renonce à tout droit de propriété sur les marques et noms de produits autres que les siens. Dell Corporation Ltd, Dell House, The Boulevard, Cain Road, Bracknell, Berkshire, RG12 1LF, Royaume-Uni. Solutions de stockage Dell™ Efficaces, flexibles et intelligentes EqualLogic™ Compellent™ Visitez le site www.yourdellsolution.com/ma/storage
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    N°6 Janvier -Mars 2013 Virtualisation La nature et le volume du transfert de données des applications fournissent des indications en ces termes. A titre d’exemple, les applications gourmandes en puissance de calcul et en mémoire s’avèrent de mauvaises candidates pour la virtualisation. Par conséquent, une virtualisation générale peut mener à des problèmes sérieux en ce qui concerne le respect des qualités de service. Quelles perspectives ? Les avantages de la virtualisation se démarquent incontestablement, offrant aux DSI des solutions concrètes aux problèmes de gestion des infrastruc- tures sous-utilisées et des applications souffrant des limites imposées par les serveurs physiques. Et à mesure que les DSI deviendront plus expérimentées dans l’automatisation, la gestion et la sécurisation des environnements vir- tuels, ils seront à même de provisionner des puissances de calcul, à la demande, dans une logique de repenser toute l’or- ganisation IT afin de proposer aux mé- tiers, un catalogue global des services à la demande. Il s’agit concrètement de créer un «Cloud interne» flexible et éco- nomique : le Cloud privé. Ainsi, il sera inutile d’affecter des res- sources en permanence (serveurs, pé- riphériques de stockage, de bande pas- sante réseau, …) à chaque application. Toutes les ressources disponibles dans le Cloud seront plutôt allouées dynami- quement au moment et au niveau requis et les applications prioritaires dispose- ront des ressources requises, offrant ain- si la flexibilité, la disponibilité et l’évo- lutivité exigées par les utilisateurs pour un fonctionnement fluide et normal. Cette orientation est justifiée autant par des raisons de délais que des raisons fi- nancières. En effet, il est question de ré- duire les délais de livraison des services à l’échelle de la journée, voire de l’heu- re. Le Cloud privé permet également de réduire les coûts et d’optimiser l’orga- nisation interne de l’entreprise grâce à la standardisation, l’industrialisation et l’optimisation du taux d’utilisation des ressources tout en améliorant la gestion des contrats et le pilotage des activités. Tout cela devra surtout s’armer par une volonté et un changement de mentalité des managers qui pensent que le Cloud est synonyme du «No hardware, No software, No job», alors que les bénéfices pour l’entreprise ne manquent pas, no- tamment, la simplification et l’optimi- sation des infrastructures, la réduction des coûts, l’alignement aux enjeux des métiers, la flexibilité et l’agilité accrues, etc. Malgré toutes les craintes et les réticen- ces qui peuvent exister, la virtualisation présente aujourd’hui un avantage éco- nomique important, grâce au partage et à la mutualisation des ressources physi- ques qu’elle permet. Or, la multiplicité des infrastructures virtuelles impose un projet de virtualisation adapté et pensé correctement. Et pour réussir ce projet, il faut fixer des objectifs clairs, cibler les serveurs et les applications à partir d’un état des lieux des parcs matériels et applicatifs, évaluer les gains et adapter l’exploi- tation. En conséquence, la nécessité d’une étude de rentabilités économi- que et qualitative des solutions et des besoins. Dans tous les cas, il est tou- jours possible d’aborder la virtualisa- tion par étape en commençant par la virtualisation applicative sans impact important sur la suite.  La nature et le volume du transfert de sante réseau, …) à chaque application. ENQUETE 20 ENQUETE C L O U DSPECIAL Les quatre caractéristiques qui favorisent le rôle des VM
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    N°6 Janvier -Mars 2013N°6 Janvier - Mars 2013 ENQUETE Pourquoi COPAG s’est-elle orientée vers une solution de virtualisation ? Le projet dans sa globalité s’inscrit dans une dynamique de transforma- tion initiée par la Direction Géné- rale et le Conseil d’Administration et qui englobe tous les processus la COPAG. La tendance de COPAG vers une entreprise de plus en plus numéri- que et l’ouverture de notre président sur les nouvelles technologies nous ont permis de franchir et sans hé- sitation, le pas et d’initier ce projet ambitieux sur tous les plans (ROI, Green IT, Modernisation des infras- tructures IT, réduction des coûts de possession TCO,…) Les objectifs étant la mise en place d’une plate-forme solide évolutive et dynamique qui permet la maitrise et la réduction des coûts d’exploitation et qui assure la haute disponibilité pour nos solutions critiques et ren- force notre plan de continuité d’ac- tivité (PCA). Nous avons travaillé en étroite collaboration avec nos partenaires (Intégrateur, Construc- teur et Editeurs logiciel) sur des so- lutions technologiques adaptées qui permettent d’atteindre ces objectifs, et avons initié suffisamment de tests pour déduire que la virtualisation est une technologie qui a atteint aujourd’hui un niveau de maturité suffisant pour répondre à nos be- soins. Quel est le ROI escompté ? Comme vous le savez, la DSI est un processus de support transverse à tous les processus métiers de la CO- PAG et la demande en termes de services SI est en forte croissance. Notre objectif au premier abord est de réduire notre budget d’achat de serveurs pour les cinq ou six pro- chaines années. Ensuite lancer la virtualisation des postes de travail qui nous permettra d’acquérir des terminaux beaucoup moins chère que les postes de bureau actuels avec une consommation d’électricité beaucoup plus réduite. Enfin, le retour sur investisse- ment pourra être cal- culé à la base du risque de perte de données ou d’arrêt de services (l’ac- cès aux solutions Métiers ERP de la COPAG) en cas de panne physique des serveurs et relativement aux coûts que cela pourrait générer comme perte pour notre coopérative. Comment est-ce que le président de la COPAG a été convaincu d’une telle orientation ? Je ne dirai pas seulement qu’il a était convaincu par cette orientation, mais qu’il était l’initiateur et le spon- sor principal de ce projet. M. Mou- lay M’hamed Loultiti est, depuis la création de la COPAG, précurseur dans l’innovation et la modernisa- tion de la Coopérative pour en faire une «entreprise» compétitive. Quelle a été la dimension du projet en termes d’environnements, de plateformes, d’utilisateurs et de budgets ? Je ne parlerai pas du budget qui a était alloué à ce projet, mais j’es- time que la COPAG n’as pas lésiné sur les moyens pour un Datacenter digne du nom, avec une capacité de stockage de 50 To, qui héberge aujourd’hui plus de 30 serveurs vir- tuels et qui pourra être étendu pour héberger facilement plus de 200 Ser- veurs virtuels et 160 postes de tra- vails en VDI Quelles furent les difficultés qui ont été rencontrées au cours du projet d’implémentation ? Aucune, (Rire). En effet, les élé- ments les plus importants dans ce genre de projet sont la conception et le dimensionnement de l’infrastruc- ture de virtualisation cible. C’est-à- dire, prévoir la capacité nécessaire pour héberger l’infrastructure exis- tante à travers la migration (P2V) pour ensuite prévoir son évolution dans les cinq ou six années à venir afin de pérenniser l’investissement. Et, dans ce sens, nous étions accom- pagnés à la hauteur de nos exigences par nos partenaires NVIT et DELL dans la mesure des capacités (Capa- city Planning) et dans le choix des solutions les plus adaptées à notre architecture système et réseau. Y a –t-il eu des premiers résultats de migration d’environnements ? Bien entendu, nous commençons à cueillir les fruits de notre projet. Aujourd’hui, nous avons une infras- tructure totalement redondante et hautement disponible. Nous avons une capacité de reprise d’activité à la hauteur des exigences en terme niveau de services SLA souhaitées par les différents processus métiers. Nous sommes aujourd’hui en pha- se pour entamer notre réduction de consommation énergétique (Vir- tualisation des postes de travail/ VDI et des serveurs) et commencer le challenge en matière de Green IT. Enfin, notre Private Cloud est totalement prêt pour créer et gérer des machines virtuelles à la volée, en quelques clics et même ewn li- bre-service pour chacun de nos départements.  une consommation d’électricité beaucoup plus réduite. Enfin, le retour sur investisse- ment pourra être cal- culé à la base du risque de perte de données ou d’arrêt de services (l’ac- cès aux solutions Métiers ERP de la COPAG) en cas de panne physique des serveurs et relativement aux coûts que cela pourrait générer comme perte pour Comment est-ce que le dire, prévoir la capacité nécessaire Habib Ait Hida DSI de Copag Maroc Virtualisation 21
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    N°6 Janvier -Mars 2013 Business ’adoption de la virtualisation ap- porte d’importants changements aux Datacenters, ce qui représente de nouveaux défis pour l’infras- tructure d’alimentation et de refroidisse- ment, avec des implications à la fois en matière d’efficacité et de rendement. En effet, bien qu’une mise à niveau des sys- tèmes d’alimentation et de refroidisse- ment ne soit pas nécessairement requise, et au-delà des inquiétudes légitimes par rapport à la disponibilité de son infras- tructure et donc, de son Datacenter et de son SI, les principaux avantages des en- vironnements virtualisés seront obtenus avec une alimentation et un refroidisse- ment qui permettraient d’anticiper 4 pro- blèmes potentiels. Il s’agit d’abord du problème lié à l’aug- mentation des densités de puissance étant donné que les zones à haute den- sité d’énergie posent des problèmes en termes d’évacuation de chaleur. En effet, dans des environnements virtualisés, les serveurs sont fréquemment regroupés, ce qui peut créer des «points chauds» au ni- veau du Datacenter. Le cumul de toutes ces densités peut dépasser, en magnitu- de, celle d’un Datacenter non virtualisé classique. Dans cette situation, il serait nécessaire de séparer les équipements «haute densité» des autres équipements à moindre densité et ce, en les plaçant dans des racks ou des rangées spécifiques de sorte à garantir une meilleure répartition de densité au niveau de tous les racks du Datacenter. Parallèlement aux augmentations des densités, la virtualisation permet une ges- tion dynamique des applications (démar- rage, arrêts, déplacement, etc.), entraî- nant parfois des charges évoluant dans le temps et dans l’espace du Datacenter, ce qui accroitrait les risques de pannes ac- crus. A ce titre, un Datacenter virtualisé a tendance à subir des variations de char- ge plus importantes, nécessitant l’utili- sation d’outils de gestion prédictive du Datacenter, en temps réel, qui interagis- sent avec les gestionnaires des machines virtuelles afin de garantir une adaptation efficace de la capacité d’alimentation et de refroidissement en fonction des char- ges dynamiques. Il existe par ailleurs, un autre problème concernant l’affaiblissement de l’effi- cacité énergétique pouvant avoir lieu au cas où l’infrastructure d’alimenta- tion et de refroidissement n’évolue pas, compte tenu de la baisse significative de la consommation d’énergie des serveurs due à la virtualisation. Un dernier pro- blème, tout aussi important, concerne les niveaux de redondance superflus dus essentiellement au haut niveau de tolé- rance aux pannes IT que connaissent les Datacenters virtualisés et qui favorisent la baisse des besoins en matière de redon- dance des infrastructures d’alimentation et de refroidissement. Pour anticiper donc tous ces problèmes, il est recommandé d’adopter des solutions évolutives d’alimentation et de refroidis- sement permettant de réduire considéra- blement ces pertes en «optimisant la capa- cité» par rapport à la nouvelle charge. Des solutions à la portée En raison de la charge dynamique des serveurs, le profil thermique du Data- center peut évoluer sans que les varia- tions ne soient détectées. Pour y remé- dier, il existe des systèmes qui permettent de détecter ces variations et d’adapter automatiquement le refroidissement aux densités d’alimentation variables, en ter- mes d’emplacement et de quantité. Ain- si, des unités de refroidissement situées à l’intérieur des rangées, et équipées pour détecter et répondre aux variations de température permettraient d’obtenir des circuits d’airs courts entre le refroidisse- ment et la charge garantissant une répon- se dynamique aux variations de charge ainsi qu’un refroidissement prévisible et rentable. Le refroidissement en rangée, à savoir la localisation d’un refroidissement ciblé proche des charges, permet effectivement Optimisez vos environnements virtualisés Datacenter: alimentation, refroidissement et capacité accrus Au-delà des atouts indéniables de la virtualisation, d’autres avantages substantiels peuvent être tirés de l’optimisation des infrastructures physiques qui composent le Datacenter. Il s’agit particulièrement du dimensionnement adapté de l’alimentation et du refroidissement ainsi que la gestion de la capacité en temps réel ; des éléments cruciaux qui permettent de tirer profit du potentiel des environnements virtualisés.Eclairage. Un circuit d’air court entre le refroidissement et la charge permet d’obtenir un grand nombre d’avantages en termes de rentabilité et de disponibilité : • Brassage réduit de l’air de retour chaud avec l’alimentation en air froid. • Température de retour accrue (augmente le débit du transfert de chaleur au serpentin). • Refroidissement ciblé pouvant répondre à des besoins localisés. • Conservation de la puissance de ventilation. • Réduction – et souvent élimination – du besoin de compenser l’humidification (pour remplacer la condensation formée sur un serpentin trop froid du fait d’un point de consigne trop faible). L Cet article vous est offert par: 22 BusinessBusiness Datacenter: alimentation, refroidissement et capacité accrus Business Datacenter: alimentation, refroidissement et capacité accrus C L O U DSPECIAL
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    N°6 Janvier -Mars 2013 23 d’augmenter le rendement en apportant unrefroidissementuniquementoù,quand et dans la quantité nécessaire. Il permet également un déploiement rétroactif de «zones haute densité» dans un Datacenter à faible densité existant. Il s’agit de zones du Datacenter dédiées à la haute densité, équipée d’un refroidissement autonome afin que la zone apparaisse comme «neu- tre» par rapport au reste du Datacenter, ne nécessitant aucun refroidissement autre que le sien, et n’entraînant que peu ou pas de perturbation de la circulation d’air dans le Datacenter. Les avantages d’un refroidissement en rangée par rap- port à un refroidissement par salle ne se limitent pas à ceux d’un refroidissement variable à circuit d’air court. D’autres avantages significatifs sont obtenus du fait que le refroidissement en rangée est modulaire et évolutif, ce qui permet d’augmenter le rendement en déployant une capacité d’alimentation et de refroi- dissement correctement dimensionnée. Faire correspondre l’alimentation et le refroidissement à la charge La réduction de la charge IT, par le biais de la consolidation de serveurs, apporte une nouvelle occasion de tirer profit d’une architecture modulaire et évolutive pour l’alimentation et le refroidissement et qui permettrait de retirer la capacité inutile ou d’en ajouter à mesure de l’évo- lution du Datacenter. Pour cette raison, il est superflu d’exécuter une capacité d’alimentation ou de refroidissement su- périeure à celle nécessaire. Des périphériques d’alimentation et de refroidissement, dont la capacité peut évoluer, réduiront la perte et le gaspillage de l’énergie et augmenteront le rende- ment. Une infrastructure «correctement di- mensionnée» maintient, en effet, la capaci- té à un niveau approprié pour les besoins réels tout en tenant compte des besoins en redondance ou en marges de sécurité. Plus encore, une architecture évolutive facilitera, non seulement, la réduction de la capacité permettant de suivre l’évolu- tion du Datacenter virtualisé, mais aussi une augmentation de cette capacité pour suivre l’expansion de la charge IT. Capacity Management : pour le moni- toring en temps réel du Datacenter La nature dynamique de la virtualisa- tion nécessite des informations précises et exploitables afin de s’assurer, en temps voulu, que l’alimentation et le refroidis- sement suivent un profil de charges fluc- tuant pouvant varier d’un jour à l’autre. Dans ce cadre, la gestion de la capacité (Capacity Management) apporte tous les prérequis (process & outils techniques) nécessaires pour la surveillance et l’ana- lyse en temps réel des trois fonctions es- sentielles du Datacenter (Alimentation, Refroidissement, Espace physique). Ces éléments devant être disponibles pour tout emplacement où un déploiement nouveau ou reconfiguré est envisagé, outre la capacité nécessaire et suffisante pour prendre en charge le déploiement souhaité. Offrant une visibilité continue des capacités au niveau des baies et des serveurs, ces données permettent, en ef- fet, d’identifier les emplacements dispo- nibles pour une ou plusieurs ressources ; les emplacements où la capacité est trop faible et les emplacements où il existe de la capacité inutilisable (non exploitée) pour une ou plusieurs ressources. Un système efficace de gestion de la capacité permet de suivre automatiquement, et de manière intelligente, toutes les capacités en alimentation, refroidissement et es- pace physique au niveau du Datacenter, de la rangée, de la baie et du serveur ; suggérer le meilleur emplacement pour ajouter des équipements ; prédire les ef- fets des changements suggérés et enfin reconnaître les conditions, ou tendances, à temps en vue de prendre des mesures correctives. Une gestion de la capacité prenant en compte les emplacements de serveur et les charges ; la capacité en ali- mentation et refroidissement disponible aux serveurs ; les fluctuations de tem- pérature et la consommation électrique permettra ainsi de protéger le SI contre toutes les indisponibilités pouvant être dues aux coupures localisées d’électricité ou de refroidissement tout en accroissant le rendement du Datacenter par l’opti- misation de l’utilisation des ressources disponibles. Le besoin de gestion de la capacité est encore plus important en cas de chan- gement du nombre de serveurs ; en cas de variation de la densité d’alimentation ; en cas de la migration de charges et/ou en cas des avancées progressives des nou- velles technologies et pression croissante pour conserver l’énergie. Un changement non géré peut aisément mettre en péril la disponibilité du SI, entraver la planifica- tion et gaspiller des ressources. La virtualisation constitue une révolu- tion considérable dans l’évolution des Datacenters. Cependant, le potentiel d’amélioration de ses atouts, en optimi- sant les infrastructures d’alimentation et de refroidissement, reste sous-estimé en termes d’économies possibles. En effet, au-delà des avantages finan- ciers, la gestion d’alimentation et de refroidissement couvre de nombreuses problématiques présentées par la vir- tualisation en termes de fonctionnalités et de disponibilité.  Une gestion efficace de la capacité doit tenir compte de la mécanique et des effets variés du changement et permettre au Datacenter d’utiliser son alimentation, son refroidissement et son espace physique au maximum Exécuter plus d’équipements d’alimentation et de refroidissement que nécessaire revient à consommer de l’énergie inutilement.
