Communication interventriculaire
Présenté par : Dr R.Lakehal
Maitre de Conférence A
Faculté de Médecine Constantine 03/Algérie
1- Savoir définir une communication interventriculaire
2- Connaitre ses formes anatomopathologiques
3- Savoir en poser le diagnostic
4- Connaitre les examens complémentaires
5- Connaitre les modalités thérapeutiques
6- Son pronostic
Objectifs pédagogiques
I. Définition
II. Intérêt de la question
III. Embryologie
IV. Anatomie
V. Anatomopathologie
VI. Physiopathologie
VII. Clinique
VIII. Examens paracliniques
IX. Evolution
X. Formes cliniques
XI. Traitement
XII. Résultats
XIII. Conclusion
Plan du cours
• Ouverture anomale du septum IV, qui met en communication
directe les deux ventricules.
• comprend tous les intermédiaires depuis l'orifice minuscule,
jusqu'au septum multiperforé
• Elle est fréquente.
• Elle représente 20-25% de toutes les cardiopathies
congénitales.
Définition
 Fréquente (isolée:20 %) ou élément d’un complexe
malformatif (T4F, CAV, Atrésie tricuspide) .
 Diversité anatomique
 Diagnostic : clinique + échocardiographie Doppler
 Traitement : chirurgical (fonction du siège) .
 Pronostic :
-Spontanée sombre,
-opéré avant deux ans: bon,
-après deux ans le pronostic dépend des résistances
pulmonaires.
Intérêt de la question
• Le septum IV résulte du développement ; l’alignement et la fusion de
plusieurs éléments:
• Le septum d’admission se constitue par la fusion du septum intermedium
(formé à partir des bourgeons endocardiques dorsal et ventral) et des
émanations venant du septum inferius et du septum conal.
• Le septum trabéculé se développe grâce à la progression caudocrâniale du
septum inferius.
• Le septum infundibulaire ou conal sépare les voies de sortie, pulmonaire
en avant et aortique en arrière, lors de la division du conotruncus.
• Le septum membraneux : prolifiration fibreuse; il ferme le foramen
interventriculaire (zone située à la jonction de : SA, ST, SI).
Embryologie
Le septum inter ventriculaire (SIV) est une cloison musculo-membraneuse de
structure complexe divisée en:
1. partie musculaire :
 septum d’admission .
 septum trabéculé .
 septum infundibulaire .
2. partie membraneuse :
 septum membraneux.
Anatomie
1. Septum membraneux : structure très petite, séparée en deux parties, l'une
atriale et l'autre ventriculaire, par l'insertion de la tricuspide dans la zone
de la commissure entre la valve septale et la valve antérieure.
2. Septum musculaire :
a. Le septum d'entrée (d’admission) :
est la partie située sous la valve septale
de la tricuspide.
b. Le septum trabéculé : lui fait suite sans
transition franche, elle s'étend jusqu'à la
pointe du cœur ;
c. Le septum infundibulaire : plutôt lisse et se
termine à l'anneau pulmonaire.
Anatomie
Le SIV est marqué sur sa face droite par 2 reliefs essentiels:
1-La crête supra ventriculaire (éperon de Wolff) :
 Saillie très marquée qui sépare l'anneau
tricuspide de l'anneau pulmonaire.
Anatomie
2)-La trabécule septomarginale
 Relief qui s'étend de la base à la pointe du VD.
 La branche postérieure porte normalement l'insertion du pilier médial de
la tricuspide (muscle papillaire du conus), assez bon repère du passage de
la branche droite du faisceau de His.
Anatomie
1. Septum membraneux.
2. Tendon de Todaro.
3. Triangle de Koch.
4. Septum infundibulaire.
5. Pilier médial de la tricuspide
(muscle papillaire du conus).
6. Trabécule septomarginale.
Selon la localisation de la CIV, on distingue :
A. CIV périmembraneuses :
• Les plus fréquentes (20-35%).
• Situées à la jonction tricuspide-aorte.
• Le faisceau de His longe le bord postéro-inférieur de ces CIV.
• S’obstruent par l’apposition de la valve septale de la tricuspide formant un
anévrysme.
• Peuvent se compliquer d’une fuite aortique
(prolapsus de la sigmoide antéro-droite).
• Elles dépassent toujours les limites du septum
membraneux pour s’étendre vers un des 3 segments
musculaires du SIV.
Classification anatomopathologique
B. CIV musculaires :
• Ce sont des CIV entièrement bordées de tissu musculaire.
• Selon leur localisation, on distingue :
1. CIV d’admission :
• La plus dangereuse pour le tissu
de conduction
• Siège sous la valve septale de la tricuspide
dont elle est séparée par une fine bande
musculaire, le faisceau de His passe au-dessus
de la CIV( bord antéro-supérieur).
Classification anatomopathologique
2. CIV trabéculées :
• Elles peuvent être uniques, devisées en 2 par la trabécule septomarginale,
ou multiples réalisant un aspect en « fromage de Gruyère ».
• le faisceau de conduction est à distance.
Classification anatomopathologique
3. CIV infundibulaires :
Situées sous les anneaux aortiques et
pulmonaires, mais en sont séparées par l
e tissu musculaire du septum infundibulaire.
C. CIV sous-artérielles :
• Sont directement situées sous les anneaux aortiques et pulmonaires.
• Fréquente en extrême orient.
• Peuvent se compliquer d’IAo par prolapsus d’une sigmoïde aortique
(Syndrome de Laubry-pezzi).
Classification anatomopathologique
 Tétralogie de Fallot
 Atrésie pulmonaire à septum ouvert
 Interruption de l’arche aortique
 Tronc artériel commun
 Canal atrioventriculaire
 Atrésie tricuspide
 Canal artériel
 Communication interauriculaire
 Coarctation aortique
 Transposition des gros vaisseaux.
