Béton Armé aux Etats Limites
B.A.E.L.
B.A.E.L.
Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES
Le Béton
mélange dans des proportion convenable des éléments suivants :
+ éventuellement, et en faible quantité, des produits d’addition, les adjuvants,
influençant certaines propriétés ou comportements du matériau béton.
L’intérêt du matériau béton réside dans sa facilité de mise en œuvre
puisqu’il se présente à l’état pâteux et qu’il suffit de remplir des
moules (coffrages) de la forme de l’élément à réaliser.
Le Béton Armé
Le béton armé peut être défini comme l’association judicieuse de
deux matériaux, le béton et l’acier. Ces aciers sont appelés
armatures. On distingue les armatures longitudinales disposées
suivant l’axe longitudinal de la pièce et les armatures
transversales disposées dans des plans perpendiculaires à l’axe
Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES
transversales disposées dans des plans perpendiculaires à l’axe
de la pièce.
Béton → Compression (Résistance à la compression = 20 MPa à 40MPa)
(Résistance à la traction = 2 MPa à 4MPa)
Acier → Traction ou compression (200 MPa à 500 MPa)
Domaine d’application du BAEL
Les règles BAEL91 modifiées 99 sont applicables à tous les
ouvrages en béton armé, dont le béton est constitué de granulats
naturels normaux, avec un dosage en ciment au moins égal à 300
kg/m3 de béton mis en œuvre.
Les constructions suivantes restent en dehors du domaine
Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES
Les constructions suivantes restent en dehors du domaine
d’application :
- les constructions en béton non armé,
- les constructions en béton léger,
- les constructions mixtes acier-béton,
- les constructions en béton de résistance caractéristique supérieure à
80MPa
- les éléments soumis à des températures s’écartant de celles qui
résultent des seules influences climatiques.
Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES
PRINCIPE DU BETON ARME
Fonctionnement du béton armé en flexion
Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES
PRINCIPE DU BETON ARME
Fonctionnement du béton armé en flexion
Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES
PRINCIPE DU BETON ARME
Fonctionnement du béton armé en flexion
Première poutre : béton non armé
La rupture intervient brutalement sous une charge faible suite à
une insuffisance en traction.
Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES
PRINCIPE DU BETON ARME
Fonctionnement du béton armé en flexion
La résistance en compression du béton, d’environ 25 à 35 MPa
est 10 fois plus importante que sa résistance en traction.
Deuxième poutre : Poutre armée longitudinalement
Nous disposons des armatures en fibres inférieures, là où se
développent les contraintes de traction et donc là où le béton
montre des insuffisances.
L’acier est un matériau possédant d’excellentes capacités de
résistances tant en traction qu’en compression mais il est cher et
Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES
PRINCIPE DU BETON ARME
Fonctionnement du béton armé en flexion
résistances tant en traction qu’en compression mais il est cher et
donc à utiliser à bon escient et avec parcimonie.
Sous charges, des fissures apparaissent en partie centrale. A ce
niveau, le béton a donc cessé de résister en traction et c'est l’acier
qui a pris le relais. Les armatures empêcheront donc ces micro
fissures de s’ouvrir davantage et prendront seuls en compte les
Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES
Deuxième poutre : Poutre armée longitudinalement
PRINCIPE DU BETON ARME
Fonctionnement du béton armé en flexion
fissures de s’ouvrir davantage et prendront seuls en compte les
efforts de traction. En augmentant les charges appliquées, des
fissures à 45° se créent au niveau des deux zones d’appuis
provenant d’une insuffisance
de résistance du béton à
l’effort tranchant.
La rupture intervient
ensuite le long de
ces fissures.
Troisième poutre : Poutre armée longitudinalement et
transversalement
Disposons maintenant en supplément des armatures transversales
particulièrement au niveau des appuis.
Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES
PRINCIPE DU BETON ARME
Fonctionnement du béton armé en flexion
La rupture intervient beaucoup plus tard que dans les deux cas
précédents. Les armatures en présence tant longitudinales que
transversales limiteront l’ouverture des fissures dans le béton.
Synthèse
Nous pouvons présenter, à partir de ces essais, le principe de
ferraillage d’une poutre en BA en flexion.
Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES
PRINCIPE DU BETON ARME
Fonctionnement du béton armé en flexion
Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES
PRINCIPE DU BETON ARME
Fonctionnement du béton armé en flexion
Avantages et inconvénients du béton armé
Avantages
L’intérêt économique : Le béton est le moins coûteux des
matériaux résistant à la compression et susceptible d’être associé à
d’autres éléments; et l’utilisation de l’acier sous forme de barres est
judicieuse et économique, puisqu’elles ne sont disposées que dans
les parties utiles.
Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES
les parties utiles.
La souplesse d’utilisation : le béton étant mis en place (dans des
moules : coffrage) à l’état pâteux ; il est possible de réaliser des
constructions aux formes les plus variées et les armatures peuvent
être facilement liées.
Le béton armé se traite facilement à la pré-fabrication en usine.
Résistance au feu : les constructions en béton armé se comportent
Economie d’entretien : les constructions en béton armé ne
nécessitent aucun entretien tandis que les constructions métalliques
ont besoins d’être peintes régulièrement.
Avantages
Avantages et inconvénients du béton armé
Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES
Résistance au feu : les constructions en béton armé se comportent
beaucoup mieux en cas d’incendie que les constructions métallique
ou en bois. Le béton, grâce à sa mauvaise conductibilité thermique
retarde les effets de la chaleur sur les armatures, il est possible de
remettre en service la construction après les réparations
superficielles ce qui est impossible pour les constructions
métalliques. Cette propriété a permis d’utiliser le béton armé dans
certaines parties des fours.
Résistance aux efforts accidentels : le béton armé en raison de
son poids important est moins sensible aux variations de
Avantages
Avantages et inconvénients du béton armé
Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES
surcharges que d’autres modes de constructions.
Durabilité : le béton armé résiste bien à l’action de l’eau et de
l’air; la seule condition à observer est la protection des
armatures; et l’acier et le béton ont des coefficients de dilatation
thermique rapprochés, ce qui évite les dilatations différentielles
entre les deux matériaux.
Inconvénients
Le poids : les ouvrages en B.A sont plus lourds que les autres
modes de constructions.
L’exécution : pour exécuter un ouvrage en béton armé il faut :
Avantages et inconvénients du béton armé
Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES
Préparation de coffrage qui demande beaucoup de temps et un
travail de charpente important. Ce coffrage doit rester en place
jusqu'à se que le béton atteint une résistance suffisante.
Le placement des armatures
Pendant et après les mises en place du béton, il faut prendre des
précautions pour le protéger contre le gel et l’évaporation de l’eau.
Le contrôle de la qualité du matériau perfectionné lors du
gâchage.
Inconvénients
Avantages et inconvénients du béton armé
Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES
Brutalité des accidents : les accidents qui surviennent aux ouvrages
en béton armé sont en général soudains ou brutaux, en général ces
accidents sont dus à des erreurs de calculs ou de réalisations.
Difficulté de modification d’un ouvrage déjà réalisé : il est
difficile de modifier un élément déjà réalisé.
Sécurité et Réglementation
La sécurité est définie comme l’absence de risque et dans le
domaine de construction ; cela implique la stabilité et la durabilité
et l’aptitude à l’emploi. La sécurité absolue n’existe pas; il faut
accepter une probabilité non négligeable d’accident.
Le dimensionnement des ouvrages et la vérification de la sécurité
Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES
Le dimensionnement des ouvrages et la vérification de la sécurité
reposent sur des règles de calcul utilisant la méthode des
contraintes admissibles qui consiste à vérifier les contraintes
calculés par la R.D.M en tout point d’une structure par rapport à
une contrainte admissible obtenue en divisant la contrainte de
ruine du matériau par un coefficient de sécurité fixé à l’avance.
Théorie semi -probabiliste - Etats limites :
(B.A.E.L) 91 modifiées 99
consiste a :
1-Définir les phénomènes que l’on veut éviter (l’état limite) :
- Ouverture des fissures soit par :
a- Compression successive dans le béton.
Sécurité et Réglementation
Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES
a- Compression successive dans le béton.
b- Traction successive dans l’acier.
- Déformation importante dans l’ensemble.
2-Estimer la gravité des risques liés à ces phénomènes (on distingue
les états limites ultimes et les états limites de services).
3-Dimensionner les éléments de la construction de telle manière
que la probabilité d’atteindre l’un de ces phénomènes reste faible.
Définition des états limites
Un état limite est un état pour lequel une condition requise d’une
construction est strictement satisfaite et cesserait de l’être en cas de
modification défavorable d’une seule action.
Sécurité et Réglementation
Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES
modification défavorable d’une seule action.
Un ouvrage doit être conçu et calculé de manière à présenter
pendant toute sa durée de vie des sécurités suffisantes vis-à-vis :
de sa ruine ou de celle de l’un quelconque de ses éléments
(effondrement de tout ou partie du bâtiment),
d’un comportement en service susceptible d’affecter
gravement sa durabilité, son aspect, le confort des usagers.
BAEL distingue deux catégories d’états limites :
Etats limites ultimes (E.L.U) :
Il correspond à la valeur maximale de la capacité portante de la
construction et dont le dépassement entraîne la ruine de la
construction, ces états limites sont relatifs à la limite:
a- Etat limite ultime d’équilibre statique de l’ouvrage : c’est la perte
Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES
a- Etat limite ultime d’équilibre statique de l’ouvrage : c’est la perte
de la stabilité d’une partie ou de l’ensemble de la construction (le
renversement).
b- Etat limite ultime de résistance de l’un des matériaux de
construction : c’est la perte de résistance soit du béton soit de
l’acier.
c- Etat limite ultime de stabilité de forme (flambement) : les pièces
élancées soumises à des efforts de compression subissent des
déformations importantes et deviennent instable.
Etat limite de service (E.L.S)
Ils constituent les limites au-delà desquelles les conditions normales
d’exploitation ou de durabilité de l’ouvrage ne sont plus satisfaites.
On est conduit à effectuer des vérifications portant sur:
a- Etat limite de service de compression de béton : cette limitation à
pour but d’empêcher la formation des fissures.
Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES
pour but d’empêcher la formation des fissures.
b- Etat limite de service d’ouverture des fissures (corrosion des
armatures) : il consiste à assurer que les armatures sont
convenablement disposées dans la section et les contraintes ne
dépassent pas la valeur limite.
c- Etat limite de service de déformation (flèche) : il consiste à
vérifier que les déformations sont inférieures à des déformations
limites.
La vérification de la construction selon qu’il s’agit d’un ELU ou d’un ELS
conduit à des calculs très différents en ce qui concerne :
- les actions à prendre en compte et la façon de les combiner
(pondération).
- le comportement du matériau (et des sections des poutres) à utiliser.
Sécurité et Réglementation
Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES
A l’ELU, une section de poutre BA est amenée à la rupture lorsque le
béton comprimé ou l’acier tendu dépasse leur capacité de résistance et
entrent en plasticité. Le calcul est donc mené dans l’hypothèse d’un
comportement plastique des matériaux, le domaine élastique étant dépassé.
L’ELS est atteint bien que la structure soit encore loin de son
effondrement, par exemple du fait d’une trop grande déformabilité d’un
élément. Le calcul est mené dans l’hypothèse d’un comportement
élastique des matériaux.
Chapitre II: ACTIONS ET SOLLICITATIONS
Définitions
Les actions sont des forces ou des couples directement appliquées à
la construction, ainsi que celles qui résultent des déformations dues
au retrait, à la dilatation, au tassement d’appui.
Les valeurs de chacune de ces actions ont un caractère nominal,
Les valeurs de chacune de ces actions ont un caractère nominal,
c’est-à-dire connu dès le départ ou donné par des textes
réglementaires ou contractuels.
On distingue trois types d'actions :
Actions permanentes.
Actions variables (d'exploitations).
Actions accidentelles.
a- actions permanentes (G) :
Ce sont des actions continues dont l'intensité est constante ou très
peu variable dans le temps. Exemple : le poids propre.
b- actions variables (Q) :
Ce sont des actions dans l'intensité varie fréquemment et d'une façon
importante dans le temps. La durée d'application est très faible par
Chapitre II: ACTIONS ET SOLLICITATIONS
importante dans le temps. La durée d'application est très faible par
rapport aux durées de vie de constructions. Les valeurs de ces
charges sont fixées par le règlement, en fonction des conditions
d'exploitation de la construction.
c- actions accidentelles (FA) :
Ce sont des actions provenant de phénomènes se produisant rarement
avec une faible durée d'application. Exemple : Vent (accidentel et
non normal), séisme…
Chapitre II: ACTIONS ET SOLLICITATIONS
• Actions permanentes (notées G) :
- Poids propre de la structure : charges 1, 2, 8 et 12.
- Poids des autres éléments de la construction : charges 9 et 11.
- Poussées des terres, pression des liquides : 7 et 14
- Actions dues aux déformations différées : raccourcissement par
retrait du béton dans le plancher 8.
• Actions variables (notées Q) :
Chapitre II: ACTIONS ET SOLLICITATIONS
• Actions variables (notées Q) :
- Charges d’exploitation : 3, 5, 6 et 13
- Charges climatiques : 4
- Action de la température climatique due aux variations
d’ambiance au cours de la journée : 10.
- Actions appliquées en cours de construction qui proviennent des
équipements de chantier.
Les sollicitations
Ce sont les effort normaux et tranchants et les moments fléchissant
et de torsions qui sont calculés à partir des actions en utilisant les
procédés de la RDM.
Chapitre II: ACTIONS ET SOLLICITATIONS
- Nx est l’effort normal: les contraintes de compression sont positives.
- Vy l’effort tranchant,
- Mz le moment fléchissant.
Les combinaisons d'actions
Principe
En fonction des situations qu’une construction va connaître, nous
allons être obligés de superposer les effets de plusieurs actions.
Pour cela :
Chapitre II: ACTIONS ET SOLLICITATIONS
a) Nous affectons à chaque type d’action, un coefficient de sécurité
partiel.
b) Nous combinons les actions obtenues (principe de superposition
des effets)
c) Nous déterminons la ou les combinaisons qui engendrent les
sollicitations les plus défavorables dans les éléments de la
construction.
Les combinaisons d'actions
Nous utiliserons les combinaisons avec les notations suivantes :
Chapitre II: ACTIONS ET SOLLICITATIONS
Cas d’un mur de soutènement
Les combinaisons d'actions
Chapitre II: ACTIONS ET SOLLICITATIONS
La poussée Q pousse vers un renversement du mur et agit donc dans
un sens défavorable: elle intervient en Gmax.
L’action des terres R derrière le voile agit dans le sens de la stabilité
donc favorable : elle intervient donc en Gmin.
Cas d’une marche en console :
Les combinaisons d'actions
Chapitre II: ACTIONS ET SOLLICITATIONS
Le poids P de la marche intervient en Gmax et le contrepoids C du
mur en Gmin.
Etats limites ultimes : (E.L.U)
Les combinaisons d'actions
Chapitre II: ACTIONS ET SOLLICITATIONS
i
Qi
n
i
Q Q
Q
G
G ×
×
+
×
+
+
× ∑
=1
1
1
min
max 3
,
1
35
,
1 γ
γ
γ Q1 : coefficient multiplicateur est égal à 1,5 dans le cas général
et 1,35 pour la température, les charges d’exploitation étroitement
bornées et de caractère particulier (convois militaires ou
exceptionnels) et pour les bâtiments agricoles abritant des
animaux et des produits sans présence humaine permanente.
Lorsque nous introduisons les actions accidentelles elle s'écrit :
Les combinaisons d'actions
Etats limites ultimes : (E.L.U)
Chapitre II: ACTIONS ET SOLLICITATIONS
n
F
Q
G
G +
×
+
+ ∑γ
Généralement la combinaison s'écrit : 1,35 . G + 1,5 . Q
A
i
i
Qi F
Q
G
G +
×
+
+ ∑
=1
min
max γ
avec:
FA: action accidentelle
Etats limites de services : (E.L.S)
Les combinaisons d'actions
Chapitre II: ACTIONS ET SOLLICITATIONS
i
Qi
n
i
Q
Q
G
G ×
+
+
+ ∑
=1
1
min
max γ
γQ1 : coefficient multiplicateur
Généralement la combinaison s'écrit : Gmax + Gmin + Q
i=1
Eléments courants des structures en B.A. uniquement soumis aux actions
des charges permanentes G et des charges d’exploitation QB (à l’exclusion
de toute action climatique) :
Les combinaisons d'actions
Chapitre II: ACTIONS ET SOLLICITATIONS
Les combinaisons d'actions
Eléments courants des structures en B.A. uniquement soumis
aux actions des charges permanentes G et des charges
d’exploitation QB (à l’exclusion de toute action climatique) :
Chapitre II: ACTIONS ET SOLLICITATIONS
Les combinaisons d'actions
Eléments courants des structures en B.A. uniquement soumis aux actions
des charges permanentes G et des charges d’exploitation QB (à l’exclusion
de toute action climatique) :
Chapitre II: ACTIONS ET SOLLICITATIONS
Les combinaisons d'actions
Eléments courants des structures en B.A. uniquement soumis aux actions
des charges permanentes G et des charges d’exploitation QB (à l’exclusion
de toute action climatique) :
Chapitre II: ACTIONS ET SOLLICITATIONS
CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX
Caractéristiques physiques et mécaniques du béton
Masse volumique :
- La masse volumique béton à granulats courants (normal) → 2200 à
2400 kg/m3
2400 kg/m3
-La masse volumique béton à granulats légers → 700 à 1500 kg/m3
-La masse volumique béton à granulats lourds → 3500 à 4000 kg/m3
- La masse volumique du béton armé → 2500 kg/m3
Résistance caractéristique à la compression
La résistance caractéristique à la compression du béton fcj à j jours
d’âge est déterminée à partir d’essais sur des éprouvettes 16 x 32.
Elle est définie comme la valeur de la résistance en dessous de
laquelle on peut s’attendre à rencontrer 5% au plus de l’ensemble
des ruptures des essais de compression.
CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX
Caractéristiques physiques et mécaniques du béton
des ruptures des essais de compression.
En pratique, comme le nombre d’essais réalisés ne permet pas un
traitement statistique suffisant, on adopte la relation simplifiée
suivante :
15
,
1
j
cj
f
σ
=
où σj est la valeur moyenne des résistances obtenues sur l’ensemble
des essais réalisés.
Résistance caractéristique à la compression
CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX
Caractéristiques physiques et mécaniques du béton
CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX
Caractéristiques physiques et mécaniques du béton
Attention, ces courbes sont adimensionnées par rapport à fc28
Résistance caractéristique à la traction
la résistance caractéristique à la traction ftj à j jours est
conventionnellement définie par les relations :
CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX
Caractéristiques physiques et mécaniques du béton
Module de déformation longitudinale instantané
CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX
Caractéristiques physiques et mécaniques du béton
σ σ
avec: fc28<60 MPa
ε ε
Sous des contraintes de longue durée d’application, les effets du
fluage du béton rajoutent une déformation complémentaire du double
de la déformation instantanée du béton. La déformation totale sera
donc triple.
Module de déformation longitudinale différé
CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX
Caractéristiques physiques et mécaniques du béton
donc triple.
Trouver la relation entre le module de déformation longitudinal
instantané (correspondant à la déformation instantanée) et le
module de déformation longitudinal différé Evj (correspondant à
la déformation instantanée et celle différée).
Module de déformation longitudinale différé
CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX
Caractéristiques physiques et mécaniques du béton
On a:
3
3
.
.
. i
vj
i
vj
i
i
vj
E
E
E
E
E =
⇒
=
⇒
= ε
ε
ε
σ
En exprimant les résistances en MPa, le module de déformation
longitudinale différé du béton Evj est égal :
Module de déformation longitudinale différé :
CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX
Caractéristiques physiques et mécaniques du béton
Evolution du module de Young différé Evj en fonction de la résistance
caractéristique à la compression du béton fcj .
L’ajout de fumée de silice augmente la résistance à la déformabilité du Béton
Déformation transversale
CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX
Caractéristiques physiques et mécaniques du béton
Le Coefficient de poisson sera pris égal à ν=0 pour un calcul de sollicitations à
l’ELU ( Béton déjà fissuré) et à ν=0,2 pour un calcul de déformations à l’ELS (Béton
pas encore fissuré).
CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX
Caractéristiques physiques et mécaniques du béton
Les déformations nécessaires pour atteindre l’ELS sont
relativement faibles et on suppose donc que le béton reste dans le
domaine élastique. On adopte donc la loi de Hooke de l’élasticité
pour décrire le comportement du béton à l’ELS, avec pour des
Modèle de calcul à l’ELS
pour décrire le comportement du béton à l’ELS, avec pour des
charges de longue durée Eb=Evj et ν=0,2.
La résistance mécanique du béton tendu est négligé. De plus, on
adopte en général une valeur forfaitaire pour le module de Young
du béton égal à 1/15 de celle de l’acier (Eb=13 333 MPa).
On adopte le diagramme
parabole-rectangle:
0<εbc<2‰
CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX
Caractéristiques physiques et mécaniques du béton
Modèle de calcul à l’ELU
2‰ <εbc<3,5‰
γb : coefficient de sécurité qui prend les valeurs:
γb = 1,5 cas général et γb = 1,15 cas accidentel















 −
−
= −
− 2
3
3
10
.
2
10
.
2
1
.
.
85
,
0 bc
b
cj
bc
f ε
γ
σ
b
cj
bc
f
γ
σ
.
85
,
0
=
Condition de pénétration du béton dans les moules
CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX
Caractéristiques physiques et mécaniques du béton
Durant sa mise en place, le Béton doit passer à travers les mailles
qui sont obtenus avec les ferraillages.
Ces mailles sont caractérisées par un rayon r de la plus petite
Ces mailles sont caractérisées par un rayon r de la plus petite
maille qui existe, avec :
périmètre
le
surface
la
r =
Condition de pénétration du béton dans les moules
CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX
Caractéristiques physiques et mécaniques du béton
Cg: dimension maximale des granulats
LES ACIERS
CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX
Présentation
Le matériau acier est un alliage fer et carbone en faible
pourcentage.
pourcentage.
Les aciers utilisés en BA sont les aciers de nuance douce (0,15 à
0,25 % de carbone) et les aciers de nuance mi-dure et dure (0,25
à 0,40 % de carbone).
Caractères mécaniques
CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX
LES ACIERS
Diagramme des contraintes-déformations conventionnel
CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX
LES ACIERS
Dans le domaine élastique, l’expression de la contrainte en fonction
de l’allongement sera :
σst = E . ε
avec : E = 200 000 MPa le module de young
CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX
LES ACIERS
avec : E = 200 000 MPa le module de young
ε : la déformation.
La contrainte correspondante à la limite de proportionnalité entre
contrainte et déformation est appelée limite élastique ou limite
d’élasticité, elle est notée par Fe.
Dans la zone de raffermissement la contrainte atteint un maximum;
on l’appelle contrainte de rupture et elle sera notée par Fr.
Différents types d’aciers
Les ronds lisses (∅
∅
∅
∅)
L’acier se forme de barre, en principe d’une longueur de 12 m et
une section circulaire et ils ont une surface qui est lisse. Les
diamètres généralement utilisés sont les suivants :
LES ACIERS
CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX
diamètres généralement utilisés sont les suivants :
6 ; 8 ; 10 ; 12 ; 14 ; 16 ; 20 ; 25 ; 32 ; 40mm.
Les ronds lisses sont utilisés en deux nuances (catégories).
Qui sont notées par : FeE220 ou FeE215. FeE240 ou FeE235
ε est en ‰
Les armatures à hautes adhérences (HA)
les barres à haute adhérence ont une section sensiblement circulaire
qui présente des nervures d’une hauteur de 0,5 à 3 mm (la hauteur est
suivant le diamètre) pour améliorer l’adhérence entre l’acier et le
LES ACIERS
CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX
Différents types d’aciers
béton. Les diamètres ou les barres à
haute adhérence utilisés sont :
6 ; 8 ; 10 ; 12 ; 14 ; 16 ; 20 ; 25 ; 25 ; 32 ; 40 mm.
les hautes adhérences se divisent en deux nuances :FeE400 et FeE500
Les treillis soudés (TS)
certains éléments dans le B.A tel que les dalles, les murs voiles sont
armés suivant deux directions perpendiculaire. On utilise pour cela
les treillis soudés qui sont composés de fils porteurs de diamètre plus
important disposés dans le sens des efforts principaux et de fils de
LES ACIERS
CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX
Différents types d’aciers
important disposés dans le sens des efforts principaux et de fils de
répartition de diamètre plus faible, disposés dans le sens
perpendiculaire.
Les diamètres couramment utilisés sont les suivants :
3 - 3,5 - 4 - 4,5 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 12 mm.
Les espacements entre fils porteurs : 75 - 100 - 125 - 150 - 200 mm.
Les espacements entre fils de répartition : 100 - 150 - 200 - 250 -300
mm.
Désignation des aciers
LES ACIERS
CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX
LES ACIERS
CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX
Diagramme Contrainte - Déformation de calcul
Modèle de calcul `a l’ELU
Le comportement des aciers
pour les calculs à l’ELU
LES ACIERS
CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX
pour les calculs à l’ELU
vérifie une loi de type
élasto-plastique parfait, où
la valeur de calcul de la
limite d’élasticité garantie fsu
est définie par :
Comme le béton, à l’ELS on suppose que les aciers travaillent dans le
domaine élastique. On utilise donc la loi de Hooke de l’élasticité. On
adopte une valeur du module de Young forfaitaire Es = 200 000MPa.
Modèle de calcul `a l’ELS
LES ACIERS
CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX
L’association béton /acier est efficace pour les raisons suivantes :
Le béton résiste aux essais à la compression.
L’acier résiste aux essais à la traction.
L’acier adhère au béton, ce qui permet la transmission des
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
Rappel
L’acier adhère au béton, ce qui permet la transmission des
efforts d’un matériau à l’autre .
Il n’y a pas de réaction chimique entre l’acier et le béton et
en plus le béton protège l’acier de la corrosion .
Le coefficient de dilatation des deux matériaux est
pratiquement le même.
L’adhérence
Définition
Dans les constructions du béton armé les efforts sont appliqués au
béton et non pas aux aciers; ceux-ci seront sollicités grâce à leurs
liaisons avec le béton.
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
La transmission des efforts a lieu le long de la surface latérale des
barres grâce au phénomène d’adhérence.
L’adhérence désigne l’action des forces de liaisons qui s’opposent au
glissement des barres suivant l’axe par rapport au béton qui l’entoure.
Ces forces de liaisons sont mesurées par la contrainte d’adhérence.
Définition
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
L’adhérence
la contrainte d’adhérence est définie comme étant le rapport entre la
variation par unité de longueur de l’effort axial équilibré par la
barre et le périmètre de cette barre:
dF 1
.
=
τ
U : le périmètre de la barre
: la variation de l'effort axial par
unité de longueur.
dx
dF
U
dx
dF 1
.
=
τ
Fonctions d’adhérence
Entraînement des barres :
L’association entre le béton et l’acier est efficace parce qu’il y a
adhérence entre deux matériaux ; ce qui permet le transfert des
efforts entre eux.
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
L’adhérence
efforts entre eux.
Ancrage des barres :
Appelé scellement, si la barre est trop courte, elle risque de
s’arracher du béton sous l’effet de l’effort de traction. La barre
doit être suffisamment longue pour être convenablement ancrée
(scellée) et pour reprendre tout les efforts de traction.
distribution de la fissuration :
L’adhérence permet de répartir les fissures. Plus l’adhérence
Fonctions d’adhérence
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
L’adhérence
L’adhérence permet de répartir les fissures. Plus l’adhérence
est grande (meilleure), plus le nombre de fissure augmente
mais la largeur cumulée reste la même, donc l’adhérence évite
la formation de grandes fissures concentrées.
Facteurs agissant sur l’adhérence
Etat de surface des barres :
Les surfaces rugueuses augmentent le frottement entre le
béton et l’acier et par conséquent augmente l’adhérence.
La résistance de barres au glissement est caractérisée par
deux coefficients :
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
L’adhérence
deux coefficients :
η : Coefficient d’adhérence ou de fissuration.
η = 1 pour R.L
η = 1,6 pour H.A
ψ : Coefficient de scellement (ancrage)
ψ = 1 pour R.L
ψ = 1,5 pour H.A
Forme des barres :
l’adhérence circulaire (rond) est supérieure à celle des barre ayant
une autre forme.
Groupement d’armatures :
Facteurs agissant sur l’adhérence
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
L’adhérence
Groupement d’armatures :
l’adhérence d’une barre individuelle est supérieure à
l’adhérence de deux barres groupée.
l’adhérence de deux barres groupée dans le sens verticale est
supérieure à l’adhérence de deux barres groupées
horizontalement.
La résistance du béton :
L’adhérence augmente avec l’augmentation de la résistance à la
compression du béton.
La compression transversale :
Facteurs agissant sur l’adhérence
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
L’adhérence
La compression transversale :
Dans une pièce comprimée, l’adhérence va augmenter par la
contrainte créée (le serrage).
L’épaisseur du béton :
Plus l’élément est épais plus l’adhérence est assurée car l’épaisseur
du béton évite l’éclatement.
Ancrage des barres
La longueur d’ancrage sera la longueur nécessaire pour équilibrer
l’effort axial exercé sur la barre. Sur la longueur d’ancrage la
contrainte d’adhérence sera supposée constante et elle est donnée de
façon forfaitaire:
Définition
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
ψ : Coefficient de scellement.
ψ = 1 pour R.L
ψ = 1,5 pour H.A
τs = 0,6 . ψ².ftj
Ancrages rectilignes
Variation de l’effort axial le long d’une barre droite :
La variation de l’effort FA-FB sera transmise au béton qui
équilibre cet effort par l’adhérence.
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
Ancrage des barres
U
dx
dF
s
1
.
=
τ
Pour contrer l’entraînement des barres suivant FA:
FA – FB = τs. U . L = τs. π. ∅ . L
U
dx
s .
=
τ
dx
U
dF s .
.
τ
=
⇒
Longueur de scellement droit:
la longueur de scellement droit ls sera la longueur nécessaire pour
qu’une barre rectiligne de diamètre ∅ soumise à une contrainte
Ancrages rectilignes
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
Ancrage des barres
qu’une barre rectiligne de diamètre ∅ soumise à une contrainte
égale à sa limite élastique soit convenablement ancrée (ancrage
total) .
FA =FB + τs. π. ∅ . L
B extrémité de la barre ⇒ FB = 0 ⇒FA = τs. π. ∅ . Ls
L'ancrage sera dit total si l'effort FA est l'effort ultime de la barre
(exercé sur la surface transversale de la barre) :
Ancrages rectilignes
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
Ancrage des barres
. 2
φ
π
Pour déterminer la longueur de scellement "Ls" il faut donc :
On retiendra que la longueur de scellement droit Ls dépend du type
d’acier (via fe et ψs ) et de la qualité du béton (via ftj ).
e
A f
F .
4
. 2
φ
π
=
s
e
s
s
s
f
L
L
τ
φ
φ
π
φ
π
τ .
4
4
.
.
.
.
2
=
⇒
=
τs = 0,6 . ψ².ftj
Les ancrages courbes
La longueur Ls est souvent trop importante par rapport à ce que l'on
dispose pour cela, dans ce cas on utilise les ancrages courbes.
Variation de l'effort axial le long d'une barre courbe:
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
Ancrage des barres
le long d'une barre courbe, l'effort axial varie en fonction de deux
choses :
1. l'adhérence entre le béton et l'acier.
2. en fonction du frottement résultant de la réaction du
béton
sur la barre, le coefficient de frottement Acier-Béton sera noté :
• FA et FB sont des efforts aux extrémités
du tronçon courbe.
• N et N+dN sont les efforts aux
extrémités d'un petit élément.
• dR et φdR sont les composantes
Les ancrages courbes
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
Ancrage des barres
• dR et φdR sont les composantes
normale et tangentielle de la réaction du
béton sur la barre (effort de frottement).
• dF est la force d'adhérence qui sera
donnée par :
dF = τs . π..∅
∅
∅
∅ .r . dθ (dLs=rdθ)
avec r : le rayon de courbure.
Projection sur la normale:
Les ancrages courbes
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
Ancrage des barres
Projection sur la tangente:
Les ancrages courbes
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
Ancrage des barres
On remplace dF et dR:
Les ancrages courbes
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
Ancrage des barres
On intègre:
Les ancrages courbes
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
Ancrage des barres
Soit:
Les ancrages courbes
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
Ancrage des barres
θ est l’angle fait par la perpendiculaire de la partie droite de la
barre et la perpendiculaire de l’extrémité de la barre.
Calcul d'un ancrage courbe :
L : la longueur d'ancrage.
Pour un tronçon rectiligne : FA = FB + τs. π. ∅ . L
∅
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
Ancrage des barres
Les ancrages courbes
Pour un tronçon rectiligne : FA = FB + τs. π. ∅ . L
Pour un tronçon courbe : FA = α . FB + β . π . ∅ . r . τs
•A4-A3 : rectiligne ⇒ FA3 = FA4 + τs. π. ∅ . L1 (avec FA4 = 0)
⇒ FA3 = τs. π. ∅ . L1
•A3-A2 : courbe ⇒ FA2 = α . FA3 + β . π . ∅ . r . τs
⇒ FA2 = α . τs. π. ∅ . L1 + β . π . ∅ . r . τs
•A2-A1 : rectiligne ⇒ FA1 = FA2 + τs. π. ∅ . L2
⇒ FA1 = α . τs. π. ∅ . L1 + β . π . ∅ . r . τs + τs. π. ∅ . L2
FA1 = α . τs. π. ∅ . L1 + β . π . ∅ . r . τs + τs. π. ∅ . L2
et on sait que: FA1 = τs. π. ∅ . Ls
donc: τ . π. ∅ . L = α . τ . π. ∅ . L1 + β . π . ∅ . r . τ + τ . π. ∅ . L2
⇔
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
Ancrage des barres
Les ancrages courbes
∅ ∅ ∅
∅
donc: τs. π. ∅ . Ls = α . τs. π. ∅ . L1 + β . π . ∅ . r . τs + τs. π. ∅ . L2
⇔ Ls = α . L1 + β . r + L2
d’où :
L2 = Ls - α . L1 - β . r
On ne confondra pas Ls à la longueur développée de l’ancrage
courbe Ld donnée par :
Ld=L1+L2+r.θ
Le B.A.E.L. propose les dispositions suivantes:
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
Ancrage des barres
Les ancrages courbes
La longueur d’ancrage
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
Ancrage des barres
Les ancrages courbes
On a:
La= L2+r.cos(α/2)+ϕ/2
or on a:
or on a:
α/2 = (π/2)-(θ/2)
donc:
cos(α/2) = 1-cos(θ/2)
d’où:
La=L2+r[1-cos(θ/2)]+ ϕ/2
Dispositions constructives
Ferraillage de la poutre
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
Les armatures longitudinales:
on utilise généralement du « haute adhérence » avec de diamètres
supérieurs ou égales à 12 mm, elle seront disposées dans la partie
tendue de la poutre pour reprendre les efforts de traction (armatures
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
Dispositions constructives
Ferraillage de la poutre
tendue de la poutre pour reprendre les efforts de traction (armatures
principales).
Dans la partie comprimée sont disposées les barres de montage, qui
peuvent éventuellement reprendre une partie des efforts de
compression lorsque le béton ne suffit pas.
Pour les armatures de traction, il peut y avoir plusieurs nappes dans la
partie où le moment est maximum.
Les armatures transversales:
sont appelées armatures de couture puisqu'elles coudent les fissures.
Elles ont un diamètre inférieur à 10 mm. Il existe trois sorte
d'armatures transversales :
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
Dispositions constructives
Ferraillage de la poutre
d'armatures transversales :
• Les armatures transversales sont disposées le long de la poutre,
elles sont très rapprochées au niveau des appuis parce que l'effort
tranchant est maximum.
• Les armatures transversales sont attachées aux barres longitudinales
en maintenant leurs écartements.
Protection des armatures
cette protection appelée l'enrobage « c » ou
« e ». L'enrobage de toute armature doit au
moins être égal :
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
Dispositions constructives
5cm: pour les ouvrages de mer ou exposés
aux atmosphères très agressives.
3 cm : pour les ouvrages soumis à des
actions agressives et des ouvrages exposés
aux intempéries (pluie, neige) ou en contact
avec un liquide ( pont…).
1 cm : pour les parois situées dans des
locaux ouverts.
Distance entre barres
barres isolées:
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
Dispositions constructives
e > max ( ∅ ; Cg)
eh > max ( ∅ ; 1,5.Cg)
ev > max ( ∅ ; Cg)
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
Dispositions constructives
Distance entre barres
hp < 2.lp
Enrobage correct: c>lp
Espacement correct:
Horizontalement: eh > Max(lp et 1,5.Cg)
Verticalement: ev> Max (lp et Cg)
avec Cg le diamètre du plus gros granulat.
Toute armature courbe et tendue exerce sur le béton une poussée dans
le plan de courbure et du côté de la concavité. Si l’armature est
comprimée, la poussée est exercée du côté de la convexité.
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
Dispositions constructives
Poussée au vide
Poussée au vide
la présence d'ancrage courbe tente à faire fléchir la barre au point de
changement de courbure. Il peut en résulter la poussée au vide
capable de faire éclater le béton; alors on devrait soit supprimer cette
poussée en modifiant le ferraillage, soit réduire le risque d'éclatement
en inclinant la barre, ou encore équilibrer la poussée, en attachant la
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
Dispositions constructives
en inclinant la barre, ou encore équilibrer la poussée, en attachant la
barre par des ligatures.
Condition de non écrasement du béton
(rayon de courbure minimal)
Pour que la condition de non écrasement du béton soit assurée, il
faut vérifier l'inégalité suivante:
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
Dispositions constructives
er : distance de la plus proche des parois (recouvrement).
∅ : diamètre des barres courbées.
σs : la contrainte de l'acier calculée dans l'état limite ultime.
λ : coefficient
λ = 1 si les barres sont disposées en une seule nappe.
Ancrage d'une barre comprimée
l'ancrage d'une barre comprimée courbée (ancrage courbe) est interdit.
Pour une barre rectiligne l'ancrage en compression sera calculé comme
suit :
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
Dispositions constructives
∅ : diamètre des barres.
σsc : la contrainte à la compression.
τs : la contrainte d'adhérence.
JONCTION DES BARRES : RECOUVREMENT
Objectif et principe
Les armatures du commerce ont une longueur limitée, il est parfois
nécessaire d’utiliser plusieurs barres pour les éléments de grande
longueur. Pour établir la continuité des barres, nous effectuons un
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
longueur. Pour établir la continuité des barres, nous effectuons un
recouvrement. Cette longueur sera donc la longueur nécessaire
pour assurer la transmission des efforts qui sollicitent l’armature.
recouvrement rectiligne : (droit)
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
JONCTION DES BARRES : RECOUVREMENT
Jonction des barres tendues
Recouvrement par couvre-joint:
Les 2 barres sont dans le même alignement et la transmission est
assurée par une troisième barre de même diamètre.
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
JONCTION DES BARRES : RECOUVREMENT
Jonction des barres tendues
assurée par une troisième barre de même diamètre.
recouvrement courbé:
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
JONCTION DES BARRES : RECOUVREMENT
Jonction des barres tendues
Jonction des barres comprimées
Les jonctions de barres susceptibles d’être comprimées sont
obligatoirement rectilignes. Si la barre est toujours comprimée, si
elle ne fait pas partie d’un paquet de 3 barres et si les entre-axes
des barres en jonction sont au plus égaux à 5 fois leur diamètre,
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
JONCTION DES BARRES : RECOUVREMENT
des barres en jonction sont au plus égaux à 5 fois leur diamètre,
nous pourrons considérer que :
lr = 0,6 ls
Le BAEL propose d’adopter pour le crochet normal à 180° la
longueur d’encombrement de l’ancrage la = 0,4.ls pour des
aciers HA et la=0,6.ls pour des Ronds Lisses.
CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à L’E .L .U :
Hypothèse (1) :
toute section plane avant déformation reste plane après déformation,
c’est l’hypothèse de Navier-Bernouilli, de laquelle il résulte que le
diagramme de déformation est représenté par une droite et que la
déformation d’une fibre est proportionnelle à sa distance à l’axe
déformation d’une fibre est proportionnelle à sa distance à l’axe
neutre.
Hypothèse (2) :
Il n’y a pas de glissement relatif entre le béton et l’acier . La
déformation de deux matériaux est la même.
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à L’E .L .U :
εbc : la déformation du béton à la compression.
εs : la déformation des l’aciers tendue .
x : la distance de l’axe neutre à la fibre la plus comprimée.
d : la distance du centre de gravité aux armatures tendues.
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à L’E .L .U :
Hypothèse (3) : la résistance du béton tendu est négligée.
Hypothèse (4) : On suppose concentré en leur centre de gravité la
section d’un groupe de plusieurs barres tendues ou comprimées, si
l’erreur commise sur les déformations unitaires ne dépassent pas
15% .
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à L’E .L .U :
15% .
Hypothèse (5) :
C’est le diagramme déformations-contraintes qui peut être utilisé
dans tous les cas.
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à L’E .L .U :
σbc : contrainte de compression du béton
fcj : résistance caractéristique du béton en compression à j jours
fbu : résistance conventionnelle ultime à la compression
εbc : déformation du béton en compression
La valeur fbu de la contrainte de calcul pour une déformation
comprise entre 2 ‰ et 3,5 ‰ est :
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à L’E .L .U :
γb : coefficient de sécurité
γb = 1,5 dans le cas général
γb = 1,15 pour les combinaisons accidentelles
θ : dépend de la durée d’application des charges.
Lorsque la section est partiellement comprimée (cas de la flexion
simple), nous pouvons remplacer le diagramme parabole-rectangle
par un diagramme rectangulaire simplifié.
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à L’E .L .U :
Notations
b et h sont la largeur et la hauteur de la section de béton.
As (ou Ast) est la section d’acier, dont le centre de gravité est positionné à d de
la fibre la plus comprimée du coffrage.
yu est la position de l’axe neutre par rapport à la fibre la plus comprimée.
σst est la valeur de la contrainte de calcul des aciers, limitée à fsu.
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à L’E .L .U :
σst est la valeur de la contrainte de calcul des aciers, limitée à fsu.
Hypothèse (6) :
le raccourcissement unitaire du béton est limité à 2 ‰ en
compression simple et 3,5‰ en flexion composée avec
compression, de même l’allongement unitaire des aciers sera limité
à 10‰.
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à L’E .L .U :
DIAGRAMME DEFORMATIONS-CONTRAINTES DU BETON
DIAGRAMME DEFORMATIONS-CONTRAINTES DES ACIERS
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à L’E .L .U :
Règle des 3 pivots : Le diagramme de déformation d’une section à
l’état limite ultime de résistance représenté par une droite doit
obligatoirement passé par l’un des pivots A - B - C. Cette règle se
fixe comme objectif pour utiliser au mieux le béton et l’acier .
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à L’E .L .U :
Le domaine( 1) :
les diagrammes passent par le pivot A qui correspond à un
allongement maximum de 10% des armature tendues, supposées
concentré en leur centre de gravité .
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à L’E .L .U :
Deux sous-domaines:
Le Pivot A: Utilisation maximale d’Acier (ELU acier)
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à L’E .L .U
εs=10‰ et εbc≤3,5‰
La position limite AB correspond à un axe neutre situé à la distance:
yAB=αAB.d de la fibre la plus comprimée avec:
yAB=αAB.d de la fibre la plus comprimée avec:
La flexion simple ou composée avec: 0≤α≤0,259 admet le pivot A.
Le cas particulier où: εs=10‰ et εbc=2‰ correspond à:
le sous domaine 1-a :
le béton est toujours tendue et ne participe pas à la résistance de la
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à L’E .L .U
Le Pivot A: Utilisation maximale d’Acier (ELU acier)
le béton est toujours tendue et ne participe pas à la résistance de la
section
Le sous domaine 1-b : le béton est partiellement comprimé.
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à L’E .L .U
Le Pivot A: Utilisation maximale d’Acier (ELU acier)
Le domaine(2) : Utilisation maximale du béton (ELU atteint pour
le béton)
les diagrammes passent par le pivot B qui correspond à un
raccourcissement de 3,5‰ de la fibre la plus comprimée.
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à L’E .L .U :
Sous domaine 2-a :
l’allongement des armatures est supérieur à l’allongement
élastique (εes) pour une contrainte fe/γs (acier bien utilisé).
Sous domaine 2-b :
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à L’E .L .U :
Le domaine(2) : Utilisation maximale du
béton (ELU atteint pour le béton)
Sous domaine 2-b :
L’allongement des armatures tendues est inférieure à
l’allongement étatique (εes) et la contrainte dans les aciers sera
inférieure à fe/ γs (Les aciers ne sont alors pas bien utilisés).
Sous domaine 2-c :
les armatures seront comprimées
le domaine(2) sera décrit par la condition :
d
h
≤
≤ α
259
,
0
les diagrammes passent par le pivot qui correspond à un
raccourcissement de 2% de la fibre du béton située à 3h/7
de la fibre supérieure. La section est entièrement comprimée .
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à L’E .L .U :
2‰≤ε ≤3,5‰ sur la fibre la plus
Le domaine(3) : Section entièrement comprimée
2‰≤εbc≤3,5‰ sur la fibre la plus
comprimée,
εbc≤2‰ sur la fibre la moins
comprimée.
d
h
d
y
≥
=
α
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à L’E .L .U.
Récapitulation
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à L’E .L .U
Pivot A: traction simple ou composée, flexion avec état limite ultime
atteint dans l’acier, ce pivot est conditionné par l’allongement maximal
de l’acier sans épuisement de la résistance du béton: εst=10‰ et
0≤εbc≤3,5‰ .
Pivot B: flexion avec état limite ultime atteint dans le béton, ce pivot
est conditionné par le raccourcissement maximal du béton (épuisement
de la résistance du béton sur la fibre la plus comprimée): εbc=3,5‰ et
0≤εst≤10‰ .
Pivot C: compression simple ou composée, ce pivot correspond à un
raccourcissement relatif du béton de 2‰ de la fibre située à une
distance de la fibre la plus comprimée égale à 3h/7.
Calculs à l’ELU
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Equations d’équilibre de la section à l’E.L.U.:
soit une section sollicitée par un moment de flexion Mu
Calculs à l’ELU
Effort de compression dans le béton:
dy
y
b
y
F
d
b
bc ).
(
).
(
0
∫
=
α
σ
équilibre des efforts: Fb+Fsc-Fst=0
Équilibre des moments: Mu=Fbc.z+(d-d’)Asc.σsc
Effort de compression dans l’acier:
Fsc=Asc σsc avec σsc = f(εsc)
Effort de traction dans l’acier: Fst=Ast.σst avec: σst = f(εst)
0
∫
Hypothèses à l’E .L .S (durabilité de la structure )
Hypothèse (1) :
les sections droites planes avant déformation restent planes après
déformation
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
déformation
→Il n’est y a pas de glissement relatif entre le béton et l’acier .
Hypothèse (2) :
le béton tendu est négligé.
Hypothèses à l’E .L .S (durabilité de la structure )
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèse (3) :
Le béton et l’acier seront considérés comme des matériaux linaires
élastiques, donc on leur applique la loi de HOOKE σ=E.ε
élastiques, donc on leur applique la loi de HOOKE σ=E.ε
e
équivalenc
d
t
coéfficien
E
E
n
avec
n
E
E
E
E
et
E
E
b
s
b
b
b
s
s
b
b
s
s
b
s
s
s
s
b
b
b
'
:
.
.
.
.
=
=
=
⇒
=
⇒
=
=
=
σ
σ
σ
σ
σ
ε
ε
ε
σ
ε
σ
Or on a: Es= 200 000 MPa et Eb= 13 333 MPa, donc: n=15
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à l’E .L .S (durabilité de la structure )
Homogénéisation de la section:
Pour pouvoir appliquer au Béton Armé, qui est un matériau
hétérogène, les règles de RDM pour les corps homogènes, il sera
nécessaire d’homogénéiser la section de béton armé.
Une section d’acier travaille n fois
plus qu’une même section de béton.
Donc une section d’acier équivaut n
sections de béton.
Pour homogénéiser la section de béton armé, on remplace la
section d’acier par n fois sa section de béton.
Hypothèse(4) :
On ne tient pas compte du fluage de béton et du retrait.
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à l’E .L .S (durabilité de la structure )
Hypothèse(5) :
On suppose concentré en leur centre de gravité un ensemble de
plusieurs barres: On peut remplacer dans les calculs, la section totale
d'un groupe de barres tendues ou comprimées par la section d'une
barre unique située au centre de gravité du groupe.
Hypothèses à l’E .L .S de compression du béton
La contrainte de compression du béton est limitée à 0,6.fc28
σb ≤ 0,6 fc28
Remarques:
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à l’E .L .S (durabilité de la structure )
Remarques:
- La limitation de la compression du béton est destinée à éviter la
formation des fissures parallèles à la direction des contraintes de
compression.
- Lorsqu'une section est soumise à la traction simple ou si, étant
soumise à la flexion composée, elle est entièrement tendue, il n'y a
aucune vérification à effectuer en ce qui concerne la contrainte du
béton.
Pour les poutres à sections rectangulaires soumises à la flexion
simple dont les armatures sont en acier FeE400, il peut être admis
de ne pas procéder à la vérification de la contrainte de compression
Hypothèses à l’E .L .S de compression du béton
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à l’E .L .S (durabilité de la structure )
de ne pas procéder à la vérification de la contrainte de compression
du béton lorsque:
avec: γ = Mu/Ms
yu : distance entre l’axe neutre à I'E.L.U. et la fibre la plus comprimée
cj
u
f
d
y
01
,
0
2
1
+
−
≤
γ
Il est conseillé de vérifier que la flèche d’une poutre ne dépasse
pas:
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à l’E .L .S (durabilité de la structure )
Hypothèse à l’ E .L .S de déformation
1°-Si la fissuration est peu préjudiciable :
Aucune vérification n’est demandé pour les aciers et la contrainte
dans les aciers n’est pas limitée. La fissuration est considérée comme
peu préjudiciable, lorsque l’élément à vérifier est situé dans les
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à l’E .L .S (durabilité de la structure )
Hypothèse à l’ E .L .S d’ouverture des fissures
peu préjudiciable, lorsque l’élément à vérifier est situé dans les
locaux couverts.
Exemple: bâtiments à usage d'habitation, bureaux, écoles, hôpitaux,
etc...
En pratique:
il ne sera pas nécessaire de déterminer les contraintes des armatures
tendues obtenues lors de l'étude à I'E.L.U.
-Pour les poutres de grande hauteur, on doit disposer des
Dispositions constructives dans le cas de fissuration peu
préjudiciable
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à l’E .L .S (durabilité de la structure )
Hypothèse à l’ E .L .S d’ouverture des fissures
-Pour les poutres de grande hauteur, on doit disposer des
armatures dites de « peau » uniformément réparties le long de
chaque parement, parallèles à la fibre moyenne et leur section
doit être au moins de 3 cm2 par m de longueur de parement
- Lorsque la membrure d'une poutre est constituée de barres de
diamètre supérieur à 20mm, leur écartement horizontal ne doit
pas dépasser 4 fois leur diamètre
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à l’E .L .S (durabilité de la structure )
Hypothèse à l’ E .L .S d’ouverture des fissures
2- Si la fissuration est préjudiciable : la fissuration considérée comme
préjudiciable si les éléments sont exposés aux intempérie (pluie, neige,
vent...) ou bien en contact avec l’eau. La contrainte de traction dans les
armatures tendues sera limitée à la valeur suivante :
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à l’E .L .S (durabilité de la structure )
Hypothèse à l’ E .L .S d’ouverture des fissures




≤
2
η
σ
fe : limite élastique et ft28 : la contrainte du béton à la traction à 28 j.
η : coefficient de fissuration.
η=1 pour les R.L. y compris les TS formés de fils tréfilés lisses.
η=1,6 pour les H.A.
η=1,3 pour les H.A. en fils de diamètre inférieur à 6 mm.






≤ 28
.
110
;
3
2
min t
e
st f
f η
σ
*Le diamètre des armatures les plus proches des parois est au moins
égal à 6mm
Dispositions constructives dans le cas de fissuration
préjudiciable
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à l’E .L .S (durabilité de la structure )
Hypothèse à l’ E .L .S d’ouverture des fissures
égal à 6mm
* Prévoir des armatures de peau dont la section doit être au moins de 3
cm2 par m de longueur de parement
* Lorsque le diamètre des armatures tendues d'une poutre est supérieur
à 20 mm , la distance entre axes de 2 barres consécutives dans le sens
horizontal ne doit pas excéder 4 fois leurs diamètres
* Pour les dalles et les voiles faisant au plus 40cm d'épaisseur, la
distance entre axes des armatures d'une même nappe ne doit pas
dépasser la plus petite des 2 valeurs (25cm ; 2 h)
3- Si la fissuration est très préjudiciable :
la fissuration sera considérée comme très préjudiciable si l’élément
est soumis à un milieu agressif ( eau de mer, sols corrosifs.... ). La
contrainte de traction des armatures tendues sera limitée par la
valeur suivante :
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à l’E .L .S (durabilité de la structure )
Hypothèse à l’ E .L .S d’ouverture des fissures
valeur suivante :
η=1 pour les R.L. y compris les TS formés de fils tréfilés lisses.
η=1,6 pour les H.A.
η=1,3 pour les H.A. en fils de diamètre inférieur à 6 mm.






