Remerciements


          Je tiens à remercier tout particulièrement Flavien Chantrel, community
manager pour RegionsJob qui a bien voulu m’épauler dans la réalisation de ce
mémoire. Son accueil, sa confiance et le partage de son savoir et de son expérience
ont fait de ce mémoire une expérience enrichissante et particulièrement agréable.


De plus, je remercie toutes les personnes qui m’ont aidé de près ou de loin dans la
réalisation de ce mémoire :


        Nicolas Bordas, président de TBWA/France
        Fadhila Brahimi, spécialiste du Personal Branding
        Franck Lapinta, responsable marketing web et RH 2.0
        Didier Baichere, vice-président des ressources humaines chez Logica
        Guillaume Cailloux, étudiant à l’ISCOM
        David Zea
        Valentin Vivier
        Adeline




	
                                                                                  2	
  
SOMMAIRE

A. Contexte...............................................................................................................4
       1.  Définitions ................................................................................................................... 4
         a) Identité numérique .................................................................................................... 4
         b) Personal Branding .................................................................................................... 5
         c) E-réputation .............................................................................................................. 5
       2. Aspect web .................................................................................................................. 6
         a) Les réseaux sociaux ................................................................................................. 6
         b) Les blogs ................................................................................................................ 22
       3. Aspect sociologique................................................................................................. 25
       4. Aspect Ressources Humaines ................................................................................ 27
B. Approfondissement de la problématique .......................................................34
       1.  Le Personal Branding : accessible à tous ?........................................................... 34
       2.  Le Personal Branding pour… .................................................................................. 34
         a) … développer son réseau....................................................................................... 35
         b) … trouver un emploi ............................................................................................... 37
         c) … être reconnu en tant qu’expert ........................................................................... 38
       3. Quelles utilisations ?................................................................................................ 38
         a) Les démarches originales ....................................................................................... 39
         b) Twitter ..................................................................................................................... 41
         c) Facebook ................................................................................................................ 43
         d) Réseaux sociaux professionnels ............................................................................ 45
         e) Blogs ....................................................................................................................... 46
       4. Les limites & les risques .......................................................................................... 48
         a) Le « Personal Branling »......................................................................................... 48
         b) Le « Bad buzz »...................................................................................................... 49
         c) Internet : place publique qui n’oublie pas................................................................ 51
         d) Être ou ne pas être anonyme ................................................................................. 53
         e) L’homonymie........................................................................................................... 54
         f) Les outils de mesure d’influence ............................................................................. 55
C. Recommandation ..............................................................................................58
       1ère étape : la découverte................................................................................................. 59
       2ème étape : la création..................................................................................................... 60
       3ème étape : la communication ........................................................................................ 61
       4ème étape : l’entretien...................................................................................................... 61
Annexes ....................................................................................................................63
       Annexe n°1 : Interview de Nicolas Bordas .................................................................... 64
       Annexe n°2 : Interview de Fadhila Brahimi ................................................................... 68
       Annexe n°4 : Interview de Valentin Vivier ..................................................................... 76
       Annexe n°5 : Résultats de l’enquête quantitative......................................................... 81
       Sources bibliographiques............................................................................................... 88




	
                                                                                                                                        3	
  
Internet a changé le monde. Rien n’est plus comme avant et nous devons nous y
faire mais surtout nous adapter. Tous les domaines sont touchés y compris le monde
du travail auquel nous nous intéresserons principalement. Internet est aujourd’hui
complètement intégré aux démarches de recrutement et de recherches d’emploi; il
est donc primordial de maitriser ou du moins d’être informé des rouages du
« Personal Branding » (terme importé des Etats-Unis parfois traduit en France par
« marque personnelle »). Il convient donc de se poser la question suivante :


           Comment faire du web un outil efficace de Personal Branding ?




       A. Contexte

       1. Définitions


       a) Identité numérique

L’identité numérique est constituée de l’ensemble des éléments caractérisant votre
présence en ligne. Elle peut revêtir plusieurs facettes. En effet, d’un réseau social à
un autre, ou plus largement d’un site internet à un autre, nous n’agissons pas de la
même manière. De façon consciente ou inconsciente, nous nous adaptons à chaque
plateforme pour laisser transparaitre uniquement ce qu’il veut montrer. On
s’exprimera donc différemment sur Twitter ou sur Viadeo.


On peut faire un parallèle avec la vie quotidienne. On s’exprime et ne se comporte
pas de la même manière en fonction du lieu et/ou des gens qui sont avec nous.


C’est la multiplicité de ces traces et de ces identités qui composent l’identité
numérique. Se pose donc la question de savoir si on dispose d’une ou de plusieurs
identité numériques et surtout de la manière dont on va donner de la cohérence au
tout…




	
                                                                                   4	
  
b) Personal Branding

Appelé en France plus communément « marque personnelle » ou parfois le
« marketing de soi », le Personal Branding est un procédé par lequel un individu se
met en avant et se différencie à travers des outils de communication, notamment sur
internet, pour atteindre un objectif (trouver un emploi, trouver un client, etc.).


Il englobe une partie de nos identités numériques, en particulier nos profils sur les
réseaux sociaux professionnels, mais pas uniquement. En effet, nous faisons tous,
de façon plus ou moins volontaire, du Personal Branding. Par exemple une personne
poste une photo sur Facebook sur laquelle elle est aux côtés d’une personnalité
célèbre : ainsi, elle se met je me mets en scène et veut qu’on la voit. Mais ce type de
Personal Branding n’a pas véritablement d’objectif. Par ailleurs, il existe un Personal
Branding travaillé, réfléchi qui est pensé comme une véritable stratégie. Il faut donc
distinguer ces deux types de processus où l’un est plutôt « actif » et l’autre « passif »
et c’est bien au Personal Branding que je qualifie d’ « actif » que ce mémoire va
s’intéresser.



       c) E-réputation

La E-réputation est la réputation sur le web. Elle est l’opinion que les autres se font
d’une personne (ou d’une marque) entre autres en fonction des résultats trouvés en
ligne sur celle-ci. Il n’y en a pas nécessairement qu’une seule : on peut avoir une
bonne E-réputation auprès d’un public et une mauvaise auprès d’un autre.


Elle est le fruit d’une stratégie de Personal Branding (bien, mal, ou pas orchestrée)
et/ou du développement d’identités numériques. Cependant, comme le dit Philippe
Buschini sur son blog, « il existe deux différences de taille entre la réputation et l’E-
réputation ». En effet, celui-ci met en exergue le fait qu’avec Internet, aucune trace
ne s’efface (ou presque) et que donc, dès lors que l’on s’exprime sur telle ou telle
chose, cela restera toujours écrit quelque part. De plus, la faculté d’internet de
propager un message à vitesse grand V tend à faire disparaître certaines notions
essentielles de celui-ci. À la manière d’un écho, la qualité de l’information est de



	
                                                                                     5	
  
moins en moins bonne dès lors que la distance (nombre d’intermédiaires) augmente.
C’est pourquoi il est de plus en plus nécessaire pour tout individu et encore plus pour
une entreprise de gérer sa E-réputation.



         2. Aspect web

         a) Les réseaux sociaux


         • Facebook
Qu’est-ce que c’est ?

D’après la définition du site lui-même, Facebook est un réseau social qui « vous
permet de rester en contact avec les personnes qui comptent dans votre vie;
cependant, il est certain qu’aujourd’hui ce site représente bien plus que cette simple
phrase.
Ce réseau social a été créé par Mark Zuckerberg le 4 Février 2004. À l’origine, il
s’agissait juste d’un réseau communautaire d’étudiants de l’université d’Harvard mais
très rapidement celui-ci séduit de plus en plus d’universités, puis d’entreprises et
finira par être ouvert à tous (ou presque, les personnes de moins de 13 ans n’y ayant
pas accès) le 26 septembre 2006.
Le succès est immédiat et aujourd’hui le réseau social compte plus de 900 millions
d’utilisateurs actifs chaque mois et chaque jour c’est plus de 526 millions de
personnes qui s’y connectent et également plus de 300 millions de photos qui y sont
ajoutées1.C’est aussi le 2ème site le plus visité en France et dans le monde derrière
Google2.




	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  
1
            http://www.blogdumoderateur.com/index.php/post/facebook-10-chiffres-retenir-
premier-trimestre-2012
2
            http://www.alexa.com

	
                                                                                                                                                                                                                                 6	
  
 
En France, le réseau social a déjà attiré plus de 24 millions d’utilisateurs, ce qui
représente plus de 37% de la population et plus de la moitié des internautes français,
ce qui en fait le réseau social ayant le taux d’appartenance le plus élevé de France.
En terme de nombre d’utilisateurs, la France se place donc en 9ème position dans le
monde1.	
  
C’est également le réseau social le plus connu avec plus de 95% de taux de
notoriété auprès des internautes français2.



À quoi ça sert ?

Facebook offre de nombreuses fonctionnalités. Chaque utilisateur possède un profil
sur lequel il renseigne un certain nombre d’informations (âge, sexe, ville, métier,
famille, intérêts, etc.). Il peut mettre son profil en relation avec d’autres en les
ajoutant comme « amis » afin de pouvoir avoir accès à leurs informations visibles
(chaque utilisateur pouvant choisir de filtrer la diffusion de ses informations à tel ou
tel utilisateur) et vice-versa. Cependant l’utilisation de ces filtres (qui s’organisent en
listes) sont encore très peu utilisés puisque c’est un paramètre qui a été ajouté et
avec lequel les utilisateurs ne se sont pas familiarisé.


Concrètement, ce site permet d’entrer en contact ou de garder contact avec des
personnes. Chacun utilise le réseau social comme il l’entend et peut ajouter comme
	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  
1
            http://www.alexa.com
2
            http://www.ifop.com/?option=com_publication&type=poll&id=1671

	
                                                                                                                                                                                                                                 7	
  
amis virtuels ses véritables amis mais aussi ses collègues, ses supérieurs, ses
anciens camarades, sa famille, etc. C’est en fonction de ces « amis virtuels » que
l’attitude, le comportement de l’utilisateur s’adapte… ou ne s’adapte pas.



Qui y trouve-t-on ?

Globalement, les utilisateurs de Facebook en France sont homogènes. En effet nous
y retrouvons presque autant d’hommes que de femmes (avec un léger avantage
pour ces dernières qui y sont majoritaires à 52%) et toutes les tranches d’âge y sont
représentées. Cependant, on observe tout de même que plus de la moitié des
utilisateurs ont entre 18 et 34 ans.



                       Utilisateurs de Facebook
                             selon leur sexe


                                           48%                   Homme
                                   52%                           Femme




                                  Source : SocialBakers


                  Utilisateurs de Facebook selon
                              leur âge
                                  5% 3%                           13-15
                                          8%                      16-17
                              10%              8%
                                                                  18-24
                                                                  25-34
                            16%
                                                 25%              35-44
                                                                  45-54
                                    26%                           55-64
                                                                  65 et plus


                                  Source : SocialBakers



	
                                                                                 8	
  
Par ailleurs, ce réseau social est sujet à controverses puisqu’il provoquerait une
forme d’addiction semblable à certaines des drogues les plus fortes. Un article du
blog du modérateur à ce sujet-là1 recense les différentes causes de l’addiction à
Facebook. Ainsi, les internautes sont invités à s’auto-évaluer en choisissant une
réponse allant de « très rarement » à « très souvent » sur les critères suivants :


         •        Vous passez beaucoup de temps à penser à Facebook, ou à prévoir de vous
                  rendre sur Facebook
         •        Vous ressentez de plus en plus le besoin d'utiliser Facebook
         •        Vous utilisez Facebook afin d'oublier vos problèmes personnels
         •        Vous avez essayé de restreindre votre utilisation de Facebook, sans succès
         •        Vous êtes inquiet, agacé si on vous interdit l'accès à Facebook
         •        Vous utilisez tellement Facebook que cela a un impact sur vos études ou
                  votre travail


Finalement, si l’internaute a répondu souvent ou très souvent à au moins quatre de
ces affirmations, c’est qu’il y a un problème.


Enfin, paradoxalement, alors que Facebook propose des fonctionnalités sans fin, les
comportements de ses utilisateurs tendent généralement tous vers quelques
utilisations différenciées mais pas beaucoup plus. Pour illustrer cela, un site
américain s’est amusé dans un article, repris par le blog du modérateur2, à classer
en 11 catégories les utilisateurs de Facebook qui seraient donc les suivants :


         •        La hyène : ne dit jamais rien à part LOL ou MDR.
         •        Le voyeur : ne « like » jamais, ne commente jamais, mais lit tout et fait même
                  référence à vos statuts quand vous vous voyez.
         •        Le coq : pense qu'il a une mission : dire bonjour tous les matins à ses amis
                  Facebook.
         •        Mr/Mme populaire : a 4537 amis mais on ne sait pas pourquoi.

	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  
1	
  http://www.blogdumoderateur.com/index.php/post/Les-­‐6-­‐signes-­‐de-­‐l-­‐addiction-­‐a-­‐

Facebook	
  	
  
2	
  http://www.blogdumoderateur.com/index.php/post/Les-­‐11-­‐types-­‐d-­‐utilisateurs-­‐

Facebook	
  	
  

	
                                                                                                                                                                                                                                 9	
  
•   Le joueur : passe ses journées sur Farmville, Mafia War et autres jeux
           sociaux.
       •   L'Emo : déteste sa vie et passe son temps à mettre des statuts déprimants.
       •   Le promoteur : vous envoie en permanence des invitations pour des
           évènements auxquels vous n'irez jamais.
       •   Le voleur : pique les statuts et les photos des autres pour les mettre sur sa
           « Timeline ».
       •   Le/La Drama Queen : se plaint toujours, a toujours des soucis, mais ne
           précise jamais ce que c'est.
       •   Le reporter : décrit toujours ce qu'il fait et avec qui. Même si on s'en fiche.
       •   Le liker : ne dit jamais rien, mais like tout ce qui bouge.



       • Twitter
Qu’est-ce que c’est ?

Twitter est ce que l’on appelle un site de micro-blogging, c’est à dire que l’on y poste
des brèves mais de taille très réduite. En effet, un « tweet » (comprenez une brève)
ne peut être composée que de 140 caractères au maximum. Cela oblige les
utilisateurs à être concis et efficaces dans le choix de leurs mots.
Le site a été créé en mars 2006 et lancé en juillet de la même année par Jack
Dorsey. Aujourd’hui c’est le 9ème site le plus visité au monde (11ème en France) et il
comptabilise plus de 465 millions de comptes dont 140 millions d’utilisateurs actifs et
le nombre d’inscrits a augmenté de 40 entre septembre 2011 et avril 2012. Chaque
jour c’est plus de 340 millions de tweets qui sont envoyés sur le réseau social.
En France il y aurait plus de 5 millions d’inscrits mais « seulement » 1,2 million
d’utilisateurs actifs.


En novembre 2011 c’est le 3ème réseau social le plus connu des internautes français
avec plus de 85% de taux de notoriété (+22 points en deux ans). Cependant il n’est
utilisé que par 8% (+1 point sur un an) des internautes français.




À quoi ça sert ?

	
                                                                                           10	
  
Contrairement à la majorité des autres réseaux sociaux, Twitter est « LE » réseau
social de l’instantané. C’est sur ce site (et avant les médias) que de nombreux
événements ont été annoncés en premier, comme par exemple le scandale DSK, le
tremblement de terre au Japon, la tuerie en Norvège, et bien d’autres encore. Il a
également été un des outils d’informations majeurs utilisés lors des révolutions
arabes par les journalistes et les révolutionnaires.
Outre ces utilisations quelque peu rarissimes, le réseau social, de par la diffusion
ultra rapide des informations, peut permettre de passer des annonces. C’est
également un moyen de rentrer en contact avec d’autres internautes (généralement
identifiés) et c’est en grande partie grâce à Twitter que j’ai moi-même pu contacter
l’ensemble des personnes interviewées dans le cadre de ce mémoire.

Qui y trouve-t-on ?

Bien que cela soit progressivement en train de changer, Twitter est aujourd’hui le lieu
de rencontre des « early adopters » et des « influents » en France. En effet ils sont
pour plus de la moitié des « experts du web » puisqu’ils sont 59,9 % à surfer depuis
plus de 8 ans. De plus, on observe que 8 twittos (comprenez utilisateur de Twitter)
sur 10 sont des hommes et la même proportion est âgée entre 15 et 34 ans. Par
ailleurs, plus de 90% des utilisateurs de Twitter s’y connectent plusieurs fois par jour
et sachant que 65% d’entre eux ont un Smartphone, ils sont plus de 80% à se
connecter sur le site via leur mobile. Enfin, ils passent en moyenne 21 minutes sur le
site chaque mois1.




	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  
1
            http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/profil-utilisateurs-twitter/achat-en-
ligne.shtml

	
                                                                                                                                                                                                                                 11	
  
Utilisateurs de Twitter
                             selon leur sexe

                                21%
                                                              Homme

                                        79%                   Femme




                    Source : étude Ipsos Profiling 2010-2011




                    Utilisateurs de Twitter selon
                               leur âge
                                   3%


                             17%                             15-24
                                          49%                25-34
                                                             35-49
                            31%
                                                             50 et plus




                    Source : étude Ipsos Profiling 2010-2011

Contrairement à Facebook, Twitter rassemble des gens ayant des centres d’intérêts
proches. Les échanges y sont beaucoup plus d’ordre professionnels : ils partagent
leur veille, leurs astuces, leurs coups de cœur, etc. Il a davantage vocation à faire
grandir son réseau qu’à se faire de nouveaux amis ou d’en retrouver.



       • Google +
Qu’est-ce que c’est ?

Google + est le réseau social du géant Google lancé le 28 juin 2011 et ouvert au
grand public le 20 septembre de la même année. Présenté comme étant le nouveau




	
                                                                                12	
  
concurrent de Facebook. Il compterait aujourd’hui plus de 170 millions de membres
dans le monde et environ 3,4 millions en France.
En moins d’un an, Google + est parvenu à se faire connaître par près de deux tiers
des internautes français et a déjà attiré 12% de ces derniers. Cependant, c’est le
réseau social sur lequel les internautes français passent le moins de temps avec
seulement 3 minutes par mois.



À quoi ça sert ?

Dans l’ensemble, les fonctionnalités de Google + sont les mêmes que celles de
Facebook. Quelques différences existent cependant avec l’existence de cercles
permettant de trier ses contacts plus facilement sur Goggle + que sur Facebook (qui
a amélioré ses options de confidentialité peu après l’arrivée de Google +). La grosse
différence entre les deux réseaux sociaux réside dans leurs communautés. En effet,
les utilisateurs de Google + se rapprochent davantage de ceux de Twitter que de
ceux de Facebook.



Qui y trouve-t-on ?

Le site étant relativement récent il est difficile d’établir le profil type de l’utilisateur de
ce réseau social en France. Cependant, à échelle mondiale, les utilisateurs de
Google + sont à 63% des hommes et sont âgés en majorité de 18 à 34 ans. On
constate donc une similitude entre les utilisateurs de Twitter et ceux de Google +.
Finalement, le chiffre le plus éloquent et le plus inquiétant pour Google + est le
suivant : seulement 17% des comptes sont actifs. Cela s’explique par un fort
engouement à sa sortie mais qui s’est vite estompé car la nouveauté n’était pas
suffisamment puissante pour contre balancer la suprématie de Facebook. Larry
Page, le créateur de Google fait ces derniers temps de son réseau social un enjeu
majeur de la marque et ce dernier pourrait devenir prochainement un véritable
concurrent de Facebook, son principal atout étant la possibilité de greffer les
précédents services de Google à Google +, phénomène actuellement en cours…




	
                                                                                          13	
  
Utilisateurs de Google +
                            selon leur sexe


                               37%                             Homme

                                            63%                Femme




                            Source : www.frenchweb.fr




                  Utilisateurs de Google + selon
                              leur âge
                                  7%
                                                                 0-18
                                       9%
                              11%                                18-24
                                            23%                  25-34
                            15%
                                                                 35-44
                                                                 45-54
                                     35%
                                                                 55 et plus


                            Source : www.frenchweb.fr



       • Viadeo
Qu’est-ce que c’est ?

Contrairement aux trois réseaux sociaux présentés précédemment, Viadeo est un
réseau social à vocation professionnelle. Créé en 2004 par deux français, Viadeo
rassemble aujourd’hui plus de 45 millions d’inscrits et pas moins de 4,5 millions en
France. Le réseau accueille plus de 30 000 membres par jour mais séduit
principalement des employés de petites entreprises (60% des membres).
En France, 27% des internautes connaissent Viadeo, ce qui le place en 13ème
position, juste devant son principal concurrent Linkedin, en terme de notoriété auprès


	
                                                                                 14	
  
des internautes français. De plus, ce réseau social est le 17ème site le plus visité en
France.



À quoi ça sert ?

Comme dit précédemment, Viadeo est un réseau social professionnel; les objectifs
de ses membres sont donc bien différents des réseaux sociaux « classiques ». En
effet, la volonté d’un tel site est de nouer des liens entre professionnels et le réseau
social s’articule autour de trois objectifs :
       -   le networking : pour retrouver ses anciens collègues et camarades, enrichir
           son carnet d’adresses
       -   le business : rendre visible des offres/produits et trouver des prospects ou
           clients
       -   la carrière : se faire chasser en affichant son expertise et trouver de futurs
           collaborateurs



Qui y trouve-t-on ?

Comme la majorité des réseaux sociaux que nous avons présentés ci-dessus,
Viadeo regroupe une majorité d’hommes (60%). Mais, contrairement à ces mêmes
réseaux sociaux, Viadeo attire des internautes plus âgés puisque plus de la moitié
des membres de ce réseau social ont entre 35 et 54 ans.



                             Utilisateurs de Viadeo
                                 selon leur sexe


                                   40%                           Homme
                                            60%                  Femme




                         Source : étude Ipsos Profiling 2010-2011


	
                                                                                    15	
  
Utilisateurs de Viadeo selon
                                   leur âge

                                     10% 10%
                                                               15-24
                                                               25-34
                                               23%
                               28%                             35-44
                                                               45-54
                                                               55 et plus
                                        26%



                         Source : étude Ipsos Profiling 2010-2011




       • Linkedin
Qu’est-ce que c’est ?

De la même manière que Viadeo, Linkedin est un réseau social professionnel. Celui-
ci est né un an plus tôt que son concurrent, aux Etats-Unis, en 2004. Il comptabilise
aujourd’hui plus de 150 millions d’utilisateurs dans le monde et plus de 3 millions en
France. Linkedin est le 14ème réseau social en terme de notoriété en France puisqu’il
est connu par 25% des internautes français (+11 points sur un an). Enfin, le site se
place en 13ème position en terme de visites en France (soit 4 places devant Viadeo).



À quoi ça sert ?

Comme Viadeo, Linkedin a pour ambition de mettre en relation des professionnels.
Le réseau social s’organise lui aussi autour de trois points très similaires à ceux de
Viadeo:
       -   gestion du réseau et veille sur son secteur
       -   trouver des professionnels et une expertise
       -   gérer son image sur le web




	
                                                                                 16	
  
Enfin, la différence majeure par rapport à Viadeo est sa dimension internationale qui
est bien plus ancrée que chez son concurrent.



Qui y trouve-t-on ?

La tendance observée sur les précédents réseaux sociaux présentés se confirme à
nouveau puisque les utilisateurs de Linkedin en France sont à 64% des hommes.
Cependant, contrairement à son homologue d’origine française, Linkedin est sur-
représenté chez les plus de 55 ans (21% contre 10% chez Viadeo) ; à l’inverse, les
45-54 ans sont sous-représentés (10% contre 28% pour Viadeo).



                       Utilisateurs de Linkedin
                            selon leur sexe


                              36%                            Homme

                                          64%                Femme




                                 Source : Comscore




                       Utilisateurs de Linkedin
                             selon leur âge

                                     11%                     15-24
                              21%
                                                             25-34
                                           25%               35-44
                           19%
                                                             45-54

                                    24%                      55 et plus




                                 Source : Comscore


	
                                                                                17	
  
• Les autres

Les sites que nous avons présentés jusque-là ne sont qu’un microcosme de
l’ensemble des réseaux sociaux. Bien qu’ils soient les plus célèbres et/ou les plus
visités, il en existe beaucoup d’autres. Parmi ceux-ci nous en citerons quelques-uns :
       -   Le célèbre « Copains d’avant » qui jouit encore d’une forte notoriété (82% des
           internautes français connaissent le site) et qui permet de se mettre en relation
           avec ses anciens camarades et/ou collègues.
       -   Myspace, l’ancien réseau social de référence que Facebook a écarté et qui
           est aujourd’hui en grande perte de vitesse. A tendance musicale, le réseau
           social est actuellement en train de se réorganiser mais face à la concurrence,
           cela semble difficile…
       -   Le site Flickr permet de partager des photos et vidéos. De nombreux
           photographes professionnels l’utilisent à la manière d’un book.
       -   La Coopol et Planète UMP sont deux réseaux sociaux politiques
           respectivement à gauche et à droite qui mettent en relation des militants,
           sympathisants ou simplement des curieux entre eux autour du thème de la
           politique.


On constate une tendance à la spécialisation : autour d’un thème, d’un secteur,
d’une passion, les réseaux sociaux spécialisés mettent en relation des personnes
avec un intérêt commun, cela dans le but de construire des relations « win-win » où
chacun peut apporter à l’autre.




	
                                                                                      18	
  
• Conclusion


Voici un récapitulatif de l’ensemble des données présentées précédemment :




	
                                                                           19	
  
On remarque sur le graphique ci-dessus, qu’en 2007, 20% des internautes étaient
membres d’au moins un réseau social. Après une légère augmentation de 7 points
en 2008, on constate un bond gigantesque l’année suivante puisque 77% des
internautes affirmaient en 2009 être membres d’au moins un réseau social. Par
ailleurs, en moyenne, un internaute serait membre de 2,8 réseaux sociaux (contre
2,9 en 2010 et 1,8 en 2009). On voit donc qu’en un peu moins de deux ans il y a eu
une véritable explosion des réseaux sociaux qui tend à se stabiliser depuis.
Cela peut s’expliquer par le fait que les internautes ont choisi leur(s) réseau(x)
social(aux) et qu’ils ne voient plus l’intérêt de s’inscrire ailleurs et décident même
parfois de se désinscrire d’anciens réseaux sociaux. Une autre explication éventuelle
vient du fait que les réseaux sociaux, et plus particulièrement Facebook, procèdent à
des changements en profondeur sur leurs sites qui amènent certains utilisateurs à se
désinscrire. Il y a en plus de ce phénomène certains utilisateurs qui se sont tout
simplement lassés du réseau social ; c’est ainsi qu’au mois de mai 2011, Facebook a
perdu près de 5 millions de membres aux Etats-Unis.




	
                                                                                 20	
  
• Quelles tendances ?

D’après mon enquête1 menée pour ce mémoire auprès de différents professionnels
aux mois de Janvier et Février 2012, plusieurs tendances potentielles ont été
soulevées.


Nicolas Bordas, président de TBWA/France estime que « les réseaux sociaux vont
jouer un rôle de plus en plus important dans la prescription des produits et des
services, avec la généralisation de la géolocalisation et de l’internet des objets. Les
gens vont de plus en plus prendre l’habitude d’intégrer le paramètre réseau social
dans leur vie quotidienne, à l’exemple du commentaire des programmes diffusés à la
télévision. »


Fadhila Brahimi, la référence du Personal Branding en France pense quant à elle
que « les réseaux sociaux sont les jobboards de demain ». Pour rappel, les
jobboards sont des sites mettant à disposition des offres d’emploi et permettant pour
la plupart de déposer son CV. Leur but est tout simplement de mettre en relation des
recruteurs et des demandeurs d’emploi. Parmi les plus célèbres en France, nous
pouvons citer apec.fr, monster.fr, regionsjob.com, pole-emploi.fr, etc.


Enfin, Franck Lapinta, responsable marketing web et RH 2.0, a la conviction
que « les réseaux sociaux vont beaucoup plus se développer, dans toutes les
dimensions (pour s’informer en vue d’une élection, pour chercher un voyage, pour
chercher des loisirs, etc.) et il n’y a pas de raison que l’activité de recrutement soit
exclue de cette évolution. Que ce soient les entreprises ou les candidats, ils vont
utiliser de plus en plus les réseaux sociaux. Aujourd’hui, le discours semble être un
peu optimiste, car les réseaux sociaux ne sont pas encore bien intégrés dans les
stratégies des entreprises. Il s’agit davantage d’initiatives individuelles que d’un
consensus au sein de l’entreprise. Les réseaux sociaux vont progressivement
s’installer en supplément dans la palette de certains métiers : si je suis recruteur, je
les utiliserai pour chercher des candidats ; si je fais de l’innovation, je m’en sévirai



	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  
1
            Cf. annexes n°1 à 4

	
                                                                                                                                                                                                                                 21	
  
comme outil de veille et si je travaille dans l’équipe commerciale ou SAV, je
l’exploiterai avec mes clients ».
On voit ici trois points de vues différents mais qui finalement se complètent et qui
tendent tous vers la même projection : les réseaux sociaux vont devenir un élément
central aussi bien dans nos loisirs que dans notre vie professionnelle.



        b) Les blogs

Un blog est une sorte de journal de bord portant sur une ou plusieurs thématiques.
C’est un type de site sur lequel l’auteur poste régulièrement (dans la mesure du
possible) des billets (l’équivalent d’articles) auxquels peuvent réagir les internautes.
Très prisés au début des années 2000, les blogs accuseraient aujourd’hui une perte
de vitesse. Cela dit, obtenir des chiffres viables est très difficile car les plateformes
hébergeant les blogs ne communiquent pas toutes ceux-ci. Cependant, la France est
un des pays qui a très bien adopté les blogs et figurerait même première en nombre
de blogs par internaute. Approximativement il y avait en France en 2010 entre 15 et
20 millions de blogs d’après le journal du net1.
Un blog est une vitrine et peut prendre de nombreuses formes. Il en existe différents
types qui nous sont énumérés et décrits dans le livre « Moi 2.0 » de Dan Schawbel,
adapté par Fadhila Brahimi :
        -        Personnel : journal intime, mais pas trop
        -        Professionnel : espace de discussion autour d’un ou plusieurs aspects de
                 votre travail
        -        Equipe : un blog, écrit à plusieurs
        -        Enseignement : des professeurs créent des blogs pour échanger avec leurs
                 élèves
        -        Associations, organisations : le blog permet de poster les actualités et
                 d’appeler aux dons ou à la participation
        -        Actualités : de la même manière que les quotidiens
        -        Agrégation : il s’agit ici non pas de créer mais de rassembler du contenu
                                                      d’autres blogs/sites
	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  
1
                      http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/blogs-en-france/15-a-20-millions-de-
blogs.shtml


	
                                                                                                                                                                                                                       22	
  
D’après une enquête menée par Frédéric Canevet, spécialiste du marketing online
en 2010, voici quelques informations chiffrées sur les blogueurs en France :



                         Répartition par âge des
                          blogueurs en France
                                5%


                          13%                                 Moins de 25 ans
                                       30%
                                                              25-30 ans
                                                              30-40 ans
                         25%                                  40-50 ans
                                                              Plus de 50 ans
                                     27%




On remarque ici que le blogging est une activité plutôt développée chez les jeunes
de moins de 30 ans qui représentent à eux seuls près de six blogueurs sur 10.



                     Les motifs principaux pour
                              bloguer
                          11,50%
                15,80%                                 Par plaisir

                                                       Pour faire partager mes
                                                       connaissances
                                      65,60%
                28,20%                                 Pour être reconnu
                                                       comme un expert
                                                       Pour améliorer mon
               35,10%                                  référencement
                                                       Pour trouver des clients
                                      63,30%
                                                       Pour trouver un travail
                     39,10%
                                                       Pour un jour vivre du
                                                       blogging




	
                                                                                23	
  
Les blogueurs ont de nombreuses raisons de bloguer : parmi celles-ci, le fait d'être
reconnu comme un expert et l'amélioration de son référencement arrivent dans les
premières réponses, mais bloguer reste avant tout un plaisir. Pour parvenir à des
résultats concluants dans ces domaines, Frédéric Canevet pense qu'il est impératif
d’actualiser régulièrement son blog et d’en faire une promotion continue.



                         Les impacts du blogging


                                                        J'ai augmenté mon expertise


                                                        Je passe plus de temps
                         5,60%
                6,90%                                   devant internet
         7,50%
                                                        J'ai de nouvelles opportunités
                                                        de carrière
          7,50%                       45,60%            Rien n'a changé

       12%
                                                        J'ai augmenté mes revenus

       14,10%
                                                        Je pense me mettre à mon
                                                        compte

                                   37,90%               Je vois moins mes proches
                27,30%

                                                        J'ai trouvé un travail


                                                        J'ai perdu trop de temps à
                                                        bloguer, j'ai réduit le temps
                                                        que j'y consacre




On constate sur cette question que près de la moitié des blogueurs sondés affirment
avoir amélioré leur expertise grâce à leur blog et plus du quart estime même avoir de
nouvelles opportunités de carrière. Les blogs sont donc bien de plus en plus


	
                                                                                       24	
  
professionnels. Cependant, un blog est vu comme chronophage par plus d’un tiers
des sondés, ce qui est le principal problème observé.




