IUKM SANTE
PHARMACOLOGIE
IDE2
LES ANESTHÉSIQUES
PAR DR DIEDHIOU
Rappels
 Définitions de l’Anesthésie
Suspension momentanée de la sensibilité dans une partie
ou dans l'ensemble du corps, provoquée en vue d'une
intervention chirurgicale.
Objectifs de l’anesthésie
 Plonger le patient dans un coma artificiel pour lui permettre de
supporter une agression physique telle qu’un acte chirurgical
 perte réversible et temporaire de :
 conscience
 sensation douloureuse
 dans un but thérapeutique, diagnostique, ou chirurgical
L'Anesthésie générale
Trois effets principaux sont recherchés lors d’une
anesthésie générale:
1.Narcose: endormir le patient produits à action corticale (cortex
cérébral) et produits à action sur la formation réticulée.
2.Analgésie: élever le seuil de la douleur utilisation d’un produit
analgésique central est nécessaire.
3.Myorelaxation : molécules anesthésiques ont une action
centrale myorelaxante et les agents curarisants une action
périphérique ; une combinaison de ces 2 types se traduit
par une synergie et une potentialisation de leurs effets. les réflexes sont abolis
ou diminués.
Quels sont les agents intraveineux
disponibles aujourd’hui ?
 thiopental (Pentothal®, Nesdonal®)
 propofol (Diprivan®)
 étomidate (Etomidat-Lipuro®.)
 midazolam (Hypnovel®)
 kétamine (Kétalar®)
Anesthésiques: Les agents intraveineux
Thiopental Penthotal*
 barbiturique, anticonvulsivant
 réveil rapide
 peu utilisé car accumulation +++ en cas de réinjection ou de
perfusion (élimination saturable)
 Indications :
Induction AG de longue durée
Induction AG « estomac plein »
ne peut pas être utilisé pour l’entretien de l’anesthésie
 Métabolisme hépatique (CYP450)
Thiopental Penthotal*
 Effets indésirables :
Nausées vomissements
Dépression respiratoire,apnée
↓ PA, tachycardie
 Contre-indiqué en cas de porphyrie, obstruction respi
 Voie IV stricte :
 L’administration extra-vasculaire entraîne une
nécrose tissulaire
 L’administration intra artérielle entraîne un spasme
+++ l
 Anaphylaxie exceptionnelle
Etomidate(Hypnomidate*):
pas d’accumulation
pharmacocinétique linéaire dans les zones de
concentrations anesthésiques
bonne tolérance respiratoire et cardiovasculaire
Puissant hypnotique utilisé en induction ou en entretien
Etomidate(Hypnomidate*):
 Effets indésirables :
douleur à l’injection +++ avec 20% de
thrombophlébites postopératoires (solvant ++)
Nausées et vomissements (30 à 40% des cas, plus si
morphiniques associés)
Réaction anaphylactique très exceptionnelle :
proposé en cas d’antécédents allergiques
 souvent utilisé en chirurgie ambulatoire , du fait de sa
rapidité d’élimination.
 CI : enfant< 2 ans
Midazolam( Hypnovel) *
 Action anxiolytique et sédative (voie IM adulte et rectale
chez l'enfant) (prémédication)
seule benzodiazépine inducteur de narcose en AG
Sédation du patient de réa
 Délai d’action long (plusieurs minutes pour le début de
l’action : 2 min)
 Effet prolongé (90 minutes après une dose unique)
 Métabolisé par le Cytochrome P450 3A4
 Variabilité interindividuelle +++
Midazolam( Hypnovel) *
● EI: Amnésie rétrograde, dépression respiratoire,
myasthénie
● CI :
● effets dépresseurs circulatoires contre-indique le
produit chez les patients en état de choc.
● myasthénie
utilisable chez les patients sensibles à l'hyperthermie
maligne
utilisable chez les patients porphyriques
Kétamine Ketalar*
hypnotique à peu d’effet toxique , pas de douleur à
l’injection , pas d’action allergique.
● Délai d'action : 1 min
● Durée d'action : 5 à 15 min
● Métabolisme par CYT P 450
● Indications :
● Inducteur enzymatique
● Induction chez l'enfant (intra rectale)
● Induction en cas de choc (augmentation de la PA) ,
tamponade, asthme aigue (peu dépresseur respiratoire)
Anesthésique de choix dans l'urgence
Effets indésirables: hallucinations , cauchemars au réveil.
Propofol(Diprivan*):
• Indication :
● Induction et entretien de l'anesthésie, très utilisé
en chirurgie ambulatoire.
● sédation peropératoire
● sédation en réanimation.
• Délai d'action : narcose rapide (30 à 40 sec)
● Durée d'action courte (5 à 10 min) .
● Non analgésique
● Effets indésirables: hypotension artérielle,
● douleur dans le bras de l’injection.
• CI : Enfant < 1 mois
Les morphiniques
Mécanisme d'action :
- morphinomimétiques puissants
- analgésiques (induction et entretien)
- ventilation assistée obligatoire en raison de leur forte
action dépressive.