Malformations cardiovasculaires associées
On décrit 4 types physiopathologiques de CIV
1- CIV de type I ou maladie de Roger
Si la CIV est très petite, le shunt est peu volumineux, les pressions droites et gauches ne
sont pas modifiées.
2- CIV de type II
type IIa si PAPS < 2/3 de la pression systémique ;
type IIb si PAPS > 2/3 de la pression artérielle systémique
La CIV est large, le shunt G-D est important , les pressions droites sont modérément
élevées .
3- CIV de type III, qui va évoluer vers le syndrome d’Eisenmenger.
Elévation importante des RP par maladie artériolaire pulmonaire obstructive ; grande
HTAP, qui tend à annuler voire à inverser le gradient de pression G-D.
4- CIV de type IV ou "à poumons protégés".
Développement d'une sténose pulmonaire musculaire, infundibulaire réactionnelle, qui va
protéger les poumons contre l'HTAP.
Physiopathologie
Les CIV sont responsables d’un shunt G-D variable en fonction :
• La taille du défect
• Le rapport résistances artérielles pulmonaire/ résistances
systémiques
Les conséquences sont de deux types:
• Altération progressive du lit artériolaire pulmonaire due à
l’augmentation du débit pulmonaire
• Atteinte de la fonction cardiaque liée a la surcharge
diastolique du VG
Physiopathologie
Classification hémodynamique des CIV:
A. Circonstance de découverte
1. Découverte fortuite d’un souffle lors d’un examen systématique :
Surtout dans les CIV de petite taille.
2. Signes fonctionnels :
• Surtout dans les CIV larges.
• Dyspnée d’effort entraînant des difficultés d’alimentation, polypnée
• Pneumopathies à répétition.
• Trouble de la ventilation + signes d’IC.
Clinique
B-Signes physiques :
1. Inspection :
• Hypotrophie : Plus pondérale que staturale.
• Déformation thoracique : Le thorax bombe en avant dans sa partie
supérieure, au dessus d’une dépression sous-mammaire bilatérale.
• Sueurs : liés à l’hyperactivité sympathique.
2.Palpation : Frémissement systolique ( 3-4 EICG)
3.Auscultation:
• Souffle systolique (3-4 EICG)
• Roulement diastolique d’hyperdébit ( foyer mitral : RM fonctionnel)
• Eclat de B2 , Souffle d’IP et d’IT.
4. Examen périphérique :
• Signes d’insuffisance cardiaque : notamment l’hépatomégalie.
Clinique
ECG
• Rythme régulier sinusal
• Signes HVD
• Signes HVG diastolique:
Ondes R amples en précordiales gauche avec des ondes T positives, amples
et symétriques, parfois des ondes Q fines et profondes.
Examens paracliniques
Radiographie pulmonaire
• Cardiomégalie
• HTAP hyper vascularisation pulmonaire
Examens paracliniques
CIV large
Cardiomégalie et
surcharge vasculaire
pulmonaire avec saillie de
l’arc moyen gauche .
Echocardiographie
Mode TM
Evalue le retentissement, dilatation des cavité gauche
Mode 2D
Présence de CIV, son siège, nombre et l’existence d’autres malformations
associée à la CIV
Pulsé continu
• Flux anormal au niveau de la CIV
• Calcul de pression pulmonaire
Doppler Couleur
Détection de CIV ( VG=>VD), passage d’un flux en couleur à travers de cette
communication
Examens paracliniques
Large CIV, symptomatique, de la partie
musculaire du septum inter-ventriculaire,
visualisée par voie sous-costale chez un
nourrisson. Le VD est dilaté et hypertrophié
Examens paracliniques
Petite CIV de la partie haute
du septum, dans sa portion
membraneuse, proche de la valve
aortique
Examens paracliniques
Cathétérisme cardiaque
Intérêt
- La pression dans les cavités cardiaques et les vaisseaux,
- Evaluer le degré du shunt par la mesure de l'oxymétrie,
- Calculer le rapport des RVP/RVS
-Tester la vasoréactivité pulmonaire.
Les indications actuelles du cathétérisme sont limitées aux situations
suivantes:
 Etat incertain des RVP dans les CIV avec HTAP de niveau systémique.
 Réalisation d'un test de vasodilatation pulmonaire.
Examens paracliniques
Evolution
*Petites CIV peuvent se fermer spontanément
*Large CIV évoluent vers maladie vasculaire pulmonaire artériolaire
pulmonaire  en absence d’un traitement chirurgical.
Complications :
*Toute CIV peut se compliquer d’ une EI
*Large CIV peut se compliquer d’une IC
Evolution / Complications
A. Constitution d’une sténose pulmonaire infundibulaire :
*Survient surtout dans les CIV périmembraneuses.
*Protège les poumons et entraîne une amélioration fonctionnelle
B. Endocardite infectieuse :
Peut survenir à tout âge .
C. Troubles du rythme ventriculaires : Extrasystoles, TV.
E. IAo par prolapsus :
CIV périmembraneuses, infundibulaires, et sous artériels .
F. Insuffisance cardiaque et insuffisance respiratoire : Ne concernent que CIV
larges à gros débit.
E. HTAP obstructive fixée :
Survient après la première année. Ne concerne que les CIV larges à gros débit.
Evolution / Complications
Maladie de Roger
CIV petite, shunt G-D minime ou modère
• Forme la plus bénigne et la plus fréquente, forme asymptomatique
• Souffle holosystolique mésocardiaque en rayon de roue
• RX et ECG sont normaux
• Echocoeur: seul le doppler couleur permet de voir le shunt
• Pronostic favorable avec très souvent fermeture spontanée
• Deux risques évolutifs l’EI et l’IAO
Formes cliniques
CIV à gros débit
Large, multiple, a gros shunt, restrictive ou non, selon l’HTAP
Symptôme respiratoire : Dyspnée, toux ,détresse respiratoire ,infection
broncho-pulmonaire a répétition .
