SlideShare une entreprise Scribd logo
1  sur  1
Télécharger pour lire hors ligne
Master IPM 2009-2010                                             Aurélie Malétras




          UNIVERSITE DES SCIENCES ET TECHNOLOGIES DE LILLE


                       Master Sciences Humaines et Sociales
        Mention : Sciences de l'Education et Formation des Adultes
                Spécialité : Ingénierie Pédagogique Multimédia



                                  MEMOIRE
Débuter dans la conception pédagogique et multimédia
     De la réalisation à la gestion de projet d’une formation
                     scientifique complexe



                             Par Aurélie Malétras
                        Stage du 01/03/2010 au 31/08/2010


                   Responsable universitaire : Sylvie Lerouge
                  Responsable entreprise : Christophe Laplace



                                                    UnI-Learning France
                                                    8 rue Henri Becquerel
                                                    92500 Rueil-Malmaison
                                                    Tel : 01 41 96 96 70

                                       - 1/61 -

Contenu connexe

Tendances

Medical openerp
Medical openerpMedical openerp
Medical openerpHORIYASOFT
 
Rapport PFE Génie Electrique (2016)
Rapport PFE Génie Electrique (2016)Rapport PFE Génie Electrique (2016)
Rapport PFE Génie Electrique (2016)Mohsen Sadok
 
Rapport PFE : Cloud Insights
Rapport PFE : Cloud InsightsRapport PFE : Cloud Insights
Rapport PFE : Cloud Insightsahmed oumezzine
 
La VoIP, une solution d'avenir pour les entreprises... mais pas seulement !
La VoIP, une solution d'avenir pour les entreprises... mais pas seulement !La VoIP, une solution d'avenir pour les entreprises... mais pas seulement !
La VoIP, une solution d'avenir pour les entreprises... mais pas seulement !Massimo Russo
 
Gestion Paie marocaine et RH avec openerp
Gestion Paie marocaine et RH avec openerpGestion Paie marocaine et RH avec openerp
Gestion Paie marocaine et RH avec openerpHORIYASOFT
 
Etude et mise en place d’un Cloud privé Avec Openstack
Etude et mise en place d’un Cloud privé Avec OpenstackEtude et mise en place d’un Cloud privé Avec Openstack
Etude et mise en place d’un Cloud privé Avec OpenstackBayeOusseynouFall
 
Etude et mise en place d’une solution open source de gestion de la sécurité d...
Etude et mise en place d’une solution open source de gestion de la sécurité d...Etude et mise en place d’une solution open source de gestion de la sécurité d...
Etude et mise en place d’une solution open source de gestion de la sécurité d...Mohammed LAAZIZLI
 
Rapport PFE Développent d'une application bancaire mobile
Rapport PFE Développent d'une application bancaire mobileRapport PFE Développent d'une application bancaire mobile
Rapport PFE Développent d'une application bancaire mobileNader Somrani
 
Rapport- Conception et réalisation d'une plateforme social learning
Rapport- Conception et réalisation d'une plateforme social learningRapport- Conception et réalisation d'une plateforme social learning
Rapport- Conception et réalisation d'une plateforme social learningRouâa Ben Hammouda
 
La protection de la vie privée dans un sgi final
La protection de la vie privée dans un sgi finalLa protection de la vie privée dans un sgi final
La protection de la vie privée dans un sgi finalboumriga hassane
 
Mise en place d'une stratégie de marketing digital
Mise en place d'une stratégie de marketing digital Mise en place d'une stratégie de marketing digital
Mise en place d'une stratégie de marketing digital Karim Ben Alaya
 
GETSION DES RESSOURCES HUMAINES ET PAIE MAROCAINE SOUS OPENERP V7.0
GETSION DES RESSOURCES HUMAINES ET PAIE MAROCAINE SOUS OPENERP V7.0GETSION DES RESSOURCES HUMAINES ET PAIE MAROCAINE SOUS OPENERP V7.0
GETSION DES RESSOURCES HUMAINES ET PAIE MAROCAINE SOUS OPENERP V7.0Abissa Khadija
 
PFE::Conception et développement du Back Office d'une application mobile de g...
PFE::Conception et développement du Back Office d'une application mobile de g...PFE::Conception et développement du Back Office d'une application mobile de g...
PFE::Conception et développement du Back Office d'une application mobile de g...Rami Raddaoui
 
Conception et développement d’un système d’alerte et notification d’une tou...
Conception et développement  d’un système d’alerte et notification  d’une tou...Conception et développement  d’un système d’alerte et notification  d’une tou...
Conception et développement d’un système d’alerte et notification d’une tou...Bilel Khaled ☁
 
Rapport de stage à l’IUFM de Versailles
Rapport de stage à l’IUFM de VersaillesRapport de stage à l’IUFM de Versailles
Rapport de stage à l’IUFM de VersaillesFrédéric Sagez
 
Rapport de stage TOIP/VOIP
Rapport de stage TOIP/VOIPRapport de stage TOIP/VOIP
Rapport de stage TOIP/VOIPMounir Kaali
 

Tendances (19)

Medical openerp
Medical openerpMedical openerp
Medical openerp
 
Rapport PFE Génie Electrique (2016)
Rapport PFE Génie Electrique (2016)Rapport PFE Génie Electrique (2016)
Rapport PFE Génie Electrique (2016)
 
Rapport PFE : Cloud Insights
Rapport PFE : Cloud InsightsRapport PFE : Cloud Insights
Rapport PFE : Cloud Insights
 
La VoIP, une solution d'avenir pour les entreprises... mais pas seulement !
La VoIP, une solution d'avenir pour les entreprises... mais pas seulement !La VoIP, une solution d'avenir pour les entreprises... mais pas seulement !
La VoIP, une solution d'avenir pour les entreprises... mais pas seulement !
 
Gestion Paie marocaine et RH avec openerp
Gestion Paie marocaine et RH avec openerpGestion Paie marocaine et RH avec openerp
Gestion Paie marocaine et RH avec openerp
 
Etude et mise en place d’un Cloud privé Avec Openstack
Etude et mise en place d’un Cloud privé Avec OpenstackEtude et mise en place d’un Cloud privé Avec Openstack
Etude et mise en place d’un Cloud privé Avec Openstack
 
Etude et mise en place d’une solution open source de gestion de la sécurité d...
Etude et mise en place d’une solution open source de gestion de la sécurité d...Etude et mise en place d’une solution open source de gestion de la sécurité d...
Etude et mise en place d’une solution open source de gestion de la sécurité d...
 
Rapport de stage
Rapport de stage Rapport de stage
Rapport de stage
 
Rapport PFE Développent d'une application bancaire mobile
Rapport PFE Développent d'une application bancaire mobileRapport PFE Développent d'une application bancaire mobile
Rapport PFE Développent d'une application bancaire mobile
 
Rapport- Conception et réalisation d'une plateforme social learning
Rapport- Conception et réalisation d'une plateforme social learningRapport- Conception et réalisation d'une plateforme social learning
Rapport- Conception et réalisation d'une plateforme social learning
 
La protection de la vie privée dans un sgi final
La protection de la vie privée dans un sgi finalLa protection de la vie privée dans un sgi final
La protection de la vie privée dans un sgi final
 
Mise en place d'une stratégie de marketing digital
Mise en place d'une stratégie de marketing digital Mise en place d'une stratégie de marketing digital
Mise en place d'une stratégie de marketing digital
 
Rapport PFE VoIP
Rapport PFE VoIPRapport PFE VoIP
Rapport PFE VoIP
 
GETSION DES RESSOURCES HUMAINES ET PAIE MAROCAINE SOUS OPENERP V7.0
GETSION DES RESSOURCES HUMAINES ET PAIE MAROCAINE SOUS OPENERP V7.0GETSION DES RESSOURCES HUMAINES ET PAIE MAROCAINE SOUS OPENERP V7.0
GETSION DES RESSOURCES HUMAINES ET PAIE MAROCAINE SOUS OPENERP V7.0
 
PFE::Conception et développement du Back Office d'une application mobile de g...
PFE::Conception et développement du Back Office d'une application mobile de g...PFE::Conception et développement du Back Office d'une application mobile de g...
PFE::Conception et développement du Back Office d'une application mobile de g...
 
Conception et développement d’un système d’alerte et notification d’une tou...
Conception et développement  d’un système d’alerte et notification  d’une tou...Conception et développement  d’un système d’alerte et notification  d’une tou...
Conception et développement d’un système d’alerte et notification d’une tou...
 
Rapport de stage à l’IUFM de Versailles
Rapport de stage à l’IUFM de VersaillesRapport de stage à l’IUFM de Versailles
Rapport de stage à l’IUFM de Versailles
 
Rapport de stage TOIP/VOIP
Rapport de stage TOIP/VOIPRapport de stage TOIP/VOIP
Rapport de stage TOIP/VOIP
 
Rapport pfe
Rapport pfeRapport pfe
Rapport pfe
 

Similaire à Débuter dans la conception pédagogique et multimédia : De la réalisation à la gestion de projet d’une formation scientifique complexe

Quel est l’intérêt et le potentiel réel d’utilisation des MOOC dans une école...
Quel est l’intérêt et le potentiel réel d’utilisation des MOOC dans une école...Quel est l’intérêt et le potentiel réel d’utilisation des MOOC dans une école...
Quel est l’intérêt et le potentiel réel d’utilisation des MOOC dans une école...Olivier Bernaert
 
Guide dutilisation pédagogique des médias sociaux
Guide dutilisation pédagogique des médias sociauxGuide dutilisation pédagogique des médias sociaux
Guide dutilisation pédagogique des médias sociauxGenaro Bardy
 
Mémoire antonia_rizakou
Mémoire antonia_rizakouMémoire antonia_rizakou
Mémoire antonia_rizakouAntonia Rizakou
 
Apport et limites des options réelles à la décision d’investissement stratégique
Apport et limites des options réelles à la décision d’investissement stratégiqueApport et limites des options réelles à la décision d’investissement stratégique
Apport et limites des options réelles à la décision d’investissement stratégiqueGhizlane Niâma
 
L'usage des blogs de voyage et ses potentialités d'influence sur le choix de ...
L'usage des blogs de voyage et ses potentialités d'influence sur le choix de ...L'usage des blogs de voyage et ses potentialités d'influence sur le choix de ...
L'usage des blogs de voyage et ses potentialités d'influence sur le choix de ...Thomas Bilesimo
 
Community manager et rédacteur web : convergence ou concurrence ?
Community manager et rédacteur web : convergence ou concurrence ?Community manager et rédacteur web : convergence ou concurrence ?
Community manager et rédacteur web : convergence ou concurrence ?Anne Schnepp
 
Mémoire lolcats
Mémoire lolcatsMémoire lolcats
Mémoire lolcatsHugo Clery
 
Mémoire Master I Pauline Duval - La QVT et la conduite du changement
Mémoire Master I  Pauline Duval - La QVT et la conduite du changementMémoire Master I  Pauline Duval - La QVT et la conduite du changement
Mémoire Master I Pauline Duval - La QVT et la conduite du changementPauline DUVAL
 
La pédagogie par projet assistée par Moodle
La pédagogie par projet assistée par MoodleLa pédagogie par projet assistée par Moodle
La pédagogie par projet assistée par MoodleJulien Morice
 
Pedagogies numeriques
Pedagogies numeriquesPedagogies numeriques
Pedagogies numeriquesJakinola
 
Analyser l'activité pour former les formateurs-accompagnateurs portfolio
Analyser l'activité pour former les formateurs-accompagnateurs portfolioAnalyser l'activité pour former les formateurs-accompagnateurs portfolio
Analyser l'activité pour former les formateurs-accompagnateurs portfolioAurélie Casties
 
SALIM_EarlyAlbany_Rapport_de_Stage_L3_MIAGE
SALIM_EarlyAlbany_Rapport_de_Stage_L3_MIAGESALIM_EarlyAlbany_Rapport_de_Stage_L3_MIAGE
SALIM_EarlyAlbany_Rapport_de_Stage_L3_MIAGEEarly Salim
 
Étude et mise en place d'un serveur messengerie
Étude et mise en place d'un serveur messengerie Étude et mise en place d'un serveur messengerie
Étude et mise en place d'un serveur messengerie iferis
 

Similaire à Débuter dans la conception pédagogique et multimédia : De la réalisation à la gestion de projet d’une formation scientifique complexe (20)

Quel est l’intérêt et le potentiel réel d’utilisation des MOOC dans une école...
Quel est l’intérêt et le potentiel réel d’utilisation des MOOC dans une école...Quel est l’intérêt et le potentiel réel d’utilisation des MOOC dans une école...
Quel est l’intérêt et le potentiel réel d’utilisation des MOOC dans une école...
 