≤ 28
.
90
;
2
1
min t
e
st f
f η
σ
* Le diamètre des armatures les plus proches des parois est au moins
Dispositions constructives dans le cas de fissuration très
préjudiciable
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à l’E .L .S (durabilité de la structure )
Hypothèse à l’ E .L .S d’ouverture des fissures
* Le diamètre des armatures les plus proches des parois est au moins
égal à 8mm
* Les armatures de peau doivent présenter une section d'au moins 5
cm2 / m de parement.
* Si ø>20mm, la distance entre axes de 2 barres consécutives dans le
sens horizontal ne doit pas dépasse 3 ø
* pour les dalles ou les voiles d'épaisseur au plus égale à 40 cm, la
distance entre axes des armatures d'une même nappe doit être
inférieure à min (20cm ; 1,5 h)
Vérifications à effectuer à l’E.L.S.:
a- Cas de fissuration peu nuisible ou peu préjudiciable:
b- Cas de fissuration nuisible ou préjudiciable:
Récapitulation
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à l’E .L .S (durabilité de la structure )
28
60
,
0 c
b
b f
=
≤ σ
σ
b- Cas de fissuration nuisible ou préjudiciable:
c- Cas de fissuration très nuisible ou très préjudiciable






=
≤
=
≤
tj
e
s
s
c
b
b
f
f
f
η
σ
σ
σ
σ
110
;
3
2
min
60
,
0 28
( )
tj
e
s
s
c
b
b
f
f
f
η
σ
σ
σ
σ
90
;
5
,
0
min
60
,
0 28
=
≤
=
≤
Les contraintes admissibles à l’E.L.S.
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à l’E .L .S (durabilité de la structure )
Contrainte de traction admissible à l’ELS dans les aciers tendus
en fissuration préjudiciable (1ère colonne) et très préjudiciable
(2ème colonne)
En pratique:
Les armatures de la sections sont déterminées par le calcul à I'E.L.U.
•Une 1ère méthode consiste à calculer la valeur de σ et
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Hypothèses à l’E .L .S (durabilité de la structure )
•Une 1ère méthode consiste à calculer la valeur de σb et
éventuellement celle de σst; Si les conditions précédentes sont
vérifiées, ces armatures conviennent même pour I’E.L.S, sinon il faut
recalculer la section d 'acier à I'E.L.S.
* Une 2ème méthode consiste à calculer directement les sections
d'acier à I'E.L.U. et à I'E.L.S. et on retiendra la plus grande des 2
valeurs.
Calculs à l’ELS
Axe neutre
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
y: distance du centre de gravité de l’élément ds à l’axe neutre gg’
(y est compté positif si ds se trouve au-dessus de l’axe neutre et négatif si
c’est au-dessous),
α= angle (Ga, Ga’).
On pose K = tgα = σ/y σ = Ky
La force interne agissant sur l’élément ds est: d = σ.ds = Ky.ds
L’effort interne total pour toute la section :
Ni = Σ d i = Σ K yi.ds = K Σ yi.ds
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Calculs à l’ELS
Axe neutre
Ni = Σ d i = Σ K yi.ds = K Σ yi.ds
L’équilibre des efforts: Ne = Ni
or on a une flexion simple donc : Ne = 0
K Σ yi.ds = 0 Σ yi.ds = 0 ( K ≠ 0)
Or Σ yi.ds représente le moment statique par rapport à l’axe neutre
de la section homogénéisée,
Donc la position de l’axe neutre est déterminé par la relation :
Σ yi.ds = 0 ( Mmt statique de la section homogène)
D'après les triangles semblables Gaa’ et Gbb’ :
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
d
y
y
d
y
s
b
b
s
b
.
15
15
15
1
1
1
σ
σ
σ
σ
σ
+
=
⇒
−
=
Calculs à l’ELS
Axe neutre
Posons K1 =σs/σb et α1 = y1/d
résumé
15
1
1
1
1
1
)
1
(
15
15
15
:
'
α
α
α
−
=
+
= K
et
k
où
d
1
1
1
1
1
1
1
1
)
1
(
15
,
15
15
,
,
.
α
α
α
σ
σ
α
−
=
+
=
=
= k
k
k
d
y
b
s
Calculs à l’ELS
Calcul des contraintes
On considère que la poutre est constituée d'une section homogène
comprenant la section de béton comprimé et les sections d'acier
comptées n fois en gardant le même centre de gravité
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Calculs à l’ELS
. 1
1 y
K
tg
y
b =
= α
σ
Donc pour avoir les contraintes, il faut calculer la valeur de K.
)
(
15
)
(
15
)
'
(
15
'
)
'
(
15
'
.
1
1
1
1
1
1
y
d
K
y
d
K
d
y
K
d
y
K
y
K
tg
y
s
s
s
s
b
−
=
⇒
−
=
−
=
⇒
−
=
=
=
σ
σ
σ
σ
α
σ
L'équilibre des moments par rapport au c.d.g. de la section homogénéisée
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Calculs à l’ELS
e
i
e
M
M
avec
M
M =
= : s
G
G
G M
M
avec
M
M =
= :
ds
y
K
ds
Ky
M
y
df
dM i
i
i
G
i
i
i
G ∑
∑ =
=
⇒
=
2
2
.
Σkyi
2ds représente l’inertie I par rapport à l’axe neutre de la section
homogénéisée:
'
'
gg
s
gg
s
I
M
K
KI
M =
⇒
=
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Calculs à l’ELS
)
(
15
);
'
(
15
'
;
; 1
1
1
'
y
d
K
d
y
K
Ky
I
M
K s
s
b
gg
s
−
=
−
=
=
= σ
σ
σ
α1 = y1/d
On pose: d’=δ’d
s
s
s
b
b
s
y
d
d
y
y
d
y
σ
α
δ
α
σ
σ
σ
α
δ
α
σ
σ
1
1
1
1
1
1
1
1
1
'
)
(
)
'
(
'
)
'
(
15
)
'
(
15
'
−
−
=
−
−
=
−
=
−
=
α1 = y1/d
Résultante des forces dans l’acier et le béton :
Dans le cas d'une section rectangulaire, la résultante des forces de
compression dans le béton est égale à :
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Calculs à l’ELS
.
.y
b σ
Le point d'application de cette force est situé à y1/3 à partir de la fibre
supérieure.
2
.
. 1 b
b
y
b
F
σ
=
Fs = A.σs : Acier tendu
F’s = A’.σ’s : Acier comprimé
Si nous considérons les moments par rapport au c.d.g. des armatures
tendues, on aura :
Chapitre V : Les hypothèses de calcul
Calculs à l’ELS
Soit F la résultante de Fb et F’s:
Ni=F-Fs=0 F=Fs
s
s
s
s
s
s
i
s
e
i
e
Z
M
A
Z
A
Z
F
M
A
F
F
or
Z
F
M
Z
F
M
M
M
M
M
σ
σ
σ
.
.
.
.
.
.
.
=
⇒
=
=
⇒
=
=
=
⇒





=
=
=
Chapitre VI : La traction simple
Définition
Un tirant est une poutre droite soumise uniquement à la traction
simple centrée: l’ensemble des forces extérieures agissant à gauche
d’une section (Σ) se réduit à un effort normal unique N de traction
perpendiculaire à (Σ) appliquée au centre de gravité G.
Dans un tirant le centre de gravité des aciers est confondu avec celui
de la section puisque lé béton (tendu) n’intervient pas dans la
de la section puisque lé béton (tendu) n’intervient pas dans la
résistance et que les aciers seront évidemment placés de façon
symétrique par rapport au centre de traction.
Tirants rectilignes
ils sont normalement utilisés pour les
couvertures voûtées des bâtiments
industriels ou bien pour les mosquées. Les
armatures résistent à l’effort de traction
Définition
Chapitre VI : La traction simple
armatures résistent à l’effort de traction
selon les armatures longitudinales.
Les armatures transversales ne jouent
qu’un rôle de montage. La section de béton
devra être aussi petite que possible et les
barres doivent être réparties uniformément
dans la section (il faut respecter le symétrie
et choisir un nombre pair).
Tirants circulaires
Ils sont normalement utilisés dans les parois de réservoirs circulaires et
des silos.
Définition
Chapitre VI : La traction simple
Projection verticale :
Définition
Chapitre VI : La traction simple
Tirants circulaires
d’où: N=P.R
Condition de non-fragilité
Détermination des armatures
la section tendue ou fléchie est considérée comme non fragile si les
armatures travaillants à leur limite élastique peuvent équilibrer les
sollicitations provoquant la fissuration du béton dans cette section:
Chapitre VI : La traction simple
.
. f
B
f
A ≥ f
AsB : Armature longitudinale, B : Section du béton.
La condition de non fragilité nous conduit à une quantité minimale
d’acier pour une section de béton donnée B, ou à une section
maximale de béton pour une section d’acier donnée.
28
.
. t
e
SB f
B
f
A ≥
e
t
SB
f
f
B
A 28
.
≥
donc:
Condition de résistance à l’E.L.U.
La totalité de l’effort de traction est supportée par les armatures de
section As qui subissent toutes les mêmes contraintes (en raison de la
symétrie), l’E.L.U. est atteint au pivot A (puisque seuls les aciers
sont pris en compte); la contrainte dans les aciers est donc: σsu=fe/γs.
Chapitre VI : La traction simple
Détermination des armatures
La condition de résistance à l’E.L.U:
Asu. σsu≥Nu avec Nu: l’effort de traction à l’E.L.U.
d’où:
Asu≥Nu/ σsu
Condition de résistance à l’E.L.S.
Chapitre VI : La traction simple
Détermination des armatures
En raison de risque de corrosion des armatures, il est judicieux de
considérer un tirant comme étant soumis au minimum aux
conditions de la fissuration préjudiciable.
Ainsi, la section des armatures longitudinales sera la suivante:
Armatures longitudinales
Chapitre VI : La traction simple
Détermination des armatures
As = Max (Asu; Ass; AsB)
Armatures transversales
elles n’ont aucun rôle dans la résistance à la traction. Leur diamètre
est calculé comme suit :
Φt ≥ 0,3 . ΦL avec Φtmin = 6 mm
Chapitre VI : La traction simple
Détermination des armatures
Espacement : esp ≤ Min (40 cm ; a + 10 cm)
avec: a : la plus petite dimension.
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
Définition
Une poutre sera sollicitée en flexion simple lorsqu'elle sera soumise à
l'action de force disposée symétriquement par rapport au plan moyen.
La réduction de cette force au centre de gravité de la section se
décompose en moment fléchissant et un effort tranchant.
Calcul à l'E.L.U.
Dimensionnement d'une section de béton :
Les dimensions géométriques de la section sont fixées de telles
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
Les dimensions géométriques de la section sont fixées de telles
manière à faire travailler le béton et l 'acier convenablement ( par
exemple : b/h ≈ 0,4 et d ≈ 0,9 h)
On essaie d’avoir un α tel que : 0,167 ≤ α ≤ αR
Equilibre d'une section fléchie:
Calcul à l'E.L.U.
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
Dans le cas où on a un béton qui travaille bien.
Calcul à l'E.L.U.
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
Les efforts :
Nst=Ast.σst
N =A .σ
L’équilibre de la section:
u
x M
M
et
F =
Σ
=
Σ 0
Nsc=Asc.σsc
Nbc=0,8.yu.b.σbc
Section sans armatures comprimées:
L'équilibre des efforts :
Nst = Nbc Ast . σst = 0,8 . yu . b . σbc
L'équilibre des moments :
M = M = F . z = 0,8 . y . b . σ .z
Calcul à l'E.L.U.
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-
SECTION RECTANGULAIRE
Mu = Mbc = Fbc. z = 0,8 . yu . b . σbc .z
Avec: z = d – 0,4 . yu et yu = α.d
⇒ z = d . ( 1 - 0,4. α)
)
4
,
0
1
(
.
.
.
:
)
4
,
0
1
(
.
.
.
.
8
,
0
)
4
,
0
1
.(
.
.
.
.
.
8
,
0
2
α
σ
α
σ
α
α
σ
α
−
=
=
−
=
⇒
−
=
⇒
d
A
Z
N
M
a
on
or
b
d
M
d
b
d
M
st
st
st
u
bc
u
bc
u
Le moment réduit " u" :
Calcul à l'E.L.U.
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-
SECTION RECTANGULAIRE
)
4
,
0
1
(
8
,
0
)
4
,
0
1
(
.
.
.
.
8
,
0 2
2
α
α
σ
α
σ
α −
=
⇒
−
=
bc
u
bc
u
bd
M
b
d
M
On appellera cette quantité le moment réduit:
(On a: α>0,167)
σbc
bd
bc
u
u
bd
M
σ
µ 2
=
)
4
,
0
1
(
8
,
0 α
α
µ −
=
u
donc:
( )
u
µ
α 2
1
1
25
,
1 −
−
=
d’où:
Le moment de référence d'une section MAB:
La règle des 3 pivots se fixe comme
objectif d'utiliser les matériaux à
leurs maximum. Le diagramme de
déformation correspondant sera le
Calcul à l'E.L.U.
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
déformation correspondant sera le
diagramme qui passe par les pivots
A et B.
Le moment réduit AB correspond à un moment fléchissant appelé
moment de référence :
186
,
0
:
'
259
,
0
10
5
,
3
5
,
3
=
=
+
=
+
=
AB
st
bc
bc
où
d µ
ε
ε
ε
α
bc
AB
AB d
b
M σ
µ .
.
. 2
=
Le moment résistant MR :
On désigne par un moment
résistant le moment obtenu lorsque
l'allongement des armatures est
égal à l'allongement élastique (ε ).
Calcul à l'E.L.U.
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
égal à l'allongement élastique (εes).
Si α > α1 ⇔ ε < εes : alors les aciers ne travaillent pas suffisamment.
(On a: α>0,167)
bc
R d
b
M σ
µ .
.
. 2
1
=
Le moment résistant s’écrit:
)
4
,
0
1
.(
.
8
,
0 1
1
1 α
α
µ
µ −
=
=
R
avec:
es
es
bc
bc
R
ε
ε
ε
ε
α
α
+
=
+
=
=
5
,
3
5
,
3
1
Les différentes valeurs de α1 et 1 suivant les nuances d’acier
Calcul à l'E.L.U.
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
En littérature on peut trouver R ou 1 comme on peut trouver αR ou α1.
Pour FeE500 avec γs = 1,15
Calcul à l'E.L.U.
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
Considérons le cas limite où εbc = 2‰, les équations d’équilibre:
Valeur particulière de
Calcul à l'E.L.U.
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
∫
∫
+
−
=
=
−
d
bx
u
st
st
d
bx
dx
x
d
d
b
M
A
dx
x
b
α
α
α
σ
σ
σ
0
0
)
(
0
.
)
(
Équilibre des efforts:
Équilibre des moments:
Après intégration de σbx(x) représentant l’équation de la partie du
diagramme parabole, il vient:
Pour: α=0,167 = 0,104
∫0
)
375
,
0
1
(
.
.
.
.
667
,
0
.
.
.
.
667
,
0
.
2
α
α
σ
σ
α
σ
−
=
=
bc
u
bc
st
st
d
b
M
d
b
A
)
375
,
0
1
(
667
,
0
2
α
α
σ
µ −
=
=
⇒
bc
u
bd
M
Calcul à l'E.L.U.
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
Pivot A: Cet état sera caractérisé par les déformations suivantes:
εs=10‰
εbc=0 à 3,5‰
-si 0<μ < 0,104 ⇒ 0<α < 0,167 ⇒ εbc < 2‰ ⇒ σb < σbc
⇒ le béton travaille mal et nous avons alors une section
surdimensionnée
⇒ redimensionner la section du béton
- si 0,104<μ < 0,186 ⇒ 0,167 < α < 0,259 ⇒ Le béton est bien utilisé.
εbc=0 à 3,5‰
0 < α ≤ 0,259
Calcul à l'E.L.U.
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
εbc=3,5‰
εs=0 à 10‰
Pivot B: Cet état sera caractérisé par les déformations suivantes:
Si 0,186<μ < μ1 ⇒ 0,259 <α < α1 ⇒ εst > εes ⇒ σst = fe/γs
⇒ alors il 'y a une bonne utilisation des armatures
Si μ > μ1 ⇒ α>α1 ⇒ εst < εes ⇒ σst < fe/γs
⇒ alors les aciers ne travaillent pas suffisamment; il convient
alors de redimensionner la section ou d'introduire des
armatures comprimées
0,259 < α ≤ 1
Principe :
Nous commençons par calculer le moment réduit u.
Ce moment réduit est comparé au moment AB = 0,186:
Si u < 0,186 ⇒ Pivot A
Si u > 0,186 ⇒ Pivot B
Calcul à l'E.L.U.
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
⇒
Si u > 0,186 ⇒ Pivot B
Dans le cas du pivot B, nous devons comparer u à 1 :
Si u ≤ 0,104 ⇒ redimensionner la section du béton
Si u > 0,104 ⇒ Armatures simples
Dans le cas du pivot B, nous devons comparer u à 1 :
Si u ≤ 1 ⇒ Armatures simples
Si u > 1 ⇒ Armatures doubles
Calcul à l'E.L.U.
Dimensionnement des armatures tendues dans le
cas de section à armatures simples:
Les données du problème sont :
Les caractéristiques des matériaux
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
La sollicitation Mu
Les dimensions b et d de la section de béton
(si d est inconnu; on prendra : d = 0,9 . h)
On calcule:
bc
u
bd
M
σ
µ 2
=
Si < 0,186 le pivot est A.
Calcul à l'E.L.U.
Section à armatures simples:
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
b
c
bc
f
γ
θ
σ
.
85
,
0 28
=
( )
µ
α −
−
=
On devrait avoir > 0,104 sinon redimensionner la section
( )
µ
α 2
1
1
25
,
1 −
−
=
st
st
st
bc
bc
u
bc
A
F
d
b
y
b
F
σ
σ
α
σ
.
.
.
.
8
,
0
.
.
.
8
,
0
=
=
=
st
st
bc
st
bc A
F
F
F σ
.
0 =
⇒
=
−
Pivot A donc:
s
e
st
f
γ
σ =
s
e
bc
st
bc
st
f
bd
F
A
γ
σ
α
σ
8
,
0
=
=
⇒
Calcul à l'E.L.U.
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
ou d’une autre manière:
Z
A
Z
F
M
M st
st
bc
u
bc .
.
. σ
=
=
=
Section à armatures simples:
Z
A
Z
F
M
M st
st
bc
u
bc .
.
. σ
=
=
=
avec:
)
4
,
0
1
(
4
,
0 α
−
=
−
= d
y
d
Z u
s
e
u
st
f
Z
M
A
γ
.
=
La contrainte des armatures tendues est égale à la contrainte
élastique de calcul fe/γs , ce qui correspond à une bonne utilisation
Calcul à l'E.L.U.
Section à armatures simples:
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
Si : 0,186≤ ≤ R < le pivot est B avec: εel≤εst≤10‰ σst=fe/γs
élastique de calcul fe/γs , ce qui correspond à une bonne utilisation
de l'acier, et le diagramme est rectangulaire simplifié.
Le calcul est identique au cas précédent :
bc
u
bd
M
σ
µ 2
=
( )
µ
α 2
1
1
25
,
1 −
−
=
)
4
,
0
1
( α
−
= d
Z
s
e
u
st
f
Z
M
A
γ
.
=
Si: > R le pivot est B avec: εst< εe σst < fe/γs
ce qui correspond à une mauvaise utilisation de I'acier.
Si on ne prévoit pas d'armatures comprimées, le calcul de la section
Calcul à l'E.L.U.
Section à armatures simples:
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
Si on ne prévoit pas d'armatures comprimées, le calcul de la section
d'acier est effectué comme dans le cas précédent, cependant son
allongement relatif est inférieur à l'allongement élastique εe.
En pratique, cette solution ne pourra être adoptée que si les valeurs
et R sont voisines.
Dans le cas général, il est nécessaire d'établir une armature
comprimée
En pratique, on calcule les contraintes limites:
Après on calcule le moment réduit:
Calcul à l'E.L.U.
Section à armatures simples:
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
b
c
bc
f
γ
θ
σ
.
85
,
0 28
=
s
e
st
f
γ
σ =
u
bd
M
σ
µ 2
=
Après on calcule le moment réduit:
On calcule le paramètre de déformation:
On calcule le bras de levier:
On calcule la section d’acier tendu:
bc
bd σ
2
Si: 0,104< < 1 armatures simples
( )
µ
α 2
1
1
25
,
1 −
−
=
)
4
,
0
1
( α
−
= d
Z
s
e
u
st
f
Z
M
A
γ
.
=
Calcul à l'E.L.U.
Section à armatures doubles:
Si u ≥ 1, le calcul de la section en armatures simples conduit à
utiliser les aciers à une contrainte faible:
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
e
e
f
car
f
ε
ε
σ =
<
<
Dans ce cas, deux possibilités existent :
- Changer les dimensions de la poutre en augmentant par
exemple sa hauteur ;
- Ajouter au béton comprimé, des aciers comprimés.
s
s
e
st
s
e
st
E
f
car
f
.
1
γ
ε
ε
γ
σ =
<
<
Dans le cas où nous choisissons d’utiliser des aciers comprimés, nous
nous fixons le diagramme de déformation tel que : εbc = 3,5 ‰
εst = εe (dépend du type d’acier utilisé); d’où: y1 = α1.d
calculer εsc:
Calcul à l'E.L.U.
Section à armatures doubles:
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
Calcul à l'E.L.U.
Section à armatures doubles:
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
( )
( )
( ) e
bc
bc
e
bc
bc
e
bc
bc
e
bc
bc
bc
bc
bc
sc
d
d
d
d
d
d
d
d
y
d
d
d
y
y
d
y
ε
ε
ε
ε
ε
ε
ε
ε
ε
ε
ε
ε
ε
ε
ε
ε
ε
−
−
=
−
+
=
+
−
+
=
−
=
−
=
'
'
'
'
.
'
.
'
.
1
1
1
1
( )
( )
( ) e
e
bc
sc
e
e
e
bc
bc
sc
e
bc
bc
e
bc
e
bc
sc
d
d
d
d
d
d
d
d
d
d
d
d
d
d
ε
ε
ε
ε
ε
ε
ε
ε
ε
ε
ε
ε
ε
ε
ε
ε
ε
ε
−
−
+
=
−
+
−
−
=
−
−
=
+
+
=
'
'
'
'
'
1
e
e
sc
e
st
d
d
d
et ε
ε
ε
ε
ε −
−
+
=
=
⇒
'
)
/
5
,
3
( 00
0
Moment résistant du béton :
Le moment résistant du béton est le moment ultime que peut
équilibrer la section sans lui ajouter les aciers comprimés.
Calcul à l'E.L.U.
Section à armatures doubles:
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
bc
R d
b
M σ
µ .
.
. 2
1
=
Si u > 1 alors Mu > MR donc la section nécessite des aciers
comprimés.
Moment résiduel :
Le moment résiduel est la différence entre le moment ultime
sollicitant la section et le moment résistant du béton.
bc
R d
b
M σ
µ .
.
.
1
=
R
u
r M
M
M −
=
Détermination des armatures comprimées :
On choisit comme origine de l'axe "z" le centre de gravité des
armatures inférieures Ast :
Calcul à l'E.L.U.
Section à armatures doubles:
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
sc
sc
bc
bc
u Z
N
Z
N
M .
. +
= sc
sc
bc
bc
u
)
'
.(
.
)
4
,
0
1
.(
.
.
.
.
8
,
0 1
2
1 d
d
A
b
d
M sc
sc
bc
u −
+
−
= σ
α
σ
α
)
'
.(
.
.
.
. 2
1 d
d
A
d
b
M sc
sc
bc
u −
+
= σ
σ
µ
)
'
(
)
'
( d
d
M
d
d
M
M
A
sc
r
sc
R
u
sc
−
=
−
−
=
σ
σ
Détermination des armatures tendues :
Calcul à l'E.L.U.
Section à armatures doubles:
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
bc
sc
st
bc
sc
st N
N
N
N
N
N
N
+
=
⇒
=
−
−
=
Σ
0
0
sc
sc
bc
st
st A
b
d
A σ
σ
α
σ .
.
.
.
.
8
,
0
. 1 +
=
'
)
4
,
0
1
(
.
1 d
d
M
d
M
A r
R
st
st
−
+
−
=
α
σ








−
+
−
=
)
4
,
0
1
(
'
1
1
α
σ d
M
d
d
M
A R
r
st
st
Calcul à l’E.L.S.
Il est nécessaire de vérifier à l' E .L.S que la compression du béton
reste admissible ainsi que la traction dans les armatures en fonction
de la préjudiciabilité de la fissuration :
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
σbc = 0,6.fc28
σbc = 0,6.fc28
La fissuration préjudiciable:
La fissuration très préjudiciable:






≤ 28
.
110
;
3
2
min t
e
st f
f η
σ






≤ 28
.
90
;
2
1
min t
e
st f
f η
σ
CALCUL DES CONTRAINTES
On considère les sections d 'aciers Asc et Ast calculées à I'E.L.U
Il s'agit de calculer les contraintes maximales pour le béton
comprimé et les aciers tendues et les comparer aux contraintes
admissibles du béton et de l' acier.
d’ = δ’d
Calcul à l’E.L.S.
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
effort de compression dans le béton:
Calcul à l’E.L.S.
CALCUL DES CONTRAINTES :
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
K = tgα = σ/y σ = Ky
)
(
15
)
'
(
15
'
.
1
1
1
y
d
K
d
y
K
y
K
s
s
b
−
=
−
=
=
σ
σ
σ
.
.
.
.
2
1
1 y
b
K
y
b
F b
=
=
σ
effort de compression dans le béton:
effort dans les armatures comprimées:
effort dans les armatures tendues:
2
.
.
2
.
. 1
1 y
b
K
y
b
F b
b =
=
σ
)
'
(
'
15
'
.
' 1 d
y
K
A
A
F s
sc
s −
=
= σ
)
(
15
. 1
y
d
AK
A
F s
st
s −
=
= σ
Calcul à l’E.L.S.
CALCUL DES CONTRAINTES :
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
L’équilibre des efforts: Ne+Ni = 0
or: Ne = 0 Ni = 0
Fb+F’s+Fs=0
0
. =
∑ ds
yi
y1 sera la racine positive de cette équation.
0
)
'
(
30
)
(
30
0
)
(
15
)
'
(
15
2
0
.
1
2
1
1
1
2
1
=
+
−
+
+
=
−
+
−
+
⇒
=
∑
d
A
d
A
y
A
A
by
d
y
K
A
d
y
K
A
y
Kb
ds
y
st
sc
st
sc
st
sc
i
Calcul à l’E.L.S.
CALCUL DES CONTRAINTES :
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
L’équilibre des moment / G: s
G
e
G
i
G
e
M
M
et
M
M =
=
2
2
1
1
3
1
1
)
'
(
15
)
'
(
'
)
(
15
)
(
3
3
2
.
d
y
K
A
d
y
F
M
y
d
K
A
y
d
F
M
Kby
y
F
M
st
s
Fs
b
Fb
−
=
−
=
−
=
−
=
=
=
2
1
1
' )
'
(
15
)
'
(
' d
y
K
A
d
y
F
M sc
s
s
F −
=
−
=
2
1
2
1
3
1
)
(
15
)
'
(
15
3
d
y
A
d
y
A
by
K
M
st
sc
s
−
+
−
+
=
2
1
2
1
3
1
' )
(
15
)
'
(
15
3
d
y
A
d
y
A
by
I st
sc
gg −
+
−
+
=
On pose:
Igg’ est le moment d’inertie de la section homogénéisé par rapport
à l’axe neutre.
'
gg
s
I
M
K =
Calcul à l’E.L.S.
CALCUL DES CONTRAINTES :
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
En résumé:
Ast et Asc sont déterminées par l’E.L.U.
On cherche y1 la racine positive de l’équation:
On cherche y1 la racine positive de l’équation:
0
)
'
(
30
)
(
30 1
2
1 =
+
−
+
+ d
A
d
A
y
A
A
by st
sc
st
sc
Pour cela on calcule:
)
'
(
30
)
(
15
d
A
d
A
b
E
et
b
A
A
D st
sc
sc
st
+
=
+
=
E
D
D
y +
+
−
=
⇒ 2
1
Calcul à l’E.L.S.
CALCUL DES CONTRAINTES :
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
On calcule ensuite:
2
1
2
1
3
1
' )
(
15
)
'
(
15
3
d
y
A
d
y
A
by
I st
sc
gg −
+
−
+
=
'
gg
s
I
M
K =
et

 = . 1
y
K
b
σ
Lorsque, après avoir dimensionné la section à l’E.L.U., la
vérification à l’E.L.S. n’est pas assurée, il faut recalculer la section
d’acier à l’E.L.S.





−
=
−
=
=
)
(
15
)
'
(
15
'
.
1
1
1
y
d
K
d
y
K
y
K
s
s
b
σ
σ
σ
Lorsque la section ne comporte pas d’armatures comprimées: Asc=0
CALCUL DES ARMATURES :
Section sans armatures comprimées:
Calcul à l’E.L.S.
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
Calcul à l’E.L.S.
CALCUL DES ARMATURES
Section sans armatures comprimées:
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-
SECTION RECTANGULAIRE
On pose: d
y 1
1 α
=
Nous avons:
s
s
b
s
b
y
d
y
y
d
y
σ
α
α
σ
σ
σ
σ
.
)
1
(
15
.
)
(
15 1
1
1
1
1
1
−
=
−
=
⇒
−
=
s y
d
y
d α
σ )
1
(
15
)
(
15
15
1
1
1 −
−
−
On pose:
1
1
1 1
)
1
(
15 k
k
s
b
=
−
=
=
α
α
σ
σ
Or:
0
.
2
.
. 1
=
− s
b
A
y
b
σ
σ
s
s
b
b A
F
et
y
b
F σ
σ
.
2
.
. 1
=
=
L’équilibre des efforts:
On remplace Fb et y1 :
Section sans armatures comprimées:
Calcul à l’E.L.S.
CALCUL DES ARMATURES
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-
SECTION RECTANGULAIRE
L’équilibre des moments par rapport à A: 





−
=
3
1
y
d
F
M b
s
0
3
1
2
1
1
=






−
−
α
σ
d
by
M b
s
1 1
α
β −
=
On pose: 3
2 

1
2
1
1
2
1
2
0
2
β
σ
α
β
σ
α s
s
s
s
k
d
b
M
k
d
b
M =
⇒
=
−
On pose:
s
s
bd
M
σ
µ 2
1 = et on a:
1
1
1 1
)
1
(
15 k
k =
−
=
α
α
1
1
1
1
1
1
2
2 k
k β
α
β
α
µ =
=
⇒
3
1 1
1
α
β −
=
On pose:
On remplace σb et y1 :
Calculons A :
Section sans armatures comprimées:
Calcul à l’E.L.S.
CALCUL DES ARMATURES
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-
SECTION RECTANGULAIRE






−
=






−
=
3
1
2
3
1
1
1 α
σ
d
by
y
d
F
M b
b
s
or: b
A
y
b
σ
σ
.
.
. 1
=
on:
or:
s
b
A
y
b
σ
σ
.
2
.
. 1
=
1
1
3
1 β
σ
α
σ d
A
d
A
M s
s
s =






−
=
⇒
donc:
s
s
d
M
A
σ
β .
.
1
=
σs? On prend σs de façon à faire travailler l’acier au maximum.
Calcul à l’E.L.S.
CALCUL DES ARMATURES :
Section sans armatures comprimées:
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
En résumé: On prend: s
s σ
σ = pour avoir la section minimale.
On calcule:
s
s
bd
M
σ
µ 2
1 =
Les valeurs β1 et k1 sont tirées du tableau en fonction de la valeur 1.
σ
On calcule:
Pour que la section ne comporte pas d'armatures comprimées, il faut:
Si cette condition est réalisée, la section d'acier tendue est donnée par:
1
k
s
b
σ
σ =
On calcule:
28
6
,
0 c
b
b f
×
=
≤ σ
σ
s
s
d
M
A
σ
β .
.
1
=
Section avec armatures tendues et armatures comprimées :
Calcul à l’E.L.S.
CALCUL DES ARMATURES
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
Si: , il est nécessaire de prévoir des armatures comprimées.
Dans ce cas: et on calcule:
b
b σ
σ >
b
b
s
s σ
σ
σ
σ =
= ,
15
15σ
σ
2
,
15
15
15
15
,
1
1
1
1
1
1
b
b
s
b
b
b
s
by
F
d
y
k
k
σ
α
σ
σ
σ
α
σ
σ
=
=
+
=
+
=
=
( )
b
s
y
d
y
et σ
σ
1
1 '
15
'
−
=
Section avec armatures tendues et armatures comprimées :
Calcul à l’E.L.S.
CALCUL DES ARMATURES
Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
L’équilibre des moments donne:
L’équilibre des forces donne:
)
3
(
)
'
(
'
' 1
y
d
F
d
d
A
M b
s
s −
+
−
= σ
( ) s
s
b
s
b
s
A
F
A
et
d
d
y
d
F
M
A
σ
σ
σ
'
'
'
'
3
'
1
+
=
−





 −
−
=
s
b
s A
F
A '
'σ
σ +
=
donc:
1: 0,00007→0,00334
1: 0,00343→0,01569
1: 0,01595→0,06067
1: 0,0618→5,5211
Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
INTRODUCTION
Lorsque des poutres supportent un plancher constitué d’une dalle en
béton armé, le règlement autorise de considérer qu’une certaine
largeur du hourdis fasse partie intégrante des poutres.
Table ou
hourdis
hourdis
Nervure
ou
retombée
La partie rectangulaire de dimension b x h est l’âme de la poutre.
h0 : hauteur de la table de compression (du hourdis)
b : largeur de la table de compression
b0 : largeur de la nervure
LARGEUR DE LA TABLE A CONSIDERER
Le BAEL définit la largeur du débord à prendre en compte de façon
Forfaitaire, comme au plus égale à :
- le dixième de la portée de la poutre,
- les deux tiers de la distance de la section considérée à l’axe de
l’appui le plus proche,
- la moitié de la distance entre deux poutres supportant la même dalle.
Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
CALCUL A L’ELU :
Position de l' axe neutre
Soit Mu le moment ultime sollicitant la section.
Le calcul de ces sections s’effectue différemment selon que la zone
comprimée de hauteur égale à 0,8y se trouve uniquement dans la
table ou s’étend aussi dans la nervure.
Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
Supposons que la table est entièrement comprimée tel que la
hauteur de la zone comprimée est égale à h0 (0,8y = h0) qui
correspond à α0 et 0, donc Mb
T = 0 bd2 σbc
D’autre part:
Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
CALCUL A L’ELU
Position de l' axe neutre
Fbc = bh0σbc
Si la table n’est pas entièrement comprimée α1< α0
1< 0 1 bd2 σbc< 0 bd2 σbc Mu< Mb
T
Si la table est entièrement comprimée Mu≥Mb
T






−
=






−
=
2
2
0
0
0 h
d
bh
h
d
F
M bc
bc
T
b σ
CALCUL A L’ELU :
Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
Si Mu< Mb
T la table n’est pas entièrement comprimée
Si Mu>Mb
T la table est entièrement comprimée
1er cas: M < M T
La table n’est pas entièrement
comprimée, comme le béton tendu
n’intervient pas dans les calculs de
résistance, on conduit le calcul comme
si la section était rectangulaire de
largeur b et de hauteur h.
1er cas: Mu< Mb
T
Section sans armatures comprimées :
CALCUL A L’ELU :
Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
2ème cas: Mu≥Mb
T :
La table est entièrement comprimée
CALCUL A L’ELU
Section sans armatures comprimées :
Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
On divise la partie comprimée en 2 zones:
1. Les 2 ailes de la table de compression: (1)
2. La nervure : (2)
Les efforts dus au béton comprimé sont:
dans (1):
bc
b h
b
b
F σ
0
0
1
)
( −
=
dans (2):
L’effort dû aux armatures tendues:
bc
b h
b
b
F σ
0
0 )
( −
=
bc
bc
u
b d
b
y
b
F σ
α
σ .
8
,
0
8
,
0 0
0
2
=
=
st
st
st A
F σ
=
CALCUL A L’ELU :
Section sans armatures comprimées :
Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
Les moments équilibrés par ces efforts sont:
( ) 





−
−
=






−
=
2
2
0
0
0
0
1
1 h
d
h
b
b
h
d
F
M bc
b
b σ
( ) ( )
α
σ
α
2
2
−
=
−
= ( ) ( )
α
σ
α 4
,
0
1
.
.
.
8
,
0
4
,
0 2
0
2
2
−
=
−
= bc
u
b
b d
b
y
d
F
M
1
2
2
1
b
u
b
b
b
u M
M
M
M
M
M −
=
⇒
+
=
( ) ( ) 





−
−
−
=
−
2
4
,
0
1
.
.
.
8
,
0 0
0
0
2
0
h
d
h
b
b
M
d
b bc
u
bc σ
α
σ
α
Cela revient à calculer une section rectangulaire de largeur b0, de
hauteur (h,d) soumise à un moment fictif égal à:
CALCUL A L’ELU
Section sans armatures comprimées :
Chapitre VIII : FLEXION
SIMPLE-SECTION EN TÉ
( ) 2
0
0
0
2
.
. b
bc
u M
h
d
h
b
b
M =






−
−
− σ
M
2
2 

On calcule:
bc
b
d
b
M
σ
µ
.
. 2
0
2
2 =
Selon les valeurs de 2, la droite des déformations passe par le pivot A
ou le pivot B:
Si 2> R il faut augmenter la section du Béton ou introduire
des armatures comprimées,
Si 2≤ R pivot A ou pivot B α2 yu.
CALCUL A L’ELU :
Section sans armatures comprimées :
Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
L’équilibre des efforts:
( )
F
F
A
F
F
F
1
2
1
2
1
+
=
⇒
+
= ( )
st
b
b
st
b
b
st F
F
A
F
F
F
σ
1
2
1
2
1
+
=
⇒
+
=
( )
[ ]
st
bc
st d
b
h
b
b
A
σ
σ
α 0
2
0
0 8
,
0
+
−
=
Section avec armatures comprimées
CALCUL A L’ELU :
Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
CALCUL A L’ELU
Section avec armatures comprimées
Chapitre VIII : FLEXION
SIMPLE-SECTION EN TÉ
Si: 2> R, on se fixe: 2= R et α2=αR → yR et εst=εe
σst=fe/γs . sc
sc
d
d
σ
α
ε →






−
=
'
1
5
,
3 00
0
⇒
=
= d
b
M
M σ
µ 2
2 M
M
M
1
−
−
=
⇒
=
= bc
R
R
b d
b
M
M σ
µ 2
0
2
( ) sc
R
b
u
sc
d
d
M
M
M
A
σ
'
−
−
−
=
st
st
sc
b
b
st A
F
F
F
F σ
.
2
1
=
+
+
=
( )
[ ]
s
e
sc
sc
bc
R
bc
st
f
A
d
b
h
b
b
A
γ
σ
σ
α
σ
1
8
,
0 0
0
0 +
+
−
=
( ) 





−
−
=
2
0
0
0
1 h
d
h
b
b
M bc
b σ
CALCUL A L'E.L.S
Calcul des contraintes
Les dimensions géométriques sont connues, ainsi que les valeurs Ast
et A’sc des armatures (calculées à l’E.L.U.).
Il est nécessaire de savoir si l’axe neutre se trouve dans la table ou
dans la nervure.
Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
ou
Si on fait l’hypothèse que l’axe neutre se trouve dans la table, sachant
que le béton tendu ne travaille pas, la section est équivalente à une
section rectangulaire de largeur b et de hauteur utile d.
La distance y1 de l’axe neutre est donnée par la racine positive de
l’équation:
CALCUL A L'E.L.S
Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
l’équation:
Construisons la courbe représentative de la fonction:
( ) ( ) 0
'
30
30 1
2
1 =
+
−
+
+ d
A
d
A
y
A
A
by st
sc
st
sc
( ) ( )
d
A
d
A
y
A
A
by
y
f st
sc
st
sc +
−
+
+
= '
30
30
)
( 1
2
1
1
CALCUL A L'E.L.S
Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
On obtient les 2 racines de signes contraires, mais ce qui nous intéresse
c’est y1 positif.
Si h0 (valeur positive) est supérieur à y1, la valeur de f(h0) est
positive, Donc, pour que l’axe neutre se trouve dans la table, il faut
avoir:
( ) ( ) 0
'
30
30 0
2
0 ≥
+
−
+
+ d
A
d
A
h
A
A
bh st
sc
st
sc
Ce qui peut s’écrire:
Pour que l’axe neutre se trouve dans la nervure, il faut que h0<y1 et la
valeur de f(y1) pour y1=h0 sera alors négative:
CALCUL A L'E.L.S
Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
( ) 0
30
)
'
(
30 0
0
2
0 ≥
−
−
−
+ h
d
A
d
h
A
bh st
sc
( ) 0
30
)
'
(
30 0
0
2
0 <
−
−
−
+ h
d
A
d
h
A
bh st
sc
Donc la position de l’axe neutre par rapport à la table, pour une
section soumise à la flexion simple, est donnée par application des
formules suivantes:
( ) 0
30
)
'
(
30 0
0
0 <
−
−
−
+ h
d
A
d
h
A
bh st
sc
( )
0
0
2
0
1 30
)
'
(
30 h
d
A
d
h
A
bh
H st
sc −
−
−
+
=
Si H1≥0 l’axe neutre se trouve dans la table,
Si H1<0 l’axe neutre se trouve dans la nervure.
Calcul des contraintes lorsque l’axe neutre se trouve dans la table:
CALCUL A L'E.L.S
Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
Si H1≥0 l’axe neutre se trouve dans la table.
La section en Té est équivalente à la section rectangulaire de largeur b
et de hauteur utile d.
Les contraintes seront déterminées par application des formules
relatives à la section rectangulaire.
Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
CALCUL A L'E.L.S
Calcul des contraintes lorsque l’axe neutre se trouve dans la
nervure:
L’expression du moment statique devient donc :
avec: n = 15
( ) ( ) ( )( )
2
'
2
2
0
1
0
1
1
2
1 h
y
b
b
y
d
nA
d
y
nA
by
A s
sc
−
−
−
−
−
−
+
=
donc:
Nous déterminons y à partir de cette équation.
Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
CALCUL A L'E.L.S
Calcul des contraintes lorsque l’axe neutre se trouve dans la
nervure:
( ) ( )
[ ] ( ) ( )
[ ] 0
'
30
30
2 2
0
0
1
0
0
2
1
0 =
+
+
−
−
+
+
−
+
= sc
s
sc
s A
d
dA
h
b
b
y
A
A
h
b
b
y
b
A
Nous déterminons y1 à partir de cette équation.
Les deux solution de l’équation: a.x2 + b.x + c = 0
Dans notre cas on s’intéressera à la valeur positive:
a
ac
b
b
x
2
4
2
2
,
1
−
±
−
=
a
ac
b
b
x
2
4
2
1
−
+
−
=
Puis, nous calculons le moment quadratique de la poutre en « té »,
en retranchant du moment quadratique de la poutre rectangulaire
(b,d), le terme correspondant à la partie hachurée.
Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
CALCUL A L'E.L.S
Calcul des contraintes lorsque l’axe neutre se trouve dans la
nervure:
On a:
CALCUL A L'E.L.S
Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
Calcul des contraintes lorsque l’axe neutre se trouve dans la
nervure:
'
gg
s
I
M
K =
Igg’: moment d’inertie par rapport à gg’.
( ) ( )
[ ]
3
3
)
)(
( h
y
b
b
by −
−
−
( ) ( )
[ ]
2
1
2
1
3
0
1
0
3
1
' '
15
3
)
)(
(
y
d
A
d
y
A
h
y
b
b
by
I st
sc
gg −
+
−
+
−
−
−
=
( )





−
=
−
=
=
)
(
15
'
15
1
1
1
y
d
K
d
y
K
Ky
st
sc
b
σ
σ
σ
Calcul des armatures:
Position de l'axe neutre:
Supposons que la section ne comporte pas d’armatures comprimées et
soumise à un moment Mt tel que l’axe neutre soit confondu avec le bord
CALCUL A L'E.L.S
Les dimensions géométriques de la section sont connues.
Il est nécessaire de savoir la position de l’axe neutre:
Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
t
inférieur de la table : y1=h0
Déterminons la valeur de Mt, c 'est à dire le moment équilibré par la
table:
Donc:
CALCUL A L'E.L.S
Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
Z
F
M b
t .
= 





−
=
=
3
2
0
0 h
d
Z
et
bh
F b
b
σ
Donc:






−
=
3
2
0
0 h
d
bh
M b
t
σ
Or:
avec:
)
(
15
.
1
1
y
d
y s
b
−
=
σ
σ
s
s
et
h
y σ
σ =
= 0
1
CALCUL A L'E.L.S
Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
( )
0
2
0
3
h
d
bh
M
s
t
−






−
=
σ
( )
0
30 h
d
Mt
−
=
Pour Ms=Mt y1=h0 ,
Si Ms<Mt y1<h0 l’axe neutre se trouve dans la table;
Si Ms>Mt y1>h0 l’axe neutre se trouve dans la nervure;
Calcul des armatures lorsque l’axe neutre se trouve dans la table:
CALCUL A L'E.L.S
Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
Considérons une section en Té dont l’axe neutre se trouve dans la
table; la section est alors équivalente à une section rectangulaire de
largeur b et de hauteur utile d.
Calcul des armatures lorsque l’A.N. se trouve dans la nervure:
La section ne comporte pas d’armatures comprimées
Position de l’axe neutre:
CALCUL A L'E.L.S
Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
Appelons:
CALCUL A L'E.L.S
FLEXION SIMPLE-SECTION
EN TÉ
La section ne comporte pas
d’armatures comprimées
Ms: le moment de flexion de service dans la section donnée,
M1
f et M2
f: les moments de flexion pour les sections fictives
représentées sur les figures.
et
donne:
représentées sur les figures.
On a: f
f
s M
M
M 2
1 −
=
Posons:
s
f
f
s
s
bd
M
bd
M
σ
µ
σ
µ 2
1
1
2
1 ; =
=
( )( ) s
f
f
h
d
b
b
M
σ
µ 2
0
0
2
2
−
−
=
La relation: f
f
M
M
M 2
1 −
=
f
f
d
h
b
b
2
2
0
0
1
1 1
1 µ
µ
µ 





−






−
−
=
CALCUL A L'E.L.S
FLEXION SIMPLE-
SECTION EN TÉ
La section ne comporte pas
d’armatures comprimées
On pose:
et
b
b0
=
β
d
h0
=
θ
( )( ) f
f 2
1
1 µ
θ
β
µ
µ −
−
−
=
⇒ ( )( ) f
f
2
2
1
1 1
1 µ
θ
β
µ
µ −
−
−
=
⇒
Nous avons pour la section rectangulaire (b,d):
( )
1
1
2
1
1
1
1
1
1
1
1
1
30
3
1
2
3
1
2 α
α
α
α
α
β
α
µ
−






−
=






−
=
=
k
k
f








−
=
=
− 3
1
1
)
1
(
15
1
1
1
1
1 α
β
α
α
et
k
Et pour la section rectangulaire ((b-b0), (d-h0)):
( )
2
2
2
2
2
1
30
3
1
α
α
α
µ
−





 −
=
f
On a en outre:
)
(
; h
y
y
et
h
d
y
d
y −
=
−
=
= α
α
CALCUL A L'E.L.S
FLEXION SIMPLE-
SECTION EN TÉ
La section ne comporte pas
d’armatures comprimées
0
1
2
0
2
2
1
1 )
(
; h
y
y
et
h
d
y
d
y −
=
−
=
= α
α
d’où:
θ
θ
α
α
α
−
−
=
−
−
=
−
−
=
−
=
1
1
0
0
1
0
0
1
0
2
2
h
d
h
d
h
d
h
y
h
d
y
( )
( )
( )
( ) ( )
( ) ( )
1
2
1
2
1
1
2
1
2
1
2
1
1
90
2
3
1
1
1
30
1
3
1
α
θ
α
θ
θ
α
θ
θ
α
θ
θ
θ
α
θ
α
µ
−
−
−
−
−
=






−
−
−
−








−
−
−
−
=
⇒ f
Donc on a:
d
y
et
d
h
b
b
bd
M
s
s
1
1
0
0
2
1 ;
;
=
=
=
=
α
θ
β
σ
µ
CALCUL A L'E.L.S
FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
La section ne comporte pas d’armatures
comprimées
( )
1
1
2
1
1
1
30
3
1
α
α
α
µ
−






−
=
f
( ) ( )
( ) ( )
1
2
1
2
1
2
1
1
90
2
3
α
θ
α
θ
θ
α
µ
−
−
−
−
−
=
f
équation qui donne α1 en fonction de 1 et des caractéristiques de la
section, peut être résolue au moyen des abaques suivants.
( ) ( )( ) ( )
( )
1
1
2
1
1
2
1
1
1
90
2
3
1
3
α
α
θ
θ
α
β
α
α
µ
−
−
−
−
−
−
−
=
⇒
( )( ) f
f
et 2
2
1
1 1
1 µ
θ
β
µ
µ −
−
−
=
CALCUL A L'E.L.S
Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
La section ne comporte pas d’armatures comprimées
d
h
et
b
b
bd
M
s
s
0
0
2
1 ;
15
15
=
=
=
θ
β
σ
µ
Il suffit de joindre le point
correspondant à la valeur de
15 1 au point correspondant à
la valeur β, cette droite coupe
la courbe θ en un point C.
La valeur portée sur la droite
α1 passant par C est la valeur
cherchée.
Calcul du bras de levier:
CALCUL A L'E.L.S
Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
La section ne comporte pas d’armatures comprimées
CALCUL A L'E.L.S
FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
La section ne comporte pas d’armatures comprimées
Soit F : la résultante des compressions pour la nervure
Soit Fb,1: la résultante des compressions pour la nervure
2
1
0
1
,
b
b
y
b
F
σ
=
Soit Fb,2: la résultante des compressions pour la table
( )( )
2
'
' 0
0
2
,
h
b
b
cc
aa
Fb
−
+
=
On pose:
CALCUL A L'E.L.S
FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
La section ne comporte pas d’armatures comprimées
α
tg
K =
( ) ( )
b
b
y
h
y
h
y
K
cc
et
Ky
aa σ
σ 0
1
0
1
1 '
'
−
=
−
=
=
=
( )( )
2
'
' 0
0
2
,
h
b
b
cc
aa
Fb
−
+
=
( ) b
b
y
h
y
K
cc
et
Ky
aa σ
σ
1
0
1
1 '
' =
−
=
=
=
( ) ( )
1
0
1
0
0
2
,
2
2
y
h
y
h
b
b
F b
b
σ
−
−
=
Fb est la résultante de Fb,1 et Fb,2:
2
,
1
, b
b
b F
F
F +
=
2
1
0
1
,
b
b
y
b
F
σ
=
CALCUL A L'E.L.S
Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
La section ne comporte pas d’armatures comprimées
( ) ( )
[ ] )
1
(
2
.
2
.
1
0
1
0
0
2
1
0
y
Z
h
y
h
b
b
y
b
M
Z
F
M b
s
b
s
σ
−
−
+
=
⇒
=
On pose:
d
y
et
d
h
b
b
bd
Ms
1
1
0
0
2
1 ;
; α
θ
β
σ
µ =
=
=
=
On a:
d
y
et
d
b
bd s
1
1
2
1 ;
; α
θ
β
σ
µ =
=
=
=
( )
1
1
1
1
15
α
α
σ
σ −
=
=
b
s
k
( )
( ) ( )
( )
( )( )2
1
2
1
1
1
1
2
1
1
1
1
1
30
2
1
1
30
θ
α
β
α
α
µ
θ
α
θ
β
βα
α
µ
−
−
−
−
=
−
−
+
−
=
d
d
Z
On remplace Ms, b0/b, h0/d, y1 et σs/σb dans (1):
CALCUL A L'E.L.S
Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
La section ne comporte pas d’armatures comprimées
En remplaçant 1 par sa relation en fonction de α1, on obtient:
Calcul des armatures
CALCUL A L'E.L.S
Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
La section ne comporte pas d’armatures comprimées
s
Z
M
A
σ
=
s
Z
A
σ
=
et:
( ) 28
1
1
6
,
0
1
15
c
b
s
b f
=
≤
−
= σ
α
σ
α
σ
La section comporte des armatures comprimées
Considérons une section de Té, pour laquelle on a trouvé σb > 0,6 fc28,
l’axe neutre est supposé se trouver dans la nervure.
CALCUL A L'E.L.S
Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
l’axe neutre est supposé se trouver dans la nervure.
Il est possible d’équilibrer le moment Ms en renforçant la partie
comprimée par des armatures.
nous prendrons:
s
t
s
b
b et σ
σ
σ
σ =
=
CALCUL A L'E.L.S
Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
La section comporte des armatures comprimées
CALCUL A L'E.L.S
FLEXION SIMPLE-
SECTION EN TÉ
La section comporte des
armatures comprimées
( )
s d
y
et
d
y
k σ
σ
α
α
σ 1 '
15
'
;
15
;
−
=
=
=
=
La première section fictive est une section en Té simplement armée
pour laquelle y1=α1d, le bras de levier Z relatif à cette section est
calculée par la relation suivante:
b
s
b
s
y
et
d
y
k
k σ
σ
α
α
σ 1
1
1
1
1
1
1 '
;
15
; =
=
+
=
=
La résultante Fb des forces de compression dans le béton (trouvée
précédemment):
h σ

 

CALCUL A L'E.L.S
FLEXION SIMPLE-
SECTION EN TÉ
La section comporte des
armatures comprimées
précédemment):
Le moment équilibré par cette section:
La valeur des armatures est donnée par:
( )
2
2
1
0
0
0
1
0
b
b
y
h
h
b
b
y
b
F
σ














−
−
+
=
Z
F
M b.
1 =
s
b
s
F
Z
M
A
σ
σ
=
= 1
1
La 2ème section fictive, constituée par les armatures A’ et A2 devra
donc équilibrer le moment résiduel :
CALCUL A L'E.L.S
FLEXION SIMPLE-
SECTION EN TÉ
La section comporte des
armatures comprimées
donc équilibrer le moment résiduel :
∆M = Ms - M1 = Ms – Fb.Z
Le bras de levier est (d – d’)
( ) s
b
s
d
d
Z
F
M
A
'
'
'
σ
−
−
= et
( ) s
b
s
d
d
Z
F
M
A
σ
'
2
−
−
=
CALCUL A L'E.L.S
Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
La section comporte des armatures comprimées
( ) s
s
s
b
s
b
s
s
b A
F
d
d
Z
F
M
F
A
A
A
σ
σ
σ
σ
σ
'
'
'
2
1 +
=
−
−
+
=
+
=
&
s
s
b A
F
A
σ
σ '
'
+
=
( ) s
b
s
d
d
Z
F
M
A
'
'
'
σ
−
−
=
Une poutre est sollicitée en flexion composée si la réduction au
centre de gravité (CDG) d'une section S des forces situées à gauche
de cette section se décompose en:
- Couple de moment M d'axe ⊥ à la fibre moyenne.
- Effort normal N ⊥ à la section.
Chapitre IX: FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire
Définition
⊥
- Effort normal N ⊥ à la section.
- Effort tranchant T dans le plan de la section.
Le système formé par le moment fléchissant (M) et l'effort
normal (N) peut être remplacé par une force unique équivalente à
(N) et appliquée au point (C) appelé point d'application ou centre
de pression.
Donc on remplace (M,N) → N au centre de pression tel que la
Chapitre IX: FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire
Généralités
Donc on remplace (M,N) → N au centre de pression tel que la
distance GC = e.
En flexion composée, il faut toujours préciser en quel point
on effectue la réduction des forces car la valeur des moments
est dépendante de ce point. Ce point sera normalement, soit au
CDG du béton (sans armatures) = (G); soit au centre de gravité
des armatures tendues (A).
Chapitre IX: FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire
Généralités
des armatures tendues (A).
N
M
e
N
M
e A
a
G
=
= ;
En flexion composée, la première chose à faire est de chercher la
position du centre de pression (C)
Si (N) est un effort de compression (C) sera posé au dessus de (G).
Chapitre IX: FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire
Généralités
Le point (C) peut se situer en dehors de la section donc "e" peut
être supérieure à h/2: e>h/2
e
ea ≥
⇒
Si (N) est un effort de traction (C) sera posé au dessous de (G)
Chapitre IX: FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire
Généralités
En flexion composée, la section peut être partiellement
comprimée sous un effort de traction ou compression:
La section peut être entièrement comprimée sous un effort de
compression :
Chapitre IX: FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire
Généralités
h
x >
⇒
La section peut être entièrement tendue sous un effort de traction:
0
<
⇒ x
Etat Limite Ultime
Section entièrement tendue
Une section sera dite entièrement tendue, si l'effort appliqué est un
effort de traction et si le centre de pression se trouve entre les
armatures .
le béton étant entièrement tendu, il n'intervient pas dans la résistance
de la section, donc quelle que soit la forme de la section, le calcul des
armatures est le même.
Chapitre IX : FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire
armatures est le même.
L’état limite ultime est atteint, lorsque la déformation des aciers de la
nappe la plus tendue vaut 10‰, la contrainte est alors fe/γs
Etat Limite Ultime
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement tendue
Les équations d’équilibre s’écrivent:
2
2
1
1 S
S
u A
A
N σ
σ +
=
La solution la plus économique correspond à σs1=fe/γs=σs2.
En écrivant le moment successivement par rapport à A1 et A2:
2
2
1
1 S
S
u A
A
N σ
σ +
=
( ) 2
1
1
/ .
'
2
e
N
d
d
A
M u
S
A =
−
= σ
( ) ( )
s
e
u
s
e
u
f
d
d
e
N
A
et
f
d
d
e
N
A
γ
γ '
'
1
2
2
1
−
=
−
=
N
M
h
d
e
h
d
e −
−
=
−
−
=
2
2
0
2
avec A1+A2 doit être supérieure à la section minimale:
e
t
f
f
B
A 28
min
.
=
Etat Limite Ultime
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement tendue
B représente la section totale du béton : c'est la condition de non
fragilité du béton.
Solution avec armatures symétriques:
e
f
s
e
u
f
N
A
A
γ
2
2
1 =
=
Etat Limite de Service
Calcul des contraintes:
Le béton tendu n’intervient pas, il suffit de vérifier que les
contraintes dans l’acier sont inférieures à dans le cas de la
fissuration préjudiciable ou très préjudiciable.
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement tendue
fissuration préjudiciable ou très préjudiciable.
En écrivant successivement le moment par rapport à A1 et A2:
Avec Zs le bras de levier entre A1 et A2
2
1
2
1
2
1
.
.
;
.
.
A
Z
e
N
A
Z
e
N
s
s
S
s
s
S =
= σ
σ
Calcul des armatures:
- Solution économique:
( ) s
s
d
d
e
N
A
σ
'
. 2
1
−
=
e
N .
Etat Limite de Service
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement tendue
De même on devrait avoir: A1+A2≥Amin.
( ) s
s
d
d
e
N
A
σ
'
. 1
2
−
=
- Solution symétrique:
s
s
N
A
A
σ
2
2
1 =
=
Section entièrement comprimée
Considérons une section rectangulaire entièrement comprimée, le
diagramme des déformation passe par le pivot C, et le diagramme
des contraintes est parabole-rectangle.
Chapitre IX : FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire
Etat Limite Ultime
Section entièrement comprimée
Chapitre IX : FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire
On a :
F1: la résultante des compressions dans le béton pour la partie
rectangulaire du diagramme, située à f1 par rapport à l’arête supérieure.
2
7
3
;
7
3
1
1
×
=
=
h
f
bh
F bc
σ
On a:
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite Ultime
F2: la résultante des compressions dans le béton pour la partie parabolique du
diagramme, située à f2+(3h/7) par rapport à l’arête supérieure.

