De l’enquête à la réforme
L’enseignement secondaire des
garçons de 1898 à 1902
Par Antoine Prost
Émilie Richard

08/12/2013

1
L’auteur : Antoine Prost
•Historien français né en 1933 à Lons-le-Saunier (Jura).
• A suivit une formation classique au lycée du Parc à Lyon, puis École
normale supérieure de la rue d'Ulm, agrégation d'histoire et doctorat.
• Sa thèse d'État en 1975 : Les Anciens Combattants et la société française
(1914-1939).
• Spécialiste des questions d'éducation, collaboration à plusieurs reprises
à la définition des politiques d'éducation depuis 1964.
• Président de l'association Le Mouvement social.
• Membre du conseil d'administration de l'université d'Orléans.
Émilie Richard

08/12/2013

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L’auteur : Antoine Prost
Quelques ouvrages :
La Révolution scolaire, 1963 (coécrit avec Jacques Natanson).
L'Enseignement en France (1800-1967), Paris, A. Colin, coll. « U », 1968.
Éducation, société et politiques. Une histoire de l'enseignement en
France, de 1945 à nos jours, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Points
histoire », 1992.
Du changement dans l'École — Les Réformes de l'éducation de 1936 à
nos jours, Paris, Seuil, 2013
Émilie Richard

08/12/2013

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Introduction
•

•

•

Croisement des données sur l’enseignement secondaire et les problèmes
et difficultés liés à cette scolarisation
Thématiques :
o
importante croissance de l’enseignement catholique en France
o
rôle de cet enseignement dans la préparation aux écoles du
gouvernement
Enquête basée sur :
o
données statistiques sur l’enseignement au secondaire (dans le
public et le privé) avec des indications sur les petits séminaires.
o
un questionnaire adressé aux chefs d’établissements, a leurs
hiérarchies autour de l’évolution des effectifs et sur les causes de ces
évolutions.
o
une enquête ouverte à tous les intervenants dans l’éducation
o
Deux cents auditions publiées

Émilie Richard

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1.1. De faibles effectifs
•
•
•
•

•

•

Enseignement secondaire : 183 000 élèves vers 1896,
Sur la population masculine scolarisable à ce niveau = 7,9% de scolarisés
Elèves scolarisés au secondaire à la fin du XIXème ≈ 140 000 élèves
Taux de scolarisation garçons de 6 à 13 ans très inégale à l’échelle de la
France
Ligne Saint-Malo/Genève :
o
pour le primaire une France du Nord plus instruite contrairement
au
sud
o
secondaire différent, France du Nord en avance sur la Bretagne
avec
départements en retrait dans cette zone
Michelle Kergoat (Ingénieure à l'université de Rennes I, docteur en
sciences économiques rattachée à un laboratoire CNRS de la faculté de
sciences éco.) attribue les inégalités aux influences du facteur
économique

Émilie Richard

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1.2. Un maillage serré
•
•
•

•
•

•

•

1089 établissements secondaires avec au moins un élève
Province non homogène
Inégalités de scolarisation secondaire dû au manque ou présence
d’établissements secondaires.
Présence de collège/lycée en général dû à un héritage séculaire
L’indicateur de l’offre d’enseignement dans chaque département
permet de faire ressortir beaucoup de contrastes.
La carte de l’offre globale ressemble à celle des inégalités de
scolarisations secondaires, même faiblesses, même exceptions, même
inégalités
Maillage serré mais tt de même scolarisation relativement faible car
constitué de petits établissements.

Émilie Richard

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1.3. De petits établissements
Moyenne de 167 élèves par établissements, pas plus de 10 élèves par
classe
Ribot jugent établissement trop gros voudrait dédoubler ceux de plus de
1000.
•
Etablissements libres laïques d’instruction secondaire sont la suite des
pensions et institutions du Second Empire
•
Petits séminaires sont assez homogène (moyenne/médiane proche),
100/200 élèves, internes, latinistes
•
Etablissements confessionnels : diriger par des prêtres séculiers, soumis
autorité diocésaine, lien avec congrégation
•
Différences entre classes de collèges et lycées, lycée classe avec moins
de 10 élèves = 17%, alors qu’en collège 73% des classes ont moins de 10
élèves
•

Émilie Richard

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2.1. Les progressions de l’enseignement
catholique
•

