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Book
Le Blog
Planet Addict est un blog sur les voyages et la consommation responsables qui a
déjà reçu plus de 200 000 visiteurs depuis sa création début 2014.
Cherchant à faire découvrir de nouvelles façons de voyager, des parcours hors des
sentiers battus et des astuces pour consommer différemment, le blog touche un
public majoritairement francophone, féminin et en quête de solutions écologiques
concrètes.
A travers des articles organisés en trois rubriques, le blog permet plus globalement
d’explorer l’art de vivre en conscience, par la découverte du monde et de soi, ainsi
qu’un mode de vie plus lent et plus respectueux de la planète, des hommes et de
sa santé.
Voyager autrement Éco-consommation Philosophie de vie
Présentation
Emma, la blogueuse
Globetrotteuse engagée et grande amoureuse de
la nature, je pars à la découverte des solutions de
demain et je fais tout un tas d’expériences farfelues
pour une vie plus saine et plus zen.
C’est en 2010 que j’ai décidé de tout plaquer pour suivre mon rêve de voyager au bout du monde. La
découverte de l’Asie du Sud-Est et de l’Océanie m’a ouvert les yeux sur la beauté de la planète, mais aussi
le besoin criant de la protéger.
À mon retour, je me suis donné le défi de réduire mon empreinte écologique au quotidien et de participer
à des projets durables, qui m’ont emmenés jusqu’au Canada et en Amérique Latine.
Le voyage a aussi été une école de la vie, la richesse des expériences et des contacts humains m’ayant
poussé à me poser beaucoup de questions et conforté dans l’envie de croquer la vie à pleines dents de
manière simple, et de transmettre mes apprentissages à travers l’écriture de mon blog.
Audience & Lectorat
15 000
Visiteurs Mensuels
35 000
Pages Vues Mensuelles
500
Visites Moyennes/ jour
200 000
Visiteurs depuis 2014
Plus de 3500 Abonnés
sur les Réseaux Sociaux
80% Femmes
20% Hommes
Collaborations
Découverte de produits, promotion d’entrepreneurs engagés, séjours presse,
affiliation et rédaction de contenus sont autant de collaborations possibles avec
mon blog. Voici quelques partenaires avec lesquels j’ai déjà pu travailler :
160+
Articles
2000+
Commentaires
Articles
Dans les pages qui suivent, vous pourrez trouver pour chaque rubrique des exemples
et extraits d’articles à succès.
Ces articles prennent plusieurs formes, selon le sujet et l’impact souhaité :
Conseils Interviews Récits d’expériences
Initiatives durables ConcoursChroniques de livres
Tutoriels Produits & Tests Questionnements
Rédaction
Articles les plus commentés Articles les plus lus
Top 10
Avis des lecteurs
“ Sur la route de l’Ouest...
glaciale “
“ Exploration marine aux
Philippines ”
“ À la recherche de l’orignal
en Gaspésie “
“ Vivre sa féminité au
naturel “
“ Le no poo et moi “
“ Voyage : trousse de
beauté naturelle “
“ Retour de voyage : 8 mois
plus tard “
“ Fabriquer sa crème solaire
maison “
“ La boulimie du voyage, ça
se soigne “
“ De l’enfer au paradis “
“ Que retenir de la COP21 ? “
“ La magie du voyage passe
par les rencontres “
“ Les tops et les flops de
mes aventures écolos “
“ En route vers le zéro
déchet : les 5 étapes “
Voyager Autrement
Conseils pour voyager responsable
Retrouvez ici mes astuces pour un voyage plus green, les bases pour bien préparer
son voyage et des aventures d’autres voyageurs engagés !
Destinations
Découvrez mes aventures aux quatre coins du monde, avec des road trip, des
initiatives durables, des missions de volontariat, des bonnes adresses, des activités
insolites et des conseils voyage adaptés à chaque destination.
Comment survivre à l’hiver de Montréal ?
Tout d’abord, la vérité sur l’hiver à Montréal
Parce qu’on se le dise, on entend plusieurs sons de cloches. D’un côté,
quand on est tranquillement chez nous en France, on entend souvent
“Nan mais l’hiver à Montréal, c’est pas si pire. Il fait froid, mais j’ai
eu bien plus froid en rentrant à Paris alors qu’il faisait même pas
-10degrés, et je te parle même pas de New York, j’ai cru mourir ! A
Montréal, c’est un froid sec, il n’y a pas beaucoup de vent et en plus
à Montréal, il fait beau, il y a du soleil! Et la ville est équipée pour, t’as
une ville souterraine et tout !”.
Mais en arrivant, dès que tu grelottes un peu à 0 degré on te dit “Oulala, t’as déjà froid ? Mais il fait
bon là! Attends de voir les -30, là ça caille !” GLUPS. Maintenant que l’hiver touche à sa fin, je peux vous
donner mon ressenti de frileuse, la vérité.
1. On m’a menti, il y a du vent et de l’humidité à Montréal
La p’tite rue Prince Arthur là, quand tu la prends tous les matins pour te rendre au travail, ça vente et
ça pique sérieusement ! J’ai aussi connu des journées humides, qui sont effectivement beaucoup moins
supportables que les journées de beau soleil, ce qui arrive quand même fréquemment, je l’accorde. Un bon
point notable: quasiment pas de pluie et ça, c’est génial !
2. Il fait froid, même s’il ne fait pas -30 tous les jours
Je dirais que la température moyenne, c’est plutôt -15. Ce qui est tout de même froid, soyons honnêtes.
Pour vous faire une idée de ce que c’est -20, il suffit de mettre sa main dans son congélateur. Voilà !
Mais les -30, ce sont plutôt des pics de quelques jours. Nous avons même eu le bonheur de descendre
jusqu’à -42 ! En tout cas, les sites de météo sont tes amis. Je ne les ai jamais autant consultés mais ils
sont bien pratiques pour savoir à quoi s’attendre et passer une semaine plus sereine. (...)
3. La ville est équipée mais pas comme on se l’imagine
(...). Ne vous attendez pas à vivre sous terre. La “ville”, ce n’est autre qu’un grand réseau de grands
magasins, quelques banques et supermarchés qui relie 8 stations de métro dans le centre ville, situé au Sud
de la ville. Si vous habitez le Plateau, le Mile End, Rosemont ou d’autres quartiers très sympas, oubliez ça !
Le métro est certes bien pratique, mais avec ses 4 lignes et 68 stations, toute la ville n’est pas desservie.
(...).
Une dernière remarque de ce côté, les appartements montréalais, souvent en duplex ou triplex, ne sont
pas très bien isolés ! Contradictoire pour une ville qui expérimente des températures tantôt glaciales,
tantôt caniculaires. J’ai eu de la chance de mon côté, mais il est fréquent de subir des courants d’air et
des problèmes de chauffage. Renseignez-vous bien !
Conseils
2 Avril 2014
4. On ne vit pas en hibernation
J’appréhendais vraiment l’hiver. Je m’attendais à aller au supermarché une fois par mois pour faire mes
réserves, et ne sortir que pour aller d’un point A à un point B. N’exagérons pas ! On vit plutôt normale-
ment, mais il faut bien se préparer, s’équiper, et se renseigner. On peut même profiter des bars, restau-
rants et boîtes, ainsi que se balader dans la ville et les parcs et s’adonner à de nouvelles activités!
Bien s’équiper, c’est primordial !
Nous petits français, on n’a pas l’habitude de ces températures. Protéger ses extrémités, c’est ZE règle
number 1 !
Les pieds : On range ses p’tits orteils dans des bottes chaudes et
surtout imperméables. On peut opter pour des bottes de pluie et de
grosses chaussettes, selon sa frilosité. De mon côté, j’ai choisi deux
paires de bottes de la marque SOREL, une basse pour la ville, et une
haute et plus chaude pour les journées enneigées et les activités en
journée. Je les ai achetées d’occasion sur le célèbre site Kijiji, car
neuves elles sont très chères (entre 150 et 250$ hors taxes). J’ai eu
les deux pour 160$. (...)
Les mains : la meilleure option pour les mimines sont les mitaines (terme
québécois pour désigner les moufles). J’étais sceptique, mais vraiment,
pour les journées glaciales et les activités, c’est l’idéal. J’ai trouvé
les miennes pour 40$ à la Poubelle du Ski, un entrepôt de matériel
d’hiver bradé. J’ai aussi trouvé des gants en polaire pour 2,50$ au
Dollarama, qui sont aussi parfaites pour la vie de tous les jours.
Les oreilles et le nez : Une bonne tuque (bonnet) et une bonne écharpe suffisent. Moi j’ai aussi opté pour
le casque car je suis très frileuse des oreilles, et un cache cou, bien utile lors de sorties sportives.
Pour les vêtements, il y a deux écoles : la technique de l’oignon, superposition de plusieurs couches de
vêtements, ou au contraire, un simple manteau bien chaud avec un pull ou sous pull en dessous. J’ai choisi la
deuxième solution, car dès que tu passes en intérieur, un magasin ou un métro, c’est surchauffé. Il suffit
à ce moment d’enlever son manteau, et on se sent mieux.
Profiter des activités qui s’offrent à nous
(...)
* L’igloofest *
Place au festival électro extérieur qui a lieu pendant plusieurs semaines au mois de Janvier ! Tenue de
fête: pantalon de ski ! J’ai joué le jeu même si ce soir là, il ne faisait que 0 degré, donc chaud ! J’y ai
ramené une jolie tuque en souvenir, qui m’accompagnera pour le reste de l’hiver !
* Les raquettes *
Pour des balades dans la poudreuse, dans les parcs de Montréal (notamment sur les sentiers du Mont
Royal) ou en dehors pour les plus aventuriers, les raquettes sont vraiment fun !
* Le ski de fond *
Attention, rien à voir avec le ski alpin. Mais alors rien à voir ! Moi qui me débrouille pas mal sur la montagne,
en ski de fond c’était la cata! Tant que c’est plat, c’est correct, mais dès que ça descend, aïe aïe aïe !
Disons que j’ai souvent fini les fesses par terre. J’ai tout de même bien aimé ça, et surtout bien rigolé.
* Le patin à glace *
Sans hésiter mon sport préféré de l’hiver! Montréal dispose de nombreuses patinoires extérieures et de
toutes tailles. J’ai particulièrement aimé celles du lac aux castors au Mont Royal et du parc Lafontaine.
Je suis aussi allée jusqu’à Ottawa, pour patiner sur le célèbre Canal Rideau, qui fait 8km de long !
* L’escalade sur glace *
Même pas peur, affrontons la glace avec nos chaussures à crampons! C’est très impressionnant, et trèèèèès
sportif ! Nous avons choisi une initiation d’une journée avec la compagnie Liberté Nord Sud, pour 80$
équipement compris avec en plus une réduction car la 4ème personne bénéficie d’une gratuité! Notre
guide Léopold a été aux petits soins avec nous, et le soleil était au rendez-vous !
* Les glissades sur tube *
A tester absolument ! Descendre des pistes sur une grosse bouée ou dans des canots à plusieurs, ça se
passe aux Glissades des pays d’en haut pour Montréal (29$ la journée, ou 20$ en fin de saison), et à
Valcartier pour Québec.
* Le chien de traineau *
Un classique pour tout expatrié. Voir mon article ici.
* L’équitation sur neige *
Pour les amoureux des chevaux, c’est une expérience à ne pas manquer. Voir mon article ici.
* Le week-end en chalet *
Chiller entre amis le temps de quelques jours, au bord d’un lac enneigé, à déguster une bonne fondue au
fromage, c’est vraiment à faire ! J’ai suivi les pas de Laulinea qui nous parlait de son chalet de rêve. Y a
pas à dire, on y serait bien restés plus longtemps !
***
Et toi, quels ont été tes moments forts de l’hiver ?
J’ai testé : les cabanes dans les arbres de
lNatura Tazenat
J’en rêvais, je l’ai fait : me percher dans une cabane dans les arbres le
temps d’une nuit. Lors de mon séjour dans les Combrailles (en Auvergne
pour vous resituer), j’ai eu la chance de tester cet hébergement
insolite, au milieu de la nature dans le silence le plus complet. Je
vous présente : Natura Tazenat. Et comme c’est Noël, il y a un super
cadeau à gagner en fin d’article !
Fanny et Valérie sont originaires de Champagne et sont arrivées à Clermont-Ferrand en 2001. En 2014 elles
réfléchissent à l’idée de construire des hébergements insolites en pleine nature, un projet qui va de pair
avec leur envie de revenir à la nature et de rompre avec le quotidien.
Situé à Charbonnière-les-vieilles, à 5 minutes à pied du gour de Tazenat et des sentiers de randonnées
alentours, Natura Tazenat ouvre ses portes en Février 2016 avec 5 cabanes en bois éco-conçues isolées
les unes des autres et accessibles par de petits sentiers dans la forêt et un bain norvégien pour un
moment détente unique.
Les cabanes
Toutes les cabanes sont en hauteur et accessibles par des escaliers sécurisés, sur une plateforme en bois
avec des transats, une table et des chaises, mais aussi des perchoirs pour observer les oiseaux et des
toilettes sèches privatives à l’extérieur. Elles sont équipées de baies vitrées et d’un poêle à bois, sauf pour
la cabane écureuil. Sans électricité, les filles ont pensé à tout et mettent à disposition tout le nécessaire
à l’arrivée.
>> Écureuil : Suspendue à 2 chênes centenaires à 8m de hauteur, c’est la plus petite et la plus éloignée
des cabanes, sous forme de bulle de bois avec un lit rond de 2,15m de diamètre. Sa structure me fait un
peu penser à un corps de hibou. C’est un véritable cocon minimaliste et douillet. Elle n’est pas chauffée
mais une couverture chaude et une bouillotte sont suffisantes pour passer une nuit au chaud. C’est dans
cette cabane que j’ai logé, et je l’ai trouvée très confortable.
(...)
En arrivant, je suis chaleureusement accueillie par Fanny qui me confie mon kit du cabaneur, un sac à
dos contenant tout le nécessaire pour mon séjour : une lampe frontale dynamo, une lanterne avec port
usb pour recharger le portable, des jumelles et des graines pour observer les oiseaux, ainsi qu’un guide
ornithologique, une bouteille d’eau, un gant jetable pour faire la toilette du matin si besoin, un kit de
premiers secours.
