OBSERVATOIRE DE LA PRISE
OBSERVATOIRE DE LA PRISE
EN CHARGE DE
EN CHARGE DE
L’HYPOTHYROÏDIE EN FRANCE
L’HYPOTHYROÏDIE EN FRANCE
ETUDE ORCHIDÉE
ETUDE ORCHIDÉE
Méthodologie et
Méthodologie et Objectifs
L’objectif principal de cet observatoire est de documenter les
L’objectif principal de cet observatoire est de documenter les
modalités de la prise en charge initiale de l’hypothyroïdie :
modalités de la prise en charge initiale de l’hypothyroïdie :
– Circonstances du diagnostic
Circonstances du diagnostic
– Bilan réalisé
Bilan réalisé
– Modalités de prise en charge thérapeutique par le médecin généraliste
Modalités de prise en charge thérapeutique par le médecin généraliste
et/ou l’endocrinologue
et/ou l’endocrinologue
L’objectif secondaire est d’estimer le nombre de patients traités par
L’objectif secondaire est d’estimer le nombre de patients traités par
hormones thyroïdiennes
hormones thyroïdiennes
Etude descriptive, de patients débutant un traitement par hormones
Etude descriptive, de patients débutant un traitement par hormones
thyroïdiennes pour hypothyroïdie, ou ayant débuté ce traitement
thyroïdiennes pour hypothyroïdie, ou ayant débuté ce traitement
dans les 6 derniers mois, avec un suivi prospectif jusqu’au 1er
dans les 6 derniers mois, avec un suivi prospectif jusqu’au 1er
contrôle de la TSH après le début du traitement par HT
contrôle de la TSH après le début du traitement par HT
Médecins observateurs et
Médecins observateurs et
caractéristiques des patients
caractéristiques des patients
254 MGs sur 500 et 82 endocrinologues sur 120 ont inclus au moins 1 patient. La
254 MGs sur 500 et 82 endocrinologues sur 120 ont inclus au moins 1 patient. La
répartition des médecins était comparable à celle de la base de sondage utilisée.
répartition des médecins était comparable à celle de la base de sondage utilisée.
1284 patients ont été inclus dans l’étude entre le 30 octobre 2008 et le 5 février 2009.
1284 patients ont été inclus dans l’étude entre le 30 octobre 2008 et le 5 février 2009.
L’analyse a portée sur 1255 patients répondant aux critères d’inclusion.
L’analyse a portée sur 1255 patients répondant aux critères d’inclusion.
Caractéristiques générales des patients:
Caractéristiques générales des patients:
– Proportion des femmes: 84,4% et 1,6% étaient enceintes
Proportion des femmes: 84,4% et 1,6% étaient enceintes
– Age moyen: 52.82
Age moyen: 52.82 
16.30 ans.
16.30 ans.
Les patients inclus par les généralistes étaient plus âgés (54 ans
Les patients inclus par les généralistes étaient plus âgés (54 ans 
 16.14) que ceux inclus par les
16.14) que ceux inclus par les
endocrinologues (50 ans
endocrinologues (50 ans 
 16.14) (p<0.001).
16.14) (p<0.001).
– Indice de masse corporelle: 25,83
Indice de masse corporelle: 25,83 
 4,95.
4,95.