 2
a








−
= 2
2
1
1
1
2
3
1
a
a
a
S
S








−
=
2
1
1
1
3
1
4
3
S
a
S
a
ag
S2=F2 et S1 = bσbc
Application à la partie du parabole avec :
7
4
1
h
a = h
y
a
7
3
−
=






−
=






−
×
=
2
0476
,
3
4
49
16
4
h
σ
σ
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement
comprimée
Etat Limite Ultime
















−
−
=
















−
−
×
= 2
2
2
3
7
0476
,
3
7
4
7
3
3
49
1
7
4
h
y
bh
h
y
h
h
b
F bc
bc σ
σ
2
2
2
2
49
.
4
7
3
3
7
4
1
7
4
4
3
F
b
h
h
F
b
h
h
f bc
bc σ
σ
−
=










×
×
−
×
=
Chapitre IX : FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite Ultime
Posons:


















−
−
= 2
2
3
7
0476
,
3
7
4
h
y
bh
F bc
σ
On a:
Comme dans une section entièrement comprimée, y varie de h à ∞
La résultante des compressions dans le béton:
Posons:
2
3
7
0476
,
3
1






−
−
=
h
y
ψ






−
=
7
3
2 ψ
σbc
bh
F
1
8095
,
0 ≤
≤ψ

 

bc
b h
b
F
F
F σ
ψ .
.
.
2
1 =
+
=
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite Ultime
δh: la distance de Fb à l’arête supérieure de la section.
d’après l’équilibre des moments/arête supérieure entre F1, F2 et Fb:






+
+
= h
f
F
f
F
h
Fb
7
3
.
. 2
2
1
1
δ
ψ
δ
3571
,
0
8571
,
0 −
=
En remplaçant Fb, F1, f1, F2 et f2 par leurs valeurs, on aura:
Le moment de la résultante des forces de compression dans le béton
par rapport au centre de gravité des armatures inférieures a pour
valeur:
( ) bc
b
b bh
h
d
h
d
F
M σ
ψ
δ 2
8571
,
0
3571
,
0 











−
+
=
−
=
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite Ultime
Les équations d’équilibre:
Avec M1: le moment résultant dû aux sollicitations externes évalué
par rapport au c.d.g. des armatures inférieures.
( ) bc
b
b bh
h
h
d
F
M σ
ψ
δ 8571
,
0
3571
,
0 







−
+
=
−
=
2
2
1
1
2
1 s
s
u
i
e A
A
F
F
N
N
N σ
σ +
+
+
=
⇒
=
( )
'
1
1
1 d
d
A
M
M
M
M s
b
i
e −
+
=
⇒
= σ
0
2
2
1
1 =
−
−
−
⇒ s
s
bc A
A
bh
N σ
σ
σ
ψ
( ) 0
'
8571
,
0
3571
,
0
1
1
2
1 =
−
−












−
+
−
⇒ d
d
A
bh
h
d
M s
bc σ
σ
ψ
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite Ultime
On cherchera la solution qui fera travailler les armatures inférieures et
supérieures de façon égale avec une contrainte maximale σ:
Il est intéressant de rechercher pour A1 et A2 des valeurs telles que
(A1+A2) soit minimale.
Si (A1+A2) est minimale, il sera de même pour (A1σ+A2σ).
σ
σ
σ =
=
2
1
s
s
Donc pour Ψ = 1 donc pour y→∞
Si y→∞, toutes les fibres de la section ont un
raccourcissement égal à 2‰, avec Ψ=1; σ1
s=σ2
s= σ = σ(2‰).
bc
bh
N
A
A σ
ψ
σ
σ −
=
+ 2
1
minimal pour ψ maximal
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite Ultime
raccourcissement égal à 2‰, avec Ψ=1; σ s=σ s= σ = σ(2‰).
Les équations d’équilibre s’écrivent:
( ) ( )



=
−
−
−
−
=
−
−
−
0
'
5
,
0
0
1
1
2
1
d
d
A
bh
h
d
M
A
A
bh
N
bc
bc
σ
σ
σ
σ
σ
( )
( ) 1
2
1
1
'
5
,
0
A
bh
N
A
et
d
d
bh
h
d
M
A bc
bc
−
−
=
−
−
−
=
σ
σ
σ
σ
(La partie sup est la plus comprimée)
Pour que le résultat obtenu ait un sens, il faut que:
0
0 2
1 ≥
≥ A
et
A
A
A
or ≥
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite Ultime
(La partie sup est la plus comprimée)
Donc il suffit d’avoir:
2
1 A
A
or ≥
( )
( )
0
'
5
,
0
0 1
2 ≥
−
−
−
−
−
⇒
≥
σ
σ
σ
σ
d
d
bh
h
d
M
bh
N
A bc
bc
( ) ( ) bc
bh
d
h
M
d
d
N σ
'
5
,
0
' 1 −
≥
−
−
Supposons que cette condition ne soit pas remplie, c.à.d.:
Il résulte que A2≤0 c.à.d. que A2 serait inutile.
( ) ( ) bc
bh
d
h
M
d
d
N σ
'
5
,
0
' 1 −
<
−
−
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite Ultime
( ) ( ) bc
bh
d
h
M
d
d
N
Si σ
'
5
,
0
'
: 1 −
<
−
−
Il résulte que A2≤0 c.à.d. que A2 serait inutile.
Nous prenons alors A2=0;
dans ces conditions:
Nous donne:
0
0 =
−
=
− i
e
i
e M
M
et
N
N
0
1
1 =
−
− s
bc
u A
bh
N σ
σ
ψ
( ) 0
'
8571
,
0
3571
,
0
1
1
2
1 =
−
−












−
+
− d
d
A
bh
h
d
M s
bc σ
σ
ψ
En éliminant A1 entre les deux équations, on obtient:
( )
bh
M
d
d
Nu '
3571
,
0 2
1
−
−
+
=
σ
ψ
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite Ultime
( ) ( ) bc
bh
d
h
M
d
d
N
Si σ
'
5
,
0
'
: 1 −
<
−
−
On a dit que pour qu’une section soit entièrement comprimée, on doit
avoir y ≥h (même avec A2=0)
h
d
bh bc
'
8571
,
0 −
=
σ
ψ
8095
,
0
3
7
0476
,
3
1 2
≥






−
−
=
⇒
≥
h
y
h
y ψ
ce qui nous donne que:
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite Ultime
( )
8095
,
0
'
3571
,
0 2
1
≥
−
−
+
bh
M
d
d
N
bc
u
σ
( ) ( ) bc
bh
d
h
M
d
d
N
Si σ
'
5
,
0
'
: 1 −
<
−
−
Inégalité qui exprime la condition pour qu’une section
rectangulaire soit entièrement comprimée.
(même avec A2=0 on doit avoir y≥h)
⇒
( ) ( ) 1
'
'
81
,
0
337
,
0 M
d
d
N
bh
d
h bc −
−
≤
− σ
8095
,
0
'
8571
,
0
≥
−
h
d
bh bc
σ
Calculons σ1
s: la contrainte des armatures supérieures
h
y
d
y
s
3
'
/
2 00
0
1
−
−
=
ε
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite Ultime
( ) ( ) bc
bh
d
h
M
d
d
N
Si σ
'
5
,
0
'
: 1 −
<
−
−
On a:
Donc en remplaçant y on aura:
h
y
7
3
/
2 00 −
2
3
7
0476
,
3
1






−
−
=
h
y
ψ
ψ
ε −






−
+
= 1
'
019
,
8
437
,
3
2
1
h
d
s
( )
h
d
bh
M
d
d
N
bc
u
'
8571
,
0
'
3571
,
0 2
1
−
−
−
+
=
σ
ψ
(Si ε1
s>εe alors σ1
s=fe/γs et si ε1
s<εe alors σ1
s=E. ε1
s)
ε1
s étant connu, on en déduit σ1
s,
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite Ultime
( ) ( ) bc
bh
d
h
M
d
d
N
Si σ
'
5
,
0
'
: 1 −
<
−
−
(Si ε1
s>εe alors σ1
s=fe/γs et si ε1
s<εe alors σ1
s=E. ε1
s)
1
1
s
bc
bh
N
A
σ
σ
ψ
−
=
La section d’acier supérieure sera:
et:
0
2 =
A
En résumé:
Une section est entièrement comprimée, si Nu est un effort de
compression et si la condition suivante est vérifiée:
1er cas: si
( ) ( ) 1
'
'
81
,
0
337
,
0 M
d
d
N
bh
d
h u
bc −
−
≤
− σ
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite Ultime
1er cas: si
Les section d’acier seront égales à: (A1 armatures sup et A2 inf)
Avec: σ = σ(2‰)
( ) ( ) bc
u bh
d
h
M
d
d
N σ
'
5
,
0
' 1 −
≥
−
−
( )
( )σ
σ
'
5
,
0
1
1
d
d
bh
h
d
M
A bc
−
−
−
=
1
2 A
bh
N
A bc
−
−
=
σ
σ
2ème cas: si
( ) ( ) bc
u bh
d
h
M
d
d
N σ
'
5
,
0
' 1 −
<
−
−
( )
d
bh
M
d
d
N
bc
u
'
'
3571
,
0 2
1
−
−
+
=
σ
ψ
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite Ultime
h
d'
8571
,
0 −
=
ψ
1
1
1
'
019
,
8
437
,
3
2 s
s
h
d
σ
ψ
ε →
−






−
+
=
1
1
s
bc
bh
N
A
σ
σ
ψ
−
= 0
2 =
A
et
FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite de Service
Considérons une section entièrement comprimée:
Conditions à remplir
La flexion composée est définie par la valeur de l’effort normal Ns et
par celle du moment Ms rapporté au centre de gravité G de la section
homogène.
Soit ds un petit élément de la section
y la distance du centre de gravité de l’élément ds à l’axe gg’ passant
par le centre de gravité G de la section homogène.
y est considéré positif si l’élément ds se trouve au-dessus de gg’ et
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite de Service
Conditions à remplir
y est considéré positif si l’élément ds se trouve au-dessus de gg’ et
négatif dans le cas contraire.
La force interne élémentaire df agissant sur l’élément ds aura pour
valeur:
α: l’angle de ab avec a’b’, posons K=tgα
σ: la contrainte dans l’élément ds σ=GG’+Ky
Kyds
ds
GG
ds
d +
=
= '
f σ
avec:
Les équations d’équilibre:
i
e
i
e M
M
et
N
N =
=
N
N =
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite de Service
Conditions à remplir
avec:
et
( ) ∑ ∑
∑ ∑ ∑ +
=
+
=
= yds
K
ds
GG
Kyds
ds
GG
df
Ni '
'
s
e N
N =
Si nous appelons B l’aire de la section homogénéisée:
( )
2
1 '
'
15 A
A
B
ds +
+
=
∑
Σyds représente le moment statique par rapport à gg’ de la section
homogène.
Σ
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite de Service
Conditions à remplir
Comme G est le centre de gravité de la section, alors Σyds=0
d’où:
( )
[ ]
2
1 '
'
15
' A
A
B
GG
N
N
N s
i
e +
+
=
⇒
=
( )
2
1 '
'
15
'
A
A
B
N
GG s
+
+
=
⇒
L’équilibre des moments par rapport à G:
G
s
e M
M /
=
∑
∑
∑ +
=
=
= ds
Ky
yds
GG
ydf
M
M i
²
'
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite de Service
Conditions à remplir
Or Σyds=0 et Σy2ds représente le moment d’inertie par rapport à
l’axe gg’
∑
∑
∑ +
=
=
= ds
Ky
yds
GG
ydf
M
M G
i ²
'
∑
∑ +
=
⇒ ds
y
K
yds
GG
M i
G ²
'
'
gg
i
G KI
M =
⇒
⇒
=
⇒ '
/ gg
G
S KI
M
'
/
gg
G
S
I
M
K =
/
' G
S
s y
M
N
Ky
GG +
=
+
=
σ
On obtient:
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite de Service
Conditions à remplir
( ) '
/
2
1 '
'
15
'
gg
G
S
s
I
y
M
A
A
B
N
Ky
GG +
+
+
=
+
=
σ
Par rapport à la formule de la RDM:
'
gg
I
My
S
N
+
=
σ
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite de Service
Considérons la fibre inférieure de la section, soit v2 la distance de
cette fibre à l’axe gg’ (y2=-v2<0 puisque la fibre est au dessous de
gg’), la contrainte σb,2 a pour valeur:
2
/G
S
s v
M
N
−
=
σ
Conditions à remplir
Pour que la section soit entièrement comprimée en ELS, il faut
que σb,2 soit un effort de compression, donc:
( ) '
2
/
2
1
2
,
'
'
15 gg
G
S
s
b
I
v
M
A
A
B
N
−
+
+
=
σ
0
2
, ≥
b
σ
( )
[ ] 2
2
1
'
/
'
'
15 v
A
A
B
I
N
M gg
S
G
S
+
+
≤
En outre l’effort normal Ns doit être un effort de compression.
Par conséquent, pour qu’une section soumise à la flexion composée
soit entièrement comprimée à l’E.L.S., il faut que:
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite de Service
Conditions à remplir
soit entièrement comprimée à l’E.L.S., il faut que:
L’effort normal Ns soit un effort de compression,
L’inégalité suivante soit vérifiée:
( )
[ ] 2
2
1
'
/
'
'
15 v
A
A
B
I
N
M gg
S
G
S
+
+
≤
Reste à calculer Igg’ et v2.
Dans une section rectangulaire entièrement comprimée, on a: B=b.h.
La position du centre de gravité de la section homogénéisée (par
rapport à la fibre supérieure de la section) est définie par:
²
bh
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite de Service
Conditions à remplir
(Le moment d’inertie par rapport à l’axe gg’)
( )
( ) 1
2
2
1
2
1
1
'
'
15
'
'
'
15
2
²
v
h
v
et
A
A
bh
d
A
d
A
bh
ds
yds
v −
=
+
+
+
+
=
=
∑
∑
( ) ( ) ( )
[ ]
2
1
2
2
1
1
3
2
3
1
' '
'
'
15
3
v
d
A
d
v
A
v
v
b
Igg −
+
−
+
+
=
Or au début de calcul des armatures, les sections d’acier ne sont pas
connues, on se contente généralement de considérer la condition
approchée en négligeant ces armatures.
Si on néglige les armatures: h
bh3
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite de Service
Conditions à remplir
Si on néglige les armatures:
Mais il ne faut oublier que cette inégalité ne représente qu’une
condition approchée, donc, on ne sera certain que la section est
entièrement comprimée que si Ms/G/Ns est sensiblement
inférieur à h/6 (sans oublier de revérifier par la suite).
bh
B
et
h
v
bh
Igg =
=
=
2
,
12
2
3
'
6
/ h
N
M
S
G
S
≤
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite de Service
Nous supposons que: h-d = d’ = δ1h
Soit : Ma,s: le moment des forces et couples situés à gauche de la
section par rapport au c.d.g. des armatures supérieures.
Ma,i: le moment des forces et couples situés à gauche de la
Calcul des Armatures
Ma,i: le moment des forces et couples situés à gauche de la
section par rapport au c.d.g. des armatures inférieures
σ b,1 et σb,2: respectivement les contrainte de la fibre supérieure et
inférieure de la section de béton,
Avec:
et
( ) ( )
'
2
'
'
2
, d
h
F
d
u
F
M s
b
i
a −
+
−
=
( )
2
2
,
1
, bh
F b
b
b
σ
σ +
=
1
,
1
1
, '
' S
S A
F σ
=
Donc: et
Fb passe par le centre de gravité du trapèze aba’b’:
( )
( )
1
,
2
,
1
3
2 b
b
h
u
σ
σ
σ
σ
+
+
=
( )
( )
1
,
2
,
1
,
2
,
2
3
2
b
b
b
b
h
u
σ
σ
σ
σ
+
+
=
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite de Service
Calcul des Armatures
( )
1
,
2
,
1
3 b
b
u
σ
σ +
= ( )
1
,
2
,
3 b
b σ
σ +
⇒
= α
tg
K
Or on a:
( )
h
y
K
Ky
b
b
−
=
=
1
2
,
1
1
,
σ
σ ( )
( )
'
15
'
15
1
2
,
1
1
,
d
h
y
K
d
y
K
S
S
+
−
=
−
=
σ
σ
(y1 est la position de l’axe neutre de la section homogénéisée)
En remplaçant K , y1 et d’ en fonction de σb,1, σb,2 et δ1 on aura:
( )
( )
2
,
1
,
1
,
1
1
,
'
15
'
15
σ
σ
σ
σ b
b
b
S
h
d
Kd
Ky 




 −
−
=
−
=
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite de Service
Calcul des Armatures
( )
[ ]
1
2
,
1
,
1
,
1
, 15 δ
σ
σ
σ
σ b
b
b
S
h
−
−
=
⇒




( )
[ ]
( )
( )
[ ]
1
2
,
1
,
2
,
2
,
2
,
1
,
2
,
1
2
,
15
'
15
'
15
δ
σ
σ
σ
σ
σ
σ
σ
σ
b
b
b
S
b
b
b
S
h
d
Kd
h
y
K
−
+
=
⇒





 −
+
=
+
−
=
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite de Service
( ) ( )
( ) ( ) ( )
'
2
'
'
'
2
'
2
'
'
1
,
1
2
2
,
1
,
,
2
,
d
h
A
d
u
bh
M
d
h
F
d
u
F
M
S
b
b
i
a
s
b
i
a
−
+
−
+
=
⇒
−
+
−
=
σ
σ
σ
Calcul des Armatures
On pose:
En remplaçant u2, σ’s,1 et d’ en fonction de σb,1, σb,2 et δ1, on aura:
2
1
,
1
2
, S
i
a
( ) ( )
[ ]
( )
[ ]( ) )
1
(
0
2
1
1
'
15
3
1
3
2
6
²
1
2
,
1
1
,
1
1
2
,
1
1
,
1
,
=
−
+
−
−
−
+
−
−
δ
σ
δ
σ
δ
σ
δ
σ
δ
b
b
b
b
i
a
h
A
bh
M
1
,
2
,
1
1
1
,
,
1
100
'
'
;
²
'
b
b
b
i
a
et
bh
A
bh
M
σ
σ
λ
ρ
σ
µ =
=
=
( )
[ ]
( )
1
2
,
1
,
1
,
1
, 15 δ
σ
σ
σ
σ b
b
b
S −
−
=
( )
( ) 







+
+
=
1
,
2
,
1
,
2
,
2
3
2
b
b
b
b
h
u
σ
σ
σ
σ
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite de Service
( ) ( )
3
1
3
2
6
²
)
1
(
1
,
2
,
1
1
,
1
,
1
2
1
,
2
,








−
+
−
−
⇒
σ
σ
δ
σ
σ
δ
σ b
b
b
b
b
i
a
bh
bh
bh
M
1
1
1
,
,
1
100
'
'
²
'
b
i
a
bh
A
bh
M
σ
ρ
σ
µ
=
=
Calcul des Armatures
( )
[ ] ( )( ) 0
2
1
1
'
15
,
0
3
1
3
2
6
1
' 1
1
1
1
1
1
1 =
−
+
−
−
−
+
−
−
⇒ δ
λ
δ
δ
ρ
λ
δ
δ
µ
( )
[ ]
( )( )
1
1
1
1
1
1
1
2
1
1
90
,
0
3
1
3
2
'
6
'
δ
λ
δ
δ
λ
δ
δ
µ
ρ
−
+
−
−
+
−
−
=
( ) ( ) 0
2
1
1
'
15 1
1
,
2
,
1
1
,
1
,
1
2
1
1
,
1
,
1
,
=
−








+
−
−




δ
σ
σ
δ
σ
σ
δ
b
b
b
b
b
b
b
bh
h
A 1
,
2
,
b
b
σ
σ
λ =
En remplaçant u , σ’ et d’ en fonction de σ , σ et δ , on aura
Écrivons le moment par rapport aux armatures supérieures:
( ) ( ) 0
'
2
'
1
, =
−
+
−
+ d
h
F
d
u
F
M s
b
s
a
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite de Service
Calcul des Armatures
En remplaçant u1, σ’s,2 et d’ en fonction de σb,1, σb,2 et δ1, on aura
( ) ( )
[ ]
( )
[ ]( ) 0
2
1
1
'
15
3
1
3
2
6
²
1
1
,
1
2
,
1
2
1
,
1
2
,
1
,
=
−
+
−
+
−
+
−
+
δ
σ
δ
σ
δ
σ
δ
σ
δ
b
b
b
b
s
a
h
A
bh
M
1
,
2
,
2
2
1
,
,
2
100
'
'
;
²
'
b
b
b
s
a
et
bh
A
bh
M
σ
σ
λ
ρ
σ
µ =
=
=
On pose:
De la même façon on obtient:
( )
[ ] ( )
[ ]( ) 0
2
1
1
'
15
,
0
3
1
3
2
1
' 1
1
1
2
1
1
2 =
−
+
−
+
−
+
−
+ δ
δ
λ
δ
ρ
δ
λ
δ
µ
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite de Service
Calcul des Armatures
( )
[ ] ( )
[ ]( ) 0
2
1
1
'
15
,
0
3
1
3
2
6
' 1
1
1
2
1
1
2 =
−
+
−
+
−
+
−
+ δ
δ
λ
δ
ρ
δ
λ
δ
µ
( )
[ ]
( )
[ ]( )
1
1
1
1
1
2
2
2
1
1
90
,
0
3
1
3
2
'
6
'
δ
δ
λ
δ
δ
λ
δ
µ
ρ
−
+
−
−
+
−
−
−
=
( )
( )( ) 1
2
1
1
2
1
1
2
1
3
2
'
2
1
1
9
,
0
'
2
1
9
,
0
1
'
6
3
δ
ρ
δ
δ
ρ
δ
δ
µ
δ
λ
−
+
−
−
−
−
−
−
=
et:
* Armatures dissymétriques: on se donne A2’ (arm. Inf)
bh
A 2
2
'
100
' =
ρ d'
' =
δ
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite de Service
Calcul des Armatures
Étant donné que la section est fortement comprimée on prendra:
et
bh
2
' =
ρ
h
'1 =
δ
b
b
b σ
σ
σ =
= max
1
,
b
s
a
b
s
a
bh
M
bh
M
σ
σ
µ
²
²
' ,
1
,
,
2 =
=
b
i
a
b
i
a
bh
M
bh
M
σ
σ
µ
²
²
' ,
1
,
,
1 =
=
( )
( )( ) 1
2
1
1
2
1
1
2
1
3
2
'
2
1
1
9
,
0
'
2
1
9
,
0
1
'
6
3
δ
ρ
δ
δ
ρ
δ
δ
µ
δ
λ
−
+
−
−
−
−
−
−
=
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite de Service
Calcul des Armatures
( )
[ ]
( )( )
1
1
1
1
1
1
1
2
1
1
90
,
0
3
1
3
2
'
6
'
δ
λ
δ
δ
λ
δ
δ
µ
ρ
−
+
−
−
+
−
−
=
100
'
' 1
1
bh
A ρ
=
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite de Service
•Armatures symétriques: dans le cas où le moment peut changer de
signes en conservant la même valeur absolue entre A1 et A2 (le
centre de pression est G): A2’= A1’=A
On a: ( ) A
bh
A
A
B 30
'
'
15 +
=
+
+
Calcul des Armatures
On a:
et
( ) A
bh
A
A
B 30
'
'
15 2
1 +
=
+
+
2
;
'
2
15
2
12
1
2
3
'
h
v
d
h
A
bh
Igg =






−
×
+
=
On prend:
b
b σ
σ =
1
,
)
2
(
'
2
30
12
2
30 2
3
/
1
,






−
+
+
+
=
=
⇒
d
h
A
bh
h
M
A
bh
N G
s
b
b σ
σ
Posons:
h
N
M
et
N
bh
h
d
bh
A
s
G
s
b /
1
6
;
'
;
100
=
=
=
= ε
σ
υ
δ
ρ
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite de Service
Calcul des Armatures
Soit :
s
s
( )2
1
2
1
9
,
0
1
30
,
0
1
1
)
2
(
δ
ρ
ε
ρ
υ
−
+
+
+
=
⇒
( ) ( )( )
[ ]
( ) 0
1
2
1
1
3
30
,
0
2
1
27
,
0
2
1
2
2
1
=
−
+
−
−
−
+
−
+
−
υ
ε
ρ
δ
υ
ε
υ
ρ
δ
υ
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite de Service
On prend:
( )2
1
2
1
27
,
0 δ
υ −
=
C
( )( )
[ ]
2
1
2
1
1
3
15
,
0 δ
υ
ε
υ −
−
+
−
=
D
Calcul des Armatures
L’équation devient:
La racine positive:
[ ]
1
υ
ε −
+
=1
E
0
2
2
=
−
+ E
D
C ρ
ρ
C
EC
D
D +
+
−
=
2
ρ
100
bh
A
ρ
=
On calcule:
On déduit:
En résumé:
h
d
h
N
M
N
bh
s
G
s
b '
;
6
; 1 =
=
= δ
ε
σ
υ
( ) ( )( )
[ ]
2
2
2
1
1
3
15
,
0
;
2
1
27
,
0 δ
υ
ε
υ
δ
υ −
−
+
−
=
−
= D
C
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite de Service
Calcul des Armatures
On a:
Et enfin:
( ) ( )( )
[ ]
2
1
2
1 2
1
1
3
15
,
0
;
2
1
27
,
0 δ
υ
ε
υ
δ
υ −
−
+
−
=
−
= D
C
υ
ε −
+
=1
E
C
EC
D
D +
+
−
=
2
ρ
100
bh
A
ρ
=
Calcul des contraintes
On a: ( )
2
1
0 '
'
15 A
A
bh
B +
+
=

bh2
1
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite de Service
et
On déduit:
( )





+
+
= d
A
d
A
bh
B
v 2
1
2
0
1 '
'
'
15
2
1
1
2 v
h
v −
=
( ) ( ) ( )
[ ]
2
1
2
2
1
1
3
2
3
1
' '
'
'
15
3
v
d
A
d
v
A
v
v
b
Igg −
+
−
+
+
=
Donc :
On a:
'
0
0 '
gg
G
I
M
K
et
B
N
GG =
=
=
σ
1
0
1
, Kv
b +
= σ
σ
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section entièrement comprimée
Etat Limite de Service
Calcul des contraintes
1
0
1
, Kv
b +
= σ
σ
2
0
2
, Kv
b −
= σ
σ
( )
[ ]
'
15 1
0
1
, d
v
K
S −
+
= σ
σ
( )
[ ]
1
0
2
, 15 v
d
K
S −
−
= σ
σ
Une section soumise à la flexion composée est partiellement
comprimée si:
Elle est soumise à un effort normal de traction et le centre de
traction est situé en dehors de la zone limitée par les
FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire
Section partiellement comprimée
Etat Limite Ultime
armatures
Ou bien:
Elle est soumise à un effort normal de compression et si:
Avec M1: le moment externe calculé par rapport au
c.d.g. des armatures inférieures.
( ) ( ) 1
'
'
81
,
0
337
,
0 M
d
d
N
bh
d
h u
bc −
−
>
− σ
FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire
Section partiellement comprimée
Etat Limite Ultime
Calcul des Armatures
On calcule le moment par rapport aux armatures inférieures:
Supposons que Asc=0
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section partiellement comprimée
Etat Limite Ultime
Calcul des Armatures
Armatures simples
On calcule le moment par rapport aux armatures inférieures:
M1 = Nu.ea = Fbc.Z
Avec:
et Z = d – 0,4y
Fbc=0,8.b.y.σbc
M1=0,8.b.y.σbc(d-0,4y)=0,8.b.α.d2.σbc(1-0,4α)
R
bc
bd
M
µ
σ
µ ≤
= 2
1 Pivot A ou pivot B sans
armatures comprimées
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section partiellement comprimée
Etat Limite Ultime
Calcul des Armatures
Armatures simples
On calcule:
et
Équilibre des efforts:
Nu=Fbc-Astσst avec M1=Fbc.Z
s
e
u
st
f
N
Z
M
A
γ
1
)
( 1
−
=
bc
bd σ armatures comprimées
)
2
1
1
(
25
,
1 µ
α −
−
= Z = d-0,4y = d(1-0,4α)
M1:le moment par rapport aux armatures inférieures
Avec:
On a:
et
si: µ>µR pivot B avec armatures comprimées
MR = µRbd2σbc
ZR = d(1-0,4αR)
ε
ε −
−
+
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section partiellement comprimée
Etat Limite Ultime
Calcul des Armatures
Armatures doubles
sc
e
e
sc
e
e
sc
d
d
d
d
d
d
σ
ε
ε
ε
ε
ε
ε
→
−
−
+
=
⇒
−
=
+
+ −
−
'
)
10
.
5
,
3
(
'
10
.
5
,
3
3
3
)
'
(
)
'
(
)
4
,
0
1
(
8
,
0
)
'
(
)
4
,
0
1
(
8
,
0
)
'
(
.
8
,
0
)
'
(
.
2
1
2
1
1
1
d
d
A
bd
M
d
d
A
bd
M
d
d
A
bd
d
M
d
d
A
Z
b
y
d
d
A
Z
F
M
sc
sc
bc
R
sc
sc
bc
R
R
sc
sc
R
bc
R
sc
sc
R
bc
R
sc
sc
R
bc
−
+
=
−
+
−
=
−
+
−
=
−
+
=
−
+
=
σ
σ
µ
σ
σ
α
α
σ
α
σ
α
σ
σ
σ
Équilibre des moments par rapport aux armatures inférieures:
Équilibre des forces :
)
'
(
1 d
d
A
M
M sc
sc
R −
+
= σ
sc
R
sc
d
d
M
M
A
σ
)
'
(
1
−
−
=
R
e
N
A
M
f
A
A
A
F
N −
+
=
⇒
−
+
= σ
σ
σ
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section partiellement comprimée
Etat Limite Ultime
Calcul des Armatures
Armatures doubles
Dans le cas où Ast calculée est négative, cette section sera prise à la
section minimale Amin=0,23bdft28/fe (condition de non fragilité)
u
sc
sc
R
R
s
e
st
st
st
sc
sc
bc
u N
A
Z
M
f
A
A
A
F
N −
+
=
⇒
−
+
= σ
γ
σ
σ
s
e
u
R
R
R
st
f
N
Z
M
d
d
M
M
A
γ
1
'
1






−
+
−
−
=
N<0 pour la traction et N>0 pour la compression
FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire
Section partiellement comprimée
Etat Limite de Service
Une section est partiellement comprimée si:
L’effort normal est un effort de traction et le
centre de traction se trouve en dehors de la zone
comprise entre les armatures
comprise entre les armatures
Ou bien:
L’effort normal est un effort de compression et si
en 1ère approximation:
6
/ h
N
M
S
G
S
>
Calcul des armatures
FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire
Section partiellement comprimée
Etat Limite de Service
Armatures simples
En premier lieu on ne prévoit pas d’armatures comprimées:
On a: avec :
0
3
1
1 =






−
−
y
d
F
M b
S b
b by
F σ
1
2
1
=
On a:
donc:
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Etat Limite de Service
Section partiellement comprimée
( )
1
1
1
1
1
1
1
15
3
1
;
α
α
σ
σ
α
β
α
−
=
=
−
=
=
s
b
k
et
d
y
0
1
2
1
1 =
− β
σ
α s
S
k
d
b
M
Calcul des armatures
Armatures simples
On pose:
)
min
sec
:
( aciers
des
tion
la
avoir
pour
prend
on s
s σ
σ =
0
2
1
1
1 =
− β
α
S d
b
M
2
1
1
2
1
1
β
α
σ
µ
k
bd
M
s
S
=
= 1
α
⇒
tableaux
( )
1
1
1
15 α
σ
α
σ
−
= s
b
( )
⇒
−
=
1
1
15 y
d
y
s
b
σ
σ
Pas d’armatures comprimées
Si: b
b σ
σ <
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Etat Limite de Service
Section partiellement comprimée
Calcul des armatures
Armatures simples
Donc:
s
st
b
s
b
s A
by
F
F
N σ
σ −
=
−
= 1
2
1
s
s
b
st
N
d
b
A
σ
σ
α −
=
1
2
1
avec: N<0 pour la traction et N>0 pour la compression
Prévoir des armatures comprimées Asc
Si: b
b σ
σ >
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Etat Limite de Service
Section partiellement comprimée
Calcul des armatures
Armatures doubles
On calcule:
On déduit:
Ainsi que:
s
s
b
b et
prend
on σ
σ
σ
σ =
=
s
b
b
σ
σ
σ
α
+
=
15
15
1 d
y 1
1 α
=
( )
b
s
y
d
y
σ
σ
1
1 '
15
'
−
=
Le moment par rapport aux armatures inférieures:
)
'
(
'
)
3
(
)
'
(
'
)
3
( 1
1
1 d
d
A
y
d
F
d
d
F
y
d
F
M s
sc
b
s
b −
+
−
=
−
+
−
= σ
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Etat Limite de Service
Section partiellement comprimée
Calcul des armatures
Armatures doubles
Les armatures comprimées:
3
3
s
b
sc
d
d
y
d
F
M
A
'
)
'
(
)
3
( 1
1
σ
−
−
−
=
1
1
1
1
'
'
)
'
(
)
3
(
2
1
A
d
d
y
d
by
M
A
s
b
sc =
−
−
−
=
σ
σ
M1: le moment par rapport aux armatures inférieures.
avec:
s
st
s
s
b
s A
A
F
N σ
σ −
+
= '
'
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Etat Limite de Service
Section partiellement comprimée
Calcul des armatures
Armatures doubles
L’équilibre des efforts:
Les armatures tendues:
s
st
s
s
b
s A
A
F
N σ
σ −
+
= '
'
s
s
s
sc
b
st
N
A
F
A
σ
σ −
+
=
'
2
1
'
'
2
1
A
N
A
by
A
s
s
s
sc
b
st =
−
+
=
σ
σ
σ
Calcul des contraintes
FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire
Section partiellement comprimée
Etat Limite de Service
Position de l’axe neutre:
yc: distance de l’axe neutre/au centre de pression C; compté positive
avec un effort de compression et négative en traction.
ea: distance du centre de pression C aux armatures tendues
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section partiellement comprimée
Etat Limite de Service
Calcul des contraintes
ea: distance du centre de pression C aux armatures tendues
C: distance du centre de pression C à la fibre la plus comprimée.
C= d-ea;
pour la compression Ns>0.
pour la traction Ns<0.
•Si Ns<0; C>0 ∀(C)
•Si Ns>0; C<0 si ea>d. ((C) à l’extérieur de la section)
C>0 si ea<d. ((C) à l’intérieur de la section)
On a: yser est la distance entre l’axe
Neutre et la fibre la plus comprimée,
donc: yser=yc+C
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section partiellement comprimée
Etat Limite de Service
Calcul des contraintes
donc: yser=yc+C
Aussi on a le moment Ms par rapport au
CDG de la section rectangulaire :
Ms=Ns.hg=Ns[ea-(d-h/2)]
donc: )
2
(
h
d
N
M
e
s
s
a −
+
=
En écrivant le bilan des efforts appliqués à la section, on montre que
yc est solution de:
yc
3+ρyc+q=0
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section partiellement comprimée
Etat Limite de Service
Calcul des contraintes
Avec:
Et
yc +ρyc+q=0
( ) ( )
c
d
b
A
b
A
d
c
c −
+
−
−
−
=
90
'
90
'
3 2
ρ
( ) ( )2
2
3 90
'
'
90
2 c
d
b
A
d
c
b
A
c
q −
−
−
−
−
=
La solution de l’équation est obtenue par:








+
=
∆
27
4 3
2 ρ
q
Si: <0 , calculer: ϕ
ρ
ρ
ϕ →
−
= 3
2
3
cos
q
ρ
−
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section partiellement comprimée
Etat Limite de Service
Calcul des contraintes
Choisir la solution qui convient parmi les 3 solutions (yc):
3
2 ρ
−
=
→ a






=
3
cos
1
ϕ
a
y





 °
+
= 120
3
cos
2
ϕ
a
y





 °
+
= 240
3
cos
3
ϕ
a
y
On pose:
Si: >0 :
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section partiellement comprimée
Etat Limite de Service
Calcul des contraintes
On pose:
Et on aura:
( )
q
t −
∆
= 5
,
0 3
1
t
z =
z
z
yc
3
ρ
−
=
On a:
(yser=yc+C)
( ) ( )
[ ]
2
2
3
'
'
15
3
d
y
A
y
d
A
by
I ser
ser
ser
−
+
−
+
=
FLEXI0N COMPOSÉE-
section rectangulaire
Section partiellement comprimée
Etat Limite de Service
Calcul des contraintes
On pose:
Alors:
et
avec:
(yser=yc+C)
3
S
N
K = ( ) ( )
[ ]
ser
ser
ser
y
d
A
d
y
A
by
S −
−
−
+
= '
'
15
2
b
ser
b Ky σ
σ ≤
= ( ) s
ser
s y
d
K σ
σ ≤
−
=15
Compression simple-calcul des poteaux
Définition de la compression simple
ou compression centrée
Un poteau est en compression simple si le centre de
gravité des armatures longitudinales coïncident avec celui
de la pièce et avec le point d’application de l’effort
normal de compression.
Il n’y a donc pas théoriquement de moment fléchissant
qui pourrait être engendré soit par excentrement de
l’effort normal, soit par une autre action (vent, poussée
des terres, …).
Dans le cas contraire, la pièce travaille en compression et
en flexion, il s’agit alors de la flexion composée.
Compression simple-calcul des poteaux
Définition de la compression simple
ou compression centrée
Dans la réalité, les poteaux sollicités en compression centrée
n'existent pas. En effet, en toute rigueur la transmission des efforts
poutre-poteau ne se fait jamais parfaitement à l'axe du poteau.
De plus, la réalisation du poteau implique des défauts : mauvaise
disposition des armatures, défauts localisés (nids de gravier, non
rectitude des poteaux…).
Compression simple-calcul des poteaux
Définition de la compression simple
ou compression centrée
Néanmoins on considérera le poteau en compression centrée si:
1. le moment en tête de poteau (encastrement des poutres)
n'entraîne qu'une faible excentricité telle que:
Définition de la compression simple
ou compression centrée
Compression simple-calcul des poteaux
2. La qualité de l’exécution doit être telle que l’imperfection de
rectitude des poteaux puisse être estimée au plus égale à :
Définition de la compression simple
ou compression centrée


≤
1
;
1 cm
Max
e
Compression simple-calcul des poteaux
l: la longueur du poteau
3. L'élancement est limité à λ ≤ 70 (voir plus loin)






≤
500
1
;
1 cm
Max
e
EVALUATION DES CHARGES VERTICALES
Les charges verticales agissants sur les poteaux peuvent être
évaluées par application de la loi de dégression de charges
Compression simple-calcul des poteaux
variables dans les bâtiments à étages (à voir plus tard) et en
admettant la discontinuité des différents éléments de planchers.
EVALUATION DES CHARGES VERTICALES
Toutefois dans les bâtiments comportant des travées solidaires
supportées par deux files de poteaux de rive et une ou plusieurs files
de poteaux centraux, à défaut de calcul plus précis, les charges
évaluées en admettant la discontinuité des travées doivent être
Compression simple-calcul des poteaux
évaluées en admettant la discontinuité des travées doivent être
majorées:
-de 15% pour les poteaux centraux dans le cas des bâtiments à 2
travées.
- de 10% pour les poteaux intermédiaires voisins des poteaux de
rive dans le cas des bâtiments comportant au moins trois rives.
EVALUATION DES CHARGES VERTICALES
Compression simple-calcul des poteaux
COMBINAISONS D'ACTIONS A CONSIDERER
Les combinaisons d’actions sont celles définies pour l’E.L.U.
Dans les cas les plus courants, l’unique combinaison d’actions à
Compression simple-calcul des poteaux
QB: représente l’action des charges d’exploitation évaluée au niveau
considéré (en faisant application de la loi de dégression dans les
bâtiments à plusieurs étages, cf. plus tard).
Dans les cas les plus courants, l’unique combinaison d’actions à
considérer est:
1,35 G+1,5 QB
La longueur de flambement (Lf)
La longueur de flambement lf est évaluée en fonction de la longueur
libre l0 des pièces et de leurs liaisons effectives.
Longueur libre l0
Compression simple-calcul des poteaux
La longueur libre l0 d’un poteau
appartenant à un bâtiment à étages
multiples est compté entre faces
supérieures de 2 planchers consécutifs
ou de sa jonction avec la fondation à la
face supérieure du premier plancher.
Cas des poteaux isolés
La longueur de flambement (Lf)
Compression simple-calcul des poteaux
• Lf = 2L0 si le poteau est libre à une extrémité et encastré à l’autre.
•Lf = L0 si le poteau est articulé aux deux extrémités ou bien
encastré aux deux extrémités qui peuvent se déplacer l’une par
rapport à l’autre suivant une direction perpendiculaire à l’axe
longitudinal du poteau.
La longueur de flambement (Lf)
Cas des poteaux isolés
Compression simple-calcul des poteaux
longitudinal du poteau.
si le poteau est articulé à une extrémité et encastré à
l’autre
La longueur de flambement (Lf)
Cas des poteaux isolés
Compression simple-calcul des poteaux
l’autre
•Lf = L0/2 si le poteau est encastré aux deux extrémités avec nœuds
fixes.
La longueur de flambement (Lf)
Cas des poteaux isolés
Compression simple-calcul des poteaux
Cas des poteaux dans des bâtiments à étages multiples
•Lf = 0,7 L0 si le poteau est encastré dans un massif de fondation ou
La longueur de flambement (Lf)
Compression simple-calcul des poteaux
bien assemblé à des poutres de plancher le traversant
de part en part, et ayant au moins la même raideur (E.I)
que lui dans le sens considéré.
•Lf=L0 dans les autres cas ( ex: poteaux de rive ou d’angle)
Cas des poteaux dans des bâtiments à étages multiples
La longueur de flambement (Lf)
Compression simple-calcul des poteaux
L'élancement de λ
avec imin: rayon de giration minimal
Compression simple-calcul des poteaux
min
i
Lf
=
λ
avec imin: rayon de giration minimal
Définition du rayon de giration:
Avec Ixx le moment d’inertie suivant l’axe xx et B la section du poteau
B
I
i xx
xx =
Section rectangulaire
L'élancement de λ
Compression simple-calcul des poteaux
Pour une section carrée
Section circulaire
L'élancement de λ
Compression simple-calcul des poteaux
Détermination de la capacité portante
La justification des poteaux n'est réalisée qu'aux E.L.U.
On doit vérifier:

 f
f
B .
Compression simple-calcul des poteaux
A : section des armatures longitudinales prises en compte dans le calcul
γb = 1,5
γ s = 1,15






+
=
≤
s
e
b
c
r
u
u
f
A
f
B
N
N
γ
γ
α
9
,
0
. 28
lim
Br est la section réduite du poteau. Elle est obtenue en déduisant 1cm
aux dimensions réelles de la section sur sa périphérie:
Détermination de la capacité portante
Compression simple-calcul des poteaux
α: coefficient fonction de l’élancement mécanique λ
Compression simple-calcul des poteaux
Détermination de la capacité portante






+
=
≤
s
e
b
c
r
u
u
f
A
f
B
N
N
γ
γ
α
9
,
0
. 28
lim
i
Lf
=
λ
α: coefficient fonction de l’élancement mécanique λ
Si λ>70, on n’est plus dans le cas d’une compression centrée.
min
i
Chapitre X : Compression simple-calcul des poteaux
Détermination de la capacité portante






+
=
≤
s
e
b
c
r
u
u
f
A
f
B
N
N
γ
γ
α
9
,
0
. 28
lim
•Si au moins la moitié de la charge est appliquée avant 90
jours α sera divisé par 1,1 α/1,1
•Si la majorité de la charge est appliquée avant 28 jours,
on prend la contrainte du béton fcj au lieu de fc28 et en
même temps α sera divisé par 1,2 α/1,2
Détermination des armatures
Armatures longitudinales
On a:
Chapitre X : Compression simple-calcul des poteaux






+
=
≤
s
e
b
c
r
u
u
f
A
f
B
N
N
γ
γ
α
9
,
0
. 28
lim
e
s
b
c
r
u
sc
f
f
B
N
A
γ
γ
α
.
9
,
0
. 28








−
≥
•Si λ > 35 : Asc représente l'aire des armatures qui augmente
efficacement la rigidité dans le sens où le moment d'inertie est le
plus faible:
Compression simple-calcul des poteaux
Détermination des armatures
Armatures longitudinales
•Si λ ≤ 35 : Asc représente l'aire de toute les armatures longitudinales
à disposer sur tout le périmètre de la section considérée.
Dans les poteaux carrés, il s’agit des aciers disposés dans les angles.
Dans les poteaux rectangulaires dont le rapport
des côtés est compris entre 0,9 et 1,1, on applique
la règle des poteaux carrés.
Dans les autres poteaux rectangulaires, il s’agit des aciers disposés
le long des grands côtés de la section.
Pourcentage d'armatures minimal
La section minimale d’acier à disposer est telle que:
Ascmin = 0,2 % de la section du béton avec ∅min = 12 mm
Chapitre X : Compression simple-calcul des poteaux
Détermination des armatures
Armatures longitudinales
Ascmin = 0,2 % de la section du béton avec ∅min = 12 mm
Ascmin =4cm2/m de longueur de paroi (périmètre)
avec ∅min = 12 mm





= 100
2
,
0
/
4
min 2
B
paroi
de
longueur
de
m
cm
sc Max
A
De même, la section calculée doit rester inférieure à une section
maximale d’acier telle que:
Pourcentage d'armatures maximal
Chapitre X : Compression simple-calcul des poteaux
Détermination des armatures
Armatures longitudinales
Ascmax = 5% de la section totale
100
5
²
4
100
2
,
0
B
A
paroi
de
longueur
de
m
cm
B
Max sc ≤
≤










Récapitulatif:
1- A < A calculée < Ascmax ⇒ On ferraille avec Asc
⇒
Alors pour les armatures longitudinales nous avons trois cas :
Chapitre X : Compression simple-calcul des poteaux
Détermination des armatures
Armatures longitudinales
1- Ascmin < Asc calculée < Ascmax ⇒ On ferraille avec Asc
calculée.
2- Asc calculée < Ascmin ⇒ On ferraille avec Ascmin
avec ∅min = 12 mm.
3- Asc calculée > Ascmax ⇒ On augmente la section du béton B et
on recalcule un nouveau Asc.
e
s
b
c
r
u
sc
f
f
B
N
A
γ
γ
α
.
9
,
0
. 28








−
≥
Armatures transversales
Elles n'ont aucun rôle de résistance, le rôle principale c'est
d'empêcher le flambement des armatures longitudinales.
Diamètre Ф :
Chapitre X : Compression simple-calcul des poteaux
Détermination des armatures
Diamètre Фt :
L'espacement entre deux cadres St:
a est la plus petite dimension de la pièce
Dispositions constructives
Les armatures transversales doivent être perpendiculaires aux
armatures longitudinales et en zone de recouvrement, le nombre
d'armatures transversales doit être supérieur ou égal à 3.
Les armatures transversales doivent former une ceinture continue
Chapitre X : Compression simple-calcul des poteaux
Détermination des armatures
Les armatures transversales doivent former une ceinture continue
sur le pourtour du poteau.
Il faut maintenir par des étriers et des épingles les aciers situés en
dehors des angles si leur Ф est supérieur à 20 mm ou s'ils ont été pris
en compte dans les calculs.
pour la zone de recouvrement, la longueur de recouvrement lr
doit être supérieure à 50Фmax(on prend normalement lr = 50Фmax).
Chapitre X : Compression simple-calcul des poteaux
Détermination des armatures
Dispositions constructives
Section circulaire :
Section circulaire :
Section polygonale :
Prédimensionnement des poteaux rectangulaires
Pour une section rectangulaire : 0<λ<70 on prend : λ=35
On a:
Chapitre X : Compression simple-calcul des poteaux
d’où:
Chapitre X : Compression simple-calcul des poteaux
Prédimensionnement des poteaux rectangulaires
L'effort tranchant
Généralités
Généralités
•Les poutres soumises à I' effort tranchant sont justifiées
vis à vis de I'E.L.U.
•l'effort tranchant est équilibré par les armatures
L'effort tranchant
•l'effort tranchant est équilibré par les armatures
transversales.
•La justification d'une section soumise à l’effort tranchant
concerne les armatures transversales d'âmes et la
contrainte du béton.
Effort tranchant pour une section en Té
On considère que seul l'âme résiste à l'effort tranchant:
Généralités
L'effort tranchant
Contrainte tangentielle conventionnelle
L'effort tranchant fait glisser les plans les uns par rapport aux
autres, les plans perpendiculaires et les plans parallèles:
L'effort tranchant
La contrainte tangente (contrainte de cisaillement) dans la section
où se produit l'effort tranchant sera donnée par l'équation suivante :
T : l'effort tranchant.
S : Moment statique de la section.
b : la largeur de la section.
I : le moment d'inertie de la section.
avec:
I
b
S
T
.
.
=
τ
Cependant, le règlement admet par simplification le principe de la
contrainte tangente conventionnelle prise égale à:
Contrainte tangentielle conventionnelle
L'effort tranchant
Vu
u =
τ
Avec:
Vu: la valeur de calcul de l’effort tranchant déterminé à partir de la
combinaison de calcul à l’E.L.U.
b0: la largeur de l’âme de la poutre, si cette largeur est variable, on
prendra la plus petite valeur
d: la hauteur utile de la pièce.
d
b
u
0
=
τ
Nécessité d'armatures transversales
Le béton par sa faible résistance à la
traction ne peut équilibrer les contraintes
de traction engendrées par l'effort
tranchant. Il est donc nécessaire de
renforcer cette insuffisance par des
L'effort tranchant
renforcer cette insuffisance par des
armatures qui vont coudre ces fissures.
Leur disposition logique sera:
Parce que leur efficacité reste la même et pour faciliter l'exécution;
les armatures sont souvent disposées suivant le 2ème cas.
On notera le ferraillage comme suit:
At = n . ∅
∅
∅
∅
avec :
A : La quantité d'acier d'armature.
Nécessité d'armatures transversales
L'effort tranchant
∅
∅
∅
∅
At : La quantité d'acier d'armature.
n : le nombre de brin.
∅ = le diamètre du brin en général ∅6 ou ∅8.
Nous avons :
At = 4 ∅
∅
∅
∅8
Exemple:
Exemple:
Justification des poutres sous sollicitations tangentes
Justification du béton
Si la section droite de la pièce est entièrement comprimée, et si la
contrainte vérifie la relation:
L'effort tranchant






≤ MPa
fcj
5
,
1
;
06
,
0
min
τ
On doit appliquer les règles relatives aux poteaux.
Dans le cas contraire, on doit vérifier la relation:
(contrainte tangente ultime limite
indiquée ci-après)










≤ MPa
f
b
cj
u 5
,
1
;
06
,
0
min
γ
τ
u
u τ
τ ≤
•Cas d'armatures droites :
pour une fissuration peu préjudiciable.
Justification des poutres sous sollicitations tangentes
Justification du béton
L'effort tranchant
pour une fissuration peu préjudiciable.
pour une fissuration préjudiciable ou très préjudiciable










≤ MPa
f
b
c
u 5
;
2
,
0
min 28
γ
τ










≤ MPa
f
b
c
u 4
;
15
,
0
min 28
γ
τ
•Cas d'armatures inclinées :
Justification des poutres sous sollicitations tangentes
Justification du béton
L'effort tranchant



