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« instructif », ça permet de « se forger une opinion » ou de « renforcer son appartenancefamiliale et nationale ». Ils pré...
renforcer les liens existants ou s’évader des liens réels), différencier le fait de naviguer àtravers les personnes amies ...
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Tout comme ils ont des usages et des modes de comportements pluriels, il serait difficile dedéfinir les communicateurs par...
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Les usages numériques des meneurs se confirment eu égard à leurs réseaux sociaux préférés.Très peu attirés par les réseaux...
Graphe n°10 : Tranches d’âges par profils     - Plus stables professionnellement : De loin les plus intégrés professionnel...
Appartenant plutôt à la haute frange de la classe moyenne, les meneurs vont sur les    réseaux sociaux pour compléter ou c...
2/ Un usage intermittent et pragmatique. Les seuls à consulter leurs comptes assezmassivement sur téléphone portable, les ...
Conclusions généralesSi nous avions réalisé a priori, à partir d’études antérieures et du contexte actuel, la pertinencede...
3- Menée dans un contexte post-20 février, l’étude tord le cou à certaines idées             reçues : le cyber activisme n...
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Tableau 2 : Caractéristiques détaillées des profils par item retenus pour les usages (classés selon    les facteurs retenu...
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Profils des utilisateurs des réseaux sociaux

  1. 1. Profils des utilisateursde réseaux sociaux au Maroc Driss Ksikes Journaliste, écrivain et spécialiste des media, directeur du CESEM Adib Bensalem Doctorant en Sciences de Gestion, Chercheur au CESEM Etude en ligne, Août 2011 - Février 2012
  2. 2. Résumé :L’administration d’un questionnaire en ligne auquel ont répondu 456 internautes marocains,dans un contexte post-20 février, nous permet de faire émerger quatre profils d’utilisateurs deréseaux sociaux : les affectifs, les communicateurs, les meneurs et les observateurs. Cettetaxonomie, basée sur des variables issues de la revue de littérature –usages, motivations,contexte sociodémographique- et extraite de l’étude statistique, nous mène à l’analyse desprofils dominants chez chaque utilisateur.Quelques chiffresLa population des facebookers marocains –pour prendre le réseau social le plus visité-regroupe 3.203.440i millions d’usagersii, donc autour de 25% de la population lettrée âgéeofficiellement1 de plus de 13 ans au Marociii et 12% de la population globale de facebookers enAfrique du Nord, Moyen Orient et pays du Golfeiv. Toujours en comparaison avec les pays dela région ayant connu une actualité plus brûlante fortement liée aux media sociaux, il s’avèreque le Maroc a quatre caractères distinctifs : 1- Il a connu entre 2010 et 2011 la quatrième plusforte progression en nombre d’abonnés au site collaboratif, Facebook, avec + 590360abonnésv. 2- Il enregistre, malgré tout, un faible taux de connexion au même réseau social(9,78%), très loin derrière la Turquie, (35,89%) et la Tunisie (22,49%). 3- La populationconnectée à Facebook est comparativement plus jeune (79% des 15-29 ans) et plus féminine(38%)vi que la moyenne régionale. 4- La twittomania, très répandue au Moyen Orient etréputée être un moteur de communication et de mobilisation ailleurs, est quasiment nulle auMaroc, avec 250 000 tweets annuels et 0,05% d’abonnés parmi la population d’internautesmarocains ?Graphe 1 : Place du Maroc parmi les utilisateurs de Facebook dans le monde arabe1 Officiellement car il n’y a pas de moyen pour Facebook de vérifier l’âge réel de leurs utilisateurs.
  3. 3. Source : Arab Social Media Report - Issue 2 - http://bit.ly/m1RrqZCes chiffres, très mitigés, concernant la mise en lien social au Maroc par les réseaux Internet,sont en deçà des données infrastructurelles du pays. En effet, le parc Internet a connu uneévolution stratosphérique, puisque le nombre d’abonnés est passé de 80 277 clients en juin2004 à 2.345.725 abonnés en juin 2011vii. Notez d’ailleurs le gap entre le nombre d’internautesabonnés et le nombre de facebookers. Cela nous renseigne, en creux, sur les différentsusages informels, dans le cyber café et de partage de clé 3G, assez abondants mais nonrépertoriés. D’ailleurs, le marché de la connexion 3G, mobile, partageable et non identifiable àun abonné exclusif et fixe, a évolué en 2010 de 93% et représente 77,45% du parc global enjuin 2011. Par ailleurs, en l’absence de chiffres fiables sur le nombre de smartphones sur lemarché, outil de connexion de plus en plus prisé, il est important de noter que 1.450.000marocains disposent en juin 2011 d’un abonnement mobile post-payé, susceptible d’être utilisépour une connexion Internet.Dans l’unique étude sociologique menée jusque là sur le rapport des jeunes à Internet auMarocviii, à partir d’un échantillon de 900 répondants, deux chiffres nous concernant méritentd’être retenus : 29,2% déclarent avoir accès à une connexion Internet à partir d’un ordinateurcommun (en famille ou dans le lieu de travail) et 17,4% à partir d’un ordinateur individuel.Difficile de savoir si les deux taux sont cumulables mais ces taux indiquent un trend naissantd’autonomie des jeunes par rapport aux structures traditionnelles de socialisation.D’ailleurs, dans une étude sociologique sommaire comportant une partie sur les jeunes et lesréseaux sociauxix au Maroc, menée bien avant le « 2011 arabe », les répondants mettent enavant le fait qu’ils recourent à Facebook, principalement, parce que c’est « divertissant »,