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    N°6 Janvier -Mars 2013 TECHNOS 24 une stratégie efficiente pour la DSI Adoption du Cloud lors que les DSI sont soucieux des capacités techniques des solutions Cloud, notamment en matière de stockage, de plates-formes, de services, de sécurité des informations, de portabilité des données, etc., les directions générales s’interrogent sur l’ensemble des opportunités stratégiques que de telles solutions pourraient réellement apporter à l’entreprise, compte tenu des exigences des métiers ainsi que des orientations stratégiques de l’entreprise. A titre d’exemple, qui aurait pu penser qu’un grand transporteur aérien européen migre sa solution de gestion de la relation client vers le Cloud ? Pour lui, cette solution qui fut d’une grande rentabilité, s’est traduite par une augmentation de l’agilité de ses processus de production, et par conséquent, la multiplicité de son offre. Cette amélioration des performances a permis au transporteur de lancer des dizaines, voire même des centaines, de produits par mois, en utilisant les mêmes chaines de productions ou les mêmes unités de service. Cette transformation notable de la réactivité du transporteur par rapport aux besoins pressants et continus de la clientèle, a généré un gain substantiel de nouvelles parts de marché avec une incidence tangible sur le chiffre d’affaires. Pour réussir dans cette voie, certes la direction générale a adopté une approche «magique», mais laquelle ? La réponse est bâtie sur trois axes essentiels à savoir la standardisation, l’élasticité et l’ubiquité. Le Cloud, un nouveau «Business Model» ? Sans aucun doute, le Cloud a remodelé les «business model» de certains secteurs. Ce n’est pas la panacée et, certainement pas, la solution ultime. L’adoption du Cloud par une entreprise ne doit pas avoir comme unique but de mettre en place un environnement adéquat pour que les acteurs au sein des entreprises collaborent davantage et de manière beaucoup plus efficiente. En effet, les entreprises n’ont pas attendu le Cloud pour adopter des mécanismes de collaboration entre des acteurs de la chaîne de création de la valeur. Ce qu’il faut attendre comme apport du Cloud, c’est la fourniture d’une plate-forme commune qui rend agile le partage et l’échange des informations et l’ouverture de l’entreprise sur son écosystème pour plus de réactivité. Si le Cloud présente de nombreuses opportunités pour les entreprises, en contrepartie, il aurait chamboulé la chaine de valeur de ces entreprisesenleurimposantdenouvelles règles de gestion et notamment la mise du métier au centre des préoccupations du management de l’entreprise. Dans cet ordre d’idées, on peut sans doute se demander quelles relations existent entre le cœur du métier de l’entreprise, d’une part, et la DSI, d’autre part ? Et surtout y a-t-il une corrélation entre les deux ? Si c’est le cas, notre DSI jouera-t- elle le même rôle qu’auparavant ? Avant de répondre à cette question, regardons la DSI « Newlook Cloud » et son «New rôle» dans l’entreprise. La vie d’un décideur informatique est une aventure car la demande du métier est chaotique, capricieuse, changeante, fantasque. Et pourtant, il faut la satisfaire et même l’anticiper. Une étude de McKinsey donne le point de vue des décideurs informatiques sur la manière dont l’IT gère les demandes du métier ; le Cloud étantperçucommeunesolutiondechoix. Des études, par ailleurs, montrent que les entreprises sont vulnérables, d’une part, aux attentes très changeantes des clients, d’autre part aux changements significatifs du modèle de gestion des coûts de production informatique. Certains fournisseurs saisissent l’opportunité au vol. C’est le cas des entreprises de télécommunications qui n’hésitent pas à sortir de leur périmètre pour proposer des services Cloud. La bonne nouvelle, c’est que, selon ces études, la pression sur les DSI pour réduire les coûts semble s’apaiser et que les SI semblent devenir autre chose qu’un vulgaire centre de coûts. Toutefois, on s’achemine lentement vers la considération des DSI parmi les acteurs principaux dans la création de valeur pour le métier. Le rôle de la DSI est sans doute bien plus important que ce qu’il était jusqu’aux années 2010. Courant les deux dernières années, son importance a augmenté d’une manière significative par son positionnement A L’adoption du Cloud permet d’optimiser l’utilisation des ressources IT à travers l’externalisation de tout ou d’une partie de son Datacenter, tout en masquant la complexité correspondante. Cependant, une externalisation démesurée peut engendrer des incohérences du SI, voire même donner lieu à de nouvelles interfaces faisant augmenter la complexité du SI et par conséquent, générant des coûts cachés. Comment se préparer pour mieux appréhender cette mutation? Eclairage. que les acteurs au sein des entreprises capricieuse, changeante, fantasque. Et Pressions subies par le SI TECHNOS Adoption du CloudAdoption du Cloud C L O U DSPECIAL Par: Mohssine Abouelyzza, D. Technique Oratech Consulting
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    N°6 Janvier -Mars 2013 comme interlocuteur incontournable dans la mise en œuvre de la stratégie des directions générales. Le vrai rôle de la DSI à partir de l’année 2012, n’est plus d’être le «chef IT» ; elle tend à être reconnue comme le leader dont la mission est de produire de la valeur à partir de la technologie, et ce, grâce à sa compréhensiondessystèmescomplexes dans lesquels évolue l’entreprise, pour apporter des réponses radicales et structurantes. A titre d’exemple, le nouveau positionnement de la DSI du «Groupement des Mousquetaires» qui s’est repositionné en tant que conseil interne et de pilotage des relations avec les tiers. En effet, sa fonction d’études prenait toujours du retard, ce qui l’a poussé à transiterd’unelogiquededéveloppement d’applications sur mesure vers une logique d’intégration (notamment par l’intégration des solutions SaaS). Cette approche a eu comme bénéfice de se consacrer moins à la définition de l’architecture et à l’urbanisation de son SI. Parallèlement, concernant la fonction d’exploitation, elle a constaté que les coûts d’infrastructure sont prohibitifs et les processus de mise en production sont très lourds, alors que les barrières pour adopter des solutions IaaS sont très faibles avec des services rendus similaires. Quant à la fonction de support applicatif, la connaissance fonctionnelle et technique se trouve désormais chez les éditeurs de solutions SaaS. Enfin, la fonction maîtrise d’ouvrage implique moins de connaissances spécifiques. En conclusion, la DSI constate que sa fonction de conseil auprès du métier est fortement sollicitée. Elle privilégie davantage un rôle de négociateur et d’acheteur de solutions externes, avec les dimensions juridiques associées, ainsi qu’une fonction de pilotage et d’audit des contrats avec les sous- traitants. Freins & obstacles majeurs du Cloud Le principal frein à l’adoption des services Cloud revient essentiellement au manque de préparation des équipes. Selon une étude réalisée en France, la moitié des organisations interrogées avoue qu’elles ne sont pas prêtes à migrer vers le Cloud. Seules 15 à 18 % estiment que leurs équipes sont bien préparées. La moitié d’entre elles confient qu’elles ne maîtrisent pas le sujet. La principale raison est l’absence d’expérience, car moins d’un quart des membres des équipesinformatiquesontuneexpérience dans le Cloud. Et comme le précise cette étude, l’adoption de cette technologie change la manière dont le SI fonctionne et l’impact sur le métier est significatif. Par conséquent, une expérience dans ce domaine est indispensable. Enfin, cette étude montre que pour gérer leur migration vers des services Cloud, trois entreprises sur quatre se sont tournées vers des intégrateurs, des revendeurs, des consultants ou des professionnels des services Cloud. Quid des risques ? Si le Cloud présente de nombreuses opportunités pour les entreprises, il s’agit tout de même d’une démarche assez récente. Il serait, donc, assez tôt d’identifier et d’évaluer tous les risques qui pèsent sur le Cloud. Dans de telles situations, le bon sens et l’expérience sont de rigueur. Néanmoins, certains risques ont déjà été identifiés et sont gérables par le biais de référentiels de renom comme la norme ISO 2700X. D’autres risques restent nouveaux et d’autres déjà identifiés, mais les caractéristiques du Cloud renforcent leurs exposition et impact. Etant donné que le risque «nul» n’existe pas, les managers doivent être conscients de leur existence et se tenir prêts à les gérer à travers un système de management dédié. Qu’il s’agisse d’un Cloud privé ou publique, les mêmes risques relatifs à la confidentialité ou à la localisation géographique des données, etc… vont se poser. Toutefois, lorsque l’entreprise fait appel aux services d’un prestataire externe, elle se doit d’être très rigoureuse quant à la manière dont sont stockées et traitées ses données. A nos yeux, il s’agit d’un changement radical de paradigme vue la façon dont la puissance de calcul est produite et consommée. C’est une transition aussi profonde, inévitable et irréversible que le passage de la vapeur d’eau à l’énergie électrique dans l’industrie. Beaucoup d’acteurs seront perturbés et empêcheront cette transition, par ignorance ou par crainte de perdre leurs acquis. D’autres sauront saisir les opportunités. Ils devront probablement essuyer les plâtres et seront certains déçus par les services apportés par les fournisseurs de Cloud. Mais, ils sauront probablement transformer tout ceci en un avantage concurrentiel.  ANALYSE 25 Freins & obstacles majeurs du Quid des risques ? Enjeux Stratégiques du Cloud Principales barrières à l’adoption du Cloud Selon l’étude de McKinsey
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    N°6 Janvier -Mars 2013 Six Marocaines à... ttirées par de nouveaux défis, les femmes de la région MENA déploient des efforts considérables pour développer leurs compétences et mettre en exergue tous leurs atouts afin de contribuer au développement socio-économique de leurs pays. Cependant, et malgré leur haut niveau d’instruction, leur persévérance et leur volonté d’aller toujours plus loin, elles ne réalisent pas tout leur potentiel. Plus encore, les initiatives locales visant à promouvoir l’excellence des femmes de la région restent minoritaires. L’espoir est donc porté vers des initiatives internationales qui illumineront leurs potentialités à travers leur développement culturel et professionnel. C’est dans ce cadre que s’inscrit le Techwomen (www. TechWomen.org), un programme entièrement pris en charge par le Département d’Etat Américain et qui encourage l’usage des nouvelles technologies comme accélérateur de changement en s’inspirant du modèle américain. Il s’agit d’un autre type de réseaux d’influence digitaux pensé par Washington. Et un grand hommage aux six marocaines (Hasna Sabah, Houda Chakiri, Mariam Ouanaim, Mouna Idrissi, Rajaa Khouimi et Souad Labyed) ayant pris part à ce programme cette année et qui méritent leur sélection. Elles ont honoré le Maroc et sans doute enrichi leur network personnel et professionnel grâce aux contacts qu’elles ont pu établir tant avec des leaders américaines qu’avec les autres participantes issues de la région MENA. Elles sont rentrées chez elles avec une empreinte qui accélèrera certainement leurs vies professionnelle et personnelle afin de contribuer positivement au développement de notre pays. Pourquoi ce TechWomen ? En réponse à l’appel du Président Obama visant à élargir les échanges éducatifs et les nouvelles possibilités dans le domaine de l’entrepreneuriat, l’innovation et les sciences, le bureau des affaires éducatives et culturelles (ECA) du Département d’Etat Américain a pris l’initiative de lancer le programme TechWomen (TW) visant à permettre aux participantes de côtoyer des femmes américaines leaders dans le domaine des technologies afin d’aiguiser leurs compétences et de s’inspirer de leur leadership. Parrainé par Hillary Clinton, TechWomen est un programme de mentoratdansledomainedesnouvelles technologies destiné principalement aux femmes de la région MENA. A ce propos, le conseiller à l’innovation d’Hillary Clinton et initiateur du TechWomen insiste sur le fait que «le changement positif en Afrique et au Moyen- Orient proviendra des jeunes innovants, des femmes…, et non plus des acteurs officiels en place. Les nouvelles technologies nous permettent de rentrer directement en contact avec ces nouveaux acteurs et de les soutenir». 26 Fait marquant SiliconValley De nombreux programmes d’échange internationaux ciblent ces derniers temps les femmes de la région Moyen- Orient et Afrique du Nord (MENA) afin de les faire profiter des expériences de réussite et d’excellence de leurs homologues des pays développés. TechWomen en est un exemple qui cible essentiellement les femmes, de la région, leaders en technologie pour servir de modèles pour les filles et femmes de leurs pays. Retour sur l’édition 2012 avec Rajaa Khouimi Bouayad, une des six leaders marocaines ayant représenté le pays. A par R. K. BouayadFait marquant
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    N°6 Janvier -Mars 2013 2929 Dream becomes reality, telle est l’expérience vécue durant ma par- ticipation au TechWomen ! La Silicon Valley : vitrine des entre- prises leaders en Technologie qui me fascinait depuis des années, m’a ouvert sa porte et accueillie émerveillement. Ce programme m’a offert l’occa- sion de m’approcher des créateurs de mes outils de travail au quoti- dien et de découvrir le secret de l’excellence. Mon mentorship au sein de Mi- crosoft m’a offert l’opportunité de découvrir les meilleures pra- tiques en matière de gestion des projets, de recherche et de travail d’équipe… et ma participation au Grace Hopper Celebration était également un tremplin pour mes connaissances techniques et mon développement personnel. Côtoyer des femmes leaders des Etats-Unis et du MENA a élargi mon réseau professionnel à l’in- ternational, ce qui me permettra de développer des partenariats et recueillir ainsi les réponses à toute question technique ou stratégique. Nous, Marocaines et Marocains, avons des compétences qui nous permettront de nous positionner en tant que leaders. Nous devrions travailler davantage en équipe, par- tager nos connaissances et surtout dépasser les fausses barrières ima- ginaires. Ceci pourrait se traduire sur le terrain par la fédération des compétences marocaines autour d’une cause commune, l’encou- ragement de l’utilisation de la technologie et l’innovation tout en motivant les jeunes compéten- ces. Rêvons sans peur de l’échec. Persévérons pour dépasser les barrières. Gardons une attitude positive. Partageons… Nous as- surerons un meilleur avenir … Je tiens à présenter mes sincères re- merciements à mon employeur, la Banque Centrale Populaire pour sa confiance et son soutien, à ma hiérarchie qui m’a encouragée et à mon équipe qui a assuré pendant mon absence. Dream becomes reality, telle est Rajaa Khouimi Ingénieur INSEA, MBA ENPC, Responsable Département à la BCP; maman de 2 garçons Et pour mettre en pratique sa stratégie, le Département d’Etat Américain a opté pour le domaine des nouvelles technologies comme outil d’adhésion, de persuasion et d’action. C’est ce que Hillary Clinton et son équipe ont nommé : «le savoir-faire du 21ème siècle». Elle déclara lors de sa réception des participantes à l’édition 2011 «que vous soyez dans la Silicon valley, au Moyen- Orient ou en Afrique, nous voulons vous aider à développer et à mettre en pratique les nouvelles technologies». Le TechWomen s’adresse donc aux femmes leaders du monde de la technologie, engagées et avides de développer leur excellence, leur leadership et leur expertise dans les nouvelles technologies et ce, à travers la participation aux activités du programme et le partage de leurs expériences avec leurs communautés, dès leur retour. Participer à ce programme suppose répondre à certains prérequis, particulièrement, un niveau d’études universitaires, une expérience professionnelle