Il n’y a pas encore de douches sur le domaine. C’est un projet à venir, mais les filles ont eu quelques
difficultés pour faire un raccordement d’eau. A l’avenir, il y aura une cabane avec une douche privative
pour chaque cabane.
Concours
24 Novembre 2016
Le bain nordique
Le bain nordique est un bac en bois de près de 2m de diamètre sur une terrasse, où l’eau est chauffée
au poêle à bois pour atteindre une température de 38 degrés. Un vrai bonheur après une journée de
rando. Pour ne pas se bousculer, il y a un planning : chacun a droit à son créneau et il est conseillé de
ne pas rester plus de 30 minutes dans le bain. Par temps froid, on peut sortir et rester plusieurs minutes
sans se rhabiller. (...)
Les repas
Il n’y a pas de table d’hôte ni d’espace restauration ou cuisine pour les clients, en revanche des paniers
repas sont disponibles. Les petits déjeuners sont une expérience unique : un panier est attaché à une
corde en bas de la cabane, et au petit matin il suffit de hisser son petit déjeuner pour le manger sur
la terrasse ou dans sa cabane. (...)
** Super Concours de Noël **
A l’occasion de Noël, Fanny et Valérie vous font un super cadeau : Faire gagner à l’un d’entre vous une
nuit pour deux dans la cabane Écureuil ! C’est une occasion unique de faire une expérience hors du
commun, au cœur de l’Auvergne, au moment de votre choix.
Conditions de participation
- Laisser un commentaire à cet article en précisant quelle serait votre activité nature préférée à faire
aux alentours des cabanes;
- Liker la page du blog;
- Suivre le profil Natura Tazenat;
- Partager ce concours pour faire connaître ces superbes cabanes écologiques.
Le concours dure du jeudi 24 novembre au jeudi 1er décembre à 12h. Le gagnant sera tiré au sort le 1er
au soir !
***
Et toi, tu as déjà dormi dans les arbres ?
Mission 4 : La Colombie sur la route des
projets durables
Avec tous mes articles sur le défi créa, je suis sûre que ma petite
escapade en Colombie est passée inaperçue ! Pourtant, je reviens
de 4 semaines de voyage, à la découverte de beaux projets de
reforestation, une bonne ligne directrice pour tracer mon itinéraire
à travers les Andes et la côte caribéenne.
Vous vous souvenez en Février, à mon retour de Martinique, je suis entrée au Mexique avec la "mauvaise
surprise" de me retrouver avec un visa de trois mois au lieu de 6, faute de pouvoir prouver que je ne
comptais pas travailler illégalement dans le pays.
Comme le hasard fait bien les choses (mais que ce soit clair, je ne crois plus du tout au hasard!), la fin de
mon visa correspondait à un évènement de promotion de la biodiversité colombienne, organisé par Envol
Vert, association dont je vous ai déjà fait les éloges. L’occasion parfaite de sortir du pays, voir de vieux
amis et donner un coup de main là où je pouvais. Surtout que la Colombie, cela faisait un moment que
j’étais sensée y aller.
Festival Colombiodiversidad
Le festival a eu lieu du 19 au 24 mai à Medellín, capitale de la région des Andes Antioquia. 5 jours de confé-
rences, ateliers de jeux d’enfants, exposition de photos, projection de films et courts métrages autour
du thème de la biodiversité colombienne et des insectes. C’est que la Colombie est le deuxième pays au
monde en matière de biodiversité !
C’est le second évènement organisé par Boris, co-fondateur l’association, et pour l’occasion ils ont même
fait venir le célébrissime botaniste et biologiste français Francis Hallé, qui a fait deux conférences
captivantes et est allé voir les projets de terrain soutenus par Envol Vert.
Pour ma part j’ai surtout prêté main forte pour les ateliers avec les enfants, avec des jeux comme le
twister et le memory, ainsi que du coloriage, le tout avec un objectif éducatif sur la biodiversité. Ceux
qui connaissent mon aise avec les gosses vont être bien surpris, mais j’ai tenu et je me suis plutôt bien
débrouillée même ! (...)
Pépinière Cantos de Agua
Avant de me lancer sur la côte caribéenne, j’ai fait un saut sur le projet de reforestation d’une femme
fabuleuse et passionnée, Nora, qui a commencé à replanter des arbres il y a sept ans et qui a transformé
son terrain vague en véritable forêt tropicale miniature, accueillant au passage des espèces en voie
d’extinction. L’objectif est de ré-introduire les arbres et espèces natives afin d’aider à conserver la
biodiversité et de maintenir l’équilibre naturel. Je ne sais plus combien d’arbres elle a en pépinière mais il
y a en a énormément, dont des espèces rares. Son terrain est un vrai petit paradis exotique !
Initiatives durables
29 Juin 2015
Système agroforestier au village Los Limites
Après 10 jours dans la ville, direction Carthagène (que je n’aurai même pas visité au final faute de temps),
pour aller sur un projet dans la campagne. Un projet agroforestier complémentaire à la protection
d’une espèce endémique, le singe Titi. Ce projet consiste à combiner reforestation de la forêt sèche (il
n’en reste que 2% en Colombie), avec la petite agriculture locale et un élevage bovin plus soutenable.
L’objectif est de protéger l’écosystème du singe Titi, de reforester mais aussi d’assurer des ressources
court terme aux populations.
L’arbre phare, c’est le Guaimaro, ou Noyer Maya. Un arbre qui donne des graines bourrées de protéines
et nutriments, une alternative alimentaire saine et durable pour les habitants du village. Manquant de
graines dans la région, j’ai accompagné Holman, volontaire colombien, dans la Sierra Nevada pour aller en
débusquer, au cœur de la forêt ! (...)
Restauration forestière de la Sierra Nevada
Accompagnée de Daisy et de Camille, nouvelle volontaire pour les 6 prochains mois, j’arrive sur le projet
dans le village de Palomino. Un petit havre de paix entre la Sierra Nevada (ie. montagne enneigée) et
caraïbes, un petit bout de paradis à tendance hippie qui m’a charmé (pas pour le côté hippie, mais pour
la tranquillité et la nature).
La déforestation dans la Sierra Nevada est assez frappante et met sérieusement en danger la biodiversité
locale. Il reste seulement 15% de la forêt primaire originelle et 12 des espèces animales endémiques sont
en état critique d’extinction. La déforestation est grandement due à l’élevage bovin, et j’ai pu me rendre
compte de la tristesse des dégâts au cours d’une balade en forêt.
L’objectif du projet est de reforester les zones dégradées tout en créant une alternative économique
durable à la déforestation, afin d’améliorer la qualité de vie des paysans. Au cours des quelques jours sur
place, nous partons à la rencontre des porteurs de projets locaux, visitons pépinières et nouveaux terrains
potentiels pour le projet. Ici aussi on plante le Guaimaro (c’est d’ailleurs ce projet qui a inspiré l’autre !),
qui se porte très bien entre le maïs, le yuca, bananier et le maracuya !
(...)
***
Et toi, as-tu déjà visité des projets de reforestation ?
Éco-consommation
Zéro déchet et minimalisme
Depuis 2014 j’intègre peu à peu les principes d’un
mode de vie zéro déchet, en menant une guerre
bien déclarée contre le plastique. Retrouvez
ici des astuces pour limiter ses déchets, des
expériences upcycling et rangement, et plein
d’initiatives intéressantes.
Santé, Beauté & Alimentation
Nous sommes malheureusement beaucoup exposés
à de nombreux produits nocifs pour la santé et
l’environnement, et ce en permanence à travers
les biens que nous consommons. Découvrez les
substances à éviter, des recettes de produits
à faire soi-même, ainsi que mes réflexions sur
différentes manières de s’alimenter, entre le bio,
le local, le cru, le végétarien et le vegan.
Société Green
Ici on parle plutôt des problèmes de société liée
à l’environnement, avec des solutions à l’échelle
locale ou plus globale.
10 alternatives au plastique
Chaque année, plusieurs milliers de tonnes d’emballages en plastique
sont mis sur le marché. Une partie est recyclée (la France en recycle
moins de 20%), une autre incinérée, et une partie s’échappe et se
balade sur la terre avant de finir dans les océans, mettant des siècles
à se dégrader. Le plastique est partout, le plastique pollue et le
plastique est toxique pour la santé humaine (et celle des animaux, ne
les oublions pas). Mais comment s’en débarrasser ??
Qu’est-ce que le plastique ?
Je ne vais pas vous faire un cours de chimie (de toute façon ça n’a jamais été mon fort !), rien qu’à
me rendre sur Wikipedia, ça me donne mal à la tête. Il y a une panoplie de produits là-dedans ! En gros,
le plastique a pour base une résine dérivée du pétrole, du charbon ou de gaz, à laquelle on ajoute des
substances pour lui donner certaines propriétés physiques comme l’élasticité, la transparence, la couleur.
Parmi ces substances on trouve des matières toxiques, qui ont des effets néfastes sur la santé (cancers,
maladies cardio-vasculaires, problèmes respiratoires, maladies du foie, des reins etc.) et qui sont des
perturbateurs endocriniens (qui perturbent le système hormonal).
Chassé croisé des 7 familles
Il existe 7 grandes familles de plastiques dont chacune a des utilisations et des composants différents.
Ces familles sont classées par recyclabilité, du niveau 1 au niveau 7 donc. On trouve sur les produits un
petit logo de trois flèches en triangle portant le numéro en question.
En France, seuls les plastiques 1 et 2 sont acceptés au recyclage. Ce sont les plastiques de bouteilles, de
flacons et produits d’entretien. Au Canada, seul le plastique 6 ne se recycle pas. Cela va sans dire qu’en
France, on est à la bourre. Si on s’en tient à la toxicité, les catégories 2, 4 et 5 ne sont pas jugées
dangereuses pour la santé. En fait, c’est surtout que pour le moment, les études sur la toxicité de ces
plastiques n’ont pas encore révélé d’effets importants.
Ce qui est certain,
c’est que les
plastiques de
catégories 1, 3, 6 et
7 ont été reconnus
comme nocifs, car
les substances ont la
capacité de migrer
du plastique au
corps humain.
Produits et tests
1 Mai 2014
Le plastique dans la nature
(...) On a tous entendu parler du 7ème continent, composé de plastique flottant dans le Nord du
Pacifique. En réalité, il existe 5 grands bassins de déchets à travers le globe. Ces plaques sont formées
par les courants marins qui donnent lieu à d’immenses vortex connus sous le doux nom de gyres océaniques.
Le pire est qu’il s’agit essentiellement de micro-plastiques (inférieurs à 5mm) qui se retrouvent jusqu’à 30
mètres de profondeur. Nos amis BPA, phtalates, antimoines et styrènes se réunissent dans ce festival sous
marin. Un joli cadeau pour la vie marine, qui finit par absorber tout ça en s’alimentant. (...)
Comment faire ? 10 idées pour vous
Je conviens qu’il soit difficile de se débarrasser complètement du plastique. Ne vous méprenez pas, cela ne
se fait pas du jour au lendemain, et il est d’ailleurs préférable d’y aller par étape. Pour vous aider, voici
une liste de 10 idées pour commencer votre aventure. (...)
Les sacs en plastique : -> No plastic habit 1 : toujours avoir un sac réutilisable sur soi, de préférence en
coton bio (tant qu’à faire) dans la mesure du possible. (...)
Les bouteilles en plastique : -> No plastic habit 2 : boire l’eau du robinet et vous procurer une gourde
en inox pour vos déplacements.
-> No plastic habit 3 : troquer les bouteilles en plastique (jus, lait etc.) pour
des bouteilles en carton ou en verre. (...)
La vaisselle jetable en plastique : -> No plastic habit 4 : tout simplement investir dans de la vraie vais-
selle, lavable et réutilisable à souhaits. .(...)
Les contenants en plastique (de type tupperware) : -> No plastic habit 5 : investir dans des contenants
en verre ou en inox. (...)
Les emballages en plastique : -> No plastic habit 6 : s’rienter vers le vrac, et apportez vos propres sacs
en tissu. (...)
Le film alimentaire : -> No plastic habit 7 : privilégier des couvercles (en inox ou en silicone), ou rangez
dans vos super contenants/ bocaux.
: -> No plastic habit 8 : pour les piques niques, sandwichs et lunch à emporter,
découvrir les boîtes à lunch, les wraps certifiés sans BPA et sans phtalates, et les pochettes en tissu.
Les flacons cosmétiques et les produits d’entretien : -> No plastic habit 9 : minimiser les produits dont
vous avez besoin!. Ensuite optez pour des produits sans emballage (...), vous pouvez aussi faire vos pro-
pres cosmétiques et détergents !
Pour les enfants : -> No plastic habit 10 : privilégier le bois pour les jouets, l’inox et les plastiques sans
BPA et sans phtalates, pour les biberons.
***
Et toi quelles sont tes astuces anti-plastique ?
Comment faire sa crème solaire maison ?
Pourquoi faire attention au soleil ?
Chez nous occidentaux, bronzage rime avec beauté. Certes, mais cela
peut aussi rimer avec cancer si on ne fait pas attention. Aujourd’hui,
on le sait : les rayons UV peuvent être dangereux pour la peau. Avec
les UVA qui engendrent le vieillissement prématuré de la peau et les
UVB qui causent les coups de soleil car ils pénètrent la peau, on sait
que l’on risque des dommages irréversibles si on ne fait pas attention
et que notre capital soleil se réduit à mesure que le temps passe.
(...)
En revanche, ne diabolisons pas le soleil pour autant ! Une exposition régulière et raisonnée, en tendant vers
un bronzage graduel sans brûlures, est bénéfique car elle nous procure la fameuse vitamine D essentielle à
notre organisme. La vitamine D aide à solidifier les os (en fixant le calcium et le phosphore) et protège
contre de nombreuses maladies cardiovasculaires et inflammatoires. On peut donc s’exposer 10-15 minutes
sans protection sans grand danger. De plus, le soleil nous fournit de l’énergie et est bon pour le moral !