  4. 4. « instructif », ça permet de « se forger une opinion » ou de « renforcer son appartenancefamiliale et nationale ». Ils précisent, aussi, que la connexion aux réseaux sociaux dans lecybercafé est une pratique principalement masculine et que plus la localité géographique del’utilisateur est éloignée des métropoles, plus le réseau social devient un refuge permanentpour se construire une identité.Quelques préalablesTous les chiffres et considérations cités ci-dessus nous mettent sur plusieurs pistesconcernant le degré supposé d’individuation, d’éducation, de socialisation et d’engagement dela société marocaine, mais aussi son niveau d’usage d’Internet. Ils montrent surtout le côtéémergent, encore fragile mais potentiellement en expansion de l’usage des réseaux sociauxau Maroc. Comment appréhender ces données ? La théorie des utilités et des gratifications(U&G)x, forgée pour appréhender les mass media classiques, s’avère être la plus appropriéeaux yeux des spécialistesxi, parce qu’elle est susceptible de tenir compte des aspects, flexible,interactif, dynamique et imprévisible des réseaux sociaux en ligne. Ce qui la distingue desthéories antérieures, c’est le fait de focaliser sur « ce que font les audiences des media au lieude s’attarder sur ce que les media font pour façonner les opinions »xii. Dès l’origine, cetteapproche, assez voisine avec la notion de capital social de Bourdieu, aborde l’utilisateurcomme « un être actif, lucide et ayant des motivations dans l’usage des media ».Dans un travail proposant une typologie, non des usagers mais des déclinaisons du Web2.0xiii, Dominique Cardon attribue à chaque type de sites une fonctionnalité déterminantl’attitude des usagers. Ainsi, les sites de rencontre (ex : Meetic) correspondent au « paravent »(l’identité de l’usager dévoilé progressivement) ; aux petits réseaux de proximité (ex : Skyblog),correspond « le clair-obscur » (plus que l’entre-soi mais pas tout à fait en public) ; aux grandsréseaux relationnels (ex : Youtube et Facebook), correspond « le phare » (en quête délibéréede visibilité) ; aux sites relationnels restreints (ex : Twitter), correspond « le post-it » (lien fortentre territorialité et usage du temps) ; enfin, dans les sites résolument virtuels (ex : Secondlife), c’est l’avatar qui l’emporte. Ce modèle permet de fixer quelques critères pertinentsd’analyse différenciée des usagers, à savoir apprécier le gap entre identité réelle et identiténumérique, définir le but précis recherché par l’usager (rencontrer, partager, mettre en lien,
  5. 5. renforcer les liens existants ou s’évader des liens réels), différencier le fait de naviguer àtravers les personnes amies ou les thèmes amis.Si ce travail aide, même de biais à circonscrire quelques questions pertinentes à poser entermes de motivations et d’usages, il est nécessaire de se pencher sur le travail accompli parQuan-Haase & Young (2010)xiv, à partir de la théorie des usages et gratifications, surFacebook, pour retrouver des listes exhaustives et transposables pour une étude plus globalesur les réseaux sociaux. Il en ressort trois grandes motivations : le maintien des réseauxd’amitié ; la quête de notoriété ; et l’inclusion dans la communauté Facebook. Côtégratifications, il s’avère que c’est dans l’ordre des préférences, « un bon passe-temps », « unesource d’affection », « une manière d’être à la page », « un espace pour partager sesproblèmes », « une opportunité pour faire des rencontres » et pour « avoir accès àl’information sociale ».Dans une étude encore plus récente sur la typologie de l’influencexv (J. Hargreaves & L.Davies, 2011), il a été procédé à une analyse systématique des comportements des individusen ligne, dans laquelle nous retrouvons un mix des usages et des motivations, au vu desactions menées sur les réseaux sociaux. Il en ressort cinq prototypes : les déclencheursd’idées, les amplificateurs, les didactiques, les commentateurs, les observateurs.Pertinence de l’étudeConscient, à partir de ces différents préalables, que c’est sur les réseaux sociaux que sedévoilent de plus en plus, en quantité, en discours et en agissements, des personnalités, deshabitudes, des désirs et des modes d’expression nouveaux, via des usagers qui s’exposent enligne, le CESEM, centre de recherche de HEM, a lancé, entre septembre et novembre 2011,dans le cadre de sa cellule « comportement des consommateurs » une étude sociologique enligne sur « le profil des utilisateurs des media sociaux ». Intervenant dans un contextepolitiquement particulier où l’on a parlé abusivement de « révolutions Facebook », cette étuderépond à trois objectifs :