d’au moins deux ans dans le domaine des technologies (Science, Technologie, Ingénierie ou Maths), une volonté de participer à des programmes d’échange et de développer des partenariats avec une attention particulière à l’esprit d’entrepreneuriat, de leadership et d’engagement dans le bénévolat et le social dont doivent faire preuve les candidates. Scénario des faits Organisée par The Institute of International Education (IIE), en collaboration avec Anita Borg Institute (ABI), cette seconde édition du TW a connu particulièrement la participation de six marocaines parmi les quarante et unefemmesleadersretenues(soit,prèsde 1/8 du nombre total des participantes) parmi les 550 candidatures issues notamment d’Algérie, de Tunisie, d’Egypte, de Jordanie, de Palestine, du Liban, et du Yemen. Le programme avait débuté par un Workshop à San Francisco animé par Barbara Fitipaldi du «Center For New Futures» sous le thème «Innovative Leadership» et dont l’objectif fut d’aider les participantes (Emerging Leaders) à mieux établir leur vision et mettre le plan d’action adéquat pour l’atteindre. Les Emerging Leaders (EL) ont ensuite participé aux diverses activités du programme (ateliers, TechTalk, etc.) où elles ont rencontré des femmes ayant réussi leurs carrières professionnelles dans le domaine des Technologies. Elles ont aussi eu la chance de prendre part au «Grace Hopper Celebration (GHC) of Women in Computing», organisé par Anita Borg Institute à Baltimore et dont l’objectif est de mettre sur les devants de la scène, les travaux de recherche et de sujets de carrièredesfemmesdansledomainedes technologies (IT, Recherche, Ingénierie, etc.) avec en prime, des sessions extraordinaires mettant la lumière sur les femmes leaders. Les présentatrices sont toutes des leaders dans leurs domaines respectifs, représentant les communautés industrielles, universitaires et gouvernementales. L’objectif étant d’aboutir à des propositions de collaboration, de networking, de mentorat ainsi qu’une meilleure visibilité des contributions féminines dans les domaines technologiques. Last but not least, la visite des EL à la Maison Blanche et leur réception au Département d’Etat Américain pendant deux jours. Ce fut l’occasion de découvrir l’utilisation de la technologie dans la politique américaine et au sein de la maison blanche avant d’être initiées aux procédures d’élection coïncidant avec 27 TECHWOMEN 2012 Visites & Evènements • Workshop Barbara Fitipaldi : Présidente et CEO de Center for New Futures. • Women 2.0, Non Profit Action with Beth Kanter, NewAmericaFoundation • Workshop girls at Google • Entrepreneurship Day • Plug and Play Tech Center, Berkeley Lawrence Lab,Stanford University • La Maison Blanche et Département d’Etat à Washington • Visites : Twitter, Facebook, Linkedin, Google, Mozilla, Oracle, VMWare, NetApp, SalesForce, Symantec, BlueSeed …
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    N°6 Janvier -Mars 2013 leur visite à Washington, Barbara Fitipaldi a recueilli les changements survenus sur ces femmes leaders après leur expérience «TechWomen» et leur feedback, en présence des Mentors et de l’équipe d’organisation du Techwomen 2012. Le programme a été clôturé par la réception au département d’Etat par Mme Ann Stock (Assistant Secretary of Hilary Clinton for Educational and Cultural Affairs). TW, un programme axé sur le mentorat des leaders La finalité du mentorat est de permettre aux participantes de découvrir les secrets de l’excellence américaine et de vivre, dans une bonne ambiance, les meilleures pratiques professionnelles qui engendrent de bons résultats et des livrables de qualité. Dans cet esprit, chacune des EL était encadrée par deux mentors. Une première, dite professionnelle, occupant un haut poste de responsabilité au sein d’une compagnie leaders en TIC à la Silicon Valley ou à San Francisco. Son objectif fut d’assurer l’immersion parfaite de sa protégée pendant sa période de stage de trois semaines en mentorship chez ce leader, de l’assister à y mener un projet réel et de lui préparer le cadre adéquat et la logistique nécessaire afin de vivre le rêve d’y être employée. Pour ce faire, la mentor avait préparé au préalable un sujet pertinent sur lequel la participante allait mettre en pratique toutes ses connaissances mais aussi apprendre de nouvelles technologies. La seconde mentor, dite culturelle, fut dédiée à chacune des participantes avant même son arrivée aux USA. Il s’agit d’une leader dans le domaine de la technologie ou du leadership qui, en contact avec l’EL, aspirait préparer l’arrivée de la participante dans de meilleures conditions, répondre à toutes ses questions relatives à la culture et habitudes aux USA. Au cours du séjour, elle organisait pour son encadrée, des sorties culturelles, des visites ainsi que la participation à des évènements d’entrepreneuriat et de networking, dans l’objectif de booster le développement de sa culture générale. TechWomen 2012, les enseignements Suiteauxanalysesdupositionnementdes femmesdelarégionMENArelativement au domaine des technologies, il en ressort une faible représentation aux postes managériales. Le choix donc de la femme pour participer exclusivement à ce programme a été décidé afin de les faire profiter de l’expérience de leurs homologues américaines occupant de hauts postes de responsabilité grâce notamment à leur communauté et à leur mobilisation dans des associations et des réseaux de mentorat et de networking. L’encadrementainsiquelafréquentation des mentors pendant trois semaines ont permisauxELdemettreenpratiqueleurs atouts mais aussi d’acquérir rapidement les meilleures pratiques des compagnies qui ont réussi leurs aventures à la Silicon Valley. Cet encadrement développe ainsi la rapidité de l’apprentissage dans l’action et la capacité de s’adapter aux changements. Durant ce programme, les participantes avaient également le soutien de l’équipe organisatrice d’IIE et d’ABI qui ont assuré, avec excellence, l’organisation du programme sur tous les volets, sans négliger le respect de l’éthique et des différences culturelles entre différentes leaders participants au programme. Yes We can. Il faut simplement y croire. Toute femme qui travaille dans le domaine des technologies peut participer au Techwomen qui l’émerveillera et qui lui offrira toutes les chances pour réaliser son rêve. C’est une occasion sans pareil de fréquenter de vraies leaders en innovation…Lesentreprisesmarocaines profiteront sûrement de l’expérience de leursleadersparticipantesencapitalisant sur leurs acquis et développement à travers la mise en place des meilleurs pratiques, en relation avec la gestion des projets, la créativité, l’innovation … A conditionbienentenduquecesentrerises soutiennent leurs collaboratrices désireuses d’y participer. Il reste enfin à signaler que toute femme qui travaille dans le domaine des technologies est invitée à postuler au TechWomen 2013 sur le site www. techwomen.org jusqu’au 22 Février 2013. Ce sera une occasion qui l’émerveillera et lui offrira l’occasion sans pareille de fréquenter de vraies leaders en innovation...  28 Fait marquant Les 41 participantes au Techwomen 2012 Innovative Leadership Workshop avec Barbara Fittipaldi Fait marquant
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    N°6 Janvier -Mars 2013 Souad Labyed IngénieurTélécoms et SI (INPT), Executive MBA (ISCAE) 8 ans d’expérience dans lesTI Célibataire A la recherche des moyens pour l’amélioration continue, du mentorat spécifique dans le domaine des technologies, l’entrepreneuriat, le travail social, et plus particulièrement d’un modèle socio-économique adéquat pour devenir un agent de changement dans la société marocaine, j’ai découvert le programme TechWomen à travers une des lauréates du programme lors de sa première édition 2011. En passant par toutes les étapes de cet évènement, particulièrement mon stage de trois semaines en mentorship chez Facebook, les visites intéressantes effectuées au Berkely Lab, Google, LinkedIn, Stanford University et plus spécifiquement celle de la Maison Blanche ainsi que les différents séminaires autour de l’innovation, l’entrepreneuriat, la technologie et l’action sociale, j’ai bien retenu l’attitude «Yes We can». Croire en mon potentiel et être bien déterminée avec un mode de partage, ce sont des clés importantes de réussite que j’ai bien retenues et que je vais certainement partager avec mon environnement. En sortant de cette merveilleuse expérience, je pense globalement que TechWomen m’a permis de concevoir plus clairement mes projets socioprofessionnels, reste bien sûr à les entreprendre. J’encourage toutes les femmes, généralement, et celles qui travaillent dans le domaine des techno- logies plus particulièrement, à s’investir, à échanger et à partager. Participer dans des programmes d’échange n’a pas de prix, tant en termes d’apports humains, professionnel qu’en termes sociocultu- rel. TechWomen, particulièrement, permet de mettre en pratique ses compétences et de capitaliser sur l’expérience acquise en échangeant avec des femmes leaders qui vivent probablement des expé- riences similaires ailleurs, mais avec plus ou moins de contraintes au quotidien. 2929 Hasna Sabah Ingénieur INPT, Formatrice Systèmes et Réseaux A l’OFPPT Lieu par excellence de la technologie de pointe, de l’innovation et des opportunités, la Silicon Valley m’a toujours fascinée et suscitait ma curiosité. Pouvoir y effectuer un stage et visiter les entreprises stars du Net est certainement ce qui m’a séduite le plus dans le programme TechWomen… Diversité des activités, grandes richesse culturelle et qualité d’organisation. Que demander de plus ? Les cinq semaines passées aux Etats-Unis ont été pleines de nouvelles expé- riences, de rencontres fructueuses et d’inspirations! J’ai eu droit à un traitement VIP et il y avait tellement de choses à faire et à voir que j’étais constamment en déficience de temps. Spécialisée dans les réseaux informatiques, j’ai décroché un stage R&D portant sur une nouvelle architecture internet. Pleinement baignée dans la recherche de pointe, j’ai découvert la collaboration solide qui existe entre le milieu professionnel et le secteur universitaire pour l’avancement de la technologie. Ma participation aux ateliers d’innova- tion et du leadership m’a appris qu’il faut d’abord combattre la tendance au défaitisme en adoptant une attitude positive et en osant rêver du meilleur. Exprimer clairement sa vision et en parler de manière constructive lui donne plus de chance de se concrétiser. Avoir de la volonté est certes un atout majeur pour réussir, mais l’environnement joue aussi un rôle important, et ce sont mes visites aux entreprises high-Tech et aux universités qui m’ont permis de le comprendre. Ma pensée va au siège de Google et à l’université de Stanford. L’in- teraction avec l’ensemble des participantes, qu’elles soient arabes ou américaines, m’a permis de découvrir d’autres cultures, d’autres habitudes et d’autres pensées. J’ai pu comprendre par la pratique comment l’échange quotidien, basé sur la compréhension et le respect mutuel, permet d’atteindre l’acceptation de l’autre dans sa différence et d’éviter beaucoup de problèmes dus à l’incompréhension. Le programme fut aussi l’occasion de découvrir la vie en famille de nos homologues américaines : les défis au quotidien sont partout les mêmes mais c’est la façon d’y faire face qui diffère. Si j’ai un conseil à donner aux femmes marocaines, tout secteur d’activités confon- dues, c’est qu’il faut toujours aller de l’avant : Osez rêver ! Ayez confiance en vous et foncez ! Houda Chakiri Fondatrice & Manager de EnhancedTechnologies s.a.r.lTechnoparc de l’UAI, maman d’un garçon J’ai été très contente quand j’ai reçu le courriel de félicitation pour avoir été sélectionnée à participer au Techwomen 2012. J’ai eu le privi- lège d’être sélectionnée avec 5 autres jeunes femmes ingénieurs pour représenter le Maroc dans la 2e édition de ce programme. Ma parti- cipation s’est matérialisée par un séjour de trois semaines à Sillicon Valley ainsi que ma participation au «Garce Hopper Celebration», l’une des plus grandes et prestigieuses conférences au monde qui regroupe des leaders en technologies (chercheurs, entrepreneurs, ingénieurs et étudiantes). Ce fut aussi l’occasion de passer une semaine à Washigton DC où nous avons eu le privilège de visiter la Maison Blanche et de prendre part à un déjeuner organisé en notre honneur au Département d’Etat Américain. Lors de mon séjour, j’ai été associée à un mentor professionnel (Audrey Van Belleghem, CTO NetApp) ainsi qu’un mentor culturel (Eva Klaudinyova, Globalization Operations Senior Manager chez Vmware), qui m’accompagnèrent tout au long de mon séjour pour me faire découvrir la vie amé- ricaine au quotidien. La société qui m’a accueilli fut NetApp, une des sociétés leader au monde dans le stockage réseaux et qui fait partie de l’indice NASDAQ-100. J’ai eu, pendant mon séjour à Netapp, la chance de rencontrer Dave Hitz, un de ses fondateurs et actuellement VP. Sa rencontre a été des plus touchantes et marquantes de tout le séjour. Lors de cette rencontre, il m’a dédicacé son propre livre « How to castle a Bull, Unexpected lessons on risk, grouwth and success in business». En conclusion, l’expérience fut enrichissante sur les plans professionnel et personnel. TECHWOMEN 2012 TechWomen… Diversité des activités, grandes richesse culturelle et qualité d’organisation. Que demander de plus ? Les cinq semaines passées aux Etats-Unis ont été pleines de nouvelles expé- riences, de rencontres fructueuses et d’inspirations! J’ai eu droit à un traitement VIP et il y avait tellement de choses à faire et à voir que j’étais constamment en déficience de temps. Spécialisée dans les réseaux informatiques, j’ai décroché un stage R&D portant sur une nouvelle architecture internet. Pleinement baignée dans la recherche de pointe, j’ai découvert la collaboration solide qui existe entre le milieu professionnel et le secteur universitaire pour l’avancement de la technologie. Ma participation aux ateliers d’innova- ricaine au quotidien. La société qui m’a accueilli fut NetApp, une des sociétés leader au monde dans le stockage réseaux et qui fait partie de l’indice NASDAQ-100. J’ai eu, pendant mon séjour à Netapp, la chance de rencontrer Dave Hitz, un de ses fondateurs et actuellement VP. Sa rencontre a été des plus touchantes et marquantes de tout le séjour. Lors de cette rencontre, il m’a dédicacé son propre livre « How to castle a Bull, Unexpected lessons on risk, grouwth and success in business». En conclusion, l’expérience que les différents séminaires autour de l’innovation, l’entrepreneuriat, la technologie et l’action sociale, j’ai bien retenu l’attitude «Yes We can». Croire en mon potentiel et être bien déterminée avec un mode de partage, ce sont des clés importantes de réussite que j’ai bien retenues et que je vais certainement partager avec mon environnement. En sortant de cette merveilleuse expérience, je pense globalement que TechWomen m’a permis de concevoir plus clairement mes projets socioprofessionnels, reste bien sûr à les entreprendre. J’encourage toutes les femmes, généralement, et celles qui travaillent dans le domaine des techno- logies plus particulièrement, à s’investir, à échanger et à partager. Participer dans des programmes
