MARGUERITE DURAS  JENNIFER PEDRAZA NOVALBOS            FRANCÉS         2ºBACH.CCNN.
INDEX• BIOGRAPHIE  – Son roman• CONTEXTE: LE ROMAN DEPUIS 1940  – Autour de la guerre de 1939-1945  – Tradition et expérie...
BIGRAPHIE•   Marguerite Duras, de son vrai nom Marguerite Donnadieu, est    née le 4 avril 1914 à Gia Dinh, une ville de l...
SON ROMAN•   Les premiers romans de Marguerite Duras sont encore des    récites traditionnels, où conservent leur place la...
CONTEXTE
LE ROMAN DEPUIS 1940•   Depuis 1940, le roman a été marqué par les    événements (un certain retour à la barbarie, dans   ...
AUTOUR DE LA GUERRE DE 1939-1945•   Des écrivains qui ont témoigné par l’action et le sacrifice sont morts trop tôt, hélas...
TRADITION ET EXPÉRIENCES•   Tandis que de nombreux auteurs    poursuivaient l’exploration des domaines    traditionnels, e...
LE NOUVEAU ROMAN•   Pour doter notre époque de roman qui lui convient, Alain    Robbe-Grillet, Michel Butor, Nathalie Sarr...
SES OUBRES PLUS IMPOURTANTS
LE VICE-CONSUL•   Le Vice-Consul est un roman publié en 1966 aux    éditions Gallimard.•   En 1972, Marguerite Duras repre...
HISTOIRE•   Si le Vice-Consul recèle une histoire, cest celle de la    mendiante de Calcutta racontée par le narrateur    ...
L’ESPACE•   Ce roman opère un retour vers des espaces liés à lenfance de    lauteur : lespace indochinois et lespace indie...
PERSONNAGES ET TRAJECTOIRES•   La mendiante : née au Cambodge, elle a été chassée de chez elle jeune fille, enceinte d’un ...
STRATÉGIE DÉCEPTIVE         •   Le titre crée une attente concernant le             personnage du vice-consul. Or, celui-c...
L’ESTHÉTIQUE•   Par ses descriptions lacunaires, ses péripéties incertaines toujours    évoquées de manière allusive, et s...
TEXTE  - Il y en a qui ne s’habituent jamais ? reprend le vice-consul.Elle s’écarte un peu de lui, elle n’ose pas encore l...
COMENTAIRE DU TEXTE•   Nous sommes à Calcutta, dans le milieu diplomatique, où un    VICE-CONSUL introduit une sorte de gê...
MODERATO CANTABILE•   Moderato cantabile est un roman de Marguerite Duras paru en 1958 aux éditions de Minuit.
L’HISTOIRE•   Un meurtre a lieu dans un café au-    dessus duquel Anne Desbaresdes    accompagne son fils à sa leçon de pi...
PERSONNAGES PRINCIPAUX•   Anne Desbaresdes est lépouse du directeur dune des usines de la ville ; elle appartient à    une...
STRUCTURE•   Le roman est divisé en huit chapitres, sans titre.•   Le premier chapitre se déroule dabord dans lappartement...
ANALYSE ET CRITIQUE•   Outre le style des descriptions et des dialogues, lintérêt du livre réside dans sa structure. À la ...
ADAPTATION•   En 1960, Peter Brook réalise un film    portant le même titre, Moderato    cantabile, adapté du roman par   ...
L’AMANT•   LAmant est un roman autobiographique français de    Marguerite Duras publié en 1984 aux Éditions de Minuit. Il ...
L’HISTOIRE•   Il sagit de lhistoire dune adolescente qui découvre le    sexe, et pas vraiment lamour en fait, avec un japo...
COMENTAIRE•   LAmant est une œuvre complexe ; il ne faut pas seulement y voir lhistoire dune jeune fille qui    trouve un ...
EXTRAITS•   "J’ai quinze ans et demi, il n’y a pas de saisons dans ce pays-là, nous sommes dans une saison    unique, chau...