                           3. Aspect sociologique

Les réseaux sociaux ont métamorphosé les usages que nous avions d’internet,
internet a changé notre société et notre société a une influence sur nos
comportements. Par ces intermédiaires, nous pouvons le dire : les réseaux sociaux
ont une véritable incidence sur nos comportements.
Des espaces, que nous pensions privés, s’avèrent être aujourd’hui des espaces très
ouverts et parfois, sans nous en rendre compte, des informations à caractère privé
sont diffusées par nos soins à de parfaits inconnus.


D’après l’enquête menée à l’occasion de la rédaction de ce mémoire1, nous
observons que près d’un quart des sondés (23,9%) estiment avoir des traces
indésirables d’eux-mêmes sur internet. C’est colossal. D’autant plus que ce chiffre ne
comptabilise ni les personnes ignorant qu’il y a effectivement des informations
confidentielles d’elles sur internet, ni celles qui préfèrent ne pas se l’avouer et faire
l’autruche. De plus, parmi celles-ci, les deux tiers ne sont pas prêtes à payer pour
faire effacer ces traces indésirables.
Pour ce qui concerne la vie privée et la vie professionnelle sur internet, la moitié
(50,8%) des sondés estime qu’il est facile ou très facile de les séparer. À l’inverse,
un peu moins de la moitié (45,7%) pense que cela est difficile, voire très difficile.
Enfin, une part infime (3,5%) estime que cela est tout simplement impossible.


La génération Y, celle qui a su se familiariser rapidement à internet, et plus
largement aux nouvelles technologies, est à peu près avertie des potentiels dangers
que la toile dissimule. Mais la génération suivante, dite « Z », née avec un iPad ou
une souris dans la main, n’a pas connu d’autre époque que l’époque ultra-connectée.
Le problème n’est pas tant qu’ils ignorent les notions de confidentialité, de vie privée,
etc. mais davantage qu’ils ne se rendent pas compte du non-respect de leur vie

	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  
1
            Cf. annexe n°5

	
                                                                                                                                                                                                                                 25	
  
privée exposée aux autres. À ce sujet, Danah Boyd et Alice Marwick utilisent une
métaphore simple et éloquente : les jeunes se comportent sur internet comme au
supermarché, c’est à dire que chacun voit ce que l’autre a dans son caddy mais ne le
commente pas. Employés de la mauvaise manière, les réseaux sociaux deviennent
difficilement autre chose que du voyeurisme pur et simple.


De plus, les réseaux sociaux sont souvent considérés par les adolescents comme un
lieu sur lequel les parents ne se trouvent pas. Ils échappent donc à leur surveillance
et se permettent plus de choses et sont par conséquent moins vigilants.


Cette analyse, couplée à un développement d’une forme de narcissisme sur les
réseaux sociaux implicitement, je pense, imposée par la société qui cultive le beau,
l’apparence, le paraître, tend à montrer que les réseaux sociaux ne sont qu’un faux
miroir contemplatif de la réalité. Comme le dit Yann Leroux, à juste titre dans son
billet « Narcissisme 2.0 », « ce qui est mis en jeu dans les réseaux sociaux sont
moins des images que des processus et des interactions », c’est à dire que la photo
ou le statut que l’on poste sur son profil Facebook a pour but de recueillir un
maximum de reconnaissance matérialisée par des « likes » et des commentaires. Il
conclut effectivement en avançant que «Les personnes ne s’y reconnaissent pas
comme on se reconnait dans un miroir. Elles s’y reconnaissent parce qu’elles sont
prises dans des conversations et des actions.»


Sur les réseaux sociaux, les internautes ressentent un besoin de se valoriser et
contrairement aux forums ou aux chats où l’on est connu sous un pseudo, sur les
réseaux sociaux, chacun est identifiable. À ce titre, Michel Stora, psychanalyste et
spécialiste du virtuel, explique dans un dossier du magazine « Psychologies »
qu’internet peut aider quelqu’un dans une période difficile de sa vie car la
reconnaissance des autres y est plus accessible. Il peut donc s’agir parfois d’un
refuge, d’une échappatoire où la communication y est simplifiée et souvent positive.


Tout cela nous permet bien de voir que les réseaux sociaux ne sont pas que des
plateformes merveilleuses. En tout cas, mal maitrisées, celles-ci peuvent même
devenir dangereuses. C’est pourquoi, à tout âge, dans tous les domaines et sur



	
                                                                                 26	
  
n’importe quel réseau, et nous le verrons plus loin, il est primordial de se renseigner
un minimum sur les choses à faire et ne pas faire.



        4. Aspect Ressources Humaines

Les réseaux sociaux ont presque à eux tous seuls révolutionné internet qui était déjà
par définition révolutionnaire. Nos habitudes, nos comportements et nos réflexes ont
changé. Nous parlerons ici d’emploi car l’attitude des recruteurs et des chercheurs
d’emploi eux-mêmes change à une vitesse déconcertante.


En 2011,aux Etats-Unis, (pays, il faut bien l’avouer, en avance sur la France à ce
niveau-là), pas moins de 16% des employés avaient trouvé leur travail actuel grâce
aux réseaux sociaux, soit 5 points de plus par rapport à l’année précédente. Il y a
donc 18,4 millions d’américains qui disent avoir obtenu leur travail grâce à Facebook,
8 millions grâce à Twitter et 10,2 millions grâce à Linkedin. Par ailleurs, 9 chercheurs
d’emploi sur 10 possèdent un profil sur un réseau social et 54% utilisent un réseau
social pour trouver un emploi. (http://mashable.com/2011/12/11/can-facebook-get-
you-a-job/)
De plus, du côté des recruteurs, 91% confirment avoir visité le profil social d'un
candidat potentiel. D’autre part, 76%des recruteurs affirment consulter Facebook
durant le processus d’embauche ; 53% d’entre eux utilisent Twitter alors qu’une plus
faible proportion de 48% base leurs décisions sur le réseau professionnel Linkedin.
Par ailleurs, une proportion de 69% de ces professionnels ont rejeté un candidat en à
cause du contenu trouvé sur Facebook, Twitter ou Linkedin. Les raisons évoquées
sont le mensonge sur les qualifications à 13%, les photos ou commentaires
inappropriés pour 11% chacun, une critique négative sur un ex employeur à 11%
également ou un manque d’habiletés de communication à 11%.
À l'inverse, 68% des recruteurs ont déjà recruté un candidat car ils étaient satisfaits
de qu'ils avaient vu et/ou lu sur leurs profils sociaux1.
Ces données nous venant de l’autre côté de l’atlantique vont nous permettre de
comparer avec les pratiques que nous avons en France. Pour cela nous nous
	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  
1	
  http://www.branchez-

vous.com/techno/actualite/2011/11/infographie_usage_facebook_linkedin_twitter_da
ns_processus_de_recrutement.html?utm_source=&utm_medium=&utm_campaign=`	
  

	
                                                                                                                                                                                                                        27	
  
appuierons sur l’étude menée en 2011 par RegionsJob sur le recrutement et les
réseaux sociaux auprès de plus de 2 526 candidats et 379 recruteurs.

          100%
           90%
           80%
           70%
           60%
           50%
           40%
           30%
           20%
                                                                            Recruteurs
           10%
            0%                                                              Candidats




       Quels moyens utilisez-vous pour recruter/rechercher un emploi ?



Les sites internet d’offres d’emploi (ou jobboards) arrivent largement en tête à la fois
dans la recherche d’emploi des candidats et dans la recherche de candidats chez les
recruteurs. En effet, 98% des candidats et 87% des recruteurs les utilisent. Mais ce
qui nous intéresse surtout, c’est la place des réseaux sociaux dans ce classement.
Ces derniers sont utilisés par presque la moitié des recruteurs tandis que seulement
30% des candidats les utilisent dans leur recherche d’emploi ; il s’agit donc du
dernier outil utilisé par les candidats pour chercher un poste. Nous sommes ici loin
des 54% que nous avons précédemment constatés chez les américains. De plus,
lorsque l’on demande quels sont les trois premiers outils que les candidats et
recruteurs jugent comme étant les plus importants, les réseaux sociaux ne sont cités
que par 9% des candidats et 22% des recruteurs.


Par ailleurs, nous pouvons l’observer dans le graphique ci-après, les réseaux
sociaux n’inspirent pas spécialement pour l’avenir et les jobboards gardent la main
mise. Cependant, la perte de confiance envers l’APEC et Pôle Emploi conduira peut



	
                                                                                      28	
  
être (bien que les sondés ne semblent pas y croire) à un développement de
l’utilisation des réseaux sociaux dans les processus de recrutement des entreprises.


                 100%
                  90%
                  80%
                  70%
                  60%
                  50%
                  40%
                  30%
                  20%
                  10%                                              Recruteurs
                   0%                                              Candidats




       Quels moyens auront selon vous le plus d’importance dans vos futures
                        recherches de candidats / d’emploi ?




	
                                                                                29	
  
70%

          60%

          50%

          40%

          30%
                                                           Recruteurs présents sur les
          20%                                              réseaux sociaux dans le but de
                                                           recruter
          10%
                                                           Candidats utilisant les réseaux
           0%                                              sociaux pour chercher un
                                                           emploi




             Profils présents et recherchés sur les réseaux sociaux



On constate sur ce graphique qu’il y a parfois, selon le secteur, un écart conséquent
entre les profils recherchés sur les réseaux sociaux et ceux « disponibles ». Ainsi, les
commerciaux sont plutôt peu présents et sont pourtant très recherchés. À l’inverse,
les candidats du secteur communication/marketing sont en sur-représentation par
rapport au nombre de recruteurs cherchant ce type de profils.




	
                                                                                       30	
  
100%	
  
                90%	
  
                80%	
  
                70%	
  
                60%	
  
                                                            47%	
  
                50%	
  
                                                                                     39%	
  
                40%	
  
                                                                                                         28%	
  
                30%	
  
                20%	
  
                10%	
  
                  0%	
  
                              Base	
                      Contact	
               Entretien	
         Embauche	
  


       Part des recruteurs ayant engagé des actions de recrutement sur les réseaux
                                                              sociaux



        100%

         90%

         80%

         70%

         60%                       55%                                                                    Blogs professionnels
                                                                                                          Viadéo
         50%
                                                                                                          Linkedin
         40%
                                                               31%
                                                                                                          Facebook
                               30%       30%
         30%                                                                                              Twitter

         20%                                        14%
                                                           16%
                                                                  13%

         10%                                   7%
                                                                        4%
                                                                             7%
                                                                                   5% 4%
                                                                                           1% 1% 2%
          0%
               Utilisateurs      Contactés                    Entretien              Recrutés


       Part des candidats ayant été engagés dans des processus de recrutement en
                                   fonction du réseau social utilisé



Sur les deux graphiques précédents nous pouvons nous rendre compte que les
réseaux sociaux sont malgré tout un outil utilisé par les recruteurs. En effet, près de
la moitié d’entre eux ont déjà contacté un potentiel candidat sur l’un d’eux. Une fois

	
                                                                                                                          31	
  
ce premier contact établi, 82% ont déjà proposé un entretien d’embauche et parmi
ces derniers, 71% ont déjà effectivement embauché un candidat à l’origine contacté
sur un réseau social. C’est donc sur la totalité du panel, 47% de recruteurs qui ont
déjà pris contact avec un candidat en passant par un réseau social, 39% qui ont déjà
fait passer un entretien à un candidat contacté sur un réseau social et plus du quart
(28%) qui ont déjà recruté un candidat avec lequel ils avaient pris contact sur un
réseau social. Parmi ces 28% de recruteurs, 88% d’entre eux ont recruté plus d’un
candidat grâce aux réseaux sociaux.
D’autre part, on remarque que d’un réseau social à l’autre, la réussite n’est pas la
même. Par exemple, Viadeo fonctionne deux fois mieux que les blogs professionnels
en terme de contact et d’entretien et pourtant ces derniers ont de meilleurs résultats
concernant le nombre de recrutés.


           30%	
  

           25%	
  

           20%	
  

           15%	
  

           10%	
                                              Ensemble	
  (N=514)	
  

            5%	
                                              Internautes	
  s'estimant	
  avertis	
  
                                                              ou	
  conRirmés	
  (N=421)	
  
            0%	
  




       À quelle fréquence vérifiez-vous sur un moteur de recherche ce qu’il se dit de
                                          vous ?



Alors que 44% des recruteurs avouent utiliser les moteurs de recherche pour trouver
des informations sur les candidats, ces derniers semblent peu préoccupés par ce
phénomène. Bien que celui-ci soit nettement moins ancré en France qu’aux Etats-
Unis, (nous l’avons vu, 91% des recruteurs y avouent avoir déjà consulté un profil
social d’un candidat potentiel) il est primordial pour les candidats d’anticiper et de


	
                                                                                                 32	
  
s’éviter tout désagrément. Il est vrai qu’aujourd’hui écarter un candidat ou le recruter
en fonction d’informations trouvées sur un de ses profils sociaux reste rare (8% des
recruteurs, dans les deux cas) mais cela pourrait bien changer…


D’après l’enquête que j’ai mené pour ce mémoire1, qu’ils s’estiment avertis ou non, la
fréquence à laquelle ils surveillent leur E-réputation est plutôt inquiétante puisque
près de 70% des sondés ne se « googleise » pas plus d’une fois tous les 3 mois.
Pire encore, le quart d’entre eux ne le font jamais et pour ceux qui le font de façon
annuelle (plus du quart) cela n’est probablement pas fait dans le but de surveiller ce
qu’il se dit d’eux.




	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  
1
            Cf. annexe n°5

	
                                                                                                                                                                                                                                 33	
  
B. Approfondissement de la problématique

            1. Le Personal Branding : accessible à tous ?

« Vous êtes ce que Google dit de vous » : cette citation, plus vraie aujourd’hui que
jamais est au cœur de la notion de Personal Branding. Pour rappel, nous avons
défini le Personal Branding comme étant un procédé par lequel un individu se met en
avant et se différencie à travers des outils de communication pour remplir des
objectifs précis. En somme, il s’agit de cultiver habilement ses différences en les
valorisant et ce, principalement sur internet. Les bases de cette notion ont été
posées en 1997 dans le magazine « Fast Company » par l’américain Tom Peters1.
Il paraît donc conseillé, si ce n’est essentiel, d’avoir une stratégie de Personal
Branding. Il faudrait environ deux années à un individu pour en monter une viable et
pérenne et un peu moins si cet individu est aidé par des tiers (consultants,
spécialistes, etc.)2.
Le Personal Branding ne s’adresse pas qu’aux futurs jeunes diplômés, il s’adresse à
tout le monde. On ne sait pas de quoi est fait l’avenir et à tout moment, un projet, un
événement, une opportunité peut se présenter et il faudra être prêt quand cela
arrivera. Il est certain qu’une bonne stratégie de Personal Branding ne fait pas tout
mais elle peut permettre de provoquer cette « chance » en créant des rencontres, en
se cultivant dans son domaine, en devenant influenceur, etc.



            2. Le Personal Branding pour…

« Les réseaux sociaux m’ont permis de faire beaucoup de rencontres enrichissantes
dans la vraie vie (IRL) et sont aussi une source de pré-recrutement de talents. Ils
sont à la fois un accélérateur d’information, mais aussi de rencontres.
Ils me permettent avant tout d’être informé en temps réels dans les domaines qui
m’intéressent, et de prendre la température de l’opinion.


	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  
1
            http://www.fastcompany.com/magazine/10/brandyou.html
2
       http://www.slideshare.net/PBaumeister/prsentation-personal-branding

	
                                                                                                                                                                                                                                 34	
  
Par ailleurs, ils me donnent l’occasion de donner une audience puissante à mon
blog.
Enfin, ils m’ont occasionnellement permis de résoudre des problèmes professionnels
ou personnels en fonctionnant comme un véritable service d’assistance 24h sur 24, 7
jours sur 7. » Nicolas Bordas.
La messe est dite. Les réseaux sociaux ont un potentiel extraordinaire dans bien des
domaines, nous nous intéresserons donc d’un peu plus près aux opportunités qu’ils
présentent en terme d’emploi, de réseau, de reconnaissance, de statut d’expert et de
leader d’opinion.



         a) … développer son réseau

Les réseaux sociaux ont décuplé les rencontres hasardeuses. Peu nombreux sont
ceux qui n’ont jamais accepté comme « ami » sur Facebook un parfait inconnu sous
prétexte qu’ils avaient un ami en commun et que donc, il avait sûrement une bonne
raison de nous ajouter. Encore plus rares sont ceux qui n’ont jamais échangé avec
un inconnu sur Twitter (c’est tout de même un des atouts majeurs du réseau !).


Les initiatives pour provoquer des rencontres sur les réseaux sociaux sont
nombreuses. Il y a plusieurs années, la mode des « apéros Facebook » avait fait
beaucoup parler d’elle puisque des rassemblements imprévisibles de plusieurs
centaines voire milliers de personnes se retrouvaient en vrai suite à un événement
auparavant organisé en ligne. Ce genre de manifestations se faisant plus rares via
Facebook, les « tweet apéros » se sont développés sur un concept aux bases
similaires mais via le réseau social Twitter. Connaissant la typologie des utilisateurs
de Twitter, il s’agit principalement de forcer les rencontres de type professionnel mais
dans un cadre plus décomplexé et décontracté pour permettre la mise en relation de
plusieurs individus entre eux. C’est par ce biais que plusieurs étudiants ont pu
trouver des stages ou même que certaines personnes ont pu être embauchées.
Un autre exemple, à nouveau sur Twitter est le « Live Tweet ». Cela consiste à
commenter en direct grâce à un « hashtag1 » un événement auquel on assiste, une

	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  
1
            Hashtag : mot clef précédé d'un #, utilisé par la communauté des utilisateurs de
twitter pour regrouper des tweets autour d'un sujet

	
                                                                                                                                                                                                                                 35	
  
émission télé que l’on regarde, etc. C’est de cette façon que j’ai pu à la mi-février,
lors d’une conférence portant sur l’ « étanchéité 2.0 » dans le cadre de la Social
Media Week1, rencontrer certaines personnes que je ne connaissais pas mais avec
qui j’avais des intérêts communs.
Concrètement, il faut se donner les moyens de ses ambitions et être présent là où il
faut, quand il faut et parfois y ajouter une touche de culot. Pour l’anecdote, vers l’été
2011, Nicolas Bordas et le Publigeekaire (blogueur publicité influent) se sont lancés
dans une petite compétition « à qui atteindrait le premier les 6000 abonnés ». Nicolas
Bordas promettait à son 6000ème abonné son livre « L’idée qui tue » et le
Publigeekaire promettait quant à lui un café en tête à tête.




Nicolas Bordas l’emporta et étant aux aguets je suis parvenu à être le fameux
6000ème. Après quelques échanges en privé, c’est finalement au début de l’année
2012 que j’ai eu la chance de pouvoir le rencontrer autour d’un verre avec en prime
une interview pour ce mémoire, des conseils avisés sur mon avenir, sans oublier son
livre « L’idée qui tue ». Tout cela pour dire qu’il faut parfois aller de l’avant pour
provoquer les opportunités et non pas les attendre.
Un autre exemple concerne le contact de potentiels directeurs de mémoire. J’ai
préféré établir une liste réduite mais sur laquelle figurait des personnes susceptibles
d’être intéressées et intéressantes pour mon mémoire. Finalement, en quelques

	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  
1
            http://storify.com/knowtex/social-media-week-etancheite-2-0-ou-comment-gerer

	
                                                                                                                                                                                                                                 36	
  
phrases, via la page contact du blog du modérateur1, j’ai pu attirer l’attention de
Flavien Chantrel qui devint par la suite mon directeur de mémoire. Bien que je n’y
croyais pas trop, j’ai tout de même tenté le coup et finalement le résultat n’en n’a été
que plus réjouissant. Je suis aujourd’hui vraiment ravi d’avoir pu le rencontrer et
travailler sous son aile. Je suis persuadé que nous resterons en contact et que si l’un
a besoin de l’autre, il n’hésitera pas.

         b) … trouver un emploi

Se créer un réseau est étroitement lié à la notion d’emploi dans le Personal
Branding. En effet, les connaissances s’intégrant progressivement à notre réseau
sont bien souvent à l’origine de débouchés professionnels. Ainsi, à la manière d’une
marque qui use de sa réputation pour séduire de nouveaux clients, les individus
doivent user de leur E-réputation pour susciter l’intérêt des recruteurs (et pas
seulement du réseau en général).
Comme nous l’avons vu précédemment dans la mise en contexte, le recrutement via
les réseaux sociaux en France existe mais peine à décoller. Cela dit, les réseaux
sociaux sont aujourd’hui de formidables outils de complément (qui parfois même se
suffisent à eux-mêmes) dans la recherche d’emploi. Pour le moment, le recrutement
via ces plateformes concerne principalement des métiers liés à internet, mais
presque aucun secteur n’est exclu.
Les réseaux sociaux tendent à mettre les recruteurs et les candidats sur un pied
d’égalité, ce qui simplifie d’autant plus la conversation et la rend parfois plus
informelle donc moins contraignante. De plus, la transparence quasi imposée par les
réseaux sociaux garantit une relation de sincérité qui peut manquer dans les
échanges « réels » : un mensonge sur un diplôme peut être facilement vérifiable par
exemple.
Bien souvent, le contact d’un recruteur se fait alors que le candidat n’est pas en
recherche mais simplement parce que sa présence en ligne suffit à faire de lui un
candidat intéressant. C’est ainsi qu’un témoin explique lors d’une interview accordée
au blog du modérateur2 : « Ce n’était pas un but recherché la première fois. Je ne

	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  
1
            http://www.blogdumoderateur.com
2
            http://www.blogdumoderateur.com/index.php/post/Temoignages-ils-ont-ete-
recrutes-grace-a-leur-presence-en-ligne

	
                                                                                                                                                                                                                                 37	
  
m’y attendais pas du tout. Mais du coup, après ça, je me suis vraiment préoccupée
de mon « image » et de ma présence en ligne. »



                      c) … être reconnu en tant qu’expert

En vous attelant à l’établissement d’une bonne stratégie de Personal Branding, vous
pourrez à terme être reconnu comme un expert dans votre domaine. C’est ainsi que
Christophe Ramel, alias Kriisiis1, parvint en l’espace d’un an et demi à s’imposer
comme spécialiste des réseaux sociaux ou encore que Fadhila Brahimi est devenue
la référence sur le sujet du Personal Branding2.
En plus de contenus de qualité et d’une thématique bien identifiée et identifiable,
l’intégration de fonctionnalités sociales (« j’aime » de Facebook, « tweet » pour
Twitter, « +1 » pour Google, etc.) permet de diffuser plus facilement ses billets et
donc de se faire plus aisément remarquer. Cependant, attention à ne pas prendre
son influence trop au sérieux, par exemple en se déclarant soi-même « expert »
(voire même de se penser expert car ce sont ce que pensent les autres de vous qui
peut vous donner ce statut et non pas vous qui l’imposez aux autres), ce qui risque
de dégrader à terme cette même influence.



                      3. Quelles utilisations ?

Il existe de très nombreuses façons d’atteindre ses objectifs de Personal Branding.
Difficile d’innover aujourd’hui quand tout semble avoir déjà été fait. Mais cela est-il
grave ? Non, ça ne l’est pas. Vous trouverez ci-après des exemples, des conseils et
des astuces qui pourront vous inspirer pour votre future (ou actuelle) stratégie de
Personal Branding…




	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  
1
            http://www.kriisiis.fr
2
            www.blogpersonalbranding.com

	
                                                                                                                                                                                                                                 38	
  
a) Les démarches originales




Sous cette image pour le moins racoleuse se cachent deux étudiants d’Hetic (une
école des métiers de l’internet) en recherche de stage qui ont eu l’idée de créer un
site web décalé mettant en avant leurs compétences créatives. On aime ou on
n’aime pas; le succès a été au rendez-vous puisque selon les intéressés, le site
aurait reçu plus de 60 000 visites en seulement trois jours et ils auraient reçu plus
d’une centaine de propositions ! Heureusement cette forte visibilité a (un peu)
supplanté les nombreuses critiques qui ont fleuri sur la toile et a permis aux deux
étudiants d’éviter un « bad buzz » (dont nous parlerons plus tard).
Certaines personnes sont prêtes à tout pour trouver un emploi et le domaine du
possible s’est considérablement élargi avec internet; il y a des exemples à en
pleuvoir. Entre le jeune diplômé qui se vend en solde1, les parodies de la série
événement de l’année 2011 Bref23, le cadre commercial qui organise une tombola4

	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  
1	
  http://www.blog-emploi.com/index.php/post/2011/06/23/Un-jeune-diplome-se-vend-

en-solde	
  
2	
  http://www.youtube.com/watch?v=p-_9Oi-W0nE	
  
3	
  http://www.youtube.com/watch?v=qwIfvoPJbjE)	
  
4	
  http://www.blog-emploi.com/index.php/post/2011/05/18/Il-organise-une-tombola-

pour-trouver-un-emploi	
  

	
                                                                                                                                                                                                                         39	
  
ou encore l’autre jeune diplômé qui envoie son CV à Facebook dans une galette des
rois1, tous les moyens sont bons pour trouver un emploi.
Effectuer une telle démarche n’est pas sans risque car parfois celle-ci peut nuire à
une candidature, nous le verrons, alors il convient donc de bien s’armer afin d’être le
plus efficace possible. Le « Smashing Magazine » donne quelques conseils pour
réussir au mieux son CV original et ceux-ci peuvent globalement s’appliquer à tous
types de CV2 :


         •        être synthétique : ne dites pas tout, il faut en garder pour l’entretien et
                  certaines expériences ne valent peut être pas le coup d’être mises en avant
         •        être simple et compréhensible : soyez créatif dans la présentation sans en
                  faire de trop
         •        être sans failles : ne faites aucune faute
         •        être visuellement parfait : évitez les erreurs d’alignement et envoyez votre
                  CV au format PDF
         •        être imprimable et photocopiable : pensez au fait que votre CV peut circuler
                  dans l’entreprise
         •        être connecté en ligne : si le recruteur consulte votre CV au format PDF, les
                  liens renvoyant sur internet doivent être cliquables
         •        être différent en montrant votre personnalité : personnalisez votre CV pour
                  avoir une présentation originale qui vous correspond
         •        être à jour / correspondre à l’annonce : mettez à jour votre CV dès que
                  nécessaire (une nouvelle expérience, un nouveau compte sur un réseau
                  social professionnel, etc.) et dans la mesure du possible faites un CV par
                  annonce en y injectant des mots clés qui correspondent


Et pour les plus ambitieux, voici 10 questions à vous poser avant de réaliser/publier
votre CV vidéo par le blog emploi de RegionsJob3 :



	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  
1	
  http://www.blog-emploi.com/index.php/post/2012/01/11/Facebook-hire-me-CV-

Galette-Rois-Epiphanie-Project	
  
2	
  http://blog.viadeo.com/fr/2011/04/12/pourquoi-comment-faire-cv-original/)	
  
3	
  http://www.blog-emploi.com/index.php/post/2009/08/24/CV-vid%C3%A9o-:-10-

questions-%C3%A0-se-poser-avant-de-lancer-un-buzz)	
  

	
                                                                                                                                                                                                                                 40	
  
•                          Êtes-vous prêt(e) à assumer cette vidéo pendant des années et qu’elle soit
                                                      associée à votre nom pour les siècles des siècles ?
                           •                          Est-ce que cette vidéo est techniquement correcte ?
                           •                          Etes-vous sûr(e) de vouloir vous exposer, vous montrer, d’être connu(e) et
                                                      reconnu(e) dans la rue ?
                           •                          Etes-vous prêt(e) à associer votre nom de famille à une campagne de buzz
                                                      que vous ne pourrez pas contrôler à 100% ?
                           •                          Avez-vous montré la vidéo à vos proches ?
                           •                          Est-ce qu’ils approuvent votre démarche ?
                           •                          Pourrez-vous supporter les critiques, les injures et les remarques cruelles ?
                           •                          Pensez-vous être obligé(e) de mener cette campagne pour trouver un boulot ?
                           •                          Cherchez-vous réellement un job ou voulez-vous uniquement connaître un
                                                      quart d’heure de célébrité éphémère comme les candidats des émissions de
                                                      télé-réalité ?
                           •                          Enfin, et c’est sans doute la première question à se poser avant de cliquer sur
                                                      le bouton « envoyer », est-ce que cette vidéo vous présente vraiment comme
                                                      un(e) professionnel(le) de votre métier ?



                           b) Twitter

Twitter est un réseau social incroyable. A titre d’exemple, c’est via Twitter que j’ai eu
l’occasion de contacter et interviewer certains professionnels au sujet de ce
mémoire. De plus, j’ai rarement eu besoin de relancer ces personnes qui étaient
plutôt ravies de pouvoir me donner leurs avis sur ce sujet passionnant. Ces mêmes
personnes n’ont pas hésité à diffuser mon enquête1 et cela a très largement
contribué au fait que je recueille 514 réponses. En s’adressant aux bonnes
personnes et sans en faire trop (certes Twitter nous limite à 140 caractères mais
c’est bien assez pour faire des erreurs), de très belles opportunités peuvent se
présenter à nous.
Trouver un emploi grâce à Twitter ? C’est possible, nous l’avons vu. Bien qu’encore
assez rare, c’est possible. En renseignant des mots clés dans la barre de recherche
on peut trouver de nombreuses offres qui renvoient généralement vers un site/blog
	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  
1
            Cf. annexe n°5

	
                                                                                                                                                                                                                                 41	
  
avec un descriptif plus détaillé de celles-ci. Par exemple, si je cherche un poste en
tant que chef de projet, voici les résultats que j’obtiens :




On constate qu’il n’y a pas que des offres d’emploi mais elles sont tout de même
majoritaires. À vous de faire le tri mais cela ne sera pas bien compliqué. Pour cette
recherche, on remarque qu’il y a environ un tweet toutes les 5 minutes. Cela offre de
nombreux choix.
Ensuite, en fonction du poste recherché, libre à vous de contacter la ou les
personne(s) directement via Twitter si celle(s)-ci est (sont) identifiable(s) ou via le lien
fourni avec le tweet. Mais pourquoi se priver de la puissance de Twitter ? Le
recruteur appréciera sûrement votre démarche si vous passez directement via le
réseau social qui en plus montre une maitrise de ce dernier.
Et pour illustrer le tout, sachez qu’un seul tweet peut vous conduire à une
embauche1. C’est le cas d’Annabel Brown qui tweeta (en anglais) : « Je veux un
stage à Syd dans une grande agence de médias sociaux ou une des principales
entreprises de relations publiques. Est-ce que quelqu’un a des suggestions ou
recommandations ? ». Cela suffit à Lexy Klain, chef de compte senior de relations
publiques chez Ogilvy, pour lui répondre et lui proposer dans la foulée un entretien
qui s’avéra concluant.

