CITÉS EN RÉSEAUX
LABEL TERRITOIRES,
VILLES ET VILLAGES
INTERNET 2015
01_04_VI2015_Couv_Mise en page 1 20/01/15 12:55 Page1
Direction Éditoriale : Florence Durand-Tornare - Édition : Géraud Baritou - Graphisme : Guillaume Lajarige - Illustration ...
Cités en Réseaux 2015-1
AXELLE LEMAIRE
Secrétaire d'Etat chargée du Numérique
L
e numérique est une chance, porteuse de pr...
2-Cités en Réseaux 2015
Pour que le projet de République numérique fédère les énergies, le débat est nécessaire à tous les...
Cités en Réseaux 2015-3
FLORENCE DURAND-TORNARE
Fondatrice et déléguée de Villes Internet
POUR UNE RÉPUBLIQUE DES TERRITOI...
4-Cités en Réseaux 2015
et utile, qui faciliterait l'universalité de services d'intérêt général (les outils numériques d'a...
Cités en Réseaux 2015-5
Chers Amis,
Depuis plusieurs années maintenant, la première mutuelle des agents territoriaux, la M...
6-Cités en Réseaux 2015
ENTRETIEN
CAROLINE CAYEUX
Sénatrice-Maire de Beauvais,
Présidente de Villes de France
Dans votre v...
Cités en Réseaux 2015-7
VILLES CONNECTÉES
L
a ville connectée est participative : les informations qui s’échangent provien...
8-Cités en Réseaux 2015
ENTRETIEN
En tant que maire d’une petite ville comment avez-vous intégré les outils digitaux dans ...
Cités en Réseaux 2015-9
DÉPARTEMENT.NET
UN LABEL POUR VALORISER ET ANIMER LES POLITIQUES NUMÉRIQUES DÉPARTEMENTALES
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10-Cités en Réseaux 2015
LE LABEL « TERRITOIRES,
VILLES ET VILLAGES INTERNET » 2015
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Cités en Réseaux 2015-11
Notre rôle, notre action se déploie dans un partenariat avec le monde des collectivités locales, ...
12-Cités en Réseaux 2015
LABEL
dernière repose sur une mobilisation accrue des membres de notre Jury et sur l’analyse-crit...
LE JURY 2015
Cités en Réseaux 2015-13
L
es membres du Jury sont universitaires, journalistes, représentants des partenaire...
14-Cités en Réseaux 2015
DANIÈLE BOURCIER
Juriste
DanièleBourcierestdirectricederechercheensciencessocialesetresponsable
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Cités en Réseaux 2015-15
CÉDRIC SZABO
Directeur de l'Association des Maires Ruraux de France (AMRF)
Directeurdel’AMRF,Cédr...
16-Cités en Réseaux 2015
16_25_VI2015_Palmares.e$S_Mise en page 1 20/01/15 12:34 Page16
TERRITOIRES, VILLES ET VILLAGES :
UNE NOUVELLE GÉOGRAPHIE DU LABEL
PAR EMMANUEL EVENO, PRÉSIDENT DU JURY
Cités en Réseaux ...
18-Cités en Réseaux 2015
En seize ans d’existence, la structure des résultats a été profondément modifiée, et, avec les ch...
Cités en Réseaux 2015-19
La strate 4 @ a très sensiblement évolué au fildes Labels et a changé de rôle. Elle est peu à peu...
20-Cités en Réseaux 2015
PALMARÈS DES 36 COLLECTIVITES @@@@@
NOM REGION HAB
Agen Aquitaine 35 120
Aix-les-Bains Rhône-Alpe...
Cités en Réseaux 2015-21
PALMARÈS DES 37 COLLECTIVITES @@@@
NOM REGION HAB
Aiglemont Champagne-Ardenne 1 730
Bassens Aquit...
22-Cités en Réseaux 2015
LA NOUVELLE MÉTHODE DE LABELLISATION DONNE LA DÉCOMPOSITION SUIVANTE :
La strate 5@ est très fort...
Cités en Réseaux 2015-23
NOM REGION HAB
Bonifacio Corse 2 900
Bourg-la-Reine Île-de-France 18 500
Cabourg Basse-Normandie ...
24-Cités en Réseaux 2015
NOM REGION HAB
Amplepuis Rhône-Alpes 5 270
Annecy Rhône-Alpes 51 010
Bastia Corse 42 910
Carmaux ...
Cités en Réseaux 2015-25
PALMARÈS DES 31 COLLECTIVITÉS @
NOM REGION HAB
Artaix Bourgogne 400
Barsac Aquitaine 2 000
Biaudo...
26-Cités en Réseaux 2015
VILLAGES NUMÉRIQUES
ACCOMPAGNER L’ÉMERGENCE D’UN RÉSEAU
DES ACTEURS DU NUMÉRIQUE RURAL
www.villes...
Cités en Réseaux 2015-27
configuration avec ses spécificités. Celles du rural sont différentes. Il faut arrêter de prendre...
28-Cités en Réseaux 2015
ENSEMBLE POUR LE NUMÉRIQUE ÉDUCATIF
LES ASSOCIATIONS D'ÉLUS
S'ORGANISENT EN COMITÉ DES PARTENAIRE...
Cités en Réseaux 2015-29
LE COMITÉ DES PARTENAIRES :
UNE INSTANCE DE CO-CONSTRUCTION DE L’ACTION PUBLIQUE
Le comité traite...
30-Cités en Réseaux 2015
LES TERRITOIRES
DE LA DÉMOCRATIE OUVERTE
L
es Français veulent davantage de démocratie directe, c...
tiers de confiance surles stratégies de démocratie locale, initiateurde séquences présentielles/dis-
tancielles,innovateur...
32-Cités en Réseaux 2015
Les collectivités locales se saisissent des technologies de l’information et de la communication ...
VOUS AVEZ DIT COOPÉRATION
DÉCENTRALISÉE ?
Des partenariats pourde l’appui à maîtrise d’ou-
vrage ou de l’échange d’experti...
34-Cités en Réseaux 2015
agriculteurs ou les pêcheurs à gérerleuractivité ou équiperdes écoles ou des mairies
tout en les ...
Les labels 2015 des villes, territoires et villages Internet
Les labels 2015 des villes, territoires et villages Internet
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Le document de synthèse de la saison 2015 des labels internet.
Article GreenSI lié: http://www.zdnet.fr/actualites/villes-internet-et-deserts-numeriques-la-fracture-s-agrandit-elle-39814346.htm

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Les labels 2015 des villes, territoires et villages Internet

  1. 1. CITÉS EN RÉSEAUX LABEL TERRITOIRES, VILLES ET VILLAGES INTERNET 2015 01_04_VI2015_Couv_Mise en page 1 20/01/15 12:55 Page1
  2. 2. Direction Éditoriale : Florence Durand-Tornare - Édition : Géraud Baritou - Graphisme : Guillaume Lajarige - Illustration : Claire Péron Comité éditorial : David Constans-Martigny (Éducation), Guy Tozzi, Rossy Tshizanga (Accessibilité), Bénédicte de Valicourt (Coopération) Impression offerte par la MNT (Mutuelle Nationale Territoriale) - Février 2015 Crédits photos : Villes Internet - André Tudéla, 2014 - Mairie de Paris : Anne Thomes Au dos : sélection du Concours Photos Villes Internet 2014 ouvert aux collectivités Contact, information et adhésion, partenariat : 01 47 68 53 76 - coordination@villes-internet.net EDITIONS VILLES INTERNET Merci aux collectivités qui par leur adhésion et leurs témoignages ont contribué à cet ouvrage, ainsi qu'aux experts, journalistes, élus et agents territoriaux. Merci aux partenaires avec lesquels nous menons des actions tout au long de l'année. ALAIN ANZIANI Maire de Mérignac, Sénateur de la Gironde C ela fait plus de 15 ans que la Ville de Mérignac a mis en ligne son premier site internet, tourné alors vers le monde de l’entreprise. Depuis, les outils du numérique ont évolué, les attentes et les besoins des citoyens éga- lement. LaVille de Mérignac a toujours eu à cœurd’accompagnerces évolutions pourpermettre à ses habitants de se simplifier la vie. Plusieurs innovations sont nées de cette volonté forte, à commencer par « Léon », outil de géolocalisation au service des Mérignacais mis en ligne en 2011 et, plus récemment, dans le domaine de l’e-Education, l’expérimentation de tablettes pédagogiques, en complément desTableaux Numériques Interactifs qui équipent désormais l’ensemble des classes élémentaires de la Ville. Attentifs à être toujours innovants et performants dans le service rendu à nos usagers, nous sommes aujourd’hui en pleine évaluation et modernisation de notre stratégie numérique. Dans ce contexte, l’accueil de la cérémonie des Labels Villes Internet est pour Mérignac une réelle opportunité d’échange et de partage d’expériences avec d’autres collectivités.
  3. 3. Cités en Réseaux 2015-1 AXELLE LEMAIRE Secrétaire d'Etat chargée du Numérique L e numérique est une chance, porteuse de progrès personnels, sociaux, culturels, économiques et environ- nementaux considérables. Pour les responsables politiques, il est aussi un défi, pour que les compétences numériques et l’utilisation responsable des usages soient l'affaire de tous. L’État comme les collectivités terri- toriales ont un rôle à jouer, coordonné et complémentaire, avec une ambition : que chacun puisse acquérir les compétences nécessaires pour utiliser au quotidien les services essentiels auxquels le numérique donne accès. Ces compétences sont désormais indispensables pour l’accès au droit, à l'emploi, à la connaissance et plus générale- ment à l'épanouissement individuel et à l’intégration dans la vie de la cité. Dès mon arrivée au Gouvernement, j’ai fait de la transition vers une véritable « République numérique », tournée vers l'avenir, mon objectif. Tout en créant les conditions de la confiance de nos concitoyens dans le numérique, elle doit contribuer à un environnement culturel, juridique et politique, qui, avec l’appui du numérique, permettrait de « mieux vivre ensemble  ». Le numérique n’est pas seulement un moyen de développer de l’activité. Il est aussi un outil républicain d’entraide et de solidarité : un nombre croissant de citoyens dispose, avec le numérique, de moyens de se faire entendre, participer au débat public et à de nouvelles formes d’échanges. Cette ambition de la démocratie 2.0, de l’inclusion numérique et de l’économie partagée, nous devons la porter collectivement, en y associant tous les citoyens et en travaillant avec les collectivités territoriales. C’est dans cette perspective que j’ai souhaité inscrire la création de l’Agence du Numérique. Regroupant la Mission Très Haut Débit, la Délégation aux Usages de l’Internet (DUI) et la Mission « French Tech », elle sera chargée de faire le lien, dans les territoires, entre le socle que constituent les infrastructures numériques, le développement des écosys- tèmes économiques innovants et la diffusion des usages au sein de la population. Ces trois dimensions se retrouvent dans l’action portée localement, de manière souvent innovante et imaginative, par les collectivités locales. L’Agence aura vocation à les accompagner dans l'élaboration de leurs politiques numériques, dans la mutualisation de leurs outils et de leurs moyens. PRÉFACE 01_09_VI2015_PréfaceDEF_Mise en page 1 21/01/15 16:19 Page1
  4. 4. 2-Cités en Réseaux 2015 Pour que le projet de République numérique fédère les énergies, le débat est nécessaire à tous les niveaux. C'est la raison pour laquelle j'ai mis en place une plateforme de concertation consacrée à la médiation numérique, en juillet dernier. L’une des grandes leçons de cette consultation a été de montrer la grande diversité des lieux de médiation numériques présents dans les territoires. Chaque jour, des dizaines de milliers d'étudiants, d’actifs, de demandeurs d’emploi, de retraités, venus de tous les horizons, d'origines sociales et culturelles diverses, franchissent ces lieux, ces “tiers-lieux” tous uniques et remplissant chacun, au quotidien, la fonction essentielle d’accompagnement aux usages, qu’il s’agisse des Espaces Publics Numériques, des FabLabs, des ruches, des cantines, etc. Pour accompagner cette dynamique et lui donner la visibilité qu’elle mérite, j’ai proposé aux acteurs de la médiation numérique un cadre d’action commun. Il se traduira par l’élaboration d’une charte et la mise en place d’un Réseau National de la Médiation Numérique dont l’activité des membres sera valorisée et géo-localisée au sein d’une plateforme en ligne unifiée. Je remercie vivement l’association Villes Internet pour ce qu’elle apporte à la diffusion du numérique dans les territoires et à sa mobilisation pour en faire un levier de transformation sociale. Depuis plus de 15 ans, en écho avec les orientations prises par le Gouvernement de Lionel Jospin qui voulait dé- montrer qu’une action coordonnée de l'État, des acteurs associatifs, des collectivités territoriales comme des entreprises, tous investis localement, était nécessaire, Villes Internet participe à cette valorisation. La remise de son label national aux collectivités qui inscrivent la politique numérique dans leurs missions de service public est devenu un rendez-vous incon- tournable, attendu des acteurs de terrain, des habitants et de leurs re- présentants. Cette année, les labels « Territoires, Villes et Villages 2015 », rappelés dans cette nouvelle édition de « Cités en Réseaux » et applicables à tous les échelons de collectivités, offrent encore la possibilité d’évaluer, de montrer et de faire reconnaître la mise en œuvre d’un Internet local citoyen. L’association Villes Internet n’a, par ailleurs, jamais cessé d’œuvrer au côté des services de l'État, en particulier de la Délégation aux usages de l'Internet (DUI), pour favoriser la diffusion des multiples initiatives portées depuis 15 ans. Aujourd’hui encore, Villes Internet propose qu’ATLAAS, le portail de cartographie et de géolocalisation des services publics locaux en ligne, vienne enrichir la plateforme commune mise en place dans le cadre du Réseau National de la Médiation numérique. C’est avec ce type de mobilisation, cette capacité à mettre en commun nos moyens et nos initiatives que nous serons en mesure de faire de la transformation numérique de notre société une réussite, et de la République numérique une réalité partout et pour tous. www.francethd.fr/la-mission-tres-haut-debit www.lafrenchtech.com Réalisé en lien avec le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) et la DUI 01_09_VI2015_PréfaceDEF_Mise en page 1 21/01/15 16:19 Page2