CONCLUSION•   Marguerite Duras est une grande écrivant    du XX siècle. Ses ouvres sont très connues    pour tout le monde...
BIBLIOGRAPHIE•   L´information pour élaborer ce travail appartient à les suivantes pages Web:     – es.wikipedia.org/wiki/...
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Marguerite duras

  1. 1. MARGUERITE DURAS JENNIFER PEDRAZA NOVALBOS FRANCÉS 2ºBACH.CCNN.
  2. 2. INDEX• BIOGRAPHIE – Son roman• CONTEXTE: LE ROMAN DEPUIS 1940 – Autour de la guerre de 1939-1945 – Tradition et expériences – Le nouveau roman• SES OEUBRES LES PLUS IMPOURTANTANTES – Le Vice-consul – Moderato Cantabile – L’amant• CONCLUSION• BIBLIOGRAPHIE
  3. 3. BIGRAPHIE• Marguerite Duras, de son vrai nom Marguerite Donnadieu, est née le 4 avril 1914 à Gia Dinh, une ville de la banlieue Nord de Saïgon. A lâge de 5 ans la jeune Marguerite vit toujours à Saïgon lorsque son père Emile meurt, en France. Deux ans plus tard, en 1923, sa mère sinstalle avec ses trois enfants à Vinh Long, une ville située dans le delta du Mékong.• En 1932, alors quelle vient dobtenir son baccalauréat, elle quitte Saïgon et vient sinstaller en France pour poursuivre ses études. Elle obtient en 1963 une licence en droit. Cette même année elle rencontre un certain Robert Antelme quelle épousera en 1939. De cette union naîtra en 1942 un premier enfant malheureusement mort-né.• En 1943 Marguerite et Robert Antelme déménage, ils sinstallent à Paris, dans le quartier de St Germain des Près. Marguerite publie un premier ouvrage sous le pseudonyme de Marguerite Duras : "Les Impudents". Lannée suivante elle passe chez Gallimard et fournit son deuxième ouvrage, "La Vie tranquille". 1944 est lannée qui marque larrestation de son mari Robert, déporté à Dachau. Marguerite sinscrit alors au PCF, la Parti Communiste Français. A la libération Robert Antelme est libéré dans un état critique, il rejoint son épouse dans son domicile parisien. En 1947 Marguerite Duras divorce et se remarie avec Dionys Mascolo dont elle aura rapidement un enfant prénommé Jean.
  4. 4. SON ROMAN• Les premiers romans de Marguerite Duras sont encore des récites traditionnels, où conservent leur place la narration, la description et les personnages. Déjà pourtant, dans Un barrage contre le Pacifique (1950), l’évocation du « mirage colonial » tend á supplanter la peinture des relations entre colonisateurs et colonisés pour donner naissance à une atmosphère irréelle qui contredit le réalisme du détail.• L’évolution de la romancière s’accentue avec Le Marin de Gibraltar (1952), Les Petits chevaux de Tarquinia (1953), Le Vice-consul (1966).• La primauté accordée au dialogue confère au langage le pouvoir de suggérer un monde intermédiaire que hante l’obsession de la déperdition , l’obsession aussi de l’impuissance du dialogue à rendre compte d’une relation (en général la relation amoureuse) qui existe peut-être ou peut-être n’existe pas.• Marguerite Duras s’est tournée aussi vers le théâtre (Le Square; Les Viaducs de Seine-et-Oise, 1960) et surtout vers le cinéma (scénario de Hiroshima mon amour d’Alain Resnais, 1959; Une aussi longue absence, 1961; La Musica, 1966).
