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Le ménage médian a vendu 25 mégas d’arachides sur 2 saisons. Soit un revenu de 11250 FC(32 USD) par an et par ménage.Le mé...
2.5 Structure des dépensesDans la zone de santé de Tshofa on peut considérer que les dépenses d’un ménage se ventilentcomm...
ménages de chiffrer leurs dépenses en calculant leur consommation par rapport à la valeurmarchande des services/aliments q...
Nbre de poules par ménage                         >16    0                 11-15   7%    10%                  6%          ...
2.8 Besoins pour lesquels le ménage est obligé de vendre ses biens :92,8 % des ménages interrogés déclarent vendre des bie...
Chapitre 3. Accès à la santé3.1 Répartition des ménages en fonction qu’il existe une structure de santé près de chezeux.92...
Nbre de diagnostiques            953     133,3%Nbre de malades                  715     100,0%A titre indicatif, on observ...
Médicaments trop chers                                 1          1,0%Problème de sécurité                                ...
Chapitre 4. Autres informations :4.1 Consommation d’eau par jourEn moyenne, les ménages utilisent 6,2 litres par personnes...
Conclusions et RecommandationsMise en gardeLes résultats obtenus dans cette enquête doivent être pris avec caution. Il est...
La question combien êtes-vous prêt à payer pour un épisode maladie devrait être laisséeouverte pour éviter de biaiser les ...
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French report for a socio economic survey at household level using the Lot Quality Assesment Survey methodology which had been used concomitantly for an immunisation coverage survey in a rural health district in the Democratic Republic of Congo
in 2003
L’enquête d’accès aux soins dans la zone de santé de Tshofa au Kasai Oriental en République Démocratique du Congo s’est greffée à l’enquête de couverture vaccinale. Le choix des
ménages à enquêter a été fait selon la méthode de sondage par contrôle de la qualité des lots. Elle a eu lieu en 2003.

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Hercot Enquete Acces Aux Soins 200310 Tshofa RDCongo

  1. 1. Enquête sur la situation socio-économique dans la zone de santé de Tshofa, Kasaï Oriental Rapport synthétiqueUne collaboration Médecins du Monde Belgique, UNICEF et DGCD.L’enquête s’est déroulée du 20 au 30 octobre 2003 dans la zone de santé de Tshofa. Elle s’estdéroulée en parallèle avec une enquête de couverture vaccinale réalisée en collaboration avecl’UNICEF. La méthode appliquée est la méthode de contrôle de la qualité des lots. 395questionnaires ont été validés soit un échantillon de 4,0 % des ménages.1. Composition du ménageL’âge moyen des chefs de ménage est de 40 ans. 98 % des chefs de ménage sont des hommesce qui est très éloigné de la moyenne nationale (85 %). 99,7 % des hommes chefs de ménagesont mariés contre seulement 16,7 % des femmes chefs de ménage.En moyenne, les ménages sont composés de 9,6 personnes dont 5,0 de sexe féminin et 2,2enfants de moins de 5 ans. La composition moyenne nationale est de 6,4 personnes parménage.94 % des ménages ont au moins un enfant de moins de 5 ans.62,3% des chefs de ménage ont débuté des études secondaires contre 18,2 % des conjoints.2. Revenus et dépensesL’activité principale du chef de ménage est l’agriculture dans 84 % des ménages interrogés.93,9 % de la population dit retirer ses revenus principaux de l’agriculture. Les autres sourcesimportantes de revenus sont : la débrouillardise ou «petit commerce » (21,1 %), le travailrémunéré (7,4%) et l’artisanat (5,8%). La chasse et la pêche sont également des sources derevenus non négligeables pour certains ménages (7,6%).Un ménage médian vend 2,5 mégas d’arachides par an ce qui vaut 3,2 USD sur le marchélocal. 34,4% des ménages n’ont pas vendu d’arachides.5,6% des ménages ont reçu une aide extérieure pour vivre. Pour les deux tiers d’entre eux,l’aide était inférieure à 14,3 USD.73,6 % des ménages estiment couvrir moins de 30 % de leurs besoins.Les dépenses d’un ménage médian y compris les biens obtenus directement en nature, serépartissent comme suit : 79 % pour l’alimentation, 9 % pour l’énergie (bois, charbon) 7 %pour l’éducation et 2 % pour la santé. Pour une valeur de 21,63 USD par mois. Aucunedépense n’est enregistrée pour le logement, le transport, les loisirs, les investissements oul’épargne. Le ménage médian dépense donc 2,70 USD par personne et par mois.enquete acces aux soins 200310 Synthèse vN.doc 1/3