Guide dutilisation pédagogique des médias sociaux
Guide dutilisation pédagogique des médias sociauxGuide dutilisation pédagogique des médias sociaux
Guide dutilisation pédagogique des médias sociaux
 
Mémoire antonia_rizakou
Mémoire antonia_rizakouMémoire antonia_rizakou
Mémoire antonia_rizakou
 
Apport et limites des options réelles à la décision d’investissement stratégique
Apport et limites des options réelles à la décision d’investissement stratégiqueApport et limites des options réelles à la décision d’investissement stratégique
Apport et limites des options réelles à la décision d’investissement stratégique
 
L'usage des blogs de voyage et ses potentialités d'influence sur le choix de ...
L'usage des blogs de voyage et ses potentialités d'influence sur le choix de ...L'usage des blogs de voyage et ses potentialités d'influence sur le choix de ...
L'usage des blogs de voyage et ses potentialités d'influence sur le choix de ...
 
Community manager et rédacteur web : convergence ou concurrence ?
Community manager et rédacteur web : convergence ou concurrence ?Community manager et rédacteur web : convergence ou concurrence ?
Community manager et rédacteur web : convergence ou concurrence ?
 
Mémoire lolcats
Mémoire lolcatsMémoire lolcats
Mémoire lolcats
 
Rapport de stage bts
Rapport de stage btsRapport de stage bts
Rapport de stage bts
 
GEmploi : Smart school timetable management software using RFID technology
GEmploi : Smart school timetable management software using RFID technologyGEmploi : Smart school timetable management software using RFID technology
GEmploi : Smart school timetable management software using RFID technology
 
marketing b to b
marketing b to bmarketing b to b
marketing b to b
 
Mémoire Master I Pauline Duval - La QVT et la conduite du changement
Mémoire Master I  Pauline Duval - La QVT et la conduite du changementMémoire Master I  Pauline Duval - La QVT et la conduite du changement
Mémoire Master I Pauline Duval - La QVT et la conduite du changement
 
La pédagogie par projet assistée par Moodle
La pédagogie par projet assistée par MoodleLa pédagogie par projet assistée par Moodle
La pédagogie par projet assistée par Moodle
 
E-book des JEL 2012
E-book des JEL 2012E-book des JEL 2012
E-book des JEL 2012
 
Hdr merlo v4
Hdr merlo v4Hdr merlo v4
Hdr merlo v4
 
Pedagogies numeriques
Pedagogies numeriquesPedagogies numeriques
Pedagogies numeriques
 
Analyser l'activité pour former les formateurs-accompagnateurs portfolio
Analyser l'activité pour former les formateurs-accompagnateurs portfolioAnalyser l'activité pour former les formateurs-accompagnateurs portfolio
Analyser l'activité pour former les formateurs-accompagnateurs portfolio
 
Memoire acasties meefpif-2014
Memoire acasties meefpif-2014Memoire acasties meefpif-2014
Memoire acasties meefpif-2014
 
Memoire acasties meefpif-2014
Memoire acasties meefpif-2014Memoire acasties meefpif-2014
Memoire acasties meefpif-2014
 
SALIM_EarlyAlbany_Rapport_de_Stage_L3_MIAGE
SALIM_EarlyAlbany_Rapport_de_Stage_L3_MIAGESALIM_EarlyAlbany_Rapport_de_Stage_L3_MIAGE
SALIM_EarlyAlbany_Rapport_de_Stage_L3_MIAGE
 
Étude et mise en place d'un serveur messengerie
Étude et mise en place d'un serveur messengerie Étude et mise en place d'un serveur messengerie
Étude et mise en place d'un serveur messengerie
 

Dernier

Chana Orloff.pptx Sculptrice franco-ukranienne
Chana Orloff.pptx Sculptrice franco-ukranienneChana Orloff.pptx Sculptrice franco-ukranienne
Chana Orloff.pptx Sculptrice franco-ukranienneTxaruka
 
Pas de vagues. pptx Film français
Pas de vagues.  pptx      Film   françaisPas de vagues.  pptx      Film   français
Pas de vagues. pptx Film françaisTxaruka
 
La Base unique départementale - Quel bilan, au bout de 5 ans .pdf
La Base unique départementale - Quel bilan, au bout de 5 ans .pdfLa Base unique départementale - Quel bilan, au bout de 5 ans .pdf
La Base unique départementale - Quel bilan, au bout de 5 ans .pdfbdp12
 
Bibdoc 2024 - L’Éducation aux Médias et à l’Information face à l’intelligence...
Bibdoc 2024 - L’Éducation aux Médias et à l’Information face à l’intelligence...Bibdoc 2024 - L’Éducation aux Médias et à l’Information face à l’intelligence...
Bibdoc 2024 - L’Éducation aux Médias et à l’Information face à l’intelligence...Atelier Canopé 37 - Tours
 
Bibdoc 2024 - Sobriete numerique en bibliotheque et centre de documentation.pdf
Bibdoc 2024 - Sobriete numerique en bibliotheque et centre de documentation.pdfBibdoc 2024 - Sobriete numerique en bibliotheque et centre de documentation.pdf
Bibdoc 2024 - Sobriete numerique en bibliotheque et centre de documentation.pdfAtelier Canopé 37 - Tours
 
Présentation - Initiatives - CECOSDA - OIF - Fact Checking.pptx
Présentation - Initiatives - CECOSDA - OIF - Fact Checking.pptxPrésentation - Initiatives - CECOSDA - OIF - Fact Checking.pptx
Présentation - Initiatives - CECOSDA - OIF - Fact Checking.pptxJCAC
 
Pas de vagues. pptx Film français
Pas de vagues.  pptx   Film     françaisPas de vagues.  pptx   Film     français
Pas de vagues. pptx Film françaisTxaruka
 
Aux origines de la sociologie : du XIXème au début XX ème siècle
Aux origines de la sociologie : du XIXème au début XX ème siècleAux origines de la sociologie : du XIXème au début XX ème siècle
Aux origines de la sociologie : du XIXème au début XX ème siècleAmar LAKEL, PhD
 
DIGNITAS INFINITA - DIGNITÉ HUMAINE; déclaration du dicastère .pptx
DIGNITAS INFINITA - DIGNITÉ HUMAINE; déclaration du dicastère .pptxDIGNITAS INFINITA - DIGNITÉ HUMAINE; déclaration du dicastère .pptx
DIGNITAS INFINITA - DIGNITÉ HUMAINE; déclaration du dicastère .pptxMartin M Flynn
 
Bibdoc 2024 - Les intelligences artificielles en bibliotheque.pdf
Bibdoc 2024 - Les intelligences artificielles en bibliotheque.pdfBibdoc 2024 - Les intelligences artificielles en bibliotheque.pdf
Bibdoc 2024 - Les intelligences artificielles en bibliotheque.pdfAtelier Canopé 37 - Tours
 
Calendrier de la semaine du 8 au 12 avril
Calendrier de la semaine du 8 au 12 avrilCalendrier de la semaine du 8 au 12 avril
Calendrier de la semaine du 8 au 12 avrilfrizzole
 
Newsletter SPW Agriculture en province du Luxembourg du 10-04-24
Newsletter SPW Agriculture en province du Luxembourg du 10-04-24Newsletter SPW Agriculture en province du Luxembourg du 10-04-24
Newsletter SPW Agriculture en province du Luxembourg du 10-04-24BenotGeorges3
 
Vulnérabilité numérique d’usage : un enjeu pour l’aide à la réussitepdf
Vulnérabilité numérique d’usage : un enjeu pour l’aide à la réussitepdfVulnérabilité numérique d’usage : un enjeu pour l’aide à la réussitepdf
Vulnérabilité numérique d’usage : un enjeu pour l’aide à la réussitepdfSylvianeBachy
 
Apprendre avec des top et nano influenceurs
Apprendre avec des top et nano influenceursApprendre avec des top et nano influenceurs
Apprendre avec des top et nano influenceursStagiaireLearningmat
 
Faut-il avoir peur de la technique ? (G. Gay-Para)
Faut-il avoir peur de la technique ? (G. Gay-Para)Faut-il avoir peur de la technique ? (G. Gay-Para)
Faut-il avoir peur de la technique ? (G. Gay-Para)Gabriel Gay-Para
 

Dernier (16)

Chana Orloff.pptx Sculptrice franco-ukranienne
Chana Orloff.pptx Sculptrice franco-ukranienneChana Orloff.pptx Sculptrice franco-ukranienne
Chana Orloff.pptx Sculptrice franco-ukranienne
 
Pas de vagues. pptx Film français
Pas de vagues.  pptx      Film   françaisPas de vagues.  pptx      Film   français
Pas de vagues. pptx Film français
 
La Base unique départementale - Quel bilan, au bout de 5 ans .pdf
La Base unique départementale - Quel bilan, au bout de 5 ans .pdfLa Base unique départementale - Quel bilan, au bout de 5 ans .pdf
La Base unique départementale - Quel bilan, au bout de 5 ans .pdf
 
Bibdoc 2024 - L’Éducation aux Médias et à l’Information face à l’intelligence...
Bibdoc 2024 - L’Éducation aux Médias et à l’Information face à l’intelligence...Bibdoc 2024 - L’Éducation aux Médias et à l’Information face à l’intelligence...
Bibdoc 2024 - L’Éducation aux Médias et à l’Information face à l’intelligence...
 
Bibdoc 2024 - Sobriete numerique en bibliotheque et centre de documentation.pdf
Bibdoc 2024 - Sobriete numerique en bibliotheque et centre de documentation.pdfBibdoc 2024 - Sobriete numerique en bibliotheque et centre de documentation.pdf
Bibdoc 2024 - Sobriete numerique en bibliotheque et centre de documentation.pdf
 
Bulletin des bibliotheques Burkina Faso mars 2024
Bulletin des bibliotheques Burkina Faso mars 2024Bulletin des bibliotheques Burkina Faso mars 2024
Bulletin des bibliotheques Burkina Faso mars 2024
 
Présentation - Initiatives - CECOSDA - OIF - Fact Checking.pptx
Présentation - Initiatives - CECOSDA - OIF - Fact Checking.pptxPrésentation - Initiatives - CECOSDA - OIF - Fact Checking.pptx
Présentation - Initiatives - CECOSDA - OIF - Fact Checking.pptx
 
Pas de vagues. pptx Film français
Pas de vagues.  pptx   Film     françaisPas de vagues.  pptx   Film     français
Pas de vagues. pptx Film français
 
Aux origines de la sociologie : du XIXème au début XX ème siècle
Aux origines de la sociologie : du XIXème au début XX ème siècleAux origines de la sociologie : du XIXème au début XX ème siècle
Aux origines de la sociologie : du XIXème au début XX ème siècle
 
DIGNITAS INFINITA - DIGNITÉ HUMAINE; déclaration du dicastère .pptx
DIGNITAS INFINITA - DIGNITÉ HUMAINE; déclaration du dicastère .pptxDIGNITAS INFINITA - DIGNITÉ HUMAINE; déclaration du dicastère .pptx
DIGNITAS INFINITA - DIGNITÉ HUMAINE; déclaration du dicastère .pptx
 
Bibdoc 2024 - Les intelligences artificielles en bibliotheque.pdf
Bibdoc 2024 - Les intelligences artificielles en bibliotheque.pdfBibdoc 2024 - Les intelligences artificielles en bibliotheque.pdf
Bibdoc 2024 - Les intelligences artificielles en bibliotheque.pdf
 
Calendrier de la semaine du 8 au 12 avril
Calendrier de la semaine du 8 au 12 avrilCalendrier de la semaine du 8 au 12 avril
Calendrier de la semaine du 8 au 12 avril
 
Newsletter SPW Agriculture en province du Luxembourg du 10-04-24
Newsletter SPW Agriculture en province du Luxembourg du 10-04-24Newsletter SPW Agriculture en province du Luxembourg du 10-04-24
Newsletter SPW Agriculture en province du Luxembourg du 10-04-24
 