  5. 5. Cités en Réseaux 2015-3 FLORENCE DURAND-TORNARE Fondatrice et déléguée de Villes Internet POUR UNE RÉPUBLIQUE DES TERRITOIRES NUMÉRIQUES V ous lirez dans ce Cités en Réseaux 2015 comment le numérique est un facteur de vivre ensemble et de citoyenneté, soutenu et mis en oeuvre par les collectivités territoriales françaises. Vous comprendrez la formidable énergie d'une communauté de citoyens, d'élus, d'agents territoriaux, tous créateurs et animateurs d'un changement de société profond. Avec ce palmarès unique en Europe que représente le Label Territoires, Villes et Villages Internet, proposé par des universitaires et experts, vous verrez la partie émergée d'un iceberg immense composé de l'énergie de nombreux citoyens de ce pays à communiquer, à échanger. Pour preuve les 12 000 initiatives recensées par les membres et sympathisants de l'association Villes Internet dans l'Atlaas (1) de l'internet citoyen, co-produit avec le Commissariat Général à l'Égalité des Territoires. Restent, en dehors de ce paysage, plus de 20% des français qui n'utilisent pas les outils numériques en réseaux. Certains l'ont choisi, ce doit être respecté. Mais la majeure partie d'entre eux est en désir d'y accéder et donc en frustration. La seule réponse efficace est la cohérence des actions des pouvoirs publics et des pouvoirs privés, ensemble dans une approche transpolitique et démocratique. Aux élus locaux, aux chefs d'entreprises, aux responsables associatifs, à l'Etat, de mettre compétences et moyens en commun pour que la France soit reconnue par ses habitants, ses visiteurs, comme elle l'est par les institutions internationales (2) . Les concertations en cours sur les sujets de la future Loi numérique montrent que la Secrétaire d'Etat chargé du Numérique, Axelle Lemaire, marraine du Label Territoires, Villes et Villages Internet, veut co-produire avec les citoyens une "République numérique". Les élus des Villes Internet sont nombreux à y contribuer en proposant leurs méthodes et idées (3) . Pour ma part j'aimerais proposer l'analyse des nombreux rapports (4) très précis qui ont été produits par les experts depuis une dizaine d'années pour démontrer des solutions concrètes, toujours d'actualité, pour une régulation simplifiée ÉDITO 01_09_VI2015_PréfaceDEF_Mise en page 1 21/01/15 16:19 Page3
  6. 6. 4-Cités en Réseaux 2015 et utile, qui faciliterait l'universalité de services d'intérêt général (les outils numériques d'analyse sémantique permettent aujourd'hui cette prouesse technique d'analyser des milliers de pages pour en extraire les propositions clés et les organiser par occurences). Des évolutions de dispositifs législatifs existants, des modèles de financement, des modèles de gouvernance ont été étudiés depuis que l'Etat cherche à organiser le fourmillement d'inititiatives numériques locales. Ces initiatives publiques, privées ou associatives se sont installées ici et là en France, dans une auto-régulation parfois efficace, mais menacée par la volonté de centralisation des majors internationales du numérique et de certains Etats anti-démocratiques. Pour une République des Territoires Numériques, les associations et les élus doivent au moins appeller ensemble à la diffusion équitable des services fondamentaux pour la vie quotidienne : l'accès aux droits et aux devoirs, à l'état civil, aux aides sociales, au parcours éducatif et de santé, à l'insertion des personnes en situation de handicap ; et de fait, le soutien à l'accès à l'emploi (5) , à la culture, à la vie des entreprises, aux loisirs et à la vie associative. Nous devons rappeller que les principes républicains d'égalité, de continuité et de gratuité du service sont en danger tant que certaines promesses ne sont pas tenues. Cinq me sont prioritaires, car aucune action citoyenne indépendante ne pourra en réaliser seule la généralisation : 1 - la couverture de la totalité du territoire en bon débit par l'utilisation d'un maillage de techniques et de logistiques variées. 2 - l'aide tarifaire à l'équipement matériel et logiciel sur la base d'un quotient familial. 3 - la médiation des services par des personnels assermentés pour la diffusion nationale des usages essentiels et la bonne gestion des données personnelles. 4 - un socle éducatif au fonctionnement et à la conception des outils numériques, et à la critique de l'internet, pour les enfants et les adultes. 5 - la diffusion nationale des comportements industriels, professionnels et individuels pour une écologie numérique. De dialecte pour une communauté d'initiés déterritorialisés, le numérique est en train de devenir une des principales langues de communication utilisée dans le monde, et dans les plus petites communes, par toutes les diasporas. La prochaine génération pourra qualifier le numérique de langue universelle. C'est rare dans l'histoire de la civilisation : l'être humain ajoute un mode d'interaction à ses compétences de communication fondatrices de la société. Alors qu'on annonçait la culture unique, l'extinction des langues, c'est au contraire une formidable langue vernaculaire qui se diffuse, et qui s'apprend, quotidiennement utilisée pour les relations de proximité. Elle nait dans nos territoires, avec ses accents, ses idiomes, et son potentiel solidaire d'innovation et d'échange. Apprenons-la et portons-lui un regard étonné et favorable. Dépassons nos préjugés et nos habitudes. Réveillons la curiosité de cet "oeil d'oiseau" qui dépasse les limites et fait agir. (1) www.atlaas.fr (2) 4ème au classement de l'Onu des e-gouvernements www.un.org/en/development/desa/publications/e-government-survey-2014.html (3) concertation sur l'ambition numérique de la France : http://contribuez.cnnumerique.fr (4) voir les 340 textes en référence sur le site de Vie Publique : www.vie-publique.fr (5) 76% des curriculum vitae sont déposés en ligne http://fr.slideshare.net/opensourcing/internet-et-recrutement-20132014 01_09_VI2015_PréfaceDEF_Mise en page 1 21/01/15 16:19 Page4
  7. 7. Cités en Réseaux 2015-5 Chers Amis, Depuis plusieurs années maintenant, la première mutuelle des agents territoriaux, la Mutuelle Nationale Territoriale (MNT), est partenaire de l’association Villes internet et participe activement à la remise des labels « Territoires, Villes et Villages internet ». La remise de ces labels est le point d’orgue pour les collectivités, notamment pour les petites, de la reconnaissance du travail qu’elles ont effectué pour bien utiliser les ressources numériques, les mettre à disposition et au service de la population. Il y a bien sûr, à la base de ces diverses actions, la forte volonté des exécutifs territoriaux de donner à leur population accès à la ressource numérique, devenue indispensable dans une société de plus en plus informationnelle. Mais cette volonté ne serait pas grand-chose sans la participation particulièrement active et efficace des agents de ces collectivités. Plusieurs études de l’Observatoire SocialTerritorial de la MNT montrent d’ailleurs à quel point les agents de la Fonction publique territoriale sont dévoués au « service public de proximité », entendu comme le service à l’habitant. Or, cette nouvelle année 2015 est source de questionnements, voire d’inquiétudes sur la réorganisation territoriale. En effet, la transformation importante de notre paysage (nouvelles métropoles, intercommunalités à 20 000 habitants minimum pour ne citer que ces deux exemples) ne risque-t-elle pas d’installer de la distance entre l’habitant et son service local de proximité ? Est-on bien sûr que les agents territoriaux, dans ces nouvelles configurations territoriales, pourront continuer d’assurer toujours aussi bien cette véritable mission de service public que constitue la diffusion des usages d’internet sur un territoire ? Car si la mise à disposition d’internet bénéficiera aux administrés, elle bénéficiera aussi aux agents eux-mêmes, pour leur efficacité, pour leurs besoins propres, comme par exemple la consultation de sites utiles à leur santé. C’est en tout cas le souhait de notre mutuelle à l’occasion de cette nouvelle édition de la remise des labels : avoir un service public de proximité efficace, moderne, et des agents fiers de le servir. C’est une constante dans l’action de la MNT : agir avec les collectivités pour le bien-être des agents territoriaux, pour un meilleur service aux administrés. PAROLEDEPARTENAIRE ALAIN GIANAZZA Président général de la Mutuelle Nationale Territoriale 01_09_VI2015_Préface.e$S_Mise en page 1 20/01/15 09:23 Page5
  8. 8. 6-Cités en Réseaux 2015 ENTRETIEN CAROLINE CAYEUX Sénatrice-Maire de Beauvais, Présidente de Villes de France Dans votre ville et dans les 2 ans, quelles sont vos priorités en matière de politique publique numérique et dans quels domaines ? Nos priorités : - L’administration : dans un contexte financier tendu, le numérique sert l’optimisation de l’action publique par la mise en place d’outils de gestion, de pilotage et d’aide à la décision plus efficients et transversaux ; - Les services en ligne : le numérique doit faciliter le quotidien et l’expérience du citoyen, et améliorer les services proposés par l’innovation : télé-services, sans contact, réseaux très haut débit… - La démocratie : par l’implication du citoyen dans la vie de la cité. L’ouverture des données publiques apportera de la transparence à l’action des élus et permettra la coproduction des services de demain. P0ur l’association Villes de France, quels sont les sujets prioritaires liés au numérique que vous allez traiter ? En 2015, Villes de France poursuit son engagement dans trois domaines décisifs pour l’avenir des villes et agglomérations françaises : la marche vers l’open data d’abord, afin d’étendre la capacité de diffusion et de réutilisation des données publiques, qu’elles proviennent de l’Etat (mise à disposition de ses données fiscales, éducatives), des grandes entreprises, ou des villes elles-mêmes. Deuxième priorité : approfondir le concept de « smart cities » ; ce modèle doit permettre aux villes de se développer harmonieusement et de rester des villes à taille humaine, modernes, efficientes, et agréables à vivre. Troisième priorité : la participation de notre fédération, aux côtés des services de l’Etat, au grand chantier de l’administration numérique, gage d’une administration moderne et proche des citoyens. Quel est pour vous le principal intérêt du Label national Territoire, Ville et Village Internet ? Ce label, dans sa mouture 2015, s’adresse plus que jamais à toutes les strates de communes et de communautés, de métropole comme d’outre-mer. Chaque territoire va ainsi pouvoir estimer avec justesse son niveau de développement numérique. Mais le label c’est avant tout un réseau ; et à l’ère de la mutualisation, les outils, les actions et les rencontres proposés par l’association Villes Internet sont de formidables leviers d’échange, de partage d’expériences et d’émulation vertueuse entre les territoires, au bénéfice des élus, des territoriaux, de l’action publique locale et donc du service public, et in fine du citoyen. 01_09_VI2015_Préface.e$S_Mise en page 1 20/01/15 09:23 Page6