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    N°6 Janvier -Mars 2013 3230 TECHNOS Les dix tendances à connaitre Technologies stratégiques en 2013 omme toute année, le fameux cabinet d’étude axé sur le domaine des TI, Gartner, analyse les tendances du secteur IT et prédit les technologies stratégiques qui marqueront l’année suivante. Selon Gartner, une technologie est jugée stratégique lorsque son potentiel d’impact est important sur l’entreprise au cours des trois prochaines années. Les facteurs qui décrivent un impact significatif incluent, notamment, le potentiel élevé d’interruption du SI (IT) ou du business, la nécessité d’un investissement majeur, ou encore, le risque d’adoption tardive d’une technologie, ce qui pourrait constituer un manque à gagner énorme. Une activité stratégique concernerait unetechnologieexistanteayantmûriet/ ou qui serait devenue propice à un plus large éventail d’utilisations. Il s’agirait égalementd’unetechnologieémergente et qui offrirait des opportunités stratégiques aux utilisateurs hâtifs qui y ont cru ou qui pourraient aussi créer des perturbations du marché courant les cinq années avenir. Ces technologies impactent les stratégies et planifications des entreprises à long terme. Pourcetteannée,letop10destendances technologiques stratégiques prédites par Gartner concernent 10 axes. Les «Devices» mobiles Les entreprises, en particulier les DSI, devront se préparer à supporter la diversité des terminaux qui envahissent le marché. A ce titre, Gartner prévoit qu’en 2013, les terminaux mobiles seront utilisés en tant que dispositif d’accès à Internet, bien plus que les PC et que d’ici 2015, plus de 80% des mobilesvendusserontdesSmartphones dont seulement, 20% sous Windows. Par ailleurs, d’ici 2015, les ventes des tablettes atteindront environ 50% des ventes d’ordinateurs portables et Windows 8 sera probablement en troisième position, derrière Android de Google et iOS d’Apple. Les entreprises devront faire face à de nombreux facteurs qui limitent la normalisation des PC et des tablettes. En effet, l’ère de domination des PC sous Windows, comme plate-forme unique, cédera lieu à une nouvelle ère où Windows fait partie d’une variété d’environnements IT à considérer. Développement des applications mobiles et émergence du HTML 5 Avec plus d’une centaine d’éditeurs d’outils de création d’applications destinés aux utilisateurs finaux et aux entreprises, Gartner estime que le marché de développement des applicationsmobilesestassezcomplexe. Ce marché est constitué de plusieurs catégories. Pour les prochaines années, aucun outil ne pourra seul être optimal pour tous les types d’application mobile, il faudrait donc s’attendre à en utiliser plusieurs. Six architectures mobiles [native, special, hybrid, HTML 5, Message and No Client] resteront populaires. Cependant, il y aura une mouvanceàlongtermedesapplications natives vers des applications Web avec l’émergence du HTML5. Néanmoins, les applications natives ne vont pas disparaître définitivement, et pourront toujoursoffrirlesmeilleuresexpériences utilisateur et les fonctionnalités les plus sophistiquées. Les développeurs auront également besoin de développer de nouvelles compétences en matière de conception, afin de délivrer des applications mobiles tactiles optimisées qui opèrent dans une large gamme de terminaux mobiles. Le Cloud pour les particuliers Selon Gartner, le second signe de la fin de l’ère du PC personnel réside dans le fait que le Cloud personnel remplacera progressivement le PC en tant que lieu d’hébergement privilégié où les individus pourraient garder tout leur contenu et accéder à tous leurs services et préférences personnelles. La diversité des terminaux et des équipements utilisés par les usagers favorisera en effet, la préférence des individus à opter pour des services Cloud. A l’image du portable, compte tenu de sa disponibilité, le Cloud personnel C Dans un contexte économique mondial difficile, marqué autant par l’évolution rapide et continue des technologies ainsi que le manque de compétences IT dans les nouvelles tendances technologiques, les analystes de Gartner ont profité du dernier Symposium/ITxpo tenu le 25 Octobre 2012, pour présenter le top 10 des tendances technologiques stratégiques qui marqueront les entreprises en 2013. Zoom. Par N. Mounouar
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    N°6 Janvier -Mars 2013 sera perçu par l’utilisateur final comme étant sa destination unique, là où il se rend, quelque soient ses besoins numériques. Des entrepôts d’applications (App Store) professionnels Les entreprises font face à la complexité d’accès aux entrepôts applicatifs «App Stores» existants du fait que certains fournisseurs limitent l’accès à des périphériques spécifiques. Pire encore, certaines applications exigent à l’entreprise de gérer de multiples «App Stores» ainsi que les divers processus d’acquisition et de gestion de licence. Pour y remédier, Gartner estime qu’en 2014, de nombreuses entreprises adopteront des applications mobiles professionnelles issues d’entrepôts privés d’applications. L’internet des Objets (ITO, Internet of Things) L’ITO est un concept qui décrit la façon dont Internet s’étendra à mesure que de nouveaux terminaux y sont connectés. Les éléments clés de l’ITO, incluant déjà tout une variété de dispositifs mobiles, devraient inclure également des capteurs embarqués, des technologies de reconnaissance d’images et de paiement NFC. Les Smartphones ainsi que tous les autres terminaux intelligents ne seront plus simplement interconnectés via les réseauxcellulaires,ilscommuniqueront aussi avec un large éventail d’appareils et de périphériques, tels que les afficheurs de montre, les capteurs de santé, les affiches intelligentes, les systèmes de divertissement à domicile, etc. à travers diverses technologies (via NFC, Bluetooth, Wi-Fi, etc.). LeCloudComputingetl’informatique Hybride LeCloudestentraindemuterlerôledes directionsinformatiquesquidoivent,en conséquence, jouer de multiples rôles dans la coordination des activités IT. En effet, une récente enquête de Gartner a révélé que la gestion des services Cloud internes évolue dans les DSI au fur et à mesure qu’elles réalisent qu’elles sont effectivement responsables de l’amélioration de l’approvisionnement et de la consommation des services distribués, hétérogènes, et souvent complexes de Cloud, autant pour les utilisateurs internes de l’entreprise que pour leurs partenaires commerciaux. Ainsi, la DSI pourra renforcer son influence et conserver son rôle au sein des entreprises pour devenir un centre de valeur face aux nouveaux défis d’adoption du Cloud comme une approche de consommation des services IT. Le «Big Data» stratégique Le «Big Data» influence actuellement, l’architecture globale des SI, bien plus qu’un simple focus sur des projets particuliers au sein de la DSI. Traiter des volumes importants de données, avec autant de variété, de vitesse et de complexité, impose un changement radical des approches traditionnelles adoptées jusque-là. Cette prise de conscience conduit les organisations à abandonner le concept d’entrepôt unique de données centralisant toutes les données de prise de décision et à s’ouvrir à des systèmes multiples de gestion de contenu, d’entrepôts de données et de datamarts etc. qui constitueront, tous unis, l’entrepôt logique de l’entreprise. Des analyses exploitables Les clients mobiles, liés aux moteurs d’analyse en Cloud ainsi que les entrepôts de données «Big Data» permettent d’optimiser les simulations, les prédictions ainsi que les synthèses afin de prendre les meilleures décisions, n’importe où et n’importe quand. Des traitement In-memory (IMC, In memory computing) Grace aux traitements In-memory (IMC),l’exécutiondecertainsbatchpeut être réduite en minutes, voire quelques secondes, permettant à ces processus d’être fournis sous forme de services Cloud, en temps réel ou en temps quasi réel. Des millions d’événements peuvent être ainsi analysés en quelques dizaines de millisecondes pour en sortir les nouvelles opportunités ainsi que les menaces existantes. La possibilité d’exécuter des applications, à la fois transactionnelles et analytiques, ouvre des possibilités inexplorées pour l’innovation des entreprises. De nombreux fournisseurs seront en mesure de fournir des solutions de traitement IMC au cours des deux prochaines années, ce qui permettra de généraliser cette démarche. Des écosystèmes intégrés Le marché est en pleine transition vers des solutions et des écosystèmes plus intégrés qui offrent aux utilisateurs, plus de services, avec moins de coût, plus de simplicité et de sécurité. Pour répondre à cette tendance, les fournisseurs devront proposer des solutions complètes qui combinent les briques matériel et logiciel nécessaires tout en y attachant des services adéquats, et ce, afin de dégager plus de bénéfices. Alors que toutes ces tendances technologiques stratégiques prennent place, de nombreuses technologies passent malheureusement aux oubliettes comme les PC classiques, le Fax, les Smartphones fonctionnant sous Windows Phone (abandonnés pour se concentrer sur Windows 8 et autres OS) ainsi que les téléphones BlackBerry qui marquent un recul net depuis bien plus d’un an, autant en termes logiciels que matériels.  3331 FOCUS
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    N°6 Janvier -Mars 2013 a gouvernance d’internet constitue un des sujets de référence débattus au niveau des organes de décision et de prospectives stratégiques. Et pour cause, l’avènement des impacts d’internet sur la «e-société» en termes sociopolitiques et géostratégiques. Pourquoi un nouveau nom domaine 1er niveau ? De nombreuses voix se sont levées pour dénoncer les politiques de gouvernance d’Internet, particulièrement celles du G8 qui réclament l’adoption d’un nouveau système de gouvernance d’Internet en tant que phénomène mondiale. Cependant, les orientations politiques rassemblées par les nations les plus puissantes ne seront pas, en toute fin de cause, la norme mondiale par défaut puisque, dans des forums mondiaux, plus démocratiques, où tous les pays sont présents sur un pied d’égalité tels que le Sommet Mondial sur la Société de l’Information (SMSI), un ensemble de procédures a été mis en place pour traiter des questions liées à la gouvernance globale d’Internet en vue de démocratiser davantage son accès. Ceci a permis de donner naissance au nom de domaine de premier niveau «.post» qui est régi et gouverné p a r l’Union Postale Universelle (UPU), dépendant des Nations Unies. Les Postessousl’égidedel’UPUontainsifait un pas de géant via la mise en œuvre du domainedepremierniveau«.Post»,étant le premier réseau alternatif sécurisé sur Internet, qui concrétise l’avènement du réseau sécurisé de nouvelle génération sur Internet et qui offre un espace de confiance aux internautes en intégrant toutes les dimensions qui rendent une transaction sur Internet plus sûre (le Physique, le Financier, l’électronique, le Lieu, le Temps et la Sécurité). En quoi consistent les domaines «.post» ? Lenomdedomaine«.post»estunespace d’Internet sécurisé et régulé par l’UPU pour la communauté où les opérateurs postaux ainsi que leurs partenaires économiques et administratifs peuvent offrir aux citoyens, des services en ligne, administratifs et commerciaux, de façon sécurisée et ce, sous l’égide de la marque de confiance de la Poste. Il s’agit d’une plateforme internationale unique, sécuriséeetdeconfiance,incorporantles trois piliers régissant toutes transactions sur l’Internet (physiques/logistiques, financiers et électronique). Le «.post» est un domaine de premier niveau générique (generic Top-Level Domain, gTLD). Il n’est qu’un «masque» d’adresses IP identifiant un réseau de serveurs DNSS (Domain Name System Secure) sécurisant l’accès et la communication via ce réseau. Le «.post» est une plateforme universelle, à l’instar de tous les services régis par la convention de l’UPU et ce, dans n’importe quel endroit du globe offrant plus de 1 million de points de contact dans une visée de permettre davantage, l’accès aux services universels. Il permet également d’étendre le territoire et la singularité historique unique de la Poste en tant que tiers de confiance vers le monde numérique et ce, en surmontant les frontières physiques et géographiques et en réduisant les barrières numériques. A cet égard, le «.post» s’appuie sur quatre valeurs uniques : étant la marque virtuelle spécifique pour l’industrie Internet ; le premier espace d’internet parrainé par une organisation de l’ONU ; une Plateforme globale connectant les services d’échanges commerciaux & administratifsetenfinunespaceInternet privilégié, sécurisé et de confiance. Quels apports pour l’industrie d’internet et les services e-Gov ? L’usage des TI dans les activités commerciales et de communication s’impose de plus en plus. De ce fait, les gouvernements souhaitent assurer la gestion des adresses et des identités multimédias des usagers d’une part et cherchent, d’autre part, à permettre l’accès aux services par l’entremise de solutions de la e-administration ou encore à améliorer la démocratie participative par des systèmes de vote électronique. Dans ce cadre, «.post» offre aux gouvernements un espace multidimensionnel dans lequel les citoyens peuvent recevoir leurs correspondances physiques et numériques, effectuer leurs transactions administratives, commerciales, financièresetbancairesentoutesécurité, à tout endroit et à tout moment. Donc, pour ces gouvernements qui se doivent de fournir l’accès aux services universels à l’ère de libéralisation, de mettre en ligne leurs services administratifs, de trouver le moyen d’atteindre leurs citoyens mobiles n’importe où dans le monde et d’assurer la sécurité renforcée surinternetenvued’empêcherlescybers N°6 Janvier - Mars 2013 «.post» qui est régi et gouverné p a r générique (generic Top-Level Domain, gTLD). Il n’est qu’un «masque» d’adresses IP identifiant un réseau de serveurs DNSS (Domain Name System Secure) sécurisant l’accès et la communication via ce réseau. Le «.post» est une plateforme universelle, à l’instar de tous les services régis par la convention de l’UPU et ce, dans n’importe quel SECURITE 32 Domaines «.post» L Le 25e congrès de l’Union Postale Universelle (UPU), tenu à Doha (Qatar) en novembre 2012, a vu le lancement officiel du premier et unique nom de domaine de 1er niveau d’Internet, « .Post ». Parrainé par un organe des Nations Unies, ce nom de domaine se veut un identifiant normalisé, sûr et surtout, novateur pour la gouvernance d’Internet. Retour sur les enjeux et les portées stratégiques escomptés. Quant Internet devient plus sûr