Retard staturo ponderal avec déformation thoracique
Auscultation : Souffle holosystolique en rayon de roue
RX: CMG , AMG convexe, Hypervascularisation pulmonaire
ECG: Surcharge biventriculaire axe a gauche< parfois HAG
Echocoeur: siège taille nombre des CIV, dilatation OG, VG
KT : enrichissement en O2du sang VD , mesure des pression de remplissage et
des résistances
Evolution: - Décès en absence du TRT
-Aggravation des RVP
Formes cliniques
CIV + HTAP fixée
• CIV non restrictive avec HTAP majeure de type obstructif
• Shunt G-D minime ou nul shunt D-G constant
• Mauvaise tolérance clinique avec cyanose
• Pas de souffle systolique, éclat de B2 au FP
• Signe de HARZER+++
RX: pas de cardiomégalie ou modérée AMG convexe
ECG: HVD majeure ++++
Echo: HVD et AP dilatée
Evolution : Longue émaillée souvent de complications à type d’accès de
cyanose, d’hémoptysie.
TRT: O2, saignées, chimio anti érythrocytaire voire transplantation
cardiopulmonaire
Formes cliniques
CIV à poumon protégé
CIV + sténose de la voie d’éjection VD, donnant un gradient P° VD-AP≥25mmhg.
• Bonne tolérance fonctionnelle.
• Souffle systolique éjectionnel au FP.
• Rx du thorax: cardiomégalie+++.
• ECG: surcharge ventriculaire droite.
• Echo : CIV et sténose s/pulmonaire, VD dilaté et HVD.
• KT : égalité des P°ventriculaires.
• Evolution : Bon Pc, mais risque de progression de la sténose.
• Age opératoire entre 3 et 5 ans.
Formes cliniques
Sd de LAUBRY-PEZZI
 Association d’une CIV + IAo.
 Comporte une anomalie grave du sinus de Valsalva avec aspiration de la
valve pathologique qui se prolabe à chaque systole.
 Diagnostic entre 3 et 5 ans.
 double souffle: systolique typique de maladie de Roger et diastolique doux
d’IAo.
 ECG: surcharge Ventriculaire droite.
 L’écho : confirme le Dg .
 Pc: évolution vers IC gauche, parfois EI .
Formes cliniques
But
• Suppression du shunt gauche-droit
• Prévenir et TRT les complications.
Moyens:
TRT médical
TRT instrumental
TRT chirurgical
Traitement
Traitement médical
Diurétiques, digitaliques, et vasodilatateurs
Contrôle du taux d’HB (doit-être < 15g/dl).
Kinésithérapie respiratoire et ATB voire ventilation artificielle
(détresse).
Traitement
Traitement chirurgical
Traitement
TRT chirurgical palliatif
Cerclage de l’artère pulmonaire
- Vise a réduire le diamètre du tronc de l’AP pour limiter le débit du shunt G-D
1-Indications:
CIV multiples ou mal tolérées surtout chez le N-né ou prématuré
CIV avec anomalie de la tricuspide
Traitement
2. Voies d abord:
a . Thoracotomie postérolatrale gauche:
Si une cure de coarctation est réalisée dans le même temps
b. Thoracotomie dans le 4eme EICG
 Le CA est lié, péricardectomie
 le tour de l artère pulmonaire est effectué à la partie moyenne
du tronc, évitant toute compression coronaire et toute
complication hémorragique.
Traitement
C. Sternotomie : +++
 L artère pulmonaire est disséquée à minima (maintient le cerclage en place)
 Le tour de l’artère pulmonaire doit être réalisé à la partie moyenne du
tronc.
Traitement
dissection à minima de l’AP Le cerclage est fixé au tronc de l’AP
.
3. réglage du cerclage
a- Prise de pression:
Le lacs est serré progressivement en observant la pression artérielle
pulmonaire qui baisse et qui devient écrêtée tout en conservant une
bonne saturation périphérique.
b. Méthode de Toronto:(MEP d’un lacs de longueur prédéfinie) :
CIV isolée, la circonférence du cerclage doit être de 20 mm + 1 mm/kg de
poids corporel de l'enfan.
Traitement
4. Cerclage résorbable:
 Un cerclage peut permettre à lui seul, la fermeture spontanée de la CIV
lorsque celle-ci est petite.
 Cette éventualité a donné à certains l’ idée de réaliser un cerclage
résorbable de l’artère pulmonaire.
 Le matériel utilisé est un lac de PDS à résorption lente. Sa résorption
moyenne se déroule sur une période de 5 mois.
Traitement
5. Levée de cerclage:
a. Levée de cerclage simple:
Si la ou les CIV se sont fermées spontanément et que le cerclage n'est pas
vicieux, une simple levée de cerclage est réalisée par sternotomie sans
CEC.
b. Levée de cerclage lors de la fermeture de la CIV:
S’ il persiste une ou plusieurs CIV, une fermeture sous CEC est envisagé.
Traitement
Plastie du tronc de l’AP après levée du cerclage
Traitement curatif
A. Conduite générale de l intervention:
• SMV sous CEC, canulations aortobicaves,
• protection myocardique
B. Voies d abord:
1.Fermeture par l oreillette droite
2.Fermeture par le ventricule droit
3. Fermeture par les gros vaisseaux
4.Fermeture par la pointe de VG
Traitement
1.Fermeture par l’oreillette droite:
 Atriotomie droite parallèle au SAV à 1 cm de celui-ci.
 Le SIV est alors exposé à travers la VT et l anatomie de la CIV est analysée.
Traitement
a. CIV péri membraneuse:
 Le premier point en U est positionné à 12h.