  9. 9. Cités en Réseaux 2015-7 VILLES CONNECTÉES L a ville connectée est participative : les informations qui s’échangent proviennent des objets statiques, des objets en mouvement, et des objets des femmes et hommes qui la sillonnent… C’est ce cadre qui a partagé son agenda, qui reçoit la signalisation d’un accident pour qu’il se déroute vers un autre lieu de travail, optimisant son déplacement suivant. C’est ce facteur qui informe son client qu’il a un colis à livrer, et qui convient avec lui du lieu de dépôt le plus approprié sur leur trajet respectif : chez un ami, sur son lieu de travail, au coin de la rue suivante, car ils vont se croiser. C’est cet autre facteur dont le véhicule relève au quotidien les problèmes de voiries, informations qui alimentent en continu les équipes de la mairie qui priorisent leurs interventions. C’est ce commerçant qui envoie à la mairie une photo géolocalisée et horodatée du réverbère en panne depuis plusieurs jours. C’est cette passante sans Smartphone qui demande à la factrice de signaler cette bouche d’égout bouchée ; la factrice prend la photo, précise les coordonnées de la passante ; la mairie lui répondra par courrier pour la remercier de sa participation et pour l’informer des suites données à cette signalisation. C’est la mairie qui organise des consultations auprès de ses concitoyens, pour choisir entre tel ou tel projet : grâce à son identité numérique, chacun « e-vote » d’où il est, ou profite du passage du facteur pour emprunter sa tablette, ou lui remettre son choix par correspondance. Enfin c’est chaque citoyen qui choisit de demander à un intermédiaire de confiance de stocker ses données personnelles, et de les partager de façon temporaire ou définitive avec la crèche, l’école, la cantine, afin de compléter un dossier… De la science-fiction ? Non ! Tout cela est déjà possible avec La Poste aujourd’hui. PROJECTEUR MURIEL BARNÉOUD Présidente de Docapost 01_09_VI2015_Préface.e$S_Mise en page 1 20/01/15 09:23 Page7
  10. 10. 8-Cités en Réseaux 2015 ENTRETIEN En tant que maire d’une petite ville comment avez-vous intégré les outils digitaux dans votre mode de fonctionnement ? Comment Annonay favorise-t-elle le développement des usages du numérique en son sein ? AAnnonay, nous avons essentiellement eu recours aux outils numériques pour accompagner l’optimisation de la gestion interne. Lorsque l’on mutualise des services répartis sur quatre sites géographiques différents – correspondant à la Ville, la Communauté de communes, le CCAS et le CIAS, auxquels s’ajoutent des établissements d’accueil des personnes âgées ainsi que les équipements sportifs et scolaires – il est indispensable de s’appuyer sur le numérique. Installation d’un standard unique avec appel en voix sur IP, circulation et transfert des pièces reçues après numérisation, liens entre les sites Internet de chaque entité, etc. La tâche est vaste et vient s’ajouter aux chantiers communs de numérisation des services comptables ou d’état civil. Un intranet destiné aux agents et aux élus des quatre entités a aussi été développé, dans un souci de meilleur partage de l’information. En direction des usagers, nous avons relancé le Point d’information jeunesse et l’installation de bornes WiFi dans les espaces publics suit son court, sans pour autant diminuer le niveau d’équipement des établissements scolaires. Nous nous orientons également vers le développement des services publics sur Internet, notamment l’achat de tickets de cantine. Sur quels dossiers relatifs au numérique l’Association des Petites Villes de France que vous présidez souhaite-t-elle tout particulièrement faire entendre sa voix ? La lutte contre les fractures numériques constitue encore et toujours un cheval de bataille pour l’APVF qui estime primordial d’éradiquer au plus vite les déserts numériques. La feuille de route du Gouvernement prévoit un calendrier en deux temps : d’ici à 2017, déploiement du très haut débit dans les zones denses, puis dans un second temps, la couverture de l’ensemble des foyers d’ici à 2022. L’APVF restera vigilante quant au respect de ce calendrier. L’APVF s’attache également à démontrer que le concept de « smart city » n’est pas l’apanage des grandes agglomérations. Des solutions numériques à la portée des petites villes existent par exemple dans les domaines de la gestion de l’eau, des déchets et de l’éclairage public. Pour l’heure, l’enjeu est de permettre aux petites villes de s’approprier ces outils, gages d’économie et de durabilité pour nos territoires. La dématérialisation des documents administratifs est enfin un enjeu primordial aux yeux de notre association, notamment parce qu’elle peut être synonyme d’économie. La dématérialisation de certains documents dont l’impression, la diffusion ou encore le stockage est particulièrement onéreux, peut permettre de dégager des économies évidentes d'argent public pour nos petites villes. Pour étendre ce processus de dématérialisation, l’APVF souhaite proposer un chantier au Gouvernement autour de la dématérialisation des actes à caractère réglementaire issus des conseils municipaux. Mais l’enjeu de la dématérialisation ne saurait être abordé exclusivement à travers le prisme de l’économie. Nos concitoyens attendent de l’administration électronique qu’elle permette un saut qualitatif en termes de service rendu, tâchons de ne pas l’oublier. OLIVIER DUSSOPT Député de l’Ardèche, Maire d’Annonay, Président de l’Association des Petites Villes de France 01_09_VI2015_Préface.e$S_Mise en page 1 20/01/15 09:23 Page8
  11. 11. Cités en Réseaux 2015-9 DÉPARTEMENT.NET UN LABEL POUR VALORISER ET ANIMER LES POLITIQUES NUMÉRIQUES DÉPARTEMENTALES E n partenariat avec l'Assemblée des Départements de France, Villes Internet crée le Label national Departement.net. Comme les autres échelons territoriaux, les départements peuvent maintenant évaluer, partager et promouvoir leur politique publique numérique. Dès cette année, en rejoignant l'association VIlles Internet, les départements ont l'opportunité d'intégrer un réseau dynamique de décideurs du secteur public, de bénéficier d'une animation territoriale sur mesure, d'avoir accès à une base majeure de contenus, de mettre en réseau les acteurs déjà présents dans l'atlas de l'Internet Public (www.atlaas.fr). www.departements.fr PROJECTEURS UN PARTENARIAT VILLES INTERNET - VILLE & BANLIEUE E n 2014, Ville & Banlieue signe une convention de partenariat avec Villes Internet dans le but de travailler conjointement sur les sujets de la solidarité numérique dans les banlieues. L’Association des Maires Ville et Banlieue de France représentée par son président Damien Carême, maire de Grande-Synthe (59) et sa 1ère Vice-Présidente Catherine Arenou, maire de Chanteloup-les-Vignes (78), est aujourd’hui la seule association regroupant depuis 1983 les communes périphériques des principales agglomérations françaises, les villes de première couronne urbaine et celles de grande banlieue. Ce sont les villes de banlieue qui, confrontées aux défis de l’urbain et du social, se montrent les plus innovantes. Réseau actif et lieu d'échanges entre les élus, elle est la plateforme de dialogue entre les élus et leurs partenaires naturels : représentants de l’Etat et des collectivités locales, experts et professionnels de la ville… C'est aussi une force de propositions (publication des 120 propositions pour un engagement national auprès des quartiers en mars 2012, dans le cadre de la campagne présidentielle 2012 ; publication des 14 propositions dans le cadre de la campagne des municipales en mars 2014), reconnue pas les institutions qui la consultent régulièrement sur la politique de la ville, la décentralisation, l’aménagement, la gestion urbaine, les finances locales... un relais permanent, qui replace la banlieue au centre des politiques publiques. www.ville-et-banlieue.org 01_09_VI2015_Préface.e$S_Mise en page 1 20/01/15 09:23 Page9
  12. 12. 10-Cités en Réseaux 2015 LE LABEL « TERRITOIRES, VILLES ET VILLAGES INTERNET » 2015 A u regard de notre histoire, cette seizième édition du LabelVilles Internet marque une étape importante. Après notre quinzième anniversaire, célébré avec faste en février 2014 dans les salons de l’Hôtel de Ville de Paris, nous avions en effet lancé une vaste consultation auprès de nos partenaires et adhérents tout en mobilisant les membres des différents jurys qui se sont échelonnés au fil des ans. Notre interrogation portait sur plusieurs points que nous considérions comme fondamentaux : Quelle est la place d’un mouvement associatif tel que le nôtre ? Les valeurs qu’il s’efforce de promouvoir ont-elles toujours la même pertinence qu’à l’origine du mouvement ? Notre « communication » est-elle toujours en phase avec les évolutions qui traversent notre société et en particulier pour ce qui touche à l’action des collectivités locales ? Nos préoccupations sont-elles congruentes avec celles des élus locaux, des agents territoriaux ? Notre action sur quinze ans a-t-elle eu les effets escomptés ? Si, à partir du milieu de la décennie 1990, la militance associative avait pu porter sur des enjeux tels que l’internet non- marchand, puis sur ce que nous avons appelé par la suite l’internet-citoyen, ces enjeux restaient-ils d’actualité 15 ans après ? On a coutume de dire que la diffusion d’Internet a bousculé de nombreux repères, remis en question de nombreux modèles économiques, qu’elle suscite de nouvelles formes d’organisation tant dans le monde social, le monde politique, le monde productif… En l’espace de quinze années, la qualification des enjeux était donc susceptible d’avoir elle-même été remise en question. Les questions qui se posaient à nos débuts pouvaient donc avoir été évacuées, ringardisées au bénéfice de nouvelles qui se seraient imposées en lien avec une actualité plus ardente… Les enjeux tels que nous les percevions ily a quinze ans et plus pouvaient avoir trouvé des réponses comme ils pouvaient avoir été balayés, comme ils pouvaient s’être transformés. Notre vocabulaire, nos « éléments de langage » comme disent les spécialistes de la communication institutionnelle, ont été assez largement modifiés en ces quelques années. Alors que le mot « Internet » pouvait être celui autour duquel se coalisaient plusieurs acteurs et plusieurs enjeux de la modernisation de la société française de la deuxième moitié de la décennie 1990, est-il toujours celui qui convient dans la cacophonie lexicale qui s’efforce de saisir les causes et les effets de nouveautés ? Ne pourrait-on, se devrait-on de lui substituer celui de « numérique » ? Se risquerait-on à prendre part au débat ambiant en remplaçant nos « villes internet » par des villes « intelligentes » ? Comment se situer au regard des enjeux portant sur le « développement durable » ? LABEL 10_12_VI2015_Label_Mise en page 1 20/01/15 09:24 Page10
  13. 13. Cités en Réseaux 2015-11 Notre rôle, notre action se déploie dans un partenariat avec le monde des collectivités locales, partenariat qui s’apprécie au travers du nombre toujours croissant de villes adhérentes à l’association mais aussi au travers des conventions établies entre Villes Internet et la plupart des grandes associations d’élus locaux. Aussi, comment ne pas être concernés par la problématique de la réforme territoriale ? La transformation des espaces régionaux, la question des Départements, celle des intercommunalités ont un impact direct sur la vie de notre association. L’édition 2015 est la première qui en rendra compte de façon aussi nette, sans doute parce que la question s’est naturellement imposée et qu’il a fallu, dans notre méthodologie d’évaluation, faire une place plus large que précédemment aux intercommunalités, mais aussi parce que l’époque que nous traversons, celle où les cadres de l’action territoriale sont en pleine réflexion voire à l’aube d’une grande mutation, et où les budgets publics sont en recul, est de fait assez peu propice à une présentation de résultats. Conséquence, nous avons moins de collectivités présentes au Label que l’année précédente alors même que 2014 avait été une année d’élections municipales. Si l’existence de ces « villes-référentes » est à l’évidence la marque la plus manifeste du dynamisme de notre projet as- sociatif, il peut aussi en constituer l’une des limites pour peu que ce groupe de villes s’institutionnalise. Notre souci était en effet d’éviter de promouvoir un modèle normatif de développement d’Internet sur les territoires. Ce que notre label devait réussir à faire, c’était non pas de proposer un ensemble de recettes ou de solutions mises en œuvre ici ou là, mais de stimuler et de mettre en exergue les innovations qui apparaissent dans ces territoires. Or, comme on le voit dans la figure ci-dessus, dès 2011, les groupes de villes obtenant 4 ou 5 @ deviennent très voisins, autour d’une trentaine de membres dans chacune des deux strates. D’exceptionnelle, la catégorie 5 @ de même que, à un degré moindre, la catégorie 4 @ ont donc eu tendance à se « banaliser » et cette banalisation est aussi un risque d’institutionnalisation. Il n’était pas question pour autant de créer un sixième étage dans notre Label, celui des 6 @, parce qu’aucune des villes ayant accédé aux niveaux 4 ou 5 n’y était arrivé par accident, elles étaient toutes pleinement légitimes à ces niveaux. En fait, ces résultats nous semblent être le reflet de la fin d’une époque que l’on pourrait qualifier comme ayant été celle des « pionniers ». L’époque des « pionniers » avait pu être marquée par des approches très singulières, originales, en rupture avec les traits dominants du moment, quinze après, le niveau d’excellence dans la promotion d’Internet dans les territoires semble renvoyer bien davantage à une logique d’ensemblier ou de chef d’orchestre, il serait dès lors moins important ou moins intéressant d’inventer, de défricher, que de consolider, mettre en système.Après une époque centrée surl’innovation, celle que nous traversons serait davantage focalisée sur les modes d’appropriation, sur des dimensions méthodologiques. Il convenait donc de s’interroger sur la façon dont notre Label avait évolué, sur les effets qu’il avait pu avoir. Il s’agissait en outre de redéfinir ou de préciser les caractéristiques qui permettent de distinguer les différents strates de notre Label, des 5 @ aux 1 @. DEUX GRANDES NOUVEAUTÉS DANS NOTRE MÉTHODE D’ÉVALUATION EN 2015 Des réflexions synthétisées ici, nous avons tiré deux leçons : Afin d’éviter le risque d’institutionnalisation des niveaux 4 ou 5 arobases, nous avons fait le choix d’augmenter progres- sivement les prérequis pour figurer dans ces groupes très sélectifs. Le choix qui a été fait est celui de l’accentuation, à côté de l’évaluation dite quantitative et reposant sur un très vaste questionnaire, d’une part d’évaluation qualitative. Cette 10_12_VI2015_Label_Mise en page 1 20/01/15 09:24 Page11
