Les systèmes de gestion de contenus des sites Internet ou CMS

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Une fiche pratique autour des CMS : définition, principes de base, point juridique et exemples concrets…

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Les systèmes de gestion de contenus des sites Internet ou CMS

  1. 1. Les systèmes de gestion de contenus de sites Internet ou CMS (Content Management System) Septembre 2008
  2. 2. Les systèmes de gestions des contenus des Sites Internet (CMS) – Septembre 2008PréambuleCe document est réalisé dans le cadre du PRAI (Programme régional d’actions innovatrices)conduit par la Région Midi-Pyrénées et soutenu et cofinancé par l’Union Européenne.Il est accessible dans le Centre de Ressources pour l’Internet Public et Citoyen financé parle PRAI : www.ardesi.frL’objectif de ce programme est de favoriser le développement de contenus et de servicesnumériques de qualité crées par les collectivités de la Région.Pour aller plus loin : - Le Programme régional d’actions innovatrices sur le site Internet de la Région : www.midipyrenees.fr - La boîte à outils « Internet Public et Citoyen » : cet espace a pour objectif de fournir des indications et des outils à toute collectivité désireuse de réaliser ou développer son projet Internet local. www.ardesi.fr/page481.htm « La présente communication n’engage que son auteur. La Commission européenne n’est pasresponsable de l’usage qui pourrait être fait des informations contenues dans cette communication. » 2
  3. 3. Les systèmes de gestions des contenus des Sites Internet (CMS) – Septembre 2008La qualité de l’Internet Public des communes de Midi-Pyrénées peine aujourd’hui à franchirune étape dans la mise en service de sites dynamiques d’actualité dits de 2e génération :seuls 23% des sites appartiennent à cette catégorie en 2007 et à peine 5% sont de 3egénération apportant des services interactifs (télé-services et télé-procédures) aux usagers.Une des explications couramment avancée est la difficulté pour les agents à actualiser etenrichir le contenu des pages Internet. A cette objection majeure, on peut désormaisrépondre par la démocratisation et le développement de modules d’administration en lignedes sites Internet : le content management system, communément appelé CMS. Cetteémergence ayant participé à l’avènement du web 2.0.1 – CMS : définitions Le Content Management System (CMS) est un outil de gestion de contenu destiné à la conception et à la mise à jour de site Internet ou dapplication multimédia. Il a les fonctionnalités suivantes : • la séparation des opérations de gestion de la forme et du contenu. Le rédacteur intègre le contenu à partir d’une interface semblable à un logiciel de bureautique qui est intégré dans une feuille de style préalablement choisie par le rédacteur selon la nature de l’information saisie, • une chaîne de publication offrant par exemple la possibilité de mettre en ligne le contenu des documents, • la structuration du contenu (utilisation de FAQ, de documents, de blogs, de forums, etc.), • certains systèmes incluent également la gestion des versions.2 – Les principes de base du CMS 2.1 - L’interface InternetLe lien entre le terrain, où se construit le quotidien de la collectivité, et le serveurinformatique hébergeant le site Internet situé à plusieurs centaines de kilomètres du premierest l’interface Internet. C’est bien grâce à cette plate-forme que les CMS sont accessiblesquelque soit le système dexploitation et le navigateur Internet installé. Les rédacteurs et lesadministrateurs ninstallent plus de logiciels spécifiques supplémentaires. Les normesd’accessibilité et d’interopérabilité complètent ce dispositif en spécifiant un format dedonnées lisible (HTML et ses dérivés), imprimable et stockable par tous. 2.2 - La séparation entre contenu et présentationCest un principe fondateur de la gestion de contenu. Le contenu est stocké sur une base dedonnées, structurée en tables et en champs. Cest le contenu des champs de la base qui estcréé ou modifié par le rédacteur. On parle alors de site « dynamique ». La présentation estdéfinie dans un gabarit. Le gabarit définit la mise en page (les feuilles de style) et lastructuration des données, au moyen de standards tels que XML, ainsi que les informationsextraites de la base de données (de même que lendroit où celles-ci doivent être affichées etsous quelles conditions). 3
