Alexandre Marcos

562 vues

Publié le

0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
562
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
2
Actions
Partages
0
Téléchargements
1
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Alexandre Marcos

  1. 1. Premier jourJe suis déjà debout avant même que lavion ne simmobilise. MoniPod se met à jouer une chanson de circonstance.« I hopped off the plane at LAX with a dream and my cardiganWelcome to the land of fame excess, am I gonna fit in?Jumped in the cab,here I am for the first timeLook to my right and I see the Hollywood signThis is all so crazy »Je décide dimiter les premiers pas de Miley Cyrus à LA ethèle un taxi afin daller voir les fameuses lettres blanches.Une chanson comme guide touristique, ça doit être du jamais vu.En chemin, je marrête sur Hollywood Boulevard pour voirlétoile du Roi de la Pop. Le seul artiste dont je métais promisdun jour voir un concert est mort avant que je ne réalise monrêve. Létoile est une bien maigre consolation.Après avoir erré jusquà apercevoir les lettres dacier, je loue
  2. 2. un pick-up digne dun rappeur américain couvert de tatouages etprends la route vers ma première halte : Malibu.Deuxième jourJe me lève au petit matin pour profiter de la côte au moment oùelle est la plus paisible. Cest le moment idéal pour le surf.Mes quelques notions de base me permettent de méclater unpetit moment sur les vagues. Après avoir bu la tasse unedernière fois, je range mon matériel en regrettant de partiravant davoir aperçu les jolies sauveteuses bien connues de larégion.Je monte dans le pick-up et me mets en route vers les forêtsde Los Padres. Je fais parler la puissance du moteur. Pas tropquand même, les motards de CHiPs me gâcheraient le reste duséjour.Après avoir dépassé Oxnard, je vire à droite et menfonce dansLos Padres. Je les traverse à faible allure afin de profiter au
  3. 3. mieux des paysages qui me sont offerts. A la sortie du parcnational, je continue en direction de San Simeon.Jatteins la ville à la tombée de la nuit. Je gagne une jetée enbois pour admirer le coucher de soleil au dessus de la mer. Unefamille de pélicans s’est jointe à moi pour profiter du spectacle.Troisième jourJe profite de ma matinée à San Simeon. Je déambule sans butdans la ville afin de mimprégner de son ambiance et desimplement profiter du calme dune petite ville. J’aperçois leHearst Castle mais je préfère éviter les hot-spots touristiques.Mon séjour est placé sous le signe de l’aventure.Ce nest que vers midi que je reprends la route. Après troisheures durant lesquelles je navale que de lasphalte, jemarrête affamé à un resto au bord de la route un peu aprèsMonterey. Jy déguste mon premier vrai hamburger américain.Même si le gratte-ciel que jai dans mon assiette est loindégaler les fameux burgers du Heart Attack Grill de Phoenix,
  4. 4. je m’avoue quand même vaincu avant davoir fini ne serait-ce quela moitié. Le 4x4 m’emmène ensuite jusque San Francisco.A mon hôtel, je meffondre sur mon lit, épuisé par une longueroute pendant laquelle je nai cessé de fredonner.« If youre going to San FranciscoBe sure to wear some flowers in your hair »Quatrième jourAu réveil, je descends à la réception de lhôtel pour louer unvélo. Je dévale ensuite les rues en direction du détroit. Là-bas,je mengage sur la promenade et pédale vers locéan avec lepont du Golden Gate en point de mire.Après mêtre promené pendant quelques heures dans le parcsitué au pied du pont, je retourne vers la marina via LombardStreet, le boulevard bien connu dont une petite portion est enforme de serpentin. Arrivé au pied de Hyde Street, je montedans un tramway pour gravir la colline en direction du AT&T
  5. 5. Park. En me retournant vers la mer, japerçois Alcatraz,petite île perdue au milieu de la baie.A la tombée de la nuit, jassiste au match de baseball opposantles Giants aux Cardinals de Saint Louis. A la fin du match, dessupporters san-franciscains rencontrés dans les tribunesmemmènent faire la tournée des bars afin de fêter la victoirede leur équipe. Durant ce périple, je fais la connaissance dunjeune prof descalade aux allures dIndiana Jones.Cinquième jourAprès avoir déjeuné au Starbucks du coin, le sosie du Pr.Jones et moi-même prenons la route. La veille, nous avons concluun pacte : je le conduis jusquà la vallée de la mort et, enéchange, il morganise une excursion privée dans le parc nationaldu Yosemite.Nous abandonnons mon 4x4 après avoir traversé autoroutesmonotones et petits sentiers escarpés. Nous continuons à piedjusqu’à une falaise à pic. Après une heure dinstructions et plus
