Génération Y mythe ou réalité

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Folon, J. Génération Y, mythe ou réalité, in Morelli, P. et al., actes du colloque Eutic: public et pratiques médiatiques, Metz, éditions du centre de recherche sur les médiations, ISBN: 978-2-7466-5447-1.

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  • @FOLON ( c'est ^ygourven qui parle) merci de votre retour. 'En 2010 j'avais organisé un petit déjeuner sur ce thème avec dans le but de tordre le cou aux poncifs : http://oran.ge/SHahvs (voir en bas 'petit déjeuner' il y a bcp d'interviews) Je recommande aussi mon article : http://wp.me/pmy5-Kp Génération Y : les adolescents sont-ils vraiment plus doués pour l’informatique et l’Internet ? J'y décris le résultat de quelques études réalisées par Orange Labs à l'époque' . Nous pourrions organiser un Webinaire sur ce sujet si vous êtes intéressé ?!
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  • @Orange merci pour le lien
    Je pense qu'un colloque ou une conférence consacrée à ce sujet serait utile pour casser ce mythe. Qu'en pensez-vous?
    A bientôt
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  • Je viens de publier la 2èle partie de mon article où je résume l'intervention du Pr Casilli et où je reprends votre document, en fournissant un lien
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  • Пожалуйста Это деловое предложение, пишите на мой ID обратно, если интересно.
    ------------------------------------

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    a
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    jeniferpeterson1 в / YH / DT / диплом

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    PLEASE THIS BUSINESS PROPOSAL, WRITE ON MY ID BACK IF INTERESTED.
    ------------------------------------

    Happy abundant new month of November,

    Hello.

    how are you today?
    I hope you are fine and all is well with you ? thank God.My name is JENIFER PETERSON .(i am looking for a good relationship and also to have business proposal with you )if you want. please write me message to my email box
    THANKS,>

    jeniferpeterson1 at / yh / dt / cum
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  • merci de cette analyse. En 2010 j'avais organisé un petit déjeuner sur ce thème avec dans le but de tordre le cou aux poncifs : http://oran.ge/SHahvs (voir en bas 'petit déjeuner' il y a bcp d'interviews)

    Je recommande aussi mon article : http://wp.me/pmy5-Kp
    Génération Y : les adolescents sont-ils vraiment plus doués pour l’informatique et l’Internet ?

    J'y décris le résultat de quelques études réalisées par Orange Labs à l'époque
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Génération Y mythe ou réalité

  1. 1. La génération Y : un nouveau public ? Mythe ou réalité ?Jacques FOLON Maître de conférences Université de Liège Chargé de cours invité Université de Lorraine Chargé de cours ICHEC Brussels management School Jacques.folon@ichec.beRésumé La génération Y est devenue un véritable sujet de recherches académiques et derécentes méta analyses semblent démontrer que l’existence d’une nouvelle générationest incontestable, ses caractéristiques supposées sont plus contestables. En effet lecaractère parfois peu scientifique des études a amené les chercheurs à remettre enquestion ce qui semblait être devenu incontestable, à savoir que cette génération est lacause du changement de paradigme que tant l’université que l’entreprise constatent. Ornous ne pouvons que constater que les évolutions actuelles sont dures aux changementstechnologiques et que les quatre générations qui coexistent s’y adaptent avec un degréd’efficacité dont les différences sont nettement moindres que proposées par desrecherches antérieures. En réalité, il semble que les entreprises et universités sontconfrontées à une évolution technologique entraînant ; comme souvent une résistanceau changement. Bref, nous sommes tous la génération Y.Mots-clés : génération Y, évolution technologique, résistance au