  2. 2. Biens de valeur des ménages40,9 % des ménages possèdent une radio et 51,8 % un vélo. 21,2 % des personnes interrogéesne possédaient aucun des biens de valeur étudiés. 10 % des ménages ne possèdent pas depoules et 56 % des ménages ont entre 1 et 5 poules.Parmi les ménages les plus pauvres - càd ceux ne disposant d’aucun des biens suivants : radio,vélo, étang, plantation de 5 Hectares et 5 têtes de bétail - 14,4 % ne disposent d’aucune pouleet 61,2 % disposent de 1 à 5 poules.92,8 % des ménages déclarent être prêts à vendre des biens pour accéder aux services de santéet 72,7 % pour subvenir aux besoins d’éducation de leur ménage.3. Accès à la santé92,1 % des ménages déclarent habiter à proximité d’une structure de santé. La moitié desménages doivent parcourir moins de 15 minutes pour atteindre la structure et 3 ménages sur 4habitent à moins d’une heure.Chaque ménage a eu 2,2 malades dans sa famille au cours des 15 jours précédant l’enquête. 1personne sur 5 a été malade au cours de cette période. 55 % d’entre eux ont souffert dupaludisme et 27,8 % d’une affection respiratoire.61,2 % des ménages avec au moins un malade ont eu recours à un centre de santé. 23,6 % onteu recours à de l’automédication, 11,8 % à la médecine traditionnelle et 6,9 % disent n’avoireu recours à aucun soins.La médiane des dépenses au CS est de 75 FC et la médiane des dépenses pourl’automédication est de 100 FC. 75 % des ménages ayant consulté un centre de santé ont payé150 FC ou moins.Parmi les personnes qui ont consulté un centre de santé, moins de 10 % ont également eurecours à l’automédication et à la médecine traditionnelle.Parmi les ménages ayant eu au moins un malade mais qui n’ont consulté aucune structure desanté soutenue, 64,7 % disent ne pas avoir les moyens financiers de payer la consultation bienque seulement 2 % pensent que les consultations sont trop chères. 23,5 % invoquent ladistance du centre de santé comme la raison de leur non-consultation. Ce chiffre contrasteavec les 92,1 % qui estiment habiter à proximité d’un centre de santé mais se rapproche des24 % qui habitent à plus d’une heure du centre de santé. La limite des 5 Km comme critèred’accessibilité semble se vérifier ici.17,4 % des ménages se disent incapables de payer même 0,29 USD pour une consultation.Seulement 12,4 % de la population se disent prêts à payer plus de 0,29 USD par épisodemaladie. Seul 2,8 % des ménages se disent prêts à payer 2 USD leur consultation qui est leprix estimé pour obtenir un recouvrement correct des coûts de la santé.Le taux de mortalité annuel est de 16,0 décès par 1000 habitants et par an pour la populationtotale et 33,7 décès pour 1000 enfants de moins de 5 ans et par an. Les chiffres obtenus aucours d‘une enquête nutritionnelle étaient respectivement de 43,8 pour 1000 pour la mortalitébrute et de 120,5 pour 1000 pour la mortalité brute des moins de 5 ans4. AutresLes ménages ramènent au domicile 6,2 litres d’eau par personne et par jour. La source est à35,6 min du domicile. Ceci ne tient pas compte de l’eau consommée directement à la source.Seul 3 ménages disposaient d’une moustiquaire au moment de l’enquête.enquete acces aux soins 200310 Synthèse vN.doc 2/3
  3. 3. ConclusionsLa situation socio-économique dans la zone de santé est caractérisée par une extrêmepauvreté. La majorité des biens sont obtenus en nature. Les tarifs pour la santé sontartificiellement bas mais ceci permet l’accès à la santé et de libérer des moyens notammentpour l’éducation qui n’est pas du tout soutenue dans la zone de santé. La capacité des gens àsubvenir aux besoins de la santé est limitée et un apport extérieur est nécessaire pourmaintenir un accès aux soins de santé primaire. La couverture sanitaire est bonne dans la zonede santé. La mortalité est comparable aux autres régions rurales de RDC. La morbidité estmarquée par le paludisme, les IRA et les diarrhées. Une augmentation des tarifs doit se faireavec précaution et une rationalisation de l’offre de services permettrait peut-être unecompression des coûts. Mieux vaut un service minimum accessible au maximum de personnesplutôt qu’un système de santé bien développé mais avec des coûts d’exploitation inabordablespour la population. Sans développement économique de la zone, la survie du système de santépar une participation de la communauté est hypothéquée dans la majorité des aires de santé dela zone. Sans participation significative de l’état et/ou d’un partenaire aux coûts du système desanté, la santé ne sera pas accessible à la majorité de la population.Dr David Hercot28 avril 2004.enquete acces aux soins 200310 Synthèse vN.doc 3/3