  6. 6. a- Apporter aux décideurs, cadres et chercheurs, une vision rationalisée d’une pratique de plus en plus répandue et créant chez le public des appréhensions et des jugements intuitifs, probablement infondés. b- Contribuer à la recherche scientifique à partir d’un terrain empirique riche d’enseignements et non exploré, pour en déduire une taxonomie crédible. c- Apporter aux utilisateurs mêmes des réseaux sociaux une grille de lecture de leurs pratiques quotidiennes, de leur ampleur et leurs significations.Hypothèses de rechercheA partir de la revue de littérature mobilisée et des objectifs que nous nous sommes assignés, ilnous a semblé nécessaire de vérifier trois hypothèses majeures : 1. Le croisement des trois variables (usages, motivations et données contextuelles et sociodémographiques), extrait de la revue de littérature, favorise-t-il l’émergence de profils clairement distincts ? 2. Qu’est-ce qui détermine l’autre, davantage, l’habitus social ou le capital social accumulé sur les réseaux en ligne ? 3. Quelles sont les tendances dominantes dans l’usage des réseaux sociaux au Maroc ? 4. Que nous apprend cette typologie à l’aune du « 2011 arabe », principalement le mouvement du 20 février au Maroc, lancé en ligne ?Méthode et échantillonPartant de là, l’objectif de notre étude est la construction de profils taxonomiques desutilisateurs marocains des réseaux et médias sociaux en étudiant les liens entre trois groupesde variables : les gratifications et motivations, l’habitus social et numérique de l’utilisateur etles données socio démographiquesxvi. L’analyse croisée des trois variables, validée en amontau niveau de l’approche par une revue de littérature ciblée (lire ci-dessus), et au niveauquantitatif par des outils statistiquesxvii dont la probité scientifique est avérée, nous a aidés àconstruire les différents profils taxonomiques. Ainsi, c’est tout le triptyque Motivations-Contexte-Comportement qui constitue l’ADN de chaque profil (voir Figure ci-après).
  7. 7. Fig. 1 : Triptyque retenu pour l’étudeMotivations Contexte social et numériquePasse-temps, affection, sociabilité amoureuse, L’âge, le sexe, la profession, le revenu, le statutInformation sociale, mode, partage de social, le niveau d’éducation, l’affiliationproblèmes, ambition économique, actualités, politique et associative, le lieu physique deappartenance communautaire, etc. navigation, réseaux favoris, etc. Usages Créer, poster, commenter, relayer et consulterL’étude, lancée en ligne, procède par un échantillonnage aléatoirexviii. Le choix des sitesd’information (Aufait, Lakome, Yabiladi) et réseaux sociaux (Facebook, Twitter) pour lapromotion du questionnaire, sa mise à disposition pendant 45 jours et l’exclusion du E-mailingciblé avaient pour but de favoriser les répondants volontaires. Comparé aux statistiquesgénérales marocaines, le résultat obtenu des questionnaires valides (456) conforte lareprésentativité de l’échantillon, en termes de lieu de résidence (41,01% du GrandCasablanca, 26,22% de Rabat, 9,21% de Marrakech et région, 4,82% respectivement deTanger et de la diaspora, 4,39% de Fès et région et 3,29% d’Agadir et Souss), d’âge (60% desrépondants ont entre 15-24 ans et 28,51% entre 25 et 34 ans) et de genre (45,4 sont de sexeféminin).Graphe n°2 : L’âge des répondantsGraphe n°3 : Les lieux de résidence des répondants
  8. 8. Les autres caractéristiques socio démographiques de l’échantillon sont encore plus parlantes,eu égard aux tendances extraites de la revue de littérature sur les utilisateurs des réseauxsociaux dans le monde. Ainsi, sur les 456 répondants valides, nous recensons 46,7%d’étudiants et 34,4% de professions intellectuelles et cadres supérieurs, dont 72,8%célibataires, et surtout pour étayer tout cela, 95,8% ayant un niveau d’études supérieures.Savoir que les principaux réseaux sociaux, Facebook en tête, sont nés dans des campusxix etont été taillés pour les étudiants, ou encore que le recours à ces outils évolue en fonction duniveau moyen d’éducation de la populationxx, conforte la validité de ces pourcentages. Autresdonnées parlantes : 16,9% sont membres d’une organisation politique et 47,4% d’uneorganisation associative. La différence entre l’encartage politique et l’engagementassociatif est de taille et reflète en quelque sorte la réalité du « 2011 arabe » qui a montré àquel point les réseaux sociaux ont servi de canaux de désaveu des structures institutionnellesétablies.Caractéristiques généralesQu’est-ce qui ressort de notre étude concernant les profils des utilisateurs ? Quelquesdonnées transversales caractérisant les personnes interrogées : - 75% déclarent avoir utilisé plus d’une fois les réseaux sociaux pour dénoncer un fait. - 65% déclarent les utiliser pour se reposer mentalement. - 50% déclarent consulter régulièrement leurs comptes à partir du téléphone portable. - 33% déclarent y avoir déjà eu recours pour draguer.Graphe n°4 : Pourcentage des dénonciateurs sur l’ensemble de l’échantillon
  9. 9. Ces quelques données triées au volet, parmi tant d’autres, renseignent symboliquement surles profils d’utilisateurs qui se dégagent de l’étude. : Les affectifs (118 répondants, soit 25,87%) Les communicateurs (141 répondants, soit 30,92%) Les meneurs (100 répondants, soit 21,92%) Les observateurs (97 répondants, soit 21,27%)Ces derniers ont été élaborés suite aux tests et tris statistiques effectués sur la base des typesd’usages et motivations prédéfinis pour l’étude (voir tableaux 1 et 2). Au final, toutes lesvariables de l’étude ont fait l’objet d’une mesure multi-items évaluée par une échelle bipolaireen cinq points allant de « pas du tout d’accord » à « tout à fait d’accord ». Quant au libellé desprofils, il est le résultat d’une analyse synthétique des attributs (Usages, motivations etdonnées contextuelles) les plus saillants et les plus distinctifs de chaque groupe d’utilisateurs.Il ne s’agit pas ici de coller des étiquettes à des internautes, mais de cerner la compositioncomplexe de leur identité en tant qu’usagers des réseaux sociaux. D’ailleurs, l’étude des casde répondants nous révèle que chaque personne réelle regroupe, à des degrés divers, chacundes profils susmentionnés, avec un ou plusieurs traits dominants.