Pathologies associées:
Pathologies associées:
– HTA
HTA 27%
27%
– Hypercholestérolémie
Hypercholestérolémie 27, 9%
27, 9%
– Antécédents de tabagisme
Antécédents de tabagisme 22%
22%
– Diabète
Diabète 6,6%
6,6%
Circonstances du diagnostic
d’hypothyroïdie
Généraliste
Nbre de patients = 835
Endocrinologue
Nbre de patients = 420
p
Suspicion d’hypothyroïdie devant des
signes cliniques et/ou biologiques
673 (80,7%) 288 (68,6%) <0.001
Découverte d’un goitre 157 (18.8%) 40 (9.5%) <0.001
Patient déjà connu pour une
pathologie thyroïdienne associé ou
non :
141 (16.9%) 121 (28.8%) <0.001
Nodule thyroïdien 55 (6.6%) 27 (6.4%)
Goitre euthyroïdien 29 (3.4%) 20 (4.7%)
Cancer thyroïdien 9 (1.0%) 12 (2.8%)
Hyperthyroïdie 34 (2.8%) 43 (10.2%)
Autres circonstances 1
45 (5.3%) 52 (12.3%)
Circonstances diagnostiques de
Circonstances diagnostiques de
l’hyperthyroïdie
l’hyperthyroïdie
1: Inconnue, Bilan en cours, Goitre, Grossesse, Atrophie thyroïdienne, carence iodée, choc émotionnel, craniopharyngiome, dystrophie thyroïdienne multinodulaire, ethylotabagisme,
familiale, Hypothyroïdie frustre, hématocèle, hypoplasie thyroïdienne, hypothyroïdie centrale, hypothyroïdie de carence, hypothyroïdie familiale, insuff rénale chronique diabète II,
insuffisance anti hypophysaire, involution glande, ménopause, nodules thyroïdiens, périphérique, primitive, thyroïde d’involution, thyroïdite, thyroïdite non auto immune, thyroïdite sub
aigue de de quervain, thyroïdite virale, vieillesse
Principales étiologies répertoriées
Principales étiologies répertoriées
60%
12%
2%
8%
3%
15%
56%
19%
4%
5%
4%
12%
Endocrinologue N = 82
Nombre de patients = 420
Généraliste N = 254
Nombre de patients = 835
Thyroïdite auto-immune
Chirurgie
Traitement par iode radioactif
Hypothyroïdie médicamenteuse
Traitements combinés
Autres causes non iatrogènes
ou non précisées
Signes cliniques d’hypothyroïdie
Signes cliniques d’hypothyroïdie
rapportés
rapportés
N = 1255 patients
N = 1255 patients
Fatigue
Fatigue 89.0%
89.0%
Prise de poids
Prise de poids 53.4%
53.4%
Signes digestifs
Signes digestifs 34.7%
34.7%
Intolérance au froid
Intolérance au froid 33.2%
33.2%
Signes musculaires
Signes musculaires 27.6%
27.6%
Signes cutanés
Signes cutanés 24.8%
24.8%
Signes neurologiques
Signes neurologiques 13.4%
13.4%
Signes cardiovasculaires
Signes cardiovasculaires 8.4%
8.4%
Examens complémentaires de la
Examens complémentaires de la
thyroïde
thyroïde
Généraliste
Nbre de patients = 835
Endocrinologue
Nbre de patients = 420
p
TSH mUI/L Normes (0,4 – 4) 780 (94.8%) 356 (86.4%)
Moyenne (écart type) 24.63 (114.28) 20.15 (39.31)
Médiane 8.63 8.1
T4 libre (pmol/L) 426 (51.4%) 252 (60.9%) 0.0017
Moyenne (écart type) 9.60 (9.85) 9.30 (6.92)
Médiane 8.95 9.03
Anticorps anti-TPO réalisé réalisé 468 (59.4%)
positifs 316:
(67.6%)
réalisé 289 (71.6%)
positifs 210: (72.6%)
<0.001
Anticorps anti-thyroglobuline réalisé 415 (54.0%)
positifs 247 (59.5%)
réalisé 190 (49.2%)
positifs 122 (64.2%)
0.1692
Examens morphologiques
Echographie thyroïdienne
Scintigraphie thyroïdienne
652 (78.1%)
641 (98.3 %)
151 (23.2%)
304 (72.4%)
295 (97.0%)
29 (9.5%)
0.0252
0.2001
<0.001
Posologie moyenne et durée entre
Posologie moyenne et durée entre
chaque titration
chaque titration
56,0
70,5
83,5
59,0
72,1
81,1
0
10
20
30
40
50
60
70
80
90
1er dosage 2ème dosage 3ème dosage
Généraliste N = 798 patients
Endocrinologue N = 410 patients
47.9  44.93 jours 42.0  55.58 jours
μg/j
56,0
70,5
83,5
59,0
72,1
81,1
0
10
20
30
40
50
60
70
80
90
1er dosage 2ème dosage 3ème dosage
Généraliste N = 798 patients
Endocrinologue N = 410 patients
Généraliste N = 798 patients
Endocrinologue N = 410 patients
47.9  44.93 jours 42.0  55.58 jours
μg/j
Premier contrôle après traitement
Premier contrôle après traitement
de la TSH et T4L
de la TSH et T4L
N = 1208 patients (96%)
TSH de contrôle réalisée après début du traitement
(mUI/L)
1140 (94.4%)
- Moyenne (SD) - Médiane 6.83 (43.66) - 3
T4 libre de contrôle réalisée après début du
traitement (pmoI/L)
602 (49.8%)
- Moyenne (SD) - Médiane
12.38 (10.98) - 12.77
Conclusion 1
Conclusion 1
Il s’agit de la première étude réalisée en France sur les modalités de la prise en charge initiale de
Il s’agit de la première étude réalisée en France sur les modalités de la prise en charge initiale de
l’hypothyroïdie.
l’hypothyroïdie.