	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  
1
            Dan Schawbel, « Moi 2.0 » adapté par Fadhila Brahimi, p278

	
                                                                                                                                                                                                                                 42	
  
Un autre phénomène grandissant existe sur Twitter et ouvre de nouvelles
possibilités. Certaines entreprises ont créé des comptes Twitter entièrement dédiés
aux Ressources Humaines et au recrutement1. C’est le cas par exemple de la
Société Générale avec son compte @CareersSocGen ou de Canal + et son compte
@Canalpluschool. Mais au-delà de la recherche d’emploi, Twitter est un véritable
accélérateur de (bonnes) rencontres, à condition d’y être un minimum actif et de
s’entretenir avec les bonnes personnes.



         c) Facebook

Difficile de penser que l’on peut trouver un emploi sur Facebook, non ? Pourtant c’est
possible. C’est peut-être plus difficile que sur d’autres réseaux sociaux, mais tout de
même possible.
Aujourd’hui, le nombre d’inscrits sur Facebook est si important que les recruteurs
sont parfois sceptiques et s’interrogent lorsqu’un candidat n’a pas de profil sur le
réseau social. Il serait donc peut être préférable d’y avoir un compte, aussi fermé
soit-il mais d’en avoir un malgré tout. Cela pourra montrer également une certaine
maitrise de l’outil car près d’un profil sur quatre est entièrement public2.
Être sur Facebook ne veut pas nécessairement dire s’exposer. En effet, vous avez le
contrôle sur qui sont vos « amis », quelles données vous partagez, quelles
informations vous renseignez, etc. Vous pouvez également, si vous le souhaitez,
rendre une information visible par certaines personnes et pas par d’autres. Pour bien
se rendre compte de cela, il suffit d’effectuer de temps à autres des tests concernant
la visibilité de ses informations :




	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  
1
            Vous pouvez retrouver un classement (par nombre d’abonnés) sur le billet de
Laurent Brouat ici : http://recrutementmediassociaux.com/le-classement-des-20-
comptes-twitter-recrutementrh-corporate-a-suivre/
2
            http://www.slideshare.net/captainjob/enqute-regionsjob-emploi-et-rseaux-sociaux-
deuxime-dition?from=embed

	
                                                                                                                                                                                                                             43	
  
Finalement, si vous voulez faire de Facebook un potentiel levier pour votre carrière il
vous faudra reprendre les éléments clés de votre CV en y intégrant des aspects plus
« humains » comme vos centres d’intérêts, vos passions, etc. Il vous est également
indispensable de savoir qui sont vos « amis », il est d’ailleurs conseillé de les
segmenter en différentes listes pour mieux les appréhender et pour vous permettre
de mieux filtrer vos informations. Par ailleurs, n’hésitez pas à devenir « fan » des
marques dont vous vous sentez proche et qui seraient potentiellement intéressées
par votre profil. Vous pouvez facilement prendre contact avec elles ; cela dit, vous
n’avez pas de certitude quant à leurs réponses.
D’autre part, comme nous l’avons vu avec les comptes RH et recrutement sur Twitter
de certaines marques, Facebook est également de plus en plus utilisé par les
marques pour le recrutement. L’exemple le plus célèbre et le plus parlant est celui de
Sephora avec sa page « Sephora, the unique job expérience » :




	
                                                                                  44	
  
Pourquoi une telle initiative de la part d’une marque ? Dans une interview accordée
au blog du modérateur1, Marion Voron, responsable du développement RH de
Sephora explique : « Aujourd'hui, plusieurs types de profils vont s'intéresser à
Sephora et à sa marque employeur. Il s'agit soit des candidats potentiels, soit des
clients qui désirent s'intéresser à l'envers du décor, qui sont fans du produit et
aimeraient savoir comment ça fonctionne. […] Il y a aussi le prospect, le leader
d'opinion, qui souhaite avoir de l'information et que nous avons envie de sensibiliser
à notre culture, à nos valeurs. Mon objectif, avec ce déploiement de la marque
employeur notamment sur les médias sociaux, c'est de me servir de canaux les plus
larges possibles de communication, et d'être transparente sur la façon dont nous
travaillons, ce que ça revêt de travailler chez nous, ce qu'on est capable d'offrir en
matière de carrière et de développement des collaborateurs : si tout ça vous
intéresse, c'est que vous êtes un bon candidat, venez postuler ! L'objectif, par ce
biais-là, c'est attirer les bonnes personnes qui vont être épanouies et qui vont se
retrouver dans ce que nous faisons. »
On remarque, de par cet exemple, qu’il y a un véritable enjeu de recrutement et
d’opportunités en terme d’emploi sur Facebook. Il y a fort à parier que si une
personne est fan d’une page comme celle de « Sephora, the unique job experience »
c’est qu’il existe déjà un lien affectif entre la marque et l’internaute ou du moins qu’il y
a un potentiel pour le créer. C’est ce lien qui pourra peut-être à terme déboucher sur
une embauche…



          d) Réseaux sociaux professionnels

S’il ne fallait retenir que deux réseaux sociaux professionnels, ce serait sans doute
Linkedin et Viadeo que nous avons présentés précédemment. Contrairement à
Twitter et Facebook où la recherche d’emploi n’est pas l’objectif premier, sur les
réseaux sociaux que sont Viadeo et Linkedin il s’agit de leur ambition première.
Il y a probablement moins de choses à dire sur ceux-ci puisque leur utilisation reste
relativement basique et que les efforts à faire sont assez classiques et proches de



	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  
1
            http://www.blogdumoderateur.com/index.php/post/Sephora-fait-le-pari-de-
Facebook-pour-sa-marque-employeur

	
                                                                                                                                                                                                                                 45	
  
ceux d’une recherche d’emploi « normale ». Il faut y remplir son profil au maximum, y
détailler, expliquer et donner des exemples sur ses expériences.
Il ne faut pas non plus oublier qu’internet fonctionne beaucoup par mots clés, il est
donc impératif si vous désirez travailler dans le marketing de citer ce mot à plusieurs
reprises sur vos CV en ligne. Sans oublier le plus important : la mise à jour. Il est
primordial d’actualiser ses profils afin que le moi « réel » soit en permanence en
phase avec le moi « virtuel ».


Le plus gros avantage de ces réseaux, ce sont les groupes qui s’y trouvent. En effet,
certains membres se réunissent autour de thématiques, de questions ou d’intérêts
communs. La qualité des membres de ces réseaux assure un certain standing dans
les discussions créées. À force de discuter les uns avec les autres, des liens se
tissent et des personnes finissent par nouer de véritables relations avec certains de
leurs interlocuteurs. Ces mêmes relations peuvent à moyen ou long terme devenir
des opportunités et à plus court terme permettre d’étendre son influence. Cela
permet aussi de cultiver sa visibilité et ainsi d’être mieux référencé sur les moteurs
de recherches. Enfin, cela permet d’être au quotidien en état de veille sur ces sujets
qui nous concernent et/ou nous intéressent et ces connaissances pourront s’avérer
être utiles à un moment ou un autre.


Un autre point à souligner est la puissance du réseau car, dès lors que vous êtes lié
à une personne sur le réseau social, vous devenez alors visible pour l’ensemble du
réseau de cette personne et même son réseau étendu (c’est à dire les contacts de
ses contacts) ! Il y a derrière chacune de ces connexions des opportunités puisqu’il
s’y trouve potentiellement des recruteurs, des candidats, des influenceurs, des
experts, etc. La portée d’une seule relation est donc gigantesque.



       e) Blogs

Nous nous sommes jusqu’à présent davantage intéressés aux réseaux sociaux
purs ; cependant, les blogs sont de véritables leviers pour le Personal Branding.
Le CV est historiquement ancré dans les processus de recrutement mais, pour la
première fois, il semble que celui-ci soit progressivement remplacé par les blogs (ou



	
                                                                                  46	
  
sites personnels). Il existe aujourd’hui plusieurs plateformes vous permettant de
créer votre propre blog de façon plus ou moins intuitive. Quoi qu’il en soit, si HTML,
FTP ou CSS ne vous dit rien, ne vous affolez pas ! Il y a des solutions pour tout le
monde ! Pas besoin de connaissances particulières, bloguer s’apprend rapidement.
Votre blog c’est vous. Tout ce qui y figure est associé à vous. D’une certaine façon
cela peut faire peur mais d’un autre côté, et c’est ici que ça devient intéressant, c’est
un tremplin phénoménal. Le blog vous permet de centraliser les informations vous
concernant et permet d’affirmer la cohésion entre vos différentes identités
numériques.
Nous l’avons vu plus tôt, bloguer demande beaucoup de temps puisqu’il faut publier
des billets régulièrement, se renouveler (donc faire de la veille), etc. Par exemple,
Gonzague Dambricourt, célèbre blogueur français, avoue consacrer entre 2 et 3
heures à son blog par jour. Certains font plus, d’autres font moins, mais voilà à quoi
peut ressembler la vie d’un blogueur.
Par ailleurs, il est important de savoir qu’un blog de qualité n’est pas forcément un
blog qui a de nombreux lecteurs. Aucun intérêt donc de faire une promotion
démesurée pour un blog si la qualité ne suit pas. Un peu partout sur internet on peut
trouver des articles sur des « success stories » de blogs en tout genre. Cependant il
est plus rare, et c’est normal, d’entendre parler de blogs ayant échoué ou ayant été
laissés à l’abandon et qui pourtant représentent malheureusement la majorité des
blogs.


Pour mieux comprendre encore l’impact que peut avoir un blog professionnel sur une
carrière, voici la petite histoire de David Zea qui a été recruté grâce à son blog :
« Mon blog professionnel est hébergé sur RegionsJob. Il comprend un menu qui
permet d’accéder à un CV illustré ; ainsi qu’à un certain nombre d’autres rubriques
qui constituent ma vitrine pro (book, coordonnées, etc.). Je publie également des
billets d’actualité de temps en temps.
Un recruteur a entré « formateur door to door » sur Google, qui correspond à une de
mes expériences publiées sur mon CV : le lien menant à mon blog lui est apparu
dans les premières réponses (RegionsJob est bien référencé), il m’a appelé, nous
nous sommes rencontrés et ça a marché! » De plus, David nous explique que « ce
blog constitue une référence online pratique et valorisante à communiquer à mes
interlocuteurs professionnels, mais aussi personnels. »


	
                                                                                    47	
  
4. Les limites & les risques


       a) Le « Personal Branling »




Parfois assimilé à de l’égocentrisme et/ou à de l’égoïsme, à tort ou à raison, les
méthodes révélées par le Personal Branding ont agité la toile. Certaines
personnalités (ou non d’ailleurs) se sont mises à s’exprimer pour se mettre en avant.
Jusque-là, c’était tout à fait légitime tant que cela se faisait subtilement, mais le
problème était que justement, certaines personnes ont senti que cela était fait de
manière plutôt maladroite et parfois même agaçante. Suite à quoi un blog est né à la
fin de l’année 2010 : Personal Branling. À une lettre près, la signification change du
tout au tout ; pas besoin de nous attarder sur ce point, cela semble assez explicite.




	
                                                                                      48	
  
Une fois ce blog créé et régulièrement alimenté par les lecteurs eux-mêmes le
succès a vite pris. Paradoxalement, avoir sa place dans les étagères de ce blog peut
signifier que vous êtes quelqu’un d’important ou que vous tendez à le devenir. Cela
dit, chacun appréciera ou non ce qu’il y est dit sur vous et sur ce que vous-même
avez dit pour y faire votre entrée. Aujourd’hui ce sont près de 250 publications au ton
très décalé qui se bousculent sur le blog ; cela dit on observe un ralentissement dans
la fréquence des publications.
Cependant, il n’est parfois pas nécessaire de se vanter à outrance pour faire l’objet
de moqueries…



       b) Le « Bad buzz »

À trop vouloir se mettre en avant, on en oublie parfois les fondamentaux. Internet
regorge de stratégies des Personal Branding qui ont échoué ou du moins qui ont été
sujettes à moqueries. Quand cela prend des proportions importantes, on peut
qualifier le phénomène de « bad buzz ».
Nous pouvons par exemple citer le CV vidéo d’Isabelle Moreau, une chercheuse
d’emploi dans le domaine de la communication qui a été victime d’une vague de
railleries et dont l’œuvre fût souvent désignée comme étant le « pire CV du monde ».
Sur l’air de la chanson Dominique de Sœur Sourire, cette communicante a grâce à

	
                                                                                  49	
  
cette vidéo gagné en visibilité mais sa démarche n’a eu, dit-elle « aucun impact
auprès des recruteurs » dans une interview accordée à l’émission zone interdite. En
voici un aperçu :




Cet exemple en est un parmi d’autres, en effet le site CV-originaux.fr recense le
meilleur comme le pire des CV originaux que l’on peut trouver sur la toile. Ainsi, en
se rendant sur la catégorie « Top du pire1 » où on trouvera plusieurs exemples de
tentatives ratées pour trouver un emploi.


Un autre exemple est le CV d’Asmar ; celui-ci a créé un site dédié et le résultat est
plutôt brouillon, difficile d’y naviguer et qui souffre d’un design très pauvre. En voici
un aperçu sur la page suivante.




	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  
1	
  http://www.cv-originaux.fr/category/le-pire 	
  



	
                                                                                                                                                                                                                                 50	
  
Mais ce point sur les « bad buzz » n’a pas pour objectif de dresser une liste de
mauvais exemples ; certaines initiatives existent afin de sensibiliser aux risques de
faire un CV original, par exemple, afin d’illustrer ce que ne doit PAS être un CV, un
concours lancé par le réseau social professionnel des étudiants Wizbii a été lancé :
les candidats ont 1 minute 30 pour réaliser le pire CV vidéo qu’il soit1. Par ailleurs la
CNIL (commission nationale de l’informatique et des libertés) a mis en place
plusieurs sites pédagogiques informatifs à ce sujet2.
Quand on sait qu’Isabelle Moreau a retiré après seulement 24h son CV de Youtube
et que ce sont les internautes qui ont republié celui-ci, on se rend bien compte
qu’internet est un lieu sans limite où rien (ou presque) ne disparaît…



        c) Internet : place publique qui n’oublie pas

Il faut faire attention à ce que l’on dit et ce que l’on ne dit pas. Notamment depuis le
web             2.0            (ou           communautaire :                                    avec              l’apparition                       des             réseaux                    sociaux,                    le
développement des blogs, etc.), les internautes ont développé un besoin de
	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  
1
            http://www.blog-emploi.com/index.php/post/2012/04/18/concours-pire-cv-video-prix-
1000-euros-a-remporter
2
            Dan Schawbel, « Moi 2.0 » adapté par Fadhila Brahimi, p256 :
www.jepubliejereflechis.net, www.2025exmachina.net, www.internetsanscrainte.fr

	
                                                                                                                                                                                                                       51	
  
reconnaissance, de s’exprimer davantage et cela passe évidemment par l’expression
de soi. Chacun diffuse, ou du moins laisse accessible aux yeux de tous ou de
certaines personnes, des informations les concernant. À ce sujet, le magazine Le
Tigre a pu, grâce uniquement aux données consultables publiquement sur internet,
reconstituer précisément la vie de « Marc L. »1, surprenant ! Il peut s’agir d’un
parcours scolaire, d’une situation amoureuse ou d’un lien familial avec une personne
mais il peut s’agir également, et c’est bien là le problème, d’un commentaire négatif à
propos de son patron ou de son professeur, de son adresse, etc. Ainsi, depuis
plusieurs années on entend de temps à autre parler d’affaires de licenciements dus à
des propos tenus sur les réseaux sociaux. Actuellement nous nous trouvons dans
une période charnière, une zone de flou où internet a besoin de règles et de limites
mais le fait que ces réseaux sociaux mélangent à la fois du privé et du public rend
l’interprétation complexe d’un point de vue légal.
Au-delà du fait qu’internet soit une place d’échanges en tous genres (publics, privés,
etc.), c’est également un lieu qui n’oublie pas. Quand on surfe sur internet, c’est
comme marcher dans du béton tout juste coulé, il va y avoir notre trace de pas, à
tout jamais, ou presque. Bien que les moteurs de recherches aient tendance à faire
remonter des informations récentes (tant qu’elles sont fiables), il est tout à fait
possible, en affinant une recherche ou en parcourant les pages de résultats de
trouver une information obsolète sur quelqu’un. Aujourd’hui, la traçabilité de ce que
chacun dit sur internet devient simplifiée et, sur Facebook par exemple, les données
de chacun sont classées par année et par mois et chaque statut posté, chaque
événement, chaque photo, bref, tout ce qui a été publié est désormais très facile à
retrouver en quelques clics.




	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  
1	
  http://www.le-­‐tigre.net/Marc-­‐L.html	
  	
  



	
                                                                                                                                                                                                                                 52	
  
Ci-dessus, je suis remonté jusqu’en Février 2004 sur le profil de Mark Zuckerberg et
je peux faire cela avec toutes les informations que me laissent visibles mes amis ou
les personnes qui laissent en mode « public » (comme ici) certaines de leurs
publications.
Nous pouvons aussi évoquer les « skyblogs », ces blogs du milieu des années 2000
qui ont fait fureur et sur lesquels les adolescents racontaient presque tout. Par oubli,
par mégarde ou par fainéantise, nombreux sont ceux qui ne les ont pas supprimé
une fois cette mode passée. Il n’est donc pas rare de trouver aujourd’hui certains
« skyblogs » parfois compromettants pour certaines personnes.
C’est sur ce filon que plusieurs entreprises surfent actuellement, on peut les appeler
les « nettoyeurs de traces ». Celles-ci proposent contre rémunération de faire
littéralement disparaître certaines informations compromettantes (ou non) de vous.
On remarque donc que les traces que nous laissons sur internet sont malgré tout
bien souvent indélébiles et qu’il peut être facile d’y accéder d’autant plus que ce que
l’on dit dans une sphère privée peut s’avérer être révélé publiquement. Se pose alors
la question de l’anonymat sur la toile…



       d) Être ou ne pas être anonyme

Au tout début d’internet on répétait souvent aux internautes qu’il ne fallait surtout pas
y dévoiler son identité. Aujourd’hui, les choses ont bien changé… Internet est devenu


	
                                                                                    53	
  
un compagnon du quotidien et il y a désormais peu de place pour l’anonymat, la
montée des réseaux sociaux y ayant très largement contribué.
Il n’est cependant pas impossible d’être anonyme et certains grands « influenceurs »
sur Twitter, sur des blogs ou ailleurs ne dévoilent pas leur identité. Vous vous
demanderez pourquoi nous parlons d’anonymat alors que le fondement même du
Personal Branding est d’être connu et reconnu pour ce que l’on est ? Tout
simplement parce que l’on peut avoir envie d’écrire sur tel ou tel sujet sans
forcément y être associé ou parce que notre position professionnelle ne nous permet
pas ou ne nous incite pas à nous dévoiler.
Être anonyme ou ne pas l’être sur internet, c’est finalement à chacun d’en décider,
mais il est certain que pour mettre en place une bonne stratégie de Personal
Branding il semble difficile de ne pas être sur internet qui on est véritablement. Cela
ne veut pas forcément dire qu’il faut tout y dire, au contraire, le nécessaire
simplement. Cela n’empêche pas non plus d’être inscrit sur d’autres plateformes en
tant qu’anonyme mais il faudra alors faire extrêmement attention sur davantage de
points.
Finalement, il est certainement plus facile d’être « connu » partout qu’anonyme
quelque part et « connu » ailleurs. De plus, ne pas être anonyme ne veut pas
forcément dire être « connu »…



       e) L’homonymie

Dans la logique du Personal Branding, il peut être compliqué d’avoir un homonyme.
Cela présente un risque car on peut être associé à des choses qui ne nous
concernent pas du tout. Prenons par exemple un extrême : lorsque les médias ont
annoncé l’identité de l’auteur des fusillades de Montauban et Toulouse, plusieurs
« Mohamed Merah » ont souffert de cette homonymie en étant menacés et certains
mêmes ont vu leurs photos dans des journaux étrangers les présentant comme étant
le tueur responsable des assassinats. Dans une moindre mesure, dans le cadre de
la E-réputation, il est important de se renseigner sur l’existence ou non
d’homonymes. Tout d’abord pour le(s) connaître, en apprendre plus sur lui (eux) et
cerner vos différences et les assimiler. En effet, il paraît relativement simple (encore
que) de se différencier de concurrents « quelconques » mais quand il s’agit d’une



	
                                                                                   54	
  
personne avec votre prénom ET votre nom, cela devient plus compliqué, surtout si
celle-ci semble avoir conscience de ce qu’est et comment bien utiliser le Personal
Branding.
Je suis moi-même dans ce cas et je crains d’être une des rares personnes qui doit
faire face à un concurrent de taille. En effet, lorsque je cherche « Matthieu Chéreau »
sur Google, je n’apparais qu’une seule fois sur les 10 premiers résultats de
recherche et il s’agit de mon compte twitter placé en 6ème position. Si vous l’ignorez,
mon homonyme est ni plus ni moins l’auteur d’un livre de référence dans un de mes
domaines de compétences : « Community Management » mais il est également le
fondateur et le directeur général de Tigerlily, un outil de social media utilisé par de
grandes marques. Dans ces conditions, il est difficile pour moi de résister.
Cependant, je l’admets, une mise à jour plus régulière de mes profils (notamment
Linkedin, Google + et Viadeo) me permettrait, je pense, de plus sérieusement le
concurrencer. En effet il y a peu, mon profil Google + figurait parmi les premiers
résultats et est aujourd’hui passé à la trappe.
Pour conclure, bien que cela puisse être problématique, il est possible de se défaire
des contraintes qui se posent avec l’homonymie. À vous de vous munir des bons
outils et d’agir en conséquence…



       f) Les outils de mesure d’influence

Depuis plusieurs mois voire quelques années, internet voit fleurir un certain nombre
d’outils permettant selon de multiples algorithmes de calculer un indice de popularité,
d’influence sur les réseaux sociaux. Entre controverse et auto-satisfaction, ces outils
de mesure sont au cœur d’un débat qui n’aura probablement pas de fin. En effet, il
paraît difficile de calculer quelque chose d’abstrait et par conséquent impossible à
mesurer. Cependant, il est probablement plus justifiable de mesurer une E-réputation
qu’une réputation classique puisque, comme on dit « les paroles s’envolent et les
écrits restent » et sur internet, il s’agit pour la majorité d’écrits. C’est pourquoi, rien
n’a empêché les fondateurs de tels sites de se développer à une vitesse plutôt
impressionnante. Parmi les plus célèbres, nous pouvons citer « Klout », parce qu’il
est le plus utilisé mais aussi le plus raillé. Nous pouvons par exemple faire référence




	
                                                                                      55	
  
au site Flout qui laisse aux utilisateurs la possibilité de choisir eux-mêmes la valeur
de leur E-réputation.


Mais le mieux c’est encore de savoir ce que pensent les professionnels de ces sites,
je leur ai donc posé la question :


Nicolas Bordas : « Ils ont un intérêt, mais limité. Les indicateurs qui incluent une part
qualitative sont évidemment plus intéressants que les outils purement quantitatifs.
Klout fait sans doute partie des outils les plus aboutis mais n’est surement pas la
panacée. Il n’est pas très difficile de mettre en place une stratégie artificielle pour
faire monter son Klout score… »


Fadhila Brahimi : « Je sais que Klout est décrié Pourtant ce dernier fait aujourd’hui
référence pour de nombreuses plateformes, les agences et les internautes eux-
mêmes. Nous avons connu les indicateurs d’influence mensuelle pour les blogs.
Aujourd’hui, nous avons besoin d’avoir des outils d’analyse adaptés à un web qui se
veut social, communautaire, conversationnel et en temps réel. En ce sens, Klout
répond en partie aux besoins de cartographier et de se mesurer soi-même. Ce
service a évolué positivement. J’attends avec impatience des challengers de taille
pour qu’il devienne plus pertinent sans être pour autant accrochée à lui.
Je ne peux ignorer qu’il existe de tels outils; les prendre en compte permet aussi de
comprendre à quoi ressembleront les services d’analyse de demain. »


Franck Lapinta : « C’est un indicateur pour les nombrilistes et les égocentriques.
C’est très facile d’influencer les résultats parce que c’est de la production, du volume.
Un certain nombre d’outils permettent aujourd’hui de produire du contenu
automatiquement. Je ne crois donc pas que ça ait d’autre valeur que d’être le ROI
des égocentriques. Je m’étais inscrit pour comprendre le fonctionnement, rien de
plus. »


David Zea, recruté grâce à son blog professionnel : « Les indicateurs d’influence sont
à étudier; ils semblent fournir des données pertinentes en chiffrant les répercussions
de nos actions online sur notre réseau de contacts. Tout comme les web bots, ils
représentent une nouvelle génération d’outils qui s’inspirent des comportements


	
                                                                                    56	
  
humains numériquement identifiables pour ressortir des tendances, des phénomènes
de pouvoir etc. et on sait combien nos actions sont aujourd’hui « traçables ».
Il est important d’avoir un feed back suite à la publication d’une vitrine online afin
d’en apprécier l’intérêt général ou particulier et ainsi pouvoir ajuster le tir. Pour ma
Part, j’utilise Google Analytics qui me renseigne sur le nombre et la qualité des
visites sur mon blog ; c’est suffisant à mon sens mais je n’exclus pas d’approfondir la
question. »


Valentin Vivier, recruté grâce à son profil sur Linkedin : « Je pense que c’est
intéressant pour les marques et agences qui cherchent à communiquer avec des
personnes influentes. Je pense aussi qu’il faut beaucoup contraster ces rankings
(vérifier et approfondir l’information) car ils ont des bases de calcul particulières. Au
niveau personnel, je m’en fiche. Je veux dire, je sais que j’ai un ranking qui n’est ni
influent ni nobody mais je crois que cela correspond à mon degré d’activité sur ces
réseaux. »


On peut donc observer que les points de vue sont très variés mais globalement on
peut dire que ce genre d’outils ne reçoit pas une confiance aveugle. Il peut s’agir
d’un petit plus voire d’un outil de complément mais rarement davantage. Il peut tout
de même être intéressant de surveiller ceux-ci de près car il n’est pas dit qu’ils
deviennent progressivement des outils de référence.




	
                                                                                    57	
  
C. Recommandation

   Vous l’avez compris, plus tôt vous développerez votre personal branding, mieux ce
   sera. Attention tout de même à ne pas se précipiter !
   Si vous ne voyez toujours pas pourquoi établir une stratégie de personal branding
   est utile, voici un rappel :


          •   Pour émerger
          •   Pour promouvoir votre projet professionnel
          •   Pour développer votre notoriété
          •   Pour acquérir une expertise
          •   Pour provoquer des opportunités
          •   Pour faire des rencontres intéressantes
          •   Pour contrôler votre image sur internet
          •   Pour chercher un emploi efficacement
          •   Pour être recommandé
          •   …


   Cette partie est dédiée à ma recommandation pour vous lecteurs.


   De manière globale, tous les spécialistes de la question s’accordent à dire qu’une
   bonne stratégie de Personal Branding s’articule autour de quatre étapes qui sont les
   suivantes :




Découverte	
                      Création	
               Communication	
         Entretien	
  



   Étant en phase avec cette analyse je baserai ma recommandation sur ces quatre
   étapes.




   	
                                                                               58	
  
1ère étape : la découverte


Il est temps d’entreprendre la création de votre stratégie de Personal Branding. Pour
cela, quelques conseils simples à mettre en pratique :


                    Tapez votre nom et prénom sur un moteur de recherche et analysez les
                                       résultats. Êtes-vous présent ? Si oui, l’êtes-vous beaucoup ? Sur quels sites ?
                                       Qu’est-ce que l’on peut y voir de vous ? Si non, parcourez les pages suivantes
                                       jusqu’à trouver quelque chose vous concernant. Plus vous irez loin, plus le
                                       travail                                             s’annoncera                                                                              difficile.                                     Rendez-vous   à   présent   sur   le   site
                                       www.123people.com, tapez de nouveau votre nom et prénom. Les résultats
                                       sont parfois impressionnants. Vous avez à présent un aperçu de la qualité de
                                       votre référencement.
                    Mettez en place un système d’alertes sur des mots clés tels que « Nom
                                       Prénom » (n’hésitez pas à ajouter des alertes sur des fautes courantes de
                                       votre nom, par exemple si votre nom est « Picard », vous pouvez ajouter
                                       « Picart »), « Pseudo », « E-mail », « N° de téléphone » ; si vous êtes en
                                       recherche d’emploi ajoutez d’autres mots clés en relation avec le poste que
                                       vous recherchez. Pour ce faire, le service Google Alertes1 est très simple
                                       d’utilisation et fonctionne très bien. Pour les réseaux sociaux, le site
                                       www.socialmention.com devrait faire l’affaire. Cela vous permettra d’être
                                       informé presque en temps réel sur ce qui se dit sur vous (et d’éventuellement
                                       réagir) ou sur les opportunités d’emploi qui vous conviennent.
                    Fixez-vous des objectifs à court et long terme. Le Personal Branding c’est
                                       beau mais sans objectif cela ne sert pas à grand-chose. Alors est-ce que vous
                                       souhaitez développer votre réseau ? Trouver l’emploi de vos rêves ? Monter
                                       un projet avec d’autres personnes ? Tant de questions qu’il faut vous poser
                                       avant de passer à l’étape 2. Se fixer des objectifs n’est pas anodin, cela vous
                                       permettra de vous rendre compte de vos progrès, de votre évolution et parfois
                                       même, de mesurer vos succès.




	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  
1	
  http://www.google.com/alerts?hl=fr	
  	
  



	
                                                                                                                                                                                                                                                                         59	
  
Une fois ces éléments bien cernés, vous pouvez passer à l’étape 2, la plus difficile
peut-être.



2ème étape : la création


Maintenant que vous avez bien compris qui vous étiez, du moins qui était votre
« moi » virtuel, il est temps de passer à la vitesse supérieure. À présent, vous devez
créer votre marque. Pour cela, voici quelques conseils à suivre :
        Définissez les réseaux sociaux sur lesquels vous voulez/devez être présent.
          Tâchez de les choisir avec soin. Utilisez la même photographie, sobre de
          préférence, sur l’ensemble de vos profils. De plus, soyez plus complet sur un
          réseau comme Linkedin que sur Facebook où vos informations méritent d’être
          synthétiques. Nous l’avons vu, chaque réseau social a ses spécificités et il
          n’est peut-être pas légitime pour vous de vous éparpiller sur des réseaux
          sociaux qui ne vous correspondent pas les usages étant différents de l’un à
          l’autre.
        Si vous avez déterminé des réseaux sociaux sur lesquels vous êtes déjà
          inscrit, actualisez-les et filtrez vos informations en fonction de vos objectifs à
          atteindre. Ne laissez pas vos photographies de soirées à la vue de votre
          ancien patron par exemple.
        Si vous avez une certaine fibre rédactionnelle et qu’un sujet vous passionne
          ou vous intéresse professionnellement, créez votre blog. Utilisez de
          préférence comme titre et URL votre nom et prénom.
        Gardez une cohérence entre vos profils : une information qui n’est plus
          d’actualité se doit de disparaître sur tous vos profils. À l’inverse, une nouvelle
          information doit apparaître sur l’ensemble de ces derniers. Créez des liens
          entre vos différents profils.
        Créez votre CV en ligne avec un utilitaire comme www.doyoubuzz.com qui
          vous permet également en version payante d’avoir un nom de domaine dédié
          à votre nom. Ce site est très bien référence, profitez-en !


Vous avez désormais les armes en votre possession. Il ne manque plus qu’à les
rendre visibles…



	
                                                                                       60	
  
3ème étape : la communication


Il est temps maintenant de communiquer votre présence en ligne. Pour cela, voici
quelques règles qu’il peut être utile de suivre :


        Tout d’abord, communiquez vos profils sociaux auprès de votre entourage.
        Dans votre signature de mail, indiquez les liens vers vos profils sociaux.
        Soyez actifs sur les blogs et les sites en participant aux débats / sujets qui
          vous intéresse.
        Si vous avez choisi de vous créer un blog/site, contactez des blogueurs
          partageant les mêmes centres d’intérêt que vous afin de créer des échanges
          de liens entre vous. Tout le monde y gagne et cette pratique est très courante.
        Participez à des événements comme les tweets apéros que nous avons cités
          plus haut.
        Échangez directement sur les réseaux sociaux au sein de groupes ou en
          citant vos potentiels interlocuteurs.


Communiquez c’est bien, communiquer dans le temps, c’est mieux.



4ème étape : l’entretien


Voici quelques conseils pour envisager sa propre stratégie de Personal Branding sur
le long terme :


        Vous vous êtes « google-isé » dans l’étape n°1, il va falloir maintenant le faire
          périodiquement. Dans l’idéal au moins une fois par mois et au mieux, chaque
          semaine. Afin de vous rendre compte de l’évolution et des effets qu’engendre
          votre stratégie de Personal Branding.
        Les alertes Google (ou autre) mises en place dans l’étape n°1 sont à consulter
          dès réception afin de ne pas avoir à tout décortiquer.
        Cherchez également de façon périodique votre nom et prénom sur Twitter.




	
                                                                                     61	
  
 Mettez à jour régulièrement vos paramètres de confidentialité (les réseaux
          sociaux, notamment Facebook, changent régulièrement ceux-ci sans en
          informer les utilisateurs ; soyez vigilants !)
        Si vous avez un blog, surveillez les commentaires de vos lecteurs et n’hésitez
          pas à y répondre.
        Il peut arriver, malheureusement, qu’un bad buzz vous frappe de plein fouet.
          Dans ce cas-là, tout n’est pas perdu : défendez-vous si vous êtes certain
          d’avoir raison ou bien contactez l’auteur du buzz directement pour l’informer
          que l’information vous concernant est fausse.
        Soyez toujours fidèle à votre marque ; ne changez pas d’attitude d’un réseau
          social à l’autre, il faut garder une cohérence globale, c’est primordial.




Finalement, s’il n’y avait qu’une chose à retenir ce serait : ne partez pas tête baissée,
soyez authentique, actualisez régulièrement vos profils, gardez une cohérence entre
eux et surtout, soyez curieux et engagé !




	
                                                                                    62	
  
Annexes




	
               63	
  
Annexe n°1 : Interview de Nicolas Bordas


       1) Présentez-vous en quelques mots.


Nicolas Bordas, auvergnat, Essec 82, 30 ans de publicité chez Saatchi, CLM/BBDO,
puis BDDP devenu TBWA. Aujourd’hui Président de TBWAFrance, troisième groupe
de communication en France (15 agences, 1 700 personnes). Enseignant à sciences
Po (cours LA MARQUE), auteur de « L’idée qui tue » chez Eyrolles, et blogueur
(http://www.nicolasbordas.fr)


       2) Quelle est l’expérience la plus enrichissante que les réseaux sociaux vous ont
          appris ?