  10. 10. Tableau 1 : Classement des usages par profil Facteur Affectifs Communicateurs Meneurs Observateurs Effectifs 118 141 100 97 Réaction 2° 4° 2° 2° Création 4° 1° 3° 3°Comportements Engagement 3° 3° 1° 4° Jeu en Ligne 1° 2° 4° 1°Tableau 2 : Classement des motivations par profil Communicateur Facteur Affectifs s Meneurs Observateurs Pour militer Sixième Troisième Première Huitième Pour soutien Deuxième Deuxième Cinquième Septième affectif Pour Septième Septième Deuxième Deuxième influencer Pour Quatrième Quatrième Quatrième Sixième sinformer Motivations Pour Première Huitième Sixième Quatrième rencontrer Pour réseautage Huitième Première Huitième Troisième pro Pour se Cinquième Sixième Septième Première reposer Pour approuver Troisième Cinquième Troisième Cinquième lEtat Légende : Dégradé de couleurs de la valeur la plus faible à la plus élevée par rapport à la moyenne de l’échantillon total. L’ordre de classement est à lire verticalement, par profil.
  11. 11. Qui sont les affectifs ?Quels sont les traits distinctifs des « affectifs » en ligne ? Disons-le d’emblée, ils prennent lesréseaux sociaux pour un espace récréatif et ludique. Que ce soit en termes d’usages ou demotivations, ils y sont principalement pour « discuter avec des inconnus », « draguer », « fairede nouvelles rencontres », « oublier leurs propres problèmes » ou « chercher un soutienmoral ». Cela montre que leur principale raison d’être en ligne est « la rencontre ». Ce choixest conforté par le fait qu’ils sont de loin les plus régulièrement connectés au réseau derencontres, Meetic (voir Graphe n°4). Toujours, en termes de réseaux de prédilection, ils sontproportionnellement plus souvent attirés par le réseau Youtube.Quand ils se connectent, les affectifs préfèrent en premier lieu « jouer en ligne », sinonprocéder à des actions soft, comme « rejoindre un groupe » ou « visiter le mur d’un ami ». Ilssont certes très réactifs, sur le Net, mais n’estiment avoir aucune vocation ni ambitiond’influencer le cours des choses par les réseaux sociaux. D’ailleurs, il est bon de noter que lesaffectifs sont les plus nombreux à avoir moins de 100 amis sur Facebook (30%). Malgré cela,ils ne rechignent pas à s’informer par ce biais. Nuance, ils le font principalement pour rester encontact avec des amis et/ou au courant des actualités de la famille.Graphe n°5 : La propension des profils à rencontrer / Meetic en ligne
  12. 12. D’un point de vue sociodémographique, les 118 répondants catégorisés comme « affectifs »correspondent à une population hétéroclite. Ils sont : o Majoritairement jeunes (de corps et d’esprit) : Les moins de 34 ans représentent 83,9% (presqu’autant que dans la catégorie des communicateurs), mais le taux des 15-24 ans parmi les affectifs est particulièrement le plus élevé (59,3%). A noter par ailleurs que celui des « 55 ans et plus » s’avère, comparativement aux autres profils, important (26,92%). Il s’agit, donc, autant de jeunes de corps que d’esprit (voir tableau 3). o Etudiants, cadres et employés (voir graphe n°5) : La disparité dans les âges parmi les affectifs se confirment par la profession. S’il est évident que la plupart sont des étudiants (55,9%), il est important de noter, dans cette catégorie d’usagers en particulier qu’il y ait le plus fort pourcentage d’employés (11%), soit un peu moins que la moitié des cadres (23,7%).
