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Paré à 
innover # 59 Octobre 2014 
le journal de l’innovation 
RÉSEAU P 5 
innover 
un état d’esprit… 
et des méthodes ! 
IMPLANTATION P 4 
avec qwehli, le poisson 
frais devient durable 
dominique ciccone, 
triskalia 
L'INVITÉ DE MARQUE P 12 
Notre innovation est double : 
technologique et d’usage 
PAROLE (S) D’INNOVATEURS P 3 
ndmac systems
Paré à innover 2 I octobre 2014 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr 
JEUNE POUSSE 
Lombric and Co, la solution 
de compostage pour les urbains 
Un nouvel 
investisseur japonais 
en Bretagne 
Le Pass French 
Tech expérimenté 
en Bretagne 
ÉCHOS ÉCO 
Qui a dit que le compostage était uni-quement 
réservé aux personnes 
bénéficiant d’un jardin ? Il est main-tenant 
possible de recycler dans 
son appartement ses ordures 
organiques grâce au produit 
Lombric & Co porté par le collectif 
Les Gallinules composé de Marine 
Le Moal et de Savannah Lemonier. 
Les deux anciennes étudiantes de 
l’École Européenne Supérieure d’Art 
de Bretagne s’appuient sur le lom-bricompostage, 
une alternative pour 
valoriser les déchets en milieu urbain. 
« Cette technique repose sur l’utili-sation 
des vers de terre pour trans-former 
les matières organiques en 
un compost proche de l’humus ou du 
terreau sans être source d’odeur ou 
d’humidité » explique Marine Le Moal. 
Le Lombric & Co est un lombricom-posteur 
éco-conçu en bois qui s’in-tègre 
parfaitement dans la cuisine. 
Composé d’une planche à découper 
mobile, l’utilisateur peut éplucher 
ou couper des aliments et pourra y 
glisser ses épluchures dans un pre-mier 
tiroir en ramenant la planche 
vers lui. Autre particularité, une petite 
jardinière intégrée au plan de travail 
offre la possibilité de cultiver des 
plantes aromatiques. Entièrement 
fonctionnel, le Lombric & Co est facile 
d’accès grâce à des tiroirs superpo-sés 
permettant ainsi à l’utilisateur de 
s’assurer de l’état d’avancement de 
son compost. 
Pour financer leur développement, 
Les Gallinules ont fait appel à du 
crowdfunding. Actuellement en phase 
de test sur leur deuxième prototype, 
le Lombric & Co a rencontré un grand 
succès lors de la Maker-Faire Paris 
qui s’est déroulée les 21 et 22 juin 
derniers à Paris. De quoi motiver les 
deux jeunes femmes qui cherchent à 
présent des partenaires industriels et 
commerciaux pour fabriquer et diffu-ser 
leur produit. 
lesgallinules.fr 
La coopérative Makurazaki France Katsuobushi Co., Ltd., 
société japonaise spécialisée dans la transformation 
de bonite (poisson de la famille du thon) a annoncé la 
construction de son unité de production européenne en 
Bretagne, dans l’agglomération de Concarneau. L’entre-prise 
transforme.sa matière première en Katsuobushi, 
un condiment de base de la cuisine japonaise qu’il était, 
jusqu’à maintenant, difficile de se procurer. 
Cette nouvelle a été annoncée cet été lors de la visite du 
Président du Conseil régional de Bretagne au Japon. 
Les arguments qui ont séduit l’investisseur : la concen-tration 
en Bretagne d’industries de la pêche, la proximité 
d’une compagnie thonière capable d’assurer l’approvi-sionnement 
en bonite, la capacité de stockage frigorifique 
de poisson en vrac. 
Cette implantation prévoit la création de 10 emplois sur 3 
ans. Une bonne nouvelle pour le Département du Finistère. 
contact@bretagnecommerceinternational.com 
Le Pass French Tech a été mis en place pour participer à 
l’accélération des entreprises numériques à très fort potentiel. 
En Bretagne, c’est le pôle Images & Réseaux qui sera l’opé-rateur 
de l’expérimentation sur le grand ouest. Le nouveau 
dispositif s’inscrit dans le cadre national de « French Tech » 
et propose un accès premium et simplifié aux offres des 
organismes tels que Bpifrance, Coface, INPI, Ubifrance, AFIC. 
Pour le mettre en oeuvre sur le territoire, le pôle s’appuiera 
sur ses partenaires locaux, les technopoles et cantines numé-riques 
et sur un comité d’experts pluridisciplinaires régionaux. 
Les bénéfices : 
◗ Un accès via un guichet unique à des services dans les 
domaines du financement, de l’innovation, du business 
développement, de l’internationalisation ; 
◗ Un accès prioritaire, simplifié et accéléré avec un dossier 
unique, un interlocuteur dédié ; 
◗ Un processus de sélection agile (10 semaines max.) ; 
◗ Une visibilité renforcée en termes de communication 
à l’international ; 
Modalités, programme et dossier de candidature 
sur images-et-reseaux.com rubrique Nos services 
(Financer et développer) 
Lombric & Co fut lauréat du concours de l’inno-vation 
catégorie jeunes talents, du salon Jardins 
au Jardin des Tuileries en 2012. 
À NOTER 
Marine Le Moal 
et de Savannah 
Lemonier ont conçu 
un composteur design.
ENTREPRISES 
Paré à innover I octobre 2014 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr 3 
PAROLE(S) D’INNOVATEURS 
PAI : c’est quoi, un bar connecté ? 
Jean-François Istin : c’est un bel 
outil de consommation et de par-tage 
: sur une table design contenant 
des fûts écologiques de bière, de vin 
ou de soda, refroidis à la tempéra-ture 
de consommation, une tablette 
connectée permet au consomma-teur, 
équipé d’un bracelet à puce 
crédité d’une somme payée au 
barman, de choisir ce qu’il va boire, 
de se servir, d’obtenir des rensei-gnements 
sur la bière qu’il vient de 
tirer - via une interview du brasseur 
par exemple -, de donner son avis 
sur sa boisson et de le partager en 
direct avec un client de bar équipé 
à New York ou Sydney. Et même de 
lui offrir un verre dont le coût est 
immédiatement débité du bracelet. 
Le consommateur interagit et avec 
le produit qu’il consomme, et avec 
le monde. C’est simple, notre bar 
est un MOVAC : un Méga Objet de 
Vending Archi-Connecté… 
PAI : un tel produit 
n’existe pas ailleurs ? 
JFI : il y a des bars dans lesquels 
les clients se servent seuls, mais 
rien de comparable à notre produit 
qui présente une double innovation 
technologique et d’usage. Testé 
au CEILI, un pub quimpérois et 
dans des festivals, il a reçu un bel 
accueil. Consommateurs comme 
professionnels sont enthousiastes. 
Ils plébiscitent la convivialité 
engendrée, qui peut aussi inciter les 
gens qui désertaient les cafés à y 
revenir, notamment pour découvrir 
de nouvelles boissons. On peut ima-giner 
des tas d’applications inté-grées 
pour le consommateur (jeux, 
échanges de messages …) et les 
professionnels (sondages en ligne, 
opérations de communication…). 
On veut toutefois que ces appli-cations 
ne soient pas intrusives : 
notre machine est avant tout un 
support de consommation, et doit 
rester ludique et agréable. Les fûts 
recyclables et sans consigne sont 
d’un usage très simple pour tous 
les producteurs de liquides. 
PAI : vous avez remporté il y a peu 
le Startup Contest du West Web 
Festival**, avec un séjour dans la 
Silicon Valley à la clé. Qu’attendez-vous 
de ce voyage organisé par 
Bretagne Commerce International ? 
JFI : la victoire était importante pour 
nous, et a déjà généré des ren-contres 
intéressantes pour notre 
avenir. Le séjour aux USA nous 
offre de belles opportunités : nous 
pourrons y discuter avec des déve-loppeurs 
et leur donner envie de 
créer des applications spécifiques. 
Le marché est immense : les pubs, 
les restaurants, les centres de 
vacances, les salles de spectacles, 
les parcs de loisirs, les ferries… 
peuvent être équipés. 
NDMAC SYSTEMS 
invente le bar 
nouvelle génération 
Président de la start-up NDMAC Systems, Jean-François 
Istin lance avec trois associés fondateurs et deux salariés 
actionnaires* un concept innovant de bar connecté. 
Porté par les réactions des premiers utilisateurs, 
celui qui fut dirigeant de Brasserie de Bretagne (BRITT) 
est convaincu que le produit peut séduire consommateurs 
et professionnels du monde entier. 
PAI : vous avez noué plusieurs 
partenariats pour réaliser 
le prototype de votre machine… 
JFI : nous avons fait appel aux 
meilleurs : la table est fabriquée par 
le français HMY, leader mondial du 
meuble commercial, les fûts écolo-giques 
sont fournis par un consor-tium 
de PME hollandais / allemand, 
le système de refroidissement a été 
mis au point par une entreprise alle-mande 
leader européen, l’électro-nique 
est confiée à la société bres-toise 
Actris. Lors des études, nous 
avons bénéficié de l’aide de l’IUT 
de Lorient pour des mesures sur le 
froid. Nos deux premiers ingénieurs 
Kilian et Guillaume ont été embau-chés 
en juin 2013, la 2e version de 
notre prototype vient d’être instal-lée, 
et la série industrielle doit être 
lancée à la fin de l’année. Nous 
commençons à enregistrer les com-mandes 
et pensons sortir quelques 
centaines de machines en 2015. En 
sous-traitance ou dans notre propre 
usine ? Nous étudions les deux 
solutions. Mais nous savons d’ores 
et déjà qu’il nous faudra trouver 
des financements complémentaires 
pour accompagner le développe-ment 
rapide de notre société, pour 
continuer à innover et conserver 
notre leadership. Notre présence au 
SIAL 2014 sur le stand Bretagne est 
importante pour nous et témoigne 
aussi de notre attachement à la Bre-tagne 
et de notre ancrage régional. 
ndmac-systems.com 
*Christopher Spencer, Yves Jacob, Hervé 
Corbel, Kilian Delorme et Guillaume Bourel 
**La première édition du Web West Festival a 
réuni les 17 et 18 juillet plus de 500 personnes 
à Carhaix. Installé sur le site du festival des 
Vieilles Charrues, l’événement a réuni des 
acteurs de l’écosystème breton. Des sociétés 
de toute la France étaient en concours. 
NDMAC Systems a reçu 
l’Aide régionale aux projets 
innovants (ARPI). JF Istin a 
obtenu un Prêt d’honneur pour 
l’amorçage régional (PHAR). 
À NOTER 
Il y a de la technologie 
dans le bar ultra connecté 
de NDMAC Systems. 
© Emmanuel Pain
4 Paré à innover I octobre 2014 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr 
L’écologie transformée 
en modèle économique ren-table… 
Une ambition portée 
par le compte épargne CO2 
qui entend développer les 
comportements citoyens. 
Vous faites du covoiturage ? Vous 
avez installé une chaudière à bois ? 
Vos efforts écologiques peuvent vous 
rapporter des euros si vous les faites 
reconnaitre par l’Organisation des 
Nations unies (ONU). 
La solution ? Le compte épargne 
CO2 ! « Fondée par Jean Luc Bara-dat, 
notre société est l’intermédiaire 
qui prépare le dossier à soumettre 
à l’ONU, explique Olivier Messager, 
associé en charge du développement. 
Dans le cadre du protocole de Kyoto, 
nous appliquons la méthodologie 
mise au point par l’ONU pour trans-former 
l’investissement écologique 
en euros. » Ainsi, un ménage qui 
économise 1 000 kg de CO2 grâce au 
covoiturage gagne 52,64 euros. Par 
rapport à l’utilisation d’une chaudière 
au fuel, une chaudière bois réduit de 
5 000 kg de CO2 par an l’émission de 
dioxyde de carbone, soit un gain de 
263,20 euros par an jusqu’en 2020, 
voire pendant plus longtemps si le 
protocole de Kyoto est renouvelé à 
la conférence de Paris en décembre 
2015. « Nous recueillons les factures 
et autres preuves de l’investisse-ment 
effectué. Nous réalisons un 
rapport de vérification transmis à 
l’ONU qui, après accord, permet de 
verser les montants sur un compte 
épargne CO2. Au final, les ménages 
récupèrent du pouvoir d’achat ! » 
Une offre qui s’adresse bien sûr 
aux particuliers mais aussi aux 
entreprises. Cinquante sociétés 
font partie de la communauté 
carbone, certaines reversent les 
gains sur le compte épargne CO2 
de leurs salariés. 