EI :
- dépression respiratoire
- bradycardie, utilisation d'un anticholinergique (atropine)
- hypotension
- risque de rigidité musculaire
- N. V. postopératoires
 Indications et propriétés pharmacocinétiques
Fentanyl
FENTANYL®
Alfentanyl
RAPIFEN®
Sufentanil
SUFENTA®
Rémifentanyl
ULTIVA®
Puissance +++ + +++++ ++
Délai d'action 1 min 30sec 45sec 30sec
Durée
d'action
20 à 30 min 7 à 10min 30 à 40 min 5 à 10 min
Indications Voie
péridurale
avec
anesthésique
s locaux
(analgésie
péridurale
obstétricale)
Sédation de
patients
ventilés
Anesthésie
ambulatoire
de courte
durée (moins
puissant)
Voie
péridurale
avec
anesthésique
s locaux
(analgésie
péridurale
obstétricale)
Sédation de
patients
ventilés
Élimination
rapide  perf
en continue
-Sédation des
patients
ventilés
Les curares
- relâchement musculaire souvent utile pour l’intubation trachéale
- induisent une paralysie réversible des muscles striés.
- aucune action sur la conscience ou la perception douloureuse :
adjuvants de l’anesthésie générale
- Les curares agissent en interrompant la transmission des influx
nerveux au niveau de la plaque motrice.
- paralysie du diaphragme et des muscles intercostaux : arrêt
respiratoire
Le choix d'un curare se fait selon la durée d'action, le type
d'intervention et le terrain.
Les curares : 2 grands groupes
 Les curares dépolarisants:succinylcholine (célocurine *)
agonistes de l’acétylcholine au niveau des récepteurs
postsynaptiques de la plaque motrice
 produisent une dépolarisation membranaire
permanente. (plus de PA)
 respect de la chaîne du froid
 molécule dont le délai d’installation et la durée d’action
les plus courts donc réversible. (utilisation en urgence,
protège voies aériennes)
 risque d’hyperkaliémie, choc anaphylactique, troubles du
rythme cardiaque, hyperthermie maligne…
 CI : rhabdomyolyse, myopathie
Les curares : 2 grands groupes
Les curares non dépolarisants: (Tracrium*,
Mivacron*, Esmeron*, Nimbex*, Norcuron * , Pavulon*…)
● antagonistes compétitifs des récepteurs postsynaptique
l’acétylcholine au niveau neuromusculaire, cardiaques et
des gglions du Sn autonome
● provoquent d’emblée une paralysie flasque, sans
dépolarisation membranaire.
• -peu d’effets indésirables graves: induction d’une
Histaminolibération
• - CI : Allergie
SPECIALITE MODE
D'ACTION
DELAI
D'ACTI
ON
DUREE
D'ACTION
TYPE D'
INTERVENTION
TERRAIN
Suxamethonium
CELOCURINE®
Dépolarisant 1min 10 à 12mi, Intubation difficile
Pas de relachement
musculaire souhaité
Pancuronium
PAVULON®
Non
dépolarisant
3 à 5
min
90 à 180
min
Chirurgie cardiaque
(durée d'action
longue)
Vecuronium
• NORCURO
N®
Atracurium :
TACRIUM
Non
dépolarisant
3 min 40 à 60min Chirugue abdo-
thoracique et
obstétricale
Sujet agé
+++ :
bonne
tolérance
hémodyna
mique
Rocuronium
ESMERON®
Non
dépolarisant
1,5 min 40 à 60 min
Mivacurium
MIVACRON®
Non
dépolarisant
2,5 min 15 à 30min Interventions de
courte durée
(<30min)
Cisatracurium
NIMBEX®
Non
dépolarisant
3 à 5
min
50 à 75min Chir ophtalmo tous
non dépolarisants
(P intra-oculaire)
CI enfant <
2 ans
Médicaments post-anesthésiques (1)
En cas de détresse respiratoire:
-assistance ventilatoire
-antagoniste morphinique: nalorphine (amp.à 10mg/2ml IV,
IM)-naloxone=narcan*
Antagoniste spécifique et compétitif des opiacés.
Action en 30sec, durée de 25 à 45min
Médicaments post-anesthésiques (2)
En cas de paralysie prolongée:
-après suxamethonium: assistance respiratoire
prolongée
-après tracrium* : antidote =néostigmine=inhibiteur
de l’acetylcholinesterase,
l’effet de l’acetylcholine est prolongé et renforcé
(prostigmine*)- à ne pas utiliser avec les autres
curares (celocurine)
Flumazenil = ANEXATE Antagoniste compétitif
des BZD
Anesthésiques généraux : Les gaz halogénés(1)
Halothane, Fluothane, Isoflurane, Forène, Sévoflurane, Desflurane)
Administrés par inhalation
Sevoflurane sévorane*:
- réveil et récupération rapide, agréable à respirer :bon choix chez les enfants
- agent idéal pour l’induction et le réveil avec peu d’effet 2aire.