  6. 6. de deux heures descalade, jarrive au sommet en assez mauvaisétat. Mais, le panorama me fait vite oublier mes douleursmusculaires.A perte de vue sétendent lacs, pitons rocheux, forêts touffueset plaines verdoyantes. Au loin, japerçois même un ours serouler sur le sol.Après avoir bivouaqué et redescendu en rappel lescarpement,nous regagnons le 4x4. La route à lest nous emmène vers lavallée de la mort dans laquelle nous plantons, au bord de laroute, la tente de Jones peu avant le coucher du soleil.Sixième jourA laube, Jones me réveille. Je sors de la tente et minstalleconfortablement pour profiter du plus beau lever de soleil quilmait été donné de voir.Le soleil sélève doucement au dessus des montagnes et inonde lesplaines de sa lumière. Ses rayons se reflètent sur les diverses
  7. 7. étendues deau faisant scintiller le sol. La palette des couleursest extrêmement large allant du rose au bleu-gris en passantpar lorange. Même la nature semble sêtre figée pourcontempler le spectacle dans un silence respectueux. Ce paysageme laisse sans voix et nous restons là, assis côte à côte, àcontempler le film jusquà la fin de la séance. Cest à regretque finalement nous nous levons pour reprendre la route.Peu avant midi, je dépose Jones tout près dun refuge pourrandonneurs. Nos chemins se séparent, mais je sais que nousgarderons contact.Je termine la route qui me sépare de Las Vegas en solitaire,bercé par la musique folk et country qui passe en boucle à laradio.Septième jourJarrive à Las Vegas aux alentours de minuit. Les réceptions duMGM Grand sont heureusement ouvertes toute la nuit. Aprèsavoir déposé mes bagages dans ma chambre, je redescends au
  8. 8. casino et m’assois à une table de poker au milieu dun groupe detouristes japonais. Après un peu plus de trois heures de jeu, jeremonte dans ma chambre avec, dans les poches, 400$ subtilisésà mes adversaires nippons.La superficie du buffet petit-déjeuner correspond à peu près àcelle de mon supermarché habituel. Le reste de la journée estconsacré au shopping dans les centres commerciaux du Strip.Le soir, jassiste à un spectacle du Cirque du Soleil. Ma soiréese termine au bar assis à boire du bourdon et à plaisanter avecun groupe de Canadiens fort sympathiques qui se sont fait jeterdu spectacle auquel j’assistais. A 3h du matin, après leur avoirdit adieu, je remonte dans mon pick-up et entame ma route versLos Angeles.Huitième jourA un peu moins de 20 miles de LA, je marrête sur une airedautoroute pour fermer loeil pendant deux heures. Le caféGrande du Starbucks finit de me réveiller. Jentame ma
  9. 9. dernière journée en pleine forme. Il reste tellement à faire etsi peu de temps. Je dois faire un tri. Je choisis d’aller voirlextrémité ouest de lancienne Route 66. Il ny a pas grandchose à voir, mais plein dhistoires dont on peut simprégner. Jem’imagine déjà arpentant cette route à moto d’est en ouest.Le Los Angeles County Museum of Art est la seule étapeculturelle de mon voyage. Jai choisi le LACMA en raison de sacollection darts américain et amérindien, des collections qu’on nevoit pas souvent en Europe.A la nuit tombée, je prends mon dernier repas dans unrestaurant branché de Central LA. Ma nuit se termine dans uneboîte électro-pop bondée. Je profite de cette étape pour brûlerles calories accumulées pendant le voyage et écouter les tubesqui feront fureur chez nous dans quelques mois.Dernier jourMa nuit dans les boîtes de LA ma vraiment épuisé. Après avoirdit adieu à ma conquête nocturne sur la promenade le long de
  10. 10. Venice Beach, je rentre cahin-caha à mon hôtel où je boucle mavalise en quatrième vitesse.Je nai dormi quune poignée dheures depuis ma nuit à la belleétoile dans la vallée de la mort. Beaucoup trop pour profiterpleinement de mes derniers instants aux States, mais pas assezpour empêcher Morphée de me tendre les bras.Sur le trajet vers laéroport, mon cœur se pince et je suisenvahi par la tristesse à lidée de quitter la Cité des Anges.Après mêtre acquitté dun ensemble de formalités inutiles, jemeffondre enfin dans mon siège et tombe dans les bras de celuique je nai que trop repoussé. Mes rêves moffrent unkaléidoscope de chaque étape de mon voyage. Cet afflux d’imagesn’est interrompu que par latterrissage.Une évidence simpose alors à moi : je suis parti mais je sais quejy retournerai.

×