Deux causes émergent:
Deux causes émergent:
– la thyroïdite auto-immune dans un peu plus de la moitié des cas
la thyroïdite auto-immune dans un peu plus de la moitié des cas
– les hypothyroïdies secondaires à un traitement suppressif dans 20%, essentiellement la thyroïdectomie
les hypothyroïdies secondaires à un traitement suppressif dans 20%, essentiellement la thyroïdectomie
Le diagnostic repose sur la TSH, la T4 reste largement pratiquée dans 50%. Le résultat médian
Le diagnostic repose sur la TSH, la T4 reste largement pratiquée dans 50%. Le résultat médian
de 8,51 mUI/L montre que plus de la moitié des patients présente une vraisemblable
de 8,51 mUI/L montre que plus de la moitié des patients présente une vraisemblable
hypothyroïdie fruste et la fréquence du dosage de T4 peut correspondre à ce contexte
hypothyroïdie fruste et la fréquence du dosage de T4 peut correspondre à ce contexte
d’hypothyroïdie fruste.
d’hypothyroïdie fruste.
Ce bilan diagnostique comprend maintenant l’évaluation des anticorps antithyroïdiens,
Ce bilan diagnostique comprend maintenant l’évaluation des anticorps antithyroïdiens,
essentiellement anti-TPO mais aussi peut-être un peu trop largement les anti-Tg
essentiellement anti-TPO mais aussi peut-être un peu trop largement les anti-Tg
L’échographie, bien que non systématiquement recommandée, est plébiscitée par les médecins
L’échographie, bien que non systématiquement recommandée, est plébiscitée par les médecins
qui l’intègrent actuellement à leur bilan diagnostique.
qui l’intègrent actuellement à leur bilan diagnostique.
Lors des visites de suivi, la TSH est l’examen de référence mais la T4 reste réalisée dans la
Lors des visites de suivi, la TSH est l’examen de référence mais la T4 reste réalisée dans la
moitié des cas.
moitié des cas.
Conclusion 2
Conclusion 2
La Thyroxine (Lévothyrox®) est prescrite dans plus de 90% des cas.
La Thyroxine (Lévothyrox®) est prescrite dans plus de 90% des cas.
La posologie initiale et les paliers d’augmentation sont conformes
La posologie initiale et les paliers d’augmentation sont conformes
avec les recommandations
avec les recommandations
L’intervalle moyen entre chaque palier semble relativement long
L’intervalle moyen entre chaque palier semble relativement long
(6 semaines), comparativement aux recommandations (autour de 1 à 4 semaines) et aux
(6 semaines), comparativement aux recommandations (autour de 1 à 4 semaines) et aux
faibles
faibles
facteurs de risque cardio-vasculaires décrits dans la population traitée.
facteurs de risque cardio-vasculaires décrits dans la population traitée.
Le premier dosage de contrôle de la TSH montre une amélioration franche de
Le premier dosage de contrôle de la TSH montre une amélioration franche de
l’hypothyroïdie, puisque le résultat moyen est passé de 23,2 mUI/L avant la mise
l’hypothyroïdie, puisque le résultat moyen est passé de 23,2 mUI/L avant la mise
sous traitement à 6,8 mUI/L après en moyenne 84 jours
sous traitement à 6,8 mUI/L après en moyenne 84 jours
Un dosage de la T4 libre a été réalisé pour la moitié des patients avec un résultat qui
Un dosage de la T4 libre a été réalisé pour la moitié des patients avec un résultat qui
était en moyenne de 9.49 pmoI/L avant traitement à 12.38 pmoI/L deux mois et demi
était en moyenne de 9.49 pmoI/L avant traitement à 12.38 pmoI/L deux mois et demi
après traitement.
après traitement.
Ces données donnent une base concrète pour faire évoluer les pratiques médicales
Ces données donnent une base concrète pour faire évoluer les pratiques médicales
d’une part et aussi pourquoi pas les recommandations de prise en charge.
d’une part et aussi pourquoi pas les recommandations de prise en charge.