  14. 14. 12-Cités en Réseaux 2015 LABEL dernière repose sur une mobilisation accrue des membres de notre Jury et sur l’analyse-critique des initiatives déposées par les villes sur le site de Villes Internet. Autrement dit, nous avons opté pour le maintien du questionnaire mais aussi pour l’atténuation de son caractère éventuellement prescriptif par le recours à une approche plus qualitative. Un label unique, mais une évaluation déclinée en fonction de trois grands types de collectivités : les villes, les villages et les intercommunalités (désignées sous le vocable « territoire »). Les questionnaires ont été retravaillés, en partenariat étroit avec les associations d’élus, notamment l’Association des Maires Ruraux, pour tenir compte des spécificités de ces collectivités. PRINCIPES ET MÉTHODE DE LABELLISATION DE CETTE ÉDITION 2015 L’évaluation sur lequel se fonde le Label est le fruit du travail de deux structures internes à l’association : le Comité d’orientation où sont discutés l’ensemble des éléments de la méthodologie, et le Jury du Label, qui labellise chaque année l’ensemble des villes candidates. Si les représentants des collectivités locales peuvent participer au Comité d’orien- tation, par contre, ils ne peuvent participer au Jury. Le Jury fonde son évaluation sur un certain nombre d’outils que sont : • les résultats du questionnaire que chaque ville candidate a rempli en ligne, • les initiatives publiées sur le site de Villes Internet durant l’année précédente et l’année de la candidature, pour les villes de la catégorie 5 @, nous avons par ailleurs réintroduit une évaluation du ou des sites internet de la col- lectivité (cette méthode avait été employée jusqu’en 2008 puis abandonnée). Au-delà de ces outils qui permettent de collecter un très grand nombre d’informations brutes, le Jury porte son attention sur les innovations considérées comme marquantes et qui ont été signalées comme telles par le Comité d’orientation. Parmi ces innovations, on retrouve classiquement : • la question de la promotion des usages d’Internet auprès de l’ensemble de la population (dans la continuité ou l’élargissement des missions historiquement confiées aux Lieux d’Accès publics à Internet), • la facilitation des échanges entre citoyens, • la mise à disposition d’outils ou de lieux de dialogue ou d’interpellation entre élus et citoyens, • la lutte contre les fractures sociales, dont celle que l’on appelle « fracture numérique », • la promotion de logiciels libres, • l’attention portée aux publics « fragiles », • la prise en compte des handicaps, • la promotion des usages des TIC dans le monde scolaire ou périscolaire, • l’intérêt vis-à-vis de la coopération décentralisée internationale, • le souci du développement durable. Il ne s’agit pas ici d’une liste exhaustive ni hiérarchisée, mais d’un ensemble de questions considérées comme devant être prises en compte de façon globale et qualitative par le Jury pour départager notamment les villes entre la catégorie « 5 arobases » et « 4 arobases ». 10_12_VI2015_Label_Mise en page 1 20/01/15 09:24 Page12
  15. 15. LE JURY 2015 Cités en Réseaux 2015-13 L es membres du Jury sont universitaires, journalistes, représentants des partenaires de Villes Internet ou d’autres associations spécialisées dans le monde d’internet. Ils sont sollicités sur la base de leur expertise reconnue sur la question et travaillent bénévolement pour établir le Palmarès du Label chaque année. Si plusieurs d’entre eux participent à nos travaux depuis plusieurs années, nous veillons aussi à renouveler régulièrement sa com- position. Les décisions qui sont prises engagent la totalité des membres du Jury et demeurent confidentielles jusqu’à la cérémonie. EMMANUEL EVENO Président du Jury Professeur de Géographie à l’Université de Toulouse, Directeur de recherche au LISST-CIEU. Président de l’Association Villes Internet et du Jury du Label. Docteur et habilité à diriger des recherches en Géographie. Chercheur au LISST-CIEU, spécialiste de la diffusion des techniques d’information et de communication dans les collectivités locales. Co-responsableduMasterprofessionnel"eAdministrationetSolidaritéNumérique" du Centre Universitaire de Formation et de Recherche Jean-François Champollion. BERNARD ANGAUD Directeur Marketing secteur public du Groupe Moniteur BernardAngaudaconstruitsonparcoursprofessionneldansl’universdelapresse quotidienne, de l’édition juridique et de la presse professionnelle. Aujourd’hui, il travaille notamment sur l’impact de la dématérialisation et de l’Open Data dans l’organisationduservicepubliclocaletsurl’évolutiondespratiquesprofessionnelles des décideurs locaux. LeGroupeMoniteur–InfoProDigitalestassociedepuisplusieursannéesaVilles Internet dans le cadre d’un partenariat constructif et diversifie. JEAN-GERVAIS BIART Inspecteur Général au CGEIET Inspecteur Général au CGEIET (Conseil Général de l’Économie, de l’Industrie, de l’ÉnergieetdesTechnologies,fusionduCGM,duCGTIetduServiceduContrôledes Assurances).Ministèredel’ÉconomieetdesFinances.ContrôleurGénéralauCGEFI (Contrôle Général de l’Économie et des Finances). Ancien Inspecteur Général au CGTI(ConseilGénéraldesTechnologiesdel’Information).AncienInspecteurGénéral à l’Inspection Générale des Postes et Télécommunications. Ex Directeur-Adjoint du COSEFD-CREFI (équipe de recherche E.A. 599 M.E.N., thème : l’aide à la décision politique dans les organisations locales). Ancien Directeur de Cabinet Ministériel. Ancien Directeur-Adjoint du Cabinet du Président du Conseil Régional. JURY Composition du Jury. De gauche à droite : Gabriel Dupuy, Philippe Vidal, Bernard Angaud, Patrice Carré, Frank Thomas, Danièle Bourcier, Philippe Probst, Tiphaine Zetlaoui, Cédric Szabo, Luc Jaecklé, Emmanuel Eveno, Mathieu Vidal. Absents sur la photo : Anne-Marie Laulan, Jean-Gervais Biart. 13_15_VI2015_Jury_Mise en page 1 20/01/15 09:24 Page13
  16. 16. 14-Cités en Réseaux 2015 DANIÈLE BOURCIER Juriste DanièleBourcierestdirectricederechercheensciencessocialesetresponsable du département "Droit gouvernance et technologies" au CNRS, juriste et linguiste. Membre du comité d’Ethique du CNRS (COMETS) depuis 2011, son travail porte ac- tuellement sur l’Open science. Elle a lancé en 2004 en France Creative Commons dont elle est responsable scientifique. PATRICE CARRÉ Président du Conseil Scientifique de Décider Ensemble Historien de formation, Patrice Carré préside le Conseil Scientifique de Décider Ensemble (think tank réunissant parlementaires, élus locaux, intellectuels et chercheurs ainsi qu'un certain nombre d'entreprises et d'ONG, dont le but est de favoriseruneculturedudébatpublic,delaconcertationetdesformesparticipatives de la démocratie). Il est également chargé de cours et enseigne l'histoire et la sociologie de l'innovation à Paris Tech' / Télécom Paris et au CELSA. Il est l'auteur et/ouleco-auteurdetrèsnombreuxarticlesscientifiquesetd'unedouzainedelivres sur les relations entre technologies et société, parmi lesquels « Télégraphe : innovations techniques et société au XIXe siècle » (1996), « Le téléphone, le monde àportéedevoix»(1993)oubienencore«LaFéeetlaservante,lasociétéfrançaise faceàl'électricitéXIXe -XXe siècle»(traductionjaponaiseen1999)…Ilestégalement directeur des Relations institutionnelles à la Direction des relations avec les collectivités locales Orange. GABRIEL DUPUY Délégué scientifique de l'AERES Ingénieur de l'École Centrale de Paris, Docteur en Mathématiques (Paris VI) et Docteurd'ÉtatenSciencesHumaines(ParisV)GabrielDupuyaégalementbénéficié d’une formation aux États-Unis (Université de Ann Harbor). Après avoir pratiqué l'aménagementurbainenbureaud'études,ilarejointl'Universitépourdirigerl'Institut d'Urbanisme de Paris (Paris XII). Il a été ensuite Directeur des Études à l'École NationaledesPontsetChaussées,puisDirecteurduProgrammeInterdisciplinaires deRecherchesurlesVilles(CNRS).IlestactuellementProfesseurd'Aménagement à l'Université de Paris1-Panthéon-Sorbonne et à l’École Nationale des Ponts et Chaussées (cours « Flux, Réseaux et Territoires »). Il dirige le Centre de Recherche surl'Industrieetl'Aménagement(CRIAUMRCNRS8504).Sesthèmesderecherche et de publication concernent les rapports entre l'espace et l'aménagement d'une part,lestechnologiesdetransport(notammentl'automobile)etdecommunication (Internet...) d'autre part. Depuis Juin 2007, Gabriel Dupuy est Délégué scientifique del’AERES(Agencepourl’ÉvaluationdelaRechercheetdel’EnseignementSupérieur). LUC JAECKLÉ Maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication Aprèsavoirétéenseignantenlycées,puisformateurfreelanceenTIC,participant à diverses expérimentations socio-techniques, il est devenu enseignant-chercheur enSciencesdel’informationetdelacommunicationdanslesUniversitésduMaine, deBourgogne,aujourd’huideMontpellier.Forméàlarecherchedanslesuniversités d’Aix-en-Provence, Poitiers et Nanterre, il travaille au sein du Lirdef (Université de Montpellier)surlarelationentrelessystèmesmédiatiqueséducatifs,latemporalité humaine et ses représentations. Ses enseignements concernent l’image et les nouvelles écritures pour le numérique. Il a occupé diverses fonctions électives et associativesdansledomainedelaformation,del’information,delaculture.Membre de Art+Université+Culture, il est l’un des contributeurs du rapport « De la culture àl’Université»etcoordinateurculturedel’IUTdeBéziersoùilenseigneenlienavec le pôle TICE. ANNE-MARIE LAULAN  Conseillère de la Direction à l’Institut des Sciences et de la Communication du CNRS Co-fondateur et Président d'honneur de la Société Française des Sciences de l'Information et de la Communication, Conseiller élu de l'IREST Eurolinc. Anne-Marie Laulan a une formation initiale de philosophe. Elle s’est diversifiée avec des études de biologie, un doctorat en Psychologie, un doctorat en Sorbonne sur la Médiation. Elle a enseigné comme professeur de sociologie à l'Université Michel de Montaigne jusqu'en 1995 et est actuellement associée à l'Institut des sciences de la communication du CNRS. Toujours passionnée par le rapport des technologies et des sociétés, elle est sensible à l'usage décliné selon les cultures de ces technologies (par exemple le téléphone mobile) et des réseaux dits sociaux. Ses recherches actuelles concernent l’inégalité, « l’iniquité » envers les minorités culturelles sur la toile qui préoccupent l'UNESCO et l'Union européenne. Dernières publications : "Les oubliés de l'internet" (dir.), Les études hospitalières, 2014 ; "Le XXème siècle saisi par la communication", article revue Hermès (CNRS) ; Aparaître :"Crisedelacommunication?",articledelaRevueEconomiqueetSociale (revue-res.ch). PHILIPPE PROBST Direction développement d'Acceo Diplômédel’écoledecommercedeStrasbourg,PhilippeProbstréaliseunparcours au sein de la direction commerciale d’un grand groupe agroalimentaire, avant de rejoindre, début 2001, CDC-TIC, filiale du groupe CDC, pour accompagner le déve- loppement du programme Cyber-base. En 2005, CDC-TIC quitte le groupe CDC pour continueràdévelopperunepalettedeservicesnumériquesauxcollectivitésterritoriales. Philippe Probst s’occupe alors plus particulièrement du domaine de l’éducation en déployant auprès des mairies et des académies un ENT pour les écoles primaires, tout en continuant ses missions d’accès public à Internet pour la CDC. Il participe ainsi activement à l’expérimentation du programme Cyber-base Justice. Depuis 2013, il déploie au sein d’Acceo un service de mise en relation en temps réel via Internet entre personnes entendantes et personnes malentendantes ou sourdes auprèsdesstructurespubliquesetprivées,lesprincipauxobjectifsétantdefaciliter lequotidiendemillionsdepersonnesetderendreaccessiblel’ensembledesservices publics et privés en France. 13_15_VI2015_Jury_Mise en page 1 20/01/15 09:24 Page14