Se protéger avec de la crème solaire, ce qu’il faut savoir
Se protéger est primordial, même si on est à l’ombre ou sous un gros nuage car les UV se réfléchissent
sur d’autres surfaces et traversent les nuages. Selon le type de peau, il nous faudra une protection plus
ou moins forte et remettre de la crème toutes les deux heures environ. Mais attention ! Ne nous faisons
plus avoir par les indices FPS (facteur de protection solaire), car c’est un critère trompeur. Au delà d’un
FPS de 30, la protection supplémentaire est relativement faible :
Un FPS de 15 bloque 93% des rayons UVB
Un FPS de 30 bloque 97% des rayons UVB
Un FPS de 50 bloque 98% des rayons UVB
Autrement dit, tout ce qui est vendu comme étant au dessus de 50, c’est purement du marketing. On
pense acheter une protection plus forte, ce qui nous incite à nous sur-exposer, alors que c’est une fausse
impression.
(...)
De plus, les crèmes solaires polluent les océans, endommageant le corail, intoxiquant les espèces marines et
déséquilibrant l’écosystème marin. Le corail, je vous en reparlerai à l’occasion, est un élément essentiel dans
l’alimentation et l’habitation de la vie marine. Quant au phytoplancton, il constitue la base de la chaîne
alimentaire et produit une grande partie de l’oxygène consommée par les êtres vivants !
Avec entre 6 000 et 25 000 tonnes de crème solaire diffusés dans les océans chaque année selon les
sources, vous imaginez les dégâts ! Donc évitons de se tartiner juste avant de nager dans la mesure du
possible, sachant que même si la crème est résistante à l’eau, il faudra s’en remettre à la sortie.
(...)
Tutoriels
20 Mai 2015
Marques bio et crème maison
(...)
Pour choisir sa crème solaire, il faut donc s’assurer de l’absence des substances toxiques citées plus haut,
de dioxyde de titane (on trouve malheureusement des produits bio qui en utilisent), et de nanoparticules.
Les nanoparticules sont des particules très fines, grâce auxquelles les filtres UV agissent efficacement
mais n’ont pas d’effet blanchissant (ne laissent pas de traces sur la peau), et sont absorbées par la peau
et nocives pour les organismes aquatiques. Les nanoparticules sont normalement dorénavant interdites
par les labels bio, notamment Ecocert.
Sinon, on peut toujours tester la crème solaire fait maison ! Pour cela, il faut des ingrédients ayant des
indices de protection solaire et des textures qui se marient bien ensemble.
* Il est important de s’assurer que l’oxyde de zinc ne contienne pas de nanoparticules !
* Le FPS est difficile à mesurer dans les recettes maison, et l’efficacité variable selon le type de peau.
Dans ces recettes, on obtient une bonne protection mais il est primordial de faire preuve de précaution
et d’être également modéré dans ses expositions au soleil (durée et heures). Par ailleurs, il faut bien
ré-appliquer votre crème toutes les 2 heures et après la baignade.
* Veillez à ne pas utiliser d’huiles essentielles photosensibles, telles que les agrumes !
***
Et toi, comment te protèges-tu du soleil ?
Cuisine végétarienne : mode d’emploi
Interview de Lili
On entend de plus en plus parler de végétarisme, flexitarisme,
et veganisme. Les gens commencent à prendre conscience des
conséquences de notre consommation alimentaire actuelle. Mais entre
cette prise de conscience et le passage à l’acte, il y a encore des
réticences comme le goût et le plaisir d’une alimentation carnée,
le sentiment que l’action individuelle ne sert à rien, le manque
d’information sur ce que l’on peut manger et sur ce qui est bon ou
non pour la santé, l’éloignement entre la production et le produit fini
qui atterrit dans nos supermarchés, et j’en passe.
J’ai donc profité de la visite de Lili, du blog Au vert avec Lili, à Montréal pour lui poser quelques questions
sur la cuisine végéta*ienne et nous permettre de connaître quelques astuces pour nous, les débutants.
(...)
Toi qui connaîs bien la gastronomie végétalienne, que peux-tu dire sur certaines idées reçues que l’on peut
avoir sur ce type de régime alimentaire :
Idée reçue #1: Sans produits animaux, un plat n’a pas trop de goût/ d’intérêt
C’est faux, la cuisine végétarienne ou végétalienne est tout sauf fade car on va tout faire pour donner
plus de saveur aux plats et donner une texture agréable. C’est un vrai processus créatif, loin de la
caricature du hippie qui mange des pousses de soja, il faut dépasser cette image! Les épices ont une
place importante, et on se trouve à manger beaucoup plus varié, en intégrant des graines, des oléagineux
(graines et fruits riches en matière grasse comme les noix, les amandes, le tournesol), des fruits secs, des
sauces. C’est au contraire une cuisine inventive !
Idée reçue #2: Si on ne consomme pas de protéines animales, on va développer des carences
C’est complètement faux ! Les végétaux ont aussi des protéines. D’ailleurs, une personne qui suit un régime
végétal consomme 15% de protéines en trop. Je vous laisse imaginer un omnivore !
Les légumineuses (légumes secs comme les fèves, lentilles, pois chiches) sont très riches en protéines, et on
peut en associer plusieurs pour un plat riche en protéines végétales. Dans de nombreux pays, le plat “du
pauvre” est d’ailleurs composé de légumineuses et de céréales, comme au Mexique où le plat de base est
composé de maïs et de haricots.
Ça s’applique aussi au fer (que l’on trouve dans les légumes-feuilles verts comme les salades, les choux et
les épinards, les légumes et les légumineuses) et le calcium (dans les brocolis, les oranges, les amandes et
les laits végétaux enrichis par exemple). D’ailleurs, le calcium issu des plantes est mieux assimilé par notre
organisme qu’un produit laitier.
Interviews
7 Février 2014
En fait, seule la vitamine B12 (essentielle au fonctionnement du cerveau, du système nerveux et à la
formation du sang) ne peut se trouver dans un régime alimentaire végétalien, et il faut un complément
alimentaire. Avant, cette vitamine se trouvait dans les végétaux, mais aujourd’hui les sols se sont appauvris
et n’en produisent plus assez. Les animaux ne la synthétisent pas non plus de manière chimique, et leur
alimentation en est enrichie, c’est pour ça qu’on la trouve dans la viande !
On médiatise beaucoup le 1% de végéta*iens qui développe des carences, mais on ne parle jamais des 99%
qui se portent très bien !
Je conseille à tous les intéressés de lire le guide du végétarien débutant, édité par l’Association Végétarienne
de France. C’est une mine d’or concernant tout ce qu’on peut trouver dans les végétaux et comment
compenser nos apports journaliers quel que soit notre profil (sportif, jeune, femme enceinte, etc).
Idée reçue #3: A quoi bon modifier mes habitudes alimentaires, la société est ainsi faite ?
Ce n’est absolument pas inutile ! C’est le consommateur qui a le pouvoir, car c’est lui qui achète et qui
décide. On n’est pas des pions, on a tous le pouvoir de changer les choses. Et par notre action, on arrive
souvent à ouvrir les yeux à une autre personne qui décidera de changer elle aussi son comportement !
Autour de moi, beaucoup de personnes ont réduit leur consommation de viande ou ont cessé d’en manger
à mon contact. D’ailleurs, si je suis aujourd’hui végétalienne, je le dois en partie à toi, Emma, qui m’a ouvert
les yeux sur l’élevage industriel !
Quels seraient tes conseils pour les personnes souhaitant s’initier à une cuisine végétarienne ou
végétalienne, mais qui ne savent pas par où commencer et qui se posent ces questions ?
Petit 1 : lire le guide! Vraiment, c’est un bon point de départ pour avoir toutes les notions de nutrition en
tête et connaître ce dont le corps à besoin pour fonctionner. On est souvent mal informés à ce sujet.
Petit 2 : le plus simple est de commencer en “végétalisant” ses plats préférés. On peut souvent remplacer
la viande par des protéines de soja texturées que l’on trouve en magasin bio ou par du seitan (à base de
protéine de blé). Vous serez surpris des résultats !
Petit 3 : On peut aussi opter pour des plats végétariens au restaurant ou même tester les restaurants
végétaliens (il y en a de plus en plus !). Ne croyez pas que végétal = tofu + haricots verts ! Encore une
fois, c’est plus inventif que ça! Le mot d’ordre c’est de prendre son temps et ne pas se décourager. Il
faut y aller petit à petit, et ne pas se limiter. Il faut se faire plaisir.
Dans sa cuisine, quels sont selon toi les 5 ingrédients indispensables pour cuisiner vegan, et où peut-on
se les procurer?
Le Tofu : ferme pour obtenir des protéines faciles à inclure dans des salades, des tartes salées, et soyeux
pour les préparations culinaires comme les mousses et les gâteaux (pour certaines préparations sans
œufs).
La Fécule de maïs : pour épaissir ses préparations salées, ses sauces mais aussi pour remplacer les œufs
(ajoutée à un peu d’eau dans certains cas, comme les crêpes par exemple). Les gens trouvent qu’il est
difficile de remplacer œufs mais il existe plein d’astuces comme celles-ci ou encore la compote de pommes
(étonnant mais fabuleux !).
La Crème et le Lait végétal : ils s’utilisent comme du lait (ou crème) classique, avec l’avantage d’avoir
beaucoup plus de variété que les produits laitiers (lait d’amande, de noisette, d’avoine, de riz, de châtaigne,
d’épeautre, etc.)
La Purée d’oléagineux : notamment la purée d’amande blanche pour remplacer le beurre et obtenir une
texture moelleuse, mais aussi les huiles végétales, en oubliant si possible la margarine qui est faite à partir
d’huile de palme (personnellement, j’ai ma propre recette de margarine)
Les Épices pour les saveurs, mais aussi leurs vertus (le gingembre pour la digestion, la cardamome pour
les défenses immunitaires, etc.)
J’en ajoute un 6ème : Les Farines pour s’éclater ! Comme pour le lait végétal, il en existe plein! Je privilégie
les farines sans gluten, tout simplement parce que quand on devient végéta*ien, on a tendance à compenser
avec des recettes à base de blé classique donc de basculer vers trop de gluten (qui aujourd’hui est de
bien mauvaise qualité).
(...)
Une dernière question, ça doit coûter cher tout ça non ?
En théorie, non. Dans le sens où la viande et le poisson coûtent plus cher que des légumes. Mais dans la
pratique, on se rend compte que beaucoup de gens qui deviennent végéta*iens mangent mieux, plus varié,
recherchent des produits de qualité et veulent s’éclater ! Changer d’alimentation nous fait prendre
conscience de l’importance et de l’influence de la nourriture sur notre santé. Donc on se retrouve à payer
un peu plus cher.
Après c’est une question de choix et de priorités. Dans les années 80, la majorité du budget d’un ménage
était consacrée à la nourriture. Aujourd’hui, on le diminue pour sortir, s’acheter une télé, voyager, suivre
la mode, etc. On a l’impression qu’on n’a pas les moyens. Pour moi, c’est un investissement pour l’avenir !
(...)
***
Alors on s’y met quand ?
Philosophie de vie
Bien-être
Parce qu’il est important de prendre soin de soi,
je réfléchis beaucoup à la notion de bonheur
et je partage mes expériences de pratique en
yoga, reiki et autres méthodes de bien-être.
Retrouvez aussi des réflexions concernant la
féminité.
Philosophie du voyage
Ma plus grande source d’inspiration et de
développement personnel est le voyage. Allons au
bout de nos rêves !
Réflexions
Des réflexions de vie et de société en vrac, au
gré de mes envies.
La force d’être une femme
Dans un monde dominé par une pensée masculine, il est parfois difficile
de s’y retrouver en tant que femme. Ces derniers temps, le thème
de la dualité masculin - féminin fait beaucoup apparition dans ma vie,
ainsi que la place de la femme et le mal-être que ressentent beaucoup
d’entre nous. J’avais donc envie de partager quelques réflexions avec
vous, sans pour autant parler de féminisme.
L’héritage culturel féminin
On a tous un côté masculin et un côté féminin, une dualité qui mène à l’équilibre si on l’accepte. Du côté
de notre cerveau il a aussi un côté féminin, le cerveau droit, et un côté masculin, le cerveau gauche.
Le cerveau droit est rattaché à l’intuition, aux sentiments, aux symboles et aux risques, alors que le
gauche est rattaché aux faits, à la logique, à la science et au rationnel. Dans l’histoire on a assisté à un
rejet et à la suppression de la tradition féminine, spirituelle et holistique (liée au cerveau droit) pour
laisser place à une société patriarcale dominée par les hommes et une éducation fondée sur la logique du
cerveau gauche. Il y a un déséquilibre dans la dualité féminin/masculin par un rejet de la partie féminine.
On a ridiculisé les rituels anciens, les médecines traditionnelles et réduit notre écoute intuitive, notre
instinct, notre connexion à la nature. Notre capacité à voir les choses d’un point de vue holistique s’est
effacée, alors qu’elle permet une santé spirituelle et physique, autrement dit, équilibrée.
Les processus naturels du corps ne sont plus écoutés, les pensées et les émotions sont séparées du corps
physique et la médecine occidentale divise le corps en compartiments dissociés, alors que les aspects phy-
siques, émotionnels, spirituels et psychiques sont liés et ne peuvent se séparer. (Ceci dit, je suis d’accord
pour dire que médecine allopathique et holistique se complètent bien, je ne rejète pas les progrès de la
médecine actuelle de but en blanc). (...)
Déséquilibre et déconnexion
On pourrait croire que je diverge un peu de mon thème principal qui est de parler de la planète, mais en
fait c’est tout le contraire. Rejeter la partie féminine a des implications sur le traitement des femmes
(violences sexuelles, physiques, verbales ou muettes par les hommes ou les femmes entre elles), de la pla-
nète, de la spiritualité et sur l’équilibre de l’Être tout simplement. Car cela s’applique aux hommes aussi qui
ont aussi leur côté féminin, comme nous les femmes avons un côté masculin. On s’est déconnecté de notre
appartenance à un tout, de notre instinct et de la nature, et au final à nous-même.