Les réseaux sociaux m’ont permis de faire beaucoup de rencontres enrichissantes
dans la vraie vie (IRL), et sont aussi une source de pré- recrutement de talents. Ils
sont à la fois un accélérateur d’information, mais aussi de rencontres.
Ils me permettent avant tout d’être informés en temps réels dans les domaines qui
m’intéressent, et de prendre la température de l’opinion.
Par ailleurs, ils me donnent l’occasion de donner une audience puissante à mon
blog.
Enfin, ils m’ont occasionnellement permis de résoudre des problèmes professionnels
ou personnels en fonctionnant comme un véritable service d’assistance 24h sur 24 ,
7 jours sur 7.
Parmi les expériences les plus intéressantes que j’ai menées via les réseaux
sociaux, je retiendrai « En Haut Du Cocotier » qui a boosté l’audience de mon blog,
et la cocréation du nom « BloodyMardi » en moins de deux heures !


       3) D’après vous, qu’est-ce qui caractérise une bonne stratégie de Personal
          Branding ?


On fait tous du « Personal Branding » sans le savoir. Ne pas gérer son image sur les
réseaux sociaux est en soi un choix ! Une bonne stratégie de Personal Branding
consiste d’abord à être soi-même, sincère et honnête, car toute forme de



	
                                                                                   64	
  
manipulation est immédiatement repérée et (à juste titre) dénoncée. Il faut aussi
adopter une logique qualitative (qualité des contenus que l’on produit) plutôt que
quantitative, et penser dans la durée, et non juste dans l’immédiat. On peut y
consacrer très peu de temps ou au contraire beaucoup de temps en fonction de son
intérêt professionnel et personnel.


       4) Comment caractérisez-vous votre présence en ligne ?


Le cœur de ma présence en ligne est mon blog (lié au départ à mon livre) que j’ai
souhaité thématiser autour des idées neuves (d’où la systématique des titres
commençant par « Et si… »)
Je relaie chaque jour le post du jour de mon blog sur Facebook, Twitter et Google +.
Mon blog me prend environ 10 heures par semaine, essentiellement le soir tard et le
week-end (en particulier pour le post hebdomadaire #JourDuPenseur, qui me prend
un peu de temps).
Par ailleurs, je passe sur Facebook une fois par jour relever les compteurs. Et je
consulte mon compte Twitter régulièrement.
Cela me permet de diffuser ma passion des idées tant au plan professionnel que
personnel.


       5) D’après vous, où se situe la frontière entre vie professionnelle et vie
          personnelle quand on a une stratégie de présence en ligne développée ?


Il est très difficile de faire la séparation entre la dimension pro et perso sur les
réseaux sociaux, car il s’agit par définition d’une communication de personne à
personne, dans toutes ses dimensions. Chacun peut ensuite pondérer la part
d’intimité qu’il rend public, dans le cadre de cette extimité inhérente aux réseaux
sociaux.


       6) Que pensez-vous des indicateurs d’influence ?


Ils ont un intérêt, mais limité. Les indicateurs qui incluent une part qualitative sont
évidemment plus intéressants que les outils purement quantitatifs. Klout fait sans
doute partie des outils les plus aboutis, mais n’est surement pas la panacée. Il n’est


	
                                                                                  65	
  
pas très difficile de mettre en place une stratégie artificielle pour faire monter son
Klout score…


       7) Quelle(s) tendance(s) prévoyez-vous pour les réseaux sociaux dans les
          années à venir ?


Les réseaux sociaux vont selon moi jouer un rôle de plus en plus important dans la
prescription des produits et des services, avec la généralisation de la géolocalisation
et de l’internet des objets. Les gens vont de plus en plus prendre l’habitude d’intégrer
le paramètre réseau social dans leur vie quotidienne, à l’exemple du commentaire
des programmes diffusés à la télévision par exemple.


       8) Que pensez-vous d’une manière générale du Personal Branding ?


De mon point de vue, le Personal Branding est un élément que l’on doit intégrer
naturellement, et non de manière artificielle. A moins de vouloir rester anonyme (les
anonymous); se travestir ou porter un masque est inefficace sur les réseaux sociaux
qui auront tôt fait de vous démasquer. Le piège principal est d’accorder plus
d’importance à la forme qu’au fond. L’opportunité réside dans la capacité à partager
ses connaissances et ses opinions avec un plus grand nombre de gens.


       9) Quel reproche pourriez-vous faire au Personal Branding ?


Le même qu’aux personnes qui s’attachent plus à leur paraître qu’à leur être !


       10) Pour vous, l’influence numérique c’est quoi ?


L’influence numérique est la capacité à transmettre ses idées aux autres.


       11) Pour vous, est-ce que influenceur = crédible ? Pourquoi ?


Un influenceur non crédible n’a aucune influence.




	
                                                                                   66	
  
12) D’après vous, dans quelle(s) mesure(s) la présence en ligne peut influer sur
          le choix d’un candidat plutôt qu’un autre ?


Cela dépend bien sur des métiers et des postes. Dans la communication aujourd’hui,
c’est clairement devenu un critère pour se faire une opinion sur la curiosité, les
centres d’intérêts et la capacité à diffuser ses idées…


       13) Avez-vous déjà refusé une embauche et/ou licencié quelqu’un en raison
          d’une ou plusieurs informations trouvées sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ?


Embauché oui, même si c’est bien entendu un élément parmi d’autres. Licencié,
jamais.


       14) Que pourriez-vous conseiller à une personne qui ne s’est encore jamais
          intéressée à son Personal Branding ?


Tout simplement de « google-iser » son nom, et de vérifier que l’image véhiculée
(auprès de ses clients, de ses employeurs ou de ses amis…) est en ligne avec celle
que l’on souhaite !




	
                                                                                  67	
  
Annexe n°2 : Interview de Fadhila Brahimi


       1) Présentez-vous en quelques mots.


Je dirige le cabinet FB-Associés spécialisée en stratégie de présence. Co-auteur de
Moi 2.0 de Dan Schawbel et responsable du Blog du Personal Branding.


       2) Quelle est l’expérience la plus enrichissante que les réseaux sociaux vous ont
             appris ?


Co-créer un eBook à 35 personnes en un mois en travaillant à distance grâce aux
médias sociaux, c’est non seulement possible, instructif et valorisant.


       3) D’après vous, qu’est-ce qu’une bonne stratégie de Personal Branding ?


Une bonne stratégie de présence répond à 3 exigences :
       -­‐   Respect de la personne (rythme, tempérament, personnalité et possibilités)
             pour définir les temps de présence et le niveau d’investissement dans la durée
       -­‐   Adéquation entre la vision et les valeurs pour déterminer la ligne éditoriale et
             les services multi médias
       -­‐   Adéquation entre son projet de vie professionnelle et personnelle pour définir
             la stratégie
En somme, il n’y a de bonne stratégie que celle qui répond au mieux à créer du lien
entre la personne, son projet et sa cible. Twitter ne convient pas aux personnes qui
n’adhèrent pas au temps réel, Google+ ne convient pas aux personnes qui n’ont pas
d’objectifs de référencement déterminés. Viadeo et Linkedin convient aux personnes
qui souhaitent avoir une présence minimale ou d’entretien ou encore dans une
volonté d’être “contactable”




	
                                                                                        68	
  
4) Comment caractérisez-vous votre présence en ligne ?


Je suis une mauvaise élève. J’ai des outils d’analyse pour mon blog (Google
analytics), des outils d’aide à la création d’une ligne éditoriale (Evernote), les études
et infographies sur les médias sociaux ainsi que de nombreux outils d’analyse pour
évaluer la viralité1.
Mais je suis principalement deux règles:
         -­‐      M’autoriser à y être lorsque j’ai l’énergie de partager et d’échanger pour
                  augmenter le facteur “authentique”
         -­‐      Écouter avec intuition mon réseau et le bruit pour rechercher la synchronicité
                  et la pertinence de mon intervention
Un outil ne vous dira jamais qu’il est inutile de faire une annonce pendant un match
de demie finale un jeudi à 14h00.
Dernier point, je gère mon temps avec des paliers en fonction des thématiques
professionnelles prioritaires et les sujets plus “affectifs” : si je n’ai qu’une heure pour
faire ma veille, répondre aux notifications et publier; je laisse de côté les sujets
économico politiques, par exemple.
La journée type reste : de 5/6h-8h veille, curation, publication, commentaires
Lors d’une pause thé, des transports ou d’un temps mort, je parcours furtivement une
liste limitée sur mes thématiques stratégiques
Lors d’un événement je réalise un tweet live Ce temps est difficilement quantifiable
car je vis la publication en mode ICI et Maintenant - "Anywhere, any time, any
device"
Il m’arrive le soir (1 fois par semaine) en fonction de l’actualité géopolitique de
commenter en live une émission
Je peux résumer ce temps en évoquant 1 à 2 heures par jour sans compter le tweet
live


La stratégie que je suis est intimement liée à mon propre développement et à celui
de l’activité de mon entreprise, à savoir, travailler sur une communication devant
servir à peaufiner mon positionnement avec un esprit “béta testeur”


	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  
1
            Viralité : à la manière d’un virus qui se transmet on entend ici par virus, le potentiel
de diffusion d’un message

	
                                                                                                                                                                                                                          69	
  
Les apports sont nombreux: des cas concrets, des expérimentations, des
confrontations d’idées, de la reconnaissance, des entrants (je ne gère que des
demandes rentrantes), de la presse, un réseau qui se mobilise pour m’aider sur des
opérations (ex tour de France du livre Moi 2.0) ou compléter ma palette (répondre à
des offres complètes).


       5) D’après vous, où se situe la frontière entre vie professionnelle et vie
          personnelle quand on a une stratégie de présence en ligne développée ?


Il n’y a pas de frontière entre vie professionnelle et vie personnelle. La seule limite, à
mon avis, réside dans        l’espace privé (confidentialité professionnelle et intimité
personnelle) Le reste est “profil social public” composé d’éléments professionnels et
personnels.


       6) Que pensez-vous des indicateurs d’influence ?


Je sais que Klout est décrié pourtant ce dernier fait aujourd’hui référence pour de
nombreuses plateformes, les agences et les internautes eux-mêmes. Nous avons
connu les indicateurs d’influence pour les blogs. Aujourd’hui, nous avons besoin
d’avoir des outils d’analyse adaptés à un web qui se veut social, communautaire,
conversationnel et temps réel. En ce sens, Klout répond en partie aux besoins de
cartographier, de se mesurer soi même et de se challenger. Ce service a évolué
positivement. J’attends avec impatience un challenger de taille pour qu’il devienne
plus pertinent sans être pour autant accroché à lui.


       7) Quel avenir pour les réseaux sociaux d’après vous ?


Les réseaux sociaux sont les Jobbards de demain.


       8) Que pensez-vous d’une manière générale du Personal Branding ?


Il apporte de la valorisation de sa présence et de sa communication globale au
service de son projet; confiance en soi et en ses rêves; c’est une posture de
“développement personnel et professionnel” permanente. Il ne faut pas limiter le


	
                                                                                     70	
  
Personal Branding à de la visibilité, une course à la notoriété, une démarche sans
vision particulière, même à long terme.
Cette technique a révélé des opportunités telles que se faire chasser, se faire
recommander, se faire reconnaitre comme expert, se passer de plaquette et de cv…


       9) Quel reproche pourriez-vous faire au Personal Branding ?


Complexe car il rassemble différentes disciplines (ressources humaines, marketing,
webmaster); un processus long souvent utilisé à court terme; la traduction française
est sans relief (marque personnelle)


       10) Quelle serait votre définition de l’influence numérique ?


La capacité à créer de l’engagement, de la participation et de l’innovation


       11) Est-ce que l’influence numérique et la crédibilité sont liées d’après vous ?
          Pourquoi ?


Dans la conscience collective oui mais pas dans les faits. L’influence permet aussi
de diffuser des rumeurs ou simplement des intentions


       12) Que pourriez-vous conseiller à une personne qui ne s’est encore jamais
          intéressé à son Personal Branding ?


De s’offrir au minimum 3 heures par semaine à travailler son avenir


       13) Avez-vous déjà été particulièrement frappé par un CV et/ou une démarche
          originale de Personal Branding ? Si oui, décrivez le (la) nous.


Le Personal Branding, ce n’est pas un CV, c’est un processus permettant de
travailler sa marque personnelle en s’appuyant sur ses talents, sa vision, son histoire
et ses valeurs et ainsi les mettre au service d’un projet professionnel en utilisant tous
les outils de communication On et Off line pour se faire reconnaitre dans son
expertise. À ce titre, le CV n’est qu’une allumette dans une boîte.


	
                                                                                    71	
  
Annexe n°3 : Interview de David Zea


       1) Présentez-vous en quelques mots.


Je m’appelle David ; j’ai 31 ans. Je suis actuellement missionné par Impact Sales
and Marketing pour assurer le rôle de coach commercial au sein de la force de vente
nationale LG Brun, en grande distribution. Mon travail consiste à accompagner,
évaluer et optimiser une quinzaine d’attachés commerciaux au niveau de leurs
compétences commerciales.
Je travaille pour Impact Sales and Marketing (prestataire) depuis maintenant 2 ans.


       2) Quelle est l’expérience la plus enrichissante que les réseaux sociaux vous ont
          appris ? (Outre votre embauche)


Mon expérience m’a montré que les réseaux sociaux en ligne constituent de
nouveaux « territoires » et qu’il est important d’y prendre place : ils génèrent une
activité considérable et en pleine expansion. Ils sont le lieu de contacts, échanges,
opportunités qui peuvent se répercuter directement sur nos « chemins de vie ».
Pourquoi ne pas en profiter ?


       3) D’après vous, qu’est-ce qu’une bonne stratégie de Personal Branding ?


Je crois que le Personal Branding revient à bien savoir se vendre : je me crée une
image de marque qui sublime le meilleur côté de ma personnalité. Je me sers du
web pour me faire connaître, aimer et faire réagir ma cible.


Je pense qu’il faut être cohérent entre qui on est « vraiment » et l’image de marque
que l’on souhaite présenter. Parallèlement au charisme, la sincérité, l’humilité, la
simplicité sont des valeurs importantes et reconnues. En effet, rien ne sert de servir
des impostures démesurées : tout le monde sait que cela cache un manque de
confiance en soi et vous aurez plutôt tendance à rebuter qu’à créer un véritable
intérêt! D’autant que nous sommes généralement capables d’identifier rapidement
des manières (vocabulaire, codes, etc.) qui sonnent faux, et ce, dès la lecture d’une


	
                                                                                   72	
  
présentation en ligne… Autant s’appuyer simplement sur ce qui est vrai, et en vendre
le meilleur parti.


Au final, tout ceci doit définir le choix des outils de communications : du réseau social
adapté et du site internet correspondant.


Je rajouterai que dans ma présentation en ligne, je présente à la fois deux
personnes : d’une part, la personne que je suis aujourd’hui, c’est le chemin qui me
suit, mon CV, mes expériences, ce que j’en ai retiré, etc. Et d’autre part la personne
que je serai demain, celle qui est déjà en poste, qui réalise mes projets.
Je rajouterai également que si la présentation se fait sous forme de blog avec la
possibilité de publier des actualités, il est bien de sélectionner des sujets toujours
cohérents, comme vu plus haut, mais aussi plus larges. C’est l’occasion de mettre en
relief des aptitudes professionnelles par des activités humaines.


       4) Comment caractérisez-vous votre présence en ligne ?


Je mets à jour mon blog régulièrement, plus particulièrement dans les moments où je
suis entre deux missions et que je n’ai pas une vraie visibilité sur mon avenir.
Lors de mes candidatures sur papier ou online, je fais apparaître un lien qui permet
d’y accéder. Je prends un vrai moment pour le faire lorsque je m’attèle à l’édition de
ce blog. Il s’agit d’une vitrine, donc tout doit être ok.
Je dois être capable de fournir des exemples vivants sur chaque point abordé
concernant mon CV et mes expériences.
En tant que formateur et coach, je partage quelques conseils autour des métiers de
la vente. Cela permet de tourner mon blog vers les autres, de générer du trafic et
donc d’avoir plus de chances d’être remarqué.
Je me dois d’être professionnel et convivial à la fois.
Ce blog constitue une référence online pratique et valorisante à communiquer à mes
interlocuteurs professionnels, mais aussi personnels.


       5) D’après vous, où se situe la frontière entre vie professionnelle et vie
          personnelle quand on a une stratégie de présence en ligne développée ?



	
                                                                                    73	
  
De façon abstraite, et comme au poker, ce sont les statistiques et la prise de risque
qui représentent cette limite : je publie cette photo mais combien de chances ai-je de
tomber sur un recruteur qui lui aussi se déguise en panthère rose le soir du nouvel
an ?
En ce qui me concerne, je diffuse un minimum de contenu privé sur l’ensemble de la
toile. D’une part, pour préserver ma vitrine pro au cas où un recruteur un peu
fouineur voudrait en savoir plus sur moi, d’autre part parce que je protège ma vie
privée tout court ; bien que je n’ai pas grand-chose à cacher je n’aime pas l’idée de
raconter toute sa vie personnelle sur le web.


       6) Que pensez-vous des indicateurs d’influence (Klout, etc.) ?


Les indicateurs d’influence sont à étudier : ils semblent fournir des données
pertinentes en chiffrant les répercussions de nos actions online sur notre réseau de
contacts. Tout comme les web bots, ils représentent une nouvelle génération d’outils
qui s’inspirent des comportements humains numériquement identifiables pour
ressortir des tendances, des phénomènes de pouvoir etc. et on sait combien nos
actions sont aujourd’hui « traçables ».
Il est important d’avoir un feed back suite à la publication d’une vitrine online afin
d’en apprécier l’intérêt général ou particulier et ainsi pouvoir ajuster le tir. Pour ma
Part, j’utilise Google Analytics qui me renseigne sur le nombre et la qualité des
visites sur mon blog ; c’est suffisant à mon sens mais je n’exclus pas d’approfondir la
question.


       7) Quel outil a rendu votre recrutement possible ? Comment cela s’est-il passé ?


Mon blog professionnel est hébergé sur RegionsJob. Il comprend un menu qui
permet d’accéder à un CV illustré ; ainsi qu’à un certain nombre d’autres rubriques
qui constituent ma vitrine pro (book, coordonnées, etc.). Je publie également des
billets d’actualité de temps en temps. Un recruteur a entré « formateur door to door »
sur Google, qui correspond à une de mes expériences publiées sur mon CV : le lien
menant à mon blog lui est apparu dans les premières réponses (RegionsJob est bien
référencé), il m’a appelé, nous nous sommes rencontrés et ça a marché !



	
                                                                                   74	
  
8) Êtes-vous toujours aussi présent sur les réseaux sociaux aujourd’hui ?


Oui, je suis présent, et d’ailleurs sur le point de refaire à nouveau une mise à jour
globale sur mon blog ! Ma mission de coach débutée en mars 2010 va bientôt
prendre fin, j’ai une idée de ce que mon agence va me proposer pour la suite mais je
me réserve la possibilité de saisir d’autres opportunités.


       9) Avez-vous reçu de l’aide ?


Je suis par ailleurs graphiste autodidacte et donc l’édition de mon blog ne m’a pas
posé de difficultés. Je suis par contre toujours en remise en question et n’hésite pas
à écouter les conseils qui me sont donnés !


       10) Si vous deviez le refaire, est-ce que vous amélioreriez votre démarche ? Si
          oui, comment ? Si non, pourquoi ?


Je réfléchis à la réalisation d’un CV vidéo… ou encore à une présentation de CV
sous forme de plusieurs frises chronologiques.


       11) Quels conseils donneriez-vous à ceux qui recherchent un emploi aujourd'hui?


Le plus important est d’y croire ! Outre les avantages déjà cités, réaliser une vitrine
pro permet de baigner dans le mode « candidat », de prendre du recul sur son
parcours, d’avoir des idées. Que du plus !




	
                                                                                  75	
  
Annexe n°4 : Interview de Valentin Vivier


       1) Présentez-vous en quelques mots.


Je suis un français travaillant en Espagne depuis 4 ans après m’y être installé dès la
fin de mes études. Je suis passé par le SKEMA business school de Sophia Antipolis
et me suis spécialisé en marketing online durant des stages, projets personnels et
participation dans les réseaux sociaux.


       2) Quelle est l’expérience la plus enrichissante que les réseaux sociaux vous ont
          appris ? (outre votre embauche)


Je crois que les réseaux sociaux m’ont permis d’avoir un accès privilégié à
l’information et aux personnes. Sur Twitter par exemple, je trouve des articles et
tendances internet qui permettent de garder le fil de l’actualité qui m’intéresse et des
meilleures pratiques de mon métier. On trouve aussi assez facilement des contacts
intéressants pour échanger ou créer quelque chose ; c’est très motivant de trouver
un écho sur les réseaux sociaux et avoir cette capacité d’échange avancée, comme
si je rencontrais la personne dans un café.


Au niveau des choses que m’ont appris les réseaux sociaux, sur le plan
professionnel, c’est l’importance de la planification, l’obligation d’adapter son
discours à sa cible et du contenu que l’on partage. Si les deux premiers sont un
classique d’une activité de marketing, le dernier est, il me semble, un peu novateur et
propre des réseaux sociaux. Le contenu que les marques partagent est aujourd’hui
primordial.


       3) D’après vous, qu’est-ce qu’une bonne stratégie de Personal Branding ?


Je crois que le vrai défi du Personal Branding en ligne c’est de montrer l’image que
l’on souhaite que les gens aient de nous. Pour cela il faut sélectionner l’information
que l’on partage, choisir les réseaux sociaux sur lesquels être présents et savoir



	
                                                                                   76	
  
optimiser son positionnement. Je sais par exemple qu’une personne qui cherche
mon nom dans Google verra des résultats du style suivant: medianaranja.fr (mon
blog), profil Google +, profil Linkedin, valentinvivier.com (site personnel), compte
Twitter, profil Facebook. Je crois que cela montre que je suis une personne
connectée (comptes ouverts sur les principaux réseaux sociaux), professionnelle, qui
a un blog et un site personnel. En accédant aux différents profils, ils pourront
construire une image de la personne. Je crois que nous faisons tous un peu ça
lorsque l’on cherche une personne en ligne. Facebook montre mon côté humain,
Linkedin mon côté pro, Twitter ma présence en ligne, le blog, le niveau de
participation comme créateur de contenu et animateur d’une petite communauté de
lecteurs assidus.


Un autre défi est de savoir se positionner autant dans les moteurs de recherches que
dans son secteur. Dans ce cas-là, les mots clés, la qualité du contenu et le temps
sont indispensables pour une stratégie de Personal Branding efficace.


Sur ces réseaux sociaux, il faut avoir une pratique professionnelle également, je
pense. Rester correct, écrire correctement, notamment car tout reste écrit dans la
mémoire d’internet! Je sais que les personnes qui vont peut-être m’embaucher sur
un projet ou qui souhaitent travailler avec moi vont d’abord regarder ce que je
raconte sur Twitter. Il m’est déjà arrivé des cas de figure où un interlocuteur
m’interroge directement sur un tweet posté un peu avant... On n’est plus dans le
domaine personnel là, donc il faut faire attention.


Pour le temps que cela prend, cela dépend des réseaux. Un profil Facebook,
Linkedin, Google + ou Twitter se positionnent facilement pour votre nom... Mais si
ton nom est courant, il faudra peut-être avoir un blog pour travailler votre
positionnement. Dans ce cas-là cela prend quelques mois.


       4) Comment caractérisez-vous votre présence en ligne?


Je la gère surtout en fonction du temps que j’ai devant moi. Parfois les journées sont
plus relax et je peux me permettre de passer un peu plus de temps pour le partage
d’information sur les réseaux sociaux. Par contre il est vrai que je fais attention aux


	
                                                                                  77	
  
réseaux sur lesquels l’information circule. Parfois je n’ai envie de publier une info que
sur twitter, parfois sur Linkedin et Twitter, moins souvent pour la fan page
Facebook... Il y a aussi la quantité d’informations que tu partages qui est importante
pour ne pas “noyer” tes abonnés Twitter. C’est dur, il faut se freiner un peu de temps
en temps.
Chaque jour je dirais que je consacre au moins 2 heures aux réseaux sociaux.
Je ne suis pas de stratégie précise maintenant. Je veux juste partager l’information
qui est intéressante, rencontrer de nouvelles personnes, échanger, avancer, évoluer.
De plus, j’attends différentes choses de cette présence:
       -­‐   Être au top de l’actu de mon secteur et de mon métier
       -­‐   Rencontrer des personnes intéressantes pour mon activité
       -­‐   Pouvoir profiter de ce réseau le jour où je sollicite leur aide
       -­‐   Pouvoir répondre et être en contact avec les lecteurs du blog et abonnés
             Twitter
       -­‐   Connaître les opportunités d’emploi de façon plus directe (Twitter)


D’un point de vue professionnel cela me donne une visibilité qui je crois permet de
donner confiance aux recruteurs quant à ma connaissance des réseaux sociaux, du
marketing online et de l’actualité du secteur.


D’un point de vue personnel, connaître de nouvelles personnes, recevoir
l’information des marques et produits qui m’intéressent, profiter d’offres...


       5) D’après vous, où se situe la frontière entre vie professionnelle et vie
             personnelle quand on a une stratégie de présence en ligne développée ?


C’est une question difficile, surtout parce que les réseaux sociaux occupent
beaucoup de temps et peuvent empiéter sur les activités personnelles. Quand tu
regardes un film à la télé, il se peut que tu twittes quelque chose en même temps! Je
crois quand même qu’il faut savoir que tout prend du temps et que ce n’est pas parce
que je suis présent et disponible 24h/24H sur les réseaux sociaux que je vais mieux
m’en sortir.


       6) Que pensez-vous des indicateurs d’influence ?


	
                                                                                    78	
  
Je pense que c’est intéressant pour les marques et agences qui cherchent à
communiquer avec des personnes influentes. Je pense aussi qu’il faut beaucoup
contraster ces rankings (vérifier et approfondir l’information) car ils ont des bases de
calcul particulières. Au niveau personnel, je m’en fiche. Je veux dire, je sais que j’ai
un ranking qui n’est ni influent ni nobody mais je crois que cela correspond à mon
degré d’activité sur ces réseaux.


       7) Quel outil a rendu votre recrutement possible ? Comment cela s’est-il passé ?


J’ai postulé sur Linkedin où je faisais écho de mon cv Google et des articles qui en
parlaient. Je crois que cela a plu quant à mes connaissances et envies
professionnelles.


       8) Êtes-vous toujours aussi présent sur les réseaux sociaux aujourd’hui ?
          Pourquoi ?


Oui, je suis resté présent pour toutes les raisons énoncées auparavant.


       9) Avez-vous reçu de l’aide ?


De l’aide pour la création et stratégie de ma campagne, non. De l’aide pour la
diffusion, oui et de bonne qualité. J’ai eu des mentions et/ou articles sur des blogs de
recrutement ou d’emploi français, sur un blog de réseaux sociaux anglais, sur un
blog de marketing online espagnol.


       10) Si vous deviez le refaire, est-ce que vous amélioreriez votre démarche ? Si
          oui, comment? Si non, pourquoi?


Alors je ne referai pas la même idée ni le même concept. À l’époque où je l’ai fait,
cela avait déjà été fait même si je ne le savais pas et je trouve que c’était moins
abouti. J’améliorerai ma démarche en donnant une nouvelle dimension à la
campagne et à mes compétences et envies professionnelles.



	
                                                                                   79	
  
11) Quels conseils donneriez-vous à ceux qui recherchent un emploi aujourd'hui?


Si l’univers de leur métier touche de près ou de loin au web, qu’ils s’habituent d’ores
et déjà aux outils et techniques du web. Leur présence en ligne devrait faire écho à
leur métier. Pour un graphiste par exemple, j’aimerais qu’il ait son portfolio ; pour un
rédacteur, qu’il soit capable de me montrer ses articles et leur popularité. Enfin, s’ils
se posent la question d’une campagne en ligne pour se vendre, qu’ils planifient,
sélectionnent les personnes intéressantes, fassent quelque chose de nouveau,
d’actuel et y mettent beaucoup d’envie.




	
                                                                                    80	
  
 
                                                                                                                                                                                                                                                      50%	
  




                                                     0%	
  
                                                              5%	
  
                                                                       10%	
  
                                                                                 15%	
  
                                                                                           20%	
  
                                                                                                     25%	
  
                                                                                                               30%	
  
                                    Achat	
  
            Assistanat/adm.ventes/
                    accueil	
  
             Bureau	
  d'études/R&D	
  




                                                                                                                                                                                                                                                      50%	
  
            Commercial	
  -­‐	
  Technico-­‐
                  Commercial	
  
            Commercial	
  auprès	
  des	
  
               professionnels	
  


                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               Vous	
  êtes…	
  
          Commercial	
  -­‐	
  Vendeur	
  en	
  
                 magasin	
  
         Compta/Gestion/Finance/
                   Audit	
  
          Direction/Resp.	
  Centre	
  de	
  
                    ProRit	
  
                    Informatique	
  -­‐	
  
                    Développement	
  
           Informatique	
  -­‐	
  Systèmes	
  


                                                                                                                                                                                                                                                                               Un	
  homme	
  
                                                                                                                                                                                                                                          Une	
  femme	
  
                d'information	
  
          Informatique	
  -­‐	
  Systèmes/
                   réseaux	
  
              Ingénierie	
  -­‐	
  Agro/Agri	
  
            Ingénierie	
  -­‐	
  Mécanique/
                     Aéron.	
  
              Ingénierie	
  -­‐	
  Telecoms/
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 réseaux sociaux, face à face, etc. à 514 personnes.




                   Electronique	
  
                      Juridique/Droit	
  
                                                                                                                                                                                                                                                                                17%	
  




               Logistique/Métiers	
  du	
  
                                                                                                                                                                                             22%	
  
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  Les personnes interviewées :




                     transport	
  
                       Marketing/
                   Communication/
               Métiers	
  de	
  la	
  fonction	
  
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       12%	
   10%	
  




                                                                                                                            projetez	
  vous	
  de	
  travailler?	
  
                     publique	
  
                  Qualité/Sécurité/
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   Annexe n°5 : Résultats de l’enquête quantitative




                                                                                                                                                                                                                               39%	
  




                 Environnement	
  
          Restauration/Tourisme/

                                                                                                                         Dans	
  quel	
  secteur	
  travaillez	
  vous	
  ou	
  
                 Hôtellerie	
  
         RH/Personnel/Formation	
  
                              Santé/Social	
  
             Services	
  à	
  la	
  personne/
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 Méthodologie : réalisation d’un questionnaire Google document diffusé via mail,




                 aux	
  entreprises	
  
                                        Autre	
  
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               Quel	
  âge	
  avez	
  vous?	
  




81	
  
                                                                                                                                                                                   Plus	
  de	
  50	
  ans	
  
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                Moins	
  de	
  18	
  ans	
  




                                                                                                                                                                                                                 Entre	
  36	
  et	
  50	
  ans	
  
                                                                                                                                                                                                                                                      Entre	
  27	
  et	
  35	
  ans	
  
                                                                                                                                                                                                                                                                                           Entre	
  18	
  et	
  26	
  ans	
  
Vous	
  pensez	
  être	
  un	
  internaute…	
  
                               2%	
   1%	
  


                            15%	
  
                                                                     ConRirmé	
  
                                               41%	
                 Averti	
  
                                                                     Occasionnel	
  
                                                                     Apprenti	
  

                           41%	
                                     Novice	
  




       100%	
  
        90%	
  
        80%	
  
        70%	
  
        60%	
  
        50%	
  
        40%	
  
                                                                        Je	
  connais	
  
        30%	
  
                                                                        J'utilise	
  
        20%	
  
        10%	
  
          0%	
  




	
                                                                                          82	
  
Je	
  possède	
  un	
  blog	
  
       60%	
  

       50%	
  

       40%	
  

       30%	
  

       20%	
  

       10%	
  

        0%	
  
                  Novice	
               Apprenti	
            Occasionnel	
     Averti	
              ConRirmé	
  




                  Le	
  temps	
  que	
  je	
  passe	
  sur	
  les	
  
                 réseaux	
  sociaux	
  par	
  rapport	
  au	
  
                 temps	
  que	
  je	
  passe	
  sur	
  internet	
  
                                         6%	
  
                                                                                              Plus	
  de	
  75%	
  
                                                  11%	
  
                                                                                              Entre	
  50	
  et	
  75%	
  
                               22%	
  
                                                            23%	
                             Entre	
  25	
  et	
  50%	
  
                                                                                              Entre	
  10	
  et	
  25%	
  
                                16%	
                                                         Moins	
  de	
  10%	
  
                                                  21%	
  
                                                                                              0%	
  




                 Avez-­vous	
  déjà	
  cherché	
  un	
  poste	
  
                       via	
  un	
  réseau	
  social?	
  
                                                                                 Oui,	
  activement	
  et	
  j'ai	
  
                                                                                 trouvé	
  
                                           9%	
  
                                                                                 Oui,	
  activement	
  et	
  je	
  n'ai	
  
                                                    10%	
                        pas	
  trouvé	
  
                                                                 4%	
  
                                                                                 Oui,	
  passivement	
  et	
  j'ai	
  
                                                                                 trouvé	
  
                    61%	
                             16%	
  
                                                                                 Oui,	
  passivement	
  et	
  je	
  
                                                                                 n'ai	
  pas	
  trouvé	
  
                                                                                 Non	
  




	
                                                                                                                            83	
  
Avez-­vous	
  déjà	
  contacté	
  ou	
  été	
  
           contacté	
  par	
  un	
  professionnel	
  via	
  
                   un	
  réseau	
  social?	
  