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    N°6 Janvier -Mars 2013 délits tel que l’usurpation d’adresse ; un réseau tel «.post» devient de plus en plus une nécessité. L’extension «.post» offre un espace mondiale régi par des politiques et procédures du domaine Internet propres à la notoriété de confiance des Postes, notamment des procédés d’inscription améliorés avec une meilleure authentification des particuliers et des entreprises. Il crée ainsi une différentiation concurrentielle et une valeur unique en partageant les connaissances en matière d’adressage physique avec le cyber espace comprenant des normes, des valeurs et une intégrité communes. A cet effet, il permet aux gouvernements de mettre en œuvre leurs stratégies nationales et internationales en matière de mise en ligne de leurs services administratifs et de communiquer avec leurs citoyens n’importe où dans le monde via la capacité de «.post» de lier l’identité numérique à l‘identité physique conformément aux réglementations nationales et internationales prédéfinies. A titre d’exemple, le citoyen pourra, via son identité sous «.post» au format XML, actualiser la position géographique de son adresse physique en temps réel et choisir le lieu et la date pour le contacter physiquement ou électroniquement en vue de réaliser une transactionfinancière,administrativeou de communication. Toutes les données nécessaires (physique, financier, électronique, lieu, temps et sécurité) pour assurer l’accès universel des citoyens aux services sont régies par la plateforme «.post» selon une hiérarchie de confiance décentralisée et intégrée offrant le plus d’autonomie possible à l’échelle de chaque pays. Cette structure permettra à chacun des pays d’élaborer des produits et services propres à leur marché et leur réglementation, tout en permettant à la majorité des activités liées aux coûts et aux revenus d’être gérées à l’échelle locale. «.post» permet un traitement totalement automatisé/ électronique tout au long de la chaîne logistique au profit des administrations et des opérateurs économiques assurant ainsi, une intégration des systèmes des compagniesaériennes,destransporteurs, des autorités douanières, de contrôle frontalier, de sûreté, de sécurité et de la e-administration. A partir de plusieurs millions de noms domaines individuels (.cc, .gov, .com, .org,...), «.post» offre une plateforme internationale intégrée (.cc.post, .gov.post, .com.post, .org. post,…) soutenant le développement des échanges transfrontaliers et des applications innovantes reliant ainsi le mondephysiqueàlaclientèlenumérique de façon plus sûre (Ex. les services d’identification universelle postale – PostID, les signatures électroniques postales mondiales, ...). Qu’en est-il des apports en matière de sécurité ? Au-delà des processus techniques, opérationnels et réglementaires, le domaine «.post» est protégé des spams et des cyber-délits (hameçonnage, vol d’identité, …) se positionnant en tant que l’un des domaines les plus sûrs sur Internet. Les principaux éléments d’architecturetechniquedelaplateforme «.post» sont le registraire, le registre et le registra. Ils sont tous sécurisés grâce aux extensions de sécurité DNS (Domain Name System Security Extensions – DNSSEC).Ellespermettentderenforcer la sécurité du point le plus haut au point le plus bas du système afin de protéger les internautes de la fraude en ligne. Le «.post» offre ainsi une plateforme globale d’authentification dont la fonction principale est d’empêcher les hackers de rediriger les internautes vers des sites web frauduleux. En outre, il permet de résoudre la problématique de l’usurpation des adresses électroniques, en reliant les identités physiques aux identités numériques. Par ailleurs, l’utilisateur de «.post» devra fournir, de façonformelle,lesinformationsrelatives à son éligibilité d’obtenir un nom de domaine, tel que sa disposition d’une marque, la clé de signature DNSSEC conformément aux règles définies par la politique de gestion du domaine «.post». Aussi, il doit soumettre des preuves d’éligibilité d’être membre de la communauté parrainée et passer par un processus d’authentification selon des procédés de vérification s’appuyant sur les dispositions réglementaires internationales et nationales. En cas d’abus ou d’utilisation malveillante du nom de domaine, l’UPU se réserve le droit de retirer le nom domaine, afin d’assurer la sécurité et la fiabilité de «.post». La plateforme «.post» apporte à la sécurité d’internet, par analogie, ce qu’apportent les Smartphones à la mobilité des usagers. Alors que les Smartphones offrent le téléphone personnalisé, «.post» offre la confiance postale personnalisée pour l’ère numérique. Quand les Smartphones offrent trois services en un (téléphone, Multimédia & internet), le «.post» offre trois services en un (services eGov, e-commerce, services postaux en ligne). Et lorsque les Smartphones offrent l’intégrationdestroisfonctions(musique digitale, télécom, et internet), le «.post» permet l’intégration des trois facteurs (Physique, financier, électronique). En dernier lieu, les Smartphones fournissent des App professionnelles, réseaux sociaux, etc. tandis que le «.post» fournit l’identité universelle, le suivi et de traçage, l’inclusion dans l’e-Commerce (déclaration de douane en ligne, e-logistique, notification hybride, e-publipostage, e-shop, e-ID, e-adressage).  33 délits tel que l’usurpation d’adresse liées aux coûts et aux revenus d’être 3333 Dr. Ahmed KADA Président du Groupe «.Post/PostID» CT/UPU Architecture sécurisée du DNS .post
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    N°6 Janvier -Mars 2013 uel est le média le plus influen- çant dans une société fortement connectée et à forte culture médiatique (USA, Japon, Alle- magne, Chine…) ? Evidemment, c’est la toile. Dans les sociétés les moins connec- tées, c’est plutôt le « digital native » et le « digital immigrant » (génération numé- rique et immigrant numérique) qui sont les plus influencés par les médias 2.0. Tel est le cas du Maroc où la communica- tion digitale commence à percer dans les dernières années. Quelques interrogations En l’absence de chiffres officiels concer- nant les budgets investis dans la commu- nication digitale, les observateurs s’ac- cordent à dire que le montant dédié à la communication 2.0 par les annonceurs marocains et de l’ordre de 100 millions de dirhams. Un chiffre qui reste bien loin de celui qu’on peut voir dans des pays avancés. Il faut dire que certains obstacles plom- bent encore ce genre d’investissement. Un annonceur ne peut pas investir dans une campagne qu’il ne peut maitriser. Pour exemple, les annonceurs ont besoin de chiffres exacts relevés mensuellement pour ce qui est de l’audience d’un média. Or, la seule instance qui peut avancer ce genre de chiffres concernant le web c’est l’ANRT. Hélas, ces chiffres sont rendus chaque semestre. Ce qui n’arrange en rien les annonceurs. « les entreprises ont compris l’importance d’une communication digitale, mais elle se heurtent sur un obstacle de taille : elles ont besoin de chiffres actualisés et précis concernant la public visé. Ce point leur fait défaut jusqu’à maintenant », affir- me le patron d’une agence de communi- cation de la place. Un autre obstacle qui n’est pas des moin- dres : celui du budget. Communiquera qui veut sur la toile quel que soit son budget ? La réponse n’est pas aussi facile qu’on peut le croire. Pour la majorité des professionnels que nous avons sollicités sur ce point, le volet financier dépend toujours des attentes du client et des ob- jectifs qu’il veut atteindre via sa campa- gne de communication : tout dépend du client et de ses priorités. Notre rôle en tant Q Un marché à fort potentiel, mais… Plus de quatorze millions d’internautes au Maroc. Cela ne peut pas laisser les annonceurs indifférents. Une telle aubaine a permis à la communication digitale au Maroc de percer, lentement, mais sûrement. Cependant, certaines questions méritent le détour afin de cerner au mieux une communication qui a de beaux jours devant elle. Communication digitale Dossier 34 par S. Zinnid
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    N°6 Janvier -Mars 2013 qu’agence de communication et de lui pro- poser les outils nécessaires, conformes à son budget, afin qu’il réalise quantitativement et qualitativement ses objectifs », nous confir- me-t-on auprès d’une agence digitale. Pour certains annonceurs les campagnes peuvent facilement atteindre les 200 000 DH. Pour d’autres, les budgets peuvent être très faibles. Cela dépend du genre d’opération de communication à mener. Certaines agences de communication, comme Buzeff, mènent des opérations de communication au bénéfice des mar- ques, via des blogueurs. Ce genre d’opé- ration n’est pas très coûteux. En dehors du budget à consacrer à une opération de communication digitale, la mesure du rendu de la campagne n’est pas non plus à négliger. Le web par rap- port aux autres médias présente à ce ni- veau un avantage certain puisqu’il existe plusieurs manières de mesurer ce rendu. Parmi ces moyens : le clic et l’impression de page, mais pas seulement. Le dilemme de la mesure Le clic est un indicateur connu depuis longtemps. Or, selon l’étude, « Comment mesurer l’efficacité de la publicité en ligne ? », réalisée par PwC France, il y a deux ans, le taux de clics ne suffit plus pour mesurer l’impact d’une campagne de communication digitale. En effet, selon cette étude, «seuls 16% des internautes cli- quent sur les publicités et 8% des internautes représentent 85% des clics ». La même étu- de rapporte que « cet indicateur ne permet pas non plus de mesurer l’ensemble des usages et des comportements, après le clic : combien de temps l’internaute a passé sur le site, sur quelles rubriques, quelles ont été ses actions ? Enfin, le taux de clic ne donne aucune indica- tion sur la manière dont la marque ou la cam- pagne a été perçue par l’internaute ». Selon Matthieu Aubusson, associé PwC, spé- cialiste de l’industrie des médias et des loisirs, « il est critique pour les annonceurs de piloter les investissements publicitaires dis- play avec d’autres indicateurs que le nombre d’impressions et le taux de clics. Ces indica- teurs ne donnent qu’une vision partielle des usages et ne permettent pas de mesurer tout ce que le Web peut apporter en matière de com- munication pour les marques». Pour mieux mesurer une campagne pu- blicitaire sur la toile, la même étude in- siste sur l’apparition d’autres indicateurs à prendre en compte : l’exposition, l’inte- raction et l’engagement. Le premier indicateur «permet à l’annon- ceur de connaître la visibilité réelle d’une publicité en mesurant la durée d’exposition moyenne des internautes à cette publicité. Cet indicateur est essentiel, car on peut observer des différences de durée d’exposition de 1 à 6 selon les formats publicitaires. Elle devrait se développer à l’avenir et faire l’objet d’une standardisation », lit-on dans le document de PwC France. Le deuxième indicateur, à savoir, l’inte- raction (lecture d’une vidéo, ouverture d’une bannière…) « offre un premier niveau d’analyse de l’impact d’une campagne vidéo ou rich média sur la marque. Les taux d’in- teraction se révèlent 20 à 50 fois supérieurs aux taux de clic. Par ailleurs, on observe une corrélation significative entre l’interaction et l’impact sur la notoriété et la perception de la marque ». L’engagement, par contre et comme le mot l’indique, sert à mesurer « l’impact de leurs campagnes de branding en étudiant leur comportement de navigation, sous toutes ses dimensions - profondeur, durée, actions réali- sées. Certaines études ont révélé que l’engage- ment des internautes (temps passé et nombre de page vues) augmente de plus de 50% suite à l’exposition à une campagne ». Si la mesure d’une campagne digitale n’est pas aussi simple, c’est parce que l’environnement 2.0 n’est plus ce qu’il était au début. « Nous sommes passés d’un environnement simple où la présence sur le Web se limitait à des bannières redirigeant vers un site de marque, à un monde plus com- plexe, dans lequel les acteurs les plus perfor- mants jouent sur des leviers plus nombreux : vidéo, présence sur les réseaux communau- taires, viralité, cobranding… La mesure de la performance doit évoluer pour accompagner ce nouveau paysage. Plus que jamais les an- nonceurs ont besoin des bons indicateurs pour construire et justifier leurs budgets digitaux. »,explique Sébastien Leroyer, Manager chez PwC France. La communication 2.0 invite au bouleversement… Le bouleversement dont il est question ici est assez complexe. Il ne suffit pas d’inonder les canaux 2.0 pour qu’une marque prétende avoir fait de la com- munication digitale. Communiquer digi- talement obéit à une philosophie, à une stratégie, à une vision et une manière d’aborder qui sort des approches clas- siques de la communication tradition- nelle. Pour preuve, le champ lexical encore en vigueur dans la communication 2.0. Donnons-en un seul exemple : la cible (ou le public cible). Ce mot, d’abord pro- pre aux stratégies militaires, dont le mar- keting et la publicité classiques se sont inspiré ne peut pas convenir au monde de la toile. Ce terme, comme celui de « consommateur » implique démarche relationnelle de haut en bas, dans une campagne de communication classi- que. Ce qui n’est pas le cas sur la toile, puisque le discours y circule de manière horizontale. On parle plus dans ce cas d’utilisateur (ou consom’acteur), plutôt que de consommateur. Un tel état de fait, doit inviter les mar- ques à revoir leur marketing dont les stratégies, les techniques et les outils doivent s’imprégner des lois propres aux environnements 2.0. Par ailleurs, si dans la communication classique l’annonceur maîtrise à la fois le discours, le canal, son image,... sur le web, la logique est tout autre. Dans un environnement 2.0, il n’est plus ques- tion d’un message transmis du haut vers le bas, mais d’une réelle conversation. L’e-réputation est très significative à cet Communication digitale 35
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    N°6 Janvier -Mars 2013 Dossier 36 égard, surtout au niveau des médias so- ciaux ou la notion clé est le partage et où la marque doit accepter les règles du jeu. En effet, selon Olivier Cimelière Cor- donnier, expert en communication Cor- porate, « n’en déplaise aux psychorigides de la communication verrouillée à double tour, les médias sociaux constituent une formidable opportunité de remettre l’entreprise au centre du jeu conversationnel. Encore faut-il cultiver une sincère envie de dialogue et de capacité d’écoute pour que l’aventure du 2.0 ne tourne pas au fiasco réputationnel, ni au gadget cos- métique pour coller à l’air du temps. Même si le recours au Web 2.0 gagne du terrain dans les stratégies de communication des en- treprises, certains communicants imbus de leur pouvoir restent toujours convaincus de pouvoir tout maîtriser comme auparavant, y compris les réseaux sociaux. Au risque d’entraîner dirigeants et marques dans des catastrophes réputationnelles pires que le mal qu’ils prétendent éradiquer ». La communication digitale, s’intègre bien sûr dans une stratégie de communi- cation globale chez un annonceur. Cela n’empêche pas que ce mode de commu- nication qui a ses propres contraintes doive bénéficier d’une déclinaison qui dépasse le simple transfert d’une cam- pagne classique. On remarque hélas que certains annonceurs insistent et persis- tent à se contenter d’une simple conver- sion (transfert littéral) de leur opérations publicitaires classiques. Ce n’est, heureu- sement, pas le cas pour certains chez qui ont trouve des opérations exclusivement dédiées à l’environnement 2.0. Les outils ayant la cote Enl’absencededonnéeschiffréespropres au Maroc, on s’intéressera aux données du web français. Selon une étude réali- sée en France par le Syndicat des Régies Internet, l’UDECAM (Union des Entre- prises de Conseil et d’Achat Medias) et Capgemini Consulting, et concernant la 1e semestre 2012, les outils de communi- cation digitales les plus prisés en France sont : le search (liens sponsorisés), le display, l’affiliation, les comparateurs de prix, le mobile, la vidéo et les opérations spéciales. En effet, selon cette étude, le « Search » a connu une croissance de 7% au 1e semes- tre 2012. Une progression supérieure au display (publicité graphique). Cette pro- gression est due au repli des annonceurs sur des investissements nettement plus « ROIstes ». Le search représente un chif- fre d’affaires de 524 Millions d’Euros, selon la même étude, soit 42% de part de marché de la publicité digitale française. Le display, quant à lui, vient en seconde position dans le classement des outils les plus utilisés par les annonceurs dans leur communication digitale. En effet, selon la même étude, le display «a poursuivi sa croissance au premier semestre 2012 (+6%), portant le chiffre d’affaires à 321 millions d’euros nets. La croissance du display sur le premier semestre 2012 est portée par le dynamisme confirmé de la vidéo, des opérations spéciales et des ré- seaux sociaux ». Pour les comparateurs de prix, les inves- tissements publicitaires lors du premier semetre 2012 se sont élevés à 67 mil- lions d’euros au premier semestre 2012 (+6,5%). Le mobile, lui, « poursuit son développe- ment, porté notamment par les nouveaux formats rendus possibles par le html5, avec une croissance de +20% qui porte le chiffre d’affaires à 22 millions d’euros nets au pre- mier semestre 2012. Les principales tendan- ces qui ont marqué le premier semestre 2012 ». Selon l’étude en question le mobile « porté notamment par les nouveaux formats rendus possibles par le html5, avec une croissance de +20%, porte le chiffre d’affaires à 22 millions d’euros nets au premier semestre 2012 ». « Le marché de la vidéo in-stream poursuit sa progression à un rythme soutenu (+40% au premier semestre 2012) et devrait attein- dre 90 millions d’euros en fin d’année. On retrouve sur ce segment une bipolarisation du marché entre des inventaires premium limités (plateformes majeures, catch-up TV) et des inventaires non premium en dé- veloppement rapide (ex : sites UGC, blogs, réseaux vidéo), vendus à la performance. Les formats continuent de s’enrichir avec plus d’interactivité (vidéos cliquables), de display sur le premier semestre 2012 est le site IZITECH, un site de BrandContent proposé par INWI la page Facebook de Meditel Communication digitale 36