On ne sait plus qui on est, on ne se rend plus compte que faire du mal à la planète revient à se faire du mal
à soi-même, et on considère les autres êtres vivants comme inférieurs à nous, démunis de sensibilité, alors
qu’au contraire, ils se connectent entre eux, communiquent et suivent leur intuition bien plus que nous !
Questionnements
22 juillet 2015
Se valoriser en tant que femme
Avec tout ça, pas étonnant qu’on ait parfois un peu de mal à se sentir bien dans sa peau, en tant que
femme. Belle ou moche, grosse ou maigre, épilée ou pas, chauve ou chevelue, aucune n’est à l’abri de rejet,
moqueries ou de violences quelles qu’elles soient.
Ce que j’ai réalisé ces derniers mois, c’est qu’il est important de se connaître, ses forces, ses faiblesses,
ses peurs, ses doutes, ses qualités. De s’accepter telle qu’on est ou de faire les changements nécessaires
pour se sentir bien dans sa peau et s’aimer. Valoriser la personne que l’on est et ce qu’on fait de notre vie.
(...) S’aimer tout simplement. Si on ne s’aime pas, comment peut-on espérer que quelqu’un d’autre nous
aime ? Comment peut-on donner de l’amour de manière inconditionnelle sans attendre en retour, sans
possessivité et jalousie ?
Apprendre à se sentir complète et indépendante, c’est à dire ne pas avoir ce “besoin vital” de quelqu’un
d’autre, de son approbation ou opinion pour se sentir bien (sans pour autant aller dans l’extrême inverse
de n’avoir besoin de personne et de toujours vouloir faire tout toute seule). La seule vérité nous
appartient. Dans le cas contraire, chaque remarque, chaque critique et chaque rejet nous fait souffrir
voire perdre une partie de nous-même. Ne pas avoir peur d’être seule. Et justement si on s’aime, c’est plus
simple de se retrouver seule que si on ne s’aime pas. Vous pourrez toujours compter sur vous-même ! (...)
Prendre soin de soi et des autres
J’insiste sur ces points car je vois trop souvent des femmes mal dans leur peau, qui ne s’acceptent pas et
souffrent du regard des autres et cela me brise le cœur. Parce que je l’ai vécu aussi, même si je ne suis
vraiment pas à plaindre et que je sais qu’il y a des personnes qui ont subit des souffrances plus lourdes et
dont le processus de guérison est plus difficile.
N’empêche. Chaque mal-être a son importance. Pour ma part, je me suis toujours considérée comme
indépendante. Pourtant j’avais peur d’être seule, je courais partout de pays en pays pour vivre et ne pas
avoir à affronter ma réalité. Que je n’avais pas une belle image de moi. Que je me jugeais beaucoup, que
même si je suis jolie, j’ai souffert du regard des autres femmes, de leurs méchancetés. Que j’étais très
dure avec moi-même, n’hésitant pas à m’infliger des violences verbales, et à une époque de ma vie, même
physiques. Cela marque, jusqu’au jour où il faut se prendre en main. Je n’étais pas complète. (...)
Féminisme ?
Je ne me considère pas particulièrement féministe et j’avoue que chacun en fait sa propre définition. Ce
que je raconte n’est pas une idéologie homme contre femme, féminin contre masculin. Tout est dualité,
tout est équilibre. Pour moi, il faut une élévation des deux sexes ensemble. Aidons aussi les hommes à
comprendre, à développer leur côté féminin, ne les coupons pas de nos expériences de femmes, enseignons-
leur ces choses qui sont naturelles pour nous, laissons-les s’occuper des enfants, faisons-leur confiance
aussi, et accompagnons-les pour qu’hommes et femmes puissent avancer ensemble et non l’un contre
l’autre. Que les deux trouvent leur place.
***
Et toi, comment vis-tu ton côté féminin ?
Les petits secrets du voyage
#2 Le plus dur, c’est de monter dans l’avion
Quand j’ai décidé de partir à l’autre bout du monde pour voyager à
travers l’Asie et l’Australie à sac à dos, je me sentais fière, courageuse
et aventurière. J’allais enfin sortir de ma routine, voir les beautés
de notre monde, rencontrer d’autres voyageurs et vivre d’amour et
d’eau fraîche! Donc on prépare, on rêve, et plus vite qu’on ne le pense,
vient le jour du départ où il faut prendre l’avion. Et en fait c’est
l’étape la plus dure.
Prendre conscience de ce qu’on est en train de faire
A ce moment, on part à l’aventure, on ne sait pas ce qui nous attend de l’autre côté, on commence à
douter. On est triste de quitter ses amis, sa famille, tous les êtres que l’on aime. Tout devient concret et
on se dit “mais pourquoi je fais ça déjà ?”.
Surtout quand tu arrives à l’aéroport et qu’on te dit que comme tu n’as pas de visa pour la Thaïlande
et que tu n’as qu’un aller simple “on peut pas vous laisser monter, il faut acheter un retour”. Oui, oui je
m’étais renseignée à l’ambassade pourtant qui m’avait dit que c’était bon. Donc ouais, on a dû prendre des
retours 100% remboursables juste pour passer le guichet (merci les parents !) et bien sûr, à l’arrivée en
Thaïlande, on nous a laissé rentrer tranquilou sans nous demander un billet de sortie. Donc sympa le départ,
mais bref, passons !!
Je me rappelle très bien de ce voyage en avion, où on ne disait pas un mot avec ma sœur. On enchaînait
les films, on écrivait dans nos journaux intimes (quoi, c’est démodé ?) et on dormait. Toutes les questions
me passaient par la tête : ce qui m’attendait là bas, ce qu’on allait faire, qu’est ce qui m’avait pris de
partir ? Pour la première fois de ma vie, j’avais fait un vrai choix de vie mais l’avenir n’était qu’un trou
noir. Aucune idée de ce qu’allait être ma vie une fois arrivée. Et c’était excitant, de se dire qu’on partait
de zéro. Flippant, mais excitant ! Et même si j’avais toutes ces questions, je restais certaine de mon choix.
Il fallait que je le fasse, ça allait être génial !!
A l’arrivée, je m’en rappellerai toujours, nous sommes sorties de l’aéroport à 7h30 du matin, 30 degrés
dehors. Crevées, jetlaguées, on arrive à Khao San Road, la rue des backpackers et on se prend la
bonne claque culturelle. Le monde, les odeurs d’épices inconnues, la street food, la musique, les tuk tuk
qui déambulent et bien sûr les locaux qui n’ont pas attendu longtemps avant de nous proposer toutes
les excursions possibles! Tous nos sens étaient en terrain inconnu. Devant tant d’activité, nous n’avons
pas résisté à notre matelas ! Un peu de sommeil pour se remettre de ses émotions avant de commencer
l’aventure!
Récits d’expériences
6 juin 2014
Sortir de sa zone de confort
On m’a souvent dit que j’étais courageuse et chanceuse d’avoir pu partir en voyage et qu’on aurait aimé
pouvoir faire pareil. Mais premièrement, cela n’a rien à voir avec la chance, j’ai juste pris une décision
(prise par bien d’autres avant moi !) et fait le nécessaire pour que ça marche. Donc tout le monde en
est capable s’il le veut vraiment.
Parfois on pense qu’on aimerait faire des choses mais c’est simplement l’idée de le faire qui nous fait envie.
Voyager, ce ne sont pas de simples vacances, cela peut parfois être difficile. La seule chance, je dirais
que c’est celle d’être née dans un pays occidental, où on a le choix de la direction à prendre.
Et deuxièmement, du courage, sans doute un peu oui. Le courage de quitter les sentiers battus. Mais
en fait, je trouve très courageux les gens qui restent dans une situation qui ne leur plait pas vraiment.
Certains parlent aussi de fuite, fuite d’un système, fuite des responsabilités, fuite d’un mal-être... faudrait
savoir! Tout dépend de quel point de vue on se place ! En tout cas, je tiens à remercier ma famille pour
son soutien, car c’était bien agréable de se sentir encouragée !
Pour moi, le plus dur, c’était vraiment de monter dans l’avion, le moment où il a fallu rassembler ce courage
de franchir le pas, de quitter ses proches pour une longue durée, et d’accepter de se jeter dans l’inconnu.
Même si bien sûr, il y a un temps d’adaptation à l’arrivée, tout ne devient pas funky dès qu’on pose le pied
dans un nouveau pays. Mais le trajet, c’est vraiment le moment où on sort de sa zone de confort, où on
lévite au dessus du monde à découvrir et où le temps semble être en suspension.
Rapidement, moi qui avais l’impression de faire quelque chose de dingue en partant comme ça à l’autre
bout du monde, je me suis rendue compte qu’en fait ce n’était pas si unique, que beaucoup de gens le
faisaient ! J’avais rejoint ces “autres”, de l’autre côté du monde.
Et même après ce grand voyage, le jour où j’ai pris l’avion pour le Canada, j’ai été envahie des mêmes
craintes et doutes. Après, ça passe, on s’adapte, et on profite de ces nouvelles expériences ! Et j’en
redemande ! Parce qu’au final, le voyage permet de sortir continuellement de sa zone de confort et de
se découvrir, se développer.
***
Et toi, flirtes-tu avec ta zone de confort ?
La 3è révolution industrielle de Jeremy Rifkin
Il y a un peu moins d’un an, mes yeux se sont posés sur l’ouvrage
“La troisième révolution industrielle” de Jeremy Rifkin, que l’on m’a
vivement conseillé de lire. De formation économiste, j’étais un peu ré-
fractaire à lire un ouvrage sur de l’analyse économique, puisque c’est
toujours un peu la même chose et généralement orienté profit et
croissance, ce qui ne m’intéresse pas beaucoup. En revanche, celui-ci
s’est avéré bien différent.
Jeremy Rifkin est un spécialiste en prospective scientifique et économique (c’est à dire en démarches
transitionnelles et élaboration de scénarios pour le futur), et son livre est un pavé sur les enjeux écono-
miques, environnementaux et sociaux de notre société en changement, avec un plan détaillé sur comment
passer à une société viable post carbone. (...)
Les principes de la 3ème révolution industrielle
La troisième révolution industrielle qu’il nous décrit permet de répondre à long terme au défi de la crise
économique mondiale, de la sécurité énergétique et du changement climatique et a été approuvée par
le Parlement européen en 2007. Elle est d’ailleurs actuellement mise en œuvre par divers organismes au
sein de la Commission européenne, et Jeremy Rifkin a notamment conseillé de nombreux chefs d’état dans
l’Union Européenne ces dernières années.
Cette 3ème Révolution Industrielle s’articule autour du passage aux énergies renouvelables (le soleil, le
vent, l’hydroénergie, la chaleur géothermique, la biomasse, les vagues et marées) qui vont être collectées
dans des millions de sites locaux transformés en mini centrales électriques (bâtiments, bureaux, habitations),
puis stockées et partagées sur des réseaux électriques intelligents à l’image du partage de l’information
sur Internet. Pour terminer, elle est marquée par le passage aux véhicules électriques branchables ou à
pile combustible, avec la possibilité d’acheter ou vendre de l’électricité sur un réseau électrique distribué.
Jeremy Rifkin met aussi l’accent sur la continentalisation, c’est à dire les accords commerciaux continen-
taux pour créer des marchés uniques intégrés capables de créer l’infrastructure d’une économie de 3ème
Révolution industrielle, comme l’UE, mais aussi l’ASEAN, l’Union Africaine, l’UNASUR et l’ALENA. D’ailleurs, selon
lui, l’Europe serait la plus avancée et la plus à même d’être en tête dans cette nouvelle ère.
La fin de l’ancien modèle
Le mot d’ordre de cette 3ème révolution industrielle est : coopératif. L’intérêt personnel est remplacé
par l’intérêt commun, car on comprend que lorsqu’on accroit la valeur du réseau, on ne s’appauvrit
pas personnellement. Au contraire, on enrichit tout le monde. Cette nature coopérative de la nouvelle
économie est fondamentalement contraire à la théorie économique classique selon laquelle le seul moyen
efficace de dynamiser la croissance économique est la satisfaction de l’intérêt personnel sur le marché.
Chroniques de livres
3 Juin 2015
L’ancien modèle, celui de la seconde révolution industrielle basée sur l’organisation scientifique du travail,
la séparation des tâches et la maximisation de la production avec un minimum de temps, de travail, et
de capital, nous a conduit à considérer que devenir un travailleur productif était le but de la vie. Des
générations entières ont ainsi été transformées en machines en quête de richesse matérielle.
“Forer pour trouver davantage de pétrole ne nous sortira pas de la crise, car la crise, c’est le pétrole.”
Aujourd’hui, on remet tout en question du fait de la crise du pétrole qui fait tomber toute l’économie,
la prise de conscience des véritables richesses et la recherche de la qualité de vie. L’idée même de
la croissance n’a plus beaucoup de sens car on se rend compte qu’elle ne mesure pas tant la richesse
d’un pays sinon plutôt la valeur de l’énergie temporaire intégrée à des biens et services, produits sur la
diminution des ressources énergétiques, la dégradation de l’environnement et l’augmentation des déchets.
Alors augmenter la croissance pour quoi faire au juste ?
(...)
Du nouveau dans l’éducation
L’école telle qu’on la connait est calquée sur l’ancien modèle, dont la mission serait de préparer les élèves
à devenir des employés productifs dans des entreprises centralisées, hiérarchisées de manière verticale.
Pour cela nous avons des établissements centralisés, ou l’on apprend à ne pas contester l’autorité, faire
des devoirs quotidiens, avec des examens uniformisés et des résultats mesurés à la rapidité et l’efficacité
des réponses, et où le partage des connaissances est considéré comme de la triche et sanctionné.
Sauf qu’on le voit aujourd’hui, ce système ne fonctionne plus car nous sommes arrivés dans une ère plus
coopérative, où l’information circule globalement et gratuitement, ou l’individualisme cède la place à
la collectivité, et où la crise économique, environnementale et sociétale nous incite à nous tourner
vers un nouveau modèle distribué et coopératif, avec une démarche pédagogique qui lui corresponde,
reposant sur les mêmes principes pour préparer la main d’œuvre du 21è siècle. Un changement profond de
l’organisation même de la société est en cours: nous nous éloignons du pouvoir hiérarchique et nous nous
rapprochons du pouvoir latéral..