Vulnérabilité numérique d’usage : un enjeu pour l’aide à la réussitepdf
Vulnérabilité numérique d’usage : un enjeu pour l’aide à la réussitepdfVulnérabilité numérique d’usage : un enjeu pour l’aide à la réussitepdf
Vulnérabilité numérique d’usage : un enjeu pour l’aide à la réussitepdf
 
Apprendre avec des top et nano influenceurs
Apprendre avec des top et nano influenceursApprendre avec des top et nano influenceurs
Apprendre avec des top et nano influenceurs
 
Faut-il avoir peur de la technique ? (G. Gay-Para)
Faut-il avoir peur de la technique ? (G. Gay-Para)Faut-il avoir peur de la technique ? (G. Gay-Para)
Faut-il avoir peur de la technique ? (G. Gay-Para)
 

Débuter dans la conception pédagogique et multimédia : De la réalisation à la gestion de projet d’une formation scientifique complexe

  • 1. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras UNIVERSITE DES SCIENCES ET TECHNOLOGIES DE LILLE Master Sciences Humaines et Sociales Mention : Sciences de l'Education et Formation des Adultes Spécialité : Ingénierie Pédagogique Multimédia MEMOIRE Débuter dans la conception pédagogique et multimédia De la réalisation à la gestion de projet d’une formation scientifique complexe Par Aurélie Malétras Stage du 01/03/2010 au 31/08/2010 Responsable universitaire : Sylvie Lerouge Responsable entreprise : Christophe Laplace UnI-Learning France 8 rue Henri Becquerel 92500 Rueil-Malmaison Tel : 01 41 96 96 70 - 1/61 -
  • 2. INTRODUCTION Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras Durant l’année universitaire 2009-2010, j’ai été étudiante en Master 2 IPM, master professionnel de l’Université Lille 1 dont le nom complet est le suivant : Master 2ème année Sciences Humaines et Sociales Mention Sciences de l'Education et de la Formation Spécialité Sciences de l'Education et de la Formation d'Adultes Option Ingénierie Pédagogique Multimédia. Dans le cadre de ce master, j’ai effectué un stage de six mois en entreprise du premier mars au trente-et-un août 2010. A cette occasion, j’ai choisi Uni-Learning France pour toutes les connaissances que son expérience de prestataire en e-learning pouvait m’apporter. Ce présent document a pour vocation de vous exposer mon travail réalisé au cours de cette période au sein de cette entreprise. Dans un premier temps, je vous présenterai l’entreprise et les principaux outils utilisés par ses concepteurs. Je poursuivrai avec la description des différentes actions auxquelles j’ai participé durant ce stage, en insistant sur un projet central, à destination des laboratoires Roche. Enfin, je ferai une analyse critique de la pédagogie de ce projet et de l’outil principal utilisé pour le réaliser : Adobe® Presenter. - 2/61 -
  • 3. REMERCIEMENTS Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras Je remercie Vincent Despretz et Pierre Tcherkawsky, directeurs de la société, pour m’avoir accueillie au sein de Uni-Learning France. Je remercie également l’ensemble des personnes avec qui j’ai eu le plaisir de travailler : • Mon maître de stage, Christophe Laplace, pour le temps qu’il m’a consacré et la confiance qu’il m’a accordée • Farida Berka et Sandra Henrique, mes voisines de bureau, pour leurs conseils et leur soutien • Arnaud Jayet pour sa bonne humeur, son horoscope et pour l’ambiance de travail détendue qu’il a contribué à créer • L’ensemble de mes collègues de chez Uni-learning France pour le bon esprit et l’entre-aide régnant dans les bureaux • Mes collègues stagiaires pour nos grandes discussions à l’heure du déjeuner • Luc Midol-Monnet, Christine Chany-Dupressoir, Nicole Ganalopoulo et Bettina Hugues des laboratoires Roche, ainsi que Christophe Caysac de Voixmedia pour leur collaboration Mes pensées se tournent également vers l’ensemble de l’équipe enseignante du master IPM pour les compétences nombreuses et diverses qu’elle m’a permis de développer au cours de cette intense année de formation. Merci notamment à Sylvie Lerouge, ma tutrice universitaire, pour sa disponibilité, ses conseils et son soutien. Merci également à l’ensemble de la communauté IPM 2009-2010 : nous avons peiné ensemble, mais aussi passé de bons moments et avons beaucoup appris les uns des autres. Enfin, je tiens à remercier tous ceux (famille, amis) qui m’ont accompagnée et soutenue durant cette intense année de formation qu’est le Master IPM. - 3/61 -
  • 4. TABLE DES MATIERES Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras Introduction ........................................................................................................................... 2 Remerciements ...................................................................................................................... 3 Table des matières ................................................................................................................. 4 Partie 1 : La demande et la problématique du stage .......................................................... 6 1) La société UnI-Learning ................................................................................... 6 2) L’organisation de la société, les rôles / les métiers .......................................... 7 a. L’organisation de la société .......................................................................... 7 b. Les rôles / les métiers .................................................................................... 8 3) Des partenaires ................................................................................................. 9 4) Des clients......................................................................................................... 9 5) Les outils......................................................................................................... 10 a. L’Atelier e-learning .................................................................................... 10 b. Microsoft® Office PowerPoint + Adobe® Presenter ................................... 13 c. Traitement du son : Audacity + Easy CDDA extractor .............................. 15 d. Traitement des images : Paint Shop Pro 7 .................................................. 16 e. Communication avec le client : Adobe® Acrobat® Connect™ ................... 17 Partie 2 : Les actions entreprises : ................................................................................... 18 A. Mes actions au sein de la société UnI-Learning-France .................................... 18 1) Localisation Btrain_SASP : Autriche ............................................................. 18 2) Carrefour Commerçant ................................................................................... 19 3) EDF ................................................................................................................. 21 4) Société Générale ............................................................................................. 22 5) Roche .............................................................................................................. 23 B. Le projet Roche .................................................................................................. 24 1) Etat de l’art : Description de la formation Roche ........................................... 24 2) Rôle des différents acteurs dans le projet ...................................................... 24 3) Ma mission de stage ....................................................................................... 25 Partie 3 : Analyse critique ................................................................................................ 30 A. La pédagogie choisie .......................................................................................... 30 1) Multimodalité et ergonomie des écrans .......................................................... 30 - 4/61 -
  • 5. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras 2) Document de prise de notes ............................................................................ 34 3) Evaluation ....................................................................................................... 35 4) Gestion de l’erreur .......................................................................................... 37 B. Un outil : Adobe® Presenter ............................................................................... 38 1) Utilisation de l’outil ........................................................................................ 38 2) Adobe® Presenter en pratique ......................................................................... 40 C. Réflexions et pistes d’amélioration sur le projet Roche ..................................... 47 D. Les compétences acquises et mobilisées dans le stage ...................................... 49 Conclusion ........................................................................................................................... 53 Bibliographie ....................................................................................................................... 54 Annexes ............................................................................................................................... 55 Fiche conseil conception-réalisation Roche (extrait)....................................................... 55 Structure pédagogique des modules Roche ..................................................................... 58 Autres exemple « avant/après » ....................................................................................... 59 - 5/61 -
  • 6. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras Partie 1 : La demande et la problématique du stage 1) La société UnI-Learning Située à Rueil-Malmaison, en région parisienne, la société UnI-Learning France m’a accueillie à l’occasion d’un stage de six mois du 01 mars 2010 au 31 août 2010. Initialement appelée HyperOffice, cette société de conseil et de prestation de services a été fondée en 1991 et fut la pionnière de l’introduction du e-Learning en France. En décembre 2007, HyperOffice rejoint la société d’origine belge U&I Learning et change de nom pour U&I Learning France. Les bureaux de U&I Learning sont depuis répartis entre la Belgique, la France et les Pays-Bas. Ce rapprochement a permis de constituer un groupe leader en Europe dans le domaine de la capitalisation et du transfert des connaissances, et d’étendre la palette des services et outils proposés aux clients dans ce domaine. En 2010, U&I Learning adopte un nouveau nom pour améliorer la communication avec les clients : UnI-Learning. Spécialisée dans la conception pédagogique et la réalisation de modules de formation uni- ou multilingues, UnI-Learning France fournit également l’ensemble des services et des produits nécessaires à la création et à la diffusion des formations en ligne. Ainsi, elle distribue et accompagne ses clients autour de solutions logicielles simples, fiables et efficaces, comme son outil auteur : l’Atelier e-learning, mais aussi la suite Connect et Presenter d’Adobe® (5ème éditeur mondial), Perception™ de QuestionMark™ (premier éditeur de solutions d’évaluation en ligne) ou Raptivity™. Elle propose également à ses clients un accompagnement dans le domaine de l’ingénierie de formation pédagogique multimédia. Toujours à la pointe, UnI-Learning s’investit dans le serious game : elle participe au projet ManEGe, projet de recherche et développement sur la modélisation d’un marché de réseau et réalise des serious game pour ses clients. - 6/61 -
  • 7. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras Tableau 1 : Quelques faits et chiffres : 2) L’organisation de la société, les rôles / les métiers a. L’organisation de la société Tableau 2 : Effectifs de la société : Figure 1 : Organigramme UnI-Learning France : PDG Pierre Tcherkawsky Informatique Administratif Interne Directeur Responsable Directeur Directeur Général Technique Commercial Artistique Vincent Despretz Franck Buland Philippe Delanghe Xavier Lamarche Consultants Chefs de Concepteurs Développeurs Equipe Graphistes Pédagogie Projet Réalisateurs informatique Commerciale - 7/61 -