                                                      35%	
  
                                                                                           Oui	
  
                                                                                           Non	
  
                              65%	
  




                                  Dans	
  quel	
  but?	
  

                        13%	
  
                                                                Recherche	
  d'emploi	
  
                                        30%	
  

                                                                Proposition	
  de	
  poste	
  
              48%	
  
                                                                Echange	
  sur	
  le	
  secteur	
  
                                                                d'activité	
  
                                            61%	
               Autre	
  




       À	
  votre	
  avis,	
  est-­il	
  facile	
  de	
  séparer	
  vie	
  
        professionnelle	
  et	
  vie	
  privée	
  sur	
  les	
  
                        réseaux	
  sociaux?	
  
                                   4%	
  

                              9%	
          13%	
                                          Très	
  facile	
  
                                                                                           Facile	
  
                                                                                           DifRicile	
  
                         36%	
                   37%	
                                     Très	
  difRicile	
  
                                                                                           Impossible	
  




	
                                                                                                                 84	
  
Vous	
  vous	
  googleisez…	
  
                             2%	
   2%	
  


                                          8%	
                    Plusieurs	
  fois	
  par	
  jour	
  
                 24%	
                                            Chaque	
  jour	
  
                                                                  Chaque	
  semaine	
  
                                                   19%	
  
                                                                  Chaque	
  mois	
  
                                                                  Chaque	
  trimestre	
  
                 27%	
                                            Chaque	
  année	
  
                                           18%	
  
                                                                  Jamais	
  




        Y'a	
  t-­il	
  des	
  traces	
  de	
  vous	
  sur	
  internet	
  
                que	
  vous	
  jugez	
  indésirables?	
  


                                                        24%	
  

                                                                                                          Oui	
  
                                                                                                          Non	
  

                                76%	
  




         Jusqu'à	
  combien	
  seriez	
  vous	
  prêt	
  à	
  
       payer	
  pour	
  les	
  services	
  d'une	
  société	
  de	
  
                   nettoyage	
  internet?	
  
                       7%	
   2%	
  

                                                                                0€	
  
                                                                                Moins	
  de	
  100€	
  
                   25%	
  
                                                                                Entre	
  100€	
  et	
  500€	
  
                                           66%	
                                Entre	
  500€	
  et	
  1000€	
  
                                                                                Plus	
  de	
  1000€	
  




	
                                                                                                                  85	
  
Vous	
  faites	
  conLiance	
  aux	
  
            recommandations	
  de	
  vos	
  amis	
  
                            3%	
   2%	
  

                                            8%	
  
                                                                      Toujours	
  	
  
                     27%	
                                            Souvent	
  
                                                                      Parfois	
  
                                                                      Rarement	
  
                                                     59%	
            Jamais	
  




         Vous	
  faites	
  conLiance	
  aux	
  blogueurs	
  
                                         1%	
  

                                9%	
  

                                                        25%	
         Toujours	
  	
  
                  20%	
                                               Souvent	
  
                                                                      Parfois	
  
                                                                      Rarement	
  
                                                                      Jamais	
  
                                          45%	
  




       Publiez	
  vous	
  du	
  contenu	
  professionnel	
  
              sur	
  les	
  réseaux	
  sociaux?	
  

                                         10%	
  
                                                                  Très	
  souvent	
  
                   37%	
                             16%	
        Souvent	
  
                                                                  Parfois	
  
                                                                  Rarement	
  
                                                     16%	
  
                                                                  Jamais	
  
                               20%	
  




	
                                                                                       86	
  
Parmi	
  ces	
  outils,	
  le(s)quel(s)	
  avez	
  vous	
  
                          déjà	
  utilisé?	
  
                                       4%	
  
                              8%	
  
                                                                Youseemi	
  
                                                                Webmii	
  
                                       29%	
                    123people	
  
                    69%	
                                       Yatedo	
  
                                                                Aucun	
  
                                          5%	
  




	
                                                                              87	
  
Sources bibliographiques

Ouvrages
  -­‐ Leduc.S Editions, « Moi 2.0 ». Dan Schawbel, adaptation de Fadhila Brahimi,
      2011.
  -­‐ RegionsJob.com (e-book), « Identité numérique : enjeux & perspectives »
      35 co-auteurs, 2010.

Articles de presse
    -­‐ Métro, « Présence sur le Web, E-Réputation et Personal Branding».
        30/01/2012.
    -­‐ Ça m’intéresse, « Comment défendre sa réputation sur le net ». Août 2011.
    -­‐ Management, « L’Art d’inspirer confiance». Juin 2011.
    -­‐ 01Informatique, « Utiliser son réseau pour décrocher un emploi». Juillet
        2009.
    -­‐ Le figaro, hors-série, « Travailler sa stratégie de présence ». Octobre 2010.
    -­‐ Échanges, « De l’utilité des réseaux sociaux». Juin 2010.
    -­‐ L’expansion, « Peaufiner son profil numérique pour décrocher un job».
        Novembre 2009.
    -­‐ L’express, « Soigner sa E-réputation ». Octobre 2009.

Sites Internet & blogs
    -­‐ Le blog du Personal Branding
    -­‐ Le blog du modérateur
    -­‐ Web entrepreneur débutant, « Comment fidéliser vos visiteurs avec des
        techniques de Personal Branding ». 08/06/2011.
    -­‐ Mashable, « Can Facebook Get You a Job ? ». 11/11/11
    -­‐ Onlinemba, « 90 tiny tips to build your personal brand». 12/12/11
    -­‐ Branchez-vous, « L’usage des réseaux sociaux par les recruteurs ».
        27/11/11
    -­‐ Polynet, le blog, « Quels médias sociaux en 2012, pour qui et pourquoi ? ».
        14/02/12
    -­‐ Widoobiz, « Le Personal Branding, c’est du narcissisme ! ». 15/02/12.
    -­‐ Storify, « Apprendre à soigner son identité numérique ». Février 2012.
    -­‐ Alltop, « The hierarchy of social media needs ». 21/02/12.
    -­‐ Le mix by nico, « 40 chiffres clés Social Media pour 2012 ». Février 2012.
    -­‐ Demain la veille, « Identité numérique et Personal Branding : les 10 erreurs à
        éviter sur twitter en une image ». 21/02/12.
    -­‐ Pole documentation, « Le Personal Branding pour les pro de l’info-com ».
        Février 2012.