 f
27
,
0
quelle que soit la fissuration










≤ MPa
f
b
c
u 7
;
27
,
0
min 28
γ
τ
Si: τu>τulimite On doit augmenter les dimensions de la section.
Justification des Aciers
La section At des armatures d'âmes est donnée par :
Justification des poutres sous sollicitations tangentes
L'effort tranchant
( )
τ
γ 3
,
0
−
≥
tj
u
s
t
K
f
A
Avec:
b0: largeur de la poutre.
St: espacement de 2 cours successifs.
α: angle d’inclinaison des armatures avec l’axe de la poutre
(Si on utilise des cadres droits ⇒ sin α + cos α = 1.)
( )
( )
α
α
τ
γ
sin
cos
9
,
0
3
,
0
0 +
−
≥
e
tj
u
s
t
t
f
K
f
S
b
A
Justification des poutres sous sollicitations tangentes
Justification des Aciers
K=0 : en cas de reprise de bétonnage ou lorsque la
fissuration est très préjudiciable
K=1 : dans les autres cas en flexion simple.
L'effort tranchant
K=1+3σcm/fc28: dans les autres cas en flexion composée avec
compression avec σcm est la contrainte moyenne
du béton calculée sur la section totale supposée
non armée.
K=1-10σtm/fc28: dans les autres cas en flexion composée avec
traction avec σtm est la contrainte moyenne de
traction du béton calculée sur la section supposée
non armée.
Conditions complémentaires
Espacement St des cours d’armature
Justification des poutres sous sollicitations tangentes
L'effort tranchant
St ≤ min [0,9d ; 40 cm]
Section minimale d’armature transversale
MPa
S
b
f
A
t
e
t
4
,
0
.
.
≥
Dimension des armatures transversales
∅ ∅
Justification des poutres sous sollicitations tangentes
Conditions complémentaires
L'effort tranchant
∅t ≤ min [h/35 ; ∅l ; b/10]
∅t : diamètre des armatures transversales
∅l : diamètre des armatures longitudinales
h : hauteur totale de la poutre
b : largeur de la poutre
Calcul des dalles à l'effort tranchant
La contrainte tangente conventionnelle τu est définie comme pour
les poutres.
Il n’est pas nécessaire de prévoir une armature transversale d’effort
tranchant pour les dalles dans les cas suivants:
L'effort tranchant
tranchant pour les dalles dans les cas suivants:
La dalle est bétonnée sans reprise de bétonnage sur toute son
épaisseur et la contrainte tangente τu vérifie: τu <0,05fc28
Ou bien:
La dalle comporte une reprise de bétonnage et les conditions
de la non application de la règle de couture sont respectées.
Dans les autres cas, on dispose des armatures transversales calculées
suivant les règles relatives aux poutres en limitant les contraintes
tangentes limites τu à celles des poutres multipliées par le coefficient
suivant:
Calcul des dalles à l'effort tranchant
L'effort tranchant
suivant:
10h/3 si 0,15<h<0,30m
1 si h≥30 cm
où h est la hauteur totale de la dalle.
Aucune règle n’est donnée pour h≤15 cm, étant donné que les
éléments minces ne comportent usuellement pas d’armatures
d’efforts tranchant.
Règle de couture
La « règle de couture » relative à l’E.L.U. doit être appliquée à tous
les plans sur lesquels s’exerce un effort tangent et en particulier en
présence de surfaces de reprise.
Cependant il est admis de ne pas appliquer la règle de couture aux
Calcul des dalles à l'effort tranchant
L'effort tranchant
Cependant il est admis de ne pas appliquer la règle de couture aux
surfaces de reprise des pièces peu sollicitées lorsque toutes les
conditions suivantes sont satisfaites:
•La contrainte tangente ultime n’excède pas 0,35 MPa.
•Les charges sont uniformes et ne provoquent pas d’effet
dynamique.
•La contrainte normale éventuelle est une compression.
•La surface de reprise est traitée afin d’obtenir une rugosité
importante.
Règle de couture
Les armatures de couture doivent être convenablement ancrées de
part et d’autres de ces plans avec un angle α compris entre 45° et 90°
et doivent satisfaire la condition suivante:
Calcul des dalles à l'effort tranchant
L'effort tranchant
( ) u
u
s
t
e
t
S
b
f
A
σ
τ
α
α
γ
−
≥
+ sin
cos
0
Avec
τu: contrainte de cisaillement
réelle et non conventionnelle.
σu: contrainte normale
concomitante avec τu,
comptée positive pour la
compression et négative pour
la traction.
s
t
S
b γ
0
CALCUL PRATIQUE
Le calcul est mené à partir de l’appui, où se situent les efforts
tranchants maximaux.
Données :
- Les dimensions de la poutre
L'effort tranchant
- Les dimensions de la poutre
- L’effort tranchant Vu
Calcul de τu :
τu = Vu/bd
Nous vérifions si τu ≤ τu limite définie auparavant.
Si cette condition n’est pas vérifiée, il faut augmenter la largeur de la
poutre.
Choix d’une section transversale At
Le choix de la section transversale définit l’écartement st :
CALCUL PRATIQUE
L'effort tranchant
A
f .
.
9
,
0
Vérification des conditions complémentaires
( )
tj
u
s
t
e
t
f
K
b
A
f
S
.
3
,
0
.
.
.
9
,
0
−
≤
τ
γ
Position du premier cadre
Le premier cours d’armatures transversales est disposé à St/2 du nu
de l’appui.
CALCUL PRATIQUE
L'effort tranchant
Répartition des cadres
On a la formule donnant St:
CALCUL PRATIQUE
L'effort tranchant
A
f .
.
9
,
0
Mais la méthode la plus fréquemment employée si la poutre est de
hauteur constante et les charges uniformément réparties est la
méthode forfaitaire de CAQUOT.
( )
tj
u
s
t
e
t
f
K
b
A
f
S
.
3
,
0
.
.
.
9
,
0
−
≤
τ
γ
Méthode forfaitaire de Caquot
Cette méthode est applicable qu'aux poutres de section constante et
soumises à des charges uniformément réparties.
1°- On calcule St0
2°- On prendra l'espacement immédiatement inférieur à St0 dans la
série de Caquot suivante : 7-8-9-10-11-13-16-20-25-35-40.
CALCUL PRATIQUE
L'effort tranchant
série de Caquot suivante : 7-8-9-10-11-13-16-20-25-35-40.
On choisit les espacements successivement qu'on respectera autant
de fois en nombre entier compris dans la demi porté de la poutre ou
la porté d'une console.
Exemple : St = 9,68 cm →de la série on prend St = 9 cm
l/2 = 3,7 m → on place 4 espacements, par
exemple: 4x9, 4x10, 4x11, etc…
3°- Les cadres sont disposés symétriquement par rapport au milieu
de la poutre.
Exemple
L'effort tranchant
Actions et Descente de Charges
Les différentes étapes d'un projet de béton armé sont les suivantes:
1. Analyse de la structure, modélisation
2. Détermination des actions ou bilan des charges
Généralités
3. Descente de charges et combinaisons d'actions
4. Sollicitations (N, V et M)
5. Dimensionnement
6. Plans de coffrage et plans de ferraillage
On appelle « descente de charges » l’opération qui consiste à
calculer, pour tous les éléments porteurs de la construction, les
charges qu’ils supportent au niveau de chaque étage jusque sur la
fondation.
Généralités
Actions et Descente de Charges
Ainsi, la descente de charges a pour but l’évaluation des actions
de pesanteur permanentes et variables permettant le calcul:
Des poteaux ou des appuis.
De leurs fondations.
Pour cela, il faut donc d’abord considérer la nature et
l’importance des forces agissant sur les bâtiments.
On distingue:
Les actions permanentes: poids des éléments et ouvrages
Les actions variables:
•Charges d’exploitation
•Charges climatiques (règles Neige et Vent: NV)
•Températures et retrait
Généralités
Actions et Descente de Charges
•Températures et retrait
Les actions accidentelles: séismes (règles parasismiques) et
incendies
Les charges à prendre en compte dans les calculs sont les charges
« caractéristiques ». Elles sont égales aux charges « nominales », à
l’exception des charges de vent normal des règles NV 65 qui sont
à majorer de 20% en ELU.
Les charges permanentes sont obtenues à partir des dimensions
géométriques des éléments et des ouvrages, déduites des plans de
coffrage et du poids volumique des matériaux les constituant.
Charges permanentes
Actions et Descente de Charges
La norme propose à titre de renseignement, des valeurs de charges
permanentes dues aux forces de pesanteur de quelques matériaux
de construction et des éléments constitutifs d’une construction tels
que maçonnerie, enduits, planchers, revêtements, etc.
Valeurs réglementaires:
Cloisons de distribution
Charges permanentes
• Elles sont assimilables à une charge répartie de 1 KN/m2 pour les
cloisons légères de poids inférieur à 2,50 KN/m ( cas des
bâtiments à usage d’habitation ou de bureaux). La valeur de la
Actions et Descente de Charges
bâtiments à usage d’habitation ou de bureaux). La valeur de la
charge est ramenée à 0,40 KN/m2 pour les cloisons très légères,
dont le poids linéique est inférieur à 1 KN/m.
• Dans les autres cas, les cloisons sont à compter telles que
prévues sur les plans ou telles que définies dans les documents
particuliers du marché (DPM).
Etanchéité
À titre d’exemple, l’étanchéité peut se composer de :
- Une forme de pente: 7 à 8 cm d’épaisseur, avec une charge
volumique de 2100 à 2200 kg/m3
-Un complexe étanche: 3 feutres bitumineux, avec une charge
surfacique de 8 à 10 kg/m2
Charges permanentes
Actions et Descente de Charges
surfacique de 8 à 10 kg/m2
-Une protection lourde: dallots en béton de 4 cm d’épaisseur, avec une
charge volumique de 2400 kg/m3
A titre de
renseignements,
nous donnons les
valeurs de
charges
charges
permanentes
extraites
de la norme NF
P 06-004
Planchers
Actions et Descente de Charges
Planchers
Actions et Descente de Charges
Planchers
Actions et Descente de Charges
Planchers
Actions et Descente de Charges
Actions variables
Les actions variables sont généralement définies par les pièces du
marché en fonction de l’utilisation future des locaux. On est
appelé à faire attention aux changements de destination des
locaux durant la phase d’exploitation.
Charges d’exploitation
Actions et Descente de Charges
Charges d’exploitation
Les charges d’exploitation sont appliquées sur les planchers, leurs
valeurs sont fonction :
-Des surfaces auxquelles elles sont appliquées
-Des dégressions horizontales ou verticales retenues, liées aux
types et caractères des charges en cause
-De leur mode de prise en compte, etc.
Les valeurs de ces charges sont définies par la norme française NF
P06-001 en fonction de la nature des locaux et en fonction du type
d’utilisation.
Actions variables
Charges d’exploitation
Actions et Descente de Charges
Pour une surface de moins 1m2, c’est la valeur de la charge répartie
sur un mètre carré qui est à prendre en compte à moins qu’une
charge concentrée ne soit plus défavorable.
Charges d’exploitation en fonction de la nature des locaux
Actions variables
Actions et Descente de Charges
Actions variables
Charges d’exploitation en fonction de la nature des locaux
Actions et Descente de Charges
Actions variables
Charges d’exploitation en fonction du type d’utilisation
Actions et Descente de Charges
Actions variables
Charges d’exploitation en fonction du type d’utilisation
Actions et Descente de Charges
Actions variables
Charges d’exploitation en fonction du type d’utilisation
Actions et Descente de Charges
Prise en compte des charges d’exploitation
Dégression horizontale des charges d’exploitation
Dans certains cas, la valeur de base est susceptible d'un coefficient de
dégression horizontal (réduction pour grandes surfaces ou majoration
pour faibles surfaces). Ainsi, la norme NFP06-001 permet une
dégression de 1 à 0,8 des charges pour les locaux de 15 à 50 m2 et une
augmentation éventuelle pour des locaux de 0 à 15 m2.
Actions et Descente de Charges
augmentation éventuelle pour des locaux de 0 à 15 m2.
Dégression verticale des charges d’exploitation
Pour le bâtiment à étages, il n’est pas à prévoir que les surcharges
soient appliquées simultanément avec l’intensité maximale.
Ainsi, cette loi de dégression ne s’applique qu’aux charges
d’exploitation, et aux bâtiments à grand nombre de niveaux
Prise en compte des charges d’exploitation
Actions et Descente de Charges
(normalement comportant plus de cinq étages) où les occupations
peuvent être considérées comme indépendantes. Cette dégression
n’est pas commuable avec celle de grandes surfaces (dégression
horizontale).
Cette réduction n’est applicable que pour les locaux autres que
commerciaux et industriels. Pour les bureaux, la dégression ne
s’applique que sur la part de charge d’exploitation au-delà de
1KN/m2.
Soit:
D’autre part, cette loi n’est pas applicable pour les hôpitaux,
locaux scolaires, archives, boutiques, magasins, salles de
spectacle, lieux publics, entrepôts, ateliers et garages.
Loi de dégression de base
Dégression verticale des charges d’exploitation
Prise en compte des charges d’exploitation
Actions et Descente de Charges
Qo : la valeur de référence pour le toit ou la terrasse couvrant le
bâtiment.
Qi :la valeur de référence pour le plancher de l'étage «i», la
numérotation étant effectué à partir du sommet.
Qri: la fraction de la charge de l'étage « i » à laquelle on n'applique pas
la loi de dégression. Elle est égale à 1 KN/m2 pour les locaux de
bureaux et à 0 pour les autres.
Dégression verticale des charges d’exploitation
Prise en compte des charges d’exploitation
Actions et Descente de Charges
Au fait, à partir de i=5 on a la même
dégression de coefficient (3+i)/2i
Lorsque la charge d'exploitation de référence est la même pour tous
les étages, cette loi revient à prendre :
- sous le toit ou la terrasse : Qo
- sous le premier étage à partir du haut : Qo + Q1
Dégression verticale des charges d’exploitation
Prise en compte des charges d’exploitation
Actions et Descente de Charges
- sous le premier étage à partir du haut : Qo + Q1
- sous le deuxième étage à partir du haut : Qo+ 1,9 Q + 0,1 Qr
- sous le troisième étage à partir du haut : Qo + 2,7 Q + 0,3 Qr
- sous le quatrième étage à partir du haut : Qo + 3,4 Q + 0,6 Qr
- sous le cinquième étage à partir du haut : Qo + 4,0 Q + 1,0 Qr
- sous le sixième étage à partir du haut : Qo + 4,5 Q + 1,5 Qr
-sous le septième étage à partir du haut : Qo + 5 Q + 2 Qr
Et pour tous les étages suivants: ( ) ∑
∑ =
=
+
−
+
+
n
i
ri
n
i
ri
i Q
Q
Q
n
n
Q
1
1
0
2
3
Le cas des Immeubles à usage de logement
Dégression verticale des charges d’exploitation
Prise en compte des charges d’exploitation
Actions et Descente de Charges
Surface de chargement à prendre en compte
Sur une dalle
Pour les charges permanentes, on prend en compte la charge sur la
totalité de la surface de la dalle. Il en est de même pour les charges
d’exploitation, sauf application éventuelle de la dégression
horizontale.
Actions et Descente de Charges
Sur une poutre
On répartit les charges des dalles en dessinant des lignes de partage
situées à leur mi-portée. Pour des dalles dites sur 4 appuis, on
dessine des lignes à 45° à partir des angles.
Surface de chargement à prendre en compte
Sur une poutre
Actions et Descente de Charges
Appuis des panneaux:
•ABCD sur deux côtés
•DLNM sur deux côtés
•CGFE sur quatre côtés
•IFGH sur quatre côtés
•IJKF sur trois côtés
Pour les dalles et les poutres continues, on doit tenir compte de la
valeur des réactions d’appui due à l’hyperstacité .
À défaut de calcul précis, le BAEL propose une majoration
forfaitaire de 10% pour un appui intermédiaire voisin d’un appui de
Sur un poteau
Surface de chargement à prendre en compte
Actions et Descente de Charges
forfaitaire de 10% pour un appui intermédiaire voisin d’un appui de
rive:
et de 15% lorsque cet appui intermédiaire est entre deux travées de
rive (2 travées et 3 appuis) sans diminution des appuis de rive.
Les charges à prendre en compte sur un voile résultent des réactions
d’appui des dalles et poutres qui prennent appui dessus. Pour des
Sur un voile
Surface de chargement à prendre en compte
Actions et Descente de Charges
poutres continues, il faut tenir compte de la valeur de la réaction
d’appui dû à l’hyperstacité.
On peut comme pour les poutres, prendre la répartition à 45° des
surfaces concernées de dalle.
On n’oubliera pas de prendre en compte le poids propre du voile
pour la vérification en pied de voile.
Sollicitations
Dans la justification de calcul relative à l’équilibre statique de
résistance et à la stabilité de forme, on prend en compte les actions
totales pondérées ci-dessous:
•G : charges permanentes (Gmax favorables et Gmin défavorables)
Actions et Descente de Charges
•G : charges permanentes (Gmax favorables et Gmin défavorables)
•QB : charges d’exploitation des bâtiments
•W : action de vent
•Sn: action de la neige
On considère dans la justification des éléments les combinaisons
suivantes:
Vérification des états limites ultimes
Sollicitations
Actions et Descente de Charges
Avec Ψ0=0,77 pour tous les locaux à l’exception des archives et des
parcs de stationnement pour lesquels sa valeur est de 0,9.
Vérification des états limites de service
Sollicitations
Actions et Descente de Charges
Lorsque l’action de base est la neige, pour une altitude > 500 m,
cette valeur est à majorer de 10%.
Avant d’effectuer la descente de charges, il faut estimer le poids
propre de la structure, d’où la nécessité d’un prédimensionnement
Prédimensionnement des structures
Actions et Descente de Charges
propre de la structure, d’où la nécessité d’un prédimensionnement
des éléments constitutifs du plancher.
On se propose quelques formules permettant d’avoir un ordre de
grandeur des dimensions des éléments du plancher.
Dalle pleine sur deux appuis
•Travée isostatique: h≥l/
≥l/
≥l/
≥l/20
•Travée continue: h≥l/
≥l/
≥l/
≥l/30 à l/
l/
l/
l/35
Prédimensionnement des structures
Actions et Descente de Charges
•Travée continue: h≥l/
≥l/
≥l/
≥l/30 à l/
l/
l/
l/35
Dalle pleine sur 4 appuis
Prenons: α=l /l
Prédimensionnement des structures
Actions et Descente de Charges
Prenons: α=lx/ly
Travée isostatique: h≥l/
≥l/
≥l/
≥l/10
Travée continue: h≥l/
≥l/
≥l/
≥l/16
Souvent pour les poutres porteuses
principales continues on prend h≥l/
≥l/
≥l/
≥l/12
Poutres ( de la structure porteuse)
Prédimensionnement des structures
Actions et Descente de Charges
principales continues on prend h≥l/
≥l/
≥l/
≥l/12
consoles
Dalles en hourdis creux
h≥l/
≥l/
≥l/
≥l/22,5
l : portée des poutrelles
À considérer comme une poutre de portée double de celle de la
console.
poteaux
(voir le chapitre de la compression centrée)
Prédimensionnement des structures
Actions et Descente de Charges
3
2
.
λ
f
L
a =
( )
02
,
0
02
,
0
.
9
,
0
.
28
+
−
a
f
N
b
c
b
u γ
α
et
(voir le chapitre de la compression centrée)
Escaliers
Voiles
h≥0,15 à 0,20 m
h≥l/
≥l/
≥l/
≥l/28 (h est la hauteur de la paillasse)
avec l portée entre 2 points d’appui
Fondations superficielles
Généralités
Définition
Les fondations sont des ouvrages de transition destinés à
transmettre au sol dans de bonnes conditions les charges
permanentes et les charges variables d’une construction. Elles
servent donc à la transition entre les éléments porteurs de la
servent donc à la transition entre les éléments porteurs de la
structure et le sol.
Elles constituent une partie essentielle de l’ouvrage puisque de
leur bonne conception et réalisation découlent la bonne tenue de
l’ouvrage.
Fondations superficielles
Stabilité des fondations
Les fondations doivent être stables, c’est-à-dire qu’elles ne doivent
donner lieu à des tassements que si ceux-ci permettent la tenue de
l’ouvrage. Des tassements uniformes sont admissibles dans
certaines mesures mais des tassements différentiels sont rarement
Généralités
certaines mesures mais des tassements différentiels sont rarement
compatibles avec la tenue de l’ouvrage.
Il est nécessaire d’adapter le type et la structure des fondations à la
nature du sol qui va supporter l’ouvrage : l’étude géotechnique a
pour but de préciser le type, le nombre et la dimension des
fondations nécessaires pour fonder un ouvrage sur un sol donné.
Fondations superficielles
Différents types de fondations
Des fondations superficielles sont réalisées lorsque les couches de
terrain susceptibles de supporter l’ouvrage sont à une faible
profondeur.
Lorsque ces couches sont à une grande profondeur, des fondations
Généralités
Lorsque ces couches sont à une grande profondeur, des fondations
profondes devront être réalisées.
Nous n’étudions dans ce chapitre que les fondations superficielles,
c’est-à-dire les fondations dont la profondeur n’excède pas en général
2 à 3 mètres.
Nous distinguons :
- Les semelles isolées sous poteaux
- Les semelles continues (ou filantes) sous les murs.
Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
Notations
Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
Dimensions minimales-maximales
Une fondation superficielle aura une largeur minimale de 40 cm
et une hauteur de rive minimale de 20 cm.
Son piédroit sera au minimum de 6 Ø + 6 cm, où Ø est le
diamètre des aciers.
diamètre des aciers.
Solutions en fonction du type de porteurs
En fonction du type de porteur on adoptera soit une semelle filante
sous un voile soit une semelle isolée sous un poteau.
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
Fondations superficielles
Fondations superficielles
Réaction du sol
La réaction du sol sous une structure peut être le plus souvent
caractérisée par une valeur ultime qu.
La valeur de qu est calculée à partir des résultats d’essais
géotechniques du sol de fondation (essais de laboratoire ou in situ).
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
géotechniques du sol de fondation (essais de laboratoire ou in situ).
Le dimensionnement des fondations est effectuée à partir d’une
valeur appelée contrainte de calcul q.
La contrainte de calcul q est la plus petite (donc la plus défavorable)
des 2 valeurs :
- qu/2
- celle qui dispense de tenir compte des tassements différentiels
dans la structure.
Fondations superficielles
Réaction du sol
Le rapport de sol, établi par le bureau d’étude de sol en vue d’une
construction, a pour objet notamment de préciser la valeur de la
contrainte de calcul q.
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
contrainte de calcul q.
La contrainte de calcul peut être déduite de l’expérience acquise sur
des réalisations existantes voisines pour un sol et un ouvrage
donnés.
Fondations superficielles
Réaction du sol
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
A titre indicatif, le tableau suivant donne l’ordre de grandeur des
contraintes de calcul q admises en fonction de la nature du sol, en
l’absence de tout problème particulier.
Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
Actions et sollicitations
Les fondations sont généralement calculées à l’ELU pour le
ferraillage. La combinaison d’actions à envisager est donc :
Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
Méthode des bielles comprimées
D’une manière générale, les fondations superficielles sont des
pièces massives et peu élancées et ne se prêtent pas à l’application
des méthodes de calculs classiques telles que nous les avons
développées pour les poutres par exemple.
développées pour les poutres par exemple.
La méthode la plus simple et la plus couramment utilisée est la
méthode des bielles.
Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
Méthode des bielles comprimées
Hypothèses
Cette méthode suppose que la pièce est massive et que la répartition
des contraintes sous la semelle est uniforme.
La semelle est massive si sa hauteur totale est telle que :
La semelle est massive si sa hauteur totale est telle que :
et
De plus le dosage minimal du béton doit être de 300 kg/m3.
Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
La théorie des bielles comprimées envisage la transmission des
efforts par l’intermédiaire de « bielles comprimées »:
Les efforts de la structure (poteau ou mur) sont transmis jusqu’au sol
Méthode des bielles comprimées
Les efforts de la structure (poteau ou mur) sont transmis jusqu’au sol
par l’intermédiaire d’une semelle rigide par une succession de bielles
de béton. Ces bielles qui travaillent en compression, sont inclinées.
Les aciers reprennent les efforts qui tendent à écarter les bielles. Les
aciers inférieurs sont donc sollicités en traction.
Chapitre XIII: Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
Méthode des bielles comprimées
La réaction exercée par le sol équilibre l’effort P apporté par la
structure. Cette réaction du sol se décomposé en une compression de
la bielle dFC et une traction de l’armature dNs.
Chapitre XIII: Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
Calcul des armatures
Méthode des bielles comprimées
La contrainte au sol est, pour une longueur
de semelle de 1 m :
La réaction exercée par le sol sur une
tranche de dx.1 m est :
(1)
Chapitre XIII: Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
dR se décompose en une compression
dans la bielle dFC et une traction dans
l’armature dNs:
Méthode des bielles comprimées
Calcul des armatures
donc :
En remplaçant dR par sa valeur en (1):
Chapitre XIII: Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
Méthode des bielles comprimées
Calcul des armatures
D’où la force de traction dans l’armature :
C’est l’équation de la variation de Ns le
long des armatures transversales.
Chapitre XIII: Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
L’effort Ns est maximal lorsque la dérivée de cette équation du
2ème degré (parabole) est nulle, c’est-à-dire lorsque :
Méthode des bielles comprimées
Calcul des armatures
d’où:
Chapitre XIII: Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
La contrainte limite de traction dans l’acier
étant σs, la section d’armatures
transversales par mètre de semelle est donc
:
Méthode des bielles comprimées
Calcul des armatures
:
Triangle OMC h0/d=(B/2)/[(B-b)/2]
donc:
Chapitre XIII: Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
Pour ce type de semelle,
la seule dimension
horizontale à déterminer
Semelle filante sous un mur
horizontale à déterminer
est la largeur de la
fondation, la longueur
étant celle du mur à
supporter.
Chapitre XIII: Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
Appelons:
N: la charge totale à transmettre au sol par mètre linéaire dans le sens
longitudinal du mûr à l’ELU ou à l’ELS, cette charge comprend:
Le poids de 1m du mur et de la semelle
Semelle filante sous un mur
Le poids de 1m du mur et de la semelle
Les charges permanentes agissant sur 1m du mur.
Les charges d’exploitation agissant sur 1m du mur.
(pas de tassement)
Chapitre XIII: Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
La condition des semelles rigides nous impose :
Semelle filante sous un mur
Des essais ont montré que si cette règle est vérifiée, il n’est pas
nécessaire de vérifier les conditions de poinçonnement, de
compression maximale du béton dans les bielles, de cisaillement
maximale du béton.
De plus, cette règle nous dispense d’armer la semelle à l’effort
tranchant par des cadres, étriers ou épingles.
Chapitre XIII: Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
Pour la hauteur e du bord libre:
e ≥ max{15 cm; 12Ø+6cm}
avec: Ø diamètre des armatures exprimé en cm
Semelle filante sous un mur
avec: Ø diamètre des armatures exprimé en cm
On dispose en général sous la semelle d’un béton de propreté d’au
moins de 5 cm d’épaisseur et de dosage minimal de 150 kg de
ciment/m3 de béton.
Chapitre XIII: Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
Aciers transversaux
Lorsque la fissuration est peu nuisible (en terrain sec), la section
d’armatures transversales (principales) par mètre de semelle vaut:
Semelle filante sous un mur
b
B
N )
( −
Lorsque la fissuration est préjudiciable (en terrain humide), la
section d’acier calculée précédemment est majorée forfaitairement
de 10 %.
Lorsque la fissuration est très préjudiciable (en présence d’eau
agressive), la section d’acier est majorée de 50 %.
s
u
S
d
b
B
N
A
σ
.
.
8
)
( −
=
Chapitre XIII: Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
Les barres doivent être suffisamment ancrées, pour cela elles peuvent
être munies de crochets ou non.
Pour déterminer la longueur des barres, en pratique on compare la
longueur de scellement ls à B:
Aciers transversaux
Semelle filante sous un mur
longueur de scellement ls à B:
ls >B/4, il faut prévoir des crochets d’ancrage
B/8<ls <B/4, un ancrage droit des barres est suffisant (sur tout B)
ls <B/8, les barres sont arrêtées comme indiqué:
Φ
≈
×
Φ
= 40
4 s
e
s
f
l
τ
Chapitre XIII: Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
Semelle filante sous un mur
Les armatures principales seront complétées par des armatures de
répartition (ou armatures longitudinales), parallèles à l’axe
Aciers longitudinaux
répartition (ou armatures longitudinales), parallèles à l’axe
longitudinales du mur et dont la section totale pour la largeur B aura
pour valeur:
4
B
A
A s
l ≥
Chapitre XIII: Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
Semelle rectangulaire sous un poteau rectangulaire
Dimensions de la semelle
Appelons:
N: la charge totale à transmettre au sol à l’ELU et à l’ELS.
a et b: les dimensions du poteau (a ≤ b)
A et B: les dimensions de la semelle à sa base
Chapitre XIII: Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
Nous devons avoir:
Semelle rectangulaire sous un poteau rectangulaire
Dimensions de la semelle
N
B
A sol ≥
σ
.
.
En général, les dimensions de la semelle sont déterminées de telle
sorte qu’elles soient homothétiques à celles du poteaux, c’est-à-
dire :
Dans ce cas on aura:
sol
N
a
b
B
σ
.
≥
b
B
a
A
=
Chapitre XIII: Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
On distingue deux hauteurs utiles da et db données par:
da ≥ (A-a)/4 et db ≥ (B-b)/4
da et db doivent respecter:
Semelle rectangulaire sous un poteau rectangulaire
Dimensions de la semelle
da et db doivent respecter:
(B-b)/4≤(da et db)≤A-a
et on a: (db-da) = (Øa+Øb)/2 ≈ 0,02m
La hauteur totale de la semelle doit vérifier:
h ≥ max (da, db) +0,05 (m);
Chapitre XIII: Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
Semelle rectangulaire sous un poteau rectangulaire
Dimensions de la semelle
h ≥ max (da, db) +0,05 (m);
La hauteur e du bord libre doit vérifier:
e ≥ max{15 cm; 12Ø+6cm}
avec: Ø diamètre des armatures exprimé en cm
Chapitre XIII: Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
Semelle rectangulaire sous un poteau rectangulaire
Ferraillage
De la même façon, si on prend la semelle de chaque coté
indépendamment de l’autre coté, par la méthode de bielle on a du
coté de B, le point O1 étant l’origine des bielles:
coté de B, le point O1 étant l’origine des bielles:
du coté de A on aura le point O2 comme origine des bielles :
b
b d
b
B
h
B −
=
a
a d
a
A
h
A −
=
Chapitre XIII: Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
Semelle rectangulaire sous un poteau rectangulaire
Ferraillage
Pour le calcul des aciers, on admet de calculer successivement la
semelle dans chacune des deux directions.
La section d’acier A qui correspond aux aciers parallèles au côté
La section d’acier Asa qui correspond aux aciers parallèles au côté
de longueur A est égale à:
La section d’acier Asb qui correspond aux aciers parallèles au côté
de longueur B est égale à:
s
a
u
Sa
d
a
A
N
A
σ
8
)
( −
=
s
b
u
Sb
d
b
B
N
A
σ
8
)
( −
=
Chapitre XIII: Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
Semelle rectangulaire sous un poteau rectangulaire
Ferraillage
Ces armatures seront réparties uniformément suivant 2 directions A
et B, les armatures parallèles au grand côté (si : B>A cela serait
Asb) constitueront le lit inférieur du quadrillage.
Ces armatures s’étendent dans chaque direction arrivant ou non aux
extrémités , munies ou non de crochets par application des règles
données auparavant, en comparant la langueur de scellement ls à
celle de A et celle de B.
Chapitre XIII: Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
Semelle circulaire sous un poteau circulaire
La semelle circulaire sous pilier circulaire constitue un tronc de cône,
et peut être armée par un quadrillage de 2 nappes perpendiculaires ou
par des cerces.
Chapitre XIII: Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
Semelle circulaire sous un poteau circulaire
N: la charge à transmettre au sol
D: diamètre de la semelle
Dp: diamètre du poteau
On doit avoir:
donc:
N
D
sol ≥
Π
σ
.
4
²
.
sol
N
D
σ
13
,
1
≥
4
p
x
D
D
d
ou
d
−
≥
Chapitre XIII: Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
Semelle circulaire sous un poteau circulaire
Lorsque la semelle est armées par deux nappes perpendiculaires on a:
e ≥ max{15 cm; 12Ø+6cm}
Lorsqu’elle est armée par des cerces, on a:
e = m.Ø + 3.(m-1)
e = m.Ø + 3.(m-1)
avec
m: le nombre de cerces
Ø et e sont en cm.
Dans ce dernier cas, on dispose généralement des
armatures verticales liées aux cerces, qui
assurent pendant le bétonnage, le maintien des
cerces en place
Chapitre XIII: Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
Semelle circulaire sous un poteau circulaire
Armatures constituées par 2 nappes de barres orthogonales
L’origine des bielles se détermine comme dans le cas des semelles
rectangulaires.
Section des armatures du lit inférieur:
Section des armatures du lit supérieur:
Section des armatures du lit inférieur:
s
x
d
d
D
N
A
σ
π .
.
.
3
)
(
1
−
=
y
x
s
y
d
d
A
d
d
D
N
A .
.
.
.
3
)
(
1
2 =
−
=
σ
π
Chapitre XIII: Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
Semelle circulaire sous un poteau circulaire
Les armatures seront munies des crochets et disposées comme suit:
• si D≤1m, on admet que l’effort est uniformément réparti et on
dispose les barres avec un écartement constant dans chaque
direction, toutefois, comme les barres situées aux extrémités sont
Armatures constituées par 2 nappes de barres orthogonales
direction, toutefois, comme les barres situées aux extrémités sont
souvent trop courtes, pour être efficaces, on ne prend pas en compte
dans la valeur trouvée pour A1 (ou A2) les 2 barres d’extrémité que
l’on considère comme des barres de répartition
Chapitre XIII: Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
Semelle circulaire sous un poteau circulaire
• si 1m<D<3m, alors on divise les deux diamètres perpendiculaires
en 3 parties égales, et on place:
oDans la zone centrale: 0,50 A et 0,50 A
Armatures constituées par 2 nappes de barres orthogonales
oDans la zone centrale: 0,50 A1 et 0,50 A2
oDans chaque zone latérale: 0,25 A1 et 0,25 A2
Chapitre XIII: Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
Semelle circulaire sous un poteau circulaire
•Si D> 3 m, alors on divise les 2 diamètres perpendiculaires en 5
parties égales, et on place:
Armatures constituées par 2 nappes de barres orthogonales
oDans la zone centrale: 0,30 A1 et 0,30 A2
oDans chaque zone intermédiaire: 0,25 A1 et 0,25 A2
oDans chaque zone latérale: 0,10 A1 et 0,10 A2
Chapitre XIII: Fondations superficielles
DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
Semelle circulaire sous un poteau circulaire
La section totale As des
cerces devra avoir une
valeur:
Armatures constituées par des cerces
valeur:
à disposer en un ou plusieurs lits
s
p
s
d
D
D
N
A
σ
π .
.
.
6
)
( −
=
Une dalle est un élément horizontal, généralement de forme
rectangulaire, dont une des dimensions (l’´epaisseur h) est petite
par rapport aux deux autres (les portées lx et ly). On désigne par lx
la plus petite des portées.
On s’intéresse au rapport α des portées l et l (α =l /l )
Définition
Calcul des Dalles
On s’intéresse au rapport α des portées lx et ly (α =lx /ly)
Dans le cas courant où il n’y a pas d’appareil d’appuis, les portées
sont définies entre nus intérieurs des poutres ou des voiles
porteurs.
Coffrage
Généralement l’épaisseur d’une dalle est fixée de manière à
satisfaire les conditions d’isolation phonique.
Les problèmes de coupe feu imposent également des épaisseurs de
l’ordre de 7 cm pour 1 heure et de 11 cm pour 2 heures
Calcul des Dalles
Coffrage
Nous pouvons utiliser pour pré-dimensionner les dalles le tableau
suivant :
Calcul des Dalles
Conditions relatives à la flèche
Dans les bâtiments, la flèche admissible dépend des éléments portés
(cloisons, revêtement…), les règles BAEL admettent qu’il n’est pas
indispensable de procéder au calcul des flèches si les conditions
suivantes sont réalisées.
1. Soit Mox, Moy les moments maximaux en travée par bande de
Épaisseur minimale d’une dalle
Calcul des Dalles
1. Soit Mox, Moy les moments maximaux en travée par bande de
largeur unité dans le sens lx et ly de la dalle supposée
simplement appuyées,
Mt le moment maximal tenant compte de la continuité dans le
sens lx (la portée principale).
On doit avoir:
ox
t
ox
t
x
M
M
avec
M
M
l
h
75
,
0
20
≥
≥
2. A étant la section des armatures tendues par bande de
largeur b, d leur hauteur utile, fe leur limite d’élasticité.
Soit ρ=A/(bd), on doit avoir:
Épaisseur minimale d’une dalle
Conditions relatives à la flèche
Calcul des Dalles
fe en MPa
e
f
bd
A 2
≤
=
ρ
Sous l’action d’une force localisée, il y’a lieu de vérifier la
résistance des dalles au poinçonnement par effort tranchant.
Cependant, en présence d’une charge localisée éloignée des bords de
la dalle, on admet qu’aucune armature d’effort tranchant n’est
acquise si la condition suivant est vérifiée:
Épaisseur minimale d’une dalle
Condition relative au poinçonnement
Calcul des Dalles
Qu: charge localisée à l’ELU
h: épaisseur de la dalle
uc :périmètre du contour au
niveau du feuillet moyen
cj
c
u f
h
u
Q ×
×
≤ 0
045
,
0
La hauteur utile correspondant à la direction du plus grand
moment fléchissant doit être telle que le moment résistant du
béton soit supérieur ou égal au moment sollicitant
Épaisseur minimale d’une dalle
Condition relative au non-emploi d’armatures comprimées
Calcul des Dalles
Rappel :
bc
R d
b
M σ
µ .
.
. 2
1
=
)
4
,
0
1
.(
.
8
,
0 1
1
1 α
α
µ −
=
es
es
bc
bc
ε
ε
ε
ε
α
+
=
+
=
5
,
3
5
,
3
1
Condition relative au non-emploi d’armatures d’effort tranchant
Épaisseur minimale d’une dalle
Les règles BAEL admettent qu’aucune armature d’efforts tranchants
n’est requise si les conditions suivantes sont remplies:
Calcul des Dalles
La pièce concernée est bétonnée sans reprise sur toute son
épaisseur
La contrainte tangente τu est au plus égale à 0,05 fcj
τu≤0,05 fcj
Types de dalles
Pour les dalles rectangulaires, on définit les portées mesurées entre
nus des appuis: lx et ly avec lx ≤ly et le rapport α=lx/ly
Suivant la nature de leurs appuis, on peut distinguer :
Les dalles portant dans une direction.
Calcul des Dalles
Les dalles portant dans une direction.
Sont considérées comme telles :
les dalles rectangulaires appuyées sur deux côtés et comportant
un ou deux bords libres.
les dalles rectangulaires appuyées sur quatre côtés dont α ≤ 0,4.
Les dalles portant sur deux directions, ce sont les dalles
rectangulaires appuyées sur 4 cotés dont 0,4<α ≤ 1
Dalles simplement appuyées portant dans un seul sens
Ces dalles sont calculées comme des poutres dans le sens de la petite
portée. Nous sommes donc ramenés à l’étude d’une poutre
rectangulaire de hauteur h, de largeur 1 mètre, et de portée lx.
La dalle porte alors dans un seul sens et le moment de flexion, dans
le cas d’une dalle uniformément chargée est :
Calcul des Dalles
le cas d’une dalle uniformément chargée est :
Nous déterminons la section d’aciers longitudinaux Ax (aciers
principaux) à partir du moment de flexion.
Les aciers sont déterminées par mètre linéaire de longueur de dalle :
Ax/ml.
8
2
x
ox
pl
M =
Dalles simplement appuyées portant dans un seul sens
Dans le sens de la grande portée ly, il faut disposer des armatures de
répartition dont la section par unité de largeur est évaluée
forfaitairement au quart de la section des aciers principaux:
Ay =Ax/4
Calcul des Dalles
Ay =Ax/4
Dalles continues portant dans un seul sens
De la même façon, la dalle est calculée comme une poutre-dalle de
largeur unitaire, mais dans ce cas, on appliquera la méthode
Calcul des Dalles
forfaitaire ou la méthode de Caquot pour déterminer les moments
de continuité (les chapitres suivants).
Dalle uniformément chargée portant dans deux sens et
articulée sur ses contours
Dans ce cas, il faut tenir compte du fait que la
dalle porte dans les 2 directions et calculer les
moments Mox et Moy qui agissent par bande de
largeur unité dans les deux directions lx et ly au
centre du panneau.
Les moments fléchissant développés au centre du
Calcul des Dalles
Les moments fléchissant développés au centre du
panneau ont pour valeur:
•dans le sens de la petite portée: Mox= x . p . lx
2
•dans le sens de la grande portée: Moy= y.Mox
Les coefficients x et y sont fonction de
α=lx/ly et de ν.
Rappel: On a ν=0 à l’ELU et ν=0,2 à l’ELS.
Dalle uniformément chargée portant dans deux sens et
articulée sur ses contours
Calcul des Dalles
Dalle uniformément chargée portant dans deux sens et
articulée sur ses contours
Calcul des Dalles
Dalle uniformément chargée portant dans deux sens et
articulée sur ses contours
Calcul des Dalles
Les valeurs maximales (sur appui) de l’effort tranchant sont
données par:
Dalle uniformément chargée portant dans deux sens et
articulée sur ses contours
4
4
x
y
y
x l
pl
V
et
l
pl
V =
=
Calcul des Dalles
On commence par vérifier les conditions relatives au non-emploi
d’armatures d’effort tranchant,
Dans le cas où ces conditions ne sont pas vérifiées, on augmentera
l’´epaisseur de la dalle (pour diminuer τu).
Si cette solution n’est pas envisageable, on placera des aciers
transversaux comme dans une poutre.
4
4
4
4
2
2 y
x
x
y
y
x
x
x
l
l
V
et
l
l
V
+
=
+
=
Dalle uniformément chargée portant dans deux
sens et sur appuis continus
Dans la réalité, les dalles en BA ne sont pas articulées sur leurs
contours.
Elles sont appuyées soit par des éléments continus avec lesquels
Calcul des Dalles
Elles sont appuyées soit par des éléments continus avec lesquels
elles forment monolithe (nervures ou poutre en BA), soit par des
murs sur lesquels elles reposent.
Dans ce cas on prend en compte un moment d’encastrement, qui
permet de diminuer dans une certaine mesure la valeur des moments
en travée déterminés pour la dalle articulée .
Dalle uniformément chargée portant dans deux
sens et sur appuis continus
Pour le calcul une dalles rectangulaire encastrée, quelque soit son
élancement α, on commence par déterminer, par la méthode
précédente, les moments de flexion qui s’y développerait si elles
étaient articulées sur leurs contours.
Calcul des Dalles
Ces moments en travées sont réduits selon les conditions
d’encastrement (voir tableau suivant).
Pour tenir compte de la continuité, les moments d’encastrement
sur les grands et les petits côtés sont évalués en fonction des
moments fléchissant maximaux M0x calculés selon l’hypothèse
de l’articulation.
Dalle uniformément chargée portant dans deux
sens et sur appuis continus
Lorsqu’il s’agit de la portée principale lx, si on désigne par:
M0x: le moment maximal calculé dans l’hypothèse de l’articulation
Mw et Me: les valeurs absolues prises en compte pour les moments
sur appuis à gauche et à droite.
M : le moment maximal considéré en travée suivant la portée l .
Calcul des Dalles
Mt: le moment maximal considéré en travée suivant la portée lx.
La relation suivante doit être vérifiée:
OX
e
w
t M
M
M
M 25
,
1
2
≥
+
+
Sans aller au-delà de Mox
Dalle uniformément chargée portant dans deux
sens et sur appuis continus
Les valeurs des moments sur appuis sont prises égales à :
- 0,15 M0 dans le cas d’un encastrement faible, c’est-à-dire pour
une dalle simplement appuyée (cas d’un panneau de rive de dalle
sur une poutre).
Calcul des Dalles
sur une poutre).
- 0,30 M0 dans le cas d’un encastrement partiel (cas d’un panneau
de rive de dalle sur un voile béton).
-0,50 M0 dans le cas d’une dalle continue (cas d’un panneau
intermédiaire de dalle sur une poutre ou sur un mur).
Le moment sur l’appui continu commun à deux panneaux est le
plus grand en valeur absolue des moments déterminés pour chacun
des deux panneaux.
Dalle uniformément chargée portant dans deux
sens et sur appuis continus
En général, on obtient la répartition suivante:
Calcul des Dalles
May doit être égal, par
continuité au moment Max
En admettant que les conditions d’appui soient les mêmes sur
l’ensemble du contour de la dalle, et en désignant par Ma1, Ma2, Ma3,
etc., les moments en rive 1 et sur les appuis intermédiaires 2, 3, etc.
du sens x , on doit retenir pour les moments sur appuis du sens y les
valeurs indiquées sur la figure:
Dalle uniformément chargée portant dans deux
sens et sur appuis continus
Calcul des Dalles
valeurs indiquées sur la figure:
Toutefois, il faudrait calculer Mty comme si les
moments sur appuis sont pris égaux à May.
Dalle uniformément chargée portant dans deux
sens et sur appuis continus
Exemple:
Calcul des Dalles
DISPOSITIONS REGLEMENTAIRES
Condition de non fragilité
Dans le cas des dalles cette condition est énoncée comme suit :
Soit P0 le taux d’armatures (P0 est le rapport du volume des aciers à
Calcul des Dalles
celui du béton) défini de la façon suivante :
0,0012 s’il s’agit de ronds lisses (Fe E 215 ou Fe E 235)
0,0008 s’il s’agit de barres HA Fe E 400 ou de TS ∅ > 6 mm
0,0006 s’il s’agit de barres HA Fe E 500 ou de TS ∅ ≤ 6 mm
DISPOSITIONS REGLEMENTAIRES
Condition de non fragilité
lx et ly sont les dimensions de la dalle (lx ≤ ly)
Px et Py les taux minimaux d’acier en travée dans le sens «x» et dans
le sens «y».
Les taux minimaux d’acier px dans le sens «x» et py dans le sens «y»
Calcul des Dalles
Les taux minimaux d’acier px dans le sens «x» et py dans le sens «y»
doivent satisfaire les inégalités suivantes :
(En multipliant Px et Py par bh, nous aurons Ax min et Ay min)
y
x
y
x
l
l
où
P
P
et
P
P
=
≥
−
≥
α
α
0
0
2
3
DISPOSITIONS REGLEMENTAIRES
Dispositions des armatures longitudinales
Le diamètre des barres employées comme armatures de dalles doit
être au plus égal au dixième de l’épaisseur totale de la dalle.
Les armatures disposées suivant deux directions perpendiculaires
sont telles que le rapport de la section armant la direction moins
Calcul des Dalles
sont telles que le rapport de la section armant la direction moins
sollicitée (armatures de répartition suivant ly) à celle armant la
direction orthogonale (armatures principales suivant lx) est
supérieur ou égal à :
- 1/3 si les charges appliquées comprennent des efforts
concentrés
-1/4 dans le cas contraire.
Les barres // à la direction du petit côté lx sont placés en dessous.
DISPOSITIONS REGLEMENTAIRES
Espacements
L’écartement des armatures d’une même nappe ne doit pas dépasser
les valeurs du tableau ci-dessous où h désigne l’épaisseur totale de la
dalle.
Calcul des Dalles
dalle.
DISPOSITIONS REGLEMENTAIRES
Les aciers armant à la flexion la région centrale d’une dalle sont
prolongés jusqu’aux appuis :
dans leur totalité, si la dalle est soumise à des charges
concentrées mobiles ;
à raison d’un sur deux au moins dans le cas contraire.
Arrêt des Barres
Calcul des Dalles
Les armatures prolongées jusqu’aux appuis y sont ancrées au-delà
du contour théorique de la dalle.
En cas d’absence de charge
concentrée mobile, on peut
armer suivant le schéma:
DISPOSITIONS REGLEMENTAIRES
Arrêt des Barres
De même les arrêts des
armatures des chapeaux
sont effectuées avec une
longueur différentes d’une
barres sur deux.

 

1 M
Calcul des Dalles






=












+
=
2
;
max
3
,
0
4
1
;
max
1
2
1
l
l
l
l
M
M
l
l
s
x
o
a
s
Par approximation, pour des béton de résistance moyenne :
ls≈40Φ pour les HA FeE400
ls≈50Φ pour les HA FeE500 et les ronds lisses
Utilisation des Treillis Soudés
Les treillis soudés sont constitués de fils lisses ou crantés soudés en
deux nappes orthogonales avec des intervalles constants; ils
présentent pour le ferraillage des pièces « à deux dimensions »
(dalles, murs, radiers, etc.), les avantages suivants:
Calcul des Dalles
•Qualité constante: des propriétés mécaniques et géométriques;
•Économie: gain de poids dû à la limite d’élasticité élevée, gain de
temps pour le façonnage, l’assemblage, la manutention et la pose.
•Sécurité d’emploi: pour le personnel lors de la mise en place, pour
la bonne exécution et la facilité de contrôle.
Utilisation des Treillis Soudés
Coefficient d’adhérence:
η=1 pour les TS lisses
η=1,3 pour les TS à haute adhérence (HA) à fils de diamètre
< 6 mm
Calcul des Dalles
< 6 mm
η=1,6 pour les TS HA à fils de diamètre ≥ 6 mm
Produits livrés sous trois formes
Produits standard sur stock.
Produits standard à la demande.
Produits sur devis.
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation
modérée « Méthode forfaitaire »
Un plancher est une aire généralement plane, destinée à limiter les
étages et à supporter les revêtements de sols.
Rappel
Ses deux principales fonctions sont :
une fonction de résistance mécanique, il doit supporter son poids
propre et les surcharges.
une fonction d’isolation acoustique et thermique qui peut être
assurée complémentairement par un faux plafond ou un
revêtement de sol approprié.
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation
modérée « Méthode forfaitaire »
Différents types de planchers
Les planchers rencontrés dans les bâtiments de destinations diverses ou
dans les constructions industrielles se classent en trois grandes
catégories :
-les planchers
constitués
constitués
d’une dalle
associée à des
poutres secondaires
et principales
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation
modérée « Méthode forfaitaire »
-Les planchers dalles ou planchers champignons:
Les planchers dalles sont constitués d’une dalle pleine reposant sur
des points d’appuis isolés, constitués par des poteaux. Lorsque que
ces derniers ont la tête évasée on appelle cette structure plancher
champignon.
Différents types de planchers
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation
modérée « Méthode forfaitaire »
-les planchers à poutrelles préfabriquées:
Les planchers à poutrelles (planchers mixtes) sont constitués d’une
dalle de compression coulée sur place sur des poutrelles
préfabriquées en béton armé ou précontraint ou sur une charpente
métallique. Le coffrage est obtenu par des prédalles ou des corps
creux (entrevous en béton ou en terre cuite). Les prédalles sont des
Différents types de planchers
creux (entrevous en béton ou en terre cuite). Les prédalles sont des
dalles préfabriquées de faible épaisseur (4 à 5 cm).
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation
modérée « Méthode forfaitaire »
Planchers concernés
Les planchers visés dans ces deux chapitres suivants sont constitués
d’une dalle horizontale associée à un système de poutres, ce qui est
généralement le cas de bâtiments d’habitation.
Les panneaux de la dalle reçoivent les charges statiques et
dynamiques et les transmettent aux poutres. L’ensemble des efforts
est finalement repris par des poteaux ou des murs de refend
est finalement repris par des poteaux ou des murs de refend
porteurs.
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation
modérée « Méthode forfaitaire »
Le règlement BAEL distingue deux types de planchers en fonction
de l’importance des charges d’exploitation :
Planchers concernés
-les planchers à charge d’exploitation modérée
- les planchers à charge d’exploitation élevée
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation
modérée « Méthode forfaitaire »
Planchers à charge d’exploitation modérée
Il s’agit des planchers des « constructions courantes » où les charges
d’exploitation sont modérées.
Les valeurs de ces charges sont au plus égales à deux fois celles des
charges permanentes ou à 5000 N/m2.
{ }
²
000
5
;
2 m
N
G
Max
Qb ≤
Entrent normalement dans cette catégorie :
les bâtiments à usage d’habitation et d’hébergement, et les
bâtiments à usage de bureaux,
les constructions scolaires, et les constructions hospitalières.
Et souvent :
les bâtiments à usage commercial (magasins, boutiques), à
l’exclusion des bâtiments de stockage,
les salles de spectacle.
{ }
²
000
5
;
2 m
N
G
Max
Qb ≤
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation
modérée « Méthode forfaitaire »
Poutres et Planchers continus
Dans les structures des bâtiments, il est fréquent de rencontrer des
poutres et planchers continus, c’est-à-dire reposant sur plus de
deux appuis (poteaux ou murs).
Les poutres se raccordent continûment aux poteaux, à d’autres
poutres ou à des murs. Le calcul doit tenir compte de la continuité.
Une telle poutre est dite hyperstatique car les équations de la
statique ne suffisent pas à la détermination de toutes les actions de
contact.
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation
modérée « Méthode forfaitaire »
La résistance des matériaux propose des solutions aux problèmes
hyperstatiques dans les cas de matériaux homogènes.
La méthode classique qui permet de résoudre le cas des poutres
continues est la méthode des trois moments:
Poutres et Planchers continus
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation
modérée « Méthode forfaitaire »
Poutres et Planchers continus
Dans le cas d’une charge uniformément répartie :
( )
4
2
3
3
1
1
1
1
1
1
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
l
P
l
P
l
M
l
l
M
M
L
+
−
=
+
+
+ +
+
+
+
+
−
Expression des efforts internes dans une travée i:
Moment de flexion:
Effort tranchant:
4
( )x
l
M
M
M
x
M
x
M
i
i
i
i
1
1
0 )
(
)
( −
−
−
+
+
=
( )
i
i
i
l
M
M
x
V
x
V 1
0 )
(
)
( −
−
+
=
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation
modérée « Méthode forfaitaire »
Cependant, l'emploi de cette méthode, bien qu'autorisée par le
BAEL, est discutable car La détermination des inconnues
hyperstatiques se fait en supposant le matériau homogène et en
supposant que la largeur de la table de compression reste constante
dans une travée.
Poutres et Planchers continus
L’expérience montre que cette méthode de continuité théorique
donne des moments trop forts sur appuis et trop faibles en travées.
Le règlement BAEL prévoit donc deux méthodes de résolution
pour des systèmes de poutres continues :
- la méthode forfaitaire
- la méthode de CAQUOT.
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation
modérée « Méthode forfaitaire »
Portée de calcul BAEL
Dans le cas de poutres (ou de dalles) munies d'appareils d'appui, la
portée correspond à la distance entre les points d'application des
réactions d'appui.
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation
modérée « Méthode forfaitaire »
Portée de calcul BAEL
•Dans le cas de poutres (ou de dalles) reposant sur des massifs ou
des murs en maçonnerie, la portée correspond à la distance entre les
points d'application des résultantes des réactions d'appui.
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation
modérée « Méthode forfaitaire »
•Dans le cas de poutres (ou de dalles) reposant sur des éléments BA,
la portée correspond à la distance entre nus.
Portée de calcul BAEL
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation
modérée « Méthode forfaitaire »
Hypothèses d’application de la méthode forfaitaire
Cette méthode est applicable aux planchers à charge d’exploitation
modérée, c’est à dire aux « constructions courantes ».
Elle ne s’applique qu’aux éléments fléchis (poutres ou dalles dans un
seul sens) remplissant les conditions suivantes :
•H1: les moments d’inertie des sections transversales sont identiques
le long de la poutre.
•H2: les portées successives sont dans un rapport entre 0,8 et 1,25
•H3: la fissuration est considérée comme non préjudiciable
Si l’une des hypothèses n’est pas vérifiée, nous appliquerons la
méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation relativement
élevée, méthode de CAQUOT (prochain chapitre).
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation
modérée « Méthode forfaitaire »
Principe de la méthode
La méthode consiste à évaluer les valeurs maximales des moments en
travée et des moments sur appuis à des fractions, fixées
forfaitairement, de la valeur maximale du moment fléchissant M0 dans
la « travée de comparaison ».
La « travée de comparaison »
La « travée de comparaison »
est la travée indépendante
de même portée libre que
la travée considérée et
Soumise aux
mêmes charges.
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation
modérée « Méthode forfaitaire »
Application de la méthode
Soit :
- M0 la valeur maximale du moment de flexion dans la travée de
comparaison ou moment isostatique.
- Mw et Me respectivement les valeurs absolues des moments sur
appuis de gauche (West) et de droite (East) qui sont pris en compte
appuis de gauche (West) et de droite (East) qui sont pris en compte
dans les calculs de la travée considérée.
-Mt le moment maximal dans la travée considérée
- α est le rapport des charges d’exploitation à la somme des charges
permanentes et d’exploitation :
B
B
Q
G
Q
+
=
α
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation
modérée « Méthode forfaitaire »
Application de la méthode
Les valeurs de Mt, Mw et Me doivent vérifier les conditions
suivantes :
( )
[ ]
0
0 3
,
0
1
;
05
,
1
2
.
1 M
M
Max
M
M
M e
w
t α
+
≥
+
+ ( )
[ ]
0
0 3
,
0
1
;
05
,
1
2
.
1 M
M
Max
Mt α
+
≥
+
0
2
3
,
0
1
.
2 M
Mt
α
+
≥
0
2
3
,
0
2
,
1
M
Mt
α
+
≥
dans le cas d’une travée intermédiaire,
dans le cas d’une travée de rive.
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation
modérée « Méthode forfaitaire »
3. La valeur absolue de chaque moment sur appui intermédiaire
n’est pas inférieure à :
- 0,60 M0 dans le cas d’une poutre à deux travées ;
- 0,5 M0 dans le cas des appuis voisins des appuis de rive d’une
poutre à plus de deux travées ;
Application de la méthode
poutre à plus de deux travées ;
-0,4 M0 dans le cas des autres appuis intermédiaires d’une poutre
à plus de trois travées.
De part et d’autre de chaque appui intermédiaire, on retient pour la
vérification des sections la plus grande des valeurs absolues des
moments évalués à gauche et à droite de l’appui considéré.
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation
modérée « Méthode forfaitaire »
Application de la méthode
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation
modérée « Méthode forfaitaire »
Longueur des chapeaux et arrêts des barres inférieures du
second lit
Leur détermination se fait généralement à partir du tracé des
courbes enveloppes des moments fléchissant en envisageant les
divers cas de charges pour les diverses combinaisons d’actions
divers cas de charges pour les diverses combinaisons d’actions
(à voir en annexe) .
Cependant, nous pouvons procéder à un arrêt des barres
forfaitaire lorsque :
- La charge d’exploitation est au plus égale à la charge
permanente : QB ≤ G
-Les charges appliquées peuvent être considérées comme
uniformément réparties.
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation
modérée « Méthode forfaitaire »
La longueur des chapeaux à partir du nu des appuis est au moins
égale à:
- 1/4ème de la plus grande portée des 2 travées encadrant l’appui
considéré s’il s’agit d’un appui intermédiaire voisin d’une travée de
rive.
Longueur des chapeaux et arrêts des barres inférieures du
second lit
rive.
-1/5ème de la plus grande portée des 2 travées encadrant l’appui
considéré s’il s’agit d’un appui n’appartenant pas à une travée de
rive.
Aussi la moitié au moins de la section des armatures inférieures
nécessaires en travée est prolongée jusqu’aux appuis, et les
armatures du second lit sont arrêtées à une distance du nu des appuis
au plus égale à 1/10ème de la portée.
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation
modérée « Méthode forfaitaire »
Longueur des chapeaux et arrêts des barres inférieures du
second lit
Dans le cas où l’appui de rive est solidaire d’un poteau ou
une poutre, il convient de disposer sur cet appui des aciers
supérieurs pour équilibrer un moment au moins égal à :
Ma1 = -0,15 Mo1
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation
modérée « Méthode forfaitaire »
Effort tranchant
Les efforts tranchants peuvent être déterminés en admettant la
discontinuité des différents éléments, à condition de majorer les
efforts tranchants calculés pour les appuis voisins des appuis de
rive:
rive:
- de 15 % pour les appuis voisins des appuis de rive d’une poutre à
deux travées,
- de 10 % pour les appuis voisins des appuis de rive d’une poutre
comportant au moins trois travées.
Effort tranchant
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation
modérée « Méthode forfaitaire »
Ainsi, en notant V0i la valeur absolue de l’effort tranchant sur les
appuis de la travée isostatique de référence i, les valeurs absolues
de l’effort tranchant aux appuis sont déterminés de façon forfaitaire
comme indiqué ci-après:
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation élevée
« Méthode de CAQUOT »
Domaine d’application
Cette méthode s’applique :
1. Aux planchers des « constructions industrielles », Il s’agit des
planchers des où les charges d’exploitation sont relativement
élevées. Les valeurs de ces charges sont supérieures à deux fois
celles des charges permanentes et à 5000 N/m2.
Qb > 2G et Qb > 5000 N/m2
Entrent normalement dans cette catégorie :
- les bâtiments industriels (usines, ateliers),
-les entrepôts.
2. Aux planchers à charge d’exploitation modérée quand l’une des
hypothèses complémentaire n’est pas vérifiée (Inerties variables;
différence de longueur entre les portées supérieure à 25%;
fissuration préjudiciable ou très préjudiciable).
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation élevée
« Méthode de CAQUOT »
Domaine d’application
Dans le cas où on a la charge modérée mais l’une des trois
conditions de la méthode forfaitaire n’est pas satisfaite, on
peut appliquer la méthode de Caquot, mais il est alors
admissible d’atténuer les moments/appuis dus aux seules
charges permanentes en leur appliquant un coefficient
compris entre 1 et 2/3 ( on les diminue au plus de 1/3), ce
qu’on appelle Méthode de Caquot Minoré.
Méthode de Caquot Minoré
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation élevée
« Méthode de CAQUOT »
Principe de la méthode
La méthode proposée par Albert Caquot tient compte :
•de la variation du moment d’inertie due aux variations de la
largeur de la table de compression, en réduisant légèrement les
moments sur appui et en augmentant proportionnellement ceux
en travée.
•de l’amortissement de l’effet des chargements des poutres en
BA, en ne considérant que les travées voisines de l’appui pour
déterminer le moment sur appui.
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation élevée
« Méthode de CAQUOT »
Principe de la méthode
C’est une méthode de continuité simplifiée : le moment fléchissant
sur un appui ne dépend que des charges sur les travées adjacentes de
cet appui.
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation élevée
« Méthode de CAQUOT »
La poutre continue est assimilée pour le calcul des moments à une
succession de poutres à deux travées de part et d’autre de l’appui
étudié. Dans ce schéma, il n’y a pas de moments sur les appuis en
amont et en aval de l’appui étudié, ce qui n’est pas conforme aux
hypothèses de la continuité.
La méthode de CAQUOT tient compte de cela en remplaçant les
portées réelles par des portées fictives l’:
l’w = 0,8 li
l’e = 0,8 li+1
Pour les travées de rive :
l’w = li
l’e = li+1
Application de la méthode aux poutres à inertie constante
Chapitre XVI: Méthode de calcul des planchers à charge
d’exploitation élevée « Méthode de CAQUOT »
Reprenons la formule des trois moments :
En l’appliquant sur le schéma suivant:
Cas de charges réparties
Application de la méthode aux poutres à inertie constante
 
4
2
3
3
1
1
1
1
1
i
i
i
i
i
i
i
i
i
i
l
P
l
P
M
l
l
M
M
L





 




Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation élevée
« Méthode de CAQUOT »
Nous avons:
La formule de CAQUOT apporte des corrections à la méthode de
continuité théorique pour atténuer les moments sur appuis : le
coefficient de 8 est remplacé 8,5, ce qui nous donne:
trois moments:
d’où:
Application de la méthode aux poutres à inertie constante
Cas de charges réparties
0
0 1
1 


 
 e
i
w
i M
M
et
M
M
 
4
'
'
'
'
2
3
3
e
e
w
w
i
e
w
l
P
l
P
M
l
l




 
e
w
e
e
w
w
i
l
l
l
P
l
P
M
'
'
8
'
' 3
3




 
e
w
e
e
w
w
i
l
l
l
P
l
P
M
'
'
5
,
8
'
' 3
3




Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation élevée
« Méthode de CAQUOT »
Cas de charges concentrées
Application de la méthode aux poutres à inertie constante
Soit: et
On définit les deux coefficients:
125
,
2
)
2
)(
1
(
)
(
125
,
2
)
2
)(
1
(
)
(





 e
e
e
e
e
w
w
w
w
w
x
x
x
a
k
et
x
x
x
a
k
   
e
w
e
e
e
e
w
w
w
w
a
l
l
l
P
a
k
l
P
a
k
M
'
'
'
' 2
2




w
w
w l
a
x
'

e
e
e l
a
x
'

Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation élevée
« Méthode de CAQUOT »
Application de la méthode aux poutres à inertie constante
Calcul des Moments
On trace la courbe des moments de la travée indépendante de
longueur l (et non l’) sous l’effet de la charge permanente , puis sous
l’effet de la charge permanente et la charge d’exploitation, les
différentes charges étant affectées du coefficient de pondération
correspondant à l’état limite considéré.
Ainsi, en supposant dans chaque cas, l’application ou non des charges
d’exploitation (en ELU et en ELS) on aura:
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation élevée
« Méthode de CAQUOT »
MA
12: travée de gauche déchargée et travée de droite chargée (avec l’)
Calcul des Moments
MA
11: les deux travées sont déchargées (avec l’)
Application de la méthode aux poutres à inertie constante
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation élevée
« Méthode de CAQUOT »
MA
22: les deux travées sont chargées (avec l’)
( c’est le schéma qui définira le ferraillage sur appuis)
MA
21: travée de gauche chargée et travée de droite déchargée (avec l’)
Application de la méthode aux poutres à inertie constante
Calcul des Moments
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation élevée
« Méthode de CAQUOT »
MO
1: moment isostatique minimal dans la travée de comparaison
déchargée (avec l).
MO
2: moment isostatique maximal dans la travée de comparaison
chargée (avec l).
Application de la méthode aux poutres à inertie constante
Calcul des Moments
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation élevée
« Méthode de CAQUOT »
Exemple : à l’ELS
Application de la méthode aux poutres à inertie constante
Calcul des Moments
 
 
e
w
e
w
A
l
l
l
l
G
M
'
'
5
,
8
'
' 3
3
11




 
 
e
w
e
B
w
A
l
l
l
Q
G
Gl
M
'
'
5
,
8
'
' 3
3
12





 
 
e
w
e
w
B
A
l
l
Gl
l
Q
G
M
'
'
5
,
8
'
' 3
3
21





  
 
e
w
e
w
B
A
l
l
l
l
Q
G
M
'
'
5
,
8
'
' 3
3
22





8
2
1
0
Gl
M 
 
8
2
2
0
l
Q
G
M B


Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation élevée
« Méthode de CAQUOT »
Pour avoir le moment maximal dans une travée, il faut considérer le
cas où cette travée est chargée au maximum et les 2 travées
encadrant la travée considérée déchargées, soit
Application de la méthode aux poutres à inertie constante
Calcul des Moments
2
21
12
2
0
max
1



 i
i A
A
T
M
M
M
M
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation élevée
« Méthode de CAQUOT »
Pour avoir le moment minimal dans une travée, il faut considérer le
cas où cette travée est chargée au minimum et les 2 travées encadrant
la travée considérée chargées, soit :
Il faut vérifier qu’on a bien MTmin≥0, sinon il y a risque de
soulèvement de la travée considérée et par suite, il faut considérer
une armature supérieure pour équilibrer le moment MTmin.
Application de la méthode aux poutres à inertie constante
Calcul des Moments
2
12
21
1
0
min
1



 i
i A
A
T
M
M
M
M
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation élevée
« Méthode de CAQUOT »
Application de la méthode aux poutres à inertie constante
Calcul des Moments
Remarque:
Si la travée est une travée de rive, étant donné que le
moment sur l’appui de rive est considéré comme nul,
et ainsi le moment est sûrement maximal avant la
moitié de la travée, on peut remplacer le coefficient 1/2
appliqué sur la somme des moments sur appuis par
0,42.
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation élevée
« Méthode de CAQUOT »
Application de la méthode aux poutres à inertie constante
Efforts tranchants
L’effort tranchant, pour un cas de charge donné, est calculé
classiquement comme l’opposé de la dérivée du moment fléchissant,
soit, en tenant compte de la continuité :
Avec μ (x) Moment fléchissant dans la travée isostatique associée
Le cas de charge correspondant aux efforts tranchants maximums
sur l’appui i se produit lorsque les deux travées adjacentes sont
chargées et les autres déchargées
l
M
M
dx
x
d
x
V e
w 



)
(
)
(

Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation élevée
« Méthode de CAQUOT »
Sur l’appui i, les valeurs à gauche et à droite de l’effort tranchant
sont donc:
V0w et V0e sont les efforts tranchants à gauche et à droite de
l’appui i des travées isostatiques de référence i-1 et i,
respectivement.
Application de la méthode aux poutres à inertie constante
Efforts tranchants
1
0
1





i
a
a
w
wi
l
M
M
V
V i
i
i
a
a
e
ei
l
M
M
V
V i
i


 1
0
Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation élevée
« Méthode de CAQUOT »
Application de la méthode aux poutres à inertie variable
Soit Iw le moment d’inertie de la travée de gauche et Ie celui de la
travée de droite, on calcule les longueurs fictives l’=l ou 0,8l.
Dans le cas des charges réparties par unité de longueur, le moment
sur appui en valeur absolue est égal à:
avec:
On retrouve le cas précédent si Iw = Ie
)
1
(
5
,
8
'
' 2
2




 e
e
w
w
A
l
q
l
q
M
e
w
w
e
I
I
l
l


'
'

Méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation élevée
« Méthode de CAQUOT »
Dans le cas où on a des charges concentrées Pw et Pe à la distance
aw et ae du nu de l’appui, le moment sur appui est égal à:
et
Application de la méthode aux poutres à inertie variable
125
,
2
)
2
)(
1
(
)
(
125
,
2
)
2
)(
1
(
)
(





 e
e
e
e
e
w
w
w
w
w
x
x
x
a
k
et
x
x
x
a
k
   
 






