Transformation digitale pas qu'une question de technologie

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Slides issus de ma soutenance de mémoire d'obtention d'un Master Degree à l'Ecole de Management de Lyon

Il s'agit d'un extrait.
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  • Les slides qui suivent correspondent à une partie de la soutenance mon mémoire (La partie publiable, non confidentielle).
  • Internet est né, il y a environ une quarantaine d’année et sur cette durée nous avons eu 2,5 milliards de personnes qui se sont connectées à internet. Imaginez qu’au cours des 36 prochains mois, nous ajouterons autant de personnes connectées !

    Quelle accéleration ! De plus dans les 7 à 8 ans à venir, nous aurons 100 milliards d’objets connectés, nous sommes en pleine révolution digitale.

    Nous sommes dans un changement de paradigme violent qui comme l’indique Michel Serres dans son livre « Petite Poucette », peut être comparer à la naissance de l’imprimerie !

    Car la transformation digitale est, avant d’être une transformation technologique, une mutation des comportements individuels et sociaux.

    Cette mutation est portée par cette vague technologique que sont les réseaux sociaux, le big data, le cloud.
  • Cette mutation est tellement rapide et d’une telle violence que les entreprises historiques doivent choisir de se couper le bras ou se couper la tête !
    Car le numérique s’est cela des choix pas facile !
  • Elles peuvent faire le choix :
    a) Faire confiance en leur résilience. La résilience qui est de ce dire qu’elles étaient là pendant 150 ans donc ils seront encore là pendant au moins 150 ans. Si l’on regarde l’âge de l’univers, celui du monde, on peut dire qu’ils ont une perspective un peu limitée. De plus, ce n’est pas parce que quelque chose a existé durant 150 ans qu’ils existeront encore très longtemps
    ex: L’empire romaine a duré environ 500 ans qu’est ce qu’il en reste aujourd’hui? des ruines, des reliques
    Ou plus prêt de nous, Kodak qui est passé d’une valorisation de 55 milliards à 0 en 1an

    b) Soit elles font évoluer leur ADN, mais pas seulement qu’à coup de communication, afin de préparer le monde d’après en s’appuyant sur leur résilience pour le financer.
    ex : Nous pouvons ainsi citer General Electric qui a fait évoluer son business de batteries, business à très faible marge, en mettant de l’intelligence dans les batteries, ils ont fait remontés leur marge. Comment ? En intégrant des petits modules, ils sont capable de mesurer précisément ce qu’il se passe au sein des batteries et ils peuvent donc fournir des services auprès. des opérateurs énergétiques pour les conseiller dans l’utilisation.
  • L’autre effet de cette transformation digitale est :
    - de démultiplier les canaux de dialogues avec les clients
    - de faciliter l’échange d’informations entre consommateurs

    Il accroît le pouvoir des consommateurs et leur offre des capacités inédites de s’exprimer et d’interagir en temps réel et en tout lieu.
  • Les consommateurs sont devenus architecte de leur propre expérience.

    L’expérience client est la clé si l’on veut exister, capter des parts de marchés. Et pour cela il ne faut pas rater la révolution du smartphone. En effet, il est utilisé pour tout, par tout et à tout moment.
    Ainsi cette place importante prise par les Smartphones modifie les habitudes et attentes des consommateurs. C'est-à-dire que les consommateurs vont s'attendre à obtenir immédiatement l'information. De plus, ils ne veulent pas avoir la même expérience que tout un chacun, ils veulent que l'expérience soit contextualisée et personnalisée

    Qui n’a jamais remarquer les propositions d’amazon en fonction de ces achats?

    Les entreprises doivent donc être en capacité prendre en compte la localisation, le contexte, le temps, les préférences du consommateur et de le faire en temps réel pour lui fournir l’information qu’il attend.

    Mais dans l’univers impitoyable du monde des applications mobiles, où seulement 10% des apps sont toujours utilisés 7 jours après leur installation, il est important d’avoir une stratégie de contenu pour s’assurer de répondre à cette demande d’expérience client. Et comme l’indique Yves Caseau (Head of Digital Agency d’Axa), il faut se baser sur les faits et plus sur l’intuition, il faut donc être capable de mesurer, écouter en permanence, de livrer régulièrement des nouvelles versions de l’apps.
  • Etre capable de mesurer, écouter passe par la maitrise de la donnée. Cette maitrise de la data passe par le fait de la stocker dans sa globalité afin de conserver l’ensemble des informations associées.
  • Pourquoi toutes ? Car avec les technologies d’aujourd’hui, nous sommes en capacité de créer une valeur autre que celle de sa destinée d’origine !