  • 8. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras b. Les rôles / les métiers L’architecte pédagogique est un chef de projet. Durant le déroulement du projet, il assure le lien entre le client et les experts. Il centralise les actions des différents concepteurs affectés au projet et veille au respect du budget et des délais. Le concepteur-réalisateur joue les rôles de concepteur pédagogique et de réalisateur multimédia. En tant que concepteur pédagogique, il imagine la trame du cours et ce qu’il contient. Il définit les différentes activités qui le constituent, dans le but d’optimiser l’acquisition des connaissances. Il rédige les messages textuels, les voix-off et définit les médias à développer (animations, illustrations…). Il rédige les commandes des voix-off (VO) et des graphiques. Il réalise également un suivi de leur développement. En tant que réalisateur multimédia il détaille le story-board des écrans à partir du travail préalable de conception. Il crée le contenu des écrans, en respectant la charte graphique et en intégrant les médias précédemment créés au module de formation. Le rôle de concepteur-réalisateur est celui que j’ai endossé au cours de mon stage. Le directeur Artistique définit une chartre graphique pour chaque projet en suivant les demandes spécifiques des clients. Il chapote l’équipe graphique. Le graphiste, sous la direction du directeur artistique, prend en charge la création et la mise à jour de toute la partie graphique des modules de formations (mascottes, modèles de design, animations Flash, illustrations...). L’architecte technique : tout projet e-learning possède une composante informatique. L’architecte technique est chargé de l’intégration des cours sur les plateformes LMS, les Intranets… L’ingénieur de développement veille au bon fonctionnement et à l’amélioration de l’outil clé de l’entreprise : l’Atelier e-learning. Cet ingénieur est spécialisé dans les technologies Java, Flash… Il réalise également des développements spécifiques à certains modules (composants, jeux…). L’équipe commerciale assure les relations à long terme entre UnI-Learning et les clients. Elle s’occupe de la communication commerciale et de la vente. Elle analyse les appels d’offre, rédige les réponses à ces derniers, puis elle travaille en collaboration avec les équipes conceptrice et graphique pour réaliser des maquettes visant à les remporter. Elle s’occupe également de la démonstration des logiciels, ainsi que de la gestion de la maintenance et du support. La répartition des concepteurs sur les différents projets est réalisée de manière stratégique. En effet, dans la mesure du possible, sont affectés sur les projets des concepteurs dont le parcours est en relation avec le fond du contenu. Ainsi, la conceptrice ayant fait des études d’anglais se verra confier la réalisation d’un module dans la langue de Shakespeare pour un - 8/61 -
  • 9. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras client de grande Bretagne, tandis que celle ayant étudié la biologie travaillera pour le compte de laboratoires pharmaceutiques. Uni-Learning France propose également des prestations de formation présentielle à un certain nombre de logiciels. Elles sont assurées par les membres du personnel les plus expérimentés sur ces logiciels. 3) Des partenaires Pour la réalisation des modules de formation, UnI-Learning travaille en collaboration avec plusieurs prestataires, notamment pour : • L’enregistrement des voix-off. • Les traductions dans le cas de projets multilingues. Ces partenaires peuvent être des studios ou des freelances. 4) Des clients Les clients de Uni-Learning France sont variés et répartis dans de nombreux secteurs : La création de modules e-learning requiert une relation durable avec chacun d’eux, permettant de comprendre et de répondre au mieux à leurs demandes spécifiques. Ainsi, chaque projet est unique et réalisé sur mesure. L’instauration de rapports de confiance implique la fidélisation des clients. - 9/61 -
  • 10. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras 5) Les outils Au cours de ce stage, j’ai été amené à travailler à l’aide de plusieurs outils, que ce soit pour retoucher le contenu de cours préexistants ou pour en créer de nouveaux. Laissez-moi vous les présenter rapidement. a. L’Atelier e-learning U&I Learning France développe et commercialise une solution collaborative de conception et de réalisation de modules, l’Atelier e-learning. Ce logiciel créé en 2004 a été primé par l’ANVAR. Il permet, lors du processus de création de modules de formation, une fusion de deux étapes clés des projets e-learning : la conception pédagogique et la réalisation multimédia. Les modules de formation créés sont multimédias, interactifs et peuvent être multilingues. Afin de faciliter le travail d’équipe, l’Atelier e-learning est configuré pour le travail en réseau. Ainsi, tous les projets sont enregistrés sur un serveur central et les cours doivent être extraits localement, en totalité ou en partie, avant d’être modifiés. Ainsi, un concepteur- réalisateur peut extraire un cours dans son entier ou à plus petite échelle (Unité d’Enseignement (UE), activités, ou encore écrans). Les parties extraites seront toujours consultables par les autres acteurs du projet, mais en lecture seule. Lorsqu’un cours est extrait, il peut être visualisé selon 5 perspectives : Gestion de projet Conception pédagogique Scénarisation Réalisation multimédia Localisation La perspective Conception pédagogique permet de définir la structure du cours, mais également de procéder à la conception générale (synopsis des UE …). - 10/61 -
  • 11. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras Figure 2 : Structure générale d'un cours Atelier L’onglet le plus utilisé par le concepteur-rédacteur est l’onglet « Scénarisation ». Pour concevoir un écran, le rédacteur choisit un modèle d'écran parmi ceux définis dans le modèle de design, puis spécifie le contenu de chacun des composants de l'écran grâce aux deux onglets de la vue scénarisation. L'onglet «Story-board » permet de préciser le contenu des composants. Ces derniers, utilisant les langages XML et flash, peuvent être variés (mascottes, schémas automatiques, zone de texte…) et possèdent des règles d’affichage et un comportement préprogrammé. Ils sont paramétrables et réutilisables au sein d’un même module, mais aussi d’un module à un autre. Un langage de programmation, simplifié et dont l’utilisation est guidée par l’interface, permet de faire interagir les différents composants entre eux. - 11/61 -
  • 12. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras Figure 3 : vue scénarisation, onglet "Story-board" Les composants sont affichés au fur et à mesure qu’ils sont placés dans l’onglet story- board et leur placement peut être visualisé et modifié grâce à l’onglet "Mise en place". De ce fait, le concepteur pédagogique peut, à tout moment, prévisualiser le rendu de l’écran qu’il est en train de concevoir. Ainsi, le story-board devient une véritable maquette fonctionnelle et un outil de dialogue optimal avec le client. Figure 4 : aperçu de l’écran scénarisé en figure 3 L’Atelier e-learning permet la production de modules compatibles SCORM, au format de référence pour le multimédia : flash. - 12/61 -
  • 13. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras b. Microsoft® Office PowerPoint + Adobe® Presenter Dans Microsoft® Office PowerPoint, il est possible de créer une présentation, succession de diapositives. Ces dernières contiennent du texte, des images et autres objets qui peuvent tous être animés. Le design global d'une présentation peut être contrôlé à partir d'une feuille de style appelée « masque ». Adobe® Presenter est un add-on à ce célèbre logiciel, permettant l’enrichissement des diaporamas produits par l’ajout de son, de quizz et d’éléments flash. L’installation de cet add-on entraîne l’ajout d’un nouvel onglet dans PowerPoint 2007 : Les VO peuvent être enregistrées directement dans le logiciel à l’aide d’un micro, ou importées sous forme de fichiers audio (wav ou mp3). La VO peut être synchronisée finement avec les animations de chaque écran, à condition qu’elles soient paramétrées pour être déclenchées par un clic souris : L’éditeur permet également d’effectuer les modifications de bases de la VO (couper, copier, coller, insérer un blanc…). Pour certaines modifications, l’utilisation d’un logiciel spécifique (Audacity) est nécessaire, nous aborderons ce point plus tard. Adobe® Presenter permet l’intégration d’éléments swf (animation flash, vidéo…) et de quizz, compatibles SCORM et AICC, qui peuvent comporter différents types de questions, formatives ou évaluées : - 13/61 -
  • 14. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras Les feedbacks peuvent être précisés pour chaque question, avec possibilité de branchement en fonction des réponses. Exemple de rendu final d’une question à choix multiple, après export : - 14/61 -
  • 15. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras La publication finale est effectuée au format html, le diaporama étant embarqué en tant qu’élément flash (swf), format plus compact. D’une part le contenu est alors mieux protégé contre la copie et d’autre part la consultation du module est indépendante du logiciel Microsoft® Office PowerPoint et nécessite un simple navigateur. La publication finale, compatible Adobe® Connect™ Pro Server / SCORM / AIC, peut être réalisée localement, sur Adobe® Connect™ Enterprise, sur un server ou sur une plate-forme de e-learning (LMS). La visionneuse est entièrement paramétrable, tant au niveau des couleurs, qu’au niveau du nombre et de la nature des onglets latéraux. L’apprenant peut notamment choisir d’afficher le plan ou le texte de la VO : Enfin, des pièces jointes peuvent également être embarquées avec la présentation. Par exemple, pour les parcours de formation des laboratoires Roche, nous avons décidé de joindre à chaque module un ficher de prise de notes au format pdf. c. Traitement du son : Audacity + Easy CDDA extractor • Modules Atelier : o Easy CDDA extractor Pour une qualité optimale, les VO sont commandées au format wav. Cependant, pour être intégrées à l’Atelier e-learning, les VO doivent être au format mp3. Dans un souci d’harmonisation du rendu sonore, toutes les VO sont encodées en mp3 sur une seule machine et à l’aide d’un seul logiciel: Easy CDDA extractor. Les paramètres - 15/61 -
  • 16. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras choisis sont constants, d’un encodage à l’autre, pour tous les modules et tous les projets : 44 Hertz et 32 bits, valeurs correspondant à la cadence de lecture du lecteur flash. o Audacity Lors de l’intégration de VO dans l’Atelier, j’ai pu relever au cours de mon stage des erreurs de prononciation, d’intonation, des silences trop longs ou trop courts… J’ai alors pu, dans certains cas, modifier une copie du fichier wav source à l’aide du logiciel Audacity (copier-coller ou suppression de fragments de sons, insertion de blanc…) puis réencoder ce fichier en mp3 et l’insérer dans d’Atelier. Lorsque je ne disposais pas des éléments nécessaires pour faire les ajustements sonores, par exemple en cas de mauvaise prononciation systématique, j’ai dû envoyer une demande de correctif au speaker. • Modules Presenter : Audacity : Dans le cadre de modules Adobe® Presenter, outre les cas déjà énoncés dans le paragraphe précédent, j’ai utilisé Audacity afin de rajouter une seconde de blanc 1 en début et en fin de chaque VO de certains modules. Ainsi, la fluidité dans l’enchainement des diapositives s’en trouvait améliorée et les pertes de données sonores en début et en fin de diapositives évitées (problème rencontré lors de la lecture du module sur certains postes anciens, dû au temps de calcul du moteur flash). Lors des phases de recette, j’ai également utilisé le logiciel pour monter les éléments réenregistrés (minimisés dans un souci d’économie) avec les voix-off originales. Ces montages n’ont pas étés réalisés de façon brute : j’ai notamment pris le temps d’harmoniser les niveaux sonores des différents fragments issus d’enregistrements différents en jouant sur l’amplification du son, par exemple en ajoutant ou soustrayant un ou deux décibels. d. Traitement des images : Paint Shop Pro 7 Le traitement d’images est essentiellement assuré par les graphistes. Cependant, pour des redimensionnements ou certaines retouches, j’ai utilisé le logiciel Paint Shop Pro 7. Ayant déjà travaillé avec ce logiciel auparavant, je n’ai eu aucune difficulté à le reprendre en main à ces occasions. 1 Différence blanc/silence : le silence est l’absence de son, alors que le blanc reproduit les sons « d’arrière plan », l’environnement sonore du speaker. - 16/61 -
  • 17. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras e. Communication avec le client : Adobe® Acrobat® Connect™ Cet outil permet, entre autres, la réalisation de conférences en lignes, de classes virtuelles, le partage d’écrans et de documents. L’audio et la vidéoconférence sont ainsi possibles. Dans le cadre du Projet Roche, nous avons utilisé Adobe® Acrobat® Connect™ dans sa fonction d’échange et de suivi des différents documents de travail entre les différents partenaires du projet. Une salle virtuelle a été créée pour chaque domaine « oncologie ». Chaque salle virtuelle servait ainsi d’outil de communication avec le formateur Roche concerné et le médecin- rédacteur, essentiellement pour l’échange de fichiers. Ici prendra toute son importance la norme de nomenclature que j’ai mise en place et que je vous détaillerai dans quelques pages. Ce large panel d’outils est complété par d’autres logiciels que je n’ai pas personnellement utilisés au cours de mon stage, comme QuestionMark (évaluation), Adobe® Captivate (rapid learning), CaspianLearningAssetCompilers, ThinkingWorlds (serious game). Uni-Learning France a donc à sa disposition un large choix d’outils pour répondre au mieux aux demandes de ses différents clients, tant e-learning « classique », que rapid-learning ou même serious game. - 17/61 -
  • 18. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras Partie 2 : Les actions entreprises : A. Mes actions au sein de la société UnI-Learning-France Dans cette partie, je vais présenter les différents projets auxquels j’ai participé, ainsi que les actions réalisées à ces occasions. Je rapprocherai systématiquement ces actions de la méthodologie suivante : Figure 5 : Méthodologie de création d’un module Courte durée 1) Localisation Btrain_SASP : Autriche Dans le cadre du Programme Douane 2013, la Commission européenne a commandé à UnI-Learning France un module visant à aider les fonctionnaires des douanes de l'Union Européenne et les opérateurs économiques à mettre en œuvre l'autorisation unique pour procédures simplifiées (SASP) 2. A mon arrivée, ce module avait déjà été réalisé à l’aide de l’Atelier e-learning et réceptionné par le client dans sa version anglophone. Des localisations 3 étaient en cours de réalisation pour différents pays de l’UE. 2 Module téléchargeable à l’adresse suivante : http://ec.europa.eu/taxation_customs/common/elearning/sasp/index_fr.htm 3 Une localisation est plus qu’une traduction d’un projet existant, c’est une réelle adaptation pour un autre pays. - 18/61 -