 Le 2eme point est positionné à 6h dans l anneau tricuspide
 Fixation du patch par 2 hémisurjets ou par des points séparés
Traitement
Lorsque de très nombreux cordages tricuspides barrent l accès à la CIV , 3
artifices peuvent permettre une meilleur exposition:
 Désinsertion de cardages tricuspides:
le faisceau de cordage est alors sectionné au niveau de son insertion
musculaire , puis réimplanté après la fermeture de la CIV .
Traitement
Détachement de la valve tricuspide:
la valve antérieure ou la valve septale, est incisée au ras de l anneau tricuspide et
est doucement rétractée vers le bas. La valve est réinsérée après fermeture de la
CIV.
Traitement
b.CIV conoventriculaire:
La mise en place du patch se déroule de la même façon.
c. CIV « inlet »:
La fermeture de la CIV s effectue de la même façon qu' une CIV
périmembraneuse mais les points situés au bord supérieur de la CIV
doivent être très fins et situés strictement sur la face droite du SIV.
d. Association CIV perimembraneuse et CIV inlet:
La fermeture des CIV est réalisée au moyen
d’un seul patch fixé à l extérieur des 2 CIV.
Traitement
e. CIV trabéculées:
 CIV hautes:
présentent un rebord musculaire circonférentiel et sont en règle situées à
distance du faisceau de conduction .
 CIV trabéculées moyennes ou basses:
 sont d’un abord beaucoup plus difficile vue la difficulté d’identifier les vrais
rebords de la CIV au milieu des trabéculations présentes à la face droite du
SIV.
Traitement
CIV multiples ou swiss cheese:
 Représentent encore un chalenge, surtout chez le petit enfant.
 elles peuvent être fermées
- Par de courts surjets rapprochant les trabéculations, voire avec de petits
patches.
- ou par la mise en place d’un grand patch unique occultant tout le septum
trabéculé de pointe.
.
Traitement
2. Fermeture par le ventricule droit:
a. CIV conoventriculaire:
 Lorsqu' elles ne peuvent être fermées par l’atriotomie droite, ces CIV
peuvent nécessiter une infundibulotomie.
 La CIV est fermée à l aide de patch .
b. CIV infundibulaire:
La fermeture en surjet par une courte infundibulotomie ne
présente en règle pas de difficulté.
.
Traitement
.
c. CIV trabéculée du dièdre antérieur:
 Elles peuvent être repérées par l’OD et fermées par une suture externalisée.
 Une courte incision ventriculaire droite .
 Les CIV sont alors fermées au moyens de points en U appuyés sur 2 attelles de
téflon fixés à l’extérieur du VD
Traitement
Ouverture de l’apex du VD
Fermeture des CIV de pointe
3. Fermeture par les gros vaisseaux:
a. CIV juxta-artérielles (doubly commited :
Le bord supérieur de la CIV est formé par les valves aortique et pulmonaire;
la fermeture de cette CIV est effectuée par l’artère pulmonaire .
Traitement
 En cas de prolapsus de la valve aortique responsable d'une fuite conséquente, une
réparation de la valve est nécessaire à travers une aortotomie.
 Le feuillet présentant une élongation à l'origine du prolapsus (le plus souvent le
droit) est alors individualisé. Une plicature du bord libre ou de la commissure est
réalisée au moyen d'un point appuyé sur attelle.
Traitement
4.Fermeture par la pointe du ventricule gauche
 La fermeture des CIV de pointe a été rapportée par une courte ventriculotomie
gauche à la pointe.
 exceptionnellement utilisée aujourd'hui
Traitement
Cathétérisme interventionnel
la fermeture percutanée des CIV périmembraneuses expose au risque:
 de fuite aortique,
 de fuite tricuspide et
 surtout de bloc atrioventriculaire
Certaines CIV musculaires, localisées dans le septum trabéculé antérieur ou à
la pointe, peuvent être fermées en percutané, par la mise en place d'une
prothèse spécifique, à double ombrelle.
Traitement
Dépend de la taille de la CIV
Petites CIV :
Abstention thérapeutique plus prévention contre EI
Large CIV
• Type II b (grand débit – HTAP) : TRT médical de l’ IC
( digitaliques, diurétiques, vasodilatateurs), puis TRT chirurgical
• Type III : TRT médical de l’IC
• Type IV : TRT chirurgical
Indications
Mortalité < à 2 % pour les CIV type IIb opérées entre 6 mois et 2 ans, entre
4 à 10% avant l‘âge de 6mois.
 Les suites opératoires difficiles liées a l’HTAP ont été améliorées par le NO
 La qualité des résultat peut être altérée par des complications de plus en
plus rares :
-HTAP résiduelle.
-Shunt résiduel. 10-30%.
-BAV peut être transitoire ou permanant.
-Trouble de rythme ventriculaire :plus fréquents en cas de
VENTRICULOTOMIE.
- Insuffisance aortique
Résultats
• Cardiopathies congénitales très fréquentes, de diagnostic facile,
• Le TRT reste chirurgical pour les gros shunts et réalisable quelque soit l'Age
aboutissant à la guérison.
• Une minorité de CIV exige une fermeture chirurgicale précoce pour éviter les
complications d’un shunt G-D important telles que l’IC et l’HTAP.
• Cette attitude évite la redoutable évolution vers le syndrome d’Eisenmenger.
• Lorsque la CIV persiste à l’âge adulte, d’autres complications telles que l’EI
ou l’IAo sont possibles, d’où la nécessité d’une surveillance rigoureuse.
Conclusion
1-Helmut Baumgartner et al. ESC Guidelines for the management of grown-up
congenital heart disease (new version 2010). European Heart Journal (2010)
31, 2915–2957
2- D. Kalfa, A.Baruleau, D.Luu. Communications interventriculaire. EMC, TC
Thorax 2013
Références
Email: lakehal.redha@gmail.com

Communications interventriculaires .pptx

  • 1.