- bonne tolérance hépatique
- baisse du péristaltisme intestinal
- Nausées, vomissements +++
Desflurane suprane*:
Moindre pouvoir anesthésique (faible solubilité dans le sang et dans les
graisses)
ceci augmente sa maniabilité.
réveil plus rapide.
bonne tolérance hépatique-
baisse du péristaltisme intestinal
-nausées , vomissements +++
- hypersialorrhée
Anesthésiques généraux : Voie inhalée (2)
 Effets CV, effets respiratoires (bronchodilatateurs), effets
musculaires (décontractant musculaire squelettique lisse et
cardiaque)
 Effets indésirables
 toxicité hépatique surtout avec l'Halothane
 hyperthermie maligne : hypermétabolisme du muscle
squelettique  forte demande en O2. ttt : arrêt de
l'administration, ventilation sous O2 pur alcalinisation
 PE et CI
 Surveillance ++ des insuffisants respiratoires
 Pas de fluorés chez sujets avec ATCD d'ictère consécutifs à
l'emploi de ces produits
Anesthésiques généraux : Voie inhalée (3)
 Critères de choix :
Enfant : halothane réveil rapide et peu d'EI sauf hépatotoxicité
(odeur agréable, hypnotique faiblement analgésique et
myorelaxant)
Adulte :
 Isoflurane (entretien de la narcose après induction IV,
meilleur myorelaxant)
 Desflurane (pas en induction car irritant pour les voies
aériennes, élimination rapide pour chirurgie avec réveil
rapide
 Sévoflurane (induction et entretien d' AG après induction IV)
 Patient coronarien ou hypertendu : isoflurane (-tachycardisant et
– vasodilatateur), CI du desflurane
 IH et IR : Isoflurane et Desflurane (- métabolisés)
Avantages et inconvénients des anesthésiques par
inhalation et IV
Protoxyde d’azote: Mélange de protoxyde d’azote
et d’oxygène ( MEOPA) (1)
- Gaz incolore
- Anesthésique le plus utilisé
- Sédatif et analgésique, mais n’est pas suffisant à lui seul pour
maintenir une anesthésie. pas d’activité myorelaxante
- Action immédiate, le moins puissant des gaz anesthésiques
- Peu d’effet sur les systèmes cardio-vasculaire et
respiratoire.
- Absorption et élimination très rapides par voie pulmonaire
sous forme inchangée. Pas d’effet rémanent.
- La durée du réveil est généralement inférieure à 5 mn.
Protoxyde d’azote: Mélange de protoxyde d’azote
et d’oxygène ( MEOPA) (2)
 Indications:
Analgésie au cours de l’aide médicale d’ urgence:
traumato,brûlés, transport de patient algique
Préparation aux actes douloureux de courte durée chez
l’enfant et chez l’adulte: ponction lombaire, biopsie ostéo
médullaire, réduction de fracture…
Soins dentaires
Obstétrique
Protoxyde d’azote:Mélange de protoxyde d’azote et
d’oxygène ( MEOPA) (3)
• La durée de l’inhalation dépend de l’acte et ne doit pas
dépasser 60 mn en continu.
• Effet Finck : à l'arrêt de l'administration, hypoxémie par
diminution de la fraction d'O2 dans l'alvéole.
• EI :
• Accidents hypoxiques
• cardiovasculaires et respiratoires
Anesthésie locale et loco- régionale: Généralités
 Anesthésiques locaux : médicaments capables
d'abolir de façon temporaire et réversible la
propagation du signal au niveau des nerfs
desquelles ils sont amenés.
 Blocage de la conduction axonale de l'influx nerveux
en diminuant la perméabilité membranaire au Na.
 Action sur toutes les fibres motrices, sensitives,
sensorielles et autonomes à tout niveau du SN
Anesthésie locales et locorégionale : avantages et
inconvénients
Application des mesures de surveillance et de sécurité.
Avantage: suppression de toute sensation douloureuse
sans perte de conscience mais sédation à surveiller en
post-opératoire
Indications: anesthésie de surface ( peau, muqueuse:
crème ,gel , patch ou aérosol)
anesthésie locale par infiltration : plusieurs
injections sous cutanées ou intramuqueuses
anesthésie locorégionale :membres inférieurs,
gynéco, uro, abdominal sous ombilical par injection dans
l’espace péridural ou dans le LCR pour la rachi.
ANESTHESIE DE SURFACE (1)
 Anesthésique topique, de surface : crème, gel,
aérosol appliqué sur tissu à anesthésier (peau,
conjonctive, muqueuse...)
 Pramocaïne TRONOTHANE : manifestations
douloureuses et prurigineuses anales
 Tétracaine : infections muqueuses buccales et
oropharynx
 Oxybuprocaïne
 Tétracaïne certaines collyres
ANESTHESIE DE SURFACE (2)
Médicaments :
Lidocaïne
XYLOCAINE 5 % à la naphtazoline
XYLOCAINE gel urétéral 2 %
XYLOCAINE nébuliseur
XYLOCAINE visqueuse 2 %
Lidocaïne + Prilocaïne
EMLA crème 5 %
EMLA patch
ANESTHESIE DE SURFACE par INFILTRATION
(1)
 1 ou plusieurs injections sc, intradermiques ou
intramuqueuses à proximité des nerfs à endormir
 L'injection ne doit pas être intravasculaire.
 Inconvénient : quantités importantes d'anesthésiques
pour traiter une surface peu étendue
 Indications : gestes chirurgicaux mineurs très localisés.