  • 19. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras La localisation Autrichienne de ce module m’a été confiée lors de ma première semaine de stage et m’a ainsi permis de me familiariser avec l’utilisation de l’outil auteur de UnI- Learning : l’Atelier e-learning. Lorsque le projet m’a été confié, les textes et VO avaient été traduits et importés automatiquement. Mon rôle consistait en : • l’adaptation des mises en page, notamment quand les zones textes étaient trop petites pour les traductions • la correction des erreurs détectées depuis la livraison précédente (interactions, oublis de mascotte, couleurs, polices, tailles, …) • l’ajustement du temps d’affichage des sous-titres en fonction de la longueur des VO Longue durée 2) Carrefour Commerçant Le projet Commerçant a été initié en janvier 2009. Il concerne la formation de la majorité des cadres du groupe Carrefour. Il est notamment centrée sur la mise en place d’un nouveau logiciel de gestion, et comporte deux phases. La première consiste en la réalisation d’un support de formation présentielle, associée à des modules post-présentiels de « rappel ». Quand à la deuxième phase, elle consiste en la création d’une formation e-learning pour les nouveaux arrivants. • Présentiel : Microsoft® Office PowerPoint Dès ma deuxième semaine de stage, j’ai été confrontée aux impératifs du monde de l’entreprise. On m’a en effet confié un travail de revue d’environ 640 diapositives animées, fournies par le client, avec une dead-line 4 client d’une semaine. 4 Échéance ultime - 19/61 -
  • 20. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras Une revue est un test interne UnI-Learning du module, durant lequel est contrôlée la qualité des écrans. Cette passe est réalisée avec un regard critique, notamment sur les éléments suivants : orthographe, tournure de phrases, cohérence VO-script, respect de la charte graphique, agencement des écrans, animation, bon fonctionnement des liens, des fichiers pièce jointe… Cette phase de recette interne est suivie d’une phase d’intégration, gage de qualité du produit final livré au client. A l’occasion de cette revue, j’ai pu me familiariser avec la version 2007 d’Office PowerPoint et j’ai effectué un gros travail de mise aux normes des diapositives afin de respecter la charte graphique établie pour le module. J’ai également choisi de travailler plus en avant à l’amélioration ergonomique de chaque écran, notamment en remplaçant certaines animations et en réduisant au mieux le nombre de clics à effectuer par le formateur (parfois 14 sur une seule diapositive, réductibles à 4 !). • Post présentiel : l’Atelier e-learning Par la suite, les deux premiers modules post-présentiels, au stade « story-board avancé », m’ont été confiés. J’ai effectué une revue de ces modules et travaillé à la refonte de certains écrans et d’une partie des interactions. Puis la création d’un nouveau module post-présentiel m’a été affétée. J’ai alors effectué un travail non seulement de réalisation, mais également de conception. Ainsi, pour répondre à la demande client, j’ai notamment dû synthétiser 230 diapositives PowerPoint en 19 écrans Atelier. C’est à l’occasion de ce module que j’ai effectué mes premières commandes puis intégrations de VO. - 20/61 -
  • 21. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras • E-learning : l’Atelier e-learning Grâce à ce sous-projet, je suis remontée un peu plus dans la chaîne de production d’un module e-learning. J’ai participé au brainstorming de conception pédagogique générale de la formation e-learning Carrefour Commerçant pour les nouveaux arrivants. Ainsi, nous avons cadré le projet, conçu la structure du cours en plusieurs UE, rédigé leur synopsis ainsi que celui des activités et défini le modèle pédagogique. J’ai également participé par la suite à la rédaction du story-board du prototype : description des écrans ainsi que des médias à produire (voix-off, images). 3) EDF Courte durée EDF a confié à Uni-Learning France l’homogénéisation de la charte graphique d’un support de formation présentiel : « Approfondir sa connaissance du groupe EDF ». Ce module constitue l’introduction du cursus fondamental de professionnalisation du groupe EDF. - 21/61 -
  • 22. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras Afin de réaliser cette harmonisation de 191 diapositives provenant de juxtaposition d’éléments d’auteurs différents, j’ai dû en tirer les éléments graphiques principaux (mises en page, polices, couleurs…) pour définir une charte graphique. Enfin, j’ai appliqué cette charte à toute la présentation rendant celle-ci plus homogène. Courte durée 4) Société Générale Dans le cadre d’une réponse à un appel d’offre pour la réalisation d’une formation portant sur les risques opérationnels, j’ai réalisé un prototype de module à l’aide d’Adobe® Presenter. Parallèlement, un deuxième prototype a également été réalisé par Uni-Learning France, avec l’Atelier e-learning. Le client a ainsi pu comparer les capacités et les limites des deux outils et choisir au mieux. A ce jour, la Société Générale n’a pas encore communiqué sa short-liste. - 22/61 -
  • 23. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras 5) Roche Longue durée J’ai travaillé au cours de mon stage sur 39 modules de formation à destination des laboratoires Roche. Ces modules sont répartis en plusieurs grands domaines : Domaine Nombre de modules Durée de formation Cancer du sein 6 3 heures 55 minutes Avastin® 5 2 heures 45 minutes Herceptin® 7 2 heures 15 minutes Oncologie Cancer du rein 4 3 heures 20 minutes Cancer du poumon 7 3 heures 10 minutes Cancer colorectal 6 5 heures 05 minutes Rhumatologie Mabthera® 4 4 heures Total 39 24 heures 30 minutes Avastin® et Herceptin® sont tous deux des traitements contre le cancer distribués par les laboratoires Roche. Ayant travaillé pendant la majeure partie de mon stage sur ce projet, j’ai choisi un sujet de mémoire en relation avec ce dernier. Ainsi, vous trouverez la description du projet et des actions entreprises à cette occasion dans la partie suivante : B Le Projet Roche. - 23/61 -
  • 24. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras B. Le projet Roche 1) Etat de l’art : Description de la formation Roche Roche a choisi Uni-Learning France pour la refonte des formations destinées aux Visiteurs Médicaux (VM), jusqu’ici exclusivement réalisées en présentiel. L’objectif est la création de modules complémentaires à la formation présentielle préexistante, laquelle sera aménagée pour s’articuler avec les modules e-learning. Le mode de formation des VM Roche passera donc de la forme présentielle au blended learning. Au-delà des aspects éducatifs, ce mode de diffusion permettra d'alterner les séances d’apprentissage et les visites sur le terrain. Ce processus devrait permettre de favoriser l’intégration des nouveaux VM Roche et de valider plus rapidement leurs compétences, ainsi que leurs besoins d’accompagnement et de formation. Roche souhaite que ces cours soient modulables, réutilisables et efficaces. Le découpage de la formation doit donc permettre de les utiliser pour les différents parcours des VM Roche. La formation présentielle est dispensée par de nombreux formateurs, chacun spécialiste de son domaine (oncologie rénale, pulmonaire…). 2) Rôle des différents acteurs dans le projet • Les rôles principaux de Uni-Learning France dans ce projet sont les suivants : o Concevoir les parcours de formation de chaque profil en tenant compte des besoins de modularité du cours ; o Concevoir les activités pédagogiques les plus appropriées pour transmettre les savoirs et savoir-faire ; afin d’impliquer les apprenants, de les faire réfléchir, de les rendre actifs et non de limiter la formation à une présentation aussi attractive soit-elle ; o Concevoir la scénarisation multimédia de ces activités sur un mode pédagogique efficace et adapté à la thématique ; o Assurer une collaboration étroite et active entre les différentes parties prenantes au projet ; o Réaliser les modules selon une technologie à l’état de l’art et appropriée au projet ; o Faciliter la maintenance ultérieure. • Introduction d’un nouvel acteur : Wolters Kluwer Prenant en compte la faible disponibilité des experts Roche, et afin de fournir un contenu à la pointe des données médicales, Uni-Learning France a décidé de faire appel à un médecin rédacteur pour participer à la rédaction du story-board de chaque module. En conséquence, le formateur expert Roche a été moins sollicité par l’équipe de conception. Son travail s’est essentiellement centré sur la définition des objectifs, de la structure et sur la validation de la conception détaillée. Uni-Learning France a ainsi développé un partenariat avec Wolters Kluwer, groupe multinational d'édition professionnelle, notamment actif dans l’information médicale. Un de - 24/61 -
  • 25. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras leurs médecins rédacteurs travaille en étroite collaboration avec Uni-Learning France sur ce projet. Son rôle principal est la rédaction du contenu scientifique des modules, ainsi que la suggestion d’illustrations à lui associer. • Organisation pratique du travail entre ces différents acteurs : La phase de conception détaillée est lancée par une réunion regroupant le formateur Roche, le médecin rédacteur, ainsi que le chef de projet et le concepteur Uni-Learning France. Lors de cette phase, les objectifs pédagogiques sont fixés, la structure déterminée, et les documents de formation « sources » Roche transmis à Uni-Learning France et au médecin rédacteur. Vient ensuite une phase d’écriture des story-boards, par Uni-Learning France et/ou le médecin rédacteur. Enfin, Uni-Learning France réalise en détail les modules, qui seront ensuite validés au fil de l’eau par le formateur Roche. Chaque grand domaine cancérologique (sein, rein, poumon, colon et rectum…) est représenté par un formateur expert Roche. Chaque formateur possède sa propre vision de la formation dans sa globalité. Dans le but de réaliser une formation transversalement homogène, il est parfois difficile de concilier les discours des différentes têtes de cette « hydre » que devient alors le client. Des demandes parfois contradictoires ont quelquefois entrainées des retards dans la production de certains modules. Des personnalisations mineures de la charte graphique ont ainsi été concédées pour certains domaines de la formation. En outre, la faible disponibilité des interlocuteurs Roche, notamment pour la planification de réunions de concertation réunissant tous les acteurs, n’a pas facilité les choses. 3) Ma mission de stage Ce projet traitant de cancérologie, ma formation biologique 5, a fait de moi la conceptrice toute indiquée. J’ai alors participé aux phases de conception générale, de conception détaillée et de réalisation multimédia, ainsi qu’aux phases de test et recette. J’ai également dirigé les graphistes responsables des médias de ces modules, afin de fournir à ces formations des illustrations non seulement homogènes et de qualité, mais répondant aussi aux normes rigoureuses de l’illustration biologique. Enfin, j’ai été responsable de la gestion des voix-off de ces modules. Lors de mes commandes d’enregistrement de VO, mon bagage universitaire m’a permis de préciser à l’acteur les prononciations correctes relatives au vocabulaire scientifique employé. 5 Je suis diplômée d’une maîtrise de Sciences de la vie, de la terre et de l’Univers (ou M1 SVTU), obtenue à l’Université Lyon1 en 2007. - 25/61 -
  • 26. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras Mon implication dans les différentes phases de ce projet peut être représentée comme tel : Ainsi, l’intervention des différents acteurs dans le flux de travail est la suivante : Figure 6 : Flux de travail des modules Roche R : Formateur Roche U : Uni-learning France M : Médecin rédacteur S : Studio d’enregistrement - 26/61 -
  • 27. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras Lorsque les délais de livraison sont trop tendus, l’étape de validation intermédiaire par Roche est supprimée. L’implication de différents acteurs dans le flux de travail de chacun des modules, ainsi que la nécessité de sauvegarde des différentes versions des fichiers correspondants aux étapes de leur création, entrainent un multi-versioning des documents de travail. Figure 7 : Organisation de l'arborescence Outre l’organisation préexistante de l’arborescence (cf ci-dessus), pour optimiser la visibilité de ce versioning, j’ai rapidement proposé de modifier la nomenclature des fichiers avec l’ajout d’un suffixe correspondant à chaque étape clef du workflow, améliorant ainsi la méthodologie. • R : document source fourni par Roche • RM : puis retravaillé par le médecin-rédacteur • RMR : puis validé par Roche • RMRU : puis travaillé par Uni-Learning France Toujours dans un souci de clarté, de nouveaux sous-dossiers (R, RM, RMR) ont été ajoutés dans la partie . Ainsi, chaque fichier est bien identifié dans son étape et de nombreuses confusions de versioning sont évitées, notamment dans les « lieux virtuels » de stockage et d’échange de l’information, comme les salles Adobe® connectes mises à disposition du client et du médecin rédacteur. Très rapidement, et malgré mon statut de stagiaire, j’ai été nommée référente technique du projet Roche. A ce titre, j’ai dirigé les premiers pas d’autres concepteur-rédacteurs (stagiaires ou non) sur ce projet. Trois autres concepteurs-rédacteurs, dont deux stagiaires, se sont ainsi joints à moi pour des durées variables. - 27/61 -