Analyses complémentaires
Analyses complémentaires
Tous les patients présentant une hypothyroïdie avérée ou fruste (315 patients) suivant
Tous les patients présentant une hypothyroïdie avérée ou fruste (315 patients) suivant
la définition des recommandations ont été traitées par hormones thyroïdiennes
la définition des recommandations ont été traitées par hormones thyroïdiennes
Les taux TSH après 2 à 3 mois de traitement chez le médecin généraliste et
Les taux TSH après 2 à 3 mois de traitement chez le médecin généraliste et
l'endocrinologue ne sont pas statistiquement différente (8.03 versus 4.55 p=0.13). Les
l'endocrinologue ne sont pas statistiquement différente (8.03 versus 4.55 p=0.13). Les
médianes sont peu différentes (3,1 chez les généralistes et 2,5 chez les
médianes sont peu différentes (3,1 chez les généralistes et 2,5 chez les
endocrinologues)
endocrinologues)
Les résultats des taux de TSH et T4L ne sont pas modifiés par l’exclusion des
Les résultats des taux de TSH et T4L ne sont pas modifiés par l’exclusion des
hypothyroïdies iatrogènes de l'analyse
hypothyroïdies iatrogènes de l'analyse
Parmi les patients éligibles, 232 ont présenté un goitre isolé et 73 un nodule. Les taux
Parmi les patients éligibles, 232 ont présenté un goitre isolé et 73 un nodule. Les taux
moyen de TSH n’ont pas montré de différence statistiquement significative, bien que
moyen de TSH n’ont pas montré de différence statistiquement significative, bien que
moins élevé avant et après traitement pour les patients avec goitre ou nodule avant
moins élevé avant et après traitement pour les patients avec goitre ou nodule avant
traitement. Les taux de T4L n’étaient pas différent
traitement. Les taux de T4L n’étaient pas différent
En cas de Thyroïdite auto-immune les dosages des anticorps ont été réalisés à 79.8%
En cas de Thyroïdite auto-immune les dosages des anticorps ont été réalisés à 79.8%
pour Ac anti-TPO et 65.8% pour les Ac anti-Tg avec un résultat positif respectif de
pour Ac anti-TPO et 65.8% pour les Ac anti-Tg avec un résultat positif respectif de
69.2% et 50.7%
69.2% et 50.7%
Analyses complémentaires
Analyses complémentaires
Parmi les 1146 patients pour lesquels le dosage des Ac anti-TPO et anti-Tg est
Parmi les 1146 patients pour lesquels le dosage des Ac anti-TPO et anti-Tg est
renseignée, 51,4% des patients (589) ont eu les 2 examens, 36,6% (419) n’ont eu
renseignée, 51,4% des patients (589) ont eu les 2 examens, 36,6% (419) n’ont eu
aucun des 2 examens, 11,1% (127) ont eu un dosage des anticorps anti-TPO et
aucun des 2 examens, 11,1% (127) ont eu un dosage des anticorps anti-TPO et
seulement 1% (11) ont eu seulement un dosage unique des anticorps anti-
seulement 1% (11) ont eu seulement un dosage unique des anticorps anti-
thyroglobuline
thyroglobuline
La prescription de scintigraphie augmente chez le MG avec l’âge du praticien : 13,3%
La prescription de scintigraphie augmente chez le MG avec l’âge du praticien : 13,3%
des patients inclus par les MG de moins de 45 ans, 21,6% des patients inclus par les
des patients inclus par les MG de moins de 45 ans, 21,6% des patients inclus par les
MG âgés de 45 à 55 ans et 30,6% des patients inclus par les MG âgés de plus de 55
MG âgés de 45 à 55 ans et 30,6% des patients inclus par les MG âgés de plus de 55
ans (p=0,0012)
ans (p=0,0012)
L’apport de conseils peut être un facteur explicatif de l'atteinte des objectifs
L’apport de conseils peut être un facteur explicatif de l'atteinte des objectifs
(particulièrement prise du traitement à jeun et importance de l'observance). La
(particulièrement prise du traitement à jeun et importance de l'observance). La
moyenne de la TSH est de 3,58 (médiane à 2,6) à 3 mois chez les sujets pour lesquels
moyenne de la TSH est de 3,58 (médiane à 2,6) à 3 mois chez les sujets pour lesquels
un conseil a été donné et de 7,85 sans conseil (médiane de 3,0), mais la différence
un conseil a été donné et de 7,85 sans conseil (médiane de 3,0), mais la différence
n’est pas statistiquement significative (p=0,10).
n’est pas statistiquement significative (p=0,10).
L’analyse comparative des modifications de posologies rapportées au poids du patient
L’analyse comparative des modifications de posologies rapportées au poids du patient
selon la spécialité du médecin ne montre pas de différence entre eux
selon la spécialité du médecin ne montre pas de différence entre eux
Pr Delemer B. Professeur Endocrinologie - Diabète CHU Reim s
Dr Landron F. Médecin Merck Serono Lyon
Dr Aubert J. Médecin généraliste - Pr ass Med Gen Univ Paris Diderot
Dr Nys P. Médecin Endocrinologue - Médecin attaché Beaujon Paris
Dr Bouee S. Médecin Epidémiologiste, Santé Publique CEMKA EVAL
et les
336 médecins observateurs

3542_Presentationsssssddddd_Orchidee.ppt

  • 1.