changement, changement de paradigme.Abstract Generation Y becomes a real subject of scientific researches and some recent metaanalysis seems to demonstrate that if the birth of a new generation is a fact, itssupposed characteristics are more doubtful. Some studies were developed with a shortnumber of subjects and as such new researches bring some questions about thisgeneration. Even if both universities and business faced new technologies and newways of working, these are more the consequence of technological changes than thearrival of this new generation. Some recent studies demonstrate that usage of newtechnologies is nearly identical trough the various generations. Moreover thetechnological changes bring as usual some resistance to change. Consequently we maysay that we all are generation YKeywords : Generation Y, Technological evolution, resistance to change, change of paradigm. 1. Le contexte de la génération Y Chaque génération s’imagine être plus intelligente que celle qui précède et plus sage que celle qui vient après elle. G.Orwell
  2. 2. EUTIC’2012 : Génération Y L’université et le monde du travail n’ont jamais été autant face à des changementstechnologiques qu’en ce début de XXIème siècle : explosion d’Internet, médias sociaux,téléphones intelligents, Web 2.0, tablettes, cloud computing, gestion des connaissances,intelligence collective, univers collaboratifs, e-learning, etc. Le mélange des sexes, desorigines ethniques, des générations n’a jamais été aussi important (Zemke & al, 2000 :1) . Il ne se passe pas un jour sans qu’un quotidien, un magazine, un article, un livre neparaisse concernant l’arrivée de cette nouvelle génération, souvent appelée génération Ydont les membres seraient les seuls à utiliser de façon optimale les nouveaux outils etpossibilités du Web 2.0. Notre époque est aussi la première durant laquelle quatregénérations semblant aussi différentes cohabitent côte à côte au sein des entreprises etdes universités (Hammill, 2005) Les générations successives ont chacune leurscaractéristiques et « leur succession ne se fait pas comme la succession des lettres del’alphabet, mais plutôt comme la balle d’un flipper réagissant (parfois de façonimprévisible) aux coups et chocs de notre société et de notre culture (Huntley, 2006 :12) ». Un des éléments importants qui a changé les relations intergénérationnelles est lefait que ces jeunes, contrairement à ce que certains espéraient, et ce qui fut le cas desgénérations précédentes, ne « vont pas devenir comme nous ». Ce paradigme estaujourd’hui totalement dépassé. Cette génération ne sera, ne se comportera pas commela précédente, qui d’ailleurs a fondamentalement adapté ses comportements, et ceprincipalement parce que les outils utilisés, et en particulier les médias sociaux et leWeb 2.0, ont définitivement changé les façons de se comporter que ce soit dansl’enseignement ou dans l’entreprise et ce pour tous. Il est essentiel, avant de déterminer les caractéristiques de ce que nous appelleronspar facilité, et comme il est généralement d’usage génération Y, d’analyser ce qui estentendu par cette génération et celles qui l’ont précédé. 2. La génération Y: mythe ou réalité ? Chaque génération est un nouveau peuple A. de Toqueville Pour rappel une génération est: « une variété d’hommes et de femmes au sens strictdonné par les naturalistes. Ses membres entrent dans le monde revêtus de certainescaractéristiques typiques, qui montrent une physiognomie1 commune, les distinguantdes autres générations (Gasset, 1961 : 14). » De nombreuses études (Donnat, 2009 : 11,Hammill, 2005, Kersten 2002, Lancaster & Stillman, 2002, Sago, 2000, Zemke & al,2000, Walston 1999) ont été faites afin de comparer les caractéristiques de la générationY avec les trois générations précédentes (vétérans, baby-boom, génération X) et enparticulier en ce qui concerne leurs attitudes par rapport aux nouvelles technologies enentreprise. À la lecture de ces études, il semble acquis que ces générations ont chacune leurscaractéristiques propres, avec des tendances assez fortes qui les différencient des1 Vocable repris sans doute de l’ouvrage de JC Lavater :”La physiognomie ou Lart de connaitre les hommesdaprès les traits de leur physionomie, leurs rapports avec les divers animaux, leurs penchans, etc” publié en1841 2
