ARCHITECTURE
PRATIQUE,
QUI COMPREND LA CONSTRUCTION
générale & particulière des Bâtimens ; le détail,
Toisé & Devis de chaque partie, sçavoir, Maçon-
nerie , Charpenterie , Couverture , Menuiserie ,
Serrurerie, Vitrerie, Plomberie , Peinture d'Im-
pression , Dorure, Sculpture, Marbrerie, Miroi-
terie, &c.
AVEC UNE EXPLICATION DES
trenu-Jix Articles de la Coutume de Paris sur le Titre
des Servitudes & Rapports qui concernent les Bâti-
mens , & de l'Ordonnance de 16y3.
Par M. BVilET , Architeffe du Roi & de l'Académie Royale
d'ArchiteSure.
Nouvelle Edition, revue' , corrigée & considérablement aug-
mentée, sur-tout des détails eslentiels à l'usage a£hieldu Toisé
des Bâtimens aux Us & Coutumes de Paris , Se aux Réglemens ■
des Mémoires.
Par M. * * * , ArchiteBe , ancien Inspetfeur - Toiseur
de Bâtiment.
Ouvrage très-utile aux Architectes & Entrepreneurs , à tou#
Propriétaires de Maisons , & à ceux qui veulenibâtii?. /
'^^
A PARIS,
Chez Jean-Thomas Hérissant, Libraire, rue
S. Jacques, à S. Paul & à S. Hilaire.
M. D C C. L V.
4/VMC PRIK/LW-ï DV ROT.
v- A
TABLE
DES TITRES
Contenus dans ce Volume»
,/i PW - Propos, ï*agc *
Explication des termes ujitês es* Géométrie, S
Géométrie Pratique ,pour les Mesures
des superfîcies. planes & des corps solides, 9
Désinitions, 10
£>ej /*£»«•, ibid
■Pw fuperficies, rz
Des sigures de trois cotes, nommées Triangles ou*
Trigones, ibid
*^j figures de quatre cotés $u quadrilatères y
Des Polygones , ou sigures de plufeurs côtés ,
r» I4
Dessgùres circulaires > r$
£>f.r corps solides t 17
Addition aux désinitions % 9
Des lignes courbes, ibid
a 3
. Vj TABLE
JJes lignes droites , îq
J)e la me fur e des fur faces planes-, 2. i
Proposition I. Mefurer la. fuperfeie d*un
quarré , ibid
Propos. II. Mefurer la fuperfeie d'un- reBan-
gle , ibid
Propos. III, Mefurer la fuperfeie d'un trian-
gle rectangle , z 2
Propos, IV. Mefurer la ftipersieie de toutes for-'
tes de triangles ressilignes , ibid
jiutre manière de mefur'er la fuperseie des trian-
gles par la connoijfance de leurs côtés , 23
Propos. V, Mefurer la fuperseie des polygones
réguliers, 24
Propos. VI, Mefurer les polygones irréguliers,
Propos, VII. Mefurer les Khombes, 16
Propos. VIII. Mefurer les Rhomboïdes, ibid
Propos. IX, Mesurer les Trapez.es ejr lesTra*
pezoïdes, ij
Propos. X, Mefurer la fuperseie d'un Cercle y
28
Autre manière de mefurer le cercle, 29
Propos. XI. Mefiirer une portion de Cercle y
ibid
Propos. XH, Mefurer la fuperseie• dxwe EMp-
se , vulgairement appelée Ovale , 31
^Autre manière de mefurer lxellipfè , 32.
Propos. XIII, Meferer les portions d'ellipfc ,
ibid
AMkm 4,ux fugerjetes pknçs*i 33
destitues. vij
De la Mesure ce la supersicie des Corps
Solides, 35
Proposition I. Mefurer la fursace convexe
d'un cylindre > ibicj
Propos. IL Mefurer la superfck d}un cylindre *
dont l'un des bouts ejl coupé par un plan obli-
que a l'4xe , ibid
Prop. III. Mefurer la fursace convexe d'un cône, 3 G
Propos. IV» Mefurer la surface convexe cHim
cône tronquéy 37
Propos. V« Mefurer la sursace convexe d'une
sphere, 3 $
Propos. VI. Mefurer la fupersicie convexe d'une
portion de sphere > 39
Propos. VII. Mefurer la fuperficie dyun ssbè*
roïde oufolide. elliptique y ibid
De la Ste're'ometrie , ou de la Mesure
des Corps Solides , 41
Propos. I. Mefurer la foliditêd'un cube, ibid»
Prop. IL Mefurer unsolide rectangle oblong, ibid
Propos. III. Mefurer un solide rectangle oblong
coupé obliquement en fa hauteur perpendiculai"
r'e , 41
Propos. IV. Mefurer la soliditêd'un prifme, 45
Propos. V. Mefurer la soliditê des prismes-
obliques, 44
Propos. VI. Mefurer U soliditêdes pyramides-
& des cônes y 45
Propos. VIL Mefurer Ufoliditê des pyramide*:
& dss cônes, tronqués h 46
t'4j
Propos. VIII. Mefurer les pyramides & les.
cônes tronqués obliquement, 47
Propos. IX, Mefurer ta folidité d'une sphere
ou globe-y 48
Propos. X, Mesurer la folidité des sartions
d'une fphere , ibid
Propos. XL Mefurer la. folidité des corps régu-
liers y 4^
P&opqs, XIL Mefurer la folidité d'un fphéroï-
de% /t 50
Addition à quelques Proportions précédentes ,
51
X>e la Construction et pu Toisé des,
Çatimens, 53,
$)e l'a conflruttion des cheminées h $6
Isoifé des cheminées , 58
Manteaux de cheminées , 62
T&ifé des manteaux de cheminées x 64
Toifé-des sourneaux & potagers >, 67»
Toift des fours 1 68
Des planchers y JA
Plancher d'une nouvelle especç compte pour 2 t.oi-
'/&■?>,'"■ :' 77
/t'utrçs détails % So
£)es aires , S ^
De s eloisons & pans, de bois % 3 5
Des lambris , • 8 S
Des lucarnes, ' 89
Dçs efçaliers dp perrons % 90,
Des chaufses 4'aifances x 9 $
$}e.s: scellemtns % $j
DES TITRES, ïx
Des Croifées, *o*
Des Bayes de fortes , 1 °3
Intérieur des chambres, * °4
Desrenformis ejr ravalemens , 108
-Dw 7##rj- , 115
Toi/? <afej- »z#r.r afe _/ks«, l ï 7
Additions pour fervir de préliminaires au toisédes
murs de saces, } **
Première addition : Des bayes , ibid
Principes généraux du toisé des bayes aux Us é*
Coutumes de Paris, 119
DifiinBion des bayes, 112.
Des seuillures, 117
Seconde addition : Des demi-saces, 11S
Murs de clôture » 146
Des puits ). 151
Z)s j voûtes, 155
Addition fur les voûtes en berceau, 158
Zl^y? <afc/ voûtes demi-ovales, 1 60
Toifé Géométrique des voûtes comparé avec le Toi"
sé aux Us ejr Coutumes, 1(31
Méthode pour dégager les reins en moilon dans une
voûte en pierre de taille, 164
Obfervations particulières fur les voûtes, 165
Des voûtes d'arrêté , 166
Des voûtes en arc de cloître , 171
Des arcs double aux , *74
X^ej voûtes en cul de sour, 176
Des voûtes en trompe , 181
Terres majsives pour le vuide des caves , 189
Des faillies & moulures x 19 *
Moulures _fimpl.cs, -191
s -, TABLE
Moulures couronnées de silets, * $ J
De l'Ordre Tofcan r 194
De rOrdre Dorique , ibid
De P Ordre Ionique , 19 6
Z)e l'Ordre Corinthien, 197
D(? /<* manière dont on doit toijer Us TAilleurs de
pierre qui travaillent à leur tâche , 215
De la confiruBion en pierre de grais, vulgaire*
ment nommée Graisserie, 2,15
Toifé de la graifserie , 21$
Détail de la graifferie , 221
De la, conjiruction des murs de Rempart ejr de
Terrase, ibid
Toifé des pilotis, 233
Du toifé cube des murs de Rempart & de Terraf-
fè appliqué a un baflion & à une courtine, ce'
qui peut fervir à toutes les parties dyune For-
tisication , 235
Mefurer un mur en talus & en rampe , 241
Mefurer un mur circulaire & en talus % 242
Méthode pour teifer les terres cubes de hauteurs
inégales, par rapport à un. pian de. niveau ou
en pente , 244
De la pierre en général, 247
De la pierre de taille ejr du moihn. quon emploie
a Paris & aux environs., 250
Du plâtre y 25 y
De la latte & du cloud,, 256
De la chaux , ibid:
Du fable , ciment & mortier. 257
De la brique , 2 5 &
Formule pour tes règlement de mémaire:s< dis M&>
DESTITUES. xj
çonnerie, 159
Des légers ouvrages, 268
De la Charpenterie , »^9
Des planchers, 184
Des pans de bois & cloisons , 188
$ês cloifons, 191
Des efcaliers y 293
D» /<?//? <sfej ^/x de charpenterie, i$<>
T<^/e de la réduction des longueurs des bois em-
ployés dans les Bâtimens , félon ce qui se pra-
tique aujourd'hui s 300
Table des divijîons en quarts sur les soibles lon-
gueurs relatives a la toife , 304
Addition au toifé de la Charpenterie , 307
I, "Toisé des combles en général, 310.
II, Des Planchers en général, 311
III, Des pans de bois & cloifons, 315
IV, Des escaliers , 316
Des bois élégis & circulaires. Des poteaux de
barrière & ctécurie. Des râteliers. Des remets
de puits Des pilotis, 318
Des vieux bois ejr étayemens, 310
Du toisé bout-avant en Charpenterie. 32*
Du règlement des mémoires de Charpenterie, 313
Du toifé des bois de charpente aux Us & Coutu-
mes de Rouen , 3 24
Des Couvertures » 3 z<*
loise des couvertures, 3Z^
Addition au toisé de la couverture, 333
Etat far lequel on petit se sormer une idée de la
dépense en couverture , 3 3^
}£>jjtimâxfan des ouvrages; de couverture , 338
xij < TABLE
Autres espeees de couvertures , 339
De la Menuiserie y 3 40
Des croisées, 34a
Des lambris, 345
Z>» parquet, 34e?
Dm cloifons de menuiserie% 349
Addition à la Menuiserie » ibid
.De x^ Ferrure > 351
Ferrure des croifées , 353
Addition à la serrure , 359
i?E 1^ grosse Fonte, on Fer sonm?, 361
D£ Ijl PiOJWBERse , 3 *> 3
Addition à la plomberie , 366
De la Vitrerie, 371
Addition à la Vitrerie, cjrson Toisé, 371.
Z?» wrrtf de Bohème , 3 74
.De la Miroiterie'^ 376
.De e^€ Peinture d'impreston, 377
Addition à la Peinture d'imprejpm , 378
Prix actuel des peintures , 3 S z
Z*E e^€ Dorure 4 383
De x.4 Bronze , 384
De Ij4 Sculpture y 3 S 5
De t^î Marbrerie , , 388
Pràr afe différent Marbres ,. 391
Des E/Ecnr .4 lAngloise , 394
Du Pavé de Grais, 39^
Addition au pavé de grais 3 397
De t^ rcniMNGE des. Fosses d'aisances , 399
Dijsérens poids des matières employées dans les
Bâtimens, 400
Rapport des monnaies anciennes avec celles d'au*
DES TITRES. xiij
purd'hid , relativement au Bâtiment, 401
De la Garantie des Edisices, 404
De la demande du -payement des travaux en Bâ-
timent b 40 5
Des états de maisons > 4°7
EXPLICATION DES ARTICLES DE
la Coutume qui regardent les
Bastimeks.
Article 184. Quand &-comment se sont vlsi-
tations, 410
Art. 185. Comment doit être fait yfignè & dé-
livré le rapport , 41a
A rt . 18 6. Comment ser vitude & liberté s'acquiè-
rent, 415
Art. 187. Qui a le filiale dejfus é* le dejfous,
s'il n'y a titre au contraire, 414
Art. 188. Quel contre-mur esi requis en éta-
Art. 189. Idem des cheminées & des âtres ,
. 416
Art. 190. Pour sorge, four ou sourneau, ce
qu*on doit obferver, 417
Art. 191. Contre-mur ou épaiseur de maçonne-
rie pour privés ou puits, 41S
Art. 191. Pour terres labourées ou sumées, ejr
four terres jettijfes , 419
Art. 193. En U Ville & Fauxbourgs de Paris,
saut avoir privés. 411
Art. 154. Bâtijfant contre un mur non mitoyent
xi* TABLE
ce qui fe doit payer > éi quand 411
Art. 195. Si l'on peut hausser un mur mitoyen ,
ejr comment^ 422
Art. 196. Pour bâtir fur un mur de clôture,
423.
Art. 197. Les charges qui fe payent au voisin,
• ' Z ; 4H
Art. 198. Pour fe loger & édisier au mur mi-
toyen , 425
Art. 199. Nulles senêtres ou trous pour vues
au mur mitoyen, 416
Art. 200. Fenêtres ou vues en mur particulier ,
ejr comment, ; 41-7
Art. 201. Fer maillé', ejr verre dormant, ce
quec'efl, 428
Art. 202. Disiances pour vues droites ejr bayes
de coté, 429
Art. 203. Signisier avant que démolir ou per-
cer mur mitoyen , à peine, &c. 450
Art. 204. On le peut percer} démolir & réta-
blir , & comment, 43 I
Art. 205. Contribution à refaire le mur com-
mun pendant ejr corrompu, 432
Art. 106. Poutres ejr folives ne fe mettent dans
les murs non-mitoyens , 434
Art. 207. Pour ajfeoir poutres au mur mitoyen,
ce qu il faut saire, même aux champs, ibid
Art. 208. Poutre fur la moitié d'un mur com-
mun , & à quelle charge, 4 3 6
Art. 209. Ez> Ville ejr Fauxbourgs, on contri-
bue a mur de clôture jusqu'à dix pieds. 437
"Art. 210. Commenthors lesdites Ville & Faux-
DESTITUES. xv
hourgs, 438
Art. 211. Si murs de féparation font mitoyens,
& des bâtiment & réfemon d'iceux, ibid
Art. i;ii Comment on.peut rentrer au droit.du
mur, -439
Art. 113. Dw anciens fojfés communs , idem
^#e */« 7»#><s «fe féparation , 440
Art. 114. Marques du mur mitoyen en particu-
lier, t ibid
Art. 215. jOw fervitudes retenues & consli-
tuées par père de samille, 441
Art. i î 6. Deflination de père de samille par
écrit, 442
Art. 217. P<?#r _/2^&r 4 eau ou cloaques, <£/*
tance du mur d'autrui ou mitoyen , 44 3
Art. 218. Porter hors ia ville ■ vuiâanges de
privés', ibid
Art. 219. Enduits & crépis en vieux mur ,&
comment, 444
Manière de donner les allignemens des murs mi-
toyens entre Particuliers propriétaires des mai-
sons fuivant l'usage, fjr comment chacun y doit
contribuer pour sa part ejr portion , 445
0* la manière dont on doit saire les devis des
batimens, 45 *
Forme des devis, 45 J
Maçonnerie des murs de sondations & de voûtes
jusqu'aurez, de chaussée, 456
«^* >"«*. <& chaupe, 459
Devis de la charpenterie t 469
Pour les planchers, 47°
fW les cloisons & pans de bois 9 ibid
xvj TABLE
Tour les efcalkts , a*j
'Devis de la couverture, a-i±
Devis de la plomberie ^ ^n-i
Devis de la menuiserie,  474
De la serrure, 47 <ç
Du gros ser, 477
De la vitrerie, ibid
De la peinture ttimprejsi&n $ ibid
D» pavé de grais > 4-78
Fin âc la Table des Titres,
* a
AFANT-PROPOS.
AVANT-PROPOS.
E m'étonne que l'on ait été jusqu'à
présent sans donner au Public un
Traité bien ample du Toifé des
Bâtimens ; car non seulement il elt
utile à ceux qui font bâtir , d'avoir une con-
noisïance de l'usage du Toisé , pour n'être pas
trompés sur la dépense qu'ils ont à faire , mais
il est absolument nécesïaire aux Entrepreneurs
de savoir exactement toiser leurs Ouvrages.
Il y a eu quelques Auteurs qui en ont écrit :
Ducerceau dans son Livre des 50. Bâtimens,
imprimé en iiîiï.a donné le Toisé de chacun
des Bâtimens qu'il propose, pour en faire con-
noître la dépense. Mais outre qu'il ne parle
point de pluueurs Ouvrages qui n'étoient pas
en usage de son temps, comme des Planchers
creux, des Cloisons creuses & autres -, il n'en-
tre pas même dans le détail des Moulures, ôc
se contente de dire qu'une Corniche doit être
comptée pour une demi-toise , ce qui ne peut
pas servir de régie, parcequ'il y a des Corni-
ches où il se trouve une sois plus d'ouvrage
qu'en d'autres -, ainsi l'on ne sauroit s'asiurer
Cur ce qu'il a écrit du Toisé. Il dit à la fin, que
A
x AVANT-VROPOS.
le Roi par un nouvel Edit avoit ordonné que
les Faces des Bâtimens seroienc toisées leur
longueur sur leur hauteur seulement, comme il
elles étoient toutes unies , sans avoir égard
aux ornemens d'Architecture s & que quand
on en voudroit beaucoup faire , qu'il en seroit
fait un Marché à part, suivant des Desseins
arrêtés. Je crois que c'est ce qui a donné lieu
à l'ulage duToisé , que l'on appelle Toifé bout-
avant , c'est-à-dire, toiser les Faces des Maisons
& autres Ouvrages la longueur sur la hauteur
.seulement. Il y a plusieurs autres particularités
dans cette manière de toiser qu'il seroit inutile
de rapporter, puisqu'elle n'est plus en usage.
Depuis cet Auteur, Louis Sa vot , Médecin,
a. fait un Livre intitulé, l'Architecture Francoi-
se , dans lequel il y a un Chapitre du Toisé
de iaMaçonnerie 8t de la Charpenterie j mais ce
qu'il en dit est si confus, qu'il est difficile d'en
tirer aucune instru&ion , parcequ'il n'a point
suivi d'ordre,ni traité aucun Ouvrage à fonds ;
ce qui fait allez connoître qu'il n'en parloit
pas comme savant , auiîi bien que de plu-
sieurs autres choses sur l'Architecture qu'il a
traitées dans son Livre , auquel il a donné un
titre qui ne fait pas honneur aux Architectes
François ; car si un Architecte ne savoit que
ce qui y est contenu , il seroit très-ignorant.
Mais c'est la manière de plusieurs Personnes de
lettres, lesquelles ayant étudié quelque temps
l'Architecture, s'imaginent en entendre mieux
les princip'es,que ceux qui en font profession. Ce
qui peut leur donner cette présomption, c'est
AFANT-PROPOS. y
£p*ils trouvent si peu de ceux qui se disent Ar-
chitectes , qui le soient effectivement, qu'ils
croient aisément être plus habiles ÔC plus éclai-
rés qu'eux» Il est vrai qu'ils peuvent acquérir
une notion générale de l'Architecture par la, .
lecture des bons Auteurs, 6c après avoir vil
quelques Ouvrages estimés des Savans j mais
ils ne lavent pas pour cela s comme ils le
croient, la théorie de cet Art : cette partie ne
s'acquiert qu'avec beaucoup d'étude &. d'expé-
rience , en sorte qu'elle est inséparablement at-
tachée à la Pratique, &. qu'il faut joindre l'une
a l'autre pour être habile. La théorie de l'Ar-
chitecture est un amas de plusieurs principes
qui établiiïent, par exemple, les règles de l'A-
nalogie , ou la seience des Proportions, pour
composer cette harmonie qui touche si agréa-
blement la vue , & qui inltruisent des régies
de la bienséance, pour ne rien faire qui ne
soit d'un caractère convenable au sujet que l'on
s'est proposé j ce caractère doit être exprimé
par le choix de certains Membres, dont l'or-
donnance &. l'arrangement doivent faire con-
noître que le tout & ses parties ont ensemblc
un rapport mutuel à l'espéce de Bâtiment dont
il s'agit. Voilà une légère idée de la théorie
de l'Architecture, Se ce qu'à peine posiedent
bien ceux qui ont étudié dès leur jeunesse, &.
<Jtu avec toutes les parties nécesïaires , comme
le Desïein,les Mathématiques, principalement
la Géométrie, la lecture des Auteurs, l'étude
des Ouvrages antiques & modernes , cela joint
a un heureux génie & à un bon jugement,
Aij
4 ÀVÂNT-PROVOS.
ont eu des occasions avantageuses pour join-
dre par une longue expérience & une grande
application , la pratique à la théorie ; à peine,
dis-je, ceux qui ont tontes ces qualités, diffi-
ciles à trouver dans une même Personne-,'peu-
vent-ils -parvenir à ce qu'on appelle le bon goût
qu'il faut avoir pour décider justement sur la
compofitien de plufîeurs Delïèins que l'ûRpeut
faire sur 'Un même'su jet, afin de ohoisir le plus
convenable. Gela paroît cependant si facile à
bien des gens, qu'ils s'imaginent que sans au-
cune seience , il suffit d'avoir un peu de bon
sens pour s'y connoître 8c pour en décider.
Pour revenir an Toisé des Bâtimens, nous
îi'avonsrieneu jusqu'ici de plus ample sur cette
matière, que ce que M. -de Fernere , Avocat au
Parlement, a depuis peu donné au public dans
son grand Coûtumier -, mais le Toisé des plus
dissiciles ouvrages n'yestpas expliqué. Je ne pré-
tens pas trouver à redire à ce qu'a fait cet
Auteur ; mais il est certain néanmoins que
quand la clïose sera poiuTée plus loin, le Pu-
blic en recevra plus d'utilité : c^est pourquoi
j'ai donné à ce Traité toute l'étendue dont il
a besoin pour le rendre intelligible & utile.
Je commence par une Géométrie-Pratique ,
afin que ceux qui voudront sa voir à fonds le Toi-
sé des Bâtimeus, ne sbient pas obligés d'avoir
recours à d'autres Livres. Je parle de la cons-
tru&ion de toutes les sortes d'ouvrages qui
composentun Bâtiment, avant que d'en don-
ner le Toisé, non seulement pour le mieux ex-
pliquer, mais ausïi pourinstruire ceux qui font
AVANT-PROPOS. $
bâtir,, & pour empêcher qu'ils ne soient trom-
pés. Je me suis un peu étendu sur le Toisé des
Moulures, afin qu'il n'y eût aucune difficulté
<ians les différens cas qui se rencontrent par leur
anemblage. J'enseigne ensuite la manière de
construire èc de toiser les Murs de Rempart:
èc lesMursdeTerraiTe, & je donne-une règle
fondée sur les Méchaniques, par le moyen de
laquelle on peut asTez justement savoir leur
épaissèur par rapport à la hauteur des Terres
qu'ils doivent soutenir.
Et comme la Charpenterie fait une des prin-
cipales parties des Bâtimens , j'ai traité cette
matière un peu amplement. Je parle de l'ori-
gine des Combles , des fautes que Ton y com-
met :• je donne quelques règles pour savoir
les grosseurs des Bois par rapport à leurs por-
tées , & j'explique la manière de les toiser sui-
vant l'Usage , &. autrement (a).
Je parle ensuite de- la Couverture , de là
Plomberie , de la Menuise.rie , de la Fer-
rure , de la Vitrerie , de la Peinture d'impres-
ïîôn, 6c du Pavé de grais j ôc je donne la ma- ,
niére de toiser ou de compter ces sortes d'Ou-
(a) Pour rendre cette nouvelle Edition de l'Architec-
ture de M. Bullet encore plus utile,.j'ajouterai dans le
corps de l'Ouvrage un. autre Traité du Toisé des Bois de.
Charpente suivanjc l'Usage actuel, Se tel qu'il se prati-
que aujourd'hui dans les Bâtimens de Paris -, on y. trouve-
ra aussl la manière de les toiser suivant l'ufage de Rouen,
& ensuite la manière de toiser bout-avant, tel que ce
Toisé se pratique dans les Bâtimens du Roi, Sç ail-
leurs.
m
| AVANT-? ROP OS.
vrages {a). Je ne dis rien des prix, parcequ'ils
sont différens sélon les endroits où l'on fait
travailler, Se même fuivant que les Ouvriers
sont plus ou moins habiles , & par conséquent
plus chers les uns que les autres ; ainsî j'ai cru
ijue ce seroit une chose inutile. Je me suis seu-
lement contenté de donner quelque connois-
sànce de la bonne ou mauvaise qualité des ma-
tériaux.
Pour ne rien omettre dans ce Traité de
tout ce qui concerne les Bâtîmens , je rap-
Î>orte l'expoution du! texte de la Coutume sur
es Servitudes ,, & les Rapports des Jurés. J'en
donne une explication établie par l'usage, afin
qu'on puisîè y avoir recours dans le beioin (£)»
(a) M. Bullet n'a point parlé des Ouvrages faits en
Grais , de la Dorure, de la Marbrerie } de la Sculpture,
de la Miroiterie, du Treillage, de la grosse Fonte , des
Cabinets à VAngloise s & de la Vuidange des Fojses
d'aifance. J'en traiterai par des Additions que je
ferai à chaque Partie du Bâtiment comprise dans cet Ou-
vrage. .
(b) Les explications que M. Bullet a données sur les
articles de la Coutume concernant les Bâtimens, ne sont
point assèz étendues. J'y ajoute quelques observations
que j'ai faites dans mes exercices, & quelques autres Ar-
ticles de la Coutume concernant l'acquihtion des Mai-
sons, où j'explique dans quel cas elles sont sujettes i
Retrait ou non, 8c autres choses qu'un Architecte ou
Maître Maçon doit savoir , pareeque le plus souvenc
ce sont eux qu'on consulte les premiers, sur ces, ma-
tières.
Je traite auffî des Réparations Locatives-, & j'y dis-
tingue celles qui sont à la charge du Propriétaire, & cel-
les qui sont à la. charge du Locataire ; ce qu'un Proprié-
AVANT-PROPOS. 7
Je parle aussl de la manière dont on donne les
Allignemens pour les Murs entre les voisins.
Je donne enfin un modèle de Devis , par
lequel je tâche de faire entendre comment l'on
doit éviter les équivoques 8c les contestations,
en spëcifiant toutes les circonstances qu'on doit
y observer. Voilà en général ce que contient
le Livre que je donne au Public.
Fin de l'Avant-Propos.
taire doit observer en louant sa Maison, & ce dont un
Locataire est garand & responsable. ■
Enfin , je parle de la garantie des Ouvrages de Bâti-
ment -, du temps que chaque Entrepreneur en eil tenu 5
& je cite les Articles de l'Ordonnance au sujet du temps
de leur payement.
A iv
■m
Explication de Termes ufités en Géométrie.
AXIOME. C'est. une vérité claire & consiante qu'on con-
çoit sans étude , dont tout le monde convient ; comme, par
exemple : Le Tout ejl plus grand que lu Partie: Plusieurs Quan-
tités égales chacune- à une même Quantité } sont égales entr'el-
les. , &c.
PROPOSITION. C'est une Question qu'on no connoît
point, parcequ'on ne l'a point étudiée, mais qui devient Propo-
rtion aussitôt qu'on y fait attention, qu'on a par ce moyen droit
de demander qu'on la reçoive comme incomestable. La Propo-
sition renfermé les Désinitions , les Problêmes , & les Théorèmes.
DEFINITIONS. C'est une Proposition qui détermine
l'idée d'un moj , ou qui donne une notion distinéte de la çhosè
qu'on veut que ce mot signifie. Par exemple , on désinit ainljt
un Segment de Cercle ; C'eft une Figure plane terminée par un arc
de cercle, & par- une ligne droite*
PROBLEME. C'est une Proposition. qu'il faut démon-
trer i mais dans laquelle il s'agit de faire quelque chose, & de
prouver qu'on a fait ce qu'on s'étôit proposé de faire. Par
exemple , insçrire un. Cercle dans un Qiiarré, est un Problême ,
parcequ'il faut manœuvrer, 6k ensuite démontrer: Ce qu'on ex-
prime par ces quatre lettres C.Q.F. F. qui veulent dire : Ce cpiil
salloii saire.
THEOREME.. Ce font des Pfopositions qui ■ ne font
qu'exposer une vérité, & qu'il faut démontrer. Par exemple,
les Côtés opposét d'un Reélangle sont égdiix entreux , est un Théo-
rême dont il faut démontrer la vérité : Ce qu'on expririie par ces;
lettres C. Q. F. D. qui veulent dire , Ce qsi'il sa'loit-démontrer.
COROLLAIRE. C'est une Propoiition qui n'est qu'une
suite & une conséquencç d'une autre précédente*
L E M M E. C'est une Pr-op.osition qui n'çst au lieu où elle est %
«ue pour servir de preuves a d'autres qui suivent.
S C HOLÎES. Cesontdes remarques particulières que l'on
sait, pour ne pas s'écarter d'un principe qu'on a établi.
HYPOTHESE & CONSEQUENCE. On nom-
me Hypothise , les conditions ajisquelles on ait qu'une chose doit
être ; & Çonséquence, ce qui résulte de l'Hypothèsç , qu'il faut
démontrer. Par exemple , lorsque l'on dit ; Si un Triangle esllso-
*ele , il aura deux angles & deux côtés égaux. Cette partie , Si
un Triangle est Ifocele , est l'Hypothèse ; & celle-ci, U-
ûura deux angles & deux côtés égaux , c'est U CONSEQUENCE
qu'il saui dgHlCWejF,
GEOMETRIE
PRATIQUE,
POUR LES MESURES
DES SUPERFICIES PLANES
E T
DES CORPS SOLIDES.
L faut premièrement savoir , que le mot
de Mcjure, dont je me servirai dans la suite,
pour expliquer les Figures que je proposerà
de mesurer ») est un mot commun pour
toute sorte de Mesures ausquelles on vou-
dra l'appliquer sélon les difFérens Pays ; comme en
France , la Toise qui a six pieds, dont chaque pied est
divisé en douze pouces, & chaque pouce divisé en dou-
ze lignes ; & en d'autres Pays , comme Cannes, Verges t
t'aimes, &ç. & autres qui ont leurs divisions & leurs
sou-divifîons, Ainsi. en me servant du mot de Mefure, je
l'entens en général de toutes ces sortes de Mesiires
dont on se sert dans les difFérens Pays. J'avertis de plus
que je ne supposerai des Fractions que le moins qu'il me
sera possible , afin de rendre l'intelligence de la Mesure
«Us Figures que je proposerai, plus_a2ée j parceque cela.
io Géométrie Pratique.
appartient plutôt à l'Arithmétique qu'il faut savoir j
avant que d'apprendre cette partie de la Géométrie Pra-
tique.
Il est absolument nécessaire, avant que d'entrer dans la
Géométrie Pratique , de donner la Définition de cer-
tains termes , lans lesquels on ne peut rien entendre
dans cette Science. C'est pourquoi j'ai cru être obligé
de les mettre iqi, pour ceux qui n'en ont aucune connoifc
sance, & qui voudront s'en servir pour leur utilité.
DEFINITIONS-
DES LIGNES.
LE POINT est ce qui n'a aucune partie.
La LIGNE, qui est la première grandeur mesu-
rable , est une longueur sans largeur j & les extrémités
de la Ligne sont Points.
Des Lignes, il y en a de Droites & de Courbes.
La Ligne Droite est celle qui est également étendue
entre ses points.
Des Lignes Courbes, il y en a de Circulaires, d'Ellip-
tiques , d'Hyperboliques, de Paraboliques, de Spirales,
d'Hélices, & autres.
ANGLE, est l'inclinaison de deux lignes sur un même
plan qui se rencontrent en un point, comme si la ligne
AB & la ligne BC se rencontrent au point B, elles fe-
ront un angle. Fig. i. s
Des Angles, il y en a de droits, d;'obtus & S aigus (a):
Quand une ligne tombe sur une autre ligne , en sorte
(tf) Les Ouvriers appellent l'Angle droit, d'Equerre, l'Angle
obtus , du Gras , & l'Angle aigu , du Maigre. Ainsi lorsqu'ils
disent qu'il y a du Maigre à une pierre, c'est que l'Angle est ai-
gu ; ainsi des autres.
Désinitions. 11
«qu'elle fait des angles de part & d'autre égaux , ces
angles s'appellent Angles droits, & la ligne tombante
sur l'autre ligne , s'appelle Perpendiculaire : ainsi la
ligne BD Fig. 2. étant perpendiculaire sur la ligne
AC, les Angles ADB & BDC seront égaux , & par
çonséquent droits.
A
N
Fig. 2.
—ta
Mais quand une ligne ne tom-
be pas perpendiculairement sur
une autre ligne , elle fait les an-
gles inégaux, dont le plus grand
s'appelle Angle obtus, & l'autre
s'appelle Angle aigu : comme si
la ligne BD tombant sur la ligne
-A. D C AC au point D , sait les angles
BDA & BDC inégaux, le plus grand BDA, s'appelle
Angle obtus, & le moindre BDC, s'appelle Angle aigu.
Les Angles s'expriment par trois lettres , dont celle
«u milieu est la rencontre des lignes, & montre l'Angle
que l'on veut exprimer, comme l'Angle obtus BDA, &
l'Angle aigu BDC.
Quand deux lignes quelconques, droites ou courbes,
sont posées sur un même plan, de manière qu'étant pro-
longées à l'insini, elles soient toujours également disan-
tes lune de l'autre, on les appelle Lignes Parallèles,
comme les lignes AB, CD.
£■ —-?
z Géométrie Pratïqïïï.»
DES SUPERFICIES.
SUPERFICIE, est un espace renfermé de lignes, ou
une longueur & largeur sans profondeur ; cette Superficie
par rapport à ses côtés, s'appelle Figure Plane.
Des Figures de trois côtés , nommées Triangles
ou Trigones.
Le Triangle est la première des Figures planes, la-
quelle peut être considérée en six différentes façons ;
trois par rapport à ses côtés, & trois par rapport à ses
angles. v
Le Triangle considéré par rapport à ses côtés, est ou
Ecjuilatéral, ou Isocéle, ou Scaléne.
Le triangle Equilatéral a ses. trois côtés égaux, com-
me le triaDgle A.
Le triangle Ifocéle a deux côtés égaux , comme le
triangle B.
Le triangle Scaléne a les trois côtés inégaux, comme
le triangle G.
Le Triangle considéré'par rapport à ses angles, est ou.
Retlangle, ou Amblygone, ou Oxygone.
Un triangle est Rellangle, lorsqu'il a un angle droit ;
comme le triangle D.
Un triangle est Amblygone, quand il a un angle obtus ^
comme le triangle E.
Un triangle est Qxygone, quand il a tous ses angles
aigus, comme le sriangle F.
Dir INITIONS, n
aB La Bafe d'un Triangle considérée
par rapport à l'angle qui est au Som-
met,, est le côté oppoié à ce même
angle. Comme au Triangle ABC , si
_; l'on considere l'angle B pour le Com-
met , AC sera la Base du triangle.
Des Figures de quatre Cotés , ou Quadrilatères.
La séconde des Figures planes reétilignes, est le Qttar-
ré, qui a les quatre côtés & les quatre angles égaux ,
comme la Figure I.
Parallélogramme, Quarré-long,ouReBangle, (a) (ces
trois noms sont synonimes , ) c'est une Figure qui a les
quatre angles droits, & les côtés opposés parallèles &
«gaux, comme la Figure A.
I
Rbomhe QM,Loz.ange3est une Figure qui a les quatre
«ôtés & les angles opposés égaux , dont deux sont aigus ,
& les deux autres obtus, comme B. Fig. i.
Rhomboïde, est un Rhombe barlong , qui a les côtés
& les angles opposés égaux, comme C. Fig. 2.
( «■) Les Ouvriers l'appellent encore Barlong, ou Quarré Bar-
long. Cette définition n'est pas des plus régulières. Un Varalltlo-
grawneett. une Figure de quatre côtés , dont les angles 6k les cô-
tés opposés sont égaux, & il n'est Rtllanglc que lorsque scs
angles sont droits.
14 Géométrie Pratique.
Fig. 2.Fijr. I.
c7 2L
1
trapèze (a), eu une Figure qui a les quatre côtés iné-
gaux , comme ACBD Fig. 8o, mais dont deux sont
parallèles. On l'appelle encore Trapèze Régulier.
Trapezoïde ou Trapèze irrégulier, eu. une Figure qui a
les quatre côtés & les quatre angles inégaux, & n'a aucune
de ses lignes parallèles, comme la figure ÀDCBEF.
8o
"ffî
9
Des Polygones, ou Figures de plujteurs côtés.
Des autres Figures reélilignes, celles qui ont les an--
gles & les côtés égaux, sont appellées Régulières.
Celles qui n'ont ni les côtés ni les angles égaux, s'ap-
pellent Figures Irrégulieres. Elles sont comprises l'une &
l'autre sous le nom général de Polygones.
Des Régulières, celles qui ont cinq côtés & cinq an-
gles égaux, s'appellent Pentagones, comme E , Ftg. y.
70
n
{a) Ondistingue encore les
Trapèzes en Rcliangles & en
Ifocéles, Le Trapèze Reftangle.
a deux angles droits & deux cô-
tés parallèles , comme ACBD
ci-dcssus , Fig. So.8c le Tra-
________________________ peze Isocèle a deux côtés pa-
rallèles & les angles sur les mêmes côtés égaux, comme la Figure
ci-contre 70.
10
D FINITIONS. *s— *j * x X^ X *■ A ^ *^ w# * ^
Celles qui ont six angles & six côtés égaux, s'appeï
it Hexagones, comme F . Fia. 6.lent Hexagones, comme F , Fig. 6.
Celles qui ont sept côtés & sept angles égaux, s'ap-
pellent Heptagones, comme G, Fig. 7. & ainsi du reste,
comme de l'Otlogone, Enneagone, Décagone, Endeca-*
gone, Dodécagone, &c.
Fig. S. Ftg.J.
Des Figures Circulaires.
Le Cercle est une figure com-
prise d'une seule ligne, appellée
Circonférence, laquelle est décrite
d'un point au-dedans 5 que l'on ap-
pelle Centre, duquel point toutes
les droites menées à la circonsé-
rence sont égales entr'elles, com-
me la Fig. ACBF, dont le Centre
est D, & les Lignes AD ou DB ,
s appellent demi-Diamètres ou Rayons : les Lignes AB
ou CF qui passent par le centre, & qui se terminent à la
circonsérence, s'appellent Diamètres du Cercle.
Toute portion de circonsérence du Cercle s'appelle
«**& Si une ligne est menée au-dedans du Cercle,& qu'elle
touche en deux points la Circonsérence sans pasTer par le
centre, cette ligne s'appelle Corde de l'Arc qu'elle sou-
tient, comme la ligne CB, qui foutient l'Arc CGB (a).
( a) Les Ouvriers appellent la Circonférence ou autre partie
cintrée, Contour ou Pourtour; un demi-Diamètre ou Flèche,
ï£ Géométrie Pratique.
Secteur de Cercle esi une Figure comprise d'une partie
de circonférence , & de deux demi-diametres, comme
lai^.DCGB.
Segment de Cercle, est une Figure comprise d'une
partie de la Circonférence, & d'une ligne droite qui tou-
che les extrémités de cette Circonférence , comme la
%. CGB.
VOvale ou YEllipCe, est une Figuré
oblongue comprise d'une seule li-
gne courbe, mais non pas circulaire.
Centre de l'Ovale est le point du
«milieu A.
Axes ou Diamètres de l'Ovale i
sont les lignes pasTantes par le centre
à angles droits , & qui sont termi-
nées de part & d'autre à la circon-
férence de l'Ovale, comme sont les
lignes DE , BC, dont l'une est le grand Axe qui repré-
sente la longueur de l'Ovale, & l'autre le petit Axe qui
en représente la largeur. Si d'autres lignes passent par le
centre de l'Ovale, & se terminent à la circonférence, el-
les sont auslî appellées Diamètres, comme la ligne GH.
L'Ovale a ses parties semblables à celles du Cercle,'
comme Sedleur & Segment, &c. Ainsi la portion de la
circonférence DHC,&les deux lignes AC&DA com-
prennent un Secteur d'Ovale ; & la même portion DHC
avec la ligne DC , comprend un Segment d'Ovale. Il y
auroit d'autres choses à dire de l'Ovale, mais cela appar-
tient à sa description (a).
"%Lontée du Cintre, ou Montée de la Voûte , & un Arc,Cintre^ Air.si
pour exprimer que la hauteur d'une Voûte est la moitié d'un Cer-
cle , & faite d'un seul point de centre, & que le rayon ou la mon-
tée de la Voûte est aussi haute que la moitié du diamètre pris à
la naissance de ladite Voûte , ils disent qu'elle est en plein Cintre.
Si cette Montée est plus courte que la moitié du diamètre ,
ils disent qu'elle est en Cintre furbaissê ; st au contraire elle est
plus haute , ils disent qu'elle est en Cintre Jurmonté, ou (urlmujp-
(j) L'Ovale & '£llipfe ne doivent pas se confondre ; ces deux
Diagonale,
Définitions. 17
■d Diagonale , est une ligne droite
tirée d'un angle d'une Figure recli-
. ligne > à l'angle oppolé , comme au
** rectangle ABCD, la ligne BC est
appellée Diagonale.
DÈS CORPS SOLIDES.
Les Corps Solides sont ceux qui ont longueur, lar-
geur & profondeur, dont les extrémités sont des surfaces:
Le Cubeçtt. un Solide rectangle , compris de six sur-
faces quarrées & égales , comme la Figure A ; il est aussi
appelle Hexah'èdre.
La Base d'un Corps Solide ou d'un Cube , est la super-
iîcieque l'onsuppose être le fondementdudic Corps.
Le Cube rectangle oblong, est un Corps compris de
six surfaces. dont quatre sont oblongues & égales, 3c
deux quarrées, comme la Figure B. On lé nomme ordi-
nairement , Parallellifipéde,
Le Prisme est un solide qui a pour base à chacun de les
bouts, un Triangle ou un Trapèze, ou un Pentagone, &c.
& dont les côtés élevés perpendiculairement au-dessus de
la base, sont égaux & parallèles, comme C Fig. 8.
!' I Tlji ■ ■ ■ "' ■
Figures sont totalement distin&es. VEUipsi peut, être divisée en
deux, par tous les Diamètres. qui palleront par son Centre ou
point milieu ; & ['Ovale ne peut être divisé en deux que par ua
seul Diamètre. UEUipst a pour base une Figure régulière, qui
test le Cercle de son petit diamètre, & la base de l'Ovale est une
Figure circulaire très-irréguliere. Ces deux choses sont à consi-
dérer , sur tout pour la coupe des Pierres , & ne pas confondre
les Lignes Ovales avec les Elliptiques. L'Ellipse cependant est plus
connue soas le nom général d'Ovàlt.
ï8 Géométrie Pratique.
La Pyramide est un solide qui a pour base un quarré ;
ou une autre figure reétiligne, & dont les lignes élevées
au-dessus de la base tendent toutes à un point, que l'on
appelle Sommet, comme D Fig. o.
Cylindre, est un solide qui a pour les deux bases deux
cercles égaux & parallèles, comme E Fig. 10. On ap-
pelle Cylindre oblique celui qui est incliné.
Cône, est un solide qui a pour base un cercle , & dont
les lignes élevées au-dessus tendent à un point appelle
Sommet, comme F Fig. xi. On appelle Cône oblique
celui qui est incliné.
Fig. 10.
"B Fig.
• Sphère, est un solide compris d'une seule superfîcie
circulaire, comme G fig. 12.
Sphéroïde, est un solide compris d'une seule superficie
ovale a comme H Fig. 13.
DEFINITIONS. ïf)
c %«■««*
CVpj- Réguliers, sont des Solides dont toutes les lignctf
ou côtés & toutes les superficies sont égale s.
Angle ftlide ou matérieî, est
l'inclinaison de plusieurs lignes qui
sont dans divers Plans: comme dan»
la Pyramide triangulaire ABCD,
l'angle B C D est appelle angle
Solide, ou l'angle B A D, &c
ADDITIONS AUX DEFINITIONS.
Des Lignes Courbes.
Entre les Lignes Courbes , les unes sonr Régulières & les autres
Irrégulieres. Les Régulières sont celles qui se décrivent d'un poinC
de Centre, comme la Circulaire & l'Elliptique. Les Irrégulieres.
sont celles qu'il faut chercher & décrire par des Points, comme
les Paraboliques, les Hyperboliques, les Spirales ,ks Hélices &C
autres de même genre.
La Ligne Elliptique est un Courbe qui renferme un espace
sormé par la coupe oblique d'un Cilindre ou d'un Cône. Or*
nomme cette Courbe Ellipse > & l'cspace qu'elle renferme Ovale*
On confond allez ordinairement l'un avec l'autre.
La Ligne 'Parabolique est on Courbe qui renserme un espace
sormé par la coupe d'une portion de Cône paralelle à un de
ses côtés. On nomme cette Courbe, Parabole.
La Ligne Hyperbolique est une Courbe qui renferme un espace
$>rmé par la coupe verticale ou à plomb d'wne portion de Côn«
ParakUe à son axe. On nomme cette Courbe ^Hyperbole.
*£ij
%0 GÉOMÉTRIE PR.ATIQB E.
La ligne Spïràle est un Courbe qui s'éloigne de spn centre à me-,
sure qu'elle tourne à l'entour , comme la Spirale d'une Montre ou,
3a Volute au Chapiteau Ionique, ou, si l'on veut, d'un Limaçon^
La Ligne Hélice est une Courbe qui tourne autour d'un Cilindre
comme' une Yis de Pressbir, ou une Vis sans fin d'un Tourne-broche,
Des Lignes Droites.,
Dans les Seétions Coniques on dorme encore d.ifférens noms.
aux Lignes Droites
On nomme ligne Direilrkenae
ligne droite horisontale indéfinie
paralelle à la base éloignée da
Sommet de la Figure à une certai-
ne distance, comme EF. Dans la
Parabole elle est à même diftance
du Sommet que le Foyer ; c'est-à-
direque le Sommet divise en deux
également la distance du Foyer à
là Directrice y laquelle distance
est moitié du Paramettre. Dans
l'EUipfe la distance du Sommet à
la Directrice est plus grande que
■ du Sommet au Foyer ± Si dans.
l'Hyperbole le contraire.
., j •' ' VOrdonnée est une ligne dans.
l'irtrerieur de la'Figure p&a'le'lfc.a la Base ou a la DireBrice,80
perpendiculaire sur i' 4xe d^(a'r ^ure, comme BA. Le point B,
indique un dès points de la; ÇadrÉe.^ & le point A une des extré-
mités de Y Abfcife. L'Ordonnée est toujours moyenne proportion»
iielle e*cre Y Abfcife & !e Paramettre ; toutes les lignes ici ponc-
ïuëës sont des Ordonnées.
L"Abfcise est une ligne qui comprend la partie de VAxe depuis
l'Ordonnée juïqu'au Sommet de là Figure, comme AC.
On nomme Paramtttre le double de la distance du Foyer À la
'Directrice, laquelle distance ést ici GH, dont le double G I est
égal à DA ; ensprte que ['Abfcife & le Paramettre font ensemble
le diamètre du cercle DBC, dont l'Ordonnée BA est moyenne
jropartionnelle,
Sommet, est l'extrémité de la Figure, comme C.
Foyer d'une Section Conique, est un, point déterminé sur
VAxe ou, Y Abscise au-dèssbus. du Sommet, quien est plus ou moins
éloigné'suiyanc l'espece, comme nous venons de le dire de là
ligne Directrice. Le point G est le Foyer. La Soûtendante BG
çst égale àAH,
■ Enfin la Bafe est la ligne ou le plan sur lequel la Figure çffc
*Pf uyée, ÇQmrAe EL,
2<ï
DE LA MESURE
DES SURFACES; PLANES.
PROPOSITION I.
Mefurer la- Superficie d'un Quarri-.
COmme le Quarrê a ses quatre côtés égaux , ilsfauS
multiplier l'un des côtés par lui-même , & le pro-
duit-sera le .requis.
Exe m p r, e„.
4
1
--
là
!
B
Soit> te Quarré À-B , dont cha-
cun dej. "ôï,és'' ftit de 6. mesures- ;
il faut multiplier ~o/par 6. le pro-
duit donnera 36. poux La Supersicie
requisè.
1
PROPOSITION II.
Mesurer là Superficie d'un ReSàng/è.
L faut multiplier le petU côté par le grand, ou le grantJ
gar le petit ,.& le produit sera le requis.
Exemple. Au Parallelogram*
me A B, soit le côté AC de 12*
mesures.» & le côté BC de 6V
mesures, il faut multiplier 12*
par 6. & l'on aura 72» pour hr
Superficie requife..
Bii£
?2i
«.» Géométrie Pratique.
«——»—»—»———«•...... , —■—.——
PROPOSITION III.
Mefurer la Superficie d'un Triangle Rectangle.
IL faut premièrement savoir , que tous les Triangles
Rectangles sont toujours la moitié d'un Quarré , ou
d'un Re&angle. C'esi pourquoi il faut mesurer les côtés
-qui comprennent l'Angle droit, les multiplier l'un par
l'autre, & la moitié du produit sera le requis.
Ex. Soit proposé à mesurer
le triangle Recîangle ABC,
dont le côté AB soit de i2.me-
sures, & le côté BC de 6. me-
sures ; Comme ces côtés com-
prennent l'Angle droit ABC,
il faut multiplier i2. par 6. & l'on aura 72. dont la moi-
tié 36. sera la Superficie requise. L'on aura la mê-
me chose si l'on multiplie l'un de ces côtés par la moitié
de l'autre.
PROPOSITION IV.
Mefurer la Superficie de toutes fortes de Triangles
Reiiiligimes.
DE même que les Triangles ReB angles sont la moitié
d'un Quarré ou d'un Reblangle , tous les au-
tres Triangles sont toujours la moitié des mêmes Fi-
gures dans lesquelles ces Triangles peuvent être inscrits,
comme il sera aisé à connoître en supposant le Triangle
irrégulier ABC, inscrit dans le Recîangle EDAC : car
H du Sommes B du Triangle ABC , l'on tait tomber sur
AC la Perpendiculaire BF , le même Triangle sera di-
visé en deux autres Triangles, qui seront égaux aux deux
Triangles de complément, qui compoièm le Recîangle
VT r
Des Surfaces Planes. 25
EDAC ; car le Triangle AFB sera égal au Triangle
AEB , & Je Triangle CFB sera égal au Triangle CDB:
ainsi dans tous les Triangles reélilignes, de quelque es-
pece qu'ils puissent être , si l'on fait tomber une Perpen-
diculaire de l'un des Angles, sur le côté opposé au mê-
me Angle, & que l'on multiplie ce même côté par cette
Perpendiculaire , la moitié du produit sera la Superficie
requise ; ou bien si l'on veut multiplier lune de ces
deux lignes par la moitié de l'autre , l'on aura, la même
chose.
<P t> Exemple. Soit le côté AC de
:"°""3R-----™»,...m.;2) p. mesures, & la Perpendicu-
j laire BF de 6, mesures. Si l'on
multiplie 6. par <?. on aura J4..
dont la moitié eft 27. pour la
q Superficie requise : ou bien si
l'on multiplie p. qui est le cô-
té AC par 3. moitié de la Per-
pendiculaire BF, l'on aura la même Superficie.
Autre manière de mefurer la Superficie des Trian-
gles par la connoijsance de leurs côtés.
ÏL faut ajouter les trois côtés ensemble, & de la moitié
de leurs Sommes souftraire chaque côté séparément :
puis si l'on multiplie les trois reftes, & ladite moiti^
* une par l'autre continueraient, la Racine quarrée du
produit sera la Superficie du Triangle proposé.
Exemple. Supposons que les trois
côtés du Triangle ABC soient 13.
14.1 y. leur Somme sera 4.2. dont
la moitié eft 21.de laquelle moitié
si l'onôte séparément 13. 14. 15-.
il reliera 8. 7. 6. Que l'on multi-
plie ensuite 8. par 21. l'on aura
168. qu'il faut multiplier par 7. &
1 on aura 1176. qu'il faut encore multiplier oar 6. & l'on
Biv
14 Géométrie Pratique.
aura 70J6", duquel nombre la Racine quarrée est 8^3
pour la Superficie requise du Triangle (a).
PROPOSITION V.
Mefurer Ici Superficie des Polygones Réguliers,
IL faut prendre le circuit du Polygone Régiâier propo-
sé ,"& multiplier ce circuit par la moitié de la Perpen-
diculaire, qui tombera du centre de la Figure'sur l'un
des côtés d'icelle, & le produit sera la Superficie re-
cjuise. t k
Exemple. Soit proposé a mesu-
rer 1!'Hexagone Régulier ABCD
EF > dont chaque çQté soit de y.
mesures, les six côtés contiendront
50 mesures. Il saut du centre G,
faire tomber sur ED, la Perpen-.
diculaire GH, que je suppose être
de 4. mesures, dojit la moitié qui
eft 2. doit être multipliée par 30. du circuit, & l'on au-
ra 60. pour la Superficie requise ( b )[
{s ) Il peut arriver que I3 soro,rn,e des trois côtés d'un,Triangle
n'aura pas sa moitié juste : alors pour ne rien perdre , il faut dou-
bler tous les côtés , & on aura une Superficie
. -v quadruple de celle que Ton cherche, doni il^
,.f£^...„SJg ne faudra par conséquent prendre que le quartj
ainsi du reste.
(k) Comme YÉxagone est très-commun
dans les Bâtimens , nous en trouvons la Su-
perficie plus àifément, en multipliant  ligne
CB par la ligne AH.
Des Surïaces Planes. *5
PROPOSITION VI.
Mefurer les Polygones Irréguliers.
SOus le nom de Polygones Irréguliers, sont comprises
toutes Figures reéVilignes ou Multilateres irrégulieres ;
ôç pour en avoir la Superficie, il faut diviser les Figures
en Triangles , qui aient tous un angle dans un de ceux
de la Figure que l'on veut mesurer , & ensuite mesurer
séparément chacun de ces Triangles par la Proposition
ÏV. puis ajouter tous les Triangles contenus dans ladite
Figure, & l'on aura la Superficie requise de la Figure
proposée.
Exemple. Soit proposé à mesu-
rer le Polygone Irrégulier ABCD
EFG , il faut prendre un des an-
*Hg!es à volonté, comme ici l'angle
C > & mener des lignes aux autres
angles, comme CA, CG, CF,
CE : Ton aura cinqTriangles qu'il
faut mesurer séparément par la mé-
thode ci-devant expliquée, & rassembler toutes leurs
Superficies pour avoir celle de la Figure proposée, Com-
niesi Je Triangle ABC contient 10. mesùres, le Trian-
gle ACG 8. le Triangle GCF 7, le Triangle FCE 6.
& le Triangle ECD $. en ajoutant tous ces nombres »
1 on aura 40. mesures pour la Superficie totale du Poly-
IWP, proposé (a).
(<?) Les Polygones irréguliers sont de peu d'usage en Bah-
«n.ent, ma;s très-utiles pour la levée des Plans , qui presque tou-.,v ,r > •*,">'» ucs-utnes pour ia levée acs rians , tjm pjcicjuc rou-
joui s neprésentent que des Figures multilateres irrégulieres. En
Arpentage pour avoir ces Superficies , la Trigonométrie les dea-<
Ke plus lûrement que les opérations qui viennent d'être pror
z6 Géométrie Pratique.
L
PROPOSITION VII.
Mefurer les Rhombes.
'On aura la Superficie des Rhombes en multipliant
l'une de leurs diagonales par la moitié de l'autre.
Exemple. Soit proposé à mesurer
le Rhombe ABCD, dont la diagonale
BD soit de 12. mesures, Se la dia-
gonale AC de 8. mesures :, il faut mul-
tiplier 12. par 4. qui est la moitié de
8. & l'on aura 48. pour la Superficie
requise. Il en arrivera de même si l'on
multiplie la moitié de 12.. qui est 6.
par 8. ce qui fait le même nombre
48.
PROPOSITION VIII.
Mefurer les Rhomboïdes.
LEs Rhomboïdes sont des Figures dont les côtés sont
parallèles, mais qui n'ont pas les angles droits.
Pour en avoir la Superficie, il faut multiplier l'un des
côtés par la Perpendiculaire qui tombe de l'un des angles
sur le côté opposé.
Exemple. Soit le Rhom-
boïde ABCD, dont le côté
AB soit de 10. mesures , &
la Perpendiculaire AE de
6. mesures: il faut multiplier
6. par 10. & l'on aura 60.
ÎO
€0
,B
pour la Superficie requise.
Des Sursaces Planes. is
PROPOSITION IX.
Mefurer les Trapezœs & les Trape^oldes,
Uoique l'on puisse mesurer toutes les Figures recTi-'
' lignes, par la règle générale de la Proposition IV.Qque s ai donnée de les~réduire en Triangles, je ne bis-
serai pas d'expliquer la mesure particulière des Trapez.es,
& premièrement de ceux qu'on appelle Réguliers , qui
ont deux côtés parallèles entr'eux. Soit proposé à me-
surer le Trapèze RèElangle ABCD , il faut ajouter en-
semble les deux côtés AC, & BD , & multiplier la
moitié de leur somme par le côté CD.
Exemple. Soit le côté AC de
7. mesures, & le côté BD de
p. mesures : leur somme sera
16. dont la moitié 8. sera mul-
tipliée par 10. qui est le côté
CD perpendiculaire sur AC,
& BD, & l'on aura 80. pour la
Superficie requise.
Les Trapez.es Ifocéles qui ont deux côtés parallèles,
& les angles sur les mêmes côtés égaux, sont mesures
en ajoutant ensemble les deux côtés parallèles, & multi-
pliant la moitié de leur somme par la perpendiculaire qui
tombera de l'un des angles égaux sur le côté oppolé.
0 Exemple. Soit proposé
" /: " Y" à mesurer le Trapèze IJo-
/!  cèle ABCD, dont le côté
AB est parallèle à CD,
./
îû -Ad,,
& dont l'un est de 6. &
autre de 10. mesures : la
moitié de leur sommeiest 8.
qu il faut multiplier par la perpendiculaire A E de 7. me-
iures, ce qui donnera sè". mesures pour la Superficie re-
guise.
*8 Géométrie Pratique.
Les Trapez.es ou Trapezoïdes
sont mesures étant divisés en
Triangles, comme le Trapèze
ABPC, qui n'a aucun de ses cô-
tés parallèles ni égaux ; il faut
diviser cette Figure en. deux
TriaDgles par la diagonale CB,
& des angles oppoies A & I>,
faire tomber sur cette diagonale les perpendiculaires AE
te DF, & mesurer ensuite les deux Triangles CAB &
CDB : les mesures desquels Triangles il faut ajouter én-
semblepour avoir la Superficie requise.
m ■■.. un '........ ' '.........' ■
PROPOSITION X.
Mefurer la Supersicie d'un Cercle,
CEtte Proposition n'a point encore été résolue géo-
métriquement » parcequ'elle suppose la Quadrature
du Cercle que l'on n'a point encore trouvée, non plus que
la proportion de la Circonférence avec la ligne droite ;
Biais on (e sert de la règle SArckimede, qui approche
assez pour la pratique. «ç
Il a trouvé que la proportion de la Circonférence
d'un Cercle à son diamètre étoit à peu près comme de
7. à 22. C'est pourquoi si l'on multiplie toute la Cir-
conférence par le quart du diamètre , ou tout le diamè-
tre par le quart de la Circonférence,. ce qui. est. lemé>
jue, l'on aura la Superficie du Cercle proposé.
Exemple. Soit proposé à me-
surer le Cercle ABCD, dont le
diamètre AC ou BD soit jy.
 mesures : il faut faire une-règle
..Jjl...........,j£ de proportion endette marne-
J re, en disant ; Comme 7. esl à
22. ainsi 3j. soit à un auçre.
nombre, & l'on trouvera qu.e
la Circonférence sera 1 iqv M
Des Svrfacïs Plan es. z-^
saut ensuite multiplier 27 j quart de la même circonfé*
rence par 35-. diamètre du Cercle, & l'on aura 062 ±
pour la Superficie requise. Il en arrivera de même st
l'on multiplie le quart du diamètre par toute la circon-
férence.
Autre maniéré de mesurer le Cercle.
CEtte méthode est encore à'Arcbimede, & elle est
plus abrégée que la précédente, quoiqu'elle soie
fondée sur le même principe. Après avoir connu le
diamètre du Cercle proposé, faites un quarré de ce dia-
mètre : la Superficie de ce quarré sera à la Superficie du
Cercle, comme 14. est ai 1. Reprenons le même exem-
ple que ci-devant pour en connoître la preuve. Le dia-
mètre ducVc/esoitencorejy.le quarré de 35". est122J,
lesquels 1225. il saut mettre au troisïéme terme de la
Règle de Proportion , en disant ; Comme 14. est à 11.
ainn 1225". soit à un autre nombre , que l'on trouvera
être 5)627 pour la Superficie, comme en l'exemple ci-
devant proposé.
mmmmm—wmmmmmmmm—M——»«——■———■—.—— il m
PROPOSITION XI.
Mefurer une portion de Cercle.
TOute portion de Cercle s'appelle Setleur ou Seg'
ment de Cercle.
Setleur, est une portion de Cercle qui est comprise
entre deux demi-diametres & une portion d'arc, com-
me ABGC.
Segment de Cercle, est une portion comprise d'une
%ne droite & d'uneportion de Cercle, comme CDE,
ou comme le demi-Cercle BED.
Pour mesurer un Setleur de Cercle, comme ABG C, il
feut savoir que la Supersicie d'un Setleur de Cercle esi à'
tmte la Supersicie du même Cercle, comme la portion de la
30 Géométrie Pratique.
Circonférence du même Se fleur ess à toute la Circonsérence
du Cercle.
Par exemple. Soit proposé à
melurer le Setleur ABGC. Sup-
putant la Superficie du Cercle pré-
cédent de 962  , & la portion
de l'arc BGC la cinquième partie
de toute la circonférence du Cer-
cle , le Setleur sera la cinquième
partie de la Superficie du même
Cercle. Ainsi la Superficie de tout
le Cercle BCD étant 5)62  , la Superficie du Secteur
ARGC de ce même Cercle sera 192 s.
Pour la Superficie d'un Segment de Cercle, il faut pre-
mièrement trouver le Setïeur comme dessus, & soustraire
de ce Setleur le Triangle fait de deux côtés du Segment &
de la corde du Segment. Par exemple : Pour avoir la Su-
perficie du Segment CDE , il faut mesurer tout le Sec-
teur CADE, & en soustraire le Triangle CAD, reliera
le Segment CDE, dont on aura la Superficie ( a ).
(a) M. Bullet s'explique ici en termes trop vagues. La connois-
sance de l'Arc d'un Selteur ou Segment est très-sou vent impos-
sible par le trop d'opérations qu'il faut faire , & qu'un Toiseur
évite le plus qu'il peut.
Dans un Se&eur, si on connoît l'Arc & un des Côtés , la mul-
tiplication de l'un par la moitié de l'autre , donne la Superficie.
Si on ne çonnok que les deux Côtés , c'est ne rien connoître j
mais si on peut connoître l'ouverture d'Angle , on pourra con-
noître la Corde & l'Arc par les Tables des Sinus, ou par les
Tables de M. le Comte de Pagan.
Un ancien Géomètre nous a transmis quatre méthodes qui
renferment tous les différens Segmens ; quoiqu'elles ne soient
point géométriquement résolues, elles sont assez approchantes
du vrai.
La première , si le Segment est
petit, c'est de multiplier la moitié
de la Corde augmentée des deux
tiers de la Flèche par la Flèche
même. Il donne pour exemple le*
petit Segment, Fig. 14. Soit la
es Surfaces Planes. 31
PROPOSITION XIL
Mefurer la Superficie d'une Etlipfè, vulgairement
appellée Ovale.
LA-Superficie de Y Ellipse est à la Superficie d un Cer-
cle , dont le diamètre est égal au petit axe de la mê-
me Ellipse , comme le grand axe est au petit 5 & par
consisquent le grand axe est au petit axe , comme la
Superficie de l'Ellipse est à la Superficie d'un Cercle
fait du petit axe. Ainsi pour avoir la Superficie d'une
Ellipse , il faut premièrement trouver la Superficie d'un
Cercle fait du petit axe , & augmenter cette Superficie ;
sélon la proportion qu'il y a du petit axe au grand.
Corde 14 & la Flèche 3 , la moitié de la Gorde est 12 , & les
deux tiers de la Flèche 2 , qui joints ensemble font 14 , qu'il faut
multiplier par la Flèche 3 , le produit sera 41 pour la Superficie
requiîe.
La séconde, si l'Arc du Segment a quelque convexité no-
taWe , Fig. ij, il faut en trouver la Supersicie , comme si c'e-
toii un Triangle , & mesurer les petits Segmens, comme ci-
La troïsièmc, si le Segment est approchant du demi-Cercle ,
ou l'excède, on y inscrira un Trapèze ou un Reélangle , dont
on cherchera la Superficie , & on mesurera les trois petits Seg-
meJ« , comme ci-desfits, Fig. 16.6-17.
^quatrième enfin est, lorsque la Superficie du Segment est
ae vaste étendue , Fig. 18. de lever sur la Corde plusieurs Per-
pendiculaires 6k les multiplier par la méthode des Trapèzes ;
amst iaisant, dit-il ,1a convexité de l'Arc eft insensible , & ne
porte préjudice que fort peu pour la mesure. Boulanger , pages
**3- H4. de sa Giomctrie.Pratique, Edit. 1634.
3i G eomeï ri e Pratique.
C Exemple. Supposons que le petit
®axe AB soit 3 j. & le grand axe CD
soit ^O- Ie Cercle qui aura 3J. pour
diamètre 5 contiendra 962.  de Su-
perficie , ainsi en ordonnant la règle
de proportion suivante, l'on dira,
comme 37 : $Q::^6z soit à un
autre nombre ; il viendra 137J.
pour la Superficie requise.
Autre manière de mesurer l'Elîipfe.
IL faut faire un Restangle du plus grand & du plus pe-
tit axe, & la Superficie de ce Rectangle, sera à la Su-
perficie de l'Elîipse, comme 14. est à 11. Supposons en-
core la même Figure , le petit axe AB 35". & le grand,
axe CD 50. en multipliant 50. par 35". l'on aura i"/^o.
pour le contenu du Rectangle fait des deux axes de l'El-
îipse ; puis ordonnant la règle de proportion suivante,
Ton dira , comme 14. : 11 :: 175"°* ^vlt à un autre
nombre; il viendra 1373". pour la Superficie de l'El-
lipse, comme par la méthode ci-devant expliquée (a).
• " 11 1 1 1 ) 11,
PROPOSITION XIII.
Mesurer les portions d'Ellipfe.
Es portions à'Ellipfe qui ont même raison aux por-
1 rions du Cercle décrit du peut axe, sont entr'elles,
comme le grand axe elt au petit axe des mêmes Ellipses.
(<*) Ajoutez le grand & le petit Diamètre ; de leur somme
prenez-en la moitié ; multipliez cette moitié par 3 -, le pro-
duit sera la circonférence de l'Ovale. Exemple du même Ovale ,
3 5 & 50 font 85 > dont moitié est 411, qu'il faut multiplier par
3 | , on aura pour circonférence 133 *.
Voyez ci-après, en parlant des Puits , une autre méthode
«ne donne M. Buiîet.
Ceci
3E
A
_ Des Surf aces Planes. 33
Ceci est un Corollaire de la première méthode que j'ai
Sonnée pour mesurer le Cercle ; car puisque la Supersi-'
cie d'une Ellipse est à la Superficie d'un Cercle décrit du
petit axe de la même Ellipse , comme le grand axe est au
peut, toutes les portions d'Ellipses qui répondront aux
portions du Cercle , seront entr'elles, comme la super-
ficie de l'Ellipse est à la Superficie du même Cercle ; ce
qui est connu par la présente Figure, où je suppose le
Cercle ABCD décrit du petit axe de l'Ellipse.
Exemple. Supposons que la
Superficie du Cercle ABCD
/ 1 ''•'&!!]/ soit encore de 5)621, & que
/ -uk#3 ]a Superficie de l'Ellipse soie
1373-. les deux Secteurs IKD ,
NLH seront entr'eux , comme
35". à jo , c'est-à-dire, comme
les denx axes ; & que le Secteur
IKD soit la septiéme partie du
Cercle, il' contiendra 137^; si l'on mené les lignes à
plomb, elles répondront aux mêmes parties du Secteur
LNH de l'EUipse : ainsi pour en trouver la Superficie,
l'on dira par une règle de proportion, comme 35" : j"o : :
1S7 3- soit à un autre nombre , qui sera 196^, pour la
Superficie du Secteur LNH de l'Ellipse.
Les Segmens d'Ellipses seront mesurés'par la même mé-
thode : car, par exemple , si l'on veut avoir la Superficie,
du Segment d'EUiplè CHM, il saut connoître le Segment
du Cercle DCO qui lui répond , &: l'augmenter luivant
la proportion du petit axe au grand axe , & ainsi de mê-
me dans toutes les autres portions d'Ellipses.
ADDITION AUX SUPERFICIES PLANES.
Trouver arithmétiquement le point de Centre d'un segment dt
;' Cercle dont on connaît la Corde. £•■ la Flèche.
Il faut multiplier la moitié de la Corde par elle-même ,& la
diviser par la Flèche : le quotient ajouté a cette Flécha donnera
Je diamètre, dont la moitié sera le point de Centre.
34 G t- ô m è t- ri e Pratique.
Exemple, Fig. t. Soit la Corde 24 & la Flèche 8 : la moitié de
la Corde est 12. , qui multiplié par lui-même donnera 144, qu'il
saut diviser par la Flèche 8 : le quotient sera 18 , qui joint à celte
même Flèche 8 , font 16 pour le diamètre du Cercle , 6k dont la
moitié sera 13 pour le point de Centre demandé.
1". En outre de cette connoisTance , nous avons encore des cas
où nous ne connoistons simpiement que la Corde sarts la Flèche.;
alors il faut prolonger avec un cordeau cette Corde à volonté,
èk de l'extrémité de cette Ligne en diriger une autre sur la cir-
conférence extérieure , la plus courte qui puisTe être , laquelle Li-
gne ainsi dirigée, -panera nécessairement par le point de Centre ,
après quoi on mesnrera toutes ces Lignes ; alors on multipliera
cette Corde èk sa prolongation par sa prolongation même, &
on en divisera le produit par l'autre ligne qui va à la Circonsé-
rence ; le quotient donnera une Ligne , de laquelle si on ôte cette
courte Ligne , le restant sera le diamètre du Cercle.
Exemple , Fig. 2. ( On transportera 27. en place de 22. & 22,
en place de 27. c'eft une saute du Graveur. ) Soit la Corde zj :
prolongez-là à volonté juscju'à C , que je suppose n, & en-
semble 49 , qu'on multipliera par 21, le produit sera 1078. Du
même point C , dirigez, la plus courte ligne vers la circonférence
H que je suppose 21 ; divisez 1078 par 21 , le quotient sera 51
un tiers , dont on ôtera.11 , il reliera 30 un tiers qui sera le dia-
mètre du Cerle.
La Flèche se trouvera être 8 un quart ou environ par la con-
rio'uTance de la Fig. r. de cette Addition, & par le N". 2. de l'Ad-
dition à la II. Proposition dans les Additions à la fin de cette Géo-
ratrie , page s t..ci-après.
3 ". Si absolument on ne peut connoître ni la Corde ni la Flè-
che,,, il faut former avec un cordeau une Tangente qui s'éloigne à
volonté hors du cercle. De ce point d'éloignement, on dirigera
vers la circonférence la Ligne la plus courte ; alors on divisera le
quarré de la Tangente par cette ligne , le quotient en donnera
une autre , de laquelle on ôtera le diviseur, le restant sera le
diamètre.
Exemple ,Fig. 3. Soit la Tangente 11, 6k l'autre Ligne dirigée
vers le centre 8 , le quarré de la Tangente 11 sera 144., qu'il faut'
dmferpar 8 , le quotient sera 18 , dont il faut ôter la Ligne 8 : le
restant 1 o sera le diamètre du Cercle.
/.Ficr.l. Fir.2. %•>-. •
i 4 v r 49........z&r
A / s**
35
DE LA MESURE
DE LA SUPERFICIE
DES CORPS SOLIDES.
PROPOSITION I.
Mefurer la furface convexe dun Cylindre.
LA superficie convexe d'un Cylindre , est égale à
la superficie d'un Reétangle , dont un côté sera
la hauteur du Cylindre , ôc l'autre côté la circonféren-
ce du cercle de la baze. Ainsï si Ton
B multiplie la hauteur du Cylindre pro-
posé -, par la circonférence du cercle
de sa baze, l'on aura la superficie con-
vexe dudit Cylindre. Supposons'qu'e
la hauteur du Cylindre ABCD ibit
tj de iy mesures, & que les bazes op-
posées de ce Cylindre soieht des cer-
cles parallèles, dont la circonférence
soit 2.6 ; il faut multiplier iy par 26 , & l'on aura '35^0
pour la superficie requise.
PROPOSITION II.
Mefurer la superficie d'un Cylindre, dont l'un des
• s bouts esi coupé far un plan oblique a F axe.
I L faut mesurer la partie de la surface du Cylindre pro-
JL posé , depuis sa baze qui est perpendiculaire à l'axe ,
jusqu'àja partie la plus basse de laseclion oblique, comme
Cij
3<j Géométrie Pratiqué.
lî le Cylindre n'avoit que cette longueur , & ensuite iî
fau't mesurer le reliant de ce qui est-oblique, comme £
c'étdituri niorcëau séparé, & de ce restant en prendre la
moitié , & l'ajouter à la partie premièrement mesurée ,
& l'on aura la superficie requise.
r> Exemple. Soit le Cylindre ÀBCÎ),
dont la partie AB efî coupée oblique-
:_. ment à l'axe i. 2 , il faut mesurer la
I partie AECD comme un Cylindre
dont les deux bazes sont parallèles Se
perpendiculaires à l'axe. La hauteur de
ladite partie étant supposée de 8 me-
Ijjsures, & la circonférence de la baze
de a i -mesures , ladite superficie con-
tiendra i<5,8 mesures. Il faut ensuite
mesurer la partie BE, que je suppose de 4 mesures , &
la .multiplier par 2.1 de circonsérence, le produit sera
84 , dont la moitié est 42 , qu'il saut ajouter avec les
±68 , l'on aura 2iô mesures pour la supersicie requise.
Cette Proposition peut ïervir à mesurer les Berceaux
coupes obliquement. '
î>
PROPOSITION III.
Mefurer U fur face convexe d'un Cône.
Our mesurer la surface d'un Cône droit, il faut mesu-
rer la circonférence circulaire de sa baze, & multi-
plier cette circonférence par la moi-
tié du côté du même Cône, ou le
côté par la moitié de la circonféren-
ce, & l'on aura la sursace requise.
Exemple. Soit le Cône droit ABC,
dont la circonférence de sa baze cir-
culaire AECD sbit de -5 y mesures »
& son côté BA de 18 mesures : il
faut multiplier 35" par 5), moitié de
18, l'on aura 31J pour la surface
requise.
De la. Superficie des Corps solides. 37
Si Je Cône proposé à mesurer est oblique , c'est-à-
oire , qu'il ait ua côté plus long que l'autre , il" saut
ajouter ensemble le grand & le petit côté, & de leur
femme ea prendre le quart, qu'il faut multiplier par la
circonférence de sa baze, & l'on
aura le requis.
E~xemple^Soii le Gône oblique
ABCD, dont la baze ADCE qui
est circulaire & oblique à l'axe >
ait 25" mesùres de circonférence ,
le côté AB 20, le côté BC 16, il
faut ajouter 16 & 20 , qui font*
36 , dont le quart est o qu'il faut
multiplier par 25" de la circonfé-
rence de la baze , & l'on aura 22 c pour la surfacere^
quise..
Cette Règle peut ser.vir. à mesurer les Trompes droi».
tes & obliques-..
PROPOSITION IV.
Mestiren la sursdce convexe d'un Cône tronque.
*ï L faut ajouter ensemble la circonférence da la baze
A du Cône & celle de la partie tronquée ; & prendre la
moitié de leur somme,.'qu'il faut multiplier par le côté dit
îRême Cône >. & l'on aura la surface requise
Exemple. Soit propofé à mesurer le
Gône tronqué ABCD-: il faut ajoutes
ensemble les circonférences CHDG,
& ALBO, que je suppose être rxi>>.
dont la moitié est 28., qu'il faut multi-
£ plier par un des côtés AD ou BC ,
que je-suppofe être 16, & l'on. aura..
448 pour la iùrface requise.
Si le Cône tronqué eft oblique »-
* <îj*c les bazes soient parallèles, il faut mettre enscm-r
Ç iij.,
A
1% Géométrie Pratique.
ble le grand & Je petit côté , & en prendre la moitié a
qu'il faut multiplier par la moitié de la somme des deux
circonférences, & l'on aura la superficie requise.
Exemple. Soit le Cône oblique
tronqué ABCD , dont les. circon-
férences des bazes soient ensemble
4-8, la moitié sera 24 : le plus grand
côté AD soit 18 , & le petit côté
AC soit 12 3 leur somme est 30,,
C dont la moitié eft $ , qu'il faut
multiplier par 24, & Ton aura 3 60
pour la sursace requise:
tw-w
PROPOSITION V.
Mtfurer la furface canveye d'une Sphère,
TL faut multiplier la circonférence du plus grand cer-
cle de la Sphère par son diamètre, & le produit sera
le requis.
Exemple. Supposons que le dia-
mètre AC de la Sphère soit 35*, la
circonférence du, r^îus grand cer-
içcle ABCD sera 110, il saut donc
multiplier 35; par 1JO, Si l'on aura
38JO pour la surface requise.
L'on aura encore la même surface ,
en multipliant le quarré fait du plus-
grand diamètre de la Sphère par 3 i : ainsî le diamètre
étant 35, le quarré de 35" est de 1225' > qu'u ^'àixz multir
plier par 3 y, & l'on aura 3 8jQ pour l.a. suxfa.ee requise »
çoroœe ci-devanr,.
<%
'i«*
B
A.'
De la Superficie des Corps solides. 39
PROPOSITION VI.
Mefurer la fupersicie convexe d'une portion de
S cher e.
IL faut multiplier tout le grand diamètre de la Sphère
par la plus grande hauteur de la portion proposée ,
vous aurez un rectangle qu'il faut multiplier par 3 i-pour
avoir le requis.
Exemple. Soit proposé à
mesurer la fuperficie convexe
de la portion de Sphère ABC,
Ç dont le diamètre entier BIX
soit de 3J mtsures, & la plus
grande hauteur de la portion
à mesurer soit AE de 12 : il
faut multiplier 12 par 35, &c
l'on aura 420 qu'il faut mul-
tiplier par 3 j, pour avoir
132Q pour la superficie re»
quisc.
L'on peut encore mesurer cette supeificie par une rè-
gle de proportion , en disant, comme le diamètre de la
Sphère est à la- superficie de la même Sphère , la hau-
teur de la portion est à la superficie de la même por-
tion. Ainsi supposant que le diamètre de la Sphère soie
35" j & la superficie jSyo comme ci-devant, fa hauteur
de la portion BE étant 12 , on trouvera par la règle de
proportion 1320 pour la superficie requise.
j^ r1!
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X>
PROPOSITION VI £
Mefurer la fupersicie d'un Sphéroïde ou Solide
Elliptique.
T L faut premièrement savoir que la fuperficie d'un So-
*- lide Elliptique est à la superficie d'une Sphère inserite
dans le même Sphéroïde} comme le grand axe est au pe-
C iv
4© Geomitri-e Pratique.
tit. Ainsi ayant trouvé par les propositions précédentes
la superficie de la sphere intente dans le même Sphé-
roïde proposé , il faut augmenter cette superficie sélon
la proportion du petit axe au grand.
Exemple. Soit AB diamètre
de la Sphère inscrite dans le
Sphéroïde ACBD de 35- me-
sures, sa superficie sera 38/0,
& le grand axe du Sphéroïde
de 45* ; il faut ordonner la rè-
gle de proportion ainsi, com-
me 35* : 45* : : 3870 soit à un
autre nombre , l'on trouvera
49yo pour la superficie re-
Cjuise.
Cette proposition peut ser-
Vir pour mesurer les voûtes, dont les plans sont ovales j
car quoique l'on ne mesure ici que la sur-face convexe »
c'est le même que si l'on mesuroit une superficie concave :
Fon peut supposer que ces voûtes ne sont que la moitié
d'un Sphéroïde concave. On peut même mesurer par
cette règle toute autre partie que la moitié d'un Sphé-
roïde ; car puisqu'il y a même proportion de la superfi-
cie d'une Sphère , dont le diamètre soit le petit axe du
Sphéroïde, à la superficie du même Sphéroïde , com-
me le petit axe est au grand ; l'on peut, en gardant la
même rakon, trouver toutes ks parties du même Sphés
£«>ïde..
4i
DELA STEREOMETRIE
o u
DE LA MESURE
DES CORPS SOLIDES.
PROPOSITION I.
Mefurer la folidité d'un Cube.
LE Cube est un solide redtangle dont toutes les faces
sont égales & tous les angles solides droits. Pour rae-
surer le Cube, il faut avoir la superficie de l'une de ses
faces, par les précédentes propositions, & multiplier
cette superficie par l'un des côtés du Cube : le produit
donnera la solidité.
.--«ssskse- Exemple. Soit proposé à mesurer le,
Il Cube A j dont chaque côté soit de six
mesures, la superficie de l'un de ses cô-
P tés sera 36, laquelle il faut multiplier
par 6 , l'un des côtés du Cube, & l'on
aura 216" pour la solidité requise.
PROPOSITION IL
Mesurer un Solide Rectangle oblong.
L saut multiplier la baze du Solide oblong par la hau-
-s teur élevée au-dessùs de la même baze, & l'on aura îa
teudijé :
4i Gfomitrie PratiqueExemple. Soit proposé à mesurer le
jr v4 j 1 Solide B , dont la superficie de la baze
*„, "'"-* yr soit de 24, mesures, & la hauteur de
cinq mesures, il faut multiplier 24. par
J , & l'on aura 120 pour la solidité requise.
PROPOSITION III.
Mefurer un Solide Rectangle oblong coupé oblique-
ment en fa hauteur perpendiculaire*
IL y a dans ce Solide, un Solide Rectangle oblong,
& une partie d'un autre Solide aussî Rectangle. Pour
les mesurer scparément :
Il faut multiplier la superficie de la face opposée à
celle qui est oblique , par la moindre hauteur, pour avoir.
le Solide Rectangle entier, & ensuite multiplier la su-
perficie de la même face par l'excès dont la grande hau-
teur surpasse la moindre , & de ce produit en prendre
la moitié , puis ajouter cette moitié avec la somme du
Solide Rectangle entier, & l'on aura la solidité requise.
........— Exemple. Soit propofé à mesu-
' rer le Solide AE , dont la face
ABDC contient 24 mesures en
superficie , & la moindre hauteur
lj> BF y mesures : en multipliant l'un
par l'autre, l'on aura 120 pour la
solidité du Solide Rectangle, com-
pris dans le Solide AE : puis en multipliant la même face
ABDC de 24 mesures par 3 , qui esl l'excès dont la
grande hauteur DE qui ess: de S mesures, surpasse la
petite BF qui esl de 5" , l'on aura 72 , dont la moitié
36 sera la solidité de la moitié d'un Solide Rectangle :
puis il faut ajouter 12Q & 36, qui font 156, pour tome
la solidité requise.
ï> e s Corps Solides. 43
, PROPOSITION IV.
Mefurer la folidité d'un Prifme.
<C Oit proposé à mesurer un Prisme droit, dont les bazes
Osoient triangulaires: il faut mesurer la superficie de
l'une des bazes , puis la multiplier par le produit de la
hauteur du Prisme, & l'on aura la solidité requise.
Exemple. Soit proposé à mesurer le Prisme ÀB, tig. i-
ayant les bazes triangulaires parallèles , & les côtés per~
pendiculaires aux mêmes bazes : Supposons que la super-
ficie de l'une de ses bazes soit 18, la hauteur AB soit
x 5", il faut multiplier 15 par 18 , pour avoir 370 pour
la solidité requise.
Tous les autres Prismes dont les bazes auront d'autres
sigures parallèles & perpendiculaires, aux côtés, seront
mesurcs de même. Soit le Prisme CD , Fig. 2,. dont les ba-
zes sont Pentagones, il faut avoir la supersicie de F une de
ses bazes, & la multiplier par la hauteur CD , pour
avoir la solidité requise.
Il en est de même des Prismes dont les bases sont des
Trapèzes 3 comme le Prisme EF, Fig. 3,
Fig. 2.
Fig. s.
fflsilF
L'on mesure aussi de cette manière la solidité des Co-
lomnes & des Cylindres droits. Ayant, par exemple ,
a mesurer la solidité du Cylindre droit Hl, dont les bazes
swtf des Cercles parallèles, & perpendiculaires à l'axe »
Géométrie Pratique.
_^ il faut avoir la superficie de l'une de Tes
bazes, & la multiplier par la hauteur HI,
& l'on aura la solidité requise. Quand
les bazes des Cylindres seront des Ellip-
ses, l'on mesurera la superficie de rune
de ses bazes , que l'on multipliera par
la hauteur, comme ci-devant, pour avoir
la solidité.
PROPOSITION V.
Mcfurer la folidité des Prifints obliques..
Es Prismes obliques sont ceux dont les bazes & les
! côtés sont parallèles entr'eux; mais les mêmes bazes
sont obliques sur les côtés.. Pour les mesurer, il faut
de l'extrémité de l'une des bazes, faire tomber une per-
pendiculaire sur l'autre baze, & multiplier la hauteur de-
cette perpendiculaire par la superficie de la baze sur la~
quelle tombe la perpendiculaire..
Exemple. Soit le Prisme A , Fig. i. dont les bazes ne
sont point perpendiculaires aux côtés : il faut de l'extré-
mité B faire tomber BC perpendiculaire sur la baze DEF,
& multiplier la superficie de cette baze par BC , & l'qp
aura la solidité.
Il en sera de même des Cylindres obliques ; car pour.
avoir la solidité du Cylindre B, Fig. i. dont les bazes sont-
obliques avec les côtés, il faut de l'extrémité C faire tom-
ber perpendiculairement sur la baze A la ligne CD : cette'
Des Corps Solides. 45-
ligne étant multipliée par la superficie de l'une des bazes,
donnera la solidité du Cylindre oblique.
PROPOSITION VI.
Mcfurer la folidité des Pyramides & des Cônes*
L'On aura la solidité des Pyramides & des Cônes
droits, en multipliant leur baze par le tiers de la
perpendiculaire qui tombe du sommet sur les mêmes
bazes.
Exemple. Soit proposé à me-
surer la Pyramide ABCDE : il
faut du sommet A faire tomber
perpendiculairement sur la ba-
ze BCDE la ligne AG , que
je suppose être de <? mesures,
& la superficie de la baze de
12 mesures. Il faut multiplier
^D le tiers de 9 par 12, ou le tiers
de 12 par p , & l'on aura 36
pour la solidité requise.
Il en est de même de toutes
les Pyramides dont les bazes ont d'autres sigures, com-
me Triangles, Pentagones, Hexagones , &c.
Les Cônes seront mesures de
même ; car ayant multiplié la su-
perficie de leurs bazes circulaires
par le tiers de la ligne qui tombe
perpendiculairement du sommet
sur la baze, l'on aura la solidité re-
quise. Par exemple, je suppose que
la baze AECD soit de 2 y mesures,
& que la perpendiculaire BF soie
de 12 j si l'on multiplie le tiers
de 12 par 27, l'on aura 100 pour la solidité du Cône
proposé.
4<J GÈOÏÈtS.ÎE pRÂTÎQtJË.
Les Pyramides & les Cônes obliques seront auul me*
surés par cette méthode* Par exemple, supposons que le
sommet de la Pyramide oblique , Fig. i. ne tombe point
perpendiculairement sur la baze BDCE , il faut prolon-
ger DC, & du sommet A faire tomber la perpendiculaire
KG : le tiers de cette hauteur multipliée par la baze
BDCE, donnera la solidité requise.
Il en est de même des Cônes Fig. 2. & de tous les
Solides pyramidaux.
fig* 2*
PROPOSITION VIL
Mefurer la folidité des Pyramides & des Cônes
tronqués.
LEs Pyramides & les Cônes droits tronqués par
une Section parallèle à la baze AC, sont mesurés
jar une soustraction , c'est-à-dire , qu'il faut mesurer
je Solide comme s'il étoit entier, & ensuite soustraire
du même Solide la partie tronquée.
Exemple. Soit proposé à mesurer la Pyramide A CEF :
il faut la prolonger jusqu'à son sommet G, & mesurer
ladite Pyramide comme si elle étoit entière : je sup-
r<
Des Corps Solides. 47
pôle que la Solidité totale soit 60
mesures : il faut ensuite mesurer par
la même règle la Pyramide imagi-
née de la partie tronquée EFG ,
que je suppose contenir l'y mesures,
lesquelles il faut ôter de 60, il resie-
ra 4.7 mesures pour la solidité de la
Pyramide tronquée proposée à me-
surer.
Les Cônes & tous les autres corps pyramidaux droits
tronqués seront mesures par la même méthode.
PROPOSITION VIII.
Mefurer les Pyramides ejr les Cônes tronqués
obliquement.
IL faut savoir que les Corps Pyramidaux peuvent être
tronqués par des plans obliques à i'axe, & que la ma-
nière de les mesurer ne diffère pas de la règle précé-
dente.
C Exemple. Soit proposé à mesurer
h la Pyramide droite CAB ? tronquée
/'; "•/•-g par un plan DE oblique à l'axe , ou
/^s^ qui n'est pas parallèle à la baze AB,
il faut, par les règles ci-devant ex-
pliquées , mesurer la Pyramide en-
tière CAB, que je suppose de yy me-
sures , & ensuite mesurer la partie
CDE par la méthode que j'ai donnée
ci-devant pour la mesurc des Pyramides obliques, laquel-
le partie je suppose être de 18 mesures, & ensuite ôrant
18 de y y } il reste 27 mesures pour la solidité de la Py-
ramide tronquée DAEB.
Les Cônes & tous les autres corps pyramidaux cou-
pes obliquement, seront mesures par la même méthode.
4-S Géométrie Pratique.
PROPOSITION IX.
Mefurer la folidité d'une Sphère ou Globe.
LA solidité d'une Sphère est mesurée , en multipliant
sa superficie convexe par le tiers du demi-diametre ,
ou toute la superficie convexe par tout le diamètre , &
du produit en prendre la sixiérrie partie , l'on aura par
Tune ou l'autre de ces deux pratiques la solidité requise.
Exemple. Soit proposé à
mesurer la solidité de la Sphè-
re ABCD , dont le diamètre
soit de 3 y mesures, la circon-
férence sera 110, & sa super-
ficie convexe sera par consis-
quent 38JO , qu'il saut multi-
plier par 3 3-, l'on aura 134.75'o,
dont il faut prendre la sixié-
me partie aa^yS-î-pour la solidité requise.
PROPOSITION X.
Mefurer la folidité des portions d'une Sphère,
LEs portions d'une Sphère sont, ou un SeFlcur ou
un Segment folide de Sphère ; l'on connoîtra la
mesure du Segment par celle du Secteur : il faut donc
commencer par la mesure du Seéteur. J'appelle Sec-
teur de Sphère , un corps solide pyramidal , comme
HIDK, composé d'un Segment de Sphère IDK , &
d'un Cône droit HIK, qui a son sommet H au centre
de la Sphère, & dont la baze est la même que celle
du Segment IDK ; ce solide sera à toute la solidité de
la Sphère , comme la superficie de sa baze IDK est
à toute la superficie de la Sphère.
Exemple.
)rps Solides. 49
Exemple. Si la solidité totale de
la Sphère est 2245"S ~, sa superfi-
cie étant de 3 850 , si la superficie
de la baze du Secteur est le | de
le la superficie de la Sphère, c'est-à-
dire de 64.1 |, il faut prendre le |
de la solidité de la Sphère, & l'on
aura 3743 7^ pour la solidité re-
quise. '
Si la portion proposée est un Segment de Sphère com-
me IDK, il faut mesurer le Seéteur entier comme ci-de-
vant , & mesurer ensuite la partie HIK, qui est un Cône
droit dont H sera le sommer, & IK la baze, lequel Cône
il faut soustraire de tout le Seéteur , & l'on aura la soli-
dité du Segment IDK.
PROPOSITION XI.
Mefurer la folidité des Corps réguliers.
LEs Corps réguliers sont mesurés par Pyramides /
dont le sommet est le centre ; Tune des faces est la
baze de la Pyramide.
Exemple. Soit proposé à mesurer
le Dodécaèdre A , dont la superfi-
cie de l'un de ses pentagones BCD
EF soit de j mesures, & la per-
pendiculaire HA soit de 12 mesu-
res : il faut multiplier 12 par y, &
l'on aura 60, dont le tiers 20 est la
solidité d'une des Pyramides, les-
, quels 20 il faut multiplier par 12,
qui est le nombre des faces du Dodécaèdre , & l'on au-
ra 240 pour h solidité requise.
Cette règle servira pour mesurer tous les autres Corps
réguliers , comme l'OBaëdre, &c. & autres , même
D
50 Géométrie Pratique.
irréguliers, pourvu que l'on puisse imaginer un centre
commun à tous les sommets des Pyramides, dont les faces
seront les côtés ou pans du corps solide proposé à me-
surer.
PROPOSITION XII.
Mefurer U folidité d'un Sphéroïde.
UN Sphéroïde est un Solide fait à peu près comme
un œuf; il est formé de la circonvallation d'une de-
mi-EUipse à l'entour de l'un de ses deux axes.
. La connohTance de la mesure des Sphéroïdes donne
celle de mesurer le solide des voûtes de four , dont les
plans sont elliptiques. Pour les mesurer , il faut savoir
que tout Sphéroïde est quadruple d'un cône, dont la baze
a pour diamètre le petit axe, & pour hauteur la moitié
du grand axe du Sphéroïde.
Exemple. Soit proposé à mesurer
le Sphéroïde ABCD, dont le petit
axe AB soit 12, & le grand axe CD
20, la moitié CE sera 10 ; il faut
j B trouver le solide du cône dont le dia-
mètre de la baze soit 12, & l'axe C Ë
soit 10: l'on trouvera par les règles
précédentes que le cône CAEB con-
tiendra en solidité 377j-, qu'il faut
quadrupler, & l'on aura 1508 | pour la solidité requise
du Sphéroïde.
Géométrie Pratique. yt.
addition à la Propofîtien IL page 21.
l °. Toute Supersicie divisèe par une longueur donne une
largeur, & div'îséepar une largeur donne une longueur.
. Exemple. Que la superficie du
**•{ "" " " i i O Rectangle soit jz , & le petit côté
CB soit connu "de 6 , la superficie
71 divisée par 6, donnera 11 au
quotient, qui sera la longueur de la
ligne AC. *• .
2.0. Trouver en nombre le grand & lepmt côte d'un Rec-
tangle dont on connoît lasommt & la supersicie.
Il faut multiplier la moitié de cette somme par elle-même : du
produit en ôter la superficie connue ; ajouter la racine quarrée du
reliant à cette moitié : leur somme donnera le grand côté j si au
contraire on l'ôte, on aura le petit côté.
Même exemple. La somme des deux côtés est 18, dont moitié
est 9 &. son quarré 81 , dont il faut ôter 72. , il restera s , dont
racine est 3 , qu'on ajoutera à 9 moitié de la somme des deux
côtés :, leur somme sera 11 pour le grand côté : si au contraire
on ôte 3 de 9, il reliera 6 pour le petit côté.
Addition à la Propojition III. page 22.
Dans un Triangle Rectangle dont on connaît la Dia-
gonale & la somme des deux côtés, connaître le grand & le
petit côté &'sa supersicie. . .
Il faut soustraire de la moitié du quarré de la Diagonale le
quarré de la moitié de la somme des deux côtés ; ajouter la
racine quarrée du restant à cette moitié : on aura le grand
côté : si au contraire on l'ôte, on aura le petit côté.
, Exemple. La Diagonale soit
15 li , son quarré 180 Se sa moi-
tié 90.
La somme des deux côtés étant
de 18 , dont moitié est 9 & son
quarré 81 , qu'il saut soustraire de
90, il restera 9, dont la racine est 3.
Si donc on ajoute 3 à 9 , on aura 11 pour le grand côté ;
»i au contraire on ôte 3 de 9 , on aura 6 pour le petit côté :
ces choses étant connues , on connoîtra la superficie.
5* Géométrie Pratique*'
Addition à la Propofîtion IF. pages 22. Çr 2%l
i°. Dans un Triangle dont la basc &lasupersitie font
connues > trouver la Perpendiculaire.
«■«■vMUViravam
Il faut diviser le double de la
jO superficie par la baze : le quotient
3 donnera la longueur de la Pe
| diculaire.
'erpen-
JS 9
Exemple. La Superficie étant zj
& la baze 9 , il faut diviser 54
C ( double de zj ) par 9 , le quotient
sera 6 pour la Perpendiculaire.
i°. Trouver sur la base d'un Triangle quelconque le
point où doit tomber la Perpendiculaire.
Pour le faire, il faut connoître les
trois côtés, & savoir que la baze est
àlasomme des deux côtés , comme
leur différence est à une portion de la
baze , laquelle portion en étant retran-
chée , & le restant de cette portion
étant divisé en deux également, le point
milieu sera celui où tombera la Perpen-
diculaire. Exemple.
La baze ; ~. . •
est à la somme des deux côtés
comme leur différence . .
est à ......
Si donc de la baze 1 j on ôte 1 ^ , il restera 10 s|, dont
la moitié sera 5 J- , qui sera le point où tombera la Perpendicu-
laire.
«3
19
1
DE LA CONSTRUCTION
E T
DU TOISÉ
DES BÂTIMENS.
Omme l'on donnera ici la manière de confc
truire les différens ouvrages qui composent
les Bâtimens, avant que d'en donner le Toisé,
parcequ'il faut supposer un ouvrage avant que
de le toiser ; il semblé qu'il eût été plus naturel de com-
mencer par les fondemens des Edifices, comme les
gros Murs, les Murs de resend, &c. suivant l'ordre
de leur construétion : mais comme c'est l'usage de toi-
fer les Bâtimens dans l'ordre contraire de leur conftruc-
tion x l'on a cru que l'on pourroit fuivre ce même or-
dre sans saire de consusion 3 en expliquant dans chaque
espece d'ouvrage les dissérentes manières de le conftruire:
lequel ordre sera expliqué à la suite par un modèle de
devis d'un Bâtiment.
Il saut savoir que pour le Toisé de h Maçonnerie
des Bâtimens , l'on distingue ordinairement de deux
sortes d'Ouvrages } dont les uns s'appellent Gros Ou-
vrages , & les autres s'appellent Légers Ouvrages. Il eft
nécesiaire de savoir en quoi consiste cette dissérence,
va appelle Gros Ouvrages tous les Murs de sace,
Diij
54 Architecture Pratique.de refend, mitoyens, murs de puits & d'aisance, contré-
murs , murs sous les cloisons, murs d'eschifïres-, îés voû-
tes de caves & autres faites de pierre ou de moilon,
avec leurs reins; les grandes & petites marches, les voû-
tes pour les descentes de caves, les vis potoyers, les
massifs sous les marches des perrons, les bouchemens &
percemens des portes & croisées à mur plein ; les cor-
niches & moulures de pierre de taille, dans les murs
de face,ou autres quand on n'en a point fait de dis-
tinction ou de marché à part, les éviers , les lavoirs &
les lucarnes , quand elles sont de pierre de taille ou de
moilon avec plâtre. Tues gros Ouvrages peuvent être de
différens prix, même dans chaque espece, comme les
murs sélon leurs qualités & leurs épaisseurs ; les voûtes
de même, & ainss du reste ; mais il faut que les prix
soient spécifiés dans les marchés.
Les légers Ouvrages sont les cheminées en plâtre , les
planchers, les cloisons, les lambris, les escaliers de char»
penterie, les exhaussemens dans les greniers sous le pied
des chevrons, les lucarnes avec leurs jouées, quand elles
sont faites de charpenterie revêtue, les enduits, les crépis,
les renformis faits contre les vieux murs, les scellemens
des bois dans les murs ou cloisons, les moulures des cor-
niches & autres ornemens d'Architecture quand ils sont
déplâtre ; les fours, les potagers, les carrelages, (i)
quand il n'y a point de prix particulier, les contre-
cœurs & âtres de cheminées , les aires, les mangeoires ,
les scellemens de portes, de croisées, de lambris , de
chevilles & corbeaux de bois ou fer, de grilles de fer x
les terres massives (2) qui sont comptées pour le vuide
des caves ou autres lieux , à moins que l'on n'en ait fait
distinélion de prix; car Ton ne fait ordinairement qu'un
feul prix pour les légers Ouvrages, à moins que ce
ne soit pour les cheminées de brique ou de pierre de
taille, qui sont plus chères que les autres légers Ouvrages»
(1) Aujourd'hui les Maîtres Maçons de Paris ne se chargent
presque plus du Carrelage de Carreau de terre cuite. Ce sont
Distinction des Ouvrages. 55
les Potiers de terre qui font ces ouvrages ; ainsi ils ne sont plus
compris dans les légers ouvrages de Maçonnerie.
(i) Il y a long temps que les terres masûves ne sont plus com-
pnses clans les légers Ouvrages. On peut croire que du temps
de M. Bullet elles se toisoient au cube , comme on fait aujour-
d'hui. Nous le montrerons ci-après.
II faut encore savoir que pour exprimer la valeur
d'une toise d'ouvrage , l'usage est de dire toise à mur : ce
mot doit s'entendre en général ; ainsi pour ôter l'équi-
voque , quand on dit toise à mur , cela doit se rapporter
à l'espece d'ouvrage que l'on toise ; comme toise à mur
de gros Ouvrages a rapport à toife à mur des mêmes
Ouvrages ; & toise à mur de légers Ouvrages a rapport
a toise à mur des mêmes légers Ouvrages.
Dans l'usage ordinaire de toiser les ouvrages de Maçon-
nerie , quand il se trouve au bout de la mesure moins d'un
pied j l'on ne compte que les quarts , les demis & les
trois quarts de pied : comme, par exemple, 12 pieds
un pouce nu sont comptés que pour 12 pieds ; 12 pieds
deux pouces pour 12 pieds ^ ; 1 z pieds 4. pouces pour
12 pieds i ; 12 pieds j pouces pour 12 pieds {; 12 pieds
7 pouces pour 12 pieds j- ; 12 pieds 8 pouces pour 12
pieds -| > 12 pieds dix pouces pour 12 pieds |; & 12
pieds 11 pouces pour 13 pieds, & ainii des autres , en
prenant toujours dans les fractions de pied pour partie
aliquote ^ -j-1 de l'entier , & les autres parties qui en
approchent le plus.
La méthode ordinaire d'assembler la valeur d'un ar-
ticle , de plusieurs, ou de tout un toisé, est de ne comp-
ter de partie aliquote que la demi-toile ; après les toi-
ses tout ce qui se trouve au-dessous de la demi-toise,
€st compté en pieds Amplement ; mais quand il y a en
pieds plus d'une demi-toise , l'on compte après les toi-
tes ladite demi-toise , & le reste en pieds ; comme,
par exemple, si on trouve quatre toises 1 y pieds, on
compte Amplement quatre toises ij pieds. Mais si on
trouve 4. toises 2y pieds, on compte 4 toises i- 7 pieds ,
Div
5<î Architecture Pratique.
parcequ'il y a sept pieds de plus que la demi-toise;
Comme l'on toise les Bâtimens dans l'ordre contraire
de leur construction , l'on commence par les parties les
plus élevées, comme les sauches de Cheminées, les pi-
gnons , les lucarnes ; & Ton fait le toisé de chaque étage,
dans lequel on comprend tout ce qu'il y a de chemi-
nées , de cloisons , de murs de faces , de murs de re-r
fend, d'escaliers , &c. jufqu'au-dessbus du plancher du
même étage : l'on toise ainsi d'étage en étage , ôc l'oct
finit par le plus bas de l'Edifice.
DE LA CONSTRUCTION DES CHEMINE'ES,
L'On fait ordinairement de trois sortes de construétion
de Cheminées, dont l'une est de brique, l'autre de
plâtre & l'autre de pierre de taille. La meilleure est celle
qui est faite de brique bien cuite posée avec mortier
de chaux & sable passé au panier ; le mortier se lie mieux
avec la brique que le plâtre : l'on doit enduire le dedans
de la cheminée le plus uniment & avec moins d'épaissèuF
que faire se pourra ; car plus l'enduit est uni, & moiiis la
fuie s'y attache ; & comme il n'y a pas du plâtre par tout,
l'on peut aussi enduire en mortier, de chaux & sable, donc
le sable soit bien fin.
Aux Bâtimens considérables, l'on fait les Cheminées
de pierre de taille depuis le bas des combles jusqu'4
leur fermeture ; il faut que ces pierres ou briques soienc
bien jointes avec des crampons de fer , & maçonnées;
avec mortier fin -, on leur donne la même épaisseur qu'à,
h brique, qui est de quatre pouces.
L'autre construéiion en usage à Paris & aux en»
virons , & qui est la plus commune , est de plâtre pur
pigeonne à la main, enduit de plâtre au panier des deux
côtés. L'on donne trois pouces au moins d'épaisseur aux
languettes ; cette construcTion est assez bonne, quand on;
prend soin de la. bien faire,& que le plâtre est bon. LorÇ-i
Des Cheminées. 57
que les tuyaux de Cheminées sont joints contre les murs,
il faut y faire des tranchées, & y mettre des fantons
de fer de pied en pied, & y mettre aussi des équerres
de fer pour lier les tuyaux ensemble.
Dans les Pays où il n'y a ni plâtre ni brique, & ou
la pierre est commune, l'on fait les tuyaux de Chemi-
nées tout de pierre de taille, & l'on donne au moins
quatre pouces d'épaisseur ausdits tuyaux ou languettes.
L'on pose le tout avec mortier de chaux & sable, &
les joints doivent être bien faits, le tout retenu avec
crampons de fer.
Les moindres Cheminées doivent avoir neuf pouces
de largeur du tuyau dans œuvre, & les plus grandes un.
pied; (3) car si elles étoient plus larges , elles fume-
roient. La fermeture des Cheminées le fait en portion
de cercle par dedans , & l'on donne à cette fermeture
4 pouces d'ouverture pour le passage de la fumée : l'on
sait la longueur desdits tuyaux à proportion des lieux
où ils doivent servir. Les plus grandes Cheminées ne
doivent point parler 6 pieds : les Cheminées des gran-
des Chambres 4 pieds ; celles des Cabinets 3 pieds, &
moins seloq le lieu où elles sont.
(î) Les tuyaux de Cheminées doivent avoir , suivant les
Ordonnances de la Police des Bâtimens , 3 pieds de long sur 10
pouces de large dans œuvre ; cependant celles des Cabinets
passent à t pieds 8 pouces de long sur 9 pouces de large ,
aussi dans œuvre , & malgré cela on a encore bien de la peine
a 'es empêcher de sumer.
Ces mêmes Ordonnances obligent encore les Maîtres Maçons
* donner j pouces d'épaisseur aux Languettes de Cheminées
çonstruites & pigeonnées en plâtre, ravalées des deux côtés.
Il est aussi désendu par les mêmes Ordonnances , d'appli-
3ue5 & saire des Languettes de plâtre, tant rampantes que
roites , plaquées sur des planches, parcequ'elles sont sujettes à
Çerser & fe sçndjre j ce qui est dangereux pour le seu.
58 Architecture Pratique.
Toifé des Cheminées.
L'On appelle Souche de Cheminées plusieurs tuyaux
joints ensemble ; &■ pour toiser lesdits tuyaux , il
faut en prendre le pourtour extérieur, duquel pourtour
il saut rabattre quatre épaijseurs de Languette ; [i les
Languettes sont de plâtre , elles doivent avoir 3 pouces
d'épaijfeur ; ainjl il faut rabattre un pied de pourtour :
Û elles sont de brique , elles auront 4. pouces d'é-
paisfeur , & il faut rabattre i<5 pouces dudit pourtour :
puis il faut ajouter à ce pourtour toutes les Languettes
qui sont au-dedans deldites Souches de Cheminées. En-
suite la hauteur l'e prend du sommet desdites Cheminées
jusqu'au-desfous du plus proche plancher ; & on ajoute à
cette hauteur un demi-pied pour la fermeture desdits
tuyaux de Cheminées ; la multiplication du pourtour par
la hauteur donnera la quantité de toises que contient la
Souche de Cheminée.
L'on ajoute enluite les plintes , larmiers ou corniches
que l'on sait ordinairement au haut des Cheminées , les-
quels on toisera de la manière qu'il sera expliqué ci-
après dans l'article des Moulures.
On continuera de toiser ainsi les tuyaux de Chemi-
nées jusqu'en bas, en toisant toujours dans chaque étage,
du dessous du plancher Supérieur , jusqu'au-delsous de
l'inférieur. Si lesdits Tuyaux & Souches de Cheminées
sont dévoyés , c'est-à-dire, s'ils ne sont pas élevés à
plomb , l'on en comprendra la hauteur sélon la ligne
de leur inclinaison,sur leur contour pris quarrément ou
d'équerre sur les côtés (4).
(4) Je ferai deux observations sur ce sujet. La première , est
qu'il ne saut point toiser à plomb un Tuyau rampant , quoi»
qu'en bonne Géométrie il soit entre-deux parallèles & appuyé
iur même baze , parceque l'Entrepreneur perdroit l'excédent
de l'à-plomb des languettes de costiere sur la longueur du ram-
pant. Ce n'est pas qu'on ne le pût faire ; mais il faudroit deux
Des Cheminées. 59
articles, & par la méthode que nous donne M. Bullet, il n'en
faut qu'un.
La séconde , est sur ce mot: Sur leur Contour pris quarrémentt
qui est contre la pratique d'aujourd'hui,de ne point compter d'ar-
rachement en mur neuf , & cela fondé sur rien ; car enfin lors-
qu'il est dit Contour , c'est de contourner cette Cheminée depuis
le mur d'un côté jusqu'au mur de l'autre. On ne parloit point
alors de rabattre les épaisseurs de Languettes, qu'on compen-
soit en mur neuf pour la valeur des arrachemens , qui se comp-
toient alors pour un pied courant en vieux mur , & qu'on a ré-
formés à leur juste valeur de trois pouces.
Voye[ une petite Dissertation à ce sujet après les Cheminées.
On y prouve que mal-à-propos on rabat aujourd'hui les épaisseurs
des deux Languettes aux Tuyaux & Manteaux de Cheminées
adoffées sur les murs neuss.
Si en construisant un Mur à neuf, on laisse la place
dans son épaisseur pour le passage des tuyaux de Che-
minées , comme l'on fait quand on veut que lesdits tuyaux
n'aient point de saillie outre F épaisseur dudit Mur , &
qu'on les veut dévoyés les uns à. côté des autres ; l'on
toisera les languettes desdits tuyaux entre ledit Mur, la
hauteur sur la largeur prise quarrément sur les côtés, &
l'on ajoutera l'un des bouts dudit tuyau pour les deux
enduits faits aux deux bouts d'icelui, & l'on comptera
au surplus toutes les languettes qui seront au-dedans
desdits tuyaux ; mais on ne comptera point ledit Mur en
la largeur desdits tuyaux.
Si le Mur dans lequel le tuyau de Cheminée est pris
a plus d'épaisseur que, la largeur dudit tuyau & l'épais-
seur de ladite languette, & qu'il faille faire un petit
mur ou parpio au lieu d'une languette , le petit mur sera
compté sélon son épaisseur par rapport audit mur en-
l*er î comme si, par exemple, il n'y a que la moitié de
fcp épaisseur, il sera compté pour demi-mur & quart à
cause de l'enduit, & ainsi des autres épaisseurs à pro-
portion. (£)
Cs) Le Mur de D.ossïer dont il est ici parlé , peut être cons-
truit en carreaux de pierre , *n brique, ou en moiion. En tous
6o Architecture Pratique.
ces cas on le toise tel. qu'il est, eu égard à son épaisseur, & on
le timbre tel, sans s'arrêter à ce qui est dit en cet article , parce-
que la règle n'est pas générale.
Comme très-souvent les Languettes de Dossier sont rampan-
tes , on peut les toiser indifféremment, soit à plomb & de ni-
veau , soit suivant leurs rampans & d'équerre.
Si dans l'épaisseur d'un Mur déjà fait on veut mettre
des tuyaux de Cheminées » en sorte qu'il faille couper
tout ledit Mur pour le passage desdits tuyaux, Ton comp-
tera toute la languette , compris sa liaison, qui servira
de dossier audit tuyau ; & outre cette languette, on
comptera un pied à chaque bout dudit tuyau , pour le
rétablinement de la rupture faite audit Mur, & l'on toi-
sera au surplus les autres languettes comme ci-dessus. (6)
(6) Il est ici entendu que le Mur sera totalement percé à
jour, & que la Languette de Dossier sera en plâtre , que l'on
comptera, compris sa liaison , c'est-à-dire , trois pouces d'arra-
chement de chacun côté, si la largeur est prise dans œuvre;
& outre cette Languette on comptera un pied à chaque bout du-
dit Tuyau, pour le rêtablijsement de la rupture saite audit Mur.
Ce rétablissement du Mur doit être fait avec moilon , & éle-
vé en piédroit avec parement, pour pouvoir être compté ua
pied de légers de chaque côté ; car s'il n'y a qu'un rétablisse-
ment avec plaquis de moilon recouvert de plâtre, il ne se compte
qu'à moitié de légers ; c'est-à-dire , que l'on ajoute un retour
pour l'enduit des deux côtés.
Il est rare de voir percer à jour un Mur de foible épaisseur
{>our y loger un Tuyau de Cheminée. Il est plus ordinaire de
e dégrader à mi-mur pour y en loger un ou plusieurs. On ré-
tablit cette rupture avec lancis de moilon crépis & enduits pour
former le Tuyau ; alors ce rétablissement se toise sa hauteur sur
son pourtour pris sur trois faces, 8c se compte deux toises de
légers Ouvrages pour une , y compris l'enlèvement des gra-
vois ; & les moilons ou pierres qui proviennent de cette opéra-
tion , appartiennent d'usage à l'Entrepreneur.
On compte ensuite la Languette de face pour sa valeur , &
les raccordemens sur la face ou Mur au surplus au quart de lé-
gers Ouvrages.
Si l'on veut adoiïer des tuyaux ou manteaux de Che-
minées contre un mur déjà fait, il faut faire des tran-
Des Cheminées, 6î
chées dans ledit Mur de trois pouces d'enfoncement
sur la largeur des languettes desdits tuyaux ; il faut outré
cette tranchée faire des trous de pied en pied pour y
mettre des fantons de fer pour lier lesdites languettes
avec ledit Mur. Les tranchées & scellemens des fantons
doivent être comptées pour un pied courant, c'est-à-
dire sixtoises de longueur pour unetoise superficielle. (7)
., (7) Cet article nous apprend que lorsque l'on adosse une Che-
minée contre un Mur déjà fait , il faut saire des tranchées de
trois pouces d'enfoncement, & que ces tranchées se comptoient
chaque pied courant de légers Ouvrages.
Jai d'abord crû que c'étoit faute de Copiste; mais ceci est
repété en plusieurs endroits , & bien appuyé, par ce qu'on a
ajouté , c'efi-à-dire , six tolses de longueur pour une toise su-
persicielle ; & je crois n'avoir pas tort , car on doit lire. Les
tranchées 6» scellemens de santons doivent être comptés un quart
de pied courant , c'esi-à-dire ,six toises de longueur pour un quart
de toife supersicielle. Ce mot quart pouvoit être écrit en fraction
mal formée, ce qui a occasionné l'erreur.
Ferrieres ne parle point de ces arrachemens. Il y a tout lieu
de croire qu'on n'en comptoit point de son temps, & qu'ils sont
de l'invention de quelques Toiseurs contemporains de M. Bul-
let, & qu'il n'y avoit fait aucune attention lorsqu'il a écrit
son Livre.
Ces arrachemens en murs neufs & vieux étoient compris
dans le pourtour qui renfermoit l'épaisseur des Languettes ; cela
est d'autant plus probable , que Ferrieres dit positivement, que
le pourtour ne commence que contre le Mur pris sur les trois saces
extérieures sans rabattre aucune épaissew. Voyez au reste notre
Addition ci-après sur les Scellemens.
Si les Murs contre Iesquels lesdits tuyaux sont ados-
sés ne sont faits qu'à pierre apparente, & qu'il faille
les crépir & enduire, ils doivent être comptés à quatre
toises pour une.
j Si les mêmes Murs sont un peu endommagés , & que
l'on soh obligé, outre le simple crépis & enduit, d'y
faire des renformis, alors les faces desdits Murs doivent
être comptées à trois toiles pour une. (8)
(8) Les crépis & enduits se comptent à quatre toises pour
une, &' s'il y a renformis, à trois toises pour une.
6z Architecture Pratique.
L'usage de compter les crépis 6k enduits à quatre toises
pour une de légers, e& ancien, comme nous le voyons dans
CharOndas ; & on ne les comptoit de son temps à trois toises
pour une , que lorsqu'on faisoit des ravalemens de murs de face
ou autres , encore rabattoit-on les vuides , s'il y en avoit. Et au-
jourd'hui on compte ces ravalemens à moitié, & on ne déduit
aucun vuide à cause des échafaudages. Nous en parlerons ci-
après en traitant des Ravalemens.
Manteaux de Cheminées.
D Ans les maisons considérables l'on fait les Jamba-
ges des Manteaux de Cheminées avec pierre de
taille dans toute l'épaisseur du Mur , principalement
aux étages bas, & dans ceux d'enhaut quand il n'y a
point de tuyaux au derrière. L'on peut faire aussi les mê-
mes Jambages avec brique & mortier de chaux & sable.
Ceux des maisons ordinaires sont faits de moilon, ou plâ-
tras, avec plâtre. Au surplus on fait les hottes, ou les
gorges & les corps-quarrés des Manteaux de Cheminées
avec plâtre pur, comme les tuyaux ci-devant expliqués.
Pour les Cheminées de Cuisine > si l'on y fait, des Jam-
bages, ils doivent être de pierre de taille, & les contres-
cœurs de grais ou de brique } le tout contre-garde de
bonnes bandes de fer. (p)
(9) On faisoit anciennement les contre-coeurs de Cheminées
en grais , en brique ou en tuileau. Les Plaques de fonte n'é-
toient pas encore bien communes ; aujourd'hui qu'elles le sont ,
on ne fait guères de ces contre-cceurs que dans les maisons les
plus simples.
Les Plaques de fonte que l'on pose aux contre cœurs sont
d'un grand service. Ce n'est qu'une première dépense pour un
Propriétaire , pareeque les Locataires en sont responsables. Ces
Plaques ne font aucun tort aux Murs mitoyens : de sorte que
quand on en met, il n'est pas nécessaire de faire le contre-mur en
tuileau de six pouces d'épauTèUr porté par l'article 189. delà
Coutume. Le scellement & coule.ment de ces Plaques se comp-
te chaque patte pour un pied de légers , compris les coulis au
derrière , & soii'n au pourtour.
Des Cheminées. . 63
Il est encore de l'usage moderne , d'arrondir les Jambages
des Cheminées, Si le Mur & la Cheminée sont construits à
neuf, on n'y a aucun égard ; mais s'ils sont faits après coup ,
& que le tout ait été précédemment enduit , il y a dégrada-
tion , & par conséquent ils sont comptés , savoir les petites au
pied courant pour six pouces de légers , & les fortes chaque
pied courant pour un pied de légers. C'est au Toiseur & au Vé-
rificateur à faire distin&ion de cette différence.
Les Manteaux de Cheminées doivent être proportion-
nés aux lieux pour lesquels ils sont faits. Aux grandes
maisons l'on en peut considérer de quatre sortes pour les
principales pièces, sans ceux des Offices, comme les Sal-
les , les anti-Chambres, les Chambres & les Cabinets. On
donne ordinairement à ceux des Salles 6 pieds de large sur
«t pieds de haut, & 2 pieds de profondeur ; aux anti-
Chambres J pieds de largeur, 3 pieds 5? pouces de haut,
& 22 pouces de profondeur ; aux Chambres de parade
q. pieds S> pouces de large , 3 pieds  de huut, &ç 20
pouces de profondeur ; aux Chambres à coucher q pieds
ou 4 pieds l de large , sur 3 pieds ou 3 pieds | de haut,
& 18 pouces de profondeur ; aux Cabinets un peu grands
q pieds i de large , 3 .pieds.- de haut, «Se i 8 pouces de
profondeur ; aux Cabinets moyens au plus 4 pieds de
large ; aux petits 3 pieds 9 pouces ou 3 pieds  de large
sur 3 pieds ou 2 pieds 10.pouces de haut.
Ces mesures de Manteaux de Cheminées ne sont pas
àbsolument pour toutes sortes de maisons , elles ne sont
considérées que comme moyennes entre les grands Pa-
lais & les Maisons médiocres. Ainsi il est de la pru-
dence de l'Architecte de donner à tous les Manteaux
de Cheminées qu'il ordonne, une proportion relative aux
bâtimens où ils doivent servir.
Pour les Manteaux des Cheminées des Offices, il
faut considérer la maison où on les doit faire, & leur don-
ner les mesures proportionnées à leur usage.
^4 Architecture Pratique.
Teifé des Manteaux de Cheminées.
LEs Manteaux de Cheminées se toisent en prenant
leur hauteur depuis le dessous du plancher supérieur
jusqu'au-dessus de l'inférieur, laquelle hauteur doit être
multipliée par le pourtour dudit Manteau en son corps
seulement ; ce pourtour se compte de trois pourtours
pris ensemble , sa voir du haut dudit Manteau au-dessbus
des corniches , du milieu de la gorge ou hotte , & de la
platte-bande du Chambranle > le tout fris au nud désaits
Manteaux ; l'on prend le tiers de l'addition de ces trois
pourtours > pour le multiplier par la hauteur, & le pro-
duit donnera la quantité des toises requises. S'il y a de
fausses hottes, on les toise à part, mais on doit rabat-
tre un sixiéme pour l'enduit d'un côté. (10)
(10) Il est dit que les Enduits en dedans les Tuyaux ne
valent qu'un sixiéme de toise de légers. Nous faisons cette re-
marque pour y avoir recours dans nos dévelopemens de lé-
gers Ouvrages.
Nous observerons encore qu'il n'est point ici parlé de dé-
duction de l'épaisseur des Languettes : il ne s'en agissoit point
alors. Le tout pris au nud désaits Manteaux. Ces termes ne sont
point équivoques , & nous aideront à appuyer notre sentiment.
Outre le toise du corps desdits Manteaux de Chemi-
nées , l'on toise à part toutes les Moulures dont ils sont
ornés, comme corniches, architraves, cadres & autres.
La manière de toiser les Moulures sera expliquée au
long dans l'article des Moulures.
Aux Manteaux de Cheminées qui sont pris dans l'é-
paisseur du Mur, l'on toise le haut jusqu'à la gorge ,
comme si c'étoit des languettes : si c'est un vieux mur,
l'on ajoute les deux bouts qui font le parement du Mur
pour le bout des deux tuyaux que l'on multiplie par la
hauteur, (i i) L'on toise ensuite le bas, en contournant
le milieu de la gorge & le quarré des Jambages jus-
que dans l'enfoncement que l'on ajoute ensemble, dont
on
Des Cheminées. 65
'Oti prend la moitié, que l'on multiplie par la hauteur de-
puis le dessus du plancher jusques où finit la gorge.
(11) Si c'ejlun vieux Mur , Von. ajoute les deux bouts , c'est-
à-dire les deux retours pris du dans-œuvre du Mur de dossier
& de la Languette , qui sont le parement du Mur pour le bout
des deux Tuyaux : c'est*à-dire , que ces deux retoursjsont comp-
tés comme légers Ouvrages , à cause de la dégradation ck ré-
tablissement de la rupture faite audit mur , comme il est ci-de-
Vant dit Note 7.
Mais si en construisant un Mur neuf on y laissbit un renfon-
cement pour la place du Tuyau , ces deux retours ne se comp-
teroient qu'à moitié de légers , pour le remplacement des de-
mi-faces qui ne se comptent point dans cette partie.
Si lesdits Manteaux de Cheminées sont faits à hotte y
comme on les fait pour les Cuisines & Osfices , l'on en
prendra la hauteur avec une ligne à plomb fuivant la
pente de ladite hotte. Cette hauteur sera multipliée par
la moitié des deux pourtours pris quarrément, savoir
sous le plancher & sur la pièce de bois qui porte ladite
hotte. Si ladite pièce est recouverte déplâtre, l'on ajou-
tera sa hauteur à celle de la hotte, ou bien on toisera
cette recouverture à part.
Si l'on est obligé de faire de fausfes hottes ou tuyaux
pour le dévoyement desdites Cheminées , ces hottes ou
tuyaux sont comptés à part à mur, outre lesdits Manteaux
eh ce qui est dégagé des autres tuyaux ; mais il faut ra-
battre un sixiéme pour l'enduit d'un des côtés desdites
fausses hottes.
Si l'on adosse un Manteau de Cheminée contre un
vieux Mur, l'on y doit faire des tranchées pour tenir les
jambages & le tuyau, avec des trous de pied en pied
pour y mettre des fantons de fer : les tranchées & scel-
lemens de fantons doivent être comptés pour pied cou-
rant.
Les enduits saits contre les vieux Tuyaux ou Man-
teaux de Cheminées sont comptés à quatre toises pour.
Une. (12)
E
66 Architecture Pratique.
(n) Le mot général d'Enduits pris dans scn vrai sens a dif-
sérentes applications que nous détaillerons chacune eti leur lieu.
Darcs celle-ci où les Enduits sont comptés pour un quart,
il est sous-entendu qu'il y a hachement , rétablissement &C
rechargement de Languette, sans quoi ces Enduits ne vaudraient
qn'anjixiéme.
Ces Enduits faits sur un Pigeonage^ qui n'auroit pas été re-
couvert , se comptent au tiers de légers , parcequ'il y a rem-
plissage de Pigeon, Grepis 8t Enduits, &sujétion d'épaisseur &.
d'arrêté.
Les conçre-cœurs des Manteaux de Cheminées faits
de brique ou tuileau après coup, ceux de brique sont.
■ comptés à mur, & ceux de tuileau sont toisés à mi-mur,
leur longueur sur leur hauteur. (13)
(1.3) Les Contre cœurs de Cheminées faits après coup,étoiehf.
comptés yjfavoir ceux en brique pour légers ( aujourd'hui on les
compte pour brique de quatre pouces ) & ceux en tuileau pour
moitié de légers. Mais si ces contre-Cœurs sont faits avec le
Mur neuf, & dans son épaisseur, on ne compte rien ni pour
l'un ni pour l'autre , & le Mur est compté comme s'il n'y en
avoit pas ; mais on évalue la plus-valeur de la brique.
En Mur neuf, les Çontre-cœurs ne sont dus , & ne se comp-
tent , comme nous venons de le dire , que lorsqu'ils saillent de
six pouces l'épaisseur du Mur, au desir de l'article 189. de la
Coutume. Voye^ ausujet des contre-caurs ce que nous avons dit
d-devant Note p.
Les âtres desdits Manteaux de Cheminées faits de
grand carreau sont comptés pour 6 pieds de toises, c'est-
à-dire qu'il faut 6 âtres pour faire une toise à mur. Mais
il faut que les Manteaux de Cheminées aient environ 4.
pieds : car si plus ou moins, l'on augmente ou diminue
à proportion. (14)
(14,) Les Atres ne s'évaluent plus présentement en légers Ou>
vrages. Ils.se toisent à toise superficielle , & sont payés à tant
la toise superficielle de Carreau d'âtre, & non en légers.'
Ce Carreau est quarré & de six pouces sur tout sens. Il en
faut quatre pour faire un pied. On le sert encore de Car-
reau- de six pouces à six pans. Les premiers sont plus communs
à Paris, & les séconds plus en usage à la Campagne.
Des Fourneaux et Potagers. 6y
Quand on passe ce Carreau d'âtre au grais , il se compte à
toise & quart pour Carreau , & non en légers.
Les Jambages des Manteaux de Cheminées fondés par
bas jusque sur la terre ferme , doivent être comptés
à mur, depuis la fondation jusque sur le rez de Chaussée
leur hauteur sur leur largeur, (j J)
sij) Les fondations des Jambages de Cheminées jusque sur
la terre ferme , se toisent au cube , & sont payées comme tel-
les , ainsi que leur fouille , si l'objet est considérable ; smon el-
les sont comptées en légers toise pour toise , comme dit est , jr
compris la fouille & excavation des terres.
Tolfé des Fourneaux & Potagers.
LEs Fourneaux & Potagers que l'on fait dans les Cuî-
sines ou Offices doivent être construits de brique
avec mortier de chaux & sable pour le mieux : mais on.
les fait le plus souvent de moilon avec plâtre,& carrelés
par-dessus ,avec les rechauds dont on a besoin sélon la
grandeur des Fourneaux. Ces Fourneaux sont faits par
arcades posées sur de petits murs de huit à neuf pouces
d'épaisseur : s'il y a des caves au-dessous, ils sontposés
sur les voûtes desdites caves , sinon il faut les fonder jusr
que sur la bonne terre. L'on donne ordinairement 2 pieds
ou 2pieds6kdemi de largeur aux Fourneaux, sélon l'en-
droit où ils sont, sur deux pieds neuf pouces de hauteur.
L'on ne donne guères que deux pieds de largeur aux ar-
cades,& l'on en fait sur cette mesure autant qu'il est besoin
-dans la longueur desdits Fourneaux; l'on met une bande
de fer (ur le champ , recourbée d'équerre & scellée dans
les murs pour tenir le carreau & les réchauds:.
* Pour toiser lesdits Fourneaux, on prend la hauteur des
■petits murs qui portent les arcades depuis leur fondation
jusque sous le carreau, que l'on multiplie par leur lon-
gueur depuis le devant desdits Fourneaux jusqu'au mur
contre lequel ils sont joints. Si c'est un vieux mur , dans
E ij
£8 Architecture Pratique.
lequel il ait fallu faire un arrachement, l'on compte trois
pouces pour ledit arrachement ;•& après que lesdits murs
sont comptés , on toise les arcades à part, leur contour
sur leur longueur. Si c'est un vieux mur, l'on ajoute trois
pouces à ladite longueur ; ces murs & voûtes vont toises
pour toises de légers ouvrages. L'on toise ensuitele car-
reau qui est par-dessus, la longueur sur la largeur, lequel
.Carreau est compté à toise, & l'on compte le scellement
des réchauds à part à trois pieds pour chacun, (i 6)
(16) On ne diminue rien pour le vuide des Réchauds, en toi«
sant le Carreau qui se tire en ligne pour Carreau.
Il y en a qui pour abréger comptent autant de toises
de légers Ouvrages que lesdits Fourneaux ont de fois
trois pieds de longueur ; c'est-à-dire que trois pieds de
longueur de Fourneau , le tout compris , sont comptés
pour une toise à mur : mais comme il peut y avoir plus
ou moins d'ouvrage, sélon que les Fourneaux sont plus
ou moins grands , je ne trouve pas cette méthode fore
bonne, (ij)
(17) Cette méthode est fausse & abusive : car la hauteur &
îa largeur de tous les Fourneaux ne sont pas les mêmes. Plu-
fieurs en ayant reconnu l'abus , se sont avisés de multiplier la
longueur du Fourneau par le pourtour fait de la hauteur & de
la largeur, compris fondation , & trois pouces d'arrachement
s'il y en a, & de compter chaque toise superficielle pour six
toises de légers Ouvrages , tout compris Carreau & scelle-
ment desRéchauds. Cette méthode est moins abusive, & ne
peut servir que pour les petits Fourneaux en plâtre de trois ou
quatre pieds de long ; mais le mieux est de suivre le détail
dont est parlé ci-dessus, dans lequel il n'y a personne de lezé.
> Toisé des Fours.
ILn'est point ici parlé du Toisé des Fours de Cuisine,& d'Os-
fice aux Us & Coutumes de Paris. Nous y suppléons par
un article séparé.
Les Fours pour cuire le Pain , la PâtisTerie &c. sont construits
Des Four s. 69
fcvec tuilleau & terre franche, sur un plan circulaire ,& quelque-
fois, mais rarement, ovale. La bouche du Four doit être étroite ,
& la chapelle ou voûte , la plus surbaissée que faire se pourra-.
Quelque grand que soit le diamètre du Four ^ elle ne doit guères
passer 11; pouces de haut. Les Fours doivent être isolés des Murs
mitoyens , ainsi qu'il estdit dans l'article 190 de la Coutume de
Paris. /
Lorsqu'on voudra connoître la superficie intérieure d'un Four,
on aura recours à la Géométrie Pratique Propos. 12. de la Me-
sure des Corps Solides. 11 sera encore mieux deconsuîter l'article
des Voûtes ci-après. On y traite des Voûtes Sphériques sur-.,
baisfées , & on y démontre qu'en multipliant la circonférence in-
térieure par la hauteur de la Voûte , le produit donne b super-
ficie que l'on cherche. Le prix que l'on y met est réglé sur celui
des matériaux.
On compte enfuite les aires intérieures & extérieures, sui-.
Vant leur- mesure & leur valeur.
Mais à Paris , l'usage est de toiser d'abord les Murs pour cer
qu ils sont & pour leur valeur : on prend ensuite le diamètre in-
térieur du Four, qu'on estime chaque pied courant pour une.
toise de légers Ouvrages , compris l'aire du Four, soit qu'il soit
carrelé ou non , l'é'paisseur & les reins de l'a Voûte , &. l'enduit
au desfus; de sorte qu'un Four qui aura 4pieds de diamètre est
tiré en ligne pour-^toises de légers Ouvrages , tout ce que des-
sus compris.
Dans les Campagnes , aux environs de paris, où le Plâtre
est fort cher, & dont la chereté règle & fixe le prix des légers-
Ouvrages , il' ne saut pas évaluer le produit des Fours comme-
légers , mais comme Fours , auxquels on met un prix relatif à ce-
lui des matériaux du lieu : car dans les Campagnes , la terre fran-
che, le tuilleau & la main-d'œuvre ne sont pas si- chères qu'à-
Paris.
De même , dans les lieux où le plâtre n'est pas si cher qu'à
Paris , on n'évaluera point les Fours en légers , mais en Fvurs ,.
& on y mettra le prix qui convient à- cette sorte d'Ouvrage.
Cette manière de toiser les Fours épargne beaucoup de temps,
pareeque presque par tout ils sont construits dans la même
proportion. Si elle n'a aucun rapport à la Géométrie , elle ea-
a un réel avec le prix ordinaire des légers Ouvrages , qui de-
puis fort longtemps à Paris s'est conservé depuis 7 livres jufqu'à
8 livres ou environ , & qui renferme intrinsequement la valeur-
d'un Four, sa matière & fa main-d'œuvre. Ceci soit entendu seu»,
kment pour les Fours à cuire Pain , Pâtisserie &c.
Les autres Fours pour cuire la Chaux , Tuille , Brique , Potsv
de terre &c. étant d'une figure & d'une construclion bien diffé-
rentes , se toisejitpar develouetnent ^ leur contour sur leur bau-.
Eiij
7<3 Architecture Pratique.
hauteur , en suivant les régies de la Géométrie Pratique , & enj
comptant chaque nature d'Ouvrage suivant son espéee & fa
valeur.
L
DES PLANCHERS.
./ ■ ' ■
'On fait des Planchers de différentes manières : les
__r plus simples que Ton fait ordinairement pour les
galetas, sont ceux dont les Solives sont ruinées & tam-
ponées, (i8) maçonnées de plâtre & plâtras entre
lesdites solives , & de leur épaisfeur, & enduits par
dessus & par-dessous à bois apparent ou à sseur de solives.
Ces Planchers sont comptés à demi-toise à mur, c'esï-
à-dire deux toises pour une. , •
(18) Cette première espéee de Plancher esl encore usitéeen
bien des endroits ; mais on a totalement perdu l'usage de ruiner
les solives & de les tamponer. Au lieu de cela on larde du cloud
de charette ou du rapointis sur le côté de ces solives : ce qui
sait le même effet que les tampons } & n'altère nullement la
solive.
On appelloit ruiner (ou rainer ) une solive , lorsque sur ses
deux côtés on faisoit un évidement brute en forme de goutiere.
avec la coignée. Dans la longueur de ces rainures , on faisoit
de distance en distance , d'un pied ou de deux , un trou de tar-
riere, dans lequel on mettoit une demi-cheville qu'on nom-
moit Tampon. Elle servoit avec la rainure à retenir & contenir
l'hourdis de plâtre qu'on faisoit entre les solives. Les anciennes
Cloisons étoient de même ; on ne connoissbit point encore l'u»
sage du Rapointis.
M. de Ferrieres qui a écrit bien avant M. BulIer,désapprouvoic
cette manière de ruiner & tamponer les solives & poteaux.
Voici ce que nous lisons dans son sécond Tome du Commentaire-
sur la Coutume de Paris.
L'on sait des Planchers de diverses sortes ; mais parlons enpre*
tnier lieu des ruinés & tamponés , quoique j'en défapprouve tu fage ^
d'autant que le bois se diminuant de grojseur, le plâtre de l'entre-
mur baisse contre-bas ; mais puisque l'on efl affublé de cette mé-
thode ,je dirai comme il les faut toiser & réduire à mur félon l'u-,
sage , &c.
Le détail que fait M.Bullet de cette première espece de Plancher
paroît avoir été copié d'après Ferrieres, dans lequel il esl dit de
P'1
Des Planchers. 71
plus que si l'Hourdis est enduit dessus ou dessbus , il se compte
au tiers.
Ce mot ou deffbus est de trop ; car ils conviennent tous deux
•que le Hourdis sera compté au quart, & que s'il est enduit des
deux côtés d'après les bois , il sera compté pour demie.
M. Bullet ne parle point de la distinssion qu'il convient faire
de l'Enduit du dessus à celui de dessbus. Ferrieres paroît avoir
Voulu le faire , en disant, que Si ce Hourdis eft enduit dejsus ou
dejjbut, il sera compté au tiers, & s'il est enduit des deux côtés , il
sera compté à demie.
Du ~ au s la différence est . . . ~i
Du -s à-I la différence est . . . £
De là je conclus que Ferrieres a voulu entendre que l'Enduit de
cieilus seroit compté pour un douziéme,ôk. que celui du dessbus se-
ton compté pour un sixiéme;ce qui paroît plus vrai semblable.Mais
ïans m'embarrassér s'ils ont erré tous deux dans'cet endroit,ou non,
je vais en faire un détail différent pour servir dans tous les cas.
Hourdis......7 ou u pieds.Enduit dessus . . . . o. . . o...
Enduit dessbus .... |- ou 6 pieds.
Total . . . . s ou i3 pieds.
Je ne ferai aucun cas des Enduits de deffus, par les raisons
que je dirai dans la Note suivante , pareeque le Hourdis pour
valoir un tiers doit être rempli à sseur des bois.
Si un Plancher de cette manière n'étoit que hourdé
ou maçonné entre les (olives, sans être enduit ni dessus
ni dessous, il ne doit être compté qu'à quart de mur ,
c'eit-à-dire quatre toises pour une.
Il y a encore une autre manière de Planchers fort
simple , que l'on appelle Planchers enfoncés ou à entre-
yottx, dont les Solives sont vues de trois côtés par-des-
sous. L'on cintre lesdits Planchers par-dessous avec des
étresillons entre les Solives, & l'on met des lattes par
dessus qui affleurent à un pouce près le dessus desdites
Solives. L'on fait ensuite une aire continue de plâtre &
plâtras par-dessus de deux à trois pouces d'épaisseur ; l'on,
enduit ladite aire par-dessus de plâtre passé au pannier *
& l'on ôte ensuite les étresillons & les lattes par-dessous
pour tirer les entre-voux que l'on fait ordinairement de
fiatre fin. Ces Planchers doivent être comptes à deux
Èiv
-jz Architecture Pratique..
toises pour une ; l'on n'en fait plus guères qu'à la Can>*
pagne ; les Solins, c'est-à-dire, les espaces entre les So-
lives qui sont posées sur des poutres ou pans de bois,;
sont comptés chacun pour un quart de pied.
Si ce même Plancher n'ess; que hourdé sans être enduit
ni dessus ni dessous, il ne doit être compté que pour
quart de mur; si enduit par-dessiis ou par-dessous, pour
quart & demi- (19)
(19) Cette séconde espece de Plancher n'ess: plus en usa-
ge à Paris, ni même à la Campagne. Les aires ou saunes
aires se faisoient alors avec plâtras de z ou 3 pouces d e-
paisseur, maçonnés avec plâtre passé au pannier , & dont 1 en-
duit se saisoit avec le dos de la truelle. Dans les détails que^
se donnerai à ce sujet, en suivant l'ancien usage que j'ai trouve
dans Ferrieres , Savot, Bulht & JStondd,]e ne serai a à l'exem-
ple de ces Auteurs , aucun cas des Enduits saits sur les aires , tels
que les a dévelopé M. Bullet ; voici la raison qui me détermine
à prendre ce parti.
Il est dit ici que cette séconde espece de Plancher enduite
dessus & dessbus sera comptée pour moitié ; & que si au lieu
d'enduit par-dessus ladite aire , on y met du carreau , le Plan-
cher fera compté toise pour toife.
Il est encore dit que l'Enduit de dessus ou dessbus sera comp-
té pour un huitième, & que le Hourdis sera compté au quart.
L'Auteur ajoute dans la fuite, que le Carreau posé sur une
feusse aire déjà faite , est compté à demi-mur. Dévelopons,
toutes ces parties.
Aire & Hourdis . ;
Enduit dessbus. . .
• i ou
. . s ou
9 p. 0 pouces.
4 p. 6 pouces.
4 p. 6 pouces.
1 ou 18 p. 0 pouces.
Otons l'Enduit de deffus de 4pieds 6 pouces,il reftera 13 pieds,
& demi, qui ajoutés à 18.pieds , valeur du Carreau , seront 3*
pieds & demi pour la valeur de ce Plancher.
Mais il eft dit ( & le refte eft de même ) que fi au lieu de
l'enduit fur le même Plancher , on y met du Carreau , ce Plan-
cher fera compté toife pour toife qui valent 36 pieds. Or nous
n'avons pour ces 36 pieds que 31 pieds & demi : donc nous
çvo-ns raifon de chercher disséremment ces détails, s ÔÇ d^
n'avoi^ aucun égard aux Enduiîs de deffus.
Des Planchers. 73
Les Enduits de dessbus , qu'on appelle entrevoux , ne se
font pas sans peine. Il faut échafauder. Le plâtre qu'on y em-
ploie doit être passé au sas. Il faut des soins pour les faire pro-
prement 3 &près d'uniixiéme de plâtre perdu. Ces Enduits d'en-
trevoux ne sont donc pas à comparer à ceux de dessus l'aire ,
qui se font avec le dos de la truelle , & avec le même plâtre,
de l'Hourdis.
Faisons suivre notre usage journalier , unanimement recon-
nu & suivi , sur le fait des Planchers les plus usxtés aujourd'hui.
Aire ou fausse Aire . . . . ~ toise . . . ou 9 pieds.
Lattis jointif......i .... ou 9 pieds.
Cloué sur les Solives. . . . s . . . . ou 6 pieds.
Entrevoux par-desibus. . . | . . . .ou 6 pieds.
Total |- -toise iz pieds ou 30 pieds.
Ceci posé, nous détaillerons cette féconde espece de Plancher
Comme il suit.
Aire au desfus enduite ou non, comptée au quart, & la partie
0 Hourdis entre les Solives faisant corps avec l'Aire pour^ &
ensemble.......,,, } ou it pieds.
Entrevoux par dessbus .... i- ou 6. pieds.
Total .... { ou 18 pieds.
oi au lieu de faire un Enduit sur le même Plancher,
l'on y veut mettre du petit ou grand Carreau , ce Plan-
cher fait ainsi doit être compté à mur , c'esi-à-dire,
toises superficielles pourtoises. (2.0) Si au lieu du car-
reau l'on y met des lambourdes, ce Plancher sera aussi
compté à mur,
(io) Le Carreau ne se compte plus en légers Ouvrages : ilse
toise superficiellement , & se compte pour Carreau , faisant
distinttion du grand & du petit , du vieux 6k du neuf. Le prix
de la toise de ces Carreaux est aujourd'hui dissérent de celui
des légers Ouvrages. Les Maîtres Maçons ont abandonné
«ette partie , à cause de la chereté des Carreaux. Mais soit qu'il?
s'en chargent ou non, le toisé du Carrelage se distingue de celui
des légers Ouvrages.
Si aux mêmes Planchers ensoncés au lieu de cintrer
$>ar-dess"aus avec des étrçlillans 8c des lattes, on cloue
74 Architecture Pratique.
par-dessus les Solives des lattes jointives , & que l'on y
fasse une Aire de plâtre & plâtras enduite par dessus &
par dessbus entre les Solives, lesdits Planchers doivent
être comptés à trois quarts de toise à mur. (21)
(11) Cette troisiéme espe-ce Je Plancher est fort en usage ,
sur tout dans les Maisons communes , & demande un détail &
son explication.
Aire enduite ...... i ou 9 pieds.
Lattis jointif...... j- ou 9 pieds.
Cloué sur les Solives ... £ ou 6 pieds.
Entrevoux par-dessous ... -| ou 6 pieds.
£ ou 30 pieds.
M. Bullet dit ensuite ,si au lieu £Enduit par-dessus on pofe du
Carreau sur l'Aire, ce Plancher fera compté pour toise &• quart.
Pendant fort long-temps le Carreau grand Se. petit se comp-
toit à moitié de légers Ouvrages : Se par le compte ci-dessus ,•
en ajoutant 18 pieds on trouveroit 48 pieds, valeur de toise un
tiers, au lieu de toise un quart, porté dans cet article.
C'est donc un douzième de plus que nous ajoutons à M. Bul-
let 3 pour le rejoindre dans les Planchers creux , qu'il a le mieux
distingués, Se d'après lesquels nous partons.
Si au lieu d'un Enduit par-dessus on pose du Carreau
sur une fausse Aire, lesdits Planchers doivent être comp-
tés à mur & un quart.
Les Planchers dont les Solives sont ruinées & tam-
ponées , lattes par-dessous de .trois en trois pouces ,
maçonnés de plâtre & plâtras entre les Solives, enduits
par-dessus à bois apparent, & plafonnés par dessous, ces
Planchers doivent être comptés à trois quarts de mur.
Les Planchers dont les Solives sont ruinées & tampo-
nées , lattes de trois en trois pouces par dessous, ma-
çonnés de Plâtre & Plâtras entre les Solives , avec une
Aire par-dessus de deux ou trois pouces , enduits de plâ-
tre & plafonnés par-dessous, doivent.être comptés toise
pour toise à mur. Si au lieu d'un enduit l'on met du Car-
reau sur une fausse Aire faite sur les Solives , lesdits
Planchers doivent être comptés à mur & tiers.
Des Planchers. 75
Les Planchers dont les Solives sont ruinées & tam-
ponées, lattes tant plein que vuidepar dessbus, &hour-
dés de plâtre & plâtras entre lesdites Solives, & carre-
lés de Carreau sur une fausTe Aire , plafonnés par-des-
sous ; lesdits Planchers doivent être comptés à mur &
tiers : l'on ne fait plus guères de ces sortes de Planchers,
parcequ'ils sont trop pesans sur les murs. (22)
(ai) Cette quatrième espece de Planchers est ici distinguée en
deux différentes sortes ; la première est la plus usitée pour les
Palliers des Escaliers , & l'autre n'est pas si commune. J'ai
du ci-devant qu'on ne ruinoit ni ne tamponoit plus les Solives ;
niais qu'on y lardoit du rapointis ou clou de charette. C'est
dans cette position que nous envisagerons ces Planchers.
La première sorte de ces Planchers est de ceux qui sont lattes
Par-dessbus de 3 pouces en 3 pouces , maçonnés ou hourdés en
plâtre & plâtras entre les Solives , enduits par-dessus à bois
apparent oc plafonnés par-dessbus ; cette espece de Plancher
«oit être comptée à trois quarts de légers ou 17 pieds ,
Savoir,
Hourdé plein...... } ou n pieds.
Enduit à sseur des bois . ... o ou o
Latte par-dessous..... i ou 3 pieds.
Recouvert en plâtre .... i ou 9 pieds.
Pour échafauds , perte de doux
& plâtre....... tx ou 3 pieds.
i ou zy pieds.
Dans la séconde sorte de Planchers,on y suppose une aire de 1
ou 3 pouces , que nous comptons pour un quart ou 9 pieds , qui
ajoutés aux 17 pieds ci-dessus , donneront les 36 pieds ou la toise
requise en cet article. Mais , continue M. Bullet ,si au lieu d'un
■Enduit l'on met du Carreau sur une saujse Aire saite fur les Soli^
res ) lesdits Planchers doivent être comptés à mur & tiers.
Le Carreau se comptant autrefois pour moitié, il paroît qu'on
devoit «xiger que les Aires , pour être comptées au quart ,
susient enduites par-dessus , sinon on en auroit rabattu un dou-
zième. Mais cet objet est de trop petite consequence pour m'ar-
reter. Je ne me suis pas proposé d'interpréter des usages qui ne
subsiftent plus : il me susfit de saire connoitre ceux qui sont
aujourd'hui en vigueur.
j6 Architecture Pratique.Il paroît encore par là que les enduits simples & sans crépis
s'évaluoient alors au douzième , comme nous les comptons
encore aujourd'hui dans nos détails, lorsqu'ils sont accompa-
gnés d'un crépis.
Si au lieu, de carreler le desfus desdits Planchers ,
l'on pose des lambourdes sur les Solives, & que lesdi-
tes lambourdes soient maçonnées à augets pour rece-
voir le parquet, lesdits Planchers doivent être comptés
à mur & quart.
Les Planchers creux lattes par-dessus & par-deiïbus
à lattes jointives, carrelés sur une fausse aire faite sur
le lattis d'environ deux pouces d'épaisseur, & plafonnés
par-dessous à l'ordinaire , lesdits Planchers doivent
être comptés à deux Murs & un sixiéme -, c'est-à-dire ,
que chaque toise superficielle en vaut deux & un sixié-
me; mais si les lattes ne sont point clouées par-desTus
les Solives, & que ce ne soit qu'un sîmple couchis,
lesdits Planchers ne sont comptés que pour deux toises ;
la maçonnerie faite sur les poutres & pans de bois pour
le scellement des Solives doit être comprise dans le
toisé desdits Planchers. (23)
(13) Cette cinquième espece de Planchers est la plus en asage
aujourd'hui.
Ces Planchers sont très-bien détaillés , & d'une manière fort
claire. Le Plafond seul se compte pour toise , & l'Aire au-dessus
sur un lattis jointif est comptée pour demi-toise ; & si ce lattis
est cloué sur les Solives , on ajoute un sixiéme. de toise pour la
Valeur du clou , de son déchet & de son emploi.
1°. Mais comme il se rencontre tous les jours des cas 011
ces Ouvrages ne sont pas parachevés , il cqnvient d'en déve-
loper chaque partie « nous en retrancherons seulement le Car-
reau qui se comptoit autrefois pour demi-toise. Nous commen-
cerons par les aires , dont le détail est stmple suivant M. Bullet,
& suivant l'usage aftuel.
Lattis jointis ...••..;. ■$ ou 9 pîeds.
Clou , déchet & façon..... ou 6 pieds.
Aireau-dessousde J.ou 3 pouces. . . i ou 9 pieds.
Total du Plancher  ou xâ, pieds..
Des Planchers. 77
Plafond & Cloisons creufes suivant M. Ballet.
Lattis jointif cloué suries Solives. . . £ toise ou: 8 pieds;
Gobtage , Crépi & Enduit. . . .  toise ou 18 pieds.
Total du Plafond . .;...• » toise ou 3 6 pieds.
Total général du Plancher plafonné. . 1 toise  6 pieds.
Détail d'un Plasond fuivant nous.
Le premier objet qui se présente pour faire un Plafond , esr.
1 échafaudage , & le déchafaudage , que nous évaluons pour
chacune toise à un sixiéme de légers Ouvrages , 6k qui doit être
le premier payé dans le cas que le Plafond ne fut pas para-
chevé , ci . . . .  ou 6 pieds.
Lattis.......i ou 9 pieds. ? , . ,
Cloud, déchet & emploi. |§ . ou 6 pieds. 5 £ ou ** Pieds;
Gobtage......^ ou 3 pieds. ~)
Crépi . . .. - . . « '£< . ou 6 pieds. S-^î ou r 5 pieds.
Enduits de sujétion... £ ou 6 pieds. }
Il s'ensuit de-là, que û un Plafond n'est point fini, il faut
commencer à le toiser comme s'il l'étoit , & le tirer en ligne
pour un sixiéme de légers. Ensuite on toisera ce qui sera fait &
on le comptera suivant nos dévelopemens. Il n'en sera pas de
même dans les Cloisons creuses : il faudra suivre le systême de
"M. Bullet & son dévelopement.
i°. Si à un pareil Plafond il y a Corniche en plâtre, le
toisé s'en fera comme s'il n'y en avoir pas ; les longueurs &
largeurs se prendront de mur à mur.
j°. Si la superficie d'une Aire étoit plus grande que celle du
Plafond, on toiseroit l'un & l'autre chacun en particulier, & on
les compterait suivant leurs réductions.
4°. S'il' y a Poutre au milieu d'un Plafond recouverte des
trois côtés , lattée de 5 pouces en 3 pouces, quelque soient les
retours, grands bu petits sans distinftion, il ne sera rien diminué ,
parcequ'il faut 3 pouces de recouvrement pour faire une toise
de légers. Si elle n'est pas recouverte , elle sera diminuée tota-
lement dans ce qu'on comptera Plafond, & non en ce qu'on
comptera Aire.
Plancher d'une nouvelle efpece compté pour 2 toises -
suivant le détail ci-après.
1?. On a commencé par échafauder & latter avec lattes de
>
78 AnGaitËCTùRE Pratiqué,
cœur de chêne à distance d'un pouce & pouce & demi l'une dé
l'autre ; compté pour un quart ci......- ou 9 pieds.
t°. On a cloué & attaché entre chaque latte de longs &
légers rapointis , qui se croisoient en tête ; puis on a cintré avec
des planches pour faire les augets , compté pour  ou 6 pieds.
j°. On a fait des Augets avec Plâtre pur entre les Solives
qui ont rempli l'entre-deux des lattis par-dessous , & avec soin ,
compté pour...........s ou 18 pieds.4°. On a bandé deux arcs en moilon de S. Leu entre les So-
lives en forme d'étresillon : la largeur du Plancher divisée en
trois parties , compté pour....... ou 6 pieds.
c;°. On a fait l'Aire à l'ordinaire sur un bardeau de chêne dé-
bité exprès, jointif ck cloué du rapointis suries Solives, pour em-
pêcher les plâtres de bouffer. Ensuiteon adéchafaudépourlaisser
effuyer les plâtres pendant un hyver & un été : compté pour
ce............. y ou 14 pieds.
6°. On a échafaudé de nouveau & fait les Plafonds tels qu'ils
existent : compté pour ce . ...... £ ou 18 pieds.
Total.....z toises £ ou 81 pieds.
Ce Plafond fait sous mes yeux 6k avec toute l'attention & le
soin possîble , a été réglé conjointement avec un de nos plus sa-
vans Toiseurs à 1 tohesun quart, tout vuide rabattu.
L'on doit rabattre tous les passages des tuyaux
des Cheminées , qui partent dans lesdits Planchers , &
le carrelage sous les jambages des Cheminées. Et si les
âtres desdites Cheminées sont faits de grand carreau
différent de celui du Plancher , on doit augmenter la
plus-valeur du grand carreau au petit. Mais si c'est un
Plancher parqueté ou enduit déplâtre , ledit: âtre fait
de grand carreau, doit être compté à 6 pieds de toise
comme il a été dit.
Les enfoncemens des croisées carrelés sur les murs »
sont comptés à demi-mur, leur longueur sur leur largeur.
L'on ne compte point dans lesdits Planchers l'endroit
des portes, quoiqu'il soit carrelé , car le carreau tient
lieu de seuil.
Si au lieu de carreau l'on cloue des lambourdes sur
les Solives, & qu'entre lesdites lambourdes l'on fade un
■Des Planchers. 79
lattis sur lesdites Solives à lattes jointives pour faire les
augets desdites lambourdes , supposant lesdirs Planchers
plasonnés à lattes jointives par-dessous, ils doivent être
comptés à mur & trois quarts.
Les lambourdes sceliées dans l'enfoncement des
Croisées tiennent lieu de Carreau, & sont comptées à
deux toises pour une.
Le passage desdites lambourdes au droit des portes
tient aussi lieu de Carreau, & n'est point compté.
Le Carreau posé sur un vieux Plancher ou une vieille
Aire est compté à demi-mur.
Quand on hache & recharge de plâtre un vieux Plan-
cher ou Aire, il est compté pour tiers de mur. (24.)
• (M) Quand on hache & recharge de plâtre un vieux Plan-
cher ou une Aire , il est compté pour tiers de légers ; c'est-à-
dire , que les parties cassees & fracassees qu'on refait à neuf sur
l'ancien lattis sont toisées à toise superficielle ,& réduites au tiers
tie légers Ouvrages , à cause de l'enlèvement des gravois. Je
dis ces parties resaites , & non l'Aire en entier.
■ Le mot hacher signifie qu'il faut ôter toute la partie qui est
ètauvaise , & hacher au vif les parties voisines , afin que le Plâ-
tre nouveau fasse corps avec elles ; & le mot recharger veut dire
que les. parties étant usées , il faut les charger & les rendre à
niveau de l'ancienne Aire qui est bonne.
,,, L'Enduit simple sur un vieux Plancher est compté à
quart de mur. (2j)
! !" (is) V Enduit simple sur un vieux Plancher est compté à quart
àe mur. Cela veut dire que n'étant besoin de rien dégrader de
^ancienne Aire, on la pique & on y fait un nouvel enduit avec
plâtre au pannier-, d'épaisseur convenable, comme d'un pouce ou
de deux pour renforcer l'ancien. Cet Enduit ou nouvel Aire en-
duite se compte au quart de légers Ouvrages.
Il y a encore une autre espece de rétabîissement de Plancher
dont M- Bullet parle plus bas , & qui se réduit au sixiéme de
légers ; c'est celui qu'il a fallu hacher & rétablir par endroits.
Cette nature de rétabîissement de Planchers étant d'une espece
a ne pas pouvoir être détaillé par parties , se toise quarrément
entre murs, & se réduit au sixiéme. Nous en parlerons dans la
Tuite.
$o Architecture Pratique,
. Il y a encore une manière de faire des Planchers
enfoncés ; l'on fait deux feuillures dans l'arrête du des-
sus de chaque Solive , & l'on y pose ensuite des ais bien
dresses, lelquels on cloue sur lesdites Solives pour cou-
vrir chaque entre-voux, & l'on fait une fausse Aire sur
lesdits Ais & Solives, avec plâtre & plâtras de deux
pouces ou environ d'épaisseur, sélon qu'il faut mettre
de charge pour convenir à la plus haute Solive. Si ladite
Aire est enduite de gros plâtre par-dessus, lesdits Plan-
chers doivent être comptés à un tiers de toise, c'est-à-
dire, trois toises pour une.
A ces sortes de Planchers l'on remplit ordinairement
les espaces des Solives posées sur des poutres ou pans
de bois avec des lambourdes de bois poussées d'une
moulure : c'est pourquoi l'on n'y compte point de ma-
çonnerie pour les Solins, quoiqu'on scelle lesdites So-;
lives au derrière desdites lambourdes.
Si au lieu d'un enduit l'on met du Carreau sur ladite
fausse Aire faite sur lesdits Ais , ledit Plancher doit être
compté à demi-mur & tiers ou les  , c'est-à-dire de $
toises pour 6 toises à mur. (2.6)
{16) Cette sixiéme espece de Plancher n'est plus d'usage ,
cependant ils étoient de bon service. Le détail qu'en fait M.
Bullet s'entend allez bien de lui-même. Nous observerons seu-
lement , qu'il n'a point entendu comprendre dans les différens
dévelopemens des Planchers , les Enduits au-dessus des Aires
qu'il appelle ici Enduits de gros Plâtre , & ses différentes com-
binaisons s'accordent très-bien à celles que nous avons faites
précédemment.
Le Carreau posé sur une sausse Aire déjà faite est
compté à demi-mur.
Autres Détails;
Les lambourdes posées sur une fausse Aire déjà faite
étant scéllées & faites à augets,sont comptées à demi-mur;
Si l'on est obligé de faire une tranchée dans un vieutf
Mur pour poser les Solives d'un Plancher, ladite tran-
chée ><
Des Planchers. 8i
chée & Fcelleraent des solives doivent être comptés à
pied courant.
Si la même chose arrive dans un mur neuf après
coup, l'on doitcompter ladite tranchée & (tellement
comme ci-devant.
Si dans les Planchers il y a des poutres ou autres bois
qu'il faille recouvrir, lesquels bois soient lattes tant plein
que vuide, lesdits bois recouverts doivent être comptés
de trois toises l'une à mur.
Le carreau mis sur un vieux Plancher qu'il ait fallu
hacher & rétablir par endroits, est compté à deux tiers
de mur; si c'esi: du vieux carreau, il est compté à tiers
de mur à cause du décrotage. (27)
(17) Cet article nous indique une troisiéme espece de réta-
blissetnent de Plancher qui se fait, lorsqu'en décarrelant une
chambre on trouve çà & là plusîeurs petites parties de l'Aire
qu'il faut refaire & rétablir sur l'ancien lattis , s'il y en a une
certaine quantité , afin de ne point grossir un mémoire d'une
multitude de petits articles qui produisent peu de choses , on
toise l'aire entièrement, & on la réduit au sixiéme de légers
Ouvrages. Si de v on ôte moitié pour le Carreau, il restera
en sixiéme qui-sera la valeur du rétablissement de l'Aire en ce
qui regarde cette troisiéme espece.
, ! Avant de finir ce qui regarde les Planchers , j'indiquerai la
rnaniere d'en faire un en plâtre ausiî dur qu'on puisse le desirer.
Il faut faire l'aire de plâtre à l'ordinaire & bien dressée ât
niveau ; ensuite faire fondre j à 6 livres de colle forte : jettez-y
deux pierres de chaux vive ordinaire , & environ une demi-
livre de gommé arabique. Lorsque le tout sera bien fondu &•
disïbus, jettez-le dans un tonneau d'eau ordinaire. Remuez bien
le tout, &, de cette eau gâchez le plâtre qui sera pasTé au sas :
faites cet enduit d'un bon pouce d'épaisTeur. Il faut que l'aire
ait été auparavant rustiquée & mouillée avec l'eau du tonneau.
;;.Si on veut sigurer des Parquets ou autres compartimens sur le
même Plancher, on peut le faire légèrement. Ensuite on iait
tremper pendant quelques jours de la suie de Cheminée seche
dans de l'urine : on en applique une couche qu'on laisTe sécher ;
après quoi on le frotte & on le cire à l'ordinaire.
L'on peut comprendre dans l'article des Planchers
les Aires que l'on fait aurez de chaussée,sohsur des voû-
tes ou sur terre.
L
Sz Architecture Pratique.
Des Aires.
Es Aires que l'on fait sur des voûtes sont ou pour
_ être enduites simplement de plâtre, ou pour être pa-
vées ou carrelées, ou pour poser des lambourdes. (28)
(18) M. Bullet a distingué les Aires qui se font suries Plan-
chers , de celles qui se font à rez de chaussée sur terre ou^sur des
voûtes. Ce qu'il appelle purement Aire est celle de la séconde
cspece : celles qui se font sur des Planchers pour recevoir du
Carreau eu du Parquet se nomment sausses Aires. Dans i'usa-
ge astuel cependant on retranche ce mot de saussis , pareequ'il
est de droit & naturellement sous-entendu ; & quand on parle
d'une Airesur un Plancher , il est très-inutile de lui appliquer le
mot de Fausse. Ce mot appartient plutôt à sa distin&ion qu'à sa
désinition.
Si les voûtes sont flûtes à neuf, & que l'on ne veuille
faire qu'une simple Aire de plâtre par-dessus, leurs reins
doivent être assez élevés & arrasés à niveau , pour n'a-
voir plus que le gros plâtre à mettre & enduire par-des-
sus : auquel cas ladite Aire ne doit être comptée qu'à de-
mi-mur.
Si l'on met du carreau sur ladite Aire, supposant qu'el-
le soie arrasée comme il a été dit ci-devant, & qu'il n'y
ait plus à faire que la forme sur laquelle doit poser ledit
carreau, ladite Aire ne doit pas être comptée qu'à deux
toises pour une. Mais s'il y a une faulîe Aire (bus ledit
carreau, le tout doit être compté à mur.
Supposant toujours les voûtes arraséesj si l'on pose
des lambourdes par-dessus maçonnées à augecs, lesdites
lambourdes doivent être comptées à deux toises pour
une.
Si au lieu de faire lesdites Aires sur des voûtes, on est
obligé de les faire sur la terre, il faudra faire un corps
de maçonnerie de cinq à six poucesd'épaissèur, avec des
pierrailles bien battues, garnies & maçonnées avec mor-
tier ou gros plâtre, & enduites par-dessus simplement :
lesdites Aires doivent être comptées à demi-mur.
Des Airï s. 83
Si au lieu de faire un enduit de plâtre} l'on met sur
ladite Aire du carreau , ladite Aire ainsi faite doit être'
comptée pour toise à mur.
Si au lieu de mettre du carreau sur ladite Aire , l'on y
met des lambourdes engagées dans le corps de ladite
Aire , & enduites à augets, le tout esl compté à trois-
quarts-de toise à mur.
Si au lieu de mettre du carreau ou des lambourdes sur
lesdices Aires, l'on y met du pavé ou du marbre, ladite
aire doit être faite avecde moyennes pierres bien bat-
tues dans terre ,& ensuite maçonnées de mûstier, car
le plâtre pourrit dans terre, & mettre seulement un peu
de gros plâtre par-dessus pour lier lesdites pierres; ladi-
te Aire ainsi faite doit être comptée à tiers de toise à mur,,
sans comprendre le pavé, car ce doit être un autre
marché.
Des Cloisons & Pans de bois.
Première espece.
IL y a diverses manières de Cloisons; les plus simples
. sont celles dont les poteaux font ruinés & tamponnés,
saçonnées entre lesdits poteaux de plâtre & plâtras, &
enduites de.bois apparent: lesdites Cloisons sont comp-
tées à demi-mur. L'on rabat toutes les bayes des portes
& des croisées entre les bois , & l'on compte la hauteur;'
des poteaux, ausquels l'on ajoute l'épaisseur d'une sa-
bliere.
Si lesdites Cloisons n'étoientque hourdées simplemenr,
«ns être enduites de côté ni d'autre, elles ne sont comp-
tées que pour un quart de toise; si enduites d'un côté,
pour quart & demi, ou |. (25))
' (19) Cette première espece de Cloison, que nous appelions
Cloison fîmpU, est comptée pour moitié de légers Ouvrages.
M. Bullet la dévelope, ainsi qu'il a fait les Planchers de mê-
me espece. Je crois cependant qu'il doit y avoir de la diffé-
rence.
J'ai observé, en parlant des Planchers ,(note dix-huitiéme) que
Fij
84 Architecture Pratiqué.les Enduits de'dessus ne dévoient pas être compris dans le dé*
tail, & que ceux de dessôus étoient bien dissérens : mais en Cloi-;
sons ils sont égaux & de même valeur. A'insi en luivant M.
Bullet dans son principe établi, qu'un recouvrement de bois sur '
un lattis de 4 pouces en'4'pouces sera compté au } quel qu'il
sort, je ne crains point de m'égarer. Il établit ce principe en dis- "
■férens endroits , & entr'autres dans les Cloisons pleines recou-
vertes des deux côtés, qu'il compte pour toise de légers, dont,
le détail eu en son lieu. .
': 11 dit ici que l'Hourdis est compté au^. Gë Hourdis est le.
«îêmeque celui des Cloisons recouvertes qui ëst compté au ~.I
On-compte ensuite l'Enduit de chaque côté à fleur des bois
pour s-, de même qu'aux Planchers. M. Bulleta suivi les usages
portés dans Ferrieres qui les avoit recueillis de gens qui n'a- ;
vôiehtpas àssez résséchi sur cet article. Notre détail partant d'un
ïnêmè principe, il servira pour les dissérentes natures d'Ouvra-
ges en,'plâtre qui pourroieritsurvenir dans la suite.
. Hput.dis . ];*»! • • '■ , • • • ■ 7 ou ia pieds.
"Enduit'd'un côté d'après les bois . . -— ou 3 pieds.
Enduit de l'autre, idem . . . . , ^ ou j pieds. '"V
£' ou 18 pieds.
Nous n'avons que deux sortes de Cloisons pleines en char^
pente.,Cest de la" plus compoleé qu'il faut-partie, Comme "on
Va voir dans la note suivante.
En toisant ces Cloisons, on doit en prendre la hauteur entre
lés deux sablieres, & la largeur entre les murs;
- Le vuide des bayes se rabat en dans-œuvre desdites bayes ; -
& non en comprenant une largeur de poteau d'huisserie , com- .-
jne. je .l'ai vu saire à plusieurs. ,-
Seconde espece+ '•
Les Cloisons îattées de trois en trois pouces des deux,
côtés 5 maçonnées de plâtre & plâtras1 ëritfé'lës poteaux,
que-l'on-appelle Cloisons pleines i & enduites des deux-
côtés; lesdites Cloisons sont;comptées toise pour toile;
à mur : l'on n'a point d'égard si les poteaux ont plus qu
moins de trois ou quatre pouces d'épaisseur. (30)
-(îp) 1 °. La Cloison pleine, ( qui est la séconde espece de Cloi-.-
sons ) recouverte des deux côtés, est comptée chaque toile su--
perfieielle pour toise de légers Ouvrages-
-Des Cloisons et Pans de eoïs, 85
S Ç A V O I R,
Hourdis. .. ~. ..... i tiers ou ïi pieds.
Lattée & clouée d'an côté . . . I douzième ou 3 pieds^
7</em de l'autre côté . . . . 1 douzième ou 3 pieds.
Crépis & enduit d'un côté. . . 1 quart ou 9 piedsw
'Idem de l'autre côté . .. . . 1 quart ou 9 pieds.
Total 1 toise o, ou î6 pieus
Pe même les Pans de bois de cette manière, pour les
faces des maisons, & on compte les moulures à part.
Si les Bayes de portes & de croisées qui se trouvent
dans lesdités cloisons sont feuillées, & que l'épàisseur
des bois desdites Bayes soit recouvert de plâtre, l'on
ne rabat que la moitié des Bayes ; mais sî lesdités portes
& croisées ne sont ni feuillées ni recouvertes de plâtre*
l'on rabat lesdités Bayes entièrement: l'on ne rabat rien
des sabliéres desdites cloisons, pourvu qu'elles soient
recouvertes. Les saillies faites contre lesdités portes Se
erpisées, outre le nud des Pans de bois ou cloisons sont
comptées à part.
Si lesdités cloisons ne sont que maçonnées entre les
poteaux, & lattées comme ci-dessus des deux côtés,
sans être enduites de côté ni d'autre , elles sont comp-
tées à deux toises pour une ; & si l'enduit n'est fait que
d'un côté, elles sont comptées à  de toise. (30 *).
(50*). Ecoutons M. Bullet. i».5i lesdités ÇUisons sont ma-
çonnées entre l'es poteaux & lattées des deux côtés , fans enduit
de coté ni d'autre , elles sont comptées à deux toises pour une..
Si l'enduit n'eft sait que d'un côté, elles seront comptées «
trois quarts de toise.
L'enduit & son accompagnement vaut donc un quart, 8c pour
les deux côtés une demi-toife. Si l'on joint cette demi-toise avec
le lattis , ce sera un recouvrement de chaque côté qui vaudta un.
tiers, & pour les deux côrés deux tiers ou 14 pieds. Il ne nous
resle que l'Hoiirdis pour complctter les 36 pieds, lequel Hour-
dis vaut un tiers ou 11 pieds: Or les Hourdis sont égaux daui
* F iïj
86 Architecture Pratique.
les cloisons Se les planchers indistincTrcment. C'est donc avec raî-
son que ces Hourdis doivent être comptés au tiers dans les cloi-
sons & planchers, & non au quart comme l'a dit Ferrieres & d'a-
près lui M. Bullet.
10, Dans les Cloisons ou Pans de bois, si les portes ou croisées
sont recouvertes , & qu'il y ait feuillures Se appuis de plâtre , ou Aire
pas bas, on rabat la moitié du vuide de la Baye , parce qu'il n'y
a point de scellement ; mais on compte seulement le solement des
croisées de menuiserie s'il y en a, & non les feuillures, comme
l'ont voulu pluûeurs. Voye^ <* et sujet notre addition sur les Bayes,
pag. 126. 127'
Les Pans de bois ou Cloisons qui sontmaçonnées entre
les poteaux, lattées d'un côté de trois pouces en trois pou-
ces, enduites sur ledit lattis, & enduites de l'autre côté
à bois apparent, sont comptées â deux tiers de toise à
tnur, sans rabattre aucune sabliere. Si les Bayes qui sont
dans lesd. Cloisons, ne sont ni feuillées ni recouvertes
de plâtre, elles sont entièrement rabattues. (30**)
(30 ** ) La Cloison hourdée pleine, lattée Se recouverte d'un cô-
té , & à bois apparenc de l'autre , est comptée pour 1 tiers de
toise de légers, au lieu de 3 quarts qu'elle doit l'être,comme s'ensuit.
Hourdis ........1 tiers 01 11 pieds.
Recouverte d'un côté. . . . I tiers ou il pieds.
Enduit d'après les bois . . . 1 douzième ou 3 pieds.
Total 3 quarts. ou 2.7 pieds.
Il me paroît que cette expression de % tiers de toise à mur est
<ine faute d'impression ou de Copiste ; car je trouve dans Ferrieres
eus telle cloison est comptée à 3 quarts.
Troisléme espeee.
Les Cloisons appellées creuses, lattées à lattes jointi-
ves des deux côtés, crépies & enduites avec du plâtre
par-dessfus ledit lattis, lesdites Cloisons sont comptées toi-
se pour toise de chaque côté, c'est-à-dire, qu'uue toise en
superficie en vaut deux pour toute Cloison, à cause que
les deux côtés sont lattes à Jattes jointives. L'on compte
aussi toutes les sablieres recouvertes en leurs faces &
pourtour £ comme lesdites Cloisons, pourvu qu'elles
Des Cloisons et Pans de bois. 87
soîent lattées à lattes jointives ; sinon ledit recouvre-
ment n'est compté qu'à un tiers de toise à mûr. (31)
(}i) La troiîîéme espece de Cloison appellée Cloison creuse
ou Cloison sourde , est lattée jointive des deux côtes, & re-
couverte par-dessus. Il est d'usage de compter ces Cloisons,
creuses chaque toise superficielle pour deux toises de légers.
Tel est l'usage que Ferrieres a trouvé de son temps,qui s'eft oh-
servé du temps de M. Bullet, & qui subsifte encore aujourd'hui.
M. Bullet nous a donné le dépouillement de ces Cloisons
creuses dans la page suivante , comme il suit.
Lattis jointif cloué sur les solives . . s ou 18 pieds.
Gobtage, Crépis & Enduits . . . .  ou 18 pieds.
I toise o ou 36 pieds.
Il ne faut pas confondre ce dévelopement avec celui que
nous avons fait des Plafonds. Quoique l'un & l'autre soit cornp^
té pour toise, leur dévelopement s'en sait disféremment.
Si les bayes qui sont dans lesdkes Cloisons ne sont ni
feuillées ni recouvertes dans les tableaux, elles sont en-
tièrement rabattues ; si elles sont feuillées & recouver-
tes dans lesdits tableaux, Ton compte lesdites bayes à
toise sirnple seulement.
Quatrième espece.
Les Cloisons saites de membrures ou d'ais de bateau,
pour décharger les planchers, lattées tant plein que
Vuide, crépies & enduites de plâtre par-dessus des deux
côtés, lesdites Cloisons doivent être comptées à un tiers
"de toise à mur de chaque côté, c'est-à-dire, deux tiers
pour toute la cloison ; & s'il y a quelque distance entre
lesdits ais, Ton doit compter le tout pour trois quarts
à mur. L'on rabat aussi les bayes, si les tableaux ne
sont ni seuilles ni recouverts.
«
(î^) Cette quatrième espece de Cloisons s'appelle Cloison de
planches ou Cloifon légère. Si les planches font jointes les unes
contre les autres , ce qui est rare, & recouvertes des deux cô-
tés, elles font comptées chaque côté pour un tiers de légers
Ouvrages, & pour les deux côtés aux  ou z^ pieds.
Fiv
88 Architecture Pratique.
Maïs il est plus commun de saire ces Cloisons à claire-voi&
sur des coulisses haut & bas,& des traverses ou entretoises. Alors
ces Cloisons se comptent aux ^ sans rien rabattre pour les tra-
verses ou entretoises apparentes : plusieurs cependant les comp-
tent aujourd'hui au ■£.
Les Bayes de Porte dans les Cloisons sè font avec huisseria
apparente, dont on rabat le vuide. La hauteur s'en prend du
dessus du linteau jusqu'en bas , & la largeur comprend les deux
poteaux d'huisserie & la Baye ; on n'a point d'égard au relie
Sesdits poteaux en contre-haut , & on ne les diminue point t à.
cause de leur peu 4e valeur..
Autres Détails.
Gomme il peut arriver que ces sortes de Cloisons né
soient faites qu'en partie, soitque l'on change d'ouvriers,
ou par quelqu'autre cause, il est nécessaire de savoir
de quelle manière ellçs doivent être comptées.
Aux Cloisons creuses lattées à lattes joimives des deux
côtés, & recouvertes de plâtre ; si elles ne sont lattées
que d'un côté Amplement sans être recouvertes, l'on ne
les compte qu'à demi mur ; si elles sont lattées des deux
côtés sans être recouvertes, on les compte à mur ; si el-
les sont enduites d'un côté , on les compte à mur &dem3>
& enfin si elles sont enduites des deux côtés, à deux murs,
comme il a été dit.
L'on doit estimer à proportion les Cloisons faites de
membrures ou d'ais de bateau.
Toutes les saillies qui sont sur lesdites Cloisons ou Pans
de bois doivent être toisées à part outre lesdites cloisons.»
comme il sera dit au chapitre des Moulures,
Des Lambris*
COmme les Lambris que l'on fait dans les galetas ou
ailleurs, sont proprement des demi-cloisbns , ces
Lambris étant lattes à lattes jointives contre les chevrons
ou autres bois, sont comptés toise pour toise à mur,
comme lesdites cloisons. Tous les autres bois recouverts
au-dedans desdjts combles ou ailleurs, s'ils sont lattes
Des Lambris. 8^
a lattes jointives, sont aussi toisés comme des Lambris ,
leur pourtour sur leur largeur, & sont comptés toise pour
toise à mur ; (33) mais il lesdits bois sont lattes tant plein
que vuide, ils ne sont comptés que pour un tiers de toi-
se. Quand il y a des Lucarnes dans lesdits galetas, l'on
rabat la place desdites Lucarnes ou autres vuides ; mais
l'on compte les jouées & plafonds desdites Lucarnes à
part; lesdires jouées sont ordinairement lattées de quatre
en quatre pouces, maçonnées & recouvertes de plâtre
comme les Cloisons pleines ; c'est pourquoi elles sont
comptées à mur.
, (lî) Voici ce que ditFerrieres au sujet des Lambris,Les Lambris
de lattes jointives , en quelque lieu qu'ils soient, étant recouverts de
plâtre en enduits, je comptent à mur, c'est-à-dire, que chaque toi-
le superficielle de lambris est comptée pour toise de légers
Ouvrages,
Si Iesdites jouées ne sont maçonnées entre les poteaux
qu'abois apparent, elles ne sont comptées qu'à deux
ïoises pour une.
Des Lucarnes.
LEs Lucarnes sont ou de pierre de taille, ou de moilon
& plâtre, ou de charpenterie recouverte de plâtre;
dans ces trois cas on les toise de la même manière : il
5;.y a que le prix qui en fait la disférence. Pour les toiser,
ion prend leur largeur en dehors d'un jambage au-
*jehors de l'autre jambage; c'est-à-dire, la largeur
^e la baye des deux jambages, à laquelle largeur l'on
ajoute l'épaisseur dç l'un desdits jambages; & ensuite
|9°n prend leur hauteur de desius l'entablement, ou de
* endroit où elles sont posées jusqu'au sommetde leur
fronton, soit angulaire ou circulaire. L'on multiplie cet-
*e^ largeur par cette hauteur, pour avoir la valeur des
îoises desdites Lucarnes. Ces toises sont comptées sélon
jesprix; car si les Lucarnes sont de pierre de taille, el-
les sont comptées comme les murs de pierre de même
,
<)o Architecture Pratique.
espece ; si elles sont de moilon & plâtre, elles sont
comptées comme les murs de même : ainsi du reste, à
moins que l'on n'ait fait un prix à part :Ton compte les
jouées à part, comme il a été dit ci-devant. (34.)
(34) Le toisé des Lucarnes se fait en prenant la hauteur de-
puis le Commet ou la pointe du sronton jusque sur l'entablement;
& sa largeur fe prend d'angle en angle de ladite Lucarne , à
laquelle on ajoute une épaiiseur de mur de l'un des jambages.
La hauteur fe prend depuis la pointe de pignon sans aucune
réduction , laquelle réduction est sous-entendue pour la valeur de
la demi-face supérieure que l'on ne compte point, & qui seroit
due si on faisbit réduction de la partie triangulaire.
La largeur se prend d'angle en angle, à laquelle on ajoute
l'èpaijseur d'un des jambages ; cette épaisseur ajoutée est la mê-
me chose que les deux demi-faces, ce qu'on appelle un retour.
Après que l'on a toisé le corps desdites Lucarnes, l'on
y ajoute leurs saillies qui sont les corniches, ou plintes
de leurs frontons ou autres ornemens d'Architecture ,
comme il sera expliqué dans l'article des Moulures.
Les exhaussemens ou piédroits que l'on fait dans les
galetas, depuis le demis du dernier plancher, jusque
sous la rampe des chevrons ', à la rencontre des lambris,,
sont faits de moilon ou plâtras & plâtre, enduits d'un
côté ; ces exhaussTemens sont comptés à demi-mur, leur
longueur sur leur hauteur, de légers ouvrages. (SSL.
(5 <;) Ces exhaussemens sous le pied des chevrons se font avee
plâtre & plâtras, & s'élèvent en triangle re&angle du dessus
de l'entablement jusqu'à la rencontre des chevrons , & aplomb-
du gros mur. Cet exhaussement doit être rempli par derrière ,
& la forme triangulaire l'a fait réduire à moitié de' légers Ou-
vrages , de quelque épaisseur qu'il soit.
Des Efcaliers & Perrons.
IL faut premièrement parler des Escaliers de charpen-
te & plâtre; il s'en fait de deux manières, dont la
plus ancienne n'est plus guères en usage ; cette manière
est que l'on cintre avec des lattes postiches sous les rai»-;
Des Escaliers et Perrons. 91
pes ou coquilles, & l'on maçonne de plâtre ou plâtras
sur lesdkeslattes;l'on enduit Amplement de plâtre par-
dessus à sseur des marches; l'on ôte ensuite lesdkes lattes
par-delsous lesdites rampes ou coquilles, & Ton met un
enduit de plâtre fin à leur place, iuivant le contour des-
dites marches ou palliers; les Escaliers faits de cette ma-
nière sont comptés à trois quarts de toise. Si au lieu d'en-
duire le dessus desdites marches l'on y met du carreau,
ils sont-comptes à mur, en les toisantde la manière dont
il sera expliqué ci-après.
L'autre manière qui est la meilleure pour les Escaliers
de charpenterie, est qu'on latte le dessous des rampes oa
coquilles à lattes jointives, & l'on maçonne ensuite sur
lesdites lattes avec plâtre & plâtras entre les marches;
l'on enduit de plâtre fin sous lesdites rampes ou coquilles,
&l'on carrelé de'carreau par-dessus à sseur desdites mar-
ches. Ces Escaliers sont comptés toise pour toise, & Ton
toise le carreau à part, qui va pour demi-toise en ce qui
est compris entre les marches seulement.
Pour toiser les rampes % coquilles desdits Escaliers ,
faits tant en cette manière qu'en la précédente, il faut
faire un trait dans le milieu desdites marches, suivant les
rampes & tournans en commençant par le haut jusqu'à
l'étage au-dessous ; puis il faut avoir un cordeau avec le-
quel on contourne le dessus & le devant desdites mar-
ches , depuis le haut jusqu'en bas de l'étage au-dessous,
dans l'endroit où l'on aura marqué leur milieu ; ce cor-
• deau donnera une longueur, laquelle doit être multi-
pliée par une autre longueur commune, composée de
celle de toutes les marches qui sont dans ladite hauteur;
le produit donnera des toises superficielles qui doivent
être comptées sélon la manière que l'Escalier est fait.
Quand c'est un Escalier tournant dans le quarré, l'on
prend d'ordinaire la marche de la demi-angle pour en
faire une longueur commune pour toutes les autres mar-
ches; si c'est un Escalier en rond où les marches sont
soutes égales, il suffit d'en mesurer unei & si c'est un
<?i Architecture Pratique.
Escalier ovale dans un quatre, il faut mesurer toutes les
marches pour en faire une longueur commune; ainsi
qu'il a été dit. Le carreau sur les marches desdits Esca-
liers n'est compté qu'en sa superficie seulement à demi-
mur , comme aussi les paliers.
Si les palliers desdits Escaliers sont lattes par-demis &
par-dessous à lattes jointives, carrelés par-dessus & pla-
fonnés par-dessous, chaque toise est comptée pour deux
murs, comme les planchers de cette espece. (56)
(36) On ne fait plus de ces palliers crenx. Les plus ordinai-
res l'ont hourdés plein , & recouverts par-dessous , & se comp-
tent pour s de légers ou 17 pieds, comme nous l'avons expli-
qué & détaillé. Voye^note 12..
Il faut encore, pour les compter aux q:,que le hourdis sbit
rempli & garni jusqu'à sseur des solives : ce que M. Bullet
appelle Enduit à sseur de bois ; sinon il ne sera Gompté que pour
s de légers ou 14 pieds.
C'eâ une négligence du Maçon , de ne point affleurer le
dessus des bois avec quelques poignées de plâtre, sur-tout lors-
que le pallier doit 'être carrelé. Comme les Maçons sont dans
cet usage , il convient de ne compter ces palliers que pour j ;
& lorsqu'on se sera assuré par attachement, que l'affleurement
y est, on le comptera pour |,
Onmesure, comme il a été dit ci-devant, les Esca-
îiers où les marches sont de pierre de taille; & s'il y a
des moulures au-devant d'icelles, elles sont comptées
à part, à moins qu'on ne les ait exceptées dans le mar-
ché.
Le scellement des marches de pierre, ou de bois fait
après coup, est compté à chaque marche pour demi-
pied de mur pour les cloisons, & pour un pied dans les
murs.
Les marches des Perrons sont encore contournées ou
singlées de même que ci-devant; ce contour est multi-
plié par leur longueur, qui est prise à la marche da
milieu desdits Perrons, pour avoir des toises superfkiel-
les ; s'il y a des moulures, on les toise à part.
Les massifs de maçonnerie que l'on fait sous lesdits-
Des Escaliers et Perrons.93
Perrons, sont faits de moilon , avec mortier de .chaux
& sable , jusque sur ia terre ferme ; lesdits massifs sont
toisés au cube, quand on l'a stipulé dans le marché, &
que l'on a fait un prix à part ; mais.si l'on n'en a point
parlé, on les réduit à mur de deux pieds d'épaisseur,
quoiqu'on en dût rabattre qu'elque chose, à cause qu'il
is y a point d'enduit ; mais c'est l'usage. (37)
' ( 57) Deux choses se présentent ici. i°. Il y est dit que les massifs'
de Maçonnerie faits sous les Perrons sont comptés au cube ,
quand on l'a stipulé par un marché. i°. Que si l'on n'en a
point parlé , on les réduit à mur de deux pieds d'épaisseur ,
quoiqu'on en dût rabattre quelque chose, à cause qu'il n'y a
point d'enduit.
' J'observerai que l'usage présent est de compter an cube , gé-
néralement tous les massifs de Maçonnerie, aussi-bien que la
fouille & excavation des terres. C'est la méthode la plus con-
forme à la raison & à la justice, & qui est moins susceptible
d'abus.
•; En effet , les massifs de Maçonnerie sont des travaux sans
siijétion. Il ne s'agit que d'entasser pierre sur pierre, & de les
lier avec du mortier ; le service en est même infiniment plus
aisé que celui des murs en élévation. Je ne vois donc rien qui
puisse faire rejetteria méthode de compter tous les massifs gé-
néralement quelconque au cube , & d'y poser un prix pour
chacune toise relitif au prix courant des matériaux. C'est celle
que suivent aujourd'hui nos plus habiles toiseurs.
J'entens par massifs de Maçonnerie toute masse en mur dans
terre ou hors de terre , faite sans parement ni sujétion de pa-
rement , telle que les massifs sous les Perrons , les murs en fon-
dation , les massifs sous les Dez , les exaussemens d'Aire sur
les voûtes lorsqu'elles ont un pied ou plus: car au-dessous de
Cette mesure , ils se réduisent en légers ouvrages, st on veut,
ainsi que plusieurs autres de même nature.
; Quant à la fouille & excavation des terres, on peut m'ob-
je&er que plus elle est profonde, plus elle est coûteuse. Je
l'accorde : mais le prix doit subvenir à cette opération,. & norr
, le ridicule d'un toisé idéal sans règle & sans forme. On doit
donc toujours les compter au cube comme les massifs de Ma-
çonnerie.
Quand les escaliers sont en vis à noyau tout de pier-
re de taille, & que les marches sont dégauchies ou tail-
lées par-dessous, l'on toise lesdits escaliers comme ci»
94 Architecture Pratique.
devant; mais on ajoute à la longueur des marches la
moitié du pourtour du noyau, & outre cela le dégau-
chisfement desdites marches par-deiTousesttoiséle pour-
tour sur la longueur; mais on fait ordinairement des prix
à part pour ces sortes d'ouvrages.
,- Si au lieu d'un noyau, c'est un vis à jour, c'est-à-dire
un noyau creux, on compte la moitié de la hauteur du'
contour du vuide , & le relie se toise comme ci-devant.
Si les appuis des escaliers sont de pierre avec des ba-
lustres, des entre-las, ou des pilastres avec un appui &
un socle, ce qui ne se pratique plus guères qu'aux grands
escaliers, où on les fait de marbre ; l'on toise lesdits ap-
puis leur longueur seulement sans dHlinclion de socles ,
de balustres > ni de pilastres , mais on fait un prix pour
chacune des toises courantes desdites balustrades. ('38) :
(38,) Ces Escaliers se toisoient à toise courante sur le ram-
pant de l'appui, ou platte-bande, &non à plomb & de niveau.
, C'est de cet ancien usage qu'est venu celui de toiser de même
les rampes de fer.
S'il n'y avoit point de prix fait pour lesdits appuis, &
qu'il fallût les réduire à toise en détail, parcequ'ils pour-
roient être compris dans un prix de toise commune ,
alors on toise lesdits appuis en cette manière. On prend
la hauteur de l'appui qui est ordinairement 2. pieds 8
pouces, à laquelle hauteur on ajoute la moitié de la lar-
geur du deisus dudit appui, & on multiplie cette mesûre
parla longueur des rampes & paltiers pris par le milieu ,
& le produit vaut toise à mur ; on ajoute ensuite toutes
les moulures des socles, appuis, pilastres & balustres.
Lesdits balustres sont contournés au droit de chaque
moulure, comme il sera ci-après expliqué. Les toises
qui en proviennent sont comptées toiles pour toises.
Si au lieu de balustres on sait des entre-las où il y aie
de la sculpture, l'on compte ce qui peut être toisé en
moulures, & l'on estime ce qui est de sculpture.
Nous parlerons ensuite. des voûtes desdhs Escaliers
dans l'article des voûtes.
Dis Chausses d'Aisances. 95
Des Chaujjes d'Aifances,
COmme les Chausses d'Aisances se fontassez souvent
dans les angles des escaliers, il est à propos de s'ex-
pliquer ici.
Ces Chausses d'Aisances se font en deux manières : les
unes avec de la poterie appellée boisseau de terre cuite,
les autres avec tuyaux de plomb, que l'on enferme dans
d«-la pierre de taille. (35))
(39) Il y a aujourd'hui une troisiéme manière de faire des
Chausses d'Aisances. On y emploie des tuyaux de grosse fonte
qui portent 3 pieds 3 pouces de long compris leur emboîte-
ment ; mais posés en place les deux ne font qu'une toise. Leur
diamètre intérieur est de 7 à 8 pouces. Chaque tuyau pese
l'un dans l'autre environ 150 livres. Il faut à chacun de ces
tuyaux une ceinture de fer bien scellée : après quoi on les re-
couvre de plâtre; ce recouvrement est compté au quart de
légers Ouvrages , c'est-à-dire , toise courante de hauteur pour
9 pieds de légers , & on compte les scellemens à part.
■ Le premier tuyau se pose sur la voûte de la fosse, sur la-
quelle on met une pierre dure évuidée circulairement de la
grandeur du diamètre extérieur du tuyau. On pose sur 6k dans
cette pierre un cercle de fer qui encastre ledit tuyau de fonte.
Il faut observer d'élever ces tuyaux bien à plomb , & avoir
Une attention particulière au scèllement des ceintures.
Ces tuyaux sont de longue durée , 6k ne sont pas sujets aux
mconvéniens de la poterie. Quoique le prix en soit de beau-
coup supérieur , on le gagnera par le bon service qu'on en tire*
la. . :0 . ■
Ces tuyaux évitent encore l'isolement porté par l'article 191
•le la Coutume : car on les peut appliquer en toute sureté con-
tre un mur mitoyen sans craindre les inconvéniens de ceux de
poterie , sur-tout dans les angles'des escaliers , où ils tiennent
moins de place que ceux de poterie.
Nous n'avons point encore de pot à deux de cette matière»
Le sieur Paul Wanglenne , à l'enseigne du Grand Louis , sur
le Quai de la Ferraille , nous en promet pour cette année, Les
soins qu'il s'est donnés pour les garnitures de contre-cœurs de
Cheminées, les desseins choists qu'il a fait exécuter, 6k ces
tuyaux qu'il a imaginés, nous font espérer qu'il réussira encore
^ans cette entreprile.
$>6* Architecture Pratique.
Pour les Chausses qui sont faites dépoteriez les boi£
séaux doivent être bien vernissés par dedans, sans au-
cune fente ou cassure > parcequ'il n'y a rien de si subtil
que la vapeur qui vient des matières & des urines -, el-»
le pasfe par la moindre petite ouverture & infecte la mai-
son ; les boisseaux doivent donc être bien joints les uns
sur les autres, & ensuite mastiqués dans lesdits joints
avec bon mastic; & s'ils ne peuvent être isolés, c'est-à-
dire, dégagés à l'entour, il les faut maçonner avec mor-
tier de chaux & sable, parceque le mortier n'est pas si
aisé à pénétrer que le plâtre. L'on peut enduire de plâ-
tre par-desfus ladite maçonnerie de mortier en ce qui se-
ra vu ; les chausses étant ainsi faites sont comptées une
toise de long pour toise à mur.
Si lesdites Chausses sont contre un mur voisin, il faut
les isoler, c'est-à-dire, laisîer une distance au moins de
trois pouces entre ledit mur & lesdites chausses, afin que
ledit mur ne soit endommagé , comme il est porté par
la Coutume ; mais il faut que cet isolement soit enduit
du côté du mur.
Quand on fait un passage dans la pierre de taille pour
passer une Chausse de plomb, ce passage est compté sur.
une toise de hauteur pour demi-toise à mur, sans y com-
prendre le plomb.
Si au lieu de plomb l'on met dans le trou de pierre de
taille des boisfeaux de terre cuite, le tout est compté
toise pour toise à mur.
Les lièges d'Aisances avec les scellemens de la lunette
sont comptés pour demi-toise.
Les tuyaux des vantouses desdites Aisances sont compr
s es à deux toises de longueur pour une toise à mur.
Les cabinets d'Aisances sont comptés comme les cloi-
Çons & les planchers, suivant ce qui a été dit.
DES'.
ï) e s Scellemens. 5>7
DES SCELLEMENS.
AVànt de parler des Scellemens, & de suivre le détail qu'en
doïinelvï. Bullet, on nous permettra de commencer par
tane petite dissertation à leur îujet.
Nos PrédéceïTeurs ont de tout temps admis dans leurs usa-
ges , celui de compter les Scellemens , qui sont en grand nom-
bre dans un Bâtiment Us ont excepté seulement ceux faits
en mur neuf, & ceux faits dans les croisées , portes & autres
bayes qui sont comptées comme pleines.
Renouvelions donc l'ancien principe, afinqu*il soit stable &
permanent.
Tout Scellement quelconque qui n'a pu être prévu, & oh il y
à deslruSion & rétablissement néccjsaire , doit être compté, à l'ex-
ception de ceux saits dans les bayes déportes , croisées ou autres ,
1er sou'elles sont, suivant les ufeges , comptées pleines.
Ce principe err, de temps immémorial : il est clair & ne de-;
Vroit être sujet à aucun abus ; je vais le démontrer.
Tous conviennent que tout Scellement de solive ou autres
en vieux mur ou mur neuf après coup (ce sont les termes de
M. Bullet) est compté à pied courant de légers , & ce même
Auteur en dit la raison, c'est, dit-il, à cause de la tranchée
qu'il saut faire dans ledit mur. Tout le Chapitre des Scellemens
est de même page iôo. de l'Edition de 1691. faite de son vi-
vant.
Voilà donc une destru&ion nécessaire dans le vieux mur ou
mur neuf, faite après coup , qui n'a point été prévue : c'est pour-
quoi on compte le Scellement.
Ce principe posé, il convient de saire remarquer un abus
trui depuis quelques années s'est introduit dans les Bâtimens , au
désavantage de l'Entrepreneur.
Cet abus consiste dans le resus qu'on sait de compter les ar»
Tachemens des cheminées en plâtre dans les murs neuss, le
Scellement des marches d'Escalier de charpenterie en mur neus
qu'il saut nécessairement scellcr après coup , & autres que ex-
pliquerai en leur place : & cela sondé sur cette règle , en mur
neuf point de Scellement.
On prend trop à la lettre cette règle : elle fie s'étend sur les
Scellemens faits en murs neuss , qu'autant que les bois, sers ou
autres ont été ou dû être posés & fcellés lors de l'élévation des
murs, ou qu'en élevant' ces murs l'Entrepreneur a dû laisi'er
des trous pour lefdits Scellemens, tels que sont les folives ,
G
5»8 Architecture Pratique.
poutres, tirans , ancres & aurres de même espece , où il n'y s
point eu de destru&ion ni de percement* -----
Mais, dirat-on, si le Maçon veut aller en avant ,& ne veut
point attendre le Charpentier, le Serrurier, 8cc. §ç qu'ensuiteii
soit obligé de faire des percemens pour lesdits Scellemens ,
suivant votre raisonnement ces Scellemens doivent lui être
comptés ? Oui ; ces Scellemens lui sont dûs ; mais c'est au Char-
pentier, Serrurier ou à celui quia occahonné ces après-coups ,
à les lui payer, & non au Bourgeois qui n'est point garand
de la mésintelligcnce de ses Ouvriers , ni obligé de payer des
travaux qu'un Ouvrier fait pour la solidité de ceux d'un autre.
Il s'ensuit donc , que tout Scellement fait après coup en mur
neuf qui n'a point été prévu , ou dont on n'a pu prévoirla place,
doit -être compté & payé par celui qui les a fait faire.
De ce nombre sont les tranchées & raccordemens dans les
îambris ou plafonds pour cloisons faites après coup, le Scelle-
ment des marches d'escalier en charpenterie , & non en pierre ,
le changement des Scellemens après coup , les arrachemens en
mur neuf pour les languettes de cheminée de plâtre , ôkc.
Les cheminées construites en plâtre sur mur neuf ne peuvent
erre élevées que-quand le mur ell fini : on ne peut les faire sans
auparavant avoir fait sur ce mur les enduits pour placer les
dévoyemens & la jonélion des difFérens tuyaux ; il faut ensuite
saire les tranchées convenables & les percemens de trous de
pied en pied pour le Scellement des fantons : alors il y a des-
truétion nécessaire , Scellement & raccordement : donc les ar-
ïachemens des languettes de cheminée doivent être comptés.
Cette expreffion, un mur déjà fait, dont se sert M. Bullet ,
ne doit point s'entendre du temps plus ou moins éloigné qu'il a
été fait : il suffit qu'il soit fait.
Nous n'avons rien de positif, absolurr.ent parlant, sur la
manière de toiser aux Us Si Coutumes de Paris. Pour donc y
trouver quelque fondement, il faut recourir à ce que nous avons
de plus ancien, c'est Charondas & Ferrieres son Commenta-
teur.
Après avoir dit qu'd 'faut déduire sur une souche isolée les
quatre épaisTeurs de languettes , ce que nous ne contredisons
pas , Ferrieres continue ainsi:
»La hauteur des manteaux de cheminées se prend du dessou*
s> du plancher haut jufqu'au-dessus de l'aire du plancher bas, soit
■n qu'il y ait lambourdes ou non. A l'égard du pourtour, il se prend
» sur sgs trois faces extérieures on sa face & ses deux côtés , sans
n rabattre aucune épaisseur ; si âu-dessbus de la platte-bande il y
ii avoit retraite & diminution considérable, l'on ceint le pourtour
ii du haut & du bas , puis l'on en prend la moitié. Si le manteau
irest joignent un vieux mur, l'on ne compte point de tranchées ;
Des ScELtEMENS. 99
S» mais ii c*est un tuyau, i^on compte un quart de pied de mur de
») chaque côté pour les tranchées-. «
Nos Usagistes modernes déduisent les épaisseurs de languetr
tes dans tous les manteaux de cheminées, & ne comptent les
arrachemens que dans les vieux murs : & moi, je dis qu'ils sont
dûs dans les murs neufs comme dans les vieux, ik. qu'ils doi-
vent se toiser de même. J'ai pour garand l'antiquité , dont l'u-
sage est raisqnnabie. 11 est dit, que le pourtour Je prend fur [es
trois saces extérieures , oU fa sace &Jés deux côtés , sans rabattre
aucune épaisseur de languettes , parceqne cette épaisseur comptée
remplissoit l'arrachement fait dans le mur neuf comme dans le
vieux ; le Bourgeois paye ce qu'il a , 6k l'Entrepreneur ne perd
rien de sa matière : il ajuste ce qu'il lui faut, & c'est lui faire
tort que de ne pas lui donner ce qui lui appartient légitimement.
Je dis que cette épaisseur remplissoit £ arrachement sait dans le
mur neus comme dans le vieux, & c'est le sentiment de Fer-
rieres , puisqu'il dit qu'il ne faut point compter de tranchées en
Vieux mur. On ne peut pas dire que c'est qu'on n'en faisoit pas
alors : il est sous-entendu qu'il veut dire île ne point compter
les tranchées qui sont faites , pareeque l'épaisseur des languet-
tes qui est comprise dans le pourtour, & qui doit naturelle-
ment être rabattue , compenie les tranchées.
Il s'ensuit .encoce de-là , que de son temps les arrachemens
pour languettes ne se comptoient que pour un quart de pied ,
comme aujourd'hui, & non pour un pied, comme l'a dit M.
Ballet.
Ce que dit ensuite Ferrieres , mais sic'ejl untuyeau ( cest-à-
dire , que si le manteau est joignant un vieux tuyeau ) sort
compte un quart de pied de mur de chaque côté pour les tranchées ,
doit s'entendre qu'après avoir pris le pourtour du manteau neuf,
on ajoutera à ce pourtour encore trois pouces de chaque cô-
té pour les tranchées, ce qui fera par ce moyen 6 pouces de
chaque côsé ■, Y compris les naissances & raccordemens , s'il
y en a ; & s'il n'y en a point, on ne comptera que le pour-
tour seul'.
Ce pourtour doit se prendre d'après le nud du mur de dos-
sier , ou de la languette qui devient dossier. C'est ainsi qu'il s'en
explique :Ji un ou deux côtés d'un manteau ( de cheminée )
*l>OHtisscnt contre un tuyau , le pourtour de ce manteau, ne cont-
inence que contre ce tuyau.
De tout ce que dessus je conclus que les tuyaux & manteaux
^e cheminées en plâtre adossés contre un mur vieux ou neuf indis-
tonôement, doivent être pourtournés d'après le nud du mur sans
abattre aucune épaisseur de languette, & que c'est un abus
Préjudiciable à l'Entrepreneur de rabattre les épaisseurs de
languettes dans un mur neuf.
Gi;
ïoo Architecture Pratique.
Les. cheminées en brique ou en pierre sur mur neuf"'après-
coup , ou sur un vieux mur, se pourtourneront de même. Si
elles sont élevées avec le mur, on rabattra alors l'épaisseurîle
ïa languette : c'est-là le seul cas de les rabattre.
LEs Scellemens des poitrails & poutres dans les vieux
murs, ou murs neufs après-coup, maçonnés de
moilon avec mortier de chaux & sable, ou plâtre, sont
comptés à demi-toise, c'est-à-dire, un quart de toise pour
chacun bout.
Les Scellemens des solives sont comptés à pied cou-
rant j quand ils sont dans de vieux murs, ou murs neufs,
quand on les met après-coup, à cause de la tranchée
qu'il faut faire dans lesdits murs.
Les barreaux en saillie scellés dans les jambages des
croiséés de pierre de taille sont comptés pour un pied
chacun, étant scellés par les deux bouts, & dans la
maçonnerie pour demi-pied seulement. {41)
1 (41) Les Scellemens en pierre dure doivent être plus forts
que ceux -en pierre tendre & de maçonnerie , pareequ'il faut
un Tailleur de pierre pour faire le trou. Ainsi cet article peut
être rectifié de la manière suivante.
—. Les barreaux en saillie scellés dans les jambages des croi-
séés de-pierre tendre sont comptés pour rm pied de légers cha-
que Scellement, ainsi que dans les murs en moilon; en pier-
re dure pour 1 pied { , & dans les murs en plâtras pour demi-
pied chacun.
Les Scellemens des corbeaux de fer, qui doivent
porter les sablieres sur lesquelles sont posés les plan-
chers , sont comptés à un pied de toise. '
Les Scellemens des gonds des portes dans les vieux
murs, sont comptés pour pied , & les gâches pour de-
mi-pied; l'on ne compte point lesdits Scellemens dans
les murs neufs, à cause que l'on a compté les bayes.
Toutes les pattes dont on arrête les lambris d'appui
& autres, sont comptées pour- demi-pied.
Le Scellement des croiséés dans les murs faits à
neuf n'est point compté ; mais quand c'est dans de j
I
• Des Se ex l e m e n s-. - iot
Vieux murs, il est compté à six pieds pour, chacune
croisée. •-•-'-'
Le Scellement des chambranles de portes fait dans
les mûrs neufs, n'est point compté; & si c'est dans des
anciens murs, l'on compte chaque patte pour demi pied.
Les Scellemens des pannes, faites, liens &■ autres
gros bois dans les vieux murs sont comptés pour un
pied chaque bout, & les Scellemens des menus, bois ,
comme chevrons, sont comptés à demi pied.
Les Scellemens des sablieres des cloilons, sont comp-
tés pour pied chaque bout, le tout dans les vieux murs
ou dans les murs neufs après-coup.
Les Scellemens des grosses chevilles de bois dans
les murs , sont comptés pour pied chacune, & des pe-
tites chevilles pour demi-pied.
Les Scellemens des trapes sont comptés à 12 pieds
de toise. (42)
(42.) Ces Scellemens ne sont pas les seuls qui aient lieu dans
lin Bâtiment, il y en a d'une infinité de sortes : cependanr-
quiconque entendra bien ceux dont il est ici parlé , & la ma-
nière de les évaluer , pourra se mettre facilement au fait des
autres , sur-tout après les obseryatsons qui suivent.
i°. Les trous & Scellemens des poutres en. pierre de taille
après-coup ou en vieux mur , se comptent pour u pieds de
légers pour chaque bout, même pour demi-toise.s'il y,a diffi-
culté de percement, &. on compte outre ce les carreaux de
pierre de taille si on en met dessus , dessous ou sur les cotés ±
chacun pour leur valeur.
Les mêmes Scellemens de poutre en mur enmoil'on se comp-
tent , y compris les raccordemens, pour 9 pieds de légers v
comme dit, est..
. Si ces percemens se font pour le passage d'un chevalement „
après avoir compté son Scellement pour 9 pieds de légers , on
ajoute 9 autres pieds dé légers pour son descellement & réta-
blissement.
i°. Les trous, tranchées 65c Scellemens des solives, soli-
Veaux, chévêtres, tant de fér que de bois , de sablieres , de
marchés d'èscalier de pierre ou de bois, celles des palliers &
autres , des plattes formes , pannes , liens , faîtages , & autres
sembiablcs faits en pierre x se comptent chacun pour 1 pieds i
de légers»
Gii1J3
îôi A il e il iTÈcT'tikÊ Pratique.
En pierre tendre ou moiloh pour chacun un pied de légers»*
En murs en plâtras ou cloisons pour 6 pouces de légers.
. 3°. Les tranchées faites en vieux murs ou en murs neuss
après-coup, pour y poser & sceller des tirans , ancres» har-
pons, chaînes ou autres gros'fer , font mesurées au pied cou-
rant , &• comptées chaque piëH'pour un pied ? de légers si c'est
en pierre dure , pour i pied si c'eft en moilon ou en S. Leu»
& pour 6 pouce. ii ç'est en mur en plâtras , & qu'ils foient
recouverts de plâtre, iinon il en sera rabattu moitié,.
4". Les incrustemens des barres de ser dans les plattes-
bandes de pierre de taille des anciennes bayes de portes oii
de croiséés-, se comptent au pied courant , & on y ajoute les.
trous, de la portée desdites barres de 6 pouces chacun; de
sorte qu'une baye "qui aura 4 pieds dans-oeuvre sera comptée
pour 5 pieds çourans , chaque pied courant en pierre dures
pour i pied -i de légers • en S. Leii & en moilrîn pour un
pied , & çn plâtras pour 6 pouces , le tout recouvert en plâ-
tre ; s'il n'y a point de recouvrement il en sera rabattu moitié.
S'il n'y à point d'incrustëment ni d'ëncastrernént, il ne sera
compté que les Sçëllemensde chaque bout, chacun pour 1 pied,
4 en pierre dure , 1 pied en S. Lçu on moilon, & pour 6 pouces
il c'est en plâtras,
5''. Les barrés de fer plat ihcrustéés & éncastrées dans les
seuils de portés côcheres j dans lés bornes, sur lés marches
d'escaliër oc dé perrons, màrdéllës dé puits, pierres d'évier y
auges où autres qui affleurent lé parement de là pierre , sont
toisés au pied courant, -& chaque pied est compté pour Un
pied dé taillé de pierre dure. ::
6*. Les trous faits dans la pierre duré dé un ou deux poli-
ces en quarté & de && 5 pouces de profondeur pour lé Scel-
lement en plomb de barreaux de'fer, de puits, chassis dé treil-
lage , grands & petits goujons j sorit 'Comptas chacun pour u)4
pted de taille de pierre dure,
CroiséeK
j°. Aux croiséés , lorsqu'en mur neuf le vuide d'une croisée
feft totalement rabattu , ainsi qu'en vieux mur , chaque patte se
compte pour un pied de légers, & en pierre dure pour un-
pied s. Le solement au pourtour delà croisée se toise au pied
courant, chaque pied pour 3 pouces, c'est-à-dire, que 4 pieds
çourans sont comptés pour un pied de légers. 11 y en a cepen-
dant où chaque pied courant n'est compté que pour , c'est-à«
dire , qu'il faut 6 pieds çourans pour un pied de légers; l'usage'
donne cette cônnoissance.
Le Descellement d'une vieille croisée, & rebouçherne/Bt dstî
trous, se tompte chaque patte pour un pied.
Des Sculïmens. 103
,8°. Lorsque dans un vieux mur, ou mur neuf après-conp oii
refait des feuillures neuves , si c'est en pierre de tailie « qu'il y
ait embrasemens , & qu'on ait retondu la pierre , chaque pied
courant se compte pour i pied de taille ; s'il n'y a point d'em-
brasemens, pour 6 pouces, en distinguant ia pierre dure de là
pierre tendre.
Si ces feuillures sont en plâtre, chaque pied courant vaut 6
pouces de légers , & on compte le recouvrement à part, non-
compris la feuillure.
9P. Si dans un vieux mur en moilon on remet par sous œu-
vre des linteaux aux croifées fans toucher aux tableaux, soit
qu'on les exhausse ou qu'on les rabaisse , on compte ce qui a éta
fait, hauteur sur largeur, comme grosie maçonnerie , de l'épais-
seur qu'elle contient, sans demi-face aii dessous : en a}oûtë seu-
lement la feuillure, s'il y et» a , & on ne compte point le Scel-
lement des linteaux.
ioQ. Si dans un mur vieux ou neuf sans distinftion , on sait
en dehors des feuillures pour recevoir des contrevents ou ja-
lousies, ces feuilluresse toilent au pied courant-, comme nous,
venons de le dire, chaque pied courant pour 6 pouces de lé-
gers Si te mur est en pierre de taille, on les comptera pour,
taille , en distinguant la qualité de la pierre.
Les Scellemens des gonds & crochets se comptent chacun
pour 9 pouces de légers , si le mur est de pierre dure ; mais.,
s'il est de pierre tendre, de moilon ou de plâtras, an ne les
compte chacun que pour 6 pouces.
n°. Si dans un mur, vieux ou neuf sans distincrion, on met
des barreaux de fer sans traverse, ou avec traverses , avec-
sommiers ou sans fommiers, chaque trou & Scellement est
compté pour i pied de légers Ouvrages , & en pierre dure pour
I pied ~ ; s'il n'y a point de Scellement, il en sera rabattu moitié.
Quelquefois le haut de ces barreaux est à patte , & attachée
suries bois ; alors il n'y a que raccordement sur lerecoûvrement :
chaque raccordement est compté pour 3 pouces de légers.
Bayes de Tartes.
n°. Aux Bayes de portes dont le vuide n'eft point rabattu *.
on ne comptera aucun Scellement ni feuillure , ni même d'em-
fcrasemeat au pourtour.
Mais en vieux mur ou mur neuf, dont le vuide est rabattu „
tout Scellement est compté, {avoir chaque gond en pierre
dure pour 1 pied i de légers,"& en autre mur, mêmeen plâ-
tras , pour 1 pied ; chaque gâche , crampon & manjtonet aussi'
pour un pied de légers. Plusieurs lès comptent à 6 pouces -s
cela dépend de la grandeur du Scellement.
Si on scelle dans les murs des tampons dé bois pour rece-<
G iv
Ï04 Architecture Pratique.voir des embrasemens de menuiserie ou des pattes à lambris
pour les Chambranles , chaque Scellement est compté pour 6
pouces de légers , & en pierre dure pour 9 pouces. Si ce sont
des traverses de bois encadrées dans les murs , chaque pied
courant sera compté de même pour 1 pied de légers, & eu
pierre dure pour 1 pied •£.
150. Si on forme un dosseret de plâtras & plâtre contre un
jnur où il n'y en avoit point, il se toise en Aiperficie , & est
compté comme légers. Son pourtour se prend fur trois faces ,
dont on prend la moitié , à laquelle on ajoute seulement trois
pouces pour l'arrachement, qu'on multiplie par la hauteur. En-
suite on compte la feuillure comme nous avons dit.
Si ce dosseret est en adoucissement par un côté, il ne sera
compté que pour moitiç de celui ci-déssus; après quoi l'on
comptera la feuillure.
14.0. Aux portes cocheres & bâtardes , les trous & Scelle-
jriens des gros gonds sont comptés chacun pour 4 pieds ~ de
légers Ouvrages , & en pierre dure pour 6 pieds.
Le Scellement & massif sous un crapautin de pierre ou de
grais , qui est ordinairement d'un pied cube, & percement du
trou pour loger la crapaudine de cuivre ou de fer, se comptent
chacun pour 3 pieds de légers , & le crapautin se compte à part
pour sa valeur.
La pose & Scellement d'un seuil de pierre se compte cha-
que pied courant pour a pieds de légers s'il est de 8 on i»
pieds ; s'il n'a que 4 ou s pieds de long chaque pied courant
Je compte pour 18 pouces ; ensuite on toise le massif à part au,
cube , &. la pierre se compte pour sa valeur.
Si on encastre dans les seuils des bandes de fer plat retenues
avec des goujons, chaque entaille se toise au pied courant de
taille, & le percement de chaque goujon pour un pied de
taille.
15°. Les bornes se scellent avec plâtre ou mortier, & ma-
çonnerie au pourtour, & sont comptées chacune pour massif ,
Scellement, fouille & enlèvement de terre, à s pieds de légers,.
& les petites à 6 pieds.
Intérieur des Chambres.
i6°. Le Scellement des tampons: pour assurer les rarnbrîs &
Stutres menuiseries , même ceux scellés dans les manteaux de
cheminées pour assurer les glaces & leurs parquets, se comp-
tent chacun pour 6 pouces de légers , & en pierre dure pour
9 oouces Quelquefois on scelle dans les murs des traverses cie
bois par ericastrement pour le même effet. Chaque pied cou-
rant de ces travesises est çojnpté pour un pied de légers ,-Sc.
Des Scïllemens. 105
en pierre dure pour i pied s. Il faut que ces traverses (oient
outre le Scellement, retenues avec pattes, smon on en rabattra
moitié.
170. Le Scellement des lambourdes en augets pour recevoir
le parquet, est toisé superficiellement, tout vuide rabattu , &
chaque toise est comptée pour moitié de légers Ouvrages.
Dans un mur neuf, on ne compte point le renfoncement des
croisées ni les embrasemens de portes lorsqu'elles sont toisées
pleines.
Le solement au pourtour du parquet le long des murs se
toise au pied courant, & se réduit au quart de légers , c'est-à-
dire , qu'il faut 4 pieds courans pour valoir un pied supersi-
ciel.
18°. Les contre-cneurs de cheminées saillans du nud du mur,
suivant l'article 189 de la Coutume , se toisent leur longueur
sur leur hauteur. Ceux de brique se toisent pour brique ; ceux
de tuileau se comptent pour moitié de légers Ouvrages. Si
fes contre-cœurs sont faits après coup dans l'épaisseur du mur ,
ils se comptent de même : s'ils sont faits lors de la construc-
tion du mur , il ne sera rien compté que la plus valeur de la
brique.
Si au lieu de ces contre-cœurs, qui ne sont plus d'usage
que dans les maisons médiocres, il y a plaque de fonte rete-
nue avec trois crochets ou pattesscellées en mur, coulis de
plâtre au derrière & solin au pourtour, chaque plaque est comp-
tée , savoir les petites pour 3 pieds , & les moyennes pour 4
pieds ; & pour assurer ce compte , chaque patte est comptée
pour 1 pied de légers, compris le coulis au derrière & îole-
ment s'il y en a.
Les arrondissemens de maçonnerie ne se comptent point dans
Une cheminée faite à neuf; mais dans une vieille cheminée
ils se toisent chaque pied courant de hauteur sur 6 pouces de
légers.
Si le contre-cœur est totalement entouré de plaques de fon-
te scellées , arrêtées & coulées par derrière avec solin en adou-
cissement par.desTus, il est toisé superficiellement, y compre-
nant le solin dans la hauteur, & chaque toise eft réduite à
Moitié de légers Ouvrages.
Si dans une vieille cheminée on fait des rétablissemens en
plâtre , en renformis , crépis & enduits , ils seront toisés su-
persiciellement , & comptés au tiers de légers Ouvrages, dé-
duction faite de la plaque.
Les Scellemens des croissans {impies , doubles 6k à queue
«ans les cheminées neuves & vieilles, se comptent , savoir en
pierre de taille , brique ou moilon, chacun pour un pied de
.'«gers, & en plâtras pour 6 pouces.
io6 Architecture Pratique.
190. Aux grandes cheminées de cuisine , les grandes plaques
doivent porter sur des corbeaux de fer scellés en mur, & on
met sur le devant des barres de fer scellées par haut en mur, &
par bas dans l'âtre. Chacun de ces Scellemeris est compté
pour un pied de légers.
Lorsqu'on fait de petits murs en fondation sous les jambages
des cheminées de cuisine, de quelque matière que soient ces
jambages , la fondation se toise au cube.
20°. Aux vieux manteaux de cheminées,tuyaux &souches,
•lorsqu'on les relie avec fantons de fer pour retenir les parties
fractionnées, chaque fanton est évalué pour 1 pied de légers 5
& s'il y a des rebouchemens de crevaises , chaque pied cou-
rant est compté pour 3 pouces.
Si un manteau de cheminée est trop maltraité par les anciens
hachemens , percemens , trous de clous ou autres, 6k qu'on y
fasse un nouvel enduit, cet enduit est toisé superficiellement ,
& compté au  de légers , à cause de la préparation , rebou-
chement de trous, hache ment au vif, & rechargement de la
languette.
zi°. Les anciens plafonds crevassés, & dont on rebouche
les crevassés avec soin, sont toisés chaque crevasse au pied
courant, si faire se peut, & chaque pied courant est compté
pour 4 pouces à cause des échafsauds ;,sition on toisera tout le
plafond superficiellement, & il sera réduit au tiers de légers
Ouvrages , si on voit à peu de choses près qu'il y ait un tiers
de la superficie attaquée ; au quart, s'il n'y en a qu'un quart ;
à moitié , s'il y en a la moitié , &c.
2i°. Dans les Cuisines & Offices , ou ailleurs, les Scelle-
mens de grosses chevilles de bois , des supports de fer à deux
branches en mur se comptent chaque Scellement pour un pied
courant de légers , & en pierre dure pour 1 pied •£• Les pe-
tites se comptent pour moitié de légers.
Les supports de fer à pattes attachés sur des cloisons se comp-
tent chaque raccordement de patte pour trois pouces de légers ,
& s'ils sont scellés dans les hourdis chique Scellement se comp-
te pour 6 pouces.
13 .La feuillure , Scellement & raccordement d'un chassîs
de trape se compte chaque pied courant pour 1 pied de légers ,
si elle ëst sur mur en moilon. Si ladite feuillure est saite dans la
pierre dure , chaque pied courant est compté pour pied de
taille de pierre dure, dont 6 font la toise, & chaque perce-
ment pour pattes 1 pied courant de taille. On compterai
ensuitè les Scelleinens pour 6 pouces de légers -, & le solement
pied courant pour 3 pouces. ■-■■
14*. Dans les Ecuries* les racinaux des mangeoires, le*
piliers à pomme ou à tête au derrière des chevaux, sont ma*
„ Des Scellemens. o-}
çonnés avec moilon & plâtre , & sont comptés chacun pour 6
pieds de légers , y compris les fouilles & enlevemens de terre.
Les entretoises, fers & bois des râteliers , liens , supports ,
chevilles pour les harnois , anneaux & autres sont comptés
chaque Scellement pour i pied de légers , & en pierre dure
pour i pied ~.
Les solins au long des mangeoires sont mesurés au pied cou-
rant, & chaque pied courant compté pour six pouces.
2JQ. Dans les grandes Cours & au pourtour des Hôtels, les
poteaux & potelets de barrières scellés avec massif au pourtour
en moilon & plâtre , sé" comptent, savoir les poteaux chacun
pour 6 pieds de légers , compris fouille & enlèvement de ter-
re , & les potelets pour j pieds.
i6p. Les forts solins sur les auvents & sur les terrasses de
plomb retenus avec clous , se toisent au pied courant. Chaque
pied est compté pour i pied de légers, & les moyens pour 6
pouces , en l'un & l'autre non compris la fourniture du
clou.
17°. L'iricrustèment des crampons dé fer à double talon dans
les tablettes de pierre dure , ést compté chacun pour 1 pied
de taille de pierre dure, dont six font la toise.
18°. Dans les jardins , les Scellemens des fers pour les por^
tiques se comptent chacun pour i pied de légers.
Les crochets de treillage se comptent chacun pour 6 pouces
de légers.
19*. Les piedestaux se toisent comme les dés de pierre, en
prenant la moitié de tout leur pourtour , & la multipliant pat
la hauteur. Ensuite on toise leurs moulures & ornemens d'Ar-
chitecture , com*ie nous le dirons en son lieu:& leur fonda-
tion se tôisera au cube, ainsi que l'excavation.
300. Les gargouilles se toisent au pied courant , & s'estiment
sur cette mësure.
ji". Lés auges de pierre & les pierres d'évier s'estiment à
!>Hx d'argent. H faut désigner leur longueur, largeur, hauteur &
eur recrèusement.
■ 31*. Les dalles taillées en caniveau se toisent à toise superfi-
Cielle. Ensuite on toise à toise ou an pied courant le caniveau ,
qu'oh évalue chaque pied courant pour un pied de taille de
pierre dure.
*%L3**
ioS Architecture Pratique.
Des Renformis & Ravale mens.
LEs murs qui ne sont que hourdés , c'est-à-dire ;
sans être enduits de côté ni d'autre, sont comptés
à deux tiers de mur.
S'ils sont enduits seulement d'un côté, ils sont comp-
tés à  & |: (43) , ,
(43) Les murs dont il cst ici parlé sont cenfés être faits à pa-
rement brut , sans ravalement des deux côtés : cela doit s'en-
tendre, dit Ferrieres sur cet article, des murs communs & de
commune maçonnerie , & non pas des murs oh il y a des croifées
& portes de pierre détaille , ni aussi de ceux de grande épaisseur.
Ce sont de ces murs en plâtras de 6, 8 à 10 pouces d'épais-
sèur qui se comptent comme légers Ouvrages ; par exemple, des:
jambages de cheminée ou autres de même çspece. Si ces murs
ne sont que hourdés , ils se comptent aux j de légers Ouvra-
ges , & les enduits de chaque côté sont comptés pour } , parce-
qu'il n'y. a point de crépis particulier, & cet enduit est surchar-
gé pour former enseirible le crépis & l'enduit.
C'est ainsi qu'il se pratiquoit avant M. Bullet. Le crépis fim-
pk , continue Ferrieres , que l'un sait contre les murs , Je compte
pour unsixiéme de mur. Dans l'article précédent Ferrieres avoir,
dit, l'enduit sait contre les murs vieux ou neuss se compte au quart
de mur. Il ne faut pas entendre le mot enduit comme simple y
mais comme accompagné d'un crépis par dessous ; il s'en expli-
que ainsi ; mais , foit que le mûr foit vieux ou neus, on ne le
peut point enduire fans le crépir , de farte qu'il y a crépis & enduit
saits l'un après l'autre & de dissérent plâtre : l'ufage est de compter
les enduits ainsi saits, à raison de quatre toises pour une de gros
mur.
Ceci est une interprétation nette , mais tacite de l'article Zip.
de la Coutume, qui nous apprend qu'avant 1510. on avoir
commencé à faire les réductions dans les légers Ouvrages, qu'il,
y avoit eu sans doute plusieurs procès au sujet de ces réductions,
& entr'autres des crépis & enduits, & qu'il fut décidé qu'ils
seroient comptés pour chaque côté à 6 toises de légers ; par-
ceque dans ce temps-là on ne faisoit pas des crépis séparés des
enduits: l'un & l'autre se faisoient erisemble avec le même plâ-
tre , & de la même façon que l'ont entendu Charondas, Fer-
rieres , & notamment M. Bullet dans ce qu'il dit ci-desius.
Des Renformis et Ravalemens. 109
Ce mot gros mur qui est dans le texte ce la Coutume , doit
s'entendre , comme a fait M. Bullet dans son interprétation de
cet article, de ce que nous appelions aujourd'hui toise pleine
de légers Ouvrages , qui est un terme rendu commun depuis lui.
L)u temps & avant la rédaéhon de la Coutume , on appelloit
indifféremment tous les murs gros murs, & on les distinguoit
Par la disférence de leur matière ,gros murs en pierre , gros murs
erJ moilon 6k gros murs en plâtre. Les gros murs en plâtre étoient
ceux qui ne souffroient aucune, ré4uction , & les petits muis
etoient ceux qui leur étoient inférieurs, comme les aires, les
planchers , les crépis & enduits , &c , qu'on ne réduisoit point
encore comme nous faisons aujourd'hui, mais ausquels on sai-
s°it un prix à part relatif aux gros Ouvrages en plâtre.
De ce que delïus il suit que ce que nous appelions crépis & en-
4'ùts , doit être distingué de deux façons ; ceux faits du même
plâtre & ceux faits de disférent plâtre. Ceux faits du même plâtre
•sont comptés , aux termes de la Coutume & des Usages , à 6
toises superficielles pour une toise de légers. Ceux faits de dissé-
rent plâtre , savoir, plâtre en crépis & plâtre au las , & faits par
coniéquent en trois temps, savoir, le gobtage, le crépis &
l'enduit, sont comptés à 4 toises superficielles pour une toise
de légers. !
Les Renformis faits contre les vieux murs où il y a
plusieurs trous & moilons de manque, sont comptes à
trois toises pour une. (44)
(44) i°. On appelle Rensormer un mur , lorsqu'étant bouclé
ou rentré, on le hache & on le renforme pour l?aligner ; qu'on
y rebouche des trous, des crevasses & lézardes qu'on remplit d'é-
clats de pierre ou plâtras maçonnés avec plâtre ou mortier. Ces
travaux s'appellent Rensormis. On les estime depuis long-temps
3 11 toises pour une de légers Ouvrages.
On comprend encore sous le nom de Rensormis les dégrada-
tions des joints saits en vieux murs , & leur remplissage en
gros plâtre.
Les Toiseurs peu instruits s'imaginent mal-à-propos, que le
gobtage doit être compté pour Rensormis; & ce que nous venonî
d-e définir d'après tous nos Auteurs & d'après notre connois-
«ance particulière pour Renformis , ils le comptent comme s'A
Y avoit lancis de moilon.
i". Lorsque le bas d'un mur est en partie dégradé , qu'il y
s des moilons pourris , des crevasses ou lézardes , des trous
°u tranchées à reboucher, on dégrade les joints ou les moilons
Pourris ; on les regarnit avec moilon , tuileau , brique, éclats
110 ARCHITECTURE PRATIQUE.
.de pierre ou autre matière dure , ce qu'on appelle lancer otl
garnir; & on recharge le tout avec plâtre ou mortier, pour
mettre ce mur d'alignement, ce qu'on appelle Renfermer avec
lancis de motion : ensuite de quoi on fait les enduits. Chaque
toise superficielle de cette nature d'Ouvrage est comptée pour
moitié de légers, compris les enlevemens des gravois. Le détail
suivant en indiquera les dévelopemens.
Renformis simples . . . -— > -, ç
Lancis de moilon / . . I^Si ou l8 pieds;
Gobtage & Crépis . . . | ? , }
Enduits....... .<— 5 * v
30. Quoique les enduits soient ici comptés au ~ il ne s'en-
suit pas qu'il faille les compter par-tout de même. Par exem-
ple , ii iur un mur ou ailleurs il y avoit gobtage & enduit ,
ce qui se fait en forçant le gobtage , les enduits seraient comptés
comme les crépis au l€.
4°. Si sur un vieux murles'anciëns crépis & enduits sont tota-
lement détruits jusqu'au parement apparent du moilon , les nou-
veaux crépis enduits seront comptés au 4- de légers , c'est-à dire,
trois tpises pour une, soit qu'il y ait Renformis simple ou non, le
temps du hachement & l'enlèvement des gravois en tenant lieu :
mais s'il y avoit Renformis avec lancis de moilon , il se cpmpte-
roit à moitié de légers , comme dit-est ci-dessus.
, 5 °. Si contre un vieux mur ou mur neuf dont les moilons appa-
rens forment le parement, & où il n'y a aucune dégradation de
joints , on fait des crépis & enduits , ils sont comptés au quart de
légers Ouvrages.
Toutes ces sortes d'Ouvrages se font sur les murs intérieurs où
il n'y a qu'un échaffaud , comme sur les murs de refend, ceux au
derrière des cheminées & en dehors sur les murs de clôture ; mais
lorsqu'ils se font sur des murs ou pans de bois en élévation ,
comme murs de pignon, murs & pans de bois de face , avec plu-
iieurs échaffauds , on les distingue sous le nom de Ravalemens.
6°. Ces mêmes Ouvrages ci-ds/ssus faits en mortier de chaqjc
.& sable se toisent & se comptent de même , le prix du plâtre &
du mortier étant à Pans à peu près le même. Il y,a cependant des
Toiseurs qui comptent ces sortes de crépis en mortier à toise su-
persicielle , & y mettent un prix convenable. Us agissent de mê-
me pour les crépis mouchetés qu'on fait pour l'ornement des fa-
çades des maisons. Cela dépend de la connoissance & de l'intelr-
ligence ; car aux environs de Paris il y a des endroits où le plâtre
est très-cher , & le mortier beaucoup moins , & dans d'autres lf
plâtre y est à meilleur marché qu'à Paris, & le mortier extrême-
ment cher. Ainsi hors de Paris on peut sans déroger aux usages ,
les compter à toise superficielle, en y mettant un prix proportion-
né à la valeur des matières.
Des Renformxs et Ravàlemens. iii
Les murs d'appui ou parapets, sont toises leur lon-
gueur seulement, c'esl-à-dire , toise courante ou bout-
avant ; mais l'on fait ordinairement un prix particulier
pour ces sortes de murs.
Les Ravàlemens faits contre les vieux murs de face
par dehors, si' l'on est obligé d'y faire des échafFauds,
sont comptés à trois toises pour une, & sans échafFauds
ils (ont comptés à quatre toises pour une : l'on rabat tou-
tes les bayes des croisées dont les tableaux ne sont point
enduits ; mais quand ils sont enduits, on les compte com-
me pleines.
'Si dans ces Ravàlemens l'on refait à neuf les plin-
tes, entablemens & autres moulures, elles sont comptées
a part, outre lesdits Ravàlemens ; mais Ton rabat la
place desdits entablemens, plintes, &c. (4.J)
(45) Le détail des Ravàlemens dont %il est ici parlé, est trop
abrégé & copié d'après les Anciens , mais depuis on a beaucoup
augmenté. Nous allons endistinguer les différentes sortes, & en
donner le toisé tel que nous le pratiquons aujourd'hui.
■ Il y a des Ravàlemens simples & ordinaires, & des Ravàle-
mens entiers & mixtes.
Les Ravàlemens simples & ordinaires sont ceux qui se font
Ji'r les mur? de refend , de sace , de clôture , &c. à meiure qu'on
«es élevé ; ce sont les crépis & enduits ordinaires , qu'on se
contente d'indiquer par ce mot ravalé d'un ou de deux côtés ,
pour les distinguer des murs de moilon apparent. Ces Ravàle-
mens sont compris dans le prix des murs.
_ Sous ce nom on entend encore les crépis & enduits faits sur
*ieux murs , soit dans l'intérieur des maisons , soit en dehors ,
j°riqu'il n'y a qu'un échaffaud ou deux. Dans ce cas, ces Rava-
jstnens se comptent au y de légers Ouvrages, soit qu'il y ait
"■enformis ou non ; mais il faut que les échafFauds aient été faits
exprès , & qu'il y ait eu dégradation des anciens crépis & enle-
vaient de gravois, sinon ils seront comptés au quart, comme
Crepis & enduits.
Les Ravàlemens entiers & mixtes sont ceux que l'on fait avec
PJusieurs étages d'échaftauds , lorsque la superfàcie extérieure
y Un mur ou d'un pan de bois est endommagée, & que le corps du
mur ou pan de bois est bon. Ces Ravàlemens se comptent dif-
*eremment suivant l'ouvrage qu'on y a fait.
,*". Si les anciennes saillies d'Architefture & les anciens fa-
naux de croisées sont conservés, ces Ravàlemens se comptent
ii2 Architecture Pratique,
toise pour toise de légers Ouvrages , tout vuide quelconque t&*
battu , & se payent de même; en ce compris i'échaffaudage &
enlèvement des gravois.
20. Si le tout esl détruit & qu'on refasse en entier les entable-
mens, plintes & tableaux dés croilées seulement, ibit qu'on les
agrandisse ou qu'on les retréchTe, le toisé s'en fait hauteur sur
longueur, tant plein que vuide, sans rien rabattre pour les saillies ,
au contraire de ce que dit M. Builét, & chaque toise superficiel-
le estestimée moitié de légers Ouvrages & non au tiers.
On compte ensuite les entablemens, plintes & autres orne-
mens d'Architecture, comme en mur neuf, tel qu'il sera expli-
qué dans le chapitre des Moulures»
Si dans ces Ravalemsns ilse trouve de la pierre dure ou ten-
dre qu'il faille retondre , on n'en fait aucune distinéîion.
Il se fait encore fort souvent des Ravalemens en pierre de
taille, lorsque des murs de face sont noircis par le temps , tels
qu'on en voit à Paris aux faces exposées au nord. On fait reton-
dre au vif ces façades , repasser les moulures d'Architecture au
répoussbir, dégrader tin peu les joints & les remplir de badigeon.
Ces Ravalemens se toilent à toise superficielle , que Ton estime
un prix proportionné au» travail
Si c'est un pan de bois, le lattis & recouvrement se compte
de même qu'aux murs, & on larde des clous dans les bois ;
mais le Bourgeois paye à part les clous & non l'emploi.
On ravale encore de grands murs mitoyens , de clôture , de
pignon, &c. ils se comptent aussi à moitié de légers Ouvrages ,
compris échaffaudage , dégradation des anciens crépis & enlève-
ment des gravois. Mais û l'ancien parement étoit de moilon , &
qu'il n'y eut point d'anciens crépis, ils ne se comptent qu'au  de
légers Ouvrages, compris échaffauds.
II est dit dans la Coutume que les crépis & enduits
faits contre les vieux murs, sont comptés à six toises pour
une ; mais comme il y a apparence que l'on a entendu
que c'étoit de six toises l'une des mêmes murs, c'est-à-
dire, de gros Ouvrages ; par l'usage l'on amis ces cré-
pis & enduits à quatre toises pour une de légers Ouvra-
ges. (46)
(46) C'est l'article 119. que nous avons ci-devant expliqu*
page 108. Ceux gui ont entendu que c'étoit de six toifes l'une des
gros Ouvrages . éto;ent gens peu versés en Bâtiment & dans s°rt
ancien usage. On doit entendre que les crépis & enduits dont
parle la Coutume se failbient avec le même plâtre, & ne' Ie
comptoien*
DesMurs. 113
Stomptoient qu'au sixiéme. Depuis ce temps on les a faits avec
deux différens plâtres & en trois temps, savoir, le gobtage , le
crépis & l'enduit ; le crépis est un plâtre passé d'abord au panier ,
ensuite au sas ; ce qui reste dans le sas s'appelLe du crépis ; ce qui
en sort est un plâtre fin avec lequel on fait les enduits & les gob-
tages. Le temps a introduit l'usage de compter les crépis & en-
duits faits de cette façon à quatre toises pour une de légers.
Quand on joint un mur neuf contre un autre mur déjà
fait, il faut faire des tranchées & arrachemens dans l'an-
cien mur pour faire iiaison des deux murs ; ces tranchées
& arrachemens sont comptés à demi-pied pour chaque
jonélion sur la hauteur.
DES MURS.
I'On fait communément de trois manières de cons-
j tructions de Murs, tant à l'égard de la pierre que du
mortier ou du plâtre.
La meilleure constru&ion est sans difficulté celle de
pierre de taille, avec mortier de chaux & sable.
La moyenne conitrustion est celle qui est faite en
partie de pierre de taille, & le reste de moilon avec
mortier de chaux & sable.
La moindre est celle qui est faite simplement de moi-
lon avec mortier & plâtre. Il y en a encore une que l'on
fait avec moilon & terre grasse pour les murs de clô-
ture.
Les Murs faits tout de pierre de taille sont pour les
faces des grands bâtimens ; & l'on doit mettre celle qui
est dure par bas aux premières assises, au moins jusqu à
la hauteur de six pieds.
L'on en met aux appuis -, aux chaînes sous poutres,
aux jambes boutisses, & le reste est de pierre de saint
Leu pour la meilleure. Ceux qui ne peuvent pas en avoir,
Smploient de la pierre de lambourde, qui se trouve aux
H
ii4 Architecture Pratique.
environs de Paris .-mais cette pierre n'approche ni ea
beauté ni en bonté celle de saint Leu.