	
                                                                                  88	
  

Mémoire sur le Personal Branding

  • 2.
    Remerciements Je tiens à remercier tout particulièrement Flavien Chantrel, community manager pour RegionsJob qui a bien voulu m’épauler dans la réalisation de ce mémoire. Son accueil, sa confiance et le partage de son savoir et de son expérience ont fait de ce mémoire une expérience enrichissante et particulièrement agréable. De plus, je remercie toutes les personnes qui m’ont aidé de près ou de loin dans la réalisation de ce mémoire :  Nicolas Bordas, président de TBWA/France  Fadhila Brahimi, spécialiste du Personal Branding  Franck Lapinta, responsable marketing web et RH 2.0  Didier Baichere, vice-président des ressources humaines chez Logica  Guillaume Cailloux, étudiant à l’ISCOM  David Zea  Valentin Vivier  Adeline   2  
  • 3.
    SOMMAIRE A. Contexte...............................................................................................................4 1. Définitions ................................................................................................................... 4 a) Identité numérique .................................................................................................... 4 b) Personal Branding .................................................................................................... 5 c) E-réputation .............................................................................................................. 5 2. Aspect web .................................................................................................................. 6 a) Les réseaux sociaux ................................................................................................. 6 b) Les blogs ................................................................................................................ 22 3. Aspect sociologique................................................................................................. 25 4. Aspect Ressources Humaines ................................................................................ 27 B. Approfondissement de la problématique .......................................................34 1. Le Personal Branding : accessible à tous ?........................................................... 34 2. Le Personal Branding pour… .................................................................................. 34 a) … développer son réseau....................................................................................... 35 b) … trouver un emploi ............................................................................................... 37 c) … être reconnu en tant qu’expert ........................................................................... 38 3. Quelles utilisations ?................................................................................................ 38 a) Les démarches originales ....................................................................................... 39 b) Twitter ..................................................................................................................... 41 c) Facebook ................................................................................................................ 43 d) Réseaux sociaux professionnels ............................................................................ 45 e) Blogs ....................................................................................................................... 46 4. Les limites & les risques .......................................................................................... 48 a) Le « Personal Branling »......................................................................................... 48 b) Le « Bad buzz »...................................................................................................... 49 c) Internet : place publique qui n’oublie pas................................................................ 51 d) Être ou ne pas être anonyme ................................................................................. 53 e) L’homonymie........................................................................................................... 54 f) Les outils de mesure d’influence ............................................................................. 55 C. Recommandation ..............................................................................................58 1ère étape : la découverte................................................................................................. 59 2ème étape : la création..................................................................................................... 60 3ème étape : la communication ........................................................................................ 61 4ème étape : l’entretien...................................................................................................... 61 Annexes ....................................................................................................................63 Annexe n°1 : Interview de Nicolas Bordas .................................................................... 64 Annexe n°2 : Interview de Fadhila Brahimi ................................................................... 68 Annexe n°4 : Interview de Valentin Vivier ..................................................................... 76 Annexe n°5 : Résultats de l’enquête quantitative......................................................... 81 Sources bibliographiques............................................................................................... 88   3  
  • 4.
    Internet a changéle monde. Rien n’est plus comme avant et nous devons nous y faire mais surtout nous adapter. Tous les domaines sont touchés y compris le monde du travail auquel nous nous intéresserons principalement. Internet est aujourd’hui complètement intégré aux démarches de recrutement et de recherches d’emploi; il est donc primordial de maitriser ou du moins d’être informé des rouages du « Personal Branding » (terme importé des Etats-Unis parfois traduit en France par « marque personnelle »). Il convient donc de se poser la question suivante : Comment faire du web un outil efficace de Personal Branding ? A. Contexte 1. Définitions a) Identité numérique L’identité numérique est constituée de l’ensemble des éléments caractérisant votre présence en ligne. Elle peut revêtir plusieurs facettes. En effet, d’un réseau social à un autre, ou plus largement d’un site internet à un autre, nous n’agissons pas de la même manière. De façon consciente ou inconsciente, nous nous adaptons à chaque plateforme pour laisser transparaitre uniquement ce qu’il veut montrer. On s’exprimera donc différemment sur Twitter ou sur Viadeo. On peut faire un parallèle avec la vie quotidienne. On s’exprime et ne se comporte pas de la même manière en fonction du lieu et/ou des gens qui sont avec nous. C’est la multiplicité de ces traces et de ces identités qui composent l’identité numérique. Se pose donc la question de savoir si on dispose d’une ou de plusieurs identité numériques et surtout de la manière dont on va donner de la cohérence au tout…   4  
  • 5.
    b) Personal Branding Appeléen France plus communément « marque personnelle » ou parfois le « marketing de soi », le Personal Branding est un procédé par lequel un individu se met en avant et se différencie à travers des outils de communication, notamment sur internet, pour atteindre un objectif (trouver un emploi, trouver un client, etc.). Il englobe une partie de nos identités numériques, en particulier nos profils sur les réseaux sociaux professionnels, mais pas uniquement. En effet, nous faisons tous, de façon plus ou moins volontaire, du Personal Branding. Par exemple une personne poste une photo sur Facebook sur laquelle elle est aux côtés d’une personnalité célèbre : ainsi, elle se met je me mets en scène et veut qu’on la voit. Mais ce type de Personal Branding n’a pas véritablement d’objectif. Par ailleurs, il existe un Personal Branding travaillé, réfléchi qui est pensé comme une véritable stratégie. Il faut donc distinguer ces deux types de processus où l’un est plutôt « actif » et l’autre « passif » et c’est bien au Personal Branding que je qualifie d’ « actif » que ce mémoire va s’intéresser. c) E-réputation La E-réputation est la réputation sur le web. Elle est l’opinion que les autres se font d’une personne (ou d’une marque) entre autres en fonction des résultats trouvés en ligne sur celle-ci. Il n’y en a pas nécessairement qu’une seule : on peut avoir une bonne E-réputation auprès d’un public et une mauvaise auprès d’un autre. Elle est le fruit d’une stratégie de Personal Branding (bien, mal, ou pas orchestrée) et/ou du développement d’identités numériques. Cependant, comme le dit Philippe Buschini sur son blog, « il existe deux différences de taille entre la réputation et l’E- réputation ». En effet, celui-ci met en exergue le fait qu’avec Internet, aucune trace ne s’efface (ou presque) et que donc, dès lors que l’on s’exprime sur telle ou telle chose, cela restera toujours écrit quelque part. De plus, la faculté d’internet de propager un message à vitesse grand V tend à faire disparaître certaines notions essentielles de celui-ci. À la manière d’un écho, la qualité de l’information est de   5  
  • 6.
    moins en moinsbonne dès lors que la distance (nombre d’intermédiaires) augmente. C’est pourquoi il est de plus en plus nécessaire pour tout individu et encore plus pour une entreprise de gérer sa E-réputation. 2. Aspect web a) Les réseaux sociaux • Facebook Qu’est-ce que c’est ? D’après la définition du site lui-même, Facebook est un réseau social qui « vous permet de rester en contact avec les personnes qui comptent dans votre vie; cependant, il est certain qu’aujourd’hui ce site représente bien plus que cette simple phrase. Ce réseau social a été créé par Mark Zuckerberg le 4 Février 2004. À l’origine, il s’agissait juste d’un réseau communautaire d’étudiants de l’université d’Harvard mais très rapidement celui-ci séduit de plus en plus d’universités, puis d’entreprises et finira par être ouvert à tous (ou presque, les personnes de moins de 13 ans n’y ayant pas accès) le 26 septembre 2006. Le succès est immédiat et aujourd’hui le réseau social compte plus de 900 millions d’utilisateurs actifs chaque mois et chaque jour c’est plus de 526 millions de personnes qui s’y connectent et également plus de 300 millions de photos qui y sont ajoutées1.C’est aussi le 2ème site le plus visité en France et dans le monde derrière Google2.                                                                                                                 1 http://www.blogdumoderateur.com/index.php/post/facebook-10-chiffres-retenir- premier-trimestre-2012 2 http://www.alexa.com   6  
  • 7.
      En France, leréseau social a déjà attiré plus de 24 millions d’utilisateurs, ce qui représente plus de 37% de la population et plus de la moitié des internautes français, ce qui en fait le réseau social ayant le taux d’appartenance le plus élevé de France. En terme de nombre d’utilisateurs, la France se place donc en 9ème position dans le monde1.   C’est également le réseau social le plus connu avec plus de 95% de taux de notoriété auprès des internautes français2. À quoi ça sert ? Facebook offre de nombreuses fonctionnalités. Chaque utilisateur possède un profil sur lequel il renseigne un certain nombre d’informations (âge, sexe, ville, métier, famille, intérêts, etc.). Il peut mettre son profil en relation avec d’autres en les ajoutant comme « amis » afin de pouvoir avoir accès à leurs informations visibles (chaque utilisateur pouvant choisir de filtrer la diffusion de ses informations à tel ou tel utilisateur) et vice-versa. Cependant l’utilisation de ces filtres (qui s’organisent en listes) sont encore très peu utilisés puisque c’est un paramètre qui a été ajouté et avec lequel les utilisateurs ne se sont pas familiarisé. Concrètement, ce site permet d’entrer en contact ou de garder contact avec des personnes. Chacun utilise le réseau social comme il l’entend et peut ajouter comme                                                                                                                 1 http://www.alexa.com 2 http://www.ifop.com/?option=com_publication&type=poll&id=1671   7  
  • 8.
    amis virtuels sesvéritables amis mais aussi ses collègues, ses supérieurs, ses anciens camarades, sa famille, etc. C’est en fonction de ces « amis virtuels » que l’attitude, le comportement de l’utilisateur s’adapte… ou ne s’adapte pas. Qui y trouve-t-on ? Globalement, les utilisateurs de Facebook en France sont homogènes. En effet nous y retrouvons presque autant d’hommes que de femmes (avec un léger avantage pour ces dernières qui y sont majoritaires à 52%) et toutes les tranches d’âge y sont représentées. Cependant, on observe tout de même que plus de la moitié des utilisateurs ont entre 18 et 34 ans. Utilisateurs de Facebook selon leur sexe 48% Homme 52% Femme Source : SocialBakers Utilisateurs de Facebook selon leur âge 5% 3% 13-15 8% 16-17 10% 8% 18-24 25-34 16% 25% 35-44 45-54 26% 55-64 65 et plus Source : SocialBakers   8  
  • 9.
    Par ailleurs, ceréseau social est sujet à controverses puisqu’il provoquerait une forme d’addiction semblable à certaines des drogues les plus fortes. Un article du blog du modérateur à ce sujet-là1 recense les différentes causes de l’addiction à Facebook. Ainsi, les internautes sont invités à s’auto-évaluer en choisissant une réponse allant de « très rarement » à « très souvent » sur les critères suivants : • Vous passez beaucoup de temps à penser à Facebook, ou à prévoir de vous rendre sur Facebook • Vous ressentez de plus en plus le besoin d'utiliser Facebook • Vous utilisez Facebook afin d'oublier vos problèmes personnels • Vous avez essayé de restreindre votre utilisation de Facebook, sans succès • Vous êtes inquiet, agacé si on vous interdit l'accès à Facebook • Vous utilisez tellement Facebook que cela a un impact sur vos études ou votre travail Finalement, si l’internaute a répondu souvent ou très souvent à au moins quatre de ces affirmations, c’est qu’il y a un problème. Enfin, paradoxalement, alors que Facebook propose des fonctionnalités sans fin, les comportements de ses utilisateurs tendent généralement tous vers quelques utilisations différenciées mais pas beaucoup plus. Pour illustrer cela, un site américain s’est amusé dans un article, repris par le blog du modérateur2, à classer en 11 catégories les utilisateurs de Facebook qui seraient donc les suivants : • La hyène : ne dit jamais rien à part LOL ou MDR. • Le voyeur : ne « like » jamais, ne commente jamais, mais lit tout et fait même référence à vos statuts quand vous vous voyez. • Le coq : pense qu'il a une mission : dire bonjour tous les matins à ses amis Facebook. • Mr/Mme populaire : a 4537 amis mais on ne sait pas pourquoi.                                                                                                                 1  http://www.blogdumoderateur.com/index.php/post/Les-­‐6-­‐signes-­‐de-­‐l-­‐addiction-­‐a-­‐ Facebook     2  http://www.blogdumoderateur.com/index.php/post/Les-­‐11-­‐types-­‐d-­‐utilisateurs-­‐ Facebook       9  
  • 10.
    Le joueur : passe ses journées sur Farmville, Mafia War et autres jeux sociaux. • L'Emo : déteste sa vie et passe son temps à mettre des statuts déprimants. • Le promoteur : vous envoie en permanence des invitations pour des évènements auxquels vous n'irez jamais. • Le voleur : pique les statuts et les photos des autres pour les mettre sur sa « Timeline ». • Le/La Drama Queen : se plaint toujours, a toujours des soucis, mais ne précise jamais ce que c'est. • Le reporter : décrit toujours ce qu'il fait et avec qui. Même si on s'en fiche. • Le liker : ne dit jamais rien, mais like tout ce qui bouge. • Twitter Qu’est-ce que c’est ? Twitter est ce que l’on appelle un site de micro-blogging, c’est à dire que l’on y poste des brèves mais de taille très réduite. En effet, un « tweet » (comprenez une brève) ne peut être composée que de 140 caractères au maximum. Cela oblige les utilisateurs à être concis et efficaces dans le choix de leurs mots. Le site a été créé en mars 2006 et lancé en juillet de la même année par Jack Dorsey. Aujourd’hui c’est le 9ème site le plus visité au monde (11ème en France) et il comptabilise plus de 465 millions de comptes dont 140 millions d’utilisateurs actifs et le nombre d’inscrits a augmenté de 40 entre septembre 2011 et avril 2012. Chaque jour c’est plus de 340 millions de tweets qui sont envoyés sur le réseau social. En France il y aurait plus de 5 millions d’inscrits mais « seulement » 1,2 million d’utilisateurs actifs. En novembre 2011 c’est le 3ème réseau social le plus connu des internautes français avec plus de 85% de taux de notoriété (+22 points en deux ans). Cependant il n’est utilisé que par 8% (+1 point sur un an) des internautes français. À quoi ça sert ?   10  
  • 11.
    Contrairement à lamajorité des autres réseaux sociaux, Twitter est « LE » réseau social de l’instantané. C’est sur ce site (et avant les médias) que de nombreux événements ont été annoncés en premier, comme par exemple le scandale DSK, le tremblement de terre au Japon, la tuerie en Norvège, et bien d’autres encore. Il a également été un des outils d’informations majeurs utilisés lors des révolutions arabes par les journalistes et les révolutionnaires. Outre ces utilisations quelque peu rarissimes, le réseau social, de par la diffusion ultra rapide des informations, peut permettre de passer des annonces. C’est également un moyen de rentrer en contact avec d’autres internautes (généralement identifiés) et c’est en grande partie grâce à Twitter que j’ai moi-même pu contacter l’ensemble des personnes interviewées dans le cadre de ce mémoire. Qui y trouve-t-on ? Bien que cela soit progressivement en train de changer, Twitter est aujourd’hui le lieu de rencontre des « early adopters » et des « influents » en France. En effet ils sont pour plus de la moitié des « experts du web » puisqu’ils sont 59,9 % à surfer depuis plus de 8 ans. De plus, on observe que 8 twittos (comprenez utilisateur de Twitter) sur 10 sont des hommes et la même proportion est âgée entre 15 et 34 ans. Par ailleurs, plus de 90% des utilisateurs de Twitter s’y connectent plusieurs fois par jour et sachant que 65% d’entre eux ont un Smartphone, ils sont plus de 80% à se connecter sur le site via leur mobile. Enfin, ils passent en moyenne 21 minutes sur le site chaque mois1.                                                                                                                 1 http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/profil-utilisateurs-twitter/achat-en- ligne.shtml   11  
  • 12.
    Utilisateurs de Twitter selon leur sexe 21% Homme 79% Femme Source : étude Ipsos Profiling 2010-2011 Utilisateurs de Twitter selon leur âge 3% 17% 15-24 49% 25-34 35-49 31% 50 et plus Source : étude Ipsos Profiling 2010-2011 Contrairement à Facebook, Twitter rassemble des gens ayant des centres d’intérêts proches. Les échanges y sont beaucoup plus d’ordre professionnels : ils partagent leur veille, leurs astuces, leurs coups de cœur, etc. Il a davantage vocation à faire grandir son réseau qu’à se faire de nouveaux amis ou d’en retrouver. • Google + Qu’est-ce que c’est ? Google + est le réseau social du géant Google lancé le 28 juin 2011 et ouvert au grand public le 20 septembre de la même année. Présenté comme étant le nouveau   12  
  • 13.
    concurrent de Facebook.Il compterait aujourd’hui plus de 170 millions de membres dans le monde et environ 3,4 millions en France. En moins d’un an, Google + est parvenu à se faire connaître par près de deux tiers des internautes français et a déjà attiré 12% de ces derniers. Cependant, c’est le réseau social sur lequel les internautes français passent le moins de temps avec seulement 3 minutes par mois. À quoi ça sert ? Dans l’ensemble, les fonctionnalités de Google + sont les mêmes que celles de Facebook. Quelques différences existent cependant avec l’existence de cercles permettant de trier ses contacts plus facilement sur Goggle + que sur Facebook (qui a amélioré ses options de confidentialité peu après l’arrivée de Google +). La grosse différence entre les deux réseaux sociaux réside dans leurs communautés. En effet, les utilisateurs de Google + se rapprochent davantage de ceux de Twitter que de ceux de Facebook. Qui y trouve-t-on ? Le site étant relativement récent il est difficile d’établir le profil type de l’utilisateur de ce réseau social en France. Cependant, à échelle mondiale, les utilisateurs de Google + sont à 63% des hommes et sont âgés en majorité de 18 à 34 ans. On constate donc une similitude entre les utilisateurs de Twitter et ceux de Google +. Finalement, le chiffre le plus éloquent et le plus inquiétant pour Google + est le suivant : seulement 17% des comptes sont actifs. Cela s’explique par un fort engouement à sa sortie mais qui s’est vite estompé car la nouveauté n’était pas suffisamment puissante pour contre balancer la suprématie de Facebook. Larry Page, le créateur de Google fait ces derniers temps de son réseau social un enjeu majeur de la marque et ce dernier pourrait devenir prochainement un véritable concurrent de Facebook, son principal atout étant la possibilité de greffer les précédents services de Google à Google +, phénomène actuellement en cours…   13  
  • 14.
    Utilisateurs de Google+ selon leur sexe 37% Homme 63% Femme Source : www.frenchweb.fr Utilisateurs de Google + selon leur âge 7% 0-18 9% 11% 18-24 23% 25-34 15% 35-44 45-54 35% 55 et plus Source : www.frenchweb.fr • Viadeo Qu’est-ce que c’est ? Contrairement aux trois réseaux sociaux présentés précédemment, Viadeo est un réseau social à vocation professionnelle. Créé en 2004 par deux français, Viadeo rassemble aujourd’hui plus de 45 millions d’inscrits et pas moins de 4,5 millions en France. Le réseau accueille plus de 30 000 membres par jour mais séduit principalement des employés de petites entreprises (60% des membres). En France, 27% des internautes connaissent Viadeo, ce qui le place en 13ème position, juste devant son principal concurrent Linkedin, en terme de notoriété auprès   14  
  • 15.
    des internautes français.De plus, ce réseau social est le 17ème site le plus visité en France. À quoi ça sert ? Comme dit précédemment, Viadeo est un réseau social professionnel; les objectifs de ses membres sont donc bien différents des réseaux sociaux « classiques ». En effet, la volonté d’un tel site est de nouer des liens entre professionnels et le réseau social s’articule autour de trois objectifs : - le networking : pour retrouver ses anciens collègues et camarades, enrichir son carnet d’adresses - le business : rendre visible des offres/produits et trouver des prospects ou clients - la carrière : se faire chasser en affichant son expertise et trouver de futurs collaborateurs Qui y trouve-t-on ? Comme la majorité des réseaux sociaux que nous avons présentés ci-dessus, Viadeo regroupe une majorité d’hommes (60%). Mais, contrairement à ces mêmes réseaux sociaux, Viadeo attire des internautes plus âgés puisque plus de la moitié des membres de ce réseau social ont entre 35 et 54 ans. Utilisateurs de Viadeo selon leur sexe 40% Homme 60% Femme Source : étude Ipsos Profiling 2010-2011   15  
  • 16.
    Utilisateurs de Viadeoselon leur âge 10% 10% 15-24 25-34 23% 28% 35-44 45-54 55 et plus 26% Source : étude Ipsos Profiling 2010-2011 • Linkedin Qu’est-ce que c’est ? De la même manière que Viadeo, Linkedin est un réseau social professionnel. Celui- ci est né un an plus tôt que son concurrent, aux Etats-Unis, en 2004. Il comptabilise aujourd’hui plus de 150 millions d’utilisateurs dans le monde et plus de 3 millions en France. Linkedin est le 14ème réseau social en terme de notoriété en France puisqu’il est connu par 25% des internautes français (+11 points sur un an). Enfin, le site se place en 13ème position en terme de visites en France (soit 4 places devant Viadeo). À quoi ça sert ? Comme Viadeo, Linkedin a pour ambition de mettre en relation des professionnels. Le réseau social s’organise lui aussi autour de trois points très similaires à ceux de Viadeo: - gestion du réseau et veille sur son secteur - trouver des professionnels et une expertise - gérer son image sur le web   16  
  • 17.
    Enfin, la différencemajeure par rapport à Viadeo est sa dimension internationale qui est bien plus ancrée que chez son concurrent. Qui y trouve-t-on ? La tendance observée sur les précédents réseaux sociaux présentés se confirme à nouveau puisque les utilisateurs de Linkedin en France sont à 64% des hommes. Cependant, contrairement à son homologue d’origine française, Linkedin est sur- représenté chez les plus de 55 ans (21% contre 10% chez Viadeo) ; à l’inverse, les 45-54 ans sont sous-représentés (10% contre 28% pour Viadeo). Utilisateurs de Linkedin selon leur sexe 36% Homme 64% Femme Source : Comscore Utilisateurs de Linkedin selon leur âge 11% 15-24 21% 25-34 25% 35-44 19% 45-54 24% 55 et plus Source : Comscore   17  
  • 18.
    • Les autres Lessites que nous avons présentés jusque-là ne sont qu’un microcosme de l’ensemble des réseaux sociaux. Bien qu’ils soient les plus célèbres et/ou les plus visités, il en existe beaucoup d’autres. Parmi ceux-ci nous en citerons quelques-uns : - Le célèbre « Copains d’avant » qui jouit encore d’une forte notoriété (82% des internautes français connaissent le site) et qui permet de se mettre en relation avec ses anciens camarades et/ou collègues. - Myspace, l’ancien réseau social de référence que Facebook a écarté et qui est aujourd’hui en grande perte de vitesse. A tendance musicale, le réseau social est actuellement en train de se réorganiser mais face à la concurrence, cela semble difficile… - Le site Flickr permet de partager des photos et vidéos. De nombreux photographes professionnels l’utilisent à la manière d’un book. - La Coopol et Planète UMP sont deux réseaux sociaux politiques respectivement à gauche et à droite qui mettent en relation des militants, sympathisants ou simplement des curieux entre eux autour du thème de la politique. On constate une tendance à la spécialisation : autour d’un thème, d’un secteur, d’une passion, les réseaux sociaux spécialisés mettent en relation des personnes avec un intérêt commun, cela dans le but de construire des relations « win-win » où chacun peut apporter à l’autre.   18  
  • 19.
    • Conclusion Voici unrécapitulatif de l’ensemble des données présentées précédemment :   19  
  • 20.
    On remarque surle graphique ci-dessus, qu’en 2007, 20% des internautes étaient membres d’au moins un réseau social. Après une légère augmentation de 7 points en 2008, on constate un bond gigantesque l’année suivante puisque 77% des internautes affirmaient en 2009 être membres d’au moins un réseau social. Par ailleurs, en moyenne, un internaute serait membre de 2,8 réseaux sociaux (contre 2,9 en 2010 et 1,8 en 2009). On voit donc qu’en un peu moins de deux ans il y a eu une véritable explosion des réseaux sociaux qui tend à se stabiliser depuis. Cela peut s’expliquer par le fait que les internautes ont choisi leur(s) réseau(x) social(aux) et qu’ils ne voient plus l’intérêt de s’inscrire ailleurs et décident même parfois de se désinscrire d’anciens réseaux sociaux. Une autre explication éventuelle vient du fait que les réseaux sociaux, et plus particulièrement Facebook, procèdent à des changements en profondeur sur leurs sites qui amènent certains utilisateurs à se désinscrire. Il y a en plus de ce phénomène certains utilisateurs qui se sont tout simplement lassés du réseau social ; c’est ainsi qu’au mois de mai 2011, Facebook a perdu près de 5 millions de membres aux Etats-Unis.   20  
  • 21.
    • Quelles tendances? D’après mon enquête1 menée pour ce mémoire auprès de différents professionnels aux mois de Janvier et Février 2012, plusieurs tendances potentielles ont été soulevées. Nicolas Bordas, président de TBWA/France estime que « les réseaux sociaux vont jouer un rôle de plus en plus important dans la prescription des produits et des services, avec la généralisation de la géolocalisation et de l’internet des objets. Les gens vont de plus en plus prendre l’habitude d’intégrer le paramètre réseau social dans leur vie quotidienne, à l’exemple du commentaire des programmes diffusés à la télévision. » Fadhila Brahimi, la référence du Personal Branding en France pense quant à elle que « les réseaux sociaux sont les jobboards de demain ». Pour rappel, les jobboards sont des sites mettant à disposition des offres d’emploi et permettant pour la plupart de déposer son CV. Leur but est tout simplement de mettre en relation des recruteurs et des demandeurs d’emploi. Parmi les plus célèbres en France, nous pouvons citer apec.fr, monster.fr, regionsjob.com, pole-emploi.fr, etc. Enfin, Franck Lapinta, responsable marketing web et RH 2.0, a la conviction que « les réseaux sociaux vont beaucoup plus se développer, dans toutes les dimensions (pour s’informer en vue d’une élection, pour chercher un voyage, pour chercher des loisirs, etc.) et il n’y a pas de raison que l’activité de recrutement soit exclue de cette évolution. Que ce soient les entreprises ou les candidats, ils vont utiliser de plus en plus les réseaux sociaux. Aujourd’hui, le discours semble être un peu optimiste, car les réseaux sociaux ne sont pas encore bien intégrés dans les stratégies des entreprises. Il s’agit davantage d’initiatives individuelles que d’un consensus au sein de l’entreprise. Les réseaux sociaux vont progressivement s’installer en supplément dans la palette de certains métiers : si je suis recruteur, je les utiliserai pour chercher des candidats ; si je fais de l’innovation, je m’en sévirai                                                                                                                 1 Cf. annexes n°1 à 4   21  
  • 22.
    comme outil deveille et si je travaille dans l’équipe commerciale ou SAV, je l’exploiterai avec mes clients ». On voit ici trois points de vues différents mais qui finalement se complètent et qui tendent tous vers la même projection : les réseaux sociaux vont devenir un élément central aussi bien dans nos loisirs que dans notre vie professionnelle. b) Les blogs Un blog est une sorte de journal de bord portant sur une ou plusieurs thématiques. C’est un type de site sur lequel l’auteur poste régulièrement (dans la mesure du possible) des billets (l’équivalent d’articles) auxquels peuvent réagir les internautes. Très prisés au début des années 2000, les blogs accuseraient aujourd’hui une perte de vitesse. Cela dit, obtenir des chiffres viables est très difficile car les plateformes hébergeant les blogs ne communiquent pas toutes ceux-ci. Cependant, la France est un des pays qui a très bien adopté les blogs et figurerait même première en nombre de blogs par internaute. Approximativement il y avait en France en 2010 entre 15 et 20 millions de blogs d’après le journal du net1. Un blog est une vitrine et peut prendre de nombreuses formes. Il en existe différents types qui nous sont énumérés et décrits dans le livre « Moi 2.0 » de Dan Schawbel, adapté par Fadhila Brahimi : - Personnel : journal intime, mais pas trop - Professionnel : espace de discussion autour d’un ou plusieurs aspects de votre travail - Equipe : un blog, écrit à plusieurs - Enseignement : des professeurs créent des blogs pour échanger avec leurs élèves - Associations, organisations : le blog permet de poster les actualités et d’appeler aux dons ou à la participation - Actualités : de la même manière que les quotidiens - Agrégation : il s’agit ici non pas de créer mais de rassembler du contenu d’autres blogs/sites                                                                                                                 1 http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/blogs-en-france/15-a-20-millions-de- blogs.shtml   22  
  • 23.
    D’après une enquêtemenée par Frédéric Canevet, spécialiste du marketing online en 2010, voici quelques informations chiffrées sur les blogueurs en France : Répartition par âge des blogueurs en France 5% 13% Moins de 25 ans 30% 25-30 ans 30-40 ans 25% 40-50 ans Plus de 50 ans 27% On remarque ici que le blogging est une activité plutôt développée chez les jeunes de moins de 30 ans qui représentent à eux seuls près de six blogueurs sur 10. Les motifs principaux pour bloguer 11,50% 15,80% Par plaisir Pour faire partager mes connaissances 65,60% 28,20% Pour être reconnu comme un expert Pour améliorer mon 35,10% référencement Pour trouver des clients 63,30% Pour trouver un travail 39,10% Pour un jour vivre du blogging   23  
  • 24.
    Les blogueurs ontde nombreuses raisons de bloguer : parmi celles-ci, le fait d'être reconnu comme un expert et l'amélioration de son référencement arrivent dans les premières réponses, mais bloguer reste avant tout un plaisir. Pour parvenir à des résultats concluants dans ces domaines, Frédéric Canevet pense qu'il est impératif d’actualiser régulièrement son blog et d’en faire une promotion continue. Les impacts du blogging J'ai augmenté mon expertise Je passe plus de temps 5,60% 6,90% devant internet 7,50% J'ai de nouvelles opportunités de carrière 7,50% 45,60% Rien n'a changé 12% J'ai augmenté mes revenus 14,10% Je pense me mettre à mon compte 37,90% Je vois moins mes proches 27,30% J'ai trouvé un travail J'ai perdu trop de temps à bloguer, j'ai réduit le temps que j'y consacre On constate sur cette question que près de la moitié des blogueurs sondés affirment avoir amélioré leur expertise grâce à leur blog et plus du quart estime même avoir de nouvelles opportunités de carrière. Les blogs sont donc bien de plus en plus   24  
  • 25.
    professionnels. Cependant, unblog est vu comme chronophage par plus d’un tiers des sondés, ce qui est le principal problème observé. 3. Aspect sociologique Les réseaux sociaux ont métamorphosé les usages que nous avions d’internet, internet a changé notre société et notre société a une influence sur nos comportements. Par ces intermédiaires, nous pouvons le dire : les réseaux sociaux ont une véritable incidence sur nos comportements. Des espaces, que nous pensions privés, s’avèrent être aujourd’hui des espaces très ouverts et parfois, sans nous en rendre compte, des informations à caractère privé sont diffusées par nos soins à de parfaits inconnus. D’après l’enquête menée à l’occasion de la rédaction de ce mémoire1, nous observons que près d’un quart des sondés (23,9%) estiment avoir des traces indésirables d’eux-mêmes sur internet. C’est colossal. D’autant plus que ce chiffre ne comptabilise ni les personnes ignorant qu’il y a effectivement des informations confidentielles d’elles sur internet, ni celles qui préfèrent ne pas se l’avouer et faire l’autruche. De plus, parmi celles-ci, les deux tiers ne sont pas prêtes à payer pour faire effacer ces traces indésirables. Pour ce qui concerne la vie privée et la vie professionnelle sur internet, la moitié (50,8%) des sondés estime qu’il est facile ou très facile de les séparer. À l’inverse, un peu moins de la moitié (45,7%) pense que cela est difficile, voire très difficile. Enfin, une part infime (3,5%) estime que cela est tout simplement impossible. La génération Y, celle qui a su se familiariser rapidement à internet, et plus largement aux nouvelles technologies, est à peu près avertie des potentiels dangers que la toile dissimule. Mais la génération suivante, dite « Z », née avec un iPad ou une souris dans la main, n’a pas connu d’autre époque que l’époque ultra-connectée. Le problème n’est pas tant qu’ils ignorent les notions de confidentialité, de vie privée, etc. mais davantage qu’ils ne se rendent pas compte du non-respect de leur vie                                                                                                                 1 Cf. annexe n°5   25  
  • 26.
    privée exposée auxautres. À ce sujet, Danah Boyd et Alice Marwick utilisent une métaphore simple et éloquente : les jeunes se comportent sur internet comme au supermarché, c’est à dire que chacun voit ce que l’autre a dans son caddy mais ne le commente pas. Employés de la mauvaise manière, les réseaux sociaux deviennent difficilement autre chose que du voyeurisme pur et simple. De plus, les réseaux sociaux sont souvent considérés par les adolescents comme un lieu sur lequel les parents ne se trouvent pas. Ils échappent donc à leur surveillance et se permettent plus de choses et sont par conséquent moins vigilants. Cette analyse, couplée à un développement d’une forme de narcissisme sur les réseaux sociaux implicitement, je pense, imposée par la société qui cultive le beau, l’apparence, le paraître, tend à montrer que les réseaux sociaux ne sont qu’un faux miroir contemplatif de la réalité. Comme le dit Yann Leroux, à juste titre dans son billet « Narcissisme 2.0 », « ce qui est mis en jeu dans les réseaux sociaux sont moins des images que des processus et des interactions », c’est à dire que la photo ou le statut que l’on poste sur son profil Facebook a pour but de recueillir un maximum de reconnaissance matérialisée par des « likes » et des commentaires. Il conclut effectivement en avançant que «Les personnes ne s’y reconnaissent pas comme on se reconnait dans un miroir. Elles s’y reconnaissent parce qu’elles sont prises dans des conversations et des actions.» Sur les réseaux sociaux, les internautes ressentent un besoin de se valoriser et contrairement aux forums ou aux chats où l’on est connu sous un pseudo, sur les réseaux sociaux, chacun est identifiable. À ce titre, Michel Stora, psychanalyste et spécialiste du virtuel, explique dans un dossier du magazine « Psychologies » qu’internet peut aider quelqu’un dans une période difficile de sa vie car la reconnaissance des autres y est plus accessible. Il peut donc s’agir parfois d’un refuge, d’une échappatoire où la communication y est simplifiée et souvent positive. Tout cela nous permet bien de voir que les réseaux sociaux ne sont pas que des plateformes merveilleuses. En tout cas, mal maitrisées, celles-ci peuvent même devenir dangereuses. C’est pourquoi, à tout âge, dans tous les domaines et sur   26  
  • 27.
    n’importe quel réseau,et nous le verrons plus loin, il est primordial de se renseigner un minimum sur les choses à faire et ne pas faire. 4. Aspect Ressources Humaines Les réseaux sociaux ont presque à eux tous seuls révolutionné internet qui était déjà par définition révolutionnaire. Nos habitudes, nos comportements et nos réflexes ont changé. Nous parlerons ici d’emploi car l’attitude des recruteurs et des chercheurs d’emploi eux-mêmes change à une vitesse déconcertante. En 2011,aux Etats-Unis, (pays, il faut bien l’avouer, en avance sur la France à ce niveau-là), pas moins de 16% des employés avaient trouvé leur travail actuel grâce aux réseaux sociaux, soit 5 points de plus par rapport à l’année précédente. Il y a donc 18,4 millions d’américains qui disent avoir obtenu leur travail grâce à Facebook, 8 millions grâce à Twitter et 10,2 millions grâce à Linkedin. Par ailleurs, 9 chercheurs d’emploi sur 10 possèdent un profil sur un réseau social et 54% utilisent un réseau social pour trouver un emploi. (http://mashable.com/2011/12/11/can-facebook-get- you-a-job/) De plus, du côté des recruteurs, 91% confirment avoir visité le profil social d'un candidat potentiel. D’autre part, 76%des recruteurs affirment consulter Facebook durant le processus d’embauche ; 53% d’entre eux utilisent Twitter alors qu’une plus faible proportion de 48% base leurs décisions sur le réseau professionnel Linkedin. Par ailleurs, une proportion de 69% de ces professionnels ont rejeté un candidat en à cause du contenu trouvé sur Facebook, Twitter ou Linkedin. Les raisons évoquées sont le mensonge sur les qualifications à 13%, les photos ou commentaires inappropriés pour 11% chacun, une critique négative sur un ex employeur à 11% également ou un manque d’habiletés de communication à 11%. À l'inverse, 68% des recruteurs ont déjà recruté un candidat car ils étaient satisfaits de qu'ils avaient vu et/ou lu sur leurs profils sociaux1. Ces données nous venant de l’autre côté de l’atlantique vont nous permettre de comparer avec les pratiques que nous avons en France. Pour cela nous nous                                                                                                                 1  http://www.branchez- vous.com/techno/actualite/2011/11/infographie_usage_facebook_linkedin_twitter_da ns_processus_de_recrutement.html?utm_source=&utm_medium=&utm_campaign=`     27  
  • 28.
    appuierons sur l’étudemenée en 2011 par RegionsJob sur le recrutement et les réseaux sociaux auprès de plus de 2 526 candidats et 379 recruteurs. 100% 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% Recruteurs 10% 0% Candidats Quels moyens utilisez-vous pour recruter/rechercher un emploi ? Les sites internet d’offres d’emploi (ou jobboards) arrivent largement en tête à la fois dans la recherche d’emploi des candidats et dans la recherche de candidats chez les recruteurs. En effet, 98% des candidats et 87% des recruteurs les utilisent. Mais ce qui nous intéresse surtout, c’est la place des réseaux sociaux dans ce classement. Ces derniers sont utilisés par presque la moitié des recruteurs tandis que seulement 30% des candidats les utilisent dans leur recherche d’emploi ; il s’agit donc du dernier outil utilisé par les candidats pour chercher un poste. Nous sommes ici loin des 54% que nous avons précédemment constatés chez les américains. De plus, lorsque l’on demande quels sont les trois premiers outils que les candidats et recruteurs jugent comme étant les plus importants, les réseaux sociaux ne sont cités que par 9% des candidats et 22% des recruteurs. Par ailleurs, nous pouvons l’observer dans le graphique ci-après, les réseaux sociaux n’inspirent pas spécialement pour l’avenir et les jobboards gardent la main mise. Cependant, la perte de confiance envers l’APEC et Pôle Emploi conduira peut   28  
  • 29.
    être (bien queles sondés ne semblent pas y croire) à un développement de l’utilisation des réseaux sociaux dans les processus de recrutement des entreprises. 100% 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% Recruteurs 0% Candidats Quels moyens auront selon vous le plus d’importance dans vos futures recherches de candidats / d’emploi ?   29  
  • 30.
    70% 60% 50% 40% 30% Recruteurs présents sur les 20% réseaux sociaux dans le but de recruter 10% Candidats utilisant les réseaux 0% sociaux pour chercher un emploi Profils présents et recherchés sur les réseaux sociaux On constate sur ce graphique qu’il y a parfois, selon le secteur, un écart conséquent entre les profils recherchés sur les réseaux sociaux et ceux « disponibles ». Ainsi, les commerciaux sont plutôt peu présents et sont pourtant très recherchés. À l’inverse, les candidats du secteur communication/marketing sont en sur-représentation par rapport au nombre de recruteurs cherchant ce type de profils.   30  
  • 31.
    100%   90%   80%   70%   60%   47%   50%   39%   40%   28%   30%   20%   10%   0%   Base   Contact   Entretien   Embauche   Part des recruteurs ayant engagé des actions de recrutement sur les réseaux sociaux 100% 90% 80% 70% 60% 55% Blogs professionnels Viadéo 50% Linkedin 40% 31% Facebook 30% 30% 30% Twitter 20% 14% 16% 13% 10% 7% 4% 7% 5% 4% 1% 1% 2% 0% Utilisateurs Contactés Entretien Recrutés Part des candidats ayant été engagés dans des processus de recrutement en fonction du réseau social utilisé Sur les deux graphiques précédents nous pouvons nous rendre compte que les réseaux sociaux sont malgré tout un outil utilisé par les recruteurs. En effet, près de la moitié d’entre eux ont déjà contacté un potentiel candidat sur l’un d’eux. Une fois   31  