  5. 5. CONTEXTE
  6. 6. LE ROMAN DEPUIS 1940• Depuis 1940, le roman a été marqué par les événements (un certain retour à la barbarie, dans siècle « civilisé ») ; par l’expérience surréaliste et la psychologie du moi profond ; par des doctrines philosophiques nouvelles (phénoménologie, existentialisme, philosophie de « l’absurde ») ; sur le plan de technique, par le cinéma ; enfin, en un temps d’angoisse, de révolte et d’exigeante lucidité, par la remise en question des structures, des genres et du verbe lui-même, comme de la notion de nature humaine.• Ainsi a-t-on pu parler d’antiroman, comme d’Apoèmes (titre d’Henri Pichette), d’antithéâtre ou d’alittérature. « Il s’agit, écrit Jean-Paul Sarte, de contester le roman par lui-même, *…+ d’écrire d’un roman qui ne se fait pas, qui ne peut pas se faire. » (Cf. Les Faux-monnayeurs, p.686), risquait de conduire à une impasse ; elle aboutit en fait à des œuvres comme Degrés, de Michel Butor (1960), Histoire, de Claude Simon (1967) ou Le Procès-verbal, de J.-M.-G. Le Clézio (1963).
  7. 7. AUTOUR DE LA GUERRE DE 1939-1945• Des écrivains qui ont témoigné par l’action et le sacrifice sont morts trop tôt, hélas ! pour nous livrer leurs impressions sur les événements de la seconde guerre mondiale, tels Paul Nizan, tué au combat, Jean Prévost et Jacques Decour, martyrs de la Résistance, ou Simone Weil, auteur de La Pesanteur et la Grâce (posthume, 1948), décédée en Angleterre où elle était agent de la France Libre. Aux survivants cette guerre a inspiré des ouvrages aussi divers que le fut, à l’époque, l’expérience de leurs auteurs : témoignages de combattants de toutes les armes (Pierre Clostermann, Le Grand Cirque ; Jules Roy, La Vallée Heureuse ; André Soubiran, J’étais médecin avec les chars ; Robert Merle, Week-end à Zuydcoote) ; souvenirs de prisonniers, volontiers humoristiques (Francis Ambrière, Les Grandes Vacances ; Jacques Perret, Le Caporal épinglé), ou peintures atroces de « l’univers concentrationnaire » (David Rousset, Les Jours de notre mort ; Pierre Gascar, Le Temps des Morts, Les Femmes) ; récits dictés par l’esprit de résistance (Vercors, Le Silence de la Mer) ou par la lutte clandestine (Rémy, Mémoires d’un agent secret de la France Libre ; Roger Vailland, Drôle de Jeu) ; chroniques de l’occupation, souvent pittoresques et amusées (Elsa Triolet, Le premier accroc coûte deux cents francs ; J.-L. Bory , Mon village à l’heure allemande ; J.-L. Curtis, Les Forêts de la Nuit).
  8. 8. TRADITION ET EXPÉRIENCES• Tandis que de nombreux auteurs poursuivaient l’exploration des domaines traditionnels, en vivifiant par une réflexion originale et « actuelle » les thèmes de l’action, de l’analyse ou l’autobiographie, sous la forme du Journal, des Mémoires ou des « Antimémoires », on a pu voir Aragon renouveler sa conception du roman, Gracq, Pieyre de Mandiargues, Vailland cueillir les fruits du surréalisme, ou bien se multiplier, avec Beckett, Queneau, Marguerite Duras, Boris Vian et une pléiade de jeunes écrivains, les expériences diverses et hardies, et se constituer, sous le signe du « nouveau roman », sinon un groupe uni ou un corps de doctrine, du moins faisceau de tendances convergentes.
  9. 9. LE NOUVEAU ROMAN• Pour doter notre époque de roman qui lui convient, Alain Robbe-Grillet, Michel Butor, Nathalie Sarraute, Claude Simon refusent des notions qu’ils estiment périmées : le personnage, l’histoire, l’engagement, la distinction entre forme et contenu.• Le nouveau roman ne se présente pas comme un exposé ou une relation linéaire, mais comme une recherche. Un constant va-et- vient dans le temps, la juxtaposition d’instantanés, de versions divergentes de la même scène, la présence obsédante des objets, un « double mouvement de création et de gommage » peuvent déconcerter le lecteur ; mais celui-ci doit comprendre que l’auteur attend de lui une participation plus active. « Ce qu’il lui demande, écrit Robbe-Grillet, ce n’est plus de recevoir tout fait un monde achevé, plein, clos sur lui-même, c’est au contraire de participer à une création, d’inventer à son tour l’œuvre – et le monde – et d’apprendre ainsi à inventer sa propre vie. » (Pour un nouveau roman).