 Lidocaïne, procaïne, mépivacaïne, bupivacaïne,
ropivacaïne, lévobupivacaïne
Anesthésie locorégionale (1)
1.les blocs centraux :
péridurale et rachianesthésie.
2.les blocs périphériques.
Anesthésie locorégionale : bloc central (2)
Anesthésie péridurale:
-injection d’un anesthésique local dans l’espace
péridural ,à proximité de la moelle épinière , au
contact de la dure-mère(membrane qui entoure
les fibres nerveuses ) .
-indications: interventions bassin , hanches ,
membres inférieurs , interventions urologiques
et inguinales, obstétriques…
Anesthésie locorégionale : bloc central (3)
 Injection unique ou répétée grâce à un cathéter introduit
dans l'espace péridural et laissé en place.
 Dose test (2 à 3ml)  pas de traversée de la dure-mère
 Anesthésiques à longue durée d'action (bupivacaïne,
ropivacaïne, et lévobupivacaïne)
Anesthésie locorégionale : bloc central (4)
Rachianesthésie:
- injection d’un analgésique locorégional à l’intérieur de la
dure-mère, directement dans le LCR , au contact des
nerfs spinaux.
- blocage rapide de la sensibilité et de la motricité ,
extension de l’anesthésie plus rapide que l’anesthésie
péridurale.
- mêmes indications que la péridurale.
- Bupivacaïne, ropivacaïne et lévobupivacaine
Anesthésie locorégionale : bloc périphérique
(5)
Blocs périphériques:
- injection le plus près possible d’un tronc nerveux (bloc tronculaire) ou
des troncs d’un plexus (bloc plexique) : anesthésie d’une région
entière
- indication pour les chirurgies des membres.
- Lidocaine et mépivacaine (anesthésie de 1h30 à 2h)/ ropivacaïne et
lévobupivacaine (> 3h)
- Adjonction d'adrénaline recommandée pour allonger le temps
d'anesthésie.
Les anesthésiques locaux : mécanisme
d'action
Action au niveau de la membrane neuronale
● forme non ionisée (lipophile ) qui pénètre dans l’axone ;
ionisation en milieu acide
● blocage des canaux Na+ après liaison avec un
récepteur.
● Abolition de la conduction du potentiel d’action
Plus une molécule est lipophile , plus la pénétration
intracellulaire est importante et plus elle est efficace et a
une longue durée d’action
Anesthésiques locaux : les médicaments
PROCAINE LIDOCAINE BUPIVACAI
NE
MEPIVACAI
NE
ROPIVACAI
NE
LEVOBUPI
VACAINE
PUISSANCE FAIBLE INTERMED
IAIRE
FORTE FORTE FORTE FORTE
DELAI
D'ACTION
1 à 2 min 2 à 5 min 10 à 30 min 10 à 30 min 10 à 30 min 10 à 15 min
DUREE
D'ACTION
2 à 40 min 45 à 90 min 150 à 240
min
60 à 180
min
150 à 210
min
150 à 210
min
Les anesthésiques locaux : Autres effets
 Au niveau du SNC: traversent la barrière hémato-
méningée : risque de convulsions, tremblements,
nausées, céphalées, dépression du SNC
 Au niveau cardiaque: dépriment toutes les fonctions,
entraînent des hypotensions artérielles, risque arrêt
cardiaque
 Au niveau respiratoire: induisent une dépression ( arrêt
respiratoire si fortes concentrations)
 Effets allergisants: rares , parfois éruptions cutanés.
 Contre-indications: pour les formes injectables : malades
sous anticoagulants, hyperthermie maligne, épilepsies,
zones infectées , enfant de moins de 30 mois.
Les anesthésiques locaux : Autres effets
Effets indésirables propres à la technique: hématome
péridural, céphalées post rachi anesthésie…
Utilisation d’une aiguille de Tuohy de 16 à 19 G d’une longueur de 80 à
150 mm à embase transparente pour visualiser le reflux du
LCR,avec un introducteur-biseau type Quincke ou type pointe
crayon(Whiteacre)
Les anesthésiques locaux : contre-indications
 Formes injectables
 Malades sous AC
 Porphyries
 ATCD d'hyperthermie maligne
 Enfant de moins de 30 mois
 Epileptiques non controlés par traitement
 Formes adrénalinées
 Ttt par IMAO et AD tricyliques
 Injection par voie IV
 Formes non injectables
 Allrgie
 Porphyries
 Nourrisson et petit enfant (mois de 6 ans) pour Lidocaïne
5 %
 Nourrisson de mois de 3 mois pour la crème EMLA
Effets secondaires , surveillance et prise en charge
avec tous les anesthésiques :salle de soins intensifs post
intervention( SSPI)
Perte de la conscience et sensibilité Etat général
Respiratoire
-dépression respiratoire
-bronchodilatation
Rythme, fréquence respiratoire,
cyanose…
Cardiaque Pression artérielle, pouls…
Effets secondaires , surveillance et prise en charge
avec tous les anesthésiques
Neurologique Reprise de la conscience- déglutition-
reprise des réflexes-tonus musculaire
Hépatique Nausées-vomissements: bilan
hépatique si besoin(le dropéridol-
droleptan* est utilisé pour les nausées induites
par les opioïdes)
Rénale Diurèse: bilan rénal si besoin –
clairance, urée…
Thermorégulation Température corporelle, extrémités…
Rachianesthésie Céphalées-rétention urinaire

LES ANESTHESIQUES.pptx.2024 Dakar Sénégal

  • 1.