Selon Jeremy Rifkin (et je suis bien d’accord!), l’éducation doit cesser d’être une compétition pour
devenir une expérience d’apprentissage coopérative et empathique, avec la conscience de l’impact de
nos activités sur le bien-être des autres êtres humains et espèces vivantes.
(...)
De beaux espoirs, une vision réaliste et indispensable, si vous avez le cœur d’en savoir plus je vous conseille
vivement la lecture de ce livre. (...)
***
Et toi, as-tu déjà entendu parler de cette 3ème Révolution industrielle ?

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  • 2. Le Blog Planet Addict est un blog sur les voyages et la consommation responsables qui a déjà reçu plus de 200 000 visiteurs depuis sa création début 2014. Cherchant à faire découvrir de nouvelles façons de voyager, des parcours hors des sentiers battus et des astuces pour consommer différemment, le blog touche un public majoritairement francophone, féminin et en quête de solutions écologiques concrètes. A travers des articles organisés en trois rubriques, le blog permet plus globalement d’explorer l’art de vivre en conscience, par la découverte du monde et de soi, ainsi qu’un mode de vie plus lent et plus respectueux de la planète, des hommes et de sa santé. Voyager autrement Éco-consommation Philosophie de vie Présentation
  • 3. Emma, la blogueuse Globetrotteuse engagée et grande amoureuse de la nature, je pars à la découverte des solutions de demain et je fais tout un tas d’expériences farfelues pour une vie plus saine et plus zen. C’est en 2010 que j’ai décidé de tout plaquer pour suivre mon rêve de voyager au bout du monde. La découverte de l’Asie du Sud-Est et de l’Océanie m’a ouvert les yeux sur la beauté de la planète, mais aussi le besoin criant de la protéger. À mon retour, je me suis donné le défi de réduire mon empreinte écologique au quotidien et de participer à des projets durables, qui m’ont emmenés jusqu’au Canada et en Amérique Latine. Le voyage a aussi été une école de la vie, la richesse des expériences et des contacts humains m’ayant poussé à me poser beaucoup de questions et conforté dans l’envie de croquer la vie à pleines dents de manière simple, et de transmettre mes apprentissages à travers l’écriture de mon blog.
  • 4. Audience & Lectorat 15 000 Visiteurs Mensuels 35 000 Pages Vues Mensuelles 500 Visites Moyennes/ jour 200 000 Visiteurs depuis 2014 Plus de 3500 Abonnés sur les Réseaux Sociaux 80% Femmes 20% Hommes
  • 5. Collaborations Découverte de produits, promotion d’entrepreneurs engagés, séjours presse, affiliation et rédaction de contenus sont autant de collaborations possibles avec mon blog. Voici quelques partenaires avec lesquels j’ai déjà pu travailler :
  • 6. 160+ Articles 2000+ Commentaires Articles Dans les pages qui suivent, vous pourrez trouver pour chaque rubrique des exemples et extraits d’articles à succès. Ces articles prennent plusieurs formes, selon le sujet et l’impact souhaité : Conseils Interviews Récits d’expériences Initiatives durables ConcoursChroniques de livres Tutoriels Produits & Tests Questionnements Rédaction
  • 7. Articles les plus commentés Articles les plus lus Top 10
  • 8. Avis des lecteurs “ Sur la route de l’Ouest... glaciale “ “ Exploration marine aux Philippines ” “ À la recherche de l’orignal en Gaspésie “ “ Vivre sa féminité au naturel “ “ Le no poo et moi “ “ Voyage : trousse de beauté naturelle “ “ Retour de voyage : 8 mois plus tard “
  • 9. “ Fabriquer sa crème solaire maison “ “ La boulimie du voyage, ça se soigne “ “ De l’enfer au paradis “ “ Que retenir de la COP21 ? “ “ La magie du voyage passe par les rencontres “ “ Les tops et les flops de mes aventures écolos “ “ En route vers le zéro déchet : les 5 étapes “
  • 10. Voyager Autrement Conseils pour voyager responsable Retrouvez ici mes astuces pour un voyage plus green, les bases pour bien préparer son voyage et des aventures d’autres voyageurs engagés ! Destinations Découvrez mes aventures aux quatre coins du monde, avec des road trip, des initiatives durables, des missions de volontariat, des bonnes adresses, des activités insolites et des conseils voyage adaptés à chaque destination.
  • 11. Comment survivre à l’hiver de Montréal ? Tout d’abord, la vérité sur l’hiver à Montréal Parce qu’on se le dise, on entend plusieurs sons de cloches. D’un côté, quand on est tranquillement chez nous en France, on entend souvent “Nan mais l’hiver à Montréal, c’est pas si pire. Il fait froid, mais j’ai eu bien plus froid en rentrant à Paris alors qu’il faisait même pas -10degrés, et je te parle même pas de New York, j’ai cru mourir ! A Montréal, c’est un froid sec, il n’y a pas beaucoup de vent et en plus à Montréal, il fait beau, il y a du soleil! Et la ville est équipée pour, t’as une ville souterraine et tout !”. Mais en arrivant, dès que tu grelottes un peu à 0 degré on te dit “Oulala, t’as déjà froid ? Mais il fait bon là! Attends de voir les -30, là ça caille !” GLUPS. Maintenant que l’hiver touche à sa fin, je peux vous donner mon ressenti de frileuse, la vérité. 1. On m’a menti, il y a du vent et de l’humidité à Montréal La p’tite rue Prince Arthur là, quand tu la prends tous les matins pour te rendre au travail, ça vente et ça pique sérieusement ! J’ai aussi connu des journées humides, qui sont effectivement beaucoup moins supportables que les journées de beau soleil, ce qui arrive quand même fréquemment, je l’accorde. Un bon point notable: quasiment pas de pluie et ça, c’est génial ! 2. Il fait froid, même s’il ne fait pas -30 tous les jours Je dirais que la température moyenne, c’est plutôt -15. Ce qui est tout de même froid, soyons honnêtes. Pour vous faire une idée de ce que c’est -20, il suffit de mettre sa main dans son congélateur. Voilà ! Mais les -30, ce sont plutôt des pics de quelques jours. Nous avons même eu le bonheur de descendre jusqu’à -42 ! En tout cas, les sites de météo sont tes amis. Je ne les ai jamais autant consultés mais ils sont bien pratiques pour savoir à quoi s’attendre et passer une semaine plus sereine. (...) 3. La ville est équipée mais pas comme on se l’imagine (...). Ne vous attendez pas à vivre sous terre. La “ville”, ce n’est autre qu’un grand réseau de grands magasins, quelques banques et supermarchés qui relie 8 stations de métro dans le centre ville, situé au Sud de la ville. Si vous habitez le Plateau, le Mile End, Rosemont ou d’autres quartiers très sympas, oubliez ça ! Le métro est certes bien pratique, mais avec ses 4 lignes et 68 stations, toute la ville n’est pas desservie. (...). Une dernière remarque de ce côté, les appartements montréalais, souvent en duplex ou triplex, ne sont pas très bien isolés ! Contradictoire pour une ville qui expérimente des températures tantôt glaciales, tantôt caniculaires. J’ai eu de la chance de mon côté, mais il est fréquent de subir des courants d’air et des problèmes de chauffage. Renseignez-vous bien ! Conseils 2 Avril 2014
  • 12. 4. On ne vit pas en hibernation J’appréhendais vraiment l’hiver. Je m’attendais à aller au supermarché une fois par mois pour faire mes réserves, et ne sortir que pour aller d’un point A à un point B. N’exagérons pas ! On vit plutôt normale- ment, mais il faut bien se préparer, s’équiper, et se renseigner. On peut même profiter des bars, restau- rants et boîtes, ainsi que se balader dans la ville et les parcs et s’adonner à de nouvelles activités! Bien s’équiper, c’est primordial ! Nous petits français, on n’a pas l’habitude de ces températures. Protéger ses extrémités, c’est ZE règle number 1 ! Les pieds : On range ses p’tits orteils dans des bottes chaudes et surtout imperméables. On peut opter pour des bottes de pluie et de grosses chaussettes, selon sa frilosité. De mon côté, j’ai choisi deux paires de bottes de la marque SOREL, une basse pour la ville, et une haute et plus chaude pour les journées enneigées et les activités en journée. Je les ai achetées d’occasion sur le célèbre site Kijiji, car neuves elles sont très chères (entre 150 et 250$ hors taxes). J’ai eu les deux pour 160$. (...) Les mains : la meilleure option pour les mimines sont les mitaines (terme québécois pour désigner les moufles). J’étais sceptique, mais vraiment, pour les journées glaciales et les activités, c’est l’idéal. J’ai trouvé les miennes pour 40$ à la Poubelle du Ski, un entrepôt de matériel d’hiver bradé. J’ai aussi trouvé des gants en polaire pour 2,50$ au Dollarama, qui sont aussi parfaites pour la vie de tous les jours. Les oreilles et le nez : Une bonne tuque (bonnet) et une bonne écharpe suffisent. Moi j’ai aussi opté pour le casque car je suis très frileuse des oreilles, et un cache cou, bien utile lors de sorties sportives. Pour les vêtements, il y a deux écoles : la technique de l’oignon, superposition de plusieurs couches de vêtements, ou au contraire, un simple manteau bien chaud avec un pull ou sous pull en dessous. J’ai choisi la deuxième solution, car dès que tu passes en intérieur, un magasin ou un métro, c’est surchauffé. Il suffit à ce moment d’enlever son manteau, et on se sent mieux.
  • 13. Profiter des activités qui s’offrent à nous (...) * L’igloofest * Place au festival électro extérieur qui a lieu pendant plusieurs semaines au mois de Janvier ! Tenue de fête: pantalon de ski ! J’ai joué le jeu même si ce soir là, il ne faisait que 0 degré, donc chaud ! J’y ai ramené une jolie tuque en souvenir, qui m’accompagnera pour le reste de l’hiver ! * Les raquettes * Pour des balades dans la poudreuse, dans les parcs de Montréal (notamment sur les sentiers du Mont Royal) ou en dehors pour les plus aventuriers, les raquettes sont vraiment fun ! * Le ski de fond * Attention, rien à voir avec le ski alpin. Mais alors rien à voir ! Moi qui me débrouille pas mal sur la montagne, en ski de fond c’était la cata! Tant que c’est plat, c’est correct, mais dès que ça descend, aïe aïe aïe ! Disons que j’ai souvent fini les fesses par terre. J’ai tout de même bien aimé ça, et surtout bien rigolé. * Le patin à glace * Sans hésiter mon sport préféré de l’hiver! Montréal dispose de nombreuses patinoires extérieures et de toutes tailles. J’ai particulièrement aimé celles du lac aux castors au Mont Royal et du parc Lafontaine. Je suis aussi allée jusqu’à Ottawa, pour patiner sur le célèbre Canal Rideau, qui fait 8km de long ! * L’escalade sur glace * Même pas peur, affrontons la glace avec nos chaussures à crampons! C’est très impressionnant, et trèèèèès sportif ! Nous avons choisi une initiation d’une journée avec la compagnie Liberté Nord Sud, pour 80$ équipement compris avec en plus une réduction car la 4ème personne bénéficie d’une gratuité! Notre guide Léopold a été aux petits soins avec nous, et le soleil était au rendez-vous ! * Les glissades sur tube * A tester absolument ! Descendre des pistes sur une grosse bouée ou dans des canots à plusieurs, ça se passe aux Glissades des pays d’en haut pour Montréal (29$ la journée, ou 20$ en fin de saison), et à Valcartier pour Québec. * Le chien de traineau * Un classique pour tout expatrié. Voir mon article ici. * L’équitation sur neige * Pour les amoureux des chevaux, c’est une expérience à ne pas manquer. Voir mon article ici. * Le week-end en chalet * Chiller entre amis le temps de quelques jours, au bord d’un lac enneigé, à déguster une bonne fondue au fromage, c’est vraiment à faire ! J’ai suivi les pas de Laulinea qui nous parlait de son chalet de rêve. Y a pas à dire, on y serait bien restés plus longtemps ! *** Et toi, quels ont été tes moments forts de l’hiver ?