  10. 10. SES OUBRES PLUS IMPOURTANTS
  11. 11. LE VICE-CONSUL• Le Vice-Consul est un roman publié en 1966 aux éditions Gallimard.• En 1972, Marguerite Duras reprendra le thème et les personnages du roman pour écrire la pièce de théâtre India Song.
  12. 12. HISTOIRE• Si le Vice-Consul recèle une histoire, cest celle de la mendiante de Calcutta racontée par le narrateur anonyme et par le personnage décrivain Peter Morgan.• Le personnage de la mendiante revêt une importance particulière puisquil est directement issu dun souvenir réel de lauteur. Alors quelle est encore petite, Marguerite Duras assiste à la vente de son enfant par une mère mendiante. Ce souvenir obsédant constitue « le centre et le coeur » du Vice- consul. Réutilisé dans différentes œuvres, il fonctionne à la manière dune « cellule génératrice »propice au déclenchement créatif. Lécriture tente ainsi « dépuiser un inépuisable référent ».• Rien d’autre, dans ce texte, ne tient de l’histoire ou du récit. Il sagit plutôt dun assemblage de personnages et de situations avec une relative unité de lieu (Calcutta et de temps (le début de la mousson) très relative.
  13. 13. L’ESPACE• Ce roman opère un retour vers des espaces liés à lenfance de lauteur : lespace indochinois et lespace indien.• Lespace indochinois est ponctué de noms propres. Il est identifié de façon relativement précise bien quil ne comporte pas vraiment de points de repère.• Lespace indien, lui, est beaucoup plus abstrait, réduit aux deux pôles de Calcutta et Lahore, qui se confondent parfois. Une facture picturale, composée de notations sur les lignes et les couleurs, caractérise sa représentation. LInde artificielle empreinte dexotisme alterne avec une Inde plus authentique imprégnée de misère et de souffrances.• Lespace indochinois est illimité tandis que lespace indien est clos, fermé sur lui-même. Le premier est géographiquement plus vraisemblable que le deuxième mais dans les deux cas la géographie reste très imaginaire. Il sagit dun espace reconstruit et mythifié, étroitement lié aux expériences affectives personnelles de lauteur.
  14. 14. PERSONNAGES ET TRAJECTOIRES• La mendiante : née au Cambodge, elle a été chassée de chez elle jeune fille, enceinte d’un premier enfant. Après des années de pérégrinations affamées, elle a fini par arriver à pieds à Calcutta, en Inde, où elle dort parmi les lépreux au bord du Gange. Folle, elle ne conserve de son passé qu’une chanson et un mot : Battambang. En dehors de la mendicité, elle vit aussi des poissons qu’elle chasse à la nage dans le fleuve ou dans la mer.• Peter Morgan : écrivain, cest lui qui imagine et raconte l’histoire de la mendiante ; il est également membre de la suite qui entoure Anne-Marie Stretter, l’autre femme du roman.• Jean-Marc de H. : ex-vice-consul de France à Lahore, il a été rappelé à Calcutta pour avoir tiré avec une arme à feu sur les mendiants des jardins de Shalimar, afin d’y attendre une nouvelle affectation.• Anne-Marie Stretter : femme de l’ambassadeur, elle cristallise autour d’elle tous les désirs masculins. Elle a une réputation de femme volage, nourrie par la cour d’admirateurs qui se presse autour d’elle, mais aussi des enfants . Elle joue très bien du piano.• Charles Rossett : jeune fonctionnaire des Affaires étrangères, il vient d’arriver à Calcutta où il est attaché à l’Ambassade de France ; à ce titre, il côtoie l’ambassadeur, sa femme et le vice-consul.• M. Stretter : ambassadeur de France à Calcutta et mari d’Anne-Marie Stretter, qui l’a accompagné sur plusieurs postes en Asie; diplomate de carrière et mari complaisant, il hésite à statuer sur le sort du vice-consul.