  • 32.
    ce premier contactétabli, 82% ont déjà proposé un entretien d’embauche et parmi ces derniers, 71% ont déjà effectivement embauché un candidat à l’origine contacté sur un réseau social. C’est donc sur la totalité du panel, 47% de recruteurs qui ont déjà pris contact avec un candidat en passant par un réseau social, 39% qui ont déjà fait passer un entretien à un candidat contacté sur un réseau social et plus du quart (28%) qui ont déjà recruté un candidat avec lequel ils avaient pris contact sur un réseau social. Parmi ces 28% de recruteurs, 88% d’entre eux ont recruté plus d’un candidat grâce aux réseaux sociaux. D’autre part, on remarque que d’un réseau social à l’autre, la réussite n’est pas la même. Par exemple, Viadeo fonctionne deux fois mieux que les blogs professionnels en terme de contact et d’entretien et pourtant ces derniers ont de meilleurs résultats concernant le nombre de recrutés. 30%   25%   20%   15%   10%   Ensemble  (N=514)   5%   Internautes  s'estimant  avertis   ou  conRirmés  (N=421)   0%   À quelle fréquence vérifiez-vous sur un moteur de recherche ce qu’il se dit de vous ? Alors que 44% des recruteurs avouent utiliser les moteurs de recherche pour trouver des informations sur les candidats, ces derniers semblent peu préoccupés par ce phénomène. Bien que celui-ci soit nettement moins ancré en France qu’aux Etats- Unis, (nous l’avons vu, 91% des recruteurs y avouent avoir déjà consulté un profil social d’un candidat potentiel) il est primordial pour les candidats d’anticiper et de   32  
  • 33.
    s’éviter tout désagrément.Il est vrai qu’aujourd’hui écarter un candidat ou le recruter en fonction d’informations trouvées sur un de ses profils sociaux reste rare (8% des recruteurs, dans les deux cas) mais cela pourrait bien changer… D’après l’enquête que j’ai mené pour ce mémoire1, qu’ils s’estiment avertis ou non, la fréquence à laquelle ils surveillent leur E-réputation est plutôt inquiétante puisque près de 70% des sondés ne se « googleise » pas plus d’une fois tous les 3 mois. Pire encore, le quart d’entre eux ne le font jamais et pour ceux qui le font de façon annuelle (plus du quart) cela n’est probablement pas fait dans le but de surveiller ce qu’il se dit d’eux.                                                                                                                 1 Cf. annexe n°5   33  
  • 34.
    B. Approfondissement dela problématique 1. Le Personal Branding : accessible à tous ? « Vous êtes ce que Google dit de vous » : cette citation, plus vraie aujourd’hui que jamais est au cœur de la notion de Personal Branding. Pour rappel, nous avons défini le Personal Branding comme étant un procédé par lequel un individu se met en avant et se différencie à travers des outils de communication pour remplir des objectifs précis. En somme, il s’agit de cultiver habilement ses différences en les valorisant et ce, principalement sur internet. Les bases de cette notion ont été posées en 1997 dans le magazine « Fast Company » par l’américain Tom Peters1. Il paraît donc conseillé, si ce n’est essentiel, d’avoir une stratégie de Personal Branding. Il faudrait environ deux années à un individu pour en monter une viable et pérenne et un peu moins si cet individu est aidé par des tiers (consultants, spécialistes, etc.)2. Le Personal Branding ne s’adresse pas qu’aux futurs jeunes diplômés, il s’adresse à tout le monde. On ne sait pas de quoi est fait l’avenir et à tout moment, un projet, un événement, une opportunité peut se présenter et il faudra être prêt quand cela arrivera. Il est certain qu’une bonne stratégie de Personal Branding ne fait pas tout mais elle peut permettre de provoquer cette « chance » en créant des rencontres, en se cultivant dans son domaine, en devenant influenceur, etc. 2. Le Personal Branding pour… « Les réseaux sociaux m’ont permis de faire beaucoup de rencontres enrichissantes dans la vraie vie (IRL) et sont aussi une source de pré-recrutement de talents. Ils sont à la fois un accélérateur d’information, mais aussi de rencontres. Ils me permettent avant tout d’être informé en temps réels dans les domaines qui m’intéressent, et de prendre la température de l’opinion.                                                                                                                 1 http://www.fastcompany.com/magazine/10/brandyou.html 2 http://www.slideshare.net/PBaumeister/prsentation-personal-branding   34  
  • 35.
    Par ailleurs, ilsme donnent l’occasion de donner une audience puissante à mon blog. Enfin, ils m’ont occasionnellement permis de résoudre des problèmes professionnels ou personnels en fonctionnant comme un véritable service d’assistance 24h sur 24, 7 jours sur 7. » Nicolas Bordas. La messe est dite. Les réseaux sociaux ont un potentiel extraordinaire dans bien des domaines, nous nous intéresserons donc d’un peu plus près aux opportunités qu’ils présentent en terme d’emploi, de réseau, de reconnaissance, de statut d’expert et de leader d’opinion. a) … développer son réseau Les réseaux sociaux ont décuplé les rencontres hasardeuses. Peu nombreux sont ceux qui n’ont jamais accepté comme « ami » sur Facebook un parfait inconnu sous prétexte qu’ils avaient un ami en commun et que donc, il avait sûrement une bonne raison de nous ajouter. Encore plus rares sont ceux qui n’ont jamais échangé avec un inconnu sur Twitter (c’est tout de même un des atouts majeurs du réseau !). Les initiatives pour provoquer des rencontres sur les réseaux sociaux sont nombreuses. Il y a plusieurs années, la mode des « apéros Facebook » avait fait beaucoup parler d’elle puisque des rassemblements imprévisibles de plusieurs centaines voire milliers de personnes se retrouvaient en vrai suite à un événement auparavant organisé en ligne. Ce genre de manifestations se faisant plus rares via Facebook, les « tweet apéros » se sont développés sur un concept aux bases similaires mais via le réseau social Twitter. Connaissant la typologie des utilisateurs de Twitter, il s’agit principalement de forcer les rencontres de type professionnel mais dans un cadre plus décomplexé et décontracté pour permettre la mise en relation de plusieurs individus entre eux. C’est par ce biais que plusieurs étudiants ont pu trouver des stages ou même que certaines personnes ont pu être embauchées. Un autre exemple, à nouveau sur Twitter est le « Live Tweet ». Cela consiste à commenter en direct grâce à un « hashtag1 » un événement auquel on assiste, une                                                                                                                 1 Hashtag : mot clef précédé d'un #, utilisé par la communauté des utilisateurs de twitter pour regrouper des tweets autour d'un sujet   35  
  • 36.
    émission télé quel’on regarde, etc. C’est de cette façon que j’ai pu à la mi-février, lors d’une conférence portant sur l’ « étanchéité 2.0 » dans le cadre de la Social Media Week1, rencontrer certaines personnes que je ne connaissais pas mais avec qui j’avais des intérêts communs. Concrètement, il faut se donner les moyens de ses ambitions et être présent là où il faut, quand il faut et parfois y ajouter une touche de culot. Pour l’anecdote, vers l’été 2011, Nicolas Bordas et le Publigeekaire (blogueur publicité influent) se sont lancés dans une petite compétition « à qui atteindrait le premier les 6000 abonnés ». Nicolas Bordas promettait à son 6000ème abonné son livre « L’idée qui tue » et le Publigeekaire promettait quant à lui un café en tête à tête. Nicolas Bordas l’emporta et étant aux aguets je suis parvenu à être le fameux 6000ème. Après quelques échanges en privé, c’est finalement au début de l’année 2012 que j’ai eu la chance de pouvoir le rencontrer autour d’un verre avec en prime une interview pour ce mémoire, des conseils avisés sur mon avenir, sans oublier son livre « L’idée qui tue ». Tout cela pour dire qu’il faut parfois aller de l’avant pour provoquer les opportunités et non pas les attendre. Un autre exemple concerne le contact de potentiels directeurs de mémoire. J’ai préféré établir une liste réduite mais sur laquelle figurait des personnes susceptibles d’être intéressées et intéressantes pour mon mémoire. Finalement, en quelques                                                                                                                 1 http://storify.com/knowtex/social-media-week-etancheite-2-0-ou-comment-gerer   36  
  • 37.
    phrases, via lapage contact du blog du modérateur1, j’ai pu attirer l’attention de Flavien Chantrel qui devint par la suite mon directeur de mémoire. Bien que je n’y croyais pas trop, j’ai tout de même tenté le coup et finalement le résultat n’en n’a été que plus réjouissant. Je suis aujourd’hui vraiment ravi d’avoir pu le rencontrer et travailler sous son aile. Je suis persuadé que nous resterons en contact et que si l’un a besoin de l’autre, il n’hésitera pas. b) … trouver un emploi Se créer un réseau est étroitement lié à la notion d’emploi dans le Personal Branding. En effet, les connaissances s’intégrant progressivement à notre réseau sont bien souvent à l’origine de débouchés professionnels. Ainsi, à la manière d’une marque qui use de sa réputation pour séduire de nouveaux clients, les individus doivent user de leur E-réputation pour susciter l’intérêt des recruteurs (et pas seulement du réseau en général). Comme nous l’avons vu précédemment dans la mise en contexte, le recrutement via les réseaux sociaux en France existe mais peine à décoller. Cela dit, les réseaux sociaux sont aujourd’hui de formidables outils de complément (qui parfois même se suffisent à eux-mêmes) dans la recherche d’emploi. Pour le moment, le recrutement via ces plateformes concerne principalement des métiers liés à internet, mais presque aucun secteur n’est exclu. Les réseaux sociaux tendent à mettre les recruteurs et les candidats sur un pied d’égalité, ce qui simplifie d’autant plus la conversation et la rend parfois plus informelle donc moins contraignante. De plus, la transparence quasi imposée par les réseaux sociaux garantit une relation de sincérité qui peut manquer dans les échanges « réels » : un mensonge sur un diplôme peut être facilement vérifiable par exemple. Bien souvent, le contact d’un recruteur se fait alors que le candidat n’est pas en recherche mais simplement parce que sa présence en ligne suffit à faire de lui un candidat intéressant. C’est ainsi qu’un témoin explique lors d’une interview accordée au blog du modérateur2 : « Ce n’était pas un but recherché la première fois. Je ne                                                                                                                 1 http://www.blogdumoderateur.com 2 http://www.blogdumoderateur.com/index.php/post/Temoignages-ils-ont-ete- recrutes-grace-a-leur-presence-en-ligne   37  
  • 38.
    m’y attendais pasdu tout. Mais du coup, après ça, je me suis vraiment préoccupée de mon « image » et de ma présence en ligne. » c) … être reconnu en tant qu’expert En vous attelant à l’établissement d’une bonne stratégie de Personal Branding, vous pourrez à terme être reconnu comme un expert dans votre domaine. C’est ainsi que Christophe Ramel, alias Kriisiis1, parvint en l’espace d’un an et demi à s’imposer comme spécialiste des réseaux sociaux ou encore que Fadhila Brahimi est devenue la référence sur le sujet du Personal Branding2. En plus de contenus de qualité et d’une thématique bien identifiée et identifiable, l’intégration de fonctionnalités sociales (« j’aime » de Facebook, « tweet » pour Twitter, « +1 » pour Google, etc.) permet de diffuser plus facilement ses billets et donc de se faire plus aisément remarquer. Cependant, attention à ne pas prendre son influence trop au sérieux, par exemple en se déclarant soi-même « expert » (voire même de se penser expert car ce sont ce que pensent les autres de vous qui peut vous donner ce statut et non pas vous qui l’imposez aux autres), ce qui risque de dégrader à terme cette même influence. 3. Quelles utilisations ? Il existe de très nombreuses façons d’atteindre ses objectifs de Personal Branding. Difficile d’innover aujourd’hui quand tout semble avoir déjà été fait. Mais cela est-il grave ? Non, ça ne l’est pas. Vous trouverez ci-après des exemples, des conseils et des astuces qui pourront vous inspirer pour votre future (ou actuelle) stratégie de Personal Branding…                                                                                                                 1 http://www.kriisiis.fr 2 www.blogpersonalbranding.com   38  
  • 39.
    a) Les démarchesoriginales Sous cette image pour le moins racoleuse se cachent deux étudiants d’Hetic (une école des métiers de l’internet) en recherche de stage qui ont eu l’idée de créer un site web décalé mettant en avant leurs compétences créatives. On aime ou on n’aime pas; le succès a été au rendez-vous puisque selon les intéressés, le site aurait reçu plus de 60 000 visites en seulement trois jours et ils auraient reçu plus d’une centaine de propositions ! Heureusement cette forte visibilité a (un peu) supplanté les nombreuses critiques qui ont fleuri sur la toile et a permis aux deux étudiants d’éviter un « bad buzz » (dont nous parlerons plus tard). Certaines personnes sont prêtes à tout pour trouver un emploi et le domaine du possible s’est considérablement élargi avec internet; il y a des exemples à en pleuvoir. Entre le jeune diplômé qui se vend en solde1, les parodies de la série événement de l’année 2011 Bref23, le cadre commercial qui organise une tombola4                                                                                                                 1  http://www.blog-emploi.com/index.php/post/2011/06/23/Un-jeune-diplome-se-vend- en-solde   2  http://www.youtube.com/watch?v=p-_9Oi-W0nE   3  http://www.youtube.com/watch?v=qwIfvoPJbjE)   4  http://www.blog-emploi.com/index.php/post/2011/05/18/Il-organise-une-tombola- pour-trouver-un-emploi     39  
  • 40.
    ou encore l’autrejeune diplômé qui envoie son CV à Facebook dans une galette des rois1, tous les moyens sont bons pour trouver un emploi. Effectuer une telle démarche n’est pas sans risque car parfois celle-ci peut nuire à une candidature, nous le verrons, alors il convient donc de bien s’armer afin d’être le plus efficace possible. Le « Smashing Magazine » donne quelques conseils pour réussir au mieux son CV original et ceux-ci peuvent globalement s’appliquer à tous types de CV2 : • être synthétique : ne dites pas tout, il faut en garder pour l’entretien et certaines expériences ne valent peut être pas le coup d’être mises en avant • être simple et compréhensible : soyez créatif dans la présentation sans en faire de trop • être sans failles : ne faites aucune faute • être visuellement parfait : évitez les erreurs d’alignement et envoyez votre CV au format PDF • être imprimable et photocopiable : pensez au fait que votre CV peut circuler dans l’entreprise • être connecté en ligne : si le recruteur consulte votre CV au format PDF, les liens renvoyant sur internet doivent être cliquables • être différent en montrant votre personnalité : personnalisez votre CV pour avoir une présentation originale qui vous correspond • être à jour / correspondre à l’annonce : mettez à jour votre CV dès que nécessaire (une nouvelle expérience, un nouveau compte sur un réseau social professionnel, etc.) et dans la mesure du possible faites un CV par annonce en y injectant des mots clés qui correspondent Et pour les plus ambitieux, voici 10 questions à vous poser avant de réaliser/publier votre CV vidéo par le blog emploi de RegionsJob3 :                                                                                                                 1  http://www.blog-emploi.com/index.php/post/2012/01/11/Facebook-hire-me-CV- Galette-Rois-Epiphanie-Project   2  http://blog.viadeo.com/fr/2011/04/12/pourquoi-comment-faire-cv-original/)   3  http://www.blog-emploi.com/index.php/post/2009/08/24/CV-vid%C3%A9o-:-10- questions-%C3%A0-se-poser-avant-de-lancer-un-buzz)     40  
  • 41.
    Êtes-vous prêt(e) à assumer cette vidéo pendant des années et qu’elle soit associée à votre nom pour les siècles des siècles ? • Est-ce que cette vidéo est techniquement correcte ? • Etes-vous sûr(e) de vouloir vous exposer, vous montrer, d’être connu(e) et reconnu(e) dans la rue ? • Etes-vous prêt(e) à associer votre nom de famille à une campagne de buzz que vous ne pourrez pas contrôler à 100% ? • Avez-vous montré la vidéo à vos proches ? • Est-ce qu’ils approuvent votre démarche ? • Pourrez-vous supporter les critiques, les injures et les remarques cruelles ? • Pensez-vous être obligé(e) de mener cette campagne pour trouver un boulot ? • Cherchez-vous réellement un job ou voulez-vous uniquement connaître un quart d’heure de célébrité éphémère comme les candidats des émissions de télé-réalité ? • Enfin, et c’est sans doute la première question à se poser avant de cliquer sur le bouton « envoyer », est-ce que cette vidéo vous présente vraiment comme un(e) professionnel(le) de votre métier ? b) Twitter Twitter est un réseau social incroyable. A titre d’exemple, c’est via Twitter que j’ai eu l’occasion de contacter et interviewer certains professionnels au sujet de ce mémoire. De plus, j’ai rarement eu besoin de relancer ces personnes qui étaient plutôt ravies de pouvoir me donner leurs avis sur ce sujet passionnant. Ces mêmes personnes n’ont pas hésité à diffuser mon enquête1 et cela a très largement contribué au fait que je recueille 514 réponses. En s’adressant aux bonnes personnes et sans en faire trop (certes Twitter nous limite à 140 caractères mais c’est bien assez pour faire des erreurs), de très belles opportunités peuvent se présenter à nous. Trouver un emploi grâce à Twitter ? C’est possible, nous l’avons vu. Bien qu’encore assez rare, c’est possible. En renseignant des mots clés dans la barre de recherche on peut trouver de nombreuses offres qui renvoient généralement vers un site/blog                                                                                                                 1 Cf. annexe n°5   41  
  • 42.
    avec un descriptifplus détaillé de celles-ci. Par exemple, si je cherche un poste en tant que chef de projet, voici les résultats que j’obtiens : On constate qu’il n’y a pas que des offres d’emploi mais elles sont tout de même majoritaires. À vous de faire le tri mais cela ne sera pas bien compliqué. Pour cette recherche, on remarque qu’il y a environ un tweet toutes les 5 minutes. Cela offre de nombreux choix. Ensuite, en fonction du poste recherché, libre à vous de contacter la ou les personne(s) directement via Twitter si celle(s)-ci est (sont) identifiable(s) ou via le lien fourni avec le tweet. Mais pourquoi se priver de la puissance de Twitter ? Le recruteur appréciera sûrement votre démarche si vous passez directement via le réseau social qui en plus montre une maitrise de ce dernier. Et pour illustrer le tout, sachez qu’un seul tweet peut vous conduire à une embauche1. C’est le cas d’Annabel Brown qui tweeta (en anglais) : « Je veux un stage à Syd dans une grande agence de médias sociaux ou une des principales entreprises de relations publiques. Est-ce que quelqu’un a des suggestions ou recommandations ? ». Cela suffit à Lexy Klain, chef de compte senior de relations publiques chez Ogilvy, pour lui répondre et lui proposer dans la foulée un entretien qui s’avéra concluant.                                                                                                                 1 Dan Schawbel, « Moi 2.0 » adapté par Fadhila Brahimi, p278   42  
  • 43.
    Un autre phénomènegrandissant existe sur Twitter et ouvre de nouvelles possibilités. Certaines entreprises ont créé des comptes Twitter entièrement dédiés aux Ressources Humaines et au recrutement1. C’est le cas par exemple de la Société Générale avec son compte @CareersSocGen ou de Canal + et son compte @Canalpluschool. Mais au-delà de la recherche d’emploi, Twitter est un véritable accélérateur de (bonnes) rencontres, à condition d’y être un minimum actif et de s’entretenir avec les bonnes personnes. c) Facebook Difficile de penser que l’on peut trouver un emploi sur Facebook, non ? Pourtant c’est possible. C’est peut-être plus difficile que sur d’autres réseaux sociaux, mais tout de même possible. Aujourd’hui, le nombre d’inscrits sur Facebook est si important que les recruteurs sont parfois sceptiques et s’interrogent lorsqu’un candidat n’a pas de profil sur le réseau social. Il serait donc peut être préférable d’y avoir un compte, aussi fermé soit-il mais d’en avoir un malgré tout. Cela pourra montrer également une certaine maitrise de l’outil car près d’un profil sur quatre est entièrement public2. Être sur Facebook ne veut pas nécessairement dire s’exposer. En effet, vous avez le contrôle sur qui sont vos « amis », quelles données vous partagez, quelles informations vous renseignez, etc. Vous pouvez également, si vous le souhaitez, rendre une information visible par certaines personnes et pas par d’autres. Pour bien se rendre compte de cela, il suffit d’effectuer de temps à autres des tests concernant la visibilité de ses informations :                                                                                                                 1 Vous pouvez retrouver un classement (par nombre d’abonnés) sur le billet de Laurent Brouat ici : http://recrutementmediassociaux.com/le-classement-des-20- comptes-twitter-recrutementrh-corporate-a-suivre/ 2 http://www.slideshare.net/captainjob/enqute-regionsjob-emploi-et-rseaux-sociaux- deuxime-dition?from=embed   43  
  • 44.
    Finalement, si vousvoulez faire de Facebook un potentiel levier pour votre carrière il vous faudra reprendre les éléments clés de votre CV en y intégrant des aspects plus « humains » comme vos centres d’intérêts, vos passions, etc. Il vous est également indispensable de savoir qui sont vos « amis », il est d’ailleurs conseillé de les segmenter en différentes listes pour mieux les appréhender et pour vous permettre de mieux filtrer vos informations. Par ailleurs, n’hésitez pas à devenir « fan » des marques dont vous vous sentez proche et qui seraient potentiellement intéressées par votre profil. Vous pouvez facilement prendre contact avec elles ; cela dit, vous n’avez pas de certitude quant à leurs réponses. D’autre part, comme nous l’avons vu avec les comptes RH et recrutement sur Twitter de certaines marques, Facebook est également de plus en plus utilisé par les marques pour le recrutement. L’exemple le plus célèbre et le plus parlant est celui de Sephora avec sa page « Sephora, the unique job expérience » :   44  
  • 45.
    Pourquoi une telleinitiative de la part d’une marque ? Dans une interview accordée au blog du modérateur1, Marion Voron, responsable du développement RH de Sephora explique : « Aujourd'hui, plusieurs types de profils vont s'intéresser à Sephora et à sa marque employeur. Il s'agit soit des candidats potentiels, soit des clients qui désirent s'intéresser à l'envers du décor, qui sont fans du produit et aimeraient savoir comment ça fonctionne. […] Il y a aussi le prospect, le leader d'opinion, qui souhaite avoir de l'information et que nous avons envie de sensibiliser à notre culture, à nos valeurs. Mon objectif, avec ce déploiement de la marque employeur notamment sur les médias sociaux, c'est de me servir de canaux les plus larges possibles de communication, et d'être transparente sur la façon dont nous travaillons, ce que ça revêt de travailler chez nous, ce qu'on est capable d'offrir en matière de carrière et de développement des collaborateurs : si tout ça vous intéresse, c'est que vous êtes un bon candidat, venez postuler ! L'objectif, par ce biais-là, c'est attirer les bonnes personnes qui vont être épanouies et qui vont se retrouver dans ce que nous faisons. » On remarque, de par cet exemple, qu’il y a un véritable enjeu de recrutement et d’opportunités en terme d’emploi sur Facebook. Il y a fort à parier que si une personne est fan d’une page comme celle de « Sephora, the unique job experience » c’est qu’il existe déjà un lien affectif entre la marque et l’internaute ou du moins qu’il y a un potentiel pour le créer. C’est ce lien qui pourra peut-être à terme déboucher sur une embauche… d) Réseaux sociaux professionnels S’il ne fallait retenir que deux réseaux sociaux professionnels, ce serait sans doute Linkedin et Viadeo que nous avons présentés précédemment. Contrairement à Twitter et Facebook où la recherche d’emploi n’est pas l’objectif premier, sur les réseaux sociaux que sont Viadeo et Linkedin il s’agit de leur ambition première. Il y a probablement moins de choses à dire sur ceux-ci puisque leur utilisation reste relativement basique et que les efforts à faire sont assez classiques et proches de                                                                                                                 1 http://www.blogdumoderateur.com/index.php/post/Sephora-fait-le-pari-de- Facebook-pour-sa-marque-employeur   45  
  • 46.
    ceux d’une recherched’emploi « normale ». Il faut y remplir son profil au maximum, y détailler, expliquer et donner des exemples sur ses expériences. Il ne faut pas non plus oublier qu’internet fonctionne beaucoup par mots clés, il est donc impératif si vous désirez travailler dans le marketing de citer ce mot à plusieurs reprises sur vos CV en ligne. Sans oublier le plus important : la mise à jour. Il est primordial d’actualiser ses profils afin que le moi « réel » soit en permanence en phase avec le moi « virtuel ». Le plus gros avantage de ces réseaux, ce sont les groupes qui s’y trouvent. En effet, certains membres se réunissent autour de thématiques, de questions ou d’intérêts communs. La qualité des membres de ces réseaux assure un certain standing dans les discussions créées. À force de discuter les uns avec les autres, des liens se tissent et des personnes finissent par nouer de véritables relations avec certains de leurs interlocuteurs. Ces mêmes relations peuvent à moyen ou long terme devenir des opportunités et à plus court terme permettre d’étendre son influence. Cela permet aussi de cultiver sa visibilité et ainsi d’être mieux référencé sur les moteurs de recherches. Enfin, cela permet d’être au quotidien en état de veille sur ces sujets qui nous concernent et/ou nous intéressent et ces connaissances pourront s’avérer être utiles à un moment ou un autre. Un autre point à souligner est la puissance du réseau car, dès lors que vous êtes lié à une personne sur le réseau social, vous devenez alors visible pour l’ensemble du réseau de cette personne et même son réseau étendu (c’est à dire les contacts de ses contacts) ! Il y a derrière chacune de ces connexions des opportunités puisqu’il s’y trouve potentiellement des recruteurs, des candidats, des influenceurs, des experts, etc. La portée d’une seule relation est donc gigantesque. e) Blogs Nous nous sommes jusqu’à présent davantage intéressés aux réseaux sociaux purs ; cependant, les blogs sont de véritables leviers pour le Personal Branding. Le CV est historiquement ancré dans les processus de recrutement mais, pour la première fois, il semble que celui-ci soit progressivement remplacé par les blogs (ou   46  
  • 47.
    sites personnels). Ilexiste aujourd’hui plusieurs plateformes vous permettant de créer votre propre blog de façon plus ou moins intuitive. Quoi qu’il en soit, si HTML, FTP ou CSS ne vous dit rien, ne vous affolez pas ! Il y a des solutions pour tout le monde ! Pas besoin de connaissances particulières, bloguer s’apprend rapidement. Votre blog c’est vous. Tout ce qui y figure est associé à vous. D’une certaine façon cela peut faire peur mais d’un autre côté, et c’est ici que ça devient intéressant, c’est un tremplin phénoménal. Le blog vous permet de centraliser les informations vous concernant et permet d’affirmer la cohésion entre vos différentes identités numériques. Nous l’avons vu plus tôt, bloguer demande beaucoup de temps puisqu’il faut publier des billets régulièrement, se renouveler (donc faire de la veille), etc. Par exemple, Gonzague Dambricourt, célèbre blogueur français, avoue consacrer entre 2 et 3 heures à son blog par jour. Certains font plus, d’autres font moins, mais voilà à quoi peut ressembler la vie d’un blogueur. Par ailleurs, il est important de savoir qu’un blog de qualité n’est pas forcément un blog qui a de nombreux lecteurs. Aucun intérêt donc de faire une promotion démesurée pour un blog si la qualité ne suit pas. Un peu partout sur internet on peut trouver des articles sur des « success stories » de blogs en tout genre. Cependant il est plus rare, et c’est normal, d’entendre parler de blogs ayant échoué ou ayant été laissés à l’abandon et qui pourtant représentent malheureusement la majorité des blogs. Pour mieux comprendre encore l’impact que peut avoir un blog professionnel sur une carrière, voici la petite histoire de David Zea qui a été recruté grâce à son blog : « Mon blog professionnel est hébergé sur RegionsJob. Il comprend un menu qui permet d’accéder à un CV illustré ; ainsi qu’à un certain nombre d’autres rubriques qui constituent ma vitrine pro (book, coordonnées, etc.). Je publie également des billets d’actualité de temps en temps. Un recruteur a entré « formateur door to door » sur Google, qui correspond à une de mes expériences publiées sur mon CV : le lien menant à mon blog lui est apparu dans les premières réponses (RegionsJob est bien référencé), il m’a appelé, nous nous sommes rencontrés et ça a marché! » De plus, David nous explique que « ce blog constitue une référence online pratique et valorisante à communiquer à mes interlocuteurs professionnels, mais aussi personnels. »   47  
  • 48.
    4. Les limites& les risques a) Le « Personal Branling » Parfois assimilé à de l’égocentrisme et/ou à de l’égoïsme, à tort ou à raison, les méthodes révélées par le Personal Branding ont agité la toile. Certaines personnalités (ou non d’ailleurs) se sont mises à s’exprimer pour se mettre en avant. Jusque-là, c’était tout à fait légitime tant que cela se faisait subtilement, mais le problème était que justement, certaines personnes ont senti que cela était fait de manière plutôt maladroite et parfois même agaçante. Suite à quoi un blog est né à la fin de l’année 2010 : Personal Branling. À une lettre près, la signification change du tout au tout ; pas besoin de nous attarder sur ce point, cela semble assez explicite.   48  
  • 49.
    Une fois ceblog créé et régulièrement alimenté par les lecteurs eux-mêmes le succès a vite pris. Paradoxalement, avoir sa place dans les étagères de ce blog peut signifier que vous êtes quelqu’un d’important ou que vous tendez à le devenir. Cela dit, chacun appréciera ou non ce qu’il y est dit sur vous et sur ce que vous-même avez dit pour y faire votre entrée. Aujourd’hui ce sont près de 250 publications au ton très décalé qui se bousculent sur le blog ; cela dit on observe un ralentissement dans la fréquence des publications. Cependant, il n’est parfois pas nécessaire de se vanter à outrance pour faire l’objet de moqueries… b) Le « Bad buzz » À trop vouloir se mettre en avant, on en oublie parfois les fondamentaux. Internet regorge de stratégies des Personal Branding qui ont échoué ou du moins qui ont été sujettes à moqueries. Quand cela prend des proportions importantes, on peut qualifier le phénomène de « bad buzz ». Nous pouvons par exemple citer le CV vidéo d’Isabelle Moreau, une chercheuse d’emploi dans le domaine de la communication qui a été victime d’une vague de railleries et dont l’œuvre fût souvent désignée comme étant le « pire CV du monde ». Sur l’air de la chanson Dominique de Sœur Sourire, cette communicante a grâce à   49  
  • 50.
    cette vidéo gagnéen visibilité mais sa démarche n’a eu, dit-elle « aucun impact auprès des recruteurs » dans une interview accordée à l’émission zone interdite. En voici un aperçu : Cet exemple en est un parmi d’autres, en effet le site CV-originaux.fr recense le meilleur comme le pire des CV originaux que l’on peut trouver sur la toile. Ainsi, en se rendant sur la catégorie « Top du pire1 » où on trouvera plusieurs exemples de tentatives ratées pour trouver un emploi. Un autre exemple est le CV d’Asmar ; celui-ci a créé un site dédié et le résultat est plutôt brouillon, difficile d’y naviguer et qui souffre d’un design très pauvre. En voici un aperçu sur la page suivante.                                                                                                                 1  http://www.cv-originaux.fr/category/le-pire     50  
  • 51.
    Mais ce pointsur les « bad buzz » n’a pas pour objectif de dresser une liste de mauvais exemples ; certaines initiatives existent afin de sensibiliser aux risques de faire un CV original, par exemple, afin d’illustrer ce que ne doit PAS être un CV, un concours lancé par le réseau social professionnel des étudiants Wizbii a été lancé : les candidats ont 1 minute 30 pour réaliser le pire CV vidéo qu’il soit1. Par ailleurs la CNIL (commission nationale de l’informatique et des libertés) a mis en place plusieurs sites pédagogiques informatifs à ce sujet2. Quand on sait qu’Isabelle Moreau a retiré après seulement 24h son CV de Youtube et que ce sont les internautes qui ont republié celui-ci, on se rend bien compte qu’internet est un lieu sans limite où rien (ou presque) ne disparaît… c) Internet : place publique qui n’oublie pas Il faut faire attention à ce que l’on dit et ce que l’on ne dit pas. Notamment depuis le web 2.0 (ou communautaire : avec l’apparition des réseaux sociaux, le développement des blogs, etc.), les internautes ont développé un besoin de                                                                                                                 1 http://www.blog-emploi.com/index.php/post/2012/04/18/concours-pire-cv-video-prix- 1000-euros-a-remporter 2 Dan Schawbel, « Moi 2.0 » adapté par Fadhila Brahimi, p256 : www.jepubliejereflechis.net, www.2025exmachina.net, www.internetsanscrainte.fr   51  
  • 52.
    reconnaissance, de s’exprimerdavantage et cela passe évidemment par l’expression de soi. Chacun diffuse, ou du moins laisse accessible aux yeux de tous ou de certaines personnes, des informations les concernant. À ce sujet, le magazine Le Tigre a pu, grâce uniquement aux données consultables publiquement sur internet, reconstituer précisément la vie de « Marc L. »1, surprenant ! Il peut s’agir d’un parcours scolaire, d’une situation amoureuse ou d’un lien familial avec une personne mais il peut s’agir également, et c’est bien là le problème, d’un commentaire négatif à propos de son patron ou de son professeur, de son adresse, etc. Ainsi, depuis plusieurs années on entend de temps à autre parler d’affaires de licenciements dus à des propos tenus sur les réseaux sociaux. Actuellement nous nous trouvons dans une période charnière, une zone de flou où internet a besoin de règles et de limites mais le fait que ces réseaux sociaux mélangent à la fois du privé et du public rend l’interprétation complexe d’un point de vue légal. Au-delà du fait qu’internet soit une place d’échanges en tous genres (publics, privés, etc.), c’est également un lieu qui n’oublie pas. Quand on surfe sur internet, c’est comme marcher dans du béton tout juste coulé, il va y avoir notre trace de pas, à tout jamais, ou presque. Bien que les moteurs de recherches aient tendance à faire remonter des informations récentes (tant qu’elles sont fiables), il est tout à fait possible, en affinant une recherche ou en parcourant les pages de résultats de trouver une information obsolète sur quelqu’un. Aujourd’hui, la traçabilité de ce que chacun dit sur internet devient simplifiée et, sur Facebook par exemple, les données de chacun sont classées par année et par mois et chaque statut posté, chaque événement, chaque photo, bref, tout ce qui a été publié est désormais très facile à retrouver en quelques clics.                                                                                                                 1  http://www.le-­‐tigre.net/Marc-­‐L.html       52  
  • 53.
    Ci-dessus, je suisremonté jusqu’en Février 2004 sur le profil de Mark Zuckerberg et je peux faire cela avec toutes les informations que me laissent visibles mes amis ou les personnes qui laissent en mode « public » (comme ici) certaines de leurs publications. Nous pouvons aussi évoquer les « skyblogs », ces blogs du milieu des années 2000 qui ont fait fureur et sur lesquels les adolescents racontaient presque tout. Par oubli, par mégarde ou par fainéantise, nombreux sont ceux qui ne les ont pas supprimé une fois cette mode passée. Il n’est donc pas rare de trouver aujourd’hui certains « skyblogs » parfois compromettants pour certaines personnes. C’est sur ce filon que plusieurs entreprises surfent actuellement, on peut les appeler les « nettoyeurs de traces ». Celles-ci proposent contre rémunération de faire littéralement disparaître certaines informations compromettantes (ou non) de vous. On remarque donc que les traces que nous laissons sur internet sont malgré tout bien souvent indélébiles et qu’il peut être facile d’y accéder d’autant plus que ce que l’on dit dans une sphère privée peut s’avérer être révélé publiquement. Se pose alors la question de l’anonymat sur la toile… d) Être ou ne pas être anonyme Au tout début d’internet on répétait souvent aux internautes qu’il ne fallait surtout pas y dévoiler son identité. Aujourd’hui, les choses ont bien changé… Internet est devenu   53  
  • 54.
    un compagnon duquotidien et il y a désormais peu de place pour l’anonymat, la montée des réseaux sociaux y ayant très largement contribué. Il n’est cependant pas impossible d’être anonyme et certains grands « influenceurs » sur Twitter, sur des blogs ou ailleurs ne dévoilent pas leur identité. Vous vous demanderez pourquoi nous parlons d’anonymat alors que le fondement même du Personal Branding est d’être connu et reconnu pour ce que l’on est ? Tout simplement parce que l’on peut avoir envie d’écrire sur tel ou tel sujet sans forcément y être associé ou parce que notre position professionnelle ne nous permet pas ou ne nous incite pas à nous dévoiler. Être anonyme ou ne pas l’être sur internet, c’est finalement à chacun d’en décider, mais il est certain que pour mettre en place une bonne stratégie de Personal Branding il semble difficile de ne pas être sur internet qui on est véritablement. Cela ne veut pas forcément dire qu’il faut tout y dire, au contraire, le nécessaire simplement. Cela n’empêche pas non plus d’être inscrit sur d’autres plateformes en tant qu’anonyme mais il faudra alors faire extrêmement attention sur davantage de points. Finalement, il est certainement plus facile d’être « connu » partout qu’anonyme quelque part et « connu » ailleurs. De plus, ne pas être anonyme ne veut pas forcément dire être « connu »… e) L’homonymie Dans la logique du Personal Branding, il peut être compliqué d’avoir un homonyme. Cela présente un risque car on peut être associé à des choses qui ne nous concernent pas du tout. Prenons par exemple un extrême : lorsque les médias ont annoncé l’identité de l’auteur des fusillades de Montauban et Toulouse, plusieurs « Mohamed Merah » ont souffert de cette homonymie en étant menacés et certains mêmes ont vu leurs photos dans des journaux étrangers les présentant comme étant le tueur responsable des assassinats. Dans une moindre mesure, dans le cadre de la E-réputation, il est important de se renseigner sur l’existence ou non d’homonymes. Tout d’abord pour le(s) connaître, en apprendre plus sur lui (eux) et cerner vos différences et les assimiler. En effet, il paraît relativement simple (encore que) de se différencier de concurrents « quelconques » mais quand il s’agit d’une   54  
  • 55.
    personne avec votreprénom ET votre nom, cela devient plus compliqué, surtout si celle-ci semble avoir conscience de ce qu’est et comment bien utiliser le Personal Branding. Je suis moi-même dans ce cas et je crains d’être une des rares personnes qui doit faire face à un concurrent de taille. En effet, lorsque je cherche « Matthieu Chéreau » sur Google, je n’apparais qu’une seule fois sur les 10 premiers résultats de recherche et il s’agit de mon compte twitter placé en 6ème position. Si vous l’ignorez, mon homonyme est ni plus ni moins l’auteur d’un livre de référence dans un de mes domaines de compétences : « Community Management » mais il est également le fondateur et le directeur général de Tigerlily, un outil de social media utilisé par de grandes marques. Dans ces conditions, il est difficile pour moi de résister. Cependant, je l’admets, une mise à jour plus régulière de mes profils (notamment Linkedin, Google + et Viadeo) me permettrait, je pense, de plus sérieusement le concurrencer. En effet il y a peu, mon profil Google + figurait parmi les premiers résultats et est aujourd’hui passé à la trappe. Pour conclure, bien que cela puisse être problématique, il est possible de se défaire des contraintes qui se posent avec l’homonymie. À vous de vous munir des bons outils et d’agir en conséquence… f) Les outils de mesure d’influence Depuis plusieurs mois voire quelques années, internet voit fleurir un certain nombre d’outils permettant selon de multiples algorithmes de calculer un indice de popularité, d’influence sur les réseaux sociaux. Entre controverse et auto-satisfaction, ces outils de mesure sont au cœur d’un débat qui n’aura probablement pas de fin. En effet, il paraît difficile de calculer quelque chose d’abstrait et par conséquent impossible à mesurer. Cependant, il est probablement plus justifiable de mesurer une E-réputation qu’une réputation classique puisque, comme on dit « les paroles s’envolent et les écrits restent » et sur internet, il s’agit pour la majorité d’écrits. C’est pourquoi, rien n’a empêché les fondateurs de tels sites de se développer à une vitesse plutôt impressionnante. Parmi les plus célèbres, nous pouvons citer « Klout », parce qu’il est le plus utilisé mais aussi le plus raillé. Nous pouvons par exemple faire référence   55  
  • 56.
    au site Floutqui laisse aux utilisateurs la possibilité de choisir eux-mêmes la valeur de leur E-réputation. Mais le mieux c’est encore de savoir ce que pensent les professionnels de ces sites, je leur ai donc posé la question : Nicolas Bordas : « Ils ont un intérêt, mais limité. Les indicateurs qui incluent une part qualitative sont évidemment plus intéressants que les outils purement quantitatifs. Klout fait sans doute partie des outils les plus aboutis mais n’est surement pas la panacée. Il n’est pas très difficile de mettre en place une stratégie artificielle pour faire monter son Klout score… » Fadhila Brahimi : « Je sais que Klout est décrié Pourtant ce dernier fait aujourd’hui référence pour de nombreuses plateformes, les agences et les internautes eux- mêmes. Nous avons connu les indicateurs d’influence mensuelle pour les blogs. Aujourd’hui, nous avons besoin d’avoir des outils d’analyse adaptés à un web qui se veut social, communautaire, conversationnel et en temps réel. En ce sens, Klout répond en partie aux besoins de cartographier et de se mesurer soi-même. Ce service a évolué positivement. J’attends avec impatience des challengers de taille pour qu’il devienne plus pertinent sans être pour autant accrochée à lui. Je ne peux ignorer qu’il existe de tels outils; les prendre en compte permet aussi de comprendre à quoi ressembleront les services d’analyse de demain. » Franck Lapinta : « C’est un indicateur pour les nombrilistes et les égocentriques. C’est très facile d’influencer les résultats parce que c’est de la production, du volume. Un certain nombre d’outils permettent aujourd’hui de produire du contenu automatiquement. Je ne crois donc pas que ça ait d’autre valeur que d’être le ROI des égocentriques. Je m’étais inscrit pour comprendre le fonctionnement, rien de plus. » David Zea, recruté grâce à son blog professionnel : « Les indicateurs d’influence sont à étudier; ils semblent fournir des données pertinentes en chiffrant les répercussions de nos actions online sur notre réseau de contacts. Tout comme les web bots, ils représentent une nouvelle génération d’outils qui s’inspirent des comportements   56  