  17. 17. Cités en Réseaux 2015-15 CÉDRIC SZABO Directeur de l'Association des Maires Ruraux de France (AMRF) Directeurdel’AMRF,CédricSzaboatravaillédanslestroisniveauxdecollectivités territoriales françaises : la commune, le département et la région. Il est diplômé enmathématiquesetdémographie.L'AMRFfédère,informeetreprésentelesmaires descommunesdemoinsde3500habitantspartoutenFrance.L'associations'engage auquotidienauniveaulocalcommenationalpourdéfendreetpromouvoirlesenjeux spécifiques de la ruralité. Créée en 1971, elle rassemble près de 10 000 maires rurauxregroupésdansunréseauconvivialetsolidaired'associationsdépartementales, entouteindépendancedespouvoirsetpartispolitiques.Enquelquesannées,l'AMRF s'est imposée comme le représentant spécifique et incontournable du monde rural auprès des pouvoirs publics, notamment pour exiger l’accélération du déploiement du très haut débit et le développement des usages via la « mairie numérique ». L’AMRFdéveloppeunservicedecréationdesitesInternetpourcommunesrurales– www.campagnol.fr. FRANK THOMAS Sociologue FrankThomasestsociologue,consultantenétudessocio-économiquesdestech- nologiesdel'informationetdelacommunication,notammentsurleursusages.Ses travaux portent sur l'appropriation et l'usage d'Internet et des mobiles dans la vie quotidienne, sur les non-utilisateurs comme sur le lien entre le capital social et l'usageTICauniveaueuropéen.Récemment,iladirigéuneétudesurlestendances dans les services mobiles urbains. MATHIEU VIDAL Maître de conférences en Géographie AprèsuneThèsesoutenueen2006surlesrapportsTIC/Territoires,MathieuVidal est Maître de conférences en Géographie & Aménagement au Centre universitaire Champolliond’AlbietMembreduLISST-Cieu(UniversitédeToulouse–CNRS-EHESS). IlcodirigeleMaster2«DéveloppementdesTerritoiresNumériques»(Spécialitédu Master de Géographie ADEN d'Albi) et poursuit ses travaux sur la compétitivité territoriale,lesrapportsTIC/Territoires,ledéploiementdelaSociétédel'Information et les usages des TIC. PHILIPPE VIDAL Maître de conférences en Géographie et Aménagement Philippe Vidal est maître de conférences en Géographie et Aménagement à l’Université du Havre (France) et chercheur au sein du laboratoire IDEES LE HAVRE CNRS-UMR 6266. Il est président de la commission « Géographie de la Société de l’information » du Comité National Français de Géographie (CNFG) et co-directeur delarevueNetcom(Networksandcommunicationstudies).Sestravauxportentsur l’insertiondestechnologiesdel’informationetdelacommunication(TIC)dansdes contextes territoriaux spécifiques : les espaces de faible densité, périurbains, mé- tropolitains en Europe ou ailleurs dans le monde (Sénégal, Congo, Corée du Sud). Deuxprincipalesclésd’entréesontprivilégiées:l’analysedel’actionpubliquedans le domaine du numérique territorial ; les recompositions socio-spatiales liées aux conditionsd’appropriationdesTICauseindesterritoires.Sesexpériencesderecherche s’appuient fortement sur la direction de contrats en lien avec les collectivités territoriales(ConseilGénéraldesCôtesd'Armor,VilleduHavre...)oudesorganismes de recherches ministériels (CERTU, MAEE...). TIPHAINE ZETLAOUI Maître de conférences en Sciences de l'information et de la communication Maître de conférences à l'université catholique de Lille au sein du département Médias,CultureetCommunicationsinternationales,TiphaineZetlaouiestdocteure en sciences politiques ; ses travaux et ses publications de recherche portent sur les politiques numériques mises en oeuvre par l'Etat et les collectivités locales en France. Elle est également membre du comité de rédaction de la revue CIRCAV. Le Jury du Label 2015 s'est réuni le 26 novembre 2014 à l'Escale des Villes Internet, rue Soyer, à Neuilly-sur-Seine, afin de procéder à l'évaluation des dossiers déposés par les collectivités, après un premier travail d'analyse préparé en amont. 13_15_VI2015_Jury_Mise en page 1 20/01/15 09:24 Page15
  18. 18. 16-Cités en Réseaux 2015 16_25_VI2015_Palmares.e$S_Mise en page 1 20/01/15 12:34 Page16
  19. 19. TERRITOIRES, VILLES ET VILLAGES : UNE NOUVELLE GÉOGRAPHIE DU LABEL PAR EMMANUEL EVENO, PRÉSIDENT DU JURY Cités en Réseaux 2015-17 L a distribution pour l’édition 2014 correspond à la distribution régionale telle qu’établie depuis 2004 dans l’histoire de notre label. Les Régions qui dominaient en termes de nombre de villes ayant participé étaient l’Ile-de-France, Rhône-Alpes, le Nord-Pas-de-Calais et la Lorraine. En 2015, la présence de grandes intercommunalités, d’abord en Région Poitou-Charentes puis en Région Centre fait considérablement progresser le rang de ces deux Régions, jusqu’alors assez peu représentées (c’était surtout le cas de Poitou-Charentes qui passe d’un rang très modeste au premier rang, devant l’Ile-de-France). On notera que la géographie régionale des collectivités ayant participé cette année prend en compte la volonté de deux intercommunalités de participer au titre de l'ensemble des collectivités dans leur périmètre. Comparaison du nombre de villes ayant participé par Région entre 2015 et 2014 16_25_VI2015_Palmares.e$S_Mise en page 1 20/01/15 12:34 Page17
  20. 20. 18-Cités en Réseaux 2015 En seize ans d’existence, la structure des résultats a été profondément modifiée, et, avec les changements introduits cette année, continue de se modifier très sensiblement. Alors que, dans les premières années, elle se présentait sous forme pyramidale, les effectifs décroissant avec l’augmentation du nombre d’arobases… jusqu’à l’année dernière, on avait enregistré une diminution relative du nombre des collectivités classées en 1 @ ainsi que de la catégorie des 4 @ tandis que les catégories 3 @ et 2 @ devenaient les « ventres » de la figure et que le sommet s’aplatissait, avec une catégorie 5 @ de largeur équivalente à la catégorie 4 @. L’édition 2015 quant à elle efface définitivement la structure pyramidale et lui substitue une structure qui se rapproche de la forme du tronc ou du rectangle : tous les niveaux apparaissent avec des effectifs sensiblement équivalents, même si le niveau 3 @ produit un renflement médian. La strate des 5 @ est et doit continuer à être celle des collectivités qui ont une palette d’activités très diversifiée, une ambition clairement affichée dans la promotion des usages du numérique (ce qui signifie qu’elle s’en donne à la fois les moyens politiques et les moyens organisationnels), un rôle moteur dans l’innovation en matière de services numériques ou d’introduction du numérique dans les services « traditionnels », un rôle moteur auprès de son « écosystème » d’acteurs du numérique, la capacité à « faire-école », autrement dit une capacité à influencer d’autres collectivités locales. 36 COLLECTIVITÉS 5 @ 37 COLLECTIVITÉS 4 @ 48 COLLECTIVITÉS 3 @ 31 COLLECTIVITÉS 1 @ 38 COLLECTIVITÉS 2 @ Le Label 2015 par strate d'arobase Décomposition des labels 2013, 2014 et 2015 par strates EN PERSPECTIVE… 16_25_VI2015_Palmares.e$S_Mise en page 1 20/01/15 12:34 Page18
  21. 21. Cités en Réseaux 2015-19 La strate 4 @ a très sensiblement évolué au fildes Labels et a changé de rôle. Elle est peu à peu devenue très comparable, en termes de qualité, de la strate sommitale et en constitue, en quelques sortes, la « salle d’attente ». Beaucoup des collectivités classées en 4 @ finissent assez rapidement aux 5 @. Ce phénomène est liée à une dimension de notre règlement qui empêche l’accès direct à la catégorie 5 @. Les 3 @ qui ont longtemps constitué la strate numériquement très dominante d’un point de vue démographique ont tendance à se tasser. En valeur absolue, avec la strate des 1 @, ce sont celles qui diminuent le plus cette année 2015, autrement dit, ce sont les collectivités qui détiennent les performances que l’on pourrait qualifier de « moyennes » et celles qui présentent une candidature « de témoignage » qui se sont moins mobilisées cette année. De plus en plus, la strate 2 @ se présente comme une catégorie d’apprentissage. Plusieurs collectivités classées en 2 @ en 2014 se sont par exemple retrouvées classées cette année en 4 @. 0 20 40 60 80 100 120 Mention 1@ 2@ 3@ 4@ 5@ 2015 2014 2013 2012 2011 2010 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000 L’histoire du label sur 16 ans par strates 16_25_VI2015_Palmares.e$S_Mise en page 1 20/01/15 12:34 Page19
  22. 22. 20-Cités en Réseaux 2015 PALMARÈS DES 36 COLLECTIVITES @@@@@ NOM REGION HAB Agen Aquitaine 35 120 Aix-les-Bains Rhône-Alpes 27 980 Argentan Basse-Normandie 15 460 Baie-Mahault Guadeloupe 30 800 Bayonne Aquitaine 46 190 Beauvais Picardie 57 000 Besançon Franche-Comté 122 310 Boé Aquitaine 5 570 Bron Rhône-Alpes 39 670 Charenton-le-Pont Île-de-France 29 920 C.A. du Pays Ajaccien Corse 75 000 Courbevoie Île-de-France 85 740 Épinal Lorraine 34 830 Fontenay-sous-Bois Île-de-France 52 220 Gentilly Île-de-France 17 040 Grenoble Rhône-Alpes 157 900 Ivry-sur-Seine Île-de-France 58 190 L'Isle Adam Île-de-France 12 100 La Garde Provence-Alpes-Côte d'Azur 27 000 La Madeleine Nord-Pas-de-Calais 22 980 Levallois-Perret Île-de-France 66 000 Metz Lorraine 127 500 Montrouge Île-de-France 48 980 Narbonne Languedoc-Roussillon 51 900 Nîmes Languedoc-Roussillon 143 920 Olivet Centre 20 460 Pont-Audemer Haute-Normandie 8 940 Puteaux Île-de-France 45 210 Saint-Apollinaire-de-Rias Rhône-Alpes 200 Saint-Germain-en-Laye Île-de-France 43 210 Sèvres Île-de-France 24 000 Toulon Provence-Alpes-Côte d'Azur 167 810 Vannes Bretagne 54 770 Verrières-le-Buisson Île-de-France 16 000 Villiers-le-Bel Île-de-France 26 000 Vitry-sur-Seine Île-de-France 85 380 Pour la première fois Territoires Villes Villages 16_25_VI2015_Palmares.e$S_Mise en page 1 20/01/15 12:34 Page20
  23. 23. Cités en Réseaux 2015-21 PALMARÈS DES 37 COLLECTIVITES @@@@ NOM REGION HAB Aiglemont Champagne-Ardenne 1 730 Bassens Aquitaine 6 950 Béthune Nord-Pas-de-Calais 27 110 Bras-sur-Meuse Lorraine 740 Canejan Aquitaine 5 240 Changé Pays de la Loire 5 850 C.C. de Parthenay-Gâtine Poitou-Charentes 37 970 C.C. du Pays des Achards Pays de la Loire 19 280 Dijon Bourgogne 154 000 Fleury-sur-Orne Basse-Normandie 4 200 Forges-les-Eaux Haute-Normandie 3 700 Frehel Bretagne 1 510 Fresnay-sur-Sarthe Pays de la Loire 2 160 Issy-les-Moulineaux Île-de-France 66 000 Lamastre Rhône-Alpes 2 610 Lavoncourt Franche-Comté 340 Ludon-Médoc Aquitaine 4 300 Maing Nord-Pas-de-Calais 3 980 Maurepas Île-de-France 19 830 Merville Nord-Pas-de-Calais 8 670 Montvendre Rhône-Alpes 1 030 Nefiach Languedoc-Roussillon 1 190 Orsay Île-de-France 16 640 Plats Rhône-Alpes 810 Rive-de-Gier Rhône-Alpes 15 000 Rixheim Alsace 13 330 Saint-Denis Île-de-France 108 000 Saint-Égrève Rhône-Alpes 16 320 Saint-Martin-de-Crau Provence-Alpes-Côte d'Azur 11 520 Saint-Maur-des-Fossés Île-de-France 76 050 Saint-Sulpice-la-Forêt Bretagne 1 430 Saran Centre 15 240 Tarbes Midi-Pyrénées 44 730 Terville Lorraine 6 560 Trélazé Pays de la Loire 13 000 Val d'Isère Rhône-Alpes 1 700 Vincennes Île-de-France 49 130 16_25_VI2015_Palmares.e$S_Mise en page 1 20/01/15 12:34 Page21