  15. 15. STRATÉGIE DÉCEPTIVE • Le titre crée une attente concernant le personnage du vice-consul. Or, celui-ci apparaît relativement tard dans le roman. Il y a donc un fort décalage entre ce que promet le titre et ce que réalise le contenu du texte. • De la même façon, Marguerite Duras esquisse des intrigues quelle ne résout pas. Alors quon pourrait sattendre à une histoire damour entre Anne-Marie Stretter et le vice-consul, il ne se produit rien dautre entre eux quune conversation évasive. Pareillement, le roman semble sengager dans la voie de lintrigue policière lorsquil évoque les mystérieux crimes du vice-consul, mais il ne sagit encore que dune ébauche sans véritable dénouement. • Tout cela participe dune stratégie déceptive visant à perturber les attentes du lecteur.
  16. 16. L’ESTHÉTIQUE• Par ses descriptions lacunaires, ses péripéties incertaines toujours évoquées de manière allusive, et ses multiples voix difficilement identifiables, la narration apparaît de façon extrêmement brouillée.• Le narrateur opère également un brouillage entre le phantasme et la réalité en sintroduisant dans limaginaire et les rêves des personnages.• Les dialogues participent de cette opacité. Ainsi, les paroles du vice- consul se mêlent indistinctement aux souvenirs de linterlocuteur qui reçoit sa confidence. Des conversations anonymes rajoutent à la confusion.• Lesthétique de lopacité est servie par la syntaxe elle-même. Des répétitions abondantes, de tournures orales, des juxtapositions de mots sans connecteurs logiques, ainsi que lutilisation fréquente des deux points renforcent leffet chaotique du texte.• A limage du personnage de la mendiante, le lecteur est contraint à une errance dont il ne sait où elle va le conduire. Il doit accepter de se perdre dans le texte. Cette esthétique opaque est en rupture avec lesthétique romanesque traditionnelle.
  17. 17. TEXTE - Il y en a qui ne s’habituent jamais ? reprend le vice-consul.Elle s’écarte un peu de lui, elle n’ose pas encore le regarder. Elle dira que quelque chose l’a frappée dans la voix.Elle dira : Est-ce cela une voix blanche ? On ne sait pas s’il vous questionne ou s’il vous répond. Elle souritgentiment, lui parle. - C’est-à-dire… il y en a … rarement rarement remarquez, mais cela arrive…la femme d’un secrétaire, chez nous, au consulat d’Espagne, elle devenait folle, elle croyait qu’elle avait attrapé la lèpre, il a fallu la renvoyer, impossible de lui enlever cette idée de la tête.Charles Rossett se tait parmi les danseurs. Son regard bleu-bleu est fixe, baissé sur les cheveux. L’expression deson visage et un peu angoissée tout à coup. Ils se sourient, ils sont sur le point de se parler, mais ils ne le fontpas. - Si personne ne s’habituait, dit le vice-consul – il rit.On pense : le vice-consul rit, ah comment ? comme dans un film doublé, faux, faux.Elle s’est de nouveau écartée et ose le regarder. - Non, rassurez-vous, tout le monde s’habitue. - Mais, au fait, avait-elle la lèpre cette femme ?Alors elle s’écarte et, tout en évitant de le regarder, elle se rassure, elle croit avoir découvert enfin quelquesentiment familier chez le vice-consul : la peur. - Oh ! dit-elle, je n’aurais pas dû vous parler de ça… - C’est-à-dire… comment ne pas y penser ? Elle essaie de rire un peu. Il rit, lui. Elle l’entend et cesse de rire.
  18. 18. COMENTAIRE DU TEXTE• Nous sommes à Calcutta, dans le milieu diplomatique, où un VICE-CONSUL introduit une sorte de gêne énigmatique, que ressent particulièrement la femme de l’ambassadeur, ANNE- MARIE STRETTER. Elle voudrait résoudre l’énigme du vice-consul. • Mais chaque conversation qu’elle a avec une lui ne fait qu’accentuer la distance séparant le vice-consul d’un milieu d’où il se trouve absent par l’incertitude même de son être ; et au fer et à mesure que se développe cette « situation », malgré l’apparente banalité de la conversation, une angoisse naît de l’incertitude dont cette banalité est le signe.