  3. 3. Génération Y : un nouveau public ? Mythe ou réalité ?précédentes. Mais si les analyses des générations anciennes peuvent se faire avec uncertain recul, il est intéressant de prendre en compte le fait que les analyses de lagénération Y manquent souvent de mise en perspective. « Nous avons souligné(Pichault & Pleyers 2010) les précautions dont il convenait d’entourer les résultats desrecherches consacrées à la génération Y. Comme le reconnaissent Reddick &Coggburn (2008)i, « la recherche empirique sur les valeurs au travail, l’implication etles motivations de la génération Y est actuellement insuffisante ». De leur côté, Kim etal.(2009)ii, estiment que « les différences générationnelles, aussi bien dans les médiaspopulaires que dans les publications professionnelles du management, se présententsous la forme de résultats très variés et conduisent souvent à des stéréotypes en guisede conclusions. La masse croissante d’information de type anecdotique concernant lesdisparités générationnelles plaide pour davantage d’investigation et de validationempirique ». Une étude récente du LENTICiii basée sur un échantillon réellementreprésentatif démontre même plus de convergences que de différences entre lesgénérations et démonte quelques clichés, pourtant répétés comme des dogmes par lapresse. « “Les jeunes nont plus dhoraires. Ils bossent chez eux, seuls, et ont un autrerapport au travail”. Cest ce que jentendais souvent dire de la part de directeurs desRessources Humaines en entreprises, souligne F. Pichault(2010) iv. Il y a un mytheautour des nouvelles générations que lon croit plus indépendantes et plus mobiles queles anciennes ». Nous allons analyser en premier lieu les caractéristiques de la génération Y. 3. Quelle génération ? On pourrait croire que la génération Y est définie de façon précise, tant dans en cequi concerne sa dénomination que la période qu’elle concerne et que tous les chercheurss’accordent quant à la définition de ce concept qui a déjà quelques années. Or, force estde constater que, hormis l’appellation génération Y qui est la plus répandue, on appelleaussi cette génération: Babyboomer’s childrens v, Boomersvi, Echo-boomersvii, E-Generationviii, Digital Nativesix, Digital generationx, Dotcomsxi, Facebook Generationxii,Gen Yxiii, Génération 2001xiv, Génération accélérationxv, Génération Internetxvi,Génération numériquexvii, Génération texto/SMSxviii, Génération WWWxix, Generation Ynot?xx, Génération Zappingxxi, i-Generationxxii, Millenialsxxiii, Net Generationxxiv,Nextersxxv, Next great Generationxxvi, Nintendo Generationxxvii, Paradoxicalgenerationxxviii, Sunshine Generationxxix, Thumb generationxxx, et j’en oublie sans doute. Qu’est-ce donc que cette génération qui a reçu d’elle-même ou d’autres tellementd’appellations différentes ? Ce concept a-t-il un sens ? La définition des générationsprécédentes a été nettement moins controversée. Des tentatives de dénomination aussinombreuses ne peuvent que démontrer un certain embarras et une confusion certaine parrapport aux caractéristiques de cette génération et à l’évolution des comportements etdes technologies. Comme le disait Boileau: « ce qui se conçoit bien s’énonceclairement... ». La définition d’une génération est basée sur des expériences, des valeurs communes,et donc comme la vitesse des événements et des technologies s’accélère, la durée desgénération tend à diminuer. Mais si les durées sont claires pour les générationsprécédentes, la période pour définir cette génération Y est, comme ses dénominations,très variable selon les auteurs: 3