1
'
' e
e
e
e
w
w
w
w
a
l
P
a
k
l
P
a
k
M
w
w
w l
a
x
'

e
e
e l
a
x
'

ANNEXE
Construction de la courbe des moments
Après avoir déterminé la valeur Mo du moment maximal à mi-
portée, on porte MoO' = OMo. Les droites O'W et O'E sont les
tangentes en W et E. Un point M quelconque de la parabole, à
l'abscisse WM' = x s'obtient en prenant le milieu P' de WM', le
milieu Q' de M'E, en rappelant P' et Q' en P et Q sur les tangentes
O'W et O'E puis en joignant PQ qui coupe la verticale de M' au
point M cherché. La figure suivante montre qu'il n'est pas
nécessaire de recommencer cette construction un grand nombre de
fois (2 ou 3 suffisent) pour avoir un tracé très acceptable de la
demi-parabole, et de son ensemble ensuite, par symétrie.
Construction de la courbe des moments
ANNEXE
Courbe-enveloppe des moments d'une travée de
poutre continue
Pour obtenir la courbe-enveloppe des moments de flexion, on
effectue une construction par points homologues. On trace d’abord
la courbe des moments isostatiques selon le procédé décrit
précédemment. On trace ensuite une droite Δ ’ reliant les points W’
sur la verticale de W et E’ sur la verticale de E tels que WW’ = Mw
et EE’ = Me. On trace également une deuxième droite Δ obtenue en
décalant vers le haut tous les points de la droite Δ ’ de la quantité 0,3
α 0 M0 (voir figure ci-après).
ANNEXE
La courbe-enveloppe, composée des arcs (Ct), (Cw) et (Ce), se déduit
de la courbe des moments isostatiques en portant :
- pour l’arc (Ct), en prenant pour base la droite Δ , des segments a’1
a’2, ou b’1 b’2, etc., tels que a’1a’2=a1a2, b’1b’2=b1b2, etc.,
- pour les arcs (Cw) et (Ce), en prenant pour base la droite Δ ’, des
segments c’1c’2 tels que c’1c’2=c1c2, etc.
La figure ci-après donne la construction de la courbe à partir de
laquelle sont déterminés les arrêts des panneaux de treillis soudés
après que l'on ait effectué sur elle le décalage de 0,8 h prévu par les
Règles BAEL.
Courbe-enveloppe des moments d'une travée de
poutre continue
ANNEXE
ANNEXE
Courbe-enveloppe des moments d'une travée de
poutre continue
ANNEXE
Courbe-enveloppe des moments d'une travée de
poutre continue