  • 28. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras Afin de garantir une bonne homogénéité et qualité des modules, tout en optimisant la productivité de l’équipe, j’ai mis en place une fiche 6 pour compléter le briefing initial de chaque nouveau collaborateur associé au projet. En tant que conceptrice-réalisatrice, j’ai effectué pour ce projet les tâches suivantes : • Conception générale et semi-détaillée de modules en collaboration avec le formateur Roche 7 • Conception des activités pédagogiques en collaboration avec le formateur Roche • Cadre de la demande du formateur Roche • Conception de la scénarisation multimédia de ces activités sur un mode pédagogique efficace et adapté à la thématique • Conception et rédaction des « points essentiels à retenir » • Vérification, reformulation en enrichissement des VO proposées par le médecin- rédacteur • Définition des médias à développer, rédaction des commandes VO et graphiques • Commandes média : gestion et suivi • Enrichissement de la charte graphique • Réalisation des modules o Rédaction des messages textuels, des VO o Intégration des médias et synchronisation • Conception et réalisation des documents de prise de note associés aux modules • Test et recette internes • Intégration des recettes client De plus, quand la pédagogie préétablie me semblait inadaptée, j’ai réalisé des propositions de refonte du ou des écrans en question et les ai soumises au client. J’ai également participé à la réalisation graphique des illustrations de mes modules lorsque le planning de l’équipe graphique était trop chargé. La réalisation des graphismes et l’enregistrement des VO correspondent à deux étapes souvent incompressibles de la création d’un module. Afin d’optimiser mon emploi du temps, 6 Cf Fiche conseil conception-réalisation Roche (extrait), en annexe, page 55 7 Structure pédagogique des modules Roche, en annexe, page 58 - 28/61 -
  • 29. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras je travaille donc sur plusieurs modules de front, parfois une demi-douzaine. Pour ne pas me perdre ou laisser derrière moi un module inachevé, j’ai créé une autre fiche, celle-ci me permettant de suivre l’avancement de chacun des modules. Fiche de suivi de l’avancement des modules : rédaction "A Intégration Fichier Commande Refonte Animation retenir" + Commande Synchro- Nom du module de prise Export Revues Livré le graphique écrans écrans vérification VO nisation de note VO VO Lors des vacances estivales de mon tuteur entreprise, j’ai repris à mon compte l’intégralité des tâches de gestion de projet concernant les formations Roche dans lesquelles j’étais impliquée. Outre la relation avec le prestataire (voix-off) et avec l’équipe graphique, j’ai ainsi pu développer ma relation avec le client, notamment concernant les phases de livraison et recettage. J’ai notamment été amenée à négocier des délais de livraison et des volumes de modifications post-recettes. J’ai également organisé des réunions téléphoniques avec le client pour discuter de la validité des modifications demandées. - 29/61 -
  • 30. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras Partie 3 : Analyse critique A. La pédagogie choisie 1) Multimodalité et ergonomie des écrans La charte graphique et l’ergonomie de l’interface ont été décidées avant mon arrivée. J'ai cependant précisé la mise en page de nombreux types d’écrans ; j’en ai défini de nouveaux et j’ai aussi enrichi la palette graphique de quelques variations de couleurs afin de pouvoir répondre à certaines contraintes graphiques (notamment dans les tableaux) 8. D’après l’article "Six principles of Effective e-learning. What works and why" écrit par Ruth Clark en 2002 9 et repris en français par Mathilde Bourdat en 2009 10, six principes traitant de l’utilisation de l'audio, du texte, et des graphiques sont à respecter pour concevoir des modules e-learning facilitant l’apprentissage. Lors de la conception et de la réalisation des modules du projet Roche, je me suis efforcée de respecter au mieux ces principes afin de concevoir et de réaliser des modules les plus efficaces possibles. Observons l’application de ces différents principes au travers de l’analyse de quelques captures d’écrans. Dès que le contenu s’y prêtait, nous avons illustré de façon pertinente les écrans, afin de permettre un double codage de l’information : verbal et visuel. La multimodalité peut être définie comme la mise en œuvre des trois médias de base (image, texte et son). Cette approche multimodale permet de respecter le profil cognitif de chacun et multiplie les possibilités d’ancrage de l’information dans la mémoire à long terme. Le premier principe « illustrer le texte améliore l'apprentissage » a ainsi été mis en œuvre, permettant, comme le montre l'expérimentation de Richard Mayer, « une amélioration de 89% de l'apprentissage lorsque le texte [est] illustré, par rapport à un apprentissage ayant le texte pour seul support. » 8 Cf Fiche conseil conception-réalisation Roche (extrait) page 55 9 Six Principles of Effective e-Learning: What Works and Why, article du 10 septembre 2002, publié par Ruth Clark dans Learning Solution Magazine : http://www.learningsolutionsmag.com/articles/384/ 10 Concevoir des modules e-learning efficaces: l'apport des sciences cognitives, Article du 22 janvier 2009 publié par Mathilde Bourdat sur le blog de la formation professionnelle : http://www.formation- professionnelle.fr/2009/01/concevoir-des-modules-elearning-efficaces-lapport-des-sciences-cognitives.html - 30/61 -
  • 31. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras Afin d’améliorer l’apport multimodal, dans l’exemple ci-dessus, les différentes parties de l’anatomie du néphron étaient, de manière synchrone : • nommées par écrit, • explicitées par la voix off, • et mises en évidence graphiquement. Lors de la capture, la structure anatomique mise en relief sur le graphique est la dernière : « le tube collecteur de Bellini ». La pertinence des illustrations est cruciale, puisqu’« utiliser des illustrations, textes et sons inutiles nuit à l'apprentissage » (Principe n°5). Lors des phases de conception, l’expert Roche, le médecin rédacteur et moi-même avons été particulièrement attentifs à ceci, et c’est avec beaucoup de rigueur et un esprit de concision que j’ai passé commande des illustrations en question à notre équipe graphique. Il est en effet très facile, en biologie, de noyer l’apprenant sous l’information en lui présentant des illustrations légendées de manière certes exhaustive, mais trop riche et non pertinente au vu de la notion à faire passer. De plus, nous avons toujours placé les illustrations à gauche de l’écran, et le texte s’y rapportant à droite. Comme l’énonce le principe n°2: « placer le texte à proximité du graphique améliore l'apprentissage. C'est le principe de "contiguïté" : l'apprentissage est renforcé si le texte et l'illustration sont côte à cote à l'écran. Cette solution est préférable aux solutions qui placent le texte "au dessus" ou "au dessous" de l'illustration : l'étude de Mayer montre une acquisition renforcée à 68%. » Lors de la conception de mes premiers écrans, j’ai, sans me poser de question, placé le texte à gauche et l’illustration à droite. Etant gauchère, cet agencement m’a semblé naturel et le plus confortable. Mon tuteur, droitier, a tout de suite été gêné par cette disposition. D’après - 31/61 -
  • 32. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras Serge Arbiol 11, chez les droitiers, l'hémisphère droit gère non seulement l’œil controlatéral, c’est à dire le gauche, mais aussi la perception des objets. L’hémisphère gauche gère l’œil droit, ainsi le langage et notamment la lecture. Pour minimiser les distances oculaires à parcourir, Il est ainsi plus économique, pour un droitier, de placer l’illustration à gauche, et la zone de texte à droite. La population étant majoritairement droitière, la disposition « texte à gauche et illustration à droite » a été abandonnée au profit de la disposition inverse. Il est cependant dommage que les outils utilisés, ainsi que le format d’export du cours, ne permettent pas à l’apprenant de choisir la disposition qui lui est la plus confortable. D’après le principe 4, « expliquer une illustration avec un audio et un texte peut nuire à l'apprentissage ». En l’absence d’illustration, la redondance texte-audio est positive, à condition que les apports de ces deux médias soient bien définis et dosés l’un par rapport à l’autre. Ainsi, la voix off, tout en restant ancrée au texte apparaissant à l’écran, ne doit pas le reprendre mot pour mot. Lors de la création des modules Roche, nous avons décidé d’utiliser le son comme vecteur principal de l’information. Le texte est alors un vecteur secondaire, venant en renfort de la voix-off, et apparaissant de manière synchrone à la lecture de cette dernière. Les apprenants peuvent préférer lire l’information plutôt que de l’entendre. Nous en avons tenu compte. Lors de la publication, le texte des VO est ainsi disponible dans un onglet latéral, en affichage alternatif avec le plan du module. De plus, le fichier de prise de notes, dont nous parlerons plus en détail page 34, reprend également le script des voix-off de chaque diapositive. 11 Multimodalité et Enseignement multimédia, article de Serge ARBIOL, Université de Toulouse (Médias et Psychologie des apprentissages) http://cueep100.univ-lille1.fr/sced/IPM/SArbiol_Multimodalite.htm, page 4. - 32/61 -
  • 33. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras Les illustrations ou schémas complexes, comme celui présenté ci-dessus, apparaissent de manière synchrone aux voix-off qui les explicitent. D’après les études de Mayer, une animation présentée oralement est 80% plus efficace que la même animation expliquée au moyen d’un texte. D’où le principe n°3 : « expliquer les illustrations avec un message audio améliore l'apprentissage ». D’un point de vue cognitif, ceci s’explique par le recrutement d’une aire cérébrale supplémentaire, ce qui étend la capacité de mémoire de travail. Enfin, Ruth Clark nous conseille d’« utiliser le ton de la conversation et des agents pédagogiques [pour] améliore[r] l'apprentissage » (Principe n°6). En effet, « les conventions des interactions sociales sont profondément intégrées, et s'étendent inconsciemment aux interactions homme - ordinateur. L'apprentissage est meilleur lorsque l'apprenant est "engagé socialement", par exemple si le module e-learning utilise le ton de la conversation (sans qu'il soit familier) […]. A la suite des travaux de Reeves et Nass, l'étude de Mayer montre que le module qui engage l'apprenant directement est plus efficace que celui qui utilise un ton impersonnel et formel. » Afin d’impliquer l’apprenant et de l’engager socialement face au module de formation, nous avons choisi de l’interpeller régulièrement au fil du cours. Voici quelques exemples : • « Bonjour et bienvenue dans ce 4ème module sur … » • « A l’issue de cette formation vous serez capables de … » • « Commençons par faire un point sur… » • « Les quatre prochains chapitres vont vous présenter … » • « Abordons maintenant la dernière partie de ce module traitant de… » • « Penchons nous à présent sur… » - 33/61 -
  • 34. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras • « Poursuivons avec… » • « Voici maintenant quelques questions, pour que vous puissiez vous auto-évaluer. » • « Ce module est maintenant terminé. Merci de votre attention. A bientôt. » Ainsi, je me suis efforcée de créer des modules e-learning facilitant l’apprentissage. Ceux- ci n’ont cependant pas encore été déployés chez le client, et n’ont donc pour l’instant pas été soumis aux apprenants. Cependant, les formateurs Roches se sont montrés ravis du travail effectué. 2) Document de prise de notes Chaque module du projet Roche est accompagné d’un document de prise de notes, sous forme de fichier pdf, que l’apprenant peut télécharger et imprimer. Tous les écrans du module, questionnaire mis à part, sont repris dans ce document, et se présentent comme la capture ci-contre. Lorsqu’il suit sa formation, l’apprenant dispose donc d’un support qu’il peut annoter à sa guise. Afin d’encourager la prise de notes personnelles, et donc l’attention et l’implication de l’apprenant, les diapositives ainsi que le texte des voix-off associées sont reproduits mais avec des blancs. Cet emploi du « texte à trous » est utilisé pour faire prendre en note les notions essentielles par l’apprenant lui-même. L’écriture, ainsi que la possibilité d’une consultation ultérieure et « nomade », permet de favoriser la mémorisation. - 34/61 -