    OBSERVATOIRE DE LAPRISE OBSERVATOIRE DE LA PRISE EN CHARGE DE EN CHARGE DE L’HYPOTHYROÏDIE EN FRANCE L’HYPOTHYROÏDIE EN FRANCE ETUDE ORCHIDÉE ETUDE ORCHIDÉE
  • 2.
    Méthodologie et Méthodologie etObjectifs L’objectif principal de cet observatoire est de documenter les L’objectif principal de cet observatoire est de documenter les modalités de la prise en charge initiale de l’hypothyroïdie : modalités de la prise en charge initiale de l’hypothyroïdie : – Circonstances du diagnostic Circonstances du diagnostic – Bilan réalisé Bilan réalisé – Modalités de prise en charge thérapeutique par le médecin généraliste Modalités de prise en charge thérapeutique par le médecin généraliste et/ou l’endocrinologue et/ou l’endocrinologue L’objectif secondaire est d’estimer le nombre de patients traités par L’objectif secondaire est d’estimer le nombre de patients traités par hormones thyroïdiennes hormones thyroïdiennes Etude descriptive, de patients débutant un traitement par hormones Etude descriptive, de patients débutant un traitement par hormones thyroïdiennes pour hypothyroïdie, ou ayant débuté ce traitement thyroïdiennes pour hypothyroïdie, ou ayant débuté ce traitement dans les 6 derniers mois, avec un suivi prospectif jusqu’au 1er dans les 6 derniers mois, avec un suivi prospectif jusqu’au 1er contrôle de la TSH après le début du traitement par HT contrôle de la TSH après le début du traitement par HT
  • 3.
    Médecins observateurs et Médecinsobservateurs et caractéristiques des patients caractéristiques des patients 254 MGs sur 500 et 82 endocrinologues sur 120 ont inclus au moins 1 patient. La 254 MGs sur 500 et 82 endocrinologues sur 120 ont inclus au moins 1 patient. La répartition des médecins était comparable à celle de la base de sondage utilisée. répartition des médecins était comparable à celle de la base de sondage utilisée. 1284 patients ont été inclus dans l’étude entre le 30 octobre 2008 et le 5 février 2009. 1284 patients ont été inclus dans l’étude entre le 30 octobre 2008 et le 5 février 2009. L’analyse a portée sur 1255 patients répondant aux critères d’inclusion. L’analyse a portée sur 1255 patients répondant aux critères d’inclusion. Caractéristiques générales des patients: Caractéristiques générales des patients: – Proportion des femmes: 84,4% et 1,6% étaient enceintes Proportion des femmes: 84,4% et 1,6% étaient enceintes – Age moyen: 52.82 Age moyen: 52.82  16.30 ans. 16.30 ans. Les patients inclus par les généralistes étaient plus âgés (54 ans Les patients inclus par les généralistes étaient plus âgés (54 ans   16.14) que ceux inclus par les 16.14) que ceux inclus par les endocrinologues (50 ans endocrinologues (50 ans   16.14) (p<0.001). 16.14) (p<0.001). – Indice de masse corporelle: 25,83 Indice de masse corporelle: 25,83   4,95. 4,95. Pathologies associées: Pathologies associées: – HTA HTA 27% 27% – Hypercholestérolémie Hypercholestérolémie 27, 9% 27, 9% – Antécédents de tabagisme Antécédents de tabagisme 22% 22% – Diabète Diabète 6,6% 6,6%
  • 4.