Déjà 6 emplois créés à Brest par 
450 CO2, des collectivités bretonnes 
s’engagent, des PME, des groupes 
comme EuropCar, Arkéa, Sill, Tré-cobat, 
le Télégramme, Combiwest, 
Transalliance, IDTGV… Le modèle 
économique booste les acteurs dans 
les territoires. « Il faut changer le 
signal, conclut Olivier Messager. 
C’est en agissant aujourd’hui que 
nous préserverons notre planète. 
Notre solution permet de créer du 
lien social, de la valeur monétaire 
et de reconsidérer l’écologie comme 
une nécessité performante. » 
compteepargneco2.com 
ENTREPRISES 
RESPONSABILITÉ SOCIÉTALE DES ENTREPRISES 
Avant, pour proposer à ses clients 
une sole bretonne, un Chef de Hong 
Kong avait le choix entre une coû-teuse 
et hasardeuse course contre 
la montre à coups de camions fri-gorifiques 
et d’avions, ou un pro-duit 
congelé. Mais ça, c’était avant. 
Spécialiste des produits de la mer 
premium, la société Qwehli offre 
aujourd’hui à ses clients du monde 
entier les meilleurs poissons fran-çais 
en Pressure Pack® : achetés 
à la criée, filetés sur place, à la 
main, saint-pierre, merlu, dorade, 
saint-jacques ou bar sont ensuite 
enveloppés dans une seconde peau 
et traités par haute pression. « Bre-vetée, 
cette technologie élimine 
toutes les bactéries et conserve 
la saveur et la texture du poisson 
pendant 20 jours, explique Simon 
Deprez, directeur général de Qwehli. 
En cuisine, le produit est ensuite 
travaillé comme s’il était frais. Les 
chefs* qui ont testé ce nouveau 
conditionnement n’ont constaté 
aucune différence entre le frais et le 
poisson proposé. » Qwehli a ouvert 
cette année un atelier sur le port 
de Kéroman-Lorient « pour être au 
plus près du top des produits de la 
mer et profiter de la renommée de 
la Bretagne, dit Simon Deprez. Nous 
y avons été accueillis à bras ouverts : 
Lorient a compris nos enjeux, nous 
a aidés dans notre recherche de 
locaux, dans nos démarches admi-nistratives, 
nous a présenté ses 
contacts régionaux : nous avons 
ainsi pu nous installer en 6 mois. » 
Les retours sont excellents, et les 
demandes supérieures aux esti-mations 
ont permis l’embauche de 
7 personnes. « Nous devrions être 
une dizaine à la fin de l’année, une 
vingtaine à moyen terme », prévoit 
le DG. Qwehli a investi un million 
d’euros dans la création de lignes 
d’emballage et haute pression. La 
société vise dans un premier temps 
le marché de l’export, surtout l’Asie 
qu’elle connait bien. Toujours dans 
le haut de gamme. 
qwehli.com 
*Qwelhi approvisionne plus de 400 chefs étoilés 
et gastronomiques français et étrangers. 
IMPLANTATION 
CompteepargneCO2.com 
Moins de CO2 = plus d’euros ! 
Avec Qwehli, le poisson 
frais devient durable 
Les meilleurs 
poissons français 
en Pressure Pack® 
L’équipe de 450 CO2
Paré à innover I octobre 2014 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr 5 
réseau 
Innover : 
un état d’esprit… et des méthodes ! 
Innover… « oui mais » 
comment faire ? 
« Oui mais », ces deux petits mots 
annoncent souvent des objections 
face aux idées nouvelles dans les 
séminaires de créativité. Et pour-tant, 
seul un moment de génération 
d’idées sans jugement, permet de 
créer des propositions de valeur ori-ginales. 
La créativité est l’énergie, 
qu’on met dans cet étrange moteur 
de croissance qu’est l’innovation. Et 
pour innover, il faut être sensible au 
changement et à la continuité et uti-liser 
des méthodes en les adaptant 
à l’ADN et au contexte de l’organi-sation 
qui innove. Soyons clairs : 
aucune méthode n’est une panacée 
et l’art d’innover tient davantage à 
la motivation et à l’ingéniosité des 
hommes qu’aux outils. Ceci étant, il 
est des outils dont on aurait tort de 
se priver : disposer d’un processus 
que les porteurs de projets se sont 
bien appropriés, cela rend à la fois 
puissant et efficient, tout en sécuri-sant 
la démarche d’innovation. 
« Oui mais » quelle méthode d’in-novation 
choisir ? Effectivement il 
y en a plusieurs et s’orienter dans 
une forêt d’anglicismes, n’est pas 
évident. La plupart de ces méthodes 
ont été conçues aux États-Unis 
au cours des cinquante dernières 
années : Creative Problem Solving 
(la recherche de solutions nouvelles 
par la créativité, dans les années 
50), le Design Thinking (orienté sur 
la phase de conception, dans les 
années 80) et le Lean Start Up (une 
forme d’entrepreneuriat agile, dans 
les années 2000). Elles ont en com-mun 
d’être des méthodes (un pro-cessus 
structuré), qui est à la fois 
séquentiel (composé d’étapes) et 
itératif (si on est dans une impasse, 
on fait une nouvelle boucle essai-erreur) 
et de placer le client et son 
besoin au centre : il est le point de 
départ et d’arrivée de la réflexion. 
Si vous en avez assez des « oui mais » 
et que vous avez envie de vous lan-cer, 
ces pages, qui présentent des 
exemples concrets d’utilisation de 
ces méthodes par des entreprises 
bretonnes, sont pour vous ! 
Sylvie Courcelle Labrousse, 
Ino Faber 
Après 23 ans en entreprise, Sylvie Courcelle 
Labrousse a fondé, en 2011, Ino Faber, une 
société de conseil et de formation en créativité 
et en innovation, qui accompagne les entreprises 
et les collectivités locales qui veulent construire 
une stratégie d’innovation, concevoir des produits/ 
services innovants ou aider leurs collaborateurs 
à développer leur potentiel créatif et leur esprit 
d’initiative. Praticienne expérimentée du Creative 
Problem Solving, Sylvie est membre de CréaFrance, 
Créa-Université et responsable de programmes 
de formation à CréaConférence. 
inofaber.com / sylvie@inofaber.com 
ZOOM 
© Wild is the game
6 Paré à innover I octobre 2014 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr 
DESIGN THINKING 
Toutes les moules de bouchot - 
même certifiées AOP - ne se valent 
pas. Producteur en baie du Mont- 
Saint-Michel, Stéphane Hesry en fait 
la démonstration chaque jour sur 
les étals. Le mytiliculteur consacre 
15 % de sa concession à l’élevage 
d’une moule produite selon un 
cahier des charges exigeant. Lequel 
garantit un taux de chair (30 %) et 
une taille supérieure à la moyenne. 
Baptisée du patronyme de son 
grand-père, le coquillage a pris le 
nom de moule Morisseau. Le temps 
passé à l’élevage, au tri et au cali-brage 
justifie son prix plus élevé : la 
qualité supplante le rendement. 
Au moment de lancer sa protégée 
sur le marché, Stéphane Hesry 
s’est adjoint les services de l’agence 
de design global Icilaba. Le pro-ducteur 
souhaitait créer un logo. 
In fine la collaboration a accouché 
d’une véritable identité de marque, 
portée par la réalisation d’un site 
web de caractère qui élève la moule 
Morisseau en reine des bouchots. 
Le slogan « qualité supérieure » 
décore les vestes et les tabliers 
des employés. « Au-delà du visuel, 
l’agence m’a aidé à définir la philo-sophie 
du produit, ses valeurs et un 
argumentaire commercial cohérent 
en jouant le rôle du consomma-teur- 
type : que veut-il ? », commente 
Stéphane Hesry. La communication 
revue en profondeur, la stratégie de 
différenciation a permis de cibler 
davantage la clientèle prescriptrice 
des poissonniers. À l’exception d’un 
grossiste parisien, la moule Moris-seau 
se vend en direct via un réseau 
de 70 artisans dans toute la France. 
Et les résultats sont là. 
Environ 300 tonnes de moules Moris-seau 
seront vendues cette année. 
Le chiffre double chaque saison. 
moule-morrisseau.fr 
Dans le cadre du programme d’ac-compagnement 
à l’innovation SIDE, 
Armor Plats cuisinés, PME d’une 
quarantaine de personnes à Kervi-gnac 
(près de Lorient) a fait le pari 
d’innover dans ses méthodes d’in-novation. 
Cette entreprise réputée 
pour la qualité de ses produits, spé-cialisée 
- comme son nom l’indique - 
dans les plats frais cuisinés, a déci-dé 
de tester l’apport des méthodes 
de créativité pour générer de nou-veaux 
concepts d’emballage. 
À l’occasion d’une journée animée 
par Sylvie Courcelle du cabinet Ino 
Faber, expert en techniques de créa-tivité, 
des représentants des équipes 
technique, commerciale et admi-nistrative 
ont participé à un atelier 
collaboratif pour faire émerger des 
idées. Si elle peut être déroutante 
au premier abord, la démarche est 
à la fois ludique et extrêmement 
cadrée. Elle permet d’aider à sortir 
des sentiers battus, d’utiliser son 
« cerveau créatif » pour répondre à 
la demande de l’entreprise et servir 
sa stratégie. 
La méthode créative de résolution 
de problème - Creativ Problem 
Solving - est en effet un processus 
structuré qui permet d’ouvrir le 
champ des solutions. Elle débute 
par une phase de clarification 
de la problématique à traiter, 
amène à générer des idées (phase 
d’idéation) par la divergence puis 
à converger pour rendre une idée 
réaliste pour la développer. 
Étape ultime visée par Marc Bur-ban, 
le dirigeant d’APC : transformer 
l’essai en mettant sur le marché un 
emballage différenciant qui reflète les 
caractéristiques de leurs produits. 
Armor Plats Cuisinés, entreprise engagée dans le 
programme SIDE, est accompagnée par Virginie 
Fray, conseiller innovation à la CCI du Morbihan. 
La moule Morisseau 
s’accroche à la qualité 
Armor Plats cuisinés : 
la PME fait le pari de la créativité 
La production double chaque année 
CREATIV PROBLEM SOLVING 
Le Design Thinking 
Le Design thinking est une méthodologie de 
conception. Il a pour spécificité de se focaliser sur 
les besoins et usages des clients, de questionner 
la pertinence de la problématique donnée et de 
prototyper les solutions pour les évaluer et les 
rendre tangibles. 
ILS ONT TESTÉ... 
Le Creative Problem Solving 
Basée sur une alternance entre ouverture et 
focalisation, le CPS permet de parcourir toutes 
les étapes d’un processus d’innovation : de 
l’identification du challenge au plan d’actions qui 
permet de mettre en oeuvre ces idées nouvelles, 
avec succès. La méthode a été conçue par Osborn 
et Parnes aux États-Unis à partir des années 50, 
elle est en open source et évolue constamment. 
ILS ONT TESTÉ...
RÉSEAU | CRÉATIVITÉ & INNOVATION 
7 
STRATÉGIE OCÉAN BLEU 
Aux portes de Rennes, le domaine de 
la Freslonnière est une destination 
hôtelière de standing, réputée pour 
son parcours de golf 18 trous en 
pleine forêt, ses chambres d’hôtes et 
ses gîtes de charme. Mais il n’est pas 
le seul en Bretagne. 
D’autres établissements offrent 
des services comparables à une 
clientèle similaire. « Il faut nous 
différencier pour exister et conso-lider 
notre rentabilité commer-ciale 
», résume Véronique Spill-mann, 
codirigeante de la société. 
La trajectoire sera donc corrigée. 
Le golf, l’hébergement et les sémi-naires 
d’entreprises resteront. Mais 
l’adresse complétera son offre par 
des séjours résidentiels bien-être 
et santé, orientés vers les activités 
de relaxation, la naturopathie, la 
diététique et même le jeûne à visée 
thérapeutique. Des cabanes sur l’eau 
pourraient émerger pour enrichir ce 
positionnement inédit d’une offre 
d’hébergement insolite. 
Le domaine de la Freslonnière a for-malisé 
sa nouvelle stratégie touris-tique 
après avoir sollicité le service 
Arist Bretagne de la CCI Bretagne. 
Via l’action collective IDDIL, l’établis-sement 
a découvert la philosophie 
marketing Océan Bleu. « Quels sont 
nos atouts, nos valeurs ? Quelle 
nouvelle clientèle veut-on séduire ? 
Comment satisfaire ses attentes ? », 
se souvient Véronique Spillmann. 
