PARIS
13 NOVEMBRE 2015
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dans un local à poubelle de la cité Balzac de Vitry-sur-
Seine. L’aut...
Rapport IGEN, juin 2004, page 12
A côté des fréquentations et des comportements, le
vêtement est souvent l’objet de prescr...
Rapport IGEN, juin 2004, page 21
Dans beaucoup de collèges visités, le vêtement des filles,
ainsi que leurs « mœurs », son...
LA JOURNÉE DE LA JUPE (2009)
L’identité malheureuse
Finkielkraut, 2013
L’idée de La journée de la jupe est venue à Jean-
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C’est lorsque, dans toujours plus
d’établissement, l’enseignement consiste non à
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Elisabeth Badinter
Assemblée Nationale, 2009
Les femmes sont instrumentalisées pour être l’étendard
bien visible de l’offe...
Enfin, si l’on ne fait rien, on abandonnera à leur sort toutes
celles qui ne rêvent que de vivre comme tout le monde mais
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LE NOUVEL OBSERVATEUR
juillet 2009
Contre l’opinion d’Elisabeth
Badinter : ici
DOSSIER : LA JOURNÉE DE LA JUPE
• Réception du film par Jean-Paul Lilienfeld
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Textes et documents
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  1. 1. PARIS 13 NOVEMBRE 2015
  2. 2. Le 4 octobre 2002, Sohane, 17 ans, meurt brûlée vive dans un local à poubelle de la cité Balzac de Vitry-sur- Seine. L’auteur du meurtre, un jeune garçon de 19 ans, agit par « dépit amoureux ». Après plusieurs tentatives de reconquêtes vaines, ce dernier, qui n’acceptait pas que son ex petite amie lui résiste, l’immole après l’avoir aspergé d’essence. Sohane meurt des suites de ses brûlures… Spontanément, les habitants descendent dans la rue pour dénoncer ce drame. La marche armée de la banderole « Ni Putes Ni Soumises » prend alors naissance. http://www.npns.fr/
  3. 3. Rapport IGEN, juin 2004, page 12 A côté des fréquentations et des comportements, le vêtement est souvent l’objet de prescriptions rigoureuses : comme le maquillage, la jupe et la robe sont interdites, le pantalon est sombre, ample, style « jogging », la tunique doit descendre suffisamment bas pour masquer toute rondeur. Dans telle cité on nous dit que les filles doivent rester le week-end en pyjama afin de ne pouvoir ne serait-ce que sortir au pied de l’immeuble. Dans tel lycée elles enfilent leur manteau avant d’aller au tableau afin de n’éveiller aucune concupiscence.
  4. 4. Rapport IGEN, juin 2004, page 21 Dans beaucoup de collèges visités, le vêtement des filles, ainsi que leurs « mœurs », sont l’objet d’un contrôle général. Ainsi, dans certains établissements les jupes et robes sont « interdites » depuis cinq à un an selon les endroits, la tenue sombre et ample est imposée à toutes. Il est fréquent que les jeunes frères et plus largement les jeunes élèves garçons soient chargés de la surveillance vestimentaire et morale des filles, les plus âgés se chargeant de les punir, le plus souvent à l’extérieur de l’établissement mais pas toujours ; ainsi nous a-t-on signalé plusieurs cas de violences graves perpétrées dans l’enceinte de collèges : gifles, coups de ceinture, « tabassages ».
  5. 5. LA JOURNÉE DE LA JUPE (2009)
  6. 6. L’identité malheureuse Finkielkraut, 2013 L’idée de La journée de la jupe est venue à Jean- Paul Lilienfeld alors qu’il regardait les images des émeutes urbaines de novembre 2005. Il a été frappé alors par ce qu’il ne voyait pas. Aucune femme sur ces images, mais des hommes jeunes cagoulés et ultraviolents. (page 74)
  7. 7. C’est lorsque, dans toujours plus d’établissement, l’enseignement consiste non à transmettre son savoir mais à savoir « tenir sa classe » (comme il est dit officiellement) que le vivre-ensemble entre dans la langue. La fréquence des mots traduit le désarroi d’une société qui voit la disparition de la chose. (page 22) L’identité malheureuse Finkielkraut, 2013
  8. 8. Venons-en aux « revendicatrices », qui en appellent à deux de nos libertés démocratiques : la liberté de se vêtir comme on le souhaite et la liberté de conscience. Personne ne songe à les empêcher de mettre les vêtements qu’elles veulent où elles veulent. Mais le visage n’est pas le corps et il n’y a pas, dans la civilisation occidentale, de vêtement du visage. Par ailleurs, la liberté qu’elles invoquent pour elles est complètement bafouée dans les banlieues pour celles qui sont nos sœurs, nos filles, et qui veulent vivre comme tout le monde. Vous le savez fort bien, de trop nombreuses jeunes filles sont interdites, en France, de robe et de jupe. Que fait-on pour elles ? Que fait-on pour que soit respectée, pour ce qui les concerne, la liberté de se vêtir comme elles l’entendent ? Ces jeunes filles sont déjà soumises à de multiples pressions de la part de leur environnement familial et social visant à ce qu’elles cachent leur corps sous des survêtements informes, sous peine d’être traitées de « putes » et pour éviter des agressions physiques. Elisabeth Badinter Assemblée Nationale, 2009
  9. 9. Elisabeth Badinter Assemblée Nationale, 2009 Les femmes sont instrumentalisées pour être l’étendard bien visible de l’offensive intégriste, des intégristes en tous points hostiles aux principes démocratiques de l’Occident et en particulier à l’égalité des sexes. Face à cela, devons-vous détourner le regard, mettre un mouchoir sur les principes chèrement acquis qui fondent notre « vivre ensemble » ?
  10. 10. Enfin, si l’on ne fait rien, on abandonnera à leur sort toutes celles qui ne rêvent que de vivre comme tout le monde mais qui sont de plus en plus pressées de se soumettre au pouvoir religieux ou, pire encore, aux traditions. Nous avons toujours trop attendu pour lutter contre des pratiques traditionnelles insupportables, telles la polygamie ou l’excision. Nous devons rompre avec cette attitude relativiste, paresseuse et bien- pensante selon laquelle toutes les traditions sont respectables, alors qu’elles ne sont pas toutes respectables. Comme Descartes, mon maître, je suis profondément convaincue que nous devons nous plier aux us et coutumes du pays dans lequel nous vivons. On peut certes les faire évoluer, mais cela doit être collectivement et dans le respect du triptyque républicain. Elisabeth Badinter Assemblée Nationale, 2009
  11. 11. LE NOUVEL OBSERVATEUR juillet 2009 Contre l’opinion d’Elisabeth Badinter : ici
  12. 12. DOSSIER : LA JOURNÉE DE LA JUPE • Réception du film par Jean-Paul Lilienfeld • Article de Philippe Mérieux sur le film • Article de Geneviève Sellier sur le film • « Plus étonnant, le film recueille aussi l’appui enthousiaste de Philippe Meirieu, le représentant le plus connu de la « pédagogie active », alors que le film semble prendre parti assez lourdement pour les partisans d’un enseignement traditionnel des auteurs classiques » • Finkielkraut s’exprime sur le film • Fiche d’activités sur le film • Fiche pédagogique ici
  13. 13. Textes et documents • Rapport IGEN (Ministère de l’Éducation Nationale) de juin 2004 sur les signes et manifestations d’appartenance religieuse dans les établissements scolaires : ici • Assemblée nationale : Mission d’information sur la pratique du port du voile intégral sur le territoire national avec une intervention d’Élisabeth Badinter (2009) : ici

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