  • 2.
    Rappels  Définitions del’Anesthésie Suspension momentanée de la sensibilité dans une partie ou dans l'ensemble du corps, provoquée en vue d'une intervention chirurgicale. Objectifs de l’anesthésie  Plonger le patient dans un coma artificiel pour lui permettre de supporter une agression physique telle qu’un acte chirurgical  perte réversible et temporaire de :  conscience  sensation douloureuse  dans un but thérapeutique, diagnostique, ou chirurgical
  • 3.
    L'Anesthésie générale Trois effetsprincipaux sont recherchés lors d’une anesthésie générale: 1.Narcose: endormir le patient produits à action corticale (cortex cérébral) et produits à action sur la formation réticulée. 2.Analgésie: élever le seuil de la douleur utilisation d’un produit analgésique central est nécessaire. 3.Myorelaxation : molécules anesthésiques ont une action centrale myorelaxante et les agents curarisants une action périphérique ; une combinaison de ces 2 types se traduit par une synergie et une potentialisation de leurs effets. les réflexes sont abolis ou diminués.
  • 4.
    Quels sont lesagents intraveineux disponibles aujourd’hui ?  thiopental (Pentothal®, Nesdonal®)  propofol (Diprivan®)  étomidate (Etomidat-Lipuro®.)  midazolam (Hypnovel®)  kétamine (Kétalar®) Anesthésiques: Les agents intraveineux
  • 5.
    Thiopental Penthotal*  barbiturique,anticonvulsivant  réveil rapide  peu utilisé car accumulation +++ en cas de réinjection ou de perfusion (élimination saturable)  Indications : Induction AG de longue durée Induction AG « estomac plein » ne peut pas être utilisé pour l’entretien de l’anesthésie  Métabolisme hépatique (CYP450)
  • 6.
    Thiopental Penthotal*  Effetsindésirables : Nausées vomissements Dépression respiratoire,apnée ↓ PA, tachycardie  Contre-indiqué en cas de porphyrie, obstruction respi  Voie IV stricte :  L’administration extra-vasculaire entraîne une nécrose tissulaire  L’administration intra artérielle entraîne un spasme +++ l  Anaphylaxie exceptionnelle
  • 7.
    Etomidate(Hypnomidate*): pas d’accumulation pharmacocinétique linéairedans les zones de concentrations anesthésiques bonne tolérance respiratoire et cardiovasculaire Puissant hypnotique utilisé en induction ou en entretien
  • 8.
    Etomidate(Hypnomidate*):  Effets indésirables: douleur à l’injection +++ avec 20% de thrombophlébites postopératoires (solvant ++) Nausées et vomissements (30 à 40% des cas, plus si morphiniques associés) Réaction anaphylactique très exceptionnelle : proposé en cas d’antécédents allergiques  souvent utilisé en chirurgie ambulatoire , du fait de sa rapidité d’élimination.  CI : enfant< 2 ans
  • 9.
    Midazolam( Hypnovel) * Action anxiolytique et sédative (voie IM adulte et rectale chez l'enfant) (prémédication) seule benzodiazépine inducteur de narcose en AG Sédation du patient de réa  Délai d’action long (plusieurs minutes pour le début de l’action : 2 min)  Effet prolongé (90 minutes après une dose unique)  Métabolisé par le Cytochrome P450 3A4  Variabilité interindividuelle +++
  • 10.
    Midazolam( Hypnovel) * ●EI: Amnésie rétrograde, dépression respiratoire, myasthénie ● CI : ● effets dépresseurs circulatoires contre-indique le produit chez les patients en état de choc. ● myasthénie utilisable chez les patients sensibles à l'hyperthermie maligne utilisable chez les patients porphyriques
  • 11.
    Kétamine Ketalar* hypnotique àpeu d’effet toxique , pas de douleur à l’injection , pas d’action allergique. ● Délai d'action : 1 min ● Durée d'action : 5 à 15 min ● Métabolisme par CYT P 450 ● Indications : ● Inducteur enzymatique ● Induction chez l'enfant (intra rectale) ● Induction en cas de choc (augmentation de la PA) , tamponade, asthme aigue (peu dépresseur respiratoire) Anesthésique de choix dans l'urgence Effets indésirables: hallucinations , cauchemars au réveil.
  • 12.
    Propofol(Diprivan*): • Indication : ●Induction et entretien de l'anesthésie, très utilisé en chirurgie ambulatoire. ● sédation peropératoire ● sédation en réanimation. • Délai d'action : narcose rapide (30 à 40 sec) ● Durée d'action courte (5 à 10 min) . ● Non analgésique ● Effets indésirables: hypotension artérielle, ● douleur dans le bras de l’injection. • CI : Enfant < 1 mois
  • 13.