  • 57.
    humains numériquement identifiablespour ressortir des tendances, des phénomènes de pouvoir etc. et on sait combien nos actions sont aujourd’hui « traçables ». Il est important d’avoir un feed back suite à la publication d’une vitrine online afin d’en apprécier l’intérêt général ou particulier et ainsi pouvoir ajuster le tir. Pour ma Part, j’utilise Google Analytics qui me renseigne sur le nombre et la qualité des visites sur mon blog ; c’est suffisant à mon sens mais je n’exclus pas d’approfondir la question. » Valentin Vivier, recruté grâce à son profil sur Linkedin : « Je pense que c’est intéressant pour les marques et agences qui cherchent à communiquer avec des personnes influentes. Je pense aussi qu’il faut beaucoup contraster ces rankings (vérifier et approfondir l’information) car ils ont des bases de calcul particulières. Au niveau personnel, je m’en fiche. Je veux dire, je sais que j’ai un ranking qui n’est ni influent ni nobody mais je crois que cela correspond à mon degré d’activité sur ces réseaux. » On peut donc observer que les points de vue sont très variés mais globalement on peut dire que ce genre d’outils ne reçoit pas une confiance aveugle. Il peut s’agir d’un petit plus voire d’un outil de complément mais rarement davantage. Il peut tout de même être intéressant de surveiller ceux-ci de près car il n’est pas dit qu’ils deviennent progressivement des outils de référence.   57  
  • 58.
    C. Recommandation Vous l’avez compris, plus tôt vous développerez votre personal branding, mieux ce sera. Attention tout de même à ne pas se précipiter ! Si vous ne voyez toujours pas pourquoi établir une stratégie de personal branding est utile, voici un rappel : • Pour émerger • Pour promouvoir votre projet professionnel • Pour développer votre notoriété • Pour acquérir une expertise • Pour provoquer des opportunités • Pour faire des rencontres intéressantes • Pour contrôler votre image sur internet • Pour chercher un emploi efficacement • Pour être recommandé • … Cette partie est dédiée à ma recommandation pour vous lecteurs. De manière globale, tous les spécialistes de la question s’accordent à dire qu’une bonne stratégie de Personal Branding s’articule autour de quatre étapes qui sont les suivantes : Découverte   Création   Communication   Entretien   Étant en phase avec cette analyse je baserai ma recommandation sur ces quatre étapes.   58  
  • 59.
    1ère étape :la découverte Il est temps d’entreprendre la création de votre stratégie de Personal Branding. Pour cela, quelques conseils simples à mettre en pratique :  Tapez votre nom et prénom sur un moteur de recherche et analysez les résultats. Êtes-vous présent ? Si oui, l’êtes-vous beaucoup ? Sur quels sites ? Qu’est-ce que l’on peut y voir de vous ? Si non, parcourez les pages suivantes jusqu’à trouver quelque chose vous concernant. Plus vous irez loin, plus le travail s’annoncera difficile. Rendez-vous à présent sur le site www.123people.com, tapez de nouveau votre nom et prénom. Les résultats sont parfois impressionnants. Vous avez à présent un aperçu de la qualité de votre référencement.  Mettez en place un système d’alertes sur des mots clés tels que « Nom Prénom » (n’hésitez pas à ajouter des alertes sur des fautes courantes de votre nom, par exemple si votre nom est « Picard », vous pouvez ajouter « Picart »), « Pseudo », « E-mail », « N° de téléphone » ; si vous êtes en recherche d’emploi ajoutez d’autres mots clés en relation avec le poste que vous recherchez. Pour ce faire, le service Google Alertes1 est très simple d’utilisation et fonctionne très bien. Pour les réseaux sociaux, le site www.socialmention.com devrait faire l’affaire. Cela vous permettra d’être informé presque en temps réel sur ce qui se dit sur vous (et d’éventuellement réagir) ou sur les opportunités d’emploi qui vous conviennent.  Fixez-vous des objectifs à court et long terme. Le Personal Branding c’est beau mais sans objectif cela ne sert pas à grand-chose. Alors est-ce que vous souhaitez développer votre réseau ? Trouver l’emploi de vos rêves ? Monter un projet avec d’autres personnes ? Tant de questions qu’il faut vous poser avant de passer à l’étape 2. Se fixer des objectifs n’est pas anodin, cela vous permettra de vous rendre compte de vos progrès, de votre évolution et parfois même, de mesurer vos succès.                                                                                                                 1  http://www.google.com/alerts?hl=fr       59  
  • 60.
    Une fois ceséléments bien cernés, vous pouvez passer à l’étape 2, la plus difficile peut-être. 2ème étape : la création Maintenant que vous avez bien compris qui vous étiez, du moins qui était votre « moi » virtuel, il est temps de passer à la vitesse supérieure. À présent, vous devez créer votre marque. Pour cela, voici quelques conseils à suivre :  Définissez les réseaux sociaux sur lesquels vous voulez/devez être présent. Tâchez de les choisir avec soin. Utilisez la même photographie, sobre de préférence, sur l’ensemble de vos profils. De plus, soyez plus complet sur un réseau comme Linkedin que sur Facebook où vos informations méritent d’être synthétiques. Nous l’avons vu, chaque réseau social a ses spécificités et il n’est peut-être pas légitime pour vous de vous éparpiller sur des réseaux sociaux qui ne vous correspondent pas les usages étant différents de l’un à l’autre.  Si vous avez déterminé des réseaux sociaux sur lesquels vous êtes déjà inscrit, actualisez-les et filtrez vos informations en fonction de vos objectifs à atteindre. Ne laissez pas vos photographies de soirées à la vue de votre ancien patron par exemple.  Si vous avez une certaine fibre rédactionnelle et qu’un sujet vous passionne ou vous intéresse professionnellement, créez votre blog. Utilisez de préférence comme titre et URL votre nom et prénom.  Gardez une cohérence entre vos profils : une information qui n’est plus d’actualité se doit de disparaître sur tous vos profils. À l’inverse, une nouvelle information doit apparaître sur l’ensemble de ces derniers. Créez des liens entre vos différents profils.  Créez votre CV en ligne avec un utilitaire comme www.doyoubuzz.com qui vous permet également en version payante d’avoir un nom de domaine dédié à votre nom. Ce site est très bien référence, profitez-en ! Vous avez désormais les armes en votre possession. Il ne manque plus qu’à les rendre visibles…   60  
  • 61.
    3ème étape :la communication Il est temps maintenant de communiquer votre présence en ligne. Pour cela, voici quelques règles qu’il peut être utile de suivre :  Tout d’abord, communiquez vos profils sociaux auprès de votre entourage.  Dans votre signature de mail, indiquez les liens vers vos profils sociaux.  Soyez actifs sur les blogs et les sites en participant aux débats / sujets qui vous intéresse.  Si vous avez choisi de vous créer un blog/site, contactez des blogueurs partageant les mêmes centres d’intérêt que vous afin de créer des échanges de liens entre vous. Tout le monde y gagne et cette pratique est très courante.  Participez à des événements comme les tweets apéros que nous avons cités plus haut.  Échangez directement sur les réseaux sociaux au sein de groupes ou en citant vos potentiels interlocuteurs. Communiquez c’est bien, communiquer dans le temps, c’est mieux. 4ème étape : l’entretien Voici quelques conseils pour envisager sa propre stratégie de Personal Branding sur le long terme :  Vous vous êtes « google-isé » dans l’étape n°1, il va falloir maintenant le faire périodiquement. Dans l’idéal au moins une fois par mois et au mieux, chaque semaine. Afin de vous rendre compte de l’évolution et des effets qu’engendre votre stratégie de Personal Branding.  Les alertes Google (ou autre) mises en place dans l’étape n°1 sont à consulter dès réception afin de ne pas avoir à tout décortiquer.  Cherchez également de façon périodique votre nom et prénom sur Twitter.   61  
  • 62.
     Mettez àjour régulièrement vos paramètres de confidentialité (les réseaux sociaux, notamment Facebook, changent régulièrement ceux-ci sans en informer les utilisateurs ; soyez vigilants !)  Si vous avez un blog, surveillez les commentaires de vos lecteurs et n’hésitez pas à y répondre.  Il peut arriver, malheureusement, qu’un bad buzz vous frappe de plein fouet. Dans ce cas-là, tout n’est pas perdu : défendez-vous si vous êtes certain d’avoir raison ou bien contactez l’auteur du buzz directement pour l’informer que l’information vous concernant est fausse.  Soyez toujours fidèle à votre marque ; ne changez pas d’attitude d’un réseau social à l’autre, il faut garder une cohérence globale, c’est primordial. Finalement, s’il n’y avait qu’une chose à retenir ce serait : ne partez pas tête baissée, soyez authentique, actualisez régulièrement vos profils, gardez une cohérence entre eux et surtout, soyez curieux et engagé !   62  
  • 63.
  • 64.
    Annexe n°1 :Interview de Nicolas Bordas 1) Présentez-vous en quelques mots. Nicolas Bordas, auvergnat, Essec 82, 30 ans de publicité chez Saatchi, CLM/BBDO, puis BDDP devenu TBWA. Aujourd’hui Président de TBWAFrance, troisième groupe de communication en France (15 agences, 1 700 personnes). Enseignant à sciences Po (cours LA MARQUE), auteur de « L’idée qui tue » chez Eyrolles, et blogueur (http://www.nicolasbordas.fr) 2) Quelle est l’expérience la plus enrichissante que les réseaux sociaux vous ont appris ? Les réseaux sociaux m’ont permis de faire beaucoup de rencontres enrichissantes dans la vraie vie (IRL), et sont aussi une source de pré- recrutement de talents. Ils sont à la fois un accélérateur d’information, mais aussi de rencontres. Ils me permettent avant tout d’être informés en temps réels dans les domaines qui m’intéressent, et de prendre la température de l’opinion. Par ailleurs, ils me donnent l’occasion de donner une audience puissante à mon blog. Enfin, ils m’ont occasionnellement permis de résoudre des problèmes professionnels ou personnels en fonctionnant comme un véritable service d’assistance 24h sur 24 , 7 jours sur 7. Parmi les expériences les plus intéressantes que j’ai menées via les réseaux sociaux, je retiendrai « En Haut Du Cocotier » qui a boosté l’audience de mon blog, et la cocréation du nom « BloodyMardi » en moins de deux heures ! 3) D’après vous, qu’est-ce qui caractérise une bonne stratégie de Personal Branding ? On fait tous du « Personal Branding » sans le savoir. Ne pas gérer son image sur les réseaux sociaux est en soi un choix ! Une bonne stratégie de Personal Branding consiste d’abord à être soi-même, sincère et honnête, car toute forme de   64  
  • 65.
    manipulation est immédiatementrepérée et (à juste titre) dénoncée. Il faut aussi adopter une logique qualitative (qualité des contenus que l’on produit) plutôt que quantitative, et penser dans la durée, et non juste dans l’immédiat. On peut y consacrer très peu de temps ou au contraire beaucoup de temps en fonction de son intérêt professionnel et personnel. 4) Comment caractérisez-vous votre présence en ligne ? Le cœur de ma présence en ligne est mon blog (lié au départ à mon livre) que j’ai souhaité thématiser autour des idées neuves (d’où la systématique des titres commençant par « Et si… ») Je relaie chaque jour le post du jour de mon blog sur Facebook, Twitter et Google +. Mon blog me prend environ 10 heures par semaine, essentiellement le soir tard et le week-end (en particulier pour le post hebdomadaire #JourDuPenseur, qui me prend un peu de temps). Par ailleurs, je passe sur Facebook une fois par jour relever les compteurs. Et je consulte mon compte Twitter régulièrement. Cela me permet de diffuser ma passion des idées tant au plan professionnel que personnel. 5) D’après vous, où se situe la frontière entre vie professionnelle et vie personnelle quand on a une stratégie de présence en ligne développée ? Il est très difficile de faire la séparation entre la dimension pro et perso sur les réseaux sociaux, car il s’agit par définition d’une communication de personne à personne, dans toutes ses dimensions. Chacun peut ensuite pondérer la part d’intimité qu’il rend public, dans le cadre de cette extimité inhérente aux réseaux sociaux. 6) Que pensez-vous des indicateurs d’influence ? Ils ont un intérêt, mais limité. Les indicateurs qui incluent une part qualitative sont évidemment plus intéressants que les outils purement quantitatifs. Klout fait sans doute partie des outils les plus aboutis, mais n’est surement pas la panacée. Il n’est   65  
  • 66.
    pas très difficilede mettre en place une stratégie artificielle pour faire monter son Klout score… 7) Quelle(s) tendance(s) prévoyez-vous pour les réseaux sociaux dans les années à venir ? Les réseaux sociaux vont selon moi jouer un rôle de plus en plus important dans la prescription des produits et des services, avec la généralisation de la géolocalisation et de l’internet des objets. Les gens vont de plus en plus prendre l’habitude d’intégrer le paramètre réseau social dans leur vie quotidienne, à l’exemple du commentaire des programmes diffusés à la télévision par exemple. 8) Que pensez-vous d’une manière générale du Personal Branding ? De mon point de vue, le Personal Branding est un élément que l’on doit intégrer naturellement, et non de manière artificielle. A moins de vouloir rester anonyme (les anonymous); se travestir ou porter un masque est inefficace sur les réseaux sociaux qui auront tôt fait de vous démasquer. Le piège principal est d’accorder plus d’importance à la forme qu’au fond. L’opportunité réside dans la capacité à partager ses connaissances et ses opinions avec un plus grand nombre de gens. 9) Quel reproche pourriez-vous faire au Personal Branding ? Le même qu’aux personnes qui s’attachent plus à leur paraître qu’à leur être ! 10) Pour vous, l’influence numérique c’est quoi ? L’influence numérique est la capacité à transmettre ses idées aux autres. 11) Pour vous, est-ce que influenceur = crédible ? Pourquoi ? Un influenceur non crédible n’a aucune influence.   66  
  • 67.
    12) D’après vous,dans quelle(s) mesure(s) la présence en ligne peut influer sur le choix d’un candidat plutôt qu’un autre ? Cela dépend bien sur des métiers et des postes. Dans la communication aujourd’hui, c’est clairement devenu un critère pour se faire une opinion sur la curiosité, les centres d’intérêts et la capacité à diffuser ses idées… 13) Avez-vous déjà refusé une embauche et/ou licencié quelqu’un en raison d’une ou plusieurs informations trouvées sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ? Embauché oui, même si c’est bien entendu un élément parmi d’autres. Licencié, jamais. 14) Que pourriez-vous conseiller à une personne qui ne s’est encore jamais intéressée à son Personal Branding ? Tout simplement de « google-iser » son nom, et de vérifier que l’image véhiculée (auprès de ses clients, de ses employeurs ou de ses amis…) est en ligne avec celle que l’on souhaite !   67  
  • 68.
    Annexe n°2 :Interview de Fadhila Brahimi 1) Présentez-vous en quelques mots. Je dirige le cabinet FB-Associés spécialisée en stratégie de présence. Co-auteur de Moi 2.0 de Dan Schawbel et responsable du Blog du Personal Branding. 2) Quelle est l’expérience la plus enrichissante que les réseaux sociaux vous ont appris ? Co-créer un eBook à 35 personnes en un mois en travaillant à distance grâce aux médias sociaux, c’est non seulement possible, instructif et valorisant. 3) D’après vous, qu’est-ce qu’une bonne stratégie de Personal Branding ? Une bonne stratégie de présence répond à 3 exigences : -­‐ Respect de la personne (rythme, tempérament, personnalité et possibilités) pour définir les temps de présence et le niveau d’investissement dans la durée -­‐ Adéquation entre la vision et les valeurs pour déterminer la ligne éditoriale et les services multi médias -­‐ Adéquation entre son projet de vie professionnelle et personnelle pour définir la stratégie En somme, il n’y a de bonne stratégie que celle qui répond au mieux à créer du lien entre la personne, son projet et sa cible. Twitter ne convient pas aux personnes qui n’adhèrent pas au temps réel, Google+ ne convient pas aux personnes qui n’ont pas d’objectifs de référencement déterminés. Viadeo et Linkedin convient aux personnes qui souhaitent avoir une présence minimale ou d’entretien ou encore dans une volonté d’être “contactable”   68  
  • 69.
    4) Comment caractérisez-vousvotre présence en ligne ? Je suis une mauvaise élève. J’ai des outils d’analyse pour mon blog (Google analytics), des outils d’aide à la création d’une ligne éditoriale (Evernote), les études et infographies sur les médias sociaux ainsi que de nombreux outils d’analyse pour évaluer la viralité1. Mais je suis principalement deux règles: -­‐ M’autoriser à y être lorsque j’ai l’énergie de partager et d’échanger pour augmenter le facteur “authentique” -­‐ Écouter avec intuition mon réseau et le bruit pour rechercher la synchronicité et la pertinence de mon intervention Un outil ne vous dira jamais qu’il est inutile de faire une annonce pendant un match de demie finale un jeudi à 14h00. Dernier point, je gère mon temps avec des paliers en fonction des thématiques professionnelles prioritaires et les sujets plus “affectifs” : si je n’ai qu’une heure pour faire ma veille, répondre aux notifications et publier; je laisse de côté les sujets économico politiques, par exemple. La journée type reste : de 5/6h-8h veille, curation, publication, commentaires Lors d’une pause thé, des transports ou d’un temps mort, je parcours furtivement une liste limitée sur mes thématiques stratégiques Lors d’un événement je réalise un tweet live Ce temps est difficilement quantifiable car je vis la publication en mode ICI et Maintenant - "Anywhere, any time, any device" Il m’arrive le soir (1 fois par semaine) en fonction de l’actualité géopolitique de commenter en live une émission Je peux résumer ce temps en évoquant 1 à 2 heures par jour sans compter le tweet live La stratégie que je suis est intimement liée à mon propre développement et à celui de l’activité de mon entreprise, à savoir, travailler sur une communication devant servir à peaufiner mon positionnement avec un esprit “béta testeur”                                                                                                                 1 Viralité : à la manière d’un virus qui se transmet on entend ici par virus, le potentiel de diffusion d’un message   69  
  • 70.
    Les apports sontnombreux: des cas concrets, des expérimentations, des confrontations d’idées, de la reconnaissance, des entrants (je ne gère que des demandes rentrantes), de la presse, un réseau qui se mobilise pour m’aider sur des opérations (ex tour de France du livre Moi 2.0) ou compléter ma palette (répondre à des offres complètes). 5) D’après vous, où se situe la frontière entre vie professionnelle et vie personnelle quand on a une stratégie de présence en ligne développée ? Il n’y a pas de frontière entre vie professionnelle et vie personnelle. La seule limite, à mon avis, réside dans l’espace privé (confidentialité professionnelle et intimité personnelle) Le reste est “profil social public” composé d’éléments professionnels et personnels. 6) Que pensez-vous des indicateurs d’influence ? Je sais que Klout est décrié pourtant ce dernier fait aujourd’hui référence pour de nombreuses plateformes, les agences et les internautes eux-mêmes. Nous avons connu les indicateurs d’influence pour les blogs. Aujourd’hui, nous avons besoin d’avoir des outils d’analyse adaptés à un web qui se veut social, communautaire, conversationnel et temps réel. En ce sens, Klout répond en partie aux besoins de cartographier, de se mesurer soi même et de se challenger. Ce service a évolué positivement. J’attends avec impatience un challenger de taille pour qu’il devienne plus pertinent sans être pour autant accroché à lui. 7) Quel avenir pour les réseaux sociaux d’après vous ? Les réseaux sociaux sont les Jobbards de demain. 8) Que pensez-vous d’une manière générale du Personal Branding ? Il apporte de la valorisation de sa présence et de sa communication globale au service de son projet; confiance en soi et en ses rêves; c’est une posture de “développement personnel et professionnel” permanente. Il ne faut pas limiter le   70  
  • 71.
    Personal Branding àde la visibilité, une course à la notoriété, une démarche sans vision particulière, même à long terme. Cette technique a révélé des opportunités telles que se faire chasser, se faire recommander, se faire reconnaitre comme expert, se passer de plaquette et de cv… 9) Quel reproche pourriez-vous faire au Personal Branding ? Complexe car il rassemble différentes disciplines (ressources humaines, marketing, webmaster); un processus long souvent utilisé à court terme; la traduction française est sans relief (marque personnelle) 10) Quelle serait votre définition de l’influence numérique ? La capacité à créer de l’engagement, de la participation et de l’innovation 11) Est-ce que l’influence numérique et la crédibilité sont liées d’après vous ? Pourquoi ? Dans la conscience collective oui mais pas dans les faits. L’influence permet aussi de diffuser des rumeurs ou simplement des intentions 12) Que pourriez-vous conseiller à une personne qui ne s’est encore jamais intéressé à son Personal Branding ? De s’offrir au minimum 3 heures par semaine à travailler son avenir 13) Avez-vous déjà été particulièrement frappé par un CV et/ou une démarche originale de Personal Branding ? Si oui, décrivez le (la) nous. Le Personal Branding, ce n’est pas un CV, c’est un processus permettant de travailler sa marque personnelle en s’appuyant sur ses talents, sa vision, son histoire et ses valeurs et ainsi les mettre au service d’un projet professionnel en utilisant tous les outils de communication On et Off line pour se faire reconnaitre dans son expertise. À ce titre, le CV n’est qu’une allumette dans une boîte.   71  
  • 72.
    Annexe n°3 :Interview de David Zea 1) Présentez-vous en quelques mots. Je m’appelle David ; j’ai 31 ans. Je suis actuellement missionné par Impact Sales and Marketing pour assurer le rôle de coach commercial au sein de la force de vente nationale LG Brun, en grande distribution. Mon travail consiste à accompagner, évaluer et optimiser une quinzaine d’attachés commerciaux au niveau de leurs compétences commerciales. Je travaille pour Impact Sales and Marketing (prestataire) depuis maintenant 2 ans. 2) Quelle est l’expérience la plus enrichissante que les réseaux sociaux vous ont appris ? (Outre votre embauche) Mon expérience m’a montré que les réseaux sociaux en ligne constituent de nouveaux « territoires » et qu’il est important d’y prendre place : ils génèrent une activité considérable et en pleine expansion. Ils sont le lieu de contacts, échanges, opportunités qui peuvent se répercuter directement sur nos « chemins de vie ». Pourquoi ne pas en profiter ? 3) D’après vous, qu’est-ce qu’une bonne stratégie de Personal Branding ? Je crois que le Personal Branding revient à bien savoir se vendre : je me crée une image de marque qui sublime le meilleur côté de ma personnalité. Je me sers du web pour me faire connaître, aimer et faire réagir ma cible. Je pense qu’il faut être cohérent entre qui on est « vraiment » et l’image de marque que l’on souhaite présenter. Parallèlement au charisme, la sincérité, l’humilité, la simplicité sont des valeurs importantes et reconnues. En effet, rien ne sert de servir des impostures démesurées : tout le monde sait que cela cache un manque de confiance en soi et vous aurez plutôt tendance à rebuter qu’à créer un véritable intérêt! D’autant que nous sommes généralement capables d’identifier rapidement des manières (vocabulaire, codes, etc.) qui sonnent faux, et ce, dès la lecture d’une   72  
  • 73.
    présentation en ligne…Autant s’appuyer simplement sur ce qui est vrai, et en vendre le meilleur parti. Au final, tout ceci doit définir le choix des outils de communications : du réseau social adapté et du site internet correspondant. Je rajouterai que dans ma présentation en ligne, je présente à la fois deux personnes : d’une part, la personne que je suis aujourd’hui, c’est le chemin qui me suit, mon CV, mes expériences, ce que j’en ai retiré, etc. Et d’autre part la personne que je serai demain, celle qui est déjà en poste, qui réalise mes projets. Je rajouterai également que si la présentation se fait sous forme de blog avec la possibilité de publier des actualités, il est bien de sélectionner des sujets toujours cohérents, comme vu plus haut, mais aussi plus larges. C’est l’occasion de mettre en relief des aptitudes professionnelles par des activités humaines. 4) Comment caractérisez-vous votre présence en ligne ? Je mets à jour mon blog régulièrement, plus particulièrement dans les moments où je suis entre deux missions et que je n’ai pas une vraie visibilité sur mon avenir. Lors de mes candidatures sur papier ou online, je fais apparaître un lien qui permet d’y accéder. Je prends un vrai moment pour le faire lorsque je m’attèle à l’édition de ce blog. Il s’agit d’une vitrine, donc tout doit être ok. Je dois être capable de fournir des exemples vivants sur chaque point abordé concernant mon CV et mes expériences. En tant que formateur et coach, je partage quelques conseils autour des métiers de la vente. Cela permet de tourner mon blog vers les autres, de générer du trafic et donc d’avoir plus de chances d’être remarqué. Je me dois d’être professionnel et convivial à la fois. Ce blog constitue une référence online pratique et valorisante à communiquer à mes interlocuteurs professionnels, mais aussi personnels. 5) D’après vous, où se situe la frontière entre vie professionnelle et vie personnelle quand on a une stratégie de présence en ligne développée ?   73  
  • 74.
    De façon abstraite,et comme au poker, ce sont les statistiques et la prise de risque qui représentent cette limite : je publie cette photo mais combien de chances ai-je de tomber sur un recruteur qui lui aussi se déguise en panthère rose le soir du nouvel an ? En ce qui me concerne, je diffuse un minimum de contenu privé sur l’ensemble de la toile. D’une part, pour préserver ma vitrine pro au cas où un recruteur un peu fouineur voudrait en savoir plus sur moi, d’autre part parce que je protège ma vie privée tout court ; bien que je n’ai pas grand-chose à cacher je n’aime pas l’idée de raconter toute sa vie personnelle sur le web. 6) Que pensez-vous des indicateurs d’influence (Klout, etc.) ? Les indicateurs d’influence sont à étudier : ils semblent fournir des données pertinentes en chiffrant les répercussions de nos actions online sur notre réseau de contacts. Tout comme les web bots, ils représentent une nouvelle génération d’outils qui s’inspirent des comportements humains numériquement identifiables pour ressortir des tendances, des phénomènes de pouvoir etc. et on sait combien nos actions sont aujourd’hui « traçables ». Il est important d’avoir un feed back suite à la publication d’une vitrine online afin d’en apprécier l’intérêt général ou particulier et ainsi pouvoir ajuster le tir. Pour ma Part, j’utilise Google Analytics qui me renseigne sur le nombre et la qualité des visites sur mon blog ; c’est suffisant à mon sens mais je n’exclus pas d’approfondir la question. 7) Quel outil a rendu votre recrutement possible ? Comment cela s’est-il passé ? Mon blog professionnel est hébergé sur RegionsJob. Il comprend un menu qui permet d’accéder à un CV illustré ; ainsi qu’à un certain nombre d’autres rubriques qui constituent ma vitrine pro (book, coordonnées, etc.). Je publie également des billets d’actualité de temps en temps. Un recruteur a entré « formateur door to door » sur Google, qui correspond à une de mes expériences publiées sur mon CV : le lien menant à mon blog lui est apparu dans les premières réponses (RegionsJob est bien référencé), il m’a appelé, nous nous sommes rencontrés et ça a marché !   74  
  • 75.
    8) Êtes-vous toujoursaussi présent sur les réseaux sociaux aujourd’hui ? Oui, je suis présent, et d’ailleurs sur le point de refaire à nouveau une mise à jour globale sur mon blog ! Ma mission de coach débutée en mars 2010 va bientôt prendre fin, j’ai une idée de ce que mon agence va me proposer pour la suite mais je me réserve la possibilité de saisir d’autres opportunités. 9) Avez-vous reçu de l’aide ? Je suis par ailleurs graphiste autodidacte et donc l’édition de mon blog ne m’a pas posé de difficultés. Je suis par contre toujours en remise en question et n’hésite pas à écouter les conseils qui me sont donnés ! 10) Si vous deviez le refaire, est-ce que vous amélioreriez votre démarche ? Si oui, comment ? Si non, pourquoi ? Je réfléchis à la réalisation d’un CV vidéo… ou encore à une présentation de CV sous forme de plusieurs frises chronologiques. 11) Quels conseils donneriez-vous à ceux qui recherchent un emploi aujourd'hui? Le plus important est d’y croire ! Outre les avantages déjà cités, réaliser une vitrine pro permet de baigner dans le mode « candidat », de prendre du recul sur son parcours, d’avoir des idées. Que du plus !   75  
  • 76.
    Annexe n°4 :Interview de Valentin Vivier 1) Présentez-vous en quelques mots. Je suis un français travaillant en Espagne depuis 4 ans après m’y être installé dès la fin de mes études. Je suis passé par le SKEMA business school de Sophia Antipolis et me suis spécialisé en marketing online durant des stages, projets personnels et participation dans les réseaux sociaux. 2) Quelle est l’expérience la plus enrichissante que les réseaux sociaux vous ont appris ? (outre votre embauche) Je crois que les réseaux sociaux m’ont permis d’avoir un accès privilégié à l’information et aux personnes. Sur Twitter par exemple, je trouve des articles et tendances internet qui permettent de garder le fil de l’actualité qui m’intéresse et des meilleures pratiques de mon métier. On trouve aussi assez facilement des contacts intéressants pour échanger ou créer quelque chose ; c’est très motivant de trouver un écho sur les réseaux sociaux et avoir cette capacité d’échange avancée, comme si je rencontrais la personne dans un café. Au niveau des choses que m’ont appris les réseaux sociaux, sur le plan professionnel, c’est l’importance de la planification, l’obligation d’adapter son discours à sa cible et du contenu que l’on partage. Si les deux premiers sont un classique d’une activité de marketing, le dernier est, il me semble, un peu novateur et propre des réseaux sociaux. Le contenu que les marques partagent est aujourd’hui primordial. 3) D’après vous, qu’est-ce qu’une bonne stratégie de Personal Branding ? Je crois que le vrai défi du Personal Branding en ligne c’est de montrer l’image que l’on souhaite que les gens aient de nous. Pour cela il faut sélectionner l’information que l’on partage, choisir les réseaux sociaux sur lesquels être présents et savoir   76  
  • 77.
    optimiser son positionnement.Je sais par exemple qu’une personne qui cherche mon nom dans Google verra des résultats du style suivant: medianaranja.fr (mon blog), profil Google +, profil Linkedin, valentinvivier.com (site personnel), compte Twitter, profil Facebook. Je crois que cela montre que je suis une personne connectée (comptes ouverts sur les principaux réseaux sociaux), professionnelle, qui a un blog et un site personnel. En accédant aux différents profils, ils pourront construire une image de la personne. Je crois que nous faisons tous un peu ça lorsque l’on cherche une personne en ligne. Facebook montre mon côté humain, Linkedin mon côté pro, Twitter ma présence en ligne, le blog, le niveau de participation comme créateur de contenu et animateur d’une petite communauté de lecteurs assidus. Un autre défi est de savoir se positionner autant dans les moteurs de recherches que dans son secteur. Dans ce cas-là, les mots clés, la qualité du contenu et le temps sont indispensables pour une stratégie de Personal Branding efficace. Sur ces réseaux sociaux, il faut avoir une pratique professionnelle également, je pense. Rester correct, écrire correctement, notamment car tout reste écrit dans la mémoire d’internet! Je sais que les personnes qui vont peut-être m’embaucher sur un projet ou qui souhaitent travailler avec moi vont d’abord regarder ce que je raconte sur Twitter. Il m’est déjà arrivé des cas de figure où un interlocuteur m’interroge directement sur un tweet posté un peu avant... On n’est plus dans le domaine personnel là, donc il faut faire attention. Pour le temps que cela prend, cela dépend des réseaux. Un profil Facebook, Linkedin, Google + ou Twitter se positionnent facilement pour votre nom... Mais si ton nom est courant, il faudra peut-être avoir un blog pour travailler votre positionnement. Dans ce cas-là cela prend quelques mois. 4) Comment caractérisez-vous votre présence en ligne? Je la gère surtout en fonction du temps que j’ai devant moi. Parfois les journées sont plus relax et je peux me permettre de passer un peu plus de temps pour le partage d’information sur les réseaux sociaux. Par contre il est vrai que je fais attention aux   77  
  • 78.
    réseaux sur lesquelsl’information circule. Parfois je n’ai envie de publier une info que sur twitter, parfois sur Linkedin et Twitter, moins souvent pour la fan page Facebook... Il y a aussi la quantité d’informations que tu partages qui est importante pour ne pas “noyer” tes abonnés Twitter. C’est dur, il faut se freiner un peu de temps en temps. Chaque jour je dirais que je consacre au moins 2 heures aux réseaux sociaux. Je ne suis pas de stratégie précise maintenant. Je veux juste partager l’information qui est intéressante, rencontrer de nouvelles personnes, échanger, avancer, évoluer. De plus, j’attends différentes choses de cette présence: -­‐ Être au top de l’actu de mon secteur et de mon métier -­‐ Rencontrer des personnes intéressantes pour mon activité -­‐ Pouvoir profiter de ce réseau le jour où je sollicite leur aide -­‐ Pouvoir répondre et être en contact avec les lecteurs du blog et abonnés Twitter -­‐ Connaître les opportunités d’emploi de façon plus directe (Twitter) D’un point de vue professionnel cela me donne une visibilité qui je crois permet de donner confiance aux recruteurs quant à ma connaissance des réseaux sociaux, du marketing online et de l’actualité du secteur. D’un point de vue personnel, connaître de nouvelles personnes, recevoir l’information des marques et produits qui m’intéressent, profiter d’offres... 5) D’après vous, où se situe la frontière entre vie professionnelle et vie personnelle quand on a une stratégie de présence en ligne développée ? C’est une question difficile, surtout parce que les réseaux sociaux occupent beaucoup de temps et peuvent empiéter sur les activités personnelles. Quand tu regardes un film à la télé, il se peut que tu twittes quelque chose en même temps! Je crois quand même qu’il faut savoir que tout prend du temps et que ce n’est pas parce que je suis présent et disponible 24h/24H sur les réseaux sociaux que je vais mieux m’en sortir. 6) Que pensez-vous des indicateurs d’influence ?   78  
  • 79.
    Je pense quec’est intéressant pour les marques et agences qui cherchent à communiquer avec des personnes influentes. Je pense aussi qu’il faut beaucoup contraster ces rankings (vérifier et approfondir l’information) car ils ont des bases de calcul particulières. Au niveau personnel, je m’en fiche. Je veux dire, je sais que j’ai un ranking qui n’est ni influent ni nobody mais je crois que cela correspond à mon degré d’activité sur ces réseaux. 7) Quel outil a rendu votre recrutement possible ? Comment cela s’est-il passé ? J’ai postulé sur Linkedin où je faisais écho de mon cv Google et des articles qui en parlaient. Je crois que cela a plu quant à mes connaissances et envies professionnelles. 8) Êtes-vous toujours aussi présent sur les réseaux sociaux aujourd’hui ? Pourquoi ? Oui, je suis resté présent pour toutes les raisons énoncées auparavant. 9) Avez-vous reçu de l’aide ? De l’aide pour la création et stratégie de ma campagne, non. De l’aide pour la diffusion, oui et de bonne qualité. J’ai eu des mentions et/ou articles sur des blogs de recrutement ou d’emploi français, sur un blog de réseaux sociaux anglais, sur un blog de marketing online espagnol. 10) Si vous deviez le refaire, est-ce que vous amélioreriez votre démarche ? Si oui, comment? Si non, pourquoi? Alors je ne referai pas la même idée ni le même concept. À l’époque où je l’ai fait, cela avait déjà été fait même si je ne le savais pas et je trouve que c’était moins abouti. J’améliorerai ma démarche en donnant une nouvelle dimension à la campagne et à mes compétences et envies professionnelles.   79  
  • 80.
    11) Quels conseilsdonneriez-vous à ceux qui recherchent un emploi aujourd'hui? Si l’univers de leur métier touche de près ou de loin au web, qu’ils s’habituent d’ores et déjà aux outils et techniques du web. Leur présence en ligne devrait faire écho à leur métier. Pour un graphiste par exemple, j’aimerais qu’il ait son portfolio ; pour un rédacteur, qu’il soit capable de me montrer ses articles et leur popularité. Enfin, s’ils se posent la question d’une campagne en ligne pour se vendre, qu’ils planifient, sélectionnent les personnes intéressantes, fassent quelque chose de nouveau, d’actuel et y mettent beaucoup d’envie.   80  
  • 81.
      50%   0%   5%   10%   15%   20%   25%   30%   Achat   Assistanat/adm.ventes/ accueil   Bureau  d'études/R&D   50%   Commercial  -­‐  Technico-­‐ Commercial   Commercial  auprès  des   professionnels   Vous  êtes…   Commercial  -­‐  Vendeur  en   magasin   Compta/Gestion/Finance/ Audit   Direction/Resp.  Centre  de   ProRit   Informatique  -­‐   Développement   Informatique  -­‐  Systèmes   Un  homme   Une  femme   d'information   Informatique  -­‐  Systèmes/ réseaux   Ingénierie  -­‐  Agro/Agri   Ingénierie  -­‐  Mécanique/ Aéron.   Ingénierie  -­‐  Telecoms/ réseaux sociaux, face à face, etc. à 514 personnes. Electronique   Juridique/Droit   17%   Logistique/Métiers  du   22%   Les personnes interviewées : transport   Marketing/ Communication/ Métiers  de  la  fonction   12%   10%   projetez  vous  de  travailler?   publique   Qualité/Sécurité/ Annexe n°5 : Résultats de l’enquête quantitative 39%   Environnement   Restauration/Tourisme/ Dans  quel  secteur  travaillez  vous  ou   Hôtellerie   RH/Personnel/Formation   Santé/Social   Services  à  la  personne/ Méthodologie : réalisation d’un questionnaire Google document diffusé via mail, aux  entreprises   Autre   Quel  âge  avez  vous?   81   Plus  de  50  ans   Moins  de  18  ans   Entre  36  et  50  ans   Entre  27  et  35  ans   Entre  18  et  26  ans  
  • 82.
    Vous  pensez  être  un  internaute…   2%   1%   15%   ConRirmé   41%   Averti   Occasionnel   Apprenti   41%   Novice   100%   90%   80%   70%   60%   50%   40%   Je  connais   30%   J'utilise   20%   10%   0%     82  
  • 83.
    Je  possède  un  blog   60%   50%   40%   30%   20%   10%   0%   Novice   Apprenti   Occasionnel   Averti   ConRirmé   Le  temps  que  je  passe  sur  les   réseaux  sociaux  par  rapport  au   temps  que  je  passe  sur  internet   6%   Plus  de  75%   11%   Entre  50  et  75%   22%   23%   Entre  25  et  50%   Entre  10  et  25%   16%   Moins  de  10%   21%   0%   Avez-­vous  déjà  cherché  un  poste   via  un  réseau  social?   Oui,  activement  et  j'ai   trouvé   9%   Oui,  activement  et  je  n'ai   10%   pas  trouvé   4%   Oui,  passivement  et  j'ai   trouvé   61%   16%   Oui,  passivement  et  je   n'ai  pas  trouvé   Non     83  
  • 84.
    Avez-­vous  déjà  contacté  ou  été   contacté  par  un  professionnel  via   un  réseau  social?   35%   Oui   Non   65%   Dans  quel  but?   13%   Recherche  d'emploi   30%   Proposition  de  poste   48%   Echange  sur  le  secteur   d'activité   61%   Autre   À  votre  avis,  est-­il  facile  de  séparer  vie   professionnelle  et  vie  privée  sur  les   réseaux  sociaux?   4%   9%   13%   Très  facile   Facile   DifRicile   36%   37%   Très  difRicile   Impossible     84  
  • 85.
    Vous  vous  googleisez…   2%   2%   8%   Plusieurs  fois  par  jour   24%   Chaque  jour   Chaque  semaine   19%   Chaque  mois   Chaque  trimestre   27%   Chaque  année   18%   Jamais   Y'a  t-­il  des  traces  de  vous  sur  internet   que  vous  jugez  indésirables?   24%   Oui   Non   76%   Jusqu'à  combien  seriez  vous  prêt  à   payer  pour  les  services  d'une  société  de   nettoyage  internet?   7%   2%   0€   Moins  de  100€   25%   Entre  100€  et  500€   66%   Entre  500€  et  1000€   Plus  de  1000€     85  
  • 86.
    Vous  faites  conLiance  aux   recommandations  de  vos  amis   3%   2%   8%   Toujours     27%   Souvent   Parfois   Rarement   59%   Jamais   Vous  faites  conLiance  aux  blogueurs   1%   9%   25%   Toujours     20%   Souvent   Parfois   Rarement   Jamais   45%   Publiez  vous  du  contenu  professionnel   sur  les  réseaux  sociaux?   10%   Très  souvent   37%   16%   Souvent   Parfois   Rarement   16%   Jamais   20%     86  
  • 87.
    Parmi  ces  outils,  le(s)quel(s)  avez  vous   déjà  utilisé?   4%   8%   Youseemi   Webmii   29%   123people   69%   Yatedo   Aucun   5%     87  
  • 88.
    Sources bibliographiques Ouvrages -­‐ Leduc.S Editions, « Moi 2.0 ». Dan Schawbel, adaptation de Fadhila Brahimi, 2011. -­‐ RegionsJob.com (e-book), « Identité numérique : enjeux & perspectives » 35 co-auteurs, 2010. Articles de presse -­‐ Métro, « Présence sur le Web, E-Réputation et Personal Branding». 30/01/2012. -­‐ Ça m’intéresse, « Comment défendre sa réputation sur le net ». Août 2011. -­‐ Management, « L’Art d’inspirer confiance». Juin 2011. -­‐ 01Informatique, « Utiliser son réseau pour décrocher un emploi». Juillet 2009. -­‐ Le figaro, hors-série, « Travailler sa stratégie de présence ». Octobre 2010. -­‐ Échanges, « De l’utilité des réseaux sociaux». Juin 2010. -­‐ L’expansion, « Peaufiner son profil numérique pour décrocher un job». Novembre 2009. -­‐ L’express, « Soigner sa E-réputation ». Octobre 2009. Sites Internet & blogs -­‐ Le blog du Personal Branding -­‐ Le blog du modérateur -­‐ Web entrepreneur débutant, « Comment fidéliser vos visiteurs avec des techniques de Personal Branding ». 08/06/2011. -­‐ Mashable, « Can Facebook Get You a Job ? ». 11/11/11 -­‐ Onlinemba, « 90 tiny tips to build your personal brand». 12/12/11 -­‐ Branchez-vous, « L’usage des réseaux sociaux par les recruteurs ». 27/11/11 -­‐ Polynet, le blog, « Quels médias sociaux en 2012, pour qui et pourquoi ? ». 14/02/12 -­‐ Widoobiz, « Le Personal Branding, c’est du narcissisme ! ». 15/02/12. -­‐ Storify, « Apprendre à soigner son identité numérique ». Février 2012. -­‐ Alltop, « The hierarchy of social media needs ». 21/02/12. -­‐ Le mix by nico, « 40 chiffres clés Social Media pour 2012 ». Février 2012. -­‐ Demain la veille, « Identité numérique et Personal Branding : les 10 erreurs à éviter sur twitter en une image ». 21/02/12. -­‐ Pole documentation, « Le Personal Branding pour les pro de l’info-com ». Février 2012.   88