    Je veux pour exemple vous citer le domaine de la santé. De façon générale, la santé est de post traumatique et chimique, en clair on attend d’être malade pour être soigné. A Shanghai, les hôpitaux, suite à l’épidémie de grippe aviaire, ont fait le choix de mettre en commun l’ensemble des informations de santé qu’ils récoltés auprès des patients.

    Ainsi depuis 2003, ils historisent toutes les informations et ont commencé à faire de la corrélation de data et ils ont pu mettre en avant des patterns entre certains maladies et la pollution. Ils ont ainsi pu mettre en place des systèmes de préventions. Depuis L’OMS constate deux choses : une baisse du cout de la santé et une amélioration du système de santé.
  • La clé de cette transformation digitale est la plateforme.
  • Une plateforme est en faite un lac de données/DataLake où toutes les données sont déversées sans être dénaturées.

    La plateforme s’oppose à la logique de l’ERP où je ne conserve qu’un bout de l’information.
    La plateforme permet aux métiers de s’emparer de la donnée via des API ouverte.
    La plateforme permet d’accélérer, de casser les silots en mettant toutes les infos à disposition
  • Car les entreprises historiques sont généralement organisées en silots.
  • Une entreprise française s’est traditionnellement une tour à la Défense avec le CEO qui est tout en haut et une structure hiérarchique importante (ex : en europe pour une entreprise de 50 000 personnes, il n’est pas rare de trouver 10 à 12 niveaux hiérarchiques), qui entraine lenteur, lourdeur etc…
  • A l’inverse des pures players tel que Facebook, qui possèdent une structure horizontalisée.
  • Ainsi, une entreprise d’effectifs équivalents de 50 000 personnes à une entreprise européenne, Google, pour ne pas la citer, c’est 6 niveaux hiérarchiques !

    De plus que se soit chez Facebook, Google et autres, on ne parle pas de siège mais de Campus. Campus, c’est l’intelligence, l’horizontalité, la transversalité, la pluridisciplinarité. C’est donc une approche très différente qui introduit massivement la possibilité d’hybrider les savoirs, d’être multi disciplinaire et donc d’une certaine manière d’affronter le monde qui vient.
  • Quand on parle de transversalité, de pluridisciplinarité, d’horizontalité, on introduit la notion d’agilité.
  • L’agilité est l’inverse des processus linéaires que nous connaissons tous à savoir j’ai un besoin, j’écris tout un cahier des charges hyper précis, puis je passe le relais aux équipes en charge de réaliser mon besoin et si tout se passe bien j’aurais un produit dans six mois / un an qui correspondra à 30% de mon besoin !

    L’agilité est en faite la capacité de très vite aller vers un prototype, très vite pouvoir concrétiser, faire en sorte que toutes les équipes voient se qui est en train de se passer et chacune se coordonnent par rapport aux autres pour améliorer ce qu’elles font.

    Bien sur ce concept s’applique parfaitement à l’industrie du logiciel car il permet de sortir régulièrement des versions améliorer ou modifier d’une application mais cela marche aussi dans le monde de l’industrie. Je veux par exemple vous citer le cas de General Electric qui a mis au point son nouveau réacteur d’avion Leap comme cela.

    Ce type de projet est en général long en développement (10 ans en moyenne) et très couteux (plusieurs dizaine de milliards de Dollars). Le projet a été lancé en 2008, les premiers tests de la partie chaude du réacteur ont eu lieu un an plus tard, les premiers tests sur un avion ont eu lieu en 2014. Et de l’aveu de tous, ce réacteur est le plus performant conçu actuellement.

    L’agilité s’est cela, elle permet de produire rapidement quelque chose de qualité avec des couts moindre et de coller au besoin du client et donc de répondre à l’expérience client.

    Mais passer à la transversalité, à l’horizontalité, à la pluridisciplinarité demande une transformation importante dans l’entreprise qui n’est pas sans enjeu !