    Communication interventriculaire Présenté par: Dr R.Lakehal Maitre de Conférence A Faculté de Médecine Constantine 03/Algérie
  • 2.
    1- Savoir définirune communication interventriculaire 2- Connaitre ses formes anatomopathologiques 3- Savoir en poser le diagnostic 4- Connaitre les examens complémentaires 5- Connaitre les modalités thérapeutiques 6- Son pronostic Objectifs pédagogiques
  • 3.
    I. Définition II. Intérêtde la question III. Embryologie IV. Anatomie V. Anatomopathologie VI. Physiopathologie VII. Clinique VIII. Examens paracliniques IX. Evolution X. Formes cliniques XI. Traitement XII. Résultats XIII. Conclusion Plan du cours
  • 4.
    • Ouverture anomaledu septum IV, qui met en communication directe les deux ventricules. • comprend tous les intermédiaires depuis l'orifice minuscule, jusqu'au septum multiperforé • Elle est fréquente. • Elle représente 20-25% de toutes les cardiopathies congénitales. Définition
  • 5.
     Fréquente (isolée:20%) ou élément d’un complexe malformatif (T4F, CAV, Atrésie tricuspide) .  Diversité anatomique  Diagnostic : clinique + échocardiographie Doppler  Traitement : chirurgical (fonction du siège) .  Pronostic : -Spontanée sombre, -opéré avant deux ans: bon, -après deux ans le pronostic dépend des résistances pulmonaires. Intérêt de la question
  • 6.
    • Le septumIV résulte du développement ; l’alignement et la fusion de plusieurs éléments: • Le septum d’admission se constitue par la fusion du septum intermedium (formé à partir des bourgeons endocardiques dorsal et ventral) et des émanations venant du septum inferius et du septum conal. • Le septum trabéculé se développe grâce à la progression caudocrâniale du septum inferius. • Le septum infundibulaire ou conal sépare les voies de sortie, pulmonaire en avant et aortique en arrière, lors de la division du conotruncus. • Le septum membraneux : prolifiration fibreuse; il ferme le foramen interventriculaire (zone située à la jonction de : SA, ST, SI). Embryologie
  • 7.
    Le septum interventriculaire (SIV) est une cloison musculo-membraneuse de structure complexe divisée en: 1. partie musculaire :  septum d’admission .  septum trabéculé .  septum infundibulaire . 2. partie membraneuse :  septum membraneux. Anatomie
  • 8.
    1. Septum membraneux: structure très petite, séparée en deux parties, l'une atriale et l'autre ventriculaire, par l'insertion de la tricuspide dans la zone de la commissure entre la valve septale et la valve antérieure. 2. Septum musculaire : a. Le septum d'entrée (d’admission) : est la partie située sous la valve septale de la tricuspide. b. Le septum trabéculé : lui fait suite sans transition franche, elle s'étend jusqu'à la pointe du cœur ; c. Le septum infundibulaire : plutôt lisse et se termine à l'anneau pulmonaire. Anatomie
  • 9.
    Le SIV estmarqué sur sa face droite par 2 reliefs essentiels: 1-La crête supra ventriculaire (éperon de Wolff) :  Saillie très marquée qui sépare l'anneau tricuspide de l'anneau pulmonaire. Anatomie
  • 10.
    2)-La trabécule septomarginale Relief qui s'étend de la base à la pointe du VD.  La branche postérieure porte normalement l'insertion du pilier médial de la tricuspide (muscle papillaire du conus), assez bon repère du passage de la branche droite du faisceau de His. Anatomie 1. Septum membraneux. 2. Tendon de Todaro. 3. Triangle de Koch. 4. Septum infundibulaire. 5. Pilier médial de la tricuspide (muscle papillaire du conus). 6. Trabécule septomarginale.
  • 11.
    Selon la localisationde la CIV, on distingue : A. CIV périmembraneuses : • Les plus fréquentes (20-35%). • Situées à la jonction tricuspide-aorte. • Le faisceau de His longe le bord postéro-inférieur de ces CIV. • S’obstruent par l’apposition de la valve septale de la tricuspide formant un anévrysme. • Peuvent se compliquer d’une fuite aortique (prolapsus de la sigmoide antéro-droite). • Elles dépassent toujours les limites du septum membraneux pour s’étendre vers un des 3 segments musculaires du SIV. Classification anatomopathologique
  • 12.
    B. CIV musculaires: • Ce sont des CIV entièrement bordées de tissu musculaire. • Selon leur localisation, on distingue : 1. CIV d’admission : • La plus dangereuse pour le tissu de conduction • Siège sous la valve septale de la tricuspide dont elle est séparée par une fine bande musculaire, le faisceau de His passe au-dessus de la CIV( bord antéro-supérieur). Classification anatomopathologique
  • 13.
    2. CIV trabéculées: • Elles peuvent être uniques, devisées en 2 par la trabécule septomarginale, ou multiples réalisant un aspect en « fromage de Gruyère ». • le faisceau de conduction est à distance. Classification anatomopathologique
  • 14.
    3. CIV infundibulaires: Situées sous les anneaux aortiques et pulmonaires, mais en sont séparées par l e tissu musculaire du septum infundibulaire. C. CIV sous-artérielles : • Sont directement situées sous les anneaux aortiques et pulmonaires. • Fréquente en extrême orient. • Peuvent se compliquer d’IAo par prolapsus d’une sigmoïde aortique (Syndrome de Laubry-pezzi). Classification anatomopathologique
  • 15.
     Tétralogie deFallot  Atrésie pulmonaire à septum ouvert  Interruption de l’arche aortique  Tronc artériel commun  Canal atrioventriculaire  Atrésie tricuspide  Canal artériel  Communication interauriculaire  Coarctation aortique  Transposition des gros vaisseaux. Malformations cardiovasculaires associées
  • 16.