  4. 4. Enquête sur la situation socio-économique dans la zone de santé de Tshofa. Capacité de prise en charge financière des soins de santé par les ménages.Médecins du Monde BelgiqueVersion beta 2Octobre 2003Enq Accès aux soins MDM octobre 2003 1
  5. 5. RemerciementsCette enquête a pu être réalisée grâce au soutien financier de l’UNICEF et au soutientechnique du CIF Goma auprès de qui nous avons puisé une bonne part de notre inspiration.Nous les en remercions grandement. La formation en EPI info que nous avons suivi au CIF ennovembre 2003 nous a permis de réaliser l’analyse sommaire des résultats. Merci à JeanNgoyi et à Solène Blanchère qui ont réalisé l’encodage de cette enquête sur EPIINFO 2000.Merci au Dr Laetitia de Crombrugghe qui m’a largement aidé à tous les stades de cetteenquête.Dr David HERCOTIndexIntroductionCette enquête a été conçue pour répondre à la question qui occupe chacun des intervenantsdans notre zone : « Les ménages de la zone de santé de Tshofa sont-ils en mesure de subveniraux frais liés à la santé. Cette question est centrale dans toute stratégie tant pour legouvernement que pour ses partenaires.MéthodologieL’enquête d’accès aux soins s’est greffée à l’enquête de couverture vaccinale. Le choix desménages à enquêter a été fait selon la méthode de sondage par contrôle de la qualité des lots.En abrégé : LQAS (Référence : WHO/VRD/TRAM/96.01)Cette méthode a été choisie parce qu’elle permet de mesurer la couverture vaccinale de lazone de santé, tout en identifiant les aires de santé qui n’atteignent pas une couverturevaccinale suffisante. Dans le cadre de l’enquête d’accès aux soins l’étude de qualité des lotsn’a pas été appliquée lors de l’analyse. Les résultats considèrent la zone dans son ensemble.METHODOLOGIE, PLANIFICATION ET PREPARATION DE L’ENQUETEPour évaluer la taille d ‘échantillonnage, on se réfère à la loi normale : Uα2 p (1-p) N≥ E2Où Uα est une valeur de la loi normale centrée réduite pour un seuil de signification donné α(si α= 5 % alors Uα est égal à 1,96)E= risque d’erreur (fixé à 5%)Les valeurs de p sont les proportions de quelques indicateurs tels qu’ils avaient été observélors d’une mini enquête réalisée en novembre 2002.Enq Accès aux soins MDM octobre 2003 2
  6. 6. Si on considère le nombre de ménages qui ont consulté une structure soutenue soit p=88% ontrouve n= 162Si on considère la profession principale du chef de ménage soit p= 64% on trouve n= 354Si on considère le nombre de ménage dont un membre au moins a été malade, soit p=80%, ontrouve n= 246La fraction d’échantillonnage est de 394 maisons sur 10822 maisons recensées dans la zonesoit 3,6 % des maisons de la zone sont interrogés.Populations cibles :Les maisons de la zone de santé de Tshofa. 10822 maisons ont été recensées par nos équipesau cours des semaines qui ont précédé l’enquête. Remarquons qu’un ménage peut occuperplusieurs maisons et qu’il y a donc un écart entre les deux.Degré de précision choisi pour les résultats de l’enquête : 5%Intervalle de confiance choisi : 95%Taille totale de l’échantillon : 394Estimation de la taille de la population cible : 10822 ménagesFraction d’échantillonnage (proportion de la population totale qui participe à l’étude):394/10822x100 = 3,6 %. La taille totale de l’échantillon n’a pas du être réduite puisque lafraction d’échantillonnage est inférieure à 10%.Plan d’échantillonnage : Un nombre identique de ménage est interrogé par aire de santé.Taille de l’échantillon du lot: 394/17 = 23 ménages par aire de santé.Dans chaque aire de santé (lot), on sélectionne les maisons à enquêter en 2 étapes. Les régionsd’échantillonnage sont d’abord choisies par la méthode des secteurs : Les aires de santé sontdivisées en localités pour lesquels on connaît le nombre de maisons. 23 numéros de maisonssont choisis au hasard à partir d’une table de nombre au hasard et permettent d’identifier lessecteurs dans lesquels les maisons sont choisies.Dans une deuxième étape, les maisons sont identifiées par le choix au hasard de nombrescompris entre 1 et le nombre total de maisons de la localité. Si une localité est retenueplusieurs fois, un nombre au hasard est tiré autant de fois qu’il y a de maisons retenues. Sur leterrain, elles sont numérotées par l’enquêteur en commençant par celle la plus proche de sonpoint d’entrée dans la localité et il continue de façon systématique jusqu’à ce qu’il ait atteintla maison portant le nombre tiré au hasard.Les 16 enquêteurs répartis en 8 équipes ont été sélectionnés par un test écrit et oral retenantles personnes les plus qualifiées disponibles, principalement des infirmiers et des enseignants.Ils ont suivi une formation de deux jours et ils ont testé les questionnaires dans les maisonsaux alentours de la base pour s’assurer de leur bonne compréhension des instructions. Un testdes questionnaires a été réalisé au préalable par les 4 superviseurs de médecins du monde.Certaines questions ont été réécrites pour éviter certaines incompréhension.Enq Accès aux soins MDM octobre 2003 3