  • 35. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras 3) Evaluation Chaque module comporte un questionnaire formatif de 2 à 8 questions. Une fois dans le questionnaire, l’apprenant n’a plus la possibilité de consulter les écrans de contenus, mais il a toujours son fichier de prise de notes à disposition. Le questionnaire étant formatif, l’apprenant peut le soumettre autant de fois qu’il le souhaite. Cependant, le module ne sera remonté « validé » à la plateforme de formation Roche que lorsque qu’il aura obtenu 100% de bonnes réponses. Le nombre de tentatives n’est pas pris en compte, et il ne tient que de la bonne volonté de l’apprenant de jouer le jeu et de ne pas consulter systématiquement ses notes pour répondre aux différentes questions. Sur la capture ci-dessus, vous pouvez voir le bouton « rejouer », terme que j’ai spécifiquement choisi pour dédramatiser les éventuels mauvais résultats. Dans ces questionnaires, les questions utilisées sont de quatre types : • Vrai/Faux • Questions à Choix Unique (QCU) • Questions à Choix Multiples (CQM) • Champs à compléter. - 35/61 -
  • 36. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras Figure 8 : exemple d'écran "question" Les questions de type Vrai/Faux, QCU et CQM sont adaptables à de très nombreux contextes, et sont celles auxquelles il est le plus facile de faire appel. Ce sont également celles qui prêtent le plus le flan à la critique, puisqu’avec ce type de questionnement, il est facile de répondre juste par hasard. Dans une optique formative, je me suis donc attachée à toujours justifier les réponses dans les feedback, et ce que la réponse donnée ait été juste ou fausse. Dans la mesure du possible, nous avons réduit la part du hasard en augmentant le nombre de choix possibles. L’ajout de propositions correspondant à des erreurs classiques astreint l’apprenant à plus de concentration pour les éliminer. Ainsi, dans l’exemple de question à choix multiple ci-dessus, la majorité des sigles proposés fait référence à des traitements ou à des études abordées dans le module en cours ou dans les modules précédents. Les champs à compléter permettent de mettre en place des questions évaluant directement les connaissances de l’apprenant par saisie textuelle ou numérique, généralement dans un contexte « textes à trous » ou « schéma à légender », comme sur l’exemple ci-dessous : - 36/61 -
  • 37. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras Adobe® Presenter permet l’analyse de la chaîne de caractères saisie par l’apprenant et sa comparaison avec une liste de réponses possibles fournie par le concepteur. Ainsi, des réponses justes sur le plan métacognitif peuvent être acceptées, comme les synonymes, les anglicismes, ou encore les mots comportant des fautes d’orthographes mineures (« s » du pluriel, accents…) Ce mode d’évaluation est plus complet que celui de type « case à cocher », mais il ne s’adapte pas à tous les contextes, et demande des paramétrages plus complexes, notamment concernant la prise en compte de toutes les variables de réponses possibles. 4) Gestion de l’erreur Qu’en est-il de la gestion de l’erreur dans ces modules ? Comme je l’énonçais tout à l’heure, je n’ai pas limité les feedbacks des questions à un « bravo, c’est exact » / « Ce n’est pas la bonne réponse… » mais j’ai prévu des pistes d’explication de l’erreur et j’ai pris la peine de reformuler la ou les bonnes réponses. Ainsi, une formulation différente, souvent plus concise, de celle présente dans les slides de contenu peut permettre à certains apprenants de rectifier une notion qu’ils avaient mal comprise. La formation étant dispensée en blended learning, l’accompagnement humain est ici un facteur présent. Lors des cessions de formation en présentiel, l’apprenant pourra ainsi solliciter le formateur Roche pour éclairer les éventuels points noirs de la formation. - 37/61 -
  • 38. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras B. Un outil : Adobe® Presenter 1) Utilisation de l’outil Adobe® Presenter est un outil de rapid learning. Il est vendu comme permettant de « Crée[r] rapidement des cours e-learning et des présentations Adobe® Flash® à fort impact visuel depuis PowerPoint. Quelques clics dans PowerPoint suffisent pour transformer des présentations austères en expériences multimédia Adobe® Flash® captivantes. » 12 Cependant, l’usage que l’équipe a fait de cet outil pour ce projet est allé plus loin, puisque pour une heure de contenu final, dans le contexte des modules Roche pour lesquels le modèle de design est préexistant, il y a en moyenne 16 jours-hommes de travail, qui se répartissent comme tel : Conception Conception Médecin Graphismes Réalisation Voix Gestion Tests et générale détaillée rédacteur multimédia Off de projet Recette 1,5 jour 2,5 jours 3,5 jours 2 jours 3 jours 5-6 h 1,5 jour 2 jours Par comparaison, en moyenne, une heure de cours conçu avec l’Atelier e-learning représente 21 jours-hommes de travail, répartis comme suit : Conception Conception Réalisation Graphismes Voix Off Gestion de Tests et générale détaillée multimédia projet Recette 7 jours 7 jours 2-3 jours 5-6 h 2 jours 2 jours Les modules Roche visant à passer en e-learning des formations antérieurement présentielles, chaque module se basait sur un fichier ppt préexistant. Tout n’était donc pas à reprendre à zéro. Un gros travail restait cependant à faire. Voici un aperçu d’un écran fini, et de la diapositive PowerPoint initiale correspondante 13 : 12 http://www.adobe.com/ca_fr/products/presenter/ 13 D’Autres exemple « avant/après » sont disponibles en annexe, page 59. - 38/61 -
  • 39. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras Figure 9 : exemple de diapositive initiale Figure 10: écran fini correspondant Le texte de la voix-off associée à cette diapositive a été rédigé comme Comme vous pouvez les voir, les diapositives initiales n’étaient tel, et est synchronisé avec l’apparition des différents éléments de la pas toutes rédigées en français. diapositive : Une tâche de traduction, notamment du vocabulaire spécifique, a donc parfois été le pré-requis indispensable à toute réflexion « L’étude de phase III SATURN visait à comparer Tarceva® en pédagogique, précédant les tâches de refonte des écrans et de monothérapie à un placebo, dans le traitement de maintenance après une rédaction des voix-off. première ligne de chimiothérapie. Cette étude a été conduite chez 889 patients atteints d’un CBNPC localement avancé ou métastatique qui n’ont pas progressé après 4 cycles de chimiothérapie à base de doublet de sel de platine. Les patients ont été affectés par randomisation 1:1 à un traitement par Tarceva 150 mg ou placebo, par voie orale, une fois par jour, jusqu’à progression de la maladie. » - 39/61 -
  • 40. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras 2) Adobe® Presenter en pratique J’ai, durant ce stage, utilisé la version 7.0.5 d’Adobe® Presenter, couplée à Microsoft® Office Powerpoint 2007 version 12.06535.5002, sur l’OS Windows Vista SP2. Comme tout programme, Adobe® Presenter, certes très pratique et instinctif, n’est pas parfait. Certains éléments Powerpoint et certaines manipulations sont à éviter à tout prix pour espérer obtenir un export final flash similaire au diaporama produit. Durant ces six mois, je me suis ainsi confrontée à un certain nombre de bugs, que j’ai dû contourner. Je propose donc ici un petit guide des « points à savoir » sur cet outil de rapid-learning. Je n’aborderai pas les fonctions ayant rapport à la vidéo car je n’ai pas eu l’occasion de les utiliser lors de ce stage. Figure 11 : onglet Adobe® Presenter Comme je l’ai auparavant énoncé, Adobe® Presenter permet de publier un diaporama PowerPoint sous forme de flash. Cependant, toutes les options d’un diaporama ne peuvent être utilisées classiquement si l’on veut obtenir une publication entièrement conforme au diaporama initial. Si l’on écrit un texte dans une forme colorée, et que l’on souhaite animer cet élément, par exemple via une animation au clic permettant de synchroniser cette apparition avec la voix- off, alors le texte sera flou lors de l’export. Il faut donc créer une zone de texte au dessus de la forme et les animer de façon synchrone. L’utilisation d’une tabulation associée à un taquet ne sera pas prise en compte lors de la publication. J’ai donc été obligée de revenir à ce que je considère initialement comme un travail non soigné dans Office : remplacer une tabulation par de nombreux espaces successifs… Le niveau d’indentation des puces apparent n’est pas forcément celui qui sera pris en compte lors de l’export, si ces indentations ont été réalisées à l’aide du pinceau et non avec les fonctions « augmenter le retrait » et « diminuer le retrait » ( ). L’option « réinitialiser la diapositive » (cf illustration ci-contre) permet de réappliquer le masque compris par Presenter, et de mettre en évidence les éventuelles corrections de mise en forme à effectuer. - 40/61 -
  • 41. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras Il est possible d’insérer des liens hypertextes dans les diapositives. Attention toutefois à vérifier le bon fonctionnement de ces derniers après publication, car ils ne fonctionnent pas à tous les coups, notamment si l’élément portant le lien est animé. En cas de bug, recréer le lien hypertexte suffit parfois. Si le lien est porté par une forme ou un ensemble de formes, il faut également vérifier sa présence sur tous les éléments du groupe. Pour l’exemple ci-contre, l’hyperlien doit être présent sur la forme plus le texte. Certaines animations ne fonctionnent pas lors de l’export. Ainsi, les options d’emphase, « transparence », « modifier le style de la police » et « modifier la police » n’entrainent qu’un bref clignotement du texte en question, si la durée choisie pour l’effet est « jusqu’à la fin de la diapositive » ou « jusqu’au clic suivant ». Cependant, elles semblent fonctionner lorsque l’on paramètre une durée d’effet définie, par exemple 5 secondes. Les nouveaux effets et formes d’office 2007 (effet relief, ombre…) sont à éviter car souvent générateurs d’anomalies à la publication. Certains éléments non pris en compte se comportent comme s’ils n’étaient pas animés du tout, décalant la synchronisation de toute la diapositive. Sur les diapositives sans animation, il faut mettre une forme transparente et l’animer au clic. Cette astuce évite un bug de multiplication et de décalage des voix off lors d’un import multiple. Les voix-off de chaque diapositive doivent d’ailleurs comprendre 1 à 2 secondes de blanc en début et en fin d’enregistrement pour éviter des troncatures de ces VO sur les postes les moins récents, ayant des difficultés de calcul. Toutes ces « anomalies » ont eu lieu avec l’utilisation de diaporamas au format ppt. Adobe® Presenter est certes compatible avec Powerpoint 2007, mais il ne faut surtout pas utiliser le format de diaporama pptx au détriment du format ppt, la liste de bugs rencontrés s’en trouvant allongée. Voici quelques exemples illustrés : • Déformations : - 41/61 -
  • 42. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras • Disparitions d’éléments : • Modification des zones de texte, chevauchements : Abordons maintenant de manière plus spécifique les apports d’Adobe® Presenter au diaporama, et commençons par le questionnaire. Lors de la création de chaque question, ainsi que dans les paramètres globaux du questionnaire, il est possible de cocher une option « mélanger réponses ». Ainsi, chaque occurrence du questionnaire est unique et mélangeant l'ordre dans lequel les réponses sont affichées. Cependant, cocher cette option peut entrainer le non alignement à l’export de certaines propositions par rapport aux cases à cocher. Concernant la mise en page des écrans de questionnaire, il est certes possible de paramétrer un masque et de l’appliquer à ces diapositives, mais seul l’intitulé de la question (correspondant à une zone de titre) sera affecté : - 42/61 -
  • 43. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras Figure 12 : Avant application du masque Figure 13 : Après application du masque Un certains nombre d’éléments sont implémentés d’office et à supprimer sur chaque diapositive à chaque modification du questionnaire s’ils ne sont pas souhaités, ce qui est ici le cas des 3 rectangles gris inférieurs. Il existe une possibilité de les enlever « en dur » dans les paramètres, mais après avoir aperçu cette option par hasard lors d’un test, je ne l’ai jamais retrouvée. Il n’y a pas de possibilité de régler la mise en forme des feedback une fois pour toute, hormis l’utilisation intensive du pinceau de reproduction de mise en forme. Concernant les boutons d’action « valider » et « effacer », deux choix sont possibles : les aligner à gauche ou à droite. Si les deux boutons sont présents, ce choix gauche-droite est effectivement pris en compte. Dans les modules Roche, le bouton « effacer » n’est pas présent. Malgré le choix de l’option « en bas à gauche » dans les paramètres de gestion des questionnaires du module (cf capture ci-dessous), vous pouvez voir sur les captures sus- jacentes que le bouton s’est tout de même placé à droite. Il faut alors replacer ce bouton manuellement sur chaque diapositive de question ou conserver le bouton « effacer » dans les paramètres du questionnaire, puis le supprimer sur chaque diapositive de question. - 43/61 -
  • 44. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras La forme par défaut des boutons ayant inexplicablement changé au fil des modules malgré un paramétrage identique, il est possible d’effectuer un copier coller d’un bouton d’un module précédent en remplacement du bouton créé. Lors de la modification des paramètres de questionnaires préexistants, la mise en page est partiellement réinitialisée, comme vous pouvez le voir sur les captures ci-dessous. Tout le travail de mise en page est ainsi à recommencer. Mieux vaut donc ne l’effectuer que lorsque les paramètres des questions sont définitivement fixés. Il est par ailleurs possible d’intégrer au diaporama des animations flash (swf). Cependant, il n’y a aucune possibilité de les piloter, notamment dans le but de les synchroniser avec la VO. On pourrait imaginer contourner ceci par l’ajout d’éléments animés, notamment sous forme de caches, mais il est impossible de placer des formes ou zones de texte PowerPoint par-dessus le swf. Par conséquent, dans le but d’une synchronisation audiovisuelle, je recommande, lorsque cela est possible, la décomposition de l’animation flash en images et leur animation « au clic » dans Powerpoint. - 44/61 -