Cours_BAEL.pdf

  • 1.
    Béton Armé auxEtats Limites B.A.E.L. B.A.E.L.
  • 2.
    Chapitre I: INTRODUCTION- GENERALITES Le Béton mélange dans des proportion convenable des éléments suivants : + éventuellement, et en faible quantité, des produits d’addition, les adjuvants, influençant certaines propriétés ou comportements du matériau béton. L’intérêt du matériau béton réside dans sa facilité de mise en œuvre puisqu’il se présente à l’état pâteux et qu’il suffit de remplir des moules (coffrages) de la forme de l’élément à réaliser.
  • 3.
    Le Béton Armé Lebéton armé peut être défini comme l’association judicieuse de deux matériaux, le béton et l’acier. Ces aciers sont appelés armatures. On distingue les armatures longitudinales disposées suivant l’axe longitudinal de la pièce et les armatures transversales disposées dans des plans perpendiculaires à l’axe Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES transversales disposées dans des plans perpendiculaires à l’axe de la pièce. Béton → Compression (Résistance à la compression = 20 MPa à 40MPa) (Résistance à la traction = 2 MPa à 4MPa) Acier → Traction ou compression (200 MPa à 500 MPa)
  • 4.
    Domaine d’application duBAEL Les règles BAEL91 modifiées 99 sont applicables à tous les ouvrages en béton armé, dont le béton est constitué de granulats naturels normaux, avec un dosage en ciment au moins égal à 300 kg/m3 de béton mis en œuvre. Les constructions suivantes restent en dehors du domaine Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES Les constructions suivantes restent en dehors du domaine d’application : - les constructions en béton non armé, - les constructions en béton léger, - les constructions mixtes acier-béton, - les constructions en béton de résistance caractéristique supérieure à 80MPa - les éléments soumis à des températures s’écartant de celles qui résultent des seules influences climatiques.
  • 5.
    Chapitre I: INTRODUCTION- GENERALITES PRINCIPE DU BETON ARME Fonctionnement du béton armé en flexion
  • 6.
    Chapitre I: INTRODUCTION- GENERALITES PRINCIPE DU BETON ARME Fonctionnement du béton armé en flexion
  • 7.
    Chapitre I: INTRODUCTION- GENERALITES PRINCIPE DU BETON ARME Fonctionnement du béton armé en flexion
  • 8.
    Première poutre :béton non armé La rupture intervient brutalement sous une charge faible suite à une insuffisance en traction. Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES PRINCIPE DU BETON ARME Fonctionnement du béton armé en flexion La résistance en compression du béton, d’environ 25 à 35 MPa est 10 fois plus importante que sa résistance en traction.
  • 9.
    Deuxième poutre :Poutre armée longitudinalement Nous disposons des armatures en fibres inférieures, là où se développent les contraintes de traction et donc là où le béton montre des insuffisances. L’acier est un matériau possédant d’excellentes capacités de résistances tant en traction qu’en compression mais il est cher et Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES PRINCIPE DU BETON ARME Fonctionnement du béton armé en flexion résistances tant en traction qu’en compression mais il est cher et donc à utiliser à bon escient et avec parcimonie.
  • 10.
    Sous charges, desfissures apparaissent en partie centrale. A ce niveau, le béton a donc cessé de résister en traction et c'est l’acier qui a pris le relais. Les armatures empêcheront donc ces micro fissures de s’ouvrir davantage et prendront seuls en compte les Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES Deuxième poutre : Poutre armée longitudinalement PRINCIPE DU BETON ARME Fonctionnement du béton armé en flexion fissures de s’ouvrir davantage et prendront seuls en compte les efforts de traction. En augmentant les charges appliquées, des fissures à 45° se créent au niveau des deux zones d’appuis provenant d’une insuffisance de résistance du béton à l’effort tranchant. La rupture intervient ensuite le long de ces fissures.
  • 11.
    Troisième poutre :Poutre armée longitudinalement et transversalement Disposons maintenant en supplément des armatures transversales particulièrement au niveau des appuis. Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES PRINCIPE DU BETON ARME Fonctionnement du béton armé en flexion La rupture intervient beaucoup plus tard que dans les deux cas précédents. Les armatures en présence tant longitudinales que transversales limiteront l’ouverture des fissures dans le béton.
  • 12.
    Synthèse Nous pouvons présenter,à partir de ces essais, le principe de ferraillage d’une poutre en BA en flexion. Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES PRINCIPE DU BETON ARME Fonctionnement du béton armé en flexion
  • 13.
    Chapitre I: INTRODUCTION- GENERALITES PRINCIPE DU BETON ARME Fonctionnement du béton armé en flexion
  • 14.
    Avantages et inconvénientsdu béton armé Avantages L’intérêt économique : Le béton est le moins coûteux des matériaux résistant à la compression et susceptible d’être associé à d’autres éléments; et l’utilisation de l’acier sous forme de barres est judicieuse et économique, puisqu’elles ne sont disposées que dans les parties utiles. Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES les parties utiles. La souplesse d’utilisation : le béton étant mis en place (dans des moules : coffrage) à l’état pâteux ; il est possible de réaliser des constructions aux formes les plus variées et les armatures peuvent être facilement liées. Le béton armé se traite facilement à la pré-fabrication en usine.
  • 15.
    Résistance au feu: les constructions en béton armé se comportent Economie d’entretien : les constructions en béton armé ne nécessitent aucun entretien tandis que les constructions métalliques ont besoins d’être peintes régulièrement. Avantages Avantages et inconvénients du béton armé Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES Résistance au feu : les constructions en béton armé se comportent beaucoup mieux en cas d’incendie que les constructions métallique ou en bois. Le béton, grâce à sa mauvaise conductibilité thermique retarde les effets de la chaleur sur les armatures, il est possible de remettre en service la construction après les réparations superficielles ce qui est impossible pour les constructions métalliques. Cette propriété a permis d’utiliser le béton armé dans certaines parties des fours.
  • 16.
    Résistance aux effortsaccidentels : le béton armé en raison de son poids important est moins sensible aux variations de Avantages Avantages et inconvénients du béton armé Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES surcharges que d’autres modes de constructions. Durabilité : le béton armé résiste bien à l’action de l’eau et de l’air; la seule condition à observer est la protection des armatures; et l’acier et le béton ont des coefficients de dilatation thermique rapprochés, ce qui évite les dilatations différentielles entre les deux matériaux.
  • 17.
    Inconvénients Le poids :les ouvrages en B.A sont plus lourds que les autres modes de constructions. L’exécution : pour exécuter un ouvrage en béton armé il faut : Avantages et inconvénients du béton armé Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES Préparation de coffrage qui demande beaucoup de temps et un travail de charpente important. Ce coffrage doit rester en place jusqu'à se que le béton atteint une résistance suffisante. Le placement des armatures Pendant et après les mises en place du béton, il faut prendre des précautions pour le protéger contre le gel et l’évaporation de l’eau. Le contrôle de la qualité du matériau perfectionné lors du gâchage.
  • 18.
    Inconvénients Avantages et inconvénientsdu béton armé Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES Brutalité des accidents : les accidents qui surviennent aux ouvrages en béton armé sont en général soudains ou brutaux, en général ces accidents sont dus à des erreurs de calculs ou de réalisations. Difficulté de modification d’un ouvrage déjà réalisé : il est difficile de modifier un élément déjà réalisé.
  • 19.
    Sécurité et Réglementation Lasécurité est définie comme l’absence de risque et dans le domaine de construction ; cela implique la stabilité et la durabilité et l’aptitude à l’emploi. La sécurité absolue n’existe pas; il faut accepter une probabilité non négligeable d’accident. Le dimensionnement des ouvrages et la vérification de la sécurité Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES Le dimensionnement des ouvrages et la vérification de la sécurité reposent sur des règles de calcul utilisant la méthode des contraintes admissibles qui consiste à vérifier les contraintes calculés par la R.D.M en tout point d’une structure par rapport à une contrainte admissible obtenue en divisant la contrainte de ruine du matériau par un coefficient de sécurité fixé à l’avance.
  • 20.
    Théorie semi -probabiliste- Etats limites : (B.A.E.L) 91 modifiées 99 consiste a : 1-Définir les phénomènes que l’on veut éviter (l’état limite) : - Ouverture des fissures soit par : a- Compression successive dans le béton. Sécurité et Réglementation Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES a- Compression successive dans le béton. b- Traction successive dans l’acier. - Déformation importante dans l’ensemble. 2-Estimer la gravité des risques liés à ces phénomènes (on distingue les états limites ultimes et les états limites de services). 3-Dimensionner les éléments de la construction de telle manière que la probabilité d’atteindre l’un de ces phénomènes reste faible.
  • 21.
    Définition des étatslimites Un état limite est un état pour lequel une condition requise d’une construction est strictement satisfaite et cesserait de l’être en cas de modification défavorable d’une seule action. Sécurité et Réglementation Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES modification défavorable d’une seule action. Un ouvrage doit être conçu et calculé de manière à présenter pendant toute sa durée de vie des sécurités suffisantes vis-à-vis : de sa ruine ou de celle de l’un quelconque de ses éléments (effondrement de tout ou partie du bâtiment), d’un comportement en service susceptible d’affecter gravement sa durabilité, son aspect, le confort des usagers.
  • 22.
    BAEL distingue deuxcatégories d’états limites : Etats limites ultimes (E.L.U) : Il correspond à la valeur maximale de la capacité portante de la construction et dont le dépassement entraîne la ruine de la construction, ces états limites sont relatifs à la limite: a- Etat limite ultime d’équilibre statique de l’ouvrage : c’est la perte Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES a- Etat limite ultime d’équilibre statique de l’ouvrage : c’est la perte de la stabilité d’une partie ou de l’ensemble de la construction (le renversement). b- Etat limite ultime de résistance de l’un des matériaux de construction : c’est la perte de résistance soit du béton soit de l’acier. c- Etat limite ultime de stabilité de forme (flambement) : les pièces élancées soumises à des efforts de compression subissent des déformations importantes et deviennent instable.
  • 23.
    Etat limite deservice (E.L.S) Ils constituent les limites au-delà desquelles les conditions normales d’exploitation ou de durabilité de l’ouvrage ne sont plus satisfaites. On est conduit à effectuer des vérifications portant sur: a- Etat limite de service de compression de béton : cette limitation à pour but d’empêcher la formation des fissures. Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES pour but d’empêcher la formation des fissures. b- Etat limite de service d’ouverture des fissures (corrosion des armatures) : il consiste à assurer que les armatures sont convenablement disposées dans la section et les contraintes ne dépassent pas la valeur limite. c- Etat limite de service de déformation (flèche) : il consiste à vérifier que les déformations sont inférieures à des déformations limites.
  • 24.
    La vérification dela construction selon qu’il s’agit d’un ELU ou d’un ELS conduit à des calculs très différents en ce qui concerne : - les actions à prendre en compte et la façon de les combiner (pondération). - le comportement du matériau (et des sections des poutres) à utiliser. Sécurité et Réglementation Chapitre I: INTRODUCTION - GENERALITES A l’ELU, une section de poutre BA est amenée à la rupture lorsque le béton comprimé ou l’acier tendu dépasse leur capacité de résistance et entrent en plasticité. Le calcul est donc mené dans l’hypothèse d’un comportement plastique des matériaux, le domaine élastique étant dépassé. L’ELS est atteint bien que la structure soit encore loin de son effondrement, par exemple du fait d’une trop grande déformabilité d’un élément. Le calcul est mené dans l’hypothèse d’un comportement élastique des matériaux.
  • 25.
    Chapitre II: ACTIONSET SOLLICITATIONS Définitions Les actions sont des forces ou des couples directement appliquées à la construction, ainsi que celles qui résultent des déformations dues au retrait, à la dilatation, au tassement d’appui. Les valeurs de chacune de ces actions ont un caractère nominal, Les valeurs de chacune de ces actions ont un caractère nominal, c’est-à-dire connu dès le départ ou donné par des textes réglementaires ou contractuels. On distingue trois types d'actions : Actions permanentes. Actions variables (d'exploitations). Actions accidentelles.
  • 26.
    a- actions permanentes(G) : Ce sont des actions continues dont l'intensité est constante ou très peu variable dans le temps. Exemple : le poids propre. b- actions variables (Q) : Ce sont des actions dans l'intensité varie fréquemment et d'une façon importante dans le temps. La durée d'application est très faible par Chapitre II: ACTIONS ET SOLLICITATIONS importante dans le temps. La durée d'application est très faible par rapport aux durées de vie de constructions. Les valeurs de ces charges sont fixées par le règlement, en fonction des conditions d'exploitation de la construction. c- actions accidentelles (FA) : Ce sont des actions provenant de phénomènes se produisant rarement avec une faible durée d'application. Exemple : Vent (accidentel et non normal), séisme…
  • 27.
    Chapitre II: ACTIONSET SOLLICITATIONS
  • 28.
    • Actions permanentes(notées G) : - Poids propre de la structure : charges 1, 2, 8 et 12. - Poids des autres éléments de la construction : charges 9 et 11. - Poussées des terres, pression des liquides : 7 et 14 - Actions dues aux déformations différées : raccourcissement par retrait du béton dans le plancher 8. • Actions variables (notées Q) : Chapitre II: ACTIONS ET SOLLICITATIONS • Actions variables (notées Q) : - Charges d’exploitation : 3, 5, 6 et 13 - Charges climatiques : 4 - Action de la température climatique due aux variations d’ambiance au cours de la journée : 10. - Actions appliquées en cours de construction qui proviennent des équipements de chantier.
  • 29.
    Les sollicitations Ce sontles effort normaux et tranchants et les moments fléchissant et de torsions qui sont calculés à partir des actions en utilisant les procédés de la RDM. Chapitre II: ACTIONS ET SOLLICITATIONS - Nx est l’effort normal: les contraintes de compression sont positives. - Vy l’effort tranchant, - Mz le moment fléchissant.
  • 30.
    Les combinaisons d'actions Principe Enfonction des situations qu’une construction va connaître, nous allons être obligés de superposer les effets de plusieurs actions. Pour cela : Chapitre II: ACTIONS ET SOLLICITATIONS a) Nous affectons à chaque type d’action, un coefficient de sécurité partiel. b) Nous combinons les actions obtenues (principe de superposition des effets) c) Nous déterminons la ou les combinaisons qui engendrent les sollicitations les plus défavorables dans les éléments de la construction.
  • 31.
    Les combinaisons d'actions Nousutiliserons les combinaisons avec les notations suivantes : Chapitre II: ACTIONS ET SOLLICITATIONS
  • 32.
    Cas d’un murde soutènement Les combinaisons d'actions Chapitre II: ACTIONS ET SOLLICITATIONS La poussée Q pousse vers un renversement du mur et agit donc dans un sens défavorable: elle intervient en Gmax. L’action des terres R derrière le voile agit dans le sens de la stabilité donc favorable : elle intervient donc en Gmin.
  • 33.
    Cas d’une marcheen console : Les combinaisons d'actions Chapitre II: ACTIONS ET SOLLICITATIONS Le poids P de la marche intervient en Gmax et le contrepoids C du mur en Gmin.
  • 34.
    Etats limites ultimes: (E.L.U) Les combinaisons d'actions Chapitre II: ACTIONS ET SOLLICITATIONS i Qi n i Q Q Q G G × × + × + + × ∑ =1 1 1 min max 3 , 1 35 , 1 γ γ γ Q1 : coefficient multiplicateur est égal à 1,5 dans le cas général et 1,35 pour la température, les charges d’exploitation étroitement bornées et de caractère particulier (convois militaires ou exceptionnels) et pour les bâtiments agricoles abritant des animaux et des produits sans présence humaine permanente.
  • 35.
    Lorsque nous introduisonsles actions accidentelles elle s'écrit : Les combinaisons d'actions Etats limites ultimes : (E.L.U) Chapitre II: ACTIONS ET SOLLICITATIONS n F Q G G + × + + ∑γ Généralement la combinaison s'écrit : 1,35 . G + 1,5 . Q A i i Qi F Q G G + × + + ∑ =1 min max γ avec: FA: action accidentelle
  • 36.
    Etats limites deservices : (E.L.S) Les combinaisons d'actions Chapitre II: ACTIONS ET SOLLICITATIONS i Qi n i Q Q G G × + + + ∑ =1 1 min max γ γQ1 : coefficient multiplicateur Généralement la combinaison s'écrit : Gmax + Gmin + Q i=1
  • 37.
    Eléments courants desstructures en B.A. uniquement soumis aux actions des charges permanentes G et des charges d’exploitation QB (à l’exclusion de toute action climatique) : Les combinaisons d'actions Chapitre II: ACTIONS ET SOLLICITATIONS
  • 38.
    Les combinaisons d'actions Elémentscourants des structures en B.A. uniquement soumis aux actions des charges permanentes G et des charges d’exploitation QB (à l’exclusion de toute action climatique) : Chapitre II: ACTIONS ET SOLLICITATIONS
  • 39.
    Les combinaisons d'actions Elémentscourants des structures en B.A. uniquement soumis aux actions des charges permanentes G et des charges d’exploitation QB (à l’exclusion de toute action climatique) : Chapitre II: ACTIONS ET SOLLICITATIONS
  • 40.
    Les combinaisons d'actions Elémentscourants des structures en B.A. uniquement soumis aux actions des charges permanentes G et des charges d’exploitation QB (à l’exclusion de toute action climatique) : Chapitre II: ACTIONS ET SOLLICITATIONS
  • 41.
    CHAPITRE III -CARACTERES DES MATERIAUX Caractéristiques physiques et mécaniques du béton Masse volumique : - La masse volumique béton à granulats courants (normal) → 2200 à 2400 kg/m3 2400 kg/m3 -La masse volumique béton à granulats légers → 700 à 1500 kg/m3 -La masse volumique béton à granulats lourds → 3500 à 4000 kg/m3 - La masse volumique du béton armé → 2500 kg/m3
  • 42.
    Résistance caractéristique àla compression La résistance caractéristique à la compression du béton fcj à j jours d’âge est déterminée à partir d’essais sur des éprouvettes 16 x 32. Elle est définie comme la valeur de la résistance en dessous de laquelle on peut s’attendre à rencontrer 5% au plus de l’ensemble des ruptures des essais de compression. CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX Caractéristiques physiques et mécaniques du béton des ruptures des essais de compression. En pratique, comme le nombre d’essais réalisés ne permet pas un traitement statistique suffisant, on adopte la relation simplifiée suivante : 15 , 1 j cj f σ = où σj est la valeur moyenne des résistances obtenues sur l’ensemble des essais réalisés.
  • 43.
    Résistance caractéristique àla compression CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX Caractéristiques physiques et mécaniques du béton
  • 44.
    CHAPITRE III -CARACTERES DES MATERIAUX Caractéristiques physiques et mécaniques du béton Attention, ces courbes sont adimensionnées par rapport à fc28
  • 45.
    Résistance caractéristique àla traction la résistance caractéristique à la traction ftj à j jours est conventionnellement définie par les relations : CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX Caractéristiques physiques et mécaniques du béton
  • 46.
    Module de déformationlongitudinale instantané CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX Caractéristiques physiques et mécaniques du béton σ σ avec: fc28<60 MPa ε ε
  • 47.
    Sous des contraintesde longue durée d’application, les effets du fluage du béton rajoutent une déformation complémentaire du double de la déformation instantanée du béton. La déformation totale sera donc triple. Module de déformation longitudinale différé CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX Caractéristiques physiques et mécaniques du béton donc triple. Trouver la relation entre le module de déformation longitudinal instantané (correspondant à la déformation instantanée) et le module de déformation longitudinal différé Evj (correspondant à la déformation instantanée et celle différée).
  • 48.
    Module de déformationlongitudinale différé CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX Caractéristiques physiques et mécaniques du béton On a: 3 3 . . . i vj i vj i i vj E E E E E = ⇒ = ⇒ = ε ε ε σ En exprimant les résistances en MPa, le module de déformation longitudinale différé du béton Evj est égal :
  • 49.
    Module de déformationlongitudinale différé : CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX Caractéristiques physiques et mécaniques du béton Evolution du module de Young différé Evj en fonction de la résistance caractéristique à la compression du béton fcj . L’ajout de fumée de silice augmente la résistance à la déformabilité du Béton
  • 50.
    Déformation transversale CHAPITRE III- CARACTERES DES MATERIAUX Caractéristiques physiques et mécaniques du béton Le Coefficient de poisson sera pris égal à ν=0 pour un calcul de sollicitations à l’ELU ( Béton déjà fissuré) et à ν=0,2 pour un calcul de déformations à l’ELS (Béton pas encore fissuré).
  • 51.
    CHAPITRE III -CARACTERES DES MATERIAUX Caractéristiques physiques et mécaniques du béton Les déformations nécessaires pour atteindre l’ELS sont relativement faibles et on suppose donc que le béton reste dans le domaine élastique. On adopte donc la loi de Hooke de l’élasticité pour décrire le comportement du béton à l’ELS, avec pour des Modèle de calcul à l’ELS pour décrire le comportement du béton à l’ELS, avec pour des charges de longue durée Eb=Evj et ν=0,2. La résistance mécanique du béton tendu est négligé. De plus, on adopte en général une valeur forfaitaire pour le module de Young du béton égal à 1/15 de celle de l’acier (Eb=13 333 MPa).
  • 52.
    On adopte lediagramme parabole-rectangle: 0<εbc<2‰ CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX Caractéristiques physiques et mécaniques du béton Modèle de calcul à l’ELU 2‰ <εbc<3,5‰ γb : coefficient de sécurité qui prend les valeurs: γb = 1,5 cas général et γb = 1,15 cas accidentel                 − − = − − 2 3 3 10 . 2 10 . 2 1 . . 85 , 0 bc b cj bc f ε γ σ b cj bc f γ σ . 85 , 0 =
  • 53.
    Condition de pénétrationdu béton dans les moules CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX Caractéristiques physiques et mécaniques du béton Durant sa mise en place, le Béton doit passer à travers les mailles qui sont obtenus avec les ferraillages. Ces mailles sont caractérisées par un rayon r de la plus petite Ces mailles sont caractérisées par un rayon r de la plus petite maille qui existe, avec : périmètre le surface la r =
  • 54.
    Condition de pénétrationdu béton dans les moules CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX Caractéristiques physiques et mécaniques du béton Cg: dimension maximale des granulats
  • 55.
    LES ACIERS CHAPITRE III- CARACTERES DES MATERIAUX Présentation Le matériau acier est un alliage fer et carbone en faible pourcentage. pourcentage. Les aciers utilisés en BA sont les aciers de nuance douce (0,15 à 0,25 % de carbone) et les aciers de nuance mi-dure et dure (0,25 à 0,40 % de carbone).
  • 56.
    Caractères mécaniques CHAPITRE III- CARACTERES DES MATERIAUX LES ACIERS
  • 57.
    Diagramme des contraintes-déformationsconventionnel CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX LES ACIERS
  • 58.
    Dans le domaineélastique, l’expression de la contrainte en fonction de l’allongement sera : σst = E . ε avec : E = 200 000 MPa le module de young CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX LES ACIERS avec : E = 200 000 MPa le module de young ε : la déformation. La contrainte correspondante à la limite de proportionnalité entre contrainte et déformation est appelée limite élastique ou limite d’élasticité, elle est notée par Fe. Dans la zone de raffermissement la contrainte atteint un maximum; on l’appelle contrainte de rupture et elle sera notée par Fr.
  • 59.
    Différents types d’aciers Lesronds lisses (∅ ∅ ∅ ∅) L’acier se forme de barre, en principe d’une longueur de 12 m et une section circulaire et ils ont une surface qui est lisse. Les diamètres généralement utilisés sont les suivants : LES ACIERS CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX diamètres généralement utilisés sont les suivants : 6 ; 8 ; 10 ; 12 ; 14 ; 16 ; 20 ; 25 ; 32 ; 40mm. Les ronds lisses sont utilisés en deux nuances (catégories). Qui sont notées par : FeE220 ou FeE215. FeE240 ou FeE235 ε est en ‰
  • 60.
    Les armatures àhautes adhérences (HA) les barres à haute adhérence ont une section sensiblement circulaire qui présente des nervures d’une hauteur de 0,5 à 3 mm (la hauteur est suivant le diamètre) pour améliorer l’adhérence entre l’acier et le LES ACIERS CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX Différents types d’aciers béton. Les diamètres ou les barres à haute adhérence utilisés sont : 6 ; 8 ; 10 ; 12 ; 14 ; 16 ; 20 ; 25 ; 25 ; 32 ; 40 mm. les hautes adhérences se divisent en deux nuances :FeE400 et FeE500
  • 61.
    Les treillis soudés(TS) certains éléments dans le B.A tel que les dalles, les murs voiles sont armés suivant deux directions perpendiculaire. On utilise pour cela les treillis soudés qui sont composés de fils porteurs de diamètre plus important disposés dans le sens des efforts principaux et de fils de LES ACIERS CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX Différents types d’aciers important disposés dans le sens des efforts principaux et de fils de répartition de diamètre plus faible, disposés dans le sens perpendiculaire. Les diamètres couramment utilisés sont les suivants : 3 - 3,5 - 4 - 4,5 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 12 mm. Les espacements entre fils porteurs : 75 - 100 - 125 - 150 - 200 mm. Les espacements entre fils de répartition : 100 - 150 - 200 - 250 -300 mm.
  • 63.
    Désignation des aciers LESACIERS CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX
  • 64.
    LES ACIERS CHAPITRE III- CARACTERES DES MATERIAUX
  • 65.
    Diagramme Contrainte -Déformation de calcul Modèle de calcul `a l’ELU Le comportement des aciers pour les calculs à l’ELU LES ACIERS CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX pour les calculs à l’ELU vérifie une loi de type élasto-plastique parfait, où la valeur de calcul de la limite d’élasticité garantie fsu est définie par :
  • 66.
    Comme le béton,à l’ELS on suppose que les aciers travaillent dans le domaine élastique. On utilise donc la loi de Hooke de l’élasticité. On adopte une valeur du module de Young forfaitaire Es = 200 000MPa. Modèle de calcul `a l’ELS LES ACIERS CHAPITRE III - CARACTERES DES MATERIAUX
  • 68.
    L’association béton /acierest efficace pour les raisons suivantes : Le béton résiste aux essais à la compression. L’acier résiste aux essais à la traction. L’acier adhère au béton, ce qui permet la transmission des CHAPITRE IV - Association Béton - Acier Rappel L’acier adhère au béton, ce qui permet la transmission des efforts d’un matériau à l’autre . Il n’y a pas de réaction chimique entre l’acier et le béton et en plus le béton protège l’acier de la corrosion . Le coefficient de dilatation des deux matériaux est pratiquement le même.
  • 69.
    L’adhérence Définition Dans les constructionsdu béton armé les efforts sont appliqués au béton et non pas aux aciers; ceux-ci seront sollicités grâce à leurs liaisons avec le béton. CHAPITRE IV - Association Béton - Acier La transmission des efforts a lieu le long de la surface latérale des barres grâce au phénomène d’adhérence. L’adhérence désigne l’action des forces de liaisons qui s’opposent au glissement des barres suivant l’axe par rapport au béton qui l’entoure. Ces forces de liaisons sont mesurées par la contrainte d’adhérence.
  • 70.
    Définition CHAPITRE IV -Association Béton - Acier L’adhérence la contrainte d’adhérence est définie comme étant le rapport entre la variation par unité de longueur de l’effort axial équilibré par la barre et le périmètre de cette barre: dF 1 . = τ U : le périmètre de la barre : la variation de l'effort axial par unité de longueur. dx dF U dx dF 1 . = τ
  • 71.
    Fonctions d’adhérence Entraînement desbarres : L’association entre le béton et l’acier est efficace parce qu’il y a adhérence entre deux matériaux ; ce qui permet le transfert des efforts entre eux. CHAPITRE IV - Association Béton - Acier L’adhérence efforts entre eux. Ancrage des barres : Appelé scellement, si la barre est trop courte, elle risque de s’arracher du béton sous l’effet de l’effort de traction. La barre doit être suffisamment longue pour être convenablement ancrée (scellée) et pour reprendre tout les efforts de traction.
  • 72.
    distribution de lafissuration : L’adhérence permet de répartir les fissures. Plus l’adhérence Fonctions d’adhérence CHAPITRE IV - Association Béton - Acier L’adhérence L’adhérence permet de répartir les fissures. Plus l’adhérence est grande (meilleure), plus le nombre de fissure augmente mais la largeur cumulée reste la même, donc l’adhérence évite la formation de grandes fissures concentrées.
  • 73.
    Facteurs agissant surl’adhérence Etat de surface des barres : Les surfaces rugueuses augmentent le frottement entre le béton et l’acier et par conséquent augmente l’adhérence. La résistance de barres au glissement est caractérisée par deux coefficients : CHAPITRE IV - Association Béton - Acier L’adhérence deux coefficients : η : Coefficient d’adhérence ou de fissuration. η = 1 pour R.L η = 1,6 pour H.A ψ : Coefficient de scellement (ancrage) ψ = 1 pour R.L ψ = 1,5 pour H.A
  • 74.
    Forme des barres: l’adhérence circulaire (rond) est supérieure à celle des barre ayant une autre forme. Groupement d’armatures : Facteurs agissant sur l’adhérence CHAPITRE IV - Association Béton - Acier L’adhérence Groupement d’armatures : l’adhérence d’une barre individuelle est supérieure à l’adhérence de deux barres groupée. l’adhérence de deux barres groupée dans le sens verticale est supérieure à l’adhérence de deux barres groupées horizontalement.
  • 75.
    La résistance dubéton : L’adhérence augmente avec l’augmentation de la résistance à la compression du béton. La compression transversale : Facteurs agissant sur l’adhérence CHAPITRE IV - Association Béton - Acier L’adhérence La compression transversale : Dans une pièce comprimée, l’adhérence va augmenter par la contrainte créée (le serrage). L’épaisseur du béton : Plus l’élément est épais plus l’adhérence est assurée car l’épaisseur du béton évite l’éclatement.
  • 76.
    Ancrage des barres Lalongueur d’ancrage sera la longueur nécessaire pour équilibrer l’effort axial exercé sur la barre. Sur la longueur d’ancrage la contrainte d’adhérence sera supposée constante et elle est donnée de façon forfaitaire: Définition CHAPITRE IV - Association Béton - Acier ψ : Coefficient de scellement. ψ = 1 pour R.L ψ = 1,5 pour H.A τs = 0,6 . ψ².ftj
  • 77.
    Ancrages rectilignes Variation del’effort axial le long d’une barre droite : La variation de l’effort FA-FB sera transmise au béton qui équilibre cet effort par l’adhérence. CHAPITRE IV - Association Béton - Acier Ancrage des barres U dx dF s 1 . = τ Pour contrer l’entraînement des barres suivant FA: FA – FB = τs. U . L = τs. π. ∅ . L U dx s . = τ dx U dF s . . τ = ⇒
  • 78.
    Longueur de scellementdroit: la longueur de scellement droit ls sera la longueur nécessaire pour qu’une barre rectiligne de diamètre ∅ soumise à une contrainte Ancrages rectilignes CHAPITRE IV - Association Béton - Acier Ancrage des barres qu’une barre rectiligne de diamètre ∅ soumise à une contrainte égale à sa limite élastique soit convenablement ancrée (ancrage total) .
  • 79.
    FA =FB +τs. π. ∅ . L B extrémité de la barre ⇒ FB = 0 ⇒FA = τs. π. ∅ . Ls L'ancrage sera dit total si l'effort FA est l'effort ultime de la barre (exercé sur la surface transversale de la barre) : Ancrages rectilignes CHAPITRE IV - Association Béton - Acier Ancrage des barres . 2 φ π Pour déterminer la longueur de scellement "Ls" il faut donc : On retiendra que la longueur de scellement droit Ls dépend du type d’acier (via fe et ψs ) et de la qualité du béton (via ftj ). e A f F . 4 . 2 φ π = s e s s s f L L τ φ φ π φ π τ . 4 4 . . . . 2 = ⇒ = τs = 0,6 . ψ².ftj
  • 80.
    Les ancrages courbes Lalongueur Ls est souvent trop importante par rapport à ce que l'on dispose pour cela, dans ce cas on utilise les ancrages courbes. Variation de l'effort axial le long d'une barre courbe: CHAPITRE IV - Association Béton - Acier Ancrage des barres le long d'une barre courbe, l'effort axial varie en fonction de deux choses : 1. l'adhérence entre le béton et l'acier. 2. en fonction du frottement résultant de la réaction du béton sur la barre, le coefficient de frottement Acier-Béton sera noté :
  • 81.
    • FA etFB sont des efforts aux extrémités du tronçon courbe. • N et N+dN sont les efforts aux extrémités d'un petit élément. • dR et φdR sont les composantes Les ancrages courbes CHAPITRE IV - Association Béton - Acier Ancrage des barres • dR et φdR sont les composantes normale et tangentielle de la réaction du béton sur la barre (effort de frottement). • dF est la force d'adhérence qui sera donnée par : dF = τs . π..∅ ∅ ∅ ∅ .r . dθ (dLs=rdθ) avec r : le rayon de courbure.
  • 82.
    Projection sur lanormale: Les ancrages courbes CHAPITRE IV - Association Béton - Acier Ancrage des barres
  • 83.
    Projection sur latangente: Les ancrages courbes CHAPITRE IV - Association Béton - Acier Ancrage des barres
  • 84.
    On remplace dFet dR: Les ancrages courbes CHAPITRE IV - Association Béton - Acier Ancrage des barres On intègre:
  • 85.
    Les ancrages courbes CHAPITREIV - Association Béton - Acier Ancrage des barres Soit:
  • 86.
    Les ancrages courbes CHAPITREIV - Association Béton - Acier Ancrage des barres θ est l’angle fait par la perpendiculaire de la partie droite de la barre et la perpendiculaire de l’extrémité de la barre.
  • 87.
    Calcul d'un ancragecourbe : L : la longueur d'ancrage. Pour un tronçon rectiligne : FA = FB + τs. π. ∅ . L ∅ CHAPITRE IV - Association Béton - Acier Ancrage des barres Les ancrages courbes Pour un tronçon rectiligne : FA = FB + τs. π. ∅ . L Pour un tronçon courbe : FA = α . FB + β . π . ∅ . r . τs •A4-A3 : rectiligne ⇒ FA3 = FA4 + τs. π. ∅ . L1 (avec FA4 = 0) ⇒ FA3 = τs. π. ∅ . L1 •A3-A2 : courbe ⇒ FA2 = α . FA3 + β . π . ∅ . r . τs ⇒ FA2 = α . τs. π. ∅ . L1 + β . π . ∅ . r . τs •A2-A1 : rectiligne ⇒ FA1 = FA2 + τs. π. ∅ . L2 ⇒ FA1 = α . τs. π. ∅ . L1 + β . π . ∅ . r . τs + τs. π. ∅ . L2
  • 88.
    FA1 = α. τs. π. ∅ . L1 + β . π . ∅ . r . τs + τs. π. ∅ . L2 et on sait que: FA1 = τs. π. ∅ . Ls donc: τ . π. ∅ . L = α . τ . π. ∅ . L1 + β . π . ∅ . r . τ + τ . π. ∅ . L2 ⇔ CHAPITRE IV - Association Béton - Acier Ancrage des barres Les ancrages courbes ∅ ∅ ∅ ∅ donc: τs. π. ∅ . Ls = α . τs. π. ∅ . L1 + β . π . ∅ . r . τs + τs. π. ∅ . L2 ⇔ Ls = α . L1 + β . r + L2 d’où : L2 = Ls - α . L1 - β . r On ne confondra pas Ls à la longueur développée de l’ancrage courbe Ld donnée par : Ld=L1+L2+r.θ
  • 89.
    Le B.A.E.L. proposeles dispositions suivantes: CHAPITRE IV - Association Béton - Acier Ancrage des barres Les ancrages courbes
  • 90.
    La longueur d’ancrage CHAPITREIV - Association Béton - Acier Ancrage des barres Les ancrages courbes On a: La= L2+r.cos(α/2)+ϕ/2 or on a: or on a: α/2 = (π/2)-(θ/2) donc: cos(α/2) = 1-cos(θ/2) d’où: La=L2+r[1-cos(θ/2)]+ ϕ/2
  • 91.
    Dispositions constructives Ferraillage dela poutre CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
  • 92.
    Les armatures longitudinales: onutilise généralement du « haute adhérence » avec de diamètres supérieurs ou égales à 12 mm, elle seront disposées dans la partie tendue de la poutre pour reprendre les efforts de traction (armatures CHAPITRE IV - Association Béton - Acier Dispositions constructives Ferraillage de la poutre tendue de la poutre pour reprendre les efforts de traction (armatures principales). Dans la partie comprimée sont disposées les barres de montage, qui peuvent éventuellement reprendre une partie des efforts de compression lorsque le béton ne suffit pas. Pour les armatures de traction, il peut y avoir plusieurs nappes dans la partie où le moment est maximum.
  • 93.
    Les armatures transversales: sontappelées armatures de couture puisqu'elles coudent les fissures. Elles ont un diamètre inférieur à 10 mm. Il existe trois sorte d'armatures transversales : CHAPITRE IV - Association Béton - Acier Dispositions constructives Ferraillage de la poutre d'armatures transversales : • Les armatures transversales sont disposées le long de la poutre, elles sont très rapprochées au niveau des appuis parce que l'effort tranchant est maximum. • Les armatures transversales sont attachées aux barres longitudinales en maintenant leurs écartements.
  • 94.
    Protection des armatures cetteprotection appelée l'enrobage « c » ou « e ». L'enrobage de toute armature doit au moins être égal : CHAPITRE IV - Association Béton - Acier Dispositions constructives 5cm: pour les ouvrages de mer ou exposés aux atmosphères très agressives. 3 cm : pour les ouvrages soumis à des actions agressives et des ouvrages exposés aux intempéries (pluie, neige) ou en contact avec un liquide ( pont…). 1 cm : pour les parois situées dans des locaux ouverts.
  • 95.
    Distance entre barres barresisolées: CHAPITRE IV - Association Béton - Acier Dispositions constructives e > max ( ∅ ; Cg) eh > max ( ∅ ; 1,5.Cg) ev > max ( ∅ ; Cg)
  • 96.
    CHAPITRE IV -Association Béton - Acier Dispositions constructives Distance entre barres hp < 2.lp Enrobage correct: c>lp Espacement correct: Horizontalement: eh > Max(lp et 1,5.Cg) Verticalement: ev> Max (lp et Cg) avec Cg le diamètre du plus gros granulat.
  • 97.
    Toute armature courbeet tendue exerce sur le béton une poussée dans le plan de courbure et du côté de la concavité. Si l’armature est comprimée, la poussée est exercée du côté de la convexité. CHAPITRE IV - Association Béton - Acier Dispositions constructives Poussée au vide
  • 98.
    Poussée au vide laprésence d'ancrage courbe tente à faire fléchir la barre au point de changement de courbure. Il peut en résulter la poussée au vide capable de faire éclater le béton; alors on devrait soit supprimer cette poussée en modifiant le ferraillage, soit réduire le risque d'éclatement en inclinant la barre, ou encore équilibrer la poussée, en attachant la CHAPITRE IV - Association Béton - Acier Dispositions constructives en inclinant la barre, ou encore équilibrer la poussée, en attachant la barre par des ligatures.
  • 99.
    Condition de nonécrasement du béton (rayon de courbure minimal) Pour que la condition de non écrasement du béton soit assurée, il faut vérifier l'inégalité suivante: CHAPITRE IV - Association Béton - Acier Dispositions constructives er : distance de la plus proche des parois (recouvrement). ∅ : diamètre des barres courbées. σs : la contrainte de l'acier calculée dans l'état limite ultime. λ : coefficient λ = 1 si les barres sont disposées en une seule nappe.
  • 100.
    Ancrage d'une barrecomprimée l'ancrage d'une barre comprimée courbée (ancrage courbe) est interdit. Pour une barre rectiligne l'ancrage en compression sera calculé comme suit : CHAPITRE IV - Association Béton - Acier Dispositions constructives ∅ : diamètre des barres. σsc : la contrainte à la compression. τs : la contrainte d'adhérence.
  • 101.
    JONCTION DES BARRES: RECOUVREMENT Objectif et principe Les armatures du commerce ont une longueur limitée, il est parfois nécessaire d’utiliser plusieurs barres pour les éléments de grande longueur. Pour établir la continuité des barres, nous effectuons un CHAPITRE IV - Association Béton - Acier longueur. Pour établir la continuité des barres, nous effectuons un recouvrement. Cette longueur sera donc la longueur nécessaire pour assurer la transmission des efforts qui sollicitent l’armature.
  • 102.
    recouvrement rectiligne :(droit) CHAPITRE IV - Association Béton - Acier JONCTION DES BARRES : RECOUVREMENT Jonction des barres tendues
  • 103.
    Recouvrement par couvre-joint: Les2 barres sont dans le même alignement et la transmission est assurée par une troisième barre de même diamètre. CHAPITRE IV - Association Béton - Acier JONCTION DES BARRES : RECOUVREMENT Jonction des barres tendues assurée par une troisième barre de même diamètre.
  • 104.
    recouvrement courbé: CHAPITRE IV- Association Béton - Acier JONCTION DES BARRES : RECOUVREMENT Jonction des barres tendues
  • 105.
    Jonction des barrescomprimées Les jonctions de barres susceptibles d’être comprimées sont obligatoirement rectilignes. Si la barre est toujours comprimée, si elle ne fait pas partie d’un paquet de 3 barres et si les entre-axes des barres en jonction sont au plus égaux à 5 fois leur diamètre, CHAPITRE IV - Association Béton - Acier JONCTION DES BARRES : RECOUVREMENT des barres en jonction sont au plus égaux à 5 fois leur diamètre, nous pourrons considérer que : lr = 0,6 ls
  • 106.
    Le BAEL proposed’adopter pour le crochet normal à 180° la longueur d’encombrement de l’ancrage la = 0,4.ls pour des aciers HA et la=0,6.ls pour des Ronds Lisses. CHAPITRE IV - Association Béton - Acier
  • 107.
    Chapitre V :Les hypothèses de calcul Hypothèses à L’E .L .U : Hypothèse (1) : toute section plane avant déformation reste plane après déformation, c’est l’hypothèse de Navier-Bernouilli, de laquelle il résulte que le diagramme de déformation est représenté par une droite et que la déformation d’une fibre est proportionnelle à sa distance à l’axe déformation d’une fibre est proportionnelle à sa distance à l’axe neutre.
  • 108.
    Hypothèse (2) : Iln’y a pas de glissement relatif entre le béton et l’acier . La déformation de deux matériaux est la même. Chapitre V : Les hypothèses de calcul Hypothèses à L’E .L .U :
  • 109.
    εbc : ladéformation du béton à la compression. εs : la déformation des l’aciers tendue . x : la distance de l’axe neutre à la fibre la plus comprimée. d : la distance du centre de gravité aux armatures tendues. Chapitre V : Les hypothèses de calcul Hypothèses à L’E .L .U :
  • 110.
    Hypothèse (3) :la résistance du béton tendu est négligée. Hypothèse (4) : On suppose concentré en leur centre de gravité la section d’un groupe de plusieurs barres tendues ou comprimées, si l’erreur commise sur les déformations unitaires ne dépassent pas 15% . Chapitre V : Les hypothèses de calcul Hypothèses à L’E .L .U : 15% .
  • 111.
    Hypothèse (5) : C’estle diagramme déformations-contraintes qui peut être utilisé dans tous les cas. Chapitre V : Les hypothèses de calcul Hypothèses à L’E .L .U : σbc : contrainte de compression du béton fcj : résistance caractéristique du béton en compression à j jours fbu : résistance conventionnelle ultime à la compression εbc : déformation du béton en compression
  • 112.
    La valeur fbude la contrainte de calcul pour une déformation comprise entre 2 ‰ et 3,5 ‰ est : Chapitre V : Les hypothèses de calcul Hypothèses à L’E .L .U : γb : coefficient de sécurité γb = 1,5 dans le cas général γb = 1,15 pour les combinaisons accidentelles θ : dépend de la durée d’application des charges.
  • 113.
    Lorsque la sectionest partiellement comprimée (cas de la flexion simple), nous pouvons remplacer le diagramme parabole-rectangle par un diagramme rectangulaire simplifié. Chapitre V : Les hypothèses de calcul Hypothèses à L’E .L .U :
  • 114.
    Notations b et hsont la largeur et la hauteur de la section de béton. As (ou Ast) est la section d’acier, dont le centre de gravité est positionné à d de la fibre la plus comprimée du coffrage. yu est la position de l’axe neutre par rapport à la fibre la plus comprimée. σst est la valeur de la contrainte de calcul des aciers, limitée à fsu. Chapitre V : Les hypothèses de calcul Hypothèses à L’E .L .U : σst est la valeur de la contrainte de calcul des aciers, limitée à fsu.
  • 115.
    Hypothèse (6) : leraccourcissement unitaire du béton est limité à 2 ‰ en compression simple et 3,5‰ en flexion composée avec compression, de même l’allongement unitaire des aciers sera limité à 10‰. Chapitre V : Les hypothèses de calcul Hypothèses à L’E .L .U : DIAGRAMME DEFORMATIONS-CONTRAINTES DU BETON
  • 116.
    DIAGRAMME DEFORMATIONS-CONTRAINTES DESACIERS Chapitre V : Les hypothèses de calcul Hypothèses à L’E .L .U :
  • 117.
    Règle des 3pivots : Le diagramme de déformation d’une section à l’état limite ultime de résistance représenté par une droite doit obligatoirement passé par l’un des pivots A - B - C. Cette règle se fixe comme objectif pour utiliser au mieux le béton et l’acier . Chapitre V : Les hypothèses de calcul Hypothèses à L’E .L .U :
  • 118.
    Le domaine( 1): les diagrammes passent par le pivot A qui correspond à un allongement maximum de 10% des armature tendues, supposées concentré en leur centre de gravité . Chapitre V : Les hypothèses de calcul Hypothèses à L’E .L .U : Deux sous-domaines:
  • 119.
    Le Pivot A:Utilisation maximale d’Acier (ELU acier) Chapitre V : Les hypothèses de calcul Hypothèses à L’E .L .U εs=10‰ et εbc≤3,5‰ La position limite AB correspond à un axe neutre situé à la distance: yAB=αAB.d de la fibre la plus comprimée avec: yAB=αAB.d de la fibre la plus comprimée avec: La flexion simple ou composée avec: 0≤α≤0,259 admet le pivot A. Le cas particulier où: εs=10‰ et εbc=2‰ correspond à:
  • 120.
    le sous domaine1-a : le béton est toujours tendue et ne participe pas à la résistance de la Chapitre V : Les hypothèses de calcul Hypothèses à L’E .L .U Le Pivot A: Utilisation maximale d’Acier (ELU acier) le béton est toujours tendue et ne participe pas à la résistance de la section
  • 121.
    Le sous domaine1-b : le béton est partiellement comprimé. Chapitre V : Les hypothèses de calcul Hypothèses à L’E .L .U Le Pivot A: Utilisation maximale d’Acier (ELU acier)
  • 122.
    Le domaine(2) :Utilisation maximale du béton (ELU atteint pour le béton) les diagrammes passent par le pivot B qui correspond à un raccourcissement de 3,5‰ de la fibre la plus comprimée. Chapitre V : Les hypothèses de calcul Hypothèses à L’E .L .U :
  • 123.
    Sous domaine 2-a: l’allongement des armatures est supérieur à l’allongement élastique (εes) pour une contrainte fe/γs (acier bien utilisé). Sous domaine 2-b : Chapitre V : Les hypothèses de calcul Hypothèses à L’E .L .U : Le domaine(2) : Utilisation maximale du béton (ELU atteint pour le béton) Sous domaine 2-b : L’allongement des armatures tendues est inférieure à l’allongement étatique (εes) et la contrainte dans les aciers sera inférieure à fe/ γs (Les aciers ne sont alors pas bien utilisés). Sous domaine 2-c : les armatures seront comprimées le domaine(2) sera décrit par la condition : d h ≤ ≤ α 259 , 0
  • 124.
    les diagrammes passentpar le pivot qui correspond à un raccourcissement de 2% de la fibre du béton située à 3h/7 de la fibre supérieure. La section est entièrement comprimée . Chapitre V : Les hypothèses de calcul Hypothèses à L’E .L .U : 2‰≤ε ≤3,5‰ sur la fibre la plus Le domaine(3) : Section entièrement comprimée 2‰≤εbc≤3,5‰ sur la fibre la plus comprimée, εbc≤2‰ sur la fibre la moins comprimée. d h d y ≥ = α
  • 125.
    Chapitre V :Les hypothèses de calcul Hypothèses à L’E .L .U.
  • 126.
    Récapitulation Chapitre V :Les hypothèses de calcul Hypothèses à L’E .L .U Pivot A: traction simple ou composée, flexion avec état limite ultime atteint dans l’acier, ce pivot est conditionné par l’allongement maximal de l’acier sans épuisement de la résistance du béton: εst=10‰ et 0≤εbc≤3,5‰ . Pivot B: flexion avec état limite ultime atteint dans le béton, ce pivot est conditionné par le raccourcissement maximal du béton (épuisement de la résistance du béton sur la fibre la plus comprimée): εbc=3,5‰ et 0≤εst≤10‰ . Pivot C: compression simple ou composée, ce pivot correspond à un raccourcissement relatif du béton de 2‰ de la fibre située à une distance de la fibre la plus comprimée égale à 3h/7.
  • 127.
    Calculs à l’ELU ChapitreV : Les hypothèses de calcul
  • 128.
    Chapitre V :Les hypothèses de calcul Equations d’équilibre de la section à l’E.L.U.: soit une section sollicitée par un moment de flexion Mu Calculs à l’ELU Effort de compression dans le béton: dy y b y F d b bc ). ( ). ( 0 ∫ = α σ équilibre des efforts: Fb+Fsc-Fst=0 Équilibre des moments: Mu=Fbc.z+(d-d’)Asc.σsc Effort de compression dans l’acier: Fsc=Asc σsc avec σsc = f(εsc) Effort de traction dans l’acier: Fst=Ast.σst avec: σst = f(εst) 0 ∫
  • 129.
    Hypothèses à l’E.L .S (durabilité de la structure ) Hypothèse (1) : les sections droites planes avant déformation restent planes après déformation Chapitre V : Les hypothèses de calcul déformation →Il n’est y a pas de glissement relatif entre le béton et l’acier . Hypothèse (2) : le béton tendu est négligé.
  • 130.
    Hypothèses à l’E.L .S (durabilité de la structure ) Chapitre V : Les hypothèses de calcul Hypothèse (3) : Le béton et l’acier seront considérés comme des matériaux linaires élastiques, donc on leur applique la loi de HOOKE σ=E.ε élastiques, donc on leur applique la loi de HOOKE σ=E.ε e équivalenc d t coéfficien E E n avec n E E E E et E E b s b b b s s b b s s b s s s s b b b ' : . . . . = = = ⇒ = ⇒ = = = σ σ σ σ σ ε ε ε σ ε σ Or on a: Es= 200 000 MPa et Eb= 13 333 MPa, donc: n=15
  • 131.
    Chapitre V :Les hypothèses de calcul Hypothèses à l’E .L .S (durabilité de la structure ) Homogénéisation de la section: Pour pouvoir appliquer au Béton Armé, qui est un matériau hétérogène, les règles de RDM pour les corps homogènes, il sera nécessaire d’homogénéiser la section de béton armé. Une section d’acier travaille n fois plus qu’une même section de béton. Donc une section d’acier équivaut n sections de béton. Pour homogénéiser la section de béton armé, on remplace la section d’acier par n fois sa section de béton.
  • 132.
    Hypothèse(4) : On netient pas compte du fluage de béton et du retrait. Chapitre V : Les hypothèses de calcul Hypothèses à l’E .L .S (durabilité de la structure ) Hypothèse(5) : On suppose concentré en leur centre de gravité un ensemble de plusieurs barres: On peut remplacer dans les calculs, la section totale d'un groupe de barres tendues ou comprimées par la section d'une barre unique située au centre de gravité du groupe.
  • 133.
    Hypothèses à l’E.L .S de compression du béton La contrainte de compression du béton est limitée à 0,6.fc28 σb ≤ 0,6 fc28 Remarques: Chapitre V : Les hypothèses de calcul Hypothèses à l’E .L .S (durabilité de la structure ) Remarques: - La limitation de la compression du béton est destinée à éviter la formation des fissures parallèles à la direction des contraintes de compression. - Lorsqu'une section est soumise à la traction simple ou si, étant soumise à la flexion composée, elle est entièrement tendue, il n'y a aucune vérification à effectuer en ce qui concerne la contrainte du béton.
  • 134.
    Pour les poutresà sections rectangulaires soumises à la flexion simple dont les armatures sont en acier FeE400, il peut être admis de ne pas procéder à la vérification de la contrainte de compression Hypothèses à l’E .L .S de compression du béton Chapitre V : Les hypothèses de calcul Hypothèses à l’E .L .S (durabilité de la structure ) de ne pas procéder à la vérification de la contrainte de compression du béton lorsque: avec: γ = Mu/Ms yu : distance entre l’axe neutre à I'E.L.U. et la fibre la plus comprimée cj u f d y 01 , 0 2 1 + − ≤ γ
  • 135.
    Il est conseilléde vérifier que la flèche d’une poutre ne dépasse pas: Chapitre V : Les hypothèses de calcul Hypothèses à l’E .L .S (durabilité de la structure ) Hypothèse à l’ E .L .S de déformation
  • 136.
    1°-Si la fissurationest peu préjudiciable : Aucune vérification n’est demandé pour les aciers et la contrainte dans les aciers n’est pas limitée. La fissuration est considérée comme peu préjudiciable, lorsque l’élément à vérifier est situé dans les Chapitre V : Les hypothèses de calcul Hypothèses à l’E .L .S (durabilité de la structure ) Hypothèse à l’ E .L .S d’ouverture des fissures peu préjudiciable, lorsque l’élément à vérifier est situé dans les locaux couverts. Exemple: bâtiments à usage d'habitation, bureaux, écoles, hôpitaux, etc... En pratique: il ne sera pas nécessaire de déterminer les contraintes des armatures tendues obtenues lors de l'étude à I'E.L.U.
  • 137.
    -Pour les poutresde grande hauteur, on doit disposer des Dispositions constructives dans le cas de fissuration peu préjudiciable Chapitre V : Les hypothèses de calcul Hypothèses à l’E .L .S (durabilité de la structure ) Hypothèse à l’ E .L .S d’ouverture des fissures -Pour les poutres de grande hauteur, on doit disposer des armatures dites de « peau » uniformément réparties le long de chaque parement, parallèles à la fibre moyenne et leur section doit être au moins de 3 cm2 par m de longueur de parement - Lorsque la membrure d'une poutre est constituée de barres de diamètre supérieur à 20mm, leur écartement horizontal ne doit pas dépasser 4 fois leur diamètre
  • 138.
    Chapitre V :Les hypothèses de calcul Hypothèses à l’E .L .S (durabilité de la structure ) Hypothèse à l’ E .L .S d’ouverture des fissures
  • 139.
    2- Si lafissuration est préjudiciable : la fissuration considérée comme préjudiciable si les éléments sont exposés aux intempérie (pluie, neige, vent...) ou bien en contact avec l’eau. La contrainte de traction dans les armatures tendues sera limitée à la valeur suivante : Chapitre V : Les hypothèses de calcul Hypothèses à l’E .L .S (durabilité de la structure ) Hypothèse à l’ E .L .S d’ouverture des fissures     ≤ 2 η σ fe : limite élastique et ft28 : la contrainte du béton à la traction à 28 j. η : coefficient de fissuration. η=1 pour les R.L. y compris les TS formés de fils tréfilés lisses. η=1,6 pour les H.A. η=1,3 pour les H.A. en fils de diamètre inférieur à 6 mm.       ≤ 28 . 110 ; 3 2 min t e st f f η σ
  • 140.
    *Le diamètre desarmatures les plus proches des parois est au moins égal à 6mm Dispositions constructives dans le cas de fissuration préjudiciable Chapitre V : Les hypothèses de calcul Hypothèses à l’E .L .S (durabilité de la structure ) Hypothèse à l’ E .L .S d’ouverture des fissures égal à 6mm * Prévoir des armatures de peau dont la section doit être au moins de 3 cm2 par m de longueur de parement * Lorsque le diamètre des armatures tendues d'une poutre est supérieur à 20 mm , la distance entre axes de 2 barres consécutives dans le sens horizontal ne doit pas excéder 4 fois leurs diamètres * Pour les dalles et les voiles faisant au plus 40cm d'épaisseur, la distance entre axes des armatures d'une même nappe ne doit pas dépasser la plus petite des 2 valeurs (25cm ; 2 h)
  • 141.
    3- Si lafissuration est très préjudiciable : la fissuration sera considérée comme très préjudiciable si l’élément est soumis à un milieu agressif ( eau de mer, sols corrosifs.... ). La contrainte de traction des armatures tendues sera limitée par la valeur suivante : Chapitre V : Les hypothèses de calcul Hypothèses à l’E .L .S (durabilité de la structure ) Hypothèse à l’ E .L .S d’ouverture des fissures valeur suivante : η=1 pour les R.L. y compris les TS formés de fils tréfilés lisses. η=1,6 pour les H.A. η=1,3 pour les H.A. en fils de diamètre inférieur à 6 mm.       ≤ 28 . 90 ; 2 1 min t e st f f η σ
  • 142.
    * Le diamètredes armatures les plus proches des parois est au moins Dispositions constructives dans le cas de fissuration très préjudiciable Chapitre V : Les hypothèses de calcul Hypothèses à l’E .L .S (durabilité de la structure ) Hypothèse à l’ E .L .S d’ouverture des fissures * Le diamètre des armatures les plus proches des parois est au moins égal à 8mm * Les armatures de peau doivent présenter une section d'au moins 5 cm2 / m de parement. * Si ø>20mm, la distance entre axes de 2 barres consécutives dans le sens horizontal ne doit pas dépasse 3 ø * pour les dalles ou les voiles d'épaisseur au plus égale à 40 cm, la distance entre axes des armatures d'une même nappe doit être inférieure à min (20cm ; 1,5 h)
  • 143.
    Vérifications à effectuerà l’E.L.S.: a- Cas de fissuration peu nuisible ou peu préjudiciable: b- Cas de fissuration nuisible ou préjudiciable: Récapitulation Chapitre V : Les hypothèses de calcul Hypothèses à l’E .L .S (durabilité de la structure ) 28 60 , 0 c b b f = ≤ σ σ b- Cas de fissuration nuisible ou préjudiciable: c- Cas de fissuration très nuisible ou très préjudiciable       = ≤ = ≤ tj e s s c b b f f f η σ σ σ σ 110 ; 3 2 min 60 , 0 28 ( ) tj e s s c b b f f f η σ σ σ σ 90 ; 5 , 0 min 60 , 0 28 = ≤ = ≤
  • 144.
    Les contraintes admissiblesà l’E.L.S. Chapitre V : Les hypothèses de calcul Hypothèses à l’E .L .S (durabilité de la structure ) Contrainte de traction admissible à l’ELS dans les aciers tendus en fissuration préjudiciable (1ère colonne) et très préjudiciable (2ème colonne)
  • 145.
    En pratique: Les armaturesde la sections sont déterminées par le calcul à I'E.L.U. •Une 1ère méthode consiste à calculer la valeur de σ et Chapitre V : Les hypothèses de calcul Hypothèses à l’E .L .S (durabilité de la structure ) •Une 1ère méthode consiste à calculer la valeur de σb et éventuellement celle de σst; Si les conditions précédentes sont vérifiées, ces armatures conviennent même pour I’E.L.S, sinon il faut recalculer la section d 'acier à I'E.L.S. * Une 2ème méthode consiste à calculer directement les sections d'acier à I'E.L.U. et à I'E.L.S. et on retiendra la plus grande des 2 valeurs.
  • 146.
    Calculs à l’ELS Axeneutre Chapitre V : Les hypothèses de calcul y: distance du centre de gravité de l’élément ds à l’axe neutre gg’ (y est compté positif si ds se trouve au-dessus de l’axe neutre et négatif si c’est au-dessous), α= angle (Ga, Ga’).
  • 147.
    On pose K= tgα = σ/y σ = Ky La force interne agissant sur l’élément ds est: d = σ.ds = Ky.ds L’effort interne total pour toute la section : Ni = Σ d i = Σ K yi.ds = K Σ yi.ds Chapitre V : Les hypothèses de calcul Calculs à l’ELS Axe neutre Ni = Σ d i = Σ K yi.ds = K Σ yi.ds L’équilibre des efforts: Ne = Ni or on a une flexion simple donc : Ne = 0 K Σ yi.ds = 0 Σ yi.ds = 0 ( K ≠ 0) Or Σ yi.ds représente le moment statique par rapport à l’axe neutre de la section homogénéisée, Donc la position de l’axe neutre est déterminé par la relation : Σ yi.ds = 0 ( Mmt statique de la section homogène)
  • 148.
    D'après les trianglessemblables Gaa’ et Gbb’ : Chapitre V : Les hypothèses de calcul d y y d y s b b s b . 15 15 15 1 1 1 σ σ σ σ σ + = ⇒ − = Calculs à l’ELS Axe neutre Posons K1 =σs/σb et α1 = y1/d résumé 15 1 1 1 1 1 ) 1 ( 15 15 15 : ' α α α − = + = K et k où d 1 1 1 1 1 1 1 1 ) 1 ( 15 , 15 15 , , . α α α σ σ α − = + = = = k k k d y b s
  • 149.
    Calculs à l’ELS Calculdes contraintes On considère que la poutre est constituée d'une section homogène comprenant la section de béton comprimé et les sections d'acier comptées n fois en gardant le même centre de gravité Chapitre V : Les hypothèses de calcul
  • 150.
    Chapitre V :Les hypothèses de calcul Calculs à l’ELS . 1 1 y K tg y b = = α σ Donc pour avoir les contraintes, il faut calculer la valeur de K. ) ( 15 ) ( 15 ) ' ( 15 ' ) ' ( 15 ' . 1 1 1 1 1 1 y d K y d K d y K d y K y K tg y s s s s b − = ⇒ − = − = ⇒ − = = = σ σ σ σ α σ
  • 151.
    L'équilibre des momentspar rapport au c.d.g. de la section homogénéisée Chapitre V : Les hypothèses de calcul Calculs à l’ELS e i e M M avec M M = = : s G G G M M avec M M = = : ds y K ds Ky M y df dM i i i G i i i G ∑ ∑ = = ⇒ = 2 2 . Σkyi 2ds représente l’inertie I par rapport à l’axe neutre de la section homogénéisée: ' ' gg s gg s I M K KI M = ⇒ =
  • 152.
    Chapitre V :Les hypothèses de calcul Calculs à l’ELS ) ( 15 ); ' ( 15 ' ; ; 1 1 1 ' y d K d y K Ky I M K s s b gg s − = − = = = σ σ σ α1 = y1/d On pose: d’=δ’d s s s b b s y d d y y d y σ α δ α σ σ σ α δ α σ σ 1 1 1 1 1 1 1 1 1 ' ) ( ) ' ( ' ) ' ( 15 ) ' ( 15 ' − − = − − = − = − = α1 = y1/d
  • 153.
    Résultante des forcesdans l’acier et le béton : Dans le cas d'une section rectangulaire, la résultante des forces de compression dans le béton est égale à : Chapitre V : Les hypothèses de calcul Calculs à l’ELS . .y b σ Le point d'application de cette force est situé à y1/3 à partir de la fibre supérieure. 2 . . 1 b b y b F σ = Fs = A.σs : Acier tendu F’s = A’.σ’s : Acier comprimé
  • 154.
    Si nous considéronsles moments par rapport au c.d.g. des armatures tendues, on aura : Chapitre V : Les hypothèses de calcul Calculs à l’ELS Soit F la résultante de Fb et F’s: Ni=F-Fs=0 F=Fs s s s s s s i s e i e Z M A Z A Z F M A F F or Z F M Z F M M M M M σ σ σ . . . . . . . = ⇒ = = ⇒ = = = ⇒      = = =
  • 155.
    Chapitre VI :La traction simple Définition Un tirant est une poutre droite soumise uniquement à la traction simple centrée: l’ensemble des forces extérieures agissant à gauche d’une section (Σ) se réduit à un effort normal unique N de traction perpendiculaire à (Σ) appliquée au centre de gravité G. Dans un tirant le centre de gravité des aciers est confondu avec celui de la section puisque lé béton (tendu) n’intervient pas dans la de la section puisque lé béton (tendu) n’intervient pas dans la résistance et que les aciers seront évidemment placés de façon symétrique par rapport au centre de traction.
  • 156.
    Tirants rectilignes ils sontnormalement utilisés pour les couvertures voûtées des bâtiments industriels ou bien pour les mosquées. Les armatures résistent à l’effort de traction Définition Chapitre VI : La traction simple armatures résistent à l’effort de traction selon les armatures longitudinales. Les armatures transversales ne jouent qu’un rôle de montage. La section de béton devra être aussi petite que possible et les barres doivent être réparties uniformément dans la section (il faut respecter le symétrie et choisir un nombre pair).
  • 157.
    Tirants circulaires Ils sontnormalement utilisés dans les parois de réservoirs circulaires et des silos. Définition Chapitre VI : La traction simple
  • 158.
    Projection verticale : Définition ChapitreVI : La traction simple Tirants circulaires d’où: N=P.R
  • 159.
    Condition de non-fragilité Déterminationdes armatures la section tendue ou fléchie est considérée comme non fragile si les armatures travaillants à leur limite élastique peuvent équilibrer les sollicitations provoquant la fissuration du béton dans cette section: Chapitre VI : La traction simple . . f B f A ≥ f AsB : Armature longitudinale, B : Section du béton. La condition de non fragilité nous conduit à une quantité minimale d’acier pour une section de béton donnée B, ou à une section maximale de béton pour une section d’acier donnée. 28 . . t e SB f B f A ≥ e t SB f f B A 28 . ≥ donc:
  • 160.
    Condition de résistanceà l’E.L.U. La totalité de l’effort de traction est supportée par les armatures de section As qui subissent toutes les mêmes contraintes (en raison de la symétrie), l’E.L.U. est atteint au pivot A (puisque seuls les aciers sont pris en compte); la contrainte dans les aciers est donc: σsu=fe/γs. Chapitre VI : La traction simple Détermination des armatures La condition de résistance à l’E.L.U: Asu. σsu≥Nu avec Nu: l’effort de traction à l’E.L.U. d’où: Asu≥Nu/ σsu
  • 161.
    Condition de résistanceà l’E.L.S. Chapitre VI : La traction simple Détermination des armatures En raison de risque de corrosion des armatures, il est judicieux de considérer un tirant comme étant soumis au minimum aux conditions de la fissuration préjudiciable.
  • 162.
    Ainsi, la sectiondes armatures longitudinales sera la suivante: Armatures longitudinales Chapitre VI : La traction simple Détermination des armatures As = Max (Asu; Ass; AsB)
  • 163.
    Armatures transversales elles n’ontaucun rôle dans la résistance à la traction. Leur diamètre est calculé comme suit : Φt ≥ 0,3 . ΦL avec Φtmin = 6 mm Chapitre VI : La traction simple Détermination des armatures Espacement : esp ≤ Min (40 cm ; a + 10 cm) avec: a : la plus petite dimension.
  • 164.
    Chapitre VII :FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE Définition Une poutre sera sollicitée en flexion simple lorsqu'elle sera soumise à l'action de force disposée symétriquement par rapport au plan moyen. La réduction de cette force au centre de gravité de la section se décompose en moment fléchissant et un effort tranchant.
  • 165.
    Calcul à l'E.L.U. Dimensionnementd'une section de béton : Les dimensions géométriques de la section sont fixées de telles Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE Les dimensions géométriques de la section sont fixées de telles manière à faire travailler le béton et l 'acier convenablement ( par exemple : b/h ≈ 0,4 et d ≈ 0,9 h) On essaie d’avoir un α tel que : 0,167 ≤ α ≤ αR
  • 166.
    Equilibre d'une sectionfléchie: Calcul à l'E.L.U. Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE Dans le cas où on a un béton qui travaille bien.
  • 167.
    Calcul à l'E.L.U. ChapitreVII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE Les efforts : Nst=Ast.σst N =A .σ L’équilibre de la section: u x M M et F = Σ = Σ 0 Nsc=Asc.σsc Nbc=0,8.yu.b.σbc
  • 168.
    Section sans armaturescomprimées: L'équilibre des efforts : Nst = Nbc Ast . σst = 0,8 . yu . b . σbc L'équilibre des moments : M = M = F . z = 0,8 . y . b . σ .z Calcul à l'E.L.U. Chapitre VII : FLEXION SIMPLE- SECTION RECTANGULAIRE Mu = Mbc = Fbc. z = 0,8 . yu . b . σbc .z Avec: z = d – 0,4 . yu et yu = α.d ⇒ z = d . ( 1 - 0,4. α) ) 4 , 0 1 ( . . . : ) 4 , 0 1 ( . . . . 8 , 0 ) 4 , 0 1 .( . . . . . 8 , 0 2 α σ α σ α α σ α − = = − = ⇒ − = ⇒ d A Z N M a on or b d M d b d M st st st u bc u bc u
  • 169.
    Le moment réduit" u" : Calcul à l'E.L.U. Chapitre VII : FLEXION SIMPLE- SECTION RECTANGULAIRE ) 4 , 0 1 ( 8 , 0 ) 4 , 0 1 ( . . . . 8 , 0 2 2 α α σ α σ α − = ⇒ − = bc u bc u bd M b d M On appellera cette quantité le moment réduit: (On a: α>0,167) σbc bd bc u u bd M σ µ 2 = ) 4 , 0 1 ( 8 , 0 α α µ − = u donc: ( ) u µ α 2 1 1 25 , 1 − − = d’où:
  • 170.
    Le moment deréférence d'une section MAB: La règle des 3 pivots se fixe comme objectif d'utiliser les matériaux à leurs maximum. Le diagramme de déformation correspondant sera le Calcul à l'E.L.U. Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE déformation correspondant sera le diagramme qui passe par les pivots A et B. Le moment réduit AB correspond à un moment fléchissant appelé moment de référence : 186 , 0 : ' 259 , 0 10 5 , 3 5 , 3 = = + = + = AB st bc bc où d µ ε ε ε α bc AB AB d b M σ µ . . . 2 =
  • 171.
    Le moment résistantMR : On désigne par un moment résistant le moment obtenu lorsque l'allongement des armatures est égal à l'allongement élastique (ε ). Calcul à l'E.L.U. Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE égal à l'allongement élastique (εes). Si α > α1 ⇔ ε < εes : alors les aciers ne travaillent pas suffisamment. (On a: α>0,167) bc R d b M σ µ . . . 2 1 = Le moment résistant s’écrit: ) 4 , 0 1 .( . 8 , 0 1 1 1 α α µ µ − = = R avec: es es bc bc R ε ε ε ε α α + = + = = 5 , 3 5 , 3 1
  • 172.
    Les différentes valeursde α1 et 1 suivant les nuances d’acier Calcul à l'E.L.U. Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE En littérature on peut trouver R ou 1 comme on peut trouver αR ou α1.
  • 173.
    Pour FeE500 avecγs = 1,15 Calcul à l'E.L.U. Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
  • 174.
    Considérons le caslimite où εbc = 2‰, les équations d’équilibre: Valeur particulière de Calcul à l'E.L.U. Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE ∫ ∫ + − = = − d bx u st st d bx dx x d d b M A dx x b α α α σ σ σ 0 0 ) ( 0 . ) ( Équilibre des efforts: Équilibre des moments: Après intégration de σbx(x) représentant l’équation de la partie du diagramme parabole, il vient: Pour: α=0,167 = 0,104 ∫0 ) 375 , 0 1 ( . . . . 667 , 0 . . . . 667 , 0 . 2 α α σ σ α σ − = = bc u bc st st d b M d b A ) 375 , 0 1 ( 667 , 0 2 α α σ µ − = = ⇒ bc u bd M
  • 175.
    Calcul à l'E.L.U. ChapitreVII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE Pivot A: Cet état sera caractérisé par les déformations suivantes: εs=10‰ εbc=0 à 3,5‰ -si 0<μ < 0,104 ⇒ 0<α < 0,167 ⇒ εbc < 2‰ ⇒ σb < σbc ⇒ le béton travaille mal et nous avons alors une section surdimensionnée ⇒ redimensionner la section du béton - si 0,104<μ < 0,186 ⇒ 0,167 < α < 0,259 ⇒ Le béton est bien utilisé. εbc=0 à 3,5‰ 0 < α ≤ 0,259
  • 176.
    Calcul à l'E.L.U. ChapitreVII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE εbc=3,5‰ εs=0 à 10‰ Pivot B: Cet état sera caractérisé par les déformations suivantes: Si 0,186<μ < μ1 ⇒ 0,259 <α < α1 ⇒ εst > εes ⇒ σst = fe/γs ⇒ alors il 'y a une bonne utilisation des armatures Si μ > μ1 ⇒ α>α1 ⇒ εst < εes ⇒ σst < fe/γs ⇒ alors les aciers ne travaillent pas suffisamment; il convient alors de redimensionner la section ou d'introduire des armatures comprimées 0,259 < α ≤ 1
  • 177.
    Principe : Nous commençonspar calculer le moment réduit u. Ce moment réduit est comparé au moment AB = 0,186: Si u < 0,186 ⇒ Pivot A Si u > 0,186 ⇒ Pivot B Calcul à l'E.L.U. Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE ⇒ Si u > 0,186 ⇒ Pivot B Dans le cas du pivot B, nous devons comparer u à 1 : Si u ≤ 0,104 ⇒ redimensionner la section du béton Si u > 0,104 ⇒ Armatures simples Dans le cas du pivot B, nous devons comparer u à 1 : Si u ≤ 1 ⇒ Armatures simples Si u > 1 ⇒ Armatures doubles
  • 178.
    Calcul à l'E.L.U. Dimensionnementdes armatures tendues dans le cas de section à armatures simples: Les données du problème sont : Les caractéristiques des matériaux Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE La sollicitation Mu Les dimensions b et d de la section de béton (si d est inconnu; on prendra : d = 0,9 . h) On calcule: bc u bd M σ µ 2 =
  • 179.
    Si < 0,186le pivot est A. Calcul à l'E.L.U. Section à armatures simples: Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE b c bc f γ θ σ . 85 , 0 28 = ( ) µ α − − = On devrait avoir > 0,104 sinon redimensionner la section ( ) µ α 2 1 1 25 , 1 − − = st st st bc bc u bc A F d b y b F σ σ α σ . . . . 8 , 0 . . . 8 , 0 = = = st st bc st bc A F F F σ . 0 = ⇒ = − Pivot A donc: s e st f γ σ = s e bc st bc st f bd F A γ σ α σ 8 , 0 = = ⇒
  • 180.
    Calcul à l'E.L.U. ChapitreVII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE ou d’une autre manière: Z A Z F M M st st bc u bc . . . σ = = = Section à armatures simples: Z A Z F M M st st bc u bc . . . σ = = = avec: ) 4 , 0 1 ( 4 , 0 α − = − = d y d Z u s e u st f Z M A γ . =
  • 181.
    La contrainte desarmatures tendues est égale à la contrainte élastique de calcul fe/γs , ce qui correspond à une bonne utilisation Calcul à l'E.L.U. Section à armatures simples: Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE Si : 0,186≤ ≤ R < le pivot est B avec: εel≤εst≤10‰ σst=fe/γs élastique de calcul fe/γs , ce qui correspond à une bonne utilisation de l'acier, et le diagramme est rectangulaire simplifié. Le calcul est identique au cas précédent : bc u bd M σ µ 2 = ( ) µ α 2 1 1 25 , 1 − − = ) 4 , 0 1 ( α − = d Z s e u st f Z M A γ . =
  • 182.
    Si: > Rle pivot est B avec: εst< εe σst < fe/γs ce qui correspond à une mauvaise utilisation de I'acier. Si on ne prévoit pas d'armatures comprimées, le calcul de la section Calcul à l'E.L.U. Section à armatures simples: Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE Si on ne prévoit pas d'armatures comprimées, le calcul de la section d'acier est effectué comme dans le cas précédent, cependant son allongement relatif est inférieur à l'allongement élastique εe. En pratique, cette solution ne pourra être adoptée que si les valeurs et R sont voisines. Dans le cas général, il est nécessaire d'établir une armature comprimée
  • 183.