  13. 13. Graphe n°6 : Les profils par profession o Des hommes, faiblement engagés : Contrairement aux communicateurs, les affectifs sont majoritairement de sexe masculin (68,6%). Par ailleurs, ils sont de loin les plus faiblement engagés dans des associations (31,4%) et encore moins actifs dans des organisations à caractère politique (6%). o De gros consommateurs de chaînes internationales : Alors qu’ils lisent comparativement aux autres peu de journaux nationaux, 45% des affectifs regardent régulièrement les chaînes internationales.ConclusionEn gros, les affectifs sont majoritairement des hommes, jeunes et moins jeunes, évasifs, peuengagés dans la cité, à l’affût d’une nouvelle rencontre en ligne et tant que cela ne s’est pasproduit, juste là pour passer le temps. Cette tendance est confortée par le fait qu’ils sont parmiles moins prompts à prendre des initiatives et qu’ils maintiennent leur activité dans les réseauxsociaux pour combattre un sentiment de solitude ou d’ennui.Qui sont les communicateurs ?La présente étude révèle quelques traits distinctifs de cette population virtuelle. Qu’est-ce quien fait des communicateurs, avant tout ? Commençons par leurs motivations. Ils/elles sont surles réseaux sociaux, principalement et dans l’ordre des priorités, pour : 1. Faire du réseautage professionnel (chercher des opportunités d’affaires, chercher un emploi et élargir son carnet d’adresses) ;
  14. 14. 2. Apporter un soutien affectif (booster/encourager les autres, leur montrer qu’il les apprécie …) ; 3. Militer (lancer un débat, exprimer une opinion, lancer une pétition …) et s’informer (rester en contact avec la famille et au courant des actualités).Etant mus par autant de vocations, les « communicateurs » favorisent autant la création decontenu (page, vidéo, événement, forum) que la réaction (commentaire, changement destatut). Ils sont certes de loin les plus « créatifs » au niveau de leurs pages Facebook (voirGraphe 2), et les plus prompts à réagir à un « post », mais les statistiques recueillis montrentavant tout leur propension à être des usagers boulimiques, hyperactifs sur les réseaux sociaux,avec une faible tendance à s’y consacrer à la drague et autres rencontres amoureuses (l’undes rares usages négativement corrélés dans leur cas).Cela peut s’expliquer par la nature des réseaux sociaux auxquels ils sont le plus abonnés. Enplus de faire partie des plus gros consommateurs de Facebook (82,27% visitent leurs pagesplusieurs fois par jour – 80% y ont plus de 500 amis), ils sont plus largement connectés quetous les autres profils aux réseaux LinkedIn et Viadeo (en raison de leurs motivationsprofessionnelles) et les plus à la page quant aux nouveautés (plus fortement connectés surGoogle+).Graphe n°7: Profil des utilisateurs de Facebook / créateurs de contenus
  15. 15. Tout comme ils ont des usages et des modes de comportements pluriels, il serait difficile dedéfinir les communicateurs par à un lieu prédéfini de connexion. En effet, ils déclarent seconnecter régulièrement, plusieurs fois par jour, aussi bien dans les lieux de travail (pour ceuxqui en ont un) qu’à l’école (pour les étudiants) ou dans les cafés et cybercafés.Qui sont-ils en civil ? A partir du croisement avec les données sociodémographiques, ilss’avèrent être essentiellement : o Jeunes et éduqués : 83% d’entre eux ont moins de 34 ans et sont soit étudiants dans le supérieur (51,8%) soit cadres supérieurs (29,1%). Il est, par ailleurs, important de noter que sur les quelques répondants âgés de moins de 15 ans, 50% sont des communicateurs. o Géographiquement dispersés (voir Graphe n°3) : Assez présents mais pas plus que la moyenne au Grand Casablanca (39,7%), particulièrement majoritaires à Rabat-Salé (28,2%), ils sont surreprésentés parmi la diaspora (40,91% de l’échantillon habitant hors du Maroc a un profil de communicateur).Graphe n°8 : Les profils par lieu de résidence o De sexe féminin et célibataires : La troisième caractéristique de cette catégorie d’utilisateurs est qu’ils sont majoritairement féminins (63,1%) et célibataires (78,7%).