Ces Murs doivent être construits avec bon mortier &
point du tout de plâtre, par la railbn qui sera dite ci-après;
ce mortier doit être fait d'un tiers de bonne chaux, &C
les deux tiers de sable de rivière ou de sable équivalent,
comme il s'en trouve au Fauxbourg saint Germain , &
en d'autres endroits où il est presque aussî bon que celui
de rivière .-après la chaux éteinte, ce mortier doit être
fait avec le moins d'eau qu'on pourra. L'on fait les joints
de la pierre dure avec mortier de chaux & grais, &
ceux de la pierre tendre avec mortier de badijon, qui
est de la même pierre cassee avec un peu de plâtre.
Les Murs de faces des maisonsque l'on veut faire so-
lides, doivent avoir au moins deux pieds d'épahTeur par
bas, sur la retraite dès premières assises : on leur donne
quelquefois moins d'épaisfeur pour épargner ladépense,
mais ils n'en sont pas si bons; il faut qu'un Mur ait une
épaisieur proportionnée à la portée qu'il a ; il est néces-
saire de donner un peu de talus, ou fruit par dehors en
élevant les Murs ; ce fruit doit être au moins de 3 lignes
par'toise. Il saut outre cela saire une retraite par dehors
sur chaque plinte, d'un pouce pour chaque étage, en
sorte qu'un Mur qui aura deux pieds par bas sur la retrai-
te, s'il a trois étages qui fanent ensemble par exemple 7
toises, il se trouvera à peu près 2.0 pouces sous l'enta-
blement; car il saut que les Murs de saces soient élevés à
plomb par-dedans œuvre : il y en a même qui leur don-
nent un peu de surplomb , & qui laissent des retraites à
proportion en dedans sur les planchers.
Les Murs de moyenne- construction dont on se sert
pour les saces des maisons bourgeoises; & pour les Murs
de resend & mitoyens des bâtimens considérables, sont
saits partie de pierre, de taille, & partie de moilon ; les
meilleurs sont consiants avec mortier de chaux & de
sable ; ceux qui sont consiruits avec plâtre ne valent pas
grand'chose , parceque le plâtre reçoit l'impression de
Des M u k s. it^
l'air , & qu'il s'ensse ou diminue à proportion que .l'air
est humide ou sec : ce qui fait corrompre les'murs qui
en sont construks.
.Aux Murs dp saces faits de cette manière l'on met
deux assilés de pierre de taille.dure par bas, & l'on met
de la même pierre aux encoignures &c piédroits jusqu'à
la hauteur de lix pieds ; l'on en met aussi aux jambes sous
poutre en toute leur hauteur.,, ou.au moins l'on met des
corbeaux de pierre dure aux étages fupérieurs : l'on en
fait aussi lès appuis des croisées , & les îeuils des portes >
& le relie desdnes encoignures, piédroits, &les plat-
tes- bandes des croisées , sont de pierre de taille, tendre,-
comme aussi les plintes & entablemens : le reste est de
îïïôilon piqué par assises ; il faut au moins qu'il soit as-r
semillée,c'ess> à-dire , équarri, & que le bouzin en soiç
Qté ; Ton crépit lesdits Murs par dehors entre les chaî-
nes, piédroits & encoignures, avec'mortier de chaux &
iable de rivière ^ & on les enduit par dedans avec plâtre.
On donne à ces Murs deux-pieds d'épailleur aù-dessus
de la retraite, & ils sont élevés avec fruit & retraité)
comme ci-devant.
a Aux Murs de .resend de cette construétion l'on met
Une assile de pierre dure aurez de chaussée, &.l'on sait
les piédroits & plattes-bandés des portes & autres ou-
vertures , de pierre de .taille, & le reste est de moilpn
façonné de mortier comme ci-deyant. L'on enduit les-
dits Murs des deux côtés-avec-plâtre , & l'on donne
vingt pouces au moins d'épaisseur aux Murs de refend
dans les grands 'bâtimens, & dix-huit pouces dans les
Moindres-/ Je sçais bien qu'il s'en fait beaucoup ausquels
^n ne donne qu'un pied d épaisseur : mais ils ne peuvent
pas être approuvés par gens qui se connoissient en sblidi-
*e, à moins qu'ils ne soient faits de parpins de pierre de
saille ; car c'est une très-mauvaise cohstru£tion que de
saire ces Murs de peu d'épaisseur avec du plâtre, &c
^est ce qui cause presque toujours la ruine des maisons.
Vn élevé ordinairement les Murs de resend à plomb
Hij
né Architecture Pratique.
sur chaque étage ; mais on peut laisfer un demi-pouce de
retraite de chaque côté sur chacun des planchers : celât
diminuera un pouce d'épaisseur à chaque étage : & l'ou-
vrage en sera meilleur. L'on ne peut point encore ap-
prouver pour quelque prétexte que ce soit les linteaux
de bois que l'on met au-dessus des portes & des croisées,
au lieu de plattes-bandes de pierre ; car l'expérience
fait asfez connoître que la perte des maisons vient de
cette erreur, pareeque le bois pourrit, & ce qui est des*
sus doit tomber. Si l'on examinoit bien la différence
qu'il y a du goût de l'un à l'autre, l'on ne balanceroit
pas à prendre le parti le plus sur. (47)
(47).Dans les Murs consiants en moilon , on peut mettre des
linteaux de bois sans danger ;.mais il faut observer de poser de
champ & en décharge le premier rang de moilon , & qu'il porte
à sec sur le bois sans plâtre ni mortier, & lui donner un peu
de bombement. '
Mais ceux qui conflruisent eii pierre de taille des Murs de faces
sont répréhensible de mettre des linteaux; ces linteaux, comme
le dit fort bien M. Bullet , pourrissent, & jettent les Propriétaires
dans une réparation qu'ils auroïent pu éviter. ;
Si un Bâtiment est isolé , & qu'on appréhende que la poUs-
sée de toutes les platte-fcandes> de croisées d'un Mur de face ne
fasse, trop d'efset, il faut faire les claveaux en. crossettes inté-
rieures d'un pouce seulement. Quel que soit le yuide d'une
croisée ,'il en dédommagera bien l'Entrepreneur. Ou bien si le
Mur est de foible épaisseur y il faut faire traverser une platte-
bandede fer à moufles romaines entaillée dans les asïïses , &•
la retenir par les deux bouts avec deux ancres aussi de fer.
Les fondemens des Murs de faces;, de refend, &c.
doivent être assis & posés sur la terre ferme; il faut
prendre garde qu'elle n'ait point été remuée ; l'aire sur
laquelle les Murs seront assis doit être bien dresfée de
niveau, & l'on met les premières assiles à sec ; ces assises
seront des libagès ou des plus gros moilons pour faire
de bon ouvrage. L'on doit mettre une assise de pierre de
taille dure au rez de chaussée des caves ; l'on met aussî
des chaînes de pierre de taille sous la naissance des arcs
que l'on fait pour les voûtes des caves ; les jambages #
Des Murs. îiffoîâttes-bandes des portes, & les soupiraux doivent auslï
être de pierre de taille, & le reste de moilon piqué i
le tout maçonné avec mortier de chaux & sable, &
point du tout de plâtre , par la raison qui a été dire. Tous
les Murs de fouiiemens doivent avoir plus d'épaisseur
que ceux du rez de chaussée, pour avoir des empate-
mens convenables, principalement les Murs de faces
ausquels il faut au moins quatre pouces d'empâtement
par dehors, & deux pouces par dedans » ensorte qu'un
Mur de face doit avoir au moins slx pouces de plus
dans le fondement qu'au rez de chaussée , sans compter
îe talus qui ert dans terre. Pour les Murs de refend ,
il faut seulement qu'ils aient d-eux pouces de retraite de
chaque côté, & ainsi quatre pouces plus dans la fondation
<|u'au rez de chaussée.
Toifé des Murs de Faces..
TOus les Murs de Faces ,.de quelque manière qulls
soient faits, sGnt toisés leur longueur sur leur hau-
teur , sans rabattre aucunes bayes quand elles sont gar-
nies d'appuis & de seuils, à moins que ce ne soit dans
des cas dont il sera parlé ci-après. Et quand les Murs
ont des retours, on compte la moitié de leur épais-
seur à chaque retour , & on ra-
bat l'épaissêur entière desdits
Murs , en toisànt les retours,»
CommesilalongueurduMaresl.
AB , on ajoute à la longueur A
B la moitié de l'épaissêur BC ;,
^ & quand on toise le retour BE *
on rabat l'épaissêur. entière BD. (4,8)
H ")
118 Architecture Pratique.
(48) JDDITIONS POUR SERVIR DÈt
Préliminaires au toisédes Murs de Faces,
Première Addition.
Des Bayes.
AVant d'entrer en matière sur le Toisédes Murs de Faces , jet
crois devoir traiter à fond du vuide des Bayes de croisées
ou portes; & je parlerai ensuite des demi-faces.
J'examinerai , i'. Dans quel cas elles doivent passer pleines
. dans les Murs.
%° Dans quel cas elles doivent être déduites entièrement ou
en partie.
On appelle Bayes ou Bées , l'ouverture ou vuide d'une porte ou
d'une croisée, dans un Mur quelconque, cloison ou pan de bois,
Ces Bayes sont fermées diffère minent, par le haut. Les plus
solides, sur tout dans les Murs construits en pierre de taille ,
sont fermées avec des clausoirs de même pierre.
Les Unes sont en plattes-bandes droites ou bombées , d'autres
sont en plein cintre ; & ensin d'autres sont en cintre surbaissé ,
qu'on nomme vulgairement anse de -panier.
Les plus communes sont fermées avec des linteaux de bois
qu'on recouvre déplâtre. Ces dernières sont sur-tout employées
dans les Murs construits en moilon.
Dans les pays où la pierre de taille est commune & à bon
compte , on ferme les Bayes de portes & de croisées d'une seule
pierre ; & les assises au-dessus sont en coupe & en décharge ou
«osserte, mais cachée , les joints paroissant à plomb' d'un côtéa
& en coupe de l'autre.
; Les Bayes cintrées en plein ceintreouen anse de panier sont
comptées pleines , en ce qui est du cintre 3 à commencer de sa
' naissanceendescendant. Aux Bayes fermées avec plattes-bandes
droites ou bombées, s'il y a déduction , on rabat toute l'épais-
seur du Mur en contrebas de la haureur de la Baye, à partir
d'après la naissance du bombement : c'est-à-dire, qu'une Baye
de croisée dans un Mur de 14 pouces qui aura 9 pieds de haut,
ne sera comptée que sur 7 pieds lors de son dévelopement ,
parceque les deux pieds en sus seront pour la plus valeur de la
platte-bande ; ou plutôt au lieu de la demi-face légitiraemenc
due, on compte la face entière, pour dédommager l'Entrepreneur
de la perte de pierre , sujétion , pose & appareil des claveaux ,
qui fort souvent sont en voussure en dedans, pour peu que. les
Des Murs. 119
planchers soient élevés, & pour le dédommager encore des
jceintres en charpenterie qu'il est tenu de faire.
On distingue dans le toisé aux Us Se Coutumes trois sortes
de Bayes, les petites .les moyennes ordinaires , & les grandes
qui comprennent aussi les moyennes extraordinaires.
Les petites Bayes sont les soupiraux des caves , les petites
ouvertures qui éclairent ou qui donnent de l'air aux souterrains ,
les petites portes & croisées pour les petits cabinets , les lucar-
nes de maçonnerie , les portes des caves ou ailleurs, dans les
Murs d'une grande épaisieur , &c. En un mot toutes ouvertures
dont la supersicie du vuide eft égale ou insérieure à la- moitié de la
supersicie dévelopée de tout le pourtour intérieur du mur, suivant
[on êpaifseur.
Les Bayes moyennes ordinaires sont celles des croisées dans
un Mur de face, les portes des appartemens , &c. en un mot
toutes bayes dont la supersicie du ■vuide extérieur est plus grande
aue la supersicie du pourtour intérieur total, sait par la moitié de
l'épaisseur du Mur.
Enfin , les grandes Bayes sont les ouvertures de portes co-
cheres , de remises, angars, boutiques & ouvroirs. Les Bayes
moyennes extraordinaires sont les portes bâtardes, les Bayes,
de portes des Appartemens d'honneur , les croisées des Pavil-
lons saillans qui sont différentes & plus grandes que les autres»
Toutes ces Bayes sont faites dans les Murs de faces & de refen&
en pierre de taille ou en moilon. Nous parlerons sur la fin de
cette Addition des Bayes en pans de bois & cloisons»
Principes généraux du toisé des Bayes aux Us & CsûtUr.
mes de Paris.
Règle Générale.
T? N toute Baye qui est comptée pleine en Mur de quel-
JL... que nature qu'il soit, il ne sera point compté de feuillure,
ai aucun scellement quelconque dans l'intérieur des embrasemens
pour- pattes /crampons , gonds, gâches, solin , solement de
croisées, pas même de scellement des traverses de fer qu'on--
mettoit anciennement , ni percement de trous pour loger les
traverses de sureté , soit qu'elles soient de bois ou de ser , lç
défaut de la matière compensant tous ces travaux.
PREMIER PRINCIPE.
^ Toute Baye dont la supersicie du vuide extérieur eft égale ou eft
'insérieure, à, la- moitié de la supersicie dévelopée de tout le pourtour
II iv
no Architecture Pratique.intérieur du Mur suîvan-t fon epaisseur , efi toifée pleine , aux con%
ditions portées par la Règle Générale ci - désiles. De ee nombre
scnt les petites Bayes.
SECOND PRINCIPE.
Mais si cette supersicie esi superieure à celle du dévelopement
des tableaux, comme d'un |-, i, -|, §■, ch qui resiera fera ce
qu'il saudra déduire pour le vuide de la Baye ; alors les fcellemens &
seuillures feront comptées. De ce nombre sont les grandes Baye»
de portes cocheres , portes bâtardes , &c.
Les épaisseurs des Murs contribuent beaucoup à cette distinç-
tion.
Ces principes établis ne sont pas fans exception , parceque
toutes les Bayes ne sont pas égales , niies Murs de mêmecons-
truéîion & de même épaisseur. Lorsqu'il s'agit de Murs conf-
truits en moilon, il y a peu de disficulté. Mais avant que d'assu-
rer ce qu'il convient déduire d'une Baye , il faut saire les obser»
rations suivantes sur la pierre de taille, & les appliquer à nos
deux principes.
Première Ohsirvatiort.
Si la Baye en pierre de taille est fermée par haut avec cla-
veaux en plein cintre ou en anse de panier , & appuis par
bas , au lieu de prendre le pourtour sur quatre côtés, on ne l'e
prendra que sur trois , pareeque ce vuide est toujours, suivant
nos usages , compté plein, & on doit le sous-entendre tel.
Exemple. Supposons une Baye de 9 pieds de haut & de 4
pieds de large en Mur de 18 pouces ,îa superficie sera 3.6 pieds.
Le pourtour sur trois côtés sera de xi pieds, qui multipliés par 9
pouecs , moitié de l'épaisseur du Mur , donnera au produit 16
pieds  , qui seront moindres que 36 pieds , superficie extérieu-
re du vuide. Alors cette Baye est dans le cas du fécond principe:
il sera rabattu de son vuide 19 pieds s , & les feuillures &
scellemens seront comptés.
Cette même Baye étant en Mur de 41 pouces d'épaisseur ,1a
superficie du pourtour sera de 38 pieds ^,qui est superieure à 36,
superficie extérieure du vuide. Alors cette Baye est dans le cas
du premier principe, & sera comptée pleine, aux conditions
portées par la Régie générale.
Seconde Obsezvaùon.
Si la Baye en pierre de taille est fermée par le haut en platte-
bande droite ou bombée , avec voussure en dedans ou non , ÔÇ,
appui par bas ; après avoir pris les trois côtés , & les avoir hiuIt
Des Murs. ih
tîpliés par la moitié de 1 epaisseur du Mur , on y ajoutera la fer-
rneture du haut, qui sera multipliée sa longueur en dans oeu-
vre des tableaux par l'épaisseur entière du Mur , de laquelle
épaisseur est tenu compte de l'autre moitié , pour dédommager
l'Entrepreneur des claveaux , sommiers , clefs , voussures , &c,
qui demandent un soin Se une perte de matériaux plus qu'ordi-
dinaire. Même exemple en mur de 18 pouces.
La superficie du pourtour de cette Baye prise sur trois faces
par la moitié de l'épaisseur du Mur , sera de 16 pieds ~, La
platte.bamde de 4 pieds sur 18 pouces sera de 6 pieds, fai_
sant les deux sommes ensemble ix pieds | : alors cette Baye
est dans le cas du sécond principe. 11 sera rabattu de son vuide
13 pieds { , les feuillures & scellemens seront comptés.
Cette même Baye étant en Mur de 56 pouces d'épaisseur ,
'la superficie du pourtour sera de 45 pieds , qui est supérieure à
36 , superficie extérieure du vuide ; alors cette Baye est dans le
cas du premier principe. Elle sera comptée pleine , aux condi-
tions de la Règle Générale.
Troïsième Obfervaùon.
Si la Baye en pierre de taille est fermée par haut avec des
linteaux de bois recouverts ou non , avec appui par bas, en
faisant les développcmens ci-dessus , on comprendra dans la
hauteur delà supersicie extérieure l'épaisseur des linteaux , & lç
développement des tableaux se prendra sur trois côtés du des_
sous desdits linteaux en dans-œuvre. Si les linteaux sont re-
couverts en plâtre , on les pourtourndta en dans-œuvre des ta-
bleaux, Se ils seront comptés à moitié de légers Ouvrages, Se
non au tiers, non compris la feuillure , s'il y en a , qui sera comp-
tée en sus. Même exemple en mur de 18 pouces.
Supputons que les linteaux ont 1 pied de haut , la superficie
<lu vuide sera de 40 pieds. Le développement des tableaux
sur trois faces sera de 16 pieds ~ : alors cette Baye -est
dans le cas du sécond principe. Il sera rabattu de son vuide i:
pieds s-.
Cette même Baye étant en mut de plus forte épaisseur, ne
peut jamais tomber dans le cas des Bayes pleines , pareequ'il y
banque une des conditions essentielles , qui est la clôture du des-
stls , comme nous allons voir dans l'Obsetvation suivante.
Quatrième Observaùon.
_ Une Baye quelconque ne peut être comptée pleine , qu'il
s'y ait seuil ou appui & linteaux recouverts, lorsque le mur est
*R moilon ? Si clayeaux lorsqu'il est de pierre de taille. S'il n'y a
*
Aï'i Architecture Pratique.
ni l'un ni l'autre , il faut avant défaire le développement des
piédroits ou tableaux , commencer par déduire ce qu'il convient
pour l'un ou pour l'autre , ou l'un & l'autre : ensuite on fera
le dévelopement des tableaux ou piédroits. Si ce dévelope-
ment cst moindre que le restant de la superficie du vuide ex-
térieur de la Baye , la différence de l'un à l'autre sera déduite
& ajoutée à la première déduélion ; s'il eïr, supérieur , il passera
pour ce reliant.
Premier Exemple, ou l'appui manque en Mur de 18 pouces.
Dans l'exemple proposé , où nous supposons manque d'appui ,
il faut commencer par déduire le quart de la superficie du vuide
extérieur qui sera 9 pieds , lesquels ajoutés à 13 pieds s de l'exem-
ple de la séconde Observation , font n pieds £ qu'il faut déduire
pour le vuide de la Baye,
Second Exemple, oit Un y a ni appui ni claveaux, mais des lin-
teaux., en Mur de ï8 pouces.
La superficie de la Baye étant de 40 pieds , le défaut d'appui
& de claveaux font ensemble 20 pieds qu'il faut commencer à
déduire.
Le dévelopement des deux piédroits est de ' 13 pieds ~
qu'il faut ôter des autres 10 pieds ; reste 6 pieds £- , qui , joints
aux premiers zo pieds , font ensemble x6 pieds i qu'il faut dédui-
re pour le vuide de la Baye.
En Mur de 36 pouces.
Mais cette Baye étant en mur de 36 pouces, le dévelopemenc
Ats tableaux sera de 17 pieds ,'lesquels serviront pour le restant
du vuide , sans égard à son excédent.
Dijlinalon des Bayes.
'• Les Bayes se distinguent de trois disférentes façons , par jap'
pott aux Muis dans lesquels elles sont faites.
Bayes en Murs construits en pierre de taille , soit de pierre du^
ou de pierre tendre. -
i°. Bandées en pierre par le haut, avec appui ou seuil.
z°. Idem sans appui ou seuil.
Des Murs. 113
3°. Fermées par haut avec linteaux de bois, avec appui on
seuil.
: 40. Idem sans appui ou seuiL
Bayes en Murs construits en moilon.
'*• Bandées par haut avec moilon en décharge , avec appui
ou seuil.
*•> Fermées avec linteaux de bois ayant appui ou seuil.
3°. Idem sans appui ou seuil.
Enfin Bayes en cloisons de charpente , & pans de bois re-
couverts ou non.
Il se trouve encore dans les Murs construits en moilon, des
«ayes dont les piédroits & fermetures sont de pierre de taille.
*Jn dévelope ces Bayes comme nous avons dit ci-dessus , &
elles se comptent comme Murs en moilon : ensuite on toise
OjUarrément cette Baye en pierre , en ce qu'elle contient exté-
rieurement , Se on y fait le même dévelopement & la même
deduftion : ce qui reste est compté en plus valeur de pierre de
"taille sur moilon , en distinguant û c'est pierre dure ou pierre
tendre.
Mais comme dans toutes les Bayes , il arrive très-souvent que
n'y ayant point de seuil ou appui , il faut déduire une partie
du vuide de la Baye , & apprécier un seuil ou appui qui efl;
plus cher que la partie qui a été déduite; nous établirons les
deux seuls cas qui arrivent.
Le premier : Si la supersicie du vuide de la Baye ess égale ou
surpajje en nombre [on pourtour , on déduira le quart de la suver-
sicie pour la valeur du feuil ou appui.
Le sécond : Si la fuperficie du vuide efl inférieure en nombre
a sin pourtour , on prendra le quart du pourtour pour la valeur,
4u feuil ou appui.
Premier Exemple qui sert de sondement aux deux autres.
Soit une Baye de croisée sans appui de 4 pieds sur tout sens :
la superficie du vuide 16 efl; égale à son pourtour 16 : alors la
largeur de cette Baye 4 esl la quatrième partie de l'un ou de
1 autre : il est donc indissérent de les distinguer : il suffit de ra-
battre 4 pieds superficiels pour le défaut du seuil.
• Second Exemple. Soit une Baye de porte sans seuil de neuf
pieds de haut, 4 pieds de large , la superficie du vuide sera
36 pieds, tk Ion pourtour 26. En ce cas il faudra déduire le
quart de la superficie , pareeque le pourtour 2.6 est à la supersi-
Cie 3.6 » en même raison que le quart du pourtour 5 -^ est au -
«e la supersicie 9. .
Troisiéme Exemple. Soit une Baye de croisée de 4 pieds de
Ï14 Architecture Pratique.Haut sur 5 pieds de large , la superfîcie du vuide sera n & sort
pourtour 14. Alors il faudra déduire le quart du pourtour, par-
ceque la superfîcie nestau pourtour 14, en même raison que le
quart de la superfîcie 3 est au quart du pourtour 3 £.
Ce qu'on petit réduire plus Amplement.,Si la superfîcie d'une
ïaye est supérieure en nombre à celui du pourtour, on prendra
le quart de cette superfîcie pour le défaut du seuil ou appui.
Mais si le pourtour est supérieur en nombre à la superfîcie , on
prendra le quart du pourtour.
Ou encore plus Amplement : Prendre le quart du nombre le
plus fort.
Evaluation d'un feuil ou appui.
Avant de compter en plus valeur sur moilon ou pierre ten-
dre (car en pierre dure il ne peut y en avoir) un seuil ou appui,
il faut examiner si sa valeur est supérieure à celle de ce qui a
été déduit pour le défaut du seuil ; alors l'excédent de cette va-
leur sera compté : mais si. elle est égale ou inférieure , il ne sera
rien compté.
Exemple. Soit le sécond exemple ci-dessus, où nous avons
trouvé qu'il falloit déduire 9 pieds pour le défaut du seuil.
i°. Supposons que le Mur soit construit en moilon & estimé
*4 livres la toise , ces 9 pieds vaudront 6 livres. Supposons en-
core que la valeur intrinseque de l'appui soit de 10 livres ; dans
ce cas il revient à l'Entrepreneur 4 livres pour la plus valeur de
son appui.
z9. Supposons que le Mur soit construit en Saint ^eu , &
estimé 60 livres la toise, ces 9 pieds vaudront i<j livres, qui ex-
céderont la valeur de l'appui, & par conséquent il n'est point
dû de plus valeur.
Ces plus valeurs de seuils ou appuis ont été inconnus dans
• les anciens usages ; quelque recherche que j'aie faite , je n'en
ai trouvé aucun vestige ; mais depuis quelque tems on les a
imaginés, à cause de la chereté de la pierre. Cependant nos
Toiseurs rigides ont bien de la peine à s'y rendre. Ils objectent
que tel que soit un seuil, sa valeur est toujours moindre que
la matière qui auroit entré pour remplir partie de la Baye ,
même en moilon ; que le dévelopement de leurs piédroits
n'est qu'un privilège emprunté de la pierre dure, & non une
réalité; que c'estpour cette raison que nos Anciens n'ont point
compté ni admis de plus valeur de seuil ou appui, & que pour
compter une Baye pleine, une chose entr'autres y étoit né-
cesTaire, savoir un seuil ou appui, sans distin&ion de qualité
de matière.
D'autres leur répliquent que les seuils ou appuis étoient de
la même matière dont la Baye étok construite, & qu'un se«u
DesMurs. iiçde pierre dure étant de différente matière que le moilon & plus
cher , il appartient de droit une plus valeur.
Ceux qui suivent le systême que j'aiproposé, disent que dans
des Murs de certaine épaisseur, le dévelopement des tableaux
rerhplissant presque le vuide de la Baye, le peu qui reste n'est
pas capable de remplir la valeur du seuil ou appui, & quec'est
sette plus valeur qu'on demande.
Autres Bayes.
11 le trouve encore des Bayes dont le haut est en platte-
bande , & qui n'ont qu'un piédroit sans seuil. Il faut de la su-
perficie du vuide ôter la moitié de celle du piédroit & toute
celle de la platte-bande , le restant sera ce qu'il faudra déduire
pour le vuide de cette Baye.
Exemple. Dans un Mur de refend de 14 pouces , soit une
Baye de 10 pieds de haut sur 5 pieds de large : sa superficie est
50 : le piédroit dé 10 pieds de haut sur 2 pieds de large , pro-
duit zo pieds , dont moitié est 10 pieds : la platte-bande 4
pieds sur z pieds produit 8 pieds , qui joints à 10 pieds en font
18, lesquels étant ôtés de 50 pieds, il reste 31 pieds à dé-
ssiiire pour le vuide de cette Baye ; après quoi l'on comptera
les feuillures & scellemens s'il y en a.
»- Aux Bayes de cette nature, si au lieu de platte-bande avec
fclaveaux, il y a un linteau , & que l'autre piédroit soit wn po-
teau , l'un & l'autre recouvert en plâtre ou non , & qu'il y air
seuil par bas , on pourtournera le seuil & le piédroit jusque sous
les linteaux , dont on prendra moitié , laquelle sera ôtéc de la
superficie naturelle du vuide, 6k le reste sera ce qu'il faudra
déduire : après quoi si les linteaux sont recouverts, ils seront
toisés & pourtournés dans ce qu'ils sont & comptés à  de
légers Ouvrages. S'il y a feuillures & scellemens , ils seront
Comptés pour leur valeur.
Si dans un Mur de face il y a des croisées plus larges les
hnes que les autres, elles doivent être dévelopées comme ci-
devant.
Aux Bayes de portes ou croisées où il n'y a point de feuil-
lures, d'embrasement ni de scellemens, le vuide s'en déduira
après le dévelopement' des tableaux,. de quelque çonstrucHon
que soit le Mur: ■ '
' Aux Bayes des croisées où il n'y a point de chassîs de me-
liuiserie , & où on a mis & scellé des barreaux de fer dans les
tableaux, la Baye est comptée pleine, & on ne compte point
de scellement pour lesdits barreaux , en quelque quantité qu'ils
Soient : mais s'il y a croisée de menuiserie & barreaux , lç
sceliement de la croisée ne se compte pas, mais on évalue ce-
n6 Architecture Pratique.
lui des barreaux,. chacuns pour ce qu'ils sont.
Si on fait en vieux Mur , ou bien en Mur neuf après coup ;
«ne ouverture de porte ou croisée, elle sera toisée pleine &
quarrément comme en Mur neuf, saufles dévelopemens dans
les cas ci-deilus dits- La hauteur s'en prendra 6 pouces au-dessus
des linteaux , jusque & compris 3 pouces audessous du seuil
ou appui, & la largeur s'en prendra 6 pouces d'après.les
embrasemens de chaque côté & en dedans. Si elle est bandée
avec claveaux , sa hauteur s'en prendra 6 pouces d'après le plus
haut claveau , si la partie n'est pas visible : mais "1 elle l'eist, on
compensera cette hauteur. Ces articles sont employés dans les
Mémoires sous le nom de Mur en percement, ausquels Murs on
met des prix relatifs à l'ouvrage & à sa qualité.
Quand dans un vieux Mur on agrandit une Baye de porte
ou croisée , & qu'elle est attaquée des quatre côtés, on la toisè
de même ; mais on déduit le vuide de l'ancienne Baye Si cette
Bayé n'est pas attaquée de tous les côtés ', on toise seulement
ce qui est fait & on le compte pour sa valeur.
JBayçs de portes & croisées en cloisons & sans de lois,.
M. Bullet nous 2pprend qu'aux Bayes de portes & croisées'
qui se trouvent dans les cloisons qui sont feuillées & recouver-
tes de plâtre , il en faut déduire moitié de la superficie du vuide,'
sans aucun dévelopement, bien entendu qu'il y aura appui de
plâtre aux croisées & que l'aire servira pour seuil.
Aux croisées en pans de bois où il y a appui de pierre ,8ç
dont l'appui de bois n'a point été recouvert, il convient déduire
une partie du vuide de la Baye , comme nous Talions dire, &
compter l'appui pour sa valeur.
Pour connoître cette partie qu'il convient déduire, il faut,
rabattre une partie de la superficie de la moitié du vuide res-
tant en même raison que la largeur de la Baye est à.son pourj
tour.
Soit donné pour exemple une croisée de 7 pieds de haut
sur 4 pieds de large. Sa supersicie sera 18 & son pourtour ^z»
Il faut faire cette proportion.
Comme le pourtour de,1a Baye . . . . z%-—..
A la moitié de la superficie ...... 14
Ainsi la largeur de là Baye ...'... 4
A la partie de la superficie à déduire s=s X . * -f: ou £ =S
Ces 2 pieds | ajoutés à la moitié de la superficie 14 portée
dans M. Bullet, donneront 16 pieds £ qu'il convient déduire
pour le vuide.
D ES M U K S. iz-j
Il en sera de même pour le linteau s'il n'eft pas recouvert,
8c de même pour les huisseries. Ensuite on comptera l'appui
pour sa valeur , les solemens & raccordemens s'il y en a : car
il n'y a point de scellemens en poteaux de bois.
Ce principe servira encore pour les Bayes de portes en pans
de bois & cloisons qui n'ont point de seuils , & à toutes au-
tres Bayes en cloisons, dont les linteaux ou tableaux, ou par-
tie d'iceux n'ont point été recouverts.
Aux Bayes en cloisons où il n'y a point de seuillures , mais
dont les tableaux sont recouverts , le vuide total en sera déduit ;
mais le recouvrement des tableaux sera compté à moitié de lé-
gers , 6k non au tiers , à cause des arêtes & ceuillis des deux cô-
tés.
Des Feuillures.
Les Feuillures se sont aux Bayes de portes & croisées pour
recevoir la menuiserie : elles se distinguent en simples & en dou-
bles.
Les Feuillures simples, Fig. t. sont celles saites dans l'angle d'un
tableau ou piédroit de Baye , Se fe comptent chaque pied cou-
rant pour 6 pouces de légers Ouvrages , tant en plâtre qu'en
moilon.
Si ces Feuillures sont saites en pierre de taille, elles se comp-
tent de même'chaque pied courant pour 6 pouces , & font ef-
timées comme taille, en diftinguant la pierre dure & là pierre
tendre.
Les Feuillures doubles avec ernbrasement, Fig. s. se comptent
chaque pied courant pour un pied de légers si le Mur eft en
moilon, & pour taille fi le Mur eft en pierre , en diftinguant la
pierre dure & la pierre tendre.
*§9LJS*
ïiB Architecture Pratique»
Seconde Aiddition.
Des Demi -saces.
ET quand les Murs ont des retours , on compte la moitié dt
leur épaisseur à chaque retour, &c.
Nous n'admettons plus aujourd'hui les demi-faces aux retours
des Murs , de quelque constru&ion qu'ils soient, parcequ'il n'y
a point d'isolement total, & qu'il manque un parement à la
jonction du Mur en retour.
Les demi-faces sont admises dans le toisé aux Us & Coutu-
mes de Paris j par un usage dont l'origine vient de ce qu;an-
ciennement la valeur de la pierre dure, sa pose & son dé-
chet équivaloient sa taille , & même encore aujourd'hui il en est
à peu près de même.
C'est la pierre dure qui a donné aux autres matériaux le
privilège des demi-faces. Il saut nicejsairement trois ou quatre
paremens , vus fur un isolement total, pour lès admettre & pour,
jouir de ce privilège.
■ L'usage établi de temps immémorial^ fondé sur cette défini-
tion , a été de pourtourner tous ces paremens & d'en prendre la
moitié. Ce sont les termes de nos Auteurs. Nous ferons les
observations convenables à ce sujet , à mesure que les objets
se présenteront, sans sortir de nos principes.
On voit ici parce que dit M. Bullet, & par l'exemple qu'il
en donne, qu'on comptoit les demi-faces aux angles des Murs*
Cela est si certain, qu'il en parle encore aux Contre-Murs
dans les caves & aux Murs de clôture. C'est vraiement urt
abus qui a été réformé & même détruit depuis ce temps- là par
les railons suivantes.
i°. Si du pourtour on prend la moitié , il resiera I'épaisseur
xaturelle du Mur.
z°. L'isolement n'esl point total, puisqu'il est appuyé sur un
autre Mur.
3°. Enfin, il n'y a que deux paremens vus. Donc les de-
mi-faces ne sont point dues dans cette partie, les conditions
du principe qui les admet n'étant pas remplies.
Premier Sentiment. Les Sénateurs de M. Bullet ne pouvant
se refuser à ces raisons, se sont renfermés dans les Murs de
pierre de taille, & ont dit qu'il étoit dû à l'Entrepreneur une
plus valeur pour sévidement des angles , qu'ils ont estimés
Être la valeur de la demi face ; ainsi dans leurs Mémoires ils
comprennent cette demi-face sous le nom de plus valeur a"é~
yidement des angles.
Second
, . v Dh Murs. hj)Si cfe sentim'ent a lieu , il faut bien prendre garde si ces pier*
les d'encoignure sont évidées ou non: ce qu'on connoîtra aisé>-
frient à la tête des Murs , par l'épaisseur des Murs mêmes. Si
elles sont évidées, & que cet évidement puisse être estimé
la valeur de la moitié de l'épaisseur du Mur , alors il sera comp-
te sous le nom dévidement d'angle^ & non de demi-face. Si lefc
pierres sont en besace , il ne sera rien compté.
Second Sentiment. D'autres fondés sur le principe établi en
premier lieu , rejettent pleinement ce ser.timent ; & ils aiment
mieux estimer à prix d'argent cet évidement qu'il est aisé de
connoître , de voir & d'apprécier, que d'admettre un systêmè
qui les expose à de nouveaux abus.
Troïsiémc Sentiment. D'autres enfin plus rigides , "n'admettent
aucun milieu. Us disent que dans l'estimation que l'on fait de la
valeur des Murs ■, on compte en général un sixiéme ou un hui-
tième , plus ou moins , pour déchet & perte de pierre; &que.
ce sixiéme , plus ou moins , avec le privilège des demi-faces »
est compris dans l'évidement des angles, soit qu'il y en ait
eu non.
Revenons à notre principe. Nous avons dit qu'il faut dans uïi
isolement total voir au moins trois paremens pour compter, &
admettre lès demi-faces d'un Mur quelconque ; savoir celui de
la tête & ceux des deux côtés ; il est indifférent que ces trois
paremens soient d'égale épaisseur. Dans la figure proposée , qui
représente un retour d'angle, il n'y a que deux paramens , &
par conséquent point de demi-face.
Les fbndemens desdits Murs sont comptés jusqu'aa
fond des caves, c'est-à-dire > jusque sur la terre où ils
sont fondés, qui doit être un pied plus bas que l'aire
desdites caves, &c l'on ne rabat: rien pour l'endroit de la
haissance des voûtes, quoique ces mêmes voûtes soient
comptées en toute leur circonférence* (4.9)
(49) Quoique ces tnémes voûtes soient comptées en toute leur
circonsérence- La circonférence est intérieure & non extérieure ;
c'est avec ra'ison qu'on ne rabat rien pour l'épaisseur àe cette
Voûte. Poye{ à ce sujet ce que nous disons ci-après , & dans nos
Notes fur Us vo-âtes en berceau.
Les moulures des entablemens, plihtes, refends &
autres sont toisées à part, s'il n'est dit exprès dans les
marchés qu'elles ne seront point toisées, & que l'on toi-
(èra seulement les Murs leur longueur sur leur hauteur ;
I
13 Ô ARCHITECTURE P R A T I Q Û E*
dans lesquels Murs toutes les moulures y seront compri-
ses & confondues, & qu'en cela Ton déroge à la Cou-
tume, (yo)
(50) Il est d'tisage à Paris , & d'usage immémorial, de compter
les saillies d'Architeéture , & autres ornemens saillans du nud
des Murs, quels qu'ils soient. Cet usage est plus raisonnable ,
que celui du toisé bout-avant, qui comprend les Murs avec leurs
saillies & ornemens.
Il est consiant que ces Murs sont plus ou moins riches , stii-
vant le goût de l'Archite&e. Il faut de toute nécesîité faire des
prix relatifs à ce plus ou moins d'ornemenS , & s'il n'y en a
point de saits , il faut, pour apprécier ces Murs à leur juste va-
leur, détailler le tout partie par partie. C'est ce que nous fai-
sons dans nos usages , qui sont vraiment un détail circonslan-
cié & séparé de toutes les parties d'un Bâtiment , qu'on distin-
gue les unes des autres , pour les rassembler ensuite, & voir
d'un seul coup d'oeil dans nos Récapitulations le nombre de
toises de chaque sorte de matériaux qui sout employés dans
un Bâtiment.
Si l'on fait dans Iesdits Murs de face de grandes ar-
cades , comme pour des remises & autres choses, &
qu'il n'y ait point de seuil par bas, ni de marches , l'on
rabat la moitié de la'baye depuis le dessus de l'impolie
jufqu'enbas, sur la largeur qui reste après avoir pris le
dévelopement des deux piédroits ou tableaux, avec les
feuillures dans l'épaisseur du Mur. ($1) Comme si l'ar-
cade A a huit pieds de largeur,
l'on ôte de ces huit pieds le
contour des tableaux & feuillu-
res des deux piédroits B, B,
que je suppose chacun de deux
pieds de contour} qui sera pour
les deux, quatre pieds, qu'il
faut ôter de huit pieds : il relie-
ra quatre pieds, qu'il faut mul-
tiplier par la hauteur depuis le
dessus de l'imposte jusqu'en bas :
si ladite hauteur est 9 pieds,
l'on aura 36 pieds pour la di-
minution de ladite arcade.
t
D E s M o r s. i % t
(Jîj Nous avons exposé ci-devant , dans notre Addition sur
les Bayes , la manière de toiser les grandes Bayes par une mé-
thode sûre. Il est dit ici que s'il n'y a poiut de ieuil, il faut dé-
duire la moitié de la baye, après avoir pris le dévelopemenr
des deux piédroits avec les feuillures.
i°. Nous n'admettons point le systême de comprendre les
seuillures dans le dévelopement des piédroits ; car il estabusif.
Le dévelopement des tableaux n'est proprement que leur de-
mi-face, ou la moitié de l'épaiss'eur naturelle du Mur. Le privi-
lège de ces demi faces ne s'étend point sur une simple taille
de pierre faite pour la commodité, &. non pour la nécessné.
•2°. Le principe établi par M. Bullet pour ce qu'il convient
déduire du vuide d'une baye qui n'a point de seuil , ne s'accor-
de point avec son exemple. Voici ses termes :
.... L'on rabat ta moitié de la baye depuis le dejsus de l'im-
posle jusqu'en bas , fur la largeur qui rejle aprls avoir pris le dé-
velopement des deux piédroits , 6k c.
Et peu après.... Aux portes & croisées . . . l'on rabat la moi~
tie de la hauteur du vuide , &c. fur la largeur qui rejle après avoir
fris le dévelopement dss tableaux} &c.
Dans son exemple, la hauteur de la baye est 9 pieds depuis
le dessus de l'impolie jusqu'en bas, & la largeur qui reste après
le dévelopement des tableaux est 4 pieds qu'il saut, dit-il,
multiplier par la hauteur 9 , l'on aura 3 6_pieds pour la diminution
de ladite arcade.
La hauteur de la baye étant 9 , sa moitié 4 pieds s n'auroit
produit que 18 pieds au lieu de 36. Je crois que dans l'un Se
l'autre article , il faut lire la partie ou la hauteur de la bave
& non la moitié.
3W. M. Bullet compte encore ici 4 pieds pour le dévelope-
ment des deux piédroits ; ce qui a encore occasionné une diseus-
sion. On n'a pas pris garde que ces deux piédroits sont supposés
isolés , & que M. Bullet a compris dans son dévelopement les
demi-faces extérieures ; car il ne s'agissoit ici que de trouver la
Superficie du vuide à déduire.
Pour donc toiser jusle ladite baye , retranchons le dévelo-
pement des feuillures, que nous supposons chacune de 4 pou-
ces : l'épaisseur du Mur reliera de 2.0 pouces. Retranchons en-
core les demi-faces extérieures j & dilons que le vuide natu-
rel est de 71 pieds.
Les deux piédroits de chacun 9 pieds de haut, sur zo pouces
de dévelopement, valent 30 pieds , dont moitié est 15 pieds.
Si on ôte de la superficie du vuide naturel ji , la moitié de
la superficie intérieure des piédroits 1$ , il reliera à déduire J7
pieds pour la partie du vuide.
Ensuke on compte les feuillures ensemble 18 pieds sur un
132. Architecture Pratique.pied qui sont comptés en taille de pierre : On compte aussi leï
scellemens & les saillies s'il y en a.
Aux ouvertures de boutiqes où il y a un poitrail rioô
recouvert, & qu'il n'y a par bas qu'une sabliere ou cou-
lifîè de bois pol'ée sur le Mur, l'on rabat toute la hauteur
de la baye sur la largeur qui réitéra , après avoir pris le
dévelopement des épahTeurs des deux tableaux de la-
dite baye ; si le poitrail est recouvert, l'on ne rabat que
la moitié de la hauteur de ladite baye.
S'il y a un Mur d'appui par bas sur lequel il y ait une
coulisse, l'on rabat la hauteur du vuide jusque sur ladite
coulisse, & l'on compte le Mur d'appui à part: si dans
l'ouverture de la-même boutique il y a une porte avec
un seuil, l'on ne rabat point de hauteur en cet endroit,
pourvu que le poitrail loit recouvert : mais s'il n'est pas
recouvert, l'on rabat seulement la moitié de la hauteur,
& le relie se toise comme ci-devant. (52)
(s a) Aux ouvertures de boutiques, il eft dit ici, que sile poi-
trail n'est pas recouvert, 6> qu'il n'y ait point de seuil par bas ,
on rabat toute la hauteur de l'a baye fur la largeur qui refera après
avoir pris le dévelopement des tableaux. Ceci est bon. Ensuite
' que si le poitrail eft recouvert, on ne rabat que la moitié de la hau~
teur de ladite baye. Ce qui mérite une autre explication.
i». Que le poitrail soit recouvert, qu'il y ait seuil ou non ,
tout le vuide sera rabattu , dédu&ion faite du dévelopement
«les tableaux & du seuil s'il est de plusieurs morceaux ; s'il est
d'une seule pièce, il sera estimé à part. .
Exemple. Soit une baye de boutique de n pieds de large sur
30 pieds de haut, dans un mur de 14 pouces ; que le poitrail
soit recouvert ou non, la hauteur 10 pieds sur la largeur 12. ,
produira 120 pieds , dont on ôtera 10 pieds pour le dévelope-
ment des piédroits ; il restera pour la déduction du vuide 100
pieds ; ensuite on comptera les scellemens & les feuillures.
i°. Si à une pareille ouverture il y a un appui, la hauteur
du vuide se prendra du dessus dudit appui, jusque sur le poi-
trail que je suppose toujours recouvert. Ensuite l'appui se toi-
sera,- sçavoir , sa longueur en dans - œuvre des tableaux;
s'il y a un seuil sur sa hauteur, à laquelle hauteur on ajou-
tera la demi-face supérieure, dans-la longueur seulement de
l'appui : c'eit-à-dire, que si l'appui a 9 pieds de long , on comp-
tera ii pieds , qui est !c dans-œuvre des tableaux^ sur 4 pvedî
D' b s Mur s- 133
âe haut compris dëmi-face supérieure, à.déduire 3 pieds de-long
itir 1 pied ; car le seuil en cette partie donne bien le privilège
du plein, mais il n'a pas celui de la demi-face. En toisant de
cette façon, il n'est dû aucun scellement, pas même par haut.
S'il n'y a point de seuil, ou que celui qui sera po.'é ap-
partienne au Bourgeois, l'appui ne sera compté que dans sa
longueur , à laquelle on ajoutera, la demi-face du tableau , &. or»
abattra le petit quarté a. x formé par la demi- face supérieure:
& celle du tableau.
Poitrail recouvert-
'•:*■•
?
..•is
utzjîeds.« « « MU4J i£ti tût Ait ê ****»*<,,
...m.f'eis...
S:
>
(„...1.3PiVifcJ
£ !
Exemple. Soit l'appui de 9 pieds de long , ) pied» de hauî
& i pieds d'épaisseur, au lieu de 9 pieds de long , on compte-
ra 10 pieds, & au lieu de 3 pieds, on en comptera quatre. Par
cette manière de compter ij se forme une partie quarrée ïfc
d'un pied de long , sur 1 pied de haut qui est de trop , le Bour-
geois n'étant pas tenu de payer'ce qu'il n'a pas ,. sur-tout en
maçonnerie.
■ >°. Voici pour les poitrails recouverts appuyés sur un Mus
de pierre de taille. Si le poitrail n'est point recouvert, son vui-
de sera totalement-déduit, de quelque construclioa que soit le
Mur au-deffùSi '
'4°. Si sur un poitrail recouvert le- Mur- est consirait en moi-
Ion , il ne sera rien déduit pour le poitrail : il sera compris dans
:le Mur en moilon sans demi-face , 8c on ne comptera: rienpour
son recouvrement.
Mais si le Mur en exhaussement eft de pierre die taille, h
Iiij
^34 APvCHitecture Pratique,
poitrail sera déduit, mais son recouvrement sera compté- sa
longueur sur son pourtour, vu sur trois faces . pour moitié de
légers Ouvrages , & non au tiers, comme pluûeurs font, &
ce à cause des ceiiillis & arrêtes.
Aux bayes des portes & croisées où il y a des linteaux
non recouverts, & où il n'y a point deseuils, l'on tabac
tout le vuide après avoir pris le dévelopement des deux
tableaux, & du contour des feuillures dans l'épaisseur du
Mur. (;s)
(5 ?} Cette méthode ne diffère de la nôtre , qu'en ce qui con,
cerne le contour des feuillures dans le développement des ta-
bleaux. Voye^ ci-devant notre Addition, fur les Bayes.
Au surplus , ce n'est, pas dans ce cas que l'on contourne les
feuillures; c'est dans celui du toisé des Tailleurs dé pierre Tâ-
cherons , comme nous le dirons dans l'endroit qui les regarde.
Le toisé de l'Entrepreneur qui doit être payé par le Proprié-
taire , est très-différent de celui du Tâcheron qui doit être payé
par l'Entrepreneur.
Aux portes & croisées cintrées de pierre de taille, ou,
de libage, où il n'y a point de seuil, oii d'appui, l'on
rabat la moitié de la hauteur du vuide, depuis le bas
jusqu'où commence le cintré, sur la largeur qui reste.
après avoir pris le dévelopement des tableaux & seuillu-
res : si ces portes ou croiséçs sont en platte-bande de*,
pierre, & qu'il n'y ait point de seuil ou d'appui, l'on,
rabat la moitié du vuide depuis le desssous desdites plat—
tes-bandes jusqu'en bas, lur la largeur qui. reste après,
avoir pris le dévelopement des piédroits.-(y4)
fr4) i°. Nous lisons ici, ton rahat la moitié de la hauteur du
vuide. Je crois qu'il y a faute de copiste , & qu'il faut lire ,
l'on rabat la hauteur du vuide , & non la moitié.
.20, Après avoir pris le dévelopement des tableaux & seuil-
lures. Le dévelopement des feuillures est une suite du systême.
de M. Bullet. Voyer^ ci-devant notre Addition sur les Bayes , où le
tout est amplement établi sut des principes solides & durables.
Aux bayes des portes & autres ouvertures , où il y a
un piédroit d'un côté ôç un poteau à bois, apparent d©
]
Des Mur s. hj$
Fautre, avec des linteaux à bois apparent, Se qu'il n'y
a point de seuil, d'appui ou de marche par bas; l'on ra-
bat toute la hauteur de la baye sur la largeur qui reste,
après avoir pris le dévelopement du tableau & con-
tour de la feuillure qui fait l'épaifîeur du mur. (jrj)
(.Ss) Voyc^ notre Addition sur Us Bayes.
, Si l'on fait des avant-corps outre FépailTeur des Murs,:
comme quand on veut faire un frontispice qui marque
Je milieu d'une face de maison ; ou des corps avancés
pour former des pavillons, comme il s'en fait qui.n'ont
qu'un'pied, ou i pied & demi de saillie, plus ou moins,
outre le nud du Mur de face ou autre, suivant le dessein
que l'on en a fait ; ces avant-corps doivent être comptés»
outre les Murs contre lesquels ils sont joints, leur lon-
gueur, en y ajoutant l'un des retours, sur leur hauteur ;
mais ils doivent être réduits sur leur epaisseur ou saillie
hors le nud des Murs, par rapport à l'épaiiïeur desdits
Murs ; comme si un àvant-corps a la moitié de répaisfeur
du Mur contre lequel il est joint, cet avant-corps ne
doit être compté que pour la moitié dudit Mur ; si trois
quarts pour trois quarts, si plus ou moins à proportion.
M)
■ (^6) Les avant-corps qu'on fait d'ordinaire sur les Murs de
face , sont pour la nécemté ou pour l'ornement. Ceux pour la
necessité sont les dosserets dans les caves qui soûtierfnent des
Voûtes d'arrêtés , &c. Ceux pour l'ornement sont tes avant-corps
far les Murs de sace, &c. Je vais traiter de ces deux avant-
corps , & indiquer la manière de les toiser, sans sortir de Tu-,
sage.
Premier Principe.
Dans les. avant-corps, il faut corisidérer deux choses : la pro
m''ere , si la longeur du corps saillant est moindre que répais-
seur naturelle du Mur contre lequel il est joint ; alors on pour-
tourne cette saillie d'après le Mur naturel, & la moitié de ce
contour sera la longueur sur laquelle sera combiné ledit corps
^'Hant, & soji épalssew sera la largeur du corps saillant ou,
wosseret.
Uv
Ï36 Architecture Pratique*.
Second Principe.
K--*4-p-"V
Si ïalongueurdu corps saillant est plus, grande que l'épaisseuç
naturelle dû Mnr, alors l'épaisseur du Mur d'avant - corps sera
celle de sa saillie , & on ajoutera à (a largeur «ne épajUeur de-
cette saillie , ou bien on. distinguera par deux articles lès deux.
épanTeurs de Mur , & on ajoutera à la largeur de l'avant-cqrps.
un retour de cet avant-corps  en ce qui contient sa saillie seule-»
nient. Deux Exemples ietont comprendre ceci plus aisément.
il faut qu'un corps saiUant ait a,u, moins } pouces de saillie
pour le comprendre dans ces principes ; car, s'il a inoins, on lq
comprend dans ks saillies-rnass'es d'Architecture, ainsi que nous
le dirons en ion lieu. ■
Premier Exemple. Pour la première
Okseryaripn , je suppose un Mur de'ca~
ve qui reçoit une Voûte d'arrêté , & par
conséquent un çosseret de pjerre , le
Mur dç cave aura 50 pouces , le dosse-.
ret 14 pouces , '& sa saillie 6 pouces.
Api es avoir compté fe Mur de cave ,
&-l'avoir distingué dans tçureases parr
tics , on pourcoumera le dossçret qu;
donnera 36 , dont la moitié 18 sera la longueur de la face du
dosseret, laquelle longueur multipliée p'4r la hauteur , produira,
vne certaine quantvté.de toises, $u partiè-de toise de Mur de 14,
pojices d'épaissenr.
Second Exemple Pour la séconde Ob'
servation, je suppose un Mur de face' de,
vingt-quatre pouces ,d'épaii£eur., sur lew
quel il y a un. ayant - corps de quatre
pieds de sace » & de sré pouces de saillie;
Alors la longueur de la face du.corps sail-r
lant est plus grande que .l'épaisseur naf-u»
relie du Mur de face : il Faut compter -à
part le Mur de face, pour ce qu'il est , 6k cç,
qu'il- contient de superficie dans l'épais*,
seur de vingt-quatre pouces, sans y com-
prendre, la partie au derrière de- l'avant,-
corps ; après quoi on rnesure le Mue
d'avant - corps en ce qu'il contient dans
répaisseur de trente pouces , ajoutant;
sur la lon,gueu,r un retour de si* P01^
ces.
Os m'a_ {4t observ.jr dans le prerçiqr exemple , que cett$
De s-Mu a. s. 137
manière de toîser les dosierets à trois paremens vus, pourroit
'ouffiir difficulté , parceque le parement de la face devoit natu-
rellement être celui du Mur d'arrière - corps. A cela je réponds
S"e si le Mur eit totalement en pierre de taille , on peut toî-
*er le dosseret de la façon indiquée dans le sécond exemple , ce
Çu> paroît même plus naturel. Mais ces Murs étant presque
toujours construits en moilon , §C les dosierets en pierre dure ,
V convient distinguer les deux matières , qui sont l'une & l'au-
tre bien différentes de prix. Ces desserets sont constamment évi-
tés dans leurs angles, & les assîses sont d'une seuls pierre. Il y
| donc perte de matière „ sujétion de travail & de pose : il
»aut un dédommagement pour cet extraordinaire. Notre ma-
n>ere de compter & de toiferces dosierets remplit ce dédomma-
gement. Dû moins il y a rout lieu de croire, que c'est dans
Jette vue que nos devanciers ont formé cet usage , que per-
sonne jusqu'à ce jour n'a çensurç, & dans lequel je ne vois
?ucun abus n Uçu d'en faire.
Si outre ces avant-corps, il y a un ordre à"Archi-
tecture, de pilasires ou colomnes, ces pilastres oucolom-
sses doivent être comptées à part, comme il sera expliqué
dans le toisé des ordres d'Architecture.
. Les piliers i'blés que l'on fait pour porter les voûtes
d'arrêtés ou pour porter quelqu'autre cbose , l'usage de
les toiser, est de contourner deux faces desdits piliers ,
êc de multiplier ce contour par la hauteur, jusques mê-
*ne dans la fondation, (j'y)
(ï7) G es mots, jnsqtie même dajis la sonction , ne me pa,-
roiisent point intelligibles. On croiroit que M. Bullet auroit
Voulu faire entendre qu'il falloit comprendre la fondation dans
■la, hauteur du pilier, ce qui seioit contre le bon ordre;,caren
fondation il n'y a point de parement, 8ç c'efi. ce parement
qui donne le privilège du conteur ou des demi-faces; il n'y
a pas lieu de douter que M. Bullet a voulu dire jusquesur la
sondation, parceque les premières asujes sont toujours enterrées
dans le rez-terre des caves.
Ce sont les piliers isolés qui ont donné le droit des demi-fa-
ces aux autres matériaux : les demi-faces leur sont dues de droit,
parceque la taille & la pose étoient autrefois, & sont encore au-
jourd'hui , à peu de chose près , plus chères que la matière. Cet
usage du toisé se rapporte aux prix généraux renfermés dans Ja
même épaisieur de moindre sujétion, & on ne fait aucune distinc-
ction des ouvrages extraordinaires & plus coûteux que les autres,
non par rapport à la matière, mais par rapport à la main.1
fiauvre,
i;8 Architecture Pratique.
Un exemple prouvera ce que nous avançons. Le pied cubp
idè pierre dure commune , compris son déchet, & prêt à être
mis en place, revient aujourd'hui à l'Entrepreneur environ à 15
sols, quelque peu de chose plus ou moins sélon la qualité.
Il 7 a dans un pied cube de pierre taillée sur les quatre fa-
ces quatre pieds détaille, qui sans comprendre les lits dedessus
& de dessous valentbien 2.4 sols , qui avec la pose valent environ
30 sols ; il est aisé de voir par-là, généralement parlant, qu'au-
jourd'hui la valeur de la taille & main-d'œuvre excède de moi-
tié la valeur de la pierre.
Mais la pierre dure est différente en qualité, & change con-
tinuellement de prix • au lieu que le prix de la taille est pres-
que toujours le même, pareequ'il est combiné sur la journée
d'un Ouvrier ordinaire ; c'est pour cela que nos Prédécesseurs
ont établi que sans aucun égard à toutes les raisons qu'on pour-
roit alléguer pour ou contre, on toiseroit en même raison que
1 est à 1, d'où ils ont formé les demi-faces. Il y a même tou-
te apparence qu'anciennement la pierre dure & sa taille étoient
en même raison composée de leurs prix, que ceux d'aujourd'hui.
Le toisé bout-avant ne s'écarte en rien de ce principe , en
ce qu'il compte les paremens à part, qui en pierre dure sont plus
chers que la matière, & moins çhers en pierre tendre, ainsi qu'en
ïroilon. Cette maniera de toiser reconnoit donc le travail du
parement, & ne diffère du toisé aux Us & Coutumes , qu'en
ce que ce dernier compte cette face entière pour moitié delà
valeur du'Mur, & que l'autre la compte entièrement pour pa-
rement.
Pour les dossserets que l'on sait opposés ausdits piliers
ou ailleurs , on prend la moitié de leur contour, que l'on
multiplie par leur hauteur ,y comprenant leur fonda-
tion.(;8>
(j8) C'est d'ici que nous avons tiré notre première distinc-
tion des avant-corps & son principe : qu'on lise cet article eï«
devant page 13 y , on verra que nous l'avons suivi régulièrement..
Ce dotferet étant la moitié d'un pilier, il convient le toiser
de la même façon dans ce qu'il contient. Nous avons trouve
page 13 7 en toisant un pilier , qu'il falloit contourner deux de
ses faces , ce qui est la même chose que de prendre la moitié
du contour total. En toisant le demi-pilier ou. dosseret, il faut
de même toiser les trois faces & en prendre la moitié, &.si
largeur ou épaisseur sera la face la plus grande égale à celle
de son pilier opposé. Ce mot, y comprenant leur sondation , n'est
point clair , comme je viens de le dire. Il faut lire, y eompre».
nant se qui eft fur la sondation.
Des Murs. 139
Les Murs d'échiffres qui servent à porter les rampes
«es escaliers 8c delcentes de caves ou vis potoyers, sont
comptés toise pour toile leur longueur sur leur hauteur »
quoique ces Murs n'aient pas ordinairement tant d'é-
paisseur que les autres ; & s'il y a des saillies contre les-
dits Murs, elles doivent être comptées séparément.
Les Murs de parpin de 9 à 1 o pouces d'épaifîeur que
1 on fait ordinairement de pierre de taille au-desTus du
rez de chaussée pour porter les cloisons, sont comptas
toise pour toise comme les autres Murs, tant en leur
fondation qu'audessus d'icelle; mais l'on fait des prix
a part pour ces sortes de Murs, (jp)
(59,) Les Murs de parpin sous les cloisons se toisent, si l'on
Veut, à toise courante , en expliquant leurhauteur & leur épais-
leur, qu'on appelloit autrefois Pargaing ; mais il vaut mieux
«es tois'er à toise superficielle , & les timbrer du nom de par-
pin de tant d'épaisleur.
Tant en leur sondation , qu'au.dessus d'icelle. Ce n'efl: pas-là
i'usage. On fait distinftion du Mur & de sa fondation par des
articles séparés, leurs prix étant bien différents.
Les Murs de refend sont toisés leur longueur entre
les Murs de. face sur leurhauteur ; Ton toise le vuide des
portes quand il y a des piédroits ou dosferets, platte-ban-
des recouvertes, ou de pierre de taille, & des seuils
par bas ; mais quand il n'y a point de seuil, l'on rabat la
Moitié de la hauteur du vuide.
Tout le resle desdits Murs esl toisé jusque sur la.
terre, sans rien rabattre de la nailsancê des voûtes , qui
*ont aussi comptées à part, quoiqu'elles soient ausiî prî-
tes en partie dans lesdits Murs.
Les autres ouvertures qui sont dans lesdits Murs, corn-
^corridors sans dosserets, &.011 il y a seulement un
Piédroit d'un côté &.une platte-bande ou des linteaux
recouverts par le haut sans îeuils par bas à cause que l'aire
pasfe tout droit, l'on rabat toute la baye après avoir
Compté la moitié de l'épaisseur duditM.ur, tant au pié-
W.tix que parrdesîous les linteaux.
M
M.
140 Architecture Pratique.
Les ouvertures qui sont faites en arcade dans lesdits
Murs, soie dans les caves ou aux étages au-defîus, s'il
y a des sèuils, doivent être comptées pleines ; & s'il n'y
a point de seuil, l'on doit rabattre la moitié du vuide
depuis le desisus de l'imposte.
Aux Murs qui servent de piliers buttans, l'on toise
leur longueur, à laquelle on ajoute la moitié de leur*
épaisieur par le bout aussi-bien dans
le fondement qu'au rez de chaussée ;
comme si le pilier buttant B a huit
pieds de long ou de saillie hors le
Mur, il faut ajouter à ces 8 pieds la
moitié de son épaisseur, que je sup-
pose 2 pieds ; & l'on aura 1 o pieds,
qu'il faut multiplier par sa hauteur.
Si l'on passe des tuyaux de cheminée dans l'épaineur
des Murs de refend, l'on rabat le vuide desdits tuyaux,
mais l'on compte les languettes de plâtre , de briqu®
& autres qui servent de dossier ausdites cheminées l
comme il a été dit à l'article des Cheminées.
Les pignons qui sont élevés sur les Murs de refend
pu mitoyens, jusque sous les combles, quand ils sont
en triangle , l'on compte
leur longueur entre les Mu rs
de face, sur la moitié de
leur hauteur, depuis le def-
sus de l'entablement jusqu'à
H? leur pointe ; comme si sa
longueur" entre les; Murs
de face étoit 6 toiles, de
la hauteur depuis le dessus
de l'entablement jusqu'à la pointe 4 toises , il faut multi-
plier 6 par 2 ( moitié de 4 ) & Von aura 12 toises pour
ledit pignon.
Mais si c'est un pignon d*un comble brisé appelle à la
Mansarde, comme cette figure le re-présente : Première-
M u r>s. î^i
ment, la partie supérieure,
comme A , sera toisée
comme le pignon ci-devant,
& pour la partie B , il faut
ajouter ensembie la Ion*
gueur EF, d'entre les deux
Murs de faces, &la lon-
gueur CD, dont il en faut
prendre la moitié qu'il
faut multiplier par la hauteur perpendiculaire d'entre
CD & EF. Comme si EF est 6 toises, & CD 4,
leur addition sera 10, dont la moitié est $, qu'il faut
Multiplier par 2 s hauteur perpendiculaire , & l'on au-
ra 12 toises {• pour la partie B ; l'on toise à part les at-
'es qui sont saites pour tenir les souches de cheminées :
si le demis de ces aîles est à découvert, on toise une de-
Mi-face à mur. (60)
(60) Von toise à part les aîles qui sont saites pour tenir les sou-
ches de cheminée. Ces aîles, dont parle M. Bullet, sont une élé-
vation sur un Mur de pignon ou de refend, que nous appelions
aujourd'hui dojseret ou dojser, qui monte jusqu'à 2 pieds i eu j
pieds audessbus de la ferme-
ture d'une souche de chemi-
née, & dont la longueur excè-
de ladite souche d'un pied ou
environ de chaque côté. C'est
cet excédent qui dans son vrai
sens , s'appelle aîle de Mur.
Ces Murs de dosiier sont
presque toujours isolés sur les
côtés , & par conséquent ont
le privilège des demi -faces ,
lesquelles demi-faces ou re-
Up on a)°ute à la longueur.
tnfuite il est dit -.sile dessiis de ces aîles eft découvert , on toi-
Je une demusace à mur. Ces dosserets finissent ordinairement en
glacis ou chamfrin : leur hauteur se prend à la plus grande hau-
'eur A, & on ne compte point de demi-face , parcequ'elie est
«us-entendue comprise dans la. réduction qu'il conviendroit faire
e -a "auteur du Mur qui n'eli pss remplie.
142 Architecture Pratique'*
Les Murs mitoyens entre voisins sont toisés depuis îë
devant du Mur de face sur la rue ou cour, jusqu'où ils
se terminent, sur leur hauteur, suivant la Coutume , &
chaque Propriétaire en doit payer la moitié de ce qu'il
occupe, qu'on appelle moitié de son héberge. (61)
(61) On appelle héberge , en termes de bâtiment, ce qu'un
Propriétaire occupe de la portion d'un Mur mitoyen tant en
largeur qu'en hauteur. Chaque Propriétaire n'est tenu de payer
sa part de ce Mur qu'en ce qu'il occupe , pour bisser à l'autre
voisin le droit d'élever ledit Mur mitoyen si haut que bon lui
semble, suivant l'article 195 de la Coutume , en payant à son-,
dit voisin les charges qui sont la valeur d'une toisedudit Mur,
sur six toises de ce quise trouvera d'exhaussement au-dessus de
l'héberge de sondit voisin.
Cet alinéa est très-fort de notre compétance ; car en toisant
il ne faut compter que la part que doit payer le Bourgeois chez
lequel on toile.
7 Si après l'élévation d'un Mur mitoyen le Bourgeois voi-
sin fait exhausser ses souches de cheminées ausfi hautes que
celles de son voisin dernier bâtisseur, & les adosse sur le Mur
neuf, il doit payer au dernier bâtisseur la moitié du Mur qu'oc-
cupe sa souche de cheminée , & de plus un pied de chaque côté
qu'on appelle les aîles ; de sorte que si sa souche a 6 pieds de
large , il sera compté 8 pieds de largeur de Mur. Ainsi en toi-
sant il faut bien observer ces choses. Cependant il est assez
d'usage que dans ces cas le dernier bâtisseur paye à son Maçorl
cet exhaussement en entier , & le Bourgeois en payant les char-
ges à son voisin, diminue sur la somme totale des charges ,
celle qui lui revient de cette moitié qui comprend sa souche
8c ses aîles. 
Un voisin n'est point encore tenu de payer un Mur le mê-
me prix que son voisin l'a payé : il faut de nécessité une esti-
ination faite à l'amiable par gens de l'art ; ainsi en toisant ou
en vérifiant, il faut avoir égard à toutes ces choses. Voyez à ce
sujét dans Us Loix des Bâtimens, le Commentaire de M. De('
godets, articles de la Coutume 195, 197, 198 ; pages 168 *
194 & 10 J.
Les Contre-Murs faits dans les caves qui servent pour
les voûtes ou pour les folses d'aisance ou puits , sont
comptés toise pour toise , quoiqu'ils n'aient qu'un pied
d'épaisseur suivant la Coutume pourlesdites caves & fos-
ses : & même s'ils on: des retours qui fassenr. tête par leur?
Des Mus. 14*
bouts, ils sont comptés à demi-mur, c'est à-dire, que
* on ajoute la moitié d'une épaissèur pour chaque bouc
Sue l'on compte sur la hauteur : l'on fait ordinairement
des prix à part pour ces sortes de Murs. (62)
(<n) Les contre-Murs sont comptés à toise superficielle. S'ils
Ont des retours qui sassent tête par leurs bouts, on ajoute sur la
'argeur un retour, ou la moitié d'une épaisseur pour chaque
bout. Cela s'entend que siun contre-Mur appuyé, ou adossé,ou
"é a un autre Mur a deux retours visioles avec parement , on
a)°ute à sa longueur prise d'angle en angle les deux demi-fa-
Ces » ou un retour.
Ces contre-Murs sont dans le cas de ce que nous avons dit
Cn parlant des avant-corps ; &. dans les principes que nous en
avons donnés, nous avons suivi ce qui est dit ici, & que nous
vons trouvé de même dans Ferrieres.
Quoiqu'il soit dit ici que les contre-Murs pour voûtes ou
°"es d'aisance n'ont que ii pouces d'épaisseur suivant la Coû-
ijme, il ne s'ensuit pas qu'ils n'aient que cette épaissèur : la
Coutume entend qu'on ne leur donnera pas moins de lapou-
ces s mais elle ne défend pas de leur en donner plus. Il est des
j*s où cet excédent est nécessaire, & alors on les timbrera
°e l'épaisseur qu'ils auront, pour les payer à proportion de
Cette épaisseur.
, Les Contre-Murs faits sous les mangeoires des écu-
ries, & contre les cheminées ou contre les Murs mitoyens
pour les terres jettisses, sont comptés à mur, comme
^■devant. (63)
{63) Les Contre-Murs sous les mangeoires des écuries doi-
,et>t être construïts en moilon , & comptés de même & de leur
ePa»sseur, ainïi que ceux que l'on fait contre les Murs mitoyens
Pour terres jettisses. Ceux faits contre les cheminées se construi-
ient a_vec tuileau ou brique : ceux faits en tuileau se comptent
Moitié de légers , & ceux en brique pour brique.
. Les dés saits de pierre de taille ou de maçonnerie ré-
ouverte d'un enduit, sont toisés de toute la hauteur par
a ttîcitié de leur pourtour -, & s'il y a des assises par bas
suient plus, de saillie que le corps de ces dés, l'on
°»e leur pourtour au droit de ces assises, sur leur hau-
eur à part, & l'on compte le reste séparément.
'T44 Architecture Pratique»
Les ouvertures des portes, croisées ou autres bayeS
saites après-coup, ou dans de vieux Murs sont comptées
leur largeur sur leur hauteur, jusqu'où lesdits Murs ont
été rompus pour lesdites ouvertures. (64,)
(64) Ces ouvertures se toisent quarrément, sauf à déduire
ou non , suivant que les bayes sont faites. Nous nous en Tom-
mes affez expliqué dans notre Addition sur les Bayes , page 12 J
à laquelle il faut avoir recours. Nous ajouterons seulement ici*
que lorsqu'on rebouche en plein Mur une Baye de porte ou croi-
îee, on ne compte point de tellement, c'est-à-dire, d'arrache-
ment.
Quand on met des jambes sous poutre de pierre de
faille dans un ancien Mur de refend ou mitoyen, ou
dans un Mur neuf après-coup, elles sont comptées 3
mur de trois pieds de largeur, à moins qusil n'en fallu*
démolir davantage $ à cauie que le Mur seroit corrom-
pu :cette largeur est toisée sur-la hauteur desdites jam-
bes sous poutre depuis où elles sont fondées jusqu à uss
pied àu-defsous desdites poutres. (6~j)
(65,) Ce que dit ici M. Bullet est tiré de Ferrierts, airlsi «s*^
la plus grande partie de ses usages ; mais ils ne se sont poil1'
âssez expliqué l'un & l'autre.
Tout se toise tel qu'il a été démoli & fétabh^ & mém,e
au-dessus de la poutre s'il y a eu démolition. On ne dédujj
point la place de la poutre dans le toisé : les attentions q"'''
faut avoir pour garnir ék remplir cette poutre, le demande^
en moilon seulement. ■ '•'•» st
Jusqu à un pied au dessous defdites poutres, je crois que c ei
une faute d'impre/ïïon ou de copiste, car il y auroit plus
raison à lire au-dessus des poutres. Voici comme en parle re';
rieres : Les jambes sous poutre misès en vieux Miirs se compta ,
mur de 3 pieds de large depuis leur dessous jusqu'à lin pied p"1
haut que le dejsus de la poutre la plus haute ok elle sert. ,
Le scellement dune poutre ou d'un poitrail en vieux MW i,
compte à mur jtlsqtt'à l'affleurement du dessous de la poutre 0
elle fert ; la pièce qui sera mise au - dessous , fera comptée en I
hauteur sur j pieds de large ; si c'esi une jambe de pierre ,e.
sera comptée sur 3 pieds de large en toute (à hauteur & unJi'',
plus haut que la poutre la plus haute ; si la jambe porte âosj*rt '
elle sera comptée pour un pied de thur suir la hauteur •, si " J,t
encorbellement, elle sera comptée à part Comme les dojsereu
éçhiss.
De s M u. r s. • ï4f
M. Builet auroit éclairci tout cela sans ce mot dejsout
'-ïjue je trouve dans l'édition de 1691 faite sous les yeux*
Quoi qu'il.en soit, tout se toise tel qu'il a été démoli, & re-
Çonstruit, hauteur sur largeur, en dillinguant la pierre dure 8C
».e môilon. La mcsure de la pierre dure se prend , savoir , la hau-
teur du dess'ôus de la première assise par bas jusque sous la pou-
r tre, & ]a largeur se réduit en prenant la largeur ou longueur de
toutes les assiles l'une après l'autre , & divisant leur somme pat
lé nombre des assises ; lé quotient donnera la largeur réduite de
Cetce jambe sous poutre en pierre dure.
■exemple. Soit une jambe sous poutre composée de 8 assises ,:
La Première de » ... « . 3 pieds. 6 pouces-
La Seconde ....... 2, ... 9 .. .'« , La Troisiéme. . . . . . • » 3 . . . '2 • . i,
La Quatrième . » . ." . • 2. • . . 6 . . .
La Cinquième . . ■. : . '. 3 • • • o . .
La Sixième . ... . . . 2. . » • 4 • • •
- La Septième . . . . . . . i . . . 9 . . .
La" Huitième.. . . ... . 4. . .0. . .
2.Î.
!Somme — = a oieds.8 >CT.tf.-,
il esti asïez ordinaire de compter ces jambes sous poutre e»
; plus valeur sur moilon ,. ou bien après avoir toisé la hauteur &
Wgeur de la reprise qu'il a fallu faire pour élever cette jambe
> u,s poutre, l'on s'explique ainsi : dont en pierre dure de tant
ffyaijjeur, tint de haut sur tant de large, qù'oritire en ligne ; &
, a "article suivant on dit-, U rejle en motion de tant d'épaifseut ,
Ci on tire aussi en ligne. -
Si cette jambe sous poutre porte dosseret j après avoir toisé*
f0rnme dessus , on toiseraee dosseret comme nous l'avons die
.* la page 136 ,c*est* à-dire, qu'on prendra le pourtour au nud
, .^Mut au derrière'; là moitié dexe pourtour sera la largeur ,
, 3^°n multipliera par sa hauteur naturelle, qui est celle de la
jambe sous poutre,' & son épaisseur sera la plus grande face.
■°yç^ à cefujet notre Addition fur les Demi-Faces.
.'.'" S* la dernière assifc, qui est celle sur laquelle pose la poutre ,"
Por^e encorbellement -,-la hauteur du dosseret finira sous ledit
ncorbellement qui sera toisé à part ; c'est-à dire , qu'il sera pour-
°urné sur ses trois faces, & la moitié de ce pourtour sera la
asgeur, qui sera multipliée par la hauteur de l'assise. S'il ya,
c°mme il arrive d'ordinaire, un talon & filet v ou autre moulure ,
: n ies comptera pour saillie simple ; chaque moulure, quelque
grande qu'elle soit, pour 6 pouces sur sa longueur» comme;
^«s le dirons en son lie».
K
ï$ ÀRCHïTEettJkE Pratique.
«—
Mûrs de Clôture,
i Es Murs de Clôture pour les Parcs & Jardins, &e»
s les plus simples sont saits avec moilon ou cailloux »
r maçonnés avec mortier de terre grasse : ceux que l'on
veut faire de meilleure construclion , sont faits avec
•chaînes de 12 en 12 pieds», lesquelles sont maçonnées
avec moilon & n-.o'rticr de chaux & sable : le chaperon
dpit.êt're aussi de même mortier, & le reste avec terre
graîïè ,. le tout, gobté & jointoyé de même mortier que
celui de leur construclion : lesdites chaînes doivent avoir
2 pieds -j "à '3 pieds de largeur , sur l'épaisseur dss
Mur, qui est ordinairement dé I$ à 18 pouces, outre
l'empattement des fondations qui doit être de 3 pouce*
de chaque côté ; lesdits Murs sont élevés de p pieds
-sous chaperon au-'dessùs du rez de ■■chaussée pour avoir
Vapieds au-dessous dudit chaperon, conformément ai»
'Coutume, article 20p. (66)
(66) M. Bullet supposeici que les deux terreins ■.sijparés'p.*'
le Mur4e Clôture.sont de niveau &.de-même nauteur; m?'*
il arrive assez souvent que le terrein d'un voisin est plus ■ ba-s'.que
celui de l'autre voism: dans ce cas la hauteur de 10 pieds pot'
: tée par l'article-109 de la Coutume doit être du côté du voisi"
le plus haut. Le voisin du côté le plus bas ne doit payer sa past
. & portion du Mur qu'en.la hauteur de 10 pieds prise du des'
*i sus- de son terrein , le reliant de l'élévation dudit Mur doit èVs
'-sait-& payé seul par le voisin le plus haut, & de plus il do1'
payer à son voifin le plus bas, les charges dudit Mur, savoir^'
< "Otoises l'une, ainsi qu'ilest porté par lariiele iç/de la Coutume»
A ce sujet nous observeions encore,qu'à un.Mur de ClôWe
séparànt deux terreins inégaux en hauteur, le Propriétaire d-1
-terrein le plus haut est tenu de faire à ses dépens un Contse"
•"Mur au moins de pareille construétion que le.-Mur & de 11 P°u'
' «es d'épaisseur , comme il est porté par l'article 191. Ce P'j0'
priétaire doit prendre cette épaisieur sur .-lui.: & comme >eS
-"^Contre-Murs se construisentsouvent avec le.Mur même, dfe.
saut pas consondre la part de ce Contre-. Mur dans lap.artie$u
doit être payée par l'autre voisin ; il faut toiser ce Mur comm
s'il n y aveit point de Gontie-Mur, & tirer en ligne la part *
.,-•■•■ De s M u r s. -
portion que doit; payer le Bourgeois chez lequel on toisç. 11 faut
•«udier à ce sujec le Commentaire de M. Bullet sur cet article »
&celuiqu'en a faitM, IJeigode.ts avec les notes de M. Goupy,
«ans le Livre intitulé, Les Lpïx des Bâtimens.
Les fondations des Murs de Clôture devroient être faites
Jurun bon sonds,; mais il est rare qu'on observe cela : on se con-
tente de les faire de deux ou trois pieds de prosondeur, Se
Jfieme moins* Ein tpisant il saut, les. faire fouiller de distance
£n distance., pour eiv avoir les hauteurs, & les réduire à une
«auteur moyenne.
aWqus ne parlons point de ces Murs de Clôture construits ensaj-
petre 8c plâtras qu'on appelle à Paris Cîôpircde,Jardinier. Cesont
e plus sou vent les Jardiniers eux-mêmes qui les consiruisent, 6t
(a Police de la Maçonnerie n'y a aucun égard, parcequ'ils ne por-
tent préjudice, s'il y en a, qu à eux-mêmes, D'ailleurs il est libr«
AQeux voisins de le clore comme bon leur semble, lorsque l'intéj-.
ret public n'en souffré pas.
L'on toïse lesdits Murs leur longueur sur leur hauteurv
depuis la fondation jusque sous le chaperon, & l'on
aJûute à ladite hauteur 2 pieds pour ledit chaperon;l'or»
toùe une demi-épaisseur au retour des encoignures. (6y)
(67) Et ton ajoute à ladite hauteur zpieds pour ledit chaperon*
à" *aut S"6 " cnaPeron s0'1 de forme triangulaire, qu'il,y
J} Un larmier saillarjt de chaque côté d'un pouce ou un poucç
, demi ; que ce larmier soit de pierre platte. délitée, pour-quç
. .chaperon puisse être compté % pieds > & que ces i pieds
•_ !ent compris dans la valeur du corps du Mur. Mais si le larr
,ler est de plâtre , il ne sera compté qu'un pied de chaperoa
ns le corps du Mur , & le larmier, sera compté au pie4
Ura,?t pour un demi-pied de chaque côté en légers, & un
P'ect pour les deux côtés.
On ne faisoit pas anciennement les chi-
perons tels qu'on les fait aujourd'hui. Les
larmiers étoient doubles , 8c c'est pour
cette raison qu'on ajoutoit deux pieds à
la hauteur du. Mur, sans égard à Vadqu;-
cissement qui étoit dessus : mais si. cet
adoucisiement étoit en sorme de bahut ,
On le pourtournoit, & on en ajoutoit
la moitié outre les larmiers. J'ai toisé de
ces anciens larmiers & bahuts en..di.Çey
•rens endroits, construits en brique 8c d'au?
très en forme de triangle tronqué^, sui,
Kij.
•34$ ARCHITECTURE PRATIQUÉ.'
Vant la méthode que j'avois trouvée dans Ferrieres. Le chape*
cron, dit-il, d'un Mur de Clôture, s'il y a larmiers doubles'dt
■vSté &> d'autre , est compté pour deux pieds sans considérer Cadoiv-
■cijsement qui est plus haut ; mais si l'adoucisseme/it était en sorint
'■de bahut l'on en prendroit la moitié de la. hauteur.
Les larmiers en plâtre n'étoient point connus de son temps}
ccar certainement il en aurôit parlé.
M. Bullet les compte-ici au pied courant sans autre «xplica-
*tion ; & sans la fechèrcltér nous dirons qu'il y a faute, de
quelque part qu'elle; vienne ;:car le pied courant ne vaut que
demi-pied de légers, n'ayant que deux paremens en son ébau-
che, & en sa sorme, comme nous le dirons en son lieu.
Von toise Une demUépaiJseur ail retour des encoignures. Ceci
~n'eû point d'usagetles demi-faces ne sont dues que lorsqu'il
y a un nolement & trois paremens vus : ici il n'y a aucune
ce ces-conditions»-sfyyeç notre Addition fur les Demi-Faces.
S'il y a des bayes de portes & autres ouvertures dans
Jesdits Murs qui soient couvertes de linteaux de bois:, Se
qu'il n'y ait point de seuil par bas, l'on rabat la moitié
desdites bayes : màis/il y a des linteaux recouverts &
des seuils ausdites bayes., en les toise comme pleine*'
(6"8) S'il y a des Èayes ..-.qui soient couvertes de Vmt-eauX
"de bois (non recouverts en plâtre) & qu'il n'y ait point defeui'
par bas, Von rabat la moitié de/dites bayes ( après le dévelope*
ment dés tableaux. ) :
'Le défaut de seuil & de recouvrement de linteau emporte"'
•déjà' de plein droit la moitié de la superficie de la baye : ensuit^
ii le dévelopement des piédroits remplit l'autre moitié, ee que
dit M. Bullet est bon.
Suppofons ici une baye de 6 pieds | de haut sur 4 pieds à£
large dans un Mur de 18 pouces d'épaisseur, les linteaux de $
■pouces de haut : la superficie de cette baye , épaisseur desj<°'
teaux comprise, sera.de 18 pieds , dont la moitié sera 14 poaC
le défaut de seuil & de recouvrement de linteau ; le dévèlope'
ment des piédroits sera de 9 pieds 9 pouces * dont la différent
à l'autre moitié 14 sera de 4 pieds {: par conséquent au lieu $
1a. pieds , moitié du vuide de la baye à déduye , il s'entro"'
véra iS pieds ■£: ensuite de quoi on compteraies feuillures &
Sscellemens s'il y en a. ,
Mais si le Mur étoit de 14 pouces d'épaisseur, alors le Ps'
uelopemesit des piédroits seroit égal au défaut de seuil &.' °l
linteàu.U faudrait rabattre moitié du vuide de la baye, & comP'
têï les feuillures _§c scellemens s'il y en a,
Des Mur s. ; 149:
R en sera de même si le Mur a plus de 14 pouces d'épais-.
WUr ; car quelle quesoitson épaisseur au surplus de la moitié du-
Vuide de la baye , elle ne peut être comptée plus de moitié ,
Rarceque le seuil &,les linteaux sont privilégiés à tous usages.
Si les linteaux sont recouverts, il y. aura toujours un quart'
du vuide de là bayd rabattu, pour le défaut du seuil-qui se-
ttoavera être ici de 6 pieds 6., pouces, & le restant, quelque
«pais que spit le Mur , ne peut faire que les trois quarts. Voyez.;
* cl luîe( nos principes, sur les Bayti,
Et si Jçsjinteaux sont recouverts , & qu'il y ait seuil par bas ,".
'* Supersicie du vuide z6 étant supéàçure.au dévelopement des-
tableaux de 15 pieds 9 pouces, il reliera encore 10 pieds ^ à.
Réduire , dont on peut, si l'on veut, ne.faire aucune, mention ,
«Maissant pour les. feuillures .,& scellemens , si le Mur est ea,
Woilon; mais s'il est en pierre de taille, on doit déduire ces.
*o pieds ~% & compter les. feuillures & scellemens.. pour leur
Valeur ^
;' Si au lieu de linteaux l'on fait des cintres de pierre on-
de libages pour les portes qui seront dans lesdits Murs^.
& qu'il y ait un seuil par bas, on les compte comme
pleines ; maiss'il n'y a point de seuil", l'on rabat la moi-,
^é,delà hauteur depuis le desfus,de l'impostè, en bas ».".
jùr. la largeur qui reste après le dévelopement des ta-
"leaux& feuillures ; mais l'on fait ordinairement des prix,
particuliers pour les portes de pierre qui se font, dans,
ksdits Murs. (6p)
, (69) M. Bullet dit ici, comme partout aitleurs., que si à une,
5aye fermée avec, claveaux de pierre, il n'y a point de seuil,-
11 faut rabattre la moitié de la hauteur depuis le dessus de l'im-
p°ste en bas, sur la largeur qui relie, après avoir, prislèdéve-
°Pement des tableaux. Il suivroit de ce principe qu'une baye*
*ns seuil seroit dans le cas d'être toisée pleine , si après le dé-
*'opemeoî.des tableaux.il ne reliait rien..
Ce n'est point le dévelopement des piédroits qui fait comp-
■}T la baye pleine;. c'est leur accompagnement, sçavoir, le
*uil &_ jes iinteaux> Quelque, dévelopement qu'aient les.
Pledroits &, la fermeture du haut, il faut nécessairement un -
*u" j sans quoi on doit rabattre du vuide de la baye, une par-j
• * proportionnelle,, à san pourtour qu . à, sa superficie y comme_
°K lavons dit ci-devant.
- Nous avons établi dans notre Addition sur les Bayes, qua
^ ** si>gerfiçie du pourtour des tableaux faite par la moitié de-
X iij
Î50 Architecture Pratique.î'épaisieur du Mur est égale ou excède la superficie du vuidô
de la baye, cette baye sera comptée pleine, bien entendu qu'elle
a piédroits avec feuillures , seuil ou apui , linteaux ou platte-
soandes, avec la distinûion des matières. Le seuil est une de
ces conditions requises. Si cette condition manque, il faut ôter
de cette baye une partie qui la remplisse.
Dans les Murs de.cave, où il y a des bayes dont la su-
persicie du pourtour faite par la moitié de I'épaisseur du Mur
est quelquefois double de la supersicie du vuide , ces bayes n'ont,
Î>as encore le droit de plein .* il y faut un seuil, sans quoi, si
e principe de M. Bullet avoit lieu , les Maçons n'en mettraient
point, parceque cette baye étant comptée pleine par le déve-
loppement des tableaux , le seuil qu'ils mettroient seroit à pure
perte pour eux, ce qui seroit un abus du privilège des demi-
faces.
- Un seuil est effectif, réel & nécessaire , & le dévelopemeftt
des tableaux n'a rien d'effeétif ni de réel. Il faut à certaines poiv
tes un seuil pour sureté de la clôture ; le dévelopement des ta-
bleaux n'a été imaginé que pour dédommager l'Entrepreneur
de ses faux srais , ce qui n'inssue en rien pour la sureté de cette
clôture.
• jL'on crépit les Murs de Clôture des Jardins, contre
lesquels on met des espaliers : auquel cas l'on fait un
larmier de plâtre au chaperon, & l'on fait ledit chape-,
non en forme de bahut: chaque côté du larmier est
compté pour i pied courant, & l'on contourne la moi-
tié dudit chaperon , que l'on compte outre ledit larmier-
si l'on compte lesdits crépis à part, il en faut six toises
pour une. (7Q) i
(70) Les crépis contre fes Murs de Clôture sans enduits , sont
ici comptés à six toises pour une de légers, au desir de l'arti-
cle 189 de la Coutume, parcequ'ils sont faits dans le même
temps & avec le même plâtre , comme nous l'avons explique
ci-devant ,pag. 108 & 109.
: Mais ii audit Mur il y avoit eu d'abord des crépis qui Fui**;
sent détruits & enlevés , & qu'on y en refît de nouveaux , i's
seroient comptés au  pour chaque côté , compris l'enleverne11"
des gravois. ,
Il est encore dit que Us larmiers de plâtre sont. compte*
chaque côté pour un pied courant. . _ ,
•„ rC'est une faute de copiste , il ne doit y avoir que demi-pier
courant de légers ;ç'est J'usage de tout tems fr d'aujoutd'hw»
D ES F U I ÎS.' Tsî-
■t'a» contourne la moitié dudit chaperon ( en bahut ) que Von.
Compte outre ledit larmier ; c'est-à-dire que l'on contourne ledit
bahut, dont on prend la moitié , laquelle e.st. ajoutée à la hau-
teur du Mur. Voyt^ ci-devant page 147.
Les gros crochets que l'on scelle dans^ lesdits Murs..,
pour tenir les arbres, sostt comptes à trois quarts, de ,
ÏHed,
Les petits crochets sont comptés à demi-pied.,
DES £ V1 X M
^ Es Puits sont construits de pierre de taille, ou de
JLdibages, ou de moilon piqué par assises,dans leur
&ce intérieure, & le reste est de moilon essemillé; le-,
tout doit être maçonné avec mortier de chaux & sable».
'On donne l'épaisseur aux murs de Puits suivant le dia-
mètre & la profondeur qu'ils ont : lesdits murs doivent
*tre posés.sur un rouet de charpenterie, que l'on fait
«escendre jusqu'au fond de l'eau.
Quand on toise les Puits circulaires , l'usage est que
* on prend troisfois le diamètre pour la circonférences
^que l'on ajoute ensemble les circonférences intérieure,
<* extérieure, dont on prend la moitié, que l'on multr-
P'ie par toute la hauteur, depuis le dessus du rouet, jus-
Sue & compris la mardelle, à laquelle hauteur l'on ajou-
16 la moitié de la face de ladite mardelle, & l'on a par
Ce moyen la quantité des toises d'un Puits circulaire.
** y a de serreur dans cet usage. Voici comme je le -
Prouve. Je suppose que le diamètre intérieur du Puits.
*°it 4, pieds {, la proportion du diamètre à la circonfé-
rence est comme 7 a 22 ; il faut par une règle de pro-
portion trouver combien 4 pieds - de diamètre don-
^rontde circonférence, Tpatrouy eu. 14 j- Si le.mur-
Kl*
1ï'jsi Architecture Pratique.du Puits a 3 pieds d'épàisfeur, il-
faut ajouter deux fois 334 pieds, j>
& l'on aura 1 o pieds £, pour le dia-
mètre de la circonférence exté-
rieure : en saisant encore une règle
de proportion , l'on trouvera 33
pour ladite circonférence extérieu-
re j qu'il faut ajouter avec 14.7 cir-
conférence intérieure , l'on aura 47^. dont la moitié
23 | , est la circonférence moyenne arithmétique, qu'il'
faut multiplier par la hauteur du Puits, pour avoir les,
toises requises.
Par l'usage , on prend trois fois le diamètre pour avoir
la circonférence ; ainsi 3 fois 4 ~ donnent 13 s; trois fois
siOj qui est le diamètre extérieur, donnent 31 {, -qui
ajoutés ensemble font 4^, dont la moitié est 2.2 ~, ainfi
l'erreur eft aisée à connoître, (71)
(71) C'estiei que M. B.ullet commence à rejetter l'usage de,
son temps au sujet du toisé des Puits. Son dévelopement est
vrai : àussi le Aiit-on aujourd'hui , & depuis long-temps, mais sa
méthode est trop longue. Il faut ajouter l'épaisseur du mur circu-
laire au diamètre intérieur. Cette longueur fera le diamètre
moyen entre le grand & le petit, & l'opération sera la même.
Ajoutez 3 pieds à 4 pieds ~, la sournie sera 7 pieds -{ , qu'on
multipliera par 3 y, le produit sera z? pieds y. Cette opération
donne lemême produit que sà méthode , mais d'une façon
plus abrégée.
M. Bullet dit précédemment d'ajouter à la hauteur du Puits
la demi-face de la mardeUe ; mais cette mardelle étant de p.ier*
re , doit être comptée en plus valeur du mur du Puits ; car cet'
te demi-face n'inssue, que sur le mur du Puits qui est suppofé
bâti en moilon , & moindre que ta valeur de la mardelle.
Jeserois plutôt d'avis de prendre la hauteur du dessouls. du
rouet, jusqu'au-dessous de la pierre qui forme mardelle , es-
compter à part la valeur de ladite mardelle. Cette méthade,
est plus naturelle & rnoins ernbarassante, que celle que prer
pose M. Bullet,
L'usage de mesjrer les Puits en ovale, est d'ajouter Ig
Des Puits. *n
grand & le petit axe ensemble, Se
de leur somme en prendre la moitié
q,u'on multiplie par trois, pour avoir
la circonférence de l'ovale ; comme
si le grand axe est Q, & le petit 7 >.
l'on ajoute 7 & o, qui font 16, donc
la moitié est 8, qu'il faut multiplier
par trois , & l'on a 24 pour la circon-
férence de l'ovale : l'on ajoute, corn-
ue il a été dit ci-devant, les circonférences intérieure
& extérieure ensemble, dont on prend la moitié que
*'on multiplie par la hauteur prise ainsi que je l'ai expli-
qué.
Cet usage n'approche pas assez du précis ; & quoiqu'il
fie soit pas possible de donner une règle certaine de la
stesure de la circonférence de l'ovale, j'en proposè ici
néanmoins une, que l'on a trouvé assez approchante de
la vérité. Cette règle est, qu'après avoir connu la moitié
du grand & du petit axe de l'ovale proposée, il fautmul-
tiplier chaque demi axe par lui-même, &.ajouter ensem-
ble la somme de leur produit. Il faut ensuite en extraireja
racine quarrée, quiTera la soutendante de l'angle droit,
Compris des deux demi - axes ; la moyenne propor-
tioneîle géométrique, d'entre cette soutendante, & la
'omrne des deux demi - axes, donnera la circonsérence
du quart de l'ovale.
Par exemple, supposons que la moitié du grand axe
soit 12, la moitié du petit soit 5) : 12 multiplié par lui-
même donnera 144, & 9 multiplié ausii
par lui-même donnera 81 : ajoutant Si à
144, l'on aura 22$, dont la racine quarrée
est 1 j, pour la soutendante de l'angle droit
compris des deux demi- axes. Il saut en-
suite trouver, la moyenne proportioneîle
géométrique, d'entre 15-&21, (qui est l'addition des
deux demi axes ) cette moyenne proportioneîle se
trouvera être à peu près 17 sf pour le quart de i'pvale :
ï.j4 ArchitecttirePrâtique.ce fera environ 70 |y pour toute la circonsérence dé
l'ovale proposee. (7a) • >
(71) Il faut lire après (qui eft s addition des deux demi axes)•
en multipliant 15 par is , il viendra ;iç , dont la racine quar-
rée sera cette moyenne proportionnelle qui se trouvera être à.
peu près 17 s£ pour , &c.
I ajouter le petn
grand, d'en prendre la moitié, y joindreTépaisteur du mur;
leur somme sera le diamètre total moyen arithmétique , qu'il
saudra multiplier par •; j , le produit fera le oourtour du Puits.'
Reprenons le premier exemple, en fupposant le mur de 3 pieds.,
d'epàuTeur, ■•■,*.-*■■
Soit le grand axe ... ç> ,
Le petit . , . ... 7
Somme 16
Moitié . . 7 . . 8 '
EpaùTeur du mur . . . 3
Somme 11
à multiplier par 3 f
Produit du pourtour 34^
î*ar la méthode d'ufage , il ne viendroit que 3 3 : ce qui {qt&
'des principes de Géométrie.
Si l'on fuivoit fon fécond exemple , il viendroit quelque chofe
de plus , mais comme il n'eft pas plus certain que le néVre , nous
fuivrons le plus aifé dans toutes nos opérations , & même dans
les voûtes demi-ovales, parceque l'ovale eft une fe&ion obli-
que fur un cilindre qui a pour bafe le cercle fait par fon petit
diamètre : il vaut beaucoup mieux le suivre que de se plonr
ger dans des calculs fans fin.
Les Puits ovales fe font ordinairement dans les murs mi-
toyens entre voifins , surtout dans les Villes. Ces Puits doivent
fe payer par moitié jufque & compris la mardelle. Mais fi uiî
des voisins veut orner ou saire un appui à la partie du Puits
qui eft sur fon terrein, cette moitié ne se compte telle que jus-
qu'au rez de chauffée du pavé , & chacun paye l'appui pour ce
qu'il est de sqn côté. . .
H fe trouve encore des cas oh'le terrein d'un voifin étant plus
nautique l'autre, alors la hauteur mitoyenne ne fe prendra que
du côté le plus bas, & le surëxhauffement du voisin le plus hw*
prafayc ïeul par lé Propiçtaire du terreia,
*3*'***Ê3** 3fr<E3fr«3'*<B*
D E S F OU TES.
IL faut principalement parler des Voûtes de caves$
qui sont ordinairement en berceau, ou plein cintre ,
°u surbaissées. L'on fait ces Voûtes de trois sortes de
construétion. La meilleure est celle qui est toute de pierre
de taille : la moyenne est de pierre de taille aux arcs^
aiJx lunettes des abajours ou Ibupiraux, & le reste de
Woilon piqué par assises, taillé .en voussoirs que l'on
appelle pendants. Le tout doit être maçonné de mor-
tier de chaux & sable pour le mieux , & les reins des-
dites Voûtes sont remplis jusqu'à leur couronnement de
Maçonnerie de moilon, avec mortier de chaux &• sa-.
pie. Cette construétion est bonne, car le mortier résiste
plus dans les lieux humides en maçonnerie que le pli»
lre. La troisiéme construétion est de mettre des arcs
^epierre de taille ou libages pour les travées, & le
reste du moilon brute ou seulement essemillé, le tout
façonné avec plâtre , crépi par-dessous, & les reins
rçmplis de maçonnerie de moilon & mortier. Cette ma-
cère de construétion est fort en usâge ; mais je l'esti-
Me de beaucoup inférieure à la moyenne, qui ne côù-
te que très-peu davantage. Lesdites Voûtes doivent
avoir au moins 18 pouces à leur couronnement, &doi-
^ejit être faites en sorte qu'elles s'élargisTent à leur nais-
Jance. : ;•• : 
Toutes les.Voûtes en général sonteomptées à mur ,-
jM l'étendue de leur fupersicie intérieure , à prendre de
*5Ur naissance, fans avoir égard si leur épaisseur estpri-
le dans les murs, à l'endroit desdites naissances.
Pourtoiser les Voûtes des caves & autres saites en
erceau, l'usage eft que l'on prend la largeur ou dia-
mètre du dedans oeuvre de la - Vj>ûje, auquel 4iamçi
$6 Architecture Pratique.
tre on ajoute la hauteur perpendiculaire, depuis la naiP
sance de la Voûte, jusque tous la clef, ce qu'on prend
pour la circonférence ; laquelle circonférence on multi-
plie par la longueur de la même Voûte : & Ton a par ce
moyen les toiles.requises. Comme si au berceau ABC,
=c£—■>■«--! 'e diamètre A C est 6 toises %
& qu'il soit en plein cintre, là
hauteur BD sera 3 toises; ce ,
J qui fait ensemble 9 toises pour
"J22 la circonférence ABC, que
r-j l'on multiplie par la longueur
G de la Voûte, que je suppose 12
toiles, & l'on aura 108 toises
pour la fuperfîcie de la Voûte, à laquelle quantité il
faut ajouter le tiers pour les reins, qui est 36, en sorte
que toute la Voûte compris les reins, contiendra 14^
toises. Voilà l'usage ordinaire.
Quand lesdites Voûtes sont surbailsées , ce que l'on,
appelle anfe de yanier ou demi- ovale, l'usage est en-
core de les toiser comme cel-:
i les qui sont en plein cintre y
! c'est - à - dire, que l'on ajoute,
ensemble le diamètre & la.
hauteur, pour avoir la circon-
férence, comme si le diamètre
AC est 6 toises, & la hau-
teur BD 2 , Fon ajoute 5 & 2 qui font 8 toises
pour la circonférence , qu'il faut multiplier par la
longueur de la Voûte, & l'on ajoute les reins com-:
me ci-devant.
A l'égard des Voûtes en plein cintre, il y a erreur,
dans cet usage. comme il est aisé à connoître par la véri-
table règle : car le berceau ABC é,tant en plein cintre»,
c'est-à-dire, un demi-cercle qui asix toises pour diamè-
tre, a p toises  pour sa circonférence, qui est une demi?
gpise à peu-près de plus que l'usageJ & sur ia tojses. 4§
L
î) E S V O U T E S. ÏÇs
ïong cela va à j toises - d'erreur dans la seule superfi-
cie, sans compter les reins.
Pour les Voûtes, en berceau surbaissées, il n'y "a pas
tant d'erreur : néanmoins il y en a, & si l'on veut y opé-
rer plus précisément, il faut se servir de la règle que
j'ai donnée pour la mesure des puits ovales : cal" un ber-
ceau surbaissé est ordinairement une demi-ovale.
Quand l'efpace qui est voûté n'est pas d'équèrre ou S
angles droits, c'est-à-dire, que la place.voûtée êst biaises
mais que les mursopposés sont parallèles entr'eux, com-
me le plan de la Voûte A'BG
D;; il ne faut pà5 prendre le
diamètre ou la largeur de là
Voûte, suivant les lignes AB
ou CD-, mais sur une ligne me-
née d'équèrre sur les murs AG
ou BD, comme la ligne AE»
& prendre la hauteur-de la
Voûte pour être mesurée.conv»
iï>e ci-devant.
: Si une Voûte en berceau est plus large à un bout qu'à
l'autre, & que les deux bouts soienlt
parallèles, ce qu'on peut appelle?
Voûte en canonnière, comme la
Voûte contenue entre les murs GI,
HK ; il faut ajouter ensemble les
circonférences des arcs des deux
bouts de la: Voûte, comme GLH
& INK , & de leur somme en pren-
dre la moitié, qu'il faut multiplier
par la ligne du milieu OP., pvur
avoir la superfîciç de ladite Voû-
te.
-4£ï0
j*
!itj8 Architecture Pratique*
Quand "la place est irréguliere, que les murs ne sont
ni égaux en longeurï ni parallèles,
voici comme l'on y doit procéder.
Supposons le plan irfégulier EFLOi,
il Faut diviser en deux parties égales>
chacun des quatre côtés aux points
R, P,H,Ij & prendre sur le dia-
mètre HI, la circonférence du cin-
tre de la Voûte en cet endroit, puis
multiplier cette circonférence par 1*
longueurKP, milieu de la Voûte»
& l'on aura la superficie requise, (73)
(73 ) *•* méthode que l'on propoîe ici pour mesurer les
Voûtes sur un plan irrégulier, n'est qu^de pratique & n'est
étabie sur aucun principe. On peut néai^stoins s'en servir û
l'objet est de petite conséquence. Il se trouve encore dans les
plans des irrégularités bien plus extraordinaires que ^elle.ici
proposée, alors il saut avoir recours aux Proportions VI.
,VIII. & IX. de la Géométrie Pratique qui se trouve au commen-
cement; de cet Ouvrage, Se former de. cette irrégularité pla-
ceurs plans réguliers , & mesurer chacun à l'ordinaire suivant
«e qu'il se trouvera.
AjyDITlON SVR LÈS siOUTES È2V*
; V. iiçrçeaus , % :
1t- E toisé des Voûtes est une des parties lés plus: essentiëfflei
I j à un Tpiseur : c'est une étude des plus sérieuses; Si on pour-
voit prendre le pourtour; d'une Voûte avec îgVnain ou un cor-
deau, onseroit sur de'son opération; mais prçsque toujours l'im-
jpofTibilité de le pouvoir faire, nous met danJKja nécçsEté de
recourir aux Règles de la Géométrie qui sont invivables , ou
du moins à des Règles Pratiques , qui dérivant de celles-là , en
aprochent à peu de chose près.
J'entens par Règles Pratiques , les moyennes proportionel-
les arithmétiques pour les moyennes proportionelles géomé-
triques , dont la différence est si peu de chose ( quand les ter-
mes extrêmes sont peu différents ) qu'elle ne fait pas un objet
dans le prix ni dans l'usage. Par exemple, la moyenne pro»
,. D -5 S VoB TES. ■ / rs cj
Portionellc géométrique entre 6 & 8,est G. 12 treizièmes,& la moyenne
withmétique est 7. Uneiï petite différence vie doit pas faire un oBieC
«ans la pratique. Je dis quand Us termes fant pewdissirens, ou pcuéloi*
gnésl'un de l'autre;car s'il s'agiiTok par exemple de 6& 16 il raudroir
abso!umelir prendre la moyenne géométrique qui leroit ç),quin^e dix--
neuvième qu'on peut mettre à lo , dont la différence à la moyenne
arithrnétk]uc qui est n, sc trouveroit être un.
Dans k toisé des Voûtes & autres parties circulaires 5 nosPrédëccC-
leurs avoient souslrait Ic/eptiémeàa diamètre, que ies Géomètres ont
de tout tems admis pour avoir les circonférences. Sans approfondir
qu'elles ont été leurs raisons, je dirai seulement que lesplus expéri-
mentes Toiseurs se sont apperçus depuis long-tems que l'absence de
^septiéme étoit notoirement préjudiciable ; & sans s'écarter des an-<
Cl«ns usages, ils les allient sçavammeut avec les principes .certain!
°e la Géométrie, où toures leurs opérations doivent tendre.
Dans le cours des Toises que j'ai saits, j'ai obseryé entr'autres
""ne façon particulicre,quatr.c-difïérentes Voûtes en Berceau plein-
ce'ntredei8 pouces d'épaisseur.
- La première avoit 7 pieds de diamètre. Je l'ai d'abord toisée sui-»
vaut l'ancien usage, c'est-à-dire, sanssiptième; mais avec un tiers
pour les reins: j'ai ertscijre toisé.cette. Vourc au cube, & j'ai trouvé
que le toisé d'usagè étoit trop fort d'un quart, e'est-à-dire que l'En«
Repreneur sur quatre toises en avoit une de trop.
. La séconde étoit line Voûte de 14 pieds de diamettre.., & j'ai
trouvé que le toifé rl'usage égàloit son cube. •
La. troisiéms étoit u'ie Voûte de 0.1 pieds de diamètre; Se-j'ai
fouvé que lc.toisé d'usâg'é étoit trop' soible d'un cinquième -, c'ejt-à*
lrc i que sur cinq tois;:s , l'Entrepreneur cr>. perdoit une.
A Ensin la quatrième croit une Vo'ûre de z% pieds de diamètre , &
'ai trouvé que l'Entrepreneur perduit un tiers, c'est-à-dirsi, que
u^ trois toises il en pcrdojt une, ' '
Li'après ces observations, oh peut penser que l'ancien usagë-de' iôisét
es Voûtes en.plein cintre.est nô'n-sculement itréguiier, mais horbw
. err>ent préjudiciable , solt'au bourgeois soit à l'Entrepreneur : -èc
°«irne ;] est difficile de sorti'r des anciens usages que l'habitude 3-
eildus samiliers, les prix doivent subvenir h leur défanr. Pour quoi
l0_"s avons sait là table suivaiue *oùle prix de ces Voûtes thît'tf.i
,Pa't le toj^ d'usage avec le toile Géométrique. Ge prix est conïM-
e lut une Voûte de 14'piedsde diamerrc-'égale à son >'cabeY csû-èn
JPP.ose estimée iS liv. larpise: ainfi-l'on peut continuer-lé:ïoî?ë
: j.UaSee» se servànc des piix'dë la table, sanfà les augmenter oit
"■iinucr suîvanr le cours du prix des matériaux. La seule sûjetidft
u toiseur sera de timbrer cet article suivasit le diamètre de la Voit-
, >.eri disant Voûte de tarit de. diamètre : il peut même réprenài'^te
*£f£^f dl' deH-.i:diamerre san?: meur sensible,
Ct»t:Tabir.]c .umwz-AiterJïn jst ,<c,4,;w. ... . , '. .ir*.^ sj ns.
i£o. Architecture Pratique.
Toisé des Voûtes en Berceau plein-cintre aux Us & Coutumes»
11 faut doubler le diamètre , & le multiplier par la longueur de !*
iVoûtesans faire attention à leur quantité , le produit sera la Super-
sicie de ladite Voûte avec ses reins. Exemple. Soit une Voûte de 20
pieds de diamètre & de 30 pieds de long. Le double du diamètre est
40 . qu'il faut multiplier par la longueur 30. le produit sera 120O
pieds ou 33 toises 12 pieds pour la superficie de ladite Voûte com-
pris Tés reins. N
Mais comme ce toisé est conforme aux Us & Coutumes , le prix
sera suiyant la table, de 21 liv. 17 s. z d. pour chacune toile, corri-
tne nous allons le démontrer. Il n'y a autre sujetion dans cette ma-
nière de toiier, que de timbrer le produit 3 toises npieds, en disant
Voûte de 2 o pieds de diamètre,
J'observerai cependant qu'on peut ajouter au diamètre doublé le
'septiéme du demi-diametre ( qui est ici de 10 pieds ) 1 & 4 fep-
tiérnes ou 1 s, quand ce ne seroit que pour se conserver l'habitude
d'ajouter ce septiéme aux parties circulaires , car il eft bien d'autres
cas où il est absolument nécessaire. Je n'en sçache point en bâti-
«nent ni ailleurs où il soit inutile.
Voûtes en B erceau surbaijsées & surmontées sans d'iftinSlon.
Il faut joindre la hauteur au diamètre avec le tiers de leur Comme,
& multiplier cette somme totale par la longueur , sans s'embarrasiei
du plus ou moins de reins , le produit sera celui de la Voûte. Exer»'
pie. Soit la Voûte surbaissée de 3 6 pieds de diamètre & de 12 pieds
de hauteur 5 leur somme est jf8, dont le tiers est 16 qui joint »
48 font 64 , qu'on multipliera par la longueur de la Voûte,supposée
30 pieds; le produit 1910 pieds ou $3 toises ii pieds sera la su-
perficie de ladite Voûte. Pour en sçavoir le prix , il faut doubler 1*
hauteur, la joindre au diamètre, & la moitié de leur somme ser*
la réduction. Ainsi la hauteur étant 12 le double sera 24 qui joi'11
au diamètre 36 feront 60, dont moitié est 30 , qu'il faudra che1'
cher dans la table. On trouvera que le prix est de 28 liv. 6 sols.
Cette méthode est commune aux deux especes de Voûte ; car >v
jplleest surmontée, elle aura 24 pieds de diamètre Se 1.8 pieds de mo?'
tée. Alnsi 14 & 18 font 41, dont le tiers est 14 & la somme rota'4
est J6, qu'il faut multiplier par la longueur 30 pieds, le produj
1680 ou 46 toises & demie 12 pieds sera la superficie de ladite VDlJ'
te, & son prix sera le même.
Cette Veiue-ci produit moins que l'autre, parce qu'il y a m°l0$
de reins. La méthode de toiser ainsi &de la même manière les Vo°te
Ut se servir de
-j qui est la même
■&: plus prompt, joignez la hauteur au demi-diametre , tnultip''e ^
en la sbminepar 3 s le produit sera le pourtour de ladite Vont*
D E S V O U T E S. ï6t
«istin&îon ^puisqu'elles sont l'une & l'autre moitié d'un même tout*
J'obsetvetai encore, qu'on peut ajouter le feptiéme du demi-dia-
•ttette quand ou aura pris la sorftme totale du multiplicande : ainlî
dans la Voûte surbaissée, à 6a. on ajoutera,1e septiéme de n pied*
^"i sera i y ou i trois quarts ; ainsi au lieu de 64, on comptera 6 j
won quarts. De même à la Voûte surbàilTée, au lieu de $6, 011
c°mptera 58 | ou 58 & demi.
TOISÊ GÉOMÉTRIQUE DÉMONTRÉ
des Voûtes en Berceau -plein cintre, surbaijsées & sur-
montées , avec lajonclion de leurs reins, & comparé
avec celui des Us & Coutumes pour l'ufage de la tabk»
£ Ouïe superficie divïsée par une longueur, donne une largeur, ou
diviséepar une largeur donne une longueur ( Addit. à la Prop. II.
P'S' JE*?) Je ne crois pas cette proposïtion sujerte à démondtation i
5>je est û évidente qu'elle peut dansun bssoin être prife pour axiome
"où. je tire cette censéquence.
Si du Rectangle A D j'en ôte l'a
supersicie du demi cercle M , le
reliant divisé pat la ligne BHoa
par la ligne AB donnera au quo.
tient des lignes qui seront en-
tre elles réciproquement commo
leurs diviseurs. Il est donc indif^-
férent de prendre tel diviseuc
qu'on voudra, lesSuperficies res-
tant égales.
Cela posé, je prends pour pre-
mier exemple la Voùre de 14 pieds de diamètre toisée géométri-
quement autant qu'elle peut l'être , & la comparant avec le toisé aus
Us & Coutumes sans feptiéme,, l'on. & l'autre toisé sont égaux •• Ce
"u^ je démontre ainu".
^oit le diamètre CD 14 pieds, le demi diamettre ou montée 7
jî'^s. l'épaisseur de la Voûte BH" 1 pied & demi, & son reéïanglej
"*Y ^ P'eds & demi sur 14 pieds.
Le Rectangle- 14 pieds sur 8 pieds & demi donné au produit I in
Pleds, dont j'âte la superficie du demi cercle M 77 pieds, le relie est
+* pieds, qui divisé par I pied & demi, épaisseur de lâVoûte, donna
j 5UOt.icnt *-8 qui sera la surface de tout le Rectangle moins celle-
tt A™ cerc'ey ou bien les reins dune Voûte avee son épaisseur en„
_ e aeux murs. En toisant aux Ùs & Coutumes, l'on ajouté le dia
ue. au deir.i diamètre qui font ii & easuite le tiers de cette sbmm
.* L
ï6-.%. A IL Cfî I T ECTUi W P R A TJ QUE.
qui est 7, Total 28, égalcaù tpisé ci-,déssus. Cela fait je ràisohtie
ahisi.: ., .,: ;■■- ! ?r. T;
• ;En-(upppsant le prix actuel des Voûtes en Berceau'toi sées aux Us
& Coutumes, 18 liv- latoisè: sup.vrncie'Ie -, chaque pied supersiciel
de Voûte vaudra 10 s. & ces.-.2:8 pieds ( supposés sur 1 pied de lon-
gueur) vaudsput 14 liv. d'pu'je cive cette proportion en disant: Si
2.8 pieds coûtent 14 liv. combien coûteront 3 & pieds (valeur de la
toise superficielle :) l'opération étant faite, il viendra pour quarrié-
nje terme 18 liv. qui fera le prix d'une .toise de Voûte de 14 pieds
de diamètre toisée suivartt l'usage saas feptiéme.
•Je prends oour sécond exemple une Voûte de 28 pieds de diamètre
££de même d'un pied & demi d'épaisseur, son Rcâangle 28 pieds.
Tur'*5'pièds& demi. La superficie de ce Rectangle esf. de 434 pieds,
dont j'ôce 3^8 pieds superficie du demi cercle, le reste 126 djvisé
par 1 pied& demi donne au quotient §4 pieds qui à 10 s. le pied va-
lent 42 livres.
Ensuite je..toise cette. Voûte aux Us & Coutumes, en disant 28
pieds de diamètre & 14 pieds de demi diamètre font ensemble 41 pieds
dont le.tiets.pour les reins estt4& leur spmme totallejô (ou ce qui
<?(t là même çhose, je double Je diame tre,) & fais ensujte cette pro-
portion. Si s a pieds tci'és aux Us & Coutumes valent 42 liv. sui»
vant-letoisé Géométrique,combien vaudront 3 6 pieds. La régie étant
saite, il viendra pour quatrième terme 27 liv. pour la valeur d'une
toile.sijpersicielle de Voûte de 18.pieds de diamètre tpisée suivant
V«sage sans, feptiéme.
D'où je conclus, qu'en suivant le toisé d'usage , & y appliquant
]çs prix posés par la table , il n'y aura..peisoune de lézé , le priz sub«
yenantà l'irrégularité de l'usage de toifer. Si comme je le recom-
jriande expressément, on reprend le septiéme du demi diamètre, ce
prix de 18 liv. sera plus fort de quelque sols pat toise , ce qui ne
dieu point'arrêter', came je l'aï ci-devant dit,
Application aux Voûtes sutbrJssées, & sutmmtèet.
-Exemple de la- Voûte surbaisseci Soit la Voûte surbaislée de 1*
page 1 jss.son diamètre 36 pieds , sa hauteur s 2 pieds, ; l'cpaisleur de.
Yoûtc 1 pied & demi, & son Reésongle 36. pieds sur I $ pieds & demi»
La supersicie dû Rectangle sera 486 pieds, do:it ôcar.t 339 pieds
trois septiémes pour la supersicie du. demi ovale , le teste.146 quatre:
septiémçt divisé par 1 pied & demi, épaiileur de la Voûte , .Aon*.
liera au quotient 97 pieds j leptiémes , qui à raispn de 10. s le pid.
(ùpçrficiel vaudront 4S liv. 17 sols 1 den, 5 feptiéme s.
En.sûite, toisant cette Voûte suivant l'ufage , spn pourtour y corn*
pris le tiers pour les reins, sera de 6,4 pieds ; & faisant cette propor-
ïîqn : Si 64 pieds valent 48 liv. 17 s. 1 d. y septièmes combien .}»
jlïdSjJa règle étant faite, ou aura pour cjuatriçirre twie. 27 liv. % **
Des Voûtes. 163
7 Q. 5 septiémes. Cherchant erduite dans la table ce prîr,ou le plu*
approchant, il se trouvera être de 19 pieds de diamètre: & pour
ne rien déranger de la méthode que nous avons indiquée on peux-
prendre 30 pieds de réduction , en timbrant cette Voûte ainsi, Voûte
"' 36 pieds réduite à _jo.
Exemple de la Voûte surmontée. Soit le Diamètre 14 pieds, la
hauteur 18 pieds, l'épaiiîeur de la Voûte t pied & demi> &son
Reéhngle 14 pieds sur 19 pieds |
%La superficie du Redangle sera 468 pieds, dont on ôtera 339
P'eds 5 feptiémes poar la superficie du demi ovale, le tefte 128
quatre feptiémes divisés par 1 pied & demi, épaisseur de la Voûte ,
donnera au quotient 85 pieds 5 septiémes, qui à raison de 10 s. le
Plc" superficiel vaudront 41 liv. 17 s. I d, 5 septiémes.
•En sui te , toisant cette Voûte suivant l'usage , son pourtour, y
tomprjs le tiers pour les reins, sera de %6 pieds, & saisant cette
Proportion: Si $6 pieds valent 41 liv. 17 s. I d. y septiémes, com-
Dlen 36 pieds; la règle étant faite, il viendra pour quatrième ter-
•"e xy ];v_ ,-j sfc cherchant ensuite dans la table on trouvera
feduétion à 2.9 pieds qu'on peut mettre à 30 pour ne rien détan-
Ber de la méthode que nous avons indiquée, l'objet étant de trop
PCU de conséquence. On peut voir par là que les reins d'une Voû-
te surbaiiTée sont à ceux d'une Voûte surmontée de même ovale
^°rnme 73 est à 64 c'est-à-dire à peu près comme de 9 à 8, Se aux
^s St Coutum.es comme de 8 à 7.
- Cette méthode, comme on le peut voir, est généralle & univer-
lc"e pour toutes Voûtes ,Ponts,Ponceaux en pjein cintre, surmontés
11 surbaissés , quelque soit le contenu des reins, en supposanc
1Ue le tout est de même matière.
Mais, me dira-t-on, cette méthode n'est pas exa&een tout; car
» ?s le diamètre d'une Voûte est grand, plus il y a de reius, & ces
Vj'Ds nç font pas à beaucoup près fi chers que les Voûtes. Non ,
a's une Voûte fans reins vaut mieux que 18 liv. la toïfc , & plus
,e est grande, plus elle eft chère. D'ailleurs, je n'ai point entre-
! .',s de saire des loix fur les estimations , j'ai feulement donné uns
, e,e de la manière de rapprocher aux vérités Géométriques l'irrégu-
tJté du toifé aux Us & Coutumes dans cette partie.
' ,efte à donner la manière de dégager les reins en moilon d'u-
r . votite totalement construite en pierre. C'eft ce que iieus allons
ji '**• Quoique ce détail soit peu d'usage à Paris pour les Voûtes,
, era utile pour les parties & épaifleurs de murs cintrés sur plan
0llt le toifé eft très-difficile & dontsouvent il eft prefqu'imposlible.
connoître les véritables meftires, à caufe des autres parties adja-
ites qui par ]eur forme mixte, Se leurs parties le plus fouvent
<■« ,es ' obligent de les toiser par conjectures ou par évaluation,
• nui est toujours sort défagréable. On verra encore par les prin-
'■fM établis cjue connoifl'ant l'épaifleur du mur & le rayon de la
Lij
164 Architecture Pratique..partie cintrée» on peut conaonre le relie, pour peu qu'on veuille-
les écudier.
■ZQ-plëdà.
DANS UNE VOUTE EN BERCEAU
■ plein- cintre cansiruite en -pierre de taille, & les reins
remplis en moilon, dégager ces reins a caufe de. la-
dissérence de leurs prix.
Soit le Rectangle ABCI>
la base io,la hauteur io,l&
superficie sera zoo. Soit ins~
crit dans ce restangle deux
demi cercles ^le grand DKC
de iO pieds de diamètre/*
superficie sera Ij7yqui ôtée
du Reâangle 100 il resier*
pour les deux écoinsons 41
j donc moitié pour chacun
sera i s |.
Ensuite du centre X soie
décrit )e petit demi cercle
GFN de 16 pieds de diamètre, sa sursace sera 100 y qui étant ôtés
«le r j7 |- il reliera ^6 J pour le plein de. la demi-couronne. Du poinB.
G on élèvera la perpendiculaire GL qui sera moyenne proportion-
nelle entre DG & GC. DG étant z & GC 18 leur produit eft t,6*
dont racine est 6 pour la moyenne GL. GX sera 8 & LX 10, la su-
perfîcje de ce triangle sera 24.
Le tout en cet état considéré comme une Vofke de pierre entrfr
les deux murs AHDG , ZBNC aussi de pierre,de chacun 10, pied*
de haut & de 1 pieds d'épaiiîeur, sans tirera conséquence p°uîr
l'épailîeur & la hauteur, leurs surfaces seront de chacune 1 Q.pieds-
II reste à coanoître la surface des fleures mixtes ou portions DLG ,
Il faut commencer par la première DLG, & sçavoir que par '*
proportion XI. pag. 29 & 30 la surface du seéteur DLX est à Ja
surface du demi cercle DLMC , comme l'arc DL est à la circonsé-
rence de ce demi cercle. Or dans ce seéteur le triangle LGX étant'
connu , on connoîtra l'arc LD de cette façon, çn prenant LX p011"
sinus total, & LG pour si nus de l'arc.
Comme le sinus total LX io>.
est à 100000.
Ainsi 1? sinus LG , 6*
sera à 60000, qui donne suivant l'es tables $6 dégrés j; minute**
On sera ensuite. cette autre proportion^, en disant ; la cU£oa*
Des Voûtes. r&|
*ence du demi cercle 180 degrés , est à l'arc 36 degrés 53 minu-
tes comme la superficic 157 |-està la superficie du segment, qu'on
trouvera être de 31 sou environ, dont on ôtera la superficie du
"'angle LGX 14,1e reste sera à très-peu de chose près g s pour
la surface de la portion mixte DLG.
s' de la surface du mur ao , on ôte 8 s il restera II ~ pour la
portion DAHL, mais l'écoinson total DAKL étant de n ssionen
ote ' 1 s il restera <>~ pour le petit écoinson LHK Se pour les deux
9 <;■ ou -i qui sera ia superficie des reins en moilon sur la Voûte
n pierre, qu'on multiplira par la longeur de la Voûte ; le pro-
Ul£ donnera un cube dont on fera l'uiage oui conviendra,
'-et exemple, outre beaucoup de belles connoiuances qu'on en
Peut tirer,donne encore à connoître la surface du profil d'une Voû-
e lans reins entre deux murs dans lesquels on suppose engagés
es deux segmens mixti-lignes DLG & GMN : car si de la demi
Ouronne j6 ion en ôte ces deux segmens 16 s, il restera à peu
s 5° I ' cai divisés par son épaisseur 1 pieds, donnera environ
0 pieds pour une ligne moyenne entre la courbe LKM & le cin-
e GFN, & de plus la ligne LG étant moyenne proportionnelle en-
fles deux diamètres .sera le rayon d'un cercle dont la moitié de
a lurface sera égale à la surface du profil de cette Voûte.
Les cintres surbaissés soit en élévation ou en plan , ne peuvent
e développer que par parties, comme nous venons "de le faire
P01^ le plein-cintre. Les parties surbaisiëes en bâtiment partent
^uiours de plusieurs points de centre dont on cherchera les rayons
'es épaisseurs ; ce qu'on connoît aisément par le moyen des plans
P°ur les développer & distinguer suivant le principe ci-dessus.
Observaùons particulières sur les Voûtes.
!• Si une Voûte en Berceau esfc construite en moilon, & qu'il
^a!t des arcs ou chaînes de pierre dure, après avoir compté la.
' °ttte comme s'il n'y avoir point d'arc, on roisera ensuite le pour-
urcle ces arcs, en ajoutant le diamètre à la hauteur avec sou
J Ptiérne^ & leur somme sera multipliée par la longueur réduite
u P'us grand claveau au plus petit; lesquels arcs seront comptés
11 Plut valeur d'arc sur Vç.ûu.
« ri' Les arrêtes des lunettes qui se trouvent dans les Voûtes en
, rceau ain(; qU'aux autres Voûtes , se toisent au pied courant de
.ëer* si la Voûte est en moilon; si elle est en pierre, on les toise
lu ^ ' & Qn 'es con^Pte corr>me saillie simple ou taillée.
1 Lorsqa'aux grandesVoûtes en Berceau il se sait de grandes
_ ettes , on toise ces lunettes à part comme Voûte d'arrêté sans
,ns : le vuide passe plein dans le toisé de la grande Voûte , & od
Compte pointd'arrête.
,'• Si la Voûte est construice. en moilon piqné ,on fait article
* Liij
166 Architecture Pratique.
à part pour la plus-valeur du moilon piqué. La méthode de faire
dans les caves des paremens donc les joints sont tirés à la pierre noi-
re j ne vaut rien, & on ne doit point les compter en plus valeur : ce
sont des crépis que l'humidité fait tomber en peu de tems , Se qui
ne sont d'aucune utilité ; le rftoilon piqué vaut mieux.
V. Les pierres qui se trouvent dans les murs & .qui rachettens
Berceau sur la Voûte, se tqisenc comme nous le dirons ci-après
page 171.
VI. L'usage ess: de ne point comptet de reins dans les Voûtes
au-desïbus de 6 pieds de diamètre ; mais il est plus sur de sui-
vre notre méthode, & de se conformer à notre table qui ne le*
admet que pour plus-valeur lorsqu'il y en a, Si ne les compread
point lorsqu'il n'y en a pas.
Des Coûtes £ Arrête.
LEsVôûtes d'Arrêté sont toisées commeles berceaux»
entre les murs, piliers ou dosserets, quoiqu'elles
aient une autre figure. Pour les parties qui sont entre les
piliers Se dosîerets, elles sont toisées à part, & c'est ce
qu'on appelle Murs à'echijsre, comme il sera ci après
expliqué.
Supposons à mesurer la Voûte d'Arrêté ABCD '*
composée de deux travées de chacune quatre lunette
& de deux arcs entre les pilie>'s
& dosserets ; il faut premièrement
mesurer les deux travées EK>
FX, comme si c'étoit un berv
ceau, c'est-à-dire, multiplier la
longueur EF, ou K.X, par la
circonférence HGI: il faut en'
suite pour les Murs d'échinre
mesurer la longueur AC, ou BP»
comprenant tout le dosseret A pi
& tout le pilier GF, & la .muls
plier par la hauteur, depuis si01'
poste ou naissance de la Vou'
te, jusqu'à son couronnement*
comme depuis H jusqu'à N. C#'
Des Voûtes. 16*7
te portion sera pour le mur d'eschiffre entre les pi-
iiers ,AJS. & CF, 6c est comptée à mur comme la
Voûte..L'on en doit faire autant du côté des dosse-
rets pour les- murs d'eschiffre, depuisBjusqu'à D. Ce
iriur d'eschiffre : ne doit être compté que sélon la saillie
des dosserets, par rapport à la largeur des piliers : comme
si les dosserets ont de saillie la moitié de la largeur des
piliers, le mur d'eschiffre ne sera compté que pour la
moitié de celui de ci-devant sur les piliers entiers, si
plus ou moins à proportion. •
L'usage donne ces murs d'eschiffre pour les cintres
qu'il faut saire,, pour les arcs entre les piliers & dosse-
rets, à cause de la plus grande difficulté qu'il y a de
faire, ces sorte? de Voûtes, que les Voûtes en berceau.
L'on ajoute aux Voûtes d'Arête, un pied de toise
pour chaque diagonale des arêtes, c'est-à-dire, que dans
les deux travées EK..FX, il faut ajouter quatre fois
le contour de. la diagonale EM ou KL : cette diago-
nale se contourne avec un cordeau; ou bien l'on peut
te seryir des règles que j'ai données pour prendre les
circonférences des arcs droits ou surbaissés » ou par l'u-
sage ordinaire en prenant la longueur d'une diagonale ,
comme EM, à la naissance de la Voûte, & ajoutant
OG, hauteur de la Voûte, où les diagonales sont cou-
pées -.cette longueur & cette hauteur ajoutées ensemble
donneront le pourtour d'une des diagonales.
• Les reins des Voûtes d'Arête sont comptés de qua-
tre toises l'une, au lieu qu'aux berceaux, ils sont comp-
tés de trois 'toises l'une.
Il y a une erreur considérable dans cette manière de
toiser les Voûtes d'Arête : ce qui se peut connoître par
' le dévelopement de la Voûte ci-devant expliquée ,
comme si elle étoit en berceau, car elle est comptée de
Piême. Supposons donc une Voûte d'Arête contenue
IV
î68 Architecture Pratique.
entre les piliers, ABCD ; pour l'ai
mesurer l'on prend le contour du
cintre AEB, que l'on multiplie par
la longueur A G où BD,'de même
que li c'étoit un berceau ; je dis
qu'en cela il y a de Ferreùr, &
pour la connoître, il faut dévelo-
per le cintre AEB entre deux lignes
parallèles de la distancë A G ou B,
D, comme IK & LM, où toutes
les divisions du cintre AEB sont
"L étendues, lesquelles divisions sont en
7 parties égales : alors l'on .voit le
dévelopemçnt bu l'extension de la
Voûte entre les lignes parallèles IL»
LM, comme si elle étoiten berceau
droit, dont les lignes. AC, BD ,
sont prises pour les murs sur lesquels
là Voûte eu posée ; & si au lieu d'un
berceau, c'est une Voûte d?Arête ,
^cette Voûte sera divisée en quatre
portions égales parles diagonales AP, BC ; & afin.
de connoître lJextension ou le dévelopement de cha-
cune de ces parties, prenons le quart AGB , il saut
rapporter tous les aplombs, qui tombent du cintre• A'
EB, sur îesdiagonales AG, BG, & les porter sur W.
lignes parallèles entre IK & LM, chacune à sa con...-
gondance, & l'on aura une figure triangulaire mixte ,.
contenue entre les lignes droites IK, LM, 8c les cour-
bes I'ZP & PCK : ces courbes peuvent être de deux
demi-hyperboles, dont leur axe transversera sur les
lignes KM ou LI prolongées. L'on peut encore faire la
même figure entre les lignes LM, LP & PM ; alors ces
d/eux portions représenteroht les deux lunettes AGB &
ÇGB, qui sont comptées chacune pour le quart de la
Voûte, puisqu'elles sont égales aux deux autres lunettes A»
Q-Q &'sQB|;, lesquell.es limettes, sont plus petites que.
Des Voûtes. 6y
la moitié d'un berceau de pareille grandeur , que le pian
ABCD, de deux fois la figure contenue entre la ligné
droite PK > & la courbe PCK ; car le triangle 1PK , est
le quart de toute la Voûte en berceau dévelopée : l'on
peut conrioîtrë par ce moyen que certe erreur va pres-
que au cinquième de plus pour l'Entrepreneur.
Si l'cin fait des lunettes dans les Voûtes en berceau,
leurs arêtes' sont comptées pour pied courant de toise ,
outre lesdits berceaux j, comme aux Voûtes d'Arête, & la
lunette pasTe comme si la Voûte étoit pleine. (75)
(7j) La Voûte d'Arête & la Voûté de Cloître sur tin même
plan, dit M. Desgodets en ses cahiers, sont ensemble égalés
a deux fois la superficie d'une Voûte en berceau, sur la même
«auteur & sur le même plan, parce que la Voûte de Cloître est
Çomposée de deux portions de Voûte en berceau cjui se croisent
dans les angles, Se qu'une Voûte d'Arête est cemposée de 4
lunettes, deux desquclles Ibnc le sûpplérncnt de ce qui manqua
aux deux bouts d'une des portions de là Voûte de Cloître de
même cintre sur le même plan , pour en faire une Voûte en
berceau.
Ces Voûtes étant d'un travail & d'un soin plus qu'ordinaire-,
nous les traiterons suivant nos usâges Se la Géométrie pratique,
sans nous cjibarrasTer de ce qui est engagé dans l'épàisTeur dâs
rours, que nous [aidons pour dédommager l'Entrepreneur de la
Sujétion de ces sortes de Voûtes.
Commençons par établir la superficie réelle d'une Voûte en
cerceau de 14 pieds de diamètre & de 14 pieds de long. Sa
{«perfide réelle & géométrique est de 308 pieds, dont le dou-
k est 616, que doivent produire une Voûte d'Arête & une
VWce de Cloître, chacune de 14 pieds de long & 14 pieds de
diamètre.
Pour avoir la superficie intérieure d'une Voûte d'Arête, il
«ut ôter la longueur du diarnetre de celle de la circonférert-
Cc ; prendre lé quart du reliant, l'ajouter au même diamètre ,
* cn multiplier la somme par la longueur d'un.côté.
Exempte. Fig. i. Soit le côté AB ou AC de 14 pieds dé diâ-
tteite j sa circonférence sera iz : Otéz de cette circonférence
I* le diamètre 14 , il restera 8, dont le quart est a , qui, ajou-
te au djamct;re 14, leur somme sera 16, laquelle étant multi-
pliée par 14, longueur d'un côté, le produit sera 214 pieds
pour là superficie Intérieure de la Voûte.
Le toisé y compris - , comme il est ici détaillé , donne 108 pieds,
•* cst par conféquent trop fort de 84 piedî, sans y cornprcnr
170 Architecture Pratique.
dre les reius , comme il est démontré dans la troisiéme
figure ; de sorte que le toisé d'usage des Voûtes d'Arête est an
toisé géométrique comme 11 est à 8, & par conséquent à celui
des Voûtes de Goitre, comme 11 est à 14.
Ce principe est général, & peut servir pour toutes les Voûtes
d'Arête sur un plan quarré ou reâan'gle , le cinrre surmonté
ou surbaiste.
Suivant ce principe, il faut sçavoir que la Voûte d'Arête est
encore à la Voûte de Cloître en même raison que 4 est à 7 , 8c
que toutes deux jointes ensemble font 11 , & sont égales à la
saperficie d'une Voûte en berceau en plein cintre de la longueur
de toutes les deux.
Une simple règle de trois fera trouver les superficies de ce»
Voûtes. Il faut toiser la Voûte d'Arête telle qu'elle se présente
en dans-oeuvre de son diamètre, comme lî c etoit une Voûte
en berceau ; y ajouter le s géométrique, en doubler la super-
ficie, & dire:
11 est à 4 comme le double de la superficië est à la super-
ficie de la Voûte d'Arête donc il s'agit.
Exemple. Soit la Voûte d'Arête sur un plan Rectangle de 18
pieds de long & de 14 pieds de diamètre, la circonférence zt
multipliée par la longueur 18, produira 396; dont le double
est 792.
Il faut ensuite multiplier 791 par 4: le produit sera 3168,
qu'il faut diviser par 11: le quotient donnera z8S pour la su-
perficië de la Voûte d'Arête.
11 : 4 : : 791 = * — *88.
Si on trouve ceci encore trop embarasTant, il faut faire «ne
autre analogie, en même raison que la superficië du toisé d'u-
sage est au toisé géométrique & régulier, que nous avons trou-
Té être comme il suir.
11 : 8 :: 396 : * = z88.
Il en sera de même pour les Voûtes surmontées & surbais-
sées, en suivant la même méthode.
Si ces Voûtes sont sur des plans obliquangles ou trapèzes»
il faut les réduire en redtangles réguliers, comme ii est ci-dc-
yant expliqué en traitant des Voûtes en berceau : ie reste est
assez nettement expliqué.
Les reins de ces Voûtes d'Arête se compteront au  de I»
superficië, & non au , parce que nous partons des Voûtes ea
berceau ; ou si on veut opérer plus juste, on les comptera pro*
portionnellement à leur diamètre, suivant nos developpemens de*
Voûtes en berceau.
Les Arêtes se comptent leur pourtour sur 1 pied de légers »
lorfque les Voûtes sont en moiion piqué apparent, ou crés*
Des Voûtes. 171
K enduit en plâtre. Mais quand les Voûtes sont en pierre de
taille , ce pourtour se compte sur un pied de saillie de cette
Pierre ; la raison en est, dit M. Desgodets , que les arêtes de
ces Voûtes n'ont aucune épaisseur, & même que la Voûte en
cet endroit est toisée par les deux faces de son épaisseur au pour-
tour des arêtes.
Aux Voûtes d'Arête , ainsi qu'aux Voûtes de Cloître, s'il
y a des arcs de pierre de taille, on toise le pourtour sur le
diamètre intérieur , sans s'embarasser de l'épaisseur des queux
de pierre qui sont dans l'épaisseur des murs ou contre-murs ;
& quoique les chaînes de pierre soient toisées du dessus de
«ur fondation, jusque & compris l'extrados de la Voûte, le
pourtour de ces arcs de pierre se multiplie par la longueur ré-
duite des plus longues aux plus courtes, ainsi que les chaînes
ve pierre.
U, / a S'il se trouve dans les murs quelques pier-
wfflmHP"3"*"""! tes de taille qui rachètent berceau, on les
?, / I t0''"e 'eur l°ngueursur leur pourtour , & leur
Vf  épaisseur se orend de l'aplomb de sa saillie
,„% } du nud du mur.
«^^■^••■""""""■''B Exemple. Soit la pierre rachetant ber-
ceau ABC, Après avoir compté le mur D
pour ce qu'il est , & là Voûte que nous
liipposons en moilon , on toisc en plus va-
leur sur moilon la pierre ABC , & après
en avoir pris la superficie , l'épaisseur s'en
prendra de l'aplomb AB , & aura par con-
séquent pour épaisseur CB.
Des Voûtes en Arc de Cloître*
LEs Voûtes en Arc de Cloître ou Voûtes d'angle
sont posées sur quatre murs, soit de figure quarrée ou
quarré-long : elles sont'ou en plein cintre ou (urbaissées.
kusageestde les toiser comme si c'étoit un berceau ,
^est-à-dire^que l'on prend le diamètre ou la largeur
de la Voûte à sa naisssance, à laquelle largeur l'on ajou-
*e la hauteur depuis ladite naissance jusque sous la clef
:Oe la Voûte, & l'on multiplie ces deux nombres joints
Çn.semble par la longueur de la Voûte , pour en avoir la
171 Architecture Pratique.
superficie intérieure.. Les reins desdites Voûtes sont.
comptés au tiers comme les berceaux, & l'on compte us
pied courant pour chaque angle rentrant des diagonales ji
comme aux Voûtes d'arête.
.11 y a une erreur considérable dans cet usage à là
perte de l'ouvrier : cette erreur est la même que ce qui
manque aux Voûtes d'arête; & pour la connoître, sup—
posons h Voûte en Arc de Cloître quarrée entre les
quatre murs ABCD; que
le demi-cercle AGB soit
son cintre divisé en 7 par-
1~"Tl**tiès égales dont les a-
plombs sont prolongés
'■■g ^our déveloper le quart
représenté sur le plan paf
. le triangle BED ; il faut
«-i.'Jo»ensuite étendre le quart de-
cercle BG sur la ligne IH»
par des lignes parallèles à BD, lesquelles lignes seront
terminées par des parallèles à IH, de la rencontre des
aplombs sur la diagonale BE , & l'on aura une ligne
HB, & une autre HD, qui renfermeront une figure
BHD, qui sera le quart de la Voûte entière ; & S
c'était un berceau, la moitié de la Voûte serait comr
prise entre les lignes BL, DK, qui est la moitié du
berceau dévelopé. Ainsi l'on connoît que la figure 3
HD est plus grande que les deux triangles BLH & T>
HK., de la quantité de deux fois la figure comprise en-
tre la ligne droite HD , & la courbe HND, ce qui SA
presque à  du total. (76)
(76) Nous avons dit ci-devant,dans nos notes sur les Voue
tes d'arête, que la Voûte de Cloître & celle d'nrête étoie"1
complément l'une de l'autre , & dévoient faire e.nsemble deu*
fois la superficie d'une Voûte en berceau de même hauteur cZ
sur le même plan. Nous avons ensuite trouvé que la Voûte ess
berceau de 14 pieds de long & de diamètre contenoit de sif
perficie 508 pieds, dont le double étoit 616 pieds; que 1*
Voûte-d'arête sur le même plan en contenoit 114 pieds:*
Dès Vo t?TE s.: 173-
"oit clone relier pour la superficie de la Voûte de Cloître 391 y
*est ce que nous allons voir.
A quelque sorte de Voûte de Cloître que ce soit, dit M.'
jjJesgodets , sur des plans quarrés , il saut ajouter à la circon-
férence du pourtour de la Voûte les £ de la dissérence qui eft
entre cette circonférence & son diamètre , 6c les multiplier
Par la longueur de la Voûte.
Exemple. Soit la figure de la Voûte en Arc de Cloître ci-
sswlus de 14 pieds de diamètre & de 14 pieds de long , & en
Plein cintre; la circonférence eft iz ; ion diamètre 14; leur
*Wference 8, dont les i sont 6, ajoutés à la circonsérence,
*°nt 18 s lesquels étant multipliés par la longueur 14, produi-
«W 391 pieds pour la supersicie de la Voûte.
Mais nous avons dit aussi que le toisé d'usage étoit saux &
Préjudiciable à l'Entrepreneur ; & nous avons trouvé que les
" outes d'arête étoient en raison des Voûtes de Cloître com-
î11^ de 4 à 7, parconséquent que celles de Cloître étoient
* la superficie des deux Voûtes comme de 7311. Ainsi le
Rouble de la supersicie de la Voûte de Cloître toisée comme
1 Voûte en berceau , est à la superficie de cette Voûte de Cloî-
tre comme 7 est à il.
Exemple. Soit la Voûte de Cloître sur un plan rectangle de
*8 pieds de long & de 14 pieds de diamètre , sa circonféren-
£e eft iz , qu'il saut multiplier par la longueur 18, le produit
Jera 396 & le double 71*1. Or ce double eft à la supersicie de
la Voûte de Cloître, comme 11 eft à 7, en ordonnant la
regle de trois suivante.
11 * 7 :: 791 : X ~ 504, égal à la fupersicie de la Voû.
e de Cloître. Ces 504 joints à z88 que nous avons trouvé pour
a fuperficie de la Voûte d'arête , font ensemble 791, égaux à
* fuperficie de la Voûte en berceau , double du plan de lai
l»oute d'arête ou de Cloître propofée.
n » u ^ on veut fe fouvenir que la supersicie d'une Voûte de
'oure eft à la fuperficie d'usage, comme 14 eft à 11 ; on la
Couvera en ordonnant l'analogie fuivante : 11 : 14 : : 396 :
r~ 504. Ce qui eft la même chofe.
1} en fera de même pour les Voûtes de Cloître surmontées
'urbaiffées, en fuivant la même méthode,
oi ces Voûtes font fur des plans obliquangles ou trapeses ,
iaut les réduire en rectangles réguliers, comme M. Biillet l'a
* 1W^ant exP''<îué > en traitant des Voûtes en berceau.
Mais ces Voûtes deCloître fe font fort fouvent fur des plans
¥olygones réguliers , en plein cintre , furmontées ou furbaiffées.
0lt en maçonnerie , foit en treillage , foit en grofle Peinture,
p- la méthode la plus simple & la plus aifée eft de fe servir des
* ,ncipes d'Arçhimede touchant les Conoïdes & Sphéroïdes,
î74 Architecture ÎVr.à.T i q ù ë.
Il faut prendre le pourtour du plan , au droit de la naissaricii.
& multiplier ce pourtour par la montée de la Voûte.
Exemple. Soit une Voûte d'arête sur un plan de 14 pieds sur
tout sèns, & élevée en plein cintre, son pourtour sera 56 , qu'il
faut multiplier par sa moitié 7 : le produit sera 391 pour la su-i
perfide intérieure de cette Voûte , égale à celle que nous avons
trouvée au commencement de cette note.
La Méthode que nous proposons est générale pour tous les
plans polygones réguliers, tetragones, pentagones, hexagones»
eptagones , octogones , &c.
Aux Voûtes de Cloître toisées comme nous venons de le di-
re , on peut , sans grande erreur, suivre l'ancien usage , ajouter
à ces supe'rficies le tiers pour les reins , puisque nous partons du
principe des Voûtes en berceau , ainsi. qu'aux Voûtes d'arête»
Si cependant on veut les donner juste, il faudra prendre le déve>
lopement de ces reins, que nous avons donne'sur les Voûtes en
berceau , 8c les donner aux Voûtes d'arêtes & de Cloître sui-
vant la longueur des diamètres , en les proportionnant sur les
iVoûtes en berceau.
Les angles rentrans se comptent leur pourtour sur 1 pied ds
légers , si la Voûte est en moilon apparent ou crépi & enduit:
mais si c'est de la pierre de taille, ces angles se comptent corn-.
ne saillie d'Architecture en pierre.
Quant au reliant, voyez les Voûtes d'Arête, & ce que nous
avons dit sur les arcs & chaînes de pierre, & les pierres qui
rachètent berceau.
Des Arcs Doubleaux.
r berceau, Voûtes d'arête,
Es Arcs Doubleaux qui sont faits dans les Voûtes ert
ou autres, sont ordinai-
rement posés sur des dosserets ou
pilastres de fonds , divisés en dis"
tances égales; & comme ces dosse-?
rets ou pilastres sont comptés à part/
outre les murs qui sont au derrière»
Ton compte aussi de même les Arcs
Doubleaux posés sur ces dosserets
ou pilastres, outre les Voûtes q1?1
sont au derriere.L'usage de les toi-
ser, est de prendre la face de l'Arc
Doubleau, & un des retours qu^
.Des Vo u. te s. - in<
1 on multiplie par le contour inteneur du même Arc
Doubleau.
S'il y a des moulures dans les Arcs Doubleaux, el-
les sont comptées à part comme dans les autres endroits;
toutefois si ces moulures excédent 2 pieds courans, l'on
ne compte point le corps d^sdits Arcs Doubleaux. (77)
(77) Les Arcs Doubleaux dont il est ici parlé ne sont presque
P'us d'usage. Quoi qu'il en soit, la manière de les tôlier n'est
Pas exposée d'une façon assez claire , & ne se rapporte point
a Ce que nous avons dit touchant les dosserets & avant-corps ,
l111 est de pourtourner ce dosseret sur ses trois faces , & d'en
Prendre la moitié, comme M. Bullet s'en est expliqué ci-devant
Jians le toisé des murs de face, en parlant des dosTerets dans
«s caves. :
Pour les dosserets , dit-il s que ton sait. .... on prend la moi".
"e de leur contour que l'on multiplie par leur hauteur.
Dosseret d'Arc Doubleau ou dosseret pour porter des Voûtes,"
'ont l'un & l'autre saillans hors le nud du mur , & doivent être
toisés de la même manière. 11 paroît que de son terris, c'étoit
,"fege de les toiser de la manière qu'il l'énonce ; mais , dit-il ici,
*l[y a des moulures qui excédent 2 pieds courans , on ne compte
point le corps de/dits Arcs Doubleaux.
Peut-être qu'on comptoit alors ces dosserets & Arcs Dou-
"'eaux , non comme murs , mais comme saillies d'Architecture,
Aux Voûtes d'Ogive ou Voûtes Gothiques qui sont
garnies par-dessbus d'Arcs Doubieaux
en diagonale, formerets & tiercerets ,
pour poser les pendants, qui remplie-
sent les intervalles , l'on ne compte
point les Arêtes comme aux Voûtes en
arc de cloître, ou aux Voûtes d'arête,
mais on compte leidits Arcs Doubleaux
de diagonale , formerets & tiercerets ,
pour un pied courant, & outre cela
les moulures dont ils sont ornés.
7^ Architecture Pratiqué;Les Voûtes Gothiques sont ordiJ
nairement faites en triangle équilaté-
sal, dit vulgairement Tiers point, de
deux portions de cercle pour avoir
moins de poussée : quand c'est pour
des Voûtes d'Eglise, l'on ne remplit
point les reins ; c'est pourquoi on ne
les compte point ,■ mais le resre se toi-
se comme aux autres Voûtes, lunettes>
Arcs Doubleaux , &c»
*
Des Voûtes en Cttl de Four*
LEs Voûtes que les Ouvriers appellent Cul de Four,
sont faites de différentes manières, tant à l'égard de
leur plan que de leur montée ou cintre s celles dont le
plan est rond & le cintre un demi-cercle, sont appellées
Voûtes sphériques ; parcequ'elles forment la moitié d'une
sphere. J'ai donné la règle pour mesurer ces sortes de
Voûtes dans la Géométrie Pratique, en donnant la
ïïiesure de la surface d'une sphere ; mais voici une rè-
gle qui sera plus facile, & qui sera générale, non-seulé-
ment pour les Voûtes sphériques, mais pour celles qui
seront surbaissées, ou eûance de panier : cette réglé est
qu'il faut multiplier la circonférence ou circuit du plan
de la Voûte par la perpendiculaire prise du desfous de
la première retombée, julque sous le milieu de la clef ;
comme si c'est une Voûte sphérique, & que le diame-
•; tre soit 7, la circonférence sera
i 22, qu'il faut multiplier par 3 t
: moitié de 7, & l'on aura 77 pour
j la superficie intérieure de la Voûte,
-j Chacune de ces toises va pour toises
! à mur; & si les reins sont remplis
jusqu'au couronnement de la Voû-
te , ils sont comptés de 3 toises l'u-
ne  c'est-à:dirg, ajouter le tiers
. D. E s V O U T E s: ïj$
Bc 77 qui est %$  &lon aura 102  pour toute là
Voûte.
. S'il y a des lunettes dans les Voûtés en Cul de Four ï
l'on compte les arêtes comme aux Voûtes en berceau»
pour pied de toise courant, dont les 36 font la toise.
, Les Voûtes en Çul de Four, dont le plan est rond j-
& la montée surbaissee ou demi-ovale sont encore me-
surées de la même rnaniere que
ci-devant; c'est-à-dire, en multi-
pliant la circonférence du plan
par la hauteur perpendiculaire dii
milieu de la clef, jusque sur la
naissance de la Voûte ; comme sï
le diamètre est 7, la circonféren-
ce sera 2 2 qu'il faut multiplier par
la montée de la Voûte que je sup*
-, , pose 2' £•, & Ton aura 5 j: pouir
*a Supersicie de la Voûte.
Les Voûtes en Cul de Four à
pans,, dont les plans sont par exem-
ple hexagones, sont toisées leur
pourtour à leur naissance sur cha-
cun des pans dévelopés , comme
il a été dit des Voûtes en arc dé
cloître , dont celles-cl sont une es-
pece. De même les angles & les
reins.
. Si dans chacun des pans de ceè
Voûtés, il y a des lunettes, l'on
compte l'arête desdites lunettes
• À ' pour pied courant de toise, & lé
eue est toise comme ci-devant ; mais ies reins nedoi-
' eilt.etre comptés que de trois toisçs l'uns.
èff' ^^es plans quarrés, quarrés longs, ou à pans dé
'«erentes manières, l'on fait des Voûtes en pendentif,
. s V oûtes sont dans l'espece des Voûtes sphériques trBà»
" ees » dont les seétions siant les murs sur lesquels eileé
M
ou diagonales,
178 Architecture Pratique;
sont posées : elles ne sont entières que dans les anglêà
c'est-à-dire, que le plan de la Voûte
est inscrit dans un cercle sur le-
quel est fait une Voûte sphéri-
que, laquelle est coupée par les
faces des murs ; comme si c'eft
un plan quarré ABCD, on fait
. païïer un cercle par les angles
--H ABCD, les faces du murÀB»
' AC, CD & BD, sont autant
/ de segmens dans le cercle , qu'il
y& y a de faces de murs, contre
chacune desquelles faces est un
cintre AFB appelle formeret *
ces segmens peuvent erre consédérés comme les seg-
mens d'une sphere. Ainsi pour toiser lesdites Voûtes »
il faut premièrement les compter comme si elles
étoient des Voûtes spbériques entières , & ensuite
soustraire les segmens de ipbere formés par les murs.
Par exemple, supposons la Voûte sphérique entière »
que le diamètre soit sept , la circonférence sera
2.2 ; il faut mesurer cette circonsérence par le demi*
diamètre, qui est 3 & demi pour la hauteur de H
Voûte, & l'on aura 77 pour la superfïcie entière de
ladite Voûte : de laquelle superfïcie , il faut soustrsi-
te les quatre segmens coupés par les quatre murs A B »
AC , CD & BD , ce qui se peut faire par une règle de
proportion en cette manière; il faut mettre au premier
terme le diamètre entier de la Voûte qui est 7 , au sÇ'
cond la superfïcie de ladite Voûte qui est 77 , & au troi'
siéme la sagette ou la hauteur HG, que je suppose être
2., & l'on aura 22, dont il faut prendre la moitié pt>us
la soustraction de chaque segment de mur, qui est 1J '
qu'il faut multiplier par les quatre segmens des quat!je
murs , & l'on aura 44, lesquels 44, il faut soustraire oc
77 supersïcie totale , & l'on aura 35.pour la superfic,e
de la Voûte en pendentif proposée.
6ëï VôuTfc& 17^
, iesreîns de ces Voûtes sont comptés ail quart ; ainsi
îe tout reviendra à^ii.
Les mêmes especes de ces
Voûtes faites ïur des plans he-
xagones ou autres polygones 5
sont toisées de même que sur
un quarré ; toute la différence
qu'il y a, est qu'au lieu de di-
minuer quatre côtés aux sec-
tions , comme au quarré, sort
en diminue six, à cause des six
pans, & aihîi des autres sélon
les figures : le reste est toisé de
toême que ci-devant;
Les Voûtes en Cul de Four sur un plan ovale, étanë
friesurées par les règles de Géométrie sont les plus diffi-
ciles à toiser : elles peuvent être entendues par la mesu-
re de la surface d'un sphéroïde expliquée dans la Géo-
métrie Pratique. Cependant comme il s'en fait beaucoup)
de cette sorte, non-seulement de pierre de taille , mais
jP°urdes dômesj des chambres cintrées en ovale, qu'oji
appelle calottes, il faut expliquer la manière dé les toi-
*er avec le plus de sacilité qu'il se pourra.
Supposons que le grand axe ou diamètre de la Vou-
: ovale soit 10 , & le petit diamètre j , û ïi
monlée ou hauteur du cintre de }£
Voûte est égale à la moitié du petit
diamètre, elle sera 3 j:il faut pre-
mièrement avoir la superficie d'une
Voûte sphérique qui aura 7 pour dia-
mètre ; cette superficie sera 77 ; il faut ensuite, par une
regle de proportion, augmenter cette superficie sélon la
proportion fa petit diamètre au grand : cette regle se
lait
au troisiéme 10 ; l'on trouvera 110 pour le quatrlés
c en mettant au premier terme 7, au sécond 77»
e terme qui sera la supersicie requise.
Mij
!ï8o ARCHITECTURE ï? R AT I QUE;
Au lieu que nous supposons que ladite Voûte eft dvâ»
Je pour son plan, si elle étoit circulaire, & que sa mon*
tée fut-ovale surmontée comme la
figure R) où le plan ACB est un
cercle, & la montée AEB ëst une
ovale surmontée: Supposons encore
que le diamètre du plan soit 7, &
que la montée soit s, la superficie de
ladite Voûte sera encore 110; car
il faut trouver comme ci-devant la
superficie d'une Voûte sphérique
'dont lé diamètre soit 7, ce qui sera 77, qu'il faut aug-
menter suivant la proportion de 7 à 10 , & l'on aura
ÏIO pour ladite supersicie. Quoique cette Voûte soit
différente de la première expliquée ci-dessus, c'est tou-
jours la moitié d'un sphéroïde, dont la première est cou-
pée par la moitié du petit axe, par un plan qui pasfe par
le grand axe, la séconde est coupée par la moitié du
grand axe. par un plan qui passe par le petit axe ; ain»
tes deux Voûtes ayant leurs axes égaux, leurs superficies
sont égales. Les reins desdites Voûtes sont comptés à
trois toises l'une comme aux berceaux.
Il y a une autre méthode plus abrégée & plus facile
pour mesurer les Voûtes en Cul de Four ovales j &
quoiqu'elle ne soit pas dans la rigueur de la Géométrie»
elle approche néanmoins autant de la précision du toifc
qu'il est nécessaire ; cette méthode est qu'il faut prendre
la circonférence de la Voûte à sa naissancë, & multi'
plier cette circonférence par sà montée , pour en avoi1"
la superficie : ce qut peut être prouvé par les exemple
précédens. Pour la première Voûte qui a 10 pour son
grand diamètre, & 7 pour le petit, ladite Voûte aur»
31 y de circonférence ; si l'on multiplie cette circonfc'
rence par 3 -, qui est la montée de la Voûte, l'on aur*
s 10 pour la superficie de la Voûte.
Et pour le sécond exemple, le cercle qui a 7 p°uf
«diamètre., aura 22 pour sa circonférence, laquelle cls'
Des Voiîtbs. i£t
«onférence étant multipliée par y qui est sa montée, l'on
aura aussi no pour la superficie de la Voûte; ce qui
«it connoître la preuve de ces deux règles.
Cette règle peut s'appliquer à toutes sortes de Voûtes
ovales plus ou moins surbaisssées ; car si nous supposons.
une Voûte sur un plan ovale, qui aie
les mêmes axes, & par conséquent la.
même circonsérence que ci-devant, &
qu'au lieu que la montée ou hauteur
est 3 |, elle ne (bit q.ue 2 , il faut mul-
tiplier S1 7 Par 2 ' & P°n aura ^2 &
s pour la superficie requise, & ainsi do
toutes les autres Voûtes de cette espece.
L'on peut se seryirde cette.même règle pour mesurer
*es Voûtes en Cul de Four ovales ou rondes • tronquées.
eU. déprimées;, c'est-à-dire, quand il y a une partie
Coupée par haut, comme il arrive quand on fait des.
doubles Voûtes dans les Eglises, ou ailleurs dans des
^Ppartemens, où l'on fait des doubles cintres ou ca,-
lottes, comme la figure O : ce
qui peut être mesuré en cette
manière. 11 faut premièrement
avoir la mesure de la Voûte ,.
comme si elle étoit entière pat
les règles précédentes, & en?-
suite mesurer la circonférence-P
% de la base de la partie tronquée,
^ comme la basè AB , laquelle
circonférence il faut multiplier
par le reste de la hauteur CD :
nombre qui en proviendra doit être diminué de lasu~
Perficie totale'intérieurë de là Voûte. Par exemple, sup-
P°sant toujours les mêmes axes & la même superficie.
SUe ci-devant de iio.,. & que la circonférence de., bu.
«ç tronquée Toit 16, la hauteur CD ij, il faut mul-
pher 16 par i^, l'on aura 24 pour la superficie. tron?
3^-qu'ii- fautibûstraire de-11.0 , & il restera 86 pour,-
R «perfide du restam de. la Voûte,, M iij.
5§i Architecture Pr. a ri que.'
, Il en.arrivera de même
quand la Voûte seroit cireur
laire par son plan , & que sa
hauteur excéderait le demir
diamètre, comme la figure N;
ainsi l'on peut mesurer par cet-
te règle non-seulement toutes
10$ les Voûtes circulaires ou ova-
les de toutes les especes, mais,
aura tous les dômes par de-
hors, soi.t de pierre ou dé cou-
verture deplomb ou d'ardoise.
Des Voûtes en Trompe.
LEs Trompes circulaires ou ovales que l'on fait dans,
. les angles des dômes des Eglises ou ailleurs.peu-,
.yerit être encore mesurées par le même principe ; ces
Trompes sont des triangles sphéri-,
ques à peu près comme la figure
'A., & le plan du dôme «si comme
la figure B. Ç«'s trompes sont sai-
tes pour Former la Voûte des quatre
angles oopp. Pour mesurer ces ysiâr
tes b il faut avoir la circonférence <ta
pîan représênté par- le céiclejffs, que je suppose 76.4e
circonférence,, qu'il faut rfitis-
tiplier par 15*, j hauteur pr
taie de la Voûtfe supposéej
& l'on aura 1140. pour la
superficje totale, de Ja. V,Q,ûie
comme, si. ; elle -etoit'entière ',q
■~t& de laquelleTupej-sicie., il saut
.*: , ôterlesparties tronquées^-*-"
, y que je ïhppoié 300.U tout
encore ôter la (upersieie, des; :
,, quatreVcs, quiiyritjles'quti?
Des Voûtes. 1S5
tre entrées, comme l'arc M L K , en multipliant la
moitié de leur circonférence par la hauteur gf pour
avoir la superficie des quatre arcs, que je suppose
27Q, qu'il faut ajouter avec 3.00, & l'on aura 570,
qu'il faut soustraire de 1140, & l'on aura 570 pour
ks quatre trompes propoiées, qui est pour chacune
ï^2 1 en supersicie.
.. Les Voûtes en Trompe peuvent être mesurées par la
connoissance de la mesure de la surface des cônes, qui
est donnée dans la Géométrie Pratique. Je crois néan-
moins qu'il est nécessaire d'en expliquer ici quelques
exemples pour en connoître l'application. Supposons
premièrement qu'il faille mesurer une trompe droite
par devant, ce sera la moitié d'un cône droit dont la
Voûte aura le même angle, comme si le diamètre de
la trompe AB est 7 , la circonférence sera 22 -, il faut
•Dultiplier cette circonférence par le tiers d'une ligne
qui tombe de l'angle C perpendiculairement sur AB,
que je suppose p, dont le tiers est 3, qu'il faut mul-
tiplier par Z2, & l'on aura 66, dont il faut prendre
h moitié 33 , pour la furface intérieure de la trompe.
U faut ajouter à cette sursace la moitié de la tête des
pierres qui font l'épaisseur du
cintre pour une demi-face „
ce qui se sait en ajoutant en-
semble le cintre intérieur A,
ÛMJ^DB, & l'extérieur ou ex-
P trados ghj, dont il en faut
prendre la moitié ; comme
ii le cintre intérieur est 22 ,-
& que l'extérieur soit 24,
Ces deux nombres font 4.6, dont la moitié est 23,
Quil saut multiplier par la demi-épaisseur des pierres
de la tête de la Voûte : il faut encore ajouter un pied
courant .pour l'arête intérieure ADB.
■ Les reins de ces Voûtes sont comptés au quart.
Les trompes sous le coin peuvent être ausfi mesu-
18*4 Architectu-he,Pk.atique;
%ées par la même méthode; mais comme il y a desdîfe
ficultés particulières, il est bon-,
de les expliquer. Il faut premiè-
rement supposer une trompe
sous un angle droit ; c'est à-dire,
que l'angle saillam ABC, qut
représente le devant de la trom-
pe, soit droit, & que l'angle
rentrant AEG, Toit encore
droit; il faut de plus supposer1.
que le cintre angulaire AFC y
foit fait de deux quarts de cer-
cle., car. ils. peuyent être, dés demi-paraboles : cela
étant ainsi, il faut avoir la circonsérence de l?un des
quarts du cercle, & multiplier cette circonférence par
le tiers de AE perpendiculaire sur AB, & la moitié du
produit sera la surface intérieure de la Voûte, à laquelle
il faut ajouter les demi-faces, les arêtes, & Içs reins
comme ci:devant/
Si la trompe proposée à mefurer est faite de deux
demi-paraboles en sa face, alors la trompe sera prise
dans la moitié d'un cône droit qui aura un denii-cercle
pour base : cela étant supposé , il faut mesurer la trom-
pe en deux parties, & pour cela.il en,faut faire une,
manière de dévelopement AB;
Cl), puis imaginer sur ÀC,
le demircercle AGC, & me-
surer la partie AGCD comme
un demi-cône droit, ik. l'autre.
partie ABC, comme un trian-
gle dont la base sera la circon-
férence AGC , & sa hauteur G
B. Cette dernière partie n'eu
pas fort géométrique, mais ellç
approche assez de la précisioà
pour un toisé; il saut à cçtte,
WfW.aj°u|€r les. demi-faces de la trompe, avec les.
S"*.
D E S V O U T E S. ï;g'£
prêtes & les reins, comme il a été ci-devant expliqué.
J'expliquerois encore la mesure d'autres especes de.
Rompes plus irrégulieres, comme biaises en tour ron-
"e 8c en tour creùse, & d'autres de diverses manières,.
Corçime il s'en fait; mais ces explications demande-
r°ient un grand dHcours, qui ne seroit entendu que
°e très - peu de personnes, de ceux qui mesurent les
^«irnens : joint que l'on fait rarement de ces sortes
^ouvrages, & que quand on en fait, l'on fait des
Pr]x particuliers comme des ouvrages extraordinaires:
. Y a néanmoins de ces sortes de trompes qu'on ap-
pelle Trompes en niches, qu'il est bon d'expliquer,
Pa^ce qu'il s'en sait beaucoup dans les bâtimens, Se-
melles'sont aisées à entendre.
■Les trompes en niche dont le plan & le cintre
sont en demi-cercle, la partie éle-
vée à plomb jusqu'à la naissance
du cintre est un demi-cilindre de-
bout , laquelle partie peut être me-
surée, comme les Voûtes en ber-
ceau à plein cintre, c'est-à-dire ,
multiplier la circonférence A CB
par la hauteur AD. Et pour le
cintre (bit en trompe ou autrement,
il faut multipljer la moitié de la
circonférence DEF , par DL moi:
tié du diamètre DF, & l'on au-
j , ra par ces deux opérations toute
J^tface concave de la niche.
Dr's'1 m^me niche est comptée seule, sans être eom-
to C une ^ace ^e mor ' ^ ^aut outre ^a stu"face
i ,cave de ladite niche compter les faces des pié-
à lts & du cintre. Mais si ladite niche est comprise
av s Une sùrface de-mur, & qu'il y ait une bande en
tjg !*^0rps, il faut compter seulement une demi-face
J'aM • roirs ' & s'il Y a des moulures à l'imposte & à
• -V^vçilte., elks sonEsoniptées séparémem.
i-8(î Architecture Pratique.
Les niches dont le plan & ie cintre sont ovales, Ta
partie aplomb depuis le bas jusqu'au-dessous de l'impôt
te doit être mesurée comme les berceaux des caves sur-
bailsées : le cintre soit en niche ou autrement, doit
être raclure, comme une demi-Voûte de four ovale eit
soa plan & en son élévation, comme il a été ci-de-
vant expliqué.
Las Voûtes en berceau tournantes dans un plan cir-
culaire ou ovale, appellées Voûtes sur noyau, à cause
qu'elles sont posées sur un pilier, ou mur rond ou ova-
le dans le milieu, que les ouvriers appellent noyau :
ces Voûtes sont mesurées en cette manière : il faut
gvoir h circonférence des murs & celle du noyau y
' puis les ajouterensemble, & en prendre la moitié, la"
quelle il faut multiplier par la circonférence du cintre»
& l'on aura la mesure requise. Comme si la circonfé'
rence du mur ABCD e»
po , & la circonférence 4tt
noyau E est 10 , il %*
ajouter po & 10, qui soDt
loo, dont la moitié $0,^"
"rCt^^7"7"**/#"sO ra h circonférence moyen'
^jTs J!)) ï ne arithmétique , laquelle •'
faut multiplier par la cti'
conférence d-u berceau &
FC, que je suppose is*
& l'on aura 7yo pour jj1'
dite Voûte , à laque^
quantité il saut ajouter le tiers ayo, pour les reins co^
me aux berceaux droits", & l'on aura 1000 pour t°u
ladite Voûte compris les, reins.
Il y a encore des Voûtes de cette espece que 1 $
appelle Vis S. Gilles, qui:sont rampantes ; ces *olIt^
(ont saites pour les escaliers, elles peuvent être en *9
& en ovale ; toute la dissérence qu'il y a dans la &
sure de ces Voûtes d'avec la précédente , est qu'il ^
en prendre la circonsérence sélon la ligne coU^
Des Vostis. $j
taçipante au long des murs & du noyau; ce qui se
peut saire en deux maniè-
res , l'une en mesurant le
long des murs & du
noyau , & ajoutant ces
deux longueurs enseisible,
en prendre la moitié : &c
l'autre en prenant le dia-
mètre entre les murs, sur
le niveau de la première
Voûte comme entre AC;
& ayant eu la circonfé-
rence suivant le niveau ,
il la faut augmenter sui-
j.. vant la diagonale d'un
langlereétangle, qui aura pour base cette circonféren-
..e>& pour hauteur celle de la rampe de la Voûte; puis
«ut prendre la racine <le ces deux quarrés, & ce ièra
.circonférence requise : comme si la circonférence des
. Urs étoit comme ci-devant po & iy, il faut mettre
Mennble les quarrés de c?o & de iy , qui valent 832y,
te 1 *"aut av0'r ^ Ticme quarrée <?i -~', il saut ajou-
tes reins comme aux Voûtes en berceau.
Par la connoisfance de la
mesure de ces Voûtes on
peut avoir celle de toutes
y v les autres Voûtes d'escaliers,
■dont les unes sont appellées
Vis S. Gilles quarrées, d'au-
tres en demi-arc tournant
■quarré sur un plan circulai-
re ovale.
La vis S. Gilles qnarrée
est encore un berceau , po-
qua. ' ? Cot^ W quatre murs, & de l'autre sur un noyau
!£ q^ ' *^d étant de niveau, peut être appelle Voû-
X arréèiur le noyau, dont il y quatre angîes-ou dia-
ïSS Architecture Pratique.
gonalesj qui sont moitié en arc de cloître, moitié et*
Voûtes d'arêtes. Pour les mefarer il faut mettre ensenv*
-ï'T v ble les quatre côtés ai»
pourtour des murs;& le*
quatre côtés au pourtour
du noyau, &de leur addi-*
tion en prendre la moitiés
laquelle il faut multiplier"
H|j par le contour intérieur d*
cintre, &c l'on, aura le nom'
H| bre des toises.Sicés Voil'
tés sont rampantes., il faut
en prendre le pourtour se*
Ion lesdites-rarr.pes ou cour
finets, tan,t au droit des murs que du noyau, & faits
le reste comme ci devant. L'on compte les arêtes Si
les angles comme aux Voûtes d'arêtes , & les reins d3
ces Voûtes vont pour le tiers.
La mesure de toutes les autres Voûtes d'escalier*1
peut être entendue par ce qui vient d'être expliqué ; ca*
û c'eû un escalier quarré ou quarré long., dont Ie*
rampes & paliers (oient suspendus pour. .laifiser le milie"
vuide, comme on le fait ordinairement-,-ç,çs Voûtes (ont
compofées de demi-arcs, ou quarts de cercles ovale5»
elles sont mesurées comme les Voûtes~enarc de cloi'
tre ; il faut prendre le pourtour sélon leurs rampes Ie
long des murs, & le pourtour à leur tête au droit d*
vuide sur la sace qui porte, les balustres, & mettre ce»
deux pourtours enseroble, en prendre la moitié, 'a'
quelle moitié il faut multiplier parle contour intérieuj
desdites Voûtes,, puis ajouter à ce contour un p>e
courant pour l'arête ; & les angles sont comptés poUl?
pied de toise en leur contour , comme aux Voute
d'arêtes, & les reins vont pour les tiers.
Les escaliers dont les plans sont en rond ou en oval^>
& le milieu à jour, & les rampes & paliers des dem1?'
arcs suspendus > sont ecçorejçoisés par la même ssiéjA^
Dec Voûtes. 189
de. Il faut prendre le contour le long des murs à la
naissance de la Voûte suivant la rampe , & le con-
tour de la tête ou face au droit du vuide quarrément i
ajouter un pied à ce contour pour l'arête , & mettre
ces deux contours & arête ensemble , en prendre la
moitié , & multiplier cette moitié par le contour du
cintre , & l'on aura les toises requises, ausquelles il
*aut ajouter un tiers pour les reins.
Terres majîves pour le vuide des Caves.
OUand on a toisé les voûtes des caves avec leurs
reins, l'on toise encore le vuide qui est entre les.
murs Se les voûtes desdites caves , pour les terres
niassives qu'il a fallu couper & enlever. Si- les lieux
voûtés ont des piédroits ou quarrés, l'on compte pre-
mièrement toute cette hauteur qui est depuis l'aire de
*a cave , jusqu'à la naissance de la voûte , sur toute la
Superficie qui est entre les murs, & les piliers ou dot
&rets, s'il y en a , que l'on réduit à toises cubes ; &c
pour le reste de la hauteur , qui est depuis la naissan-
Ce de la voûte jusque sous la clef, l'usage eft que l'or»
divise cette hauteur en trois parties égales, dont l'on
etl prend deux pour la réduction du cintre de la voû-
*e > lesquels deux tiers l'on multiplie par toute la super-
^cie , comme ci-devant j le tout réduit à toise cube de
f.l'S pieds, pour toise à mur. ( 77 )
■ s 77 ) Aujourd'hui on toise quarrément tout le cube des ter-
es» quel qu'il foit, compris les murs & leur hauteur jus-
"u°u on a commencé à souiller: les murs le corapeenr à un
u deux paremens comme ils sont, & c'est la meilleure mé-
°^) la plus aifée, & la moins fujette à erreur. Quand les
urs Je fondation de quelque mur que ce soit, n'ont qu'un
J ed ou deux de prosondeur , il est inutile d'en çomp-
'a souille ; on comprend leur hauteur dans celle du mur
-QclTos, la souille Se la (ur-épailTeur tiennent lieu du pare-
"Znt ■' mais au-dessus de deus pieds, la soailîe fera comptée
Tf9© Architecture Pratique.
trois pouces plus large de chaque côte que l'épaisTeur du mur
de fondation, même six pouces suivant lés cas, & le mur en
fondation est. toile pour sa valeur.
Si dans une fouille de terre , il se trouve des sables bons à
être employés, ils appartiennent à l'Entrepreneur de tems im-
mémorial 3 pour être employés dans la consttu&ion, & la fouiU
t ne lui- en eît pas moins payée , mais il ne les peut pas vetv«
dre à autrui: car s'il les vcnd} la fouille ne lui en est pas due.
S'il se trouve dans sa fouille des terres glaises , terres à po.~
tier, terres à four, elles ne lui appartiennent qu'autant que ces
terres feront employées dans la construction & pour le Proprié-
taire. Si le Maçon n'entreprend pas les fouilles , que le Bourgeois
les faiTe faire par un terrassier, les sables ni aucunes terres n'ap-
partiennent à ce terrassier ; il ne peut pas en disposer à son
prosic sans le contentement du Bourgeois.
L'excavation des terres se compte de trois façons :
i°. En fouille simple jettée sur berge, ou transportée aux
environs à la brotietté.
i?. En déblai & remblai: c'est lorsqu'aprè$ 1? fouille des ter-
res Se la construélion , on rejette ces terres dans les lieux;
vuides.
5°. En fouille & enlèvement de terres aux champs.
' On fait un prix particulier pour chacune de ces sortes d'ex-
cavations à la toise cube de zi6 pieds.
Du tems de M. Bùllet, pn comptoit encore la fçiuille des
çerres en légers ouvrages , ainst que du tems de CharondaS
&r de Ferrieres. J'ai trouvé qu'au commencement de ce Siècle
les légers Ouvrages valoient 7 livres 10 s. & les fouilles 8 livres
Mais aujourd'hui cet usage ést réformé. On compte les fouilles
<3e terres pour souilles de terres, & les légers pour légers.
Il y a une erreur considérahle dans cet usage à l'e-ï
gard de la hauteur du cintre : & pour la conhoîne 3
supposons que le diamètre de la voûte soit 24 pds j '*
eile est en plein cintre, sa hauteur sera douze pieds ;
félon l'usage 'il en faut prendre les deux tiers q1*1
font 8 pieds , Se les multiplier par 24, l'on aura 192 pds :.
priais par la véritable règle il faut multiplier le. diamÇ'
tre par toute la hauteur de la Voûte, & l'on aura un i&y
tangle , qui sera à la superiîcie de la voûte, ççva&a,
14 elt à 11 ; & ainsi si l'on multiplie 12 par 24 '.
l'on aura 288 ^ qu'il faut mettre au troisiéme tel.'.
me d'une règle de proportion , pour avoir 226 | ^u-
Dis Terres massives. ' 19s1
'^« 34 j pieds plus que par l'usage. La même règle
fervira pour les voûtes surbainees ou en demi-ovale*
; (78) Ceci nous apprend de ne point nous gêner pour avoir la
: :'l'perficie d'un segment [de cercle ou d'un demiovale ; que la
. Superficie d'un segment de cercle est. « la superficie du rec-
. tangle fait par la corde & la flèche comme n est à 14. Ce
Psncipe n'eu pas sans exception , mais en pratique i! peut pas-
'er sans grande erreur. L'usage de prendre les ? d'une sséché
pour hauteur réduite d'un côté d'un rectangle, prend son cri-
8'ne du temps qu'on faisoit les voûtes en Ogives ou tiers point.
^os prédécesseurs toisoient de cette façon les pignons de ces
Vputes ^ ou ja superficie de leur vuide , & ils approchoient de
°'en près du vrai,.car ils envisageoient cette espace comme
Parabolique , qui ne s'en écarte pas de beaucoup. Tout le
J^onde sait que le rectangle d'un espace parabolique fait par sa
a'e & par son axe, est à la supersscie du vuide decetespa-
j;€ comme 5 est à i. Quoique cette façon d'opérer ne fût pas
■ ,°ivant les règles, il leur suffisoit qu'ils n'en étoient pas biea
sartées. C'est de-là que nous est venu cet ancien usage, que
^' Bullet.réforme avec justice.
DES SAILLIES ET MOULUMES.
'On appelle Saillies tous les corps qui sâillent hors
r*H le nud des murs ; comme quand on fait des ordres
.prchite&ure > °ù l'on emploie des colomnes & des
PUastres t avec toutes les parties qui les composent ; ou
*jUe l'on ne fait simplement que des corniches, architra-
es' chambranles, archivoltes, cadres & autres orne*
ï ens d'Architecture que l'on peut employer sans faire
' s ordres complets de colomnes ou pilastres. Les
srnbresqui composent les saillies s'appellent Moulurer;
j s soulures peuvent être considérées séparément par
j., rs noms particuliers & par leurs sigures ; & pour en
,, ?nrentendre le toisé il faut en faire une espece d'a-
ch ' en ^orte l11'00 puisse savoir ce que peut valoir
 aiue membre simple en particulier, & ensuite le
yi. Architecture Pratiqué.
même membre couronné de filets, & enfin comrrtefii
ils doivent être comptés dans la compolTrion entier
des corps qu'ils doivent former.
■Moulures /impksi-
Là moulure A que l'on appelle doucine est corn^'
. tée pour demi-pied.
La moulure B que l'on appelle talon , est compta
pour demi-pied. >
La mouiure C que l'on appelle ôve, quart de rond
ou esc'hine, efl comptée pour demi-pied.
La moulure D que l'on appelle tore ou demi-rond»
est comptée pour demi-pied. ,
La moulure E appellée scôtie, tro'chille, ou ron»
creux j est comptée pour demi- pied. *
La moulure F appellée astragale ou tondin > el
comptée pour demi-pied.
La moulure G appellée silet, qui sert à couronna
& séparer les autres moulures, est comptée pour ûe"
mi-pied. .
Le même silet H avec une portion d'arc au- dess°u .
appelle congé, est compté pour demi-pied. '-;,.,
La moulure I appellée gorge, est comptée pour & .
irai-pied. ' a
La moulure K appellée couronne, est comptée p°Ui,
demi-pied, sans la mouchette^. t
La moulure L appellée brayette , est comptée p°
demi pied.
Il saut 72 pieds de longueur de ces moulures ii(a
pies sans filet pour faire une toise à mur. <j
Voilà les principales moulures dont on se sert» & .> '
on les emploie rarement sans être couronnées ou
parées d'un filet ou mouchette. C'est pourquoi il &^
les représenter plus composées pour en connoitre
.Valeur. ",' , _ :
sâ<- iïS
j^H^HHj^^'" ■ ■■■■■• ■'M*s*--'***;îf*.- -W^;'«*'-'
Pcuf- io3.
Bes Saillies et Moulures, i'$$
Moulures couronnées de silets.
La. douçine A couronnée d'un filer, est comptée pous
|n pied.
■ Le talon B couronné d'un filet, est compté pous
^n pied.
■t L'ove ou le quart de rond C avec un filçt, est comp^
te pour un pied.
La gorge D couronnée d'un filet , est comptée pous
Ut> pied.
. t La couronne E avec un filet -, "est comptée pour uft
rled, quand le soffîte g est tout quarré ; mais quand il
J- a unemou.chette pendante e , l'on compte i pied |i
Le tore F avec un filet, est compté pour i pied.
Le scotie G avec un filet, est compté pour i pied»
L'astragale H avec Ton filet & congé, est comptée
î10^ un pied> . .
, La brayette I avec un filet, est comptée pour un
.1, Ln général tous les membres où moulures couronnées.
j*filet, sont comptées pour i pied, & il en faut 36
^ longueur pour faire une toise à mur-, mais afin de
i lre connoître comme tous ces membres doivent être
, 'siptés, quand ils sont rasssemblés pour la compositioft
^ corniches , bases, chapiteaux, cadres, &c. il est
eAcessair'e d'en rapporter quelques exemples ; & j'âî
~u même qu'il seroit bon de donner pour exemple lei
i rdres d'Arehiteclure ; comme h Toscan, le Dori-
* r' j'ï°n'ique, & le Corinthien : car pour le Com»
j le il est presque de même que le Corinthien. Je
£ nnerai encore quelques autres exemples pour deâ
Çades de maisons & de cheminées, en sorte qu'oft
s !»e connoître tout ce qui est nécessaire pour le toisé
es moulures.
s«?4 Architecture Pratiqué,
DE L'ORDRE TOSCAN.
A L'entablement de l'Ordre Toscan l'ove ou quart
de rond a qui sert de cimaise, est compté pour
demi- pied ; l'astragale b, avec ion filet au-dessous pour
un pied ; la couronne c avec la mouchette pendante pour
un pied ; le talon A, avec son filet un pied : la corni"
che seule vaut 3 pieds ■£.
: La frise /, est comprise dans la hauteur du mur.
L'architrave g est comptée pour un pied ; tout cet
entablement Toscan vaut 4. pieds , c'est-à-dire, qu'une,
toise courante ne fera que  de toile.
Au chapiteau Toscan , Tabaque h, avec son filet *
pied , l'ove iavec le filet au-dessous 1 pied;la frise n'e"
point comptée ; l'astragale / avec son filet & congé ss
pied j le chapiteau vaut 3 pieds. ;
A la base Toscan le congé, le filet, avec le tore $»■
il pied ; la plinthe w, demi-pied , la base vaut 1 pied »*
Au piedestal Toscan la plinte 0, avec le talon s' »
un pied; le socle q, avec le filet & le congé 1 .pie
Voilà pour l'ordre Toscan.
DE L'ORDRE DORIQUE-
A L'entablement de l'Ordre Dorique la cimaise ^
avec son filet, est comptée pour 1 pied ; Ie li.
Ion b, avec son filet 1 pied, la couronne c, avec
double mouchette£, 2. pieds; la petite gorge d av
son filet 1 pied. . ,.
Les denticules/Vsans être refendues, demi pie
& quand elles sont refendues, 1 pied £ : le ^°a
y
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Jïed&rial et Bat& de l Ordre Toscan/.
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I
JPÎedejml etbaria d&LOrdro Do-rùpie/
*A
,DïS QUATRE ORDR.ÏS. I95
&Vec son filer 1 pied. Toute la corniche vaut 6 pieds { ,
supposé que les denticules ne soient pas refendues ; mais
si elles sont refendues, 7 pieds s.
Le filet ï j qui couronné les triglypfies  pied, les ca-
sia'ux angulaires des trjglyphes  pied chacun, les deux
demi des deux angles vont pour un. ;
Les goûtes m > ~ pied chacune, la faee n, avec son
filet, 1 pied.
Si au lieu des denticules l'on met des modillons
c°uronnés d'un talon comme le modillori y, vu de pro-
"1> ou le modillon à, vu par-dessbus, ce modillos»
avec son couronnement, doit être compté pour 1 pied>
°utre le corps de la corniche, en le contournant des
deux côtés. Dans les entre-modillons, qui est la par-
tle que l'on appelle sofrite, l'on y fait des rocases ai
. ^i lont enfermées d'un petit cadre t, qui doit être
c°ntourné & compté suivant les moulures qui les com-
F°sent , à demi-pied pour chaque membre couronné
d'un filet, & la masse de la rose doit être comptée pouf
"eiïii-pjed ; la rose est faite par un Sculpteur, & est
: c°rnpcée à part.
.Au chapiteau Dorique le talon a couronné d'un filet
e't compté 1 pied* l'abaque b demi-pied.»l'ove cdemi*
Pled, 1 astragale à avec le filet & congé 1 pied, l'astra-
gale e du collarin avec son filet & congé I pied , le
papiteau vaut 4 pieds, y compris l'astragale du col-
arin qui fait partie de la colomne.
. A la base Dorique la plinthe/est comptée demi-pied,.
e tpse=g- demi-pied , l'astragale / avec son filet & congé
Pled , la baie vaut 2 pieds, le filet & le congé en es-
arPe , fait partie de la colomne.
, A la corniche du piédestal Dorique , la cimaise faite
,u quart de rond a avec son filet est comptée x pied »
couronne b avec son filet & la mouchette pendante
Pied i ; le talon c avec son silet 1 pied ; la corniche
Vaut 3 pieds i.
A la base du piédestal Dorique la gorge ^avecsorç
N ij
i<)6 Architecture Pratique.
filet i pied ; la doucine renversée e avec son fiJet Jj'
pied ; le socle g demi-pied, la base vaut 2 pieds £.
DE L'ORDRE IONIQUE.
A La corniche de l'ordre Ionique, la doucine *
avec son filet , est comptée pour i pied, le
talon b avec son filet i pied, la couronne c avec 1*
mouchecte pendante & le sosfite i pied, l'ove <a!avec
son filet i pied, l'astragale e avec son filet & congé
I pied, les denticules g refendues i pied  ; la gorge
h avec son filet i pied ; la corniche vaut 7 pieds |. :
A l'architrave, le talon i couronné d'un silet 1 pied»
les deux faces // >  pied chacune ; la troisiéme n'eft
point comptée non plus que là srilè, parcequ'elles
représentent le nud du mur ou de la colomne.
Les moulures du chapiteau Ionique sont à peu pre*
les mêmes que celles du Dorique ; le talon a couronne
d'un filet i pied, la face £,_qui fait le corps de I3
volute couronné de son listel 1 pied, l'ove c - pied»
l'astragale d avec le filet & le congé 1 pied ; le cha-
piteau vaut 3 pieds j ; les volutes sont laissées en bossâgc
par le Sculpteur.
La base Ionique est ordinairement celle que l'on ap'
pelle Attique; elle n'est comptée que depuis le'desfo3
du tore supérieur en bas, car le silet au-dessus que
l'on appelle escape, appartient à la colomne ou a^
pilastre ; ainsi à la base seule, le tore / avec son $^
au-dessous 1 pied, la scotie g avec son silet 1 pied» Je
pore h -pied , la plinte £ pied; la base vaut 3 Vx c
. A la corniche du piédestal Ionique, le talon aivCè
son silet 1 pied, la couronne b avec la mouche1
pendante 1 pied, l'ove c avec son silet 1 pied» }3.
tragale d avec fon filet & congé i pied; la cornis"
yaut 3. pieds,
nia. *po.
Piedcj-taL et bcuig de/ iOrdrt ésorwpiec
■
F<&- *97- *'■
Jïedestai et hcuje de l'Ordre Ccrrnûtm,
Des quatre Oibris. 197
A la base du piédestal Ionique , l'astragale e avec
*oil filet & congé i pied, la doucine renversée f avec
sou filet 1 pied, la plince g | pied. La base vaut z
peds i ;, la table dans le corps du piédestal étant con-
tournée est comptée à j pied.
DE L'ORDRE CORINTHIEN.
A La corniche de l'Ordre Corinthien, la doucine a
-X, avec son filet, est comptée i pied, le talonb avec
on Hier i pied, la couronne c avec le petit w&on au-des~
ous 1 pied, la face e avec l'ove f au-dessbus i pied,.
^stragale g avec son filet i pied, le quarré des den-
'cules h sans être, refendues i pied, le t alon i avec sort
j.'ec 1 pied: la corniche vaut 6 pieds ^-, sans les mo-
ulons & les dentiçules refendues : les modillons sont-
c°n>ptés, à part en contournant leurs moulures. Les
Petits cadres sous le soslice pour les rosaces, sont comp-
>es sur leur pourtour chaque membre couronné i i pied t
5S, lenticules refendues valent i pied ?, comme il 
e ci devant expliqué.
A l'architrave , le talon a. avec son filet t pied, l'as-
,agale b '- pied, la face c avec le talon au-destbus s
°le«> la sace d avec l'astragale au-dessous i pied; la
, ^û'é'me face n'est point comptée par la raison qui a
'e ci-devant dite..
. Au chapiteau Corinthien , l'abaque e est comptée i
{, £ { en la contournant, & la campane g- 7 pied »
, tragale h 1 pied ; le chapiteau va pour 3 pieds
Il fm°l^ures ' compris l'astragale qui est de la colomne.
v saut estimer l'ébauche des seuilles à part,, qui peut
l'e- comptée 3 pieds.
1 A la, base , le silet & escape î pied, ( il appartient à
Colomne-•) le tore supérieur a avec son silet 1 pied»r
* N iij
198 Architecture Pratique.
la scotie b avec le filet au-dessous 1 pied , le petit tors
da milieu c avec le filet au-dessous 1 pied, la sécon-
de scotie d avec sou filet 1 pied, le tore inférieur «
avec le filet au-dessiis 1 pied, la plinte f pied. La ba-
se vaut 6 pieds.
A la corniche du piedestal, le talon g avec son file£
'I pied, la couronne h avec la mouchette 1 pied, la dou-
ctt e i couronnée d'un filet 1 pied, l'astragalle /avec son
silet & congé 1 pied. Le tout vaut 4 pieds.
Il sera parlé ci-après du corps des pjedestaux & de
leurs moulures.
A la base du piedestal, l'astragale a avec son filet &
congé 1 pied, la doucine b avec le filet au-dessous »
pied, le tore c avec la plinte d est compté pour W1
pied. Le tout vaut 3 pieds.
Le corps des colomnes étant toisé à part, on toi'e
le pourtour sur la hauteur, y compris la base &c le cha-
piteau , comme si la colomne a 9 pieds de pourtour a
son premier tiers, & 27 pieds de hauteur, compris 'a
base & le chapiteau, il faut multiplier 27 par 9, YoU
aura 6 roises | pour le corps de la colomne. Il faut
ajouter les moulures du chapiteau & de la base suivant
le pourtour de la colomne, comme il a été ci - devant
expliqué. (79)
(79) Il est encore utile de connoître par règles , les haut«urS
des Ordres & des parties qui les composenr.
La difficulté de pouvoir prendre les mesures, occasionne que1'
«juefois des dangers, qu'on peut éviter en les étudiant , & les re~
tenant de mémoire.
Chaque Ordre en général se divise en trois parties , savoif •
Tiedejlal, Colomne , Entablement. Chacune se soudivise en st0)
autres, savoir :
Le Piedesial, en Socle , Dez & Corniche.
La Colomne , en Base , Fust , & Chapiteau.
L'Entablement, en Architrave , Frise , & Corniche.
Dans U>hs l,es Ordres , le module est formé du demi ai '
mètre du bas de la Colomne , & est égal à la hauteur de
base' ni»
La Colomne Toscane porte sept fois sa grosseur , y comp
îase & Chapiteau.
De s q u atie O r. d r. e s. i 99
'&a Colomne Dorique 8 fqis.
L'Ionique o fois. ■ -
Enfin le Corinthien & îe Cornposite io fois.
En général les entablemens ont pour hauteur le quart de
.« Colomne, & les piedestaux Je tiers.
L
Tofcan sans piëdcfîaL
A hauteur, de la Colomne esE de 14 modules, savoir ;
Base : . . i mod. o part.
Fuft de la Colomne 1 i o
Chapiteau . . 1 o
Fuft de la Colomne îx o...... > 14 mod.I
entablement , le quart de ladite .Colomne est de 3 modtfc>
s i j savoir :
Architrave . ' . 1 mod. 6 part. •%
Erise . _ . . I * . ; 1 .; ; >• 3- mod. i»
Corniciiè . ■ « ï 4 5
Total de ladite hauteur sans Piedestal 17 mod. 4-
t " 1 ; in.
Tîedestar>c- tiers, de ladite Colomne est de 4; modules -|J
«voir: ' 0 ..... c.
ybrgteRe- ? .-,. . o mod. o part. 7
Dez . , ■ . ? 8 . V 4m0d.si
Socle . . . .©)•'." 56.■:-.>': : 3 ..- ■
Total général de l'Ordre Toscan iitnod. i-ou 1 part..
Asin donc de connoître les dissérentes, proportions d'un Or-
*"S en général, il faut mésiirer quelque ehose par bas, com-
1116 la base , dont la. hauteur:;etV .toujours égale .au demi-dia-
Jnetre de la Colomne. Ce qui-est plus sur que de se fier sur
'a hauteur du Piedestal, parce que quelquefois on donne plus
Qe hauteur à son Dez; pour i>lys, d'élégance-, suivant le goût
** l'Architeéte. .- ;.
Soit donc la base ou le demî-diametre connu, que nous sup-
Posons être de 18 p.ouçes de, ha4t^ la Cojorpne. pour lors au-
ra u pieds-, le piedestal, suivant ce que nous, avions ditci-des—
"s (> aura 7 pieds de haut, ôtJ'Enrxblement .5 pieds  le res-
Je à proportion. Le module de cet Ordre & du suivant, sc-
^m çn il-partie* suivant Vignole,
Ni*
1
5.O0 A R C HI T.E C T U & B ,P R A T F© U'Ev
%e J^oriquesans -piedeftal eft de 20 modules , & de '2js
modules un tiers avec pedeftal.
JL/ A hau'teur de la Colomne a huit fois sa grosseur, S: est pas
çonséquent de 16 modules, savoir :
Baie .... i mod. o part. 7
Fust ..... 14 o i 16 mod.
Chapiteau . . 1 o
~Entdblemint, le quart de ladite Colomne est de 4 modtr*
ïes, lavoir : •' ' '
-""'Architrave'. '; 1 moi o part.y'!
Frise. .... 1 6 V 4'mod.
Gomiche . . 1,6 J,
T-hdestal- le tiers de ladite Colomne'est de $ 'mqdules j J
fèvo.ir ;
T..U- t., t-
■^eoTrucKë™ . ; o mod, 6 part, j
Socle. «."..«. p 10 3
rr;-- . j
Total, de, lVGrdre Dorique 15 mod.. i.
Poûr,!coHfloître8î réalisér ces mesures-, il sout se servirdeî*
Kaéthode ci-dessus de l'ordre Toscaîi> • • "
hwmmw^p"«p
%? Ionique sans piedeftaLeft.de 22 modules-€? demi,à*!
avec viedeftal de 28 modules £.
jL A hauteur de la Colomne a 9 fois sà grosseur-, ckestp3*
çonsçquent de 1.8 modules ,. savoir :
Base . . ^ . 1 rôod. o part. >
Fust . . . . 16, 6 > 18 mod*
Chapiteau , .. p
o part, y
6 £ 18
Entablement y le quart de ladite ColômssCïst de 4 modules
I. savoir :,
Architrave . . . i mod. 4 part. | j
Frise. . . . 1 9 S 4 mod. £.
Corniche . . 1 15 i 3
Piedejlal : le tiers de ladite Çolomne est de 6 modules,
l'avoir :
Corniche • • ° rao^' 9 Parc- ~i
Pez- . • • î , ° > 6 mod.
Socle. . . . o 9 
Total 28 mod. £ ou 9 part.
, le module de cet Ordre & des suivans se divisc en 18 par-
Ics- On opérera comme dit est au Toscan , en prenant garde
e confondre la différente division du module.
Corinthien & Compofè fans piedejlal eji de 2$ modules ,
& avec piedejlal de 3 1 modules  ou iz parties.
X
jsiA hauteur de la Colomne est de 20 modules, ayant dis foi»
a grosseur, compris base & chapiteau.
*)afe- ... 1 mod. o part. •)
l"st« . • . 16 12 S- 20 mod.
Chapiteau. .2 6 3
Entablement : le quart de la Colorrmc est de j modules ,
«voir :
^schitrave. . 1 mod. 9 part. -y
*rise • . . 1 9 > S mod.
Corniche . . » o 3
.Piedejlal , le tiers de ladite Golomne est de 6 modules
"5* tiers, savofc:
^°sniche. . o mod. 14 part. •»
& : : : l * l6 ""d- »12
Total. 31 mod. 7ou 12 part,
eP'us sou vent le piedestal a 7 modules.
20% Architecture Pratique.
Si les colomnes sont engagées dans le mur, l'on ne
compte que ce qui est dégagé.,
Si les colomnes sont cannelées , il faut comptée
leurs cannelures à part; si ces cannelures étoient com-
me aux colomnes Doriques de quelques antiques, qui
sont des portions de cercle jointes les uns contre les
autres, où il n'y a qu'une arête vive entre deux, ain*
si que le représente la figure K ; ces cannelures ne
sont comptées que pour un quart de pied chacune sur
leur hauteur, c'est-à-dire, qu'il faut 24 toises de long
de ces cannelures pour faire une toise à mur.
Si ces cannelures sont des demi-cercles, Se qu'il y ait
des coites entre deux » qui ont ordinairement le quart
des demi-cercles, comme la figure L, chaque canne-*
lure avec la coste est comptée pour demi-pied, c'est -à»
dire, que 11 toises de long valent 1 toise à mur.
Si ces cannelures sont des demi-cercles avec un fi-
let outre les costes , comme, la figure 2 , elles sont
comptées pour 1 pied; les 6 toises de long valent une
toise à mur. Il y a encore d'autres sortes de cannelu-
res que l'on peut toiser par le même principe.
Pour toiser le corps des piedestaux , l'on prend tou-
te la hauteur, compris" la base & la corniche , la-
quelle hauteur on multiplie par deux faces du même
piedestal prises au nud soit quarré ou. oblong, & Ie
produit donnera des toises à mur.
Mais pour les moulures de la corniche & de la base >
elles sont contournées à l'entour des quatre saces d*
nud du piedestah, s'il est isolé, Se sont comptés com-
me il a été dit ci-devant (80)
(So) Il est ici traité du toisédes moulures d'Architecture sai-
tes sur des masses saillantes du nud des murs , & de celles faite*
dans les renfoncetnens desdits murs.
Si l'on compte ces aioulures avac la masse Taillante de
matière , elles seront nommées Saillies d'Architecture maffes , °
simplement Saillies maffes.
Sî ■ l'on compte féparcment la masTe & les moulures, 3.1°-
çlles. feront nommées Saillies Jî/nples^ ci TajlU..
JPaa. 202/.
Des quatre Ordre?. * 203'
. " n y a que la pierre de taille qui soit susceptible de ces dis-
tindtions : les plâtres ne le l'ont pas, comme le veulent nos
auteurs & nos usages.
£n général, toutes saillies, ou moulures d'Architeâure , soit
^n plâtre ,,soit en pierre de taille , sont pourtournées au nud
«u rnur, soit intérieur , soit extérieur : tel est l'usage que l'an-
tiquité a confirmé & érigé en forme de loi, de laquelle nous
ne pouvons nous écarter sans errer.
Les plâtres , en cette partie , ont un privilège particulier,
*?u> est de comprendre la masse quelle qu'elle soit, avec les or-
emens , qui'étant confondus ensemble , sont comptés en na-
"^ & comme légers Ouvtages, parceque ces ouvrages sont
ou]ours comptés superficiellement, sans aucune épaisseur •> mê-
toe sous, entendue.
n nerj est pas de même des saillies d'Architecture sur la
Pierre de taille. Les prix se diversifient suivant son épaisseur.
.® Prix d'un mur d'une certaine épaisseur n'est pas relatif ni
etne, proportionel à celui de moindre épaisseur. Un mur, par
emple de n pouces d'épaisseur à deux paremens., étant es^
•^e 60 livres la toise , ne fera pas proportion avec un de 48
pouces qui sera estimé 170 livres, parce que l'un & l'autre
?:°nt que deux paremens qui sont égaux en valeur ou à'peu
, La diversité de ces prix & dé ces valeurs a fait imaginer
-»"08 Prédécesseurs la forme du toisé des moulures, qui ne
■ ..écarte point du vrai. C'est de compter'd'abord la masse de
S P'erre pour ce qu'elle est dans son cube tel qu'il existe, sa
"t S .Slan^e longueur sur fa plus grande hauteur , & sa plus
•çp" e:.épaisseur, pour être comptée à mur de la qualité de
Daïr ^ierre 5 c'esi-à-dire, que si cette saillie à un pied d'é-
r ' leur, e]]e sera comptée en mur de 12 pouces , mais sans
Parement jOU bien au cube.^
jj, nsu'te , & sans avoir égard à ce ' toisé, on toiserâ les
rria îfes el1 les pourtoumanty non le long de cette masse ,
sailP ^°"S ^u n"^ ^u Pr'nc'?a^ mur j & seront lesdites
]j2 les comptées chaque membre pour 6 pouces, & tirées en
M P0llr''<î^^ d-e picre ou saillies/impies.
tij>VYais soi', les façades des Hôtels , Portes principales ,Ves-
tois CS ' ^V."* so trouve aes saillies qu'il n'est pas possible de
tro , en deux reprises, ou dont lés opérations deviendraient
leur r°n£ues • a'ors on toiso ces saillies comme ci-dessus. Si
Coin U^^r?c'e égale celle de la masse , elles seront comptées
côrno^ ",'es .masses ; mais si elles les excédent., elles seront
~,P ees comme saillies (impies ou taille,
de '6 S ayant- corps qui excédent le nud du tnurau-dessus
3 pouces*;seront de ce nombre f. parceque 3 pouces se
îo4 Architecture F ratique.
peuvent compter au cube ; maïs âu-dessbus l'objet devient trop-
petit. Par exemple, un bandeau simple de croisée, ou une-
plinthe simple , qui aura 6 pouces de face , sera comptée pou*
6 pouces de saillie rhSÏFe ; mais si elle est accompagnée de-
plusieurs autres membres , elle sera comptée comme saillie-
simple. ' ,
liés saillies en plâtre faites dans les renfoncemens des mur'
ne sont comptées chaque membre que pour 3 pouces, parce
qu'il n'y a point de matière. Celles faites dans les renfonce''
•mens des murs en pierre de taille font comptées pour 6 pouces*
de saillie simple ou taille.
Il est d'usage de compter les moulures en plâtre à toise s"'
perfîcielle ; mais celles en pierre de taille doivent se conip'
ter & réduire à toise courante de 6 pieds ÎTur 1 pied ; ce qu'on
appelle toise d'appareils Cette méthode vaut beaucoup mieux-
S'il y a des tables simpîes dans le de ou lenudaU
piedestal, elles sont "contournées & comptées à demi*-
pied.
Si au lieu de table, l'on y fait des cadres, chaqu;6
membre couronné ne doit être compté que pour demi'
pied, à cause qu'ils sont pris dans répaisseur du corp*
du piedestal.
Si le piedestal n'èst pas isolé, c'est-à-dire , qu'il sol£
engagé dans l'epaisfeur du mur, l'on ne compte que ce
qui est dégagé Fuivant son pourtour.
Les corps des entablemerts portés sor des colomne*
ou sur dès pilafires, qui sâillent hors les saces des mut"s»
doivent être comptés à. part outre les moulures. Ce
corps d'entablemens sont mesurés comme les avântT
corps simples, c'est-à-dire, que l'on prend toute lason'
gueur de la face avec l'un des retours, que l'on tauW
plie par la hauteur de l'entablement; & les toises q^1
.en viennent) sont comptées sur la proportion que la iaj1'
lie de l'entablement a avec le mur contre lequel il estj°jn '
Comme si le corps d'entablement n'a de saillie que :/
moitié de l'epaisseur du mur, l'on ne comptera les to
ses supersiciêlles qu'à demi- mur, si plus pu moins à pr
Portion- hX&
L'on cojmpte outre, cela les moulures, desdiis entaDi ^
Des QUATRE Ordres. 10:5:
! » & l'on çn prend le contour au nud de la frife >
Quoique les saillies excédent ledit nud.
Quand il y a des frontons au-dessus d'un Ordre d'Âr-
c"itecl;ure j ou d'un avant-Corps simple, l'on compte le
cprps desdits frontons comme mur, soit triangulaires ou
entres, & Pon compte ensuite les moulurés à part, sui-
ent la pente ou le contour desdits frontons. (Si}
, (m) Comme les frontons sont très-souvent difficiles à toiser^
causè de leur élévation , nous indiquerons une méthode ai-
ee Pour le faire sans danger.
l| faut mesurer par bas la plus grande longueur du fronton ;
Ultiplier la moitié par l'autre ; en doubler le produit ; de ce
.ï °Quit en extraire la racine quarrée ; de laquelle racine on
• era la moitié de la longueur du fronton : le restant sera sa
«auteur.
^>i»™ma'u«. Exemple. Soit un fronton de 14
sr *■*♦._- pieds de long : sa moitié sera 7 . qui
multipliée par elle-même -, ou par
l'autre moitié , donnera au produit
49, dont le double sera 98. & sa
V*"r'*r" 1 j i ' »—1—r-^j racine quarrée 9 y|. Si on ôte de la-
V   ; / dite racine la moitié de la longueur
   / du fronton 7, il restera 1 -sz pour sà
   / hauteur, lequel nombre multiplié pat
''••....« „,..«*''' la longueur 14 donnera le produit
w du fronton.
5 D U. 'en. * on peut encore diviser cette longueur totale en
*«u T6S ^§ales & prendre deux de ces parties pour la hau-
^du fronton.
^ ^ erne exemple. Le neuvième de 14 est 1 ■$$ & le double
ji0'?Ul ^ra la hauteut du fronton. Cette méthode donne un
^tre 1 ?eu difsérent de la première, & pour sa facilité doit
Préférée.
spn es acroteres que l'on fait au-dessus des frontons,
comptés comme les piedestaux ci-devant expliqués.
Nu s • au ^eu ^e co^ornnes l'on met ^es pilastres
tres ^ir}e Un avant-corps, l'on contourne lesdits pilas-
^ult' > °h Pren^ k moitié de leur contour , que l'on
se<! * ^le P*r toute leur hauteur, pour en avoir des toi-
ani«r-(8a)
2c6 Architecture Pratique.
1 ($'z) Ceci est une répétition de la manière de toiser les dol"
serets , ou autres corps saillahs du nud du mur , lorsqu'ils exce-
dent ce nud du rnur de 3 pouces & plus ; car au-'dessous on pé'ut
en compter les arêtes comme saillies masses , si la face iapes' ;
ficielle , compris les retours de ces pilastres , est égale aupro*
duit de ces arêtes : Ci elle surpasse il faut nécessairement le*
compter, comme on compte & on 'toise les dosserets.
L'on toise l'es chapiteaux, les bases, les eannelures >
&c. dés pilastres comme les colomnes, &i'on en prend
le contour au nud desdites colomnes.
Les tables d'attente qui {aillent hors le nud des murSj
sont mesurées comme les pilastres, c'est-à-dire, que
l'on prend la moitié de leur contour, que l'on multl*
plie par leur hauteur, & le produit donne des toises*
mur. (83) '■ • -
(83) Ces tables d'attente sont ordinairement quarrées ou
barlongues. La hauteur sera le côté le plus long , & la largeus
le côté le moins long : il seroit beaucoup mieux de les coss1"
prendre dans l'épaiileur naturelle du nrffe , s'il étoit possible.
Si leur saillie est au-dessoUs de 5 pouces , on peut contour*
ner i'aiête saillante , que l'on compte sur 6 pouces en l'ail''2
masse, si le produit en est égal à sa superficie où supérieur>
car s'il est inférieur, on lui donnera quelque choie de p'uS
jusqu'à leur parité.
Il saut ajouter les moulures des corniches & cadre5
dont leidites tables d'attente sont ornées ; le contos^
desdites corniches est pris-au nud desdites tables ; & "
les moulures des cadres desdites tables sont prises danS
répaisseur d'icelies , chaque membre couronné ne dort
être compté que pour demi pied. (83.)
(84) Ceci est encore une répétition delà note 80 qu'.c.°n'
firme l'usage de ne compter les moulures prises dans l'épaisseU^
d'un mur , que pour moitié de leur valeur, c'est à-dire > cll.a't.'
que membre couronné pour 6 pouces ,' parcequ'il n'y a P°'n
de matière ; ce qu'on doit entendre , suivant notre systêss16 '
en légers Ouvrages ; car en pierre de taille nous nous sotn01
expliqués différemment dans cette même note 80.
-P<U7. aoâ.
Des quatre Ordres. 107
• Le corps des bossages qu'on laiiîe aux encoignures,
^x chaînes des murs de faces, ne sont point comptés'
,'j part outre lesdits murs : mais les joints refendus que
0n- fait dans lesdits boiîages,, sont comptés pour ua
P'ed de toise courante, soit que les joints soient quar-
ts a deux angles comme A > pu triangulaires comme
1 ou enfin à deux angles* arrondis en leurs arêtes
^mme C; l'on prend tout leur -contour, c'est-à-dire,
a «ce & leurs retours, & chaque pied de long vaut
* Pied à mur, dont les 36 font la toise.
Les plinthes que l'on fait aux faces des bâtimens pour
arquer les étages, sont simples ou composées ; les
'^ples n'ont qu'une seule bande sans moulures, elles ne
0R} comptées que pour demi - pied courant ; celles
«UJ ont un membre sous lesdites bandes, sont com*
P ees pour 1 pied courant, si plus de moulures à pro*
P°rtion.
s^esplinthes des appuis des croisées pu autres endroits >■
°Went être comptées de même que ci-deisus (8y)
k'°î) Quand l'appui d'une croisée en pierre de taille estseu-
^ lient en saillie du nud du mur, sans autre moulure que sa
sa'ir 'ante > & 1ue cette croisée est comptée pleine , cette
g le est due. En prenant sa longueur, & la multipliant sur
v}uÇes , son produit sera tiré en ligne comme saillie masse.
l«h ^ cet aPPu' e& estimé à prix d'argent, soit pour va-
gj. » °u plus valeur , cette saillie sera estimée dans le prix -,
Jîe sera point comptée en sus.
s0- ■ un appui orné de moulures est estimé à prix d'argent t
tre ^°Ur va^eur , ou plus valeur , ces moulures seront en ou-
xj,. ^0rnptées pour ce qu'elles sont, & leur longueur s'en pren-
9)o ns ^a P^us gfanc'e longueur de l'appui, à laquelle oit
1 ètéUt^,a, ^ ^illie hors le nud du mur , soit que cet appui ait
aille circulairement , ou en retour d'équere.
c» *t,"'/'^;. Soit un appui dans une baye de 4 pieds en.dans-
lçs rl > aillant du nud du mur de 6 pouces sur la face & sur
on c.°tes : sa plus grande longueur sera de j pieds : à quoi
5 p-ai?utfra 6 pouces pour sa iaillie , & sera par conséquent de
lSlif ds r » qu'il faut multiplier par le nombre des membre» ,
Produit seça tiré en ligne pour saillie simple.
'&G$ ÀRettlTECs ÛR.E l^RÂs ÎQÛÈi ;
Quand on fait un bandeau simple au pourtour ai
(dehors d'une croisée, ce bandeau doit être compta
pour demi-pied de toise. Les croisées qui ont un doublé
bandeau, sont comptées pour i pied sur leur contour*
Si auMieu d'un bandeau, l'on fait une archivolte au
jpourtour du dehors desdites croisées, les moulures ûe
cette archivolte doivent être comptées chaque membïe
/couronné pour i pied de toile à mur.
Les croisées & les portes qui sont plus composées>
comme celles qui ont un avant - corps couronné à ut*
fronton, l'on y doit compter toutes les moulures fëil'
lantes couronnées d'un filet pour i pied, ainsi qu'il a ete
dit, & celles qui sont enfoncées dans lesdits avant-corp5»
pour demi-pied ; & s'il y a des consoles, l'on compte
les membres qui les couronnent, & l'on estime lesditeS
consoles à part.
L'on doit faire peu de moulures au haut des ch£'
minées quand elles sont de plâtre ; car quand on y elJ
fait beaucoup, elles tombent en peu de téms ; les p'u
simples sont d'une plinthe &d'un larmier, avec un am°r'
tissement au-dessus, pour égouter l'eau ; la plinthe si01'
pie avec le larmier & l'amortissement au-dessus, e
comptée pour i pied | courant ; s'il y a une plinthe ai'
dessous, elle esi comptée à part suivant ce qui a été àih
Aux grandes maisons l'on fait ordinairement le haUt
des cheminées de pierre de taille de S. Leu, ou de pies*
te équivalente , auquel cas l'on peut un peu plus oro^
le haut desdites cheminées, sélon la qualité de la ,na1'
son : l'on y fait une corniche de 3 ou 4 pieds de mou
lures, avec un architrave au-dessous. (86)
(86) H n'est point ici parlé de la manière de distinguer & -i
toiier ces têtes de cheminées. Chaque Architecte 0111e &  .
construire ces fortes de couronnemens de tête de cherriine
suivant fon goût. - . 5
Eri 1749. j'ai été appelle pour en toiser quelques-unes
plus fingulieres dans leur conftruc"Hon -, comme on peu' s^
convaincre en jettant les yeux fur le dèssein que j'en ^""V}
Elles avoientété imaginées pour enipêcherla fumée ; Â*a fû.>
ne produisirent pas l'esset qu'on eu attendoit ; aussi ne leS P -~
polan -
Des quatre Ô rdres» . ko£
î^saî je point comme un modèle à suivre dans l'exécution %
«uis le détail de mes opérations pourra être de quelqu'utilitê
.* ceux qui auront à toiser les têtes de cheminées ornées. Fep'ff
t*siguré.
Sîô AïicriiïËCTtïïtË Pratique»
Ce couronnement est composé de trois assises en S. Létft
La supérieure ait pouces de haut & 19 pouces de large , «
les deux autres ont ensemble 31 pouces s de haut sur z8 poli-
ces de large. Les coupes ici figurées représentent le travail in-
térieur. Je suppose cette tête de cheminée isolée construite e*1
S. Leu, & le tuyau en brique ravalée des deux côtés ayant
3 pieds de long sur 10 pouces de large dans œuvre.
La tête de cheminée construite en S. Leu en trois assiies
contient, savoir, la première ç, pieds 5 pouces de long compris
un retour (£) sur I pied 9 pouces | de haut, compris demi-fa-
ce supérieure (d) & de 19 pouces d'épaisseur à déduire pour k
vuide de la jon&ion desdites demi-faces {a) S. Leu de j» pouce*
19 pouces sur 9 pouces 4 , le reste vaut . .
Les deux assiies au-dessous ont ensemble
a pieds 7 pouces  de haut sur 6 pieds 10
pouces de long , compris un retour (e) & de
28 pouces d'épaisseur , & vaut ....
La plinthe au-dessous de la frise aussi en
S. Leu 9 pieds 8 pouce* de pourtour sur 6
pouces de haut 6c 6 pouces d'épaisseur ,
vaut.....•.......
Le parement intérieur & l'évuidement
des trois premières susdites assises a 3 pieds
7 pouces -I de haut sur 6 pieds 8 pouces de
pourtour, & vaut pour .taille . . ". .
Le parement & évuidement circulaire de
la fermeture intérieure a 9 pieds de pour-
tour sur 1 pied •£ de dévelopement & vaut
Le percement de quatre ventouses en
forme de piramide oblongue tronquée &
renversée évaluée chacune à une toise - de
taille vaut . .".... .'.--.•■ »• -
Les moulures extérieures prises du nud
delà cheminée ayant 10 pieds 8 pouces de
pourtour sur 5 pieds de profil, valent . .
C'est-là le meilleur dévelopement pour pouvoir aisémen »
sans sortir des usages , apprécierai valeur de ce couronne^p,
de cheminée , & confondre cet ouvrage dans le prix gé"er
& commun, sans en faire de distindion particulière. _ , 5
Les tuyaux & manteaux de ces cheminées étoient pris "a
Fépaisseur des murs de 14 pouces, les manteaux avoijnL;
pieds 10 pouces sur 3 pieds de haut ou environ ;le tout da
«euvre. Au-dessus de la tablette étoiënt deux pierres évu10
circulairement haut & bas , qui par leur saillie dans l'inf j sss
de la cheminée ne laissoient qu'un passagede 18 pouces, i)j;
lesquelles saillies on a fait avec m trépan à chaque cPte
o. o. 8 h
S. Leu de x8 pouc«-
o. t. o i.
S. Leu de 6 polit*5'
Ô. O. 4 .
Taille de S. te« *
toise courante
4. I. J. O.
Taille de Saine t?$
lient.
2. I. O. O.
Taille de Saint t5"'
Idem.
oii
6. o. o. o«
Taille de S. U<l
saillie fîmplc. «"*
8. 5. 9: °-
Des quatre Ordres. nt
ttoUs ou ventouses. Ces pierres ont été toisées quarrément
«ans l'épaisseur du rnur, sans rien rabattre pour le vuide dô
»8 pouces , les pierres étant chacune d'une seule pièce saisant
parement devant & derrière , & on a donné une plus valeur
^n argent pour l'évuidement de ces pierres en 10 pouces de
»argeur sur leur hauteur, compris le percement des trous.
Aux endroits où la pierre n'esr. pas commune} l'on
la't le haut desdites cheminées de brique avec mortier?
"e chaux & sable. Cette construction eft incomparable-
ment meilleure que le plâtre.
L'on fait à présent peu de moulures de plâtre aux
Manteaux de cheminées des grandes maisons, parce-
*!*» elles sont la plupart revêtues de marbre , jusqu'à la
Première corniche ; Ton en fait au moins le chambran-
e avec la tablette , & le reste de menuiserie , il n'y a
ordinairement que la corniche d'en-haut qui soit de plâ-
*re j mais pour les maisons ordinaires , on les sait toutes
^e plâtre j excepté le chambranle qui est fait de menui-
■erie. Les Entrepreneurs prennent loin d'orner de beau-»
c°up de moulures les manteaux de cheminées, qui sont
tre^souvent mal ordonnées & mal exécutées. Il n'y dois
j^°irau plus que quatre ou cinq toises de moulures dans
es plus grands manteaux de cheminées. (87)
■Ç '87) Du tems de M. Bullet,& avant lui, on n'étoît poînt
. m? l'usage de parer les cheminées avec de grandes glaces ,
^ ttirne on fait aujourd'hui. On ornoit les manteaux de pe-
s Ordres d'Architecture , de ronds, d'ovales, dans les-
3, S« on mettoitdes médaillons en demi-bosse, de corniches;,
. attiques g^ç ma;s aujourd'hui on se contente d'une cornir
; ? Par haut, & les manteaux sont tout unis , pour pouvoir
"Jettre des parquets de glace.
Hi » ne ""* presquc plus aujourd'hui de chambranles de che-
0t ,ees e" menuiserie ; pn les sait de pierre dure , plus pu moins
t^V >' Vivant le prix qu'on y veut mettre. On les peint en
j?re : ils sont d'un bon service §t sort propres.
,»in'anS *E* ma^ons considérables , les chambranles de che-
jatl)fes des principaux appartenons, & le revêtement de*
«loi 3^eS ' ^0nt ^e mir^>re P'us ou moins riche '■> & ceux des
^arh -6S ^PPartemens sont de pierre de liais. Ce sont les
Dr'ers qui sourniffènt les uns & les autres.
Pi)
ilï ARCHITECTURE PRATIQUE.
Quand on fait des corniches sous les plafonds ou cîse
très des appartemens, l'on mesure la longueur de cha-
*[ue côté, de laquelle longueur l'on rabat une saillie de
la corniche : car on ne doit compter que du milieu de
la saillie d'une corniche à l'autre, comme si une cham-
bre a i o pieds en quarré, & que la corniche que l'on
a faite pour ladite chambre ait un pied de saillie, l'on
ne comptera que 18 pieds pour chaque face de mur >
ce qui fait 12 toises de pourtour pour toute la corni-
che, au lieu que les murs ont 12. toifes 4. pieds de
pourtour, (8-S)
,: (88) Nous avons dit ci-devant, que la saillie des moulures»
ou plutôt les moulures en saillie, se pourtournoient d'après, 1*
nud du mur. Cette règle est générale, & peut'- être sans ex-
ception , pour peu qu'on veuille faire attention aux angles ex-
térieurs & intérieurs» Les angles extérieurs se rejoignent d'e*
querre, -&sont complément des angles intérieurs. Il n'y a pre**
que point de travail à un angle extérieur, parceque le ca-
libre ou l'outil qui pousse les1 moulures rencontre & forme ajj
bout de la matière une arête saiilarite & naturelle , ce qu';
ne peut saire à un angle intérieur . il faut qu'il soit arrêt*
à une certaine distance , pour interrompre la suite de ces mou'
Jures : la main par une autre industrie achevé le travail, 1ul
par ce moyen devient double de l'autre , & quelquefois qua*
druplë. Sans donc sortir du principe général de prendre 'e
pourtour des moulures au nud des murs, nous disons , sass5
nous embarrassêr si c'étoit l'usage du temps de M. Bullet &
Rabattre quatre épaisseurs pour les angles , ou bien s'il a
avancé cela sur des mémoires insidèles, nous disons d0ssC
qu'il ne faut rien rabattre pour les angles , parceque le tr*f
Vail d'une corniche vient s'amortir sur le nud du mur : "ol
nous concluons qu'il faut pourtourner cette corniche au l**"»
dudit mur , & que dans l'exemple qu'il cite , ce pourtour do'
être de 76 pieds ou 11 toises 4 pieds , au lieu de 72 P'e
ou 13 toises. .
Tel étoit l'usage établi avant M. Bullet, comme no»"
lisons dans Ferrieres. » La moulure d'une corniche, &'Êf,
» n'est considérée en sa longueur & pourtour, que de » '
sj tendue du mur de soss corps , comme, par exemple,
s» piedestal isolé , quoique la saillie d'une corniche ou sa 'P-a,
=> tie supérieure ait beaucoup plus de pourtour que le c07a
*•" du piedestal ; néanmoins le contour du piedestal règle ct
Des qu-atre Ordres. tiy.*• de la: corniche ; ainsi si les corniches sont dedans-œuvre
*■ comme dedans & au pourtour des murs des salles , vestti-
.* bulès & autres lieux , l'on ne fait aucun rabat de ce qu'il peut
*- y avoir de diminution en sa saillie. <*••
Il se pourroit faire encore que lorsque M*. Bullet a proposé cefc.
te deduftion des quatre angles , il supposoit^ que ces corniches,
étant de pierre de taille, il convenoit de rabattre les quatre
«paisseurs pour la. masse de la pierre seulement., S'il l'entendoit
aans ce sens , ce n'èst pas quatre épaisseurs qu'il convenoit ra-
battre^ mais bien deux.
Peut-être encore , qu'étant accoutumé aux grands travaux
feu. le plus souvent on met dans les angles rentrans des cartels.,.
Médaillons, consoles ou autres soulptures qui étoient de sor».
*pms très en usage, le Maçon ne travaillant point ces angles
n'y fournissant aucune matière , il avoit décidé avec raisor»,
qu'il en falloit rabattre les quatre angles.; ee qui-aujourd'hui
doit être de même en pareil cas»
S'il y a, des -avant- corps ausdites corniches l'on em
Qoit compter 1rs retours : car le devant tient lieu dé-
cile qui seroit à.l'alignement qui fait arrière corps. (89.)?
(89) Lorsqu'aux corniches il së trouve des avam>corps sail~
Jans sur toute la corniche , ou en partie , on ajoute au pourtour
"e ladite corniche 6 pouces pour chaque arête. Si l'avant-corps•
J^e saille qu'en partie , on,ne compte que le nombre de mem-
bres que cet avant-corps contient sur 1, pied pour les deux,
frètes saillaates , fàvoit 6'pouces pour chacune. Par exemple ,.,
«* une corniche a 4-pieds de prosil , & que l'avant-corps se per-
*Je dans la gorge de cette corniche qui n'en. contiendra que
'•eux, après avsiir compté,la corniche, comme s'il n'y avoit
point d'avant-corps , on comptera ensuite pour cet avant-corps.
* Pieds de prosil sur 1 pied, s'il y a, deux arêtes , & pour 6*
P°uces s'il, n'y en a qu'une.
0e là manière dmt on doit, toifèr les, "Tailleurs de:
pierre qui travaillent à leur tâche.
QUand les Maîtres Entrepreneurs font tailler Ies-
> pierres de leurs bâtimens à la tâche des Tailleurs
fe PJsrEe, si, ç^eit des moulures, chaque membre co.u«*>-
4^4 Architecture Pratique.
ronné de son filet, est compté pour i pied de toise»
dont les six sont la toile, soit en pierre dure ou en
pierre tendre ; c'esi-à-dire, que six membres couronnes
sur une toise de long, qui ne sont comptés que pour
•une toise à l'Entrepreneur, sont comptés pour 6toiseS
-au Tailleur de pierre qui travaille à sa tâche. Il n'en est
pas de même des moulures de plâtre que les Maçons
font à leur tâche ; car il faut 6 membres couronnés pour
en faire une toise, comme elles sont comptées par les
Entrepreneurs.
Quand les Tailleurs de pierre font des ouvrages or-
dinaires à leur tâche, où il n'y a point de moulures,
comme des premières assiles, des piédroits, des en-
coignures , des parpains, &c. l'on toise tous les pare*
mens qui sont vus ; quand c'esi de la pierre dure elle
est ordinairement comptée sur sa hauteur, c'est-à-dire>
qu'une toise de pourtour de paremens d'une assise j
fur la hauteur de ladite assise, fait une toise pour l'ou-
vrier ; l'on en fait le prix à proportion.
L'usage n'est pas de même pour la pierre tendre 5
car l'on réduit chaque assife sur un pied de hauteur»
comme si une pierre a iy pouces de hauteur, elle
est comptée pour un pied & un quart ; si 18 pouces >
pour i pied s ; si i pouces, pour M pied  , & ainp
du resle, en n'augmentant néanmoins que de trois e»
trois pouces, pourvu que les pierres n'aient pas plus
d'un pouce moins que cette progression arithmétique »
car si l'assise n'a que 14 pouces, elle n'est comptée
que pour 1 pied ; ÎI 17 pouces , que pour îj , &ainsi
du reste à proportion.
Les pierres qui ont piusîeurs paremens sont contour'
nées suivant lesdits paremens, soie de pierre dure ou
de pierre tendre, & une toise en longueur doit fairS
une pour l'ouvrier, comme il a été dit. ($o)
(90) Les Tailleurs de pierre ou Piqueurs de grais , sont toi"
sés à toise superficieJie tout parement vu, & tout vuide rabat"
tu; laquelle'toise supersiciells se réduit à. se qu'on. appellc
De la Graisse rie. 21 s
toise de taille , qui est de 6 pieds de long sur i pied de haut»
•oit que la pierre soit dure ou tendre , & sans égard à la hau-
teur de la pierre.
Le vuide des portes & croisées étant rabattu , on leur
toise le pourtour des embrasemens , en pourtournant l'épais-
j^ur du mur & la seuillure. Mais les platte-bandes droites ou
bombées leur sont comptées double , parcequ'il y a trois
Paremens vus. Si elles sont cintrées en plein cintre, surmon-
*ees , ou surbaissées , on en compte le pourtour une fois &
demie toujours en dans-œuvre de la baye ; & ce , à cause de
'appareil & sujétion de la taille..
, Les paremens qui sont de sciage leur sont également comp-
tes.
S'il y a avant-corps sur un mur, on le pourtourne sans
aucun usage.
On ne ieur compte aucun parement aux endroits où on
sorupte des moulures ou profils d'Architecture.
Plus le parpain du mur est épais, plus la taille est chère, à
*ause des lits & des joints, car tous paremens sont égaux.
Quand un Entrepreneur marchande à un Tâcheron la taille
~e pierre , il doit le faire par écrit ; & bien expliquer que
ton ouvrage sera ragreié sur le tas , sans aucune baleuvre , re-
^ans, ressans ou autres défectuosités.
On marchande encore la pierre à tout parement vu, quel
5uil soit, tout vuide rabattu sans aucune plus-valeur; mais-
l' finit encore avoir soin de déroger, en ce, expreffément aux
s Se Coutumes , & que le prix soit supérieur au prix cour
®£ LA ÇONSTRVCTION EN PIERRE
de grais, vulgairement nommée Graissbrie.
I j Ans les environs de Paris , .& autres lieux où la .pierre
A-^ de taille est rare , ou trop couteuse , & où lepaysfour-
, !' "es masses de grais, comme dans les environs de Fontaine-
p 6 n- ' on débite le grais :par carreaux de telle grandeur &
ri f,w. ^ue l'ouvrage le demande ; mais le plus ordinaire est
débiter des carreaux d'environ deux pieds de long sur un.
P'ea de hauteur Se d'épaisseur. Le.grais n'ayant point de lit se-
-e ^Jte sur tout sens, & de telle longueur que l'on veut.
j n appareille le grais comme la pierre : on fait & on ban-
des P0rtes » des croisées , des claveaux , des sommiers 5
ar«.sinples & .doubleaux, des encoignures, .des chaînes,
O iy
% 16 A R CH I T E C TU1E P'RAT IQ U> E.
de* cours d'asfises , des tablettes de murs d'appui, des dalles^
4es gargouilles , des marches d'escalier, des pierres d'évier,^
des bornes rondes ck à pans, des (euils de grandes & petites,
portes%des auges,, & toutes sqrte.s d'ouvrages solides & de.,
durée.
La conitru&jon en grais est fort bonne,, étant posée avec
çnortier de chaux & sable ; elle est encore meilleure en chaux.
$L ciment, & résiste entièrement 3 l'injure du tems.
Le pont de Pont-sur-Yonne e.n est une preuve. Les, arches
ont iz tpises de diamètre. ; le cintre, est surbaisie, & les cla-
veaux ont plus de quatre pieds, de long. On voit.qu'ils ont étk
fîchés avec mortier de chaux & ciment, & non de sable.
La taille ou pic du grais est dangereuse pour les ouvriers
novices , à cause de. la subtilité;de..la vapeur,sulphureuse qu'
çn sort, & qu'un ouvrier consommé évite en travaillant à cosir.
trevçritj.toujours, en plein air & non enfermé. Cette vapeur
est si subtile , qu'elle passe à travers les pores d'une bouteill?
rçje gros verre ; expérience qui se peut faire, à. peu de frais.-
Prenez une bouteille de gros verre. Emplissez-la d'eau î
houchez-la bien, 8ç y mettez un cachet, engagez un Tail'
leur de grais à la mettre pendant quelques jours près d3
£pn travail j,vous trouverez dans le fond de ladite bouteille
une pousslere de grais austi, sine que de la poudre, la mieu*
iamisée,
. Lç travaiLou pose. du grais est encore, très-sujet, Lorsqu'ost
pose, par exemple , des dalles , un caniveau,., ou un, seuil, »
s^u.t a.vpir soin de bien garnir par-dessous.; car. ce sostjle se gaU'
ehit aisérnent, C'est une expérience connue & qu'on peut sait
re à tout moment. Qu'on calle le soir une dalle de grais
bien, dégauchie Cous trois d_Ç s?s angles , le lendemain matia
çlle sera gauche, & il sera impossible de la faire revenir san»
la retailler.
■ On construiroit, si, l'on vouloir, des bâtimens en grais qu*i
feraient tout le pàrpain des murs. Est-ce économie ? Est-ce l3-
frande pesanteur de la matière, ou la disette des équipages dan*
i campagne qui l'empêche? Car je ne vo.is point que la dej-
pcnfe excédât celle de Paris ; au contraire s je la trouve inse*
ïieure, Un mur de Graisserie soigneusement travaillé, eft sps?-
propre. Il ne. s'agit donc , pour le saire, que d'avoir du g'a's
a portée, sê bien expliquer par un devis , dans kquel ls
îpisé en seroit détaillé suivant ce que nous dirons ci-après, re"
trancher sagemerit quelque petite chose sur le prix de la nia-;
tiere, fur lèprix du transport., & sur le, prix dû parement. )&
«dis fagçmçnt, car il. saut, que l'ouvrier tfouve fa fub,siftance<
Voyant de grands travaux , il se retranchera à gagner peu sus
i^aque partie ; alors Je dis qu'oa pourra aiséirterw cgnftruire w%
. Delà G r a i s s e r i-e. ± i.^
^ifiçe solide & propre , à moins de frais qu'à Paris.
Hsx P.aremens de grais sont grossierement piqués, & sont.
?es a la vue & au tact Si on vculoit, on le poliroit & uni-
P't comme du bois raboté, en le polissant avec du charhon
; terre , de l'eau & une barre de fer de trois doigts de lar-
xt !întnanchée dans un bâton , & le lissant sitôt qu'il est débi-
j''. ette manœuvre rendroit l'ouvrage uni & très propre , &
Ç °ngeroit la vie de bien,des ouvriers, que ce travail pénible
. 9a"gereux n'altère que trop.
les ■ 'S ' 'e Sra's e^ proscrit dans les bâtimens. En voici
v raisons. i° Le grais ne vaut rien en ca.illoujage & forme
tç 1c"lon ; sa liaison avec le mortier n'est pas de durée , enco-
»oins avec le plâtre,
au» d P'erre étant assez abondante à Paris , on laisse le grais,
*Ue oVeurs Pour les usages des particuliers , & pour paver les
,<s ^ 'es chemins publics,
p'. Enfin, les carreaux de grais reviendroient trop chers à.
les S'tant Pour 'a matière que pour la main-d'œuvre. De plus,
1» V^^t'lurçs d'Archite&ure ne sont jamais si' propres que dans*
Vre de taille. ' ' ■ * ■
nunatCor'striiâion en grais se fait pour l'ordinaire différemment
çji a "aris. H. est rare de voir des encoignures faire parpain ï
' sonS ne ^ont au P'us ^Iue 'a mo't'^ de l'épaissèur du mur, &
)jt .Posées en besace , une tête entre deux carreaux ; lesem-
tat etne.ns de portes & croisées sont posés en boutisse, lui
'es &U *"r deux têtes , & font parpain ; les claveaux de por-
^°nt A Cf0'^es n'ont qu'un pied d'épaisseur. Les cours d'assises
H n ^eux faǰns S dans les gros murs , par exemple, de
• ^ t!i0UCes d'épaiïïeur , ils n'ont qu'un pied, 6k dans les murs
P>r.B °ln.d,re épaisseur, comme de ii & 15 pouces, s'ils font
ta()L In ' '1s sont posés en liaison par carreaux & boutisses : les
c'rcu)^S au"dessus des murs de terrasse & d'appui sont taillées
c'c^_ air?ment, & saillent de i pouces de l'épaissèur du mur ;
I>a • 're » d'un pouce de chaque côté.
loion P'ed cube de grais est plus ou moins cher, suivant l'é-
à toi^j?1 de la roche , & tout parement vu est payé & toisé
haut.E aPPareil ; c'est- à-dire , 6 pieds de long sur 1 pied de
■"-.es P
<&t Ou rePreneurs de Graisserie marchandent différemmen
tra /a^e : ^ uns entreprennent le débitage sur la roche '
'Hna rt au bâtiment, & l'appareil. Leurs marchés se fon
^nt |r,etnent à 8&9 livres la toise d'appareil, tout pare
Ci
^chese3Ues Bâtisseurs économes ayant sur leurs terres de
Hiij; e grais, les font débiter par eux-mêmes en m archasi
* ups le. débUage, aux autres le trap^ort au k âiimenî
2lS ARCHITECTURE PRATIQUE;
& alors l'Entrepreneur n'est chargé que de l'appareil, & de*
paremens , à raison de tant la toise d'appareil, tout parement
•»û. Le prix est d'environ 3. livres la toise, &. les Bâtisseur*
y trouvent un bénéfice réel.
Toisé de î.a Graisserie.
Lorsque l'Entrepreneur de Graisserie fournit le tout, & <pl!
n'y a point de marché, il saut envisager deux cboses.
La première , est d'examiner si tous ses grais font l'épaisse0'
des murs par carreaux & boutisses ; si ses bayes sont bande5*
& font parpain; s'il y a des seuils & appuis ; en un mot
la constru&ion est conforme à celle de Paris. Alors il doit êtr&
toisé aux Us & Coutumes.
Secondement, la manière de bâtir de ces Entrepreneurs et*11,
fort difsérente de celle de Paris , comme nous l'avons ci-dev*1!
dit, ils ont ausïi des Us & Coutumes particuliers , dont l'e«P'
cation est très-laconique : ces trois mots tout parement vil en *°
l'assaire. Cet usage leur faisoit un bénéfice infiniment supérie1^ ?
celui des demi-faces de la pierre de taille de Paris ; en ce £}ue ,
une pierre avoit parement aux deux têtes , ces deux itères'e .
étoient comptées comme sila matière y étoit pleine ; & à « a
on ne leur en a passé de tout tems qu'une seule, c'est-à-d'r
deux demi-faces, ou ce qui est la même chose un ret.oor*
On a donc depuis long-tems réformé cet abus , ik. plu»8 (
édifices que j'ai toisés & vérifiés suivant des marchés faits P,
les gens du lieu , m'assurent la méthode du toisé aétuel- ^°
qu'il n'y a point, je le répète , de marché par écrit, on c0'..
mence d'abord par toiser chaque carreau de grais posé &,, >
en place, longueur sur hauteur & épaisseur , & on le se ^
au pied cube. Ensuite on toise l'appareil, c'est-à dire > i0
parement vu, avec ses plus-valeurs, comme s'ensuit.
Toisé de la Graisserie pour appareil.
°sé ^
Tout parement vu & droit, quel qu'il soit, sera W".^,
tiré en ligne à toise d'appareil, c'est-à-dire, 6 pieds de
sur 1 pied de haut. ■$&
Les parties cintrées sur le plan seront contournées , t0 4.
& tirées en ligne pour toise & demie, c'est-à-dire^l sg
pieds seront tirés en ligne pour une toise d'appareil > a
de l'évuidement cintré du parement. £Ïe>
S'il est à deux paremens , l'un .concave, l'autre co°v
^ toises seront tirées en ligne pour 3 toises d'appare»- 0u
Les parties cintrées -en élévation, comme arcs de cav ^i
autres grandes parties, seront contournées , toisées & ^$
sia ligne pqur toise un quart ,j .ç'est-à?dire., que q«aw6
| y t)£ 'LA Gr.AISSER.IE. 21^
esont tirées en ligne pour cinq toises d'appareil, à cause des
°êasc lus 8c du démaigrissement.