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    N°6 Janvier -Mars 2013 38 Dossier personnalisation (selon données de géolo- calisation ou d’horaire de connexion), et plus de technicité (par exemple interaction entre in-banner et in-stream) ». Youtube, mal exploité Les marques au Maroc n’exploitent pas de manière efficace les réseaux so- ciaux. L’exemple type d’un tel constat est les pages Facebook dédiées aux fans. Certaines marquent, dans une démarche verticale, imposent à l’in- ternaute de cliquer d’abord sur le like, avant de visualiser la page. Pire encore, quand on y est, le contenu est d’une médiocrité lamentable. Le modéra- teur, ou le Community management baigne dans un discours assez flou et on sent qu’il n’a pas les mains libres pour échanger à la manière d’un réel internaute, et donc tenir une conversa- tion vraie. Quand la marque en ques- tion est attaquée sur son propre mur, il est très rare que le post soit validé (sou- vent supprimé par le modérateur). Ce que les marques oublient, c’est que les réseaux sociaux représentent une vraie aubaine, mais elles sont handica- pés par la peur de « converser d’égal à égal ». Le cas de Youtube est aussi édifiant à plusieurs égards. Dans les pays à forte culture médiatique, les marques « cher- chent les internautes actifs sur Youtube, évaluent leur chaines et les sponsorisent afin qu’il parlent de leur marques dans le show » indique un blogueur. Et de conti- nuer, « l’intérêt y est grand. D’une part le budget requis est faible et d’autre part les « followers » de ces chaines sont des fans, ce qui implique qu’ils sont plus réceptifs au message du host de la chaine puisqu’il est comme eux, un commun des mortels », note un bloegeur marocain sur son site. L’analyse de ce blogueur (H. Taoufik) va encore plus loin quand il pose la question suivante : « pourquoi il n’existe pas un marketing « youtubien » chez les an- nonceurs marocains ? ». Autrement dit, pourquoi les annonceurs marocains ne sponsorisent pas les chaines Youtube lancées par des internautes marocains ? La question reste légitime quand on sait que les marques internationales le font. Lancôme par exemple et d’autres marques de cosmétique sponsorisent les internautes avec des chaines de tu- toriels de beauté. L’exemple le plus édi- fiant est le personnage “Bouzebal” qui draine sur Youtube une forte audience. Aucune marque n’a pensé saissir l’oc- casion est sponsoriser l’auteur. Il a fallu attendre qu’un media classique le récupère. En conclusion, la communication di- gitale a encore un fort potentiel, mais il est temps de réfléchir sur la manière de la mener; sur la mentalité qui est derrière, sur la qualité du contenu proposé, sur la nature de la relation qu’une marque peut entretenir avec les utilisateurs, sur la personnalisation du message, sur les comportements des utilisateurs (native digitale et immigtan digital), sur la place qu’occupe la com- munication digitale au sein de la stra- tégie d’entreprise, sur les budgets pau- vres que les annonceurs lui dédient… Bref, les annonceurs doivent réfléchir sur leur avenir dans un environnement où, comme a dit le milliardaire War- ren Buffett, « il suffit de 5 minutes pour détruire 20 années d’une réputation ». Sur la toile, le pouvoir n’est plus verticale, mais horizontal.  38 Qu’est-ce qui tire la croissance des médias sociaux ? Comment évolue l’utilisation des médias sociaux par le consommateur ? Comment les médias sociaux impactent-ils le marketing ? Source : rapport annuel « social media » de Nielsen, anéne 2012 1- Les technologies mobiles : de plus en plus de personnes utilisent les smartphones et les tablettes pour accéder aux médias sociaux. 2- L’émergence de plateformes : des plateformes inédites continuent d’ap- paraître et de rejoindre l’écosystème social media 1- La télévision sociale : la télévision sociale est une nouvelle tendance forte. 2- L’attention sociale : l’attention sociale transforme le service client. 1- Le bouche à oreille social : les médias sociaux permettent aux consomma- teurs de générer et de puiser dans les opinions d’un univers exponentiellement plus grand. 2- Des consommateurs hyper-informés : les médias sociaux transforment la façon de prendre des décisions d’achat par les consommateurs mondiaux. 3- Une opportunité pour l’engagement : les attitudes des consommateurs envers la publicité sur les médias sociaux sont en cours d’évolution. Communication digitale
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    N°6 Janvier -Mars 2013 40 MANAGEMENT Facebook lance son service de messagerie instantanée (Messenger), accessible sans passer par le browser La vidéo KONY 2012 a été révisée et prétend avoir reçu la visite de plus de 95 millions de visiteurs Facebook absorbe Instagram pour 1 Milliard US$ Google+ arrête son service d’édition de photos, Picnik Facebook se lance en Bourse avec une introduction à 38 US$ par action FAITS MARQUANTS 2012 RESEAUX SOCIAUX Facebook lance son service de messagerie instantanée (Messenger), accessible sans passer par le browser La vidéo KONY 2012 a été révisée et prétend avoir reçu la visite de plus de 95 millions de visiteurs Janvier A peine née en Mars 2010, Pin- terest a été élue, à l’occasion des «Crunchies Awards 2011», meilleure Start-up pour l’année 2011 en générant plus de trafic vers les sites de vente en ligne que You- tube, Google+ ou LinkedIn. Le président des USA, Barak Obama tient le premier dis- cours 100% virtuel à travers Google+ Hangouts. Après son apparition en fin 2011, la nouvelle Timeline de Facebook fut intégrée et généralisée pour tous ses membres Le groupe de Hackers «Anonymous» s’attaque à de nombreux sites des partisans de la loi SOPA, à travers l’outil LOIC (Low Orbit Ion Cannon) visant à s’attaquer par déni de service à des sites ciblés. Ce fut l’attaque la plus large de ce groupe avec la partici- pation de plus de 5 365 membres dont plusieurs qui furent identifiés par leurs adresses IP et arrêtés. s’attaquer par déni de service à des sites ciblés. Ce Février Mars Avril Mai Todd Wasserman (Mashable) révèle que le temps moyen passé par les utilisateurs sur Google+ ne dépasse pas 3,3 minutes par mois, contre 7,5 heures passées sur Facebook.
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    N°6 Janvier -Mars 2013 NETWORKING 41 Juin Septembre Octobre Novembre Décembre Juillet Août 33% des utilisateurs ac- tifs envoient des tweets à propos des program- mes Télé Les applications de musique chez Facebook auraient joué 210 000 années de musique entre septembre 2011 & sep- tembre 2012, soit, près de 1.84 milliards d’heures de musique en une année L’action de Facebook serait passée en dessous de la barre des 22 US$, soit, plus de 27% de baisse par rapport aux prix d’introduction. Le post de victoire de Barak Obama aux élections présidentielles américaines de Novembre 2012 aurait concocté plus de 4 millions de «like». Le clip «Psy Gangnam Style» est devenu la vidéo la plus regardée sur Youtube avec plus de 1 milliard de vues. Selon un rapport de NM Incite/ Nielsen (http://nmincite.com), près du 1/3 des utilisateurs des médias sociaux, âgés entre 18 et 24 ans, se connectent à partir de la salle de bain et que 51% des usagers âgés entre 25 et 34 ans se connectent du bureau. Le temps total passé par les utilisateurs américains des médias sociaux a augmenté de 88 milliards à 121 milliards de minutes; soit une hausse de 37,5%. 80% des Pins sur Pinterest sont devenu RePins. Avec plus de 80 millions d’abon- nés, Instagram a vu le nombre quotidien d’utilisateur actifs (7,3 million) dépasser, pour la pre- mière fois, celui de Tweeter (6,9 million). 30% des utilisateurs de Google+ ayant posté un premier message ne retournent jamais Facebook a atteint 1 milliard de membres, le 10 septembre 2012 Le Brésil est devenu le pays le plus actif sur Facebook en termes de posts par jour. Instagram offre une fonctionnalité de création de profils utilisateur person- nalisés à ses abonnés. Pendant tout le mois de Septem- bre, LinkedIn drainait plus 175 000 nouveaux abonnés par jour . Selon un rapport de NM Incite/ Nielsen (http://nmincite.com), près du 1/3 des utilisateurs des médias sociaux, âgés entre 18 et 24 ans, se connectent à partir de la salle de bain et que 51% des usagers âgés entre 25 et 34 ans se connectent du bureau. Octobre L’action de Facebook serait passée en dessous de la barre des 22 US$, soit, plus de 27% de baisse par rapport aux prix d’introduction. Le post de victoire de Barak Obama aux élections présidentielles américaines de Novembre 2012 Instagram offre une fonctionnalité de création de profils utilisateur person- nalisés à ses abonnés. médias sociaux a augmenté de 88 milliards à 121 milliards de minutes; 80% des Pins sur Pinterest sont
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    N°6 Janvier -Mars 2013 MANAGEMENT COACHING 42 our certains, le travail est une source de plaisir et d’épanouisse- ment. Pour d’autres, une source d’ennui et de démotivation. Les premiers sont des collaborateurs heureux et motivés. Les seconds des collaborateurs malheureux et démotivés. Avec les premiers, l’efficacité est garantie. Avec les seconds, elle devient souffrance. Dans la vie, il n’y a pas fatalité. On n’est pas heureux ou malheureux par la puis- sance d’une volonté externe. On le devient par un cheminement personnel, conscient ou inconscient. Avec la pression écono- mique, la versatilité de l’environnement et son cortège de changements, le mal-être au travail devient plus fréquent. Ce mal- être a différentes origines. La plus impor- tante, à mon avis, est la perte de sens au travail. Le sens est, certes, une quête sub- jective. Il appartient à celui qui l’identifie et qui le vit au quotidien. Le mal-être de plus en plus en visible L’année dernière, j’ai reçu en coaching individuel un jeune ingénieur, Ilyass. Agé de 26 ans, Ilyass fait partie de cette géné- ration de zappeurs, qui changent, assez souvent, de travail. Ilyass a démarré sa carrière dans un grand groupe industriel, qu’il a quitté au bout d’une année pour in- tégrer un cabinet conseil dans l’industrie aéronautique. Au bout de six mois, il sent l’appel du large. «J’ai une autre proposition très intéressante, mais je l’ai déclinée. J’ai be- soin de comprendre pourquoi, à chaque fois, j’ai envie de partir au bout de six mois». Dans son premier emploi, Ilyass avait passé des moments difficiles. «Je commençais à traîner les pattes». Le matin, il avait du mal à y al- ler et l’après-midi, il ne pensait qu’à l’heu- re du départ. «Or, ce n’est pas moi». Ilyass mettait, ainsi, des mots sur le mal-être de nombreux collaborateurs qui ne trouvent plus de plaisir au travail. Le plaisir au tra- vail ne veut pas dire, forcément, s’amuser à tout bout de champ. Le plaisir, dont je vous parle, signifie la cohérence entre les valeurs et les aspirations, personnelles et professionnelles, de l’individu et son tra- vail. Ilyass souffre, justement, de ce manque de cohérence. Mon travail avec lui a consisté à savoir ce qui le rend malheureux au tra- vail et ce qui le rendra heureux dans le futur. La quête de sens Peter Druker, un des plus grands théo- riciens en management, illustrait le sens dans le travail par l’histoire des trois ma- çons. Une personne demande aux trois maçons ce qu’ils font. Le premier répond qu’il place des briques. Le deuxième qu’il bâtit un mur et le troisième qu’il édifie une œuvre. Le sens est le résultat de la relation qui nous lie à notre travail. Cette relation est fortement impactée par nos valeurs et nos aspirations. De cette relation dépendra, également, notre in- vestissement dans notre travail. Plus no- tre travail a un sens pour nous, plus nous sommes motivés, plus nous sommes fiers de ce que nous faisons, plus nous excel- lons dans notre travail. C’est le sens qui fait faire à l’artiste une œuvre qui marque et au cuisiner un plat qui épate les papilles. Le sens est le secret du bonheur au travail. Il est notre «vitamine C», quand on est éculé par la pression. Les collaborateurs veulent savoir, aujourd’hui plus qu’hier, s’ils contribuent à quelque chose. A une œuvre. Ils ont besoin de se sentir utiles. Bénéfices pour l’individu et pour l’entreprise Pouvoir contribuer à une oeuvre et se sen- tir utile installent le collaborateur dans une zone de confort d’où il peut exceller. Une entreprise, qui réussit à aider ses collabo- rateurs à trouver sens à leur travail, immu- nise son système contre la démotivation et son corollaire la contre-performance. En effet, une personne qui a trouvé sens à ce qu’elle fait, retrouve le goût à ce qu’elle fait, en tire une fierté et est, constamment, motivée. Car son travail est cohérent avec ses valeurs et ses aspirations. Ilyass et la quête de l’autonomie Ilyass a quitté son premier emploi, bien que bien rémunéré, car son travail consis- tait à exécuter des plannings fixés par des donneurs étrangers et à vérifier le travail du bureau d’étude en interne. Ses réunions avec son manager se résu- ment en une lecture et analyse du rapport hebdomadaire où il fait la synthèse entre les prévisions et les réalisations. Son su- périeur hiérarchique était content de la qualité de son travail. Mais pas lui. «Mes journées se suivent et se ressemblent». Il s’en- nuyait. Retour à la liste Ilyass pensait que cette culture était pro- pre aux grandes entreprises. Il a vu dans le travail, dans un bureau d’études, l’oppor- tunité d’évoluer dans un environnement restreint et où il peut apporter du «sien». Lors de nos échanges, il a compris qu’il aime le contact et être, constamment, en interaction avec les autres. «Un travail de gratte papier, même bien rému- néré ne m’intéresse pas - pourquoi rechignes-tu, alors, à prendre le large «lui demandé-je pour le confronter - parce que mon actuel patron est un homme d’une grande rectitude». Il est vrai que chaque fois qu’il parle de lui, il met en avant les valeurs de respect, d’authenticité, d’endurance et de courage qu’il apprécie, beaucoup, chez son patron. Parce qu’elles sont, aussi, les siennes. Ce- pendant, ce travail ne lui permet pas de satisfaire ses aspirations professionnel- les. Après quatre séances de coaching, Ilyass a pris une semaine de congé «pour y voir clair». Je lui ai donné un «homework» (j’aime bien en donner à mes coachés!): qu’est-ce qui lui manque pour devenir heureux dans son actuel travail ? A son re- tour, Ilyass m’a expliqué que son «bonheur au travail» tiendrait à deux choses: avoir plus d’autonomie et se réunir, au moins une fois par mois, avec son patron pour faire le point sur son travail et sur le deve- nir de l’entreprise. En résumé, Ilyass veut être reconnu pour ses compétences et devenir un contribu- teur au développement de son entreprise. Il a besoin d’inscrire son travail dans un projet global. En retrouvant sens à ce qu’il fait, Ilyass a trouvé, également, la légitimité de sa demande. Une semaine après, il m’a appelé pour me dire qu’il a tenu sa réunion avec son patron qui a fait montre d’une grande ouverture d’esprit et qui l’a félicité pour l’intérêt qu’il porte pour l’entreprise.  Le secret du bonheur au boulot Trouver sens P Nezha Hami Eddine Mazili Echaïri Consultante - Coach