  19. 19. MODERATO CANTABILE• Moderato cantabile est un roman de Marguerite Duras paru en 1958 aux éditions de Minuit.
  20. 20. L’HISTOIRE• Un meurtre a lieu dans un café au- dessus duquel Anne Desbaresdes accompagne son fils à sa leçon de piano – il rechigne à jouer la sonatine de Diabelli et sobstine à ignorer la signification de moderato cantabile. Dans ce café elle rencontre un homme – il lui dira sappeler Chauvin – quelle interroge chaque jour à propos du crime passionnel, dont ils ne savent rien lun et lautre, lors de fins daprès-midi qui sétirent. Le dialogue entre la jeune bourgeoise et lancien employé de son mari, répétitif et rythmé de verres de vin, les rapproche dans leur ennui.
  21. 21. PERSONNAGES PRINCIPAUX• Anne Desbaresdes est lépouse du directeur dune des usines de la ville ; elle appartient à une bourgeoisie aisée. À partir du jour où elle entend le cri qui accompagne le crime, elle se rend chaque jour au café : « Ce cri était si fort que vraiment il est bien naturel que lon cherche à savoir. Jaurais pu difficilement éviter de le faire, voyez-vous. » Mais ses dialogues avec Chauvin ne leur apprennent rien, et lamènent à se livrer à cet homme qui linvite à confirmer ce quil semble savoir delle. Ces rencontres saccompagnent de verres de vin, de plus en plus nombreux jusquà la griser le soir où elle a organisé chez elle à une réception à laquelle elle arrive en retard .• Chauvin est un ancien employé du mari dAnne Desbaresdes, qui ne travaille visiblement pas. Ses propos montrent quil sintéresse à Desbaresdes depuis longtemps, lespionne sans doute : « Quand les troènes crient, en été, vous fermez votre fenêtre pour ne plus les entendre, vous êtes nue à cause de la chaleur. »• Lenfant dAnne Desbaresdes ; cest le cas de tous les personnages, hormis sa mère, son professeur de piano et Chauvin. Il naime pas les leçons de piano, même sil a du talent. Il est le prétexte des promenades de sa mère, qui le conduisent au café, où Anne Desbaresdes labandonne à ses jeux sur les quais.• Mademoiselle Giraud est le professeur de musique du fils dAnne Desbaresdes. Elle désapprouve la tolérance dont cette dernière fait preuve à légard de son enfant
  22. 22. STRUCTURE• Le roman est divisé en huit chapitres, sans titre.• Le premier chapitre se déroule dabord dans lappartement de Mademoiselle Giraud où lenfant dAnne Desbaresdes suit sa leçon de piano hebdomadaire, pendant laquelle « dans la rue, en bas de limmeuble, un cri de femme retentit. » Après la leçon, Anne Desbaresdes est témoin de larrivée de la police, et surtout du spectacle donné par le meurtrier et sa victime : « Au fond du café, dans la pénombre de larrière-salle, une femme était étendue par terre, inerte. Un homme, couché sur elle, agrippé à ses épaules, lappelait calmement. »• Dans le chapitre deux, Anne Desbaresdes revient avec son fils dans le café où le crime passionnel a été commis. Elle y fait la rencontre de Chauvin, qui semble bien la connaître (« Vous avez une belle maison au bout du boulevard de la Mer. Un grand jardin fermé »). Les chapitres trois à six hormis le cinquième, qui se relate la séance de piano chez Mademoiselle Giraud) sont centrés autour du même dialogue toujours recommencé, ponctué de verres de vin, qui tourne autour des raisons qui ont conduit au meurtre, dont ils ignorent tout, mais amène également Anne Desbaresdes à parler de son existence. Progressivement, les positions psychologiques ont évolué… et le goût du vin est devenu plus prononcé chez la jeune femme.• Le dernier chapitre est la dernière rencontre entre Chauvin et Anne Desbaresdes, qui vient sans lenfant, et se referme par le départ dAnne après léchange dun bref baiser.