  4. 4. EUTIC’2012 : Génération Y 2  Elle comprend ceux nés entre 1974 et 1994xxxi  Entre 1977 et 1992xxxii  De 1978 à 1998 pour ceux qui les caractérisent d’Echo-boomerxxxiii  D’autres considèrent que la génération Y s’étend de 1978 à 1988xxxiv  Ou de 1978 à 1995xxxv  Ceux qui sont nés après 1980xxxvi  Entre 1980 et 1995xxxvii  De 1980 à 2000xxxviii  Ou après 1982xxxix xl ou plus précisément de 1982 à 2003xli  Entre 1990 et 2000xlii « Il n’en reste pas moins que les délimitations de la génération Y présentées par lalittérature sont loin d’être uniformes, ce qui nous montre la fragilité des basesméthodologiques sur lesquelles cette littérature se développe. Il n’y a pas de ruptureprécise, ni de signalisation routière indiquant quand une génération termine et uneautre commence. Nous prenons conscience du danger de créer des stéréotypesxliii. » En conclusion de l’analyse tant des dénominations que de la période sur laquelles’étendrait la naissance des membres de cette génération, on ne peut que constater qu’iln’y a pas véritablement de consensus tant sur la dénomination que sur l’âge desmembres de cette génération, ce qui est sans doute une conséquence du caractère peuscientifique des études réalisées. Selon notre hypothèse le caractère complexe du concept est également lié à unphénomène de rejet tant des technologies nouvelles que de la nécessaire remise enquestion indispensable pour les utiliser. Pour éviter d’avouer cette résistance auchangement, la faute en est mise sur les épaules de cette génération Y, bouc émissaireidéal qui semble utiliser si naturellement ces technologies. Mais comme nous l’avons vules capacités d’utilisation des nouvelles technologies n’est pas limitée à la génération Y,mais au contraire répartie parmi les différentes générations. 4. Les caractéristiques de la génération Y Il est temps de s’intéresser à ce que semblent être les caractéristiques de cettegénération qui en font un sujet de perplexité tant au niveau des universités que desentreprises et organisations. Or il y a également un doute sur ces caractéristiques. « Lesbases méthodologiques sur lesquelles s’appuient les études disponibles nous paraissentpeu fiables: dans de nombreux cas (Peltron & True (2004) xliv, Eisner (2005)xlv, Laizé &Pougnet (2007)xlvi, Sullivan & Heitmeyer (2008)xlvii, Reddick & Coggburn (2008)xlviii,Josiam et al (2009)xlix), il s’agit d’étudiants universitaires, généralement attachés àl’institution d’origine de l’auteur de la recherche. On devine aisément le biais que2 4
  5. 5. Génération Y : un nouveau public ? Mythe ou réalité ?présente ce type d’échantillon, survalorisant le capital économique, social et cultureldes jeunes étudiés. Certains n’hésitent pas à étayer leurs propos en recourant à desanecdotes personnelles (Yeaton (2008)l évoque ainsi le cas de son fils !) tandis qued’autresli en viennent à imaginer un cas fictionnel à partir duquel ils recueillent lesréactions et conseils de divers managers et consultants... De nombreux auteursprésentent leurs considérations sur la génération Y sans aucune base empiriquesérieuse, en n’hésitant pas à recourir à des métaphores de type journalistique:génération “zapping” ou encore génération “me”lii, composée d’individus de“l’instant”liii , “surfant” sur la vague Internet, etc.liv » A titre d’exemple aux Etats-Unis, les travaux de Howe et Strauss (2000) lv qui ontidentifiés sept caractéristiques sont même proposés comme moyens de recruter denouveaux étudiantslvi. Ces critères ont été immédiatement critiqués par d’autres lvii,notamment parce qu’ils ne prennent pas en compte les aspects ethniques, urbains,multiraciaux. Une étude récentelviii a également repris les caractéristiques de la génération Y selonles différentes études de façon à créer un type « idéal » de cette génération. Le vocable« idéal » doit évidemment être pris avec une certaine distance car le caractère assez peuscientifique des études limite le sérieux des soi-disant caractéristiques de cettegénération. Et ce d’autant plus que la même méta analyse lix démontre que les différencesentre la génération Y et ses prédécesseurs sont moins tranchées que les discoursdominants ne le laissent croire. Catégories Caractéristiques Références Recherche de Sens moral et civique, Eisner (2005) Yeaton (2008) sens au travail besoin d’un travail avec signification Besoin Intérêt pour le travail et les Eisner (2005)d’accomplissement défis proposés, attentes en Erickson (2009) matière d’éducation continuée, attitude positive à Josiam et al. (2009) Laizé & l’égard du travail Pougnet (2007) Yeaton (2008) Recherche de Besoin de gratification Eisner (2005) Erickson feedback rapide en termes monétaires (2009) Josiam et al. (2009) ou de promotion, une fois les Yeaton (2008) objectifs atteints, recherche de feedback par rapport à l’engagement professionnel 5