  4. 4. Les systèmes de gestions des contenus des Sites Internet (CMS) – Septembre 2008 2.3 - L’édition de page simplifiéeDeux mécanismes peuvent être proposés quant à l’édition des pages : • Une interface WYSIWYG (« What you see is what you get » soit « Ce que vous voyez est ce que vous obtenez ») qui propose une interface graphique de mise en forme similaire à celle qui existe dans un traitement de texte. • Lutilisation de balises simplifiées pour mettre le texte en forme en précisant à lintérieur dun fichier texte des éléments tels que les titres, les paragraphes, les acronymes, les citations. Le langage à balises le plus couramment utilisé est le HTML. Il en existe plusieurs types, dont le plus répandu est le BBCode. On peut aussi citer Markdown ou Textile. 2.4 - La hiérarchisation de linformationLa majorité des CMS offrent la possibilité de catégoriser l’information, de l’indexer et d’utiliserdes taxonomies (base descriptive d’un objet) pour améliorer les méthodes de recherche. Onpeut donc créer des catégories de contenus, des sections (ou rubriques), voire des mots clésfavorisant l’indexation. Un CMS propose différents systèmes de tris plus ou moinscomplexes : • les hyperliens, qui permettent de référencer les articles entre eux, • un moteur de recherche sur le texte, • des tris spécifiques (par date de modification, auteurs, liens, …). 2.5 - La gestion des droits des utilisateursPar le biais de l’interface d’administration, le système offre la possibilité de gérer lesutilisateurs et leurs droits. C’est-à-dire de leur donner accès ou non aux fonctionnalités dusystème. Les fonctionnalités sont multiples et variables selon la plate-forme, très basiquescomme un droit de lecture/écriture sur un article, ou plus élaborées comme un droit demodération d’autres utilisateurs et bien entendu de publication.3 – Ce qu’il faut retenir des textes officielsQuelques pistes d’attention relatives à la responsabilité en matière d’intégration de contenussur des sites Internet ... 3.1- Le rédacteur est déjà un éditeur de site InternetAucun texte ne définit la notion d’éditeur de site Internet ou d’éditeur de contenu. Il s’agit enréalité de « toute personne qui met à la disposition du public, au travers d’un site Internet,toute forme de contenus, qu’il s’agisse de textes, de musique, de photographies, devidéos… »Un régime juridique spécifique est applicable aux éditeurs de site Internet, qui se voientappliquer le régime du droit de la presse. 4
  5. 5. Les systèmes de gestions des contenus des Sites Internet (CMS) – Septembre 2008L’application du droit de la presse aux sites Internet a été récemment imposée par la loi n°2004–575 du 21 juin 2004 dite Loi pour la Confiance dans l’Economie Numérique(« LCEN »). Celle-ci impose désormais un régime de responsabilité éditoriale qui détermine,d’une part les personnes responsables du contenu d’un site Internet et, d’autre part, lesinfractions dites « de presse » ainsi que les sanctions applicables.La responsabilité éditoriale repose en principe sur la personne désignée en qualité deDirecteur de publication.Au-delà de son caractère contraignant, l’obligation de désigner un Directeur de publications’avère, en pratique, utile car elle permet à l’éditeur de s’interroger sur la problématique de laresponsabilité du futur site Internet et de désigner une personne effectivement responsable.Pour cette raison, il est recommandé de désigner un Directeur de publication qui soitréellement partie prenante au processus éditorial ou qui dispose au moins d’un droit deregard sur ce processus.Par défaut, le maire est souvent tenu pour responsable.Les exemples d’infractions de presse sont caractérisés par la publication, cest-à-dire ladiffusion volontaire d’un message illicite à l’attention du public. Le caractère dommageablede cette diffusion est proportionnel à l’audience touchée par ce message. Les principalesinfractions de presse sont : • l’injure publique ; • la diffamation ; • le non–respect de la présomption d’innocence ; • l’apologie de crimes contre l’humanité ; • l’incitation à la haine raciale ; • la provocation aux mineurs ; la pornographie enfantine. 