  23. 23. ANALYSE ET CRITIQUE• Outre le style des descriptions et des dialogues, lintérêt du livre réside dans sa structure. À la fin du récit, aucun des mystères soulevés au début du récit nest apparemment élucidé. Seule reste la liberté dinterprétation laissée au lecteur, extrêmement large. Moderato cantabile est parfois considéré comme faisant partie des œuvres les plus réussies du Nouveau Roman, bien que lappartenance de ce livre à cette mouvance ne soit pas réellement établie. Lintrigue minimale au service dune idée directrice, la répétition languissante de scènes banales mais qui dessinent une atmosphère, léconomie de moyens pour évoquer un désir trouble, ont été saluées par une partie de la critique.• À la publication du livre, les critiques ne sont pas en tout cas pas indifférents.• Dans Libération du 1er mars 1958, Claude Roy estime quil sagit du « meilleur livre » de Marguerite Duras. « Cest un récit dun extraordinaire dépouillement, construit avec une rigueur formelle admirable, et qui pourtant ne laisse jamais le souci darchitecture, le métier rigoureux étouffer ou atténuer lémotion. » Sil reconnaît que Duras, « qui ne ressemble finalement à personne », tend à se rapprocher des « phénoménologues du roman « nouveau », acharnés à porter sur le monde et les êtres un regard objectif et froid comme le verre dun objectif », Roy voit en elle un « écrivain de tête » qui « écrit raisonnablement ce que dicte celui qui a des raisons que la raison ne connaît pas ».
  24. 24. ADAPTATION• En 1960, Peter Brook réalise un film portant le même titre, Moderato cantabile, adapté du roman par Marguerite Duras elle-même en collaboration, pour les dialogues, avec Gérard Jarlot.• Le rôle de Chauvin est joué par Jean-Paul Belmondo et celui dAnne Desbaresdes par Jeanne Moreau qui reçoit pour ce rôle le prix dinterprétation féminine au festival de Cannes de 1960. L• e film de Peter Brook est représentatif de la Nouvelle Vague cinématographique comme le livre de Marguerite Duras létait du Nouveau Roman en littérature.
  25. 25. L’AMANT• LAmant est un roman autobiographique français de Marguerite Duras publié en 1984 aux Éditions de Minuit. Il valut à son auteur le Prix Goncourt la même année et le Prix Ritz-Paris-Hemingway (meilleur roman publié en anglais) en 1986. Vendu à 2 240 000 exemplaires toutes éditions confondues, il fut aussi adapté au cinéma par Jean-Jacques Annaud en 1992 dans le film LAmant.
  26. 26. L’HISTOIRE• Il sagit de lhistoire dune adolescente qui découvre le sexe, et pas vraiment lamour en fait, avec un japonais dans lIndochine française.• Les français sont les colons, les japonais occupent une bonne partie de lAsie. La famille est propriétaire bien sûr mais on ne sait pas trop de quoi, des champs, des moulins... La mère est complètement à côté de la plaque. Elle ne soccupe pas de ses enfants. Son aîné semble violent, maltraitant. Il y a comme une odeur dinceste entre la mère et laîné. La fille est la dernière et est complètement délaissée. Elle sabandonne dans les bras de cet homme comme dans un suicide. Elle revendique presque son geste. Et pourtant personne nen parle.• Lambiance générale ma fait leffet dune société décadente, en fin de règne. Une supériorité qui nexiste plus reste tolérée par les ex-inférieurs. Les colons végètent.