    Les morphiniques Mécanisme d'action: - morphinomimétiques puissants - analgésiques (induction et entretien) - ventilation assistée obligatoire en raison de leur forte action dépressive. EI : - dépression respiratoire - bradycardie, utilisation d'un anticholinergique (atropine) - hypotension - risque de rigidité musculaire - N. V. postopératoires
  • 14.
     Indications etpropriétés pharmacocinétiques Fentanyl FENTANYL® Alfentanyl RAPIFEN® Sufentanil SUFENTA® Rémifentanyl ULTIVA® Puissance +++ + +++++ ++ Délai d'action 1 min 30sec 45sec 30sec Durée d'action 20 à 30 min 7 à 10min 30 à 40 min 5 à 10 min Indications Voie péridurale avec anesthésique s locaux (analgésie péridurale obstétricale) Sédation de patients ventilés Anesthésie ambulatoire de courte durée (moins puissant) Voie péridurale avec anesthésique s locaux (analgésie péridurale obstétricale) Sédation de patients ventilés Élimination rapide  perf en continue -Sédation des patients ventilés
  • 15.
    Les curares - relâchementmusculaire souvent utile pour l’intubation trachéale - induisent une paralysie réversible des muscles striés. - aucune action sur la conscience ou la perception douloureuse : adjuvants de l’anesthésie générale - Les curares agissent en interrompant la transmission des influx nerveux au niveau de la plaque motrice. - paralysie du diaphragme et des muscles intercostaux : arrêt respiratoire Le choix d'un curare se fait selon la durée d'action, le type d'intervention et le terrain.
  • 16.
    Les curares :2 grands groupes  Les curares dépolarisants:succinylcholine (célocurine *) agonistes de l’acétylcholine au niveau des récepteurs postsynaptiques de la plaque motrice  produisent une dépolarisation membranaire permanente. (plus de PA)  respect de la chaîne du froid  molécule dont le délai d’installation et la durée d’action les plus courts donc réversible. (utilisation en urgence, protège voies aériennes)  risque d’hyperkaliémie, choc anaphylactique, troubles du rythme cardiaque, hyperthermie maligne…  CI : rhabdomyolyse, myopathie
  • 17.
    Les curares :2 grands groupes Les curares non dépolarisants: (Tracrium*, Mivacron*, Esmeron*, Nimbex*, Norcuron * , Pavulon*…) ● antagonistes compétitifs des récepteurs postsynaptique l’acétylcholine au niveau neuromusculaire, cardiaques et des gglions du Sn autonome ● provoquent d’emblée une paralysie flasque, sans dépolarisation membranaire. • -peu d’effets indésirables graves: induction d’une Histaminolibération • - CI : Allergie
  • 18.
    SPECIALITE MODE D'ACTION DELAI D'ACTI ON DUREE D'ACTION TYPE D' INTERVENTION TERRAIN Suxamethonium CELOCURINE® Dépolarisant1min 10 à 12mi, Intubation difficile Pas de relachement musculaire souhaité Pancuronium PAVULON® Non dépolarisant 3 à 5 min 90 à 180 min Chirurgie cardiaque (durée d'action longue) Vecuronium • NORCURO N® Atracurium : TACRIUM Non dépolarisant 3 min 40 à 60min Chirugue abdo- thoracique et obstétricale Sujet agé +++ : bonne tolérance hémodyna mique Rocuronium ESMERON® Non dépolarisant 1,5 min 40 à 60 min Mivacurium MIVACRON® Non dépolarisant 2,5 min 15 à 30min Interventions de courte durée (<30min) Cisatracurium NIMBEX® Non dépolarisant 3 à 5 min 50 à 75min Chir ophtalmo tous non dépolarisants (P intra-oculaire) CI enfant < 2 ans
  • 19.
    Médicaments post-anesthésiques (1) Encas de détresse respiratoire: -assistance ventilatoire -antagoniste morphinique: nalorphine (amp.à 10mg/2ml IV, IM)-naloxone=narcan* Antagoniste spécifique et compétitif des opiacés. Action en 30sec, durée de 25 à 45min
  • 20.
    Médicaments post-anesthésiques (2) Encas de paralysie prolongée: -après suxamethonium: assistance respiratoire prolongée -après tracrium* : antidote =néostigmine=inhibiteur de l’acetylcholinesterase, l’effet de l’acetylcholine est prolongé et renforcé (prostigmine*)- à ne pas utiliser avec les autres curares (celocurine) Flumazenil = ANEXATE Antagoniste compétitif des BZD
  • 21.
    Anesthésiques généraux :Les gaz halogénés(1) Halothane, Fluothane, Isoflurane, Forène, Sévoflurane, Desflurane) Administrés par inhalation Sevoflurane sévorane*: - réveil et récupération rapide, agréable à respirer :bon choix chez les enfants - agent idéal pour l’induction et le réveil avec peu d’effet 2aire. - bonne tolérance hépatique - baisse du péristaltisme intestinal - Nausées, vomissements +++ Desflurane suprane*: Moindre pouvoir anesthésique (faible solubilité dans le sang et dans les graisses) ceci augmente sa maniabilité. réveil plus rapide. bonne tolérance hépatique- baisse du péristaltisme intestinal -nausées , vomissements +++ - hypersialorrhée
  • 22.