  • 14. J’ai testé : les cabanes dans les arbres de lNatura Tazenat J’en rêvais, je l’ai fait : me percher dans une cabane dans les arbres le temps d’une nuit. Lors de mon séjour dans les Combrailles (en Auvergne pour vous resituer), j’ai eu la chance de tester cet hébergement insolite, au milieu de la nature dans le silence le plus complet. Je vous présente : Natura Tazenat. Et comme c’est Noël, il y a un super cadeau à gagner en fin d’article ! Fanny et Valérie sont originaires de Champagne et sont arrivées à Clermont-Ferrand en 2001. En 2014 elles réfléchissent à l’idée de construire des hébergements insolites en pleine nature, un projet qui va de pair avec leur envie de revenir à la nature et de rompre avec le quotidien. Situé à Charbonnière-les-vieilles, à 5 minutes à pied du gour de Tazenat et des sentiers de randonnées alentours, Natura Tazenat ouvre ses portes en Février 2016 avec 5 cabanes en bois éco-conçues isolées les unes des autres et accessibles par de petits sentiers dans la forêt et un bain norvégien pour un moment détente unique. Les cabanes Toutes les cabanes sont en hauteur et accessibles par des escaliers sécurisés, sur une plateforme en bois avec des transats, une table et des chaises, mais aussi des perchoirs pour observer les oiseaux et des toilettes sèches privatives à l’extérieur. Elles sont équipées de baies vitrées et d’un poêle à bois, sauf pour la cabane écureuil. Sans électricité, les filles ont pensé à tout et mettent à disposition tout le nécessaire à l’arrivée. >> Écureuil : Suspendue à 2 chênes centenaires à 8m de hauteur, c’est la plus petite et la plus éloignée des cabanes, sous forme de bulle de bois avec un lit rond de 2,15m de diamètre. Sa structure me fait un peu penser à un corps de hibou. C’est un véritable cocon minimaliste et douillet. Elle n’est pas chauffée mais une couverture chaude et une bouillotte sont suffisantes pour passer une nuit au chaud. C’est dans cette cabane que j’ai logé, et je l’ai trouvée très confortable. (...) En arrivant, je suis chaleureusement accueillie par Fanny qui me confie mon kit du cabaneur, un sac à dos contenant tout le nécessaire pour mon séjour : une lampe frontale dynamo, une lanterne avec port usb pour recharger le portable, des jumelles et des graines pour observer les oiseaux, ainsi qu’un guide ornithologique, une bouteille d’eau, un gant jetable pour faire la toilette du matin si besoin, un kit de premiers secours. Il n’y a pas encore de douches sur le domaine. C’est un projet à venir, mais les filles ont eu quelques difficultés pour faire un raccordement d’eau. A l’avenir, il y aura une cabane avec une douche privative pour chaque cabane. Concours 24 Novembre 2016
  • 15. Le bain nordique Le bain nordique est un bac en bois de près de 2m de diamètre sur une terrasse, où l’eau est chauffée au poêle à bois pour atteindre une température de 38 degrés. Un vrai bonheur après une journée de rando. Pour ne pas se bousculer, il y a un planning : chacun a droit à son créneau et il est conseillé de ne pas rester plus de 30 minutes dans le bain. Par temps froid, on peut sortir et rester plusieurs minutes sans se rhabiller. (...) Les repas Il n’y a pas de table d’hôte ni d’espace restauration ou cuisine pour les clients, en revanche des paniers repas sont disponibles. Les petits déjeuners sont une expérience unique : un panier est attaché à une corde en bas de la cabane, et au petit matin il suffit de hisser son petit déjeuner pour le manger sur la terrasse ou dans sa cabane. (...) ** Super Concours de Noël ** A l’occasion de Noël, Fanny et Valérie vous font un super cadeau : Faire gagner à l’un d’entre vous une nuit pour deux dans la cabane Écureuil ! C’est une occasion unique de faire une expérience hors du commun, au cœur de l’Auvergne, au moment de votre choix. Conditions de participation - Laisser un commentaire à cet article en précisant quelle serait votre activité nature préférée à faire aux alentours des cabanes; - Liker la page du blog; - Suivre le profil Natura Tazenat; - Partager ce concours pour faire connaître ces superbes cabanes écologiques. Le concours dure du jeudi 24 novembre au jeudi 1er décembre à 12h. Le gagnant sera tiré au sort le 1er au soir ! *** Et toi, tu as déjà dormi dans les arbres ?
  • 16. Mission 4 : La Colombie sur la route des projets durables Avec tous mes articles sur le défi créa, je suis sûre que ma petite escapade en Colombie est passée inaperçue ! Pourtant, je reviens de 4 semaines de voyage, à la découverte de beaux projets de reforestation, une bonne ligne directrice pour tracer mon itinéraire à travers les Andes et la côte caribéenne. Vous vous souvenez en Février, à mon retour de Martinique, je suis entrée au Mexique avec la "mauvaise surprise" de me retrouver avec un visa de trois mois au lieu de 6, faute de pouvoir prouver que je ne comptais pas travailler illégalement dans le pays. Comme le hasard fait bien les choses (mais que ce soit clair, je ne crois plus du tout au hasard!), la fin de mon visa correspondait à un évènement de promotion de la biodiversité colombienne, organisé par Envol Vert, association dont je vous ai déjà fait les éloges. L’occasion parfaite de sortir du pays, voir de vieux amis et donner un coup de main là où je pouvais. Surtout que la Colombie, cela faisait un moment que j’étais sensée y aller. Festival Colombiodiversidad Le festival a eu lieu du 19 au 24 mai à Medellín, capitale de la région des Andes Antioquia. 5 jours de confé- rences, ateliers de jeux d’enfants, exposition de photos, projection de films et courts métrages autour du thème de la biodiversité colombienne et des insectes. C’est que la Colombie est le deuxième pays au monde en matière de biodiversité ! C’est le second évènement organisé par Boris, co-fondateur l’association, et pour l’occasion ils ont même fait venir le célébrissime botaniste et biologiste français Francis Hallé, qui a fait deux conférences captivantes et est allé voir les projets de terrain soutenus par Envol Vert. Pour ma part j’ai surtout prêté main forte pour les ateliers avec les enfants, avec des jeux comme le twister et le memory, ainsi que du coloriage, le tout avec un objectif éducatif sur la biodiversité. Ceux qui connaissent mon aise avec les gosses vont être bien surpris, mais j’ai tenu et je me suis plutôt bien débrouillée même ! (...) Pépinière Cantos de Agua Avant de me lancer sur la côte caribéenne, j’ai fait un saut sur le projet de reforestation d’une femme fabuleuse et passionnée, Nora, qui a commencé à replanter des arbres il y a sept ans et qui a transformé son terrain vague en véritable forêt tropicale miniature, accueillant au passage des espèces en voie d’extinction. L’objectif est de ré-introduire les arbres et espèces natives afin d’aider à conserver la biodiversité et de maintenir l’équilibre naturel. Je ne sais plus combien d’arbres elle a en pépinière mais il y a en a énormément, dont des espèces rares. Son terrain est un vrai petit paradis exotique ! Initiatives durables 29 Juin 2015
  • 17. Système agroforestier au village Los Limites Après 10 jours dans la ville, direction Carthagène (que je n’aurai même pas visité au final faute de temps), pour aller sur un projet dans la campagne. Un projet agroforestier complémentaire à la protection d’une espèce endémique, le singe Titi. Ce projet consiste à combiner reforestation de la forêt sèche (il n’en reste que 2% en Colombie), avec la petite agriculture locale et un élevage bovin plus soutenable. L’objectif est de protéger l’écosystème du singe Titi, de reforester mais aussi d’assurer des ressources court terme aux populations. L’arbre phare, c’est le Guaimaro, ou Noyer Maya. Un arbre qui donne des graines bourrées de protéines et nutriments, une alternative alimentaire saine et durable pour les habitants du village. Manquant de graines dans la région, j’ai accompagné Holman, volontaire colombien, dans la Sierra Nevada pour aller en débusquer, au cœur de la forêt ! (...) Restauration forestière de la Sierra Nevada Accompagnée de Daisy et de Camille, nouvelle volontaire pour les 6 prochains mois, j’arrive sur le projet dans le village de Palomino. Un petit havre de paix entre la Sierra Nevada (ie. montagne enneigée) et caraïbes, un petit bout de paradis à tendance hippie qui m’a charmé (pas pour le côté hippie, mais pour la tranquillité et la nature). La déforestation dans la Sierra Nevada est assez frappante et met sérieusement en danger la biodiversité locale. Il reste seulement 15% de la forêt primaire originelle et 12 des espèces animales endémiques sont en état critique d’extinction. La déforestation est grandement due à l’élevage bovin, et j’ai pu me rendre compte de la tristesse des dégâts au cours d’une balade en forêt. L’objectif du projet est de reforester les zones dégradées tout en créant une alternative économique durable à la déforestation, afin d’améliorer la qualité de vie des paysans. Au cours des quelques jours sur place, nous partons à la rencontre des porteurs de projets locaux, visitons pépinières et nouveaux terrains potentiels pour le projet. Ici aussi on plante le Guaimaro (c’est d’ailleurs ce projet qui a inspiré l’autre !), qui se porte très bien entre le maïs, le yuca, bananier et le maracuya ! (...) *** Et toi, as-tu déjà visité des projets de reforestation ?
  • 18. Éco-consommation Zéro déchet et minimalisme Depuis 2014 j’intègre peu à peu les principes d’un mode de vie zéro déchet, en menant une guerre bien déclarée contre le plastique. Retrouvez ici des astuces pour limiter ses déchets, des expériences upcycling et rangement, et plein d’initiatives intéressantes. Santé, Beauté & Alimentation Nous sommes malheureusement beaucoup exposés à de nombreux produits nocifs pour la santé et l’environnement, et ce en permanence à travers les biens que nous consommons. Découvrez les substances à éviter, des recettes de produits à faire soi-même, ainsi que mes réflexions sur différentes manières de s’alimenter, entre le bio, le local, le cru, le végétarien et le vegan. Société Green Ici on parle plutôt des problèmes de société liée à l’environnement, avec des solutions à l’échelle locale ou plus globale.
  • 19. 10 alternatives au plastique Chaque année, plusieurs milliers de tonnes d’emballages en plastique sont mis sur le marché. Une partie est recyclée (la France en recycle moins de 20%), une autre incinérée, et une partie s’échappe et se balade sur la terre avant de finir dans les océans, mettant des siècles à se dégrader. Le plastique est partout, le plastique pollue et le plastique est toxique pour la santé humaine (et celle des animaux, ne les oublions pas). Mais comment s’en débarrasser ?? Qu’est-ce que le plastique ? Je ne vais pas vous faire un cours de chimie (de toute façon ça n’a jamais été mon fort !), rien qu’à me rendre sur Wikipedia, ça me donne mal à la tête. Il y a une panoplie de produits là-dedans ! En gros, le plastique a pour base une résine dérivée du pétrole, du charbon ou de gaz, à laquelle on ajoute des substances pour lui donner certaines propriétés physiques comme l’élasticité, la transparence, la couleur. Parmi ces substances on trouve des matières toxiques, qui ont des effets néfastes sur la santé (cancers, maladies cardio-vasculaires, problèmes respiratoires, maladies du foie, des reins etc.) et qui sont des perturbateurs endocriniens (qui perturbent le système hormonal). Chassé croisé des 7 familles Il existe 7 grandes familles de plastiques dont chacune a des utilisations et des composants différents. Ces familles sont classées par recyclabilité, du niveau 1 au niveau 7 donc. On trouve sur les produits un petit logo de trois flèches en triangle portant le numéro en question. En France, seuls les plastiques 1 et 2 sont acceptés au recyclage. Ce sont les plastiques de bouteilles, de flacons et produits d’entretien. Au Canada, seul le plastique 6 ne se recycle pas. Cela va sans dire qu’en France, on est à la bourre. Si on s’en tient à la toxicité, les catégories 2, 4 et 5 ne sont pas jugées dangereuses pour la santé. En fait, c’est surtout que pour le moment, les études sur la toxicité de ces plastiques n’ont pas encore révélé d’effets importants. Ce qui est certain, c’est que les plastiques de catégories 1, 3, 6 et 7 ont été reconnus comme nocifs, car les substances ont la capacité de migrer du plastique au corps humain. Produits et tests 1 Mai 2014
  • 20. Le plastique dans la nature (...) On a tous entendu parler du 7ème continent, composé de plastique flottant dans le Nord du Pacifique. En réalité, il existe 5 grands bassins de déchets à travers le globe. Ces plaques sont formées par les courants marins qui donnent lieu à d’immenses vortex connus sous le doux nom de gyres océaniques. Le pire est qu’il s’agit essentiellement de micro-plastiques (inférieurs à 5mm) qui se retrouvent jusqu’à 30 mètres de profondeur. Nos amis BPA, phtalates, antimoines et styrènes se réunissent dans ce festival sous marin. Un joli cadeau pour la vie marine, qui finit par absorber tout ça en s’alimentant. (...) Comment faire ? 10 idées pour vous Je conviens qu’il soit difficile de se débarrasser complètement du plastique. Ne vous méprenez pas, cela ne se fait pas du jour au lendemain, et il est d’ailleurs préférable d’y aller par étape. Pour vous aider, voici une liste de 10 idées pour commencer votre aventure. (...) Les sacs en plastique : -> No plastic habit 1 : toujours avoir un sac réutilisable sur soi, de préférence en coton bio (tant qu’à faire) dans la mesure du possible. (...) Les bouteilles en plastique : -> No plastic habit 2 : boire l’eau du robinet et vous procurer une gourde en inox pour vos déplacements. -> No plastic habit 3 : troquer les bouteilles en plastique (jus, lait etc.) pour des bouteilles en carton ou en verre. (...) La vaisselle jetable en plastique : -> No plastic habit 4 : tout simplement investir dans de la vraie vais- selle, lavable et réutilisable à souhaits. .(...) Les contenants en plastique (de type tupperware) : -> No plastic habit 5 : investir dans des contenants en verre ou en inox. (...) Les emballages en plastique : -> No plastic habit 6 : s’rienter vers le vrac, et apportez vos propres sacs en tissu. (...) Le film alimentaire : -> No plastic habit 7 : privilégier des couvercles (en inox ou en silicone), ou rangez dans vos super contenants/ bocaux. : -> No plastic habit 8 : pour les piques niques, sandwichs et lunch à emporter, découvrir les boîtes à lunch, les wraps certifiés sans BPA et sans phtalates, et les pochettes en tissu. Les flacons cosmétiques et les produits d’entretien : -> No plastic habit 9 : minimiser les produits dont vous avez besoin!. Ensuite optez pour des produits sans emballage (...), vous pouvez aussi faire vos pro- pres cosmétiques et détergents ! Pour les enfants : -> No plastic habit 10 : privilégier le bois pour les jouets, l’inox et les plastiques sans BPA et sans phtalates, pour les biberons. *** Et toi quelles sont tes astuces anti-plastique ?