I ous bandeaux cintrés de portes & croisées pris en dans-
ç ivre des feuillures des embrasemens, & non des tableaux ,
«ont contournés, toisés & comptés pour toise & demie , à
, e des_deux lits, du démaigrissement du parement contour-
e> « sujétion des arêtes.
^, * oute feuillure de porte , croisée , & autres d'un pouce ou
n pouce i sera toisée suivant le contour de la croisée, por-
jiji utautre, & comptée chaque pied courant pour 6 pouces,
t ny a point d'embrasement ; c'esl-à-dire , que i ï pieds cou-
de feuillure seront tirés en ligne pour une toise d'appareil,
seu* a S'^y aembrasement démaigri en grais de toute l'épais-
du mur, chaque pied courant de feuillure sera compté
p0 r l pied,- c'esl-à-dire, que 6 pieds seront tirés en ligne
W«s«!ne t0'k d'appareil, à cause de l'évuidement de la feuil-
^, & du démaigrissement de l'embrasement.
fend *Ue trou ord"la're de 3 ou 4 pouces en quarré & de pro-
i b 6jtlr Pour sacilement de pattes ou gonds sera compté pour
Unr >> c'esl-à-dire , que quatre trous seront comptés pour
fie /°'^ d'appareil, à cause de la difficulté de ces trous , qui
c j, e Peuvent faire qu'avec une espece de poinçon qu'ils ap-
PaiT *"1 ces trous *°nt ^e^'n^s pour scellemens de gros gonds,1
ije ,8es d'ancres ou autres gros fers, qui sont ordinairement
alof .?°Uces en quarré & de 8 à 9 pouces de profondeur ,
trois ^eron£ comptés chaque trou pour z pieds, c'esl-à-dire,
Q, r°Us Pour une t0'^e d'appareil.
autr a5Ue tranchée en grais pour l'encastrement d'un tiran ou
sera ers d'un pouce ou environ de profondeur & largeur ,
eij -, 0rnptée chaque pied courant pour 1 pied d'appareil : s'il
* Si jS §e ^ P'us Prof°n^ a proportion.
de g ns une tête de mur en graisserie on fait une tranchée
bbis '7 ou 8 pouces quarrés pour encaslrer quelque pièce de
Cours COlnme par exemple, un poteau de vanne à la tête d'un
pietis !)• ^e moul'n, chaque pied courant sera compté pour j
çha appareil. :
sera *îUe appui'de croisée qui aura seuillure & jet d'eau ,
1ue .rt°urné, toisé & compté pour toise ^, c'esl-à-dire,
J^PPa?1?^ suPerfic'els seront tirés «n ligne pour une toise
'igné '& chaque pied courant de feuillure sera tiré en
PaS) pour J pied d'appareil, s'il y aparpainjck s'il ri y en a
; tes p ^ Pou°es.
%le ."^Wernens & plinthes seront'd'abord toisés d'angle en
115 4a  xtv^m^ ^e la-cimaisë Cur leur hauteur 'naturelle ,
^ r« au profii i ensuite les moulures seront prîtes -du oad
ÏÎ.O ARCHITECTURE- P-RATï'QUE.
du mur de face , d'angle en angle , sur le profil que la quaflî,>
té de moulures donnera: chaque membre d'Architecture c0"'
rpnné de son filet sera' compté sur J, pied de profil. ..
Exemple. Soit un mur de face de 6 toises de long d'a"Sj
en angle, couronné d'un entablement saillant d'un pie" ...
chaque côté; lequel entablement ait un pied de haut & ' .
profilé de six membres d'Architecture , je dis: le Paren,(us
de I'assise d'entablement contenant 6 toises j, pieds de long
i pied de haut vaut . . . .6 toi. a pie'1*'
Les moulures d'entablement contenant. , ,
6 toises de long sur 3 pieds de profil valent 18 toi. o P'e"s* •
II en sera de même des plin.th.es & autres, corps saill3,*1 *
parcequ'il est censé qu'il y avoit parement ou qu'il devo1'
être ; & surtout dans cette qualité de matière , où les &0 .
lures ne sont pas faciles à travailler, & ne se font,qu*v
beaucoup de tems, ^
Les tablettes au-dessus de* murs de terrasse seront co»*0 ^
nées& comptées à double parement, s'il y a bahut corn"16/,,
la sigure a. Si elles ne sont que circulaires comme b, e"eSalls
ront comptées & tirées en. ligne pour toise ■£, c'est- à-dire .l
quatre pieds seront tirés en ligne pour une toise d'appare'1, ^
La saillie desdites tablettes hors le nud du mur sera,^
putre comptée , chaque pied courant pour 6 pouces d'appa |j
û ladite tablette est évuidée au-dessous de. sa saillie con""^
jçeprésentent les figures a & b. Mais ne sera rien compta
içy appint d'évmdement, compile représente la figure J
1 ' a$
Les dalles taillées es caniveau, seront comptées à toîiftï8. ^
durefouillement, 6k si elles étoient à recouvrement, °n 3>
roit à la longueur 1 pied par chaque joint t (&
Les gargouilles recreusées cîrculairement se pourtoursse js.
tous les paremens apparens , sans égard aurecreufe01 -j c}>
on ajoute à ce pourtour t. pieds pour ce recreuseinent- ^y
gargouilles étoient à recouvrement l'une sur l'autre, ° c>$'
teroit à la longueur totale un pied pour chaque joint ' pos
à-dire , 6 pouces pour la feuillure de l'une & 6 p°uC ,,
l'évuidement de l'autre. , , $2
Les pierres d'évier, les bornes &,augess'esti"19-
dXrgen^
De ià Graisser il. zïï
détail de là Graissirie fuivant les opérations que j'en m saim
en dissérais endroits.
n. "our le tirage & fente de j carreaux chacun de 2 pieds
e long & , pied sur tout sens à io sols le pied cube font la
s°mme de . . . . . . 3 1. o s.
j. 0Ur transport à une lieue de la carrière , à rai-
lon de 8 sols le pied cube . . . . i 8 .
* °ur un parement, lits & joints à 3 livres fait 3 o
r°ur fourniture de couperets , masses , coins ,
flcs > bouchardes, burins, &c. .  . o ia
Tdtal 9 1. o s.
est a observer qu'un pied cube de grais pese 183 livres
"^«viron. /
ie j?s Pr'x s°nt P'us ou niolns farts, suivant les lieux; mais
"«ail est toujours le même.
^ LA CONSTRUCTION DES MURS
de Rempart & de Terrajfe.
j jAns la construcTlon des Murs en général, il y a
jj., ,tr°is chose's à observer; la première est la qua-
.. des' matériaux, leur arrangement ou leur disposi-
ajj- } la séconde est la qualité du terrein pour bien
le °!r 'eurs fondemens ; la troisiéme est l'épaisseur &
pu qu'oh leur doit donner.
^ °?r la construction on se sert ordinairement des
èst"sriaux clue *'on trouvc si»r les lieux; la meilleure
re ,ans difficulté celle de faire les murs tout de pier-
gt ita en ^eurs paremens. Ces pierres doivent
fe , ternativement posées en carreau & en boutis-
^UrV ' ^ue *es unes *°nt P°^s en *°rte *îue
tres longueur soit sélon la face des murs, & les au-
bç ^ leur longueur soit dans l'épaisseur ou dans le
joint ^ts murs > & autant qu'on le peut, à lits &
us Carrés. L'on le sert de mojlon & de libagea
air Archiïecture PlATlQÛË,
pour le reste de leur épaisTeur. Le tout doit être ma-
çonné de mortier fait d'un tiers de bonne chaux, &
de deux tiers de sable : cette règle est de Vitruve, &
est confirmée par l'expérience des plus habiles Arch''
testes. A l'égard du sable, il est essentiel qu'il soit bon»
parceque c'est principalement de la bonté du sable'
que dépend la bonne composition du mortier, & c'e'*
la bonne qualité du mortier qui fait la bonne liaiso11
des murs ; l'on a toujours remarqué que dans les lie11*
où le sable n'est pas bon, la construétion des bâti*
mens n'y est pas bonne. Il faut donc savoir que 'e
meilleur sable est celui qui est net, dégagé de terre
comme celui de rivière , & dont le grain est de ss>c*
diocre grosseur & sec, afin que les pores n'étant fê
remplis d'eau, la chaux s'attache mieux. Quand *?
chaux est éteinte, il faut mettre le moins d'eau qu'il £
posslble pour faire le mortier, par la raison que l'e3
lavant le sable entre dans les pores & ôte la chale"
& la graisse de la chaux qui est toute sa bonté. .
La moyenne construétion est celle où l'on met
pierre de taille au pied des murs, aux encoignure»
aux chaînes, aux cordons, & le reste est de moi'y
piqué par assises dans les paremens, & ce qui reste %
leur épahTeur est de moilon seulement assemillé; c'e.
à-dire, que le bouzin en doit être ôré; le moftie
doit être fait comme ci-devant.
Dans les pays où la brique est commune , I'o*1 *j
met en parement entre les pierres de taille au lie"
moilon piqué : l'ouvrage en. est fort bon : ces ^«1%
doivent être aussi posées alternativement en carreau
en boutisse : quand l'on n'a point de pierre de tail( ^
on fait tous les paremens de brique , ou au moins » ■
en met aux endroits où il faudroit de la pierre •
taille. On prétend que les murs qui sont faits tout
brique , sont les meilleurs pour résister au canon- ■ .
La moindre construétion est celle où il n'y.,anj
pierre de taille ni brique, & où tout est de raoû°
, t/bNsTRtrc. des Murs de ÎLempart. tis
Ces sortes de murs il faut que le mortier soit parfaî-
€ment bon, pour bien lier toutes les petites pierres
«ont on est obligé de se lervir : quand c'est une pier-
r(e de meulière, les murs en sont meilleurs, le mortier
y attache bien mieux qu'aux cailloux qui sont unis.
■*-,a deuxième cbose à laquelle il faut bien prendre
§»rde, c'est d'asseoir les murs sur un bon & solide fonds;
e fonds peut être de diverses natures de terres, comme
u-tuf, du roc, du sable mêlé de terre , ou de sable un
pi mouvant, d'argile, terre gresse, noire , &c. Il faut
Voir se servir à propos de toutes ces sortes de terreins
■r°ur fonder, quand on trouve le solide , ou pour y
•^dier par art , quand le terrein n'esl pas solide,
,, ^e meilleur fonds pour bâtir est le tuf, quand il est
Une terre forte bien serrée & liée avec de gros grains
,e 'able ; le terrein où il n'y a point de sable mêlé
•*. pas si bon, comme la terre rouge que l'on appelle
î erre à four, & autre approchante de cette nature i
gS pires terreins pour fonder sont le sable doux, sans
re mêlé de terre, les palus ou la vaze & l'argile;
rjk peuvent se mollifier & s'écarter sous le fardeau.
tli / ^on<^er ^es murs d'une grande épaisseur, ou
h./^5 d'un grand fardeau, il saut prendre bien des
^ cautions pour connoître la nature du terrein; cariï
lit ^ *îUe^4uefoJs qu'il paroît bon, & que ce n'est qu'un
Qu ]• terre d'un demi-pied d'épaisseur, au-dessbus du-
<L * Y a de l'argile ou une terre sablonneuse, ou quel-
c>enUtre terre qui peut être comprimée sous le fardeau ;
faj Pourquoi avant que de commencer à sonder, il faut
ac . j^s trous en plusieurs endrois en forme de puits ,
fohji, etre sur des disFérens lits de terre, parcequ'en
tej 3nt troP bas on pourroit trouver un mauvais ter-
solid' ^ ^U ^ e^ ^on ^e s'arr^ter à ce'ui qu'on trouve
, >.e ' pourvu qu'il ait assez d'épaisseur.
sUr » y a une autre manière de connoître si le terrein
a p ?qi€l on veut fonder a assez d'épaisseur, & s'il n'y
; ltu de mauvaise terre au-dessous ; il faut avoir une
Vi4 ARCHITECTURE PrATIQUÏ.'
pièce de bois, comme une grosse solive de six ou 'Bp*
pieds, & battre la terre avec le bout; si elle résiste atJ
coup, & que le /on paroisse sec & un peu clair , on peUt
•s'assurer que le terrein est ferme ; mais si en frapant 'a
terre elle rend un lbn lourd & sans aucune résistance »
on peut conclure que le fonds n'en vaut rien. ,
L'on peut asseoir un bon fondement sur le roc, quan
il est bien difposé, & qu'on le peut mettre en niveall>
il s'en trouve de cette sorte au-deffus des carrières»
'quoique les pierres ne sorent pas précisément jointeS^
'mais il y a une espece de terre blanche , qu' e
«omme la cra'ye , qui en fait bien la liaison •
fondement est bon , parcequ'ayant la carrière a ,
elesfous s il ne se trouve point de fausse terre. Qua"
'c'esl un roc de pierre pleine , il n'est pas toujou.,
de niveau. à la hauteur que Ton en a besoin > ,
le faut couper de niveau au moins dans chaque face .
mur ; car le roc étant de disférentes hauteurs dans u ,
même face-, il arrive que le mur venant à prends1
faix par la charge qui est àu-desfus ; cette charge c°
prime la maçonnerie, & il y a moins d'asfaisse110 g
où le roc est plus haut, parcequ'il résiste plus ÇL
la maçonnerie : cela fait des fractions aux murs -tc u
mettre le roc de niveau, il faut faire la maçonDe
pourquoi dans les endroits où il seroit trop difficile
des parties les plus basses la meilleure qu'on P°urrfl>
& la laisser bien secher, afin qu'elle prenne une c
sistance solide. Dans la longueur d'une face de 1°
il faut, couper le roc par partie de niveau & Par ^
traites, & saire en sorte qu'il soit un peu en pente
le derrière dans l'épaisseur du fondement, afin q°e 
pied du mur qui est en talus, soit posé sur un plaD ^
s'oppose à sa pousséé. . , ^
Les sondemens les plus disficiles sont ceux qu1' je
saire dans les lieux marécageux, parce que le s°" ra;
la terre est toujours mauvais, & qu'on est indilp ; ^
blement obligé de piloter pour fonder sblidemesst> J
c,ONSTR.UG. DES MuKS DE RempÀRTV z'z^
^uèl cas il saut commencer par détourner les eaux, ou les
feire écouler par plusleurs iaignées ou rigoles, pour les
Conduire en des lieux plus bas,'s'il s'en trouve ; lînon
î' les faut vuider avec des pompes, moulins, & autres
Inventions', & même faire des bâtardeaux, s'il en est
R£(bih , ensorte qu'on piuisse entrer assez bas dans la ter-
re pour enterrer le pied dès murs : mais comme c'elï
J3^ chose de conséquence il esl bon d'expliquer de quel-
*e .manière les bons piloris doivent être faits.
: Il faut premièrement que tous les bois qui sont em-
ployés au pilotis, sorent: de bois de cliêne, comme lé
pilleur & celui qui le çonserve mieux dans la terre &
^ans l'eau , quand il en est toujours environné : & pour
ayoir dans chaque endroit combien les piieùx doivent
^ypir de grosseur,. il faut en faire ^battre un qui soit biett
tïl'é, comme il sera dit ci-après, jùsqu'au refus dà
bouton : ensorte qu'on puiisé co'nnoître jusqu'à quelle
Profondeur le fonds du terrein sait une assez grande
^Giiance pour arrêter le bout des pieux, après qu'oss
aura de combien le pieu battu est entré d'ans terre * fî
%1'a raeiuré avant que de le battre : puis quand on esl
L,r de la longueur que doivent avoir les pieux , il fauc
?r ^.tte^esùre régler leur grosseur, ensorte qu'ils;
. ent de diamètre à peu près une douzième partie de
•.Ur longueur., Cette règle est Félonies bons Auteurs;
"'n:si les pieux qui doivent avoir 9 pieds de long 5 au-
j01119 pouces de diamètre, ceux de 12. pieds auront
,a pouces.,-;&c. Cette proportion me parou bonne
j^is 6" pieds jusqu'à 12 ; mais; si les pieux avoieàc
j °à: 18 pieds dé long, il suffirà qu'ils aient 13 à
' j,^ pouces de 'diamètre , pareequ'il fàudroit un moutoni
 Uî| trop grand poids pour lès ensoncer  cela dépend
e ^ prudence de l'Architecte qui doir corinpîtrè lai
SUàlite du terrein où est fait ïè pilotis. Il ne faut pas
jj,Ue „'es pieux soient appointés de trop court; car ils
'te^ . ent pas si aisément. Ce qui est taillé en poitï-
d°ït avoir au moins deux sois & demie, & au plus
P ■ "
Ï2.K A RC ft'I T ECT Ù R.Ê P R A TT I Q Û'£.
trois fois le diamètre du pieu ; comme si Je pieu a #
pouces de diamètre, il faut que la longueur de la pointe
ait 27 pouces, & ainsi des autres. Dans les ouvrages
-qui ne sont pas de conséquence, l?on se contente de
•brûler la pointe des pieux pour les durcir : il sera bon
aussi de brûler le haut, afin qu'il soit plus résistable
aux coups du mouton ; mais aux ouvrages de conse*
•quence, il faut ferrer le bout des ;pieux avec un fe*
au moins à trois branches, & qui pese à proportion
de la grosieur du pieu : l'ordinaire est-20 à 2 j livres
pour les pieux de 12 à ij pieds de long , &le reste à
.proportion. Il faut aussi mettre une ceinture de fer par
le haut des pieux, pour les tenir serrés contre le coup
du mouton. Ces ceintures ou cercles de fer s'appellent
frétés, & l'on dit que les pieux sont frétés, quand 0?
a mis de-ces cercles par le bout d'erihaut.
-Les pieux doivent être disposés & battus, en sorte
qu'il y ait autant de vuide entr'eux qu'ils ont ^de dia"
mètre, afin qu'il y ait assez de terre pour les entrete*
îiir ,• il faut qu'ils foient un peu plus longs que là pro"
fondeur des terres, pour les battre plus aisément p'
qu'au refus du mouton ; c'est-à-dire, quand on s'ap/
perçoit que le pieu réssste. L'on est sur que cette re'
iiflance ne se peut faire que par une terre ferme 9°*
est sous la pointe du pieu : ainsi l'on peut s'y arrête?
-après plusieurs reprises réitérées.
Il y a bien des manières de battre des pieux, se'°?
les especes de terres où l'on veut les enfoncer : il e.,
impoïïîble de donner des règles certaines sur cela ;
faut que l'Architecte en sâche juger. Quelquefois e
pieux s'arrêtent sur une terre qui n'a pas assez ^'ép3''
seur, 'qui petit fe rompre dans la suite, & sous laque'1
il y a une mauvaise terre, ou au contraire, on pf{c .
^quelquefois une terre sur laquelle les pieux eustentb,e
pu être arrêtés: il y a encore d'autres incidens qu°
ne sauroit connoître qu'en travaillant. ^
Après que les pieux sont battus par tout au refus
"CoNStRUCo des Murs de Rempart. 22.7
; bouton , il faut les receper, c'est-à-dire, les recouper
tous de niveau par le haut à la hauteur que l'on aura
prise pour le bas du fondement : puis quand tous les
pieux sont recepés, il faut ôter un peu de terre au-
tour d*iceux , pour mettre du moilon dur dans leurs
întervàlles: il saut battre ce moilon jusqu'un peti au-
,oessus desdits 'pieux. L'on met énsùite par-dessus lesdits
jP'eux des pièces de "bois que l'on appelle racinaùx, qui
,*°nt des esp'eces de liernes clouées iur la tête des pieux:
;Ces P^ces de bois sont comme de gros madriers qui
îeuvent avoir  à y on 6 pouces d'epaifTeùr sur la lar-
geur de p, 10 ou 12 pouces setôn le diamètre àè$
Pjeùx : ces racinaùx doivent être'eloués avec de bonnes
.chevilles de fer poussées à tête perdue sur tous lesdits
P'eùx : car ces pièces de bois doivent avoir des màntoh-
ets par lès bouts de deux-pouces pour arrêter ies
;c°uchis où plates-formes que l'on pose par-desTus. Ces
P'ates-formes 'ont àù moins deux pouces d'épaisseury
? sont clouées sardes racinaùx avec des chevilles dé
er poussées à tête perdue'; puis quand on veut ma-
rner sur lësdites plates-formes ; Ton peut mettre dé
, pouffe dans l'es joints d'icelles ensoncée le plus qu'il
possible, cela sait une eso'ece dé liaisôn du bois
^v^la pierre j-tàr l'on ne met point de mortier suir
;, ^Ues plates-formés, à caùse que la chaux pourrit iê
: ■ Ceùx qui véùleht faire de brins ouvrages font "baiP
,e des pieux de garde au-devant du pilotis sur la face
:£ s ^urs'j un peu plus élevés que le desssus dés plates-
jî^és, afin de mieux arrêter la'maçonnerie.
;vC 7 à des endroits cù au lieu de piloter l'on met des
§ 'es de charpenterie, comme sous les piles des ponts P
S^'3 ett très-mal assé dé piloter. L'on fait cês:
au ^ ^e ^a%ûre que *'on veuc donner aux. piles eus
^tres maçonneries ', avec des bois au moins d'an pied
^ gfossTeur pour l'es chassis & de dix pouces au-dédans
e^blés tant plein que vùide à tenons & àrnortaiseè
H
S.&8 Àrchittcturt. Pratique.
avec de bonnes équerres de fer ; & après que ces grille*
sont faites, l'on rend la place où elles doivent être po-
sées bien 'de niveau, & quand elles font posées l'on
met des pieux pour les entretenir.
Il y auroit beaucoup d'autres choses à. dire suries
observations qu'il faut faire pour bien fonder ; mais
comme je n'ai pas entrepris d'expliquer toutes les dif-
ficultés qui peuvent y arriver, je me suis contenté d'eu
parler en général : & l'on peut, avec le bon sens &
l'expérience, apprendre le reste.
La troisiéme chose qu'il faut obferver pour la cons-
truclion des murs de rempart & de terrasse, est de sa*
voir leur donner une épaisseur convenable & propof'
tionnée à la hauteur des terres qu'ils ont à soutenir*
Il est vrai que la bonne construétion doit -faire par"
tie de la résistance; mais outre cela il faut avoir un
principe pour en régler l'épaisTeur. Cette règle n'a point
encore été donnée par aucun de ceux qui ont écrit de
l'Architecture, tant civile que militaire, quoique ce
-soit une chose de très-grande conséquence ; l'on a la»'
sé cela à la prudence de ceux qui ont la conduite des
ouvrages, lesquels règlent souvent l'épaisTeur des mu*s
qu'ils ont à faire, par rapport à ceux qu'ils ont vu fairÊ>
ou qu'ils ont faits, & sélon les lieux & la qualitéà&
matériaux qu'ils y emploient : les plus sages leur don'
rient toujours plus que moins d'épaisTeur, afin de pr.
venir les inconvéniens qui en peuvent-.arriver $ ma'
l'on n'a point encore , que je sâche,-décidé leur épa'1'
leur : en voici un esfaidont je me suis, ayisé*, qui est fa11'
dé sur les principes de Méchanique. : ,.' .
Il est certain que la- terre la plus coulante est *
sable; parcequ'étant composé de petits cailloux r0lr
tous désunis> ils tendent à descendre dans les Partll
basses, quand il y a la moindre disposstion, à ca°
que leur figure qui est ronde, est la plus disposée?
mouvement ; mais comme cette incïinaison peut e
roesurée, l'on peut savoir jusqu'à quel angle la t€
iablonneuse peut tomber.
CoNSTRUC. DES MtJRS DE REMPART. Zl^
Si,on considere les grains de sable comme autant
^e petits cailloux ronds , arrangés en sorte qu'ils se
touchent par les côtés-, & qu'étant posés les uns sur les
pitres dans une disposition naturelle ,.c'est-à-dire, que
a le milieu-dts boules d'un- rang su-
périeur soit toujours posé sur le
milieu des.deuxde l'insérieur : dans
cette difposition l'on trouvera que
l'angle que ces boules formeront par
1 rapport-à-leurs bases de niveau, se-
ra les trois quarts- d'un angle droit,
£ est-à-dire, de 60 degrés. Il semble que la. terre sa-
Wonneuse ne devroit point pasTer cet angle, mais l'ex-
i^rience fait connoître que le sable, prend une pente
plus inclinée ;,.&> pour tenir sur cela le chemin le plus
Ur! je suppose que cet angle soit un demi-droit, c'est-
y dire-, qu'il sok comme .la diagonale d'un quarré, en
*°ste que si une terre étok coupée à plomb, comme
■^Ê, elle serok arrêtée par un.corps qui la soutienne,
^tome un mur ou.autre cfrose, & que ce corps puis-
*e être retiré tout d'-un coup, la. terre en tombant
formera, la.diagonale d'un quarré comme BC ; ce qui
etaut supposé pour Iâ plus grande incLinaiscn de l'é-
^'ement des terres, il reste à connoître quel soutien
staut'Pour arrêter la pcussee du triangle CAB, qui
*' une figure de coin, & l'on peut expliquer cette
trussée par le plan .incliné en cette manière.
*1 est démontré dans les principes de la Statique-,1
^un plan étant incliné comme CB, qui peut être une
G_ _<g: _ M<|& table ou un > autre corps uni siir
""| lequel on veut faire tenir une
s boule comme D-: il faut pour te-
% nir cette boule sur le corps my-
éline , une force ou pui.ssance qui
sBvsoit au poids de ia boule comme:
la. hauteur BA est au plan incll*-^é.CB.
•> ou comme, le côté est.à la,diagonale d'un quar».
%$p Architecture. Pratiq.ïie.
ré; & quoique cette proportion soit incommensurabîs,
en nombre, l'on peut néanmoins en approcher;elle
est à peu près comme e£î $ à j. Il faut'donc que la
résistancé du mur', qui sera fait pour arrêter les terres,
du coin CBA , soit au même coin, comme y est à 7*
Pour résoudre cette question, il faut rnesuref la super-
ficie du triangle ABC, & pour cela je suppose qup.
chacun de ses côtés AB, AC ait six toises, le criangls
aura 18 toises en superficie ; il est queftion de trouver.,
un nombre à qui i S soit comme 7 à-J"., qui sera ua.
peu moins que 13 ;.il faut donc que le profil du mut'
qui doit arrêter les terres , ait ij toises en superficie î.
ainsi ce mur opposera une force égale àlapoussée des
terres par Ton "poids, quand la maçonnerie ne peserolk
<çn pareil volume que la pesanteur des terres.
' Cela étant supposé, dans la figure que l'on doit fair^-
JL.... j:. dç ce profil, il faut savoir combien ott
;q veut donner de talus au mur. Si c'est u°
i mur de rempart,, on'lui donne ordinaire'
j nient un sixiéme de sa hauteur ; comme H-
j le mur AB a six toises de hauteur, on lul
{«-• donne une toisede talus de A.en G, ce*
jr» la va à deux pouces par pied. Cette incl'"
naison CBfait avec la ligne aplomb AB>
SB un angle de neuf, degrés vingt-sept J111"
nutes quarante-cipq sécondes.
Et pour, savoir par cette règle l'épaisseur par le Ça
iâ'un mur qui a six toises de hauteur, is faut réduit
en pieds superficiels tout le triangle des terres, qul
18. toises en supersicie , ce que, l'on aura en multiple"
18 par 36': il viendra 648 pour le profil du triang» ■
suppolé; il fautensuite trouver un nombre à qui °4-
soit comme 13 est à 18 , ce qui se peut saire par un
yegk de proportion en mettant au premier terme *5'
au deuxième 18, &au troisiéme 64.8,1! viendra4 j
pour la superficie du profil du mur : lesqùels 468 > ^
saujc diviser par 36 pieds de la batteur dudjt rnur >
CoNSTKUC. DES MURS DE R.EMPART. i?I
Jj J
on aura 13 pieds pour son épaisseur , s'il éroit à plomb j
^ais comme il a 6 pieds de talus , il les faut diviser en
euxs & ajouter trois pieds aux 13 pieds, & cela fera
e pieds pour l'épaisseur du mur par le bas , & 10 pieds
Par 'e haut, en sorte que toute la hauteur du mur qui est
s pieds, sera à son épailseuE par le pied, comme $&
• I(îî & à son épaisseur par'le haut comme j(î est à
> & le profil du mur sera au profil du triangle des
', res > comme 13 est à 18 , ainsi qu'il a été supposé.
. ^-omme cette règle peut servir pour savoir- l'épais-
, ^r que doivent avoir les murs de rempart par rapport-
... a hauteur des terres qu'ils ont à soutenir, l'on peur
suire cette proportion aux moindres termes , en pre-
-.'nt 'a moitié de trente-six , qui est 18 , & la moitié
'&■ ^r ' ^Ul ^ ^ J Poul" l'épaiiïeur d'un mur par le bas •,
'* l'on suit le même talus , il faudra donner 5 par
. 'fciut : car ïS , 8 & 5 sont entr'eux comme 36
"£ 10 que j'ai supposé d'abord ; ainsi l'on peut par
' tte règle donner les épaisseurs de tous les murs de
Impart par rapport à leur hauteur.
^ arrive du changement dans cette hypothése , ce
j Peut être que par les disisérens talus, que l'on peut
j pn?r aux murs de rempart ou de terrasse. J'ai pris
ci iXl.erne pour les murs de rempart , je crois que le
' .'îuieme seroit trop : il faut que ce sbit la prudence
^écide de cela. V _ *
j °ur les murs de terrassè , quand ils n'ont pas gran-
()0 lauteur , comme jufqu'à z pieds, on peut leur
g n?r un neuvième de tains, & quand ils n'ont que
_ Pieds de haut, c'est aflez d'un douzième , supposé
yg. a construction soie bonne ; mais depuis 12 jusqu'à
^ •'"' î0 pieds de haut , on leur donne un huitième ,
v jp^du reste à proportion.
tour °e^ Pas difficile «^e réduire le profil des autres,
y0 ,Pai* la même règle suivant les dirférens talus qu'on
fis ^ donner ; car à un mur qui n'aura, par exem-
-'.^e 10 pieds de haut , auquel on ne donnera qu'un
* P iv
2.31. Architecture Pratique.
huitième de talus, le huitième de 20 est 2 pied s , c'est-**
dire , que le mur proposé qui aura 20 pieds de haut, n'au-
ra que 2 pieds - de talus ; le triangle de terre au der-
rière du mur qui a 20 pieds de haut, aura 200 pieds
de profil ; il faut faire un profil du mur sur le talus, a
qui 200 soit comme iS a 13, & l'on aura 144 f
qu'il faut diviser par 20 , il viendra 7 |§ 8c par &'
duction 7 - auquel il faut ajouter 1 pied  1uJ
- est la moitié du talus, Se l'on aura 8 pieds ss °a
à fort peu de chose près 8 pieds  pour l'épaisseur dii
pied du mur, Se 6 pieds pour l'épaisseur par le h'aut '
par ce moyen l'on aura le profil du mur sui vaut 1*
hauteur Se le talus proposé, Se ainst des autres talu*
à proportion.
Il y a une chose à observer pour les fondemens de?
murs de talus, c'est qu'on élevé les fondemens pre*'
que toujours à plomb ou peu en talus dans les terres *
Se l'on se contente de laisser une retraite au rez °
chaussée -, mais il arrive souvent, quand le fondernel1
est profond, que la ligne du talus étant prolonge *
porte à faux, Se c'est à quoi il faut prendre garde»
car cela est contré la solidité.
Quand on fait des murs de talus pour des quais 1-1.
le bord des rivières où l'on est obligé de piloter» J
faut aussi observer de faire battre des pieux allez ava^
sur le devant pour qu'il se trouve du solide sous le p1".0'
longement de la ligne du talus ; & outre ces f^°zlf'
on met un rang de pieux de garde au-devant da
mur, avec une pièce de bois par-dessus lesdits pie°,
que l'on appelle chapeau*, laquelle pièce de bois
entaillée avec mortaises , pour entrer dans les tenf
que l'on fait au haut desdits pieux , Se outre cela 1 °
y met de bonnes chevilles «fe fer,
O ISE' DES PlLO T I S. 233,
•m.
Teisé des Pilotis*
j usage eft de toiser les, pilotis au cube commeja.,
"^maçonnerie, suivant le prix que l'on en fait. C'est
|°Urquoi l'on a soin de mesurer la longueur des pieux;
,' s ils ne peuvent entrer dans terre que de différentes
■j g^eursj, l'on compte toutes les hauteurs des pieux
j| e ^on ajoute ensemble , & l'on divise la.somme par le
•jj !ù"r.e de.s pieux ; ceja donne une hauteur commune
j r tout le pilotis : ou bien l'on prend les profon-.
'J"S parties à parties que l'on mesure séparément.
]e ^u?nd on trouve un si mauvais fopd.de terre pour
l'o °rn^enleris des murs, que la dépenseest excessive,.
c *e. contente de faire des piliers de maçonnerie,
^ tome l'enseignent LeonBaptiûe Albert, Philibert
lo.r^0rrne & Scamozzi ; ils donnent jusqu'à 7 ou 8
' ej de distance à ces piliers, & font des arcades
^ e.%. Je trouve que c'est beaucoup, & qu'elles
(je blen larges à 6 toiles, à moins que les murs n'aient
plûP s épaisseurs, & que les pierres que l'on em-
Poj) P°Hr ces arcades, rie.soient fort grandes & de
stnt ^ua"I;C' Je voudrois encore que ces piliers eus-
Cg(je moins en largeur la moitié du vuide des ar-
auroj■■' COrnme si elles avoient 6 toises, les piliers en
^isidf 3.» j'entens quand c'est pour des ouvrages
Ha t>aer^ '^s 5. car Eour ^es fondemens d'un, mur qui
^and^K P d'épaisseur, & qui n'est pas d'une
fciliet. hauteur, l'on peut donner moins de largeur aux.
c°Oim 'rfar raPPort aui vu'de des arcades,, & l'on s'ac-
Qu ,e *e'on que le terrein le permet,
Nr'£ . °n est obligé de faire ,ces sortes, d'ouvrages.
|rande se,r °u les disficultés du terrein , ou la trop.
SQc dePense, il faut en faire la construétion de h.
;*4 obSs°nnerie ' w'11 n'y ait rien à redire •'il fauT
erMer pour plus grand? solidité de faire les ar3
ile
z-$4 Architecture Prati^us.
cades ou décharges surhaussées , c'est-à-dire, plus sîàuî
que Je plein cintre ou demi-cercle , & même les fo>rC
de deux portions d'arcs, comme, l'enseigne Philit>ert:
(te Lorme.
Il seroit bon,; que les-arcades fusssent d'un triang[c'
équilatéral ; c'est-a'
dire, que supposant I*
largeur de l'arcade A
B, l'on fît de cette la£
geur & des points A
1 & B les deux portio^
[i d'arcs AC & B".
Cette élévation d<<
une grande force.aux arcades pour résister au faf<^
qu'elles ont à porter; mais une des choses qu'il *a ^
le plus observer> c'est de bien Iaisser sécher la h13^e.
nerie dans terre, afin qu'elle ait le tems de, PreI1i£
confislance avant de la charger ; autrement la charge .
funit toute la maçonnerie, quand le mortier n'a PaS ^
le tems de durcir ; mais l'on ne prend presqqe jamais .
précautions par, l'impatience que l'on,a,de faire t°ut
peu de tems. ..j.
Comme le terrein dans lequel on fonde pouf *a*,
des piliers, peut être d'inégale résiftance sous Ies ^
mes piliers, Leon-Baptiste Albert a donné l'in^1111^.
de faire des arcades renyersées, & prétend par ce»10^
empêcher qu'un pilier ne s'affaisTe plus qu'un ^lu,
quand la terre qui est dessbus ne seroit pas résiua • z.
ou qu'il seroit plus chargé : voici comme il entend H ^
h those soit faite. Ayant élevé ses piliers assez a0' „.
sus du fondement, il fait sur ces piliers des cintra
versés comme, ABC, dont les joints tendent au «■£
tre D, Par cette construcfion il prétend, par exetfP.^,
que si le pilier F est fondé sur un plus mauvais tes/arge
ou est plus chargé que les autres piliers, cette c L.
- sera arrêtée par la résistance des arcades renverje ^
BC & IHK, à.cause que la terre qui est sous, 1W;
.- Toisi des Murs de Rempart. iy%.
"Çs. de ces cintres, entretiendra les piliers dans une
stèiine hauteur ; mais.il faudrait ausïï supposer que cette,.
„'rÇ %aussi ferme que celle des fondemens, Quoiqu'on -,
■Xs âyise guères de mettre cette règle en us;
. anmoins son mérite, & l'on s'en peut seryir
usage, elle a
i peut ieryir utilement,
ç ■-« un craint que le fond du ter
?nd^, ne sok d'inégale résistance.
^ a,)(l on craint que le fond du terrein sur lequel on doit
£«
u T-pifé cube des Murs de Rempart & de
.errasse , appliqué à un basiion & à une cour-
jne •> ce qui peut fervir à touj.es les parties
* u>ie fortification.
| A. manière de toiser les ouvrages de fortification
rjt-' e« disférente de celle des bâtimens ci-devant ex-
Sit) fiS- ^n ce (îu^ *es bâtimens sont mesurés à toile
t|s, Clelle , & les ouvrages de fortification sont mesu-
JJ latoisecube, dont les 216 pieds font la toise.
c0tis stUtC *a d'®cu^^ ^e ^a mesure des fortifications ne
quj l te.presque que dans les anglessaillans & rentrans,
^çsPn^ formés par la rencontre, des flancs & des faces
ton -i'ons .& autres ouvrages de cette nature. Par la
1«8 n0l"ance des angles,solides, l'on aura celle de tous
au?espjyragesd'une fortificatiog.
"136 ArchitECTURE Fratique.
Soit proposé à mesurer le mur de rempart ABCD-k*
qui forme une couronne, un ssanc & les deux &ceS?u:t
baflion ; si l'on commence par mesurer la courtine y. j
il faut de l'angle B, mener sur AB la perpendic«la ^
BF, & du point A pris pour l'autre angle, il ^Jw,;
ner sur AB la perpendiculaire AG, & la ligne ï1.,^,
sera le talus., c'est à-dke, que HG, ou RF .ser»1^.
paisseur du mur par le haut. Supposons que le ^Jif'V
le bas ait 16 pieds d'épaisseur entre A G ou B^ ' .
qu'il y ait par le haut 10 pieds entre HG, ou K-t > {.
sera 6 pieds pour le talus AH ou BK : il faut a),°" 0,
ensemble les deux épaisseurs inférieure 16 & ^P^i'
re 10, qui valent 26, dont il en faut prendre 1?
faut ensuite mesurer là longueur ABJupposée de ^
tié, & l'on aura 13 pieds ou a toises &. I/PJ1 50.
toises, & multiplier cette, longueur par deux ton ,,
un pied, qui est l'épaisseur moyenne Arithmétique'.,^un
tre
»1'«
. épaisseur supérieure & inférieure du mur, -,,
aura 130, qu'il faut multiplier par la hauteur pe " $
diculaire dudit mur, que je suppose. de 6 t0 L(y
l'on aura 780 toises pour la solidité du,mur de.c.
ae AGBF. < ^
Après ayqir mesuré cette, courtine 3 i &•#
H
Toisé des Murs de Rempart. 237
B^urer l'angle solide rentrant exprimé entre les lignes
' BL, dont la ligne BL est élevée du point B,
PerpendiculairementlurBC, commeBF sur AB .-puis
il faut mener la diagonale BM : & en-
tendre en cette partie, comme en. tour
ce qui sera dit ci-après , que l'épaisseur,
le talus, & la hauteur du mur, sont de
même qu'au mur de courtine-ci-devant
expliqué. Il faut ensuite connoître
l'angle rentrant ABC y que je suppose
de 108 degrés, auquel angle il faut
ajouter les deux angles droits ABF &
CBL, de 180 degrés ; ce qui fait en-
semble 288 degrés : il resiera du cer»
Ve entier de 3 60 degrés 72 degrés pour l'angle FBL>
^°nt la moitié est 36 degrés pour l'angle LBM , & l'on
v^ra le quadrilatère BFML , qui eft composé de deux
jlatlgles re&angles égaux, dont il y a d'un côté BL,
&} angles connus, savoir l'angle BLM ; qui est droit,
,*!'angle LBM qui est de 36 degrés ; il reste à con-
j°ltre l'angle BML, lequel sera connu en ôtant 36
j'e£rés pour l'angle LBM, de 90 degrés, restera 5" 4
c Sres pour l'angle LMB. Puis pour avoir le côté in-
^itiii ML, il faut faire une règle de proportion par
ÈÎUr s- en cette mantere- Comme le linus de l'angle
^L j-^, degrés est au côté BL 16 pieds, ,ainsi le si-
sed e ^ngle LBM 36 degrés, sera au côté ML: il
v.Couvera 11 pieds  ou environ pour le même côté
j/r? H^'il faut multiplier par 16, qui est l'épaisfeur in-
, eure du mur, & l'on aura 1S6 ~ pour la superficie
•^ ^"adrilatere BFML ; car les deux triangles BLM ,
p ^M sont égaux : laquelle superficie il faut multiplier
5U '3" pieds , qui est toute la hauteur du mur, & l'on
hva ^?20 pieds cubes, desquels il faut soustraire une
Z^ide renversée BKIOB , dont la base est le qua-
^atere BKIO , & sa hauteur perpendiculaire BB ,
Pleds, c'est-à-dire > celle du mur. Four avoir cette
à^8 ARCHITECTURE PRATIQUE. ,
%ase, comme les côtés BO, & BK, sont chacun de y
pieds , qui est le talus du mur, & que l'O , & IK., sont
parallèles à LM, & MF, l'on dira par une règle de ps°'
portion : Comme BL 16 pieds, est à LM 11 ^-pieds »
ainsi BO 6 pieds sera à un autre nombre, qui le trou'
ve être 4s- pieds pour OI; & comme les deux triangle?
BOI.& BKI sont égaux, il faut'multiplier 4} pieds
par 6 , & l'on aura 26 ~ pour la basè de cette -pyrann'^c
BKIO, qu'il faut ensuite multiplier par ra tiers de 3 J
& l'on aura 31/ pieds cubes, qu'il faut soustraire &
'6j20, il restera 6407 pieds cubes, qu'il faut diviser Paf
-216 pieds cubes, contenus dans la toise cube, & l'on trou'
>era 2$ toises  33 pieds cubes pour la soîicKtérequi-el
Il faut ensuite mesiiser la partie du mûr de ssanc ?
^jl SLY ; mais il faut aùparava^
fâlïéés2ÊÊÈÊÈÊÊs ^e l'ang'e Y tracer la ligne *
j | ~~H§| S perpendiculaire sur BS > <L
j z9£ Jj|| surLY,&mesurerBSout*
j j ..-s'.......'%%%?*$ s°n égal, (lue ïe fapposè de l>
7 .j..™..."......W^ toises, qu'il faut multiplier f
y^i------g 13 pieds .t qui est Vépim
■moyenne du mur , & l'on aurv
g'à s-, qu'il faut multiplier par 6 toises qui est la bauteu
perpendiculaire du mur, le produit sera de 9SX
tubes, pour la solidité du mur de ssanc BSLY. ,t
Après avoir mesaré cette partie du mur de ssan^j
faut mesurer l'angle solide saillant SCZY, appelle 1 <
gle de l'épaule du baflion. Il faut auparavant du P0' ^
x mener sur CD la perpendiculaire YZ & la djag0
nale YC, ce qui fera deux triangles teétangles ega ,
YZC & YCS, desquels il faut avoir la superficie e|
cette manière. Il faut savoir la valeur de l'angle S~ .
que je suppose être de 125" degrés', dont la moitié
degrés 30 minutes est pour l'angle SCY, l'angle S e^
droit vaut po degrés,-les deux angles vaudront tn£y-Q
ble 172 degrés 30 minutes : réstera pour l'angle i> -^
27 degrés 30 minutes : puis par une règle de pr'op'°rt
Toisé des Murs de Rempart. 235
l'on dira : Comme le sinusde l'angle SCY 62 degrés 30
minutes, est au côté SY 16 pieds , ainsi le sinus de l'an-
gle SYC 27 degrés 3 o minutes sera au côté SC, que
l'on trouvera de 8 pieds |- ou environ , qu'il faut mul-
tiplier par 1G , & l'on aura 133 pieds  pour la superfi-
ùe des deux triangles SCY & YCZ qui sont égaux , &
Ç[iii forment ensemble le quadrilatère YZCS , laquelle
Superficie sera la base d'une pyramide tronquée dont on
*Ura la solidité en cette manière.
Il faut faire un profil du mur, comme
il est exprimé entre ces lignes AB, C
D, dont la base sera de i5 pieds, le
haut de 10 pieds, & la hauteur de $6
pieds. AC est le talus du mur qu'il faut
prolonger jusqu'à ce qu'il rencontre la
ligne DB , qu'il faut aussi prolonger
jusqu'à ce qu'elles se coupent en E.,
sommet de la pyramide -, & par l'ex-
trémité du talus A, il faut tirer la ligne
A G , paralelle à BD , laquelle sera
perpendiculaire à DC ; alors les deux
triangles CGA & ABE seront sem-
blables-, puis par une règle de propor-
tion l'on dira, comme CG 6 pieds eft à
AG 16 pieds-, ainsi AB 10 pieds sera à
BE, &c l'on trouvera 60 pieds ausquels
j2 il faut ajouter 3G, & l'on aura $6 pour
A la hauteur totale de la pyramide, donc
/'si il en faut prendre le tiers 32, qu'il faut
?/: | multiplier par 13 3 i superficie de la ba-
se & l'on aura 4266 7 pieds cubes pour
la solidité totale de la pyramide CDE,
de laquelle solidité il faut ôter la pyra-
mide EGIAB, dont la base GIAB peut
être mesurée par la méthode ci-devant
expliquée. Cette base se trouvera de 5 2,
pieds -j^, qu'il faut multiplier par 20.
tiers de 60, Scl'en aura 1041 j qu'il
£4^ Architecture Pratique.
faut soustrairede 4i66s , il réitéra donc 32.25 , qu'il fa«c
«iiviser par 116, &c l'on aura 14 | toises cubes ; &c 3 51 pie"s
cubes pour la solidieé de la pyramide tronquée AGBZ
L'on continuel
de mesurer le mu*
de la face du basti°*
YZ
lignesY entre les
& VQ, qiiï seront
perpendiculaires 1°
GD, & qui ser°nt
menées des angles Y & V. Je suppose la longueur ZQ>
ou YV de 3 o toises qu'il faut multiplier par 2 tois«s V
moitié des deux épaisseurs supérieure & inférieure £>udl
& l'c enne
mur , ce l'on aura 65 pour la superficie moyc1'"
arithmétique entre les deux épaisseurs qu'il faut 0$-'
tiplier par 6 toises, hauteur dudit mur , ôc l'on aura )9
toises cubes pour la solidité requise. .
Il faut ensuire mesurer l'angle solide saillant de ^
pointe du bastion contenu entre QDP , par la &
me méthode qui a été ci - devant expliquée 5 •
afin qu'on la puissè mieux entendre , je rexpliqaÊ
encore. Il faut de l'angle V mener VP perP^
diculaire sut DE & mener la diagonale V V ■>
l'on aura les deux triangles re&angles semblables
f égaux VQD Se YDP. Pour en af£Â
/i
!?
la superficie vil faut connoître >■*,
glo saillant QDP , lequel je stpP^
de 86 dégrés , dont la moitié 43 ' q
ra pour l'angle QDV , l'angle ^
étant droit, il restera 47 dégrés p .
l'angle QVD ; puis par la règle
proportion l'on dira: Comme le '* tf
de l'angle QDV 43 dégrés , el* ^
côte opposé QV 16 pieds , ainll£,
fînus de l'angle QVD 47 dégrés, ^
ra au côté QD que l'on trou ,
être un peu plus de 17 qu'il faut multiplier par '
Toisé des M«rs de Kejvîpart. 2.41
«£ l'on aura 272 pieds pour l'aire des deux triangles
ïe&angles qui forment le quadrilatère QVPD.
U faut ensuite faire un profil du mur comme ci-devant.'
** précédente figure Y peut servir , puisque la même
^paisseur, hauteur & talus régnent par tout-, il faut donc
•Multiplier 272, superficie du quadrilatère QVPD, par
*e tiers de ,1a hauteur DE qui est 52 , & l'on aura 8704
Pieds cubes, dont il saut soustraire fa pyramide EXT
^ * ." & pour en avoir la base qui est exprimée sur lé
plan par les lignes VX, TR , l'on fera encore une re-
E'e de proportion en disànt : Comme VQ 16 est à QD
?7»ainsiXV 10 sera XT, que l'on trouvera de 10
« qu'il faut multiplier par 10, & Ton aura iotïs- qu'il
.ut multiplier par le tiers de BF 20, & l'on aura 2i2j"
£leds qu'il faut soustraire de 8704. pieds, il restera
1"19 pieds cubes , qui divisés par 216 donneront 30
tolsts 00 pieds cubes.
- Il reste à mesurer la dernière face du bastion expri-
^e entre les lignes PV, EN, que je suppose être
^ iiêtne longueur, épaisseur & hauteur que l'autre face
QYZ ci-devant expliquée ; & par conséquent elle
tiendra 3S>o toises cubes : ainsi. en ajoutant toutes
es mesures ensemble, on trouvera que le mur de
ïetllpart ABCDE contient 1830 toises p pieds cubes.;
^ouime ces exemples peuvent servir à mesurertou-
es sortes de murs de rempart en talus, il n'est pas
assaire d'en dire davantage sur ce sujet, pareeque
j.e ne seroit qu'une répétition inutile. Je donnerai seu-
ett>ent la manière de tqiser quelques murs en talus des.
P'Us difficiles à mesurer.
• V
Mefurer un mur en talus & en rampe.
V Oit proposé à mesurer le mur de talus ABCDE ;
- Ie le parlerai point de la partie qui est droite, par-
^Ue je l'ai assez expliquée ci-devant. Il n'est questioi»
Q
141 AkcHiîËCTXJRE Pratique.'
que^de la partie rampante & en talus. La figure mon-
tre à'ssèz comment cela se peut faire : car elle réduit
le mur rempant en deux parties : Tun en un triang'6
rectangle solide, qui est un prisme triangulaire qui 3
les deux plans EK.D & ADO paralelles , & l'autre pa''
tie est une pyramide dont la base est BCOL, & f*
hauteur LA. Il faut toiser en premier lieu le triang'e
rectangle solide, dont je suppose que la base LOD^-J!
est de iy toisës de long, son épaisseur LK ou ç%
10 pieds , sa hauteur perpendiculaire LA ou *■
6 toises : en multipliant iy toises par 10 pieds, »0.^
aura 2 y toises pour la base LODK, qu'il faut taujtl
plier par la moitié de AL qui est 3 toises , & ^°
-aura 75" toises pour la solidité du triangle reclangle .
lide. Refte la pyramide dont la base BCOL a i$ •*?*
ses de long sur 6 pieds de large ; ce qui fait 1 $ tol;e
en superfkie, qu'il faut multiplier par le tiers de L^j '
qui est 2 , & l'on aura 30 toises pour la solidité
la pyramide ABLOC, qu'il faut ajouter à 75" to1 s
& l'on aura ioj- toises cubes pour la solidité du **
rempant ABCDE.
Mesurer un mur circulaire & en talus.
des
Ette proposition est pour mesurer les orillons
„ baîlions qui sont faits en rùnd & en talus, c ^
me la partie de mur ABCDG. Il faut mesurer UP
.tie AHLRD comme séparée du talus HBCR? 3cW*
oisé des Murs de Rempart. 243
pose que ja portion HLR soit de ij toisesde circon-
férence , & la portion intérieure AGD de 9 toises. Il
tauc ajouter ensemble les deux circonférences qui font
a4 toises, dont il en faut prendre la moitié 12 pour la
circonférence moyenne arithmétique, laquelle il faut
Multiplier par Tépaisseurdu mur par le haut AH ou DR,
que je suppose être 10 pieds, &
l'on aura 20 toises pour la supes-
ficie AHRD, qu'il faut multiplier
par DO ou IR hauteur perpendi-
culaire que je suppose de 6 toises,
O & l'on aura 120 toises cubes pour
la solidité de la portion AHCR.
Il faut ensuite prendre la circonfé-
rence BEC, dehors du talus, que
je suppose être de 17 toises qu'il
faut ajouter avec la circonférence
HLR de 17 toifes , & l'on
aura 32 toises, dont la moitié iS
5 M moyenne Arithmétique, qu'il faut multiplier par
tuf^s, qui est le talus HB , ou RC , & l'on aura 16
le j-s en superficie pour la baze du talus HBCR, laquel-
le^ PÇrficie il faut multiplier par la moitié de RI, hau-
rç , £erpendiculaire du mur, qui est 3 toises, & l'on au-
aj0u ^'fes cubes pour la solidité du talus ; qu'il faut
las0]^, avec 120, ôcl'on aura 168 toises cubes pour
t.e totale du mur proposé.
c°Ura II1Urs ^e ParaPet s°nt ordinairement toises à toises
«Hé,,,, stes > c'est à-dire, que l'on toise la longueur seule-
l'ou £ ?ns avoir égard à la hauteur ni à l'épaissèur ; mais
^timIC- Un P"x Particu'ier Pour ces sortes de murs.:
"^de, ,ns l'on a pris la méthode depuis quelques an-
^ise'mu e tous les ouvrages de fortification à la
' e> 1 *
°utes
^a.X C' même jusqu'aux saillies & moulures , s'il y
^ qu: (?u^es ces réductions peuvent être entendues par
ei*t d'être expliqué pour les murs des remparts.
Qij
î44 Architecture Pratiqué.
L
METHODE POUR TOISER hit
terres cubes de hauteurs inégales far rapport t
un plan de niveau ou en pente.
A mesure des terres cubes est ce qu'il y a de pluS
_ difficile dans le toisé, sur-tout quand le dessus à&
terres *est fort inégal; & quelqu'habile qu'on soit dan*
là Géométrie, il est presque imgossible d'opérer juu£»
l'on ne doit s'en rapporter qu'aux personnes qui p0^
sédent la théorie & la pratique en perfection.
Quand on coupe des terres d'inégale hauteur » °n
suppose ordinairement un plan de niveau ou en pente»
c'eit-à-dire, une aire droite d'un angle à l'autre ; ce p'3"
fait connoître l'inégalité de la hauteur des terres; *
pour voir cette inégalité, on laisse des témoins, qui $?.
des endroits qu'on laiffe de distance en distance 5 oU 1
hauteur de la terre coupée est conservée; puis qua"
on veut faire le toisé, l'on mesure toutes ces dissérent
hauteurs que Ton ajoute ensemble , & que l'on ulVl
ensuite par la quantité des témoins pour en faire °"
hauteur commune, que l'on multiplie par la superfic's ,.
l'aire contenue dans les terres coupées pour en avçfr
cube. ; .£,
Cette méthode seroit bonne» si l'on observoit deja.
ser des témoins en égale distance, & que le dessus «
terre fût un plan droit, alors on pourroit s'assurer Hr
l'on a opéré autant juste qu'il est possible ; mais le ? -^
sus des terres n'est pas toujours un plan fort droit,].
souvent courbe & inégal, & il arrive que le t0i-%$
l'on en fait, est plus grand que la quantité des *e ^
coupées parcequ'on laisse plus de témoins dans
endroits les plus élevés, que dans les endroits v ^,
Pour opérer autant juste qu'il se peut, il &ul: ^$
surer les terres parties à parties, c'est-à-dire, ^
un
Toisé des Murs de Rempart.. 24^.
*n grand toisé, quand on voit une paxtie de terre, dont
*e dessus est à peu près d'égale pente ou de niveau , il'
*aut toiser cette partie à part, & en faire autant au.reste
^ peu pres en cette manière. Je suppose qu'en l'espace
ABCD , le dessus de la terre soit sélon les courbes dia-
gnales CGHLIKO & RMNLPSD, & que ABCD,,
, u un plan de niveau^ ou en pente, sélon lequel plan..
terre- doit être -coupée , il faut avant de rien couper
arquer les témoins en égale distance-sur la pente des
rres,.selon deux diagonales, ou par d'autres lignes ».
» °rte Çû'Jî s'en trouve autant dans les-endroits hauts
> e dans les endroits bas : puis- quand les terres seront
., upees, l'on mesurera la hauteur de tous les témoins,
t0r raPport au plan AECD , & l'on ajoutera ensembk
j> tes ces dissérentes hauteurs, la somme.desquelies
idivisera par le nombre des témoins, dont le quo-
j ^t sera la hauteur commune que l'on multipliera pat?
^perfide ABGD;, & l'on aura la quantité desterres,
requises.
SUbçs
Qiij
246 Architecture Pratique.
Exemple.
Ayant dilposé las témoins de la manière dont j6
viens de l'expliquer * l'on mesurera la superficie de l'el-
pace ABCD, laquelle je suppose de 10 toises en qusf*
té, ce qui fait 100 toises en superficie .-il faut ensuie
mesurer la hauteur de tous Jes témoins, que je supp°'e
être au nombre de 23 , en comptant les extrémités»
quoiq '•■••■u'ils soie'nt à rien ; car ils doivent tenir lieu de
,'a-
trois témoins, comme trois termes où je suppose qu *j".
boutit le dessus des terres : & je compte aussi trois té'
moins à l'extrémité de la coupe des terres : il faut met'
tre la-quantité des pieds & parties des pieds ou poU*
ces de chacun des témoins dans un ordre dont on ess
puisse faire l'addition, & faire abattre ces témoins à ni'C'
sure que l'on en prendra la hauteur ; & afin de le mieu5C
distiriguer, je les ai marqués par lettres alphabétique?*
& je les ai tous ch'iffi-és, comme oh le voit par la figu"
fe-sùivante, où je rapporte les mêmes lettres & bu-
teurs sur deux colomnes.
Tém oins leur hauteur. Témoins
Q
d
ç
f
G
N
H
h
b
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5pi.s
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4
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4
3
3
o
1
*
[
wi 32 pM
Toisé des Murs de Rempart. 247
L'on trouvera que la somme de tous les témoins est
*8 pieds i qu'il fautdiviser par 23, qui est le nombre
, des témoins, compris les extrémités, comme je l'ai dit,
& l'on aura trois pieds 10 pouces pour la hauteur com-
mune , qU'j[ faut multiplier par les i OO toises de su-
perficie de la place proposée , & l'on aura 63 toises -.
°2 pieds cubes pour toutes les terres coupées, dans l'es-
pace ABCD.
, Quand les terres sont coupées sur un plan en pente,
'* faut mesurer la hauteur des témoins par une ligné
* Bienée d'équerre sur ledit plan, comme si les terres
Soient coupées suivant le plan en pente rjçprésemé
.:
Par la ligne AB, il faut mesùrer le témoin C, suivant
va agne DE, menée d'équerre sur AÇ, & non pas sui-
éiv > 'a %ne E? »: (lui e^ P^us ^ongue Slue ED, & qui
a plomb sur un autre plan. ,■
- 1 ■ X- '■■ i-
DE LA PIERRE EN GENERAL.
Omme la pierre est la principale matière qui fait
tl'e"' îf *°^e des bâtimens, je crois, qu'il eft nécessaire
J dire ici quelque chose. '[
y a deux especës:de pierre, l'une que l'on appelle
Qiv
*4§ A R G H I TE CTO RE F R A TI Q tfï.
pierre dure , & l'autre pierre tendre : la pierre dure eu
sans difficulté celJe qui résifte le plus au fardeau & aux
injures du tems : ce n'est pas que l'on n'ait vu des pierre*
tendres résister plus à la gelée que les pierres dures »
mais cela n'est pas ordinaire ; il est toujours bien suf
que les parties qui composent la pierre dure étant plu$
condenlées & plus serrées que celles de la pierre tendre*
sont plus résislables au fardeau.
. La raison pour laquelle là'piesre dure & la pierre fen-
dre se fendent quelquefois à là gelée, e'est que la pierre
n'est pas toujours si serrée , qu'il n'y restê dé l'humidité»
& qu'il ne s'en insiiiue par.de petites veines impercep^
blés qui le trouvent dedans, & cette humidité n'ayant
précisément que sa place, l'eau venant à s'ensser dans
ïa gelée, cette eau qui est contenue dans un si petJt
eipace, en s'enflant fait un effort qui fend la pierre >
quelque dure qu'elle soit; ainsi plus la pierre est coxe."
posée départies argileuses ougrasses, plus elle est ^
jette à la gérée:--,., " ', ,,
11 y a dans chaque pays une espece de pierre parti-
culière, dont on peut connoîtrèia qualité-par les W
ciens bâtimens, ou si l'on veut se servir de la pie^e
d'une nouvelle carrière de laquelle on n'ait point enco-
re usé, il faut en e^poler quelques quartiers à la gelée^s
unè> terre humide-^ il elle y résifte dans cette situatipP»
J'ori peut s'àssùrér qu'elle eft bonne.
Jl-y a de la pierre tendre!foftpleine, laquelleaya^
été exposée quelque tems à l'air & au "Tolëss pendant 1e"
té, & l'humide qui est dedans, étant entièrement évap0'
ré, de gélisie qu'elle èst en sortant:dela carrière* deviez
parfaitement bonne, & résiste au fardeau & a lagel^e'
la raison en eft asse^vidente. "; (S 3k
 La pierre porèùse &"c6qùîlleùsë n"e~gelepas si or»
nairement que la pierre'pleine* parceguerhumid^é^H
peuty être enfermée en sort plus aisément .par If n?çy|
dé là subitilité de l'air, &r 'parla fo,rce/p!es 'ray99*%*
soleil qui emgqjteût cette humi^^^^.,.. ... - -
:
D E 1 A P ï Ë R R 1. z/!0
Il y a une espece de pierre que l'on croit que la lune
gâte; (£i) ce qui peut être vrai, parceque cette pierre
11 étant pas par tout d'une consistance également ferme,,
Quoique l'humide en soit sorti, les rayons de la lune
ss°tinant dessus, peuvent dissoudrè les parties les moins.
compactes ou serrées ; ces rayons étant froids & humi-
|p entrent dans les. pores de la pierre, & par la suite
es terns la font tomber par parcelles, comme nous le
oyons en des anciens bâtimens j & l'on peut croire que
«fcçequi a donné lieu à quelques Architecles d'imi-
,r cet effet de la nature, en faisant ce qui s'appelle
s tu-sties pour la décoration des, bârimens-, ce qui a eu
*tès fort heureux : il y en a en France en plusieurs
y«ro.its, comme au Louvre, &c. Ces exemples m'one
&siné l'idée d'en faire à la porte saiut Martin, qui ont
■ ^assea d'approbation.
e '9i) Ecoutdns, à ce sia jet,; iin;savant Critique du comme»»'
-te^c.e.5%le( . / . , jV, ?u -
9lrb -^uev°ùs voyezdans les pierres qui en est pour ainsï
^ ^orclté ,'ert. un bousin qui, lorsqûe la pierre à été mise
les ?Uvj;e , n'en a pas été abatW'Là pliiie, les humidités &
^ r°uillards s'étant attachés à ce iboùsin, en ont dliîout petit
t0t -'f les sels qui- l'avoient, eri quelque saçon;, assimilé au
liqitii , a P'errc ; & ces sels étant dùTous, la partie de terre à
^6 tw *ls Croient adhérans n'ayant plus de soutien est tom-
P°Ur .* Pcuij ^^ mesure que ces sels se sont dissous : c'eir.
^°t!ri^U0' vous ne #°yez. Pas périr ;<out à coup "ime pierre.
ç0rDe^.cette .pierre jusqu'où là -chaleur du soleil a formé un
plus è !*'e » 4ur ; & inaltérable à, Jaî;pluye, vous ne pourrez
lié Q n .tlrer cètte'eipece de terre que vous tirez de cette parr
HUe Ja lune-gâte;
.,. - ■-:.-:; :narri3ii£
^r^l>*le;¥)bmtîci desfaïso>nsjrjr)ysiques'toucharit la
^Ur r?,^e^ pierre> & eëqtirfalr'qu'il y en a. de plus
*» fi j°n- /'^H'a'ùtre ? & auti^gtâin plus ou moins fin,
^hcèT'^^aWé de tour tems formée d'une corisis-
$k ausslfèTstie!qùè ricrusla voyons à préfent, ou si
^ 3w^'t ^Àé'fermeté ^> suite des tems; ton-
^ ^èstions font fort çunçafes, mais ce n'esl pas
?5o Archi~teçtuë.e Pratique.
ici le lieu de les expliquer ; il suffit seulement d'avoif
dit ce qui peut être utile pour la connoissance de la
bonne ou mauvaise qualité de la pierre, & d'avertir de
îâ poser toujours.comme la nature nous le montre»
c'est-à-dire, sur les lits a comme elle est dans les car*
rieres...
DE LA PIERRE DE TAILLE, ET D^
. Moilon que l'on emploie à Paris ejr auxenviron^
ON tire aux environs de Paris de différentes esp£
ces de pierre dure j la meilleure & celle qu'f.'
isiste le plus auxinjures-du tems, est la pierre d'Arcue» '
ja ;ptu« ferme & celle qui est de meilleur banc, ne p0l
te que depuis 12 jusqu'à iy pouces dé haut; ou d'apP3
reil ; elle est presque ausfî ferme dans ses lits, que da
Jejmtliea. du parement qui est le cœur de là pierre. >
La pierre au-dessous est celle que l'on tire au Fau*
bourg saint Jacques, .a Bàgheux & aux environs., ty
l'on fait palser pour pierse.d'Arcueil j elle-.porte dep"1
-1 $ pouces jufqu'à 18 ou 20 pouces deh'aut, mais eU
n'est pas si ferme ni de si bonne qualité que làpreffUere?
elle est fort sujette aux moyes & aux fils, & elle a beju'
coup de bouzin darissés lits , qui est une pierre tendr
qu'il faut ôter jusqu'au vif de la pierre. . -ré
L'on trouve encore proche du Fauxbourg saint ■>
ques vers les Chartreux une espece de pîefre. dure > <1 ,
l'on appelle pierre de liais": "cette pierre èst fort bel •»
on l'emploie ordinairement aux.ouvrages considéra0
où il faut de la fermeté., comme pour des basesde c°s j^
nés, des cimaises d'entablement, des marches, des s°
& appuis d'escaliers, pour des pavés & autres ouvr?i'L?
de cette espece, où il faut que la pierre sait dure Qt . ^
Il y a dé deux sortes de liais, l'une que;,ï'on appela ..^
ferrault, qui est dur, & l'autre, que l'on aPP^ - ' d#
doux, parcéqu'il est plus tendre; on. l'emploie p0?
ouvrages d'Architecture.
De la Piîb.11 e. 251
Dans les mêmes carrières du Fauxbourg saînt Jacques
& de Bagneux, l'on trouve un banc de pierre fort du-
*e> que l'on appelle pierre de cliquart; il y en a de deux
°/tes, dont l'une est plus dure que l'autre : cette pierre
' bien pleine & propre pour faire des assises au rez dç.
"ausiee, des socles sous des colomnes, &c.
■, -1' se trouve encore de la pierre dure près de Vau-
5lrard qui n'est pas si franche que celle du Fauxbourg
• 1Qt Jacques. L'on trouve aussi dans ces mêmes carrie-
, s une espece de pierre qu'on, appelle pierre de bon-
, nc > laquelle ne peut pas être mise au rang de la pierre
Ure, parcequ'elle n'est pas d'une consistance assez. fer-
. pour réfister aux injures du tems ; mais elle est plei-
& très-fine , & se peut employer à des ouvrages
nj1dérables , pourvu que ce soit à couvert ; on l'a
a e|quefois employée à découvert, & elle n'a point
'! • » mais cela est douteux; elle porte 18,20 &22
, P°yces de haut ou d'appareil. »
i». L'on tire encore de la pierre au Fauxbourg saint
. arceau, mais elle n'est pas si bonne que celle des
■^ieres de Vaugirard.
va]hQtl tiroir autrefois beaucoup de pierres dans la
lien ^e Fescamp ; mais il faut que le banc de la
^ Heure pierre soit sini, parceque celle que l'on y tire
slirt c e^ ^ort ^uïette * ^a gelée : on la laisse sécher
de M carrière, & on ne l'emploie que depuis le mois
feu-||ars jusqu'au mois de Septembre, autrement elle
ulette à la gelée , à cause qu'elle est formée d'une
' ,e argileuse qui n'est pas assez évaporée,
l'on ^ -3 encore des carrières près de saint Maur où
le J/'^. autrefois beaucoup de pierre, & de laquelle
re t^eau du, même lieu a été bâti : cette pierre est du-
au* ._ de fort bonne qualité pour résister au sardeau &
lier lnjUres,du tems; mais le banc n'est pas bien régu-
pas',ce^à-dire , qu'il est inégal, & l'on n'y trouve
j, e grands quartiers comme à celle d'Arcueil.
fspg y a encore de la pierre, de Vitry qui est de cette
*5* AUCHÎTE-CTURE PïLàTïQUl-.
L'on a tiré autrefois de la pierre dure aux carrière*
de PasTy, mais cette pierre est fort inégale en qualité &"
en hauteur de banc : ces carrières sont plus propres *■
faire des libages & du moilon que de la pierre de taiue'
Il y a encore des carrières d'une très-belle pierre du*
-re à saint Cloud, & à Meudon, que l'on emploie or*
dinairement pour les grands bâtimens : celle de sa|Dt
Cloud est d'un banc fort haut & uniforme : l'on en ttf*
de grands quartiers, comme pour faire des colomneS*
Cette pierre est d'une assez belle couleur & un pel*
coquilleuse ; mais elle est sujette à être gâtée par **
lune.
La pierre de Meudon n'est pas si franche & est P^tt?
coquilleuse, l'on s'en sert néanmoins pour des ouvra"
ges considérables. , -
La meilleure pierre tendre que l'on emploie àPaf,s*
eft celle de saint Leu sur Oise ; il y en a de trois especes. '
4'une que l'on appelle simplement saint Leu, la secoo
s'appelle pierre de Trossy , pareequ'on la tire auVil»aiL
de ^bssy près de saint Leu. Cette pierre est très-fine
très-belle : on l'emploie ordinairement aux plus bea
ouvrages d'Architecture & de Sculpture. La troisi^f11
s'appelle pierre de vergèlé : cette pierre est plusf
iïïé que ïè saint Leu & le Trossy, elle est même o °>'
plus gros grain ; on l'emploie aux ponts $ quais» & a.^
très ^ouvrages de cette espece expbsés à l'eau & a
ihjiirês du tems, où elle est fort bonne. On tire le v j-
gelé d'un banc des carrières de.saint Leu,. mais le & ig
leur est celui que l'on tire des carrières du ViMa£e
iVilliers près de saint Leu. . . a!
Quand on ne peut pas avoir aifément de la p'£: j,
de saint Leu, on emploie une efpece de pierre —
dire, que l'on appelle de la lambourde. Cette .pi ..^
vient dès càrrieresdes environs de Paris, comme o .;.
cueil, du -Fauxbourg sairit: Jacques^ de 'Bagneox >■ A
Elle retient la même proportion des qualités de lap1 ■
dure, -ç'est:à-dire, que celle d'Areiieil est la meille»
DB £& PlIMLE. 25}
« ainsi du relie, suivant ce qui a été dit. La pierre de
lambourde a le grain un peu plus gros, & est de couleur
jaune > il faut la laisser lécher sur la carrière avant de
 employer, car elle est sujette à la gelée, & n'est pas
dune consistance bien ferme pour résister au fardeau.
* °ur la pierre que l'on appelle du souchet, elle ne mé-
*we pas d'être mise au rang de la pierre de taille ; on ne
'doit l'employer qu'aux moindres ouvrages, ou en liba-
£es & moilons. (512)
(91) M. Bullet ne parle point des belles pierres de Mon-
Won, de Gonssans , de Scnlis â, de Tonnere, qui arrivent
^pendant à Paris. Les pierres de ces Carrières sont très-bel-
*s s & ne s'emploient qu'aux morceaux délicats d'Architecture.
Pour le moilon que l'on emploie à Paris, celui que
,°û tire aux carrières d'Arcueil, est le meilleur ; celui
*jes carrières du Fauxbourg saint Jacques, de Vaugirard,'
du Fauxbourg saint Marceau, &c. est d'une qualité pro-
portionnée à la pierre de taille qui en est tirée : le moï-
!0tl est fait des morceaux de la pierre de taille, &d'un
j nc qui n'a pas assez de hauteur, duquel on sait aussi
lelibage.03).
ki '') O" appelle Moilon gisant ou bien gisant, celui qui est
ju -r *"es *'ts > & °ù il n'y a presque rien à ôter que le bousin.
A>f[°llon piqué, est celui qui étant taillé au vif de la pierre est
t, chantillon , à vive arrête, à lits & joints quarrés & piqué en
q e *vec la pointe du-marteau , & démaigri des deux côtés en
if-osét
ctoc
c«ettt
pe , » »-"wuiine ot uemne a xaire patentent ubjis ics «cm u«
«Un ^uenc{' ^n estcm'noit autrefois le moilon avec un
S'ai 6aX * <*eur P°>ntes te's qu'en ont encore les Piqueurs de
j" yn nommoit cet outil une Smille.
Ii'il°st ^ouru e^ un moilon mal fait, qu'on emploie tel
«lue l' 1ans Ies fondations & dans l'intérieur des murs , &
jj. °n n a nullement équarri ni travaillé.
°«oa appardllé est du moilon d'élite qui est proprement
t> chantillon , à vive arrête, à lits & joints quarrés & piqué en
e «vec la pointe du-marteau , & démaigri des deux côtés en
Por j" ^n l'empl°ie dans *es caves » & il est très-propre, étant
e de niveau & par arrase.
çjj °"°« ejjemilli est un moilon grossierement équarri à la ha-
bB„*? ' ébousmé & destiné à faire paiement dans les lieux de
254 Architecture Pratique.taillé, comme la pierre , à lits & joints quarrés & à vive ars*
te en tête. Avec ce moilon posé en juste liaison & démaigrl
en queux & de longueur suffisanté pour faire le parpin d'un
mur à 3 ou 4 pouces près du parement opposé, on élever*
en toute sureté, & beaucoup de solidité, des murs de ii &
15 pouces d'épaisseur.
On appelle Libages, de petits quartiers de pierre de tai»e
dont 4 ou 5 font la voie : Quartier de pierre , lorsqu'il ny
en a qu'un à la voie, & Carreau de pierre, lorsqu'il y sa a
deux ou trois.
On appelle encore Moilon de Blocage, les petits moilon*
qu'on emploie de champ dans les basse-cours ou autres.
Il y eh a qui emploient de la pierre dé plâtre pou1"
moilon, & prétendent que pourvu quellesoit enferrnçe
dans les terres, elle est assez bonne : je ne voudroi*
pas m'en servir, car il semble que la nature n'ait deu1'
né cette pierre que pour être employée à l'usage qu'o"
en fait quand elle est cuite; car pour peu qu'elle s°lC
exposée à l'air, même dans des caves, elle se gâte in'
continent.
Il y a une autre espece de moilon que l'on empl°ie
aux environs de Paris, comme à Versailles, & en d'autre
lieux ; c'est une pierre grise appellée pierre de meulière»
parcequ'elle est à peu près de même espece que cel»e
dont on fait des meules de moulin. Cette pierre est ï°xt
dure & poreuse; c'est pourquoi le mortier s'y attacss?
beaucoup mieux qu'au moilon de pierre pleine. Quan
cette pierre est d'une grandeur raisonnable, & q"e;'e
mortier est bon, c'est la meilleure maçonnerie que 1 °.
puisfe saire pour des murs ordinaires; mais comme
y entre beaucoup plus de mortier que dans la Pietî,
pleine, il faut ausiî bien plus de tems pour sécher
maçonnerie qui en est faite, afin qu'elle puisse prendr
une consistance assez ferme pour résister au fardeau.
*
D V P L À S T fcÊ*' 25?
D U F L A St R £,
LA pierre ou moilon de plâtre n'est commune qu'à ParisV
& aux environs. Cefossile est pour l'ordinaire de deux es-
Çeces , l'une dure , l'autre tendre, l'une & l'autre se calcine au
11 j mais les Chaufourniers aiment mieux la tendre en cuisson
Hu6 la dure. La première est blanche & remplie de sels luisans
'ni ^' ^a séconde est grisltre , & sert pour la construdtion des
J??* de clôture , & bicoques hors de Paris. Car cette pierre
. .Pfoscrite dans les bâtimens de Paris : il y a de séveres pu-
'®ns pour les Entrepreneurs qui en employeroient ; il n'est
île pas permis aux Propriétaires de les faire employer.
ji,1"6 plâtre étant cuit, se réduit en farine ou poudre lorsqu'on
le f avec 'a ba"e- ^a cuisson s'en fait à feu modéré & égal ;
du 6? v'0^cnt ^e renc' arr'de & sans liaison. La bonne qualité
^ plâtre se connoît, lorsqu'étant gâché avec l'eau , & en le
le "r?111 ' on ^ent ^ans 'es doigts une espece d'onfluosité que
h,j UVsiers appellent amour : en cuisson, aucontraire.il eft
I « ne tient point a la main.
st e Plâtre doit être employé le plus promptement que faire
j'e P'ut, & tout chaud s'il est possible. On ne doit poinc
je/-P°fer au soleil, & encore moins à la pluie ni au grand air;
s;te'1 le desséche , l'humidité en amortit la sorce , & le grand
j.n dissîpe les esprits : ce qu'on appelle Yévent du plâtre,
^s 3riS 'es l'eux ou Ie p'âtre est cher, il faut l'enfermer dans
l'on neaux, dans un lieu sec, & le garder le moins que
Q^urra. .
tre .,an^ on veut faire des ouvrages de conséquence en plâ-
«lu' .,/aut aller soi-même à la carrière & prendre de la pierre
» '"eu du four , pareequ'il est cuit le plus à propos.
Ou ? P'atre cuit se vend au muid : le muid contient 36 sacs
^s. ï "'eaH!t > mesure de Paris, qui valent 48 pieds cu-
le ceni clu'on Ie ven^ cru£l ■> '1 ^e ven£l a la t0'^e ou au cenr :'
1 pie, e^ un toisé de 16 pieds de long, 8 pouces de large Se
II en. » naut » qui valent z toises 80 pieds cubes.
,re n> a. remarquer que les Ouvriers qui emploient le plâ-
cette "l )amais la galle aux mains, pareeque les sels dont
cette *!'e'e est sormée sont très-âcres & mordicans ; ( c'est
'Ix .Cldlté qui constitue sa vertu spécifique de s'attacher
1"! so^6 jres ' )' en cela différens de ceux de la chaux,
"^e D & °nâueux ; mais austî le plâtre se suffit à Iui-
Pour se corporifier , & la chaux ne le peut qu'elle ne
^& Architecture Pratique.soit alliée & jointe avec un autre corps qui l'aide à se johw*
à un troisième.
DE LA LATTE ET DU CLOUD.
UNe botte de latte de cœur de chêne est composéedes*
lattes de 4 pieds de long sur 1 pouces de large. Lo"'
qu'elle est employée , étant lattée jointive, pour une toile
en faut 54. & dans unecloisonà claire- voie il en saut 18P*
toise. i
Le cloud à latte est de différente espece. Il y a un clo"
fin & délié qu'on nomme Cloud de Liège , qui est plus c ,■„
que l'autre ; mais il produit d'avantage. On compte une 'j
vre & demie de cloud par botte de latte ; mais cela pa"e
çause de la perte dans l'emploi. ,,,
Nous ne parlons point ici de la latte blanche ; car elle
vrpit être proscrite , étant d'un très-mauvais service.
DE LA CHAUX.
LA chaux se vend à Paris au muid, qui contient 4° -eS
nots. Lé muid se divise encore en n septiers , le *eP {g
en z mines , la mine en deux minots , dont chacun cotf>P
un pied cube. . $ ,
On la mesure encore par futailles : chaque futaille c°n m
4 pieds cubes. Pour un muid, il saut 1 % futailles , do*11
sont mesurées combles & les six autres rasev ds
Melun, Senlis, Corbeil, la Chaussée près Marly f°a'$#
sent la chaux à Paris. Le Port de la Grève en est toU^
garni. 0,;,
En un mot de bonne chaux en pierre doit rendre deu* ^
nots de chaux éteinte. Celle qui est réduite en poudre n
aucun profit, ni bon ouvrage. , ç0{*
On peut faire des proviûons de chaux éteinte dans °eS^at
ses faites exprès ; mais il faut avoir soin de les couvrir
pied ou deux de sable. - (pt
L'usage à Paris est d'éteindre la chaux dans un ban1 ■$
l'on fait exprès sur le bord d'un trou. Cela demande un c ^
soin. Car si on n'y met pas une quantité d'eau susBsai11 t
le se brûle, & si on y en met trop, elle se noyé. ^u*
Il se trouve dans la pierre de chaux des pierres °ttt nfag?'
l'on nomme Si/cuits, cm Recuits, qui ne sont d'aucun ç,^
__________I D E LA GHAU X. i c 7
C'est la faute du Chausournier, qui n'a point entretenu un feu
^gal dans son fourneau. Ces biscuits netarit point de valeur",
'°nt mis à part pour en faire tenir compte par le vendeur.
• Chaque pays produit des pierres de chaux de dissérentes
.Mualités. Les Ouvriers du pays en cormoissent l'emploi & en.
tQnt communément de bons usages.
En général, les pierres à faire la chaux les plus dures sont
les meilleures. Leurs sels sont doux & onissueux, au contraire, dé
jpux du plâtre. La chaux éteinte ne ser'oit d'aucun usage sans
e sable, ciment ou autres adjon&ifs que chaque pays produit
Ç;°ur les mêler ensemble & en faire ce qu'on appelle du mor-
Jfr >^ lesqu'els adjonclifs aùssi ne seroient d'aucun usage dans
* bâtisse 'sans là chnux , qui leur sert de véhicule pour se lier
^ s incorporer dans les pores de la pierre.
On appelle Chaux fttjêe , une chaux qui n'a fjoint été étein-
. ' °i qui a été trop long - tems exposée a l'air , qui s'esc
aporée d'elle -même, & réduite en une cendre blanche.
■ji5?e chaux n*eft d'aucun usage , le feu 6c les esprits en étant
lilpés.
cl ■ aPPe''e la'lt de chaux ou laitance , jine chaux détrempée
ti?,rernent, & qui resssmble à du lait. On s'en seitpour blan-
llr 'es murs & les plafonds.
bU SABLÉ, CIMENT, ET MORTIER.
I y a quatre sortes de sables Vsable terrein, sable de ravî-
ri. ,e > sable de ririere & sable de mer. Ce dernier n'ell pas
Y0» usage. .
1è ct, .^°'s autres éspeces sont lès meilleures. Il ne s'agit que de
p 0l«r de moyenne graine sans "mélange de terre.
l'éa- Ur oonnoître si un sable en est mêlé, il faut en jetter dans
§C •„■'> *e hien remuer. Si l'ëâù reste claire , ce sable est bon
leur & m^ ^e terre > & au contraire l'eàu change de cou-
ts!e T1 devient épaisse, ce sable ne vaut rien. Le bon sable
Si .9tlS k ma'n en 'e pressant, sans qu'il y reste rien.
clayece 'able est rempli de trop de graviers on le passe à la
'doit ê e t^rrem » de ia qualité que nous venons de lé dire*
Point tre P'éféré à celui de rivière & de ravine ; pareeque les
Il yS en *°nt moins émouisées;
•>i« /abi encore dans terre une espece de sable que l'on nom-
fest'tro °£ > °lui ne vaut rien pour la çonstru6tion , pareequ'ii
Phn &trop mêlé de terre,
R
158 Architecture Pratique.
Le Ciment est une tuile concassée dont on fait un excellent
^mortier, sur-tout dans le rez-de-chaussé & dans l'eau. Il ne
faut point y mêler de carreau de terre cuite ni de brique ; l'un
•& l'autre n'étant pas d'une cuisson aussi forte que celle de la
tuile; mais on peut y mêler des pots de .grais, & même du
grais concassé.
Le ciment des fontainiers , qu'on appelle le ciment perpétuel?
se fait avec du mâche-ser broyé, du tuileau , du charbon de
terre & un peu de grais tendre réduit en poudre ; le tout' in-
corporé avec la chaux vive éteinte & bien broyée au rabot *
force de bras.
Le Mortier se sait d'un tiers de chaux & de deux tiers de
sable ou ciment. Il ne s'agit, pour le bien faire, que de 'e
bien broyer & corroyer, en y mettant le moins d'eau qlie
l'on pourra. Un mortier bien fait dure très-long-tems , & °e*
vient aussi dure que la pierre par la suite.
DE LA B R I Ç)JU E,
LA brique est une pierre artificielle faite avec terre se1"1"
ou glaise cuite au four. Elle est toute faite d'échantill"1^
Les plus communes ont environ 8 pouces de long, 4 P0?
tes de large , Si. 1 pouces de haut. Je dis environ , pareeqw^ ^
cuisson les resserrant, elles n'ont pas juste cette mesure. Ve f
sai que j'ai fait sur 4 briques de guarche a été, savoir , 'eV{
hauteur 7 pouces ~, leur largeur 1$ pouces i& leur lovga?°e
30 pouces-i. On appelle cette brique, demUbrique> oatr'iu
d'échantillon. ■_,,
On fait encore dans .quelques Provinces de la briquée" . .
re. Elle a même longueur & largeur que celle ci-dessus j *"
sa hauteur est double. .^g
On vend encore de la brique crue, c'est-à-dire, de la »r "^
sechée au soleil, qui n'a point passé au feu. Elle ser£ *
faire des fours à cha«x, à tuile, &c. pij
Une brique pese 5 Hv. 1 ou environ. Il en faut 3*pOu
pied cube sans emploi.
MMémoires de Maçonnerie. 259-
FORMULE POUR LES REGLEMENS
de Mémoires de Maçonnerie,
A Près avoir indiqué la maniéré de toiser les ouvrages de
. Maçonnerie , nous, ajouterons une formule abrégée 6t dé-
ai"ée, pour faciliter les Reglemens de Mémoires de Maçon*
«erie. .:;.:'..
etail d'un mur en pierre dure de 3 o pouces Âépaisseur^
à un & deux paremens.
"ont urïe foise superficielle de fnur en pierre dure de 50
r Uces d'épaisseur il faut 90 pieds cubes de pierre brute , à quoi
s« aut ajouter le £■ pour déchet qui est de 1 y pieds , faisant en-
"i>ble j0y pieds cubes, que je suppose rendus à l'attelier tous
toa's faits & acquittés à raison de nsols le pied cube, plus
u ^oins , la somme de . . . 63 1. o s. o d.
j-* °ur le bardage, j'estime qu'une toise
Pipis'erre ^ cette épaisseur pour les 99
Ion S Hus en œuvre doit Pefer aux envi-
}e s. de ii milie'rs à raison de 140 livres
l»ef 6f °ube , au prix de 15 sols le mi-
pP'Us ou moins» font la somme de 9 1. o s. 0 d.
Hér ?Ur ta pose on peut admettre en gé-
q CT de l'épaisseur du mur qui sera de
^Oi Uant au mortier> ^ en entre plus ou
d»s s.' Vivant la quantité & la grandeur
l o s. o d.
s^ns PIerres. Cependant on peut se fixer
le Srande erreur depuis 1 jusqu'à 1 sols
^eniP Uc,e ' 1ue nous estimerons ici à 18
ers le pouce font . . . > % 1. f s.
Total des somsnes ci-deiïus. 8,0 1. y s. o dk
'* bén^3Ue"e s°mme il convient ajouter
«^ de e ^e l'Entrepreneur qui sera le
P0uçrece«e somme, ci . . . 8 1. o s. o d.
fes , g, f conduite , fourniture d'équipa-
Hiç a"x frais la moitié de cette som-
' •.....4 1- o s. o d.
. ' "x de cette pierre sans parement 92. 1. j' £ o da
R U
m£o Architecture Pratique.Pour taille dû premier parement, y compris lits & joints , &
bénéfice de l'Entrepreneur , six toises de taille à i livres 10 (oh
Font . . . . . . . i j 1, o s. o d«
Etpour le sécond parement, estimé . . 10 1. o s. © "'
Total de la taille. 2 5 1. o û o ",»
Total du prix d'une toise de pierre dure ,
ide ,30 pouces sans parement , , 51 1. 5 s. o «
Avec un parement . -, . -. 167 1. 5 s. ô Jj'
Et à deux paremens . . -. . ' 117 1. 5 s. o *
Il est d'usage à Paris , 6k ce devroit être par tout de même»
de fixer le prix des murs de toute espece à tant le pouce d e*
paisseur ppié & mis en place. Il faut donc pour faire cet'
fixation, l'envisagçr sans paremens, ni lits ni joints : les^0^
en étant ôtés , il faudra diviser le restant par l'épaisseur
mur : le quotient donnera la valeur de l'épaisseur du mur.
Exemple. Nous avons trouvé que le mur ci-dessus, 'itl
paremens , revenoit 391 livres j sois, qu'il faut diviser par 3 '
léDaisseùr du mur, le quotient donnera 5 livres 1 sols 6 derue,
pour la valeur de chaque pouce de l'épaisseur du mur. ,.rf
Ge principe étant général, on peut donc dans les devis "'.»
que tous murs de pierre dure seront payés à raison de 3 W' ■.
6 d. le pouce fans paremens ( plus ou moins ) : le premitr P
ment fera payé 15 livres , $• le sécond io livres.
Observat'wris.
H
' Cette formule ne doit pas être prise à la lettre pour les P ^
des matériaux qui varient journellement. Nous ne la d0""^
que pour se former une idée juste & exafle, afin de se
justice à l'Ouvrier suivant le droit & la raison. r0ti(
Il faut encore observer que plus les murs de pierre "ur? jjts
épais , plus le premier parement est cher , à cause de ^
&. joints. Si le mur a 48 pouces, le premier Parernell|t-vre5'
dra 18 liv. s'il n'a que 12 pouces , il ne vaudra que 1* '0iH'«
&c. qui est le prix le plus bas, même dans les murs de
dre ■épaisseur. ;
Mur de pierre dure de 27 pouces.
A 5 1. 1 s. 6 d. le pouce
Premier parement . ,
Second parement ,
Total
Mémoires, d e Maçonnerie. 261
Pierre dure de 14 pouces.
A j 1. 1 s. 6 d. le pouce ... . 73 I. 16 s. o d.
Premier parement . . . .14 o o
Second parement ... . . 10 o o
Total 97 1. 16 s. o d.
Pierre dure de it pouces*
A 3 1; 1 s. 6 d. le pouce . . .. 64 1. n s. 6 d;
Premier parement . .. . . i? 10 o
Second parement ... . ' . 10 o o
Total 88 1. 1 {. 6 d.
Pierre dure de 18 pouces.
A 3 1, 1 s. 6 d. le pouce . 55 1. 7 s. o d.
Premier parement . .... 15 o o
Second parement- . ... . . io- o o
Total 78 1. 7 s. o d.
P«/ts dure de 1 js pouces.
* }• li 1 s. 6 d. le pouce . . . 4$ I. a s. 6 d.
Premier parement . . . . . iz 10 o
Second parement . ' . . .10 o o
Total 68 1. h s. 6 d.
Pierre dure de iz. pouces*
*•? 1. 1 s. 6 d. le pouce ... 36 I. i& s. o'd.
*reraier parement ..... ia o o
Second parement . . . . io o o
Total 58 1. 18 s. o d.
Pierre dure de % pouces*..
* 5 1. 1 s. 6 d. le poupe ... . . : M K II <"• o <*•'
«emier parement . . . . 12 ° o
^wnd parement . . . . io o o
Total 46 1. il s. o d.
„i-.i !■«■ w - I I I I I ■ 1 , . mj
Riij
i6i Architecture Pratique»
Dalles de 6 pouces.
-A 3 1. i s. 6 d. le pouce . , . 18 I. 9 s. o
Un parement seulement . . . %i o o
à
Total 30 1. 9 s. o à.
Le dévelopement des marches d'escalier e.st à peu de chofe
près le même prix. <
Dalles de 4 pouces.
A 3 1. 1 s. 6 d. le pouce . » „ . n I. 6 s. o d.
Un parement seulement . . . 12. ' 0 o
Total 24 1. 6 C o à..
Dévefapement d'un appui de croisée en pierre dure avl&
seuillure & jet-d'eau de 4 pouces  de long, 13
pouces de large & de 6 pouces d'épa'ijj-eur,.
Cube de pierre .
Déchet . „
2. pi, 3 po. o
o____4 i
a pi. 7 po. 4
A 11 s, le pied font ; x 1. i^ s, < &
Faremens.
Premier parement .... 4 pi. 6 po. o li.
Second parement pour le
jet-d'eau . .
Face de devant ,
Face de derrière.
Côtés . . t
Fauillure. . .
3 0 O
1 8 î
2. 3 0
1 0 0
Z 5 0
14 pi. 8 po. 3 li.
% toises i. pieds 8 pouces 3 lignes à i livre 10
sols la toise font la somme de . . . . j
Pose , ..... *
Bénéfice de l'Entrepreneur 
Jotaldel'apui?!. 7^7
Mémoires de Maçonnerie. 2.63
Pierre de falnt Leu de 30 pouces à un & deux paremens.
Pour une toise superficielle de mur en saint Leu de 30'poii—
^s d'épaisseur, il faut 90 pieds de pierre : à quoi il faut
jouter 11 pieds pour le déchet, qui n'est estimé qu'un huitié-
^ 3 n'étant pas si considérable qu'en pierre dure. Cela fait
*°i pieds : à ro sols le pied ou 7 livres le tonneau coœposé-
^e H pieds cubes font la somme de . . . 50 1. 10 s. o d„
Pour le bardage , une toise de cette épais-
*eur doit peser pour les 90 pieds c-i-desTus-
sinviron 10 miliers à raison de 11.5 livres.
* pied cube : à 1J sols le milier font la som-
** de . . .;. ; .. . . 7r. lo* s. o d-
La pose est la même qu'à la pierre dure
«stimée
Mortier idem qu'à la pierre dure .. . .
6 !.
r 1.
0 s. 0 d.
5 s. 0 d.
6 6 1.
6 1.
S s. 0 d.
iz s. 6 d.Bénéfice de l'Entrepreneur évalué au —.
Pour sa conduite , équipage &. faux frais
Ja moitié .. . . .. . 3 1. 6 s. 3 d.
Prix de cette pierre sans- paremens ... 76 !.. 3 s. 9 d.
. Pour taille du premier parement, lits &
loints à ij sols .. . . . .. 4 1. 10 s. o d.
Et pour le sécond ...... j.' 1. o s. o d;
Total de cette pierre 83 1- 13 s. 9 d.
"-es murs revenant à 76 livres 3 sols 9 deniers sans paremens
Peuvent être estimés à z livres 11 sols le pouce de toutes sortes
épaisseurs , tout compris , ausquels on ajoutera la quantité
e Paremens qui se trouvera.,
j] y auroit bien des choses à dire sur la pierre de saint Leu.
l' y a beaucoup plus de vnide qu'en pierre dure ; mais en re-
anche le service en est beaucoup plus long- & l'échafaudage
P us coûteux. Tout ce que nous dirions à ce sujet ne détruir
14 nu!iement notre sylième, airtsi nous allons continuer.
Murs en saint Leu de 17 pouces..
p * 1. 11 s. le pouce ..... 7S '. 10 f.
'emier parement ...... 4 7
Second parement . . . 3 o
Total. 8; 1. 17 s.
as4 ArcbitectUîRE Prattique.
Murs enfaint Leu de xa, pouces.
A *a 1. il s. le police . . . 6,1 1. 4 V
Premier parement . . . . 44
Second parement . « ' . • 3 °
Total, 68 1. 8 s.
As ar* es y2t/»s i&ea <s« 11, pouces.
A 21. 11 s. le pouce . . . . jj 1. 7 *i.
Premier parement .' ." . ' .' 4 1
Second parement . • . . . 3 °
Total 60 1. 8 £;
Murs en salnt Lcu de 18 pouces,
A il. 11 s. le pouce .... 45 1. J8 '••
Premier parement . ." .' ." ." 3 18.;
Second parement . ' . . . . 3 o
Total" 511, i4 U
Murs en falnt L,eu de.i; pouces.
A 1 1-, 11 s. le pouce . . . . 38 1. s. '•',
Premier parement .. ." . . . 3 ij
Second parement . . » , . 3 o.
Total 4jr 1. oj
As«w «2 /#//!£ Zea Je iz pouces,
i A i 1. 11, s, le pouce . . .■'■". 3Q 1. Ji s*
' Premier parement. . .' .' , ." ;'-i 3 i1
Second parement' , . . .' . 3j__j2--
Total 37. I^jî;
le.
Ainsi en.suivant ce principe on ne peut errer. Le plus 0"rg"
anoins qui se trouvera sur la gositioD.de ces prix ne peut». . i
grande différence,.
^Ié^oires de Maçonnerie. kJ.j
Détail des murs en motion blanc,
j "■'ans unetoise cube de moilon blanc il entre une toise cube,
moilon, que je suppose rendue au bâtiment tous frais faits ,
<gie d'entoisage , valoir . . . 3 6 1. o s. q d.
teJjUlt pinots de chaux vive que je suppose
J^s au bâtiment à 1 livres 4 sols , font 9 11 o
sim teirte " ^eHX P^ds cubes de sable que je
PP°fe rendus, Valoir .... 3 0.0
'ain-d'œuvre le -5 de l'épaisseur . . 8 00
g, 56 1. it s. o d.
s0 ene«ce de l'Entrepreneur le ^de cette
Poîs r • • ' * • : S iî o
Ut sa, conduite , équipages, &c. . . x 17 <î
■T,
otal'd'une toise cube sans paremens . . 65 1. 4 s, <d.
sety.e ^i revient à 18 s. le pouce d'épaisseur. Ce calcul peut
Ion r,"e règle pour toutes sortes d'épaisTeur, de murs en moi-
su; ar>c, en' augmentant ou diminuant quelque petite chose ,
ie a?* la difEculté ou facilité de l'ouvrage , & encore suivant
yai-lx des matières. : bien entendu que ces murs seront en élé-
p,nî ayant un ou deux paremens.
^e a3Ue! parement de moilon sera en outre qompté à taison
léj . • Par chaque toise superficielle, si le moilon ëst essemil-
avec e""a-dire , taillé grosïïerement à lits 6k joints quarrés
'fioilg n Parement en tête. Il se fait encore des paremens en
'""'es sj^1^0^ * ''ts ^ )°'nts quarrés Hc à vive- arrête , & tous
hte^. echantillon : on en compte un troisiéme en sus desdits
8e est f "s ' Pour la plusvaleur de ce moilon ; mais si le piqua-
lnt> il ne sera, rien compté.
Murs en moilon blanc de 30 pouces.
a"s r»
A Un Piment à 18 s. le pouce . . . . 17 1. o s;
A deuPvrement • • • • • • ■** 10
u* Paremens ..... 30 o
W
Murs en moilon blanc de 27 pouces.
4u Cernent à ï8 sols le pouce . . . 24 1. 6 C
W*?ment ...... ^ 16^ Paremens. . ., . , .' 2.7. 6
2,6£ Architecture Pratique.
/
Murs en moilon blanc de 14 pouces.
Sans pe.remens à 18 sols le pouce . . . H I. Jt
A un parement . t » » . .13
A deux paremens. . . . . . 14 '
Murs en moilon blanc de 11 pouces.
Sans parement à iS sols le pouce . . . 18 1» ** ■*
A un parement ....... 10
A deux paremens ... -.. . . . 21 l
Murs en moilon blanc de 18 pouces.
. il»
Sans parement à 18 sols le pouce ». » . 16 »•
A un parement....., .17" J-
A deux paremens.......19
A/km en moilon blanc de ■ ij «S* 12 pouces.
* ' *sss
On confond ces deux épaiiTeurs ensemble , parcequ "
autant de matière dans l'une que dans l'autre. g {,
Sans parement à 18 sols le pouce . . . 13 '• 0
A un parement . ... . . . . 1 î ,0
A deux paremens.......16 'Ainll de même des murs de plus forte épaisseur.
1 Observations. {
ie Si ces murs en moilon sont saits avec peu d'écb*> g,
& d'équipages , comme les murs de clôture & autres oe f,
me espece ; on diminuera quelque chose par toises, corn"16 >
ou un parement. *t£>
20 Si un mur en moilon est crépi & enduit des deux ■{,
lors de l'estimation, il saut retrancher un pouce de s°n £ #
seur, & l'estimer sans parement ; enïmer ensuite les ctt^^
enduits à moitié de légers Ouvrages , c'eft-à-dire , ufl-gfs,
pour chaque côté ; & s'il n'eft point enduit, pour un v £, I
Exemple. Un mur de 18 pouces crépi & enduit des "e
tés.
17 pouces d'épaiiTeur sans paremens à 18 s.
le pouce , valent........ ij 1Les légers à 8 1. les crépis & enduits des
deux côtés valent......... 4
Total 19 l U^>T
■—'— {, 4
Et s'il n'eft pas enduit ; ; . . . 17 l. l9 '
Mémoires de Maçonnerie. 167
Pour transport d'une toise de moilon on compte ordinairement
^ncj voitures à trois chevaux.
Détail d'une toise cube de Moilon de Meulière.
Une toise cube de moilon ou pierre de meulière que je sup-
f°sè rendue au bâtiment ........ 40 1 o F.
Dixminots de chaux à 14 s. . . . . .' • **- O
Main-d'œuvre le huitième de l'épaisTeur . . • 9 o
Sable, deux forts tombereaux..... 4 °
Bénéfice de l'Entrepreneur...... 6 10
Pour sa conduite, épuipages, &c. .... 3 ï
Total 74 l.ij G
.^é qu'on peut estimer 10 à 11 sols le pouce,
j, Nota. On ne compte point de parement au moilon] de Meu-
ete<-parce qu'il n'y en a point.
., si l'on veut que ces paremens soient propres, on les ravale en
J^tteou en mtortier, que l'on compte séparément chaque côté pour
quart de légers. Si ces ravalemens se font en mortier il faut
csttant S"'1 ^ possîble Y envoyer du sable de rivière ; parce qu'il
^."îoins gras que le sable terrein, & qu'il gerse moins. On
0lt faire ces ravalemens en crépis moucheté
détail d'une toisesupersiciellede Briques de qpouces d'épaijseur.
* ** Brique n'étant pas par tout de même échantillon , il faut la
v Pposer mise en place de 8 pouces de long, 2, pouces de haut
3, 4 pouces d'épaisseur. Dans cette (upposition, il en faudroit
J).+: mais il faut un quart ou cinquième de mortier; alors il
«lomk °'c ^ue 1^° '' ma*s commc on ne Peuc dérerminer ce
îri au 'ustc' non Plus 1UC le Mr,itt> nous admettrons z8o
5Ue.s à 30 1. le millier font à peu près . . 8 1. ro s. o d.
eux pieds cubes ou environ de mortier . . o 10 o
£,a'n-d'œuvre .......... s 3 o o
j^iéfîcc de l'Entrepreneur ...... z o o
°Ut équipages & saux frais ..... 1 o o
— 11. m
. Total . . ij 1. o s. o d»
cst ' Brique est enduite des denx côtés, chacun de ces enduits
fc P^Pté, sçavoir celui du dedans pour un sixiéme de légers,
t£t Ul du dehors pour un tiers , à cause de la charge 8c des ar-t
> au prix de 8 I. la toise font la somme de 4 L
rjotal de la Brique Ç Sans ravalement ni enduit Ij 1. o s. o d.
.Ul*»Qt les prix ci  Etuillite en dedans . . 16 6 8
™*tt seavoir * C^n^w des deux côtés . ig Q Q
%'$% Architecture # r a T i q u ëi
La Brique de Paris estde différent échantillon que celui ci-derîiiS»
elle n'a pas plus d'un pouce & demi dé haut, est plus chère que
celle qui vient de dehors > & dans l'emploi il en Faut bien davantage
Ce qui fait changer les prix ci-dessus , mais n'en change pas l'ordre*
DES LEGERS OUVRAGES.
Il scrobleroit inutile de détailler les légers Ouvrages, après ce
que nous en avons dit en différens endroits de cet Ouvrage : Ç^-
pendant nous en ferons ici.une récapitulation, afin qu'on pu)"
voir d'un (eul coup d'oeil l'ordre deleurs réductions les plus ordinaJteS*
Languettes de Cheminées.
Pigeonnées Amplement sans enduit de côté ni d'autre, *°n
comptées à moitié.
Enduites en dedans, pour un sixième . -i
Enduites des deuxcôtés,pour aa sixième & un tiers qui valent 0>"
Planchers.
Aire de plâtre de deux ou trois pouces , pour un quart
Lattis jointif, pour un quart /, -g
Lattis jointif cloué sur les solives, un quart & un sixiO11
cinq douzièmes
Ourdé plein,pour un tiers: .
Scellement de. lambourdes en auget, pour moitié
Entrevou* tirps par-dessjbus , pour un sixième
LambrisTés en plafond par-dessbus , à l'entier
- Murs.
Gobtage /
Crépis' 'Jî chacun un douzième, & ensemble un quart
Enduits y
RenfoEmis , pour un deuxième
Lancis de mpilon , un sixième
Enduit seul, un sixième
Cloisons de Char^enter'ie,.
Ourdées pleines , pour un tiers y»
Lattéesde4poucesen4poucesun</o«£<eW 7 un tiers ?°f.
Enduites par.delîus, un quart C que c0
Lauées jointiveSj à l'entier pour chaque côté
Cloisons de Menuiserie à claire voye. ,^.
Ourdis un sixième ; recouvrement un tiers pour cha<]ue
ce qui fait en taut cinq sixiémes,
De la Ch arpenter ie; 16$
•*>£ £^ CHARPËNTERIE.
s~^ Omme la Charpënterie est une des principales par-
ila l'es ^e ce-"es l1" f°nt la composition des bâtimens »
eu nécessaire de bien savoir ce qu'il faut observer pour
, taire une bonne construétion. L'on croit même que
bâtimens des premiers sicelés n'étoient que de char-
Poterie , & que toute l'Architecture n'a été formée
^Ae "ïr l'idée de ces premiers modèles , au rapport
strie de Vitruve ; ce qui paroît assez vrai-semblable
j r 'es exemples & les comparaisons qu'il en donne
a!Is son premier Livre d'Architecture.
. -Les principales parties de la Charpënterie qui entrent
i 1S la composition des bâtimens, sont les combles,
j. planchers, les pans de bois, les cloisons, les esea-
^ rs » & principalement ceux que l'on appelle de dé-
la î16*11 ou dérobés ; car aux grandes maisons l'on y
y 'e$ principaux escaliers de pierre de taille : l'en
£ P?Urroit auîsi comprendre les pilotis'pour faire les
j aernens des maisons que l'on est obligé de faire dans
rnauvais terreins ; mais cela n'est pas si ordinaire ,
ba !Cn a* Parlé dans la construétion des murs, je ne
j erai ici que des ouvrages de charpënterie qui regar-
^leulement les bâtimens.
c, °mme les combles sont les principaux ouvrages de
lon^e>nter*e '• * caule qu'ils servent à couvrir les mai-
tioS) ^ ^ue 'on e^ ^ Partagé lur les différentes propor-
Vo"1S ^ la forme qu'on leur doit donner ; ce qui se
t ass-ez par tous Ceux ^ue j,Qn a £ajts ^ ^ue j,Qa
^ ' encore tous les jours ; j'ai cru que je devois m'éten-
Un peu sur cette matière , quand même je sortirois
njo Architecture Pratique.
tîe mon sujet, & que je devois donner les remarque»
<jue j'y ai faites, afin que chacun ait lieu d'en jug^:
Il est à présumer que l'origine des combles est au»
ancienne que le monde , puilque les hommes ont d
tout tems eu besoin de se mettre à couvert des inju1^
du tems , même dans les climats les plus tempereS"
Vitruve nous rapporte dans son deuxième Livre d'Aï"
chitecture diverses manières dont les premiers hom^
se mettoieht à couvert ; mais il ne nous a laisse aucu" '
mesure certaine de la hauteur que les anciens donnoie"
aux combles des maisons qu'ils bâtisfaient dans les d" "
férens climats, par rapport à la largeur de ces maiso^i
tout ce que nous en pouvons juger en général > ?
qu'ils leur donnoient plus de hauteur dans les p_a;
froids, à cause que les vents, les pluies & les ne]g
y sont plus fréquents que dans les pays chauds > ° ■ .
mêmes injures du tems sont beaucoup plus rares, cotn®
dans l'Egypte & dans l'Arabie , où il pleut rarem^'
& même dans la Grèce & dans l'Italie , en compara11
des Gaules où les injures du tems y sont insupp'0* f
blés. Tout ce que nous pouvons juger de la haute
des combles des anciens, est la hauteur des îront0
que Vitruve donne dans son quatrième Livre de 1 *r
chiteéture , qui sont vrai-semblablement la hauteur "e
combles dont on se servoit dans la Grèce -, °^,C-*
Auteur a fait ses études ; parceque ces frontons d° t
vent représenter les pignons ou les bouts des cornb1 >
ce qui peut même être prouvé par les anciens ■«■£
pies que l'on y voit encore à présent. Il donne or ^
nairement à la hauteur de ces frontons une neuvie ■■
partie de toute la longueur de la platte-bande •* Iïl' j
cette proportion paroît un peu haute. C'est poufCI
Serlio Architecte Italien a donné une autre regle % |.
l'on met plus en usage , & qui réusiit takV* ^
donne à toute la hauteur du fronton , compris la c
niche, l'excès dont la diagonale surpasse le côté , ja
cparré » qui est fait de la moitié de la longueur
De la Ciïarpenterie. 275;
Patte-bande du même fronton. G'eft à peu près dans
*;ette proportion que Ton fait les combles en Italie &
ans d'autres pays qui sont dans un pareil climat. Mais
^tte proportion ne doit pas en général être mise ea
, aSe dans les pays froids, à cause, comme j'ai dit,
?s vents, des pluies & des neiges qui y sont incom-
parablement plus fréquents, comme dans la France,
'i faut nécessairement élever les combles plus hauts
S e dans les pays chauds ; mais on les a élevés si exces-
ement, qu'ils en sont ridicules, sur tout dans les
j, Clens bâtimens , où Ton a vrai-semblablement retenu
tienne hauteur des combles qui n'étoiect couverts
r<er e joncs ou de pailles comme du tems que Jules-
s p c°nquit les Gaules, ainsi qu'il l'a remarqué dans
^ Commentaires: & il est certain qu'il faut plus d'égoûc
^/s sortes de couvertures qu'il n'en faut à la mille, ni
.ardoise dont on s'esl servi depuis. Et comme les ou-
.lers n'ont peut-être pas eu cette considération, cela
v Pu passer jusqu'à nous comme par tradition , en sui-
:Qnt exemple de ces anciens combles de pailles & de
g.* quoiqu'il y ait eu en France depuis deux cens
s0 /ort habiles gens dans l'Architecture, ils ne se
jL ^anmoins pas avisés de corriger entièrement cet
v0: ' La première correction que nous en pouvons
U. ' e« au comble de la partie du Louvre qu'a fait
Pe/ê n" ^* ou^on voit que l'Architecte trouvant
lui ? °lue ^e comble qu'il avoit fait sur son dessein,
façaHar°issoit trop haut par rapport à la hauteur de la
çj'e e ^u bâtiment sur lequel il devoit être posé, s'avisa
ter ^toquer le haut, & de le couvrir en façon de
«> - e avec du plomb élevé un peu en dos d'âne. Et
3 faj P^ut-être à cette imitation que feu M. Mansart en
lui 3 • "^me au Château de Maisons, & ce qui peut
l'on °lr ^onn^ Heu de £ùre les combles brisés , que
d<w PPeUe vulgairement les combles à la Mansarde,
nous parlerons ci-après.
'Ù.JÏ A K C fa ITECTURÉ PRATIQUE.
M. Mansart n'a pas été le seul qui ait tronqué ces
'combles, à l'exemple de celui du Louvre : l'on pe^
temarquer que le comble du Château de Chilly , d°°.
M. Metezeau a été l'Architecte , est aussi de cette
manière, & qu'il a même été fait avant celui dé Mal'
sons. Il peut y en avoir en d'autres endroits qui n 0n
pas été remarqués ; mais ce que l'on peut croire e
cela , est que les Architectes n'ont tronqué les comtueS'
que parcequ'étant faits par les anciennes règles "°D
ils se servoient, ils les trouvoient trop hauts , pas ^
port à la hauteur des bâtimens sur leiquels ils étoien
posés. .
Nos anciens Architectes François faè nous ont p0'
donné d'autres règles certaines & déterminées de
hauteur dont ils avoient coutume de faire leurs co&
bits, par rapport à la largeur de leurs bâtimens j 1
ce que nous voyons par tradition de ce qui reste °
anciens bâtimens. Ceux que j'ai remarqués de meiltëu.y
Architecture, ont autant de hauteur que tout le y.g'
ment a de longueur hors œuvre ; c'est-à-dire , qti£ -j
bâtiment a six toises de largeur, le comble doit ^
sîx roises de hauteur ; ce qui est une élévation excesslV•'
Il y en a d'autres qui se sont plus modérés ; ils n °,g
donné de hauteur à leurs combles, que le t.^an^|U
équilatéral, dont les côtés sont toute la largeur ^
bâtiment; c'est-à-dire i que prenant cette largeuf" ^
en ont fait la longueur penchante dii comble. V ,g
à peu près les règles générales dont les meilleurS ^
nos anciens Architectes se sont servi, & même c
de ce siécle. Il peut y avoir des combles d'autres P ^
portions ; mais ceux que je viens de marquer* m'ont P
le plus en usage. s fe
La trop grande hauteur des combles a cause en .
un grand abus, qui est qu'étant beaucoup élevés > -j
a voulu faire des logemens au-ded'ans, & pour s ' af-
a fallu faire des lucarnes pour les éclairer. Ces .^
nés sont devenues si ordinaires, que l'on a cru H
De la Cmar.penter.ie. 2.73
bâtiment ne pouvoit être beau sans y avoir des lucar-
hesj & même autant qu'il y a de croisées dans cha-
que étage , & aussi grandes que ces croisées» L'on a
orné ces lucarnes de pilastres , de frontons de disféren-
ts manières , avec beaucoup de dépense ; on les faisoic
0ralnairement de pierre de taille aux grands bâtimens j
"tois à présênt on les fait plus communément de char-
penterie recouverte d'ardoise ou de plomb, aux corn*
oies qui {oat couverts d'ardoise ; mais à ceux qui sont
Couverts de tuile , on recouvre la charpenterie des
^carnes de plâtre»
. Il n'y a pas d'apparence que ceux qui connoissent
a bonne Architecture, puissent approuver les lucarnes;
ai; c'esl une partie qui est comme hors d'œuvre » &
y*1 ne peut entrer dans la composition d'uh bâtiment
.atls en gâter 1'ordonhartce, sur tout quand elles sont
Sondes & en nombre ; car outre que cet ouvrage est
^dessus de l'entablement 5 & par conséquent hors
*^Uvre ; il est contre la raison qu'il y ait des ouvertu-
^eVc°nsidérables dans la couverture d'un bâtiment ; &
Piisque cette cûùvertufe h'est faite que pour mettre la
^jon à couvert, il sémble qu'il n'est pas raisonnable
q , y ait des trous dans une couverture, outre ceux
il doivent donner de l'air & du jour dans les greniers »
£ e Ion appelle œils de bœuf, qui ne gâtent point la
OTe des tojtSè gj j'on objecte qu'il faut des lucarnes
j Ur monter les foins & autres choses de cette nature
p0'1S *es greniers, 1 on peut répondre que Ton ne met
rçu* de soin dans les greniers des bâtimens considé-
L««eâ ' on le met dans les greniers des bâtimens de
,ss<a*our9.
<tyt
*■** lucarnes ont encore attiré un autre abus qui e&
sairtrj là ^°nne Architecture ; c'esl que quand on veut
se ,e des logemens considérables dans les combles, on
<Jç °nne la licence découper les entablemens au droit
fca$. rnes ' P0uii avo'r ^ Inerte de vo*r ^e ^aut ea
; cette licence est unechose ridicule, & entièrement
a 74 ÂkcHïtEctûRE Pratique.
"contre le bon sens -, car l'entablement doit être le cou-
ronnement de tout le bâtiment, auquel on ne doit fa're
aucune brèche par quelque nécesïité que ce puisfeêtre.
C'est pourquoi il ne peut y avoir que des ouvriers JeS
çlus grosïiers qui puissent être capables de faire cette
faute.
L'on pourra objecter à tout ce que je viens de dire»
que le dedans des combles donne de grandes coffl-
modités > & que c'esi perdre ces commodités , que ds
n'avoir pas la liberté d'y faire. des lucarnes pour leS
éclairer. Il est vrai que si l'on veut faire des comb'e*
aussi hauts comme les anciens } l'on perdra de la place>
mais si on veut modérer cette grande hauteur , & fajr^
des combles plus plats, Ton pourra retrouver ces 1°'
j ' • i> faire
gemens dans un étage en atnque, que Ion peut J»».
au lieu des combles si élevés. Si on veut bien exai»'
n r la çhose, & se déprendre de, l'accoutumance de vÇ
dès combles si élevés, l'on y trouvera peut-être p
de beauté & moins de dépense. A l'égard de la be_a
té, j'ai déjà fait voir que les bâtimens, des anCif ■
Grecs, qui sont ceux qui ont perfectionné l'Arc"
lecture , n'avoient des toîts que de la hauteur des fr° ,
tons ; ce que l'on pratique encore par toute l'Italie 
sont les plus beaux bâtimens. Pour la dépense ? ^ ,*L
veut examiner ce que coûte un grand comble P
qu'un comble plat, soit en charpenterie, en couv
ture, en lucarnes, en lambris , & en exhaussemens
le pied des chevrons; je m'asfure que l'on trou
peut-être plus de dépense que d'élever un petit et£
quarré ; & outre cette dépense l'on aura pour'nCnS,
moditéle rempart des jambes de force & de cheV0
ce qui ôte toutes les commodités des logemens en & £
letas > & par-dessus cela ces mêmes logemens serontotlp
brulans en été, à cause que le soleil échausfe beau , ^
l'ardoise & la tuile, & sort froid en hyver par des
sons contraires. battf6
, Je ne prétens point, par toutes mes raisons c»®
î3e lA ô-HÂî^NTEèjï^ m
«■eux qui croient que l'es fcbmbiës font un ornement aux
"atirnens ; car je n'en discônviens pas abiolumentj quoi-
que je pourrais dire que cela peut Venir de l'habitude j
puirque les bârirnëris d'Italie qui parlent pour beaux i
ont des combles qui ne paroilsent point, ou fort peuà
^ cela, on peut dire q'u'il s a une raison de rie Ité
pas voit-en Italie/p'uisqu'ils n'ont que faire d'être si éle-
,. e}> 6c une autre raiion en France de les voir, puis~
j^'us ont besoih d'être plus élevés : ainsi chaque payé
?,ut avoir là ràisèni, Se par conséquent sa beauté dis—
petite, . ■
• «ïàis afin de n'être pas en France si différais de l'ï*
. ^ sur la hauteur des combles, je crois que l'on peuê
ciii) eret ^eur "'^P g1"30^ hauteur. A ceux; par exemple],
jj. ,nè sont point bïiseTj au lieu de leur donner eri
t ™*«r toute là largeur du bâtiment «comme ont fait
■< ^ricièns , j'eslime qu'il serait mierix dé neleurdoh^
jjjLv^ la moitié dé cette hauteur; l'on fera par ce
Iji ^Q' dés comblés "en équerre, qui seront à peu près
Co .^°yérine propdrtiorieilé arithmétique t entre les
c0mk §'î™i§ qu'on né voit point, & nos aneiehé
iisut. S-Je crois même que dans des occasions oh. il $
te-a ■ ^ ' Dn Peutne leur donner ehi hauteur *.. que
bkgjc'k moitié de toute la largeur du bâtiment) si l'orl
W ^ue cette proportion êsi trop plate , & que lé
les ??u^era la neigé & là pluie pàr-dessouslês tuiles" ëc
ï^j rtr°ists , à cela je répons deux chose's, l'une qu'il
^stl*»01' ^Qe ^e veilt ^ ^e Pas en ^aut 'au moxa^ d'un
%#ïpNâ celui du comblé, ce qui n'arrivera pas t Se
^% VîUe la partie tronquée des combles à la man-
HUete l °n ^ ,^t j ibrit beaucoup plus bas* quoi-
St j P^"ie' couvre plus dés trois quarts du bâtiment;
^rp-LC-^ n'^ a "én a craindre des injures du tems
^is^^ssemerit dès combles que je prop'oséj par leà
f, Mafa %ks e3xertlPles 4«e 'M <*<""*• '
lîkfci Vn °lu on puisîe mieux ebwnoitrè toutes les aifcs
" s "es Comblés tarir des'Anciens que des Moder^
fiin
%-]G Architecture Pratiqua.
lies, je crois qu'il est bon d'en faire voir les profils, poUÏ
mieux juger des raisonsque je viens de dire. Le comble
A, est de la plus grande hauteur de ceux des anciens-
£ L'on prend toute la largeur du
bâtiment, pour la hauteur de
puis l'entablement , jusquaU
faîte, comme si le bâtiment »
6 toises hors œuvre de B en C-»
l'on met ces mêmes 6 toises d
D en E, pour la hauteur o»
comble. ,
Le comble B, est la sécond
manière de ceux des anciessSl
qui font un triangle équilater3 »
c'est-à-dire, que les deux V^
de couverture sont cnaC°.
égaux à la largeur de tout
bâtiment hors œuvre > 'cofl1.lL
"si le même bâtiment a 6 toi
hors œuvre , de E en F» g
sp donne les mêmes 6 toises de *
ou de F en H. Cette hauteu* *
plus modérée & plus supportable que la première j ?f
elle est encore trop haute: cette grande hauteur (at^
ge les murs, & augmente la dépense sans nécessité. ,(i
Ceux qui ont tronqué cette trop grande hauteus
•combles, se sont 1 e plus ordinairement servi "e*, yv.
« élevés, comme le conob)e .e
A ceux que j'ai remarque^
l'on a voulu donner roeiU ^
grâce, l'on a divisé ÂPÉU Le
en deux parties égales «
la hauteur du comble p
hauteur du brisé, &
le deÏÏus sort plat
le comble a
teur,l'on met trois
sait
l'on a
comi»Ê
si
st^
De LA C H AR.PENTERIE.. 177-
pj en F, pour la hauteur du brisé, puis l'on a divisé F
yi moitié de GH en deux parties égales, dont on ert
Fend une pour la hauteur de F; en K. Voilà à peu près
aiorme de ceux que j'ai,remarqués , que l'on,a voulue
aire d'abord pour les, mieux...
, v^omme les combles brisés sont venus fort à la mo-
e en France, chacun, en a voulu faire à son goût & à;
.Manière, & l'on n'a pas toujours suiviia.règle que je
,'ens de dire; il y emaqui.ont dbnné. beaucoup plus.
j, 'oideur à la; première partie- de leur&combles., que
, Xemple que. je viens de donner : ils ont.à'peu près iùivi
■Seoie hauteur dû brisé, c'est-àrdire, qu'ils ont don-
autant de hauteur au brisé,que la moitié dé la largeur de
it le bâtiment} puis ilsont divisécette même hauteur en
1 ls parties égales, dontils en ont donné une pour.
Pente de la première, partie du comblé ; comme si,
par exemple, le bâtiment a 6
toises. de largeur; de A en B
hors œuvre, l'on en prend la
moitié qui est 3 toises, pour
la hauteur du brisé CD, &
l'on divisé cette hauteur en
trois parties-égales, dont on
en prend une pour la- pente
Jj"ia couverture,, comme si.le comble a 3. toises de
^t ° H, l'on enprend une que l'on, met de H en D.
QjPour la hauteur de la partie tronquée, l'on-,divisé
l'0 en deuxparties. égales, dont on en prend une que
ççs 5161 de G,,en F. Voilà à; peu près comme l'on, sait
tienr^es-de-profils de comble,, dont la première par-
sit" r ro^e ' &l'autre partie est fort plate, & cette
He ,e.P'ate: couvre les deux tiers delamaisoa, ainsi on
ci s00lt Pas rebuter les combles plats , puisque ceux-
d'Jtap1 ^s la plus, grande, partie plus plats que ceux
I)les P^ avoir fait toutes ces remarques-sur les- com-
*aut, tâcher; de. trouver des règles par le moyen
!&& A e.g jïif icf ç;r.g .Fr jvx-î$-lS&
d;esquelles on en puiiïe. sixer 1$ hauteur, ; autant qu'il f W
ppssiBle : sur quoi, il faut.considerer.. deux çhoses prip*'
«pipales., dont l'une regarde la néceiîité:d'élever un peu
les tpîts en France ,,par les raiîpnsque j'en ai données»
$c l'autre raïïbn elï, que l'on doit avoir égard & IfthjHssf
îeur.des eaqibles,^par;.rapportà la hauteur quarrée.des.
bitirr^en,s,.sqrlesq.ueîs ils sont- posés^-cac. je .trouve :,Paï?
exemple, qu'il en ridicule qu'un corps dp {pgis qui"?^
tç'iî'6 toises de largeur .hors -œuvre, ,& qui n?aurc#'
qstç,.;3 tpises de fauteur jusqu'à rentabie-n^t-, d'yn^;!
^O^50P% $8$ sfePrssUftslsl te i8§$#lttp§?&'^ j
%»<$*& toises deyjÉ^ûtêjkÇjj^car sijie/çQrps de logis «
ï'p^'dpnne à presenrqui eit l'équerre,, ce comble S-*-1;
?55 .rpjses de ç^uy.er.'ture j'c'est^-dif^ jutantde hW
teu/ |u comble iq.ue,dc,hauteur..qiiairsrée,; Eau lieur:#*
daqs seutre suppo.sition uç çqmble de 3 toises de ha0:
sus ^3 ou 5 toifes de quarré ne pourra J»ise qu'un b0°«
ep| ^ î]^^ ,içmb|e}qtie;il'Arçhitecl:e".daj* iâW-eettë résse* *
sio.si.sur tout au)Ç;'1^Ltjrafiç§ de çonséquençe x ç Ie
çpmb'tes-* doivent saire partie de la beauté;
"ijVlais pour enrevenir.à une règle modérée, j'ai°#?'
qjfc wM de faire J£S-.^mb!es d'équérTeTfôu la rnei*"
l£ty.eÇ,'_t>qr toutes Jes^spns que j'en ai données. T&
pratique en , e&"-tfor;t"3ise^ |
. ayant la hvgem -hors ;<àeUj e
;d« :b| ti menti, M Mut l p*ew gp
J'a moitié de;cett;e largeu1^"^;
la mettre sur lau ligne' a P^^
du.'mjlieu:, ^ôtSrabteB
W:ii l_ • pan| duxbaâDÎeiJEornrne1.^
argeur. A.B, eâ-^:ïpises-jjj.l'saut mettrei>$ toises de
en. D , & tirer lesiignes DA &DB ; pour, les-Pa ,
d« ^^^U„îj'^_..„v..„ Là_ 1»____i~ t»____i.„c „»rçle ei"du comble'd'équerije > elrj'angle Es.-au;d§mi-çer
droit.
bl&,
M 35 %ie:s-.QÇSa&aa&eù l'on poiiEiraisaira-'les.corn ^
ite'fe^.gueJ.'é^^Tg^çomrne je l"ai,cWdev3Bt-dJt?
De la Ch-arpente-rie. 279
Ï.Q'e la moitié de leur largeur, comme sî CB, moitié
«è AB est 3 toiles qui valent 18 pieds, il saudra met--
Je ij- pieds de Cën E, & tirer EA & EB pour les,
Qeux pans du comble.
Si l'on veut faire des combles brifés, & en modérer
'a grande hauteur, l'on peut les renfermer dans un de^
&i-cerele en cette manière. Ayant supposé la largeur
*»e tout le bâtiment de 6 toises comme ci-devant, &
fctèné la ligne à plomb sur la ligne du ■niveau CD-, des-
sus de l'entablement, il faut
décrire le demi-cercle CB;
f D, & diviser les quarts CB ,
>; & BD, en deux parties éga-
N-jj les aux points EF, & mener
~ la ligne EF, qui seralahau?-
teur du brisé 1 puis pour la.
Wie supérieure, il: faut mener les lignes BE &BF l,:
7e/°n aura le profil d'un comble brisé fait dans un de-
^cercle. (1) '"
'0 Plusieurs désapprouvent cette méthode , & celle de M;
JDaviler. M. Belidor propose de diviser ce
demi-cercle en cinq parties égales. La pre-t
miere division sera lç brjsé, & en tirant de ■
cette division une ligne droite au point
milieu de la circonférence de ce demi-cer-
cle , elle formera le comble. Ce comble,
dit-il , aura fort bonne grâce., n'étant ni
trop élevé , ni trop éçrasé.
T.- '.->-•'.. -
. Je me suis beaucoup étendu sur la forme des combles,..
f r<le,clue j'ai cru que la chose étoit d'une assez grande
t)°Ki^Uence Pour en parler à fonds,.& détromper le
Pu°lic de beaucoup d'erreurs que l'on y fait ; .mais il est
^ ^nécessaire de.sav0ir.l4 manière de les bien conssrui-
• Cette construétion a rapport à deux choses principa-
ses ' "une à la quantité & à la grosseur , 8c l'autre à i'as-
rnblage des bois ; pour la quantité & pour la grosseur i
• n peut bien, ici êp dire quelque chose .• maispour l'a£
S,iy,,
*8o Architecture Pratiqué.'
semblage * cela denianderoit un traité entier de l'Art-dç
Charpenterje , §ç ce serç-it sortir de mon principal su-
jet, à moins qu'on ne voulût prendre pour l'assemblage
la disposition & l'arrangement des bois marqués par les
profils que j'en donnerai. Pour la grosseur des bois > '"s
doivent avoir rapport à leur longueur & à leur usage*
L'on peut dire en général que l'on met trop de bois en
quantité & en grosseur dans les combles : cet excès cau-
se deux choses dommageables, dont l'une çst qu'il en
coûte davantage, l'autre que les murs en sont plus char*
gés, A l'égard de la grosseur des bois, l'on peut {avoir
que ceux que l'on emploie aux combles n'ont pas besoin
d'être si gros, par rapport à leur longueur, que CeuX
que l'on emploie aux planchers, car ceux-ci sont pofes
de niveau , <5c souffrent beaucoup davantage que ceu*
des. combles qui sont inclinés ; & on ne doit pas douter»
qu'une pièce de bois posée debout, ne porte sans corn-
paraifon plus dans une même grosseur &, longueur, qu^
si elle étoit posée de niveau, en sorte" que supposa^
qu'une pièce de bois puissè porter j par exemple, lOOO
étant posée de niveau, & qu'étant posée debout ,.'cJ*e
perte 3Oo0,si on l'incline d'un demi-angle droit, el-
le doit porter iOûô, & ainsi des autres angles plus Pa
moins jpcjinés à proportion,! (2.)
-*. . . ■ ■........~- •......
(2.) M. Belido'r dit qu'il ne sait point, sur quel sondementM»
Buîlet a avancé qu'une pièce de bois inclinée sous un angle p
4? degrés, portera un poids moyen arithmétique entre cérl
qu'elle porteroit si elle "étoit horisontale & celui qu'elle sorx"
tieodroit si elle étoit, debout. On peut çonnoître , çont.inue'
t-il, ce que peut porter une pièce posée horisontalement p?r-
les règles de Géométrie ; mais il n'est pas possible de détertf'*
ner ce qu'elle porteroit étant à plomb 0>i 4e bout, le poids «S,
pouvant en être exprimé,
I/on sait les combles de différens assèmbîages, fe{°a
leurs grandeurs dissérentes ». & les obsçrvations que l°a
est obligé d'y faire. Je donnerai pour exemple un com-
ble en equerre, dont la largeur danç-çeuvre {cm stpP^
De ia. Charpente rie.4 iSï1
w de 27 pieds, qui est une largeur proportionelle
°otre 3 toises & ô'toises, qui sont les dans-œuvres les
| ,Us en usage des maisons ordinaires. Les combles sont
aits par tracées qui sont ordinairement de p en 5? , ou
, l2 en 12 pieds ; à chacune de ces travées Ton y fait
,e? fermes ; chaque ferme est posée sur une pièce de
is que i»on appeue tirant; ce tirant peut aussi servir
Poutre pour porter un plancher, comme G. le tirant A
çÇs * un plancher; il doit avoir a peu près ij" à ip pou-;
"WC ^aOS ' Poi^ ^ur ^ cnamP' Ijes arbalestriers BB ,
prè/o t,^tre un. Peu courbés par-dessus ; ils auront à peu
les 1. a 9 pouces de gros ;, l'entrait C 8 à 9 pouces ;;
pou e^s ou aisseliers DD 8 pouces ; le poinçon E 8
5 , es j les contrefiches FF 6 à 7 pouces. Si la travée>.
poin P'eds, le faîte aura 6 à 8 pouces, les liens du
CW k*us *e k*te S a 7 » 'es pannes 8 pouces ; les
sot)t 0l^ sont ordinairement de 4 pouces en quarré, &
tnes ?°Ie;s de quatre à la latte. L'on met des plattes-for-
tes ,.]r entablement, pour poser le pied des chevrons ;
^et D attse^ormes doivent avoir 4. à 8 pouces ; on les
'ocj] doubles avec des entre-toises & avec des
!S iï)tS îi ^ HuanQl l'entablement a beaucoup de saillie
1 çî c escoyauxNN, pour former l'égout du com-
% b0„!S COvaux sont des bouts de chevrons coupés par
Hr e9 bçzeau.
%È% Architecture Pratique.
I/oss peut faire le même comble avec des jambes ss
sorce, jusque sous l'entrait, au lieu d'arbalestrier t°ut
d'une pièce ; cela dépend de saire de bons assemblage^-
comme il est marqué par cette figure Bj il faut que *®
ïambes de force CC, soient courbées par-defîûs ôcf ^
■  i /-//-, i u—...ait •>*
j) à 10 pouces de gros posées sur le champ, l'entrai •
,25 à p pouces, les liens ou aisseliers DD, 8 pouces, leR, g
çon F, 8 pouces en quarré, les arbalestriers GGj ô je
pouces, les contrefiches HH, $ à 7 pouces, & toU
reste peut être comme dans l'exemple ci-devant. 0g
Si les dans-œuvres sont plus ou moins grands H
ceux que sai suppôsés-, il faut que les bois des c°
blés soint plus ou moins gros à proportion. . $,
La conslruétion des combles brisés, n'est pas be^
coup différente de celle des combles droits, h0^ ;.
< JPjE;.£A Cfi[AB.PENî¥JMïv
peut mettre que des jambes de force au premier pan ,;
c°miîie ÀA, ainfî qu'il elï marqué par Je profil de.
cette ferme ; ces jambes de force doivent avoir 8 à 9,
Pouces de gros, & doivent être posées & assemblées
Ur le tirant B, lequel aura 1 $ à 15? pouces, parcequ'il
P°rte un plancher : je fuppose toujours un dans-œuvre
j.P27 pieds ; l'entrait D doit avoir 8 à 9 pouces, po-
e,Ur le champ, les aissëliers EE 7 à 8 pouces, lepoin-
?°n 8 poutes, les "arbalestriers GG 7 à 8 pouces; si
travée -'aria pieds, la panne du'brifé aura 7 à 8 pou-
;s- tes Smres pannes & faîtes auront les mêmes gros-
u^ qû'ayx comblés ci-devant, ' : '
A| "V aaroit beaucoup de choses à dire sur la grosseur
j ^ 'eS-bois- doivent avoir par rapport à leur longueur
îP jw Hsage.,.quand même ou les supposeroit géssé-
£ .^.ént tous dg même qualité, cequiarrive rarement.
Jp tte question ne peut pas être/résolue par les régies
j. *a Géométrie rparceque la cohnohTance de la bon-
av°u mauvaise qualité des bois appartient à la Fhysiqùë V
pg/1^ faut £è. contenter de l'expérience, avec laquelle oa
j donner quelques règles pour les différentes grossèure
^o'^°^res*paÉ'raprkiMàleurlongueur, suppoïantLnéan-
s que la charge n'en soit pas exçessive, comme
. l'on sait porter plusieursï)cl6îsons & planchers
pj^/.1'Vautre à ussé même poutre, ce que j'ai vu en
fejCf^8 endroits, & ce qu'il saut absolument éviter,
st,^1 y ne-Table pour avoir la grosseur des poutres/
pite}11' h»p longueur , donnée de trois pieds en trois
&iç'. deP«i5>2 jusqu'à 42 pieds, laquelle Table a,
c^ç*lte par une règle fondée sur l'expérience,;dont
poUr sn ^ pourra fèrvi.r comme il le jugera à propos
;;■;•-0nutiihé» -
l-u» si,..
'i&f Architecture Pratique*
Longueur des s outrer... Leur largeur.. LeurhauteUs'-
Une poutre de. 12 pieds, aura, 10 poucessur.12 pouces-
xy pi. 11 po., 13 po.
j8 pi. 12 po. iy po-
21 pi. 13 po. 16. po.
24. pi. .13 po.  z8 p°-
27 pi. iy po. ip po.
30 pi. 16 po. 21 po.
33 pi.. 17 po......22 po-
35 pi. 18 po. 23 pO'
39 pi. 15» po. 24 p°*
42 pi.. 20 po.. 2J po«
L'on connoît par' cette règle qu'il saut que les poU£
très aient toujours plus de hauteur que de largeur»
peu près du y au 6, parcequ'il y a plus de parties 9.
résutent au fardeau.
DES PL A N C H E R S.
TPvE tous les bois que l'on emploie aux bâtiinenS/i
JLx celui des planchers souffre le plus, parcequ >' e.
posé de niveau; ç'est pourquoi il saut avoir soin &c. $
choisir de bonne qualité ; & même à cause <lu^irC
planchers sont la plupart larges & recouverts de p*a
par-deflus & par-dessbus , l'on ne prend pas A^eZsc-
de à y mettre des solives qui foient de bois bien/ ^
car quand on y met du bois nouvellement coupe>
qu'il y a encore de l'humidité soit de la sève °u aUL)t
ment, & qu?on recouvre les bois auflîtôt qu'^ .t,
posés, comme il arrive prefque toujours, il e" ^y
tain que l'eau qui est dans le bois n'ayant pas été e ^
lée pourrit le bois en peu de tems; l'expérienc £
l'a que trop fait connoître en plusieurs endroits. * ^
donc que le bois que l'on emploie aux planchers}
ï) E LA CHAUPENTERIE. l8t
tout a ceux qui doivent être plafonnés, soit coupé est
bonne (àifon. Le tems de couper les bois, sélon les bons
^Weurs, est dans le détours de la lune , & quand
** sève ne monte pas beaucoup » comme dans les mois
*e Novembre, Décembre & Janvier. Il est sur que dans
Ce tems le bois a beaucoup moins d'humide & plus de
c°nsistance que quand la sève monte en abondance , par-'
£eque la végétation est comme assoupie en cette sai-;
l°n. Philibert de Lorme donne un moyen que je trou-
ve fort bon pour Faire sortir l'eau qui est dans le bois:
11 veut que l'on coupe les arbres tout à l'entour, & qu'on
ï laisse un pivot assez gros pour que l'arbre puisse de-
meurer debout-quelque tems; étant ainsi coupé5 il eft
c°l«ant qu^il tombera quantité d'eau rousse qui est la
^tiere des vers & de la pourriture du bois. Si l'on
*aminoit bien l'avantage que l'on tireroit de cette mé-
"ode, je suis certain que l'on ne l'omettroit pas : mais
. °H ne sait presque rien en France d'aussi bien qu'on
e pourroit saire, par la précipitation que l'on a, &Ie
j!eii de précaution que l'on prend. Si donc l'on ne se
ert pas de cette méthode, il saut qu'il y ait du tems
iUe le bois soit coupé 5 & qu'il ait été mis à l'air au-
paravant de l'employer; il saut encore prendre garde
!*Ue le bois soit de droit sil, & qu'il n'y ait point de
^, ,s noeuds qui séparent ce droit sil ; il "saut aussi qu'il ne
lr point roulé, qu'il soit sans aubier, car les vers se
ji Cçteit dans l'aubier & entrent dans le corps du bois ;
taut ensin qu'il soit d'une consistance serme & ser-
j.-e ' & qu'il ne soit point gras ; car le bois gras ne vauc
ç e°' Je laisse le reste à l'expérience de ceux qui en
P|°ient ordinairement, ■
Vuand on sait donc saire le choix du meilleur bo's
 Ut ■ . planchers, il faut encore favoir quelle doit
<J^ a groffeur des folives, par rapport à leur portée
est ?nSue,ur ; la moindre des groffeurs que l'on débite
9rd •* * 7 pouces ; les autres grofîèurs au^deflus : font
; Virement de £ojs de brin.
i%6 Arc h isictûiï Ï^RÀîïQtjË»
Aux travées depuis p pieds jusqu'à IJ pieds, l'ùst'J
met des solives de y à 7 pouces; il faut feulement observer
de mettre des splives d'enchevêtrure plus fortes, sur-tout
aux travées de 1 j pieds , & que ces solives d'enchevê*
trure aient 6 à 8 pouces -, le tout posé sur le champ.
Il faut que lesespaces qui sont entre les solives, n'aient
(que 6 pouces de distancé. ,
- Aux travées dépuis 1 j pieds jusqu'à 2 y ou 27 pieds*
ïes solives doivent être de bois de brin : celles de 1°
pieds auront 6 sur 8 pouces de gros potées sur Ie
champ. ;,
Celles de 21 pieds auront 8 sur9 pouces; celles"^
34- à aj" pieds auront au moins 5» sur 10 pouces : cel-
les de 27 pieds auront au moins 10 à 11 pouces. L^n
peut sur cette proportion donner les grosseurs des si»?*
ves entré moyennes. Il faut observer de mettre toujourS
les plus fortes solives pour les enchevêtrures. Quand
les bois sont bien conditionnés, ces grosseurs doiven'
suffire. Il faut j autant qu'il estpoffîble, que les solive*
soient d'égale grosseur par les deux bouts ; car s'il tf>an,
que quelque chose par un bout, il faut que l'autre bou£
ïbit plus sort à proportion ; c'est-à-dire, qu'elles aie"'
au moins ces grosseurs par le milieu, & que les espaC
ne soient pas de plus de 8 pouces pour les plus grosic*
solives.
Quand les solives otit une grande portée -, elles pîîèss*
beaucoup dans le milieu & lés unes plus que les autre3'
c'est pourquoi il faut faire en sorte de les lier les une
aux autres, afin qu'elles né faffent toutes, s'il se pe°r.'
qu'un même corps, &ne plient pas plus en un endr0)
qu'en un autre. Il y a deux manières de les lier erisé^*
îiie, dont l'une est avec des liernes qui sont des pie'
ces de bois de y à 7 pouces posées en travers pa
dessus , & entaillées de la moitié dans leur épailseur a
.droit de chaque solive, & erisuite mettre de bonnes en
villes de bois qui passent au travers de la lierne & °j&
deux tiers de la solive, ou bien des boulons de fer P3 '
Ï>E LA CHÂkïEMtEïUt; 287
.«Ht au travers de la solive, avec un bouton par-dessous
p une clavette par-dessus : la chose en est plus sure, mais
? iolive en est plus endommagée.
, Vautre manière est de mettre entre les solives des
0llts de bois qu'on appelle étresillons ; il faut pour
,eJa au bout de chaque étrelillon faire une petite entail-
«ans chacune des solives, en sorte qu'elle facilite la
r ace de l'étresillon, & l'arrêter de manière que le bois
,- nant à diminuer il ne tombe point : c'est-à-dire, qu'il
ut taire comme une rainure, Se pousser l'étresillon à
|, ands coups avec un maillet de fer. Cette méthode étant
, ens exécutée est meilleure que la première ,parcequ'el-
y n endommage point les solives, & que les étresillons
^t bien serrés, le plancher ne fait qu'un corps*
» ^ que cela ne passe point le dessus des solives comme
Cernes* '
Fnl" toujours , autant qu'il est possible, poser les
r Ives sur les murs de refend, car quand elles portent
.r *es murs de face, elles en diminuent la soliditéj
jj Ceque je Jjojs enfermé pourrit avec le tems, & en-*
.^tiiage Iesdits murs de face, qui doivent faire tou-
jy a solidké d'une maison. Il n'y a pas tant d'inconvé-
te ^ a le faire porter dans les murs de refend, par-
s0^UlJs sont comme arrêtés entre les murs de face, &
fait ? propres pour porter les planchers. Comme l'on
cL a P.r^ent des cintres & des corniches sous les plan-
jç,rss j'estime qu'il ser oit mieux de mettre des sablieres
Co °nê des murs s qui portent sur des corbeaux de fer*
les -5e: °n le fait en beaucoup d'endroits, sur-tout quand
ai n? -Ves ne *°m Pas ^'une grant^e longueur : l'on peut
prj Plns pour ne point gâter les murs , y mettre les
lue] *P s solives, comme celles d'enchevêtrure Se
tés s^UeS autres » & entre deux y mettre des linçoirs por-
Ur ^es corbeaux de fer, comme il a été dit.
iSS Architecture Pratiqué.
DES PANS DE BOIS ET CLOISONS-
ai
LEs pans de bois sont pour les faces des maisonS > *
les cloisons sont pour les séparations que l'on &
au-dedans des mêmes maisons, quand on veut menag
ia place > Ou que l'on n'a pas besoin de faire dès ssius^
Les pans de bois sont fort en usage aux anciens bat
mens des Villes où la pierre dé taille est rare ; $sn
à Paris où la pierre êst commune, je trouve que c
un abus coiisidérable que d'en faire sur les faces
rues ; car pour dans les cours cela est plus toléf able-
prétexte que l'on a de faire des pans de bois sur
rues est le ménage de la place, & celui de la dep
sè : pour le ménage de la place, c'est une erreur» ^
un pan de bois recouvert des deux côtés , doit av
_ comparaison qu'il y a de - -
l'autre pour la solidité & pour la beauté, je- J*1'3
qu'on ne balanceroit pas» ,
Les poteaux que l'on emploie aux pans de" b°' /
doivent être plus forts -que ceux que l'on met aux c ^
ions, qui ne servent que de séparation ; les princ'P ^
que l'on appelle poteaux corniers, qui sont poieS ..
un angle taillant, comme à l'encognure d'une-
doivent être plus sorts que les autres : ces poteau* Y
tent ordinairement depuis ledessus du premier plaflC -]Ji5
s'il se peut,jusqu'à l'entablement,& doivent avoir aU/Jî^s
9 à 10 pouces de gros, parcequ'il faut que les &° &
soient aisemblées dedans à chaque étage. Les pot ^
d'huisserie pour les croisées doivent avoir 6 à 8 p° ^
Quand l'on est obligé de mettre des guettes ou ^eSCgj il
de saint André sur des vuides de boutiques pu autr ^
. DîtÀ G'HÀaiPENtËKtE; .28^
wât que ces guettes aient au mbins 6 à 8 pouces > & ii
«ut que tous les poteaux des pans de bois ioienc afîem- r
"'es à tenons & à mortaises par le haut & par le bas dans
"es sablieresi Ces (àblieres doivent être posées à la hau-
teur de chaque étage ; il faut qu'elles aient au mbins s
■ ~9 pouces de gros posées sur le plat; &si elles saillené
jn peu les poteaux en dehors ; c'est pour faire la saillie
*s plinthes que l'on fait ordinairement au droit de eha-
1^ plancher» ,.
Quand on pose tin pah de bois d'une hauteur considé-
,arjle suf un poitrail pour de grandes ouvertures de boti-
P^esj il faut premièrement que ce poitrail soit porté
,,Ur de bonnes jambes boutisses & étrieres : c'esi à quoi
0,1 doit bien prendre garde ; car presque toutes les fa*
es dés maisoris à pans de bois manquent par-là : les*
P°ltrails doivent être d'un bois de bonne qualité & dé
or°treur convenable | il ne saut pas leur donner trop dé
ï^rtée, c'est-à-dire j que le vuidedé dessousnesoicpoiM
vst grand : il faut outre cela les bieh asseoir sui- la tà^ .
tte de pierre dure qui les doit porter J & ne pointé
^ttre de cal les dessous * comme font la plupart de8
j" Rentiers» Quand les deux portées d'un poitrail sbîic
j .Peu gauches ,par rapport au dessus dès tablettes' ; qui
j, .'■être de niveau ;ii faut avant que de pbser le pbî-
le • ,t^^er & eh disposer les portées i en sorte qVeî-
b.l°ignent précisément sur les tablettes j & que le
Sillrail soit posé un peu en talus par-dehors : cela esi:
, UQe plus grande conséquence qu'on ne së l'imagine %
iJr^Ur Peu l1-12 'e poitrail qui porte un pan de bdïS
Ver P^s ^e° P0^ ' commeJe viens de le dire j il dé*
Ve r' "^'dehors où est toute la charge ; & quand ii dé-
^ jf . n quart de pouce j cela sait surplomber le paix
ois quelquefbis de plus de 6 pouces*
t °ur arrêter les.pans de bois avec le seste dé la rnaî-
ïu '?n s°rte qu'ils ne poussent point j comme oh dit p
çtVu^e, l'on met ordinairement des tiraris 6c des aii*.
s de fer à chaque étage de la sace de devant à celle
5>oo ARCHITECTURE PRATIQUE.
de derrière ; l'on fait passer ces ancres dans de bonnes
clavettes de fer par-dehors les pans de bois ou murs t
de manière que les faces de devant & celles de der-
rière soient liées ensemble, & que l'une ne puilse PaS
sortir de sa posicion sans que l'autre ne la suive. Cette
précaution est bonne,pour les maisons ordinaires, donc
les murs n'ont pas de grosses épaisseurs : car aux grands
ouvrages l'épaiueur & la bonne construclion des murS
doit sufÈre sans y mettre de fëh Mais dans cette précau-
tion il y a Une chose à remarquer, c'est qu'il faut que
les tirans soient précisément d'équerre sur les faces de
murs ou pans de bois qu'ils doivent arrêter : car sa^s
cela ils servent très-peu. Les pans de bois s'écartent me-*
tae avant que la maison soit achevée : ce que j'ai vus°a'
vent arriver à la honte & au dommage de l'Entrep^'
neur, pour n'en savoir pas la raison, laquelle je crû'5
qu'il est bon d'expliquer,. afin que l'on y prenne gar"e>
Supposons pour cet effet une maison dont les mur
mitoyens & de refend ne sont pas à angles droits °
d'équerre sur lés murs de face, comme le préfen1
. B la figure ÂBCD : l'on pose <JsJ
,>^^//yy/Z^'>2^dmairement les tirans le longy
jzsi jyj murs mitoyens ou de refend '
m m comme À C : supposons <Juen
ffl ! M mur de face ou pan de bois Cïf '
W ^ &ÙL ■ ^ Pou^ en dehors par le y°x
^j^kmSIZZSu^S de la couverture où des plançbe
G......ià"""1 " *ïu* ^ont a"-dedans d'une m»'/0 J
comme il arrive souvent; let,r ..^
qui sêta posé sur le mur AC, au lieu d'entretenir
mur ou pan de bois en sa place, il le suivrajusqu â .
qu'il foit arrivé à l'angle droit sur le mur de face, c0t%^
en E ; car la ligne AC, est plus longue que la lig"e .fé>-
querre AE : il est donc visible que cela se doit » ^
A cette observation l'on pourra m'objecler que jeS ^
rans sont souvent cloués sur des solives, & que cela P ^
entretenir cet allongement. Je conviens que Par
' 13 E ïk tÎHikï ENTER îk; ftî
stoyeti il ri'arrlvë pas tout ce que je viens de dire jma'iâ
H "së fait toujours quelque choie qui tend à.un'mau-
vais effet, & l'on y doit prendre dès précautions';
■ '. Quand les paris,dè bois sont d'une grande hauteur |-
x|l est hécessàiré que les bois en soierit bien choilis 8ê
°ien âssernblés, que tout soit lié ensemble avec rrel
guerres & des bandés dé fer, en sorte que tout ne fàs~.
f|.j s'il se peut,' qu'un même corps.
DE 5 '€ L "0 l S 0 N S;
LEs cloisonsfônt Faites pour différeris usagës ; les uiiei
sont po'uY porter des planchers, & les autres; hè
wvent simpieraeht que de séparation; celles; qui ddi^
Veut porter les planchers où autre chose j doivent être}
^séessur iia.mur, de parpin de pierre dé taille Foridej
fVun solide fondement. L'on donne ordinairement,à
Çes. murs cte parpin i Q pouces d'épaisseur :. il faut que
Ie fondement aû-desTous ait àssez. d'épaisleur pour faire
. ^ empâtement de chaque côté. Les poteaux quèl'oà
'y^ploié à ces sortes de cloisôns sont: ordinairement
• 54 à 6 pouces; quand les étages n'bht que ioà'4&
fctëds dchatifiurfhiais quand" ils brit ï$ ài'j pieds î
V saut du boiâ dé y à 7 pouces .: si plus hauts ; conirriê
m à 2Ô j l'on, en met de 6 à 8,;,% tout quatid lés piah~
» ?r& que l'on doit poserdeiTusîont'bieh pesans; Il faut
31^ les-sabliere's aient une...largeur proportionnée à
^Psiiseur dés poteaux; qui doivent toujours êtrep.d?
MM plar. Â'-uVcloisons dont les poteaux ont 4 à S
v°uces.i ji. faut que les sablier.eS aient jr à 7 pouces :
. CëUes dont les poteaux ont | à 7 pouces^ les sàbîië-
ies auront 6 à S. pouces, ainsi du rëstë: Il faut que
£ tout sou bien aïsemblé à tenons & à mortaises par, Ife haut
? Par le bas , & ne point mettre; de dents, de lotie
|°.Ur arrêter les poteaux sdx sablier.es j car c'est dh ica^
™s ouvrage "~" " ~
•±5>z ARCHITECTURE P R A T I Q Tï I.
Quand les cloisons sont recouvertes des deux cotes».
& que Ton veut que les poteaux d'huisserie soient ap-
:pàrens, comme Ton fait dans les dortoirs des maifcnS
religieuses, il faut que les poteaux soierit de meilleur
bois » & qu'ils aient au moins 2 pouces plus que les au-
tres, pour la charge de la'latte & du plâtre de chaque co-
te '; il faut de plus saire une manière dé feuillure d'un
pouce un quart le long desdits poteaux pour y atta-
cher le lattis, afin que l'enduit de la cloison affleure
le devant desdits poteaux. Il y en a qui pour donner
plus de grâce aux portes des cloisons, y mettent çeS
pdt-eâùx ahuiilerie» qui bntassêz d'épaisseur pour fairr
-une petite saillie hors l'enduit, 8c y former une nia1*
tsieïe de 'chambranle : quand cela en proprement ta11*
l'ouvrage en eu plus agréable.
Quand les cloisons doivent être maçonnées abois ap*
parent, il faut que les poteaux soient ruinés & tampon>
fiés, & que les tampons soient posés de pied en pied j °-
qu'ils soient mis ërï! sorte que ceux d'un des potea*
qui sormé l'éntre-voux, répondent au. milieu de la du
tance de ceux de l'autre poteau. (3)
(3) On ne ruine ni on ne tamponne plus les poteaux : o(i
contente d'y larder du rapointis à tort & à travers sans orore*
comme .je l'ai observé ci. devant, page 70, note 18.
Les- cloisons qui ne fervent amplement que poui'*3^
re des séparations, & qui sont posées le plus souvés*
sur des poutres ou des solives, c'est-à-dire, p°^s ^
faux, il faut que les poteaux soient beaucoup moins' 1° .^
que ceux dont nous venons de parler, afin que les cl
sons pesent moins ; l'on se sert pour cela de tiers P ^
teaux qui ont 3 às pouces de gros posés sur le P1 <
Quand les planchers sont forts hauts, l'on met des l'e
nés par le milieu, pour empêcher que les PoteauXi i£
plient, dans lesquelles lierriès les poteaux sont assern
comme dans les sablierés ; sesdîtes sabliéres ne api* $
avoir que-^ à j pouces; l'on faiï ces sortes de clo»
■ DE LA G H ARPENTER r Ev . 293.;
Creuses, afin qu'elles soient plus légères.
Si les cloisons ne sont pas posées sur des poutres, 8c
^ il faille par quelqu'obligation. les poser sur les solives
dun plancher, il faut faire en sorte qu'elles soient mises
çn travers plusieurs solives-, afin que chaque solive,.
*jn porte sa part:ou si l'on est contraint de les mettre
«ans un autre sens sur une seule solive, il saut les. faire-
jes plus légères.qu'on peut, &ç y faire des décharges;,
Jj faut aussi observer que la solive sur laquelle on po-r.
le la cloisôn, soit plus' forte & meilleure que les au-
tres. On pourroit même faire: poser- la cloison sur trois.
*P'ives, en mettant des bouts de barre de fer portant
lur les deux solives les plus proches dé celles quiv
portent la. cloison, & faire en sorte que la. sabliere
P°rte sur ces barres de fer»
t<'on se sert encore d'une autre sorte de cloifon plus
*egere pour soulager les planchers : l'on prend des ais
^ bateau que l'on met entre des coulisîes faites dans.
^es sablieres par le haut, & par le bas de 3 pouces d'é-
Paisseuc : l'on fait des languettes dans ces ais pour les,
Pafîer dans les codisies, & l'on cloue le tout contre les la-
bres,; quand il y a trop de hauteur, & que les ais peu-
vent pljer, l'on met des liernes dans le milieu, & l'on
*tt bien entretenir le tout dans les murs : & quand on..
" obligé de faire des portes dans ces sortes de cloisons -,
°n les fait de tiers poteaux sur 4e plat avec un linteau
e même; cela sert à lier la cloison : on doit bisfer un,
Peu de dislance entre les ais, afin qu'étant lattes &. re-
GPuverts,4 le plâtre s'y engage mieux,... .
DES ESC A LIE R S.
•Es principaux bois que l'un emploie aux escaliers,.
"r-'sont les patins sur lesquels ils sont posés, les limons
^s lesquels on assemble les marches, les poteaux pour
v%rles limons, les pièces de<palier, les noyaux, les
I
3.94 A, & Ç H• I T E G. T- lî K | P R A T I Q^E-,,
pièces d'appui, les balustres & les marches. L'on ne sÇ
sert plus guères de noyaux posés de fond, à moins quç.
l'on n'y. ib.it contraint par le peu de place, parcequ'un
yyide dans le milieu d'un escalier a bien plus d'agrément •
l'on fait porter le tout en l'air de pièces de palier en
pièces dé palier; il ne s'agit que de sa voix bienfai1*5
Fa,sse.mbla,gë, &ç faire tenir le tout par de bonnes.déçhar"
ges avec des boulons de fer. Comme-la commodité &
sa beauté d'un escalier sont d'un grand ornement dans
une rnaison, c'est une partie qu'il faut bien étudier $?■.
feir.e bien exécuter ; le plus difficile dans l'exécution ce
jjont les courbes rampantes pour les limons, quand $•
faut les faire tournantes; &. c'est ce que peu de Cha?r
penriers entendent bien. Si c'étoit ici le lieu , j'en dftssSsT
sois la desçription & la pratique, mais je sortirois de
çpon sujet;<il mç. suffit feulement d'avertir qu'on pren"
ne pour cela les meilleurs ouvriers.
Quand on veut faire un escalier, il- faut,qu'il sohpQï
fé. iblidement sur un mur d'eschiffre , lequel &M'
çtoit être fondé sur un bon. fonds ; l'on met au rezdf
çbauiiée une alsiie de pierre de taille, sur laquelle ^
pose les patins où doivent être assemblés les .poteaP?.
qui portent les limons ou les noyaux posés de fonds*
'; Les patins sont de bois de 8 à. <? pouces , les poteau*
de 4 à 6 pouces : aux escaliers un peu grands on fait.e
limons à proportion de leur longueur de 6 à 8 p°°^
ces posés sur le champ > & on sait une entaille deda
Ç,'-un. bon pouce pour porter les marches : outre la ro°
çaise. qui fert pour l'aîfembjage desdites marches, ' ° ■
lait une moulure aux arrêtes des limons par-deiTus. ? -!
çWux côtés, Û l'on y met des balustres de bois $J
un, appui, Ces balustres ont 3 à 4. pouces.,;& les^pie^.
çlvappui aujdesTus de 4 à 6, sur lesquels, appuis l'on
encore, une.moulure sur chaque arrête. Aux escalierS
pétt propres, l'on ne met point de balustrade de b° %•_
s cm y en. met de ser  cela gagne de la place ». ô? _
ce beaucoH^ ^'agVément. Les marches, que l'osi e--'
De LA Gh ARPINTÏME-. ifss
Proie aux escaliers doivent avoir jT à 7 pouces, poséea-
«Pr le champ." L'on ne prend du bois que de 4. à 6...
pouces pour les petits escaliers. L'on doit faire une,,
soulure au-devant de chaque marche d'un demi-rond-
ci un filet, cela donne plus de giron aux marches^
^ plus d'agrément aux escaliers. L'on fait les picces de
Palier de grosseur proportionnée à. leur longueur : l'on
*# fait de 5 à 7, de 6 à .8, de .8 à 5? pouces, & même
. e plus s'il est besoin : comme, les pièces, de paliers.
portent presquç* toutes les sécondes rampes des.esc.a7
Uers, il faut les choisir de bois, de bonne qualité.
Il y aurait beaucoup de choses à dire sur la coos-v
^ustion des. escaliers, car la matière, est bien ample &;
jte conséquence ; mais ce n'est pas. ici le lieu d'en par-
7r#à fonds : ce que j'en puis dire en général, eslqu'ils,
doivent être faits de manière qu'Us ado.ucisient par leur
Commodité & leur beauté la peineque l'on: a de monter
jk descendre , c'est-à-dir.e, qu'ils aient une entrée agréai
?fej un tour avenant, qu'ils soient bien. éclairés, que
|es marches en soient douces ; &.pour cela il faut qu'el-
*es n'aient que y ou y pouces ~-.de hauteur, car à 6
pouces elles sont trop rudes. Aux. moyens escaliers les
Marches doivent avoir 1 pied de giron sans moulure ;
^J} peut donner, quelques pouces.,de moins aux.petits
Paliers. Quand l'on a une, place asTez ample pour faire.
^•n bel escalier, on doit donner-, 1 y pouces de giron
.ns la moulure sur £. pouces de haut. Cette propor-
tion convient sort au pas,; il y a de grands .escaliers où
°n donne jusqu'à 18 pouces, de giron aux.marches,
r^s ils n'en sont pas plus commodes j car l'on a de
a peine à faire de chaque marche un pas. Enfin c'est
^x escaliers où l'on connoît le génie, l'expérience &
e Pon sens de celui qui conduit le bâtiment.
***
ÏM:
.' ■%<)& Architecture Pratique,
BU TOISE* DES BOIS V%
Chjtrpentcrie.
L'Usàge eft de réduire tous les bois de cnarpenter
rie à une solive ou pièce de bois qui,ait i2pie"s
;f}e long sur 6 pouces en quarré; dont les 100 pièces*
#u splives font ce qu'on appelle un Cent de bois , ojJ
bien une autre solive qui ait 6 pieds de long sur 8 4
5> pouces de gros, ce qui revient au même : en sorte
.qu'il faut -que la pièce de bois qui sert de commun?
snesure au, çeqt, contienne yiS^ pouces cubes, qui
( valent 3 pieds cubes de bois, comme celle qui a. i£
pieds de long sur 6 pouces en quatre. Car si l'on nw"
"tipiie 6, pouces par 6 pouces, l'on aura; 3 £ pouces.
pour la superfkifi du bout d'icelle, lesquels 36 pou"
ces étant multipliés par 144.. pouces , qui eu. la va->
|eur de 2 tojses en longueur de la splive, l'on aura lcS<
51-84 pouces cubes.
Il- arrivera la même chose pour l'autre solive de <-*•
pieds ; car si on multiplie 8 par 9 , l'on a,ura 72 pou'"
ces pour la (Iiperficie'du bout de la solive, lesquels 7%
pquçes seront multipliés par 172, qui est la quantité
de pouces contenue dans la longueur d'une toise, ôd'0-1^
aura les j 184 pouces cubes cçmme ci devant.
Sur ce principe tous les bois , dont les côtés étant
$pu'sipiiés l'un par l'autre , produiront le nombre 3° *•
2 tcises en longueur feront une pièce de bois, & touS
ceux, qui étant multipliés l'un par. l'autre, produiront
•72, 1 toise en longueur fera auiji une pièce de bo'-" »
ce qui peut être connu par les parties aliquotes "s •
chacun de ces deux nombres 36" & 72 : par exçmple».
le nombre 36 a pour parties aliquotes 2. 3-4- ^' ?'
3|2. 18,. Cj.es. nombres sont tous dans une dUpo/nion*
pç s on multiplie igs extrêmes l'un par i'aytrç de 3«?£
De la Charpenté rie. ifj
* egaîement distans du 6, ils produiront le nombre de
3^j comme 2 par 18 , 3 par 12, 4 par.j , & 6 parlui-
^me : en sorte qu'ayant des bois dècèsgrosfeurs,'&
, 2 toises en longueur , ils vaudront une pièce de
bojUucent. '""
I ^e nombre de 72 a pour parties aliquotes les nom?
s-res 2* 3- 4- '*>' '8. P- 12. 18. 24.. 36". Ces nombres
Qt^encore dans une disposition, que multipliant les
tr6mes d-e deux en deux, ils produiront le nombre
/ ' comme 2 par 36, 3 par 24, &c. en sorte qu'ayant
s„C?mPter une pièce de bois de ces grosfeurs , une toi-?
^ longueur vaudra une pièce décent.
•v v0n peut encore par d'autres cpmbinaifons de ces
j ["^aliquotes, savoir, la valeur des parties d'une pièce
, bois par rapporta la toisè; comme fi une pièce de
- s a 2 sur 3 pouces de gros, elle vaudra ~ de pièces;
.'"• Cent-5 ce que l'on peut voir de suite, comme i ,
2 sur 4 vaqt ^
2 6
3 12
2 1811!
Î
*
4
^piéçedebôisde 3 sur 4 vaut
3 ' $
3 8
3 12
-3 »*.
V*er., 3 34 72 ou l'entier.
Recède bois de 4 sur 5 vaut s
4P?
4 12 |
4 18 72 pu l'entier.
Iiij,,;,,. , . 4 [ 24 * pièce s
PleÇe de bois de 6 sur 6 vaut
8
9
ia 72 ou l'entier,;
6" 8 *
9 i
'%$% Architecture Pratique*
6 18
6 24.
£Fne pièce de bois de 8 sur 8 vaut
8 9
8 12
8 18 2
8 24 2
$Jne pièce de bois de p sur p vaui 1 pièce s»
5 12 i. pièce i*.
9 18 1 pièce %:,
9 24 3. pièces.
Voilà à peu près les différentes, eombinaisons 3f
peuvent produire les parties aliquotes de 72 par rapPj1
*«*:
i
à la toise. L'on peut faire des tables de tous les nonJDr /
dont les bois peuvent être équarris ; ceux dont les g£
seurs multipliées l'une par l'autre, seront au'-de»?.'
de 72. ou d'une toise de longueur , seront toujours m0
dres qu'une pièce de bois au cent : s'ils tombent dans (
parties aliquotes, ils seront tôuj.qqrsle s-J- %^jr
& pour ceux qui tomberont dans d'autres nombres >
faudra compter la plus prochaine partie aliquote de 7 -
qui sera au-dessous, & mettre le refle en pouces» d .
les 72 font la pièce : comme, par exemple, si c'e" „
pièce de bois qui ait 6 sur 7, la multiplication^eTyJ,
dont la plus prochaine partie aliquote au-dessous & ^
Îui vaut une demi-pièce, & il resie 6 pouces pu >*t
Jeux toises en longueur de cette même grosfeur vajW ^.
il pièce & 12 pouces ous, 3 toises vaudront 1 P1^
J4 pouces ou i, & ainsi du resle.. t,0so
La règle à mon sens la meilleure pour réduire^s #
à la pièce, est de multiplier les côtés l'un par l'aUtr^jyj'
d'en diviser le produit par 72, puis multiplier cette ^
sion par les toises ou parties de toises, que chaque p^.
de bois contient en longueur : comme si une pièce ࣠^
a 12 sur 1$ , cela produira 180., qui divisés par J.fc
l'on aura 2 pièces | pour, chaque toise en, longue
J)E LA ÇhAJL1??NTERïE. .^JLs
p ^ême pièce de bois a 6 toises en longueur , il
*a« multiplier 2 { par 6, &ç l'on aura i£ pièces, &■
a'nsi du relie.
, Je ne donnerai point icile tarif entier pour le toisé:
„es bois de charpenterie, parçequ'il y a plusieurs livres,
serrie de nouvellement imprimés qui en traitent assèz
mpletnent : mais il est bon de savoir. que quand on fait
ï a^ché des bois de charpenterie mis en oeuvre, me-
I res aux "Us &. Coutumes dç Paris, l'on mesurese-;,
■Jles longueurs que l'on coupe les bpisdans les forêts,
11'ont toujours dans une progression arithmétique de
^en 3 pieds ; ç'est-à-dire, que quand les bois employés
souvent pas précisément de ces longueurs , corn-
ue 6".
?. 12/1$. .21, 24. 27.30. 33. 36. 30. 42,l'on
. id toujours, le nombre au-dessus, parçequ'on sup
: e l11? l'on a coupé le surplus, à moins que les Ion»
jpvtirs ne (oient de l'une de ces longueurs coupées en
. u* Ou en plusieurs parties égales. Ainsi çommen-
i^par la moindre longueur, une pièce de bois d'un,
^ sera comptée pour x pied |> parçequ'il est le quart
>% tp.ise. ' '- "
1
3B*.
3 .pie*.-, i four' 3
3 pi. £ &• 4 pieds pour 4 pi.
. S pi- & S pi« t p°ur 6" pi,
6" pi. pour 6 pi.
6 pi. i & 7 pi. pour 7 pi. *.
7 pi- r pour 7 pi- £*
8 pi. & 3 pi, | pour <j pi.
9 pi. pour p pi.
9 pi. £• & IQ pi. pour 10 pi. {.
3;0 pi. i pour 10 pi. •£.
i pi.; & il'pi. ^ pour 12 pi.
^3 pi- pour 13 pi.
H. pî, & 14 pi. ~ pour IJ pi-
ï| pi, " pour 15 pi.
sl pi. i & 16 pi. pour 16 pi. ,
17 pi. & 17 pi. l pour 18 pi,
3:00. A R CH i'tEC T Ul E
1.8 pieds.
pieds
pl. »
18
20
22
24
27
28
31
33
34 Pi-
30' pi.
37
39
4°.
Pi-
pi,
pi.
pi.
Pi-
Pi".
pi.
pi,
pi.
P't
Pi'
pi*
&
&
&
20
23
& 26
&
&
2i>
32
& 3;
* 3:8
& 41
Plr
pi.
pi-
pi.
pi.
pi-
pi.
PrATIQU-B*.
pour 18 pieds.,
pour ic> pi. z:
pour -2i pi.
pour 24 pi.
pour 24. pi.
pour 27 pi.
pour 27/pi,,
pour 30 pi,
pour 33 pi.,
pour 33 pi.
pour 35 pi.
pour 35 pi.
pour 39 pi.
pour 39 pi,
pour 42 pi.
&&
rAinsi l'on connoîtra comme toutes les longueurs
bois doivent être mesurées : l'on comprend dans ces
fueurs celles des tenons qui servent pour les a»'
lages. (4)
(4) Cette table des longueurs des bois n'est pa&assez <Jet*
je vais y suppléer par celle qui suit.
Table de la réduBon des longueurs des hcis employa
les Bâtimeas, sélon ce qui fe pratique aujaur"** " '
Tout bois quelque petit qu'il spit est
compté pour .........
Ensuite jusqu'à i pieds pour . , .
2 pieds jusqu'à 3 pieds 1 pouce pour
3 pi; i po. jusqu'à 4 pi. 8 po. -j pour
9 po. jusqu'à 6 pi. % po. pour4 pi.
6 pi
7 pi
3P°
9 pO
jusqu'à
jusqu'à
7 pi.
9 pi,
8 po.
5 po.
jpour
pour
1 pi.
1 pi.
3 pi.
4 pi-
6 pi.
7 pi.
9 pi.
ouO.t0."
0 t01'
ou
ou
ou
ou
toi.
toi-
to«.
ou *
ou 1 «°!
1 to"
toi. t
9 pi. 4 po. jusqu'à 10 pi. 8 po. £ pour 10 pi. ioa] toj
10 pi. 9 po. jusqu'à la pi. 4 po. 3 pour ii t"- oU *
1
De la'Charpïntérie. 301
**■ pi. 5 po. jusqu'à 13 pî. 8 po.  pour 13 pi. sou ztoi. -s
I3 pi. 9 po. jusqu'à is pî. 4 po. ~ pour 15 pi. ou 2 toi. s
15 pi. S po. jusqu'à 16 pi. 8 po. ~ pour 16 pi.  ou i toi. £
*6 pi. 9 po. jusqu'à 18 pi. 4po.  pour 18 pi. ou 3 toi.
18 pî. y po. jusqu'à 19 pi. 8 po. ^ pour 19 pi. s ou jtoi.i
19. pi. 9 po. jusqu'à 11 pi. 4 po. ^ pour il pi. ou js toi. -|
*I pi. j po. jusqu'à zl pi, 8 po. ^ pour 21 pi. -j ou 3 toi. -|
**■ pi. 9 po, jusqu'à 14 pi. 6po. pour 14 pi. ou 4 toi.
ïnsuitc la prôgression va de demi-toise en demi - toise poar
les bois de qualité , comme poutres , poutrelles , eiitraits » ti-
tans sablieres , 8tc. & non pour les petits bois, comme chevrons ,
Poteaux , solives & autres bois bâtards. Je dis qu'une poutre ou.
*>ttre de 15 pieds de long est comptée pour 4 toises i comme
e *6& 17 pieds : une autre de 18 pieds , 19 pieds & 30 pieds
f°ur j toises , St ainsi des autres longueurs. La raison en est
t0"te simple.
, fe Charpentier peut couper dans un ij , pieds z pieds de
• jj°'s > qui dans l'emploi lui seront comptés pour j pieds ou une
"emi-toise, Si son 2 3 pieds restant lui sera compté 4 toises : ic
c°ttime il est obligé d'employer ce zy pieds dans toute sa lon-
gueur , il perdroit une demi-toise de bois à gagner, si ia Coutume
llelaliii donnoit pas.'
. Plusicuis commencent cette prôgression de 3 pieds en 3 pieds
* la longueur de 18 pieds , d'autres à 11 pieds. En général on
P6ut sans injustice comprendre dans cet usage toute pièce de bois
'toenée seule au fardier dans le Bâtiment.
JUaison de cet usage moderne,
î-es bois quarrés se vendent sur les Ports de Paris en. pro-
^esslon arithmétique de 3 pieds en 3 pieds , & se comptent
ctant employés dans la construction en même prôgression de 18
P°licesenj8 pouces. . VJ
, >es bois marchands n'ayant poiîiivement pas les longueurs
- ptes de 6, 9. ri. 15. 18. ^t^ 14 pieds, &c. l'usage a adopté
P^ed marchand qu'on appelleriez avant , pied arrière, par le
Qyen duquel une longueur de y ou 7 pieds est payée 6 pieds
? * toise , 8 & i-o pieds pour 9 pieds ou 1 toise s , 11 & 15
Plcas- pour IL pieds ou 2 toises , &c. C'est ainsi que les Mar-
.ïai,ds en vendant leurs bais aux Charpentiers les mesurent ,
fte même que les Ossiciers préposés pour la perception des Droits
loyaux. ,
*>ans les bâtiraens il n'y a point de ces usages ; tous les bois
302 Architecture Pratique.
jse mesurent en longueur déterminée de 18 pouces en 18 pouce?
ou  de toise. La plus petite mesure eit de 18 pouces ou  de toile »
quelque petit que soit le morceau de bois : ensuite de quart de
toise en qu'arc de toise , savoir , 3 pieds, 4 pieds £ ; 6 pieds, 7
pieds si 9 pieds , 10 pieds  ; i% pieds , 13 pieds  » & iaty?
i4 pieds, où commence la progression de demi-toise en demi-toite
ou de ; pieds en 3 pieds.
Il fauc encore observer, cmmme on le voit dans notre table,
que les longueurs qui ne sont point dans la progression du Mar-
chand , sont comptées de la mesure la plus voisine , par exe"11'
pie , 7 pieds i, est compté pour 9 pieds, parcequ'il est supp0"
sé que ce 7 pieds £ a été coupé dans une des longueurs de
8 pieds, 11 pieds, 14 pieds , 17 pieds, &c. qui ont été payée*
9. ix. 15. 18 , &c. Si ce 7 pieds i n'étoit compté que 7 siC.
i, le Charpentier seroit en perte d'un £ de toise. Nous expl1*
querons ceci;plus amplement ci-après.
On peut alléguer plusieurs raisons qui détruiroient info)''1/'
blcment celles- ci. Elles sont même si solides , qu'elles ont fojC
envisager le toisé de la Charpenterie aux Us & Coutumes de
Paris comme abuJîsSc même tortionnaire. ,
Quant au premier1 chef, je n'entreprendrai point de le de'
fendre ; mais pour le sécond, il est totalement saux , comme Jc
vais le démontrer. , _
C'est le pied arrière qui a donné naissance à cette manie'
de toiser , dont le principe est établi sur ce défaut de mesure «' *
l'avantage que trouve le Charpentier dans les mesures corBp'et"
tes , est le pied-avant, son seul & unique bénésice. ;.,
Qu'on compare le toisé aux Us & Coutumes avec le t0"
— ? i - j 1 — ------------ ------------------... ~~
peut conclure qu'ils sont l'un '& l'aatre égaux pour les prix ; °r
le premier est une habitude de celui qui toise , Se le sécond 'JJJ'
soulagement d'esprit pour un Bourgeois qui le requiert. parce*)**
s'imagine qu'on le trompe. .
Hors Paris & les environs, on acheté les bois dans les i°'
rets de leurs longueurs. Ils sont-calculés & payés de même, *
dans lès Bâtimens la même ehose y est observée : c'e^ C
qu'on appelle le toisé des longueurs & grojseurs mifes en &uvrt'
& improprement le toiÉé bout-avant. Mais à Paris &au*.e
▼irons il y a un usage particulier pour la vente des bois »' ],
en a;auffi un particulier pour lès compter lorfqu'ils sont et^
plôyés. Si on vouloir résormer ce dernier, il saudroit c°mtae a
cet par résormer le premier. Un Marchand de bois coupe
ij pieds en trois , un 16 pieds en deux, certain qu'il ejt 'S
ce 15 pieds & ce 16 pieds lui seront payés -3 toises, & qu'1' »
, De tÀ Charpénteriî. 305'Siéra par ce moyen une demi-toise de bois sur chacun. C'est
°PC a tort qu'on crie contre les Charpentiers de Paris, eux-
e«ies criant les premiers contre leurs Marchands.
'tj v^e qu'on appelle abus dans le toisé de la Charpenterie auï
s «. Coutumes est presqu'imaginaire. Le Bourgeois , dit-on.'j
toA Ce ^U'^ n'aP°'nt> en payant un morceau de bois de iî
IL «COtnme s'^ en av0't Iz : ma's ^e Charpentier l'a payé
■Jieme; ce n'est donc pas à lui à qui il faut s'en prendre.
•]j Ne sont ces foibles longueurs qui font décider de celles des
t«tt$ emP'°yés dans les bâtimens, & qui ont formé l'usage de»
e méthode de toiseri Pour dortc déterminer de quelle lon-
il f '* être comptée une certaine pièce de bois employée,
>je au* chercher la longueur de toise la plus prochaine en ar-
]e e & la supposer foible, la diviser en autant dé quarts qu'el-
C() I4 contient comme il est ci-après expliqué : si cette longueur
V «ent un quart juste en sus de ce qu'elle doit contenir , elle
«n r CamPtee de même ; si elle ne la contient pas juste , ce quart
£Bs ne sera pas compté.
dÇ]*e"!P^» Je suppose un morceau de bois de 6 pieds 3 pouces
^."g^ je dis qu'il doit être compté pour ^ detoise ou 7 pieds si
% ' a Cîue *> Pie<^s z Pouceis > A ne sera compté que pour % oii
, toise4 Voici comme je le démontre4
feibf t0^e *"e cl»vise en quatre quarts ; St 5 pieds qui est la plus
sl0 e niesure de la toise se divise de même, & chaque divi-
i c- est d'un pied 3 poucesj Or dans 6 pieds 3 pouces il y;
%?$ ^°'s 1 pied 3 pouces juste, donc 6 pieds 3 pouces
jueîre compté pour  de toise ou 7 pieds & demi.
5 p ais 6 pieds 2 pouces ne contient pas juste cinq fois 1 pied
lasC6S ' ^ <^°'t c*onc ^trecomPt^ Pour ? ou une toise.
( - lecotide mesure est 9 pieds ou ,1 toise & demie, qui contient
Wyrtj dé toise, Ht sa foible longueur est 8 pieds qui, divisé'
Voi,..' donne pour chaque quart 1 pied 4 pouces. On veut sa-
is D .e quelle longueur on doit compter 9 pieds 4 pouces : suivant
^ds'a^6 ci-dessus j il sera compté pour  de toise ou i<s
fois t **• demi s pârceque 9 pieds 4 pouces contient, juste sept
ttte P'ed 4 pouces, &p pieds 3 pouces 11 lignes ne peut-
I ^as lust11^1^ ^ue Pour 6 ^^^ c>e t0'^e » parcequ'il ne contient
1 ite sept f0js j pied 4 pouces. Ainsi des autres.
$P4 Àkckit£Cstfk£ Pratiqué*
iaUe dés divîsions en quarts sur les feibles lengueurt
relatives à la toise.
jpî.ôuïf. contient quarts & sa diviubh ést i pi. ? p°<°
S ï 4 6
îo i 4 i
il ± 5 ** i
i 4 ï î
S i
il i.
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1*7 J
xb 3
kj 4
i' s
■Quant aux intervalles qui sont-entré <j pieds '| & 8 P'e,. ^.
"on en donne la moitié au Bourgeois & l'autre moitié au ,u03
pentier, dé façon que 7 pieds 8 pouces 11 lignes sera c0P'j'
te pour f pieds i bu * de toisë, & j pieds 9 polices P°.u • *
de toises ou 9 pieds. De même 10 pieds 8 pouces i * ^0ûJ
sera compté pour^ de toise ou 10 pieds *, & to piedi 9 P
Ces pour -| de toise ou li pieds ■„ àinsi désautresé
£our éviter l'èmbârâs dé rhèsufér ies bois cté p^
penterie suivant cet ùsage où il peut y avoir de la(5
Ton a trouvé une autre manière de lestoiserque ^'°anJ
pelle, Toiser les grojseurs & longueurs mtses en ceUvr*1
cette manière l'on ne compté pfécisément que! 1$ /}
sueurs mises en œûvtë, sans avoir égard si les bois cP.ur
dans les forêts sont plus'.pu moins longsj c'est 3 } ù
treprenéur à prendre ses mesures là-dessus'* #a'êjW
si le cent de bois en doit être plus cher à peu p^s u$
neuvième pii d'un dixième: il n'y â après cela P .
de contestation i caf les grosseurs des bois ne chanë ,$
point dans l'une & l'autre méthode> ainsi qu'il a
ci-dessus-expliqué, (jf) . ;
:.;V- ■ '; ;..- '0
($) Le toîsé éeé gsojJeurs~Èr"t<)nè;ueai,s stiîse'ï en w^ vtf
pratiqué à Paris que dans les Bâtimens du Roi & «J,anS../|r (oA
vaux publics. Rien n'empêche Un Bourgeois de faire tç». set.
Bâtiment de même. C'est aii Charpentier » Jorsqu'il tu»" 0
te condition, de bien examiner sés plans & les longué^ t0$
bois , afin d'être payé de l'excédant que lui produiront 1 ; 0
aux Us & Coutumes, Il faut que le devis & marché en »° jj0-
avant de commencer le Bâtiment & reeoflna par de^a°tajs8
D'E IA Ch ARPENTER I E. 307
Mire avec cette clause, que l'on déroge exprejsémcnt aux Ûs &
*"°utumes , farts quoi le préfent marché nauroit été sait. Si le de-
Vls & marché étoit sous sing privé -, il faut encore y énon-
er cette clause , que le préfent devis & marché fera reconnu par-
lant Notaire à srais comniuns ; à l'apremiese réquisition des deux;
ïïanids.
•> ai Vu des marchés à ce sbjet qui m'ont paru àssez équitables ',
ntr autres un par lequel il étoit dit, que lés bois /croient toifés lori-
s eurs & grojfeurs mifes en œuvre fans aucuns usages; mêrnede cal-
■f '. & Jcoient payés 500 livres pour'chaque cent de bois employa
Vils eh xitvre comme dit eft ci-dessus ( c'étoit le prix courant dé
tems-là ) après quoi pour remplacer le désaut des usàges aujqueh
* ^ogùoit par le préfent marché, ilseroit payé au Charpentier eh.
s^es 500 livres ci-dessus dites,le Jîxiéme delà so'mme totale qui
..""'iiroit la quantité des bois qui feroient employés dans laditi
ÇQnPruaion.
,J mémoire s'est monté à ïzoe-o livrés, & le Charpentier eri
. êt(= payé de I40CO livres.
,, A.li reste, l'on peut connoître par tout ce crue Je
-j^s de dire , à peu près la manière dont les bois de
arpenterie mis en œuvre doivent être mesurés : il n'y
1Ue quelques petits usages à obses ver ; comme quand
tne Pièce de bois est considérablement moins grosse à
°°ut qu'à l'autre , il faut prendre la moitié des deux
| °"eur's prisés ensemble par les deux bouts, ou pren-
in 6p , grosseùr par le milieu. (6) L'on doit aussi avoir
esc ?.r^ les courbes, tant pour les cintres que pour lefc
j a'iers de la grosseur qu'elles étoierit avant que
Pe iCS avo'r travaillées, afin que l'Entrepreneur né
f0 Point une partie du bois qu'il a sallu ôter pour
^ lier ces courbes. A l'égard des escaliersj quand
ta| ^kit des baiustres qua'rrés pousses à la main , deu*
W s doivent valoir une pièce ; & quand les ba-
pié ^ nt tourn^s j ii en ^ùt quatre pour faire une
gj,. > & pour les moulures que l'on fait aux appuis
m°ns5 on les estime eh particulier.
* pa * *• Et pour prendre les grosseurs des bois ( dit Câroiï
* sa e n-** ^ '*taut vo'r ^l *a P^ce e^ cIuarr^e ' 'a mesui,er dé
* arrêt- ' mais *"' elle e^ ssâclleu(e ' cluil Y manquequatre
es> il la faut équarrir, c'est-à-dire , rabattre la moitié
V
306 Architecture Pratique.'» des flâches pour remplir les autres. Et si par hasard la piec*
sa n'avoit qu'une arrête , qu'il y eût trois flâches , il faut ra-^
» battre les trois quarts du plus grand , le reste sera la grosi(eus
» de la pièce ; s'il n'y en a que deux, rabattre la moitié ou
» plus grand , & s'il n'y en a qu'un , en ôter le quart.
>i Si la pièce étoit équarrie , en sorte qu'il y eût peu de fl»'
m ches , c'est-à-dire , un peu d'un côté , un peu d'un autre ,_qu'
■a ne soient pas dans le milieu de la pièce , il est de la conscien-
-., ce de l'Expert de diminuer de la grosseur à proportion àsi}*
j» grandeur desdites ssâches ; mais s'ils se rencontrent au n"l',?.a
» où se doit mesurer la grosseur de ladite pièce , quoiqu'1
„ ne régnent pas d'un bout à l'autre , il ne faut pas laisser <>e
„ les diminuer comme il est dit ci-devant; car cess du rnilics'
„ dépend la groffeur, & de nécessité il faut que le bois i°l
x quarré. ^ -A
»3 Si lesdits ssâches ëtoient trop grands &. que la pièce »J|
« presque ronde sans arrête par le miMeu, & que le reste,»
=3 quarré, il faudroit prendre les grosseurs des deux extréss11,'.,
-53 de la pièce , les joindre ensemble , puis en prendre la t°°lù
50 qui sera la grosseur pour toute la longueur de ladite piéce^ 3
» réserve qu'il ne faut point comprendre la longueur des ssac _
■P
'ils
m regnoient d'un bout à l'autre comme il est ci-devant dit'
33 II estencore à considérer que si les bois ne sont pas ( sst
»> équàrris, comme quelquefois il s'en trouve qui ne Ie - je
33 qu'en la superficie , de sorte qu'il n'y a presque que la .,
33 écorce d'ôtée de chaque côté, ainsi qu'il se remarque que'1 eS
» fois aux bois qui viennent de Picardie, & souvent d'aUtsja
33 endroits ; quand cela se trouve , il les faut équarrir cotn^
33 bois en grume abattu « .
II. Les petits usages à observer dont parle ici M. Eu 0$
consistent encore en ce qu'une solive de 5 &y pouces ^e^ept
est comptée comme si elle en avoit 6 pouces , & par confeQ $
ïbn produit est ,6 & non 35 , pareeque cette grosseur>de ^
7 pouces est censée remplacer la solive de 6 pouces. Ç e{ . ^
cette conditien qu'on a engagé les Marchands de bois * -l(is
débiter des solives de cette grosseur, qui leur produisant
de bois , produisent au public un service supérieur. -j e{t
rjll. En solives ou autres bois posés horisontalernefl^ ^
bon de ne point souffrir de bois quarrés, mais qu'il v> s>
méplat & posé de champ. J'entends par bois quarré le 5 P? jj0u«
le 6 pouces, le 7 pouces, &c. On peut les employer
eu inclinés
- De la Ch-arpentër ie. 307
Quand on fait un devis pour la charpenterie, il faut
parquer toutes les grosseurs que les bois doivent avoir
"fns chaque espece d'ouvrage, & même dans chaque
Plece du bâtiment, quand ils doivent être de différen-
ts grosseurs, afin que l'Entrepreneur n'y en mette point
Qe plus gros qu'il faut ; car c'est son avantage j & l'ôu-
rage n'en est pas meilleur : au contraire cela ne seft
4U a charger les murs , & augmenter la dépense. C'etl
P0lirquoi l'on met dans les marchés que si les bois pas-
sot les grosseurs marquées dans ie devis, ils ne se-;
°nt point comptés.
ADDITION
du Toisé ï>e la Ch arpenter îe*
LE Toisé de la Charpenterie aux Us & Coutumes de Pâ»"
r's, n'a point été imaginé sans quelque fondement. Son
Ci nta8e au-deiîus de celui bout-avant, renferme/ le bénéfice du
jj0.arPentier, ses frais de Voiture, la perte Se le déchet de.ses
îsn 6S cîu'ni'-e articles suivans me paroissent les élémens de cette
Qi, ?e ^e toisé, qui n'est connu qu'à Paris & aux environs.
le c lclu'en général il paroisse particulier dans son espece , dans
Ç>d il est juste.
^ . n Marchand peut savoir ce qu'il gagne sur sa marchandée ;
nyi ? j3n Charpentier ne peut moralement pas savoir le bénéfice
jnçl 'ait sur un Bâtiment, pareeque les avantages du toisé sont
l0n rta'ns dans leur sixation. Le premier avantage est la plus-
se e"r ^es ^°*s ^'achat » & 'e lecon^ l'industrie de les savoir
t'eatr a Propos pour les faire valoir le plus qu'il eft possïble :
r]e p .ne des plus sérieuses études des Maîtres Charpentiers
Ù>^,d|ns" ^a' à propos les blâme-t-on dans cette partie. Il est
^»is ^rent a ur» particulier qui a besoin de trois morceaux de
4 5 p°e. 5 P''eds de long , que le Charpentier les coupe dans un
V l p' °u qu'il les lui donne séparés tels qu'il les a achetés
WtejS P°rts. il eft égal pour celui qui sait bâtir de payer 600
PoUr |P°Ur ! io pièces de bois toifées d'une saçon , où 600 livres
t>r0^a ^Sme quantité de bois qui par l'autre méthode n'en
ulro« que ,00 pièces,
V ï)
308 ARCHITECTURE PRATIQUE.'
^Articles préliminaires servant au toijé de la Charpente?}*
aux Us & Coutumes de Paris.
I.
Le Charpentier doit trouver le compte de Tes bois, toujotis*
-plus,. jamais moins.
H-
' S'il se trouvé quelque difBcul'té, la balance doitpéncner duc0'
-té de l'Ouvrier, sarrs faire'tort au Bourgeois.
III. ,
-La longueur & grosseur des~bois èït toujours prise à rigueUs'
Tout bois est , ou doit être censé droit, & équarri "ir,, ss
quatre faces, quelque figure qu'il ait dans l'emploi. S'il ne ' ^
pas, il faut chercher la longueur & grosseur de la pièce àe °
équarrie dont il est sorti.
V.
Xa grosseur des boisTe prend dans leur milieu, & 011 COtO?1
dans leur longueur les tenons ou portées.
'¥1.
- , - paf
Tout bois qui n'a point d'assemblage, qui n'ést ténu <Pe rê(l
des chevilles, chêvillettes , ou dents de loup, le tout de »es' si
•compté de sa longueur •& grosseur, & n'a point l'àvantag
plein.
VII.
•(e ei>
On ajoute à la longueur des solivés d'un plancher p ^
dans-œuvre des murs un pied pour les deux portées ou e1iS
mens , s'il n'y a attachement contraire : alors les àftaco jej
ne concernent que les principales & rûaîtresses pièces C*
solives ordinaires.
VIII.
e ^Aux bois assemblés on compte 4 pouces pour chaqu' ^ 16*
dans les principales pièces,& 3 pouces dans les moyenn
petites.
De s, a, Charpenterje.. $■&}■
IX.
Aux marches d'êscalier on ajoute à leur-dans-œuvre 6pouces-.-
$°ttr leurs portées , savoir.4pouces en mur ou pan.de bois, &,.
4pouces dans le limon.,
X.
Les solives de remplissage entre deux solives d'enchevêtrure
tt-devant d'une cheminée , ou d'un tuyau passant seulement,.;
*!>t comptées de la même longueur que les solives d'Enchev
ettu.re. jv mais on; ne compte point le. - chevêtte.
XL. . ■ -
_ "U restânt d'un plancher, lihçoiss sans portées , cm-portées.
J M linçoirs : c'est-à-dire, que si on compte les solives assemblées
jatls 'es linçoirs de la longueur des solives d'enchevêtrure avec
W"S portées, on ne compte point les linçoirs : û au contraire on-:
Jiî compter les linçoirs , la longueur de ces solives derern-s-
V'»?ge se prend d'après le nud, extérieur du linçoir...
XIÎ. '
j * opte longueur de bois qui recevra assèmblàge d'un ou deJ ■
ÇoUx bouts, & qu'on réduira à une longueur communevsera-;
<] "^P^e & tirée en ligne dans la partie de toise la: plus proche.
liss* Suem" de  de toise en  de toise, à l'exception des tour—
XIII.
eu 6UX tourn'sses sont comptées pour un poteau dé là Ion-
On ^ ^u'^ aur°it entre les deuxsablieres ; à.laquelle longueur
aJoute 6 pouces pour les deux tenons.
XIV:
s0;t01" Petit bois d'assemblage assemblê & chevillé ', que'rqu'ï
ls?(j e" compté de même, savoir deux pour un pqjeau. entre.
eux sablieres ,,la grosseur prisç à paru
XV.:
T
sus duUV ??s ^ur lequelôn aura fait une levée considérable au-desr
Stêe'-'sg lij^me de. sa valeur, sera toisé à l'ordinaire; mais la le-
!; w* stéduite t estimation faite de. la valeur du trait de seiei.
Yiii
3 I 0 ARCHITECTURE P R A s I QUE.
ii cette levée n'excède pas le sixiéme de la valeur de la.piecst
de bois , on ne déduira rien. •
Je vais traiter séparément le toisé de chaque partie du Bâti-
ïiient, en commençant par les combles. Les détails que jevai*
donner feront connoître que ce toisé d'usage n'est point si trom-
peur qu'on se l'imagine , puisque le particulier ne paye pas plu* "
d'une façon que de l'autre ; & pourront faire revenir pluGeur*
personnes de leur prévention contre cette manière de tqisesv
I. TOISE' DES COMBLES- EN-GENERAL. '
LEs combles sontcomposés de faîtages (sous-faîtages en que''*'
que s endroits ) liens , esseliers , poinçons, pannes de bres}'
( oii brisé } pannes de devers , contresiches , tasseaux , chanti-*
ghblles, jambes de force , jambettes , chevrons , coyaux , en**
panons , arbalétriers , arrêtiers , blochets , platte-formes , en-
traits , sous-entraits, entraits retroussés, &c. Tous ces difre-
réns bois , qui tirent leur nom de leurs places & de leur assesî1*'
blage , setoisentsur leur longueur & grosseur, compris portées*
tenons , joints & recouvremens, & chaque morceau est calcu-
lé pour ce" qu'il est ou doit être. ,.
Les bois cintrés, ou courbes, doivent être comptés cornrne*P
étoierit avant d'être employés ; mais la meilleure méthode, *" ■
c*est l'iisage , est de bander un cordeau d'une extrémité à l'autff
de la pièce (Je bois courbe ou cintrée, & d'en prendre la gr°
seur au milieu. Par exemple , une jambe de force courbe pa' :
le bas , soit que ce courbe soit naturel ou non , est réduite dass*
un cube de bois droit, comme si véritablement cette courbe eu*
sorti d'une malle de bois plus forte, & eut été élégie dedans "
ai.nsi de même de tous bois courbes ou cintrés, A
'Les bois élégis sont de même espece : leur grosseur doit et/'
prise dans le plus sort du bois apparent.
Les bois abattus en chamfrin, comme les pannes , les empa.'2
lions , &c. sont toisés de toute leur longueur, chacun.en par*
culier,y compris le chamfrin. ,,
Les platte-formes qui reçoivent le pas des chevrons sont toi'ee '
de"leur longueur , en y ajoutant les queues d'hirondes, & je ■'
grosseur s'en prend comme aux autres bois. Il y a cependa ^
une observation à faire; c'est que si ces platte-formes ont P
exemple, 4pouces  & iz pouces, elles doivent être c0.inPt<L>
pour j.pouces suivant les premier, sécond & troisiérne Br'nv1^|â,
Les tasseaux avec les chantignolles attachées sur les arba;
tri'érs sur lesquelles reposent les pannes de de.vÇKj sonI e -
luispour | de pièce ou 1 pied 6 pouces»/
De la Chakpentekie. 31r
IL DES PLANCHERS EN GENERAL.
LEs Planchers sont composés de solives disposées de trois-
façons. Elles sont paralelles aux murs de face, au»murs de
^fend, ou assemblées dans des coyers. On appelle coyer une
Siaitresse solive posée en diagonale qui reçoit l'2lTemblage des-
'Oliveaux en empanons.,
On distingue les solives par dissérens noms , que leur pesition
'^Ur donne. Les principales & maîtresses (olives sont celles-
"enchevêtrure, qui sont scellées des deux bouts dans les murs ,
3?1 reçoivent l'assemblage des chevêtres , linçoirs , liernes , &c...
~n nomme solive bo'ueufe une solive d'enchevêtrure scellée
*un bout dans le mur, & assemblée de l'autre dans une prin—
Clpale pièce de bois.
Les solives qui sont scellées des deux bouts dans les murs ■+
*j£ portées sur des lambourdes se nomment Amplement solives £.
^ celles qui sont assemblées dans des chevêtres ou linçoirs se
Comment folives de remplage ou remplissage. Les soliveaux sont'
^e Petites solives qui remplissent & garnissent les trop grands.
Vuides,
■ Uya encore une espece de solives assemblées dans des coyers*.
1uon nomme empanons. Voici ce que dit Caron à leur sujefr
Pag« i93 & i94..
■ *> Il faut observer, autant que faire se pourra, de mesurer tous-
Jes bois des longueurs qu'ils se trouveront employés dansr
les Bâtimens, & les écrire sur un mémoire ....... sans pou-
-, Voir faire de compensation du fort aufoible, si ce n'est qu'ils
f soient au-dessous de J pieds».
M Et en cas que l'on veuille compenser quelques pièces du
^ fort au foible, ou en- joindre un nombre ensemble pour n'en.
° N"!;e qu'un article , il les faut mesurer séparément,, & les ré-
duire suivant l'usage : comme, par exemple ». s'il se ren-
contrait le faîte d'un comble en platte-forme sur des-
?Urs > qui fût de plusieurs morceaux-, il les faut mesurer
,. «parement & ies réduire suivant l'ufage. Cest-à-dire , si une
'. P'ece est de 11 pieds , il la faut mettre à iv- pieds, Une de 3
__' P'eds à 9.: pieds , une de y pieds à 6 pieds , une autre de
' '3 pieds à 15 pied*  & joindre toutes les longueurs en-
emble , puis mettre en l'article un saîte (ou plàtte-forme au
r P°urtour des murs de face ), contenant 6 toises 4 pieds  de
te ?nèteur (ou pourtour. ) Si ce sont des empanons ou autres
«°is qui aillent en diminuant de longueur, il les faut »e^
3 I % A R CKI TEC TUR E FrAT I Q ti I-,
^ surer de même , 8ç les réduire suivant ledit usage; & quanâ'
*> ils sont joints ensemble , on voit combien il y a de mois
a? ceaux : s'ils sont huit il faut prendre la huitième partie , qu,i
«? sera la longueur de chaque empanon (ou autre bois ) du ft>rt-
.«P au soible ,"& mettre en l'article huit emparions de chacun*??%
as de pieds de long réduits du sort au foible. De sorte que.voiU
» la méthode pour bien faire un. toile sélon les Us & ÇoUr
« tûmes. «
Dans une enchevêtrace de cheminée , I'usage est de cqmptgr
les solives de remplilTage de ia même longueur que les soliveS.
d'enchevêtrure , mais on ne compte point l&s chévêtres, suivant
le dixième principe, ce chevêtre & l'asTemblage compensant '^
longueur qui: manque. Cet usage est de tems immémorial. Il n. X.
a que cette espece d'enchevêtrure. Les assemblages dans les lin'-
çoirs ne l'ont point, comme nous le dirons ci-après, parce'
qu'autrefois on ne faisoitpoint dans les planchers d'autresasse"1'
blages que ceux-là.
Si dans une enchevêtrure il se trouve aux deux extrémité*;
deux aires, de cheminées, ou deux passages, ou âtre d'un bout os
paiTage de'llautre , il y aura de nécessité deux chévêtres : aprè*
avoir compté les solives comme dessus, on comptera ensuite ce-
lui des deux chévêtres qu'on jugera à propos.
Autrefois, les. autres solives qui forrnoient un plancher étoîeH*.
ou scelléës dans les murs comme les solives • d'enchevêtrure »
qu portoient nuement d'un bout sur des lambourdes qui étoient.
au long des murs portées sur des corbeaux de bois , pierre ou ier*
& d'autre bout sur des poutres ou sur des lambourdes attachée*
sur les côtés de ladite, poutre sans aucun assemblace ; mais de".
puisqu'on a imaginé, les plafonds , on a supprimé- les pai>treSJ
ou on les a mises dans l'épaisseur des planchers, & on a rentre'
4e même, ces lambourdes dans lesquelles on a assembïé les s°'
lives à tenons & mortaises. Les lambourdes en cet état ont-
changé, de. nom & ont été appellées Iinçoirs. Ceux-ci «^
différent des chévêtres qu'en se que le chevêtre est açcornpag0 -
d'une cheminée, & que. les Iinçoirs doivent être écartés de*,
jnurs.de s à 6 pouces..
La. conformité du linçoir avec le chevêtre a occasionné bie*
des querelles pour former un usage dans le toisé dont l'antique ■
i)e nous, a laissé aucune trace : èi sous le prétexte de cette con^
fprrnité on a voulu compter les solives de remplissage dans ce .
Iinçoirs,, de la même longueur que les. solives d'enchevêtrur -
Sui receypient ces Iinçoirs, & on comptoit. en outre ce linÇ0''
Vautres, plus modérés comptoient le linçoir, & prenaient
longueur, des soliyes. de remplissage d'après le nud du mur, Ç -
sppppsantque si ce linçoir eut été lambourde , ilseroit comPte?.
% %?,fc^ye.? qui.porteroient dessus seroientcomptées I de <&W
, De la Char pente ri■% jsj
*f "Sueur sans portées, puisqu'il n'yenavoit pas. Cet usage i
.l ç quelque tems , & on a remarqué que les Charpentiers en
uiant, écartoienttrop leurs linçoirs des murs, pour faire ser-
D certaines longueurs de bois qui leur étoiènt favorables.
^our obvier à tous ces inconvéniens, & en même tems for-
] er Un principe d'usage qui conciliât toutes choses , les toiseurs.
, plus expérimentés ont pris un milieu, en donnant l'option.
. compter le linçoir ou de ne le pas compter , en disant Impair,
tj'f Port^e ou portée fans linçoir. C'est-à-dire , que si on comp-
, Csa solives, de remplissage de la longueur des solives d'en-t
s. evetrure , on ne comptera point de linçoir : & si on trouve.
] Pr°Pos de compter le linçoir, ces solives seront comptées de-
tom j"16 k>ngiieur qu'eues auroient si elies portoient sur une lam-
Urde . g^ p0Uf rerrlédier à l'abus que le Charpentier pourroit-
> re de cet usage. en prenant ceci trop à la lettre , la longueur.
I cette solive finira au nud extérieur du linçoir & non d'après,
ud du mur,suivant l'onzième- principe.
]e Vette méthode d'assembler les solives dans des linçoirs , &
inçoirs dans les solives d'enchevêtrure , ne peut être d'usage
> e Pour des appartemens qui ne sont point sujets à porter de
? 5nds fardeaux; car des solives bien scellées en mur porteront un
■ . rs Plus pesant que celles qui n'y sont point. Pour donc conser-
ser Ces sortes d'assemblages , il faut les retenir avec des étriers de
&•* les. solives d'enchevêtrure ; sans quoi leur propre poids les
'! Périr en peu de tems,
le^? flqu!on a de vieux bois propres à être remployés, on peut
taire servjr aux planchers de peu de conséquence , & qu'on
ja VcJ't ne devoir pas porter grande charge. Mais il faut avoir
^.Précaution d'assembler des liernes dans les solives d'enche-r
j,Ure pour assembler dans ces liernes les vieux bois.
j0j. e*t bon de ne point mettre ces liernes dans le milieu de la
tfe ,e•> parceque c'esr. l'endroit le plus foible : on peut les met-
Çin 1 ns ^on tiers. Deux liernes feront moins de tort à une prin-
• iïf ^°!'ve> pourvu qu'elles soient retenues ;ivec des étriers.
,-1()re.rj qu'une seule posée dans, son milieu quand même elle
(j^01* des étriers. On compte les solives comme si elles étoient
j e 'eule pièce , & on compte ensuite la lierne.
l'uj- s Portées des solives quelconques ne se comptent suivant
san t ' C'u'* ^ pouces chacune , lorsque toutes les solives d'un
tinn. er sont comptées compris portées ; mais lorsque la dis-
au '°? se fait des unes & des autres , les principales doivent
i08 ?lns avoir la moitié de l'épaisseur du mur suivant l'Article
île p e la Coutume de Paris, ainsi que les poutres. Mais il
t;ipa,ut Prendre cet article à la rigueur qu'autant que les prin-
wVf P'"ces du voisin rencontrent directement celles-ci, ce
sut éy^tgr. autant que faire se peut. Il vaut mieux que ces.
3*4 Architecture Pratique.principales pièces portent sur les  du mur & même jusqi' * f
pouces près du parement extérieur. Dans ce cas avant de
arrêter le scellement, on en doit prendre attachement conts**
di&oire. Le Charpentier y estintéressé : s'il le néglige , on se
tiendra à l'usage.
Eorsque des solives de remplissàge sont assemblées d'un bo'j,
clans un chevêtre & de l'autre dans un linçoir, on compte „
linçoir; mais on rabat une des portées , & l'intervalle qu,e^
entre le mur & le linçoir ;sinon on compte les solives delà'0
gueur des solives d'enchevêtrure, compris portées sans comp1
2e linçoir.
Si dans une enchevêtrure il se trouvoit deux chevêtres ps j
che l'un de l'autre , ce qui est contre la bonne construéti°n '^
faut compter chaque solive & le chevêtre de leur longueur ,g
grosseur, telles qu'elles sont mises en œuvre , & sùppri>nÊ'j -c
faux chevêtre. Cet assemblage étant proscrit parles loix, t>e
point jouir du privilège de la bonne construftion , sauf cef â
dant les corrections ou changemens , & le cas où il n^
point de la faute du Charpentier. .^
Si des solives portent nuement sur tin chevêtre de fer -^
assemblage, elles seront comptées de leur longueur, à tI,°
tjue ce ne fût par changement. . ^
Si dans un vieux Bâtiment on fait resfervir les vieux k°'5.pj.
particulier non donnés en compte , les principales pièces» c ss
me solives d'enchevêtrure , chevêtres, linçoirs , liernes, c°^Lci'
Sec. doivent être de bois neuf : & comme nous avons PAr s
demment dit que les solives de remplissàge d'une enche*e£ ^
étoient comptées de la même longueur que lesdites soliveS.'' „j
pouvant toucher à cet usage , les solives de remplissàge efl v' £,
bois du particuliernon donnés en compte seront comptées de "^
me longueur; mais la plus valeur du chevêtre sera en o
comptée dans sa longueur & grosseur, de la valeur duquel - ,„
rabattu le prix qui sera accordé pour la façon des bois , de „
te que si les bois neufs sont payés 500 livres le s & la 'L«
des vieux bois 100 livres le | ; cette plus-valeur du che -}
sera payée 400 livres le s , pareeque la main-d'œuvre des
neufs étant égale à celle des vieux bois, se trouve c0!,1Lle
sée dans la plus - longueur des bois , qui n'existant que . i
privilège des usages, est cependant comptée. J'ai di£ 4" js ;
main-d'œuvre des bois neufs est égale à celle des vieux ju5
je m'explique. Celle des vieux bois est de quelque chols r s ^
chère; mais ils ne devroient pas avoir l'avantage des u'^j qui
pareeque cet avantage doit naturellement être pour ce &
souffre la perte & le déchet des bois ; c'est pour cette rail"
je les suppose égales. , m jj'Ji
Si dans une partie de plancher entre deux murs, oU
De la Charpenteriï. jiy
j n'ençminée ni tuyau passant, il y a linçoirs des deux bouts,;
?s solives de remplissage seront comptées du hors-œuvre des
JUx 'inçoirs , ensuite on comptera les deux linçoirs : mais s'il
ce P.l,?av'antageux à l'ouvrier de ne point compter ces linçoirs,,
ch °!ives seront comptées de la longueur des solives d'en-
c evess«re,. compris portées , & les linçoirs ne seront point
sol P^anenes d'entrevoux que l'on mettoit autresois sur les
]j . es >. se. comptoient six toises courantes pour une pièce de
: p.-&ES PANS DE BOIS ET CLOISONS.
j ts "ans de bois sont composés de sablieres, poteaux , lin-
^tJeai1x ' aPPu*s » potelets , guettes, guetterons , poteaux
j"iers, &C.
d|!ees c'oisons sont composées de sablieres simples 8e délar-
linj ' décharges, tournisses, poteaux à plomb & d'huisserie,
saux j potelets , &c.
s^ °utes les sablieres quelconques , soit simples, ou délardées,
tjijl^ntde leur longueur & groffeur; la grosseur de celles
Hj|j °nt délardées se prend au plus fort , & toujours dans le
p0t , ■ On ajoute à la longueur les joints, recouvremens &
•J^es s'il y en a, ,
leur s *e& poteaux & guettes se toisent de même, compris
J^e e"0ns haut & bas , qui sont de chacun 5 pouces.
l)ois llnteaux , appuis , potelets , guetterons & tous les petits
Ss ^ garnissent les pans de bois & cloisons, se toisent
"f m i- Part'cu!ier , savoir leur grosseur seulement prise dans
''a1 r • U ' ma's 'eur 'or'§ueur e^ ce^'e ^e 'a moitié d'un po-
% k . eTMre deux sablieres, de façon que deux de ces pe-
Vun iS- un Poteau aplomb quand même ils n'auroient
Jt ai 1 ^e *on§ ^u'vant ^e quatorzième principe ; mais il
'^fe: «e , Petits bois soient tous assemblés à tenons & mor-
Wi " erVi«>.,:iix„ c.___ 1___i_;________>_/i_____»/.. ___Ac , eehevillés , sinon leur longueur n'est comptée que de
, Içj ,, présentent suivant le sixiéme principe.
|6|s4s ^"arges sont des pièces de bois inclinées de 50 ou 60
s r°idsA S °'U moins> Pour Soutenir une cloison, & soulager
Ni p] es sablieres & de ce qu'elles portent. Ces décharges
^ loS Ses qu'épaisses, & leurs tenons sont en about.
"'isoj, n§ueur se prend diagonalement, suivant leur incli-
ne lo"^6 'es <*euK silières, d'après l'es angles obtus ; à la-
."gueur on ajoute 6 pouces pour les deux tenons. Cette,
31£ Ar'c hitectuie: Pratique.longueur- prise de cette manière donne celle qu'avoit cette <*
charge avant que d'être employée. . «i
Les t&umhTes se toisent de leur longueur & grosseur. U* •
cependant à considérer que deux tournitTes prises ensemble
doivent pas excéder la longueur d'un poteau, de quelque
çon qu'elles; soient posées , car c'est un abus de les. faire
céder cette moitié. Il faut bien remarquer cette obseryati «
Pour-donc- avoir leur longueur moyenne déterminée, » î
compter la quantité de tournisses dont la moitié se.ra le ° ^
bre de poteaux qu'il saudra compter entre les deux sablieres » •
y ajouter les tenons haut & bas dans les sablieres , &
C£ux dans les décharges , suivant le treizième principe. .
Dans les murs où les bayes de portes ne sont point D
dées en pierre , on met des linteaux de bois. Ces KnteauX
ordinairement comptés , savoir aux grandes bayes de ^euri,oU*.
gueur & grosseur, à celles de i pieds jusqu'à 4 pieds %■ fa
v'erture pour une pièce de bois , & celles, au-dessbus de 2 P1
pour demi;piéce. ofj
Dans les étages en galetas, les Charpentiers font en ^
des cloisons à, claire-voie en bois de chêne. Il faut to»>e ^
principaux bois, comme sablieres , poteaux, traverses > f
sur leur longueur & grosseur suivant les usages ;l malS jar,
intérieur garni de planches refendues en deux sur 'ellîtjséS
geur, est toisé à toisê superficielle, chacune desquellesel ^(i
«ri ligne pour une pièce de bois. J'ai vu cependant des kxi! [j
très-versés dans le toisé d'usage, comprendre letout.d3 js,
toise superficielle , sans faire de distinction des princip3U*
IV. D E S E S C A L I E R S-
LEs Esçallers de charpenterie sont composés de Pa -(gs,,
limons , noyaux reçreusés ou pleins , sabots , entre ^js.
marches droites , dansantes & de paliers , &c. Tous c
sont ornés de quelques moulures, - ,. -( isi:
Outre ce, il y a encore des paliers, soit d'arrivée, <je
repos, qui sont garnis de solives , soliveaux , quelque
croisîillons ou de platte-formes, &c. atin5^
}.. Tous les bois se toisent différemment, tes p $
toisent sur leur longueur , ck leur grosseur * jjgro*-
 dans le milieu , après avoir bandé un cordeau
 bout au petit suivant le cinquième principe... ^ ]c»
£ Au dessus des patins s'il y a des tournisses ^o'il»
L ^z compte séparémeitt ayeç: leurs tenons', Par
, De tla C h are enter ie-. '^r7
Boivent en avoir des deux bouts. S'il y a des paneaux entre
"?ux j on les toise de même ; mais on double leur produit , à
*ause des rainures & languettes, Plusîeurs cependant comptent-t
3v°ir, les grands pour une pièce , les petits pour demi-pièce ,
Ve les moyens pour trois quarts de pièce.
Les limons en général sont un peu courbés par une de leurs
^remîtes : alors il faut bander un cordeau , & prendre la
ësoueur da^ le milieu suivant le cinquième principe.
, Les noyaux recreusés 6k les sabots se toisent dans leur cube
ns égard à leur évuidement ni à leur travail. Leur longueur
, Prend d'un débillardement à l'autre, &. leur grosseur se prend
Js extrémités de leurs faces extérieures : ils sont par ce moyen
Q. Uits dans la malle qu'ils avoient avant l'emploi, suivant le
quatrième principe.
j, Les entretoises , solives , soliveaux & croissillons se toisent à
■ rQJnaire sur leur longueur & grosseur, avec leurs tenons ou
rOrteçs
i Les marches palieres ou de palier se toisent de même ; mais
0Ur grosseur se prend dans le plus fort du bois. Si cependant
avoit fait une levée considérable , il faudroit diminuer quel-
" Ê ehose par eslimation raisonnable.
Les marches ordinaires se toisent différemment, à cause de
t "ts différentes suuations : les unes sont droites , les autres dan
qantes,les autres d' '
" ?rtiers tournans
s » les autres d'angle , ou ce qui e'sl la même choie, dans des
^ Lpsmarches droites, c'éd-à-dire, à angles dr'ois sur les murs
W 0ns » k t0'l~ent ■'eur longueur & grosseur quarrément. La
a: Sieur s'en prend en dans-œuvre, à laquelle longueur on
Stoir6 6' Pouces Pour ^es portées des deux côtés , & leur
^ 'eur se prend dans le plus fort de la marche sur le dessus
fie Ur hauteur, sans égard au délardement qui est par der-
•>Ji 6" premières marches d'un escalier sont ordinairement
s, v.eugirondées,autour de la volutte. Dans ce cas ces marches,
<j; ^s sont d'une seule pièce , seront tôisées dans leur plus fort.
» "es sont de deux pièces , chacune sera toisée à part,
fe seS marcries dansantes sont celles qui ne sont point d'équer-
] jUr les murs , & sont presque toutes de longueurs inégales*
Vis. ut Prendre la longueur de toutes en dans-œuvre , les di-
ftw Par leur nombre ou quantité , pour avoir une longueur
Po» e 'u'vantle douzième principe, à laquelle on ajoute £
stiarJss P°ur les portées , & leur grosseur se prend comme aux:
^ hes droites.
8t j .tTlarches dans les quartiers tournans se toisent de même
ïnçle m^me façon. Plusîeurs prennent la marche de demi-
Cetj Pot,lr la longueur commune de tQiit un étage d'escalier.
' Méthode est sujette à erreur,
§ïo* ÂKCHItlCTURE P R À T ï QÙ «. ss
Quand j'ai dit de prendre la longueur de toutes en dans-'»8'
Vre , on doit entendre que ces longueurs seront comptées c»a"
cune comme elles le seroient, si on les cûmptoit en particul'e '
c'est-à-'dire , que si une marche a 3 pieds s compris ses portées »
elle sera tirée en ligne pour 4 pieds i , de même 4 pieds .| P°
:6 pieds &c. suivant le douzième principe.
Dans toutes marches pleines où il y a des alaises, la nia/
che se toise à part, 8c l'alaise aussi à part pour ce qu'elle eft >
longueur sur sa grosseur. .
On mettoit autrefois des balustres & des appuis de »°
aux escaliers. Les appuis se toisoient à l'ordinaire , & chaqu
fcalustre étoit évalué, savoir, ceux qui étoient quarrés & >e.
moulures poussées à la main pour demi-pièce, & ceux 1
•étoient tournés au tour pour un quart de pièce.
DES BOIS ELEGIS ET CIRCULAIRE5,
Des Poteaux de barrière & d:'écurie. Des--Râtelier*'
Des Rouets de puits. Des Pilotis.
1. T*1 i
rOus les bois élégis, en général, prennent dssFéress
figures suivant leur destination & leur place. , .< j
Les .courbes , de quelque nature & en quelque place q° . s
soient élégies , refaites ou non, doivent être rendues à(°] ^
avec des cordeaux ou lignes que l'on tend d'une extrém>te
l'autre , tant sur la longueur que sur la grosseur^ soit que.s „
courbes soient cintrées sur plan ou sur l'élévation, ou s&y.'-
Se l'autre , sans égard aux levées qu'an y aurait pu saire » *°£
vant le quatrième principe. C'est au Charpentier à cherche',
façonner les bois qu'on lui demande : & les bois ainsi i0* t
sont consondus dans le prix général auquel les ouvrages)
appréciés : bien entendu que ces courbes sont d'une seule pie '
car si elles sont de plusieurs morceaux, chacun sera to»e
parement. uj
» Il est de la prudence , dit Caron page 193 , de ceux H
a> sont les toifés des Bâtimens , de remarquer de quel W.î
3) les bois sont mis en œuvre , car il y en a beaucoup 1uVeS
33 paroissent pas gros à nos yeux, & néanmoins fontgr je
aj pièces qui ont été assoiblies exprès , qu'il saut compte*[
3> la grosseur des boffages , & pareillement les courbes %^
si saut compter de leur plein cintre , c'efl~à-dire , cornpre . çe
3j le plus grand vuide avec la largeur da la courbe 1 ■ i(
jj trouvera, en tendant "une ficelle ou ligne d'un bout à l.aU. 0ji
Tous les bois droits élégis nécessaùement, fur lesque .
. Delà Charpenterie, 319«itdes^ levées considérables seront toisés comme dit est ci-
eiTus ; nais il faut que cet élégissement soit nécessaiie , sinon
» levée sera réduite , estimation faite-du trait de scie; 6c ceux
j , lesquels on n'a fait que de légères levées sont censés avoir
ej'agis ou resaits à la coignée, suivant le quinzième principe.'
, *'• tes poteaux de barrière dans les grandes cours & faça»
/.s "sis principaux Hôtels sont ordinairement proprement re-
taifs en ce qui est apparent, & le gros bout qui est en terre res-
Pr«t, Lorsqu'on n'en a point pris d'attachement, il faut ajou-
r Un pouce de chaque côté sur la face apparente. Par exem-
' > fi cette face a. 7 pouces de gros , il faut la compter sur 9 ,
5 fcequ'ii est à .présumer que ce bois a été atteint au vif sur
Quatre faces. Il est cependant plus à propos de les toiser
<v^a~t qu'ils soient scellés , pour en avoir la iuste longueur &
^«nr dans le plus fort,
^es lices & potelets se toifent à l'ordinaire sur leur longueur
Sfosieur , compris leurs tenons.
^ **• Les poteaux des écuries qui sont tournés au tour avec
o Pomme en tête sont évalués chacun à une pièce de bois :
Co C?S Poteaux sont renfermés dans des souillards , ils sont
si "J^s pour deux pièces. On appelle siulllard un petit chas-
|.. ^'asiernblage scellé dans terre qui reçoit & entretient so-
j ement le poteau. Il y a aussi des boëtes de grosse fonte pour
j^me usage.
j■ J- ' • Les râteliers des écuries sont de deux sortes : les uns
s l simples, & les autres sont ornés de deux façons. Les
an- • nt garn's d'écaillons ou roulons de bois de frêne ,
i0"^ à la plane , & assemblés haut & bas à tourillons dans
t0js, fVr°ns de 4 pouces de gros. Cette sorte de râtelier est
Piér6 a t0^e courante > °^ chaque toise est comptée pour une
»f de bois tout compris.
cu autre sorte de râtelier est composée de roulons de bois de
4esne, 0u frêne tournés , assemblés de même à tourillons dans
%>] Vrons proprement rabottés, sur lesquels on a poussé
tois ^Ues moulures ; cet espece de râtelier est de même toisée à
^ courante , chacune desquelles est comptée pour 1 pièces.'
l0n a troisiéme est de même assemblée à tourillons , & les rou-
ç^l t0Urnés sont ornés de moulures avec collier haut & bas ,
Piéc ' ^et ^ cong^" Chaque roulon est compté pour  de
<J;j,e ' Compris les chevrons haut & bas & leurs ornemens. Ils
tûie'etit de ceux des escaliers , en ce que les appuis se comp-
«om * Part •> & ici les chevrons du haut & du bas ne se
yPtei» point.
Bu ' ^es mangeoires des chevaux sont comptées leur Ion-
"'nt'i 'eur gr°sseur comme les autres bois , en y compre-
Cs portées- Se recouvremens, s'il y en a.
«nnveitsiTAR.
Î3E Lâ/CHARPËNTEIlît; $li
 les vieux bois donnés en compte au Charpentier doivent
etre toisés suivant leur longueur entre deux portées , & leur
Çrôssëur telle qu'elle est. Les calculs s'en t'ont tels qu'ils sont
ecr'ts sans usages ; c'està-dire, que io pieds est calculé pour
lo pieds & non io pieds i,
. S'iHfe trouve des bois qu'il faille débiter, on rabat i poutfc
Ur "équarrissage ; par exemple , une poutrelle de 42 pouces de.
gros sera donnée en compte pour 11 pouces.
^n ne doit donner en compte que les bois utiles. Leur Ion-
&ueur s'en prend dans le plus sain du bois ; & on en rabat les
P°rtées, les mortailes & les tenons-.
Les chevêtres , lincoirs ou autres remplis de mortaises sont
_« au rebut, ck laissés au Bourgeois pour en faire tel usagfc
j}1.1 voudra. Il se trouve cependant une infinité de bouts dfe
. !s propres à faire des potëlets , petites tournisses & autres : il
ut les évaluer & les donner en compte au Charpentier pour
ncertain compte,
j. La démolition de la Charpenterie & le trarisport des bois sé
,nt aux frais du Charpentier ; moyennant quoi ces bois' rem-
*,°yé$ sont toisés dans le bâtiment comme bois neufs -, 8c ort
«at sUr la totalité des bois celle qui lui a été donnée en compte^
°"î °n lui paye seulement la façon.
1 ?' on soupçonns que le Charpentier ait employé plus de vieux:
i0!' ^u'i! n'en a'reçu en compte . il saut .toiser tous les vieux
.'? ^parement sur leur longueur telle qu'elle est dans l'em>
^oit
è«sù
> & les calculer de même sans aucun usage ; le total ert
,etre inférieur à celui des bois donnés en compte; S'il lui .
jjj. lupérieur „ le Charpentier est digne de répréhension ck
^e d'interdi&ion.
p rl. °n ne donné point les vieux bois eh" compte, & que le
jj lciuier les fasse remployer & travailler chez lui, ces bois
j o ^evroient être toisés de leur longueur & grosseur sans
<x ^ Coutumes, pareeque le Particulier en stipporle le àè-
tei' 'es Us & Coutumes étant pour celui qui souffre la per-*
fjjP déchet des bois ; mais on les toise à l'ordinaire t Se on
hr- 'llr la façon un sixiéme ou un .huitième, environ > dit
;.c?urant ck. ordinaire des bois de façon & main d'oeuvre*
<le s"s - un Particulier fournissoit généralement tous les bois
fy 1g n ^âtiment, ils seroient tous toiles aux Us & Coutumes *
ç0lJ Pllx en seroit , comme dit est ci-deisus , inférieur au pris
j. n' & ordinaire des bois de façon,
gross étayemens se toisent aux Us 8c Coiltnmès 5 leurs
rnej]eUrs *"ur leurs longueurs. Il y a des chevalemens > des sç.»
fiche S ' ^CS cnasit'ers > des couches haut & bas , des contre-
■^«s f °U Contreyents , des chandelles ou poimails ,des calles*
0Ururcs, des «trésilions, &e. Ces noms sont donnés au*
X
Ijïi ÂRCiHïTECTUKE 1? RÀ T ï <^U È.'
'«différentes pièces de bois qui servent pour les réparations des
snaisons & pour les reprises par sous-ceirvre.
Dans les Bâtimens neufs il y a encore des bois qui s<?v'
-payés en nature d'étayerhens : ce sont les cintres pour les voû-
tes de cave , les portes & croisées cintrées. Tous ces diffère"*
bois sont tories chacun en leur particulier , leurs longueurs *
grosseurs, & calculés aux Us & Coutumes.
Ces étayemens & cintres , lorsqu'ils resservent tels qu'ils s0"
taillés en d'autres parties du Bâtiment, & qu'il ne s'agit ^
'de les démonter & remonter, ne doivent être payés que m0''
tié du prix, parcequ'il n'y a ni voiture ni perte de bois. , '
Il y a encore des étayemens d'assemblage & de sujét>°
dont le toisé se fait de la même manière; mais les prixs0"
supérieurs. ,}
Autrefois les Maçons se chargeoient de faire les cintres <*
caves, des portes & des croisées ordinaires, comme il se Prat-J
que encore dans toutes les Villes de Province ; mais à "i!,
on a aboli peu à peu cet usage. Les Charpentiers abusan^
cette nécessité , multiplient les bois & leurs grosseurs d'une / ^
çon quelquefois insupportable , qu'un Particulier qui fait bat»
neuf ne devroit naturellement pas payer, n'étant point ov
gé de fournir ces cintres, sans lesquels le Maçon rie P°urL,
faire sori ouvrage , non plus que sans outils & échafauds, c^t
ses par conséquent dont il doit se précautionner & non Ie'
ticulier.
DU TOISE''BOUT- A V A NT '$%
Charpetiteri'e.
LE Toisé bout-avant en Charperiterîe est le plus na 'ifs
en ce qu'il se fait en prenant la longueur des bois tels H l(
sont employés, y compris leurs tenons ou portées; $■ ^
grosseur s'en prend par le milieu. Les calculs s'en font àe
me sans aucun usage quelconque , & on fait son prix ^.^tf
séquence. C'est ainsi que ce toisé se pratique dans les bât' $
& travaux du Roi , & dans presque toutes les Provint
France. jroH
A Paris le prix des bois toisés de cette manière est d'e" ji
tin sixiérne plus fort que l'autre : ainsi si des bois toisés f*, ■$>
& Coutumes sont estimés 600livres , ceux qui auront e*e
bout-avant seront estimés joo livres. V''
Les bois cintrés & refaits sont toisés de la même faǰnjgi(»6s
toit le morceau de bois dans son cube droit ; les marches P
sont toisées de même qu'aux Us & Coutumes,
v, ,: Ï)Ë t À Ô H ARGENTERIE; , '. 3 1$
m. Çesgo'dets dit que « cette manière de toiser e'st impie j,
* Véritable & judicieuse, & qu'elle devroit être la seule &
' «nique manière de toisêr lés bois de Charpenterie . . . . 5,
? L'on toise , ctnamtàe-uM , tous les bois des grbsseuri &
longueurs justes mises en oeuvre , y compris leurs tenons tk.
portées d'une extrémité à l'autre , sans y rien augmenter ni
' tf'minuer, & ils se réduifent à k pièce. <*
L
'®V REGLEMENT BES MEMOIRES DE,
Charpenterie^
Esprh du Toisé âiix Us & Coutumes de Paris e'st de rhëfc
tre dans; une même classetous les bois généralement quel-
v nque d'un Bâtiment,, tant ceux "qui sont travaillés que ceux
, l. "e(le sont pas. Ainfi pour être en état d'évaluer là charpen-
ytled'un Bâtiment j il faut savoir pqsitiverhent le prix justè
^ s bois sur le port : auquel on ajoute 2.0 Ou i$ livres t pliii
.. moins, pour la Voiture au chantierj, & de plus ïqo livres ois
çVlron pour là main-d'œuvre & voiture des bois au Bâtiment»
JjUé somme sera Te prix d'un cent de bois employé Se mis e&
si & toisé aux Us & Coutumes.
jÇor'*ei«p/ë; Que Tés bois sur le Port coûtent i, y
^'s Tes quatre pour cent ; . . •. -: '. . . 466 liv"V
j,°'ture au Chantier ';;.;..;;. s^ Yvm
^.aÇ0r», emploi, main-d'œuvre & voiture au '
'mS«t ; ;■ ■. i i : : : . i i i 1 i tôô livV
e cent de bois sera ëstimé jij Iiv. Ci i i ; ; ^z j liVj
^tres bois toisés boût-avaht sont plus dissiciles à eïtimer; car
ï0rtre Ce «lui est dit ci-desîus , il faut encore envisagêr quelles
ttç ]S ^ longueurs de bois sont employées pour en eonrioî-
^içr e "échet, &. examiner encore les Faux frais du Charpen^
}J Ppur lui donner un bénéfice justé 6k. raisonhàblë.
Haf„ ltnation ci-dessus des bois toisés aux Us & Coutumes j
5on"r?e louti Tes déboûrsés en rhârchandises , voitures ôt Fa-
^Ufcf -e bénésice des usagës contient sori bénésice & ses
%ts -v Àinsi plus il a d'avantage dans l'achat de ses bo5ï &£
*iient°n toisé j plus il gagne; Ceci toit entendu pour un Sfejs
. ia"eufquelconquei ;'.l
n~1% P°Ur fes corvées Ôû réparations de hiaiions , Êe§ bpiS
enviror
3k !.j
8ç t*.B,:.dë prix, surtout lori'qu'il y a dés" poutres audessuS
ls lO»fes & de sÇ à ao pouces de gros ou eriviron1$ kï
324 ARCHITECTURE PRATIQUA
bois d'escalier travaillés & façonnés , comme patins , -listioUK
noyaux , sabots ; les bois de lucarne ornés, &c. Ces bois sort*'
ordinairement estimés un tiers en sus du prix courant, quel-*
quefois plus ou moins suivant le travail & ses disficultés.
Le remploi des vieux bois & des étayemens toisés aux Us
"■& Coutumes , est compris dans les prix accordés pour façon 9
savoir, ioo'livres pour chacun cent, ou environ, lorsqu'il ya
démolition, & transport au Chantier. S'ils sont toisés bout*
avant, 120 livres à cause du déchet des bois dans les etaye*
mens. . ,
Les cintres pour caves, portes & croisées sont estisne
comme les étayemens ; s'ils sont remis en place en un a*£r
endroit sans rien augmenter ni diminuer , & dans le rné>n
bâtiment, ils ne doivent être estimés que moitié , parcequ
n'y a ni déchet ni voiture.
'Les étayemens & cintres d'asiemblage & de sujétionnonÇ
dinaire , sont d'une autre nature , & estimés suivant leur rria> '
d'ceuvre & leur dissiculté. Il y en a depuis 110 livres )uHa
300 livres.
'Du Toise des s Bois de Charpente jtvX "J
& Coutumes de Rouen.
• Haque Province, chaque Ville , a ses usages particuue
_ 1 & comme leur détail nous -mènerait trop loin, nous"
bornerons à parler de ceux de la Ville de Rouen. „ „è
Les bois s'y toisent & se comptent à la Marque , qui e?vJ(C
■longueur de 10 pieds sur 5 à 6 pouces de gros , laquelle ^g
3600 pouces cubes ou 2 pieds -fe cubes, & moindre delàP
de Paris de ~ de pied cube. n j
Cette marque se sbudivise en 4 quarts , & les quart*
chevilles. • tls
Le quart est la quatrième partie d'une marque & cont'e,.»
"■chevilles. La marque en contient 3^0. La cheville est un ^
ceau de bois d'un pied de long, & d'un pouce de g^st s
•cheviîles font l'échalat de Paris. Supposons une Boise ( c Js s
terme du Pays ) de iy pieds de long & de 7 & 8 po»c ^V
';gros. Sept multiplié par 8 produit 5 6, qu'il saut ens^e ^vi«
"tiplier par la longueur 1 y , le produit sera 840, qu'il ^.jns?
Ter par 30o,:vàleur de la marque, Je quotient donner-* -||$5i
•ques & 1^0 cilevilles ou z marques 3 quarts 15
■ce qu'on sigure de cette façon :
Marques. Quarts. - Chevilles»
S » '» » j> » "j » 0 • » *' h
c
OinVERSITATS.
■BWîœac
^
l'a?. Sa.s.
24 0. 4.0 1.0.0 1.2.0 14 0 3.0.0 2.2.0 2.4.0 3.0.0 3.2. 0 3.4.0 4. 0. 0 42.0 4.4.0 5.0.0 5.2.0 5-4- O 600 6.2.0 0.4.0 7.0 .0 7.9 0 7.4-<
o3 o.3.xo o.5.9 i.x.8 i.3.7 1.5.6 9.X. 5 a.3 4 a.5.3 3.1.2 3.3.x 3So 40. 11 4.2.10 44.9 5o. 8 5.2.7 5.4.6 0 0 5 6.2.4 64.3 7.0. a 7-3'
2 2 x.3.8 o.5.6 1.1.4 1.3.2 1.5.0 2.O.XO 2.2.8 2.4 .6 3.0.4 3.2.2 3.4.0 3.5.10 41.8 4.3.6 4.5.4 5.1.2 5.3.0 5.4.10 6.0.8 6.2 6 6.4.4 2.3
3 1 0.3.6 0.5.3 1.1. 0 1.2.9 1.4.6 2.0.3 2.2. 0 2.3 .9 2.5. 6 3.1.3 3.3.0 3.4.9 4.0.6 4-v3 4.4.0 4.5.9 6.x. 6 5.3. 3 5.5.0 6.0.9 22
20 0.3.4 o.5o 1.0.8 1.2.4 1.4.0 1.5.8 2.1.4 2.3.o 2.4.8 3.0.4 3.a.o 3.3.8 3.5.4 4.1. 0 4.2.8 4.4.4 5.0.0 5.1.8 5.3.4 31
19 o.3.2 0.4.9 1.0.4 1.1. 11 1.3.6 i.5.i 2.0. 8 2.2.3 î.3.10 a. S.S 3.1.0 3.2.7 3.4.2 3.5.9 4.1.4 4.2 . 11 4 4.0 5.o.x
20
s Bois
jmtu:
18 o.3.o 046 1.0.0 1.1.6 1.3.0 1.4 6 2.0.0 a .1. 6 2.3.o 2.4 .5 3 .0 0 3.i. 6 3.3.0 3.4.0 4.0.0 4.1.0 4.3.0 11)
LE
eur de
/r Ion
x7 0.2 .xo 0.4.3 o.5.8 1.1.1 1.2. 6 1. 3 . 11 1.5.4 2.0.9 2-2.2 2.3.7 2.5.0 3.o.5 3.o.io 3.3. 3 3.4.8 4.0.1 18
^AB
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• J'oisc
10 O. 2 . S 0.4.0 o.S. 4 1.0.8 x. 2. 0 i.3. 4 1.4.8 2.0.0 2.I.4 2.2 .8 a * 0 2.5.4 3.o. S 3.2.0 3 34
V7
'our Li
pièces
1Ô 0. 2 .6 0.3.9 o.S. 0 i.o.3 1 1.6 1.2.9 1.4. 0 1.5.3 2 .0. 6 2.x. 9 * 3-0 2.4.3 a.5.6 3.0.9 16
1
M 0 2-4 0.3.6 0.4. S o.5.io 110 1.2.2 i3. 4 1.4.6 1.5.8 2.0.10 23.0 2.3.2 2.4.4 1$
•
r' 1/li/ttJ
/>u;/, r
pouces
i3 0.2.2 o.3.3 0.4.4 oS.5 106 1.1.7 1.2. 8 1.3.9 1.4.10 x.5.xx 2 . 1 . 0 221
14
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12 0.2.0 o.3.o 0.4.0 0.5.0 x. 0. 0 1. x. 0 1.2.0 1.3.0 1.4.0 x. 5. 2 s • 0.0
i3
Le 1
/• ,-
11 O.l.lO 6.2.9 0J.8 0.47 0.5.6 x . 0 . 5 1x4 1.2. 3 x.3.2 x.4. x 12
>
10 0.1. 8 0.2.6 0J.4 04- 2 O.S. 0 0 5io 1.0.8 1.1.6 1.2.4 11
9 0.i. 6 0.2.3 o.3.o 0.3.9 0.4.6 0 6.3 1.0.0 1.0.9
ÎO
e 0.1. 4 0.2.0 02. 8 o.S 4 0.4.0 0 41 .5.4
9
0.1. 2 o.x. 9 0.2.4 0.2- » o.3 0 041 8
6 0.1.0 o.i. t> 0.2. 0 0.9 . 6 0 3. 0
7
5 0.0.10 o.x 3 0.1. 8 0-3 l 6
0
4 0.0.8 0.10 0.1. 4 S
3 0.0.6 0.0.9
2 0.0. 4
7 8 Q ÎO 11
0
-H- iS l6 - ¥— a8 a9 2 0 21 22 Bal*.1
61 2 -----S----------=?*—
« De la Grarpenterie, 31$
q]jr<es, Charpentiers & Toiseurs du Pays ont des méihodes
niee^eeu- Pour ^ire ces calculs , en retranchant les deux dcr»
divis rcs » & prenant le tiers des autres. Le resrant ils le
dan Cnt par 7î Pour avo'r 'a quantlté <*cs quarts. Comme
donS^et exemP'e 'es 140 chevilles reliantes diviiees par 75 ont
£>e5 quarts & ij chenilles.
est - marque de Rouen est à la pièce de Paris , comme 36
à,, *3 ' cc^-à dire, que 36 marques de Rouen sont égales
"^P.écesdePans.
le p^A0^ s'achetent sur le Port de pieden pied. 11 faut que
ll Pied ' COrnP^ct Pour être compté : si la boise n'avoit que
tstarch s T' e^e «e seroit payée que 11 pieds ; tel est l'usage
8c 1S ^.at-ltnens s'y toisent bout-av„nt ; c'est-à-dire , longueut
Auss-°. eur mises en œuvre, 8c se réduisent à la marque.