L’accompagnement méthodologique 
s’est traduit par des rencontres 
suivies avec des professionnels du 
tourisme et des représentants des 
collectivités voisines. « Nous avons 
étudié ensemble la question pour 
balayer toutes les solutions pos-sibles, 
sans rien oublier. Le projet 
devient crédible à l’heure des choix ». 
Les études de faisabilité - adminis-trative, 
financière… - suivront pro-chainement. 
golfdelafreslonniere.com 
« Y aller par petites 
touches, puis y revenir 
souvent, sans jamais 
oublier ses clients ». 
Voilà résumée la stratégie 
adoptée par Mikaël 
Morvan pour monter 
sa start-up, ZetaPush. 
Tout en souplesse. 
Familier des process Orange, 
l’ingénieur informaticien se lance 
avec un associé dans une nouvelle 
aventure, balisée par la démarche 
Lean Start-up. Leur trouvaille ? 
Un « moteur » informatique qui 
aide les développeurs à connecter 
leurs applications à différents ter-minaux. 
Leur méthode ? Faire vite. 
En phase d’incubation, Mikaël Mor-van 
n’a pas attendu de finaliser sa 
solution pour prospecter. « J’ai éla-boré 
un prototype rapidement. J’ai 
fait la démonstration devant mes 
clients en situation réelle. Leurs 
retours ont servi à enrichir l’outil ». 
Grâce à ses bêta-testeurs associés 
aux premières heures du projet, 
Mikaël Morvan sait qu’il existe une 
demande, un usage, un besoin… 
La réponse s’y conforme. « Avec le 
Lean, ce sont les clients qui pré-cisent 
les services qu’ils sont prêts 
à acheter. On ne développe plus tout 
seul une application dans son coin 
pendant six mois… ». Gain de temps 
et économie de moyens vont de pair. 
Cet automne, ZetaPush intègre la 
seconde promotion de l’incubateur 
de start-up de la Cantine numé-rique 
rennaise, le Booster. Pour y 
voir clair dans les questions pra-tiques 
de la gestion d’entreprise. 
Côté techno, c’est tout vu : le Lean 
restera la norme. « On intégrera les 
fonctionnalités au fil de l’eau avec la 
validation des clients. Il ne faut pas 
avoir peur de se tromper pour pivo-ter 
à temps et changer de cible ». 
La société ZetaPush sera officielle-ment 
créée avant la fin de l’année. 
LEAN START UP 
Le domaine de la Freslonnière à l’approche 
Ty Gwer cultive le sens des responsabilités 
CONTACT : 
Mickaël Morvan 
mikaelmorvan@gmail.com 
Le domaine de la Freslonnière a pris le train de l’innovation. 
La méthode Océan Bleu 
Océan Bleu est une méthode de positionnement 
marketing par la différenciation. 
À partir de la situation actuelle d’un marché (dite 
« océan rouge »), la méthode « Océan Bleu » a pour 
objectif d’éloigner au maximum la concurrence 
en la « tenant à distance » grâce à des critères de 
différenciation sur lesquels l’entreprise est pionnière. 
ILS ONT TESTÉ... 
Le Lean Start-up 
Cette méthode d’entrepreneuriat agile a 10 ans. Elle 
offre un kit d’outils pour transformer une bonne 
idée en business rentable via un processus où on 
expérimente immédiatement (en confrontant l’idée à 
ses clients potentiels) pour échouer rapidement, en 
tirer les leçons, se réorienter et continuer à apprendre. 
ILS ONT TESTÉ...
8 Paré à innover I octobre 2014 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr 
RÉSEAU | CRÉATIVITÉ & INNOVATION 
Se parler, c’est bien. Se comprendre, 
c’est mieux. Maître du jeu, Wild is 
the Game en fait son affaire. Créée 
il y a quatre ans, la jeune société 
niçoise conçoit et anime des ateliers 
de travail collaboratif en entreprise. 
La recette est connue : une discus-sion 
ouverte permet d’exploiter au 
mieux le potentiel d’un groupe et de 
produire des décisions partagées, 
mieux suivies d’effet. 
Pour créer cette vision commune, 
Wild is the Game recourt largement 
à la « facilitation graphique ». Car 
on ne croit que ce que l’on voit. En 
atelier, cette méthode prend des 
formes très variées : graphic recor-ding, 
mind mapping, graphicall… 
Pas besoin d’outils technologiques 
sophistiqués. Les post-it, le paper 
board et des feutres de couleur 
suffisent. Le savoir-faire est dans 
l’animation, l’écoute, la synthèse et 
l’adaptation des visuels à l’objectif 
recherché. « Visualiser une discus-sion 
permet de s’approprier rapi-dement 
les éléments clés du débat, 
de stimuler l’intérêt, de développer 
la créativité, de conserver une trace 
physique…, apprécient Nicolas Gros 
et Julien Goby, codirigeants de l’en-treprise. 
La facilitation graphique 
accompagne les participants dans 
leurs interactions et leur compré-hension 
du sujet. C’est une grosse 
économie de temps et d’énergie ». 
Tous les dossiers s’y prêtent : le lan-cement 
d’un produit, une réorgani-sation 
interne, une nouvelle straté-gie 
de développement… Wild is the 
Game travaille avec des groupes du 
Cac 40 et de nombreuses PME fran-çaises. 
« La facilitation graphique 
peut soutenir et amplifier un atelier 
de travail. Elle déploie toute sa puis-sance 
lorsque l’agenda est conçu 
avec le facilitateur graphique ». Bien 
loin du team building, la facilitation 
graphique sert d’abord la prise de 
décision concrète. 
wildisthegame.com 
Wild is the Game à la vue de tous 
CONSEIL 
Un logo ? Un site web ? 
Du mobilier ? Icilaba sait 
faire. Elle accompagne 
aussi ceux qui font. 
Créée il y a trois ans, l’entreprise 
rennaise se présente comme une 
« agence de design global ». Elle 
assiste les PME dans la conception 
de leurs produits et de leurs ser-vices, 
en intégrant leur stratégie 
d’entreprise. Et ceci dans tous les 
secteurs d’activités. Son savoir-faire 
? Placer les utilisateurs au 
centre de la démarche. 
Au croisement des méthodes 
agiles, du Lean Startup et de l’ex-périence 
utilisateur (UX design), 
l’agence a fait du « design thin-king 
» son credo d’action. « On 
identifie d’abord la problématique 
des utilisateurs. On les rencontre : 
que veulent-ils ? On décrypte leur 
parcours client mais aussi leurs 
émotions. Des solutions émer-gent 
? On les teste auprès d’eux 
avant d’entamer la phase opéra-tionnelle 
», résume Frédéric Han-nouche, 
cofondateur de la société. 
Des clients la contactent pour 
revoir leur identité graphique ? 
De fil en aiguille, la collaboration 
avec Icilaba débouchera aussi vers 
une segmentation plus juste de leur 
clientèle ou une refonte complète 
de leur logiciel maison. Car là était 
vraiment le besoin des clients finaux. 
Avec le « design thinking », 
l’agence enseigne à penser global, 
sans idée préconçue du marché. 
Bien au-delà du conseil, l’agence 
prend en charge la réalisation 
des produits ou services imaginés 
avec ses clients. « On reste dans 
l’opérationnel : la solution trouvée 
doit être efficace ». Mais la recette 
mise aussi sur le plaisir de l’expé-rience. 
« On doit rendre l’expérience 
agréable pour créer un souvenir 
mémorable ». 
icilaba-creation.com 
Icilaba pense global 
FACILITATION GRAPHIQUE 
Les associés de l’agence Icilaba : 
A. Baubau, B. Lemarié et F. Hannouche 
Flashez ce code avec 
votre smartphone 
et accédez à plus de 
contenus sur Wild is 
the Game.
EN BREF 
Paré à innover I octobre 2014 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr 9 
ÉVÉNEMENT INNOVATION 
Mardi 2 décembre à Pacé, 
35 (salle Le Ponant) 
Pour clôturer « l’année de l’innova-tion 
» dans les CCI, le réseau CCI 
Innovation Bretagne, en partena-riat 
avec Bretagne Développement 
Innovation & le Réseau breton de 
l’innovation, organise la 1re édition 
de l’Open de l’Innovation. 
Cet événement « facilitateur d’inno-vation 
» pour les PME bretonnes, 
s’adresse à tous les entrepreneurs 
désireux de concrétiser leurs pro-jets. 
Une occasion unique de rencon-trer, 
sur un même lieu à un même 
moment, lors de rendez-vous indi-viduels, 
l’ensemble des expertises 
nécessaires pour réussir son inno-vation 
: veille, stratégie, financement, 
créativité, réglementation, commer-cialisation, 
réseaux... 
Conférence, table-ronde, rendez-vous 
avec des experts de l’inno-vation, 
espace d’échange pour les 
entreprises… Cette journée d’infor-mation 
et de networking est conçue 
pour donner toutes les chances de 
réussir son projet d’innovation. 
INSCRIPTION : 
opendelinnovation.com 
Comme à chaque édition du SIAL 
(salon international de l’alimen-tation), 
Bretagne Développement 
Innovation publie les « Cartes de 
la Bretagne agroalimentaire », 
une photographie actualisée de 
la filière bretonne dans ses dif-férents 
secteurs. Ces cartogra-phies 
sont disponibles en version 
papier (français/anglais) ou en 
ligne dans une version interactive 
sur invest-in-bretagne.fr (rubrique 
Agroalimentaire). 
Accompagner 
les PME dans 
leurs projets et 
les aider à saisir 
des opportuni-tés, 
tel est le rôle 
des conseillers 
du Réseau bre-ton 
de l’inno-vation. 
Pour tester de nouveaux 
produits, améliorer ses procédés 
de fabrication, se diversifier, trouver 
le soutien technique ou financier 
adapté, les conseillers du RBI sont 
des interlocuteurs tout indiqués. 
Pour valoriser leur travail de ter-rain 
auprès des entreprises et 
mieux les faire connaître, Bre-tagne 
Développement Innovation, 
en charge de l’animation de ce 
réseau, publie chaque année le 
carnet de l’innovateur. Un docu-ment 
qui donne la parole à des 
chefs d’entreprises qui ont testé et 
approuvé l’expertise du réseau. 
L’édition 2014 vous est offerte avec 
votre magazine Paré à innover. 
Open de l’Innovation 
Carto agro 
Carnet de l’innovateur : 
nouvelle collection de succès 
À LIRE - À VOIR 
AGENDA & CO 
Portes ouvertes au Pôle Cristal 
10 OCT. 2014 À DINAN 
Le centre technique ouvre ses portes aux entreprises 
le 10 octobre, de 16 à 18h, et organise une visite de ses 
laboratoires et équipements techniques. 
Contact : Marylène Landais - 02 96 87 20 00 
Sea Tech week 
DU 13 AU 16 OCTOBRE À BREST (LE QUARTZ) 
9e semaine internationale des sciences de la mer à Brest. 
Au programme : stands, workshops, conférences Marine 
Energy Brest, convention d’affaires… Les 15 et 16 octobre, 
sur l’espace d’exposition du projet européen Channel MOR, 
les entreprises pourront s’informer sur l’état des lieux de 
la filière des énergies marines renouvelables au niveau 
européen et sur les appels d’offres en cours et à venir. 
seatechweek.com 
Opportunités digitales 
15 ET 16 OCTOBRE À RENNES (LES CHAMPS LIBRES) 
Cette convention d’affaires* offrira l’opportunité aux acteurs 
de l’économie numérique de s’ouvrir des perspectives sur 
les marchés de la santé, l’agroalimentaire et les industries 
culturelles et créatives. 
* Organisée par Québec International et Rennes Métropole, 
en partenariat avec Bretagne Développement Innovation. 
opportunites-digitales.com 
SIAL 2014 
DU 19 AU 23 OCTOBRE 2014 À PARIS 
(PARC EXPO PARIS NORD) 
Plus de 100 entreprises bretonnes seront au SIAL 2014. 
Réunies sous la bannière de la Bretagne ou exposantes 
directes, toutes illustreront la capacité de la filière 
agroalimentaire à innover. On retrouvera le stand « Bretagne - 
Tendances & Innovations »*, un espace-vitrine de 54 produits 
innovants (Hall 5a M 056). Le dispositif régional permettra 
aussi à 27 entreprises de promouvoir leurs nouveaux produits 
sur des pavillons sectoriels estampillés « Bretagne ». 
* Un espace animé par la Conférence des chambres économiques 
de Bretagne, Bretagne Développement Innovation, Valorial, 
accompagnés de Produit en Bretagne, du Centre Culinaire 
Contemporain, de Bretagne Commerce International 
et de l’Association bretonne des entreprises agroalimentaires, 
avec le soutien du Conseil régional de Bretagne. 
Euronaval 
27 AU 31 OCTOBRE À PARIS (BOURGET) 
La Bretagne sera présente au 24e rendez-vous d’Euronaval, 
leader mondial des salons spécialisés dans la défense 
navale, la sécurité et la sûreté maritime. Le pavillon 
régional* accueillera une douzaine d’entreprises (chantiers 
de réparation navale, sociétés d’ingénierie, entreprises 
d’électronique spécialisées ou infrastructures portuaires). 
Elles présenteront aux donneurs d’ordres du monde entier 
les moyens industriels et le maillage de compétences 
pointues que l’industrie navale bretonne peut mettre 
à leur disposition. 
* Espace animé par Bretagne Pôle Naval, le Pôle Mer Bretagne 
Atlantique, avec le soutien de Bretagne Développement Innovation.
10 Paré à innover I octobre 2014 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr 
AZ Métal : la robotisation 
comme moyen de développement 
Savez-vous que vous pouvez aug-menter 
vos ventes et financer votre 
développement sans toucher à 
votre trésorerie ? Via la plate-forme 
d’échange interentreprises Breizh 
Barter, vous valorisez vos actifs 
non ou sous-utilisés : « nous pro-posons 
à nos adhérents de sortir 
des placards ce qui a de la valeur, 
mais qui n’est pas exploité, explique 
Sylvie Dagnet, chargée de réseau 
d’affaires en charge du projet expé-rimental. 
Capacités de production 
ou de stockage sous-employées, 
stocks dépréciés, savoir-faire sont 
troqués avec d’autres entreprises. » 
Ce système qui a fait ses preuves 
dans plusieurs pays européens per-met 
de se débarrasser d’actifs qui 
ne servent pas, et de ne pas être blo-qué 
dans son développement dans 
une conjoncture parfois difficile. 
Souple, il n’impose pas d’échanger 
A contre B et B contre A. Vendre à un 
membre de la plate-forme ouvre un 
crédit qui est utilisé ultérieurement 
pour acheter à un autre membre. 
Ce système innovant d’échanges 
non-monétaires ne convient tou-tefois 
pas à toutes les entreprises : 
« elles doivent être dans une phase 
de recherche de développement 
complémentaire, leurs dirigeants 
ouverts à l’innovation et déjà investis 
dans le travail en réseau, dans une 
logique collaborative, » estime Syl-vie 
Dagnet. Porté par l’association 
Breizh Clusters*, soutenu par la 
Région Bretagne, Breizh Barter est 
un outil multi-usages : outre un gain 
de croissance, il permet aux adhé-rents 
d’accéder à des clients poten-tiels, 
de nouer des partenariats, de 
travailler en inter-réseaux avec des 
entrepreneurs d’horizons différents, 
de renforcer leur ancrage territorial. 
L’objectif affiché est de compter une 
cinquantaine d’adhérents après 18 
mois d’existence. 
breizhbarter.eu 
*Breizh Clusters rassemble les groupements et 
réseaux d’entreprises implantés sur le territoire de 
Bretagne, dans tous les secteurs d’activités. Son 
objectif est de développer l’échange et les actions 
collectives inter-réseaux. 
Breizh Barter : l’échange 
comme levier de croissance 
Grâce au programme 
RobotStartPME, 
l’entreprise AZ Métal a 
pu investir dans un robot 
qui doit lui permettre 
d’augmenter sa capacité 
de production. 
Basée à Dinan (Côtes-d’Armor), 
l’entreprise AZ Métal est spécialisée 
dans la conception et la fabrication 
d’ensembles mécano-soudés (acier, 
inox, aluminium) qu’elle produit pour 
des donneurs d’ordres de différents 
secteurs (agroalimentaire, carrosse-rie 
industrielle, entreprises d’équi-pements 
sportifs…). Grâce au pro-gramme 
RoboStartPME, la société 
a pu investir dans un robot qui a 
été installé en avril dernier. « Nous 
avons eu écho de ce programme 
via notre fournisseur, explique 
Isabelle Richard, la directrice de 
l’entreprise. Il nous a recommandé 
de nous rapprocher du Centre tech-nique 
des industries mécaniques 
(Cetim). Nous avons alors rencontré 
un interlocuteur de cet organisme 
qui a monté un dossier et exposé 
notre projet d’investissement. Un 
projet qui a donc été éligible au pro-gramme 
RobotStart. » 
Pour la société, la robotisation 
s’est imposée, d’abord, comme 
un moyen d’augmentation de la 
capacité de production. « L’objectif 
était de conquérir des volumes qui 
nous échappaient, poursuit Isa-belle 
Richard. Il y avait également 
une question d’esthétique, le robot 
devant nous permettre d’avoir des 
produits avec des finitions beau-coup 
plus fines. C’était également 
une question de modernisation et 
aussi un moyen de faire monter 
en compétences nos équipes. » 
Si, cinq mois après l’installation du 
robot, il est encore trop tôt pour dres-ser 
un bilan, la tendance semble déjà 
positive. « Nous avons récupéré un 
marché sur la production de nacelles 
pour chariots élévateurs, confie la 
dirigeante. Or, sans le robot, jamais 
nous n’aurions pu répondre à la 
demande de chiffrage. » 
AZ Métal, soutenue par la Région 
Bretagne, compte actuellement 19 
salariés et pourrait être amenée 
à embaucher dans quelques mois. 
az-metal.com 
MÉCANIQUE DE PRÉCISION ET ROBOTISATION 
CLUSTER 
De gauche à droite : Isabelle ARHANT, 
Mutualité Française ; Chantal 
DESCHAMPS, Brit Innov ; Thierry VARLET, 
Breizpack ; Sylvie DAGNET, Breizh Barter 
RobotStartPME, un programme 
national qui a séduit AZ Métal 
et 18 autres entreprises en Bretagne.
À LA CROISÉE DES FILIÈRES 
Paré à innover I octobre 2014 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr 11 
Turbiwatt repousse les limites 
de l’hydroélectricité 
Loccapi : l’autre ami du petit-déjeuner 
Grâce à ses micro-turbines 
pour les très 
basses chutes d’eau 
et un savoir-faire unique, 
l’entreprise lorientaise 
propose des solutions 
innovantes et rentables 
sur le marché de la petite 
hydroélectricité. 
Si l’hydroélectricité est une énergie 
mature depuis plus d’un siècle, le 
savoir-faire développé en la matière 
par l’entreprise Turbiwatt, basée à 
Lorient, est particulièrement inno-vant. 
Née il y a quatre ans, la socié-té 
a inventé et mis au point, après 
plus de deux années de recherches 
et développement, des micro-tur-bines 
hydroélectriques pour les 
basses chutes (1,2 à 8 m). « Même 
au niveau mondial, nous n’avons 
identifié personne capable d’offrir 
de telles solutions, explique Didier 
Greggory, le chef d’entreprise. Car 
beaucoup de professionnels s’ac-cordent 
à dire qu’en dessous de 
8 m de chute, la performance des 
turbines n’est pas suffisante pour 
générer de la rentabilité. » 
Un défi que Turbiwatt est parvenu 
à relever grâce à des générateurs 
ultra-compacts pouvant se loger à 
l’intérieur de la turbine. « De fait, 
on a aujourd’hui des turbines qui 
peuvent brasser de toutes petites 
quantités d’eau sur de très basses 
chutes avec des rendements com-parables 
aux hautes chutes. » 
Lauréate des trophées de l’Innova-tion 
2014, organisés par la CCI du 
Morbihan, et du Trophée Crisalide 
2013, piloté par Créativ, la société, 
qui a pu compter sur l’appui de la 
Région Bretagne sur le volet res-sources 
humaines, a également 
bénéficié de prêts Innovations par 
la Banque publique d’investisse-ment 
(BPI). Elle commercialise 
trois gammes de turbines et réalise, 
aujourd’hui, plus des deux tiers de 
son chiffre d’affaires à l’export. Le 
potentiel marché qui s’offre à elle 
est considérable. « Parmi les trois 
types de marchés que nous ciblons, 
il y a d’abord celui des moulins, 
canaux et écluses, poursuit Didier 
Greggory. Il y a également celui des 
industries qui utilisent de l’eau dans 
leur process et celui, enfin, des pays 
en développement. » 
Le chiffre d’affaires de l’entreprise, 
qui était de 300 000 € sur l’exer-cice 
précédent, pourrait atteindre 
800 000 € cette année. D’où la 
nécessité de passer prochainement 
la production du stade artisanal au 
stade industriel. 
www.turbiwatt.com 
À l’origine, spécialisée 
dans la maintenance 
de machines chez 
les professionnels, 
Loccapi a mis au point 
une toute nouvelle 
machine à chocolat chaud 
pour la restauration 
collective. Chez Loccapi, 
l’innovation coule à flot. 
« Nous sommes à même de révo-lutionner 
l’offre chocolat chaud en 
machine », annonce Aurélien Fran-çois 
gérant de Loccapi, une entre-prise 
soutenue par le Conseil régio-nal 
de Bretagne. Quand d’autres 
utilisent du chocolat en poudre, 
Loccapi utilise un produit liquide et 
concentré combiné à une machine 
performante (brevetée). Qualité 
gustative, fiabilité de conservation, 
facilité d’utilisation… « Nous avons 
mis au point un produit proche du 
fait maison, d’une qualité supérieure 
à la poudre, explique Aurélien Fran-çois. 
La machine de distribution, 
conçue et fabriquée à Morieux, est 
adaptée à la restauration. Le cho-colat 
concentré est dans une poche 
hermétique, aucun contact entre 
le produit et les mains, pas de net-toyage 
du bac grâce au « bib » (bag 
in box) et un service après-vente 
réactif nous permettent de propo-ser 
une offre complète et unique en 
restauration commerciale. » 
Robuste, fiable et design, la machine 
a pu être testée et validée par ses 
clients historiques et est déjà uti-lisée 
dans les unités de la Marine 
Nationale (site de l’Île Longue entre 
autres), de l’Armée de terre et aussi 
sur la nouvelle compagnie My Ferry 
Link à Calais. « Ce projet est la com-binaison 
de notre expérience de 30 
ans de petits-déjeuners et de notre 
capacité à innover. Notre objectif est 
de nous implanter dans les grandes 
chaînes de restauration », poursuit 
Aurélien François qui évoque le 
dépôt d’un brevet mondial pour la 
marque Liebig sur une machine tes-tée 
chez Mc Donald France. 
Passionné, Aurélien François em-barque 
son équipe de 7 salariés 
dans une belle aventure gourmande. 
ÉNERGIE 
La technologie Turbiwatt promet 
fiabilité, autonomie et rendement 
AGROALIMENTAIRE 
Un chocolat chaud 
comme à la maison... 
mais au bureau !
L'INVITÉ DE MARQUE 
« Le modèle coopératif établit un 
lien entre l’exploitation agricole et 
le client final. Il permet d’être au 
plus près des besoins du marché, 
et garantit des débouchés aux adhé-rents. 
» Pour Dominique Ciccone, 
directeur général de la première 
coopérative agricole bretonne, le 
statut a fait ses preuves : « la soli-darité 
entre filières lisse les diffi-cultés 
momentanées ; l’an dernier, 
en pleine crise porcine et avicole, 
nous avons ainsi pu redistribuer 
2,5 millions d’euros à nos adhé-rents*, 
grâce à la bonne santé des 
filières de la nutrition animale, des 
céréales, des agrofournitures ou du 
lait. » Un modèle qui marche, sous 
réserve d’avoir une politique stra-tégique 
: « nous avons fait le choix 
de la polyvalence, et nous avons eu 
raison. De même, nous investissons 
et innovons continuellement dans 
toutes nos activités - modernisation 
des réseaux, des outils et des sites 
industriels, formation des agricul-teurs 
et des salariés, conclusion 
de partenariats et d’actionnariats 
pour créer des entreprises de taille 
critique …-. » Le développement de 
fermes de référence participe de 
cette même stratégie innovante : 
dans ces 80 exploitations pilotes, on 
mène grandeur nature des essais 
de cultures, de traitements, de 
consommation alimentaire animale. 
Bref, on innove. « Ingénieurs agro-nomes, 
vétérinaires, techniciens 
travaillent avec les exploitants sur 
ces tests qui, s’ils sont concluants, 
sont proposés aux autres adhé-rents, 
dit Dominique Ciccone. Nous 
les conseillons, les accompagnons 
dans la mise en oeuvre de ces nou-velles 
techniques. Notre objectif 
est de développer une agriculture 
moderne qui préserve l’environ-nement 
tout en permettant aux 
exploitations d’être rentables. » 
AEI, sigle d’avenir ? 
Dominique Ciccone veut croire que 
l’Agriculture écologiquement inten-sive 
(AEI) permettra de concilier 
plusieurs objectifs : garantir la pro-ductivité 
et la rentabilité des exploi-tations 
agricoles bretonnes, offrir 
aux consommateurs des produits de 
qualité, préserver l’environnement. 
« Afin de leur donner une cohérence 
et une visibilité, les actions menées 
par Triskalia et ses adhérents en 
faveur de l’AEI et du développement 
durable sont consignées sous le 
label Planète positive, explique le 
DG : itinéraires de culture et d’éle-vage 
(amélioration des aliments 
pour limiter les rejets, actions 
sanitaires préventives, sélection de 
variétés plus rustiques, production 
de fourrages sur l’exploitation…), 
bilans carbone, optimisation des flux 
de transport entre usines, covoitu-rage 
entre salariés, consommation 
de papier, formations… Des actions, 
petites et grandes, qui profitent à 
tous et à notre territoire, auquel 
nous sommes très attachés. » L’ad-hésion 
de Triskalia à la marque Bre-tagne 
coule donc de source : « tout 
ce qui valorise notre région et lui 
donne une image positive auprès du 
consommateur est bon pour nous. 
Ce label, il faut le mettre en avant : 
la Bretagne, ça parle ! » 
* Sous forme d’intérêts aux parts 
et de remises. 
Poids lourd et moteur de l’économie bretonne, Triskalia est né en 2010 
de la fusion de trois grandes coopératives régionales. Le groupe a su 
atténuer les effets de la crise en cultivant la solidarité, la polyvalence, 
et en s’adaptant constamment à l’évolution des marchés. 
Directeur de la Publication : Frédéric Rode I Rédaction : Chrystèle Guy, Olivier Brovelli, Béatrice Ercksen, Dominique Quintin, Matthieu 
Huet I Crédits photos : Emmanuel Pain I Création et réalisation : hippocampe.com - 800030 I Bretagne Développement Innovation, 
1 bis, route de Fougères - 35510 Cesson Sévigné I 02 99 84 53 00 I redaction@bdi.fr I Tirage : 7 000 exemplaires 
Dominique 
Ciccone, 
Triskalia 
Tout savoir sur 
la marque BRETAGNE : 
marque-bretagne.fr 
Avec le 
soutien de 
Ce projet est cofinancé par 
l’Union européenne. L’Europe 
s’engage en Bretagne 
avec le Fonds européen de 
développement régional 
L’activité de Triskalia repose sur l’agriculture, l’agroalimentaire et 
la distribution. La coopérative accompagne les agriculteurs de la 
production à la valorisation de leurs produits, via ses clients industriels 
ou ses propres filières. Triskalia s’associe à d’autres coopératives ou 
partenaires privés pour développer des filiales de poids comme Laïta, 
Gelagri, Ronsard… Elle gère un réseau de magasins (Point Vert, Gamm 
Vert, Comptoir du Village, Magasin Vert) ouverts aux professionnels 
comme aux particuliers. 
À RETENIR 
Triskalia en chiffres 
◗ 4 800 salariés 
◗ 18 000 adhérents 
◗ 300 sites 
◗ CA 2013 : 2,2 milliards d’€ 
CONTACT : 
www.triskalia.fr

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Paré à innover n°59

  • 1. Paré à innover # 59 Octobre 2014 le journal de l’innovation RÉSEAU P 5 innover un état d’esprit… et des méthodes ! IMPLANTATION P 4 avec qwehli, le poisson frais devient durable dominique ciccone, triskalia L'INVITÉ DE MARQUE P 12 Notre innovation est double : technologique et d’usage PAROLE (S) D’INNOVATEURS P 3 ndmac systems
  • 2. Paré à innover 2 I octobre 2014 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr JEUNE POUSSE Lombric and Co, la solution de compostage pour les urbains Un nouvel investisseur japonais en Bretagne Le Pass French Tech expérimenté en Bretagne ÉCHOS ÉCO Qui a dit que le compostage était uni-quement réservé aux personnes bénéficiant d’un jardin ? Il est main-tenant possible de recycler dans son appartement ses ordures organiques grâce au produit Lombric & Co porté par le collectif Les Gallinules composé de Marine Le Moal et de Savannah Lemonier. Les deux anciennes étudiantes de l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne s’appuient sur le lom-bricompostage, une alternative pour valoriser les déchets en milieu urbain. « Cette technique repose sur l’utili-sation des vers de terre pour trans-former les matières organiques en un compost proche de l’humus ou du terreau sans être source d’odeur ou d’humidité » explique Marine Le Moal. Le Lombric & Co est un lombricom-posteur éco-conçu en bois qui s’in-tègre parfaitement dans la cuisine. Composé d’une planche à découper mobile, l’utilisateur peut éplucher ou couper des aliments et pourra y glisser ses épluchures dans un pre-mier tiroir en ramenant la planche vers lui. Autre particularité, une petite jardinière intégrée au plan de travail offre la possibilité de cultiver des plantes aromatiques. Entièrement fonctionnel, le Lombric & Co est facile d’accès grâce à des tiroirs superpo-sés permettant ainsi à l’utilisateur de s’assurer de l’état d’avancement de son compost. Pour financer leur développement, Les Gallinules ont fait appel à du crowdfunding. Actuellement en phase de test sur leur deuxième prototype, le Lombric & Co a rencontré un grand succès lors de la Maker-Faire Paris qui s’est déroulée les 21 et 22 juin derniers à Paris. De quoi motiver les deux jeunes femmes qui cherchent à présent des partenaires industriels et commerciaux pour fabriquer et diffu-ser leur produit. lesgallinules.fr La coopérative Makurazaki France Katsuobushi Co., Ltd., société japonaise spécialisée dans la transformation de bonite (poisson de la famille du thon) a annoncé la construction de son unité de production européenne en Bretagne, dans l’agglomération de Concarneau. L’entre-prise transforme.sa matière première en Katsuobushi, un condiment de base de la cuisine japonaise qu’il était, jusqu’à maintenant, difficile de se procurer. Cette nouvelle a été annoncée cet été lors de la visite du Président du Conseil régional de Bretagne au Japon. Les arguments qui ont séduit l’investisseur : la concen-tration en Bretagne d’industries de la pêche, la proximité d’une compagnie thonière capable d’assurer l’approvi-sionnement en bonite, la capacité de stockage frigorifique de poisson en vrac. Cette implantation prévoit la création de 10 emplois sur 3 ans. Une bonne nouvelle pour le Département du Finistère. contact@bretagnecommerceinternational.com Le Pass French Tech a été mis en place pour participer à l’accélération des entreprises numériques à très fort potentiel. En Bretagne, c’est le pôle Images & Réseaux qui sera l’opé-rateur de l’expérimentation sur le grand ouest. Le nouveau dispositif s’inscrit dans le cadre national de « French Tech » et propose un accès premium et simplifié aux offres des organismes tels que Bpifrance, Coface, INPI, Ubifrance, AFIC. Pour le mettre en oeuvre sur le territoire, le pôle s’appuiera sur ses partenaires locaux, les technopoles et cantines numé-riques et sur un comité d’experts pluridisciplinaires régionaux. Les bénéfices : ◗ Un accès via un guichet unique à des services dans les domaines du financement, de l’innovation, du business développement, de l’internationalisation ; ◗ Un accès prioritaire, simplifié et accéléré avec un dossier unique, un interlocuteur dédié ; ◗ Un processus de sélection agile (10 semaines max.) ; ◗ Une visibilité renforcée en termes de communication à l’international ; Modalités, programme et dossier de candidature sur images-et-reseaux.com rubrique Nos services (Financer et développer) Lombric & Co fut lauréat du concours de l’inno-vation catégorie jeunes talents, du salon Jardins au Jardin des Tuileries en 2012. À NOTER Marine Le Moal et de Savannah Lemonier ont conçu un composteur design.
  • 3. ENTREPRISES Paré à innover I octobre 2014 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr 3 PAROLE(S) D’INNOVATEURS PAI : c’est quoi, un bar connecté ? Jean-François Istin : c’est un bel outil de consommation et de par-tage : sur une table design contenant des fûts écologiques de bière, de vin ou de soda, refroidis à la tempéra-ture de consommation, une tablette connectée permet au consomma-teur, équipé d’un bracelet à puce crédité d’une somme payée au barman, de choisir ce qu’il va boire, de se servir, d’obtenir des rensei-gnements sur la bière qu’il vient de tirer - via une interview du brasseur par exemple -, de donner son avis sur sa boisson et de le partager en direct avec un client de bar équipé à New York ou Sydney. Et même de lui offrir un verre dont le coût est immédiatement débité du bracelet. Le consommateur interagit et avec le produit qu’il consomme, et avec le monde. C’est simple, notre bar est un MOVAC : un Méga Objet de Vending Archi-Connecté… PAI : un tel produit n’existe pas ailleurs ? JFI : il y a des bars dans lesquels les clients se servent seuls, mais rien de comparable à notre produit qui présente une double innovation technologique et d’usage. Testé au CEILI, un pub quimpérois et dans des festivals, il a reçu un bel accueil. Consommateurs comme professionnels sont enthousiastes. Ils plébiscitent la convivialité engendrée, qui peut aussi inciter les gens qui désertaient les cafés à y revenir, notamment pour découvrir de nouvelles boissons. On peut ima-giner des tas d’applications inté-grées pour le consommateur (jeux, échanges de messages …) et les professionnels (sondages en ligne, opérations de communication…). On veut toutefois que ces appli-cations ne soient pas intrusives : notre machine est avant tout un support de consommation, et doit rester ludique et agréable. Les fûts recyclables et sans consigne sont d’un usage très simple pour tous les producteurs de liquides. PAI : vous avez remporté il y a peu le Startup Contest du West Web Festival**, avec un séjour dans la Silicon Valley à la clé. Qu’attendez-vous de ce voyage organisé par Bretagne Commerce International ? JFI : la victoire était importante pour nous, et a déjà généré des ren-contres intéressantes pour notre avenir. Le séjour aux USA nous offre de belles opportunités : nous pourrons y discuter avec des déve-loppeurs et leur donner envie de créer des applications spécifiques. Le marché est immense : les pubs, les restaurants, les centres de vacances, les salles de spectacles, les parcs de loisirs, les ferries… peuvent être équipés. NDMAC SYSTEMS invente le bar nouvelle génération Président de la start-up NDMAC Systems, Jean-François Istin lance avec trois associés fondateurs et deux salariés actionnaires* un concept innovant de bar connecté. Porté par les réactions des premiers utilisateurs, celui qui fut dirigeant de Brasserie de Bretagne (BRITT) est convaincu que le produit peut séduire consommateurs et professionnels du monde entier. PAI : vous avez noué plusieurs partenariats pour réaliser le prototype de votre machine… JFI : nous avons fait appel aux meilleurs : la table est fabriquée par le français HMY, leader mondial du meuble commercial, les fûts écolo-giques sont fournis par un consor-tium de PME hollandais / allemand, le système de refroidissement a été mis au point par une entreprise alle-mande leader européen, l’électro-nique est confiée à la société bres-toise Actris. Lors des études, nous avons bénéficié de l’aide de l’IUT de Lorient pour des mesures sur le froid. Nos deux premiers ingénieurs Kilian et Guillaume ont été embau-chés en juin 2013, la 2e version de notre prototype vient d’être instal-lée, et la série industrielle doit être lancée à la fin de l’année. Nous commençons à enregistrer les com-mandes et pensons sortir quelques centaines de machines en 2015. En sous-traitance ou dans notre propre usine ? Nous étudions les deux solutions. Mais nous savons d’ores et déjà qu’il nous faudra trouver des financements complémentaires pour accompagner le développe-ment rapide de notre société, pour continuer à innover et conserver notre leadership. Notre présence au SIAL 2014 sur le stand Bretagne est importante pour nous et témoigne aussi de notre attachement à la Bre-tagne et de notre ancrage régional. ndmac-systems.com *Christopher Spencer, Yves Jacob, Hervé Corbel, Kilian Delorme et Guillaume Bourel **La première édition du Web West Festival a réuni les 17 et 18 juillet plus de 500 personnes à Carhaix. Installé sur le site du festival des Vieilles Charrues, l’événement a réuni des acteurs de l’écosystème breton. Des sociétés de toute la France étaient en concours. NDMAC Systems a reçu l’Aide régionale aux projets innovants (ARPI). JF Istin a obtenu un Prêt d’honneur pour l’amorçage régional (PHAR). À NOTER Il y a de la technologie dans le bar ultra connecté de NDMAC Systems. © Emmanuel Pain
  • 4. 4 Paré à innover I octobre 2014 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr L’écologie transformée en modèle économique ren-table… Une ambition portée par le compte épargne CO2 qui entend développer les comportements citoyens. Vous faites du covoiturage ? Vous avez installé une chaudière à bois ? Vos efforts écologiques peuvent vous rapporter des euros si vous les faites reconnaitre par l’Organisation des Nations unies (ONU). La solution ? Le compte épargne CO2 ! « Fondée par Jean Luc Bara-dat, notre société est l’intermédiaire qui prépare le dossier à soumettre à l’ONU, explique Olivier Messager, associé en charge du développement. Dans le cadre du protocole de Kyoto, nous appliquons la méthodologie mise au point par l’ONU pour trans-former l’investissement écologique en euros. » Ainsi, un ménage qui économise 1 000 kg de CO2 grâce au covoiturage gagne 52,64 euros. Par rapport à l’utilisation d’une chaudière au fuel, une chaudière bois réduit de 5 000 kg de CO2 par an l’émission de dioxyde de carbone, soit un gain de 263,20 euros par an jusqu’en 2020, voire pendant plus longtemps si le protocole de Kyoto est renouvelé à la conférence de Paris en décembre 2015. « Nous recueillons les factures et autres preuves de l’investisse-ment effectué. Nous réalisons un rapport de vérification transmis à l’ONU qui, après accord, permet de verser les montants sur un compte épargne CO2. Au final, les ménages récupèrent du pouvoir d’achat ! » Une offre qui s’adresse bien sûr aux particuliers mais aussi aux entreprises. Cinquante sociétés font partie de la communauté carbone, certaines reversent les gains sur le compte épargne CO2 de leurs salariés. Déjà 6 emplois créés à Brest par 450 CO2, des collectivités bretonnes s’engagent, des PME, des groupes comme EuropCar, Arkéa, Sill, Tré-cobat, le Télégramme, Combiwest, Transalliance, IDTGV… Le modèle économique booste les acteurs dans les territoires. « Il faut changer le signal, conclut Olivier Messager. C’est en agissant aujourd’hui que nous préserverons notre planète. Notre solution permet de créer du lien social, de la valeur monétaire et de reconsidérer l’écologie comme une nécessité performante. » compteepargneco2.com ENTREPRISES RESPONSABILITÉ SOCIÉTALE DES ENTREPRISES Avant, pour proposer à ses clients une sole bretonne, un Chef de Hong Kong avait le choix entre une coû-teuse et hasardeuse course contre la montre à coups de camions fri-gorifiques et d’avions, ou un pro-duit congelé. Mais ça, c’était avant. Spécialiste des produits de la mer premium, la société Qwehli offre aujourd’hui à ses clients du monde entier les meilleurs poissons fran-çais en Pressure Pack® : achetés à la criée, filetés sur place, à la main, saint-pierre, merlu, dorade, saint-jacques ou bar sont ensuite enveloppés dans une seconde peau et traités par haute pression. « Bre-vetée, cette technologie élimine toutes les bactéries et conserve la saveur et la texture du poisson pendant 20 jours, explique Simon Deprez, directeur général de Qwehli. En cuisine, le produit est ensuite travaillé comme s’il était frais. Les chefs* qui ont testé ce nouveau conditionnement n’ont constaté aucune différence entre le frais et le poisson proposé. » Qwehli a ouvert cette année un atelier sur le port de Kéroman-Lorient « pour être au plus près du top des produits de la mer et profiter de la renommée de la Bretagne, dit Simon Deprez. Nous y avons été accueillis à bras ouverts : Lorient a compris nos enjeux, nous a aidés dans notre recherche de locaux, dans nos démarches admi-nistratives, nous a présenté ses contacts régionaux : nous avons ainsi pu nous installer en 6 mois. » Les retours sont excellents, et les demandes supérieures aux esti-mations ont permis l’embauche de 7 personnes. « Nous devrions être une dizaine à la fin de l’année, une vingtaine à moyen terme », prévoit le DG. Qwehli a investi un million d’euros dans la création de lignes d’emballage et haute pression. La société vise dans un premier temps le marché de l’export, surtout l’Asie qu’elle connait bien. Toujours dans le haut de gamme. qwehli.com *Qwelhi approvisionne plus de 400 chefs étoilés et gastronomiques français et étrangers. IMPLANTATION CompteepargneCO2.com Moins de CO2 = plus d’euros ! Avec Qwehli, le poisson frais devient durable Les meilleurs poissons français en Pressure Pack® L’équipe de 450 CO2
  • 5. Paré à innover I octobre 2014 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr 5 réseau Innover : un état d’esprit… et des méthodes ! Innover… « oui mais » comment faire ? « Oui mais », ces deux petits mots annoncent souvent des objections face aux idées nouvelles dans les séminaires de créativité. Et pour-tant, seul un moment de génération d’idées sans jugement, permet de créer des propositions de valeur ori-ginales. La créativité est l’énergie, qu’on met dans cet étrange moteur de croissance qu’est l’innovation. Et pour innover, il faut être sensible au changement et à la continuité et uti-liser des méthodes en les adaptant à l’ADN et au contexte de l’organi-sation qui innove. Soyons clairs : aucune méthode n’est une panacée et l’art d’innover tient davantage à la motivation et à l’ingéniosité des hommes qu’aux outils. Ceci étant, il est des outils dont on aurait tort de se priver : disposer d’un processus que les porteurs de projets se sont bien appropriés, cela rend à la fois puissant et efficient, tout en sécuri-sant la démarche d’innovation. « Oui mais » quelle méthode d’in-novation choisir ? Effectivement il y en a plusieurs et s’orienter dans une forêt d’anglicismes, n’est pas évident. La plupart de ces méthodes ont été conçues aux États-Unis au cours des cinquante dernières années : Creative Problem Solving (la recherche de solutions nouvelles par la créativité, dans les années 50), le Design Thinking (orienté sur la phase de conception, dans les années 80) et le Lean Start Up (une forme d’entrepreneuriat agile, dans les années 2000). Elles ont en com-mun d’être des méthodes (un pro-cessus structuré), qui est à la fois séquentiel (composé d’étapes) et itératif (si on est dans une impasse, on fait une nouvelle boucle essai-erreur) et de placer le client et son besoin au centre : il est le point de départ et d’arrivée de la réflexion. Si vous en avez assez des « oui mais » et que vous avez envie de vous lan-cer, ces pages, qui présentent des exemples concrets d’utilisation de ces méthodes par des entreprises bretonnes, sont pour vous ! Sylvie Courcelle Labrousse, Ino Faber Après 23 ans en entreprise, Sylvie Courcelle Labrousse a fondé, en 2011, Ino Faber, une société de conseil et de formation en créativité et en innovation, qui accompagne les entreprises et les collectivités locales qui veulent construire une stratégie d’innovation, concevoir des produits/ services innovants ou aider leurs collaborateurs à développer leur potentiel créatif et leur esprit d’initiative. Praticienne expérimentée du Creative Problem Solving, Sylvie est membre de CréaFrance, Créa-Université et responsable de programmes de formation à CréaConférence. inofaber.com / sylvie@inofaber.com ZOOM © Wild is the game
  • 6. 6 Paré à innover I octobre 2014 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr DESIGN THINKING Toutes les moules de bouchot - même certifiées AOP - ne se valent pas. Producteur en baie du Mont- Saint-Michel, Stéphane Hesry en fait la démonstration chaque jour sur les étals. Le mytiliculteur consacre 15 % de sa concession à l’élevage d’une moule produite selon un cahier des charges exigeant. Lequel garantit un taux de chair (30 %) et une taille supérieure à la moyenne. Baptisée du patronyme de son grand-père, le coquillage a pris le nom de moule Morisseau. Le temps passé à l’élevage, au tri et au cali-brage justifie son prix plus élevé : la qualité supplante le rendement. Au moment de lancer sa protégée sur le marché, Stéphane Hesry s’est adjoint les services de l’agence de design global Icilaba. Le pro-ducteur souhaitait créer un logo. In fine la collaboration a accouché d’une véritable identité de marque, portée par la réalisation d’un site web de caractère qui élève la moule Morisseau en reine des bouchots. Le slogan « qualité supérieure » décore les vestes et les tabliers des employés. « Au-delà du visuel, l’agence m’a aidé à définir la philo-sophie du produit, ses valeurs et un argumentaire commercial cohérent en jouant le rôle du consomma-teur- type : que veut-il ? », commente Stéphane Hesry. La communication revue en profondeur, la stratégie de différenciation a permis de cibler davantage la clientèle prescriptrice des poissonniers. À l’exception d’un grossiste parisien, la moule Moris-seau se vend en direct via un réseau de 70 artisans dans toute la France. Et les résultats sont là. Environ 300 tonnes de moules Moris-seau seront vendues cette année. Le chiffre double chaque saison. moule-morrisseau.fr Dans le cadre du programme d’ac-compagnement à l’innovation SIDE, Armor Plats cuisinés, PME d’une quarantaine de personnes à Kervi-gnac (près de Lorient) a fait le pari d’innover dans ses méthodes d’in-novation. Cette entreprise réputée pour la qualité de ses produits, spé-cialisée - comme son nom l’indique - dans les plats frais cuisinés, a déci-dé de tester l’apport des méthodes de créativité pour générer de nou-veaux concepts d’emballage. À l’occasion d’une journée animée par Sylvie Courcelle du cabinet Ino Faber, expert en techniques de créa-tivité, des représentants des équipes technique, commerciale et admi-nistrative ont participé à un atelier collaboratif pour faire émerger des idées. Si elle peut être déroutante au premier abord, la démarche est à la fois ludique et extrêmement cadrée. Elle permet d’aider à sortir des sentiers battus, d’utiliser son « cerveau créatif » pour répondre à la demande de l’entreprise et servir sa stratégie. La méthode créative de résolution de problème - Creativ Problem Solving - est en effet un processus structuré qui permet d’ouvrir le champ des solutions. Elle débute par une phase de clarification de la problématique à traiter, amène à générer des idées (phase d’idéation) par la divergence puis à converger pour rendre une idée réaliste pour la développer. Étape ultime visée par Marc Bur-ban, le dirigeant d’APC : transformer l’essai en mettant sur le marché un emballage différenciant qui reflète les caractéristiques de leurs produits. Armor Plats Cuisinés, entreprise engagée dans le programme SIDE, est accompagnée par Virginie Fray, conseiller innovation à la CCI du Morbihan. La moule Morisseau s’accroche à la qualité Armor Plats cuisinés : la PME fait le pari de la créativité La production double chaque année CREATIV PROBLEM SOLVING Le Design Thinking Le Design thinking est une méthodologie de conception. Il a pour spécificité de se focaliser sur les besoins et usages des clients, de questionner la pertinence de la problématique donnée et de prototyper les solutions pour les évaluer et les rendre tangibles. ILS ONT TESTÉ... Le Creative Problem Solving Basée sur une alternance entre ouverture et focalisation, le CPS permet de parcourir toutes les étapes d’un processus d’innovation : de l’identification du challenge au plan d’actions qui permet de mettre en oeuvre ces idées nouvelles, avec succès. La méthode a été conçue par Osborn et Parnes aux États-Unis à partir des années 50, elle est en open source et évolue constamment. ILS ONT TESTÉ...
  • 7. RÉSEAU | CRÉATIVITÉ & INNOVATION 7 STRATÉGIE OCÉAN BLEU Aux portes de Rennes, le domaine de la Freslonnière est une destination hôtelière de standing, réputée pour son parcours de golf 18 trous en pleine forêt, ses chambres d’hôtes et ses gîtes de charme. Mais il n’est pas le seul en Bretagne. D’autres établissements offrent des services comparables à une clientèle similaire. « Il faut nous différencier pour exister et conso-lider notre rentabilité commer-ciale », résume Véronique Spill-mann, codirigeante de la société. La trajectoire sera donc corrigée. Le golf, l’hébergement et les sémi-naires d’entreprises resteront. Mais l’adresse complétera son offre par des séjours résidentiels bien-être et santé, orientés vers les activités de relaxation, la naturopathie, la diététique et même le jeûne à visée thérapeutique. Des cabanes sur l’eau pourraient émerger pour enrichir ce positionnement inédit d’une offre d’hébergement insolite. Le domaine de la Freslonnière a for-malisé sa nouvelle stratégie touris-tique après avoir sollicité le service Arist Bretagne de la CCI Bretagne. Via l’action collective IDDIL, l’établis-sement a découvert la philosophie marketing Océan Bleu. « Quels sont nos atouts, nos valeurs ? Quelle nouvelle clientèle veut-on séduire ? Comment satisfaire ses attentes ? », se souvient Véronique Spillmann. L’accompagnement méthodologique s’est traduit par des rencontres suivies avec des professionnels du tourisme et des représentants des collectivités voisines. « Nous avons étudié ensemble la question pour balayer toutes les solutions pos-sibles, sans rien oublier. Le projet devient crédible à l’heure des choix ». Les études de faisabilité - adminis-trative, financière… - suivront pro-chainement. golfdelafreslonniere.com « Y aller par petites touches, puis y revenir souvent, sans jamais oublier ses clients ». Voilà résumée la stratégie adoptée par Mikaël Morvan pour monter sa start-up, ZetaPush. Tout en souplesse. Familier des process Orange, l’ingénieur informaticien se lance avec un associé dans une nouvelle aventure, balisée par la démarche Lean Start-up. Leur trouvaille ? Un « moteur » informatique qui aide les développeurs à connecter leurs applications à différents ter-minaux. Leur méthode ? Faire vite. En phase d’incubation, Mikaël Mor-van n’a pas attendu de finaliser sa solution pour prospecter. « J’ai éla-boré un prototype rapidement. J’ai fait la démonstration devant mes clients en situation réelle. Leurs retours ont servi à enrichir l’outil ». Grâce à ses bêta-testeurs associés aux premières heures du projet, Mikaël Morvan sait qu’il existe une demande, un usage, un besoin… La réponse s’y conforme. « Avec le Lean, ce sont les clients qui pré-cisent les services qu’ils sont prêts à acheter. On ne développe plus tout seul une application dans son coin pendant six mois… ». Gain de temps et économie de moyens vont de pair. Cet automne, ZetaPush intègre la seconde promotion de l’incubateur de start-up de la Cantine numé-rique rennaise, le Booster. Pour y voir clair dans les questions pra-tiques de la gestion d’entreprise. Côté techno, c’est tout vu : le Lean restera la norme. « On intégrera les fonctionnalités au fil de l’eau avec la validation des clients. Il ne faut pas avoir peur de se tromper pour pivo-ter à temps et changer de cible ». La société ZetaPush sera officielle-ment créée avant la fin de l’année. LEAN START UP Le domaine de la Freslonnière à l’approche Ty Gwer cultive le sens des responsabilités CONTACT : Mickaël Morvan mikaelmorvan@gmail.com Le domaine de la Freslonnière a pris le train de l’innovation. La méthode Océan Bleu Océan Bleu est une méthode de positionnement marketing par la différenciation. À partir de la situation actuelle d’un marché (dite « océan rouge »), la méthode « Océan Bleu » a pour objectif d’éloigner au maximum la concurrence en la « tenant à distance » grâce à des critères de différenciation sur lesquels l’entreprise est pionnière. ILS ONT TESTÉ... Le Lean Start-up Cette méthode d’entrepreneuriat agile a 10 ans. Elle offre un kit d’outils pour transformer une bonne idée en business rentable via un processus où on expérimente immédiatement (en confrontant l’idée à ses clients potentiels) pour échouer rapidement, en tirer les leçons, se réorienter et continuer à apprendre. ILS ONT TESTÉ...
  • 8. 8 Paré à innover I octobre 2014 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr RÉSEAU | CRÉATIVITÉ & INNOVATION Se parler, c’est bien. Se comprendre, c’est mieux. Maître du jeu, Wild is the Game en fait son affaire. Créée il y a quatre ans, la jeune société niçoise conçoit et anime des ateliers de travail collaboratif en entreprise. La recette est connue : une discus-sion ouverte permet d’exploiter au mieux le potentiel d’un groupe et de produire des décisions partagées, mieux suivies d’effet. Pour créer cette vision commune, Wild is the Game recourt largement à la « facilitation graphique ». Car on ne croit que ce que l’on voit. En atelier, cette méthode prend des formes très variées : graphic recor-ding, mind mapping, graphicall… Pas besoin d’outils technologiques sophistiqués. Les post-it, le paper board et des feutres de couleur suffisent. Le savoir-faire est dans l’animation, l’écoute, la synthèse et l’adaptation des visuels à l’objectif recherché. « Visualiser une discus-sion permet de s’approprier rapi-dement les éléments clés du débat, de stimuler l’intérêt, de développer la créativité, de conserver une trace physique…, apprécient Nicolas Gros et Julien Goby, codirigeants de l’en-treprise. La facilitation graphique accompagne les participants dans leurs interactions et leur compré-hension du sujet. C’est une grosse économie de temps et d’énergie ». Tous les dossiers s’y prêtent : le lan-cement d’un produit, une réorgani-sation interne, une nouvelle straté-gie de développement… Wild is the Game travaille avec des groupes du Cac 40 et de nombreuses PME fran-çaises. « La facilitation graphique peut soutenir et amplifier un atelier de travail. Elle déploie toute sa puis-sance lorsque l’agenda est conçu avec le facilitateur graphique ». Bien loin du team building, la facilitation graphique sert d’abord la prise de décision concrète. wildisthegame.com Wild is the Game à la vue de tous CONSEIL Un logo ? Un site web ? Du mobilier ? Icilaba sait faire. Elle accompagne aussi ceux qui font. Créée il y a trois ans, l’entreprise rennaise se présente comme une « agence de design global ». Elle assiste les PME dans la conception de leurs produits et de leurs ser-vices, en intégrant leur stratégie d’entreprise. Et ceci dans tous les secteurs d’activités. Son savoir-faire ? Placer les utilisateurs au centre de la démarche. Au croisement des méthodes agiles, du Lean Startup et de l’ex-périence utilisateur (UX design), l’agence a fait du « design thin-king » son credo d’action. « On identifie d’abord la problématique des utilisateurs. On les rencontre : que veulent-ils ? On décrypte leur parcours client mais aussi leurs émotions. Des solutions émer-gent ? On les teste auprès d’eux avant d’entamer la phase opéra-tionnelle », résume Frédéric Han-nouche, cofondateur de la société. Des clients la contactent pour revoir leur identité graphique ? De fil en aiguille, la collaboration avec Icilaba débouchera aussi vers une segmentation plus juste de leur clientèle ou une refonte complète de leur logiciel maison. Car là était vraiment le besoin des clients finaux. Avec le « design thinking », l’agence enseigne à penser global, sans idée préconçue du marché. Bien au-delà du conseil, l’agence prend en charge la réalisation des produits ou services imaginés avec ses clients. « On reste dans l’opérationnel : la solution trouvée doit être efficace ». Mais la recette mise aussi sur le plaisir de l’expé-rience. « On doit rendre l’expérience agréable pour créer un souvenir mémorable ». icilaba-creation.com Icilaba pense global FACILITATION GRAPHIQUE Les associés de l’agence Icilaba : A. Baubau, B. Lemarié et F. Hannouche Flashez ce code avec votre smartphone et accédez à plus de contenus sur Wild is the Game.
  • 9. EN BREF Paré à innover I octobre 2014 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr 9 ÉVÉNEMENT INNOVATION Mardi 2 décembre à Pacé, 35 (salle Le Ponant) Pour clôturer « l’année de l’innova-tion » dans les CCI, le réseau CCI Innovation Bretagne, en partena-riat avec Bretagne Développement Innovation & le Réseau breton de l’innovation, organise la 1re édition de l’Open de l’Innovation. Cet événement « facilitateur d’inno-vation » pour les PME bretonnes, s’adresse à tous les entrepreneurs désireux de concrétiser leurs pro-jets. Une occasion unique de rencon-trer, sur un même lieu à un même moment, lors de rendez-vous indi-viduels, l’ensemble des expertises nécessaires pour réussir son inno-vation : veille, stratégie, financement, créativité, réglementation, commer-cialisation, réseaux... Conférence, table-ronde, rendez-vous avec des experts de l’inno-vation, espace d’échange pour les entreprises… Cette journée d’infor-mation et de networking est conçue pour donner toutes les chances de réussir son projet d’innovation. INSCRIPTION : opendelinnovation.com Comme à chaque édition du SIAL (salon international de l’alimen-tation), Bretagne Développement Innovation publie les « Cartes de la Bretagne agroalimentaire », une photographie actualisée de la filière bretonne dans ses dif-férents secteurs. Ces cartogra-phies sont disponibles en version papier (français/anglais) ou en ligne dans une version interactive sur invest-in-bretagne.fr (rubrique Agroalimentaire). Accompagner les PME dans leurs projets et les aider à saisir des opportuni-tés, tel est le rôle des conseillers du Réseau bre-ton de l’inno-vation. Pour tester de nouveaux produits, améliorer ses procédés de fabrication, se diversifier, trouver le soutien technique ou financier adapté, les conseillers du RBI sont des interlocuteurs tout indiqués. Pour valoriser leur travail de ter-rain auprès des entreprises et mieux les faire connaître, Bre-tagne Développement Innovation, en charge de l’animation de ce réseau, publie chaque année le carnet de l’innovateur. Un docu-ment qui donne la parole à des chefs d’entreprises qui ont testé et approuvé l’expertise du réseau. L’édition 2014 vous est offerte avec votre magazine Paré à innover. Open de l’Innovation Carto agro Carnet de l’innovateur : nouvelle collection de succès À LIRE - À VOIR AGENDA & CO Portes ouvertes au Pôle Cristal 10 OCT. 2014 À DINAN Le centre technique ouvre ses portes aux entreprises le 10 octobre, de 16 à 18h, et organise une visite de ses laboratoires et équipements techniques. Contact : Marylène Landais - 02 96 87 20 00 Sea Tech week DU 13 AU 16 OCTOBRE À BREST (LE QUARTZ) 9e semaine internationale des sciences de la mer à Brest. Au programme : stands, workshops, conférences Marine Energy Brest, convention d’affaires… Les 15 et 16 octobre, sur l’espace d’exposition du projet européen Channel MOR, les entreprises pourront s’informer sur l’état des lieux de la filière des énergies marines renouvelables au niveau européen et sur les appels d’offres en cours et à venir. seatechweek.com Opportunités digitales 15 ET 16 OCTOBRE À RENNES (LES CHAMPS LIBRES) Cette convention d’affaires* offrira l’opportunité aux acteurs de l’économie numérique de s’ouvrir des perspectives sur les marchés de la santé, l’agroalimentaire et les industries culturelles et créatives. * Organisée par Québec International et Rennes Métropole, en partenariat avec Bretagne Développement Innovation. opportunites-digitales.com SIAL 2014 DU 19 AU 23 OCTOBRE 2014 À PARIS (PARC EXPO PARIS NORD) Plus de 100 entreprises bretonnes seront au SIAL 2014. Réunies sous la bannière de la Bretagne ou exposantes directes, toutes illustreront la capacité de la filière agroalimentaire à innover. On retrouvera le stand « Bretagne - Tendances & Innovations »*, un espace-vitrine de 54 produits innovants (Hall 5a M 056). Le dispositif régional permettra aussi à 27 entreprises de promouvoir leurs nouveaux produits sur des pavillons sectoriels estampillés « Bretagne ». * Un espace animé par la Conférence des chambres économiques de Bretagne, Bretagne Développement Innovation, Valorial, accompagnés de Produit en Bretagne, du Centre Culinaire Contemporain, de Bretagne Commerce International et de l’Association bretonne des entreprises agroalimentaires, avec le soutien du Conseil régional de Bretagne. Euronaval 27 AU 31 OCTOBRE À PARIS (BOURGET) La Bretagne sera présente au 24e rendez-vous d’Euronaval, leader mondial des salons spécialisés dans la défense navale, la sécurité et la sûreté maritime. Le pavillon régional* accueillera une douzaine d’entreprises (chantiers de réparation navale, sociétés d’ingénierie, entreprises d’électronique spécialisées ou infrastructures portuaires). Elles présenteront aux donneurs d’ordres du monde entier les moyens industriels et le maillage de compétences pointues que l’industrie navale bretonne peut mettre à leur disposition. * Espace animé par Bretagne Pôle Naval, le Pôle Mer Bretagne Atlantique, avec le soutien de Bretagne Développement Innovation.
  • 10. 10 Paré à innover I octobre 2014 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr AZ Métal : la robotisation comme moyen de développement Savez-vous que vous pouvez aug-menter vos ventes et financer votre développement sans toucher à votre trésorerie ? Via la plate-forme d’échange interentreprises Breizh Barter, vous valorisez vos actifs non ou sous-utilisés : « nous pro-posons à nos adhérents de sortir des placards ce qui a de la valeur, mais qui n’est pas exploité, explique Sylvie Dagnet, chargée de réseau d’affaires en charge du projet expé-rimental. Capacités de production ou de stockage sous-employées, stocks dépréciés, savoir-faire sont troqués avec d’autres entreprises. » Ce système qui a fait ses preuves dans plusieurs pays européens per-met de se débarrasser d’actifs qui ne servent pas, et de ne pas être blo-qué dans son développement dans une conjoncture parfois difficile. Souple, il n’impose pas d’échanger A contre B et B contre A. Vendre à un membre de la plate-forme ouvre un crédit qui est utilisé ultérieurement pour acheter à un autre membre. Ce système innovant d’échanges non-monétaires ne convient tou-tefois pas à toutes les entreprises : « elles doivent être dans une phase de recherche de développement complémentaire, leurs dirigeants ouverts à l’innovation et déjà investis dans le travail en réseau, dans une logique collaborative, » estime Syl-vie Dagnet. Porté par l’association Breizh Clusters*, soutenu par la Région Bretagne, Breizh Barter est un outil multi-usages : outre un gain de croissance, il permet aux adhé-rents d’accéder à des clients poten-tiels, de nouer des partenariats, de travailler en inter-réseaux avec des entrepreneurs d’horizons différents, de renforcer leur ancrage territorial. L’objectif affiché est de compter une cinquantaine d’adhérents après 18 mois d’existence. breizhbarter.eu *Breizh Clusters rassemble les groupements et réseaux d’entreprises implantés sur le territoire de Bretagne, dans tous les secteurs d’activités. Son objectif est de développer l’échange et les actions collectives inter-réseaux. Breizh Barter : l’échange comme levier de croissance Grâce au programme RobotStartPME, l’entreprise AZ Métal a pu investir dans un robot qui doit lui permettre d’augmenter sa capacité de production. Basée à Dinan (Côtes-d’Armor), l’entreprise AZ Métal est spécialisée dans la conception et la fabrication d’ensembles mécano-soudés (acier, inox, aluminium) qu’elle produit pour des donneurs d’ordres de différents secteurs (agroalimentaire, carrosse-rie industrielle, entreprises d’équi-pements sportifs…). Grâce au pro-gramme RoboStartPME, la société a pu investir dans un robot qui a été installé en avril dernier. « Nous avons eu écho de ce programme via notre fournisseur, explique Isabelle Richard, la directrice de l’entreprise. Il nous a recommandé de nous rapprocher du Centre tech-nique des industries mécaniques (Cetim). Nous avons alors rencontré un interlocuteur de cet organisme qui a monté un dossier et exposé notre projet d’investissement. Un projet qui a donc été éligible au pro-gramme RobotStart. » Pour la société, la robotisation s’est imposée, d’abord, comme un moyen d’augmentation de la capacité de production. « L’objectif était de conquérir des volumes qui nous échappaient, poursuit Isa-belle Richard. Il y avait également une question d’esthétique, le robot devant nous permettre d’avoir des produits avec des finitions beau-coup plus fines. C’était également une question de modernisation et aussi un moyen de faire monter en compétences nos équipes. » Si, cinq mois après l’installation du robot, il est encore trop tôt pour dres-ser un bilan, la tendance semble déjà positive. « Nous avons récupéré un marché sur la production de nacelles pour chariots élévateurs, confie la dirigeante. Or, sans le robot, jamais nous n’aurions pu répondre à la demande de chiffrage. » AZ Métal, soutenue par la Région Bretagne, compte actuellement 19 salariés et pourrait être amenée à embaucher dans quelques mois. az-metal.com MÉCANIQUE DE PRÉCISION ET ROBOTISATION CLUSTER De gauche à droite : Isabelle ARHANT, Mutualité Française ; Chantal DESCHAMPS, Brit Innov ; Thierry VARLET, Breizpack ; Sylvie DAGNET, Breizh Barter RobotStartPME, un programme national qui a séduit AZ Métal et 18 autres entreprises en Bretagne.
  • 11. À LA CROISÉE DES FILIÈRES Paré à innover I octobre 2014 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr 11 Turbiwatt repousse les limites de l’hydroélectricité Loccapi : l’autre ami du petit-déjeuner Grâce à ses micro-turbines pour les très basses chutes d’eau et un savoir-faire unique, l’entreprise lorientaise propose des solutions innovantes et rentables sur le marché de la petite hydroélectricité. Si l’hydroélectricité est une énergie mature depuis plus d’un siècle, le savoir-faire développé en la matière par l’entreprise Turbiwatt, basée à Lorient, est particulièrement inno-vant. Née il y a quatre ans, la socié-té a inventé et mis au point, après plus de deux années de recherches et développement, des micro-tur-bines hydroélectriques pour les basses chutes (1,2 à 8 m). « Même au niveau mondial, nous n’avons identifié personne capable d’offrir de telles solutions, explique Didier Greggory, le chef d’entreprise. Car beaucoup de professionnels s’ac-cordent à dire qu’en dessous de 8 m de chute, la performance des turbines n’est pas suffisante pour générer de la rentabilité. » Un défi que Turbiwatt est parvenu à relever grâce à des générateurs ultra-compacts pouvant se loger à l’intérieur de la turbine. « De fait, on a aujourd’hui des turbines qui peuvent brasser de toutes petites quantités d’eau sur de très basses chutes avec des rendements com-parables aux hautes chutes. » Lauréate des trophées de l’Innova-tion 2014, organisés par la CCI du Morbihan, et du Trophée Crisalide 2013, piloté par Créativ, la société, qui a pu compter sur l’appui de la Région Bretagne sur le volet res-sources humaines, a également bénéficié de prêts Innovations par la Banque publique d’investisse-ment (BPI). Elle commercialise trois gammes de turbines et réalise, aujourd’hui, plus des deux tiers de son chiffre d’affaires à l’export. Le potentiel marché qui s’offre à elle est considérable. « Parmi les trois types de marchés que nous ciblons, il y a d’abord celui des moulins, canaux et écluses, poursuit Didier Greggory. Il y a également celui des industries qui utilisent de l’eau dans leur process et celui, enfin, des pays en développement. » Le chiffre d’affaires de l’entreprise, qui était de 300 000 € sur l’exer-cice précédent, pourrait atteindre 800 000 € cette année. D’où la nécessité de passer prochainement la production du stade artisanal au stade industriel. www.turbiwatt.com À l’origine, spécialisée dans la maintenance de machines chez les professionnels, Loccapi a mis au point une toute nouvelle machine à chocolat chaud pour la restauration collective. Chez Loccapi, l’innovation coule à flot. « Nous sommes à même de révo-lutionner l’offre chocolat chaud en machine », annonce Aurélien Fran-çois gérant de Loccapi, une entre-prise soutenue par le Conseil régio-nal de Bretagne. Quand d’autres utilisent du chocolat en poudre, Loccapi utilise un produit liquide et concentré combiné à une machine performante (brevetée). Qualité gustative, fiabilité de conservation, facilité d’utilisation… « Nous avons mis au point un produit proche du fait maison, d’une qualité supérieure à la poudre, explique Aurélien Fran-çois. La machine de distribution, conçue et fabriquée à Morieux, est adaptée à la restauration. Le cho-colat concentré est dans une poche hermétique, aucun contact entre le produit et les mains, pas de net-toyage du bac grâce au « bib » (bag in box) et un service après-vente réactif nous permettent de propo-ser une offre complète et unique en restauration commerciale. » Robuste, fiable et design, la machine a pu être testée et validée par ses clients historiques et est déjà uti-lisée dans les unités de la Marine Nationale (site de l’Île Longue entre autres), de l’Armée de terre et aussi sur la nouvelle compagnie My Ferry Link à Calais. « Ce projet est la com-binaison de notre expérience de 30 ans de petits-déjeuners et de notre capacité à innover. Notre objectif est de nous implanter dans les grandes chaînes de restauration », poursuit Aurélien François qui évoque le dépôt d’un brevet mondial pour la marque Liebig sur une machine tes-tée chez Mc Donald France. Passionné, Aurélien François em-barque son équipe de 7 salariés dans une belle aventure gourmande. ÉNERGIE La technologie Turbiwatt promet fiabilité, autonomie et rendement AGROALIMENTAIRE Un chocolat chaud comme à la maison... mais au bureau !
  • 12. L'INVITÉ DE MARQUE « Le modèle coopératif établit un lien entre l’exploitation agricole et le client final. Il permet d’être au plus près des besoins du marché, et garantit des débouchés aux adhé-rents. » Pour Dominique Ciccone, directeur général de la première coopérative agricole bretonne, le statut a fait ses preuves : « la soli-darité entre filières lisse les diffi-cultés momentanées ; l’an dernier, en pleine crise porcine et avicole, nous avons ainsi pu redistribuer 2,5 millions d’euros à nos adhé-rents*, grâce à la bonne santé des filières de la nutrition animale, des céréales, des agrofournitures ou du lait. » Un modèle qui marche, sous réserve d’avoir une politique stra-tégique : « nous avons fait le choix de la polyvalence, et nous avons eu raison. De même, nous investissons et innovons continuellement dans toutes nos activités - modernisation des réseaux, des outils et des sites industriels, formation des agricul-teurs et des salariés, conclusion de partenariats et d’actionnariats pour créer des entreprises de taille critique …-. » Le développement de fermes de référence participe de cette même stratégie innovante : dans ces 80 exploitations pilotes, on mène grandeur nature des essais de cultures, de traitements, de consommation alimentaire animale. Bref, on innove. « Ingénieurs agro-nomes, vétérinaires, techniciens travaillent avec les exploitants sur ces tests qui, s’ils sont concluants, sont proposés aux autres adhé-rents, dit Dominique Ciccone. Nous les conseillons, les accompagnons dans la mise en oeuvre de ces nou-velles techniques. Notre objectif est de développer une agriculture moderne qui préserve l’environ-nement tout en permettant aux exploitations d’être rentables. » AEI, sigle d’avenir ? Dominique Ciccone veut croire que l’Agriculture écologiquement inten-sive (AEI) permettra de concilier plusieurs objectifs : garantir la pro-ductivité et la rentabilité des exploi-tations agricoles bretonnes, offrir aux consommateurs des produits de qualité, préserver l’environnement. « Afin de leur donner une cohérence et une visibilité, les actions menées par Triskalia et ses adhérents en faveur de l’AEI et du développement durable sont consignées sous le label Planète positive, explique le DG : itinéraires de culture et d’éle-vage (amélioration des aliments pour limiter les rejets, actions sanitaires préventives, sélection de variétés plus rustiques, production de fourrages sur l’exploitation…), bilans carbone, optimisation des flux de transport entre usines, covoitu-rage entre salariés, consommation de papier, formations… Des actions, petites et grandes, qui profitent à tous et à notre territoire, auquel nous sommes très attachés. » L’ad-hésion de Triskalia à la marque Bre-tagne coule donc de source : « tout ce qui valorise notre région et lui donne une image positive auprès du consommateur est bon pour nous. Ce label, il faut le mettre en avant : la Bretagne, ça parle ! » * Sous forme d’intérêts aux parts et de remises. Poids lourd et moteur de l’économie bretonne, Triskalia est né en 2010 de la fusion de trois grandes coopératives régionales. Le groupe a su atténuer les effets de la crise en cultivant la solidarité, la polyvalence, et en s’adaptant constamment à l’évolution des marchés. Directeur de la Publication : Frédéric Rode I Rédaction : Chrystèle Guy, Olivier Brovelli, Béatrice Ercksen, Dominique Quintin, Matthieu Huet I Crédits photos : Emmanuel Pain I Création et réalisation : hippocampe.com - 800030 I Bretagne Développement Innovation, 1 bis, route de Fougères - 35510 Cesson Sévigné I 02 99 84 53 00 I redaction@bdi.fr I Tirage : 7 000 exemplaires Dominique Ciccone, Triskalia Tout savoir sur la marque BRETAGNE : marque-bretagne.fr Avec le soutien de Ce projet est cofinancé par l’Union européenne. L’Europe s’engage en Bretagne avec le Fonds européen de développement régional L’activité de Triskalia repose sur l’agriculture, l’agroalimentaire et la distribution. La coopérative accompagne les agriculteurs de la production à la valorisation de leurs produits, via ses clients industriels ou ses propres filières. Triskalia s’associe à d’autres coopératives ou partenaires privés pour développer des filiales de poids comme Laïta, Gelagri, Ronsard… Elle gère un réseau de magasins (Point Vert, Gamm Vert, Comptoir du Village, Magasin Vert) ouverts aux professionnels comme aux particuliers. À RETENIR Triskalia en chiffres ◗ 4 800 salariés ◗ 18 000 adhérents ◗ 300 sites ◗ CA 2013 : 2,2 milliards d’€ CONTACT : www.triskalia.fr