  • 21. Comment faire sa crème solaire maison ? Pourquoi faire attention au soleil ? Chez nous occidentaux, bronzage rime avec beauté. Certes, mais cela peut aussi rimer avec cancer si on ne fait pas attention. Aujourd’hui, on le sait : les rayons UV peuvent être dangereux pour la peau. Avec les UVA qui engendrent le vieillissement prématuré de la peau et les UVB qui causent les coups de soleil car ils pénètrent la peau, on sait que l’on risque des dommages irréversibles si on ne fait pas attention et que notre capital soleil se réduit à mesure que le temps passe. (...) En revanche, ne diabolisons pas le soleil pour autant ! Une exposition régulière et raisonnée, en tendant vers un bronzage graduel sans brûlures, est bénéfique car elle nous procure la fameuse vitamine D essentielle à notre organisme. La vitamine D aide à solidifier les os (en fixant le calcium et le phosphore) et protège contre de nombreuses maladies cardiovasculaires et inflammatoires. On peut donc s’exposer 10-15 minutes sans protection sans grand danger. De plus, le soleil nous fournit de l’énergie et est bon pour le moral ! Se protéger avec de la crème solaire, ce qu’il faut savoir Se protéger est primordial, même si on est à l’ombre ou sous un gros nuage car les UV se réfléchissent sur d’autres surfaces et traversent les nuages. Selon le type de peau, il nous faudra une protection plus ou moins forte et remettre de la crème toutes les deux heures environ. Mais attention ! Ne nous faisons plus avoir par les indices FPS (facteur de protection solaire), car c’est un critère trompeur. Au delà d’un FPS de 30, la protection supplémentaire est relativement faible : Un FPS de 15 bloque 93% des rayons UVB Un FPS de 30 bloque 97% des rayons UVB Un FPS de 50 bloque 98% des rayons UVB Autrement dit, tout ce qui est vendu comme étant au dessus de 50, c’est purement du marketing. On pense acheter une protection plus forte, ce qui nous incite à nous sur-exposer, alors que c’est une fausse impression. (...) De plus, les crèmes solaires polluent les océans, endommageant le corail, intoxiquant les espèces marines et déséquilibrant l’écosystème marin. Le corail, je vous en reparlerai à l’occasion, est un élément essentiel dans l’alimentation et l’habitation de la vie marine. Quant au phytoplancton, il constitue la base de la chaîne alimentaire et produit une grande partie de l’oxygène consommée par les êtres vivants ! Avec entre 6 000 et 25 000 tonnes de crème solaire diffusés dans les océans chaque année selon les sources, vous imaginez les dégâts ! Donc évitons de se tartiner juste avant de nager dans la mesure du possible, sachant que même si la crème est résistante à l’eau, il faudra s’en remettre à la sortie. (...) Tutoriels 20 Mai 2015
  • 22. Marques bio et crème maison (...) Pour choisir sa crème solaire, il faut donc s’assurer de l’absence des substances toxiques citées plus haut, de dioxyde de titane (on trouve malheureusement des produits bio qui en utilisent), et de nanoparticules. Les nanoparticules sont des particules très fines, grâce auxquelles les filtres UV agissent efficacement mais n’ont pas d’effet blanchissant (ne laissent pas de traces sur la peau), et sont absorbées par la peau et nocives pour les organismes aquatiques. Les nanoparticules sont normalement dorénavant interdites par les labels bio, notamment Ecocert. Sinon, on peut toujours tester la crème solaire fait maison ! Pour cela, il faut des ingrédients ayant des indices de protection solaire et des textures qui se marient bien ensemble. * Il est important de s’assurer que l’oxyde de zinc ne contienne pas de nanoparticules ! * Le FPS est difficile à mesurer dans les recettes maison, et l’efficacité variable selon le type de peau. Dans ces recettes, on obtient une bonne protection mais il est primordial de faire preuve de précaution et d’être également modéré dans ses expositions au soleil (durée et heures). Par ailleurs, il faut bien ré-appliquer votre crème toutes les 2 heures et après la baignade. * Veillez à ne pas utiliser d’huiles essentielles photosensibles, telles que les agrumes ! *** Et toi, comment te protèges-tu du soleil ?
  • 23. Cuisine végétarienne : mode d’emploi Interview de Lili On entend de plus en plus parler de végétarisme, flexitarisme, et veganisme. Les gens commencent à prendre conscience des conséquences de notre consommation alimentaire actuelle. Mais entre cette prise de conscience et le passage à l’acte, il y a encore des réticences comme le goût et le plaisir d’une alimentation carnée, le sentiment que l’action individuelle ne sert à rien, le manque d’information sur ce que l’on peut manger et sur ce qui est bon ou non pour la santé, l’éloignement entre la production et le produit fini qui atterrit dans nos supermarchés, et j’en passe. J’ai donc profité de la visite de Lili, du blog Au vert avec Lili, à Montréal pour lui poser quelques questions sur la cuisine végéta*ienne et nous permettre de connaître quelques astuces pour nous, les débutants. (...) Toi qui connaîs bien la gastronomie végétalienne, que peux-tu dire sur certaines idées reçues que l’on peut avoir sur ce type de régime alimentaire : Idée reçue #1: Sans produits animaux, un plat n’a pas trop de goût/ d’intérêt C’est faux, la cuisine végétarienne ou végétalienne est tout sauf fade car on va tout faire pour donner plus de saveur aux plats et donner une texture agréable. C’est un vrai processus créatif, loin de la caricature du hippie qui mange des pousses de soja, il faut dépasser cette image! Les épices ont une place importante, et on se trouve à manger beaucoup plus varié, en intégrant des graines, des oléagineux (graines et fruits riches en matière grasse comme les noix, les amandes, le tournesol), des fruits secs, des sauces. C’est au contraire une cuisine inventive ! Idée reçue #2: Si on ne consomme pas de protéines animales, on va développer des carences C’est complètement faux ! Les végétaux ont aussi des protéines. D’ailleurs, une personne qui suit un régime végétal consomme 15% de protéines en trop. Je vous laisse imaginer un omnivore ! Les légumineuses (légumes secs comme les fèves, lentilles, pois chiches) sont très riches en protéines, et on peut en associer plusieurs pour un plat riche en protéines végétales. Dans de nombreux pays, le plat “du pauvre” est d’ailleurs composé de légumineuses et de céréales, comme au Mexique où le plat de base est composé de maïs et de haricots. Ça s’applique aussi au fer (que l’on trouve dans les légumes-feuilles verts comme les salades, les choux et les épinards, les légumes et les légumineuses) et le calcium (dans les brocolis, les oranges, les amandes et les laits végétaux enrichis par exemple). D’ailleurs, le calcium issu des plantes est mieux assimilé par notre organisme qu’un produit laitier. Interviews 7 Février 2014
  • 24. En fait, seule la vitamine B12 (essentielle au fonctionnement du cerveau, du système nerveux et à la formation du sang) ne peut se trouver dans un régime alimentaire végétalien, et il faut un complément alimentaire. Avant, cette vitamine se trouvait dans les végétaux, mais aujourd’hui les sols se sont appauvris et n’en produisent plus assez. Les animaux ne la synthétisent pas non plus de manière chimique, et leur alimentation en est enrichie, c’est pour ça qu’on la trouve dans la viande ! On médiatise beaucoup le 1% de végéta*iens qui développe des carences, mais on ne parle jamais des 99% qui se portent très bien ! Je conseille à tous les intéressés de lire le guide du végétarien débutant, édité par l’Association Végétarienne de France. C’est une mine d’or concernant tout ce qu’on peut trouver dans les végétaux et comment compenser nos apports journaliers quel que soit notre profil (sportif, jeune, femme enceinte, etc). Idée reçue #3: A quoi bon modifier mes habitudes alimentaires, la société est ainsi faite ? Ce n’est absolument pas inutile ! C’est le consommateur qui a le pouvoir, car c’est lui qui achète et qui décide. On n’est pas des pions, on a tous le pouvoir de changer les choses. Et par notre action, on arrive souvent à ouvrir les yeux à une autre personne qui décidera de changer elle aussi son comportement ! Autour de moi, beaucoup de personnes ont réduit leur consommation de viande ou ont cessé d’en manger à mon contact. D’ailleurs, si je suis aujourd’hui végétalienne, je le dois en partie à toi, Emma, qui m’a ouvert les yeux sur l’élevage industriel ! Quels seraient tes conseils pour les personnes souhaitant s’initier à une cuisine végétarienne ou végétalienne, mais qui ne savent pas par où commencer et qui se posent ces questions ? Petit 1 : lire le guide! Vraiment, c’est un bon point de départ pour avoir toutes les notions de nutrition en tête et connaître ce dont le corps à besoin pour fonctionner. On est souvent mal informés à ce sujet. Petit 2 : le plus simple est de commencer en “végétalisant” ses plats préférés. On peut souvent remplacer la viande par des protéines de soja texturées que l’on trouve en magasin bio ou par du seitan (à base de protéine de blé). Vous serez surpris des résultats ! Petit 3 : On peut aussi opter pour des plats végétariens au restaurant ou même tester les restaurants végétaliens (il y en a de plus en plus !). Ne croyez pas que végétal = tofu + haricots verts ! Encore une fois, c’est plus inventif que ça! Le mot d’ordre c’est de prendre son temps et ne pas se décourager. Il faut y aller petit à petit, et ne pas se limiter. Il faut se faire plaisir.
  • 25. Dans sa cuisine, quels sont selon toi les 5 ingrédients indispensables pour cuisiner vegan, et où peut-on se les procurer? Le Tofu : ferme pour obtenir des protéines faciles à inclure dans des salades, des tartes salées, et soyeux pour les préparations culinaires comme les mousses et les gâteaux (pour certaines préparations sans œufs). La Fécule de maïs : pour épaissir ses préparations salées, ses sauces mais aussi pour remplacer les œufs (ajoutée à un peu d’eau dans certains cas, comme les crêpes par exemple). Les gens trouvent qu’il est difficile de remplacer œufs mais il existe plein d’astuces comme celles-ci ou encore la compote de pommes (étonnant mais fabuleux !). La Crème et le Lait végétal : ils s’utilisent comme du lait (ou crème) classique, avec l’avantage d’avoir beaucoup plus de variété que les produits laitiers (lait d’amande, de noisette, d’avoine, de riz, de châtaigne, d’épeautre, etc.) La Purée d’oléagineux : notamment la purée d’amande blanche pour remplacer le beurre et obtenir une texture moelleuse, mais aussi les huiles végétales, en oubliant si possible la margarine qui est faite à partir d’huile de palme (personnellement, j’ai ma propre recette de margarine) Les Épices pour les saveurs, mais aussi leurs vertus (le gingembre pour la digestion, la cardamome pour les défenses immunitaires, etc.) J’en ajoute un 6ème : Les Farines pour s’éclater ! Comme pour le lait végétal, il en existe plein! Je privilégie les farines sans gluten, tout simplement parce que quand on devient végéta*ien, on a tendance à compenser avec des recettes à base de blé classique donc de basculer vers trop de gluten (qui aujourd’hui est de bien mauvaise qualité). (...) Une dernière question, ça doit coûter cher tout ça non ? En théorie, non. Dans le sens où la viande et le poisson coûtent plus cher que des légumes. Mais dans la pratique, on se rend compte que beaucoup de gens qui deviennent végéta*iens mangent mieux, plus varié, recherchent des produits de qualité et veulent s’éclater ! Changer d’alimentation nous fait prendre conscience de l’importance et de l’influence de la nourriture sur notre santé. Donc on se retrouve à payer un peu plus cher. Après c’est une question de choix et de priorités. Dans les années 80, la majorité du budget d’un ménage était consacrée à la nourriture. Aujourd’hui, on le diminue pour sortir, s’acheter une télé, voyager, suivre la mode, etc. On a l’impression qu’on n’a pas les moyens. Pour moi, c’est un investissement pour l’avenir ! (...) *** Alors on s’y met quand ?
  • 26. Philosophie de vie Bien-être Parce qu’il est important de prendre soin de soi, je réfléchis beaucoup à la notion de bonheur et je partage mes expériences de pratique en yoga, reiki et autres méthodes de bien-être. Retrouvez aussi des réflexions concernant la féminité. Philosophie du voyage Ma plus grande source d’inspiration et de développement personnel est le voyage. Allons au bout de nos rêves ! Réflexions Des réflexions de vie et de société en vrac, au gré de mes envies.