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    N°6 Janvier -Mars 2013 MANAGEMENT e 7 décembre 2012, Outsourcia a reçu, lors de la quatrième édition des Morocco Awards, organisée par l’OMPIC, le prix spécial de la marque marocaine qui se développe à l’international décerné par l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle. Comme à l’accoutumée, nous avons voulu connaître l’apport des ressources humaines à cet exploit. Créé en 2003, Outsourcia joue, aujourd’hui, dans la cour des grands. En moins de dix ans, elle a gagné son ticket d’entrée dans le club des entreprises IT à forte croissance annuelle. Il n’y a de richesse que les hommes «La richesse de l’entreprise, c’est son capital humain,» nous dit d’emblée M. Toulouse, Directeur du Capital Humain d’Outsourcia. «Mon travail consiste à relever le défi de trouver les bonnes ressources et de les mettre au bon endroit» poursuit-il. C’est facile à dire, mais difficile à mettre en œuvre. Pour ses ressources humaines, Outsourcia ne lésine pas sur les moyens. Un vaste programme marketing RH est mis en place. Ce plan soutient la vision d’Outsourcia qui est de «savoir mettre en valeur ses collaborateurs, savoir les motiver, savoir les récompenser et savoir les fidéliser», insiste M. Toulouse. «L’humain est un capital où il faut investir. Le retour sur investissement est garanti», rassure M. Toulouse. Comment traduit-il, dans les faits, cet investissement ? D’abord, par la formation sous toutes ses déclinaisons : la formation sur les métiers d’Outsourcia et sur les produits des clients, ainsi que la formation continue. Outsourcia dispense en formation continue «en moyenne 100 heures de formation par an, voire plus». «Ce n’est que par la formation que l’on peut faire monter en compétences les collaborateurs», explique M. Toulouse. Conscient de l’importance du capital humain et de la formation pour le faire fructifier, Outsourcia a créé, en 2007 sa propre académie de formation: la filiale Offshore Academy, premier centre de formation spécialisé dans les métiers de l’IT et de la Relation Client au Maroc. Offshore Academy a pour vocation d’accompagner la montée en compétences des ressources et propose un véritable cursus de formation d’intégration et de formation continue destiné à acquérir les compétences aussi bien en termes de savoir- faire que de savoir-être nécessaires au développement personnel des collaborateurs. Justement, pour attirer de nouvelles recrues, la gestion des ressources humaines vise, surtout, «à accompagner le collaborateur dans son projet de développement personnel et professionnel.» Investir pour fidéliser Laphased’intégrationdescollaborateurs est, extrêmement, importante chez Outsourcia. Le DCH (ou DRH) consacre jusqu’à 5 heures aux nouvelles recrues. Ce contact lui permet d’évoquer la culture de l’entreprise, ses valeurs, sa vision, le règlement intérieur, son mode de fonctionnement, les avantages offerts et leurs obligations. Bref, tout ce qui peut aider le collaborateur à avoir des repères dans l’entreprise et, donc, à faciliter son intégration. «La culture de l’entreprise ne peut être transmise que par un management de proximité,» précise M. Toulouse, qui préfère le contact direct aux plaquettes et vidéos. «En général, tout se joue pendant ces 15 premiers jours». Tout le staff RH est mobilisé, durant la phase d’intégration, pour encadrer les nouvelles recrues et, aussi, pour identifier les personnes qui commencent à adhérer à la culture de l’entreprise. Ce processus RH est renforcé par des outils conçus et créés par le service de la communication interne. Il s’agit, notamment, du journal interne mensuel qui fait le lien entre les différents membres de la famille Outsourcia, et du «welcome book» remis, L le made in Morocco Outsourcia 44
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    N°6 Janvier -Mars 2013 CARRIERE systématiquement, à toutes les nouvelles recrues. Notre responsabilité sociale nous engage En 2009, Outsourcia a reçu le label de la responsabilité sociale délivré par la CGEM. «Nous sommes une entreprise qui admet une logique socialement responsable» Pour M. Toulouse, le salarié, aujourd’hui, cherche une entreprise où il se sent respecté, où le code du travail est respecté et où les valeurs sont connues et partagées. Et, surtout, une entreprise où il peut trouver sens à ce qu’il fait. C’est, d’ailleurs, une attente, récurrente, chez les jeunes, qui arrivent sur le marché du travail. «On ne s’auto-satisfait pas de l’application du code du travail. Nous donnons sens au travail de nos collaborateurs», fait remarquer M. Toulouse. «Nous donnons, à nos collaborateurs, bien au-delà de ce qui est exigé par la loi». Et le retour sur investissement ? «L’impact se voit sur le climat social de l’entreprise et sur le turn-over,» répond M. Toulouse. Le management d’Outsourcia Lesmarquesdefabriquedumanagement chez Outsourcia sont : l’intégrité, la transparence et la proximité. Les collaborateurs ont, tous, une visibilité de ce qui se passe dans leur entreprise. Le SIRH interne permet à tous de s’informer en termes de gestion de rémunération, de gestion des congés, de suivi des demandes de documents administratifs et bien d’autres fonctionnalités. «Nos collaborateurs se sentent rassurés, car il y a une justice sociale. Ils ont une parfaite connaissance de la progression de leur carrière. Ils savent comment évoluer pour accéder à des postes de responsabilité». «Nous sommes fiers de compter parmi nous des collaborateurs qui ont démarré avec nous l’aventure Outsourcia en 2003. C’est un signe de fidélité et de reconnaissance mutuelle». Pour M. Toulouse, la fidélisation procure un sentiment de stabilité pour le collaborateur, mais aussi pour l’entreprise. En filigrane, nous pouvons lire une autre caractéristique : les managers du groupe Outsourcia ne jurent que par la proximité. Ils sont à l’écoute de leurs collaborateurs et ont à cœur de répondre à leurs attentes. Il est vrai qu’aujourd’hui, Outsourcia peut se targuer d’avoir un management de proximité, car «elle est une entreprise à taille humaine» explique M. Toulouse. Mais, qu’en sera-t-il à l’avenir pour une entreprise portée par sa croissance? «Nous devons réinventer notre modèle de management» répond, tout simplement, M. Toulouse. Pourtenircettebellemachineenmarche, Outsourcia fait de la reconnaissance des compétences sa force de frappe. «La force d’une entreprise socialement responsable est qu’elle donne sa chance à tout le monde». Management de la qualité Le système de management de la qualité, SMQ, contribue, également, à renforcer la visibilité, dont se fait fort le groupe Outsourcia. «Le SMQ soutient notre logique de transparence. Les règles du jeu sont claires», avoue M. Toulouse. «Tous nos donneurs d’ordres (NDLR: des multinationales et des grands groupes marocains et étrangers) nous auditent, régulièrement»,dit-il.Eneffet,Outsourcia est certifié selon les normes de ses clients. «Cela rassure nos clients internes et nos clients externes». Tous les audits, qui sont lourds à mettre en place et difficiles voire délicats à satisfaire, positionnent Outsourcia dans une logique d’amélioration continue. Expertise exportée Le groupe Outsourcia est spécialisé dans la gestion de la relation client, le community management de réseaux sociaux, les métiers de back office (BPO) et les services informatiques open source (ITO). Il accompagne des clients marocains et étrangers de renom et emploie 700 collaborateurs, dont 200 en France. D’ailleurs, le prix qui lui a été décerné par Morocco Awards récompense, en effet, le premier opérateur marocain à s’être implanté sur le marché français des centres d’appels dans une logique de «délocalisation inversée». Fort de ses réalisations au Maroc et de son savoir- faire, Outsourcia délocalise certaines pratiques développées au Maroc vers l’étranger. «Nous exportons l’expertise marocaine vers nos filiales françaises» explique, le plus normalement du monde, M. Toulouse. Quant à l’avenir du secteur, Outsourcia est optimiste. Le secteur tire vers le haut. Il suffit d’être prêt pour suivre le mouvement.  45 Cette rubrique a été réalisée avec la collaboration de Cap RH Maroc; cabinet spécialisé dans le coaching, la formation et l’accompagnement des ressources humaines. Il intervient, depuis une dizaine d’années, auprès des entreprises privées et publiques, sur différentes problématiques managériales: changement, vision, performance, charte de valeurs. jeu sont claires», M. Didier Toulouse, Directeur du Capital Humain d’Outsourcia.
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    N°6 Janvier -Mars 2013 n partenariat avec Nokia, HP et Samsung, Microsoft a organisé en décembre dernier, un atelier de découverte de Windows 8, à peine 2 mois après sa sortie mondiale. L’objectif fut de présenter ses nouvelles fonctionnali- tés aux entreprises et au public marocains, mais aussi pour lancer Windows RT, la nouvelle version de Windows destinée aux tablettes dotées des processeurs ARM. A ce titre, Mohamed Taj, DG de HP Ma- roc a déclaré qu’«avec Windows 8, Microsoft confirme son leadership en terme d’innovation dans les systèmes d’exploitation». Windows 8 introduit une nouvelle perception du poste utilisateur avec une interface plus intuitive, plus de 20.000 applications dans le Windows Store et plus de 1000 types de PC, Mobile et tablettes certifiés. A ce pro- pos, Samir Benmakhlouf, DG de Micro- soft Maroc déclare qu’«aussi facile à utiliser sur tablette, mobile que sur PC, aussi pratique pour visualiser des contenus que pour créer des documents, que ce soit pour travailler ou se divertir, Windows 8 offre une expérience sans compromis qui s’adapte à tous les besoins». En plus du nouveau browser Internet Explo- rer 10 et des fonctionnalités intégrées au Cloud avec SkyDrive, Windows 8 offre un nouvel environnement basé sur un écran de démarrage rapide et fluide, donnant accès, en un seul clic, aux applications et au contenu les plus sollicités. Disponible en deux versions (Win 8 et Win 8 Pro), Windows 8 est aussi disponible en mise à jour pour les PC existants (Win XP, Vista ou 7), dans plus de 140 pays et dans 37 langues différentes dont l’Amazigh et l’Arabe. Patrick Fichou, DG de Nokia Nord Afrique, déclare: «aujourd’hui, les dé- veloppeurs, les opérateurs et les consommateurs veulent des produits mobiles attrayants qui incluent non seulement l’appareil lui-même, mais aussi les logiciels, les services, les appli- cations et l’assistance client qui optimiseront leur expérience». A noter que pour les pro- fessionnels, Windows Enterprise offre de nouvelles fonctionnalités de productivité en toute mobilité telles que Windows To Go, permettant de lancer l’OS depuis une clé USB, DirectAccess et BranchCache. De plus, la sécurité est renforcée avec des fonctions comme BitLocker et AppLocker pour un meilleur cryptage de données.  46 Solutions epuis près de 3 ans, Siemens En- terprise Communications Ma- roc, filiale de Siemens Enterprise Communications, se réinvestit pour réactiver sa présence au Maroc, en tant que base de départ pour l’Afri- que du Nord. A ce titre, Arnaud Spir- let, VP et responsable du Cluster West chez Siemens Enterprise Communica- tions précise que «le fait de disposer d’un marché au Maroc nous a permis de couvrir en priorité l’Afrique francophone et d’étendre ensuite notre influence jusque dans la région subsaharienne, au Nigéria et au Kenya». Et pour faire bénéficier l’ensemble des ac- teurs du marché de son savoir-faire et de ses dernières technologies, Siemens Enterprise Communications lance, à travers sa filiale marocaine, la nouvelle solution «amplifyTEAMS» qui cible tout l’écosystème marocain avec 2 crédos : la proximité et l’innovation. D’après Ar- naud Spirlet, «la récente étude mondiale de Siemens Enterprise Communications menée en septembre/octobre 2012 révèle que plus de 4 utilisateurs sur 10 se sentent « toujours ou fréquemment » frustrés ou dépassés par la complexité des technologies de communi- cation virtualisées. Par ailleurs, seules 50 % des personnes interrogées s’y adaptent avec succès, en établissant un climat de confiance et en maintenant un dialogue fluide entre les membres de leur équipe au sein du nouvel en- vironnement dématérialisé d’aujourd’hui». Il en déduit qu’«il y a là clairement un énorme potentiel inexploité qui permettrait d’obtenir des conversations plus riches, des échanges plus productifs et un meilleur partage de l’in- formation». Grâce à «amplifyTEAMS», Siemens Enterprise Communications est, ainsi, en mesure d’assister les entre- prises à accroître la productivité et l’ef- ficacité de leurs équipes virtuelles par le biais, non seulement de la technologie, de nouveaux processus et d’une plus grande accessibilité, mais aussi par un contrôle accru des différents supports, médias et périphériques multimédias utilisés pour communiquer. La solution amplifyTEAMS, selon Arnaud Spir- let constitue une «évolution «des ports informatiques aux personnes», dans la mesure où il y a évolution «des systèmes de communication connectés à une plate- forme technologique, aux Communications Unifiées centrées sur l’expérience utilisateur». Ceci permet aux équipes de collaborer, de manière performante, où qu’elles soient et à l’aide de n’importe quel outil. En guise de conclusion, Arnaud Spirlet déclare: «le Maroc adoptera directement les Communications Unifiées et ses nombreux avantages, sans passer par les technologies in- termédiaires. Ils utiliseront donc directement la technologie la plus récente du marché et ses avantages en termes de valeur ajoutée».  Une évolution «des ports informatiques aux personnes» amplifyTEAMS de Siemens Enterprise Communications Lancée officielle au Maroc Windows 8 E D pour visualiser des contenus que pour créer des de 4 utilisateurs sur 10 se sentent « toujours Mohammed Bouhmouch, DG de Siemens Enterprise Communications Maroc Arnaud Spirlet, Vice-président et responsable de l’EMPAC Cluster West
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    N°6 Janvier -Mars 2013 ruit de la collaboration entre LG et Google, le Smartphone le plus récent et le plus rapide de la gamme Google Nexus, «Nexus4», vient d’être dévoilé. Equipé de Jelly Bean, la dernière version du système d’exploitation Android 4.2, Nexus4 s’accompagne des dernières applications Google dont «Google Now», gage d’une organisation plus efficace, «Google Maps» offrant la navigation GPS, l’info trafic en direct, la vue 3D des car- tes ainsi que les fonctionnalités «Street View» et «Indoor Maps» donnant une idée sur l’endroit où l’on se trouve à tout moment. En termes d’équipements, le Nexus4 est doté d’un appareil photo 8 MP haute performance qui permet de prendre des clichés des photos dans tou- tes les directions et des Photosphères époustouflantes, téléchargeables auto- matiquement grâce à «Instant Upload». A propos de ce lancement, Jong-Seok Park, président et PDG de LG Electro- nics Mobile & Communications déclare que «Nous sommes extrêmement fiers de ce très beau résultat, fruit de la collaboration en- tre LG et Google». Et de poursuivre: «il ne fait aucun doute que les clients sont heureux de ce beau résultat alliant un parfait design, et une haute performance de la dernière ver- sion du système d’exploitation Androïd ». Outre la technologie Zerogap Touch, le Nexus4 est équipé d’un écran WXGA True HD IPS Plus (1280 x 768 pixels) de 4,7 pouces et de 320 PPI, protégé par un verre anti-rayures Corning Go- rilla Glass 2. Et grâce à son processeur Qualcomm Snapdragon™ S4 Pro, sa mémoire vive (RAM) de 2 GB ainsi que la version la plus rapide d’Android, le Nexus4 offre une expérience utilisateur de grande qualité, alliant puissance et rapidité. A propos de la collaboration entre LG et Google, Andy Rubin, Se- nior VP Mobile and Digital Content chez Google indique que «c’est la pre- mière fois que nous collaborons avec LG pour mettre au point un appareil Nexus». Il ajoute: «ils ont insufflé une énorme dose de talent au projet. Résultat? Un appareil riche en fonctionnalités, qui répond à vos besoins rapidement et tient bien en main». Le Nexus4 est vendu en version déver- rouillée. Compatible GSM/HSPA+, il fonctionne avec plus de 200 four- nisseurs de réseaux dans le monde et sera disponible sur la toile à travers GooglePlay.  47 ony vient de présenter au Maroc, une innovation surprenante avec son nouveau téléviseur «BRA- VIA 4K LED TV 84 pouces». Doté d’une dalle de 84 pouces (plus de 2m), ce nouveau téléviseur dispose d’un écran LED 4K, offrant une définition de 3840 x 2160 Pixels (8847360 de Pixels), équi- valent à plus de 4 fois la résolution d’un Full HD normal.. Le moteur 4K X-reality PRO, une ex- clu de Sony, permet d’offrir un rendu d’image impressionnant, profitant d’un excellent taux de contraste, ce qui donne à l’image une qualité quasi réelle et ce, grâce à «Image Pattern Analysis» et «Reality Creation» qui optimisent intelligemment le contenu vers la résolution 4K. Il per- met également de reproduire différents contenus avec différentes résolutions : films, photos, jeux… puis les convertir en photo haute définition. En prime, une précision quasi-parfaite, même à une distance de plus de 1,5m de l’écran. Par ailleurs, le nouveau BRAVIA 4K LED TV 84» offre un contenu 3D de très bonne qualité, combiné à des lunettes confortable, assez légères et autonomes (sans batterie). Pour les amateurs de jeux à deux, et grâce à la technologie «Simul- View», le jeu s’affiche sans subdivision de l’écran en deux. Les joueurs peuvent vi- sualiser chacun son écran Full HD. Ce- rise sur le gâteau, ce nouveau téléviseur offre un son puissant et enveloppant, comme au cinéma, grâce à ses 10 haut- parleurs alliés aux caissons de basse et à la technologie 3D S-Force Front Sur- round délivrant un son Surround 5.1 vir- tuel jusqu’à 50 W de puissance. Plus en- core, les structures d’enceinte intégrées aux coins gauche et droit de l’écran s’inclinent de 10° vers l’intérieur pour permettre une orientation adéquate du son. Disponible sur le marché marocain dès le mois de décembre dernier, à la coquette somme de 250K MAD, le nou- veau téléviseur 4K BRAVIA 84» permet à Sony de consolider sa présence sur le marché marocain, et à terme le marché africain. En effet, Hiroyasu Sugiyama, DG de Sony Moyen Orient et Afrique précise que «Le Maroc représente un marché important pour Sony, vu les capacités de dé- veloppement dont il dispose».  Sony se repositionne Bravia 4K LEDTV 84’’ le nouveau bébé de LG et de Google Nouveau Nexus 4 F S son. Disponible sur le marché marocain Part-Pro