    Anesthésiques généraux :Voie inhalée (2)  Effets CV, effets respiratoires (bronchodilatateurs), effets musculaires (décontractant musculaire squelettique lisse et cardiaque)  Effets indésirables  toxicité hépatique surtout avec l'Halothane  hyperthermie maligne : hypermétabolisme du muscle squelettique  forte demande en O2. ttt : arrêt de l'administration, ventilation sous O2 pur alcalinisation  PE et CI  Surveillance ++ des insuffisants respiratoires  Pas de fluorés chez sujets avec ATCD d'ictère consécutifs à l'emploi de ces produits
  • 23.
    Anesthésiques généraux :Voie inhalée (3)  Critères de choix : Enfant : halothane réveil rapide et peu d'EI sauf hépatotoxicité (odeur agréable, hypnotique faiblement analgésique et myorelaxant) Adulte :  Isoflurane (entretien de la narcose après induction IV, meilleur myorelaxant)  Desflurane (pas en induction car irritant pour les voies aériennes, élimination rapide pour chirurgie avec réveil rapide  Sévoflurane (induction et entretien d' AG après induction IV)  Patient coronarien ou hypertendu : isoflurane (-tachycardisant et – vasodilatateur), CI du desflurane  IH et IR : Isoflurane et Desflurane (- métabolisés)
  • 24.
    Avantages et inconvénientsdes anesthésiques par inhalation et IV
  • 25.
    Protoxyde d’azote: Mélangede protoxyde d’azote et d’oxygène ( MEOPA) (1) - Gaz incolore - Anesthésique le plus utilisé - Sédatif et analgésique, mais n’est pas suffisant à lui seul pour maintenir une anesthésie. pas d’activité myorelaxante - Action immédiate, le moins puissant des gaz anesthésiques - Peu d’effet sur les systèmes cardio-vasculaire et respiratoire. - Absorption et élimination très rapides par voie pulmonaire sous forme inchangée. Pas d’effet rémanent. - La durée du réveil est généralement inférieure à 5 mn.
  • 26.
    Protoxyde d’azote: Mélangede protoxyde d’azote et d’oxygène ( MEOPA) (2)  Indications: Analgésie au cours de l’aide médicale d’ urgence: traumato,brûlés, transport de patient algique Préparation aux actes douloureux de courte durée chez l’enfant et chez l’adulte: ponction lombaire, biopsie ostéo médullaire, réduction de fracture… Soins dentaires Obstétrique
  • 27.
    Protoxyde d’azote:Mélange deprotoxyde d’azote et d’oxygène ( MEOPA) (3) • La durée de l’inhalation dépend de l’acte et ne doit pas dépasser 60 mn en continu. • Effet Finck : à l'arrêt de l'administration, hypoxémie par diminution de la fraction d'O2 dans l'alvéole. • EI : • Accidents hypoxiques • cardiovasculaires et respiratoires
  • 28.
    Anesthésie locale etloco- régionale: Généralités  Anesthésiques locaux : médicaments capables d'abolir de façon temporaire et réversible la propagation du signal au niveau des nerfs desquelles ils sont amenés.  Blocage de la conduction axonale de l'influx nerveux en diminuant la perméabilité membranaire au Na.  Action sur toutes les fibres motrices, sensitives, sensorielles et autonomes à tout niveau du SN
  • 29.
    Anesthésie locales etlocorégionale : avantages et inconvénients Application des mesures de surveillance et de sécurité. Avantage: suppression de toute sensation douloureuse sans perte de conscience mais sédation à surveiller en post-opératoire Indications: anesthésie de surface ( peau, muqueuse: crème ,gel , patch ou aérosol) anesthésie locale par infiltration : plusieurs injections sous cutanées ou intramuqueuses anesthésie locorégionale :membres inférieurs, gynéco, uro, abdominal sous ombilical par injection dans l’espace péridural ou dans le LCR pour la rachi.
  • 30.
    ANESTHESIE DE SURFACE(1)  Anesthésique topique, de surface : crème, gel, aérosol appliqué sur tissu à anesthésier (peau, conjonctive, muqueuse...)  Pramocaïne TRONOTHANE : manifestations douloureuses et prurigineuses anales  Tétracaine : infections muqueuses buccales et oropharynx  Oxybuprocaïne  Tétracaïne certaines collyres
  • 31.
    ANESTHESIE DE SURFACE(2) Médicaments : Lidocaïne XYLOCAINE 5 % à la naphtazoline XYLOCAINE gel urétéral 2 % XYLOCAINE nébuliseur XYLOCAINE visqueuse 2 % Lidocaïne + Prilocaïne EMLA crème 5 % EMLA patch
  • 32.
    ANESTHESIE DE SURFACEpar INFILTRATION (1)  1 ou plusieurs injections sc, intradermiques ou intramuqueuses à proximité des nerfs à endormir  L'injection ne doit pas être intravasculaire.  Inconvénient : quantités importantes d'anesthésiques pour traiter une surface peu étendue  Indications : gestes chirurgicaux mineurs très localisés.  Lidocaïne, procaïne, mépivacaïne, bupivacaïne, ropivacaïne, lévobupivacaïne
  • 33.