3.2 - Utiliser et publier du contenu appartenant à des tiers 3.2.1- Les règles de protection des œuvres de l’espritLes créations de toutes natures (textes, images, sons, programmes informatiques, bases dedonnées) utilisées pour enrichir ou illustrer un site Internet ou un blog constituent en règlegénérale des œuvres littéraires ou artistiques protégées. La protection légale d’une œuvrene nécessite pas que son créateur ait accompli de formalités particulières (par exempleauprès de l’INPI). L’œuvre est protégée du seul fait de sa création, et pendant une durée de70 ans après le décès de son auteur.Les bases de données sont soumises à un régime juridique différent. A ce titre leur délai deprotection est raccourci à une durée de 15 ans, renouvelable.L’utilisation et la publication d’images, de musiques, de textes dans le cadre d’un service enligne doivent respecter les droits des auteurs ou de leurs ayants droits.L’utilisation d’œuvres nécessite donc d’obtenir l’autorisation expresse du (ou des) titulaire(s)des droits. Cette autorisation doit intervenir dans le cadre d’un contrat préalable rédigé selonun formalisme précis à peine de nullité. Le recours à un juriste sera donc souventnécessaire. 5
  6. 6. Les systèmes de gestions des contenus des Sites Internet (CMS) – Septembre 2008Des formalités spécifiques de demande d’autorisation sont requises pour les matièressuivantes1 : • pour les œuvres relevant de la propriété littéraire et artistique, • pour les photographies et les illustrations, • pour les œuvres audiovisuelles, • pour les œuvres musicales, • pour le texte, • pour les bases de données, • pour les dessins et modèles, • pour les marques. 3.2.2 - Les principales exceptions au principe de l’autorisation : EXCEPTION CONDITIONS RÉFÉRENCESAnalyses et Elles doivent être brèves et justifiées par le caractèrecourtes citations critique, polémique, pédagogique, scientifique ou dinformation de lœuvre dans laquelle elles sont incorporéesRevues de presse Elles doivent constituer des études comparatives de commentaires de journalistes différents concernant un sujetDiffusion des La diffusion doit être effectuée à titre dinformation Articles L. 122-5discours destinés dactualité concernant les assemblées politiques, du Code de laau public administratives, judiciaires, académiques, ainsi que Propriété les réunions publiques dordre politique ou les Intellectuelle cérémonies officielles (CPI)Parodie, pastiche Le public doit pouvoir identifier l’œuvre faisant l’objetet caricature de la parodie, pastiche ou caricature sans risque de confusion et l’intention de son auteur doit être d’amuser et non de nuireReproduction dans Les reproductions doivent être effectuées pour lele cadre d’un catalogue dune vente judiciaire, dans le seul but decatalogue de les décrire et uniquement pour les exemplaires mis àvente aux la disposition du public avant la venteenchèresLes œuvres Il doit s’être écoulé au moins 70 ans depuis le décès Articles L.123-1tombées dans le de l’auteur et suivants dudomaine public CPISource : Ardesi – Internet public et administration électronique : repères juridiques – Mai20081 Pour plus de précisions, consulter le guide pratique « Internet public et administration électronique – Repèresjuridiques » 6
  7. 7. Les systèmes de gestions des contenus des Sites Internet (CMS) – Septembre 2008 3.2.3 - Les hyperliens ou liens hypertextesOn appelle généralement hyperlien, une référence inclus dans une page d’un site Internetpermettant de se rediriger vers la page d’un autre site Internet traitant d’un sujet connexe.Il est d’usage sur Internet de considérer la mise en place de ces liens comme libre, sousréserve des droits des tiers (notamment du droit des marques). Il est cependant préférablede demander préalablement une autorisation avant d’installer un lien vers la page d’accueilou le contenu d’un site Internet tiers, d’identifier lappartenance du contenu lié et de respecterla politique du site visé en matière de liens. 3.2.4 - Les flux RSSLe flux (ou fils) RSS, pour « Really Simple Syndication », désigne un système permettantd’informer les Internautes, en temps réel, de nouvelles informations mises en ligne sur dessites Internet tiers. Concrètement, le flux RSS agît comme un système d’alertes quis’affichent sous la forme d’une liste, sur une page Internet, résumant à l’internautel’information nouvellement publiée avec une mise en forme simplifiée.Il peut ainsi être utile, pour une collectivité territoriale, de mettre en place des flux RSS surson site Internet, afin de diffuser des informations en provenance de sites Internetappartenant à d’autres collectivités.Juridiquement, les flux RSS ne sont pas définis. Néanmoins, les tribunaux ont tendance àappliquer la responsabilité éditoriale aux propriétaires de sites Internet utilisant des flux RSS,lorsque ces derniers font un choix éditorial qui s’exprime par l’agencement, l’organisation etla présentation des flux, et ce, même si les informations diffusées à travers les flux RSS sontrécupérées automatiquement. A noter : les collectivités territoriales devront prendre garde, dans l’hypothèse où elles envisagent d’offrir aux Internautes la possibilité de visualiser des flux RSS sur leur site, des informations provenant de sites Internet appartenant à des tiers. En effet, dans l’hypothèse d’un contenu illicite, plus la diffusion sera grande, plus le préjudice sera important et plus la réparation que devra payer la collectivité sera conséquente.Pour en savoir plus : • Loi n°2004–575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique • Loi n°1881–07–29 du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse • Code civil 7