    On décrit 4types physiopathologiques de CIV 1- CIV de type I ou maladie de Roger Si la CIV est très petite, le shunt est peu volumineux, les pressions droites et gauches ne sont pas modifiées. 2- CIV de type II type IIa si PAPS < 2/3 de la pression systémique ; type IIb si PAPS > 2/3 de la pression artérielle systémique La CIV est large, le shunt G-D est important , les pressions droites sont modérément élevées . 3- CIV de type III, qui va évoluer vers le syndrome d’Eisenmenger. Elévation importante des RP par maladie artériolaire pulmonaire obstructive ; grande HTAP, qui tend à annuler voire à inverser le gradient de pression G-D. 4- CIV de type IV ou "à poumons protégés". Développement d'une sténose pulmonaire musculaire, infundibulaire réactionnelle, qui va protéger les poumons contre l'HTAP. Physiopathologie
  • 17.
    Les CIV sontresponsables d’un shunt G-D variable en fonction : • La taille du défect • Le rapport résistances artérielles pulmonaire/ résistances systémiques Les conséquences sont de deux types: • Altération progressive du lit artériolaire pulmonaire due à l’augmentation du débit pulmonaire • Atteinte de la fonction cardiaque liée a la surcharge diastolique du VG Physiopathologie
  • 18.
  • 19.
    A. Circonstance dedécouverte 1. Découverte fortuite d’un souffle lors d’un examen systématique : Surtout dans les CIV de petite taille. 2. Signes fonctionnels : • Surtout dans les CIV larges. • Dyspnée d’effort entraînant des difficultés d’alimentation, polypnée • Pneumopathies à répétition. • Trouble de la ventilation + signes d’IC. Clinique
  • 20.
    B-Signes physiques : 1.Inspection : • Hypotrophie : Plus pondérale que staturale. • Déformation thoracique : Le thorax bombe en avant dans sa partie supérieure, au dessus d’une dépression sous-mammaire bilatérale. • Sueurs : liés à l’hyperactivité sympathique. 2.Palpation : Frémissement systolique ( 3-4 EICG) 3.Auscultation: • Souffle systolique (3-4 EICG) • Roulement diastolique d’hyperdébit ( foyer mitral : RM fonctionnel) • Eclat de B2 , Souffle d’IP et d’IT. 4. Examen périphérique : • Signes d’insuffisance cardiaque : notamment l’hépatomégalie. Clinique
  • 21.
    ECG • Rythme réguliersinusal • Signes HVD • Signes HVG diastolique: Ondes R amples en précordiales gauche avec des ondes T positives, amples et symétriques, parfois des ondes Q fines et profondes. Examens paracliniques
  • 22.
    Radiographie pulmonaire • Cardiomégalie •HTAP hyper vascularisation pulmonaire Examens paracliniques CIV large Cardiomégalie et surcharge vasculaire pulmonaire avec saillie de l’arc moyen gauche .
  • 23.
    Echocardiographie Mode TM Evalue leretentissement, dilatation des cavité gauche Mode 2D Présence de CIV, son siège, nombre et l’existence d’autres malformations associée à la CIV Pulsé continu • Flux anormal au niveau de la CIV • Calcul de pression pulmonaire Doppler Couleur Détection de CIV ( VG=>VD), passage d’un flux en couleur à travers de cette communication Examens paracliniques
  • 24.
    Large CIV, symptomatique,de la partie musculaire du septum inter-ventriculaire, visualisée par voie sous-costale chez un nourrisson. Le VD est dilaté et hypertrophié Examens paracliniques
  • 25.
    Petite CIV dela partie haute du septum, dans sa portion membraneuse, proche de la valve aortique Examens paracliniques
  • 26.
    Cathétérisme cardiaque Intérêt - Lapression dans les cavités cardiaques et les vaisseaux, - Evaluer le degré du shunt par la mesure de l'oxymétrie, - Calculer le rapport des RVP/RVS -Tester la vasoréactivité pulmonaire. Les indications actuelles du cathétérisme sont limitées aux situations suivantes:  Etat incertain des RVP dans les CIV avec HTAP de niveau systémique.  Réalisation d'un test de vasodilatation pulmonaire. Examens paracliniques
  • 27.
    Evolution *Petites CIV peuventse fermer spontanément *Large CIV évoluent vers maladie vasculaire pulmonaire artériolaire pulmonaire  en absence d’un traitement chirurgical. Complications : *Toute CIV peut se compliquer d’ une EI *Large CIV peut se compliquer d’une IC Evolution / Complications
  • 28.
    A. Constitution d’unesténose pulmonaire infundibulaire : *Survient surtout dans les CIV périmembraneuses. *Protège les poumons et entraîne une amélioration fonctionnelle B. Endocardite infectieuse : Peut survenir à tout âge . C. Troubles du rythme ventriculaires : Extrasystoles, TV. E. IAo par prolapsus : CIV périmembraneuses, infundibulaires, et sous artériels . F. Insuffisance cardiaque et insuffisance respiratoire : Ne concernent que CIV larges à gros débit. E. HTAP obstructive fixée : Survient après la première année. Ne concerne que les CIV larges à gros débit. Evolution / Complications
  • 29.
    Maladie de Roger CIVpetite, shunt G-D minime ou modère • Forme la plus bénigne et la plus fréquente, forme asymptomatique • Souffle holosystolique mésocardiaque en rayon de roue • RX et ECG sont normaux • Echocoeur: seul le doppler couleur permet de voir le shunt • Pronostic favorable avec très souvent fermeture spontanée • Deux risques évolutifs l’EI et l’IAO Formes cliniques
  • 30.