8c t0u ^VOlt"°npas de procès , tous les avis sont uniformes ,
No rae qui sait calculer peut toiser son Bâtiment.
Cru ^ ^ons dit sur 'a Charpenterie tout ce que nous avons
dit fyj °p 're pour l'intelligence ik interprétation de ce que
Profk' 1Tu"er- Cette matière, seroit inépuisable s'il falloit l'ap#
* Nq'cQup j$. .n'rQns par cette table inventée pour connoître d'un
long s ^ 'e produjt de tel morceau de bois de 6 pieds de
«le Io rKP'usieurs grostenrs. Par exemple , un morceau de bois
«es, q *6 pouces de gros , produira z pièces 1 pied 4 pou-
15 da " , ercue le 10 dans la ligne de niveau du bas &. lç
Ve à 1 S ''§ne a p'omb sur le côté : la petite casé qui se trou-
Pied. . reilc°'Ure de ces deux chiffres renferme i pièces t
Si cetP°UCe,B qui est ce qu'on cherche.
^.èrnç o 6 .P'"e avoit 7 pieds s , on ajouteroit le quart, dq
P'eds , la moitié , & to pieds { , les trois quarts , &ç»
VK
*
A li/
ÏPI COUFERTURES*
L'On fait plusieurs, sortes de. Couvertures. La p'1^
commune est celle .de..; tuile , Se la plus belle effi
«celle d'ardoise. Il y a trois, sortes de tuiles, dont 1 un&
s'appelle-grand moule ,/l'autre moule bâtard, & 'alT
tre petit moule ; l'on "n'emploie ordinairement à Parl?
que."celle.du grand moule, peu celle du.petit moule*-
^rarement celle du moule bâtard.
La tuile, du grand moule, vient de Passfy & de Bpuf"*
feogae : celle de Pafsy passê pour la meilleure : la tu!*
le du grand moule a 13 pouces de long sur .8 pouce,
i ~ de large, le millier fait environ 7 to-ises. en sup^"-
sicie. ":-'-::■ '■.'., >
La tuile du. petit moule vient des environs de Pas)S f
çn la fait de différentes grandeurs ; la plus forte a eti"
iron ,10 pouces de long sur 6 pouces de: large ', °|
lui donne q pouces d'épureau. Il ensautenviron 2r5-
peur l'a ïoile ; c'est à peu près 3 tôisès^ pàç"; *triïlîef•
La •meilleure tuile eft celle qui est "faite d'une ar"
gile bien grande > qui n'est ni trop rouge ni trop b'arT
çlie ,. qui est si bien sécbée'& si bien cuite <3UÊ.
rend un son clair : car celle qui n'est pas assez C"1.
feuillette & tombe par morceaux : l'expérience en 0
décider : c'est pourquoi la vieille tuile est ordinair ■*"
çient la meilleure. ..
La latte dont on se sert pour la couverture de to.
s'appelle latte quarrée. Elle doit toujours être de bcV
d<? chêne de la meilleure qualité, de bois de "r,
fil sans noeuds ni aubier : chaque latte doit être çlÇ^ .
fc,r quatre chevrons qui font trois espaces, dans c
çus desquds on met une çontrelatte,. clouée de <* ■-
BlS. C O U V E R T«U-R ES. . 3 %J~
®st deux contre les lattes : la distance du dessus d'une
wte au-desïus de l'autre , qui est ce qu'on appelle épu-
$eau, doit être du tiers de la hauteur de la tuile, à,
prendre au-dessous du crochet. L'on emploie au surplus
°es faîtières, pour les faîtes des combles , scellées en
P.'atre en forme de crêtes, dans chaque joint : & tous
,es égouts, filets, solins, arrêtiers sont aussl faits avec
Pjâtre.
Il y a deux sortes d'ardoise, dont.l'une vient d'An-
prs, &c l'autre vient de Mezieres & de Charkville ;
^meilleure est sans difficulté celle d'Angers , & l'on
Remploie à Paris guères de l'autre.
. Il y a à Angers de quatre échantillons d'ardoise, dont
^.première s'appelle la grande quarrée forte : le millier
kit environjtoises.
La séconde s'appelle la grande quarrée fine; le,
ailier fait environ y toises i.
,,La troisieme s'appelle petite fine; le millier fait en~
Vlron ^ toises.
•La quatrième s'appelle la quartelle ; elle est saite.
?°Ur les dômes, le. millier fait environ 2 toises *-.
Ln général la meilleure ardoife est celle qui est là
P'us noire, la plus luisante & la plus ferme.
, La latte c| ont on se sert pour la couverture d'ardoise j
aPpelle latte volice ; elle doit être de chêne de bon-
e qualité, comme il a été dit de la latte quarrée : cha-
pe latte doit être clouée sur quatre chevrons ; la .contre-
atte doit être de bois de sciage &. assez longue.
.L'épureau de l'ardoise doit être comme celui de là
5'.e > le tiers delà hauteur de l'ardoise ; ainsi les lattes
à*1 sont plus larges que la quarrée, se touchent presque
^ne l'autre ; il saut au moins 3 clous pour attacher.
chaque ardoise.
>L'on se sert ordinairement de tuile pour saire les.
g°uts de la couverture d'ardoise, parcequ'elle est plus
Çlrte que l'ardoise ; l'on met ces tuiles en couleur d'ar-
•1^ à huile, afin qu'elles tiennent mieux à la pluie..
êtr
r
n%% Architecture Pratique.
JLes enfaîtemens des couvertures d'ardoisè doken"
être de plomb. Au surplus les ceils de bœuf, les no-*
quets des noues, le devant des lucarnes damoiselles a
les goutieres & chêneaux, bavettes , membrons &rl.eS
gmartissemens & autres ornemens que l'on fait aux cou-
vertures d'ardoisè , sout aussi de plomb. On lui donn©
celle largeur & épaisiéur que l'ouvrage le requiert.
TOISE' DES ÇOUYERTURES-
Our toise? les Couvertures de tuile, l'on prend Ie
pourtour depuis l'un des bords de l'égout jusqu *
l'autre égout, en passant par-dessus le faîte, auqu"
pourtour on doit ajouter; i pied pour le faîte, -& s
pied pour chaque égout; s'ils sont simples, c'est-à-dire à
s'ils ipnt de deux tuiles  mais, s'ils sont doubles, cop"
posés chacun de y tuiles, l'on ajoutera deux pieds p°ul*
chaque" égout. Ce pourtour- sera multiplié par toute »a
longueur de la couverture ; à laquelle longueur on ajou"
çqra 2 pieds pour les niellées des deux bouts , & '
produit donnera la quantité de toises de la couvert11?,
re-j l'on né rabat rien pour la place des lucarnes & ee','s
de bœuf, que i'pn compte à part, comme il sera dit ci'
?Près-- ... n
Quand on. veut mesurer la couverture d'un pavil'O"'
quar'ré à un seul épi ou poinçon , il faut prendre .:.
pouHour au droit du bord del'égout, & ajouter à c
pourtour 4 pieds pour les quatre arrêtiers, quand ;'
sont entièrement faits ; puis il saut multiplier ce p0'^
çpùç par la hauteur priïe quarrément su.r l'égout» *-e"
Ion la" peme de la couverture, depuis l'extrémité °|
saîte jusqu'au bord de l'égoût, à laquelle hauteur
saut ajourer ledit égout, sélon comme il est sait.■cet •'
jr/ultiplication donnera un nombre, dont il en sautpre f-
$sç la' moitié pour la supersicie de la couverture.,
Des Couvertures: 32$
_■ -L'on peut encore avoir la même chose, en prenant
le contour par le milieu de toute la hauteur de la
c°Uverture , y ajoutant les quatre arrêtiers, & mul-
'Pliant ce contour par le pourtour de toute la couver-
,Ure j pris du bord d'un égout passant par-defîus le faîte
Mqu'au bout de l'autre égout : y ajoutant lesdits égouts,
.°n aura une superficie dont il en faut prendre la moi-.
le pour celle de la couverture.
Aux pavillons qui ont deux épis ou poinçons, &
T] sont dégagés, l'on peut encore en avoir la super-
. Ciè par la même méthode.
1 Quand on veut mesurer la' couverture d'un comble
r'fé à la Mansarde, si c'est entre deux pignons, oa
rend toute, la longueur de la couverture, à laquelle
,°ngueur l'on ajoute les deux ruellées ; l'on multiplie
1 tout par le contour de toute la couverture pris d'un
°fd de l'égout à l'autre ; auquel contour il sautajou-
h] ^ faîtage , les deux égouts , & un demi-pied pour
egout au "droit du brisé, & le produit donnera la su~
osficie requise.
j **a couverture d'ardoise se toise de même que celle
t luile, excepté que l'on ne compte point les enfaî-
s0 Slu' s°m fous de plomb , & que les égouts qui
[> *■ dardoise ne sont comptés que pour demi-pied;
s I? compte au surplus les arrêtiers pour i pied, & les
. i*s *k silets aussi pour 1 pi.ed.
vuand on veut toiser un dôme d'une figure ronde
j> ^e?t d'ardoise, il faut en prendre le contour au
ku ^e ''e'gout > & multiplier ce contour par la hau-
çle Perpendiculaire prise au .point milieu du dôme,
du r^S 'e dessxis de l'entablement, jusqu'au plus haut
%e e » ^e produit donnera les toises en superficie
contiendra le dôme.
dojr y a un égout, il le saut ajouter. S'il est d'ar-
çompte
35° Architecture Pratique».
•lanterne, il en faut rabattre la place qui n'eu: ordinal*
rement guères plus que la superficie d'un cercle.
Pour mesurer les couvertures des dômes quarrés l
l'on doit prendre la longueur de l'un des côtés du«
bord de l'égout à l'autre, & multiplier cette longue^'
par le contour pris d'un bord de l'égout, parlant pa?*
dessus la couverture , jusqu'à l'autre bout de l'égout/ <*
multiplier l'un par l'autre, pour en avoir les toises rÇ'
quises ; l'on y doit ajouter les .quatre arrêtiers , &};
saillie des égouts que l'on doit mesurer,comme il a et
dit.* ' /s.
Cette méthode de mesurer l'es dômes quarrés ne
pas fort précise, comme je l'ai démontré dans là n°e
îure des voûtes en arc de cloître, mais c'eft l'ulag
' Si le dôme est fait sur un quarré long, il sautmu j
tiplier le côté le plus long par le pourtour de la c0
yerture, & compter le reste comme ci-dessus.
Quand on veut toiser la couverture' d'une tour co
verte en cône, ou d'un colombier , il faut prends <
pourtour de la tour ou du colombier par dehors au b°.
extérieur de l'égout, & multiplier ce contour Pj*r >
hauteur penchante de la couverture , depuis le p° t
de l'égout jusqu'au poinçon qui esr. le saîte de la c°,
vérture : & la moitié du produit donnera les toifes
ladite couverture : il faut y ajouter la saillie de s ég°u '
sélon qu'il est sait. itf
S'il y a une lanterne sur le haut de la tour ou
colombier, il saut en rabattre la place, & p°ur c 
il saut prendre le pourtour du bord de l'égouc ^
commence la lanterne, c'est-à-dire , où la couvert
esi tronquée, & le contour au bord extérieur de 1 eS .je
& de ces deux contours en prendre la moitié, laCl" j3
moitié il saut multiplier par la longueur penchante
couverture, depuis le bord de l'égout, jusqu'ou ^v
mence la lanterne, & le produit sera le requis- / . ..
Dans toutes ces sortes de couvertures l'on ne ,
rien pour la place des lucarnes, de quelque mani?re %,:
BES CoU-VEUTUItlS.' '$$$
*sis sblent, ni des œils de boeuf, (i) aide la place de§
Wrçùnçes,
 y) Les œils de bœuf dont ilest ici parlé ne sont plus d'u-'
,a8e, à peine même en voit-on aujourd'hui : on y a iubftitué
,es vues de faîtière. Mais sur les combles en ardoise on en sait
je plomb que le Plombier pose. On en compte aux Couvreurs
_e raccordement ou tranchis pour 6 pieds d'ardoise , sans rabat-
Mu vuide. Mais pour éviter toute dispute, on pourtourne-
} cet œil de bœuf le long du tranchiss ce pourtour compté
^ 6 pouces sera la vraie me.su.re.
Aux couvertures droites qui sont entre deux murs i
i.u il faut faire des solins au lieu de niellées, cesso-
105 se comptent pour l pied courant.
-^es battelemens faits pour les goutieres ou chêneaus
■0,iï pour i pied courant.
Un égout lïmple de trois, tuiles pour i pied cou-l
j(4) Il n'y a q«e deux tuiles de comptées, parceque celle
je.deffus l'est dans la fupersicie du comble, ainfi de même
^autres égouts, où chaque tuile , à l'exception de celle de
r> u?, est comptée pour 6 pouces de saillie fur la longueur,
j e5 pour cela que les égouts de 3 tuiles sont comptés pour
g^'e<* , de 4 tuiles pour 1 pied. % & 4e S tuiles pour i pieds,.
Vn égout composé de cinq tuiles pour 2 pieds cou-
W%- ___________________
?>% filet, c'est-àdire, quand une couverture aboutit
: r 'e haut contre un mur, comme quand c'eft un ap-
^ > ce filet esi compté pour 1 pied courant.
. ke pofement d'une gouttière va pour 1 pied courant,
„ " l'on y fait une pente par-deffbus, cette pente efl;
T^re comptée pour I pied courant.
jsn ceil de bœuf commun pour demi-roife.
vne vue de faîtière pour 6 pieds de toise.
v ne lucarne damoifelle pour demi-toise.
-n.e, lucarne ssamande fans .fronton, escomptée pour
m
m
ËË$s Architecture Pratique.'
«ne toise ; & s'il y a un fronton . elle est comptée po^
une toise {. _ ;
Aux couvertures d'ardoise les enfaîtemens qui doi*
vent être faits de plomb , ne se comptent point : q"an.
les égouts sont d'ardoise, ils ne sont comptés que p9u-
demi-pied courant. (3)
(3) C'eû ce quon appelle un Redoublis d'ardoise, qui vassi
demi-pied, que l'on ajoute au pourtour.
Les arrêtiers pour 1 pied.
, Les solins pour 1 pied.
Les filets pour 1 pied. ; *
Les pentes des chêneaux de plomb pour un Pie
courant. ^ .
Les couvertures se réparent en deux manières, d° ,
l'une s'appelle remanier à bout, & l'autre s'appelle r '
cherche. , ■
Remanier à bout, c'est prendre toute la tuile d
côté, 6k la remettre de l'autre, refaire le lattis ou »
rompu, fournir toute la tuile qui manque, après 4 ;
l'on a posé toute la vieille d'un côté, refaire entiereUJe
tous les plâtres comme des enfaîtemens , des ruel'ee,'
des solins & autres. Quand l'égout n'est pas bon > ori -,
refait aussî à neuf, en sorte que toute la couverture d0
être presque aussî bonne que si elle étoit toute neU. l
Cette réparation se toise comme la couverture falt
neuf, mais le prix en est différent. j
Recherche est une réparation légère, comme qu.»
il ne manque de tuiles que par endroits, refaire ^eSF{te
très où ils sont rompus, nettoyer la couverture , enl
qu'elle soit en bon état. L'on toise encore cette fePajeg
«on comme ci-devant, & l'on ne compte p°int
plâtrés. (4)
ne '<*'
(4) Si les plâtres ne sont saits que par endroits, °n »t fe»
compte point ; mais s'ils sont totalement refaits ou p'u Q$ç*
chargés, ils se comptent à l'ordinaire, Dans cç tqisé on ne
, > Des Couver-TCrès/ 53^
ç"- point la plus-valeur des lucarnes, ni les égouts, ni la plus-
aieur du faire. On pourrourne le comble du bord d'un égout
• ! autre , & la longueur se prend entre deux solins ou niellées.
yn doit fournir & poler 9 tuiles neuves par toise posées en
echiquieri
,. " est bien rare de ne pas trouver dans ces sortes d'ouvrages
,, Parties neuves & remaniées. Ces sortes de dépenses ont
,,eterrniné plusieurs Propriétaires à donner leur couverture à
entretien par baux de neuf ans. Tout le monde n'est pas de
^eme avis à ce sujet.
. Ce qui est dit de la tuile se doit entendre pous l'ar-
A D DIT I G N
Au Toisé de la Couverture.
i' À Ux lucarrles eh plein comble entourées de toutes parts S
)* on ne rabat rien pour le Vuide de la baye, pourvu
tl,€"es ne soient pas d'une grandeur extraordinaire.
. ^ celles posées sur le bord des combles où l'égout pasfe de*
t nt)On ne rabat rien pour leur vuidè ; mais si l'égout est inter-
y^Pu, on rabat l'emplacement qu'auroit occupé cette cou-
^ tture depuis le devant de ladite lucarne , jusqu'au - devant
{, Premier pureau d'égout, & on compte les ruellées aux cô-
s °u joues,
j jfa,ls les rhansasdes garnies de lucarnes , au-devant & au-
^ 'us desquelles les égouts & la tuile pasfent , on ne "rabat
f. "} Pour leurs vuides. Si l'égout èst interrompu on réduit
y lement la saillie de l'égout. Si rien ne passe dessus ni au-de-
v nt ) le vuide est totalement déduit, mais on compte les so-
^.aux côtés.
j ' au-devant des susdites lucarnes où il n'y aura point de
CoVanture , il y a un chêneau avec pente, cette pente fera
niprife dans le toifé ; mais le vuide des lucarnes sera réduit
<vs <e dévelopement des plâtres.
W' 'es î°"ées defdites lucarnes font armées d'ardoise , on en
t(e ?*a la fupersicie, en y comprenant les tranchis & devirures
pacun '6 pouces.
*U ,",0lscIu'l y a un sronton au-deffus defdites lucarnes , grand
"etit s >1 est compté en outre pour une demi-toife. S'il y a
Tan chevalet, il sera aussi compté pour demi-toise , grand 0«
petit. là
Si au lieu d'un chevalet il y a un chapeau dé plomb j <&
lattis & plâtre est compté pour un quart de toise ou </ pied"
II. Aux combles en ardoisè on t'ait les égouts en tuile»
qu'on noircit avec du noir & de l'huilé. On compte les re-
doublis d'ardoise avec l'à'rdoise 5 mais les égouts dé tuile sou1
comptés en tuile , & le noir estimé à part.
III. Aux mêmes combles -, lorsque les noues sont êh plomb)
Ton ne rabat rien pour le cintre au dessoUs , & on ajoute *
ïa longueur 6 pouces pour chaque tranchis ; mais si ces noue*
sont en petite ardoise sans plomb » après avoir toisé plein , °n
ajoute 5 pieds de large sur la hauteur dé la noue seulement},
parceqù'il doit y avoir quatre tranchis & deux paremeiis. 1
IV. Lorsque le Couvreur pose & fournit les goutieresj el*
ïes sont comptées à toise courante , y compris leur scellemeD
Se la pose; mais on compte les battelemens comme les égouts*
c'est-à-dire , chaque tuile ; en outre celle ci-dessus pour 6p°u'
Ces, & le parement au-desibus aussi pour S pouces ; mais °
comprend ces battelemens & paremens dans la mésure d
•comble. *-, , . .
Lorsque les égouts & battelemens sont dé Vieilles tuile* s.
on en fait distinétion pour les compter en Temanié à bout- ■■•
Si la goutiere n'est pas fournie par le Couvreur ; taais Ie ,
îement poséè, pn lui compte I pied courant pour sa pose e
ïemanié à bout*  . , ,  '...t
Les goutieres au derrière âes lucarnes aamoisélles font costP
îées à toise ou pied courant si elles sont neuves j & oh ne cot0$
te ni pose, battefementj ni parement $ ces thoses étant sen.
fermées dans l'évaluation qui en est faite de derhiè-toise , t&ttt
grande que petite 5 les dosserets au-devant des cheminées s0)l
«de même genre. La goutiere s'en paye au pied courant
elle est neuve, & rien rie se compte si "elle est vieille. ,.-
V. Aux couvertures d'ardoise dont l'ënsaîtement, eu *
avec faîtières noircies , on doit en faire distinéiion pous ,
compter à part comme tuile» & oh compte le barbouille
en sus. , ........ ■£&
Si le saîtage est de plomb , ori pàsse pàr-desfus sàris sie" ^
duire pour le plomb ni rien ajouter ; mais si au lieu de P gij
on fait un embardellement de plâtre de la hauteur d'un pur
de chaque côté ; il sera ajouté i pied en sus du pourtour.
Les épis ou poinçons armés d'ardoises sont comptes P
5 pieds ou  de toise. , ,. .n;erè
VI. Voici une réslexion de M. Defgodêts , sur la m^rei
Ai compter les plâtres dans les disférentes especes & n j^
rie couverture. *» L'usage de compter les plâtres sHlV
*t.. Des Coûter tu re s-, 335-
, Qualité des couvertures où ils sont faits , n'est pas juste ,
s puisqu'ils sont les mêmes sur la tuile que sur l'ardoise neuve
i & les remaniés à bout : Cependant il y a une grande dif-
si Aretlce de P"x ^ss unes aux autres >ce 1U1 donne occasion aux
a ouvriers de tromper & de mettre sou vent quelques parties de
oj t'Jileou d'ardoise neuve au long des plâ.res où il n'est pasnéces-
^ la're , afin de compter ces saillies de plâtre commeouvrages
jjeufs, lorsqu'elles devraient l'être en remanié à bour. Il seroic
, beaucoup mieux que les plâtres fnssent d'une nature d'ouvra-
^ 8e particulière -, que l'on toisât séparément pour être comp-
as, ., par-tout sur un même prix égal aux couvertures rema-
kes à bout, comme aux couvertures neuves. «
^ette reflexion de M. Desgodets me donne lieu d'en faire une
^ '.re' La méthode qu'il condamne est une habitude usueîle ;
a"s la suivante est une habitude abusive.
Pa v ne ^a'f aucun cas de rabattre les vuides occasionnés
r'excédent des mesuresqu'e donnent les longueurs & pour-
*s> on a tort. Un Particulier n'est point tenu de payer ce
" ''n'a pas , & où rien ne peut le remplacer,
j *"" exemple. Un comble entre deux pignons de 24 pieds
 C'a'r (c'estlé terme qui signi'fie sans aucun usage ; d'au-
/s disent dans - aifvre ) & de 36 pieds de pourtour ausîi
e^'air, sa superficie sera de 24 toises.
'{.].' °n ajoute à la longueur 24 pieds , i pieds pour les deux
.1|,s > elle sera de 2.6 pieds, & au pourtour ; pieds pour
8; x égouts & ^a plus-valeur du faîte , il sera de 41 pieds
j a. superficie 29 toises 22 pieds. ïl faut démontrer qu'il y a
.P'eds de trop.
»' superficie de clair est . -. . . . 24 toi. o o pi
10 5s deux égouts de chacun 24 pieds de
P sur ensemble 4 pieds ..... a toi. ■£ 6 pi.'
»e saîte i^ pieds sur 1 pied vaut ... o toi. J 6 pi.
^es deux solins 36 pieds de pourtour sur
eiï>ble 2. pieds, valent ...... 2. toi. o o pi.
29 toi. O Î2 pi.
|;„,0lltes lesquelles choses jointes ensemble font 29 toises ta
<WS t'u' ei^ 'e vra' t0'îs, & dont la différence avec celui ci-
g? est de iô pieds.
Cea Ur>e chose à laquelle on doit prendre garde , parceque
j, ui abus , & une infraction à l'usage & aux règles,
«ïtu nnons à la reflexion d(i M. Desgodets. Elle est juste &
«i„J ; Car il n'y a rien de si ridicule , que des plâtres
,l,5rn°^es ^Ur une couverture d'ardoise neuve soient payés le
«H ,e P™1 que cette couverture ; & que ces mêmes plâtres
°ut égaux posés sur une couverture de tuile rgjnanié*
"SyS' ARCHITECTURE PrATI^ÛË.
soient payés un sixiéme de moins. Quelque recherche^"
j aie faite, je n'ai trouvé aucun vestige qui puisse indiquer 1 on*
gine de cet usage. . ,
Le toisé de la Couverture est de même genre que celui os
là "Charpenterie. Son avantage dans les usagés renferme
bénéfice & les frais de l'Entrepreneur ; & comme cet avanta-
ge dépend du plus ou du moins d'usage , ce bénéfice lui e
relatif.'
Etat par lequel on peut se former une idée de la ^
pense en Couverture.
Ardoise quartés.
LA toise superficielle d'ardoise que l'on nomme qitarrée, Ç0*
■tient I7J ardoises , que l'on suppose avoir 7 pouces r
large sur 4 pouces de pureau. Le millier fait en plein coin
environ j toises j y compris le déchet.
• Ardoise quartelette.
Le millier de quartelette ayant 5 pouces | de largeur j
pouces de pureau peut faire 3 toises & demi-quart;-ilen
j 18 pour la toise.
Cloud ardoisi.
Un millier de cloud pese 5 livres. Si tin attache chaqué u{
doise avec 3 clouds, les 175 en consommeront 515 qu'o"  ^
cependant réduire à 1 livre ia onces , à cause de la perte .
l'emploi & du déchet; & la quartelle environ 3 livres
compris.
Ce cloud se vend à la somme qui pese 3 o livres^
Latte ardoise.
A • lie #
Il faut 18 lattes ardoise pour faire une toise ^tX,c0^
quelque chose de plus pour la quartelette. La botte étan esl->
posée de 26 lattes sait une toise & un tiers d'ouvrage >0fe,
nant qu'elle ait 4 pouces | de largeur comme à l'ordi"qu <
Contre-latte ardoife,
00e,C 'rS ^ 1
Il saut 4 toises  courantes de contre-lattes pout „x^
toise d'ouvrage. Elle se vend au cent de toife oa s cgn(
Dès Couvertures. 337
fcë'ftt contenant 21 bottes, ayant chacune 10 contre-lattes de
' pieds, de façon qu'au lieu de 203 toiles on en a z 10 toisesl
Ces bottes, toujours composées de 10 contre- lattes, ont 6
P'eds, 9 pieds & I i pieds» C'elt à l'acheteur à s'arranger
*Ur ces mesures.
Cloud pour lattis & contre-lattis d'ardoiji.
.. Il-faut pour une toise d'ouvrage une livre de cloud. Le mil-
lier de cloud de cette espece peie ordinairement 3 livres £• : il
le Vend comme l'autre à la somme ; mais cette sommc doit
Peser 36 livres , au lieu que le cloud ardoise ne pese que 30
"Vres ; do sorte que si la ibmme de cloud vaut 15 livres , on
?Ura pour cette somme 30 livres de cloud ardoise, & pour
*? même somme d'argent 36 livres de cloud à lattes.
Tuile grand moule en plein.
H faut 153 tuiles pour une toise quarrée. Le millier peut fai-
e 6 toises -s pourvu que cette tuile ait 8 pouces ^ de large Se
* pouces de pureau.
Idem à claire - voie.
s ^haquetuile doit faire 1 pied de long, tant plein que vuide ,
jï'4 pouces de pureau. Il en faut 10S pour la toise, 8c le
allier fak 9 toises i.
Tuile petit moule.
- .i51 cette tulle a 6 pouces de large & i pouces de pureau , Iç
"lier fera '3 toises -, chacune de z'SS tuiles.
• Latte a tuile.
M botte de latte doit être de J2. 11 en faut 17 pour saire
nj. tQise d'ouvrage : la botte peut faire 1 toile 5 tant en plein
1 j? tl aire-voie.
J'Pour le petit moule il en faut $6. La botte fait 1 toise j.
■laque latte a 4 pieds de long & environ 2 pouces de large.'
Cloud pour latte à tuile.
ehît **Ue latte attacnée avec quatre cloUds, y Compris le dé-
Sfi' ^"ploie pour chaque toise près d'Une demi-livre de cloud t
a "»tte'lan.'peu moins qu'une livre.
Y
33s Architecture Prattqu-e.
■*—TTI-T™......IWIBHIII ■WII.1IHJ Mil—ILJIBIIB I Mil .. .. IJ_ _ _!__—JMJMJM.J11ILJ—"■» —....."'"""'^
■Efliraation--des Ouvrages de Couverture.
Ardoise.
APrès les détails que je viens de donner, il est aisé de met»
tre prix à chaque nature d'ouvrage. Il ne s'agit que de sovois
quel est le prix courant des matériaux , & détailler chaque toi»
d'ouvrage comme si elle étoit en plein comble , lesusages resten.j
au Couvreur pour son bénéfice. Ainsi plus il y en a-, plusl
gagne s & au contraire.
Exemple. En supposantle millier d'ardoise valoir 40 livres;,
les 175 .valeur d'une toise , coûteront. ... 7 1. o si ° *
Une livre | de cloud à 10 sols .... o is °
Dix-huit lattes ardoises à 10 sols la-botte
vaudront « . . ' ......o 14 °
: Quatre toises { de contre-lattes, à 5 sols
la toise, valent . . ■. ... . ...... x i
Une livre de cloud pour lattis & con-
tre-lattis à 8 sols 6 deniers la livre vaut 08°
Façon & main-d'œuvre, à 40 sols la toise,
font ......... i o __fL—"
Total d'une toise d'ardoise en plein comble, u 1, c 1. °
à.
Ardoise remaniée.
Pour estimer le remanié à bout d'ardoise , il ne &at 1j
retrancher la valeur de l'ardoise , le reste en sera, la va'eUj'
xi . . • . . ... ... . . . s }*. 0-
Quartelette.
On fera le même détail pour la quartelette.
Eftimation d'une toise de tuile grand moule en plein co"1'""
Suppbsant le millier de tuile valoir 4J liv.
ies i^j tuiles vaudront .'■'.'. . .
Vingt-sept lattes à xo s. la botte valent
Une demi-livre de cloud à 8 s. 6 d.
Façon à 3,0 sols la toise . . . ....
Total d'une toise de tuile
"Des Couver.tur.-es-. 335»
Tuile rémaniée,
Pour le remanié à bout de tuile, il ne s'agit que de sup-'
Primer la valeur ete la tuile , -le reliant en sera la valeur,
ci . '...... . . . 1 I. 14 s. 7 db
[On ne fait poirrf article des plâtres, parcequ'ils sont com-
Pr's'daus les toisés.
Des Recherches*
.Les recherches en tuile & en ardoise suivérit le même prix--;
V$-.rétablit les plâtres & on fournit neuf tuiles ou ardoises'
eiives par [chacune toise. Cela se payé indistinftement depuis
,l% sols jusqu'à 22. sols la toise. Il Te fait cependant des re-
cnçrches en ardoise assez sérieuses pour être estimées 30 &
3 5 sols la toise.
AUTRES ESPECES DE COUVERTURES.
ON fait'-'èsicore des Couvertures de bardeau. Ce sont'de
petits aisou-douves de tonneau que l'on nomme ailleurs'
Jss's ou aijsariteslCette Couverture de bardeau s'emploie or-
l"airement ,sur .des. angards & sur les, maisons dans les lieux
3 '?■ tuile'Sc-l'ardoise sont rares ék le bois commun II ne faut
v'? épargner le .çloud, à ces couvertures. Il faut encore les
lr"(Jre en gresse couleur à huile ,- en rouge ou noir , pour les:
c. 5lnir de la; chaleur 6k. des pluies. C'eft une économie de les
j-e'r_e peindre tous les deux ans...Cette couverture se fait &
c. 5lnir de la: chaleur &■ des pluies. C'eft une économie de les
se're peindre tous les. deux ans.. Cette couverture se fait &
, toile comme la. tuile & l'ardoise, & se paye à proportion,
JPr'X des matériaux. •.
fis ns ^es Campagnes ; & même dans les fauxbour.gs de Pà«
^ ' °n couvre les., chaumières de paillé de sèigle ou de gluis ,
gj "quelques autres lieux de roseaux. Après que les faîtages
chines sont posées , on y attache avec des osiers des per-.
.lÇs e,i place ^le chevrons , & des perchettes en travers , sur
W| 'e Couvreur applique le chaume avec des liens de
V"'5'- s cés-'liens sont serrés , plus la couverture e{ï_,cie
*'He=' ^c *"e tol's au® aux ^s ^ Coutumes à Paris , St.
llrs à la travée. : .. -; " :: .
34° A & C- H 11 È-C t Ù KE î* R A s I Ci U &
£>£ 1,4 MENUISERIE.
LE bois que l'on emploie pour la Menuiserie doit être
_ ordinairement de chêne de la meilleure qualité, fcc
au moins de cinq ans, de droit fil, c'est-à-dire, sans nœuds
ni aubier., ni aucune pourriture. Le plus beau bois vient
dans les terres fraîches, quand elles sont un peu sablon*
ïieuses.
Les principaux ouvrages de Menuiserie dont on Ie
scrt pour les-bâtimens, font les portes, les croisées, *ÇS
lambris, les cloisons, le parquet, & les bas de cheffli".
ïlées* •'•'•'. Ai
Dans un bâtiment coriiïdérable l'on fait des portes: o
tliverses manières, sans parler des portes cocheres ; ji j
en a de grandes, de moyennes & de petites.
Les petites portes sont pour les passàges, dégag
mens , lieux communs, & autres ou l'on n'a pas bel0!
de grande force, ni d'ornement. L'on fait ces portes °'
2 pieds | de large, ou a pieds  au plus, sur 6 f'ie
ou 6 pieds  de haut; elles doivent avoir au moins
pouce d'épaissseur , même 14 ou ij" lignes arralee
collées 5c emboîtées par haut & par bas. e
Les portes moyennes sont pour des chambres 9
l'on fait dans un Attique. On ne leur donne guères q^g
depuis 2 pieds i jusqu'à 3 pieds de large, sur ° P1 fj
| ou 7 pieds de haut; quand on les veut un peu or
on les fait d'assemblage: on donne aux battans J P £lJ
ce - d'épaissèur, dans lesquels.on fait une moul«r ^
forme de cadre des deux côtés, & une autre m° %
au bord extérieur du côté qu'elles ouvrent : les pa" ra„
doivent avoir 1 pouce d'épaisseur, & sont au n,
yalle's. L'on fait à ces sortes de portes des chat".
Dï la Menui.seicif.. 3-4:!
*es de 5*. à 6< pouces de large-sur 2 pouces d'épaisseur
°rnés de moulure ,.&.l'on fait des embrasemens avec
°es bâtis, avec bouement & panneaux dans l'épaisseur
gù, mur. L'on met aufîî au-dessus de ces partes des
gorges, des corniches &.des cadres,, quand, il se trou-
ve de la hauteur..
L'on peut dans cette grandeur comprendre les por-
tes d'offke,. de cuisîne, & celles des caves que l'oa
pit toutes unies, mais bien fortes , comme de 2 & 2:
pouces i d'épaisseur, collées &. emboîtées comme clr
devant.
Les grandes portes sont celles dont on së sert pour
*es principaux appartemens, comme des salles, anti-
chambres, chambres & cabinets :.on les fait ordi-
nairement à deuxventeaux , & d'une même grandeur,-
'jyand elles.sont dans une enfilade, ou qu'elles se répon-
dent l'une, à l'autre dans une même pièce ; on.fait ces
sortes de portes de différentes grandeurs, depuis j'
pieds 8 ou, 51. pouces, jusqu'à 6 pieds de large pour
'es grands Palais, c'eskà-dire, qu'il faut savoir pro-
portionner la. grandeur des portes aux appartemens oà
e'les doivent être mises j.on ieur doit donner en haur-
leur au moins le double de leur largeur ; & pour avoir
l^eilleure grâce on peut leur donner environ^ déplus?
" y a de ces sortes de portes que l'on fait simples,.
"feoiqu'à deux venteaux, quand c'êst pour des apparter
^ens médiocres.
Aux appartemens qui sont entre lès Palais & les
^aisons ordinaires, on donne quatre pieds , & quatre
Pïeds I aux principales portes à deux venteaux; à celles
^Ul ont 4 pieds, on leur donne 8 pieds^ de haut; à,
^ pieds i 19 pieds - & 9 pieds 9 pouces de haut. On
°nne au moins 2 - pouces d'épaisseur aux battans &
ux traverses ; l'on-y fais des compartimens de cadres
es ^^ux co^s ^ ^ j?Qn jonrie aux panneaux 1 pouce -
epaisseur; les chambranles doivent avoir 8 à 9 pou-;
e& de large,-& 3 pouces d'épaisseur.
34* Architecture Pratique».
Quand les portes ont y à 6 pieds,. l'on ne donne:
guères plus d'-épaisseur aux battans & aux autres bois 5
mais on leur donne plus de largeur a proportion.
Les portes cocheres de grandeur ordinaire ont °.
pi. 8 pieds | & p pieds de largeur entre deux tableaux.
Quand il n'y a point de sujétjon., on leur donne en hau-
teur le double de leur largeur, & quelquesois plus se"
Ion l'Ordre d'Architecture dont elles sont ornées ;
mais comme il y a presque toujours des Tu jetions a
Paris ou ailleurs, à cause de la hauteur des planchers
ou de la vue des cours,. on Te contente de leur don-
ner en hauteur une sois & | de leur largeur , & que.
quesois moins ; en sorte que si elles ont 8 pieds de W"
ge, on ne leur donne que 12 pieds de 'haut ', malS'
pour empêcher qu'elles nei paroissent trop écrasées > °An
les fait en platte-bandes bombées ;■•cela les sait paroi"
tre moins basfes par rapport à leur largeur.
£' On donne aux battans des portes cocheres 4 PotT
ces d'épaisseur sur 8 à <j pouces de large, & aux t>a'
tis qui sont au-dedans 3 pouces d'épaisseur, aux car
dres 4 pouces, aux panneaux 1 pouces i ; ces bois on
plus ou moins d'épaiffeur sélon la grandeur des porte?/
L'on ne mesure. point les portes à la toise ; ro^
quand elles sont de conséquence, l'on en sait un;dessJ?
& un devis sur lesquels on en sait marché à lapiece'
pour les portes communes} ç'eft un prix ordinaire «o
on convient aiséroent..
DES C R OISE' g S.
On fait encore des croisées de différentes grande" *
félon que les maifons où elles doivent servir i0
... _i- ____J_. T- -.1... ___■.____,« nnt 4
plus ou moins grandes. Les plus communes °n
pieds de large, les autres 4 pieds , $ pieds & S P1 t^
jufqu'à 6 pieds pour les- Palais i mais elles ne Pal -
guères cette largeur.
a
De la Menuiserie- 343
On donne de hauteur aux croisées au moins le double
c'a leur largeur ; on leur donne même jusqu'à deux sois
** demie leur largeur : cette proportion leur convient
asiez , parcequ'on les baiue à présent jusqu'à un socle de
*k ou 6 pouces près du plancher : cela donne beau-
c°up d'agrément aux appartenons.
Il y a de deux, sortes de croisées : les unes, sont à
Panneaux ,Jes autres sont à carreaux de verre. L'on ne
ta,t plus guères de celles à panneaux qu'aux maisonsu
'r^s-communes ou aux bâtimens des basses-cours.
Aux croisées ordinaires de 4. pieds de large, on don-
116 1 pouce s sur 2 pouces £ au chassis dormant. QuancJ-
0t)yfait entrer les chassis à verre , on leur donne 3 pou-
Ces 5 aux meneaux 3 pouces en quarré, 1 pouce - sur
?- pouces 7 aux battans des chassis à verre ; aux petits
°is, quand c'ess: des carreaux à verre , on leur donne
*4 lignes, ou au moins 1 pouce, & l'on- y sait ua-
t()Qd entre deux carrés avec des plinthes -, aux volets 1
ǰuce, ausquels on sait un bouement, & les panneaux
°nt de merrein. Si Ton veut que les volets soientat-
9chés sur les chassis dormans, il saut que le chassis à
,erre entre dans les dormans, & l'ouvrage en e£l meil-
, Aux grandes croisées de y pieds, les chassis dormans
0lvent avoir 3 pouces sur 4 ou y pouces, les me-
e*ux de même groffeur, les battans de chassis à verre
pouces d'épaiiïeur sur 3 & 4 pouces de large, les
j;etits bois de carreaux 2 pouces ~ au moins, ou 2-
s°uces ; on les assemble avec des plinthes ou à pointes
e diamans, & on les orne de demi-ronds, de ba~
Pattes des deux côtés, sélon qu'on le defire. Lesvo-
,ts doivent avoir 1 pouce ~, avec de petits cadres
^s deux côtés élégis dans les battans, & les panneaux
Un pouce d'épais. Quand les croifées vont jufqu'à 6
^lec«, l'on fortifie le bois à proportion; mais c'eft
Veu de chofe plus que ce que je viens de dire.
* Qur empêcher que l'eau ne paffe au droit de l'appui
Y iv
344 Architecture Pratique.
& du meneau de la croisée , l'on fait la traverfè d'en-
bas da chassis à verre assez épaisse pour y faire des
reverseaux. Cette pièce est faite par-dessus en quart de
rond, & a par-defîbus une rnouchette pendante pour
rejetter l'eau arTez loin lur l'appui, afin qu'elle n'entre
point dans les appartenons.
Comme on veut présentement avoir la vue libre >
quand une croisée est ouverte, l'on fait porter le me-
neau au chassis à verre depuis le bas jusqu'à la tra-
versè : cela se fait par un angle recouvert en biais*
L'on met ordinairement la traversè du meneau p'uS
haute que la moitié de la hauteur de la croisée d'eB'
viron un lixiéme , & même plus, afin de n'être poînt
barré par cette traversè, & que la croisée en ait pluS
de grâce ;& quand les croisées vont jusqu'en bas» °a
fait la partie d'en bas encore plus longue à propo^
tiori du haut, à cause que l'appui y est compris •' ll
faut que les carreaux à verre aient en hauteur aU
moins un sixiéme plus que leur largeur pour être bieD
proportionnés. _ -
Pour les volets , les uns les font depuis le bas p"
qu'en haut, cela a sa commodité ; mais ils se déjette"
plus facilement : si on les fait en deux parties, on 'eS
iépare au droit de la traversè du meneau. Ils (°^
toujours mieux quand ils sont attachés sur le chai".5
dormant, ainsi qu'il a été dit; & comme on les *al
ordinairement brisés en' deux , il faut bien prenor
garde qu'il y ait assez de place pour les coucher dan
l'embrasement des croisées.
Les croisées sont mesurées au pied, sélon leur «a^
teur, sans avoir égard à la largeur : c'est le Pr'x. s
pied qui en fait la différence, sélon qu'elles sontP ';
ou moins fortes, grandes ou ornés. Comme si une &<>$
sée a 12 pieds de hauteur; on la compte p°ur u
pieds à tant le pied, sans avoir égard û elle a S
6 pieds de large ; c'est l'usage.
De la Menuiserie. 345
DES LAMBRIS.
ÏL y a de deux sortes de lambris, l'un qu'on ap-
pelle lambris d'appui, & l'autre lambris en hauteur.
Les lambris d'appui sont pour les lieux que l'on
Veu* tapisser ; on les fait ordinairement de 2 pieds ~
?u 2 pieds 8 pouces de haut, qui est à peu près la
auteur des appuis de croisées.
, L'on donne i pouce d'épaisseur aux bâtis des lam-
,ris d'appui les plus Amples, dans lesquels on élégit un
Cément ou petite moulure ; les panneaux sont de mer-
e'n > & l'on met un socle par bas & une plinthe par haut
°rtl^e d'une petite moulure,
,Le plus beau lambris d'appui est fait à cadres & à
Mastres en façon de compartiment, suivant le dessin
5ste l'on en fait. On donne i pouce £ aux bâtis. Il
^ faire les cadres & les pilastres fort doux, afin
!p ta trop grande saillie n'incommode point dans les
fPartemens.
(•Aux lambris en hauteur les plus simples que l'on
pour la place des miroirs & autres endroits où l'on
so'a*St P°'nt ^e tapissèrie, on donne i pouce | d'é-
k ,|eilr aux bâtis, dans lesquels on fait unbouement,
'°n fait les panneaux de merrein.
^^■ux lambris ornés de cadres en compartimens, on
^ De ï pouce j d'épahTeur aux bâtis , sur - tout
^it l ^ y a une grande hauteur & largeur, & l'on
j)0 ,es bois des cadres & des panneaux forts à pro-
Hçts ^x grands bâtimens l'on y fait souvent les cahi-
er , e menuiserie, & quelquefois même d'autres pié-
>es ' T°n doit faire des dessins pour ces sortes d'ouvra-
loiv décide point ici de l'épaisseur que les bois
içueiît avoir, parceque cela dépend du dessin & du
34^ ARCHITECTURE PRATIQUE.
L'usage est de meferer les lambris d'appui à la toifê
courante , en les contournant par tout sans aYoir égard
à la hauteur : & on mesure les lambris en hauteur a
ia toise quarrée de 36 pieds pour toise , en muitipliant
le contour par la hauteur.
LE P A RQT/ET..
L'On fait ordinairement de trois différentes épai1'
seurs de parquet ; le plus simple est d'un p°uC
ou de 14 lignes, le moyen d'un pouce £ , & le P'u
épais de 2 pouces.
On n'emploie le plus simple qu'aux appartenons haU.
ou dans les maisons qui ne sont pas de grandes c°n
séquence. Car quand on veut que le parquet soit o° '
il faut lui donner 1 pouce ~, & on fait les panne3"
de merrein & les frises d'un pouce. , {
Le parquet d'un pouce | est fort bon, mais il ne ^
pas qu'il y ait de l'humidité par-dessbus-, aussî dans
grandes maisons on l'emploie aux étages supérie0
les frises ont 1.5 lignes , & les panneaux ont I P°°
d'épaisseur. '■'"■'<
Le parquet de deux pouces doit être employé&
appartemens bas, où il faut de la force pour tev ,
à l'humidité : il faut même que les panneaux s°ien,;js
peu près de même épaisseur que les bâtis, ou 1°
aient au moins 1 pouce  : car quand le bois dep
neau n'a pas assez d'épaisseur, l'humide entrant P ^
dessbus dans les pores du bois , il le fait en"ep0o
creuser par-dessus. Quand le parquet a 2 pouces ^^
donne 1 pouce saux frises. Le tout doit être ai
blé à languettes, cloué avec clouds à tête Pel' ^
& les trous remplis avec de petits quarrés de bois p
prennent joints & rabottés. ^
Les lambourdes que Tôn'emploie pourposer Je ï ^
que: sur les planchers ne doivent pas avoir t3D
De la Menuiserie. 347
Paiffeur que sur les aires des étages bas, car cela don-
ptrop d'^paisseur au-dessus des planchers : l'on regarde
,e,s p!us hautes solives, & l'on donne quelque pouce s-
^paisseur, afin qu'aux solives basses, les lambourdes
, aient pas plus de 2 pouces £, & c'est ordinairement
^ bois de 4. à 5 pouces refendu en deux.
.. "our le parquet posé sur les aires des étages bas,
«ut que les lambourdes aient au moins 3 pouces
epai(Teur; elles sont ordinairement de bois de 3 à 4.
P°JÇes de gros..
■L'on sait de deux sortes de parquet à l'égard de son
.: etnblage , dont l'un a les panneaux à l'équerre sur
,'? ^âtis , que l'on appelle parquet quarré, & l'autre
i'es panneaux en diagonale sur les mêmes bâtis, c'est-
■j lleJ qu'ils sont mis en lozange. De cette manière
eparquet, il y en a à seize panneaux & à vingt pan-
/^X, celui de 20 panneaux est toujours le plus beau
k- meilleur.
j L'on pose aussî le parquet de différentes manières ;,
^ l'une est parallèle aux murs, c'est-à-dire, posée
,^arré , & l'autre est posée en lozange, c'est-à-dire ,
;t !' est posé en diagonale à l'égard des murs ; l'on
j> "ve cette dernière manière plus agréable, & l'on
. sert à présent plus que de l'autre.
ij Vuand on met du parquet dans les appartenons où
]0 Y a des enfilades , il faut observer, s'il est posé en
q ange, que le milieu ou la pointe d'un rang de par-
jj ,et réponde précisément au milieu des portes de l'enfi-
jç :'si l'on en peut faire autant au droit des man-
„e * de cheminées & au droit des croisées, cela don-
% ?aucouP d'agrément aux appartemens ; mais il est
tt0 e S116 ce^a ^ puisse toujours faire , parcequ'il se
^ Ve dans un bâtiment des sujétions préférables au
ç0t^Uet'_ Pour les enfilades, cela doit être absolument
fer me Ie viens de le dire, & l'on doit même ypen-
j.en saisant les plans. ' ;
^ 3ussi faire répondre au milieu des enfilades
348 Architecture Pratique..
le parquet posé en quarré : il y a plus de facilité en ce-
lui-ci pour les sujétions des cheminées & des croiie^'
qu'en celui qui est posé en lozange , mais l'ouvrage nf
est pas il beau.
L'on fait ordinairement au-devant des cheminées u
chassîs de frite de quinze à seize pieds de distanee d
devant des jambages sur toute la longueur de la <-he'
minée , compris les jambages , pour contenir le i°J
qui doit être de marbre ou de carreau. . £
Au reste , le parquet est un ouvrage auquel les A»
nuisiers doivent prendre beaucoup de soin, car l'°n '•'
est fort délicat. . " ■ , %
L'on mesure le parquet à la toise quarrée à $6 Pie ■
par toises à l'ordinaire. L'on rabat les places des che
nées & autres avances contre les murs ; mais l'on coss>P
te les enfoncemens au droit des croisées & desp.°rt
dans le toisé du parquet, l'on y comprend les *â
bourdes qui sont fournies par le Menuisier ; le t°ut
doit faire qu'un même prix. ^
Aux endroits où l'on ne veut pas faire la dépend ^
parquet, l'on y fait des planchers d'ais, sur tout
étages bas ; mais afin que ces.planchers soient bonSj " $
que les ais aient au moins i pouce i-, & qu'ils n'aient Pj.g
plus de 8 ou Q pouces de largeur, à cause <lu *Ljt
courberoient) par la raison qui a été dite. Le tout .
être assemblé à languettes, & cloué sur des hmo° fc
des comme le parquet. Si l'on fait de ces sortes
planchers aux étages hauts, l'on peut y mettre "u.^
"Von1"
d'un bon pouce ou de 15* lignes; mais les aisnJ
vent pas avoir plus de 8 pouces de large. A. ce
tes de planchers l'on pose les ais de différentes 'a^'o5l
ou quairément ou à épi, ainsi qu'on le juge à Pr <^
Il n'est pas nécessàire que je parle ici des plancher s
l'on fait pour des entrcsols , cela est asTez connu-
toise au surplus les planchers d'ais comme le Parq
c'est à-dire, à la toise superficielle.
Dr là Menuiserie. 34^
Ù£S CLOISONS DE MENUISERIE.
î On ne Fait guères de cloisons de menuiserie que
s^ pour des réparations légères , quand on veut saire
es corridors , ou qu'on veut diviser une grande pièce
, deux ou trois parties. Les cloisons sont ordinairement
/planches de sapin d'un ou d'un pouce £", assemblées
1 anguettes l'une contre l'autre & par Jes deux.bouts
I ^ les coulisses faites de bois de chêne, dans lesquel-
J on tait une rainure pour paner le bout des aïs.
■^ on mesure ces sortes de cloisons à la toise quarrée.
A D DIT IO N
A 1 a Menuiserie.
E toisé de la Menuiserie ess le plus simple de tous, sans au-*
ç-/Cun ulage, &toutvuide est rabattu. La toise supersicielle
resCourante est la règle de ce toisé. Il suffit dans les mémoi-
sa ae bien détailler chaque article , en y expliquant quel bois,
palité , son assemblage , ses ornemens & sa mesure.
tjt y Weilleur'livre que nous ayons sur la Menuiserie est in-
p, * 1 Détail des Ouvrages de Menuiserie pour les Bâtimcns ,
p ,"*. l'otain , Ancien Entrepreneur des Bâtimens du Roi. A
til,)IS ' cnez Jomhert 1749. Quoique cet Ouvrage toit suscep-
ctl|c °e plus grands détails , il peut être d'un grand nsage à
iz ]u^Ue leur état met dans l'occasion de régler des mémoires
. ^nuiserie.
£ Les Us & Coutumes, dit M. Potain , dans sa Préface,
11 h.*1. nt d'usage par rapport à plufieurs autres profeslïons du.
atI'«ent n'ont été établis que dans la vue de rendre la jus -
l ■:tic
^ e qui est due aux Entrepreneurs en les dédommageant
>j c^ Psttes qu'nV pourroient sôussrir s'il ne leur étoit pas ac-
>< v e de plus-valeur pour certaines parties de leurs Ou-
1 a a8es qui leur coûtent constamment plus que d'autres . . . .
>> t-r "^oyen de quoi ces Entrepreneurs ne courent aucun
^•e quelques sujétions ,.sauss'es mefures, crnemeus on
350 Ârchite et tjre Pra t i q û ë.
•»> disficultés qui puissent se rencontrer dans leurs ouvrages-
Il fait ensuite connoître que la Menuiserie n'est pas ffl01!?
sujette que la Charpente à rencontrer dans la fabrique
ses ouvrages de faulTes rnesures , eu égard à la longueur
ses bois qui sont bornés à. ;6 , 9 8l ix pieds, & toutes
dépeases ,.. sujétions &C délicatesies indispensables dans les 0
Vrages de Menuiserie qui n'ont aucun usage établi polU
dédommager les Ouvriers. . t
. » Cependant, continue-t-il, la chose serbit également p°
s? sible en'se servant des mêmes usages que l'on suit pol',r
x Maçonnerie , en posant pour base que, le sapin blanchif ■
» les deux paremens vaut iz livres la toise supei sicielle »
« payant toutes les moulures {Impies couronnées d'un " e,^
„ comme demi-pied la toise courante, & les platte-bandes
„ panneaux avec filet de même, & sans .filet moitié *n<?1^
*> C'estàdire, que la toise courante de platte-bande avec .^
=» let } s. 4 A & sans filet 1 s. 8 d. : lés corps & chahs f^..es
*> & apparens en tout & en partie de même..« c'est-à-o'' >
que chaque toise courante de moulure, couronnée d'un
ieroit payée jt de la valeur de l'ouvrage. j3
» Les bois de chêrse de pbuce étant fixés à'.i? livre^ jj
m toise supersicielle, les moulures en iceux seront "à 5 ^ i.
3» toise courante , & le reste à proportion comme il e*
» dessVs dit. _; - _ : - } - st -s
»., courante
aa tion comme ci-dessus. fltg
« Ceux de pouce 4: ;étant fixés à 14 livres, la toise coV*
i» de .moulures sera de 6 s. 8 d. le reste. à:proportion» K
» Les bois de i pouces étant fixés à 36 rlivres- la toise £ ^
» rante de moulures ,,sera de 10 s. ainsi du rest'é à pr°P°rtllT1e
« Chaque pied quarréde bossage sur 1 pouce,d'épais, c0|y[ais
» demi-pied de la chose à laquelle ce bossage, seroit jortit- ^
55 quoiqu'il soit très-possîble de régler la Menuiserie en iLl g,c>
b> exactement cette méthode, elle multiplierait les calculs , w ,
• -sent t-
d'
« dit. -■■ :  '■,'•"« toifg
eux de 15 lignes de chêne étant fixés à %•} 1- 'â .,>
ante de mpuiurejsera de 5 s. 10 d. & le reste àpl'°P
Pour moi, je pense qu'il, vaudroit mieux tout um,rin dé'
tailler la Menuiserie telle & de la même manière s"
taille la 'Maçonnerie , distinguer; la qualité du. bois & ■«"• jus6ssonépj
seur ,en tout ou partie, Compter ensuite: toutes les *?.°tpoiis
à toise supersicielle , chaque membre couronné désc,nnie rj[K
i..piéd;& dans la récapitulation générale toutes^ ces t" y.
tes étant réunies dans une certaine quantité de^ toiles» ^ ^
poseroit un prix proportionnel ; comme-, par exemple >. van»
ïa.toile superficielle de moulures. Car il n;en coûte P3S i^pais*
tage-de rpousser des moulures sur un bois de i -pouces sitl$-
seur que sur un bois d'un pouce, de même qu'en Jy* *
g £>E LA HENUISEB.ÏS. jjî
'e il importe fort peu que des moulures soient poussées sur un
"r de 18 pouces d'épaisseur ou bien sur un autre de 14 pou-
P e Maçon n'en est ni plus ni moins payé.
j^ette méthode de toiser la Menuiserie comme on fait la
.j^Çonnerie n'est point à rejetter ; ce serait le vrai moyen de
n régler les mémoires de Menuiserie. On s'attacherait à
^1f0ltre le prix des bois , leur espece dans les achats , leur
§tA ^ans l'empl°i & 'eur main-d'œuvre Par-là on seroit
3Ur e ^és opérations : au lieu que de la manière dont se font
sJ0ur^'hui les mémoires de Menuiserie , chaque article veut
plie e*P^Cat'on & son détail particulier, toutes lesquelles ex-
">bli t'°ns ^ont ^a p'uPart du tems si embrouillées j qu'on est
s*» G, e mettre prix sur les ouvrages suivant l'habitude qu'on
en «oit formée.
m% ******* **&«<
*■
.■ .
Ji ARCHITECTURE P-K A T ï Cl tf £.
SESES£«S£SES£S£S£«SCS£SC8£S£S£»£
DE LA FERRURE-
LEs principaux ouvrages de ferrure que l'on ern'
ploie dans les bâtimefts, sont le gros fer, la *
rù'rë des portes, & celle des croisées, les rampes
autres ouvrages de fer travaillé, qui ne sont point c^"0
pris dans le gros fer.
Les ouvrages de gros fer,' sont les ancres» leS
rans, les équerres, les harpons > les boulons, les P? /
des de trémies, les étriers, les barreaux, les chevi'
& chevillettes, les dents de loup, les fantons p°u[ ■
cheminées, &c. L'on ne détermine point ici leS.,0„s
gueurs & grosseurs que doivent avoir toutes ces p,é
de fer; car cela dépend des occasions & du besoin 1
l'on a, qu'il soït plus ou moins fort: toutes ces l°r ^
d'ouvrages sont ordinairement comptés au poids'
tant la livre ou le cent de livres. .
Il y a d'autres gros ouvrages de ser que l'off c e$
te encore à la livre; comme les grilles & les pPr n
de fer-, mais quand ils sont ouvragés, l'on en *alt
prix à part. Pour les rampes d'escalier & les baie
on les compte à latoise courante sur la hauteur del *W oe
les prix en sont difFérens, sélon les difFérens dessin ,af,
l'on choisit. Mais il faut prendre garde que les pluS ^
gés d'ouvrages ne sont pas toujours les plus beaux> P . ^
que la consusion ne fait pas plaisirà voir. Un de»1" ejjg
l'ordonnance efl sans confusion , c'est à-dire, une ute
simplicité, est plus agréable, & l'ouvrage en ^ joS
moins : il faut pour faire ces dessins une pers°D" ^v
habile qu'un ouvrier ordinaire, pour le mien*1 otiï
le*vent être faits par un Architecte. L'on empl°'
nairement' pour les rampes le fer applasi ? P°anpu'ji
Ï)é la Ferrure. 355
appuis & les socles , les barres montâmes sont de fer de
Grillon. Pour les grilles de fer,- l'on emploie du fer
^uarré d'un pouce, & les traverses doivent avoir 13 à
ï4 lignes.
FERRURE DES CROISSES.
POur les croisées simpîes l'on se sert de ferrures
étamées en blanc : l'on emploie des fiches de bri^
lure, quand les volets sont brisés.
Pour les chassis à verre, l'on y met des fiches à
"outon & à doubles nœuds pour démonter lesdits-
j-Wis ; les volets sont aussi attachés avec des fiches à
£°uton, pour avoir aussi la facilité de les démonter ;
°& fait des targettes dont les plaques sont ovalçs ; les
j^es sont en saillie, & les autres sont entaillées dans
^paisseur du bois , afin que lés volets recouvrent par-,
^essus ; l'on met deux targettes â chaque volet : l'on
^t à présent des loquetaux au lieu de targettes aux:
v°lets d'enhaut, & les croisées doivent être attachées,
3(1x murs avec six pattes.
Aux croisées moyennes, où l'on met des ferrures
P°Iies, l'on fait des fiches à vase & à gonds de y à c*
P°Uces de haut pour les volets & les chassis à verre, & les
î*°chetsse démontent pour nettoyer les croisées; l'on fait
,es targettes à panache de 6 à 7 poucesde haut, & les
^uetaux d'enhaut à proportion avec un ressbrt à bou-;'
p'n pour ouvrir les chassis à verre; lesdites targettes
eront entaillées dans les battans-pour être couverts
.e volets -, les fiches de brisure desdits volets sont tou-
lîrs les mêmes que ci-devant.- :
» Aux grandes croisées, les fiches des chassis à verre
des volets sont de 10 à 12 pouces de haut,- elles
°ivent être à doubles nœuds & à vases , pour les dé-
°lter quand on voudra : l'on y fait dés targettes à
Saches de 8 à o pouces de haut3 & fortes • à pro«
3 54 Â R'C HIT ï.e t Ù U E Pr. AT ÏQU '"£.
portion ; l'on met des loquetaux aux chassîs à verre *
& aux volets d'enhaut, avec un ressort à boudin pa*
bas, & une lame de fer pour faire ouvrir lesdits chas-*
sis à verre & volets : l?on y fait aussî des bascules par
bas pour la même fin : lesdits loquetaux doivent être
proportionnés aux targettes & enfoncés dans l'épaifc
leur des bois s'#il esi besoin. (i)
(i) Dans les Bâtimens considérables, les croisées sont au*
jourd'hui ouvrantes en deux parties de toute leur hauteur ave1-
leurs guichets brisés. On les ferre comme s'ensuit.
Six ou huit fiches de 6 pouces entre vases attachées >ur
les guichets & sur les dormans, six ou huit fiches de brifr'
iè de 3 pouces pour faire briser les guichets, six ou huit fi-
ches à broche ou à bouton de 4 pouces , attachées sur 'ss
dormans & les chaiïis à verre ; huit équerres posées & enta»'
lées aux huit angles des deux chassis à vrtre : une espagnoletts
polie de la hauteur du dormant de S à 9 lignes de diame£trlî
ornées -de moulures , ladite espagnolette attachée sur un o^s
tattans -des chassîs à verre avec quatre lacets & une poign^s
tournante & évuidée ; deux supports, l'un à patte attache
sur le guichet, l'autre à charnière attaché sur le battant «^
l'autre chassîs à verre , deux gâches haut & bas attachées c*
entaillées dans les traverses du dormant qui reçoivent les ctO'
«hets haut & bas de Tespagnolette : quatre pannetons sur Ie.'
pagnolette, quatre contre-pannetons évuidés attachés sur le g"1'
«het d'autre côté, Se quatre agrasses/sur le guichet du côté "s
l'espagnolette dans lesqusll'es passent les pannetons. Les do1"
màn's doivent être attachés & retenus-avec six fortes pa{te$
•entaillées dans l'épaisseur des bois.
'.Toutes ces ferrures doivent être propres & polies , &/£
tachées avec clouds à vis à tête fraisée, car elles sont *u "
ceptibles de dorure s de bronze ou de couleurs.
Il y a toute apparence que ces ferrures n'étoierit P°'ntCj'.s
nues du tems de M. Bullet, non plus que les ferrures
jportes dont nous donnerons ci-après le détail.
Les portes les plus simpîes sont ferrées de pan^ure^
Zc de gonds attachés dans les murs. L'on y met deU;
verrouils simples avec deux crampons , une gaC. "a
chaque verrouil, une serrure simple à tour & dem» > ^
à pêne dormant : le tout noirci au feu avec la cp ^
Aux portes des caves J'ori y pet des serrures à b°
De la Ferrure. £55
ou des serrures à pênes dormans & à deux tours gar-
nies de vis, gâches & entrées , avec une boucle pour
tirer la porte.
Les autres portes où il y a des chassis de bois fe-
ront ferrées avec des fiches à gonds & à vase de 10
pouces de haut, avec une serrure comme d'un tour &
demi limée en blanc , garnie de vis, gâches & entrées :
^'on y met aussi deux targettes avec leur piton.
Pour les portes à placard simples, qui sont ferrées
de ferrure polie, l'on met à chacune trois fiches à
gonds & à vase de <? pouces de haut, deux targettes
a panaches montées sur platine de 7 pouces de haut,
Une serrure à ressort d'un tour & demi , garnie de
fes vis & entrées , avec une gâche encioison'riées, un
bouton & une rosette pour tirer ladite porte.
Les grandes portes à placards à deux venteaux , se-
roat ferrées de trois fiches à chaque venteau, lesquelles
fiches seront à vases & à gonds, d'un pied ou de 14.
Pouces de haut, sélon la grandeur des portes, & grofc
les à proportion , ferrées avec des pointes à tête ronde »;
deux grands verrouils à ressort, dont l'un aura 3 pieds ^
^ l'autre-18 pouces, attachés sur des platines à pa-
naches ; deux verrouils montés aussi sur platines à pa-
haches de <? pouces de haut, & larges à proportion }
Bvec leurs gâches, une serrure à tour & demi garnie
de ses vis à tête perdue, & de ses entrées avec une
§ache encioisorihée, un bouton, avec des rosettes des,
deux côtés. (à)
. (l) On-ferre aujourd'hui les portes à placard ù deux venteaux.
ans les appartemens de conséquence comine s'ensuit.
Huit fiches polies de 9 pouces entre vases, quatre de cha-»
"Ue côté. Sur un des venteaux est une serrure à Tangloise faite
*xprès à quatre fermetures , ayant en dedans trois pênes , sa-
,0lr , un fourchu ou double fermant à deux tours , un autre à
emi-tourouvrant!avec un double bouton à rosette, &un pe-
1 verrouil renfermé dans ladite serrure avec un bouton par-
ell?uS': ladite serrure renfermée dans un palatte de cuivjs
rne de goût & ciselé, appliqué cont're le bois avec dés éto-
Z ij
35^ Ar CH ITE Ct Û R E. P R A T I Q U ti
rçuiàux cachés & des vis perdues ; laquelle serrure fait agi*
deux verrouils l'un par haut & l'autre par bas en forme de
'bascule montés sur platine évuidée , les branches étampees a
pans de toute la hauteur de la porte, garnies de leurs conduits.
A l'autre ventéau ess: une bascule de même hauteur à noix
renfermée dans un palatre de enivre égal à l'autre, ayant deux
verrouils haut & bas; ladite bascule étampée à paris & en
tout semblable à celle de l'autre côté. An haut de ladite porte
est une double gâche encloisonnée pour recevoir lesdits ver»
rouils, & par bas dans le parquet une autre double gâche a
double soupape à ressort pour empêcher la poussiere d'entres
dedans lorsque les portes sont ouvertes.
Les serrures de ces portes doivent avoir chacune leurs cle»s
disférentes, mais toutes doivent ouvrir sur un même paile-par'
tout. Il n'en faut que deux, un pour le Maître & l'autre pour le
Concierge.
On en ferre encore différemment. Au lieu de siches on le*
ferre par bas avec quatre forts pivots d'un pied de branche tr-
ieurs crapautins, & par haut avec deux bourdonnieres , da"*
le milieu deux charnières à bouton à double branche de o
pouces , entaillées dans l'épaisseur des bois & attachées à vi*a
tête fraisée, le reste de la ferrure comme ci-dessus.
Les portes cocheres seront ferrées de six grosfès »"
ches à gonds & à repos, de '$" à 6 pouces de haut'
& de 2 pouces de gros, sîxgros gonds de fer bâtard»
d'un pouce  de gros, douze équerres, dont il ye^
a huit grandes pour les grandes portes, de chacune if
à 20 pouces de branche ; & 4 pour le guichet de i$ .*
il 6 pouces de branche, une grosse serrure pour le gul'
chet, d'un pied ou ij pouces de long , à deux tourë»
avec sa gâche encloisonnée , attachée avec des vis a te'
te quarrée, garnies de ses entrées. Une petite serrU^
au-dessous de ladite grande serrure, de 6 à 7 poucesy
long, à resfort & à un tour & demi, garnie de ses v's '
-gâches & entrées comme ci-devant. Un fléau pour teni
les deux côtés de ladite porte, garni de son boulon
de deux demi-crampons qui seront Tivés au travefS
la. porte : un moraillon avec une serrure ovale p°ur '
tacher ledit sséau; une grosse boucle ou marteau, aV.
■une grande resette par dehors, & une petite par -
De la Ferru.re.. 3j-r
«ans; l'on peut mettre un gros verrouil derrière la por-
te 5 quand on ne veut pas se servir d'un sséau. (3)
(?) Lorsqu'on veut faire une certaine dépense. à, une. porte
cochere , on la ferre fort différemment. On rafine tous les jours
")r les ouvrages de Serrurerie ; 8c on. peut.dire que cet art
'«poussé aujourd'hui à un haut degré, autant dans l'utile que
«ans l'agréable. On peut voir la ferrure de la porte cochere
*je l'Hôtel de la Trémouille rue saint Avoye , une autre rue
*je l'Homme armé visàrvis la rue du Plâtre au Marais., celle-
* l'Hôtel de Matignon, celle du Palais Bourbon Fauxbourg
la'nt Germain , &C.
Le détail suivant est le relevé que j'ai fait de celle de la
PQrte cochere de là maison de M. Daugny , Fermier Géné-
Ial>rue neuve Grange Batelière, faite en 1750.
Cette porte est ferrée de deux fortes fiches à doubles gonds ,
■Issatre fiches à gonds, & de deux pivots en équerre avec.leurs ■
CraPaudines.
Dix équerres entaillées dans l'épaisseur des bois , savoir ,
^e°x par haut sur les deux venteaux , à doubles branches chan-
*°Urnées à.la demande de la porte , de chacune 7 pieds ; deux
ÎVltTes plus-bas entées à quatre branches à la demande delà
'faverse, de chacune 8 pieds; deux autres au haut .des gui-
chets aussi cintrées , de chacune 7 pieds : deux autres au bas
fesdits guichets , de chacune 6 pieds 4 pouces ; deux autres.
Abas des deux venteaux de chacune 8 pieds. Au bout des-
lttcHes équerres est étampéun bout de moulure de 5 pouces §3
e large , & d'eux membres , & au-dessus un ornement en sseu-
°1 évuidé ; le tout posé avec vis à têtes fraisées de. 6 pouces,
6 pouces.
, Une espagnolette à douille & verrouilpar bas de 16 pieds 
,e haut & de 16 lignes de diamètre » à quatre lacets , sur des .
^at'nes éyuidées de 18 .pouces de.haut sur 6 pouces de lar-
» attachées avec vis de 3 pouces à tête ronde : chaque la-
tO.U;
pris dans des embases de 9 pouces de haut profilées,,
rr>ées 6k ornées de 16.membres;..au bas de laquelle espa-
j^°lette est un fort verrouil à ressort avec son bouton prosilé ,..
SUel verrouil remonte dans la moulure au-dessous du pre-
Vç'er lacet, dans l'intérieur de laquelle est: la douille : ledit
r^rrouil attaché sur une grande platine portant une bùëte quar-
a^e avec deux crampons formant ses moulures, & attachée
^c clçuds à vis à tête ronde comme les autres platines.
^ f>1?r.l'autre venteau est un autre verrouil en tout semblable
Poi6 1 c'T^essùs > ayant un lacet par haut, creusé en douille.,
r 'e remonter. Lesdits dçux verrouils. ont. chacun un-méat
3 5 3 A R C H I T EC T U K E PrATIQU E.
tonnet à ressort pour les retenir levés , & tombent dans une
double gâche de fer battu d'un pied de long sur 8 pouces de
large scellée en plomb.
A ladite espagnolette est une poignée tournante évuidée ,
ayant différens profils avec un moraillon à charnière tombant
sur une petite serrure de y pouces quarrée , échancrée sur fes
angles, ayant cles forée en esse & sur le palatre un cadre pron*
lé , ayant différens ornemens évuidés au dessus & au-dessous.
Ladite poignée tombe sur un support évuidé, ayant une petite
console d'ornement.
Le guichet est ferré d'une fiche à chapelet de 8 pieds de long
& de 20 lignes de diamètre , avec deux vases aux deux bout*
profilés & tournés.
Une serrure de sureté de 14 ponces de long sur 6 pouces °e
haut, avec sa clef évuidée en forme de jeu de cartes, & .'a
gâche : l'une & l'autre posée sur une cloison haut & bas entau'
lée à la demande des moulures de la porte sur le palatre ; p'.°s
un faux-fond profilé, dans lequel est un cache-entrée. Ladrte
serrure po/ée avec des etoquiaux à pattes sur la cloison a^*"
vis à tête perdue, de sorte qu'il ne paroît ni cloud ni vis-
Plus une petite ierrure avec entrée , clef forée , deux fan*"
fonds avec etoquiaux à pattes , ainsi que la gâche, ayant u»
cadre au pourtour.
Deux forts verrouils sur platine d'un modèle choisi , avec >e
crampons profilés attachés sur même platine avec coffre.
Deux fortes poignées à main portant leurs moulures Se "eU
fortes platines moulées. , r
Une boucle ciselée & une rosette aussi ciselée en bas re'ie
avec vis, écrou & cloud en pointe de diamant. «
Le devant de ladite porte est garni de forte tôle en 10 p'e^
de long 15 pouces de large avec moulures étampées haut *
bas, & retenues avec 20 vis à écrou par - derrière. s t
Sur le derrière de ladite porte & sur les deuxbattans »
attachés deux mentonnets portant embases , qui servent a
tenir ouverts , qui pour cet effet vont s'accrocher dans «
fooëres attachées sur les murs aux côtés : lesquelles boëtes
ferment chacune un loquetau à ressort. , &
Toute la ferrure de cette porte est très-bien conditionnée »
a été estimée 200a livres.
Je ne parlerai point ici d'autres menus ouvrageS
ferrure que l'on emploie dans les bâtimens, c0til x
de pattes, de crampons, de réchaux pour les fourni
& potagers, & autres, parcequ'ils sont de très-peU
.conséquençe & assez connus.
De la Ferrure., 3^.
Pour les prix des ouvrages de ferrure, on lès fait
®u à la pièce, comme d'une serrure, d'une fiche, d'une
targette, &c. eu bien d'une croisée entière ou d'une
porte entière, & ainsi de chaque nature d'ouvrage erç
Particulier.
atESSSSOSBB
A D D I T I O N
A L A F E R R U R E.-
*  rOnsieur Bullet n'a point parlé des qualités du ses.
. 1 Va Quoique cette matière paroisse étrangère au sujet que
'? traite , elle est cependant du ressbrt de l'Architecture Pra-
gue 8c des gens de mon état, pour en faire mention lors des'.
Vérifications, & dans la conduite des travaux.
Le meilleur fer que l'on puisse employer est sans contredit
£ fer de Berri. Il y en a de deux sortes: le fer battu , & le
^ étiré.
Le fer de Bourgogne est doux & aisé à employer, ainsi que
*elui des forgés de Senonge & de Vibray dans le Pays du
^aine ; celui de Vibray est plus ferme.
. Les fers de Normandie , de Champagne & de Saint Dizieï
°!Jt castans & de gros grain.
J-es fers de Roche & de Nevers sont de bonne qualité & ap«
tâchent de- l'acier : ils sont supérieurs à ceux de Bourgogne
^ du Maine,
i jjf s fers de Suéde, d'Allemagne & d'Espagne vers Saint-Sé-
"'en sont bons pour les ouvrages polis &, délicats ; mais ite-
Valent rien en gresse construdtion.
De la qualité du- Fer.
ji vuand on voit des gersures de travers à une barre dé fer j
c> 3uelefer n'est pas pliant sous le marteau, cekre&rottverairty
^•à-dire, castant à chaud, difficile à forger & pailleux.
t Vès avoir casse une barre de fer, û le dedans eft noir &.
r/P? 'eux>le f" est bon, malléable à froid & à la lime, &
^ Jj^jet à se rouiller.
«st n ^er 9ui à la casse paroît noir & gris tirant sur le blanc,
tç[ ?Xcellent pour les gros ouvrages de bâtiment, ainsLque;
1 qui a ie grain fin comme l'acier,
Z i?
'3^o Architecture Pratique.'Le fer qui à la casse paroît de gros grain & clair comitt»
de l'étain est de mauvarse qualité , cassant à froid , tendre art
feu , aisé à se rouiller & à se manger.
Les forgerons connoissent encore la qualité du fer en W
forgeant; car s'il est doux sous le marteau, il sera cassant a
froid j & s'il est ferme il sera ployant à froid.
Echantillons du Fer & du Cloud.
Le ter plat a £ pouces de large & un demi pouce d'épaisséur '>
sa longueur est de ?. 11 & 15 pieds.
Le fer quatre est de différentes longueurs & grosseurs : « t
en a d'un pouce quarré & de 2 pouces.
Le fer quarillon a 8 & 9 lignes de grosseur.
J Le fer quarré bâtard est de 16 à 18 lignes de grosseur.
Le fer rond pour les tringles a 6 & 9 lignes de diamètre.
Le fer cornette a depuis 3 pouces jusqu'à 6 pouces & mêtf1*
5 pouces de hauteur, & un demi-pouce d'épailleur. ■ ;
Le fer courçon est une masse de fer de j & 4 pieds de long»
6 de telle grosseur qu'on le demande dans les forges. (
Le fer en tôle est de différentes especes : il y en a de t°r
& de foible , & de différentes grandeurs & épaisseurs. «
Les Menuisiers 6k les Serruriers emploient beaucoup decl"U
& de dissérentes sortes. Les Menuisiers aiment mieux le ç'011*
de Liège qui a la tête déliée & le corps mince ; mais il Ê ■
d'un fer aigre. Les Serruriers ne font usage que du cloud n°
mand, parcequ'il est doux & a une forte & grosse tête. Les uss
,6k les autres distinguent le cloud comme s'ensuit :
Cloud de 4 a 1 pouces-£ de long.
Cloud de 6 1
Cloud de 8 1 §■
Cloud de 10 3
Cloud de ii 3 |
IL Iîest quelquesois dangereux d'employer le ser dans les »*?'
jnens , sur-tout dans ceux qui sont construns en pierre de ta*1 '
Car le ser venant à se rouiller , il s'ensse & sait casser les p'e^
res. Les anciens n'en saisoient aucun usage dans leurs gras-'s
édisices. Ils se servoient de crampons de cuivre. On pe%us.
pendant obvier à cet inconvénient, en posant ces sers à i£ ^
les srottant de graisse, & ne les entaillant pas trop jufte^ais ^
pierre. Au Bâtiment de l'Obfervatoire de Paris, il n'y a
ser ni bois. # fe
Un pied de ser d'un pouce quarré pese aux enfir0yS,es
3 livres 14 oncgs , qu'on réduit l'un portant l'autre à 3 llV
De la Ferrure. 361'
tout employé Le pied cube de fer doit peser J58 livres ou
S^o à rigueur, 8c il faut plus de 150 morceaux de fer d'un
P°uce quarré & d'un pied de long pour faire ce poids.
, *U. 11 est d'usage dans les bâtimens de donner au Serrurier
^s vieux fers provenans des démolitions tels qu'ils sont sans
cll°ix & au poids, sur laquelle quantité on lui diminue les
Ijjatre pour cent, & cette quantité donnée en compte lui
*" diminuée sur la totalité des fers fournis ; mais on lui en
"aye la façon depuis 4 livres jusqu'à 5 livres le cent, & mê-
"^ plus suivant la chereté du charbon de terre.
. ly. Le prix des gros fers d'un Bâtiment se règle suivant
e Pr'x du fer marchand & celui du charbon de terre. Si le fer
/J'fchand vaut 13 livres & le charbon de terre 60 livres le
'"> les fers se payent 18 livres le cent pesant.
, En général la façon des fers est le ^ du prix du charbon
tie terre.
Le charbon de terre se vend à Paris sur le Port, au muid
gênant 90 boisseaux ou ij minots , le minot 6 boisseaux.
Vn divise encore le muid en 30 mesures, chaque mesure con-
'nt 36 boisseaux.
^e muid pese 3000 livres ou environ. Les ouvriers de Paris-
"Ppellent le muid une voie.
Le meilleur charbon de terre est celui d'Angleterre, qu'on
aPpelle charbon de Neufchâtel. Les Marchands le mêlent avec
ï5'u» d'Ecosse qui n'est pas st bon, mais qui est plus léger.
Jja France en fournit sussi beaucoup , sur-tout les Provinces de
»0tez & d'Auvergne , qui ne cède en rien à celui d'Angleterre.
tja Bretagne & la Normandie en ont aussi ; mais il est infc-
1)r à ceux ci-dessus.
Be la grosse Fonte ou Fer sondu.
I  Ans les Bâtimens de conséquence on fait usage de grosse
jjjp fonte pour les contrecceurs de cheminées & leurs gar-
p0-Ies, les réchauts de fonte pour les fourneaux potagers, les
^'Onnieres, les têtes de dauphin, ou dégueulards, pour
de jtfe au bas des tuyaux de descente des eaux, les tuyaux
'es entes 5 'es tuyaux potir les chausses d'aisance , les boë-
J?11 souillards pour les poteaux d'écurie,
clia jUS ces ouvrages de grosse fonte sont fournis par les Mar-
l*1"5 Quincailliers, & se vendent au cent pesant.
>0„e?. Pâques de fonte à sseurs de lys pesent depuis 60 jusqu'à
^«vres. n
ne garniture de cheminée depuis 400 jusqu'à 600 livres.
$6z Architecture Pratique.Lies réchauts de fonte garnis de leurs grilles depuis i J j1""*
qn'à 20 livres , & les poissonnieres le doublt-
Les dégueulards n'ont que 18 pouces de haut & peient ofr
puis 40 jusqu'à 50 livres.
Les tuyaux pour la descente des eaux de 3 pieds j pouce*
de long & de 4 pouces de diamètre, depuis 7 j jusqu'à 80 "rreS'
Les tuyaux pour les aisances de>3 pieds 3 pouces de lo°B
Ci de 8 pouces de diamètre, pesent ijo à 160 livres
Il y a encore de gros tuyaux de fontp pour la conduite oe
eatix dont le poids n'est point sixé.
Quand on fait son prix à tant le cent, il sout av • ir soi'1 ° e*'
pliquer si le Marchand se charge du transport au Bârinw!1' r
où non : il vaut mieux lui donner quelque chose de jdus Pa
cent ou par millier, afin qu'il s'en charge & qu'ii la rende a
Bâtiment saine 6k sauve.
Quant aux prix de cette rharchandise, ils varient comme Içs a^-f
très. Les suivans sont ceux de 1746:
Réchauts avec leurs grilles 15 livres le cent.
Plaques & garnitures de cheminées 8 livres le cent. .
Les tuyaux de descentes, d'aisance & les dégueula^8
livres le cent.
$6$
&E LA PLOMBERIE.
LEs ouvrages de plomberie que l'on emploie pour
j. les bâtimens, sont principalement pour les corn-
as couverts d'ardoise ; on en fait les enfaîtemens , les
pies & noquets, les Incarnes damoiselles & ceils de
^f, les chêneaux & goutieres , les descentes &
jettes, les amortisssemens ou vases, &c. On donne
p'Serentes épaisseurs au plomb, suivant l'ouvrage où.
°^1 veut l'employer,
ke plomb des enfaîtemens des combles doit avoir
ïne ligne, ou au plus une ligne un quart d'épaisseur ,
ttr ï 8 à 20 pouces de large : pour tenir le plomb des
^îtemens, il faut mettre des crochets de pied ~ ea;
^ î, c'esl à-dire quatre à la toise.
j-^e plomb des enfaîtemens des lucarnes doit avoir
■> pouces de large sur 1 ligne d'épaisseur; les noquets
^ !ir les noues desdites lucarnes, 1 ligne d'épaisseur.
] ^e plomb que l'on emploie pour le revêtement des
,Carnes damoiselles, doit être fort mince pour être
J Us ssexible à former les contours de quelques moulu-
0S, que l'on y fait; mais il ne peut avoir guères moins
^ une ljgne d'épaisseur. (1)
^us ^es 'ucarnes damoiselles dont il est parlé,ne sont plus
H0 aSe- Elles étoient d'une figure bien différente de celles que
connoissons aujourd'hui sous ce nom.
^ *re plomb des ceils de bœuf doit avoir une ligne
.% ,,mie d'épaisseur, pour se soutenir dans la figure
j. on donne à cet ouvrage.
^ e plomb des noues doit avoir 1$ pouces de large
* Jlgoe i d'épaisseur.
s$^4 Architecture-Pratique.
Le plomb pour les chêneaux que l'on met sur 'eS
fentablemens, doit avoir 18 pouces de large, & unÊ
ligne | d'épaisTeur.
Le plomb des bavettes par-desTus Iesdits chêneau*
& entablemens, doit avoir | de ligne d'épaisTeur. LeS
chêneaux doivent avoir au moins i pouce de pente p^
toise:l'on y met des crochets de 18 en 18 pouce*
Le plomb des deseentes doit avoir 2 lignes d'épa»'
seur, & 3 pouces de diamètre; les antonnoirs ou b°£
tes doivent peser au moins $o livres; l'on met au»
des crochets pour tenir lesdites deseentes & antonnoirs*
l'on blanchit ordinairement le plomb des chêneaux #
deseentes avec l'étain.
Les canons ou goutieres que l'on met pour jetf?
l'eau hors le pied des murs, quand on ne fait point d
deseentes , ont à peu près y pieds hors de l'égoûtj 6^
les fait de disférentes figures, sélon qu'on les veuto
ner. Il faut toujours mettre une bande de fer pour
soutenir. ; . ,ù
Le plomb des, arrêtiers doit avoir une ligne d'epal
seur. _ ^
Le plomb que l'on emploie pour les membrosss
autres ornemens de plomb que l'on fait aux couVe
tures d'ardoise, doit avoir i de ligne d'épaisTeur* -g
Pour les amortissemens ou vases, ou autres orn
mens, que l'on met sur les épies au haut des couv -
tures, on les sait de disférentes figures ; mais pour e. '
bien , il saut que ce soit un Sculpteur qui en sa"e ic
modèles : on les comprend dans le prix de la hvre
plomb. j;1
Quand on sait des terrasfes de plomb, il ^"Î^Js
ait au moins une ligne  d'épaisTeur, celui de 2 ''» je
sera encore meilleur; mais il saut bien prendre g ^
que l'aire ou le plancher qui doit porter le plomb :
solide, & que la pente soit unisorme. .i ejl
Comme l'on vend tout le plomb à la livre» ^.
bon de savoir ce quq peut peser celui qu'on en
w Deîa Î>lomberïe. 36*
pu? chaque espece d'ouvrage, par rapport à Ton épaisi
eur sur i pied en quarré.
, Un pied de plomb en quarré d'une ligne d'épaisseur i
°'c peser à peu près y livres 10 onces. L'on peut sur
Ce principe connoître qu'une toise de plomb en lon-
j^ur, sur 18 pouces de largeur, & d'une ligne d'épis-
eur> doit peser 50 livres 10 onces.
,' Une toise de 2. lignés d'épaisseur sur même longueur,;
0lt peser 101 livres 4 onces.
, Ainsi l'on peut par ce moyen savoir la pesanteuf
11 plomb , en sâchant son épahseur, pourvu qu'elle soie
Par-tout égale.
,Vuand on donne du vieux plomb au Plombier, il
^ rend que 2. livres mis en œuvre pour 3 de celui
5u°n lui donne, c'est-à-dire, qu'il a une livre pour la
V. (2)
„ '*•) H falloit que le plomb fût à bon marché dans le terns'
'Ue M. Bullet écrivoit ceci. Un Auteur qui lui étoit contem-
ra»n s'exprime ainsi :
 * te plomb est fort renchéri depuis la déclaration de guerrei
?vec l'Angleterre : le plus commun vaut à présent 4 sols la
jfvre mis en œuvre, compris la soudure. . . . Les vieux plombs
'^donnoient ci-devant au Plombier trois livres pour deux
employées ; mais à présent cette évaluation seroit trop for-
e "• mais pour plus de justesse on peut faire remettre la mê-
^ quantité en œuvre que l'on a donnée au Plombier & lui
h Payer 36 à 40 livres du millier compris la soudure , le tout
!" ceuvre. ,c
L epuis ce tems jusqu'aujourd'hui, le plomb a été payé s
'«s le cent pesant ou 50 livres le millier, non-compris la
'•ère de la soudure ; mais compris la façon de cette soudure.'
son ufa8e actuel est lorsqu'un Particulier a donné en compte
cet) Vieux plomb au Plombier, on le diminue de quatre pour.
s0 > c'est-à-dire , que 104 livres pesant données en compte
sut , reduits à 100 livres , lesquelles 100 livres sont diminuées
bje a totalité du plomb fourni & posé, & on paye au Plom-
jj0u "n sol pour livre pesant de ce plomb donné en compte
pr;S] refonte, main-d'œuvre, façon, pose & bénéfice, y corn-
la r„,aǰn des soudures, & on lui paye à part la valeur de
l0udure à taath livre.
366 Architecture Pratique.La soudure que l'on emploie pour souder le pion»1''
doit être de fin étain : on le compte à part ; le prix e
est bien disférent de celui du plomb.
ADDITION
a la Plomberie.
I. T E plomb est un métal pesant, luisant, noirâtre, ^
_L,- ressbrt, & qu'on peut étendre aisément par le m"y
du marteau. Il entre très-aisément en fusion. t
L'Angleterre abonde en plomb & en étain. La France «"^
aussi des mines , surtout en Bretagne, mais il est aigre
castant. „
Depuis environ jo ou 60 ans, on lamine le pl01*1?^
France comme il se pratique en Angleterre. Il s'est sorme .^
Compagnie, qui, avec l'agrément du Roi, a établi sa M*.
fa&ure à Paris, & a fait toutes les dépenses qu'un pareu
blissement demande. =3 II seroit à souhaiter, dit le Cosstlsl-t$
a» teur de la Maison Rustique, qu'il y eût de ces larn>,,.| ^
as dans toutes les Principales Villes du Royaume cortin'e j
» en a en Angleterre. Le Public y gagneroit ; car tous c
=3 qui se servent de plomb laminé épargent un tiers de t
*> tiere, & quelquefois moitié dans de certains ouvrageSV0jj
Le plomb laminé est un plomb qui ayant passe plusieus5 ^
sous des cylindres qu'on nomme laminoirs, est rendu égal
de même épaissieur dans toute sa longueur & largeur. ^5
Si la supériorité de ce plomb sur celui en fusion a cl1 je,
contradicteurs, elle n'en a point eu pour certaine ^fn°j;ra»
Je n'entreprendrai point d'exalter ni l'un ni l'autre , j en eji
seulement le bien & le mal, afin de mettre mes Lecseur
état d'en porter un jugement équitable. ,_. ^0t
33 II s'en faut bien, dit M. Boffrand, que l'on pu , {tèn'
33 clair sur la dépense en plomb coulé sur sable. QueH" 0u'
»> tion que l'on y apporte , la dépense de l'exécution " ° sV
33 vrage excède toujours de beaucoup le devis ; & cet °
33 ge qui devient bien cher par la surcharge d'une ma".6 ]jes
33 l'on paye inutilement, est encore asTujéti à de contin ur ^
33 réparations , pareeque ce plomb est fort inégal d'epa' ^
33 & qu'il est toujours roide & castant, au lieu que J £.epti"
» laminé, par sa parfaite égalité & sa douceur, est »
n ble de toutes sortes de formes & contours. «
De la Plomberie, 3^7
%ids d,i vlomb hminè au pied quatre suivant sts dissérentes,
épaisseuru
k pied
luarré
^ pied
^atré
d'une lig.
d'une lig., 
d'une lig. 
d'une lig. |
de % lig.
de
de
de
de
d'épai sseur
pese
d'épai/Teur
pese
** les autres épàisieurs au-dessus à proportion;
p, u moyen de la connoissance de ce poids , les devis
"'mbetie sont certains, parce cjii'on est -en état 1'
un
de
par un
ouvrageCul assuré de çonnoître au juste la dépcnse d!
j* °Q se propose j zç par le tojsé, de savoir ce qu'il entre de
f3Ierc« çe qU'il n'est pas possible de faire avec le plomb en
J°n 3 â eause de son inégalité d'épaisseur,
. ^es tables les plus larges en plomb laminé ont 4 pieds 8
|°Uces & j0 pieds de longueur : Cette grande longueur Se
Surfait une épargne considérable de soudure dans les grands
tnta§es> comme 'nappes, caseades, réservoirs, badins, ter-
«. s> couvertures d'Eglises, de dômes & autres-, Les tables
<usion n'ont que 3 pieds de large Se ij à 18 pieds de long,
s a Manusacture délivre des tables de telle largeur & épais-
pf l^'on les démande. Il y en a même au-dessbus d'une ligne,
(^S-tis aux ouvrages légers , & ornemens pour garnir des
î!es » boëtes Se autres.
Wà> J tr°uve encore des tuyaux de même plomb laminé
deth l°nS ^a te"c l°ngueur> épairtèur Se diamettre qu'on le
j aride.. Ceux de x lianes & de 3 pouces de diamettre se ven-ic«c
> 4 livres le pied courant compris la soudure, & ceux de
Ponces, j livres 6 sols 8 deniers..
de r v'eu* plomb provenant des démolitions non dégraisTé
Ha S endures > cst rۂu cn compte par la Manusacture, en
tijj 'S' du plomb laminé poids pour poids, le déchet ordi-
gtrite déduit, c'est-à-dire, les 4 pont cent, en payant en ar-
, Un fol pour ckaque livre d'échange.
so]s s *'etailles ou rognures dé plomb laminé y sont reçues à y
: ^ deniers la livre fans déchet,
SïfirtlU" *" ''vra'("ons ^e plomb laminé, qui se sont au Ma-
Sée ^en^ral sont toujours accompagnées d'une facture impri-
.'• Contenant les, mesuïes Sç le poids delà livraifon. On
368 A R C H I T E C T U R E PRATIQUE.
doit se les faire réptesehter par ceux qui vont enlever »
plomb.
Ce plomb se vend 6 sols 6 deniers la livre pris dans 1*
Manufacture : outre lequel prix il faut payer le transport, *
de plus la pofe qui eft de 6 deniers pour chaque livre pelant.
II. La différence entre le plomb laminé & le plomb en M*
sion ne doit consistet que dans la qualité. Je ne suis point al-
sez Physicicn pour en développer les ressorts & en démontrer les
causes ; mais j'ai assez d'expérience pour connoître que le ploffll>
laminé est de plus de dépense que le plomb en fusion. l'°u
le faire connoître, je supppose un Particulier qui veut dépenle
1054 livres pour couvrir en plomb une terrasse de 17J P'ed
de superficie. ,
En plomb laminé il aura cette quantité, qui a 11 liv. le pied quarr,
pesera 3003 liv. à 7 s. la livre (sçavoiré s. 6den. pour le plomb, o£
den. pour la pose ) font la somme de 1051 liv. 1 s. à laquelle 0»
ajoutera la voiture supposéc de z liv. 19 s. le tout fera la so151'
me de 1054 suivant l'intention de ce Particulier. _ ,
En plomb en susion cette quantité de 273 pieds à rarsond^
11 liv. le pied pesetont 3176 liv. à 6 s. la livre compris plomb, P
se & voiture, feront la tomme de 982. liv. 16 s. Il relieraào*
à ce Particulier 71 liv. 4 sols. l
Que ce Particulier fasse déduire cette terrassè. 1". Si le pl°n'e
n'est point échangé, il sera vendu sur le pied marchand <.
j'évalue à 4 s. 6 den. la livre : si c'est du plomb l^mine,-^i
xéduâion sera de 1883 liv. qui à ce prix vaudront 64' 'u
ij s. 6 den. Partant il perdra 405 liv. 6 C. 6 den. Si c'est
plomb en susion lWéduétion sera de 3145 liv. qui à ce f
vaudront 707 liv. 11 s. 6 den. laquelle somme jointe au* 7
liv. 4 s. ci-dessus feront celle de 778 liv. 16 s. 6 den. #?"(£
tant il ne perdra que 175 liv. 3 s. 6 den. & la dissérence'
130 liv. 3 s. d'un plomb à l'autre.
i°. S'il y a échange, je distingue encore. S'il se sait pour de 0 ^
veau plomb laminé, on perdra un sol par livre ,fîx deniers^ ^
coûtera pour la nouvelle pose , & en outre payer la démoli"0 ,..
les deux ttanspotts, c'est donc plus de dix-huit deniers la llVl ' £
l'échange se sait pour du plomb en sufîon, on ne perdra p°°r .^fe
qu'an sol pour livre, compris échange , démolition, double v»J ^
& nouvelle
penser à deux sois, puisqu'il s'agit de près de sept deniers par ^t
Il est à remarquer en général,que le plomb lamine peCe un ~ ^ .lU(st
de moins, ou environ , que le plomb en fufîon , mais il »aU /^:
rumarquer qu'il coûte un sol par livre de plus , étant effll■ ifiie
cet excédent de prix aide beaucoup à l'objëâion de la P'uS °
quantité de soudute qu'il saut pdur las plombs en fufî°n- y0jj)
Tomes ces chofes mûrement examinées sans partiales «
claire»*»
De la Plomberie. %6o
Clairement que le plomb laminé n'est pas toujours une écono*
""? bien conduite ni bien certaine.
, J'ai dit que le plomb en fusion pesoit 12 livres le pied quar-
'e,de i lignes d'épaisseur. Messieurs Savot , Bullet & autres ne
1,1 donnent qu'onze livres 4 onces. Si j'ai avancé 12 livres , c'est
S115 je le sais pat différentes expériences que j'ai faites dans mes
.""Pe&ions chez plusieurs Plombiers, entoisant les tables avant
es pesées : ce poids est le plus fort que j'aie trouvé.
*-e Public sera toujours redevable à l'établissement de la Ma-
Jtfaclure du plomb laminé , en ce qu'elle lui fournit des plombs
Plus certains que les Plombiers, & lui épargne bien des sou-
ires s g^_ en même tems en ce qu'elle les a corrigés des épais-
l'rs outrées qu'ils donnoient à leurs plombs.
*''• De tous les ouvrages ordinaires de Plomberie, celui'
„n terrasse est le plus critique & le plus expole aux entretiens.
• a grande superficie exposée aux rayons du Soleil & aux in*
'llre-s des saisons y donne lieu.
> H est cependant un moyen fort simple de parer à tous ces
convéniens, & d'éviter de fréquentes réparations. Je l'ai mis
ï^-même en usage en 1743. & '' ma f°rt bien rénssi. Il
, agissoit d'une terrasse de 16 pieds de long sur 4 pieds de
j3rSe. Après avoir fait faire l'aire à l'ordinaire en plâtre , dans
.e^uel j'avois fait mettre un peu de recoupes de seint Leu
"sées au sas , & donné les pentes convenables , je fis polér
,-ne table de plomb laminé de 2 lignes d'épaisseur sans aucune
-°Wdure, arrêtée seulement avec des clouds sur ses côtés. En-
^ je fis faire un tapis de ces nattes planes dans leiquelles ont
^s envoie des n>iii.ns, figues, &c. que je fis coudre avec
} 'a ficelle, de même longueur 8c largeur que la terrasse.
r'que cette natte se pourrit on en met une autre , & ce qu'il
j ^oute pour la remplacer, n'égale pas la valeur de 2 livres
,'Oudure. Sous cette natté le plomb est libre. Il ne reçoit
1' .'ijt les rayons brulans du Soleil : il s'étend doucemtnt & à
ft .<: dans la chaleur ; la fraîcheur des nuits ni la rigueur du
j0'" ne le saisit point tout à coup. Cette n3tte le met à couvert de
k Us ces inconvéniens & encore des insultes des souliers trop
'«ers ou mal-faisans.
jjy.^s tuyaux de plomb laminé pour la conduite des p eaux
^ 'Hantes sont meilleurs que ceux en fusion . & les tu"yaux"
^itl S ' Par'a rall°n de ^eur parfaite égalité d'épaisseur'qui ea
ti0 ^Kdité & la durée , en y donnant des épaisseurs propor-
?nées à leur usage,
t}e ,es tuyaux de plomb en fusion ou coulés sur !e sable &
pin °nS sont graveleux , d'une épaisseur fort inégale , & d'un
r rnauvais service que les moulés.
es tuyaux moulés ont des sousssures & des ventuosités
A a
•370 Architecture Pratique.dans leurs épaîsseurs ; c'est toujours par-là qu'ils crèvent. Les
reprises qui y sont, forment souvent des langues ou couches
de matières qui ne font point corps avec le tuyau & le >ont
périr; enfin le poids qui y entre ordinairement est très-con-
îidérabie 6k sort coûteux.
Un tuyau de 4 pouces de diamètre qui conduira des eau*,
qui ne sont point forcées, & qui est enterré, aura ? ligne?
d'épaisseur, parcequ'il a une charge de terre à supporter 3
raison de son volume»
Aux tuyaux qui reçoivent des eaux forcées & jaillissantes»
il faut en proportionner l'épaisseur au diamètre. Par exemp'e>
si l'esfort de l'eau exigeoit 5 lignes d'épaisseur pour un tuyau
de i pouces, il en faudrait mettre 4 lignes pour un tuy*
de 4 pouces.
Vss
*#.. * *' *.#
J*% ******* #*ï
v*£>«! «*£&» ss3v
371
DE LA VITRERIE.
î L y a de deux sortes de verre, l'un que l'on ap-
■* pelle verre blanc, & l'autre verre commun.
Le verre blanc se fait dans les Forêts de Léonce »
£rts de Cherbourg, en Normandie.
Du verre commun, qu'on appelle verre de Fran-
Ce > il y en a de fin, de moyen & de rebut. Le ver-
e fin est d'une matière disférente du verre moyen ;
^Pendant dans le verre fin il se trouve du moyen, pour
j}etre pas si blanc & si clair que celui qu'on appelle
î"1. Celui de rebut est ce qui est au centre des écuel-
es > qu'on appelle boudiné : on l'emploie en des offices
^ autres lieux de peu de conséquence.
, L'on fait de deux sortes.de vitrerie pour les croisées j
0t": l'une est à panneaux, & l'autre à carreaux.
L'on nese servoit autrefois que de celle à panneaux*
î116 l'on faisoit à compartimens de disférentes figures
"'quelles on prenoit beaucoup de soin ; le tout étoic
11 plomb arrêté avec des targettes de ser ; mais l'on
■-e s>en sert plus guères à préïent que pour des mai-
°ns médiocres ou pour des basfes-cours , â cause qu'il
Q cQute moins pour la, façon & l'entretien.
> L on sait ^ présent les croisées à carreaux de verre
• différentes grandeurs , que l'on met les uns en
j 0ntlD , les autres en papier , le tout attaché avec
ves pointes de fer : ceux que l'on met en plomb du-
q .P'is long-tems, mais ils ne sont pas si clos que ceux
» ' sont en papier.
*. y °n mesure le vitrage au pied de roi, à tant le
1 ** en superficie, soit à panneaux ou à carreaux : ou
A a ij
37* Architecture'Pratique
bien à regard des carreaux, comme ils sont plus ou
moins grands, ce qui fait une différence pour le prix»
ï'on en fait marché à la pièce sélon leur grandeur.
ADDITION
a la Vitrerie.
LE beau verre blanc qui vient à Paris se fabrique en Basse'
Normandie dans la Forêt de Léonce, près Cherbourg;
comme le dit M. Bullet. Ce verre est vendu au pannier quJ
contient 24 plats, de chacun 42, ou 44 pouces de diametre'
On peut tirer dans un plat 4 pieds de verre, non-compris'
boudiné , qu'on appelle verre de rebut. Chaque pannier co^'
te aujourd'hui 3 6 livres au Bureau de la Vitrerie à Paris, & &"
vient chaque pied à 7 sols 6 deniers. ,
Un Vitrier en achetant un pannier de verre, est tenu ?
le prendre tel qu'il est : & comme ce sont les Marchands ve '
riers qui se chargent des voitures ,, ils indemnisent les Vis'e
de la cassè. Lorsque dans un pannier il se trouve plus de >eP{
plats de casses , alors on leur remet i© sols pour chaque P
rompu. ; <e
Il y a du choix dans le verre. Il y en a qui est plein ■
bouillons , d'autre qui est verdâtre. Les Vitriers appe" ,
cassllleux un verre qui se casse par morceaux en y appl'l03",
le diamant. Ce qui provient de ce qu'il n'est point assez s2'
cuit. , . . ,s:
Le toisé du verre se fait au pied superficiel de r44 P°uC t5
je dis le pied superficiel mesure de roi ; car il y a des eoos
où le pied de Vitrier n'a que 10 pouces de long. S'il se sr°e,,t
des verres circulaires, ils sont mesurés comme s'ils ^ ûSs
quarrés sans égard au circulaire : & lorsqu'il y en a p'u ., jg
dans une partie , comme , par exemple, dans un éven"1
croiséé ; on ne les mesure point séparément, on prend le •„
ceuvre de tout l'éventail , savoir, son diamètre & &n ^ [g
diamètre, qu'on multiplie l'un par l'autre: le produit e^s
nombre de pouces quarrés que doit être compté I'éven j^
que l'on réduit easuite en pieds, sans rien rabattre p°" g
petits bois , & cela à cause de la perte , déchet, cal
ujétion du verre. _ Qsile
On attache chaque carreau avec quatre pointes ? **
De la Vitrerie. 373toile ensuite avec bandes de papier ou avec mastîc. Le mas-
*,c se fait avec du gros blanc écrasé -, dans lequel on mêle un
Peu de blanc de ceruse broyé. & de la litarge qu'on pétrit
*vec de l'huile- de- noix ou de lin. Ce mastic devient trés-
or à l'air, Lorsqu'il est fait pour des endroits suiets à la casse,
» ne faut pas qu'il soit si dur , à cause de-la difficulté de le
'siver On Je pétrit alors avec de l'huile de navette.
Plus le carreau de verre est grand , plus il est cher. Il y
a six sortes de prix pour les carreaux de même grandeur»
^ • Ceux qui sont entourrés de plomb. i°. Entonnés de plomb
** collés avec bandes de papier. ?°. Sans plomb , mais col-
Jes en papier par-dehors. 40. Collés par-dehors & contre-col-
'esen dedans. <p. Les carreaux mastiqués. 6°. Les-panneaux en
plomb.
Les réparations de Vitrerie reviennent sou vent à Paris,
J^n les paye à raison de 6 sols la douzaine de carreaux , pour
es nettoyer & les coller à neuf en papier ; & Ci on les fait
astiquer, on paye 18 ou 10 sols de la douzaine & même
H sols
, Les Hôtels,.Eglises & grands édisices sont donnés aux Vitriers
^ l'entretien. Ils les nettoient une fois ou deux par an , & re-
mettent des carreaux à mesura qu'ils manquent, suivant les
Conventions qu'il ont faites.
. Le,vitrage est du nombre des entretiens locatifs. Es entrant
JJïns une maison , lés vitres doivent être propres & nettoyées ,
'ans fêlures, calibres, plombs ni boudinés. S'il y en a , il faut
*n faire mention par écrit, comme nous le dirons dans les
tats.,de maisons..
Le secret de peindre sur verre est', à ce qu'on dit, perdu. Je
Cr°'s plutôt que le goût de cette peinture, est passe. Chacun
a à l'économie ,; & par cette raison on s'est accoutumé à s'en
Passer. Aujourd'hui même c'est un défaut, en ce que cette
, Peinture obscurcit les lieux que ce vitrage doit éclairer.
On cintre le verre à volonté par le moyen du feu , sans en
'"érer la qualité ni. en ternir, le transparent. On fait une misse
Qe terre cuite qu'on cintre à la demande du circulaire dont on
a °esoin , & sur laquelle on applique le carreau, & par-dessus
n met une autre masse aussi circulaire , mais creuse ,. qui pe-
e stir le verre à mesure qu'il s'échauffe. On fait un feu de-
,everbere dans un fourneau ; on avance peu à peu cette masse
j,e terre sur laquelle estle carreau, &, après que la chaleur
,? rendu tel qu'on le demande , on lote peu à peu , & on
"îimue de même le feu. Ensuite de quoi , & lorsqu'il est froid ,.
n le retire du fourneau. J'en ai vu cintrer assez grandement
"°urfaire des demi-lanternes,
A. a îi|
374 Architecture Pratique.
DU VERRE DE BOHEME.
ON fait vitrer des croisées avec du verre blanc de Bohe*
me : ce verre sert encore au lieu de glaces pour les voi~
tures de campagne •■ on en fait aujourd'hui beaucoup d'ulage
pour encadrer les Estampes.
Ce verre est de grandeurs inégales , non soufflé , mais cou-
lé. Il se vend au paquet. Chaque paquet contient plus ou moin5
de carreaux suivant leurs grandeurs. Par exemple, la deutf
contient trois différentes mesures. 11 faut deux carreaux d'une
de ces grandeurs pour faire le paquet ; de même que la sept ne
contient que deux différentes mesures , de chacune desquel'£s
il faut 7 carreaux pour faire ie paquet , qui est toujours de
même prix. Deux carreaux de la deux coûtent autant que sepc
carreaux de la sept. Ainsi du reste Le paquet coûte d'ach^
14, 15 & 16 livres , & quelquefois plus , suivant la beau'6
du verre. Les prix suivans sont combinés sur iS livres toO*
compris.
pouces, pouces.
5'6 surl9? valent , , ,
La » porte j ^ zi ± chacune i4 1. os.o d.
La 5 porte
50 sur 2.1
30 21
valent
chacune 9 1. 6 s. 8 d»
5i6surl07 valent ' , ,.
La 4 porte j tS 10 ± chacun£ 7 1. os.od.
Lis ^iJ
** -iv*-VEXIEZ. ,"■'"■'"
r 2.6 sur 1 y - .
La «'porte j m j|{ £*£ 4 I. 1, s. 4 *
_ ■ s ji sur i«î valent , r n A
La 7 porte ^ 1? j chacune 4L eU^
Cii sur 10 _„,_
La 8 porte V1 sUfÏ6Î valent 1. 10 s. Q <**
De la Vitrerie: 3-75-
ta tô porte 18 po. sur 14 po. valent chacune zl. 16 s. o d,
La iz porte 17 po. sur 1 ? po. valent chacune il. 6 s. 8 d.
La 14 porte 15 po. sur 13 po. valent chacune 2 1. o s. o d.
La importe 15 po. sur 10 po. valent chacune 11. 15 s. o d.
Il y a en Bohême d'autres Manufactures qui ont des mesus
res particulières & disférentes de celles que je viens de don-
ner. J'ai vu deux Estampes au-devant desquelles étoient des.
verres de Bohême, l'un de $3 pouces sur i8, &. l'autre de-
a7 pouces sur 13.
H y a du choix pour ces verres , les uns ont une eau bien plus
"elle que les autres. 11 s'en trouve qui sont trop ondes , d'autres-
*'rent trop sur le verd d'eau , &c. Chacun peut en prendre suir,
VaW son goût ; mais le beau blanc eil toujours préféré.
a, isg
376 Architecture Pratique.
u? 5«£ àj£ Lé J * J »&ii^S'ii = iiiAsi/i^ *.M4
'-**-*-*-•* -X--***-*-*-*-*. -fc*-*-*-*****-* * J*
Z)£ Z,^ MIROITERIE.
IEs glaces & miroirs (ont aujourd'hui fort en usage dans les
_y appartenons. Cette partie esl encore du ressort de l'Archi-
tecte , qui doit lavoir les grandeurs des glaces qui doivent oc-
cuper les dessus de cheminées & les trumeaux , afin d'arrangé
sès dessins de Menuiserie, & de les orner à proportion de 1*
grandeur des glaces.
Il y a des tarifs imprimés de la largeur & hauteur des g'3""
ces , & de leurs différens prix. On peut, au moyen de ce ta-
rif, en prévoir la dépense , & en arranger l'ordonnance..
Dans les Hôtels considérables , les croisées des principal*
appartemens sont vitrées avec des glaces sans fers ni petits bois*
Les glaces artistement jointes sont retenues avec de petites vj*
dans les angles : ce qui n'arrête point la vue. On peut en vp1
disposées de cette façon à l'Hôtel de Gêvres , rue neuve sa"1
-Augustin. D'autres sont retenues dans les petits bois : d'autre*
dans des tringles de ser.
L'usage est de payer au Miroitier 10 pour cent de la va!eu
de la glace , suivant le tarif. Par exemple, une glace de 49 pou**
ces fur 58 , qui, suivant le taris, couir- roO livres., serap3yeS
pour pose , fourniture, risque & tain '50 livres.
S'il n'y a point de tain, on ne lui paye que j, pour cent »
c'est-à-dire, 525 livres. .
Il y a une chofe àobserver dans l'estimation des glaces, c'e
que le Marchand qui l'acheté , soit à la Manufacture, soit a
Particulier, ne l'estime que comme ayant 1 pouce de "l .
sur la largeur & un pouce de moins sur la hauteur ; de s°rt
qu'une glace de 49 pouces fur 58. ne fera estimée que 48 P0^.
sur 57 , qu'il payera 470 livres, fans égard au tain, & le.?aT*
ticulier perara fur cette glace 80 livres. Il eft bon de marcha15"
der avec ces Messïeurs. , ,
Toutes glaces à demeure doivent être portées telles <îu *j,.
les font sur l'état de la maison: elles font fous la garant'6
Locataire , qui est tenu d'en saire mettre d'autres si elle5 '»9
cassées eu endommagées.
377
DE LA PEINTURE
DI MPRESSION.
LEs principales couleurs que l'on emploie pour les
Impressions, sont le blanc de ceruse, le blanc de
I 0lien ou blanc de craie, l'ocre rouge , l'ocre jaune,
e Hoir de fumée ou d'Angleterre, le verd de montagne»
e verd de gris pour les treillages des jardins.
*our faire une bonne Peinture d'impression, il faut
■^ttre deux couches , & si l'on veut faire, par exena-
$e » une couleur de gris de perle , l'on fait la premie-
te couche de blanc de ceruse » la séconde couche l'on
y mêle de l'émail plus ou moins, jusqu'à ce que la
c°uleur agrée ; le tout doit être à huile de noix.
I Le blanc de Rouen s'emploie ordinairement pour les
^pressions à détrempe : cette composition est faite avec ,
e la colle de peaux de rognures de gandj; l'on en met
^ssi deux couches ; & si l'on veut que la couleur soie
]*e gris de perle, il saut y mêler de l'inde dans la secon-.
de couche.
•La couleur de bois est faite avec du blanc de ce.r
u*e mêlé d'ocre jaune ou d'ocre rouge & un peu dé
erre d'ombre, sélon les différentes couleurs que l'on
■ „eut faire ; l'on en fait à huile & à détrempe de pin-
ots sones de couleurs , & même de bois vené.
j Aux Impressions que l'on fait pour les treillages des
|*rditis., l'on y met trois couches , dont les deux pré-
fères doivent être de blanc de ceruse , &pourî'au-
*re > l'on sait un composé de moitié verd de gris &
57^ Architecture Pratiqua.
moitié verd de montagne : & pour faire nu beau ver»
l'on mêle une livre de cette composition avec une H*
vre de blanc de ceruie ; c'est la proportion qu'il *a
observer : le tout doit être à huile.
Pour la Peinture d'impression que Ton fait pour'eî
ouvrages de fer, l'on se sert d'huile grasse, ou bie"
l'on fait une composition de blanc de ceruse broyé avec
de l'huile de noix, dans laquelle on mêle du noir "e
fumée ou noir d'Angleterre : l'on se sert de cette c°a*
leur pour les portes, les rampes, les balcons > & aU'
très ouvrages de fer, pour empêcher la rouille, & poU
avoir une belle & bonne couleur de fer.
Je ne parlerai point de la dorure que l'on ernpj01
pour ces mêmes ouvrages de fer : cela ne convien
point ici.
L'on compte tous les ouvrages d'impression àlatra
vée, dont chaque travée doit contenir 216 pieds °
6 toises en superficie : quand il y a des moulures
des ornemensdesculpture, on les évalue à la superfrc
pour être comptés au pied ou à la toise.
ADDITION
A la Peinture ^impression-
I. T Arriais la Peinturé d'impression n'a été fi en vogue qu ^ s
J l'est aujourd'hui. Les peintures couleur d'eau ♦Pet't^I,ts»
jonqnille, lissas, gris de perle, bleu de Prune, les marbres}e*(ei
les menuiseries feintes avec cadres & panneaux , les pein gssS,
rechampies , &c. font la gayeté de l'intérieur des apparte s5 ,'
La facilité qu'on a de leur faire succéder d'autres coule
les renouvelle & les fait changer de face , & en même tlan'
satisfait par son peu de dépense le goût naturellement {e„
géant de notre Nation , dont la vivacité ne peut souvs
•nir sur des décorations toujours semblables. ce}$
On" appelle Peinture d'imprejsion ou barbouillage*
De la Peinture d'impression. 37^
*$* l'on couche à plat avec des brosses sur les menuiseries , les
^,Urs , les plafonds, &c. 11 y en a de deux sortes , Peinture en
trempe , Peinture en huile.
La Peinture en détrempe se fait avec delà colle-forte, &
P'Us communément avec colle faite de rognures de gànd ou de
Parchemin bouillies & réduites en une colle claire & transpa-
ente. On y mêle du gros blanc écrasé pour faire le blanc , &
,ne certaine quantité de jaune pour faire la couleur de bois ,
5 'a terre d'ombre , terre amerita ou tels autres ingrédiens
Pr°pres à faire les teints convenables. Cette peinture en dé-
re«ipe ne satissait que l'œil, & ne contribue en rien à la con-
etvation des matières sur lesquelles on l'applique.
Les personnes qui ne peuvent supporter qu'avec peine les
V ettiieres odeurs des huiles , font peindre leurs appartemens
1 détrempe avec 4, 5 ou 6 couches de ce gros blanc tapé ,
e"-àdire , qu'au lieu de traîner la brosse du haut en bas ,
n tape ce blanc du bout de la brosse , ensuite on le ponce
^ec pierre de ponce , ou on l'adoucit avec un linge mouillé.
1 n applique sur cet enduit deux couches de couleurs fines
r°yées à l'eau, & ensuite deux couches de vernis blanc. Lors-
ne les moulures de menuiserie sont bien retirées au fer & évui-
?ees î & qu'elles sont rechampies de couleurs différentes du
°nd , le coup d'ceil en est agréable II faut que les couches
*" détrempe soient chaudes, chaque fois qu'on les applique.
Les peintures d'impression à huile sont d'un bon usage,'
?H ce que de quelque couleur qu'elles soient, elles contribuent
,e^ucoup à la conservation des bois. Les premières couches
°lvent être nourries en huile & les Secondes en couleurs. Il
,e faut pas mettre une couche que l'autre ne soit seche. On
r 'ert d'huile de noix ou de lin , & les couleurs sont broyées
hiUs 'a molette avec huile d'oeillet. Plus elles sont broyées , ■
£** elles sont belles & luisantes: elles fontaussi plus d'honneur
. ? de bénéfice au Maître. Lors de l'emploi des matières, on
J ^et de l'huile ou essence de thérébentine , & un peu de li-
s§e pour les faire secher plus promptement, & les empê-
■heTr de jaunir.
j ^e blanc en détrempe se fait, comme nous l'avons dit, avec
0 8ros blanc écrasé , que l'on emploie avec de la colle de gand
jj.de parchemin , ou au défaut avec de la colle forte. On y
,-e'e du noir de sumée ou de charbon pilé & broyé à l'eau,
su"s ^oi le blanc jauniroit. Il faut (avoir ménager la colle ,
;j lyant les endroits où ce blanc est employé. Par exemple ,
en faut peu pour les plafonds & autres parties qui ne sont
^Posées qu»^ ja vue . j^ais ss en faut davantage à celles qui
.ç ",' e*posées aux frûttemens. Si on en met trop , le blanc s'é-
Ulerai si on n'en met pas assez, il blanchira les habits.
'380 Architecture Pratique.Il faut de nécessité deux couches de blanc aux plafonds neufs •
mais les vieux plafonds doivent être préparés à recevoir ce bla*e
par plusieurs couches de chaux éteinte & claire , ce qu'on a?'
pelle èchauder.
Le noir à huile pour les balcons de fer, rampes d'escalief?*
barreaux de fer , &c- se fait avec huile de noix & noir de 1"'
mée. Plusieurs au lieu d'huile , l'emploient avec vernis gras *
l'esprit de vin, pour faire plus promptement secher. Une ^
couche lorsqu'elle est bien nourrie suffit ; mais il vaut nùeU
en donner deux également nourries , & foiblement.
L'Impression en verd sur les treillages & dans les jarû"15
se fait avec verd de gris broyé. La première couche se ^
en blanc de ceruse , la séconde en, même blanc mêlé d'un pe
de verd , & la troisiéme aussi avec du blanc , dans lequel"11
«lis la quantité de verd suffisante pour le former. Le verd eH1'
ployé pur ne serait pas beau. Plusieurs mettent pour preffli^
couche du jaune , d'autres de la terre d'ombre, d'autres de
couleur olive, &c. disant que ces couleurs fortes soutiensse
mieux le verd. Je croirais plutôt qu elles garantissent & c° ■
servent mieux les bois ; car les verds n'ont leur bel éclat <lu
la première année. .
Le vernis est fait avec de l'esprit de vin, de la gonllL
copale, du sandarac & autres ingrédiens connus. Il y en *h.
gras & de blanc. Le vernis sec est le meilleur pour les na,.
mens. Le vernis est une liqueur sans couleur ni épaisseU^
ranime, les couleurs , en leur donnant unluisantde glace. ~ i
couche de vernis suffit sur les couleurs en huile : il en faut de
sur les couleurs en détrempe. ,
Les lambris neufs destinés à être vernis sans couleurs °°i£
vent être replanis 6k dégraisses légèrement. Ensuite on yPa t
une couche ou deux de colle de gand transparente : pu's °"
applique deux couches de vernis blanc. . £
Le blanc de ceruse & le blanc d'Espagne ou gros blanc/0
les bases fondamentales de la peinture en impression..!' n^.
Î>oint de couleur , quelle qu'elle soit, où il n'y entre du b'a0._j
e blanc de ceruse pour les huiles , & le gros blanc p°ur
détrempes. .
On appelle ïnolleton du gros blanc broyé à l'huile >. ° £
l'usage devrait être interdit. Les personnés versées enbâ»me^
en savent bien faire la différence ; on passe un doigt *u!j. „t
langue , ensuite on l'applique sur cette peinture , en prei
un peu & traînant par bas, la couleur suit comme un r
leau de ruban. rC
II. Toutes les Peintures d'impression, de quelque "a je
& espece qu'elles soient, se toisent à toise supersicielle
56 pieds, tout vuide rabattu, en faisant distinétioss ^e
qualités par rapport à leuts différens prix,,
De la Peinture d'ïmpresS-iôk. 381
*'fe tcisé des plafonds se fait en dans-œuvre des corniches»
* on compte les corniches à part, leur pourtour sur leur dé-
e'°pernent} qu'on évalue à i pied ou 6 pouces suivant leur
Sondeur.
£es planchers hauts dont les solives sont apparentes , sont
''es longueur sur largeur en dans-œuvre des murs. On toise
njuite les jouées des solives , poutres & sablieres, le tout ré-
''a toise superficielle.il est mieux 6k, moins embarassant de
. «urer une jouée de solive , compter le nombre de ces jouées
i. en ajouter la somme à la largeur , ou bien combiner corn-
en de fois cette somme est contenue dans la largeur, &
mpter ce plancher pour le nombre ou partie de faces qu'il
^ "tient. Par exemple, je suppose un plancher de 14 pieds
0n .§e gami de ao solives, dont chaque jouée aura 6 pouces,
joutera à la largeur xo pieds pour les jouées des solives,
bien on comptera pour toise ~ ou .
j *<s lambris de hauteur ou d'appui sont toisés en superficie ,
s. ^e'que couleur qu'ils soient peints, tout' vuide rabattu ,
1 "Sr'.cn augmenter pour les moulures de menuiserie, soit qu'el-
I 'oient rechampies ou non. On explique seulement la cou-
îi le vernis , le nombre de couches & le rechampissage.
f. ' sur une impression faite sur un lambris ou mur uni, on y
slt des panneaux feints de menuiserie , on les compte à parc
J*nt la pièce , tant grands que petits. Les cimaises ou cor-
pus, auni feintes se toisent au pied courant : on mesure en-
v'lî le pourtour d'un grand & d'un petit panneau dont on
ç "d moitié ; 6c cette moitié sert de règle pour connoître
.'Ubien de panneaux sont renfermés dans le courant de ces;
tié a,^es ou corniches. Par exemple , je suppose que la moi-
jjjJj^uite d'un grand & d'un petit panneau soit 12 pieds, u
^.^ courans de cimaise sera un panneau , & la corniche de
me si elle n'a pas plus de membres d'Àrchitechire qu'il y
^ a aux panneaux. Car s'il y en a plus , ils seront évalués
Proportion : par exemple, s'il y a quatre membres aux pan-
Piei?X ' ^ ^'^ y en a'r C'nCî a 'a corn'cne ou c'maile , 48
as courans seront comptés pour cinq panneaux, &c.
6tl,es, marbres feints sur des cloisons , murs, niches & autres
^ roits , sont toisés à toise superficielle , tout vuide rabattu ,
0» °nt. distingués suivant leur espece. Ces marbres sont plus
% ^°ms chers à proportion de ce qu'ils sont approchans du
Wais nature'* ^ e^ ordinaire à Paris Se dans les maisons de
We ancej> de faire peindre les chambranles de pierre en mar-
jp ' ^u'on estime à tant la pièce sans toisé. Dans les grands
H1*rte'nens, on peint les frises au bas des lambris en même
fy .r£ cjue les chambranles de cheminées ; ces frises se toisent
'aiment au pied courant,
38^i Architecture Pratique»Les croisées à carreaux de verre peintes sur les deux race
sont toisées leur hauteur sur leur largeur. Ces deux faces»
sont comptées que pour une , lorsque les carreaux sont colle
en papier , savoir, £ de face pour la face intérieure , & 7 °
face pour l'extérieure, parceque les petits béis ne sont pa
peints. s ,
Si les carreaux de verre sont mastiqués & rechampis '(!
les mastics , cette croisée est comptée pour face . Si les feul
Jures & côtés des dormans sont peints en première couche >
elle est comptée pour deux faces- S'il y a des volets ^
ouvrent de toute la hauteur, peints sur les deux faces de r"
me couleur que la croisée , ils ne sont point.toisés à part, *nf
on les compte pour deux faces Si les couleurs sont différent »
ils sont toisés séparéme-nt suivant leur superfîcie.
Les croisées à panneaux de verre sont toisées de leur suPe '•
ficie , de laquelle on rabat le vuide des panneaux , & cC 1
reste est doublé. ...
Si au-devant d'une croisée , il y a des barreaux ou un gn ^
ge de fer peint en noir , qui soient espacés de 6 pouces en .
pouces & peints sur toutes les faces ; ils sont comptés en n°l,.
une face de la même superfîcie que le dehors de la cs° jg
Les verds de treillage de maille de 6 & 7 pouces peint, ^
deux faces , sont toisés à toise superficielle , & sont compte .r
moitié. Quand ils ne sont peints que sur la face & les ep
seurs, ils ne sont comptés qu'à 3 toise pour une , & les a
très mailles à proportion, ^
Les décorations de treillage , comme vases , paniers
fleurs & autres, sont estimés à tant la pièce.
Trix aBuel des Peintures.
Blanc en détrempe sur plafonds neufs à deux couche5' > ^
6 s. la toise ; à une couche 3 & 4 s. sur un vieux plafoi>d >
échaudé de plusieurs couches , 7 & 8 s.
Blanc de ceruse à huile à deux couches, 40 & 4*''
Couleur de bois en détrempe , 11 & 1 j s.
A huile, 55 & 38 s. , •„,
Verd de gris pour treillage avec réduction , & verd P
al. 15 s. &3L
Vernis , jo & sj s.
Marbres vernis, 16, 18 & 20 L
Noir à huile , 30 & 35 s.
- Noir au vernis , 4J & 50 s. >e(i
Les autres couleurs de saintaisie, tant en détrernp6 °gjC.
huile , comme, petit verd couleur d'eau , jonquille , ''Saii!j 0
sont ordinairement rechajnpjiss d'une autre couleur, ke
De la Peinture d'impression. 3S5
*^fempe sont un peu plus chères que celles en huile
c»ampissage est évalué pour une couche.
rC'
^rSKSOHWWBÉHMi
De la D O K V R £>
A Dorure est une partie qui concerne encore la Pein-
. -L_y ture en impression , en ce que ce sont les Maîtres Pein-
es qui en font les entreprises, ainsi que de la Bronze.
I *' y a de deux sortes de dorures, l'or mat ou cr cou-
Ur): l'or bruni , taillé & réparé.
s„ .0r mat est appliqué tel qu'il est sur les endroits unis ,
. la détrempe pour les ouvrages intérieurs , ou sur l'huile pour
Ouvrages extérieurs exposés à l'injure du temps.
sL°r bruni, taillé & réparé est appliqué sur un apprêt de six on
%[ iC0Ucnes de blanc à la colle adouci avec la pierre de ponce
0 , l'nge mouillé; ce qu'on appelle du blanc à la dorure.
j tepare avec des outils les endroits où ce blanc est trop épais
se s les fonds , & surt-tout aux sculptures. Ensuite on y pas-
its^ couche ou deux à'affiette qui est composée de colle Se
a 'anguine , sur laquelle on applique l'or avec de l'eau claire.
* y es quoi, & lorsque le tout est bien sec, on polit l'or ( ce
sil 0tl appelle brunir ) avec des outils d'acier, de pierre à fu-
jj>U d'agathes taillées exprès , dans les endroits convenables.
tJ'Or mat en huile s'applique sur deux couches de blanc de
tj. e à huile de noix aux endroits à couvert, eu deux cou-
W ,cre Jal,ne à huile aux endroits à découvert. L'une ou
gu; re «ant bien sechée , on y met une autre couche de san-
%. e °u d'ocre , ou d'autres vieilles couleurs engràissées. Lors-
fe^^te dernière couche est bien imbue , l'on y applique les
<le es, d'or, que l'on appuie légèrement avec du cotton ou
''tau'tes brosses faites avec du duvet de cigne, pour les faire
t,Cher,sur la couleur.
'Ws r ^ t0'^e au pied-qûarré de 144 pouces, & se me-
j>rçn Ut sa longueur, largeur ou pourtour. Ces mesures se
'3qUei?nt avec une bande de parchemin étroite & mince, sur
*Vtoe Pouces & les lignes sont marqués. On prend^ le
jiH|tj Jîr des moulures, le mieux qu'il est possible, que l'on
s Cq Par'a longueur, pour les réduire au pied quarré; &on
ta ?pte Par pieds , pouces & lignes, comme à la Vitrerie.
Sé'm Ure des bordures de glaces, de tableaux , trophées ,
'ossç °ns de sculpture; comme consoles, agraffes, voluttes,
^m ' crei,x, figures, bas reliefs, festons, &c. se toise de
> en contournant avec une bande de parchemin le pour-
3S4 Architecture Pratiqué.tour de ces saillies , autant juste qu'il se peut faire , que le*
réduit aufîï au pied quarré.
Le livret d'or battu contient i<, feuilles , ce qu'on appe
lie
un quarteron d'or. Il y en a de disférens échantillons ; mais le
plus ordinaire est de 4 pouces sur tout sens. Ce livret en ouvra'
ge uni peut faire, entre les mains d'un bon ouvrier, 2 V-i
d'or , y compris le déchet, & en ouvrage d'ornement 1 P'e
& 1 pied ~. C'est une matière bien délicate.
Le prix actuel du pied d'or taillé , réparé & bruni 5 est "e 4
livres & 4 livres 10 sols , & d'or mat, 3 livres & 3 1. 5 s- »
L'or jaune est le plus estiuié & le plus aisé à employer. L'orP
le ou verdâtre est le moindre, Se ne'plaît point à la vue.
De la Bronze»
LA Bronze est de diverses sortes ; bronze antique , kr°n s
dorée, bronze pâle, bronze couleur d'eau. Toutes c.
bronzes sont du cuivre calciné réduit en poudre. Le degre .
chaleur y donne la couleur que l'on veut. La plus belle V .
d'Allemagne. Celle de Paris lui est fort inférieure : elle se ve
en petits paquets du poids d'une once. .;,,
Ces bronzes s'appliquent sur les serrures des portes & £ „
sées sur une couche de vernis ou de mordant. On bronze
core au feu les espagnolettes , les tringles de rideaux , leS 'ati
latres des serrures. Tout le secrét ne consiste qu'à donne'
certain degré de chaleur à ces fers avant d'y appliquer 'e.Vj jt
nis & la bronze. C'est la meilleure méthode, & celle <îu'
durer la couleur plus long-tems.
Les bronzes s'estiment à tant chaque pièce ou le pied c°uS
rant de hauteur. Chaque petite pièce vaut 1 sols, 5 , !e]le
moyennes & 4 sols les grandes. La ferrure d'une croisee ^
11«
, &
que nous l'avons détaillée dans la Ferrure , sera estimee ' )
6 livres , celle d'une porte 3 livres & 3 livres 10 sols. 0li
La bronze antique ne sert que pour les sigures, stat.°.
médailles. Elle se soutient long-tems. On l'ellime à la P1ÊC, .
La bronze couleur d'eau est la moindre pour le serv>ce • ^,
le ne brille point, coûte plus cher que l'autre & ne faiC P
d'honneur.
*i
V*.
• 3*J
DE LA SCULPTURE.
*• 1 Es ouvrages de Sculpture sont un des ornemens des
_j Bâtimens , tant à l'extérieur que dans l'intérieur , quand
';s sont placés sagerrrent & sans confusion. La richesse des
)culptures dans les Ordres Corinthien ck Composite en eil
uie preuve, parceque ces sculptures y étant faites à pro-
P°s , n'ôtent rien de l'élégance &, de la beauté de ces Or-
^res : tous les autres Ordres en sont aussi susceptibles. Cepen-
'^•ant la beauté de l'Architecture n'est point altérée par le dé-
'*ut de (culpture ; au contraire,, une iioble simplicité a quel-
le chose de grand & de majestueux, que l'on ne trouve
Point dans une Architecture chargée de Sculpture , 8c que par
?Jrision on appelle dentelle. Qu'on compare le Portail de saint
^ervais avec celui des Jésuites de la rue saint Antoine. Quelle
dissérence ! On s'arrête à celui de saint Gervais pour l'admi-
ter » & à l'autre pour y voir des retraites à pigeons qui ça*
chent totalement les Ordres d'Architecture.
L'Architecture & la Sculpture sont, dit-on , les deux sœurs :
"lais l'Architecture est certainement l'aînée; elle marche éga-
lent avec sa sœur & sans elle ; mais si l'Architecture dort,
5 soeur veille & la désigure.
Nos Architeéles françois ont reconnu l'abus de la Sculptu»
/«ans l'Architecture. C'est pour cela qu'ils en font peu d'usage:
j °e s'attachant qu'à la . distribution des appartemens, & à
v^r procurer des commodités, ils emploient la Sculpture & la
t,e'nture à les rendre brillans & de bon goût. C'est à quoi ils
v^iiisTent très-bien : ils surpassent en cela ceux des autres
ai!?nsj même les Italiens , qui ne s'attachent qu'à l'extérieur.
^est donc dans les appartemens qu'on fait briller la Sculp^
k e> en ornant les corniches , les menuiseries , les cadres ou
ces s res de glaces , dessus de portes , de tapisseries, &c. Mais
tléj- ulPtures ' quelque bien sinies qu'elles soient, perdent leur
'catessé par la peinture ou dorure que ces ouvrages exigent,
lées S (culPtures peintes & rechampies, quelque bien travail*
Hir ?u'elles soient, deviennent fades & dégoûtantes. La do-
'lOrriK' convient mieux , à cause du brillant : mais le grand
Wçre de couches qu'on est obligé de leur donner, les mes
^6 ârchîtectûr.è Pratique.dans le cas de les réparer, & cette reparure n'est pas à beaucoup'
-près comparable à la finesse & à la délicatesse de la sculpture*
lorsqu'elle est bien finie.
Quoi qu'il en soit, les sculptures sur bois ne plaisent qu'ai»"
tant qu'elles sont dorées. Le goût françois veut du brilla»*
& un ensemble diversifié, mais assbrti , qui lui plaise &
'qui ssatté la délicatesse de son goût , sans s'embarasser »
une bordure, agraffe, console ou cartel est bien ou mal fini e"
sculpture, pourvu que le coup d'œil lui plaise , soit par sa fornje
régulière ou bizarre. Il y a autant d'habileté à un Sculpteur oe
savoir ébaucher & finir grossieremént certain ouvrage, que «B
le savoir finir délicatement, suivant les places où on le destine*
Le goût bizarre des Cartels 8c des Chinois est encore fort à la
mode , & depuis long-tems. Il suffit que le premier coup d'œ"
ne déplaise pas , on s'y accoutume. Ce goût le décidant, engage
les Artistes à de nouvelles études qui les perfectionnent de p'uS
en plus.
Les menuiseries sculptées demandent de la dorure pour plaise'
Telle menuiserie, quelque bien choisie qu'elle soit, ne pla1'3
qu'autant qu'elle sera diversisîée par différentes couleurs. M*15
la sculpture ne veut point être confondue dans ces couleur »
elle veut absolument de la dorure. Les ferrures mêmes oass
les appartemens veulent être totalement bronzées : ou si eJ'e
sont brunies ou en couleur d'eau , les moulures en doivent eir^
dorées & bronzées. Les fauteils , les canapés & bergères ve
lent un tout-uni prosilé; mais s'ils sont sculptés, ils detna"'
dent la dorure , & non les peintures rechampies , comme &
les des lambris.
II. Toutes les sculptures , comme figures , bas-reliefs, tr°'
phies , chapiteaux, palmettes , consoles , coins , rosettes, &c'
s'estiment à la pièce, suivant la matières & la délicatesse d
travail. »es-
Mais il y a d'autres ouvrages de sculpture ordinaire qUI s ,a,
timent au pied courant : tels sont ceux qui se font en P.
tre pour les gorges des corniches , ceux qui sont taillés p°ur
moulures ou membres d'Architecture, ceux pour les frises » f>
chitraves , cadres, bordures , chambranles, &c. tant en a%
bre, pierre, bois;& plâtre, dont le toisé est uniforme , & ^ P
dissérent suivant le travail & la matière. jg
Il faut remarquer que quoiqu'un membre d'ArchiteéIure
corniche ou autre en plâtre ou en pierre, soit orné de sct»P g[!
il n'en est pas moins compté au Maçon, & la Sculp£Us
Sculpteur, _ jâtse
A Paris, sur-tout, on fait beaucoup d'ornemens en,"o(ls j
qu'on jette en moule, comme gorges de corniches , g0 ^25
console.s, bas-reli^fïj «oin** rosettes, & îqus autres"
s)Ë tï ScULi?TUÏLE; 3S7
iè's qui sé marient avec le plâtre. C'esl une facilité pour orner
à peu de frais des plafonds. Les moules de ces omemens sé
trouvent tous faits chez les Sculpteurs. Lorsqu'on a choisi ce qui
|>laît le mieux, il faut faire prix à tant la pièce ou tant le pied cou-
rant de telle & telle sorte, & ne pas attendre que l'ouvrage seii
ïnis en placé.
Les bordures dé glaces , de tableaux atl-delTus dés portes j
les bordures de tapisseries 6k autres, s'estiment au pied cou-
rant ; telle vaudra 6 livres le pied , qu'un autre ne vaudra pafc
3 livres.
, C'est le Menuisier qui fournit lé bois au Sculpteur j lequel
*oi's est compris dans ses mémoiresi
i
£ H
$8S Architecture FràtïqueV
tr
£>£ Z^ MARBRERIE-
LE toisé des marbrés en général se fait.de trois façons. 0A
le toile d'abord au pied cube, ènsuite ses mouiurès au pi<jd
superficiel , chaque membre couronné de son filet pour I pie"'
6 ensuite le polissage aussi au pied superficiel.
Si la masse qu'il faut réduire au cube est plus forte à u"
bout qu'à l'autre , la mesure s'en prendra dans le milieu, °tf
bien par la moitié de la superficie des deux extrémités ; si131'
si le plus fort étoit dans le milieu, ce seroit là où cette &e'
sure se prendroit.
Tous les marbres employés dans les Bâtimens sont toifes '
savoir , chambranles, de cheminées , dessus de tables , buffets »
revêtissemens , cuvettes , &c. Je vais détailler un chambrasi'e
de marbre d'Antin contourné sur son plan & de 4 pieos ' •
pouces de long, sur 1 pieds 10 pouces de haut, le tout c
dans-œuvre.
Cube du marbre.
La tablette contenant 6 pieds 1 pouces de long , 14 pouce
de large & 1 pouce i-d'êpais-
seur, vaut au cubé . -. o .pi. 10 po. 9 li. 6 poi»
La traverse de face îiu-des-
"sous, 6 pieds 1 pouce de long,
7 pouces d'épaisseur & 14 pou- . *
ces. ~ de haut, vaut ..... 4 p. 3 po. } li. J P01' V
Les deux jambages conte-
nant chacun x pieds 5 pouces
de haut, 8 pouces ~ de large
& j pouces~ d'épaisseur, va- . i#'
lent ensemble . . . . . 1 pi. y po. 6 li. 4 Voi' *' .
Les deux revêtiss'emens des
jambages de chacun 5 pieds y
pouces i de haut sur 7 pouces s
de large, & d'un pouce d'épais- . 1,
leur, valent ensemble .... O pi. 4 po. 3 li. 10 P01' '
Le foyer dans un cadre de
blanc veiné , contient 6 pieds
de long, 10 pouces de large & '•
ip«u«edep«ûeur,vaHt ... © pi. 10 po. 0 & ° *""
De la Marbrerie. 3^9-
Touté laquelle quantité se monte à celle de 7 pieds 10 pou-
ces 1 ligne z points 4 , à quoi il convient ajouter un sitxiéme
pour le déchet ( plusieurs ne comptent que le huitième ) ce
Sfi fait 9 pieds cubes de marbre , au prix de 50 livres le pied ,
'ont la somme de . .. ... . 4s o 1, o s. © d. '
Moulures polies.-
.les moulures de la tablette sur le devant contenant it
pieds -ide pourtour, compris 6 pouces pour
*naque angle rentrant & saillant, sur % pieds.
tie profil, valent ...... . *".. ■ 15* pi. O po.
Celles de la traverse de face, savoir-, les
^atre petites tables saillantes, ensemble 8-
P'eds 8 pouces de pourtour sur 1 pied de
frofil, valent . . ... . . " -. S %
L'aitragale au-dessus 7 pieds 4 pouces de>
Pourtour compris retour, sur 1 pied  de pro.-.
'» vaut........ . 11 $.
Le cadre du cintre & des .jambages con-
Jj-nant 9 pieds de pourtour sur 2 pieds de pro-
nl» vaut . - . '......18 «
, tes six tables rensoncées & les deux ova»
{s dans le chantourné des jambages & cin-
.e de la .traverse contenant ensemble 1$.
pds 8 pouces de pourtour sur 1 pied, va-
-, ' • • ». • ... .-. . » ij $
y^es quatre arrêtes des deux consoles j
ç "s l de pourtour sur ensemble 6 pieds
J^pris un cavet dans le champ des pilâmes ,
a'ent • ' 1* ~
: ^es quatre tables des revêtissement des
J^ges, ensemble 15 pieds sur 1 pied -^de
*sK valent . ...... . . . **< *
Pi^sS arr^tes d^ ^eux s°cies ensemble 10
> ,s -s pouces sur 6 pouces , valent .... } '4t 9>.
$ aAragale au-,dessus desdits socles 7 pouces-,
y, PQnrtour sur ensemble 2 pieds de profil ,
1 v . . • ..... .. t.. at- -
ti ^ 0utes lesquelles moulures se montent ensemble à la quanti-
^Z fi'*7 Pieàs 10 ponces £, au prix de 3 livres ij sols le pied;
" %iel compris le polisTage, font la somme de 475.1. io s. 7 di
ts& ÂRCHÎTECTUB.1 F R A T ï Ç l? li
.4 lu
folijsage de l'uni.
Le dessus de la tablette contient 6 pieds a pouces de long
sur 1 pied 2 pouces de large, & vaut au
piçd supçrficiel.......7 pi. apO'
Le foyer 6 pieds sur zp pouces , vaut... 10 p '
La voussure & la traverse de face 10 pieds
|jir 6, pouces 3 yalent. ,.,,.. 5 o
Tout lequel polissage se monte à la quantité de zz pieds *
pouces 4 lignes, au prix de 3 5 sols le pied à cause de la disficulté
de polir ces marbres, fait la somme de . . . jS 1. X6 s. 6 d<
!La sculpture dudit chambranle est comppsée d'une agrat»?
$u milieu accompagnée de feuilles de vigne, godrons, en'
roulçmeas , coquilles & autres, le tout se repliant sur l'alfa*"
gale, estimé pour cela somme de......19^''
Les consoles sçulptées avec festons tombans & remontai?5
dans les volutes , & au-dessus une agrasse couronnée d'un e»"
roulement en yplutte , avec quatre éçoinsons en feuilles de r?
sente & de pampre estimées ........ ièf, ,
Au. centre & dans l'arriére-vouffure deux grandes ' feu»le,
d'eau sortant d'un enroulement dégagé , & tigettes au-delwH-:
fflimées. ",' , ".', . . . . . ".' .' ... . 16i'
L'iriçrustement d'une barre de fer dans la traverse de f?ce/
sstimç ,,„.,. , < , , , . . - . * '
La pierre au. dessbus du foyer de liais de Maisons de z P° .
ces d'epauTeur, estimée .......... * '
Total dudit chambranle" effimé par deux des plus habi'e/-
^sarbriers de Paris, 1415 1. 7 s. *
Ç>n voit pat ce détail comment se toisent &
les différentes sortes d'ouvrages en marbre. Les
ges unis sont d'un prix bien différent de ceux qui (°nJ f^g.
jiés de moulures d'Architeélure. 11 n'est cependant pas 4?0'^j
de toileries, chambranles de marbre : il n'y a que ceux H
sont d'un marbre cher, & dont le travail passe l'ordinaire » <1 $
l'on toile t car pour les autres, on les estime à la pièce- ^
plus ordinaires ne contiennent pas plus de $ pieds cubes
jnarbre, ^
'Les Marbriers font encore des compartimens de fflarfï j su-
pp. en marbres diversifiés ; on les toise de même au p1*
perSciel, & pn les eÛirne suivant l'ouvrage. h^c"-
ir Ae&<
* P*9
ïîs entreprennent aussi le carreau de liais noir «^ - ^
Ç'esî le goût d aujourd'hui, de faire carreler les paj".er. 1
eran.ds. çsçaliers 6ç les anti-chambres en carreaux de lia'5 a
De la Marbrerie. 33^feans qu'on remplit de petit carreau noir de Sentis ou de Flan-
dre. Il 'en faut 36 pour faire une toise & 36 petits carreau*.
Ces palliers & anti-chambres sont entourés au pourtour de
bandes de pierre de liais. Il y...a aussi., du petit carreau de 9
vc 10 pouces pour poser dans de petites pièces. Ils ne. sont-
Sas plus chers que les autres.
Prix de dijsérens marbres.
Brèche violette afriquain., coûte 70 livres le pied: il est de.
"Onne durée., ck résiste bien au feu.
Seracolin. Le beau coûte 90 livres le pied, & le commun -
*p & 70 livres. Il n'est pas de grande durée, à moins qu'il
ny ait des barres de fer incrustées en-dedans.
■ Cervelas & verd campan sont de bonne durée & résistent
~len au feu. Ces marbres bien choisis de verd & rouge agréa-
blement mêlé, valent 80 livres le pied. Lorsqu'il est tout verd il
ne vaut que moitié pour le prix. & la, durée. S'il est tout rou-
8e , il vaut encore moins. Il y en a de coquille qui ne mérite
Pas la peine qu'on en parle.
Brèche de ssorierès qui est comme un habit d'arlequin , est de-
Sonné durée & vaut 3.0 livres le pied.
Brèche d'alet est rouge , & brèche dé Worence est noir.
Brèche grise des Monts Pyrénées, vaut 40 livres le pied ; la.
plupart n'est qu'une emplâtre de mastic. Lorsqii'elle est saine
'lie se soutient au seu & ne se casse pas.
Brèche de Florence, près Dinan en Flandre , est filardeuse &
jaut 18 à 10 livres suivant la longueur des blocs ; il faut la
toutenir en y incrustant des barres de fer.
Brèche violette est magnifique quand elle est entretenue. Si
°n la néglige:, elle passe comme une fleur. Le feu la.
Perd j & elle est très-sujette à se tacher par la cire, la peinture,
•huile, le suif de chandelle ou autre. Rien n'est si beau pour
es appartemens d'été. Celle qui est bien violette & bhnche
J^ut 80 livres le pied. Celle qui est blanche & noire n'est
b°nne que pour les sculptures , & ne vaut que 10 livres le
. Le blanc veiné & le bleu turquin n'ont que leur passée ; car
|Is iaunissent & sont sujets aux taches comme la brèche vio-
ette , & valent 40 livres le pied. Le marbre blanc , qu'on appel-
niarbre vierge , est aulîi facile à tacher.
ç Le Languedoc est de deux sortes , l'un qui est comme du
*ng de bœuf ne vaut rien qu'en grosse construftion ; mais il
s eJ» a qui est mêlé de bleu qui est recherché, & autant es-
'me que.le Seracolin par son éclat. Il résiste bien au seu , &■
13° > 36 & même 40 livres.
B, b. i%.
'35>i Architecture Pratique.Les marbres de Flandre , comme Griotte , Gauchenet, Cef"
sontaine, Rance , S* Remy ou Malplaquet, Montbard, Royal*
Merhmont, Givet, &c. sont des marbres communs à Paris, ot
sont de bonne durée lorsqu'ils n'ont pas de fils & qu'ils ne
sont pas débités à contre passe, c'est-à-dire, de travers ; car
dans ce cas ils s'en vont par délit & demandent à être soute-
nus par des barres de fer encastrées dedans, étant ordinaire'
ment exposés aux grandes fatigues- Ces marbres sont tous
de 18& io livres, & quelquefois meilleur marché, suivant^
<hsette ou l'abondance.
Le marbre à'Jntin est de deux sortes. Il y en a de *°ut
pâle qui est le inoins estimé ; on le nomme autrement marbre
veretre ; il y en a encore qui est un peu moucheté & qui e
le dernier de tous. Celui qui imite le Seracolin ne se peu
înettre en œuvre, à moins qu'il n'y ait des barres de >er-
encastrées dedans. Il est plus propre pour les appartemesi*
d'été que pour ceux d'hyver. Le bon & beau d'Antin Va"
depuis 60 jusqu'à 80 livres le pied, & n'a même pas "S
prix suivant son choix.
Le Portore est de deux sortes , le moindre est noir & d'W
jaune rriorné : il est bon pour les sculptures. Au beau P°r'
tore le noir est comme de l'encre & le jaune comme de 1 °r"
Il pete au feu & n'est que de parade pour les tablës-& &'
Hêtres. ïl vaut 80. livres le pied, & dans sa défaillance is **
20 livres.
La Brocatelle est rare 6i a la qualité du Portore : elle 2'pâ*
lu jusqu'à igo livres le pied : elle est jaune & rouge , & Par
nuages.
La Sainte Baume & le marbre de Tray en Provence irnitcJît
la brocatelie d'Italie. Ces marbres ont valu 60 livres le pie^ '
& sont rares.
Le marbre noir de Dinan est plus parfait que celui de N3?
mur. Il est bon pour les épitaphes & les sculptures. Il se ^etl
à la lame , & revient à 15 livres le pied.
Le marbre de Sicile n'est propre qu'en tables. Il est 'aA,
prix dans sa beauté quand il est rouge, mais quand il est Pa"
il est estimé à rien. - . ,0
Le marbre de Laval est ce qu'il y a de plus commun à "J
ïis. Quand il est bien travaillé il trouve sa place dans le c0"1'
atnun & dans la satigue : il vaut à peu près 11 livres le pie '
il est assez ressemblant au seracolin. ^
Lé Cipvlin. ne s'emploie qu'en colomnes & pilastres. I' e^
par grandes nuances de blanc & verd pâle comme l'eaU
tiisr , ou la ciboule. , •.
îi y a encore le lapis, le sirpentin, leporphire 8i.legra'i
Ces aiarbres ne s'emploient qu'en corvées»
De la Marbrerie. 393
Autres prix.
, Tous membres couronnés d'un filet en marbrerie sont comp-
as à l'Ouvrier pour i pied d'ornement comme à la maçon»
nerie , & il lui est payé 3 o & 5 5 sols plus ou moins , suivant
a qualité du marbre , & ainsi de tous les, autres ouvrages de
jj^rbrerie , à l'exception de la sculpture & du polissage ; & le
Maître fournit les outils.
**e polissage est payé au Polisseur 30 sols le pied superficiel.
*-e sciage est payé 10& 12 sols le pied, deuxparemens pour
1n1 6c le Maître fournit les scies & le grais.
. te carreau blanc se vend à Maisons proche de Charenton
jIr le pied de 11 & 1 i livres la toisé, savoir , 3 6 carreaux
re. ' - pouces , & des autres mesures ce qu'il en faut pour
'Je la toise ; le tout rendu au chantier.
. te carreau noir de Sentis ou de Flandre revient à 4 sols la
f£Ce» Pour pose & façon, on paye ordinairement 3 livres Se
3 '"Tes j sols la toise.
« Les chambranles de pierre sont faits avec du liais de Maï-
r^t de Nanterre, de Senlis , &c. & se vendent, étant po«
vs. & mis en place, 18 & 20 livres chacun. Ces pierres de
ja's coûtent 18 & 10 sols le pied rendues à l'attelier. Il y a
.? 'Jais près les Chartreux de Paris qui revient à 5 livres le
pd. Il y en a encore dans la Plaine de Mont-Rouge qui cou-
eîo, ^o, 30 & même 10 sols le pied.
Défauts du marbre.
* ."arbre sier, celui qui est trop dur, disficile à travailler 8t
^l à s'éclater, comme le marbre de Namur.
}j Marbre silardsux ou plein de fils , comme celui de sainte
5Urr,e & je seraColin.
n Marbre pons, qui ne retient pas ses arrêtes & est de la
M 6 du grais'
ks r^re terrajseux, celui qui a des tendres appelles terras-
^ qu'il faut remplir avec du mastic, comme le Languedoc.
tai ^,arbre camelottè, celui qui étant de même couleur paroît
i;e après avoir reçu le poli, comme le marbre de Namur.
We eUx 1U' voudront connoître plus particulièrement les mar-
}^j,S auront recours au Dictionnaire de Daviler, où onendé-
e Près de 80 especes.
|?4 Architecture Pratiqua
DES LIEUX A UANGL01SE.
LEs Lieux à l'Angloise sont aujourd'hui fort en usage- }l
sont très - commodes & ne donnent point de mauva»
©deur.
Il ne faut point leur donner de communication avec 'ê
sosses d'aisançe communes & publiques. On doit constsuls
œne fosse exprès , ou plutôt un puits, & lui donner 5 °UJ
pieds d'eau vive. On sait par expérience que la matière >,
cale tombant dans l'eau , perd son odeur. Le petit cabinet oe
tiné à cet usage est ordinairement enjolivé de Peintutf^î
Marbreries , Marqueteries, &c. On y pratique une n'c!l
pour faire le siége.
Au-dessus du puits, au rez de chaussée, qu'on arame«e
voussure par le haut, on pose une pierre dure d'un pie" •
ij pouces d'épaisseur, dans laquelle on perce un trou àe?rtQ
ron 4 ponces de diamètre, en entonnoir renversé. Cette p'e
ïeçoit la cuvette de. marbre. . -^
La cuvette doit être de marbre poli. Sa mesure ore"1 g
est de $ pieds de long, 16 pouces de lafë jj
15 pouces de haut, creusée en pente dass ss
longueur de a pieds 8 pouces sur 1 pied de >3 &
avec angles extérieurs arondis Dans Ie Pe5.
fond de la pente est un trou d'environ 5 P011 :L
de diamètre, & aux côtés opposés deux e1,sJ
les pour la place des jets d'eau. ^
Le dessus de cette cuvette est de menuiserie double * j,
un siége & un couvercle à charnière. A droite sont deu* F ssS.
gnées , l'une desquelles fait tourner un robinet qui lâc"e ^
petite nape d'eau qui entre dans la cuvette ; l'autre f- ^
jet d'eau dont on fait usage pour la propreté. A gaU djvrC
une autre poignée qui levé à plomb une soupape de c jc,
qui tombe juste dans le trou de la cuvette, laquelle ^ta pfè*
vée, toute l'eau & les matières passent par le trou ; s cj
quoi on laisse tomber cette soupape ou tampon qui bouC qh
trou, & il ne reste ni matière ni eau clans la cuvettp'ar Ie
pratique quelque part un réservoir d'eau pour^donne^P^e
moyen de tuyaux de plomb de l'eau à ces robinets oi
cuvette.' stte5
de
Dans les maisons bourgeoises, on se sert de cxsV&&iip-^
fayance pour cet usage j & on pratique à uS6
^T'
Des Lieux à l'Angloïsï. 3^"auteur du cabinet une petite cuvette de plomb que l'on
|mplit d'eau suivant le besoin, pour en former une nappe
.a"s la cuvette. Mais comme ces cuvettes tendent vers la
.°ue commune, ij faut un peu plus de précaution lorsqu'on levé
tampon, pour se garantir de la vapeur de cette fosse qui
■ °nte toujours ; ce qu'on évite en ne levant le tampon que
Wque la cuvette est bien garnie d'eau, & la refermant au,
"paient qu'il n'y en a plus.
^e marbre & la fayance sont les seules matières propres
rUr ces cuvettes , n'y ayant qu'elles qui refusent les odeurs^
j| Pierre ni Je plomb n'y sont point prppres.
visa! *JVp* i&dr*
ss6 Architecture Pratiqué.
B17 PJF.F Z>£ G RAIS.
L'On emploie ordinairement deux sortes de pavte,'
dont l'un s'appelle gros pavé, & l'autre pavé èe"'
chantillon.
Le gros pavé s'emploie pour les rues & les chemin
publics : il a environ 7 à S pouces en quarré ; °
le pose toujours à sec avec du sable, & il est battu <*
dressé à la damoiselle. A l'égard des grands chemin *
l'on y met une bordure des deux côtés pour l'arrêté '
Cette bordure est de pierre dure, posée de champ>
assez avant dans terre pour tenir la chaussée en t>°
état. 
Le pavé d'échantillon est de différentes grandeu^*
plus-grand eft celui qui est de gros pavés send .îe plus-grand elt celui qui
en deux; l'on s'en sert à paver les cours des mail
on l'emploie avec chaux & sable ; mais il vaut mietI
avec chaux & ciment : on donne au moins 1 pouCe
de pente par toise au pavé des cours pour l'écoulent
des eaux.
Le pavé d'échantillon plus petit sert pour les °^ceie'
cuisines & autres lieux où il y a ordinairement
eh
l'eau ; on l'emploie aussi à chaux & ciment.
L'on mesure le pavé à la toise c",'i*""^p *
le, sans aucun retour, c'est l'usage
la toile est différent sélon l'ouvrage
r>
ti Pavé de Gïiaïs. jjjfj
ADDITION
au Pavé & s G r >a i s.
Ans nos Commentaires sur la Maçonnerie & notre addi.
.-' tion sur les ouvrages en grais, nous avons assez ex~
P"cjué la nature , qualité & différence du grais. Il s'agit de par-
'r 'ci du grais dont on f.ùt du pavé pour paver les grands
"sirnins , les rues , les cours , les écuries , les cuisines, boulan-
ges , fosses d'aisance , Sic.
.■Le mortier de chaux &. ciment est la liaison qui convient Je
j.lleux au pavé de grais , sur-tout au dessus des caves & autres
'eu* souterrains qui sont de service ; la séconde liaison efl Je
portier de chaux & sable, & la moindre est le salpêtre, &
tl Pur* ^e dernier ne ^rt 1ne Pour ^es rues & les grands
^mins,
n yn pave encore les grands chemins avec du blocage j
?*' est Une pierre de meulière platte d'un pied ou "en-
i*tin qu'on pose de champ & en liaison l'une contre l'autre,
j5s joints remplis de sable , sur une forme de terre. franche.
J* Pavé en blocage , lorsqu'il est bien fait, résiste au fardeau
Ç au rouage ; mais il satigue les chevaux & encore plus les
fûttimes. Ce pavé veut être entretenu sur-tout au droit du
tjUage. H est plus ou moins cher suivant la distance de la car-
lj£re & le déblai des terres. Il y en a depuis 4 Jivres jusqu'à 6
j:es la toise, & en quelques endroits il est plus cher.
^^ Bullet n'a point parlé du pavé de Rabot. On en faitpea
hU uge à Paris, à cause de l'abondance du grais de toute es-
| Ce que l'on y trouve. Ce rabot est fait d'éclats de pierres de
]esls taillés quarrément & d'échantillon. On en fait aussi avec
iç Plaquieres , qui sont des bancs qu'on trouve dans les carrie-
si 1 pierre dure qui ont 3 à 4 pouces d'épaisseur, & sont aus-
CaQ.Urs q°e le liais. On les débite encore aujourd'hui pour les
tjemPagnes en pavé de J à 6 pouces d'échantillon. Ce pavé
jet r,akot se pose avec l'un & l'autre mortier : mais il est su-
Vj|,a s'éclawr & se calciner au feu. il est proserit dans 'a
c4 de paris< Au surplus , chaque Pays ou Province a ses
tneres particulières, dont on se sert.
'Détail du savê sendu en deux faisarit trente toifâ
vu environ le millier.
Achat sur la carrière d'un milier de gros pavés de 7 à 8 pouce*
tubes pesant environ 50 livres, à raison de 1 loo . ,
pour 1000, ci i . i ; . i '60 1. 9 '
Transport par eau , 4 ; . . 50 °
Chargeage & déchargeage' . . 1 2.6 °
Droits d'entrée ; ■. é „ . . 14 ■ ■ 0
Au Sergent Garde-Port .■ . . . t !*■",'
Voiture au Chantier -, . -, -. 4 36 ^
Faux frais . „ . i . 4 . ? iô
Ces lit00 pavés débités en deux doivent
tendre 1200 pavés à is livres le millier ; . » ; 33 °
On en tire bien souvent trois que je îaisse
pour les rebuts.
Total de 1106 pavés réduits à aioô
Ces 2ioo pavés feront environ 30 toises d'ou-
3/rage, & reviennent pour chaque toisé à . » »
Façon & main-d'œuVre . . . ..
Un demi-minot de chaux * . . .
Trois sacs de ciment i . « i .
toiture au Bâtiment & bénéfice . . . .
Total d'une toise de pavé fendu en deux
D'après ces détails Oh pourra estimer le pavé fendu en 1 .^
Bre qu'on appelle petit pavé} qui sert pour les cuisines &
offices. r r0rii
, 11 y a encore du pavé qu'on appelle pavé d'écart. ~e '0i
des éclats qui proviennent de la taille des gros paves 1 u;
îaille quarrément. On emploie ce pavé dans les en£'r01£gU£ î
iie fatiguent point, comme sous les râteliers , les four"6
&c. t £ e(t
Le pavé neuf que Pon fournit dans les remaniés à b° jj
compté au cent. Si c'est du grand pavé fendu en deux ,
paye ordinairement 9 & 10 livres le cent, compris la v01 ,
& si c'est du petit, 7 & 8 livres. «^atiê
Le sac de ciment contient trois boùTeaux, & vaut c
sac,y compris la voiture, 8 & 9 sols. (gl*
Dans les Campagnes le ciment vaut jùsqu'à ti &■ '
le sac.
m
de la vuidange
DES FOSSES £>'AISANCE.
I L n'y a qu'à Paris où les foiTes d'aîsances soient placées
2j dans des caves & profonds souterrains, souvëftt jusqu'à l'eau.
j n en fait la vuidange à la toise cube ou au muid ; mais
/Plus communément à la toise, qui se paye 48 & 50 livres.
/s Vuidaneeurs nomment muids, un de leurs tonneaux qui
^ns» -..... ....-*
^^^^^^^^^^^^ Par
V.^Pugnance qu'on a d'en respirer l'odeur. Avant de faire
.Ulder une fosse , il faut la repairer ; c'est-à-dire, mesurer l'in-
jsrvalle qui est entre le desTus de la matière & l'intérieur ce
îî voute au droit de la fermeture , toiser ensuite au cube
prieur dé la fosse lorsquelle est vuide , & en déduire le
j^e du repaire. Les Propriétaires des maisons doivent tou-
£*ts avoir le plan juste de leur fosse, pour n'être point dans
,c.as de faire deseendre dedans chaque fois qu'on les vuide.
*tt a ^aut ' en ^a^ant *a V^lte d'une fosse , remarquer st le pavé
m °r°it de l'ouverture est en bon état , car très-souvent il
fcn?bimé j ce qui occasionne la filtration des matières & l'in-
<|> ;'°n des puits voisins. Il ne faut deseendre dans une fosss
h5.l(ance que quelques jours après qu'elle a été vuidée ; ne
j„'nt allumer de souffre ni d'amadou dedans , & ôter l'argent
t0.nnoyé ou en bijou qu'on peut avoir sur soi, car il devient
jj»6 comme du cuivre. Il est encore boïi de se frotter h»
^* & le visage avec de l'eau-de-vie purer
400 Architecture Pratique.
DIFFÉRENS POIDS DES MATIERES
. ' employées dans les Bâtimens.
Maçonnerie- i
Pierre dure . . . 140 1.
Pierre tendre ou S. Leu ny
Pierre de liais . . .16^
Pierre de grais . . . I8j-
Brique de Garches. . . na
Autre brique . . .131
Plâtre en pierre ... 86
Gâché & employé . . . 104
Mortier ..... izo
Chaux vive . . . ^9
Sable de rivière ... 131
Sable fort . . . .1x4
Sable terrein . . .110
Terre ordinaire ... 9J
Terre grasse . . . nj
Terre argileuse .... 13 î
Eau de ieine . . . 69
Eau de puits ... 71
Eau de sontaine vive... 70
Charpenterie cv
Menuiserie.
Bois de chêne verd.. : 60
Sec s4
Bois d'aubier . . . V
Bois de noyer , . . 41
Couvert u re.
Ardoise ... . . ttf
Tuile . ., . . .1*7
Fer, Cuivre, &c.
Fer . , .
Cuivre jaune
Cuivre rouge
*5
64*
Plomb ...... 79*
Etain . ... . /«*
Mercure ou vif-argent ?4
Marbres.
Marbre blanc . ,
Autres marbres .
lit
««JL
&t
0i*
c
401
RAPPORT DES M0NN01ES
anciennes avec celles d'aujourd'hui.
Omme il se pourra faire que quelqu'un ait entre seS
_ rnains quelqu'antiquité concernant bâtiment ou autres ,
.;/* qu'il seroit bien aise de combiner 1e rapport qu'il y a
^es prix de ces terris-là à ceux d'aujourd'hui , là table sùi-
■.ante lui sera de quelque secours. Par exemple , on veut
avoir quel rapport il peut y avoir entre 20 sois que l'on
-(»?/tlPt0't en Izii sous Saint Louis avec les xo sols d'aujour-
"ui. On trouvera que 10 sols sous Saint Louis sont égaux à
8 livres 4 sols ir deniers de notre monnoie aftuelle, n'ayant
P°'nt changé depuis 1726. De façon qu'un homme qui dans>
e* tems-là avoit 20 sols dans sa poche, étoit ausîi riche que
e'ui qui a aujourd'hui 18 livres 4 sols 11 deniers ; & qu'un
sérier qui gagne aujourd'hui 30 sols , gagnoit dans ces teins*
Quelque choie moins de 20 deniers.
Rois. iAnnies. Monrioies d'aujourd'hui*
Pharlemagrïe.
j~ouis VII.
768 -g 66 l. 8 s. 0 d. *
n'ij | 18 i, 6
Philippe Augure* Ils8 g I9 ro 10 s
Saint Louis. 1212 .2. 18 4 11
Philippe le Bel.
£ouis Hutin.
1226 n 17 19 0
liSj ^ 13 8 10
Charles le Bel.
; oiHppe de Valois;,
Charles V.
?1»'3 •§ z7 13 7
*JM g H il 16
x344 S .9
I3H * 9
î X
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parles VI.
parles VII.
«*>is XI.
î380 c ¥ 51 1
M" -s ; 15 ,
1461 "• 4 19 7
parles VIIÏ.
£°«is XII.
îï«>ri II.
hurles IX.
gen" lu.
senri IV.
s°«i8 XIII.
MHtfs xiv.
^°«i« XVb
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h" g 3 19 8
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1642 „ ï 4 H
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î i7iB> i
8 4
0 0
- - ; en
40i ARCHITECTURE PRATIQUE*
DE LA GARANTIE
D ES É D I F I C E S
( s
PUBLICS ET PARTICULIERE
LA loi qui s'observe en France & dans tous les Pays du Mo"'
de pour la garantie des édifices publics ék particuliers el
si générale êc si. ancienne, qu'elle est, regardée comme u"
loi naturelle écrite dans le cœur de tous les hommes, qt» 'L
oblige à garder entr'eux les-traités , & à ne point tromper
public. - . . , „
Le tems est la vraie pierre de touche des bâtimens. C'est p°v
quoi lés Législateurs Romains ont fixé un certain espace de teIss
•pour en vérifier la solidité, ck. eh manifesser les défauts.
Ils ont décidé que les Entrepreneurs méritoient d'être e
dus de la Société civile , lorsqii'ils employoient leur art & 'e s
connoissances à tromper le Public ou le» Particuliers. Essc ;
cette peine n'étoît-elle que la suite d'un autre châtiment j %
étoit de leur faire reconstruire leurs ouvrages à leurs frais & ss;
pens. Par ce moyen, on assuroit la dépense de ceo*>
,<• ■/•_■-_.. l«.:. __________V+r~L_________________j-______________LAr/r^ ... _______: ne. ltv
;ir-, par l'ëspérance d'un rétabùsiement qui De u<
i ; & on réprimoit l'avarice & l'avidité des tu
ïaisoient bâtir -,
coûtoit rien :
vais ouvriers. • jellr
La réception qui se fait des ouvrages dans l'an apr«5 •£.
parachèvement n'est point une approbation ni une rec°° ^
sance que la construâion soit «xa&e & sins reproÇJje ^
que tous les matériaux so'ient parfaits ; mais une vériftc ^
simple qui asfirme que tout ce qui est contenu dans lf*„e$,
moires a été exécuté, & que les mesures en sont e*a {%'
consormes aux règles & aux usages. Car enfin , *ïu ^péné'
vant que soit celui qui fait cette réception, il ne P^V1 jfcides
trer dans la construction intérieure. 11 peut à la vérité ^ llt
'& approuver l'ordre & l'arrangement extérieur ; mais » ^ le
prévoir ce qui peut arriver dans quelques années ; #jo#
tems seul qui fait eonjioître la ooanc ou mauvaise «<"*
des bâumens,
E De la Garantie des Édisices. 403
{a n général les ouvriers peuvent tromper de quatre saçons *
1. • Par ignorance, 1°. par malice, }". sans ignorance ni ma-
1Ce s 4°. par inadvertance. ■
. pes tromperies produisent toutes le même effet ,, en ce
Y> elles consiituent un Particulier dans une dépense plus grarr-
5 que celle qu'il s'étoit proposée.
ni tromperies d'ignorance proviennent d'un ArchiteÛe bor-
j °u incertain sur la justesse de ses idées, qui sait un dessm
0"t il faut dans l'exécution changer l'économie.
pelles de malice sont de deux sortes ; la première, en ca
j*.^n Archite'âe abusant de la confiance d'un Particulier , il
1 ' dissimule beaucoup d'ouvrages à faire -, de peur de l'es-
jayer par la dépense ; la séconde ,..en ce que l'ouvrier sait
. Propos délibéré un ouvrage défectueux dont il sait mali-
Wernent cacher le vice.
ç,Celles sans ignorance ni malice se font lorsque l'on est obli-
° <le resaire des ouvrages, parceque les matières que l'on
j°yoit bonnes lors de la main-d'œuvre dans l'emploi sont
J-nu mauvailes.
(■■ "un celles à'inadvertance arrivent lersqu'un ouvrier étourdi
! dans un endroit ce qu'il salloit saire dans un autre,
d , Y a encore une tromperie d'une autre espece qui eft,
""Un P„*------„„o,„. -v.ki;<7eans rlo rendre un Bâtiment fait Se
rarement, trouvant tou-
? "n Entrepreneur s'obligeant de r<
["sait dans un tems limité , le sait ^^^^^^
is des prétextes spécieux pour prolonger ses engagemens.
Toutes ces chofes réunies enfemble , ont donné lieu au
[Verbe qui dit que, qui bâtit > ment : c'eft-à-dire , qu'en bâ-
1 *nt on est trompé du côté du tems, de la dépense & dé
v «onté de l'ouvrage , qui n'eft jamais û bon qu'il devoit
w,;°Ur remédier à tous ces inconvéniens, les anciens Romains
0. Soient les Entrepreneurs & Ouvriers à garantir leurs
tJVrages pour les Particuliers pendant 10 ans , & les ouvra-
4s Publics pendant 15 , du jour qu'ils étoient achevés, peri-
J1* lequel tems s'il y ïurvenoit quelque fâcheux accident
t ' "e sût point causé par une force majeure , ou autre
t '°rtuit étranger à l'ouvrage -, mais par mal façon , l'En-
$to neur & ^es Ouvriers conjointement, ou leurs héritiers j
H,'?nt tenus de le réparer. Si l'ouvrage étoit de terre 011 d'un«
pere médiocre, k garantie n'étoit que de six ans, .
tfe* ,'°>x regardoient tous les Entrepreneurs en général, sans
i ln«ion même des Artiftes qui travaillent aux ornetnensj,
leV '* n'étoit pas permis d'entreprendre trop d'ouvrage, pour
Pas laiffer imparfait ceux qui étoient commencés.
{ç0es garanties & ces ménagemens aufquels la loi les enga-
* envers les Citoyens,n'étoient onéreux, comme ils n'* lé
C c H
■464 ÂfctftïïEcïtJRE Pratiqua.
Yorit encore aujourd'hui , qu'à ceux dont la conduite n'^t<ïî'
^|>as droite, & les contrevenans étoieiït souettés, rasés **
bannis.
Telle étoit la loi des Romains; elle est encore en vigùs°s
'dans tous les Etats de- l'Europe , & en France , à l'except'O*
•de la punition corporelle, à laquelle on a substitué celle11.
l'interdiâion, qui n'est pas moins honteuse, puisqu'elle c
î>ersonnellë. - ■•
En France les Entrepreneurs sont Architectes & Maîtres "^
Çons, entreprennent généralement tout un bâtiment, or°01»
lient & en conduisent les ouvrages ; mais à Paris la'chole *
'différente. Les entreprises en bloc sont défendues par di»
rens Arrêts & Reglemens. Chaque corps de Métier traV3'.^
iant en bâtiment, est indépendant l'un de i'autre-, & a p"v!^
lége particulier surie bâtiment dont il s'agit : & commets
toutes choses il faut une subotdination, c'est celui qui3 '
les dêffins qui ordonne & conduit les travaux, à qui c, {
cun obéit ïuivant son état, & fait sés ouvrages suivant
Statuts & Reglemens de sa Communauté. > . $
Lés Maçons & les Charpentiers , comme principaux outT. >
dubâtiment, sont âssujétis à la loi de Garantie. Je neyois P?s)
;<que les Couvreur, Plombier , "Carreleur , Paveur , Serrurl
Menuisier, Peintre, aient autre garantie que celle d'un an : ce*fa,
dant le dépérissement des maisons peut venir de leur faute, ^
tout de la part dès Couvreurs, Plombiers •& Serrurier5!
Carreleur employant du carreau mal cuit qui se feuil»e
xjccasionhë le dépérissement des planchers; le Pa ve ur <j" „.
*k>yant du pavé trop tendre & de mauvais ciment, e»" sst
le du dépérissement des voûtés; le Menuisier en errip'0' „s
des bois verds, pourris ou mal asiernblés ; le Peintre et},^s
tnettarit pas le nombre de couches nécessaire aux ct°' ^a
«xposees à l'injure du tems, occasionnent le dépérissess161',
fcois, &.c. ■- „|ls
Le Maçon & le Charpentier, peuvent ensemble W L,rj«s' ?
Imaison , la couvrir, la clore sans l'aide d'aucun autre o° t^p 
C'est pour cela qu'ils sont tenus de la gatantie généra» • gUss 
■autres ouvriers ne, font qu'accidentels à la construft'01?' Jtf
•ouvrages, qui sont continuellement exposés ou ailfl'i to11'
terris, ou à un usage journalier 8c momentané, sont -|s (s
instant susceptibles de réparation & d'entretien , ^tt°n„e ief
ïoient consommés en peu de temps; c'est pour cela 3 „(#'
garantie n'est que d'un an , pendant lequel temps on p
czleme'nt çoanoître la défeftuosité de leurs ouvrages»
Bu Payement des Travaux. 405
#£ LA: DEMANDE DU FAXEMENTt
des Travaux en Bâtiment,
Sïlaloi générais,inssige des peines aux ouvriers infidèles , ïz.
.loi particulière, du Royaume indique à celui dont la con-
?Ulte ell droite, ce qu'il doit faire pour..recueillir le.fruit de;.
^ravaux, &. un., moyen certain pour y parvenir,
sous ouvriers , sans distinâion , travaillant au bâtiment doï-
7^nt demander leur payement dans l'an après le . parachevè-
rent de leurs travaux, suivant l'article 7.de l'Ordonnance de-
>jS7j tit, 1.
" Les. Marchands en gros &. en détail, & les Maçons,
Charpentiers , Couvreurs , Serruriers, Vitriers, Plombiers,,
.'faveurs, &C autres de pareille qualité, sont tenus de de-
mander payement dans l'an après la délivrance.
A *- T. IXs
* .Voulons le contenu es articles ci-desstfs avoir- lieu-", en-
* core qu'il y eut continuation de sourniture bu d'ouvrage , si
'* ce n'est qu'avant l'année ... il y eût un compte arrêté, som-
' mation ou interpellation, judiciaire, cédule, obljgation.ou
s' contrat.
A R. T. X,
54 Pourront néanmoins les Marchands & Ouvriers déférer le
serment à ceux, ausquels la fourniture aura été faite , les
• assigner & les faire interroger : Se à l'égard des veuves ,
I tuteurs de leurs enfans , héritiers ou ayant-cause, leur faire
déclarer s'ils savent que., la chpseest due, encore que .l'an-? -
Jee soit expirée.
, j?es Entrepreneurs de tous états concernant Bâtiment, sont
j "gés de donner leur mémoire dans l'an après la perfection
JL leurs ouvrages, non-seulement pour en être payés ou en,
j.Wer les. payemens , mais encore pour en faire les vérifica-
0l}s, avant que la maison soit pleinement habitée. La mé-
dire étant encore remplie de l'objet, se remet aisément des.
avaux qui ont été faits, & un plus long tems peut laren»
^insidèle. ■
^n1' faut que l'Entrepreneur donne son mémoire , comme it
>- dit, au Propriétaire lui même -, asin de n'être point exposé
'Une sin, de,non-recevoir dans le cas de, înort ou de saillite.
/ C c iij
4©6 ARCHITECTURE P R A T I Q U S.
D'ailleurs , il est bon d'expliquer en tête du mémoire le ten,!
auquel les ouvrages ont été faits, & en fin le tems ou jou/
auquel il a été présenté.
Il n'est souvent pas possîble de vérifier, régler & arrêter^5
mémoires d'un bâtiment d'une certaine conséquence dans >e
courant d'une année , à cause de leurs disficultés ou des °c'
çupations plus pressantes de celui qui règle : aussi la riguelj
de la loi ne doit se prendre que contre ceux qui refusent seÉ'■'
lement le payement. Alors le mémoire doit être transcrit *
sigr.ifié sur papier timbré dans l'an , pour éviter la sin de no,
recevoir : auquel cas il n'y a point de serment à déférer i^l,
si l'an est expiré & que le Défendeur se {ervs de la fin
non-recevoir & du serment, il devient Juge dans sa pr°P
çause par son affirmation. , ,
tes procès en Bâtiment sont un des fléaux les plus afflig^3 .
pour les Particuliers & les Entrepreneurs , tant en deman"a t
qu'en défendant ; l'un 6k l'autre sont toujours considérablerssj;
lezés par la grande dépense que les vacations juridiques o*j
perts occasionnent, & à la merci desquels on est expose1.
& l'autre. En cas de disficulté, il va,ut mieux convenir a
miable d'un ou deux hommes connoisseurs en ces niatief
dont la probité & le désintéressement soient connus , qul P ^
rient connoissance du fait, qui donnent leur avis ; &s e° g,
nir à leur décision. Que l'un des deux perde , ou croie P,
dre, il gagnera beaucoup, je le sais très-bien , & par eXP
rience.
4°7
DES: ETATS DE MAISONS:,
UN Propriétaire de maison siijette ou desti'née à" location-
doit avoir pardevers lui un état détaillé & circonstancié
ye sa maison. Tout doit être spécifié Se détaillé dans cet état»,
jusqu'aux plus petites choses. Chaque pièce y doit être dési-
griée par la situation , pa, sa longueur., laigeur &. hauteur.-
Chaque pièce d'appartement est closeôt éclairée. On com-
mence par expliquer & détailler le nombre des croisées , leur,
especé , leur ferrure, le nombre des carreaux de v-erre , de
quel verre , s'ils sont collés en papier ou masliqués ; les trin-
gles., poulies , croissans , leur, nombre., les barreaux de fer, ou-
balcons , leur nombre.
Ensuite la clôture •; savoir , lé nombre dés portes , leur es-
P^ce & leurs ferrures ; si elles sont de sapin, de chêne ; leur
figure; si elles sont à placarda à un ou deux renteaux j. leurs
tringles de portières , leurs croissans , &c._
On.explique ensuite ce que cette pièce renferme, sàvoir,
les lambris., de quelle espece., de quel bois; les dessus de por-
tes , les tableaux.& les sujets qu'ils représentent, leurs bor-
dures., si elles sont dorées ou non ; quelle dorure, si elle
est brunie ou matte ; les trumeaux & dessus de cheminée de
glaces , la mesure de chacune en particulier , leur qualité ; les
"uffets, tables & tablettes de marbre, de quel marbre; les
chambranles de cheminée , tablettes , retours & revêtisiemens ,
'eurs foyers, de quelle matière ; si c'est du marbre, quel
marbre : les plaques, ou gsrnitures de cheminées, leurs me-
sures ; le parquet, comment il estposé, combien de panneaux
3 chaque feuille , s'il est posé quarrément ou en-échiquier ;
s il y a des frizes ou non ; le carreau , s'il est- de. liais ou da
terre cuite. Ainsi de même de pièce en pièce. En un mot ,.
" ne faut rien oublier de ce qui appartient au Propriétaire.
Dans les cuisines , offices , lavoirs, garde-mange» , expli*
*tuer toutes leurs dépendances, pierres, à. laver, auges , leur
mesure , les fourneaux & paillasses, leur construftion-, leu?
armature.; le nombre des réchauds & poissonnier.es, leurs
mesures , les plaques de cheminées , les barres de garde , les,
PQne-cremailleres , porte- écumoires , porte-broches ; les fours,
*siW,diamçtrc ., leur .coustru£Uoji, .leur fermeture.., &ç.
C c i'/.
408 Architecture Pratique»,
Dans les écuries, les râteliers , mangeoires , supentes, ehe*
villes porte-brides , porte-selles, 8cc. & comme toutes ces.
choses se comportent.
Un état régulier se commence par les caves ; ensuite le
rez de chaussée, le premier étage , le sécond, le troisiéffl*
& les gren.iers. On. explique en général tant de fermes
couvertes en tuile ou ardoise , & éclairées par tant de lucar»
nés ou vues de faîtières qu'on détaille : ensuite les escaliers »,
puis les basse-cours & leurs dépendances.
En parlant des combles, on explique s'il y a chêneau &
combien de desçentes, si les tuyaux en sont de plomb ou de
fonte.
Dans les jardins on compte les pieds d'arbres , tant en boUT
quet qu'en espalier, les treillages^ berceaux, niches, 6k leur
état actuel, les bancs, leur nombre & leur matière, si leS
allées sont sablées ou non, &c. .
Ç'esl ainsi qu'un Propriétaire en règle doit avoir un état de
sa maison , pour la retrouver en même valeur lorsque son Lo»
cataire en sortira , sauf les entretiens & réparations dont »
esl tenu. De toutes lesquelles choses un Locataire esl garand
& res'ponsable , & dont il doit prendre connoiffance avass*
d'entrer, afin de les rendre de même en sortant , & réta-
blir le dégât qu'il auroit causé pendant sa location.
Il esl encore de l'intérêt du Locataire de demander à i°s*
Propriétaire un état de la maison, afin de l'examiner & vorf
si ce qui y esl porté esl en règle, Get état doit être fait aux frais
du Propriétaire & non à ceux du Locataire. Si ce Locataire
peu versé dans ce genre , emploie quelqu'un pour faire cet
examen ,'il-le payera Se non le Propriétaire. Si le Proprié-
taire refuse de donner un, état , le Locataire le fera faire au<
dépens du Propriétaire. Plusieurs cependant Ont prétendu q"c
le Locataire «îevoit au moins payer une des expéditions. _-,
Pour faire un état de maison en bon ordre, il faut choi*
sir un homme bien au fait de cette partie , qui sâche dishn'
fuer ce qui eu du Locataire & du Propriétaire , afin qu °"
locataire en sortant fasse faire les rétabhssemens dont il e.
tenu , & rende à son Propriétaire les Keux tels qu'il les doit
rendre. Ces rétablissemens se font très-souvent par eslimatio" »
lorsqu'un Propriétaire a dessein de faire des changemens da"s
fe maison.
Quand il se trouve quelques parties qu'on prévoit ne p^11*
voir se conserver en entier pendant le cours du bail, on s ex-
plique ainsi : lesquelles parties feront repues ensin de bail en Vtt.
qu'elles se trouveront, attendu leur vétusté.
Un Locataire doit être clos, couvert & éclairé tant qu
clai té peut être donnée, ck telle qu'il la trouve en entra» r.
Des États de Maisons. 409
^ est à quoi le Propriétaire est tenu envers son Locataire , &
Ie Locataire de son côté est obligé de souffrir les gresses &
tenues réparations, qui se font pendant le tems de six sé-
lines seulement; & si elles durent plus long-tems, le Pro-
létaire est tenu de dédommager son Locataire à dire d'Ex-
Perts , §j suivant l'incommodité plus ou moins grande qu'il a
offerte : ainsi jugé par plusieurs Sentences 8c Arrêts.
Comme le détail de ce qui est à la garantie du Locataire
,u non nous meneroit trop loin, nous renvoyons au Livre
S^s Loix des Bâtiment suivant la Coutume de Paris , par M.
p^feodets, & commenté par M. Goupy, article 171 de
•4 Voutume, page 3 & suiyantes: de la Seconde Partie.
Asa m?k ajçjv
*ê£
4-to Architecture Pratique.
EXPLICATION
i?£^ ARTICLE S
DELA COUTUME
£. £7 2 #JÎ il Ç ^ R DENT
L ES B A S T ï M E N S.
Art i c l e 184.
Quand £r comment se sont 'viJtîationS»
N toutes matières sujetes à viu^'
tions, les parties doivent cortvenj
en jugement de (4) Jurés Experts & ^ '
gens à ce connoisfans, qui feront lelJ •
serment pardevant le Juge ; ôc doit etf
le rapport apporté en Justice , pour e
jugeant le procès y avoir tel égard Ç& -
de raison , sans qu'on puiûe derrw11'30
amendement. Peut néanmoins le lu&
■ Explication de la Coutume. 411
ordonner autre on plus ample visitation
être faite, s'il y échet ; & où les parties
ne conviennent de personne , le Juge
en nomme d'office.
E XV LIC AT 10 N.
(a) Jurés Exverts & gens à ce connoijsans. Les Jurés
Experts ont été créés par le Roi Henri III. en l'année
i5"74. ^e nornDre n'en fut point alors déterminé; mais
il fut levé aux Parties Casuelles quinze Offices de Jurés
de Maçonnerie, neuf de Charpenterie , quatre Greffiers
de l'Ecritoire pour la Ville & Fauxbourgs de Paris :
& comme ladite Ville est depuis fort agrandie, &
<îue lesdits Jurés ne pouvoient pas fournir à faire tous
les rapports, il fut donné un Arrêt du Parlement
le 13 Août 1622.. par lequel Arrêt il fut permis à
tous les Maîtres Maçons & Maîtres Charpentiers de la-
dite Ville de Paris, de faire les mêmes fondions qae
les Jurés en titre d'Office : & comme lesdits Jurés sc.
.plaignirent de cet Arrêt, il fut encore créé en deux
fois dix-sept Jurés Maçons, onze Charpentiers, 6k cinq
Greffiers de. l'Ecritoire; en sorte qu'il y eut trente-deux
Charges de Jurés pour la Maçonnerie, vingt pour la
Charpenterie, & neuf Gresfiers : ce nombre fut limité
Par ian Arrêt du Conseil d'Etat du Roi en 1639. &
par un Edit du mois de Mai dernier le Roi a révoqué
toutes lesdites Charges, a créé cinquante Jurés dont
'1 y en a vingt - cinq Bourgeois & vingt - cinq
Entrepreneurs, &seize Greffiers de l'Ecritoire : lesdites
Charges sont à présent remplies.
(h) Gens à ce connoijsans. Le nombre de ceux qui pré-
tendent être gens à ce connoissans est grand ; car il y en
,a qui pour avoir fait ou vu bâtir quelque maison , avoir
ta des livres d'Architecture, se croient fort habiles , &
4ï2 Architecture Pratique.
k donnent pour tels au public, jugent & décidera
hardiment de la bonne ou mauvaise conllruâion d'un
ouvrage , prononcent en maîtres sur ce qu'ils veulent
applaudir ou blâmer, & sont très-4buvent écoutés &
suivis préférablement à ceux qu'une longue expérience
fondée sur de bons principes, a rendus sa vans dans
l'art dont ils sont profession. Mais la plupart font bien
plus ; car ils se mêlent de donner des dessins qu'ils font
fouvent faire par de jeunes gens qui commencent à co-
pier ; ils présentent ces deffins comme d'eux & les font
valoir auprès de ceux qui font bâtir, qui n'y connoissent
ordinairement rien ; cependant on fait des devis & des
marchés sur ces dessins, & dans l'exécution l'on eonnoît» '
mais trop tard, que l'on est trompé ; car de-là vient la
çonfusion dans l'ouvrage & dans les marchés, & *-
dépense montant beaucoup plus qu'on ne se l'étoit prO'
jpoîé. Cela causedes procès & des; chagrins qu'on évi-
teroit en s'adressant à un Architecte connu par sts
ouvrages & sa probité, lequel doit faire non-seulement
les dessins , les devis & les marchés , mais aussi prend?6
soin de l'ouvrage & s'en faire honneur.
Article i8j
Comment doit être sait, fîgnê 0* deli^e
h e ra fport.
ET sont tenus lesdits Jurés ou Ex-
perts & gens connoissans, faire &
rédiger par écrit, (à) ôc ligner la mi-
nute du rapport sur le lieu 3 &c parav^nc
«ju'en partir3 $) & mettre à Tintait J*?
Explication dé la Coutume, 413
&te minute es mains du Clerc qui les
asïiste ; lequel est tenu dans vingt-qua-
tre heures après, de livrer ledit rapport
aux parties qui l'en requièrent.
EXPLICATION.
(a) Et signer la m'imite stir le lien avant que d^étt
partir. Il y a bien des cas où l'on ne peut pas finir un
apport sur les lieux. On peut bien ligner les moyens
*£ le faire ; mais il faut quelquefois faire des observa-
t'ons qui demandent du tems, suivant les dissicultés qui se
trouvent ; de sorte qu'on est obligé de revenir sur les,
'^ux plusieurs fois, afin d'examiner toutes les circons-
tances avant que de ligner le rapport.
{h) Et mettre ladite minute es mains du Clerc qiti les
"tsstsie , lequel eft tenu dans vingt-quatre heures après de
kvrer ledit rapport, &c. Il semble que l'on ait voulu
«mpêcher que les Experts ne fussent sollicités des par-
les en ieur donnant du tems -, ou que les Greffiers
"fe donnaient avis de ce qui s'est fait ; mais il est im-
possible, comme il a été dit, de finir en bien des cas
1111 rapport par une seule vacation ; ainsi on ne peut
Pas observsr ledit article à la lettre.
Article 186.
Comment ferwude & liberté s'acquièrent,
Roit de servitude ne s'acquiert par
„ longue joui/Tance, quelle qu'elle
^} sans titre, encore que l'on ait joui
'4i4 Architecture Pratiqué!
par cent ans : mais la liberté se peut réae*
quérir contre le titre de servitude par
trente ans entre âges & non privilégiés*
Cet article n'est point du fait des Experts.
A R t I C L E 187.
Qui a le fol a le dejfus & le dejfous ± s'il nj
a titre au contraire.
Ûiconque (a) a le sol appelle ïé*
^tage du rez de chaussée d'aucuss
héritage, il peut 8c doit avoir le delîus
& le delïbus de son sol, & peut édifia
par-desîus & par-delîous, & y faire puits*
aisement, & autres choses licites, s'il n'f
a titre au contraire*
E X PL ICA T I Ô N.
(a) Quiconque a le sol appelle l'étage du rez, de ch^'J '■
sée, &c. L'on voit par cet article, que le sol &l^re.
, de chaussée ne sont qu'une même chose; ce qui "° ^
être entendu en général pour la surface de la terre. ^
pendant, dans la pratique des bâtimens cela est dl i
férent : car le mot de sol peut être pris pour le i°"
de la terre sur lequel l'on aiîied le fondement "u^
mur; il peut aussi être pris pour l'aire des caves ,y-u
salle ou d'un plancher, &c. C'est pourquoi l'on dit .
tre-soi, quand on parle d'un étage entredeux planche
Explication de la Coutume, 415
|5ais le rez de chausiée dans (on véritable sens , est la
auteur où les terres rasent une maison, ou la séparatioa
J* ce qui ett dans terre d'avec ce qui est hors déterre.
j~rdinairement la hauteur des rues décide le rez de chaufc
ee> Ce n'est pas qu'il n'y ait des maisons où les cours sont
f'us hautes ou plus basses que les rues ; mais pour bien
Cliquer cet article, comme c'est à la hauteur du rez
re chaussée qu'on donne les allignemens, il faut tou-
!°urs prendre le rez de chaussée où le mur sort des
•s-rres l que ce soit plus haut ou plus bas que la rue,
n'importe : car on suppose que la maçonnerie qui est
^fermée dans terre n'a pu être dév'ersée ni corrompue ;
^ c'est en cet endroit qu'on cherche des marques cer-
tes des anciens murs.
Article 188.
Quel contre - mur e{ï requis en Etahk.
Ui fait étable contre un mur mi-
toyen , {a) il doit faire un contre-
^Ur de huit pouces d epaisTeur, de hau-
leUr (£) jusqu'au rez de la mangeoire.
EXPLICATION.
a) Contre-mur de huit fonces dépaijfeur, &c. Un
^tre-mur ne doit point être lié avec le vrai mur,
rcequ'ii n'est fait que pour empêcher que le vrai mur
'oit endommagé, comme étant mitoyen. Le contre-
tr r ne doit donc être que joint au vrai mur ; car au-
(j rnetlt il y auroit liaison, & cette liaison feroit con-
u'té, ce qui est contre l'intention de cet article.
4ï6 Architecture Pratique, j
(£) Jufyuau rez. de la mangeoire, &c. Je crois qu"
faut entendre jusqu'au-defîus de la mangeoire, an"
que ladite mangeoire soit toute prise sur celui qui &
fait faire , sans que le mur mitoyen puifîè en être en'
dommage. ,
Article 189.
Idem des cheminées & des atres.
Ui veut Faire cheminées & âttf5
contre le mur mitoyen , doit fai1'2
(a) contre-mur [h) de tuilots ou auttf
chose sufïïsante de demi-pied d'épaisTeitf'
EXPLICATION.
M
(a) Centre-mur de tuilots oit autre chofe susssanli
demi-pied d'épaisseur, &c. ~La Coutume marque f"
Tépaisseur des contre-murs de cheminées, mais elle n'elJ
marque pas la hauteur. Je crois qu'il faut enten^s!
que cette hauteur soit au moins de cinq pieds ; car c *
jusqu'où le feu peut endommager un mur, princip3^
ment aux grandes cheminées de cuisine , au-dessus d
quel contre-mur on fait un talus ou glacis pour gagn
le vrai mur.
{b) De tuilots ou autre chose fusssante, &c. L'on *ft
ploie ordinairement outre ks tuilots que de la br,(». ?
eu du grais aux cheminées de cuisine, pour &tTeS n+
réiïstabies au feu ; l'on met par-dessus le tout de »
nés bandes de fer à plomb, pour eonserver le c g.
îre-raur. L'on mej; aussi des çontre-cceurs de ^oïlXC^%
Explication ï>e la Coutume, 417
t>ien souvent l'on s'en contente sans faire de contre-
tanr , sur-tout aux cheminées de chambre & de cabinet".
Article 190.
Pour sorge, sour ou sourneau 3 ce qiïon doit
obferver.
Ui veut faire forgé } four où four-
___neaU contre le mur mitoyen* a}
doit laisser demi-pied de vuide, & in-
tervalle entre deux du "mur du four où
forge ; & doit être ledit mûr d'un pied
EXPLICATION.
,, t«) Don laijser âemi-ped de vuide entre-deux sin murt
,usour, &c. Vuide ou entre-deux s'appelle Isolements
c est aussi ce qu'on appelle à l'égard des Fours le tour du
^t, afin que par cette distance l'on empêche la con°
^uité de la chaleur du four d'endommager le mur rhi-
î?yen. Il faut que le mur du four ait un pied d'épais-
^ au plus foible, c'eït à-dire , aux reins de la voûre
^.u four, & que ce mur sôit enduit de plâtre ott mori
*'er du côté du vuide ou isolément,
NO
P4
■4ï"8 ARCHITECTURE "P R À T ï Q U "E.
■gBB——MM.....—■■ ■IIHHIII———ia
A R T I C L E 191.
Contre-mur ou épaifseur de maçonnerie pour
prîmes ou puits,
XJi veut faire aisances de prives ou
puits contre un mur mitoyen, (*)•
il doit faire un contre-mur d'un pied
d épaisseur r& où il y a de chacun côte
puits, ou bien {h) puits d'un côté '& ai-
sances de l'autre , suffit qu'il y ait quatre
pieds de maçonnerie d'épaiileur entre-
deux, comprenant les épaisTeurs des murs
d'une part & d'autre, mais entre deux
puits suffisent trois pieds pour le moins,
EXPLICATION.
(a) U doit faire contre-mur d'un pied d'épaijjeur, &c'
'Â l'égard des aisances il faut entendre que l'on doi£
faire un contre-mur d'un pied d'épaisseur au droit o£ï
fosses d'icelles, jusqu'au-dessus dé la voûte seulement •
•car pour la conduite des chausses desdites aisances, "e"
puis le dessus de ladite voûte en amo'nt, on laisse u°e
distance ou isolement au moins de quatre pouces, eTi"
tre le mur mitoyen de ladite chausse, pour empêche
la continuité de la vapeur dans le mur voisin.
(h) Puits d'un cote' & aisances de l'autre, suffit 4*
y ait quatre pieds de snaççrmerii sS&SzéS^^l çe^. '
Explication de la Coutume. 419
nant les évaljjcitrs des murs d'une siart & d'autre, &c
La Coutume a voulu par cette épaisieur empêcher que
les matières des aisances ne gâtent les puits ; mais cette
précaution est bien inutile ; car les matières pénétrent
non-seulement un mu'r de quatre pieds, maisundesix : ce
que l'expérience fait assfez connoître , & cela se sait par la
continuité de la maçonnerie desdits murs. C'esi pour-
quoi il seroic mieux de laisser un pied de dishince en-
tre les deux murs du puits & de l'aisànce , afin d'in-
terrompre le cours des matières du côté des puits. Cette
distance ou isolement peut être pris dans cinq pieds,
en donnant moins d'épaHseur aux murs de chaque cô-
té : mais asin d'empêcher cette communication de ma-
tière, il faut construire les fausses d'aisances avec un cor-
roi de glaise d'un pied d'épaisseur entre deux murs,. &
faire uri massis dans le fond de la fosfe d'aisances, met-
tre de la glaise par-deîTus, qui soit continue avec celle
des murs, & paver dans le fond desdites fosses de pa-
vé de grais, avec mortier de chaux & ciment : l'on
peut par ce moyen ôter la communication des matières
îles aisances avec les puits.
Article 191,
Pour terres labourées ou fumées  & pour '
terres jettijjes.
Elui qui a place, jardin ou autre
lieu vuide , cjui joint immédiate-
ment au mur d'autrui ou mur mitoyen $
& y veut faire labourer & fumer, {a) il
est tenu de faire contre-mur de demi-
Pied d'épaisseur ; & s'il y a terres jettis-
D d ij
4io Architecture P rat'iqû!»
ses, il est tenu, de faire contre-mur d'un
pied d'épaisseur.
■E X P LIC AT I O ÏÏ.
' (à) 11 esi tenu de faire Contre-mur de demi-pied d'e-
saisseur, & SU y a terres jettijses, il esi tenu de saire cott~
ire-mur d'un pied d'épaijfeur, &c. Pour expliquer les
deux cas de cet article, il faut entendre que le contre-
mur de demi-pied d'épaissèur est pour empêcher qu'en
labourant les terres au pied d'un mur , qui peut être un
mur mitoyen , dont un côté ést un jardin , & l'autre
un bâtiment > ce labour n'endommage îe pied dudit
mur ; c'est pourquoi la Coutume y a pourvu : mais pour
les terres jettisses où la Coutume ordonne un pied d'é-
paissèur, il faut entendre qu'un mur étant réputé mi-
toyen , & que l'un des voïsins voulant hausser de son cô-
té les terres plus hautes que celles de son voisin, ces
terres sont appellées jettisses ï mais il y a bien des cas
où un pied d'épaiffèur ne peut pas suffire 5 même deux
ou trois pieds, sélon la hauteur des terres jettisses. A'
cela il faut entendre que celui qui a besoin de plus grande
épaisseur , qu'un mur mitoyen n'a d'ordinaire, pour por-
ter les terres de son côté, H doit prendre non-seule-
ment sur son héritage la plus épaisseur du mur, mais il
doit aussi payer la plus-valeur dudit mur, en sorte q«è
-le voisin qui n'a besoin que pour mur de clôture ou mut"
ordinaire pour porter un bâtiment, ne doit payer que s*
fart & portion en cette qualité de ce qu'il occupe.
Explication de la Côittumf. 411
A, R T I CLE ï.93,.
En la Wilk & Faux-bourgs de- Paris 3 faut
avoir privés.
T'Ous Propriétaires ctè maisons- en
la Ville ôc Fauxbourgs de Paris ^
sont tenus avoir latrines & privés suffi-
sans en leurs maisons....
, Cet article, regarde la Police, &.n'est point cso fait
«es Experts.
A R T I> G L E 1,514»
**4tijjœnt contre un mur non mitoyen, ce qui
Je doit payer s & quand^
T aucun veut bâtir contre un mur-
non mitoyen, faire le peut., en
Jjayant la moitié tant dùdit mur. que son-
ction d'icelui, jusqu'à son héberge , ce
*juil est tenu de payer paravant.que rien
erttolir ni bâtir : en l'estimation duquef
jstur est compris la valeur de îa terre sur
Quelle ledit mur ert fondé & assis, au
S
D d iij
42.2. Architecture Pratique.
cas que celui qui a fait le mur l'ait tout
pris sur son héritage.
EXPLICATION. '
Par cet article la Coutume donne la faculté à un,Par-
ticulier de se servir d'un mur que. son voiiîn aura fait bâ-
tir à ses frais & dépens , & de la place dudit mur prise
sur son héritage , en le remboursant suivant l'estimatioiî,
qui en sera faire par Experts, de la moitié qu'il oc-
cupera ; ce qu'on appelle héberge.
Article i?j.
Si l'on peut baujfer un mur mitoyen y.,&
comment.
ÎL est loisible à un vpisin hausser à &
dépens le mur mitoyen d'entre lui #
son voisin (a) û haut que bon lui sembte?
sans le consentement de sondit voisiss >
s'il n'y a titres au contraire, en. pay»ll£
les charges ; pourvu toutefois que lemu
ioitsuMant pour porter le iVhaussenie11*''
s'il n'est siiffisant, faut que celui qui veU
rehausserle faiTe fortifier, & se doit pï^'
4re l'epaiiTeu.r de son côte,
s
Explication de la Coutume-. 42-3-;
E X P L 1 C A: T I O N.
(a) Si haut que-bon lui semble., fans le confentement-
défendit voisin , &c Dans l'article précédent il est per-
mis de bâtir contre le mur de son voisin, en -rembour-
rant comme il a été dit; & en celui-ci il eft permis de
hausser sur ledit mur, en payant les charges : & il eM
ajouté: Si haut que bon lui femble  cette hauteur de-
Vroit être modérée ; car on pourroit élever un mur si
haut, qu'il ofFusqueroit entièrement la maison du voisin 3
mais celui qui veut élever un mur à une hauteur qui lui.
est nécessaire , si le mur n'est pas bon ni d'épaisseur
suffisante, & qu'il soit bon pour son voisin , il est obligé
«Je le refaire à ses dépens, &.de prendre la plus-épais-
leur de son côté. Il y a des Arrêts sur ce sujet aufc
guels on peut avoir recours.
Article 196.
Pour bâtir fur un mur de clôture^
I le mur est bon pour clôture, & de
durée , celui qui veut bâtir dessus
& démolir ledit mur ancien, pour ne-
tte suffisant pour porter son bâtiment,.
£st tenu de payer entièrement les frais 5.
est ce faisant, ne payera aucunes charges,
*nais s'il s'aide du mur ancien , il paye-
r3, les charges.
ïï d iv
4H Architecture Pratiqua
E X B' L 1 G A T 10 N.
Get article explique asssez bien que personne. n'a,
çlroit d'obliger soii. voisin de faire un mur mitoyen ni
plus épais, ni de meilleure qualité qu'il n'a besoin ; j'en,
(expliquerai plusieurs cas dans la manière de donner les.
alignemens.
!*?-
A r n ç U 197.
Les charges qui Je payent au njoisin-,
LEs charges sont de payer & retfir-
bourser par celui qui se loge &:
Héberge sur & contre le mur mitoyen %
4e fîx toises l'une (a) de ce qui sera bfc
2ti au-deû'us, de dix pieds.-a
E X F L I C A T I 0 M,
(a). De ce. cpdfera,bâù au-dejsus de dix pieds. Ge£tP
fauteur est marquée pour celle dés murs de clôture , Y
compris le chaperon. Il est supposé par cet article <3uC
le mur de clôture éle^é à la hauteur de dix pieds,, peU
être bon pour porter un bâtiment ; ce qui n'arrive <3U-
rarement, à moins qu'on ne l'eut fait exprès ; mais 1° ^
ae. s'avise guères de faire.la dépensed'un mur pour p°
ter un bâtiment, quand, il ne dpit servir que. de 4°'
tare. Ainsi cela supposé, il faut que celui qui n'a bc»° '
que d'un mur. de clôture, contribue pour sa VzJi^
portion, pour la plus épaisseur, & meilleure qualité ■
sèijr, depuis I» fondation jus^à dix pieds. a»-dei&s.
Explication de la Coutume. 41^
Hz de chaussée , s'il veut avoir les charges de ce que
son voisin élèvera au-desius de lui, ou il saut qu'il aban-
donne son mur à son voisin sans espérer avoir de çhar«i
gesj afin que celui qui veut élever prenne sur lui la
plus-épaisfeur , ôc fasse la dépense de la plus-valeur
^u'un mur doit avoir pour porter un bâtiment plus que
Pour un mur de clôturé ; conformément à l'article i$6.
Aïais si à la suite celui qui a abandonné son mur, veut
bâtir contre lui & sur icelui, il doit rembourser celui
•Jui a bâti pour la plus-valeur de h terre prife sur lui,
vç pour la plus-épaisseur, & la. meilleure qualité, du-
jftt mur, en déduisant néanmoins ce que peut valoir
« part & portion de l'ancien mur , en l'état qu'il étoir.
^vant que d'être abattu. La Coutume n'ordonne de
Payer les charges, que parçeque celui qui élevé une
Pks grande hauteur que ion voisin sur un mur mitoyen,,
^•"charge ledit mur & l'endommage, ce qui caase des
^ais pour le rétablisfement dudit mur, lesquels frais
'°nt communs moyennant les charges, jusqu'à la hau.3
^eUr d'heberge de celui qui a le moins élevé.
I
A R T I Cl E I98.
Pour Je loger & édisier au mur mitoyen:
L est loisible à un voisin se loger ou
L édifier au mur commun & mitoyen
? entre lui & son voisin , si haut que
°n lui semblera., en payant la moitié
'Mit mur mitoyen, s'il n'y a titre au
^traire.
4i£ Architecture Pratique*
EXPLICATION.
Cet article est comme une répétition des articles pre'
cédens : il suppose qu'un mur soit fait aux frais de Yo$
des voisins, & il donne la faculté à Tautre voisin de
s'en servir, en remboursant celui qui l'a fait de la moi'
tié de la valeur d'iceiui dans toute l'étendue de ce qu J*
occupera; auquel cas celui qui a bâti le premier, s"
est plus élevé que celui qui bâtit contre lui, doit payes
les charges de six toises l'une, ce qui est une déduâi0lSi
à faire sur la valeur dudit mur.
Article iy$.
Nulles fenêtres ou trous pour mues au tsist
mitoyen*
EN mur mitoyen ne peut l'un â&'
voisîns sans l'accord & le confel1'
temenc de l'autre 3 faire faire fenêtresolï
trous pour vues, en quelque manies
que ce soit, à verre dormant ni aUtfe*
ment.
E X F L 1 6 A T I O Nk
Cet article donne une exclusion de faire des ^erieç-v
ou vues dans un mur mitoyen ; mais par les article5
vans il est permis d'en faire aux conditions qui J
contenues.
Explication de la Coutume,, 427
Article 200.
. Fenêtres ou 'vues en mur particulier 3 &*
comment.
Outefois y si aucun a mur à lui
seul appartenant , joignant sans
Jttoyen à l'héritage d'autrui, il peut en
'celui mur avoir fenêtres, lumières ou
vûes aux Us & Coutumes de Paris ; c'est
$ sa voir de neuf pieds de haut au-delîus
du rez de chaussée Se terre, quant au
premier étage, & quant aux autres éta-
ges de sept pieds au-deuus du rez de
chausîée : le tout à fer maillé & ver dor-
mant.
EXPLICATION.
Il est slipposé par cet article que le mur en question.
appartient à un seul Particulier, & qu'il joint sans moyen
^ l'héritage d'autrui, c'est-à-dire , qu'il est entièrement
Pris sur son héritage , & que la face du côté du voisin
n fait la séparation ; auquel cas il est permis par cet
.•"ticle de faire des vues à neuf pieds de haut au-des-
tîs du rez de chaussée du premier étage, & de sept
jpds des autres étages. Le mot de rez de chaussée est:
^r's ici pour le dessus des aires & planchers de chaque
b aSe • ce qui est appelle premier étage, on l'appelle à
^esein l'étage du. rçz de chaussée ; ainsi la véricable û-
4i3 ARCHITECTURE PrATIQUÏ?.
gnifîcation du mot de rez de chaussée ne doit s'entett*
dre que du dessus. de la terre.,. comme il.a été ci-devanc
di.t.-
Le droit permis par cet article peut être détruit pa*
l'article ru 8 ,, qui permet à un voisin de se loger, ou épi*
fier au mur d'entre lui & son voifin, si haut que bon luj:
sèmblera , en remboursant la moitié d'icelui mur : ain»
celui qui aura fait des vues dans un mur qui lui appar"
ïient ,. & qui peut devenir mitoyen,, pe.u.t les perdra
quand son voisin voudra; c'est pourquoi il faut sepre'
cautionner quand on bâtit, & tirer ces vues d'ailleurs-
A R T I G L £ ZPI.
Fer maillé & verre dormant 3 ce que c'ess.
FEr (a) maillé est treillis, dont le*
trous ne peuvent être que de quatre
pouces en tous sens : &: (P) verre àot'
mant est verre attaché & (celle en plâtre >
cjubn ne peut ouvrir.
e x F l i c ATio m
(a) Fer maillé eft treillis dont les trous neyeuvt$'
être que de quatre sonces en tous fens , &c. c'est-à-dife '
un treillis de fer dont les barreaux posés sur le bou
ou à plomb & en travers, ne doivent avoir que quatr
pouces en tous sens, en sorte que ces barreaux doive"
sormer par leur disposition des quarrés de quatre pouce ►
(h) t^erre dormant attaché. & scellé en plâtre > & ,'."
g'est-à-dire, qu'il faut outre ks bateaux, ci-devast^
Explication" de la Coutume, 4,1$
frits j mettre au-dedans de celui qui prend les jours9
toi panneau de verre contre lesdifs barreaux, lequel
^erre doit être scellé en plâtre contre le mur tout au-,
*°ur, afin qu'on ne puisïè l'ouvrir, & qu'on ne puissè
)etter ni voir aucune chose sur le voisin.
Il est bien dit dans l'article aoo à quelle hauteur
'e$ vues de coutume doivent être faites suivant les éta-
Ses où on les veut faire; mais il n'est pas fait men-
tlon de quelle grandeur elles dévoient être; cela pour-
rit faire de la difficulté si un voisin en vouloir mal
"fer : mais je crois que cela pourroit être réglé par la
Candeur des panneaux de vitres, dont on n'en mec
°rdinairement que deux joints l'un contre l'autre, ce
M he peut aller à plus de trois pieds & demi ou quatre
r>eds de large.
<.
À R T I C L E loi,
^tsiances sour 'vues droites & hayes àè
cote.
A Ucim ne peut faire vues droites
•Cj^ sur son voisin ni sur places à lui
appartenantes, {a) s'il n'y a sîx pieds
,e distance entre ladite vue & l'héritage
/> Voisin , & ne peut avoir bayes de cô-
» s>il n'y a deux pieds de distance.
EXPLICATION.1
i'L'7 S'il n'y a sîx pieds de distance entre ladite vue &
r'tage siu V9yini &Ç, Les termes de cette distance
43© ARCHITECTURE PRÀTI^UÎT.
ne sont pas bien expliqués ; Ton en peut prendre urt
du devant du mur de celui qui veut faire une vue droi-
te ; mais l'autre mur étant mitoyen , il y a équivoque :
i'usage a décidé là-dessus. L'explication est que cette
distance doit être prise du devant du mur de celui qui fai*
ia vue, jusqu'au point milieu ou centre du mur mitoyen-
Ainsi le point milieu du mur décide la question , &
je' crois que c'est. le meilleur sens que l'on puisse don'
ner à cet article. Pour les vues de côté, il faut aui»
que la distance de deux pieds soit prise de l'arrête d"
jambage de la croisée la plus proche du voisin , jusqu'a"
milieu du mur mitoyeni
Article 203.
Signisier avant que démolir ou percer 10.
mitoyen , a peine , &c.
LEs Maçons iie peuvent toucher $[
faire toucher à un mur mitoyeJl
pour le démolir, percer 8c rétablir , &nS
y appeller les voisîns qui y ont intérêt %
par une sïmple lignification seuleineIît '
& ce à peine de tous dépens, doru^'
o-es 8c intérêts ï 8c rétablissement à^1
mur.
É X P L1CATÎON.
Cet article regards les Entrepreneurs & MaÇoDSLjr
les avertit de ne rien faire de considérable dans uD .^
mitoyen sans appeller les voisîns ; & il s?en faut pre
à eu* quand ils contreviennent à cet article.
Explication de là Coutume. 431
Article. 204.
On k peut percer 3 démolir & rétablir _>
& comment.
L eït loisible à un voisin percer oiï
faire percer & démolir le mur com-
mun & mitoyen d'entre lui & son voiiin.
Pour se loger & édifier en le rétablissant
bernent à ses dépens, s'il n'y a titre au
c°ntraire, en le dénonçant toutefois au
Préalable à son voisin ; & est tenu de fai-
se incontinent & sans discontinuatioa
Mit rétabliiTement.
EXPLICATION,
Cet article est une suite de l'article précédent : i!
.Clique plus au long ce qu'il faut observer pour le re-
nissement d'ua mur mitoyen.
■*&■
s^"^
;$>£*£*;-3*
w*»
451 Architecture Pratiqua
Article 105;
Contribution à refaire le mur commun
pendant & corrompu,
IL est loisible à un voisin contraindre
ou faire contraindre par Justice soi*
autre voiiîn à faire ou faire refaire le m'U*
ou édifice commun pendant & corrom-
pu entre lui & sondit voisin, , & cM-
payer sa part chacun sélon son héberge i
& pour telle part & portion que lesditeS
parties ont & peuvent avoir audit mtfr*
êc édifice mitoyen*
e x p l 1 c a r / 0 N:
Voici un article auquel on peut donner bien des ë5C'
plications sélon les différentes occasions; car il Pj
arriver qu'un mur mitoyen soit bon pour l'un >
voisins , quoiqu'un peu corrompu, & que l'autre v°J ^
le voudra faire rétablir , parcequ'il aura besoin d£
plus grande hauteur ; il est vrai qu'on nomme des &
pour peu qu'il paroissê qu'il n'y en a pas assez, on f,g
damne le mur à être abattu, & à en relever un a° -
perts pour en juger ; mais comme il s'agit de solidJt '
au!
plus solide à cause qu'il faut porter une plus gra^
charge : de plus le mur peut être bon dans les fc"1 -
mens pour celui des voisins quin'est pas si élevé : ce^ç0^
dant il est obligé de payer sa moitié, En cette '0* <ej
3ÏXÏÏ.IC-ÀTICJÎÏ DE L'A CqVTVMT. 43-3
'les Experts doivent avoir quelqu'égard pour celui qui
ïculrre, & qui auroit pu se pàsser dû mur'tel qu'il ë£-
cela est juste : car la Coutume ne donne point de xegls
pour savoir jusqû'eù, où combien un mur pendant Se
corrompu doit être condamné à être abattu ; mais par
?*asage q*ùand il penche du quart de son épaisse'ur -, II
doit être abattu, c'est-à-dire, qu'un mur qui a, par
exemple, seize pouces d'épahTeur, & qui surplombede
quatre pouces,.il doit être abattu.; cette règle n'esr
pâ's juste : car il 'faut marquer sur qu'elle hauteur ce q'ùart
doit être pris ; cela ne se -peut régler que par un angle,
,par rapport à tme ligne de niveau : car si un mur sur-
plorribedu quart de Ton épaisseur sur l'a hauteur de douz'b
$ieds, il surpldmbera de.la moitié de h même épais-
seur sur vingt-quatre pieds , & en 48 pieds, il seroic
entièrement hors de son assiéte. It faut donner 'cette
^eglepaj: lajbauteur, & comme les murs mitoyens or-
dinaires né sont guères plus élevés que 5e huit toises,
si l'on prend sur cette hauteur le quart de son épaisseur 5
îje sera un demi-pouce par toise à seize pouces d'épais-
%ur. Gomme Un mur mitoyen esr arrêté de deux côtés',
ce1a peut être tôlérable ; mais quand il n'eïl arrêté que
^'uti.çôté, on ne peut pas lejaisser en cet état. Il peut
Y avoir encore d'autres causes, comme de mauvaîiê
c.onstrucTion, qui peut obliger à Je condamner à être
"battu.
i Les murs mitoyens causent beaucoup d'asfaires & 4e
procès entre les voisins, & c'est la matière de îà plus
£rande partie, des rapports : car, l'on, consinât si mal ces
.^•"'s , & on leur donne si peu d'épahTeur , à proportion
^*e la .charge qu'on leur fait porter -, qu'ils ne peuvent
Pas snbsifler long-tems. îl vaudroitbieh mieux leur ion-
*erune épaisseur convenable ,& les faire coasiruire de
^°ilon"piqué> ma'çqnné demortier de chaux & sable i
^ec des chaînes & jambes boutisses de pierre de taille,
^Ue d'avoir la peine de les rebâtir pluïïeurs fois, comme
*rrive.fertsoavent quand ils sont mal construits.
É e
434 Architecture Pratique;
■■■- î ...i ..-. . i ùuiït ir ■ •■■■-• - .....-'■■■■•■ ■——t----■w-—■•■■■- ~:'~ -■ —■ — ' '■■•-
ARTICLE Zo6.
ÎP outres &folsves ne Je mettent dans les murs
mitoyens,
N'EU ïoisibîe à un voisin de mettre
ou faire mettre & loger les pou-
dres & solives de sa fnaison, dans le mut
d'entre son voisin &; lui, si ledit mur
n'eit. mitoyen.
E x P L ï c At I o X.
Il esl assez expliqué par cet article, qu'il faut qu'un
mur soit mitoyen pour s'en servir à édifier contre. Cette
matière n'a pas besoin d'une plus ample explication.
Article 207.
Pour ajfeoir poutres au mur mitoyen, ce Sjttil
saut saire, même aux champs. ■.
IL-nest loislble à un voiiirt mettre o&
faire mettre & asTeoir les poutres &
sa maison dans le Mur mitoyen d'enté
lui & son 7Di(inr (a) sans y faire &isS
& mettre jambes parpaignes ou cha^0.
EXPLICATION DE LA CôUiTÙME, j^à
h; corbeaux sumTans de pierre de taille ï
pour porter ïesdites poutres {£) en ré*
tablissarit ledit mur : (c) toutefois pour
les murs des champs il suffit y mettre
matière îuffisante.
EXPLICATION.
(a) Sans y faire faire & mettre jambes parpaignï't
'où chaînes & corbeaux sussisans de -pierre de taille , &c.
ïambes '& chaînes ne Ion: qu'une même chose, mais
par parpaignes ou parpiri, l'on doit entendre répaisTeur
d'icelles jambes ou chaînes, qui doit être toute l'épaifc
ïeur du mur. Pour,les corbeaux, ce sont les pierres sur
ïesquelles les poutres sont posées ; oh leur donne un
peu de saillie en forme de console , afin d'avoir plus dé
portée pour la poutre*
b) En rétablijsant le rnïir, &c. II semble que par
U Coutume on ne doit entendre que les chaînes Se
jambes sous poutre dans un mur mitoyen déjà fait ;
^ais il faut observer la même chofe pour tous les murs
Citoyens faits à neuf, c'est-à-dire, que bâtissant un mur
Citoyen, on doit déterminer où doivent être posées
es poutres , & y faire des chaînes où jambes de pierre
^ taillé.
(c) Toutefois sour les murs des champs sussit d'y met'
*{e matière sussisante. Ce précepte est bien indéfini ; car
1 peut y avoir des lieux où il n'y a point de pierre de
îa>Ue. Ainsi il saut par nécesiité y employer du moi-
0(1 ou libage qu'on trouve sur les lieux; mais il faut
iUe ce soit la meilleure maçonnerie qu'il est posiîble dans
Ce"e especti
e i;
43# ARCHITECTURE PRATIQUE.:
ARTICLE Zû8.
"Poutre fur la moitié d'un mur commun 3 &,
a quelle charge.
AXJcun ne peut percer le mur d'en-
tre lui & son voisin pour y mettre
& loger les poutres de samaison (V) que
jusqu a l'epaisseur de la moitié dudit mur,
& au point du milieu, en rétablnîant le-
dit mur , en mettant ou faisant mettre
•jambes, chaînes & corbeaux comme dei*
sus.
EXPLICATION.
à) Que jufcjuà l'épaijjeur de la moitié dudit mur, &^
Il esl impossible qu'une poutre puisfe avoir asfez dépor-
tée de la moitié de l'épaisseur d'un mur mitoyen, quand
même il auroit 1-8 pouces d'épaisseur, ce que Ton ne
•donne guères aux murs mitoyens ; même en y mettant
des corbeaux, cela ne sussiroit pas pour la portée d'une
poutre ; ainsi cet article n'est pas pratiquable. Il faUt
donc qu'il soit permis de saire porter les poutres pl°s
avant sur les murs mitoyens : l'usage permet de les hire
passer jusqu'à un pouce près de la sace du mur voi"11
pour la charge de l'enduit : cette saculté esl réciproq"e
-entre voisins. Les poutres en sont mieux portées} &
les murs n'en sousfrent pas tant. L'on peut parce m°yeJI
éviter de mettre des corbeaux saillans qui sont un très-
mauvais effet en-dedans, à moins que les poutres de
Explication ni la Covtxjmf. 4-37^
volsins ne se rencontraient bout à bout, ce qu'il faut
faire en sorte d'éviter. II cst encore réitéré dans cet-
article de mettre, des jambes sous poutre dans les murs
mitoyens vieux ou. neufs : ainsî il.n'y faut pas contre-
venir.
A Pv T I C L E lO^.
Ez Ville &F~auxbourgs on contribue-; à mur de
clôture jufqtt'a dix pieds*.
CHacun peut contraindre soxi voiiirr
e# Ville & Fauxhourgs,. Prévôté
& Vicomte de Paris,, à contribuer pour
faire faire clôturevfàilant réparation de
leurs maisons, cours & jardins esdites
Ville & Fauxbourgs, jusquà la hauteur
de dix pieds de haut durez de chaussée-,
compris le chaperon,
EXPLICATION.
Get article s'explique assez- par lui-même : il faut
seulement remarquer qu'il prend le dessus de la terre
pour le rez. de chaussée, comme je l'ai ci-devant exr
pliqué,.
E e «j
438 Architecture Fratiquï,
Article 210,
Çcmmenp hors, lefdites Ville & FauxkourgsK
Ors lesdites Ville & Fauxbourgs
on peut contraindre voiilns à faire
mur nouvel, séparant les cours & jar-
dins  mais bien les peut-on contraindre
& rentretennement & réfection néceUâire;
des murs anciens sélon l'ancienne nau-
çeur desclits murs., sî; mieux le voilîn
^'aime quitter le droit dç mur & la tjbn$
sur laquelle il est auls.
Cet article est assez entendu, par, ïuhmême-
ART I C L E lïU
Si, murs de féparai'wn font mitoyens., £^ «#'•
bâtiment 0> résection djceux.
'Qus murs separant cours & jardin5
sont réputés mitoyens, s'il n'y ^
titre au contraire y & celui qui; veut ba*
sir nouvel mur, ou refaire l'ancien cor-
ïompu, peut faire appelles sort voifr1
Explication- di la Coutume. 45^;
pour contribuer au bâtiment ou réfeëtiort:
dudit mur, ou bien lui accorder lettre
çjue ledit mur soie tout siem
EXPLICATION.
Cet article esi: contenu dans les articles i<^£. ipp
&c, Ce qu'il a de particulier est qu'il établit le droit
de rebâtir un mur mitoyen , au cas qu'il sok corrompu »
quand même le voisin ne seroit pas consèntant d'en
payer sa part & portion, faute de quoi il le rend propre
à Jcelui qui. l'a fait bâtir.
Art i c l e £12».
Comment on peut rentrer atï droit dm mur*
ET néanmoins èz cas des deux pré-
cédens Articles est ledit voism re-
çu quand bon lui semble à demander-
moitié dudit mur bâti & fonds d'icelui,..
ou à rentrer dans son premier droit -r ers;
remboursant moitié dudit mur. & fonds
d'ieelui. .
Cet article est contenu dans l'article 1,58*.
JSte ïw
44© A R C H I TEC T. U. R. E P R. A XI Q U E.
A R T I C L E 2.1 3~.
1&cs anciens fojfés communs, idem.^#^</«_
wuzs dgjep.aratiop.
-
LE semblable eit gardé pour la; ré~_
fe£Hon , vuidange & éntretpnne-..
ment des anciens folles, communs ô&
jtnit^yens^
.g XP L IjC 4 ?I Q, $_
Çjk les sépa/ations des héritages, spnt. avec fosses, h£-.
vêtus ou non revêtus, le nèttoyement & redressement.r
seeux doit être fait à frais communs, &,aux conditions
l'article 2,il.
Art ï c i, e i-.i a.
'Marques du mur mitoyen en particulier,
Ilets (a) doivent être faits , (£) ac,-»
cornpagnés, de pierre ppur, çonnoî-.
cre que ïe mur est mitoyen ou à un seul».
E X F L 1,Ç A T 1 Q N.
{a) Filets doivent être saits accompagnés de.pierre, &&„
|fei? le ?n,Pt dç filet-_.il saut entendre de petites poutres.
.Explication-, de ta Coutume. 44*
«jar. c'çst le nom que les Charpentiers leur donnent, &
çause qu'elles sont faites de. filets de-bois , c'est-à-dire j
de jeunes arbres.
(b) Accorrisagnés de pierre, &c. B faut entendre de»
corbeaux sur lesquels les filets sont posés, poursavoir si
le mur appartient à un seul : cette marque n'esi: pas cer^
îaine : il y a apparence que cet article est fort ancien &
sait dans un tems. où L'on s.'expliquok mal sur le fait des
fcâtimens.
A R T I C LE 2IJ-.
Ipes fewitudes retenues & consiâmes pa?
père de famiiïe,
Uand un père de famille met Eors
Tes mains partie de sa maison yil
'<ioit spécialement déclarer quelles servi-
Uides. il retient: sur l'héritage qu'il rpejt
hors ses mains x ou quelles il constitue sur
fe iien : les faut nommément &spécia-
kment déclarer., tant pour l'endroit ,
grandeur, mesure, qu'espece de servitude^
autrement [toutes constitutions générar
fes de serviuudes sans; les déclarer comme
^eJGTus ne valent»
442 ARCHITECTURE PRATTQ:lfl&
E X P L 1 G AT lO JV.
Par cet article le père de famille-ou celui à qui unst
maison appartient Fait une loi dans la dhlribution des par*
ties de sa maison qu'il divise à.plusieurs; c'est ce qu'oa
appelle servitude. Quand cette distribution.n'estpas bien:
expliquée dans toutes ses circonstances, & dans tous le*
cas qui peuyent arriver aux cohéritiers, c'est une source
de procès : c'est pourquoi; dans ces sortes de divisions &"
de servitudes, il faut prendre d'habiles Experts & des
Avocats pour bien/spécisiér & prévenir toutes les/disS"
cultes qui peuvent arriver» v
Art ic l e zi6.■ ..• ■'
Bessindùm de père de jàmillépar écrilï
Estinatîon àè père dt famille vaitf
titre, quand elle efl ou a été pa£
écrit, &c non autrement.
EX P L I C A T I O fs.
Cet article eft une addition à l'article précédent» *
n'est que pour ordonner de marquer par écrit les "''
visionsdes parties de la maison que le père de sàrss'"
destine à ses enfans ; & je crois qu'il sêroit bon de s3ir
un plan sur lequel on marquât les parts & portion5,
chacun des héritiers, & attacher îeditplan à la mie0'
de partage pour y avoir recours, en» cas. de,, besoinv
Explication de la Coutume. 44$
A R tic L E 217.
Pourfosfés a eau ou cloaques y distance; dit; mur
3 autrui y ou'mitoyen,.
Ul ne peut faire jfosssés. à eau, ou
cloaques, (a) s'il n'y a sîx pieds de
distance en tous sens des murs, àppartç*
|ans au voisîn > ou mitoyen*
E X P L I C A T 1 O M.
(a) S'il. n'y. a jîxfieds de distance, &c. Six pieds de
distance de terre-plein ne sont pas sussîsans pour tenir
les fondemens d'un mur en un fosssé qui peut être plus
profond que les fondemens dudir mur; l'eau minera%
s'il y en a , peu à peu la terre, & fera tomber lés murs.
ûans. cette occasion il faudroit qu'il y eût au moins
douze pieds de distance pour faire lesdits fosTés & cloa-
ques , ou revêtir d'un mur de maçonnerie le fosse du
Côté dudit mur de la maison.
Article 218.
Porter hors la Ville "ymdanges de privés^
Ul ne peut mettre vuidange de
privés dans la Ville,
Cet article regarde la ^oliçç.
,L$44 AnCHïTEGTIÏR-E'P^RATIQU-r.
A R T I C L E 21^
Endtsits. & crépis en vieux murs y t£
comment*
LEs (a) enduits & crépis de maçoii*
nerie faits à vieux, murs se toisent
à raison dé;§x toises pourvune toise ds
gros mur»
E X % L I Q AT 1 0 M.
(a) Enduits. & crépis faits à vieux murs, &c. Il-
faudroit que ces vieux murs fufîent si bien construitsi
qu'il n'y eût que le simplecrépi & enduit à y faire ; mai*
cela est fort rare. Eour peu qu'il y ait quelques trous ou
renformis à faire, on compte cet ouvrage à quatre toise*
l'une y & même quand il y a plusieurs trous à boucher*
ign compte trois.toises pour une ; cela a passe en, usagS*
MJNIEKE DE DONNEk LES
allignemens des murs mitoyens entre Parti-
culiers propriétaires des maifons fuivant
i'ufage ; & comment chacun y, doit contri-
buer pour fa part & portion,
LEs murs mitoyens sont ceux qui partagent les hé-
ritages entre particuliers : ces murs sont la matière
^e la plus grande partie des rapports des Experts, &
souvent la source des procès entre les voisins : c'est
pourquoi ïl est â propos d'expliquer autant qu'il est
possîble •les moyens d'éviter les contestafions qui en
haissent. Il saut premièrement donner une idée juste
âe la positiôn de 'ces murs; & pour cela il faut imagi-
ner une ligne droite ou un plan passee dans le milieu
desdits murs , que l'on peut appeller leur centre : cette
ligne doit répondre en toutes sè's parties à celle qui
%>are immédiatement lesdits héritages , c'est-à-dire ,
qu'il faut que l'épaissTeuf desdits murs soit prise égale-
ment de chaque côté sur chacun desdits héritages, à
moins qu'il n'y ait nécessité de leur donner plus d'é-
paisseur d'un côté que d'autre, comme quand les ter-
mes sont plus hautes d'un côté que de l'autre , ou quanti
l J a plus de charge à porter d'un côté par la plus
grande charge ou élévation d'un bâtiment. Dans tous
ces cas il faut que celui qui a besoin de plus d'épais-
seur que l'ordinaire, prenne cette épaissèur sur son
héritage. L'épaisseur ordinaire des murs mitoyens dé-
croît: être de 18 pouces au rez de chaussée, ou au moins
446 ÀRÇH.ïtEë;TÎJR.E ^RÀTfQUE» .
de 1$ pouces; mais l'on se contente à Paris de ïé'S
faire de 12. à 13 pouces; & c'est trop peu, comme
je l'ai déjà dit : il faut que la ligne du milieu de ces
murs soit exactement aplomb, afin qu'ils ne soient pas
plus inclinés d'un côté que de l'autre; & que si l'on
Veut saire quelque diminution, de leur épaifîeur aux
étages supérieurs, cette diminution soit priiê également
de chaque côté. >
Quand on. veut cônstruire un mur mitoyen :à neuf»
iou en rétablir un ancien, il faut que chacun des voi
sins à qui appartient le mur, nomme chacun uii
Expert d'office, sélon susage, pour en donner l'alli-
gnemeni, afin d'éviter les contestations qui en pour-
iroiént arriver par la suite j s'il n'étoit pas sait dans les
formes. Il faut pour cela que chaque voisin donne un
pouvoir à son Expert pardevant le Greffier de l'Ecri*
toire » qui aura été choisi par le plus ancien ou le plus
qualifié desdits Experts : ensuite on procède, audit alli-
gnement par une déclaration & un état des héritages
sur lesquels lesdits murs sont assis & posés. Comme »
par exemple, si c'est un mur à cônstruire à neuf sur
des héritages qui n'ont point eu d'autre séparation
qu'une haye Ou un fossé > Sec. il faut demeurer d'ac-
cord de la ligne qui doit faire la séparation desdits
héritages -, & puis en faire une figure sur une feuille
particulière, pour joindre à la minute, ou la fait6
sur la minute du Greffier, & marquer sur cette figur.e
toutes les choses qui sont proches & attenantes ledit
allignement, afin de faire connoître par l'acte que l'on
a observé tout ce qui étoit nécessaire. Il faut ensuie
faire tendre une ligne d'un bout à l'autre du rez àè
chaussée où doit être donné l'allignement -, pour coB'
noître si la ligne de séparation desdits héritages ejj
une ligne droite; ce qu'il faut faire autant qu'il &f
posfible : mais s'il y a des plis & des coudes consia^
râbles, il les faut observer Se les marquer sur la %u^,
pour en faire mention dans le rapport. Ces plis "
i
âîLÏGNEMENS DES MURS MITOYENS. 44^
tes coudes font souvent des contestations entre les voi-
sins, sur-tout à Paris ; ils sont quelquefois formés par
l'ignorance ou la malice de ceux qui rétablissënt les
•anciens murs : c'est pourquoi cela mérite d'être bien
"examiné. Après avoir bien reconnu la ligne de répa-
ration des héritages soit d'une pu de plusieurs lignes
droites sormant des angles qu'on appelle plis & cou-
res, il faut donner l'allignement en queslion de l'un
des particuliers ou voisîns. Supposant que la ligne de
Réparation soit droite d'un bout à l'autre, & que l'on
soit convenu de l'épaissêur que doit avoir le mur mi-
toyen , après avoir fait le procès-verbal & la descrip-
Ùon des lieux, il faut s'expliquer en ces termes : El
<iprès avoir fait tendre une ligne d'un bout à l'autre du
<cté d'un tel voisin, nous avons reconnu que lefdits hé-
ritages étoient féparés d'un droit alligntmcnt fans plis
«i coudes, & pour donner icelui allignement à tel bout,
&ous avons sait une marque en sorme de croix sur telle
pierre ou moilon, ou autre chose prochaine qui ne puiise
pas être remuée .• lequel mur sera pofé à tant de pieds
^ pouces d'intervalle & de disiance dlcelle croix, &
sourchajfera ( c'est- le mot ancien ) fin épaijseur du coté
de l'autre voisin.
Il faut remarquer ladite épaisseur, puis il en faut
'aire autant à l'autre bout dudit mur. à peu près à mê-
^e distance : car il e'st mieux que les repaires soienc
Parallèle au mur, ou le mur parallèle aux repaires î.
ce!a n'en1 pourtant pas absolument nécessaire. L'on prend
^s distances pour vérifier si le mur a été bien posésuivant
'e rapport : ce que les Experts doivent revenir véri-
Jjçr sur les lieux quand le mur est fait, pour voir si
'*on n'a rien changé aux repaires.
Aux anciens murs que l'on veut abattre en toutou
tfl partie, il y a beaucoup de précautions à prendre
P°ur les reconssxuire, & pour voir les termes sur les-
Ws on doit donner l'allignement : car souvent ces
^Urs sont corrompus pat tout j mais il faut toujours
*
%48 & R CH-IT1C T J R * F R A T g Q U JR?
s'attacher aux marques que l'on peut avoir au rez dé
chaussée , ou un peu au-dessous , car c'esi: l'endroit qui
doit tout régler ', étant supposé ne pouvoir pas chan-
ger ; "& fi l'on ne trouvoit pas encore sbn compte»
il faut prendre le dessus des retraites du pied du murë
Ces termes se peuvent connoître par quelques pierres
■ou môilOns, dont les paremens ne seront pas dever-
sés, & en cas qu'il n'y eût pas une de ces marques
qui ne fût douteuse, il faut avoir recours aux sonde-
ïnens pour en tirer les conséquences les plus juftes
iqu'on pourra ; ce qui se peut faire en découvrant
plusieurs endroits qui n'auront pas été remués, y saire
tendre des lignes, & y saire tomber des aplombs
pour trouver la vérité. Ges indices sont fort iouvent
équivoques ; & dans ces rencontres l'Expert qui a Ie
plus d'adresse en fait quelquefois accroire à l'autre *
car chacun prend l'intérêt de sa partie, & le porte Ie
plus loin qu'il peut ; cela ne se devroit pourtant pas »
puisqu il ne s'agit que de rendre juslice.
Quand on o'abat pas entièrement les murs mitoyens
a cause qu'ils ne sont endommagés qu'en certains en*
droits, comme par bas jusqu'à une certaine hauteur*
©n les sait par reprises , ou ce qu'on appelle par épaU'
îetées; ce qui se sait par le moyen des chevallemens
& étayemens sur chaque plancher. L'on abat ensuite te$
ce qui se trouve de déversé & corrompu jufqu'auss1
bas qu'il est befoin ; l'on en donne l'allignement, corn'
me il a été dit, en marquant l'ancienne épaiffeur ""
mur qu'il faut prendre au rez de chauffée pour en fa,re
mention dans le rapport, asin de rétablir le mur i«,r
Ja même épaiffeur.
Et pour parvenir à la connoissance de ce qui pet!