•

Les établissements publics ne sont pas en position dominante
Présence d’une concurrence réelle, le nombre d’établissements privés
s'accroît

•

Depuis 1887 perte de 4000 élèves (entre les lycées et collèges)

•

Sur la même période gain de 17500 élèves pour l'enseignement catholique

•

1er constat : concordance entre pratique religieuse et force de
l'enseignement confessionnel

Émilie Richard

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2.2. Les raisons Sociales et Politiques
•

●
•

•

•

•

Effets de mode voir de «snobisme »  par la bourgeoisie, besoin
d'inégalité
Reproche de la démocratisation des établissements secondaires
  Hypothèse  politiques :  reproche de l’immixtion de certains profs
dans la politique, particulièrement dans la politique locale
Prise de positions qui poussent les parents à mettre leurs enfants
dans collèges catholiques pour être élevés dans un bon milieu avec
de « bonnes idées »
La question sur l'engagement  des  professeurs  = pose problème
pour l'éducation des enfants
Un inspecteur académique exprime volonté de faire abrogé  la  loi 
Falloux et rétablir le monopole universitaire = éviter un retour aux
principes de la Révolution

Émilie Richard

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2.3. La position de l’internat
 
•
•
•

•

•
•
•
•

•

Discordance entre le public et le privé
L e succès de l'enseignement catholique : internat
Selon les départements, présence moins importante d’établissements qui
conduisent à un plus grand nombre d'internes mais ce n’est pas la seule
explication
Négligence dans la direction et l'éducation des enfants/priorité à
l'instruction
Poids de la démocratisation des internats publics
Reproche aux professeurs et répétiteurs
Reproche sur le manque d'implication dans la vie sociale des élèves
Les répétiteurs cible principale des critiques donc astreints par la force des
choses à s'aligner au traitement des profs et de préparer une licence
Un dévouement des prêtres et préfets des études jésuites inégales

Émilie Richard

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3.1. Le classique en crise?

•

•

•

•

•

Forts contrastes dans la répartition de l’enseignement classique et
moderne dans les établissements
L’enseignement moderne : dans quelques établissements libres laïques
et plus couramment dans les collèges communaux
Enseignement laïc devient une filière d’excellence, d’élite, prône une
sélection des élèves
Débat sur la place de l’enseignement classique dans un environnement
moderne est alors lancé
La suppression des langues latines et grecques dans l’enseignement
public anime une migration des élèves vers l’enseignement libre
Le lien avec l’enquête et la commission Ribot

Émilie Richard

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3.2. Les contradictions du moderne
•

•

•

•

•

Enseignement secondaire contesté par partisans de la tradition classique
et par ceux de l'enseignement primaire supérieur
Ambition : mettre en place une autre voie de formation intellectuelle et
de culture générale désintéressée
Le moderne est en quantité inférieur au classique (41000 élèves contre
84000 au classique)
L'enseignement Duruy (classique) a laissé un excellent souvenir mais sa
transformation en enseignement moderne explique les difficultés du
secondaire et surtout au niveau des collèges
Opposition collèges (surtout moderne) / lycées (majoritairement
classique)

Émilie Richard

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(suite)
•

•

•

•

•
•

Désertification des collèges se fait aussi par une évolution des Écoles
Primaires Supérieures (répondent à un besoin social réel)
Réseau d'EPS date des années FERRY car pic des EPS à cette période (18811883)
Rivalité des 2 ordres d'enseignement (moderne et classique) paralyse toute
réforme et creuse le fossé entre primaire et secondaire
Au terme de l'enquête : concurrence importante des EPS redoutable pour
les collèges et maisons catholiques
Prendre acte de l’échec du moderne et revenir à l’enseignement classique
Décision différente de la commission

Émilie Richard

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Conclusion
•

Enquête Ribot pas inutile

•

Prise de conscience de l’ampleur du primaire et problème face au collège

•

Réforme pédagogique et sociale avec ajustements pragmatiques

•

Réforme surtout axé sur les enseignements classiques et modernes

•

•

Mais la nécessité de proposer un autre type d’enseignement plus axé sur
ce qu’on appellerait aujourd’hui une professionnalisation en plus du
classique
Ce qui permet d’aboutir à 4 sections du second cycle : A latin-grec ; B latinlangues ; C latin-sciences et D langues-sciences = conduisent à un seul bac

Émilie Richard

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Sources:
•
•
•
•

•

•
•

•
•

•

Les procès verbaux de la commission d'enquête
Les 6 volumes de l'enquête : « Enquête sur l'enseignement secondaire »
Les statistiques de l'enseignement primaire de 1896
Michelle Kergoat « Quelques aspects de la scolarisation du secondaire dans
les départements français au 19e siècle »
« Atlas de la pratique religieuse des catholiques en France » F-A Isambert, JP Terrenoire
Pierre Sorlin «le rapport sur le budget de l'instruction publique en1896 »
« L'institution scolaire, les familles, les collectivités locales, la politique
d’État » J-P Briand, J-M Chapoulie
Les archives nationales
« L'internat public au 19e siècle : question politique ou pédagogique ? » P
Clastres
La thèse de Clément Falcucci

Émilie Richard

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Questions

•

Qu’est ce que réellement la Commission Ribot ?

•

Pourquoi met-on un lien avec l'affaire Dreyfus ?

•

Y a-t-il eu d’autres enquêtes pour des questions d’éducation à l’époque?

•

•

Comment est-on passer des préoccupations du primaire à celles du
secondaire ?
Quels sont les éléments de la réforme de 1902 ?

Émilie Richard

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De l enquête à la réforme

  • 1.
    De l’enquête àla réforme L’enseignement secondaire des garçons de 1898 à 1902 Par Antoine Prost Émilie Richard 08/12/2013 1
  • 2.
    L’auteur : AntoineProst •Historien français né en 1933 à Lons-le-Saunier (Jura). • A suivit une formation classique au lycée du Parc à Lyon, puis École normale supérieure de la rue d'Ulm, agrégation d'histoire et doctorat. • Sa thèse d'État en 1975 : Les Anciens Combattants et la société française (1914-1939). • Spécialiste des questions d'éducation, collaboration à plusieurs reprises à la définition des politiques d'éducation depuis 1964. • Président de l'association Le Mouvement social. • Membre du conseil d'administration de l'université d'Orléans. Émilie Richard 08/12/2013 2
  • 3.
    L’auteur : AntoineProst Quelques ouvrages : La Révolution scolaire, 1963 (coécrit avec Jacques Natanson). L'Enseignement en France (1800-1967), Paris, A. Colin, coll. « U », 1968. Éducation, société et politiques. Une histoire de l'enseignement en France, de 1945 à nos jours, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Points histoire », 1992. Du changement dans l'École — Les Réformes de l'éducation de 1936 à nos jours, Paris, Seuil, 2013 Émilie Richard 08/12/2013 3
  • 4.
    Introduction • • • Croisement des donnéessur l’enseignement secondaire et les problèmes et difficultés liés à cette scolarisation Thématiques : o importante croissance de l’enseignement catholique en France o rôle de cet enseignement dans la préparation aux écoles du gouvernement Enquête basée sur : o données statistiques sur l’enseignement au secondaire (dans le public et le privé) avec des indications sur les petits séminaires. o un questionnaire adressé aux chefs d’établissements, a leurs hiérarchies autour de l’évolution des effectifs et sur les causes de ces évolutions. o une enquête ouverte à tous les intervenants dans l’éducation o Deux cents auditions publiées Émilie Richard 08/12/2013 4
  • 5.
    1.1. De faibleseffectifs • • • • • • Enseignement secondaire : 183 000 élèves vers 1896, Sur la population masculine scolarisable à ce niveau = 7,9% de scolarisés Elèves scolarisés au secondaire à la fin du XIXème ≈ 140 000 élèves Taux de scolarisation garçons de 6 à 13 ans très inégale à l’échelle de la France Ligne Saint-Malo/Genève : o pour le primaire une France du Nord plus instruite contrairement au sud o secondaire différent, France du Nord en avance sur la Bretagne avec départements en retrait dans cette zone Michelle Kergoat (Ingénieure à l'université de Rennes I, docteur en sciences économiques rattachée à un laboratoire CNRS de la faculté de sciences éco.) attribue les inégalités aux influences du facteur économique Émilie Richard 08/12/2013 5
  • 6.
    1.2. Un maillageserré • • • • • • • 1089 établissements secondaires avec au moins un élève Province non homogène Inégalités de scolarisation secondaire dû au manque ou présence d’établissements secondaires. Présence de collège/lycée en général dû à un héritage séculaire L’indicateur de l’offre d’enseignement dans chaque département permet de faire ressortir beaucoup de contrastes. La carte de l’offre globale ressemble à celle des inégalités de scolarisations secondaires, même faiblesses, même exceptions, même inégalités Maillage serré mais tt de même scolarisation relativement faible car constitué de petits établissements. Émilie Richard 08/12/2013 6
  • 7.
    1.3. De petitsétablissements Moyenne de 167 élèves par établissements, pas plus de 10 élèves par classe Ribot jugent établissement trop gros voudrait dédoubler ceux de plus de 1000. • Etablissements libres laïques d’instruction secondaire sont la suite des pensions et institutions du Second Empire • Petits séminaires sont assez homogène (moyenne/médiane proche), 100/200 élèves, internes, latinistes • Etablissements confessionnels : diriger par des prêtres séculiers, soumis autorité diocésaine, lien avec congrégation • Différences entre classes de collèges et lycées, lycée classe avec moins de 10 élèves = 17%, alors qu’en collège 73% des classes ont moins de 10 élèves • Émilie Richard 08/12/2013 7
  • 8.
    2.1. Les progressionsde l’enseignement catholique • • Les établissements publics ne sont pas en position dominante Présence d’une concurrence réelle, le nombre d’établissements privés s'accroît • Depuis 1887 perte de 4000 élèves (entre les lycées et collèges) • Sur la même période gain de 17500 élèves pour l'enseignement catholique • 1er constat : concordance entre pratique religieuse et force de l'enseignement confessionnel Émilie Richard 08/12/2013 8
  • 9.
    2.2. Les raisonsSociales et Politiques • ● • • • • Effets de mode voir de «snobisme »  par la bourgeoisie, besoin d'inégalité Reproche de la démocratisation des établissements secondaires   Hypothèse  politiques :  reproche de l’immixtion de certains profs dans la politique, particulièrement dans la politique locale Prise de positions qui poussent les parents à mettre leurs enfants dans collèges catholiques pour être élevés dans un bon milieu avec de « bonnes idées » La question sur l'engagement  des  professeurs  = pose problème pour l'éducation des enfants Un inspecteur académique exprime volonté de faire abrogé  la  loi  Falloux et rétablir le monopole universitaire = éviter un retour aux principes de la Révolution Émilie Richard 08/12/2013 9
  • 10.
    2.3. La positionde l’internat   • • • • • • • • • Discordance entre le public et le privé L e succès de l'enseignement catholique : internat Selon les départements, présence moins importante d’établissements qui conduisent à un plus grand nombre d'internes mais ce n’est pas la seule explication Négligence dans la direction et l'éducation des enfants/priorité à l'instruction Poids de la démocratisation des internats publics Reproche aux professeurs et répétiteurs Reproche sur le manque d'implication dans la vie sociale des élèves Les répétiteurs cible principale des critiques donc astreints par la force des choses à s'aligner au traitement des profs et de préparer une licence Un dévouement des prêtres et préfets des études jésuites inégales Émilie Richard 08/12/2013 10
  • 11.
    3.1. Le classiqueen crise? • • • • • Forts contrastes dans la répartition de l’enseignement classique et moderne dans les établissements L’enseignement moderne : dans quelques établissements libres laïques et plus couramment dans les collèges communaux Enseignement laïc devient une filière d’excellence, d’élite, prône une sélection des élèves Débat sur la place de l’enseignement classique dans un environnement moderne est alors lancé La suppression des langues latines et grecques dans l’enseignement public anime une migration des élèves vers l’enseignement libre Le lien avec l’enquête et la commission Ribot Émilie Richard 08/12/2013 11
  • 12.
    3.2. Les contradictionsdu moderne • • • • • Enseignement secondaire contesté par partisans de la tradition classique et par ceux de l'enseignement primaire supérieur Ambition : mettre en place une autre voie de formation intellectuelle et de culture générale désintéressée Le moderne est en quantité inférieur au classique (41000 élèves contre 84000 au classique) L'enseignement Duruy (classique) a laissé un excellent souvenir mais sa transformation en enseignement moderne explique les difficultés du secondaire et surtout au niveau des collèges Opposition collèges (surtout moderne) / lycées (majoritairement classique) Émilie Richard 08/12/2013 12
  • 13.
    (suite) • • • • • • Désertification des collègesse fait aussi par une évolution des Écoles Primaires Supérieures (répondent à un besoin social réel) Réseau d'EPS date des années FERRY car pic des EPS à cette période (18811883) Rivalité des 2 ordres d'enseignement (moderne et classique) paralyse toute réforme et creuse le fossé entre primaire et secondaire Au terme de l'enquête : concurrence importante des EPS redoutable pour les collèges et maisons catholiques Prendre acte de l’échec du moderne et revenir à l’enseignement classique Décision différente de la commission Émilie Richard 08/12/2013 13
  • 14.
    Conclusion • Enquête Ribot pasinutile • Prise de conscience de l’ampleur du primaire et problème face au collège • Réforme pédagogique et sociale avec ajustements pragmatiques • Réforme surtout axé sur les enseignements classiques et modernes • • Mais la nécessité de proposer un autre type d’enseignement plus axé sur ce qu’on appellerait aujourd’hui une professionnalisation en plus du classique Ce qui permet d’aboutir à 4 sections du second cycle : A latin-grec ; B latinlangues ; C latin-sciences et D langues-sciences = conduisent à un seul bac Émilie Richard 08/12/2013 14
  • 15.
    Sources: • • • • • • • • • • Les procès verbauxde la commission d'enquête Les 6 volumes de l'enquête : « Enquête sur l'enseignement secondaire » Les statistiques de l'enseignement primaire de 1896 Michelle Kergoat « Quelques aspects de la scolarisation du secondaire dans les départements français au 19e siècle » « Atlas de la pratique religieuse des catholiques en France » F-A Isambert, JP Terrenoire Pierre Sorlin «le rapport sur le budget de l'instruction publique en1896 » « L'institution scolaire, les familles, les collectivités locales, la politique d’État » J-P Briand, J-M Chapoulie Les archives nationales « L'internat public au 19e siècle : question politique ou pédagogique ? » P Clastres La thèse de Clément Falcucci Émilie Richard 08/12/2013 15
  • 16.
    Questions • Qu’est ce queréellement la Commission Ribot ? • Pourquoi met-on un lien avec l'affaire Dreyfus ? • Y a-t-il eu d’autres enquêtes pour des questions d’éducation à l’époque? • • Comment est-on passer des préoccupations du primaire à celles du secondaire ? Quels sont les éléments de la réforme de 1902 ? Émilie Richard 08/12/2013 16

Notes de l'éditeur

  • #2 Histoire de l’éducation, 2008
  • #5 Commission Ribot, rare commission ayant eu un réel impact sur les décisions de la Chambre des Députés Le président de la commission : Alexandre Ribot, un républicain modéré
  • #6 Dans ces résultats sont comptés élèves de classes élémentaires (6-7 ans) = 43 800 élèves
  • #8 Ecole primaires supérieurs aident la transformation de l’enseignement spécial en secondaire moderne Collèges communaux, beaucoup plus d’établissement pour autant d’élèves que les congréganistes
  • #10 Citation après reproche « l'université ne se recrute plus que parmi les fils des + humbles fonctionnaires, des petits artisans, des petits commerçants et des ouvriers » Projet de loi du gouvernement sur l'accès aux écoles du gouvernement et à la haute fonction publique
  • #11 Ex public (collèges et lycées) : 28 % internes et 62 % externes Ex privé (collèges et lycées) : 61% internes et 29 % externes Diminution de l'internat
  • #12 Etablissement catholique = traditionalisme, une certaine liaison avec l’enseignement classique L’enseignement classique correspond alors à une excellence dont on va limiter l’extension Ribot, émis la volonté de créer des études primaires, unifiées, avant le secondaire, en impliquant la fusion de l’enseignement moderne et classique
  • #13 Mesures prisent par les Républicains Le Conseil Supérieur de l'Instruction Publique = pour eux pas possible d'aménager ni de remplacer du latin et du grec, enseignement moderne est contrefaçon de médiocre imitation du classique Le moderne des collèges ne fidélise pas les élèves
  • #14 Convenance de l'EPS aussi bien pour la petite bourgeoisie urbaine et rurale (mise en situation de gagner sa vie assez tôt)