    En pratique, oncalcule les contraintes limites: Après on calcule le moment réduit: Calcul à l'E.L.U. Section à armatures simples: Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE b c bc f γ θ σ . 85 , 0 28 = s e st f γ σ = u bd M σ µ 2 = Après on calcule le moment réduit: On calcule le paramètre de déformation: On calcule le bras de levier: On calcule la section d’acier tendu: bc bd σ 2 Si: 0,104< < 1 armatures simples ( ) µ α 2 1 1 25 , 1 − − = ) 4 , 0 1 ( α − = d Z s e u st f Z M A γ . =
  • 184.
    Calcul à l'E.L.U. Sectionà armatures doubles: Si u ≥ 1, le calcul de la section en armatures simples conduit à utiliser les aciers à une contrainte faible: Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE e e f car f ε ε σ = < < Dans ce cas, deux possibilités existent : - Changer les dimensions de la poutre en augmentant par exemple sa hauteur ; - Ajouter au béton comprimé, des aciers comprimés. s s e st s e st E f car f . 1 γ ε ε γ σ = < <
  • 185.
    Dans le casoù nous choisissons d’utiliser des aciers comprimés, nous nous fixons le diagramme de déformation tel que : εbc = 3,5 ‰ εst = εe (dépend du type d’acier utilisé); d’où: y1 = α1.d calculer εsc: Calcul à l'E.L.U. Section à armatures doubles: Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
  • 186.
    Calcul à l'E.L.U. Sectionà armatures doubles: Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE ( ) ( ) ( ) e bc bc e bc bc e bc bc e bc bc bc bc bc sc d d d d d d d d y d d d y y d y ε ε ε ε ε ε ε ε ε ε ε ε ε ε ε ε ε − − = − + = + − + = − = − = ' ' ' ' . ' . ' . 1 1 1 1 ( ) ( ) ( ) e e bc sc e e e bc bc sc e bc bc e bc e bc sc d d d d d d d d d d d d d d ε ε ε ε ε ε ε ε ε ε ε ε ε ε ε ε ε ε − − + = − + − − = − − = + + = ' ' ' ' ' 1 e e sc e st d d d et ε ε ε ε ε − − + = = ⇒ ' ) / 5 , 3 ( 00 0
  • 187.
    Moment résistant dubéton : Le moment résistant du béton est le moment ultime que peut équilibrer la section sans lui ajouter les aciers comprimés. Calcul à l'E.L.U. Section à armatures doubles: Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE bc R d b M σ µ . . . 2 1 = Si u > 1 alors Mu > MR donc la section nécessite des aciers comprimés. Moment résiduel : Le moment résiduel est la différence entre le moment ultime sollicitant la section et le moment résistant du béton. bc R d b M σ µ . . . 1 = R u r M M M − =
  • 188.
    Détermination des armaturescomprimées : On choisit comme origine de l'axe "z" le centre de gravité des armatures inférieures Ast : Calcul à l'E.L.U. Section à armatures doubles: Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE sc sc bc bc u Z N Z N M . . + = sc sc bc bc u ) ' .( . ) 4 , 0 1 .( . . . . 8 , 0 1 2 1 d d A b d M sc sc bc u − + − = σ α σ α ) ' .( . . . . 2 1 d d A d b M sc sc bc u − + = σ σ µ ) ' ( ) ' ( d d M d d M M A sc r sc R u sc − = − − = σ σ
  • 189.
    Détermination des armaturestendues : Calcul à l'E.L.U. Section à armatures doubles: Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE bc sc st bc sc st N N N N N N N + = ⇒ = − − = Σ 0 0 sc sc bc st st A b d A σ σ α σ . . . . . 8 , 0 . 1 + = ' ) 4 , 0 1 ( . 1 d d M d M A r R st st − + − = α σ         − + − = ) 4 , 0 1 ( ' 1 1 α σ d M d d M A R r st st
  • 190.
    Calcul à l’E.L.S. Ilest nécessaire de vérifier à l' E .L.S que la compression du béton reste admissible ainsi que la traction dans les armatures en fonction de la préjudiciabilité de la fissuration : Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE σbc = 0,6.fc28 σbc = 0,6.fc28 La fissuration préjudiciable: La fissuration très préjudiciable:       ≤ 28 . 110 ; 3 2 min t e st f f η σ       ≤ 28 . 90 ; 2 1 min t e st f f η σ
  • 191.
    CALCUL DES CONTRAINTES Onconsidère les sections d 'aciers Asc et Ast calculées à I'E.L.U Il s'agit de calculer les contraintes maximales pour le béton comprimé et les aciers tendues et les comparer aux contraintes admissibles du béton et de l' acier. d’ = δ’d Calcul à l’E.L.S. Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
  • 192.
    effort de compressiondans le béton: Calcul à l’E.L.S. CALCUL DES CONTRAINTES : Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE K = tgα = σ/y σ = Ky ) ( 15 ) ' ( 15 ' . 1 1 1 y d K d y K y K s s b − = − = = σ σ σ . . . . 2 1 1 y b K y b F b = = σ effort de compression dans le béton: effort dans les armatures comprimées: effort dans les armatures tendues: 2 . . 2 . . 1 1 y b K y b F b b = = σ ) ' ( ' 15 ' . ' 1 d y K A A F s sc s − = = σ ) ( 15 . 1 y d AK A F s st s − = = σ
  • 193.
    Calcul à l’E.L.S. CALCULDES CONTRAINTES : Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE L’équilibre des efforts: Ne+Ni = 0 or: Ne = 0 Ni = 0 Fb+F’s+Fs=0 0 . = ∑ ds yi y1 sera la racine positive de cette équation. 0 ) ' ( 30 ) ( 30 0 ) ( 15 ) ' ( 15 2 0 . 1 2 1 1 1 2 1 = + − + + = − + − + ⇒ = ∑ d A d A y A A by d y K A d y K A y Kb ds y st sc st sc st sc i
  • 194.
    Calcul à l’E.L.S. CALCULDES CONTRAINTES : Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE L’équilibre des moment / G: s G e G i G e M M et M M = = 2 2 1 1 3 1 1 ) ' ( 15 ) ' ( ' ) ( 15 ) ( 3 3 2 . d y K A d y F M y d K A y d F M Kby y F M st s Fs b Fb − = − = − = − = = = 2 1 1 ' ) ' ( 15 ) ' ( ' d y K A d y F M sc s s F − = − = 2 1 2 1 3 1 ) ( 15 ) ' ( 15 3 d y A d y A by K M st sc s − + − + = 2 1 2 1 3 1 ' ) ( 15 ) ' ( 15 3 d y A d y A by I st sc gg − + − + = On pose: Igg’ est le moment d’inertie de la section homogénéisé par rapport à l’axe neutre. ' gg s I M K =
  • 195.
    Calcul à l’E.L.S. CALCULDES CONTRAINTES : Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE En résumé: Ast et Asc sont déterminées par l’E.L.U. On cherche y1 la racine positive de l’équation: On cherche y1 la racine positive de l’équation: 0 ) ' ( 30 ) ( 30 1 2 1 = + − + + d A d A y A A by st sc st sc Pour cela on calcule: ) ' ( 30 ) ( 15 d A d A b E et b A A D st sc sc st + = + = E D D y + + − = ⇒ 2 1
  • 196.
    Calcul à l’E.L.S. CALCULDES CONTRAINTES : Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE On calcule ensuite: 2 1 2 1 3 1 ' ) ( 15 ) ' ( 15 3 d y A d y A by I st sc gg − + − + = ' gg s I M K = et   = . 1 y K b σ Lorsque, après avoir dimensionné la section à l’E.L.U., la vérification à l’E.L.S. n’est pas assurée, il faut recalculer la section d’acier à l’E.L.S.      − = − = = ) ( 15 ) ' ( 15 ' . 1 1 1 y d K d y K y K s s b σ σ σ Lorsque la section ne comporte pas d’armatures comprimées: Asc=0
  • 197.
    CALCUL DES ARMATURES: Section sans armatures comprimées: Calcul à l’E.L.S. Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE
  • 198.
    Calcul à l’E.L.S. CALCULDES ARMATURES Section sans armatures comprimées: Chapitre VII : FLEXION SIMPLE- SECTION RECTANGULAIRE On pose: d y 1 1 α = Nous avons: s s b s b y d y y d y σ α α σ σ σ σ . ) 1 ( 15 . ) ( 15 1 1 1 1 1 1 − = − = ⇒ − = s y d y d α σ ) 1 ( 15 ) ( 15 15 1 1 1 − − − On pose: 1 1 1 1 ) 1 ( 15 k k s b = − = = α α σ σ Or: 0 . 2 . . 1 = − s b A y b σ σ s s b b A F et y b F σ σ . 2 . . 1 = = L’équilibre des efforts:
  • 199.
    On remplace Fbet y1 : Section sans armatures comprimées: Calcul à l’E.L.S. CALCUL DES ARMATURES Chapitre VII : FLEXION SIMPLE- SECTION RECTANGULAIRE L’équilibre des moments par rapport à A:       − = 3 1 y d F M b s 0 3 1 2 1 1 =       − − α σ d by M b s 1 1 α β − = On pose: 3 2   1 2 1 1 2 1 2 0 2 β σ α β σ α s s s s k d b M k d b M = ⇒ = − On pose: s s bd M σ µ 2 1 = et on a: 1 1 1 1 ) 1 ( 15 k k = − = α α 1 1 1 1 1 1 2 2 k k β α β α µ = = ⇒ 3 1 1 1 α β − = On pose: On remplace σb et y1 :
  • 200.
    Calculons A : Sectionsans armatures comprimées: Calcul à l’E.L.S. CALCUL DES ARMATURES Chapitre VII : FLEXION SIMPLE- SECTION RECTANGULAIRE       − =       − = 3 1 2 3 1 1 1 α σ d by y d F M b b s or: b A y b σ σ . . . 1 = on: or: s b A y b σ σ . 2 . . 1 = 1 1 3 1 β σ α σ d A d A M s s s =       − = ⇒ donc: s s d M A σ β . . 1 = σs? On prend σs de façon à faire travailler l’acier au maximum.
  • 201.
    Calcul à l’E.L.S. CALCULDES ARMATURES : Section sans armatures comprimées: Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE En résumé: On prend: s s σ σ = pour avoir la section minimale. On calcule: s s bd M σ µ 2 1 = Les valeurs β1 et k1 sont tirées du tableau en fonction de la valeur 1. σ On calcule: Pour que la section ne comporte pas d'armatures comprimées, il faut: Si cette condition est réalisée, la section d'acier tendue est donnée par: 1 k s b σ σ = On calcule: 28 6 , 0 c b b f × = ≤ σ σ s s d M A σ β . . 1 =
  • 202.
    Section avec armaturestendues et armatures comprimées : Calcul à l’E.L.S. CALCUL DES ARMATURES Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE Si: , il est nécessaire de prévoir des armatures comprimées. Dans ce cas: et on calcule: b b σ σ > b b s s σ σ σ σ = = , 15 15σ σ 2 , 15 15 15 15 , 1 1 1 1 1 1 b b s b b b s by F d y k k σ α σ σ σ α σ σ = = + = + = = ( ) b s y d y et σ σ 1 1 ' 15 ' − =
  • 203.
    Section avec armaturestendues et armatures comprimées : Calcul à l’E.L.S. CALCUL DES ARMATURES Chapitre VII : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE L’équilibre des moments donne: L’équilibre des forces donne: ) 3 ( ) ' ( ' ' 1 y d F d d A M b s s − + − = σ ( ) s s b s b s A F A et d d y d F M A σ σ σ ' ' ' ' 3 ' 1 + = −       − − = s b s A F A ' 'σ σ + = donc:
  • 204.
  • 205.
  • 206.
  • 207.
  • 208.
    Chapitre VIII :FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ INTRODUCTION Lorsque des poutres supportent un plancher constitué d’une dalle en béton armé, le règlement autorise de considérer qu’une certaine largeur du hourdis fasse partie intégrante des poutres. Table ou hourdis hourdis Nervure ou retombée La partie rectangulaire de dimension b x h est l’âme de la poutre. h0 : hauteur de la table de compression (du hourdis) b : largeur de la table de compression b0 : largeur de la nervure
  • 209.
    LARGEUR DE LATABLE A CONSIDERER Le BAEL définit la largeur du débord à prendre en compte de façon Forfaitaire, comme au plus égale à : - le dixième de la portée de la poutre, - les deux tiers de la distance de la section considérée à l’axe de l’appui le plus proche, - la moitié de la distance entre deux poutres supportant la même dalle. Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
  • 210.
    CALCUL A L’ELU: Position de l' axe neutre Soit Mu le moment ultime sollicitant la section. Le calcul de ces sections s’effectue différemment selon que la zone comprimée de hauteur égale à 0,8y se trouve uniquement dans la table ou s’étend aussi dans la nervure. Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
  • 211.
    Supposons que latable est entièrement comprimée tel que la hauteur de la zone comprimée est égale à h0 (0,8y = h0) qui correspond à α0 et 0, donc Mb T = 0 bd2 σbc D’autre part: Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ CALCUL A L’ELU Position de l' axe neutre Fbc = bh0σbc Si la table n’est pas entièrement comprimée α1< α0 1< 0 1 bd2 σbc< 0 bd2 σbc Mu< Mb T Si la table est entièrement comprimée Mu≥Mb T       − =       − = 2 2 0 0 0 h d bh h d F M bc bc T b σ
  • 212.
    CALCUL A L’ELU: Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ Si Mu< Mb T la table n’est pas entièrement comprimée Si Mu>Mb T la table est entièrement comprimée 1er cas: M < M T La table n’est pas entièrement comprimée, comme le béton tendu n’intervient pas dans les calculs de résistance, on conduit le calcul comme si la section était rectangulaire de largeur b et de hauteur h. 1er cas: Mu< Mb T
  • 213.
    Section sans armaturescomprimées : CALCUL A L’ELU : Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ 2ème cas: Mu≥Mb T : La table est entièrement comprimée
  • 214.
    CALCUL A L’ELU Sectionsans armatures comprimées : Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ On divise la partie comprimée en 2 zones: 1. Les 2 ailes de la table de compression: (1) 2. La nervure : (2) Les efforts dus au béton comprimé sont: dans (1): bc b h b b F σ 0 0 1 ) ( − = dans (2): L’effort dû aux armatures tendues: bc b h b b F σ 0 0 ) ( − = bc bc u b d b y b F σ α σ . 8 , 0 8 , 0 0 0 2 = = st st st A F σ =
  • 215.
    CALCUL A L’ELU: Section sans armatures comprimées : Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ Les moments équilibrés par ces efforts sont: ( )       − − =       − = 2 2 0 0 0 0 1 1 h d h b b h d F M bc b b σ ( ) ( ) α σ α 2 2 − = − = ( ) ( ) α σ α 4 , 0 1 . . . 8 , 0 4 , 0 2 0 2 2 − = − = bc u b b d b y d F M 1 2 2 1 b u b b b u M M M M M M − = ⇒ + = ( ) ( )       − − − = − 2 4 , 0 1 . . . 8 , 0 0 0 0 2 0 h d h b b M d b bc u bc σ α σ α
  • 216.
    Cela revient àcalculer une section rectangulaire de largeur b0, de hauteur (h,d) soumise à un moment fictif égal à: CALCUL A L’ELU Section sans armatures comprimées : Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ ( ) 2 0 0 0 2 . . b bc u M h d h b b M =       − − − σ M 2 2   On calcule: bc b d b M σ µ . . 2 0 2 2 = Selon les valeurs de 2, la droite des déformations passe par le pivot A ou le pivot B: Si 2> R il faut augmenter la section du Béton ou introduire des armatures comprimées, Si 2≤ R pivot A ou pivot B α2 yu.
  • 217.
    CALCUL A L’ELU: Section sans armatures comprimées : Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ L’équilibre des efforts: ( ) F F A F F F 1 2 1 2 1 + = ⇒ + = ( ) st b b st b b st F F A F F F σ 1 2 1 2 1 + = ⇒ + = ( ) [ ] st bc st d b h b b A σ σ α 0 2 0 0 8 , 0 + − =
  • 218.
    Section avec armaturescomprimées CALCUL A L’ELU : Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
  • 219.
    CALCUL A L’ELU Sectionavec armatures comprimées Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ Si: 2> R, on se fixe: 2= R et α2=αR → yR et εst=εe σst=fe/γs . sc sc d d σ α ε →       − = ' 1 5 , 3 00 0 ⇒ = = d b M M σ µ 2 2 M M M 1 − − = ⇒ = = bc R R b d b M M σ µ 2 0 2 ( ) sc R b u sc d d M M M A σ ' − − − = st st sc b b st A F F F F σ . 2 1 = + + = ( ) [ ] s e sc sc bc R bc st f A d b h b b A γ σ σ α σ 1 8 , 0 0 0 0 + + − = ( )       − − = 2 0 0 0 1 h d h b b M bc b σ
  • 220.
    CALCUL A L'E.L.S Calculdes contraintes Les dimensions géométriques sont connues, ainsi que les valeurs Ast et A’sc des armatures (calculées à l’E.L.U.). Il est nécessaire de savoir si l’axe neutre se trouve dans la table ou dans la nervure. Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ ou
  • 221.
    Si on faitl’hypothèse que l’axe neutre se trouve dans la table, sachant que le béton tendu ne travaille pas, la section est équivalente à une section rectangulaire de largeur b et de hauteur utile d. La distance y1 de l’axe neutre est donnée par la racine positive de l’équation: CALCUL A L'E.L.S Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ l’équation: Construisons la courbe représentative de la fonction: ( ) ( ) 0 ' 30 30 1 2 1 = + − + + d A d A y A A by st sc st sc ( ) ( ) d A d A y A A by y f st sc st sc + − + + = ' 30 30 ) ( 1 2 1 1
  • 222.
    CALCUL A L'E.L.S ChapitreVIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ On obtient les 2 racines de signes contraires, mais ce qui nous intéresse c’est y1 positif. Si h0 (valeur positive) est supérieur à y1, la valeur de f(h0) est positive, Donc, pour que l’axe neutre se trouve dans la table, il faut avoir: ( ) ( ) 0 ' 30 30 0 2 0 ≥ + − + + d A d A h A A bh st sc st sc
  • 223.
    Ce qui peuts’écrire: Pour que l’axe neutre se trouve dans la nervure, il faut que h0<y1 et la valeur de f(y1) pour y1=h0 sera alors négative: CALCUL A L'E.L.S Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ ( ) 0 30 ) ' ( 30 0 0 2 0 ≥ − − − + h d A d h A bh st sc ( ) 0 30 ) ' ( 30 0 0 2 0 < − − − + h d A d h A bh st sc Donc la position de l’axe neutre par rapport à la table, pour une section soumise à la flexion simple, est donnée par application des formules suivantes: ( ) 0 30 ) ' ( 30 0 0 0 < − − − + h d A d h A bh st sc ( ) 0 0 2 0 1 30 ) ' ( 30 h d A d h A bh H st sc − − − + = Si H1≥0 l’axe neutre se trouve dans la table, Si H1<0 l’axe neutre se trouve dans la nervure.
  • 224.
    Calcul des contrainteslorsque l’axe neutre se trouve dans la table: CALCUL A L'E.L.S Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ Si H1≥0 l’axe neutre se trouve dans la table. La section en Té est équivalente à la section rectangulaire de largeur b et de hauteur utile d. Les contraintes seront déterminées par application des formules relatives à la section rectangulaire.
  • 225.
    Chapitre VIII :FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ CALCUL A L'E.L.S Calcul des contraintes lorsque l’axe neutre se trouve dans la nervure: L’expression du moment statique devient donc : avec: n = 15 ( ) ( ) ( )( ) 2 ' 2 2 0 1 0 1 1 2 1 h y b b y d nA d y nA by A s sc − − − − − − + =
  • 226.
    donc: Nous déterminons yà partir de cette équation. Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ CALCUL A L'E.L.S Calcul des contraintes lorsque l’axe neutre se trouve dans la nervure: ( ) ( ) [ ] ( ) ( ) [ ] 0 ' 30 30 2 2 0 0 1 0 0 2 1 0 = + + − − + + − + = sc s sc s A d dA h b b y A A h b b y b A Nous déterminons y1 à partir de cette équation. Les deux solution de l’équation: a.x2 + b.x + c = 0 Dans notre cas on s’intéressera à la valeur positive: a ac b b x 2 4 2 2 , 1 − ± − = a ac b b x 2 4 2 1 − + − =
  • 227.
    Puis, nous calculonsle moment quadratique de la poutre en « té », en retranchant du moment quadratique de la poutre rectangulaire (b,d), le terme correspondant à la partie hachurée. Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ CALCUL A L'E.L.S Calcul des contraintes lorsque l’axe neutre se trouve dans la nervure:
  • 228.
    On a: CALCUL AL'E.L.S Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ Calcul des contraintes lorsque l’axe neutre se trouve dans la nervure: ' gg s I M K = Igg’: moment d’inertie par rapport à gg’. ( ) ( ) [ ] 3 3 ) )( ( h y b b by − − − ( ) ( ) [ ] 2 1 2 1 3 0 1 0 3 1 ' ' 15 3 ) )( ( y d A d y A h y b b by I st sc gg − + − + − − − = ( )      − = − = = ) ( 15 ' 15 1 1 1 y d K d y K Ky st sc b σ σ σ
  • 229.
    Calcul des armatures: Positionde l'axe neutre: Supposons que la section ne comporte pas d’armatures comprimées et soumise à un moment Mt tel que l’axe neutre soit confondu avec le bord CALCUL A L'E.L.S Les dimensions géométriques de la section sont connues. Il est nécessaire de savoir la position de l’axe neutre: Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ t inférieur de la table : y1=h0
  • 230.
    Déterminons la valeurde Mt, c 'est à dire le moment équilibré par la table: Donc: CALCUL A L'E.L.S Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ Z F M b t . =       − = = 3 2 0 0 h d Z et bh F b b σ Donc:       − = 3 2 0 0 h d bh M b t σ Or: avec: ) ( 15 . 1 1 y d y s b − = σ σ s s et h y σ σ = = 0 1
  • 231.
    CALCUL A L'E.L.S ChapitreVIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ ( ) 0 2 0 3 h d bh M s t −       − = σ ( ) 0 30 h d Mt − = Pour Ms=Mt y1=h0 , Si Ms<Mt y1<h0 l’axe neutre se trouve dans la table; Si Ms>Mt y1>h0 l’axe neutre se trouve dans la nervure;
  • 232.
    Calcul des armatureslorsque l’axe neutre se trouve dans la table: CALCUL A L'E.L.S Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ Considérons une section en Té dont l’axe neutre se trouve dans la table; la section est alors équivalente à une section rectangulaire de largeur b et de hauteur utile d.
  • 233.
    Calcul des armatureslorsque l’A.N. se trouve dans la nervure: La section ne comporte pas d’armatures comprimées Position de l’axe neutre: CALCUL A L'E.L.S Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ
  • 234.
    Appelons: CALCUL A L'E.L.S FLEXIONSIMPLE-SECTION EN TÉ La section ne comporte pas d’armatures comprimées Ms: le moment de flexion de service dans la section donnée, M1 f et M2 f: les moments de flexion pour les sections fictives représentées sur les figures. et donne: représentées sur les figures. On a: f f s M M M 2 1 − = Posons: s f f s s bd M bd M σ µ σ µ 2 1 1 2 1 ; = = ( )( ) s f f h d b b M σ µ 2 0 0 2 2 − − = La relation: f f M M M 2 1 − = f f d h b b 2 2 0 0 1 1 1 1 µ µ µ       −       − − =
  • 235.
    CALCUL A L'E.L.S FLEXIONSIMPLE- SECTION EN TÉ La section ne comporte pas d’armatures comprimées On pose: et b b0 = β d h0 = θ ( )( ) f f 2 1 1 µ θ β µ µ − − − = ⇒ ( )( ) f f 2 2 1 1 1 1 µ θ β µ µ − − − = ⇒ Nous avons pour la section rectangulaire (b,d): ( ) 1 1 2 1 1 1 1 1 1 1 1 1 30 3 1 2 3 1 2 α α α α α β α µ −       − =       − = = k k f         − = = − 3 1 1 ) 1 ( 15 1 1 1 1 1 α β α α et k
  • 236.
    Et pour lasection rectangulaire ((b-b0), (d-h0)): ( ) 2 2 2 2 2 1 30 3 1 α α α µ −       − = f On a en outre: ) ( ; h y y et h d y d y − = − = = α α CALCUL A L'E.L.S FLEXION SIMPLE- SECTION EN TÉ La section ne comporte pas d’armatures comprimées 0 1 2 0 2 2 1 1 ) ( ; h y y et h d y d y − = − = = α α d’où: θ θ α α α − − = − − = − − = − = 1 1 0 0 1 0 0 1 0 2 2 h d h d h d h y h d y ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) 1 2 1 2 1 1 2 1 2 1 2 1 1 90 2 3 1 1 1 30 1 3 1 α θ α θ θ α θ θ α θ θ θ α θ α µ − − − − − =       − − − −         − − − − = ⇒ f
  • 237.
    Donc on a: d y et d h b b bd M s s 1 1 0 0 2 1; ; = = = = α θ β σ µ CALCUL A L'E.L.S FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ La section ne comporte pas d’armatures comprimées ( ) 1 1 2 1 1 1 30 3 1 α α α µ −       − = f ( ) ( ) ( ) ( ) 1 2 1 2 1 2 1 1 90 2 3 α θ α θ θ α µ − − − − − = f équation qui donne α1 en fonction de 1 et des caractéristiques de la section, peut être résolue au moyen des abaques suivants. ( ) ( )( ) ( ) ( ) 1 1 2 1 1 2 1 1 1 90 2 3 1 3 α α θ θ α β α α µ − − − − − − − = ⇒ ( )( ) f f et 2 2 1 1 1 1 µ θ β µ µ − − − =
  • 238.
    CALCUL A L'E.L.S ChapitreVIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ La section ne comporte pas d’armatures comprimées d h et b b bd M s s 0 0 2 1 ; 15 15 = = = θ β σ µ Il suffit de joindre le point correspondant à la valeur de 15 1 au point correspondant à la valeur β, cette droite coupe la courbe θ en un point C. La valeur portée sur la droite α1 passant par C est la valeur cherchée.
  • 239.
    Calcul du brasde levier: CALCUL A L'E.L.S Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ La section ne comporte pas d’armatures comprimées
  • 240.
    CALCUL A L'E.L.S FLEXIONSIMPLE-SECTION EN TÉ La section ne comporte pas d’armatures comprimées Soit F : la résultante des compressions pour la nervure Soit Fb,1: la résultante des compressions pour la nervure 2 1 0 1 , b b y b F σ = Soit Fb,2: la résultante des compressions pour la table ( )( ) 2 ' ' 0 0 2 , h b b cc aa Fb − + =
  • 241.
    On pose: CALCUL AL'E.L.S FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ La section ne comporte pas d’armatures comprimées α tg K = ( ) ( ) b b y h y h y K cc et Ky aa σ σ 0 1 0 1 1 ' ' − = − = = = ( )( ) 2 ' ' 0 0 2 , h b b cc aa Fb − + = ( ) b b y h y K cc et Ky aa σ σ 1 0 1 1 ' ' = − = = = ( ) ( ) 1 0 1 0 0 2 , 2 2 y h y h b b F b b σ − − = Fb est la résultante de Fb,1 et Fb,2: 2 , 1 , b b b F F F + = 2 1 0 1 , b b y b F σ =
  • 242.
    CALCUL A L'E.L.S ChapitreVIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ La section ne comporte pas d’armatures comprimées ( ) ( ) [ ] ) 1 ( 2 . 2 . 1 0 1 0 0 2 1 0 y Z h y h b b y b M Z F M b s b s σ − − + = ⇒ = On pose: d y et d h b b bd Ms 1 1 0 0 2 1 ; ; α θ β σ µ = = = = On a: d y et d b bd s 1 1 2 1 ; ; α θ β σ µ = = = = ( ) 1 1 1 1 15 α α σ σ − = = b s k ( ) ( ) ( ) ( ) ( )( )2 1 2 1 1 1 1 2 1 1 1 1 1 30 2 1 1 30 θ α β α α µ θ α θ β βα α µ − − − − = − − + − = d d Z On remplace Ms, b0/b, h0/d, y1 et σs/σb dans (1):
  • 243.
    CALCUL A L'E.L.S ChapitreVIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ La section ne comporte pas d’armatures comprimées En remplaçant 1 par sa relation en fonction de α1, on obtient:
  • 244.
    Calcul des armatures CALCULA L'E.L.S Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ La section ne comporte pas d’armatures comprimées s Z M A σ = s Z A σ = et: ( ) 28 1 1 6 , 0 1 15 c b s b f = ≤ − = σ α σ α σ
  • 245.
    La section comportedes armatures comprimées Considérons une section de Té, pour laquelle on a trouvé σb > 0,6 fc28, l’axe neutre est supposé se trouver dans la nervure. CALCUL A L'E.L.S Chapitre VIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ l’axe neutre est supposé se trouver dans la nervure. Il est possible d’équilibrer le moment Ms en renforçant la partie comprimée par des armatures. nous prendrons: s t s b b et σ σ σ σ = =
  • 246.
    CALCUL A L'E.L.S ChapitreVIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ La section comporte des armatures comprimées
  • 247.
    CALCUL A L'E.L.S FLEXIONSIMPLE- SECTION EN TÉ La section comporte des armatures comprimées ( ) s d y et d y k σ σ α α σ 1 ' 15 ' ; 15 ; − = = = = La première section fictive est une section en Té simplement armée pour laquelle y1=α1d, le bras de levier Z relatif à cette section est calculée par la relation suivante: b s b s y et d y k k σ σ α α σ 1 1 1 1 1 1 1 ' ; 15 ; = = + = =
  • 248.
    La résultante Fbdes forces de compression dans le béton (trouvée précédemment): h σ     CALCUL A L'E.L.S FLEXION SIMPLE- SECTION EN TÉ La section comporte des armatures comprimées précédemment): Le moment équilibré par cette section: La valeur des armatures est donnée par: ( ) 2 2 1 0 0 0 1 0 b b y h h b b y b F σ               − − + = Z F M b. 1 = s b s F Z M A σ σ = = 1 1
  • 249.
    La 2ème sectionfictive, constituée par les armatures A’ et A2 devra donc équilibrer le moment résiduel : CALCUL A L'E.L.S FLEXION SIMPLE- SECTION EN TÉ La section comporte des armatures comprimées donc équilibrer le moment résiduel : ∆M = Ms - M1 = Ms – Fb.Z Le bras de levier est (d – d’) ( ) s b s d d Z F M A ' ' ' σ − − = et ( ) s b s d d Z F M A σ ' 2 − − =
  • 250.
    CALCUL A L'E.L.S ChapitreVIII : FLEXION SIMPLE-SECTION EN TÉ La section comporte des armatures comprimées ( ) s s s b s b s s b A F d d Z F M F A A A σ σ σ σ σ ' ' ' 2 1 + = − − + = + = & s s b A F A σ σ ' ' + = ( ) s b s d d Z F M A ' ' ' σ − − =
  • 254.
    Une poutre estsollicitée en flexion composée si la réduction au centre de gravité (CDG) d'une section S des forces situées à gauche de cette section se décompose en: - Couple de moment M d'axe ⊥ à la fibre moyenne. - Effort normal N ⊥ à la section. Chapitre IX: FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Définition ⊥ - Effort normal N ⊥ à la section. - Effort tranchant T dans le plan de la section.
  • 255.
    Le système formépar le moment fléchissant (M) et l'effort normal (N) peut être remplacé par une force unique équivalente à (N) et appliquée au point (C) appelé point d'application ou centre de pression. Donc on remplace (M,N) → N au centre de pression tel que la Chapitre IX: FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Généralités Donc on remplace (M,N) → N au centre de pression tel que la distance GC = e.
  • 256.
    En flexion composée,il faut toujours préciser en quel point on effectue la réduction des forces car la valeur des moments est dépendante de ce point. Ce point sera normalement, soit au CDG du béton (sans armatures) = (G); soit au centre de gravité des armatures tendues (A). Chapitre IX: FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Généralités des armatures tendues (A). N M e N M e A a G = = ;
  • 257.
    En flexion composée,la première chose à faire est de chercher la position du centre de pression (C) Si (N) est un effort de compression (C) sera posé au dessus de (G). Chapitre IX: FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Généralités Le point (C) peut se situer en dehors de la section donc "e" peut être supérieure à h/2: e>h/2 e ea ≥ ⇒
  • 258.
    Si (N) estun effort de traction (C) sera posé au dessous de (G) Chapitre IX: FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Généralités En flexion composée, la section peut être partiellement comprimée sous un effort de traction ou compression:
  • 259.
    La section peutêtre entièrement comprimée sous un effort de compression : Chapitre IX: FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Généralités h x > ⇒ La section peut être entièrement tendue sous un effort de traction: 0 < ⇒ x
  • 260.
    Etat Limite Ultime Sectionentièrement tendue Une section sera dite entièrement tendue, si l'effort appliqué est un effort de traction et si le centre de pression se trouve entre les armatures . le béton étant entièrement tendu, il n'intervient pas dans la résistance de la section, donc quelle que soit la forme de la section, le calcul des armatures est le même. Chapitre IX : FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire armatures est le même.
  • 261.
    L’état limite ultimeest atteint, lorsque la déformation des aciers de la nappe la plus tendue vaut 10‰, la contrainte est alors fe/γs Etat Limite Ultime FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement tendue Les équations d’équilibre s’écrivent: 2 2 1 1 S S u A A N σ σ + = La solution la plus économique correspond à σs1=fe/γs=σs2. En écrivant le moment successivement par rapport à A1 et A2: 2 2 1 1 S S u A A N σ σ + = ( ) 2 1 1 / . ' 2 e N d d A M u S A = − = σ ( ) ( ) s e u s e u f d d e N A et f d d e N A γ γ ' ' 1 2 2 1 − = − = N M h d e h d e − − = − − = 2 2 0 2
  • 262.
    avec A1+A2 doitêtre supérieure à la section minimale: e t f f B A 28 min . = Etat Limite Ultime FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement tendue B représente la section totale du béton : c'est la condition de non fragilité du béton. Solution avec armatures symétriques: e f s e u f N A A γ 2 2 1 = =
  • 263.
    Etat Limite deService Calcul des contraintes: Le béton tendu n’intervient pas, il suffit de vérifier que les contraintes dans l’acier sont inférieures à dans le cas de la fissuration préjudiciable ou très préjudiciable. FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement tendue fissuration préjudiciable ou très préjudiciable. En écrivant successivement le moment par rapport à A1 et A2: Avec Zs le bras de levier entre A1 et A2 2 1 2 1 2 1 . . ; . . A Z e N A Z e N s s S s s S = = σ σ
  • 264.
    Calcul des armatures: -Solution économique: ( ) s s d d e N A σ ' . 2 1 − = e N . Etat Limite de Service FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement tendue De même on devrait avoir: A1+A2≥Amin. ( ) s s d d e N A σ ' . 1 2 − = - Solution symétrique: s s N A A σ 2 2 1 = =
  • 265.
    Section entièrement comprimée Considéronsune section rectangulaire entièrement comprimée, le diagramme des déformation passe par le pivot C, et le diagramme des contraintes est parabole-rectangle. Chapitre IX : FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire
  • 266.
    Etat Limite Ultime Sectionentièrement comprimée Chapitre IX : FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire On a : F1: la résultante des compressions dans le béton pour la partie rectangulaire du diagramme, située à f1 par rapport à l’arête supérieure. 2 7 3 ; 7 3 1 1 × = = h f bh F bc σ
  • 267.
    On a: FLEXI0N COMPOSÉE- sectionrectangulaire Section entièrement comprimée Etat Limite Ultime F2: la résultante des compressions dans le béton pour la partie parabolique du diagramme, située à f2+(3h/7) par rapport à l’arête supérieure.   2 a         − = 2 2 1 1 1 2 3 1 a a a S S         − = 2 1 1 1 3 1 4 3 S a S a ag
  • 268.
    S2=F2 et S1= bσbc Application à la partie du parabole avec : 7 4 1 h a = h y a 7 3 − =       − =       − × = 2 0476 , 3 4 49 16 4 h σ σ FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement comprimée Etat Limite Ultime                 − − =                 − − × = 2 2 2 3 7 0476 , 3 7 4 7 3 3 49 1 7 4 h y bh h y h h b F bc bc σ σ 2 2 2 2 49 . 4 7 3 3 7 4 1 7 4 4 3 F b h h F b h h f bc bc σ σ − =           × × − × =
  • 269.
    Chapitre IX :FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement comprimée Etat Limite Ultime Posons:                   − − = 2 2 3 7 0476 , 3 7 4 h y bh F bc σ On a: Comme dans une section entièrement comprimée, y varie de h à ∞ La résultante des compressions dans le béton: Posons: 2 3 7 0476 , 3 1       − − = h y ψ       − = 7 3 2 ψ σbc bh F 1 8095 , 0 ≤ ≤ψ     bc b h b F F F σ ψ . . . 2 1 = + =
  • 270.
    FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Sectionentièrement comprimée Etat Limite Ultime δh: la distance de Fb à l’arête supérieure de la section. d’après l’équilibre des moments/arête supérieure entre F1, F2 et Fb:       + + = h f F f F h Fb 7 3 . . 2 2 1 1 δ ψ δ 3571 , 0 8571 , 0 − = En remplaçant Fb, F1, f1, F2 et f2 par leurs valeurs, on aura:
  • 271.
    Le moment dela résultante des forces de compression dans le béton par rapport au centre de gravité des armatures inférieures a pour valeur: ( ) bc b b bh h d h d F M σ ψ δ 2 8571 , 0 3571 , 0             − + = − = FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement comprimée Etat Limite Ultime Les équations d’équilibre: Avec M1: le moment résultant dû aux sollicitations externes évalué par rapport au c.d.g. des armatures inférieures. ( ) bc b b bh h h d F M σ ψ δ 8571 , 0 3571 , 0         − + = − = 2 2 1 1 2 1 s s u i e A A F F N N N σ σ + + + = ⇒ = ( ) ' 1 1 1 d d A M M M M s b i e − + = ⇒ = σ
  • 272.
    0 2 2 1 1 = − − − ⇒ s s bcA A bh N σ σ σ ψ ( ) 0 ' 8571 , 0 3571 , 0 1 1 2 1 = − −             − + − ⇒ d d A bh h d M s bc σ σ ψ FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement comprimée Etat Limite Ultime On cherchera la solution qui fera travailler les armatures inférieures et supérieures de façon égale avec une contrainte maximale σ: Il est intéressant de rechercher pour A1 et A2 des valeurs telles que (A1+A2) soit minimale. Si (A1+A2) est minimale, il sera de même pour (A1σ+A2σ). σ σ σ = = 2 1 s s
  • 273.
    Donc pour Ψ= 1 donc pour y→∞ Si y→∞, toutes les fibres de la section ont un raccourcissement égal à 2‰, avec Ψ=1; σ1 s=σ2 s= σ = σ(2‰). bc bh N A A σ ψ σ σ − = + 2 1 minimal pour ψ maximal FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement comprimée Etat Limite Ultime raccourcissement égal à 2‰, avec Ψ=1; σ s=σ s= σ = σ(2‰). Les équations d’équilibre s’écrivent: ( ) ( )    = − − − − = − − − 0 ' 5 , 0 0 1 1 2 1 d d A bh h d M A A bh N bc bc σ σ σ σ σ ( ) ( ) 1 2 1 1 ' 5 , 0 A bh N A et d d bh h d M A bc bc − − = − − − = σ σ σ σ
  • 274.
    (La partie supest la plus comprimée) Pour que le résultat obtenu ait un sens, il faut que: 0 0 2 1 ≥ ≥ A et A A A or ≥ FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement comprimée Etat Limite Ultime (La partie sup est la plus comprimée) Donc il suffit d’avoir: 2 1 A A or ≥ ( ) ( ) 0 ' 5 , 0 0 1 2 ≥ − − − − − ⇒ ≥ σ σ σ σ d d bh h d M bh N A bc bc ( ) ( ) bc bh d h M d d N σ ' 5 , 0 ' 1 − ≥ − −
  • 275.
    Supposons que cettecondition ne soit pas remplie, c.à.d.: Il résulte que A2≤0 c.à.d. que A2 serait inutile. ( ) ( ) bc bh d h M d d N σ ' 5 , 0 ' 1 − < − − FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement comprimée Etat Limite Ultime ( ) ( ) bc bh d h M d d N Si σ ' 5 , 0 ' : 1 − < − − Il résulte que A2≤0 c.à.d. que A2 serait inutile. Nous prenons alors A2=0; dans ces conditions: Nous donne: 0 0 = − = − i e i e M M et N N 0 1 1 = − − s bc u A bh N σ σ ψ ( ) 0 ' 8571 , 0 3571 , 0 1 1 2 1 = − −             − + − d d A bh h d M s bc σ σ ψ
  • 276.
    En éliminant A1entre les deux équations, on obtient: ( ) bh M d d Nu ' 3571 , 0 2 1 − − + = σ ψ FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement comprimée Etat Limite Ultime ( ) ( ) bc bh d h M d d N Si σ ' 5 , 0 ' : 1 − < − − On a dit que pour qu’une section soit entièrement comprimée, on doit avoir y ≥h (même avec A2=0) h d bh bc ' 8571 , 0 − = σ ψ 8095 , 0 3 7 0476 , 3 1 2 ≥       − − = ⇒ ≥ h y h y ψ
  • 277.
    ce qui nousdonne que: FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement comprimée Etat Limite Ultime ( ) 8095 , 0 ' 3571 , 0 2 1 ≥ − − + bh M d d N bc u σ ( ) ( ) bc bh d h M d d N Si σ ' 5 , 0 ' : 1 − < − − Inégalité qui exprime la condition pour qu’une section rectangulaire soit entièrement comprimée. (même avec A2=0 on doit avoir y≥h) ⇒ ( ) ( ) 1 ' ' 81 , 0 337 , 0 M d d N bh d h bc − − ≤ − σ 8095 , 0 ' 8571 , 0 ≥ − h d bh bc σ
  • 278.
    Calculons σ1 s: lacontrainte des armatures supérieures h y d y s 3 ' / 2 00 0 1 − − = ε FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement comprimée Etat Limite Ultime ( ) ( ) bc bh d h M d d N Si σ ' 5 , 0 ' : 1 − < − − On a: Donc en remplaçant y on aura: h y 7 3 / 2 00 − 2 3 7 0476 , 3 1       − − = h y ψ ψ ε −       − + = 1 ' 019 , 8 437 , 3 2 1 h d s ( ) h d bh M d d N bc u ' 8571 , 0 ' 3571 , 0 2 1 − − − + = σ ψ
  • 279.
    (Si ε1 s>εe alorsσ1 s=fe/γs et si ε1 s<εe alors σ1 s=E. ε1 s) ε1 s étant connu, on en déduit σ1 s, FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement comprimée Etat Limite Ultime ( ) ( ) bc bh d h M d d N Si σ ' 5 , 0 ' : 1 − < − − (Si ε1 s>εe alors σ1 s=fe/γs et si ε1 s<εe alors σ1 s=E. ε1 s) 1 1 s bc bh N A σ σ ψ − = La section d’acier supérieure sera: et: 0 2 = A
  • 280.
    En résumé: Une sectionest entièrement comprimée, si Nu est un effort de compression et si la condition suivante est vérifiée: 1er cas: si ( ) ( ) 1 ' ' 81 , 0 337 , 0 M d d N bh d h u bc − − ≤ − σ FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement comprimée Etat Limite Ultime 1er cas: si Les section d’acier seront égales à: (A1 armatures sup et A2 inf) Avec: σ = σ(2‰) ( ) ( ) bc u bh d h M d d N σ ' 5 , 0 ' 1 − ≥ − − ( ) ( )σ σ ' 5 , 0 1 1 d d bh h d M A bc − − − = 1 2 A bh N A bc − − = σ σ
  • 281.
    2ème cas: si () ( ) bc u bh d h M d d N σ ' 5 , 0 ' 1 − < − − ( ) d bh M d d N bc u ' ' 3571 , 0 2 1 − − + = σ ψ FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement comprimée Etat Limite Ultime h d' 8571 , 0 − = ψ 1 1 1 ' 019 , 8 437 , 3 2 s s h d σ ψ ε → −       − + = 1 1 s bc bh N A σ σ ψ − = 0 2 = A et
  • 282.
    FLEXI0N COMPOSÉE- sectionrectangulaire Section entièrement comprimée Etat Limite de Service Considérons une section entièrement comprimée: Conditions à remplir La flexion composée est définie par la valeur de l’effort normal Ns et par celle du moment Ms rapporté au centre de gravité G de la section homogène.
  • 283.
    Soit ds unpetit élément de la section y la distance du centre de gravité de l’élément ds à l’axe gg’ passant par le centre de gravité G de la section homogène. y est considéré positif si l’élément ds se trouve au-dessus de gg’ et FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement comprimée Etat Limite de Service Conditions à remplir y est considéré positif si l’élément ds se trouve au-dessus de gg’ et négatif dans le cas contraire. La force interne élémentaire df agissant sur l’élément ds aura pour valeur: α: l’angle de ab avec a’b’, posons K=tgα σ: la contrainte dans l’élément ds σ=GG’+Ky Kyds ds GG ds d + = = ' f σ
  • 284.
    avec: Les équations d’équilibre: i e i eM M et N N = = N N = FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement comprimée Etat Limite de Service Conditions à remplir avec: et ( ) ∑ ∑ ∑ ∑ ∑ + = + = = yds K ds GG Kyds ds GG df Ni ' ' s e N N = Si nous appelons B l’aire de la section homogénéisée: ( ) 2 1 ' ' 15 A A B ds + + = ∑
  • 285.
    Σyds représente lemoment statique par rapport à gg’ de la section homogène. Σ FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement comprimée Etat Limite de Service Conditions à remplir Comme G est le centre de gravité de la section, alors Σyds=0 d’où: ( ) [ ] 2 1 ' ' 15 ' A A B GG N N N s i e + + = ⇒ = ( ) 2 1 ' ' 15 ' A A B N GG s + + = ⇒
  • 286.
    L’équilibre des momentspar rapport à G: G s e M M / = ∑ ∑ ∑ + = = = ds Ky yds GG ydf M M i ² ' FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement comprimée Etat Limite de Service Conditions à remplir Or Σyds=0 et Σy2ds représente le moment d’inertie par rapport à l’axe gg’ ∑ ∑ ∑ + = = = ds Ky yds GG ydf M M G i ² ' ∑ ∑ + = ⇒ ds y K yds GG M i G ² ' ' gg i G KI M = ⇒ ⇒ = ⇒ ' / gg G S KI M ' / gg G S I M K =
  • 287.
    / ' G S s y M N Ky GG+ = + = σ On obtient: FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement comprimée Etat Limite de Service Conditions à remplir ( ) ' / 2 1 ' ' 15 ' gg G S s I y M A A B N Ky GG + + + = + = σ Par rapport à la formule de la RDM: ' gg I My S N + = σ
  • 288.
    FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Sectionentièrement comprimée Etat Limite de Service Considérons la fibre inférieure de la section, soit v2 la distance de cette fibre à l’axe gg’ (y2=-v2<0 puisque la fibre est au dessous de gg’), la contrainte σb,2 a pour valeur: 2 /G S s v M N − = σ Conditions à remplir Pour que la section soit entièrement comprimée en ELS, il faut que σb,2 soit un effort de compression, donc: ( ) ' 2 / 2 1 2 , ' ' 15 gg G S s b I v M A A B N − + + = σ 0 2 , ≥ b σ ( ) [ ] 2 2 1 ' / ' ' 15 v A A B I N M gg S G S + + ≤
  • 289.
    En outre l’effortnormal Ns doit être un effort de compression. Par conséquent, pour qu’une section soumise à la flexion composée soit entièrement comprimée à l’E.L.S., il faut que: FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement comprimée Etat Limite de Service Conditions à remplir soit entièrement comprimée à l’E.L.S., il faut que: L’effort normal Ns soit un effort de compression, L’inégalité suivante soit vérifiée: ( ) [ ] 2 2 1 ' / ' ' 15 v A A B I N M gg S G S + + ≤ Reste à calculer Igg’ et v2.
  • 290.
    Dans une sectionrectangulaire entièrement comprimée, on a: B=b.h. La position du centre de gravité de la section homogénéisée (par rapport à la fibre supérieure de la section) est définie par: ² bh FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement comprimée Etat Limite de Service Conditions à remplir (Le moment d’inertie par rapport à l’axe gg’) ( ) ( ) 1 2 2 1 2 1 1 ' ' 15 ' ' ' 15 2 ² v h v et A A bh d A d A bh ds yds v − = + + + + = = ∑ ∑ ( ) ( ) ( ) [ ] 2 1 2 2 1 1 3 2 3 1 ' ' ' ' 15 3 v d A d v A v v b Igg − + − + + =
  • 291.
    Or au débutde calcul des armatures, les sections d’acier ne sont pas connues, on se contente généralement de considérer la condition approchée en négligeant ces armatures. Si on néglige les armatures: h bh3 FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement comprimée Etat Limite de Service Conditions à remplir Si on néglige les armatures: Mais il ne faut oublier que cette inégalité ne représente qu’une condition approchée, donc, on ne sera certain que la section est entièrement comprimée que si Ms/G/Ns est sensiblement inférieur à h/6 (sans oublier de revérifier par la suite). bh B et h v bh Igg = = = 2 , 12 2 3 ' 6 / h N M S G S ≤
  • 292.
    FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Sectionentièrement comprimée Etat Limite de Service Nous supposons que: h-d = d’ = δ1h Soit : Ma,s: le moment des forces et couples situés à gauche de la section par rapport au c.d.g. des armatures supérieures. Ma,i: le moment des forces et couples situés à gauche de la Calcul des Armatures Ma,i: le moment des forces et couples situés à gauche de la section par rapport au c.d.g. des armatures inférieures σ b,1 et σb,2: respectivement les contrainte de la fibre supérieure et inférieure de la section de béton, Avec: et ( ) ( ) ' 2 ' ' 2 , d h F d u F M s b i a − + − = ( ) 2 2 , 1 , bh F b b b σ σ + = 1 , 1 1 , ' ' S S A F σ =
  • 293.
    Donc: et Fb passepar le centre de gravité du trapèze aba’b’: ( ) ( ) 1 , 2 , 1 3 2 b b h u σ σ σ σ + + = ( ) ( ) 1 , 2 , 1 , 2 , 2 3 2 b b b b h u σ σ σ σ + + = FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement comprimée Etat Limite de Service Calcul des Armatures ( ) 1 , 2 , 1 3 b b u σ σ + = ( ) 1 , 2 , 3 b b σ σ + ⇒ = α tg K Or on a: ( ) h y K Ky b b − = = 1 2 , 1 1 , σ σ ( ) ( ) ' 15 ' 15 1 2 , 1 1 , d h y K d y K S S + − = − = σ σ (y1 est la position de l’axe neutre de la section homogénéisée)
  • 294.
    En remplaçant K, y1 et d’ en fonction de σb,1, σb,2 et δ1 on aura: ( ) ( ) 2 , 1 , 1 , 1 1 , ' 15 ' 15 σ σ σ σ b b b S h d Kd Ky       − − = − = FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement comprimée Etat Limite de Service Calcul des Armatures ( ) [ ] 1 2 , 1 , 1 , 1 , 15 δ σ σ σ σ b b b S h − − = ⇒     ( ) [ ] ( ) ( ) [ ] 1 2 , 1 , 2 , 2 , 2 , 1 , 2 , 1 2 , 15 ' 15 ' 15 δ σ σ σ σ σ σ σ σ b b b S b b b S h d Kd h y K − + = ⇒       − + = + − =
  • 295.
    FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Sectionentièrement comprimée Etat Limite de Service ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ' 2 ' ' ' 2 ' 2 ' ' 1 , 1 2 2 , 1 , , 2 , d h A d u bh M d h F d u F M S b b i a s b i a − + − + = ⇒ − + − = σ σ σ Calcul des Armatures On pose: En remplaçant u2, σ’s,1 et d’ en fonction de σb,1, σb,2 et δ1, on aura: 2 1 , 1 2 , S i a ( ) ( ) [ ] ( ) [ ]( ) ) 1 ( 0 2 1 1 ' 15 3 1 3 2 6 ² 1 2 , 1 1 , 1 1 2 , 1 1 , 1 , = − + − − − + − − δ σ δ σ δ σ δ σ δ b b b b i a h A bh M 1 , 2 , 1 1 1 , , 1 100 ' ' ; ² ' b b b i a et bh A bh M σ σ λ ρ σ µ = = = ( ) [ ] ( ) 1 2 , 1 , 1 , 1 , 15 δ σ σ σ σ b b b S − − = ( ) ( )         + + = 1 , 2 , 1 , 2 , 2 3 2 b b b b h u σ σ σ σ
  • 296.
    FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Sectionentièrement comprimée Etat Limite de Service ( ) ( ) 3 1 3 2 6 ² ) 1 ( 1 , 2 , 1 1 , 1 , 1 2 1 , 2 ,         − + − − ⇒ σ σ δ σ σ δ σ b b b b b i a bh bh bh M 1 1 1 , , 1 100 ' ' ² ' b i a bh A bh M σ ρ σ µ = = Calcul des Armatures ( ) [ ] ( )( ) 0 2 1 1 ' 15 , 0 3 1 3 2 6 1 ' 1 1 1 1 1 1 1 = − + − − − + − − ⇒ δ λ δ δ ρ λ δ δ µ ( ) [ ] ( )( ) 1 1 1 1 1 1 1 2 1 1 90 , 0 3 1 3 2 ' 6 ' δ λ δ δ λ δ δ µ ρ − + − − + − − = ( ) ( ) 0 2 1 1 ' 15 1 1 , 2 , 1 1 , 1 , 1 2 1 1 , 1 , 1 , = −         + − −     δ σ σ δ σ σ δ b b b b b b b bh h A 1 , 2 , b b σ σ λ =
  • 297.
    En remplaçant u, σ’ et d’ en fonction de σ , σ et δ , on aura Écrivons le moment par rapport aux armatures supérieures: ( ) ( ) 0 ' 2 ' 1 , = − + − + d h F d u F M s b s a FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement comprimée Etat Limite de Service Calcul des Armatures En remplaçant u1, σ’s,2 et d’ en fonction de σb,1, σb,2 et δ1, on aura ( ) ( ) [ ] ( ) [ ]( ) 0 2 1 1 ' 15 3 1 3 2 6 ² 1 1 , 1 2 , 1 2 1 , 1 2 , 1 , = − + − + − + − + δ σ δ σ δ σ δ σ δ b b b b s a h A bh M 1 , 2 , 2 2 1 , , 2 100 ' ' ; ² ' b b b s a et bh A bh M σ σ λ ρ σ µ = = = On pose:
  • 298.
    De la mêmefaçon on obtient: ( ) [ ] ( ) [ ]( ) 0 2 1 1 ' 15 , 0 3 1 3 2 1 ' 1 1 1 2 1 1 2 = − + − + − + − + δ δ λ δ ρ δ λ δ µ FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement comprimée Etat Limite de Service Calcul des Armatures ( ) [ ] ( ) [ ]( ) 0 2 1 1 ' 15 , 0 3 1 3 2 6 ' 1 1 1 2 1 1 2 = − + − + − + − + δ δ λ δ ρ δ λ δ µ ( ) [ ] ( ) [ ]( ) 1 1 1 1 1 2 2 2 1 1 90 , 0 3 1 3 2 ' 6 ' δ δ λ δ δ λ δ µ ρ − + − − + − − − = ( ) ( )( ) 1 2 1 1 2 1 1 2 1 3 2 ' 2 1 1 9 , 0 ' 2 1 9 , 0 1 ' 6 3 δ ρ δ δ ρ δ δ µ δ λ − + − − − − − − = et:
  • 299.
    * Armatures dissymétriques:on se donne A2’ (arm. Inf) bh A 2 2 ' 100 ' = ρ d' ' = δ FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement comprimée Etat Limite de Service Calcul des Armatures Étant donné que la section est fortement comprimée on prendra: et bh 2 ' = ρ h '1 = δ b b b σ σ σ = = max 1 , b s a b s a bh M bh M σ σ µ ² ² ' , 1 , , 2 = = b i a b i a bh M bh M σ σ µ ² ² ' , 1 , , 1 = =
  • 300.
    ( ) ( )() 1 2 1 1 2 1 1 2 1 3 2 ' 2 1 1 9 , 0 ' 2 1 9 , 0 1 ' 6 3 δ ρ δ δ ρ δ δ µ δ λ − + − − − − − − = FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement comprimée Etat Limite de Service Calcul des Armatures ( ) [ ] ( )( ) 1 1 1 1 1 1 1 2 1 1 90 , 0 3 1 3 2 ' 6 ' δ λ δ δ λ δ δ µ ρ − + − − + − − = 100 ' ' 1 1 bh A ρ =
  • 301.
    FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Sectionentièrement comprimée Etat Limite de Service •Armatures symétriques: dans le cas où le moment peut changer de signes en conservant la même valeur absolue entre A1 et A2 (le centre de pression est G): A2’= A1’=A On a: ( ) A bh A A B 30 ' ' 15 + = + + Calcul des Armatures On a: et ( ) A bh A A B 30 ' ' 15 2 1 + = + + 2 ; ' 2 15 2 12 1 2 3 ' h v d h A bh Igg =       − × + = On prend: b b σ σ = 1 , ) 2 ( ' 2 30 12 2 30 2 3 / 1 ,       − + + + = = ⇒ d h A bh h M A bh N G s b b σ σ
  • 302.
    Posons: h N M et N bh h d bh A s G s b / 1 6 ; ' ; 100 = = = = ε σ υ δ ρ FLEXI0NCOMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement comprimée Etat Limite de Service Calcul des Armatures Soit : s s ( )2 1 2 1 9 , 0 1 30 , 0 1 1 ) 2 ( δ ρ ε ρ υ − + + + = ⇒ ( ) ( )( ) [ ] ( ) 0 1 2 1 1 3 30 , 0 2 1 27 , 0 2 1 2 2 1 = − + − − − + − + − υ ε ρ δ υ ε υ ρ δ υ
  • 303.
    FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Sectionentièrement comprimée Etat Limite de Service On prend: ( )2 1 2 1 27 , 0 δ υ − = C ( )( ) [ ] 2 1 2 1 1 3 15 , 0 δ υ ε υ − − + − = D Calcul des Armatures L’équation devient: La racine positive: [ ] 1 υ ε − + =1 E 0 2 2 = − + E D C ρ ρ C EC D D + + − = 2 ρ 100 bh A ρ =
  • 304.
    On calcule: On déduit: Enrésumé: h d h N M N bh s G s b ' ; 6 ; 1 = = = δ ε σ υ ( ) ( )( ) [ ] 2 2 2 1 1 3 15 , 0 ; 2 1 27 , 0 δ υ ε υ δ υ − − + − = − = D C FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement comprimée Etat Limite de Service Calcul des Armatures On a: Et enfin: ( ) ( )( ) [ ] 2 1 2 1 2 1 1 3 15 , 0 ; 2 1 27 , 0 δ υ ε υ δ υ − − + − = − = D C υ ε − + =1 E C EC D D + + − = 2 ρ 100 bh A ρ =
  • 305.
    Calcul des contraintes Ona: ( ) 2 1 0 ' ' 15 A A bh B + + =  bh2 1 FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement comprimée Etat Limite de Service et On déduit: ( )      + + = d A d A bh B v 2 1 2 0 1 ' ' ' 15 2 1 1 2 v h v − = ( ) ( ) ( ) [ ] 2 1 2 2 1 1 3 2 3 1 ' ' ' ' 15 3 v d A d v A v v b Igg − + − + + =
  • 306.
    Donc : On a: ' 0 0' gg G I M K et B N GG = = = σ 1 0 1 , Kv b + = σ σ FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section entièrement comprimée Etat Limite de Service Calcul des contraintes 1 0 1 , Kv b + = σ σ 2 0 2 , Kv b − = σ σ ( ) [ ] ' 15 1 0 1 , d v K S − + = σ σ ( ) [ ] 1 0 2 , 15 v d K S − − = σ σ
  • 307.
    Une section soumiseà la flexion composée est partiellement comprimée si: Elle est soumise à un effort normal de traction et le centre de traction est situé en dehors de la zone limitée par les FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section partiellement comprimée Etat Limite Ultime armatures Ou bien: Elle est soumise à un effort normal de compression et si: Avec M1: le moment externe calculé par rapport au c.d.g. des armatures inférieures. ( ) ( ) 1 ' ' 81 , 0 337 , 0 M d d N bh d h u bc − − > − σ
  • 308.
    FLEXI0N COMPOSÉE- sectionrectangulaire Section partiellement comprimée Etat Limite Ultime Calcul des Armatures
  • 309.
    On calcule lemoment par rapport aux armatures inférieures: Supposons que Asc=0 FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section partiellement comprimée Etat Limite Ultime Calcul des Armatures Armatures simples On calcule le moment par rapport aux armatures inférieures: M1 = Nu.ea = Fbc.Z Avec: et Z = d – 0,4y Fbc=0,8.b.y.σbc M1=0,8.b.y.σbc(d-0,4y)=0,8.b.α.d2.σbc(1-0,4α)
  • 310.
    R bc bd M µ σ µ ≤ = 2 1Pivot A ou pivot B sans armatures comprimées FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section partiellement comprimée Etat Limite Ultime Calcul des Armatures Armatures simples On calcule: et Équilibre des efforts: Nu=Fbc-Astσst avec M1=Fbc.Z s e u st f N Z M A γ 1 ) ( 1 − = bc bd σ armatures comprimées ) 2 1 1 ( 25 , 1 µ α − − = Z = d-0,4y = d(1-0,4α) M1:le moment par rapport aux armatures inférieures Avec:
  • 311.
    On a: et si: µ>µRpivot B avec armatures comprimées MR = µRbd2σbc ZR = d(1-0,4αR) ε ε − − + FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section partiellement comprimée Etat Limite Ultime Calcul des Armatures Armatures doubles sc e e sc e e sc d d d d d d σ ε ε ε ε ε ε → − − + = ⇒ − = + + − − ' ) 10 . 5 , 3 ( ' 10 . 5 , 3 3 3 ) ' ( ) ' ( ) 4 , 0 1 ( 8 , 0 ) ' ( ) 4 , 0 1 ( 8 , 0 ) ' ( . 8 , 0 ) ' ( . 2 1 2 1 1 1 d d A bd M d d A bd M d d A bd d M d d A Z b y d d A Z F M sc sc bc R sc sc bc R R sc sc R bc R sc sc R bc R sc sc R bc − + = − + − = − + − = − + = − + = σ σ µ σ σ α α σ α σ α σ σ σ Équilibre des moments par rapport aux armatures inférieures:
  • 312.
    Équilibre des forces: ) ' ( 1 d d A M M sc sc R − + = σ sc R sc d d M M A σ ) ' ( 1 − − = R e N A M f A A A F N − + = ⇒ − + = σ σ σ FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section partiellement comprimée Etat Limite Ultime Calcul des Armatures Armatures doubles Dans le cas où Ast calculée est négative, cette section sera prise à la section minimale Amin=0,23bdft28/fe (condition de non fragilité) u sc sc R R s e st st st sc sc bc u N A Z M f A A A F N − + = ⇒ − + = σ γ σ σ s e u R R R st f N Z M d d M M A γ 1 ' 1       − + − − = N<0 pour la traction et N>0 pour la compression
  • 313.
    FLEXI0N COMPOSÉE- sectionrectangulaire Section partiellement comprimée Etat Limite de Service Une section est partiellement comprimée si: L’effort normal est un effort de traction et le centre de traction se trouve en dehors de la zone comprise entre les armatures comprise entre les armatures Ou bien: L’effort normal est un effort de compression et si en 1ère approximation: 6 / h N M S G S >
  • 314.
    Calcul des armatures FLEXI0NCOMPOSÉE- section rectangulaire Section partiellement comprimée Etat Limite de Service Armatures simples En premier lieu on ne prévoit pas d’armatures comprimées: On a: avec : 0 3 1 1 =       − − y d F M b S b b by F σ 1 2 1 =
  • 315.
    On a: donc: FLEXI0N COMPOSÉE- sectionrectangulaire Etat Limite de Service Section partiellement comprimée ( ) 1 1 1 1 1 1 1 15 3 1 ; α α σ σ α β α − = = − = = s b k et d y 0 1 2 1 1 = − β σ α s S k d b M Calcul des armatures Armatures simples On pose: ) min sec : ( aciers des tion la avoir pour prend on s s σ σ = 0 2 1 1 1 = − β α S d b M 2 1 1 2 1 1 β α σ µ k bd M s S = = 1 α ⇒ tableaux ( ) 1 1 1 15 α σ α σ − = s b ( ) ⇒ − = 1 1 15 y d y s b σ σ
  • 316.
    Pas d’armatures comprimées Si:b b σ σ < FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Etat Limite de Service Section partiellement comprimée Calcul des armatures Armatures simples Donc: s st b s b s A by F F N σ σ − = − = 1 2 1 s s b st N d b A σ σ α − = 1 2 1 avec: N<0 pour la traction et N>0 pour la compression
  • 317.
    Prévoir des armaturescomprimées Asc Si: b b σ σ > FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Etat Limite de Service Section partiellement comprimée Calcul des armatures Armatures doubles On calcule: On déduit: Ainsi que: s s b b et prend on σ σ σ σ = = s b b σ σ σ α + = 15 15 1 d y 1 1 α = ( ) b s y d y σ σ 1 1 ' 15 ' − =
  • 318.
    Le moment parrapport aux armatures inférieures: ) ' ( ' ) 3 ( ) ' ( ' ) 3 ( 1 1 1 d d A y d F d d F y d F M s sc b s b − + − = − + − = σ FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Etat Limite de Service Section partiellement comprimée Calcul des armatures Armatures doubles Les armatures comprimées: 3 3 s b sc d d y d F M A ' ) ' ( ) 3 ( 1 1 σ − − − = 1 1 1 1 ' ' ) ' ( ) 3 ( 2 1 A d d y d by M A s b sc = − − − = σ σ M1: le moment par rapport aux armatures inférieures. avec:
  • 319.
    s st s s b s A A F N σ σ− + = ' ' FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Etat Limite de Service Section partiellement comprimée Calcul des armatures Armatures doubles L’équilibre des efforts: Les armatures tendues: s st s s b s A A F N σ σ − + = ' ' s s s sc b st N A F A σ σ − + = ' 2 1 ' ' 2 1 A N A by A s s s sc b st = − + = σ σ σ
  • 320.
    Calcul des contraintes FLEXI0NCOMPOSÉE- section rectangulaire Section partiellement comprimée Etat Limite de Service
  • 321.
    Position de l’axeneutre: yc: distance de l’axe neutre/au centre de pression C; compté positive avec un effort de compression et négative en traction. ea: distance du centre de pression C aux armatures tendues FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section partiellement comprimée Etat Limite de Service Calcul des contraintes ea: distance du centre de pression C aux armatures tendues C: distance du centre de pression C à la fibre la plus comprimée. C= d-ea; pour la compression Ns>0. pour la traction Ns<0. •Si Ns<0; C>0 ∀(C) •Si Ns>0; C<0 si ea>d. ((C) à l’extérieur de la section) C>0 si ea<d. ((C) à l’intérieur de la section)
  • 322.
    On a: yserest la distance entre l’axe Neutre et la fibre la plus comprimée, donc: yser=yc+C FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section partiellement comprimée Etat Limite de Service Calcul des contraintes donc: yser=yc+C Aussi on a le moment Ms par rapport au CDG de la section rectangulaire : Ms=Ns.hg=Ns[ea-(d-h/2)] donc: ) 2 ( h d N M e s s a − + =
  • 323.
    En écrivant lebilan des efforts appliqués à la section, on montre que yc est solution de: yc 3+ρyc+q=0 FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section partiellement comprimée Etat Limite de Service Calcul des contraintes Avec: Et yc +ρyc+q=0 ( ) ( ) c d b A b A d c c − + − − − = 90 ' 90 ' 3 2 ρ ( ) ( )2 2 3 90 ' ' 90 2 c d b A d c b A c q − − − − − = La solution de l’équation est obtenue par:         + = ∆ 27 4 3 2 ρ q
  • 324.
    Si: <0 ,calculer: ϕ ρ ρ ϕ → − = 3 2 3 cos q ρ − FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section partiellement comprimée Etat Limite de Service Calcul des contraintes Choisir la solution qui convient parmi les 3 solutions (yc): 3 2 ρ − = → a       = 3 cos 1 ϕ a y       ° + = 120 3 cos 2 ϕ a y       ° + = 240 3 cos 3 ϕ a y
  • 325.
    On pose: Si: >0: FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section partiellement comprimée Etat Limite de Service Calcul des contraintes On pose: Et on aura: ( ) q t − ∆ = 5 , 0 3 1 t z = z z yc 3 ρ − =
  • 326.
    On a: (yser=yc+C) ( )( ) [ ] 2 2 3 ' ' 15 3 d y A y d A by I ser ser ser − + − + = FLEXI0N COMPOSÉE- section rectangulaire Section partiellement comprimée Etat Limite de Service Calcul des contraintes On pose: Alors: et avec: (yser=yc+C) 3 S N K = ( ) ( ) [ ] ser ser ser y d A d y A by S − − − + = ' ' 15 2 b ser b Ky σ σ ≤ = ( ) s ser s y d K σ σ ≤ − =15
  • 327.
    Compression simple-calcul despoteaux Définition de la compression simple ou compression centrée Un poteau est en compression simple si le centre de gravité des armatures longitudinales coïncident avec celui de la pièce et avec le point d’application de l’effort normal de compression. Il n’y a donc pas théoriquement de moment fléchissant qui pourrait être engendré soit par excentrement de l’effort normal, soit par une autre action (vent, poussée des terres, …). Dans le cas contraire, la pièce travaille en compression et en flexion, il s’agit alors de la flexion composée.
  • 328.
    Compression simple-calcul despoteaux Définition de la compression simple ou compression centrée Dans la réalité, les poteaux sollicités en compression centrée n'existent pas. En effet, en toute rigueur la transmission des efforts poutre-poteau ne se fait jamais parfaitement à l'axe du poteau. De plus, la réalisation du poteau implique des défauts : mauvaise disposition des armatures, défauts localisés (nids de gravier, non rectitude des poteaux…).
  • 329.
    Compression simple-calcul despoteaux Définition de la compression simple ou compression centrée
  • 330.
    Néanmoins on considérerale poteau en compression centrée si: 1. le moment en tête de poteau (encastrement des poutres) n'entraîne qu'une faible excentricité telle que: Définition de la compression simple ou compression centrée Compression simple-calcul des poteaux
  • 331.
    2. La qualitéde l’exécution doit être telle que l’imperfection de rectitude des poteaux puisse être estimée au plus égale à : Définition de la compression simple ou compression centrée   ≤ 1 ; 1 cm Max e Compression simple-calcul des poteaux l: la longueur du poteau 3. L'élancement est limité à λ ≤ 70 (voir plus loin)       ≤ 500 1 ; 1 cm Max e
  • 332.
    EVALUATION DES CHARGESVERTICALES Les charges verticales agissants sur les poteaux peuvent être évaluées par application de la loi de dégression de charges Compression simple-calcul des poteaux variables dans les bâtiments à étages (à voir plus tard) et en admettant la discontinuité des différents éléments de planchers.
  • 333.
    EVALUATION DES CHARGESVERTICALES Toutefois dans les bâtiments comportant des travées solidaires supportées par deux files de poteaux de rive et une ou plusieurs files de poteaux centraux, à défaut de calcul plus précis, les charges évaluées en admettant la discontinuité des travées doivent être Compression simple-calcul des poteaux évaluées en admettant la discontinuité des travées doivent être majorées: -de 15% pour les poteaux centraux dans le cas des bâtiments à 2 travées. - de 10% pour les poteaux intermédiaires voisins des poteaux de rive dans le cas des bâtiments comportant au moins trois rives.
  • 334.
    EVALUATION DES CHARGESVERTICALES Compression simple-calcul des poteaux
  • 335.
    COMBINAISONS D'ACTIONS ACONSIDERER Les combinaisons d’actions sont celles définies pour l’E.L.U. Dans les cas les plus courants, l’unique combinaison d’actions à Compression simple-calcul des poteaux QB: représente l’action des charges d’exploitation évaluée au niveau considéré (en faisant application de la loi de dégression dans les bâtiments à plusieurs étages, cf. plus tard). Dans les cas les plus courants, l’unique combinaison d’actions à considérer est: 1,35 G+1,5 QB
  • 336.
    La longueur deflambement (Lf) La longueur de flambement lf est évaluée en fonction de la longueur libre l0 des pièces et de leurs liaisons effectives. Longueur libre l0 Compression simple-calcul des poteaux La longueur libre l0 d’un poteau appartenant à un bâtiment à étages multiples est compté entre faces supérieures de 2 planchers consécutifs ou de sa jonction avec la fondation à la face supérieure du premier plancher.
  • 337.
    Cas des poteauxisolés La longueur de flambement (Lf) Compression simple-calcul des poteaux • Lf = 2L0 si le poteau est libre à une extrémité et encastré à l’autre.
  • 338.
    •Lf = L0si le poteau est articulé aux deux extrémités ou bien encastré aux deux extrémités qui peuvent se déplacer l’une par rapport à l’autre suivant une direction perpendiculaire à l’axe longitudinal du poteau. La longueur de flambement (Lf) Cas des poteaux isolés Compression simple-calcul des poteaux longitudinal du poteau.
  • 339.
    si le poteauest articulé à une extrémité et encastré à l’autre La longueur de flambement (Lf) Cas des poteaux isolés Compression simple-calcul des poteaux l’autre
  • 340.
    •Lf = L0/2si le poteau est encastré aux deux extrémités avec nœuds fixes. La longueur de flambement (Lf) Cas des poteaux isolés Compression simple-calcul des poteaux
  • 341.
    Cas des poteauxdans des bâtiments à étages multiples •Lf = 0,7 L0 si le poteau est encastré dans un massif de fondation ou La longueur de flambement (Lf) Compression simple-calcul des poteaux bien assemblé à des poutres de plancher le traversant de part en part, et ayant au moins la même raideur (E.I) que lui dans le sens considéré. •Lf=L0 dans les autres cas ( ex: poteaux de rive ou d’angle)
  • 342.
    Cas des poteauxdans des bâtiments à étages multiples La longueur de flambement (Lf) Compression simple-calcul des poteaux
  • 343.
    L'élancement de λ avecimin: rayon de giration minimal Compression simple-calcul des poteaux min i Lf = λ avec imin: rayon de giration minimal Définition du rayon de giration: Avec Ixx le moment d’inertie suivant l’axe xx et B la section du poteau B I i xx xx =
  • 344.
    Section rectangulaire L'élancement deλ Compression simple-calcul des poteaux Pour une section carrée
  • 345.
    Section circulaire L'élancement deλ Compression simple-calcul des poteaux
  • 346.
    Détermination de lacapacité portante La justification des poteaux n'est réalisée qu'aux E.L.U. On doit vérifier:   f f B . Compression simple-calcul des poteaux A : section des armatures longitudinales prises en compte dans le calcul γb = 1,5 γ s = 1,15       + = ≤ s e b c r u u f A f B N N γ γ α 9 , 0 . 28 lim
  • 347.
    Br est lasection réduite du poteau. Elle est obtenue en déduisant 1cm aux dimensions réelles de la section sur sa périphérie: Détermination de la capacité portante Compression simple-calcul des poteaux
  • 348.
    α: coefficient fonctionde l’élancement mécanique λ Compression simple-calcul des poteaux Détermination de la capacité portante       + = ≤ s e b c r u u f A f B N N γ γ α 9 , 0 . 28 lim i Lf = λ α: coefficient fonction de l’élancement mécanique λ Si λ>70, on n’est plus dans le cas d’une compression centrée. min i
  • 349.
    Chapitre X :Compression simple-calcul des poteaux Détermination de la capacité portante       + = ≤ s e b c r u u f A f B N N γ γ α 9 , 0 . 28 lim •Si au moins la moitié de la charge est appliquée avant 90 jours α sera divisé par 1,1 α/1,1 •Si la majorité de la charge est appliquée avant 28 jours, on prend la contrainte du béton fcj au lieu de fc28 et en même temps α sera divisé par 1,2 α/1,2
  • 350.
    Détermination des armatures Armatureslongitudinales On a: Chapitre X : Compression simple-calcul des poteaux       + = ≤ s e b c r u u f A f B N N γ γ α 9 , 0 . 28 lim e s b c r u sc f f B N A γ γ α . 9 , 0 . 28         − ≥
  • 351.
    •Si λ >35 : Asc représente l'aire des armatures qui augmente efficacement la rigidité dans le sens où le moment d'inertie est le plus faible: Compression simple-calcul des poteaux Détermination des armatures Armatures longitudinales •Si λ ≤ 35 : Asc représente l'aire de toute les armatures longitudinales à disposer sur tout le périmètre de la section considérée. Dans les poteaux carrés, il s’agit des aciers disposés dans les angles. Dans les poteaux rectangulaires dont le rapport des côtés est compris entre 0,9 et 1,1, on applique la règle des poteaux carrés. Dans les autres poteaux rectangulaires, il s’agit des aciers disposés le long des grands côtés de la section.
  • 352.
    Pourcentage d'armatures minimal Lasection minimale d’acier à disposer est telle que: Ascmin = 0,2 % de la section du béton avec ∅min = 12 mm Chapitre X : Compression simple-calcul des poteaux Détermination des armatures Armatures longitudinales Ascmin = 0,2 % de la section du béton avec ∅min = 12 mm Ascmin =4cm2/m de longueur de paroi (périmètre) avec ∅min = 12 mm      = 100 2 , 0 / 4 min 2 B paroi de longueur de m cm sc Max A
  • 353.
    De même, lasection calculée doit rester inférieure à une section maximale d’acier telle que: Pourcentage d'armatures maximal Chapitre X : Compression simple-calcul des poteaux Détermination des armatures Armatures longitudinales Ascmax = 5% de la section totale 100 5 ² 4 100 2 , 0 B A paroi de longueur de m cm B Max sc ≤ ≤          
  • 354.
    Récapitulatif: 1- A <A calculée < Ascmax ⇒ On ferraille avec Asc ⇒ Alors pour les armatures longitudinales nous avons trois cas : Chapitre X : Compression simple-calcul des poteaux Détermination des armatures Armatures longitudinales 1- Ascmin < Asc calculée < Ascmax ⇒ On ferraille avec Asc calculée. 2- Asc calculée < Ascmin ⇒ On ferraille avec Ascmin avec ∅min = 12 mm. 3- Asc calculée > Ascmax ⇒ On augmente la section du béton B et on recalcule un nouveau Asc. e s b c r u sc f f B N A γ γ α . 9 , 0 . 28         − ≥
  • 355.
    Armatures transversales Elles n'ontaucun rôle de résistance, le rôle principale c'est d'empêcher le flambement des armatures longitudinales. Diamètre Ф : Chapitre X : Compression simple-calcul des poteaux Détermination des armatures Diamètre Фt : L'espacement entre deux cadres St: a est la plus petite dimension de la pièce
  • 356.
    Dispositions constructives Les armaturestransversales doivent être perpendiculaires aux armatures longitudinales et en zone de recouvrement, le nombre d'armatures transversales doit être supérieur ou égal à 3. Les armatures transversales doivent former une ceinture continue Chapitre X : Compression simple-calcul des poteaux Détermination des armatures Les armatures transversales doivent former une ceinture continue sur le pourtour du poteau. Il faut maintenir par des étriers et des épingles les aciers situés en dehors des angles si leur Ф est supérieur à 20 mm ou s'ils ont été pris en compte dans les calculs.
  • 357.
    pour la zonede recouvrement, la longueur de recouvrement lr doit être supérieure à 50Фmax(on prend normalement lr = 50Фmax). Chapitre X : Compression simple-calcul des poteaux Détermination des armatures Dispositions constructives Section circulaire : Section circulaire : Section polygonale :
  • 358.
    Prédimensionnement des poteauxrectangulaires Pour une section rectangulaire : 0<λ<70 on prend : λ=35 On a: Chapitre X : Compression simple-calcul des poteaux d’où:
  • 359.
    Chapitre X :Compression simple-calcul des poteaux Prédimensionnement des poteaux rectangulaires
  • 360.
  • 361.
    Généralités •Les poutres soumisesà I' effort tranchant sont justifiées vis à vis de I'E.L.U. •l'effort tranchant est équilibré par les armatures L'effort tranchant •l'effort tranchant est équilibré par les armatures transversales. •La justification d'une section soumise à l’effort tranchant concerne les armatures transversales d'âmes et la contrainte du béton.
  • 362.
    Effort tranchant pourune section en Té On considère que seul l'âme résiste à l'effort tranchant: Généralités L'effort tranchant
  • 363.
    Contrainte tangentielle conventionnelle L'efforttranchant fait glisser les plans les uns par rapport aux autres, les plans perpendiculaires et les plans parallèles: L'effort tranchant La contrainte tangente (contrainte de cisaillement) dans la section où se produit l'effort tranchant sera donnée par l'équation suivante : T : l'effort tranchant. S : Moment statique de la section. b : la largeur de la section. I : le moment d'inertie de la section. avec: I b S T . . = τ
  • 364.
    Cependant, le règlementadmet par simplification le principe de la contrainte tangente conventionnelle prise égale à: Contrainte tangentielle conventionnelle L'effort tranchant Vu u = τ Avec: Vu: la valeur de calcul de l’effort tranchant déterminé à partir de la combinaison de calcul à l’E.L.U. b0: la largeur de l’âme de la poutre, si cette largeur est variable, on prendra la plus petite valeur d: la hauteur utile de la pièce. d b u 0 = τ
  • 365.
    Nécessité d'armatures transversales Lebéton par sa faible résistance à la traction ne peut équilibrer les contraintes de traction engendrées par l'effort tranchant. Il est donc nécessaire de renforcer cette insuffisance par des L'effort tranchant renforcer cette insuffisance par des armatures qui vont coudre ces fissures. Leur disposition logique sera:
  • 366.
    Parce que leurefficacité reste la même et pour faciliter l'exécution; les armatures sont souvent disposées suivant le 2ème cas. On notera le ferraillage comme suit: At = n . ∅ ∅ ∅ ∅ avec : A : La quantité d'acier d'armature. Nécessité d'armatures transversales L'effort tranchant ∅ ∅ ∅ ∅ At : La quantité d'acier d'armature. n : le nombre de brin. ∅ = le diamètre du brin en général ∅6 ou ∅8. Nous avons : At = 4 ∅ ∅ ∅ ∅8 Exemple: Exemple:
  • 367.
    Justification des poutressous sollicitations tangentes Justification du béton Si la section droite de la pièce est entièrement comprimée, et si la contrainte vérifie la relation: L'effort tranchant       ≤ MPa fcj 5 , 1 ; 06 , 0 min τ On doit appliquer les règles relatives aux poteaux. Dans le cas contraire, on doit vérifier la relation: (contrainte tangente ultime limite indiquée ci-après)           ≤ MPa f b cj u 5 , 1 ; 06 , 0 min γ τ u u τ τ ≤
  • 368.
    •Cas d'armatures droites: pour une fissuration peu préjudiciable. Justification des poutres sous sollicitations tangentes Justification du béton L'effort tranchant pour une fissuration peu préjudiciable. pour une fissuration préjudiciable ou très préjudiciable           ≤ MPa f b c u 5 ; 2 , 0 min 28 γ τ           ≤ MPa f b c u 4 ; 15 , 0 min 28 γ τ
  • 369.
    •Cas d'armatures inclinées: Justification des poutres sous sollicitations tangentes Justification du béton L'effort tranchant     f 27 , 0 quelle que soit la fissuration           ≤ MPa f b c u 7 ; 27 , 0 min 28 γ τ Si: τu>τulimite On doit augmenter les dimensions de la section.
  • 370.
    Justification des Aciers Lasection At des armatures d'âmes est donnée par : Justification des poutres sous sollicitations tangentes L'effort tranchant ( ) τ γ 3 , 0 − ≥ tj u s t K f A Avec: b0: largeur de la poutre. St: espacement de 2 cours successifs. α: angle d’inclinaison des armatures avec l’axe de la poutre (Si on utilise des cadres droits ⇒ sin α + cos α = 1.) ( ) ( ) α α τ γ sin cos 9 , 0 3 , 0 0 + − ≥ e tj u s t t f K f S b A
  • 371.
    Justification des poutressous sollicitations tangentes Justification des Aciers K=0 : en cas de reprise de bétonnage ou lorsque la fissuration est très préjudiciable K=1 : dans les autres cas en flexion simple. L'effort tranchant K=1+3σcm/fc28: dans les autres cas en flexion composée avec compression avec σcm est la contrainte moyenne du béton calculée sur la section totale supposée non armée. K=1-10σtm/fc28: dans les autres cas en flexion composée avec traction avec σtm est la contrainte moyenne de traction du béton calculée sur la section supposée non armée.