  16. 16. o Plus solidaires qu’engagés : Ils sont faiblement concernés par l’engagement politique et/ou partisan (7,9% se disent membres actifs dans une organisation politique) mais fortement présents dans les structures associatives (51,8%). Conclusion Il en ressort que les communicateurs sont de jeunes «amateurs-pros», à l’image des « relayeurs » et « intermédiaires » identifiés par des études similaires menées ailleursxxi. La plupart des femmes, elles sont surtout convaincues par la capacité communicationnelle de l’outil des réseaux sociaux et s’y investissent pour parvenir à des objectifs personnels (ex : emploi) ou collectifs (ex : débat).Qui sont les meneurs ?De tous les profils, les meneurs ont des choix particulièrement tranchés, par rapport à ce quiles motive dans leur recours aux réseaux sociaux. Ils sont résolument connectés pour« militer » (dénoncer un fait, rallier autour d’une cause, s’opposer à la politique de l’Etat…) etaccessoirement pour « influencer » et s’identifier à une communauté (voir graphe 6). Parcontre, ils rejettent fortement l’idée d’être dans les réseaux sociaux pour maintenir des liensexistants (la famille), effectuer des rencontres avec des inconnus, ou profiter du réseau pourtrouver des opportunités professionnelles. Ce clivage dans les motivations se confirme dansles comportements des usagers en ligne et hors ligne. En effet, signer une pétition, l’initier enligne, commenter un texte d’opinion, rejoindre physiquement une manifestation lancée en ligne,relayer une invitation à un forum, ce sont de loin les activités les plus prisées par les meneurs.Il est clair, par ailleurs, que ce ne sont pas forcément des as de la technique, ni des mordus del’outil nouveaux media puisque, dans leurs comportements, ils créent peu de contenus et neréagissent pas continuellement. Ils ont souvent un comportement sélectif et raisonné parrapport à leurs objectifs sus mentionnés.Graphe n°9 : La propension des profils à militer / influencer
  17. 17. Les usages numériques des meneurs se confirment eu égard à leurs réseaux sociaux préférés.Très peu attirés par les réseaux pro, LinkedIn et Viadeo, à l’opposé des communicateurs, ils sedémarquent principalement par leur comportement de leaders d’opinion, avec une moyenne de2.570 suiveurs sur Twitter, en plus d’être les seuls à compter 5% de facebookers, avec plus de2000 amis. Avec le plus fort taux de connexion à partir du lieu de travail et de loin la plusgrosse fréquence à consulter leur compte Twitter, les meneurs s’avèrent être des gensoccupés professionnellement et personnellement concernés par la chose publique.Ceci est largement conforté par leur profil socio démographique. Ainsi, ils sont : - Plus âgés que la moyenne : Avec 37,4% de meneurs, âgés de plus de 35 ans, et à peine 27,3% entre 15 et 24 ans, c’est la catégorie où tous les âges sont proportionnellement et graduellement représentés, à l’exception des moins de 15 ans (très peu nombreux dans l’échantillon). Malgré leur maturité d’âge, ils sont à peine à 44% mariés et 64% de sexe masculin.
  18. 18. Graphe n°10 : Tranches d’âges par profils - Plus stables professionnellement : De loin les plus intégrés professionnellement (seuls 25% d’entre eux sont des étudiants, alors que 51% sont des cadres supérieurs, 12% des employés et 8% des commerçants et chefs d’entreprises), les meneurs sont proportionnellement les mieux rémunérés (seuls 28% d’entre eux perçoivent un revenu égal ou inférieur à 6000 dh). Ceci s’explique en partie par la plus forte représentativité de Casablanca parmi la catégorie des meneurs (49,5%). Graphe n°11 : Les profils par tranches de revenus- Engagés dans la cité : Parmi les théories qui se vérifient à l’aune des meneurs, le lien entre le comportement « cyber » et le comportement « citoyen ». De loin les plus engagés dans les affaires de la cité (32% dans une organisation politique et 67% dans l’associatif), les meneurs recensés prouvent que le cyber-militantisme (leur principale caractéristique) ne provient pas du néant dans le réel.Conclusion
  19. 19. Appartenant plutôt à la haute frange de la classe moyenne, les meneurs vont sur les réseaux sociaux pour compléter ou combler leur engagement dans la cité. Pour eux, Internet est une continuité de l’espace public. Par manque de temps ou par militantisme, ils agissent en ligne comme des aiguilleurs.Qui sont les observateurs ?A l’autre extrémité de l’éventail, par rapport aux communicateurs, les observateurs sedistinguent par leur faible motivation à recourir aux réseaux sociaux et leur comportementplutôt passif, une fois connectés. Comment cela se traduit-il dans les faits ?1/ La procrastination et le divertissement d’abord. Les observateurs se connectent pour« faire une pause après un effort mental », « retarder une tâche difficile », « se divertir », etaccessoirement pour quelques uns, afin de « draguer » ou « gagner en influence sociale ».Graphe 12 : Les profils entre la volonté de s’informer et le réflexe de réagir
  20. 20. 2/ Un usage intermittent et pragmatique. Les seuls à consulter leurs comptes assezmassivement sur téléphone portable, les observateurs vont sur les réseaux sociaux d’abordpour jouer, puis pour consulter des murs d’amis.3/ Pas d’engagement ni d’implication. Le comportement et les motivations des observateursse démarquent aussi négativement par leur rejet catégorique du recours aux réseaux sociauxpour « militer » ou pour « apporter un soutien affectif » à autrui.Ces différentes données se confirment au regard des chiffres. En effet, seuls 18% desobservateurs comptent plus de 500 amis sur Facebook. En plus, ils sont de loin les moinsassidus sur Twitter.Les observateurs sont comparativement d’un point de vue sociodémographique : - Plutôt jeunes citadins des grandes villes : Comparativement plus jeunes que la moyenne (57,7% ont entre 15 et 24 ans, et 25,8% entre 25 et 34 ans), presque à égalité hommes (52,6%) et femmes (47,4%), les observateurs ont d’abord la particularité de provenir de grandes villes, avec un pourcentage plus élevé que la moyenne de Rabat (30,9%) et Marrakech (16%). - Mi-étudiants, mi-cadres, en retrait socialement : Si la moitié des observateurs (50,5%) sont des étudiants, l’autre moitié est largement dominée par des cadres supérieurs (38,1%). Leur principal point commun est qu’ils ont le taux le plus bas d’engagement (3,1% actifs dans une organisation politique, et à peine 25,7% dans l’associatif).ConclusionPouvant également être qualifiés de « cyber-sceptiques », les observateurs ne sont pas sur lesréseaux sociaux par nécessité ou pour répondre à un besoin impérieux. Ils y sont presque pourtâter le terrain, ne pas être tout à fait hors du coup, et s’en servent plus pour se déconnecter duréel que pour s’y connecter.