    J’ai identifié 4 notions qui sont fondamentales pour réussir cette transformation digitale.
  • La première des notions importante c’est le Top Management. Si le CEO n’est pas convaincu que le digital est une rupture fondamentale, il ne se passera rien.
  • Car comme je l’ai expliqué en début d’exposer, la transformation digitale est un changement d’ADN qui ne se fait pas seulement à coup de communication car il va falloir mettre fin aux baronnies, diminuer le nombre de hiérarchies, changer la culture.

    Par conséquent si le CEO ne s’engage pas lui même, il y a peu de chance que la transformation se passe.
  • La deuxième notion est qu’il est nécessaire de former les collaborateurs du sol au plafond. La totalité des collaborateurs doivent être formés au digital et à ses enjeux.
  • Mais les plans de formations doivent être designés en fonction des types de populations à former.

    Des formations communes seront à mettre en œuvre sur ce qu’est le digital, les impacts tel que je viens de les décrire précédemment. Ces formations pourront être diffusés sous forme de e-learning ou de MOOC.

    Mais d’autres devront être réalisés spécifiquement en fonction des enjeux sociaux et humains de chacune des strates que composent les entreprises.

    On peut citer par exemple les managers qui vont devoir passer d’un mode « command and control » à celui de « Servant Leader ». C’est à dire qu’il conduit les équipes vers une vision construite ensemble, partagée en accompagnant chacun individuellement, et en développant la confiance mutuelle. Ceci demande un accompagnement particulier et la mise en œuvre de communauté de pratique autour d’un coach pour aider à la bascule puis à l’amélioration continue des pratiques.

    Enfin ces formations auront aussi pour objectif d’aider au changement de culture dans les entreprises qui sont aujourd’hui orienté contrôle qui est en phase avec la structure hiérarchique mais qui est incompatible avec la notion d’agilité décrite précédemment.
  • La troisième notion est la nécessité de changer son rapport au RH au sein des entreprises. Aujourd’hui, les entreprises sont orientées Diplôme / Expériences alors qu’il faut maintenant être orienté Aptitude / Compétence.
  • Car le savoir est devenu une commodité. Dorénavant, tout se trouve sur Internet que ce soit à travers des tutoriels ou des MOOC. Vous pouvez maintenant tout apprendre sans passer par l’école. Passons par l’exemple pour décrire cela .

    Le premier exemple est celui d’une start up française créée en Juin 2015.

    Il s’agit de la start up « Agricool », entreprise qui vient de créer le 1er container de production hydroponique de fruits & légumes Bio en centre ville et automatisé.
    Leur idée est née d’une conférence mise en ligne par « TheFamily » qui expliquait que 60% des coûts de vente de biens agricoles sont dûs au transport et qui en guise de conclusion indiquée que la solution pour faire baisser les tarifs était de cultiver ces produits en ville.

    A votre avis quel est le profil des créateurs ? Ingénieurs agronome ?
    Non, ils sont certes fils d’agriculteurs mais ils ont fait des études de commerce
    Où ont-ils appris les éléments nécessaires à la mise au point de leur container ? Via des tutoriels disponible sur le net.
    C’est ensuite avec leurs intelligences qu’ils ont assemblé ce savoir pour en faire leur produit.
    Leur container est en test depuis début Octobre 2015 à Bercy à l’inverse des grands de l’Agro Alimentaire qui planchent toujours dessus

    En 5 mois, ils ont créé quelque chose de testable alors que des grands groupes alimentaires ou chimiques comme mosanto ont réuni des groupes de chercheurs et investi des millions mais ils n’ont pas encore vu la couleur d’une Fraise !

    Le second exemple est celui des plateformes de cours en ligne (coursera, open classroom)

    Coursera, start up de 28 mois, qui met en ligne les cours des plus grandes universités Anglaises, Américaines et des grandes écoles Françaises. Coursera s’est 15 millions d’utilisateurs qui viennent apprendre tous les mois.

    Quel type de population suit ces cours en ligne?
    Prenons un exemple de cours issue de coursera, donné à l’université de Standford: le cours de Computer Science 101.
    Il s’agit du cours le plus complet et complexe sur l’Intelligence artificielle.
    A Standford, il est suivi chaque année par une quarantaine d’étudiants.
    Via coursera, 200 000 personnes se sont inscrites, 100 000 l’ont suivi, 50 000 l’ont terminé et 5000 ont passé l’examen.
    Sur c’est 5000, la moitié a moins de 18 ans!