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    N°6 Janvier -Mars 2013 aspersky vient de lancer l’une de ses solutions phares: Kaspersky Internet Security 2013. La pré- sente édition est facile à installer. L’installateur qui contient tout le logiciel et ses fonctionnalités ne dépasse pas 150 Mo. Côté durée, cette installation se fait en un clin d’oeil. Contre toute attente, vous n’avez pas besoin de redémarrer la machine, Kaspersky Internet Security se met tout de suite au boulot, une fois cette phase accomplie. Au menu de cette version 2013, le panneau de contrôle, semblable à celui de la version antérieure est clair et compréhensible. Les différents menus vous y accédez en un seul clic, afin de lancer l’analyse; le clavier virtuel ou le module de sécurisation bancaire. Un module que nous n’avons évidemment pas testé à fond, mais qui semble fonc- tionner de manière correcte. Ce module anti-fraude vous demande d’enregistrer un numéro de carte bancaire ainsi que le nom de votre ban- que pour mieux as- surer les achats via la toile. Au cours d’une transaction, si le système n’est pas à jour ou si le site semble frauduleux, la transaction n’est plus possible. Ce- pendant, laisser des données bancaires dans un logiciel, nous sembles un peu risqué, pour un logiciel qui veut anti-menaces (en cas de vol de l’ordinateur, par exemple). Pour l’ana- lyse antivirus, les résultats sont plus que satisfaisants et Kaspersky Internet Secu- rity 2013 s’en sort très bien. Nous avons testé le logiciel sur un ordinateur sous windows 7, 4Go de Ram, Pro- cesseur Core i3 à 1,40 Ghz, en mode scan rapide et en mode approfondi. Kaspersky Inter- net Security n’a pas détecté de failles particulières. En mode téléchargement, il utilise sa protection de manière efficace et quasi instantanée et empê- che la récupération de malwa- res. A ce niveau, cette solution apporterait bien des satisfac- tions, tant les malwares nous pourrissent la vie. Les sites in- fectés aussi n’ont aucune chance de vous faire du tort. Par ailleurs, pour les fichiers compressés, nous avons constaté que Kaspersky Internet Security vous débar- rasse des attributs dangereux sans peine. Dernière remarque, Kaspersky Internet Security ne ralenti nullement le système, comme on pourrait le croire.  48 Solutions omme signalé dans notre nu- méro précédent, « avec l’Ul- trabook , Intel veut proposer une machine sans compromis. Aussi, l’objectif est-il de mettre sur le marché une machine pas comme les autres puisque l’Ultrabook combine des caractéristiques venues de deux mondes différents: les tablettes et les PC ». Dans ce sens, nous avons testé une ma- chine basée sur cette technologie, afin de savoir si vraiment l’Ultrabook tient ses promesses. Nous avons aussi tenu à tester une machine qui représente la première génération des Ultrabook mis sur le marché : un Acer Aspire M3-581T. Ce modèle, basé sur un mi- croprocesseur Intel Core i3-2367M (2e génération) et une fréquence cadencée à 1,40GHz, a ouvert le bal aux Ultrabook en juin 2011. Tournant sous Windows7 (Edition Familliale Premium), l’Acer Aspire M3-581T bénéficie d’un Ram de 4Go (DDR3 SDRAM), disque dur (Se- rial ATA) de 320 Go et un écran LED de 15,6’’. Côté format, Acer Aspire M3-581T respecte plus ou moins les recomman- dations Intel. Avec 20,07 mm, il reste néanmoins le moins mince des Ultra- book disponibles sur le marché. Par ailleurs, son poids de 2,25Kg fait de lui une machine assez encombrante. Ces deux paramètres omis, cette Ultra- book s’avère des plus rapides en mode démarrage. En effet, à peine allumé, le système vous donne la main en 20 se- condes chrono (bien sûr si la session est en mode libre). Un score assez honora- ble, quand on sait que l’on a à faire à un Ultrabook de 1e génération. La bat- terie 3 cellules de 5 100 mAh dont est équipée cette machine promet jusqu’à 8 h d’autonomie. En mode full work, elle nous a permis de tenir quelques 4h 30 minutes. Côté performances du pro- cesseur (Cor i3) et de la carte graphique (NVIDIA GeForce GT 640M ) et bien que cette machine soit considérée com- me entrée de gamme dans la catégorie des Ultrabook, il faut avouer qu’elle ferait le bonheur de n’importe quel graphiste (2D), tellement le temps de traitement est plus qu’honorable, com- paraison faite avec des ordinateurs de bureaux estampillés «professionnels».  Une technologie qui tient ses promesses Ultrabook Acer Aspire M3 Une solution sécuritaire qui se veut complète Kaspersky Internet Security 2013 K C rial ATA) de 320 Go et un écran LED
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    N°6 Janvier -Mars 2013 49 a marque HP a mis sur le marché marocain, six nouvelles impriman- tes faisant partie de sa nouvelle gamme «HP Deskjet Ink Advan- tage». Une gamme qui se veut innovante et économique. En effet, selon les tests effectués par nos soins et grâce aux nou- veaux systèmes d’impression Ink Advan- tage, il est désormais possible d’atteindre une qualité d’impression intéressante, à un prix abordable, mais surtout à des performances optimales permettant d’imprimer jusqu’à deux fois plus de pa- ges, pour le même prix. Idéale pour tous ceux qui cherchent un appareil compact, élégant et surtout économique, le nou- veau tout-en-un Ink Advantage 2515 de HP dispose d’un écran iconique muni d’un indicateur de nombre de copies en cours offrant un affichage graphique in- tuitif qui permet de contrôler les outils d’impression, de numérisation, de copie des documents et des photos. Les fonc- tionnalités de personnalisation et de ré- duction ou de zoom sont aussi de mise. Les économies de coûts se traduisent par deux nouvelles Séries de cartouches bon marché, HP 650 et HP 655, pouvant im- primer jusqu’à 600 pages couleurs haut de gamme tout en garantissant une qua- lité professionnelle et une finition impec- cable..  Un Cost-Killer chez HP HP Deskjet Ink Advantage 2515 ujifilm a lancé officiellement au Maroc, deux nouveaux appareils photo X-E1 et X-F1. Nous en avons effectué un essai et nous avons constaté que ces appareils, haut de gamme, combinent la qualité des appareils compactes aux caractéristiques des reflex ; ce qui leur permet de cibler un large public, autant professionnel qu’amateur. Le X-F1 combine des technologies de pointe à un concept mémorable. Il intègre un objectif Fujinon grand angle de F1.8 à zoom ma- nuel 4x d’une rapidité extrême ainsi qu’un gros capteur CMOS EXR 2/3 po de 12 MP assurant une qualité d’image extraor- dinaire ainsi qu’un délai de réponse opti- mal. L’objectif est formé de sept éléments en verre divisés en six groupes et revêtus du nouvel enduit EBC à fort coefficient de transmission (HT-EBC) sur toutes leurs surfaces pour assurer la réduction specta- culaire des reflets. Intégrant également un circuit de stabilisation optique de l’image ainsi qu’une sensibilité ISO pouvant at- teindre 12 800, le X-F1 permet de réaliser des photos à faible éclairage, sans que la sensibilité ne soit accrue, même sans flash. Côté style, le X-F1 est doté d’une interface graphique conviviale et personnalisable ainsi qu’un boîtier de style rétro, avec gar- niture en cuir synthétique qui s’inspire du concept de l’appareil X100. Par ailleurs, le X-E1 se veut léger, com- pact. et doté d’un capteur APS-C CMOS X-Trans, développé par Fujifilm. Ce cap- teur est capable de saisir des images avec une résolution exceptionnelle, une tonalité fluide et un minimum de bruit. Le système d’objectif interchangeable X-Mount ori- ginal de Fujifilm comprend cinq objectifs XF de grande qualité.  On dirait des reflex FUJIFILM X-E1 et X-F1 F L Doté d’un processeur quadri-cœur, cadencé à de 1,4GHz et de 2 Go de Ram et d’un écran WXGA (1280x800) LCD de plus de 10», le nouveau Galaxy Note 10.1, testé par nossoins,offredespossibilitésdemultitâche intégrées, des graphiques de grande qualité ainsi qu’une vitesse de traitement ultra-ra- pide. Il s’agit avant tout d’un Smartphone quadri-bande (850/900/1900/2100MHz) équipé de 2 caméras (principale de 5 MP et frontale de 1,9 MP) et qui permet une mul- titude de connectivité (HSDPA 21Mbps / HSUPA 5,76Mbps, Bluetooth 4.0, USB 2.0, Wi-Fi 802.11 a/b/g/n, Wi-Fi Direct, …). Et au-delà des fonctionnalités classiques des Smartphones (Accéléromètre, A-GPS (3G), S-GPS (WiFi), …), de nombreuses fonctionnalités viennent garnir le nouveau Note 10.1. D’une part, le «Smart Stay» qui permet de garder l’écran en état actif tant qu’il est regardé, et d’autre part, le «Pop- Up Play» qui permet de regarder une vidéo, n’importe où sur l’écran tout en exécutant simultanément d’autres tâches. Par ailleurs, avec son stylet de pointe «S Pen» de 6,5mm, le Galaxy Note 10.1 est optimisé pour la création de contenu personnalisé. Doté de la fonctionnalité «S Note», il est désormais possible de combiner des notes et des cro- quis avec d’autres contenus numériques. Les fonctions «Shape Match» et «Formula Match» permettent de corriger et de numé- riser les formes géométriques tracées, mais aussi de résoudre les formules numériques écrites à la main avec le S Pen. Par ailleurs, le Galaxy Note 10.1 intègre des fonctionna- lités intuitives et des fonctions innovantes comme la fonction «Multiscreen» qui per- met d’utiliser deux applications différentes simultanément pour bénéficier des possibi- lités du multitâche. Le Galaxy Note 10.1 permet également de prendre des notes directement sur un eTextbook tout en re- gardant des conférences ou en surfant sur le Web. En résumé, le nouveau Galaxy Note 10.1 a tout pour plaire.  Galaxy Note 10.1 Un vrai bijou Banc de test
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    N°6 Janvier -Mars 2013 ZOOM SUR INFO 50 Vivement l’année prochaine Med-IT 2012 ur trois jours, le Salon Med-IT 2012 a accueilli quelques 180 exposants et 4000 visiteurs à peu près. Selon l’agence XCom, organisatrice de l’événement, « Ce salon, qui fédère l’ensemble de l’écosystème IT au Maroc, entreprises utilisatrices et fournisseurs, a été particulièrement apprécié cette année par les visiteurs pour la qualité de son contenu et ses animations ». Effectivement, au niveau du contenu, les professionnels ont eu droit à 40 conférences, ateliers et tables rondes. Ces actions étaient l’occasion de réflexion sur l’évolution des NTIC dans notre pays. Le thème majeur de cette édition n’était autre que l’innovation. Un thème qui a été consacré par les «Trophées de l’Innovation». Une action menée conjointement par XCom et Maroc NumericClusterpourrécompenserles start»up, PME et grandes entreprises marocaines les plus innovantes. « Le « Grand Jury des Décideurs IT», qui regroupait 15 DSI a évalué en temps réel des solutions présentées par les exposants, et un espace d’exposition de 200 m2 avait été spécialement créé pour mettre en avant etvaloriserdejeunesentreprisesinnovantes (clusters, start-up) », nous déclare-t-on du côté de XCom. Qu’en est-il de la satisfaction des exposants au sein de la 4e édition du Med-IT qui selon les chiffres a accueilli 61% de décideurs (Directeurs généraux, Directeurs de département, etc.)? Selon une enquête menée par les organisateurs, « 81 % des exposants sont satisfaits du salon et souhaitent renouveler leur présence en 2013; (contre 75% pour l’édition 2011) ». Toujours au niveau des statistiques et selon les organisaturs du Med- IT, « 49 % des visiteurs étaient des professionnels du Secteur des TI ; 51 % d’autres secteurs. 38 % sont actifs dans le commerce et distribution, 31 % dans celui des services, 16 % des administrations, ministères et entreprises publiques, et 15 % des exposants relèvent du secteur de l’Industrie. Pour ce qui est de la présence étrangère, elle enregistre à peine 6% ; un taux qui est appelé à progresser dans les prochaines éditions pour un rayonnement plus conséquent. Les visiteurs ayant mis les pieds au Med-IT 2012 avaient des motivations multpiles : 81% s’y sont rendus pour s’informer sur les nouveautés et les grandes tendances dans les TIC ; 21% avaient un projet concret d’achat et 46% sont venus pour nouer des partenariats, selon les chiffres officiels. Par ailleurs, il est à noter que 66% des visiteurs du Salon étaient intéressés par les solutions de Sécurité (des systèmes d’information et des réseaux) ; 40% par le Conseil et le Management de projet IT ; 34% par l’achat de matériels informatique et réseaux ; 34% par le e-commerce et 31% par les solutions métiers ERP. Quant aux entreprises françaises, le salon qui bénéficiait du label France par le Ministère du Commerce Extérieur Français, a accueilli 57 entreprises françaises. Au niveau des Trophées de l’innovation, la 4e édition a consacré Barid Al Maghrib pour «La boite postale électronique» (Trophée Grands Comptes); Maroc Télécommerce pour son projet «Fatourati» (Trophée PME); «Greendizer» pour son projet «Système de traitement de facture» (Trophée TPE) et enfin INWI pour sa célèbre série web «Switchers» (Trophée Coup de Coeur). S par S. Zinnid Le Salon du Med-IT 2012 a bouclé sa quatrième édition avec des résultats très encourageants, vu la conjoncture. Avec la cinquième édition de l’année prochaine, cet événement phare arrivera à maturité. L’occasion de voir son rayonnement dépasser nettement les frontières si les organisateurs passent à la vitesse supérieure afin de faire de Medi-IT une vraie messe continentale. Secteur d’activité Nombre d’exposants 52 47 37 35 24 21 18 16 12 08 SSII, Intégrateurs Consulting-Audit Editeurs de logiciel Constructeurs/Equipementiers Intégrateurs Réseaux Telecom Distributeurs – Revendeur Informatique Grossiste-Importateur Enseignement-Formation Opérateurs Télécom Internet (FAI, FSI)
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    N°6 Janvier -Mars 2013 TRANSFORMING WORLD 8 TRILLION TEXT MESSAGES WORLD WANTS MORE WORLD DEMANDS MORE WORLD DEMANDS MORE DATA 370,000 SKYPE CALLS...EVERY 60 SECONDS WORLD IS CHANGING WORLD IS CHANGING FASTER 7 BILLION HUMAN BEINGS DEVELOPING WORLD TRANSFORMING WORLD 8 TRILLION TEXT MESSAGES WORLD WANTS MORE WORLD DEMANDS MORE WORLD DEMANDS MORE DATA SECONDS 8 TRILLION TEXT MESSAGES WORLD WANTS MORE WORLD DEMANDS MORE DATA 370 000 SKYPE CALLS EVERY 60 WORLD IS CHANGING FASTER WORLD DEMANDS MORE WORLD DEMANDS MORE DATA 370,000 SKYPE CALLS...EVERY 60 7 BILLION HUMAN BEINGS DEVELOPING WORLD 8 TRILLION TEXT MESSAGES WORLD WANTS MORE TRANSFORMING WORLD 8 TRILLION TEXT MESSAGES WORLD WANTS MORE WORLD DEMANDS MORE WORLD DEMANDS MORE DATA 370,000 SKYPE CALLS...EVERY 60 S ATATT S A TranslationprovidedbyMafawal
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    N°6 Janvier -Mars 2013 Nous tissons vos liens avec vos cibles Agence de communication globale Nous tissons vos liens avec vos cibles