  27. 27. COMENTAIRE• LAmant est une œuvre complexe ; il ne faut pas seulement y voir lhistoire dune jeune fille qui trouve un riche amant chinois et qui a des difficultés familiales.• Duras na pas la volonté de la réalité, ainsi les lieux, les noms, et tous les éléments « accessoires » ne sont pas forcément inscrits dans la vie réelle de Marguerite Duras. Le reste est imaginé, mais limagination, sous linfluence de linconscient, donne une piste à Duras pour retrouver la jeune fille de 15 ans et demi quelle était.• LAmant est un véritable récit de formation. Lhéroïne a des obstacles à franchir : des interdits. Elle a des opposants : sa famille, le père du Chinois, la société coloniale qui naccepte pas les relations entre Asiatiques et Européens. Elle doit passer une épreuve physique, un premier rapport sexuel. Lécriture de LAmant exprime les incertitudes de cette quête de soi et la volonté de diriger seule sa vie. La transformation en écriture de sa première expérience physique est un signe de la prise de pouvoir de Marguerite Duras sur elle-même, il sagit dune libération.• Le personnage de la mère a deux facettes : elle aime sa fille dun amour sain, mais pourtant, son envie dargent, quelle a transmise à ses enfants, mais jamais ce sujet nest explicitement abordé ; elles jouent un jeu fondé sur des non-dits.
  28. 28. EXTRAITS• "J’ai quinze ans et demi, il n’y a pas de saisons dans ce pays-là, nous sommes dans une saison unique, chaude, monotone, nous sommes dans la longue zone chaude de la terre, pas de printemps, pas de renouveau.«• "Je porte une robe de soie naturelle, elle est usée, presque transparente. Avant, elle a été une robe de ma mère, un jour elle ne l’a plus mise parce quelle la trouvait trop claire, elle me l’a donnée. Cette robe est sans manches, très décolletée. Elle est de ce bistre que prend la soie naturelle à l’usage. C’est une robe d’on je me souviens. Je trouve qu’elle me va bien.«• "L’homme élégant est descendu de la limousine, il fume une cigarette anglaise. Il regarde la jeune fille au feutre d’homme et aux chaussures d’or. Il vient vers elle lentement. C’est visible, il est intimidé. Il ne sourit pas tout d’abord. Tout d’abord, il lui offre une cigarette. Sa main tremble. Il y a cette différence de race, il n’est pas blanc, il doit la surmonter, c’est pourquoi il tremble. Elle lui dit qu’elle ne fume pas, non merci. Elle ne dit rien d’autre, elle ne lui dit pas laissez moi tranquille. Alors il a moins peur. Alors il lui dit qu’il croit rêver. Elle ne répond pas. Ce n’est pas la peine qu’elle réponde, que répondrait-elle ? Elle attend.«• "Il répète que c’est tout a fait extraordinaire de la voir sur le bac. Si tôt le matin, une jeune fille belle comme elle l’est, vous ne vous rendez pas compte, c’est très inattendu, une jeune fille blanche dans un car indigène."
  29. 29. CONCLUSION• Marguerite Duras est une grande écrivant du XX siècle. Ses ouvres sont très connues pour tout le monde et constituent un élément indispensable du littérature universelle.• Elle écrivait plus des ouvres comme L’amant, Le vice-consul, Hiroshima mon amour… Tout ces ouvres traitent le thème amoureuse comme rideau de fond. Ces histoires tournent sur la relation amoureuse et passionnel comme dans L’amant où une jeune se convertit en une femme quand connaît un homme plus âgé.• La plupart de ses ouvres sont situées dans ambiances asiatiques comme Indochine ou Inde. Cette ambiances sont très exotiques et ont une atmosphère chargée de mystère.
  30. 30. BIBLIOGRAPHIE• L´information pour élaborer ce travail appartient à les suivantes pages Web: – es.wikipedia.org/wiki/Marguerite_Duras – www.lecturalia.com/autor/3850/marguerite-duras – www.escritorasypensadoras.com/fichatecnica.php/89 – www.lecturalia.com/libro/20467/moderato-cantabile – libros.literaturalibre.com/el-viceconsul/ – www.lecturalia.com/libro/20462/el-amante – www.proverbia.net › Autores › D• Aussi les photocopies de cours.
  31. 31. FIN TRABAJO REALIZADO POR:JENNIFER PEDRAZA NOVALBOS 2ºBACH.CCNN.

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