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  1. 1. www.seine-et-marne.fr Conseil général de Seine-et-Marne Hôtel du Département 77010 Melun Cedex www.seine-et-marne.fr
  2. 2. SEINE&MARNE EN PROJETS CHOISIR NOTRE AVENIR POUR COMPTER PLUS édito / NOTRE VISION SEINE-ET-MARNAISE Nous avons le plaisir de partager avec vous le résultat de la grande démarche participative, lancée en octobre dernier, baptisée «Seine- et-Marne en projets». Pour la première fois dans l’histoire, tous les acteurs seine-et-marnais, quels que soient leurs horizons et profils, se sont mis autour d’une table pour constater, réfléchir, débattre et proposer. Ensemble, ils ont décidé d’arrêter de subir leur développement. Ensemble, ils ont pris les choses en main pour aboutir à ce projet partagé. Cette démarche n’était ni un luxe, ni une lubie isolée. Dans les débats actuels autour du Grand Paris ou de Paris Métropole, elle était absolument indispensable pour faire enfin entendre la voix de la Seine-et-Marne, jusqu’ici un peu oubliée. Indispensable aussi, pour faire avancer, plus vite, plus fort et plus efficacement, les projets que nous avons définis ensemble. Unis, nous sommes plus forts. Unis, nous pouvons redevenir acteur de notre développement. Un développement que nous voulons durable et ambitieux. Les cinq chantiers que vous allez découvrir sont les projets de tous. Leur réussite sera aussi l’affaire de tous. Merci encore de vos participations. Restons mobilisés, vigilants et continuons à jouer collectif. Il en va du bien-être des habitants, de l’image et de la qualité de cette Seine-et-Marne moderne et attachante que nous aimons tant ! Vincent ÉBLÉ Président du Conseil général de Seine-et-Marne SOMMAIRE 2 3
  3. 3. SEINE&MARNE EN PROJETS CHOISIR NOTRE AVENIR POUR COMPTER PLUS TOUTE LA SEINE-ET-MARNE EST MOBILISÉE POUR SON AVENIR Constatons que la Seine-et-Marne a trop longtemps subi son développement Au cours des quarante dernières années, la Seine-et- Marne s’est profondément transformée sous l’effet d’une urbanisation et d’un développement accélérés. Cet essor extrêmement rapide, unique en France, a entraîné des besoins en matière d’infrastructures, d’équipements, et de services sans cesse grandissant et a imposé également une forte pression sur les espaces naturels et les paysages. Ce développement accéléré a été largement subi par la Seine-et-Marne. Trop souvent dans le passé, les décisions qui concernaient l’avenir du département se sont prises ailleurs qu’en Seine-et-Marne ou sans consulter les Seine-et-Marnais. Le département a trop longtemps été considéré par les décideurs nationaux et régionaux comme le territoire de «délestage» de la région Île-de-France pour accueillir des logements ou un certain nombre d’activités et d’infrastructures sources de nuisances. Exigeons que la Seine-et-Marne soit considérée à sa juste place Aujourd’hui encore, les réflexions sur l’avenir de l’Île-de- France dans le cadre du Grand Paris tournent trop largement le dos à la Seine-et-Marne. Pourtant, avec ses 1,3 millions d’habitants, ses 72 000 entreprises et ses 420 000 emplois, ses opportunités foncières, la qualité de son cadre de vie ou la jeunesse de sa population, la Seine-et-Marne contribue activement au dynamisme de l’Île-de-France. Avec sa plateforme aéroportuaire, ses infrastructures routières, ses entrepôts de logistique, son agriculture vivrière, ses matériaux d’extractions ou ses ressources en eau, notre département joue un rôle essentiel à l’ensemble de la métropole. Avec ses opportunités foncières, la qualité de son cadre de vie ou la jeunesse de sa population, la Seine-et-Marne est un formidable territoire de projets indispensable pour l’avenir de l’Île-de-France. Fort de ses atouts, notre département peut occuper pleinement sa place au sein de notre région pour contribuer à son dynamisme. Forte de ses atouts, la Seine-et-Marne est donc un territoire indispensable au fonctionnement actuel et aux projets d’avenir de l’Île-de-France… mais pas à n’importe quelle condition ! La dynamique métropolitaine doit davantage bénéficier aux Seine-et-Marnais, qui sont à la fois très attachés à leur cadre de vie et revendiquent dans le même temps plus d’activité économique et d’emploi, une meilleure desserte en transports ou des services publics de proximité. Revendiquons un nouveau mode de développement pour la Seine-et-Marne La poursuite du modèle de développement qui fut à l’œuvre ces cinquante dernières années n’est ni soutenable, ni souhaitable. À brève échéance, il porterait une atteinte irréparable à la biodiversité, priverait les générations futures de ressources naturelles indispensables et abîmerait irrémédiablement le visage de notre département. Nous refusons une Seine-et-Marne à plusieurs vitesses ; l’une qui concentrerait les richesses tandis que l’autre ne servirait que de poumon vert pour quelques Parisiens stressés ; une qui bénéficierait de tous les services de la vie moderne tandis qu’une autre devrait regarder les trains passer sans jamais les voir s’arrêter. Nous posons désormais nos conditions pour la poursuite de notre développement : un meilleur équilibre entre habitat et emploi, le développement d’équipements publics adaptés à la dimension prise aujourd’hui par notre département. Nous avons l’ambition d’offrir à chacun les capacités de s’épanouir et d’évoluer tout au long de sa vie en Seine-et-Marne, qu’il s’agisse des jeunes dont nous devons ouvrir davantage les possibles, des familles qui doivent disposer de tous les services de la vie moderne et des aînés dont il faut assurer tout à la fois l’autonomie et l’accompagnement. Agissons ensemble pour que la Seine-et- Marne prenne son destin en main Forte de ses atouts, la Seine-et-Marne peut aujourd’hui inventer un modèle de développement davantage générateur de richesse et de bien-être pour ses habitants, plus respectueux de sa spécificité et de son cadre de vie. C’est pourquoi, sous l’impulsion du Conseil Général de Seine-et-Marne, nous, habitants et forces vives (acteurs politiques, économiques, sociaux, associatifs, etc.) du département, nous sommes engagés dans l’élaboration de notre projet de territoire départemental, avec l’ambition d’inventer un modèle d’aménagement qui nous soit singulier. Pour que la Seine-et-Marne défende mieux ses intérêts, nous avons défini ensemble nos priorités pour l’avenir de la Seine-et-Marne. Nous sommes convaincus que si chacune et chacun se mobilise autour d’elles, nous pèserons davantage pour leur mise en œuvre. Telle est la vocation du présent projet de territoire départemental. Telle est notre ambition collective pour une Seine-et-Marne pleinement ancrée dans les enjeux du 21ème siècle. Comment résumer en quelques lignes la Seine-et-Marne que nous voulons pour demain ? Tel est le sens du manifeste pour la Seine- et-Marne du 21ème siècle, approuvé par les représentants de notre département dans sa diversité géographique, associative, économique et politique. NOUS, SEINE-ET-MARNAIS Manifeste pour la Seine-et-Marne du 21ème siècle 4 5
  4. 4. SEINE&MARNE EN PROJETS CHOISIR NOTRE AVENIR POUR COMPTER PLUS Pour que le projet de la Seine-et-Marne soit celui de tous, la concertation se devait d’être exemplaire. Habitants, acteurs socio-économiques et élus locaux, tous travaillé autour de 3 thèmes : le développement économique, la cohésion sociale et l’environnement. Un dispositif rassembleur et innovant Le projet de territoire départemental «Seine-et-Marne en projets» s’est enrichi des travaux de différentes instances de concertation : —8réunionsparticipativesouvertesàtousleshabitants.Les rencontres ont eu lieu à Torcy, Montereau, Meaux, Nemours, Mouroux, Moissy-Cramayel, Mitry-Mory et Longueville, du 15 octobre au 8 décembre 2009, et ont suscité des débats d’une très grande qualité. — Un site internet dédié pour informer les habitants, recueillir leurs contributions, propositions et témoignages (consultables sur www.seine-et-marne-en-projets.fr). La Commission spéciale a regroupé 18 élus du Conseil géné- ral, dont 8 de l’opposition. CHIFFRES CLÉ/ LES 3 MOIS DE DÉBATS ● 8 rencontres, + de 1 000 Seine-et-Marnais participants aux 8 réunions publiques ● 319 propositions concrètes rédigées par les habitants ● 5 000 visiteurs sur le site participatif www.seine-et-marne-en-projets.fr ● 217 contributions déposées par les internautes — La Commission consultative des territoires : composée de 39 présidents d’intercommunalités et de 60 maires, toutes couleurs politiques confondues (30 communes de moins de 10 000 habitants, 30 de plus de 10 000 habitants), elle fut présidée par Patrick Septiers, Maire de Moret-sur-Loing et Président de la communauté de communes de Moret Seine et Loing. — La Commission des forces vives : elle a regroupé 99 par- ticipants représentant le monde associatif, professionnel, universitaire, syndical, etc. de toute la Seine-et-Marne. Les projets, après la concertation Plus de 4 000 Seine-et-Marnais, tous profils et appartenan- ces politiques confondus, ont ainsi participé, souvent avec enthousiasme,audébat,etproduitprèsde550 propositions. Attentivement analysés par les Commissions, les services et les élus du Conseil général, ces propositions ont contribué à la formalisation d’un projet de territoire partagé. LA CONCERTATION AU CŒUR DU PROJET Plus de 1 000 Seine-et-Marnais ont participé au débat. UN MODÈLE DE DÉVELOPPEMENT DURABLE Avant-propos : de l’identification des enjeux à la naissance des projets Cette «Seine-et-Marne en projets» résulte donc d’une nouvelle ambition collective — un département qui ne veut plus «subir son développement» — et d’une concertation large et objective de tous les acteurs seine-et- marnais : élus, habitants et forces vives. Au-delà d’un simple document d’intentions, la démarche se traduit par la définition de 5 grands chantiers pour la réalisation desquels les acteurs du département dans leur diversité s’engagent à conjuguer leurs efforts. Porteurs de développement économique, de cohésion sociale et d’environnement préservé, ces chantiers répondent, à court, moyen et long terme, à des attentes partagées par tous les habitants et les territoires seine-et-marnais. Comment sont-ils nés ? D’une analyse fine et atten- tive de la Seine-et-Marne, entre les réalités d’aujourd’hui et les opportunités de demain. RÉALITÉS SEINE-ET-MARNAISES Un diagnostic du territoire a permis d’initier la réflexion à partir de constats objectifs. En voici la synthèse. La Seine-et-Marne sort de «la marge» Territoire de «deuxième couronne» à forte composante ru- rale, dans une partie Est historiquement moins privilégiée que l’Ouest parisien, la Seine-et-Marne a longtemps été considérée comme un «territoire à la marge», dont le déve- loppement était tourné vers Paris ou l’ouest parisien. Mais dorénavant, la Seine-et-Marne abrite plusieurs pôles créa- teurs d’emplois et de richesse : Roissy, Marne-la-Vallée ou Melun-Sénart. Parmi les traductions de ce nouvel état de fait : le nombre de personnes qui viennent de l’extérieur du département pour travailler en Seine-et-Marne ne cesse de progresser. La croissance de la Seine-et-Marne ne dépend plus de l’extérieur Longtemps présenté comme un « territoire dortoir » du fait desonexpansiondémographiqueetdufaibletauxd’emplois sur place, le département a beaucoup évolué ces dernières années : les habitants s’y sont attachés, les jeunes y ont fait des enfants, les séniors ont choisi d’y rester et les emplois s’y sont développés plus vite qu’ailleurs. Aujourd’hui, la Seine-et-Marne n’est plus seulement une terre d’accueil mais une terre d’installation avec des gens qui sont là depuis un moment. Ainsi, désormais, la croissance de la Seine-et-Marne vient d’abord de son propre dynamisme lié à sa forte natalité. La Seine-et-Marne : une production croissante de richesses La Seine-et-Marne, qui concentre beaucoup de ressources naturelles(eau,matériauxd’extraction,agriculture…),d’espa- ces verts, d’opportunités foncières, de déchetteries et d’acti- vités logistiques, a longtemps été «utilisée» par les autres départements. Mais aujourd’hui, avec la croissance dans le départementdessecteursduBTP,desservicesauxentrepri- ses ou de l’hôtellerie, la Seine-et-Marne devient un territoire producteur d’emploi local et de richesses pour la métropole. Sans oublier sa dimension verte : à l’heure de la lassitude urbaine et du retour au naturel, la Seine-et-Marne est aussi choisie pour le bien-être et la détente qu’elle offre à ses résidents. 6 7 “Témoignage” Cette démarche a intéressé les élus et les forces vives mais aussi les habitants, venus très nombreux aux réunions publiques malgré un sujet technique. À l’heure où l’on dit que les citoyens se désintéressent du politique, c’est la preuve que l’avenir de leur département les concerne. PATRICK SEPTIERS Maire de Moret-sur-Loing, Président de la communauté de communes de Moret Seine et Loing et de la Commission consultative des territoires.
  5. 5. SEINE&MARNE EN PROJETS CHOISIR NOTRE AVENIR POUR COMPTER PLUS LES 3 DÉFIS DU PROJET DE TERRITOIRE Inventer notre propre modèle de développement Les discours des pouvoirs publics seine-et-marnais ont longtemps parlé de «rééquilibrage à l’Est», dans l’espoir d’y constituer une «Défense bis». Mais concrètement, les expé- riences menées ailleurs (notamment en Seine-Saint-Denis, où les créations d’emplois ne profitent pas aux habitants) montrent que cette logique creuse les inégalités de revenus entre les habitants et menace la cohésion sociale. La Seine-et-Marne doit donc arrêter de vouloir reproduire ce type de modèle. Aujourd’hui, l’enjeu pour la Seine-et-Marne est d’inventer son propre modèle de développement durable, qui tienne compte de sa spécificité et de ses atouts. Pour y parvenir, le Conseil général propose de répondre à un triple défi : LE DÉFI DU DÉVELOPPEMENT • Les pôles économiques seine-et-marnais existent mais ils fonctionnent encore de manière isolée et ne permettent pas d’initier un développement local. L’ENJEU : Faire en sorte que ceux-ci profitent davantage à l’ensemble de la Seine-et-Marne. • Certains secteurs (logistique, plateforme aéroportuaire, carrières…) très représentés et fortement créateurs d’emplois en Seine-et-Marne, sont souvent déconsidérés du fait des nuisances et de l’image qu’ils induisent. L’ENJEU : Tirer davantage bénéfice de ces activités tout en maîtrisant les impacts négatifs (nuisances, consommation des ressources,…). LE DÉFI DE LA COHÉSION • La Seine-et-Marne est le département où il y a le moins d’écarts de revenu entre habitants, mais sa forte croissance démographiqueestsourced’inégalitésd’accèsdeshabitants aux services publics, aux transports, aux loisirs… L’ENJEU : Répondre, aujourd’hui et demain, aux besoins des populations (résidentes et arrivantes, jeunes et âgées,…), aux profils et aux attentes de plus en plus diversifiés. LE DÉFI DE L’ENVIRONNEMENT • La spécificité du territoire seine-et-marnais et de son mode de développement (fort entremêlement du bâti et des espa- ces naturels, développement urbain dans l’ouest, nouvelles ruralités,…) risquent de rendre peu efficace sur le long terme les politiques de préservation de la biodiversité. L’ENJEU : La Seine-et-Marne doit inventer un modèle d’amé- nagement innovant, durable, économe et efficace, qui pré- serve et renforce un environnement encore sauvegardé avec une grande variété de paysage et une indéniable qua- lité de vie. C’est à ces trois défis que répondent chacun des cinq grands chantiers développés dans le projet de territoire. Fédéra- teurs et mobilisateurs, ils peuvent faire de la Seine-et-Marne un modèle en matière de développement durable. ● Entre 1999 et 2005, le revenu moyen par habitant a augmenté plus vite en Seine-et-Marne (+5,4%) que dans les 8 autres départements franciliens ● 55% des personnes actives seine-et-marnaises (secteur privé) travaillent dans le département ● Sur 590 000 hectares, la Seine-et-Marne compte 350 000 hectares de surfaces agricoles ● Sur 8 secteurs logistiques franciliens, 3 sont en Seine-et-Marne (Roissy, Marne-la-Vallée, Sénart) ● La Seine-et-Marne concentre 58% des exploitations et des surfaces autorisées en Île-de-France pour les carrières ● La Seine-et-Marne est la 2ème destination touristique en France, après Paris. CHIFFRES CLÉ CHIFFRES CLÉ / LA POPULATION SEINE-ET-MARNAISE ● 1,3 millions d’habitants, soit la plus forte croissance en Île-de-France (+ 650 000 habitants en 40 ans) ● 35 % a moins de 25 ans (31,1 % au niveau national) ● 5 % de plus de 75 ans (contre 5,80 en Île-de-France et 7,7 en France métropolitaine) ● Le plus fort taux d’équipements pour les personnes âgées, dont 40 % proviennent d’autres départements ● 85 700 personnes handicapées dont 6 555 enfants ● La plus forte augmentation de revenu par habitant  650 000 habitants en 40 ans 8 9 InseaLorem alis nis digna feugiat illa facidunt utem quating exer sum doloboreet InseaLorem alis nis digna feugiat illa facidunt utem quating exer sum doloboreet InseaLorem alis nis digna feugiat illa facidunt utem quating exer sum doloboreet
  6. 6. SEINEMARNE EN PROJETS CHOISIR NOTRE AVENIR POUR COMPTER PLUS Depuis 1982, la Seine-et-Marne est le département français qui a enregistré la plus forte croissance démographique. Conséquence : une forte demande de services confrontée à des retards cumulés en termes d'offres. Parmi les secteurs les plus concernés : la santé, l'accueil de la petite enfance et la formation. D'autres domaines comme le sport ou la culture, enregistrent d'importantes disparités selon les territoires concernés. En plus de répondre au manque d'équipements, le département doit aussi s’adapter à l'évolution de ses habitants, En investissant les communes péri-urbaines et rurales, les nouveaux résidents se sont souvent éloignés des services de proximité. Par ailleurs, il faut aussi aujourd’hui penser «accessibilité», quelle soit matérielle autour des bourgs et des gares, ou immatérielle avec le développement du numérique. Répondre à ces enjeux contribuera à relancer l'attractivité résidentielle de la Seine-et-Marne. Le département a en effet vocation – c’estunedesorientationsduSDRIF-decontinueràaccueillirdenouvelles populations, tout en répondant aux besoins de ses propres habitants, et en particulier des jeunes. Possible et nécessaire, cette relance de l'accueil exige le dévelop- pement et l'accessibilité de nouveaux services, eux-mêmes moteurs d'emplois locaux et de qualité de vie. ACCESSIBILITÉ ET QUALITÉ DES SERVICES POUR TOUS Créer des îlots de vie équipés en industrie, en logements, en lieux culturels, éducatifs et commerciaux. Alexandre — Moissy-Cramayel DÉVELOPPER LE NUMÉRIQUE PARTOUT ET POUR TOUS La couverture du territoire en haut débit est une question d'équité pour tous les Seine-et-Marnais et d’attractivité pour les entreprises. Conscient de ces enjeux, le Conseil général a initié depuis 2005 un programme unique en France de développement du haut débit et déployé sur tout le territoire 1 200 kms de fibre optique (Sem@for77). Enjeu de demain : raccorder tous les foyers, particuliers ou entreprises Les 1 200 kms de fibre optique ne suffisent pas à la Seine-et-Marne pour rester compétitive. Il faut poursuivre la construction du réseau localement jusque chez l’habitant. Mais cette ambition nécessite la mobilisation de tous les acteurs publics (État, Région Département, Intercommunalités). Laisser agir seuls les opérateurs privés, serait en effet prendre le risque que des pans entiers de la Seine-et-Marne, considérés comme insuffisamment «rentables» soient laissés de côté. L’objectif est donc bien de construire un réseau de fibre optique public accessible à tous sur l’ensemble du territoire et à moindre coût. Créer des îlots de vie équipés en industrie, en logements, en lieux culturels, éducatifs et commerciaux. Alexandre — Moissy- Cramayel Tableau numérique au collège : un usage nouveau des technologies de l’information grâce au très haut débit. Un Plan 1 000 places 2010-2014 pour poursuivre l’effort d’équipement en faveur de l’accueil de la petite enfance. L’E-éducation Grâce à Sem@for77, le Conseil général a mis en place un schéma numérique des collèges afin de développer de nouveaux usages pédagogiques. Une expérimentation est en cours dans 10 collèges pilotes. Un exemple de service public de proximité innovant La communauté de communes de la Brie Nangissienne a mis en place une ludothèque et une école multisports itinérantes. Cette dernière fonctionne en dehors du temps scolaire en partenariat avec les associations. 10 11 CHANTIER N°1 InseaLorem alis nis digna feugiat illa facidunt utem quating exer sum doloboreet, se modipsu scilisit erciliquam il in henis augiatue cortio
  7. 7. SEINEMARNE EN PROJETS CHOISIR NOTRE AVENIR POUR COMPTER PLUS NOUVELLES ORGANISATIONS DE L'OFFRE DE SERVICES Compte-tenu de la taille de la Seine-et-Marne et de sa ruralité (70% des communes comptent moins de 2 000 habitants), la diversité des services offerts ne peut être identique dans les 514 communes du département. De nouvelles formes sont à imaginer : — la mutualisation en organisant dans un même lieu, des services administratifs, une halte-garderie, des centres de télétravail ou des services privés. — l’itinérance avec des services publics ou privés de type relais assistantes maternelles, bibliobus, muséobus, bus santé, etc. Autre idée : concentrer ces services au cœur des bourgs, moyen de renouveler leur vitalité, ou au sein des gares fréquentées chaque jour par des milliers de Seine- et-Marnais. DES ÉQUIPEMENTS POUR LA QUALITÉ DE VIE Pour combler le retard des jeunes Seine-et-Marnais dans la poursuite d’études supérieures, le développement de 2 sites universitaires majeurs doit être encouragé. L’un au Nord autour de Champs-sur-Marne et du Val d’Europe. L’autre au Sud, le long d’un axe Sénart-Melun-Fontainebleau. En matière de santé, les efforts pour favoriser l’implantation en Seine-et-Marne de jeunes médecins doivent être poursuivis et amplifiés. Parallèlement, alors qu’un tiers des Seine-et-Marnais se font opérer en dehors du département, la Seine-et- Marne doit prétendre à des équipements hospitaliers de type CHU dignes de sa taille. Autre caractéristique de la Seine-et-Marne  : elle dispose d’un grand nombre d’établissements spécialisés dans l’accueil des personnes âgées et des personnes handicapées. 40% d’entre elles ne sont pas originaires du département. Cette spécificitéestunatoutenmatièrededéveloppementéconomiqueetd’emploipour peu qu’on mène un véritable effort en matière de formation et de qualification de ce secteur d’activité. Les Chambres d’Agriculture d’Île-de-France et de Seine-et- Marne ont conclu un partenariat avec la SNCF pour proposer la vente de «paniers fraîcheur» dans certaines gares de la région. Une fois par semaine, un maraîcher local vient vendre aux voyageurs et aux habitants alen- tours, des paniers garnis de fruits et légumes saisonniers. 12 gares sont concernées : Chelles-Gour- nay, Dammartin-Juilly-Saint-Mard, Esbly, Lagny-Thorigny, Lieusaint- Moissy, Longueville, Meaux, Melun, Moret, Veneux-les-Sa- blons, Nangis, Ozoir-la-Ferrière, Verneuil-l'Étang. OK Doc 77 15 partenaires institutionnels ont signé le plan démographie médi- cale mis en place par le Conseil général en 2009. Services de santé de l’État, professionnels de l’hôpital, ordre des médecins, étudiants, maires, faculté de médecine, tous sont mobilisés pour l’avenir de la médecine dans notre département. ZOOMS HAUT ET TRÈS HAUT DÉBIT Grâce aux 1 200 kms de fibres optiques déployés dans le programme Sem@for77, le Conseil général contribue à réduire la fracture numérique et encourage de nouveaux usages (télétravail, téléprocédures, e-learning…). LE NOUVEL HÔPITAL DE JOSSIGNY Plus vaste, plus moderne et plus écologique. Le nouvel hôpital de Jossigny (585 lits), notamment chauffé grâce à 690 m2 de panneaux solaires, sera, à l’horizon 2012, un équipement de santé exemplaire et majeur pour le département. 12 13 Insead Fontainebleau : l’un des fleurons de l’enseignement supérieur en Seine-et- Marne.
  8. 8. SEINEMARNE EN PROJETS CHOISIR NOTRE AVENIR POUR COMPTER PLUS ZOOM POURSUIVRE LE TRAVAIL ENGAGÉ POUR UNE MEILLEURE COUVERTURE DU TERRITOIRE Face aux flux croissants d’habitants, de salariés et de touristes sur son territoire, la Seine-et-Marne doit à l’évidence rattraper son retard en matière de transport en commun. Modernisation du RER A, B et D, amélioration du service sur les lignes Transilien, arrivée progressive de nouveaux trains destinés à remplacer les «petits gris», création de nouvelles lignes de bus en sites propres sont autant de projets qui devront être mis en œuvre de façon prioritaire dans le cadre du plan de mobilisation pour les transports en Île-de-France, adopté par le Département et la Région. Mais dans un département aussi grand que la Seine-et-Marne, il serait illusoire de prétendre se passer définitivement de l’usage de la voiture. L’objectif doit être plu- tôt de rechercher la complémentarité entre les différents modes de transports. Par exemple, en développant des parkings relais à proximité des gares et en faisant de ces lieux de véritables pôles multiservices où les habitants pourraient accéder à toute une série de services publics ou privés. Autre enjeu majeur  : s’attaquer, en concertation avec l’État, aux phénomènes de saturation que connaissent certains grands axes autoroutiers comme l’A4 et l’A104, empruntés chaque jour par des milliers d’automobilistes, qui ne sont pas tous, loin s’en faut, des Seine-et-Marnais.Étendue du territoire, éclatement géographique des 514 communes, arrivée massive de nouveaux résidants, infrastructures inadaptées (saturation de l’A4 et de la Francilienne), part croissante des horaires décalés... En Seine-et-Marne, où 63% des habitants se déplacent en voiture (avec 78% de trajets à l’intérieur du département), la mobilité est intimement liée à des paramètres géographiques, sociologiques, économiques et démographiques. Elle présente aussi un fort impact écologique puisque le transport de personnes est responsable, dans le Bilan carbone du département, de 30% des gaz à effet de serre. Bouger, pour les Seine-et-Marnais, est pourtant vital pour accéder à un emploi, des études ou des loisirs. Pour le territoire, cette mobilité est aussi une question d’équité dans l’accès aux services, de développement économique et de vision durable. Comment dès lors offrir cette équité tout en diminuant l’impact financier et écologique de la voiture individuelle ? Les transports en commun sont une des réponses. Mais, sur un département aussi vaste et au regard des difficultés de financement public, la Seine-et-Marne ne peut tout miser sur cette seule alternative. Il s’agit donc d’imaginer une combinaison de plusieurs solutions. Lesquelles ? DÉVELOPPER ET INNOVER : DE NOUVELLES CLÉS POUR LA MOBILITÉ kézako ? HUB MULTIMODAL Emblématique des villes durables de demain, ces plateformes permettent à l’usager de passer d’un mode de transport à un autre : fer, route, vélo, etc. Par leurs structures et conception (recharges pour voitures électriques,…), ils encouragent une mobilité plus douce et moins polluante. Ils prévoient également une panoplie de services complé- mentaires adaptés aux besoins des habitants. Pour rendre les villages plus «mobiles» tout en créant de l’emploi, développons des transports adaptés (transport à la demande, minibus…). Amadou — Mitry-Mory Depuis 2009, le site www.covoiturage77.fr permet à 500 inscrits de se déplacer en commun. BUS TZEN Ce transport en commun en site propre reliera au 1er semestre 2011, la gare RER D de Lieusaint- Moissy à celle de Corbeil- Essonnes. Première ligne de Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) d'Île-de- France, elle affiche ses atouts : prioritaire aux feux, aménagements spécifiques, accessibilité aux personnes à mobilité réduite, cadence calquée sur les horaires du RER, amplitude horaire, fréquence haute et superbe design ! 14 15 Plus de 1 600 usagers bénéficient chaque mois de PAM77, transport à la demande pour les personnes handicapées. CHANTIER N°2
  9. 9. SEINEMARNE EN PROJETS CHOISIR NOTRE AVENIR POUR COMPTER PLUS PROMOUVOIR DE NOUVELLES FORMES DE MOBILITÉ, POUR FAIRE ÉVOLUER LES HABITUDES Des routes intelligentes Une piste d’action : non pas forcément élargir les autoroutes, ce qui serait coûteux et peu écologique, mais expérimenter des solutions innovantes comme l’utilisation de la bande d’arrêt d’urgence aux heures de pointe, la réservation d’une voie ou de cette même bande d’arrêt d’urgence aux transports en commun. En Californie, certaines voies («car pool only») sont réservées aux véhicules transportant au moins deux (Los Angeles) ou trois personnes. Ou bien encore la régulation en temps réel du trafic, ce que les spécialistes appellent «la route in- telligente». À cet égard, la présence en Seine-et-Marne du pôle de compétitivité Advancity sur la ville et la mobilité durables, constitue un atout indéniable pour avancer dans ces pistes d’innovation / projets. Encourager de nouvelles formes de mobilité Les réponses doivent également s’adapter à l’évolution des modes de vie. Le dé- veloppement du transport à la demande, notamment en milieu rural, est l’exemple d’un service public efficace et à moindre coût. Car dans un contexte de rareté de l’argent public, il faut privilégier les infrastruc- tures légères et évolutives. Ainsi, en fonction des besoins, une ligne de bus Seine- et-Marne Express pourra se transformer en ligne de bus en site propre, voir en tramway si l’augmentation du trafic le justifie. Enfin, il va de soi que l’usage du covoiturage, l’aménagement d’un réseau de pistes cyclables sur l’ensemble du départe- ment doit être encouragé ou favo- riser l’embarquement de vélos dans les transports en commun doit être encouragé. Porteur de développement écono- mique, de solidarité et de réduction des gaz à effet de serre, la mobilité est au carrefour du développement durable. kézako ? COVOITURAGE OU AUTOPARTAGE ? Contrairement au covoiturage, fondé sur l’utilisation d’une voiture personnelle, l’auto- partage est un système dans lequel une société, une agence publique, une coopérative ou une association met à la disposition des membres de ce service, une flotte de véhicules. ZOOM À l’image de l’Isère où sont prévues des voies réservées aux bus, des solutions nouvelles sont à imaginer rapidement pour désengorger l’A4 et l’A104. CARTE EN ATTENTE 16 17
  10. 10. SEINEMARNE EN PROJETS CHOISIR NOTRE AVENIR POUR COMPTER PLUS Le «cluster» tourisme en cours d’élaboration à Marne-la- Vallée reliera toutes les dimen- sions de l’économie touristique : recherche, formations, offres (loisirs, affaires, sorties, shop- ping,..) mais aussi hébergement et transports. Le Pôle d’Excellence du Tourisme, implanté à L’Institut Français du Tourisme (IFT) de Fontainebleau, va fédérer acteurs publics et privés. Objectifs : travailler à la recherche, le déve- loppement, l’innovation, la veille et la formation dans le tourisme. 18 19 LE TOURISME, MOTEUR DE DÉVELOPPEMENT POUR TOUTE LA SEINE-ET-MARNE Avec 27 000 emplois et 1 900 entreprises, le secteur du tourisme contri- bue au dynamisme économique du département. Comment faire pour qu’il ne profite pas aux seules locomotives du secteur mais à l’étendue du territoire ? Relier les différentes offres Il s’agit d’abord de «décloisonner les offres» (récréatives, loisirs, affaires, nature…) pour inciter les touristes à découvrir les mille et une richesses du département. Cela passera par la mise en commun du réseau local : hébergement, transports, restauration, artisanat, commerces, fermes, etc. Définir une offre plus haut de gamme Ainsi, le projet «Villages Nature», le futur Palais des congrès renforceront l’attracti- vité de Marne-la-Vallée au delà de l’ensemble de la Seine-et-Marne. Animer une véritable «filière tourisme» Cela suppose un travail sur tous les segments (recherche, formation, prestation touristique, hébergement, transport…) de la filière. LA SEINE-ET-MARNE, VÉRITABLE «POUMON VERT» Àl’heured’unecroissancedutourismenature,laSeine-et-Marnedoitmiser plus franchement sur son statut de «poumon vert» de l’Île-de-France. Développer le tourisme nature Randonnées, vélo, escalade… la Seine-et-Marne attire déjà beaucoup de loisirs et sports de nature. Mais son potentiel demeure sous-exploité. Objectif : Identifier, labéliser et valoriser les espaces, sites et itinéraires. Les domaines naturels de Franchard, la Bassée ou du Grand Voyeux (Congis-sur- Thérouanne) pourront expérimenter cette offre complémentaire  : restauration, hébergement, transports… Par ailleurs, un travail doit être fait sur le tourisme social et familial, pour permettre au plus grand nombre d'accéder aux loisirs et aux vacances. Deuxième destination après Paris,la Seine-et-Marne accueille des touristes nombreux et variés : étrangers (18%), Provinciaux (22%) et Franciliens (68%), parmi lesquels des Seine-et-Marnais désireux de mieux connaître leur département. Résultat de l’attraction francilienne et d’une grande capacité d’accueil (2ème d’Île-de-France), ce succès est aussi lié à la grande palette de l’offre : tourisme mondial avec Disneyland® Resort Paris, tourisme d’affaire (Val d’Europe, Fontainebleau et Sénart), tourisme patrimonial (Fontainebleau, Provins, Barbizon, Vaux le Vicomte…) et tourisme vert. Malgré ces forces, la Seine-et-Marne doit agir sur trois points : — Mieux connecter les différentes offres pour allonger la durée de séjour. Il s’agit par exemple de faire circuler la clientèle nationale et inter- nationale à partir des grands pôles d’attraction que sont Disney et les pôles patrimoniaux. — Donner enfin au département une image à la hauteur de sa puis- sance touristique. Les touristes doivent plus spontanément associer Disneyland Paris, Provins ou Fontainebleau à la Seine-et-Marne. — Valoriser ce qui attire à la fois les résidents et les touristes : qua- lité des paysages, des services et, plus globalement, variété des plaisirs offerts par le département. En développant le tourisme et en faisant évoluer l’image du départe- ment, on fera de la Seine-et-Marne une destination choisie par les touris- tes temporaires mais aussi par les habitants permanents. DIVERSIFIER L'OFFRE DE TOURISMES ET DE LOISIRS Via le schéma départemental du tourisme, lancé par le Conseil général en 2009, certains projets touristiques ont bénéficié d’un soutien clé : on retiendra par exemple dans le Sud Seine-et- Marne, le futur centre d’éco- tourisme de Franchard, qui a vocation à sensibiliser le public à la richesse et la fragilité de la forêt de Fontainebleau. 13 millions de visiteurs chaque année en forêt de Fontainebleau, classée réserve mondiale de biosphère. Exploitons le potentiel touristique et économique de nos deux grands fleuves : la Marne et la Seine. Alexandre  Moissy-Cramayel Festival Dépayz’Arts 2008 : installation Varini à Blandy-les-Tours. CHANTIER N°3 La formation : un investissement indispensable pour développer l’emploi de la filière tourisme.
  11. 11. SEINEMARNE EN PROJETS CHOISIR NOTRE AVENIR POUR COMPTER PLUS 0 10Kms Collections et Musées Collections and museums Musées Départementaux Departmental museums Châteaux – Remparts – Tours Castles – Ramparts – Towers Monuments religieux remarquables Remarkable religious architecture Points d'information touristique Tourist information centres Golfs Golf courses Bases de Loisirs et de Plein air Leisure grounds Parc animalier et de loisirs Leisure parks, animal parks and zoos Parcours dans les arbres Acrobatic adventures in the trees Classement au Patrimoine Mondial de l’Humanité (UNESCO) World Heritage Site (UNESCO) Parc naturel régional du Gâtinais français Regional, natural Park of the French Gâtinais Aérosphalte Vélo rail A104 A140 A4 - E50 A5-E54 A5A N104 N104 A6-E15A77 A4 - E50 Loiret Orléans Montargis Lyon Yonne Aube Marne Aisne Oise Val d’Oise Essonne Sens - Auxerre Troyes Nogent-sur-Seine - Troyes Sézanne Chatillon-sur-Marne Reims Villers-Cotteret Lille G rand Morin Seine Seine Yonne rvanne rcq Aub er tin Ferrières-en-Brie St-Cyr-sur-Morin Vaires-sur-Marne Gretz-Armainvilliers Ozoir-la-Ferrière Chevry-Cossigny Egreville Thoury-Ferottes Vulaines-sur-Seine Thomery Bois-le-Roi Blandy-les-Tours Vaux-le-Vicomte Guermantes Boutigny Jouarre Lésigny Buthiers Rampillon St-Loup-de-Naud Doue Bussy-St-Georges Val d’Europe Larchant Coupvray Chailly-en-bière Beton-Bazoches Cely-en-Bière Beaumont-du-Gâtinais Grez-sur-Loing Bourron-Marlotte Samoreau Barbizon Vaux-le-Penil Beauchery-St-Martin Le Mesnil-Amelot Vernou la Celle-sur-Seine Gouaix St-Fargeau Ponthierry Noisiel Nangis St-Rémy-de-la-Vanne Congis-sur-Thérouanne Dammarie-lès-Lys Couilly-Pont-aux-Dames Melun Provins Voulton Fontainebleau La-Ferté- sous-Jouarre Rebais Coulommiers Montereau- Fault-Yonne Moret-sur-Loing Varennes-sur-Seine La Grande- Paroisse Nemours Nonville Lorrez-le-Bocage La Ferté- Gaucher Brie-Comte-Robert Chelles Bray-sur-Seine Donnemarie-Dontilly Misy-sur-Yonne Torcy Champs-sur-Marne La Chapelle-la-Reine Château-Landon Dammartin-en-Goële Lagny- sur-Marne Lizy- sur-Ourcq Crouy-sur-Ourcq Coulombs-en-Valois Le-Mée-sur-Seine Pontault- Combault Rozay-en-Brie Savigny le-Temple- Thorigny-sur-Marne Tournan-en-Brie Crécy-la-Chapelle Paris Seine-St-Denis Val-de-Marne Aéroport Charles de Gaulle Gurcy-le-Châtel Villiers-sur-Morin Souppes-sur-Loing Montigny-sur-Loing Champeaux Longueville Nesles Seine-Port Jossigny Source : CDT M M M M M M M M M M M M M M M M M M M M M M M Meaux DISNEYLAND® RESORT PARIS Jablines Valoriser les massifs forestiers Site naturel le plus visité d’Europe, le massif de Fontainebleau accueille 12 à 13 millions de visiteurs chaque année. Pour le préserver, il faut sensibiliser le pu- blic à sa richesse et sa fragilité via des animations pédagogiques. À pied, en vélo, à cheval ou sur l’eau : le tourisme autrement Se déplacer à pied, en vélo, à cheval ou sur l’eau permet de ralentir le temps et de redécouvrir les paysages. D’un point de vue économique, cela allonge la durée du séjour dans le département. Intimement liées à l’image de «poumon vert», les «liaisons douces» peuvent aussi connecter entre eux certains sites touristiques. Il s’agira donc de faciliter cette itinérance avec plus d’infrastructures (liaisons cyclables..), d’offres (location de vélo…), de communication et de signalétique… Et proposer un hébergement adapté le long des axes principaux. RENOUVELER L’IMAGE DE LA SEINE-ET-MARNE La Seine-et-Marne doit valoriser ses atouts pour améliorer à la fois son attractivité touristique et résidentielle. Des initiatives culturelles et artistiques originales ont vu le jour ces dernières années. Elles rajeunissent et modernisent l’identité culturelle du département. Par exemple, le patrimoine historique (Blandy-les-Tours, Fontainebleau, Vaux le Vicomte) est revisité et s’ouvre davantage au spectacle vivant et aux arts de la rue. La Seine-et-Marne se doit de valoriser la création contemporaine de son territoire, avec notamment les Scènes nationales de Sénart et Marne-la-Vallée, le Centre Photographique d’Île-de-France (Pontault-Combault) ou la Galleria Continua à Boissy-le-Châtel. Enfin, le festival Dépayz’arts, en offre une belle illustration : redécouvrir des paysages ou des sites industriels ou urbains via une programmation artistique créée in situ. ZOOMS LE MUSÉE DE FONTAINEBLEAU Le musée de Fontainebleau, candidat pour accueillir le futur musée d’Histoire de France, a vocation à devenir dans les prochaines années un pôle régional majeur. VILLAGE NATURE Disney et PierreVacances travaillent sur un projet d’éco- tourisme à l’horizon 2015. Conçu autour d’un grand parc aquatique, Village Nature veut illustrer une nouvelle harmonie entre l’homme et la nature. LA SEINE-ET-MARNE, 2E DESTINATION TOURISTIQUE EN ÎLE-DE- FRANCE APRÈS PARIS 20 21 ENS et massifs forestiers Parmi les nombreux Espaces Naturels Sensibles dont il a la charge, le Conseil général en a ouvert 18 au public. À l’image de celui de la plaine de Sorques, ils sont équipés d’outils pédagogiques pour mieux comprendre la biodiversité locale : observatoires à oiseaux, panneaux pédagogiques, etc. Galleria Continua Après San Giminiano (Toscane) et Pékin, la galerie d’art contem- porain Galleria Continua a investi le Moulin de Boissy-le-Châtel. Installée en pleine campagne seine-et-marnaise, elle présente des pièces inédites en France, dont certaines sont spécialement créées pour Le Moulin.
  12. 12. SEINEMARNE EN PROJETS CHOISIR NOTRE AVENIR POUR COMPTER PLUS FAIRE DE L’ÉCO-CONSTRUCTION UNE VÉRITABLE FILIÈRE ÉCONOMIQUE Avec son réseau d’entreprises du BTP, le dynamisme de son marché immobilier, ses ressources en matériaux ou la place de son agriculture, la Seine-et-Marne dispose de bien des atouts pour être le département leader en matière d’éco-construction. Mais à condition que les initiatives éparses soient coordonnées et que tous les maillons de la chaîne travaillent davantage ensemble. La présence du pôle de compétitivité Advancity sur la ville et la mobilité durable, constitue une chance unique de croiser les compétences et de créer une synergie entre chercheurs, producteurs, agriculteurs et chefs d’entreprise. Objectif : que ce pôle d’envergure nationale et internationale impulse un véritable effet d’entraîne- ment à travers la Seine-et-Marne et positionne notre département en leadership de cette filière. Futurs emplois et développement durable sont en jeu. MISER SUR LA RECHERCHE ET L’INNOVATION Porteuse d’innovation, l’éco-construction peut aussi stimuler la compéti- tivité, l’exportation et la croissance. À condition de viser l’excellence et d’encourager la recherche et le développement. Rechercher et développer de nouveaux matériaux Connue pour son agriculture intensive, la Seine-et-Marne doit bâtir sa future com- pétitivité et son image sur les agro-matériaux ou les agro-énergies (biomasse…). La meilleure communication entre Agriculture et Recherche passe notamment par une coopération avec le pôle de compétitivité Industries et Agro-ressources, en régions Picardie et Champagne-Ardenne. Pour les nouveaux matériaux non issus de l’agriculture (bétons légers, bois, sa- ble…), la Seine-et-Marne s’appuiera sur l’expertise d’Advancity. Renforcer la transformation des matériaux sur place Terre d’extraction, la Seine-et-Marne doit devenir plus active dans la transforma- tion. Objectifs : réduire le coût environnemental lié au transport des matériaux et gagner en emplois locaux. En Seine-et-Marne, le bâtiment se porte bien : avec croissance continue de l’emploi durant ces dernières années, le secteur concentre aujourd’hui 3,4% des salariés du privé (contre 1,7% dans les Hauts-de- Seine ou 0,6% à Paris). Stimulée par la richesse des ressources naturelles (calcaire, gypse, etc.), cette activité doit pourtant, dorénavant, être abordée de façon plus large et plus durable. — Il s’agit d’abord de penser la filière sous l’angle écologique : atten- tion portée aux ressources naturelles (dont certaines sont surexploitées), meilleur recyclage du bâti, recherches en éco-matériaux, etc. Dans cette perspective, le pôle de compétitivité Advancity, qui, depuis Champs-sur- Marne, travaille sur la ville durable sera un atout maître. — D’un point de vue économique, la Seine-et-Marne va devoir penser éco- construction en termes de filière complète et intégrée (de la gestion de la ressource au recyclage final). Cela donnera plus de valeur ajoutée à un secteur souvent dévalorisé, lui conférant de fait, une place de choix dans le tissu industriel du département. — Sur le plan de l’image, justement, il s’agira de valoriser les métiers de l’éco-construction en proposant des formations professionnelles adap- tées et en soulignant les opportunités de carrière qui y sont possibles. Carrefour du social, de l’économique et du respect de l’environnement, l’éco-construction est au cœur des enjeux de développement durable. BÂTIR LE TERRITOIRE MODÈLE DE LA CONSTRUCTION DURABLE À Moret-sur-Loing, les élus ont mis en place un pôle matériaux nouvelle génération. Côté agro-matériaux, les recherches sur le miscanthus, plante aux pro- priétés mécaniques prometteu- ses, vont permettre de produire de nouveaux matériaux à base végétale. L’axe construction durable réfléchit veut améliorer la valorisation des déchets du BTP à forte valeur ajoutée (bois, verre, PVC…). Depuis 2008, les profession- nels du BTP utilisent, à Lagny- sur-Marne, une déchetterie qui leur est réservée par la société YPREMA. Ils y déposent leurs déchets dans des bennes appropriées (ferraille, PVC, bois, déchets dangereux…) et repartent avec des matériaux neufs ou recyclés comme l’URBASOL. Recyclé à partir des déblais de chantier, il convient au remblayage ou la construction de sous-couches pour la voirie. Le Miscanthus, une plante d’avenir pour la fabrication des biomatériaux. ZOOM GREEN VALLEY C’est un programme immobilier innovant, au cœur de la Cité Descartes, centre névralgique du pôle Ville et mobilité durables. Un cadre de travail qui mixe vie professionnelle, loisirs, activités culturelles et lien social. Permettre la découverte de nouveaux matériaux d’isolation produits localement tels le chanvre et la laine. Catherine  Montereau 22 23 La Cité Descartes : un bâtiment à énergie positive qui héberge les 1 200 chercheurs du pôle Advancity sur la ville et la mobilité durables. CHANTIER N°4
  13. 13. SEINEMARNE EN PROJETS CHOISIR NOTRE AVENIR POUR COMPTER PLUS Améliorer le recyclage du bâti existant Pour développer le recyclage, plusieurs initiatives devront être menées de front : • Créer des déchetteries dédiées aux professionnels du BTP pour récupérer et trier les matériaux potentiels. • Développer la formation des professionnels du BTP dans le domaine du recyclage. • Faire évoluer les habitudes pour intensifier le recours à des matériaux recyclés dans certaines opérations comme le remblayage. TRANSMETTRE ET VALORISER LES SAVOIR-FAIRE Devenir un département leader de l’éco-construction suppose une implication large de la population. Premiers concernés : les salariés du BTP qui gagneront en qualification grâce à des formations continues adaptées. Il faudra également promouvoir les formations existantes ou à venir auprès des jeunes (collégiens, lycéens et apprentis), un public souvent sensible aux enjeux du développement durable. Plus largement, les habitants qui veulent mener des travaux dans leur résidence devront aussi trouver, via un guichet unique, l’information nécessaire au succès de leur projet. FAIRE DE LA SEINE-ET-MARNE, UNE VITRINE GRANDEUR NATURE DE L’ÉCO-CONSTRUCTION Terre de villes nouvelles, de Disney/Val d’Europe, de pôles commerciaux, de grosses infrastructures routières et ferroviaires, de zones d’activités et de zones résidentielles, la Seine-et-Marne dispose d’une forte expérience en aménagement et urbanisme. Mais pour acquérir une dimension nationale et internationale, le département doit devenir le laboratoire grandeur nature de toute la filière éco- construction. En multipliant les éco-quartiers par exemple, pour lesquels les collectivités auront un rôle moteur. Le département devrait construire prés de 8 900 nouveaux logements par an pour continuer à accueillir de nouveaux habitants et héberger ses jeunes. Porteur de développement durable pour le département, l’éco-construction est un chantier qui lie dynamisme économique, emploi qualifiés et meilleure protection de l’environnement et des ressources. Sous la houlette de la Fédéra- tion du bâtiment et des travaux publics de Seine-et-Marne, le projet Bâtir Éco mené à Brie- Comte-Robert. Site d’expérimen- tation de techniques nouvelles, ce chantier initié dans la gare depuis 2007, est aussi un lieu d’appropriation et de transmis- sions des savoir-faire entre les professionnels mais aussi les jeunes du département. Vitrine de l’association «éco- vallée de la Marne», le Centre de Formation des Apprentis d’Ocquerre (Nord du département) fait la part belle à l’éco-construc- tion : panneaux photovoltaïques, toitures végétalisées ou matières innovantes (paille, chanvre, lin, miscanthus). Outil pédagogique pour les professionnels, ce CFA peut aussi former les jeunes à de nouveaux métiers. Un parc photovoltaïque à Marne-la-Vallée : le parc solaire de Saint Thibault-des-Vignes s’étendra sur 10 hectares d’une friche non constructible et non cultivable. Il produira 4 726 MW/h chaque année soit l’équivalent des besoins en électricité de 1 969 foyers. Les toits des centres commerciaux et des en- trepôts de logistique présentent des opportunités importantes. Légende de la photo quis do eummod delimore minci. Brie-Comte- Robert Savigny- le-Temple Mitry-Mory Malesherbes Puiseaux Dammartin- en-Goële La Ferté- sous-Jouarre La-Ferté- Gaucher Coulommiers Crécy-la-Chapelle Rozay- en-Brie Tournan- en-Brie Mormant Perthes Milly-la-Forêt Le Châtelet- en-Brie Nemours Lorrez-le- Bocage-Préaux La-Chapelle- la-Reine Château-Landon Montereau- Faut-Yonne Donnemarie- Dontilly Bray-sur-Seine Nangis Claye-Souilly Lagny-sur-Marne MELUN FONTAINEBLEAU TORCY PROVINS MEAUX AdvancityA nyynynyggn OROROROROR y-sss RCRCRC LaL TT agg TOTOTOT Mines ParisTech ISIGE Emerainville Bussy-Saint-Georges Trilport Ocquerre Montévrain Congis-sur-Thérouanne BATIRECO ALTO’SPHÈRE Bussy Saint Martin Champs -sur-Marne DESCARTES + Fresnes-sur-Marne Etrépilly Trocy-en-Multien EAUAUAUAAEAEAE Écuelles La Ferté-a FLa sous-Jouarreso Centre de formation et d’expérimentation Recherche et innovation Pôle de développement de la filière (territoires pilotes) Éco-quartier Recyclage et déconstruction Extraction Projet Village nature (Disneyland® Paris - Pierre Vacances) 0 km 5 km 10 km EDF RD ALTO'SPHÈRE : 1er bâtiment de bureau 100 % bois en Île-de-France DESCARTES + : bâtiment à énergie positive ROVRRPPPP susuBraBBB u- nne erent ut-Ytuttut M ZOOM ECO-VALLÉE DE LA MARNE : Avec le soutien du Département et de la Région, les Communautés de communes du Pays Fertois et du Pays de l’Ourcq développent une filière éco-bâtiment. En lien avec les entreprises du BTP et les exploitations agricoles locales. photo EN ATTENTE RESSOURCES ET PROJETS DE L’ÉCO-CONSTRUCTION EN SEINE-ET-MARNE 24 25
  14. 14. SEINEMARNE EN PROJETS CHOISIR NOTRE AVENIR POUR COMPTER PLUS La Seine-et-Marne est un paradoxe environnemental : la qualité de ses paysages et de sa biodiversité se confronte à un aménagement qui, dans le passé, a tout misé sur le modèle pavillonnaire (la part de l'indivi- duel dans la construction neuve est deux fois plus élevée en Seine-et- Marne qu'en Île-de-France). Cette structure éparse de l'habitat a des conséquences en termes de déplacements, de consommation d'espace ou d'énergie. Elle est égale- ment responsable de la forte consommation de matériaux par habitant (10 fois plus qu'à Paris), d'une densification accrue vers l'Est du départe- ment (Coulommiers, Montereau) et d'un grignotage progressif des terres agricoles. Dans un tel contexte, la Seine-et-Marne peut difficilement répondre au modèle porté par de nombreux spécialistes ou experts qui plaident pour une ville plus dense ou plus compacte. Un nouveau modèle de déve- loppement seine-et-marnais «robuste» reste bien à inventer. Après l’organisation de l’espace, le deuxième enjeu concerne les res- sources naturelles du département, ressources qu’il va falloir dorénavant gérer raisonnablement. L'épuisement de certains matériaux (sable, gra- viers...) en est une première traduction. Les menaces qui pèsent sur la qualité et la qualité de l'eau sont une autre source de préoccupation. INVENTER UN NOUVEL ÉQUILIBRE VILLE NATURE Encourager les marchés d’intérêts locaux qui entretiennent la convivialité et la socialisation tout en sensibilisant à une alimentation plus saine et au respect des producteurs. Claude  Meaux Imaginer un nouveau modèle de développement urbain pour la Seine-et- Marne. PLACE À LA BIODIVERSITÉ ! Continuités écologiques Nommées trames vertes et bleues, ces «continuités écologiques», qui permettent la reproduction et la circulation des espèces, sont une exigence forte du Grenelle de l'environnement. À travers ses fleuves, rivières, forêts ou espaces agricoles, la Seine-et-Marne doit, de façon concertée avec ses voisins, renforcer les efforts déjà engagés pour dessiner et aménager ces zones de continuité ou «corridors écolo- giques». Pour ce faire, il faudra notamment réduire au maximum la consommation des terres agricoles. Solidarité écologique La moitié de l'eau issue de la nappe de Champigny profite aux Parisiens et habi- tants de la petite couronne. Dès lors, pourquoi les coûts d'exploitation et de ges- tion de l'eau ne sont pas partagés avec les territoires bénéficiaires ? Pourquoi les Seine-et-Marnais ne profitent-ils pas eux-mêmes, en contre-partie, de l'eau pro- duite sur Paris et la petite couronne ? Cette solidarité écologique à instaurer, peut aussi s'appliquer au traitement des déchets. Largement externalisée en Seine-et- Marne, cette activité génère aussi des coûts environnementaux et économiques qu’il conviendrait de partager. Cultiver la biodiversité de proximité Beaucoup d'espaces ouverts non construits (jardins, lisières...) constituent, en Sei- ne-et-Marne, d'étonnantes oasis de biodiversité. Il s'agit de les repérer, de les pré- server et de les valoriser. Autre axe de travail : l'agriculture péri-urbaine qui offre des transitions intéressan- tes entre villes et espaces naturels. Codéfinie avec les entrepreneurs agricoles et les élus locaux, cette politique implique une préservation des espaces agricoles et des efforts en faveur de la consommation locale des produits (cantines, points de vente dans les gares, etc.). UN DÉVELOPPEMENT URBAIN, DURABLE ET SEINE-ET-MARNAIS Pour que la Seine-et-Marne continue d'accueillir de nouveaux résidents, touristes ou salariés dans de bonnes conditions, elle doit inventer un modèle de développement qui lui est propre. Cela passe d’abord par une meilleure identification de la place respective de la ville et de la nature. Pour éviter la consommation excessive d’espaces naturels, les constructions nouvelles doivent impérativement être situées dans les zones déjà urbanisées, en particulier à proximité des gares, tout en veillant à la qualité de l’habitat et à sa diversité sociale. Une nouvelle harmonie entre villes, villages et campagnes Le cœur des petites et moyennes villes doit pouvoir trouver une nouvelle jeunesse pour éviter l’essor de vastes zones pavillonnaires loin des services, des commerces et des transports. Par exemple, en menant des opérations de réhabilitation des immeubles anciens pour y accueillir de jeunes ménages. Dans les secteurs plus ruraux, les bourgs doivent également être privilégiés pour accueillir des programmes immobiliers de petite taille, bien insérés dans leur environnement. L'aménagement de trames bleues et vertes s'appuiera sur l'atlas de la biodiversité, un travail minutieux qui a permis un ambitieux recensement des espèces animales et végétales. En 2003, l'agglomération de Marne-et-Gondoire a créé un périmètre régional d'intervention foncière de 1 304 hectares. Objectif : préserver et valoriser un ensemble d'espaces agricoles, forestiers et naturels. Véritable poumon vert de l’Île-de-France, la Seine-et-Marne compte 130 000 hectares d’espaces boisés. Le Atissequis elenim irit lore vullandigna feu feum in ex eliqui blaortie dolorer illam quam vel ex ea amcore min hent at, quat. Raesto dolore ercil dolobor sen- dit, sustrud etummod do dolorerit lobortinit velLoborperit vel ero od elisci eugait ese dolor ad mod enit lum num nostis aut loreet, 26 27 CHANTIER N°5
  15. 15. SEINEMARNE EN PROJETS CHOISIR NOTRE AVENIR POUR COMPTER PLUS Il faut lutter contre l’étalement urbain – trop de pavillons – tout en refusant la sur densification. Charles  Longueville Enfin, l’activité agricole doit absolument être préservée, tout en encourageant son évolution (circuit-court, limitation des pesticides, etc…). Le maintien d’une agricul- ture dynamique est en effet la meilleure garantie pour contenir le développement des villes. RENDRE L'EXISTANT PLUS DURABLE Il ne s'agit pas de faire table rase du passé mais de travailler sur le tissu urbain déjà en place pour le rendre plus conforme aux nouvelles exigen- ces économiques, sociales et environnementales. Meilleure efficacité du bâti La Seine-et-Marne doit s'appuyer sur le pôle de compétitivité Advancity (ville et mobilité durables) pour expérimenter de nouvelles solutions afin de limiter la consommation d'espaces, de ressources et d'énergie des bâtis existants. Centres commerciaux responsables En Seine-et-Marne, les nombreux centres commerciaux doivent devenir plus « éco- compatibles  » (mobilités, qualité des emplois, consommation d'espaces...) sans porter préjudice aux petits commerces de proximité, nombreux également sur le département. Plusieurs expérimentations (TIC, campagnes de prévention contre le surendettement,...) peuvent, dans cette perspective, être imaginées. Zones d'activité durables Consommatrices d'espaces et productrices de gaz à effet de serre, les zones d'ac- tivité doivent entamer une mutation en trouvant des solutions innovantes. Côté mobilité, il faut entre autre développer les transports fluviaux et ferroviaires. Densification autour des gares Aménager habitats et emplois autour des gares est l'un des objectifs du SDRIF. Cela nécessitera, dans un premier temps, d'évaluer le foncier mobilisable, en parte- nariat avec Réseau Ferré de France. À Combs-la-Ville, Monoprix a misé sur le fret ferroviaire. Plan Eau : Adopté en 2007 sous l’impulsion du Conseil général, le Plan départemental de l’eau, grâce à une belle mobilisation collective, a permis de nombreuses avancées. Notamment sur la qualité de l’eau, la sensibilisation et l’information (site internet, observatoire de l’eau…). ZOOMS AGRICULTURE DE DEMAIN Avec 60% de terres agricoles, la Seine-et-Marne – qui occupe la moitié de l’Île-de-France - doit encourager une agriculture de proximité respectueuse de l’environnement et actrice de la biodiversité. ECO-QUARTIER La ville nouvelle de Sénart aménage à Lieusaint – quartier des pyramides – son premier éco-quartier. Au programme des 1000 futurs logements : desserte en transports en commun, accessibilité privilégiée aux jeunes, maîtrise des consommations d’eau et d’énergie. Légende de la photo quis do eummod dolor sim ad dolenis alit alis nos dolortis delimore minci. 28 29
  16. 16. SEINEMARNE EN PROJETS CHOISIR NOTRE AVENIR POUR COMPTER PLUS LES CONDITIONS DE LA RÉUSSITE Au terme d’une démarche participative particulièrement in- novante, les contours du projet de territoire départemental et des cinq chantiers prioritaires qui façonneront la Seine-et- Marne de demain sont donc posés. Ces grands projets peuvent dorénavant être présentés aux Seine-et-Marnais et aux Franciliens, ainsi qu’aux autorités publiques départementales, régionales et nationales. Une première restitution aux habitants a déjà permis d’en dévoiler les grandes lignes lors de la réunion publique de Sa- vigny-le-Temple qui s’est tenue le 28 mai dernier. Maiscescinqchantiersnedoiventpasresterdesvœuxpieux. Reste à « les mettre en musique », les déployer progressive- ment mais sûrement, en réunissant les conditions optimales de leur mise en œuvre et de leur suivi. • Première exigence : jouer collectif. Car cette « Seine-et- Marne en projets » n’est pas le document ou le programme du seul Conseil général. C’est un projet qui doit être porté par tous les acteurs qui ont contribué à l’élaborer : élus, habitants et forces vives. • Deuxième exigence : suivre, ajuster et enrichir ces pro- jets dans le temps. Car ces chantiers ne sont pas intangibles : leurs contenus, leurs frontières et leur pertinence sont ap- pelés à évoluer dans le temps. Il s’agira donc de les suivre de près. Ce sera la mission des instances qui assureront la gouvernance. ORGANISATION, SUIVI ET MISE EN ŒUVRE Un CONSEIL PARTICIPATIF, constitué de tous ceux qui ont contribué à élaborer le projet, va être rapidement constitué. Il sera composé de trois collèges : • la centaine d’élus qui composaient la commission consul- tative des territoires : les 39 présidents d’intercommunali- tés et les 60 maires, toutes couleurs politiques confondues, issus de communes de toutes les tailles; • la centaine de représentants des forces vives (associa- tions culturelles, sportives ou sociales, entreprises, établisse- ments publics, syndicats…); • 48 citoyens tirés au sort parmi les participants aux réu- nions publiques (3 femmes et 3 hommes pour chacune des 8 villes) ainsi que 6 représentants du Conseil des jeunes, formeront le «CONSEIL DES HABITANTS». Ce Conseil participatif se réunira régulièrement, de façon plénière ou partielle, pour travailler sur des problématiques globales ou ponctuelles et évaluer l’avancée des travaux. Selon les sujets, il pourra accueillir des personnes extérieu- res qui pourront apporter leurs éclairages ou expertises au chantier en question. Il proposera également de labelliser des projets pour leur ca- ractère exemplaire, innovant et emblématique de l’ambition du projet de territoire. C’EST MAINTENANT QUE TOUT COMMENCE ! Remerciements 30 31

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