    CIV à grosdébit Large, multiple, a gros shunt, restrictive ou non, selon l’HTAP Symptôme respiratoire : Dyspnée, toux ,détresse respiratoire ,infection broncho-pulmonaire a répétition . Retard staturo ponderal avec déformation thoracique Auscultation : Souffle holosystolique en rayon de roue RX: CMG , AMG convexe, Hypervascularisation pulmonaire ECG: Surcharge biventriculaire axe a gauche< parfois HAG Echocoeur: siège taille nombre des CIV, dilatation OG, VG KT : enrichissement en O2du sang VD , mesure des pression de remplissage et des résistances Evolution: - Décès en absence du TRT -Aggravation des RVP Formes cliniques
  • 31.
    CIV + HTAPfixée • CIV non restrictive avec HTAP majeure de type obstructif • Shunt G-D minime ou nul shunt D-G constant • Mauvaise tolérance clinique avec cyanose • Pas de souffle systolique, éclat de B2 au FP • Signe de HARZER+++ RX: pas de cardiomégalie ou modérée AMG convexe ECG: HVD majeure ++++ Echo: HVD et AP dilatée Evolution : Longue émaillée souvent de complications à type d’accès de cyanose, d’hémoptysie. TRT: O2, saignées, chimio anti érythrocytaire voire transplantation cardiopulmonaire Formes cliniques
  • 32.
    CIV à poumonprotégé CIV + sténose de la voie d’éjection VD, donnant un gradient P° VD-AP≥25mmhg. • Bonne tolérance fonctionnelle. • Souffle systolique éjectionnel au FP. • Rx du thorax: cardiomégalie+++. • ECG: surcharge ventriculaire droite. • Echo : CIV et sténose s/pulmonaire, VD dilaté et HVD. • KT : égalité des P°ventriculaires. • Evolution : Bon Pc, mais risque de progression de la sténose. • Age opératoire entre 3 et 5 ans. Formes cliniques
  • 33.
    Sd de LAUBRY-PEZZI Association d’une CIV + IAo.  Comporte une anomalie grave du sinus de Valsalva avec aspiration de la valve pathologique qui se prolabe à chaque systole.  Diagnostic entre 3 et 5 ans.  double souffle: systolique typique de maladie de Roger et diastolique doux d’IAo.  ECG: surcharge Ventriculaire droite.  L’écho : confirme le Dg .  Pc: évolution vers IC gauche, parfois EI . Formes cliniques
  • 34.
    But • Suppression dushunt gauche-droit • Prévenir et TRT les complications. Moyens: TRT médical TRT instrumental TRT chirurgical Traitement
  • 35.
    Traitement médical Diurétiques, digitaliques,et vasodilatateurs Contrôle du taux d’HB (doit-être < 15g/dl). Kinésithérapie respiratoire et ATB voire ventilation artificielle (détresse). Traitement
  • 36.
  • 37.
    TRT chirurgical palliatif Cerclagede l’artère pulmonaire - Vise a réduire le diamètre du tronc de l’AP pour limiter le débit du shunt G-D 1-Indications: CIV multiples ou mal tolérées surtout chez le N-né ou prématuré CIV avec anomalie de la tricuspide Traitement
  • 38.
    2. Voies dabord: a . Thoracotomie postérolatrale gauche: Si une cure de coarctation est réalisée dans le même temps b. Thoracotomie dans le 4eme EICG  Le CA est lié, péricardectomie  le tour de l artère pulmonaire est effectué à la partie moyenne du tronc, évitant toute compression coronaire et toute complication hémorragique. Traitement
  • 39.
    C. Sternotomie :+++  L artère pulmonaire est disséquée à minima (maintient le cerclage en place)  Le tour de l’artère pulmonaire doit être réalisé à la partie moyenne du tronc. Traitement dissection à minima de l’AP Le cerclage est fixé au tronc de l’AP .
  • 40.
    3. réglage ducerclage a- Prise de pression: Le lacs est serré progressivement en observant la pression artérielle pulmonaire qui baisse et qui devient écrêtée tout en conservant une bonne saturation périphérique. b. Méthode de Toronto:(MEP d’un lacs de longueur prédéfinie) : CIV isolée, la circonférence du cerclage doit être de 20 mm + 1 mm/kg de poids corporel de l'enfan. Traitement
  • 41.
    4. Cerclage résorbable: Un cerclage peut permettre à lui seul, la fermeture spontanée de la CIV lorsque celle-ci est petite.  Cette éventualité a donné à certains l’ idée de réaliser un cerclage résorbable de l’artère pulmonaire.  Le matériel utilisé est un lac de PDS à résorption lente. Sa résorption moyenne se déroule sur une période de 5 mois. Traitement
  • 42.
    5. Levée decerclage: a. Levée de cerclage simple: Si la ou les CIV se sont fermées spontanément et que le cerclage n'est pas vicieux, une simple levée de cerclage est réalisée par sternotomie sans CEC. b. Levée de cerclage lors de la fermeture de la CIV: S’ il persiste une ou plusieurs CIV, une fermeture sous CEC est envisagé. Traitement Plastie du tronc de l’AP après levée du cerclage
  • 43.
    Traitement curatif A. Conduitegénérale de l intervention: • SMV sous CEC, canulations aortobicaves, • protection myocardique B. Voies d abord: 1.Fermeture par l oreillette droite 2.Fermeture par le ventricule droit 3. Fermeture par les gros vaisseaux 4.Fermeture par la pointe de VG Traitement
  • 44.
    1.Fermeture par l’oreillettedroite:  Atriotomie droite parallèle au SAV à 1 cm de celui-ci.  Le SIV est alors exposé à travers la VT et l anatomie de la CIV est analysée. Traitement
  • 45.
    a. CIV périmembraneuse:  Le premier point en U est positionné à 12h.  Le 2eme point est positionné à 6h dans l anneau tricuspide  Fixation du patch par 2 hémisurjets ou par des points séparés Traitement
  • 46.