  8. 8. Les systèmes de gestions des contenus des Sites Internet (CMS) – Septembre 2008 4 – Un CMS en pratique Page d’accueil du CMS d’ArdesiIdentification ducontributeur Les grandes rubriques du site Module d’écriture du CMS d’Ardesi Fonctionnalités de type « logiciel de bureautique » 8
  9. 9. Les systèmes de gestions des contenus des Sites Internet (CMS) – Septembre 2008 Module de Validation du CMS d’Ardesi Quelques principes à retenir pour rédiger un article sur Internet : • organiser son contenu, • écrire concis, • contextualiser linformation, • utiliser des liens hypertextes, • intégrer des visuels, • écrire pour être référencé : multiplier les mêmes mots clés et nommer explicitement les pages.5 - Les principaux CMS existants • Alfresco : créée par d’anciens collaborateurs de Documentum, cette solution est issue du monde de la GED. Plutôt robuste et performante, elle se présente comme une offre mature pour stocker, classer, diffuser et faire circuler les documents d’une organisation. Elle semble cependant encore limitée pour réaliser un site orienté « publication ». www.alfresco.com/fr/ • Drupal : une solution intermédiaire en PHP permettant d’allier publication, gestion documentaire et fonctions de collaboration. De nombreuses extensions disponibles confèrent à cette solution une certaine polyvalence. http://drupalfr.org/ • Exo : issue du monde du portail d’entreprise, cette solution portée par le consortium OW2 peut constituer une alternative intéressante pour agréger du contenu d’entreprise. La couverture fonctionnelle de la suite Exo semble croître régulièrement. www.exoplatform.com/portal/public/en/ 9
  10. 10. Les systèmes de gestions des contenus des Sites Internet (CMS) – Septembre 2008 • eZ Publish : une solution éprouvée et très complète. Cette plateforme offre une certaine flexibilité grâce à des extensions permettant de créer des sites de publication complexes pouvant même intégrer une problématique métier. L’ergonomie du back-office, liée à l’orientation « framework » d’eZ Publish, peut toutefois s’avérer complexe pour une utilisation de base comme simple outil de publication. http://ezpublish-france.fr/ • Nuxeo 5 : après avoir annoncé l’arrêt programmé de la maintenance sur ZOPE / CPS en 2006, Nuxeo a redéveloppé une plateforme très complète sous une architecture Java – J2EE. Son originalité tient une nouvelle fois à la couverture fonctionnelle très large (gestion documentaire, publication, collaboration) mais les retours d’expérience sont encore peu nombreux. www.nuxeo.com/ • Liferay : une solution de portail qui s’étend de plus en plus aux fonctionnalités « CMS ». Elle peut constituer une brique d’une infrastructure plus complexe permettant d’intégrer plusieurs applications hétérogènes (plusieurs projets d’intégration avec Alfresco recensés). www.liferay.com/web/guest/home • SPIP et Joomla : deux solutions éprouvées et rapides à mettre en œuvre pour la publication de contenu. SPIP est plus répandu en Europe (en France notamment), alors que Joomla est très présent dans le monde anglo-saxon. Les possibilités de gestion de contenu sont plus limitées. www.spip.net/ - www.joomla.fr/ • Typo 3 : une solution très complète et extensible qui propose également des fonctions de portail d’entreprise, même si la gestion documentaire n’est pas son meilleur atout. Les nombreuses références traduisent un bon niveau de maturité et en font un acteur incontournable. www.typo3.fr/6 – Pour aller plus loinWikipedia. Les CMS. Octobre 2008http://fr.wikipedia.org/wiki/CMSDGME. Centre de ressources : les CMS. www.synergies-publiques.fr/Ardesi. Internet Public et administration électronique : repères juridiques. Chapitres 4 et 7.Mai 2008. www.ardesi.fr/IMG/pdf/Guide_Droit_TIC.pdfCNFPT. Catalogue de formations. 2008.http://cnfpt.org/fr/agents/Les_catalogues_de_formation/ 10

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