  6. 6. EUTIC’2012 : Génération Y Catégories Caractéristiques Références Intégration vie Indifférenciation temps de Eisner (2005) privée/ vie travail/ temps de loisir, forte Erickson (2009) professionnelle importance accordée au loisir, au divertissement, aux amis, à Josiam et al. (2009) Laizé & la famille, recherche du plaisir Pougnet (2007) et de l’épanouissement au travail, capacité d’être multitâche Opportunisme Poursuite d’un agenda Erickson (2009) personnel, opportunisme, Josiam et al. (2009) Laizé & agissements de freelancers, Pougnet (2007) Yeaton (2008) individualisme, estime de soi, besoin de s’affirmer Esprit de Intérêt pour le travail en Josiam et al. (2009) Sullivan groupe équipe et les collaborations & Heitmeyer (2008) Yeaton (2008) Faible Peu de sentiment Laizé & Pougnet (2007) loyalisme d’appartenance à l’entreprise, Yeaton (2008) institutionnel méfiance envers l’autorité et les institutions, Difficulté à se Incertitude sur l’avenir, Erickson (2009) projeter dans le difficulté à se projeter dans le Laizé & Pougnet (2007) long terme futur, difficulté à s’engager et Pelton & True (2004)Sullivan & à faire des choix, primat de Heitmeyer (2008) l’instantané Technophilie Haut degré de Eisner (2005) familiarisation aux Sullivan & Heitmeyer (2008) technologies de l’information 5. Peut-on croire ces typologies de la génération Y ? En analysant les caractéristiques telles que nous les avons reprises ci-dessus, avecleurs contradictions et leurs certitudes et en prenant en compte la façon dont les étudesqui amènent à ces conclusions ont été faites, il devient évident de se poser la question dela réalité de ces typologies. 6
  7. 7. Génération Y : un nouveau public ? Mythe ou réalité ? « On ne s’étonnera donc pas qu’un tel manque de rigueur méthodologique conduiseà des résultats peu stabilisés. Ainsi Eisner (2005) lx rappelle-t-elle que, selon uneenquête Work & Education menée par Gallup Organization, la génération Y estcaractérisée par un sens aigu du loyalisme organisationnel, tout comme les générationsprécédentes. Mais elle mentionne également une autre étude (What You Need to Know)qui souligne une tendance plus affirmée de cette génération à délaisser l’entreprise enquête d’un travail meilleur. Ces deux tendances ne sont-elles pas parfaitementcontradictoires ? Toujours selon Eisner (2005)lxi mais aussi selon Yeaton (2008)lxii, lagénération Y serait plus sensible que la génération qui la précède à la problématiquede l’équilibre vie privée-vie professionnelle. D’autres auteurs soulignent au contraireque cette question ne revêt pas plus d’importance pour la génération Y que pour lesgénérations précédentes... Des exemples de ce type abondentlxiii » Comme le reconnaissent Reddick & Coggburn (2008)lxiv, « la recherche empiriquesur les valeurs au travail, l’implication et les motivations de la génération Y estactuellement insuffisante ». De leur côté, Kim et al. (2009)lxv, estiment que « lesdifférences générationnelles, aussi bien dans les médias populaires que dans lespublications professionnelles du management, se présentent sous la forme de résultatstrès variés et conduisent souvent à des stéréotypes en guise de conclusions. La massecroissante d’information de type anecdotique concernant les disparitésgénérationnelles plaide pour davantage d’investigation et de validation empiriquelxvi ». En conclusion, notamment de la méta analyse de Pinchault et Pleyers (2010)lxvii, ilapparaît donc que les caractéristiques de la génération Y semblent nettement moinscaricaturales que celles qui circulent tant dans la littérature scientifique que dans lesmédias populaires. Et donc, la question de savoir pourquoi cet acharnement à essayer denous convaincre que les changements sociétaux, et notamment les nécessités dechangements de modes de management ou d’enseignement sont nécessités uniquementpar l’arrivée de la génération Y se pose indubitablement. Nous en arrivons donc naturellement une fois de plus à notre hypothèse qui consisteà constater que de nombreux articles et recherches ont tenté avec un certain succès depositionner la génération Y comme la cause de tous nos maux, ce qui en fait une victimeconsentante. Donc ce coupable prédéfini nous évite, face aux technologies et nouveauxcomportements, une remise en question non désirée par le plus grand nombre desmanagers et des enseignants. En effet, il est tellement plus simple pour un enseignant dese comporter comme un « lecturer » du XIVème siècle, et pour un manager de se cachersous l’argument d’autorité au lieu d’oser aller vers la coconstruction de savoirs quipourrait remettre en cause nos certitudes. 6. Nous sommes tous la génération Y ! Bien que de nombreuses études essayent de démontrer l’existence de cette fameusegénération Y, qui serait caractérisée par de nombreuses caractéristiques spécifiques,nous sommes néanmoins confrontés à plusieurs recherches qui semblent démontrer aucontraire que les différences entre les générations ne sont pas si importantes et sitranchées. Nous considérons que cette abus de dénominations, dont certaines peuventconstituer un rejet, en réalité ne définissent pas une génération mais sont plutôtl’expression d’une résistance aux changements technologiques et aux comportementsnouveaux induits par ces technologies. Au lieu d’exprimer ce refus du changement, il 7
  8. 8. EUTIC’2012 : Génération Yest tellement plus simple de rejeter la faute sur les « jeunes », nouveaux boucsémissaires et sources de tous nos maux. On trouvait même à l’affiche d’un théâtreparisien en décembre 2011 une pièce dont le titre était révélateur: « Je hais lesjeunes »lxviii. A part cette catégorie d’âge, quelle population pourrait être l’objet d’unehaine publique même s’il s’agit d’un spectacle comique ? La haine, même amoindriepar le comique, des origines ethniques, des religions, des sexes ne pourraient pas êtresujets d’une telle pièce sans tomber sous la réprobation de certains et même des loispénales ou se trouver face à des manifestations populaires. Mais la haine des jeunes peuts’afficher et attirer le public, comme si la pensée unique avait trouvé sa victimeexpiatoire, source de tous les maux, et emblème de ces technologies qui obligent dechanger ses comportements. Les désignations multiples de cette génération comme boucémissaire seraient-elles donc une solution de facilité pour les générations précédentespour éviter de se remettre en question ou de faire évoluer leurs comportements ? S’il est vrai que cette génération Y existe, tout comme les précédentes et lessuivantes, est-ce son existence qui entraîne un tel changement de société, decomportements ou n’est-ce pas plutôt les technologies et leurs utilisations par tous etpartout qui induisent de nécessaires changements tant au niveau universitaire qu’enentreprise ? Nous constatons que les usages se rapprochent et que l’utilisation desressources de l’Internet, du web 2.0 et des médias sociaux deviennent de plus en plustransgénérationnelles. Il devient donc « normal » de se servir des ressources mises à notre disposition. « Jesuis toujours étonné de rencontrer un écrivain qui ne sait pas utiliser un ordinateur, unavocat mal à l’aise devant une base de donnée juridique, ou un cadre d’entreprise quine peut pas parcourir une boite de messagerie sans un spécialiste informatique. Si vousêtes un spécialiste en marketing incapable de faire valoir vos compétences au moyend’outils en ligne, vous êtes tout simplement captif des machines de l’entreprise. C’estun pouvoir qu’elles ne méritent pas. le monde vous permet de prendre le contrôle surles moyens de production. Ne pas les maîtriser est une fautelxix. » Ne peut-on se poser la question de savoir si la création de cette génération Y n’estpas une conséquence des études marketing qui ont identifié un segment du marchéintéressant et ont décidé de créer cette typologie à des fins commerciales? « L’économiea pris un grand intérêt à étudier cette génération. Ils sont même un segment du marchéplus étudié que les générations précédentes, et ont un pouvoir d’achat significatif, maisd’une nature différente des générations précédentes. Leurs revenus ont augmentédepuis 15 ans surtout du fait de leurs parents, car ils ont moins de job étudiants queleurs ainés. Cette tendance étant supportée par les parents qui privilégient le tempsd’étude aux petits boulots.lxx ». Pour conclure sur cette question de la réalité relative de cette génération Y, commentrésister à citer une des conclusion d’une « recherche » consacrée à l’arrivée de cettegénération à l’Universitélxxi: « Le point le plus essentiel pour comprendre lescaractéristiques de la génération du millénaire se perd parfois dans la discussion desenvironnements plus complexes de la dynamique culturelle et sociétale ». Et quoi demieux après plusieurs centaines de pages de recherches que d’arriver à dire: « Ce pointest simplement ceci: nos étudiants ne sont pas entièrement comme nouslxxii ». Banalitéconsternante que chaque enseignant, depuis Socrate, a constaté chaque jour de cours. 8
  9. 9. Génération Y : un nouveau public ? Mythe ou réalité ? Si la génération Y a suscité et suscite encore une littérature importante, elle sembledonc ne pas poser, par elle-même, plus de problèmes aux enseignants et aux entreprisesque les générations précédentes. Par contre l’environnement technologique afondamentalement changé pour tout le monde, pour l’Université et pour l’entreprise, etcertains montrent comme pour tant d’autres innovations, une résistance au changementassez classique en entreprise. On ne peut que suivre Gérard Berry (2008) lxxiii qui déclare:« si les gens se déclarent surpris par les progrès du numérique et les transformationsassociées, c’est avant tout parce qu’ils abordent la question avec “un schéma mentalinadapté » signe d’un défaut de bon sens informatique » Il est donc normal de paraphraser J.F. Kennedy en déclarant: « je suis un membre dela génération Y » quelque soit l’âge de celui qui prononce cette phrase.BibliographieDONNAT O., 2009, Les pratiques culturelles des Français à l’ère numérique, Cultures études, en ligne sur http://www.pratiquesculturelles.culture.gouv.fr/doc/ 08synthese.pdfGASSET J.O.Y., 1961, The Modern Theme, translated by James Cleugh, Harper and Row, New York.HAMMILL G., 2005, Mixing and managing four generations of employees, Fairleigh Dickinson University Magazine, en ligne sur http://www.fdu.edu/newspubs/ magazine/05ws/generations.htm.HUNTLEY R., 2006, The World According to Y: Inside the New Adult Generation, Allen & Unwin, Crows Nest, N.S.W..KARP H., FULLER C.; SIRIAS, D., 2002; Bridging the Boomer Xer Gap : Creating Authentic Teams for High Performance at Work. Palo Alto, CA, Davies-Black Publishing.KERSTEN, D., 2002, « Today’s Generations Face New Communications Gap », USA Today, November 15, 2002.LANCASTER L.C., STILLMAN, D., 2002, When Generations Collide : Who They Are, Why They Clash, How to Solve the Generational Puzzle at Work. HarperCollins Publishers Inc., HarperBusiness, New York.PICHAULT F., PLEYERS M., 2010, « Pour en finir avec la génération Y..., enquête sur une représentation managériale », actes du XXIème colloque AGRH.ZEMKE R., RAINES C., FILIPCZAK B., 2000, Generations at Work: Managing the Clash of Veterans, Boomers, Xers, and Nexters in Your Workplace, Amacom, New York. ZEMKE R et al., (2000) Generations at work, AMACOM, p.1. 9
  10. 10. i Reddick, C.G. & Coggburn, J.D. edit. (2008), Handbook of Employee Benefits and Administration, New York: CRCPress/Taylor & Francis, Series “Public Administration and Public Policy”.ii Kim, H., Knight, D.K. & Crutsinger, C. 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