  7. 7. Chap. 1. CARACTERISTIQUES DU MENAGE1.1 Répartition des ménages selon l’âge du chef de ménage :En regroupant les ages des chefs de ménage par décennie, on obtient la répartition suivante :Groupe d’âge Fréquence % 20-29 59 16,5% 30-39 133 37,3% 40-49 98 27,5% 50-59 35 9,8% >60 32 9,0% Total 357 100.0%Tab1 Répartition des ménages selon le groupe d’âge du chef de ménageOn observe qu’il n’y a pas de chef de ménage de moins de 20 ans.L’âge moyen des chefs de ménage exprimé en années est de : 40,3 ans (ET 1 11,9)1.2 Répartition des ménages selon le sexe du chef de ménage :SEXE Fréquence %F 6 1,5%M 385 98,5%Total 391 100.0%On observe que seulement 1,5 % des chefs de ménage sont des femmes.Au niveau du Congo i, 15 % des ménages sont dirigés par des femmes1.3 Répartition des ménages selon l’état civil du chef de ménage et le sexe : Sexe du chef de ménage % Etat % de femmes selon état ETAT CIVIL F M Deux sexes civil civil Divorcé 1 1 2 0,5 % 50 % Marié 1 385 386 98,5 % 0,3 % Veuve 4 0 4 1,0 % 100,0 % Célibataire 0 0 0 0% 0% Union de fait 0 0 0 0% 0% Séparé 0 0 0 0% 0% TOTAL 6 386 392 100,0 % 1,5 %99,7 % des hommes chef de ménage se disent mariés.Une seule femme chef de ménage est mariée contre 5 divorcées ou veuve.Les concepts célibataire, union de fait et séparé n’ont pas été enregistrés.Le nombre de femme chef de ménage est trop petit pour analyser valablement ce groupe.1. 4 Activité du chef de ménage Fréquence %1 ET = Ecart typeEnq Accès aux soins MDM octobre 2003 4
  8. 8. CULTIVATEUR 332 84,1%ENSEIGNEMENT 24 6,1%PASTEUR 9 2,3%ARTISAN 5 1,3%ETUDIANT 3 0,8%AUTRE/SANS PROF 22 5,6%Total 395 100.0%84,1 % des chefs de ménage ont comme profession principale l’agriculture.1.5 Répartition des ménages selon le nombre de personnes dans le ménage.En moyenne, les ménages sont composés de 9,6 personnes à Tshofa contre 6,4 au niveaunational. Ils sont composés de 5,0 femmes et 4,6 hommes (ET 3,5 et 3,1). On y compte 2,2enfants de moins de 5 ans par ménage (ET 1,4).Dans les ménages interrogés, on retrouve 3781 personnes dont 1967 femmes et 858 enfants demoins de 5 ans.Nbre de personnes par ménage Fréquence %<5 44 11,2%5-9 205 52,0%10-14 85 21,6%15-19 34 8,6%>20 26 6,6%Total 394 100.0%11,2 % des ménages sont composés de moins de 5 personnes et 30,8 % des ménages sontcomposés de 10 ou plus personnes.Nbre d’enfants de moins de 5 ans par ménage Fréquence %0 23 6,0%1 85 22,1%2 173 44,9%3 46 11,9%>4 58 15,1%Total 385 100.0%Dans ce tableau on observe que 94 % des ménages ont au moins un enfant de moins de 5 ans71,9 % des ménages ont au moins 2 enfants de moins de 5 ans eet 27,0 % des ménages ont aumoins 3 enfants de moins de 5 ans.1.7 Scolarisation du chef de ménage et de son (sa) conjoint(e). Chef de ménage ConjointNiveau d’instruction Fréquence % Fréquence %Enq Accès aux soins MDM octobre 2003 5
  9. 9. Aucun 11 2,8% 78 19,9%Primaire 131 33,3% 241 61,6%Secondaire 245 62,3% 71 18,2%Universitaire 6 1,5% 1 0,3%Total 393 100.0% 391 100.0%On observe que 63,8 % des chefs de ménage ont débuté des études secondaires contreseulement 18,5 % des conjoints.Par ailleurs, on peut établir que 90 % des femmes qui ont débuté des études secondaires sontmariées à un homme qui a également débuté des études secondaires 2.2 Les enquêteurs ont repris toutes les personnes qui avaient débuté le niveau d’étude ce qui explique lesexcellents résultats pour cette question mais ce qui réduit sa fiabilité et son intérêt.Enq Accès aux soins MDM octobre 2003 6
  10. 10. Chapitre 2. Sources de revenus des ménages.2 .1 Source principale de revenu93,9 % des personnes enquêtées tirent leur revenu principalement de l’agriculture.21,1 % des personnes se débrouillent 3 pour leur revenu principal.Parmi les autres sources de revenu, la chasse et la pêche furent citées de manière significativeet devraient être reprises dans une prochaine enquête.Source de revenu Répondu oui % répondantAgriculture élevage 370 93,9% (n=394)Travail rémunéré 29 7,4% (n=392)Commerce 6 1,5% (n=400)Débrouillardise 83 21,1% (n=393)Artisanat 23 5,8% (n=397)Autre 40Plusieurs réponses par foyer ont été acceptées.Autres sources principales de revenu des ménages FréquenceCHASSE 10PECHE 17PECHE + CHASSE 3DISTILLATION BOISSON 1ELEVE FINALISTE 1GRIMPEUR DE NOIX 1MECANICIEN 1PASTEUR / Prêtre 3REPARATEUR VELOS 2SECOURISTE CROIX ROUGE 12.2 Nombres