    On passe de 40 personnes à 5000 personnes, ce n’est pas rien, nous sommes bien fasse à un phénomène de commoditisation du savoir!

    Quand on a un parcours de connaissance réalisée à travers des « coursera » et des tutos, vous n’avez rien d’opposable vis à vis des Entreprises du pré numérique qui ont un rapport au RH basé sur l’expérience et le diplôme. Donc que devient cette population ?

    Entrepreneur !
    L’enquête « la grande Invazion » BNP et The Boson project de S1 2015 : plus de 50% veulent entreprendre
    Comme Freelance, en 2015, au USA, il y a plus de freelance que de CDI

    Les entreprises du pré numérique sont incapables d’attirer ces nouveaux talents dont elles ont tant besoin pour la prochaine génération car elles ne comprennent pas ces parcours atypiques.

    Ces entreprises sont plutôt un regroupement de N. Les ninjas, les rocks star, elles n’aiment pas cela ! Car ils sont inclassables, indéfinissables.

    C’est pour cela que j’ai proposé dans mon mémoire la mise en place d’un processus Know your Talent s’appuyant sur la technologie bigdata et les analytics pour aider à ce changement de rapport.

    Des entreprises se sont déjà engagés dans ce chemin avec l’aide de startup : je veux cite ici Allianz qui a engagé cette démarche avec l’application développée par la startup 365Talents qui a pour objectif de cartographier les compétences des collaborateurs de l’entreprises.
  • La quatrième notion est double, c’est le fait d’avoir deux temps dans l’entreprise.
  • Vous avez le temps industriel qui est le passage de l’ERP à la plateforme.

    C’est une phase qui peut être très longue comme par exemple dans le monde bancaire où il y a un legacy très important qui va demander des investissements très important pour passer du transactionnel à la plateforme. Et il va falloir probablement une dizaine d’année pour y arriver.

    Mais à côté de ce temps long, il est nécessaire d’avoir des temps courts fait de Hakatons, d’analytics, d’applications mobile qui aura un double objectif :
    - Acculturer les collaborateurs au digital
    - De montrer la transformation digital aux collaborateurs

    C’est deux temps sont nécessaire et doivent cohabiter.
  • Je vous remercie de votre attention.
    Je suis à votre disposition si vous avez des questions
  • Transformation digitale pas qu'une question de technologie

    1. 1. Transformation digitale des entreprises pré numériques, pas qu’une question de technologies Riboulet Matthieu EM Lyon - PGM 2015
    2. 2. Transformation Digitale
    3. 3. Internet à 40 ans En 40 ans: 2,5 milliards de personnes connectées Dans 36 mois: +2,5 milliards de personnes connectées Mutation des comportements individuels et sociaux
    4. 4. Un choix pas facile
    5. 5. Faire confiance à leur résilience Faire évoluer leur ADN
    6. 6. Expérience client
    7. 7. Architecte de leur propre expérience Expérience contextualisée et personnalisée Se baser sur les faits pour créer une apps
    8. 8. Data
    9. 9. Mesurer, écouter passe par la maitrise de la donnée On stocke toutes les infos associées à la data
    10. 10. Plateforme
    11. 11. La plateforme « contient » un lac de données La plateforme casse les silots
    12. 12. Du management vertical …
    13. 13. Entreprise historique sont en silots Structure hiérarchique importante
    14. 14. … au management horizontal
    15. 15. Pure Player en structure horizontalisée Intelligence, transversalité, pluridisciplinarité
    16. 16. Agilité
    17. 17. Inverse des process linéaire Sortie rapide d’un prototype Coordination des équipes Communication et amélioration continue
    18. 18. Top Management
    19. 19. CEO doit être convaincu CEO leader du changement d’ADN CEO devra changer la culture CEO devra simplifier la hiérarchie
    20. 20. Apprendre et former
    21. 21. Tous les collaborateurs sont à former au digital et ses enjeux Formations générales et spécifiques Coaching et communautés de pratiques pour les managers
    22. 22. Changer son rapport au RH
    23. 23. Passer du Diplome/expèrience à Aptitude/Compétence Le savoir est devenu une commodité
    24. 24. Master Plan & Quick wins
    25. 25. Un temps long pour le passage vers la plateforme Un temps court pour acculturer les collaborateurs
    26. 26. Des questions ? Merci pour votre attention

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