  • 27. La force d’être une femme Dans un monde dominé par une pensée masculine, il est parfois difficile de s’y retrouver en tant que femme. Ces derniers temps, le thème de la dualité masculin - féminin fait beaucoup apparition dans ma vie, ainsi que la place de la femme et le mal-être que ressentent beaucoup d’entre nous. J’avais donc envie de partager quelques réflexions avec vous, sans pour autant parler de féminisme. L’héritage culturel féminin On a tous un côté masculin et un côté féminin, une dualité qui mène à l’équilibre si on l’accepte. Du côté de notre cerveau il a aussi un côté féminin, le cerveau droit, et un côté masculin, le cerveau gauche. Le cerveau droit est rattaché à l’intuition, aux sentiments, aux symboles et aux risques, alors que le gauche est rattaché aux faits, à la logique, à la science et au rationnel. Dans l’histoire on a assisté à un rejet et à la suppression de la tradition féminine, spirituelle et holistique (liée au cerveau droit) pour laisser place à une société patriarcale dominée par les hommes et une éducation fondée sur la logique du cerveau gauche. Il y a un déséquilibre dans la dualité féminin/masculin par un rejet de la partie féminine. On a ridiculisé les rituels anciens, les médecines traditionnelles et réduit notre écoute intuitive, notre instinct, notre connexion à la nature. Notre capacité à voir les choses d’un point de vue holistique s’est effacée, alors qu’elle permet une santé spirituelle et physique, autrement dit, équilibrée. Les processus naturels du corps ne sont plus écoutés, les pensées et les émotions sont séparées du corps physique et la médecine occidentale divise le corps en compartiments dissociés, alors que les aspects phy- siques, émotionnels, spirituels et psychiques sont liés et ne peuvent se séparer. (Ceci dit, je suis d’accord pour dire que médecine allopathique et holistique se complètent bien, je ne rejète pas les progrès de la médecine actuelle de but en blanc). (...) Déséquilibre et déconnexion On pourrait croire que je diverge un peu de mon thème principal qui est de parler de la planète, mais en fait c’est tout le contraire. Rejeter la partie féminine a des implications sur le traitement des femmes (violences sexuelles, physiques, verbales ou muettes par les hommes ou les femmes entre elles), de la pla- nète, de la spiritualité et sur l’équilibre de l’Être tout simplement. Car cela s’applique aux hommes aussi qui ont aussi leur côté féminin, comme nous les femmes avons un côté masculin. On s’est déconnecté de notre appartenance à un tout, de notre instinct et de la nature, et au final à nous-même. On ne sait plus qui on est, on ne se rend plus compte que faire du mal à la planète revient à se faire du mal à soi-même, et on considère les autres êtres vivants comme inférieurs à nous, démunis de sensibilité, alors qu’au contraire, ils se connectent entre eux, communiquent et suivent leur intuition bien plus que nous ! Questionnements 22 juillet 2015
  • 28. Se valoriser en tant que femme Avec tout ça, pas étonnant qu’on ait parfois un peu de mal à se sentir bien dans sa peau, en tant que femme. Belle ou moche, grosse ou maigre, épilée ou pas, chauve ou chevelue, aucune n’est à l’abri de rejet, moqueries ou de violences quelles qu’elles soient. Ce que j’ai réalisé ces derniers mois, c’est qu’il est important de se connaître, ses forces, ses faiblesses, ses peurs, ses doutes, ses qualités. De s’accepter telle qu’on est ou de faire les changements nécessaires pour se sentir bien dans sa peau et s’aimer. Valoriser la personne que l’on est et ce qu’on fait de notre vie. (...) S’aimer tout simplement. Si on ne s’aime pas, comment peut-on espérer que quelqu’un d’autre nous aime ? Comment peut-on donner de l’amour de manière inconditionnelle sans attendre en retour, sans possessivité et jalousie ? Apprendre à se sentir complète et indépendante, c’est à dire ne pas avoir ce “besoin vital” de quelqu’un d’autre, de son approbation ou opinion pour se sentir bien (sans pour autant aller dans l’extrême inverse de n’avoir besoin de personne et de toujours vouloir faire tout toute seule). La seule vérité nous appartient. Dans le cas contraire, chaque remarque, chaque critique et chaque rejet nous fait souffrir voire perdre une partie de nous-même. Ne pas avoir peur d’être seule. Et justement si on s’aime, c’est plus simple de se retrouver seule que si on ne s’aime pas. Vous pourrez toujours compter sur vous-même ! (...) Prendre soin de soi et des autres J’insiste sur ces points car je vois trop souvent des femmes mal dans leur peau, qui ne s’acceptent pas et souffrent du regard des autres et cela me brise le cœur. Parce que je l’ai vécu aussi, même si je ne suis vraiment pas à plaindre et que je sais qu’il y a des personnes qui ont subit des souffrances plus lourdes et dont le processus de guérison est plus difficile. N’empêche. Chaque mal-être a son importance. Pour ma part, je me suis toujours considérée comme indépendante. Pourtant j’avais peur d’être seule, je courais partout de pays en pays pour vivre et ne pas avoir à affronter ma réalité. Que je n’avais pas une belle image de moi. Que je me jugeais beaucoup, que même si je suis jolie, j’ai souffert du regard des autres femmes, de leurs méchancetés. Que j’étais très dure avec moi-même, n’hésitant pas à m’infliger des violences verbales, et à une époque de ma vie, même physiques. Cela marque, jusqu’au jour où il faut se prendre en main. Je n’étais pas complète. (...) Féminisme ? Je ne me considère pas particulièrement féministe et j’avoue que chacun en fait sa propre définition. Ce que je raconte n’est pas une idéologie homme contre femme, féminin contre masculin. Tout est dualité, tout est équilibre. Pour moi, il faut une élévation des deux sexes ensemble. Aidons aussi les hommes à comprendre, à développer leur côté féminin, ne les coupons pas de nos expériences de femmes, enseignons- leur ces choses qui sont naturelles pour nous, laissons-les s’occuper des enfants, faisons-leur confiance aussi, et accompagnons-les pour qu’hommes et femmes puissent avancer ensemble et non l’un contre l’autre. Que les deux trouvent leur place. *** Et toi, comment vis-tu ton côté féminin ?
  • 29. Les petits secrets du voyage #2 Le plus dur, c’est de monter dans l’avion Quand j’ai décidé de partir à l’autre bout du monde pour voyager à travers l’Asie et l’Australie à sac à dos, je me sentais fière, courageuse et aventurière. J’allais enfin sortir de ma routine, voir les beautés de notre monde, rencontrer d’autres voyageurs et vivre d’amour et d’eau fraîche! Donc on prépare, on rêve, et plus vite qu’on ne le pense, vient le jour du départ où il faut prendre l’avion. Et en fait c’est l’étape la plus dure. Prendre conscience de ce qu’on est en train de faire A ce moment, on part à l’aventure, on ne sait pas ce qui nous attend de l’autre côté, on commence à douter. On est triste de quitter ses amis, sa famille, tous les êtres que l’on aime. Tout devient concret et on se dit “mais pourquoi je fais ça déjà ?”. Surtout quand tu arrives à l’aéroport et qu’on te dit que comme tu n’as pas de visa pour la Thaïlande et que tu n’as qu’un aller simple “on peut pas vous laisser monter, il faut acheter un retour”. Oui, oui je m’étais renseignée à l’ambassade pourtant qui m’avait dit que c’était bon. Donc ouais, on a dû prendre des retours 100% remboursables juste pour passer le guichet (merci les parents !) et bien sûr, à l’arrivée en Thaïlande, on nous a laissé rentrer tranquilou sans nous demander un billet de sortie. Donc sympa le départ, mais bref, passons !! Je me rappelle très bien de ce voyage en avion, où on ne disait pas un mot avec ma sœur. On enchaînait les films, on écrivait dans nos journaux intimes (quoi, c’est démodé ?) et on dormait. Toutes les questions me passaient par la tête : ce qui m’attendait là bas, ce qu’on allait faire, qu’est ce qui m’avait pris de partir ? Pour la première fois de ma vie, j’avais fait un vrai choix de vie mais l’avenir n’était qu’un trou noir. Aucune idée de ce qu’allait être ma vie une fois arrivée. Et c’était excitant, de se dire qu’on partait de zéro. Flippant, mais excitant ! Et même si j’avais toutes ces questions, je restais certaine de mon choix. Il fallait que je le fasse, ça allait être génial !! A l’arrivée, je m’en rappellerai toujours, nous sommes sorties de l’aéroport à 7h30 du matin, 30 degrés dehors. Crevées, jetlaguées, on arrive à Khao San Road, la rue des backpackers et on se prend la bonne claque culturelle. Le monde, les odeurs d’épices inconnues, la street food, la musique, les tuk tuk qui déambulent et bien sûr les locaux qui n’ont pas attendu longtemps avant de nous proposer toutes les excursions possibles! Tous nos sens étaient en terrain inconnu. Devant tant d’activité, nous n’avons pas résisté à notre matelas ! Un peu de sommeil pour se remettre de ses émotions avant de commencer l’aventure! Récits d’expériences 6 juin 2014
  • 30. Sortir de sa zone de confort On m’a souvent dit que j’étais courageuse et chanceuse d’avoir pu partir en voyage et qu’on aurait aimé pouvoir faire pareil. Mais premièrement, cela n’a rien à voir avec la chance, j’ai juste pris une décision (prise par bien d’autres avant moi !) et fait le nécessaire pour que ça marche. Donc tout le monde en est capable s’il le veut vraiment. Parfois on pense qu’on aimerait faire des choses mais c’est simplement l’idée de le faire qui nous fait envie. Voyager, ce ne sont pas de simples vacances, cela peut parfois être difficile. La seule chance, je dirais que c’est celle d’être née dans un pays occidental, où on a le choix de la direction à prendre. Et deuxièmement, du courage, sans doute un peu oui. Le courage de quitter les sentiers battus. Mais en fait, je trouve très courageux les gens qui restent dans une situation qui ne leur plait pas vraiment. Certains parlent aussi de fuite, fuite d’un système, fuite des responsabilités, fuite d’un mal-être... faudrait savoir! Tout dépend de quel point de vue on se place ! En tout cas, je tiens à remercier ma famille pour son soutien, car c’était bien agréable de se sentir encouragée ! Pour moi, le plus dur, c’était vraiment de monter dans l’avion, le moment où il a fallu rassembler ce courage de franchir le pas, de quitter ses proches pour une longue durée, et d’accepter de se jeter dans l’inconnu. Même si bien sûr, il y a un temps d’adaptation à l’arrivée, tout ne devient pas funky dès qu’on pose le pied dans un nouveau pays. Mais le trajet, c’est vraiment le moment où on sort de sa zone de confort, où on lévite au dessus du monde à découvrir et où le temps semble être en suspension. Rapidement, moi qui avais l’impression de faire quelque chose de dingue en partant comme ça à l’autre bout du monde, je me suis rendue compte qu’en fait ce n’était pas si unique, que beaucoup de gens le faisaient ! J’avais rejoint ces “autres”, de l’autre côté du monde. Et même après ce grand voyage, le jour où j’ai pris l’avion pour le Canada, j’ai été envahie des mêmes craintes et doutes. Après, ça passe, on s’adapte, et on profite de ces nouvelles expériences ! Et j’en redemande ! Parce qu’au final, le voyage permet de sortir continuellement de sa zone de confort et de se découvrir, se développer. *** Et toi, flirtes-tu avec ta zone de confort ?
  • 31. La 3è révolution industrielle de Jeremy Rifkin Il y a un peu moins d’un an, mes yeux se sont posés sur l’ouvrage “La troisième révolution industrielle” de Jeremy Rifkin, que l’on m’a vivement conseillé de lire. De formation économiste, j’étais un peu ré- fractaire à lire un ouvrage sur de l’analyse économique, puisque c’est toujours un peu la même chose et généralement orienté profit et croissance, ce qui ne m’intéresse pas beaucoup. En revanche, celui-ci s’est avéré bien différent. Jeremy Rifkin est un spécialiste en prospective scientifique et économique (c’est à dire en démarches transitionnelles et élaboration de scénarios pour le futur), et son livre est un pavé sur les enjeux écono- miques, environnementaux et sociaux de notre société en changement, avec un plan détaillé sur comment passer à une société viable post carbone. (...) Les principes de la 3ème révolution industrielle La troisième révolution industrielle qu’il nous décrit permet de répondre à long terme au défi de la crise économique mondiale, de la sécurité énergétique et du changement climatique et a été approuvée par le Parlement européen en 2007. Elle est d’ailleurs actuellement mise en œuvre par divers organismes au sein de la Commission européenne, et Jeremy Rifkin a notamment conseillé de nombreux chefs d’état dans l’Union Européenne ces dernières années. Cette 3ème Révolution Industrielle s’articule autour du passage aux énergies renouvelables (le soleil, le vent, l’hydroénergie, la chaleur géothermique, la biomasse, les vagues et marées) qui vont être collectées dans des millions de sites locaux transformés en mini centrales électriques (bâtiments, bureaux, habitations), puis stockées et partagées sur des réseaux électriques intelligents à l’image du partage de l’information sur Internet. Pour terminer, elle est marquée par le passage aux véhicules électriques branchables ou à pile combustible, avec la possibilité d’acheter ou vendre de l’électricité sur un réseau électrique distribué. Jeremy Rifkin met aussi l’accent sur la continentalisation, c’est à dire les accords commerciaux continen- taux pour créer des marchés uniques intégrés capables de créer l’infrastructure d’une économie de 3ème Révolution industrielle, comme l’UE, mais aussi l’ASEAN, l’Union Africaine, l’UNASUR et l’ALENA. D’ailleurs, selon lui, l’Europe serait la plus avancée et la plus à même d’être en tête dans cette nouvelle ère. La fin de l’ancien modèle Le mot d’ordre de cette 3ème révolution industrielle est : coopératif. L’intérêt personnel est remplacé par l’intérêt commun, car on comprend que lorsqu’on accroit la valeur du réseau, on ne s’appauvrit pas personnellement. Au contraire, on enrichit tout le monde. Cette nature coopérative de la nouvelle économie est fondamentalement contraire à la théorie économique classique selon laquelle le seul moyen efficace de dynamiser la croissance économique est la satisfaction de l’intérêt personnel sur le marché. Chroniques de livres 3 Juin 2015
  • 32. L’ancien modèle, celui de la seconde révolution industrielle basée sur l’organisation scientifique du travail, la séparation des tâches et la maximisation de la production avec un minimum de temps, de travail, et de capital, nous a conduit à considérer que devenir un travailleur productif était le but de la vie. Des générations entières ont ainsi été transformées en machines en quête de richesse matérielle. “Forer pour trouver davantage de pétrole ne nous sortira pas de la crise, car la crise, c’est le pétrole.” Aujourd’hui, on remet tout en question du fait de la crise du pétrole qui fait tomber toute l’économie, la prise de conscience des véritables richesses et la recherche de la qualité de vie. L’idée même de la croissance n’a plus beaucoup de sens car on se rend compte qu’elle ne mesure pas tant la richesse d’un pays sinon plutôt la valeur de l’énergie temporaire intégrée à des biens et services, produits sur la diminution des ressources énergétiques, la dégradation de l’environnement et l’augmentation des déchets. Alors augmenter la croissance pour quoi faire au juste ? (...) Du nouveau dans l’éducation L’école telle qu’on la connait est calquée sur l’ancien modèle, dont la mission serait de préparer les élèves à devenir des employés productifs dans des entreprises centralisées, hiérarchisées de manière verticale. Pour cela nous avons des établissements centralisés, ou l’on apprend à ne pas contester l’autorité, faire des devoirs quotidiens, avec des examens uniformisés et des résultats mesurés à la rapidité et l’efficacité des réponses, et où le partage des connaissances est considéré comme de la triche et sanctionné. Sauf qu’on le voit aujourd’hui, ce système ne fonctionne plus car nous sommes arrivés dans une ère plus coopérative, où l’information circule globalement et gratuitement, ou l’individualisme cède la place à la collectivité, et où la crise économique, environnementale et sociétale nous incite à nous tourner vers un nouveau modèle distribué et coopératif, avec une démarche pédagogique qui lui corresponde, reposant sur les mêmes principes pour préparer la main d’œuvre du 21è siècle. Un changement profond de l’organisation même de la société est en cours: nous nous éloignons du pouvoir hiérarchique et nous nous rapprochons du pouvoir latéral.. Selon Jeremy Rifkin (et je suis bien d’accord!), l’éducation doit cesser d’être une compétition pour devenir une expérience d’apprentissage coopérative et empathique, avec la conscience de l’impact de nos activités sur le bien-être des autres êtres humains et espèces vivantes. (...) De beaux espoirs, une vision réaliste et indispensable, si vous avez le cœur d’en savoir plus je vous conseille vivement la lecture de ce livre. (...) *** Et toi, as-tu déjà entendu parler de cette 3ème Révolution industrielle ?