  24. 24. 22-Cités en Réseaux 2015 LA NOUVELLE MÉTHODE DE LABELLISATION DONNE LA DÉCOMPOSITION SUIVANTE : La strate 5@ est très fortement occupée par les « villes » tandis que l’on n’y trouve qu’unvillageetunterritoire.Ilconvienttoutefoisdeseprêterdevoirlàl’effetd’unesorte de« monopolenaturel »quis’expliqueraitparlefaitquenotreLabelseraitmieuxajuster àlapriseencomptedelasituationdesvillesetnotammentdesvillesmoyennes.L’évolution du Label ne peut en effet être considérée que sur au moins trois années car le règlement empêchel’arrivéespontanéedanslacatégorie5@etmasqueouatténuedonclesévolutions rapides(d’uneannéesurl’autre)quecesoit enpositifquandils’agitd’accéderàlastrate 5@ouennégatifquandils’agitdedécliner de n’importe quelle strate. Latendanceàlaréappréciationdelapar- ticipationdesvillagesaugroupedes« villes- référentes » apparaît en fait de façon très convaincante avec la strate 4 @. Sur les 39 collectivités classées en 4 @, 12 sont des villages et 2 des territoires. LE RENOUVELLEMENT DES CANDIDATURES Sil’onramènechaqueintercommunalitéàunecandidatureuniqueetdonc,sinotretotaldecollectivitéscandidatesen2015est de191,oncomptealors42« primo- candidates », ce qui signifie que notre population s’est renouvelée de plus d’1/5. Dans cette population, les villages apportent une contribution très significative : plus de 40 % des collectivités primo-candidates sont des villages ! INTERCOMMUNALITÉS Deux intercommunalités ont sollicité le label "Territoire Internet" pour leurs collectivités membres. - La Communauté de communes de Parthenay-Gâtine a reçu le label "Territoire Internet" 4 @ pour ses communes, soit : Parthenay, Adilly, Allonne, Amailloux, Aubigny,Azay-sur-Thouet,Chantecorps,Châtillon-sur-Thouet,Coutières,Doux,Fénery,Fomperron,Gourgé,LaChapelle-Bertrand, LaFerrière-en-Parthenay,LaPeyratte, Lageon, Le Rétail, Le Tallud, Les Forges, Lhoumois, Ménigoute, Oroux, Pompaire, Pougne-Hérisson, Pressigny, Reffannes, Saint-Aubin-le-Cloud, Saint-Germie, Saint- Martindu-Fouilloux, Saurais, Secondigny, St-Germain-de-Longue-Chaume, Thénezay, Vasles, Vausseroux, Vautebis, Vernoux-en-Gâtine, Viennay. - LaCommunautédecommunesCoeurdeBrenneareçulelabel"TerritoireInternet"3@poursescommunes,soit:Saint-Michel-en-Brenne,Azay-le-Ferron,Lingé, Martizay, Mézières-en-Brenne, Migné, Obterre, Paulnay, Sainte-Gemme, Saulnay, Villiers. NOM REGION HAB Annemasse Rhône-Alpes 31 000 Armentières Nord-Pas-de-Calais 25 370 Aubazine Limousin 900 Ayen Limousin 750 Bernay Haute-Normandie 11 020 PALMARÈS DES 48 COLLECTIVITÉS @@@ Décomposition du Label par types de collectivités 16_25_VI2015_Palmares.e$S_Mise en page 1 20/01/15 12:34 Page22
  25. 25. Cités en Réseaux 2015-23 NOM REGION HAB Bonifacio Corse 2 900 Bourg-la-Reine Île-de-France 18 500 Cabourg Basse-Normandie 4 030 Cachan Île-de-France 27 800 Cepoy Centre 2 420 Châtellerault Poitou-Charentes 34 500 Chilly-Mazarin Île-de-France 19 000 Choisy-le-Roi Île-de-France 42 000 C.A. du Centre Littoral Guyane 128 000 C.C. Coeur de Brenne Centre 5 120 C.C. de Bourg-en-Gironde Aquitaine 13 440 Coudekerque-Branche Nord-Pas-de-Calais 23 320 Épernay Champagne-Ardenne 24 320 Étampes Île-de-France 22 680 Frontignan Languedoc-Roussillon 23 000 Haguenau Alsace 36 000 Houilles Île-de-France 32 260 Joeuf Lorraine 7 000 La Gorgue Nord-Pas-de-Calais 6 000 La Trinité-sur-Mer Bretagne 1 600 Ladevèze-Rivière Midi-Pyrénées 230 Ladinhac Auvergne 500 Les Herbiers Pays de la Loire 16 000 Leucate Languedoc-Roussillon 3 660 Mâcon Bourgogne 34 820 Macouria Guyane 9 990 Magny-le-Hongre Île-de-France 5 500 Mogneneins Rhône-Alpes 750 Monteux Provence-Alpes-Côte d'Azur 11 190 Montville Haute-Normandie 4 600 Neuville-sur-Saône Rhône-Alpes 7 470 Oullins Rhône-Alpes 25 410 Pérols Languedoc-Roussillon 8 590 Pré Saint-Gervais Île-de-France 18 120 Presles Île-de-France 3 880 Pugnac Aquitaine 2 130 Roncq Nord-Pas-de-Calais 13 000 Roquefort-les-Pins Provence-Alpes-Côte d'Azur 6 570 Saint-Avold Lorraine 17 500 Saint-Chamond Rhône-Alpes 36 270 Saulzoir Nord-Pas-de-Calais 1 750 Sinnamary Guyane 3 190 Trith-Saint-Léger Nord-Pas-de-Calais 6 300 Territoires Villes Villages 16_25_VI2015_Palmares.e$S_Mise en page 1 20/01/15 12:34 Page23
  26. 26. 24-Cités en Réseaux 2015 NOM REGION HAB Amplepuis Rhône-Alpes 5 270 Annecy Rhône-Alpes 51 010 Bastia Corse 42 910 Carmaux Midi-Pyrénées 10 000 Challans Pays de la Loire 19 340 C.C. Osartis-Marquion Nord-Pas-de-Calais 44 000 Créhange Lorraine 4 010 Digne les Bains Provence-Alpes-Côte d'Azur 18 530 Elven Bretagne 5 590 Faulquemont Lorraine 5 580 Fauville-en-Caux Haute-Normandie 2 250 Fontanil-Cornillon Rhône-Alpes 2 860 Gandrange Lorraine 2 910 Gareoult Provence-Alpes-Côte d'Azur 5 500 Harnes Nord-Pas-de-Calais 14 000 Igny Île-de-France 11 000 Jarny Lorraine 8 610 Jeumont Nord-Pas-de-Calais 9 980 La Rochefoucauld Poitou-Charentes 3 320 La Valette-du-Var Provence-Alpes-Côte d'Azur 23 000 Langeais Centre 3 910 Le Luc-en-Provence Provence-Alpes-Côte d'Azur 9 640 Leforest Nord-Pas-de-Calais 7 130 Lourdes Midi-Pyrénées 14 280 Miramas Provence-Alpes-Côte d'Azur 23 000 Montévrain Île-de-France 9 050 Montsinéry-Tonnegrande Guyane 1 960 Pont-à-Mousson Lorraine 15 240 Rémire-Montjoly Guyane 20 310 Saint-Cergues Rhône-Alpes 3 260 Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs Rhône-Alpes 3 020 Saint-Gervais-les-Bains Rhône-Alpes 5 670 Saint-Marcellin Rhône-Alpes 8 300 Sainte-Ménehould Champagne-Ardenne 4 850 Thionville Lorraine 42 040 Val-de-Reuil Haute-Normandie 14 000 Vic-le-Comte Auvergne 4 740 Villeneuve-sur-Lot Aquitaine 24 690 PALMARÈS DES 38 COLLECTIVITÉS @@ Territoires Villes Villages 16_25_VI2015_Palmares.e$S_Mise en page 1 20/01/15 12:34 Page24
  27. 27. Cités en Réseaux 2015-25 PALMARÈS DES 31 COLLECTIVITÉS @ NOM REGION HAB Artaix Bourgogne 400 Barsac Aquitaine 2 000 Biaudos Aquitaine 850 Bléré Centre 5 230 Carbonne Midi-Pyrénées 5 040 Castelnaudary Languedoc-Roussillon 12 000 Châteauroux Centre 45 000 Clères Haute-Normandie 1 360 C.C. du Pernois Nord-Pas-de-Calais 7 010 Franconville-la-Garenne Île-de-France 33 750 Fromeréville-les-Vallons Lorraine 240 Hoerdt Alsace 4 500 Hornaing Nord-Pas-de-Calais 3 520 Illzach Alsace 14 990 Irvillac Bretagne 1 460 Issoudun Centre 13 870 La Tour-d'Auvergne Auvergne 690 Le Mas Provence-Alpes-Côte d'Azur 170 Le Sourn Bretagne 1 920 Marignane Provence-Alpes-Côte d'Azur 34 400 Noyelles-lès-Vermelles Nord-Pas-de-Calais 2 280 Rémilly Lorraine 2 130 Saint-André-de-l'Eure Haute-Normandie 3 330 Saint-Arnoult-en-Yvelines Île-de-France 6 240 Saint-Berthevin Pays de la Loire 7 350 Sainte-Marie-la-Mer Languedoc-Roussillon 5 000 Selonnet Provence-Alpes-Côte d'Azur 440 Tortequesne Nord-Pas-de-Calais 730 Vacherauville Lorraine 160 Valence-d'Agen Midi-Pyrénées 5 320 Wissembourg Alsace 8 070 Territoires Villes Villages MENTION ÉDUCATION Besançon Toulon Vannes Saint-Denis MENTION COOPÉRATION DÉCENTRALISÉE Fontenay-sous-Bois Gentilly Grenoble Saint-Denis MENTIONS Des mentions ont été décernées à certaines villes classées 4 @ ou 5 @ (voir palmarès pages 20 et 21). 16_25_VI2015_Palmares.e$S_Mise en page 1 20/01/15 12:34 Page25
  28. 28. 26-Cités en Réseaux 2015 VILLAGES NUMÉRIQUES ACCOMPAGNER L’ÉMERGENCE D’UN RÉSEAU DES ACTEURS DU NUMÉRIQUE RURAL www.villes-internet.net label national pour la promotion de l'internet citoyen 5 N otre pays possède des ressources qu’il ignore lui-même. Parmi celles-ci la richesse du monde rural, par- delà l’image d’Epinal et la ressource agricole. Nos territoires se densifient à partir d’un maillage sans équivalent avec le réseau des communes. Ce processus de densification sera d’autant plus rapide que les acteurs locaux disposeront des mêmes capacités et outils à leurdisposition. L’émergence de Living-lab, d’espaces numériques, de clusters, et tout simplement d’entreprises sont l’amorce d’une prise de conscience collective pour la place du numérique qui est dans la tête de tous les élus. À ce titre, le numérique n’est pas un outil comme les autres. Il a en lui un message universel et une technicité spécifique. L’enjeu est de faire de lui un atout accessible à tous au service d’un enjeu commun, l’aménagement numérique du territoire. La notion de mairie numérique que nous promouvons n’est pas dans une logique de suivisme ou de copié- collé de la notion urbaine de « Smart cities » qui par ailleurs se cherche encore. Mais c’est une occasion de plus de plaider pour la prise en compte des spécificités. Premièrement, la France doit résoudre rapidement la situation de handicap dans laquelle elle laisse ses territoires ruraux en réduisant la fracture technique et du niveau de service en termes de débit. Toutes les Régions et tous les Départements doivent suivre les précurseurs, et l’Etat accompagner cette transition numérique. Plus tôt nous aurons collectivement résolu ce défi, plus tôt nous serons tournés vers l’avenir du développement rural. Deuxièmement, la liberté d’agir mais aussi les contraintes imposées aux acteurs locaux induisent une différence et un rythme d’appropriation différent qu’il faut intégrer pour ne pas culpabiliser. L’urbain n’est pas un modèle en soi. Il est une RURALITÉ 26_27_VI2015_Ruralité_Mise en page 1 20/01/15 12:35 Page26
  29. 29. Cités en Réseaux 2015-27 configuration avec ses spécificités. Celles du rural sont différentes. Il faut arrêter de prendre sans cesse l'urbain comme modèle, et en particulier les grandes villes ! Il n’y a pas d’un côté la "ville intelligente" et le « désert numérique » français. Beaucoup de villages ont amorcé ce virage grâce à la mobilisation des acteurs et des élus en trouvant des réponses adaptées ou en développant des projets utiles. La smart city tente d'apporter aux grandes villes des solutions aux problèmes liés à leur taille : densité + flux = encombrements, la plupart du temps. Des applications destinées à gérer les bouchons ou les itinéraires de délestage, les communes rurales n'en ont pas besoin, tout simplement ! Pas plus que de logiciels pour mesurer la pollution ou favoriser le développement durable dans un univers bétonné. Mais par contre com- ment l’intelligence collective est aidée pour fidéliser et conforter la présence ou le retour d’habitant avec le numérique, voilà des enjeux auxquels tentent de répondre les premiers « Villages Internet » et tous ceux qui suivent ce sillage. PETITS ET GRAND DÉFIS Pour les communes rurales, disposer d'un site Internet communal reste un petit défi, surtout si l'on veut l'utiliser pour offrir à nos concitoyens un système simple et efficace de paiement en ligne de la cantine. L'AMRF propose un service de site internet adapté aux communes rurales, à un prix plancher. Nous travaillons en ce moment avec l'Etat sur la problématique du paiement en ligne. Mais même avec des outils adaptés comme notre service campagnol.fr, le nombre de sites internet de communes rurales reste faible par rapport à celui des sites internet des villes - service obligatoire depuis déjà plusieurs années. C'est un sujet sur lequel il faudra se pencher sérieusement, avec l'aide forcément de Villes et Villages Internet pour conscientiser et sensibiliser les élus. Plus largement, ce premier pas doit être franchi avec le souci d’apporter des services qui souvent n’ont jamais été ac- cessibles. Les définitions de la « ville intelligente » intègrent souvent une dimension citoyenne, pour favoriser les échanges entre la mairie et les habitants de la commune, ou pour une meilleure organisation du travail entre les services. Ily a donc une valeur ajoutée potentielle forte pour les villages et leurs élus. Le « village intelligent » à la campagne, c'est aussi celui qui dispose d'une école numérique - cela peut sembler basique. Seulement, pour l'école numérique il faut disposer de matériel récent - celui qu'ont pu acheter les 6 700 communes dotées par le plan Ecoles Numériques Rurales en 2009 est maintenant en bout de course... alors que la réforme des rythmes scolaires (et la baisse des dotations) a mis à mal nos budgets. Enfin, qui dit numérique, dit réseaux et ce n’est pas une association, dont la fonction même est d’être un réseau social bien avant les têtes d’affiches mondiales, qui va se plaindre du fait qu’avec le numérique, c’est un réseau complémentaire aux réseaux mondiaux devilles qui se crée et grandit chaque jour. Le défi est d’en accélérerle processus avec l’engagement de toutes les forces vives et les compétences qu’il faut mobiliser au service d’un objectif de développement équilibré entre les territoires urbains et ruraux. Vanik Berberian, Président de l'association des Maires Ruraux de France SUIVRE L'HISTOIRE DU NUMÉRIQUE LOCAL Les données sur les usages locaux des outils numériques en réseau existent : depuis 1999 plus de 1 600 villes et villages ont co-construit, dans leur association Villes Internet, en partenariat avec l'AMRF et les autres associations d'élus, une formidable base d'informations permettant de tracer l'histoire du numérique local. Ces fiches d'initiatives ont été classées par enjeux de développement territorial pour produire un ATLAAS géolocalisé réalisé avec le CGET. Ces données permettent aux observateurs de suivre la fondation de territoires dorénavant "interactifs" alors que le vieux "mille- feuilles" administratif s'aplatit en recherche de transversalité pour casser des silos de moins en moins fonctionnels pour la performance publique. www.atlaas.fr 26_27_VI2015_Ruralité_Mise en page 1 20/01/15 12:35 Page27
  30. 30. 28-Cités en Réseaux 2015 ENSEMBLE POUR LE NUMÉRIQUE ÉDUCATIF LES ASSOCIATIONS D'ÉLUS S'ORGANISENT EN COMITÉ DES PARTENAIRES C ’est à la suite de l’annonce du lancement de la stratégie pour faire entrer l’Ecole dans l’ère numérique par Vincent Peillon, alors Ministre de l’Education Nationale et Fleur Pellerin, alors Ministre déléguée chargée des Petites et Moyennes Entreprises, de l'Innovation et de l'Economie numérique le 13 décembre 2012, qu’a été initiée une réflexion conjointe entre ces deux ministères et les associations d’élus concernées : AMGVF, AMF, ADF, ARF, AMRF, Ville et Banlieue, Villes internet, sur les modalités de leur collaboration dans ce domaine. LA PREMIÈRE JOURNÉE NATIONALE DU NUMÉRIQUE ÉDUCATIF Cette réflexion a mené à une première journée de travail en décembre 2013 à Lyon, durant laquelle les techniciens et les élus des trois niveaux de collectivité sont venus présenter leurs expériences les plus probantes et réfléchir de manière concertée à la gouvernance partagée du numérique à l’Ecole et aux outils de cette gouvernance. Le comité d’organisation de cette journée a continué par la suite ses travaux de manière à constituer un « Comité des partenaires », au sein duquel les élus des associations peuvent dialoguer avec le Ministère de l’éducation nationale et le Ministère du numérique afin d’impulser une stratégie globale et partagée de déploiement du numérique éducatif prenant en compte l’ensemble de ses composantes. ÉDUCATION 28_29_VI2015_Education_Mise en page 1 20/01/15 12:36 Page28
  31. 31. Cités en Réseaux 2015-29 LE COMITÉ DES PARTENAIRES : UNE INSTANCE DE CO-CONSTRUCTION DE L’ACTION PUBLIQUE Le comité traite des nouveaux usages du numérique à l’Ecole et autour de l’Ecole. Ce thème pose la question importante de la continuité des parcours et de la coo- pération entre les acteurs institutionnels et implique la reconnaissance des réseaux associatifs d’échanges pédagogiques et de production coopérative, et le cas échéant la collaboration des acteurs économiques, qui sont susceptibles de répondre aux besoins exprimés par les acteurs de l’éducation. En résonance avec les lois du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles (MAPTAM) et du 8 juillet 2013 d'orientation et de programmation pour la refondation de l'Ecole de la République, le comité des partenaires cherche à identifier l’échelle de gouvernance la plus adaptée dans un cadre général de cohérence suffisamment souple pour articuler les réalités locales et créer des continuités entre les différents échelons territoriaux. Le comité repère, valorise et le cas échéant suggère les bonnes pratiques en matière d’acquisition des matériels, de maintenance, de renouvellement et d’assistance aux utilisateurs, dans une optique d’adéquation aux usages et de bonne gestion, afin d’assurer le partage de toute information utile sur les ressources existantes pour favoriser le développement du très haut débit dans l'environnement scolaire. Ilcontribue enfin à l'articulation des attentes et des besoins pédagogiques exprimés par le Ministère de l’Education nationale et des besoins spécifiques des collectivités, afin d'améliorer la lisibilité de la demande adressée à la filière du numérique éducatif. Ce faisant, le comité peut également concourir aux politiques économiques menées par le Ministère de l’Economie, de l’industrie et du numérique visant à développer cette filière. UNE GOUVERNANCE NOUVELLE DANS LA RELATION ÉTAT/COLLECTIVITÉS La particularité de ce comité consiste en son secrétariat, puisqu’il est assuré conjoin- tement par la Direction du numérique pour l’éducation du Ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et les associations d’élus. Il s’appuie ponctuellement sur des groupes de travail dédiés, afin de faciliter le dia- logue entre les différents acteurs concernés par la mise en œuvre du service public du numérique éducatif. CLEMI : INTERNET POUR L'ESPRIT CRITIQUE ET LE LIBRE ARBITRE « A l'invitation du ministre de l'Education, j'ai accepté de siégerau comité d'orienta- tionduCentredeLiaisondel'enseignement et des médias d'information, convaincue que l'internet s'apprend et qu'un mode d'emploi du monde numérique doit être diffusétoutaulongdelaviescolaireetétu- diante. L'ensemble de la communauté éducative, professionnels de l'éducation, élèves, élus, parents, doit en co-produire les codes pourenracinerlesvaleurs répu- blicaines dans la sphère digitale. » Florence Durand-Tornare, Fondatrice et Déléguée de l'Association Villes Internet LE SCEREN/CNDP-CRDP DEVIENT CANOPÉ : ENSEIGNER AVEC LE NUMÉRIQUE « Nouveaux outils pédagogiques, nou- vellesapproches,nouveauxsupports,nou- velles attentes des enseignants, des parents et des élèves... La canopée sym- bolise la richesse, la création, le foisonne- ment,l'acceptationdenouvellesvoiespour arriveràunesolution.Lacanopéepropose également des réponses à un environne- mentévolutifparsarichesseetsadiversité. Le réseau produit un grand nombre de contenus et de services sous des formes toujours plus diverses et interconnectées : c'est une « canopée pédagogique » dont l'action et les productions sont créatrices de richesse et de futurs. » Jean-Marc Mériaux, Directeur général www.reseau-canope.fr En perspective : une collaboration Canopé et Villes Internet pour l'obser- vation de l'action des collectivités lo- cales pour le numérique éducatif. 28_29_VI2015_Education_Mise en page 1 20/01/15 12:36 Page29
  32. 32. 30-Cités en Réseaux 2015 LES TERRITOIRES DE LA DÉMOCRATIE OUVERTE L es Français veulent davantage de démocratie directe, comme en témoigne une dernière enquête TNS-Sofres, « Le citoyen et la décision publique » (juin 2014). Ils demandent à être plus souvent consultés, écoutés, sur tous les sujets qui les touchent et à tous les niveaux de décision. Ainsi, 96% des citoyens souhaitent que les pouvoirs publics prennent davantage en compte leur avis avant de décider, et c'est au niveau des communes et des agglomérations que les attentes sont les plus élevées. Associer le plus grand nombre de citoyens dans les décisions publiques passe largement par internet et les réseaux sociaux. « Il faut inventer un nouveau débat public », explique Christian Leyrit, le président de la Commission nationale du débat public (CNDP), car « l'évolution des modes de vie et la révolution du numérique changent la donne de la par- ticipation citoyenne ». Il faut néanmoins se garder de penser que le numérique résout tous les problèmes et véritablement associer les citoyens aux décisions en évitant tout simulacre. Il ne s'agit donc pas seulement de trouver un nouvel équilibre entre la représentation et la participation du peuple mais d'entamer une vraie révolution en intégrant du professionnalisme, de l’éthique et de la rigueur là où le bricolage ou – pire - la manipulation sévissent encore. Le Label « Territoires, Villes et Villages Internet » prend en compte dans son palmarès annuel cette émancipation citoyenne proposée par les acteurs locaux. Des initiatives simples et efficaces ou innovantes et expérimentales sont pré- sentées par les communes sur leur page sur le site www.villes-internet.net et relayées dans l'Atlaas sur la thématique : Démocratie et services publics. Il ne s'agit pas seulement de volonté politique, mais également d'outils et de méthodes. L'absence d'un langage commun pour présenter, décrire, restituer les débats publics fait indéniablement obstacle à leur développement. Aussi Villes Internet soutien l'initiative de DebatsCores et de Vie Publique qui vise précisément l'établissement d'un modèle de données standardisé permettant d'harmoniser la présentation et la description des débats publics (voir encadré). Ces informations plus accessibles, utilisables, partageables, sont particulièrement utiles à l'élu municipal. En effet, il doit représenter le plus exactement possible les désirs et les opinions de ses électeurs auprès du conseil municipal et, pour ce faire, doit se tenir au courant et les consulter au besoin, et donc clarifier le plus précisément possible leur demande, les diriger au bon endroit et assurer le suivi. C'est ce à quoi oeuvre l'association Debatab, en aidant à mettre en réseau et à structurer les acteurs du débat public, de la concertation et des instances participatives locales et nationales. « La créativité, l'inventivité, l’enthousiasme de tous ceux qui se consacrent à fabriquer du débat public doivent être mieux valorisés et reconnus », souhaite son président Pascal Nicolle. Ils'agit d'organiserun groupement professionnelpromoteurdes compétences métiers nécessaires à la démocratie: DÉMOCRATIE 30_31_VI2015_Democratie_Mise en page 1 20/01/15 09:26 Page30
  33. 33. tiers de confiance surles stratégies de démocratie locale, initiateurde séquences présentielles/dis- tancielles,innovateurpourl'ouverturedesdonnéesdesdébats,concepteursd'applicationscitoyennes, deveille citoyenne, mobilisateurdes populations éloignées, rénovateurs des instances participatives. Les concertants qui évoluent vers ces nouveaux métiers de la démocratie issus du numérique méritent d'être valorisés et mis en réseau, c'est l'objectif de Débatlab. Armel Le Coz, designer et président de Démocratie Ouverte, déclare après son Tour de France des candidats aux dernières élections municipales que des solutions pour une autre démocratie sont possibles : « Le monde de demain s'invente aujourd'hui (...) Il est facile de constater que la société ne tourne pas rond et que beaucoup de choses sont à changer. Lorsqu’on le regarde de plus près, on se rend compte que le monde est déjà en train de se métamorphoser. Ceux qui font le monde de demain sont déjà là aujourd’hui à porter des alternatives au modèle dominant. » Ilpropose aux élus de mettre en mouvement un Territoire Hautement Citoyen, en offrant un cadre d’action et une structure d’organisation aux habitants pour qu’ils puissent se fournir mutuellement un ensemble de services vitaux. C’est une logique dans laquelle la collectivité cherche à acquérir le maximum d’indépendance et de résilience du territoire grâce à une coopération optimisée des citoyens. La puissance du numérique y joue un rôle clé pour mobiliser l’intelligence collective. Jean Rottner à Mulhouse est le premier à suivre. Au vu des initiatives qu'ils présentent lors du Label, gageons que certains élus des «Territoires,Villes etVillages Internet 2015 »vont s'yintéresser ! Bertrand Pancher, député de la Meuse, président de Décider Ensemble, précise « Aujourd’hui, notre modèle traditionnel de démocratie représentative est confronté à une crise devenant de plus en plus criante à chaque nouvelle élection. Dans ce contexte, la  participation citoyenne s'impose comme une alternative pertinente à notre mode d'action publique actuel. Toutefois, les dispositifs qu'elle requiert nécessitent une ingénierie spécifique afin d'assurer leur efficience et leur bonne mise en œuvre. » L'action conjuguée des associations de ce secteur a légitimé l'entrée de la France dans le Partenariat pour un gouvernement ouvert, Open Government Partnership (OGP), qui regroupe 64 pays membres. En août elle est élue au comité directeur pour promouvoir la transparence et la participation des citoyens à l'action publique et à l'emploi des nouvelles technologies pour fa- voriser un gouvernement plus ouvert en France, en Europe et dans le monde. C'est le service du Secrétariat général à la Modernisation de l'Etat, ETALAB, qui coordonne le plan d'action nationale pour faire progresser la transparence de l'action publique et son ouverture à de nouvelles formes de consultation, de participation et de collaboration avec la société civile. Ce plan est an- noncé à la publication officielle au printemps 2015. Un gouvernement ouvert ne peut exister qu'avec les décideurs locaux. Aux élus de proposer à l'Assemblée Générale de Villes Internet de constituer sur la base historique de son réseau le « Partenariat des gouvernements locaux ouverts » ! Contacter : fdurand@villes-internet.net www.debatpublic.fr www.debatlab.org www.deciderensemble.com www.territoires-hautement-citoyens.fr www.democratieouverte.org DEBATSCORES : UNE NORME POUR OUVRIR LE DÉBAT 1 - assurer la mission de recensement exhaustif de tous les débats en France (recensement automatisé), 2 - développer un meilleur partage et une mutualisation de l’information entre acteurs du débat public, 3 - améliorer la qualité d’information du citoyen pour une meilleure participation à la concertation, 4 - rationaliser les moyens et les coûts pour chaque partenaire dans ses développements et faciliter le développement des outils de la concertation privés et publics, 5 - montrer l’intérêt du web sémantique sur une communauté spécifique : le débat, 6 - rentrer concrètement dans l’open data des données afférentes aux débats publics. En savoir plus : www.vie-publique.fr/ forums/debatescore/ debatescore-norme.html Cités en Réseaux 2015-31 30_31_VI2015_Democratie_Mise en page 1 20/01/15 09:26 Page31
  34. 34. 32-Cités en Réseaux 2015 Les collectivités locales se saisissent des technologies de l’information et de la communication (TIC) pour faciliter leurs échanges ou mener des projets de solidarité numérique ou de partage d’expérience dans le cadre de leur coopération décentralisée. Un enjeu fort, pour favoriser le développement local et l’attractivité des territoires et valoriser leurs expertises à l’international. I nternet peut-il être un outil facilitateur des actions de coopération décentralisée des collectivités territoriales ? C’est ce qu’affirme Florence Durand-Tornare, fondatrice et déléguée de l’association Villes Internet. « Car le déploiement de l’outil informatique permet aux collectivités d’assurer de manière plus efficace leurs missions et peut-être aussi être l’objet même du projet. » Ainsi à Romans-sur-Isère, engagée depuis les années 90 dans un projet de coopération décentralisée avec quatre com- munes étrangères enTunisie,Arménie, Maroc et Palestine, l’usage des technologies de l’information et de la communication et notamment de Skype s’est imposé, pour faciliter les échanges et réduire le nombre de voyages.A Gentilly aussi, depuis 2011, les communications passent désormais parla «Toile » pourcommuniqueravec Freiberg (Allemagne) et Duguwolowila, une commune rurale malienne, à qui Gentilly a offert un ordinateur, des CD vierges, deux clés USB et un appareil photo numérique. LE NUMÉRIQUE, QUEL ENJEU POUR L’ACTION INTERNATIONALE DES COLLECTIVITÉS ET LEUR COOPÉRATION DÉCENTRALISÉE ? COOPÉRATIONDÉCENTRALISÉECOOPÉRATIONDÉCENTRALISÉE Signature de l'accord de coopération entre le Pôle Image Magelis du Grand Angoulême et son homologue mexicain "Guadalajara, Ciudad creativa digital", sous la patronage de Mme Myriam Vahez, Ministre de la Culture de l'Etat de Jalisco, Mexique ( 5 décembre 2013). 32_37_VI2015_Cooperation_Mise en page 1 20/01/15 09:26 Page32
  35. 35. VOUS AVEZ DIT COOPÉRATION DÉCENTRALISÉE ? Des partenariats pourde l’appui à maîtrise d’ou- vrage ou de l’échange d’expertise entre collec- tivité française et étrangère sur leurs domaines de compétence (mobilité, jeunesse, insertion, énergie,eau,assainissement,déchets,transport, patrimoine, culture et économie créative, ap- proches« climat »,parcsnaturels,littoraux,tech- nopoles, économie numérique…) : l’action internationale des collectivités territoriales ou coopération décentralisée, se déploie dans de multiples domaines et dans plus de 140 pays. Ces projets de coopération sont souvent effec- tués en lien avec les ONG locales, sous la forme d’undialoguestructuré.Despartenariatsquis’en- racinent dans le temps pour identifier au mieux les axes du développement, notamment éco- nomiques, profitables aux collectivités parte- naires, et fondés sur la réciprocité, la confiance entre les parties prenantes et l’évaluation. Pour en savoir plus, consulter le portail de la coopérationdécentraliséesurFrancediplomatie. On y trouve les actualités juridiques du secteur, les cofinancements ainsi que l’agenda, unAtlas français qui recense les actions internationales menées par les collectivités territoriales fran- çaises et les appels à projets avec un espace dédié au dépôt, à la consultation et à la gestion en ligne des appels à projet. www.diplomatie.gouv.fr/cncd LE GRAND ANGOULÊME ET BREST, DES PROJETS EXEMPLAIRES AVEC DES RETOMBÉES POUR LES TERRITOIRES FRANÇAIS « Mettre en place un projet de solidarité numérique, c’est l’occasion d’exporter à l’internationalson expertise dont les retombées doivent permettre du développement local», insiste Bertrand Fort, délégué pourl’action extérieure des collectivités territoriales et secrétaire généralde la Commission nationale de la coopération décentralisée (CNCD). A l’exemple du Grand Angoulême, connu pour son Festival de la Bande-dessinée. Une grande manifestation, autour de laquelle s’est développé le Pôle Image Magelis, une filière d’excellence, qui a signé en 2013, « Ciudad Creativa Digital », un accord de coopération avec Guadalajara au Mexique sur l’innovation numérique. Au programme : un partenariat exemplaire dans la filière " Image"entre réseaux d´entreprises, universités et centres de formation.Actuellement, 7 entreprises du GrandAngoulême sont en relation d’affaires avec des partenaires mexicains, dont trois ont mis en place des co-productions franco-mexicaines. L’une d’elles entre Polm studio (France) et One simple Idea (Mexique), a déjà abouti à l’édition de « Olympic loser », un jeu vidéo. Autre exemple de bonne pratique : l’accordde coopération signé en 2010, entre Brest, Métropole-Océane et Rimouski au Québec, deux territoires et pôles d’excellence maritimes reconnus en sciences et techniques maritimes, qui se sont « unis autour de ce qui les sépare : l’Océan ». L’accord de coopération vise à développer de nouveaux marchés et à intensifier les collaborations déjà existantes avec la mise en place de bases de données ou les observatoires, la gestion de l’environnement marin et fluvial, le transport durable et la « navigation digitale » et des bio-ressources marines, en particulier la filière algue. VERS DE NOUVELLES FORMES DE PARTENARIAT AVEC LES COLLECTIVITÉS ÉTRANGÈRES L’enjeu est de taille pour les collectivités françaises, qui se lancent dans la coo- pération décentralisée et doivent s’adapter aux évolutions des modes de vie, à l’urbanisation galopante, et à la décentralisation. Ce qui les pousse à entrer dans de nouvelles formes de partenariats internationaux, pour conduire des actions de plus en plus territorialisées. Car au-delà de l’informatisation des mu- nicipalités ou de la connexion d’un territoire auWorldWideWeb, Internet quand il est bien exploité, est un excellent levier pour mettre en lien des équipes qui travaillent sur tous types d’actions transversales s’appliquant à des axes de coopération prioritaire comme l’éducation, la formation, l’appui institutionnel à la gouvernance locale, la culture ou le tourisme. « Le déploiement de l’outil informatique permet aux agents et aux élus d’assurer de manière plus efficace leurs missions et de renforcer leur reconnaissance par les citoyens », rappelle l’Association internationale des maires francophones (AIMF) qui a lancé un grand programme de modernisation et d’informatisation des Etats civils des collectivités francophones, en partenariat avec 70 collectivités dans 21 pays. D’autant que donner du matériel informatique s’avère souvent insuffisant. Il y manque les dimensions d’apprentissage, d’appropriation, de création de contenus et d’usage qui donnent leurvéritable sens à la solidarité numérique. Quand ce n’est pas un problème de connexion, qui rend toute velléité de coo- pération sur le sujet parfaitement inutile. D’où les projets qui visent à mettre les TIC au service du développement local, un axe de plus en plus important de l’action internationale des collectivités françaises, d’après l’enquête mené par l’Université de Toulouse sur 39 projets financés par la MAE sur la période 2006-2011(1) . Ils peuvent aller d’actions pour favoriser l’accès aux réseaux et aux infrastructures de base, à la mise à disposition d’outils simples pour aider les Cités en Réseaux 2015-33 32_37_VI2015_Cooperation_Mise en page 1 20/01/15 09:26 Page33
  36. 36. 34-Cités en Réseaux 2015 agriculteurs ou les pêcheurs à gérerleuractivité ou équiperdes écoles ou des mairies tout en les formant à la bonne gouvernance, en passant par l’implantation de centres multimédias communautaires (CMC), comme le programme « Appui au désencla- vement numérique », financé par le Ministère desAffaires étrangères (MAE) de 2003 à 2008. Celui-ci a permis la création d’une cinquantaine de centres multimédias communautaires dans onze pays d’Afrique subsaharienne. Des programmes qui viennent en résonance avec ceux du Nord, et favorisent une forme renouvelée de coopération, avec la multiplication des jumelages via le web entre écoles ou asso- ciations. Ou des échanges personnels ou professionnels entre les immigrés et leurs familles à l’étranger, grâce au nombre de plus en plus importants de télé-centres installés dans les petites villes et les quartiers populaires français. SE LANCER DANS UN PROJET DE SOLIDARITÉ NUMÉRIQUE Inutile donc d’attendre le « grand soir » pour initier une action de coopération dé- centralisée sur le numérique. Car les TIC se prêtent particulièrement bien à ce type de projets de plus ou moins grande ampleur. Ceux-ci demandent, s’ils vont au-delà du simple achat de matériel, de prévoir des budgets, pour assurer le suivi, l’accom- pagnement et la formation des agents. Sans compter, parfois, le recours au service de consultants ou au recrutement en interne d’un stagiaire, d’un chargé de mission ou d’un volontaire international. Des conditions indispensables pour que cela fonc- tionne. « La greffe numérique a parfois du mal à prendre, notamment en Afrique», explique Olivier Sagna (2) , maître de conférences à l’Université Cheikh Anta Diop à Dakar et directeur des études et de la coopération à la direction générale de l’en- seignement supérieur au Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, « Notamment par manque de réflexion interne sur les infrastructures, les services et les usages, qui permettrait de s’adapter aux besoins des citoyens. » BON À SAVOIR Depuis le 8 juillet 2014, l’Action interna- tionale des collectivités territoriales (AICT) ou coopération décentralisée est encadrée par une nouvelle loi, qui fixe la politique de développement et de so- lidarité internationale de la France etvise à mieux coordonner l'action des diffé- rents acteurs autour de ces objectifs. LES CHIFFRES • 4 787 collectivités territoriales françaises sont engagées à l'étranger • 8 679 collectivités locales partenaires • 109 collectivités locales en recherche de coopération avec une collectivité territoriale française • 12 751 projets de coopération décentralisée • 756 projets dans le cadre d'autres actions extérieures • 137 demandes de coopération (Bourse projets) • 146 pays concernés Sources : Atlas français de la coopération décentralisée : www.diplomatie.gouv.fr/cncd ELLE A DIT « Je m'intéresse beaucoup au boom des usages mobiles en Afrique, continent grâce auquelle Français sera la première langue parlée au monde en 2050, ce qui représente un énorme potentielen termes d'e-éducation, d'e-santé de chantiers d'infrastructures. Là sont les vrais enjeux : le rôle de l'Etat n'est pas de permettre à un individu de devenir milliardaire ! Ce n'est pas un discours contre la richesse ou l'innovation, je pense au contraire que la France constitue un terreau très attrac- tif et très favorable à l'entrepreneuriat. » « La France n'a pas de leçon à recevoir de la Silicon Valey » - Axelle Lemaire, Secrétaire d'Etat au Numérique - La Tribune (09/12/14) http://t.co/jrUJIPQIKc Un élève découvre le kit "Sankoré" lors de sa mise en service, dans une école de Cotonou 32_37_VI2015_Cooperation_Mise en page 1 20/01/15 09:26 Page34

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