  21. 21. Conclusions généralesSi nous avions réalisé a priori, à partir d’études antérieures et du contexte actuel, la pertinencede l’étude a priori, que pouvons-nous dire a posteriori ? 1- Le fait que des profils clairement distincts puissent ressortir, statistiquement, d’une étude quantitative en ligne est un résultat qui ne va pas de soi. Etant entendu, comme précisé initialement, qu’une personne ne se résume pas à un profil type mais englobe des profils dominants et des profils marginaux. 2- En aboutissant par le croisement des trois variables, usages, motivations, données contextuelles et sociodémographiques, à des profils non éloignés de ceux issus des études les plus récentes (de Quan-Haase & Young et Hargreaves & Davies) exclut d’emblée toute approche culturaliste ou essentialiste de comportements de plus en plus mondialisés où seuls le degré et l’intensité diffèrent, non la nature. En attendant, quels types de réponse nous apporte cette étude quantitative aux hypothèses posées ? 1- Concernant le lien entre habitus social et capital social, il est difficile de conclure à un quelconque déterminisme mais une constante ressort des différents profils recensés et mérite d’être mise en valeur. Les utilisateurs des réseaux sociaux étudiés sont en règle générale, loin d’être schizophrènes, puisque leur comportement hors ligne (plus ou moins engagé politiquement et socialement, extraverti, hédoniste ou réservé) déteint souvent sur leurs usages en ligne 2- Pour ce qui est du cas du Maroc, et loin de tout essentialisme, il est clair que trois besoins transversaux s’expriment fortement à travers les résultats de l’étude : la quête d’insertion sociale et économique par l’emploi ou l’évolution dans la carrière ; la volonté de s’exprimer, de débattre et de mobiliser pour créer des liens sociaux ou agir à base d’intérêts convergents ; le besoin de jouer, de se faire plaisir et de se divertir.
  22. 22. 3- Menée dans un contexte post-20 février, l’étude tord le cou à certaines idées reçues : le cyber activisme n’est pas forcément l’apanage des plus jeunes ; la twittomania, fer de lance réputée des révolutions en Tunisie et en Egypte, demeure faible au Maroc, un outil très élitiste entre les mains de « meneurs »xxii ; enfin, les avis politiques exprimés en ligne, selon les profils identifiés et leurs usages, sont très partagés entre l’opposition, l’indifférence et le soutien au régime politique.Ces premiers éléments de réponse ont une valeur indicative compte tenu caractère quantitatifde cette étude. Ces résultats, issus d’une phase préliminaire (6 mois), seront étayés et affinés,par des études qualitatives prévues par nos équipes de chercheurs sous formes d’entretiensindividuels avec les répondants les plus représentatifs de chacun des profils issus de cettetaxonomie.
  23. 23. Annexes Tableau 1 : Caractéristiques détaillées des profils par item retenus pour les motivations (classés selon les facteurs retenus). Les valeurs dans le tableau ci-dessous sont des moyennes relatives à la moyenne générale de tout l’échantillon centrée sur 2,5. Communicate Items des motivations classés par thème Affectifs urs Meneurs Observateurs Total Effectifs 118 141 100 97 456 [1. Pour lancer un débat] 2,29 2,89 3,26 1,40 2,5 [4. Pour commenter lactualité] 2,54 2,83 2,97 1,49 2,5 [7. Pour dénoncer un fait] 2,18 2,75 3,37 1,63 2,5 [12. Pour mobiliser / rallier autour dunePour militer 2,14 2,75 3,43 1,61 2,5 cause] [24. Pour exprimer une opinion] 2 2,40 2,90 3,02 1,49 , 5 [31. Pour mopposer à la politique de lEtat] 2,67 2,39 3,14 1,80 2,5 [10. Pour parler à quelquun de mes soucis] 3,19 2,63 1,94 2,06 2,5 [23. Pour montrer aux autres que je les 2,56 2,92 2,29 2,03 2,5 apprécie]Pour soutienaffectif [25. Pour trouver un soutien moral] 2,99 2,83 2,22 1,70 2,5 [26. Pour oublier mes propres problèmes] 3,11 2,80 1,83 2,01 2,5 [14. Pour booster/encourager les autres] 2,54 3,04 2,70 1,46 2,5 [9. Pour gagner en influence sociale] 2,16 2,64 2,60 2,62 2,5 [27. Pour me faire connaître du public] 2,57 2,55 2,59 2,25 2,5Pourinfluencer [28. Pour suivre les dernières tendances] 2,74 2,62 2,21 2,34 2,5 [29. Pour midentifier à une communauté] 2,74 2,51 2,64 2,06 2,5