    Anesthésie locorégionale (1) 1.lesblocs centraux : péridurale et rachianesthésie. 2.les blocs périphériques.
  • 34.
    Anesthésie locorégionale :bloc central (2) Anesthésie péridurale: -injection d’un anesthésique local dans l’espace péridural ,à proximité de la moelle épinière , au contact de la dure-mère(membrane qui entoure les fibres nerveuses ) . -indications: interventions bassin , hanches , membres inférieurs , interventions urologiques et inguinales, obstétriques…
  • 35.
    Anesthésie locorégionale :bloc central (3)  Injection unique ou répétée grâce à un cathéter introduit dans l'espace péridural et laissé en place.  Dose test (2 à 3ml)  pas de traversée de la dure-mère  Anesthésiques à longue durée d'action (bupivacaïne, ropivacaïne, et lévobupivacaïne)
  • 36.
    Anesthésie locorégionale :bloc central (4) Rachianesthésie: - injection d’un analgésique locorégional à l’intérieur de la dure-mère, directement dans le LCR , au contact des nerfs spinaux. - blocage rapide de la sensibilité et de la motricité , extension de l’anesthésie plus rapide que l’anesthésie péridurale. - mêmes indications que la péridurale. - Bupivacaïne, ropivacaïne et lévobupivacaine
  • 37.
    Anesthésie locorégionale :bloc périphérique (5) Blocs périphériques: - injection le plus près possible d’un tronc nerveux (bloc tronculaire) ou des troncs d’un plexus (bloc plexique) : anesthésie d’une région entière - indication pour les chirurgies des membres. - Lidocaine et mépivacaine (anesthésie de 1h30 à 2h)/ ropivacaïne et lévobupivacaine (> 3h) - Adjonction d'adrénaline recommandée pour allonger le temps d'anesthésie.
  • 38.
    Les anesthésiques locaux: mécanisme d'action Action au niveau de la membrane neuronale ● forme non ionisée (lipophile ) qui pénètre dans l’axone ; ionisation en milieu acide ● blocage des canaux Na+ après liaison avec un récepteur. ● Abolition de la conduction du potentiel d’action Plus une molécule est lipophile , plus la pénétration intracellulaire est importante et plus elle est efficace et a une longue durée d’action
  • 39.
    Anesthésiques locaux :les médicaments PROCAINE LIDOCAINE BUPIVACAI NE MEPIVACAI NE ROPIVACAI NE LEVOBUPI VACAINE PUISSANCE FAIBLE INTERMED IAIRE FORTE FORTE FORTE FORTE DELAI D'ACTION 1 à 2 min 2 à 5 min 10 à 30 min 10 à 30 min 10 à 30 min 10 à 15 min DUREE D'ACTION 2 à 40 min 45 à 90 min 150 à 240 min 60 à 180 min 150 à 210 min 150 à 210 min
  • 40.
    Les anesthésiques locaux: Autres effets  Au niveau du SNC: traversent la barrière hémato- méningée : risque de convulsions, tremblements, nausées, céphalées, dépression du SNC  Au niveau cardiaque: dépriment toutes les fonctions, entraînent des hypotensions artérielles, risque arrêt cardiaque  Au niveau respiratoire: induisent une dépression ( arrêt respiratoire si fortes concentrations)  Effets allergisants: rares , parfois éruptions cutanés.  Contre-indications: pour les formes injectables : malades sous anticoagulants, hyperthermie maligne, épilepsies, zones infectées , enfant de moins de 30 mois.
  • 41.
    Les anesthésiques locaux: Autres effets Effets indésirables propres à la technique: hématome péridural, céphalées post rachi anesthésie… Utilisation d’une aiguille de Tuohy de 16 à 19 G d’une longueur de 80 à 150 mm à embase transparente pour visualiser le reflux du LCR,avec un introducteur-biseau type Quincke ou type pointe crayon(Whiteacre)
  • 42.
    Les anesthésiques locaux: contre-indications  Formes injectables  Malades sous AC  Porphyries  ATCD d'hyperthermie maligne  Enfant de moins de 30 mois  Epileptiques non controlés par traitement  Formes adrénalinées  Ttt par IMAO et AD tricyliques  Injection par voie IV  Formes non injectables  Allrgie  Porphyries  Nourrisson et petit enfant (mois de 6 ans) pour Lidocaïne 5 %  Nourrisson de mois de 3 mois pour la crème EMLA
  • 43.
    Effets secondaires ,surveillance et prise en charge avec tous les anesthésiques :salle de soins intensifs post intervention( SSPI) Perte de la conscience et sensibilité Etat général Respiratoire -dépression respiratoire -bronchodilatation Rythme, fréquence respiratoire, cyanose… Cardiaque Pression artérielle, pouls…
  • 44.
    Effets secondaires ,surveillance et prise en charge avec tous les anesthésiques Neurologique Reprise de la conscience- déglutition- reprise des réflexes-tonus musculaire Hépatique Nausées-vomissements: bilan hépatique si besoin(le dropéridol- droleptan* est utilisé pour les nausées induites par les opioïdes) Rénale Diurèse: bilan rénal si besoin – clairance, urée… Thermorégulation Température corporelle, extrémités… Rachianesthésie Céphalées-rétention urinaire