    Circonstances du diagnostic d’hypothyroïdie Généraliste Nbrede patients = 835 Endocrinologue Nbre de patients = 420 p Suspicion d’hypothyroïdie devant des signes cliniques et/ou biologiques 673 (80,7%) 288 (68,6%) <0.001 Découverte d’un goitre 157 (18.8%) 40 (9.5%) <0.001 Patient déjà connu pour une pathologie thyroïdienne associé ou non : 141 (16.9%) 121 (28.8%) <0.001 Nodule thyroïdien 55 (6.6%) 27 (6.4%) Goitre euthyroïdien 29 (3.4%) 20 (4.7%) Cancer thyroïdien 9 (1.0%) 12 (2.8%) Hyperthyroïdie 34 (2.8%) 43 (10.2%) Autres circonstances 1 45 (5.3%) 52 (12.3%) Circonstances diagnostiques de Circonstances diagnostiques de l’hyperthyroïdie l’hyperthyroïdie 1: Inconnue, Bilan en cours, Goitre, Grossesse, Atrophie thyroïdienne, carence iodée, choc émotionnel, craniopharyngiome, dystrophie thyroïdienne multinodulaire, ethylotabagisme, familiale, Hypothyroïdie frustre, hématocèle, hypoplasie thyroïdienne, hypothyroïdie centrale, hypothyroïdie de carence, hypothyroïdie familiale, insuff rénale chronique diabète II, insuffisance anti hypophysaire, involution glande, ménopause, nodules thyroïdiens, périphérique, primitive, thyroïde d’involution, thyroïdite, thyroïdite non auto immune, thyroïdite sub aigue de de quervain, thyroïdite virale, vieillesse
  • 5.
    Principales étiologies répertoriées Principalesétiologies répertoriées 60% 12% 2% 8% 3% 15% 56% 19% 4% 5% 4% 12% Endocrinologue N = 82 Nombre de patients = 420 Généraliste N = 254 Nombre de patients = 835 Thyroïdite auto-immune Chirurgie Traitement par iode radioactif Hypothyroïdie médicamenteuse Traitements combinés Autres causes non iatrogènes ou non précisées
  • 6.
    Signes cliniques d’hypothyroïdie Signescliniques d’hypothyroïdie rapportés rapportés N = 1255 patients N = 1255 patients Fatigue Fatigue 89.0% 89.0% Prise de poids Prise de poids 53.4% 53.4% Signes digestifs Signes digestifs 34.7% 34.7% Intolérance au froid Intolérance au froid 33.2% 33.2% Signes musculaires Signes musculaires 27.6% 27.6% Signes cutanés Signes cutanés 24.8% 24.8% Signes neurologiques Signes neurologiques 13.4% 13.4% Signes cardiovasculaires Signes cardiovasculaires 8.4% 8.4%
  • 7.
    Examens complémentaires dela Examens complémentaires de la thyroïde thyroïde Généraliste Nbre de patients = 835 Endocrinologue Nbre de patients = 420 p TSH mUI/L Normes (0,4 – 4) 780 (94.8%) 356 (86.4%) Moyenne (écart type) 24.63 (114.28) 20.15 (39.31) Médiane 8.63 8.1 T4 libre (pmol/L) 426 (51.4%) 252 (60.9%) 0.0017 Moyenne (écart type) 9.60 (9.85) 9.30 (6.92) Médiane 8.95 9.03 Anticorps anti-TPO réalisé réalisé 468 (59.4%) positifs 316: (67.6%) réalisé 289 (71.6%) positifs 210: (72.6%) <0.001 Anticorps anti-thyroglobuline réalisé 415 (54.0%) positifs 247 (59.5%) réalisé 190 (49.2%) positifs 122 (64.2%) 0.1692 Examens morphologiques Echographie thyroïdienne Scintigraphie thyroïdienne 652 (78.1%) 641 (98.3 %) 151 (23.2%) 304 (72.4%) 295 (97.0%) 29 (9.5%) 0.0252 0.2001 <0.001
  • 8.
    Posologie moyenne etdurée entre Posologie moyenne et durée entre chaque titration chaque titration 56,0 70,5 83,5 59,0 72,1 81,1 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 1er dosage 2ème dosage 3ème dosage Généraliste N = 798 patients Endocrinologue N = 410 patients 47.9  44.93 jours 42.0  55.58 jours μg/j 56,0 70,5 83,5 59,0 72,1 81,1 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 1er dosage 2ème dosage 3ème dosage Généraliste N = 798 patients Endocrinologue N = 410 patients Généraliste N = 798 patients Endocrinologue N = 410 patients 47.9  44.93 jours 42.0  55.58 jours μg/j
  • 9.
    Premier contrôle aprèstraitement Premier contrôle après traitement de la TSH et T4L de la TSH et T4L N = 1208 patients (96%) TSH de contrôle réalisée après début du traitement (mUI/L) 1140 (94.4%) - Moyenne (SD) - Médiane 6.83 (43.66) - 3 T4 libre de contrôle réalisée après début du traitement (pmoI/L) 602 (49.8%) - Moyenne (SD) - Médiane 12.38 (10.98) - 12.77
  • 10.
    Conclusion 1 Conclusion 1 Ils’agit de la première étude réalisée en France sur les modalités de la prise en charge initiale de Il s’agit de la première étude réalisée en France sur les modalités de la prise en charge initiale de l’hypothyroïdie. l’hypothyroïdie. Deux causes émergent: Deux causes émergent: – la thyroïdite auto-immune dans un peu plus de la moitié des cas la thyroïdite auto-immune dans un peu plus de la moitié des cas – les hypothyroïdies secondaires à un traitement suppressif dans 20%, essentiellement la thyroïdectomie les hypothyroïdies secondaires à un traitement suppressif dans 20%, essentiellement la thyroïdectomie Le diagnostic repose sur la TSH, la T4 reste largement pratiquée dans 50%. Le résultat médian Le diagnostic repose sur la TSH, la T4 reste largement pratiquée dans 50%. Le résultat médian de 8,51 mUI/L montre que plus de la moitié des patients présente une vraisemblable de 8,51 mUI/L montre que plus de la moitié des patients présente une vraisemblable hypothyroïdie fruste et la fréquence du dosage de T4 peut correspondre à ce contexte hypothyroïdie fruste et la fréquence du dosage de T4 peut correspondre à ce contexte d’hypothyroïdie fruste. d’hypothyroïdie fruste. Ce bilan diagnostique comprend maintenant l’évaluation des anticorps antithyroïdiens, Ce bilan diagnostique comprend maintenant l’évaluation des anticorps antithyroïdiens, essentiellement anti-TPO mais aussi peut-être un peu trop largement les anti-Tg essentiellement anti-TPO mais aussi peut-être un peu trop largement les anti-Tg L’échographie, bien que non systématiquement recommandée, est plébiscitée par les médecins L’échographie, bien que non systématiquement recommandée, est plébiscitée par les médecins qui l’intègrent actuellement à leur bilan diagnostique. qui l’intègrent actuellement à leur bilan diagnostique. Lors des visites de suivi, la TSH est l’examen de référence mais la T4 reste réalisée dans la Lors des visites de suivi, la TSH est l’examen de référence mais la T4 reste réalisée dans la moitié des cas. moitié des cas.
  • 11.
    Conclusion 2 Conclusion 2 LaThyroxine (Lévothyrox®) est prescrite dans plus de 90% des cas. La Thyroxine (Lévothyrox®) est prescrite dans plus de 90% des cas. La posologie initiale et les paliers d’augmentation sont conformes La posologie initiale et les paliers d’augmentation sont conformes avec les recommandations avec les recommandations L’intervalle moyen entre chaque palier semble relativement long L’intervalle moyen entre chaque palier semble relativement long (6 semaines), comparativement aux recommandations (autour de 1 à 4 semaines) et aux (6 semaines), comparativement aux recommandations (autour de 1 à 4 semaines) et aux faibles faibles facteurs de risque cardio-vasculaires décrits dans la population traitée. facteurs de risque cardio-vasculaires décrits dans la population traitée. Le premier dosage de contrôle de la TSH montre une amélioration franche de Le premier dosage de contrôle de la TSH montre une amélioration franche de l’hypothyroïdie, puisque le résultat moyen est passé de 23,2 mUI/L avant la mise l’hypothyroïdie, puisque le résultat moyen est passé de 23,2 mUI/L avant la mise sous traitement à 6,8 mUI/L après en moyenne 84 jours sous traitement à 6,8 mUI/L après en moyenne 84 jours Un dosage de la T4 libre a été réalisé pour la moitié des patients avec un résultat qui Un dosage de la T4 libre a été réalisé pour la moitié des patients avec un résultat qui était en moyenne de 9.49 pmoI/L avant traitement à 12.38 pmoI/L deux mois et demi était en moyenne de 9.49 pmoI/L avant traitement à 12.38 pmoI/L deux mois et demi après traitement. après traitement. Ces données donnent une base concrète pour faire évoluer les pratiques médicales Ces données donnent une base concrète pour faire évoluer les pratiques médicales d’une part et aussi pourquoi pas les recommandations de prise en charge. d’une part et aussi pourquoi pas les recommandations de prise en charge.
  • 12.