  • 372.
    Conditions complémentaires Espacement Stdes cours d’armature Justification des poutres sous sollicitations tangentes L'effort tranchant St ≤ min [0,9d ; 40 cm] Section minimale d’armature transversale MPa S b f A t e t 4 , 0 . . ≥
  • 373.
    Dimension des armaturestransversales ∅ ∅ Justification des poutres sous sollicitations tangentes Conditions complémentaires L'effort tranchant ∅t ≤ min [h/35 ; ∅l ; b/10] ∅t : diamètre des armatures transversales ∅l : diamètre des armatures longitudinales h : hauteur totale de la poutre b : largeur de la poutre
  • 374.
    Calcul des dallesà l'effort tranchant La contrainte tangente conventionnelle τu est définie comme pour les poutres. Il n’est pas nécessaire de prévoir une armature transversale d’effort tranchant pour les dalles dans les cas suivants: L'effort tranchant tranchant pour les dalles dans les cas suivants: La dalle est bétonnée sans reprise de bétonnage sur toute son épaisseur et la contrainte tangente τu vérifie: τu <0,05fc28 Ou bien: La dalle comporte une reprise de bétonnage et les conditions de la non application de la règle de couture sont respectées.
  • 375.
    Dans les autrescas, on dispose des armatures transversales calculées suivant les règles relatives aux poutres en limitant les contraintes tangentes limites τu à celles des poutres multipliées par le coefficient suivant: Calcul des dalles à l'effort tranchant L'effort tranchant suivant: 10h/3 si 0,15<h<0,30m 1 si h≥30 cm où h est la hauteur totale de la dalle. Aucune règle n’est donnée pour h≤15 cm, étant donné que les éléments minces ne comportent usuellement pas d’armatures d’efforts tranchant.
  • 376.
    Règle de couture La« règle de couture » relative à l’E.L.U. doit être appliquée à tous les plans sur lesquels s’exerce un effort tangent et en particulier en présence de surfaces de reprise. Cependant il est admis de ne pas appliquer la règle de couture aux Calcul des dalles à l'effort tranchant L'effort tranchant Cependant il est admis de ne pas appliquer la règle de couture aux surfaces de reprise des pièces peu sollicitées lorsque toutes les conditions suivantes sont satisfaites: •La contrainte tangente ultime n’excède pas 0,35 MPa. •Les charges sont uniformes et ne provoquent pas d’effet dynamique. •La contrainte normale éventuelle est une compression. •La surface de reprise est traitée afin d’obtenir une rugosité importante.
  • 377.
    Règle de couture Lesarmatures de couture doivent être convenablement ancrées de part et d’autres de ces plans avec un angle α compris entre 45° et 90° et doivent satisfaire la condition suivante: Calcul des dalles à l'effort tranchant L'effort tranchant ( ) u u s t e t S b f A σ τ α α γ − ≥ + sin cos 0 Avec τu: contrainte de cisaillement réelle et non conventionnelle. σu: contrainte normale concomitante avec τu, comptée positive pour la compression et négative pour la traction. s t S b γ 0
  • 378.
    CALCUL PRATIQUE Le calculest mené à partir de l’appui, où se situent les efforts tranchants maximaux. Données : - Les dimensions de la poutre L'effort tranchant - Les dimensions de la poutre - L’effort tranchant Vu Calcul de τu : τu = Vu/bd Nous vérifions si τu ≤ τu limite définie auparavant. Si cette condition n’est pas vérifiée, il faut augmenter la largeur de la poutre.
  • 379.
    Choix d’une sectiontransversale At Le choix de la section transversale définit l’écartement st : CALCUL PRATIQUE L'effort tranchant A f . . 9 , 0 Vérification des conditions complémentaires ( ) tj u s t e t f K b A f S . 3 , 0 . . . 9 , 0 − ≤ τ γ
  • 380.
    Position du premiercadre Le premier cours d’armatures transversales est disposé à St/2 du nu de l’appui. CALCUL PRATIQUE L'effort tranchant
  • 381.
    Répartition des cadres Ona la formule donnant St: CALCUL PRATIQUE L'effort tranchant A f . . 9 , 0 Mais la méthode la plus fréquemment employée si la poutre est de hauteur constante et les charges uniformément réparties est la méthode forfaitaire de CAQUOT. ( ) tj u s t e t f K b A f S . 3 , 0 . . . 9 , 0 − ≤ τ γ
  • 382.
    Méthode forfaitaire deCaquot Cette méthode est applicable qu'aux poutres de section constante et soumises à des charges uniformément réparties. 1°- On calcule St0 2°- On prendra l'espacement immédiatement inférieur à St0 dans la série de Caquot suivante : 7-8-9-10-11-13-16-20-25-35-40. CALCUL PRATIQUE L'effort tranchant série de Caquot suivante : 7-8-9-10-11-13-16-20-25-35-40. On choisit les espacements successivement qu'on respectera autant de fois en nombre entier compris dans la demi porté de la poutre ou la porté d'une console. Exemple : St = 9,68 cm →de la série on prend St = 9 cm l/2 = 3,7 m → on place 4 espacements, par exemple: 4x9, 4x10, 4x11, etc… 3°- Les cadres sont disposés symétriquement par rapport au milieu de la poutre.
  • 383.
  • 384.
    Actions et Descentede Charges Les différentes étapes d'un projet de béton armé sont les suivantes: 1. Analyse de la structure, modélisation 2. Détermination des actions ou bilan des charges Généralités 3. Descente de charges et combinaisons d'actions 4. Sollicitations (N, V et M) 5. Dimensionnement 6. Plans de coffrage et plans de ferraillage
  • 385.
    On appelle «descente de charges » l’opération qui consiste à calculer, pour tous les éléments porteurs de la construction, les charges qu’ils supportent au niveau de chaque étage jusque sur la fondation. Généralités Actions et Descente de Charges Ainsi, la descente de charges a pour but l’évaluation des actions de pesanteur permanentes et variables permettant le calcul: Des poteaux ou des appuis. De leurs fondations. Pour cela, il faut donc d’abord considérer la nature et l’importance des forces agissant sur les bâtiments.
  • 386.
    On distingue: Les actionspermanentes: poids des éléments et ouvrages Les actions variables: •Charges d’exploitation •Charges climatiques (règles Neige et Vent: NV) •Températures et retrait Généralités Actions et Descente de Charges •Températures et retrait Les actions accidentelles: séismes (règles parasismiques) et incendies Les charges à prendre en compte dans les calculs sont les charges « caractéristiques ». Elles sont égales aux charges « nominales », à l’exception des charges de vent normal des règles NV 65 qui sont à majorer de 20% en ELU.
  • 387.
    Les charges permanentessont obtenues à partir des dimensions géométriques des éléments et des ouvrages, déduites des plans de coffrage et du poids volumique des matériaux les constituant. Charges permanentes Actions et Descente de Charges La norme propose à titre de renseignement, des valeurs de charges permanentes dues aux forces de pesanteur de quelques matériaux de construction et des éléments constitutifs d’une construction tels que maçonnerie, enduits, planchers, revêtements, etc. Valeurs réglementaires:
  • 388.
    Cloisons de distribution Chargespermanentes • Elles sont assimilables à une charge répartie de 1 KN/m2 pour les cloisons légères de poids inférieur à 2,50 KN/m ( cas des bâtiments à usage d’habitation ou de bureaux). La valeur de la Actions et Descente de Charges bâtiments à usage d’habitation ou de bureaux). La valeur de la charge est ramenée à 0,40 KN/m2 pour les cloisons très légères, dont le poids linéique est inférieur à 1 KN/m. • Dans les autres cas, les cloisons sont à compter telles que prévues sur les plans ou telles que définies dans les documents particuliers du marché (DPM).
  • 389.
    Etanchéité À titre d’exemple,l’étanchéité peut se composer de : - Une forme de pente: 7 à 8 cm d’épaisseur, avec une charge volumique de 2100 à 2200 kg/m3 -Un complexe étanche: 3 feutres bitumineux, avec une charge surfacique de 8 à 10 kg/m2 Charges permanentes Actions et Descente de Charges surfacique de 8 à 10 kg/m2 -Une protection lourde: dallots en béton de 4 cm d’épaisseur, avec une charge volumique de 2400 kg/m3
  • 390.
    A titre de renseignements, nousdonnons les valeurs de charges charges permanentes extraites de la norme NF P 06-004
  • 391.
  • 392.
  • 393.
  • 394.
  • 395.
    Actions variables Les actionsvariables sont généralement définies par les pièces du marché en fonction de l’utilisation future des locaux. On est appelé à faire attention aux changements de destination des locaux durant la phase d’exploitation. Charges d’exploitation Actions et Descente de Charges Charges d’exploitation Les charges d’exploitation sont appliquées sur les planchers, leurs valeurs sont fonction : -Des surfaces auxquelles elles sont appliquées -Des dégressions horizontales ou verticales retenues, liées aux types et caractères des charges en cause -De leur mode de prise en compte, etc.
  • 396.
    Les valeurs deces charges sont définies par la norme française NF P06-001 en fonction de la nature des locaux et en fonction du type d’utilisation. Actions variables Charges d’exploitation Actions et Descente de Charges Pour une surface de moins 1m2, c’est la valeur de la charge répartie sur un mètre carré qui est à prendre en compte à moins qu’une charge concentrée ne soit plus défavorable.
  • 397.
    Charges d’exploitation enfonction de la nature des locaux Actions variables Actions et Descente de Charges
  • 398.
    Actions variables Charges d’exploitationen fonction de la nature des locaux Actions et Descente de Charges
  • 399.
    Actions variables Charges d’exploitationen fonction du type d’utilisation Actions et Descente de Charges
  • 400.
    Actions variables Charges d’exploitationen fonction du type d’utilisation Actions et Descente de Charges
  • 401.
    Actions variables Charges d’exploitationen fonction du type d’utilisation Actions et Descente de Charges
  • 402.
    Prise en comptedes charges d’exploitation Dégression horizontale des charges d’exploitation Dans certains cas, la valeur de base est susceptible d'un coefficient de dégression horizontal (réduction pour grandes surfaces ou majoration pour faibles surfaces). Ainsi, la norme NFP06-001 permet une dégression de 1 à 0,8 des charges pour les locaux de 15 à 50 m2 et une augmentation éventuelle pour des locaux de 0 à 15 m2. Actions et Descente de Charges augmentation éventuelle pour des locaux de 0 à 15 m2.
  • 403.
    Dégression verticale descharges d’exploitation Pour le bâtiment à étages, il n’est pas à prévoir que les surcharges soient appliquées simultanément avec l’intensité maximale. Ainsi, cette loi de dégression ne s’applique qu’aux charges d’exploitation, et aux bâtiments à grand nombre de niveaux Prise en compte des charges d’exploitation Actions et Descente de Charges (normalement comportant plus de cinq étages) où les occupations peuvent être considérées comme indépendantes. Cette dégression n’est pas commuable avec celle de grandes surfaces (dégression horizontale). Cette réduction n’est applicable que pour les locaux autres que commerciaux et industriels. Pour les bureaux, la dégression ne s’applique que sur la part de charge d’exploitation au-delà de 1KN/m2.
  • 404.
    Soit: D’autre part, cetteloi n’est pas applicable pour les hôpitaux, locaux scolaires, archives, boutiques, magasins, salles de spectacle, lieux publics, entrepôts, ateliers et garages. Loi de dégression de base Dégression verticale des charges d’exploitation Prise en compte des charges d’exploitation Actions et Descente de Charges Qo : la valeur de référence pour le toit ou la terrasse couvrant le bâtiment. Qi :la valeur de référence pour le plancher de l'étage «i», la numérotation étant effectué à partir du sommet. Qri: la fraction de la charge de l'étage « i » à laquelle on n'applique pas la loi de dégression. Elle est égale à 1 KN/m2 pour les locaux de bureaux et à 0 pour les autres.
  • 405.
    Dégression verticale descharges d’exploitation Prise en compte des charges d’exploitation Actions et Descente de Charges Au fait, à partir de i=5 on a la même dégression de coefficient (3+i)/2i
  • 406.
    Lorsque la charged'exploitation de référence est la même pour tous les étages, cette loi revient à prendre : - sous le toit ou la terrasse : Qo - sous le premier étage à partir du haut : Qo + Q1 Dégression verticale des charges d’exploitation Prise en compte des charges d’exploitation Actions et Descente de Charges - sous le premier étage à partir du haut : Qo + Q1 - sous le deuxième étage à partir du haut : Qo+ 1,9 Q + 0,1 Qr - sous le troisième étage à partir du haut : Qo + 2,7 Q + 0,3 Qr - sous le quatrième étage à partir du haut : Qo + 3,4 Q + 0,6 Qr - sous le cinquième étage à partir du haut : Qo + 4,0 Q + 1,0 Qr - sous le sixième étage à partir du haut : Qo + 4,5 Q + 1,5 Qr -sous le septième étage à partir du haut : Qo + 5 Q + 2 Qr Et pour tous les étages suivants: ( ) ∑ ∑ = = + − + + n i ri n i ri i Q Q Q n n Q 1 1 0 2 3
  • 407.
    Le cas desImmeubles à usage de logement Dégression verticale des charges d’exploitation Prise en compte des charges d’exploitation Actions et Descente de Charges
  • 408.
    Surface de chargementà prendre en compte Sur une dalle Pour les charges permanentes, on prend en compte la charge sur la totalité de la surface de la dalle. Il en est de même pour les charges d’exploitation, sauf application éventuelle de la dégression horizontale. Actions et Descente de Charges Sur une poutre On répartit les charges des dalles en dessinant des lignes de partage situées à leur mi-portée. Pour des dalles dites sur 4 appuis, on dessine des lignes à 45° à partir des angles.
  • 409.
    Surface de chargementà prendre en compte Sur une poutre Actions et Descente de Charges Appuis des panneaux: •ABCD sur deux côtés •DLNM sur deux côtés •CGFE sur quatre côtés •IFGH sur quatre côtés •IJKF sur trois côtés
  • 410.
    Pour les dalleset les poutres continues, on doit tenir compte de la valeur des réactions d’appui due à l’hyperstacité . À défaut de calcul précis, le BAEL propose une majoration forfaitaire de 10% pour un appui intermédiaire voisin d’un appui de Sur un poteau Surface de chargement à prendre en compte Actions et Descente de Charges forfaitaire de 10% pour un appui intermédiaire voisin d’un appui de rive: et de 15% lorsque cet appui intermédiaire est entre deux travées de rive (2 travées et 3 appuis) sans diminution des appuis de rive.
  • 411.
    Les charges àprendre en compte sur un voile résultent des réactions d’appui des dalles et poutres qui prennent appui dessus. Pour des Sur un voile Surface de chargement à prendre en compte Actions et Descente de Charges poutres continues, il faut tenir compte de la valeur de la réaction d’appui dû à l’hyperstacité. On peut comme pour les poutres, prendre la répartition à 45° des surfaces concernées de dalle. On n’oubliera pas de prendre en compte le poids propre du voile pour la vérification en pied de voile.
  • 412.
    Sollicitations Dans la justificationde calcul relative à l’équilibre statique de résistance et à la stabilité de forme, on prend en compte les actions totales pondérées ci-dessous: •G : charges permanentes (Gmax favorables et Gmin défavorables) Actions et Descente de Charges •G : charges permanentes (Gmax favorables et Gmin défavorables) •QB : charges d’exploitation des bâtiments •W : action de vent •Sn: action de la neige On considère dans la justification des éléments les combinaisons suivantes:
  • 413.
    Vérification des étatslimites ultimes Sollicitations Actions et Descente de Charges Avec Ψ0=0,77 pour tous les locaux à l’exception des archives et des parcs de stationnement pour lesquels sa valeur est de 0,9.
  • 414.
    Vérification des étatslimites de service Sollicitations Actions et Descente de Charges Lorsque l’action de base est la neige, pour une altitude > 500 m, cette valeur est à majorer de 10%.
  • 415.
    Avant d’effectuer ladescente de charges, il faut estimer le poids propre de la structure, d’où la nécessité d’un prédimensionnement Prédimensionnement des structures Actions et Descente de Charges propre de la structure, d’où la nécessité d’un prédimensionnement des éléments constitutifs du plancher. On se propose quelques formules permettant d’avoir un ordre de grandeur des dimensions des éléments du plancher.
  • 416.
    Dalle pleine surdeux appuis •Travée isostatique: h≥l/ ≥l/ ≥l/ ≥l/20 •Travée continue: h≥l/ ≥l/ ≥l/ ≥l/30 à l/ l/ l/ l/35 Prédimensionnement des structures Actions et Descente de Charges •Travée continue: h≥l/ ≥l/ ≥l/ ≥l/30 à l/ l/ l/ l/35
  • 417.
    Dalle pleine sur4 appuis Prenons: α=l /l Prédimensionnement des structures Actions et Descente de Charges Prenons: α=lx/ly
  • 418.
    Travée isostatique: h≥l/ ≥l/ ≥l/ ≥l/10 Travéecontinue: h≥l/ ≥l/ ≥l/ ≥l/16 Souvent pour les poutres porteuses principales continues on prend h≥l/ ≥l/ ≥l/ ≥l/12 Poutres ( de la structure porteuse) Prédimensionnement des structures Actions et Descente de Charges principales continues on prend h≥l/ ≥l/ ≥l/ ≥l/12 consoles Dalles en hourdis creux h≥l/ ≥l/ ≥l/ ≥l/22,5 l : portée des poutrelles À considérer comme une poutre de portée double de celle de la console.
  • 419.
    poteaux (voir le chapitrede la compression centrée) Prédimensionnement des structures Actions et Descente de Charges 3 2 . λ f L a = ( ) 02 , 0 02 , 0 . 9 , 0 . 28 + − a f N b c b u γ α et (voir le chapitre de la compression centrée) Escaliers Voiles h≥0,15 à 0,20 m h≥l/ ≥l/ ≥l/ ≥l/28 (h est la hauteur de la paillasse) avec l portée entre 2 points d’appui
  • 420.
    Fondations superficielles Généralités Définition Les fondationssont des ouvrages de transition destinés à transmettre au sol dans de bonnes conditions les charges permanentes et les charges variables d’une construction. Elles servent donc à la transition entre les éléments porteurs de la servent donc à la transition entre les éléments porteurs de la structure et le sol. Elles constituent une partie essentielle de l’ouvrage puisque de leur bonne conception et réalisation découlent la bonne tenue de l’ouvrage.
  • 421.
    Fondations superficielles Stabilité desfondations Les fondations doivent être stables, c’est-à-dire qu’elles ne doivent donner lieu à des tassements que si ceux-ci permettent la tenue de l’ouvrage. Des tassements uniformes sont admissibles dans certaines mesures mais des tassements différentiels sont rarement Généralités certaines mesures mais des tassements différentiels sont rarement compatibles avec la tenue de l’ouvrage. Il est nécessaire d’adapter le type et la structure des fondations à la nature du sol qui va supporter l’ouvrage : l’étude géotechnique a pour but de préciser le type, le nombre et la dimension des fondations nécessaires pour fonder un ouvrage sur un sol donné.
  • 422.
    Fondations superficielles Différents typesde fondations Des fondations superficielles sont réalisées lorsque les couches de terrain susceptibles de supporter l’ouvrage sont à une faible profondeur. Lorsque ces couches sont à une grande profondeur, des fondations Généralités Lorsque ces couches sont à une grande profondeur, des fondations profondes devront être réalisées. Nous n’étudions dans ce chapitre que les fondations superficielles, c’est-à-dire les fondations dont la profondeur n’excède pas en général 2 à 3 mètres. Nous distinguons : - Les semelles isolées sous poteaux - Les semelles continues (ou filantes) sous les murs.
  • 423.
    Fondations superficielles DIMENSIONNEMENT DESFONDATIONS SUPERFICIELLES Notations
  • 424.
    Fondations superficielles DIMENSIONNEMENT DESFONDATIONS SUPERFICIELLES Dimensions minimales-maximales Une fondation superficielle aura une largeur minimale de 40 cm et une hauteur de rive minimale de 20 cm. Son piédroit sera au minimum de 6 Ø + 6 cm, où Ø est le diamètre des aciers. diamètre des aciers.
  • 425.
    Solutions en fonctiondu type de porteurs En fonction du type de porteur on adoptera soit une semelle filante sous un voile soit une semelle isolée sous un poteau. DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES Fondations superficielles
  • 426.
    Fondations superficielles Réaction dusol La réaction du sol sous une structure peut être le plus souvent caractérisée par une valeur ultime qu. La valeur de qu est calculée à partir des résultats d’essais géotechniques du sol de fondation (essais de laboratoire ou in situ). DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES géotechniques du sol de fondation (essais de laboratoire ou in situ). Le dimensionnement des fondations est effectuée à partir d’une valeur appelée contrainte de calcul q. La contrainte de calcul q est la plus petite (donc la plus défavorable) des 2 valeurs : - qu/2 - celle qui dispense de tenir compte des tassements différentiels dans la structure.
  • 427.
    Fondations superficielles Réaction dusol Le rapport de sol, établi par le bureau d’étude de sol en vue d’une construction, a pour objet notamment de préciser la valeur de la contrainte de calcul q. DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES contrainte de calcul q. La contrainte de calcul peut être déduite de l’expérience acquise sur des réalisations existantes voisines pour un sol et un ouvrage donnés.
  • 428.
    Fondations superficielles Réaction dusol DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES A titre indicatif, le tableau suivant donne l’ordre de grandeur des contraintes de calcul q admises en fonction de la nature du sol, en l’absence de tout problème particulier.
  • 429.
    Fondations superficielles DIMENSIONNEMENT DESFONDATIONS SUPERFICIELLES Actions et sollicitations Les fondations sont généralement calculées à l’ELU pour le ferraillage. La combinaison d’actions à envisager est donc :
  • 430.
    Fondations superficielles DIMENSIONNEMENT DESFONDATIONS SUPERFICIELLES Méthode des bielles comprimées D’une manière générale, les fondations superficielles sont des pièces massives et peu élancées et ne se prêtent pas à l’application des méthodes de calculs classiques telles que nous les avons développées pour les poutres par exemple. développées pour les poutres par exemple. La méthode la plus simple et la plus couramment utilisée est la méthode des bielles.
  • 431.
    Fondations superficielles DIMENSIONNEMENT DESFONDATIONS SUPERFICIELLES Méthode des bielles comprimées Hypothèses Cette méthode suppose que la pièce est massive et que la répartition des contraintes sous la semelle est uniforme. La semelle est massive si sa hauteur totale est telle que : La semelle est massive si sa hauteur totale est telle que : et De plus le dosage minimal du béton doit être de 300 kg/m3.
  • 432.
    Fondations superficielles DIMENSIONNEMENT DESFONDATIONS SUPERFICIELLES La théorie des bielles comprimées envisage la transmission des efforts par l’intermédiaire de « bielles comprimées »: Les efforts de la structure (poteau ou mur) sont transmis jusqu’au sol Méthode des bielles comprimées Les efforts de la structure (poteau ou mur) sont transmis jusqu’au sol par l’intermédiaire d’une semelle rigide par une succession de bielles de béton. Ces bielles qui travaillent en compression, sont inclinées. Les aciers reprennent les efforts qui tendent à écarter les bielles. Les aciers inférieurs sont donc sollicités en traction.
  • 433.
    Chapitre XIII: Fondationssuperficielles DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES Méthode des bielles comprimées La réaction exercée par le sol équilibre l’effort P apporté par la structure. Cette réaction du sol se décomposé en une compression de la bielle dFC et une traction de l’armature dNs.
  • 434.
    Chapitre XIII: Fondationssuperficielles DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES Calcul des armatures Méthode des bielles comprimées La contrainte au sol est, pour une longueur de semelle de 1 m : La réaction exercée par le sol sur une tranche de dx.1 m est : (1)
  • 435.
    Chapitre XIII: Fondationssuperficielles DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES dR se décompose en une compression dans la bielle dFC et une traction dans l’armature dNs: Méthode des bielles comprimées Calcul des armatures donc : En remplaçant dR par sa valeur en (1):
  • 436.
    Chapitre XIII: Fondationssuperficielles DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES Méthode des bielles comprimées Calcul des armatures D’où la force de traction dans l’armature : C’est l’équation de la variation de Ns le long des armatures transversales.
  • 437.
    Chapitre XIII: Fondationssuperficielles DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES L’effort Ns est maximal lorsque la dérivée de cette équation du 2ème degré (parabole) est nulle, c’est-à-dire lorsque : Méthode des bielles comprimées Calcul des armatures d’où:
  • 438.
    Chapitre XIII: Fondationssuperficielles DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES La contrainte limite de traction dans l’acier étant σs, la section d’armatures transversales par mètre de semelle est donc : Méthode des bielles comprimées Calcul des armatures : Triangle OMC h0/d=(B/2)/[(B-b)/2] donc:
  • 439.
    Chapitre XIII: Fondationssuperficielles DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES Pour ce type de semelle, la seule dimension horizontale à déterminer Semelle filante sous un mur horizontale à déterminer est la largeur de la fondation, la longueur étant celle du mur à supporter.
  • 440.
    Chapitre XIII: Fondationssuperficielles DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES Appelons: N: la charge totale à transmettre au sol par mètre linéaire dans le sens longitudinal du mûr à l’ELU ou à l’ELS, cette charge comprend: Le poids de 1m du mur et de la semelle Semelle filante sous un mur Le poids de 1m du mur et de la semelle Les charges permanentes agissant sur 1m du mur. Les charges d’exploitation agissant sur 1m du mur. (pas de tassement)
  • 441.
    Chapitre XIII: Fondationssuperficielles DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES La condition des semelles rigides nous impose : Semelle filante sous un mur Des essais ont montré que si cette règle est vérifiée, il n’est pas nécessaire de vérifier les conditions de poinçonnement, de compression maximale du béton dans les bielles, de cisaillement maximale du béton. De plus, cette règle nous dispense d’armer la semelle à l’effort tranchant par des cadres, étriers ou épingles.
  • 442.
    Chapitre XIII: Fondationssuperficielles DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES Pour la hauteur e du bord libre: e ≥ max{15 cm; 12Ø+6cm} avec: Ø diamètre des armatures exprimé en cm Semelle filante sous un mur avec: Ø diamètre des armatures exprimé en cm On dispose en général sous la semelle d’un béton de propreté d’au moins de 5 cm d’épaisseur et de dosage minimal de 150 kg de ciment/m3 de béton.
  • 443.
    Chapitre XIII: Fondationssuperficielles DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES Aciers transversaux Lorsque la fissuration est peu nuisible (en terrain sec), la section d’armatures transversales (principales) par mètre de semelle vaut: Semelle filante sous un mur b B N ) ( − Lorsque la fissuration est préjudiciable (en terrain humide), la section d’acier calculée précédemment est majorée forfaitairement de 10 %. Lorsque la fissuration est très préjudiciable (en présence d’eau agressive), la section d’acier est majorée de 50 %. s u S d b B N A σ . . 8 ) ( − =
  • 444.
    Chapitre XIII: Fondationssuperficielles DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES Les barres doivent être suffisamment ancrées, pour cela elles peuvent être munies de crochets ou non. Pour déterminer la longueur des barres, en pratique on compare la longueur de scellement ls à B: Aciers transversaux Semelle filante sous un mur longueur de scellement ls à B: ls >B/4, il faut prévoir des crochets d’ancrage B/8<ls <B/4, un ancrage droit des barres est suffisant (sur tout B) ls <B/8, les barres sont arrêtées comme indiqué: Φ ≈ × Φ = 40 4 s e s f l τ
  • 445.
    Chapitre XIII: Fondationssuperficielles DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES Semelle filante sous un mur Les armatures principales seront complétées par des armatures de répartition (ou armatures longitudinales), parallèles à l’axe Aciers longitudinaux répartition (ou armatures longitudinales), parallèles à l’axe longitudinales du mur et dont la section totale pour la largeur B aura pour valeur: 4 B A A s l ≥
  • 446.
    Chapitre XIII: Fondationssuperficielles DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES Semelle rectangulaire sous un poteau rectangulaire Dimensions de la semelle Appelons: N: la charge totale à transmettre au sol à l’ELU et à l’ELS. a et b: les dimensions du poteau (a ≤ b) A et B: les dimensions de la semelle à sa base
  • 447.
    Chapitre XIII: Fondationssuperficielles DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES Nous devons avoir: Semelle rectangulaire sous un poteau rectangulaire Dimensions de la semelle N B A sol ≥ σ . . En général, les dimensions de la semelle sont déterminées de telle sorte qu’elles soient homothétiques à celles du poteaux, c’est-à- dire : Dans ce cas on aura: sol N a b B σ . ≥ b B a A =
  • 448.
    Chapitre XIII: Fondationssuperficielles DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES On distingue deux hauteurs utiles da et db données par: da ≥ (A-a)/4 et db ≥ (B-b)/4 da et db doivent respecter: Semelle rectangulaire sous un poteau rectangulaire Dimensions de la semelle da et db doivent respecter: (B-b)/4≤(da et db)≤A-a et on a: (db-da) = (Øa+Øb)/2 ≈ 0,02m
  • 449.
    La hauteur totalede la semelle doit vérifier: h ≥ max (da, db) +0,05 (m); Chapitre XIII: Fondations superficielles DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES Semelle rectangulaire sous un poteau rectangulaire Dimensions de la semelle h ≥ max (da, db) +0,05 (m); La hauteur e du bord libre doit vérifier: e ≥ max{15 cm; 12Ø+6cm} avec: Ø diamètre des armatures exprimé en cm
  • 450.
    Chapitre XIII: Fondationssuperficielles DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES Semelle rectangulaire sous un poteau rectangulaire Ferraillage De la même façon, si on prend la semelle de chaque coté indépendamment de l’autre coté, par la méthode de bielle on a du coté de B, le point O1 étant l’origine des bielles: coté de B, le point O1 étant l’origine des bielles: du coté de A on aura le point O2 comme origine des bielles : b b d b B h B − = a a d a A h A − =
  • 451.
    Chapitre XIII: Fondationssuperficielles DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES Semelle rectangulaire sous un poteau rectangulaire Ferraillage Pour le calcul des aciers, on admet de calculer successivement la semelle dans chacune des deux directions. La section d’acier A qui correspond aux aciers parallèles au côté La section d’acier Asa qui correspond aux aciers parallèles au côté de longueur A est égale à: La section d’acier Asb qui correspond aux aciers parallèles au côté de longueur B est égale à: s a u Sa d a A N A σ 8 ) ( − = s b u Sb d b B N A σ 8 ) ( − =
  • 452.
    Chapitre XIII: Fondationssuperficielles DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES Semelle rectangulaire sous un poteau rectangulaire Ferraillage Ces armatures seront réparties uniformément suivant 2 directions A et B, les armatures parallèles au grand côté (si : B>A cela serait Asb) constitueront le lit inférieur du quadrillage. Ces armatures s’étendent dans chaque direction arrivant ou non aux extrémités , munies ou non de crochets par application des règles données auparavant, en comparant la langueur de scellement ls à celle de A et celle de B.
  • 453.
    Chapitre XIII: Fondationssuperficielles DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES Semelle circulaire sous un poteau circulaire La semelle circulaire sous pilier circulaire constitue un tronc de cône, et peut être armée par un quadrillage de 2 nappes perpendiculaires ou par des cerces.
  • 454.
    Chapitre XIII: Fondationssuperficielles DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES Semelle circulaire sous un poteau circulaire N: la charge à transmettre au sol D: diamètre de la semelle Dp: diamètre du poteau On doit avoir: donc: N D sol ≥ Π σ . 4 ² . sol N D σ 13 , 1 ≥ 4 p x D D d ou d − ≥
  • 455.
    Chapitre XIII: Fondationssuperficielles DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES Semelle circulaire sous un poteau circulaire Lorsque la semelle est armées par deux nappes perpendiculaires on a: e ≥ max{15 cm; 12Ø+6cm} Lorsqu’elle est armée par des cerces, on a: e = m.Ø + 3.(m-1) e = m.Ø + 3.(m-1) avec m: le nombre de cerces Ø et e sont en cm. Dans ce dernier cas, on dispose généralement des armatures verticales liées aux cerces, qui assurent pendant le bétonnage, le maintien des cerces en place
  • 456.
    Chapitre XIII: Fondationssuperficielles DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES Semelle circulaire sous un poteau circulaire Armatures constituées par 2 nappes de barres orthogonales L’origine des bielles se détermine comme dans le cas des semelles rectangulaires. Section des armatures du lit inférieur: Section des armatures du lit supérieur: Section des armatures du lit inférieur: s x d d D N A σ π . . . 3 ) ( 1 − = y x s y d d A d d D N A . . . . 3 ) ( 1 2 = − = σ π
  • 457.
    Chapitre XIII: Fondationssuperficielles DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES Semelle circulaire sous un poteau circulaire Les armatures seront munies des crochets et disposées comme suit: • si D≤1m, on admet que l’effort est uniformément réparti et on dispose les barres avec un écartement constant dans chaque direction, toutefois, comme les barres situées aux extrémités sont Armatures constituées par 2 nappes de barres orthogonales direction, toutefois, comme les barres situées aux extrémités sont souvent trop courtes, pour être efficaces, on ne prend pas en compte dans la valeur trouvée pour A1 (ou A2) les 2 barres d’extrémité que l’on considère comme des barres de répartition
  • 458.
    Chapitre XIII: Fondationssuperficielles DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES Semelle circulaire sous un poteau circulaire • si 1m<D<3m, alors on divise les deux diamètres perpendiculaires en 3 parties égales, et on place: oDans la zone centrale: 0,50 A et 0,50 A Armatures constituées par 2 nappes de barres orthogonales oDans la zone centrale: 0,50 A1 et 0,50 A2 oDans chaque zone latérale: 0,25 A1 et 0,25 A2
  • 459.
    Chapitre XIII: Fondationssuperficielles DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES Semelle circulaire sous un poteau circulaire •Si D> 3 m, alors on divise les 2 diamètres perpendiculaires en 5 parties égales, et on place: Armatures constituées par 2 nappes de barres orthogonales oDans la zone centrale: 0,30 A1 et 0,30 A2 oDans chaque zone intermédiaire: 0,25 A1 et 0,25 A2 oDans chaque zone latérale: 0,10 A1 et 0,10 A2
  • 460.
    Chapitre XIII: Fondationssuperficielles DIMENSIONNEMENT DES FONDATIONS SUPERFICIELLES Semelle circulaire sous un poteau circulaire La section totale As des cerces devra avoir une valeur: Armatures constituées par des cerces valeur: à disposer en un ou plusieurs lits s p s d D D N A σ π . . . 6 ) ( − =
  • 461.
    Une dalle estun élément horizontal, généralement de forme rectangulaire, dont une des dimensions (l’´epaisseur h) est petite par rapport aux deux autres (les portées lx et ly). On désigne par lx la plus petite des portées. On s’intéresse au rapport α des portées l et l (α =l /l ) Définition Calcul des Dalles On s’intéresse au rapport α des portées lx et ly (α =lx /ly) Dans le cas courant où il n’y a pas d’appareil d’appuis, les portées sont définies entre nus intérieurs des poutres ou des voiles porteurs.
  • 462.
    Coffrage Généralement l’épaisseur d’unedalle est fixée de manière à satisfaire les conditions d’isolation phonique. Les problèmes de coupe feu imposent également des épaisseurs de l’ordre de 7 cm pour 1 heure et de 11 cm pour 2 heures Calcul des Dalles
  • 463.
    Coffrage Nous pouvons utiliserpour pré-dimensionner les dalles le tableau suivant : Calcul des Dalles
  • 464.
    Conditions relatives àla flèche Dans les bâtiments, la flèche admissible dépend des éléments portés (cloisons, revêtement…), les règles BAEL admettent qu’il n’est pas indispensable de procéder au calcul des flèches si les conditions suivantes sont réalisées. 1. Soit Mox, Moy les moments maximaux en travée par bande de Épaisseur minimale d’une dalle Calcul des Dalles 1. Soit Mox, Moy les moments maximaux en travée par bande de largeur unité dans le sens lx et ly de la dalle supposée simplement appuyées, Mt le moment maximal tenant compte de la continuité dans le sens lx (la portée principale). On doit avoir: ox t ox t x M M avec M M l h 75 , 0 20 ≥ ≥
  • 465.
    2. A étantla section des armatures tendues par bande de largeur b, d leur hauteur utile, fe leur limite d’élasticité. Soit ρ=A/(bd), on doit avoir: Épaisseur minimale d’une dalle Conditions relatives à la flèche Calcul des Dalles fe en MPa e f bd A 2 ≤ = ρ
  • 466.
    Sous l’action d’uneforce localisée, il y’a lieu de vérifier la résistance des dalles au poinçonnement par effort tranchant. Cependant, en présence d’une charge localisée éloignée des bords de la dalle, on admet qu’aucune armature d’effort tranchant n’est acquise si la condition suivant est vérifiée: Épaisseur minimale d’une dalle Condition relative au poinçonnement Calcul des Dalles Qu: charge localisée à l’ELU h: épaisseur de la dalle uc :périmètre du contour au niveau du feuillet moyen cj c u f h u Q × × ≤ 0 045 , 0
  • 467.
    La hauteur utilecorrespondant à la direction du plus grand moment fléchissant doit être telle que le moment résistant du béton soit supérieur ou égal au moment sollicitant Épaisseur minimale d’une dalle Condition relative au non-emploi d’armatures comprimées Calcul des Dalles Rappel : bc R d b M σ µ . . . 2 1 = ) 4 , 0 1 .( . 8 , 0 1 1 1 α α µ − = es es bc bc ε ε ε ε α + = + = 5 , 3 5 , 3 1
  • 468.
    Condition relative aunon-emploi d’armatures d’effort tranchant Épaisseur minimale d’une dalle Les règles BAEL admettent qu’aucune armature d’efforts tranchants n’est requise si les conditions suivantes sont remplies: Calcul des Dalles La pièce concernée est bétonnée sans reprise sur toute son épaisseur La contrainte tangente τu est au plus égale à 0,05 fcj τu≤0,05 fcj
  • 469.
    Types de dalles Pourles dalles rectangulaires, on définit les portées mesurées entre nus des appuis: lx et ly avec lx ≤ly et le rapport α=lx/ly Suivant la nature de leurs appuis, on peut distinguer : Les dalles portant dans une direction. Calcul des Dalles Les dalles portant dans une direction. Sont considérées comme telles : les dalles rectangulaires appuyées sur deux côtés et comportant un ou deux bords libres. les dalles rectangulaires appuyées sur quatre côtés dont α ≤ 0,4. Les dalles portant sur deux directions, ce sont les dalles rectangulaires appuyées sur 4 cotés dont 0,4<α ≤ 1
  • 470.
    Dalles simplement appuyéesportant dans un seul sens Ces dalles sont calculées comme des poutres dans le sens de la petite portée. Nous sommes donc ramenés à l’étude d’une poutre rectangulaire de hauteur h, de largeur 1 mètre, et de portée lx. La dalle porte alors dans un seul sens et le moment de flexion, dans le cas d’une dalle uniformément chargée est : Calcul des Dalles le cas d’une dalle uniformément chargée est : Nous déterminons la section d’aciers longitudinaux Ax (aciers principaux) à partir du moment de flexion. Les aciers sont déterminées par mètre linéaire de longueur de dalle : Ax/ml. 8 2 x ox pl M =
  • 471.
    Dalles simplement appuyéesportant dans un seul sens Dans le sens de la grande portée ly, il faut disposer des armatures de répartition dont la section par unité de largeur est évaluée forfaitairement au quart de la section des aciers principaux: Ay =Ax/4 Calcul des Dalles Ay =Ax/4
  • 472.
    Dalles continues portantdans un seul sens De la même façon, la dalle est calculée comme une poutre-dalle de largeur unitaire, mais dans ce cas, on appliquera la méthode Calcul des Dalles forfaitaire ou la méthode de Caquot pour déterminer les moments de continuité (les chapitres suivants).
  • 473.
    Dalle uniformément chargéeportant dans deux sens et articulée sur ses contours Dans ce cas, il faut tenir compte du fait que la dalle porte dans les 2 directions et calculer les moments Mox et Moy qui agissent par bande de largeur unité dans les deux directions lx et ly au centre du panneau. Les moments fléchissant développés au centre du Calcul des Dalles Les moments fléchissant développés au centre du panneau ont pour valeur: •dans le sens de la petite portée: Mox= x . p . lx 2 •dans le sens de la grande portée: Moy= y.Mox Les coefficients x et y sont fonction de α=lx/ly et de ν. Rappel: On a ν=0 à l’ELU et ν=0,2 à l’ELS.
  • 474.
    Dalle uniformément chargéeportant dans deux sens et articulée sur ses contours Calcul des Dalles
  • 475.
    Dalle uniformément chargéeportant dans deux sens et articulée sur ses contours Calcul des Dalles
  • 476.
    Dalle uniformément chargéeportant dans deux sens et articulée sur ses contours Calcul des Dalles
  • 477.
    Les valeurs maximales(sur appui) de l’effort tranchant sont données par: Dalle uniformément chargée portant dans deux sens et articulée sur ses contours 4 4 x y y x l pl V et l pl V = = Calcul des Dalles On commence par vérifier les conditions relatives au non-emploi d’armatures d’effort tranchant, Dans le cas où ces conditions ne sont pas vérifiées, on augmentera l’´epaisseur de la dalle (pour diminuer τu). Si cette solution n’est pas envisageable, on placera des aciers transversaux comme dans une poutre. 4 4 4 4 2 2 y x x y y x x x l l V et l l V + = + =
  • 478.
    Dalle uniformément chargéeportant dans deux sens et sur appuis continus Dans la réalité, les dalles en BA ne sont pas articulées sur leurs contours. Elles sont appuyées soit par des éléments continus avec lesquels Calcul des Dalles Elles sont appuyées soit par des éléments continus avec lesquels elles forment monolithe (nervures ou poutre en BA), soit par des murs sur lesquels elles reposent. Dans ce cas on prend en compte un moment d’encastrement, qui permet de diminuer dans une certaine mesure la valeur des moments en travée déterminés pour la dalle articulée .
  • 479.
    Dalle uniformément chargéeportant dans deux sens et sur appuis continus Pour le calcul une dalles rectangulaire encastrée, quelque soit son élancement α, on commence par déterminer, par la méthode précédente, les moments de flexion qui s’y développerait si elles étaient articulées sur leurs contours. Calcul des Dalles Ces moments en travées sont réduits selon les conditions d’encastrement (voir tableau suivant). Pour tenir compte de la continuité, les moments d’encastrement sur les grands et les petits côtés sont évalués en fonction des moments fléchissant maximaux M0x calculés selon l’hypothèse de l’articulation.
  • 480.
    Dalle uniformément chargéeportant dans deux sens et sur appuis continus Lorsqu’il s’agit de la portée principale lx, si on désigne par: M0x: le moment maximal calculé dans l’hypothèse de l’articulation Mw et Me: les valeurs absolues prises en compte pour les moments sur appuis à gauche et à droite. M : le moment maximal considéré en travée suivant la portée l . Calcul des Dalles Mt: le moment maximal considéré en travée suivant la portée lx. La relation suivante doit être vérifiée: OX e w t M M M M 25 , 1 2 ≥ + + Sans aller au-delà de Mox
  • 481.
    Dalle uniformément chargéeportant dans deux sens et sur appuis continus Les valeurs des moments sur appuis sont prises égales à : - 0,15 M0 dans le cas d’un encastrement faible, c’est-à-dire pour une dalle simplement appuyée (cas d’un panneau de rive de dalle sur une poutre). Calcul des Dalles sur une poutre). - 0,30 M0 dans le cas d’un encastrement partiel (cas d’un panneau de rive de dalle sur un voile béton). -0,50 M0 dans le cas d’une dalle continue (cas d’un panneau intermédiaire de dalle sur une poutre ou sur un mur). Le moment sur l’appui continu commun à deux panneaux est le plus grand en valeur absolue des moments déterminés pour chacun des deux panneaux.
  • 482.
    Dalle uniformément chargéeportant dans deux sens et sur appuis continus En général, on obtient la répartition suivante: Calcul des Dalles May doit être égal, par continuité au moment Max
  • 483.
    En admettant queles conditions d’appui soient les mêmes sur l’ensemble du contour de la dalle, et en désignant par Ma1, Ma2, Ma3, etc., les moments en rive 1 et sur les appuis intermédiaires 2, 3, etc. du sens x , on doit retenir pour les moments sur appuis du sens y les valeurs indiquées sur la figure: Dalle uniformément chargée portant dans deux sens et sur appuis continus Calcul des Dalles valeurs indiquées sur la figure: Toutefois, il faudrait calculer Mty comme si les moments sur appuis sont pris égaux à May.
  • 484.
    Dalle uniformément chargéeportant dans deux sens et sur appuis continus Exemple: Calcul des Dalles
  • 485.
    DISPOSITIONS REGLEMENTAIRES Condition denon fragilité Dans le cas des dalles cette condition est énoncée comme suit : Soit P0 le taux d’armatures (P0 est le rapport du volume des aciers à Calcul des Dalles celui du béton) défini de la façon suivante : 0,0012 s’il s’agit de ronds lisses (Fe E 215 ou Fe E 235) 0,0008 s’il s’agit de barres HA Fe E 400 ou de TS ∅ > 6 mm 0,0006 s’il s’agit de barres HA Fe E 500 ou de TS ∅ ≤ 6 mm
  • 486.
    DISPOSITIONS REGLEMENTAIRES Condition denon fragilité lx et ly sont les dimensions de la dalle (lx ≤ ly) Px et Py les taux minimaux d’acier en travée dans le sens «x» et dans le sens «y». Les taux minimaux d’acier px dans le sens «x» et py dans le sens «y» Calcul des Dalles Les taux minimaux d’acier px dans le sens «x» et py dans le sens «y» doivent satisfaire les inégalités suivantes : (En multipliant Px et Py par bh, nous aurons Ax min et Ay min) y x y x l l où P P et P P = ≥ − ≥ α α 0 0 2 3
  • 487.
    DISPOSITIONS REGLEMENTAIRES Dispositions desarmatures longitudinales Le diamètre des barres employées comme armatures de dalles doit être au plus égal au dixième de l’épaisseur totale de la dalle. Les armatures disposées suivant deux directions perpendiculaires sont telles que le rapport de la section armant la direction moins Calcul des Dalles sont telles que le rapport de la section armant la direction moins sollicitée (armatures de répartition suivant ly) à celle armant la direction orthogonale (armatures principales suivant lx) est supérieur ou égal à : - 1/3 si les charges appliquées comprennent des efforts concentrés -1/4 dans le cas contraire. Les barres // à la direction du petit côté lx sont placés en dessous.
  • 488.
    DISPOSITIONS REGLEMENTAIRES Espacements L’écartement desarmatures d’une même nappe ne doit pas dépasser les valeurs du tableau ci-dessous où h désigne l’épaisseur totale de la dalle. Calcul des Dalles dalle.
  • 489.
    DISPOSITIONS REGLEMENTAIRES Les aciersarmant à la flexion la région centrale d’une dalle sont prolongés jusqu’aux appuis : dans leur totalité, si la dalle est soumise à des charges concentrées mobiles ; à raison d’un sur deux au moins dans le cas contraire. Arrêt des Barres Calcul des Dalles Les armatures prolongées jusqu’aux appuis y sont ancrées au-delà du contour théorique de la dalle. En cas d’absence de charge concentrée mobile, on peut armer suivant le schéma:
  • 490.
    DISPOSITIONS REGLEMENTAIRES Arrêt desBarres De même les arrêts des armatures des chapeaux sont effectuées avec une longueur différentes d’une barres sur deux.     1 M Calcul des Dalles       =             + = 2 ; max 3 , 0 4 1 ; max 1 2 1 l l l l M M l l s x o a s Par approximation, pour des béton de résistance moyenne : ls≈40Φ pour les HA FeE400 ls≈50Φ pour les HA FeE500 et les ronds lisses
  • 491.
    Utilisation des TreillisSoudés Les treillis soudés sont constitués de fils lisses ou crantés soudés en deux nappes orthogonales avec des intervalles constants; ils présentent pour le ferraillage des pièces « à deux dimensions » (dalles, murs, radiers, etc.), les avantages suivants: Calcul des Dalles •Qualité constante: des propriétés mécaniques et géométriques; •Économie: gain de poids dû à la limite d’élasticité élevée, gain de temps pour le façonnage, l’assemblage, la manutention et la pose. •Sécurité d’emploi: pour le personnel lors de la mise en place, pour la bonne exécution et la facilité de contrôle.
  • 492.
    Utilisation des TreillisSoudés Coefficient d’adhérence: η=1 pour les TS lisses η=1,3 pour les TS à haute adhérence (HA) à fils de diamètre < 6 mm Calcul des Dalles < 6 mm η=1,6 pour les TS HA à fils de diamètre ≥ 6 mm Produits livrés sous trois formes Produits standard sur stock. Produits standard à la demande. Produits sur devis.
  • 495.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation modérée « Méthode forfaitaire » Un plancher est une aire généralement plane, destinée à limiter les étages et à supporter les revêtements de sols. Rappel Ses deux principales fonctions sont : une fonction de résistance mécanique, il doit supporter son poids propre et les surcharges. une fonction d’isolation acoustique et thermique qui peut être assurée complémentairement par un faux plafond ou un revêtement de sol approprié.
  • 496.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation modérée « Méthode forfaitaire » Différents types de planchers Les planchers rencontrés dans les bâtiments de destinations diverses ou dans les constructions industrielles se classent en trois grandes catégories : -les planchers constitués constitués d’une dalle associée à des poutres secondaires et principales
  • 497.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation modérée « Méthode forfaitaire » -Les planchers dalles ou planchers champignons: Les planchers dalles sont constitués d’une dalle pleine reposant sur des points d’appuis isolés, constitués par des poteaux. Lorsque que ces derniers ont la tête évasée on appelle cette structure plancher champignon. Différents types de planchers
  • 498.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation modérée « Méthode forfaitaire » -les planchers à poutrelles préfabriquées: Les planchers à poutrelles (planchers mixtes) sont constitués d’une dalle de compression coulée sur place sur des poutrelles préfabriquées en béton armé ou précontraint ou sur une charpente métallique. Le coffrage est obtenu par des prédalles ou des corps creux (entrevous en béton ou en terre cuite). Les prédalles sont des Différents types de planchers creux (entrevous en béton ou en terre cuite). Les prédalles sont des dalles préfabriquées de faible épaisseur (4 à 5 cm).
  • 499.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation modérée « Méthode forfaitaire » Planchers concernés Les planchers visés dans ces deux chapitres suivants sont constitués d’une dalle horizontale associée à un système de poutres, ce qui est généralement le cas de bâtiments d’habitation. Les panneaux de la dalle reçoivent les charges statiques et dynamiques et les transmettent aux poutres. L’ensemble des efforts est finalement repris par des poteaux ou des murs de refend est finalement repris par des poteaux ou des murs de refend porteurs.
  • 500.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation modérée « Méthode forfaitaire » Le règlement BAEL distingue deux types de planchers en fonction de l’importance des charges d’exploitation : Planchers concernés -les planchers à charge d’exploitation modérée - les planchers à charge d’exploitation élevée
  • 501.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation modérée « Méthode forfaitaire » Planchers à charge d’exploitation modérée Il s’agit des planchers des « constructions courantes » où les charges d’exploitation sont modérées. Les valeurs de ces charges sont au plus égales à deux fois celles des charges permanentes ou à 5000 N/m2. { } ² 000 5 ; 2 m N G Max Qb ≤ Entrent normalement dans cette catégorie : les bâtiments à usage d’habitation et d’hébergement, et les bâtiments à usage de bureaux, les constructions scolaires, et les constructions hospitalières. Et souvent : les bâtiments à usage commercial (magasins, boutiques), à l’exclusion des bâtiments de stockage, les salles de spectacle. { } ² 000 5 ; 2 m N G Max Qb ≤
  • 502.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation modérée « Méthode forfaitaire » Poutres et Planchers continus Dans les structures des bâtiments, il est fréquent de rencontrer des poutres et planchers continus, c’est-à-dire reposant sur plus de deux appuis (poteaux ou murs). Les poutres se raccordent continûment aux poteaux, à d’autres poutres ou à des murs. Le calcul doit tenir compte de la continuité. Une telle poutre est dite hyperstatique car les équations de la statique ne suffisent pas à la détermination de toutes les actions de contact.
  • 503.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation modérée « Méthode forfaitaire » La résistance des matériaux propose des solutions aux problèmes hyperstatiques dans les cas de matériaux homogènes. La méthode classique qui permet de résoudre le cas des poutres continues est la méthode des trois moments: Poutres et Planchers continus
  • 504.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation modérée « Méthode forfaitaire » Poutres et Planchers continus Dans le cas d’une charge uniformément répartie : ( ) 4 2 3 3 1 1 1 1 1 1 i i i i i i i i i i i l P l P l M l l M M L + − = + + + + + + + + − Expression des efforts internes dans une travée i: Moment de flexion: Effort tranchant: 4 ( )x l M M M x M x M i i i i 1 1 0 ) ( ) ( − − − + + = ( ) i i i l M M x V x V 1 0 ) ( ) ( − − + =
  • 505.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation modérée « Méthode forfaitaire » Cependant, l'emploi de cette méthode, bien qu'autorisée par le BAEL, est discutable car La détermination des inconnues hyperstatiques se fait en supposant le matériau homogène et en supposant que la largeur de la table de compression reste constante dans une travée. Poutres et Planchers continus L’expérience montre que cette méthode de continuité théorique donne des moments trop forts sur appuis et trop faibles en travées. Le règlement BAEL prévoit donc deux méthodes de résolution pour des systèmes de poutres continues : - la méthode forfaitaire - la méthode de CAQUOT.
  • 506.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation modérée « Méthode forfaitaire » Portée de calcul BAEL Dans le cas de poutres (ou de dalles) munies d'appareils d'appui, la portée correspond à la distance entre les points d'application des réactions d'appui.
  • 507.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation modérée « Méthode forfaitaire » Portée de calcul BAEL •Dans le cas de poutres (ou de dalles) reposant sur des massifs ou des murs en maçonnerie, la portée correspond à la distance entre les points d'application des résultantes des réactions d'appui.
  • 508.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation modérée « Méthode forfaitaire » •Dans le cas de poutres (ou de dalles) reposant sur des éléments BA, la portée correspond à la distance entre nus. Portée de calcul BAEL
  • 509.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation modérée « Méthode forfaitaire » Hypothèses d’application de la méthode forfaitaire Cette méthode est applicable aux planchers à charge d’exploitation modérée, c’est à dire aux « constructions courantes ». Elle ne s’applique qu’aux éléments fléchis (poutres ou dalles dans un seul sens) remplissant les conditions suivantes : •H1: les moments d’inertie des sections transversales sont identiques le long de la poutre. •H2: les portées successives sont dans un rapport entre 0,8 et 1,25 •H3: la fissuration est considérée comme non préjudiciable Si l’une des hypothèses n’est pas vérifiée, nous appliquerons la méthode de calcul des planchers à charge d’exploitation relativement élevée, méthode de CAQUOT (prochain chapitre).
  • 510.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation modérée « Méthode forfaitaire » Principe de la méthode La méthode consiste à évaluer les valeurs maximales des moments en travée et des moments sur appuis à des fractions, fixées forfaitairement, de la valeur maximale du moment fléchissant M0 dans la « travée de comparaison ». La « travée de comparaison » La « travée de comparaison » est la travée indépendante de même portée libre que la travée considérée et Soumise aux mêmes charges.
  • 511.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation modérée « Méthode forfaitaire » Application de la méthode Soit : - M0 la valeur maximale du moment de flexion dans la travée de comparaison ou moment isostatique. - Mw et Me respectivement les valeurs absolues des moments sur appuis de gauche (West) et de droite (East) qui sont pris en compte appuis de gauche (West) et de droite (East) qui sont pris en compte dans les calculs de la travée considérée. -Mt le moment maximal dans la travée considérée - α est le rapport des charges d’exploitation à la somme des charges permanentes et d’exploitation : B B Q G Q + = α
  • 512.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation modérée « Méthode forfaitaire » Application de la méthode Les valeurs de Mt, Mw et Me doivent vérifier les conditions suivantes : ( ) [ ] 0 0 3 , 0 1 ; 05 , 1 2 . 1 M M Max M M M e w t α + ≥ + + ( ) [ ] 0 0 3 , 0 1 ; 05 , 1 2 . 1 M M Max Mt α + ≥ + 0 2 3 , 0 1 . 2 M Mt α + ≥ 0 2 3 , 0 2 , 1 M Mt α + ≥ dans le cas d’une travée intermédiaire, dans le cas d’une travée de rive.
  • 513.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation modérée « Méthode forfaitaire » 3. La valeur absolue de chaque moment sur appui intermédiaire n’est pas inférieure à : - 0,60 M0 dans le cas d’une poutre à deux travées ; - 0,5 M0 dans le cas des appuis voisins des appuis de rive d’une poutre à plus de deux travées ; Application de la méthode poutre à plus de deux travées ; -0,4 M0 dans le cas des autres appuis intermédiaires d’une poutre à plus de trois travées. De part et d’autre de chaque appui intermédiaire, on retient pour la vérification des sections la plus grande des valeurs absolues des moments évalués à gauche et à droite de l’appui considéré.
  • 514.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation modérée « Méthode forfaitaire » Application de la méthode
  • 515.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation modérée « Méthode forfaitaire » Longueur des chapeaux et arrêts des barres inférieures du second lit Leur détermination se fait généralement à partir du tracé des courbes enveloppes des moments fléchissant en envisageant les divers cas de charges pour les diverses combinaisons d’actions divers cas de charges pour les diverses combinaisons d’actions (à voir en annexe) . Cependant, nous pouvons procéder à un arrêt des barres forfaitaire lorsque : - La charge d’exploitation est au plus égale à la charge permanente : QB ≤ G -Les charges appliquées peuvent être considérées comme uniformément réparties.
  • 516.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation modérée « Méthode forfaitaire » La longueur des chapeaux à partir du nu des appuis est au moins égale à: - 1/4ème de la plus grande portée des 2 travées encadrant l’appui considéré s’il s’agit d’un appui intermédiaire voisin d’une travée de rive. Longueur des chapeaux et arrêts des barres inférieures du second lit rive. -1/5ème de la plus grande portée des 2 travées encadrant l’appui considéré s’il s’agit d’un appui n’appartenant pas à une travée de rive. Aussi la moitié au moins de la section des armatures inférieures nécessaires en travée est prolongée jusqu’aux appuis, et les armatures du second lit sont arrêtées à une distance du nu des appuis au plus égale à 1/10ème de la portée.
  • 517.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation modérée « Méthode forfaitaire » Longueur des chapeaux et arrêts des barres inférieures du second lit Dans le cas où l’appui de rive est solidaire d’un poteau ou une poutre, il convient de disposer sur cet appui des aciers supérieurs pour équilibrer un moment au moins égal à : Ma1 = -0,15 Mo1
  • 518.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation modérée « Méthode forfaitaire » Effort tranchant Les efforts tranchants peuvent être déterminés en admettant la discontinuité des différents éléments, à condition de majorer les efforts tranchants calculés pour les appuis voisins des appuis de rive: rive: - de 15 % pour les appuis voisins des appuis de rive d’une poutre à deux travées, - de 10 % pour les appuis voisins des appuis de rive d’une poutre comportant au moins trois travées.
  • 519.
    Effort tranchant Méthode decalcul des planchers à charge d’exploitation modérée « Méthode forfaitaire » Ainsi, en notant V0i la valeur absolue de l’effort tranchant sur les appuis de la travée isostatique de référence i, les valeurs absolues de l’effort tranchant aux appuis sont déterminés de façon forfaitaire comme indiqué ci-après:
  • 520.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation élevée « Méthode de CAQUOT » Domaine d’application Cette méthode s’applique : 1. Aux planchers des « constructions industrielles », Il s’agit des planchers des où les charges d’exploitation sont relativement élevées. Les valeurs de ces charges sont supérieures à deux fois celles des charges permanentes et à 5000 N/m2. Qb > 2G et Qb > 5000 N/m2 Entrent normalement dans cette catégorie : - les bâtiments industriels (usines, ateliers), -les entrepôts. 2. Aux planchers à charge d’exploitation modérée quand l’une des hypothèses complémentaire n’est pas vérifiée (Inerties variables; différence de longueur entre les portées supérieure à 25%; fissuration préjudiciable ou très préjudiciable).
  • 521.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation élevée « Méthode de CAQUOT » Domaine d’application Dans le cas où on a la charge modérée mais l’une des trois conditions de la méthode forfaitaire n’est pas satisfaite, on peut appliquer la méthode de Caquot, mais il est alors admissible d’atténuer les moments/appuis dus aux seules charges permanentes en leur appliquant un coefficient compris entre 1 et 2/3 ( on les diminue au plus de 1/3), ce qu’on appelle Méthode de Caquot Minoré. Méthode de Caquot Minoré
  • 522.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation élevée « Méthode de CAQUOT » Principe de la méthode La méthode proposée par Albert Caquot tient compte : •de la variation du moment d’inertie due aux variations de la largeur de la table de compression, en réduisant légèrement les moments sur appui et en augmentant proportionnellement ceux en travée. •de l’amortissement de l’effet des chargements des poutres en BA, en ne considérant que les travées voisines de l’appui pour déterminer le moment sur appui.
  • 523.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation élevée « Méthode de CAQUOT » Principe de la méthode C’est une méthode de continuité simplifiée : le moment fléchissant sur un appui ne dépend que des charges sur les travées adjacentes de cet appui.
  • 524.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation élevée « Méthode de CAQUOT » La poutre continue est assimilée pour le calcul des moments à une succession de poutres à deux travées de part et d’autre de l’appui étudié. Dans ce schéma, il n’y a pas de moments sur les appuis en amont et en aval de l’appui étudié, ce qui n’est pas conforme aux hypothèses de la continuité. La méthode de CAQUOT tient compte de cela en remplaçant les portées réelles par des portées fictives l’: l’w = 0,8 li l’e = 0,8 li+1 Pour les travées de rive : l’w = li l’e = li+1 Application de la méthode aux poutres à inertie constante
  • 525.
    Chapitre XVI: Méthodede calcul des planchers à charge d’exploitation élevée « Méthode de CAQUOT » Reprenons la formule des trois moments : En l’appliquant sur le schéma suivant: Cas de charges réparties Application de la méthode aux poutres à inertie constante   4 2 3 3 1 1 1 1 1 i i i i i i i i i i l P l P M l l M M L           
  • 526.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation élevée « Méthode de CAQUOT » Nous avons: La formule de CAQUOT apporte des corrections à la méthode de continuité théorique pour atténuer les moments sur appuis : le coefficient de 8 est remplacé 8,5, ce qui nous donne: trois moments: d’où: Application de la méthode aux poutres à inertie constante Cas de charges réparties 0 0 1 1       e i w i M M et M M   4 ' ' ' ' 2 3 3 e e w w i e w l P l P M l l       e w e e w w i l l l P l P M ' ' 8 ' ' 3 3       e w e e w w i l l l P l P M ' ' 5 , 8 ' ' 3 3    
  • 527.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation élevée « Méthode de CAQUOT » Cas de charges concentrées Application de la méthode aux poutres à inertie constante Soit: et On définit les deux coefficients: 125 , 2 ) 2 )( 1 ( ) ( 125 , 2 ) 2 )( 1 ( ) (       e e e e e w w w w w x x x a k et x x x a k     e w e e e e w w w w a l l l P a k l P a k M ' ' ' ' 2 2     w w w l a x '  e e e l a x ' 
  • 528.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation élevée « Méthode de CAQUOT » Application de la méthode aux poutres à inertie constante Calcul des Moments On trace la courbe des moments de la travée indépendante de longueur l (et non l’) sous l’effet de la charge permanente , puis sous l’effet de la charge permanente et la charge d’exploitation, les différentes charges étant affectées du coefficient de pondération correspondant à l’état limite considéré. Ainsi, en supposant dans chaque cas, l’application ou non des charges d’exploitation (en ELU et en ELS) on aura:
  • 529.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation élevée « Méthode de CAQUOT » MA 12: travée de gauche déchargée et travée de droite chargée (avec l’) Calcul des Moments MA 11: les deux travées sont déchargées (avec l’) Application de la méthode aux poutres à inertie constante
  • 530.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation élevée « Méthode de CAQUOT » MA 22: les deux travées sont chargées (avec l’) ( c’est le schéma qui définira le ferraillage sur appuis) MA 21: travée de gauche chargée et travée de droite déchargée (avec l’) Application de la méthode aux poutres à inertie constante Calcul des Moments
  • 531.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation élevée « Méthode de CAQUOT » MO 1: moment isostatique minimal dans la travée de comparaison déchargée (avec l). MO 2: moment isostatique maximal dans la travée de comparaison chargée (avec l). Application de la méthode aux poutres à inertie constante Calcul des Moments
  • 532.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation élevée « Méthode de CAQUOT » Exemple : à l’ELS Application de la méthode aux poutres à inertie constante Calcul des Moments     e w e w A l l l l G M ' ' 5 , 8 ' ' 3 3 11         e w e B w A l l l Q G Gl M ' ' 5 , 8 ' ' 3 3 12          e w e w B A l l Gl l Q G M ' ' 5 , 8 ' ' 3 3 21           e w e w B A l l l l Q G M ' ' 5 , 8 ' ' 3 3 22      8 2 1 0 Gl M    8 2 2 0 l Q G M B  
  • 533.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation élevée « Méthode de CAQUOT » Pour avoir le moment maximal dans une travée, il faut considérer le cas où cette travée est chargée au maximum et les 2 travées encadrant la travée considérée déchargées, soit Application de la méthode aux poutres à inertie constante Calcul des Moments 2 21 12 2 0 max 1     i i A A T M M M M
  • 534.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation élevée « Méthode de CAQUOT » Pour avoir le moment minimal dans une travée, il faut considérer le cas où cette travée est chargée au minimum et les 2 travées encadrant la travée considérée chargées, soit : Il faut vérifier qu’on a bien MTmin≥0, sinon il y a risque de soulèvement de la travée considérée et par suite, il faut considérer une armature supérieure pour équilibrer le moment MTmin. Application de la méthode aux poutres à inertie constante Calcul des Moments 2 12 21 1 0 min 1     i i A A T M M M M
  • 535.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation élevée « Méthode de CAQUOT » Application de la méthode aux poutres à inertie constante Calcul des Moments Remarque: Si la travée est une travée de rive, étant donné que le moment sur l’appui de rive est considéré comme nul, et ainsi le moment est sûrement maximal avant la moitié de la travée, on peut remplacer le coefficient 1/2 appliqué sur la somme des moments sur appuis par 0,42.
  • 536.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation élevée « Méthode de CAQUOT » Application de la méthode aux poutres à inertie constante Efforts tranchants L’effort tranchant, pour un cas de charge donné, est calculé classiquement comme l’opposé de la dérivée du moment fléchissant, soit, en tenant compte de la continuité : Avec μ (x) Moment fléchissant dans la travée isostatique associée Le cas de charge correspondant aux efforts tranchants maximums sur l’appui i se produit lorsque les deux travées adjacentes sont chargées et les autres déchargées l M M dx x d x V e w     ) ( ) ( 
  • 537.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation élevée « Méthode de CAQUOT » Sur l’appui i, les valeurs à gauche et à droite de l’effort tranchant sont donc: V0w et V0e sont les efforts tranchants à gauche et à droite de l’appui i des travées isostatiques de référence i-1 et i, respectivement. Application de la méthode aux poutres à inertie constante Efforts tranchants 1 0 1      i a a w wi l M M V V i i i a a e ei l M M V V i i    1 0
  • 538.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation élevée « Méthode de CAQUOT » Application de la méthode aux poutres à inertie variable Soit Iw le moment d’inertie de la travée de gauche et Ie celui de la travée de droite, on calcule les longueurs fictives l’=l ou 0,8l. Dans le cas des charges réparties par unité de longueur, le moment sur appui en valeur absolue est égal à: avec: On retrouve le cas précédent si Iw = Ie ) 1 ( 5 , 8 ' ' 2 2      e e w w A l q l q M e w w e I I l l   ' ' 
  • 539.
    Méthode de calculdes planchers à charge d’exploitation élevée « Méthode de CAQUOT » Dans le cas où on a des charges concentrées Pw et Pe à la distance aw et ae du nu de l’appui, le moment sur appui est égal à: et Application de la méthode aux poutres à inertie variable 125 , 2 ) 2 )( 1 ( ) ( 125 , 2 ) 2 )( 1 ( ) (       e e e e e w w w w w x x x a k et x x x a k             1 ' ' e e e e w w w w a l P a k l P a k M w w w l a x '  e e e l a x ' 
  • 540.
    ANNEXE Construction de lacourbe des moments Après avoir déterminé la valeur Mo du moment maximal à mi- portée, on porte MoO' = OMo. Les droites O'W et O'E sont les tangentes en W et E. Un point M quelconque de la parabole, à l'abscisse WM' = x s'obtient en prenant le milieu P' de WM', le milieu Q' de M'E, en rappelant P' et Q' en P et Q sur les tangentes O'W et O'E puis en joignant PQ qui coupe la verticale de M' au point M cherché. La figure suivante montre qu'il n'est pas nécessaire de recommencer cette construction un grand nombre de fois (2 ou 3 suffisent) pour avoir un tracé très acceptable de la demi-parabole, et de son ensemble ensuite, par symétrie.
  • 541.
    Construction de lacourbe des moments ANNEXE
  • 542.
    Courbe-enveloppe des momentsd'une travée de poutre continue Pour obtenir la courbe-enveloppe des moments de flexion, on effectue une construction par points homologues. On trace d’abord la courbe des moments isostatiques selon le procédé décrit précédemment. On trace ensuite une droite Δ ’ reliant les points W’ sur la verticale de W et E’ sur la verticale de E tels que WW’ = Mw et EE’ = Me. On trace également une deuxième droite Δ obtenue en décalant vers le haut tous les points de la droite Δ ’ de la quantité 0,3 α 0 M0 (voir figure ci-après). ANNEXE
  • 543.
    La courbe-enveloppe, composéedes arcs (Ct), (Cw) et (Ce), se déduit de la courbe des moments isostatiques en portant : - pour l’arc (Ct), en prenant pour base la droite Δ , des segments a’1 a’2, ou b’1 b’2, etc., tels que a’1a’2=a1a2, b’1b’2=b1b2, etc., - pour les arcs (Cw) et (Ce), en prenant pour base la droite Δ ’, des segments c’1c’2 tels que c’1c’2=c1c2, etc. La figure ci-après donne la construction de la courbe à partir de laquelle sont déterminés les arrêts des panneaux de treillis soudés après que l'on ait effectué sur elle le décalage de 0,8 h prévu par les Règles BAEL. Courbe-enveloppe des moments d'une travée de poutre continue ANNEXE
  • 544.
    ANNEXE Courbe-enveloppe des momentsd'une travée de poutre continue
  • 545.
    ANNEXE Courbe-enveloppe des momentsd'une travée de poutre continue