  24. 24. [13. Pour rester au courant des actualités des 2,61 2,69 2,32 2,27 2,5 amis]Pours’informer [16. Pour rester au courant de lactualité] 2,43 2,88 2,49 2,05 2,5 [21. Pour rester en contact avec la famille] 2,85 2,92 1,73 2,26 2,5 [6. Pour discuter avec des inconnus] 3,52 2,16 2,18 2,09 2,5Pour [11. Pour draguer] 3,40 2,09 1,89 2,63 2,5rencontrer [17. Pour faire de nouvelles rencontres] 3,38 2,39 2,07 2,04 2,5 [5. Pour chercher des opportunités daffaires] 2,32 3,45 1,50 2,38 2,5Pour le [22. Pour chercher un emploi] 2,21 3,58 1,52 2,30 2,5réseautagepro [15. Pour élargir mon réseau de contacts 2,35 3,11 1,92 2,39 2,5 professionnels] [2. Car cest divertissant] 2,70 2,60 2,04 2,60 2,5 [18. Pour faire une pause après un effortPour se 2,63 2,65 2,07 2,57 2,5 mental]divertir [20. Pour retarder lexécution dune tâche 2,54 2,52 2,10 2,84 2,5 difficile]Pour [30. Pour soutenir la politique de lEtat]soutenir 2,81 2,69 2,39 1,96 2,5l’Etat Légende : Dégradé de couleurs de la valeur la plus faible à la plus élevée par rapport à la moyenne de l’échantillon total.
  25. 25. Tableau 2 : Caractéristiques détaillées des profils par item retenus pour les usages (classés selon les facteurs retenus). Les valeurs dans le tableau ci-dessous sont des moyennes relatives à la moyenne générale de tout l’échantillon centrée sur 2,5. Communica Observateur Item Affectifs teurs Meneurs s Total Effectifs 118 141 100 97 456 [14. Publier un commentaire en réaction à 2,5 2,7 2,8 1,9 2,5 un texte] [20. Visionner une vidéo] 2,6 2,5 2,4 2,3 2,5Réaction [21. Visiter le mur dun ami] 2,7 2,6 2,2 2,4 2,5 [8. Changer mon statut] 2,7 2,7 2,2 2,3 2,5 [1. Créer un groupe] 2,5 2,9 2,4 2,1 2,5 [3. Créer un évènement] 2,3 3,0 2,5 2,0 2,5Création [13. Créer une page ] 2,5 2,9 2,4 2,1 2,5 [7. Publier une vidéo, photo, note ou récit] 2,6 2,6 2,7 2,0 2,5 [18. Rejoindre physiquement une manifestation pour défendre une cause 2,5 2,7 2,9 1,9 2,5 annoncée sur les réseaux sociaux]Engagement [19. Signer une pétition] 2,5 2,6 3,1 1,9 2,5 [24. Assister physiquement à un évènement personnel ou professionnel annoncé en 2,3 2,9 2,6 2,1 2,5 ligne]Jouer [26. Jouer en ligne] 2,9 2,7 1,9 2,4 2,5 [2. Lancer une pétition (pour récolter desAutre items 2,4 2,7 2,8 2,0 2,5 signatures)]exclus desfacteurs pour [4. Créer un montage vidéo] 2,6 2,8 2,3 2,1 2,5
  26. 26. rendondance [5. Publier un commentaire sur une photo] 2,6 2,8 2,3 2,1 2,5 [6. Envoyer un message à un groupe 2,4 2,9 2,6 1,9 2,5 dutilisateurs] [9. Publier sur mon blog personnel] 2,8 2,7 2,5 1,8 2,5 [10. Poser une question en ligne dans un 2,6 2,9 2,4 1,8 2,5 forum ou sur mon mur] [11. Minformer sur les actualités] 2,5 2,8 2,5 2,1 2,5 [15. Rejoindre un groupe] 2,7 2,7 2,4 2,1 2,5 [16. Relayer une actualité sur mon mur 2,6 2,7 2,6 2,0 2,5 personnel] [17. Relayer/transférer la création dune 2,5 2,7 2,7 2,0 2,5 autre personne] [22. Consulter mes comptes sur téléphone 2,6 2,6 2,3 2,5 2,5 portable] [23. Relayer une invitation à un groupe ou 2,4 2,7 2,8 2,0 2,5 forum] [25. Effecuter un achat en ligne] 2,6 2,8 2,2 2,4 2,5 Légende : Dégradé de couleurs de la valeur la plus faible à la plus élevée par rapport à la moyenne de l’échantillon total.
  27. 27. Notes de finiiiiiiivv Derrière la Turquie (+ 3 645 649), l’Egypte (+1 951 690) et l’Arabie Saoudite (+ 845 620)viviiviiiixx Katz, E., Blumler, J. G., & Gurevitch, M. 1974 ; Utilization of mass communication by the individualxixiixiiixivxvxvixviixviiixixxxxxixxii

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