    Analyses complémentaires Analyses complémentaires Tousles patients présentant une hypothyroïdie avérée ou fruste (315 patients) suivant Tous les patients présentant une hypothyroïdie avérée ou fruste (315 patients) suivant la définition des recommandations ont été traitées par hormones thyroïdiennes la définition des recommandations ont été traitées par hormones thyroïdiennes Les taux TSH après 2 à 3 mois de traitement chez le médecin généraliste et Les taux TSH après 2 à 3 mois de traitement chez le médecin généraliste et l'endocrinologue ne sont pas statistiquement différente (8.03 versus 4.55 p=0.13). Les l'endocrinologue ne sont pas statistiquement différente (8.03 versus 4.55 p=0.13). Les médianes sont peu différentes (3,1 chez les généralistes et 2,5 chez les médianes sont peu différentes (3,1 chez les généralistes et 2,5 chez les endocrinologues) endocrinologues) Les résultats des taux de TSH et T4L ne sont pas modifiés par l’exclusion des Les résultats des taux de TSH et T4L ne sont pas modifiés par l’exclusion des hypothyroïdies iatrogènes de l'analyse hypothyroïdies iatrogènes de l'analyse Parmi les patients éligibles, 232 ont présenté un goitre isolé et 73 un nodule. Les taux Parmi les patients éligibles, 232 ont présenté un goitre isolé et 73 un nodule. Les taux moyen de TSH n’ont pas montré de différence statistiquement significative, bien que moyen de TSH n’ont pas montré de différence statistiquement significative, bien que moins élevé avant et après traitement pour les patients avec goitre ou nodule avant moins élevé avant et après traitement pour les patients avec goitre ou nodule avant traitement. Les taux de T4L n’étaient pas différent traitement. Les taux de T4L n’étaient pas différent En cas de Thyroïdite auto-immune les dosages des anticorps ont été réalisés à 79.8% En cas de Thyroïdite auto-immune les dosages des anticorps ont été réalisés à 79.8% pour Ac anti-TPO et 65.8% pour les Ac anti-Tg avec un résultat positif respectif de pour Ac anti-TPO et 65.8% pour les Ac anti-Tg avec un résultat positif respectif de 69.2% et 50.7% 69.2% et 50.7%
  • 13.
    Analyses complémentaires Analyses complémentaires Parmiles 1146 patients pour lesquels le dosage des Ac anti-TPO et anti-Tg est Parmi les 1146 patients pour lesquels le dosage des Ac anti-TPO et anti-Tg est renseignée, 51,4% des patients (589) ont eu les 2 examens, 36,6% (419) n’ont eu renseignée, 51,4% des patients (589) ont eu les 2 examens, 36,6% (419) n’ont eu aucun des 2 examens, 11,1% (127) ont eu un dosage des anticorps anti-TPO et aucun des 2 examens, 11,1% (127) ont eu un dosage des anticorps anti-TPO et seulement 1% (11) ont eu seulement un dosage unique des anticorps anti- seulement 1% (11) ont eu seulement un dosage unique des anticorps anti- thyroglobuline thyroglobuline La prescription de scintigraphie augmente chez le MG avec l’âge du praticien : 13,3% La prescription de scintigraphie augmente chez le MG avec l’âge du praticien : 13,3% des patients inclus par les MG de moins de 45 ans, 21,6% des patients inclus par les des patients inclus par les MG de moins de 45 ans, 21,6% des patients inclus par les MG âgés de 45 à 55 ans et 30,6% des patients inclus par les MG âgés de plus de 55 MG âgés de 45 à 55 ans et 30,6% des patients inclus par les MG âgés de plus de 55 ans (p=0,0012) ans (p=0,0012) L’apport de conseils peut être un facteur explicatif de l'atteinte des objectifs L’apport de conseils peut être un facteur explicatif de l'atteinte des objectifs (particulièrement prise du traitement à jeun et importance de l'observance). La (particulièrement prise du traitement à jeun et importance de l'observance). La moyenne de la TSH est de 3,58 (médiane à 2,6) à 3 mois chez les sujets pour lesquels moyenne de la TSH est de 3,58 (médiane à 2,6) à 3 mois chez les sujets pour lesquels un conseil a été donné et de 7,85 sans conseil (médiane de 3,0), mais la différence un conseil a été donné et de 7,85 sans conseil (médiane de 3,0), mais la différence n’est pas statistiquement significative (p=0,10). n’est pas statistiquement significative (p=0,10). L’analyse comparative des modifications de posologies rapportées au poids du patient L’analyse comparative des modifications de posologies rapportées au poids du patient selon la spécialité du médecin ne montre pas de différence entre eux selon la spécialité du médecin ne montre pas de différence entre eux
  • 14.
    Pr Delemer B.Professeur Endocrinologie - Diabète CHU Reim s Dr Landron F. Médecin Merck Serono Lyon Dr Aubert J. Médecin généraliste - Pr ass Med Gen Univ Paris Diderot Dr Nys P. Médecin Endocrinologue - Médecin attaché Beaujon Paris Dr Bouee S. Médecin Epidémiologiste, Santé Publique CEMKA EVAL et les 336 médecins observateurs