être bon ou mauvais dans ces murs * pour en conis '
ver ou en abattre ce qui est néceffaire, il saut fa'1*
percer les planchers de fond en comble en pluficU.
endroits pour y faire paffer le plomb le long defdi
murs, & voir si en les relevant sur l'allignement 1u
ÂiïONÊÎ^BNS Î>ES MtJRS MITOYEN^. 44$
Yëh aura donné , le haut se pourra conserver, ce qu'on
appelle recueillir , c'est-à-dire', que ce haut soit dans
sa première sîtuation ; ce qui est bien rare ■: car il y
a toujours quelque chose à dire; mais on ne laisse pa^
de conserver ce qui peut être conservé. C'est pourquoi
lés Experts dîsent en pareil cas dans leurs rapports j
que ledit mur sera élevé jùsqu'où l'ancien pourra être
recueilli, si recueillir le peut : cela n'eu1 exprimé qu'eii
termes indéfinis, afin de ne répondre pas d'une hau-.
téur fixe, si l'on est obligé dé monter plus haut. .
Il faut bien expliquer dans le rapport combien cha-
cun des particuliers voisihs sera tenu de payer peut,
sa part & portion dû mûr mitoyen, suivant la coutu-y
me : car.il y a bien des choses à observer., & voici
à peu près les cas qui peuvent arriver, qui ne sont
que tacitement expliqués dans la Coutume- ,
Premièrement, à l'égard des fondemens des murs $
personrie ne se peut diipenser , pour quelque prétexte
que ce soit, de les fonder sur une terre ferme Se so-
lide qui n'ait point encore été remuée, ce qu'on ap.-'
pelle terre heuve reconnue pour solide; car il y en à
qui n'ayant affaire que d'un mur de clôture, & d'au-
tres en ayant asfaire pour porter un bâtiment, l'un.né
Voudra pas fonder lî bas que l'autre, parcequ'il n'a
pas une si grande charge à élever; mais il faut ab-
solument fonder sur terre ferme quelque mur que ce
soie; il est vrai que si celui qui veut faire un bâtiment
îie se contente pas du solide qu'il faut pour faite mi
jjfctfr ordinaire, & qu'il veuille fouiller plus bas pour
«les caves bu autres choses , il doit faire ce sarplus à
fes frais : tout cela doit être réglé par la prudence &
« justice des Experts.
,. ^ l'égard de la plus-,épauTeur & de la qualité déC
pits murs, celui qui n'a besoin que d'un mur de clôm~
re n'y est point obligé quand il ne veut pas se faire
payer de charges ; mais s'il s'en veut saire payer, il
SQ obligé de contribuer poiir- sa moitié à toute la dii
F f
vf5° â^chitecYurI PkA¥ï(^ÙE.
pense, depuis la bonne terre jusqu'à hauteur de cI3'-?
' îure, ou de celle qu'il hébergera.
Si celui qui n'a eu d'abord befôin que d'un mur de
clôture sirriplement, & n'a point entré dans la dépense
de la plus-valeur & de la plus-épaisseur dudit mur ,
veut ensuite bâtir & s'héberger contre ledit mur, il
faut qu'il rembourse celai qui l'a fait bâtir pour porter
un bâtiment, non-seulement pour la plus-valeur de la
meilleure qualité & de la plus épaisseur, mais même
pour la terre qu'il aura Iprise de son côté , suivant l'esti-
mation des Experts.
Si le même qui n'a eu besoin d'abord que d'un mue
de clôture a contribué pour sa part & portion de là
plus-valeur •& de la plus-épaisseur , & a donné sà
part de la terre pour la plus-épaisseur, il doit avoir les
charges de six toises l'une de ce qui sera bâti au-dessus
de lui -, mais s'il veut à la suite bâtir & s'héberger,
contre ledit mur, il doit rendre la sournie qu'il a re-
çue des charges de ce qu'il occupera seulement ; &
s'il vouloit élever plus haut que son voisin , non-seu-
lement il doit rendre toute la somme des charges
qu'il aura reçues, mais il doit payer celles de la hau-
teur qu'il aura élevée plus que son voisin : & si le
premier a bâti des caves au-deïïbus des fondations d'uri
mur ordinaire, celui qui bâtit à la suite', & qui veut
se servir dudit mur desdites caves, il doit payer st
part & portion dudit mur en ce qu'il occupera au-des*
sous de ladite fondation.
On peut sur ces principes connoître dans tous les
'cas la jusrice qu'il faut rendre aux Particuliers sur té
fait des murs mitoyens ; car il est presqu'impossible de
rapporter toutes les circonstances qui peuvent arriver '
t'est pourquoi, il faut laisser le reste à la prudence des
ExpeitSi
s"
â 5 J Ai Ai -Ji ci AAAAi :A& S, 5, £i Ai Ai
Vs'F 'VT'TW?ps s 7?': *:?' ?'s î??s/??s T
PË lÀ MANIERE DONT Vis
doit faire les Devis des Bâturiènsi
LEs devis sont en particulier pour chaque espec|
d'ouvrage qui doit faire partie de ia construétioâ
d'un bâtiment, comme de la maçonnerie , de la char-,
penterie, delà couverture, &cvoû ils sont généraux s
.c'eïr-à-dire, qu'ils comprennent toutes les sorteâ d.'ou-r
Vragés qui font la perfection d'un bâtiment ? Cômmij
quand l'Entrepreneur fait marché de rendre tout le
bâtiment fait-*, là clef à la main; ainsi un devis gériéf
rai doit être cbmposé de tous les devis particuliers de
chaque espece d'ouvrage. Dans l'un & l'autre cas 5 il
ïaut bien expliquer toutes les cîrconstances qui doi-
vent faire la bonne qualité & la façon de chaque ous
yrage; car si l'on omet quelque chose d'essentiel, otjj
.que l'on ne s'explique pas assèz nettement, cela faiç
des équivoques qui font naître des difficultés qui atti-g
tent.souvent des procès. ■,.■•..,
. Quand on veut faire un. devis dans la meilleure foi?-
Wie, on y doit expliquer toutes les conditions requis
Tes ; mais il saut auparavant que tous les deffins dia
pâtiment que l'on desire saire soient arrêtés, afin dç
st'y rien changer, & pour.cela il faut avoir les plans
de tous les étages» & même ceux des caves, les éléva^
ïions des saces de tous les côtés des bâtimens, les
Profils ou coupes de tous les corps de logis, où lei
hauteurs dès planchers. & des combles soient mar^
Huées : il saut que les principales mesures ôç dimeh-
«ons de tous les dessins soient cottées , afin que le de-
$fs y ayant rapport, Ton ne fassè point de faute 5 c'e?»
pourquoi ce ne petit être que rÂrchjtecie qui a &||
2|jji ARCHITECTURE ^RATlQÛÉ.
■le dessin qui peut bien faire le devis, car il doit lui»
mé"me donner la solidité & la perfection à son ouvra-;
g'e: c'est lé sentisnent des meilleurs Auteurs qui ont
écrit de l'Architecture , & la règle du bon sens : car
qui peut mieux s'expliquer sur une chose que celui qui
ete est l'Auteur Cela fait connoître que pour être Ar-
chitecte , il faut non-seulement avoir tout le génie &
l'étendue de la science, pour en "savoir parfaitement
la théorie, mais qu'il faut encore posséder la pratique
ju'squ'aux moindres choies, afin de ne rien omettre
qui puissse donner lieu aux ouvriers de faire des fautes >
so'it par ignorance ou par malice , comme il arrivé
souvent : ainsi ceux qui font faire des bâtimens confî-
dérables, doivent prendre garde à faire choix d'un
habile homme.
Comme dans le modèle de devis que je donne ici,
je n'ai point d'objet pour un dessin particulier, je don-
nerai 'seulement une idée générale de la manière dont
les devis doivent être faits pour rendre un bâtiment
parfait la clef à la main, afin que tous les devis des
ouvrages qui le composent y soient compris. Je sup-
poserai même qu'on y emploie de différens matériaux »
asin que Ton connoisfe les différentes manières de les
mettre en œuvre ; ceux qui auront bien entendu ce
qui a été dit ci-devant sur la construétion de chaque
e'spece d'ouvrage, sauront plus aisément comme l'on
doit faire les devis.
Quand on fait un devis pour la maçohnerie, il faut s
marquer Fordre dans lequel l'ouvrage doit, être cons-
truit. Ainsi il faut commencer par les fondemens »
tant des, murs de face, que de refsnd, &c ensuie
par les voûtes de caves, & chausses d'aisances, del-
centes de caves, & autres ouvrages qui doivent êrrC ;
faits jusqu'au rez de chausfée, & continuer dans ce
même ordre jusqu'au plus haut de l'édifice; on peUl
néanmoins expliquer de suite, par exemple, tout u
mur de face ou de refend, en toute sa longueur >$*>
s> ïË V IS DES B À S T T ME "N S.. ' 4T£
sâ hauteur, depuis le rez de chaussée jusqu'à l'enta-
blement ou pignon,, en expliquant bien les différentes
especes de pierre qu'on y doit employer,, les épaisseurs
& ies retraites qu'on doit faire à chaque étage; Fon expli-
que ensuiteles ouvrages déplâtre, comme les planchers,
les cloisons, les cheminées, les escaliers, &c. il faut
enfin que le devis conduite pour ansi dire l'Entrepre-
neur par la main dans chaque ouvrage qu'il, doit faire.
FOR M E DU D E FIS.
DEvis des ouvrages de maçonnerie, charpenterie/
couverture, rnenuiserie , ferrure & gros fer,
vitrerie, pavé de grais &t peinture d'impression, qu'il
convient faire pour la construdticn d'un bâtiment que
M. *** defire faire construire sur une place à, lui ap-
partenante , sise à Paris rue .... sui vint les plans,
profils & élévations qui en ont été faits & agréé dudit
îîeur *** lesquels plans, profils & élévations seront
lignés & exécutés cpmme il ensuit :
£ le devis était -particulier sour une espece d'ouvrage,.,
comme la maçonnerie., on ne, doit, intituler que la mar..
fonnerïe, & ainsi.des attires.
L on peut après P intitulé du devis.,. marquer les dt'-
mensions générales du bâtiment, sans entrer dans le
détail de la distribution des plans comme phisieur s jom^
ce qui n'ess-pas nécejsairc, parceque les plans, prosils &
élévations étant cottes & signés, des parties, ils Aéfîgnent
mieux, les dislributions que tout ce qu'on en pourrait dire
par les devis ; il sussit donc de marquer les dimensions
générales à peu pris en ces termes:
Le corps de logis entre.cour, & jardin ,auça tant dé
longueur sur tant de largeur hors oeuvre, & sera éle-
vé dé deux étages & une. attique au-dessus, le tout fai-
sant tam de hauteur, depuis serez de chaussée jusqu'au:
4çssus. de l'entablement : au-dessous duquel corps de..
45£ A R CHI TE C TV RE F R À TI Q CI.
(à'Arcueil de la meilleure qualité, saine & entière, sans,
fils, ni moies, ni. bouzin, atteinte & taillée jusqu'aii
$if ou dur dans les lit.?.
Toute la pierre de taille tendre sera des carrières d,e
Saint Leu , ou de Trosiy, de la meilleure qualité & sans
$ls , ou. bien de la Lambourde• d'ArcueM.
Tout le moilon & libage sera des carrières d'Arçueil
Ï3e la meilleure qualité, & dont le boudin en sera en-
tièrement ôté.
Tout le mgrtier. sera sait & cpmposé d'un tiers de
abonne chaux de Melun, & les deux autres tiers de sable
(rie rivière, ou sable équivalent, pris aux environs de Parjs
(& même sur les lieux en cas qu'il soit. trouvé bon.
Tout, le petit & le grand carreau de terre cuite sera
Jde Paris de la meilleure qualité.
Tous les boisseaux des chausses d'aisançestseront biejs
^àins &ç entiers, & vernissés par dedans.
Tout le plâtre sera des plâtrieres de Montmartre
Cour le meilleur. - •
Toute la latte sera de bois de chêne, de droit fil 8f.
33ns aubier.
MAÇONNERIE DES MURS DB:
Fondation & de Voûte jusqiïau rez> de-,
chaufsée,
SEront faits les murs de fondation des murs de.fac.&
depuis le sol jusqu'à trois pouces près du1 rez<'dé.
ehaussee, dont la première assise sera de bons libages
de pierre dure, éqtiarris, posés sur terre Fans mortier ?
& au - dessus sera mis du moilon jusqu'à. trois pouces
près du rez de l'air des caves, à laquelle hauteur. i|
jsera mis une assise de pierre de taille dure, faisànt tou*
ste l'épaisseur desdits murs, piquée du.côté des terres ?
x& en parement du côte desdites-caves , le. tout à lits Qfc
Devis des Bastimins. 457
à joints quarrés. Au-dessiis desdites assîses il sera encore
mis de la pierre de taille dure aux chaînes & retom-
bées qui porteront les arcs des voûtes desdites caves ,
aux piédroits & appuis des bajours, aux dossèrets Se
jambages des portes, qui joindront lesdits murs , &c.
& tout le reftè sera de moilon , dont la partie qui fera
face du côté desdites caves , jusque sous la retombée
desdites voûtes sera de moilon piqué par assîses : le tout
fera maçonné de mortier fait corame.il a été dit ci-
devant ; lesdits murs auront tant cftépaisseur. par bas,
dans la fondation , & viendront à tant d'épaisseur par
haut , pour avoir tant d'empâtement pour poser les
premières assîses du rez de chaussee.
Seront aussî faits tous les murs de fondation des
murs de refend, & mitoyens, &c. depuis le sol de
la fondation jusqu'à trois pouces près du rez de chaus-
sée , dont la première assîse sera des plus gros libages,
posée à sec sur. le sol, & sera smis ati-dessùs du moi-
fon jusqu'à trois pouces près de l'aire des caves : à
laquelle hauteur il fera mis un cours d'assises de pierre
de taille dure, faisant toutes parpin à lits & à joints
quarrés, & au-dessus de ladite asfise, il sera encore
mis de la pierre de taille dure aux chaînes qui por-
teront les arcs desdites voûtes, s'il y en a, aux pié-
droits & platte-bandes de toutes les portes qui seronc
dans lesdits murs ; lesquels piédroits & platte-bandes
feront toute l'épaisseur desdits murs, & seront posés
alternativement en carreaux & boutisses au moins de
^x pouces les unes des .autres, dont les moindres au-
ront quinze à dix-huit pouces de tête quarrément: &
feut le reste desdits murs sera de moilon /dont les par-
les qui seront vues du côté desdites caves seront de
^oilon piqué par assîses ;. le tout sera maçonne de mort
*?er fait comme ci-devant ; lesdits murs auront tant
T^paiiTeur par. le bas, & tant d'épaisseur par le haut.
Seront faites toutes les voûtes desdites caves en ber-
n?aA> à lunettes, eu, autrement ;,ausqueiks voû-tes il
4>$S Architecture Pratique.
Sera mis des arcs de pierre de taille de telle qualité^
portant sur les chaînes ci-devant dites : lesdites pierres,
feront posées alternativement en carreaux & en boutis-
iesf, celles qui seront posées en carreaux auront tant,
de largeur ou de face sur tant àe lit/, & celles qui,
seront posées en boutisses , auront tant de face sur tant-
de lit, le tout quarrément; sera aussi mis de la pierre
de taille aux lunettes des abajours , &c. & tout le resjf
te desdites, voûtes, sera de moilon piqué & posé par as-
silés, en forme.de pendant, ou petits vousToirs : le tout
sera maçonné de mortier fait comme ci-devant. Lesdites.;
voûtes auront tant d'épaisseur, à leurs, reins , venant a
tantd'épailTeurà leursommet:Jes reins desdites voûtes
seront remplis jusqu'au plus haut d'icelles, ayec moiloss,
fcloqué & maçonné de mortier comme çirdevant.
Aux endroits où il sera fait des fosses. d'aisance5 &
siles joignent les murs de. face ou de refend, lesdits
aaurs seront fondés un pied plus bas que le fond dek
dites fpsses, des qualités <§c épaisseur çiTdevant décla?
«sies 5 & les, murs, qui ne seront que pour lesdites
sosses seront de moilon piqué aux paremens, maçon*
ses de mortie* fait comme ci devant, & auront tar$--
d'épaissTeur; seront aussi faites les voûtes desdites. fosfé3;
de moilon piqué, maçonné de mortier comme ci-de<r
vantr dans lesquelles voûtes il sera laisfé un trou ^
dix-huit pouces en quarré, sur lequel il sera mis $£
chasïis & un couvercle de pierre de taille dure p°u,f
saire les vuidanges desdites sosses: le fond desque^eS
sosfes sera pavé de pavé de grais , à chaux & cimeR1
posé sur un massir" d'un rang de moilon maçonné &
mortier de chaux &c sable.
Seront saites les descentes. de cave, tant sous ieî
grands escaliers , que les vis potoyers, sous les petJt
escaliers. Pour saire lesdites descentes, il sera sait oe
murs d'eschissre , dont les têtes seront de pierre dure'
éc le reste de moilon piqué, le tout maçonné de m0**
Xkr fait comme çi-deyant} &; auront tant d'épai#eU
. Ï).£VIS DES BASTîMEn.s. 'jfâ
fosjque sous lesdites marches, & tant au-dessus d'icelleSa
Toutes lesquelles marches seront de pierre de taille,
dure d'une seule pièce, chamfrinées par-devant pour
gagner du girôn ; & seront faites au surplus les voûtes
ttécesfaires pour porter lesdites marches, lesquelles voû-~
tes feront comme celles des caves ci-devant expli-
quées.
Sera faite la fouille & vuidange. des terres pour. les
puits aussï bas qu'il sera besoin pour avoir de l'eau vives
«iu fond duquel puits il sera mis un rouet de çharpen-
îerje pour àsseoir la maçonnerie du mur dudit puits»
lequel mur sera confirait avec moilon ou Ubage ', pi-
■ gué aux paremens, & le resse de moilon ordinaire 9
le tout maçonné de mortier fait comme ci-devant ; le-
dit mur aura tant d'epaissèur par bas., & tant d'épaiiseur.
par haut au rez; de chaussée, à laquelle hauteur il sera
Çait un mur d'appui de pierre de taille dure de tant.
^'épaisseur , au-dessus duquel il sera mis une mardelle
4e pierre dure d'une seule pièce : ledit puits sera
Circulaire ou ovale & aura tant de diamètre dans œuvre.'
A» rez, de çhaujsée*
SEront faits les murs de face, depuis le rez de,
, chaussée jusqu'à l'entablement, dont les trois pre-
mières assises seront;de pierre dure à lits & à joints quar-
ts » aq-dessus desquelles il sera laissé une retraite de
mit- de pouces, & tout le resfe desdits murs sera fait
^ pierre de taille tendre, excepté les appuis de croi-
es, &c. qui seront de pierre dure; Ion observera
plis lesdits murs les portes, lescroisées, les entablç-
*^ns , plinthes & autres ornemens d'architecture, ainss
^'i's sont marqués sur "les plans & élévations : toutes
tfs pierres qui seront employées ausdits murs, feront
ç?Utes' parpin à lits & à joints quarrés, posées par assises,
?n bonne iiaison : les unes sur les autres. Le tout se-
? ^Çonné de mortier çorgme ci-devant : les joints d?
f© ARCHITECTURE PRATIQUE,
la pierre dure seront faits avec chaux & grais , & ceù^
de ia pierre tendre seront faits avec badijon à l'ordi-
naire ; le tout sera taille, posé & ragréé le plus pro-
' prennent que faire se pourra ; lesdits murs auront tant:
d'épaisseur au droit des trois premières assises, & de-
puis le désias defdites assises jusqu'au-defïus du premier
plancher, lesdits murs auront tant d'épaisseur, & de-
puis le dessus dudit premier plancher où il sera laitfê
une retraioç de tant de pouces, lesdits murs auront tant:
d'épaisseur, le tout élevé par dehors à* leur fruit ordi-
naire, &ç.
Si lefdits murs de sace sont faits partie de pierre A6
taille & partie de moilon, il faut en fpécisier leurs Ion"
gueurs, par sins., é' liaisons » tant des piédroits , plattc
ifand.es, plinthes , entablemens, &c..soit qu'elles foient
posées en, carreaux ou en boutijjss. Si on crépit lesdità
ynurs par dehors entre les pierres de taille , ce doit etst
avec du mortier de chaux & sable de rivière, & ty
saces du dedans seront, enduites avec plâtre sin ; tout »'■
rejh sait pour la consiruSlion ou épaissèur ■ doit-être m^'
que comme ci-deffus.
Seront faits tous les murs de resend & mitoyens *™
liedans desdits bâtimens , où il sera mis par bas un coufj
à'assifes de pierre duce, faisant toutes parpin à.lits". &a
joints quarrés. Il sera mis de la même pierre de taiUs
dure aux chaînes sous poutres, & jambes boutissës , *a''
sânt toutes parpin alternativement, & posées en lia»0*1
les unes sur. les autres, & dont les plus courtes aur°"
tant de long& tant de large,- asin d'ay,oir-taȣ de lia"0^
de chaque côté. A toutes les portes, & autrespuycrtû'
res qui seront faites dans lesdits murs, il sera mis °e
piédroits & platte-bandes de pierre détaille tendrÊ*
autre, saifant toutes l?épaifleur desdits murs, P°^eje
bonne & fusfisanteliaison , & auront au.moins 'tanj ,
largeur. Lesdits murs auront tant d'épaiffeur dep"lS 'i
rez de chauffée jufqu'au premier étage, tant du ses°'{
*ti. troisiéme., &c. &: les. pigeons, seront éleyçs&Jv
.
IDevis dIs Bastiment.
le profil des combles, & seront faits les dossiers ê£
ailes nécessaires pour entretenir les cheminées.
Seront faits les murs de parpin sous les cloisons g
fondés de fond comme les autres murs •, ou posés fur
les voûtes des caves. Lesdits mûrs seront maçonnés de
moilon avec mortier de chaux & sable 5 jusqu'à trois
pouces près du rez de chausfée, au-desfus de Jaquelle
hauteur il sera mis une assile de pierre de taille dure-'
Lesdits murs auront tant d'épaisséur dans la fondation»
& tant d'épaisseur ou parpin à ladite -assilé.
Sera faite la maçonnerie des planchers de tel étage j
il faut expliquer l'ejpece de -plancher que ton veut faire $
siceft un plancher creux, carrelé par-dejsus , l'on dira z
sur lequel il sera fait un couchis de lattes jointives >'
clouées sur les solives -, & sur ce même couchis il
sera fait une fosfe aire de gros plâtre & plâtras ou me-
nues pierres, d'un pouce d'épaisfeur sur la plus hau-
te solive, sur laquelle aire il sera carrelé de petit oiï
sand carreau de terre cuite. Si ait lieu de carreau, ton
veut du parquet fur lefdits planchers, il saut mettre des
lambourdes sur les lattes ou folives au lieu d'une faujji
''ire, & fceller lefdites lambourdes à augets avec plâtre
®" plâtras s il faut ajouter qu'entre les enchevêtrures
^i font pour la place des cheminées, il sera mis des
°andes de trémies recourbées ? fur lesquelles il fera sait
^e maçonnerie de pierre & plâtre en manière de platte-
°fnde. Si l'on plafonne lesdits planchers , l'on dira : les—
^s planchers seront plafonnés, dont lés lattes seront
IMees en liaison les unes contre les autres, le tout
^couvert & enduit de plâtre fin à l'ordinaire.
Si l'on fait fcs planchers d'autre espece, il les faut
Cliquer. Par exemple, fi ceft des planchers dont les
Clives sont à bois apparent en trois jens par-dejsous,
^f ton appelle entrevous, l'on dira:Sera mis un cou-
p*s de lattes clouées sur les solives, en bonne liai—
0tl > & sur ledit couchis il sera fait une fausse aire de
&r°s plâtre & plâtras, Se carrelé par desfus de petit ou
%€z ARCHITECTURE PRATIQUE.' ,
grand carreau de terre cuite, ou il sera sait un aire aé
"plâtre, les entrevous desdits planchers seront tîréâ
avec plâtre sin à l'ordinaire. -
Il y a encore des planchers fort [impies, comme ceux:
qu'on appelle ensoncés, c'ési-à'dire, maçonnés entre les
-solives & de leur épaijfeur à bois apparent des deux cotés
avec des 'tampons entre lesdites solives.
, L'on faisoit autresois des planchers pleins ; ce(i-à.-dirè^
lattes de trois en trois pouces par dejsous , maçonnés dp
plâtre & plâtras ou pierre entre les solives, carrelés pat
dejsûs, & plasonnés par dejfous ; mais l'on a trouvé que ces
slancher s étoicnt troppefans & saisoient plier les folives. Si
Ton veut en saire d'autre manière, on les verra expliques
ci; devant} pages j'o & suivantes oti.je parle des planchers*
Si ï'on fait des corniches d'architecture fous les plancher Si
îl saut marquer Us endroits ou ton veut qu'il y en ait'
Seront faites toutes les corniches d'architeâure de-
plâtre au pourtour des murs sous lesdits planchers, ds
telle & telle pièce, dont les profils seront donnés pa£
J'Architecleo . , '/-i . . :•-••_
A l'étage du rez de chaussée seront saites les fauH
ses aires sur les voûtes des caves, avec petites piesf
res & plâtre, aù-dessus desquelles il sera mis du petfy
9ii grand carreau de terre cuite, où fi l'on y met M
parquet, l'onyfceilerd des lambourdes à augets. Il peut
y avoir des aires d'autres manières ; il les saut explique?,
comme elles doivent être. , ,
Sera faite îâ ba'çonnerie de toutes les cloisons»
// saut expliquer de quelle manière, si ce sont des clôt*
fons creufes, l'on dira : dont les poteaux seront lattes
à lattes jointives dès deux côtés, clouées en liassp?
les unes contre les autres, crépies par dessus de pla*
tre au pannier, & enduites de plâtre fin. . 
Si ce sont des cloisons pleines, on dira : seront rria,ÇOB1
nées entre les poteaux, de pierre ou plâtras & plâtre *
lattées par dessus des deux côtés, tant plein que vu*?
de? crépies & enduites de plâtre fin par dessus»
''■yïvïs des BastïMé^s; 4%
Si ce sont des cloisons fîmples, on dira : seront ma-
çonnées entre les poteaux de pierre ou plâtras avec
plâtre, enduites à bois apparent des deux côtés.
Seront faits lés tuyaux de toutes les souches de?
cheminées ', fi cefi avec briques , l'on dira ; avec cfe
bonnes "briques de terre cuite posées les unes sur les
autres > arrêtées avec crampons & equerres de fer $ le
tout maçonné de mortier de chaux & sable fin, en-
duit par dedans de même mortier le plus uniment que
faire se pourra. Il y a des endroits ou l'on Je contente de
tirer les joints par dehors avec le même mortier, ^*
d'autres ou ton enduit les tuyaux de plaire par dehors'^
■fur-tout quand ils pasfent dans les chambres), ou quand.
*>n craint le jeu, c'esi pourquoi il le saut expliquer dans
le devis ; & fi l'on monte les cheminées fans pierre de
taille hors la couverture, on dira : Lesdkes cheminées
feront élevées au-deisus dû faîtage de la couverture i'
^ussi haut qu'il sera besoinj dans laquelle hauteur se-
ront faites les plinthes & larmiers à l'ordinaire ; &
si l'on veut que la partie desdits tuyaux de cheminées'
'?>«' esi hors la couverture soit mife d'une belle couleur]
de brique, comme on le sait ordinairement, l'on à.ira ?
A la partie desdites cheminées.qui sera au-desiïus des
Combles, il sera mis deux couches d'ocre rouge à
huile 5 & les joints, tant de niveau que montans »
feront tirés avec du lait de chaux à l'ordinaire.
. Et si l'on veut saire le haut desdites cheminées de
s'erré de taille , ait lieu de brique, l'on dira : Lesdites
Cheminées seront élevées jusqu'à la couverture, au-
tfpssus de laquelle hauteur lesdits tuyaux seront de
^'erre de taille de S. Leu, élevés au-deisus du faite
,c'e ladite couverture aussi haut qu'il sera besoin, ma-
rnés avec mortier, comme ci-devant, le tout en-
tfitenu de bonnes équerres & crampons de fer: à la-
melle hauteur seront faites les fermetures, plinthes ,
^niches, suivant les profils qui eu seront donnés par
^rçhite&e. Il saut rema/aiter que quand les tuçau*
*f&4 À R.€« ï T £ C s V K E î* KA T I § U I.'
j&flf */«• 'vierre de taille, on ne les enduit point par de*
dans, mais il faut saire les joints bien proprement.
Et si lesdits tuyaux de cheminées font faits de plâtre $
tomme on fait pour les maisons communes, on dira i
Seront faits les tuyaux de toutes lès souches de che-
minées avec plâtre pur pigeonne à la main , & noti
plaqué, le tout lié dans les murs avec des fantons St
é'querres de feri enduit par dedans lesdits tuyaux dé
plâtre fin le plus uniment que faire se pourra : les lan-
guettes desdits tuyaux auront trois pouces d'épaisseur *
& seront élevées au-dessus du faîte de ladite couver-
ture aussi haut qu'il sera besoin ; avec leurs sermetures ï
plinthes & larmiers, à l'ordinaire , Je tout proprement
iravallé par dehors.
Seront faits la quantité de tant de manteaux de che-
minées, au-dedans desdits bâtimens, dont les jambages
'seront hourdés de pierre & plâtre , les gorges seront
aussi hourdées avec plâtre & plâtras, Sctous les corps
ejuarrés ou dévoyés desdits manteaux, seront de plâtré
pur pigeonne à la main, le tout enduit de plâtre atî
pannier par dedans, & par dehors de plâtre au sas»
Seront faites au {urplus toutes les moulures de plâtre »
les corniches -, cadres ; Sec. pour orner lesdits manteau*
de cheminées, suivant les profils qui en seront donnée
par s Architecte ; seront faits les âtres & contre- cœurs1
desdits manteaux de cheminées, savoir les âtres ave6
du grand carreau de terre cuite, & les contre-ccettf*
avec tuileaux ou brique, au desir de la Coutume.
Sera saite la maçonnerie des escaliers de charpente
de tels & tels endroits, dont les marches & palierS
seront lattes par dessbus à lattes jointives, & en liaison?
& sera maçonné entre lesdits lattis & lesdites marchés
avec plâtre & plâtras, jusqu'à un pouce près du dei'
sus desdites marches pour poser le carreau de ter^
cuite, lequel carreau sera aussi posé avec plâtre : &3
l'égard des paliers , il sera mis un couchis de latte,
clouées sur les soliyeaux desdits paliers* avec °^■
faoP
Devis ïjèsBastïméns. 4e5
/Fausse aire par dessus, au-dessus de laquelle aire il fera
mis du carreau comme ausdires marches ; le dessbus des
rampes, coquilles & paliers desdirs escaliers sera crépi
& enduit de plâcre fin à l'ordinaire. Si ton mettes deux
vu trois premières marches de pierre de taille dure „
comme cela se sait ordinairement jour le mieux, il saut
l expliquer dans le même article.
Si ton sait le grand eseatier de pierre de taille t il
saut l'expliquer en ces termes i
Sera fait le grand & principal escaîier comme il est
marqué sur le plan, dont le mur d'échisfre aura deux
cours d'assises de pierre de taille dure au rez de chaus-
sée en forme de sbcle : au-dessus desquelles assises, il
sera encore mis de la pierre dure ou pierre de bon banc „
&c. jusque sous les rampes & la naissance des voûtes
dudit escaîier; dans laquelle hauteur seront observéesles
basës, cadres & pilastres comme il est marqué sur le
dessin, le tout taillé & poli au grais 6k maçonné avec
mortier comme ci-devant, & les joints agréés avec;
mortier de chaux & grais. Ledit mur aura tant d'épais-,
leur à tel & tel endroit.]Et au-dessus de ladite pierre
de taille dure, seront faites les voûtes pour porter?
les rampes & paliers, au reliant dudit escaîier : lefc
Quelles voûtes seront de pierre de S. Leu ou autre £
saçonnées de mortier comme ci-devant, & ragréés avec
"adijon : & seront observées dans lesdites voûtes les
«Unettes & moulures, comme il est marqué sur le dessin*
Les marches dudit escaîier seront de pierre de Liais
é« à'Arcueil d'une seule pièce, bien saines, dont les
Premières seront arrondies comme il eft marqué sur le
Plan ; toutes lesdites marches seront poufîees par de-
vant d'un demi-rond & d'un filet, & les palliers dudic
palier seront pavés de carreau blanc & noir de pierre
£ Liais, ou de Caën, ou autre, le tout poli au grais $
** maçonné comme ci-devant*
Sera mis une plinthe portant un soclé audessus des
^Urs d'échisfre Se voûtés dudit escaîier, pour poses-
G g
AsiG ÂRCHÏTÏ GTUR.Ï pRÀTÏQtTË.
la balustrade de fer; lesquels plinthe & socle serons
de pierre de Liais ou d'Arcueil; & seront poussées
les moulures, tant de la plinthe que du socle, suivànt
le profil qui en sera donné, le tout poli au grais Se
maçonné comme ci-devant. Si l'on sait la baluftrade
des rampes & paliers desdits efcaliers , de pierre de
taille, il le faut expliquer,& obferver que les appuis
& soclessoient de pierre dure, & les baktftres de pierre
tendre.
Seront faites les chausses d'aisances dudit bâtiment
!dans tel & tel endroit , depuis le dessus des voûtes
des fosfes desdites aisances jusqu'au siége d'icelles : les-
quelles chausses seront de boisseaux de terre cuite bien
vernisfés, joints avec mastic les uns sur les autres, &
•maçonnées par dessus avec mortier de chaux 6c sable *
enduit de plâtre par-dessus. Celles qui seront contre
les murs voisîns seront isolées suivant la coutume, &
au haut desdites chausses seront faits les siéges desdites
aisances avec plâtre à l'ordinaire.
- Si l'on fait des chauffes d'aisances dans la pierre de
taille, elles doivent être faites avec une defeente de plomb
pajjée dans ladite pierre de taille.
Si l'on sait des lucarnes , il faut expliquer la quantité
>& la manière dont elles doivent être faites. Si on les veut
saire, par exemple, de pierre de taille, on dira : Se-
ront faites la quantité de tant de lucarnes comme elles
sont marquées sur les dessins, lesquelles lucarnes seront
de pierre de taille de S. Leu , 8c auront tant de largeur
sur tant de bauteur dans œuvre. Les jambages d'icelles
auront tant de largeur sur tant d'épaisseur avec un fron-
ton par dessus : le tout sera maçonné de mortier de
chaux & sable ; & seront faites les joues desdites lu"
carnes en manière des cloisons pleines lattées & recou-
vertes de plâtre des deux côtés.
Si ce sont des lucarnes d'une autre construtlion, corn"
me de moilon & plâtre ou de charpenterie recouverte de
glaire^ il les saut expliquer avec, leurs dimnsions &
Devis des Bastïjvîens-. $1
<0rneméni d'Architeblure, le tout par rapport à un dejjin
■arrêté.
Seront faits les lambris rampahs & autres de telle &.
■telle chambre en galetas ou autre lieu, lattes à lattes jointi-
ves en bonne liaison les unes avec les autres, crépis
de plâtre au pannier, enduites de plâtre fin à l'ordinaire.
Seront aussi recouverts les bois de charpenterie ou
il sera besoin ; sur lesquels bois il sera latte tant plein
que vuide, crépi & enduit par-desius comme ci-devant.
Seront faits les exhauiïemens sous le pied des che-
Vrons jusque & joignant le lambris^»/ telle & telle
■chambre ou galetas, Lesdits exhaussemens seront faits
de moilon & mortier ou plâtre, le tout crépi & enf
duit de plâtre comme les murs.
Si dans le bâtiment qu'on doit faire il y a et autres
'ouvrages de maçonnerie que ceux que je viens de mar-~
quer, il les faut expliquer dans toutes leurs circonfiances;
& fi le devis nétoit fimplement que pour la maçonnerie >
on en fera la conclufion à peu près en ces termes :
Tous lesquels ouvrages de maçonnerie seront bieil
& duement faits & parfaits , conformément au présènt
devis, & au dire de gens experts à ce connohTans ; 8c
pour cela l'Entrepreneur fournira de tous les matériaux
généralement quelconques , des conditions & qualités
requises par ledit devis ; fournira de toutes les peine?
& façons d'ouvriers, pour mettre lesdits ouvrages en
leur perfection, suivant l'art de maçonnerie; fournira
aussi de tous les échafauds, équipages, & étayemens
îiéceisaires pour la construétion d'iceux; enverra toutes
Jes terres & autres immondices aux champs , pour ren-
dre la place nette, &les lieux prêts à habiter dans le
tems de ... à peine de tous dépens, dommages 8t
intérêts  &c. Si.le marché esi fait en bloc , on dira : Le
tout fait & parfait moyennant Je prix & somme de.. .
. Ou fi le marché esi sait à la toise, on Jpécisie les prix
de chaque espece d'ouvrage , comme :
Les murs de fondation des murs de face à tant I*
toise. ; G g
4^8 Architecture Pratique.Les murs de fondation des murs de refend ou mi*:
toyens à tant la toise.
Les murs de fondation des murs d'échiffre de tel
'^r tel escalier à tant la toise.
Les voûtes des caves ou autres à tant la toîse.
Les marches des descentcs de caves à tant la toise.
Les murs de puits à tant la toile.
Les murs de face à tant la toise. Si l'on y comprend
les saillies & moulures il le faut expliquer. On dira : Y
compris toutes les saillies & moulures dudit mur de face,
ou si lesdites saillies & moulures, font toisécs , l'on-ex
disiingue de deux sortes, l'une de pierre dure, & ïau-
tre de pierre tendre.
Les saillies & moulures de pierre dure à tant la toile.
Les saillies & moulures de pierre tendre à tant la
toise.
Les murs de refend & mitoyens à tant la toise.
Les murs sous les cloisons à tant la toise.
Les maifîfs sous les perrons à tant la toise cube ou
réduite.
Les marches desdits perrons à tant la toise superfi-
cielle.
Les voûtes des escaliers à tant la toise Superficielle-
Les marches des escaliers de pierre de taille à tant
la toise superficielle.
Les palliers desdits eséalièrs à tant la toise.
Tous les légers ouvrages à tant la toise.
uiprès avoir mis tous les prix des dijsérens ouvrages »
il faut saire reconnaître le devis & marché par devant
Notaire,
DEVIS DE LA CHARPENTERIE.
OXJand on fait un devis pour la chargenterie, on
doit y marquer d'abord l'espece & la qualité der
bois que l'on doit employer , puis commencer par la char-
pente des combles , & tout ce qui doit y avoir rapport,
enfuite lès planchers, les cloisons, les efcaliers, &c. à
peu près dans le même ordre que l'on fait la charpente'
rie d'un bâtiment, & saire tout rapporter aux plans &
prosils du même Bâtiment. Il faut aujfi marquer dans
chaque espece d'ouvrage la grosseur des bois quon y doit
employer, & ceux qui doivent être de brin ou de feiage :
l'on n'emploie guères de bois de brin que pour les com-
bles & les planchers : à l'égard des combles, on en sait
ordinairement les tir an s, les en traits ,.lej: arbalétriers.,
lès jambes de force & leurs aisèliers, les. arrêtiers,
les pannes quand elles pajsent neus pieds de portée, dt*
tout le refte esi de bois de feiage. Pour les planchers ,
quand les solive s pajfent quinze pieds de. portée, on les
met de bois de brin; il faut même depuis douze pieds
de portée mettre lessolives d'enchevêtrure de bois de, brin..
Tour les cloisons & les escaliers, à moins que ce ne s oit
four des ouvrages extraordinaires, ton n'y emploie que
du bois de feiage. Il saut dire enjuite que tous lesdits
bois seront folidement & proprement ajsemblés, suivant
l'art de charpenterie fans chevilles ni che ville l tes de fer.
•Après avoir donc marqué les pièces & la qualités des
bois, il saut commencer le devis par la charpente des
c.ombles à peu près en cette manière :■
Sera faite la charpenterie de #/ comble suîvant le
prosil qui en est fait, dont les tirans-auront tant de gros-
feur & tant de longueur, pour avoir tant de portée
sur les murs; les jambes de force ou les arbalétriers
ajuront tant sur tant, de grosseur j. les en.traits tant sur
G g iij
470 ARCHITECTURE PRATIQUE.
tant} & ainsi du resie à peu près sur la proportion de
ce qui ess marqué ci-devant pages 280 & suivantes ,
où sai parlé de la. consiruclion des combles. Il faut mar-
quer que tous les chevrons seront posés de quatre à la
latte. Il saut saire autant dJ articles qu'il y a de dissé-
rent combles dans le bâtiment, chacun dans son ordre..
Pour les Planchers.
COmme les -pièces d'un bâtiment peuvent être de-
dissérentes grandeurs, ou les travées d'icelles , il
faut marquer dans chaque pièce la groffeur des folives
& des poutres qui doivent y être mises : il saut aujft:
marquer la disiance des [olives, asin que l'Entrepreneur-,
s'y consorme.
Sera fait le plancher de telle pièce dont les solives,
auront tant de longueur & tant de grosseur , espacées
de -telle distance. Les solives d'enchevêtrure auront tant
de largeur sur tant de hauteur, les chevêtres auront
tant de large sur tant de haut : les solives doivent
erre posées sur le champ ; & si Von y met des poutres, il
faut aujfi marquer la grosfeur & la longueur pour la por-
tée & toutes les autres chofes qu'on y doit obferver. Von-
peut voir la grofseur des folives & des poutres par rap-
port à leur longueur, ci-devant page 2S4 & 286.
Pour les Cloisons et Pans de Bois.
COmme les bois des cloisons doivent être de dissc
rentes grosseur s ,, fuivant la hauteur ou la charge
qu'ils ont- à porter y il les saut spécisier dans le devis r
suivant, le lieu où elles doivent être mises , & marquer l&
groffeur- des poteaux ; la plus ordinaire efi celle de 4 a'
6 pouces y k tiers poteau de 3 à Jj dr les plus forts.-;
T)iE Y:TS D E S; B A SX M'E'îCS. 47;I
excepté les poteaux c or nier s, de y à- 7; // y^s rf#$£
marquer leur distance ou intervalle ; e« /&r met ordinal-
rement de quatre a la latte.
On dira donc : Sera faite la cloison de tel endroit i,
dont les poteaux auront tant sur tant, les poteaux d'huit
serie tant sur tant, les poteaux corniers tant far tant de
grosieur. Lesdits poteaux seront posés à tant de distance-
les uns des autres. Les sablieres auront tant sur tanu.
Tous lesdits poteaux seront assemblés & chevillés à-;
tenons & mortaises par. le haut de par le bas, sans au*--,
«unes dents de loup.
Pour les Escaliers,
POur les efcaliers ,Ufautaujjî marquer les dissérente s <■
grosseurs de tous les bois qui doivent y être employés ,
comme les patins, les limons , poteléts, noyaux, pièces
de palier , courbés rampantes , marches ; marquer
si elles doivent être pouffées. Si la balussrade pour
les appuis des rampes & paliers esi de bois, en man-
quer les grojseurs, ce qui doit être pouffé de moulures,,
la disiànce des balussres, &c. Il saut ensin expliquer •
tout ce qui regarde la ebarpenterie du bâtiment, le plur
disiintlement qu'il esi pojfible. Les marchés de la char-
penterie fe sont ordinairement au cent, foit aux Us &'
Coutumes de Paris, ou bien des grosseurs & longueurs,
mises en œuvre, ainfi que je lai déjà dit. Si le devis
esi particulier, Ion en peut faire la conclusion en cette-
manière :
Pour faire la construction de tous lesdits ouvrages dé?
eharpenterie , l'Entrepreneur fournira de tous les bois;
îiécelTaires des qualités & conditions marquées par le-
présent devis,.. fournira ausside.toutes les peines & fa-
çons d'ouvriers, & de toutes les choses généralement:
quelconques, pour rendre lesdits ouvrages dans leur
perfection, suiyant l'art de. ebarpenterie ; & à conditioa
G g iv
47* Architecture Pratiquée.
que l'Entrepreneur ne pourra employer ausdits ouVTà*
ges des bois d'autres grosseurs que celles qui sont mar-
quées dans ledit devis, pour chaque espece d'ouvrage,
sans le consentement par écrit dudit sieur ***. Le
tout sera fait & parsait dans le tems de.., moyennant
îe prix & somme de . . . pour chacun cent désaits bois
toisés & mesurés aux Us & Coutumes de Paris ; ou fi
eefi- ï autre manière, on dira : toisés & mesurés sur
les longueurs & grosseurs mises en œuvre, dérogeant
«xprès en cela aux Us & Coutumes de Paris. Fait &
arrêté le tel jour & tel an. Von fait, sour -plus grandit
sureté, reçonnoure le marchépar devant les Notaires,
DEVIS DE LA COUVERTURE.
POur faire le devis de la couverture des combles;
sait d'ardoise ou de tuile, il n'y a qiià bien entendre
ce qui a été dit ci- devant des couvertures. Les princi-
pales ehoses qu'il y faut obferver, c'esi de bien expliquent
<& spécisier les qualités & les grandeurs de l'ardoise j
eu de la tuile & de la latte , bien marquer la manière
dont on doit saire les lucarnes, les égouts, les battelle-
mens, &c. Le devis doit être fait à peu près en cette
manière. Si la couverture ess d'ardoise , on dira : Toute
l'ardoise qui sera employée ausdites couvertures, sera
d'Angers de telle qualité.
Toute la latte volitfe & la contre-latte, seront de
bois de chêne de droit fil sans aubier ni aucune pour-
riture. Lesdites lattes seront clouées sur chaque che-
vron & sur la contre-latte.
L'ardoise sera clouée avec trois elouds, & l'épureau
sera tiercé à l'ordinaire.
Les égoûts posés sur les entablemens & sur les goii"
tieres ou chêneaux, seront de tuile de la meilleure
qualité : lesquelles tuiles seront mises en couleur d »C
doise avec du noir de fumée,
De V*ÏS DES B ASTI MENS. 47$'
' Si la couverture esi de tuile, on dira : Toute la tuile
qui sera employée ausdites couvertures sera de tel en-
droit , de telle grandeur, ou moulure.
Toute la latte sera de bois de chêne de droit fil ï
sans aubier-ni aucune pourriture. Lesdites lattes seront
clouées sur chaque chevron, & sur les contre-lattes
qui seront entre deux chevrons. L'on observèra de
mettre lesdites lattes d'une distance, e* sorte que la
tuile ait pour épureau le tiers de sa hauteur à prendre
du delsous du crochet.
Pour la couverture d'ardoise, vn dira : Sera faite la
couverture de tel corps de logis , ou pavillon , laquelle
couverture sera d'ardoise, lattée & clouée comme il
est marqué ci-devant : l'on y observèra les arrêtiers ,
noues, égoûts de tant de saillie, &c 11 saut aujsimar-
quer la quantité des lucarnes qui y doivent être, & de
la manière qu'on veut qu'elles soient saites.
Von expliquera ainsi toutes les couvertures d'un bk-
ûmeni, foit d'ardoife ou de tuile.
DEVIS DE LA PLOMBERIE.
POur la plomberie des couvertures il ne s'agit que
de marquer les endroits où Von doit mettre du plomb ,
sa largeur & son épaijseur, ainsi que je l'ai dit au
Chapitre de la plomberie. Il saut s'expliquer a peu près
en cette manière :
Sera faite la plomberie de tel comble, dont le plomb
de l'enfaîtement aura tant de largeur sur tant d'épais-
seur, arrêté avec des crochets de quatre à la toise.
Les amartissemens peseront tart de livres. Le plomb
des noues aura tant de largeur, sur tant d'épaisfeur ;
les arrêtiers tant de largeur sur tant d'épaisseur ; l'en-
fantement des lucarnes tant de largeur sur tant d'épais-
seur ; les œils de bœuf peseront tant ; les chêneaux
auront tant de largeur & tant d'épaisfeur, Içsquels
474 A R G HIT ECTsRI HAT! Q-U E.,
chêneaux seront arrêtés avec des crochets de tant &
Ja toiie ; les goutieres peseront tant ; les descentes au?-
ront M«s de diamètre ; les entonnoirs ou hottes pese-
ront tant -, &c. & ainsi du reste. Le tout sera bien,
soudé avec étain à l'ordinaire.
DEVIS; DE LA MENUISERIE..
/L faut bien spéciskr dans les devis de la menuiserie
toutes les chojes que Von y doit obferver. Les prin-
cipales font, la qualité des bois , leur épaisieisr dans-
chaque espece d'ouvrage, les grandeurs des portes &'
des croîsées , la façon dont elles doivent être faites ; ce
qui doit être réglé par un dejjtn, auffi-bien que pour
les cheminées , les lambris d'appui & en hauteur %
& même pour le parquet , quand c'est pour des ap~
yartemens confîdérables : car l'on esi plus délicat pre-
sentement , qrfon ne l'a été sur lefdits ouvrages de
menuiserie. Le devis doit être compris à peu près en-
cette manière.
Tous les bois en général seront de bois de chêne»,
vif, sain , sans aubier ni pourriture , sans nœuds, sec
au moins de cinq ans, sans futée, tampons ni mas-
tic , bien proprement dresses , corroyés & rabottés jus-
qu'au vif, en sorte qu'il n'y reste aucun vestige des:
traits de sciage, le tout proprement assêmblé à tenons:
& à mortaises, languettes , rainures élégies dans les
bois sélon que l'art le requiert dans l'espece de cha-,
cun desdits ouvrages.
Seront faites la quantité de tant de croisées de telle
grandeur, suivant le dessîn , dont les chassis dormans
auront tant de largeur sur tant d'épaisseur ; les meneau»
tant de grosTeur ; les réverseaux faits de telle manière-
Les battans des chaslîs à verre auront tant d'épaisseur
sur tant de largeur fi c'esi des chafsis à carreaux, leS'
petits bois auront tant sur tant > & seront élégis d'une
Devis des Bastimens. 475
aftragale & d'un demi-rond entre deux quarrés. Les
bastis des volets auront tant d'épaisieur sur tant de
largeur ; les panneaux tant d'épaifieur ; le tout bien
assemblé, &c.
Sera fait tant de portes à placards à deux venteaux
& à doubles paremens suivant le dessîn, dont les bat-
tans & les traversès auront tant d'épaisieur sur tant
de largeur, les cadres tant sur tant ; s'ils font élégis
dans les battans, il saut l'expliquer, les panneaux au-
ront tant d'épaisieur.
Les chambranles desdites portes auront tant d'é-
paisieur sur tant de largeur, avec les gorges, cadres
& corniches au-dessus aux embrasemens ou revêtemens
des murs desdites portes ; les bastis auront tant de
largeur sur tant d'épaisieur, dans lesquels bastis seront
élégies les moulures pour les cadres en compartimens;
les panneaux auront tant d'épaisieur.
Si l'on fait des portes à -placard simples, il faut les
expliquer par leurs dimensions comme ci-devant; & fî
Von fait des portes g carreaux de verre, il les faut aujji
marquer.
Sera fait la quantité de tant de portes simples unies»-
qui auront tant de largeur sur tant de hauteur, & tant
d'épaisieur, dont les ais seront assemblés avec goujons,
& proprement collés les uns aux autres, emboîtés par
haut & par bas à languettes, avec des traverses qui
auront 6 pouces de largeur.
S'il y a d'autres portes, comme celles des Ossices ,.
des caves & autres lieux , il les saut expliquer comme
ci-dessus par leur quantité., leur grandeur} leur épais-
feur, &c.
Sera fait le lambris d'appui de telle chambranle ou
autre lieu suivant le dessin, dont les bastis auront tant
d'épaisieur sur tant de largeur. Si ces lamkis font /Im-
pies , on élégit les cadres & les compartimens dans ledit
baftis, mais s'ils font plus compofés, on dira .; Les ca-
dres auront tank de largeur Se tant d'épaisieur , le
476 Architecture Pratique.socle avec sa moulure aura tant d'épaisseur & la cimai1-"
se sera faite suivant le dessin.
Plus seronr faits les lambris en hauteur en tel endroit
suivant le dessin, dont les bastis auront tant d'épais-
seur & tant de largeur, les cadres tant d'épaisseur &
tant de largeur, &c.
Sera fait le parquet de telle chambre, ou autre lieu,
dont les lambourdes auront tant sur tant de largeur.
Ledit parquet sera a vingt panneaux faits & posés en
losange. L'on en fait de -plus simples à feiz.e panneaux.
Les battis auront tant de largeur sur tant d'épaisseur, -
les panneaux tant d'épaisseur , les frises tant de largeur
& tant d'épaisseur. Le tout sera,bien assèmblé, cloué
& rabotté le plus proprement que faire se pourra.
Plus seront faites les cheminées de telle chambre
ou autre lieu, suivant les dessins.
Seront faites les cloisons d'ais de sapin ou autre
>s bois de tant d'épaisseur, avec rainure & coulisse par
haut & par bas, dans des frifes de tant d'épaisseur.
Sera faite la porte cochere suivant le dessin , dont les
battans auront tant de largeur sur tant d'épaisseur, les
cadres, &c. L'on peut voir dans ce qui ess écrit de la
menuiserie tout ce qu'on doit obferver, ainsi il n'esi pOS.
nécejsaire d'en dire ici davantage.
DE LA FERRURE.
TT Ans le devis de la ferrure d'un bâtiment il fatit-
jLj y marquer la quantité des croisées , des portes >
&c. spécisier les grandeurs & saçons de chaque pièce en
particulier, & convenir d'un modèle ; il faut aujfi war't.
quer fi la serrure sera polie ou êtamée : j'ai explty'f
tout ce qu'on doit obferver dans la serrure à l'endroit
tk j'en ai parlé, ainsi il esi inutile que je le répète tiu
Dïvis des Bàstimens. 477
Du G r o s F E R.
/L saut marquer la quantité de chaque espece d'ou-
vrage de gros fer qu'on veut employer, & détermi-
ner la grojfeur ou la pefahteur fur chaque pied de long
a peu près en ces termes :
Sera fait 3a quantité de tant de tîrâns » & ancres
de fer, lesdits tirans auront tant de grolïeur , ou pe-
seront tant, sur chaque pied de long; les ancres au-
ront tant de long & tant de gros, ou peseront tant >
& ainsi du resie , comme les bandes d.e trémies , les
barreaux , les étrier s, les échapes, les boulons, &c.
Tour les rampes de ser des escaliers > l'on en sait un
marché à la toise sur un dejsm arrêté.
DE LA VITRERIE.
- "T Our la vitrerie il faut marquer la qualité du ver'
M. re, la quantité de croisées, celles qui doivent être
à panneaux ou à carreaux, siles carreaux seront mis
en plomb ou en papier. Le reste Ce trouvera expliqué
dans l'article où j'ai parlé de la vitrerie.
DE LA PEINTURE D'IMPRESSION.
/L faut marquer la quantité des croisées, des por-
tes, les lambris, &c. eosivmr de la couleur, soit
a huile, ou à détrempe.
478 architecture Pratique.
DU PAVE DE G R A ï S.
s E -pavé que Von emploie four les cours, les écu*
(M j» ries. les ossices, les cuisines, &c. s'appelle F'avê
d'échantillon > ou Pavé sendu. J'ai expliqué la manière
dont on le doit mettre en oeuvre, dans ce que j'en ai dit
ci-dejsus à Varticle du pavé de grais.
 .'^-rr^^avoir bunspecisié tous les dissérens ouvrages
'" ~/ " '.&*£ du bâtiment, que l'on s'esi propofé, Jï le marché esi gé-
'néral, ce qu'on appelle Rendre un bâtiment la clef à là
main, il saut saire la conclu/ton du devis à peu près
de cette manière.
Pour faire & parfaire tous lesdits ouvrages de ma*
çonnerie} charpenterie, couverture , &c. conformé-
ment au présent devis, l'Entrepreneur fournira de tous
les matériaux nécessaires, généralement quelconques ,
pour chaque espece d'ouvrage des qualités & condi-
tions marquées audit devis; fournira de toutes les
peines & façons d'ouvriers généralement quelconques
pour l'entière perfection desdits ouvrages au dire d'Ex-
perts & Gens à ce connoissàns, rendra les lieux nets
& prêts à habiter dans le tems de ... à peine de tous
dépens, dommages & intérêts:le tout fait & parfait,
ainsî qu'il est dit ci-dessus, moyennant le prix &
somme de ... .
F I iV.
sfë
T A B L E
DES MATIERES
Contenues dans ce Volume
C'rotère s, leur toisé,
Atle de mur, ce que c'est, 141. 14,2
Aires des Planchers, comment on doit les construire
. & les toiser,  82, & suiv.
Aisances. Epaisseur de maçonnerie que la Coutume
exige entre les aisances & les puits, 418. Moyen
plus allure d'éviter l'inconvénient que la Coutume
a voulu prévenir , 41.9, Article qui oblige les
Propriétaires des maisons à faire construire des ai-
sances suffisantes, 421. La vuidange des aisances
doit être portée hors la ville, 445
Allignement. Manière de donner les allignemens des
murs mitoyens entre Particuliers , propriétaires des
maisons suivant l'usage, & comment chacun y doit
contribuer pour sa part & portion , 445", & suiv.
Ancres de fer pour les pans de bois, 290
Angle. Définition de l'angle, & ses différentes espe-
ces, 10 & 11. Angle solide ou matériel, 15». Toi-
sé des angles saillans & rentrans, pour les forti-
fications 1, • 237. 23S. 240
Anfe de pannier, est un cintre surbaifîe, 118. Voû-
te en anse de pannier, iy6
Appui. Evaluation d'un appui, lorsqu'il s'agit de toiser
TABLE
les bayes, 12$
Arc du cercle, ce que c'est, 1/. Manière de décou-
vrir Tare d'un seéteur ou d'un segment, 30, & suiv.
note. Arcs doubleaux dans les voûtes * 174
Arcades renversées inventées par Léon - Baptiste Al-
bert , 234.
Ardeise, de deux sortes, ses différens échantillons ,
227. Etat de la dépense d'une couverture en ar-
doise, 336. Êstimation d'une toise de couverture
en ardoise, 338
Arrêtiers , 332
Afiragale, espece de moulure sîmple, 15)2. Avec
son filet & congé est comptée pour un pied, 15*3
Atres de cheminées, comment ils se toisent, 66. Con-
' tre-mur que la Coutume exige pour les Atres faits
contre un mur mitoyen , 415
Avant-corps, sont de deux sortes, 135*. Commene
ils doivent être toisés , ibid & suiv.
Axiome, sa définition, %
B.
£j Ahisires des escaliers i 2$£ Comment ils se
toisent, .305"
Bardeau, dont on se sert pour les couvertures, 339
Base du triangle , 13. du cube, 17
Basiion. Toisé d'un bastion, 237, & fuiv.
Battellement, - 331' 3 3 4
Bayes, en quel cas elles doivent être comptées plei-
nes , ou doivent être réduites entièrement ou en
partie, 118 , e£" fuiv. Ce que c'est qu'une baye i
& ses différentes especes, 118. 115). Règle géné-
rale pour le toisé des bayes, 11p. Différentes ob*
servations à ce sujet, 120 ^ fuiv. Diftinétion des
bayes, 122 & fuiv. Autres bayes, I2j Bayes
de portes & croisées en cloisons & pans de bois »
126. Grandes bayes, 120. 131. Bayes de bouti-
ques?
DES MATIERES. 481
ques, 132. Bayes de portes dans les murs de clô-
ture,- i^B,&suiv.
Bées, cherchez Bayes.
Biscuits, pierres dures quisè rencontrent dans la chaux,
Blanc. Le blanc esi la base de toutes les Peintures
d'impreslîonj 377. 380
Blocage, ce que c'est , 35)7
Bois. Portée d'une pièce de bois suivant ses différentes
sicuarions, 280. Précaution qu'on devroit prendre
pour faire sortir l'eau du bois, 28y. Teras de le
couper, ibid. Qualités qu'il doit avoir pour être em-
ployé, ibid. Toisédesi bois de charpenterie, 2.96 ,
& fuiv. Règle pour réduire les bois à la pièce,
25)8. Progressîon dans laquelle on coupe les bois
dans les forêts, 2pp. Table de la réduction des
bois selori ce qui se pratique aujourd'hui, 300, &
suiv. Toisé des grosseurs & longueurs mises en œu~
vre, 30%, & fuiv. Moyen de prendre les grosseurs
des bois. 30$ ,& suiv. 318. Principes du toisé des
. bois de charpenterie, 307, & suiv. Bois élégis,
comment ils se toisent, 310. 318. Toisé des petits
bois qui garnuTent les pans de bois & cloisons, 315"
en quelles parties les vieux bois peuvent être rem-
ployés, 320. Manière de les toiser, 321. Moyen de
corïnoître si un Charpentier a employé plus de vieux
. bois qu'il n'en a reçu, ibid. Couleur de bois, 377.
Pièces qui doivent être de bois de brin ou de bois
de sciage, 469
Bojsages, differens toisés qu'on en fait, 207
Brayette, espece de moulure simple, ip2. Avec un
filet est comptée pour un pied, 193
Brique, son usage dans la confîruétion des murs , 222,
Comment elle doit être posée, ibid. Elle ne doit
point être employée pour le ciment, 2j"8. Diffé-
rentes sortes de briques, ibid. Détail d'une toise
superficielle de briques, 267
Ht
482 TA B L E
Bronze-, différentes especes de bronze, & comment
elles s'efliment, 3 84.. Manière de bronzer, les, es-
pagnolettes, serrures, &c. ibid.
■ C. ' ■ -■■
Abineis àTÂngloise, manière de les consiruire-,
£ '-'-' 3P4
Caneluresdes colomnes, comment elles Tortt^valùë'es,
202
Carfèâir (it)'ûe se corirpte "plus, en l'égers1'.ouvrages,
~J4- 73.v.^i ne doit '^9m( être mçlé dans le ciment,
278. Carreau délais'hbiV'ck :blànc, ; ; '• '500
CV»/ de bois, ce qu'pri a^pp'éllïrainfi, ; ;'- <■"' i°i$$6
Centre du cercle, ï-s: Bé-i'ovare, ï<5, Trouvë^rithtaé-
tiqûemerk le Centre d'uta T^gmënt ûé^eréle-Hom on
cônnoît la; corde' &;là;. flèche-, < 33
CVrtfé, (le) sa définitiyhi'ïi-.Mâriiçr^ 'dVn riiyfûref
la'^éTflcier^/Uiite/pc^ronic-5 -2>i ««jtew.
Chambranles de chérrrinéesVJ2ll i'; 'Ôésa'il "idiiiaisé d'un
•/c1i3n%àj5&df marbrés ,,JH b « X^&A^jUiv.
CbâpeJronLàe 'mur dé tlètare,' To'nritoTrésI-icrÀièI<,':-r47.
Sohancknneforrste-,'^ " »! '■■- ^-^'°ïbid
■Chario-a de terre. Ses' ftiesures &-feh -poids , %6l.
i-i
onCharges qui Te payent au yoiïïn sur :le4Mr duquel
bâti:, V . .■;.'■■•-. 424
Cbargenterie. On crbi^-qù^" les tâitirn'eris' des.premiers
siécles ifétdiem que dè; clrtî'pérrt'ên^v 269. 'Pr'jnci*
- -pales parties de la charpenterie, ibidx Toisé de la
" charpenterie, ~i§6 &Ju'm. Voyez^ûsi^Toisé bout-
àvattt dHa-Char^antçrïe^ïir'R^lëmëris des mémoi-
res de Charpenurie ', ^2,5. ' Toiise tl8s bois dé chat"-
penterie aux Us &: Concernes'' de ''Rouen, 324*
Devis de la Charpenterie, 4<5p
Chaume. Toisé de, la couverture en chaume, ^9
Chaudes d'disances, seront en potterie, ou avec des
Tuyaux de plomb ou de fonte, pj. Commente^eS
;
D E S M A T I E R E S. 4S3
doivent être construites, $6. Manière de les spé-
cifier dans les devis, 4.66, &fuiv.
Chaux > en quelle proportion elle doit être avec le
sable pour former de bon mortier, 222. Différen-
tes mesures de la chaux, 2J<5. Villes qui en sournis-
sent à Paris , ibid. Précautions à prendre pour la con-
server éteinte, ibid. Chaux sujée, 2^7
Cheminées, différentes construétions de cheminées, j6.
Manière de les toiser, J8. Moulures dont on peut
les orner, 208. Détail du toisé de quelques che-
minées singulieres, ibid. & fuiv. Cheminées en bri-
que, 2ri. Contre-mur que la Coutume oblige de
mettre aux cheminées. «jis>
Cheville, mesure en usage à Rouen pour la charpente-
rie, 324
Ciment, ce que c'est & son usage, 2j8. Le ciment
des fontainiers, ou ciment -perpétuel, ibid. Ce que
contient un sac de ciment, & son prix, 398
Cloisons en maçonnerie, leurs différentes especes, &
manière de les toiser, 83, & suiv. Cloisons simples,
83. Cloisons pleines, 84. Cloisons creuses , 86. 88.
Cloisons légères, 87. Cloisons en charpenterie , 291,
& fuiv. Cloisons d'ais de. bateau, 293. différentes
pièces qui entrent dans les cloisons de charpenterie,
& leur toisé, 315 , & fuiv. Cloisons de menuisèrie,
349. Manière de spécifier les cloisons dans les de-
vis , 462. 470
Cloudkhue, combien une botte de lattes en emploie ,
2.56. Cloud ardoise, 336. 337. Cloud pour latte
à tuile , 337. Echantillons du cloud, 360
Colombier. Méthode pour mesurer la couverture d'un
colombier , 330
^olomnes, manière de les toiser, 15)8. 202
'-ombles. Vitruve ne nous a laissé aucune mesure cer-
taine de la hauteur que les anciens donnoient à Leurs
combles , 270. Proportion qu'on leur donne en Italie
& en d'autres pays qui sont dans un pareil climat ,
H h ij
4S4 T A B LE
ibid & suiv. Hauteur excessive qu'on leur a donnée
en France > 271. Quand on a commencé à la di-
minuer , ibid & suiv. Proportion que leur donnoient
les anciens Architectes françois, 272. Les combles
moins élevés sont plus beaux & moins coûteux,
274. Profils de différens combles , 276 , &
suiv. Proportion que donne M. Bullet pour la hau-
teur des combles, 27J & 278. Longueurs & gros-
seurs que doivent avoir les bois qui entrent dans
l'assemblage d'un comble, 280 & suiv. Conslruétion
d'un comble brisé, 282 & suiv. Table qui donne
la grosseurdes poutres suivant leur longueur, 284.
Détail des différentes pièces qui entrent dans un
comble, & leurtoisé, 310. Méthode pour mesurer
la couverture des combles, 328 & suiv 334. Ma-
nière de spécifier les combles dans les devis , 46J?
Cône, 18. En mesurer la surface convexe, 36. Mesurer
celle d'un cône tronqué , 37. En mesurer la solidi-
té, 45-. 46
Congé, espece de moulure, l02
Conféquence, ce que c'est en Géométrie , °
Contre-cœurs de cheminées, 62. 60. 0$
Contre-latte ardoisc , 336
Contre-murs, se toisent à demi-mur, 142 & Juiv. Cas
ou on doit en mettre aux murs de clôture , 14°'*
Contre-mur requis aux érables , 41 £. Pour les che-
minées & les âtres, 416. Pour privés ou puits, 41 °'
Pour terres labourées ou fumées, & pour terre*
jettissès, 415» &suiv>
Corbeaux pour soutenir les poutres, 43^
Corde de l'arc d'un cercle , 1^
Corinthien, Ordre d'Architecture, toisé des différens
membres qui le composent, 197 & suiv. 2.°*
Corniches des plafonds, manière de les toiser, £l&'
Comment il faut les spécifier dans les devis» 4 ^
Corollaire , ce que, c'est,
Couronne, espece de moulure simple, 1 £2. Ornée « u
DES MATIE RES. 4S?
filet & d'une mouchette pendante, 193
Courtine. Toisé d'une courtine» 236
Couverture. Différentes sortes de couvertures, 326 &
suiv, Toisé des couvertures, 328 & fuiv. Répara-
tion des couvertures, 332. Addition au toisé de la
couverture, 333 & suiv. Etat par lequel on peut
se former une idée de la dépense en couverture , 336*
& suiv. Couverture de bardeau, 335). Couverture
en chaume, ibid. Devis de la couverture, 472
Coyers , ce que c'est , 311
Crépis, fait contre un mur, combien il se compte, 10S
&suiv. 112. 1 jd. 444
Croisée. Hauteur & largeur que doivent avoir les croi-
sées suivant les lieux où elles doivent être placées,
342 & fuiv. Détail des ferrures nécessâires pour
les croisées de différentes grandeurs, 3$%' Ferru^
res dont on se sert aujourd'hui,- -3X4
Cube, 17. Cube rectangle oblong, ibid. En mesurer
la solidité, 41-
Cylindre, 18. Mesurer la surface convexe d'un cylin-
dre, 35*. Mesurer la superficie d'un cylindre dont
l'un des bouts est coupé par un plan oblique à l'axe,
ibid. En mesurer la solidité, 44
D.
D Echarges, pièces de bois destinées à soutenîr
une cloison , leur toisé» 315^
Désinitions, ce que c'est, 8
Demi-faces ( les ) ne sont plus admises aux retours des
murs , de quelque construcîion qu'ils soient ; rai-
sons de cet usage , 128 & suiv^
Devis des bâtimens, manière dont on doit les faire,
diagonale, définition de cette ligne, 17
Diamètre & demi-diamètre du cercle, Ijs. De l'ovale,
dodécaèdre, manière d'en mesurer la solidité', 4#
H h iij
4S6 TABLE
Verne, méthode pour mesurer un dôme rond, 32p.
Un dôme quarré, 330
Dorique,; Ordre d'Architecture, détail des membres
qui le composent, & leur toisé, 194 & fuiv. 200
Dorure, voyez Or.
Dojseret, manière de le toiser, 138. Voyez Avant-
corps. Dosseret de cheminées, 141
Domine, espece de moulure sirhple,' 1512. Couronnée
d'un filet, 15)3
E.
mChauder un plafond, ce que c'esï, 3 80
Egoût simple, 331. Egoût composé, ibid. 334.
E'dipse, cherchez Ovale. L'ellipse doit être distinguée
de l'ovale, 16 & 17. note.
Empanon, manière de les mesurer, 311 & fuiv.
Enduits faits sur un mur vieux ou neuf, ce quec'est,
& combien ils s'évaluent, 108 &su'w. 112.44%
Entablement sont comptés séparément des moulures,
2.04. Ils ne doivent jamais être coupés, 273 &suiv.
Epi armés d'ardoise, combien ils se comptent, 334
Epureau de la'tuile, 327. Epureau de l'ardoise , ibid
Efcaliers conflruits de deux manières, «JO & fuiv. Leur
toisé, pi & fuiv. 188 & suiv. Escaliers par rapport
à la charpenterie, 293 & suiv. 316 & suiv. Ma-
nière de les détailler dans les devis , 464 & suiv.
471
Efchine, 15)2
E table. Contre-mur requis en étable , 41 y
Etats de maisons, manière don: ils doivent être dres-
sés, 407
Etayemens, se toisentaux Us & Coutumes, 321. Noms
des différentes pièces de bois qui servent aux étaye-
mens, ibid & fuiv. Ils devraient se saire aux srais
de l'Entrepreneur, 322
Etresillom, bouts de bois qu'on met entre les solives
d'un plancher pour les consolider, 287
DES MA TIERES. 487
Excavation des terres} cherchez. Terres majfiz>es.
FiEr, différentes especes de fer, 35:5?. Moyens de
connoître la bonne ou imatwaife qualité du fer, ihïd.
.& fuiv.. Echantillons du fer-, 36b. Danger qu'il
y a d'employer du ser dans les bâtimens, & moyen
de le prévenir, 360. Poids du fer, ibid.Son prix,
Fer fondu, ou GroJ/e sonte. Différens ouvrages de fer
. fondu & leur prix, 361 tir suiv.
Fer maillé, ce que c'esr, 428
Ferrure. Détail des différentes ferrures qui sont em-
ployées dans les bâtimens, 3^2 & suiv. Devis de
la ferrure, 476
Feuillure, différentes especes de feuillures ,& manière
de les évaluer, 127
Filet, espece de moulure , ipjz. Filet de couverture,
ce que c'est & son taisé, 331. 332
Fonds. Quel est le meilleur fonds pour bâtir , 223.
Manière d'en connoître l'épaisTeur & la solidité >
ibid & fuiv.
Forge.Ce qu'on doit obseryer en construisant une forge,
417
Fojses d'aisances, manière d'en eflimer la vuidange,.
399
FoJJés communs, sont sur le même pied que les murs de
réparation, 440. Distance qu'il doit y avoir entre
le mur d'autrui ou mitoyen 6c les fossés à eau, 443
Fourneaux, manière de les confiruire 6k de les toiser,
67 & suiv. Article de la Coutume qui les concer-
ne , 417
Fours , leur eonstru&ion & leur toile, 68 & suiv..
Vuide qiis la Coutume exige qu'on laiffe entre un-
four Se le mur mitoyen» 417
frontons,. manière de les toiser, 20jp
488 TABLE
G'Arantie des édifices : Loix anciennes & nouvel-
les à ce sujet, 402 & suiv.
Glaces, en usage pour les croiséçs des grandes mai-
sons, 376'. Ce qu'on paye au Miroitier, lors de
l'achat des glaces, ibid. Observation à faire dans
Festimation des glaces, ibid
Gorge, espece de moulure simple, 192. Couronnée
d'un filet, 103
Goutiere, ce que vaut le posement d'une goutiere,
331. 334
Grau , manière de le débiter pour les bâtimens, 21 y.
Solidité de la construclion en grais, 216. Danger de
la taille du grais, & moyen de l'éviter, ibid. Disfi-
culté de la pose du grais , ibid. Manière de polir le
grais, 217. Raisons pourquoi le graisest proscrit des
bâtimens à Paris, ibid. Comment s'en fait la cons-
tru&ion, & son prix, ibid. Toisé de la graisserie ,
218. &suiv. Détail de la graisserie, 221
Graisserie, voyez Grais.
Grilles de charpenterie dont on se sert au lieu de pilo-
tis , 227
Gris de perle, composition de cette couleur, 377
Gros ouvrages, ce qu'on entend par ce terme, y 3 &
suiv.
Grosse fonte, voyez Fer fondu.
Guettes, que l'on pose sur "des vuides de boutiques, 288
&suiv.
H.
J.JL Acher, ce que sïgnifiecemot en maçonnerie, Jp
Héberge, ce qu'il faut entendre par ce terme, 14.3
Heptagones, ce que c'est, Xf
Hexagones, ce que c'eit3 ïy. Manière de les mefurer,
2*
DES MATIERES. 489
Hottes de cheminées, comment elles fe toisent, 65*
/Jypotèse, ce que c'est en Géométrie, 8
L
I.
_ ambages de cheminées , 6s
Jambes sous poutre, se toifent à mur de trois pieds ,'
144 & suiv.
Jambes parpaignes, qu'on doit mettre sous les pou-
tres , 434 & suiv.
Ionique, Ordre d'Architecture. Détail des membres
qui le composent, & leur toisé, ipo. 200
Jselement, ce que c'est, 417
Jurés-Experts. Différentes créations de charges de
Jurés- Experts, • '4M-» Comment doivent être faits ,
lignés & délivrés leurs rapports, 412 & suiv.
L.
/ -1.//// ou Laitance de chaux, 2j'y
Lambourde, espece de pierre, 25" 3
Lambris, comment ils se toisent, 88. Lambris d'ap-
pui & lambris de hauteur, 345-
Lancer un mur, ce que c'est, iop & fuiv.
Larmier. Les larmiers sont comptés au pied courant
pour un demi-pied de chaque côté en légers , 147.
Latte, combien une toise de cloison à clairvoie em-
. ploie de lattes , 25"6. Longueur des lattes, & nom-
bre qu'il en entre dans une botte , ibid. Latte blan-
che devroit être proscrite , ibid. Latte pour la tuile,
326 & 536'. Latte pour I'ardoise, 327^337
Légers ouvrages, ce que c'est, J4
Lemme , ce que c'est, 8
Liais ferraut & Liais doux, especes de pierae, 2jo
Libage , ce que c'est, ,2S3' 2S'i
Liberté. Comment elle peut se réacquérir, 414
49ô TABLE
Liernespour entretenir les (olives; ce que c'e'st, 286*
& suiv. On en met dans les cioisons pour assembler
les poteaux, 292. Elles se toisent à part, 313
Ligne, ( la ) sa définition , 1 o. Différences sortes de
lignes, ibid. Ligne perpendiculaire, 11. parallèle,
ibid. Diverses elpeces de lignes courbes, ip & 20.
Lignes droites, 1 o & 20
Limons (les) sont les bois dans lesquels on asssemble
les marches d'un escalier, 2513. 2514. 317
Linsoir , ce que c'est , & comment il doit être comp-
té , 312
Linteaux de bois ne devraient pas être employés aux
portes ni aux croisées , 116. Manière de les toi-
ser, 316
Losange, voyez Rhombe.
Lucarnes de différentes construélions, & ! leur toisé,
8p. Origine des lucarnes, 272. Inconvéniens des
lucarnes, 273. & fuiv. Lucarne damoiselle, 331»
333' 3^3' Lucarne flamande, 331. Comment el-
les doivent être spécifiées dans les devis, 466 &■
suiv.
M.
MAngeoires, sont comptées leur longueur sur leur
grosseur , $ 1 £.
Manteaux de cheminées, manière de les construire,
6z & suiv. Comment ils se toisent, 6& suiv. Ma-
nière de les spécifier dans les devis , 464.
Marbre , manière de toiser les marbres ,288 & suiv.
Prix des différens marbres ,391. Défauts qu'ont cer-
tains marbres, • 7,9}
Marches d'escalier, 29$. Différentes especes de mar-
ches , & façon de les toiser, 517
Marque. Mesure en usage à Rouen pour toiser les bois
de charpente, $24. Rapport de cette mesure à cel-
le qui est en usage à Paris,, 3JJ
Masiic des Vitriers, ■ M ?
DES MATIERES. 49*
Menuiserie. Quels sont les principaux ouvrages que la
< menuiserie fournit aux bâtimens, 3 40 & juiv. Projet
pour un toisé de la menuiserie, 349 &suiv. Devis
delà menuiserie. 474
Mejure, ce qu'il faut entendre par ce terme, 9
Moilon , différentes carrières d'où on tire celui qu'on
emploieà Paris, 255. Moilon assemillé, 222. 255-'
Moilon gijant,piqué', houru, appareillé', 253. Moi-
lon de blocage, 254. Détail des murs de différen-
tes épaisseurs en moilon blanc, 265
'Molleton, gros blanc de mauvais usage, 3S0
Monnoie. Rapport des monnoies anciennes avec celles
d'aujourd'hui, 401
Mortier doit être fait d'un tiers de chaux & de deux
tiers de sable, 222 & 258
Moulures. On appelle ainsi les membres qui compo-
sent les saillies d'Archite&ure, 191. Moulures Am-
ples, 192. Combien il en faut pour une toiseàmur,
ihsdi Moulures couronnées de filets, 193
Mur. Différentes conslruétions des murs, & quelle est
la meilleure, 113 & Juiv. Murs de faces, 114.
Murs de refend, 115 & 139. Fondemensdes murs,
ii6. Toisé des(murs de faces, 117 & suiv. Mur
en percement, irG. Murs d'eschisfre, 159. 166.
Murs de parpin ,159- Murs servant de piliers but-
tans ., 140. Murs de clôture, 146 & Juiv. Murs
bâtis en grais, 21 s & fuiv. Ce qu'il faut observer
dans la conitruélion des murs de rempart & de ter-
rasfe, 221 & fuiv. Principes pour régler l'épaisseur
que ces murs doivent avoir, 228 & Juiv. Combien
il faut leur donner de talus, 230 & Juiv. Précau-
tion à prendre pour les fondemens des murs en
talus, 232. Toisé cube des murs de rempart & de
terrasfe, appliqué à un baflion & à une courtine,
23 j & Juiv. Toisé d'un mur en talus & en ram-
pe, 241 & Juiv. Toisé d'un mur circulaire & en
talus, 242 & Juiv, Des murs de parapet, 243. Dé-
491> TABLE
tail des murs en pierre dure de différentes cpaisseurs»
259 & Juiv. En pierre de S. Leu, 263. En moilon
blanc , 265. Ce que doit payer celui qui bâtie
contre un mur mitoyen , 421 & juiv. A quelles
conditions on peut hausser un mur mitoyen , 42z
Bâtir sur un mur de clôture, 423. Précautions à
prendre pour démolir ou percer un mur mitoyen,
430 & Juiv. Contribution à refaire le mur commua
pendant & corrompu, 432 & suiv. Chacun peuc"
contraindre son voisin à conrribuer pour faire
construire mur de clôture & l'enrretenir, 4.37 &
suiv. Comment on peut rentrer au droit d'un mur,'
439. Marques du mur mitoyen, 440. Manière de
donner les allignemens lorsqu'il s'agit de construire
un mur, 444 & suiv. Comment chacun y doit
contribuer pour sa part & portion, 449 & suiv.
Comment la maçonnerie des murs doit être spécifiée
dans les devis, 45 6 &suiv,
N.
NiIche, voyez Trompe.
Noir à huile , sa composition," 3 80
Noyaux posés de fond ne sont plus guères en usage
aux escaliers, 294. Noyaux recreuses , comment ils
se toisent, 317
Œ,II de beuf » j 31
Or. Manière d'appliquer l'or mat & l'or bruni, 583.
Comment il se toise, ibid. Prix du pied d'or, 384
Ordres d'Architecture, 124 & suiv.
Orillom d'un basîion , manière de les mesurer, 24*
Ovale, {Y) fa définition,, 16. l'ovale doit être distin-
gué de l'ellipse , 16 Gr 17 note. Manière d'en me-
surer la superficie, J1
Ove, moulure d'architesture, 192. AvecunfUet, i#5
DES MATIERES. 4?*
P.
Ans de bois par rapport à la charpenterie, 2S8 &
fuiv. C'cst un abus de faire des pans de bois aux
faces des maisons sur la rue , 2S&. Tirans & ancres
de fer qu'on doit y mettre pour empêcher qu'ils ne
poussent au vuide, 289 & Ju'w. Différentes pièces
qui entrent dans les pans de bois, & leurtoisé, 315
&suiv.
Pans de bots par rapport à la maçonnerie, voyez
Cloijons.
Parallélogramme , sa définition, 1J
ParalUllipipede, ou cube rectangle oblong, 17
Par sin, ce que c'est, 43 j
Parquet, manière de le figurer, 81. Parquet de diffé-
rentes épaisseurs, 34.(3. Parquet à seize & à vingt
panneaux, 3 47. Parquet posé en quarré & en lo-
zange, ibid. Toisé du parquet, . 348
Patins, les bois sur lesquels les escaliers scjit posés,
■ 293. Grosfeur qu'ils doivent avoir, 294. Leurtoi-
sé, pg
Pavé de grais de deux sortes, savoir, gros pavé, &
payé d'échantillon, 396. Il se mesure à la toise
quarrée superficielle, ibid. Liaison du pavé de grais,
397. Pavé de blocage, ibid. Pavé de rabot, ibid.
Détail du pavé fendu en deux, 398. Devis dur
pavé de grais, 477
Pavillon, manière de toiser la couverture d'un pavil-
lon quarré, 328 & suiv.
Payement. Temps que l'Ordonnance fixe aux ouvriers
pour la demande du payement de leurs ouvrages ,
■ - '  - 4°*
Peinture d'impression. Manière de faire de bonnes peh>
tures d'impression, & de les évaluer, 377 & suiv.
Celles en huile conservent les bois, 375). Prix acfuel
des peintures, 382. Devis' pour la peinture d'ira-
494 TABLE
pression ; 47 7
"Pentagones, ce que c'est, .. 14.
Perpendiculaire, voyez Ligne. Dans un triangle dont
la base & la superficie sont connues, trouver la per-
pendiculaire , 52. Trouver sur la base d'un triangle
quelconque, le point où doit tomber la perpendicu-
laire 9 ibid
Perrons, 92. Les massifs que l'on met dessbus sont
toisés au cube, 91 & suiv.
Pièces de palier, grosseur & longueur proportionnel-
. les qu'elles doivent avoir, : 29$
Piedessaux, leur toisé, 202. 204
Pierre. Différentes especes de pierre, 247 & fuiv.
Pierre dure & pierre tendre, raison pour laquelle
elles se fendent quelquefois à la gelée, 248 & fuiv.
Pierre que l'on croit que la lune gâte, 249. Pierre
dure qui se trouve aux environs de Paris, 250.
Pierre déliais de deux sortes, 250. Pierre de cli-
quart, 251. Pierre de bonbanc, ibid. Pierre de
Meudon, 252. de S. Cloud, ibid. de S. Leu , ibid.
Pierre de Troissy, ibid. Pierre de Vergelé , ibid.
Pierre de Meulière, 254. Détail de murs de diffé-
rentes épaisseurs en pierre dure, 159 & suiv. en
pierre de S. Leu, 263 & suiv. Détail d'une toise
cube de pierre de meulière, 167
Pierre rachetant berceau, comment elle se toise, 171
Pieux, manière de connoître la longueur qu'ils doi-
vent avoir pour les pilotis, 225. 233. Proportion
qui doit être entre leur longueur & leur grosseur,
ibid. ^Longueur que doit avoir la pointe, ibid &
suiv. Garniture de fer dont il saut les environner,
116. Combien de vuide il faut entre chaque pilo-
tis, ibid. recépage des pilotis, 227. Pieux de gar-
de , 227. 231
Pignons , manière de les mesurer ^ 140
Pilassres, manière de les toiser, 205
Piliers , comment ils- sé toisent, 1} 7
DES, MATIERES. 495
Piliers de maçonnerie, en quel cas on en fait usage
pour les fondemens des murs, 233. Comment ils
se construisentj ibid &fuiv.
Pilotis, Précautions qu'il faut observer pour faire un
bon pilotis, zz$ & Jidv. Manière de tciser les pi-
lotis, 1 j. i> 32°
Plûj,ûuls , 76 & fuiv.
Planchers en maçonnerie, leurs différentes especes,
& manière de les toiser,.70 & Juiv. Plancher d'une
nouvelle espece , 77 & fwv. RétablisTement des
planchers, 81. Planchers par rapport à la charpen-
terie, 284. & fuiv. Différentes sortes de bois qui
entrent dans les planchers, & manière de les toiser,
3 11 & fuiv. Manière de spécifier les planchers dans
1 s devis, 461. 470
Planches d'entrevous, se comptent six toises courantes
pour une pièce de bois, 315
P lutte-for me s , épaisseur qu'elles doivent avoir pour
les pilotis, 227. Toisé des platte-formes des com-
bles , . .3 1 o
Plâtre, La pierre de plâtre est d'un mauvais usage
employée en moilon, 254* Elle est proserite dans
les bâtimensde Paris, 255. .Deux especes de plâtre,
ibid, Comment il doit.-être employé, & manière
de le conserver, ibid. Prix du plâtre, 255. Vertu
qu'il a de préserver les Ouvriers qui 'l'emploient
d'avoir la galle aux .màms&jbid. Poids d'un pied
' cube de plâtre, 268. Combien un muid de plâtre
produit dans l'emploi, ibid. Ressexion de M. Des-
godats sur la manière de compter les Plâtres dans
les couvertures, - y^&suiv.
Plinthes » leur toisé, 207
Plomb, diverses épaisseurs qu'on donne, aux différens
ouvrages de plomberie, 363. Vieux plomb donné
en compte au Plombier, $6$. Plomb laminé, ^66
Comparaison de la dépense du plomb laminé avec
celle duplombensuûon, 3 68. Devis de la plomberie,
47*
49É TA BLE
Plomberie, cherchez Plomb.
Poinçon, voyez Epi.
Point, ( le ) sa définition , i ©
Poitrail. Précautions à observer pour bien poser un
poitrail, , 28?
Poligones, ce que c'est , 14 & 15. Manière de les me-
surer , - 24 & 25
Portes de différentes grandeurs, proportion qu'elles
doivent avoir de leur largeur à leur hauteur, 340
Ferrures qui étoient en usage du temsde M. Bullet,
354, Ferrures que l'on y emploie aujourd'hui ,355
& suiv. Ferrures des portes cocheres, 356. Détail
des ferrures de la porte cochere de la maison de M.
Daugny, 357 & suiv.
Portée. Les portées des solives se comptent à six pou-
ces, 313. Exception à cette règle, ibid
Potagers, façon de les construire & de les toiser, 67
à" suiv.
Poteaux corniers, grossèur qu'ils doivent avoir, 28 S
Poteaux pour les cloisons ,291. Poteaux d'huissèrie,
292. Poteaux pour poser les limons, 293 , 294. Po-
teaux des pans de bois & cloisons, 315. Poteaux
de barrière , 319- Poteaux des écuries. ibid
Poutres •& Solives , à quelles conditions on peut en
asseoir dans un mur mitoyen, 454 &suiv.
Prisme, (le) sa définition, 17. En mesurerla soiidité,
43. Mesurer la soiidité des prismes obliques, 44
Problême , sa définition, 8
Proposition, sa désinition , 2
Puits. Comment ils doivent être construits, 151. Mé-
thode pour les toiser, ibid & suiv. Méthode plus abré-
gé, 152. Manière de mesurer les puits ovales, 155
& suiv. Précautions à prendre pour empêcher que les
puits ne soient gâtés par les aisances, 418 &suiv.
pyramide, sa définition, 18. En mesurer la soiidité»
45. Mesurer celle des pyramides tronquées, 46. 47
p É S M AT ï E RÉ S» 497
s-
KJ^Uarré, (le) 13. Quarré long, ihîd. Mesurer là
iûperficie d'un quarré, Xl
Quart de rond, voyez Ove.
■Quart, mesure en usage à Rouen pour les bois de
charpente, 3 24
Quarteron d'or, ce que c'est, 384
R>
Aho't, pierre dont on fait du pavé* 397
Racinaux,ce que c'est > & leur usage pour lès pilotis *
3-2-7
Rampes d'escalier maçonnées, manière de les toiser*
, 91. Rampes de fer , 3^2
Râteliers des écuries* 319
Ravalement. Il y en a de différentes sortes > 111. Toile"
qui se pratique aujourd'hui à leur égard * *£zW &Jïàv.
Rayons du cercle, ij
Receler des pieux, ce que c'est, 227
Recherche d'une couverture * 332. 339
ReBangle, sa définition ,13. Mesurer la superfïcie d'un
rectangle ,11. Mesurer un Solide rectangle, 41. Me-
surér un Solide rectangle oblorig, coupé obliquement
en sa hauteur perpendiculaire, 41. Trouver en nombre
le grand & le petit côté d'un rectangle dont on con-
çoit la somme & la superficie , ^ r
Recueillir un mur, ce que c'est, 44.9
Recuits i voyez Biscuits.
Redoublis d'ardoise , 331
Reins de Voûte > t$6 & juiv.
Remanier à bout, ce que c'est -, 3 32. Estimation du
remanié à bout, ■ - 3 39
Rensormis, ce que c'est, 109 &suiv. doit être distin-
gué du gobtage» ibid
Ii
49§ T A BLE
JLez.-de-chauJJée. Ce qu'on doit entendre par ce terme »
ÏH&suiv. 437
Rhomhe, sa définition, 13. Manière de le mesurer, 16
Rhomboïde , ce que c'est ,13. Manière de le mesurer, %6
Roc. Précaution qu'il faut prendre pour bâtir solide-
ment sur le roc , £24
Rainer ou Rainer une solive > ce que c'eft > 70
O Ables, qui se trouvent bons lors de la souille des ter-
res, appartiennent à l'Entrepreneur : à quelle con-
dition 5 190. La bonne construétion des murs dé-
pend de la qualité du sable, 212. Comment il
saut l'employer , ibid. Disférentes especes de sable ,
2 57. Moyen de connoître si le sable est mêlé de ter-
re , ibid
Sablière , comment elle doit être posée ,189. Sablières
des cloisbns, 291. 292. Toisé des sablieres , 315
Sablon, raison pour laquelle il ne peut être d'usage
dans la construclion, 257
-Sabots d'escaliér, comment on les toise , 3'7
Saillies d'architecture , doivent être comptées séparé-
ment, 130. Ce qu'on entend par ce terme, 191.
Saillies masfes & saillies simples, 202. Leur toisé,
203
Scellement. Principes pour connoître en quelles oca-
fions les fceîlemens font dus ou non, 97 & faiv-
Sur quel pied font évalués les différens sceîlemens,
100 & suiv. Scellemens aux croifées, 102. Aux
bayes de portes ,103. Dans l'intérieur des chambres,
104 &fuiv.Dans les écuries, 106. Dans les cours
& jardins, ï°7
Scholie , ce que c'est, J*
Scotie, eîpece de moulure fimple, 192. Avec un fi'
let eft compté pour un pied, i9*
Sculpture, dissérens ouvrages de sculpture qu'on .met
DES M A'Tl ERES. 499
«tens les àppartemens, 385. & Juiv. Les sculptiires
exigent de ia dorure > 386
Sttteur de cercle , 16. de l'ovale, /&</. Mesurer la
supersicie d'un seéleur de cercle, 29. Mesurer celle
d'un sefleur d'ovale , 3 2. Mesurer la solidifé d'un
seéleur, 48
Segment de cercle , 16. de l'ovale , ibid. Mesurer la
superficie d'un segment de cercle, 30. Mesurer celle
d'un segment d'ovale, 33. Mesurer la solidité d'un
segment, 49
Servitude. Comment elle s'acquiert, 413. Servitudes
retenues &* constituées par lé père de famille, doi-
vent être exactement spécifiées, 441
Seuil. Evaluation d'un seuil, v, 1 724
Solins , ; 33 r. 331
Solive. Proportion que doit avoir la grosseur d'une
sblive avec sa portée, 285 & suiv. Espaces qui doi-
vent être entre les solives , 186. Manière de lier
'lès solives énsemble quand elles ont une trop gran-
de portée, ibid. Les lblives doivent être posées sur
les murs de refend, plutôt que sur les murs -de v
sace, 187. Différentes especes de solives ,311. So-
live d'enchevêtrure, ibid. Solive boiteuse, iéi'd. So-
live de remplage, ibid. Manière de toiser ces dif-
férentes especes de solives , 312. &fuiv.
Souches de cheminées, ce que c'est, ^8
Souchet, espece de pierre de mauvaise qualité, 2.53
Soudure que l'on emploie pour souder le plomb, 367
Souillard , ce que c'est, 319
Sphère, 18. En mesurer la surface convexe, 38. Me-
surer celle d'une portion de sphere, 39. Mesurer la
solidité d'une sphere, 48. Mesurer celle de ses por-
tions , ibid
Sphéroïde, 18. En mesurer la superficie> 39. En me-
surer la solidité, 50
Superficie, définition de la superficie, 11. Toute su-
perficie divisée par une longueur, donne une lar-
Iiij
5ôo T AILE
■ geuri ou divisé par Une largeur, donne une Iongueuf >
■Jl ^/«d'attente, cdmmehtelles se toisent, ia6
Tailleurs de pierre, qui travaillent à leur tâche » ma-
nière de toiser leurs : ouvrages, 213,^ fuiv.
Talon, espece de moulure, 192. Couronné d'un fi-
let, is)?
Tampon, ce que c'est » 70
Témoins, ce que c'est, & l'usage qu'on en fait pour
- toiser les terres cubes de hauteurs inégales, 244
&fuiv,
Ferres majjlves, toisées au cube* 93. .189. Méthode
pour.toiser les terres cubes de hauteurs inégales,
par rapport à un plan de niveau ou en pente, 244
■...'■■ , • , & fuiv.
Théorème -, sa définition, .8
Tiers-poteau pour les cloisons t sa grosseur, 291
Tirans de fer. pour les pans de bois, 290. Ils doivent
être d'équerre sur les pans de bois qu'ils doivent
arrêter, : - ilià
Toise. à mur, ce qu'il faut entendre par ce terme , 5 j
Tonàin , voyez Âftragal'e'.
Tare, /espece de moulure simple, 191. Avec un filet,
'.'■■■-' *9?
Tour, manière de. toiser la couverture d'une, tour fai-
te encône, ... . ?3°
Tour du chat, ce que c'est", 417
Tosc'an, Ordre d'Architecture. Bétail des membres qui
-. le. composent, & leur évaluation , 194. 199
Tournijse, Deux tournisses prises ensemble nedevroient
..pas excéder la longueur d'un poteau, .. $}6
Trapez.e & Trape^oïde, .leur définition, 14. Manière
. .de les mesurer, z7
Triangle, définition du triangle, & ses différentes es-
peces, i2 & 13. Diverses manières de mesurer 1*
DES MATIERES. 501
superfiçîe des triangles, 22 &. 25. Dans un triangle
rectangle dout on connojt la diagonale & la somme
des deux côtés,, connoître le grand & le petit cô-
té, & sa superfîcie,. . .-■ 51
Trocbille , efpe.ce de moulure fîmpte, 19i
Trompe, manière de mesurcr les trompes des Voûtes»
- 18,3 &smv...Trompes,en niche 185 &fuiv..,l .
Tuile* de trois différentes grandeurs , }i<>,&sajv.
Quelle est la meilleure tuile , ibii. Détail de la-dé-
pende d'une couverture en tuile , 3.3.7-. Estimatioa
d'une toile de couverture en tuile, ?3^
Tuyaux de cheminées. Largeur qu'ils doivent avoir,
57. Manière de les roiser, 58. Coromentil faut
les^détailler dans les devis, 463 &suiv..
Tuyaux, de fonte» 362. De plomb,, 36.9, &Jviv*
.. '-
y»
Erd pour-les treillages, sa compolîtion," 3 Sa
Vernis, jsogrédiens qui entrent dans la composition, du
vernis », $80
Verre blanc, & Verre commua, 5-71. Où se sabrique
le verre blanc, ék son prix, 371. 372. Verre cajïi-
leux . J72. Toisé du verre, ibid. Difjerens prix d'un
carreau de verre , 575. Manière de cintrer le verre
ibid. Verre de Bohême, les différens prix relatifs
■ à ses diverses grandeurs, 374 &suiv.
Verre .dormant, ce que e'est, 428
Vis S. Gilles, efpece de voûte, iÎ6 & suiv.
Visitations>» comment elles doivent être saites suivant
l'article 184 de la Coutume, 410
Vitrage ( le-) est du nombre des entretiens locatiss, 375
Vitrerie à panneaux & à carreaux , 3 71. son toisé, ibid
Réparation, de vitrerie, 3.73. Devis de. la Vitrerie »
477.. Voye_unt Addition à la sin de et Livre.
Volets pour les croisées, 34+
Voiles,. On en fait de trois sortes de conslructions, 15 j
- Ii iij
5oî T A B L E
Voûtes en Berceau, ibid & fuiv. Voûtés surbaissées i
156. Voûtes en plein cintre, ibid. Voûtes en ca-
' nonsiiére, 157. VoûtesTur un plan irrégulier, 158.
Addition pour le toisé des voûres en berceau , ibid
'■ & sui-". Toisé des Voûtes en berceau plein cintre ,
surbaissées & surmontées ;, 6o. Toisé géométrique
démontré des Voûtes en -berceau plein cintre, sur-
•:'bàissees & surmontées, avec la jonction de leurs reins>
• & comparé avec le Toisé aux Us & Coutumes , > S1.
Leur application aux Voûtes surbaissées & surmontées >
; ; ï6z. 162,. Dans une Voûte en berceau plein cintre,
coristruite en pierre de taille > & les reins remplis en
xnoilon , dégager les reins à caule de la différence de
le .rs prix, 164. Observàtions particulières sur les
Voûtes, 165. Voûtes d'arête, 1 66 & Juiv. Proportion
delà voûte d'arête avec la voûte de cloître, 169 &fuiv.
Voûtes en arc de cloître 3 171 & Juiv. Sa proportion
avec la voûte d'arête ,172. &fuiv. Voûtes d'ogive ou
■gothiques, 17 5. Voûte en cul de sour, ij6&fuiv.Voû-
tes en cul de sour dont le plan est rond & la montée
furbaissée ,177. Voûtes en cul de four à pans, ibid. sur
des plans polygones, 17$). sur un plan ovale ,ibid.
tronquées ou déprimées, 181. Voûtes en trompe,
182. & Juiv. Voûtes fur noyau, i8<î. Voûtes ap-
pellées Vis S. Gilles, ibid & fuiv. Comment 'la- ma-
çonnerie des voûtes doitêtre spécifiée dans les dé-
• Wi§'i " 457 & suiv.
Ytte de faîtière ,331- Vues que l'on peut tirer dans
un mur , articles de la Coutume qui les concernent,
42<5 & fuiv. Distancçs pour vues droites &'de co-
té, 4*9
Fin de ta Table'des Matkris], "'
5«J
TA BLE du prix des Voûtes supposé a ïg Uv, Ig,
toife avec leurs Reins ,fuivant la grandeur de leur
diamètre ; lequel prix met en égalité le Toisé aux
Us 6* Coutumes avec le Toisé Géométrique. ,
Diamètre' Prix Diamètre Prix
1 p. 10I 5 s.9a.
2 p. & d. 10 12 0
3P- 10 18 6
5 p. & d. 11 S 0
4 p. 11 11 6
4 p. & d. 11 18 0
5P- 12 4 5
5 p. &</. 12 10 9
6 p. 12 17 0
£ p. <W. 1 ■) 3 6
7P- J3 10 0
7 $.& d. 1} , I<> <î
8 p I4 3 0
8 p. 6- </. H 9 3
9 p. H M 9
«j p. & d. M 3 0
io p. M 8 6
io p. <S* d. M M 0
il p. 16 1 6
il p. & d. i£ 7 9
12 p. 16 H 3
12 p. G**/. !7 0 9
*3 P' „' 17 7 0
ij p. &d. 17 '3 6
14 p. 18 0 0
14 p. & d. 18 <î 6
15 p. 18 12 9
Is p. G* d. 18 19 3
16 )>. 19 S 9
16 p. & d. 19 12 0
Diamètre
17 P- .
17 p. & d.
18 p.
18 p. <W.
19 p-
19 p. 6" d.
20 p.
20 p. & d. 22
21
21
22
22
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24
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26
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28
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Diamètre Prix
jz p. 2.91. 11 s.6 d.
32 p. d'à?. 2.9 17
3? P- .3° 4
33 P-<M- 30 ïo
34 P- 30 J7
.34 p;&</, $1 3
9
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Diamètre Prix
3<p p. < 31 Lï.ios. o <J
35 p; & d. 31 16 6
3<î P-; 3 2. .., 1 5}
3<j p. (S'a?. 32 9 3
01 ii
a 61
, .(/
o <;.
-■f l
- -
■
5°r
SUPP LÉ M E N T
Du Toifè Géométrique des Fours à cuire le
pain & la pâtijjerie.
DANS les pages 68 & 69 , je n'ai parlé qui de
la manière de toiser les Fours à cuire le pain ,
aux Us & Coutumes de Paris, & n'ai "rien dit de positif
de la manière dont il faut les toîser dans leurs véritables
mesures ; j'ai renvoyé à ce sujet aux régies qu'en a don-
nées M. Bullet, en parlant des Voûtes en cul de four,
pag. 179 , 1S0 & 181. On ne suit pas par tout les usages
de Paris, & les matériaux étant de différentesespeces 8c
de disférens prix, on nous fbllicite de donner ici un toisé
certain qui soit général, parce que les fours à cuire le pain
sont d'un usage universel. .
On fait des fours de deux façons. Les uns en cul d&,
chapeau, Se les autres en cul de four.
On appelle fours en cul de chapeau, ceux dpnt le hauc
est presque parâlellê à la'base, comme les figures X & K ,
Se dont les extrémités sont arrondies en quart de cercle.
II y< a cependant toujours un petit bombement dans le mi-
lieu mais trèsïfoible, duquel on ne fait aucua cas pour
les niçsurer,
On distingue deux sortes de four en cul de chapeau.
Les uns sont seulement arrondis dans l'angle en quart de
cercle., de la moitié de leur hauteur, comme la sigure X,
& l'autre qui est plus commune est arrondie en quart de
cercle dans toute sa hauteur, comme la figure K.
jssXatsiôsatm^
l^C
^ g jpUis,
506
I. Pour avoir la superficie du four X sur un plan circu-
laire, il faut multiplier la circonférence du plan par la
hauteur AD. Ensuite il faut du diamettre OH du plan,
en ôter cette hauteur AD , le reste BC sera le diamètre
d'un cercle dont on trouvera la superficie par la Proposi-
tion i o, qu'on joindra au produit ci-dessus ; leur samme
sera la superficie concave que l'on cherche.
Exemple. Soit 7, le diamètre du plan du Four ici dési-
gné par OH. Sa circonférence %- multipliée par la hau-
teur AO 14 pouces, donne au produit 25 pieds 8 pou-
ces : ensuite ôtant AO(i4 pouces)du diamètre OH(/ pieds)-
le reste sera BC 5 pieds 10 pouces, qui sera diamètre d'un
cercle $ dont la suiface sera, par la Prop. 1 o de ce livre, 2.6
pieds 8 pouces 10 lignes, qui joints aux 15 pieds 8 pouces
ci-dessus, donneront 51 pieds 4 pouces 1 o lignes pour Iz
superficie concave de ce Four.
4 pîeJs 10 pouestf 3Vt
&.
*
r^O j7/'i«els
L'autre éspece de Voûte en cul de chapeau est cintrée
en quart de cercle sur toute sa hauteur, comme la figure
K. Le, principe est le même, à l'exception -que du dia-
mètre du plan il en faut ôter deux fois la hauteur AO,
pour avoir le diamètre du cercle DM.
Exemple. Soit le même diamètre 7 , sa circonférence
ii multipliée par 14 pouces, donne au produit 15 pieds
8 pouces, & de 7 pieds ôtant 28 pouces (double de 14
pouces) il restera 4 pieds 8 pouces pour le diamètre DM,
dont la superficie du cercle sera 17 pieds.i. pouce 4 lignes
qui joints aux 15 pieds 8 pouces ci-dessus, feront ensem-
ble 41 pieds 9 pouces 4.ligries pour la superficie concave
requise. [
IL Si ces.fout5 sont sur un plan ovale, il les faut réduire
?°7
au cercle par la note de la page 3 2, 5c ne pas se servir de
la méthode indiquée es pages 177, 179, 180 & 181, &
opérer ensuite comme si ce plan étoit circulaire, par la mé-
thode que nous venons de donner.
III. Dans le cas cependant de quelque bombement dans
le milieu d'un four en cul de chapeau, & qui ne seroit
point suivant les précisions requises, c'est-à-dire, que si
le milieu ne bomboit en contre-haut que de quelques
pouces, on pourra n'en faite aucun cas, & regarder le
milieu comme un cercle plan : mais pour ne rien faire per-
dre à l'ouvrier, on peut prendre le milieu pour melure
de la hauteur, comme si dans le sécond exemple du four
K, le milieu au lieu d'avoir 14 pouces, en avoir 15 ou
16, on prendroit cette hauteur 15 ou 16 pouces pour la
hauteur AO. Ceci soit dit pour prompte expédition, ôc
non pour regle,dans le cas seulement d'un bombement très-
foible & presqu'insensible.
IV. Les Voûtes en cul de four sont elliptiques & dési-
gnées dans les pages 1 y 6 & 177, & peu communs. Il se-
roit nécessaire pour en avoir le toisé géométrique, de plu-
sieurs autres propositions préliminaires, que celles qui sont
données dans ce livre ,& dont l'étude ne. compenseroit
pas le bénéfice. Nous en traiterons ailleurs.
■■■"- ' -••■...... " ' . ■
SUPPLÉMENT'A LA VITRERIE.
Pendant VimpreJJion de ce Livre, il esl arrivé le
changement suivant dans le commerce du Verre.
LE -Verre actuellement, c'est-à-dire au commence-
ment de cette année 17.5 5 , coûte au Bureau 3 8 liv.
lé panier. Le panier est composéde 21 plats nets & sans
cassès au lieu de 24 plats dont il étoit composé aupara-
vant. Chaque panier le fait présentement au Bureau de la
v Vitrerie par le Commis chargé de la distribution, qui doit
le livrer net & sans cathare à 21 plats. Chaque plat con-
tient depuis 3 S jusqu'à 44 pouces de diamètre. Il y en a
plus en foibk mesure qu'en forte.
508
F A U TE S à. corriger.
■'■"'"■'. .
JfOUS npusfommes apperçus de quelques fautes d'impref-
Jion glijsées dans cet Ouvrage, dont il convient de
prévenir le, Lecteur pour les corriger à la plume..
Page 41. ligne. 21. après il faut, multiplier, ajoute^ la su-
perncie de
Pag. 42 lig. 30. le produit de la, lise^ cette superficie
par la
Pag. 6y lig. 33. pour pied courant, /i/^pour un quart
de pied courant
Pag. 80, lig.io. & 21. '$ toises pour 6 toisesà mur»
Hfe(6 toises pour 5 toises à mur
Pag. 31. lig. 9. murs., Hfe{ toises à mue
Pag. <)<). lig. 13. ajuste, ///êç a juste
Pag. 108. lig. 55. pour chaque côté a 6 toises, /^{-cha-
que côté a 6 toisçs pour une
Pag. 126. lig. 4. en remontant A la partie de la superficie
à déduire z* x inoat-, li/e^ A la partie de la su»-
perficie à. déduire. 2 rr OU iJ-
Pag. 153. //£". 3. en remontant qui , /z/è^ 21.
Pag. i cî>. <zv#/z£ dernière ligne > essace^ extrêmes.
Pag. 17s lig- 19- après surface^ Itfer convexe .
Pag. 177. lig. 1. 25 7 Hfil 25,s
Ptf£. 18.Q. /i^ s, èra r,emontaht après circonférence, djou-
te'i, en'disant le diamètre 7 ëstà sa circonférence 22 *
comme le diamètre 10 est à y 1 s Voye^pag.5 2.,
lbid.Hgne.suiv.ante 3 {mette* $--£
P^e- %C. entre les lignes 7 & ?., mettez en titre YQ.UTES
SUR NOYAU.; ~
Fagy 195.. î&8% 1S • rocases, /i/âj- rosàces
P<z#. 215. Us.~J.-f:. &■ 23. biaîeuvre, &; ressâns, /*/è{ bals-
vre& reiïauts. ',
Pag. 130. lig. 34 & 3 5,. <?k lieu de 13 rnetteçij5 â $ «« /&*
dei% mette^ 13.
P<zgv 23 8, %, 2... 1;'Q, «<tf«£LQ»
5°9
■Pag. 14$.. & 247. au haut de les Pages Toisé.bes Murs
de Rempart, mette^Toisi. cube des,Terres,
Pag. 246. lig. zd. première colomne s mettez i.
Ibid:lig. $0. ^mettez A, & au bas de cettepremière «0-
lomne, 5 61 , mettez 5 6 |
Page 147. lig. 14. AC, mettez AB
Pag. 249. /i^. 12. rustics ,.///££ rustiques
P«is. 253.6* 2 5 4. *7 jy a plujieurs mots de queux, li/èç.
queue
Pag. 25 5. lig. 17. «pr^ï en cuison ajoutez trop forte
/zW. lig. 31. 48, mettez 24
P*zg. 2 5 8 %. 2 3. guarches, /i/è^ Garches. (C'est un Villa*
ge àcôté de S. Cloud») „
Ibid. avant-derniere lig. 32. mettez 27
Pag. 267 /«»•. 16. mtortier, lifei mortier
Ibid. lig. 18. envoyer, mettez employer
Pag. ijj lig. 1. C mettes D, 6» /ig; î.GH, metteç
GI
Pûg 295. /z'^. 2. sur le champ, mettez à plat, c'est-à-diré,
5 pouces sur le devant de la marche, & 7 pouces sur le
plat.
Pag. 296. lig. 21. 172 lifej_ 71
Pag. 298. lig. dernière 2 pièces lseZ i piècest
Pag. 299. entre les lig. 326-33 ajoute^ii p. pour 12 p4
6- i%. suivante 33. 13 p. pour 13 p. mettez 12 p. i 6"
s 13 p. pour 13 p. i 13 p. r pour 13 p. r»
Pag. 321 //g. 7.41» mettez 11
Pag. 314- lig. 10. essacez le 4 & le 3
Pa^ 326. £g. 10. Passy, ssze«e£ Bourgogne. Ibid. lig. 2©.
grande, mettes grade
jPdg-» 3 34 stg- 18. ci dessTus , mettez de dessîis
JP«£. 336. %. première un siziéme, /^ cinq sixiémes
Pag. 355. ##. 6. comme , liiez commune
Pag. 3 s 7. kg- 3 5 • ' 6 mettc^ s
Pag. 374. /zzj. i<j. 18, mette? 28
P<z/J. 3 86. /ig 7. la délicatetlè de son goût, /i/è{ sadélica-
reûe.
Pag. 393. /zg. 30. ponf, lifei pouf
P^. 398. lig. 4. rf/?/£y environ, ajoutezchacun
P<2£. 427. //#•. i}. ver, mettes verre
5'° . . ;
Pag. Aàlig. j« au titre mitoyens, metteç nonmîtoyenSé
Pag. 445. Lig. 14. ou, mettei sur.
Les autres sautes sont de peu de consluence t le Lecteur
y juppléera.
«*
51*
PRIVILEGE DU ROY.
LOUIS, par la grâce de Dieu, Roy de France 8c de Navarre : A ho*
amés & féaux Conseillers , les Gens renans nos Cours de Parlement,
Maîtres des Requêtes ordinaires de notre Hôtel, Grand Conseil, Prévôt
«le Paris , Baillifs, Sénéchaux , leurs Lieutenans Civils, 8c auttes nos Ju-
Hiciers qu'il appartiendra, Salut. Notre .une Jean-Thomas Hérissant,
Libraire à Paris , ancien Adjoint de sa Communauté , Nous a fait exposer
qu'il défîreroit faire réimprimer & donner au Public des Livres qui ont pour
titre : L'Hijloire de France , par le Père Daniel, avec sa continuation , par
le Père Gnjfet, de la Compagnie de Jesus , & l'Abrégé de ladite Mssoire.
Abrégé Chronologique de l'Hijioire & du Droit public d'Allemagne : le Cours
sie Chymie du Sieur Lemery , continue & augmenté par le Sieur Baron , Mé-
decin , C de l'Académie des Sciences : les Soussrances de N. S. far le Père.
Alleaume: L'ArchitecturePr.atiq.uedu Sieur Builet, Architecte nu
Roy : Oeuvres Spirituelles ,par le Père Neveu , Jcjuite : le livre de Vie , par
le Père Bonnefonds : Les Retraites Chrétiennes W Êcclésîajliqucs, avec les Priè-
res pendant la Messe, par le seu sieur Abbé Thiberge : les Heures : l'Ossice tirée de
l'Ecriture Sainte : L'Office de la Pénitence , C la Conduite pour la Confassion & U
Communion, du seu Cardinal de Noailles : La Morale dv. NouveauTejlament,par
le P. de la Neuville, Jcjuite : L'Imitation de Notre Seigneur Jesus-Ckri/t, avec
Réslexions & Prières , par l'Abbé Débonnaire : L'Exercice du Pénitent : Les
Exercices de la Vie intérieure , par le Père Gonnclieu : Les Colloques dit
Calvaire : Réslexions Chrétiennes sur les plus importantes vérités du Salut :
trafique pour se censerver en la prc'sence de Dieu : InstruBion samilière sur
l'Oraison Mentale , & Instritctions Chrétiennes , en sorme d'Examen ; par le
Sieur Courbon : S'il Nous plaisoit lui accorder nos Lettres de Privilège sur
ce nécesiaircs : A ces causes , voulant favorablement traiter l'Exposant ,
■Nous lui avons permisse permettons par ces Présentes, de faire reimprimer
lesdits Livres autant de fois que bon lui semblera, & de les vendre, faire
vendre & débiter par tout notre Royaume , pendant le rems de neus an-
nées consécutives, à compter du jour de la date des Presentes Faisons dé-
fenses à tous Imprimeurs , Libraires & autres personnes de quelque qualité.
sit condition qu'elles soient, d'en introduire d'impressîon étrangère dan*
aucun lieu de notre obeissance ; comme aulsi d'imprimer ou faire impri-
mer , vendre , faire vendre , débiter ni contrefaire lesdits Livres, ni d'en
faire aucuns Exrraits , sous quelque prétexte que ce puisse être , sans U
permissïon expresfe 8c par écrit dudit Exposant , ou de ceux qui auront
droit de lui, à peine de consiseatiou des Exemplaires contrefaits , de trois
mille livres d'amende contre chacun des conrrevenans, dont un tiers à Nous,
an tiers à l'Hôte!-Dieu de Paris, & l'autre tiers audit Exposant, ou à celui
qui aura droit de lui , 8cde tous dépens, dommages & intérêts. A la charge
que ces Présentes seront emegistrées tout au long sut le Registrcde la Com-
munauté des Imprimeurs & Libraires de Paris , dans trois mois de la date
d'icelles : que la reimpression desdits Livres sera faire dans notre Royaume
&: non ailleurs, en bon papier 8c beaux caractères, conformément à la feuille
imprimée attachée pour modèle sous le contre-see! des Présentes : que l'Im-
péttant se conformera en tout aux Réglcmens de la Librairie , 8c notam-
ment à celui du io Avril 1715. qu'avant de les exposer en vente , les Ma-
nuserits ou Imprimés qui auront servi de copie a la réimpression dcsdics Li-
vres , seront remis dans le même état ou l'Approbation y aura été donnée,
es raajtw de notre très-cher 8c féal Chevalier Chancelier, de France le Sieur
51 i
De LAMoièNON , & qu'il en sera ensuite remis deux Exemplaires dé ciiaclitJ
dans notre Bibliorhéque publique , un dans celle de notre Château du Loii<
vre , uu dans celle de notredit très cher 8c féal Chevalier Chancelier de
France le sîeur De Lamoignon , & un dans celle de notre ttès-cher & féal
Chevalier Garde des Sceaux de France le u'eur De Machàult , Comman-
deur de nos Ordres ; le tout à peine de nullité des Presentes ; du contenu
desquelles , &c. Voulons que la Copie des Presentes , 8cc. Commandons
àù premier nôtre Huillier ou Sergent sur ce requis , de faire pour l'exécu-
tion d'icclles tous actes requis 8c nécessaires , 8cc. Car tel est notre plailîr.
Donné à Vcrsailles le premier jour du niois de May , l'an de grâce mil sept
cent cinquante-quatre ; Se de notre Règne le trente-neuvième. Par le Rbjr
en son Conseiï. Signé , Terrin.
Regiflré sur le Regifire frci%e de la Chambre Royale dès tihraires &1 Iht-
primeurs de Paris , Hum. 549. sol. 178. consormément aux anciens Règle-
ment j eànsirniei par celui du zS. Février 1713. A Paris le 18. May 17^4.
Signé i DiBbT j Syndic.
Je soùssîgnê, têconnbis que Messiéurs Didot , NyOn , Sâvoye & DamoS-
toEviLLE , Libraires à Paris, sont intéressés pour un tiers au présent Privi-
lège , en ce qui concerne YÀrcbileBure Pratique de M. Bitlet. Fait à Paris
ce 7. Mai I7J4.
H E RIS S A N T j tue S. Jacques*

Architecture practique 1755 545

  • 1.
    ARCHITECTURE PRATIQUE, QUI COMPREND LACONSTRUCTION générale & particulière des Bâtimens ; le détail, Toisé & Devis de chaque partie, sçavoir, Maçon- nerie , Charpenterie , Couverture , Menuiserie , Serrurerie, Vitrerie, Plomberie , Peinture d'Im- pression , Dorure, Sculpture, Marbrerie, Miroi- terie, &c. AVEC UNE EXPLICATION DES trenu-Jix Articles de la Coutume de Paris sur le Titre des Servitudes & Rapports qui concernent les Bâti- mens , & de l'Ordonnance de 16y3. Par M. BVilET , Architeffe du Roi & de l'Académie Royale d'ArchiteSure. Nouvelle Edition, revue' , corrigée & considérablement aug- mentée, sur-tout des détails eslentiels à l'usage a£hieldu Toisé des Bâtimens aux Us & Coutumes de Paris , Se aux Réglemens ■ des Mémoires. Par M. * * * , ArchiteBe , ancien Inspetfeur - Toiseur de Bâtiment. Ouvrage très-utile aux Architectes & Entrepreneurs , à tou# Propriétaires de Maisons , & à ceux qui veulenibâtii?. / '^^ A PARIS, Chez Jean-Thomas Hérissant, Libraire, rue S. Jacques, à S. Paul & à S. Hilaire. M. D C C. L V. 4/VMC PRIK/LW-ï DV ROT.
  • 2.
  • 3.
    TABLE DES TITRES Contenus dansce Volume» ,/i PW - Propos, ï*agc * Explication des termes ujitês es* Géométrie, S Géométrie Pratique ,pour les Mesures des superfîcies. planes & des corps solides, 9 Désinitions, 10 £>ej /*£»«•, ibid ■Pw fuperficies, rz Des sigures de trois cotes, nommées Triangles ou* Trigones, ibid *^j figures de quatre cotés $u quadrilatères y Des Polygones , ou sigures de plufeurs côtés , r» I4 Dessgùres circulaires > r$ £>f.r corps solides t 17 Addition aux désinitions % 9 Des lignes courbes, ibid a 3
  • 4.
    . Vj TABLE JJeslignes droites , îq J)e la me fur e des fur faces planes-, 2. i Proposition I. Mefurer la. fuperfeie d*un quarré , ibid Propos. II. Mefurer la fuperfeie d'un- reBan- gle , ibid Propos. III, Mefurer la fuperfeie d'un trian- gle rectangle , z 2 Propos, IV. Mefurer la ftipersieie de toutes for-' tes de triangles ressilignes , ibid jiutre manière de mefur'er la fuperseie des trian- gles par la connoijfance de leurs côtés , 23 Propos. V, Mefurer la fuperseie des polygones réguliers, 24 Propos. VI, Mefurer les polygones irréguliers, Propos, VII. Mefurer les Khombes, 16 Propos. VIII. Mefurer les Rhomboïdes, ibid Propos. IX, Mesurer les Trapez.es ejr lesTra* pezoïdes, ij Propos. X, Mefurer la fuperseie d'un Cercle y 28 Autre manière de mefurer le cercle, 29 Propos. XI. Mefiirer une portion de Cercle y ibid Propos. XH, Mefurer la fuperseie• dxwe EMp- se , vulgairement appelée Ovale , 31 ^Autre manière de mefurer lxellipfè , 32. Propos. XIII, Meferer les portions d'ellipfc , ibid AMkm 4,ux fugerjetes pknçs*i 33
  • 5.
    destitues. vij De laMesure ce la supersicie des Corps Solides, 35 Proposition I. Mefurer la fursace convexe d'un cylindre > ibicj Propos. IL Mefurer la superfck d}un cylindre * dont l'un des bouts ejl coupé par un plan obli- que a l'4xe , ibid Prop. III. Mefurer la fursace convexe d'un cône, 3 G Propos. IV» Mefurer la surface convexe cHim cône tronquéy 37 Propos. V« Mefurer la sursace convexe d'une sphere, 3 $ Propos. VI. Mefurer la fupersicie convexe d'une portion de sphere > 39 Propos. VII. Mefurer la fuperficie dyun ssbè* roïde oufolide. elliptique y ibid De la Ste're'ometrie , ou de la Mesure des Corps Solides , 41 Propos. I. Mefurer la foliditêd'un cube, ibid» Prop. IL Mefurer unsolide rectangle oblong, ibid Propos. III. Mefurer un solide rectangle oblong coupé obliquement en fa hauteur perpendiculai" r'e , 41 Propos. IV. Mefurer la soliditêd'un prifme, 45 Propos. V. Mefurer la soliditê des prismes- obliques, 44 Propos. VI. Mefurer U soliditêdes pyramides- & des cônes y 45 Propos. VIL Mefurer Ufoliditê des pyramide*: & dss cônes, tronqués h 46 t'4j
  • 6.
    Propos. VIII. Mefurerles pyramides & les. cônes tronqués obliquement, 47 Propos. IX, Mefurer ta folidité d'une sphere ou globe-y 48 Propos. X, Mesurer la folidité des sartions d'une fphere , ibid Propos. XL Mefurer la. folidité des corps régu- liers y 4^ P&opqs, XIL Mefurer la folidité d'un fphéroï- de% /t 50 Addition à quelques Proportions précédentes , 51 X>e la Construction et pu Toisé des, Çatimens, 53, $)e l'a conflruttion des cheminées h $6 Isoifé des cheminées , 58 Manteaux de cheminées , 62 T&ifé des manteaux de cheminées x 64 Toifé-des sourneaux & potagers >, 67» Toift des fours 1 68 Des planchers y JA Plancher d'une nouvelle especç compte pour 2 t.oi- '/&■?>,'"■ :' 77 /t'utrçs détails % So £)es aires , S ^ De s eloisons & pans, de bois % 3 5 Des lambris , • 8 S Des lucarnes, ' 89 Dçs efçaliers dp perrons % 90, Des chaufses 4'aifances x 9 $ $}e.s: scellemtns % $j
  • 7.
    DES TITRES, ïx DesCroifées, *o* Des Bayes de fortes , 1 °3 Intérieur des chambres, * °4 Desrenformis ejr ravalemens , 108 -Dw 7##rj- , 115 Toi/? <afej- »z#r.r afe _/ks«, l ï 7 Additions pour fervir de préliminaires au toisédes murs de saces, } ** Première addition : Des bayes , ibid Principes généraux du toisé des bayes aux Us é* Coutumes de Paris, 119 DifiinBion des bayes, 112. Des seuillures, 117 Seconde addition : Des demi-saces, 11S Murs de clôture » 146 Des puits ). 151 Z)s j voûtes, 155 Addition fur les voûtes en berceau, 158 Zl^y? <afc/ voûtes demi-ovales, 1 60 Toifé Géométrique des voûtes comparé avec le Toi" sé aux Us ejr Coutumes, 1(31 Méthode pour dégager les reins en moilon dans une voûte en pierre de taille, 164 Obfervations particulières fur les voûtes, 165 Des voûtes d'arrêté , 166 Des voûtes en arc de cloître , 171 Des arcs double aux , *74 X^ej voûtes en cul de sour, 176 Des voûtes en trompe , 181 Terres majsives pour le vuide des caves , 189 Des faillies & moulures x 19 * Moulures _fimpl.cs, -191
  • 8.
    s -, TABLE Moulurescouronnées de silets, * $ J De l'Ordre Tofcan r 194 De rOrdre Dorique , ibid De P Ordre Ionique , 19 6 Z)e l'Ordre Corinthien, 197 D(? /<* manière dont on doit toijer Us TAilleurs de pierre qui travaillent à leur tâche , 215 De la confiruBion en pierre de grais, vulgaire* ment nommée Graisserie, 2,15 Toifé de la graifserie , 21$ Détail de la graifferie , 221 De la, conjiruction des murs de Rempart ejr de Terrase, ibid Toifé des pilotis, 233 Du toifé cube des murs de Rempart & de Terraf- fè appliqué a un baflion & à une courtine, ce' qui peut fervir à toutes les parties dyune For- tisication , 235 Mefurer un mur en talus & en rampe , 241 Mefurer un mur circulaire & en talus % 242 Méthode pour teifer les terres cubes de hauteurs inégales, par rapport à un. pian de. niveau ou en pente , 244 De la pierre en général, 247 De la pierre de taille ejr du moihn. quon emploie a Paris & aux environs., 250 Du plâtre y 25 y De la latte & du cloud,, 256 De la chaux , ibid: Du fable , ciment & mortier. 257 De la brique , 2 5 & Formule pour tes règlement de mémaire:s< dis M&>
  • 9.
    DESTITUES. xj çonnerie, 159 Deslégers ouvrages, 268 De la Charpenterie , »^9 Des planchers, 184 Des pans de bois & cloisons , 188 $ês cloifons, 191 Des efcaliers y 293 D» /<?//? <sfej ^/x de charpenterie, i$<> T<^/e de la réduction des longueurs des bois em- ployés dans les Bâtimens , félon ce qui se pra- tique aujourd'hui s 300 Table des divijîons en quarts sur les soibles lon- gueurs relatives a la toife , 304 Addition au toifé de la Charpenterie , 307 I, "Toisé des combles en général, 310. II, Des Planchers en général, 311 III, Des pans de bois & cloifons, 315 IV, Des escaliers , 316 Des bois élégis & circulaires. Des poteaux de barrière & ctécurie. Des râteliers. Des remets de puits Des pilotis, 318 Des vieux bois ejr étayemens, 310 Du toisé bout-avant en Charpenterie. 32* Du règlement des mémoires de Charpenterie, 313 Du toifé des bois de charpente aux Us & Coutu- mes de Rouen , 3 24 Des Couvertures » 3 z<* loise des couvertures, 3Z^ Addition au toisé de la couverture, 333 Etat far lequel on petit se sormer une idée de la dépense en couverture , 3 3^ }£>jjtimâxfan des ouvrages; de couverture , 338
  • 10.
    xij < TABLE Autresespeees de couvertures , 339 De la Menuiserie y 3 40 Des croisées, 34a Des lambris, 345 Z>» parquet, 34e? Dm cloifons de menuiserie% 349 Addition à la Menuiserie » ibid .De x^ Ferrure > 351 Ferrure des croifées , 353 Addition à la serrure , 359 i?E 1^ grosse Fonte, on Fer sonm?, 361 D£ Ijl PiOJWBERse , 3 *> 3 Addition à la plomberie , 366 De la Vitrerie, 371 Addition à la Vitrerie, cjrson Toisé, 371. Z?» wrrtf de Bohème , 3 74 .De la Miroiterie'^ 376 .De e^€ Peinture d'impreston, 377 Addition à la Peinture d'imprejpm , 378 Prix actuel des peintures , 3 S z Z*E e^€ Dorure 4 383 De x.4 Bronze , 384 De Ij4 Sculpture y 3 S 5 De t^î Marbrerie , , 388 Pràr afe différent Marbres ,. 391 Des E/Ecnr .4 lAngloise , 394 Du Pavé de Grais, 39^ Addition au pavé de grais 3 397 De t^ rcniMNGE des. Fosses d'aisances , 399 Dijsérens poids des matières employées dans les Bâtimens, 400 Rapport des monnaies anciennes avec celles d'au*
  • 11.
    DES TITRES. xiij purd'hid, relativement au Bâtiment, 401 De la Garantie des Edisices, 404 De la demande du -payement des travaux en Bâ- timent b 40 5 Des états de maisons > 4°7 EXPLICATION DES ARTICLES DE la Coutume qui regardent les Bastimeks. Article 184. Quand &-comment se sont vlsi- tations, 410 Art. 185. Comment doit être fait yfignè & dé- livré le rapport , 41a A rt . 18 6. Comment ser vitude & liberté s'acquiè- rent, 415 Art. 187. Qui a le filiale dejfus é* le dejfous, s'il n'y a titre au contraire, 414 Art. 188. Quel contre-mur esi requis en éta- Art. 189. Idem des cheminées & des âtres , . 416 Art. 190. Pour sorge, four ou sourneau, ce qu*on doit obferver, 417 Art. 191. Contre-mur ou épaiseur de maçonne- rie pour privés ou puits, 41S Art. 191. Pour terres labourées ou sumées, ejr four terres jettijfes , 419 Art. 193. En U Ville & Fauxbourgs de Paris, saut avoir privés. 411 Art. 154. Bâtijfant contre un mur non mitoyent
  • 12.
    xi* TABLE ce quife doit payer > éi quand 411 Art. 195. Si l'on peut hausser un mur mitoyen , ejr comment^ 422 Art. 196. Pour bâtir fur un mur de clôture, 423. Art. 197. Les charges qui fe payent au voisin, • ' Z ; 4H Art. 198. Pour fe loger & édisier au mur mi- toyen , 425 Art. 199. Nulles senêtres ou trous pour vues au mur mitoyen, 416 Art. 200. Fenêtres ou vues en mur particulier , ejr comment, ; 41-7 Art. 201. Fer maillé', ejr verre dormant, ce quec'efl, 428 Art. 202. Disiances pour vues droites ejr bayes de coté, 429 Art. 203. Signisier avant que démolir ou per- cer mur mitoyen , à peine, &c. 450 Art. 204. On le peut percer} démolir & réta- blir , & comment, 43 I Art. 205. Contribution à refaire le mur com- mun pendant ejr corrompu, 432 Art. 106. Poutres ejr folives ne fe mettent dans les murs non-mitoyens , 434 Art. 207. Pour ajfeoir poutres au mur mitoyen, ce qu il faut saire, même aux champs, ibid Art. 208. Poutre fur la moitié d'un mur com- mun , & à quelle charge, 4 3 6 Art. 209. Ez> Ville ejr Fauxbourgs, on contri- bue a mur de clôture jusqu'à dix pieds. 437 "Art. 210. Commenthors lesdites Ville & Faux-
  • 13.
    DESTITUES. xv hourgs, 438 Art.211. Si murs de féparation font mitoyens, & des bâtiment & réfemon d'iceux, ibid Art. i;ii Comment on.peut rentrer au droit.du mur, -439 Art. 113. Dw anciens fojfés communs , idem ^#e */« 7»#><s «fe féparation , 440 Art. 114. Marques du mur mitoyen en particu- lier, t ibid Art. 215. jOw fervitudes retenues & consli- tuées par père de samille, 441 Art. i î 6. Deflination de père de samille par écrit, 442 Art. 217. P<?#r _/2^&r 4 eau ou cloaques, <£/* tance du mur d'autrui ou mitoyen , 44 3 Art. 218. Porter hors ia ville ■ vuiâanges de privés', ibid Art. 219. Enduits & crépis en vieux mur ,& comment, 444 Manière de donner les allignemens des murs mi- toyens entre Particuliers propriétaires des mai- sons fuivant l'usage, fjr comment chacun y doit contribuer pour sa part ejr portion , 445 0* la manière dont on doit saire les devis des batimens, 45 * Forme des devis, 45 J Maçonnerie des murs de sondations & de voûtes jusqu'aurez, de chaussée, 456 «^* >"«*. <& chaupe, 459 Devis de la charpenterie t 469 Pour les planchers, 47° fW les cloisons & pans de bois 9 ibid
  • 14.
    xvj TABLE Tour lesefcalkts , a*j 'Devis de la couverture, a-i± Devis de la plomberie ^ ^n-i Devis de la menuiserie, 474 De la serrure, 47 <ç Du gros ser, 477 De la vitrerie, ibid De la peinture ttimprejsi&n $ ibid D» pavé de grais > 4-78 Fin âc la Table des Titres, * a AFANT-PROPOS.
  • 15.
    AVANT-PROPOS. E m'étonne quel'on ait été jusqu'à présent sans donner au Public un Traité bien ample du Toifé des Bâtimens ; car non seulement il elt utile à ceux qui font bâtir , d'avoir une con- noisïance de l'usage du Toisé , pour n'être pas trompés sur la dépense qu'ils ont à faire , mais il est absolument nécesïaire aux Entrepreneurs de savoir exactement toiser leurs Ouvrages. Il y a eu quelques Auteurs qui en ont écrit : Ducerceau dans son Livre des 50. Bâtimens, imprimé en iiîiï.a donné le Toisé de chacun des Bâtimens qu'il propose, pour en faire con- noître la dépense. Mais outre qu'il ne parle point de pluueurs Ouvrages qui n'étoient pas en usage de son temps, comme des Planchers creux, des Cloisons creuses & autres -, il n'en- tre pas même dans le détail des Moulures, ôc se contente de dire qu'une Corniche doit être comptée pour une demi-toise , ce qui ne peut pas servir de régie, parcequ'il y a des Corni- ches où il se trouve une sois plus d'ouvrage qu'en d'autres -, ainsi l'on ne sauroit s'asiurer Cur ce qu'il a écrit du Toisé. Il dit à la fin, que A
  • 16.
    x AVANT-VROPOS. le Roipar un nouvel Edit avoit ordonné que les Faces des Bâtimens seroienc toisées leur longueur sur leur hauteur seulement, comme il elles étoient toutes unies , sans avoir égard aux ornemens d'Architecture s & que quand on en voudroit beaucoup faire , qu'il en seroit fait un Marché à part, suivant des Desseins arrêtés. Je crois que c'est ce qui a donné lieu à l'ulage duToisé , que l'on appelle Toifé bout- avant , c'est-à-dire, toiser les Faces des Maisons & autres Ouvrages la longueur sur la hauteur .seulement. Il y a plusieurs autres particularités dans cette manière de toiser qu'il seroit inutile de rapporter, puisqu'elle n'est plus en usage. Depuis cet Auteur, Louis Sa vot , Médecin, a. fait un Livre intitulé, l'Architecture Francoi- se , dans lequel il y a un Chapitre du Toisé de iaMaçonnerie 8t de la Charpenterie j mais ce qu'il en dit est si confus, qu'il est difficile d'en tirer aucune instru&ion , parcequ'il n'a point suivi d'ordre,ni traité aucun Ouvrage à fonds ; ce qui fait allez connoître qu'il n'en parloit pas comme savant , auiîi bien que de plu- sieurs autres choses sur l'Architecture qu'il a traitées dans son Livre , auquel il a donné un titre qui ne fait pas honneur aux Architectes François ; car si un Architecte ne savoit que ce qui y est contenu , il seroit très-ignorant. Mais c'est la manière de plusieurs Personnes de lettres, lesquelles ayant étudié quelque temps l'Architecture, s'imaginent en entendre mieux les princip'es,que ceux qui en font profession. Ce qui peut leur donner cette présomption, c'est
  • 17.
    AFANT-PROPOS. y £p*ils trouventsi peu de ceux qui se disent Ar- chitectes , qui le soient effectivement, qu'ils croient aisément être plus habiles ÔC plus éclai- rés qu'eux» Il est vrai qu'ils peuvent acquérir une notion générale de l'Architecture par la, . lecture des bons Auteurs, 6c après avoir vil quelques Ouvrages estimés des Savans j mais ils ne lavent pas pour cela s comme ils le croient, la théorie de cet Art : cette partie ne s'acquiert qu'avec beaucoup d'étude &. d'expé- rience , en sorte qu'elle est inséparablement at- tachée à la Pratique, &. qu'il faut joindre l'une a l'autre pour être habile. La théorie de l'Ar- chitecture est un amas de plusieurs principes qui établiiïent, par exemple, les règles de l'A- nalogie , ou la seience des Proportions, pour composer cette harmonie qui touche si agréa- blement la vue , & qui inltruisent des régies de la bienséance, pour ne rien faire qui ne soit d'un caractère convenable au sujet que l'on s'est proposé j ce caractère doit être exprimé par le choix de certains Membres, dont l'or- donnance &. l'arrangement doivent faire con- noître que le tout & ses parties ont ensemblc un rapport mutuel à l'espéce de Bâtiment dont il s'agit. Voilà une légère idée de la théorie de l'Architecture, Se ce qu'à peine posiedent bien ceux qui ont étudié dès leur jeunesse, &. <Jtu avec toutes les parties nécesïaires , comme le Desïein,les Mathématiques, principalement la Géométrie, la lecture des Auteurs, l'étude des Ouvrages antiques & modernes , cela joint a un heureux génie & à un bon jugement, Aij
  • 18.
    4 ÀVÂNT-PROVOS. ont eudes occasions avantageuses pour join- dre par une longue expérience & une grande application , la pratique à la théorie ; à peine, dis-je, ceux qui ont tontes ces qualités, diffi- ciles à trouver dans une même Personne-,'peu- vent-ils -parvenir à ce qu'on appelle le bon goût qu'il faut avoir pour décider justement sur la compofitien de plufîeurs Delïèins que l'ûRpeut faire sur 'Un même'su jet, afin de ohoisir le plus convenable. Gela paroît cependant si facile à bien des gens, qu'ils s'imaginent que sans au- cune seience , il suffit d'avoir un peu de bon sens pour s'y connoître 8c pour en décider. Pour revenir an Toisé des Bâtimens, nous îi'avonsrieneu jusqu'ici de plus ample sur cette matière, que ce que M. -de Fernere , Avocat au Parlement, a depuis peu donné au public dans son grand Coûtumier -, mais le Toisé des plus dissiciles ouvrages n'yestpas expliqué. Je ne pré- tens pas trouver à redire à ce qu'a fait cet Auteur ; mais il est certain néanmoins que quand la clïose sera poiuTée plus loin, le Pu- blic en recevra plus d'utilité : c^est pourquoi j'ai donné à ce Traité toute l'étendue dont il a besoin pour le rendre intelligible & utile. Je commence par une Géométrie-Pratique , afin que ceux qui voudront sa voir à fonds le Toi- sé des Bâtimeus, ne sbient pas obligés d'avoir recours à d'autres Livres. Je parle de la cons- tru&ion de toutes les sortes d'ouvrages qui composentun Bâtiment, avant que d'en don- ner le Toisé, non seulement pour le mieux ex- pliquer, mais ausïi pourinstruire ceux qui font
  • 19.
    AVANT-PROPOS. $ bâtir,, &pour empêcher qu'ils ne soient trom- pés. Je me suis un peu étendu sur le Toisé des Moulures, afin qu'il n'y eût aucune difficulté <ians les différens cas qui se rencontrent par leur anemblage. J'enseigne ensuite la manière de construire èc de toiser les Murs de Rempart: èc lesMursdeTerraiTe, & je donne-une règle fondée sur les Méchaniques, par le moyen de laquelle on peut asTez justement savoir leur épaissèur par rapport à la hauteur des Terres qu'ils doivent soutenir. Et comme la Charpenterie fait une des prin- cipales parties des Bâtimens , j'ai traité cette matière un peu amplement. Je parle de l'ori- gine des Combles , des fautes que Ton y com- met :• je donne quelques règles pour savoir les grosseurs des Bois par rapport à leurs por- tées , & j'explique la manière de les toiser sui- vant l'Usage , &. autrement (a). Je parle ensuite de- la Couverture , de là Plomberie , de la Menuise.rie , de la Fer- rure , de la Vitrerie , de la Peinture d'impres- ïîôn, 6c du Pavé de grais j ôc je donne la ma- , niére de toiser ou de compter ces sortes d'Ou- (a) Pour rendre cette nouvelle Edition de l'Architec- ture de M. Bullet encore plus utile,.j'ajouterai dans le corps de l'Ouvrage un. autre Traité du Toisé des Bois de. Charpente suivanjc l'Usage actuel, Se tel qu'il se prati- que aujourd'hui dans les Bâtimens de Paris -, on y. trouve- ra aussl la manière de les toiser suivant l'ufage de Rouen, & ensuite la manière de toiser bout-avant, tel que ce Toisé se pratique dans les Bâtimens du Roi, Sç ail- leurs. m
  • 20.
    | AVANT-? ROPOS. vrages {a). Je ne dis rien des prix, parcequ'ils sont différens sélon les endroits où l'on fait travailler, Se même fuivant que les Ouvriers sont plus ou moins habiles , & par conséquent plus chers les uns que les autres ; ainsî j'ai cru ijue ce seroit une chose inutile. Je me suis seu- lement contenté de donner quelque connois- sànce de la bonne ou mauvaise qualité des ma- tériaux. Pour ne rien omettre dans ce Traité de tout ce qui concerne les Bâtîmens , je rap- Î>orte l'expoution du! texte de la Coutume sur es Servitudes ,, & les Rapports des Jurés. J'en donne une explication établie par l'usage, afin qu'on puisîè y avoir recours dans le beioin (£)» (a) M. Bullet n'a point parlé des Ouvrages faits en Grais , de la Dorure, de la Marbrerie } de la Sculpture, de la Miroiterie, du Treillage, de la grosse Fonte , des Cabinets à VAngloise s & de la Vuidange des Fojses d'aifance. J'en traiterai par des Additions que je ferai à chaque Partie du Bâtiment comprise dans cet Ou- vrage. . (b) Les explications que M. Bullet a données sur les articles de la Coutume concernant les Bâtimens, ne sont point assèz étendues. J'y ajoute quelques observations que j'ai faites dans mes exercices, & quelques autres Ar- ticles de la Coutume concernant l'acquihtion des Mai- sons, où j'explique dans quel cas elles sont sujettes i Retrait ou non, 8c autres choses qu'un Architecte ou Maître Maçon doit savoir , pareeque le plus souvenc ce sont eux qu'on consulte les premiers, sur ces, ma- tières. Je traite auffî des Réparations Locatives-, & j'y dis- tingue celles qui sont à la charge du Propriétaire, & cel- les qui sont à la. charge du Locataire ; ce qu'un Proprié-
  • 21.
    AVANT-PROPOS. 7 Je parleaussl de la manière dont on donne les Allignemens pour les Murs entre les voisins. Je donne enfin un modèle de Devis , par lequel je tâche de faire entendre comment l'on doit éviter les équivoques 8c les contestations, en spëcifiant toutes les circonstances qu'on doit y observer. Voilà en général ce que contient le Livre que je donne au Public. Fin de l'Avant-Propos. taire doit observer en louant sa Maison, & ce dont un Locataire est garand & responsable. ■ Enfin , je parle de la garantie des Ouvrages de Bâti- ment -, du temps que chaque Entrepreneur en eil tenu 5 & je cite les Articles de l'Ordonnance au sujet du temps de leur payement. A iv
  • 22.
    ■m Explication de Termesufités en Géométrie. AXIOME. C'est. une vérité claire & consiante qu'on con- çoit sans étude , dont tout le monde convient ; comme, par exemple : Le Tout ejl plus grand que lu Partie: Plusieurs Quan- tités égales chacune- à une même Quantité } sont égales entr'el- les. , &c. PROPOSITION. C'est une Question qu'on no connoît point, parcequ'on ne l'a point étudiée, mais qui devient Propo- rtion aussitôt qu'on y fait attention, qu'on a par ce moyen droit de demander qu'on la reçoive comme incomestable. La Propo- sition renfermé les Désinitions , les Problêmes , & les Théorèmes. DEFINITIONS. C'est une Proposition qui détermine l'idée d'un moj , ou qui donne une notion distinéte de la çhosè qu'on veut que ce mot signifie. Par exemple , on désinit ainljt un Segment de Cercle ; C'eft une Figure plane terminée par un arc de cercle, & par- une ligne droite* PROBLEME. C'est une Proposition. qu'il faut démon- trer i mais dans laquelle il s'agit de faire quelque chose, & de prouver qu'on a fait ce qu'on s'étôit proposé de faire. Par exemple , insçrire un. Cercle dans un Qiiarré, est un Problême , parcequ'il faut manœuvrer, 6k ensuite démontrer: Ce qu'on ex- prime par ces quatre lettres C.Q.F. F. qui veulent dire : Ce cpiil salloii saire. THEOREME.. Ce font des Pfopositions qui ■ ne font qu'exposer une vérité, & qu'il faut démontrer. Par exemple, les Côtés opposét d'un Reélangle sont égdiix entreux , est un Théo- rême dont il faut démontrer la vérité : Ce qu'on expririie par ces; lettres C. Q. F. D. qui veulent dire , Ce qsi'il sa'loit-démontrer. COROLLAIRE. C'est une Propoiition qui n'est qu'une suite & une conséquencç d'une autre précédente* L E M M E. C'est une Pr-op.osition qui n'çst au lieu où elle est % «ue pour servir de preuves a d'autres qui suivent. S C HOLÎES. Cesontdes remarques particulières que l'on sait, pour ne pas s'écarter d'un principe qu'on a établi. HYPOTHESE & CONSEQUENCE. On nom- me Hypothise , les conditions ajisquelles on ait qu'une chose doit être ; & Çonséquence, ce qui résulte de l'Hypothèsç , qu'il faut démontrer. Par exemple , lorsque l'on dit ; Si un Triangle esllso- *ele , il aura deux angles & deux côtés égaux. Cette partie , Si un Triangle est Ifocele , est l'Hypothèse ; & celle-ci, U- ûura deux angles & deux côtés égaux , c'est U CONSEQUENCE qu'il saui dgHlCWejF,
  • 23.
    GEOMETRIE PRATIQUE, POUR LES MESURES DESSUPERFICIES PLANES E T DES CORPS SOLIDES. L faut premièrement savoir , que le mot de Mcjure, dont je me servirai dans la suite, pour expliquer les Figures que je proposerà de mesurer ») est un mot commun pour toute sorte de Mesures ausquelles on vou- dra l'appliquer sélon les difFérens Pays ; comme en France , la Toise qui a six pieds, dont chaque pied est divisé en douze pouces, & chaque pouce divisé en dou- ze lignes ; & en d'autres Pays , comme Cannes, Verges t t'aimes, &ç. & autres qui ont leurs divisions & leurs sou-divifîons, Ainsi. en me servant du mot de Mefure, je l'entens en général de toutes ces sortes de Mesiires dont on se sert dans les difFérens Pays. J'avertis de plus que je ne supposerai des Fractions que le moins qu'il me sera possible , afin de rendre l'intelligence de la Mesure «Us Figures que je proposerai, plus_a2ée j parceque cela.
  • 24.
    io Géométrie Pratique. appartientplutôt à l'Arithmétique qu'il faut savoir j avant que d'apprendre cette partie de la Géométrie Pra- tique. Il est absolument nécessaire, avant que d'entrer dans la Géométrie Pratique , de donner la Définition de cer- tains termes , lans lesquels on ne peut rien entendre dans cette Science. C'est pourquoi j'ai cru être obligé de les mettre iqi, pour ceux qui n'en ont aucune connoifc sance, & qui voudront s'en servir pour leur utilité. DEFINITIONS- DES LIGNES. LE POINT est ce qui n'a aucune partie. La LIGNE, qui est la première grandeur mesu- rable , est une longueur sans largeur j & les extrémités de la Ligne sont Points. Des Lignes, il y en a de Droites & de Courbes. La Ligne Droite est celle qui est également étendue entre ses points. Des Lignes Courbes, il y en a de Circulaires, d'Ellip- tiques , d'Hyperboliques, de Paraboliques, de Spirales, d'Hélices, & autres. ANGLE, est l'inclinaison de deux lignes sur un même plan qui se rencontrent en un point, comme si la ligne AB & la ligne BC se rencontrent au point B, elles fe- ront un angle. Fig. i. s Des Angles, il y en a de droits, d;'obtus & S aigus (a): Quand une ligne tombe sur une autre ligne , en sorte (tf) Les Ouvriers appellent l'Angle droit, d'Equerre, l'Angle obtus , du Gras , & l'Angle aigu , du Maigre. Ainsi lorsqu'ils disent qu'il y a du Maigre à une pierre, c'est que l'Angle est ai- gu ; ainsi des autres.
  • 25.
    Désinitions. 11 «qu'elle faitdes angles de part & d'autre égaux , ces angles s'appellent Angles droits, & la ligne tombante sur l'autre ligne , s'appelle Perpendiculaire : ainsi la ligne BD Fig. 2. étant perpendiculaire sur la ligne AC, les Angles ADB & BDC seront égaux , & par çonséquent droits. A N Fig. 2. —ta Mais quand une ligne ne tom- be pas perpendiculairement sur une autre ligne , elle fait les an- gles inégaux, dont le plus grand s'appelle Angle obtus, & l'autre s'appelle Angle aigu : comme si la ligne BD tombant sur la ligne -A. D C AC au point D , sait les angles BDA & BDC inégaux, le plus grand BDA, s'appelle Angle obtus, & le moindre BDC, s'appelle Angle aigu. Les Angles s'expriment par trois lettres , dont celle «u milieu est la rencontre des lignes, & montre l'Angle que l'on veut exprimer, comme l'Angle obtus BDA, & l'Angle aigu BDC. Quand deux lignes quelconques, droites ou courbes, sont posées sur un même plan, de manière qu'étant pro- longées à l'insini, elles soient toujours également disan- tes lune de l'autre, on les appelle Lignes Parallèles, comme les lignes AB, CD. £■ —-?
  • 26.
    z Géométrie Pratïqïïï.» DESSUPERFICIES. SUPERFICIE, est un espace renfermé de lignes, ou une longueur & largeur sans profondeur ; cette Superficie par rapport à ses côtés, s'appelle Figure Plane. Des Figures de trois côtés , nommées Triangles ou Trigones. Le Triangle est la première des Figures planes, la- quelle peut être considérée en six différentes façons ; trois par rapport à ses côtés, & trois par rapport à ses angles. v Le Triangle considéré par rapport à ses côtés, est ou Ecjuilatéral, ou Isocéle, ou Scaléne. Le triangle Equilatéral a ses. trois côtés égaux, com- me le triaDgle A. Le triangle Ifocéle a deux côtés égaux , comme le triangle B. Le triangle Scaléne a les trois côtés inégaux, comme le triangle G. Le Triangle considéré'par rapport à ses angles, est ou. Retlangle, ou Amblygone, ou Oxygone. Un triangle est Rellangle, lorsqu'il a un angle droit ; comme le triangle D. Un triangle est Amblygone, quand il a un angle obtus ^ comme le triangle E. Un triangle est Qxygone, quand il a tous ses angles aigus, comme le sriangle F.
  • 27.
    Dir INITIONS, n aBLa Bafe d'un Triangle considérée par rapport à l'angle qui est au Som- met,, est le côté oppoié à ce même angle. Comme au Triangle ABC , si _; l'on considere l'angle B pour le Com- met , AC sera la Base du triangle. Des Figures de quatre Cotés , ou Quadrilatères. La séconde des Figures planes reétilignes, est le Qttar- ré, qui a les quatre côtés & les quatre angles égaux , comme la Figure I. Parallélogramme, Quarré-long,ouReBangle, (a) (ces trois noms sont synonimes , ) c'est une Figure qui a les quatre angles droits, & les côtés opposés parallèles & «gaux, comme la Figure A. I Rbomhe QM,Loz.ange3est une Figure qui a les quatre «ôtés & les angles opposés égaux , dont deux sont aigus , & les deux autres obtus, comme B. Fig. i. Rhomboïde, est un Rhombe barlong , qui a les côtés & les angles opposés égaux, comme C. Fig. 2. ( «■) Les Ouvriers l'appellent encore Barlong, ou Quarré Bar- long. Cette définition n'est pas des plus régulières. Un Varalltlo- grawneett. une Figure de quatre côtés , dont les angles 6k les cô- tés opposés sont égaux, & il n'est Rtllanglc que lorsque scs angles sont droits.
  • 28.
    14 Géométrie Pratique. Fig.2.Fijr. I. c7 2L 1 trapèze (a), eu une Figure qui a les quatre côtés iné- gaux , comme ACBD Fig. 8o, mais dont deux sont parallèles. On l'appelle encore Trapèze Régulier. Trapezoïde ou Trapèze irrégulier, eu. une Figure qui a les quatre côtés & les quatre angles inégaux, & n'a aucune de ses lignes parallèles, comme la figure ÀDCBEF. 8o "ffî 9 Des Polygones, ou Figures de plujteurs côtés. Des autres Figures reélilignes, celles qui ont les an-- gles & les côtés égaux, sont appellées Régulières. Celles qui n'ont ni les côtés ni les angles égaux, s'ap- pellent Figures Irrégulieres. Elles sont comprises l'une & l'autre sous le nom général de Polygones. Des Régulières, celles qui ont cinq côtés & cinq an- gles égaux, s'appellent Pentagones, comme E , Ftg. y. 70 n {a) Ondistingue encore les Trapèzes en Rcliangles & en Ifocéles, Le Trapèze Reftangle. a deux angles droits & deux cô- tés parallèles , comme ACBD ci-dcssus , Fig. So.8c le Tra- ________________________ peze Isocèle a deux côtés pa- rallèles & les angles sur les mêmes côtés égaux, comme la Figure ci-contre 70. 10
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    D FINITIONS. *s—*j * x X^ X *■ A ^ *^ w# * ^ Celles qui ont six angles & six côtés égaux, s'appeï it Hexagones, comme F . Fia. 6.lent Hexagones, comme F , Fig. 6. Celles qui ont sept côtés & sept angles égaux, s'ap- pellent Heptagones, comme G, Fig. 7. & ainsi du reste, comme de l'Otlogone, Enneagone, Décagone, Endeca-* gone, Dodécagone, &c. Fig. S. Ftg.J. Des Figures Circulaires. Le Cercle est une figure com- prise d'une seule ligne, appellée Circonférence, laquelle est décrite d'un point au-dedans 5 que l'on ap- pelle Centre, duquel point toutes les droites menées à la circonsé- rence sont égales entr'elles, com- me la Fig. ACBF, dont le Centre est D, & les Lignes AD ou DB , s appellent demi-Diamètres ou Rayons : les Lignes AB ou CF qui passent par le centre, & qui se terminent à la circonsérence, s'appellent Diamètres du Cercle. Toute portion de circonsérence du Cercle s'appelle «**& Si une ligne est menée au-dedans du Cercle,& qu'elle touche en deux points la Circonsérence sans pasTer par le centre, cette ligne s'appelle Corde de l'Arc qu'elle sou- tient, comme la ligne CB, qui foutient l'Arc CGB (a). ( a) Les Ouvriers appellent la Circonférence ou autre partie cintrée, Contour ou Pourtour; un demi-Diamètre ou Flèche,
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    ï£ Géométrie Pratique. Secteurde Cercle esi une Figure comprise d'une partie de circonférence , & de deux demi-diametres, comme lai^.DCGB. Segment de Cercle, est une Figure comprise d'une partie de la Circonférence, & d'une ligne droite qui tou- che les extrémités de cette Circonférence , comme la %. CGB. VOvale ou YEllipCe, est une Figuré oblongue comprise d'une seule li- gne courbe, mais non pas circulaire. Centre de l'Ovale est le point du «milieu A. Axes ou Diamètres de l'Ovale i sont les lignes pasTantes par le centre à angles droits , & qui sont termi- nées de part & d'autre à la circon- férence de l'Ovale, comme sont les lignes DE , BC, dont l'une est le grand Axe qui repré- sente la longueur de l'Ovale, & l'autre le petit Axe qui en représente la largeur. Si d'autres lignes passent par le centre de l'Ovale, & se terminent à la circonférence, el- les sont auslî appellées Diamètres, comme la ligne GH. L'Ovale a ses parties semblables à celles du Cercle,' comme Sedleur & Segment, &c. Ainsi la portion de la circonférence DHC,&les deux lignes AC&DA com- prennent un Secteur d'Ovale ; & la même portion DHC avec la ligne DC , comprend un Segment d'Ovale. Il y auroit d'autres choses à dire de l'Ovale, mais cela appar- tient à sa description (a). "%Lontée du Cintre, ou Montée de la Voûte , & un Arc,Cintre^ Air.si pour exprimer que la hauteur d'une Voûte est la moitié d'un Cer- cle , & faite d'un seul point de centre, & que le rayon ou la mon- tée de la Voûte est aussi haute que la moitié du diamètre pris à la naissance de ladite Voûte , ils disent qu'elle est en plein Cintre. Si cette Montée est plus courte que la moitié du diamètre , ils disent qu'elle est en Cintre furbaissê ; st au contraire elle est plus haute , ils disent qu'elle est en Cintre Jurmonté, ou (urlmujp- (j) L'Ovale & '£llipfe ne doivent pas se confondre ; ces deux Diagonale,
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    Définitions. 17 ■d Diagonale, est une ligne droite tirée d'un angle d'une Figure recli- . ligne > à l'angle oppolé , comme au ** rectangle ABCD, la ligne BC est appellée Diagonale. DÈS CORPS SOLIDES. Les Corps Solides sont ceux qui ont longueur, lar- geur & profondeur, dont les extrémités sont des surfaces: Le Cubeçtt. un Solide rectangle , compris de six sur- faces quarrées & égales , comme la Figure A ; il est aussi appelle Hexah'èdre. La Base d'un Corps Solide ou d'un Cube , est la super- iîcieque l'onsuppose être le fondementdudic Corps. Le Cube rectangle oblong, est un Corps compris de six surfaces. dont quatre sont oblongues & égales, 3c deux quarrées, comme la Figure B. On lé nomme ordi- nairement , Parallellifipéde, Le Prisme est un solide qui a pour base à chacun de les bouts, un Triangle ou un Trapèze, ou un Pentagone, &c. & dont les côtés élevés perpendiculairement au-dessus de la base, sont égaux & parallèles, comme C Fig. 8. !' I Tlji ■ ■ ■ "' ■ Figures sont totalement distin&es. VEUipsi peut, être divisée en deux, par tous les Diamètres. qui palleront par son Centre ou point milieu ; & ['Ovale ne peut être divisé en deux que par ua seul Diamètre. UEUipst a pour base une Figure régulière, qui test le Cercle de son petit diamètre, & la base de l'Ovale est une Figure circulaire très-irréguliere. Ces deux choses sont à consi- dérer , sur tout pour la coupe des Pierres , & ne pas confondre les Lignes Ovales avec les Elliptiques. L'Ellipse cependant est plus connue soas le nom général d'Ovàlt.
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    ï8 Géométrie Pratique. LaPyramide est un solide qui a pour base un quarré ; ou une autre figure reétiligne, & dont les lignes élevées au-dessus de la base tendent toutes à un point, que l'on appelle Sommet, comme D Fig. o. Cylindre, est un solide qui a pour les deux bases deux cercles égaux & parallèles, comme E Fig. 10. On ap- pelle Cylindre oblique celui qui est incliné. Cône, est un solide qui a pour base un cercle , & dont les lignes élevées au-dessus tendent à un point appelle Sommet, comme F Fig. xi. On appelle Cône oblique celui qui est incliné. Fig. 10. "B Fig. • Sphère, est un solide compris d'une seule superfîcie circulaire, comme G fig. 12. Sphéroïde, est un solide compris d'une seule superficie ovale a comme H Fig. 13.
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    DEFINITIONS. ïf) c %«■««* CVpj-Réguliers, sont des Solides dont toutes les lignctf ou côtés & toutes les superficies sont égale s. Angle ftlide ou matérieî, est l'inclinaison de plusieurs lignes qui sont dans divers Plans: comme dan» la Pyramide triangulaire ABCD, l'angle B C D est appelle angle Solide, ou l'angle B A D, &c ADDITIONS AUX DEFINITIONS. Des Lignes Courbes. Entre les Lignes Courbes , les unes sonr Régulières & les autres Irrégulieres. Les Régulières sont celles qui se décrivent d'un poinC de Centre, comme la Circulaire & l'Elliptique. Les Irrégulieres. sont celles qu'il faut chercher & décrire par des Points, comme les Paraboliques, les Hyperboliques, les Spirales ,ks Hélices &C autres de même genre. La Ligne Elliptique est un Courbe qui renferme un espace sormé par la coupe oblique d'un Cilindre ou d'un Cône. Or* nomme cette Courbe Ellipse > & l'cspace qu'elle renferme Ovale* On confond allez ordinairement l'un avec l'autre. La Ligne 'Parabolique est on Courbe qui renserme un espace sormé par la coupe d'une portion de Cône paralelle à un de ses côtés. On nomme cette Courbe, Parabole. La Ligne Hyperbolique est une Courbe qui renferme un espace $>rmé par la coupe verticale ou à plomb d'wne portion de Côn« ParakUe à son axe. On nomme cette Courbe ^Hyperbole. *£ij
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    %0 GÉOMÉTRIE PR.ATIQBE. La ligne Spïràle est un Courbe qui s'éloigne de spn centre à me-, sure qu'elle tourne à l'entour , comme la Spirale d'une Montre ou, 3a Volute au Chapiteau Ionique, ou, si l'on veut, d'un Limaçon^ La Ligne Hélice est une Courbe qui tourne autour d'un Cilindre comme' une Yis de Pressbir, ou une Vis sans fin d'un Tourne-broche, Des Lignes Droites., Dans les Seétions Coniques on dorme encore d.ifférens noms. aux Lignes Droites On nomme ligne Direilrkenae ligne droite horisontale indéfinie paralelle à la base éloignée da Sommet de la Figure à une certai- ne distance, comme EF. Dans la Parabole elle est à même diftance du Sommet que le Foyer ; c'est-à- direque le Sommet divise en deux également la distance du Foyer à là Directrice y laquelle distance est moitié du Paramettre. Dans l'EUipfe la distance du Sommet à la Directrice est plus grande que ■ du Sommet au Foyer ± Si dans. l'Hyperbole le contraire. ., j •' ' VOrdonnée est une ligne dans. l'irtrerieur de la'Figure p&a'le'lfc.a la Base ou a la DireBrice,80 perpendiculaire sur i' 4xe d^(a'r ^ure, comme BA. Le point B, indique un dès points de la; ÇadrÉe.^ & le point A une des extré- mités de Y Abfcife. L'Ordonnée est toujours moyenne proportion» iielle e*cre Y Abfcife & !e Paramettre ; toutes les lignes ici ponc- ïuëës sont des Ordonnées. L"Abfcise est une ligne qui comprend la partie de VAxe depuis l'Ordonnée juïqu'au Sommet de là Figure, comme AC. On nomme Paramtttre le double de la distance du Foyer À la 'Directrice, laquelle distance ést ici GH, dont le double G I est égal à DA ; ensprte que ['Abfcife & le Paramettre font ensemble le diamètre du cercle DBC, dont l'Ordonnée BA est moyenne jropartionnelle, Sommet, est l'extrémité de la Figure, comme C. Foyer d'une Section Conique, est un, point déterminé sur VAxe ou, Y Abscise au-dèssbus. du Sommet, quien est plus ou moins éloigné'suiyanc l'espece, comme nous venons de le dire de là ligne Directrice. Le point G est le Foyer. La Soûtendante BG çst égale àAH, ■ Enfin la Bafe est la ligne ou le plan sur lequel la Figure çffc *Pf uyée, ÇQmrAe EL,
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    2<ï DE LA MESURE DESSURFACES; PLANES. PROPOSITION I. Mefurer la- Superficie d'un Quarri-. COmme le Quarrê a ses quatre côtés égaux , ilsfauS multiplier l'un des côtés par lui-même , & le pro- duit-sera le .requis. Exe m p r, e„. 4 1 -- là ! B Soit> te Quarré À-B , dont cha- cun dej. "ôï,és'' ftit de 6. mesures- ; il faut multiplier ~o/par 6. le pro- duit donnera 36. poux La Supersicie requisè. 1 PROPOSITION II. Mesurer là Superficie d'un ReSàng/è. L faut multiplier le petU côté par le grand, ou le grantJ gar le petit ,.& le produit sera le requis. Exemple. Au Parallelogram* me A B, soit le côté AC de 12* mesures.» & le côté BC de 6V mesures, il faut multiplier 12* par 6. & l'on aura 72» pour hr Superficie requife.. Bii£ ?2i
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    «.» Géométrie Pratique. «——»—»—»———«•......, —■—.—— PROPOSITION III. Mefurer la Superficie d'un Triangle Rectangle. IL faut premièrement savoir , que tous les Triangles Rectangles sont toujours la moitié d'un Quarré , ou d'un Re&angle. C'esi pourquoi il faut mesurer les côtés -qui comprennent l'Angle droit, les multiplier l'un par l'autre, & la moitié du produit sera le requis. Ex. Soit proposé à mesurer le triangle Recîangle ABC, dont le côté AB soit de i2.me- sures, & le côté BC de 6. me- sures ; Comme ces côtés com- prennent l'Angle droit ABC, il faut multiplier i2. par 6. & l'on aura 72. dont la moi- tié 36. sera la Superficie requise. L'on aura la mê- me chose si l'on multiplie l'un de ces côtés par la moitié de l'autre. PROPOSITION IV. Mefurer la Superficie de toutes fortes de Triangles Reiiiligimes. DE même que les Triangles ReB angles sont la moitié d'un Quarré ou d'un Reblangle , tous les au- tres Triangles sont toujours la moitié des mêmes Fi- gures dans lesquelles ces Triangles peuvent être inscrits, comme il sera aisé à connoître en supposant le Triangle irrégulier ABC, inscrit dans le Recîangle EDAC : car H du Sommes B du Triangle ABC , l'on tait tomber sur AC la Perpendiculaire BF , le même Triangle sera di- visé en deux autres Triangles, qui seront égaux aux deux Triangles de complément, qui compoièm le Recîangle
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    VT r Des SurfacesPlanes. 25 EDAC ; car le Triangle AFB sera égal au Triangle AEB , & Je Triangle CFB sera égal au Triangle CDB: ainsi dans tous les Triangles reélilignes, de quelque es- pece qu'ils puissent être , si l'on fait tomber une Perpen- diculaire de l'un des Angles, sur le côté opposé au mê- me Angle, & que l'on multiplie ce même côté par cette Perpendiculaire , la moitié du produit sera la Superficie requise ; ou bien si l'on veut multiplier lune de ces deux lignes par la moitié de l'autre , l'on aura, la même chose. <P t> Exemple. Soit le côté AC de :"°""3R-----™»,...m.;2) p. mesures, & la Perpendicu- j laire BF de 6, mesures. Si l'on multiplie 6. par <?. on aura J4.. dont la moitié eft 27. pour la q Superficie requise : ou bien si l'on multiplie p. qui est le cô- té AC par 3. moitié de la Per- pendiculaire BF, l'on aura la même Superficie. Autre manière de mefurer la Superficie des Trian- gles par la connoijsance de leurs côtés. ÏL faut ajouter les trois côtés ensemble, & de la moitié de leurs Sommes souftraire chaque côté séparément : puis si l'on multiplie les trois reftes, & ladite moiti^ * une par l'autre continueraient, la Racine quarrée du produit sera la Superficie du Triangle proposé. Exemple. Supposons que les trois côtés du Triangle ABC soient 13. 14.1 y. leur Somme sera 4.2. dont la moitié eft 21.de laquelle moitié si l'onôte séparément 13. 14. 15-. il reliera 8. 7. 6. Que l'on multi- plie ensuite 8. par 21. l'on aura 168. qu'il faut multiplier par 7. & 1 on aura 1176. qu'il faut encore multiplier oar 6. & l'on Biv
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    14 Géométrie Pratique. aura70J6", duquel nombre la Racine quarrée est 8^3 pour la Superficie requise du Triangle (a). PROPOSITION V. Mefurer Ici Superficie des Polygones Réguliers, IL faut prendre le circuit du Polygone Régiâier propo- sé ,"& multiplier ce circuit par la moitié de la Perpen- diculaire, qui tombera du centre de la Figure'sur l'un des côtés d'icelle, & le produit sera la Superficie re- cjuise. t k Exemple. Soit proposé a mesu- rer 1!'Hexagone Régulier ABCD EF > dont chaque çQté soit de y. mesures, les six côtés contiendront 50 mesures. Il saut du centre G, faire tomber sur ED, la Perpen-. diculaire GH, que je suppose être de 4. mesures, dojit la moitié qui eft 2. doit être multipliée par 30. du circuit, & l'on au- ra 60. pour la Superficie requise ( b )[ {s ) Il peut arriver que I3 soro,rn,e des trois côtés d'un,Triangle n'aura pas sa moitié juste : alors pour ne rien perdre , il faut dou- bler tous les côtés , & on aura une Superficie . -v quadruple de celle que Ton cherche, doni il^ ,.f£^...„SJg ne faudra par conséquent prendre que le quartj ainsi du reste. (k) Comme YÉxagone est très-commun dans les Bâtimens , nous en trouvons la Su- perficie plus àifément, en multipliant ligne CB par la ligne AH.
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    Des Surïaces Planes.*5 PROPOSITION VI. Mefurer les Polygones Irréguliers. SOus le nom de Polygones Irréguliers, sont comprises toutes Figures reéVilignes ou Multilateres irrégulieres ; ôç pour en avoir la Superficie, il faut diviser les Figures en Triangles , qui aient tous un angle dans un de ceux de la Figure que l'on veut mesurer , & ensuite mesurer séparément chacun de ces Triangles par la Proposition ÏV. puis ajouter tous les Triangles contenus dans ladite Figure, & l'on aura la Superficie requise de la Figure proposée. Exemple. Soit proposé à mesu- rer le Polygone Irrégulier ABCD EFG , il faut prendre un des an- *Hg!es à volonté, comme ici l'angle C > & mener des lignes aux autres angles, comme CA, CG, CF, CE : Ton aura cinqTriangles qu'il faut mesurer séparément par la mé- thode ci-devant expliquée, & rassembler toutes leurs Superficies pour avoir celle de la Figure proposée, Com- niesi Je Triangle ABC contient 10. mesùres, le Trian- gle ACG 8. le Triangle GCF 7, le Triangle FCE 6. & le Triangle ECD $. en ajoutant tous ces nombres » 1 on aura 40. mesures pour la Superficie totale du Poly- IWP, proposé (a). (<?) Les Polygones irréguliers sont de peu d'usage en Bah- «n.ent, ma;s très-utiles pour la levée des Plans , qui presque tou-.,v ,r > •*,">'» ucs-utnes pour ia levée acs rians , tjm pjcicjuc rou- joui s neprésentent que des Figures multilateres irrégulieres. En Arpentage pour avoir ces Superficies , la Trigonométrie les dea-< Ke plus lûrement que les opérations qui viennent d'être pror
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    z6 Géométrie Pratique. L PROPOSITIONVII. Mefurer les Rhombes. 'On aura la Superficie des Rhombes en multipliant l'une de leurs diagonales par la moitié de l'autre. Exemple. Soit proposé à mesurer le Rhombe ABCD, dont la diagonale BD soit de 12. mesures, Se la dia- gonale AC de 8. mesures :, il faut mul- tiplier 12. par 4. qui est la moitié de 8. & l'on aura 48. pour la Superficie requise. Il en arrivera de même si l'on multiplie la moitié de 12.. qui est 6. par 8. ce qui fait le même nombre 48. PROPOSITION VIII. Mefurer les Rhomboïdes. LEs Rhomboïdes sont des Figures dont les côtés sont parallèles, mais qui n'ont pas les angles droits. Pour en avoir la Superficie, il faut multiplier l'un des côtés par la Perpendiculaire qui tombe de l'un des angles sur le côté opposé. Exemple. Soit le Rhom- boïde ABCD, dont le côté AB soit de 10. mesures , & la Perpendiculaire AE de 6. mesures: il faut multiplier 6. par 10. & l'on aura 60. ÎO €0 ,B pour la Superficie requise.
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    Des Sursaces Planes.is PROPOSITION IX. Mefurer les Trapezœs & les Trape^oldes, Uoique l'on puisse mesurer toutes les Figures recTi-' ' lignes, par la règle générale de la Proposition IV.Qque s ai donnée de les~réduire en Triangles, je ne bis- serai pas d'expliquer la mesure particulière des Trapez.es, & premièrement de ceux qu'on appelle Réguliers , qui ont deux côtés parallèles entr'eux. Soit proposé à me- surer le Trapèze RèElangle ABCD , il faut ajouter en- semble les deux côtés AC, & BD , & multiplier la moitié de leur somme par le côté CD. Exemple. Soit le côté AC de 7. mesures, & le côté BD de p. mesures : leur somme sera 16. dont la moitié 8. sera mul- tipliée par 10. qui est le côté CD perpendiculaire sur AC, & BD, & l'on aura 80. pour la Superficie requise. Les Trapez.es Ifocéles qui ont deux côtés parallèles, & les angles sur les mêmes côtés égaux, sont mesures en ajoutant ensemble les deux côtés parallèles, & multi- pliant la moitié de leur somme par la perpendiculaire qui tombera de l'un des angles égaux sur le côté oppolé. 0 Exemple. Soit proposé " /: " Y" à mesurer le Trapèze IJo- /! cèle ABCD, dont le côté AB est parallèle à CD, ./ îû -Ad,, & dont l'un est de 6. & autre de 10. mesures : la moitié de leur sommeiest 8. qu il faut multiplier par la perpendiculaire A E de 7. me- iures, ce qui donnera sè". mesures pour la Superficie re- guise.
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    *8 Géométrie Pratique. LesTrapez.es ou Trapezoïdes sont mesures étant divisés en Triangles, comme le Trapèze ABPC, qui n'a aucun de ses cô- tés parallèles ni égaux ; il faut diviser cette Figure en. deux TriaDgles par la diagonale CB, & des angles oppoies A & I>, faire tomber sur cette diagonale les perpendiculaires AE te DF, & mesurer ensuite les deux Triangles CAB & CDB : les mesures desquels Triangles il faut ajouter én- semblepour avoir la Superficie requise. m ■■.. un '........ ' '.........' ■ PROPOSITION X. Mefurer la Supersicie d'un Cercle, CEtte Proposition n'a point encore été résolue géo- métriquement » parcequ'elle suppose la Quadrature du Cercle que l'on n'a point encore trouvée, non plus que la proportion de la Circonférence avec la ligne droite ; Biais on (e sert de la règle SArckimede, qui approche assez pour la pratique. «ç Il a trouvé que la proportion de la Circonférence d'un Cercle à son diamètre étoit à peu près comme de 7. à 22. C'est pourquoi si l'on multiplie toute la Cir- conférence par le quart du diamètre , ou tout le diamè- tre par le quart de la Circonférence,. ce qui. est. lemé> jue, l'on aura la Superficie du Cercle proposé. Exemple. Soit proposé à me- surer le Cercle ABCD, dont le diamètre AC ou BD soit jy. mesures : il faut faire une-règle ..Jjl...........,j£ de proportion endette marne- J re, en disant ; Comme 7. esl à 22. ainsi 3j. soit à un auçre. nombre, & l'on trouvera qu.e la Circonférence sera 1 iqv M
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    Des Svrfacïs Planes. z-^ saut ensuite multiplier 27 j quart de la même circonfé* rence par 35-. diamètre du Cercle, & l'on aura 062 ± pour la Superficie requise. Il en arrivera de même st l'on multiplie le quart du diamètre par toute la circon- férence. Autre maniéré de mesurer le Cercle. CEtte méthode est encore à'Arcbimede, & elle est plus abrégée que la précédente, quoiqu'elle soie fondée sur le même principe. Après avoir connu le diamètre du Cercle proposé, faites un quarré de ce dia- mètre : la Superficie de ce quarré sera à la Superficie du Cercle, comme 14. est ai 1. Reprenons le même exem- ple que ci-devant pour en connoître la preuve. Le dia- mètre ducVc/esoitencorejy.le quarré de 35". est122J, lesquels 1225. il saut mettre au troisïéme terme de la Règle de Proportion , en disant ; Comme 14. est à 11. ainn 1225". soit à un autre nombre , que l'on trouvera être 5)627 pour la Superficie, comme en l'exemple ci- devant proposé. mmmmm—wmmmmmmmm—M——»«——■———■—.—— il m PROPOSITION XI. Mefurer une portion de Cercle. TOute portion de Cercle s'appelle Setleur ou Seg' ment de Cercle. Setleur, est une portion de Cercle qui est comprise entre deux demi-diametres & une portion d'arc, com- me ABGC. Segment de Cercle, est une portion comprise d'une %ne droite & d'uneportion de Cercle, comme CDE, ou comme le demi-Cercle BED. Pour mesurer un Setleur de Cercle, comme ABG C, il feut savoir que la Supersicie d'un Setleur de Cercle esi à' tmte la Supersicie du même Cercle, comme la portion de la
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    30 Géométrie Pratique. Circonférencedu même Se fleur ess à toute la Circonsérence du Cercle. Par exemple. Soit proposé à melurer le Setleur ABGC. Sup- putant la Superficie du Cercle pré- cédent de 962 , & la portion de l'arc BGC la cinquième partie de toute la circonférence du Cer- cle , le Setleur sera la cinquième partie de la Superficie du même Cercle. Ainsi la Superficie de tout le Cercle BCD étant 5)62 , la Superficie du Secteur ARGC de ce même Cercle sera 192 s. Pour la Superficie d'un Segment de Cercle, il faut pre- mièrement trouver le Setïeur comme dessus, & soustraire de ce Setleur le Triangle fait de deux côtés du Segment & de la corde du Segment. Par exemple : Pour avoir la Su- perficie du Segment CDE , il faut mesurer tout le Sec- teur CADE, & en soustraire le Triangle CAD, reliera le Segment CDE, dont on aura la Superficie ( a ). (a) M. Bullet s'explique ici en termes trop vagues. La connois- sance de l'Arc d'un Selteur ou Segment est très-sou vent impos- sible par le trop d'opérations qu'il faut faire , & qu'un Toiseur évite le plus qu'il peut. Dans un Se&eur, si on connoît l'Arc & un des Côtés , la mul- tiplication de l'un par la moitié de l'autre , donne la Superficie. Si on ne çonnok que les deux Côtés , c'est ne rien connoître j mais si on peut connoître l'ouverture d'Angle , on pourra con- noître la Corde & l'Arc par les Tables des Sinus, ou par les Tables de M. le Comte de Pagan. Un ancien Géomètre nous a transmis quatre méthodes qui renferment tous les différens Segmens ; quoiqu'elles ne soient point géométriquement résolues, elles sont assez approchantes du vrai. La première , si le Segment est petit, c'est de multiplier la moitié de la Corde augmentée des deux tiers de la Flèche par la Flèche même. Il donne pour exemple le* petit Segment, Fig. 14. Soit la
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    es Surfaces Planes.31 PROPOSITION XIL Mefurer la Superficie d'une Etlipfè, vulgairement appellée Ovale. LA-Superficie de Y Ellipse est à la Superficie d un Cer- cle , dont le diamètre est égal au petit axe de la mê- me Ellipse , comme le grand axe est au petit 5 & par consisquent le grand axe est au petit axe , comme la Superficie de l'Ellipse est à la Superficie d'un Cercle fait du petit axe. Ainsi pour avoir la Superficie d'une Ellipse , il faut premièrement trouver la Superficie d'un Cercle fait du petit axe , & augmenter cette Superficie ; sélon la proportion qu'il y a du petit axe au grand. Corde 14 & la Flèche 3 , la moitié de la Gorde est 12 , & les deux tiers de la Flèche 2 , qui joints ensemble font 14 , qu'il faut multiplier par la Flèche 3 , le produit sera 41 pour la Superficie requiîe. La séconde, si l'Arc du Segment a quelque convexité no- taWe , Fig. ij, il faut en trouver la Supersicie , comme si c'e- toii un Triangle , & mesurer les petits Segmens, comme ci- La troïsièmc, si le Segment est approchant du demi-Cercle , ou l'excède, on y inscrira un Trapèze ou un Reélangle , dont on cherchera la Superficie , & on mesurera les trois petits Seg- meJ« , comme ci-desfits, Fig. 16.6-17. ^quatrième enfin est, lorsque la Superficie du Segment est ae vaste étendue , Fig. 18. de lever sur la Corde plusieurs Per- pendiculaires 6k les multiplier par la méthode des Trapèzes ; amst iaisant, dit-il ,1a convexité de l'Arc eft insensible , & ne porte préjudice que fort peu pour la mesure. Boulanger , pages **3- H4. de sa Giomctrie.Pratique, Edit. 1634.
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    3i G eomeïri e Pratique. C Exemple. Supposons que le petit ®axe AB soit 3 j. & le grand axe CD soit ^O- Ie Cercle qui aura 3J. pour diamètre 5 contiendra 962. de Su- perficie , ainsi en ordonnant la règle de proportion suivante, l'on dira, comme 37 : $Q::^6z soit à un autre nombre ; il viendra 137J. pour la Superficie requise. Autre manière de mesurer l'Elîipfe. IL faut faire un Restangle du plus grand & du plus pe- tit axe, & la Superficie de ce Rectangle, sera à la Su- perficie de l'Elîipse, comme 14. est à 11. Supposons en- core la même Figure , le petit axe AB 35". & le grand, axe CD 50. en multipliant 50. par 35". l'on aura i"/^o. pour le contenu du Rectangle fait des deux axes de l'El- îipse ; puis ordonnant la règle de proportion suivante, Ton dira , comme 14. : 11 :: 175"°* ^vlt à un autre nombre; il viendra 1373". pour la Superficie de l'El- lipse, comme par la méthode ci-devant expliquée (a). • " 11 1 1 1 ) 11, PROPOSITION XIII. Mesurer les portions d'Ellipfe. Es portions à'Ellipfe qui ont même raison aux por- 1 rions du Cercle décrit du peut axe, sont entr'elles, comme le grand axe elt au petit axe des mêmes Ellipses. (<*) Ajoutez le grand & le petit Diamètre ; de leur somme prenez-en la moitié ; multipliez cette moitié par 3 -, le pro- duit sera la circonférence de l'Ovale. Exemple du même Ovale , 3 5 & 50 font 85 > dont moitié est 411, qu'il faut multiplier par 3 | , on aura pour circonférence 133 *. Voyez ci-après, en parlant des Puits , une autre méthode «ne donne M. Buiîet. Ceci
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    3E A _ Des Surfaces Planes. 33 Ceci est un Corollaire de la première méthode que j'ai Sonnée pour mesurer le Cercle ; car puisque la Supersi-' cie d'une Ellipse est à la Superficie d'un Cercle décrit du petit axe de la même Ellipse , comme le grand axe est au peut, toutes les portions d'Ellipses qui répondront aux portions du Cercle , seront entr'elles, comme la super- ficie de l'Ellipse est à la Superficie du même Cercle ; ce qui est connu par la présente Figure, où je suppose le Cercle ABCD décrit du petit axe de l'Ellipse. Exemple. Supposons que la Superficie du Cercle ABCD / 1 ''•'&!!]/ soit encore de 5)621, & que / -uk#3 ]a Superficie de l'Ellipse soie 1373-. les deux Secteurs IKD , NLH seront entr'eux , comme 35". à jo , c'est-à-dire, comme les denx axes ; & que le Secteur IKD soit la septiéme partie du Cercle, il' contiendra 137^; si l'on mené les lignes à plomb, elles répondront aux mêmes parties du Secteur LNH de l'EUipse : ainsi pour en trouver la Superficie, l'on dira par une règle de proportion, comme 35" : j"o : : 1S7 3- soit à un autre nombre , qui sera 196^, pour la Superficie du Secteur LNH de l'Ellipse. Les Segmens d'Ellipses seront mesurés'par la même mé- thode : car, par exemple , si l'on veut avoir la Superficie, du Segment d'EUiplè CHM, il saut connoître le Segment du Cercle DCO qui lui répond , &: l'augmenter luivant la proportion du petit axe au grand axe , & ainsi de mê- me dans toutes les autres portions d'Ellipses. ADDITION AUX SUPERFICIES PLANES. Trouver arithmétiquement le point de Centre d'un segment dt ;' Cercle dont on connaît la Corde. £•■ la Flèche. Il faut multiplier la moitié de la Corde par elle-même ,& la diviser par la Flèche : le quotient ajouté a cette Flécha donnera Je diamètre, dont la moitié sera le point de Centre.
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    34 G t-ô m è t- ri e Pratique. Exemple, Fig. t. Soit la Corde 24 & la Flèche 8 : la moitié de la Corde est 12. , qui multiplié par lui-même donnera 144, qu'il saut diviser par la Flèche 8 : le quotient sera 18 , qui joint à celte même Flèche 8 , font 16 pour le diamètre du Cercle , 6k dont la moitié sera 13 pour le point de Centre demandé. 1". En outre de cette connoisTance , nous avons encore des cas où nous ne connoistons simpiement que la Corde sarts la Flèche.; alors il faut prolonger avec un cordeau cette Corde à volonté, èk de l'extrémité de cette Ligne en diriger une autre sur la cir- conférence extérieure , la plus courte qui puisTe être , laquelle Li- gne ainsi dirigée, -panera nécessairement par le point de Centre , après quoi on mesnrera toutes ces Lignes ; alors on multipliera cette Corde èk sa prolongation par sa prolongation même, & on en divisera le produit par l'autre ligne qui va à la Circonsé- rence ; le quotient donnera une Ligne , de laquelle si on ôte cette courte Ligne , le restant sera le diamètre du Cercle. Exemple , Fig. 2. ( On transportera 27. en place de 22. & 22, en place de 27. c'eft une saute du Graveur. ) Soit la Corde zj : prolongez-là à volonté juscju'à C , que je suppose n, & en- semble 49 , qu'on multipliera par 21, le produit sera 1078. Du même point C , dirigez, la plus courte ligne vers la circonférence H que je suppose 21 ; divisez 1078 par 21 , le quotient sera 51 un tiers , dont on ôtera.11 , il reliera 30 un tiers qui sera le dia- mètre du Cerle. La Flèche se trouvera être 8 un quart ou environ par la con- rio'uTance de la Fig. r. de cette Addition, & par le N". 2. de l'Ad- dition à la II. Proposition dans les Additions à la fin de cette Géo- ratrie , page s t..ci-après. 3 ". Si absolument on ne peut connoître ni la Corde ni la Flè- che,,, il faut former avec un cordeau une Tangente qui s'éloigne à volonté hors du cercle. De ce point d'éloignement, on dirigera vers la circonférence la Ligne la plus courte ; alors on divisera le quarré de la Tangente par cette ligne , le quotient en donnera une autre , de laquelle on ôtera le diviseur, le restant sera le diamètre. Exemple ,Fig. 3. Soit la Tangente 11, 6k l'autre Ligne dirigée vers le centre 8 , le quarré de la Tangente 11 sera 144., qu'il faut' dmferpar 8 , le quotient sera 18 , dont il faut ôter la Ligne 8 : le restant 1 o sera le diamètre du Cercle. /.Ficr.l. Fir.2. %•>-. • i 4 v r 49........z&r A / s**
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    35 DE LA MESURE DELA SUPERFICIE DES CORPS SOLIDES. PROPOSITION I. Mefurer la furface convexe dun Cylindre. LA superficie convexe d'un Cylindre , est égale à la superficie d'un Reétangle , dont un côté sera la hauteur du Cylindre , ôc l'autre côté la circonféren- ce du cercle de la baze. Ainsï si Ton B multiplie la hauteur du Cylindre pro- posé -, par la circonférence du cercle de sa baze, l'on aura la superficie con- vexe dudit Cylindre. Supposons'qu'e la hauteur du Cylindre ABCD ibit tj de iy mesures, & que les bazes op- posées de ce Cylindre soieht des cer- cles parallèles, dont la circonférence soit 2.6 ; il faut multiplier iy par 26 , & l'on aura '35^0 pour la superficie requise. PROPOSITION II. Mefurer la superficie d'un Cylindre, dont l'un des • s bouts esi coupé far un plan oblique a F axe. I L faut mesurer la partie de la surface du Cylindre pro- JL posé , depuis sa baze qui est perpendiculaire à l'axe , jusqu'àja partie la plus basse de laseclion oblique, comme Cij
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    3<j Géométrie Pratiqué. lîle Cylindre n'avoit que cette longueur , & ensuite iî fau't mesurer le reliant de ce qui est-oblique, comme £ c'étdituri niorcëau séparé, & de ce restant en prendre la moitié , & l'ajouter à la partie premièrement mesurée , & l'on aura la superficie requise. r> Exemple. Soit le Cylindre ÀBCÎ), dont la partie AB efî coupée oblique- :_. ment à l'axe i. 2 , il faut mesurer la I partie AECD comme un Cylindre dont les deux bazes sont parallèles Se perpendiculaires à l'axe. La hauteur de ladite partie étant supposée de 8 me- Ijjsures, & la circonférence de la baze de a i -mesures , ladite superficie con- tiendra i<5,8 mesures. Il faut ensuite mesurer la partie BE, que je suppose de 4 mesures , & la .multiplier par 2.1 de circonsérence, le produit sera 84 , dont la moitié est 42 , qu'il saut ajouter avec les ±68 , l'on aura 2iô mesures pour la supersicie requise. Cette Proposition peut ïervir à mesurer les Berceaux coupes obliquement. ' î> PROPOSITION III. Mefurer U fur face convexe d'un Cône. Our mesurer la surface d'un Cône droit, il faut mesu- rer la circonférence circulaire de sa baze, & multi- plier cette circonférence par la moi- tié du côté du même Cône, ou le côté par la moitié de la circonféren- ce, & l'on aura la sursace requise. Exemple. Soit le Cône droit ABC, dont la circonférence de sa baze cir- culaire AECD sbit de -5 y mesures » & son côté BA de 18 mesures : il faut multiplier 35" par 5), moitié de 18, l'on aura 31J pour la surface requise.
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    De la. Superficiedes Corps solides. 37 Si Je Cône proposé à mesurer est oblique , c'est-à- oire , qu'il ait ua côté plus long que l'autre , il" saut ajouter ensemble le grand & le petit côté, & de leur femme ea prendre le quart, qu'il faut multiplier par la circonférence de sa baze, & l'on aura le requis. E~xemple^Soii le Gône oblique ABCD, dont la baze ADCE qui est circulaire & oblique à l'axe > ait 25" mesùres de circonférence , le côté AB 20, le côté BC 16, il faut ajouter 16 & 20 , qui font* 36 , dont le quart est o qu'il faut multiplier par 25" de la circonfé- rence de la baze , & l'on aura 22 c pour la surfacere^ quise.. Cette Règle peut ser.vir. à mesurer les Trompes droi». tes & obliques-.. PROPOSITION IV. Mestiren la sursdce convexe d'un Cône tronque. *ï L faut ajouter ensemble la circonférence da la baze A du Cône & celle de la partie tronquée ; & prendre la moitié de leur somme,.'qu'il faut multiplier par le côté dit îRême Cône >. & l'on aura la surface requise Exemple. Soit propofé à mesurer le Gône tronqué ABCD-: il faut ajoutes ensemble les circonférences CHDG, & ALBO, que je suppose être rxi>>. dont la moitié est 28., qu'il faut multi- £ plier par un des côtés AD ou BC , que je-suppofe être 16, & l'on. aura.. 448 pour la iùrface requise. Si le Cône tronqué eft oblique »- * <îj*c les bazes soient parallèles, il faut mettre enscm-r Ç iij.,
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    A 1% Géométrie Pratique. blele grand & Je petit côté , & en prendre la moitié a qu'il faut multiplier par la moitié de la somme des deux circonférences, & l'on aura la superficie requise. Exemple. Soit le Cône oblique tronqué ABCD , dont les. circon- férences des bazes soient ensemble 4-8, la moitié sera 24 : le plus grand côté AD soit 18 , & le petit côté AC soit 12 3 leur somme est 30,, C dont la moitié eft $ , qu'il faut multiplier par 24, & Ton aura 3 60 pour la sursace requise: tw-w PROPOSITION V. Mtfurer la furface canveye d'une Sphère, TL faut multiplier la circonférence du plus grand cer- cle de la Sphère par son diamètre, & le produit sera le requis. Exemple. Supposons que le dia- mètre AC de la Sphère soit 35*, la circonférence du, r^îus grand cer- içcle ABCD sera 110, il saut donc multiplier 35; par 1JO, Si l'on aura 38JO pour la surface requise. L'on aura encore la même surface , en multipliant le quarré fait du plus- grand diamètre de la Sphère par 3 i : ainsî le diamètre étant 35, le quarré de 35" est de 1225' > qu'u ^'àixz multir plier par 3 y, & l'on aura 3 8jQ pour l.a. suxfa.ee requise » çoroœe ci-devanr,. <% 'i«*
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    B A.' De la Superficiedes Corps solides. 39 PROPOSITION VI. Mefurer la fupersicie convexe d'une portion de S cher e. IL faut multiplier tout le grand diamètre de la Sphère par la plus grande hauteur de la portion proposée , vous aurez un rectangle qu'il faut multiplier par 3 i-pour avoir le requis. Exemple. Soit proposé à mesurer la fuperficie convexe de la portion de Sphère ABC, Ç dont le diamètre entier BIX soit de 3J mtsures, & la plus grande hauteur de la portion à mesurer soit AE de 12 : il faut multiplier 12 par 35, &c l'on aura 420 qu'il faut mul- tiplier par 3 j, pour avoir 132Q pour la superficie re» quisc. L'on peut encore mesurer cette supeificie par une rè- gle de proportion , en disant, comme le diamètre de la Sphère est à la- superficie de la même Sphère , la hau- teur de la portion est à la superficie de la même por- tion. Ainsi supposant que le diamètre de la Sphère soie 35" j & la superficie jSyo comme ci-devant, fa hauteur de la portion BE étant 12 , on trouvera par la règle de proportion 1320 pour la superficie requise. j^ r1! û VJ t * 1 » ■s « f X> PROPOSITION VI £ Mefurer la fupersicie d'un Sphéroïde ou Solide Elliptique. T L faut premièrement savoir que la fuperficie d'un So- *- lide Elliptique est à la superficie d'une Sphère inserite dans le même Sphéroïde} comme le grand axe est au pe- C iv
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    4© Geomitri-e Pratique. tit.Ainsi ayant trouvé par les propositions précédentes la superficie de la sphere intente dans le même Sphé- roïde proposé , il faut augmenter cette superficie sélon la proportion du petit axe au grand. Exemple. Soit AB diamètre de la Sphère inscrite dans le Sphéroïde ACBD de 35- me- sures, sa superficie sera 38/0, & le grand axe du Sphéroïde de 45* ; il faut ordonner la rè- gle de proportion ainsi, com- me 35* : 45* : : 3870 soit à un autre nombre , l'on trouvera 49yo pour la superficie re- Cjuise. Cette proposition peut ser- Vir pour mesurer les voûtes, dont les plans sont ovales j car quoique l'on ne mesure ici que la sur-face convexe » c'est le même que si l'on mesuroit une superficie concave : Fon peut supposer que ces voûtes ne sont que la moitié d'un Sphéroïde concave. On peut même mesurer par cette règle toute autre partie que la moitié d'un Sphé- roïde ; car puisqu'il y a même proportion de la superfi- cie d'une Sphère , dont le diamètre soit le petit axe du Sphéroïde, à la superficie du même Sphéroïde , com- me le petit axe est au grand ; l'on peut, en gardant la même rakon, trouver toutes ks parties du même Sphés £«>ïde..
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    4i DELA STEREOMETRIE o u DELA MESURE DES CORPS SOLIDES. PROPOSITION I. Mefurer la folidité d'un Cube. LE Cube est un solide redtangle dont toutes les faces sont égales & tous les angles solides droits. Pour rae- surer le Cube, il faut avoir la superficie de l'une de ses faces, par les précédentes propositions, & multiplier cette superficie par l'un des côtés du Cube : le produit donnera la solidité. .--«ssskse- Exemple. Soit proposé à mesurer le, Il Cube A j dont chaque côté soit de six mesures, la superficie de l'un de ses cô- P tés sera 36, laquelle il faut multiplier par 6 , l'un des côtés du Cube, & l'on aura 216" pour la solidité requise. PROPOSITION IL Mesurer un Solide Rectangle oblong. L saut multiplier la baze du Solide oblong par la hau- -s teur élevée au-dessùs de la même baze, & l'on aura îa teudijé :
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    4i Gfomitrie PratiqueExemple.Soit proposé à mesurer le jr v4 j 1 Solide B , dont la superficie de la baze *„, "'"-* yr soit de 24, mesures, & la hauteur de cinq mesures, il faut multiplier 24. par J , & l'on aura 120 pour la solidité requise. PROPOSITION III. Mefurer un Solide Rectangle oblong coupé oblique- ment en fa hauteur perpendiculaire* IL y a dans ce Solide, un Solide Rectangle oblong, & une partie d'un autre Solide aussî Rectangle. Pour les mesurer scparément : Il faut multiplier la superficie de la face opposée à celle qui est oblique , par la moindre hauteur, pour avoir. le Solide Rectangle entier, & ensuite multiplier la su- perficie de la même face par l'excès dont la grande hau- teur surpasse la moindre , & de ce produit en prendre la moitié , puis ajouter cette moitié avec la somme du Solide Rectangle entier, & l'on aura la solidité requise. ........— Exemple. Soit propofé à mesu- ' rer le Solide AE , dont la face ABDC contient 24 mesures en superficie , & la moindre hauteur lj> BF y mesures : en multipliant l'un par l'autre, l'on aura 120 pour la solidité du Solide Rectangle, com- pris dans le Solide AE : puis en multipliant la même face ABDC de 24 mesures par 3 , qui esl l'excès dont la grande hauteur DE qui ess: de S mesures, surpasse la petite BF qui esl de 5" , l'on aura 72 , dont la moitié 36 sera la solidité de la moitié d'un Solide Rectangle : puis il faut ajouter 12Q & 36, qui font 156, pour tome la solidité requise.
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    ï> e sCorps Solides. 43 , PROPOSITION IV. Mefurer la folidité d'un Prifme. <C Oit proposé à mesurer un Prisme droit, dont les bazes Osoient triangulaires: il faut mesurer la superficie de l'une des bazes , puis la multiplier par le produit de la hauteur du Prisme, & l'on aura la solidité requise. Exemple. Soit proposé à mesurer le Prisme ÀB, tig. i- ayant les bazes triangulaires parallèles , & les côtés per~ pendiculaires aux mêmes bazes : Supposons que la super- ficie de l'une de ses bazes soit 18, la hauteur AB soit x 5", il faut multiplier 15 par 18 , pour avoir 370 pour la solidité requise. Tous les autres Prismes dont les bazes auront d'autres sigures parallèles & perpendiculaires, aux côtés, seront mesurcs de même. Soit le Prisme CD , Fig. 2,. dont les ba- zes sont Pentagones, il faut avoir la supersicie de F une de ses bazes, & la multiplier par la hauteur CD , pour avoir la solidité requise. Il en est de même des Prismes dont les bases sont des Trapèzes 3 comme le Prisme EF, Fig. 3, Fig. 2. Fig. s. fflsilF L'on mesure aussi de cette manière la solidité des Co- lomnes & des Cylindres droits. Ayant, par exemple , a mesurer la solidité du Cylindre droit Hl, dont les bazes swtf des Cercles parallèles, & perpendiculaires à l'axe »
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    Géométrie Pratique. _^ ilfaut avoir la superficie de l'une de Tes bazes, & la multiplier par la hauteur HI, & l'on aura la solidité requise. Quand les bazes des Cylindres seront des Ellip- ses, l'on mesurera la superficie de rune de ses bazes , que l'on multipliera par la hauteur, comme ci-devant, pour avoir la solidité. PROPOSITION V. Mcfurer la folidité des Prifints obliques.. Es Prismes obliques sont ceux dont les bazes & les ! côtés sont parallèles entr'eux; mais les mêmes bazes sont obliques sur les côtés.. Pour les mesurer, il faut de l'extrémité de l'une des bazes, faire tomber une per- pendiculaire sur l'autre baze, & multiplier la hauteur de- cette perpendiculaire par la superficie de la baze sur la~ quelle tombe la perpendiculaire.. Exemple. Soit le Prisme A , Fig. i. dont les bazes ne sont point perpendiculaires aux côtés : il faut de l'extré- mité B faire tomber BC perpendiculaire sur la baze DEF, & multiplier la superficie de cette baze par BC , & l'qp aura la solidité. Il en sera de même des Cylindres obliques ; car pour. avoir la solidité du Cylindre B, Fig. i. dont les bazes sont- obliques avec les côtés, il faut de l'extrémité C faire tom- ber perpendiculairement sur la baze A la ligne CD : cette'
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    Des Corps Solides.45- ligne étant multipliée par la superficie de l'une des bazes, donnera la solidité du Cylindre oblique. PROPOSITION VI. Mcfurer la folidité des Pyramides & des Cônes* L'On aura la solidité des Pyramides & des Cônes droits, en multipliant leur baze par le tiers de la perpendiculaire qui tombe du sommet sur les mêmes bazes. Exemple. Soit proposé à me- surer la Pyramide ABCDE : il faut du sommet A faire tomber perpendiculairement sur la ba- ze BCDE la ligne AG , que je suppose être de <? mesures, & la superficie de la baze de 12 mesures. Il faut multiplier ^D le tiers de 9 par 12, ou le tiers de 12 par p , & l'on aura 36 pour la solidité requise. Il en est de même de toutes les Pyramides dont les bazes ont d'autres sigures, com- me Triangles, Pentagones, Hexagones , &c. Les Cônes seront mesures de même ; car ayant multiplié la su- perficie de leurs bazes circulaires par le tiers de la ligne qui tombe perpendiculairement du sommet sur la baze, l'on aura la solidité re- quise. Par exemple, je suppose que la baze AECD soit de 2 y mesures, & que la perpendiculaire BF soie de 12 j si l'on multiplie le tiers de 12 par 27, l'on aura 100 pour la solidité du Cône proposé.
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    4<J GÈOÏÈtS.ÎE pRÂTÎQtJË. LesPyramides & les Cônes obliques seront auul me* surés par cette méthode* Par exemple, supposons que le sommet de la Pyramide oblique , Fig. i. ne tombe point perpendiculairement sur la baze BDCE , il faut prolon- ger DC, & du sommet A faire tomber la perpendiculaire KG : le tiers de cette hauteur multipliée par la baze BDCE, donnera la solidité requise. Il en est de même des Cônes Fig. 2. & de tous les Solides pyramidaux. fig* 2* PROPOSITION VIL Mefurer la folidité des Pyramides & des Cônes tronqués. LEs Pyramides & les Cônes droits tronqués par une Section parallèle à la baze AC, sont mesurés jar une soustraction , c'est-à-dire , qu'il faut mesurer je Solide comme s'il étoit entier, & ensuite soustraire du même Solide la partie tronquée. Exemple. Soit proposé à mesurer la Pyramide A CEF : il faut la prolonger jusqu'à son sommet G, & mesurer ladite Pyramide comme si elle étoit entière : je sup- r<
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    Des Corps Solides.47 pôle que la Solidité totale soit 60 mesures : il faut ensuite mesurer par la même règle la Pyramide imagi- née de la partie tronquée EFG , que je suppose contenir l'y mesures, lesquelles il faut ôter de 60, il resie- ra 4.7 mesures pour la solidité de la Pyramide tronquée proposée à me- surer. Les Cônes & tous les autres corps pyramidaux droits tronqués seront mesures par la même méthode. PROPOSITION VIII. Mefurer les Pyramides ejr les Cônes tronqués obliquement. IL faut savoir que les Corps Pyramidaux peuvent être tronqués par des plans obliques à i'axe, & que la ma- nière de les mesurer ne diffère pas de la règle précé- dente. C Exemple. Soit proposé à mesurer h la Pyramide droite CAB ? tronquée /'; "•/•-g par un plan DE oblique à l'axe , ou /^s^ qui n'est pas parallèle à la baze AB, il faut, par les règles ci-devant ex- pliquées , mesurer la Pyramide en- tière CAB, que je suppose de yy me- sures , & ensuite mesurer la partie CDE par la méthode que j'ai donnée ci-devant pour la mesurc des Pyramides obliques, laquel- le partie je suppose être de 18 mesures, & ensuite ôrant 18 de y y } il reste 27 mesures pour la solidité de la Py- ramide tronquée DAEB. Les Cônes & tous les autres corps pyramidaux cou- pes obliquement, seront mesures par la même méthode.
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    4-S Géométrie Pratique. PROPOSITIONIX. Mefurer la folidité d'une Sphère ou Globe. LA solidité d'une Sphère est mesurée , en multipliant sa superficie convexe par le tiers du demi-diametre , ou toute la superficie convexe par tout le diamètre , & du produit en prendre la sixiérrie partie , l'on aura par Tune ou l'autre de ces deux pratiques la solidité requise. Exemple. Soit proposé à mesurer la solidité de la Sphè- re ABCD , dont le diamètre soit de 3 y mesures, la circon- férence sera 110, & sa super- ficie convexe sera par consis- quent 38JO , qu'il saut multi- plier par 3 3-, l'on aura 134.75'o, dont il faut prendre la sixié- me partie aa^yS-î-pour la solidité requise. PROPOSITION X. Mefurer la folidité des portions d'une Sphère, LEs portions d'une Sphère sont, ou un SeFlcur ou un Segment folide de Sphère ; l'on connoîtra la mesure du Segment par celle du Secteur : il faut donc commencer par la mesure du Seéteur. J'appelle Sec- teur de Sphère , un corps solide pyramidal , comme HIDK, composé d'un Segment de Sphère IDK , & d'un Cône droit HIK, qui a son sommet H au centre de la Sphère, & dont la baze est la même que celle du Segment IDK ; ce solide sera à toute la solidité de la Sphère , comme la superficie de sa baze IDK est à toute la superficie de la Sphère. Exemple.
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    )rps Solides. 49 Exemple.Si la solidité totale de la Sphère est 2245"S ~, sa superfi- cie étant de 3 850 , si la superficie de la baze du Secteur est le | de le la superficie de la Sphère, c'est-à- dire de 64.1 |, il faut prendre le | de la solidité de la Sphère, & l'on aura 3743 7^ pour la solidité re- quise. ' Si la portion proposée est un Segment de Sphère com- me IDK, il faut mesurer le Seéteur entier comme ci-de- vant , & mesurer ensuite la partie HIK, qui est un Cône droit dont H sera le sommer, & IK la baze, lequel Cône il faut soustraire de tout le Seéteur , & l'on aura la soli- dité du Segment IDK. PROPOSITION XI. Mefurer la folidité des Corps réguliers. LEs Corps réguliers sont mesurés par Pyramides / dont le sommet est le centre ; Tune des faces est la baze de la Pyramide. Exemple. Soit proposé à mesurer le Dodécaèdre A , dont la superfi- cie de l'un de ses pentagones BCD EF soit de j mesures, & la per- pendiculaire HA soit de 12 mesu- res : il faut multiplier 12 par y, & l'on aura 60, dont le tiers 20 est la solidité d'une des Pyramides, les- , quels 20 il faut multiplier par 12, qui est le nombre des faces du Dodécaèdre , & l'on au- ra 240 pour h solidité requise. Cette règle servira pour mesurer tous les autres Corps réguliers , comme l'OBaëdre, &c. & autres , même D
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    50 Géométrie Pratique. irréguliers,pourvu que l'on puisse imaginer un centre commun à tous les sommets des Pyramides, dont les faces seront les côtés ou pans du corps solide proposé à me- surer. PROPOSITION XII. Mefurer U folidité d'un Sphéroïde. UN Sphéroïde est un Solide fait à peu près comme un œuf; il est formé de la circonvallation d'une de- mi-EUipse à l'entour de l'un de ses deux axes. . La connohTance de la mesure des Sphéroïdes donne celle de mesurer le solide des voûtes de four , dont les plans sont elliptiques. Pour les mesurer , il faut savoir que tout Sphéroïde est quadruple d'un cône, dont la baze a pour diamètre le petit axe, & pour hauteur la moitié du grand axe du Sphéroïde. Exemple. Soit proposé à mesurer le Sphéroïde ABCD, dont le petit axe AB soit 12, & le grand axe CD 20, la moitié CE sera 10 ; il faut j B trouver le solide du cône dont le dia- mètre de la baze soit 12, & l'axe C Ë soit 10: l'on trouvera par les règles précédentes que le cône CAEB con- tiendra en solidité 377j-, qu'il faut quadrupler, & l'on aura 1508 | pour la solidité requise du Sphéroïde.
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    Géométrie Pratique. yt. additionà la Propofîtien IL page 21. l °. Toute Supersicie divisèe par une longueur donne une largeur, & div'îséepar une largeur donne une longueur. . Exemple. Que la superficie du **•{ "" " " i i O Rectangle soit jz , & le petit côté CB soit connu "de 6 , la superficie 71 divisée par 6, donnera 11 au quotient, qui sera la longueur de la ligne AC. *• . 2.0. Trouver en nombre le grand & lepmt côte d'un Rec- tangle dont on connoît lasommt & la supersicie. Il faut multiplier la moitié de cette somme par elle-même : du produit en ôter la superficie connue ; ajouter la racine quarrée du reliant à cette moitié : leur somme donnera le grand côté j si au contraire on l'ôte, on aura le petit côté. Même exemple. La somme des deux côtés est 18, dont moitié est 9 &. son quarré 81 , dont il faut ôter 72. , il restera s , dont racine est 3 , qu'on ajoutera à 9 moitié de la somme des deux côtés :, leur somme sera 11 pour le grand côté : si au contraire on ôte 3 de 9, il reliera 6 pour le petit côté. Addition à la Propojition III. page 22. Dans un Triangle Rectangle dont on connaît la Dia- gonale & la somme des deux côtés, connaître le grand & le petit côté &'sa supersicie. . . Il faut soustraire de la moitié du quarré de la Diagonale le quarré de la moitié de la somme des deux côtés ; ajouter la racine quarrée du restant à cette moitié : on aura le grand côté : si au contraire on l'ôte, on aura le petit côté. , Exemple. La Diagonale soit 15 li , son quarré 180 Se sa moi- tié 90. La somme des deux côtés étant de 18 , dont moitié est 9 & son quarré 81 , qu'il saut soustraire de 90, il restera 9, dont la racine est 3. Si donc on ajoute 3 à 9 , on aura 11 pour le grand côté ; »i au contraire on ôte 3 de 9 , on aura 6 pour le petit côté : ces choses étant connues , on connoîtra la superficie.
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    5* Géométrie Pratique*' Additionà la Propofîtion IF. pages 22. Çr 2%l i°. Dans un Triangle dont la basc &lasupersitie font connues > trouver la Perpendiculaire. «■«■vMUViravam Il faut diviser le double de la jO superficie par la baze : le quotient 3 donnera la longueur de la Pe | diculaire. 'erpen- JS 9 Exemple. La Superficie étant zj & la baze 9 , il faut diviser 54 C ( double de zj ) par 9 , le quotient sera 6 pour la Perpendiculaire. i°. Trouver sur la base d'un Triangle quelconque le point où doit tomber la Perpendiculaire. Pour le faire, il faut connoître les trois côtés, & savoir que la baze est àlasomme des deux côtés , comme leur différence est à une portion de la baze , laquelle portion en étant retran- chée , & le restant de cette portion étant divisé en deux également, le point milieu sera celui où tombera la Perpen- diculaire. Exemple. La baze ; ~. . • est à la somme des deux côtés comme leur différence . . est à ...... Si donc de la baze 1 j on ôte 1 ^ , il restera 10 s|, dont la moitié sera 5 J- , qui sera le point où tombera la Perpendicu- laire. «3 19 1
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    DE LA CONSTRUCTION ET DU TOISÉ DES BÂTIMENS. Omme l'on donnera ici la manière de confc truire les différens ouvrages qui composent les Bâtimens, avant que d'en donner le Toisé, parcequ'il faut supposer un ouvrage avant que de le toiser ; il semblé qu'il eût été plus naturel de com- mencer par les fondemens des Edifices, comme les gros Murs, les Murs de resend, &c. suivant l'ordre de leur construétion : mais comme c'est l'usage de toi- fer les Bâtimens dans l'ordre contraire de leur conftruc- tion x l'on a cru que l'on pourroit fuivre ce même or- dre sans saire de consusion 3 en expliquant dans chaque espece d'ouvrage les dissérentes manières de le conftruire: lequel ordre sera expliqué à la suite par un modèle de devis d'un Bâtiment. Il saut savoir que pour le Toisé de h Maçonnerie des Bâtimens , l'on distingue ordinairement de deux sortes d'Ouvrages } dont les uns s'appellent Gros Ou- vrages , & les autres s'appellent Légers Ouvrages. Il eft nécesiaire de savoir en quoi consiste cette dissérence, va appelle Gros Ouvrages tous les Murs de sace, Diij
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    54 Architecture Pratique.derefend, mitoyens, murs de puits & d'aisance, contré- murs , murs sous les cloisons, murs d'eschifïres-, îés voû- tes de caves & autres faites de pierre ou de moilon, avec leurs reins; les grandes & petites marches, les voû- tes pour les descentes de caves, les vis potoyers, les massifs sous les marches des perrons, les bouchemens & percemens des portes & croisées à mur plein ; les cor- niches & moulures de pierre de taille, dans les murs de face,ou autres quand on n'en a point fait de dis- tinction ou de marché à part, les éviers , les lavoirs & les lucarnes , quand elles sont de pierre de taille ou de moilon avec plâtre. Tues gros Ouvrages peuvent être de différens prix, même dans chaque espece, comme les murs sélon leurs qualités & leurs épaisseurs ; les voûtes de même, & ainss du reste ; mais il faut que les prix soient spécifiés dans les marchés. Les légers Ouvrages sont les cheminées en plâtre , les planchers, les cloisons, les lambris, les escaliers de char» penterie, les exhaussemens dans les greniers sous le pied des chevrons, les lucarnes avec leurs jouées, quand elles sont faites de charpenterie revêtue, les enduits, les crépis, les renformis faits contre les vieux murs, les scellemens des bois dans les murs ou cloisons, les moulures des cor- niches & autres ornemens d'Architecture quand ils sont déplâtre ; les fours, les potagers, les carrelages, (i) quand il n'y a point de prix particulier, les contre- cœurs & âtres de cheminées , les aires, les mangeoires , les scellemens de portes, de croisées, de lambris , de chevilles & corbeaux de bois ou fer, de grilles de fer x les terres massives (2) qui sont comptées pour le vuide des caves ou autres lieux , à moins que l'on n'en ait fait distinélion de prix; car Ton ne fait ordinairement qu'un feul prix pour les légers Ouvrages, à moins que ce ne soit pour les cheminées de brique ou de pierre de taille, qui sont plus chères que les autres légers Ouvrages» (1) Aujourd'hui les Maîtres Maçons de Paris ne se chargent presque plus du Carrelage de Carreau de terre cuite. Ce sont
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    Distinction des Ouvrages.55 les Potiers de terre qui font ces ouvrages ; ainsi ils ne sont plus compris dans les légers ouvrages de Maçonnerie. (i) Il y a long temps que les terres masûves ne sont plus com- pnses clans les légers Ouvrages. On peut croire que du temps de M. Bullet elles se toisoient au cube , comme on fait aujour- d'hui. Nous le montrerons ci-après. II faut encore savoir que pour exprimer la valeur d'une toise d'ouvrage , l'usage est de dire toise à mur : ce mot doit s'entendre en général ; ainsi pour ôter l'équi- voque , quand on dit toise à mur , cela doit se rapporter à l'espece d'ouvrage que l'on toise ; comme toise à mur de gros Ouvrages a rapport à toife à mur des mêmes Ouvrages ; & toise à mur de légers Ouvrages a rapport a toise à mur des mêmes légers Ouvrages. Dans l'usage ordinaire de toiser les ouvrages de Maçon- nerie , quand il se trouve au bout de la mesure moins d'un pied j l'on ne compte que les quarts , les demis & les trois quarts de pied : comme, par exemple, 12 pieds un pouce nu sont comptés que pour 12 pieds ; 12 pieds deux pouces pour 12 pieds ^ ; 1 z pieds 4. pouces pour 12 pieds i ; 12 pieds j pouces pour 12 pieds {; 12 pieds 7 pouces pour 12 pieds j- ; 12 pieds 8 pouces pour 12 pieds -| > 12 pieds dix pouces pour 12 pieds |; & 12 pieds 11 pouces pour 13 pieds, & ainii des autres , en prenant toujours dans les fractions de pied pour partie aliquote ^ -j-1 de l'entier , & les autres parties qui en approchent le plus. La méthode ordinaire d'assembler la valeur d'un ar- ticle , de plusieurs, ou de tout un toisé, est de ne comp- ter de partie aliquote que la demi-toile ; après les toi- ses tout ce qui se trouve au-dessous de la demi-toise, €st compté en pieds Amplement ; mais quand il y a en pieds plus d'une demi-toise , l'on compte après les toi- tes ladite demi-toise , & le reste en pieds ; comme, par exemple, si on trouve quatre toises 1 y pieds, on compte Amplement quatre toises ij pieds. Mais si on trouve 4. toises 2y pieds, on compte 4 toises i- 7 pieds , Div
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    5<î Architecture Pratique. parcequ'ily a sept pieds de plus que la demi-toise; Comme l'on toise les Bâtimens dans l'ordre contraire de leur construction , l'on commence par les parties les plus élevées, comme les sauches de Cheminées, les pi- gnons , les lucarnes ; & Ton fait le toisé de chaque étage, dans lequel on comprend tout ce qu'il y a de chemi- nées , de cloisons , de murs de faces , de murs de re-r fend, d'escaliers , &c. jufqu'au-dessbus du plancher du même étage : l'on toise ainsi d'étage en étage , ôc l'oct finit par le plus bas de l'Edifice. DE LA CONSTRUCTION DES CHEMINE'ES, L'On fait ordinairement de trois sortes de construétion de Cheminées, dont l'une est de brique, l'autre de plâtre & l'autre de pierre de taille. La meilleure est celle qui est faite de brique bien cuite posée avec mortier de chaux & sable passé au panier ; le mortier se lie mieux avec la brique que le plâtre : l'on doit enduire le dedans de la cheminée le plus uniment & avec moins d'épaissèuF que faire se pourra ; car plus l'enduit est uni, & moiiis la fuie s'y attache ; & comme il n'y a pas du plâtre par tout, l'on peut aussi enduire en mortier, de chaux & sable, donc le sable soit bien fin. Aux Bâtimens considérables, l'on fait les Cheminées de pierre de taille depuis le bas des combles jusqu'4 leur fermeture ; il faut que ces pierres ou briques soienc bien jointes avec des crampons de fer , & maçonnées; avec mortier fin -, on leur donne la même épaisseur qu'à, h brique, qui est de quatre pouces. L'autre construéiion en usage à Paris & aux en» virons , & qui est la plus commune , est de plâtre pur pigeonne à la main, enduit de plâtre au panier des deux côtés. L'on donne trois pouces au moins d'épaisseur aux languettes ; cette construcTion est assez bonne, quand on; prend soin de la. bien faire,& que le plâtre est bon. LorÇ-i
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    Des Cheminées. 57 queles tuyaux de Cheminées sont joints contre les murs, il faut y faire des tranchées, & y mettre des fantons de fer de pied en pied, & y mettre aussi des équerres de fer pour lier les tuyaux ensemble. Dans les Pays où il n'y a ni plâtre ni brique, & ou la pierre est commune, l'on fait les tuyaux de Chemi- nées tout de pierre de taille, & l'on donne au moins quatre pouces d'épaisseur ausdits tuyaux ou languettes. L'on pose le tout avec mortier de chaux & sable, & les joints doivent être bien faits, le tout retenu avec crampons de fer. Les moindres Cheminées doivent avoir neuf pouces de largeur du tuyau dans œuvre, & les plus grandes un. pied; (3) car si elles étoient plus larges , elles fume- roient. La fermeture des Cheminées le fait en portion de cercle par dedans , & l'on donne à cette fermeture 4 pouces d'ouverture pour le passage de la fumée : l'on sait la longueur desdits tuyaux à proportion des lieux où ils doivent servir. Les plus grandes Cheminées ne doivent point parler 6 pieds : les Cheminées des gran- des Chambres 4 pieds ; celles des Cabinets 3 pieds, & moins seloq le lieu où elles sont. (î) Les tuyaux de Cheminées doivent avoir , suivant les Ordonnances de la Police des Bâtimens , 3 pieds de long sur 10 pouces de large dans œuvre ; cependant celles des Cabinets passent à t pieds 8 pouces de long sur 9 pouces de large , aussi dans œuvre , & malgré cela on a encore bien de la peine a 'es empêcher de sumer. Ces mêmes Ordonnances obligent encore les Maîtres Maçons * donner j pouces d'épaisseur aux Languettes de Cheminées çonstruites & pigeonnées en plâtre, ravalées des deux côtés. Il est aussi désendu par les mêmes Ordonnances , d'appli- 3ue5 & saire des Languettes de plâtre, tant rampantes que roites , plaquées sur des planches, parcequ'elles sont sujettes à Çerser & fe sçndjre j ce qui est dangereux pour le seu.
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    58 Architecture Pratique. Toifédes Cheminées. L'On appelle Souche de Cheminées plusieurs tuyaux joints ensemble ; &■ pour toiser lesdits tuyaux , il faut en prendre le pourtour extérieur, duquel pourtour il saut rabattre quatre épaijseurs de Languette ; [i les Languettes sont de plâtre , elles doivent avoir 3 pouces d'épaijfeur ; ainjl il faut rabattre un pied de pourtour : Û elles sont de brique , elles auront 4. pouces d'é- paisfeur , & il faut rabattre i<5 pouces dudit pourtour : puis il faut ajouter à ce pourtour toutes les Languettes qui sont au-dedans deldites Souches de Cheminées. En- suite la hauteur l'e prend du sommet desdites Cheminées jusqu'au-desfous du plus proche plancher ; & on ajoute à cette hauteur un demi-pied pour la fermeture desdits tuyaux de Cheminées ; la multiplication du pourtour par la hauteur donnera la quantité de toises que contient la Souche de Cheminée. L'on ajoute enluite les plintes , larmiers ou corniches que l'on sait ordinairement au haut des Cheminées , les- quels on toisera de la manière qu'il sera expliqué ci- après dans l'article des Moulures. On continuera de toiser ainsi les tuyaux de Chemi- nées jusqu'en bas, en toisant toujours dans chaque étage, du dessous du plancher Supérieur , jusqu'au-delsous de l'inférieur. Si lesdits Tuyaux & Souches de Cheminées sont dévoyés , c'est-à-dire, s'ils ne sont pas élevés à plomb , l'on en comprendra la hauteur sélon la ligne de leur inclinaison,sur leur contour pris quarrément ou d'équerre sur les côtés (4). (4) Je ferai deux observations sur ce sujet. La première , est qu'il ne saut point toiser à plomb un Tuyau rampant , quoi» qu'en bonne Géométrie il soit entre-deux parallèles & appuyé iur même baze , parceque l'Entrepreneur perdroit l'excédent de l'à-plomb des languettes de costiere sur la longueur du ram- pant. Ce n'est pas qu'on ne le pût faire ; mais il faudroit deux
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    Des Cheminées. 59 articles,& par la méthode que nous donne M. Bullet, il n'en faut qu'un. La séconde , est sur ce mot: Sur leur Contour pris quarrémentt qui est contre la pratique d'aujourd'hui,de ne point compter d'ar- rachement en mur neuf , & cela fondé sur rien ; car enfin lors- qu'il est dit Contour , c'est de contourner cette Cheminée depuis le mur d'un côté jusqu'au mur de l'autre. On ne parloit point alors de rabattre les épaisseurs de Languettes, qu'on compen- soit en mur neuf pour la valeur des arrachemens , qui se comp- toient alors pour un pied courant en vieux mur , & qu'on a ré- formés à leur juste valeur de trois pouces. Voye[ une petite Dissertation à ce sujet après les Cheminées. On y prouve que mal-à-propos on rabat aujourd'hui les épaisseurs des deux Languettes aux Tuyaux & Manteaux de Cheminées adoffées sur les murs neuss. Si en construisant un Mur à neuf, on laisse la place dans son épaisseur pour le passage des tuyaux de Che- minées , comme l'on fait quand on veut que lesdits tuyaux n'aient point de saillie outre F épaisseur dudit Mur , & qu'on les veut dévoyés les uns à. côté des autres ; l'on toisera les languettes desdits tuyaux entre ledit Mur, la hauteur sur la largeur prise quarrément sur les côtés, & l'on ajoutera l'un des bouts dudit tuyau pour les deux enduits faits aux deux bouts d'icelui, & l'on comptera au surplus toutes les languettes qui seront au-dedans desdits tuyaux ; mais on ne comptera point ledit Mur en la largeur desdits tuyaux. Si le Mur dans lequel le tuyau de Cheminée est pris a plus d'épaisseur que, la largeur dudit tuyau & l'épais- seur de ladite languette, & qu'il faille faire un petit mur ou parpio au lieu d'une languette , le petit mur sera compté sélon son épaisseur par rapport audit mur en- l*er î comme si, par exemple, il n'y a que la moitié de fcp épaisseur, il sera compté pour demi-mur & quart à cause de l'enduit, & ainsi des autres épaisseurs à pro- portion. (£) Cs) Le Mur de D.ossïer dont il est ici parlé , peut être cons- truit en carreaux de pierre , *n brique, ou en moiion. En tous
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    6o Architecture Pratique. cescas on le toise tel. qu'il est, eu égard à son épaisseur, & on le timbre tel, sans s'arrêter à ce qui est dit en cet article , parce- que la règle n'est pas générale. Comme très-souvent les Languettes de Dossier sont rampan- tes , on peut les toiser indifféremment, soit à plomb & de ni- veau , soit suivant leurs rampans & d'équerre. Si dans l'épaisseur d'un Mur déjà fait on veut mettre des tuyaux de Cheminées » en sorte qu'il faille couper tout ledit Mur pour le passage desdits tuyaux, Ton comp- tera toute la languette , compris sa liaison, qui servira de dossier audit tuyau ; & outre cette languette, on comptera un pied à chaque bout dudit tuyau , pour le rétablinement de la rupture faite audit Mur, & l'on toi- sera au surplus les autres languettes comme ci-dessus. (6) (6) Il est ici entendu que le Mur sera totalement percé à jour, & que la Languette de Dossier sera en plâtre , que l'on comptera, compris sa liaison , c'est-à-dire , trois pouces d'arra- chement de chacun côté, si la largeur est prise dans œuvre; & outre cette Languette on comptera un pied à chaque bout du- dit Tuyau, pour le rêtablijsement de la rupture saite audit Mur. Ce rétablissement du Mur doit être fait avec moilon , & éle- vé en piédroit avec parement, pour pouvoir être compté ua pied de légers de chaque côté ; car s'il n'y a qu'un rétablisse- ment avec plaquis de moilon recouvert de plâtre, il ne se compte qu'à moitié de légers ; c'est-à-dire , que l'on ajoute un retour pour l'enduit des deux côtés. Il est rare de voir percer à jour un Mur de foible épaisseur {>our y loger un Tuyau de Cheminée. Il est plus ordinaire de e dégrader à mi-mur pour y en loger un ou plusieurs. On ré- tablit cette rupture avec lancis de moilon crépis & enduits pour former le Tuyau ; alors ce rétablissement se toise sa hauteur sur son pourtour pris sur trois faces, 8c se compte deux toises de légers Ouvrages pour une , y compris l'enlèvement des gra- vois ; & les moilons ou pierres qui proviennent de cette opéra- tion , appartiennent d'usage à l'Entrepreneur. On compte ensuite la Languette de face pour sa valeur , & les raccordemens sur la face ou Mur au surplus au quart de lé- gers Ouvrages. Si l'on veut adoiïer des tuyaux ou manteaux de Che- minées contre un mur déjà fait, il faut faire des tran-
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    Des Cheminées, 6î chéesdans ledit Mur de trois pouces d'enfoncement sur la largeur des languettes desdits tuyaux ; il faut outré cette tranchée faire des trous de pied en pied pour y mettre des fantons de fer pour lier lesdites languettes avec ledit Mur. Les tranchées & scellemens des fantons doivent être comptées pour un pied courant, c'est-à- dire sixtoises de longueur pour unetoise superficielle. (7) ., (7) Cet article nous apprend que lorsque l'on adosse une Che- minée contre un Mur déjà fait , il faut saire des tranchées de trois pouces d'enfoncement, & que ces tranchées se comptoient chaque pied courant de légers Ouvrages. Jai d'abord crû que c'étoit faute de Copiste; mais ceci est repété en plusieurs endroits , & bien appuyé, par ce qu'on a ajouté , c'efi-à-dire , six tolses de longueur pour une toise su- persicielle ; & je crois n'avoir pas tort , car on doit lire. Les tranchées 6» scellemens de santons doivent être comptés un quart de pied courant , c'esi-à-dire ,six toises de longueur pour un quart de toife supersicielle. Ce mot quart pouvoit être écrit en fraction mal formée, ce qui a occasionné l'erreur. Ferrieres ne parle point de ces arrachemens. Il y a tout lieu de croire qu'on n'en comptoit point de son temps, & qu'ils sont de l'invention de quelques Toiseurs contemporains de M. Bul- let, & qu'il n'y avoit fait aucune attention lorsqu'il a écrit son Livre. Ces arrachemens en murs neufs & vieux étoient compris dans le pourtour qui renfermoit l'épaisseur des Languettes ; cela est d'autant plus probable , que Ferrieres dit positivement, que le pourtour ne commence que contre le Mur pris sur les trois saces extérieures sans rabattre aucune épaissew. Voyez au reste notre Addition ci-après sur les Scellemens. Si les Murs contre Iesquels lesdits tuyaux sont ados- sés ne sont faits qu'à pierre apparente, & qu'il faille les crépir & enduire, ils doivent être comptés à quatre toises pour une. j Si les mêmes Murs sont un peu endommagés , & que l'on soh obligé, outre le simple crépis & enduit, d'y faire des renformis, alors les faces desdits Murs doivent être comptées à trois toiles pour une. (8) (8) Les crépis & enduits se comptent à quatre toises pour une, &' s'il y a renformis, à trois toises pour une.
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    6z Architecture Pratique. L'usagede compter les crépis 6k enduits à quatre toises pour une de légers, e& ancien, comme nous le voyons dans CharOndas ; & on ne les comptoit de son temps à trois toises pour une , que lorsqu'on faisoit des ravalemens de murs de face ou autres , encore rabattoit-on les vuides , s'il y en avoit. Et au- jourd'hui on compte ces ravalemens à moitié, & on ne déduit aucun vuide à cause des échafaudages. Nous en parlerons ci- après en traitant des Ravalemens. Manteaux de Cheminées. D Ans les maisons considérables l'on fait les Jamba- ges des Manteaux de Cheminées avec pierre de taille dans toute l'épaisseur du Mur , principalement aux étages bas, & dans ceux d'enhaut quand il n'y a point de tuyaux au derrière. L'on peut faire aussi les mê- mes Jambages avec brique & mortier de chaux & sable. Ceux des maisons ordinaires sont faits de moilon, ou plâ- tras, avec plâtre. Au surplus on fait les hottes, ou les gorges & les corps-quarrés des Manteaux de Cheminées avec plâtre pur, comme les tuyaux ci-devant expliqués. Pour les Cheminées de Cuisine > si l'on y fait, des Jam- bages, ils doivent être de pierre de taille, & les contres- cœurs de grais ou de brique } le tout contre-garde de bonnes bandes de fer. (p) (9) On faisoit anciennement les contre-coeurs de Cheminées en grais , en brique ou en tuileau. Les Plaques de fonte n'é- toient pas encore bien communes ; aujourd'hui qu'elles le sont , on ne fait guères de ces contre-cceurs que dans les maisons les plus simples. Les Plaques de fonte que l'on pose aux contre cœurs sont d'un grand service. Ce n'est qu'une première dépense pour un Propriétaire , pareeque les Locataires en sont responsables. Ces Plaques ne font aucun tort aux Murs mitoyens : de sorte que quand on en met, il n'est pas nécessaire de faire le contre-mur en tuileau de six pouces d'épauTèUr porté par l'article 189. delà Coutume. Le scellement & coule.ment de ces Plaques se comp- te chaque patte pour un pied de légers , compris les coulis au derrière , & soii'n au pourtour.
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    Des Cheminées. .63 Il est encore de l'usage moderne , d'arrondir les Jambages des Cheminées, Si le Mur & la Cheminée sont construits à neuf, on n'y a aucun égard ; mais s'ils sont faits après coup , & que le tout ait été précédemment enduit , il y a dégrada- tion , & par conséquent ils sont comptés , savoir les petites au pied courant pour six pouces de légers , & les fortes chaque pied courant pour un pied de légers. C'est au Toiseur & au Vé- rificateur à faire distin&ion de cette différence. Les Manteaux de Cheminées doivent être proportion- nés aux lieux pour lesquels ils sont faits. Aux grandes maisons l'on en peut considérer de quatre sortes pour les principales pièces, sans ceux des Offices, comme les Sal- les , les anti-Chambres, les Chambres & les Cabinets. On donne ordinairement à ceux des Salles 6 pieds de large sur «t pieds de haut, & 2 pieds de profondeur ; aux anti- Chambres J pieds de largeur, 3 pieds 5? pouces de haut, & 22 pouces de profondeur ; aux Chambres de parade q. pieds S> pouces de large , 3 pieds de huut, &ç 20 pouces de profondeur ; aux Chambres à coucher q pieds ou 4 pieds l de large , sur 3 pieds ou 3 pieds | de haut, & 18 pouces de profondeur ; aux Cabinets un peu grands q pieds i de large , 3 .pieds.- de haut, «Se i 8 pouces de profondeur ; aux Cabinets moyens au plus 4 pieds de large ; aux petits 3 pieds 9 pouces ou 3 pieds de large sur 3 pieds ou 2 pieds 10.pouces de haut. Ces mesures de Manteaux de Cheminées ne sont pas àbsolument pour toutes sortes de maisons , elles ne sont considérées que comme moyennes entre les grands Pa- lais & les Maisons médiocres. Ainsi il est de la pru- dence de l'Architecte de donner à tous les Manteaux de Cheminées qu'il ordonne, une proportion relative aux bâtimens où ils doivent servir. Pour les Manteaux des Cheminées des Offices, il faut considérer la maison où on les doit faire, & leur don- ner les mesures proportionnées à leur usage.
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    ^4 Architecture Pratique. Teifédes Manteaux de Cheminées. LEs Manteaux de Cheminées se toisent en prenant leur hauteur depuis le dessous du plancher supérieur jusqu'au-dessus de l'inférieur, laquelle hauteur doit être multipliée par le pourtour dudit Manteau en son corps seulement ; ce pourtour se compte de trois pourtours pris ensemble , sa voir du haut dudit Manteau au-dessbus des corniches , du milieu de la gorge ou hotte , & de la platte-bande du Chambranle > le tout fris au nud désaits Manteaux ; l'on prend le tiers de l'addition de ces trois pourtours > pour le multiplier par la hauteur, & le pro- duit donnera la quantité des toises requises. S'il y a de fausses hottes, on les toise à part, mais on doit rabat- tre un sixiéme pour l'enduit d'un côté. (10) (10) Il est dit que les Enduits en dedans les Tuyaux ne valent qu'un sixiéme de toise de légers. Nous faisons cette re- marque pour y avoir recours dans nos dévelopemens de lé- gers Ouvrages. Nous observerons encore qu'il n'est point ici parlé de dé- duction de l'épaisseur des Languettes : il ne s'en agissoit point alors. Le tout pris au nud désaits Manteaux. Ces termes ne sont point équivoques , & nous aideront à appuyer notre sentiment. Outre le toise du corps desdits Manteaux de Chemi- nées , l'on toise à part toutes les Moulures dont ils sont ornés, comme corniches, architraves, cadres & autres. La manière de toiser les Moulures sera expliquée au long dans l'article des Moulures. Aux Manteaux de Cheminées qui sont pris dans l'é- paisseur du Mur, l'on toise le haut jusqu'à la gorge , comme si c'étoit des languettes : si c'est un vieux mur, l'on ajoute les deux bouts qui font le parement du Mur pour le bout des deux tuyaux que l'on multiplie par la hauteur, (i i) L'on toise ensuite le bas, en contournant le milieu de la gorge & le quarré des Jambages jus- que dans l'enfoncement que l'on ajoute ensemble, dont on
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    Des Cheminées. 65 'Otiprend la moitié, que l'on multiplie par la hauteur de- puis le dessus du plancher jusques où finit la gorge. (11) Si c'ejlun vieux Mur , Von. ajoute les deux bouts , c'est- à-dire les deux retours pris du dans-œuvre du Mur de dossier & de la Languette , qui sont le parement du Mur pour le bout des deux Tuyaux : c'est*à-dire , que ces deux retoursjsont comp- tés comme légers Ouvrages , à cause de la dégradation ck ré- tablissement de la rupture faite audit mur , comme il est ci-de- Vant dit Note 7. Mais si en construisant un Mur neuf on y laissbit un renfon- cement pour la place du Tuyau , ces deux retours ne se comp- teroient qu'à moitié de légers , pour le remplacement des de- mi-faces qui ne se comptent point dans cette partie. Si lesdits Manteaux de Cheminées sont faits à hotte y comme on les fait pour les Cuisines & Osfices , l'on en prendra la hauteur avec une ligne à plomb fuivant la pente de ladite hotte. Cette hauteur sera multipliée par la moitié des deux pourtours pris quarrément, savoir sous le plancher & sur la pièce de bois qui porte ladite hotte. Si ladite pièce est recouverte déplâtre, l'on ajou- tera sa hauteur à celle de la hotte, ou bien on toisera cette recouverture à part. Si l'on est obligé de faire de fausfes hottes ou tuyaux pour le dévoyement desdites Cheminées , ces hottes ou tuyaux sont comptés à part à mur, outre lesdits Manteaux eh ce qui est dégagé des autres tuyaux ; mais il faut ra- battre un sixiéme pour l'enduit d'un des côtés desdites fausses hottes. Si l'on adosse un Manteau de Cheminée contre un vieux Mur, l'on y doit faire des tranchées pour tenir les jambages & le tuyau, avec des trous de pied en pied pour y mettre des fantons de fer : les tranchées & scel- lemens de fantons doivent être comptés pour pied cou- rant. Les enduits saits contre les vieux Tuyaux ou Man- teaux de Cheminées sont comptés à quatre toises pour. Une. (12) E
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    66 Architecture Pratique. (n)Le mot général d'Enduits pris dans scn vrai sens a dif- sérentes applications que nous détaillerons chacune eti leur lieu. Darcs celle-ci où les Enduits sont comptés pour un quart, il est sous-entendu qu'il y a hachement , rétablissement &C rechargement de Languette, sans quoi ces Enduits ne vaudraient qn'anjixiéme. Ces Enduits faits sur un Pigeonage^ qui n'auroit pas été re- couvert , se comptent au tiers de légers , parcequ'il y a rem- plissage de Pigeon, Grepis 8t Enduits, &sujétion d'épaisseur &. d'arrêté. Les conçre-cœurs des Manteaux de Cheminées faits de brique ou tuileau après coup, ceux de brique sont. ■ comptés à mur, & ceux de tuileau sont toisés à mi-mur, leur longueur sur leur hauteur. (13) (1.3) Les Contre cœurs de Cheminées faits après coup,étoiehf. comptés yjfavoir ceux en brique pour légers ( aujourd'hui on les compte pour brique de quatre pouces ) & ceux en tuileau pour moitié de légers. Mais si ces contre-Cœurs sont faits avec le Mur neuf, & dans son épaisseur, on ne compte rien ni pour l'un ni pour l'autre , & le Mur est compté comme s'il n'y en avoit pas ; mais on évalue la plus-valeur de la brique. En Mur neuf, les Çontre-cœurs ne sont dus , & ne se comp- tent , comme nous venons de le dire , que lorsqu'ils saillent de six pouces l'épaisseur du Mur, au desir de l'article 189. de la Coutume. Voye^ ausujet des contre-caurs ce que nous avons dit d-devant Note p. Les âtres desdits Manteaux de Cheminées faits de grand carreau sont comptés pour 6 pieds de toises, c'est- à-dire qu'il faut 6 âtres pour faire une toise à mur. Mais il faut que les Manteaux de Cheminées aient environ 4. pieds : car si plus ou moins, l'on augmente ou diminue à proportion. (14) (14,) Les Atres ne s'évaluent plus présentement en légers Ou> vrages. Ils.se toisent à toise superficielle , & sont payés à tant la toise superficielle de Carreau d'âtre, & non en légers.' Ce Carreau est quarré & de six pouces sur tout sens. Il en faut quatre pour faire un pied. On le sert encore de Car- reau- de six pouces à six pans. Les premiers sont plus communs à Paris, & les séconds plus en usage à la Campagne.
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    Des Fourneaux etPotagers. 6y Quand on passe ce Carreau d'âtre au grais , il se compte à toise & quart pour Carreau , & non en légers. Les Jambages des Manteaux de Cheminées fondés par bas jusque sur la terre ferme , doivent être comptés à mur, depuis la fondation jusque sur le rez de Chaussée leur hauteur sur leur largeur, (j J) sij) Les fondations des Jambages de Cheminées jusque sur la terre ferme , se toisent au cube , & sont payées comme tel- les , ainsi que leur fouille , si l'objet est considérable ; smon el- les sont comptées en légers toise pour toise , comme dit est , jr compris la fouille & excavation des terres. Tolfé des Fourneaux & Potagers. LEs Fourneaux & Potagers que l'on fait dans les Cuî- sines ou Offices doivent être construits de brique avec mortier de chaux & sable pour le mieux : mais on. les fait le plus souvent de moilon avec plâtre,& carrelés par-dessus ,avec les rechauds dont on a besoin sélon la grandeur des Fourneaux. Ces Fourneaux sont faits par arcades posées sur de petits murs de huit à neuf pouces d'épaisseur : s'il y a des caves au-dessous, ils sontposés sur les voûtes desdites caves , sinon il faut les fonder jusr que sur la bonne terre. L'on donne ordinairement 2 pieds ou 2pieds6kdemi de largeur aux Fourneaux, sélon l'en- droit où ils sont, sur deux pieds neuf pouces de hauteur. L'on ne donne guères que deux pieds de largeur aux ar- cades,& l'on en fait sur cette mesure autant qu'il est besoin -dans la longueur desdits Fourneaux; l'on met une bande de fer (ur le champ , recourbée d'équerre & scellée dans les murs pour tenir le carreau & les réchauds:. * Pour toiser lesdits Fourneaux, on prend la hauteur des ■petits murs qui portent les arcades depuis leur fondation jusque sous le carreau, que l'on multiplie par leur lon- gueur depuis le devant desdits Fourneaux jusqu'au mur contre lequel ils sont joints. Si c'est un vieux mur , dans E ij
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    £8 Architecture Pratique. lequelil ait fallu faire un arrachement, l'on compte trois pouces pour ledit arrachement ;•& après que lesdits murs sont comptés , on toise les arcades à part, leur contour sur leur longueur. Si c'est un vieux mur, l'on ajoute trois pouces à ladite longueur ; ces murs & voûtes vont toises pour toises de légers ouvrages. L'on toise ensuitele car- reau qui est par-dessus, la longueur sur la largeur, lequel .Carreau est compté à toise, & l'on compte le scellement des réchauds à part à trois pieds pour chacun, (i 6) (16) On ne diminue rien pour le vuide des Réchauds, en toi« sant le Carreau qui se tire en ligne pour Carreau. Il y en a qui pour abréger comptent autant de toises de légers Ouvrages que lesdits Fourneaux ont de fois trois pieds de longueur ; c'est-à-dire que trois pieds de longueur de Fourneau , le tout compris , sont comptés pour une toise à mur : mais comme il peut y avoir plus ou moins d'ouvrage, sélon que les Fourneaux sont plus ou moins grands , je ne trouve pas cette méthode fore bonne, (ij) (17) Cette méthode est fausse & abusive : car la hauteur & îa largeur de tous les Fourneaux ne sont pas les mêmes. Plu- fieurs en ayant reconnu l'abus , se sont avisés de multiplier la longueur du Fourneau par le pourtour fait de la hauteur & de la largeur, compris fondation , & trois pouces d'arrachement s'il y en a, & de compter chaque toise superficielle pour six toises de légers Ouvrages , tout compris Carreau & scelle- ment desRéchauds. Cette méthode est moins abusive, & ne peut servir que pour les petits Fourneaux en plâtre de trois ou quatre pieds de long ; mais le mieux est de suivre le détail dont est parlé ci-dessus, dans lequel il n'y a personne de lezé. > Toisé des Fours. ILn'est point ici parlé du Toisé des Fours de Cuisine,& d'Os- fice aux Us & Coutumes de Paris. Nous y suppléons par un article séparé. Les Fours pour cuire le Pain , la PâtisTerie &c. sont construits
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    Des Four s.69 fcvec tuilleau & terre franche, sur un plan circulaire ,& quelque- fois, mais rarement, ovale. La bouche du Four doit être étroite , & la chapelle ou voûte , la plus surbaissée que faire se pourra-. Quelque grand que soit le diamètre du Four ^ elle ne doit guères passer 11; pouces de haut. Les Fours doivent être isolés des Murs mitoyens , ainsi qu'il estdit dans l'article 190 de la Coutume de Paris. / Lorsqu'on voudra connoître la superficie intérieure d'un Four, on aura recours à la Géométrie Pratique Propos. 12. de la Me- sure des Corps Solides. 11 sera encore mieux deconsuîter l'article des Voûtes ci-après. On y traite des Voûtes Sphériques sur-., baisfées , & on y démontre qu'en multipliant la circonférence in- térieure par la hauteur de la Voûte , le produit donne b super- ficie que l'on cherche. Le prix que l'on y met est réglé sur celui des matériaux. On compte enfuite les aires intérieures & extérieures, sui-. Vant leur- mesure & leur valeur. Mais à Paris , l'usage est de toiser d'abord les Murs pour cer qu ils sont & pour leur valeur : on prend ensuite le diamètre in- térieur du Four, qu'on estime chaque pied courant pour une. toise de légers Ouvrages , compris l'aire du Four, soit qu'il soit carrelé ou non , l'é'paisseur & les reins de l'a Voûte , &. l'enduit au desfus; de sorte qu'un Four qui aura 4pieds de diamètre est tiré en ligne pour-^toises de légers Ouvrages , tout ce que des- sus compris. Dans les Campagnes , aux environs de paris, où le Plâtre est fort cher, & dont la chereté règle & fixe le prix des légers- Ouvrages , il' ne saut pas évaluer le produit des Fours comme- légers , mais comme Fours , auxquels on met un prix relatif à ce- lui des matériaux du lieu : car dans les Campagnes , la terre fran- che, le tuilleau & la main-d'œuvre ne sont pas si- chères qu'à- Paris. De même , dans les lieux où le plâtre n'est pas si cher qu'à Paris , on n'évaluera point les Fours en légers , mais en Fvurs ,. & on y mettra le prix qui convient à- cette sorte d'Ouvrage. Cette manière de toiser les Fours épargne beaucoup de temps, pareeque presque par tout ils sont construits dans la même proportion. Si elle n'a aucun rapport à la Géométrie , elle ea- a un réel avec le prix ordinaire des légers Ouvrages , qui de- puis fort longtemps à Paris s'est conservé depuis 7 livres jufqu'à 8 livres ou environ , & qui renferme intrinsequement la valeur- d'un Four, sa matière & fa main-d'œuvre. Ceci soit entendu seu», kment pour les Fours à cuire Pain , Pâtisserie &c. Les autres Fours pour cuire la Chaux , Tuille , Brique , Potsv de terre &c. étant d'une figure & d'une construclion bien diffé- rentes , se toisejitpar develouetnent ^ leur contour sur leur bau-. Eiij
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    7<3 Architecture Pratique. hauteur, en suivant les régies de la Géométrie Pratique , & enj comptant chaque nature d'Ouvrage suivant son espéee & fa valeur. L DES PLANCHERS. ./ ■ ' ■ 'On fait des Planchers de différentes manières : les __r plus simples que Ton fait ordinairement pour les galetas, sont ceux dont les Solives sont ruinées & tam- ponées, (i8) maçonnées de plâtre & plâtras entre lesdites solives , & de leur épaisfeur, & enduits par dessus & par-dessous à bois apparent ou à sseur de solives. Ces Planchers sont comptés à demi-toise à mur, c'esï- à-dire deux toises pour une. , • (18) Cette première espéee de Plancher esl encore usitéeen bien des endroits ; mais on a totalement perdu l'usage de ruiner les solives & de les tamponer. Au lieu de cela on larde du cloud de charette ou du rapointis sur le côté de ces solives : ce qui sait le même effet que les tampons } & n'altère nullement la solive. On appelloit ruiner (ou rainer ) une solive , lorsque sur ses deux côtés on faisoit un évidement brute en forme de goutiere. avec la coignée. Dans la longueur de ces rainures , on faisoit de distance en distance , d'un pied ou de deux , un trou de tar- riere, dans lequel on mettoit une demi-cheville qu'on nom- moit Tampon. Elle servoit avec la rainure à retenir & contenir l'hourdis de plâtre qu'on faisoit entre les solives. Les anciennes Cloisons étoient de même ; on ne connoissbit point encore l'u» sage du Rapointis. M. de Ferrieres qui a écrit bien avant M. BulIer,désapprouvoic cette manière de ruiner & tamponer les solives & poteaux. Voici ce que nous lisons dans son sécond Tome du Commentaire- sur la Coutume de Paris. L'on sait des Planchers de diverses sortes ; mais parlons enpre* tnier lieu des ruinés & tamponés , quoique j'en défapprouve tu fage ^ d'autant que le bois se diminuant de grojseur, le plâtre de l'entre- mur baisse contre-bas ; mais puisque l'on efl affublé de cette mé- thode ,je dirai comme il les faut toiser & réduire à mur félon l'u-, sage , &c. Le détail que fait M.Bullet de cette première espece de Plancher paroît avoir été copié d'après Ferrieres, dans lequel il esl dit de
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    P'1 Des Planchers. 71 plusque si l'Hourdis est enduit dessus ou dessbus , il se compte au tiers. Ce mot ou deffbus est de trop ; car ils conviennent tous deux •que le Hourdis sera compté au quart, & que s'il est enduit des deux côtés d'après les bois , il sera compté pour demie. M. Bullet ne parle point de la distinssion qu'il convient faire de l'Enduit du dessus à celui de dessbus. Ferrieres paroît avoir Voulu le faire , en disant, que Si ce Hourdis eft enduit dejsus ou dejjbut, il sera compté au tiers, & s'il est enduit des deux côtés , il sera compté à demie. Du ~ au s la différence est . . . ~i Du -s à-I la différence est . . . £ De là je conclus que Ferrieres a voulu entendre que l'Enduit de cieilus seroit compté pour un douziéme,ôk. que celui du dessbus se- ton compté pour un sixiéme;ce qui paroît plus vrai semblable.Mais ïans m'embarrassér s'ils ont erré tous deux dans'cet endroit,ou non, je vais en faire un détail différent pour servir dans tous les cas. Hourdis......7 ou u pieds.Enduit dessus . . . . o. . . o... Enduit dessbus .... |- ou 6 pieds. Total . . . . s ou i3 pieds. Je ne ferai aucun cas des Enduits de deffus, par les raisons que je dirai dans la Note suivante , pareeque le Hourdis pour valoir un tiers doit être rempli à sseur des bois. Si un Plancher de cette manière n'étoit que hourdé ou maçonné entre les (olives, sans être enduit ni dessus ni dessous, il ne doit être compté qu'à quart de mur , c'eit-à-dire quatre toises pour une. Il y a encore une autre manière de Planchers fort simple , que l'on appelle Planchers enfoncés ou à entre- yottx, dont les Solives sont vues de trois côtés par-des- sous. L'on cintre lesdits Planchers par-dessous avec des étresillons entre les Solives, & l'on met des lattes par dessus qui affleurent à un pouce près le dessus desdites Solives. L'on fait ensuite une aire continue de plâtre & plâtras par-dessus de deux à trois pouces d'épaisseur ; l'on, enduit ladite aire par-dessus de plâtre passé au pannier * & l'on ôte ensuite les étresillons & les lattes par-dessous pour tirer les entre-voux que l'on fait ordinairement de fiatre fin. Ces Planchers doivent être comptes à deux Èiv
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    -jz Architecture Pratique.. toisespour une ; l'on n'en fait plus guères qu'à la Can>* pagne ; les Solins, c'est-à-dire, les espaces entre les So- lives qui sont posées sur des poutres ou pans de bois,; sont comptés chacun pour un quart de pied. Si ce même Plancher n'ess; que hourdé sans être enduit ni dessus ni dessous, il ne doit être compté que pour quart de mur; si enduit par-dessiis ou par-dessous, pour quart & demi- (19) (19) Cette séconde espece de Plancher n'ess: plus en usa- ge à Paris, ni même à la Campagne. Les aires ou saunes aires se faisoient alors avec plâtras de z ou 3 pouces d e- paisseur, maçonnés avec plâtre passé au pannier , & dont 1 en- duit se saisoit avec le dos de la truelle. Dans les détails que^ se donnerai à ce sujet, en suivant l'ancien usage que j'ai trouve dans Ferrieres , Savot, Bulht & JStondd,]e ne serai a à l'exem- ple de ces Auteurs , aucun cas des Enduits saits sur les aires , tels que les a dévelopé M. Bullet ; voici la raison qui me détermine à prendre ce parti. Il est dit ici que cette séconde espece de Plancher enduite dessus & dessbus sera comptée pour moitié ; & que si au lieu d'enduit par-dessus ladite aire , on y met du carreau , le Plan- cher fera compté toise pour toife. Il est encore dit que l'Enduit de dessus ou dessbus sera comp- té pour un huitième, & que le Hourdis sera compté au quart. L'Auteur ajoute dans la fuite, que le Carreau posé sur une feusse aire déjà faite , est compté à demi-mur. Dévelopons, toutes ces parties. Aire & Hourdis . ; Enduit dessbus. . . • i ou . . s ou 9 p. 0 pouces. 4 p. 6 pouces. 4 p. 6 pouces. 1 ou 18 p. 0 pouces. Otons l'Enduit de deffus de 4pieds 6 pouces,il reftera 13 pieds, & demi, qui ajoutés à 18.pieds , valeur du Carreau , seront 3* pieds & demi pour la valeur de ce Plancher. Mais il eft dit ( & le refte eft de même ) que fi au lieu de l'enduit fur le même Plancher , on y met du Carreau , ce Plan- cher fera compté toife pour toife qui valent 36 pieds. Or nous n'avons pour ces 36 pieds que 31 pieds & demi : donc nous çvo-ns raifon de chercher disséremment ces détails, s ÔÇ d^ n'avoi^ aucun égard aux Enduiîs de deffus.
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    Des Planchers. 73 LesEnduits de dessbus , qu'on appelle entrevoux , ne se font pas sans peine. Il faut échafauder. Le plâtre qu'on y em- ploie doit être passé au sas. Il faut des soins pour les faire pro- prement 3 &près d'uniixiéme de plâtre perdu. Ces Enduits d'en- trevoux ne sont donc pas à comparer à ceux de dessus l'aire , qui se font avec le dos de la truelle , & avec le même plâtre, de l'Hourdis. Faisons suivre notre usage journalier , unanimement recon- nu & suivi , sur le fait des Planchers les plus usxtés aujourd'hui. Aire ou fausse Aire . . . . ~ toise . . . ou 9 pieds. Lattis jointif......i .... ou 9 pieds. Cloué sur les Solives. . . . s . . . . ou 6 pieds. Entrevoux par-desibus. . . | . . . .ou 6 pieds. Total |- -toise iz pieds ou 30 pieds. Ceci posé, nous détaillerons cette féconde espece de Plancher Comme il suit. Aire au desfus enduite ou non, comptée au quart, & la partie 0 Hourdis entre les Solives faisant corps avec l'Aire pour^ & ensemble.......,,, } ou it pieds. Entrevoux par dessbus .... i- ou 6. pieds. Total .... { ou 18 pieds. oi au lieu de faire un Enduit sur le même Plancher, l'on y veut mettre du petit ou grand Carreau , ce Plan- cher fait ainsi doit être compté à mur , c'esi-à-dire, toises superficielles pourtoises. (2.0) Si au lieu du car- reau l'on y met des lambourdes, ce Plancher sera aussi compté à mur, (io) Le Carreau ne se compte plus en légers Ouvrages : ilse toise superficiellement , & se compte pour Carreau , faisant distinttion du grand & du petit , du vieux 6k du neuf. Le prix de la toise de ces Carreaux est aujourd'hui dissérent de celui des légers Ouvrages. Les Maîtres Maçons ont abandonné «ette partie , à cause de la chereté des Carreaux. Mais soit qu'il? s'en chargent ou non, le toisé du Carrelage se distingue de celui des légers Ouvrages. Si aux mêmes Planchers ensoncés au lieu de cintrer $>ar-dess"aus avec des étrçlillans 8c des lattes, on cloue
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    74 Architecture Pratique. par-dessusles Solives des lattes jointives , & que l'on y fasse une Aire de plâtre & plâtras enduite par dessus & par dessbus entre les Solives, lesdits Planchers doivent être comptés à trois quarts de toise à mur. (21) (11) Cette troisiéme espe-ce Je Plancher est fort en usage , sur tout dans les Maisons communes , & demande un détail & son explication. Aire enduite ...... i ou 9 pieds. Lattis jointif...... j- ou 9 pieds. Cloué sur les Solives ... £ ou 6 pieds. Entrevoux par-dessous ... -| ou 6 pieds. £ ou 30 pieds. M. Bullet dit ensuite ,si au lieu £Enduit par-dessus on pofe du Carreau sur l'Aire, ce Plancher fera compté pour toise &• quart. Pendant fort long-temps le Carreau grand Se. petit se comp- toit à moitié de légers Ouvrages : Se par le compte ci-dessus ,• en ajoutant 18 pieds on trouveroit 48 pieds, valeur de toise un tiers, au lieu de toise un quart, porté dans cet article. C'est donc un douzième de plus que nous ajoutons à M. Bul- let 3 pour le rejoindre dans les Planchers creux , qu'il a le mieux distingués, Se d'après lesquels nous partons. Si au lieu d'un Enduit par-dessus on pose du Carreau sur une fausse Aire, lesdits Planchers doivent être comp- tés à mur & un quart. Les Planchers dont les Solives sont ruinées & tam- ponées , lattes par-dessous de .trois en trois pouces , maçonnés de plâtre & plâtras entre les Solives, enduits par-dessus à bois apparent, & plafonnés par dessous, ces Planchers doivent être comptés à trois quarts de mur. Les Planchers dont les Solives sont ruinées & tampo- nées , lattes de trois en trois pouces par dessous, ma- çonnés de Plâtre & Plâtras entre les Solives , avec une Aire par-dessus de deux ou trois pouces , enduits de plâ- tre & plafonnés par-dessous, doivent.être comptés toise pour toise à mur. Si au lieu d'un enduit l'on met du Car- reau sur une fausse Aire faite sur les Solives , lesdits Planchers doivent être comptés à mur & tiers.
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    Des Planchers. 75 LesPlanchers dont les Solives sont ruinées & tam- ponées, lattes tant plein que vuidepar dessbus, &hour- dés de plâtre & plâtras entre lesdites Solives, & carre- lés de Carreau sur une fausTe Aire , plafonnés par-des- sous ; lesdits Planchers doivent être comptés à mur & tiers : l'on ne fait plus guères de ces sortes de Planchers, parcequ'ils sont trop pesans sur les murs. (22) (ai) Cette quatrième espece de Planchers est ici distinguée en deux différentes sortes ; la première est la plus usitée pour les Palliers des Escaliers , & l'autre n'est pas si commune. J'ai du ci-devant qu'on ne ruinoit ni ne tamponoit plus les Solives ; niais qu'on y lardoit du rapointis ou clou de charette. C'est dans cette position que nous envisagerons ces Planchers. La première sorte de ces Planchers est de ceux qui sont lattes Par-dessbus de 3 pouces en 3 pouces , maçonnés ou hourdés en plâtre & plâtras entre les Solives , enduits par-dessus à bois apparent oc plafonnés par-dessbus ; cette espece de Plancher «oit être comptée à trois quarts de légers ou 17 pieds , Savoir, Hourdé plein...... } ou n pieds. Enduit à sseur des bois . ... o ou o Latte par-dessous..... i ou 3 pieds. Recouvert en plâtre .... i ou 9 pieds. Pour échafauds , perte de doux & plâtre....... tx ou 3 pieds. i ou zy pieds. Dans la séconde sorte de Planchers,on y suppose une aire de 1 ou 3 pouces , que nous comptons pour un quart ou 9 pieds , qui ajoutés aux 17 pieds ci-dessus , donneront les 36 pieds ou la toise requise en cet article. Mais , continue M. Bullet ,si au lieu d'un ■Enduit l'on met du Carreau sur une saujse Aire saite fur les Soli^ res ) lesdits Planchers doivent être comptés à mur & tiers. Le Carreau se comptant autrefois pour moitié, il paroît qu'on devoit «xiger que les Aires , pour être comptées au quart , susient enduites par-dessus , sinon on en auroit rabattu un dou- zième. Mais cet objet est de trop petite consequence pour m'ar- reter. Je ne me suis pas proposé d'interpréter des usages qui ne subsiftent plus : il me susfit de saire connoitre ceux qui sont aujourd'hui en vigueur.
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    j6 Architecture Pratique.Ilparoît encore par là que les enduits simples & sans crépis s'évaluoient alors au douzième , comme nous les comptons encore aujourd'hui dans nos détails, lorsqu'ils sont accompa- gnés d'un crépis. Si au lieu, de carreler le desfus desdits Planchers , l'on pose des lambourdes sur les Solives, & que lesdi- tes lambourdes soient maçonnées à augets pour rece- voir le parquet, lesdits Planchers doivent être comptés à mur & quart. Les Planchers creux lattes par-dessus & par-deiïbus à lattes jointives, carrelés sur une fausse aire faite sur le lattis d'environ deux pouces d'épaisseur, & plafonnés par-dessous à l'ordinaire , lesdits Planchers doivent être comptés à deux Murs & un sixiéme -, c'est-à-dire , que chaque toise superficielle en vaut deux & un sixié- me; mais si les lattes ne sont point clouées par-desTus les Solives, & que ce ne soit qu'un sîmple couchis, lesdits Planchers ne sont comptés que pour deux toises ; la maçonnerie faite sur les poutres & pans de bois pour le scellement des Solives doit être comprise dans le toisé desdits Planchers. (23) (13) Cette cinquième espece de Planchers est la plus en asage aujourd'hui. Ces Planchers sont très-bien détaillés , & d'une manière fort claire. Le Plafond seul se compte pour toise , & l'Aire au-dessus sur un lattis jointif est comptée pour demi-toise ; & si ce lattis est cloué sur les Solives , on ajoute un sixiéme. de toise pour la Valeur du clou , de son déchet & de son emploi. 1°. Mais comme il se rencontre tous les jours des cas 011 ces Ouvrages ne sont pas parachevés , il cqnvient d'en déve- loper chaque partie « nous en retrancherons seulement le Car- reau qui se comptoit autrefois pour demi-toise. Nous commen- cerons par les aires , dont le détail est stmple suivant M. Bullet, & suivant l'usage aftuel. Lattis jointis ...••..;. ■$ ou 9 pîeds. Clou , déchet & façon..... ou 6 pieds. Aireau-dessousde J.ou 3 pouces. . . i ou 9 pieds. Total du Plancher ou xâ, pieds..
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    Des Planchers. 77 Plafond& Cloisons creufes suivant M. Ballet. Lattis jointif cloué suries Solives. . . £ toise ou: 8 pieds; Gobtage , Crépi & Enduit. . . . toise ou 18 pieds. Total du Plafond . .;...• » toise ou 3 6 pieds. Total général du Plancher plafonné. . 1 toise 6 pieds. Détail d'un Plasond fuivant nous. Le premier objet qui se présente pour faire un Plafond , esr. 1 échafaudage , & le déchafaudage , que nous évaluons pour chacune toise à un sixiéme de légers Ouvrages , 6k qui doit être le premier payé dans le cas que le Plafond ne fut pas para- chevé , ci . . . . ou 6 pieds. Lattis.......i ou 9 pieds. ? , . , Cloud, déchet & emploi. |§ . ou 6 pieds. 5 £ ou ** Pieds; Gobtage......^ ou 3 pieds. ~) Crépi . . .. - . . « '£< . ou 6 pieds. S-^î ou r 5 pieds. Enduits de sujétion... £ ou 6 pieds. } Il s'ensuit de-là, que û un Plafond n'est point fini, il faut commencer à le toiser comme s'il l'étoit , & le tirer en ligne pour un sixiéme de légers. Ensuite on toisera ce qui sera fait & on le comptera suivant nos dévelopemens. Il n'en sera pas de même dans les Cloisons creuses : il faudra suivre le systême de "M. Bullet & son dévelopement. i°. Si à un pareil Plafond il y a Corniche en plâtre, le toisé s'en fera comme s'il n'y en avoir pas ; les longueurs & largeurs se prendront de mur à mur. j°. Si la superficie d'une Aire étoit plus grande que celle du Plafond, on toiseroit l'un & l'autre chacun en particulier, & on les compterait suivant leurs réductions. 4°. S'il' y a Poutre au milieu d'un Plafond recouverte des trois côtés , lattée de 5 pouces en 3 pouces, quelque soient les retours, grands bu petits sans distinftion, il ne sera rien diminué , parcequ'il faut 3 pouces de recouvrement pour faire une toise de légers. Si elle n'est pas recouverte , elle sera diminuée tota- lement dans ce qu'on comptera Plafond, & non en ce qu'on comptera Aire. Plancher d'une nouvelle efpece compté pour 2 toises - suivant le détail ci-après. 1?. On a commencé par échafauder & latter avec lattes de
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    > 78 AnGaitËCTùRE Pratiqué, cœurde chêne à distance d'un pouce & pouce & demi l'une dé l'autre ; compté pour un quart ci......- ou 9 pieds. t°. On a cloué & attaché entre chaque latte de longs & légers rapointis , qui se croisoient en tête ; puis on a cintré avec des planches pour faire les augets , compté pour ou 6 pieds. j°. On a fait des Augets avec Plâtre pur entre les Solives qui ont rempli l'entre-deux des lattis par-dessous , & avec soin , compté pour...........s ou 18 pieds.4°. On a bandé deux arcs en moilon de S. Leu entre les So- lives en forme d'étresillon : la largeur du Plancher divisée en trois parties , compté pour....... ou 6 pieds. c;°. On a fait l'Aire à l'ordinaire sur un bardeau de chêne dé- bité exprès, jointif ck cloué du rapointis suries Solives, pour em- pêcher les plâtres de bouffer. Ensuiteon adéchafaudépourlaisser effuyer les plâtres pendant un hyver & un été : compté pour ce............. y ou 14 pieds. 6°. On a échafaudé de nouveau & fait les Plafonds tels qu'ils existent : compté pour ce . ...... £ ou 18 pieds. Total.....z toises £ ou 81 pieds. Ce Plafond fait sous mes yeux 6k avec toute l'attention & le soin possîble , a été réglé conjointement avec un de nos plus sa- vans Toiseurs à 1 tohesun quart, tout vuide rabattu. L'on doit rabattre tous les passages des tuyaux des Cheminées , qui partent dans lesdits Planchers , & le carrelage sous les jambages des Cheminées. Et si les âtres desdites Cheminées sont faits de grand carreau différent de celui du Plancher , on doit augmenter la plus-valeur du grand carreau au petit. Mais si c'est un Plancher parqueté ou enduit déplâtre , ledit: âtre fait de grand carreau, doit être compté à 6 pieds de toise comme il a été dit. Les enfoncemens des croisées carrelés sur les murs » sont comptés à demi-mur, leur longueur sur leur largeur. L'on ne compte point dans lesdits Planchers l'endroit des portes, quoiqu'il soit carrelé , car le carreau tient lieu de seuil. Si au lieu de carreau l'on cloue des lambourdes sur les Solives, & qu'entre lesdites lambourdes l'on fade un
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    ■Des Planchers. 79 lattissur lesdites Solives à lattes jointives pour faire les augets desdites lambourdes , supposant lesdirs Planchers plasonnés à lattes jointives par-dessous, ils doivent être comptés à mur & trois quarts. Les lambourdes sceliées dans l'enfoncement des Croisées tiennent lieu de Carreau, & sont comptées à deux toises pour une. Le passage desdites lambourdes au droit des portes tient aussi lieu de Carreau, & n'est point compté. Le Carreau posé sur un vieux Plancher ou une vieille Aire est compté à demi-mur. Quand on hache & recharge de plâtre un vieux Plan- cher ou Aire, il est compté pour tiers de mur. (24.) • (M) Quand on hache & recharge de plâtre un vieux Plan- cher ou une Aire , il est compté pour tiers de légers ; c'est-à- dire , que les parties cassees & fracassees qu'on refait à neuf sur l'ancien lattis sont toisées à toise superficielle ,& réduites au tiers tie légers Ouvrages , à cause de l'enlèvement des gravois. Je dis ces parties resaites , & non l'Aire en entier. ■ Le mot hacher signifie qu'il faut ôter toute la partie qui est ètauvaise , & hacher au vif les parties voisines , afin que le Plâ- tre nouveau fasse corps avec elles ; & le mot recharger veut dire que les. parties étant usées , il faut les charger & les rendre à niveau de l'ancienne Aire qui est bonne. ,,, L'Enduit simple sur un vieux Plancher est compté à quart de mur. (2j) ! !" (is) V Enduit simple sur un vieux Plancher est compté à quart àe mur. Cela veut dire que n'étant besoin de rien dégrader de ^ancienne Aire, on la pique & on y fait un nouvel enduit avec plâtre au pannier-, d'épaisseur convenable, comme d'un pouce ou de deux pour renforcer l'ancien. Cet Enduit ou nouvel Aire en- duite se compte au quart de légers Ouvrages. Il y a encore une autre espece de rétabîissement de Plancher dont M- Bullet parle plus bas , & qui se réduit au sixiéme de légers ; c'est celui qu'il a fallu hacher & rétablir par endroits. Cette nature de rétabîissement de Planchers étant d'une espece a ne pas pouvoir être détaillé par parties , se toise quarrément entre murs, & se réduit au sixiéme. Nous en parlerons dans la Tuite.
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    $o Architecture Pratique, .Il y a encore une manière de faire des Planchers enfoncés ; l'on fait deux feuillures dans l'arrête du des- sus de chaque Solive , & l'on y pose ensuite des ais bien dresses, lelquels on cloue sur lesdites Solives pour cou- vrir chaque entre-voux, & l'on fait une fausse Aire sur lesdits Ais & Solives, avec plâtre & plâtras de deux pouces ou environ d'épaisseur, sélon qu'il faut mettre de charge pour convenir à la plus haute Solive. Si ladite Aire est enduite de gros plâtre par-dessus, lesdits Plan- chers doivent être comptés à un tiers de toise, c'est-à- dire, trois toises pour une. A ces sortes de Planchers l'on remplit ordinairement les espaces des Solives posées sur des poutres ou pans de bois avec des lambourdes de bois poussées d'une moulure : c'est pourquoi l'on n'y compte point de ma- çonnerie pour les Solins, quoiqu'on scelle lesdites So-; lives au derrière desdites lambourdes. Si au lieu d'un enduit l'on met du Carreau sur ladite fausse Aire faite sur lesdits Ais , ledit Plancher doit être compté à demi-mur & tiers ou les , c'est-à-dire de $ toises pour 6 toises à mur. (2.6) {16) Cette sixiéme espece de Plancher n'est plus d'usage , cependant ils étoient de bon service. Le détail qu'en fait M. Bullet s'entend allez bien de lui-même. Nous observerons seu- lement , qu'il n'a point entendu comprendre dans les différens dévelopemens des Planchers , les Enduits au-dessus des Aires qu'il appelle ici Enduits de gros Plâtre , & ses différentes com- binaisons s'accordent très-bien à celles que nous avons faites précédemment. Le Carreau posé sur une sausse Aire déjà faite est compté à demi-mur. Autres Détails; Les lambourdes posées sur une fausse Aire déjà faite étant scéllées & faites à augets,sont comptées à demi-mur; Si l'on est obligé de faire une tranchée dans un vieutf Mur pour poser les Solives d'un Plancher, ladite tran- chée ><
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    Des Planchers. 8i chée& Fcelleraent des solives doivent être comptés à pied courant. Si la même chose arrive dans un mur neuf après coup, l'on doitcompter ladite tranchée & (tellement comme ci-devant. Si dans les Planchers il y a des poutres ou autres bois qu'il faille recouvrir, lesquels bois soient lattes tant plein que vuide, lesdits bois recouverts doivent être comptés de trois toises l'une à mur. Le carreau mis sur un vieux Plancher qu'il ait fallu hacher & rétablir par endroits, est compté à deux tiers de mur; si c'esi: du vieux carreau, il est compté à tiers de mur à cause du décrotage. (27) (17) Cet article nous indique une troisiéme espece de réta- blissetnent de Plancher qui se fait, lorsqu'en décarrelant une chambre on trouve çà & là plusîeurs petites parties de l'Aire qu'il faut refaire & rétablir sur l'ancien lattis , s'il y en a une certaine quantité , afin de ne point grossir un mémoire d'une multitude de petits articles qui produisent peu de choses , on toise l'aire entièrement, & on la réduit au sixiéme de légers Ouvrages. Si de v on ôte moitié pour le Carreau, il restera en sixiéme qui-sera la valeur du rétablissement de l'Aire en ce qui regarde cette troisiéme espece. , ! Avant de finir ce qui regarde les Planchers , j'indiquerai la rnaniere d'en faire un en plâtre ausiî dur qu'on puisse le desirer. Il faut faire l'aire de plâtre à l'ordinaire & bien dressée ât niveau ; ensuite faire fondre j à 6 livres de colle forte : jettez-y deux pierres de chaux vive ordinaire , & environ une demi- livre de gommé arabique. Lorsque le tout sera bien fondu &• disïbus, jettez-le dans un tonneau d'eau ordinaire. Remuez bien le tout, &, de cette eau gâchez le plâtre qui sera pasTé au sas : faites cet enduit d'un bon pouce d'épaisTeur. Il faut que l'aire ait été auparavant rustiquée & mouillée avec l'eau du tonneau. ;;.Si on veut sigurer des Parquets ou autres compartimens sur le même Plancher, on peut le faire légèrement. Ensuite on iait tremper pendant quelques jours de la suie de Cheminée seche dans de l'urine : on en applique une couche qu'on laisTe sécher ; après quoi on le frotte & on le cire à l'ordinaire. L'on peut comprendre dans l'article des Planchers les Aires que l'on fait aurez de chaussée,sohsur des voû- tes ou sur terre.
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    L Sz Architecture Pratique. DesAires. Es Aires que l'on fait sur des voûtes sont ou pour _ être enduites simplement de plâtre, ou pour être pa- vées ou carrelées, ou pour poser des lambourdes. (28) (18) M. Bullet a distingué les Aires qui se font suries Plan- chers , de celles qui se font à rez de chaussée sur terre ou^sur des voûtes. Ce qu'il appelle purement Aire est celle de la séconde cspece : celles qui se font sur des Planchers pour recevoir du Carreau eu du Parquet se nomment sausses Aires. Dans i'usa- ge astuel cependant on retranche ce mot de saussis , pareequ'il est de droit & naturellement sous-entendu ; & quand on parle d'une Airesur un Plancher , il est très-inutile de lui appliquer le mot de Fausse. Ce mot appartient plutôt à sa distin&ion qu'à sa désinition. Si les voûtes sont flûtes à neuf, & que l'on ne veuille faire qu'une simple Aire de plâtre par-dessus, leurs reins doivent être assez élevés & arrasés à niveau , pour n'a- voir plus que le gros plâtre à mettre & enduire par-des- sus : auquel cas ladite Aire ne doit être comptée qu'à de- mi-mur. Si l'on met du carreau sur ladite Aire, supposant qu'el- le soie arrasée comme il a été dit ci-devant, & qu'il n'y ait plus à faire que la forme sur laquelle doit poser ledit carreau, ladite Aire ne doit pas être comptée qu'à deux toises pour une. Mais s'il y a une faulîe Aire (bus ledit carreau, le tout doit être compté à mur. Supposant toujours les voûtes arraséesj si l'on pose des lambourdes par-dessus maçonnées à augecs, lesdites lambourdes doivent être comptées à deux toises pour une. Si au lieu de faire lesdites Aires sur des voûtes, on est obligé de les faire sur la terre, il faudra faire un corps de maçonnerie de cinq à six poucesd'épaissèur, avec des pierrailles bien battues, garnies & maçonnées avec mor- tier ou gros plâtre, & enduites par-dessus simplement : lesdites Aires doivent être comptées à demi-mur.
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    Des Airï s.83 Si au lieu de faire un enduit de plâtre} l'on met sur ladite Aire du carreau , ladite Aire ainsi faite doit être' comptée pour toise à mur. Si au lieu de mettre du carreau sur ladite Aire , l'on y met des lambourdes engagées dans le corps de ladite Aire , & enduites à augets, le tout esl compté à trois- quarts-de toise à mur. Si au lieu de mettre du carreau ou des lambourdes sur lesdices Aires, l'on y met du pavé ou du marbre, ladite aire doit être faite avecde moyennes pierres bien bat- tues dans terre ,& ensuite maçonnées de mûstier, car le plâtre pourrit dans terre, & mettre seulement un peu de gros plâtre par-dessus pour lier lesdites pierres; ladi- te Aire ainsi faite doit être comptée à tiers de toise à mur,, sans comprendre le pavé, car ce doit être un autre marché. Des Cloisons & Pans de bois. Première espece. IL y a diverses manières de Cloisons; les plus simples . sont celles dont les poteaux font ruinés & tamponnés, saçonnées entre lesdits poteaux de plâtre & plâtras, & enduites de.bois apparent: lesdites Cloisons sont comp- tées à demi-mur. L'on rabat toutes les bayes des portes & des croisées entre les bois , & l'on compte la hauteur;' des poteaux, ausquels l'on ajoute l'épaisseur d'une sa- bliere. Si lesdites Cloisons n'étoientque hourdées simplemenr, «ns être enduites de côté ni d'autre, elles ne sont comp- tées que pour un quart de toise; si enduites d'un côté, pour quart & demi, ou |. (25)) ' (19) Cette première espece de Cloison, que nous appelions Cloison fîmpU, est comptée pour moitié de légers Ouvrages. M. Bullet la dévelope, ainsi qu'il a fait les Planchers de mê- me espece. Je crois cependant qu'il doit y avoir de la diffé- rence. J'ai observé, en parlant des Planchers ,(note dix-huitiéme) que Fij
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    84 Architecture Pratiqué.lesEnduits de'dessus ne dévoient pas être compris dans le dé* tail, & que ceux de dessôus étoient bien dissérens : mais en Cloi-; sons ils sont égaux & de même valeur. A'insi en luivant M. Bullet dans son principe établi, qu'un recouvrement de bois sur ' un lattis de 4 pouces en'4'pouces sera compté au } quel qu'il sort, je ne crains point de m'égarer. Il établit ce principe en dis- " ■férens endroits , & entr'autres dans les Cloisons pleines recou- vertes des deux côtés, qu'il compte pour toise de légers, dont, le détail eu en son lieu. . ': 11 dit ici que l'Hourdis est compté au^. Gë Hourdis est le. «îêmeque celui des Cloisons recouvertes qui ëst compté au ~.I On-compte ensuite l'Enduit de chaque côté à fleur des bois pour s-, de même qu'aux Planchers. M. Bulleta suivi les usages portés dans Ferrieres qui les avoit recueillis de gens qui n'a- ; vôiehtpas àssez résséchi sur cet article. Notre détail partant d'un ïnêmè principe, il servira pour les dissérentes natures d'Ouvra- ges en,'plâtre qui pourroieritsurvenir dans la suite. . Hput.dis . ];*»! • • '■ , • • • ■ 7 ou ia pieds. "Enduit'd'un côté d'après les bois . . -— ou 3 pieds. Enduit de l'autre, idem . . . . , ^ ou j pieds. '"V £' ou 18 pieds. Nous n'avons que deux sortes de Cloisons pleines en char^ pente.,Cest de la" plus compoleé qu'il faut-partie, Comme "on Va voir dans la note suivante. En toisant ces Cloisons, on doit en prendre la hauteur entre lés deux sablieres, & la largeur entre les murs; - Le vuide des bayes se rabat en dans-œuvre desdites bayes ; - & non en comprenant une largeur de poteau d'huisserie , com- .- jne. je .l'ai vu saire à plusieurs. ,- Seconde espece+ '• Les Cloisons îattées de trois en trois pouces des deux, côtés 5 maçonnées de plâtre & plâtras1 ëritfé'lës poteaux, que-l'on-appelle Cloisons pleines i & enduites des deux- côtés; lesdites Cloisons sont;comptées toise pour toile; à mur : l'on n'a point d'égard si les poteaux ont plus qu moins de trois ou quatre pouces d'épaisseur. (30) -(îp) 1 °. La Cloison pleine, ( qui est la séconde espece de Cloi-.- sons ) recouverte des deux côtés, est comptée chaque toile su-- perfieielle pour toise de légers Ouvrages-
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    -Des Cloisons etPans de eoïs, 85 S Ç A V O I R, Hourdis. .. ~. ..... i tiers ou ïi pieds. Lattée & clouée d'an côté . . . I douzième ou 3 pieds^ 7</em de l'autre côté . . . . 1 douzième ou 3 pieds. Crépis & enduit d'un côté. . . 1 quart ou 9 piedsw 'Idem de l'autre côté . .. . . 1 quart ou 9 pieds. Total 1 toise o, ou î6 pieus Pe même les Pans de bois de cette manière, pour les faces des maisons, & on compte les moulures à part. Si les Bayes de portes & de croisées qui se trouvent dans lesdités cloisons sont feuillées, & que l'épàisseur des bois desdites Bayes soit recouvert de plâtre, l'on ne rabat que la moitié des Bayes ; mais sî lesdités portes & croisées ne sont ni feuillées ni recouvertes de plâtre* l'on rabat lesdités Bayes entièrement: l'on ne rabat rien des sabliéres desdites cloisons, pourvu qu'elles soient recouvertes. Les saillies faites contre lesdités portes Se erpisées, outre le nud des Pans de bois ou cloisons sont comptées à part. Si lesdités cloisons ne sont que maçonnées entre les poteaux, & lattées comme ci-dessus des deux côtés, sans être enduites de côté ni d'autre , elles sont comp- tées à deux toises pour une ; & si l'enduit n'est fait que d'un côté, elles sont comptées à de toise. (30 *). (50*). Ecoutons M. Bullet. i».5i lesdités ÇUisons sont ma- çonnées entre l'es poteaux & lattées des deux côtés , fans enduit de coté ni d'autre , elles sont comptées à deux toises pour une.. Si l'enduit n'eft sait que d'un côté, elles seront comptées « trois quarts de toise. L'enduit & son accompagnement vaut donc un quart, 8c pour les deux côtés une demi-toife. Si l'on joint cette demi-toise avec le lattis , ce sera un recouvrement de chaque côté qui vaudta un. tiers, & pour les deux côrés deux tiers ou 14 pieds. Il ne nous resle que l'Hoiirdis pour complctter les 36 pieds, lequel Hour- dis vaut un tiers ou 11 pieds: Or les Hourdis sont égaux daui * F iïj
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    86 Architecture Pratique. lescloisons Se les planchers indistincTrcment. C'est donc avec raî- son que ces Hourdis doivent être comptés au tiers dans les cloi- sons & planchers, & non au quart comme l'a dit Ferrieres & d'a- près lui M. Bullet. 10, Dans les Cloisons ou Pans de bois, si les portes ou croisées sont recouvertes , & qu'il y ait feuillures Se appuis de plâtre , ou Aire pas bas, on rabat la moitié du vuide de la Baye , parce qu'il n'y a point de scellement ; mais on compte seulement le solement des croisées de menuiserie s'il y en a, & non les feuillures, comme l'ont voulu pluûeurs. Voye^ <* et sujet notre addition sur les Bayes, pag. 126. 127' Les Pans de bois ou Cloisons qui sontmaçonnées entre les poteaux, lattées d'un côté de trois pouces en trois pou- ces, enduites sur ledit lattis, & enduites de l'autre côté à bois apparent, sont comptées â deux tiers de toise à tnur, sans rabattre aucune sabliere. Si les Bayes qui sont dans lesd. Cloisons, ne sont ni feuillées ni recouvertes de plâtre, elles sont entièrement rabattues. (30**) (30 ** ) La Cloison hourdée pleine, lattée Se recouverte d'un cô- té , & à bois apparenc de l'autre , est comptée pour 1 tiers de toise de légers, au lieu de 3 quarts qu'elle doit l'être,comme s'ensuit. Hourdis ........1 tiers 01 11 pieds. Recouverte d'un côté. . . . I tiers ou il pieds. Enduit d'après les bois . . . 1 douzième ou 3 pieds. Total 3 quarts. ou 2.7 pieds. Il me paroît que cette expression de % tiers de toise à mur est <ine faute d'impression ou de Copiste ; car je trouve dans Ferrieres eus telle cloison est comptée à 3 quarts. Troisléme espeee. Les Cloisons appellées creuses, lattées à lattes jointi- ves des deux côtés, crépies & enduites avec du plâtre par-dessfus ledit lattis, lesdites Cloisons sont comptées toi- se pour toise de chaque côté, c'est-à-dire, qu'uue toise en superficie en vaut deux pour toute Cloison, à cause que les deux côtés sont lattes à Jattes jointives. L'on compte aussi toutes les sablieres recouvertes en leurs faces & pourtour £ comme lesdites Cloisons, pourvu qu'elles
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    Des Cloisons etPans de bois. 87 soîent lattées à lattes jointives ; sinon ledit recouvre- ment n'est compté qu'à un tiers de toise à mûr. (31) (}i) La troiîîéme espece de Cloison appellée Cloison creuse ou Cloison sourde , est lattée jointive des deux côtes, & re- couverte par-dessus. Il est d'usage de compter ces Cloisons, creuses chaque toise superficielle pour deux toises de légers. Tel est l'usage que Ferrieres a trouvé de son temps,qui s'eft oh- servé du temps de M. Bullet, & qui subsifte encore aujourd'hui. M. Bullet nous a donné le dépouillement de ces Cloisons creuses dans la page suivante , comme il suit. Lattis jointif cloué sur les solives . . s ou 18 pieds. Gobtage, Crépis & Enduits . . . . ou 18 pieds. I toise o ou 36 pieds. Il ne faut pas confondre ce dévelopement avec celui que nous avons fait des Plafonds. Quoique l'un & l'autre soit cornp^ té pour toise, leur dévelopement s'en sait disféremment. Si les bayes qui sont dans lesdkes Cloisons ne sont ni feuillées ni recouvertes dans les tableaux, elles sont en- tièrement rabattues ; si elles sont feuillées & recouver- tes dans lesdits tableaux, Ton compte lesdites bayes à toise sirnple seulement. Quatrième espece. Les Cloisons saites de membrures ou d'ais de bateau, pour décharger les planchers, lattées tant plein que Vuide, crépies & enduites de plâtre par-dessus des deux côtés, lesdites Cloisons doivent être comptées à un tiers "de toise à mur de chaque côté, c'est-à-dire, deux tiers pour toute la cloison ; & s'il y a quelque distance entre lesdits ais, Ton doit compter le tout pour trois quarts à mur. L'on rabat aussi les bayes, si les tableaux ne sont ni seuilles ni recouverts. « (î^) Cette quatrième espece de Cloisons s'appelle Cloison de planches ou Cloifon légère. Si les planches font jointes les unes contre les autres , ce qui est rare, & recouvertes des deux cô- tés, elles font comptées chaque côté pour un tiers de légers Ouvrages, & pour les deux côtés aux ou z^ pieds. Fiv
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    88 Architecture Pratique. Maïsil est plus commun de saire ces Cloisons à claire-voi& sur des coulisses haut & bas,& des traverses ou entretoises. Alors ces Cloisons se comptent aux ^ sans rien rabattre pour les tra- verses ou entretoises apparentes : plusieurs cependant les comp- tent aujourd'hui au ■£. Les Bayes de Porte dans les Cloisons sè font avec huisseria apparente, dont on rabat le vuide. La hauteur s'en prend du dessus du linteau jusqu'en bas , & la largeur comprend les deux poteaux d'huisserie & la Baye ; on n'a point d'égard au relie Sesdits poteaux en contre-haut , & on ne les diminue point t à. cause de leur peu 4e valeur.. Autres Détails. Gomme il peut arriver que ces sortes de Cloisons né soient faites qu'en partie, soitque l'on change d'ouvriers, ou par quelqu'autre cause, il est nécessaire de savoir de quelle manière ellçs doivent être comptées. Aux Cloisons creuses lattées à lattes joimives des deux côtés, & recouvertes de plâtre ; si elles ne sont lattées que d'un côté Amplement sans être recouvertes, l'on ne les compte qu'à demi mur ; si elles sont lattées des deux côtés sans être recouvertes, on les compte à mur ; si el- les sont enduites d'un côté , on les compte à mur &dem3> & enfin si elles sont enduites des deux côtés, à deux murs, comme il a été dit. L'on doit estimer à proportion les Cloisons faites de membrures ou d'ais de bateau. Toutes les saillies qui sont sur lesdites Cloisons ou Pans de bois doivent être toisées à part outre lesdites cloisons.» comme il sera dit au chapitre des Moulures, Des Lambris* COmme les Lambris que l'on fait dans les galetas ou ailleurs, sont proprement des demi-cloisbns , ces Lambris étant lattes à lattes jointives contre les chevrons ou autres bois, sont comptés toise pour toise à mur, comme lesdites cloisons. Tous les autres bois recouverts au-dedans desdjts combles ou ailleurs, s'ils sont lattes
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    Des Lambris. 8^ alattes jointives, sont aussi toisés comme des Lambris , leur pourtour sur leur largeur, & sont comptés toise pour toise à mur ; (33) mais il lesdits bois sont lattes tant plein que vuide, ils ne sont comptés que pour un tiers de toi- se. Quand il y a des Lucarnes dans lesdits galetas, l'on rabat la place desdites Lucarnes ou autres vuides ; mais l'on compte les jouées & plafonds desdites Lucarnes à part; lesdires jouées sont ordinairement lattées de quatre en quatre pouces, maçonnées & recouvertes de plâtre comme les Cloisons pleines ; c'est pourquoi elles sont comptées à mur. , (lî) Voici ce que ditFerrieres au sujet des Lambris,Les Lambris de lattes jointives , en quelque lieu qu'ils soient, étant recouverts de plâtre en enduits, je comptent à mur, c'est-à-dire, que chaque toi- le superficielle de lambris est comptée pour toise de légers Ouvrages, Si Iesdites jouées ne sont maçonnées entre les poteaux qu'abois apparent, elles ne sont comptées qu'à deux ïoises pour une. Des Lucarnes. LEs Lucarnes sont ou de pierre de taille, ou de moilon & plâtre, ou de charpenterie recouverte de plâtre; dans ces trois cas on les toise de la même manière : il 5;.y a que le prix qui en fait la disférence. Pour les toiser, ion prend leur largeur en dehors d'un jambage au- *jehors de l'autre jambage; c'est-à-dire, la largeur ^e la baye des deux jambages, à laquelle largeur l'on ajoute l'épaisseur dç l'un desdits jambages; & ensuite |9°n prend leur hauteur de desius l'entablement, ou de * endroit où elles sont posées jusqu'au sommetde leur fronton, soit angulaire ou circulaire. L'on multiplie cet- *e^ largeur par cette hauteur, pour avoir la valeur des îoises desdites Lucarnes. Ces toises sont comptées sélon jesprix; car si les Lucarnes sont de pierre de taille, el- les sont comptées comme les murs de pierre de même ,
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    <)o Architecture Pratique. espece; si elles sont de moilon & plâtre, elles sont comptées comme les murs de même : ainsi du reste, à moins que l'on n'ait fait un prix à part :Ton compte les jouées à part, comme il a été dit ci-devant. (34.) (34) Le toisé des Lucarnes se fait en prenant la hauteur de- puis le Commet ou la pointe du sronton jusque sur l'entablement; & sa largeur fe prend d'angle en angle de ladite Lucarne , à laquelle on ajoute une épaiiseur de mur de l'un des jambages. La hauteur fe prend depuis la pointe de pignon sans aucune réduction , laquelle réduction est sous-entendue pour la valeur de la demi-face supérieure que l'on ne compte point, & qui seroit due si on faisbit réduction de la partie triangulaire. La largeur se prend d'angle en angle, à laquelle on ajoute l'èpaijseur d'un des jambages ; cette épaisseur ajoutée est la mê- me chose que les deux demi-faces, ce qu'on appelle un retour. Après que l'on a toisé le corps desdites Lucarnes, l'on y ajoute leurs saillies qui sont les corniches, ou plintes de leurs frontons ou autres ornemens d'Architecture , comme il sera expliqué dans l'article des Moulures. Les exhaussemens ou piédroits que l'on fait dans les galetas, depuis le demis du dernier plancher, jusque sous la rampe des chevrons ', à la rencontre des lambris,, sont faits de moilon ou plâtras & plâtre, enduits d'un côté ; ces exhaussTemens sont comptés à demi-mur, leur longueur sur leur hauteur, de légers ouvrages. (SSL. (5 <;) Ces exhaussemens sous le pied des chevrons se font avee plâtre & plâtras, & s'élèvent en triangle re&angle du dessus de l'entablement jusqu'à la rencontre des chevrons , & aplomb- du gros mur. Cet exhaussement doit être rempli par derrière , & la forme triangulaire l'a fait réduire à moitié de' légers Ou- vrages , de quelque épaisseur qu'il soit. Des Efcaliers & Perrons. IL faut premièrement parler des Escaliers de charpen- te & plâtre; il s'en fait de deux manières, dont la plus ancienne n'est plus guères en usage ; cette manière est que l'on cintre avec des lattes postiches sous les rai»-;
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    Des Escaliers etPerrons. 91 pes ou coquilles, & l'on maçonne de plâtre ou plâtras sur lesdkeslattes;l'on enduit Amplement de plâtre par- dessus à sseur des marches; l'on ôte ensuite lesdkes lattes par-delsous lesdites rampes ou coquilles, & Ton met un enduit de plâtre fin à leur place, iuivant le contour des- dites marches ou palliers; les Escaliers faits de cette ma- nière sont comptés à trois quarts de toise. Si au lieu d'en- duire le dessus desdites marches l'on y met du carreau, ils sont-comptes à mur, en les toisantde la manière dont il sera expliqué ci-après. L'autre manière qui est la meilleure pour les Escaliers de charpenterie, est qu'on latte le dessous des rampes oa coquilles à lattes jointives, & l'on maçonne ensuite sur lesdites lattes avec plâtre & plâtras entre les marches; l'on enduit de plâtre fin sous lesdites rampes ou coquilles, &l'on carrelé de'carreau par-dessus à sseur desdites mar- ches. Ces Escaliers sont comptés toise pour toise, & Ton toise le carreau à part, qui va pour demi-toise en ce qui est compris entre les marches seulement. Pour toiser les rampes % coquilles desdits Escaliers , faits tant en cette manière qu'en la précédente, il faut faire un trait dans le milieu desdites marches, suivant les rampes & tournans en commençant par le haut jusqu'à l'étage au-dessous ; puis il faut avoir un cordeau avec le- quel on contourne le dessus & le devant desdites mar- ches , depuis le haut jusqu'en bas de l'étage au-dessous, dans l'endroit où l'on aura marqué leur milieu ; ce cor- • deau donnera une longueur, laquelle doit être multi- pliée par une autre longueur commune, composée de celle de toutes les marches qui sont dans ladite hauteur; le produit donnera des toises superficielles qui doivent être comptées sélon la manière que l'Escalier est fait. Quand c'est un Escalier tournant dans le quarré, l'on prend d'ordinaire la marche de la demi-angle pour en faire une longueur commune pour toutes les autres mar- ches; si c'est un Escalier en rond où les marches sont soutes égales, il suffit d'en mesurer unei & si c'est un
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    <?i Architecture Pratique. Escalierovale dans un quatre, il faut mesurer toutes les marches pour en faire une longueur commune; ainsi qu'il a été dit. Le carreau sur les marches desdits Esca- liers n'est compté qu'en sa superficie seulement à demi- mur , comme aussi les paliers. Si les palliers desdits Escaliers sont lattes par-demis & par-dessous à lattes jointives, carrelés par-dessus & pla- fonnés par-dessous, chaque toise est comptée pour deux murs, comme les planchers de cette espece. (56) (36) On ne fait plus de ces palliers crenx. Les plus ordinai- res l'ont hourdés plein , & recouverts par-dessous , & se comp- tent pour s de légers ou 17 pieds, comme nous l'avons expli- qué & détaillé. Voye^note 12.. Il faut encore, pour les compter aux q:,que le hourdis sbit rempli & garni jusqu'à sseur des solives : ce que M. Bullet appelle Enduit à sseur de bois ; sinon il ne sera Gompté que pour s de légers ou 14 pieds. C'eâ une négligence du Maçon , de ne point affleurer le dessus des bois avec quelques poignées de plâtre, sur-tout lors- que le pallier doit 'être carrelé. Comme les Maçons sont dans cet usage , il convient de ne compter ces palliers que pour j ; & lorsqu'on se sera assuré par attachement, que l'affleurement y est, on le comptera pour |, Onmesure, comme il a été dit ci-devant, les Esca- îiers où les marches sont de pierre de taille; & s'il y a des moulures au-devant d'icelles, elles sont comptées à part, à moins qu'on ne les ait exceptées dans le mar- ché. Le scellement des marches de pierre, ou de bois fait après coup, est compté à chaque marche pour demi- pied de mur pour les cloisons, & pour un pied dans les murs. Les marches des Perrons sont encore contournées ou singlées de même que ci-devant; ce contour est multi- plié par leur longueur, qui est prise à la marche da milieu desdits Perrons, pour avoir des toises superfkiel- les ; s'il y a des moulures, on les toise à part. Les massifs de maçonnerie que l'on fait sous lesdits-
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    Des Escaliers etPerrons.93 Perrons, sont faits de moilon , avec mortier de .chaux & sable , jusque sur ia terre ferme ; lesdits massifs sont toisés au cube, quand on l'a stipulé dans le marché, & que l'on a fait un prix à part ; mais.si l'on n'en a point parlé, on les réduit à mur de deux pieds d'épaisseur, quoiqu'on en dût rabattre qu'elque chose, à cause qu'il is y a point d'enduit ; mais c'est l'usage. (37) ' ( 57) Deux choses se présentent ici. i°. Il y est dit que les massifs' de Maçonnerie faits sous les Perrons sont comptés au cube , quand on l'a stipulé par un marché. i°. Que si l'on n'en a point parlé , on les réduit à mur de deux pieds d'épaisseur , quoiqu'on en dût rabattre quelque chose, à cause qu'il n'y a point d'enduit. ' J'observerai que l'usage présent est de compter an cube , gé- néralement tous les massifs de Maçonnerie, aussi-bien que la fouille & excavation des terres. C'est la méthode la plus con- forme à la raison & à la justice, & qui est moins susceptible d'abus. •; En effet , les massifs de Maçonnerie sont des travaux sans siijétion. Il ne s'agit que d'entasser pierre sur pierre, & de les lier avec du mortier ; le service en est même infiniment plus aisé que celui des murs en élévation. Je ne vois donc rien qui puisse faire rejetteria méthode de compter tous les massifs gé- néralement quelconque au cube , & d'y poser un prix pour chacune toise relitif au prix courant des matériaux. C'est celle que suivent aujourd'hui nos plus habiles toiseurs. J'entens par massifs de Maçonnerie toute masse en mur dans terre ou hors de terre , faite sans parement ni sujétion de pa- rement , telle que les massifs sous les Perrons , les murs en fon- dation , les massifs sous les Dez , les exaussemens d'Aire sur les voûtes lorsqu'elles ont un pied ou plus: car au-dessous de Cette mesure , ils se réduisent en légers ouvrages, st on veut, ainsi que plusieurs autres de même nature. ; Quant à la fouille & excavation des terres, on peut m'ob- je&er que plus elle est profonde, plus elle est coûteuse. Je l'accorde : mais le prix doit subvenir à cette opération,. & norr , le ridicule d'un toisé idéal sans règle & sans forme. On doit donc toujours les compter au cube comme les massifs de Ma- çonnerie. Quand les escaliers sont en vis à noyau tout de pier- re de taille, & que les marches sont dégauchies ou tail- lées par-dessous, l'on toise lesdits escaliers comme ci»
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    94 Architecture Pratique. devant;mais on ajoute à la longueur des marches la moitié du pourtour du noyau, & outre cela le dégau- chisfement desdites marches par-deiTousesttoiséle pour- tour sur la longueur; mais on fait ordinairement des prix à part pour ces sortes d'ouvrages. ,- Si au lieu d'un noyau, c'est un vis à jour, c'est-à-dire un noyau creux, on compte la moitié de la hauteur du' contour du vuide , & le relie se toise comme ci-devant. Si les appuis des escaliers sont de pierre avec des ba- lustres, des entre-las, ou des pilastres avec un appui & un socle, ce qui ne se pratique plus guères qu'aux grands escaliers, où on les fait de marbre ; l'on toise lesdits ap- puis leur longueur seulement sans dHlinclion de socles , de balustres > ni de pilastres , mais on fait un prix pour chacune des toises courantes desdites balustrades. ('38) : (38,) Ces Escaliers se toisoient à toise courante sur le ram- pant de l'appui, ou platte-bande, &non à plomb & de niveau. , C'est de cet ancien usage qu'est venu celui de toiser de même les rampes de fer. S'il n'y avoit point de prix fait pour lesdits appuis, & qu'il fallût les réduire à toise en détail, parcequ'ils pour- roient être compris dans un prix de toise commune , alors on toise lesdits appuis en cette manière. On prend la hauteur de l'appui qui est ordinairement 2. pieds 8 pouces, à laquelle hauteur on ajoute la moitié de la lar- geur du deisus dudit appui, & on multiplie cette mesûre parla longueur des rampes & paltiers pris par le milieu , & le produit vaut toise à mur ; on ajoute ensuite toutes les moulures des socles, appuis, pilastres & balustres. Lesdits balustres sont contournés au droit de chaque moulure, comme il sera ci-après expliqué. Les toises qui en proviennent sont comptées toiles pour toises. Si au lieu de balustres on sait des entre-las où il y aie de la sculpture, l'on compte ce qui peut être toisé en moulures, & l'on estime ce qui est de sculpture. Nous parlerons ensuite. des voûtes desdhs Escaliers dans l'article des voûtes.
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    Dis Chausses d'Aisances.95 Des Chaujjes d'Aifances, COmme les Chausses d'Aisances se fontassez souvent dans les angles des escaliers, il est à propos de s'ex- pliquer ici. Ces Chausses d'Aisances se font en deux manières : les unes avec de la poterie appellée boisseau de terre cuite, les autres avec tuyaux de plomb, que l'on enferme dans d«-la pierre de taille. (35)) (39) Il y a aujourd'hui une troisiéme manière de faire des Chausses d'Aisances. On y emploie des tuyaux de grosse fonte qui portent 3 pieds 3 pouces de long compris leur emboîte- ment ; mais posés en place les deux ne font qu'une toise. Leur diamètre intérieur est de 7 à 8 pouces. Chaque tuyau pese l'un dans l'autre environ 150 livres. Il faut à chacun de ces tuyaux une ceinture de fer bien scellée : après quoi on les re- couvre de plâtre; ce recouvrement est compté au quart de légers Ouvrages , c'est-à-dire , toise courante de hauteur pour 9 pieds de légers , & on compte les scellemens à part. ■ Le premier tuyau se pose sur la voûte de la fosse, sur la- quelle on met une pierre dure évuidée circulairement de la grandeur du diamètre extérieur du tuyau. On pose sur 6k dans cette pierre un cercle de fer qui encastre ledit tuyau de fonte. Il faut observer d'élever ces tuyaux bien à plomb , & avoir Une attention particulière au scèllement des ceintures. Ces tuyaux sont de longue durée , 6k ne sont pas sujets aux mconvéniens de la poterie. Quoique le prix en soit de beau- coup supérieur , on le gagnera par le bon service qu'on en tire* la. . :0 . ■ Ces tuyaux évitent encore l'isolement porté par l'article 191 •le la Coutume : car on les peut appliquer en toute sureté con- tre un mur mitoyen sans craindre les inconvéniens de ceux de poterie , sur-tout dans les angles'des escaliers , où ils tiennent moins de place que ceux de poterie. Nous n'avons point encore de pot à deux de cette matière» Le sieur Paul Wanglenne , à l'enseigne du Grand Louis , sur le Quai de la Ferraille , nous en promet pour cette année, Les soins qu'il s'est donnés pour les garnitures de contre-cœurs de Cheminées, les desseins choists qu'il a fait exécuter, 6k ces tuyaux qu'il a imaginés, nous font espérer qu'il réussira encore ^ans cette entreprile.
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    $>6* Architecture Pratique. Pourles Chausses qui sont faites dépoteriez les boi£ séaux doivent être bien vernissés par dedans, sans au- cune fente ou cassure > parcequ'il n'y a rien de si subtil que la vapeur qui vient des matières & des urines -, el-» le pasfe par la moindre petite ouverture & infecte la mai- son ; les boisseaux doivent donc être bien joints les uns sur les autres, & ensuite mastiqués dans lesdits joints avec bon mastic; & s'ils ne peuvent être isolés, c'est-à- dire, dégagés à l'entour, il les faut maçonner avec mor- tier de chaux & sable, parceque le mortier n'est pas si aisé à pénétrer que le plâtre. L'on peut enduire de plâ- tre par-desfus ladite maçonnerie de mortier en ce qui se- ra vu ; les chausses étant ainsi faites sont comptées une toise de long pour toise à mur. Si lesdites Chausses sont contre un mur voisin, il faut les isoler, c'est-à-dire, laisîer une distance au moins de trois pouces entre ledit mur & lesdites chausses, afin que ledit mur ne soit endommagé , comme il est porté par la Coutume ; mais il faut que cet isolement soit enduit du côté du mur. Quand on fait un passage dans la pierre de taille pour passer une Chausse de plomb, ce passage est compté sur. une toise de hauteur pour demi-toise à mur, sans y com- prendre le plomb. Si au lieu de plomb l'on met dans le trou de pierre de taille des boisfeaux de terre cuite, le tout est compté toise pour toise à mur. Les lièges d'Aisances avec les scellemens de la lunette sont comptés pour demi-toise. Les tuyaux des vantouses desdites Aisances sont compr s es à deux toises de longueur pour une toise à mur. Les cabinets d'Aisances sont comptés comme les cloi- Çons & les planchers, suivant ce qui a été dit. DES'.
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    ï) e sScellemens. 5>7 DES SCELLEMENS. AVànt de parler des Scellemens, & de suivre le détail qu'en doïinelvï. Bullet, on nous permettra de commencer par tane petite dissertation à leur îujet. Nos PrédéceïTeurs ont de tout temps admis dans leurs usa- ges , celui de compter les Scellemens , qui sont en grand nom- bre dans un Bâtiment Us ont excepté seulement ceux faits en mur neuf, & ceux faits dans les croisées , portes & autres bayes qui sont comptées comme pleines. Renouvelions donc l'ancien principe, afinqu*il soit stable & permanent. Tout Scellement quelconque qui n'a pu être prévu, & oh il y à deslruSion & rétablissement néccjsaire , doit être compté, à l'ex- ception de ceux saits dans les bayes déportes , croisées ou autres , 1er sou'elles sont, suivant les ufeges , comptées pleines. Ce principe err, de temps immémorial : il est clair & ne de-; Vroit être sujet à aucun abus ; je vais le démontrer. Tous conviennent que tout Scellement de solive ou autres en vieux mur ou mur neuf après coup (ce sont les termes de M. Bullet) est compté à pied courant de légers , & ce même Auteur en dit la raison, c'est, dit-il, à cause de la tranchée qu'il saut faire dans ledit mur. Tout le Chapitre des Scellemens est de même page iôo. de l'Edition de 1691. faite de son vi- vant. Voilà donc une destru&ion nécessaire dans le vieux mur ou mur neuf, faite après coup , qui n'a point été prévue : c'est pour- quoi on compte le Scellement. Ce principe posé, il convient de saire remarquer un abus trui depuis quelques années s'est introduit dans les Bâtimens , au désavantage de l'Entrepreneur. Cet abus consiste dans le resus qu'on sait de compter les ar» Tachemens des cheminées en plâtre dans les murs neuss, le Scellement des marches d'Escalier de charpenterie en mur neus qu'il saut nécessairement scellcr après coup , & autres que ex- pliquerai en leur place : & cela sondé sur cette règle , en mur neuf point de Scellement. On prend trop à la lettre cette règle : elle fie s'étend sur les Scellemens faits en murs neuss , qu'autant que les bois, sers ou autres ont été ou dû être posés & fcellés lors de l'élévation des murs, ou qu'en élevant' ces murs l'Entrepreneur a dû laisi'er des trous pour lefdits Scellemens, tels que sont les folives , G
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    5»8 Architecture Pratique. poutres,tirans , ancres & aurres de même espece , où il n'y s point eu de destru&ion ni de percement* ----- Mais, dirat-on, si le Maçon veut aller en avant ,& ne veut point attendre le Charpentier, le Serrurier, 8cc. §ç qu'ensuiteii soit obligé de faire des percemens pour lesdits Scellemens , suivant votre raisonnement ces Scellemens doivent lui être comptés ? Oui ; ces Scellemens lui sont dûs ; mais c'est au Char- pentier, Serrurier ou à celui quia occahonné ces après-coups , à les lui payer, & non au Bourgeois qui n'est point garand de la mésintelligcnce de ses Ouvriers , ni obligé de payer des travaux qu'un Ouvrier fait pour la solidité de ceux d'un autre. Il s'ensuit donc , que tout Scellement fait après coup en mur neuf qui n'a point été prévu , ou dont on n'a pu prévoirla place, doit -être compté & payé par celui qui les a fait faire. De ce nombre sont les tranchées & raccordemens dans les îambris ou plafonds pour cloisons faites après coup, le Scelle- ment des marches d'escalier en charpenterie , & non en pierre , le changement des Scellemens après coup , les arrachemens en mur neuf pour les languettes de cheminée de plâtre , ôkc. Les cheminées construites en plâtre sur mur neuf ne peuvent erre élevées que-quand le mur ell fini : on ne peut les faire sans auparavant avoir fait sur ce mur les enduits pour placer les dévoyemens & la jonélion des difFérens tuyaux ; il faut ensuite saire les tranchées convenables & les percemens de trous de pied en pied pour le Scellement des fantons : alors il y a des- truétion nécessaire , Scellement & raccordement : donc les ar- ïachemens des languettes de cheminée doivent être comptés. Cette expreffion, un mur déjà fait, dont se sert M. Bullet , ne doit point s'entendre du temps plus ou moins éloigné qu'il a été fait : il suffit qu'il soit fait. Nous n'avons rien de positif, absolurr.ent parlant, sur la manière de toiser aux Us Si Coutumes de Paris. Pour donc y trouver quelque fondement, il faut recourir à ce que nous avons de plus ancien, c'est Charondas & Ferrieres son Commenta- teur. Après avoir dit qu'd 'faut déduire sur une souche isolée les quatre épaisTeurs de languettes , ce que nous ne contredisons pas , Ferrieres continue ainsi: »La hauteur des manteaux de cheminées se prend du dessou* s> du plancher haut jufqu'au-dessus de l'aire du plancher bas, soit ■n qu'il y ait lambourdes ou non. A l'égard du pourtour, il se prend » sur sgs trois faces extérieures on sa face & ses deux côtés , sans n rabattre aucune épaisseur ; si âu-dessbus de la platte-bande il y ii avoit retraite & diminution considérable, l'on ceint le pourtour ii du haut & du bas , puis l'on en prend la moitié. Si le manteau irest joignent un vieux mur, l'on ne compte point de tranchées ;
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    Des ScELtEMENS. 99 S»mais ii c*est un tuyau, i^on compte un quart de pied de mur de ») chaque côté pour les tranchées-. « Nos Usagistes modernes déduisent les épaisseurs de languetr tes dans tous les manteaux de cheminées, & ne comptent les arrachemens que dans les vieux murs : & moi, je dis qu'ils sont dûs dans les murs neufs comme dans les vieux, ik. qu'ils doi- vent se toiser de même. J'ai pour garand l'antiquité , dont l'u- sage est raisqnnabie. 11 est dit, que le pourtour Je prend fur [es trois saces extérieures , oU fa sace &Jés deux côtés , sans rabattre aucune épaisseur de languettes , parceqne cette épaisseur comptée remplissoit l'arrachement fait dans le mur neuf comme dans le vieux ; le Bourgeois paye ce qu'il a , 6k l'Entrepreneur ne perd rien de sa matière : il ajuste ce qu'il lui faut, & c'est lui faire tort que de ne pas lui donner ce qui lui appartient légitimement. Je dis que cette épaisseur remplissoit £ arrachement sait dans le mur neus comme dans le vieux, & c'est le sentiment de Fer- rieres , puisqu'il dit qu'il ne faut point compter de tranchées en Vieux mur. On ne peut pas dire que c'est qu'on n'en faisoit pas alors : il est sous-entendu qu'il veut dire île ne point compter les tranchées qui sont faites , pareeque l'épaisseur des languet- tes qui est comprise dans le pourtour, & qui doit naturelle- ment être rabattue , compenie les tranchées. Il s'ensuit .encoce de-là , que de son temps les arrachemens pour languettes ne se comptoient que pour un quart de pied , comme aujourd'hui, & non pour un pied, comme l'a dit M. Ballet. Ce que dit ensuite Ferrieres , mais sic'ejl untuyeau ( cest-à- dire , que si le manteau est joignant un vieux tuyeau ) sort compte un quart de pied de mur de chaque côté pour les tranchées , doit s'entendre qu'après avoir pris le pourtour du manteau neuf, on ajoutera à ce pourtour encore trois pouces de chaque cô- té pour les tranchées, ce qui fera par ce moyen 6 pouces de chaque côsé ■, Y compris les naissances & raccordemens , s'il y en a ; & s'il n'y en a point, on ne comptera que le pour- tour seul'. Ce pourtour doit se prendre d'après le nud du mur de dos- sier , ou de la languette qui devient dossier. C'est ainsi qu'il s'en explique :Ji un ou deux côtés d'un manteau ( de cheminée ) *l>OHtisscnt contre un tuyau , le pourtour de ce manteau, ne cont- inence que contre ce tuyau. De tout ce que dessus je conclus que les tuyaux & manteaux ^e cheminées en plâtre adossés contre un mur vieux ou neuf indis- tonôement, doivent être pourtournés d'après le nud du mur sans abattre aucune épaisseur de languette, & que c'est un abus Préjudiciable à l'Entrepreneur de rabattre les épaisseurs de languettes dans un mur neuf. Gi;
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    ïoo Architecture Pratique. Les.cheminées en brique ou en pierre sur mur neuf"'après- coup , ou sur un vieux mur, se pourtourneront de même. Si elles sont élevées avec le mur, on rabattra alors l'épaisseurîle ïa languette : c'est-là le seul cas de les rabattre. LEs Scellemens des poitrails & poutres dans les vieux murs, ou murs neufs après-coup, maçonnés de moilon avec mortier de chaux & sable, ou plâtre, sont comptés à demi-toise, c'est-à-dire, un quart de toise pour chacun bout. Les Scellemens des solives sont comptés à pied cou- rant j quand ils sont dans de vieux murs, ou murs neufs, quand on les met après-coup, à cause de la tranchée qu'il faut faire dans lesdits murs. Les barreaux en saillie scellés dans les jambages des croiséés de pierre de taille sont comptés pour un pied chacun, étant scellés par les deux bouts, & dans la maçonnerie pour demi-pied seulement. {41) 1 (41) Les Scellemens en pierre dure doivent être plus forts que ceux -en pierre tendre & de maçonnerie , pareequ'il faut un Tailleur de pierre pour faire le trou. Ainsi cet article peut être rectifié de la manière suivante. —. Les barreaux en saillie scellés dans les jambages des croi- séés de-pierre tendre sont comptés pour rm pied de légers cha- que Scellement, ainsi que dans les murs en moilon; en pier- re dure pour 1 pied { , & dans les murs en plâtras pour demi- pied chacun. Les Scellemens des corbeaux de fer, qui doivent porter les sablieres sur lesquelles sont posés les plan- chers , sont comptés à un pied de toise. ' Les Scellemens des gonds des portes dans les vieux murs, sont comptés pour pied , & les gâches pour de- mi-pied; l'on ne compte point lesdits Scellemens dans les murs neufs, à cause que l'on a compté les bayes. Toutes les pattes dont on arrête les lambris d'appui & autres, sont comptées pour- demi-pied. Le Scellement des croiséés dans les murs faits à neuf n'est point compté ; mais quand c'est dans de j I
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    • Des Seex l e m e n s-. - iot Vieux murs, il est compté à six pieds pour, chacune croisée. •-•-'-' Le Scellement des chambranles de portes fait dans les mûrs neufs, n'est point compté; & si c'est dans des anciens murs, l'on compte chaque patte pour demi pied. Les Scellemens des pannes, faites, liens &■ autres gros bois dans les vieux murs sont comptés pour un pied chaque bout, & les Scellemens des menus, bois , comme chevrons, sont comptés à demi pied. Les Scellemens des sablieres des cloilons, sont comp- tés pour pied chaque bout, le tout dans les vieux murs ou dans les murs neufs après-coup. Les Scellemens des grosses chevilles de bois dans les murs , sont comptés pour pied chacune, & des pe- tites chevilles pour demi-pied. Les Scellemens des trapes sont comptés à 12 pieds de toise. (42) (42.) Ces Scellemens ne sont pas les seuls qui aient lieu dans lin Bâtiment, il y en a d'une infinité de sortes : cependanr- quiconque entendra bien ceux dont il est ici parlé , & la ma- nière de les évaluer , pourra se mettre facilement au fait des autres , sur-tout après les obseryatsons qui suivent. i°. Les trous & Scellemens des poutres en. pierre de taille après-coup ou en vieux mur , se comptent pour u pieds de légers pour chaque bout, même pour demi-toise.s'il y,a diffi- culté de percement, &. on compte outre ce les carreaux de pierre de taille si on en met dessus , dessous ou sur les cotés ± chacun pour leur valeur. Les mêmes Scellemens de poutre en mur enmoil'on se comp- tent , y compris les raccordemens, pour 9 pieds de légers v comme dit, est.. . Si ces percemens se font pour le passage d'un chevalement „ après avoir compté son Scellement pour 9 pieds de légers , on ajoute 9 autres pieds dé légers pour son descellement & réta- blissement. i°. Les trous, tranchées 65c Scellemens des solives, soli- Veaux, chévêtres, tant de fér que de bois , de sablieres , de marchés d'èscalier de pierre ou de bois, celles des palliers & autres , des plattes formes , pannes , liens , faîtages , & autres sembiablcs faits en pierre x se comptent chacun pour 1 pieds i de légers» Gii1J3
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    îôi A ile il iTÈcT'tikÊ Pratique. En pierre tendre ou moiloh pour chacun un pied de légers»* En murs en plâtras ou cloisons pour 6 pouces de légers. . 3°. Les tranchées faites en vieux murs ou en murs neuss après-coup, pour y poser & sceller des tirans , ancres» har- pons, chaînes ou autres gros'fer , font mesurées au pied cou- rant , &• comptées chaque piëH'pour un pied ? de légers si c'est en pierre dure , pour i pied si c'eft en moilon ou en S. Leu» & pour 6 pouce. ii ç'est en mur en plâtras , & qu'ils foient recouverts de plâtre, iinon il en sera rabattu moitié,. 4". Les incrustemens des barres de ser dans les plattes- bandes de pierre de taille des anciennes bayes de portes oii de croiséés-, se comptent au pied courant , & on y ajoute les. trous, de la portée desdites barres de 6 pouces chacun; de sorte qu'une baye "qui aura 4 pieds dans-oeuvre sera comptée pour 5 pieds çourans , chaque pied courant en pierre dures pour i pied -i de légers • en S. Leii & en moilrîn pour un pied , & çn plâtras pour 6 pouces , le tout recouvert en plâ- tre ; s'il n'y a point de recouvrement il en sera rabattu moitié. S'il n'y à point d'incrustëment ni d'ëncastrernént, il ne sera compté que les Sçëllemensde chaque bout, chacun pour 1 pied, 4 en pierre dure , 1 pied en S. Lçu on moilon, & pour 6 pouces il c'est en plâtras, 5''. Les barrés de fer plat ihcrustéés & éncastrées dans les seuils de portés côcheres j dans lés bornes, sur lés marches d'escaliër oc dé perrons, màrdéllës dé puits, pierres d'évier y auges où autres qui affleurent lé parement de là pierre , sont toisés au pied courant, -& chaque pied est compté pour Un pied dé taillé de pierre dure. :: 6*. Les trous faits dans la pierre duré dé un ou deux poli- ces en quarté & de && 5 pouces de profondeur pour lé Scel- lement en plomb de barreaux de'fer, de puits, chassis dé treil- lage , grands & petits goujons j sorit 'Comptas chacun pour u)4 pted de taille de pierre dure, CroiséeK j°. Aux croiséés , lorsqu'en mur neuf le vuide d'une croisée feft totalement rabattu , ainsi qu'en vieux mur , chaque patte se compte pour un pied de légers, & en pierre dure pour un- pied s. Le solement au pourtour delà croisée se toise au pied courant, chaque pied pour 3 pouces, c'est-à-dire, que 4 pieds çourans sont comptés pour un pied de légers. 11 y en a cepen- dant où chaque pied courant n'est compté que pour , c'est-à« dire , qu'il faut 6 pieds çourans pour un pied de légers; l'usage' donne cette cônnoissance. Le Descellement d'une vieille croisée, & rebouçherne/Bt dstî trous, se tompte chaque patte pour un pied.
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    Des Sculïmens. 103 ,8°.Lorsque dans un vieux mur, ou mur neuf après-conp oii refait des feuillures neuves , si c'est en pierre de tailie « qu'il y ait embrasemens , & qu'on ait retondu la pierre , chaque pied courant se compte pour i pied de taille ; s'il n'y a point d'em- brasemens, pour 6 pouces, en distinguant ia pierre dure de là pierre tendre. Si ces feuillures sont en plâtre, chaque pied courant vaut 6 pouces de légers , & on compte le recouvrement à part, non- compris la feuillure. 9P. Si dans un vieux mur en moilon on remet par sous œu- vre des linteaux aux croifées fans toucher aux tableaux, soit qu'on les exhausse ou qu'on les rabaisse , on compte ce qui a éta fait, hauteur sur largeur, comme grosie maçonnerie , de l'épais- seur qu'elle contient, sans demi-face aii dessous : en a}oûtë seu- lement la feuillure, s'il y et» a , & on ne compte point le Scel- lement des linteaux. ioQ. Si dans un mur vieux ou neuf sans distinftion , on sait en dehors des feuillures pour recevoir des contrevents ou ja- lousies, ces feuilluresse toilent au pied courant-, comme nous, venons de le dire, chaque pied courant pour 6 pouces de lé- gers Si te mur est en pierre de taille, on les comptera pour, taille , en distinguant la qualité de la pierre. Les Scellemens des gonds & crochets se comptent chacun pour 9 pouces de légers , si le mur est de pierre dure ; mais., s'il est de pierre tendre, de moilon ou de plâtras, an ne les compte chacun que pour 6 pouces. n°. Si dans un mur, vieux ou neuf sans distincrion, on met des barreaux de fer sans traverse, ou avec traverses , avec- sommiers ou sans fommiers, chaque trou & Scellement est compté pour i pied de légers Ouvrages , & en pierre dure pour I pied ~ ; s'il n'y a point de Scellement, il en sera rabattu moitié. Quelquefois le haut de ces barreaux est à patte , & attachée suries bois ; alors il n'y a que raccordement sur lerecoûvrement : chaque raccordement est compté pour 3 pouces de légers. Bayes de Tartes. n°. Aux Bayes de portes dont le vuide n'eft point rabattu *. on ne comptera aucun Scellement ni feuillure , ni même d'em- fcrasemeat au pourtour. Mais en vieux mur ou mur neuf, dont le vuide est rabattu „ tout Scellement est compté, {avoir chaque gond en pierre dure pour 1 pied i de légers,"& en autre mur, mêmeen plâ- tras , pour 1 pied ; chaque gâche , crampon & manjtonet aussi' pour un pied de légers. Plusieurs lès comptent à 6 pouces -s cela dépend de la grandeur du Scellement. Si on scelle dans les murs des tampons dé bois pour rece-< G iv
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    Ï04 Architecture Pratique.voirdes embrasemens de menuiserie ou des pattes à lambris pour les Chambranles , chaque Scellement est compté pour 6 pouces de légers , & en pierre dure pour 9 pouces. Si ce sont des traverses de bois encadrées dans les murs , chaque pied courant sera compté de même pour 1 pied de légers, & eu pierre dure pour 1 pied •£. 150. Si on forme un dosseret de plâtras & plâtre contre un jnur où il n'y en avoit point, il se toise en Aiperficie , & est compté comme légers. Son pourtour se prend fur trois faces , dont on prend la moitié , à laquelle on ajoute seulement trois pouces pour l'arrachement, qu'on multiplie par la hauteur. En- suite on compte la feuillure comme nous avons dit. Si ce dosseret est en adoucissement par un côté, il ne sera compté que pour moitiç de celui ci-déssus; après quoi l'on comptera la feuillure. 14.0. Aux portes cocheres & bâtardes , les trous & Scelle- jriens des gros gonds sont comptés chacun pour 4 pieds ~ de légers Ouvrages , & en pierre dure pour 6 pieds. Le Scellement & massif sous un crapautin de pierre ou de grais , qui est ordinairement d'un pied cube, & percement du trou pour loger la crapaudine de cuivre ou de fer, se comptent chacun pour 3 pieds de légers , & le crapautin se compte à part pour sa valeur. La pose & Scellement d'un seuil de pierre se compte cha- que pied courant pour a pieds de légers s'il est de 8 on i» pieds ; s'il n'a que 4 ou s pieds de long chaque pied courant Je compte pour 18 pouces ; ensuite on toise le massif à part au, cube , &. la pierre se compte pour sa valeur. Si on encastre dans les seuils des bandes de fer plat retenues avec des goujons, chaque entaille se toise au pied courant de taille, & le percement de chaque goujon pour un pied de taille. 15°. Les bornes se scellent avec plâtre ou mortier, & ma- çonnerie au pourtour, & sont comptées chacune pour massif , Scellement, fouille & enlèvement de terre, à s pieds de légers,. & les petites à 6 pieds. Intérieur des Chambres. i6°. Le Scellement des tampons: pour assurer les rarnbrîs & Stutres menuiseries , même ceux scellés dans les manteaux de cheminées pour assurer les glaces & leurs parquets, se comp- tent chacun pour 6 pouces de légers , & en pierre dure pour 9 oouces Quelquefois on scelle dans les murs des traverses cie bois par ericastrement pour le même effet. Chaque pied cou- rant de ces travesises est çojnpté pour un pied de légers ,-Sc.
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    Des Scïllemens. 105 enpierre dure pour i pied s. Il faut que ces traverses (oient outre le Scellement, retenues avec pattes, smon on en rabattra moitié. 170. Le Scellement des lambourdes en augets pour recevoir le parquet, est toisé superficiellement, tout vuide rabattu , & chaque toise est comptée pour moitié de légers Ouvrages. Dans un mur neuf, on ne compte point le renfoncement des croisées ni les embrasemens de portes lorsqu'elles sont toisées pleines. Le solement au pourtour du parquet le long des murs se toise au pied courant, & se réduit au quart de légers , c'est-à- dire , qu'il faut 4 pieds courans pour valoir un pied supersi- ciel. 18°. Les contre-cneurs de cheminées saillans du nud du mur, suivant l'article 189 de la Coutume , se toisent leur longueur sur leur hauteur. Ceux de brique se toisent pour brique ; ceux de tuileau se comptent pour moitié de légers Ouvrages. Si fes contre-cœurs sont faits après coup dans l'épaisseur du mur , ils se comptent de même : s'ils sont faits lors de la construc- tion du mur , il ne sera rien compté que la plus valeur de la brique. Si au lieu de ces contre-cœurs, qui ne sont plus d'usage que dans les maisons médiocres, il y a plaque de fonte rete- nue avec trois crochets ou pattesscellées en mur, coulis de plâtre au derrière & solin au pourtour, chaque plaque est comp- tée , savoir les petites pour 3 pieds , & les moyennes pour 4 pieds ; & pour assurer ce compte , chaque patte est comptée pour 1 pied de légers, compris le coulis au derrière & îole- ment s'il y en a. Les arrondissemens de maçonnerie ne se comptent point dans Une cheminée faite à neuf; mais dans une vieille cheminée ils se toisent chaque pied courant de hauteur sur 6 pouces de légers. Si le contre-cœur est totalement entouré de plaques de fon- te scellées , arrêtées & coulées par derrière avec solin en adou- cissement par.desTus, il est toisé superficiellement, y compre- nant le solin dans la hauteur, & chaque toise eft réduite à Moitié de légers Ouvrages. Si dans une vieille cheminée on fait des rétablissemens en plâtre , en renformis , crépis & enduits , ils seront toisés su- persiciellement , & comptés au tiers de légers Ouvrages, dé- duction faite de la plaque. Les Scellemens des croissans {impies , doubles 6k à queue «ans les cheminées neuves & vieilles, se comptent , savoir en pierre de taille , brique ou moilon, chacun pour un pied de .'«gers, & en plâtras pour 6 pouces.
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    io6 Architecture Pratique. 190.Aux grandes cheminées de cuisine , les grandes plaques doivent porter sur des corbeaux de fer scellés en mur, & on met sur le devant des barres de fer scellées par haut en mur, & par bas dans l'âtre. Chacun de ces Scellemeris est compté pour un pied de légers. Lorsqu'on fait de petits murs en fondation sous les jambages des cheminées de cuisine, de quelque matière que soient ces jambages , la fondation se toise au cube. 20°. Aux vieux manteaux de cheminées,tuyaux &souches, •lorsqu'on les relie avec fantons de fer pour retenir les parties fractionnées, chaque fanton est évalué pour 1 pied de légers 5 & s'il y a des rebouchemens de crevaises , chaque pied cou- rant est compté pour 3 pouces. Si un manteau de cheminée est trop maltraité par les anciens hachemens , percemens , trous de clous ou autres, 6k qu'on y fasse un nouvel enduit, cet enduit est toisé superficiellement , & compté au de légers , à cause de la préparation , rebou- chement de trous, hache ment au vif, & rechargement de la languette. zi°. Les anciens plafonds crevassés, & dont on rebouche les crevassés avec soin, sont toisés chaque crevasse au pied courant, si faire se peut, & chaque pied courant est compté pour 4 pouces à cause des échafsauds ;,sition on toisera tout le plafond superficiellement, & il sera réduit au tiers de légers Ouvrages , si on voit à peu de choses près qu'il y ait un tiers de la superficie attaquée ; au quart, s'il n'y en a qu'un quart ; à moitié , s'il y en a la moitié , &c. 2i°. Dans les Cuisines & Offices , ou ailleurs, les Scelle- mens de grosses chevilles de bois , des supports de fer à deux branches en mur se comptent chaque Scellement pour un pied courant de légers , & en pierre dure pour 1 pied •£• Les pe- tites se comptent pour moitié de légers. Les supports de fer à pattes attachés sur des cloisons se comp- tent chaque raccordement de patte pour trois pouces de légers , & s'ils sont scellés dans les hourdis chique Scellement se comp- te pour 6 pouces. 13 .La feuillure , Scellement & raccordement d'un chassîs de trape se compte chaque pied courant pour 1 pied de légers , si elle ëst sur mur en moilon. Si ladite feuillure est saite dans la pierre dure , chaque pied courant est compté pour pied de taille de pierre dure, dont 6 font la toise, & chaque perce- ment pour pattes 1 pied courant de taille. On compterai ensuitè les Scelleinens pour 6 pouces de légers -, & le solement pied courant pour 3 pouces. ■-■■ 14*. Dans les Ecuries* les racinaux des mangeoires, le* piliers à pomme ou à tête au derrière des chevaux, sont ma*
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    „ Des Scellemens.o-} çonnés avec moilon & plâtre , & sont comptés chacun pour 6 pieds de légers , y compris les fouilles & enlevemens de terre. Les entretoises, fers & bois des râteliers , liens , supports , chevilles pour les harnois , anneaux & autres sont comptés chaque Scellement pour i pied de légers , & en pierre dure pour i pied ~. Les solins au long des mangeoires sont mesurés au pied cou- rant, & chaque pied courant compté pour six pouces. 2JQ. Dans les grandes Cours & au pourtour des Hôtels, les poteaux & potelets de barrières scellés avec massif au pourtour en moilon & plâtre , sé" comptent, savoir les poteaux chacun pour 6 pieds de légers , compris fouille & enlèvement de ter- re , & les potelets pour j pieds. i6p. Les forts solins sur les auvents & sur les terrasses de plomb retenus avec clous , se toisent au pied courant. Chaque pied est compté pour i pied de légers, & les moyens pour 6 pouces , en l'un & l'autre non compris la fourniture du clou. 17°. L'iricrustèment des crampons dé fer à double talon dans les tablettes de pierre dure , ést compté chacun pour 1 pied de taille de pierre dure, dont six font la toise. 18°. Dans les jardins , les Scellemens des fers pour les por^ tiques se comptent chacun pour i pied de légers. Les crochets de treillage se comptent chacun pour 6 pouces de légers. 19*. Les piedestaux se toisent comme les dés de pierre, en prenant la moitié de tout leur pourtour , & la multipliant pat la hauteur. Ensuite on toise leurs moulures & ornemens d'Ar- chitecture , com*ie nous le dirons en son lieu:& leur fonda- tion se tôisera au cube, ainsi que l'excavation. 300. Les gargouilles se toisent au pied courant , & s'estiment sur cette mësure. ji". Lés auges de pierre & les pierres d'évier s'estiment à !>Hx d'argent. H faut désigner leur longueur, largeur, hauteur & eur recrèusement. ■ 31*. Les dalles taillées en caniveau se toisent à toise superfi- Cielle. Ensuite on toise à toise ou an pied courant le caniveau , qu'oh évalue chaque pied courant pour un pied de taille de pierre dure. *%L3**
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    ioS Architecture Pratique. DesRenformis & Ravale mens. LEs murs qui ne sont que hourdés , c'est-à-dire ; sans être enduits de côté ni d'autre, sont comptés à deux tiers de mur. S'ils sont enduits seulement d'un côté, ils sont comp- tés à & |: (43) , , (43) Les murs dont il cst ici parlé sont cenfés être faits à pa- rement brut , sans ravalement des deux côtés : cela doit s'en- tendre, dit Ferrieres sur cet article, des murs communs & de commune maçonnerie , & non pas des murs oh il y a des croifées & portes de pierre détaille , ni aussi de ceux de grande épaisseur. Ce sont de ces murs en plâtras de 6, 8 à 10 pouces d'épais- sèur qui se comptent comme légers Ouvrages ; par exemple, des: jambages de cheminée ou autres de même çspece. Si ces murs ne sont que hourdés , ils se comptent aux j de légers Ouvra- ges , & les enduits de chaque côté sont comptés pour } , parce- qu'il n'y. a point de crépis particulier, & cet enduit est surchar- gé pour former enseirible le crépis & l'enduit. C'est ainsi qu'il se pratiquoit avant M. Bullet. Le crépis fim- pk , continue Ferrieres , que l'un sait contre les murs , Je compte pour unsixiéme de mur. Dans l'article précédent Ferrieres avoir, dit, l'enduit sait contre les murs vieux ou neuss se compte au quart de mur. Il ne faut pas entendre le mot enduit comme simple y mais comme accompagné d'un crépis par dessous ; il s'en expli- que ainsi ; mais , foit que le mûr foit vieux ou neus, on ne le peut point enduire fans le crépir , de farte qu'il y a crépis & enduit saits l'un après l'autre & de dissérent plâtre : l'ufage est de compter les enduits ainsi saits, à raison de quatre toises pour une de gros mur. Ceci est une interprétation nette , mais tacite de l'article Zip. de la Coutume, qui nous apprend qu'avant 1510. on avoir commencé à faire les réductions dans les légers Ouvrages, qu'il, y avoit eu sans doute plusieurs procès au sujet de ces réductions, & entr'autres des crépis & enduits, & qu'il fut décidé qu'ils seroient comptés pour chaque côté à 6 toises de légers ; par- ceque dans ce temps-là on ne faisoit pas des crépis séparés des enduits: l'un & l'autre se faisoient erisemble avec le même plâ- tre , & de la même façon que l'ont entendu Charondas, Fer- rieres , & notamment M. Bullet dans ce qu'il dit ci-desius.
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    Des Renformis etRavalemens. 109 Ce mot gros mur qui est dans le texte ce la Coutume , doit s'entendre , comme a fait M. Bullet dans son interprétation de cet article, de ce que nous appelions aujourd'hui toise pleine de légers Ouvrages , qui est un terme rendu commun depuis lui. L)u temps & avant la rédaéhon de la Coutume , on appelloit indifféremment tous les murs gros murs, & on les distinguoit Par la disférence de leur matière ,gros murs en pierre , gros murs erJ moilon 6k gros murs en plâtre. Les gros murs en plâtre étoient ceux qui ne souffroient aucune, ré4uction , & les petits muis etoient ceux qui leur étoient inférieurs, comme les aires, les planchers , les crépis & enduits , &c , qu'on ne réduisoit point encore comme nous faisons aujourd'hui, mais ausquels on sai- s°it un prix à part relatif aux gros Ouvrages en plâtre. De ce que delïus il suit que ce que nous appelions crépis & en- 4'ùts , doit être distingué de deux façons ; ceux faits du même plâtre & ceux faits de disférent plâtre. Ceux faits du même plâtre •sont comptés , aux termes de la Coutume & des Usages , à 6 toises superficielles pour une toise de légers. Ceux faits de dissé- rent plâtre , savoir, plâtre en crépis & plâtre au las , & faits par coniéquent en trois temps, savoir, le gobtage, le crépis & l'enduit, sont comptés à 4 toises superficielles pour une toise de légers. ! Les Renformis faits contre les vieux murs où il y a plusieurs trous & moilons de manque, sont comptes à trois toises pour une. (44) (44) i°. On appelle Rensormer un mur , lorsqu'étant bouclé ou rentré, on le hache & on le renforme pour l?aligner ; qu'on y rebouche des trous, des crevasses & lézardes qu'on remplit d'é- clats de pierre ou plâtras maçonnés avec plâtre ou mortier. Ces travaux s'appellent Rensormis. On les estime depuis long-temps 3 11 toises pour une de légers Ouvrages. On comprend encore sous le nom de Rensormis les dégrada- tions des joints saits en vieux murs , & leur remplissage en gros plâtre. Les Toiseurs peu instruits s'imaginent mal-à-propos, que le gobtage doit être compté pour Rensormis; & ce que nous venonî d-e définir d'après tous nos Auteurs & d'après notre connois- «ance particulière pour Renformis , ils le comptent comme s'A Y avoit lancis de moilon. i". Lorsque le bas d'un mur est en partie dégradé , qu'il y s des moilons pourris , des crevasses ou lézardes , des trous °u tranchées à reboucher, on dégrade les joints ou les moilons Pourris ; on les regarnit avec moilon , tuileau , brique, éclats
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    110 ARCHITECTURE PRATIQUE. .depierre ou autre matière dure , ce qu'on appelle lancer otl garnir; & on recharge le tout avec plâtre ou mortier, pour mettre ce mur d'alignement, ce qu'on appelle Renfermer avec lancis de motion : ensuite de quoi on fait les enduits. Chaque toise superficielle de cette nature d'Ouvrage est comptée pour moitié de légers, compris les enlevemens des gravois. Le détail suivant en indiquera les dévelopemens. Renformis simples . . . -— > -, ç Lancis de moilon / . . I^Si ou l8 pieds; Gobtage & Crépis . . . | ? , } Enduits....... .<— 5 * v 30. Quoique les enduits soient ici comptés au ~ il ne s'en- suit pas qu'il faille les compter par-tout de même. Par exem- ple , ii iur un mur ou ailleurs il y avoit gobtage & enduit , ce qui se fait en forçant le gobtage , les enduits seraient comptés comme les crépis au l€. 4°. Si sur un vieux murles'anciëns crépis & enduits sont tota- lement détruits jusqu'au parement apparent du moilon , les nou- veaux crépis enduits seront comptés au 4- de légers , c'est-à dire, trois tpises pour une, soit qu'il y ait Renformis simple ou non, le temps du hachement & l'enlèvement des gravois en tenant lieu : mais s'il y avoit Renformis avec lancis de moilon , il se cpmpte- roit à moitié de légers , comme dit-est ci-dessus. , 5 °. Si contre un vieux mur ou mur neuf dont les moilons appa- rens forment le parement, & où il n'y a aucune dégradation de joints , on fait des crépis & enduits , ils sont comptés au quart de légers Ouvrages. Toutes ces sortes d'Ouvrages se font sur les murs intérieurs où il n'y a qu'un échaffaud , comme sur les murs de refend, ceux au derrière des cheminées & en dehors sur les murs de clôture ; mais lorsqu'ils se font sur des murs ou pans de bois en élévation , comme murs de pignon, murs & pans de bois de face , avec plu- iieurs échaffauds , on les distingue sous le nom de Ravalemens. 6°. Ces mêmes Ouvrages ci-ds/ssus faits en mortier de chaqjc .& sable se toisent & se comptent de même , le prix du plâtre & du mortier étant à Pans à peu près le même. Il y,a cependant des Toiseurs qui comptent ces sortes de crépis en mortier à toise su- persicielle , & y mettent un prix convenable. Us agissent de mê- me pour les crépis mouchetés qu'on fait pour l'ornement des fa- çades des maisons. Cela dépend de la connoissance & de l'intelr- ligence ; car aux environs de Paris il y a des endroits où le plâtre est très-cher , & le mortier beaucoup moins , & dans d'autres lf plâtre y est à meilleur marché qu'à Paris, & le mortier extrême- ment cher. Ainsi hors de Paris on peut sans déroger aux usages , les compter à toise superficielle, en y mettant un prix proportion- né à la valeur des matières.
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    Des Renformxs etRavàlemens. iii Les murs d'appui ou parapets, sont toises leur lon- gueur seulement, c'esl-à-dire , toise courante ou bout- avant ; mais l'on fait ordinairement un prix particulier pour ces sortes de murs. Les Ravàlemens faits contre les vieux murs de face par dehors, si' l'on est obligé d'y faire des échafFauds, sont comptés à trois toises pour une, & sans échafFauds ils (ont comptés à quatre toises pour une : l'on rabat tou- tes les bayes des croisées dont les tableaux ne sont point enduits ; mais quand ils sont enduits, on les compte com- me pleines. 'Si dans ces Ravàlemens l'on refait à neuf les plin- tes, entablemens & autres moulures, elles sont comptées a part, outre lesdits Ravàlemens ; mais Ton rabat la place desdits entablemens, plintes, &c. (4.J) (45) Le détail des Ravàlemens dont %il est ici parlé, est trop abrégé & copié d'après les Anciens , mais depuis on a beaucoup augmenté. Nous allons endistinguer les différentes sortes, & en donner le toisé tel que nous le pratiquons aujourd'hui. ■ Il y a des Ravàlemens simples & ordinaires, & des Ravàle- mens entiers & mixtes. Les Ravàlemens simples & ordinaires sont ceux qui se font Ji'r les mur? de refend , de sace , de clôture , &c. à meiure qu'on «es élevé ; ce sont les crépis & enduits ordinaires , qu'on se contente d'indiquer par ce mot ravalé d'un ou de deux côtés , pour les distinguer des murs de moilon apparent. Ces Ravàle- mens sont compris dans le prix des murs. _ Sous ce nom on entend encore les crépis & enduits faits sur *ieux murs , soit dans l'intérieur des maisons , soit en dehors , j°riqu'il n'y a qu'un échaffaud ou deux. Dans ce cas, ces Rava- jstnens se comptent au y de légers Ouvrages, soit qu'il y ait "■enformis ou non ; mais il faut que les échafFauds aient été faits exprès , & qu'il y ait eu dégradation des anciens crépis & enle- vaient de gravois, sinon ils seront comptés au quart, comme Crepis & enduits. Les Ravàlemens entiers & mixtes sont ceux que l'on fait avec PJusieurs étages d'échaftauds , lorsque la superfàcie extérieure y Un mur ou d'un pan de bois est endommagée, & que le corps du mur ou pan de bois est bon. Ces Ravàlemens se comptent dif- *eremment suivant l'ouvrage qu'on y a fait. ,*". Si les anciennes saillies d'Architefture & les anciens fa- naux de croisées sont conservés, ces Ravàlemens se comptent
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    ii2 Architecture Pratique, toisepour toise de légers Ouvrages , tout vuide quelconque t&* battu , & se payent de même; en ce compris i'échaffaudage & enlèvement des gravois. 20. Si le tout esl détruit & qu'on refasse en entier les entable- mens, plintes & tableaux dés croilées seulement, ibit qu'on les agrandisse ou qu'on les retréchTe, le toisé s'en fait hauteur sur longueur, tant plein que vuide, sans rien rabattre pour les saillies , au contraire de ce que dit M. Builét, & chaque toise superficiel- le estestimée moitié de légers Ouvrages & non au tiers. On compte ensuite les entablemens, plintes & autres orne- mens d'Architecture, comme en mur neuf, tel qu'il sera expli- qué dans le chapitre des Moulures» Si dans ces Ravalemsns ilse trouve de la pierre dure ou ten- dre qu'il faille retondre , on n'en fait aucune distinéîion. Il se fait encore fort souvent des Ravalemens en pierre de taille, lorsque des murs de face sont noircis par le temps , tels qu'on en voit à Paris aux faces exposées au nord. On fait reton- dre au vif ces façades , repasser les moulures d'Architecture au répoussbir, dégrader tin peu les joints & les remplir de badigeon. Ces Ravalemens se toilent à toise superficielle , que Ton estime un prix proportionné au» travail Si c'est un pan de bois, le lattis & recouvrement se compte de même qu'aux murs, & on larde des clous dans les bois ; mais le Bourgeois paye à part les clous & non l'emploi. On ravale encore de grands murs mitoyens , de clôture , de pignon, &c. ils se comptent aussi à moitié de légers Ouvrages , compris échaffaudage , dégradation des anciens crépis & enlève- ment des gravois. Mais û l'ancien parement étoit de moilon , & qu'il n'y eut point d'anciens crépis, ils ne se comptent qu'au de légers Ouvrages, compris échaffauds. II est dit dans la Coutume que les crépis & enduits faits contre les vieux murs, sont comptés à six toises pour une ; mais comme il y a apparence que l'on a entendu que c'étoit de six toises l'une des mêmes murs, c'est-à- dire, de gros Ouvrages ; par l'usage l'on amis ces cré- pis & enduits à quatre toises pour une de légers Ouvra- ges. (46) (46) C'est l'article 119. que nous avons ci-devant expliqu* page 108. Ceux gui ont entendu que c'étoit de six toifes l'une des gros Ouvrages . éto;ent gens peu versés en Bâtiment & dans s°rt ancien usage. On doit entendre que les crépis & enduits dont parle la Coutume se failbient avec le même plâtre, & ne' Ie comptoien*
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    DesMurs. 113 Stomptoient qu'ausixiéme. Depuis ce temps on les a faits avec deux différens plâtres & en trois temps, savoir, le gobtage , le crépis & l'enduit ; le crépis est un plâtre passé d'abord au panier , ensuite au sas ; ce qui reste dans le sas s'appelLe du crépis ; ce qui en sort est un plâtre fin avec lequel on fait les enduits & les gob- tages. Le temps a introduit l'usage de compter les crépis & en- duits faits de cette façon à quatre toises pour une de légers. Quand on joint un mur neuf contre un autre mur déjà fait, il faut faire des tranchées & arrachemens dans l'an- cien mur pour faire iiaison des deux murs ; ces tranchées & arrachemens sont comptés à demi-pied pour chaque jonélion sur la hauteur. DES MURS. I'On fait communément de trois manières de cons- j tructions de Murs, tant à l'égard de la pierre que du mortier ou du plâtre. La meilleure constru&ion est sans difficulté celle de pierre de taille, avec mortier de chaux & sable. La moyenne conitrustion est celle qui est faite en partie de pierre de taille, & le reste de moilon avec mortier de chaux & sable. La moindre est celle qui est faite simplement de moi- lon avec mortier & plâtre. Il y en a encore une que l'on fait avec moilon & terre grasse pour les murs de clô- ture. Les Murs faits tout de pierre de taille sont pour les faces des grands bâtimens ; & l'on doit mettre celle qui est dure par bas aux premières assises, au moins jusqu à la hauteur de six pieds. L'on en met aux appuis -, aux chaînes sous poutres, aux jambes boutisses, & le reste est de pierre de saint Leu pour la meilleure. Ceux qui ne peuvent pas en avoir, Smploient de la pierre de lambourde, qui se trouve aux H
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    ii4 Architecture Pratique. environsde Paris .-mais cette pierre n'approche ni ea beauté ni en bonté celle de saint Leu. Ces Murs doivent être construits avec bon mortier & point du tout de plâtre, par la railbn qui sera dite ci-après; ce mortier doit être fait d'un tiers de bonne chaux, &C les deux tiers de sable de rivière ou de sable équivalent, comme il s'en trouve au Fauxbourg saint Germain , & en d'autres endroits où il est presque aussî bon que celui de rivière .-après la chaux éteinte, ce mortier doit être fait avec le moins d'eau qu'on pourra. L'on fait les joints de la pierre dure avec mortier de chaux & grais, & ceux de la pierre tendre avec mortier de badijon, qui est de la même pierre cassee avec un peu de plâtre. Les Murs de faces des maisonsque l'on veut faire so- lides, doivent avoir au moins deux pieds d'épahTeur par bas, sur la retraite dès premières assises : on leur donne quelquefois moins d'épaisfeur pour épargner ladépense, mais ils n'en sont pas si bons; il faut qu'un Mur ait une épaisieur proportionnée à la portée qu'il a ; il est néces- saire de donner un peu de talus, ou fruit par dehors en élevant les Murs ; ce fruit doit être au moins de 3 lignes par'toise. Il saut outre cela saire une retraite par dehors sur chaque plinte, d'un pouce pour chaque étage, en sorte qu'un Mur qui aura deux pieds par bas sur la retrai- te, s'il a trois étages qui fanent ensemble par exemple 7 toises, il se trouvera à peu près 2.0 pouces sous l'enta- blement; car il saut que les Murs de saces soient élevés à plomb par-dedans œuvre : il y en a même qui leur don- nent un peu de surplomb , & qui laissent des retraites à proportion en dedans sur les planchers. Les Murs de moyenne- construction dont on se sert pour les saces des maisons bourgeoises; & pour les Murs de resend & mitoyens des bâtimens considérables, sont saits partie de pierre, de taille, & partie de moilon ; les meilleurs sont consiants avec mortier de chaux & de sable ; ceux qui sont consiruits avec plâtre ne valent pas grand'chose , parceque le plâtre reçoit l'impression de
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    Des M uk s. it^ l'air , & qu'il s'ensse ou diminue à proportion que .l'air est humide ou sec : ce qui fait corrompre les'murs qui en sont construks. .Aux Murs dp saces faits de cette manière l'on met deux assilés de pierre de taille.dure par bas, & l'on met de la même pierre aux encoignures &c piédroits jusqu'à la hauteur de lix pieds ; l'on en met aussi aux jambes sous poutre en toute leur hauteur.,, ou.au moins l'on met des corbeaux de pierre dure aux étages fupérieurs : l'on en fait aussi lès appuis des croisées , & les îeuils des portes > & le relie desdnes encoignures, piédroits, &les plat- tes- bandes des croisées , sont de pierre de taille, tendre,- comme aussi les plintes & entablemens : le reste est de îïïôilon piqué par assises ; il faut au moins qu'il soit as-r semillée,c'ess> à-dire , équarri, & que le bouzin en soiç Qté ; Ton crépit lesdits Murs par dehors entre les chaî- nes, piédroits & encoignures, avec'mortier de chaux & iable de rivière ^ & on les enduit par dedans avec plâtre. On donne à ces Murs deux-pieds d'épailleur aù-dessus de la retraite, & ils sont élevés avec fruit & retraité) comme ci-devant. a Aux Murs de .resend de cette construétion l'on met Une assile de pierre dure aurez de chaussée, &.l'on sait les piédroits & plattes-bandés des portes & autres ou- vertures , de pierre de .taille, & le reste est de moilpn façonné de mortier comme ci-deyant. L'on enduit les- dits Murs des deux côtés-avec-plâtre , & l'on donne vingt pouces au moins d'épaisseur aux Murs de refend dans les grands 'bâtimens, & dix-huit pouces dans les Moindres-/ Je sçais bien qu'il s'en fait beaucoup ausquels ^n ne donne qu'un pied d épaisseur : mais ils ne peuvent pas être approuvés par gens qui se connoissient en sblidi- *e, à moins qu'ils ne soient faits de parpins de pierre de saille ; car c'est une très-mauvaise cohstru£tion que de saire ces Murs de peu d'épaisseur avec du plâtre, &c ^est ce qui cause presque toujours la ruine des maisons. Vn élevé ordinairement les Murs de resend à plomb Hij
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    né Architecture Pratique. surchaque étage ; mais on peut laisfer un demi-pouce de retraite de chaque côté sur chacun des planchers : celât diminuera un pouce d'épaisseur à chaque étage : & l'ou- vrage en sera meilleur. L'on ne peut point encore ap- prouver pour quelque prétexte que ce soit les linteaux de bois que l'on met au-dessus des portes & des croisées, au lieu de plattes-bandes de pierre ; car l'expérience fait asfez connoître que la perte des maisons vient de cette erreur, pareeque le bois pourrit, & ce qui est des* sus doit tomber. Si l'on examinoit bien la différence qu'il y a du goût de l'un à l'autre, l'on ne balanceroit pas à prendre le parti le plus sur. (47) (47).Dans les Murs consiants en moilon , on peut mettre des linteaux de bois sans danger ;.mais il faut observer de poser de champ & en décharge le premier rang de moilon , & qu'il porte à sec sur le bois sans plâtre ni mortier, & lui donner un peu de bombement. ' Mais ceux qui conflruisent eii pierre de taille des Murs de faces sont répréhensible de mettre des linteaux; ces linteaux, comme le dit fort bien M. Bullet , pourrissent, & jettent les Propriétaires dans une réparation qu'ils auroïent pu éviter. ; Si un Bâtiment est isolé , & qu'on appréhende que la poUs- sée de toutes les platte-fcandes> de croisées d'un Mur de face ne fasse, trop d'efset, il faut faire les claveaux en. crossettes inté- rieures d'un pouce seulement. Quel que soit le yuide d'une croisée ,'il en dédommagera bien l'Entrepreneur. Ou bien si le Mur est de foible épaisseur y il faut faire traverser une platte- bandede fer à moufles romaines entaillée dans les asïïses , &• la retenir par les deux bouts avec deux ancres aussi de fer. Les fondemens des Murs de faces;, de refend, &c. doivent être assis & posés sur la terre ferme; il faut prendre garde qu'elle n'ait point été remuée ; l'aire sur laquelle les Murs seront assis doit être bien dresfée de niveau, & l'on met les premières assiles à sec ; ces assises seront des libagès ou des plus gros moilons pour faire de bon ouvrage. L'on doit mettre une assise de pierre de taille dure au rez de chaussée des caves ; l'on met aussî des chaînes de pierre de taille sous la naissance des arcs que l'on fait pour les voûtes des caves ; les jambages #
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    Des Murs. îiffoîâttes-bandesdes portes, & les soupiraux doivent auslï être de pierre de taille, & le reste de moilon piqué i le tout maçonné avec mortier de chaux & sable, & point du tout de plâtre , par la raison qui a été dire. Tous les Murs de fouiiemens doivent avoir plus d'épaisseur que ceux du rez de chaussée, pour avoir des empate- mens convenables, principalement les Murs de faces ausquels il faut au moins quatre pouces d'empâtement par dehors, & deux pouces par dedans » ensorte qu'un Mur de face doit avoir au moins slx pouces de plus dans le fondement qu'au rez de chaussée , sans compter îe talus qui ert dans terre. Pour les Murs de refend , il faut seulement qu'ils aient d-eux pouces de retraite de chaque côté, & ainsi quatre pouces plus dans la fondation <|u'au rez de chaussée. Toifé des Murs de Faces.. TOus les Murs de Faces ,.de quelque manière qulls soient faits, sGnt toisés leur longueur sur leur hau- teur , sans rabattre aucunes bayes quand elles sont gar- nies d'appuis & de seuils, à moins que ce ne soit dans des cas dont il sera parlé ci-après. Et quand les Murs ont des retours, on compte la moitié de leur épais- seur à chaque retour , & on ra- bat l'épaissêur entière desdits Murs , en toisànt les retours,» CommesilalongueurduMaresl. AB , on ajoute à la longueur A B la moitié de l'épaissêur BC ;, ^ & quand on toise le retour BE * on rabat l'épaissêur. entière BD. (4,8) H ")
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    118 Architecture Pratique. (48)JDDITIONS POUR SERVIR DÈt Préliminaires au toisédes Murs de Faces, Première Addition. Des Bayes. AVant d'entrer en matière sur le Toisédes Murs de Faces , jet crois devoir traiter à fond du vuide des Bayes de croisées ou portes; & je parlerai ensuite des demi-faces. J'examinerai , i'. Dans quel cas elles doivent passer pleines . dans les Murs. %° Dans quel cas elles doivent être déduites entièrement ou en partie. On appelle Bayes ou Bées , l'ouverture ou vuide d'une porte ou d'une croisée, dans un Mur quelconque, cloison ou pan de bois, Ces Bayes sont fermées diffère minent, par le haut. Les plus solides, sur tout dans les Murs construits en pierre de taille , sont fermées avec des clausoirs de même pierre. Les Unes sont en plattes-bandes droites ou bombées , d'autres sont en plein cintre ; & ensin d'autres sont en cintre surbaissé , qu'on nomme vulgairement anse de -panier. Les plus communes sont fermées avec des linteaux de bois qu'on recouvre déplâtre. Ces dernières sont sur-tout employées dans les Murs construits en moilon. Dans les pays où la pierre de taille est commune & à bon compte , on ferme les Bayes de portes & de croisées d'une seule pierre ; & les assises au-dessus sont en coupe & en décharge ou «osserte, mais cachée , les joints paroissant à plomb' d'un côtéa & en coupe de l'autre. ; Les Bayes cintrées en plein ceintreouen anse de panier sont comptées pleines , en ce qui est du cintre 3 à commencer de sa ' naissanceendescendant. Aux Bayes fermées avec plattes-bandes droites ou bombées, s'il y a déduction , on rabat toute l'épais- seur du Mur en contrebas de la haureur de la Baye, à partir d'après la naissance du bombement : c'est-à-dire, qu'une Baye de croisée dans un Mur de 14 pouces qui aura 9 pieds de haut, ne sera comptée que sur 7 pieds lors de son dévelopement , parceque les deux pieds en sus seront pour la plus valeur de la platte-bande ; ou plutôt au lieu de la demi-face légitiraemenc due, on compte la face entière, pour dédommager l'Entrepreneur de la perte de pierre , sujétion , pose & appareil des claveaux , qui fort souvent sont en voussure en dedans, pour peu que. les
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    Des Murs. 119 plancherssoient élevés, & pour le dédommager encore des jceintres en charpenterie qu'il est tenu de faire. On distingue dans le toisé aux Us Se Coutumes trois sortes de Bayes, les petites .les moyennes ordinaires , & les grandes qui comprennent aussi les moyennes extraordinaires. Les petites Bayes sont les soupiraux des caves , les petites ouvertures qui éclairent ou qui donnent de l'air aux souterrains , les petites portes & croisées pour les petits cabinets , les lucar- nes de maçonnerie , les portes des caves ou ailleurs, dans les Murs d'une grande épaisieur , &c. En un mot toutes ouvertures dont la supersicie du vuide eft égale ou insérieure à la- moitié de la supersicie dévelopée de tout le pourtour intérieur du mur, suivant [on êpaifseur. Les Bayes moyennes ordinaires sont celles des croisées dans un Mur de face, les portes des appartemens , &c. en un mot toutes bayes dont la supersicie du ■vuide extérieur est plus grande aue la supersicie du pourtour intérieur total, sait par la moitié de l'épaisseur du Mur. Enfin , les grandes Bayes sont les ouvertures de portes co- cheres , de remises, angars, boutiques & ouvroirs. Les Bayes moyennes extraordinaires sont les portes bâtardes, les Bayes, de portes des Appartemens d'honneur , les croisées des Pavil- lons saillans qui sont différentes & plus grandes que les autres» Toutes ces Bayes sont faites dans les Murs de faces & de refen& en pierre de taille ou en moilon. Nous parlerons sur la fin de cette Addition des Bayes en pans de bois & cloisons» Principes généraux du toisé des Bayes aux Us & CsûtUr. mes de Paris. Règle Générale. T? N toute Baye qui est comptée pleine en Mur de quel- JL... que nature qu'il soit, il ne sera point compté de feuillure, ai aucun scellement quelconque dans l'intérieur des embrasemens pour- pattes /crampons , gonds, gâches, solin , solement de croisées, pas même de scellement des traverses de fer qu'on-- mettoit anciennement , ni percement de trous pour loger les traverses de sureté , soit qu'elles soient de bois ou de ser , lç défaut de la matière compensant tous ces travaux. PREMIER PRINCIPE. ^ Toute Baye dont la supersicie du vuide extérieur eft égale ou eft 'insérieure, à, la- moitié de la supersicie dévelopée de tout le pourtour II iv
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    no Architecture Pratique.intérieurdu Mur suîvan-t fon epaisseur , efi toifée pleine , aux con% ditions portées par la Règle Générale ci - désiles. De ee nombre scnt les petites Bayes. SECOND PRINCIPE. Mais si cette supersicie esi superieure à celle du dévelopement des tableaux, comme d'un |-, i, -|, §■, ch qui resiera fera ce qu'il saudra déduire pour le vuide de la Baye ; alors les fcellemens & seuillures feront comptées. De ce nombre sont les grandes Baye» de portes cocheres , portes bâtardes , &c. Les épaisseurs des Murs contribuent beaucoup à cette distinç- tion. Ces principes établis ne sont pas fans exception , parceque toutes les Bayes ne sont pas égales , niies Murs de mêmecons- truéîion & de même épaisseur. Lorsqu'il s'agit de Murs conf- truits en moilon, il y a peu de disficulté. Mais avant que d'assu- rer ce qu'il convient déduire d'une Baye , il faut saire les obser» rations suivantes sur la pierre de taille, & les appliquer à nos deux principes. Première Ohsirvatiort. Si la Baye en pierre de taille est fermée par haut avec cla- veaux en plein cintre ou en anse de panier , & appuis par bas , au lieu de prendre le pourtour sur quatre côtés, on ne l'e prendra que sur trois , pareeque ce vuide est toujours, suivant nos usages , compté plein, & on doit le sous-entendre tel. Exemple. Supposons une Baye de 9 pieds de haut & de 4 pieds de large en Mur de 18 pouces ,îa superficie sera 3.6 pieds. Le pourtour sur trois côtés sera de xi pieds, qui multipliés par 9 pouecs , moitié de l'épaisseur du Mur , donnera au produit 16 pieds , qui seront moindres que 36 pieds , superficie extérieu- re du vuide. Alors cette Baye est dans le cas du fécond principe: il sera rabattu de son vuide 19 pieds s , & les feuillures & scellemens seront comptés. Cette même Baye étant en Mur de 41 pouces d'épaisseur ,1a superficie du pourtour sera de 38 pieds ^,qui est superieure à 36, superficie extérieure du vuide. Alors cette Baye est dans le cas du premier principe, & sera comptée pleine, aux conditions portées par la Régie générale. Seconde Obsezvaùon. Si la Baye en pierre de taille est fermée par le haut en platte- bande droite ou bombée , avec voussure en dedans ou non , ÔÇ, appui par bas ; après avoir pris les trois côtés , & les avoir hiuIt
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    Des Murs. ih tîpliéspar la moitié de 1 epaisseur du Mur , on y ajoutera la fer- rneture du haut, qui sera multipliée sa longueur en dans oeu- vre des tableaux par l'épaisseur entière du Mur , de laquelle épaisseur est tenu compte de l'autre moitié , pour dédommager l'Entrepreneur des claveaux , sommiers , clefs , voussures , &c, qui demandent un soin Se une perte de matériaux plus qu'ordi- dinaire. Même exemple en mur de 18 pouces. La superficie du pourtour de cette Baye prise sur trois faces par la moitié de l'épaisseur du Mur , sera de 16 pieds ~, La platte.bamde de 4 pieds sur 18 pouces sera de 6 pieds, fai_ sant les deux sommes ensemble ix pieds | : alors cette Baye est dans le cas du sécond principe. 11 sera rabattu de son vuide 13 pieds { , les feuillures & scellemens seront comptés. Cette même Baye étant en Mur de 56 pouces d'épaisseur , 'la superficie du pourtour sera de 45 pieds , qui est supérieure à 36 , superficie extérieure du vuide ; alors cette Baye est dans le cas du premier principe. Elle sera comptée pleine , aux condi- tions de la Règle Générale. Troïsième Obfervaùon. Si la Baye en pierre de taille est fermée par haut avec des linteaux de bois recouverts ou non , avec appui par bas, en faisant les développcmens ci-dessus , on comprendra dans la hauteur delà supersicie extérieure l'épaisseur des linteaux , & lç développement des tableaux se prendra sur trois côtés du des_ sous desdits linteaux en dans-œuvre. Si les linteaux sont re- couverts en plâtre , on les pourtourndta en dans-œuvre des ta- bleaux, Se ils seront comptés à moitié de légers Ouvrages, Se non au tiers, non compris la feuillure , s'il y en a , qui sera comp- tée en sus. Même exemple en mur de 18 pouces. Supputons que les linteaux ont 1 pied de haut , la superficie <lu vuide sera de 40 pieds. Le développement des tableaux sur trois faces sera de 16 pieds ~ : alors cette Baye -est dans le cas du sécond principe. Il sera rabattu de son vuide i: pieds s-. Cette même Baye étant en mut de plus forte épaisseur, ne peut jamais tomber dans le cas des Bayes pleines , pareequ'il y banque une des conditions essentielles , qui est la clôture du des- stls , comme nous allons voir dans l'Obsetvation suivante. Quatrième Observaùon. _ Une Baye quelconque ne peut être comptée pleine , qu'il s'y ait seuil ou appui & linteaux recouverts, lorsque le mur est *R moilon ? Si clayeaux lorsqu'il est de pierre de taille. S'il n'y a *
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    Aï'i Architecture Pratique. nil'un ni l'autre , il faut avant défaire le développement des piédroits ou tableaux , commencer par déduire ce qu'il convient pour l'un ou pour l'autre , ou l'un & l'autre : ensuite on fera le dévelopement des tableaux ou piédroits. Si ce dévelope- ment cst moindre que le restant de la superficie du vuide ex- térieur de la Baye , la différence de l'un à l'autre sera déduite & ajoutée à la première déduélion ; s'il eïr, supérieur , il passera pour ce reliant. Premier Exemple, ou l'appui manque en Mur de 18 pouces. Dans l'exemple proposé , où nous supposons manque d'appui , il faut commencer par déduire le quart de la superficie du vuide extérieur qui sera 9 pieds , lesquels ajoutés à 13 pieds s de l'exem- ple de la séconde Observation , font n pieds £ qu'il faut déduire pour le vuide de la Baye, Second Exemple, oit Un y a ni appui ni claveaux, mais des lin- teaux., en Mur de ï8 pouces. La superficie de la Baye étant de 40 pieds , le défaut d'appui & de claveaux font ensemble 20 pieds qu'il faut commencer à déduire. Le dévelopement des deux piédroits est de ' 13 pieds ~ qu'il faut ôter des autres 10 pieds ; reste 6 pieds £- , qui , joints aux premiers zo pieds , font ensemble x6 pieds i qu'il faut dédui- re pour le vuide de la Baye. En Mur de 36 pouces. Mais cette Baye étant en mur de 36 pouces, le dévelopemenc Ats tableaux sera de 17 pieds ,'lesquels serviront pour le restant du vuide , sans égard à son excédent. Dijlinalon des Bayes. '• Les Bayes se distinguent de trois disférentes façons , par jap' pott aux Muis dans lesquels elles sont faites. Bayes en Murs construits en pierre de taille , soit de pierre du^ ou de pierre tendre. - i°. Bandées en pierre par le haut, avec appui ou seuil. z°. Idem sans appui ou seuil.
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    Des Murs. 113 3°.Fermées par haut avec linteaux de bois, avec appui on seuil. : 40. Idem sans appui ou seuiL Bayes en Murs construits en moilon. '*• Bandées par haut avec moilon en décharge , avec appui ou seuil. *•> Fermées avec linteaux de bois ayant appui ou seuil. 3°. Idem sans appui ou seuil. Enfin Bayes en cloisons de charpente , & pans de bois re- couverts ou non. Il se trouve encore dans les Murs construits en moilon, des «ayes dont les piédroits & fermetures sont de pierre de taille. *Jn dévelope ces Bayes comme nous avons dit ci-dessus , & elles se comptent comme Murs en moilon : ensuite on toise OjUarrément cette Baye en pierre , en ce qu'elle contient exté- rieurement , Se on y fait le même dévelopement & la même deduftion : ce qui reste est compté en plus valeur de pierre de "taille sur moilon , en distinguant û c'est pierre dure ou pierre tendre. Mais comme dans toutes les Bayes , il arrive très-souvent que n'y ayant point de seuil ou appui , il faut déduire une partie du vuide de la Baye , & apprécier un seuil ou appui qui efl; plus cher que la partie qui a été déduite; nous établirons les deux seuls cas qui arrivent. Le premier : Si la supersicie du vuide de la Baye ess égale ou surpajje en nombre [on pourtour , on déduira le quart de la suver- sicie pour la valeur du feuil ou appui. Le sécond : Si la fuperficie du vuide efl inférieure en nombre a sin pourtour , on prendra le quart du pourtour pour la valeur, 4u feuil ou appui. Premier Exemple qui sert de sondement aux deux autres. Soit une Baye de croisée sans appui de 4 pieds sur tout sens : la superficie du vuide 16 efl; égale à son pourtour 16 : alors la largeur de cette Baye 4 esl la quatrième partie de l'un ou de 1 autre : il est donc indissérent de les distinguer : il suffit de ra- battre 4 pieds superficiels pour le défaut du seuil. • Second Exemple. Soit une Baye de porte sans seuil de neuf pieds de haut, 4 pieds de large , la superficie du vuide sera 36 pieds, tk Ion pourtour 26. En ce cas il faudra déduire le quart de la superficie , pareeque le pourtour 2.6 est à la supersi- Cie 3.6 » en même raison que le quart du pourtour 5 -^ est au - «e la supersicie 9. . Troisiéme Exemple. Soit une Baye de croisée de 4 pieds de
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    Ï14 Architecture Pratique.Hautsur 5 pieds de large , la superfîcie du vuide sera n & sort pourtour 14. Alors il faudra déduire le quart du pourtour, par- ceque la superfîcie nestau pourtour 14, en même raison que le quart de la superfîcie 3 est au quart du pourtour 3 £. Ce qu'on petit réduire plus Amplement.,Si la superfîcie d'une ïaye est supérieure en nombre à celui du pourtour, on prendra le quart de cette superfîcie pour le défaut du seuil ou appui. Mais si le pourtour est supérieur en nombre à la superfîcie , on prendra le quart du pourtour. Ou encore plus Amplement : Prendre le quart du nombre le plus fort. Evaluation d'un feuil ou appui. Avant de compter en plus valeur sur moilon ou pierre ten- dre (car en pierre dure il ne peut y en avoir) un seuil ou appui, il faut examiner si sa valeur est supérieure à celle de ce qui a été déduit pour le défaut du seuil ; alors l'excédent de cette va- leur sera compté : mais si. elle est égale ou inférieure , il ne sera rien compté. Exemple. Soit le sécond exemple ci-dessus, où nous avons trouvé qu'il falloit déduire 9 pieds pour le défaut du seuil. i°. Supposons que le Mur soit construit en moilon & estimé *4 livres la toise , ces 9 pieds vaudront 6 livres. Supposons en- core que la valeur intrinseque de l'appui soit de 10 livres ; dans ce cas il revient à l'Entrepreneur 4 livres pour la plus valeur de son appui. z9. Supposons que le Mur soit construit en Saint ^eu , & estimé 60 livres la toise, ces 9 pieds vaudront i<j livres, qui ex- céderont la valeur de l'appui, & par conséquent il n'est point dû de plus valeur. Ces plus valeurs de seuils ou appuis ont été inconnus dans • les anciens usages ; quelque recherche que j'aie faite , je n'en ai trouvé aucun vestige ; mais depuis quelque tems on les a imaginés, à cause de la chereté de la pierre. Cependant nos Toiseurs rigides ont bien de la peine à s'y rendre. Ils objectent que tel que soit un seuil, sa valeur est toujours moindre que la matière qui auroit entré pour remplir partie de la Baye , même en moilon ; que le dévelopement de leurs piédroits n'est qu'un privilège emprunté de la pierre dure, & non une réalité; que c'estpour cette raison que nos Anciens n'ont point compté ni admis de plus valeur de seuil ou appui, & que pour compter une Baye pleine, une chose entr'autres y étoit né- cesTaire, savoir un seuil ou appui, sans distin&ion de qualité de matière. D'autres leur répliquent que les seuils ou appuis étoient de la même matière dont la Baye étok construite, & qu'un se«u
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    DesMurs. iiçde pierredure étant de différente matière que le moilon & plus cher , il appartient de droit une plus valeur. Ceux qui suivent le systême que j'aiproposé, disent que dans des Murs de certaine épaisseur, le dévelopement des tableaux rerhplissant presque le vuide de la Baye, le peu qui reste n'est pas capable de remplir la valeur du seuil ou appui, & quec'est sette plus valeur qu'on demande. Autres Bayes. 11 le trouve encore des Bayes dont le haut est en platte- bande , & qui n'ont qu'un piédroit sans seuil. Il faut de la su- perficie du vuide ôter la moitié de celle du piédroit & toute celle de la platte-bande , le restant sera ce qu'il faudra déduire pour le vuide de cette Baye. Exemple. Dans un Mur de refend de 14 pouces , soit une Baye de 10 pieds de haut sur 5 pieds de large : sa superficie est 50 : le piédroit dé 10 pieds de haut sur 2 pieds de large , pro- duit zo pieds , dont moitié est 10 pieds : la platte-bande 4 pieds sur z pieds produit 8 pieds , qui joints à 10 pieds en font 18, lesquels étant ôtés de 50 pieds, il reste 31 pieds à dé- ssiiire pour le vuide de cette Baye ; après quoi l'on comptera les feuillures & scellemens s'il y en a. »- Aux Bayes de cette nature, si au lieu de platte-bande avec fclaveaux, il y a un linteau , & que l'autre piédroit soit wn po- teau , l'un & l'autre recouvert en plâtre ou non , & qu'il y air seuil par bas , on pourtournera le seuil & le piédroit jusque sous les linteaux , dont on prendra moitié , laquelle sera ôtéc de la superficie naturelle du vuide, 6k le reste sera ce qu'il faudra déduire : après quoi si les linteaux sont recouverts, ils seront toisés & pourtournés dans ce qu'ils sont & comptés à de légers Ouvrages. S'il y a feuillures & scellemens , ils seront Comptés pour leur valeur. Si dans un Mur de face il y a des croisées plus larges les hnes que les autres, elles doivent être dévelopées comme ci- devant. Aux Bayes de portes ou croisées où il n'y a point de feuil- lures, d'embrasement ni de scellemens, le vuide s'en déduira après le dévelopement' des tableaux,. de quelque çonstrucHon que soit le Mur: ■ ' ' Aux Bayes des croisées où il n'y a point de chassîs de me- liuiserie , & où on a mis & scellé des barreaux de fer dans les tableaux, la Baye est comptée pleine, & on ne compte point de scellement pour lesdits barreaux , en quelque quantité qu'ils Soient : mais s'il y a croisée de menuiserie & barreaux , lç sceliement de la croisée ne se compte pas, mais on évalue ce-
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    n6 Architecture Pratique. luides barreaux,. chacuns pour ce qu'ils sont. Si on fait en vieux Mur , ou bien en Mur neuf après coup ; «ne ouverture de porte ou croisée, elle sera toisée pleine & quarrément comme en Mur neuf, saufles dévelopemens dans les cas ci-deilus dits- La hauteur s'en prendra 6 pouces au-dessus des linteaux , jusque & compris 3 pouces audessous du seuil ou appui, & la largeur s'en prendra 6 pouces d'après.les embrasemens de chaque côté & en dedans. Si elle est bandée avec claveaux , sa hauteur s'en prendra 6 pouces d'après le plus haut claveau , si la partie n'est pas visible : mais "1 elle l'eist, on compensera cette hauteur. Ces articles sont employés dans les Mémoires sous le nom de Mur en percement, ausquels Murs on met des prix relatifs à l'ouvrage & à sa qualité. Quand dans un vieux Mur on agrandit une Baye de porte ou croisée , & qu'elle est attaquée des quatre côtés, on la toisè de même ; mais on déduit le vuide de l'ancienne Baye Si cette Bayé n'est pas attaquée de tous les côtés ', on toise seulement ce qui est fait & on le compte pour sa valeur. JBayçs de portes & croisées en cloisons & sans de lois,. M. Bullet nous 2pprend qu'aux Bayes de portes & croisées' qui se trouvent dans les cloisons qui sont feuillées & recouver- tes de plâtre , il en faut déduire moitié de la superficie du vuide,' sans aucun dévelopement, bien entendu qu'il y aura appui de plâtre aux croisées & que l'aire servira pour seuil. Aux croisées en pans de bois où il y a appui de pierre ,8ç dont l'appui de bois n'a point été recouvert, il convient déduire une partie du vuide de la Baye , comme nous Talions dire, & compter l'appui pour sa valeur. Pour connoître cette partie qu'il convient déduire, il faut, rabattre une partie de la superficie de la moitié du vuide res- tant en même raison que la largeur de la Baye est à.son pourj tour. Soit donné pour exemple une croisée de 7 pieds de haut sur 4 pieds de large. Sa supersicie sera 18 & son pourtour ^z» Il faut faire cette proportion. Comme le pourtour de,1a Baye . . . . z%-—.. A la moitié de la superficie ...... 14 Ainsi la largeur de là Baye ...'... 4 A la partie de la superficie à déduire s=s X . * -f: ou £ =S Ces 2 pieds | ajoutés à la moitié de la superficie 14 portée dans M. Bullet, donneront 16 pieds £ qu'il convient déduire pour le vuide.
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    D ES MU K S. iz-j Il en sera de même pour le linteau s'il n'eft pas recouvert, 8c de même pour les huisseries. Ensuite on comptera l'appui pour sa valeur , les solemens & raccordemens s'il y en a : car il n'y a point de scellemens en poteaux de bois. Ce principe servira encore pour les Bayes de portes en pans de bois & cloisons qui n'ont point de seuils , & à toutes au- tres Bayes en cloisons, dont les linteaux ou tableaux, ou par- tie d'iceux n'ont point été recouverts. Aux Bayes en cloisons où il n'y a point de seuillures , mais dont les tableaux sont recouverts , le vuide total en sera déduit ; mais le recouvrement des tableaux sera compté à moitié de lé- gers , 6k non au tiers , à cause des arêtes & ceuillis des deux cô- tés. Des Feuillures. Les Feuillures se sont aux Bayes de portes & croisées pour recevoir la menuiserie : elles se distinguent en simples & en dou- bles. Les Feuillures simples, Fig. t. sont celles saites dans l'angle d'un tableau ou piédroit de Baye , Se fe comptent chaque pied cou- rant pour 6 pouces de légers Ouvrages , tant en plâtre qu'en moilon. Si ces Feuillures sont saites en pierre de taille, elles se comp- tent de même'chaque pied courant pour 6 pouces , & font ef- timées comme taille, en diftinguant la pierre dure & là pierre tendre. Les Feuillures doubles avec ernbrasement, Fig. s. se comptent chaque pied courant pour un pied de légers si le Mur eft en moilon, & pour taille fi le Mur eft en pierre , en diftinguant la pierre dure & la pierre tendre. *§9LJS*
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    ïiB Architecture Pratique» SecondeAiddition. Des Demi -saces. ET quand les Murs ont des retours , on compte la moitié dt leur épaisseur à chaque retour, &c. Nous n'admettons plus aujourd'hui les demi-faces aux retours des Murs , de quelque constru&ion qu'ils soient, parcequ'il n'y a point d'isolement total, & qu'il manque un parement à la jonction du Mur en retour. Les demi-faces sont admises dans le toisé aux Us & Coutu- mes de Paris j par un usage dont l'origine vient de ce qu;an- ciennement la valeur de la pierre dure, sa pose & son dé- chet équivaloient sa taille , & même encore aujourd'hui il en est à peu près de même. C'est la pierre dure qui a donné aux autres matériaux le privilège des demi-faces. Il saut nicejsairement trois ou quatre paremens , vus fur un isolement total, pour lès admettre & pour, jouir de ce privilège. ■ L'usage établi de temps immémorial^ fondé sur cette défini- tion , a été de pourtourner tous ces paremens & d'en prendre la moitié. Ce sont les termes de nos Auteurs. Nous ferons les observations convenables à ce sujet , à mesure que les objets se présenteront, sans sortir de nos principes. On voit ici parce que dit M. Bullet, & par l'exemple qu'il en donne, qu'on comptoit les demi-faces aux angles des Murs* Cela est si certain, qu'il en parle encore aux Contre-Murs dans les caves & aux Murs de clôture. C'est vraiement urt abus qui a été réformé & même détruit depuis ce temps- là par les railons suivantes. i°. Si du pourtour on prend la moitié , il resiera I'épaisseur xaturelle du Mur. z°. L'isolement n'esl point total, puisqu'il est appuyé sur un autre Mur. 3°. Enfin, il n'y a que deux paremens vus. Donc les de- mi-faces ne sont point dues dans cette partie, les conditions du principe qui les admet n'étant pas remplies. Premier Sentiment. Les Sénateurs de M. Bullet ne pouvant se refuser à ces raisons, se sont renfermés dans les Murs de pierre de taille, & ont dit qu'il étoit dû à l'Entrepreneur une plus valeur pour sévidement des angles , qu'ils ont estimés Être la valeur de la demi face ; ainsi dans leurs Mémoires ils comprennent cette demi-face sous le nom de plus valeur a"é~ yidement des angles. Second
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    , . vDh Murs. hj)Si cfe sentim'ent a lieu , il faut bien prendre garde si ces pier* les d'encoignure sont évidées ou non: ce qu'on connoîtra aisé>- frient à la tête des Murs , par l'épaisseur des Murs mêmes. Si elles sont évidées, & que cet évidement puisse être estimé la valeur de la moitié de l'épaisseur du Mur , alors il sera comp- te sous le nom dévidement d'angle^ & non de demi-face. Si lefc pierres sont en besace , il ne sera rien compté. Second Sentiment. D'autres fondés sur le principe établi en premier lieu , rejettent pleinement ce ser.timent ; & ils aiment mieux estimer à prix d'argent cet évidement qu'il est aisé de connoître , de voir & d'apprécier, que d'admettre un systêmè qui les expose à de nouveaux abus. Troïsiémc Sentiment. D'autres enfin plus rigides , "n'admettent aucun milieu. Us disent que dans l'estimation que l'on fait de la valeur des Murs ■, on compte en général un sixiéme ou un hui- tième , plus ou moins , pour déchet & perte de pierre; &que. ce sixiéme , plus ou moins , avec le privilège des demi-faces » est compris dans l'évidement des angles, soit qu'il y en ait eu non. Revenons à notre principe. Nous avons dit qu'il faut dans uïi isolement total voir au moins trois paremens pour compter, & admettre lès demi-faces d'un Mur quelconque ; savoir celui de la tête & ceux des deux côtés ; il est indifférent que ces trois paremens soient d'égale épaisseur. Dans la figure proposée , qui représente un retour d'angle, il n'y a que deux paramens , & par conséquent point de demi-face. Les fbndemens desdits Murs sont comptés jusqu'aa fond des caves, c'est-à-dire > jusque sur la terre où ils sont fondés, qui doit être un pied plus bas que l'aire desdites caves, &c l'on ne rabat: rien pour l'endroit de la haissance des voûtes, quoique ces mêmes voûtes soient comptées en toute leur circonférence* (4.9) (49) Quoique ces tnémes voûtes soient comptées en toute leur circonsérence- La circonférence est intérieure & non extérieure ; c'est avec ra'ison qu'on ne rabat rien pour l'épaisseur àe cette Voûte. Poye{ à ce sujet ce que nous disons ci-après , & dans nos Notes fur Us vo-âtes en berceau. Les moulures des entablemens, plihtes, refends & autres sont toisées à part, s'il n'est dit exprès dans les marchés qu'elles ne seront point toisées, & que l'on toi- (èra seulement les Murs leur longueur sur leur hauteur ; I
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    13 Ô ARCHITECTUREP R A T I Q Û E* dans lesquels Murs toutes les moulures y seront compri- ses & confondues, & qu'en cela Ton déroge à la Cou- tume, (yo) (50) Il est d'tisage à Paris , & d'usage immémorial, de compter les saillies d'Architeéture , & autres ornemens saillans du nud des Murs, quels qu'ils soient. Cet usage est plus raisonnable , que celui du toisé bout-avant, qui comprend les Murs avec leurs saillies & ornemens. Il est consiant que ces Murs sont plus ou moins riches , stii- vant le goût de l'Archite&e. Il faut de toute nécesîité faire des prix relatifs à ce plus ou moins d'ornemenS , & s'il n'y en a point de saits , il faut, pour apprécier ces Murs à leur juste va- leur, détailler le tout partie par partie. C'est ce que nous fai- sons dans nos usages , qui sont vraiment un détail circonslan- cié & séparé de toutes les parties d'un Bâtiment , qu'on distin- gue les unes des autres , pour les rassembler ensuite, & voir d'un seul coup d'oeil dans nos Récapitulations le nombre de toises de chaque sorte de matériaux qui sout employés dans un Bâtiment. Si l'on fait dans Iesdits Murs de face de grandes ar- cades , comme pour des remises & autres choses, & qu'il n'y ait point de seuil par bas, ni de marches , l'on rabat la moitié de la'baye depuis le dessus de l'impolie jufqu'enbas, sur la largeur qui reste après avoir pris le dévelopement des deux piédroits ou tableaux, avec les feuillures dans l'épaisseur du Mur. ($1) Comme si l'ar- cade A a huit pieds de largeur, l'on ôte de ces huit pieds le contour des tableaux & feuillu- res des deux piédroits B, B, que je suppose chacun de deux pieds de contour} qui sera pour les deux, quatre pieds, qu'il faut ôter de huit pieds : il relie- ra quatre pieds, qu'il faut mul- tiplier par la hauteur depuis le dessus de l'imposte jusqu'en bas : si ladite hauteur est 9 pieds, l'on aura 36 pieds pour la di- minution de ladite arcade.
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    t D E sM o r s. i % t (Jîj Nous avons exposé ci-devant , dans notre Addition sur les Bayes , la manière de toiser les grandes Bayes par une mé- thode sûre. Il est dit ici que s'il n'y a poiut de ieuil, il faut dé- duire la moitié de la baye, après avoir pris le dévelopemenr des deux piédroits avec les feuillures. i°. Nous n'admettons point le systême de comprendre les seuillures dans le dévelopement des piédroits ; car il estabusif. Le dévelopement des tableaux n'est proprement que leur de- mi-face, ou la moitié de l'épaiss'eur naturelle du Mur. Le privi- lège de ces demi faces ne s'étend point sur une simple taille de pierre faite pour la commodité, &. non pour la nécessné. •2°. Le principe établi par M. Bullet pour ce qu'il convient déduire du vuide d'une baye qui n'a point de seuil , ne s'accor- de point avec son exemple. Voici ses termes : .... L'on rabat ta moitié de la baye depuis le dejsus de l'im- posle jusqu'en bas , fur la largeur qui rejle aprls avoir pris le dé- velopement des deux piédroits , 6k c. Et peu après.... Aux portes & croisées . . . l'on rabat la moi~ tie de la hauteur du vuide , &c. fur la largeur qui rejle après avoir fris le dévelopement dss tableaux} &c. Dans son exemple, la hauteur de la baye est 9 pieds depuis le dessus de l'impolie jusqu'en bas, & la largeur qui reste après le dévelopement des tableaux est 4 pieds qu'il saut, dit-il, multiplier par la hauteur 9 , l'on aura 3 6_pieds pour la diminution de ladite arcade. La hauteur de la baye étant 9 , sa moitié 4 pieds s n'auroit produit que 18 pieds au lieu de 36. Je crois que dans l'un Se l'autre article , il faut lire la partie ou la hauteur de la bave & non la moitié. 3W. M. Bullet compte encore ici 4 pieds pour le dévelope- ment des deux piédroits ; ce qui a encore occasionné une diseus- sion. On n'a pas pris garde que ces deux piédroits sont supposés isolés , & que M. Bullet a compris dans son dévelopement les demi-faces extérieures ; car il ne s'agissoit ici que de trouver la Superficie du vuide à déduire. Pour donc toiser jusle ladite baye , retranchons le dévelo- pement des feuillures, que nous supposons chacune de 4 pou- ces : l'épaisseur du Mur reliera de 2.0 pouces. Retranchons en- core les demi-faces extérieures j & dilons que le vuide natu- rel est de 71 pieds. Les deux piédroits de chacun 9 pieds de haut, sur zo pouces de dévelopement, valent 30 pieds , dont moitié est 15 pieds. Si on ôte de la superficie du vuide naturel ji , la moitié de la superficie intérieure des piédroits 1$ , il reliera à déduire J7 pieds pour la partie du vuide. Ensuke on compte les feuillures ensemble 18 pieds sur un
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    132. Architecture Pratique.piedqui sont comptés en taille de pierre : On compte aussi leï scellemens & les saillies s'il y en a. Aux ouvertures de boutiqes où il y a un poitrail rioô recouvert, & qu'il n'y a par bas qu'une sabliere ou cou- lifîè de bois pol'ée sur le Mur, l'on rabat toute la hauteur de la baye sur la largeur qui réitéra , après avoir pris le dévelopement des épahTeurs des deux tableaux de la- dite baye ; si le poitrail est recouvert, l'on ne rabat que la moitié de la hauteur de ladite baye. S'il y a un Mur d'appui par bas sur lequel il y ait une coulisse, l'on rabat la hauteur du vuide jusque sur ladite coulisse, & l'on compte le Mur d'appui à part: si dans l'ouverture de la-même boutique il y a une porte avec un seuil, l'on ne rabat point de hauteur en cet endroit, pourvu que le poitrail loit recouvert : mais s'il n'est pas recouvert, l'on rabat seulement la moitié de la hauteur, & le relie se toise comme ci-devant. (52) (s a) Aux ouvertures de boutiques, il eft dit ici, que sile poi- trail n'est pas recouvert, 6> qu'il n'y ait point de seuil par bas , on rabat toute la hauteur de l'a baye fur la largeur qui refera après avoir pris le dévelopement des tableaux. Ceci est bon. Ensuite ' que si le poitrail eft recouvert, on ne rabat que la moitié de la hau~ teur de ladite baye. Ce qui mérite une autre explication. i». Que le poitrail soit recouvert, qu'il y ait seuil ou non , tout le vuide sera rabattu , dédu&ion faite du dévelopement «les tableaux & du seuil s'il est de plusieurs morceaux ; s'il est d'une seule pièce, il sera estimé à part. . Exemple. Soit une baye de boutique de n pieds de large sur 30 pieds de haut, dans un mur de 14 pouces ; que le poitrail soit recouvert ou non, la hauteur 10 pieds sur la largeur 12. , produira 120 pieds , dont on ôtera 10 pieds pour le dévelope- ment des piédroits ; il restera pour la déduction du vuide 100 pieds ; ensuite on comptera les scellemens & les feuillures. i°. Si à une pareille ouverture il y a un appui, la hauteur du vuide se prendra du dessus dudit appui, jusque sur le poi- trail que je suppose toujours recouvert. Ensuite l'appui se toi- sera,- sçavoir , sa longueur en dans - œuvre des tableaux; s'il y a un seuil sur sa hauteur, à laquelle hauteur on ajou- tera la demi-face supérieure, dans-la longueur seulement de l'appui : c'eit-à-dire, que si l'appui a 9 pieds de long , on comp- tera ii pieds , qui est !c dans-œuvre des tableaux^ sur 4 pvedî
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    D' b sMur s- 133 âe haut compris dëmi-face supérieure, à.déduire 3 pieds de-long itir 1 pied ; car le seuil en cette partie donne bien le privilège du plein, mais il n'a pas celui de la demi-face. En toisant de cette façon, il n'est dû aucun scellement, pas même par haut. S'il n'y a point de seuil, ou que celui qui sera po.'é ap- partienne au Bourgeois, l'appui ne sera compté que dans sa longueur , à laquelle on ajoutera, la demi-face du tableau , &. or» abattra le petit quarté a. x formé par la demi- face supérieure: & celle du tableau. Poitrail recouvert- '•:*■• ? ..•is utzjîeds.« « « MU4J i£ti tût Ait ê ****»*<,, ...m.f'eis... S: > („...1.3PiVifcJ £ ! Exemple. Soit l'appui de 9 pieds de long , ) pied» de hauî & i pieds d'épaisseur, au lieu de 9 pieds de long , on compte- ra 10 pieds, & au lieu de 3 pieds, on en comptera quatre. Par cette manière de compter ij se forme une partie quarrée ïfc d'un pied de long , sur 1 pied de haut qui est de trop , le Bour- geois n'étant pas tenu de payer'ce qu'il n'a pas ,. sur-tout en maçonnerie. ■ >°. Voici pour les poitrails recouverts appuyés sur un Mus de pierre de taille. Si le poitrail n'est point recouvert, son vui- de sera totalement-déduit, de quelque construclioa que soit le Mur au-deffùSi ' '4°. Si sur un poitrail recouvert le- Mur- est consirait en moi- Ion , il ne sera rien déduit pour le poitrail : il sera compris dans :le Mur en moilon sans demi-face , 8c on ne comptera: rienpour son recouvrement. Mais si le Mur en exhaussement eft de pierre die taille, h Iiij
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    ^34 APvCHitecture Pratique, poitrailsera déduit, mais son recouvrement sera compté- sa longueur sur son pourtour, vu sur trois faces . pour moitié de légers Ouvrages , & non au tiers, comme pluûeurs font, & ce à cause des ceiiillis & arrêtes. Aux bayes des portes & croisées où il y a des linteaux non recouverts, & où il n'y a point deseuils, l'on tabac tout le vuide après avoir pris le dévelopement des deux tableaux, & du contour des feuillures dans l'épaisseur du Mur. (;s) (5 ?} Cette méthode ne diffère de la nôtre , qu'en ce qui con, cerne le contour des feuillures dans le développement des ta- bleaux. Voye^ ci-devant notre Addition, fur les Bayes. Au surplus , ce n'est, pas dans ce cas que l'on contourne les feuillures; c'est dans celui du toisé des Tailleurs dé pierre Tâ- cherons , comme nous le dirons dans l'endroit qui les regarde. Le toisé de l'Entrepreneur qui doit être payé par le Proprié- taire , est très-différent de celui du Tâcheron qui doit être payé par l'Entrepreneur. Aux portes & croisées cintrées de pierre de taille, ou, de libage, où il n'y a point de seuil, oii d'appui, l'on rabat la moitié de la hauteur du vuide, depuis le bas jusqu'où commence le cintré, sur la largeur qui reste. après avoir pris le dévelopement des tableaux & seuillu- res : si ces portes ou croiséçs sont en platte-bande de*, pierre, & qu'il n'y ait point de seuil ou d'appui, l'on, rabat la moitié du vuide depuis le desssous desdites plat— tes-bandes jusqu'en bas, lur la largeur qui. reste après, avoir pris le dévelopement des piédroits.-(y4) fr4) i°. Nous lisons ici, ton rahat la moitié de la hauteur du vuide. Je crois qu'il y a faute de copiste , & qu'il faut lire , l'on rabat la hauteur du vuide , & non la moitié. .20, Après avoir pris le dévelopement des tableaux & seuil- lures. Le dévelopement des feuillures est une suite du systême. de M. Bullet. Voyer^ ci-devant notre Addition sur les Bayes , où le tout est amplement établi sut des principes solides & durables. Aux bayes des portes & autres ouvertures , où il y a un piédroit d'un côté ôç un poteau à bois, apparent d© ]
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    Des Mur s.hj$ Fautre, avec des linteaux à bois apparent, Se qu'il n'y a point de seuil, d'appui ou de marche par bas; l'on ra- bat toute la hauteur de la baye sur la largeur qui reste, après avoir pris le dévelopement du tableau & con- tour de la feuillure qui fait l'épaifîeur du mur. (jrj) (.Ss) Voyc^ notre Addition sur Us Bayes. , Si l'on fait des avant-corps outre FépailTeur des Murs,: comme quand on veut faire un frontispice qui marque Je milieu d'une face de maison ; ou des corps avancés pour former des pavillons, comme il s'en fait qui.n'ont qu'un'pied, ou i pied & demi de saillie, plus ou moins, outre le nud du Mur de face ou autre, suivant le dessein que l'on en a fait ; ces avant-corps doivent être comptés» outre les Murs contre lesquels ils sont joints, leur lon- gueur, en y ajoutant l'un des retours, sur leur hauteur ; mais ils doivent être réduits sur leur epaisseur ou saillie hors le nud des Murs, par rapport à l'épaiiïeur desdits Murs ; comme si un àvant-corps a la moitié de répaisfeur du Mur contre lequel il est joint, cet avant-corps ne doit être compté que pour la moitié dudit Mur ; si trois quarts pour trois quarts, si plus ou moins à proportion. M) ■ (^6) Les avant-corps qu'on fait d'ordinaire sur les Murs de face , sont pour la nécemté ou pour l'ornement. Ceux pour la necessité sont les dosserets dans les caves qui soûtierfnent des Voûtes d'arrêtés , &c. Ceux pour l'ornement sont tes avant-corps far les Murs de sace, &c. Je vais traiter de ces deux avant- corps , & indiquer la manière de les toiser, sans sortir de Tu-, sage. Premier Principe. Dans les. avant-corps, il faut corisidérer deux choses : la pro m''ere , si la longeur du corps saillant est moindre que répais- seur naturelle du Mur contre lequel il est joint ; alors on pour- tourne cette saillie d'après le Mur naturel, & la moitié de ce contour sera la longueur sur laquelle sera combiné ledit corps ^'Hant, & soji épalssew sera la largeur du corps saillant ou, wosseret. Uv
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    Ï36 Architecture Pratique*. SecondPrincipe. K--*4-p-"V Si ïalongueurdu corps saillant est plus, grande que l'épaisseuç naturelle dû Mnr, alors l'épaisseur du Mur d'avant - corps sera celle de sa saillie , & on ajoutera à (a largeur «ne épajUeur de- cette saillie , ou bien on. distinguera par deux articles lès deux. épanTeurs de Mur , & on ajoutera à la largeur de l'avant-cqrps. un retour de cet avant-corps en ce qui contient sa saillie seule-» nient. Deux Exemples ietont comprendre ceci plus aisément. il faut qu'un corps saiUant ait a,u, moins } pouces de saillie pour le comprendre dans ces principes ; car, s'il a inoins, on lq comprend dans ks saillies-rnass'es d'Architecture, ainsi que nous le dirons en ion lieu. ■ Premier Exemple. Pour la première Okseryaripn , je suppose un Mur de'ca~ ve qui reçoit une Voûte d'arrêté , & par conséquent un çosseret de pjerre , le Mur dç cave aura 50 pouces , le dosse-. ret 14 pouces , '& sa saillie 6 pouces. Api es avoir compté fe Mur de cave , &-l'avoir distingué dans tçureases parr tics , on pourcoumera le dossçret qu; donnera 36 , dont la moitié 18 sera la longueur de la face du dosseret, laquelle longueur multipliée p'4r la hauteur , produira, vne certaine quantvté.de toises, $u partiè-de toise de Mur de 14, pojices d'épaissenr. Second Exemple Pour la séconde Ob' servation, je suppose un Mur de face' de, vingt-quatre pouces ,d'épaii£eur., sur lew quel il y a un. ayant - corps de quatre pieds de sace » & de sré pouces de saillie; Alors la longueur de la face du.corps sail-r lant est plus grande que .l'épaisseur naf-u» relie du Mur de face : il Faut compter -à part le Mur de face, pour ce qu'il est , 6k cç, qu'il- contient de superficie dans l'épais*, seur de vingt-quatre pouces, sans y com- prendre, la partie au derrière de- l'avant,- corps ; après quoi on rnesure le Mue d'avant - corps en ce qu'il contient dans répaisseur de trente pouces , ajoutant; sur la lon,gueu,r un retour de si* P01^ ces. Os m'a_ {4t observ.jr dans le prerçiqr exemple , que cett$
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    De s-Mu a.s. 137 manière de toîser les dosierets à trois paremens vus, pourroit 'ouffiir difficulté , parceque le parement de la face devoit natu- rellement être celui du Mur d'arrière - corps. A cela je réponds S"e si le Mur eit totalement en pierre de taille , on peut toî- *er le dosseret de la façon indiquée dans le sécond exemple , ce Çu> paroît même plus naturel. Mais ces Murs étant presque toujours construits en moilon , §C les dosierets en pierre dure , V convient distinguer les deux matières , qui sont l'une & l'au- tre bien différentes de prix. Ces desserets sont constamment évi- tés dans leurs angles, & les assîses sont d'une seuls pierre. Il y | donc perte de matière „ sujétion de travail & de pose : il »aut un dédommagement pour cet extraordinaire. Notre ma- n>ere de compter & de toiferces dosierets remplit ce dédomma- gement. Dû moins il y a rout lieu de croire, que c'est dans Jette vue que nos devanciers ont formé cet usage , que per- sonne jusqu'à ce jour n'a çensurç, & dans lequel je ne vois ?ucun abus n Uçu d'en faire. Si outre ces avant-corps, il y a un ordre à"Archi- tecture, de pilasires ou colomnes, ces pilastres oucolom- sses doivent être comptées à part, comme il sera expliqué dans le toisé des ordres d'Architecture. . Les piliers i'blés que l'on fait pour porter les voûtes d'arrêtés ou pour porter quelqu'autre cbose , l'usage de les toiser, est de contourner deux faces desdits piliers , êc de multiplier ce contour par la hauteur, jusques mê- *ne dans la fondation, (j'y) (ï7) G es mots, jnsqtie même dajis la sonction , ne me pa,- roiisent point intelligibles. On croiroit que M. Bullet auroit Voulu faire entendre qu'il falloit comprendre la fondation dans ■la, hauteur du pilier, ce qui seioit contre le bon ordre;,caren fondation il n'y a point de parement, 8ç c'efi. ce parement qui donne le privilège du conteur ou des demi-faces; il n'y a pas lieu de douter que M. Bullet a voulu dire jusquesur la sondation, parceque les premières asujes sont toujours enterrées dans le rez-terre des caves. Ce sont les piliers isolés qui ont donné le droit des demi-fa- ces aux autres matériaux : les demi-faces leur sont dues de droit, parceque la taille & la pose étoient autrefois, & sont encore au- jourd'hui , à peu de chose près , plus chères que la matière. Cet usage du toisé se rapporte aux prix généraux renfermés dans Ja même épaisieur de moindre sujétion, & on ne fait aucune distinc- ction des ouvrages extraordinaires & plus coûteux que les autres, non par rapport à la matière, mais par rapport à la main.1 fiauvre,
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    i;8 Architecture Pratique. Unexemple prouvera ce que nous avançons. Le pied cubp idè pierre dure commune , compris son déchet, & prêt à être mis en place, revient aujourd'hui à l'Entrepreneur environ à 15 sols, quelque peu de chose plus ou moins sélon la qualité. Il 7 a dans un pied cube de pierre taillée sur les quatre fa- ces quatre pieds détaille, qui sans comprendre les lits dedessus & de dessous valentbien 2.4 sols , qui avec la pose valent environ 30 sols ; il est aisé de voir par-là, généralement parlant, qu'au- jourd'hui la valeur de la taille & main-d'œuvre excède de moi- tié la valeur de la pierre. Mais la pierre dure est différente en qualité, & change con- tinuellement de prix • au lieu que le prix de la taille est pres- que toujours le même, pareequ'il est combiné sur la journée d'un Ouvrier ordinaire ; c'est pour cela que nos Prédécesseurs ont établi que sans aucun égard à toutes les raisons qu'on pour- roit alléguer pour ou contre, on toiseroit en même raison que 1 est à 1, d'où ils ont formé les demi-faces. Il y a même tou- te apparence qu'anciennement la pierre dure & sa taille étoient en même raison composée de leurs prix, que ceux d'aujourd'hui. Le toisé bout-avant ne s'écarte en rien de ce principe , en ce qu'il compte les paremens à part, qui en pierre dure sont plus chers que la matière, & moins çhers en pierre tendre, ainsi qu'en ïroilon. Cette maniera de toiser reconnoit donc le travail du parement, & ne diffère du toisé aux Us & Coutumes , qu'en ce que ce dernier compte cette face entière pour moitié delà valeur du'Mur, & que l'autre la compte entièrement pour pa- rement. Pour les dossserets que l'on sait opposés ausdits piliers ou ailleurs , on prend la moitié de leur contour, que l'on multiplie par leur hauteur ,y comprenant leur fonda- tion.(;8> (j8) C'est d'ici que nous avons tiré notre première distinc- tion des avant-corps & son principe : qu'on lise cet article eï« devant page 13 y , on verra que nous l'avons suivi régulièrement.. Ce dotferet étant la moitié d'un pilier, il convient le toiser de la même façon dans ce qu'il contient. Nous avons trouve page 13 7 en toisant un pilier , qu'il falloit contourner deux de ses faces , ce qui est la même chose que de prendre la moitié du contour total. En toisant le demi-pilier ou. dosseret, il faut de même toiser les trois faces & en prendre la moitié, &.si largeur ou épaisseur sera la face la plus grande égale à celle de son pilier opposé. Ce mot, y comprenant leur sondation , n'est point clair , comme je viens de le dire. Il faut lire, y eompre». nant se qui eft fur la sondation.
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    Des Murs. 139 LesMurs d'échiffres qui servent à porter les rampes «es escaliers 8c delcentes de caves ou vis potoyers, sont comptés toise pour toile leur longueur sur leur hauteur » quoique ces Murs n'aient pas ordinairement tant d'é- paisseur que les autres ; & s'il y a des saillies contre les- dits Murs, elles doivent être comptées séparément. Les Murs de parpin de 9 à 1 o pouces d'épaifîeur que 1 on fait ordinairement de pierre de taille au-desTus du rez de chaussée pour porter les cloisons, sont comptas toise pour toise comme les autres Murs, tant en leur fondation qu'audessus d'icelle; mais l'on fait des prix a part pour ces sortes de Murs, (jp) (59,) Les Murs de parpin sous les cloisons se toisent, si l'on Veut, à toise courante , en expliquant leurhauteur & leur épais- leur, qu'on appelloit autrefois Pargaing ; mais il vaut mieux «es tois'er à toise superficielle , & les timbrer du nom de par- pin de tant d'épaisleur. Tant en leur sondation , qu'au.dessus d'icelle. Ce n'efl: pas-là i'usage. On fait distinftion du Mur & de sa fondation par des articles séparés, leurs prix étant bien différents. Les Murs de refend sont toisés leur longueur entre les Murs de. face sur leurhauteur ; Ton toise le vuide des portes quand il y a des piédroits ou dosferets, platte-ban- des recouvertes, ou de pierre de taille, & des seuils par bas ; mais quand il n'y a point de seuil, l'on rabat la Moitié de la hauteur du vuide. Tout le resle desdits Murs esl toisé jusque sur la. terre, sans rien rabattre de la nailsancê des voûtes , qui *ont aussi comptées à part, quoiqu'elles soient ausiî prî- tes en partie dans lesdits Murs. Les autres ouvertures qui sont dans lesdits Murs, corn- ^corridors sans dosserets, &.011 il y a seulement un Piédroit d'un côté &.une platte-bande ou des linteaux recouverts par le haut sans îeuils par bas à cause que l'aire pasfe tout droit, l'on rabat toute la baye après avoir Compté la moitié de l'épaisseur duditM.ur, tant au pié- W.tix que parrdesîous les linteaux.
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    M M. 140 Architecture Pratique. Lesouvertures qui sont faites en arcade dans lesdits Murs, soie dans les caves ou aux étages au-defîus, s'il y a des sèuils, doivent être comptées pleines ; & s'il n'y a point de seuil, l'on doit rabattre la moitié du vuide depuis le desisus de l'imposte. Aux Murs qui servent de piliers buttans, l'on toise leur longueur, à laquelle on ajoute la moitié de leur* épaisieur par le bout aussi-bien dans le fondement qu'au rez de chaussée ; comme si le pilier buttant B a huit pieds de long ou de saillie hors le Mur, il faut ajouter à ces 8 pieds la moitié de son épaisseur, que je sup- pose 2 pieds ; & l'on aura 1 o pieds, qu'il faut multiplier par sa hauteur. Si l'on passe des tuyaux de cheminée dans l'épaineur des Murs de refend, l'on rabat le vuide desdits tuyaux, mais l'on compte les languettes de plâtre , de briqu® & autres qui servent de dossier ausdites cheminées l comme il a été dit à l'article des Cheminées. Les pignons qui sont élevés sur les Murs de refend pu mitoyens, jusque sous les combles, quand ils sont en triangle , l'on compte leur longueur entre les Mu rs de face, sur la moitié de leur hauteur, depuis le def- sus de l'entablement jusqu'à H? leur pointe ; comme si sa longueur" entre les; Murs de face étoit 6 toiles, de la hauteur depuis le dessus de l'entablement jusqu'à la pointe 4 toises , il faut multi- plier 6 par 2 ( moitié de 4 ) & Von aura 12 toises pour ledit pignon. Mais si c'est un pignon d*un comble brisé appelle à la Mansarde, comme cette figure le re-présente : Première-
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    M u r>s.î^i ment, la partie supérieure, comme A , sera toisée comme le pignon ci-devant, & pour la partie B , il faut ajouter ensembie la Ion* gueur EF, d'entre les deux Murs de faces, &la lon- gueur CD, dont il en faut prendre la moitié qu'il faut multiplier par la hauteur perpendiculaire d'entre CD & EF. Comme si EF est 6 toises, & CD 4, leur addition sera 10, dont la moitié est $, qu'il faut Multiplier par 2 s hauteur perpendiculaire , & l'on au- ra 12 toises {• pour la partie B ; l'on toise à part les at- 'es qui sont saites pour tenir les souches de cheminées : si le demis de ces aîles est à découvert, on toise une de- Mi-face à mur. (60) (60) Von toise à part les aîles qui sont saites pour tenir les sou- ches de cheminée. Ces aîles, dont parle M. Bullet, sont une élé- vation sur un Mur de pignon ou de refend, que nous appelions aujourd'hui dojseret ou dojser, qui monte jusqu'à 2 pieds i eu j pieds audessbus de la ferme- ture d'une souche de chemi- née, & dont la longueur excè- de ladite souche d'un pied ou environ de chaque côté. C'est cet excédent qui dans son vrai sens , s'appelle aîle de Mur. Ces Murs de dosiier sont presque toujours isolés sur les côtés , & par conséquent ont le privilège des demi -faces , lesquelles demi-faces ou re- Up on a)°ute à la longueur. tnfuite il est dit -.sile dessiis de ces aîles eft découvert , on toi- Je une demusace à mur. Ces dosserets finissent ordinairement en glacis ou chamfrin : leur hauteur se prend à la plus grande hau- 'eur A, & on ne compte point de demi-face , parcequ'elie est «us-entendue comprise dans la. réduction qu'il conviendroit faire e -a "auteur du Mur qui n'eli pss remplie.
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    142 Architecture Pratique'* LesMurs mitoyens entre voisins sont toisés depuis îë devant du Mur de face sur la rue ou cour, jusqu'où ils se terminent, sur leur hauteur, suivant la Coutume , & chaque Propriétaire en doit payer la moitié de ce qu'il occupe, qu'on appelle moitié de son héberge. (61) (61) On appelle héberge , en termes de bâtiment, ce qu'un Propriétaire occupe de la portion d'un Mur mitoyen tant en largeur qu'en hauteur. Chaque Propriétaire n'est tenu de payer sa part de ce Mur qu'en ce qu'il occupe , pour bisser à l'autre voisin le droit d'élever ledit Mur mitoyen si haut que bon lui semble, suivant l'article 195 de la Coutume , en payant à son-, dit voisin les charges qui sont la valeur d'une toisedudit Mur, sur six toises de ce quise trouvera d'exhaussement au-dessus de l'héberge de sondit voisin. Cet alinéa est très-fort de notre compétance ; car en toisant il ne faut compter que la part que doit payer le Bourgeois chez lequel on toile. 7 Si après l'élévation d'un Mur mitoyen le Bourgeois voi- sin fait exhausser ses souches de cheminées ausfi hautes que celles de son voisin dernier bâtisseur, & les adosse sur le Mur neuf, il doit payer au dernier bâtisseur la moitié du Mur qu'oc- cupe sa souche de cheminée , & de plus un pied de chaque côté qu'on appelle les aîles ; de sorte que si sa souche a 6 pieds de large , il sera compté 8 pieds de largeur de Mur. Ainsi en toi- sant il faut bien observer ces choses. Cependant il est assez d'usage que dans ces cas le dernier bâtisseur paye à son Maçorl cet exhaussement en entier , & le Bourgeois en payant les char- ges à son voisin, diminue sur la somme totale des charges , celle qui lui revient de cette moitié qui comprend sa souche 8c ses aîles. Un voisin n'est point encore tenu de payer un Mur le mê- me prix que son voisin l'a payé : il faut de nécessité une esti- ination faite à l'amiable par gens de l'art ; ainsi en toisant ou en vérifiant, il faut avoir égard à toutes ces choses. Voyez à ce sujét dans Us Loix des Bâtimens, le Commentaire de M. De(' godets, articles de la Coutume 195, 197, 198 ; pages 168 * 194 & 10 J. Les Contre-Murs faits dans les caves qui servent pour les voûtes ou pour les folses d'aisance ou puits , sont comptés toise pour toise , quoiqu'ils n'aient qu'un pied d'épaisseur suivant la Coutume pourlesdites caves & fos- ses : & même s'ils on: des retours qui fassenr. tête par leur?
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    Des Mus. 14* bouts,ils sont comptés à demi-mur, c'est à-dire, que * on ajoute la moitié d'une épaissèur pour chaque bouc Sue l'on compte sur la hauteur : l'on fait ordinairement des prix à part pour ces sortes de Murs. (62) (<n) Les contre-Murs sont comptés à toise superficielle. S'ils Ont des retours qui sassent tête par leurs bouts, on ajoute sur la 'argeur un retour, ou la moitié d'une épaisseur pour chaque bout. Cela s'entend que siun contre-Mur appuyé, ou adossé,ou "é a un autre Mur a deux retours visioles avec parement , on a)°ute à sa longueur prise d'angle en angle les deux demi-fa- Ces » ou un retour. Ces contre-Murs sont dans le cas de ce que nous avons dit Cn parlant des avant-corps ; &. dans les principes que nous en avons donnés, nous avons suivi ce qui est dit ici, & que nous vons trouvé de même dans Ferrieres. Quoiqu'il soit dit ici que les contre-Murs pour voûtes ou °"es d'aisance n'ont que ii pouces d'épaisseur suivant la Coû- ijme, il ne s'ensuit pas qu'ils n'aient que cette épaissèur : la Coutume entend qu'on ne leur donnera pas moins de lapou- ces s mais elle ne défend pas de leur en donner plus. Il est des j*s où cet excédent est nécessaire, & alors on les timbrera °e l'épaisseur qu'ils auront, pour les payer à proportion de Cette épaisseur. , Les Contre-Murs faits sous les mangeoires des écu- ries, & contre les cheminées ou contre les Murs mitoyens pour les terres jettisses, sont comptés à mur, comme ^■devant. (63) {63) Les Contre-Murs sous les mangeoires des écuries doi- ,et>t être construïts en moilon , & comptés de même & de leur ePa»sseur, ainïi que ceux que l'on fait contre les Murs mitoyens Pour terres jettisses. Ceux faits contre les cheminées se construi- ient a_vec tuileau ou brique : ceux faits en tuileau se comptent Moitié de légers , & ceux en brique pour brique. . Les dés saits de pierre de taille ou de maçonnerie ré- ouverte d'un enduit, sont toisés de toute la hauteur par a ttîcitié de leur pourtour -, & s'il y a des assises par bas suient plus, de saillie que le corps de ces dés, l'on °»e leur pourtour au droit de ces assises, sur leur hau- eur à part, & l'on compte le reste séparément.
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    'T44 Architecture Pratique» Lesouvertures des portes, croisées ou autres bayeS saites après-coup, ou dans de vieux Murs sont comptées leur largeur sur leur hauteur, jusqu'où lesdits Murs ont été rompus pour lesdites ouvertures. (64,) (64) Ces ouvertures se toisent quarrément, sauf à déduire ou non , suivant que les bayes sont faites. Nous nous en Tom- mes affez expliqué dans notre Addition sur les Bayes , page 12 J à laquelle il faut avoir recours. Nous ajouterons seulement ici* que lorsqu'on rebouche en plein Mur une Baye de porte ou croi- îee, on ne compte point de tellement, c'est-à-dire, d'arrache- ment. Quand on met des jambes sous poutre de pierre de faille dans un ancien Mur de refend ou mitoyen, ou dans un Mur neuf après-coup, elles sont comptées 3 mur de trois pieds de largeur, à moins qusil n'en fallu* démolir davantage $ à cauie que le Mur seroit corrom- pu :cette largeur est toisée sur-la hauteur desdites jam- bes sous poutre depuis où elles sont fondées jusqu à uss pied àu-defsous desdites poutres. (6~j) (65,) Ce que dit ici M. Bullet est tiré de Ferrierts, airlsi «s*^ la plus grande partie de ses usages ; mais ils ne se sont poil1' âssez expliqué l'un & l'autre. Tout se toise tel qu'il a été démoli & fétabh^ & mém,e au-dessus de la poutre s'il y a eu démolition. On ne dédujj point la place de la poutre dans le toisé : les attentions q"''' faut avoir pour garnir ék remplir cette poutre, le demande^ en moilon seulement. ■ '•'•» st Jusqu à un pied au dessous defdites poutres, je crois que c ei une faute d'impre/ïïon ou de copiste, car il y auroit plus raison à lire au-dessus des poutres. Voici comme en parle re'; rieres : Les jambes sous poutre misès en vieux Miirs se compta , mur de 3 pieds de large depuis leur dessous jusqu'à lin pied p"1 haut que le dejsus de la poutre la plus haute ok elle sert. , Le scellement dune poutre ou d'un poitrail en vieux MW i, compte à mur jtlsqtt'à l'affleurement du dessous de la poutre 0 elle fert ; la pièce qui sera mise au - dessous , fera comptée en I hauteur sur j pieds de large ; si c'esi une jambe de pierre ,e. sera comptée sur 3 pieds de large en toute (à hauteur & unJi'', plus haut que la poutre la plus haute ; si la jambe porte âosj*rt ' elle sera comptée pour un pied de thur suir la hauteur •, si " J,t encorbellement, elle sera comptée à part Comme les dojsereu éçhiss.
  • 159.
    De s Mu. r s. • ï4f M. Builet auroit éclairci tout cela sans ce mot dejsout '-ïjue je trouve dans l'édition de 1691 faite sous les yeux* Quoi qu'il.en soit, tout se toise tel qu'il a été démoli, & re- Çonstruit, hauteur sur largeur, en dillinguant la pierre dure 8C ».e môilon. La mcsure de la pierre dure se prend , savoir , la hau- teur du dess'ôus de la première assise par bas jusque sous la pou- r tre, & ]a largeur se réduit en prenant la largeur ou longueur de toutes les assiles l'une après l'autre , & divisant leur somme pat lé nombre des assises ; lé quotient donnera la largeur réduite de Cetce jambe sous poutre en pierre dure. ■exemple. Soit une jambe sous poutre composée de 8 assises ,: La Première de » ... « . 3 pieds. 6 pouces- La Seconde ....... 2, ... 9 .. .'« , La Troisiéme. . . . . . • » 3 . . . '2 • . i, La Quatrième . » . ." . • 2. • . . 6 . . . La Cinquième . . ■. : . '. 3 • • • o . . La Sixième . ... . . . 2. . » • 4 • • • - La Septième . . . . . . . i . . . 9 . . . La" Huitième.. . . ... . 4. . .0. . . 2.Î. !Somme — = a oieds.8 >CT.tf.-, il esti asïez ordinaire de compter ces jambes sous poutre e» ; plus valeur sur moilon ,. ou bien après avoir toisé la hauteur & Wgeur de la reprise qu'il a fallu faire pour élever cette jambe > u,s poutre, l'on s'explique ainsi : dont en pierre dure de tant ffyaijjeur, tint de haut sur tant de large, qù'oritire en ligne ; & , a "article suivant on dit-, U rejle en motion de tant d'épaifseut , Ci on tire aussi en ligne. - Si cette jambe sous poutre porte dosseret j après avoir toisé* f0rnme dessus , on toiseraee dosseret comme nous l'avons die .* la page 136 ,c*est* à-dire, qu'on prendra le pourtour au nud , .^Mut au derrière'; là moitié dexe pourtour sera la largeur , , 3^°n multipliera par sa hauteur naturelle, qui est celle de la jambe sous poutre,' & son épaisseur sera la plus grande face. ■°yç^ à cefujet notre Addition fur les Demi-Faces. .'.'" S* la dernière assifc, qui est celle sur laquelle pose la poutre ," Por^e encorbellement -,-la hauteur du dosseret finira sous ledit ncorbellement qui sera toisé à part ; c'est-à dire , qu'il sera pour- °urné sur ses trois faces, & la moitié de ce pourtour sera la asgeur, qui sera multipliée par la hauteur de l'assise. S'il ya, c°mme il arrive d'ordinaire, un talon & filet v ou autre moulure , : n ies comptera pour saillie simple ; chaque moulure, quelque grande qu'elle soit, pour 6 pouces sur sa longueur» comme; ^«s le dirons en son lie». K
  • 160.
    ï$ ÀRCHïTEettJkE Pratique. «— Mûrsde Clôture, i Es Murs de Clôture pour les Parcs & Jardins, &e» s les plus simples sont saits avec moilon ou cailloux » r maçonnés avec mortier de terre grasse : ceux que l'on veut faire de meilleure construclion , sont faits avec •chaînes de 12 en 12 pieds», lesquelles sont maçonnées avec moilon & n-.o'rticr de chaux & sable : le chaperon dpit.êt're aussi de même mortier, & le reste avec terre graîïè ,. le tout, gobté & jointoyé de même mortier que celui de leur construclion : lesdites chaînes doivent avoir 2 pieds -j "à '3 pieds de largeur , sur l'épaisseur dss Mur, qui est ordinairement dé I$ à 18 pouces, outre l'empattement des fondations qui doit être de 3 pouce* de chaque côté ; lesdits Murs sont élevés de p pieds -sous chaperon au-'dessùs du rez de ■■chaussée pour avoir Vapieds au-dessous dudit chaperon, conformément ai» 'Coutume, article 20p. (66) (66) M. Bullet supposeici que les deux terreins ■.sijparés'p.*' le Mur4e Clôture.sont de niveau &.de-même nauteur; m?'* il arrive assez souvent que le terrein d'un voisin est plus ■ ba-s'.que celui de l'autre voism: dans ce cas la hauteur de 10 pieds pot' : tée par l'article-109 de la Coutume doit être du côté du voisi" le plus haut. Le voisin du côté le plus bas ne doit payer sa past . & portion du Mur qu'en.la hauteur de 10 pieds prise du des' *i sus- de son terrein , le reliant de l'élévation dudit Mur doit èVs '-sait-& payé seul par le voisin le plus haut, & de plus il do1' payer à son voifin le plus bas, les charges dudit Mur, savoir^' < "Otoises l'une, ainsi qu'ilest porté par lariiele iç/de la Coutume» A ce sujet nous observeions encore,qu'à un.Mur de ClôWe séparànt deux terreins inégaux en hauteur, le Propriétaire d-1 -terrein le plus haut est tenu de faire à ses dépens un Contse" •"Mur au moins de pareille construétion que le.-Mur & de 11 P°u' ' «es d'épaisseur , comme il est porté par l'article 191. Ce P'j0' priétaire doit prendre cette épaisieur sur .-lui.: & comme >eS -"^Contre-Murs se construisentsouvent avec le.Mur même, dfe. saut pas consondre la part de ce Contre-. Mur dans lap.artie$u doit être payée par l'autre voisin ; il faut toiser ce Mur comm s'il n y aveit point de Gontie-Mur, & tirer en ligne la part *
  • 161.
    .,-•■•■ De sM u r s. - portion que doit; payer le Bourgeois chez lequel on toisç. 11 faut •«udier à ce sujec le Commentaire de M. Bullet sur cet article » &celuiqu'en a faitM, IJeigode.ts avec les notes de M. Goupy, «ans le Livre intitulé, Les Lpïx des Bâtimens. Les fondations des Murs de Clôture devroient être faites Jurun bon sonds,; mais il est rare qu'on observe cela : on se con- tente de les faire de deux ou trois pieds de prosondeur, Se Jfieme moins* Ein tpisant il saut, les. faire fouiller de distance £n distance., pour eiv avoir les hauteurs, & les réduire à une «auteur moyenne. aWqus ne parlons point de ces Murs de Clôture construits ensaj- petre 8c plâtras qu'on appelle à Paris Cîôpircde,Jardinier. Cesont e plus sou vent les Jardiniers eux-mêmes qui les consiruisent, 6t (a Police de la Maçonnerie n'y a aucun égard, parcequ'ils ne por- tent préjudice, s'il y en a, qu à eux-mêmes, D'ailleurs il est libr« AQeux voisins de le clore comme bon leur semble, lorsque l'intéj-. ret public n'en souffré pas. L'on toïse lesdits Murs leur longueur sur leur hauteurv depuis la fondation jusque sous le chaperon, & l'on aJûute à ladite hauteur 2 pieds pour ledit chaperon;l'or» toùe une demi-épaisseur au retour des encoignures. (6y) (67) Et ton ajoute à ladite hauteur zpieds pour ledit chaperon* à" *aut S"6 " cnaPeron s0'1 de forme triangulaire, qu'il,y J} Un larmier saillarjt de chaque côté d'un pouce ou un poucç , demi ; que ce larmier soit de pierre platte. délitée, pour-quç . .chaperon puisse être compté % pieds > & que ces i pieds •_ !ent compris dans la valeur du corps du Mur. Mais si le larr ,ler est de plâtre , il ne sera compté qu'un pied de chaperoa ns le corps du Mur , & le larmier, sera compté au pie4 Ura,?t pour un demi-pied de chaque côté en légers, & un P'ect pour les deux côtés. On ne faisoit pas anciennement les chi- perons tels qu'on les fait aujourd'hui. Les larmiers étoient doubles , 8c c'est pour cette raison qu'on ajoutoit deux pieds à la hauteur du. Mur, sans égard à Vadqu;- cissement qui étoit dessus : mais si. cet adoucisiement étoit en sorme de bahut , On le pourtournoit, & on en ajoutoit la moitié outre les larmiers. J'ai toisé de ces anciens larmiers & bahuts en..di.Çey •rens endroits, construits en brique 8c d'au? très en forme de triangle tronqué^, sui, Kij.
  • 162.
    •34$ ARCHITECTURE PRATIQUÉ.' Vantla méthode que j'avois trouvée dans Ferrieres. Le chape* cron, dit-il, d'un Mur de Clôture, s'il y a larmiers doubles'dt ■vSté &> d'autre , est compté pour deux pieds sans considérer Cadoiv- ■cijsement qui est plus haut ; mais si l'adoucisseme/it était en sorint '■de bahut l'on en prendroit la moitié de la. hauteur. Les larmiers en plâtre n'étoient point connus de son temps} ccar certainement il en aurôit parlé. M. Bullet les compte-ici au pied courant sans autre «xplica- *tion ; & sans la fechèrcltér nous dirons qu'il y a faute, de quelque part qu'elle; vienne ;:car le pied courant ne vaut que demi-pied de légers, n'ayant que deux paremens en son ébau- che, & en sa sorme, comme nous le dirons en son lieu. Von toise Une demUépaiJseur ail retour des encoignures. Ceci ~n'eû point d'usagetles demi-faces ne sont dues que lorsqu'il y a un nolement & trois paremens vus : ici il n'y a aucune ce ces-conditions»-sfyyeç notre Addition fur les Demi-Faces. S'il y a des bayes de portes & autres ouvertures dans Jesdits Murs qui soient couvertes de linteaux de bois:, Se qu'il n'y ait point de seuil par bas, l'on rabat la moitié desdites bayes : màis/il y a des linteaux recouverts & des seuils ausdites bayes., en les toise comme pleine*' (6"8) S'il y a des Èayes ..-.qui soient couvertes de Vmt-eauX "de bois (non recouverts en plâtre) & qu'il n'y ait point defeui' par bas, Von rabat la moitié de/dites bayes ( après le dévelope* ment dés tableaux. ) : 'Le défaut de seuil & de recouvrement de linteau emporte"' •déjà' de plein droit la moitié de la superficie de la baye : ensuit^ ii le dévelopement des piédroits remplit l'autre moitié, ee que dit M. Bullet est bon. Suppofons ici une baye de 6 pieds | de haut sur 4 pieds ࣠large dans un Mur de 18 pouces d'épaisseur, les linteaux de $ ■pouces de haut : la superficie de cette baye , épaisseur desj<°' teaux comprise, sera.de 18 pieds , dont la moitié sera 14 poaC le défaut de seuil & de recouvrement de linteau ; le dévèlope' ment des piédroits sera de 9 pieds 9 pouces * dont la différent à l'autre moitié 14 sera de 4 pieds {: par conséquent au lieu $ 1a. pieds , moitié du vuide de la baye à déduye , il s'entro"' véra iS pieds ■£: ensuite de quoi on compteraies feuillures & Sscellemens s'il y en a. , Mais si le Mur étoit de 14 pouces d'épaisseur, alors le Ps' uelopemesit des piédroits seroit égal au défaut de seuil &.' °l linteàu.U faudrait rabattre moitié du vuide de la baye, & comP' têï les feuillures _§c scellemens s'il y en a,
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    Des Mur s.; 149: R en sera de même si le Mur a plus de 14 pouces d'épais-. WUr ; car quelle quesoitson épaisseur au surplus de la moitié du- Vuide de la baye , elle ne peut être comptée plus de moitié , Rarceque le seuil &,les linteaux sont privilégiés à tous usages. Si les linteaux sont recouverts, il y. aura toujours un quart' du vuide de là bayd rabattu, pour le défaut du seuil-qui se- ttoavera être ici de 6 pieds 6., pouces, & le restant, quelque «pais que spit le Mur , ne peut faire que les trois quarts. Voyez.; * cl luîe( nos principes, sur les Bayti, Et si Jçsjinteaux sont recouverts , & qu'il y ait seuil par bas ,". '* Supersicie du vuide z6 étant supéàçure.au dévelopement des- tableaux de 15 pieds 9 pouces, il reliera encore 10 pieds ^ à. Réduire , dont on peut, si l'on veut, ne.faire aucune, mention , «Maissant pour les. feuillures .,& scellemens , si le Mur est ea, Woilon; mais s'il est en pierre de taille, on doit déduire ces. *o pieds ~% & compter les. feuillures & scellemens.. pour leur Valeur ^ ;' Si au lieu de linteaux l'on fait des cintres de pierre on- de libages pour les portes qui seront dans lesdits Murs^. & qu'il y ait un seuil par bas, on les compte comme pleines ; maiss'il n'y a point de seuil", l'on rabat la moi-, ^é,delà hauteur depuis le desfus,de l'impostè, en bas ».". jùr. la largeur qui reste après le dévelopement des ta- "leaux& feuillures ; mais l'on fait ordinairement des prix, particuliers pour les portes de pierre qui se font, dans, ksdits Murs. (6p) , (69) M. Bullet dit ici, comme partout aitleurs., que si à une, 5aye fermée avec, claveaux de pierre, il n'y a point de seuil,- 11 faut rabattre la moitié de la hauteur depuis le dessus de l'im- p°ste en bas, sur la largeur qui relie, après avoir, prislèdéve- °Pement des tableaux. Il suivroit de ce principe qu'une baye* *ns seuil seroit dans le cas d'être toisée pleine , si après le dé- *'opemeoî.des tableaux.il ne reliait rien.. Ce n'est point le dévelopement des piédroits qui fait comp- ■}T la baye pleine;. c'est leur accompagnement, sçavoir, le *uil &_ jes iinteaux> Quelque, dévelopement qu'aient les. Pledroits &, la fermeture du haut, il faut nécessairement un - *u" j sans quoi on doit rabattre du vuide de la baye, une par-j • * proportionnelle,, à san pourtour qu . à, sa superficie y comme_ °K lavons dit ci-devant. - Nous avons établi dans notre Addition sur les Bayes, qua ^ ** si>gerfiçie du pourtour des tableaux faite par la moitié de- X iij
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    Î50 Architecture Pratique.î'épaisieurdu Mur est égale ou excède la superficie du vuidô de la baye, cette baye sera comptée pleine, bien entendu qu'elle a piédroits avec feuillures , seuil ou apui , linteaux ou platte- soandes, avec la distinûion des matières. Le seuil est une de ces conditions requises. Si cette condition manque, il faut ôter de cette baye une partie qui la remplisse. Dans les Murs de.cave, où il y a des bayes dont la su- persicie du pourtour faite par la moitié de I'épaisseur du Mur est quelquefois double de la supersicie du vuide , ces bayes n'ont, Î>as encore le droit de plein .* il y faut un seuil, sans quoi, si e principe de M. Bullet avoit lieu , les Maçons n'en mettraient point, parceque cette baye étant comptée pleine par le déve- loppement des tableaux , le seuil qu'ils mettroient seroit à pure perte pour eux, ce qui seroit un abus du privilège des demi- faces. - Un seuil est effectif, réel & nécessaire , & le dévelopemeftt des tableaux n'a rien d'effeétif ni de réel. Il faut à certaines poiv tes un seuil pour sureté de la clôture ; le dévelopement des ta- bleaux n'a été imaginé que pour dédommager l'Entrepreneur de ses faux srais , ce qui n'inssue en rien pour la sureté de cette clôture. • jL'on crépit les Murs de Clôture des Jardins, contre lesquels on met des espaliers : auquel cas l'on fait un larmier de plâtre au chaperon, & l'on fait ledit chape-, non en forme de bahut: chaque côté du larmier est compté pour i pied courant, & l'on contourne la moi- tié dudit chaperon , que l'on compte outre ledit larmier- si l'on compte lesdits crépis à part, il en faut six toises pour une. (7Q) i (70) Les crépis contre fes Murs de Clôture sans enduits , sont ici comptés à six toises pour une de légers, au desir de l'arti- cle 189 de la Coutume, parcequ'ils sont faits dans le même temps & avec le même plâtre , comme nous l'avons explique ci-devant ,pag. 108 & 109. : Mais ii audit Mur il y avoit eu d'abord des crépis qui Fui**; sent détruits & enlevés , & qu'on y en refît de nouveaux , i's seroient comptés au pour chaque côté , compris l'enleverne11" des gravois. , Il est encore dit que Us larmiers de plâtre sont. compte* chaque côté pour un pied courant. . _ , •„ rC'est une faute de copiste , il ne doit y avoir que demi-pier courant de légers ;ç'est J'usage de tout tems fr d'aujoutd'hw»
  • 165.
    D ES FU I ÎS.' Tsî- ■t'a» contourne la moitié dudit chaperon ( en bahut ) que Von. Compte outre ledit larmier ; c'est-à-dire que l'on contourne ledit bahut, dont on prend la moitié , laquelle e.st. ajoutée à la hau- teur du Mur. Voyt^ ci-devant page 147. Les gros crochets que l'on scelle dans^ lesdits Murs.., pour tenir les arbres, sostt comptes à trois quarts, de , ÏHed, Les petits crochets sont comptés à demi-pied., DES £ V1 X M ^ Es Puits sont construits de pierre de taille, ou de JLdibages, ou de moilon piqué par assises,dans leur &ce intérieure, & le reste est de moilon essemillé; le-, tout doit être maçonné avec mortier de chaux & sable». 'On donne l'épaisseur aux murs de Puits suivant le dia- mètre & la profondeur qu'ils ont : lesdits murs doivent *tre posés.sur un rouet de charpenterie, que l'on fait «escendre jusqu'au fond de l'eau. Quand on toise les Puits circulaires , l'usage est que * on prend troisfois le diamètre pour la circonférences ^que l'on ajoute ensemble les circonférences intérieure, <* extérieure, dont on prend la moitié, que l'on multr- P'ie par toute la hauteur, depuis le dessus du rouet, jus- Sue & compris la mardelle, à laquelle hauteur l'on ajou- 16 la moitié de la face de ladite mardelle, & l'on a par Ce moyen la quantité des toises d'un Puits circulaire. ** y a de serreur dans cet usage. Voici comme je le - Prouve. Je suppose que le diamètre intérieur du Puits. *°it 4, pieds {, la proportion du diamètre à la circonfé- rence est comme 7 a 22 ; il faut par une règle de pro- portion trouver combien 4 pieds - de diamètre don- ^rontde circonférence, Tpatrouy eu. 14 j- Si le.mur- Kl*
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    1ï'jsi Architecture Pratique.duPuits a 3 pieds d'épàisfeur, il- faut ajouter deux fois 334 pieds, j> & l'on aura 1 o pieds £, pour le dia- mètre de la circonférence exté- rieure : en saisant encore une règle de proportion , l'on trouvera 33 pour ladite circonférence extérieu- re j qu'il faut ajouter avec 14.7 cir- conférence intérieure , l'on aura 47^. dont la moitié 23 | , est la circonférence moyenne arithmétique, qu'il' faut multiplier par la hauteur du Puits, pour avoir les, toises requises. Par l'usage , on prend trois fois le diamètre pour avoir la circonférence ; ainsi 3 fois 4 ~ donnent 13 s; trois fois siOj qui est le diamètre extérieur, donnent 31 {, -qui ajoutés ensemble font 4^, dont la moitié est 2.2 ~, ainfi l'erreur eft aisée à connoître, (71) (71) C'estiei que M. B.ullet commence à rejetter l'usage de, son temps au sujet du toisé des Puits. Son dévelopement est vrai : àussi le Aiit-on aujourd'hui , & depuis long-temps, mais sa méthode est trop longue. Il faut ajouter l'épaisseur du mur circu- laire au diamètre intérieur. Cette longueur fera le diamètre moyen entre le grand & le petit, & l'opération sera la même. Ajoutez 3 pieds à 4 pieds ~, la sournie sera 7 pieds -{ , qu'on multipliera par 3 y, le produit sera z? pieds y. Cette opération donne lemême produit que sà méthode , mais d'une façon plus abrégée. M. Bullet dit précédemment d'ajouter à la hauteur du Puits la demi-face de la mardeUe ; mais cette mardelle étant de p.ier* re , doit être comptée en plus valeur du mur du Puits ; car cet' te demi-face n'inssue, que sur le mur du Puits qui est suppofé bâti en moilon , & moindre que ta valeur de la mardelle. Jeserois plutôt d'avis de prendre la hauteur du dessouls. du rouet, jusqu'au-dessous de la pierre qui forme mardelle , es- compter à part la valeur de ladite mardelle. Cette méthade, est plus naturelle & rnoins ernbarassante, que celle que prer pose M. Bullet, L'usage de mesjrer les Puits en ovale, est d'ajouter Ig
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    Des Puits. *n grand& le petit axe ensemble, Se de leur somme en prendre la moitié q,u'on multiplie par trois, pour avoir la circonférence de l'ovale ; comme si le grand axe est Q, & le petit 7 >. l'on ajoute 7 & o, qui font 16, donc la moitié est 8, qu'il faut multiplier par trois , & l'on a 24 pour la circon- férence de l'ovale : l'on ajoute, corn- ue il a été dit ci-devant, les circonférences intérieure & extérieure ensemble, dont on prend la moitié que *'on multiplie par la hauteur prise ainsi que je l'ai expli- qué. Cet usage n'approche pas assez du précis ; & quoiqu'il fie soit pas possible de donner une règle certaine de la stesure de la circonférence de l'ovale, j'en proposè ici néanmoins une, que l'on a trouvé assez approchante de la vérité. Cette règle est, qu'après avoir connu la moitié du grand & du petit axe de l'ovale proposée, il fautmul- tiplier chaque demi axe par lui-même, &.ajouter ensem- ble la somme de leur produit. Il faut ensuite en extraireja racine quarrée, quiTera la soutendante de l'angle droit, Compris des deux demi - axes ; la moyenne propor- tioneîle géométrique, d'entre cette soutendante, & la 'omrne des deux demi - axes, donnera la circonsérence du quart de l'ovale. Par exemple, supposons que la moitié du grand axe soit 12, la moitié du petit soit 5) : 12 multiplié par lui- même donnera 144, & 9 multiplié ausii par lui-même donnera 81 : ajoutant Si à 144, l'on aura 22$, dont la racine quarrée est 1 j, pour la soutendante de l'angle droit compris des deux demi- axes. Il saut en- suite trouver, la moyenne proportioneîle géométrique, d'entre 15-&21, (qui est l'addition des deux demi axes ) cette moyenne proportioneîle se trouvera être à peu près 17 sf pour le quart de i'pvale :
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    ï.j4 ArchitecttirePrâtique.ce feraenviron 70 |y pour toute la circonsérence dé l'ovale proposee. (7a) • > (71) Il faut lire après (qui eft s addition des deux demi axes)• en multipliant 15 par is , il viendra ;iç , dont la racine quar- rée sera cette moyenne proportionnelle qui se trouvera être à. peu près 17 s£ pour , &c. I ajouter le petn grand, d'en prendre la moitié, y joindreTépaisteur du mur; leur somme sera le diamètre total moyen arithmétique , qu'il saudra multiplier par •; j , le produit fera le oourtour du Puits.' Reprenons le premier exemple, en fupposant le mur de 3 pieds., d'epàuTeur, ■•■,*.-*■■ Soit le grand axe ... ç> , Le petit . , . ... 7 Somme 16 Moitié . . 7 . . 8 ' EpaùTeur du mur . . . 3 Somme 11 à multiplier par 3 f Produit du pourtour 34^ î*ar la méthode d'ufage , il ne viendroit que 3 3 : ce qui {qt& 'des principes de Géométrie. Si l'on fuivoit fon fécond exemple , il viendroit quelque chofe de plus , mais comme il n'eft pas plus certain que le néVre , nous fuivrons le plus aifé dans toutes nos opérations , & même dans les voûtes demi-ovales, parceque l'ovale eft une fe&ion obli- que fur un cilindre qui a pour bafe le cercle fait par fon petit diamètre : il vaut beaucoup mieux le suivre que de se plonr ger dans des calculs fans fin. Les Puits ovales fe font ordinairement dans les murs mi- toyens entre voifins , surtout dans les Villes. Ces Puits doivent fe payer par moitié jufque & compris la mardelle. Mais fi uiî des voisins veut orner ou saire un appui à la partie du Puits qui eft sur fon terrein, cette moitié ne se compte telle que jus- qu'au rez de chauffée du pavé , & chacun paye l'appui pour ce qu'il est de sqn côté. . . H fe trouve encore des cas oh'le terrein d'un voifin étant plus nautique l'autre, alors la hauteur mitoyenne ne fe prendra que du côté le plus bas, & le surëxhauffement du voisin le plus hw* prafayc ïeul par lé Propiçtaire du terreia,
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    *3*'***Ê3** 3fr<E3fr«3'*<B* D ES F OU TES. IL faut principalement parler des Voûtes de caves$ qui sont ordinairement en berceau, ou plein cintre , °u surbaissées. L'on fait ces Voûtes de trois sortes de construétion. La meilleure est celle qui est toute de pierre de taille : la moyenne est de pierre de taille aux arcs^ aiJx lunettes des abajours ou Ibupiraux, & le reste de Woilon piqué par assises, taillé .en voussoirs que l'on appelle pendants. Le tout doit être maçonné de mor- tier de chaux & sable pour le mieux , & les reins des- dites Voûtes sont remplis jusqu'à leur couronnement de Maçonnerie de moilon, avec mortier de chaux &• sa-. pie. Cette construétion est bonne, car le mortier résiste plus dans les lieux humides en maçonnerie que le pli» lre. La troisiéme construétion est de mettre des arcs ^epierre de taille ou libages pour les travées, & le reste du moilon brute ou seulement essemillé, le tout façonné avec plâtre , crépi par-dessous, & les reins rçmplis de maçonnerie de moilon & mortier. Cette ma- cère de construétion est fort en usâge ; mais je l'esti- Me de beaucoup inférieure à la moyenne, qui ne côù- te que très-peu davantage. Lesdites Voûtes doivent avoir au moins 18 pouces à leur couronnement, &doi- ^ejit être faites en sorte qu'elles s'élargisTent à leur nais- Jance. : ;•• : Toutes les.Voûtes en général sonteomptées à mur ,- jM l'étendue de leur fupersicie intérieure , à prendre de *5Ur naissance, fans avoir égard si leur épaisseur estpri- le dans les murs, à l'endroit desdites naissances. Pourtoiser les Voûtes des caves & autres saites en erceau, l'usage eft que l'on prend la largeur ou dia- mètre du dedans oeuvre de la - Vj>ûje, auquel 4iamçi
  • 170.
    $6 Architecture Pratique. treon ajoute la hauteur perpendiculaire, depuis la naiP sance de la Voûte, jusque tous la clef, ce qu'on prend pour la circonférence ; laquelle circonférence on multi- plie par la longueur de la même Voûte : & Ton a par ce moyen les toiles.requises. Comme si au berceau ABC, =c£—■>■«--! 'e diamètre A C est 6 toises % & qu'il soit en plein cintre, là hauteur BD sera 3 toises; ce , J qui fait ensemble 9 toises pour "J22 la circonférence ABC, que r-j l'on multiplie par la longueur G de la Voûte, que je suppose 12 toiles, & l'on aura 108 toises pour la fuperfîcie de la Voûte, à laquelle quantité il faut ajouter le tiers pour les reins, qui est 36, en sorte que toute la Voûte compris les reins, contiendra 14^ toises. Voilà l'usage ordinaire. Quand lesdites Voûtes sont surbailsées , ce que l'on, appelle anfe de yanier ou demi- ovale, l'usage est en- core de les toiser comme cel-: i les qui sont en plein cintre y ! c'est - à - dire, que l'on ajoute, ensemble le diamètre & la. hauteur, pour avoir la circon- férence, comme si le diamètre AC est 6 toises, & la hau- teur BD 2 , Fon ajoute 5 & 2 qui font 8 toises pour la circonférence , qu'il faut multiplier par la longueur de la Voûte, & l'on ajoute les reins com-: me ci-devant. A l'égard des Voûtes en plein cintre, il y a erreur, dans cet usage. comme il est aisé à connoître par la véri- table règle : car le berceau ABC é,tant en plein cintre», c'est-à-dire, un demi-cercle qui asix toises pour diamè- tre, a p toises pour sa circonférence, qui est une demi? gpise à peu-près de plus que l'usageJ & sur ia tojses. 4§ L
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    î) E SV O U T E S. ÏÇs ïong cela va à j toises - d'erreur dans la seule superfi- cie, sans compter les reins. Pour les Voûtes, en berceau surbaissées, il n'y "a pas tant d'erreur : néanmoins il y en a, & si l'on veut y opé- rer plus précisément, il faut se servir de la règle que j'ai donnée pour la mesure des puits ovales : cal" un ber- ceau surbaissé est ordinairement une demi-ovale. Quand l'efpace qui est voûté n'est pas d'équèrre ou S angles droits, c'est-à-dire, que la place.voûtée êst biaises mais que les mursopposés sont parallèles entr'eux, com- me le plan de la Voûte A'BG D;; il ne faut pà5 prendre le diamètre ou la largeur de là Voûte, suivant les lignes AB ou CD-, mais sur une ligne me- née d'équèrre sur les murs AG ou BD, comme la ligne AE» & prendre la hauteur-de la Voûte pour être mesurée.conv» iï>e ci-devant. : Si une Voûte en berceau est plus large à un bout qu'à l'autre, & que les deux bouts soienlt parallèles, ce qu'on peut appelle? Voûte en canonnière, comme la Voûte contenue entre les murs GI, HK ; il faut ajouter ensemble les circonférences des arcs des deux bouts de la: Voûte, comme GLH & INK , & de leur somme en pren- dre la moitié, qu'il faut multiplier par la ligne du milieu OP., pvur avoir la superfîciç de ladite Voû- te. -4£ï0 j*
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    !itj8 Architecture Pratique* Quand"la place est irréguliere, que les murs ne sont ni égaux en longeurï ni parallèles, voici comme l'on y doit procéder. Supposons le plan irfégulier EFLOi, il Faut diviser en deux parties égales> chacun des quatre côtés aux points R, P,H,Ij & prendre sur le dia- mètre HI, la circonférence du cin- tre de la Voûte en cet endroit, puis multiplier cette circonférence par 1* longueurKP, milieu de la Voûte» & l'on aura la superficie requise, (73) (73 ) *•* méthode que l'on propoîe ici pour mesurer les Voûtes sur un plan irrégulier, n'est qu^de pratique & n'est étabie sur aucun principe. On peut néai^stoins s'en servir û l'objet est de petite conséquence. Il se trouve encore dans les plans des irrégularités bien plus extraordinaires que ^elle.ici proposée, alors il saut avoir recours aux Proportions VI. ,VIII. & IX. de la Géométrie Pratique qui se trouve au commen- cement; de cet Ouvrage, Se former de. cette irrégularité pla- ceurs plans réguliers , & mesurer chacun à l'ordinaire suivant «e qu'il se trouvera. AjyDITlON SVR LÈS siOUTES È2V* ; V. iiçrçeaus , % : 1t- E toisé des Voûtes est une des parties lés plus: essentiëfflei I j à un Tpiseur : c'est une étude des plus sérieuses; Si on pour- voit prendre le pourtour; d'une Voûte avec îgVnain ou un cor- deau, onseroit sur de'son opération; mais prçsque toujours l'im- jpofTibilité de le pouvoir faire, nous met danJKja nécçsEté de recourir aux Règles de la Géométrie qui sont invivables , ou du moins à des Règles Pratiques , qui dérivant de celles-là , en aprochent à peu de chose près. J'entens par Règles Pratiques , les moyennes proportionel- les arithmétiques pour les moyennes proportionelles géomé- triques , dont la différence est si peu de chose ( quand les ter- mes extrêmes sont peu différents ) qu'elle ne fait pas un objet dans le prix ni dans l'usage. Par exemple, la moyenne pro»
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    ,. D -5S VoB TES. ■ / rs cj Portionellc géométrique entre 6 & 8,est G. 12 treizièmes,& la moyenne withmétique est 7. Uneiï petite différence vie doit pas faire un oBieC «ans la pratique. Je dis quand Us termes fant pewdissirens, ou pcuéloi* gnésl'un de l'autre;car s'il s'agiiTok par exemple de 6& 16 il raudroir abso!umelir prendre la moyenne géométrique qui leroit ç),quin^e dix-- neuvième qu'on peut mettre à lo , dont la différence à la moyenne arithrnétk]uc qui est n, sc trouveroit être un. Dans k toisé des Voûtes & autres parties circulaires 5 nosPrédëccC- leurs avoient souslrait Ic/eptiémeàa diamètre, que ies Géomètres ont de tout tems admis pour avoir les circonférences. Sans approfondir qu'elles ont été leurs raisons, je dirai seulement que lesplus expéri- mentes Toiseurs se sont apperçus depuis long-tems que l'absence de ^septiéme étoit notoirement préjudiciable ; & sans s'écarter des an-< Cl«ns usages, ils les allient sçavammeut avec les principes .certain! °e la Géométrie, où toures leurs opérations doivent tendre. Dans le cours des Toises que j'ai saits, j'ai obseryé entr'autres ""ne façon particulicre,quatr.c-difïérentes Voûtes en Berceau plein- ce'ntredei8 pouces d'épaisseur. - La première avoit 7 pieds de diamètre. Je l'ai d'abord toisée sui-» vaut l'ancien usage, c'est-à-dire, sanssiptième; mais avec un tiers pour les reins: j'ai ertscijre toisé.cette. Vourc au cube, & j'ai trouvé que le toisé d'usagè étoit trop fort d'un quart, e'est-à-dire que l'En« Repreneur sur quatre toises en avoit une de trop. . La séconde étoit line Voûte de 14 pieds de diamettre.., & j'ai trouvé que le toifé rl'usage égàloit son cube. • La. troisiéms étoit u'ie Voûte de 0.1 pieds de diamètre; Se-j'ai fouvé que lc.toisé d'usâg'é étoit trop' soible d'un cinquième -, c'ejt-à* lrc i que sur cinq tois;:s , l'Entrepreneur cr>. perdoit une. A Ensin la quatrième croit une Vo'ûre de z% pieds de diamètre , & 'ai trouvé que l'Entrepreneur perduit un tiers, c'est-à-dirsi, que u^ trois toises il en pcrdojt une, ' ' Li'après ces observations, oh peut penser que l'ancien usagë-de' iôisét es Voûtes en.plein cintre.est nô'n-sculement itréguiier, mais horbw . err>ent préjudiciable , solt'au bourgeois soit à l'Entrepreneur : -èc °«irne ;] est difficile de sorti'r des anciens usages que l'habitude 3- eildus samiliers, les prix doivent subvenir h leur défanr. Pour quoi l0_"s avons sait là table suivaiue *oùle prix de ces Voûtes thît'tf.i ,Pa't le toj^ d'usage avec le toile Géométrique. Ge prix est conïM- e lut une Voûte de 14'piedsde diamerrc-'égale à son >'cabeY csû-èn JPP.ose estimée iS liv. larpise: ainfi-l'on peut continuer-lé:ïoî?ë : j.UaSee» se servànc des piix'dë la table, sanfà les augmenter oit "■iinucr suîvanr le cours du prix des matériaux. La seule sûjetidft u toiseur sera de timbrer cet article suivasit le diamètre de la Voit- , >.eri disant Voûte de tarit de. diamètre : il peut même réprenài'^te *£f£^f dl' deH-.i:diamerre san?: meur sensible, Ct»t:Tabir.]c .umwz-AiterJïn jst ,<c,4,;w. ... . , '. .ir*.^ sj ns.
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    i£o. Architecture Pratique. Toisédes Voûtes en Berceau plein-cintre aux Us & Coutumes» 11 faut doubler le diamètre , & le multiplier par la longueur de !* iVoûtesans faire attention à leur quantité , le produit sera la Super- sicie de ladite Voûte avec ses reins. Exemple. Soit une Voûte de 20 pieds de diamètre & de 30 pieds de long. Le double du diamètre est 40 . qu'il faut multiplier par la longueur 30. le produit sera 120O pieds ou 33 toises 12 pieds pour la superficie de ladite Voûte com- pris Tés reins. N Mais comme ce toisé est conforme aux Us & Coutumes , le prix sera suiyant la table, de 21 liv. 17 s. z d. pour chacune toile, corri- tne nous allons le démontrer. Il n'y a autre sujetion dans cette ma- nière de toiier, que de timbrer le produit 3 toises npieds, en disant Voûte de 2 o pieds de diamètre, J'observerai cependant qu'on peut ajouter au diamètre doublé le 'septiéme du demi-diametre ( qui est ici de 10 pieds ) 1 & 4 fep- tiérnes ou 1 s, quand ce ne seroit que pour se conserver l'habitude d'ajouter ce septiéme aux parties circulaires , car il eft bien d'autres cas où il est absolument nécessaire. Je n'en sçache point en bâti- «nent ni ailleurs où il soit inutile. Voûtes en B erceau surbaijsées & surmontées sans d'iftinSlon. Il faut joindre la hauteur au diamètre avec le tiers de leur Comme, & multiplier cette somme totale par la longueur , sans s'embarrasiei du plus ou moins de reins , le produit sera celui de la Voûte. Exer»' pie. Soit la Voûte surbaissée de 3 6 pieds de diamètre & de 12 pieds de hauteur 5 leur somme est jf8, dont le tiers est 16 qui joint » 48 font 64 , qu'on multipliera par la longueur de la Voûte,supposée 30 pieds; le produit 1910 pieds ou $3 toises ii pieds sera la su- perficie de ladite Voûte. Pour en sçavoir le prix , il faut doubler 1* hauteur, la joindre au diamètre, & la moitié de leur somme ser* la réduction. Ainsi la hauteur étant 12 le double sera 24 qui joi'11 au diamètre 36 feront 60, dont moitié est 30 , qu'il faudra che1' cher dans la table. On trouvera que le prix est de 28 liv. 6 sols. Cette méthode est commune aux deux especes de Voûte ; car >v jplleest surmontée, elle aura 24 pieds de diamètre Se 1.8 pieds de mo?' tée. Alnsi 14 & 18 font 41, dont le tiers est 14 & la somme rota'4 est J6, qu'il faut multiplier par la longueur 30 pieds, le produj 1680 ou 46 toises & demie 12 pieds sera la superficie de ladite VDlJ' te, & son prix sera le même. Cette Veiue-ci produit moins que l'autre, parce qu'il y a m°l0$ de reins. La méthode de toiser ainsi &de la même manière les Vo°te Ut se servir de -j qui est la même ■&: plus prompt, joignez la hauteur au demi-diametre , tnultip''e ^ en la sbminepar 3 s le produit sera le pourtour de ladite Vont*
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    D E SV O U T E S. ï6t «istin&îon ^puisqu'elles sont l'une & l'autre moitié d'un même tout* J'obsetvetai encore, qu'on peut ajouter le feptiéme du demi-dia- •ttette quand ou aura pris la sorftme totale du multiplicande : ainlî dans la Voûte surbaissée, à 6a. on ajoutera,1e septiéme de n pied* ^"i sera i y ou i trois quarts ; ainsi au lieu de 64, on comptera 6 j won quarts. De même à la Voûte surbàilTée, au lieu de $6, 011 c°mptera 58 | ou 58 & demi. TOISÊ GÉOMÉTRIQUE DÉMONTRÉ des Voûtes en Berceau -plein cintre, surbaijsées & sur- montées , avec lajonclion de leurs reins, & comparé avec celui des Us & Coutumes pour l'ufage de la tabk» £ Ouïe superficie divïsée par une longueur, donne une largeur, ou diviséepar une largeur donne une longueur ( Addit. à la Prop. II. P'S' JE*?) Je ne crois pas cette proposïtion sujerte à démondtation i 5>je est û évidente qu'elle peut dansun bssoin être prife pour axiome "où. je tire cette censéquence. Si du Rectangle A D j'en ôte l'a supersicie du demi cercle M , le reliant divisé pat la ligne BHoa par la ligne AB donnera au quo. tient des lignes qui seront en- tre elles réciproquement commo leurs diviseurs. Il est donc indif^- férent de prendre tel diviseuc qu'on voudra, lesSuperficies res- tant égales. Cela posé, je prends pour pre- mier exemple la Voùre de 14 pieds de diamètre toisée géométri- quement autant qu'elle peut l'être , & la comparant avec le toisé aus Us & Coutumes sans feptiéme,, l'on. & l'autre toisé sont égaux •• Ce "u^ je démontre ainu". ^oit le diamètre CD 14 pieds, le demi diamettre ou montée 7 jî'^s. l'épaisseur de la Voûte BH" 1 pied & demi, & son reéïanglej "*Y ^ P'eds & demi sur 14 pieds. Le Rectangle- 14 pieds sur 8 pieds & demi donné au produit I in Pleds, dont j'âte la superficie du demi cercle M 77 pieds, le relie est +* pieds, qui divisé par I pied & demi, épaisseur de lâVoûte, donna j 5UOt.icnt *-8 qui sera la surface de tout le Rectangle moins celle- tt A™ cerc'ey ou bien les reins dune Voûte avee son épaisseur en„ _ e aeux murs. En toisant aux Ùs & Coutumes, l'on ajouté le dia ue. au deir.i diamètre qui font ii & easuite le tiers de cette sbmm .* L
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    ï6-.%. A ILCfî I T ECTUi W P R A TJ QUE. qui est 7, Total 28, égalcaù tpisé ci-,déssus. Cela fait je ràisohtie ahisi.: ., .,: ;■■- ! ?r. T; • ;En-(upppsant le prix actuel des Voûtes en Berceau'toi sées aux Us & Coutumes, 18 liv- latoisè: sup.vrncie'Ie -, chaque pied supersiciel de Voûte vaudra 10 s. & ces.-.2:8 pieds ( supposés sur 1 pied de lon- gueur) vaudsput 14 liv. d'pu'je cive cette proportion en disant: Si 2.8 pieds coûtent 14 liv. combien coûteront 3 & pieds (valeur de la toise superficielle :) l'opération étant faite, il viendra pour quarrié- nje terme 18 liv. qui fera le prix d'une .toise de Voûte de 14 pieds de diamètre toisée suivartt l'usage saas feptiéme. •Je prends oour sécond exemple une Voûte de 28 pieds de diamètre ££de même d'un pied & demi d'épaisseur, son Rcâangle 28 pieds. Tur'*5'pièds& demi. La superficie de ce Rectangle esf. de 434 pieds, dont j'ôce 3^8 pieds superficie du demi cercle, le reste 126 djvisé par 1 pied& demi donne au quotient §4 pieds qui à 10 s. le pied va- lent 42 livres. Ensuite je..toise cette. Voûte aux Us & Coutumes, en disant 28 pieds de diamètre & 14 pieds de demi diamètre font ensemble 41 pieds dont le.tiets.pour les reins estt4& leur spmme totallejô (ou ce qui <?(t là même çhose, je double Je diame tre,) & fais ensujte cette pro- portion. Si s a pieds tci'és aux Us & Coutumes valent 42 liv. sui» vant-letoisé Géométrique,combien vaudront 3 6 pieds. La régie étant saite, il viendra pour quatrième terme 27 liv. pour la valeur d'une toile.sijpersicielle de Voûte de 18.pieds de diamètre tpisée suivant V«sage sans, feptiéme. D'où je conclus, qu'en suivant le toisé d'usage , & y appliquant ]çs prix posés par la table , il n'y aura..peisoune de lézé , le priz sub« yenantà l'irrégularité de l'usage de toifer. Si comme je le recom- jriande expressément, on reprend le septiéme du demi diamètre, ce prix de 18 liv. sera plus fort de quelque sols pat toise , ce qui ne dieu point'arrêter', came je l'aï ci-devant dit, Application aux Voûtes sutbrJssées, & sutmmtèet. -Exemple de la- Voûte surbaisseci Soit la Voûte surbaislée de 1* page 1 jss.son diamètre 36 pieds , sa hauteur s 2 pieds, ; l'cpaisleur de. Yoûtc 1 pied & demi, & son Reésongle 36. pieds sur I $ pieds & demi» La supersicie dû Rectangle sera 486 pieds, do:it ôcar.t 339 pieds trois septiémes pour la supersicie du. demi ovale , le teste.146 quatre: septiémçt divisé par 1 pied & demi, épaiileur de la Voûte , .Aon*. liera au quotient 97 pieds j leptiémes , qui à raispn de 10. s le pid. (ùpçrficiel vaudront 4S liv. 17 sols 1 den, 5 feptiéme s. En.sûite, toisant cette Voûte suivant l'ufage , spn pourtour y corn* pris le tiers pour les reins, sera de 6,4 pieds ; & faisant cette propor- ïîqn : Si 64 pieds valent 48 liv. 17 s. 1 d. y septièmes combien .}» jlïdSjJa règle étant faite, ou aura pour cjuatriçirre twie. 27 liv. % **
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    Des Voûtes. 163 7Q. 5 septiémes. Cherchant erduite dans la table ce prîr,ou le plu* approchant, il se trouvera être de 19 pieds de diamètre: & pour ne rien déranger de la méthode que nous avons indiquée on peux- prendre 30 pieds de réduction , en timbrant cette Voûte ainsi, Voûte "' 36 pieds réduite à _jo. Exemple de la Voûte surmontée. Soit le Diamètre 14 pieds, la hauteur 18 pieds, l'épaiiîeur de la Voûte t pied & demi> &son Reéhngle 14 pieds sur 19 pieds | %La superficie du Redangle sera 468 pieds, dont on ôtera 339 P'eds 5 feptiémes poar la superficie du demi ovale, le tefte 128 quatre feptiémes divisés par 1 pied & demi, épaisseur de la Voûte , donnera au quotient 85 pieds 5 septiémes, qui à raison de 10 s. le Plc" superficiel vaudront 41 liv. 17 s. I d, 5 septiémes. •En sui te , toisant cette Voûte suivant l'usage , son pourtour, y tomprjs le tiers pour les reins, sera de %6 pieds, & saisant cette Proportion: Si $6 pieds valent 41 liv. 17 s. I d. y septiémes, com- Dlen 36 pieds; la règle étant faite, il viendra pour quatrième ter- •"e xy ];v_ ,-j sfc cherchant ensuite dans la table on trouvera feduétion à 2.9 pieds qu'on peut mettre à 30 pour ne rien détan- Ber de la méthode que nous avons indiquée, l'objet étant de trop PCU de conséquence. On peut voir par là que les reins d'une Voû- te surbaiiTée sont à ceux d'une Voûte surmontée de même ovale ^°rnme 73 est à 64 c'est-à-dire à peu près comme de 9 à 8, Se aux ^s St Coutum.es comme de 8 à 7. - Cette méthode, comme on le peut voir, est généralle & univer- lc"e pour toutes Voûtes ,Ponts,Ponceaux en pjein cintre, surmontés 11 surbaissés , quelque soit le contenu des reins, en supposanc 1Ue le tout est de même matière. Mais, me dira-t-on, cette méthode n'est pas exa&een tout; car » ?s le diamètre d'une Voûte est grand, plus il y a de reius, & ces Vj'Ds nç font pas à beaucoup près fi chers que les Voûtes. Non , a's une Voûte fans reins vaut mieux que 18 liv. la toïfc , & plus ,e est grande, plus elle eft chère. D'ailleurs, je n'ai point entre- ! .',s de saire des loix fur les estimations , j'ai feulement donné uns , e,e de la manière de rapprocher aux vérités Géométriques l'irrégu- tJté du toifé aux Us & Coutumes dans cette partie. ' ,efte à donner la manière de dégager les reins en moilon d'u- r . votite totalement construite en pierre. C'eft ce que iieus allons ji '**• Quoique ce détail soit peu d'usage à Paris pour les Voûtes, , era utile pour les parties & épaifleurs de murs cintrés sur plan 0llt le toifé eft très-difficile & dontsouvent il eft prefqu'imposlible. connoître les véritables meftires, à caufe des autres parties adja- ites qui par ]eur forme mixte, Se leurs parties le plus fouvent <■« ,es ' obligent de les toiser par conjectures ou par évaluation, • nui est toujours sort défagréable. On verra encore par les prin- '■fM établis cjue connoifl'ant l'épaifleur du mur & le rayon de la Lij
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    164 Architecture Pratique..partiecintrée» on peut conaonre le relie, pour peu qu'on veuille- les écudier. ■ZQ-plëdà. DANS UNE VOUTE EN BERCEAU ■ plein- cintre cansiruite en -pierre de taille, & les reins remplis en moilon, dégager ces reins a caufe de. la- dissérence de leurs prix. Soit le Rectangle ABCI> la base io,la hauteur io,l& superficie sera zoo. Soit ins~ crit dans ce restangle deux demi cercles ^le grand DKC de iO pieds de diamètre/* superficie sera Ij7yqui ôtée du Reâangle 100 il resier* pour les deux écoinsons 41 j donc moitié pour chacun sera i s |. Ensuite du centre X soie décrit )e petit demi cercle GFN de 16 pieds de diamètre, sa sursace sera 100 y qui étant ôtés «le r j7 |- il reliera ^6 J pour le plein de. la demi-couronne. Du poinB. G on élèvera la perpendiculaire GL qui sera moyenne proportion- nelle entre DG & GC. DG étant z & GC 18 leur produit eft t,6* dont racine est 6 pour la moyenne GL. GX sera 8 & LX 10, la su- perfîcje de ce triangle sera 24. Le tout en cet état considéré comme une Vofke de pierre entrfr les deux murs AHDG , ZBNC aussi de pierre,de chacun 10, pied* de haut & de 1 pieds d'épaiiîeur, sans tirera conséquence p°uîr l'épailîeur & la hauteur, leurs surfaces seront de chacune 1 Q.pieds- II reste à coanoître la surface des fleures mixtes ou portions DLG , Il faut commencer par la première DLG, & sçavoir que par '* proportion XI. pag. 29 & 30 la surface du seéteur DLX est à Ja surface du demi cercle DLMC , comme l'arc DL est à la circonsé- rence de ce demi cercle. Or dans ce seéteur le triangle LGX étant' connu , on connoîtra l'arc LD de cette façon, çn prenant LX p011" sinus total, & LG pour si nus de l'arc. Comme le sinus total LX io>. est à 100000. Ainsi 1? sinus LG , 6* sera à 60000, qui donne suivant l'es tables $6 dégrés j; minute** On sera ensuite. cette autre proportion^, en disant ; la cU£oa*
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    Des Voûtes. r&| *encedu demi cercle 180 degrés , est à l'arc 36 degrés 53 minu- tes comme la superficic 157 |-està la superficie du segment, qu'on trouvera être de 31 sou environ, dont on ôtera la superficie du "'angle LGX 14,1e reste sera à très-peu de chose près g s pour la surface de la portion mixte DLG. s' de la surface du mur ao , on ôte 8 s il restera II ~ pour la portion DAHL, mais l'écoinson total DAKL étant de n ssionen ote ' 1 s il restera <>~ pour le petit écoinson LHK Se pour les deux 9 <;■ ou -i qui sera ia superficie des reins en moilon sur la Voûte n pierre, qu'on multiplira par la longeur de la Voûte ; le pro- Ul£ donnera un cube dont on fera l'uiage oui conviendra, '-et exemple, outre beaucoup de belles connoiuances qu'on en Peut tirer,donne encore à connoître la surface du profil d'une Voû- e lans reins entre deux murs dans lesquels on suppose engagés es deux segmens mixti-lignes DLG & GMN : car si de la demi Ouronne j6 ion en ôte ces deux segmens 16 s, il restera à peu s 5° I ' cai divisés par son épaisseur 1 pieds, donnera environ 0 pieds pour une ligne moyenne entre la courbe LKM & le cin- e GFN, & de plus la ligne LG étant moyenne proportionnelle en- fles deux diamètres .sera le rayon d'un cercle dont la moitié de a lurface sera égale à la surface du profil de cette Voûte. Les cintres surbaissés soit en élévation ou en plan , ne peuvent e développer que par parties, comme nous venons "de le faire P01^ le plein-cintre. Les parties surbaisiëes en bâtiment partent ^uiours de plusieurs points de centre dont on cherchera les rayons 'es épaisseurs ; ce qu'on connoît aisément par le moyen des plans P°ur les développer & distinguer suivant le principe ci-dessus. Observaùons particulières sur les Voûtes. !• Si une Voûte en Berceau esfc construite en moilon, & qu'il ^a!t des arcs ou chaînes de pierre dure, après avoir compté la. ' °ttte comme s'il n'y avoir point d'arc, on roisera ensuite le pour- urcle ces arcs, en ajoutant le diamètre à la hauteur avec sou J Ptiérne^ & leur somme sera multipliée par la longueur réduite u P'us grand claveau au plus petit; lesquels arcs seront comptés 11 Plut valeur d'arc sur Vç.ûu. « ri' Les arrêtes des lunettes qui se trouvent dans les Voûtes en , rceau ain(; qU'aux autres Voûtes , se toisent au pied courant de .ëer* si la Voûte est en moilon; si elle est en pierre, on les toise lu ^ ' & Qn 'es con^Pte corr>me saillie simple ou taillée. 1 Lorsqa'aux grandesVoûtes en Berceau il se sait de grandes _ ettes , on toise ces lunettes à part comme Voûte d'arrêté sans ,ns : le vuide passe plein dans le toisé de la grande Voûte , & od Compte pointd'arrête. ,'• Si la Voûte est construice. en moilon piqné ,on fait article * Liij
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    166 Architecture Pratique. àpart pour la plus-valeur du moilon piqué. La méthode de faire dans les caves des paremens donc les joints sont tirés à la pierre noi- re j ne vaut rien, & on ne doit point les compter en plus valeur : ce sont des crépis que l'humidité fait tomber en peu de tems , Se qui ne sont d'aucune utilité ; le rftoilon piqué vaut mieux. V. Les pierres qui se trouvent dans les murs & .qui rachettens Berceau sur la Voûte, se tqisenc comme nous le dirons ci-après page 171. VI. L'usage ess: de ne point comptet de reins dans les Voûtes au-desïbus de 6 pieds de diamètre ; mais il est plus sur de sui- vre notre méthode, & de se conformer à notre table qui ne le* admet que pour plus-valeur lorsqu'il y en a, Si ne les compread point lorsqu'il n'y en a pas. Des Coûtes £ Arrête. LEsVôûtes d'Arrêté sont toisées commeles berceaux» entre les murs, piliers ou dosserets, quoiqu'elles aient une autre figure. Pour les parties qui sont entre les piliers Se dosîerets, elles sont toisées à part, & c'est ce qu'on appelle Murs à'echijsre, comme il sera ci après expliqué. Supposons à mesurer la Voûte d'Arrêté ABCD '* composée de deux travées de chacune quatre lunette & de deux arcs entre les pilie>'s & dosserets ; il faut premièrement mesurer les deux travées EK> FX, comme si c'étoit un berv ceau, c'est-à-dire, multiplier la longueur EF, ou K.X, par la circonférence HGI: il faut en' suite pour les Murs d'échinre mesurer la longueur AC, ou BP» comprenant tout le dosseret A pi & tout le pilier GF, & la .muls plier par la hauteur, depuis si01' poste ou naissance de la Vou' te, jusqu'à son couronnement* comme depuis H jusqu'à N. C#'
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    Des Voûtes. 16*7 teportion sera pour le mur d'eschiffre entre les pi- iiers ,AJS. & CF, 6c est comptée à mur comme la Voûte..L'on en doit faire autant du côté des dosse- rets pour les- murs d'eschiffre, depuisBjusqu'à D. Ce iriur d'eschiffre : ne doit être compté que sélon la saillie des dosserets, par rapport à la largeur des piliers : comme si les dosserets ont de saillie la moitié de la largeur des piliers, le mur d'eschiffre ne sera compté que pour la moitié de celui de ci-devant sur les piliers entiers, si plus ou moins à proportion. • L'usage donne ces murs d'eschiffre pour les cintres qu'il faut saire,, pour les arcs entre les piliers & dosse- rets, à cause de la plus grande difficulté qu'il y a de faire, ces sorte? de Voûtes, que les Voûtes en berceau. L'on ajoute aux Voûtes d'Arête, un pied de toise pour chaque diagonale des arêtes, c'est-à-dire, que dans les deux travées EK..FX, il faut ajouter quatre fois le contour de. la diagonale EM ou KL : cette diago- nale se contourne avec un cordeau; ou bien l'on peut te seryir des règles que j'ai données pour prendre les circonférences des arcs droits ou surbaissés » ou par l'u- sage ordinaire en prenant la longueur d'une diagonale , comme EM, à la naissance de la Voûte, & ajoutant OG, hauteur de la Voûte, où les diagonales sont cou- pées -.cette longueur & cette hauteur ajoutées ensemble donneront le pourtour d'une des diagonales. • Les reins des Voûtes d'Arête sont comptés de qua- tre toises l'une, au lieu qu'aux berceaux, ils sont comp- tés de trois 'toises l'une. Il y a une erreur considérable dans cette manière de toiser les Voûtes d'Arête : ce qui se peut connoître par ' le dévelopement de la Voûte ci-devant expliquée , comme si elle étoit en berceau, car elle est comptée de Piême. Supposons donc une Voûte d'Arête contenue IV
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    î68 Architecture Pratique. entreles piliers, ABCD ; pour l'ai mesurer l'on prend le contour du cintre AEB, que l'on multiplie par la longueur A G où BD,'de même que li c'étoit un berceau ; je dis qu'en cela il y a de Ferreùr, & pour la connoître, il faut dévelo- per le cintre AEB entre deux lignes parallèles de la distancë A G ou B, D, comme IK & LM, où toutes les divisions du cintre AEB sont "L étendues, lesquelles divisions sont en 7 parties égales : alors l'on .voit le dévelopemçnt bu l'extension de la Voûte entre les lignes parallèles IL» LM, comme si elle étoiten berceau droit, dont les lignes. AC, BD , sont prises pour les murs sur lesquels là Voûte eu posée ; & si au lieu d'un berceau, c'est une Voûte d?Arête , ^cette Voûte sera divisée en quatre portions égales parles diagonales AP, BC ; & afin. de connoître lJextension ou le dévelopement de cha- cune de ces parties, prenons le quart AGB , il saut rapporter tous les aplombs, qui tombent du cintre• A' EB, sur îesdiagonales AG, BG, & les porter sur W. lignes parallèles entre IK & LM, chacune à sa con...- gondance, & l'on aura une figure triangulaire mixte ,. contenue entre les lignes droites IK, LM, 8c les cour- bes I'ZP & PCK : ces courbes peuvent être de deux demi-hyperboles, dont leur axe transversera sur les lignes KM ou LI prolongées. L'on peut encore faire la même figure entre les lignes LM, LP & PM ; alors ces d/eux portions représenteroht les deux lunettes AGB & ÇGB, qui sont comptées chacune pour le quart de la Voûte, puisqu'elles sont égales aux deux autres lunettes A» Q-Q &'sQB|;, lesquell.es limettes, sont plus petites que.
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    Des Voûtes. 6y lamoitié d'un berceau de pareille grandeur , que le pian ABCD, de deux fois la figure contenue entre la ligné droite PK > & la courbe PCK ; car le triangle 1PK , est le quart de toute la Voûte en berceau dévelopée : l'on peut conrioîtrë par ce moyen que certe erreur va pres- que au cinquième de plus pour l'Entrepreneur. Si l'cin fait des lunettes dans les Voûtes en berceau, leurs arêtes' sont comptées pour pied courant de toise , outre lesdits berceaux j, comme aux Voûtes d'Arête, & la lunette pasTe comme si la Voûte étoit pleine. (75) (7j) La Voûte d'Arête & la Voûté de Cloître sur tin même plan, dit M. Desgodets en ses cahiers, sont ensemble égalés a deux fois la superficie d'une Voûte en berceau, sur la même «auteur & sur le même plan, parce que la Voûte de Cloître est Çomposée de deux portions de Voûte en berceau cjui se croisent dans les angles, Se qu'une Voûte d'Arête est cemposée de 4 lunettes, deux desquclles Ibnc le sûpplérncnt de ce qui manqua aux deux bouts d'une des portions de là Voûte de Cloître de même cintre sur le même plan , pour en faire une Voûte en berceau. Ces Voûtes étant d'un travail & d'un soin plus qu'ordinaire-, nous les traiterons suivant nos usâges Se la Géométrie pratique, sans nous cjibarrasTer de ce qui est engagé dans l'épàisTeur dâs rours, que nous [aidons pour dédommager l'Entrepreneur de la Sujétion de ces sortes de Voûtes. Commençons par établir la superficie réelle d'une Voûte en cerceau de 14 pieds de diamètre & de 14 pieds de long. Sa {«perfide réelle & géométrique est de 308 pieds, dont le dou- k est 616, que doivent produire une Voûte d'Arête & une VWce de Cloître, chacune de 14 pieds de long & 14 pieds de diamètre. Pour avoir la superficie intérieure d'une Voûte d'Arête, il «ut ôter la longueur du diarnetre de celle de la circonférert- Cc ; prendre lé quart du reliant, l'ajouter au même diamètre , * cn multiplier la somme par la longueur d'un.côté. Exempte. Fig. i. Soit le côté AB ou AC de 14 pieds dé diâ- tteite j sa circonférence sera iz : Otéz de cette circonférence I* le diamètre 14 , il restera 8, dont le quart est a , qui, ajou- te au djamct;re 14, leur somme sera 16, laquelle étant multi- pliée par 14, longueur d'un côté, le produit sera 214 pieds pour là superficie Intérieure de la Voûte. Le toisé y compris - , comme il est ici détaillé , donne 108 pieds, •* cst par conféquent trop fort de 84 piedî, sans y cornprcnr
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    170 Architecture Pratique. dreles reius , comme il est démontré dans la troisiéme figure ; de sorte que le toisé d'usage des Voûtes d'Arête est an toisé géométrique comme 11 est à 8, & par conséquent à celui des Voûtes de Goitre, comme 11 est à 14. Ce principe est général, & peut servir pour toutes les Voûtes d'Arête sur un plan quarré ou reâan'gle , le cinrre surmonté ou surbaiste. Suivant ce principe, il faut sçavoir que la Voûte d'Arête est encore à la Voûte de Cloître en même raison que 4 est à 7 , 8c que toutes deux jointes ensemble font 11 , & sont égales à la saperficie d'une Voûte en berceau en plein cintre de la longueur de toutes les deux. Une simple règle de trois fera trouver les superficies de ce» Voûtes. Il faut toiser la Voûte d'Arête telle qu'elle se présente en dans-oeuvre de son diamètre, comme lî c etoit une Voûte en berceau ; y ajouter le s géométrique, en doubler la super- ficie, & dire: 11 est à 4 comme le double de la superficië est à la super- ficie de la Voûte d'Arête donc il s'agit. Exemple. Soit la Voûte d'Arête sur un plan Rectangle de 18 pieds de long & de 14 pieds de diamètre, la circonférence zt multipliée par la longueur 18, produira 396; dont le double est 792. Il faut ensuite multiplier 791 par 4: le produit sera 3168, qu'il faut diviser par 11: le quotient donnera z8S pour la su- perficië de la Voûte d'Arête. 11 : 4 : : 791 = * — *88. Si on trouve ceci encore trop embarasTant, il faut faire «ne autre analogie, en même raison que la superficië du toisé d'u- sage est au toisé géométrique & régulier, que nous avons trou- Té être comme il suir. 11 : 8 :: 396 : * = z88. Il en sera de même pour les Voûtes surmontées & surbais- sées, en suivant la même méthode. Si ces Voûtes sont sur des plans obliquangles ou trapèzes» il faut les réduire en redtangles réguliers, comme ii est ci-dc- yant expliqué en traitant des Voûtes en berceau : ie reste est assez nettement expliqué. Les reins de ces Voûtes d'Arête se compteront au de I» superficië, & non au , parce que nous partons des Voûtes ea berceau ; ou si on veut opérer plus juste, on les comptera pro* portionnellement à leur diamètre, suivant nos developpemens de* Voûtes en berceau. Les Arêtes se comptent leur pourtour sur 1 pied de légers » lorfque les Voûtes sont en moiion piqué apparent, ou crés*
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    Des Voûtes. 171 Kenduit en plâtre. Mais quand les Voûtes sont en pierre de taille , ce pourtour se compte sur un pied de saillie de cette Pierre ; la raison en est, dit M. Desgodets , que les arêtes de ces Voûtes n'ont aucune épaisseur, & même que la Voûte en cet endroit est toisée par les deux faces de son épaisseur au pour- tour des arêtes. Aux Voûtes d'Arête , ainsi qu'aux Voûtes de Cloître, s'il y a des arcs de pierre de taille, on toise le pourtour sur le diamètre intérieur , sans s'embarasser de l'épaisseur des queux de pierre qui sont dans l'épaisseur des murs ou contre-murs ; & quoique les chaînes de pierre soient toisées du dessus de «ur fondation, jusque & compris l'extrados de la Voûte, le pourtour de ces arcs de pierre se multiplie par la longueur ré- duite des plus longues aux plus courtes, ainsi que les chaînes ve pierre. U, / a S'il se trouve dans les murs quelques pier- wfflmHP"3"*"""! tes de taille qui rachètent berceau, on les ?, / I t0''"e 'eur l°ngueursur leur pourtour , & leur Vf épaisseur se orend de l'aplomb de sa saillie ,„% } du nud du mur. «^^■^••■""""""■''B Exemple. Soit la pierre rachetant ber- ceau ABC, Après avoir compté le mur D pour ce qu'il est , & là Voûte que nous liipposons en moilon , on toisc en plus va- leur sur moilon la pierre ABC , & après en avoir pris la superficie , l'épaisseur s'en prendra de l'aplomb AB , & aura par con- séquent pour épaisseur CB. Des Voûtes en Arc de Cloître* LEs Voûtes en Arc de Cloître ou Voûtes d'angle sont posées sur quatre murs, soit de figure quarrée ou quarré-long : elles sont'ou en plein cintre ou (urbaissées. kusageestde les toiser comme si c'étoit un berceau , ^est-à-dire^que l'on prend le diamètre ou la largeur de la Voûte à sa naisssance, à laquelle largeur l'on ajou- *e la hauteur depuis ladite naissance jusque sous la clef :Oe la Voûte, & l'on multiplie ces deux nombres joints Çn.semble par la longueur de la Voûte , pour en avoir la
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    171 Architecture Pratique. superficieintérieure.. Les reins desdites Voûtes sont. comptés au tiers comme les berceaux, & l'on compte us pied courant pour chaque angle rentrant des diagonales ji comme aux Voûtes d'arête. .11 y a une erreur considérable dans cet usage à là perte de l'ouvrier : cette erreur est la même que ce qui manque aux Voûtes d'arête; & pour la connoître, sup— posons h Voûte en Arc de Cloître quarrée entre les quatre murs ABCD; que le demi-cercle AGB soit son cintre divisé en 7 par- 1~"Tl**tiès égales dont les a- plombs sont prolongés '■■g ^our déveloper le quart représenté sur le plan paf . le triangle BED ; il faut «-i.'Jo»ensuite étendre le quart de- cercle BG sur la ligne IH» par des lignes parallèles à BD, lesquelles lignes seront terminées par des parallèles à IH, de la rencontre des aplombs sur la diagonale BE , & l'on aura une ligne HB, & une autre HD, qui renfermeront une figure BHD, qui sera le quart de la Voûte entière ; & S c'était un berceau, la moitié de la Voûte serait comr prise entre les lignes BL, DK, qui est la moitié du berceau dévelopé. Ainsi l'on connoît que la figure 3 HD est plus grande que les deux triangles BLH & T> HK., de la quantité de deux fois la figure comprise en- tre la ligne droite HD , & la courbe HND, ce qui SA presque à du total. (76) (76) Nous avons dit ci-devant,dans nos notes sur les Voue tes d'arête, que la Voûte de Cloître & celle d'nrête étoie"1 complément l'une de l'autre , & dévoient faire e.nsemble deu* fois la superficie d'une Voûte en berceau de même hauteur cZ sur le même plan. Nous avons ensuite trouvé que la Voûte ess berceau de 14 pieds de long & de diamètre contenoit de sif perficie 508 pieds, dont le double étoit 616 pieds; que 1* Voûte-d'arête sur le même plan en contenoit 114 pieds:*
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    Dès Vo t?TEs.: 173- "oit clone relier pour la superficie de la Voûte de Cloître 391 y *est ce que nous allons voir. A quelque sorte de Voûte de Cloître que ce soit, dit M.' jjJesgodets , sur des plans quarrés , il saut ajouter à la circon- férence du pourtour de la Voûte les £ de la dissérence qui eft entre cette circonférence & son diamètre , 6c les multiplier Par la longueur de la Voûte. Exemple. Soit la figure de la Voûte en Arc de Cloître ci- sswlus de 14 pieds de diamètre & de 14 pieds de long , & en Plein cintre; la circonférence eft iz ; ion diamètre 14; leur *Wference 8, dont les i sont 6, ajoutés à la circonsérence, *°nt 18 s lesquels étant multipliés par la longueur 14, produi- «W 391 pieds pour la supersicie de la Voûte. Mais nous avons dit aussi que le toisé d'usage étoit saux & Préjudiciable à l'Entrepreneur ; & nous avons trouvé que les " outes d'arête étoient en raison des Voûtes de Cloître com- î11^ de 4 à 7, parconséquent que celles de Cloître étoient * la superficie des deux Voûtes comme de 7311. Ainsi le Rouble de la supersicie de la Voûte de Cloître toisée comme 1 Voûte en berceau , est à la superficie de cette Voûte de Cloî- tre comme 7 est à il. Exemple. Soit la Voûte de Cloître sur un plan rectangle de *8 pieds de long & de 14 pieds de diamètre , sa circonféren- £e eft iz , qu'il saut multiplier par la longueur 18, le produit Jera 396 & le double 71*1. Or ce double eft à la supersicie de la Voûte de Cloître, comme 11 eft à 7, en ordonnant la regle de trois suivante. 11 * 7 :: 791 : X ~ 504, égal à la fupersicie de la Voû. e de Cloître. Ces 504 joints à z88 que nous avons trouvé pour a fuperficie de la Voûte d'arête , font ensemble 791, égaux à * fuperficie de la Voûte en berceau , double du plan de lai l»oute d'arête ou de Cloître propofée. n » u ^ on veut fe fouvenir que la supersicie d'une Voûte de 'oure eft à la fuperficie d'usage, comme 14 eft à 11 ; on la Couvera en ordonnant l'analogie fuivante : 11 : 14 : : 396 : r~ 504. Ce qui eft la même chofe. 1} en fera de même pour les Voûtes de Cloître surmontées 'urbaiffées, en fuivant la même méthode, oi ces Voûtes font fur des plans obliquangles ou trapeses , iaut les réduire en rectangles réguliers, comme M. Biillet l'a * 1W^ant exP''<îué > en traitant des Voûtes en berceau. Mais ces Voûtes deCloître fe font fort fouvent fur des plans ¥olygones réguliers , en plein cintre , furmontées ou furbaiffées. 0lt en maçonnerie , foit en treillage , foit en grofle Peinture, p- la méthode la plus simple & la plus aifée eft de fe servir des * ,ncipes d'Arçhimede touchant les Conoïdes & Sphéroïdes,
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    î74 Architecture ÎVr.à.Ti q ù ë. Il faut prendre le pourtour du plan , au droit de la naissaricii. & multiplier ce pourtour par la montée de la Voûte. Exemple. Soit une Voûte d'arête sur un plan de 14 pieds sur tout sèns, & élevée en plein cintre, son pourtour sera 56 , qu'il faut multiplier par sa moitié 7 : le produit sera 391 pour la su-i perfide intérieure de cette Voûte , égale à celle que nous avons trouvée au commencement de cette note. La Méthode que nous proposons est générale pour tous les plans polygones réguliers, tetragones, pentagones, hexagones» eptagones , octogones , &c. Aux Voûtes de Cloître toisées comme nous venons de le di- re , on peut , sans grande erreur, suivre l'ancien usage , ajouter à ces supe'rficies le tiers pour les reins , puisque nous partons du principe des Voûtes en berceau , ainsi. qu'aux Voûtes d'arête» Si cependant on veut les donner juste, il faudra prendre le déve> lopement de ces reins, que nous avons donne'sur les Voûtes en berceau , 8c les donner aux Voûtes d'arêtes & de Cloître sui- vant la longueur des diamètres , en les proportionnant sur les iVoûtes en berceau. Les angles rentrans se comptent leur pourtour sur 1 pied ds légers , si la Voûte est en moilon apparent ou crépi & enduit: mais si c'est de la pierre de taille, ces angles se comptent corn-. ne saillie d'Architecture en pierre. Quant au reliant, voyez les Voûtes d'Arête, & ce que nous avons dit sur les arcs & chaînes de pierre, & les pierres qui rachètent berceau. Des Arcs Doubleaux. r berceau, Voûtes d'arête, Es Arcs Doubleaux qui sont faits dans les Voûtes ert ou autres, sont ordinai- rement posés sur des dosserets ou pilastres de fonds , divisés en dis" tances égales; & comme ces dosse-? rets ou pilastres sont comptés à part/ outre les murs qui sont au derrière» Ton compte aussi de même les Arcs Doubleaux posés sur ces dosserets ou pilastres, outre les Voûtes q1?1 sont au derriere.L'usage de les toi- ser, est de prendre la face de l'Arc Doubleau, & un des retours qu^
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    .Des Vo u.te s. - in< 1 on multiplie par le contour inteneur du même Arc Doubleau. S'il y a des moulures dans les Arcs Doubleaux, el- les sont comptées à part comme dans les autres endroits; toutefois si ces moulures excédent 2 pieds courans, l'on ne compte point le corps d^sdits Arcs Doubleaux. (77) (77) Les Arcs Doubleaux dont il est ici parlé ne sont presque P'us d'usage. Quoi qu'il en soit, la manière de les tôlier n'est Pas exposée d'une façon assez claire , & ne se rapporte point a Ce que nous avons dit touchant les dosserets & avant-corps , l111 est de pourtourner ce dosseret sur ses trois faces , & d'en Prendre la moitié, comme M. Bullet s'en est expliqué ci-devant Jians le toisé des murs de face, en parlant des dosTerets dans «s caves. : Pour les dosserets , dit-il s que ton sait. .... on prend la moi". "e de leur contour que l'on multiplie par leur hauteur. Dosseret d'Arc Doubleau ou dosseret pour porter des Voûtes," 'ont l'un & l'autre saillans hors le nud du mur , & doivent être toisés de la même manière. 11 paroît que de son terris, c'étoit ,"fege de les toiser de la manière qu'il l'énonce ; mais , dit-il ici, *l[y a des moulures qui excédent 2 pieds courans , on ne compte point le corps de/dits Arcs Doubleaux. Peut-être qu'on comptoit alors ces dosserets & Arcs Dou- "'eaux , non comme murs , mais comme saillies d'Architecture, Aux Voûtes d'Ogive ou Voûtes Gothiques qui sont garnies par-dessbus d'Arcs Doubieaux en diagonale, formerets & tiercerets , pour poser les pendants, qui remplie- sent les intervalles , l'on ne compte point les Arêtes comme aux Voûtes en arc de cloître, ou aux Voûtes d'arête, mais on compte leidits Arcs Doubleaux de diagonale , formerets & tiercerets , pour un pied courant, & outre cela les moulures dont ils sont ornés.
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    7^ Architecture Pratiqué;LesVoûtes Gothiques sont ordiJ nairement faites en triangle équilaté- sal, dit vulgairement Tiers point, de deux portions de cercle pour avoir moins de poussée : quand c'est pour des Voûtes d'Eglise, l'on ne remplit point les reins ; c'est pourquoi on ne les compte point ,■ mais le resre se toi- se comme aux autres Voûtes, lunettes> Arcs Doubleaux , &c» * Des Voûtes en Cttl de Four* LEs Voûtes que les Ouvriers appellent Cul de Four, sont faites de différentes manières, tant à l'égard de leur plan que de leur montée ou cintre s celles dont le plan est rond & le cintre un demi-cercle, sont appellées Voûtes sphériques ; parcequ'elles forment la moitié d'une sphere. J'ai donné la règle pour mesurer ces sortes de Voûtes dans la Géométrie Pratique, en donnant la ïïiesure de la surface d'une sphere ; mais voici une rè- gle qui sera plus facile, & qui sera générale, non-seulé- ment pour les Voûtes sphériques, mais pour celles qui seront surbaissées, ou eûance de panier : cette réglé est qu'il faut multiplier la circonférence ou circuit du plan de la Voûte par la perpendiculaire prise du desfous de la première retombée, julque sous le milieu de la clef ; comme si c'est une Voûte sphérique, & que le diame- •; tre soit 7, la circonférence sera i 22, qu'il faut multiplier par 3 t : moitié de 7, & l'on aura 77 pour j la superficie intérieure de la Voûte, -j Chacune de ces toises va pour toises ! à mur; & si les reins sont remplis jusqu'au couronnement de la Voû- te , ils sont comptés de 3 toises l'u- ne c'est-à:dirg, ajouter le tiers
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    . D. Es V O U T E s: ïj$ Bc 77 qui est %$ &lon aura 102 pour toute là Voûte. . S'il y a des lunettes dans les Voûtés en Cul de Four ï l'on compte les arêtes comme aux Voûtes en berceau» pour pied de toise courant, dont les 36 font la toise. , Les Voûtes en Çul de Four, dont le plan est rond j- & la montée surbaissee ou demi-ovale sont encore me- surées de la même rnaniere que ci-devant; c'est-à-dire, en multi- pliant la circonférence du plan par la hauteur perpendiculaire dii milieu de la clef, jusque sur la naissance de la Voûte ; comme sï le diamètre est 7, la circonféren- ce sera 2 2 qu'il faut multiplier par la montée de la Voûte que je sup* -, , pose 2' £•, & Ton aura 5 j: pouir *a Supersicie de la Voûte. Les Voûtes en Cul de Four à pans,, dont les plans sont par exem- ple hexagones, sont toisées leur pourtour à leur naissance sur cha- cun des pans dévelopés , comme il a été dit des Voûtes en arc dé cloître , dont celles-cl sont une es- pece. De même les angles & les reins. . Si dans chacun des pans de ceè Voûtés, il y a des lunettes, l'on compte l'arête desdites lunettes • À ' pour pied courant de toise, & lé eue est toise comme ci-devant ; mais ies reins nedoi- ' eilt.etre comptés que de trois toisçs l'uns. èff' ^^es plans quarrés, quarrés longs, ou à pans dé '«erentes manières, l'on fait des Voûtes en pendentif, . s V oûtes sont dans l'espece des Voûtes sphériques trBà» " ees » dont les seétions siant les murs sur lesquels eileé M
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    ou diagonales, 178 ArchitecturePratique; sont posées : elles ne sont entières que dans les anglêà c'est-à-dire, que le plan de la Voûte est inscrit dans un cercle sur le- quel est fait une Voûte sphéri- que, laquelle est coupée par les faces des murs ; comme si c'eft un plan quarré ABCD, on fait . païïer un cercle par les angles --H ABCD, les faces du murÀB» ' AC, CD & BD, sont autant / de segmens dans le cercle , qu'il y& y a de faces de murs, contre chacune desquelles faces est un cintre AFB appelle formeret * ces segmens peuvent erre consédérés comme les seg- mens d'une sphere. Ainsi pour toiser lesdites Voûtes » il faut premièrement les compter comme si elles étoient des Voûtes spbériques entières , & ensuite soustraire les segmens de ipbere formés par les murs. Par exemple, supposons la Voûte sphérique entière » que le diamètre soit sept , la circonférence sera 2.2 ; il faut mesurer cette circonsérence par le demi* diamètre, qui est 3 & demi pour la hauteur de H Voûte, & l'on aura 77 pour la superfïcie entière de ladite Voûte : de laquelle superfïcie , il faut soustrsi- te les quatre segmens coupés par les quatre murs A B » AC , CD & BD , ce qui se peut faire par une règle de proportion en cette manière; il faut mettre au premier terme le diamètre entier de la Voûte qui est 7 , au sÇ' cond la superfïcie de ladite Voûte qui est 77 , & au troi' siéme la sagette ou la hauteur HG, que je suppose être 2., & l'on aura 22, dont il faut prendre la moitié pt>us la soustraction de chaque segment de mur, qui est 1J ' qu'il faut multiplier par les quatre segmens des quat!je murs , & l'on aura 44, lesquels 44, il faut soustraire oc 77 supersïcie totale , & l'on aura 35.pour la superfic,e de la Voûte en pendentif proposée.
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    6ëï VôuTfc& 17^ ,iesreîns de ces Voûtes sont comptés ail quart ; ainsi îe tout reviendra à^ii. Les mêmes especes de ces Voûtes faites ïur des plans he- xagones ou autres polygones 5 sont toisées de même que sur un quarré ; toute la différence qu'il y a, est qu'au lieu de di- minuer quatre côtés aux sec- tions , comme au quarré, sort en diminue six, à cause des six pans, & aihîi des autres sélon les figures : le reste est toisé de toême que ci-devant; Les Voûtes en Cul de Four sur un plan ovale, étanë friesurées par les règles de Géométrie sont les plus diffi- ciles à toiser : elles peuvent être entendues par la mesu- re de la surface d'un sphéroïde expliquée dans la Géo- métrie Pratique. Cependant comme il s'en fait beaucoup) de cette sorte, non-seulement de pierre de taille , mais jP°urdes dômesj des chambres cintrées en ovale, qu'oji appelle calottes, il faut expliquer la manière dé les toi- *er avec le plus de sacilité qu'il se pourra. Supposons que le grand axe ou diamètre de la Vou- : ovale soit 10 , & le petit diamètre j , û ïi monlée ou hauteur du cintre de }£ Voûte est égale à la moitié du petit diamètre, elle sera 3 j:il faut pre- mièrement avoir la superficie d'une Voûte sphérique qui aura 7 pour dia- mètre ; cette superficie sera 77 ; il faut ensuite, par une regle de proportion, augmenter cette superficie sélon la proportion fa petit diamètre au grand : cette regle se lait au troisiéme 10 ; l'on trouvera 110 pour le quatrlés c en mettant au premier terme 7, au sécond 77» e terme qui sera la supersicie requise. Mij
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    !ï8o ARCHITECTURE ï?R AT I QUE; Au lieu que nous supposons que ladite Voûte eft dvâ» Je pour son plan, si elle étoit circulaire, & que sa mon* tée fut-ovale surmontée comme la figure R) où le plan ACB est un cercle, & la montée AEB ëst une ovale surmontée: Supposons encore que le diamètre du plan soit 7, & que la montée soit s, la superficie de ladite Voûte sera encore 110; car il faut trouver comme ci-devant la superficie d'une Voûte sphérique 'dont lé diamètre soit 7, ce qui sera 77, qu'il faut aug- menter suivant la proportion de 7 à 10 , & l'on aura ÏIO pour ladite supersicie. Quoique cette Voûte soit différente de la première expliquée ci-dessus, c'est tou- jours la moitié d'un sphéroïde, dont la première est cou- pée par la moitié du petit axe, par un plan qui pasfe par le grand axe, la séconde est coupée par la moitié du grand axe. par un plan qui passe par le petit axe ; ain» tes deux Voûtes ayant leurs axes égaux, leurs superficies sont égales. Les reins desdites Voûtes sont comptés à trois toises l'une comme aux berceaux. Il y a une autre méthode plus abrégée & plus facile pour mesurer les Voûtes en Cul de Four ovales j & quoiqu'elle ne soit pas dans la rigueur de la Géométrie» elle approche néanmoins autant de la précision du toifc qu'il est nécessaire ; cette méthode est qu'il faut prendre la circonférence de la Voûte à sa naissancë, & multi' plier cette circonférence par sà montée , pour en avoi1" la superficie : ce qut peut être prouvé par les exemple précédens. Pour la première Voûte qui a 10 pour son grand diamètre, & 7 pour le petit, ladite Voûte aur» 31 y de circonférence ; si l'on multiplie cette circonfc' rence par 3 -, qui est la montée de la Voûte, l'on aur* s 10 pour la superficie de la Voûte. Et pour le sécond exemple, le cercle qui a 7 p°uf «diamètre., aura 22 pour sa circonférence, laquelle cls'
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    Des Voiîtbs. i£t «onférenceétant multipliée par y qui est sa montée, l'on aura aussi no pour la superficie de la Voûte; ce qui «it connoître la preuve de ces deux règles. Cette règle peut s'appliquer à toutes sortes de Voûtes ovales plus ou moins surbaisssées ; car si nous supposons. une Voûte sur un plan ovale, qui aie les mêmes axes, & par conséquent la. même circonsérence que ci-devant, & qu'au lieu que la montée ou hauteur est 3 |, elle ne (bit q.ue 2 , il faut mul- tiplier S1 7 Par 2 ' & P°n aura ^2 & s pour la superficie requise, & ainsi do toutes les autres Voûtes de cette espece. L'on peut se seryirde cette.même règle pour mesurer *es Voûtes en Cul de Four ovales ou rondes • tronquées. eU. déprimées;, c'est-à-dire, quand il y a une partie Coupée par haut, comme il arrive quand on fait des. doubles Voûtes dans les Eglises, ou ailleurs dans des ^Ppartemens, où l'on fait des doubles cintres ou ca,- lottes, comme la figure O : ce qui peut être mesuré en cette manière. 11 faut premièrement avoir la mesure de la Voûte ,. comme si elle étoit entière pat les règles précédentes, & en?- suite mesurer la circonférence-P % de la base de la partie tronquée, ^ comme la basè AB , laquelle circonférence il faut multiplier par le reste de la hauteur CD : nombre qui en proviendra doit être diminué de lasu~ Perficie totale'intérieurë de là Voûte. Par exemple, sup- P°sant toujours les mêmes axes & la même superficie. SUe ci-devant de iio.,. & que la circonférence de., bu. «ç tronquée Toit 16, la hauteur CD ij, il faut mul- pher 16 par i^, l'on aura 24 pour la superficie. tron? 3^-qu'ii- fautibûstraire de-11.0 , & il restera 86 pour,- R «perfide du restam de. la Voûte,, M iij.
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    5§i Architecture Pr.a ri que.' , Il en.arrivera de même quand la Voûte seroit cireur laire par son plan , & que sa hauteur excéderait le demir diamètre, comme la figure N; ainsi l'on peut mesurer par cet- te règle non-seulement toutes 10$ les Voûtes circulaires ou ova- les de toutes les especes, mais, aura tous les dômes par de- hors, soi.t de pierre ou dé cou- verture deplomb ou d'ardoise. Des Voûtes en Trompe. LEs Trompes circulaires ou ovales que l'on fait dans, . les angles des dômes des Eglises ou ailleurs.peu-, .yerit être encore mesurées par le même principe ; ces Trompes sont des triangles sphéri-, ques à peu près comme la figure 'A., & le plan du dôme «si comme la figure B. Ç«'s trompes sont sai- tes pour Former la Voûte des quatre angles oopp. Pour mesurer ces ysiâr tes b il faut avoir la circonférence <ta pîan représênté par- le céiclejffs, que je suppose 76.4e circonférence,, qu'il faut rfitis- tiplier par 15*, j hauteur pr taie de la Voûtfe supposéej & l'on aura 1140. pour la superficje totale, de Ja. V,Q,ûie comme, si. ; elle -etoit'entière ',q ■~t& de laquelleTupej-sicie., il saut .*: , ôterlesparties tronquées^-*-" , y que je ïhppoié 300.U tout encore ôter la (upersieie, des; : ,, quatreVcs, quiiyritjles'quti?
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    Des Voûtes. 1S5 treentrées, comme l'arc M L K , en multipliant la moitié de leur circonférence par la hauteur gf pour avoir la superficie des quatre arcs, que je suppose 27Q, qu'il faut ajouter avec 3.00, & l'on aura 570, qu'il faut soustraire de 1140, & l'on aura 570 pour ks quatre trompes propoiées, qui est pour chacune ï^2 1 en supersicie. .. Les Voûtes en Trompe peuvent être mesurées par la connoissance de la mesure de la surface des cônes, qui est donnée dans la Géométrie Pratique. Je crois néan- moins qu'il est nécessaire d'en expliquer ici quelques exemples pour en connoître l'application. Supposons premièrement qu'il faille mesurer une trompe droite par devant, ce sera la moitié d'un cône droit dont la Voûte aura le même angle, comme si le diamètre de la trompe AB est 7 , la circonférence sera 22 -, il faut •Dultiplier cette circonférence par le tiers d'une ligne qui tombe de l'angle C perpendiculairement sur AB, que je suppose p, dont le tiers est 3, qu'il faut mul- tiplier par Z2, & l'on aura 66, dont il faut prendre h moitié 33 , pour la furface intérieure de la trompe. U faut ajouter à cette sursace la moitié de la tête des pierres qui font l'épaisseur du cintre pour une demi-face „ ce qui se sait en ajoutant en- semble le cintre intérieur A, ÛMJ^DB, & l'extérieur ou ex- P trados ghj, dont il en faut prendre la moitié ; comme ii le cintre intérieur est 22 ,- & que l'extérieur soit 24, Ces deux nombres font 4.6, dont la moitié est 23, Quil saut multiplier par la demi-épaisseur des pierres de la tête de la Voûte : il faut encore ajouter un pied courant .pour l'arête intérieure ADB. ■ Les reins de ces Voûtes sont comptés au quart. Les trompes sous le coin peuvent être ausfi mesu-
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    18*4 Architectu-he,Pk.atique; %ées parla même méthode; mais comme il y a desdîfe ficultés particulières, il est bon-, de les expliquer. Il faut premiè- rement supposer une trompe sous un angle droit ; c'est à-dire, que l'angle saillam ABC, qut représente le devant de la trom- pe, soit droit, & que l'angle rentrant AEG, Toit encore droit; il faut de plus supposer1. que le cintre angulaire AFC y foit fait de deux quarts de cer- cle., car. ils. peuyent être, dés demi-paraboles : cela étant ainsi, il faut avoir la circonsérence de l?un des quarts du cercle, & multiplier cette circonférence par le tiers de AE perpendiculaire sur AB, & la moitié du produit sera la surface intérieure de la Voûte, à laquelle il faut ajouter les demi-faces, les arêtes, & Içs reins comme ci:devant/ Si la trompe proposée à mefurer est faite de deux demi-paraboles en sa face, alors la trompe sera prise dans la moitié d'un cône droit qui aura un denii-cercle pour base : cela étant supposé , il faut mesurer la trom- pe en deux parties, & pour cela.il en,faut faire une, manière de dévelopement AB; Cl), puis imaginer sur ÀC, le demircercle AGC, & me- surer la partie AGCD comme un demi-cône droit, ik. l'autre. partie ABC, comme un trian- gle dont la base sera la circon- férence AGC , & sa hauteur G B. Cette dernière partie n'eu pas fort géométrique, mais ellç approche assez de la précisioà pour un toisé; il saut à cçtte, WfW.aj°u|€r les. demi-faces de la trompe, avec les.
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    S"*. D E SV O U T E S. ï;g'£ prêtes & les reins, comme il a été ci-devant expliqué. J'expliquerois encore la mesure d'autres especes de. Rompes plus irrégulieres, comme biaises en tour ron- "e 8c en tour creùse, & d'autres de diverses manières,. Corçime il s'en fait; mais ces explications demande- r°ient un grand dHcours, qui ne seroit entendu que °e très - peu de personnes, de ceux qui mesurent les ^«irnens : joint que l'on fait rarement de ces sortes ^ouvrages, & que quand on en fait, l'on fait des Pr]x particuliers comme des ouvrages extraordinaires: . Y a néanmoins de ces sortes de trompes qu'on ap- pelle Trompes en niches, qu'il est bon d'expliquer, Pa^ce qu'il s'en sait beaucoup dans les bâtimens, Se- melles'sont aisées à entendre. ■Les trompes en niche dont le plan & le cintre sont en demi-cercle, la partie éle- vée à plomb jusqu'à la naissance du cintre est un demi-cilindre de- bout , laquelle partie peut être me- surée, comme les Voûtes en ber- ceau à plein cintre, c'est-à-dire , multiplier la circonférence A CB par la hauteur AD. Et pour le cintre (bit en trompe ou autrement, il faut multipljer la moitié de la circonférence DEF , par DL moi: tié du diamètre DF, & l'on au- j , ra par ces deux opérations toute J^tface concave de la niche. Dr's'1 m^me niche est comptée seule, sans être eom- to C une ^ace ^e mor ' ^ ^aut outre ^a stu"face i ,cave de ladite niche compter les faces des pié- à lts & du cintre. Mais si ladite niche est comprise av s Une sùrface de-mur, & qu'il y ait une bande en tjg !*^0rps, il faut compter seulement une demi-face J'aM • roirs ' & s'il Y a des moulures à l'imposte & à • -V^vçilte., elks sonEsoniptées séparémem.
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    i-8(î Architecture Pratique. Lesniches dont le plan & ie cintre sont ovales, Ta partie aplomb depuis le bas jusqu'au-dessous de l'impôt te doit être mesurée comme les berceaux des caves sur- bailsées : le cintre soit en niche ou autrement, doit être raclure, comme une demi-Voûte de four ovale eit soa plan & en son élévation, comme il a été ci-de- vant expliqué. Las Voûtes en berceau tournantes dans un plan cir- culaire ou ovale, appellées Voûtes sur noyau, à cause qu'elles sont posées sur un pilier, ou mur rond ou ova- le dans le milieu, que les ouvriers appellent noyau : ces Voûtes sont mesurées en cette manière : il faut gvoir h circonférence des murs & celle du noyau y ' puis les ajouterensemble, & en prendre la moitié, la" quelle il faut multiplier par la circonférence du cintre» & l'on aura la mesure requise. Comme si la circonfé' rence du mur ABCD e» po , & la circonférence 4tt noyau E est 10 , il %* ajouter po & 10, qui soDt loo, dont la moitié $0,^" "rCt^^7"7"**/#"sO ra h circonférence moyen' ^jTs J!)) ï ne arithmétique , laquelle •' faut multiplier par la cti' conférence d-u berceau & FC, que je suppose is* & l'on aura 7yo pour jj1' dite Voûte , à laque^ quantité il saut ajouter le tiers ayo, pour les reins co^ me aux berceaux droits", & l'on aura 1000 pour t°u ladite Voûte compris les, reins. Il y a encore des Voûtes de cette espece que 1 $ appelle Vis S. Gilles, qui:sont rampantes ; ces *olIt^ (ont saites pour les escaliers, elles peuvent être en *9 & en ovale ; toute la dissérence qu'il y a dans la & sure de ces Voûtes d'avec la précédente , est qu'il ^ en prendre la circonsérence sélon la ligne coU^
  • 201.
    Des Vostis. $j taçipanteau long des murs & du noyau; ce qui se peut saire en deux maniè- res , l'une en mesurant le long des murs & du noyau , & ajoutant ces deux longueurs enseisible, en prendre la moitié : &c l'autre en prenant le dia- mètre entre les murs, sur le niveau de la première Voûte comme entre AC; & ayant eu la circonfé- rence suivant le niveau , il la faut augmenter sui- j.. vant la diagonale d'un langlereétangle, qui aura pour base cette circonféren- ..e>& pour hauteur celle de la rampe de la Voûte; puis «ut prendre la racine <le ces deux quarrés, & ce ièra .circonférence requise : comme si la circonférence des . Urs étoit comme ci-devant po & iy, il faut mettre Mennble les quarrés de c?o & de iy , qui valent 832y, te 1 *"aut av0'r ^ Ticme quarrée <?i -~', il saut ajou- tes reins comme aux Voûtes en berceau. Par la connoisfance de la mesure de ces Voûtes on peut avoir celle de toutes y v les autres Voûtes d'escaliers, ■dont les unes sont appellées Vis S. Gilles quarrées, d'au- tres en demi-arc tournant ■quarré sur un plan circulai- re ovale. La vis S. Gilles qnarrée est encore un berceau , po- qua. ' ? Cot^ W quatre murs, & de l'autre sur un noyau !£ q^ ' *^d étant de niveau, peut être appelle Voû- X arréèiur le noyau, dont il y quatre angîes-ou dia-
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    ïSS Architecture Pratique. gonalesjqui sont moitié en arc de cloître, moitié et* Voûtes d'arêtes. Pour les mefarer il faut mettre ensenv* -ï'T v ble les quatre côtés ai» pourtour des murs;& le* quatre côtés au pourtour du noyau, &de leur addi-* tion en prendre la moitiés laquelle il faut multiplier" H|j par le contour intérieur d* cintre, &c l'on, aura le nom' H| bre des toises.Sicés Voil' tés sont rampantes., il faut en prendre le pourtour se* Ion lesdites-rarr.pes ou cour finets, tan,t au droit des murs que du noyau, & faits le reste comme ci devant. L'on compte les arêtes Si les angles comme aux Voûtes d'arêtes , & les reins d3 ces Voûtes vont pour le tiers. La mesure de toutes les autres Voûtes d'escalier*1 peut être entendue par ce qui vient d'être expliqué ; ca* û c'eû un escalier quarré ou quarré long., dont Ie* rampes & paliers (oient suspendus pour. .laifiser le milie" vuide, comme on le fait ordinairement-,-ç,çs Voûtes (ont compofées de demi-arcs, ou quarts de cercles ovale5» elles sont mesurées comme les Voûtes~enarc de cloi' tre ; il faut prendre le pourtour sélon leurs rampes Ie long des murs, & le pourtour à leur tête au droit d* vuide sur la sace qui porte, les balustres, & mettre ce» deux pourtours enseroble, en prendre la moitié, 'a' quelle moitié il faut multiplier parle contour intérieuj desdites Voûtes,, puis ajouter à ce contour un p>e courant pour l'arête ; & les angles sont comptés poUl? pied de toise en leur contour , comme aux Voute d'arêtes, & les reins vont pour les tiers. Les escaliers dont les plans sont en rond ou en oval^> & le milieu à jour, & les rampes & paliers des dem1?' arcs suspendus > sont ecçorejçoisés par la même ssiéjA^
  • 203.
    Dec Voûtes. 189 de.Il faut prendre le contour le long des murs à la naissance de la Voûte suivant la rampe , & le con- tour de la tête ou face au droit du vuide quarrément i ajouter un pied à ce contour pour l'arête , & mettre ces deux contours & arête ensemble , en prendre la moitié , & multiplier cette moitié par le contour du cintre , & l'on aura les toises requises, ausquelles il *aut ajouter un tiers pour les reins. Terres majîves pour le vuide des Caves. OUand on a toisé les voûtes des caves avec leurs reins, l'on toise encore le vuide qui est entre les. murs Se les voûtes desdites caves , pour les terres niassives qu'il a fallu couper & enlever. Si- les lieux voûtés ont des piédroits ou quarrés, l'on compte pre- mièrement toute cette hauteur qui est depuis l'aire de *a cave , jusqu'à la naissance de la voûte , sur toute la Superficie qui est entre les murs, & les piliers ou dot &rets, s'il y en a , que l'on réduit à toises cubes ; &c pour le reste de la hauteur , qui est depuis la naissan- Ce de la voûte jusque sous la clef, l'usage eft que l'or» divise cette hauteur en trois parties égales, dont l'on etl prend deux pour la réduction du cintre de la voû- *e > lesquels deux tiers l'on multiplie par toute la super- ^cie , comme ci-devant j le tout réduit à toise cube de f.l'S pieds, pour toise à mur. ( 77 ) ■ s 77 ) Aujourd'hui on toise quarrément tout le cube des ter- es» quel qu'il foit, compris les murs & leur hauteur jus- "u°u on a commencé à souiller: les murs le corapeenr à un u deux paremens comme ils sont, & c'est la meilleure mé- °^) la plus aifée, & la moins fujette à erreur. Quand les urs Je fondation de quelque mur que ce soit, n'ont qu'un J ed ou deux de prosondeur , il est inutile d'en çomp- 'a souille ; on comprend leur hauteur dans celle du mur -QclTos, la souille Se la (ur-épailTeur tiennent lieu du pare- "Znt ■' mais au-dessus de deus pieds, la soailîe fera comptée
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    Tf9© Architecture Pratique. troispouces plus large de chaque côte que l'épaisTeur du mur de fondation, même six pouces suivant lés cas, & le mur en fondation est. toile pour sa valeur. Si dans une fouille de terre , il se trouve des sables bons à être employés, ils appartiennent à l'Entrepreneur de tems im- mémorial 3 pour être employés dans la consttu&ion, & la fouiU t ne lui- en eît pas moins payée , mais il ne les peut pas vetv« dre à autrui: car s'il les vcnd} la fouille ne lui en est pas due. S'il se trouve dans sa fouille des terres glaises , terres à po.~ tier, terres à four, elles ne lui appartiennent qu'autant que ces terres feront employées dans la construction & pour le Proprié- taire. Si le Maçon n'entreprend pas les fouilles , que le Bourgeois les faiTe faire par un terrassier, les sables ni aucunes terres n'ap- partiennent à ce terrassier ; il ne peut pas en disposer à son prosic sans le contentement du Bourgeois. L'excavation des terres se compte de trois façons : i°. En fouille simple jettée sur berge, ou transportée aux environs à la brotietté. i?. En déblai & remblai: c'est lorsqu'aprè$ 1? fouille des ter- res Se la construélion , on rejette ces terres dans les lieux; vuides. 5°. En fouille & enlèvement de terres aux champs. ' On fait un prix particulier pour chacune de ces sortes d'ex- cavations à la toise cube de zi6 pieds. Du tems de M. Bùllet, pn comptoit encore la fçiuille des çerres en légers ouvrages , ainst que du tems de CharondaS &r de Ferrieres. J'ai trouvé qu'au commencement de ce Siècle les légers Ouvrages valoient 7 livres 10 s. & les fouilles 8 livres Mais aujourd'hui cet usage ést réformé. On compte les fouilles <3e terres pour souilles de terres, & les légers pour légers. Il y a une erreur considérahle dans cet usage à l'e-ï gard de la hauteur du cintre : & pour la conhoîne 3 supposons que le diamètre de la voûte soit 24 pds j '* eile est en plein cintre, sa hauteur sera douze pieds ; félon l'usage 'il en faut prendre les deux tiers q1*1 font 8 pieds , Se les multiplier par 24, l'on aura 192 pds :. priais par la véritable règle il faut multiplier le. diamÇ' tre par toute la hauteur de la Voûte, & l'on aura un i&y tangle , qui sera à la superiîcie de la voûte, ççva&a, 14 elt à 11 ; & ainsi si l'on multiplie 12 par 24 '. l'on aura 288 ^ qu'il faut mettre au troisiéme tel.'. me d'une règle de proportion , pour avoir 226 | ^u-
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    Dis Terres massives.' 19s1 '^« 34 j pieds plus que par l'usage. La même règle fervira pour les voûtes surbainees ou en demi-ovale* ; (78) Ceci nous apprend de ne point nous gêner pour avoir la : :'l'perficie d'un segment [de cercle ou d'un demiovale ; que la . Superficie d'un segment de cercle est. « la superficie du rec- . tangle fait par la corde & la flèche comme n est à 14. Ce Psncipe n'eu pas sans exception , mais en pratique i! peut pas- 'er sans grande erreur. L'usage de prendre les ? d'une sséché pour hauteur réduite d'un côté d'un rectangle, prend son cri- 8'ne du temps qu'on faisoit les voûtes en Ogives ou tiers point. ^os prédécesseurs toisoient de cette façon les pignons de ces Vputes ^ ou ja superficie de leur vuide , & ils approchoient de °'en près du vrai,.car ils envisageoient cette espace comme Parabolique , qui ne s'en écarte pas de beaucoup. Tout le J^onde sait que le rectangle d'un espace parabolique fait par sa a'e & par son axe, est à la supersscie du vuide decetespa- j;€ comme 5 est à i. Quoique cette façon d'opérer ne fût pas ■ ,°ivant les règles, il leur suffisoit qu'ils n'en étoient pas biea sartées. C'est de-là que nous est venu cet ancien usage, que ^' Bullet.réforme avec justice. DES SAILLIES ET MOULUMES. 'On appelle Saillies tous les corps qui sâillent hors r*H le nud des murs ; comme quand on fait des ordres .prchite&ure > °ù l'on emploie des colomnes & des PUastres t avec toutes les parties qui les composent ; ou *jUe l'on ne fait simplement que des corniches, architra- es' chambranles, archivoltes, cadres & autres orne* ï ens d'Architecture que l'on peut employer sans faire ' s ordres complets de colomnes ou pilastres. Les srnbresqui composent les saillies s'appellent Moulurer; j s soulures peuvent être considérées séparément par j., rs noms particuliers & par leurs sigures ; & pour en ,, ?nrentendre le toisé il faut en faire une espece d'a- ch ' en ^orte l11'00 puisse savoir ce que peut valoir aiue membre simple en particulier, & ensuite le
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    yi. Architecture Pratiqué. mêmemembre couronné de filets, & enfin comrrtefii ils doivent être comptés dans la compolTrion entier des corps qu'ils doivent former. ■Moulures /impksi- Là moulure A que l'on appelle doucine est corn^' . tée pour demi-pied. La moulure B que l'on appelle talon , est compta pour demi-pied. > La mouiure C que l'on appelle ôve, quart de rond ou esc'hine, efl comptée pour demi-pied. La moulure D que l'on appelle tore ou demi-rond» est comptée pour demi-pied. , La moulure E appellée scôtie, tro'chille, ou ron» creux j est comptée pour demi- pied. * La moulure F appellée astragale ou tondin > el comptée pour demi-pied. La moulure G appellée silet, qui sert à couronna & séparer les autres moulures, est comptée pour ûe" mi-pied. . Le même silet H avec une portion d'arc au- dess°u . appelle congé, est compté pour demi-pied. '-;,., La moulure I appellée gorge, est comptée pour & . irai-pied. ' a La moulure K appellée couronne, est comptée p°Ui, demi-pied, sans la mouchette^. t La moulure L appellée brayette , est comptée p° demi pied. Il saut 72 pieds de longueur de ces moulures ii(a pies sans filet pour faire une toise à mur. <j Voilà les principales moulures dont on se sert» & .> ' on les emploie rarement sans être couronnées ou parées d'un filet ou mouchette. C'est pourquoi il &^ les représenter plus composées pour en connoitre .Valeur. ",' , _ : sâ<- iïS
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    j^H^HHj^^'" ■ ■■■■■•■'M*s*--'***;îf*.- -W^;'«*'-'
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    Bes Saillies etMoulures, i'$$ Moulures couronnées de silets. La. douçine A couronnée d'un filer, est comptée pous |n pied. ■ Le talon B couronné d'un filet, est compté pous ^n pied. ■t L'ove ou le quart de rond C avec un filçt, est comp^ te pour un pied. La gorge D couronnée d'un filet , est comptée pous Ut> pied. . t La couronne E avec un filet -, "est comptée pour uft rled, quand le soffîte g est tout quarré ; mais quand il J- a unemou.chette pendante e , l'on compte i pied |i Le tore F avec un filet, est compté pour i pied. Le scotie G avec un filet, est compté pour i pied» L'astragale H avec Ton filet & congé, est comptée î10^ un pied> . . , La brayette I avec un filet, est comptée pour un .1, Ln général tous les membres où moulures couronnées. j*filet, sont comptées pour i pied, & il en faut 36 ^ longueur pour faire une toise à mur-, mais afin de i lre connoître comme tous ces membres doivent être , 'siptés, quand ils sont rasssemblés pour la compositioft ^ corniches , bases, chapiteaux, cadres, &c. il est eAcessair'e d'en rapporter quelques exemples ; & j'âî ~u même qu'il seroit bon de donner pour exemple lei i rdres d'Arehiteclure ; comme h Toscan, le Dori- * r' j'ï°n'ique, & le Corinthien : car pour le Com» j le il est presque de même que le Corinthien. Je £ nnerai encore quelques autres exemples pour deâ Çades de maisons & de cheminées, en sorte qu'oft s !»e connoître tout ce qui est nécessaire pour le toisé es moulures.
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    s«?4 Architecture Pratiqué, DEL'ORDRE TOSCAN. A L'entablement de l'Ordre Toscan l'ove ou quart de rond a qui sert de cimaise, est compté pour demi- pied ; l'astragale b, avec ion filet au-dessous pour un pied ; la couronne c avec la mouchette pendante pour un pied ; le talon A, avec son filet un pied : la corni" che seule vaut 3 pieds ■£. : La frise /, est comprise dans la hauteur du mur. L'architrave g est comptée pour un pied ; tout cet entablement Toscan vaut 4. pieds , c'est-à-dire, qu'une, toise courante ne fera que de toile. Au chapiteau Toscan , Tabaque h, avec son filet * pied , l'ove iavec le filet au-dessous 1 pied;la frise n'e" point comptée ; l'astragale / avec son filet & congé ss pied j le chapiteau vaut 3 pieds. ; A la base Toscan le congé, le filet, avec le tore $»■ il pied ; la plinthe w, demi-pied , la base vaut 1 pied »* Au piedestal Toscan la plinte 0, avec le talon s' » un pied; le socle q, avec le filet & le congé 1 .pie Voilà pour l'ordre Toscan. DE L'ORDRE DORIQUE- A L'entablement de l'Ordre Dorique la cimaise ^ avec son filet, est comptée pour 1 pied ; Ie li. Ion b, avec son filet 1 pied, la couronne c, avec double mouchette£, 2. pieds; la petite gorge d av son filet 1 pied. . ,. Les denticules/Vsans être refendues, demi pie & quand elles sont refendues, 1 pied £ : le ^°a
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    Ew~&±d* Jïed&rial et Bat&de l Ordre Toscan/.
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    ; .....v*- «■-.--»-r—X.~~■■ ■ •--•■•■ -. ;.:..-.. ;.:.--.'.; :...;: . --•,-■':::- .. J ■<W:A .A fcVfet!
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    J?ay. ip5. I JPÎedejml etbariad&LOrdro Do-rùpie/ *A
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    ,DïS QUATRE ORDR.ÏS.I95 &Vec son filer 1 pied. Toute la corniche vaut 6 pieds { , supposé que les denticules ne soient pas refendues ; mais si elles sont refendues, 7 pieds s. Le filet ï j qui couronné les triglypfies pied, les ca- sia'ux angulaires des trjglyphes pied chacun, les deux demi des deux angles vont pour un. ; Les goûtes m > ~ pied chacune, la faee n, avec son filet, 1 pied. Si au lieu des denticules l'on met des modillons c°uronnés d'un talon comme le modillori y, vu de pro- "1> ou le modillon à, vu par-dessbus, ce modillos» avec son couronnement, doit être compté pour 1 pied> °utre le corps de la corniche, en le contournant des deux côtés. Dans les entre-modillons, qui est la par- tle que l'on appelle sofrite, l'on y fait des rocases ai . ^i lont enfermées d'un petit cadre t, qui doit être c°ntourné & compté suivant les moulures qui les com- F°sent , à demi-pied pour chaque membre couronné d'un filet, & la masse de la rose doit être comptée pouf "eiïii-pjed ; la rose est faite par un Sculpteur, & est : c°rnpcée à part. .Au chapiteau Dorique le talon a couronné d'un filet e't compté 1 pied* l'abaque b demi-pied.»l'ove cdemi* Pled, 1 astragale à avec le filet & congé 1 pied, l'astra- gale e du collarin avec son filet & congé I pied , le papiteau vaut 4 pieds, y compris l'astragale du col- arin qui fait partie de la colomne. . A la base Dorique la plinthe/est comptée demi-pied,. e tpse=g- demi-pied , l'astragale / avec son filet & congé Pled , la baie vaut 2 pieds, le filet & le congé en es- arPe , fait partie de la colomne. , A la corniche du piédestal Dorique , la cimaise faite ,u quart de rond a avec son filet est comptée x pied » couronne b avec son filet & la mouchette pendante Pied i ; le talon c avec son silet 1 pied ; la corniche Vaut 3 pieds i. A la base du piédestal Dorique la gorge ^avecsorç N ij
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    i<)6 Architecture Pratique. fileti pied ; la doucine renversée e avec son fiJet Jj' pied ; le socle g demi-pied, la base vaut 2 pieds £. DE L'ORDRE IONIQUE. A La corniche de l'ordre Ionique, la doucine * avec son filet , est comptée pour i pied, le talon b avec son filet i pied, la couronne c avec 1* mouchecte pendante & le sosfite i pied, l'ove <a!avec son filet i pied, l'astragale e avec son filet & congé I pied, les denticules g refendues i pied ; la gorge h avec son filet i pied ; la corniche vaut 7 pieds |. : A l'architrave, le talon i couronné d'un silet 1 pied» les deux faces // > pied chacune ; la troisiéme n'eft point comptée non plus que là srilè, parcequ'elles représentent le nud du mur ou de la colomne. Les moulures du chapiteau Ionique sont à peu pre* les mêmes que celles du Dorique ; le talon a couronne d'un filet i pied, la face £,_qui fait le corps de I3 volute couronné de son listel 1 pied, l'ove c - pied» l'astragale d avec le filet & le congé 1 pied ; le cha- piteau vaut 3 pieds j ; les volutes sont laissées en bossâgc par le Sculpteur. La base Ionique est ordinairement celle que l'on ap' pelle Attique; elle n'est comptée que depuis le'desfo3 du tore supérieur en bas, car le silet au-dessus que l'on appelle escape, appartient à la colomne ou a^ pilastre ; ainsi à la base seule, le tore / avec son $^ au-dessous 1 pied, la scotie g avec son silet 1 pied» Je pore h -pied , la plinte £ pied; la base vaut 3 Vx c . A la corniche du piédestal Ionique, le talon aivCè son silet 1 pied, la couronne b avec la mouche1 pendante 1 pied, l'ove c avec son silet 1 pied» }3. tragale d avec fon filet & congé i pied; la cornis" yaut 3. pieds,
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    nia. *po. Piedcj-taL etbcuig de/ iOrdrt ésorwpiec
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    F<&- *97- *'■ Jïedestaiet hcuje de l'Ordre Ccrrnûtm,
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    Des quatre Oibris.197 A la base du piédestal Ionique , l'astragale e avec *oil filet & congé i pied, la doucine renversée f avec sou filet 1 pied, la plince g | pied. La base vaut z peds i ;, la table dans le corps du piédestal étant con- tournée est comptée à j pied. DE L'ORDRE CORINTHIEN. A La corniche de l'Ordre Corinthien, la doucine a -X, avec son filet, est comptée i pied, le talonb avec on Hier i pied, la couronne c avec le petit w&on au-des~ ous 1 pied, la face e avec l'ove f au-dessbus i pied,. ^stragale g avec son filet i pied, le quarré des den- 'cules h sans être, refendues i pied, le t alon i avec sort j.'ec 1 pied: la corniche vaut 6 pieds ^-, sans les mo- ulons & les dentiçules refendues : les modillons sont- c°n>ptés, à part en contournant leurs moulures. Les Petits cadres sous le soslice pour les rosaces, sont comp- >es sur leur pourtour chaque membre couronné i i pied t 5S, lenticules refendues valent i pied ?, comme il e ci devant expliqué. A l'architrave , le talon a. avec son filet t pied, l'as- ,agale b '- pied, la face c avec le talon au-destbus s °le«> la sace d avec l'astragale au-dessous i pied; la , ^û'é'me face n'est point comptée par la raison qui a 'e ci-devant dite.. . Au chapiteau Corinthien , l'abaque e est comptée i {, £ { en la contournant, & la campane g- 7 pied » , tragale h 1 pied ; le chapiteau va pour 3 pieds Il fm°l^ures ' compris l'astragale qui est de la colomne. v saut estimer l'ébauche des seuilles à part,, qui peut l'e- comptée 3 pieds. 1 A la, base , le silet & escape î pied, ( il appartient à Colomne-•) le tore supérieur a avec son silet 1 pied»r * N iij
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    198 Architecture Pratique. lascotie b avec le filet au-dessous 1 pied , le petit tors da milieu c avec le filet au-dessous 1 pied, la sécon- de scotie d avec sou filet 1 pied, le tore inférieur « avec le filet au-dessiis 1 pied, la plinte f pied. La ba- se vaut 6 pieds. A la corniche du piedestal, le talon g avec son file£ 'I pied, la couronne h avec la mouchette 1 pied, la dou- ctt e i couronnée d'un filet 1 pied, l'astragalle /avec son silet & congé 1 pied. Le tout vaut 4 pieds. Il sera parlé ci-après du corps des pjedestaux & de leurs moulures. A la base du piedestal, l'astragale a avec son filet & congé 1 pied, la doucine b avec le filet au-dessous » pied, le tore c avec la plinte d est compté pour W1 pied. Le tout vaut 3 pieds. Le corps des colomnes étant toisé à part, on toi'e le pourtour sur la hauteur, y compris la base &c le cha- piteau , comme si la colomne a 9 pieds de pourtour a son premier tiers, & 27 pieds de hauteur, compris 'a base & le chapiteau, il faut multiplier 27 par 9, YoU aura 6 roises | pour le corps de la colomne. Il faut ajouter les moulures du chapiteau & de la base suivant le pourtour de la colomne, comme il a été ci - devant expliqué. (79) (79) Il est encore utile de connoître par règles , les haut«urS des Ordres & des parties qui les composenr. La difficulté de pouvoir prendre les mesures, occasionne que1' «juefois des dangers, qu'on peut éviter en les étudiant , & les re~ tenant de mémoire. Chaque Ordre en général se divise en trois parties , savoif • Tiedejlal, Colomne , Entablement. Chacune se soudivise en st0) autres, savoir : Le Piedesial, en Socle , Dez & Corniche. La Colomne , en Base , Fust , & Chapiteau. L'Entablement, en Architrave , Frise , & Corniche. Dans U>hs l,es Ordres , le module est formé du demi ai ' mètre du bas de la Colomne , & est égal à la hauteur de base' ni» La Colomne Toscane porte sept fois sa grosseur , y comp îase & Chapiteau.
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    De s qu atie O r. d r. e s. i 99 '&a Colomne Dorique 8 fqis. L'Ionique o fois. ■ - Enfin le Corinthien & îe Cornposite io fois. En général les entablemens ont pour hauteur le quart de .« Colomne, & les piedestaux Je tiers. L Tofcan sans piëdcfîaL A hauteur, de la Colomne esE de 14 modules, savoir ; Base : . . i mod. o part. Fuft de la Colomne 1 i o Chapiteau . . 1 o Fuft de la Colomne îx o...... > 14 mod.I entablement , le quart de ladite .Colomne est de 3 modtfc> s i j savoir : Architrave . ' . 1 mod. 6 part. •% Erise . _ . . I * . ; 1 .; ; >• 3- mod. i» Corniciiè . ■ « ï 4 5 Total de ladite hauteur sans Piedestal 17 mod. 4- t " 1 ; in. Tîedestar>c- tiers, de ladite Colomne est de 4; modules -|J «voir: ' 0 ..... c. ybrgteRe- ? .-,. . o mod. o part. 7 Dez . , ■ . ? 8 . V 4m0d.si Socle . . . .©)•'." 56.■:-.>': : 3 ..- ■ Total général de l'Ordre Toscan iitnod. i-ou 1 part.. Asin donc de connoître les dissérentes, proportions d'un Or- *"S en général, il faut mésiirer quelque ehose par bas, com- 1116 la base , dont la. hauteur:;etV .toujours égale .au demi-dia- Jnetre de la Colomne. Ce qui-est plus sur que de se fier sur 'a hauteur du Piedestal, parce que quelquefois on donne plus Qe hauteur à son Dez; pour i>lys, d'élégance-, suivant le goût ** l'Architeéte. .- ;. Soit donc la base ou le demî-diametre connu, que nous sup- Posons être de 18 p.ouçes de, ha4t^ la Cojorpne. pour lors au- ra u pieds-, le piedestal, suivant ce que nous, avions ditci-des— "s (> aura 7 pieds de haut, ôtJ'Enrxblement .5 pieds le res- Je à proportion. Le module de cet Ordre & du suivant, sc- ^m çn il-partie* suivant Vignole, Ni* 1
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    5.O0 A RC HI T.E C T U & B ,P R A T F© U'Ev %e J^oriquesans -piedeftal eft de 20 modules , & de '2js modules un tiers avec pedeftal. JL/ A hau'teur de la Colomne a huit fois sa grosseur, S: est pas çonséquent de 16 modules, savoir : Baie .... i mod. o part. 7 Fust ..... 14 o i 16 mod. Chapiteau . . 1 o ~Entdblemint, le quart de ladite Colomne est de 4 modtr* ïes, lavoir : •' ' ' -""'Architrave'. '; 1 moi o part.y'! Frise. .... 1 6 V 4'mod. Gomiche . . 1,6 J, T-hdestal- le tiers de ladite Colomne'est de $ 'mqdules j J fèvo.ir ; T..U- t., t- ■^eoTrucKë™ . ; o mod, 6 part, j Socle. «."..«. p 10 3 rr;-- . j Total, de, lVGrdre Dorique 15 mod.. i. Poûr,!coHfloître8î réalisér ces mesures-, il sout se servirdeî* Kaéthode ci-dessus de l'ordre Toscaîi> • • " hwmmw^p"«p %? Ionique sans piedeftaLeft.de 22 modules-€? demi,à*! avec viedeftal de 28 modules £. jL A hauteur de la Colomne a 9 fois sà grosseur-, ckestp3* çonsçquent de 1.8 modules ,. savoir : Base . . ^ . 1 rôod. o part. > Fust . . . . 16, 6 > 18 mod* Chapiteau , .. p o part, y 6 £ 18 Entablement y le quart de ladite ColômssCïst de 4 modules I. savoir :,
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    Architrave . .. i mod. 4 part. | j Frise. . . . 1 9 S 4 mod. £. Corniche . . 1 15 i 3 Piedejlal : le tiers de ladite Çolomne est de 6 modules, l'avoir : Corniche • • ° rao^' 9 Parc- ~i Pez- . • • î , ° > 6 mod. Socle. . . . o 9 Total 28 mod. £ ou 9 part. , le module de cet Ordre & des suivans se divisc en 18 par- Ics- On opérera comme dit est au Toscan , en prenant garde e confondre la différente division du module. Corinthien & Compofè fans piedejlal eji de 2$ modules , & avec piedejlal de 3 1 modules ou iz parties. X jsiA hauteur de la Colomne est de 20 modules, ayant dis foi» a grosseur, compris base & chapiteau. *)afe- ... 1 mod. o part. •) l"st« . • . 16 12 S- 20 mod. Chapiteau. .2 6 3 Entablement : le quart de la Colorrmc est de j modules , «voir : ^schitrave. . 1 mod. 9 part. -y *rise • . . 1 9 > S mod. Corniche . . » o 3 .Piedejlal , le tiers de ladite Golomne est de 6 modules "5* tiers, savofc: ^°sniche. . o mod. 14 part. •» & : : : l * l6 ""d- »12 Total. 31 mod. 7ou 12 part, eP'us sou vent le piedestal a 7 modules.
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    20% Architecture Pratique. Siles colomnes sont engagées dans le mur, l'on ne compte que ce qui est dégagé., Si les colomnes sont cannelées , il faut comptée leurs cannelures à part; si ces cannelures étoient com- me aux colomnes Doriques de quelques antiques, qui sont des portions de cercle jointes les uns contre les autres, où il n'y a qu'une arête vive entre deux, ain* si que le représente la figure K ; ces cannelures ne sont comptées que pour un quart de pied chacune sur leur hauteur, c'est-à-dire, qu'il faut 24 toises de long de ces cannelures pour faire une toise à mur. Si ces cannelures sont des demi-cercles, Se qu'il y ait des coites entre deux » qui ont ordinairement le quart des demi-cercles, comme la figure L, chaque canne-* lure avec la coste est comptée pour demi-pied, c'est -à» dire, que 11 toises de long valent 1 toise à mur. Si ces cannelures sont des demi-cercles avec un fi- let outre les costes , comme, la figure 2 , elles sont comptées pour 1 pied; les 6 toises de long valent une toise à mur. Il y a encore d'autres sortes de cannelu- res que l'on peut toiser par le même principe. Pour toiser le corps des piedestaux , l'on prend tou- te la hauteur, compris" la base & la corniche , la- quelle hauteur on multiplie par deux faces du même piedestal prises au nud soit quarré ou. oblong, & Ie produit donnera des toises à mur. Mais pour les moulures de la corniche & de la base > elles sont contournées à l'entour des quatre saces d* nud du piedestah, s'il est isolé, Se sont comptés com- me il a été dit ci-devant (80) (So) Il est ici traité du toisédes moulures d'Architecture sai- tes sur des masses saillantes du nud des murs , & de celles faite* dans les renfoncetnens desdits murs. Si l'on compte ces aioulures avac la masse Taillante de matière , elles seront nommées Saillies d'Architecture maffes , ° simplement Saillies maffes. Sî ■ l'on compte féparcment la masTe & les moulures, 3.1°- çlles. feront nommées Saillies Jî/nples^ ci TajlU..
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    Des quatre Ordre?.* 203' . " n y a que la pierre de taille qui soit susceptible de ces dis- tindtions : les plâtres ne le l'ont pas, comme le veulent nos auteurs & nos usages. £n général, toutes saillies, ou moulures d'Architeâure , soit ^n plâtre ,,soit en pierre de taille , sont pourtournées au nud «u rnur, soit intérieur , soit extérieur : tel est l'usage que l'an- tiquité a confirmé & érigé en forme de loi, de laquelle nous ne pouvons nous écarter sans errer. Les plâtres , en cette partie , ont un privilège particulier, *?u> est de comprendre la masse quelle qu'elle soit, avec les or- emens , qui'étant confondus ensemble , sont comptés en na- "^ & comme légers Ouvtages, parceque ces ouvrages sont ou]ours comptés superficiellement, sans aucune épaisseur •> mê- toe sous, entendue. n nerj est pas de même des saillies d'Architecture sur la Pierre de taille. Les prix se diversifient suivant son épaisseur. .® Prix d'un mur d'une certaine épaisseur n'est pas relatif ni etne, proportionel à celui de moindre épaisseur. Un mur, par emple de n pouces d'épaisseur à deux paremens., étant es^ •^e 60 livres la toise , ne fera pas proportion avec un de 48 pouces qui sera estimé 170 livres, parce que l'un & l'autre ?:°nt que deux paremens qui sont égaux en valeur ou à'peu , La diversité de ces prix & dé ces valeurs a fait imaginer -»"08 Prédécesseurs la forme du toisé des moulures, qui ne ■ ..écarte point du vrai. C'est de compter'd'abord la masse de S P'erre pour ce qu'elle est dans son cube tel qu'il existe, sa "t S .Slan^e longueur sur fa plus grande hauteur , & sa plus •çp" e:.épaisseur, pour être comptée à mur de la qualité de Daïr ^ierre 5 c'esi-à-dire, que si cette saillie à un pied d'é- r ' leur, e]]e sera comptée en mur de 12 pouces , mais sans Parement jOU bien au cube.^ jj, nsu'te , & sans avoir égard à ce ' toisé, on toiserâ les rria îfes el1 les pourtoumanty non le long de cette masse , sailP ^°"S ^u n"^ ^u Pr'nc'?a^ mur j & seront lesdites ]j2 les comptées chaque membre pour 6 pouces, & tirées en M P0llr''<î^^ d-e picre ou saillies/impies. tij>VYais soi', les façades des Hôtels , Portes principales ,Ves- tois CS ' ^V."* so trouve aes saillies qu'il n'est pas possible de tro , en deux reprises, ou dont lés opérations deviendraient leur r°n£ues • a'ors on toiso ces saillies comme ci-dessus. Si Coin U^^r?c'e égale celle de la masse , elles seront comptées côrno^ ",'es .masses ; mais si elles les excédent., elles seront ~,P ees comme saillies (impies ou taille, de '6 S ayant- corps qui excédent le nud du tnurau-dessus 3 pouces*;seront de ce nombre f. parceque 3 pouces se
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    îo4 Architecture Fratique. peuvent compter au cube ; maïs âu-dessbus l'objet devient trop- petit. Par exemple, un bandeau simple de croisée, ou une- plinthe simple , qui aura 6 pouces de face , sera comptée pou* 6 pouces de saillie rhSÏFe ; mais si elle est accompagnée de- plusieurs autres membres , elle sera comptée comme saillie- simple. ' , liés saillies en plâtre faites dans les renfoncemens des mur' ne sont comptées chaque membre que pour 3 pouces, parce qu'il n'y a point de matière. Celles faites dans les renfonce'' •mens des murs en pierre de taille font comptées pour 6 pouces* de saillie simple ou taille. Il est d'usage de compter les moulures en plâtre à toise s"' perfîcielle ; mais celles en pierre de taille doivent se conip' ter & réduire à toise courante de 6 pieds ÎTur 1 pied ; ce qu'on appelle toise d'appareils Cette méthode vaut beaucoup mieux- S'il y a des tables simpîes dans le de ou lenudaU piedestal, elles sont "contournées & comptées à demi*- pied. Si au lieu de table, l'on y fait des cadres, chaqu;6 membre couronné ne doit être compté que pour demi' pied, à cause qu'ils sont pris dans répaisseur du corp* du piedestal. Si le piedestal n'èst pas isolé, c'est-à-dire , qu'il sol£ engagé dans l'epaisfeur du mur, l'on ne compte que ce qui est dégagé Fuivant son pourtour. Les corps des entablemerts portés sor des colomne* ou sur dès pilafires, qui sâillent hors les saces des mut"s» doivent être comptés à. part outre les moulures. Ce corps d'entablemens sont mesurés comme les avântT corps simples, c'est-à-dire, que l'on prend toute lason' gueur de la face avec l'un des retours, que l'on tauW plie par la hauteur de l'entablement; & les toises q^1 .en viennent) sont comptées sur la proportion que la iaj1' lie de l'entablement a avec le mur contre lequel il estj°jn ' Comme si le corps d'entablement n'a de saillie que :/ moitié de l'epaisseur du mur, l'on ne comptera les to ses supersiciêlles qu'à demi- mur, si plus pu moins à pr Portion- hX& L'on cojmpte outre, cela les moulures, desdiis entaDi ^
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    Des QUATRE Ordres.10:5: ! » & l'on çn prend le contour au nud de la frife > Quoique les saillies excédent ledit nud. Quand il y a des frontons au-dessus d'un Ordre d'Âr- c"itecl;ure j ou d'un avant-Corps simple, l'on compte le cprps desdits frontons comme mur, soit triangulaires ou entres, & Pon compte ensuite les moulurés à part, sui- ent la pente ou le contour desdits frontons. (Si} , (m) Comme les frontons sont très-souvent difficiles à toiser^ causè de leur élévation , nous indiquerons une méthode ai- ee Pour le faire sans danger. l| faut mesurer par bas la plus grande longueur du fronton ; Ultiplier la moitié par l'autre ; en doubler le produit ; de ce .ï °Quit en extraire la racine quarrée ; de laquelle racine on • era la moitié de la longueur du fronton : le restant sera sa «auteur. ^>i»™ma'u«. Exemple. Soit un fronton de 14 sr *■*♦._- pieds de long : sa moitié sera 7 . qui multipliée par elle-même -, ou par l'autre moitié , donnera au produit 49, dont le double sera 98. & sa V*"r'*r" 1 j i ' »—1—r-^j racine quarrée 9 y|. Si on ôte de la- V ; / dite racine la moitié de la longueur / du fronton 7, il restera 1 -sz pour sà / hauteur, lequel nombre multiplié pat ''••....« „,..«*''' la longueur 14 donnera le produit w du fronton. 5 D U. 'en. * on peut encore diviser cette longueur totale en *«u T6S ^§ales & prendre deux de ces parties pour la hau- ^du fronton. ^ ^ erne exemple. Le neuvième de 14 est 1 ■$$ & le double ji0'?Ul ^ra la hauteut du fronton. Cette méthode donne un ^tre 1 ?eu difsérent de la première, & pour sa facilité doit Préférée. spn es acroteres que l'on fait au-dessus des frontons, comptés comme les piedestaux ci-devant expliqués. Nu s • au ^eu ^e co^ornnes l'on met ^es pilastres tres ^ir}e Un avant-corps, l'on contourne lesdits pilas- ^ult' > °h Pren^ k moitié de leur contour , que l'on se<! * ^le P*r toute leur hauteur, pour en avoir des toi- ani«r-(8a)
  • 238.
    2c6 Architecture Pratique. 1($'z) Ceci est une répétition de la manière de toiser les dol" serets , ou autres corps saillahs du nud du mur , lorsqu'ils exce- dent ce nud du rnur de 3 pouces & plus ; car au-'dessous on pé'ut en compter les arêtes comme saillies masses , si la face iapes' ; ficielle , compris les retours de ces pilastres , est égale aupro* duit de ces arêtes : Ci elle surpasse il faut nécessairement le* compter, comme on compte & on 'toise les dosserets. L'on toise l'es chapiteaux, les bases, les eannelures > &c. dés pilastres comme les colomnes, &i'on en prend le contour au nud desdites colomnes. Les tables d'attente qui {aillent hors le nud des murSj sont mesurées comme les pilastres, c'est-à-dire, que l'on prend la moitié de leur contour, que l'on multl* plie par leur hauteur, & le produit donne des toises* mur. (83) '■ • - (83) Ces tables d'attente sont ordinairement quarrées ou barlongues. La hauteur sera le côté le plus long , & la largeus le côté le moins long : il seroit beaucoup mieux de les coss1" prendre dans l'épaiileur naturelle du nrffe , s'il étoit possible. Si leur saillie est au-dessoUs de 5 pouces , on peut contour* ner i'aiête saillante , que l'on compte sur 6 pouces en l'ail''2 masse, si le produit en est égal à sa superficie où supérieur> car s'il est inférieur, on lui donnera quelque choie de p'uS jusqu'à leur parité. Il saut ajouter les moulures des corniches & cadre5 dont leidites tables d'attente sont ornées ; le contos^ desdites corniches est pris-au nud desdites tables ; & " les moulures des cadres desdites tables sont prises danS répaisseur d'icelies , chaque membre couronné ne dort être compté que pour demi pied. (83.) (84) Ceci est encore une répétition delà note 80 qu'.c.°n' firme l'usage de ne compter les moulures prises dans l'épaisseU^ d'un mur , que pour moitié de leur valeur, c'est à-dire > cll.a't.' que membre couronné pour 6 pouces ,' parcequ'il n'y a P°'n de matière ; ce qu'on doit entendre , suivant notre systêss16 ' en légers Ouvrages ; car en pierre de taille nous nous sotn01 expliqués différemment dans cette même note 80.
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    Des quatre Ordres.107 • Le corps des bossages qu'on laiiîe aux encoignures, ^x chaînes des murs de faces, ne sont point comptés' ,'j part outre lesdits murs : mais les joints refendus que 0n- fait dans lesdits boiîages,, sont comptés pour ua P'ed de toise courante, soit que les joints soient quar- ts a deux angles comme A > pu triangulaires comme 1 ou enfin à deux angles* arrondis en leurs arêtes ^mme C; l'on prend tout leur -contour, c'est-à-dire, a «ce & leurs retours, & chaque pied de long vaut * Pied à mur, dont les 36 font la toise. Les plinthes que l'on fait aux faces des bâtimens pour arquer les étages, sont simples ou composées ; les '^ples n'ont qu'une seule bande sans moulures, elles ne 0R} comptées que pour demi - pied courant ; celles «UJ ont un membre sous lesdites bandes, sont com* P ees pour 1 pied courant, si plus de moulures à pro* P°rtion. s^esplinthes des appuis des croisées pu autres endroits >■ °Went être comptées de même que ci-deisus (8y) k'°î) Quand l'appui d'une croisée en pierre de taille estseu- ^ lient en saillie du nud du mur, sans autre moulure que sa sa'ir 'ante > & 1ue cette croisée est comptée pleine , cette g le est due. En prenant sa longueur, & la multipliant sur v}uÇes , son produit sera tiré en ligne comme saillie masse. l«h ^ cet aPPu' e& estimé à prix d'argent, soit pour va- gj. » °u plus valeur , cette saillie sera estimée dans le prix -, Jîe sera point comptée en sus. s0- ■ un appui orné de moulures est estimé à prix d'argent t tre ^°Ur va^eur , ou plus valeur , ces moulures seront en ou- xj,. ^0rnptées pour ce qu'elles sont, & leur longueur s'en pren- 9)o ns ^a P^us gfanc'e longueur de l'appui, à laquelle oit 1 ètéUt^,a, ^ ^illie hors le nud du mur , soit que cet appui ait aille circulairement , ou en retour d'équere. c» *t,"'/'^;. Soit un appui dans une baye de 4 pieds en.dans- lçs rl > aillant du nud du mur de 6 pouces sur la face & sur on c.°tes : sa plus grande longueur sera de j pieds : à quoi 5 p-ai?utfra 6 pouces pour sa iaillie , & sera par conséquent de lSlif ds r » qu'il faut multiplier par le nombre des membre» , Produit seça tiré en ligne pour saillie simple.
  • 241.
    '&G$ ÀRettlTECs ÛR.El^RÂs ÎQÛÈi ; Quand on fait un bandeau simple au pourtour ai (dehors d'une croisée, ce bandeau doit être compta pour demi-pied de toise. Les croisées qui ont un doublé bandeau, sont comptées pour i pied sur leur contour* Si auMieu d'un bandeau, l'on fait une archivolte au jpourtour du dehors desdites croisées, les moulures ûe cette archivolte doivent être comptées chaque membïe /couronné pour i pied de toile à mur. Les croisées & les portes qui sont plus composées> comme celles qui ont un avant - corps couronné à ut* fronton, l'on y doit compter toutes les moulures fëil' lantes couronnées d'un filet pour i pied, ainsi qu'il a ete dit, & celles qui sont enfoncées dans lesdits avant-corp5» pour demi-pied ; & s'il y a des consoles, l'on compte les membres qui les couronnent, & l'on estime lesditeS consoles à part. L'on doit faire peu de moulures au haut des ch£' minées quand elles sont de plâtre ; car quand on y elJ fait beaucoup, elles tombent en peu de téms ; les p'u simples sont d'une plinthe &d'un larmier, avec un am°r' tissement au-dessus, pour égouter l'eau ; la plinthe si01' pie avec le larmier & l'amortissement au-dessus, e comptée pour i pied | courant ; s'il y a une plinthe ai' dessous, elle esi comptée à part suivant ce qui a été àih Aux grandes maisons l'on fait ordinairement le haUt des cheminées de pierre de taille de S. Leu, ou de pies* te équivalente , auquel cas l'on peut un peu plus oro^ le haut desdites cheminées, sélon la qualité de la ,na1' son : l'on y fait une corniche de 3 ou 4 pieds de mou lures, avec un architrave au-dessous. (86) (86) H n'est point ici parlé de la manière de distinguer & -i toiier ces têtes de cheminées. Chaque Architecte 0111e & . construire ces fortes de couronnemens de tête de cherriine suivant fon goût. - . 5 Eri 1749. j'ai été appelle pour en toiser quelques-unes plus fingulieres dans leur conftruc"Hon -, comme on peu' s^ convaincre en jettant les yeux fur le dèssein que j'en ^""V} Elles avoientété imaginées pour enipêcherla fumée ; Â*a fû.> ne produisirent pas l'esset qu'on eu attendoit ; aussi ne leS P -~ polan -
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    Des quatre Ôrdres» . ko£ î^saî je point comme un modèle à suivre dans l'exécution % «uis le détail de mes opérations pourra être de quelqu'utilitê .* ceux qui auront à toiser les têtes de cheminées ornées. Fep'ff t*siguré.
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    Sîô AïicriiïËCTtïïtË Pratique» Cecouronnement est composé de trois assises en S. Létft La supérieure ait pouces de haut & 19 pouces de large , « les deux autres ont ensemble 31 pouces s de haut sur z8 poli- ces de large. Les coupes ici figurées représentent le travail in- térieur. Je suppose cette tête de cheminée isolée construite e*1 S. Leu, & le tuyau en brique ravalée des deux côtés ayant 3 pieds de long sur 10 pouces de large dans œuvre. La tête de cheminée construite en S. Leu en trois assiies contient, savoir, la première ç, pieds 5 pouces de long compris un retour (£) sur I pied 9 pouces | de haut, compris demi-fa- ce supérieure (d) & de 19 pouces d'épaisseur à déduire pour k vuide de la jon&ion desdites demi-faces {a) S. Leu de j» pouce* 19 pouces sur 9 pouces 4 , le reste vaut . . Les deux assiies au-dessous ont ensemble a pieds 7 pouces de haut sur 6 pieds 10 pouces de long , compris un retour (e) & de 28 pouces d'épaisseur , & vaut .... La plinthe au-dessous de la frise aussi en S. Leu 9 pieds 8 pouce* de pourtour sur 6 pouces de haut 6c 6 pouces d'épaisseur , vaut.....•....... Le parement intérieur & l'évuidement des trois premières susdites assises a 3 pieds 7 pouces -I de haut sur 6 pieds 8 pouces de pourtour, & vaut pour .taille . . ". . Le parement & évuidement circulaire de la fermeture intérieure a 9 pieds de pour- tour sur 1 pied •£ de dévelopement & vaut Le percement de quatre ventouses en forme de piramide oblongue tronquée & renversée évaluée chacune à une toise - de taille vaut . .".... .'.--.•■ »• - Les moulures extérieures prises du nud delà cheminée ayant 10 pieds 8 pouces de pourtour sur 5 pieds de profil, valent . . C'est-là le meilleur dévelopement pour pouvoir aisémen » sans sortir des usages , apprécierai valeur de ce couronne^p, de cheminée , & confondre cet ouvrage dans le prix gé"er & commun, sans en faire de distindion particulière. _ , 5 Les tuyaux & manteaux de ces cheminées étoient pris "a Fépaisseur des murs de 14 pouces, les manteaux avoijnL; pieds 10 pouces sur 3 pieds de haut ou environ ;le tout da «euvre. Au-dessus de la tablette étoiënt deux pierres évu10 circulairement haut & bas , qui par leur saillie dans l'inf j sss de la cheminée ne laissoient qu'un passagede 18 pouces, i)j; lesquelles saillies on a fait avec m trépan à chaque cPte o. o. 8 h S. Leu de x8 pouc«- o. t. o i. S. Leu de 6 polit*5' Ô. O. 4 . Taille de S. te« * toise courante 4. I. J. O. Taille de Saine t?$ lient. 2. I. O. O. Taille de Saint t5"' Idem. oii 6. o. o. o« Taille de S. U<l saillie fîmplc. «"* 8. 5. 9: °-
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    Des quatre Ordres.nt ttoUs ou ventouses. Ces pierres ont été toisées quarrément «ans l'épaisseur du rnur, sans rien rabattre pour le vuide dô »8 pouces , les pierres étant chacune d'une seule pièce saisant parement devant & derrière , & on a donné une plus valeur ^n argent pour l'évuidement de ces pierres en 10 pouces de »argeur sur leur hauteur, compris le percement des trous. Aux endroits où la pierre n'esr. pas commune} l'on la't le haut desdites cheminées de brique avec mortier? "e chaux & sable. Cette construction eft incomparable- ment meilleure que le plâtre. L'on fait à présent peu de moulures de plâtre aux Manteaux de cheminées des grandes maisons, parce- *!*» elles sont la plupart revêtues de marbre , jusqu'à la Première corniche ; Ton en fait au moins le chambran- e avec la tablette , & le reste de menuiserie , il n'y a ordinairement que la corniche d'en-haut qui soit de plâ- *re j mais pour les maisons ordinaires , on les sait toutes ^e plâtre j excepté le chambranle qui est fait de menui- ■erie. Les Entrepreneurs prennent loin d'orner de beau-» c°up de moulures les manteaux de cheminées, qui sont tre^souvent mal ordonnées & mal exécutées. Il n'y dois j^°irau plus que quatre ou cinq toises de moulures dans es plus grands manteaux de cheminées. (87) ■Ç '87) Du tems de M. Bullet,& avant lui, on n'étoît poînt . m? l'usage de parer les cheminées avec de grandes glaces , ^ ttirne on fait aujourd'hui. On ornoit les manteaux de pe- s Ordres d'Architecture , de ronds, d'ovales, dans les- 3, S« on mettoitdes médaillons en demi-bosse, de corniches;, . attiques g^ç ma;s aujourd'hui on se contente d'une cornir ; ? Par haut, & les manteaux sont tout unis , pour pouvoir "Jettre des parquets de glace. Hi » ne ""* presquc plus aujourd'hui de chambranles de che- 0t ,ees e" menuiserie ; pn les sait de pierre dure , plus pu moins t^V >' Vivant le prix qu'on y veut mettre. On les peint en j?re : ils sont d'un bon service §t sort propres. ,»in'anS *E* ma^ons considérables , les chambranles de che- jatl)fes des principaux appartenons, & le revêtement de* «loi 3^eS ' ^0nt ^e mir^>re P'us ou moins riche '■> & ceux des ^arh -6S ^PPartemens sont de pierre de liais. Ce sont les Dr'ers qui sourniffènt les uns & les autres. Pi)
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    ilï ARCHITECTURE PRATIQUE. Quandon fait des corniches sous les plafonds ou cîse très des appartemens, l'on mesure la longueur de cha- *[ue côté, de laquelle longueur l'on rabat une saillie de la corniche : car on ne doit compter que du milieu de la saillie d'une corniche à l'autre, comme si une cham- bre a i o pieds en quarré, & que la corniche que l'on a faite pour ladite chambre ait un pied de saillie, l'on ne comptera que 18 pieds pour chaque face de mur > ce qui fait 12 toises de pourtour pour toute la corni- che, au lieu que les murs ont 12. toifes 4. pieds de pourtour, (8-S) ,: (88) Nous avons dit ci-devant, que la saillie des moulures» ou plutôt les moulures en saillie, se pourtournoient d'après, 1* nud du mur. Cette règle est générale, & peut'- être sans ex- ception , pour peu qu'on veuille faire attention aux angles ex- térieurs & intérieurs» Les angles extérieurs se rejoignent d'e* querre, -&sont complément des angles intérieurs. Il n'y a pre** que point de travail à un angle extérieur, parceque le ca- libre ou l'outil qui pousse les1 moulures rencontre & forme ajj bout de la matière une arête saiilarite & naturelle , ce qu'; ne peut saire à un angle intérieur . il faut qu'il soit arrêt* à une certaine distance , pour interrompre la suite de ces mou' Jures : la main par une autre industrie achevé le travail, 1ul par ce moyen devient double de l'autre , & quelquefois qua* druplë. Sans donc sortir du principe général de prendre 'e pourtour des moulures au nud des murs, nous disons , sass5 nous embarrassêr si c'étoit l'usage du temps de M. Bullet & Rabattre quatre épaisseurs pour les angles , ou bien s'il a avancé cela sur des mémoires insidèles, nous disons d0ssC qu'il ne faut rien rabattre pour les angles , parceque le tr*f Vail d'une corniche vient s'amortir sur le nud du mur : "ol nous concluons qu'il faut pourtourner cette corniche au l**"» dudit mur , & que dans l'exemple qu'il cite , ce pourtour do' être de 76 pieds ou 11 toises 4 pieds , au lieu de 72 P'e ou 13 toises. . Tel étoit l'usage établi avant M. Bullet, comme no»" lisons dans Ferrieres. » La moulure d'une corniche, &'Êf, » n'est considérée en sa longueur & pourtour, que de » ' sj tendue du mur de soss corps , comme, par exemple, s» piedestal isolé , quoique la saillie d'une corniche ou sa 'P-a, => tie supérieure ait beaucoup plus de pourtour que le c07a *•" du piedestal ; néanmoins le contour du piedestal règle ct
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    Des qu-atre Ordres.tiy.*• de la: corniche ; ainsi si les corniches sont dedans-œuvre *■ comme dedans & au pourtour des murs des salles , vestti- .* bulès & autres lieux , l'on ne fait aucun rabat de ce qu'il peut *- y avoir de diminution en sa saillie. <*•• Il se pourroit faire encore que lorsque M*. Bullet a proposé cefc. te deduftion des quatre angles , il supposoit^ que ces corniches, étant de pierre de taille, il convenoit de rabattre les quatre «paisseurs pour la. masse de la pierre seulement., S'il l'entendoit aans ce sens , ce n'èst pas quatre épaisseurs qu'il convenoit ra- battre^ mais bien deux. Peut-être encore , qu'étant accoutumé aux grands travaux feu. le plus souvent on met dans les angles rentrans des cartels.,. Médaillons, consoles ou autres soulptures qui étoient de sor». *pms très en usage, le Maçon ne travaillant point ces angles n'y fournissant aucune matière , il avoit décidé avec raisor», qu'il en falloit rabattre les quatre angles.; ee qui-aujourd'hui doit être de même en pareil cas» S'il y a, des -avant- corps ausdites corniches l'on em Qoit compter 1rs retours : car le devant tient lieu dé- cile qui seroit à.l'alignement qui fait arrière corps. (89.)? (89) Lorsqu'aux corniches il së trouve des avam>corps sail~ Jans sur toute la corniche , ou en partie , on ajoute au pourtour "e ladite corniche 6 pouces pour chaque arête. Si l'avant-corps• J^e saille qu'en partie , on,ne compte que le nombre de mem- bres que cet avant-corps contient sur 1, pied pour les deux, frètes saillaates , fàvoit 6'pouces pour chacune. Par exemple ,., «* une corniche a 4-pieds de prosil , & que l'avant-corps se per- *Je dans la gorge de cette corniche qui n'en. contiendra que '•eux, après avsiir compté,la corniche, comme s'il n'y avoit point d'avant-corps , on comptera ensuite pour cet avant-corps. * Pieds de prosil sur 1 pied, s'il y a, deux arêtes , & pour 6* P°uces s'il, n'y en a qu'une. 0e là manière dmt on doit, toifèr les, "Tailleurs de: pierre qui travaillent à leur tâche. QUand les Maîtres Entrepreneurs font tailler Ies- > pierres de leurs bâtimens à la tâche des Tailleurs fe PJsrEe, si, ç^eit des moulures, chaque membre co.u«*>-
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    4^4 Architecture Pratique. ronnéde son filet, est compté pour i pied de toise» dont les six sont la toile, soit en pierre dure ou en pierre tendre ; c'esi-à-dire, que six membres couronnes sur une toise de long, qui ne sont comptés que pour •une toise à l'Entrepreneur, sont comptés pour 6toiseS -au Tailleur de pierre qui travaille à sa tâche. Il n'en est pas de même des moulures de plâtre que les Maçons font à leur tâche ; car il faut 6 membres couronnés pour en faire une toise, comme elles sont comptées par les Entrepreneurs. Quand les Tailleurs de pierre font des ouvrages or- dinaires à leur tâche, où il n'y a point de moulures, comme des premières assiles, des piédroits, des en- coignures , des parpains, &c. l'on toise tous les pare* mens qui sont vus ; quand c'esi de la pierre dure elle est ordinairement comptée sur sa hauteur, c'est-à-dire> qu'une toise de pourtour de paremens d'une assise j fur la hauteur de ladite assise, fait une toise pour l'ou- vrier ; l'on en fait le prix à proportion. L'usage n'est pas de même pour la pierre tendre 5 car l'on réduit chaque assife sur un pied de hauteur» comme si une pierre a iy pouces de hauteur, elle est comptée pour un pied & un quart ; si 18 pouces > pour i pied s ; si i pouces, pour M pied , & ainp du resle, en n'augmentant néanmoins que de trois e» trois pouces, pourvu que les pierres n'aient pas plus d'un pouce moins que cette progression arithmétique » car si l'assise n'a que 14 pouces, elle n'est comptée que pour 1 pied ; ÎI 17 pouces , que pour îj , &ainsi du reste à proportion. Les pierres qui ont piusîeurs paremens sont contour' nées suivant lesdits paremens, soie de pierre dure ou de pierre tendre, & une toise en longueur doit fairS une pour l'ouvrier, comme il a été dit. ($o) (90) Les Tailleurs de pierre ou Piqueurs de grais , sont toi" sés à toise superficieJie tout parement vu, & tout vuide rabat" tu; laquelle'toise supersiciells se réduit à. se qu'on. appellc
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    De la Graisserie. 21 s toise de taille , qui est de 6 pieds de long sur i pied de haut» •oit que la pierre soit dure ou tendre , & sans égard à la hau- teur de la pierre. Le vuide des portes & croisées étant rabattu , on leur toise le pourtour des embrasemens , en pourtournant l'épais- j^ur du mur & la seuillure. Mais les platte-bandes droites ou bombées leur sont comptées double , parcequ'il y a trois Paremens vus. Si elles sont cintrées en plein cintre, surmon- *ees , ou surbaissées , on en compte le pourtour une fois & demie toujours en dans-œuvre de la baye ; & ce , à cause de 'appareil & sujétion de la taille.. , Les paremens qui sont de sciage leur sont également comp- tes. S'il y a avant-corps sur un mur, on le pourtourne sans aucun usage. On ne ieur compte aucun parement aux endroits où on sorupte des moulures ou profils d'Architecture. Plus le parpain du mur est épais, plus la taille est chère, à *ause des lits & des joints, car tous paremens sont égaux. Quand un Entrepreneur marchande à un Tâcheron la taille ~e pierre , il doit le faire par écrit ; & bien expliquer que ton ouvrage sera ragreié sur le tas , sans aucune baleuvre , re- ^ans, ressans ou autres défectuosités. On marchande encore la pierre à tout parement vu, quel 5uil soit, tout vuide rabattu sans aucune plus-valeur; mais- l' finit encore avoir soin de déroger, en ce, expreffément aux s Se Coutumes , & que le prix soit supérieur au prix cour ®£ LA ÇONSTRVCTION EN PIERRE de grais, vulgairement nommée Graissbrie. I j Ans les environs de Paris , .& autres lieux où la .pierre A-^ de taille est rare , ou trop couteuse , & où lepaysfour- , !' "es masses de grais, comme dans les environs de Fontaine- p 6 n- ' on débite le grais :par carreaux de telle grandeur & ri f,w. ^ue l'ouvrage le demande ; mais le plus ordinaire est débiter des carreaux d'environ deux pieds de long sur un. P'ea de hauteur Se d'épaisseur. Le.grais n'ayant point de lit se- -e ^Jte sur tout sens, & de telle longueur que l'on veut. j n appareille le grais comme la pierre : on fait & on ban- des P0rtes » des croisées , des claveaux , des sommiers 5 ar«.sinples & .doubleaux, des encoignures, .des chaînes, O iy
  • 249.
    % 16 AR CH I T E C TU1E P'RAT IQ U> E. de* cours d'asfises , des tablettes de murs d'appui, des dalles^ 4es gargouilles , des marches d'escalier, des pierres d'évier,^ des bornes rondes ck à pans, des (euils de grandes & petites, portes%des auges,, & toutes sqrte.s d'ouvrages solides & de., durée. La conitru&jon en grais est fort bonne,, étant posée avec çnortier de chaux & sable ; elle est encore meilleure en chaux. $L ciment, & résiste entièrement 3 l'injure du tems. Le pont de Pont-sur-Yonne e.n est une preuve. Les, arches ont iz tpises de diamètre. ; le cintre, est surbaisie, & les cla- veaux ont plus de quatre pieds, de long. On voit.qu'ils ont étk fîchés avec mortier de chaux & ciment, & non de sable. La taille ou pic du grais est dangereuse pour les ouvriers novices , à cause de. la subtilité;de..la vapeur,sulphureuse qu' çn sort, & qu'un ouvrier consommé évite en travaillant à cosir. trevçritj.toujours, en plein air & non enfermé. Cette vapeur est si subtile , qu'elle passe à travers les pores d'une bouteill? rçje gros verre ; expérience qui se peut faire, à. peu de frais.- Prenez une bouteille de gros verre. Emplissez-la d'eau î houchez-la bien, 8ç y mettez un cachet, engagez un Tail' leur de grais à la mettre pendant quelques jours près d3 £pn travail j,vous trouverez dans le fond de ladite bouteille une pousslere de grais austi, sine que de la poudre, la mieu* iamisée, . Lç travaiLou pose. du grais est encore, très-sujet, Lorsqu'ost pose, par exemple , des dalles , un caniveau,., ou un, seuil, » s^u.t a.vpir soin de bien garnir par-dessous.; car. ce sostjle se gaU' ehit aisérnent, C'est une expérience connue & qu'on peut sait re à tout moment. Qu'on calle le soir une dalle de grais bien, dégauchie Cous trois d_Ç s?s angles , le lendemain matia çlle sera gauche, & il sera impossible de la faire revenir san» la retailler. ■ On construiroit, si, l'on vouloir, des bâtimens en grais qu*i feraient tout le pàrpain des murs. Est-ce économie ? Est-ce l3- frande pesanteur de la matière, ou la disette des équipages dan* i campagne qui l'empêche? Car je ne vo.is point que la dej- pcnfe excédât celle de Paris ; au contraire s je la trouve inse* ïieure, Un mur de Graisserie soigneusement travaillé, eft sps?- propre. Il ne. s'agit donc , pour le saire, que d'avoir du g'a's a portée, sê bien expliquer par un devis , dans kquel ls îpisé en seroit détaillé suivant ce que nous dirons ci-après, re" trancher sagemerit quelque petite chose sur le prix de la nia-; tiere, fur lèprix du transport., & sur le, prix dû parement. )& «dis fagçmçnt, car il. saut, que l'ouvrier tfouve fa fub,siftance< Voyant de grands travaux , il se retranchera à gagner peu sus i^aque partie ; alors Je dis qu'oa pourra aiséirterw cgnftruire w%
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    . Delà Gr a i s s e r i-e. ± i.^ ^ifiçe solide & propre , à moins de frais qu'à Paris. Hsx P.aremens de grais sont grossierement piqués, & sont. ?es a la vue & au tact Si on vculoit, on le poliroit & uni- P't comme du bois raboté, en le polissant avec du charhon ; terre , de l'eau & une barre de fer de trois doigts de lar- xt !întnanchée dans un bâton , & le lissant sitôt qu'il est débi- j''. ette manœuvre rendroit l'ouvrage uni & très propre , & Ç °ngeroit la vie de bien,des ouvriers, que ce travail pénible . 9a"gereux n'altère que trop. les ■ 'S ' 'e Sra's e^ proscrit dans les bâtimens. En voici v raisons. i° Le grais ne vaut rien en ca.illoujage & forme tç 1c"lon ; sa liaison avec le mortier n'est pas de durée , enco- »oins avec le plâtre, au» d P'erre étant assez abondante à Paris , on laisse le grais, *Ue oVeurs Pour les usages des particuliers , & pour paver les ,<s ^ 'es chemins publics, p'. Enfin, les carreaux de grais reviendroient trop chers à. les S'tant Pour 'a matière que pour la main-d'œuvre. De plus, 1» V^^t'lurçs d'Archite&ure ne sont jamais si' propres que dans* Vre de taille. ' ' ■ * ■ nunatCor'striiâion en grais se fait pour l'ordinaire différemment çji a "aris. H. est rare de voir des encoignures faire parpain ï ' sonS ne ^ont au P'us ^Iue 'a mo't'^ de l'épaissèur du mur, & )jt .Posées en besace , une tête entre deux carreaux ; lesem- tat etne.ns de portes & croisées sont posés en boutisse, lui 'es &U *"r deux têtes , & font parpain ; les claveaux de por- ^°nt A Cf0'^es n'ont qu'un pied d'épaisseur. Les cours d'assises H n ^eux faǰns S dans les gros murs , par exemple, de • ^ t!i0UCes d'épaiïïeur , ils n'ont qu'un pied, 6k dans les murs P>r.B °ln.d,re épaisseur, comme de ii & 15 pouces, s'ils font ta()L In ' '1s sont posés en liaison par carreaux & boutisses : les c'rcu)^S au"dessus des murs de terrasse & d'appui sont taillées c'c^_ air?ment, & saillent de i pouces de l'épaissèur du mur ; I>a • 're » d'un pouce de chaque côté. loion P'ed cube de grais est plus ou moins cher, suivant l'é- à toi^j?1 de la roche , & tout parement vu est payé & toisé haut.E aPPareil ; c'est- à-dire , 6 pieds de long sur 1 pied de ■"-.es P <&t Ou rePreneurs de Graisserie marchandent différemmen tra /a^e : ^ uns entreprennent le débitage sur la roche ' 'Hna rt au bâtiment, & l'appareil. Leurs marchés se fon ^nt |r,etnent à 8&9 livres la toise d'appareil, tout pare Ci ^chese3Ues Bâtisseurs économes ayant sur leurs terres de Hiij; e grais, les font débiter par eux-mêmes en m archasi * ups le. débUage, aux autres le trap^ort au k âiimenî
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    2lS ARCHITECTURE PRATIQUE; &alors l'Entrepreneur n'est chargé que de l'appareil, & de* paremens , à raison de tant la toise d'appareil, tout parement •»û. Le prix est d'environ 3. livres la toise, &. les Bâtisseur* y trouvent un bénéfice réel. Toisé de î.a Graisserie. Lorsque l'Entrepreneur de Graisserie fournit le tout, & <pl! n'y a point de marché, il saut envisager deux cboses. La première , est d'examiner si tous ses grais font l'épaisse0' des murs par carreaux & boutisses ; si ses bayes sont bande5* & font parpain; s'il y a des seuils & appuis ; en un mot la constru&ion est conforme à celle de Paris. Alors il doit êtr& toisé aux Us & Coutumes. Secondement, la manière de bâtir de ces Entrepreneurs et*11, fort difsérente de celle de Paris , comme nous l'avons ci-dev*1! dit, ils ont ausïi des Us & Coutumes particuliers , dont l'e«P' cation est très-laconique : ces trois mots tout parement vil en *° l'assaire. Cet usage leur faisoit un bénéfice infiniment supérie1^ ? celui des demi-faces de la pierre de taille de Paris ; en ce £}ue , une pierre avoit parement aux deux têtes , ces deux itères'e . étoient comptées comme sila matière y étoit pleine ; & à « a on ne leur en a passé de tout tems qu'une seule, c'est-à-d'r deux demi-faces, ou ce qui est la même chose un ret.oor* On a donc depuis long-tems réformé cet abus , ik. plu»8 ( édifices que j'ai toisés & vérifiés suivant des marchés faits P, les gens du lieu , m'assurent la méthode du toisé aétuel- ^° qu'il n'y a point, je le répète , de marché par écrit, on c0'.. mence d'abord par toiser chaque carreau de grais posé &,, > en place, longueur sur hauteur & épaisseur , & on le se ^ au pied cube. Ensuite on toise l'appareil, c'est-à dire > i0 parement vu, avec ses plus-valeurs, comme s'ensuit. Toisé de la Graisserie pour appareil. °sé ^ Tout parement vu & droit, quel qu'il soit, sera W".^, tiré en ligne à toise d'appareil, c'est-à-dire, 6 pieds de sur 1 pied de haut. ■$& Les parties cintrées sur le plan seront contournées , t0 4. & tirées en ligne pour toise & demie, c'est-à-dire^l sg pieds seront tirés en ligne pour une toise d'appareil > a de l'évuidement cintré du parement. £Ïe> S'il est à deux paremens , l'un .concave, l'autre co°v ^ toises seront tirées en ligne pour 3 toises d'appare»- 0u Les parties cintrées -en élévation, comme arcs de cav ^i autres grandes parties, seront contournées , toisées & ^$ sia ligne pqur toise un quart ,j .ç'est-à?dire., que q«aw6
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    | y t)£'LA Gr.AISSER.IE. 21^ esont tirées en ligne pour cinq toises d'appareil, à cause des °êasc lus 8c du démaigrissement. I ous bandeaux cintrés de portes & croisées pris en dans- ç ivre des feuillures des embrasemens, & non des tableaux , «ont contournés, toisés & comptés pour toise & demie , à , e des_deux lits, du démaigrissement du parement contour- e> « sujétion des arêtes. ^, * oute feuillure de porte , croisée , & autres d'un pouce ou n pouce i sera toisée suivant le contour de la croisée, por- jiji utautre, & comptée chaque pied courant pour 6 pouces, t ny a point d'embrasement ; c'esl-à-dire , que i ï pieds cou- de feuillure seront tirés en ligne pour une toise d'appareil, seu* a S'^y aembrasement démaigri en grais de toute l'épais- du mur, chaque pied courant de feuillure sera compté p0 r l pied,- c'esl-à-dire, que 6 pieds seront tirés en ligne W«s«!ne t0'k d'appareil, à cause de l'évuidement de la feuil- ^, & du démaigrissement de l'embrasement. fend *Ue trou ord"la're de 3 ou 4 pouces en quarré & de pro- i b 6jtlr Pour sacilement de pattes ou gonds sera compté pour Unr >> c'esl-à-dire , que quatre trous seront comptés pour fie /°'^ d'appareil, à cause de la difficulté de ces trous , qui c j, e Peuvent faire qu'avec une espece de poinçon qu'ils ap- PaiT *"1 ces trous *°nt ^e^'n^s pour scellemens de gros gonds,1 ije ,8es d'ancres ou autres gros fers, qui sont ordinairement alof .?°Uces en quarré & de 8 à 9 pouces de profondeur , trois ^eron£ comptés chaque trou pour z pieds, c'esl-à-dire, Q, r°Us Pour une t0'^e d'appareil. autr a5Ue tranchée en grais pour l'encastrement d'un tiran ou sera ers d'un pouce ou environ de profondeur & largeur , eij -, 0rnptée chaque pied courant pour 1 pied d'appareil : s'il * Si jS §e ^ P'us Prof°n^ a proportion. de g ns une tête de mur en graisserie on fait une tranchée bbis '7 ou 8 pouces quarrés pour encaslrer quelque pièce de Cours COlnme par exemple, un poteau de vanne à la tête d'un pietis !)• ^e moul'n, chaque pied courant sera compté pour j çha appareil. : sera *îUe appui'de croisée qui aura seuillure & jet d'eau , 1ue .rt°urné, toisé & compté pour toise ^, c'esl-à-dire, J^PPa?1?^ suPerfic'els seront tirés «n ligne pour une toise 'igné '& chaque pied courant de feuillure sera tiré en PaS) pour J pied d'appareil, s'il y aparpainjck s'il ri y en a ; tes p ^ Pou°es. %le ."^Wernens & plinthes seront'd'abord toisés d'angle en 115 4a xtv^m^ ^e la-cimaisë Cur leur hauteur 'naturelle , ^ r« au profii i ensuite les moulures seront prîtes -du oad
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    ÏÎ.O ARCHITECTURE- P-RATï'QUE. dumur de face , d'angle en angle , sur le profil que la quaflî,> té de moulures donnera: chaque membre d'Architecture c0"' rpnné de son filet sera' compté sur J, pied de profil. .. Exemple. Soit un mur de face de 6 toises de long d'a"Sj en angle, couronné d'un entablement saillant d'un pie" ... chaque côté; lequel entablement ait un pied de haut & ' . profilé de six membres d'Architecture , je dis: le Paren,(us de I'assise d'entablement contenant 6 toises j, pieds de long i pied de haut vaut . . . .6 toi. a pie'1*' Les moulures d'entablement contenant. , , 6 toises de long sur 3 pieds de profil valent 18 toi. o P'e"s* • II en sera de même des plin.th.es & autres, corps saill3,*1 * parcequ'il est censé qu'il y avoit parement ou qu'il devo1' être ; & surtout dans cette qualité de matière , où les &0 . lures ne sont pas faciles à travailler, & ne se font,qu*v beaucoup de tems, ^ Les tablettes au-dessus de* murs de terrasse seront co»*0 ^ nées& comptées à double parement, s'il y a bahut corn"16/,, la sigure a. Si elles ne sont que circulaires comme b, e"eSalls ront comptées & tirées en. ligne pour toise ■£, c'est- à-dire .l quatre pieds seront tirés en ligne pour une toise d'appare'1, ^ La saillie desdites tablettes hors le nud du mur sera,^ putre comptée , chaque pied courant pour 6 pouces d'appa |j û ladite tablette est évuidée au-dessous de. sa saillie con""^ jçeprésentent les figures a & b. Mais ne sera rien compta içy appint d'évmdement, compile représente la figure J 1 ' a$ Les dalles taillées es caniveau, seront comptées à toîiftï8. ^ durefouillement, 6k si elles étoient à recouvrement, °n 3> roit à la longueur 1 pied par chaque joint t (& Les gargouilles recreusées cîrculairement se pourtoursse js. tous les paremens apparens , sans égard aurecreufe01 -j c}> on ajoute à ce pourtour t. pieds pour ce recreuseinent- ^y gargouilles étoient à recouvrement l'une sur l'autre, ° c>$' teroit à la longueur totale un pied pour chaque joint ' pos à-dire , 6 pouces pour la feuillure de l'une & 6 p°uC ,, l'évuidement de l'autre. , , $2 Les pierres d'évier, les bornes &,augess'esti"19- dXrgen^
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    De ià Graisseril. zïï détail de là Graissirie fuivant les opérations que j'en m saim en dissérais endroits. n. "our le tirage & fente de j carreaux chacun de 2 pieds e long & , pied sur tout sens à io sols le pied cube font la s°mme de . . . . . . 3 1. o s. j. 0Ur transport à une lieue de la carrière , à rai- lon de 8 sols le pied cube . . . . i 8 . * °ur un parement, lits & joints à 3 livres fait 3 o r°ur fourniture de couperets , masses , coins , flcs > bouchardes, burins, &c. . . o ia Tdtal 9 1. o s. est a observer qu'un pied cube de grais pese 183 livres "^«viron. / ie j?s Pr'x s°nt P'us ou niolns farts, suivant les lieux; mais "«ail est toujours le même. ^ LA CONSTRUCTION DES MURS de Rempart & de Terrajfe. j jAns la construcTlon des Murs en général, il y a jj., ,tr°is chose's à observer; la première est la qua- .. des' matériaux, leur arrangement ou leur disposi- ajj- } la séconde est la qualité du terrein pour bien le °!r 'eurs fondemens ; la troisiéme est l'épaisseur & pu qu'oh leur doit donner. ^ °?r la construction on se sert ordinairement des èst"sriaux clue *'on trouvc si»r les lieux; la meilleure re ,ans difficulté celle de faire les murs tout de pier- gt ita en ^eurs paremens. Ces pierres doivent fe , ternativement posées en carreau & en boutis- ^UrV ' ^ue *es unes *°nt P°^s en *°rte *îue tres longueur soit sélon la face des murs, & les au- bç ^ leur longueur soit dans l'épaisseur ou dans le joint ^ts murs > & autant qu'on le peut, à lits & us Carrés. L'on le sert de mojlon & de libagea
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    air Archiïecture PlATlQÛË, pourle reste de leur épaisTeur. Le tout doit être ma- çonné de mortier fait d'un tiers de bonne chaux, & de deux tiers de sable : cette règle est de Vitruve, & est confirmée par l'expérience des plus habiles Arch'' testes. A l'égard du sable, il est essentiel qu'il soit bon» parceque c'est principalement de la bonté du sable' que dépend la bonne composition du mortier, & c'e'* la bonne qualité du mortier qui fait la bonne liaiso11 des murs ; l'on a toujours remarqué que dans les lie11* où le sable n'est pas bon, la construétion des bâti* mens n'y est pas bonne. Il faut donc savoir que 'e meilleur sable est celui qui est net, dégagé de terre comme celui de rivière , & dont le grain est de ss>c* diocre grosseur & sec, afin que les pores n'étant fê remplis d'eau, la chaux s'attache mieux. Quand *? chaux est éteinte, il faut mettre le moins d'eau qu'il £ posslble pour faire le mortier, par la raison que l'e3 lavant le sable entre dans les pores & ôte la chale" & la graisse de la chaux qui est toute sa bonté. . La moyenne construétion est celle où l'on met pierre de taille au pied des murs, aux encoignure» aux chaînes, aux cordons, & le reste est de moi'y piqué par assises dans les paremens, & ce qui reste % leur épahTeur est de moilon seulement assemillé; c'e. à-dire, que le bouzin en doit être ôré; le moftie doit être fait comme ci-devant. Dans les pays où la brique est commune , I'o*1 *j met en parement entre les pierres de taille au lie" moilon piqué : l'ouvrage en. est fort bon : ces ^«1% doivent être aussi posées alternativement en carreau en boutisse : quand l'on n'a point de pierre de tail( ^ on fait tous les paremens de brique , ou au moins » ■ en met aux endroits où il faudroit de la pierre • taille. On prétend que les murs qui sont faits tout brique , sont les meilleurs pour résister au canon- ■ . La moindre construétion est celle où il n'y.,anj pierre de taille ni brique, & où tout est de raoû°
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    , t/bNsTRtrc. desMurs de ÎLempart. tis Ces sortes de murs il faut que le mortier soit parfaî- €ment bon, pour bien lier toutes les petites pierres «ont on est obligé de se lervir : quand c'est une pier- r(e de meulière, les murs en sont meilleurs, le mortier y attache bien mieux qu'aux cailloux qui sont unis. ■*-,a deuxième cbose à laquelle il faut bien prendre §»rde, c'est d'asseoir les murs sur un bon & solide fonds; e fonds peut être de diverses natures de terres, comme u-tuf, du roc, du sable mêlé de terre , ou de sable un pi mouvant, d'argile, terre gresse, noire , &c. Il faut Voir se servir à propos de toutes ces sortes de terreins ■r°ur fonder, quand on trouve le solide , ou pour y •^dier par art , quand le terrein n'esl pas solide, ,, ^e meilleur fonds pour bâtir est le tuf, quand il est Une terre forte bien serrée & liée avec de gros grains ,e 'able ; le terrein où il n'y a point de sable mêlé •*. pas si bon, comme la terre rouge que l'on appelle î erre à four, & autre approchante de cette nature i gS pires terreins pour fonder sont le sable doux, sans re mêlé de terre, les palus ou la vaze & l'argile; rjk peuvent se mollifier & s'écarter sous le fardeau. tli / ^on<^er ^es murs d'une grande épaisseur, ou h./^5 d'un grand fardeau, il saut prendre bien des ^ cautions pour connoître la nature du terrein; cariï lit ^ *îUe^4uefoJs qu'il paroît bon, & que ce n'est qu'un Qu ]• terre d'un demi-pied d'épaisseur, au-dessbus du- <L * Y a de l'argile ou une terre sablonneuse, ou quel- c>enUtre terre qui peut être comprimée sous le fardeau ; faj Pourquoi avant que de commencer à sonder, il faut ac . j^s trous en plusieurs endrois en forme de puits , fohji, etre sur des disFérens lits de terre, parcequ'en tej 3nt troP bas on pourroit trouver un mauvais ter- solid' ^ ^U ^ e^ ^on ^e s'arr^ter à ce'ui qu'on trouve , >.e ' pourvu qu'il ait assez d'épaisseur. sUr » y a une autre manière de connoître si le terrein a p ?qi€l on veut fonder a assez d'épaisseur, & s'il n'y ; ltu de mauvaise terre au-dessous ; il faut avoir une
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    Vi4 ARCHITECTURE PrATIQUÏ.' piècede bois, comme une grosse solive de six ou 'Bp* pieds, & battre la terre avec le bout; si elle résiste atJ coup, & que le /on paroisse sec & un peu clair , on peUt •s'assurer que le terrein est ferme ; mais si en frapant 'a terre elle rend un lbn lourd & sans aucune résistance » on peut conclure que le fonds n'en vaut rien. , L'on peut asseoir un bon fondement sur le roc, quan il est bien difposé, & qu'on le peut mettre en niveall> il s'en trouve de cette sorte au-deffus des carrières» 'quoique les pierres ne sorent pas précisément jointeS^ 'mais il y a une espece de terre blanche , qu' e «omme la cra'ye , qui en fait bien la liaison • fondement est bon , parcequ'ayant la carrière a , elesfous s il ne se trouve point de fausse terre. Qua" 'c'esl un roc de pierre pleine , il n'est pas toujou., de niveau. à la hauteur que Ton en a besoin > , le faut couper de niveau au moins dans chaque face . mur ; car le roc étant de disférentes hauteurs dans u , même face-, il arrive que le mur venant à prends1 faix par la charge qui est àu-desfus ; cette charge c° prime la maçonnerie, & il y a moins d'asfaisse110 g où le roc est plus haut, parcequ'il résiste plus ÇL la maçonnerie : cela fait des fractions aux murs -tc u mettre le roc de niveau, il faut faire la maçonDe pourquoi dans les endroits où il seroit trop difficile des parties les plus basses la meilleure qu'on P°urrfl> & la laisser bien secher, afin qu'elle prenne une c sistance solide. Dans la longueur d'une face de 1° il faut, couper le roc par partie de niveau & Par ^ traites, & saire en sorte qu'il soit un peu en pente le derrière dans l'épaisseur du fondement, afin q°e pied du mur qui est en talus, soit posé sur un plaD ^ s'oppose à sa pousséé. . , ^ Les sondemens les plus disficiles sont ceux qu1' je saire dans les lieux marécageux, parce que le s°" ra; la terre est toujours mauvais, & qu'on est indilp ; ^ blement obligé de piloter pour fonder sblidemesst> J
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    c,ONSTR.UG. DES MuKSDE RempÀRTV z'z^ ^uèl cas il saut commencer par détourner les eaux, ou les feire écouler par plusleurs iaignées ou rigoles, pour les Conduire en des lieux plus bas,'s'il s'en trouve ; lînon î' les faut vuider avec des pompes, moulins, & autres Inventions', & même faire des bâtardeaux, s'il en est R£(bih , ensorte qu'on piuisse entrer assez bas dans la ter- re pour enterrer le pied dès murs : mais comme c'elï J3^ chose de conséquence il esl bon d'expliquer de quel- *e .manière les bons piloris doivent être faits. : Il faut premièrement que tous les bois qui sont em- ployés au pilotis, sorent: de bois de cliêne, comme lé pilleur & celui qui le çonserve mieux dans la terre & ^ans l'eau , quand il en est toujours environné : & pour ayoir dans chaque endroit combien les piieùx doivent ^ypir de grosseur,. il faut en faire ^battre un qui soit biett tïl'é, comme il sera dit ci-après, jùsqu'au refus dà bouton : ensorte qu'on puiisé co'nnoître jusqu'à quelle Profondeur le fonds du terrein sait une assez grande ^Giiance pour arrêter le bout des pieux, après qu'oss aura de combien le pieu battu est entré d'ans terre * fî %1'a raeiuré avant que de le battre : puis quand on esl L,r de la longueur que doivent avoir les pieux , il fauc ?r ^.tte^esùre régler leur grosseur, ensorte qu'ils; . ent de diamètre à peu près une douzième partie de •.Ur longueur., Cette règle est Félonies bons Auteurs; "'n:si les pieux qui doivent avoir 9 pieds de long 5 au- j01119 pouces de diamètre, ceux de 12. pieds auront ,a pouces.,-;&c. Cette proportion me parou bonne j^is 6" pieds jusqu'à 12 ; mais; si les pieux avoieàc j °à: 18 pieds dé long, il suffirà qu'ils aient 13 à ' j,^ pouces de 'diamètre , pareequ'il fàudroit un moutoni Uî| trop grand poids pour lès ensoncer cela dépend e ^ prudence de l'Architecte qui doir corinpîtrè lai SUàlite du terrein où est fait ïè pilotis. Il ne faut pas jj,Ue „'es pieux soient appointés de trop court; car ils 'te^ . ent pas si aisément. Ce qui est taillé en poitï- d°ït avoir au moins deux sois & demie, & au plus P ■ "
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    Ï2.K A RCft'I T ECT Ù R.Ê P R A TT I Q Û'£. trois fois le diamètre du pieu ; comme si Je pieu a # pouces de diamètre, il faut que la longueur de la pointe ait 27 pouces, & ainsi des autres. Dans les ouvrages -qui ne sont pas de conséquence, l?on se contente de •brûler la pointe des pieux pour les durcir : il sera bon aussi de brûler le haut, afin qu'il soit plus résistable aux coups du mouton ; mais aux ouvrages de conse* •quence, il faut ferrer le bout des ;pieux avec un fe* au moins à trois branches, & qui pese à proportion de la grosieur du pieu : l'ordinaire est-20 à 2 j livres pour les pieux de 12 à ij pieds de long , &le reste à .proportion. Il faut aussi mettre une ceinture de fer par le haut des pieux, pour les tenir serrés contre le coup du mouton. Ces ceintures ou cercles de fer s'appellent frétés, & l'on dit que les pieux sont frétés, quand 0? a mis de-ces cercles par le bout d'erihaut. -Les pieux doivent être disposés & battus, en sorte qu'il y ait autant de vuide entr'eux qu'ils ont ^de dia" mètre, afin qu'il y ait assez de terre pour les entrete* îiir ,• il faut qu'ils foient un peu plus longs que là pro" fondeur des terres, pour les battre plus aisément p' qu'au refus du mouton ; c'est-à-dire, quand on s'ap/ perçoit que le pieu réssste. L'on est sur que cette re' iiflance ne se peut faire que par une terre ferme 9°* est sous la pointe du pieu : ainsi l'on peut s'y arrête? -après plusieurs reprises réitérées. Il y a bien des manières de battre des pieux, se'°? les especes de terres où l'on veut les enfoncer : il e., impoïïîble de donner des règles certaines sur cela ; faut que l'Architecte en sâche juger. Quelquefois e pieux s'arrêtent sur une terre qui n'a pas assez ^'ép3'' seur, 'qui petit fe rompre dans la suite, & sous laque'1 il y a une mauvaise terre, ou au contraire, on pf{c . ^quelquefois une terre sur laquelle les pieux eustentb,e pu être arrêtés: il y a encore d'autres incidens qu° ne sauroit connoître qu'en travaillant. ^ Après que les pieux sont battus par tout au refus
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    "CoNStRUCo des Mursde Rempart. 22.7 ; bouton , il faut les receper, c'est-à-dire, les recouper tous de niveau par le haut à la hauteur que l'on aura prise pour le bas du fondement : puis quand tous les pieux sont recepés, il faut ôter un peu de terre au- tour d*iceux , pour mettre du moilon dur dans leurs întervàlles: il saut battre ce moilon jusqu'un peti au- ,oessus desdits 'pieux. L'on met énsùite par-dessus lesdits jP'eux des pièces de "bois que l'on appelle racinaùx, qui ,*°nt des esp'eces de liernes clouées iur la tête des pieux: ;Ces P^ces de bois sont comme de gros madriers qui îeuvent avoir à y on 6 pouces d'epaifTeùr sur la lar- geur de p, 10 ou 12 pouces setôn le diamètre àè$ Pjeùx : ces racinaùx doivent être'eloués avec de bonnes .chevilles de fer poussées à tête perdue sur tous lesdits P'eùx : car ces pièces de bois doivent avoir des màntoh- ets par lès bouts de deux-pouces pour arrêter ies ;c°uchis où plates-formes que l'on pose par-desTus. Ces P'ates-formes 'ont àù moins deux pouces d'épaisseury ? sont clouées sardes racinaùx avec des chevilles dé er poussées à tête perdue'; puis quand on veut ma- rner sur lësdites plates-formes ; Ton peut mettre dé , pouffe dans l'es joints d'icelles ensoncée le plus qu'il possible, cela sait une eso'ece dé liaisôn du bois ^v^la pierre j-tàr l'on ne met point de mortier suir ;, ^Ues plates-formés, à caùse que la chaux pourrit iê : ■ Ceùx qui véùleht faire de brins ouvrages font "baiP ,e des pieux de garde au-devant du pilotis sur la face :£ s ^urs'j un peu plus élevés que le desssus dés plates- jî^és, afin de mieux arrêter la'maçonnerie. ;vC 7 à des endroits cù au lieu de piloter l'on met des § 'es de charpenterie, comme sous les piles des ponts P S^'3 ett très-mal assé dé piloter. L'on fait cês: au ^ ^e ^a%ûre que *'on veuc donner aux. piles eus ^tres maçonneries ', avec des bois au moins d'an pied ^ gfossTeur pour l'es chassis & de dix pouces au-dédans e^blés tant plein que vùide à tenons & àrnortaiseè H
  • 261.
    S.&8 Àrchittcturt. Pratique. avecde bonnes équerres de fer ; & après que ces grille* sont faites, l'on rend la place où elles doivent être po- sées bien 'de niveau, & quand elles font posées l'on met des pieux pour les entretenir. Il y auroit beaucoup d'autres choses à. dire suries observations qu'il faut faire pour bien fonder ; mais comme je n'ai pas entrepris d'expliquer toutes les dif- ficultés qui peuvent y arriver, je me suis contenté d'eu parler en général : & l'on peut, avec le bon sens & l'expérience, apprendre le reste. La troisiéme chose qu'il faut obferver pour la cons- truclion des murs de rempart & de terrasse, est de sa* voir leur donner une épaisseur convenable & propof' tionnée à la hauteur des terres qu'ils ont à soutenir* Il est vrai que la bonne construétion doit -faire par" tie de la résistance; mais outre cela il faut avoir un principe pour en régler l'épaisTeur. Cette règle n'a point encore été donnée par aucun de ceux qui ont écrit de l'Architecture, tant civile que militaire, quoique ce -soit une chose de très-grande conséquence ; l'on a la»' sé cela à la prudence de ceux qui ont la conduite des ouvrages, lesquels règlent souvent l'épaisTeur des mu*s qu'ils ont à faire, par rapport à ceux qu'ils ont vu fairÊ> ou qu'ils ont faits, & sélon les lieux & la qualitéà& matériaux qu'ils y emploient : les plus sages leur don' rient toujours plus que moins d'épaisTeur, afin de pr. venir les inconvéniens qui en peuvent-.arriver $ ma' l'on n'a point encore , que je sâche,-décidé leur épa'1' leur : en voici un esfaidont je me suis, ayisé*, qui est fa11' dé sur les principes de Méchanique. : ,.' . Il est certain que la- terre la plus coulante est * sable; parcequ'étant composé de petits cailloux r0lr tous désunis> ils tendent à descendre dans les Partll basses, quand il y a la moindre disposstion, à ca° que leur figure qui est ronde, est la plus disposée? mouvement ; mais comme cette incïinaison peut e roesurée, l'on peut savoir jusqu'à quel angle la t€ iablonneuse peut tomber.
  • 262.
    CoNSTRUC. DES MtJRSDE REMPART. Zl^ Si,on considere les grains de sable comme autant ^e petits cailloux ronds , arrangés en sorte qu'ils se touchent par les côtés-, & qu'étant posés les uns sur les pitres dans une disposition naturelle ,.c'est-à-dire, que a le milieu-dts boules d'un- rang su- périeur soit toujours posé sur le milieu des.deuxde l'insérieur : dans cette difposition l'on trouvera que l'angle que ces boules formeront par 1 rapport-à-leurs bases de niveau, se- ra les trois quarts- d'un angle droit, £ est-à-dire, de 60 degrés. Il semble que la. terre sa- Wonneuse ne devroit point pasTer cet angle, mais l'ex- i^rience fait connoître que le sable, prend une pente plus inclinée ;,.&> pour tenir sur cela le chemin le plus Ur! je suppose que cet angle soit un demi-droit, c'est- y dire-, qu'il sok comme .la diagonale d'un quarré, en *°ste que si une terre étok coupée à plomb, comme ■^Ê, elle serok arrêtée par un.corps qui la soutienne, ^tome un mur ou.autre cfrose, & que ce corps puis- *e être retiré tout d'-un coup, la. terre en tombant formera, la.diagonale d'un quarré comme BC ; ce qui etaut supposé pour Iâ plus grande incLinaiscn de l'é- ^'ement des terres, il reste à connoître quel soutien staut'Pour arrêter la pcussee du triangle CAB, qui *' une figure de coin, & l'on peut expliquer cette trussée par le plan .incliné en cette manière. *1 est démontré dans les principes de la Statique-,1 ^un plan étant incliné comme CB, qui peut être une G_ _<g: _ M<|& table ou un > autre corps uni siir ""| lequel on veut faire tenir une s boule comme D-: il faut pour te- % nir cette boule sur le corps my- éline , une force ou pui.ssance qui sBvsoit au poids de ia boule comme: la. hauteur BA est au plan incll*-^é.CB. •> ou comme, le côté est.à la,diagonale d'un quar».
  • 263.
    %$p Architecture. Pratiq.ïie. ré;& quoique cette proportion soit incommensurabîs, en nombre, l'on peut néanmoins en approcher;elle est à peu près comme e£î $ à j. Il faut'donc que la résistancé du mur', qui sera fait pour arrêter les terres, du coin CBA , soit au même coin, comme y est à 7* Pour résoudre cette question, il faut rnesuref la super- ficie du triangle ABC, & pour cela je suppose qup. chacun de ses côtés AB, AC ait six toises, le criangls aura 18 toises en superficie ; il est queftion de trouver., un nombre à qui i S soit comme 7 à-J"., qui sera ua. peu moins que 13 ;.il faut donc que le profil du mut' qui doit arrêter les terres , ait ij toises en superficie î. ainsi ce mur opposera une force égale àlapoussée des terres par Ton "poids, quand la maçonnerie ne peserolk <çn pareil volume que la pesanteur des terres. ' Cela étant supposé, dans la figure que l'on doit fair^- JL.... j:. dç ce profil, il faut savoir combien ott ;q veut donner de talus au mur. Si c'est u° i mur de rempart,, on'lui donne ordinaire' j nient un sixiéme de sa hauteur ; comme H- j le mur AB a six toises de hauteur, on lul {«-• donne une toisede talus de A.en G, ce* jr» la va à deux pouces par pied. Cette incl'" naison CBfait avec la ligne aplomb AB> SB un angle de neuf, degrés vingt-sept J111" nutes quarante-cipq sécondes. Et pour, savoir par cette règle l'épaisseur par le Ça iâ'un mur qui a six toises de hauteur, is faut réduit en pieds superficiels tout le triangle des terres, qul 18. toises en supersicie , ce que, l'on aura en multiple" 18 par 36': il viendra 648 pour le profil du triang» ■ suppolé; il fautensuite trouver un nombre à qui °4- soit comme 13 est à 18 , ce qui se peut saire par un yegk de proportion en mettant au premier terme *5' au deuxième 18, &au troisiéme 64.8,1! viendra4 j pour la superficie du profil du mur : lesqùels 468 > ^ saujc diviser par 36 pieds de la batteur dudjt rnur >
  • 264.
    CoNSTKUC. DES MURSDE R.EMPART. i?I Jj J on aura 13 pieds pour son épaisseur , s'il éroit à plomb j ^ais comme il a 6 pieds de talus , il les faut diviser en euxs & ajouter trois pieds aux 13 pieds, & cela fera e pieds pour l'épaisseur du mur par le bas , & 10 pieds Par 'e haut, en sorte que toute la hauteur du mur qui est s pieds, sera à son épailseuE par le pied, comme $& • I(îî & à son épaisseur par'le haut comme j(î est à > & le profil du mur sera au profil du triangle des ', res > comme 13 est à 18 , ainsi qu'il a été supposé. . ^-omme cette règle peut servir pour savoir- l'épais- , ^r que doivent avoir les murs de rempart par rapport- ... a hauteur des terres qu'ils ont à soutenir, l'on peur suire cette proportion aux moindres termes , en pre- -.'nt 'a moitié de trente-six , qui est 18 , & la moitié '&■ ^r ' ^Ul ^ ^ J Poul" l'épaiiïeur d'un mur par le bas •, '* l'on suit le même talus , il faudra donner 5 par . 'fciut : car ïS , 8 & 5 sont entr'eux comme 36 "£ 10 que j'ai supposé d'abord ; ainsi l'on peut par ' tte règle donner les épaisseurs de tous les murs de Impart par rapport à leur hauteur. ^ arrive du changement dans cette hypothése , ce j Peut être que par les disisérens talus, que l'on peut j pn?r aux murs de rempart ou de terrasse. J'ai pris ci iXl.erne pour les murs de rempart , je crois que le ' .'îuieme seroit trop : il faut que ce sbit la prudence ^écide de cela. V _ * j °ur les murs de terrassè , quand ils n'ont pas gran- ()0 lauteur , comme jufqu'à z pieds, on peut leur g n?r un neuvième de tains, & quand ils n'ont que _ Pieds de haut, c'est aflez d'un douzième , supposé yg. a construction soie bonne ; mais depuis 12 jusqu'à ^ •'"' î0 pieds de haut , on leur donne un huitième , v jp^du reste à proportion. tour °e^ Pas difficile «^e réduire le profil des autres, y0 ,Pai* la même règle suivant les dirférens talus qu'on fis ^ donner ; car à un mur qui n'aura, par exem- -'.^e 10 pieds de haut , auquel on ne donnera qu'un * P iv
  • 265.
    2.31. Architecture Pratique. huitièmede talus, le huitième de 20 est 2 pied s , c'est-** dire , que le mur proposé qui aura 20 pieds de haut, n'au- ra que 2 pieds - de talus ; le triangle de terre au der- rière du mur qui a 20 pieds de haut, aura 200 pieds de profil ; il faut faire un profil du mur sur le talus, a qui 200 soit comme iS a 13, & l'on aura 144 f qu'il faut diviser par 20 , il viendra 7 |§ 8c par &' duction 7 - auquel il faut ajouter 1 pied 1uJ - est la moitié du talus, Se l'on aura 8 pieds ss °a à fort peu de chose près 8 pieds pour l'épaisseur dii pied du mur, Se 6 pieds pour l'épaisseur par le h'aut ' par ce moyen l'on aura le profil du mur sui vaut 1* hauteur Se le talus proposé, Se ainst des autres talu* à proportion. Il y a une chose à observer pour les fondemens de? murs de talus, c'est qu'on élevé les fondemens pre*' que toujours à plomb ou peu en talus dans les terres * Se l'on se contente de laisser une retraite au rez ° chaussée -, mais il arrive souvent, quand le fondernel1 est profond, que la ligne du talus étant prolonge * porte à faux, Se c'est à quoi il faut prendre garde» car cela est contré la solidité. Quand on fait des murs de talus pour des quais 1-1. le bord des rivières où l'on est obligé de piloter» J faut aussi observer de faire battre des pieux allez ava^ sur le devant pour qu'il se trouve du solide sous le p1".0' longement de la ligne du talus ; & outre ces f^°zlf' on met un rang de pieux de garde au-devant da mur, avec une pièce de bois par-dessus lesdits pie°, que l'on appelle chapeau*, laquelle pièce de bois entaillée avec mortaises , pour entrer dans les tenf que l'on fait au haut desdits pieux , Se outre cela 1 ° y met de bonnes chevilles «fe fer,
  • 266.
    O ISE' DESPlLO T I S. 233, •m. Teisé des Pilotis* j usage eft de toiser les, pilotis au cube commeja., "^maçonnerie, suivant le prix que l'on en fait. C'est |°Urquoi l'on a soin de mesurer la longueur des pieux; ,' s ils ne peuvent entrer dans terre que de différentes ■j g^eursj, l'on compte toutes les hauteurs des pieux j| e ^on ajoute ensemble , & l'on divise la.somme par le •jj !ù"r.e de.s pieux ; ceja donne une hauteur commune j r tout le pilotis : ou bien l'on prend les profon-. 'J"S parties à parties que l'on mesure séparément. ]e ^u?nd on trouve un si mauvais fopd.de terre pour l'o °rn^enleris des murs, que la dépenseest excessive,. c *e. contente de faire des piliers de maçonnerie, ^ tome l'enseignent LeonBaptiûe Albert, Philibert lo.r^0rrne & Scamozzi ; ils donnent jusqu'à 7 ou 8 ' ej de distance à ces piliers, & font des arcades ^ e.%. Je trouve que c'est beaucoup, & qu'elles (je blen larges à 6 toiles, à moins que les murs n'aient plûP s épaisseurs, & que les pierres que l'on em- Poj) P°Hr ces arcades, rie.soient fort grandes & de stnt ^ua"I;C' Je voudrois encore que ces piliers eus- Cg(je moins en largeur la moitié du vuide des ar- auroj■■' COrnme si elles avoient 6 toises, les piliers en ^isidf 3.» j'entens quand c'est pour des ouvrages Ha t>aer^ '^s 5. car Eour ^es fondemens d'un, mur qui ^and^K P d'épaisseur, & qui n'est pas d'une fciliet. hauteur, l'on peut donner moins de largeur aux. c°Oim 'rfar raPPort aui vu'de des arcades,, & l'on s'ac- Qu ,e *e'on que le terrein le permet, Nr'£ . °n est obligé de faire ,ces sortes, d'ouvrages. |rande se,r °u les disficultés du terrein , ou la trop. SQc dePense, il faut en faire la construétion de h. ;*4 obSs°nnerie ' w'11 n'y ait rien à redire •'il fauT erMer pour plus grand? solidité de faire les ar3 ile
  • 267.
    z-$4 Architecture Prati^us. cadesou décharges surhaussées , c'est-à-dire, plus sîàuî que Je plein cintre ou demi-cercle , & même les fo>rC de deux portions d'arcs, comme, l'enseigne Philit>ert: (te Lorme. Il seroit bon,; que les-arcades fusssent d'un triang[c' équilatéral ; c'est-a' dire, que supposant I* largeur de l'arcade A B, l'on fît de cette la£ geur & des points A 1 & B les deux portio^ [i d'arcs AC & B". Cette élévation d<< une grande force.aux arcades pour résister au faf<^ qu'elles ont à porter; mais une des choses qu'il *a ^ le plus observer> c'est de bien Iaisser sécher la h13^e. nerie dans terre, afin qu'elle ait le tems de, PreI1i£ confislance avant de la charger ; autrement la charge . funit toute la maçonnerie, quand le mortier n'a PaS ^ le tems de durcir ; mais l'on ne prend presqqe jamais . précautions par, l'impatience que l'on,a,de faire t°ut peu de tems. ..j. Comme le terrein dans lequel on fonde pouf *a*, des piliers, peut être d'inégale résiftance sous Ies ^ mes piliers, Leon-Baptiste Albert a donné l'in^1111^. de faire des arcades renyersées, & prétend par ce»10^ empêcher qu'un pilier ne s'affaisTe plus qu'un ^lu, quand la terre qui est dessbus ne seroit pas résiua • z. ou qu'il seroit plus chargé : voici comme il entend H ^ h those soit faite. Ayant élevé ses piliers assez a0' „. sus du fondement, il fait sur ces piliers des cintra versés comme, ABC, dont les joints tendent au «■£ tre D, Par cette construcfion il prétend, par exetfP.^, que si le pilier F est fondé sur un plus mauvais tes/arge ou est plus chargé que les autres piliers, cette c L. - sera arrêtée par la résistance des arcades renverje ^ BC & IHK, à.cause que la terre qui est sous, 1W;
  • 268.
    .- Toisi desMurs de Rempart. iy%. "Çs. de ces cintres, entretiendra les piliers dans une stèiine hauteur ; mais.il faudrait ausïï supposer que cette,. „'rÇ %aussi ferme que celle des fondemens, Quoiqu'on -, ■Xs âyise guères de mettre cette règle en us; . anmoins son mérite, & l'on s'en peut seryir usage, elle a i peut ieryir utilement, ç ■-« un craint que le fond du ter ?nd^, ne sok d'inégale résistance. ^ a,)(l on craint que le fond du terrein sur lequel on doit £« u T-pifé cube des Murs de Rempart & de .errasse , appliqué à un basiion & à une cour- jne •> ce qui peut fervir à touj.es les parties * u>ie fortification. | A. manière de toiser les ouvrages de fortification rjt-' e« disférente de celle des bâtimens ci-devant ex- Sit) fiS- ^n ce (îu^ *es bâtimens sont mesurés à toile t|s, Clelle , & les ouvrages de fortification sont mesu- JJ latoisecube, dont les 216 pieds font la toise. c0tis stUtC *a d'®cu^^ ^e ^a mesure des fortifications ne quj l te.presque que dans les anglessaillans & rentrans, ^çsPn^ formés par la rencontre, des flancs & des faces ton -i'ons .& autres ouvrages de cette nature. Par la 1«8 n0l"ance des angles,solides, l'on aura celle de tous au?espjyragesd'une fortificatiog.
  • 269.
    "136 ArchitECTURE Fratique. Soitproposé à mesurer le mur de rempart ABCD-k* qui forme une couronne, un ssanc & les deux &ceS?u:t baflion ; si l'on commence par mesurer la courtine y. j il faut de l'angle B, mener sur AB la perpendic«la ^ BF, & du point A pris pour l'autre angle, il ^Jw,; ner sur AB la perpendiculaire AG, & la ligne ï1.,^, sera le talus., c'est à-dke, que HG, ou RF .ser»1^. paisseur du mur par le haut. Supposons que le ^Jif'V le bas ait 16 pieds d'épaisseur entre A G ou B^ ' . qu'il y ait par le haut 10 pieds entre HG, ou K-t > {. sera 6 pieds pour le talus AH ou BK : il faut a),°" 0, ensemble les deux épaisseurs inférieure 16 & ^P^i' re 10, qui valent 26, dont il en faut prendre 1? faut ensuite mesurer là longueur ABJupposée de ^ tié, & l'on aura 13 pieds ou a toises &. I/PJ1 50. toises, & multiplier cette, longueur par deux ton ,, un pied, qui est l'épaisseur moyenne Arithmétique'.,^un tre »1'« . épaisseur supérieure & inférieure du mur, -,, aura 130, qu'il faut multiplier par la hauteur pe " $ diculaire dudit mur, que je suppose. de 6 t0 L(y l'on aura 780 toises pour la solidité du,mur de.c. ae AGBF. < ^ Après ayqir mesuré cette, courtine 3 i &•#
  • 270.
    H Toisé des Mursde Rempart. 237 B^urer l'angle solide rentrant exprimé entre les lignes ' BL, dont la ligne BL est élevée du point B, PerpendiculairementlurBC, commeBF sur AB .-puis il faut mener la diagonale BM : & en- tendre en cette partie, comme en. tour ce qui sera dit ci-après , que l'épaisseur, le talus, & la hauteur du mur, sont de même qu'au mur de courtine-ci-devant expliqué. Il faut ensuite connoître l'angle rentrant ABC y que je suppose de 108 degrés, auquel angle il faut ajouter les deux angles droits ABF & CBL, de 180 degrés ; ce qui fait en- semble 288 degrés : il resiera du cer» Ve entier de 3 60 degrés 72 degrés pour l'angle FBL> ^°nt la moitié est 36 degrés pour l'angle LBM , & l'on v^ra le quadrilatère BFML , qui eft composé de deux jlatlgles re&angles égaux, dont il y a d'un côté BL, &} angles connus, savoir l'angle BLM ; qui est droit, ,*!'angle LBM qui est de 36 degrés ; il reste à con- j°ltre l'angle BML, lequel sera connu en ôtant 36 j'e£rés pour l'angle LBM, de 90 degrés, restera 5" 4 c Sres pour l'angle LMB. Puis pour avoir le côté in- ^itiii ML, il faut faire une règle de proportion par ÈÎUr s- en cette mantere- Comme le linus de l'angle ^L j-^, degrés est au côté BL 16 pieds, ,ainsi le si- sed e ^ngle LBM 36 degrés, sera au côté ML: il v.Couvera 11 pieds ou environ pour le même côté j/r? H^'il faut multiplier par 16, qui est l'épaisfeur in- , eure du mur, & l'on aura 1S6 ~ pour la superficie •^ ^"adrilatere BFML ; car les deux triangles BLM , p ^M sont égaux : laquelle superficie il faut multiplier 5U '3" pieds , qui est toute la hauteur du mur, & l'on hva ^?20 pieds cubes, desquels il faut soustraire une Z^ide renversée BKIOB , dont la base est le qua- ^atere BKIO , & sa hauteur perpendiculaire BB , Pleds, c'est-à-dire > celle du mur. Four avoir cette
  • 271.
    à^8 ARCHITECTURE PRATIQUE., %ase, comme les côtés BO, & BK, sont chacun de y pieds , qui est le talus du mur, & que l'O , & IK., sont parallèles à LM, & MF, l'on dira par une règle de ps°' portion : Comme BL 16 pieds, est à LM 11 ^-pieds » ainsi BO 6 pieds sera à un autre nombre, qui le trou' ve être 4s- pieds pour OI; & comme les deux triangle? BOI.& BKI sont égaux, il faut'multiplier 4} pieds par 6 , & l'on aura 26 ~ pour la basè de cette -pyrann'^c BKIO, qu'il faut ensuite multiplier par ra tiers de 3 J & l'on aura 31/ pieds cubes, qu'il faut soustraire & '6j20, il restera 6407 pieds cubes, qu'il faut diviser Paf -216 pieds cubes, contenus dans la toise cube, & l'on trou' >era 2$ toises 33 pieds cubes pour la soîicKtérequi-el Il faut ensuite mesiiser la partie du mûr de ssanc ? ^jl SLY ; mais il faut aùparava^ fâlïéés2ÊÊÈÊÈÊÊs ^e l'ang'e Y tracer la ligne * j | ~~H§| S perpendiculaire sur BS > <L j z9£ Jj|| surLY,&mesurerBSout* j j ..-s'.......'%%%?*$ s°n égal, (lue ïe fapposè de l> 7 .j..™..."......W^ toises, qu'il faut multiplier f y^i------g 13 pieds .t qui est Vépim ■moyenne du mur , & l'on aurv g'à s-, qu'il faut multiplier par 6 toises qui est la bauteu perpendiculaire du mur, le produit sera de 9SX tubes, pour la solidité du mur de ssanc BSLY. ,t Après avoir mesaré cette partie du mur de ssan^j faut mesurer l'angle solide saillant SCZY, appelle 1 < gle de l'épaule du baflion. Il faut auparavant du P0' ^ x mener sur CD la perpendiculaire YZ & la djag0 nale YC, ce qui fera deux triangles teétangles ega , YZC & YCS, desquels il faut avoir la superficie e| cette manière. Il faut savoir la valeur de l'angle S~ . que je suppose être de 125" degrés', dont la moitié degrés 30 minutes est pour l'angle SCY, l'angle S e^ droit vaut po degrés,-les deux angles vaudront tn£y-Q ble 172 degrés 30 minutes : réstera pour l'angle i> -^ 27 degrés 30 minutes : puis par une règle de pr'op'°rt
  • 272.
    Toisé des Mursde Rempart. 235 l'on dira : Comme le sinusde l'angle SCY 62 degrés 30 minutes, est au côté SY 16 pieds , ainsi le sinus de l'an- gle SYC 27 degrés 3 o minutes sera au côté SC, que l'on trouvera de 8 pieds |- ou environ , qu'il faut mul- tiplier par 1G , & l'on aura 133 pieds pour la superfi- ùe des deux triangles SCY & YCZ qui sont égaux , & Ç[iii forment ensemble le quadrilatère YZCS , laquelle Superficie sera la base d'une pyramide tronquée dont on *Ura la solidité en cette manière. Il faut faire un profil du mur, comme il est exprimé entre ces lignes AB, C D, dont la base sera de i5 pieds, le haut de 10 pieds, & la hauteur de $6 pieds. AC est le talus du mur qu'il faut prolonger jusqu'à ce qu'il rencontre la ligne DB , qu'il faut aussi prolonger jusqu'à ce qu'elles se coupent en E., sommet de la pyramide -, & par l'ex- trémité du talus A, il faut tirer la ligne A G , paralelle à BD , laquelle sera perpendiculaire à DC ; alors les deux triangles CGA & ABE seront sem- blables-, puis par une règle de propor- tion l'on dira, comme CG 6 pieds eft à AG 16 pieds-, ainsi AB 10 pieds sera à BE, &c l'on trouvera 60 pieds ausquels j2 il faut ajouter 3G, & l'on aura $6 pour A la hauteur totale de la pyramide, donc /'si il en faut prendre le tiers 32, qu'il faut ?/: | multiplier par 13 3 i superficie de la ba- se & l'on aura 4266 7 pieds cubes pour la solidité totale de la pyramide CDE, de laquelle solidité il faut ôter la pyra- mide EGIAB, dont la base GIAB peut être mesurée par la méthode ci-devant expliquée. Cette base se trouvera de 5 2, pieds -j^, qu'il faut multiplier par 20. tiers de 60, Scl'en aura 1041 j qu'il
  • 273.
    £4^ Architecture Pratique. fautsoustrairede 4i66s , il réitéra donc 32.25 , qu'il fa«c «iiviser par 116, &c l'on aura 14 | toises cubes ; &c 3 51 pie"s cubes pour la solidieé de la pyramide tronquée AGBZ L'on continuel de mesurer le mu* de la face du basti°* YZ lignesY entre les & VQ, qiiï seront perpendiculaires 1° GD, & qui ser°nt menées des angles Y & V. Je suppose la longueur ZQ> ou YV de 3 o toises qu'il faut multiplier par 2 tois«s V moitié des deux épaisseurs supérieure & inférieure £>udl & l'c enne mur , ce l'on aura 65 pour la superficie moyc1'" arithmétique entre les deux épaisseurs qu'il faut 0$-' tiplier par 6 toises, hauteur dudit mur , ôc l'on aura )9 toises cubes pour la solidité requise. . Il faut ensuire mesurer l'angle solide saillant de ^ pointe du bastion contenu entre QDP , par la & me méthode qui a été ci - devant expliquée 5 • afin qu'on la puissè mieux entendre , je rexpliqaÊ encore. Il faut de l'angle V mener VP perP^ diculaire sut DE & mener la diagonale V V ■> l'on aura les deux triangles re&angles semblables f égaux VQD Se YDP. Pour en af£Â /i !? la superficie vil faut connoître >■*, glo saillant QDP , lequel je stpP^ de 86 dégrés , dont la moitié 43 ' q ra pour l'angle QDV , l'angle ^ étant droit, il restera 47 dégrés p . l'angle QVD ; puis par la règle proportion l'on dira: Comme le '* tf de l'angle QDV 43 dégrés , el* ^ côte opposé QV 16 pieds , ainll£, fînus de l'angle QVD 47 dégrés, ^ ra au côté QD que l'on trou , être un peu plus de 17 qu'il faut multiplier par '
  • 274.
    Toisé des M«rsde Kejvîpart. 2.41 «£ l'on aura 272 pieds pour l'aire des deux triangles ïe&angles qui forment le quadrilatère QVPD. U faut ensuite faire un profil du mur comme ci-devant.' ** précédente figure Y peut servir , puisque la même ^paisseur, hauteur & talus régnent par tout-, il faut donc •Multiplier 272, superficie du quadrilatère QVPD, par *e tiers de ,1a hauteur DE qui est 52 , & l'on aura 8704 Pieds cubes, dont il saut soustraire fa pyramide EXT ^ * ." & pour en avoir la base qui est exprimée sur lé plan par les lignes VX, TR , l'on fera encore une re- E'e de proportion en disànt : Comme VQ 16 est à QD ?7»ainsiXV 10 sera XT, que l'on trouvera de 10 « qu'il faut multiplier par 10, & Ton aura iotïs- qu'il .ut multiplier par le tiers de BF 20, & l'on aura 2i2j" £leds qu'il faut soustraire de 8704. pieds, il restera 1"19 pieds cubes , qui divisés par 216 donneront 30 tolsts 00 pieds cubes. - Il reste à mesurer la dernière face du bastion expri- ^e entre les lignes PV, EN, que je suppose être ^ iiêtne longueur, épaisseur & hauteur que l'autre face QYZ ci-devant expliquée ; & par conséquent elle tiendra 3S>o toises cubes : ainsi. en ajoutant toutes es mesures ensemble, on trouvera que le mur de ïetllpart ABCDE contient 1830 toises p pieds cubes.; ^ouime ces exemples peuvent servir à mesurertou- es sortes de murs de rempart en talus, il n'est pas assaire d'en dire davantage sur ce sujet, pareeque j.e ne seroit qu'une répétition inutile. Je donnerai seu- ett>ent la manière de tqiser quelques murs en talus des. P'Us difficiles à mesurer. • V Mefurer un mur en talus & en rampe. V Oit proposé à mesurer le mur de talus ABCDE ; - Ie le parlerai point de la partie qui est droite, par- ^Ue je l'ai assez expliquée ci-devant. Il n'est questioi» Q
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    141 AkcHiîËCTXJRE Pratique.' que^dela partie rampante & en talus. La figure mon- tre à'ssèz comment cela se peut faire : car elle réduit le mur rempant en deux parties : Tun en un triang'6 rectangle solide, qui est un prisme triangulaire qui 3 les deux plans EK.D & ADO paralelles , & l'autre pa'' tie est une pyramide dont la base est BCOL, & f* hauteur LA. Il faut toiser en premier lieu le triang'e rectangle solide, dont je suppose que la base LOD^-J! est de iy toisës de long, son épaisseur LK ou ç% 10 pieds , sa hauteur perpendiculaire LA ou *■ 6 toises : en multipliant iy toises par 10 pieds, »0.^ aura 2 y toises pour la base LODK, qu'il faut taujtl plier par la moitié de AL qui est 3 toises , & ^° -aura 75" toises pour la solidité du triangle reclangle . lide. Refte la pyramide dont la base BCOL a i$ •*?* ses de long sur 6 pieds de large ; ce qui fait 1 $ tol;e en superfkie, qu'il faut multiplier par le tiers de L^j ' qui est 2 , & l'on aura 30 toises pour la solidité la pyramide ABLOC, qu'il faut ajouter à 75" to1 s & l'on aura ioj- toises cubes pour la solidité du ** rempant ABCDE. Mesurer un mur circulaire & en talus. des Ette proposition est pour mesurer les orillons „ baîlions qui sont faits en rùnd & en talus, c ^ me la partie de mur ABCDG. Il faut mesurer UP .tie AHLRD comme séparée du talus HBCR? 3cW*
  • 276.
    oisé des Mursde Rempart. 243 pose que ja portion HLR soit de ij toisesde circon- férence , & la portion intérieure AGD de 9 toises. Il tauc ajouter ensemble les deux circonférences qui font a4 toises, dont il en faut prendre la moitié 12 pour la circonférence moyenne arithmétique, laquelle il faut Multiplier par Tépaisseurdu mur par le haut AH ou DR, que je suppose être 10 pieds, & l'on aura 20 toises pour la supes- ficie AHRD, qu'il faut multiplier par DO ou IR hauteur perpendi- culaire que je suppose de 6 toises, O & l'on aura 120 toises cubes pour la solidité de la portion AHCR. Il faut ensuite prendre la circonfé- rence BEC, dehors du talus, que je suppose être de 17 toises qu'il faut ajouter avec la circonférence HLR de 17 toifes , & l'on aura 32 toises, dont la moitié iS 5 M moyenne Arithmétique, qu'il faut multiplier par tuf^s, qui est le talus HB , ou RC , & l'on aura 16 le j-s en superficie pour la baze du talus HBCR, laquel- le^ PÇrficie il faut multiplier par la moitié de RI, hau- rç , £erpendiculaire du mur, qui est 3 toises, & l'on au- aj0u ^'fes cubes pour la solidité du talus ; qu'il faut las0]^, avec 120, ôcl'on aura 168 toises cubes pour t.e totale du mur proposé. c°Ura II1Urs ^e ParaPet s°nt ordinairement toises à toises «Hé,,,, stes > c'est à-dire, que l'on toise la longueur seule- l'ou £ ?ns avoir égard à la hauteur ni à l'épaissèur ; mais ^timIC- Un P"x Particu'ier Pour ces sortes de murs.: "^de, ,ns l'on a pris la méthode depuis quelques an- ^ise'mu e tous les ouvrages de fortification à la ' e> 1 * °utes ^a.X C' même jusqu'aux saillies & moulures , s'il y ^ qu: (?u^es ces réductions peuvent être entendues par ei*t d'être expliqué pour les murs des remparts. Qij
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    î44 Architecture Pratiqué. L METHODEPOUR TOISER hit terres cubes de hauteurs inégales far rapport t un plan de niveau ou en pente. A mesure des terres cubes est ce qu'il y a de pluS _ difficile dans le toisé, sur-tout quand le dessus à& terres *est fort inégal; & quelqu'habile qu'on soit dan* là Géométrie, il est presque imgossible d'opérer juu£» l'on ne doit s'en rapporter qu'aux personnes qui p0^ sédent la théorie & la pratique en perfection. Quand on coupe des terres d'inégale hauteur » °n suppose ordinairement un plan de niveau ou en pente» c'eit-à-dire, une aire droite d'un angle à l'autre ; ce p'3" fait connoître l'inégalité de la hauteur des terres; * pour voir cette inégalité, on laisse des témoins, qui $?. des endroits qu'on laiffe de distance en distance 5 oU 1 hauteur de la terre coupée est conservée; puis qua" on veut faire le toisé, l'on mesure toutes ces dissérent hauteurs que Ton ajoute ensemble , & que l'on ulVl ensuite par la quantité des témoins pour en faire °" hauteur commune, que l'on multiplie par la superfic's ,. l'aire contenue dans les terres coupées pour en avçfr cube. ; .£, Cette méthode seroit bonne» si l'on observoit deja. ser des témoins en égale distance, & que le dessus « terre fût un plan droit, alors on pourroit s'assurer Hr l'on a opéré autant juste qu'il est possible ; mais le ? -^ sus des terres n'est pas toujours un plan fort droit,]. souvent courbe & inégal, & il arrive que le t0i-%$ l'on en fait, est plus grand que la quantité des *e ^ coupées parcequ'on laisse plus de témoins dans endroits les plus élevés, que dans les endroits v ^, Pour opérer autant juste qu'il se peut, il &ul: ^$ surer les terres parties à parties, c'est-à-dire, ^
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    un Toisé des Mursde Rempart.. 24^. *n grand toisé, quand on voit une paxtie de terre, dont *e dessus est à peu près d'égale pente ou de niveau , il' *aut toiser cette partie à part, & en faire autant au.reste ^ peu pres en cette manière. Je suppose qu'en l'espace ABCD , le dessus de la terre soit sélon les courbes dia- gnales CGHLIKO & RMNLPSD, & que ABCD,, , u un plan de niveau^ ou en pente, sélon lequel plan.. terre- doit être -coupée , il faut avant de rien couper arquer les témoins en égale distance-sur la pente des rres,.selon deux diagonales, ou par d'autres lignes ». » °rte Çû'Jî s'en trouve autant dans les-endroits hauts > e dans les endroits bas : puis- quand les terres seront ., upees, l'on mesurera la hauteur de tous les témoins, t0r raPport au plan AECD , & l'on ajoutera ensembk j> tes ces dissérentes hauteurs, la somme.desquelies idivisera par le nombre des témoins, dont le quo- j ^t sera la hauteur commune que l'on multipliera pat? ^perfide ABGD;, & l'on aura la quantité desterres, requises. SUbçs Qiij
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    246 Architecture Pratique. Exemple. Ayantdilposé las témoins de la manière dont j6 viens de l'expliquer * l'on mesurera la superficie de l'el- pace ABCD, laquelle je suppose de 10 toises en qusf* té, ce qui fait 100 toises en superficie .-il faut ensuie mesurer la hauteur de tous Jes témoins, que je supp°'e être au nombre de 23 , en comptant les extrémités» quoiq '•■••■u'ils soie'nt à rien ; car ils doivent tenir lieu de ,'a- trois témoins, comme trois termes où je suppose qu *j". boutit le dessus des terres : & je compte aussi trois té' moins à l'extrémité de la coupe des terres : il faut met' tre la-quantité des pieds & parties des pieds ou poU* ces de chacun des témoins dans un ordre dont on ess puisse faire l'addition, & faire abattre ces témoins à ni'C' sure que l'on en prendra la hauteur ; & afin de le mieu5C distiriguer, je les ai marqués par lettres alphabétique?* & je les ai tous ch'iffi-és, comme oh le voit par la figu" fe-sùivante, où je rapporte les mêmes lettres & bu- teurs sur deux colomnes. Tém oins leur hauteur. Témoins Q d ç f G N H h b h 4 F- ? 4 s 3 h o s i i ï *js s 4 i 4 sl o ■*.•• I p K y s o z & D leur hauteu* 5pi.s 4 s, 4 ï 4 3 4 3 3 o 1 * [ wi 32 pM
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    Toisé des Mursde Rempart. 247 L'on trouvera que la somme de tous les témoins est *8 pieds i qu'il fautdiviser par 23, qui est le nombre , des témoins, compris les extrémités, comme je l'ai dit, & l'on aura trois pieds 10 pouces pour la hauteur com- mune , qU'j[ faut multiplier par les i OO toises de su- perficie de la place proposée , & l'on aura 63 toises -. °2 pieds cubes pour toutes les terres coupées, dans l'es- pace ABCD. , Quand les terres sont coupées sur un plan en pente, '* faut mesurer la hauteur des témoins par une ligné * Bienée d'équerre sur ledit plan, comme si les terres Soient coupées suivant le plan en pente rjçprésemé .: Par la ligne AB, il faut mesùrer le témoin C, suivant va agne DE, menée d'équerre sur AÇ, & non pas sui- éiv > 'a %ne E? »: (lui e^ P^us ^ongue Slue ED, & qui a plomb sur un autre plan. ,■ - 1 ■ X- '■■ i- DE LA PIERRE EN GENERAL. Omme la pierre est la principale matière qui fait tl'e"' îf *°^e des bâtimens, je crois, qu'il eft nécessaire J dire ici quelque chose. '[ y a deux especës:de pierre, l'une que l'on appelle Qiv
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    *4§ A RG H I TE CTO RE F R A TI Q tfï. pierre dure , & l'autre pierre tendre : la pierre dure eu sans difficulté celJe qui résifte le plus au fardeau & aux injures du tems : ce n'est pas que l'on n'ait vu des pierre* tendres résister plus à la gelée que les pierres dures » mais cela n'est pas ordinaire ; il est toujours bien suf que les parties qui composent la pierre dure étant plu$ condenlées & plus serrées que celles de la pierre tendre* sont plus résislables au fardeau. . La raison pour laquelle là'piesre dure & la pierre fen- dre se fendent quelquefois à là gelée, e'est que la pierre n'est pas toujours si serrée , qu'il n'y restê dé l'humidité» & qu'il ne s'en insiiiue par.de petites veines impercep^ blés qui le trouvent dedans, & cette humidité n'ayant précisément que sa place, l'eau venant à s'ensser dans ïa gelée, cette eau qui est contenue dans un si petJt eipace, en s'enflant fait un effort qui fend la pierre > quelque dure qu'elle soit; ainsi plus la pierre est coxe." posée départies argileuses ougrasses, plus elle est ^ jette à la gérée:--,., " ', ,, 11 y a dans chaque pays une espece de pierre parti- culière, dont on peut connoîtrèia qualité-par les W ciens bâtimens, ou si l'on veut se servir de la pie^e d'une nouvelle carrière de laquelle on n'ait point enco- re usé, il faut en e^poler quelques quartiers à la gelée^s unè> terre humide-^ il elle y résifte dans cette situatipP» J'ori peut s'àssùrér qu'elle eft bonne. Jl-y a de la pierre tendre!foftpleine, laquelleaya^ été exposée quelque tems à l'air & au "Tolëss pendant 1e" té, & l'humide qui est dedans, étant entièrement évap0' ré, de gélisie qu'elle èst en sortant:dela carrière* deviez parfaitement bonne, & résiste au fardeau & a lagel^e' la raison en eft asse^vidente. "; (S 3k La pierre porèùse &"c6qùîlleùsë n"e~gelepas si or» nairement que la pierre'pleine* parceguerhumid^é^H peuty être enfermée en sort plus aisément .par If n?çy| dé là subitilité de l'air, &r 'parla fo,rce/p!es 'ray99*%* soleil qui emgqjteût cette humi^^^^.,.. ... - -
  • 282.
    : D E 1A P ï Ë R R 1. z/!0 Il y a une espece de pierre que l'on croit que la lune gâte; (£i) ce qui peut être vrai, parceque cette pierre 11 étant pas par tout d'une consistance également ferme,, Quoique l'humide en soit sorti, les rayons de la lune ss°tinant dessus, peuvent dissoudrè les parties les moins. compactes ou serrées ; ces rayons étant froids & humi- |p entrent dans les. pores de la pierre, & par la suite es terns la font tomber par parcelles, comme nous le oyons en des anciens bâtimens j & l'on peut croire que «fcçequi a donné lieu à quelques Architecles d'imi- ,r cet effet de la nature, en faisant ce qui s'appelle s tu-sties pour la décoration des, bârimens-, ce qui a eu *tès fort heureux : il y en a en France en plusieurs y«ro.its, comme au Louvre, &c. Ces exemples m'one &siné l'idée d'en faire à la porte saiut Martin, qui ont ■ ^assea d'approbation. e '9i) Ecoutdns, à ce sia jet,; iin;savant Critique du comme»»' -te^c.e.5%le( . / . , jV, ?u - 9lrb -^uev°ùs voyezdans les pierres qui en est pour ainsï ^ ^orclté ,'ert. un bousin qui, lorsqûe la pierre à été mise les ?Uvj;e , n'en a pas été abatW'Là pliiie, les humidités & ^ r°uillards s'étant attachés à ce iboùsin, en ont dliîout petit t0t -'f les sels qui- l'avoient, eri quelque saçon;, assimilé au liqitii , a P'errc ; & ces sels étant dùTous, la partie de terre à ^6 tw *ls Croient adhérans n'ayant plus de soutien est tom- P°Ur .* Pcuij ^^ mesure que ces sels se sont dissous : c'eir. ^°t!ri^U0' vous ne #°yez. Pas périr ;<out à coup "ime pierre. ç0rDe^.cette .pierre jusqu'où là -chaleur du soleil a formé un plus è !*'e » 4ur ; & inaltérable à, Jaî;pluye, vous ne pourrez lié Q n .tlrer cètte'eipece de terre que vous tirez de cette parr HUe Ja lune-gâte; .,. - ■-:.-:; :narri3ii£ ^r^l>*le;¥)bmtîci desfaïso>nsjrjr)ysiques'toucharit la ^Ur r?,^e^ pierre> & eëqtirfalr'qu'il y en a. de plus *» fi j°n- /'^H'a'ùtre ? & auti^gtâin plus ou moins fin, ^hcèT'^^aWé de tour tems formée d'une corisis- $k ausslfèTstie!qùè ricrusla voyons à préfent, ou si ^ 3w^'t ^Àé'fermeté ^> suite des tems; ton- ^ ^èstions font fort çunçafes, mais ce n'esl pas
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    ?5o Archi~teçtuë.e Pratique. icile lieu de les expliquer ; il suffit seulement d'avoif dit ce qui peut être utile pour la connoissance de la bonne ou mauvaise qualité de la pierre, & d'avertir de îâ poser toujours.comme la nature nous le montre» c'est-à-dire, sur les lits a comme elle est dans les car* rieres... DE LA PIERRE DE TAILLE, ET D^ . Moilon que l'on emploie à Paris ejr auxenviron^ ON tire aux environs de Paris de différentes esp£ ces de pierre dure j la meilleure & celle qu'f.' isiste le plus auxinjures-du tems, est la pierre d'Arcue» ' ja ;ptu« ferme & celle qui est de meilleur banc, ne p0l te que depuis 12 jusqu'à iy pouces dé haut; ou d'apP3 reil ; elle est presque ausfî ferme dans ses lits, que da Jejmtliea. du parement qui est le cœur de là pierre. > La pierre au-dessous est celle que l'on tire au Fau* bourg saint Jacques, .a Bàgheux & aux environs., ty l'on fait palser pour pierse.d'Arcueil j elle-.porte dep"1 -1 $ pouces jufqu'à 18 ou 20 pouces deh'aut, mais eU n'est pas si ferme ni de si bonne qualité que làpreffUere? elle est fort sujette aux moyes & aux fils, & elle a beju' coup de bouzin darissés lits , qui est une pierre tendr qu'il faut ôter jusqu'au vif de la pierre. . -ré L'on trouve encore proche du Fauxbourg saint ■> ques vers les Chartreux une espece de pîefre. dure > <1 , l'on appelle pierre de liais": "cette pierre èst fort bel •» on l'emploie ordinairement aux.ouvrages considéra0 où il faut de la fermeté., comme pour des basesde c°s j^ nés, des cimaises d'entablement, des marches, des s° & appuis d'escaliers, pour des pavés & autres ouvr?i'L? de cette espece, où il faut que la pierre sait dure Qt . ^ Il y a dé deux sortes de liais, l'une que;,ï'on appela ..^ ferrault, qui est dur, & l'autre, que l'on aPP^ - ' d# doux, parcéqu'il est plus tendre; on. l'emploie p0? ouvrages d'Architecture.
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    De la Piîb.11e. 251 Dans les mêmes carrières du Fauxbourg saînt Jacques & de Bagneux, l'on trouve un banc de pierre fort du- *e> que l'on appelle pierre de cliquart; il y en a de deux °/tes, dont l'une est plus dure que l'autre : cette pierre ' bien pleine & propre pour faire des assises au rez dç. "ausiee, des socles sous des colomnes, &c. ■, -1' se trouve encore de la pierre dure près de Vau- 5lrard qui n'est pas si franche que celle du Fauxbourg • 1Qt Jacques. L'on trouve aussi dans ces mêmes carrie- , s une espece de pierre qu'on, appelle pierre de bon- , nc > laquelle ne peut pas être mise au rang de la pierre Ure, parcequ'elle n'est pas d'une consistance assez. fer- . pour réfister aux injures du tems ; mais elle est plei- & très-fine , & se peut employer à des ouvrages nj1dérables , pourvu que ce soit à couvert ; on l'a a e|quefois employée à découvert, & elle n'a point '! • » mais cela est douteux; elle porte 18,20 &22 , P°yces de haut ou d'appareil. » i». L'on tire encore de la pierre au Fauxbourg saint . arceau, mais elle n'est pas si bonne que celle des ■^ieres de Vaugirard. va]hQtl tiroir autrefois beaucoup de pierres dans la lien ^e Fescamp ; mais il faut que le banc de la ^ Heure pierre soit sini, parceque celle que l'on y tire slirt c e^ ^ort ^uïette * ^a gelée : on la laisse sécher de M carrière, & on ne l'emploie que depuis le mois feu-||ars jusqu'au mois de Septembre, autrement elle ulette à la gelée , à cause qu'elle est formée d'une ' ,e argileuse qui n'est pas assez évaporée, l'on ^ -3 encore des carrières près de saint Maur où le J/'^. autrefois beaucoup de pierre, & de laquelle re t^eau du, même lieu a été bâti : cette pierre est du- au* ._ de fort bonne qualité pour résister au sardeau & lier lnjUres,du tems; mais le banc n'est pas bien régu- pas',ce^à-dire , qu'il est inégal, & l'on n'y trouve j, e grands quartiers comme à celle d'Arcueil. fspg y a encore de la pierre, de Vitry qui est de cette
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    *5* AUCHÎTE-CTURE PïLàTïQUl-. L'ona tiré autrefois de la pierre dure aux carrière* de PasTy, mais cette pierre est fort inégale en qualité &" en hauteur de banc : ces carrières sont plus propres *■ faire des libages & du moilon que de la pierre de taiue' Il y a encore des carrières d'une très-belle pierre du* -re à saint Cloud, & à Meudon, que l'on emploie or* dinairement pour les grands bâtimens : celle de sa|Dt Cloud est d'un banc fort haut & uniforme : l'on en ttf* de grands quartiers, comme pour faire des colomneS* Cette pierre est d'une assez belle couleur & un pel* coquilleuse ; mais elle est sujette à être gâtée par ** lune. La pierre de Meudon n'est pas si franche & est P^tt? coquilleuse, l'on s'en sert néanmoins pour des ouvra" ges considérables. , - La meilleure pierre tendre que l'on emploie àPaf,s* eft celle de saint Leu sur Oise ; il y en a de trois especes. ' 4'une que l'on appelle simplement saint Leu, la secoo s'appelle pierre de Trossy , pareequ'on la tire auVil»aiL de ^bssy près de saint Leu. Cette pierre est très-fine très-belle : on l'emploie ordinairement aux plus bea ouvrages d'Architecture & de Sculpture. La troisi^f11 s'appelle pierre de vergèlé : cette pierre est plusf iïïé que ïè saint Leu & le Trossy, elle est même o °>' plus gros grain ; on l'emploie aux ponts $ quais» & a.^ très ^ouvrages de cette espece expbsés à l'eau & a ihjiirês du tems, où elle est fort bonne. On tire le v j- gelé d'un banc des carrières de.saint Leu,. mais le & ig leur est celui que l'on tire des carrières du ViMa£e iVilliers près de saint Leu. . . a! Quand on ne peut pas avoir aifément de la p'£: j, de saint Leu, on emploie une efpece de pierre — dire, que l'on appelle de la lambourde. Cette .pi ..^ vient dès càrrieresdes environs de Paris, comme o .;. cueil, du -Fauxbourg sairit: Jacques^ de 'Bagneox >■ A Elle retient la même proportion des qualités de lap1 ■ dure, -ç'est:à-dire, que celle d'Areiieil est la meille»
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    DB £& PlIMLE.25} « ainsi du relie, suivant ce qui a été dit. La pierre de lambourde a le grain un peu plus gros, & est de couleur jaune > il faut la laisser lécher sur la carrière avant de employer, car elle est sujette à la gelée, & n'est pas dune consistance bien ferme pour résister au fardeau. * °ur la pierre que l'on appelle du souchet, elle ne mé- *we pas d'être mise au rang de la pierre de taille ; on ne 'doit l'employer qu'aux moindres ouvrages, ou en liba- £es & moilons. (512) (91) M. Bullet ne parle point des belles pierres de Mon- Won, de Gonssans , de Scnlis â, de Tonnere, qui arrivent ^pendant à Paris. Les pierres de ces Carrières sont très-bel- *s s & ne s'emploient qu'aux morceaux délicats d'Architecture. Pour le moilon que l'on emploie à Paris, celui que ,°û tire aux carrières d'Arcueil, est le meilleur ; celui *jes carrières du Fauxbourg saint Jacques, de Vaugirard,' du Fauxbourg saint Marceau, &c. est d'une qualité pro- portionnée à la pierre de taille qui en est tirée : le moï- !0tl est fait des morceaux de la pierre de taille, &d'un j nc qui n'a pas assez de hauteur, duquel on sait aussi lelibage.03). ki '') O" appelle Moilon gisant ou bien gisant, celui qui est ju -r *"es *'ts > & °ù il n'y a presque rien à ôter que le bousin. A>f[°llon piqué, est celui qui étant taillé au vif de la pierre est t, chantillon , à vive arrête, à lits & joints quarrés & piqué en q e *vec la pointe du-marteau , & démaigri des deux côtés en if-osét ctoc c«ettt pe , » »-"wuiine ot uemne a xaire patentent ubjis ics «cm u« «Un ^uenc{' ^n estcm'noit autrefois le moilon avec un S'ai 6aX * <*eur P°>ntes te's qu'en ont encore les Piqueurs de j" yn nommoit cet outil une Smille. Ii'il°st ^ouru e^ un moilon mal fait, qu'on emploie tel «lue l' 1ans Ies fondations & dans l'intérieur des murs , & jj. °n n a nullement équarri ni travaillé. °«oa appardllé est du moilon d'élite qui est proprement t> chantillon , à vive arrête, à lits & joints quarrés & piqué en e «vec la pointe du-marteau , & démaigri des deux côtés en Por j" ^n l'empl°ie dans *es caves » & il est très-propre, étant e de niveau & par arrase. çjj °"°« ejjemilli est un moilon grossierement équarri à la ha- bB„*? ' ébousmé & destiné à faire paiement dans les lieux de
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    254 Architecture Pratique.taillé,comme la pierre , à lits & joints quarrés & à vive ars* te en tête. Avec ce moilon posé en juste liaison & démaigrl en queux & de longueur suffisanté pour faire le parpin d'un mur à 3 ou 4 pouces près du parement opposé, on élever* en toute sureté, & beaucoup de solidité, des murs de ii & 15 pouces d'épaisseur. On appelle Libages, de petits quartiers de pierre de tai»e dont 4 ou 5 font la voie : Quartier de pierre , lorsqu'il ny en a qu'un à la voie, & Carreau de pierre, lorsqu'il y sa a deux ou trois. On appelle encore Moilon de Blocage, les petits moilon* qu'on emploie de champ dans les basse-cours ou autres. Il y eh a qui emploient de la pierre dé plâtre pou1" moilon, & prétendent que pourvu quellesoit enferrnçe dans les terres, elle est assez bonne : je ne voudroi* pas m'en servir, car il semble que la nature n'ait deu1' né cette pierre que pour être employée à l'usage qu'o" en fait quand elle est cuite; car pour peu qu'elle s°lC exposée à l'air, même dans des caves, elle se gâte in' continent. Il y a une autre espece de moilon que l'on empl°ie aux environs de Paris, comme à Versailles, & en d'autre lieux ; c'est une pierre grise appellée pierre de meulière» parcequ'elle est à peu près de même espece que cel»e dont on fait des meules de moulin. Cette pierre est ï°xt dure & poreuse; c'est pourquoi le mortier s'y attacss? beaucoup mieux qu'au moilon de pierre pleine. Quan cette pierre est d'une grandeur raisonnable, & q"e;'e mortier est bon, c'est la meilleure maçonnerie que 1 °. puisfe saire pour des murs ordinaires; mais comme y entre beaucoup plus de mortier que dans la Pietî, pleine, il faut ausiî bien plus de tems pour sécher maçonnerie qui en est faite, afin qu'elle puisse prendr une consistance assez ferme pour résister au fardeau. *
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    D V PL À S T fcÊ*' 25? D U F L A St R £, LA pierre ou moilon de plâtre n'est commune qu'à ParisV & aux environs. Cefossile est pour l'ordinaire de deux es- Çeces , l'une dure , l'autre tendre, l'une & l'autre se calcine au 11 j mais les Chaufourniers aiment mieux la tendre en cuisson Hu6 la dure. La première est blanche & remplie de sels luisans 'ni ^' ^a séconde est grisltre , & sert pour la construdtion des J??* de clôture , & bicoques hors de Paris. Car cette pierre . .Pfoscrite dans les bâtimens de Paris : il y a de séveres pu- '®ns pour les Entrepreneurs qui en employeroient ; il n'est île pas permis aux Propriétaires de les faire employer. ji,1"6 plâtre étant cuit, se réduit en farine ou poudre lorsqu'on le f avec 'a ba"e- ^a cuisson s'en fait à feu modéré & égal ; du 6? v'0^cnt ^e renc' arr'de & sans liaison. La bonne qualité ^ plâtre se connoît, lorsqu'étant gâché avec l'eau , & en le le "r?111 ' on ^ent ^ans 'es doigts une espece d'onfluosité que h,j UVsiers appellent amour : en cuisson, aucontraire.il eft I « ne tient point a la main. st e Plâtre doit être employé le plus promptement que faire j'e P'ut, & tout chaud s'il est possible. On ne doit poinc je/-P°fer au soleil, & encore moins à la pluie ni au grand air; s;te'1 le desséche , l'humidité en amortit la sorce , & le grand j.n dissîpe les esprits : ce qu'on appelle Yévent du plâtre, ^s 3riS 'es l'eux ou Ie p'âtre est cher, il faut l'enfermer dans l'on neaux, dans un lieu sec, & le garder le moins que Q^urra. . tre .,an^ on veut faire des ouvrages de conséquence en plâ- «lu' .,/aut aller soi-même à la carrière & prendre de la pierre » '"eu du four , pareequ'il est cuit le plus à propos. Ou ? P'atre cuit se vend au muid : le muid contient 36 sacs ^s. ï "'eaH!t > mesure de Paris, qui valent 48 pieds cu- le ceni clu'on Ie ven^ cru£l ■> '1 ^e ven£l a la t0'^e ou au cenr :' 1 pie, e^ un toisé de 16 pieds de long, 8 pouces de large Se II en. » naut » qui valent z toises 80 pieds cubes. ,re n> a. remarquer que les Ouvriers qui emploient le plâ- cette "l )amais la galle aux mains, pareeque les sels dont cette *!'e'e est sormée sont très-âcres & mordicans ; ( c'est 'Ix .Cldlté qui constitue sa vertu spécifique de s'attacher 1"! so^6 jres ' )' en cela différens de ceux de la chaux, "^e D & °nâueux ; mais austî le plâtre se suffit à Iui- Pour se corporifier , & la chaux ne le peut qu'elle ne
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    ^& Architecture Pratique.soitalliée & jointe avec un autre corps qui l'aide à se johw* à un troisième. DE LA LATTE ET DU CLOUD. UNe botte de latte de cœur de chêne est composéedes* lattes de 4 pieds de long sur 1 pouces de large. Lo"' qu'elle est employée , étant lattée jointive, pour une toile en faut 54. & dans unecloisonà claire- voie il en saut 18P* toise. i Le cloud à latte est de différente espece. Il y a un clo" fin & délié qu'on nomme Cloud de Liège , qui est plus c ,■„ que l'autre ; mais il produit d'avantage. On compte une 'j vre & demie de cloud par botte de latte ; mais cela pa"e çause de la perte dans l'emploi. ,,, Nous ne parlons point ici de la latte blanche ; car elle vrpit être proscrite , étant d'un très-mauvais service. DE LA CHAUX. LA chaux se vend à Paris au muid, qui contient 4° -eS nots. Lé muid se divise encore en n septiers , le *eP {g en z mines , la mine en deux minots , dont chacun cotf>P un pied cube. . $ , On la mesure encore par futailles : chaque futaille c°n m 4 pieds cubes. Pour un muid, il saut 1 % futailles , do*11 sont mesurées combles & les six autres rasev ds Melun, Senlis, Corbeil, la Chaussée près Marly f°a'$# sent la chaux à Paris. Le Port de la Grève en est toU^ garni. 0,;, En un mot de bonne chaux en pierre doit rendre deu* ^ nots de chaux éteinte. Celle qui est réduite en poudre n aucun profit, ni bon ouvrage. , ç0{* On peut faire des proviûons de chaux éteinte dans °eS^at ses faites exprès ; mais il faut avoir soin de les couvrir pied ou deux de sable. - (pt L'usage à Paris est d'éteindre la chaux dans un ban1 ■$ l'on fait exprès sur le bord d'un trou. Cela demande un c ^ soin. Car si on n'y met pas une quantité d'eau susBsai11 t le se brûle, & si on y en met trop, elle se noyé. ^u* Il se trouve dans la pierre de chaux des pierres °ttt nfag?' l'on nomme Si/cuits, cm Recuits, qui ne sont d'aucun ç,^
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    __________I D ELA GHAU X. i c 7 C'est la faute du Chausournier, qui n'a point entretenu un feu ^gal dans son fourneau. Ces biscuits netarit point de valeur", '°nt mis à part pour en faire tenir compte par le vendeur. • Chaque pays produit des pierres de chaux de dissérentes .Mualités. Les Ouvriers du pays en cormoissent l'emploi & en. tQnt communément de bons usages. En général, les pierres à faire la chaux les plus dures sont les meilleures. Leurs sels sont doux & onissueux, au contraire, dé jpux du plâtre. La chaux éteinte ne ser'oit d'aucun usage sans e sable, ciment ou autres adjon&ifs que chaque pays produit Ç;°ur les mêler ensemble & en faire ce qu'on appelle du mor- Jfr >^ lesqu'els adjonclifs aùssi ne seroient d'aucun usage dans * bâtisse 'sans là chnux , qui leur sert de véhicule pour se lier ^ s incorporer dans les pores de la pierre. On appelle Chaux fttjêe , une chaux qui n'a fjoint été étein- . ' °i qui a été trop long - tems exposée a l'air , qui s'esc aporée d'elle -même, & réduite en une cendre blanche. ■ji5?e chaux n*eft d'aucun usage , le feu 6c les esprits en étant lilpés. cl ■ aPPe''e la'lt de chaux ou laitance , jine chaux détrempée ti?,rernent, & qui resssmble à du lait. On s'en seitpour blan- llr 'es murs & les plafonds. bU SABLÉ, CIMENT, ET MORTIER. I y a quatre sortes de sables Vsable terrein, sable de ravî- ri. ,e > sable de ririere & sable de mer. Ce dernier n'ell pas Y0» usage. . 1è ct, .^°'s autres éspeces sont lès meilleures. Il ne s'agit que de p 0l«r de moyenne graine sans "mélange de terre. l'éa- Ur oonnoître si un sable en est mêlé, il faut en jetter dans §C •„■'> *e hien remuer. Si l'ëâù reste claire , ce sable est bon leur & m^ ^e terre > & au contraire l'eàu change de cou- ts!e T1 devient épaisse, ce sable ne vaut rien. Le bon sable Si .9tlS k ma'n en 'e pressant, sans qu'il y reste rien. clayece 'able est rempli de trop de graviers on le passe à la 'doit ê e t^rrem » de ia qualité que nous venons de lé dire* Point tre P'éféré à celui de rivière & de ravine ; pareeque les Il yS en *°nt moins émouisées; •>i« /abi encore dans terre une espece de sable que l'on nom- fest'tro °£ > °lui ne vaut rien pour la çonstru6tion , pareequ'ii Phn &trop mêlé de terre, R
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    158 Architecture Pratique. LeCiment est une tuile concassée dont on fait un excellent ^mortier, sur-tout dans le rez-de-chaussé & dans l'eau. Il ne faut point y mêler de carreau de terre cuite ni de brique ; l'un •& l'autre n'étant pas d'une cuisson aussi forte que celle de la tuile; mais on peut y mêler des pots de .grais, & même du grais concassé. Le ciment des fontainiers , qu'on appelle le ciment perpétuel? se fait avec du mâche-ser broyé, du tuileau , du charbon de terre & un peu de grais tendre réduit en poudre ; le tout' in- corporé avec la chaux vive éteinte & bien broyée au rabot * force de bras. Le Mortier se sait d'un tiers de chaux & de deux tiers de sable ou ciment. Il ne s'agit, pour le bien faire, que de 'e bien broyer & corroyer, en y mettant le moins d'eau qlie l'on pourra. Un mortier bien fait dure très-long-tems , & °e* vient aussi dure que la pierre par la suite. DE LA B R I Ç)JU E, LA brique est une pierre artificielle faite avec terre se1"1" ou glaise cuite au four. Elle est toute faite d'échantill"1^ Les plus communes ont environ 8 pouces de long, 4 P0? tes de large , Si. 1 pouces de haut. Je dis environ , pareeqw^ ^ cuisson les resserrant, elles n'ont pas juste cette mesure. Ve f sai que j'ai fait sur 4 briques de guarche a été, savoir , 'eV{ hauteur 7 pouces ~, leur largeur 1$ pouces i& leur lovga?°e 30 pouces-i. On appelle cette brique, demUbrique> oatr'iu d'échantillon. ■_,, On fait encore dans .quelques Provinces de la briquée" . . re. Elle a même longueur & largeur que celle ci-dessus j *" sa hauteur est double. .^g On vend encore de la brique crue, c'est-à-dire, de la »r "^ sechée au soleil, qui n'a point passé au feu. Elle ser£ * faire des fours à cha«x, à tuile, &c. pij Une brique pese 5 Hv. 1 ou environ. Il en faut 3*pOu pied cube sans emploi.
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    MMémoires de Maçonnerie.259- FORMULE POUR LES REGLEMENS de Mémoires de Maçonnerie, A Près avoir indiqué la maniéré de toiser les ouvrages de . Maçonnerie , nous, ajouterons une formule abrégée 6t dé- ai"ée, pour faciliter les Reglemens de Mémoires de Maçon* «erie. .:;.:'.. etail d'un mur en pierre dure de 3 o pouces Âépaisseur^ à un & deux paremens. "ont urïe foise superficielle de fnur en pierre dure de 50 r Uces d'épaisseur il faut 90 pieds cubes de pierre brute , à quoi s« aut ajouter le £■ pour déchet qui est de 1 y pieds , faisant en- "i>ble j0y pieds cubes, que je suppose rendus à l'attelier tous toa's faits & acquittés à raison de nsols le pied cube, plus u ^oins , la somme de . . . 63 1. o s. o d. j-* °ur le bardage, j'estime qu'une toise Pipis'erre ^ cette épaisseur pour les 99 Ion S Hus en œuvre doit Pefer aux envi- }e s. de ii milie'rs à raison de 140 livres l»ef 6f °ube , au prix de 15 sols le mi- pP'Us ou moins» font la somme de 9 1. o s. 0 d. Hér ?Ur ta pose on peut admettre en gé- q CT de l'épaisseur du mur qui sera de ^Oi Uant au mortier> ^ en entre plus ou d»s s.' Vivant la quantité & la grandeur l o s. o d. s^ns PIerres. Cependant on peut se fixer le Srande erreur depuis 1 jusqu'à 1 sols ^eniP Uc,e ' 1ue nous estimerons ici à 18 ers le pouce font . . . > % 1. f s. Total des somsnes ci-deiïus. 8,0 1. y s. o dk '* bén^3Ue"e s°mme il convient ajouter «^ de e ^e l'Entrepreneur qui sera le P0uçrece«e somme, ci . . . 8 1. o s. o d. fes , g, f conduite , fourniture d'équipa- Hiç a"x frais la moitié de cette som- ' •.....4 1- o s. o d. . ' "x de cette pierre sans parement 92. 1. j' £ o da R U
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    m£o Architecture Pratique.Pourtaille dû premier parement, y compris lits & joints , & bénéfice de l'Entrepreneur , six toises de taille à i livres 10 (oh Font . . . . . . . i j 1, o s. o d« Etpour le sécond parement, estimé . . 10 1. o s. © "' Total de la taille. 2 5 1. o û o ",» Total du prix d'une toise de pierre dure , ide ,30 pouces sans parement , , 51 1. 5 s. o « Avec un parement . -, . -. 167 1. 5 s. ô Jj' Et à deux paremens . . -. . ' 117 1. 5 s. o * Il est d'usage à Paris , 6k ce devroit être par tout de même» de fixer le prix des murs de toute espece à tant le pouce d e* paisseur ppié & mis en place. Il faut donc pour faire cet' fixation, l'envisagçr sans paremens, ni lits ni joints : les^0^ en étant ôtés , il faudra diviser le restant par l'épaisseur mur : le quotient donnera la valeur de l'épaisseur du mur. Exemple. Nous avons trouvé que le mur ci-dessus, 'itl paremens , revenoit 391 livres j sois, qu'il faut diviser par 3 ' léDaisseùr du mur, le quotient donnera 5 livres 1 sols 6 derue, pour la valeur de chaque pouce de l'épaisseur du mur. ,.rf Ge principe étant général, on peut donc dans les devis "'.» que tous murs de pierre dure seront payés à raison de 3 W' ■. 6 d. le pouce fans paremens ( plus ou moins ) : le premitr P ment fera payé 15 livres , $• le sécond io livres. Observat'wris. H ' Cette formule ne doit pas être prise à la lettre pour les P ^ des matériaux qui varient journellement. Nous ne la d0""^ que pour se former une idée juste & exafle, afin de se justice à l'Ouvrier suivant le droit & la raison. r0ti( Il faut encore observer que plus les murs de pierre "ur? jjts épais , plus le premier parement est cher , à cause de ^ &. joints. Si le mur a 48 pouces, le premier Parernell|t-vre5' dra 18 liv. s'il n'a que 12 pouces , il ne vaudra que 1* '0iH'« &c. qui est le prix le plus bas, même dans les murs de dre ■épaisseur. ; Mur de pierre dure de 27 pouces. A 5 1. 1 s. 6 d. le pouce Premier parement . , Second parement , Total
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    Mémoires, d eMaçonnerie. 261 Pierre dure de 14 pouces. A j 1. 1 s. 6 d. le pouce ... . 73 I. 16 s. o d. Premier parement . . . .14 o o Second parement ... . . 10 o o Total 97 1. 16 s. o d. Pierre dure de it pouces* A 3 1; 1 s. 6 d. le pouce . . .. 64 1. n s. 6 d; Premier parement . .. . . i? 10 o Second parement ... . ' . 10 o o Total 88 1. 1 {. 6 d. Pierre dure de 18 pouces. A 3 1, 1 s. 6 d. le pouce . 55 1. 7 s. o d. Premier parement . .... 15 o o Second parement- . ... . . io- o o Total 78 1. 7 s. o d. P«/ts dure de 1 js pouces. * }• li 1 s. 6 d. le pouce . . . 4$ I. a s. 6 d. Premier parement . . . . . iz 10 o Second parement . ' . . .10 o o Total 68 1. h s. 6 d. Pierre dure de iz. pouces* *•? 1. 1 s. 6 d. le pouce ... 36 I. i& s. o'd. *reraier parement ..... ia o o Second parement . . . . io o o Total 58 1. 18 s. o d. Pierre dure de % pouces*.. * 5 1. 1 s. 6 d. le poupe ... . . : M K II <"• o <*•' «emier parement . . . . 12 ° o ^wnd parement . . . . io o o Total 46 1. il s. o d. „i-.i !■«■ w - I I I I I ■ 1 , . mj Riij
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    i6i Architecture Pratique» Dallesde 6 pouces. -A 3 1. i s. 6 d. le pouce . , . 18 I. 9 s. o Un parement seulement . . . %i o o à Total 30 1. 9 s. o à. Le dévelopement des marches d'escalier e.st à peu de chofe près le même prix. < Dalles de 4 pouces. A 3 1. 1 s. 6 d. le pouce . » „ . n I. 6 s. o d. Un parement seulement . . . 12. ' 0 o Total 24 1. 6 C o à.. Dévefapement d'un appui de croisée en pierre dure avl& seuillure & jet-d'eau de 4 pouces de long, 13 pouces de large & de 6 pouces d'épa'ijj-eur,. Cube de pierre . Déchet . „ 2. pi, 3 po. o o____4 i a pi. 7 po. 4 A 11 s, le pied font ; x 1. i^ s, < & Faremens. Premier parement .... 4 pi. 6 po. o li. Second parement pour le jet-d'eau . . Face de devant , Face de derrière. Côtés . . t Fauillure. . . 3 0 O 1 8 î 2. 3 0 1 0 0 Z 5 0 14 pi. 8 po. 3 li. % toises i. pieds 8 pouces 3 lignes à i livre 10 sols la toise font la somme de . . . . j Pose , ..... * Bénéfice de l'Entrepreneur Jotaldel'apui?!. 7^7
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    Mémoires de Maçonnerie.2.63 Pierre de falnt Leu de 30 pouces à un & deux paremens. Pour une toise superficielle de mur en saint Leu de 30'poii— ^s d'épaisseur, il faut 90 pieds de pierre : à quoi il faut jouter 11 pieds pour le déchet, qui n'est estimé qu'un huitié- ^ 3 n'étant pas si considérable qu'en pierre dure. Cela fait *°i pieds : à ro sols le pied ou 7 livres le tonneau coœposé- ^e H pieds cubes font la somme de . . . 50 1. 10 s. o d„ Pour le bardage , une toise de cette épais- *eur doit peser pour les 90 pieds c-i-desTus- sinviron 10 miliers à raison de 11.5 livres. * pied cube : à 1J sols le milier font la som- ** de . . .;. ; .. . . 7r. lo* s. o d- La pose est la même qu'à la pierre dure «stimée Mortier idem qu'à la pierre dure .. . . 6 !. r 1. 0 s. 0 d. 5 s. 0 d. 6 6 1. 6 1. S s. 0 d. iz s. 6 d.Bénéfice de l'Entrepreneur évalué au —. Pour sa conduite , équipage &. faux frais Ja moitié .. . . .. . 3 1. 6 s. 3 d. Prix de cette pierre sans- paremens ... 76 !.. 3 s. 9 d. . Pour taille du premier parement, lits & loints à ij sols .. . . . .. 4 1. 10 s. o d. Et pour le sécond ...... j.' 1. o s. o d; Total de cette pierre 83 1- 13 s. 9 d. "-es murs revenant à 76 livres 3 sols 9 deniers sans paremens Peuvent être estimés à z livres 11 sols le pouce de toutes sortes épaisseurs , tout compris , ausquels on ajoutera la quantité e Paremens qui se trouvera., j] y auroit bien des choses à dire sur la pierre de saint Leu. l' y a beaucoup plus de vnide qu'en pierre dure ; mais en re- anche le service en est beaucoup plus long- & l'échafaudage P us coûteux. Tout ce que nous dirions à ce sujet ne détruir 14 nu!iement notre sylième, airtsi nous allons continuer. Murs en saint Leu de 17 pouces.. p * 1. 11 s. le pouce ..... 7S '. 10 f. 'emier parement ...... 4 7 Second parement . . . 3 o Total. 8; 1. 17 s.
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    as4 ArcbitectUîRE Prattique. Mursenfaint Leu de xa, pouces. A *a 1. il s. le police . . . 6,1 1. 4 V Premier parement . . . . 44 Second parement . « ' . • 3 ° Total, 68 1. 8 s. As ar* es y2t/»s i&ea <s« 11, pouces. A 21. 11 s. le pouce . . . . jj 1. 7 *i. Premier parement .' ." . ' .' 4 1 Second parement . • . . . 3 ° Total 60 1. 8 £; Murs en salnt Lcu de 18 pouces, A il. 11 s. le pouce .... 45 1. J8 '•• Premier parement . ." .' ." ." 3 18.; Second parement . ' . . . . 3 o Total" 511, i4 U Murs en falnt L,eu de.i; pouces. A 1 1-, 11 s. le pouce . . . . 38 1. s. '•', Premier parement .. ." . . . 3 ij Second parement . . » , . 3 o. Total 4jr 1. oj As«w «2 /#//!£ Zea Je iz pouces, i A i 1. 11, s, le pouce . . .■'■". 3Q 1. Ji s* ' Premier parement. . .' .' , ." ;'-i 3 i1 Second parement' , . . .' . 3j__j2-- Total 37. I^jî; le. Ainsi en.suivant ce principe on ne peut errer. Le plus 0"rg" anoins qui se trouvera sur la gositioD.de ces prix ne peut». . i grande différence,.
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    ^Ié^oires de Maçonnerie.kJ.j Détail des murs en motion blanc, j "■'ans unetoise cube de moilon blanc il entre une toise cube, moilon, que je suppose rendue au bâtiment tous frais faits , <gie d'entoisage , valoir . . . 3 6 1. o s. q d. teJjUlt pinots de chaux vive que je suppose J^s au bâtiment à 1 livres 4 sols , font 9 11 o sim teirte " ^eHX P^ds cubes de sable que je PP°fe rendus, Valoir .... 3 0.0 'ain-d'œuvre le -5 de l'épaisseur . . 8 00 g, 56 1. it s. o d. s0 ene«ce de l'Entrepreneur le ^de cette Poîs r • • ' * • : S iî o Ut sa, conduite , équipages, &c. . . x 17 <î ■T, otal'd'une toise cube sans paremens . . 65 1. 4 s, <d. sety.e ^i revient à 18 s. le pouce d'épaisseur. Ce calcul peut Ion r,"e règle pour toutes sortes d'épaisTeur, de murs en moi- su; ar>c, en' augmentant ou diminuant quelque petite chose , ie a?* la difEculté ou facilité de l'ouvrage , & encore suivant yai-lx des matières. : bien entendu que ces murs seront en élé- p,nî ayant un ou deux paremens. ^e a3Ue! parement de moilon sera en outre qompté à taison léj . • Par chaque toise superficielle, si le moilon ëst essemil- avec e""a-dire , taillé grosïïerement à lits 6k joints quarrés 'fioilg n Parement en tête. Il se fait encore des paremens en '""'es sj^1^0^ * ''ts ^ )°'nts quarrés Hc à vive- arrête , & tous hte^. echantillon : on en compte un troisiéme en sus desdits 8e est f "s ' Pour la plusvaleur de ce moilon ; mais si le piqua- lnt> il ne sera, rien compté. Murs en moilon blanc de 30 pouces. a"s r» A Un Piment à 18 s. le pouce . . . . 17 1. o s; A deuPvrement • • • • • • ■** 10 u* Paremens ..... 30 o W Murs en moilon blanc de 27 pouces. 4u Cernent à ï8 sols le pouce . . . 24 1. 6 C W*?ment ...... ^ 16^ Paremens. . ., . , .' 2.7. 6
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    2,6£ Architecture Pratique. / Mursen moilon blanc de 14 pouces. Sans pe.remens à 18 sols le pouce . . . H I. Jt A un parement . t » » . .13 A deux paremens. . . . . . 14 ' Murs en moilon blanc de 11 pouces. Sans parement à iS sols le pouce . . . 18 1» ** ■* A un parement ....... 10 A deux paremens ... -.. . . . 21 l Murs en moilon blanc de 18 pouces. . il» Sans parement à 18 sols le pouce ». » . 16 »• A un parement....., .17" J- A deux paremens.......19 A/km en moilon blanc de ■ ij «S* 12 pouces. * ' *sss On confond ces deux épaiiTeurs ensemble , parcequ " autant de matière dans l'une que dans l'autre. g {, Sans parement à 18 sols le pouce . . . 13 '• 0 A un parement . ... . . . . 1 î ,0 A deux paremens.......16 'Ainll de même des murs de plus forte épaisseur. 1 Observations. { ie Si ces murs en moilon sont saits avec peu d'écb*> g, & d'équipages , comme les murs de clôture & autres oe f, me espece ; on diminuera quelque chose par toises, corn"16 > ou un parement. *t£> 20 Si un mur en moilon est crépi & enduit des deux ■{, lors de l'estimation, il saut retrancher un pouce de s°n £ # seur, & l'estimer sans parement ; enïmer ensuite les ctt^^ enduits à moitié de légers Ouvrages , c'eft-à-dire , ufl-gfs, pour chaque côté ; & s'il n'eft point enduit, pour un v £, I Exemple. Un mur de 18 pouces crépi & enduit des "e tés. 17 pouces d'épaiiTeur sans paremens à 18 s. le pouce , valent........ ij 1Les légers à 8 1. les crépis & enduits des deux côtés valent......... 4 Total 19 l U^>T ■—'— {, 4 Et s'il n'eft pas enduit ; ; . . . 17 l. l9 '
  • 300.
    Mémoires de Maçonnerie.167 Pour transport d'une toise de moilon on compte ordinairement ^ncj voitures à trois chevaux. Détail d'une toise cube de Moilon de Meulière. Une toise cube de moilon ou pierre de meulière que je sup- f°sè rendue au bâtiment ........ 40 1 o F. Dixminots de chaux à 14 s. . . . . .' • **- O Main-d'œuvre le huitième de l'épaisTeur . . • 9 o Sable, deux forts tombereaux..... 4 ° Bénéfice de l'Entrepreneur...... 6 10 Pour sa conduite, épuipages, &c. .... 3 ï Total 74 l.ij G .^é qu'on peut estimer 10 à 11 sols le pouce, j, Nota. On ne compte point de parement au moilon] de Meu- ete<-parce qu'il n'y en a point. ., si l'on veut que ces paremens soient propres, on les ravale en J^tteou en mtortier, que l'on compte séparément chaque côté pour quart de légers. Si ces ravalemens se font en mortier il faut csttant S"'1 ^ possîble Y envoyer du sable de rivière ; parce qu'il ^."îoins gras que le sable terrein, & qu'il gerse moins. On 0lt faire ces ravalemens en crépis moucheté détail d'une toisesupersiciellede Briques de qpouces d'épaijseur. * ** Brique n'étant pas par tout de même échantillon , il faut la v Pposer mise en place de 8 pouces de long, 2, pouces de haut 3, 4 pouces d'épaisseur. Dans cette (upposition, il en faudroit J).+: mais il faut un quart ou cinquième de mortier; alors il «lomk °'c ^ue 1^° '' ma*s commc on ne Peuc dérerminer ce îri au 'ustc' non Plus 1UC le Mr,itt> nous admettrons z8o 5Ue.s à 30 1. le millier font à peu près . . 8 1. ro s. o d. eux pieds cubes ou environ de mortier . . o 10 o £,a'n-d'œuvre .......... s 3 o o j^iéfîcc de l'Entrepreneur ...... z o o °Ut équipages & saux frais ..... 1 o o — 11. m . Total . . ij 1. o s. o d» cst ' Brique est enduite des denx côtés, chacun de ces enduits fc P^Pté, sçavoir celui du dedans pour un sixiéme de légers, t£t Ul du dehors pour un tiers , à cause de la charge 8c des ar-t > au prix de 8 I. la toise font la somme de 4 L rjotal de la Brique Ç Sans ravalement ni enduit Ij 1. o s. o d. .Ul*»Qt les prix ci Etuillite en dedans . . 16 6 8 ™*tt seavoir * C^n^w des deux côtés . ig Q Q
  • 301.
    %'$% Architecture #r a T i q u ëi La Brique de Paris estde différent échantillon que celui ci-derîiiS» elle n'a pas plus d'un pouce & demi dé haut, est plus chère que celle qui vient de dehors > & dans l'emploi il en Faut bien davantage Ce qui fait changer les prix ci-dessus , mais n'en change pas l'ordre* DES LEGERS OUVRAGES. Il scrobleroit inutile de détailler les légers Ouvrages, après ce que nous en avons dit en différens endroits de cet Ouvrage : Ç^- pendant nous en ferons ici.une récapitulation, afin qu'on pu)" voir d'un (eul coup d'oeil l'ordre deleurs réductions les plus ordinaJteS* Languettes de Cheminées. Pigeonnées Amplement sans enduit de côté ni d'autre, *°n comptées à moitié. Enduites en dedans, pour un sixième . -i Enduites des deuxcôtés,pour aa sixième & un tiers qui valent 0>" Planchers. Aire de plâtre de deux ou trois pouces , pour un quart Lattis jointif, pour un quart /, -g Lattis jointif cloué sur les solives, un quart & un sixiO11 cinq douzièmes Ourdé plein,pour un tiers: . Scellement de. lambourdes en auget, pour moitié Entrevou* tirps par-dessjbus , pour un sixième LambrisTés en plafond par-dessbus , à l'entier - Murs. Gobtage / Crépis' 'Jî chacun un douzième, & ensemble un quart Enduits y RenfoEmis , pour un deuxième Lancis de mpilon , un sixième Enduit seul, un sixième Cloisons de Char^enter'ie,. Ourdées pleines , pour un tiers y» Lattéesde4poucesen4poucesun</o«£<eW 7 un tiers ?°f. Enduites par.delîus, un quart C que c0 Lauées jointiveSj à l'entier pour chaque côté Cloisons de Menuiserie à claire voye. ,^. Ourdis un sixième ; recouvrement un tiers pour cha<]ue ce qui fait en taut cinq sixiémes,
  • 302.
    De la Charpenter ie; 16$ •*>£ £^ CHARPËNTERIE. s~^ Omme la Charpënterie est une des principales par- ila l'es ^e ce-"es l1" f°nt la composition des bâtimens » eu nécessaire de bien savoir ce qu'il faut observer pour , taire une bonne construétion. L'on croit même que bâtimens des premiers sicelés n'étoient que de char- Poterie , & que toute l'Architecture n'a été formée ^Ae "ïr l'idée de ces premiers modèles , au rapport strie de Vitruve ; ce qui paroît assez vrai-semblable j r 'es exemples & les comparaisons qu'il en donne a!Is son premier Livre d'Architecture. . -Les principales parties de la Charpënterie qui entrent i 1S la composition des bâtimens, sont les combles, j. planchers, les pans de bois, les cloisons, les esea- ^ rs » & principalement ceux que l'on appelle de dé- la î16*11 ou dérobés ; car aux grandes maisons l'on y y 'e$ principaux escaliers de pierre de taille : l'en £ P?Urroit auîsi comprendre les pilotis'pour faire les j aernens des maisons que l'on est obligé de faire dans rnauvais terreins ; mais cela n'est pas si ordinaire , ba !Cn a* Parlé dans la construétion des murs, je ne j erai ici que des ouvrages de charpënterie qui regar- ^leulement les bâtimens. c, °mme les combles sont les principaux ouvrages de lon^e>nter*e '• * caule qu'ils servent à couvrir les mai- tioS) ^ ^ue 'on e^ ^ Partagé lur les différentes propor- Vo"1S ^ la forme qu'on leur doit donner ; ce qui se t ass-ez par tous Ceux ^ue j,Qn a £ajts ^ ^ue j,Qa ^ ' encore tous les jours ; j'ai cru que je devois m'éten- Un peu sur cette matière , quand même je sortirois
  • 303.
    njo Architecture Pratique. tîemon sujet, & que je devois donner les remarque» <jue j'y ai faites, afin que chacun ait lieu d'en jug^: Il est à présumer que l'origine des combles est au» ancienne que le monde , puilque les hommes ont d tout tems eu besoin de se mettre à couvert des inju1^ du tems , même dans les climats les plus tempereS" Vitruve nous rapporte dans son deuxième Livre d'Aï" chitecture diverses manières dont les premiers hom^ se mettoieht à couvert ; mais il ne nous a laisse aucu" ' mesure certaine de la hauteur que les anciens donnoie" aux combles des maisons qu'ils bâtisfaient dans les d" " férens climats, par rapport à la largeur de ces maiso^i tout ce que nous en pouvons juger en général > ? qu'ils leur donnoient plus de hauteur dans les p_a; froids, à cause que les vents, les pluies & les ne]g y sont plus fréquents que dans les pays chauds > ° ■ . mêmes injures du tems sont beaucoup plus rares, cotn® dans l'Egypte & dans l'Arabie , où il pleut rarem^' & même dans la Grèce & dans l'Italie , en compara11 des Gaules où les injures du tems y sont insupp'0* f blés. Tout ce que nous pouvons juger de la haute des combles des anciens, est la hauteur des îront0 que Vitruve donne dans son quatrième Livre de 1 *r chiteéture , qui sont vrai-semblablement la hauteur "e combles dont on se servoit dans la Grèce -, °^,C-* Auteur a fait ses études ; parceque ces frontons d° t vent représenter les pignons ou les bouts des cornb1 > ce qui peut même être prouvé par les anciens ■«■£ pies que l'on y voit encore à présent. Il donne or ^ nairement à la hauteur de ces frontons une neuvie ■■ partie de toute la longueur de la platte-bande •* Iïl' j cette proportion paroît un peu haute. C'est poufCI Serlio Architecte Italien a donné une autre regle % |. l'on met plus en usage , & qui réusiit takV* ^ donne à toute la hauteur du fronton , compris la c niche, l'excès dont la diagonale surpasse le côté , ja cparré » qui est fait de la moitié de la longueur
  • 304.
    De la Ciïarpenterie.275; Patte-bande du même fronton. G'eft à peu près dans *;ette proportion que Ton fait les combles en Italie & ans d'autres pays qui sont dans un pareil climat. Mais ^tte proportion ne doit pas en général être mise ea , aSe dans les pays froids, à cause, comme j'ai dit, ?s vents, des pluies & des neiges qui y sont incom- parablement plus fréquents, comme dans la France, 'i faut nécessairement élever les combles plus hauts S e dans les pays chauds ; mais on les a élevés si exces- ement, qu'ils en sont ridicules, sur tout dans les j, Clens bâtimens , où Ton a vrai-semblablement retenu tienne hauteur des combles qui n'étoiect couverts r<er e joncs ou de pailles comme du tems que Jules- s p c°nquit les Gaules, ainsi qu'il l'a remarqué dans ^ Commentaires: & il est certain qu'il faut plus d'égoûc ^/s sortes de couvertures qu'il n'en faut à la mille, ni .ardoise dont on s'esl servi depuis. Et comme les ou- .lers n'ont peut-être pas eu cette considération, cela v Pu passer jusqu'à nous comme par tradition , en sui- :Qnt exemple de ces anciens combles de pailles & de g.* quoiqu'il y ait eu en France depuis deux cens s0 /ort habiles gens dans l'Architecture, ils ne se jL ^anmoins pas avisés de corriger entièrement cet v0: ' La première correction que nous en pouvons U. ' e« au comble de la partie du Louvre qu'a fait Pe/ê n" ^* ou^on voit que l'Architecte trouvant lui ? °lue ^e comble qu'il avoit fait sur son dessein, façaHar°issoit trop haut par rapport à la hauteur de la çj'e e ^u bâtiment sur lequel il devoit être posé, s'avisa ter ^toquer le haut, & de le couvrir en façon de «> - e avec du plomb élevé un peu en dos d'âne. Et 3 faj P^ut-être à cette imitation que feu M. Mansart en lui 3 • "^me au Château de Maisons, & ce qui peut l'on °lr ^onn^ Heu de £ùre les combles brisés , que d<w PPeUe vulgairement les combles à la Mansarde, nous parlerons ci-après.
  • 305.
    'Ù.JÏ A KC fa ITECTURÉ PRATIQUE. M. Mansart n'a pas été le seul qui ait tronqué ces 'combles, à l'exemple de celui du Louvre : l'on pe^ temarquer que le comble du Château de Chilly , d°°. M. Metezeau a été l'Architecte , est aussi de cette manière, & qu'il a même été fait avant celui dé Mal' sons. Il peut y en avoir en d'autres endroits qui n 0n pas été remarqués ; mais ce que l'on peut croire e cela , est que les Architectes n'ont tronqué les comtueS' que parcequ'étant faits par les anciennes règles "°D ils se servoient, ils les trouvoient trop hauts , pas ^ port à la hauteur des bâtimens sur leiquels ils étoien posés. . Nos anciens Architectes François faè nous ont p0' donné d'autres règles certaines & déterminées de hauteur dont ils avoient coutume de faire leurs co& bits, par rapport à la largeur de leurs bâtimens j 1 ce que nous voyons par tradition de ce qui reste ° anciens bâtimens. Ceux que j'ai remarqués de meiltëu.y Architecture, ont autant de hauteur que tout le y.g' ment a de longueur hors œuvre ; c'est-à-dire , qti£ -j bâtiment a six toises de largeur, le comble doit ^ sîx roises de hauteur ; ce qui est une élévation excesslV•' Il y en a d'autres qui se sont plus modérés ; ils n °,g donné de hauteur à leurs combles, que le t.^an^|U équilatéral, dont les côtés sont toute la largeur ^ bâtiment; c'est-à-dire i que prenant cette largeuf" ^ en ont fait la longueur penchante dii comble. V ,g à peu près les règles générales dont les meilleurS ^ nos anciens Architectes se sont servi, & même c de ce siécle. Il peut y avoir des combles d'autres P ^ portions ; mais ceux que je viens de marquer* m'ont P le plus en usage. s fe La trop grande hauteur des combles a cause en . un grand abus, qui est qu'étant beaucoup élevés > -j a voulu faire des logemens au-ded'ans, & pour s ' af- a fallu faire des lucarnes pour les éclairer. Ces .^ nés sont devenues si ordinaires, que l'on a cru H
  • 306.
    De la Cmar.penter.ie.2.73 bâtiment ne pouvoit être beau sans y avoir des lucar- hesj & même autant qu'il y a de croisées dans cha- que étage , & aussi grandes que ces croisées» L'on a orné ces lucarnes de pilastres , de frontons de disféren- ts manières , avec beaucoup de dépense ; on les faisoic 0ralnairement de pierre de taille aux grands bâtimens j "tois à présênt on les fait plus communément de char- penterie recouverte d'ardoise ou de plomb, aux corn* oies qui {oat couverts d'ardoise ; mais à ceux qui sont Couverts de tuile , on recouvre la charpenterie des ^carnes de plâtre» . Il n'y a pas d'apparence que ceux qui connoissent a bonne Architecture, puissent approuver les lucarnes; ai; c'esl une partie qui est comme hors d'œuvre » & y*1 ne peut entrer dans la composition d'uh bâtiment .atls en gâter 1'ordonhartce, sur tout quand elles sont Sondes & en nombre ; car outre que cet ouvrage est ^dessus de l'entablement 5 & par conséquent hors *^Uvre ; il est contre la raison qu'il y ait des ouvertu- ^eVc°nsidérables dans la couverture d'un bâtiment ; & Piisque cette cûùvertufe h'est faite que pour mettre la ^jon à couvert, il sémble qu'il n'est pas raisonnable q , y ait des trous dans une couverture, outre ceux il doivent donner de l'air & du jour dans les greniers » £ e Ion appelle œils de bœuf, qui ne gâtent point la OTe des tojtSè gj j'on objecte qu'il faut des lucarnes j Ur monter les foins & autres choses de cette nature p0'1S *es greniers, 1 on peut répondre que Ton ne met rçu* de soin dans les greniers des bâtimens considé- L««eâ ' on le met dans les greniers des bâtimens de ,ss<a*our9. <tyt *■** lucarnes ont encore attiré un autre abus qui e& sairtrj là ^°nne Architecture ; c'esl que quand on veut se ,e des logemens considérables dans les combles, on <Jç °nne la licence découper les entablemens au droit fca$. rnes ' P0uii avo'r ^ Inerte de vo*r ^e ^aut ea ; cette licence est unechose ridicule, & entièrement
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    a 74 ÂkcHïtEctûREPratique. "contre le bon sens -, car l'entablement doit être le cou- ronnement de tout le bâtiment, auquel on ne doit fa're aucune brèche par quelque nécesïité que ce puisfeêtre. C'est pourquoi il ne peut y avoir que des ouvriers JeS çlus grosïiers qui puissent être capables de faire cette faute. L'on pourra objecter à tout ce que je viens de dire» que le dedans des combles donne de grandes coffl- modités > & que c'esi perdre ces commodités , que ds n'avoir pas la liberté d'y faire. des lucarnes pour leS éclairer. Il est vrai que si l'on veut faire des comb'e* aussi hauts comme les anciens } l'on perdra de la place> mais si on veut modérer cette grande hauteur , & fajr^ des combles plus plats, Ton pourra retrouver ces 1°' j ' • i> faire gemens dans un étage en atnque, que Ion peut J»». au lieu des combles si élevés. Si on veut bien exai»' n r la çhose, & se déprendre de, l'accoutumance de vÇ dès combles si élevés, l'on y trouvera peut-être p de beauté & moins de dépense. A l'égard de la be_a té, j'ai déjà fait voir que les bâtimens, des anCif ■ Grecs, qui sont ceux qui ont perfectionné l'Arc" lecture , n'avoient des toîts que de la hauteur des fr° , tons ; ce que l'on pratique encore par toute l'Italie sont les plus beaux bâtimens. Pour la dépense ? ^ ,*L veut examiner ce que coûte un grand comble P qu'un comble plat, soit en charpenterie, en couv ture, en lucarnes, en lambris , & en exhaussemens le pied des chevrons; je m'asfure que l'on trou peut-être plus de dépense que d'élever un petit et£ quarré ; & outre cette dépense l'on aura pour'nCnS, moditéle rempart des jambes de force & de cheV0 ce qui ôte toutes les commodités des logemens en & £ letas > & par-dessus cela ces mêmes logemens serontotlp brulans en été, à cause que le soleil échausfe beau , ^ l'ardoise & la tuile, & sort froid en hyver par des sons contraires. battf6 , Je ne prétens point, par toutes mes raisons c»®
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    î3e lA ô-HÂî^NTEèjï^m «■eux qui croient que l'es fcbmbiës font un ornement aux "atirnens ; car je n'en discônviens pas abiolumentj quoi- que je pourrais dire que cela peut Venir de l'habitude j puirque les bârirnëris d'Italie qui parlent pour beaux i ont des combles qui ne paroilsent point, ou fort peuà ^ cela, on peut dire q'u'il s a une raison de rie Ité pas voit-en Italie/p'uisqu'ils n'ont que faire d'être si éle- ,. e}> 6c une autre raiion en France de les voir, puis~ j^'us ont besoih d'être plus élevés : ainsi chaque payé ?,ut avoir là ràisèni, Se par conséquent sa beauté dis— petite, . ■ • «ïàis afin de n'être pas en France si différais de l'ï* . ^ sur la hauteur des combles, je crois que l'on peuê ciii) eret ^eur "'^P g1"30^ hauteur. A ceux; par exemple], jj. ,nè sont point bïiseTj au lieu de leur donner eri t ™*«r toute là largeur du bâtiment «comme ont fait ■< ^ricièns , j'eslime qu'il serait mierix dé neleurdoh^ jjjLv^ la moitié dé cette hauteur; l'on fera par ce Iji ^Q' dés comblés "en équerre, qui seront à peu près Co .^°yérine propdrtiorieilé arithmétique t entre les c0mk §'î™i§ qu'on né voit point, & nos aneiehé iisut. S-Je crois même que dans des occasions oh. il $ te-a ■ ^ ' Dn Peutne leur donner ehi hauteur *.. que bkgjc'k moitié de toute la largeur du bâtiment) si l'orl W ^ue cette proportion êsi trop plate , & que lé les ??u^era la neigé & là pluie pàr-dessouslês tuiles" ëc ï^j rtr°ists , à cela je répons deux chose's, l'une qu'il ^stl*»01' ^Qe ^e veilt ^ ^e Pas en ^aut 'au moxa^ d'un %#ïpNâ celui du comblé, ce qui n'arrivera pas t Se ^% VîUe la partie tronquée des combles à la man- HUete l °n ^ ,^t j ibrit beaucoup plus bas* quoi- St j P^"ie' couvre plus dés trois quarts du bâtiment; ^rp-LC-^ n'^ a "én a craindre des injures du tems ^is^^ssemerit dès combles que je prop'oséj par leà f, Mafa %ks e3xertlPles 4«e 'M <*<""*• ' lîkfci Vn °lu on puisîe mieux ebwnoitrè toutes les aifcs " s "es Comblés tarir des'Anciens que des Moder^ fiin
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    %-]G Architecture Pratiqua. lies,je crois qu'il est bon d'en faire voir les profils, poUÏ mieux juger des raisonsque je viens de dire. Le comble A, est de la plus grande hauteur de ceux des anciens- £ L'on prend toute la largeur du bâtiment, pour la hauteur de puis l'entablement , jusquaU faîte, comme si le bâtiment » 6 toises hors œuvre de B en C-» l'on met ces mêmes 6 toises d D en E, pour la hauteur o» comble. , Le comble B, est la sécond manière de ceux des anciessSl qui font un triangle équilater3 » c'est-à-dire, que les deux V^ de couverture sont cnaC°. égaux à la largeur de tout bâtiment hors œuvre > 'cofl1.lL "si le même bâtiment a 6 toi hors œuvre , de E en F» g sp donne les mêmes 6 toises de * ou de F en H. Cette hauteu* * plus modérée & plus supportable que la première j ?f elle est encore trop haute: cette grande hauteur (at^ ge les murs, & augmente la dépense sans nécessité. ,(i Ceux qui ont tronqué cette trop grande hauteus •combles, se sont 1 e plus ordinairement servi "e*, yv. « élevés, comme le conob)e .e A ceux que j'ai remarque^ l'on a voulu donner roeiU ^ grâce, l'on a divisé ÂPÉU Le en deux parties égales « la hauteur du comble p hauteur du brisé, & le deÏÏus sort plat le comble a teur,l'on met trois sait l'on a comi»Ê si st^
  • 310.
    De LA CH AR.PENTERIE.. 177- pj en F, pour la hauteur du brisé, puis l'on a divisé F yi moitié de GH en deux parties égales, dont on ert Fend une pour la hauteur de F; en K. Voilà à peu près aiorme de ceux que j'ai,remarqués , que l'on,a voulue aire d'abord pour les, mieux... , v^omme les combles brisés sont venus fort à la mo- e en France, chacun, en a voulu faire à son goût & à; .Manière, & l'on n'a pas toujours suiviia.règle que je ,'ens de dire; il y emaqui.ont dbnné. beaucoup plus. j, 'oideur à la; première partie- de leur&combles., que , Xemple que. je viens de donner : ils ont.à'peu près iùivi ■Seoie hauteur dû brisé, c'est-àrdire, qu'ils ont don- autant de hauteur au brisé,que la moitié dé la largeur de it le bâtiment} puis ilsont divisécette même hauteur en 1 ls parties égales, dontils en ont donné une pour. Pente de la première, partie du comblé ; comme si, par exemple, le bâtiment a 6 toises. de largeur; de A en B hors œuvre, l'on en prend la moitié qui est 3 toises, pour la hauteur du brisé CD, & l'on divisé cette hauteur en trois parties-égales, dont on en prend une pour la- pente Jj"ia couverture,, comme si.le comble a 3. toises de ^t ° H, l'on enprend une que l'on, met de H en D. QjPour la hauteur de la partie tronquée, l'on-,divisé l'0 en deuxparties. égales, dont on en prend une que ççs 5161 de G,,en F. Voilà à; peu près comme l'on, sait tienr^es-de-profils de comble,, dont la première par- sit" r ro^e ' &l'autre partie est fort plate, & cette He ,e.P'ate: couvre les deux tiers delamaisoa, ainsi on ci s00lt Pas rebuter les combles plats , puisque ceux- d'Jtap1 ^s la plus, grande, partie plus plats que ceux I)les P^ avoir fait toutes ces remarques-sur les- com- *aut, tâcher; de. trouver des règles par le moyen
  • 311.
    !&& A e.gjïif icf ç;r.g .Fr jvx-î$-lS& d;esquelles on en puiiïe. sixer 1$ hauteur, ; autant qu'il f W ppssiBle : sur quoi, il faut.considerer.. deux çhoses prip*' «pipales., dont l'une regarde la néceiîité:d'élever un peu les tpîts en France ,,par les raiîpnsque j'en ai données» $c l'autre raïïbn elï, que l'on doit avoir égard & IfthjHssf îeur.des eaqibles,^par;.rapportà la hauteur quarrée.des. bitirr^en,s,.sqrlesq.ueîs ils sont- posés^-cac. je .trouve :,Paï? exemple, qu'il en ridicule qu'un corps dp {pgis qui"?^ tç'iî'6 toises de largeur .hors -œuvre, ,& qui n?aurc#' qstç,.;3 tpises de fauteur jusqu'à rentabie-n^t-, d'yn^;! ^O^50P% $8$ sfePrssUftslsl te i8§$#lttp§?&'^ j %»<$*& toises deyjÉ^ûtêjkÇjj^car sijie/çQrps de logis « ï'p^'dpnne à presenrqui eit l'équerre,, ce comble S-*-1; ?55 .rpjses de ç^uy.er.'ture j'c'est^-dif^ jutantde hW teu/ |u comble iq.ue,dc,hauteur..qiiairsrée,; Eau lieur:#* daqs seutre suppo.sition uç çqmble de 3 toises de ha0: sus ^3 ou 5 toifes de quarré ne pourra J»ise qu'un b0°« ep| ^ î]^^ ,içmb|e}qtie;il'Arçhitecl:e".daj* iâW-eettë résse* * sio.si.sur tout au)Ç;'1^Ltjrafiç§ de çonséquençe x ç Ie çpmb'tes-* doivent saire partie de la beauté; "ijVlais pour enrevenir.à une règle modérée, j'ai°#?' qjfc wM de faire J£S-.^mb!es d'équérTeTfôu la rnei*" l£ty.eÇ,'_t>qr toutes Jes^spns que j'en ai données. T& pratique en , e&"-tfor;t"3ise^ | . ayant la hvgem -hors ;<àeUj e ;d« :b| ti menti, M Mut l p*ew gp J'a moitié de;cett;e largeu1^"^; la mettre sur lau ligne' a P^^ du.'mjlieu:, ^ôtSrabteB W:ii l_ • pan| duxbaâDÎeiJEornrne1.^ argeur. A.B, eâ-^:ïpises-jjj.l'saut mettrei>$ toises de en. D , & tirer lesiignes DA &DB ; pour, les-Pa , d« ^^^U„îj'^_..„v..„ Là_ 1»____i~ t»____i.„c „»rçle ei"du comble'd'équerije > elrj'angle Es.-au;d§mi-çer droit. bl&, M 35 %ie:s-.QÇSa&aa&eù l'on poiiEiraisaira-'les.corn ^ ite'fe^.gueJ.'é^^Tg^çomrne je l"ai,cWdev3Bt-dJt?
  • 312.
    De la Ch-arpente-rie.279 Ï.Q'e la moitié de leur largeur, comme sî CB, moitié «è AB est 3 toiles qui valent 18 pieds, il saudra met-- Je ij- pieds de Cën E, & tirer EA & EB pour les, Qeux pans du comble. Si l'on veut faire des combles brifés, & en modérer 'a grande hauteur, l'on peut les renfermer dans un de^ &i-cerele en cette manière. Ayant supposé la largeur *»e tout le bâtiment de 6 toises comme ci-devant, & fctèné la ligne à plomb sur la ligne du ■niveau CD-, des- sus de l'entablement, il faut décrire le demi-cercle CB; f D, & diviser les quarts CB , >; & BD, en deux parties éga- N-jj les aux points EF, & mener ~ la ligne EF, qui seralahau?- teur du brisé 1 puis pour la. Wie supérieure, il: faut mener les lignes BE &BF l,: 7e/°n aura le profil d'un comble brisé fait dans un de- ^cercle. (1) '" '0 Plusieurs désapprouvent cette méthode , & celle de M; JDaviler. M. Belidor propose de diviser ce demi-cercle en cinq parties égales. La pre-t miere division sera lç brjsé, & en tirant de ■ cette division une ligne droite au point milieu de la circonférence de ce demi-cer- cle , elle formera le comble. Ce comble, dit-il , aura fort bonne grâce., n'étant ni trop élevé , ni trop éçrasé. T.- '.->-•'.. - . Je me suis beaucoup étendu sur la forme des combles,.. f r<le,clue j'ai cru que la chose étoit d'une assez grande t)°Ki^Uence Pour en parler à fonds,.& détromper le Pu°lic de beaucoup d'erreurs que l'on y fait ; .mais il est ^ ^nécessaire de.sav0ir.l4 manière de les bien conssrui- • Cette construétion a rapport à deux choses principa- ses ' "une à la quantité & à la grosseur , 8c l'autre à i'as- rnblage des bois ; pour la quantité & pour la grosseur i • n peut bien, ici êp dire quelque chose .• maispour l'a£ S,iy,,
  • 313.
    *8o Architecture Pratiqué.' semblage* cela denianderoit un traité entier de l'Art-dç Charpenterje , §ç ce serç-it sortir de mon principal su- jet, à moins qu'on ne voulût prendre pour l'assemblage la disposition & l'arrangement des bois marqués par les profils que j'en donnerai. Pour la grosseur des bois > '"s doivent avoir rapport à leur longueur & à leur usage* L'on peut dire en général que l'on met trop de bois en quantité & en grosseur dans les combles : cet excès cau- se deux choses dommageables, dont l'une çst qu'il en coûte davantage, l'autre que les murs en sont plus char* gés, A l'égard de la grosseur des bois, l'on peut {avoir que ceux que l'on emploie aux combles n'ont pas besoin d'être si gros, par rapport à leur longueur, que CeuX que l'on emploie aux planchers, car ceux-ci sont pofes de niveau , <5c souffrent beaucoup davantage que ceu* des. combles qui sont inclinés ; & on ne doit pas douter» qu'une pièce de bois posée debout, ne porte sans corn- paraifon plus dans une même grosseur &, longueur, qu^ si elle étoit posée de niveau, en sorte" que supposa^ qu'une pièce de bois puissè porter j par exemple, lOOO étant posée de niveau, & qu'étant posée debout ,.'cJ*e perte 3Oo0,si on l'incline d'un demi-angle droit, el- le doit porter iOûô, & ainsi des autres angles plus Pa moins jpcjinés à proportion,! (2.) -*. . . ■ ■........~- •...... (2.) M. Belido'r dit qu'il ne sait point, sur quel sondementM» Buîlet a avancé qu'une pièce de bois inclinée sous un angle p 4? degrés, portera un poids moyen arithmétique entre cérl qu'elle porteroit si elle "étoit horisontale & celui qu'elle sorx" tieodroit si elle étoit, debout. On peut çonnoître , çont.inue' t-il, ce que peut porter une pièce posée horisontalement p?r- les règles de Géométrie ; mais il n'est pas possible de détertf'* ner ce qu'elle porteroit étant à plomb 0>i 4e bout, le poids «S, pouvant en être exprimé, I/on sait les combles de différens assèmbîages, fe{°a leurs grandeurs dissérentes ». & les obsçrvations que l°a est obligé d'y faire. Je donnerai pour exemple un com- ble en equerre, dont la largeur danç-çeuvre {cm stpP^
  • 314.
    De ia. Charpenterie.4 iSï1 w de 27 pieds, qui est une largeur proportionelle °otre 3 toises & ô'toises, qui sont les dans-œuvres les | ,Us en usage des maisons ordinaires. Les combles sont aits par tracées qui sont ordinairement de p en 5? , ou , l2 en 12 pieds ; à chacune de ces travées Ton y fait ,e? fermes ; chaque ferme est posée sur une pièce de is que i»on appeue tirant; ce tirant peut aussi servir Poutre pour porter un plancher, comme G. le tirant A çÇs * un plancher; il doit avoir a peu près ij" à ip pou-; "WC ^aOS ' Poi^ ^ur ^ cnamP' Ijes arbalestriers BB , prè/o t,^tre un. Peu courbés par-dessus ; ils auront à peu les 1. a 9 pouces de gros ;, l'entrait C 8 à 9 pouces ;; pou e^s ou aisseliers DD 8 pouces ; le poinçon E 8 5 , es j les contrefiches FF 6 à 7 pouces. Si la travée>. poin P'eds, le faîte aura 6 à 8 pouces, les liens du CW k*us *e k*te S a 7 » 'es pannes 8 pouces ; les sot)t 0l^ sont ordinairement de 4 pouces en quarré, & tnes ?°Ie;s de quatre à la latte. L'on met des plattes-for- tes ,.]r entablement, pour poser le pied des chevrons ; ^et D attse^ormes doivent avoir 4. à 8 pouces ; on les 'ocj] doubles avec des entre-toises & avec des !S iï)tS îi ^ HuanQl l'entablement a beaucoup de saillie 1 çî c escoyauxNN, pour former l'égout du com- % b0„!S COvaux sont des bouts de chevrons coupés par Hr e9 bçzeau.
  • 315.
    %È% Architecture Pratique. I/osspeut faire le même comble avec des jambes ss sorce, jusque sous l'entrait, au lieu d'arbalestrier t°ut d'une pièce ; cela dépend de saire de bons assemblage^- comme il est marqué par cette figure Bj il faut que *® ïambes de force CC, soient courbées par-defîûs ôcf ^ ■ i /-//-, i u—...ait •>* j) à 10 pouces de gros posées sur le champ, l'entrai • ,25 à p pouces, les liens ou aisseliers DD, 8 pouces, leR, g çon F, 8 pouces en quarré, les arbalestriers GGj ô je pouces, les contrefiches HH, $ à 7 pouces, & toU reste peut être comme dans l'exemple ci-devant. 0g Si les dans-œuvres sont plus ou moins grands H ceux que sai suppôsés-, il faut que les bois des c° blés soint plus ou moins gros à proportion. . $, La conslruétion des combles brisés, n'est pas be^ coup différente de celle des combles droits, h0^ ;.
  • 316.
    < JPjE;.£A Cfi[AB.PENî¥JMïv peutmettre que des jambes de force au premier pan ,; c°miîie ÀA, ainfî qu'il elï marqué par Je profil de. cette ferme ; ces jambes de force doivent avoir 8 à 9, Pouces de gros, & doivent être posées & assemblées Ur le tirant B, lequel aura 1 $ à 15? pouces, parcequ'il P°rte un plancher : je fuppose toujours un dans-œuvre j.P27 pieds ; l'entrait D doit avoir 8 à 9 pouces, po- e,Ur le champ, les aissëliers EE 7 à 8 pouces, lepoin- ?°n 8 poutes, les "arbalestriers GG 7 à 8 pouces; si travée -'aria pieds, la panne du'brifé aura 7 à 8 pou- ;s- tes Smres pannes & faîtes auront les mêmes gros- u^ qû'ayx comblés ci-devant, ' : ' A| "V aaroit beaucoup de choses à dire sur la grosseur j ^ 'eS-bois- doivent avoir par rapport à leur longueur îP jw Hsage.,.quand même ou les supposeroit géssé- £ .^.ént tous dg même qualité, cequiarrive rarement. Jp tte question ne peut pas être/résolue par les régies j. *a Géométrie rparceque la cohnohTance de la bon- av°u mauvaise qualité des bois appartient à la Fhysiqùë V pg/1^ faut £è. contenter de l'expérience, avec laquelle oa j donner quelques règles pour les différentes grossèure ^o'^°^res*paÉ'raprkiMàleurlongueur, suppoïantLnéan- s que la charge n'en soit pas exçessive, comme . l'on sait porter plusieursï)cl6îsons & planchers pj^/.1'Vautre à ussé même poutre, ce que j'ai vu en fejCf^8 endroits, & ce qu'il saut absolument éviter, st,^1 y ne-Table pour avoir la grosseur des poutres/ pite}11' h»p longueur , donnée de trois pieds en trois &iç'. deP«i5>2 jusqu'à 42 pieds, laquelle Table a, c^ç*lte par une règle fondée sur l'expérience,;dont poUr sn ^ pourra fèrvi.r comme il le jugera à propos ;;■;•-0nutiihé» - l-u» si,..
  • 317.
    'i&f Architecture Pratique* Longueurdes s outrer... Leur largeur.. LeurhauteUs'- Une poutre de. 12 pieds, aura, 10 poucessur.12 pouces- xy pi. 11 po., 13 po. j8 pi. 12 po. iy po- 21 pi. 13 po. 16. po. 24. pi. .13 po. z8 p°- 27 pi. iy po. ip po. 30 pi. 16 po. 21 po. 33 pi.. 17 po......22 po- 35 pi. 18 po. 23 pO' 39 pi. 15» po. 24 p°* 42 pi.. 20 po.. 2J po« L'on connoît par' cette règle qu'il saut que les poU£ très aient toujours plus de hauteur que de largeur» peu près du y au 6, parcequ'il y a plus de parties 9. résutent au fardeau. DES PL A N C H E R S. TPvE tous les bois que l'on emploie aux bâtiinenS/i JLx celui des planchers souffre le plus, parcequ >' e. posé de niveau; ç'est pourquoi il saut avoir soin &c. $ choisir de bonne qualité ; & même à cause <lu^irC planchers sont la plupart larges & recouverts de p*a par-deflus & par-dessbus , l'on ne prend pas A^eZsc- de à y mettre des solives qui foient de bois bien/ ^ car quand on y met du bois nouvellement coupe> qu'il y a encore de l'humidité soit de la sève °u aUL)t ment, & qu?on recouvre les bois auflîtôt qu'^ .t, posés, comme il arrive prefque toujours, il e" ^y tain que l'eau qui est dans le bois n'ayant pas été e ^ lée pourrit le bois en peu de tems; l'expérienc £ l'a que trop fait connoître en plusieurs endroits. * ^ donc que le bois que l'on emploie aux planchers}
  • 318.
    ï) E LACHAUPENTERIE. l8t tout a ceux qui doivent être plafonnés, soit coupé est bonne (àifon. Le tems de couper les bois, sélon les bons ^Weurs, est dans le détours de la lune , & quand ** sève ne monte pas beaucoup » comme dans les mois *e Novembre, Décembre & Janvier. Il est sur que dans Ce tems le bois a beaucoup moins d'humide & plus de c°nsistance que quand la sève monte en abondance , par-' £eque la végétation est comme assoupie en cette sai-; l°n. Philibert de Lorme donne un moyen que je trou- ve fort bon pour Faire sortir l'eau qui est dans le bois: 11 veut que l'on coupe les arbres tout à l'entour, & qu'on ï laisse un pivot assez gros pour que l'arbre puisse de- meurer debout-quelque tems; étant ainsi coupé5 il eft c°l«ant qu^il tombera quantité d'eau rousse qui est la ^tiere des vers & de la pourriture du bois. Si l'on *aminoit bien l'avantage que l'on tireroit de cette mé- "ode, je suis certain que l'on ne l'omettroit pas : mais . °H ne sait presque rien en France d'aussi bien qu'on e pourroit saire, par la précipitation que l'on a, &Ie j!eii de précaution que l'on prend. Si donc l'on ne se ert pas de cette méthode, il saut qu'il y ait du tems iUe le bois soit coupé 5 & qu'il ait été mis à l'air au- paravant de l'employer; il saut encore prendre garde !*Ue le bois soit de droit sil, & qu'il n'y ait point de ^, ,s noeuds qui séparent ce droit sil ; il "saut aussi qu'il ne lr point roulé, qu'il soit sans aubier, car les vers se ji Cçteit dans l'aubier & entrent dans le corps du bois ; taut ensin qu'il soit d'une consistance serme & ser- j.-e ' & qu'il ne soit point gras ; car le bois gras ne vauc ç e°' Je laisse le reste à l'expérience de ceux qui en P|°ient ordinairement, ■ Vuand on sait donc saire le choix du meilleur bo's Ut ■ . planchers, il faut encore favoir quelle doit <J^ a groffeur des folives, par rapport à leur portée est ?nSue,ur ; la moindre des groffeurs que l'on débite 9rd •* * 7 pouces ; les autres grofîèurs au^deflus : font ; Virement de £ojs de brin.
  • 319.
    i%6 Arc hisictûiï Ï^RÀîïQtjË» Aux travées depuis p pieds jusqu'à IJ pieds, l'ùst'J met des solives de y à 7 pouces; il faut feulement observer de mettre des splives d'enchevêtrure plus fortes, sur-tout aux travées de 1 j pieds , & que ces solives d'enchevê* trure aient 6 à 8 pouces -, le tout posé sur le champ. Il faut que lesespaces qui sont entre les solives, n'aient (que 6 pouces de distancé. , - Aux travées dépuis 1 j pieds jusqu'à 2 y ou 27 pieds* ïes solives doivent être de bois de brin : celles de 1° pieds auront 6 sur 8 pouces de gros potées sur Ie champ. ;, Celles de 21 pieds auront 8 sur9 pouces; celles"^ 34- à aj" pieds auront au moins 5» sur 10 pouces : cel- les de 27 pieds auront au moins 10 à 11 pouces. L^n peut sur cette proportion donner les grosseurs des si»?* ves entré moyennes. Il faut observer de mettre toujourS les plus fortes solives pour les enchevêtrures. Quand les bois sont bien conditionnés, ces grosseurs doiven' suffire. Il faut j autant qu'il estpoffîble, que les solive* soient d'égale grosseur par les deux bouts ; car s'il tf>an, que quelque chose par un bout, il faut que l'autre bou£ ïbit plus sort à proportion ; c'est-à-dire, qu'elles aie"' au moins ces grosseurs par le milieu, & que les espaC ne soient pas de plus de 8 pouces pour les plus grosic* solives. Quand les solives otit une grande portée -, elles pîîèss* beaucoup dans le milieu & lés unes plus que les autre3' c'est pourquoi il faut faire en sorte de les lier les une aux autres, afin qu'elles né faffent toutes, s'il se pe°r.' qu'un même corps, &ne plient pas plus en un endr0) qu'en un autre. Il y a deux manières de les lier erisé^* îiie, dont l'une est avec des liernes qui sont des pie' ces de bois de y à 7 pouces posées en travers pa dessus , & entaillées de la moitié dans leur épailseur a .droit de chaque solive, & erisuite mettre de bonnes en villes de bois qui passent au travers de la lierne & °j& deux tiers de la solive, ou bien des boulons de fer P3 '
  • 320.
    Ï>E LA CHÂkïEMtEïUt;287 .«Ht au travers de la solive, avec un bouton par-dessous p une clavette par-dessus : la chose en est plus sure, mais ? iolive en est plus endommagée. , Vautre manière est de mettre entre les solives des 0llts de bois qu'on appelle étresillons ; il faut pour ,eJa au bout de chaque étrelillon faire une petite entail- «ans chacune des solives, en sorte qu'elle facilite la r ace de l'étresillon, & l'arrêter de manière que le bois ,- nant à diminuer il ne tombe point : c'est-à-dire, qu'il ut taire comme une rainure, Se pousser l'étresillon à |, ands coups avec un maillet de fer. Cette méthode étant , ens exécutée est meilleure que la première ,parcequ'el- y n endommage point les solives, & que les étresillons ^t bien serrés, le plancher ne fait qu'un corps* » ^ que cela ne passe point le dessus des solives comme Cernes* ' Fnl" toujours , autant qu'il est possible, poser les r Ives sur les murs de refend, car quand elles portent .r *es murs de face, elles en diminuent la soliditéj jj Ceque je Jjojs enfermé pourrit avec le tems, & en-* .^tiiage Iesdits murs de face, qui doivent faire tou- jy a solidké d'une maison. Il n'y a pas tant d'inconvé- te ^ a le faire porter dans les murs de refend, par- s0^UlJs sont comme arrêtés entre les murs de face, & fait ? propres pour porter les planchers. Comme l'on cL a P.r^ent des cintres & des corniches sous les plan- jç,rss j'estime qu'il ser oit mieux de mettre des sablieres Co °nê des murs s qui portent sur des corbeaux de fer* les -5e: °n le fait en beaucoup d'endroits, sur-tout quand ai n? -Ves ne *°m Pas ^'une grant^e longueur : l'on peut prj Plns pour ne point gâter les murs , y mettre les lue] *P s solives, comme celles d'enchevêtrure Se tés s^UeS autres » & entre deux y mettre des linçoirs por- Ur ^es corbeaux de fer, comme il a été dit.
  • 321.
    iSS Architecture Pratiqué. DESPANS DE BOIS ET CLOISONS- ai LEs pans de bois sont pour les faces des maisonS > * les cloisons sont pour les séparations que l'on & au-dedans des mêmes maisons, quand on veut menag ia place > Ou que l'on n'a pas besoin de faire dès ssius^ Les pans de bois sont fort en usage aux anciens bat mens des Villes où la pierre dé taille est rare ; $sn à Paris où la pierre êst commune, je trouve que c un abus coiisidérable que d'en faire sur les faces rues ; car pour dans les cours cela est plus toléf able- prétexte que l'on a de faire des pans de bois sur rues est le ménage de la place, & celui de la dep sè : pour le ménage de la place, c'est une erreur» ^ un pan de bois recouvert des deux côtés , doit av _ comparaison qu'il y a de - - l'autre pour la solidité & pour la beauté, je- J*1'3 qu'on ne balanceroit pas» , Les poteaux que l'on emploie aux pans de" b°' / doivent être plus forts -que ceux que l'on met aux c ^ ions, qui ne servent que de séparation ; les princ'P ^ que l'on appelle poteaux corniers, qui sont poieS .. un angle taillant, comme à l'encognure d'une- doivent être plus sorts que les autres : ces poteau* Y tent ordinairement depuis ledessus du premier plaflC -]Ji5 s'il se peut,jusqu'à l'entablement,& doivent avoir aU/Jî^s 9 à 10 pouces de gros, parcequ'il faut que les &° & soient aisemblées dedans à chaque étage. Les pot ^ d'huisserie pour les croisées doivent avoir 6 à 8 p° ^ Quand l'on est obligé de mettre des guettes ou ^eSCgj il de saint André sur des vuides de boutiques pu autr ^
  • 322.
    . DîtÀ G'HÀaiPENtËKtE;.28^ wât que ces guettes aient au mbins 6 à 8 pouces > & ii «ut que tous les poteaux des pans de bois ioienc afîem- r "'es à tenons & à mortaises par le haut & par le bas dans "es sablieresi Ces (àblieres doivent être posées à la hau- teur de chaque étage ; il faut qu'elles aient au mbins s ■ ~9 pouces de gros posées sur le plat; &si elles saillené jn peu les poteaux en dehors ; c'est pour faire la saillie *s plinthes que l'on fait ordinairement au droit de eha- 1^ plancher» ,. Quand on pose tin pah de bois d'une hauteur considé- ,arjle suf un poitrail pour de grandes ouvertures de boti- P^esj il faut premièrement que ce poitrail soit porté ,,Ur de bonnes jambes boutisses & étrieres : c'esi à quoi 0,1 doit bien prendre garde ; car presque toutes les fa* es dés maisoris à pans de bois manquent par-là : les* P°ltrails doivent être d'un bois de bonne qualité & dé or°treur convenable | il ne saut pas leur donner trop dé ï^rtée, c'est-à-dire j que le vuidedé dessousnesoicpoiM vst grand : il faut outre cela les bieh asseoir sui- la tà^ . tte de pierre dure qui les doit porter J & ne pointé ^ttre de cal les dessous * comme font la plupart de8 j" Rentiers» Quand les deux portées d'un poitrail sbîic j .Peu gauches ,par rapport au dessus dès tablettes' ; qui j, .'■être de niveau ;ii faut avant que de pbser le pbî- le • ,t^^er & eh disposer les portées i en sorte qVeî- b.l°ignent précisément sur les tablettes j & que le Sillrail soit posé un peu en talus par-dehors : cela esi: , UQe plus grande conséquence qu'on ne së l'imagine % iJr^Ur Peu l1-12 'e poitrail qui porte un pan de bdïS Ver P^s ^e° P0^ ' commeJe viens de le dire j il dé* Ve r' "^'dehors où est toute la charge ; & quand ii dé- ^ jf . n quart de pouce j cela sait surplomber le paix ois quelquefbis de plus de 6 pouces* t °ur arrêter les.pans de bois avec le seste dé la rnaî- ïu '?n s°rte qu'ils ne poussent point j comme oh dit p çtVu^e, l'on met ordinairement des tiraris 6c des aii*. s de fer à chaque étage de la sace de devant à celle
  • 323.
    5>oo ARCHITECTURE PRATIQUE. dederrière ; l'on fait passer ces ancres dans de bonnes clavettes de fer par-dehors les pans de bois ou murs t de manière que les faces de devant & celles de der- rière soient liées ensemble, & que l'une ne puilse PaS sortir de sa posicion sans que l'autre ne la suive. Cette précaution est bonne,pour les maisons ordinaires, donc les murs n'ont pas de grosses épaisseurs : car aux grands ouvrages l'épaiueur & la bonne construclion des murS doit sufÈre sans y mettre de fëh Mais dans cette précau- tion il y a Une chose à remarquer, c'est qu'il faut que les tirans soient précisément d'équerre sur les faces de murs ou pans de bois qu'ils doivent arrêter : car sa^s cela ils servent très-peu. Les pans de bois s'écartent me-* tae avant que la maison soit achevée : ce que j'ai vus°a' vent arriver à la honte & au dommage de l'Entrep^' neur, pour n'en savoir pas la raison, laquelle je crû'5 qu'il est bon d'expliquer,. afin que l'on y prenne gar"e> Supposons pour cet effet une maison dont les mur mitoyens & de refend ne sont pas à angles droits ° d'équerre sur lés murs de face, comme le préfen1 . B la figure ÂBCD : l'on pose <JsJ ,>^^//yy/Z^'>2^dmairement les tirans le longy jzsi jyj murs mitoyens ou de refend ' m m comme À C : supposons <Juen ffl ! M mur de face ou pan de bois Cïf ' W ^ &ÙL ■ ^ Pou^ en dehors par le y°x ^j^kmSIZZSu^S de la couverture où des plançbe G......ià"""1 " *ïu* ^ont a"-dedans d'une m»'/0 J comme il arrive souvent; let,r ..^ qui sêta posé sur le mur AC, au lieu d'entretenir mur ou pan de bois en sa place, il le suivrajusqu â . qu'il foit arrivé à l'angle droit sur le mur de face, c0t%^ en E ; car la ligne AC, est plus longue que la lig"e .fé>- querre AE : il est donc visible que cela se doit » ^ A cette observation l'on pourra m'objecler que jeS ^ rans sont souvent cloués sur des solives, & que cela P ^ entretenir cet allongement. Je conviens que Par
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    ' 13 Eïk tÎHikï ENTER îk; ftî stoyeti il ri'arrlvë pas tout ce que je viens de dire jma'iâ H "së fait toujours quelque choie qui tend à.un'mau- vais effet, & l'on y doit prendre dès précautions'; ■ '. Quand les paris,dè bois sont d'une grande hauteur |- x|l est hécessàiré que les bois en soierit bien choilis 8ê °ien âssernblés, que tout soit lié ensemble avec rrel guerres & des bandés dé fer, en sorte que tout ne fàs~. f|.j s'il se peut,' qu'un même corps. DE 5 '€ L "0 l S 0 N S; LEs cloisonsfônt Faites pour différeris usagës ; les uiiei sont po'uY porter des planchers, & les autres; hè wvent simpieraeht que de séparation; celles; qui ddi^ Veut porter les planchers où autre chose j doivent être} ^séessur iia.mur, de parpin de pierre dé taille Foridej fVun solide fondement. L'on donne ordinairement,à Çes. murs cte parpin i Q pouces d'épaisseur :. il faut que Ie fondement aû-desTous ait àssez. d'épaisleur pour faire . ^ empâtement de chaque côté. Les poteaux quèl'oà 'y^ploié à ces sortes de cloisôns sont: ordinairement • 54 à 6 pouces; quand les étages n'bht que ioà'4& fctëds dchatifiurfhiais quand" ils brit ï$ ài'j pieds î V saut du boiâ dé y à 7 pouces .: si plus hauts ; conirriê m à 2Ô j l'on, en met de 6 à 8,;,% tout quatid lés piah~ » ?r& que l'on doit poserdeiTusîont'bieh pesans; Il faut 31^ les-sabliere's aient une...largeur proportionnée à ^Psiiseur dés poteaux; qui doivent toujours êtrep.d? MM plar. Â'-uVcloisons dont les poteaux ont 4 à S v°uces.i ji. faut que les sablier.eS aient jr à 7 pouces : . CëUes dont les poteaux ont | à 7 pouces^ les sàbîië- ies auront 6 à S. pouces, ainsi du rëstë: Il faut que £ tout sou bien aïsemblé à tenons & à mortaises par, Ife haut ? Par le bas , & ne point mettre; de dents, de lotie |°.Ur arrêter les poteaux sdx sablier.es j car c'est dh ica^ ™s ouvrage "~" " ~
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    •±5>z ARCHITECTURE PR A T I Q Tï I. Quand les cloisons sont recouvertes des deux cotes». & que Ton veut que les poteaux d'huisserie soient ap- :pàrens, comme Ton fait dans les dortoirs des maifcnS religieuses, il faut que les poteaux soierit de meilleur bois » & qu'ils aient au moins 2 pouces plus que les au- tres, pour la charge de la'latte & du plâtre de chaque co- te '; il faut de plus saire une manière dé feuillure d'un pouce un quart le long desdits poteaux pour y atta- cher le lattis, afin que l'enduit de la cloison affleure le devant desdits poteaux. Il y en a qui pour donner plus de grâce aux portes des cloisons, y mettent çeS pdt-eâùx ahuiilerie» qui bntassêz d'épaisseur pour fairr -une petite saillie hors l'enduit, 8c y former une nia1* tsieïe de 'chambranle : quand cela en proprement ta11* l'ouvrage en eu plus agréable. Quand les cloisons doivent être maçonnées abois ap* parent, il faut que les poteaux soient ruinés & tampon> fiés, & que les tampons soient posés de pied en pied j °- qu'ils soient mis ërï! sorte que ceux d'un des potea* qui sormé l'éntre-voux, répondent au. milieu de la du tance de ceux de l'autre poteau. (3) (3) On ne ruine ni on ne tamponne plus les poteaux : o(i contente d'y larder du rapointis à tort & à travers sans orore* comme .je l'ai observé ci. devant, page 70, note 18. Les- cloisons qui ne fervent amplement que poui'*3^ re des séparations, & qui sont posées le plus souvés* sur des poutres ou des solives, c'est-à-dire, p°^s ^ faux, il faut que les poteaux soient beaucoup moins' 1° .^ que ceux dont nous venons de parler, afin que les cl sons pesent moins ; l'on se sert pour cela de tiers P ^ teaux qui ont 3 às pouces de gros posés sur le P1 < Quand les planchers sont forts hauts, l'on met des l'e nés par le milieu, pour empêcher que les PoteauXi i£ plient, dans lesquelles lierriès les poteaux sont assern comme dans les sablierés ; sesdîtes sabliéres ne api* $ avoir que-^ à j pouces; l'on faiï ces sortes de clo»
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    ■ DE LAG H ARPENTER r Ev . 293.; Creuses, afin qu'elles soient plus légères. Si les cloisons ne sont pas posées sur des poutres, 8c ^ il faille par quelqu'obligation. les poser sur les solives dun plancher, il faut faire en sorte qu'elles soient mises çn travers plusieurs solives-, afin que chaque solive,. *jn porte sa part:ou si l'on est contraint de les mettre «ans un autre sens sur une seule solive, il saut les. faire- jes plus légères.qu'on peut, &ç y faire des décharges;, Jj faut aussi observer que la solive sur laquelle on po-r. le la cloisôn, soit plus' forte & meilleure que les au- tres. On pourroit même faire: poser- la cloison sur trois. *P'ives, en mettant des bouts de barre de fer portant lur les deux solives les plus proches dé celles quiv portent la. cloison, & faire en sorte que la. sabliere P°rte sur ces barres de fer» t<'on se sert encore d'une autre sorte de cloifon plus *egere pour soulager les planchers : l'on prend des ais ^ bateau que l'on met entre des coulisîes faites dans. ^es sablieres par le haut, & par le bas de 3 pouces d'é- Paisseuc : l'on fait des languettes dans ces ais pour les, Pafîer dans les codisies, & l'on cloue le tout contre les la- bres,; quand il y a trop de hauteur, & que les ais peu- vent pljer, l'on met des liernes dans le milieu, & l'on *tt bien entretenir le tout dans les murs : & quand on.. " obligé de faire des portes dans ces sortes de cloisons -, °n les fait de tiers poteaux sur 4e plat avec un linteau e même; cela sert à lier la cloison : on doit bisfer un, Peu de dislance entre les ais, afin qu'étant lattes &. re- GPuverts,4 le plâtre s'y engage mieux,... . DES ESC A LIE R S. •Es principaux bois que l'un emploie aux escaliers,. "r-'sont les patins sur lesquels ils sont posés, les limons ^s lesquels on assemble les marches, les poteaux pour v%rles limons, les pièces de<palier, les noyaux, les
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    I 3.94 A, &Ç H• I T E G. T- lî K | P R A T I Q^E-,, pièces d'appui, les balustres & les marches. L'on ne sÇ sert plus guères de noyaux posés de fond, à moins quç. l'on n'y. ib.it contraint par le peu de place, parcequ'un yyide dans le milieu d'un escalier a bien plus d'agrément • l'on fait porter le tout en l'air de pièces de palier en pièces dé palier; il ne s'agit que de sa voix bienfai1*5 Fa,sse.mbla,gë, &ç faire tenir le tout par de bonnes.déçhar" ges avec des boulons de fer. Comme-la commodité & sa beauté d'un escalier sont d'un grand ornement dans une rnaison, c'est une partie qu'il faut bien étudier $?■. feir.e bien exécuter ; le plus difficile dans l'exécution ce jjont les courbes rampantes pour les limons, quand $• faut les faire tournantes; &. c'est ce que peu de Cha?r penriers entendent bien. Si c'étoit ici le lieu , j'en dftssSsT sois la desçription & la pratique, mais je sortirois de çpon sujet;<il mç. suffit feulement d'avertir qu'on pren" ne pour cela les meilleurs ouvriers. Quand on veut faire un escalier, il- faut,qu'il sohpQï fé. iblidement sur un mur d'eschiffre , lequel &M' çtoit être fondé sur un bon. fonds ; l'on met au rezdf çbauiiée une alsiie de pierre de taille, sur laquelle ^ pose les patins où doivent être assemblés les .poteaP?. qui portent les limons ou les noyaux posés de fonds* '; Les patins sont de bois de 8 à. <? pouces , les poteau* de 4 à 6 pouces : aux escaliers un peu grands on fait.e limons à proportion de leur longueur de 6 à 8 p°°^ ces posés sur le champ > & on sait une entaille deda Ç,'-un. bon pouce pour porter les marches : outre la ro° çaise. qui fert pour l'aîfembjage desdites marches, ' ° ■ lait une moulure aux arrêtes des limons par-deiTus. ? -! çWux côtés, Û l'on y met des balustres de bois $J un, appui, Ces balustres ont 3 à 4. pouces.,;& les^pie^. çlvappui aujdesTus de 4 à 6, sur lesquels, appuis l'on encore, une.moulure sur chaque arrête. Aux escalierS pétt propres, l'on ne met point de balustrade de b° %•_ s cm y en. met de ser cela gagne de la place ». ô? _ ce beaucoH^ ^'agVément. Les marches, que l'osi e--'
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    De LA GhARPINTÏME-. ifss Proie aux escaliers doivent avoir jT à 7 pouces, poséea- «Pr le champ." L'on ne prend du bois que de 4. à 6... pouces pour les petits escaliers. L'on doit faire une,, soulure au-devant de chaque marche d'un demi-rond- ci un filet, cela donne plus de giron aux marches^ ^ plus d'agrément aux escaliers. L'on fait les picces de Palier de grosseur proportionnée à. leur longueur : l'on *# fait de 5 à 7, de 6 à .8, de .8 à 5? pouces, & même . e plus s'il est besoin : comme, les pièces, de paliers. portent presquç* toutes les sécondes rampes des.esc.a7 Uers, il faut les choisir de bois, de bonne qualité. Il y aurait beaucoup de choses à dire sur la coos-v ^ustion des. escaliers, car la matière, est bien ample &; jte conséquence ; mais ce n'est pas. ici le lieu d'en par- 7r#à fonds : ce que j'en puis dire en général, eslqu'ils, doivent être faits de manière qu'Us ado.ucisient par leur Commodité & leur beauté la peineque l'on: a de monter jk descendre , c'est-à-dir.e, qu'ils aient une entrée agréai ?fej un tour avenant, qu'ils soient bien. éclairés, que |es marches en soient douces ; &.pour cela il faut qu'el- *es n'aient que y ou y pouces ~-.de hauteur, car à 6 pouces elles sont trop rudes. Aux. moyens escaliers les Marches doivent avoir 1 pied de giron sans moulure ; ^J} peut donner, quelques pouces.,de moins aux.petits Paliers. Quand l'on a une, place asTez ample pour faire. ^•n bel escalier, on doit donner-, 1 y pouces de giron .ns la moulure sur £. pouces de haut. Cette propor- tion convient sort au pas,; il y a de grands .escaliers où °n donne jusqu'à 18 pouces, de giron aux.marches, r^s ils n'en sont pas plus commodes j car l'on a de a peine à faire de chaque marche un pas. Enfin c'est ^x escaliers où l'on connoît le génie, l'expérience & e Pon sens de celui qui conduit le bâtiment. *** ÏM:
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    .' ■%<)& ArchitecturePratique, BU TOISE* DES BOIS V% Chjtrpentcrie. L'Usàge eft de réduire tous les bois de cnarpenter rie à une solive ou pièce de bois qui,ait i2pie"s ;f}e long sur 6 pouces en quarré; dont les 100 pièces* #u splives font ce qu'on appelle un Cent de bois , ojJ bien une autre solive qui ait 6 pieds de long sur 8 4 5> pouces de gros, ce qui revient au même : en sorte .qu'il faut -que la pièce de bois qui sert de commun? snesure au, çeqt, contienne yiS^ pouces cubes, qui ( valent 3 pieds cubes de bois, comme celle qui a. i£ pieds de long sur 6 pouces en quatre. Car si l'on nw" "tipiie 6, pouces par 6 pouces, l'on aura; 3 £ pouces. pour la superfkifi du bout d'icelle, lesquels 36 pou" ces étant multipliés par 144.. pouces , qui eu. la va-> |eur de 2 tojses en longueur de la splive, l'on aura lcS< 51-84 pouces cubes. Il- arrivera la même chose pour l'autre solive de <-*• pieds ; car si on multiplie 8 par 9 , l'on a,ura 72 pou'" ces pour la (Iiperficie'du bout de la solive, lesquels 7% pquçes seront multipliés par 172, qui est la quantité de pouces contenue dans la longueur d'une toise, ôd'0-1^ aura les j 184 pouces cubes cçmme ci devant. Sur ce principe tous les bois , dont les côtés étant $pu'sipiiés l'un par l'autre , produiront le nombre 3° *• 2 tcises en longueur feront une pièce de bois, & touS ceux, qui étant multipliés l'un par. l'autre, produiront •72, 1 toise en longueur fera auiji une pièce de bo'-" » ce qui peut être connu par les parties aliquotes "s • chacun de ces deux nombres 36" & 72 : par exçmple». le nombre 36 a pour parties aliquotes 2. 3-4- ^' ?' 3|2. 18,. Cj.es. nombres sont tous dans une dUpo/nion* pç s on multiplie igs extrêmes l'un par i'aytrç de 3«?£
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    De la Charpentérie. ifj * egaîement distans du 6, ils produiront le nombre de 3^j comme 2 par 18 , 3 par 12, 4 par.j , & 6 parlui- ^me : en sorte qu'ayant des bois dècèsgrosfeurs,'& , 2 toises en longueur , ils vaudront une pièce de bojUucent. '"" I ^e nombre de 72 a pour parties aliquotes les nom? s-res 2* 3- 4- '*>' '8. P- 12. 18. 24.. 36". Ces nombres Qt^encore dans une disposition, que multipliant les tr6mes d-e deux en deux, ils produiront le nombre / ' comme 2 par 36, 3 par 24, &c. en sorte qu'ayant s„C?mPter une pièce de bois de ces grosfeurs , une toi-? ^ longueur vaudra une pièce décent. •v v0n peut encore par d'autres cpmbinaifons de ces j ["^aliquotes, savoir, la valeur des parties d'une pièce , bois par rapporta la toisè; comme fi une pièce de - s a 2 sur 3 pouces de gros, elle vaudra ~ de pièces; .'"• Cent-5 ce que l'on peut voir de suite, comme i , 2 sur 4 vaqt ^ 2 6 3 12 2 1811! Î * 4 ^piéçedebôisde 3 sur 4 vaut 3 ' $ 3 8 3 12 -3 »*. V*er., 3 34 72 ou l'entier. Recède bois de 4 sur 5 vaut s 4P? 4 12 | 4 18 72 pu l'entier. Iiij,,;,,. , . 4 [ 24 * pièce s PleÇe de bois de 6 sur 6 vaut 8 9 ia 72 ou l'entier,; 6" 8 * 9 i
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    '%$% Architecture Pratique* 618 6 24. £Fne pièce de bois de 8 sur 8 vaut 8 9 8 12 8 18 2 8 24 2 $Jne pièce de bois de p sur p vaui 1 pièce s» 5 12 i. pièce i*. 9 18 1 pièce %:, 9 24 3. pièces. Voilà à peu près les différentes, eombinaisons 3f peuvent produire les parties aliquotes de 72 par rapPj1 *«*: i à la toise. L'on peut faire des tables de tous les nonJDr / dont les bois peuvent être équarris ; ceux dont les g£ seurs multipliées l'une par l'autre, seront au'-de»?.' de 72. ou d'une toise de longueur , seront toujours m0 dres qu'une pièce de bois au cent : s'ils tombent dans ( parties aliquotes, ils seront tôuj.qqrsle s-J- %^jr & pour ceux qui tomberont dans d'autres nombres > faudra compter la plus prochaine partie aliquote de 7 - qui sera au-dessous, & mettre le refle en pouces» d . les 72 font la pièce : comme, par exemple, si c'e" „ pièce de bois qui ait 6 sur 7, la multiplication^eTyJ, dont la plus prochaine partie aliquote au-dessous & ^ Îui vaut une demi-pièce, & il resie 6 pouces pu >*t Jeux toises en longueur de cette même grosfeur vajW ^. il pièce & 12 pouces ous, 3 toises vaudront 1 P1^ J4 pouces ou i, & ainsi du resle.. t,0so La règle à mon sens la meilleure pour réduire^s # à la pièce, est de multiplier les côtés l'un par l'aUtr^jyj' d'en diviser le produit par 72, puis multiplier cette ^ sion par les toises ou parties de toises, que chaque p^. de bois contient en longueur : comme si une pièce ࣠^ a 12 sur 1$ , cela produira 180., qui divisés par J.fc l'on aura 2 pièces | pour, chaque toise en, longue
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    J)E LA ÇhAJL1??NTERïE..^JLs p ^ême pièce de bois a 6 toises en longueur , il *a« multiplier 2 { par 6, &ç l'on aura i£ pièces, &■ a'nsi du relie. , Je ne donnerai point icile tarif entier pour le toisé: „es bois de charpenterie, parçequ'il y a plusieurs livres, serrie de nouvellement imprimés qui en traitent assèz mpletnent : mais il est bon de savoir. que quand on fait ï a^ché des bois de charpenterie mis en oeuvre, me- I res aux "Us &. Coutumes dç Paris, l'on mesurese-;, ■Jles longueurs que l'on coupe les bpisdans les forêts, 11'ont toujours dans une progression arithmétique de ^en 3 pieds ; ç'est-à-dire, que quand les bois employés souvent pas précisément de ces longueurs , corn- ue 6". ?. 12/1$. .21, 24. 27.30. 33. 36. 30. 42,l'on . id toujours, le nombre au-dessus, parçequ'on sup : e l11? l'on a coupé le surplus, à moins que les Ion» jpvtirs ne (oient de l'une de ces longueurs coupées en . u* Ou en plusieurs parties égales. Ainsi çommen- i^par la moindre longueur, une pièce de bois d'un, ^ sera comptée pour x pied |> parçequ'il est le quart >% tp.ise. ' '- " 1 3B*. 3 .pie*.-, i four' 3 3 pi. £ &• 4 pieds pour 4 pi. . S pi- & S pi« t p°ur 6" pi, 6" pi. pour 6 pi. 6 pi. i & 7 pi. pour 7 pi. *. 7 pi- r pour 7 pi- £* 8 pi. & 3 pi, | pour <j pi. 9 pi. pour p pi. 9 pi. £• & IQ pi. pour 10 pi. {. 3;0 pi. i pour 10 pi. •£. i pi.; & il'pi. ^ pour 12 pi. ^3 pi- pour 13 pi. H. pî, & 14 pi. ~ pour IJ pi- ï| pi, " pour 15 pi. sl pi. i & 16 pi. pour 16 pi. , 17 pi. & 17 pi. l pour 18 pi,
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    3:00. A RCH i'tEC T Ul E 1.8 pieds. pieds pl. » 18 20 22 24 27 28 31 33 34 Pi- 30' pi. 37 39 4°. Pi- pi, pi. pi. Pi- Pi". pi. pi, pi. P't Pi' pi* & & & 20 23 & 26 & & 2i> 32 & 3; * 3:8 & 41 Plr pi. pi- pi. pi. pi- pi. PrATIQU-B*. pour 18 pieds., pour ic> pi. z: pour -2i pi. pour 24 pi. pour 24. pi. pour 27 pi. pour 27/pi,, pour 30 pi, pour 33 pi., pour 33 pi. pour 35 pi. pour 35 pi. pour 39 pi. pour 39 pi, pour 42 pi. && rAinsi l'on connoîtra comme toutes les longueurs bois doivent être mesurées : l'on comprend dans ces fueurs celles des tenons qui servent pour les a»' lages. (4) (4) Cette table des longueurs des bois n'est pa&assez <Jet* je vais y suppléer par celle qui suit. Table de la réduBon des longueurs des hcis employa les Bâtimeas, sélon ce qui fe pratique aujaur"** " ' Tout bois quelque petit qu'il spit est compté pour ......... Ensuite jusqu'à i pieds pour . , . 2 pieds jusqu'à 3 pieds 1 pouce pour 3 pi; i po. jusqu'à 4 pi. 8 po. -j pour 9 po. jusqu'à 6 pi. % po. pour4 pi. 6 pi 7 pi 3P° 9 pO jusqu'à jusqu'à 7 pi. 9 pi, 8 po. 5 po. jpour pour 1 pi. 1 pi. 3 pi. 4 pi- 6 pi. 7 pi. 9 pi. ouO.t0." 0 t01' ou ou ou ou toi. toi- to«. ou * ou 1 «°! 1 to" toi. t 9 pi. 4 po. jusqu'à 10 pi. 8 po. £ pour 10 pi. ioa] toj 10 pi. 9 po. jusqu'à la pi. 4 po. 3 pour ii t"- oU *
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    1 De la'Charpïntérie. 301 **■pi. 5 po. jusqu'à 13 pî. 8 po. pour 13 pi. sou ztoi. -s I3 pi. 9 po. jusqu'à is pî. 4 po. ~ pour 15 pi. ou 2 toi. s 15 pi. S po. jusqu'à 16 pi. 8 po. ~ pour 16 pi. ou i toi. £ *6 pi. 9 po. jusqu'à 18 pi. 4po. pour 18 pi. ou 3 toi. 18 pî. y po. jusqu'à 19 pi. 8 po. ^ pour 19 pi. s ou jtoi.i 19. pi. 9 po. jusqu'à 11 pi. 4 po. ^ pour il pi. ou js toi. -| *I pi. j po. jusqu'à zl pi, 8 po. ^ pour 21 pi. -j ou 3 toi. -| **■ pi. 9 po, jusqu'à 14 pi. 6po. pour 14 pi. ou 4 toi. ïnsuitc la prôgression va de demi-toise en demi - toise poar les bois de qualité , comme poutres , poutrelles , eiitraits » ti- tans sablieres , 8tc. & non pour les petits bois, comme chevrons , Poteaux , solives & autres bois bâtards. Je dis qu'une poutre ou. *>ttre de 15 pieds de long est comptée pour 4 toises i comme e *6& 17 pieds : une autre de 18 pieds , 19 pieds & 30 pieds f°ur j toises , St ainsi des autres longueurs. La raison en est t0"te simple. , fe Charpentier peut couper dans un ij , pieds z pieds de • jj°'s > qui dans l'emploi lui seront comptés pour j pieds ou une "emi-toise, Si son 2 3 pieds restant lui sera compté 4 toises : ic c°ttime il est obligé d'employer ce zy pieds dans toute sa lon- gueur , il perdroit une demi-toise de bois à gagner, si ia Coutume llelaliii donnoit pas.' . Plusicuis commencent cette prôgression de 3 pieds en 3 pieds * la longueur de 18 pieds , d'autres à 11 pieds. En général on P6ut sans injustice comprendre dans cet usage toute pièce de bois 'toenée seule au fardier dans le Bâtiment. JUaison de cet usage moderne, î-es bois quarrés se vendent sur les Ports de Paris en. pro- ^esslon arithmétique de 3 pieds en 3 pieds , & se comptent ctant employés dans la construction en même prôgression de 18 P°licesenj8 pouces. . VJ , >es bois marchands n'ayant poiîiivement pas les longueurs - ptes de 6, 9. ri. 15. 18. ^t^ 14 pieds, &c. l'usage a adopté P^ed marchand qu'on appelleriez avant , pied arrière, par le Qyen duquel une longueur de y ou 7 pieds est payée 6 pieds ? * toise , 8 & i-o pieds pour 9 pieds ou 1 toise s , 11 & 15 Plcas- pour IL pieds ou 2 toises , &c. C'est ainsi que les Mar- .ïai,ds en vendant leurs bais aux Charpentiers les mesurent , fte même que les Ossiciers préposés pour la perception des Droits loyaux. , *>ans les bâtiraens il n'y a point de ces usages ; tous les bois
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    302 Architecture Pratique. jsemesurent en longueur déterminée de 18 pouces en 18 pouce? ou de toise. La plus petite mesure eit de 18 pouces ou de toile » quelque petit que soit le morceau de bois : ensuite de quart de toise en qu'arc de toise , savoir , 3 pieds, 4 pieds £ ; 6 pieds, 7 pieds si 9 pieds , 10 pieds ; i% pieds , 13 pieds » & iaty? i4 pieds, où commence la progression de demi-toise en demi-toite ou de ; pieds en 3 pieds. Il fauc encore observer, cmmme on le voit dans notre table, que les longueurs qui ne sont point dans la progression du Mar- chand , sont comptées de la mesure la plus voisine , par exe"11' pie , 7 pieds i, est compté pour 9 pieds, parcequ'il est supp0" sé que ce 7 pieds £ a été coupé dans une des longueurs de 8 pieds, 11 pieds, 14 pieds , 17 pieds, &c. qui ont été payée* 9. ix. 15. 18 , &c. Si ce 7 pieds i n'étoit compté que 7 siC. i, le Charpentier seroit en perte d'un £ de toise. Nous expl1* querons ceci;plus amplement ci-après. On peut alléguer plusieurs raisons qui détruiroient info)''1/' blcment celles- ci. Elles sont même si solides , qu'elles ont fojC envisager le toisé de la Charpenterie aux Us & Coutumes de Paris comme abuJîsSc même tortionnaire. , Quant au premier1 chef, je n'entreprendrai point de le de' fendre ; mais pour le sécond, il est totalement saux , comme Jc vais le démontrer. , _ C'est le pied arrière qui a donné naissance à cette manie' de toiser , dont le principe est établi sur ce défaut de mesure «' * l'avantage que trouve le Charpentier dans les mesures corBp'et" tes , est le pied-avant, son seul & unique bénésice. ;., Qu'on compare le toisé aux Us & Coutumes avec le t0" — ? i - j 1 — ------------ ------------------... ~~ peut conclure qu'ils sont l'un '& l'aatre égaux pour les prix ; °r le premier est une habitude de celui qui toise , Se le sécond 'JJJ' soulagement d'esprit pour un Bourgeois qui le requiert. parce*)** s'imagine qu'on le trompe. . Hors Paris & les environs, on acheté les bois dans les i°' rets de leurs longueurs. Ils sont-calculés & payés de même, * dans lès Bâtimens la même ehose y est observée : c'e^ C qu'on appelle le toisé des longueurs & grojseurs mifes en &uvrt' & improprement le toiÉé bout-avant. Mais à Paris &au*.e ▼irons il y a un usage particulier pour la vente des bois »' ], en a;auffi un particulier pour lès compter lorfqu'ils sont et^ plôyés. Si on vouloir résormer ce dernier, il saudroit c°mtae a cet par résormer le premier. Un Marchand de bois coupe ij pieds en trois , un 16 pieds en deux, certain qu'il ejt 'S ce 15 pieds & ce 16 pieds lui seront payés -3 toises, & qu'1' »
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    , De tÀCharpénteriî. 305'Siéra par ce moyen une demi-toise de bois sur chacun. C'est °PC a tort qu'on crie contre les Charpentiers de Paris, eux- e«ies criant les premiers contre leurs Marchands. 'tj v^e qu'on appelle abus dans le toisé de la Charpenterie auï s «. Coutumes est presqu'imaginaire. Le Bourgeois , dit-on.'j toA Ce ^U'^ n'aP°'nt> en payant un morceau de bois de iî IL «COtnme s'^ en av0't Iz : ma's ^e Charpentier l'a payé ■Jieme; ce n'est donc pas à lui à qui il faut s'en prendre. •]j Ne sont ces foibles longueurs qui font décider de celles des t«tt$ emP'°yés dans les bâtimens, & qui ont formé l'usage de» e méthode de toiseri Pour dortc déterminer de quelle lon- il f '* être comptée une certaine pièce de bois employée, >je au* chercher la longueur de toise la plus prochaine en ar- ]e e & la supposer foible, la diviser en autant dé quarts qu'el- C() I4 contient comme il est ci-après expliqué : si cette longueur V «ent un quart juste en sus de ce qu'elle doit contenir , elle «n r CamPtee de même ; si elle ne la contient pas juste , ce quart £Bs ne sera pas compté. dÇ]*e"!P^» Je suppose un morceau de bois de 6 pieds 3 pouces ^."g^ je dis qu'il doit être compté pour ^ detoise ou 7 pieds si % ' a Cîue *> Pie<^s z Pouceis > A ne sera compté que pour % oii , toise4 Voici comme je le démontre4 feibf t0^e *"e cl»vise en quatre quarts ; St 5 pieds qui est la plus sl0 e niesure de la toise se divise de même, & chaque divi- i c- est d'un pied 3 poucesj Or dans 6 pieds 3 pouces il y; %?$ ^°'s 1 pied 3 pouces juste, donc 6 pieds 3 pouces jueîre compté pour de toise ou 7 pieds & demi. 5 p ais 6 pieds 2 pouces ne contient pas juste cinq fois 1 pied lasC6S ' ^ <^°'t c*onc ^trecomPt^ Pour ? ou une toise. ( - lecotide mesure est 9 pieds ou ,1 toise & demie, qui contient Wyrtj dé toise, Ht sa foible longueur est 8 pieds qui, divisé' Voi,..' donne pour chaque quart 1 pied 4 pouces. On veut sa- is D .e quelle longueur on doit compter 9 pieds 4 pouces : suivant ^ds'a^6 ci-dessus j il sera compté pour de toise ou i<s fois t **• demi s pârceque 9 pieds 4 pouces contient, juste sept ttte P'ed 4 pouces, &p pieds 3 pouces 11 lignes ne peut- I ^as lust11^1^ ^ue Pour 6 ^^^ c>e t0'^e » parcequ'il ne contient 1 ite sept f0js j pied 4 pouces. Ainsi des autres.
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    $P4 Àkckit£Cstfk£ Pratiqué* iaUedés divîsions en quarts sur les feibles lengueurt relatives à la toise. jpî.ôuïf. contient quarts & sa diviubh ést i pi. ? p°<° S ï 4 6 îo i 4 i il ± 5 ** i i 4 ï î S i il i. *-4 ï 1*7 J xb 3 kj 4 i' s ■Quant aux intervalles qui sont-entré <j pieds '| & 8 P'e,. ^. "on en donne la moitié au Bourgeois & l'autre moitié au ,u03 pentier, dé façon que 7 pieds 8 pouces 11 lignes sera c0P'j' te pour f pieds i bu * de toisë, & j pieds 9 polices P°.u • * de toises ou 9 pieds. De même 10 pieds 8 pouces i * ^0ûJ sera compté pour^ de toise ou 10 pieds *, & to piedi 9 P Ces pour -| de toise ou li pieds ■„ àinsi désautresé £our éviter l'èmbârâs dé rhèsufér ies bois cté p^ penterie suivant cet ùsage où il peut y avoir de la(5 Ton a trouvé une autre manière de lestoiserque ^'°anJ pelle, Toiser les grojseurs & longueurs mtses en ceUvr*1 cette manière l'on ne compté pfécisément que! 1$ /} sueurs mises en œûvtë, sans avoir égard si les bois cP.ur dans les forêts sont plus'.pu moins longsj c'est 3 } ù treprenéur à prendre ses mesures là-dessus'* #a'êjW si le cent de bois en doit être plus cher à peu p^s u$ neuvième pii d'un dixième: il n'y â après cela P . de contestation i caf les grosseurs des bois ne chanë ,$ point dans l'une & l'autre méthode> ainsi qu'il a ci-dessus-expliqué, (jf) . ; :.;V- ■ '; ;..- '0 ($) Le toîsé éeé gsojJeurs~Èr"t<)nè;ueai,s stiîse'ï en w^ vtf pratiqué à Paris que dans les Bâtimens du Roi & «J,anS../|r (oA vaux publics. Rien n'empêche Un Bourgeois de faire tç». set. Bâtiment de même. C'est aii Charpentier » Jorsqu'il tu»" 0 te condition, de bien examiner sés plans & les longué^ t0$ bois , afin d'être payé de l'excédant que lui produiront 1 ; 0 aux Us & Coutumes, Il faut que le devis & marché en »° jj0- avant de commencer le Bâtiment & reeoflna par de^a°tajs8
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    D'E IA ChARPENTER I E. 307 Mire avec cette clause, que l'on déroge exprejsémcnt aux Ûs & *"°utumes , farts quoi le préfent marché nauroit été sait. Si le de- Vls & marché étoit sous sing privé -, il faut encore y énon- er cette clause , que le préfent devis & marché fera reconnu par- lant Notaire à srais comniuns ; à l'apremiese réquisition des deux; ïïanids. •> ai Vu des marchés à ce sbjet qui m'ont paru àssez équitables ', ntr autres un par lequel il étoit dit, que lés bois /croient toifés lori- s eurs & grojfeurs mifes en œuvre fans aucuns usages; mêrnede cal- ■f '. & Jcoient payés 500 livres pour'chaque cent de bois employa Vils eh xitvre comme dit eft ci-dessus ( c'étoit le prix courant dé tems-là ) après quoi pour remplacer le désaut des usàges aujqueh * ^ogùoit par le préfent marché, ilseroit payé au Charpentier eh. s^es 500 livres ci-dessus dites,le Jîxiéme delà so'mme totale qui ..""'iiroit la quantité des bois qui feroient employés dans laditi ÇQnPruaion. ,J mémoire s'est monté à ïzoe-o livrés, & le Charpentier eri . êt(= payé de I40CO livres. ,, A.li reste, l'on peut connoître par tout ce crue Je -j^s de dire , à peu près la manière dont les bois de arpenterie mis en œuvre doivent être mesurés : il n'y 1Ue quelques petits usages à obses ver ; comme quand tne Pièce de bois est considérablement moins grosse à °°ut qu'à l'autre , il faut prendre la moitié des deux | °"eur's prisés ensemble par les deux bouts, ou pren- in 6p , grosseùr par le milieu. (6) L'on doit aussi avoir esc ?.r^ les courbes, tant pour les cintres que pour lefc j a'iers de la grosseur qu'elles étoierit avant que Pe iCS avo'r travaillées, afin que l'Entrepreneur né f0 Point une partie du bois qu'il a sallu ôter pour ^ lier ces courbes. A l'égard des escaliersj quand ta| ^kit des baiustres qua'rrés pousses à la main , deu* W s doivent valoir une pièce ; & quand les ba- pié ^ nt tourn^s j ii en ^ùt quatre pour faire une gj,. > & pour les moulures que l'on fait aux appuis m°ns5 on les estime eh particulier. * pa * *• Et pour prendre les grosseurs des bois ( dit Câroiï * sa e n-** ^ '*taut vo'r ^l *a P^ce e^ cIuarr^e ' 'a mesui,er dé * arrêt- ' mais *"' elle e^ ssâclleu(e ' cluil Y manquequatre es> il la faut équarrir, c'est-à-dire , rabattre la moitié V
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    306 Architecture Pratique.'»des flâches pour remplir les autres. Et si par hasard la piec* sa n'avoit qu'une arrête , qu'il y eût trois flâches , il faut ra-^ » battre les trois quarts du plus grand , le reste sera la grosi(eus » de la pièce ; s'il n'y en a que deux, rabattre la moitié ou » plus grand , & s'il n'y en a qu'un , en ôter le quart. >i Si la pièce étoit équarrie , en sorte qu'il y eût peu de fl»' m ches , c'est-à-dire , un peu d'un côté , un peu d'un autre ,_qu' ■a ne soient pas dans le milieu de la pièce , il est de la conscien- -., ce de l'Expert de diminuer de la grosseur à proportion àsi}* j» grandeur desdites ssâches ; mais s'ils se rencontrent au n"l',?.a » où se doit mesurer la grosseur de ladite pièce , quoiqu'1 „ ne régnent pas d'un bout à l'autre , il ne faut pas laisser <>e „ les diminuer comme il est dit ci-devant; car cess du rnilics' „ dépend la groffeur, & de nécessité il faut que le bois i°l x quarré. ^ -A »3 Si lesdits ssâches ëtoient trop grands &. que la pièce »J| « presque ronde sans arrête par le miMeu, & que le reste,» =3 quarré, il faudroit prendre les grosseurs des deux extréss11,'., -53 de la pièce , les joindre ensemble , puis en prendre la t°°lù 50 qui sera la grosseur pour toute la longueur de ladite piéce^ 3 » réserve qu'il ne faut point comprendre la longueur des ssac _ ■P 'ils m regnoient d'un bout à l'autre comme il est ci-devant dit' 33 II estencore à considérer que si les bois ne sont pas ( sst »> équàrris, comme quelquefois il s'en trouve qui ne Ie - je 33 qu'en la superficie , de sorte qu'il n'y a presque que la ., 33 écorce d'ôtée de chaque côté, ainsi qu'il se remarque que'1 eS » fois aux bois qui viennent de Picardie, & souvent d'aUtsja 33 endroits ; quand cela se trouve , il les faut équarrir cotn^ 33 bois en grume abattu « . II. Les petits usages à observer dont parle ici M. Eu 0$ consistent encore en ce qu'une solive de 5 &y pouces ^e^ept est comptée comme si elle en avoit 6 pouces , & par confeQ $ ïbn produit est ,6 & non 35 , pareeque cette grosseur>de ^ 7 pouces est censée remplacer la solive de 6 pouces. Ç e{ . ^ cette conditien qu'on a engagé les Marchands de bois * -l(is débiter des solives de cette grosseur, qui leur produisant de bois , produisent au public un service supérieur. -j e{t rjll. En solives ou autres bois posés horisontalernefl^ ^ bon de ne point souffrir de bois quarrés, mais qu'il v> s> méplat & posé de champ. J'entends par bois quarré le 5 P? jj0u« le 6 pouces, le 7 pouces, &c. On peut les employer eu inclinés
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    - De laCh-arpentër ie. 307 Quand on fait un devis pour la charpenterie, il faut parquer toutes les grosseurs que les bois doivent avoir "fns chaque espece d'ouvrage, & même dans chaque Plece du bâtiment, quand ils doivent être de différen- ts grosseurs, afin que l'Entrepreneur n'y en mette point Qe plus gros qu'il faut ; car c'est son avantage j & l'ôu- rage n'en est pas meilleur : au contraire cela ne seft 4U a charger les murs , & augmenter la dépense. C'etl P0lirquoi l'on met dans les marchés que si les bois pas- sot les grosseurs marquées dans ie devis, ils ne se-; °nt point comptés. ADDITION du Toisé ï>e la Ch arpenter îe* LE Toisé de la Charpenterie aux Us & Coutumes de Pâ»" r's, n'a point été imaginé sans quelque fondement. Son Ci nta8e au-deiîus de celui bout-avant, renferme/ le bénéfice du jj0.arPentier, ses frais de Voiture, la perte Se le déchet de.ses îsn 6S cîu'ni'-e articles suivans me paroissent les élémens de cette Qi, ?e ^e toisé, qui n'est connu qu'à Paris & aux environs. le c lclu'en général il paroisse particulier dans son espece , dans Ç>d il est juste. ^ . n Marchand peut savoir ce qu'il gagne sur sa marchandée ; nyi ? j3n Charpentier ne peut moralement pas savoir le bénéfice jnçl 'ait sur un Bâtiment, pareeque les avantages du toisé sont l0n rta'ns dans leur sixation. Le premier avantage est la plus- se e"r ^es ^°*s ^'achat » & 'e lecon^ l'industrie de les savoir t'eatr a Propos pour les faire valoir le plus qu'il eft possïble : r]e p .ne des plus sérieuses études des Maîtres Charpentiers Ù>^,d|ns" ^a' à propos les blâme-t-on dans cette partie. Il est ^»is ^rent a ur» particulier qui a besoin de trois morceaux de 4 5 p°e. 5 P''eds de long , que le Charpentier les coupe dans un V l p' °u qu'il les lui donne séparés tels qu'il les a achetés WtejS P°rts. il eft égal pour celui qui sait bâtir de payer 600 PoUr |P°Ur ! io pièces de bois toifées d'une saçon , où 600 livres t>r0^a ^Sme quantité de bois qui par l'autre méthode n'en ulro« que ,00 pièces, V ï)
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    308 ARCHITECTURE PRATIQUE.' ^Articlespréliminaires servant au toijé de la Charpente?}* aux Us & Coutumes de Paris. I. Le Charpentier doit trouver le compte de Tes bois, toujotis* -plus,. jamais moins. H- ' S'il se trouvé quelque difBcul'té, la balance doitpéncner duc0' -té de l'Ouvrier, sarrs faire'tort au Bourgeois. III. , -La longueur & grosseur des~bois èït toujours prise à rigueUs' Tout bois est , ou doit être censé droit, & équarri "ir,, ss quatre faces, quelque figure qu'il ait dans l'emploi. S'il ne ' ^ pas, il faut chercher la longueur & grosseur de la pièce àe ° équarrie dont il est sorti. V. Xa grosseur des boisTe prend dans leur milieu, & 011 COtO?1 dans leur longueur les tenons ou portées. '¥1. - , - paf Tout bois qui n'a point d'assemblage, qui n'ést ténu <Pe rê(l des chevilles, chêvillettes , ou dents de loup, le tout de »es' si •compté de sa longueur •& grosseur, & n'a point l'àvantag plein. VII. •(e ei> On ajoute à la longueur des solivés d'un plancher p ^ dans-œuvre des murs un pied pour les deux portées ou e1iS mens , s'il n'y a attachement contraire : alors les àftaco jej ne concernent que les principales & rûaîtresses pièces C* solives ordinaires. VIII. e ^Aux bois assemblés on compte 4 pouces pour chaqu' ^ 16* dans les principales pièces,& 3 pouces dans les moyenn petites.
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    De s, a,Charpenterje.. $■&}■ IX. Aux marches d'êscalier on ajoute à leur-dans-œuvre 6pouces-.- $°ttr leurs portées , savoir.4pouces en mur ou pan.de bois, &,. 4pouces dans le limon., X. Les solives de remplissage entre deux solives d'enchevêtrure tt-devant d'une cheminée , ou d'un tuyau passant seulement,.; *!>t comptées de la même longueur que les solives d'Enchev ettu.re. jv mais on; ne compte point le. - chevêtte. XL. . ■ - _ "U restânt d'un plancher, lihçoiss sans portées , cm-portées. J M linçoirs : c'est-à-dire, que si on compte les solives assemblées jatls 'es linçoirs de la longueur des solives d'enchevêtrure avec W"S portées, on ne compte point les linçoirs : û au contraire on-: Jiî compter les linçoirs , la longueur de ces solives derern-s- V'»?ge se prend d'après le nud, extérieur du linçoir... XIÎ. ' j * opte longueur de bois qui recevra assèmblàge d'un ou deJ ■ ÇoUx bouts, & qu'on réduira à une longueur communevsera-; <] "^P^e & tirée en ligne dans la partie de toise la: plus proche. liss* Suem" de de toise en de toise, à l'exception des tour— XIII. eu 6UX tourn'sses sont comptées pour un poteau dé là Ion- On ^ ^u'^ aur°it entre les deuxsablieres ; à.laquelle longueur aJoute 6 pouces pour les deux tenons. XIV: s0;t01" Petit bois d'assemblage assemblê & chevillé ', que'rqu'ï ls?(j e" compté de même, savoir deux pour un pqjeau. entre. eux sablieres ,,la grosseur prisç à paru XV.: T sus duUV ??s ^ur lequelôn aura fait une levée considérable au-desr Stêe'-'sg lij^me de. sa valeur, sera toisé à l'ordinaire; mais la le- !; w* stéduite t estimation faite de. la valeur du trait de seiei. Yiii
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    3 I 0ARCHITECTURE P R A s I QUE. ii cette levée n'excède pas le sixiéme de la valeur de la.piecst de bois , on ne déduira rien. • Je vais traiter séparément le toisé de chaque partie du Bâti- ïiient, en commençant par les combles. Les détails que jevai* donner feront connoître que ce toisé d'usage n'est point si trom- peur qu'on se l'imagine , puisque le particulier ne paye pas plu* " d'une façon que de l'autre ; & pourront faire revenir pluGeur* personnes de leur prévention contre cette manière de tqisesv I. TOISE' DES COMBLES- EN-GENERAL. ' LEs combles sontcomposés de faîtages (sous-faîtages en que''*' que s endroits ) liens , esseliers , poinçons, pannes de bres}' ( oii brisé } pannes de devers , contresiches , tasseaux , chanti-* ghblles, jambes de force , jambettes , chevrons , coyaux , en** panons , arbalétriers , arrêtiers , blochets , platte-formes , en- traits , sous-entraits, entraits retroussés, &c. Tous ces difre- réns bois , qui tirent leur nom de leurs places & de leur assesî1*' blage , setoisentsur leur longueur & grosseur, compris portées* tenons , joints & recouvremens, & chaque morceau est calcu- lé pour ce" qu'il est ou doit être. ,. Les bois cintrés, ou courbes, doivent être comptés cornrne*P étoierit avant d'être employés ; mais la meilleure méthode, *" ■ c*est l'iisage , est de bander un cordeau d'une extrémité à l'autff de la pièce (Je bois courbe ou cintrée, & d'en prendre la gr° seur au milieu. Par exemple , une jambe de force courbe pa' : le bas , soit que ce courbe soit naturel ou non , est réduite dass* un cube de bois droit, comme si véritablement cette courbe eu* sorti d'une malle de bois plus forte, & eut été élégie dedans " ai.nsi de même de tous bois courbes ou cintrés, A 'Les bois élégis sont de même espece : leur grosseur doit et/' prise dans le plus sort du bois apparent. Les bois abattus en chamfrin, comme les pannes , les empa.'2 lions , &c. sont toisés de toute leur longueur, chacun.en par* culier,y compris le chamfrin. ,, Les platte-formes qui reçoivent le pas des chevrons sont toi'ee ' de"leur longueur , en y ajoutant les queues d'hirondes, & je ■' grosseur s'en prend comme aux autres bois. Il y a cependa ^ une observation à faire; c'est que si ces platte-formes ont P exemple, 4pouces & iz pouces, elles doivent être c0.inPt<L> pour j.pouces suivant les premier, sécond & troisiérne Br'nv1^|â, Les tasseaux avec les chantignolles attachées sur les arba; tri'érs sur lesquelles reposent les pannes de de.vÇKj sonI e - luispour | de pièce ou 1 pied 6 pouces»/
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    De la Chakpentekie.31r IL DES PLANCHERS EN GENERAL. LEs Planchers sont composés de solives disposées de trois- façons. Elles sont paralelles aux murs de face, au»murs de ^fend, ou assemblées dans des coyers. On appelle coyer une Siaitresse solive posée en diagonale qui reçoit l'2lTemblage des- 'Oliveaux en empanons., On distingue les solives par dissérens noms , que leur pesition '^Ur donne. Les principales & maîtresses (olives sont celles- "enchevêtrure, qui sont scellées des deux bouts dans les murs , 3?1 reçoivent l'assemblage des chevêtres , linçoirs , liernes , &c... ~n nomme solive bo'ueufe une solive d'enchevêtrure scellée *un bout dans le mur, & assemblée de l'autre dans une prin— Clpale pièce de bois. Les solives qui sont scellées des deux bouts dans les murs ■+ *j£ portées sur des lambourdes se nomment Amplement solives £. ^ celles qui sont assemblées dans des chevêtres ou linçoirs se Comment folives de remplage ou remplissage. Les soliveaux sont' ^e Petites solives qui remplissent & garnissent les trop grands. Vuides, ■ Uya encore une espece de solives assemblées dans des coyers*. 1uon nomme empanons. Voici ce que dit Caron à leur sujefr Pag« i93 & i94.. ■ *> Il faut observer, autant que faire se pourra, de mesurer tous- Jes bois des longueurs qu'ils se trouveront employés dansr les Bâtimens, & les écrire sur un mémoire ....... sans pou- -, Voir faire de compensation du fort aufoible, si ce n'est qu'ils f soient au-dessous de J pieds». M Et en cas que l'on veuille compenser quelques pièces du ^ fort au foible, ou en- joindre un nombre ensemble pour n'en. ° N"!;e qu'un article , il les faut mesurer séparément,, & les ré- duire suivant l'usage : comme, par exemple ». s'il se ren- contrait le faîte d'un comble en platte-forme sur des- ?Urs > qui fût de plusieurs morceaux-, il les faut mesurer ,. «parement & ies réduire suivant l'ufage. Cest-à-dire , si une '. P'ece est de 11 pieds , il la faut mettre à iv- pieds, Une de 3 __' P'eds à 9.: pieds , une de y pieds à 6 pieds , une autre de ' '3 pieds à 15 pied* & joindre toutes les longueurs en- emble , puis mettre en l'article un saîte (ou plàtte-forme au r P°urtour des murs de face ), contenant 6 toises 4 pieds de te ?nèteur (ou pourtour. ) Si ce sont des empanons ou autres «°is qui aillent en diminuant de longueur, il les faut »e^
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    3 I %A R CKI TEC TUR E FrAT I Q ti I-, ^ surer de même , 8ç les réduire suivant ledit usage; & quanâ' *> ils sont joints ensemble , on voit combien il y a de mois a? ceaux : s'ils sont huit il faut prendre la huitième partie , qu,i «? sera la longueur de chaque empanon (ou autre bois ) du ft>rt- .«P au soible ,"& mettre en l'article huit emparions de chacun*??% as de pieds de long réduits du sort au foible. De sorte que.voiU » la méthode pour bien faire un. toile sélon les Us & ÇoUr « tûmes. « Dans une enchevêtrace de cheminée , I'usage est de cqmptgr les solives de remplilTage de ia même longueur que les soliveS. d'enchevêtrure , mais on ne compte point l&s chévêtres, suivant le dixième principe, ce chevêtre & l'asTemblage compensant '^ longueur qui: manque. Cet usage est de tems immémorial. Il n. X. a que cette espece d'enchevêtrure. Les assemblages dans les lin'- çoirs ne l'ont point, comme nous le dirons ci-après, parce' qu'autrefois on ne faisoitpoint dans les planchers d'autresasse"1' blages que ceux-là. Si dans une enchevêtrure il se trouve aux deux extrémité*; deux aires, de cheminées, ou deux passages, ou âtre d'un bout os paiTage de'llautre , il y aura de nécessité deux chévêtres : aprè* avoir compté les solives comme dessus, on comptera ensuite ce- lui des deux chévêtres qu'on jugera à propos. Autrefois, les. autres solives qui forrnoient un plancher étoîeH*. ou scelléës dans les murs comme les solives • d'enchevêtrure » qu portoient nuement d'un bout sur des lambourdes qui étoient. au long des murs portées sur des corbeaux de bois , pierre ou ier* & d'autre bout sur des poutres ou sur des lambourdes attachée* sur les côtés de ladite, poutre sans aucun assemblace ; mais de". puisqu'on a imaginé, les plafonds , on a supprimé- les pai>treSJ ou on les a mises dans l'épaisseur des planchers, & on a rentre' 4e même, ces lambourdes dans lesquelles on a assembïé les s°' lives à tenons & mortaises. Les lambourdes en cet état ont- changé, de. nom & ont été appellées Iinçoirs. Ceux-ci «^ différent des chévêtres qu'en se que le chevêtre est açcornpag0 - d'une cheminée, & que. les Iinçoirs doivent être écartés de*, jnurs.de s à 6 pouces.. La. conformité du linçoir avec le chevêtre a occasionné bie* des querelles pour former un usage dans le toisé dont l'antique ■ i)e nous, a laissé aucune trace : èi sous le prétexte de cette con^ fprrnité on a voulu compter les solives de remplissage dans ce . Iinçoirs,, de la même longueur que les. solives d'enchevêtrur - Sui receypient ces Iinçoirs, & on comptoit. en outre ce linÇ0'' Vautres, plus modérés comptoient le linçoir, & prenaient longueur, des soliyes. de remplissage d'après le nud du mur, Ç - sppppsantque si ce linçoir eut été lambourde , ilseroit comPte?. % %?,fc^ye.? qui.porteroient dessus seroientcomptées I de <&W
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    , De laChar pente ri■% jsj *f "Sueur sans portées, puisqu'il n'yenavoit pas. Cet usage i .l ç quelque tems , & on a remarqué que les Charpentiers en uiant, écartoienttrop leurs linçoirs des murs, pour faire ser- D certaines longueurs de bois qui leur étoiènt favorables. ^our obvier à tous ces inconvéniens, & en même tems for- ] er Un principe d'usage qui conciliât toutes choses , les toiseurs. , plus expérimentés ont pris un milieu, en donnant l'option. . compter le linçoir ou de ne le pas compter , en disant Impair, tj'f Port^e ou portée fans linçoir. C'est-à-dire , que si on comp- , Csa solives, de remplissage de la longueur des solives d'en-t s. evetrure , on ne comptera point de linçoir : & si on trouve. ] Pr°Pos de compter le linçoir, ces solives seront comptées de- tom j"16 k>ngiieur qu'eues auroient si elies portoient sur une lam- Urde . g^ p0Uf rerrlédier à l'abus que le Charpentier pourroit- > re de cet usage. en prenant ceci trop à la lettre , la longueur. I cette solive finira au nud extérieur du linçoir & non d'après, ud du mur,suivant l'onzième- principe. ]e Vette méthode d'assembler les solives dans des linçoirs , & inçoirs dans les solives d'enchevêtrure , ne peut être d'usage > e Pour des appartemens qui ne sont point sujets à porter de ? 5nds fardeaux; car des solives bien scellées en mur porteront un ■ . rs Plus pesant que celles qui n'y sont point. Pour donc conser- ser Ces sortes d'assemblages , il faut les retenir avec des étriers de &•* les. solives d'enchevêtrure ; sans quoi leur propre poids les '! Périr en peu de tems, le^? flqu!on a de vieux bois propres à être remployés, on peut taire servjr aux planchers de peu de conséquence , & qu'on ja VcJ't ne devoir pas porter grande charge. Mais il faut avoir ^.Précaution d'assembler des liernes dans les solives d'enche-r j,Ure pour assembler dans ces liernes les vieux bois. j0j. e*t bon de ne point mettre ces liernes dans le milieu de la tfe ,e•> parceque c'esr. l'endroit le plus foible : on peut les met- Çin 1 ns ^on tiers. Deux liernes feront moins de tort à une prin- • iïf ^°!'ve> pourvu qu'elles soient retenues ;ivec des étriers. ,-1()re.rj qu'une seule posée dans, son milieu quand même elle (j^01* des étriers. On compte les solives comme si elles étoient j e 'eule pièce , & on compte ensuite la lierne. l'uj- s Portées des solives quelconques ne se comptent suivant san t ' C'u'* ^ pouces chacune , lorsque toutes les solives d'un tinn. er sont comptées compris portées ; mais lorsque la dis- au '°? se fait des unes & des autres , les principales doivent i08 ?lns avoir la moitié de l'épaisseur du mur suivant l'Article île p e la Coutume de Paris, ainsi que les poutres. Mais il t;ipa,ut Prendre cet article à la rigueur qu'autant que les prin- wVf P'"ces du voisin rencontrent directement celles-ci, ce sut éy^tgr. autant que faire se peut. Il vaut mieux que ces.
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    3*4 Architecture Pratique.principalespièces portent sur les du mur & même jusqi' * f pouces près du parement extérieur. Dans ce cas avant de arrêter le scellement, on en doit prendre attachement conts** di&oire. Le Charpentier y estintéressé : s'il le néglige , on se tiendra à l'usage. Eorsque des solives de remplissàge sont assemblées d'un bo'j, clans un chevêtre & de l'autre dans un linçoir, on compte „ linçoir; mais on rabat une des portées , & l'intervalle qu,e^ entre le mur & le linçoir ;sinon on compte les solives delà'0 gueur des solives d'enchevêtrure, compris portées sans comp1 2e linçoir. Si dans une enchevêtrure il se trouvoit deux chevêtres ps j che l'un de l'autre , ce qui est contre la bonne construéti°n '^ faut compter chaque solive & le chevêtre de leur longueur ,g grosseur, telles qu'elles sont mises en œuvre , & sùppri>nÊ'j -c faux chevêtre. Cet assemblage étant proscrit parles loix, t>e point jouir du privilège de la bonne construftion , sauf cef â dant les corrections ou changemens , & le cas où il n^ point de la faute du Charpentier. .^ Si des solives portent nuement sur tin chevêtre de fer -^ assemblage, elles seront comptées de leur longueur, à tI,° tjue ce ne fût par changement. . ^ Si dans un vieux Bâtiment on fait resfervir les vieux k°'5.pj. particulier non donnés en compte , les principales pièces» c ss me solives d'enchevêtrure , chevêtres, linçoirs , liernes, c°^Lci' Sec. doivent être de bois neuf : & comme nous avons PAr s demment dit que les solives de remplissàge d'une enche*e£ ^ étoient comptées de la même longueur que lesdites soliveS.'' „j pouvant toucher à cet usage , les solives de remplissàge efl v' £, bois du particuliernon donnés en compte seront comptées de "^ me longueur; mais la plus valeur du chevêtre sera en o comptée dans sa longueur & grosseur, de la valeur duquel - ,„ rabattu le prix qui sera accordé pour la façon des bois , de „ te que si les bois neufs sont payés 500 livres le s & la 'L« des vieux bois 100 livres le | ; cette plus-valeur du che -} sera payée 400 livres le s , pareeque la main-d'œuvre des neufs étant égale à celle des vieux bois, se trouve c0!,1Lle sée dans la plus - longueur des bois , qui n'existant que . i privilège des usages, est cependant comptée. J'ai di£ 4" js ; main-d'œuvre des bois neufs est égale à celle des vieux ju5 je m'explique. Celle des vieux bois est de quelque chols r s ^ chère; mais ils ne devroient pas avoir l'avantage des u'^j qui pareeque cet avantage doit naturellement être pour ce & souffre la perte & le déchet des bois ; c'est pour cette rail" je les suppose égales. , m jj'Ji Si dans une partie de plancher entre deux murs, oU
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    De la Charpenteriï.jiy j n'ençminée ni tuyau passant, il y a linçoirs des deux bouts,; ?s solives de remplissage seront comptées du hors-œuvre des JUx 'inçoirs , ensuite on comptera les deux linçoirs : mais s'il ce P.l,?av'antageux à l'ouvrier de ne point compter ces linçoirs,, ch °!ives seront comptées de la longueur des solives d'en- c evess«re,. compris portées , & les linçoirs ne seront point sol P^anenes d'entrevoux que l'on mettoit autresois sur les ]j . es >. se. comptoient six toises courantes pour une pièce de : p.-&ES PANS DE BOIS ET CLOISONS. j ts "ans de bois sont composés de sablieres, poteaux , lin- ^tJeai1x ' aPPu*s » potelets , guettes, guetterons , poteaux j"iers, &C. d|!ees c'oisons sont composées de sablieres simples 8e délar- linj ' décharges, tournisses, poteaux à plomb & d'huisserie, saux j potelets , &c. s^ °utes les sablieres quelconques , soit simples, ou délardées, tjijl^ntde leur longueur & groffeur; la grosseur de celles Hj|j °nt délardées se prend au plus fort , & toujours dans le p0t , ■ On ajoute à la longueur les joints, recouvremens & •J^es s'il y en a, , leur s *e& poteaux & guettes se toisent de même, compris J^e e"0ns haut & bas , qui sont de chacun 5 pouces. l)ois llnteaux , appuis , potelets , guetterons & tous les petits Ss ^ garnissent les pans de bois & cloisons, se toisent "f m i- Part'cu!ier , savoir leur grosseur seulement prise dans ''a1 r • U ' ma's 'eur 'or'§ueur e^ ce^'e ^e 'a moitié d'un po- % k . eTMre deux sablieres, de façon que deux de ces pe- Vun iS- un Poteau aplomb quand même ils n'auroient Jt ai 1 ^e *on§ ^u'vant ^e quatorzième principe ; mais il '^fe: «e , Petits bois soient tous assemblés à tenons & mor- Wi " erVi«>.,:iix„ c.___ 1___i_;________>_/i_____»/.. ___Ac , eehevillés , sinon leur longueur n'est comptée que de , Içj ,, présentent suivant le sixiéme principe. |6|s4s ^"arges sont des pièces de bois inclinées de 50 ou 60 s r°idsA S °'U moins> Pour Soutenir une cloison, & soulager Ni p] es sablieres & de ce qu'elles portent. Ces décharges ^ loS Ses qu'épaisses, & leurs tenons sont en about. "'isoj, n§ueur se prend diagonalement, suivant leur incli- ne lo"^6 'es <*euK silières, d'après l'es angles obtus ; à la- ."gueur on ajoute 6 pouces pour les deux tenons. Cette,
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    31£ Ar'c hitectuie:Pratique.longueur- prise de cette manière donne celle qu'avoit cette <* charge avant que d'être employée. . «i Les t&umhTes se toisent de leur longueur & grosseur. U* • cependant à considérer que deux tournitTes prises ensemble doivent pas excéder la longueur d'un poteau, de quelque çon qu'elles; soient posées , car c'est un abus de les. faire céder cette moitié. Il faut bien remarquer cette obseryati « Pour-donc- avoir leur longueur moyenne déterminée, » î compter la quantité de tournisses dont la moitié se.ra le ° ^ bre de poteaux qu'il saudra compter entre les deux sablieres » • y ajouter les tenons haut & bas dans les sablieres , & C£ux dans les décharges , suivant le treizième principe. . Dans les murs où les bayes de portes ne sont point D dées en pierre , on met des linteaux de bois. Ces KnteauX ordinairement comptés , savoir aux grandes bayes de ^euri,oU*. gueur & grosseur, à celles de i pieds jusqu'à 4 pieds %■ fa v'erture pour une pièce de bois , & celles, au-dessbus de 2 P1 pour demi;piéce. ofj Dans les étages en galetas, les Charpentiers font en ^ des cloisons à, claire-voie en bois de chêne. Il faut to»>e ^ principaux bois, comme sablieres , poteaux, traverses > f sur leur longueur & grosseur suivant les usages ;l malS jar, intérieur garni de planches refendues en deux sur 'ellîtjséS geur, est toisé à toisê superficielle, chacune desquellesel ^(i «ri ligne pour une pièce de bois. J'ai vu cependant des kxi! [j très-versés dans le toisé d'usage, comprendre letout.d3 js, toise superficielle , sans faire de distinction des princip3U* IV. D E S E S C A L I E R S- LEs Esçallers de charpenterie sont composés de Pa -(gs,, limons , noyaux reçreusés ou pleins , sabots , entre ^js. marches droites , dansantes & de paliers , &c. Tous c sont ornés de quelques moulures, - ,. -( isi: Outre ce, il y a encore des paliers, soit d'arrivée, <je repos, qui sont garnis de solives , soliveaux , quelque croisîillons ou de platte-formes, &c. atin5^ }.. Tous les bois se toisent différemment, tes p $ toisent sur leur longueur , ck leur grosseur * jjgro*- dans le milieu , après avoir bandé un cordeau bout au petit suivant le cinquième principe... ^ ]c» £ Au dessus des patins s'il y a des tournisses ^o'il» L ^z compte séparémeitt ayeç: leurs tenons', Par
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    , De tlaC h are enter ie-. '^r7 Boivent en avoir des deux bouts. S'il y a des paneaux entre "?ux j on les toise de même ; mais on double leur produit , à *ause des rainures & languettes, Plusîeurs cependant comptent-t 3v°ir, les grands pour une pièce , les petits pour demi-pièce , Ve les moyens pour trois quarts de pièce. Les limons en général sont un peu courbés par une de leurs ^remîtes : alors il faut bander un cordeau , & prendre la ësoueur da^ le milieu suivant le cinquième principe. , Les noyaux recreusés 6k les sabots se toisent dans leur cube ns égard à leur évuidement ni à leur travail. Leur longueur , Prend d'un débillardement à l'autre, &. leur grosseur se prend Js extrémités de leurs faces extérieures : ils sont par ce moyen Q. Uits dans la malle qu'ils avoient avant l'emploi, suivant le quatrième principe. j, Les entretoises , solives , soliveaux & croissillons se toisent à ■ rQJnaire sur leur longueur & grosseur, avec leurs tenons ou rOrteçs i Les marches palieres ou de palier se toisent de même ; mais 0Ur grosseur se prend dans le plus fort du bois. Si cependant avoit fait une levée considérable , il faudroit diminuer quel- " Ê ehose par eslimation raisonnable. Les marches ordinaires se toisent différemment, à cause de t "ts différentes suuations : les unes sont droites , les autres dan qantes,les autres d' ' " ?rtiers tournans s » les autres d'angle , ou ce qui e'sl la même choie, dans des ^ Lpsmarches droites, c'éd-à-dire, à angles dr'ois sur les murs W 0ns » k t0'l~ent ■'eur longueur & grosseur quarrément. La a: Sieur s'en prend en dans-œuvre, à laquelle longueur on Stoir6 6' Pouces Pour ^es portées des deux côtés , & leur ^ 'eur se prend dans le plus fort de la marche sur le dessus fie Ur hauteur, sans égard au délardement qui est par der- •>Ji 6" premières marches d'un escalier sont ordinairement s, v.eugirondées,autour de la volutte. Dans ce cas ces marches, <j; ^s sont d'une seule pièce , seront tôisées dans leur plus fort. » "es sont de deux pièces , chacune sera toisée à part, fe seS marcries dansantes sont celles qui ne sont point d'équer- ] jUr les murs , & sont presque toutes de longueurs inégales* Vis. ut Prendre la longueur de toutes en dans-œuvre , les di- ftw Par leur nombre ou quantité , pour avoir une longueur Po» e 'u'vantle douzième principe, à laquelle on ajoute £ stiarJss P°ur les portées , & leur grosseur se prend comme aux: ^ hes droites. 8t j .tTlarches dans les quartiers tournans se toisent de même ïnçle m^me façon. Plusîeurs prennent la marche de demi- Cetj Pot,lr la longueur commune de tQiit un étage d'escalier. ' Méthode est sujette à erreur,
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    §ïo* ÂKCHItlCTURE PR À T ï QÙ «. ss Quand j'ai dit de prendre la longueur de toutes en dans-'»8' Vre , on doit entendre que ces longueurs seront comptées c»a" cune comme elles le seroient, si on les cûmptoit en particul'e ' c'est-à-'dire , que si une marche a 3 pieds s compris ses portées » elle sera tirée en ligne pour 4 pieds i , de même 4 pieds .| P° :6 pieds &c. suivant le douzième principe. Dans toutes marches pleines où il y a des alaises, la nia/ che se toise à part, 8c l'alaise aussi à part pour ce qu'elle eft > longueur sur sa grosseur. . On mettoit autrefois des balustres & des appuis de »° aux escaliers. Les appuis se toisoient à l'ordinaire , & chaqu fcalustre étoit évalué, savoir, ceux qui étoient quarrés & >e. moulures poussées à la main pour demi-pièce, & ceux 1 •étoient tournés au tour pour un quart de pièce. DES BOIS ELEGIS ET CIRCULAIRE5, Des Poteaux de barrière & d:'écurie. Des--Râtelier*' Des Rouets de puits. Des Pilotis. 1. T*1 i rOus les bois élégis, en général, prennent dssFéress figures suivant leur destination & leur place. , .< j Les .courbes , de quelque nature & en quelque place q° . s soient élégies , refaites ou non, doivent être rendues à(°] ^ avec des cordeaux ou lignes que l'on tend d'une extrém>te l'autre , tant sur la longueur que sur la grosseur^ soit que.s „ courbes soient cintrées sur plan ou sur l'élévation, ou s&y.'- Se l'autre , sans égard aux levées qu'an y aurait pu saire » *°£ vant le quatrième principe. C'est au Charpentier à cherche', façonner les bois qu'on lui demande : & les bois ainsi i0* t sont consondus dans le prix général auquel les ouvrages) appréciés : bien entendu que ces courbes sont d'une seule pie ' car si elles sont de plusieurs morceaux, chacun sera to»e parement. uj » Il est de la prudence , dit Caron page 193 , de ceux H a> sont les toifés des Bâtimens , de remarquer de quel W.î 3) les bois sont mis en œuvre , car il y en a beaucoup 1uVeS 33 paroissent pas gros à nos yeux, & néanmoins fontgr je aj pièces qui ont été assoiblies exprès , qu'il saut compte*[ 3> la grosseur des boffages , & pareillement les courbes %^ si saut compter de leur plein cintre , c'efl~à-dire , cornpre . çe 3j le plus grand vuide avec la largeur da la courbe 1 ■ i( jj trouvera, en tendant "une ficelle ou ligne d'un bout à l.aU. 0ji Tous les bois droits élégis nécessaùement, fur lesque .
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    . Delà Charpenterie,319«itdes^ levées considérables seront toisés comme dit est ci- eiTus ; nais il faut que cet élégissement soit nécessaiie , sinon » levée sera réduite , estimation faite-du trait de scie; 6c ceux j , lesquels on n'a fait que de légères levées sont censés avoir ej'agis ou resaits à la coignée, suivant le quinzième principe.' , *'• tes poteaux de barrière dans les grandes cours & faça» /.s "sis principaux Hôtels sont ordinairement proprement re- taifs en ce qui est apparent, & le gros bout qui est en terre res- Pr«t, Lorsqu'on n'en a point pris d'attachement, il faut ajou- r Un pouce de chaque côté sur la face apparente. Par exem- ' > fi cette face a. 7 pouces de gros , il faut la compter sur 9 , 5 fcequ'ii est à .présumer que ce bois a été atteint au vif sur Quatre faces. Il est cependant plus à propos de les toiser <v^a~t qu'ils soient scellés , pour en avoir la iuste longueur & ^«nr dans le plus fort, ^es lices & potelets se toifent à l'ordinaire sur leur longueur Sfosieur , compris leurs tenons. ^ **• Les poteaux des écuries qui sont tournés au tour avec o Pomme en tête sont évalués chacun à une pièce de bois : Co C?S Poteaux sont renfermés dans des souillards , ils sont si "J^s pour deux pièces. On appelle siulllard un petit chas- |.. ^'asiernblage scellé dans terre qui reçoit & entretient so- j ement le poteau. Il y a aussi des boëtes de grosse fonte pour j^me usage. j■ J- ' • Les râteliers des écuries sont de deux sortes : les uns s l simples, & les autres sont ornés de deux façons. Les an- • nt garn's d'écaillons ou roulons de bois de frêne , i0"^ à la plane , & assemblés haut & bas à tourillons dans t0js, fVr°ns de 4 pouces de gros. Cette sorte de râtelier est Piér6 a t0^e courante > °^ chaque toise est comptée pour une »f de bois tout compris. cu autre sorte de râtelier est composée de roulons de bois de 4esne, 0u frêne tournés , assemblés de même à tourillons dans %>] Vrons proprement rabottés, sur lesquels on a poussé tois ^Ues moulures ; cet espece de râtelier est de même toisée à ^ courante , chacune desquelles est comptée pour 1 pièces.' l0n a troisiéme est de même assemblée à tourillons , & les rou- ç^l t0Urnés sont ornés de moulures avec collier haut & bas , Piéc ' ^et ^ cong^" Chaque roulon est compté pour de <J;j,e ' Compris les chevrons haut & bas & leurs ornemens. Ils tûie'etit de ceux des escaliers , en ce que les appuis se comp- «om * Part •> & ici les chevrons du haut & du bas ne se yPtei» point. Bu ' ^es mangeoires des chevaux sont comptées leur Ion- "'nt'i 'eur gr°sseur comme les autres bois , en y compre- Cs portées- Se recouvremens, s'il y en a.
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    Î3E Lâ/CHARPËNTEIlît; $li les vieux bois donnés en compte au Charpentier doivent etre toisés suivant leur longueur entre deux portées , & leur Çrôssëur telle qu'elle est. Les calculs s'en t'ont tels qu'ils sont ecr'ts sans usages ; c'està-dire, que io pieds est calculé pour lo pieds & non io pieds i, . S'iHfe trouve des bois qu'il faille débiter, on rabat i poutfc Ur "équarrissage ; par exemple , une poutrelle de 42 pouces de. gros sera donnée en compte pour 11 pouces. ^n ne doit donner en compte que les bois utiles. Leur Ion- &ueur s'en prend dans le plus sain du bois ; & on en rabat les P°rtées, les mortailes & les tenons-. Les chevêtres , lincoirs ou autres remplis de mortaises sont _« au rebut, ck laissés au Bourgeois pour en faire tel usagfc j}1.1 voudra. Il se trouve cependant une infinité de bouts dfe . !s propres à faire des potëlets , petites tournisses & autres : il ut les évaluer & les donner en compte au Charpentier pour ncertain compte, j. La démolition de la Charpenterie & le trarisport des bois sé ,nt aux frais du Charpentier ; moyennant quoi ces bois' rem- *,°yé$ sont toisés dans le bâtiment comme bois neufs -, 8c ort «at sUr la totalité des bois celle qui lui a été donnée en compte^ °"î °n lui paye seulement la façon. 1 ?' on soupçonns que le Charpentier ait employé plus de vieux: i0!' ^u'i! n'en a'reçu en compte . il saut .toiser tous les vieux .'? ^parement sur leur longueur telle qu'elle est dans l'em> ^oit è«sù > & les calculer de même sans aucun usage ; le total ert ,etre inférieur à celui des bois donnés en compte; S'il lui . jjj. lupérieur „ le Charpentier est digne de répréhension ck ^e d'interdi&ion. p rl. °n ne donné point les vieux bois eh" compte, & que le jj lciuier les fasse remployer & travailler chez lui, ces bois j o ^evroient être toisés de leur longueur & grosseur sans <x ^ Coutumes, pareeque le Particulier en stipporle le àè- tei' 'es Us & Coutumes étant pour celui qui souffre la per-* fjjP déchet des bois ; mais on les toise à l'ordinaire t Se on hr- 'llr la façon un sixiéme ou un .huitième, environ > dit ;.c?urant ck. ordinaire des bois de façon & main d'oeuvre* <le s"s - un Particulier fournissoit généralement tous les bois fy 1g n ^âtiment, ils seroient tous toiles aux Us & Coutumes * ç0lJ Pllx en seroit , comme dit est ci-deisus , inférieur au pris j. n' & ordinaire des bois de façon, gross étayemens se toisent aux Us 8c Coiltnmès 5 leurs rnej]eUrs *"ur leurs longueurs. Il y a des chevalemens > des sç.» fiche S ' ^CS cnasit'ers > des couches haut & bas , des contre- ■^«s f °U Contreyents , des chandelles ou poimails ,des calles* 0Ururcs, des «trésilions, &e. Ces noms sont donnés au* X
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    Ijïi ÂRCiHïTECTUKE 1?RÀ T ï <^U È.' '«différentes pièces de bois qui servent pour les réparations des snaisons & pour les reprises par sous-ceirvre. Dans les Bâtimens neufs il y a encore des bois qui s<?v' -payés en nature d'étayerhens : ce sont les cintres pour les voû- tes de cave , les portes & croisées cintrées. Tous ces diffère"* bois sont tories chacun en leur particulier , leurs longueurs * grosseurs, & calculés aux Us & Coutumes. Ces étayemens & cintres , lorsqu'ils resservent tels qu'ils s0" taillés en d'autres parties du Bâtiment, & qu'il ne s'agit ^ 'de les démonter & remonter, ne doivent être payés que m0'' tié du prix, parcequ'il n'y a ni voiture ni perte de bois. , ' Il y a encore des étayemens d'assemblage & de sujét>° dont le toisé se fait de la même manière; mais les prixs0" supérieurs. ,} Autrefois les Maçons se chargeoient de faire les cintres <* caves, des portes & des croisées ordinaires, comme il se Prat-J que encore dans toutes les Villes de Province ; mais à "i!, on a aboli peu à peu cet usage. Les Charpentiers abusan^ cette nécessité , multiplient les bois & leurs grosseurs d'une / ^ çon quelquefois insupportable , qu'un Particulier qui fait bat» neuf ne devroit naturellement pas payer, n'étant point ov gé de fournir ces cintres, sans lesquels le Maçon rie P°urL, faire sori ouvrage , non plus que sans outils & échafauds, c^t ses par conséquent dont il doit se précautionner & non Ie' ticulier. DU TOISE''BOUT- A V A NT '$% Charpetiteri'e. LE Toisé bout-avant en Charperiterîe est le plus na 'ifs en ce qu'il se fait en prenant la longueur des bois tels H l( sont employés, y compris leurs tenons ou portées; $■ ^ grosseur s'en prend par le milieu. Les calculs s'en font àe me sans aucun usage quelconque , & on fait son prix ^.^tf séquence. C'est ainsi que ce toisé se pratique dans les bât' $ & travaux du Roi , & dans presque toutes les Provint France. jroH A Paris le prix des bois toisés de cette manière est d'e" ji tin sixiérne plus fort que l'autre : ainsi si des bois toisés f*, ■$> & Coutumes sont estimés 600livres , ceux qui auront e*e bout-avant seront estimés joo livres. V'' Les bois cintrés & refaits sont toisés de la même faǰnjgi(»6s toit le morceau de bois dans son cube droit ; les marches P sont toisées de même qu'aux Us & Coutumes,
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    v, ,: Ï)Ët À Ô H ARGENTERIE; , '. 3 1$ m. Çesgo'dets dit que « cette manière de toiser e'st impie j, * Véritable & judicieuse, & qu'elle devroit être la seule & ' «nique manière de toisêr lés bois de Charpenterie . . . . 5, ? L'on toise , ctnamtàe-uM , tous les bois des grbsseuri & longueurs justes mises en oeuvre , y compris leurs tenons tk. portées d'une extrémité à l'autre , sans y rien augmenter ni ' tf'minuer, & ils se réduifent à k pièce. <* L '®V REGLEMENT BES MEMOIRES DE, Charpenterie^ Esprh du Toisé âiix Us & Coutumes de Paris e'st de rhëfc tre dans; une même classetous les bois généralement quel- v nque d'un Bâtiment,, tant ceux "qui sont travaillés que ceux , l. "e(le sont pas. Ainfi pour être en état d'évaluer là charpen- ytled'un Bâtiment j il faut savoir pqsitiverhent le prix justè ^ s bois sur le port : auquel on ajoute 2.0 Ou i$ livres t pliii .. moins, pour la Voiture au chantierj, & de plus ïqo livres ois çVlron pour là main-d'œuvre & voiture des bois au Bâtiment» JjUé somme sera Te prix d'un cent de bois employé Se mis e& si & toisé aux Us & Coutumes. jÇor'*ei«p/ë; Que Tés bois sur le Port coûtent i, y ^'s Tes quatre pour cent ; . . •. -: '. . . 466 liv"V j,°'ture au Chantier ';;.;..;;. s^ Yvm ^.aÇ0r», emploi, main-d'œuvre & voiture au ' 'mS«t ; ;■ ■. i i : : : . i i i 1 i tôô livV e cent de bois sera ëstimé jij Iiv. Ci i i ; ; ^z j liVj ^tres bois toisés boût-avaht sont plus dissiciles à eïtimer; car ï0rtre Ce «lui est dit ci-desîus , il faut encore envisagêr quelles ttç ]S ^ longueurs de bois sont employées pour en eonrioî- ^içr e "échet, &. examiner encore les Faux frais du Charpen^ }J Ppur lui donner un bénéfice justé 6k. raisonhàblë. Haf„ ltnation ci-dessus des bois toisés aux Us & Coutumes j 5on"r?e louti Tes déboûrsés en rhârchandises , voitures ôt Fa- ^Ufcf -e bénésice des usagës contient sori bénésice & ses %ts -v Àinsi plus il a d'avantage dans l'achat de ses bo5ï &£ *iient°n toisé j plus il gagne; Ceci toit entendu pour un Sfejs . ia"eufquelconquei ;'.l n~1% P°Ur fes corvées Ôû réparations de hiaiions , Êe§ bpiS enviror 3k !.j 8ç t*.B,:.dë prix, surtout lori'qu'il y a dés" poutres audessuS ls lO»fes & de sÇ à ao pouces de gros ou eriviron1$ kï
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    324 ARCHITECTURE PRATIQUA boisd'escalier travaillés & façonnés , comme patins , -listioUK noyaux , sabots ; les bois de lucarne ornés, &c. Ces bois sort*' ordinairement estimés un tiers en sus du prix courant, quel-* quefois plus ou moins suivant le travail & ses disficultés. Le remploi des vieux bois & des étayemens toisés aux Us "■& Coutumes , est compris dans les prix accordés pour façon 9 savoir, ioo'livres pour chacun cent, ou environ, lorsqu'il ya démolition, & transport au Chantier. S'ils sont toisés bout* avant, 120 livres à cause du déchet des bois dans les etaye* mens. . , Les cintres pour caves, portes & croisées sont estisne comme les étayemens ; s'ils sont remis en place en un a*£r endroit sans rien augmenter ni diminuer , & dans le rné>n bâtiment, ils ne doivent être estimés que moitié , parcequ n'y a ni déchet ni voiture. 'Les étayemens & cintres d'asiemblage & de sujétionnonÇ dinaire , sont d'une autre nature , & estimés suivant leur rria> ' d'ceuvre & leur dissiculté. Il y en a depuis 110 livres )uHa 300 livres. 'Du Toise des s Bois de Charpente jtvX "J & Coutumes de Rouen. • Haque Province, chaque Ville , a ses usages particuue _ 1 & comme leur détail nous -mènerait trop loin, nous" bornerons à parler de ceux de la Ville de Rouen. „ „è Les bois s'y toisent & se comptent à la Marque , qui e?vJ(C ■longueur de 10 pieds sur 5 à 6 pouces de gros , laquelle ^g 3600 pouces cubes ou 2 pieds -fe cubes, & moindre delàP de Paris de ~ de pied cube. n j Cette marque se sbudivise en 4 quarts , & les quart* chevilles. • tls Le quart est la quatrième partie d'une marque & cont'e,.» "■chevilles. La marque en contient 3^0. La cheville est un ^ ceau de bois d'un pied de long, & d'un pouce de g^st s •cheviîles font l'échalat de Paris. Supposons une Boise ( c Js s terme du Pays ) de iy pieds de long & de 7 & 8 po»c ^V ';gros. Sept multiplié par 8 produit 5 6, qu'il saut ens^e ^vi« "tiplier par la longueur 1 y , le produit sera 840, qu'il ^.jns? Ter par 30o,:vàleur de la marque, Je quotient donner-* -||$5i •ques & 1^0 cilevilles ou z marques 3 quarts 15 ■ce qu'on sigure de cette façon : Marques. Quarts. - Chevilles» S » '» » j> » "j » 0 • » *' h
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    l'a?. Sa.s. 24 0.4.0 1.0.0 1.2.0 14 0 3.0.0 2.2.0 2.4.0 3.0.0 3.2. 0 3.4.0 4. 0. 0 42.0 4.4.0 5.0.0 5.2.0 5-4- O 600 6.2.0 0.4.0 7.0 .0 7.9 0 7.4-< o3 o.3.xo o.5.9 i.x.8 i.3.7 1.5.6 9.X. 5 a.3 4 a.5.3 3.1.2 3.3.x 3So 40. 11 4.2.10 44.9 5o. 8 5.2.7 5.4.6 0 0 5 6.2.4 64.3 7.0. a 7-3' 2 2 x.3.8 o.5.6 1.1.4 1.3.2 1.5.0 2.O.XO 2.2.8 2.4 .6 3.0.4 3.2.2 3.4.0 3.5.10 41.8 4.3.6 4.5.4 5.1.2 5.3.0 5.4.10 6.0.8 6.2 6 6.4.4 2.3 3 1 0.3.6 0.5.3 1.1. 0 1.2.9 1.4.6 2.0.3 2.2. 0 2.3 .9 2.5. 6 3.1.3 3.3.0 3.4.9 4.0.6 4-v3 4.4.0 4.5.9 6.x. 6 5.3. 3 5.5.0 6.0.9 22 20 0.3.4 o.5o 1.0.8 1.2.4 1.4.0 1.5.8 2.1.4 2.3.o 2.4.8 3.0.4 3.a.o 3.3.8 3.5.4 4.1. 0 4.2.8 4.4.4 5.0.0 5.1.8 5.3.4 31 19 o.3.2 0.4.9 1.0.4 1.1. 11 1.3.6 i.5.i 2.0. 8 2.2.3 î.3.10 a. S.S 3.1.0 3.2.7 3.4.2 3.5.9 4.1.4 4.2 . 11 4 4.0 5.o.x 20 s Bois jmtu: 18 o.3.o 046 1.0.0 1.1.6 1.3.0 1.4 6 2.0.0 a .1. 6 2.3.o 2.4 .5 3 .0 0 3.i. 6 3.3.0 3.4.0 4.0.0 4.1.0 4.3.0 11) LE eur de /r Ion x7 0.2 .xo 0.4.3 o.5.8 1.1.1 1.2. 6 1. 3 . 11 1.5.4 2.0.9 2-2.2 2.3.7 2.5.0 3.o.5 3.o.io 3.3. 3 3.4.8 4.0.1 18 ^AB a;rotf • J'oisc 10 O. 2 . S 0.4.0 o.S. 4 1.0.8 x. 2. 0 i.3. 4 1.4.8 2.0.0 2.I.4 2.2 .8 a * 0 2.5.4 3.o. S 3.2.0 3 34 V7 'our Li pièces 1Ô 0. 2 .6 0.3.9 o.S. 0 i.o.3 1 1.6 1.2.9 1.4. 0 1.5.3 2 .0. 6 2.x. 9 * 3-0 2.4.3 a.5.6 3.0.9 16 1 M 0 2-4 0.3.6 0.4. S o.5.io 110 1.2.2 i3. 4 1.4.6 1.5.8 2.0.10 23.0 2.3.2 2.4.4 1$ • r' 1/li/ttJ />u;/, r pouces i3 0.2.2 o.3.3 0.4.4 oS.5 106 1.1.7 1.2. 8 1.3.9 1.4.10 x.5.xx 2 . 1 . 0 221 14 i'/uj/r : 1er : ù* 12 0.2.0 o.3.o 0.4.0 0.5.0 x. 0. 0 1. x. 0 1.2.0 1.3.0 1.4.0 x. 5. 2 s • 0.0 i3 Le 1 /• ,- 11 O.l.lO 6.2.9 0J.8 0.47 0.5.6 x . 0 . 5 1x4 1.2. 3 x.3.2 x.4. x 12 > 10 0.1. 8 0.2.6 0J.4 04- 2 O.S. 0 0 5io 1.0.8 1.1.6 1.2.4 11 9 0.i. 6 0.2.3 o.3.o 0.3.9 0.4.6 0 6.3 1.0.0 1.0.9 ÎO e 0.1. 4 0.2.0 02. 8 o.S 4 0.4.0 0 41 .5.4 9 0.1. 2 o.x. 9 0.2.4 0.2- » o.3 0 041 8 6 0.1.0 o.i. t> 0.2. 0 0.9 . 6 0 3. 0 7 5 0.0.10 o.x 3 0.1. 8 0-3 l 6 0 4 0.0.8 0.10 0.1. 4 S 3 0.0.6 0.0.9 2 0.0. 4 7 8 Q ÎO 11 0 -H- iS l6 - ¥— a8 a9 2 0 21 22 Bal*.1 61 2 -----S----------=?*—
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    « De laGrarpenterie, 31$ q]jr<es, Charpentiers & Toiseurs du Pays ont des méihodes niee^eeu- Pour ^ire ces calculs , en retranchant les deux dcr» divis rcs » & prenant le tiers des autres. Le resrant ils le dan Cnt par 7î Pour avo'r 'a quantlté <*cs quarts. Comme donS^et exemP'e 'es 140 chevilles reliantes diviiees par 75 ont £>e5 quarts & ij chenilles. est - marque de Rouen est à la pièce de Paris , comme 36 à,, *3 ' cc^-à dire, que 36 marques de Rouen sont égales "^P.écesdePans. le p^A0^ s'achetent sur le Port de pieden pied. 11 faut que ll Pied ' COrnP^ct Pour être compté : si la boise n'avoit que tstarch s T' e^e «e seroit payée que 11 pieds ; tel est l'usage 8c 1S ^.at-ltnens s'y toisent bout-av„nt ; c'est-à-dire , longueut Auss-°. eur mises en œuvre, 8c se réduisent à la marque. 8c t0u ^VOlt"°npas de procès , tous les avis sont uniformes , No rae qui sait calculer peut toiser son Bâtiment. Cru ^ ^ons dit sur 'a Charpenterie tout ce que nous avons dit fyj °p 're pour l'intelligence ik interprétation de ce que Profk' 1Tu"er- Cette matière, seroit inépuisable s'il falloit l'ap# * Nq'cQup j$. .n'rQns par cette table inventée pour connoître d'un long s ^ 'e produjt de tel morceau de bois de 6 pieds de «le Io rKP'usieurs grostenrs. Par exemple , un morceau de bois «es, q *6 pouces de gros , produira z pièces 1 pied 4 pou- 15 da " , ercue le 10 dans la ligne de niveau du bas &. lç Ve à 1 S ''§ne a p'omb sur le côté : la petite casé qui se trou- Pied. . reilc°'Ure de ces deux chiffres renferme i pièces t Si cetP°UCe,B qui est ce qu'on cherche. ^.èrnç o 6 .P'"e avoit 7 pieds s , on ajouteroit le quart, dq P'eds , la moitié , & to pieds { , les trois quarts , &ç» VK * A li/
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    ÏPI COUFERTURES* L'On faitplusieurs, sortes de. Couvertures. La p'1^ commune est celle .de..; tuile , Se la plus belle effi «celle d'ardoise. Il y a trois, sortes de tuiles, dont 1 un& s'appelle-grand moule ,/l'autre moule bâtard, & 'alT tre petit moule ; l'on "n'emploie ordinairement à Parl? que."celle.du grand moule, peu celle du.petit moule*- ^rarement celle du moule bâtard. La tuile, du grand moule, vient de Passfy & de Bpuf"* feogae : celle de Pafsy passê pour la meilleure : la tu!* le du grand moule a 13 pouces de long sur .8 pouce, i ~ de large, le millier fait environ 7 to-ises. en sup^"- sicie. ":-'-::■ '■.'., > La tuile du. petit moule vient des environs de Pas)S f çn la fait de différentes grandeurs ; la plus forte a eti" iron ,10 pouces de long sur 6 pouces de: large ', °| lui donne q pouces d'épureau. Il ensautenviron 2r5- peur l'a ïoile ; c'est à peu près 3 tôisès^ pàç"; *triïlîef• La •meilleure tuile eft celle qui est "faite d'une ar" gile bien grande > qui n'est ni trop rouge ni trop b'arT çlie ,. qui est si bien sécbée'& si bien cuite <3UÊ. rend un son clair : car celle qui n'est pas assez C"1. feuillette & tombe par morceaux : l'expérience en 0 décider : c'est pourquoi la vieille tuile est ordinair ■*" çient la meilleure. .. La latte dont on se sert pour la couverture de to. s'appelle latte quarrée. Elle doit toujours être de bcV d<? chêne de la meilleure qualité, de bois de "r, fil sans noeuds ni aubier : chaque latte doit être çlÇ^ . fc,r quatre chevrons qui font trois espaces, dans c çus desquds on met une çontrelatte,. clouée de <* ■-
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    BlS. C OU V E R T«U-R ES. . 3 %J~ ®st deux contre les lattes : la distance du dessus d'une wte au-desïus de l'autre , qui est ce qu'on appelle épu- $eau, doit être du tiers de la hauteur de la tuile, à, prendre au-dessous du crochet. L'on emploie au surplus °es faîtières, pour les faîtes des combles , scellées en P.'atre en forme de crêtes, dans chaque joint : & tous ,es égouts, filets, solins, arrêtiers sont aussl faits avec Pjâtre. Il y a deux sortes d'ardoise, dont.l'une vient d'An- prs, &c l'autre vient de Mezieres & de Charkville ; ^meilleure est sans difficulté celle d'Angers , & l'on Remploie à Paris guères de l'autre. . Il y a à Angers de quatre échantillons d'ardoise, dont ^.première s'appelle la grande quarrée forte : le millier kit environjtoises. La séconde s'appelle la grande quarrée fine; le, ailier fait environ y toises i. ,,La troisieme s'appelle petite fine; le millier fait en~ Vlron ^ toises. •La quatrième s'appelle la quartelle ; elle est saite. ?°Ur les dômes, le. millier fait environ 2 toises *-. Ln général la meilleure ardoife est celle qui est là P'us noire, la plus luisante & la plus ferme. , La latte c| ont on se sert pour la couverture d'ardoise j aPpelle latte volice ; elle doit être de chêne de bon- e qualité, comme il a été dit de la latte quarrée : cha- pe latte doit être clouée sur quatre chevrons ; la .contre- atte doit être de bois de sciage &. assez longue. .L'épureau de l'ardoise doit être comme celui de là 5'.e > le tiers delà hauteur de l'ardoise ; ainsi les lattes à*1 sont plus larges que la quarrée, se touchent presque ^ne l'autre ; il saut au moins 3 clous pour attacher. chaque ardoise. >L'on se sert ordinairement de tuile pour saire les. g°uts de la couverture d'ardoise, parcequ'elle est plus Çlrte que l'ardoise ; l'on met ces tuiles en couleur d'ar- •1^ à huile, afin qu'elles tiennent mieux à la pluie..
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    êtr r n%% Architecture Pratique. JLesenfaîtemens des couvertures d'ardoisè doken" être de plomb. Au surplus les ceils de bœuf, les no-* quets des noues, le devant des lucarnes damoiselles a les goutieres & chêneaux, bavettes , membrons &rl.eS gmartissemens & autres ornemens que l'on fait aux cou- vertures d'ardoisè , sout aussi de plomb. On lui donn© celle largeur & épaisiéur que l'ouvrage le requiert. TOISE' DES ÇOUYERTURES- Our toise? les Couvertures de tuile, l'on prend Ie pourtour depuis l'un des bords de l'égout jusqu * l'autre égout, en passant par-dessus le faîte, auqu" pourtour on doit ajouter; i pied pour le faîte, -& s pied pour chaque égout; s'ils sont simples, c'est-à-dire à s'ils ipnt de deux tuiles mais, s'ils sont doubles, cop" posés chacun de y tuiles, l'on ajoutera deux pieds p°ul* chaque" égout. Ce pourtour- sera multiplié par toute »a longueur de la couverture ; à laquelle longueur on ajou" çqra 2 pieds pour les niellées des deux bouts , & ' produit donnera la quantité de toises de la couvert11?, re-j l'on né rabat rien pour la place des lucarnes & ee','s de bœuf, que i'pn compte à part, comme il sera dit ci' ?Près-- ... n Quand on. veut mesurer la couverture d'un pavil'O"' quar'ré à un seul épi ou poinçon , il faut prendre .:. pouHour au droit du bord del'égout, & ajouter à c pourtour 4 pieds pour les quatre arrêtiers, quand ;' sont entièrement faits ; puis il saut multiplier ce p0'^ çpùç par la hauteur priïe quarrément su.r l'égout» *-e" Ion la" peme de la couverture, depuis l'extrémité °| saîte jusqu'au bord de l'égoût, à laquelle hauteur saut ajourer ledit égout, sélon comme il est sait.■cet •' jr/ultiplication donnera un nombre, dont il en sautpre f- $sç la' moitié pour la supersicie de la couverture.,
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    Des Couvertures: 32$ _■-L'on peut encore avoir la même chose, en prenant le contour par le milieu de toute la hauteur de la c°Uverture , y ajoutant les quatre arrêtiers, & mul- 'Pliant ce contour par le pourtour de toute la couver- ,Ure j pris du bord d'un égout passant par-defîus le faîte Mqu'au bout de l'autre égout : y ajoutant lesdits égouts, .°n aura une superficie dont il en faut prendre la moi-. le pour celle de la couverture. Aux pavillons qui ont deux épis ou poinçons, & T] sont dégagés, l'on peut encore en avoir la super- . Ciè par la même méthode. 1 Quand on veut mesurer la' couverture d'un comble r'fé à la Mansarde, si c'est entre deux pignons, oa rend toute, la longueur de la couverture, à laquelle ,°ngueur l'on ajoute les deux ruellées ; l'on multiplie 1 tout par le contour de toute la couverture pris d'un °fd de l'égout à l'autre ; auquel contour il sautajou- h] ^ faîtage , les deux égouts , & un demi-pied pour egout au "droit du brisé, & le produit donnera la su~ osficie requise. j **a couverture d'ardoise se toise de même que celle t luile, excepté que l'on ne compte point les enfaî- s0 Slu' s°m fous de plomb , & que les égouts qui [> *■ dardoise ne sont comptés que pour demi-pied; s I? compte au surplus les arrêtiers pour i pied, & les . i*s *k silets aussi pour 1 pi.ed. vuand on veut toiser un dôme d'une figure ronde j> ^e?t d'ardoise, il faut en prendre le contour au ku ^e ''e'gout > & multiplier ce contour par la hau- çle Perpendiculaire prise au .point milieu du dôme, du r^S 'e dessxis de l'entablement, jusqu'au plus haut %e e » ^e produit donnera les toises en superficie contiendra le dôme. dojr y a un égout, il le saut ajouter. S'il est d'ar- çompte
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    35° Architecture Pratique». •lanterne,il en faut rabattre la place qui n'eu: ordinal* rement guères plus que la superficie d'un cercle. Pour mesurer les couvertures des dômes quarrés l l'on doit prendre la longueur de l'un des côtés du« bord de l'égout à l'autre, & multiplier cette longue^' par le contour pris d'un bord de l'égout, parlant pa?* dessus la couverture , jusqu'à l'autre bout de l'égout/ <* multiplier l'un par l'autre, pour en avoir les toises rÇ' quises ; l'on y doit ajouter les .quatre arrêtiers , &}; saillie des égouts que l'on doit mesurer,comme il a et dit.* ' /s. Cette méthode de mesurer l'es dômes quarrés ne pas fort précise, comme je l'ai démontré dans là n°e îure des voûtes en arc de cloître, mais c'eft l'ulag ' Si le dôme est fait sur un quarré long, il sautmu j tiplier le côté le plus long par le pourtour de la c0 yerture, & compter le reste comme ci-dessus. Quand on veut toiser la couverture' d'une tour co verte en cône, ou d'un colombier , il faut prends < pourtour de la tour ou du colombier par dehors au b°. extérieur de l'égout, & multiplier ce contour Pj*r > hauteur penchante de la couverture , depuis le p° t de l'égout jusqu'au poinçon qui esr. le saîte de la c°, vérture : & la moitié du produit donnera les toifes ladite couverture : il faut y ajouter la saillie de s ég°u ' sélon qu'il est sait. itf S'il y a une lanterne sur le haut de la tour ou colombier, il saut en rabattre la place, & p°ur c il saut prendre le pourtour du bord de l'égouc ^ commence la lanterne, c'est-à-dire , où la couvert esi tronquée, & le contour au bord extérieur de 1 eS .je & de ces deux contours en prendre la moitié, laCl" j3 moitié il saut multiplier par la longueur penchante couverture, depuis le bord de l'égout, jusqu'ou ^v mence la lanterne, & le produit sera le requis- / . .. Dans toutes ces sortes de couvertures l'on ne , rien pour la place des lucarnes, de quelque mani?re %,:
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    BES CoU-VEUTUItlS.' '$$$ *sissblent, ni des œils de boeuf, (i) aide la place de§ Wrçùnçes, y) Les œils de bœuf dont ilest ici parlé ne sont plus d'u-' ,a8e, à peine même en voit-on aujourd'hui : on y a iubftitué ,es vues de faîtière. Mais sur les combles en ardoise on en sait je plomb que le Plombier pose. On en compte aux Couvreurs _e raccordement ou tranchis pour 6 pieds d'ardoise , sans rabat- Mu vuide. Mais pour éviter toute dispute, on pourtourne- } cet œil de bœuf le long du tranchiss ce pourtour compté ^ 6 pouces sera la vraie me.su.re. Aux couvertures droites qui sont entre deux murs i i.u il faut faire des solins au lieu de niellées, cesso- 105 se comptent pour l pied courant. -^es battelemens faits pour les goutieres ou chêneaus ■0,iï pour i pied courant. Un égout lïmple de trois, tuiles pour i pied cou-l j(4) Il n'y a q«e deux tuiles de comptées, parceque celle je.deffus l'est dans la fupersicie du comble, ainfi de même ^autres égouts, où chaque tuile , à l'exception de celle de r> u?, est comptée pour 6 pouces de saillie fur la longueur, j e5 pour cela que les égouts de 3 tuiles sont comptés pour g^'e<* , de 4 tuiles pour 1 pied. % & 4e S tuiles pour i pieds,. Vn égout composé de cinq tuiles pour 2 pieds cou- W%- ___________________ ?>% filet, c'est-àdire, quand une couverture aboutit : r 'e haut contre un mur, comme quand c'eft un ap- ^ > ce filet esi compté pour 1 pied courant. . ke pofement d'une gouttière va pour 1 pied courant, „ " l'on y fait une pente par-deffbus, cette pente efl; T^re comptée pour I pied courant. jsn ceil de bœuf commun pour demi-roife. vne vue de faîtière pour 6 pieds de toise. v ne lucarne damoifelle pour demi-toise. -n.e, lucarne ssamande fans .fronton, escomptée pour
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    m m ËË$s Architecture Pratique.' «netoise ; & s'il y a un fronton . elle est comptée po^ une toise {. _ ; Aux couvertures d'ardoise les enfaîtemens qui doi* vent être faits de plomb , ne se comptent point : q"an. les égouts sont d'ardoise, ils ne sont comptés que p9u- demi-pied courant. (3) (3) C'eû ce quon appelle un Redoublis d'ardoise, qui vassi demi-pied, que l'on ajoute au pourtour. Les arrêtiers pour 1 pied. , Les solins pour 1 pied. Les filets pour 1 pied. ; * Les pentes des chêneaux de plomb pour un Pie courant. ^ . Les couvertures se réparent en deux manières, d° , l'une s'appelle remanier à bout, & l'autre s'appelle r ' cherche. , ■ Remanier à bout, c'est prendre toute la tuile d côté, 6k la remettre de l'autre, refaire le lattis ou » rompu, fournir toute la tuile qui manque, après 4 ; l'on a posé toute la vieille d'un côté, refaire entiereUJe tous les plâtres comme des enfaîtemens , des ruel'ee,' des solins & autres. Quand l'égout n'est pas bon > ori -, refait aussî à neuf, en sorte que toute la couverture d0 être presque aussî bonne que si elle étoit toute neU. l Cette réparation se toise comme la couverture falt neuf, mais le prix en est différent. j Recherche est une réparation légère, comme qu.» il ne manque de tuiles que par endroits, refaire ^eSF{te très où ils sont rompus, nettoyer la couverture , enl qu'elle soit en bon état. L'on toise encore cette fePajeg «on comme ci-devant, & l'on ne compte p°int plâtrés. (4) ne '<*' (4) Si les plâtres ne sont saits que par endroits, °n »t fe» compte point ; mais s'ils sont totalement refaits ou p'u Q$ç* chargés, ils se comptent à l'ordinaire, Dans cç tqisé on ne
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    , > DesCouver-TCrès/ 53^ ç"- point la plus-valeur des lucarnes, ni les égouts, ni la plus- aieur du faire. On pourrourne le comble du bord d'un égout • ! autre , & la longueur se prend entre deux solins ou niellées. yn doit fournir & poler 9 tuiles neuves par toise posées en echiquieri ,. " est bien rare de ne pas trouver dans ces sortes d'ouvrages ,, Parties neuves & remaniées. Ces sortes de dépenses ont ,,eterrniné plusieurs Propriétaires à donner leur couverture à entretien par baux de neuf ans. Tout le monde n'est pas de ^eme avis à ce sujet. . Ce qui est dit de la tuile se doit entendre pous l'ar- A D DIT I G N Au Toisé de la Couverture. i' À Ux lucarrles eh plein comble entourées de toutes parts S )* on ne rabat rien pour le Vuide de la baye, pourvu tl,€"es ne soient pas d'une grandeur extraordinaire. . ^ celles posées sur le bord des combles où l'égout pasfe de* t nt)On ne rabat rien pour leur vuidè ; mais si l'égout est inter- y^Pu, on rabat l'emplacement qu'auroit occupé cette cou- ^ tture depuis le devant de ladite lucarne , jusqu'au - devant {, Premier pureau d'égout, & on compte les ruellées aux cô- s °u joues, j jfa,ls les rhansasdes garnies de lucarnes , au-devant & au- ^ 'us desquelles les égouts & la tuile pasfent , on ne "rabat f. "} Pour leurs vuides. Si l'égout èst interrompu on réduit y lement la saillie de l'égout. Si rien ne passe dessus ni au-de- v nt ) le vuide est totalement déduit, mais on compte les so- ^.aux côtés. j ' au-devant des susdites lucarnes où il n'y aura point de CoVanture , il y a un chêneau avec pente, cette pente fera niprife dans le toifé ; mais le vuide des lucarnes sera réduit <vs <e dévelopement des plâtres. W' 'es î°"ées defdites lucarnes font armées d'ardoise , on en t(e ?*a la fupersicie, en y comprenant les tranchis & devirures pacun '6 pouces. *U ,",0lscIu'l y a un sronton au-deffus defdites lucarnes , grand "etit s >1 est compté en outre pour une demi-toife. S'il y a
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    Tan chevalet, ilsera aussi compté pour demi-toise , grand 0« petit. là Si au lieu d'un chevalet il y a un chapeau dé plomb j <& lattis & plâtre est compté pour un quart de toise ou </ pied" II. Aux combles en ardoisè on t'ait les égouts en tuile» qu'on noircit avec du noir & de l'huilé. On compte les re- doublis d'ardoise avec l'à'rdoise 5 mais les égouts dé tuile sou1 comptés en tuile , & le noir estimé à part. III. Aux mêmes combles -, lorsque les noues sont êh plomb) Ton ne rabat rien pour le cintre au dessoUs , & on ajoute * ïa longueur 6 pouces pour chaque tranchis ; mais si ces noue* sont en petite ardoise sans plomb » après avoir toisé plein , °n ajoute 5 pieds de large sur la hauteur dé la noue seulement}, parceqù'il doit y avoir quatre tranchis & deux paremeiis. 1 IV. Lorsque le Couvreur pose & fournit les goutieresj el* ïes sont comptées à toise courante , y compris leur scellemeD Se la pose; mais on compte les battelemens comme les égouts* c'est-à-dire , chaque tuile ; en outre celle ci-dessus pour 6p°u' Ces, & le parement au-desibus aussi pour S pouces ; mais ° comprend ces battelemens & paremens dans la mésure d •comble. *-, , . . Lorsque les égouts & battelemens sont dé Vieilles tuile* s. on en fait distinétion pour les compter en Temanié à bout- ■■• Si la goutiere n'est pas fournie par le Couvreur ; taais Ie , îement poséè, pn lui compte I pied courant pour sa pose e ïemanié à bout* . , , '...t Les goutieres au derrière âes lucarnes aamoisélles font costP îées à toise ou pied courant si elles sont neuves j & oh ne cot0$ te ni pose, battefementj ni parement $ ces thoses étant sen. fermées dans l'évaluation qui en est faite de derhiè-toise , t&ttt grande que petite 5 les dosserets au-devant des cheminées s0)l «de même genre. La goutiere s'en paye au pied courant elle est neuve, & rien rie se compte si "elle est vieille. ,.- V. Aux couvertures d'ardoise dont l'ënsaîtement, eu * avec faîtières noircies , on doit en faire distinéiion pous , compter à part comme tuile» & oh compte le barbouille en sus. , ........ ■£& Si le saîtage est de plomb , ori pàsse pàr-desfus sàris sie" ^ duire pour le plomb ni rien ajouter ; mais si au lieu de P gij on fait un embardellement de plâtre de la hauteur d'un pur de chaque côté ; il sera ajouté i pied en sus du pourtour. Les épis ou poinçons armés d'ardoises sont comptes P 5 pieds ou de toise. , ,. .n;erè VI. Voici une réslexion de M. Defgodêts , sur la m^rei Ai compter les plâtres dans les disférentes especes & n j^ rie couverture. *» L'usage de compter les plâtres sHlV
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    *t.. Des Coûtertu re s-, 335- , Qualité des couvertures où ils sont faits , n'est pas juste , s puisqu'ils sont les mêmes sur la tuile que sur l'ardoise neuve i & les remaniés à bout : Cependant il y a une grande dif- si Aretlce de P"x ^ss unes aux autres >ce 1U1 donne occasion aux a ouvriers de tromper & de mettre sou vent quelques parties de oj t'Jileou d'ardoise neuve au long des plâ.res où il n'est pasnéces- ^ la're , afin de compter ces saillies de plâtre commeouvrages jjeufs, lorsqu'elles devraient l'être en remanié à bour. Il seroic , beaucoup mieux que les plâtres fnssent d'une nature d'ouvra- ^ 8e particulière -, que l'on toisât séparément pour être comp- as, ., par-tout sur un même prix égal aux couvertures rema- kes à bout, comme aux couvertures neuves. « ^ette reflexion de M. Desgodets me donne lieu d'en faire une ^ '.re' La méthode qu'il condamne est une habitude usueîle ; a"s la suivante est une habitude abusive. Pa v ne ^a'f aucun cas de rabattre les vuides occasionnés r'excédent des mesuresqu'e donnent les longueurs & pour- *s> on a tort. Un Particulier n'est point tenu de payer ce " ''n'a pas , & où rien ne peut le remplacer, j *"" exemple. Un comble entre deux pignons de 24 pieds C'a'r (c'estlé terme qui signi'fie sans aucun usage ; d'au- /s disent dans - aifvre ) & de 36 pieds de pourtour ausîi e^'air, sa superficie sera de 24 toises. '{.].' °n ajoute à la longueur 24 pieds , i pieds pour les deux .1|,s > elle sera de 2.6 pieds, & au pourtour ; pieds pour 8; x égouts & ^a plus-valeur du faîte , il sera de 41 pieds j a. superficie 29 toises 22 pieds. ïl faut démontrer qu'il y a .P'eds de trop. »' superficie de clair est . -. . . . 24 toi. o o pi 10 5s deux égouts de chacun 24 pieds de P sur ensemble 4 pieds ..... a toi. ■£ 6 pi.' »e saîte i^ pieds sur 1 pied vaut ... o toi. J 6 pi. ^es deux solins 36 pieds de pourtour sur eiï>ble 2. pieds, valent ...... 2. toi. o o pi. 29 toi. O Î2 pi. |;„,0lltes lesquelles choses jointes ensemble font 29 toises ta <WS t'u' ei^ 'e vra' t0'îs, & dont la différence avec celui ci- g? est de iô pieds. Cea Ur>e chose à laquelle on doit prendre garde , parceque j, ui abus , & une infraction à l'usage & aux règles, «ïtu nnons à la reflexion d(i M. Desgodets. Elle est juste & «i„J ; Car il n'y a rien de si ridicule , que des plâtres ,l,5rn°^es ^Ur une couverture d'ardoise neuve soient payés le «H ,e P™1 que cette couverture ; & que ces mêmes plâtres °ut égaux posés sur une couverture de tuile rgjnanié*
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    "SyS' ARCHITECTURE PrATI^ÛË. soientpayés un sixiéme de moins. Quelque recherche^" j aie faite, je n'ai trouvé aucun vestige qui puisse indiquer 1 on* gine de cet usage. . , Le toisé de la Couverture est de même genre que celui os là "Charpenterie. Son avantage dans les usagés renferme bénéfice & les frais de l'Entrepreneur ; & comme cet avanta- ge dépend du plus ou du moins d'usage , ce bénéfice lui e relatif.' Etat par lequel on peut se former une idée de la ^ pense en Couverture. Ardoise quartés. LA toise superficielle d'ardoise que l'on nomme qitarrée, Ç0* ■tient I7J ardoises , que l'on suppose avoir 7 pouces r large sur 4 pouces de pureau. Le millier fait en plein coin environ j toises j y compris le déchet. • Ardoise quartelette. Le millier de quartelette ayant 5 pouces | de largeur j pouces de pureau peut faire 3 toises & demi-quart;-ilen j 18 pour la toise. Cloud ardoisi. Un millier de cloud pese 5 livres. Si tin attache chaqué u{ doise avec 3 clouds, les 175 en consommeront 515 qu'o" ^ cependant réduire à 1 livre ia onces , à cause de la perte . l'emploi & du déchet; & la quartelle environ 3 livres compris. Ce cloud se vend à la somme qui pese 3 o livres^ Latte ardoise. A • lie # Il faut 18 lattes ardoise pour faire une toise ^tX,c0^ quelque chose de plus pour la quartelette. La botte étan esl-> posée de 26 lattes sait une toise & un tiers d'ouvrage >0fe, nant qu'elle ait 4 pouces | de largeur comme à l'ordi"qu < Contre-latte ardoife, 00e,C 'rS ^ 1 Il saut 4 toises courantes de contre-lattes pout „x^ toise d'ouvrage. Elle se vend au cent de toife oa s cgn(
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    Dès Couvertures. 337 fcë'fttcontenant 21 bottes, ayant chacune 10 contre-lattes de ' pieds, de façon qu'au lieu de 203 toiles on en a z 10 toisesl Ces bottes, toujours composées de 10 contre- lattes, ont 6 P'eds, 9 pieds & I i pieds» C'elt à l'acheteur à s'arranger *Ur ces mesures. Cloud pour lattis & contre-lattis d'ardoiji. .. Il-faut pour une toise d'ouvrage une livre de cloud. Le mil- lier de cloud de cette espece peie ordinairement 3 livres £• : il le Vend comme l'autre à la somme ; mais cette sommc doit Peser 36 livres , au lieu que le cloud ardoise ne pese que 30 "Vres ; do sorte que si la ibmme de cloud vaut 15 livres , on ?Ura pour cette somme 30 livres de cloud ardoise, & pour *? même somme d'argent 36 livres de cloud à lattes. Tuile grand moule en plein. H faut 153 tuiles pour une toise quarrée. Le millier peut fai- e 6 toises -s pourvu que cette tuile ait 8 pouces ^ de large Se * pouces de pureau. Idem à claire - voie. s ^haquetuile doit faire 1 pied de long, tant plein que vuide , jï'4 pouces de pureau. Il en faut 10S pour la toise, 8c le allier fak 9 toises i. Tuile petit moule. - .i51 cette tulle a 6 pouces de large & i pouces de pureau , Iç "lier fera '3 toises -, chacune de z'SS tuiles. • Latte a tuile. M botte de latte doit être de J2. 11 en faut 17 pour saire nj. tQise d'ouvrage : la botte peut faire 1 toile 5 tant en plein 1 j? tl aire-voie. J'Pour le petit moule il en faut $6. La botte fait 1 toise j. ■laque latte a 4 pieds de long & environ 2 pouces de large.' Cloud pour latte à tuile. ehît **Ue latte attacnée avec quatre cloUds, y Compris le dé- Sfi' ^"ploie pour chaque toise près d'Une demi-livre de cloud t a "»tte'lan.'peu moins qu'une livre. Y
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    33s Architecture Prattqu-e. ■*—TTI-T™......IWIBHIII■WII.1IHJ Mil—ILJIBIIB I Mil .. .. IJ_ _ _!__—JMJMJM.J11ILJ—"■» —....."'"""'^ ■Efliraation--des Ouvrages de Couverture. Ardoise. APrès les détails que je viens de donner, il est aisé de met» tre prix à chaque nature d'ouvrage. Il ne s'agit que de sovois quel est le prix courant des matériaux , & détailler chaque toi» d'ouvrage comme si elle étoit en plein comble , lesusages resten.j au Couvreur pour son bénéfice. Ainsi plus il y en a-, plusl gagne s & au contraire. Exemple. En supposantle millier d'ardoise valoir 40 livres;, les 175 .valeur d'une toise , coûteront. ... 7 1. o si ° * Une livre | de cloud à 10 sols .... o is ° Dix-huit lattes ardoises à 10 sols la-botte vaudront « . . ' ......o 14 ° : Quatre toises { de contre-lattes, à 5 sols la toise, valent . . ■. ... . ...... x i Une livre de cloud pour lattis & con- tre-lattis à 8 sols 6 deniers la livre vaut 08° Façon & main-d'œuvre, à 40 sols la toise, font ......... i o __fL—" Total d'une toise d'ardoise en plein comble, u 1, c 1. ° à. Ardoise remaniée. Pour estimer le remanié à bout d'ardoise , il ne &at 1j retrancher la valeur de l'ardoise , le reste en sera, la va'eUj' xi . . • . . ... ... . . . s }*. 0- Quartelette. On fera le même détail pour la quartelette. Eftimation d'une toise de tuile grand moule en plein co"1'"" Suppbsant le millier de tuile valoir 4J liv. ies i^j tuiles vaudront .'■'.'. . . Vingt-sept lattes à xo s. la botte valent Une demi-livre de cloud à 8 s. 6 d. Façon à 3,0 sols la toise . . . .... Total d'une toise de tuile
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    "Des Couver.tur.-es-. 335» Tuilerémaniée, Pour le remanié à bout de tuile, il ne s'agit que de sup-' Primer la valeur ete la tuile , -le reliant en sera la valeur, ci . '...... . . . 1 I. 14 s. 7 db [On ne fait poirrf article des plâtres, parcequ'ils sont com- Pr's'daus les toisés. Des Recherches* .Les recherches en tuile & en ardoise suivérit le même prix--; V$-.rétablit les plâtres & on fournit neuf tuiles ou ardoises' eiives par [chacune toise. Cela se payé indistinftement depuis ,l% sols jusqu'à 22. sols la toise. Il Te fait cependant des re- cnçrches en ardoise assez sérieuses pour être estimées 30 & 3 5 sols la toise. AUTRES ESPECES DE COUVERTURES. ON fait'-'èsicore des Couvertures de bardeau. Ce sont'de petits aisou-douves de tonneau que l'on nomme ailleurs' Jss's ou aijsariteslCette Couverture de bardeau s'emploie or- l"airement ,sur .des. angards & sur les, maisons dans les lieux 3 '?■ tuile'Sc-l'ardoise sont rares ék le bois commun II ne faut v'? épargner le .çloud, à ces couvertures. Il faut encore les lr"(Jre en gresse couleur à huile ,- en rouge ou noir , pour les: c. 5lnir de la; chaleur 6k. des pluies. C'eft une économie de les j-e'r_e peindre tous les deux ans...Cette couverture se fait & c. 5lnir de la: chaleur &■ des pluies. C'eft une économie de les se're peindre tous les. deux ans.. Cette couverture se fait & , toile comme la. tuile & l'ardoise, & se paye à proportion, JPr'X des matériaux. •. fis ns ^es Campagnes ; & même dans les fauxbour.gs de Pà« ^ ' °n couvre les., chaumières de paillé de sèigle ou de gluis , gj "quelques autres lieux de roseaux. Après que les faîtages chines sont posées , on y attache avec des osiers des per-. .lÇs e,i place ^le chevrons , & des perchettes en travers , sur W| 'e Couvreur applique le chaume avec des liens de V"'5'- s cés-'liens sont serrés , plus la couverture e{ï_,cie *'He=' ^c *"e tol's au® aux ^s ^ Coutumes à Paris , St. llrs à la travée. : .. -; " :: .
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    34° A &C- H 11 È-C t Ù KE î* R A s I Ci U & £>£ 1,4 MENUISERIE. LE bois que l'on emploie pour la Menuiserie doit être _ ordinairement de chêne de la meilleure qualité, fcc au moins de cinq ans, de droit fil, c'est-à-dire, sans nœuds ni aubier., ni aucune pourriture. Le plus beau bois vient dans les terres fraîches, quand elles sont un peu sablon* ïieuses. Les principaux ouvrages de Menuiserie dont on Ie scrt pour les-bâtimens, font les portes, les croisées, *ÇS lambris, les cloisons, le parquet, & les bas de cheffli". ïlées* •'•'•'. Ai Dans un bâtiment coriiïdérable l'on fait des portes: o tliverses manières, sans parler des portes cocheres ; ji j en a de grandes, de moyennes & de petites. Les petites portes sont pour les passàges, dégag mens , lieux communs, & autres ou l'on n'a pas bel0! de grande force, ni d'ornement. L'on fait ces portes °' 2 pieds | de large, ou a pieds au plus, sur 6 f'ie ou 6 pieds de haut; elles doivent avoir au moins pouce d'épaissseur , même 14 ou ij" lignes arralee collées 5c emboîtées par haut & par bas. e Les portes moyennes sont pour des chambres 9 l'on fait dans un Attique. On ne leur donne guères q^g depuis 2 pieds i jusqu'à 3 pieds de large, sur ° P1 fj | ou 7 pieds de haut; quand on les veut un peu or on les fait d'assemblage: on donne aux battans J P £lJ ce - d'épaissèur, dans lesquels.on fait une moul«r ^ forme de cadre des deux côtés, & une autre m° % au bord extérieur du côté qu'elles ouvrent : les pa" ra„ doivent avoir 1 pouce d'épaisseur, & sont au n, yalle's. L'on fait à ces sortes de portes des chat".
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    Dï la Menui.seicif..3-4:! *es de 5*. à 6< pouces de large-sur 2 pouces d'épaisseur °rnés de moulure ,.&.l'on fait des embrasemens avec °es bâtis, avec bouement & panneaux dans l'épaisseur gù, mur. L'on met aufîî au-dessus de ces partes des gorges, des corniches &.des cadres,, quand, il se trou- ve de la hauteur.. L'on peut dans cette grandeur comprendre les por- tes d'offke,. de cuisîne, & celles des caves que l'oa pit toutes unies, mais bien fortes , comme de 2 & 2: pouces i d'épaisseur, collées &. emboîtées comme clr devant. Les grandes portes sont celles dont on së sert pour *es principaux appartemens, comme des salles, anti- chambres, chambres & cabinets :.on les fait ordi- nairement à deuxventeaux , & d'une même grandeur,- 'jyand elles.sont dans une enfilade, ou qu'elles se répon- dent l'une, à l'autre dans une même pièce ; on.fait ces sortes de portes de différentes grandeurs, depuis j' pieds 8 ou, 51. pouces, jusqu'à 6 pieds de large pour 'es grands Palais, c'eskà-dire, qu'il faut savoir pro- portionner la. grandeur des portes aux appartemens oà e'les doivent être mises j.on ieur doit donner en haur- leur au moins le double de leur largeur ; & pour avoir l^eilleure grâce on peut leur donner environ^ déplus? " y a de ces sortes de portes que l'on fait simples,. "feoiqu'à deux venteaux, quand c'êst pour des apparter ^ens médiocres. Aux appartemens qui sont entre lès Palais & les ^aisons ordinaires, on donne quatre pieds , & quatre Pïeds I aux principales portes à deux venteaux; à celles ^Ul ont 4 pieds, on leur donne 8 pieds^ de haut; à, ^ pieds i 19 pieds - & 9 pieds 9 pouces de haut. On °nne au moins 2 - pouces d'épaisseur aux battans & ux traverses ; l'on-y fais des compartimens de cadres es ^^ux co^s ^ ^ j?Qn jonrie aux panneaux 1 pouce - epaisseur; les chambranles doivent avoir 8 à 9 pou-; e& de large,-& 3 pouces d'épaisseur.
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    34* Architecture Pratique». Quandles portes ont y à 6 pieds,. l'on ne donne: guères plus d'-épaisseur aux battans & aux autres bois 5 mais on leur donne plus de largeur a proportion. Les portes cocheres de grandeur ordinaire ont °. pi. 8 pieds | & p pieds de largeur entre deux tableaux. Quand il n'y a point de sujétjon., on leur donne en hau- teur le double de leur largeur, & quelquesois plus se" Ion l'Ordre d'Architecture dont elles sont ornées ; mais comme il y a presque toujours des Tu jetions a Paris ou ailleurs, à cause de la hauteur des planchers ou de la vue des cours,. on Te contente de leur don- ner en hauteur une sois & | de leur largeur , & que. quesois moins ; en sorte que si elles ont 8 pieds de W" ge, on ne leur donne que 12 pieds de 'haut ', malS' pour empêcher qu'elles nei paroissent trop écrasées > °An les fait en platte-bandes bombées ;■•cela les sait paroi" tre moins basfes par rapport à leur largeur. £' On donne aux battans des portes cocheres 4 PotT ces d'épaisseur sur 8 à <j pouces de large, & aux t>a' tis qui sont au-dedans 3 pouces d'épaisseur, aux car dres 4 pouces, aux panneaux 1 pouces i ; ces bois on plus ou moins d'épaiffeur sélon la grandeur des porte?/ L'on ne mesure. point les portes à la toise ; ro^ quand elles sont de conséquence, l'on en sait un;dessJ? & un devis sur lesquels on en sait marché à lapiece' pour les portes communes} ç'eft un prix ordinaire «o on convient aiséroent.. DES C R OISE' g S. On fait encore des croisées de différentes grande" * félon que les maifons où elles doivent servir i0 ... _i- ____J_. T- -.1... ___■.____,« nnt 4 plus ou moins grandes. Les plus communes °n pieds de large, les autres 4 pieds , $ pieds & S P1 t^ jufqu'à 6 pieds pour les- Palais i mais elles ne Pal - guères cette largeur.
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    a De la Menuiserie-343 On donne de hauteur aux croisées au moins le double c'a leur largeur ; on leur donne même jusqu'à deux sois ** demie leur largeur : cette proportion leur convient asiez , parcequ'on les baiue à présent jusqu'à un socle de *k ou 6 pouces près du plancher : cela donne beau- c°up d'agrément aux appartenons. Il y a de deux, sortes de croisées : les unes, sont à Panneaux ,Jes autres sont à carreaux de verre. L'on ne ta,t plus guères de celles à panneaux qu'aux maisonsu 'r^s-communes ou aux bâtimens des basses-cours. Aux croisées ordinaires de 4. pieds de large, on don- 116 1 pouce s sur 2 pouces £ au chassis dormant. QuancJ- 0t)yfait entrer les chassis à verre , on leur donne 3 pou- Ces 5 aux meneaux 3 pouces en quarré, 1 pouce - sur ?- pouces 7 aux battans des chassis à verre ; aux petits °is, quand c'ess: des carreaux à verre , on leur donne *4 lignes, ou au moins 1 pouce, & l'on- y sait ua- t()Qd entre deux carrés avec des plinthes -, aux volets 1 ǰuce, ausquels on sait un bouement, & les panneaux °nt de merrein. Si Ton veut que les volets soientat- 9chés sur les chassis dormans, il saut que le chassis à ,erre entre dans les dormans, & l'ouvrage en e£l meil- , Aux grandes croisées de y pieds, les chassis dormans 0lvent avoir 3 pouces sur 4 ou y pouces, les me- e*ux de même groffeur, les battans de chassis à verre pouces d'épaiiïeur sur 3 & 4 pouces de large, les j;etits bois de carreaux 2 pouces ~ au moins, ou 2- s°uces ; on les assemble avec des plinthes ou à pointes e diamans, & on les orne de demi-ronds, de ba~ Pattes des deux côtés, sélon qu'on le defire. Lesvo- ,ts doivent avoir 1 pouce ~, avec de petits cadres ^s deux côtés élégis dans les battans, & les panneaux Un pouce d'épais. Quand les croifées vont jufqu'à 6 ^lec«, l'on fortifie le bois à proportion; mais c'eft Veu de chofe plus que ce que je viens de dire. * Qur empêcher que l'eau ne paffe au droit de l'appui Y iv
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    344 Architecture Pratique. &du meneau de la croisée , l'on fait la traverfè d'en- bas da chassis à verre assez épaisse pour y faire des reverseaux. Cette pièce est faite par-dessus en quart de rond, & a par-defîbus une rnouchette pendante pour rejetter l'eau arTez loin lur l'appui, afin qu'elle n'entre point dans les appartenons. Comme on veut présentement avoir la vue libre > quand une croisée est ouverte, l'on fait porter le me- neau au chassis à verre depuis le bas jusqu'à la tra- versè : cela se fait par un angle recouvert en biais* L'on met ordinairement la traversè du meneau p'uS haute que la moitié de la hauteur de la croisée d'eB' viron un lixiéme , & même plus, afin de n'être poînt barré par cette traversè, & que la croisée en ait pluS de grâce ;& quand les croisées vont jusqu'en bas» °a fait la partie d'en bas encore plus longue à propo^ tiori du haut, à cause que l'appui y est compris •' ll faut que les carreaux à verre aient en hauteur aU moins un sixiéme plus que leur largeur pour être bieD proportionnés. _ - Pour les volets , les uns les font depuis le bas p" qu'en haut, cela a sa commodité ; mais ils se déjette" plus facilement : si on les fait en deux parties, on 'eS iépare au droit de la traversè du meneau. Ils (°^ toujours mieux quand ils sont attachés sur le chai".5 dormant, ainsi qu'il a été dit; & comme on les *al ordinairement brisés en' deux , il faut bien prenor garde qu'il y ait assez de place pour les coucher dan l'embrasement des croisées. Les croisées sont mesurées au pied, sélon leur «a^ teur, sans avoir égard à la largeur : c'est le Pr'x. s pied qui en fait la différence, sélon qu'elles sontP '; ou moins fortes, grandes ou ornés. Comme si une &<>$ sée a 12 pieds de hauteur; on la compte p°ur u pieds à tant le pied, sans avoir égard û elle a S 6 pieds de large ; c'est l'usage.
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    De la Menuiserie.345 DES LAMBRIS. ÏL y a de deux sortes de lambris, l'un qu'on ap- pelle lambris d'appui, & l'autre lambris en hauteur. Les lambris d'appui sont pour les lieux que l'on Veu* tapisser ; on les fait ordinairement de 2 pieds ~ ?u 2 pieds 8 pouces de haut, qui est à peu près la auteur des appuis de croisées. , L'on donne i pouce d'épaisseur aux bâtis des lam- ,ris d'appui les plus Amples, dans lesquels on élégit un Cément ou petite moulure ; les panneaux sont de mer- e'n > & l'on met un socle par bas & une plinthe par haut °rtl^e d'une petite moulure, ,Le plus beau lambris d'appui est fait à cadres & à Mastres en façon de compartiment, suivant le dessin 5ste l'on en fait. On donne i pouce £ aux bâtis. Il ^ faire les cadres & les pilastres fort doux, afin !p ta trop grande saillie n'incommode point dans les fPartemens. (•Aux lambris en hauteur les plus simples que l'on pour la place des miroirs & autres endroits où l'on so'a*St P°'nt ^e tapissèrie, on donne i pouce | d'é- k ,|eilr aux bâtis, dans lesquels on fait unbouement, '°n fait les panneaux de merrein. ^^■ux lambris ornés de cadres en compartimens, on ^ De ï pouce j d'épahTeur aux bâtis , sur - tout ^it l ^ y a une grande hauteur & largeur, & l'on j)0 ,es bois des cadres & des panneaux forts à pro- Hçts ^x grands bâtimens l'on y fait souvent les cahi- er , e menuiserie, & quelquefois même d'autres pié- >es ' T°n doit faire des dessins pour ces sortes d'ouvra- loiv décide point ici de l'épaisseur que les bois içueiît avoir, parceque cela dépend du dessin & du
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    34^ ARCHITECTURE PRATIQUE. L'usageest de meferer les lambris d'appui à la toifê courante , en les contournant par tout sans aYoir égard à la hauteur : & on mesure les lambris en hauteur a ia toise quarrée de 36 pieds pour toise , en muitipliant le contour par la hauteur. LE P A RQT/ET.. L'On fait ordinairement de trois différentes épai1' seurs de parquet ; le plus simple est d'un p°uC ou de 14 lignes, le moyen d'un pouce £ , & le P'u épais de 2 pouces. On n'emploie le plus simple qu'aux appartenons haU. ou dans les maisons qui ne sont pas de grandes c°n séquence. Car quand on veut que le parquet soit o° ' il faut lui donner 1 pouce ~, & on fait les panne3" de merrein & les frises d'un pouce. , { Le parquet d'un pouce | est fort bon, mais il ne ^ pas qu'il y ait de l'humidité par-dessbus-, aussî dans grandes maisons on l'emploie aux étages supérie0 les frises ont 1.5 lignes , & les panneaux ont I P°° d'épaisseur. '■'"■'< Le parquet de deux pouces doit être employé& appartemens bas, où il faut de la force pour tev , à l'humidité : il faut même que les panneaux s°ien,;js peu près de même épaisseur que les bâtis, ou 1° aient au moins 1 pouce : car quand le bois dep neau n'a pas assez d'épaisseur, l'humide entrant P ^ dessbus dans les pores du bois , il le fait en"ep0o creuser par-dessus. Quand le parquet a 2 pouces ^^ donne 1 pouce saux frises. Le tout doit être ai blé à languettes, cloué avec clouds à tête Pel' ^ & les trous remplis avec de petits quarrés de bois p prennent joints & rabottés. ^ Les lambourdes que Tôn'emploie pourposer Je ï ^ que: sur les planchers ne doivent pas avoir t3D
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    De la Menuiserie.347 Paiffeur que sur les aires des étages bas, car cela don- ptrop d'^paisseur au-dessus des planchers : l'on regarde ,e,s p!us hautes solives, & l'on donne quelque pouce s- ^paisseur, afin qu'aux solives basses, les lambourdes , aient pas plus de 2 pouces £, & c'est ordinairement ^ bois de 4. à 5 pouces refendu en deux. .. "our le parquet posé sur les aires des étages bas, «ut que les lambourdes aient au moins 3 pouces epai(Teur; elles sont ordinairement de bois de 3 à 4. P°JÇes de gros.. ■L'on sait de deux sortes de parquet à l'égard de son .: etnblage , dont l'un a les panneaux à l'équerre sur ,'? ^âtis , que l'on appelle parquet quarré, & l'autre i'es panneaux en diagonale sur les mêmes bâtis, c'est- ■j lleJ qu'ils sont mis en lozange. De cette manière eparquet, il y en a à seize panneaux & à vingt pan- /^X, celui de 20 panneaux est toujours le plus beau k- meilleur. j L'on pose aussî le parquet de différentes manières ;, ^ l'une est parallèle aux murs, c'est-à-dire, posée ,^arré , & l'autre est posée en lozange, c'est-à-dire , ;t !' est posé en diagonale à l'égard des murs ; l'on j> "ve cette dernière manière plus agréable, & l'on . sert à présent plus que de l'autre. ij Vuand on met du parquet dans les appartenons où ]0 Y a des enfilades , il faut observer, s'il est posé en q ange, que le milieu ou la pointe d'un rang de par- jj ,et réponde précisément au milieu des portes de l'enfi- jç :'si l'on en peut faire autant au droit des man- „e * de cheminées & au droit des croisées, cela don- % ?aucouP d'agrément aux appartemens ; mais il est tt0 e S116 ce^a ^ puisse toujours faire , parcequ'il se ^ Ve dans un bâtiment des sujétions préférables au ç0t^Uet'_ Pour les enfilades, cela doit être absolument fer me Ie viens de le dire, & l'on doit même ypen- j.en saisant les plans. ' ; ^ 3ussi faire répondre au milieu des enfilades
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    348 Architecture Pratique.. leparquet posé en quarré : il y a plus de facilité en ce- lui-ci pour les sujétions des cheminées & des croiie^' qu'en celui qui est posé en lozange , mais l'ouvrage nf est pas il beau. L'on fait ordinairement au-devant des cheminées u chassîs de frite de quinze à seize pieds de distanee d devant des jambages sur toute la longueur de la <-he' minée , compris les jambages , pour contenir le i°J qui doit être de marbre ou de carreau. . £ Au reste , le parquet est un ouvrage auquel les A» nuisiers doivent prendre beaucoup de soin, car l'°n '•' est fort délicat. . " ■ , % L'on mesure le parquet à la toise quarrée à $6 Pie ■ par toises à l'ordinaire. L'on rabat les places des che nées & autres avances contre les murs ; mais l'on coss>P te les enfoncemens au droit des croisées & desp.°rt dans le toisé du parquet, l'on y comprend les *â bourdes qui sont fournies par le Menuisier ; le t°ut doit faire qu'un même prix. ^ Aux endroits où l'on ne veut pas faire la dépend ^ parquet, l'on y fait des planchers d'ais, sur tout étages bas ; mais afin que ces.planchers soient bonSj " $ que les ais aient au moins i pouce i-, & qu'ils n'aient Pj.g plus de 8 ou Q pouces de largeur, à cause <lu *Ljt courberoient) par la raison qui a été dite. Le tout . être assemblé à languettes, & cloué sur des hmo° fc des comme le parquet. Si l'on fait de ces sortes planchers aux étages hauts, l'on peut y mettre "u.^ "Von1" d'un bon pouce ou de 15* lignes; mais les aisnJ vent pas avoir plus de 8 pouces de large. A. ce tes de planchers l'on pose les ais de différentes 'a^'o5l ou quairément ou à épi, ainsi qu'on le juge à Pr <^ Il n'est pas nécessàire que je parle ici des plancher s l'on fait pour des entrcsols , cela est asTez connu- toise au surplus les planchers d'ais comme le Parq c'est à-dire, à la toise superficielle.
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    Dr là Menuiserie.34^ Ù£S CLOISONS DE MENUISERIE. î On ne Fait guères de cloisons de menuiserie que s^ pour des réparations légères , quand on veut saire es corridors , ou qu'on veut diviser une grande pièce , deux ou trois parties. Les cloisons sont ordinairement /planches de sapin d'un ou d'un pouce £", assemblées 1 anguettes l'une contre l'autre & par Jes deux.bouts I ^ les coulisses faites de bois de chêne, dans lesquel- J on tait une rainure pour paner le bout des aïs. ■^ on mesure ces sortes de cloisons à la toise quarrée. A D DIT IO N A 1 a Menuiserie. E toisé de la Menuiserie ess le plus simple de tous, sans au-* ç-/Cun ulage, &toutvuide est rabattu. La toise supersicielle resCourante est la règle de ce toisé. Il suffit dans les mémoi- sa ae bien détailler chaque article , en y expliquant quel bois, palité , son assemblage , ses ornemens & sa mesure. tjt y Weilleur'livre que nous ayons sur la Menuiserie est in- p, * 1 Détail des Ouvrages de Menuiserie pour les Bâtimcns , p ,"*. l'otain , Ancien Entrepreneur des Bâtimens du Roi. A til,)IS ' cnez Jomhert 1749. Quoique cet Ouvrage toit suscep- ctl|c °e plus grands détails , il peut être d'un grand nsage à iz ]u^Ue leur état met dans l'occasion de régler des mémoires . ^nuiserie. £ Les Us & Coutumes, dit M. Potain , dans sa Préface, 11 h.*1. nt d'usage par rapport à plufieurs autres profeslïons du. atI'«ent n'ont été établis que dans la vue de rendre la jus - l ■:tic ^ e qui est due aux Entrepreneurs en les dédommageant >j c^ Psttes qu'nV pourroient sôussrir s'il ne leur étoit pas ac- >< v e de plus-valeur pour certaines parties de leurs Ou- 1 a a8es qui leur coûtent constamment plus que d'autres . . . . >> t-r "^oyen de quoi ces Entrepreneurs ne courent aucun ^•e quelques sujétions ,.sauss'es mefures, crnemeus on
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    350 Ârchite ettjre Pra t i q û ë. •»> disficultés qui puissent se rencontrer dans leurs ouvrages- Il fait ensuite connoître que la Menuiserie n'est pas ffl01!? sujette que la Charpente à rencontrer dans la fabrique ses ouvrages de faulTes rnesures , eu égard à la longueur ses bois qui sont bornés à. ;6 , 9 8l ix pieds, & toutes dépeases ,.. sujétions &C délicatesies indispensables dans les 0 Vrages de Menuiserie qui n'ont aucun usage établi polU dédommager les Ouvriers. . t . » Cependant, continue-t-il, la chose serbit également p° s? sible en'se servant des mêmes usages que l'on suit pol',r x Maçonnerie , en posant pour base que, le sapin blanchif ■ » les deux paremens vaut iz livres la toise supei sicielle » « payant toutes les moulures {Impies couronnées d'un " e,^ „ comme demi-pied la toise courante, & les platte-bandes „ panneaux avec filet de même, & sans .filet moitié *n<?1^ *> C'estàdire, que la toise courante de platte-bande avec .^ =» let } s. 4 A & sans filet 1 s. 8 d. : lés corps & chahs f^..es *> & apparens en tout & en partie de même..« c'est-à-o'' > que chaque toise courante de moulure, couronnée d'un ieroit payée jt de la valeur de l'ouvrage. j3 » Les bois de chêrse de pbuce étant fixés à'.i? livre^ jj m toise supersicielle, les moulures en iceux seront "à 5 ^ i. 3» toise courante , & le reste à proportion comme il e* » dessVs dit. _; - _ : - } - st -s »., courante aa tion comme ci-dessus. fltg « Ceux de pouce 4: ;étant fixés à 14 livres, la toise coV* i» de .moulures sera de 6 s. 8 d. le reste. à:proportion» K » Les bois de i pouces étant fixés à 36 rlivres- la toise £ ^ » rante de moulures ,,sera de 10 s. ainsi du rest'é à pr°P°rtllT1e « Chaque pied quarréde bossage sur 1 pouce,d'épais, c0|y[ais » demi-pied de la chose à laquelle ce bossage, seroit jortit- ^ 55 quoiqu'il soit très-possîble de régler la Menuiserie en iLl g,c> b> exactement cette méthode, elle multiplierait les calculs , w , • -sent t- d' « dit. -■■ : '■,'•"« toifg eux de 15 lignes de chêne étant fixés à %•} 1- 'â .,> ante de mpuiurejsera de 5 s. 10 d. & le reste àpl'°P Pour moi, je pense qu'il, vaudroit mieux tout um,rin dé' tailler la Menuiserie telle & de la même manière s" taille la 'Maçonnerie , distinguer; la qualité du. bois & ■«"• jus6ssonépj seur ,en tout ou partie, Compter ensuite: toutes les *?.°tpoiis à toise supersicielle , chaque membre couronné désc,nnie rj[K i..piéd;& dans la récapitulation générale toutes^ ces t" y. tes étant réunies dans une certaine quantité de^ toiles» ^ ^ poseroit un prix proportionnel ; comme-, par exemple >. van» ïa.toile superficielle de moulures. Car il n;en coûte P3S i^pais* tage-de rpousser des moulures sur un bois de i -pouces sitl$- seur que sur un bois d'un pouce, de même qu'en Jy* *
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    g £>E LAHENUISEB.ÏS. jjî 'e il importe fort peu que des moulures soient poussées sur un "r de 18 pouces d'épaisseur ou bien sur un autre de 14 pou- P e Maçon n'en est ni plus ni moins payé. j^ette méthode de toiser la Menuiserie comme on fait la .j^Çonnerie n'est point à rejetter ; ce serait le vrai moyen de n régler les mémoires de Menuiserie. On s'attacherait à ^1f0ltre le prix des bois , leur espece dans les achats , leur §tA ^ans l'empl°i & 'eur main-d'œuvre Par-là on seroit 3Ur e ^és opérations : au lieu que de la manière dont se font sJ0ur^'hui les mémoires de Menuiserie , chaque article veut plie e*P^Cat'on & son détail particulier, toutes lesquelles ex- ">bli t'°ns ^ont ^a p'uPart du tems si embrouillées j qu'on est s*» G, e mettre prix sur les ouvrages suivant l'habitude qu'on en «oit formée. m% ******* **&«< *■ .■ .
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    Ji ARCHITECTURE P-KA T ï Cl tf £. SESES£«S£SES£S£S£«SCS£SC8£S£S£»£ DE LA FERRURE- LEs principaux ouvrages de ferrure que l'on ern' ploie dans les bâtimefts, sont le gros fer, la * rù'rë des portes, & celle des croisées, les rampes autres ouvrages de fer travaillé, qui ne sont point c^"0 pris dans le gros fer. Les ouvrages de gros fer,' sont les ancres» leS rans, les équerres, les harpons > les boulons, les P? / des de trémies, les étriers, les barreaux, les chevi' & chevillettes, les dents de loup, les fantons p°u[ ■ cheminées, &c. L'on ne détermine point ici leS.,0„s gueurs & grosseurs que doivent avoir toutes ces p,é de fer; car cela dépend des occasions & du besoin 1 l'on a, qu'il soït plus ou moins fort: toutes ces l°r ^ d'ouvrages sont ordinairement comptés au poids' tant la livre ou le cent de livres. . Il y a d'autres gros ouvrages de ser que l'off c e$ te encore à la livre; comme les grilles & les pPr n de fer-, mais quand ils sont ouvragés, l'on en *alt prix à part. Pour les rampes d'escalier & les baie on les compte à latoise courante sur la hauteur del *W oe les prix en sont difFérens, sélon les difFérens dessin ,af, l'on choisit. Mais il faut prendre garde que les pluS ^ gés d'ouvrages ne sont pas toujours les plus beaux> P . ^ que la consusion ne fait pas plaisirà voir. Un de»1" ejjg l'ordonnance efl sans confusion , c'est à-dire, une ute simplicité, est plus agréable, & l'ouvrage en ^ joS moins : il faut pour faire ces dessins une pers°D" ^v habile qu'un ouvrier ordinaire, pour le mien*1 otiï le*vent être faits par un Architecte. L'on empl°' nairement' pour les rampes le fer applasi ? P°anpu'ji
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    Ï)é la Ferrure.355 appuis & les socles , les barres montâmes sont de fer de Grillon. Pour les grilles de fer,- l'on emploie du fer ^uarré d'un pouce, & les traverses doivent avoir 13 à ï4 lignes. FERRURE DES CROISSES. POur les croisées simpîes l'on se sert de ferrures étamées en blanc : l'on emploie des fiches de bri^ lure, quand les volets sont brisés. Pour les chassis à verre, l'on y met des fiches à "outon & à doubles nœuds pour démonter lesdits- j-Wis ; les volets sont aussi attachés avec des fiches à £°uton, pour avoir aussi la facilité de les démonter ; °& fait des targettes dont les plaques sont ovalçs ; les j^es sont en saillie, & les autres sont entaillées dans ^paisseur du bois , afin que lés volets recouvrent par-, ^essus ; l'on met deux targettes â chaque volet : l'on ^t à présent des loquetaux au lieu de targettes aux: v°lets d'enhaut, & les croisées doivent être attachées, 3(1x murs avec six pattes. Aux croisées moyennes, où l'on met des ferrures P°Iies, l'on fait des fiches à vase & à gonds de y à c* P°Uces de haut pour les volets & les chassis à verre, & les î*°chetsse démontent pour nettoyer les croisées; l'on fait ,es targettes à panache de 6 à 7 poucesde haut, & les ^uetaux d'enhaut à proportion avec un ressbrt à bou-;' p'n pour ouvrir les chassis à verre; lesdites targettes eront entaillées dans les battans-pour être couverts .e volets -, les fiches de brisure desdits volets sont tou- lîrs les mêmes que ci-devant.- : » Aux grandes croisées, les fiches des chassis à verre des volets sont de 10 à 12 pouces de haut,- elles °ivent être à doubles nœuds & à vases , pour les dé- °lter quand on voudra : l'on y fait dés targettes à Saches de 8 à o pouces de haut3 & fortes • à pro«
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    3 54 ÂR'C HIT ï.e t Ù U E Pr. AT ÏQU '"£. portion ; l'on met des loquetaux aux chassîs à verre * & aux volets d'enhaut, avec un ressort à boudin pa* bas, & une lame de fer pour faire ouvrir lesdits chas-* sis à verre & volets : l?on y fait aussî des bascules par bas pour la même fin : lesdits loquetaux doivent être proportionnés aux targettes & enfoncés dans l'épaifc leur des bois s'#il esi besoin. (i) (i) Dans les Bâtimens considérables, les croisées sont au* jourd'hui ouvrantes en deux parties de toute leur hauteur ave1- leurs guichets brisés. On les ferre comme s'ensuit. Six ou huit fiches de 6 pouces entre vases attachées >ur les guichets & sur les dormans, six ou huit fiches de brifr' iè de 3 pouces pour faire briser les guichets, six ou huit fi- ches à broche ou à bouton de 4 pouces , attachées sur 'ss dormans & les chaiïis à verre ; huit équerres posées & enta»' lées aux huit angles des deux chassis à vrtre : une espagnoletts polie de la hauteur du dormant de S à 9 lignes de diame£trlî ornées -de moulures , ladite espagnolette attachée sur un o^s tattans -des chassîs à verre avec quatre lacets & une poign^s tournante & évuidée ; deux supports, l'un à patte attache sur le guichet, l'autre à charnière attaché sur le battant «^ l'autre chassîs à verre , deux gâches haut & bas attachées c* entaillées dans les traverses du dormant qui reçoivent les ctO' «hets haut & bas de Tespagnolette : quatre pannetons sur Ie.' pagnolette, quatre contre-pannetons évuidés attachés sur le g"1' «het d'autre côté, Se quatre agrasses/sur le guichet du côté "s l'espagnolette dans lesqusll'es passent les pannetons. Les do1" màn's doivent être attachés & retenus-avec six fortes pa{te$ •entaillées dans l'épaisseur des bois. '.Toutes ces ferrures doivent être propres & polies , &/£ tachées avec clouds à vis à tête fraisée, car elles sont *u " ceptibles de dorure s de bronze ou de couleurs. Il y a toute apparence que ces ferrures n'étoierit P°'ntCj'.s nues du tems de M. Bullet, non plus que les ferrures jportes dont nous donnerons ci-après le détail. Les portes les plus simpîes sont ferrées de pan^ure^ Zc de gonds attachés dans les murs. L'on y met deU; verrouils simples avec deux crampons , une gaC. "a chaque verrouil, une serrure simple à tour & dem» > ^ à pêne dormant : le tout noirci au feu avec la cp ^ Aux portes des caves J'ori y pet des serrures à b°
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    De la Ferrure.£55 ou des serrures à pênes dormans & à deux tours gar- nies de vis, gâches & entrées , avec une boucle pour tirer la porte. Les autres portes où il y a des chassis de bois fe- ront ferrées avec des fiches à gonds & à vase de 10 pouces de haut, avec une serrure comme d'un tour & demi limée en blanc , garnie de vis, gâches & entrées : ^'on y met aussi deux targettes avec leur piton. Pour les portes à placard simples, qui sont ferrées de ferrure polie, l'on met à chacune trois fiches à gonds & à vase de <? pouces de haut, deux targettes a panaches montées sur platine de 7 pouces de haut, Une serrure à ressort d'un tour & demi , garnie de fes vis & entrées , avec une gâche encioison'riées, un bouton & une rosette pour tirer ladite porte. Les grandes portes à placards à deux venteaux , se- roat ferrées de trois fiches à chaque venteau, lesquelles fiches seront à vases & à gonds, d'un pied ou de 14. Pouces de haut, sélon la grandeur des portes, & grofc les à proportion , ferrées avec des pointes à tête ronde »; deux grands verrouils à ressort, dont l'un aura 3 pieds ^ ^ l'autre-18 pouces, attachés sur des platines à pa- naches ; deux verrouils montés aussi sur platines à pa- haches de <? pouces de haut, & larges à proportion } Bvec leurs gâches, une serrure à tour & demi garnie de ses vis à tête perdue, & de ses entrées avec une §ache encioisorihée, un bouton, avec des rosettes des, deux côtés. (à) . (l) On-ferre aujourd'hui les portes à placard ù deux venteaux. ans les appartemens de conséquence comine s'ensuit. Huit fiches polies de 9 pouces entre vases, quatre de cha-» "Ue côté. Sur un des venteaux est une serrure à Tangloise faite *xprès à quatre fermetures , ayant en dedans trois pênes , sa- ,0lr , un fourchu ou double fermant à deux tours , un autre à emi-tourouvrant!avec un double bouton à rosette, &un pe- 1 verrouil renfermé dans ladite serrure avec un bouton par- ell?uS': ladite serrure renfermée dans un palatte de cuivjs rne de goût & ciselé, appliqué cont're le bois avec dés éto- Z ij
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    35^ Ar CHITE Ct Û R E. P R A T I Q U ti rçuiàux cachés & des vis perdues ; laquelle serrure fait agi* deux verrouils l'un par haut & l'autre par bas en forme de 'bascule montés sur platine évuidée , les branches étampees a pans de toute la hauteur de la porte, garnies de leurs conduits. A l'autre ventéau ess: une bascule de même hauteur à noix renfermée dans un palatre de enivre égal à l'autre, ayant deux verrouils haut & bas; ladite bascule étampée à paris & en tout semblable à celle de l'autre côté. An haut de ladite porte est une double gâche encloisonnée pour recevoir lesdits ver» rouils, & par bas dans le parquet une autre double gâche a double soupape à ressort pour empêcher la poussiere d'entres dedans lorsque les portes sont ouvertes. Les serrures de ces portes doivent avoir chacune leurs cle»s disférentes, mais toutes doivent ouvrir sur un même paile-par' tout. Il n'en faut que deux, un pour le Maître & l'autre pour le Concierge. On en ferre encore différemment. Au lieu de siches on le* ferre par bas avec quatre forts pivots d'un pied de branche tr- ieurs crapautins, & par haut avec deux bourdonnieres , da"* le milieu deux charnières à bouton à double branche de o pouces , entaillées dans l'épaisseur des bois & attachées à vi*a tête fraisée, le reste de la ferrure comme ci-dessus. Les portes cocheres seront ferrées de six grosfès »" ches à gonds & à repos, de '$" à 6 pouces de haut' & de 2 pouces de gros, sîxgros gonds de fer bâtard» d'un pouce de gros, douze équerres, dont il ye^ a huit grandes pour les grandes portes, de chacune if à 20 pouces de branche ; & 4 pour le guichet de i$ .* il 6 pouces de branche, une grosse serrure pour le gul' chet, d'un pied ou ij pouces de long , à deux tourë» avec sa gâche encloisonnée , attachée avec des vis a te' te quarrée, garnies de ses entrées. Une petite serrU^ au-dessous de ladite grande serrure, de 6 à 7 poucesy long, à resfort & à un tour & demi, garnie de ses v's ' -gâches & entrées comme ci-devant. Un fléau pour teni les deux côtés de ladite porte, garni de son boulon de deux demi-crampons qui seront Tivés au travefS la. porte : un moraillon avec une serrure ovale p°ur ' tacher ledit sséau; une grosse boucle ou marteau, aV. ■une grande resette par dehors, & une petite par -
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    De la Ferru.re..3j-r «ans; l'on peut mettre un gros verrouil derrière la por- te 5 quand on ne veut pas se servir d'un sséau. (3) (?) Lorsqu'on veut faire une certaine dépense. à, une. porte cochere , on la ferre fort différemment. On rafine tous les jours ")r les ouvrages de Serrurerie ; 8c on. peut.dire que cet art '«poussé aujourd'hui à un haut degré, autant dans l'utile que «ans l'agréable. On peut voir la ferrure de la porte cochere *je l'Hôtel de la Trémouille rue saint Avoye , une autre rue *je l'Homme armé visàrvis la rue du Plâtre au Marais., celle- * l'Hôtel de Matignon, celle du Palais Bourbon Fauxbourg la'nt Germain , &C. Le détail suivant est le relevé que j'ai fait de celle de la PQrte cochere de là maison de M. Daugny , Fermier Géné- Ial>rue neuve Grange Batelière, faite en 1750. Cette porte est ferrée de deux fortes fiches à doubles gonds , ■Issatre fiches à gonds, & de deux pivots en équerre avec.leurs ■ CraPaudines. Dix équerres entaillées dans l'épaisseur des bois , savoir , ^e°x par haut sur les deux venteaux , à doubles branches chan- *°Urnées à.la demande de la porte , de chacune 7 pieds ; deux ÎVltTes plus-bas entées à quatre branches à la demande delà 'faverse, de chacune 8 pieds; deux autres au haut .des gui- chets aussi cintrées , de chacune 7 pieds : deux autres au bas fesdits guichets , de chacune 6 pieds 4 pouces ; deux autres. Abas des deux venteaux de chacune 8 pieds. Au bout des- lttcHes équerres est étampéun bout de moulure de 5 pouces §3 e large , & d'eux membres , & au-dessus un ornement en sseu- °1 évuidé ; le tout posé avec vis à têtes fraisées de. 6 pouces, 6 pouces. , Une espagnolette à douille & verrouilpar bas de 16 pieds ,e haut & de 16 lignes de diamètre » à quatre lacets , sur des . ^at'nes éyuidées de 18 .pouces de.haut sur 6 pouces de lar- » attachées avec vis de 3 pouces à tête ronde : chaque la- tO.U; pris dans des embases de 9 pouces de haut profilées,, rr>ées 6k ornées de 16.membres;..au bas de laquelle espa- j^°lette est un fort verrouil à ressort avec son bouton prosilé ,.. SUel verrouil remonte dans la moulure au-dessous du pre- Vç'er lacet, dans l'intérieur de laquelle est: la douille : ledit r^rrouil attaché sur une grande platine portant une bùëte quar- a^e avec deux crampons formant ses moulures, & attachée ^c clçuds à vis à tête ronde comme les autres platines. ^ f>1?r.l'autre venteau est un autre verrouil en tout semblable Poi6 1 c'T^essùs > ayant un lacet par haut, creusé en douille., r 'e remonter. Lesdits dçux verrouils. ont. chacun un-méat
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    3 5 3A R C H I T EC T U K E PrATIQU E. tonnet à ressort pour les retenir levés , & tombent dans une double gâche de fer battu d'un pied de long sur 8 pouces de large scellée en plomb. A ladite espagnolette est une poignée tournante évuidée , ayant différens profils avec un moraillon à charnière tombant sur une petite serrure de y pouces quarrée , échancrée sur fes angles, ayant cles forée en esse & sur le palatre un cadre pron* lé , ayant différens ornemens évuidés au dessus & au-dessous. Ladite poignée tombe sur un support évuidé, ayant une petite console d'ornement. Le guichet est ferré d'une fiche à chapelet de 8 pieds de long & de 20 lignes de diamètre , avec deux vases aux deux bout* profilés & tournés. Une serrure de sureté de 14 ponces de long sur 6 pouces °e haut, avec sa clef évuidée en forme de jeu de cartes, & .'a gâche : l'une & l'autre posée sur une cloison haut & bas entau' lée à la demande des moulures de la porte sur le palatre ; p'.°s un faux-fond profilé, dans lequel est un cache-entrée. Ladrte serrure po/ée avec des etoquiaux à pattes sur la cloison a^*" vis à tête perdue, de sorte qu'il ne paroît ni cloud ni vis- Plus une petite ierrure avec entrée , clef forée , deux fan*" fonds avec etoquiaux à pattes , ainsi que la gâche, ayant u» cadre au pourtour. Deux forts verrouils sur platine d'un modèle choisi , avec >e crampons profilés attachés sur même platine avec coffre. Deux fortes poignées à main portant leurs moulures Se "eU fortes platines moulées. , r Une boucle ciselée & une rosette aussi ciselée en bas re'ie avec vis, écrou & cloud en pointe de diamant. « Le devant de ladite porte est garni de forte tôle en 10 p'e^ de long 15 pouces de large avec moulures étampées haut * bas, & retenues avec 20 vis à écrou par - derrière. s t Sur le derrière de ladite porte & sur les deuxbattans » attachés deux mentonnets portant embases , qui servent a tenir ouverts , qui pour cet effet vont s'accrocher dans « fooëres attachées sur les murs aux côtés : lesquelles boëtes ferment chacune un loquetau à ressort. , & Toute la ferrure de cette porte est très-bien conditionnée » a été estimée 200a livres. Je ne parlerai point ici d'autres menus ouvrageS ferrure que l'on emploie dans les bâtimens, c0til x de pattes, de crampons, de réchaux pour les fourni & potagers, & autres, parcequ'ils sont de très-peU .conséquençe & assez connus.
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    De la Ferrure.,3^. Pour les prix des ouvrages de ferrure, on lès fait ®u à la pièce, comme d'une serrure, d'une fiche, d'une targette, &c. eu bien d'une croisée entière ou d'une porte entière, & ainsi de chaque nature d'ouvrage erç Particulier. atESSSSOSBB A D D I T I O N A L A F E R R U R E.- * rOnsieur Bullet n'a point parlé des qualités du ses. . 1 Va Quoique cette matière paroisse étrangère au sujet que '? traite , elle est cependant du ressbrt de l'Architecture Pra- gue 8c des gens de mon état, pour en faire mention lors des'. Vérifications, & dans la conduite des travaux. Le meilleur fer que l'on puisse employer est sans contredit £ fer de Berri. Il y en a de deux sortes: le fer battu , & le ^ étiré. Le fer de Bourgogne est doux & aisé à employer, ainsi que *elui des forgés de Senonge & de Vibray dans le Pays du ^aine ; celui de Vibray est plus ferme. . Les fers de Normandie , de Champagne & de Saint Dizieï °!Jt castans & de gros grain. J-es fers de Roche & de Nevers sont de bonne qualité & ap« tâchent de- l'acier : ils sont supérieurs à ceux de Bourgogne ^ du Maine, i jjf s fers de Suéde, d'Allemagne & d'Espagne vers Saint-Sé- "'en sont bons pour les ouvrages polis &, délicats ; mais ite- Valent rien en gresse construdtion. De la qualité du- Fer. ji vuand on voit des gersures de travers à une barre dé fer j c> 3uelefer n'est pas pliant sous le marteau, cekre&rottverairty ^•à-dire, castant à chaud, difficile à forger & pailleux. t Vès avoir casse une barre de fer, û le dedans eft noir &. r/P? 'eux>le f" est bon, malléable à froid & à la lime, & ^ Jj^jet à se rouiller. «st n ^er 9ui à la casse paroît noir & gris tirant sur le blanc, tç[ ?Xcellent pour les gros ouvrages de bâtiment, ainsLque; 1 qui a ie grain fin comme l'acier, Z i?
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    '3^o Architecture Pratique.'Lefer qui à la casse paroît de gros grain & clair comitt» de l'étain est de mauvarse qualité , cassant à froid , tendre art feu , aisé à se rouiller & à se manger. Les forgerons connoissent encore la qualité du fer en W forgeant; car s'il est doux sous le marteau, il sera cassant a froid j & s'il est ferme il sera ployant à froid. Echantillons du Fer & du Cloud. Le ter plat a £ pouces de large & un demi pouce d'épaisséur '> sa longueur est de ?. 11 & 15 pieds. Le fer quatre est de différentes longueurs & grosseurs : « t en a d'un pouce quarré & de 2 pouces. Le fer quarillon a 8 & 9 lignes de grosseur. J Le fer quarré bâtard est de 16 à 18 lignes de grosseur. Le fer rond pour les tringles a 6 & 9 lignes de diamètre. Le fer cornette a depuis 3 pouces jusqu'à 6 pouces & mêtf1* 5 pouces de hauteur, & un demi-pouce d'épailleur. ■ ; Le fer courçon est une masse de fer de j & 4 pieds de long» 6 de telle grosseur qu'on le demande dans les forges. ( Le fer en tôle est de différentes especes : il y en a de t°r & de foible , & de différentes grandeurs & épaisseurs. « Les Menuisiers 6k les Serruriers emploient beaucoup decl"U & de dissérentes sortes. Les Menuisiers aiment mieux le ç'011* de Liège qui a la tête déliée & le corps mince ; mais il Ê ■ d'un fer aigre. Les Serruriers ne font usage que du cloud n° mand, parcequ'il est doux & a une forte & grosse tête. Les uss ,6k les autres distinguent le cloud comme s'ensuit : Cloud de 4 a 1 pouces-£ de long. Cloud de 6 1 Cloud de 8 1 §■ Cloud de 10 3 Cloud de ii 3 | IL Iîest quelquesois dangereux d'employer le ser dans les »*?' jnens , sur-tout dans ceux qui sont construns en pierre de ta*1 ' Car le ser venant à se rouiller , il s'ensse & sait casser les p'e^ res. Les anciens n'en saisoient aucun usage dans leurs gras-'s édisices. Ils se servoient de crampons de cuivre. On pe%us. pendant obvier à cet inconvénient, en posant ces sers à i£ ^ les srottant de graisse, & ne les entaillant pas trop jufte^ais ^ pierre. Au Bâtiment de l'Obfervatoire de Paris, il n'y a ser ni bois. # fe Un pied de ser d'un pouce quarré pese aux enfir0yS,es 3 livres 14 oncgs , qu'on réduit l'un portant l'autre à 3 llV
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    De la Ferrure.361' tout employé Le pied cube de fer doit peser J58 livres ou S^o à rigueur, 8c il faut plus de 150 morceaux de fer d'un P°uce quarré & d'un pied de long pour faire ce poids. , *U. 11 est d'usage dans les bâtimens de donner au Serrurier ^s vieux fers provenans des démolitions tels qu'ils sont sans cll°ix & au poids, sur laquelle quantité on lui diminue les Ijjatre pour cent, & cette quantité donnée en compte lui *" diminuée sur la totalité des fers fournis ; mais on lui en "aye la façon depuis 4 livres jusqu'à 5 livres le cent, & mê- "^ plus suivant la chereté du charbon de terre. . ly. Le prix des gros fers d'un Bâtiment se règle suivant e Pr'x du fer marchand & celui du charbon de terre. Si le fer /J'fchand vaut 13 livres & le charbon de terre 60 livres le '"> les fers se payent 18 livres le cent pesant. , En général la façon des fers est le ^ du prix du charbon tie terre. Le charbon de terre se vend à Paris sur le Port, au muid gênant 90 boisseaux ou ij minots , le minot 6 boisseaux. Vn divise encore le muid en 30 mesures, chaque mesure con- 'nt 36 boisseaux. ^e muid pese 3000 livres ou environ. Les ouvriers de Paris- "Ppellent le muid une voie. Le meilleur charbon de terre est celui d'Angleterre, qu'on aPpelle charbon de Neufchâtel. Les Marchands le mêlent avec ï5'u» d'Ecosse qui n'est pas st bon, mais qui est plus léger. Jja France en fournit sussi beaucoup , sur-tout les Provinces de »0tez & d'Auvergne , qui ne cède en rien à celui d'Angleterre. tja Bretagne & la Normandie en ont aussi ; mais il est infc- 1)r à ceux ci-dessus. Be la grosse Fonte ou Fer sondu. I Ans les Bâtimens de conséquence on fait usage de grosse jjjp fonte pour les contrecceurs de cheminées & leurs gar- p0-Ies, les réchauts de fonte pour les fourneaux potagers, les ^'Onnieres, les têtes de dauphin, ou dégueulards, pour de jtfe au bas des tuyaux de descente des eaux, les tuyaux 'es entes 5 'es tuyaux potir les chausses d'aisance , les boë- J?11 souillards pour les poteaux d'écurie, clia jUS ces ouvrages de grosse fonte sont fournis par les Mar- l*1"5 Quincailliers, & se vendent au cent pesant. >0„e?. Pâques de fonte à sseurs de lys pesent depuis 60 jusqu'à ^«vres. n ne garniture de cheminée depuis 400 jusqu'à 600 livres.
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    $6z Architecture Pratique.Liesréchauts de fonte garnis de leurs grilles depuis i J j1""* qn'à 20 livres , & les poissonnieres le doublt- Les dégueulards n'ont que 18 pouces de haut & peient ofr puis 40 jusqu'à 50 livres. Les tuyaux pour la descente des eaux de 3 pieds j pouce* de long & de 4 pouces de diamètre, depuis 7 j jusqu'à 80 "rreS' Les tuyaux pour les aisances de>3 pieds 3 pouces de lo°B Ci de 8 pouces de diamètre, pesent ijo à 160 livres Il y a encore de gros tuyaux de fontp pour la conduite oe eatix dont le poids n'est point sixé. Quand on fait son prix à tant le cent, il sout av • ir soi'1 ° e*' pliquer si le Marchand se charge du transport au Bârinw!1' r où non : il vaut mieux lui donner quelque chose de jdus Pa cent ou par millier, afin qu'il s'en charge & qu'ii la rende a Bâtiment saine 6k sauve. Quant aux prix de cette rharchandise, ils varient comme Içs a^-f très. Les suivans sont ceux de 1746: Réchauts avec leurs grilles 15 livres le cent. Plaques & garnitures de cheminées 8 livres le cent. . Les tuyaux de descentes, d'aisance & les dégueula^8 livres le cent.
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    $6$ &E LA PLOMBERIE. LEsouvrages de plomberie que l'on emploie pour j. les bâtimens, sont principalement pour les corn- as couverts d'ardoise ; on en fait les enfaîtemens , les pies & noquets, les Incarnes damoiselles & ceils de ^f, les chêneaux & goutieres , les descentes & jettes, les amortisssemens ou vases, &c. On donne p'Serentes épaisseurs au plomb, suivant l'ouvrage où. °^1 veut l'employer, ke plomb des enfaîtemens des combles doit avoir ïne ligne, ou au plus une ligne un quart d'épaisseur , ttr ï 8 à 20 pouces de large : pour tenir le plomb des ^îtemens, il faut mettre des crochets de pied ~ ea; ^ î, c'esl à-dire quatre à la toise. j-^e plomb des enfaîtemens des lucarnes doit avoir ■> pouces de large sur 1 ligne d'épaisseur; les noquets ^ !ir les noues desdites lucarnes, 1 ligne d'épaisseur. ] ^e plomb que l'on emploie pour le revêtement des ,Carnes damoiselles, doit être fort mince pour être J Us ssexible à former les contours de quelques moulu- 0S, que l'on y fait; mais il ne peut avoir guères moins ^ une ljgne d'épaisseur. (1) ^us ^es 'ucarnes damoiselles dont il est parlé,ne sont plus H0 aSe- Elles étoient d'une figure bien différente de celles que connoissons aujourd'hui sous ce nom. ^ *re plomb des ceils de bœuf doit avoir une ligne .% ,,mie d'épaisseur, pour se soutenir dans la figure j. on donne à cet ouvrage. ^ e plomb des noues doit avoir 1$ pouces de large * Jlgoe i d'épaisseur.
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    s$^4 Architecture-Pratique. Le plombpour les chêneaux que l'on met sur 'eS fentablemens, doit avoir 18 pouces de large, & unÊ ligne | d'épaisTeur. Le plomb des bavettes par-desTus Iesdits chêneau* & entablemens, doit avoir | de ligne d'épaisTeur. LeS chêneaux doivent avoir au moins i pouce de pente p^ toise:l'on y met des crochets de 18 en 18 pouce* Le plomb des deseentes doit avoir 2 lignes d'épa»' seur, & 3 pouces de diamètre; les antonnoirs ou b°£ tes doivent peser au moins $o livres; l'on met au» des crochets pour tenir lesdites deseentes & antonnoirs* l'on blanchit ordinairement le plomb des chêneaux # deseentes avec l'étain. Les canons ou goutieres que l'on met pour jetf? l'eau hors le pied des murs, quand on ne fait point d deseentes , ont à peu près y pieds hors de l'égoûtj 6^ les fait de disférentes figures, sélon qu'on les veuto ner. Il faut toujours mettre une bande de fer pour soutenir. ; . ,ù Le plomb des, arrêtiers doit avoir une ligne d'epal seur. _ ^ Le plomb que l'on emploie pour les membrosss autres ornemens de plomb que l'on fait aux couVe tures d'ardoise, doit avoir i de ligne d'épaisTeur* -g Pour les amortissemens ou vases, ou autres orn mens, que l'on met sur les épies au haut des couv - tures, on les sait de disférentes figures ; mais pour e. ' bien , il saut que ce soit un Sculpteur qui en sa"e ic modèles : on les comprend dans le prix de la hvre plomb. j;1 Quand on sait des terrasfes de plomb, il ^"Î^Js ait au moins une ligne d'épaisTeur, celui de 2 ''» je sera encore meilleur; mais il saut bien prendre g ^ que l'aire ou le plancher qui doit porter le plomb : solide, & que la pente soit unisorme. .i ejl Comme l'on vend tout le plomb à la livre» ^. bon de savoir ce quq peut peser celui qu'on en
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    w Deîa Î>lomberïe.36* pu? chaque espece d'ouvrage, par rapport à Ton épaisi eur sur i pied en quarré. , Un pied de plomb en quarré d'une ligne d'épaisseur i °'c peser à peu près y livres 10 onces. L'on peut sur Ce principe connoître qu'une toise de plomb en lon- j^ur, sur 18 pouces de largeur, & d'une ligne d'épis- eur> doit peser 50 livres 10 onces. ,' Une toise de 2. lignés d'épaisseur sur même longueur,; 0lt peser 101 livres 4 onces. , Ainsi l'on peut par ce moyen savoir la pesanteuf 11 plomb , en sâchant son épahseur, pourvu qu'elle soie Par-tout égale. ,Vuand on donne du vieux plomb au Plombier, il ^ rend que 2. livres mis en œuvre pour 3 de celui 5u°n lui donne, c'est-à-dire, qu'il a une livre pour la V. (2) „ '*•) H falloit que le plomb fût à bon marché dans le terns' 'Ue M. Bullet écrivoit ceci. Un Auteur qui lui étoit contem- ra»n s'exprime ainsi : * te plomb est fort renchéri depuis la déclaration de guerrei ?vec l'Angleterre : le plus commun vaut à présent 4 sols la jfvre mis en œuvre, compris la soudure. . . . Les vieux plombs '^donnoient ci-devant au Plombier trois livres pour deux employées ; mais à présent cette évaluation seroit trop for- e "• mais pour plus de justesse on peut faire remettre la mê- ^ quantité en œuvre que l'on a donnée au Plombier & lui h Payer 36 à 40 livres du millier compris la soudure , le tout !" ceuvre. ,c L epuis ce tems jusqu'aujourd'hui, le plomb a été payé s '«s le cent pesant ou 50 livres le millier, non-compris la '•ère de la soudure ; mais compris la façon de cette soudure.' son ufa8e actuel est lorsqu'un Particulier a donné en compte cet) Vieux plomb au Plombier, on le diminue de quatre pour. s0 > c'est-à-dire , que 104 livres pesant données en compte sut , reduits à 100 livres , lesquelles 100 livres sont diminuées bje a totalité du plomb fourni & posé, & on paye au Plom- jj0u "n sol pour livre pesant de ce plomb donné en compte pr;S] refonte, main-d'œuvre, façon, pose & bénéfice, y corn- la r„,aǰn des soudures, & on lui paye à part la valeur de l0udure à taath livre.
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    366 Architecture Pratique.Lasoudure que l'on emploie pour souder le pion»1'' doit être de fin étain : on le compte à part ; le prix e est bien disférent de celui du plomb. ADDITION a la Plomberie. I. T E plomb est un métal pesant, luisant, noirâtre, ^ _L,- ressbrt, & qu'on peut étendre aisément par le m"y du marteau. Il entre très-aisément en fusion. t L'Angleterre abonde en plomb & en étain. La France «"^ aussi des mines , surtout en Bretagne, mais il est aigre castant. „ Depuis environ jo ou 60 ans, on lamine le pl01*1?^ France comme il se pratique en Angleterre. Il s'est sorme .^ Compagnie, qui, avec l'agrément du Roi, a établi sa M*. fa&ure à Paris, & a fait toutes les dépenses qu'un pareu blissement demande. =3 II seroit à souhaiter, dit le Cosstlsl-t$ a» teur de la Maison Rustique, qu'il y eût de ces larn>,,.| ^ as dans toutes les Principales Villes du Royaume cortin'e j » en a en Angleterre. Le Public y gagneroit ; car tous c =3 qui se servent de plomb laminé épargent un tiers de t *> tiere, & quelquefois moitié dans de certains ouvrageSV0jj Le plomb laminé est un plomb qui ayant passe plusieus5 ^ sous des cylindres qu'on nomme laminoirs, est rendu égal de même épaissieur dans toute sa longueur & largeur. ^5 Si la supériorité de ce plomb sur celui en fusion a cl1 je, contradicteurs, elle n'en a point eu pour certaine ^fn°j;ra» Je n'entreprendrai point d'exalter ni l'un ni l'autre , j en eji seulement le bien & le mal, afin de mettre mes Lecseur état d'en porter un jugement équitable. ,_. ^0t 33 II s'en faut bien, dit M. Boffrand, que l'on pu , {tèn' 33 clair sur la dépense en plomb coulé sur sable. QueH" 0u' »> tion que l'on y apporte , la dépense de l'exécution " ° sV 33 vrage excède toujours de beaucoup le devis ; & cet ° 33 ge qui devient bien cher par la surcharge d'une ma".6 ]jes 33 l'on paye inutilement, est encore asTujéti à de contin ur ^ 33 réparations , pareeque ce plomb est fort inégal d'epa' ^ 33 & qu'il est toujours roide & castant, au lieu que J £.epti" » laminé, par sa parfaite égalité & sa douceur, est » n ble de toutes sortes de formes & contours. «
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    De la Plomberie,3^7 %ids d,i vlomb hminè au pied quatre suivant sts dissérentes, épaisseuru k pied luarré ^ pied ^atré d'une lig. d'une lig., d'une lig. d'une lig. | de % lig. de de de de d'épai sseur pese d'épai/Teur pese ** les autres épàisieurs au-dessus à proportion; p, u moyen de la connoissance de ce poids , les devis "'mbetie sont certains, parce cjii'on est -en état 1' un de par un ouvrageCul assuré de çonnoître au juste la dépcnse d! j* °Q se propose j zç par le tojsé, de savoir ce qu'il entre de f3Ierc« çe qU'il n'est pas possible de faire avec le plomb en J°n 3 â eause de son inégalité d'épaisseur, . ^es tables les plus larges en plomb laminé ont 4 pieds 8 |°Uces & j0 pieds de longueur : Cette grande longueur Se Surfait une épargne considérable de soudure dans les grands tnta§es> comme 'nappes, caseades, réservoirs, badins, ter- «. s> couvertures d'Eglises, de dômes & autres-, Les tables <usion n'ont que 3 pieds de large Se ij à 18 pieds de long, s a Manusacture délivre des tables de telle largeur & épais- pf l^'on les démande. Il y en a même au-dessbus d'une ligne, (^S-tis aux ouvrages légers , & ornemens pour garnir des î!es » boëtes Se autres. Wà> J tr°uve encore des tuyaux de même plomb laminé deth l°nS ^a te"c l°ngueur> épairtèur Se diamettre qu'on le j aride.. Ceux de x lianes & de 3 pouces de diamettre se ven-ic«c > 4 livres le pied courant compris la soudure, & ceux de Ponces, j livres 6 sols 8 deniers.. de r v'eu* plomb provenant des démolitions non dégraisTé Ha S endures > cst r€Çu cn compte par la Manusacture, en tijj 'S' du plomb laminé poids pour poids, le déchet ordi- gtrite déduit, c'est-à-dire, les 4 pont cent, en payant en ar- , Un fol pour ckaque livre d'échange. so]s s *'etailles ou rognures dé plomb laminé y sont reçues à y : ^ deniers la livre fans déchet, SïfirtlU" *" ''vra'("ons ^e plomb laminé, qui se sont au Ma- Sée ^en^ral sont toujours accompagnées d'une facture impri- .'• Contenant les, mesuïes Sç le poids delà livraifon. On
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    368 A RC H I T E C T U R E PRATIQUE. doit se les faire réptesehter par ceux qui vont enlever » plomb. Ce plomb se vend 6 sols 6 deniers la livre pris dans 1* Manufacture : outre lequel prix il faut payer le transport, * de plus la pofe qui eft de 6 deniers pour chaque livre pelant. II. La différence entre le plomb laminé & le plomb en M* sion ne doit consistet que dans la qualité. Je ne suis point al- sez Physicicn pour en développer les ressorts & en démontrer les causes ; mais j'ai assez d'expérience pour connoître que le ploffll> laminé est de plus de dépense que le plomb en fusion. l'°u le faire connoître, je supppose un Particulier qui veut dépenle 1054 livres pour couvrir en plomb une terrasse de 17J P'ed de superficie. , En plomb laminé il aura cette quantité, qui a 11 liv. le pied quarr, pesera 3003 liv. à 7 s. la livre (sçavoiré s. 6den. pour le plomb, o£ den. pour la pose ) font la somme de 1051 liv. 1 s. à laquelle 0» ajoutera la voiture supposéc de z liv. 19 s. le tout fera la so151' me de 1054 suivant l'intention de ce Particulier. _ , En plomb en susion cette quantité de 273 pieds à rarsond^ 11 liv. le pied pesetont 3176 liv. à 6 s. la livre compris plomb, P se & voiture, feront la tomme de 982. liv. 16 s. Il relieraào* à ce Particulier 71 liv. 4 sols. l Que ce Particulier fasse déduire cette terrassè. 1". Si le pl°n'e n'est point échangé, il sera vendu sur le pied marchand <. j'évalue à 4 s. 6 den. la livre : si c'est du plomb l^mine,-^i xéduâion sera de 1883 liv. qui à ce prix vaudront 64' 'u ij s. 6 den. Partant il perdra 405 liv. 6 C. 6 den. Si c'est plomb en susion lWéduétion sera de 3145 liv. qui à ce f vaudront 707 liv. 11 s. 6 den. laquelle somme jointe au* 7 liv. 4 s. ci-dessus feront celle de 778 liv. 16 s. 6 den. #?"(£ tant il ne perdra que 175 liv. 3 s. 6 den. & la dissérence' 130 liv. 3 s. d'un plomb à l'autre. i°. S'il y a échange, je distingue encore. S'il se sait pour de 0 ^ veau plomb laminé, on perdra un sol par livre ,fîx deniers^ ^ coûtera pour la nouvelle pose , & en outre payer la démoli"0 ,.. les deux ttanspotts, c'est donc plus de dix-huit deniers la llVl ' £ l'échange se sait pour du plomb en sufîon, on ne perdra p°°r .^fe qu'an sol pour livre, compris échange , démolition, double v»J ^ & nouvelle penser à deux sois, puisqu'il s'agit de près de sept deniers par ^t Il est à remarquer en général,que le plomb lamine peCe un ~ ^ .lU(st de moins, ou environ , que le plomb en fufîon , mais il »aU /^: rumarquer qu'il coûte un sol par livre de plus , étant effll■ ifiie cet excédent de prix aide beaucoup à l'objëâion de la P'uS ° quantité de soudute qu'il saut pdur las plombs en fufî°n- y0jj) Tomes ces chofes mûrement examinées sans partiales « claire»*»
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    De la Plomberie.%6o Clairement que le plomb laminé n'est pas toujours une écono* ""? bien conduite ni bien certaine. , J'ai dit que le plomb en fusion pesoit 12 livres le pied quar- 'e,de i lignes d'épaisseur. Messieurs Savot , Bullet & autres ne 1,1 donnent qu'onze livres 4 onces. Si j'ai avancé 12 livres , c'est S115 je le sais pat différentes expériences que j'ai faites dans mes .""Pe&ions chez plusieurs Plombiers, entoisant les tables avant es pesées : ce poids est le plus fort que j'aie trouvé. *-e Public sera toujours redevable à l'établissement de la Ma- Jtfaclure du plomb laminé , en ce qu'elle lui fournit des plombs Plus certains que les Plombiers, & lui épargne bien des sou- ires s g^_ en même tems en ce qu'elle les a corrigés des épais- l'rs outrées qu'ils donnoient à leurs plombs. *''• De tous les ouvrages ordinaires de Plomberie, celui' „n terrasse est le plus critique & le plus expole aux entretiens. • a grande superficie exposée aux rayons du Soleil & aux in* 'llre-s des saisons y donne lieu. > H est cependant un moyen fort simple de parer à tous ces convéniens, & d'éviter de fréquentes réparations. Je l'ai mis ï^-même en usage en 1743. & '' ma f°rt bien rénssi. Il , agissoit d'une terrasse de 16 pieds de long sur 4 pieds de j3rSe. Après avoir fait faire l'aire à l'ordinaire en plâtre , dans .e^uel j'avois fait mettre un peu de recoupes de seint Leu "sées au sas , & donné les pentes convenables , je fis polér ,-ne table de plomb laminé de 2 lignes d'épaisseur sans aucune -°Wdure, arrêtée seulement avec des clouds sur ses côtés. En- ^ je fis faire un tapis de ces nattes planes dans leiquelles ont ^s envoie des n>iii.ns, figues, &c. que je fis coudre avec } 'a ficelle, de même longueur 8c largeur que la terrasse. r'que cette natte se pourrit on en met une autre , & ce qu'il j ^oute pour la remplacer, n'égale pas la valeur de 2 livres ,'Oudure. Sous cette natté le plomb est libre. Il ne reçoit 1' .'ijt les rayons brulans du Soleil : il s'étend doucemtnt & à ft .<: dans la chaleur ; la fraîcheur des nuits ni la rigueur du j0'" ne le saisit point tout à coup. Cette n3tte le met à couvert de k Us ces inconvéniens & encore des insultes des souliers trop '«ers ou mal-faisans. jjy.^s tuyaux de plomb laminé pour la conduite des p eaux ^ 'Hantes sont meilleurs que ceux en fusion . & les tu"yaux" ^itl S ' Par'a rall°n de ^eur parfaite égalité d'épaisseur'qui ea ti0 ^Kdité & la durée , en y donnant des épaisseurs propor- ?nées à leur usage, t}e ,es tuyaux de plomb en fusion ou coulés sur !e sable & pin °nS sont graveleux , d'une épaisseur fort inégale , & d'un r rnauvais service que les moulés. es tuyaux moulés ont des sousssures & des ventuosités A a
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    •370 Architecture Pratique.dansleurs épaîsseurs ; c'est toujours par-là qu'ils crèvent. Les reprises qui y sont, forment souvent des langues ou couches de matières qui ne font point corps avec le tuyau & le >ont périr; enfin le poids qui y entre ordinairement est très-con- îidérabie 6k sort coûteux. Un tuyau de 4 pouces de diamètre qui conduira des eau*, qui ne sont point forcées, & qui est enterré, aura ? ligne? d'épaisseur, parcequ'il a une charge de terre à supporter 3 raison de son volume» Aux tuyaux qui reçoivent des eaux forcées & jaillissantes» il faut en proportionner l'épaisseur au diamètre. Par exemp'e> si l'esfort de l'eau exigeoit 5 lignes d'épaisseur pour un tuyau de i pouces, il en faudrait mettre 4 lignes pour un tuy* de 4 pouces. Vss *#.. * *' *.# J*% ******* #*ï v*£>«! «*£&» ss3v
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    371 DE LA VITRERIE. îL y a de deux sortes de verre, l'un que l'on ap- ■* pelle verre blanc, & l'autre verre commun. Le verre blanc se fait dans les Forêts de Léonce » £rts de Cherbourg, en Normandie. Du verre commun, qu'on appelle verre de Fran- Ce > il y en a de fin, de moyen & de rebut. Le ver- e fin est d'une matière disférente du verre moyen ; ^Pendant dans le verre fin il se trouve du moyen, pour j}etre pas si blanc & si clair que celui qu'on appelle î"1. Celui de rebut est ce qui est au centre des écuel- es > qu'on appelle boudiné : on l'emploie en des offices ^ autres lieux de peu de conséquence. , L'on fait de deux sortes.de vitrerie pour les croisées j 0t": l'une est à panneaux, & l'autre à carreaux. L'on nese servoit autrefois que de celle à panneaux* î116 l'on faisoit à compartimens de disférentes figures "'quelles on prenoit beaucoup de soin ; le tout étoic 11 plomb arrêté avec des targettes de ser ; mais l'on ■-e s>en sert plus guères à préïent que pour des mai- °ns médiocres ou pour des basfes-cours , â cause qu'il Q cQute moins pour la, façon & l'entretien. > L on sait ^ présent les croisées à carreaux de verre • différentes grandeurs , que l'on met les uns en j 0ntlD , les autres en papier , le tout attaché avec ves pointes de fer : ceux que l'on met en plomb du- q .P'is long-tems, mais ils ne sont pas si clos que ceux » ' sont en papier. *. y °n mesure le vitrage au pied de roi, à tant le 1 ** en superficie, soit à panneaux ou à carreaux : ou A a ij
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    37* Architecture'Pratique bien àregard des carreaux, comme ils sont plus ou moins grands, ce qui fait une différence pour le prix» ï'on en fait marché à la pièce sélon leur grandeur. ADDITION a la Vitrerie. LE beau verre blanc qui vient à Paris se fabrique en Basse' Normandie dans la Forêt de Léonce, près Cherbourg; comme le dit M. Bullet. Ce verre est vendu au pannier quJ contient 24 plats, de chacun 42, ou 44 pouces de diametre' On peut tirer dans un plat 4 pieds de verre, non-compris' boudiné , qu'on appelle verre de rebut. Chaque pannier co^' te aujourd'hui 3 6 livres au Bureau de la Vitrerie à Paris, & &" vient chaque pied à 7 sols 6 deniers. , Un Vitrier en achetant un pannier de verre, est tenu ? le prendre tel qu'il est : & comme ce sont les Marchands ve ' riers qui se chargent des voitures ,, ils indemnisent les Vis'e de la cassè. Lorsque dans un pannier il se trouve plus de >eP{ plats de casses , alors on leur remet i© sols pour chaque P rompu. ; <e Il y a du choix dans le verre. Il y en a qui est plein ■ bouillons , d'autre qui est verdâtre. Les Vitriers appe" , cassllleux un verre qui se casse par morceaux en y appl'l03", le diamant. Ce qui provient de ce qu'il n'est point assez s2' cuit. , . . ,s: Le toisé du verre se fait au pied superficiel de r44 P°uC t5 je dis le pied superficiel mesure de roi ; car il y a des eoos où le pied de Vitrier n'a que 10 pouces de long. S'il se sr°e,,t des verres circulaires, ils sont mesurés comme s'ils ^ ûSs quarrés sans égard au circulaire : & lorsqu'il y en a p'u ., jg dans une partie , comme , par exemple, dans un éven"1 croiséé ; on ne les mesure point séparément, on prend le •„ ceuvre de tout l'éventail , savoir, son diamètre & &n ^ [g diamètre, qu'on multiplie l'un par l'autre: le produit e^s nombre de pouces quarrés que doit être compté I'éven j^ que l'on réduit easuite en pieds, sans rien rabattre p°" g petits bois , & cela à cause de la perte , déchet, cal ujétion du verre. _ Qsile On attache chaque carreau avec quatre pointes ? **
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    De la Vitrerie.373toile ensuite avec bandes de papier ou avec mastîc. Le mas- *,c se fait avec du gros blanc écrasé -, dans lequel on mêle un Peu de blanc de ceruse broyé. & de la litarge qu'on pétrit *vec de l'huile- de- noix ou de lin. Ce mastic devient trés- or à l'air, Lorsqu'il est fait pour des endroits suiets à la casse, » ne faut pas qu'il soit si dur , à cause de-la difficulté de le 'siver On Je pétrit alors avec de l'huile de navette. Plus le carreau de verre est grand , plus il est cher. Il y a six sortes de prix pour les carreaux de même grandeur» ^ • Ceux qui sont entourrés de plomb. i°. Entonnés de plomb ** collés avec bandes de papier. ?°. Sans plomb , mais col- Jes en papier par-dehors. 40. Collés par-dehors & contre-col- 'esen dedans. <p. Les carreaux mastiqués. 6°. Les-panneaux en plomb. Les réparations de Vitrerie reviennent sou vent à Paris, J^n les paye à raison de 6 sols la douzaine de carreaux , pour es nettoyer & les coller à neuf en papier ; & Ci on les fait astiquer, on paye 18 ou 10 sols de la douzaine & même H sols , Les Hôtels,.Eglises & grands édisices sont donnés aux Vitriers ^ l'entretien. Ils les nettoient une fois ou deux par an , & re- mettent des carreaux à mesura qu'ils manquent, suivant les Conventions qu'il ont faites. . Le,vitrage est du nombre des entretiens locatifs. Es entrant JJïns une maison , lés vitres doivent être propres & nettoyées , 'ans fêlures, calibres, plombs ni boudinés. S'il y en a , il faut *n faire mention par écrit, comme nous le dirons dans les tats.,de maisons.. Le secret de peindre sur verre est', à ce qu'on dit, perdu. Je Cr°'s plutôt que le goût de cette peinture, est passe. Chacun a à l'économie ,; & par cette raison on s'est accoutumé à s'en Passer. Aujourd'hui même c'est un défaut, en ce que cette , Peinture obscurcit les lieux que ce vitrage doit éclairer. On cintre le verre à volonté par le moyen du feu , sans en '"érer la qualité ni. en ternir, le transparent. On fait une misse Qe terre cuite qu'on cintre à la demande du circulaire dont on a °esoin , & sur laquelle on applique le carreau, & par-dessus n met une autre masse aussi circulaire , mais creuse ,. qui pe- e stir le verre à mesure qu'il s'échauffe. On fait un feu de- ,everbere dans un fourneau ; on avance peu à peu cette masse j,e terre sur laquelle estle carreau, &, après que la chaleur ,? rendu tel qu'on le demande , on lote peu à peu , & on "îimue de même le feu. Ensuite de quoi , & lorsqu'il est froid ,. n le retire du fourneau. J'en ai vu cintrer assez grandement "°urfaire des demi-lanternes, A. a îi|
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    374 Architecture Pratique. DUVERRE DE BOHEME. ON fait vitrer des croisées avec du verre blanc de Bohe* me : ce verre sert encore au lieu de glaces pour les voi~ tures de campagne •■ on en fait aujourd'hui beaucoup d'ulage pour encadrer les Estampes. Ce verre est de grandeurs inégales , non soufflé , mais cou- lé. Il se vend au paquet. Chaque paquet contient plus ou moin5 de carreaux suivant leurs grandeurs. Par exemple, la deutf contient trois différentes mesures. 11 faut deux carreaux d'une de ces grandeurs pour faire le paquet ; de même que la sept ne contient que deux différentes mesures , de chacune desquel'£s il faut 7 carreaux pour faire ie paquet , qui est toujours de même prix. Deux carreaux de la deux coûtent autant que sepc carreaux de la sept. Ainsi du reste Le paquet coûte d'ach^ 14, 15 & 16 livres , & quelquefois plus , suivant la beau'6 du verre. Les prix suivans sont combinés sur iS livres toO* compris. pouces, pouces. 5'6 surl9? valent , , , La » porte j ^ zi ± chacune i4 1. os.o d. La 5 porte 50 sur 2.1 30 21 valent chacune 9 1. 6 s. 8 d» 5i6surl07 valent ' , ,. La 4 porte j tS 10 ± chacun£ 7 1. os.od. Lis ^iJ ** -iv*-VEXIEZ. ,"■'"■'" r 2.6 sur 1 y - . La «'porte j m j|{ £*£ 4 I. 1, s. 4 * _ ■ s ji sur i«î valent , r n A La 7 porte ^ 1? j chacune 4L eU^ Cii sur 10 _„,_ La 8 porte V1 sUfÏ6Î valent 1. 10 s. Q <**
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    De la Vitrerie:3-75- ta tô porte 18 po. sur 14 po. valent chacune zl. 16 s. o d, La iz porte 17 po. sur 1 ? po. valent chacune il. 6 s. 8 d. La 14 porte 15 po. sur 13 po. valent chacune 2 1. o s. o d. La importe 15 po. sur 10 po. valent chacune 11. 15 s. o d. Il y a en Bohême d'autres Manufactures qui ont des mesus res particulières & disférentes de celles que je viens de don- ner. J'ai vu deux Estampes au-devant desquelles étoient des. verres de Bohême, l'un de $3 pouces sur i8, &. l'autre de- a7 pouces sur 13. H y a du choix pour ces verres , les uns ont une eau bien plus "elle que les autres. 11 s'en trouve qui sont trop ondes , d'autres- *'rent trop sur le verd d'eau , &c. Chacun peut en prendre suir, VaW son goût ; mais le beau blanc eil toujours préféré. a, isg
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    376 Architecture Pratique. u?5«£ àj£ Lé J * J »&ii^S'ii = iiiAsi/i^ *.M4 '-**-*-*-•* -X--***-*-*-*-*. -fc*-*-*-*****-* * J* Z)£ Z,^ MIROITERIE. IEs glaces & miroirs (ont aujourd'hui fort en usage dans les _y appartenons. Cette partie esl encore du ressort de l'Archi- tecte , qui doit lavoir les grandeurs des glaces qui doivent oc- cuper les dessus de cheminées & les trumeaux , afin d'arrangé sès dessins de Menuiserie, & de les orner à proportion de 1* grandeur des glaces. Il y a des tarifs imprimés de la largeur & hauteur des g'3"" ces , & de leurs différens prix. On peut, au moyen de ce ta- rif, en prévoir la dépense , & en arranger l'ordonnance.. Dans les Hôtels considérables , les croisées des principal* appartemens sont vitrées avec des glaces sans fers ni petits bois* Les glaces artistement jointes sont retenues avec de petites vj* dans les angles : ce qui n'arrête point la vue. On peut en vp1 disposées de cette façon à l'Hôtel de Gêvres , rue neuve sa"1 -Augustin. D'autres sont retenues dans les petits bois : d'autre* dans des tringles de ser. L'usage est de payer au Miroitier 10 pour cent de la va!eu de la glace , suivant le tarif. Par exemple, une glace de 49 pou** ces fur 58 , qui, suivant le taris, couir- roO livres., serap3yeS pour pose , fourniture, risque & tain '50 livres. S'il n'y a point de tain, on ne lui paye que j, pour cent » c'est-à-dire, 525 livres. . Il y a une chofe àobserver dans l'estimation des glaces, c'e que le Marchand qui l'acheté , soit à la Manufacture, soit a Particulier, ne l'estime que comme ayant 1 pouce de "l . sur la largeur & un pouce de moins sur la hauteur ; de s°rt qu'une glace de 49 pouces fur 58. ne fera estimée que 48 P0^. sur 57 , qu'il payera 470 livres, fans égard au tain, & le.?aT* ticulier perara fur cette glace 80 livres. Il eft bon de marcha15" der avec ces Messïeurs. , , Toutes glaces à demeure doivent être portées telles <îu *j,. les font sur l'état de la maison: elles font fous la garant'6 Locataire , qui est tenu d'en saire mettre d'autres si elle5 '»9 cassées eu endommagées.
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    377 DE LA PEINTURE DIMPRESSION. LEs principales couleurs que l'on emploie pour les Impressions, sont le blanc de ceruse, le blanc de I 0lien ou blanc de craie, l'ocre rouge , l'ocre jaune, e Hoir de fumée ou d'Angleterre, le verd de montagne» e verd de gris pour les treillages des jardins. *our faire une bonne Peinture d'impression, il faut ■^ttre deux couches , & si l'on veut faire, par exena- $e » une couleur de gris de perle , l'on fait la premie- te couche de blanc de ceruse » la séconde couche l'on y mêle de l'émail plus ou moins, jusqu'à ce que la c°uleur agrée ; le tout doit être à huile de noix. I Le blanc de Rouen s'emploie ordinairement pour les ^pressions à détrempe : cette composition est faite avec , e la colle de peaux de rognures de gandj; l'on en met ^ssi deux couches ; & si l'on veut que la couleur soie ]*e gris de perle, il saut y mêler de l'inde dans la secon-. de couche. •La couleur de bois est faite avec du blanc de ce.r u*e mêlé d'ocre jaune ou d'ocre rouge & un peu dé erre d'ombre, sélon les différentes couleurs que l'on ■ „eut faire ; l'on en fait à huile & à détrempe de pin- ots sones de couleurs , & même de bois vené. j Aux Impressions que l'on fait pour les treillages des |*rditis., l'on y met trois couches , dont les deux pré- fères doivent être de blanc de ceruse , &pourî'au- *re > l'on sait un composé de moitié verd de gris &
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    57^ Architecture Pratiqua. moitiéverd de montagne : & pour faire nu beau ver» l'on mêle une livre de cette composition avec une H* vre de blanc de ceruie ; c'est la proportion qu'il *a observer : le tout doit être à huile. Pour la Peinture d'impression que Ton fait pour'eî ouvrages de fer, l'on se sert d'huile grasse, ou bie" l'on fait une composition de blanc de ceruse broyé avec de l'huile de noix, dans laquelle on mêle du noir "e fumée ou noir d'Angleterre : l'on se sert de cette c°a* leur pour les portes, les rampes, les balcons > & aU' très ouvrages de fer, pour empêcher la rouille, & poU avoir une belle & bonne couleur de fer. Je ne parlerai point de la dorure que l'on ernpj01 pour ces mêmes ouvrages de fer : cela ne convien point ici. L'on compte tous les ouvrages d'impression àlatra vée, dont chaque travée doit contenir 216 pieds ° 6 toises en superficie : quand il y a des moulures des ornemensdesculpture, on les évalue à la superfrc pour être comptés au pied ou à la toise. ADDITION A la Peinture ^impression- I. T Arriais la Peinturé d'impression n'a été fi en vogue qu ^ s J l'est aujourd'hui. Les peintures couleur d'eau ♦Pet't^I,ts» jonqnille, lissas, gris de perle, bleu de Prune, les marbres}e*(ei les menuiseries feintes avec cadres & panneaux , les pein gssS, rechampies , &c. font la gayeté de l'intérieur des apparte s5 ,' La facilité qu'on a de leur faire succéder d'autres coule les renouvelle & les fait changer de face , & en même tlan' satisfait par son peu de dépense le goût naturellement {e„ géant de notre Nation , dont la vivacité ne peut souvs •nir sur des décorations toujours semblables. ce}$ On" appelle Peinture d'imprejsion ou barbouillage*
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    De la Peintured'impression. 37^ *$* l'on couche à plat avec des brosses sur les menuiseries , les ^,Urs , les plafonds, &c. 11 y en a de deux sortes , Peinture en trempe , Peinture en huile. La Peinture en détrempe se fait avec delà colle-forte, & P'Us communément avec colle faite de rognures de gànd ou de Parchemin bouillies & réduites en une colle claire & transpa- ente. On y mêle du gros blanc écrasé pour faire le blanc , & ,ne certaine quantité de jaune pour faire la couleur de bois , 5 'a terre d'ombre , terre amerita ou tels autres ingrédiens Pr°pres à faire les teints convenables. Cette peinture en dé- re«ipe ne satissait que l'œil, & ne contribue en rien à la con- etvation des matières sur lesquelles on l'applique. Les personnes qui ne peuvent supporter qu'avec peine les V ettiieres odeurs des huiles , font peindre leurs appartemens 1 détrempe avec 4, 5 ou 6 couches de ce gros blanc tapé , e"-àdire , qu'au lieu de traîner la brosse du haut en bas , n tape ce blanc du bout de la brosse , ensuite on le ponce ^ec pierre de ponce , ou on l'adoucit avec un linge mouillé. 1 n applique sur cet enduit deux couches de couleurs fines r°yées à l'eau, & ensuite deux couches de vernis blanc. Lors- ne les moulures de menuiserie sont bien retirées au fer & évui- ?ees î & qu'elles sont rechampies de couleurs différentes du °nd , le coup d'ceil en est agréable II faut que les couches *" détrempe soient chaudes, chaque fois qu'on les applique. Les peintures d'impression à huile sont d'un bon usage,' ?H ce que de quelque couleur qu'elles soient, elles contribuent ,e^ucoup à la conservation des bois. Les premières couches °lvent être nourries en huile & les Secondes en couleurs. Il ,e faut pas mettre une couche que l'autre ne soit seche. On r 'ert d'huile de noix ou de lin , & les couleurs sont broyées hiUs 'a molette avec huile d'oeillet. Plus elles sont broyées , ■ £** elles sont belles & luisantes: elles fontaussi plus d'honneur . ? de bénéfice au Maître. Lors de l'emploi des matières, on J ^et de l'huile ou essence de thérébentine , & un peu de li- s§e pour les faire secher plus promptement, & les empê- ■heTr de jaunir. j ^e blanc en détrempe se fait, comme nous l'avons dit, avec 0 8ros blanc écrasé , que l'on emploie avec de la colle de gand jj.de parchemin , ou au défaut avec de la colle forte. On y ,-e'e du noir de sumée ou de charbon pilé & broyé à l'eau, su"s ^oi le blanc jauniroit. Il faut (avoir ménager la colle , ;j lyant les endroits où ce blanc est employé. Par exemple , en faut peu pour les plafonds & autres parties qui ne sont ^Posées qu»^ ja vue . j^ais ss en faut davantage à celles qui .ç ",' e*posées aux frûttemens. Si on en met trop , le blanc s'é- Ulerai si on n'en met pas assez, il blanchira les habits.
  • 415.
    '380 Architecture Pratique.Ilfaut de nécessité deux couches de blanc aux plafonds neufs • mais les vieux plafonds doivent être préparés à recevoir ce bla*e par plusieurs couches de chaux éteinte & claire , ce qu'on a?' pelle èchauder. Le noir à huile pour les balcons de fer, rampes d'escalief?* barreaux de fer , &c- se fait avec huile de noix & noir de 1"' mée. Plusieurs au lieu d'huile , l'emploient avec vernis gras * l'esprit de vin, pour faire plus promptement secher. Une ^ couche lorsqu'elle est bien nourrie suffit ; mais il vaut nùeU en donner deux également nourries , & foiblement. L'Impression en verd sur les treillages & dans les jarû"15 se fait avec verd de gris broyé. La première couche se ^ en blanc de ceruse , la séconde en, même blanc mêlé d'un pe de verd , & la troisiéme aussi avec du blanc , dans lequel"11 «lis la quantité de verd suffisante pour le former. Le verd eH1' ployé pur ne serait pas beau. Plusieurs mettent pour preffli^ couche du jaune , d'autres de la terre d'ombre, d'autres de couleur olive, &c. disant que ces couleurs fortes soutiensse mieux le verd. Je croirais plutôt qu elles garantissent & c° ■ servent mieux les bois ; car les verds n'ont leur bel éclat <lu la première année. . Le vernis est fait avec de l'esprit de vin, de la gonllL copale, du sandarac & autres ingrédiens connus. Il y en *h. gras & de blanc. Le vernis sec est le meilleur pour les na,. mens. Le vernis est une liqueur sans couleur ni épaisseU^ ranime, les couleurs , en leur donnant unluisantde glace. ~ i couche de vernis suffit sur les couleurs en huile : il en faut de sur les couleurs en détrempe. , Les lambris neufs destinés à être vernis sans couleurs °°i£ vent être replanis 6k dégraisses légèrement. Ensuite on yPa t une couche ou deux de colle de gand transparente : pu's °" applique deux couches de vernis blanc. . £ Le blanc de ceruse & le blanc d'Espagne ou gros blanc/0 les bases fondamentales de la peinture en impression..!' n^. Î>oint de couleur , quelle qu'elle soit, où il n'y entre du b'a0._j e blanc de ceruse pour les huiles , & le gros blanc p°ur détrempes. . On appelle ïnolleton du gros blanc broyé à l'huile >. ° £ l'usage devrait être interdit. Les personnés versées enbâ»me^ en savent bien faire la différence ; on passe un doigt *u!j. „t langue , ensuite on l'applique sur cette peinture , en prei un peu & traînant par bas, la couleur suit comme un r leau de ruban. rC II. Toutes les Peintures d'impression, de quelque "a je & espece qu'elles soient, se toisent à toise supersicielle 56 pieds, tout vuide rabattu, en faisant distinétioss ^e qualités par rapport à leuts différens prix,,
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    De la Peintured'ïmpresS-iôk. 381 *'fe tcisé des plafonds se fait en dans-œuvre des corniches» * on compte les corniches à part, leur pourtour sur leur dé- e'°pernent} qu'on évalue à i pied ou 6 pouces suivant leur Sondeur. £es planchers hauts dont les solives sont apparentes , sont ''es longueur sur largeur en dans-œuvre des murs. On toise njuite les jouées des solives , poutres & sablieres, le tout ré- ''a toise superficielle.il est mieux 6k, moins embarassant de . «urer une jouée de solive , compter le nombre de ces jouées i. en ajouter la somme à la largeur , ou bien combiner corn- en de fois cette somme est contenue dans la largeur, & mpter ce plancher pour le nombre ou partie de faces qu'il ^ "tient. Par exemple, je suppose un plancher de 14 pieds 0n .§e gami de ao solives, dont chaque jouée aura 6 pouces, joutera à la largeur xo pieds pour les jouées des solives, bien on comptera pour toise ~ ou . j *<s lambris de hauteur ou d'appui sont toisés en superficie , s. ^e'que couleur qu'ils soient peints, tout' vuide rabattu , 1 "Sr'.cn augmenter pour les moulures de menuiserie, soit qu'el- I 'oient rechampies ou non. On explique seulement la cou- îi le vernis , le nombre de couches & le rechampissage. f. ' sur une impression faite sur un lambris ou mur uni, on y slt des panneaux feints de menuiserie , on les compte à parc J*nt la pièce , tant grands que petits. Les cimaises ou cor- pus, auni feintes se toisent au pied courant : on mesure en- v'lî le pourtour d'un grand & d'un petit panneau dont on ç "d moitié ; 6c cette moitié sert de règle pour connoître .'Ubien de panneaux sont renfermés dans le courant de ces; tié a,^es ou corniches. Par exemple , je suppose que la moi- jjjJj^uite d'un grand & d'un petit panneau soit 12 pieds, u ^.^ courans de cimaise sera un panneau , & la corniche de me si elle n'a pas plus de membres d'Àrchitechire qu'il y ^ a aux panneaux. Car s'il y en a plus , ils seront évalués Proportion : par exemple, s'il y a quatre membres aux pan- Piei?X ' ^ ^'^ y en a'r C'nCî a 'a corn'cne ou c'maile , 48 as courans seront comptés pour cinq panneaux, &c. 6tl,es, marbres feints sur des cloisons , murs, niches & autres ^ roits , sont toisés à toise superficielle , tout vuide rabattu , 0» °nt. distingués suivant leur espece. Ces marbres sont plus % ^°ms chers à proportion de ce qu'ils sont approchans du Wais nature'* ^ e^ ordinaire à Paris Se dans les maisons de We ancej> de faire peindre les chambranles de pierre en mar- jp ' ^u'on estime à tant la pièce sans toisé. Dans les grands H1*rte'nens, on peint les frises au bas des lambris en même fy .r£ cjue les chambranles de cheminées ; ces frises se toisent 'aiment au pied courant,
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    38^i Architecture Pratique»Lescroisées à carreaux de verre peintes sur les deux race sont toisées leur hauteur sur leur largeur. Ces deux faces» sont comptées que pour une , lorsque les carreaux sont colle en papier , savoir, £ de face pour la face intérieure , & 7 ° face pour l'extérieure, parceque les petits béis ne sont pa peints. s , Si les carreaux de verre sont mastiqués & rechampis '(! les mastics , cette croisée est comptée pour face . Si les feul Jures & côtés des dormans sont peints en première couche > elle est comptée pour deux faces- S'il y a des volets ^ ouvrent de toute la hauteur, peints sur les deux faces de r" me couleur que la croisée , ils ne sont point.toisés à part, *nf on les compte pour deux faces Si les couleurs sont différent » ils sont toisés séparéme-nt suivant leur superfîcie. Les croisées à panneaux de verre sont toisées de leur suPe '• ficie , de laquelle on rabat le vuide des panneaux , & cC 1 reste est doublé. ... Si au-devant d'une croisée , il y a des barreaux ou un gn ^ ge de fer peint en noir , qui soient espacés de 6 pouces en . pouces & peints sur toutes les faces ; ils sont comptés en n°l,. une face de la même superfîcie que le dehors de la cs° jg Les verds de treillage de maille de 6 & 7 pouces peint, ^ deux faces , sont toisés à toise superficielle , & sont compte .r moitié. Quand ils ne sont peints que sur la face & les ep seurs, ils ne sont comptés qu'à 3 toise pour une , & les a très mailles à proportion, ^ Les décorations de treillage , comme vases , paniers fleurs & autres, sont estimés à tant la pièce. Trix aBuel des Peintures. Blanc en détrempe sur plafonds neufs à deux couche5' > ^ 6 s. la toise ; à une couche 3 & 4 s. sur un vieux plafoi>d > échaudé de plusieurs couches , 7 & 8 s. Blanc de ceruse à huile à deux couches, 40 & 4*'' Couleur de bois en détrempe , 11 & 1 j s. A huile, 55 & 38 s. , •„, Verd de gris pour treillage avec réduction , & verd P al. 15 s. &3L Vernis , jo & sj s. Marbres vernis, 16, 18 & 20 L Noir à huile , 30 & 35 s. - Noir au vernis , 4J & 50 s. >e(i Les autres couleurs de saintaisie, tant en détrernp6 °gjC. huile , comme, petit verd couleur d'eau , jonquille , ''Saii!j 0 sont ordinairement rechajnpjiss d'une autre couleur, ke
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    De la Peintured'impression. 3S5 *^fempe sont un peu plus chères que celles en huile c»ampissage est évalué pour une couche. rC' ^rSKSOHWWBÉHMi De la D O K V R £> A Dorure est une partie qui concerne encore la Pein- . -L_y ture en impression , en ce que ce sont les Maîtres Pein- es qui en font les entreprises, ainsi que de la Bronze. I *' y a de deux sortes de dorures, l'or mat ou cr cou- Ur): l'or bruni , taillé & réparé. s„ .0r mat est appliqué tel qu'il est sur les endroits unis , . la détrempe pour les ouvrages intérieurs , ou sur l'huile pour Ouvrages extérieurs exposés à l'injure du temps. sL°r bruni, taillé & réparé est appliqué sur un apprêt de six on %[ iC0Ucnes de blanc à la colle adouci avec la pierre de ponce 0 , l'nge mouillé; ce qu'on appelle du blanc à la dorure. j tepare avec des outils les endroits où ce blanc est trop épais se s les fonds , & surt-tout aux sculptures. Ensuite on y pas- its^ couche ou deux à'affiette qui est composée de colle Se a 'anguine , sur laquelle on applique l'or avec de l'eau claire. * y es quoi, & lorsque le tout est bien sec, on polit l'or ( ce sil 0tl appelle brunir ) avec des outils d'acier, de pierre à fu- jj>U d'agathes taillées exprès , dans les endroits convenables. tJ'Or mat en huile s'applique sur deux couches de blanc de tj. e à huile de noix aux endroits à couvert, eu deux cou- W ,cre Jal,ne à huile aux endroits à découvert. L'une ou gu; re «ant bien sechée , on y met une autre couche de san- %. e °u d'ocre , ou d'autres vieilles couleurs engràissées. Lors- fe^^te dernière couche est bien imbue , l'on y applique les <le es, d'or, que l'on appuie légèrement avec du cotton ou ''tau'tes brosses faites avec du duvet de cigne, pour les faire t,Cher,sur la couleur. 'Ws r ^ t0'^e au pied-qûarré de 144 pouces, & se me- j>rçn Ut sa longueur, largeur ou pourtour. Ces mesures se '3qUei?nt avec une bande de parchemin étroite & mince, sur *Vtoe Pouces & les lignes sont marqués. On prend^ le jiH|tj Jîr des moulures, le mieux qu'il est possible, que l'on s Cq Par'a longueur, pour les réduire au pied quarré; &on ta ?pte Par pieds , pouces & lignes, comme à la Vitrerie. Sé'm Ure des bordures de glaces, de tableaux , trophées , 'ossç °ns de sculpture; comme consoles, agraffes, voluttes, ^m ' crei,x, figures, bas reliefs, festons, &c. se toise de > en contournant avec une bande de parchemin le pour-
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    3S4 Architecture Pratiqué.tourde ces saillies , autant juste qu'il se peut faire , que le* réduit aufîï au pied quarré. Le livret d'or battu contient i<, feuilles , ce qu'on appe lie un quarteron d'or. Il y en a de disférens échantillons ; mais le plus ordinaire est de 4 pouces sur tout sens. Ce livret en ouvra' ge uni peut faire, entre les mains d'un bon ouvrier, 2 V-i d'or , y compris le déchet, & en ouvrage d'ornement 1 P'e & 1 pied ~. C'est une matière bien délicate. Le prix actuel du pied d'or taillé , réparé & bruni 5 est "e 4 livres & 4 livres 10 sols , & d'or mat, 3 livres & 3 1. 5 s- » L'or jaune est le plus estiuié & le plus aisé à employer. L'orP le ou verdâtre est le moindre, Se ne'plaît point à la vue. De la Bronze» LA Bronze est de diverses sortes ; bronze antique , kr°n s dorée, bronze pâle, bronze couleur d'eau. Toutes c. bronzes sont du cuivre calciné réduit en poudre. Le degre . chaleur y donne la couleur que l'on veut. La plus belle V . d'Allemagne. Celle de Paris lui est fort inférieure : elle se ve en petits paquets du poids d'une once. .;,, Ces bronzes s'appliquent sur les serrures des portes & £ „ sées sur une couche de vernis ou de mordant. On bronze core au feu les espagnolettes , les tringles de rideaux , leS 'ati latres des serrures. Tout le secrét ne consiste qu'à donne' certain degré de chaleur à ces fers avant d'y appliquer 'e.Vj jt nis & la bronze. C'est la meilleure méthode, & celle <îu' durer la couleur plus long-tems. Les bronzes s'estiment à tant chaque pièce ou le pied c°uS rant de hauteur. Chaque petite pièce vaut 1 sols, 5 , !e]le moyennes & 4 sols les grandes. La ferrure d'une croisee ^ 11« , & que nous l'avons détaillée dans la Ferrure , sera estimee ' ) 6 livres , celle d'une porte 3 livres & 3 livres 10 sols. 0li La bronze antique ne sert que pour les sigures, stat.°. médailles. Elle se soutient long-tems. On l'ellime à la P1ÊC, . La bronze couleur d'eau est la moindre pour le serv>ce • ^, le ne brille point, coûte plus cher que l'autre & ne faiC P d'honneur. *i V*.
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    • 3*J DE LASCULPTURE. *• 1 Es ouvrages de Sculpture sont un des ornemens des _j Bâtimens , tant à l'extérieur que dans l'intérieur , quand ';s sont placés sagerrrent & sans confusion. La richesse des )culptures dans les Ordres Corinthien ck Composite en eil uie preuve, parceque ces sculptures y étant faites à pro- P°s , n'ôtent rien de l'élégance &, de la beauté de ces Or- ^res : tous les autres Ordres en sont aussi susceptibles. Cepen- '^•ant la beauté de l'Architecture n'est point altérée par le dé- '*ut de (culpture ; au contraire,, une iioble simplicité a quel- le chose de grand & de majestueux, que l'on ne trouve Point dans une Architecture chargée de Sculpture , 8c que par ?Jrision on appelle dentelle. Qu'on compare le Portail de saint ^ervais avec celui des Jésuites de la rue saint Antoine. Quelle dissérence ! On s'arrête à celui de saint Gervais pour l'admi- ter » & à l'autre pour y voir des retraites à pigeons qui ça* chent totalement les Ordres d'Architecture. L'Architecture & la Sculpture sont, dit-on , les deux sœurs : "lais l'Architecture est certainement l'aînée; elle marche éga- lent avec sa sœur & sans elle ; mais si l'Architecture dort, 5 soeur veille & la désigure. Nos Architeéles françois ont reconnu l'abus de la Sculptu» /«ans l'Architecture. C'est pour cela qu'ils en font peu d'usage: j °e s'attachant qu'à la . distribution des appartemens, & à v^r procurer des commodités, ils emploient la Sculpture & la t,e'nture à les rendre brillans & de bon goût. C'est à quoi ils v^iiisTent très-bien : ils surpassent en cela ceux des autres ai!?nsj même les Italiens , qui ne s'attachent qu'à l'extérieur. ^est donc dans les appartemens qu'on fait briller la Sculp^ k e> en ornant les corniches , les menuiseries , les cadres ou ces s res de glaces , dessus de portes , de tapisseries, &c. Mais tléj- ulPtures ' quelque bien sinies qu'elles soient, perdent leur 'catessé par la peinture ou dorure que ces ouvrages exigent, lées S (culPtures peintes & rechampies, quelque bien travail* Hir ?u'elles soient, deviennent fades & dégoûtantes. La do- 'lOrriK' convient mieux , à cause du brillant : mais le grand Wçre de couches qu'on est obligé de leur donner, les mes
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    ^6 ârchîtectûr.è Pratique.dansle cas de les réparer, & cette reparure n'est pas à beaucoup' -près comparable à la finesse & à la délicatesse de la sculpture* lorsqu'elle est bien finie. Quoi qu'il en soit, les sculptures sur bois ne plaisent qu'ai»" tant qu'elles sont dorées. Le goût françois veut du brilla»* & un ensemble diversifié, mais assbrti , qui lui plaise & 'qui ssatté la délicatesse de son goût , sans s'embarasser » une bordure, agraffe, console ou cartel est bien ou mal fini e" sculpture, pourvu que le coup d'œil lui plaise , soit par sa fornje régulière ou bizarre. Il y a autant d'habileté à un Sculpteur oe savoir ébaucher & finir grossieremént certain ouvrage, que «B le savoir finir délicatement, suivant les places où on le destine* Le goût bizarre des Cartels 8c des Chinois est encore fort à la mode , & depuis long-tems. Il suffit que le premier coup d'œ" ne déplaise pas , on s'y accoutume. Ce goût le décidant, engage les Artistes à de nouvelles études qui les perfectionnent de p'uS en plus. Les menuiseries sculptées demandent de la dorure pour plaise' Telle menuiserie, quelque bien choisie qu'elle soit, ne pla1'3 qu'autant qu'elle sera diversisîée par différentes couleurs. M*15 la sculpture ne veut point être confondue dans ces couleur » elle veut absolument de la dorure. Les ferrures mêmes oass les appartemens veulent être totalement bronzées : ou si eJ'e sont brunies ou en couleur d'eau , les moulures en doivent eir^ dorées & bronzées. Les fauteils , les canapés & bergères ve lent un tout-uni prosilé; mais s'ils sont sculptés, ils detna"' dent la dorure , & non les peintures rechampies , comme & les des lambris. II. Toutes les sculptures , comme figures , bas-reliefs, tr°' phies , chapiteaux, palmettes , consoles , coins , rosettes, &c' s'estiment à la pièce, suivant la matières & la délicatesse d travail. »es- Mais il y a d'autres ouvrages de sculpture ordinaire qUI s ,a, timent au pied courant : tels sont ceux qui se font en P. tre pour les gorges des corniches , ceux qui sont taillés p°ur moulures ou membres d'Architecture, ceux pour les frises » f> chitraves , cadres, bordures , chambranles, &c. tant en a% bre, pierre, bois;& plâtre, dont le toisé est uniforme , & ^ P dissérent suivant le travail & la matière. jg Il faut remarquer que quoiqu'un membre d'ArchiteéIure corniche ou autre en plâtre ou en pierre, soit orné de sct»P g[! il n'en est pas moins compté au Maçon, & la Sculp£Us Sculpteur, _ jâtse A Paris, sur-tout, on fait beaucoup d'ornemens en,"o(ls j qu'on jette en moule, comme gorges de corniches , g0 ^25 console.s, bas-reli^fïj «oin** rosettes, & îqus autres"
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    s)Ë tï ScULi?TUÏLE;3S7 iè's qui sé marient avec le plâtre. C'esl une facilité pour orner à peu de frais des plafonds. Les moules de ces omemens sé trouvent tous faits chez les Sculpteurs. Lorsqu'on a choisi ce qui |>laît le mieux, il faut faire prix à tant la pièce ou tant le pied cou- rant de telle & telle sorte, & ne pas attendre que l'ouvrage seii ïnis en placé. Les bordures dé glaces , de tableaux atl-delTus dés portes j les bordures de tapisseries 6k autres, s'estiment au pied cou- rant ; telle vaudra 6 livres le pied , qu'un autre ne vaudra pafc 3 livres. , C'est le Menuisier qui fournit lé bois au Sculpteur j lequel *oi's est compris dans ses mémoiresi i £ H
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    $8S Architecture FràtïqueV tr £>£Z^ MARBRERIE- LE toisé des marbrés en général se fait.de trois façons. 0A le toile d'abord au pied cube, ènsuite ses mouiurès au pi<jd superficiel , chaque membre couronné de son filet pour I pie"' 6 ensuite le polissage aussi au pied superficiel. Si la masse qu'il faut réduire au cube est plus forte à u" bout qu'à l'autre , la mesure s'en prendra dans le milieu, °tf bien par la moitié de la superficie des deux extrémités ; si131' si le plus fort étoit dans le milieu, ce seroit là où cette &e' sure se prendroit. Tous les marbres employés dans les Bâtimens sont toifes ' savoir , chambranles, de cheminées , dessus de tables , buffets » revêtissemens , cuvettes , &c. Je vais détailler un chambrasi'e de marbre d'Antin contourné sur son plan & de 4 pieos ' • pouces de long, sur 1 pieds 10 pouces de haut, le tout c dans-œuvre. Cube du marbre. La tablette contenant 6 pieds 1 pouces de long , 14 pouce de large & 1 pouce i-d'êpais- seur, vaut au cubé . -. o .pi. 10 po. 9 li. 6 poi» La traverse de face îiu-des- "sous, 6 pieds 1 pouce de long, 7 pouces d'épaisseur & 14 pou- . * ces. ~ de haut, vaut ..... 4 p. 3 po. } li. J P01' V Les deux jambages conte- nant chacun x pieds 5 pouces de haut, 8 pouces ~ de large & j pouces~ d'épaisseur, va- . i#' lent ensemble . . . . . 1 pi. y po. 6 li. 4 Voi' *' . Les deux revêtiss'emens des jambages de chacun 5 pieds y pouces i de haut sur 7 pouces s de large, & d'un pouce d'épais- . 1, leur, valent ensemble .... O pi. 4 po. 3 li. 10 P01' ' Le foyer dans un cadre de blanc veiné , contient 6 pieds de long, 10 pouces de large & '• ip«u«edep«ûeur,vaHt ... © pi. 10 po. 0 & ° *""
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    De la Marbrerie.3^9- Touté laquelle quantité se monte à celle de 7 pieds 10 pou- ces 1 ligne z points 4 , à quoi il convient ajouter un sitxiéme pour le déchet ( plusieurs ne comptent que le huitième ) ce Sfi fait 9 pieds cubes de marbre , au prix de 50 livres le pied , 'ont la somme de . .. ... . 4s o 1, o s. © d. ' Moulures polies.- .les moulures de la tablette sur le devant contenant it pieds -ide pourtour, compris 6 pouces pour *naque angle rentrant & saillant, sur % pieds. tie profil, valent ...... . *".. ■ 15* pi. O po. Celles de la traverse de face, savoir-, les ^atre petites tables saillantes, ensemble 8- P'eds 8 pouces de pourtour sur 1 pied de frofil, valent . . ... . . " -. S % L'aitragale au-dessus 7 pieds 4 pouces de> Pourtour compris retour, sur 1 pied de pro.-. '» vaut........ . 11 $. Le cadre du cintre & des .jambages con- Jj-nant 9 pieds de pourtour sur 2 pieds de pro- nl» vaut . - . '......18 « , tes six tables rensoncées & les deux ova» {s dans le chantourné des jambages & cin- .e de la .traverse contenant ensemble 1$. pds 8 pouces de pourtour sur 1 pied, va- -, ' • • ». • ... .-. . » ij $ y^es quatre arrêtes des deux consoles j ç "s l de pourtour sur ensemble 6 pieds J^pris un cavet dans le champ des pilâmes , a'ent • ' 1* ~ : ^es quatre tables des revêtissement des J^ges, ensemble 15 pieds sur 1 pied -^de *sK valent . ...... . . . **< * Pi^sS arr^tes d^ ^eux s°cies ensemble 10 > ,s -s pouces sur 6 pouces , valent .... } '4t 9>. $ aAragale au-,dessus desdits socles 7 pouces-, y, PQnrtour sur ensemble 2 pieds de profil , 1 v . . • ..... .. t.. at- - ti ^ 0utes lesquelles moulures se montent ensemble à la quanti- ^Z fi'*7 Pieàs 10 ponces £, au prix de 3 livres ij sols le pied; " %iel compris le polisTage, font la somme de 475.1. io s. 7 di
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    ts& ÂRCHÎTECTUB.1 FR A T ï Ç l? li .4 lu folijsage de l'uni. Le dessus de la tablette contient 6 pieds a pouces de long sur 1 pied 2 pouces de large, & vaut au piçd supçrficiel.......7 pi. apO' Le foyer 6 pieds sur zp pouces , vaut... 10 p ' La voussure & la traverse de face 10 pieds |jir 6, pouces 3 yalent. ,.,,.. 5 o Tout lequel polissage se monte à la quantité de zz pieds * pouces 4 lignes, au prix de 3 5 sols le pied à cause de la disficulté de polir ces marbres, fait la somme de . . . jS 1. X6 s. 6 d< !La sculpture dudit chambranle est comppsée d'une agrat»? $u milieu accompagnée de feuilles de vigne, godrons, en' roulçmeas , coquilles & autres, le tout se repliant sur l'alfa*" gale, estimé pour cela somme de......19^'' Les consoles sçulptées avec festons tombans & remontai?5 dans les volutes , & au-dessus une agrasse couronnée d'un e»" roulement en yplutte , avec quatre éçoinsons en feuilles de r? sente & de pampre estimées ........ ièf, , Au. centre & dans l'arriére-vouffure deux grandes ' feu»le, d'eau sortant d'un enroulement dégagé , & tigettes au-delwH-: fflimées. ",' , ".', . . . . . ".' .' ... . 16i' L'iriçrustement d'une barre de fer dans la traverse de f?ce/ sstimç ,,„.,. , < , , , . . - . * ' La pierre au. dessbus du foyer de liais de Maisons de z P° . ces d'epauTeur, estimée .......... * ' Total dudit chambranle" effimé par deux des plus habi'e/- ^sarbriers de Paris, 1415 1. 7 s. * Ç>n voit pat ce détail comment se toisent & les différentes sortes d'ouvrages en marbre. Les ges unis sont d'un prix bien différent de ceux qui (°nJ f^g. jiés de moulures d'Architeélure. 11 n'est cependant pas 4?0'^j de toileries, chambranles de marbre : il n'y a que ceux H sont d'un marbre cher, & dont le travail passe l'ordinaire » <1 $ l'on toile t car pour les autres, on les estime à la pièce- ^ plus ordinaires ne contiennent pas plus de $ pieds cubes jnarbre, ^ 'Les Marbriers font encore des compartimens de fflarfï j su- pp. en marbres diversifiés ; on les toise de même au p1* perSciel, & pn les eÛirne suivant l'ouvrage. h^c"- ir Ae&< * P*9 ïîs entreprennent aussi le carreau de liais noir «^ - ^ Ç'esî le goût d aujourd'hui, de faire carreler les paj".er. 1 eran.ds. çsçaliers 6ç les anti-chambres en carreaux de lia'5 a
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    De la Marbrerie.33^feans qu'on remplit de petit carreau noir de Sentis ou de Flan- dre. Il 'en faut 36 pour faire une toise & 36 petits carreau*. Ces palliers & anti-chambres sont entourés au pourtour de bandes de pierre de liais. Il y...a aussi., du petit carreau de 9 vc 10 pouces pour poser dans de petites pièces. Ils ne. sont- Sas plus chers que les autres. Prix de dijsérens marbres. Brèche violette afriquain., coûte 70 livres le pied: il est de. "Onne durée., ck résiste bien au feu. Seracolin. Le beau coûte 90 livres le pied, & le commun - *p & 70 livres. Il n'est pas de grande durée, à moins qu'il ny ait des barres de fer incrustées en-dedans. ■ Cervelas & verd campan sont de bonne durée & résistent ~len au feu. Ces marbres bien choisis de verd & rouge agréa- blement mêlé, valent 80 livres le pied. Lorsqu'il est tout verd il ne vaut que moitié pour le prix. & la, durée. S'il est tout rou- 8e , il vaut encore moins. Il y en a de coquille qui ne mérite Pas la peine qu'on en parle. Brèche de ssorierès qui est comme un habit d'arlequin , est de- Sonné durée & vaut 3.0 livres le pied. Brèche d'alet est rouge , & brèche dé Worence est noir. Brèche grise des Monts Pyrénées, vaut 40 livres le pied ; la. plupart n'est qu'une emplâtre de mastic. Lorsqii'elle est saine 'lie se soutient au seu & ne se casse pas. Brèche de Florence, près Dinan en Flandre , est filardeuse & jaut 18 à 10 livres suivant la longueur des blocs ; il faut la toutenir en y incrustant des barres de fer. Brèche violette est magnifique quand elle est entretenue. Si °n la néglige:, elle passe comme une fleur. Le feu la. Perd j & elle est très-sujette à se tacher par la cire, la peinture, •huile, le suif de chandelle ou autre. Rien n'est si beau pour es appartemens d'été. Celle qui est bien violette & bhnche J^ut 80 livres le pied. Celle qui est blanche & noire n'est b°nne que pour les sculptures , & ne vaut que 10 livres le . Le blanc veiné & le bleu turquin n'ont que leur passée ; car |Is iaunissent & sont sujets aux taches comme la brèche vio- ette , & valent 40 livres le pied. Le marbre blanc , qu'on appel- niarbre vierge , est aulîi facile à tacher. ç Le Languedoc est de deux sortes , l'un qui est comme du *ng de bœuf ne vaut rien qu'en grosse construftion ; mais il s eJ» a qui est mêlé de bleu qui est recherché, & autant es- 'me que.le Seracolin par son éclat. Il résiste bien au seu , &■ 13° > 36 & même 40 livres. B, b. i%.
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    '35>i Architecture Pratique.Lesmarbres de Flandre , comme Griotte , Gauchenet, Cef" sontaine, Rance , S* Remy ou Malplaquet, Montbard, