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Sommaire
• Définitions
– d’un soluté
– d’une préparation parentérale
• Phénomène d’osmose/application à la cellule
• Différents types de solutés (en terme de
concentration)
• Indications principales
– dilution,
– hypovolémie,
– déshydratation
• Solutés cristalloïdes
• Solutés nutritifs
• Solutés colloïdes
Définition d’un soluté
• En règle générale, une solution est un
mélange liquide et homogène, formée
– par la substance dissoute qui est le soluté
(solide ou gaz)
– et le solvant, liquide qui représente l'essentiel
du mélange
Définition d’une préparation parentérale
• Préparation stérile destinée à être injectée, perfusée,
ou implantée dans le corps humain ou animal
• Préparée par des méthodes visant à assurer
– Sa limpidité (qui doit pouvoir être vérifiée par transparence
au niveau du récipient)
– Sa stérilité = absence de microorganismes
– Son apyrogénicité = absence de pyrogène = substance
susceptible de provoquer par injection une brusque
élévation de T°, substance produite par des bactéries
(=endotoxines), des champignons, des levures
– L’absence de contaminants
– Un pH aussi proche que possible de la neutralité
– Une pression osmotique qui doit se rapprocher de celle du
plasma = isotonicité
Définition d’une préparation parentérale
• Différents types de préparation parentérale
– Préparation injectable
– Préparation pour perfusion
– Préparation à diluer pour injection/perfusion
– Poudres pour injection/perfusion
• Etiquettage :
– Contenu : principe actif/solvant
– Voie d’administration
– Mention « Préparation stérile »
– Date de péremption
– Numéro de lot
Phénomène d’osmose
• Pour comprendre comment on prépare les solutions
utilisées en perfusion, il faut connaître les lois de
l'osmose
• L'osmose est le mouvement de l'eau (ou d'un autre
solvant) vers une région de plus faible potentiel
aqueux, où la concentration des molécules dissoutes
ou des ions est plus élevée.
• L’osmolarité est donc la concentration d’un milieu (en
osm/l) => Le milieu de plus forte concentration est
hypertonique par rapport au milieu de plus faible
concentration qui lui est hypotonique.
• On peut aussi rencontrer le terme d’osmolalité :
concentration en osm/kg
• La pression oncotique est la pression osmotique avec
les éléments dissous correspondant à des proteines
Schéma de l’osmose
Phénomène d’osmose dans une cellule
• Dans le contexte d'une cellule, le milieu intracellulaire
et extracellulaire sont séparés par une membrane
plasmique, qui est semi-perméable.
• Pour les solutés qui ne peuvent traverser passivement
la membrane plasmique, s'applique alors le
phénomène d'osmose.
• L'eau va diffuser vers le compartiment (intracellulaire
ou extra-cellulaire) qui est le plus concentré pour
diluer le soluté qui ne peut traverser la membrane
plasmique et pour remédier à la différence de
concentrations en soluté qui existe de part et d'autre
de la membrane
Equilibre hydrique dans les cellules
animales
En fonction de ce que nous venons de voir, une cellule
peut être placée dans
• Un milieu isotonique : milieu de même pression
osmotique que le milieu intracellulaire, donc pas de
mouvement net d'eau au travers de la membrane
plasmique.
• Un milieu hypotonique : milieu dont la pression
osmotique est plus faible que la pression
intracellulaire car la concentration totale en solutés
est plus faible dans le milieu extracellulaire par
rapport au milieu intracellulaire.
• Un milieu hypertonique : milieu de pression
osmotique plus forte que la pression intracellulaire
car la concentration totale en solutés est plus élevée
dans le milieu extracellulaire par rapport au milieu
intracellulaire.
Equilibre hydrique dans les cellules
animales
•Dans une solution isotonique les globules rouges demeurent inchangés
•Dans une solution hypotonique les globules rouges deviennent turgescents
et finissent par éclater = hémolyse
•Dans une solution hypertonique les globules rouges se déshydratent et
deviennent crénelés. .
3 types de solutés
• Soluté
– isotonique
– hypertonique
– hypotonique
• Les voies d’administration peuvent être de 2
types :
– Voie veineuse périphérique (VVP)
• osmolarité < 800 mosm/l.
• administration < 20 jours
– voie veineuse centrale (VVC)
• osmolarité > 800 mosm/l.
• traitement continu lourd de longue durée (réanimation,
oncologie …).
• pose d’un cathéter au niveau de la veine jugulaire, sous-
clavière, fémorale
3 types de solutés
• Chez les humains et la plupart des autres
mammifères, une solution isotonique correspond à
0,9 % en poids (ou 9 g/L) de chlorure de sodium
en solution aqueuse. Cette solution, appelée
solution ou sérum physiologique, est en général
administrée par voie intra-veineuse.
• Dans les perfusions par voie intraveineuse, les
solutés doivent être isotoniques au plasma, pour
éviter tout accident d'hémolyse (rupture de la
paroi des cellules sanguines).
Différents types de solutés
• Présentation :
– ampoules (10, 20 ml),
– flacons (50 à 1000 ml)
– ou poches (50 à 1000 ml)
• Exemples :
• NaCl ou Chlorure de Sodium 0,9% (isotonique), 10%, 20%
– Ampoules de 2 ml, de 5 ml, de 10 ml et de 20 ml
– Flacons de 125 ml, de 250 ml, de 500 ml, de 1000 ml
– Poches suremballées de 50 ml, de 100 ml, de 250 ml, de 500 ml, de
1000 ml
• Glucosé 5% (isotonique) ou 10%
– Ampoules de 10 ml et de 20 ml
– Flacons de 125 ml, de 250 ml, de 500 ml, de 1000 ml
– Poches suremballées de 50 ml, de 100 ml, de 250 ml, de 500 ml et de
1000 ml .
Exemple de poche de NaCl
Indications
• Ces solutés peuvent être utilisés
– en cas
• d’hypovolémie
• de déshydratation
– ou permettre la dilution d’un principe actif après
vérification de leur compatibilité. Dans ce cas, le
dosage et le débit seront dictés par la nature et la
dose du médicament prescrit.
Indications : Hypovolémie
• Volémie normale = 65 ml / kg. Maintient de la volémie nécessaire à
l’oxygénation tissulaire
• Les échanges hydriques sont régis par
– la pression osmotique entre secteur intra et extra cellulaire
– la pression oncotique entre secteur vasculaire et interstitiel
• Hypovolémie : diminution du volume total du sang circulant et de celui
qui est immobilisé dans le réservoir sanguin. 2 formes :
– hypovolémie absolue : diminution de la masse sanguine ou pertes
plasmatiques (digestives, rénales, cutanées)
– hypovolémie relative par diminution du retour veineux, vasodilation
excessive (choc septique, anaphylactique, AG, intox par des
depresseurs du SNC …)
• Etiologie :
– Choc (les organes principaux ne sont plus susceptibles d'assurer leur
fonction principale)
– Hémorragie
– Brûlure sur une surface étendue
– Déshydratation
– vasodilatation excessive
– Œdèmes
– hypertension
Indication : Hypovolémie
• Signes cliniques :
– baisse de la pression artérielle qui peut mener au
collapsus cardio-vasculaire ou choc hypovolémique,
– tachycardie, paleur de la peau
– nausées, vertiges, soif, perte de connaissance.
– Les symptômes cliniques peuvent ne pas apparaître
jusqu'à une perte de 10 à 20% du volume sanguin.
• La rapidité d'intervention est très importante lors d'un
choc hypovolémique. Indication : restauration et
maintien du volume de sang circulant lorsqu'un déficit
volumique a été établi et que l'utilisation d'un colloïde
est appropriée.
Le choix de l'albumine préférentiellement à un colloïde
de synthèse sera fonction de l'état clinique de chaque
patient, en se basant sur les recommandations
officielles.
Solutés de remplissage : recommandations
pour la pratique clinique
• Pour le remplissage :
– Cristalloïdes isotoniques en première intention
– Colloïdes si hémorragie > 20% masse sanguine et/ou
TAS < 80 mmHg.
– Surveillance essentiellement clinique.
• Recommandations selon contexte
– Hémorragie :
• pertes sg < 20 % : cristalloïdes
• pertes sg > 20 % ou PAS < 80 : colloides
• CG ssi Hb < 7 g/dl (1 CG 1 pt)
– Déshydratation (EC) : cristalloïdes
– Choc anaphylactique : adré + cristalloïdes
– Brûlés : cristalloïdes isotoniques au départ, colloides
après 24 h
Solutés de remplissage : recommandations
pour la pratique clinique
Objectifs du remplissage
• Maintenir une PA suffisante pour avoir une
perfusion tissulaire adéquate
• Ne pas oublier le traitement de la cause :
tt chirurgical en cas de choc
hémorragique, et transfusion CG pour
maintenir une PAM ~ 45-50 mmHg
Indications : déshydratation
• La déshydratation aiguë est l'ensemble
des troubles engendrés par une perte
d'eau importante et rapide, non
compensée.
• Origine d’une déshydratation :
– 90% des déshydratations sont liées à des
pertes digestives, notamment des diarrhées
ou l’association de diarrhées à des
vomissements, en particulier dans le cadre
des gastro-entérites aiguës.
– Elles peuvent être dues aussi à un coup de
chaleur ou un défaut d’apports
Indications : déshydratation
• Mécanisme de la déshydratation :
– Pertes d'eau égales aux pertes de sel, cas le plus
fréquent : deshydratation isonatrémique globale.
– Pertes de sel (Chlorure de Sodium NaCl) supérieures
aux pertes d'eau: deshydratation hyponatrémique, à
prédominance extra-cellulaire (hyperhydratation intra-
cellulaire).
– Pertes d'eau supérieures aux pertes de sel:
déshydratation hypernatrémique, à prédominance
intra-cellulaire.
• Troubles de l'équilibre acido-basique associés :
– L'acidose métabolique par pertes digestives de
bicarbonates (diarrhée) et souffrance cellulaire est
fréquente.
– L'alcalose métabolique par pertes d'ion H+ est plus
rare (vomissements)..
Indications : déshydratation
• Signes de déshydratation intracellulaire
– soif vive
– sécheresse des muqueuses (langue, bouche)
– hypotonie des globes oculaires
– hyperthermie
– troubles de la conscience et du tonus
• Signes de déshydratation extracellulaire
– conservation du pli cutané
– hypotonie des globes occulaires, cernes
– perte de poids
– oligurie, baisse de la diurèse
– troubles hémodynamiques périphériques ou centraux
(hypotension artérielle, orthostatique, tachycadie)
– dépression de la fontanelle antérieure chez les nourrissons
Indications : déshydratation
• Si la déshydratation est manifeste, l'objectif thérapeutique est de
restaurer le volume normal de liquide si possible par voie orale.
• Si le patient est incapable de boire 2,5 à 3 litres en 24 heures, l'eau et
les électrolytes doivent être apportés par d'autres voies : les liquides
peuvent être administrés par voie intraveineuse, sous-cutanée ou par
sonde jusqu'à ce que le patient soit correctement hydraté et puisse
absorber et conserver suffisamment de liquide par voie orale.
• Dans tous les cas, la réhydratation doit se faire de façon progressive.
Elle est constituée,
– d'une part de l'apport quotidien normal (soit 1,5 litre)
– et d'autre part, d'une supplémentation en soluté hypo, iso ou hypertonique
selon le type de déshydratation.
– Il convient d'être très attentif au cours des 24 premières heures de prise en
charge
• en surveillant la diurèse, le pouls, le poids
• et en recherchant tout signe de survenue d'œdème aigu du poumon mais aussi
de complication centrale à type d'œdème ou d'infarctus cérébral, le volume de la
supplémentation se situant entre 30 et 50 % du déficit hydrique et la correction
de la perte hydrique devant s'étaler sur 48 voire 72 heures.
Indications : déshydratation
• Le protocole de réhydratation est fonction du type de
déshydratation à prendre en charge :
– Prise en charge de la déshydratation intra-cellulaire :
En plus des besoins quotidiens du patient en eau, la compensation
proprement dite est constituée d'une solution de glucose à 5 %
avec du chlorure de sodium, du chlorure de potassium, et 0,5 litre
d'eau par degré de fièvre au-dessus de 38°C.
– Prise en charge de la déshydratation extra-cellulaire :
Si la déshydratation est peu sévère, une réhydratation par du
chlorure de sodium à 0,9%, ou une solution de glucose à 5 %
suffit.
En cas de choc, le recours à la voie intraveineuse est impératif. Aux
besoins quotidiens en eau, on ajoute une supplémentation à
hauteur de 30 à 50 % du volume des pertes le premier jour. En cas
de choc, il peut être nécessaire de perfuser, à grand débit, en 15
mn, des macromolécules de type plasmion.
Solutés : Catégories
• 2 grandes catégories :
– Les cristalloides iso, hypo ou hypertoniques
– Les solutés nutritifs
– Les colloides naturels ou de synthèse
Cristalloides
Eau pour préparation injectable
• Indication : dilution ou dissolution extemporanée de préparations destinées
à être administrées par voie parentérale.
• Posologie et mode d’administration : fonction des spécialités dissoutes dans
l'eau pour préparations injectables.
• Précautions d'emploi :
– L'eau pour préparations injectables étant une solution hypotonique, destinée à la
préparation de solution pour administration parentérale, elle ne doit pas être
injectée seule.
– La préparation du mélange doit se faire extemporanément avec du matériel
stérile et dans des conditions d'asepsie rigoureuses.
– Avant emploi, vérifier la limpidité de la solution.
– Pour les flacons : avant emploi, vérifier l'intégrité du bouchage et désinfecter le
bouchon
– Avant dissolution d'un médicament, vérifier sa solubilité et/ou sa stabilité dans
l'eau.
– Dans le cas d'un mélange de plusieurs principes actifs, vérifier la compatibilité
entre eux
NaCl 0,9%
• Le soluté isotonique est à 0,9%, soit 9
grammes de NaCl (chlorure de sodium)
par litre d'eau. A cette concentration, cette
solution est dite "physiologique". Le
sodium a pour synonyme natrium (Na)
• Associé au chlore (NaCl), c'est le sel de
table.
NaCl 0,9%
• Mode d’administration : Voie intraveineuse
pour perfusion.
• Avant administration,vérifier
• l’intégrité du contenant,
• la limpidité du soluté,
• un éventuel changement de couleur et/ou une
éventuelle formation de précipité, de complexe
insoluble ou de cristaux,
• La compatibilité avec les médicaments dissouts
• Opérer dans des conditions d’asepsie
rigoureuse
NaCl 0,9%
• Indications
– Rééquilibration ionique par apport de chlorure et de sodium.
– Déshydratations extracellulaires.
– Véhicule pour apport thérapeutique.
– Hypovolémie.
• Posologie adulte : selon le poids et l'état du malade : de
500 à 3000 ml par 24 heures.
1 g de chlorure de sodium correspond à 17mmol d'ion
sodium.
• Surveillance : les paramètres cliniques et biologiques, en
particulier l'ionogramme, doivent être surveillés.
Bicarbonate
• Hypertonique 4,2% (4,2g/100ml) ou isotonique
1,4% (1,4g/100ml)
• Indication : Correction des acidoses
métaboliques
• Posologie : La posologie est variable et doit être
adaptée en quantité selon l'étiologie, l'état du
malade et l'importance des perturbations de
l'équilibre acido-basique
• Surveillance : ionogramme plasmatique (en
particulier HOK+, HRNa) et équilibre acido-
basique sanguin
Ringer lactate
• Très utilisé du fait de sa composition en ions et
éléments dissous qui est très proche de celle du
plasma sanguin.
sodium chlorure 6 g
potassium chlorure 400 mg
calcium chlorure hexahydrate 400 mg
sodium lactate solution à 60 % 5,33 g
Soit sodium lactate 3,2 g
Soit sodium 130,3 mmol
Soit potassium 5,4 mmol
Soit calcium 1,8 mmol
Soit lactate 28,5 mmol
Soit chlorure 111,7 mmol
•Voie d'administration : perfusion intraveineuse lente,
dans des conditions rigoureuses d'asepsie.
Ringer lactate
• Indications
- Déshydratations à prédominance
extracellulaire (quelle qu'en soit la cause :
vomissement, diarrhée ...).
- Hypovolémie (quelle qu'en soit la cause :
chocs hémorragiques, brûlures, pertes
hydroélectrolytiques périopératoires).
- Acidose.
Eléments minéraux présentés en
ampoules
• Ca = Calcium
• Mg = Magnésium
• Ph = Phosphate
• K+ = Potassium
Solutés nutritifs
Solutés nutritifs
• Soluté nutritif : il en existe une grande
variété, qui mélangent glucides (glucose),
lipides et protides (acides aminés) dans
des proportions très variables en fonction
des besoins du patient.
• Ils sont utilisés en perfusion = nutrition
parentérale
Glucose 5%
• Contient 5% de glucose = 50 grammes par litre d'eau
• Glucide simple dont la formule est C6H12O6
• Présent dans toutes les cellules vivantes car c'est le
nutriment le plus important du catabolisme. Dans le
tube digestif, tous les féculents, la cellulose, le
glycogène sont hydrolysés en glucose
• Dans notre sang, sa concentration (la glycémie) est
située entre 0,80 et 1,20g/L de sang
– En dessous de 0,8 g/L, c'est l'hypoglycémie,
– au-dessus de 1,2 g/L, le patient présente une hyperglycémie
Glucose 5%
• Mode d’administration (RCP) : Voie intraveineuse
stricte, en perfusion IV lente.
• Avant administration,vérifier
– l’intégrité du contenant,
– la limpidité du soluté,
– un éventuel changement de couleur et/ou une éventuelle
formation de précipité, de complexe insoluble ou de cristaux
– Compatibilité du médicament en mélange. Ne pas ajouter de
médicaments dans le récipient sans avoir préalablement
vérifié la compatibilité avec la solution et le contenant.
• Opérer dans des conditions d’asepsie rigoureuse
Glucose 5%
• Indications
Ce médicament est préconisé dans les cas suivants :
- Réhydratation lorsqu'il existe une perte d'eau supérieure à la
perte en chlorure de sodium.
- Prévention des déshydratations.
- Véhicule pour apport thérapeutique en période
• préopératoire,
• peropératoire
• postopératoire immédiate.
• Posologie : à adapter selon l'état clinique du malade, en
fonction
– du poids,
– de l'alimentation
– et des thérapeutiques complémentaires éventuelles.
Le débit de perfusion ne doit pas dépasser un volume correspondant à
0,5 g de glucose par minute.
Glucose 5%
• Surveillance pendant le traitement
– de l'ionogramme plasmatique
– de la glycosurie
– de la kaliémie
– de la phosphatémie
– de la glycémie
– du bilan lipidique
• Chez le diabétique, surveillance biologique accrue
(glycémie et glycosurie) et adaptation éventuelle des
doses d'insuline ou du traitement hypoglycémiant.
Acides Aminés
• 3 présentations :
– Seuls
– Associés aux glucides
– Associés aux glucides + lipides
Acides Aminés
• Seul : Ex. : Dipeptiven® : N(2)-L-alanyl-L-glutamine à 20g/100ml
• Mode d’administration : Voie veineuse centrale après dilution dans une
solution pour nutrition parentérale (1/5)
• La vitesse de perfusion est fonction de celle de la solution associée et ne
doit pas dépasser 0,1 g d'acides aminés par kg de poids corporel et par
heure
• Indication : nutrition parentérale en complément à une solution standard
d'acides aminés ou à d'autres mélanges utilisés en nutrition parentérale chez
des patients de réanimation nécessitant un apport en glutamine
• Posologie : fonction de la sévérité de l'état catabolique et du besoin en
acides aminés. 1,5 à 2 ml / kg de poids corporel .
• Il est conseillé de ne pas dépasser une posologie maximale quotidienne de
2 g d'acides aminés par kg de poids corporel lors de l'administration d'une
nutrition parentérale. L'apport d'alanine et de glutamine par Dipeptiven ne
doit pas dépasser environ 20 % de l'apport total en acides aminés.
• Surveillance :
– Les enzymes telles que phosphatases alcalines, ASAT, ALAT, le taux de bilirubine
et le bilan acidobasique doivent être régulièrement contrôlés.
– Surveillance accrue en cas : d'insuffisance rénale, d'insuffisance hépatique,
d'acidose métabolique.
Acides Aminés
• + glucides : Ex. : Amminomix® = association de différents AA
(5g/100ml) + glucose (12g/100ml)
• Mode d'administration : Voie veineuse centrale.
• Modalités de manipulation :
Rompre la soudure séparant les deux chambres (1
compartiment pour les AA + 1 pour le glucose) en appuyant
fermement du plat de la main sur une des chambres
• Indication : Apport d'acides aminés et de glucose lorsque
l'alimentation orale ou entérale est impossible ou insuffisante
• Posologie : fonction du niveau du catabolisme azoté (estimé ou
mesuré) du malade.
Posologie moyenne chez l'adulte est de 20 à 40 ml/kg/jour
• Surveillance :
– de l'ionogramme plasmatique
– de la balance hydroélectrolytique et de l'osmolarité sérique
Acides Aminés
• + glucides + lipides + électrolytes : Ex. : Kabiven®, poche
tricompartimentée
• Mode d'administration : en perfusion intraveineuse
exclusivement par voie veineuse centrale.
• Indication : Nutrition parentérale chez l'adulte et l'enfant de
plus de 2 ans quand la nutrition orale ou entérale est
impossible, insuffisante ou contre-indiquée
• Posologie : La dose administrée doit être individualisée et le
choix de la présentation doit être fait en fonction de l'état
clinique du patient, du poids corporel et des besoins
nutritionnels
• Surveillance :
– La glycémie, les électrolytes et l'osmolarité ainsi que la balance
hydroélectrolytique, l'équilibre acidobasique et les tests de la fonction
hépatique (phosphatases alcalines, ASAT, ALAT) doivent être surveillés
régulièrement.
– La numération globulaire et les facteurs de coagulation devront être
surveillés si les lipides sont administrés sur une longue période
Lipides
• Ex : Intralipide® = huile de soja purifiée à 10% (10g/100ml),
20% (20g/100ml), 30% (30g/100ml)
• Mode d’administration : voie intraveineuse en perfusion lente et
progressive, par veine centrale ou périphérique, fonction de
l'osmolarité finale de l'émulsion en cas d'utilisation en mélange
nutritif (ajouts d'acides aminés et/ou d'électrolytes et/ou
d'oligoéléments)
• Indication : apport calorique lipidique au cours d'une nutrition
parentérale, lorsque l'alimentation orale ou entérale est
impossible, insuffisante ou contre-indiquée.
• Posologie : la posologie doit être adaptée aux capacités
individuelles d'élimination des triglycérides
• Surveillance :
– Une surveillance biologique hépatique est recommandée.
– La surveillance des triglycérides plasmatiques est nécessaire pour les
posologies élevées et en cas de durée de traitement supérieure à une
semaine. Cette surveillance permet de vérifier la capacité de l'organisme
à éliminer les lipides perfusés.
Les colloides
L’albumine à 4 et 20%
Albumine d’origine humaine
• Indication : en créant un transfert d’eau du secteur interstitiel vers le
secteur vasculaire, on obtient une expansion volémique de 400 ml pour
500 ml d’Alb à 4 % ou 100 ml d’alb à 20 %
• La durée d’efficacité est de 6 à 8 h.
• Le choix de l'albumine préférentiellement à un colloïde de synthèse sera
fonction de l'état clinique de chaque patient
• Posologie : La dose nécessaire dépend de la taille du patient, de la
sévérité du traumatisme ou de l'affection et de la persistance des pertes
liquidiennes et protéiques
• Mode d’administration : directement par voie intraveineuse ou diluée dans
une solution isotonique (par exemple glucose à 5 % ou chlorure de
sodium à 0,9 %).
Le débit de perfusion doit être adapté à chaque cas particulier et aux
différentes indications
Les dextrans
Les Dextrans : polymères glucidiques d’origine bactérienne
• Ils ne sont plus utilisés en raison de leur effet secondaires (troubles de
l’hémostase, IRA, anaphylaxie)
• Leur pouvoir d’expansion volémique » 1, avec une durée d’efficacité de
l’ordre de 4 à 8 h.
• Mode d’administration : Voie intraveineuse stricte.
Administration d'une dose unique de 250 ml, comme traitement initial après
le contrôle primaire de la respiration et des saignements.
Cette solution doit être administrée par perfusion intraveineuse rapide, soit
250 ml en deux à cinq minutes.
II est recommandé d'administrer immédiatement après la perfusion de
Dextran, une solution isotonique en fonction des besoins du patient.
• Modalités de manipulation
Avant administration, inspecter visuellement le médicament pour vérifier
l'absence de particules et de coloration/décoloration.
Usage unique.
Les gélatines
Les Gélatines : polypeptides d’origine animale, il en existe 2 types
– G fluides modifiées : ( plasmion, gélofusine, plasmagel ) riche en Ca
– G à pont d’urée : haemacel
• Leur pouvoir d’expansion vol est » 0.8 et leur durée d’action de 4 à 5 h.
• La dose max. est normalement de 1,5 L / 24h
• Mode d’administration : Voie intraveineuse stricte.
Administration d'une dose unique de 250 ml, comme traitement initial
après le contrôle primaire de la respiration et des saignements.
Cette solution doit être administrée par perfusion intraveineuse rapide,
soit 250 ml en deux à cinq minutes.
II est recommandé d'administrer immédiatement après la perfusion de
Rescueflow, une solution isotonique en fonction des besoins du patient.
• Modalités de manipulation
Avant administration, inspecter visuellement le médicament pour vérifier
l'absence de particules et de coloration/décoloration.
Usage unique.
• Surveillance : hémostase
• Effets 2d : anaphylaxie, diminution de l’agrégation plaquettaires
• CI : hypersensibilité, choc anaphylactique, HK, tbles de coagulation,
accouchement ou grossesse
Les polysaccharides naturels
HEA : HydroxyEthylAmidon : extrait d’amidon de mais
• Pouvoir d’expansion volémique de 100 à 140 %, 1g d’HEA retient 30
ml d’eau dans le compartiment vasculaire avec une durée d’action de
4 à 8 h pour esteril et 12 à 18 h pour voluven.
• Mode d’administration : Voie intraveineuse stricte.
Administration d'une dose unique de 250 ml, comme traitement initial
après le contrôle primaire de la respiration et des saignements.
Cette solution doit être administrée par perfusion intraveineuse rapide,
soit 250 ml en deux à cinq minutes.
II est recommandé d'administrer immédiatement après la perfusion de
Rescueflow, une solution isotonique en fonction des besoins du
patient.
• Modalités de manipulation
Avant administration, inspecter visuellement le médicament pour
vérifier l'absence de particules et de coloration/décoloration.
• Effets 2daires : troubles de l’hémostase
• CI : hémophilie et maladie de willebrand, hypersensibilité,
accouchement et grossesse.
• Le mieux, le moins toxique : voluven 6%
Surveillance du remplissage
Surveillance du remplissage
• PA, FC, Diurèse horaire avec objectif de 1
ml/kg/h, état de conscience
• Hb : valeur seuil de 7 g/dl chez le sujet
sain et de 10g/dl chez la PA, coronarienne,
ou TC ou AVC
• plaquettes et hémostase.
Conclusion
• Lors de l’utilisation d’un soluté par voie
parentérale, toujours
– manipuler dans les conditions d’asepsie stricte
– et vérifier la compatibilité des différents
médicaments utilisés

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  • 1. Sommaire • Définitions – d’un soluté – d’une préparation parentérale • Phénomène d’osmose/application à la cellule • Différents types de solutés (en terme de concentration) • Indications principales – dilution, – hypovolémie, – déshydratation • Solutés cristalloïdes • Solutés nutritifs • Solutés colloïdes
  • 2. Définition d’un soluté • En règle générale, une solution est un mélange liquide et homogène, formée – par la substance dissoute qui est le soluté (solide ou gaz) – et le solvant, liquide qui représente l'essentiel du mélange
  • 3. Définition d’une préparation parentérale • Préparation stérile destinée à être injectée, perfusée, ou implantée dans le corps humain ou animal • Préparée par des méthodes visant à assurer – Sa limpidité (qui doit pouvoir être vérifiée par transparence au niveau du récipient) – Sa stérilité = absence de microorganismes – Son apyrogénicité = absence de pyrogène = substance susceptible de provoquer par injection une brusque élévation de T°, substance produite par des bactéries (=endotoxines), des champignons, des levures – L’absence de contaminants – Un pH aussi proche que possible de la neutralité – Une pression osmotique qui doit se rapprocher de celle du plasma = isotonicité
  • 4. Définition d’une préparation parentérale • Différents types de préparation parentérale – Préparation injectable – Préparation pour perfusion – Préparation à diluer pour injection/perfusion – Poudres pour injection/perfusion • Etiquettage : – Contenu : principe actif/solvant – Voie d’administration – Mention « Préparation stérile » – Date de péremption – Numéro de lot
  • 5. Phénomène d’osmose • Pour comprendre comment on prépare les solutions utilisées en perfusion, il faut connaître les lois de l'osmose • L'osmose est le mouvement de l'eau (ou d'un autre solvant) vers une région de plus faible potentiel aqueux, où la concentration des molécules dissoutes ou des ions est plus élevée. • L’osmolarité est donc la concentration d’un milieu (en osm/l) => Le milieu de plus forte concentration est hypertonique par rapport au milieu de plus faible concentration qui lui est hypotonique. • On peut aussi rencontrer le terme d’osmolalité : concentration en osm/kg • La pression oncotique est la pression osmotique avec les éléments dissous correspondant à des proteines
  • 7. Phénomène d’osmose dans une cellule • Dans le contexte d'une cellule, le milieu intracellulaire et extracellulaire sont séparés par une membrane plasmique, qui est semi-perméable. • Pour les solutés qui ne peuvent traverser passivement la membrane plasmique, s'applique alors le phénomène d'osmose. • L'eau va diffuser vers le compartiment (intracellulaire ou extra-cellulaire) qui est le plus concentré pour diluer le soluté qui ne peut traverser la membrane plasmique et pour remédier à la différence de concentrations en soluté qui existe de part et d'autre de la membrane
  • 8. Equilibre hydrique dans les cellules animales En fonction de ce que nous venons de voir, une cellule peut être placée dans • Un milieu isotonique : milieu de même pression osmotique que le milieu intracellulaire, donc pas de mouvement net d'eau au travers de la membrane plasmique. • Un milieu hypotonique : milieu dont la pression osmotique est plus faible que la pression intracellulaire car la concentration totale en solutés est plus faible dans le milieu extracellulaire par rapport au milieu intracellulaire. • Un milieu hypertonique : milieu de pression osmotique plus forte que la pression intracellulaire car la concentration totale en solutés est plus élevée dans le milieu extracellulaire par rapport au milieu intracellulaire.
  • 9. Equilibre hydrique dans les cellules animales •Dans une solution isotonique les globules rouges demeurent inchangés •Dans une solution hypotonique les globules rouges deviennent turgescents et finissent par éclater = hémolyse •Dans une solution hypertonique les globules rouges se déshydratent et deviennent crénelés. .
  • 10. 3 types de solutés • Soluté – isotonique – hypertonique – hypotonique • Les voies d’administration peuvent être de 2 types : – Voie veineuse périphérique (VVP) • osmolarité < 800 mosm/l. • administration < 20 jours – voie veineuse centrale (VVC) • osmolarité > 800 mosm/l. • traitement continu lourd de longue durée (réanimation, oncologie …). • pose d’un cathéter au niveau de la veine jugulaire, sous- clavière, fémorale
  • 11. 3 types de solutés • Chez les humains et la plupart des autres mammifères, une solution isotonique correspond à 0,9 % en poids (ou 9 g/L) de chlorure de sodium en solution aqueuse. Cette solution, appelée solution ou sérum physiologique, est en général administrée par voie intra-veineuse. • Dans les perfusions par voie intraveineuse, les solutés doivent être isotoniques au plasma, pour éviter tout accident d'hémolyse (rupture de la paroi des cellules sanguines).
  • 12. Différents types de solutés • Présentation : – ampoules (10, 20 ml), – flacons (50 à 1000 ml) – ou poches (50 à 1000 ml) • Exemples : • NaCl ou Chlorure de Sodium 0,9% (isotonique), 10%, 20% – Ampoules de 2 ml, de 5 ml, de 10 ml et de 20 ml – Flacons de 125 ml, de 250 ml, de 500 ml, de 1000 ml – Poches suremballées de 50 ml, de 100 ml, de 250 ml, de 500 ml, de 1000 ml • Glucosé 5% (isotonique) ou 10% – Ampoules de 10 ml et de 20 ml – Flacons de 125 ml, de 250 ml, de 500 ml, de 1000 ml – Poches suremballées de 50 ml, de 100 ml, de 250 ml, de 500 ml et de 1000 ml .
  • 13. Exemple de poche de NaCl
  • 14. Indications • Ces solutés peuvent être utilisés – en cas • d’hypovolémie • de déshydratation – ou permettre la dilution d’un principe actif après vérification de leur compatibilité. Dans ce cas, le dosage et le débit seront dictés par la nature et la dose du médicament prescrit.
  • 15. Indications : Hypovolémie • Volémie normale = 65 ml / kg. Maintient de la volémie nécessaire à l’oxygénation tissulaire • Les échanges hydriques sont régis par – la pression osmotique entre secteur intra et extra cellulaire – la pression oncotique entre secteur vasculaire et interstitiel • Hypovolémie : diminution du volume total du sang circulant et de celui qui est immobilisé dans le réservoir sanguin. 2 formes : – hypovolémie absolue : diminution de la masse sanguine ou pertes plasmatiques (digestives, rénales, cutanées) – hypovolémie relative par diminution du retour veineux, vasodilation excessive (choc septique, anaphylactique, AG, intox par des depresseurs du SNC …) • Etiologie : – Choc (les organes principaux ne sont plus susceptibles d'assurer leur fonction principale) – Hémorragie – Brûlure sur une surface étendue – Déshydratation – vasodilatation excessive – Œdèmes – hypertension
  • 16. Indication : Hypovolémie • Signes cliniques : – baisse de la pression artérielle qui peut mener au collapsus cardio-vasculaire ou choc hypovolémique, – tachycardie, paleur de la peau – nausées, vertiges, soif, perte de connaissance. – Les symptômes cliniques peuvent ne pas apparaître jusqu'à une perte de 10 à 20% du volume sanguin. • La rapidité d'intervention est très importante lors d'un choc hypovolémique. Indication : restauration et maintien du volume de sang circulant lorsqu'un déficit volumique a été établi et que l'utilisation d'un colloïde est appropriée. Le choix de l'albumine préférentiellement à un colloïde de synthèse sera fonction de l'état clinique de chaque patient, en se basant sur les recommandations officielles.
  • 17. Solutés de remplissage : recommandations pour la pratique clinique • Pour le remplissage : – Cristalloïdes isotoniques en première intention – Colloïdes si hémorragie > 20% masse sanguine et/ou TAS < 80 mmHg. – Surveillance essentiellement clinique. • Recommandations selon contexte – Hémorragie : • pertes sg < 20 % : cristalloïdes • pertes sg > 20 % ou PAS < 80 : colloides • CG ssi Hb < 7 g/dl (1 CG 1 pt) – Déshydratation (EC) : cristalloïdes – Choc anaphylactique : adré + cristalloïdes – Brûlés : cristalloïdes isotoniques au départ, colloides après 24 h
  • 18. Solutés de remplissage : recommandations pour la pratique clinique Objectifs du remplissage • Maintenir une PA suffisante pour avoir une perfusion tissulaire adéquate • Ne pas oublier le traitement de la cause : tt chirurgical en cas de choc hémorragique, et transfusion CG pour maintenir une PAM ~ 45-50 mmHg
  • 19. Indications : déshydratation • La déshydratation aiguë est l'ensemble des troubles engendrés par une perte d'eau importante et rapide, non compensée. • Origine d’une déshydratation : – 90% des déshydratations sont liées à des pertes digestives, notamment des diarrhées ou l’association de diarrhées à des vomissements, en particulier dans le cadre des gastro-entérites aiguës. – Elles peuvent être dues aussi à un coup de chaleur ou un défaut d’apports
  • 20. Indications : déshydratation • Mécanisme de la déshydratation : – Pertes d'eau égales aux pertes de sel, cas le plus fréquent : deshydratation isonatrémique globale. – Pertes de sel (Chlorure de Sodium NaCl) supérieures aux pertes d'eau: deshydratation hyponatrémique, à prédominance extra-cellulaire (hyperhydratation intra- cellulaire). – Pertes d'eau supérieures aux pertes de sel: déshydratation hypernatrémique, à prédominance intra-cellulaire. • Troubles de l'équilibre acido-basique associés : – L'acidose métabolique par pertes digestives de bicarbonates (diarrhée) et souffrance cellulaire est fréquente. – L'alcalose métabolique par pertes d'ion H+ est plus rare (vomissements)..
  • 21. Indications : déshydratation • Signes de déshydratation intracellulaire – soif vive – sécheresse des muqueuses (langue, bouche) – hypotonie des globes oculaires – hyperthermie – troubles de la conscience et du tonus • Signes de déshydratation extracellulaire – conservation du pli cutané – hypotonie des globes occulaires, cernes – perte de poids – oligurie, baisse de la diurèse – troubles hémodynamiques périphériques ou centraux (hypotension artérielle, orthostatique, tachycadie) – dépression de la fontanelle antérieure chez les nourrissons
  • 22. Indications : déshydratation • Si la déshydratation est manifeste, l'objectif thérapeutique est de restaurer le volume normal de liquide si possible par voie orale. • Si le patient est incapable de boire 2,5 à 3 litres en 24 heures, l'eau et les électrolytes doivent être apportés par d'autres voies : les liquides peuvent être administrés par voie intraveineuse, sous-cutanée ou par sonde jusqu'à ce que le patient soit correctement hydraté et puisse absorber et conserver suffisamment de liquide par voie orale. • Dans tous les cas, la réhydratation doit se faire de façon progressive. Elle est constituée, – d'une part de l'apport quotidien normal (soit 1,5 litre) – et d'autre part, d'une supplémentation en soluté hypo, iso ou hypertonique selon le type de déshydratation. – Il convient d'être très attentif au cours des 24 premières heures de prise en charge • en surveillant la diurèse, le pouls, le poids • et en recherchant tout signe de survenue d'œdème aigu du poumon mais aussi de complication centrale à type d'œdème ou d'infarctus cérébral, le volume de la supplémentation se situant entre 30 et 50 % du déficit hydrique et la correction de la perte hydrique devant s'étaler sur 48 voire 72 heures.
  • 23. Indications : déshydratation • Le protocole de réhydratation est fonction du type de déshydratation à prendre en charge : – Prise en charge de la déshydratation intra-cellulaire : En plus des besoins quotidiens du patient en eau, la compensation proprement dite est constituée d'une solution de glucose à 5 % avec du chlorure de sodium, du chlorure de potassium, et 0,5 litre d'eau par degré de fièvre au-dessus de 38°C. – Prise en charge de la déshydratation extra-cellulaire : Si la déshydratation est peu sévère, une réhydratation par du chlorure de sodium à 0,9%, ou une solution de glucose à 5 % suffit. En cas de choc, le recours à la voie intraveineuse est impératif. Aux besoins quotidiens en eau, on ajoute une supplémentation à hauteur de 30 à 50 % du volume des pertes le premier jour. En cas de choc, il peut être nécessaire de perfuser, à grand débit, en 15 mn, des macromolécules de type plasmion.
  • 24. Solutés : Catégories • 2 grandes catégories : – Les cristalloides iso, hypo ou hypertoniques – Les solutés nutritifs – Les colloides naturels ou de synthèse
  • 26. Eau pour préparation injectable • Indication : dilution ou dissolution extemporanée de préparations destinées à être administrées par voie parentérale. • Posologie et mode d’administration : fonction des spécialités dissoutes dans l'eau pour préparations injectables. • Précautions d'emploi : – L'eau pour préparations injectables étant une solution hypotonique, destinée à la préparation de solution pour administration parentérale, elle ne doit pas être injectée seule. – La préparation du mélange doit se faire extemporanément avec du matériel stérile et dans des conditions d'asepsie rigoureuses. – Avant emploi, vérifier la limpidité de la solution. – Pour les flacons : avant emploi, vérifier l'intégrité du bouchage et désinfecter le bouchon – Avant dissolution d'un médicament, vérifier sa solubilité et/ou sa stabilité dans l'eau. – Dans le cas d'un mélange de plusieurs principes actifs, vérifier la compatibilité entre eux
  • 27. NaCl 0,9% • Le soluté isotonique est à 0,9%, soit 9 grammes de NaCl (chlorure de sodium) par litre d'eau. A cette concentration, cette solution est dite "physiologique". Le sodium a pour synonyme natrium (Na) • Associé au chlore (NaCl), c'est le sel de table.
  • 28. NaCl 0,9% • Mode d’administration : Voie intraveineuse pour perfusion. • Avant administration,vérifier • l’intégrité du contenant, • la limpidité du soluté, • un éventuel changement de couleur et/ou une éventuelle formation de précipité, de complexe insoluble ou de cristaux, • La compatibilité avec les médicaments dissouts • Opérer dans des conditions d’asepsie rigoureuse
  • 29. NaCl 0,9% • Indications – Rééquilibration ionique par apport de chlorure et de sodium. – Déshydratations extracellulaires. – Véhicule pour apport thérapeutique. – Hypovolémie. • Posologie adulte : selon le poids et l'état du malade : de 500 à 3000 ml par 24 heures. 1 g de chlorure de sodium correspond à 17mmol d'ion sodium. • Surveillance : les paramètres cliniques et biologiques, en particulier l'ionogramme, doivent être surveillés.
  • 30. Bicarbonate • Hypertonique 4,2% (4,2g/100ml) ou isotonique 1,4% (1,4g/100ml) • Indication : Correction des acidoses métaboliques • Posologie : La posologie est variable et doit être adaptée en quantité selon l'étiologie, l'état du malade et l'importance des perturbations de l'équilibre acido-basique • Surveillance : ionogramme plasmatique (en particulier HOK+, HRNa) et équilibre acido- basique sanguin
  • 31. Ringer lactate • Très utilisé du fait de sa composition en ions et éléments dissous qui est très proche de celle du plasma sanguin. sodium chlorure 6 g potassium chlorure 400 mg calcium chlorure hexahydrate 400 mg sodium lactate solution à 60 % 5,33 g Soit sodium lactate 3,2 g Soit sodium 130,3 mmol Soit potassium 5,4 mmol Soit calcium 1,8 mmol Soit lactate 28,5 mmol Soit chlorure 111,7 mmol •Voie d'administration : perfusion intraveineuse lente, dans des conditions rigoureuses d'asepsie.
  • 32. Ringer lactate • Indications - Déshydratations à prédominance extracellulaire (quelle qu'en soit la cause : vomissement, diarrhée ...). - Hypovolémie (quelle qu'en soit la cause : chocs hémorragiques, brûlures, pertes hydroélectrolytiques périopératoires). - Acidose.
  • 33. Eléments minéraux présentés en ampoules • Ca = Calcium • Mg = Magnésium • Ph = Phosphate • K+ = Potassium
  • 35. Solutés nutritifs • Soluté nutritif : il en existe une grande variété, qui mélangent glucides (glucose), lipides et protides (acides aminés) dans des proportions très variables en fonction des besoins du patient. • Ils sont utilisés en perfusion = nutrition parentérale
  • 36. Glucose 5% • Contient 5% de glucose = 50 grammes par litre d'eau • Glucide simple dont la formule est C6H12O6 • Présent dans toutes les cellules vivantes car c'est le nutriment le plus important du catabolisme. Dans le tube digestif, tous les féculents, la cellulose, le glycogène sont hydrolysés en glucose • Dans notre sang, sa concentration (la glycémie) est située entre 0,80 et 1,20g/L de sang – En dessous de 0,8 g/L, c'est l'hypoglycémie, – au-dessus de 1,2 g/L, le patient présente une hyperglycémie
  • 37. Glucose 5% • Mode d’administration (RCP) : Voie intraveineuse stricte, en perfusion IV lente. • Avant administration,vérifier – l’intégrité du contenant, – la limpidité du soluté, – un éventuel changement de couleur et/ou une éventuelle formation de précipité, de complexe insoluble ou de cristaux – Compatibilité du médicament en mélange. Ne pas ajouter de médicaments dans le récipient sans avoir préalablement vérifié la compatibilité avec la solution et le contenant. • Opérer dans des conditions d’asepsie rigoureuse
  • 38. Glucose 5% • Indications Ce médicament est préconisé dans les cas suivants : - Réhydratation lorsqu'il existe une perte d'eau supérieure à la perte en chlorure de sodium. - Prévention des déshydratations. - Véhicule pour apport thérapeutique en période • préopératoire, • peropératoire • postopératoire immédiate. • Posologie : à adapter selon l'état clinique du malade, en fonction – du poids, – de l'alimentation – et des thérapeutiques complémentaires éventuelles. Le débit de perfusion ne doit pas dépasser un volume correspondant à 0,5 g de glucose par minute.
  • 39. Glucose 5% • Surveillance pendant le traitement – de l'ionogramme plasmatique – de la glycosurie – de la kaliémie – de la phosphatémie – de la glycémie – du bilan lipidique • Chez le diabétique, surveillance biologique accrue (glycémie et glycosurie) et adaptation éventuelle des doses d'insuline ou du traitement hypoglycémiant.
  • 40. Acides Aminés • 3 présentations : – Seuls – Associés aux glucides – Associés aux glucides + lipides
  • 41. Acides Aminés • Seul : Ex. : Dipeptiven® : N(2)-L-alanyl-L-glutamine à 20g/100ml • Mode d’administration : Voie veineuse centrale après dilution dans une solution pour nutrition parentérale (1/5) • La vitesse de perfusion est fonction de celle de la solution associée et ne doit pas dépasser 0,1 g d'acides aminés par kg de poids corporel et par heure • Indication : nutrition parentérale en complément à une solution standard d'acides aminés ou à d'autres mélanges utilisés en nutrition parentérale chez des patients de réanimation nécessitant un apport en glutamine • Posologie : fonction de la sévérité de l'état catabolique et du besoin en acides aminés. 1,5 à 2 ml / kg de poids corporel . • Il est conseillé de ne pas dépasser une posologie maximale quotidienne de 2 g d'acides aminés par kg de poids corporel lors de l'administration d'une nutrition parentérale. L'apport d'alanine et de glutamine par Dipeptiven ne doit pas dépasser environ 20 % de l'apport total en acides aminés. • Surveillance : – Les enzymes telles que phosphatases alcalines, ASAT, ALAT, le taux de bilirubine et le bilan acidobasique doivent être régulièrement contrôlés. – Surveillance accrue en cas : d'insuffisance rénale, d'insuffisance hépatique, d'acidose métabolique.
  • 42. Acides Aminés • + glucides : Ex. : Amminomix® = association de différents AA (5g/100ml) + glucose (12g/100ml) • Mode d'administration : Voie veineuse centrale. • Modalités de manipulation : Rompre la soudure séparant les deux chambres (1 compartiment pour les AA + 1 pour le glucose) en appuyant fermement du plat de la main sur une des chambres • Indication : Apport d'acides aminés et de glucose lorsque l'alimentation orale ou entérale est impossible ou insuffisante • Posologie : fonction du niveau du catabolisme azoté (estimé ou mesuré) du malade. Posologie moyenne chez l'adulte est de 20 à 40 ml/kg/jour • Surveillance : – de l'ionogramme plasmatique – de la balance hydroélectrolytique et de l'osmolarité sérique
  • 43. Acides Aminés • + glucides + lipides + électrolytes : Ex. : Kabiven®, poche tricompartimentée • Mode d'administration : en perfusion intraveineuse exclusivement par voie veineuse centrale. • Indication : Nutrition parentérale chez l'adulte et l'enfant de plus de 2 ans quand la nutrition orale ou entérale est impossible, insuffisante ou contre-indiquée • Posologie : La dose administrée doit être individualisée et le choix de la présentation doit être fait en fonction de l'état clinique du patient, du poids corporel et des besoins nutritionnels • Surveillance : – La glycémie, les électrolytes et l'osmolarité ainsi que la balance hydroélectrolytique, l'équilibre acidobasique et les tests de la fonction hépatique (phosphatases alcalines, ASAT, ALAT) doivent être surveillés régulièrement. – La numération globulaire et les facteurs de coagulation devront être surveillés si les lipides sont administrés sur une longue période
  • 44. Lipides • Ex : Intralipide® = huile de soja purifiée à 10% (10g/100ml), 20% (20g/100ml), 30% (30g/100ml) • Mode d’administration : voie intraveineuse en perfusion lente et progressive, par veine centrale ou périphérique, fonction de l'osmolarité finale de l'émulsion en cas d'utilisation en mélange nutritif (ajouts d'acides aminés et/ou d'électrolytes et/ou d'oligoéléments) • Indication : apport calorique lipidique au cours d'une nutrition parentérale, lorsque l'alimentation orale ou entérale est impossible, insuffisante ou contre-indiquée. • Posologie : la posologie doit être adaptée aux capacités individuelles d'élimination des triglycérides • Surveillance : – Une surveillance biologique hépatique est recommandée. – La surveillance des triglycérides plasmatiques est nécessaire pour les posologies élevées et en cas de durée de traitement supérieure à une semaine. Cette surveillance permet de vérifier la capacité de l'organisme à éliminer les lipides perfusés.
  • 46. L’albumine à 4 et 20% Albumine d’origine humaine • Indication : en créant un transfert d’eau du secteur interstitiel vers le secteur vasculaire, on obtient une expansion volémique de 400 ml pour 500 ml d’Alb à 4 % ou 100 ml d’alb à 20 % • La durée d’efficacité est de 6 à 8 h. • Le choix de l'albumine préférentiellement à un colloïde de synthèse sera fonction de l'état clinique de chaque patient • Posologie : La dose nécessaire dépend de la taille du patient, de la sévérité du traumatisme ou de l'affection et de la persistance des pertes liquidiennes et protéiques • Mode d’administration : directement par voie intraveineuse ou diluée dans une solution isotonique (par exemple glucose à 5 % ou chlorure de sodium à 0,9 %). Le débit de perfusion doit être adapté à chaque cas particulier et aux différentes indications
  • 47. Les dextrans Les Dextrans : polymères glucidiques d’origine bactérienne • Ils ne sont plus utilisés en raison de leur effet secondaires (troubles de l’hémostase, IRA, anaphylaxie) • Leur pouvoir d’expansion volémique » 1, avec une durée d’efficacité de l’ordre de 4 à 8 h. • Mode d’administration : Voie intraveineuse stricte. Administration d'une dose unique de 250 ml, comme traitement initial après le contrôle primaire de la respiration et des saignements. Cette solution doit être administrée par perfusion intraveineuse rapide, soit 250 ml en deux à cinq minutes. II est recommandé d'administrer immédiatement après la perfusion de Dextran, une solution isotonique en fonction des besoins du patient. • Modalités de manipulation Avant administration, inspecter visuellement le médicament pour vérifier l'absence de particules et de coloration/décoloration. Usage unique.
  • 48. Les gélatines Les Gélatines : polypeptides d’origine animale, il en existe 2 types – G fluides modifiées : ( plasmion, gélofusine, plasmagel ) riche en Ca – G à pont d’urée : haemacel • Leur pouvoir d’expansion vol est » 0.8 et leur durée d’action de 4 à 5 h. • La dose max. est normalement de 1,5 L / 24h • Mode d’administration : Voie intraveineuse stricte. Administration d'une dose unique de 250 ml, comme traitement initial après le contrôle primaire de la respiration et des saignements. Cette solution doit être administrée par perfusion intraveineuse rapide, soit 250 ml en deux à cinq minutes. II est recommandé d'administrer immédiatement après la perfusion de Rescueflow, une solution isotonique en fonction des besoins du patient. • Modalités de manipulation Avant administration, inspecter visuellement le médicament pour vérifier l'absence de particules et de coloration/décoloration. Usage unique. • Surveillance : hémostase • Effets 2d : anaphylaxie, diminution de l’agrégation plaquettaires • CI : hypersensibilité, choc anaphylactique, HK, tbles de coagulation, accouchement ou grossesse
  • 49. Les polysaccharides naturels HEA : HydroxyEthylAmidon : extrait d’amidon de mais • Pouvoir d’expansion volémique de 100 à 140 %, 1g d’HEA retient 30 ml d’eau dans le compartiment vasculaire avec une durée d’action de 4 à 8 h pour esteril et 12 à 18 h pour voluven. • Mode d’administration : Voie intraveineuse stricte. Administration d'une dose unique de 250 ml, comme traitement initial après le contrôle primaire de la respiration et des saignements. Cette solution doit être administrée par perfusion intraveineuse rapide, soit 250 ml en deux à cinq minutes. II est recommandé d'administrer immédiatement après la perfusion de Rescueflow, une solution isotonique en fonction des besoins du patient. • Modalités de manipulation Avant administration, inspecter visuellement le médicament pour vérifier l'absence de particules et de coloration/décoloration. • Effets 2daires : troubles de l’hémostase • CI : hémophilie et maladie de willebrand, hypersensibilité, accouchement et grossesse. • Le mieux, le moins toxique : voluven 6%
  • 50. Surveillance du remplissage Surveillance du remplissage • PA, FC, Diurèse horaire avec objectif de 1 ml/kg/h, état de conscience • Hb : valeur seuil de 7 g/dl chez le sujet sain et de 10g/dl chez la PA, coronarienne, ou TC ou AVC • plaquettes et hémostase.
  • 51. Conclusion • Lors de l’utilisation d’un soluté par voie parentérale, toujours – manipuler dans les conditions d’asepsie stricte – et vérifier la compatibilité des différents médicaments utilisés