de mégas d’arachides vendus par ménage.L’arachide est la source principale de monnaie d’un ménage de la zone de Tshofa. Un« méga », unité locale de volume, correspond à peu près à 3 kilos d’arachides. Son prixfluctue sur le marché local de 450 à 800 FC selon la saison. On observe que 34,4 % desménages ne vendent pas d’arachides. Bien qu’une partie d’entre eux doive tirer ses revenusd’ailleurs, la majorité des ménages ne vendant pas d’arachide doit être considérée commeaccédant difficilement à l’argent et donc à la santé ou aux biens de première nécessité : Sel,savon,...3 La débrouillardise à Tshofa s’entend par le fait de vendre à la ville sa production agricole et d’en ramener desbiens manufacturés tel que des fripes que l’on revend ensuite sur le marché de Tshofa avec une petite margebénéficiaire.Enq Accès aux soins MDM octobre 2003 7
  11. 11. Le ménage médian a vendu 25 mégas d’arachides sur 2 saisons. Soit un revenu de 11250 FC(32 USD) par an et par ménage.Le ménage médian a vendu 2,6 mégas d’arachide par membre de famille. Soit un revenu parhabitant et par an de 1177 FC (2,9 USD).Nbre de mégas d’arachide vendus par ménage depuis le 1er janvier 2003 Fréquence %0 121 34,4%1-49 113 32,1%50-99 60 17,0%100-249 43 12,2%250-499 9 2,6%500-999 4 1,1%>1000 2 0,6%Total 352 100.0%2.3 Proportion de ménages soutenus par un tiers5,9 % des ménages reçoivent une aide financière extérieure.Pour ces ménages, l’apport extérieur moyen est de 2811 FC par mois, (ET 2736,2). (8 USD)L’importance de l’apport se ventile comme suit : Importance de la contribution au ménage (FC) 11% 33% <1000 1000-5000 > 5000 56%2.4 moyenne des besoins du ménage couverts.La proportion moyenne des besoins couverts dans la zone est de 27,1%. (Ecart type 17,7 %)Ceci peut être comparé à la zone de Kirotshe au Kivu ou 30,9 % des besoins étaient couverts.73,6 % de la population estime couvrir moins de 30 % de ses besoins. Cette information estsubjective et dépend de l’appréciation de la personne interrogée.Besoins couverts Fréquence %0-10 % 95 24,4%11-20 % 124 31,8%21-30 % 68 17,4%31-40 % 42 10,8%41-50 % 27 6,9%51-80 % 34 8,7%Total 390 100.0%Enq Accès aux soins MDM octobre 2003 8
  12. 12. 2.5 Structure des dépensesDans la zone de santé de Tshofa on peut considérer que les dépenses d’un ménage se ventilentcomme suit : Poste de Médiane en % de la Moyenne en ET % de la dépense USD dépense USD dépenseLogement 0,00 0,0% 1,08 5,49 2,3%Energie* 2,00 9,2% 3,32 3,97 7,0%Alimentation* 17,26 79,8% 21,04 19,51 44,3%Santé 0,37 1,7% 1,42 4,91 3,0%Transport 0,00 0,0% 0,60 4,44 1,3%Education 1,43 6,6% 5,67 13,22 12,0%Loisirs 0,00 0,0% 0,77 1,86 1,6%Investissement0,00 0,0% 5,88 23,02 12,4%Epargne 0,00 0,0% 5,48 21,24 11,6%Autres 0,57 2,6% 5,29 9,66 11,1%dépenses 21,63 100,0% 47,45 100,0% Dépense médiane dun ménage de la ZS de Tshofa Autres dépenses Energie* Santé 9% Education 3% 2% 7% Alimentation* 79%Un ménage moyen dépense 47,45 USD par mois dont 44 % pour l’alimentation.Le ménage médian dépense seulement 21,63 USD dont 79% pour l’alimentation. On observeque le ménage médian ne dépense pas d’argent pour le logement, le transport, les loisirs etl’épargne.Les écarts type à la moyenne sont très grand ce qui justifie de considérer la médiane pouranalyser ce volet.Lors de l’enquête nous sommes partis du postulat que la plupart des dépenses d’un ménageétaient non monétarisées car issues de leur production propre. Nous avons donc demandé auxEnq Accès aux soins MDM octobre 2003 9
  13. 13. ménages de chiffrer leurs dépenses en calculant leur consommation par rapport à la valeurmarchande des services/aliments qu’ils consommaient (essentiellement vrai pourl’alimentation et l’énergie). Les valeurs obtenues tiennent donc compte de la valeur nonmonétaire des biens consommés dans le mois.* Nous avons considéré impossible qu’un ménage ne consomme pas d’énergie nid’alimentation et avons donc exclu tous les résultats dont la valeur pour énergie = 0 oualimentation = 02.6 Nbre de repas par jour Nom bre de repas pris par jour 1 3 18% 22% 2 60%60 % des ménages prennent 2 repas par jour.2.7 Possession de Biens de valeurs Fréquence Oui/Total %Radio 160 /391 40,9 %Vélo 203/392 51,8 %Machine à coudre 60/389 15,4 %Moulin 8/389 2,1 %Fer à repasser 140/389 36 %Etang 109/390 27,9 %Plantation de 5 Ha 38/388 9,8 %5 têtes de bétail au moins 88/390 22,6 %Aucun de ces biens 84 21,2 %123 ménages disposent aussi bien d’un vélo que d’une radio.84 ménages ne possèdent aucun de ces objets. Soit plus de 1 ménage sur 5. Aucun véhicule à4 roues n’existe dans la zone et seul quelques motos circulent (3 ménages interrogés déclarenten posséder une.) Les vélos sont le moyen de transport privilégié pour transporter l’arachide àla ville voisine de 150 Km afin de le vendre.Poules :En moyenne, les ménages disposent de 6,0 poules (ET 8,2). 10% n’en possèdent pas et 56 %disposent de moins de 5 poules.Enq Accès aux soins MDM octobre 2003 10
  14. 14. Nbre de poules par ménage >16 0 11-15 7% 10% 6% 6-10 21% 1-5 56%La poule est le bien de valeur le plus courant. Elle sert à payer un conflit avec le voisin, lessoins de santé. On l’offre à l’invité qui passe. Chaque année, les épidémies (Newcastlenotamment) déciment les poules empêchant la croissance du poulailler. Elles ne sont querarement consommées dans le cadre de l’alimentation de base du ménage.Autres biens de valeur recensés par les personnes interrogées :BIDON DE 20L 31 FILET DE CHASSE ET UN LANCE 2FLECHEMALLE 10FUSIL DE CHASSE 38Batterie 3LAPINS 5BROUETTES 1CANARDS 2CHIENS 1COBAYES 6Lit en bois 5APPAREIL PHOTOGRAPHIQUE 2ARMOIRE 13LAMPE COLEMAN 10SALON 5HORLOGE 19LIT METALLIQUE 3FUT 1RECHAUD 2LAMPE A PETROLE 3MACHINE A HUILE 6MACHINE ARACHIDE 1MAISON TOLEE 2SALLE A MANGER 1MOTO 3OUTILLAGE DE MENUISERIE 2PALMERAIE+CHAMP D’ANANAS 1PIROGUE 2UNE PARCELLE A MBUJI MAYI 1Enq Accès aux soins MDM octobre 2003 11
  15. 15. 2.8 Besoins pour lesquels le ménage est obligé de vendre ses biens :92,8 % des ménages interrogés déclarent vendre des biens pour accéder au service de santé. Et72,7 % pour subvenir aux besoins d’éducation.Etant donné le peu de ressources monétaire de la population, les ménages sont quasimentobligés de vendre quelque chose à chaque fois qu’ils doivent acheter un bien ou un service. Fréquence %Logement 6 1,6%Alimentation 87 22,6%Santé 363 92,8%Habillement 98 25,5%Education 282 72,7%Besoin de l’église 108 28,1%Loisirs 18 4,7%Autres 158 41,7%Autres raisons invoquéesAccident 31Dote 60Deuil 34Justice-Arrestation 27Autres 6Enq Accès aux soins octobre 2003 12
  16. 16. Chapitre 3. Accès à la santé3.1 Répartition des ménages en fonction qu’il existe une structure de santé près de chezeux.92,1 % des ménages estiment qu’ils ont une structure de santé à proximité de chez eux.Notons que cette valeur est subjective et laissée à l’appréciation de la personne enquêtée.3.2 Combien de temps faut-il pour atteindre la structure de soins ?En moyenne, il faut 45 minutes à pied ou en vélo pour atteindre une structure de santé dans laZS. (ET 56,8)La médiane est de 15 minutes.76 % de la population habite à moins de 60 minutes d’une structure de santé.3.3 Nombres de malades par ménage au cours des 15 jours précédant l’enquête.82,7 % des ménages ont eu au moins un malade au cours des 15 jours précédent l’enquête.71,2% des ménages ont eu 1 ou 2 malades. Nbre de malade dans les ménages ayant eu des malades 140 120 100 80 60 40 20 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11En moyenne, les ménages qui ont eu des malades dans les 15 jours qui précèdent l’enquête, enont eu 2,21 (ET 1,73)19% des personnes faisant partie des ménages interrogés ont été malades au cours des 15jours précédant l’enquête. (715 malades sur 3773 personnes).3.4 Maladies rencontrées ii:Les patients malades disent souffrir de :Maladie N % % SNIS oct. 2003Malaria 400 55,9% 65,0 %Infection respiratoire 199 27,8% 34,9 %Infection de la peau 52 7,3% 10,2 %Diarrhées 102 14,3% 16,6 %Douleurs abdominales 72 10,1%Autres maladies 128 17,9%Enq Accès aux soins octobre 2003 13
  17. 17. Nbre de diagnostiques 953 133,3%Nbre de malades 715 100,0%A titre indicatif, on observe que la fréquence des pathologies déclarée par les personnesinterrogées se rapproche de la fréquence rencontrée dans les structures de santé de la zone.3.5 Utilisation des structures de santé :Parmi les ménages qui ont eu au moins un malade dans les 15 jours précédant l’enquête (324),61,2 % ont eu recours à un centre de santé, 23,6 % ont eu recours à de l’automédication et11,8 % à la médecine traditionnelle. N %Automédication 72 23,6%Centre de santé 188 61,2%Hôpital 9 3,1%Centre privé 17 5,6%Médecine traditionnelle 36 11,8%Prière, Féticheur 8 2,6%Aucun soins 21 6,9%Total 351De nouveau, je suppose qu’iln y a eu des recours multiples pour certains ménages ?Seulement 27 reccours double ou triple3.6. Coût moyen de l’épisode maladie : N Médiane (FC) Moyenne (FC) ETAutomédication 73 100,0 231,5 338,9Centre de santé 187 75,0 162,7 335,0Hôpital 9 600,0 1753,2 3129,2Centre privé 18 325,0 498,1 619,2Médecine traditionnelle 37 60,0 168,3 217,5Prière, Féticheur 9 0,0 55,88 166,675 % des personnes qui ont consulté un centre de santé ont payé 150 FC ou moins. Alors quela moyenne est de 162 FC.Parmi les personnes qui ont consulté un centre de santé, 17 (17/187 = 9 %)ont également payépour de l’automédication et de la médecine traditionnelle, 5 pour des prières ou du fétichisme,3 aux structures privées et 1 à l’hôpital.3.7. Pourquoi les malades n’ont-ils pas consulté ?Parmi les ménages qui ont eu au moins un malade et qui disent ne pas avoir fréquenté ni uncentre de santé, ni l’Hôpital les raisons suivantes ont été avancées : cela fait combien ? 124 oubien aussi plusieurs réponses possibles par ménage ?Pas assez de moyens financiers 66 64,7%Problème de distance 24 23,5%Absence du personnel soignant dans la structure 9 8,8%La consultation n’était ou bien trop A regrouper non ? pas nécessaire 9 8,8%Problème de transportde prix cher dans le sens 4 3,9% abusif ?Manque de confiance dans le personnel 3 2,9%Consultations trop chères 2 2,0%Enq Accès aux soins octobre 2003 14
  18. 18. Médicaments trop chers 1 1,0%Problème de sécurité 0 0,0%Coutume 1 1,0%Religion 0 0,0%Autres * 5Malgré les tarifs pratiqués dans la zone au moment de l’enquête iii et les critères d’indigences,20,4 % des ménages ayant eu un malade dans leur famille au cours des 15 derniers jours(324 ? exact ?) disent ne pas avoir les moyens financiers de consulter. 7 % invoquent leproblème de distance.Parmi les ménages ayant eu au moins un malade mais qui n’ont consulté aucune structure desanté soutenue, 64,7 % disent ne pas avoir les moyens financiers de payer la consultation bienque seulement 2 % pensent que les consultations sont trop chères. 23,5 % invoquent ladistance du centre de santé comme la raison de leur non-consultation. Ce chiffre contrasteavec les 92,1 % qui estiment habiter à proximité d’un centre de santé mais se rapproche des24 % qui habitent à plus d’une heure du centre de santé. La norme internationale des 5 Kmcomme critère d’accessibilité semble se vérifier ici.* Les autres raisons invoquées sont : impossibilité de loger la famille à proximité du CS,manque de médicaments au CS, Recours à la Croix-Rouge iv, Vieillesse (2).3.8. Capacité financière des ménages à payer une consultation adulte : 1000 FC ( 3 USD ) 9 2,3% 600 FC (1,8 USD) 2 0,5% 300 FC (0,9 USD) 14 3,6% 150 FC (0,45 USD) 24 6,2% 100 FC (0,30 USD) 275 70,2%Total des répondant = 324 : pourquoi n’avoir repris que les ménages où au moins 1 maladedans les 15 j qui ont précédés l’enquête ?17,4 % des ménages ne s’estiment pas capable de payer 100 FC pour un épisode maladie. Lecoût de l’épisode maladie a été calculé au minimum aux alentours de 2 USD v (soit 700 FC aumoment de l’enquête), seul 2,8 % des ménages se déclarent prêt à payer se montant.3.9 Mortalité dans la zone de santé depuis le 1er janvier 2002 (soit 22 mois).21,8 % des ménages disent avoir eu au moins un décès depuis 22 mois.On a recensé 60,5 décès par an dont 28,9 chez les moins de 5 ans dans la population étudiée.Le taux de mortalité annuelle calculé est de 16,0 décès par 1000 habitants et par an pour lapopulation totale et de 33,7 décès pour mille enfants de moins de 5 ans et par an.Mortalité infanto-juvénile :168,5 enfants de moins de 5 ans sur mille n’atteindront pas 5 ans. (Calculé en multipliant lamortalité annuelle par 5.)Au niveau national vi, la mortalité infanto-juvénile (0 à 5 ans) a été estimée à 213 ‰Enq Accès aux soins octobre 2003 15
  19. 19. Chapitre 4. Autres informations :4.1 Consommation d’eau par jourEn moyenne, les ménages utilisent 6,2 litres par personnes par jour (ET 2,5).63,4 % des ménages interrogés vivent avec moins de 40 litres par jour.Notons que la plupart des personnes du ménage passent au moins une fois à la rivière dans lajournée ou elles peuvent se laver et boire.La source est en moyenne à 35,6 min du domicile des ménages enquêtés. (ET 24,8, Médiane30,0)Nbre de bidons de 20l par ménage et par jour.consommés, puisés, vendus ?BIDONS Fréquence % % Cum 1 49 12,5% 12,5% 2 200 50,9% 63,4% 3 70 17,8% 81,2% 4 34 8,7% 89,8% 5 7 1,8% 91,6% 6 21 5,3% 96,9% >6 12 3,1% 100,0% Total 393 100.0% 100.0%Je trouve que cela devrait être cumulé dans l’autre sens : 36,7 % des ménages utilisent 3bidons ou plus, 87,5 utilisent 2 bidons ou plus et 12, 5 % n’utilisent qu’un bidon par jourDistance de la source Frequency Percent<15 min 139 35,5%16 à 30 min 102 26,0%31 à 60 min 116 29,6%> 60 min 35 8,9%Total 392 100,0%4.2 MoustiquairesSeul 3 ménages disposent d’une moustiquaire soit 0,8 % de la population. Sur les 384ménages de départ ?Enq Accès aux soins octobre 2003 16
  20. 20. Conclusions et RecommandationsMise en gardeLes résultats obtenus dans cette enquête doivent être pris avec caution. Il est en effet probableque des biais n’ont pas été exclus. La supervision de l’enquête et sa préparation nous ayantpris plus de temps que prévu, toute l’énergie requise n’a pas été investie dans le contrôle. Onpeut cependant retirer des grandes lignes des observations réalisées. Il faut égalementsouligner la grande dispersion de nombreux résultats nous empêchant de tirer nos conclusionsdes moyennes et nous poussant plutôt à utiliser les médianes. Ceci témoigne probablementd’une grande disparité notamment la présence d’une minorité qui est non pas riche mais toutau moins qui s’en sort un peu mieux.RésultatsLa situation socio-économique dans la zone de santé est caractérisée par une extrêmepauvreté. La majorité des biens sont obtenus en nature. Les tarifs pour la santé sontartificiellement bas mais ceci permet l’accès à la santé et de libérer des moyens notammentpour l’éducation qui n’est pas du tout soutenue dans la zone de santé. La capacité des gens àsubvenir aux besoins de la santé est limitée et un apport extérieur est nécessaire pourmaintenir un accès aux soins de santé primaire. La couverture sanitaire est bonne dans la zonede santé. La mortalité est comparable aux autres régions rurales de RDC. La morbidité estmarquée par le paludisme, les IRA et les diarrhées. Une augmentation des tarifs doit se faireavec précaution et une rationalisation de l’offre de service permettrait peut-être unecompression des coûts. Mieux vaut un service minimum accessible au maximum depersonnes plutôt qu’un système de santé bien développé mais avec des coûts d’exploitationinabordables pour la population. Sans développement économique de la zone, la survie dusystème de santé par une participation de la communauté est hypothéquée dans la majorité desaires de santé de la zone. Sans participation de l’état et/ou d’un partenaire aux coûts dusystème de santé, la santé ne sera pas accessible à la majorité de la population.QuestionnaireConcernant la structure des ménages, il serait intéressant de séparer le nombre d’enfants demoins de 5 ans selon les sexes. La polygamie étant très répandue dans la zone, cet aspectpourrait être introduit dans la composition des ménages.Concernant la source de revenu principal, pour la zone de santé de Tshofa il faut ajouter laChasse et Pêche.Concernant les dépenses du ménage, si on tente à nouveau d’estimer les dépenses nonmonétaires, il faudra prendre soin de séparer le montant en monnaie et le montant estimé ennature.Lors d’une prochaine enquête, il serait indiqué de séparé les malades de chaque ménage endemandant leur âge, leur sexe, la maladie suspectée, le traitement entrepris ou la raison dunon-traitement pour chaque cas. De même pour les décès, l’âge, le sexe et le mois du décèsdevraient être précisés pour s’assurer une plus grande fiabilité des données et une analyse parâge plus fine. Pour mieux définir les maladies rencontrées, il faudrait former les enquêteurs àla définition des maladies selon la « surveillance épidémiologique à base communautaire » 4.4 Selon la politique nationale de surveillance épidémiologique à base communautaire en RDCEnq Accès aux soins octobre 2003 17
  21. 21. La question combien êtes-vous prêt à payer pour un épisode maladie devrait être laisséeouverte pour éviter de biaiser les réponses.Concernant l’accès à l’eau, il peut être intéressant de préciser si la source est une sourceaménagée, une source non aménagée (artésienne) ou une rivière.Annexes • Questionnaire d’enquête • Liste des enquêteursi Sauf indication contraire, les références nationales sont issues de l’ « Enquête nationale sur la situation desfemmes et des enfants MICS2 / 2001, rapport d’analyse ».ii Il s’agit de maladies telles que perçues par les personnes enquêtées et non de diagnostiques posés par unsoignant.iii La consultation adulte était à 70 FC pour un adulte (0,20 USD) et la moitié pour un enfant.iv Les « croix rouge » sont des personnes qui ont un jour obtenu un badge de secouriste et qui s’improvisentsoignant en échange d’argent. Très souvent ils pratiquent des injections sans aucune connaissance des indicationset surtout sans aucune connaissance de l’asepsie ou de la stérilité du matériel. Une aiguille pouvant servirplusieurs années.v Soit 1 USD de médicaments, 0,8 USD pour le salaire des soignants, 0,15 USD pour les frais de fonctionnementet 0,05 USD pour les autorités de la zone de santé. Pour 200 consultations par structure avec 2 soignants, celareprésente un salaire mensuel par infirmier de 80 USDvi Enquête nationale sur la situation des enfants et des femmes, MICS/2001 rapport d’analyse p58.Enq Accès aux soins octobre 2003 18

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