    Lorsque de trèsnombreux cordages tricuspides barrent l accès à la CIV , 3 artifices peuvent permettre une meilleur exposition:  Désinsertion de cardages tricuspides: le faisceau de cordage est alors sectionné au niveau de son insertion musculaire , puis réimplanté après la fermeture de la CIV . Traitement
  • 47.
    Détachement de lavalve tricuspide: la valve antérieure ou la valve septale, est incisée au ras de l anneau tricuspide et est doucement rétractée vers le bas. La valve est réinsérée après fermeture de la CIV. Traitement
  • 48.
    b.CIV conoventriculaire: La miseen place du patch se déroule de la même façon. c. CIV « inlet »: La fermeture de la CIV s effectue de la même façon qu' une CIV périmembraneuse mais les points situés au bord supérieur de la CIV doivent être très fins et situés strictement sur la face droite du SIV. d. Association CIV perimembraneuse et CIV inlet: La fermeture des CIV est réalisée au moyen d’un seul patch fixé à l extérieur des 2 CIV. Traitement
  • 49.
    e. CIV trabéculées: CIV hautes: présentent un rebord musculaire circonférentiel et sont en règle situées à distance du faisceau de conduction .  CIV trabéculées moyennes ou basses:  sont d’un abord beaucoup plus difficile vue la difficulté d’identifier les vrais rebords de la CIV au milieu des trabéculations présentes à la face droite du SIV. Traitement
  • 50.
    CIV multiples ouswiss cheese:  Représentent encore un chalenge, surtout chez le petit enfant.  elles peuvent être fermées - Par de courts surjets rapprochant les trabéculations, voire avec de petits patches. - ou par la mise en place d’un grand patch unique occultant tout le septum trabéculé de pointe. . Traitement
  • 51.
    2. Fermeture parle ventricule droit: a. CIV conoventriculaire:  Lorsqu' elles ne peuvent être fermées par l’atriotomie droite, ces CIV peuvent nécessiter une infundibulotomie.  La CIV est fermée à l aide de patch . b. CIV infundibulaire: La fermeture en surjet par une courte infundibulotomie ne présente en règle pas de difficulté. . Traitement
  • 52.
    . c. CIV trabéculéedu dièdre antérieur:  Elles peuvent être repérées par l’OD et fermées par une suture externalisée.  Une courte incision ventriculaire droite .  Les CIV sont alors fermées au moyens de points en U appuyés sur 2 attelles de téflon fixés à l’extérieur du VD Traitement Ouverture de l’apex du VD Fermeture des CIV de pointe
  • 53.
    3. Fermeture parles gros vaisseaux: a. CIV juxta-artérielles (doubly commited : Le bord supérieur de la CIV est formé par les valves aortique et pulmonaire; la fermeture de cette CIV est effectuée par l’artère pulmonaire . Traitement
  • 54.
     En casde prolapsus de la valve aortique responsable d'une fuite conséquente, une réparation de la valve est nécessaire à travers une aortotomie.  Le feuillet présentant une élongation à l'origine du prolapsus (le plus souvent le droit) est alors individualisé. Une plicature du bord libre ou de la commissure est réalisée au moyen d'un point appuyé sur attelle. Traitement
  • 55.
    4.Fermeture par lapointe du ventricule gauche  La fermeture des CIV de pointe a été rapportée par une courte ventriculotomie gauche à la pointe.  exceptionnellement utilisée aujourd'hui Traitement
  • 56.
    Cathétérisme interventionnel la fermeturepercutanée des CIV périmembraneuses expose au risque:  de fuite aortique,  de fuite tricuspide et  surtout de bloc atrioventriculaire Certaines CIV musculaires, localisées dans le septum trabéculé antérieur ou à la pointe, peuvent être fermées en percutané, par la mise en place d'une prothèse spécifique, à double ombrelle. Traitement
  • 57.
    Dépend de lataille de la CIV Petites CIV : Abstention thérapeutique plus prévention contre EI Large CIV • Type II b (grand débit – HTAP) : TRT médical de l’ IC ( digitaliques, diurétiques, vasodilatateurs), puis TRT chirurgical • Type III : TRT médical de l’IC • Type IV : TRT chirurgical Indications
  • 58.
    Mortalité < à2 % pour les CIV type IIb opérées entre 6 mois et 2 ans, entre 4 à 10% avant l‘âge de 6mois.  Les suites opératoires difficiles liées a l’HTAP ont été améliorées par le NO  La qualité des résultat peut être altérée par des complications de plus en plus rares : -HTAP résiduelle. -Shunt résiduel. 10-30%. -BAV peut être transitoire ou permanant. -Trouble de rythme ventriculaire :plus fréquents en cas de VENTRICULOTOMIE. - Insuffisance aortique Résultats
  • 59.
    • Cardiopathies congénitalestrès fréquentes, de diagnostic facile, • Le TRT reste chirurgical pour les gros shunts et réalisable quelque soit l'Age aboutissant à la guérison. • Une minorité de CIV exige une fermeture chirurgicale précoce pour éviter les complications d’un shunt G-D important telles que l’IC et l’HTAP. • Cette attitude évite la redoutable évolution vers le syndrome d’Eisenmenger. • Lorsque la CIV persiste à l’âge adulte, d’autres complications telles que l’EI ou l’IAo sont possibles, d’où la nécessité d’une surveillance rigoureuse. Conclusion
  • 60.
    1-Helmut Baumgartner etal. ESC Guidelines for the management of grown-up congenital heart disease (new version 2010). European Heart Journal (2010) 31, 2915–2957 2- D. Kalfa, A.Baruleau, D.Luu. Communications interventriculaire. EMC, TC Thorax 2013 Références
  • 61.