  • 45. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras Il est possible d’ajouter des pièces jointes à l’export flash. Il faut pour cela cliquer que le bouton « paramètres », puis sur l’onglet « Pièces jointes » et indiquer où se situe la pièce jointe, qui sera alors copiée dans le dossier associé au diaporama. Il est possible de changer la pièce jointe à tout moment avant l’export. Cependant, si la nouvelle pièce jointe porte le même nom de fichier que la pièce jointe déjà existante (suite à une mise à jour de ce fichier par exemple), alors la modification ne sera pas prise en compte. Il faut donc supprimer la pièce jointe, valider, puis rouvrir le volet paramètres et ajouter la dernière version du document comme une nouvelle pièce jointe. Abordons maintenant la publication, c'est-à-dire l’export au format flash. Cette étape peut être longue, et PowerPoint peut passer en mode « pas de réponse », cf la capture ci-dessous : Il ne faut cependant pas crier au « plantage » et être patient si ceci dure moins de 10 minutes. Au-delà d’un quart d’heure, pour pouvez arrêter le processus POWERPNT.EXE, le complément Adobe® Presenter a rencontré un bug. A cette occasion, ainsi qu’à d’autres occurrences occasionnelles, vous verrez apparaitre la fenêtre suivante : Il vous est en réalité demandé ici si vous voulez désactiver le complément Adobe® Presenter. Cochez la réponse « Non », sous peine de devoir retourner dans les paramètres de PowerPoint pour l’activer. - 45/61 -
  • 46. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras Il vous faudrait alors cliquer sur , puis sur pour activer le complément Adobe® Presenter : Enfin, lors de l’export, nous avons choisi l’affichage d’un volet latéral reprenant le script de la VO (texte de la zone commentaire de PowerPoint). Il est dommage que la police et la taille de cet élément soient liés à celles des boutons de la visionneuse. Nous aurions en effet aimé pouvoir augmenter la taille du script tout en conservant celle du texte des boutons. Par ailleurs, lors de l’installation de son nouvel ordinateur, mon chef de projet a eu la mauvaise surprise de découvrir qu’Adobe® Presenter ne fonctionnait actuellement pas sous l’OS Windows 7. L’option « Exécuter ce programme en mode de compatibilité pour » ne réglant pas le problème, j’ai effectué quelques recherches, et ai trouvé la solution Mode Windows XP : « Conçu à l’origine pour les petites et moyennes entreprises, le Mode Windows XP est accessible sous la forme d’un téléchargement distinct et fonctionne uniquement avec Windows 7 Professionnel et Édition Intégrale. […] Le Mode Windows XP, disponible pour les éditions Professionnel et Intégrale de Windows 7, permet d’éviter que les programmes métier précédents deviennent obsolètes. » 14 A l’heure où j’écris ces lignes, cette solution n’a pas encore été testée. Au cours de mon stage, j’ai donc appris à composer avec les « caprices » de ce logiciel, qui est malgré tout un très bon outil de rapid-learning. Grâce à ces quelques pages, réunissant informations et astuces, j’espère apporter ma contribution pour l’amélioration de la productivité de l’ensemble de l’équipe Uni-Learning qui travaille avec l’outil Adobe® Presenter, et permettre la capitalisation de connaissances au sein de ma promotion et de l’anneau IPM. 14 http://windows.microsoft.com/fr-FR/windows7/products/features/windows-xp-mode - 46/61 -
  • 47. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras C. Réflexions et pistes d’amélioration sur le projet Roche Comme pour beaucoup de projets e-learning, l’équipe en charge des modules Roche a été confrontée à une question de droit à l’image. Pour illustrer les formations Roche, les graphistes ont défini une charte graphique, puis ont réalisé un travail d’harmonisation de graphismes ayant pour source : • soit des illustrations préexistantes dans les modules présentiels ou suggérées par le médecin rédacteur ; • soit des illustrations dont les droits d’utilisation ont été achetés sur des banques d’images en ligne comme Fotolia. D’après l’article L. 113-2 du Code de la Propriété Intellectuelle (CPI), « est dite composite l’œuvre nouvelle à laquelle est incorporée une œuvre préexistante sans la collaboration de l’auteur de cette dernière ». Cette incorporation pouvant être matérielle (incorporation au sens propre) ou intellectuelle (inspiration), les illustrations produite pour les modules Roche sont donc des œuvres composites. L’article L 113-4 du CPI précise : « l’œuvre composite est la propriété de l’auteur qui l’a réalisée, sous réserve des droits de l’auteur de l’œuvre préexistante ». L’autorisation de l’auteur de l’œuvre première est ainsi obligatoire, sauf si cette dernière n’est plus protégée par le droit d’auteur et est tombée dans le domaine public. Seulement, l’identification de l’auteur original n’est pas toujours chose aisée : • Les sources graphiques sont rarement citées dans les diaporamas Roche, et encore moins mémorisés par les formateurs les ayant rédigés. • Le service communication des laboratoires Roche n’a également pas été en mesure de nous fournir les illustrations adéquates depuis leur bibliothèque de données. • Citons l’exemple d’une illustration suggérée par le médecin rédacteur et provenant d’Internet : une même image peut parfois être trouvée sur plusieurs sites, sans que la source originale ne soit précisée, et sans moyens de contacter l’auteur de ces sites. Même lorsqu’une adresse de contact est précisée, les webmasters ne répondent que rarement. Dans ces cas là, les droits de l’auteur de l’œuvre préexistante ne peuvent être honorés. Uni- Learning France a donc pris le parti de toujours refondre graphiquement ce type d’illustration, principalement des planches anatomiques dans les modules Roche, en espérant que, faute de mieux, l’apport d’une valeur-ajoutée suffise à faire de Uni-Learning le propriétaire exclusif de ces illustrations. Deux autres éléments limitent les risques encourus par l’entreprise : • L’anatomie étant ce qu’elle est, les moyens de la représenter sont peu nombreux, et prouver l’originalité d’une telle illustration est malaisé. • Les modules produits seront diffusés en accès restreint et non au grand public. Certaines illustrations ont été reprises telles quelles des diaporamas Roche initiaux. Comme pour le cas précédent, l’auteur de l’œuvre préexistante n’est pas connu de Uni- Learning France, qui a cependant pris le postulat suivant : les illustrations étant présentes dans les documents de formation initiaux, les laboratoires Roche ont acquis leur droits d’exploitation et nous pouvons les reprendre dans les modules de formation leur étant destinés. - 47/61 -
  • 48. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras Lors des phases de recettage client, il est parfois tentant, pour gagner du temps, d’envoyer directement à l’enregistrement des scripts de VO réécrits par le client. J’ai toutefois appris à me méfier de la prose des experts, qui certes attendent de nous des textes dans un français irréprochable, mais n’appliquent pas la même rigueur aux textes qu’ils nous envoient. Les corrections reçues sont ainsi parfois rédigées à l’aide d’abréviations ou peuvent comporter de nombreuses fautes de frappes. Une relecture vigilante avant l’envoi au studio permet d’éviter l’écueil d’un réenregistrement ultérieur à cause d’un mot manquant ! Les modalités de communication du module avec la plateforme client, notamment les paramètres des questionnaires, ont été fixés en collaboration avec les services Formation et Informatique Roche début mars. Puis tous les modules ont été réalisés et soumis à la validation du client. Par la suite, les formateurs ont indépendamment exprimé des attentes variées concernant les paramètres de l’évaluation, attentes qu’il a fallu harmoniser puis intégrer. Ce changement d’avis de la part du client a entraîné la reprise des 34 modules de formation déjà créés. Or, comme je l’ai énoncé dans la partie précédente, la modification des paramètres des questionnaires génère de profonds changements quant au rendu graphique de ce dernier (réinitialisation de la mise en page). Il a donc fallu, pour chaque projet, modifier les paramètres, remettre en page les questionnaires, puis réexporter le cours. Ceci a donc induit, sur l’ensemble des modules, un surplus de 5 jours-homme de travail, qui n’a cependant pas été facturé à Roche car il ne dépassait le budget original. En règle générale, et d’un point de vue gestion de projet, le prestataire doit ainsi bien faire prendre conscience au client des répercutions financières, mais aussi temporelles (allongement des délais de livraisons) de toute modification intervenant après une phase de validation. - 48/61 -
  • 49. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras D. Les compétences acquises et mobilisées dans le stage Ce stage a été ma première longue expérience de travail en entreprise. Il m’a permis de mettre en œuvre et de développer les compétences suivantes : • Tout d’abord, des dispositions organisationnelles : j’ai du gérer mon planning au mieux pour optimiser les temps de conception et de réalisation en tenant compte des délais de création graphique, d’enregistrement des VO, mais aussi des vacances des uns et des autres. • Ensuite, des qualités de communication, que ce soit pour exprimer clairement mes besoins en termes graphiques compréhensibles par des non biologistes, ou encore pour gérer le client et ses attentes (notamment en terme de délais), négocier à la baisse le volume des modifications post-recettes, ou négocier les délais avec les prestataires (VO). • J’ai également développé mon aptitude à travailler en équipe en confrontant et en proposant aux autres ma méthode personnelle. J’ai ainsi vécu ma première expérience de gestion d’une équipe en tant que cadre responsable et ai eu à m’affirmer auprès d’un subordonné pour avoir exactement les résultats escomptés. • D’un point de vue économique, j’ai travaillé à la gestion du budget qui nous était alloué pour les projets Roche ; J’ai ainsi minimisés les frais de prestataire et ne commandant le réenregistrement que de fragments de VO puis en réalisant moi- même des montages dans Audacity avec les bandes son originales. • Enfin, concernant les outils, ce stage m’a appris les bases du travail avec l’Atelier e-learning. J’ai découvert le logiciel Adobe® ConnectTM et ses possibilités. J’ai également pu perfectionner mon utilisation d’Audacity, en réalisant finement des montages de voix-off. J’ai mis en œuvre ma connaissance du logiciel Paint Shop Pro 7 pour réaliser des montages graphiques. Pour finir, ce stage m’a principalement permis d’acquérir une maîtrise avancée du logiciel Adobe® Presenter. • Le contenu des modules des formations qui m’ont été confiés m’a également permis de réinvestir mes connaissances et compétences scientifiques issues de mon cursus biologique. En regard du référentiel de compétence IPM, lors de ce stage chez Uni-Learning France, j’ai approfondi les compétences suivantes : - 49/61 -
  • 50. Master IPM 2009-2010 Aurélie Malétras Extrait du Référentiel de compétences de l’Ingénieur Pédagogique Multimédia septembre 2010 L’IPM contribue aux activités d’éducation et de formation en assurant des fonctions d’ingénieur mettant en œuvre les technologies 1. Contexte professionnel d’exercice du métier IPM L’ingénieur IPM exerce son activité dans le cadre : o d’organisations : entreprises, organismes publics assurant le développement des compétences de leurs personnels de manière formelles et informelle o d’organismes de formation, o de fournisseurs de produits, d’outils ou de services. o de financeurs et d’institutions d’animation du secteur de la formation et des TIC. Il intervient sur des projets de réalisation de produits, d’offres de formation ou de dispositifs nouveaux (depuis leur définition jusqu’à leur implémentation) aussi bien que sur la transformation, le déploiement ou le développement de dispositifs existants. 2. Fonctions d’un IPM Il assure des fonctions de coordination, de conception et de réalisation. L’ingénieur IPM est amené à exercer tout ou partie des trois grandes catégories de fonctions suivantes : o A -réaliser et conduire des projets de création de ressources pédagogiques multimédia, o B -réaliser et conduire des projets de création de dispositifs de formation mettant en œuvre les TIC o C -gérer et faire évoluer des systèmes de formation sur certains aspects : moyens, méthodes (type entreprise, équipe de production, service d'appui aux enseignants,) en position de service commun ou de bureau des méthodes. Dans ces fonctions, il privilégie des démarches industrielles de nature à garantir la qualité des résultats, la maîtrise des coûts et des délais, le déploiement, la pérennité et l’évolutivité des solutions. 3. Activités Les fonctions de l’IPM impliquent les activités suivantes et font appel aux connaissances et techniques dans trois domaines de l’ingénierie : contenus, services, projets. - 50/61 -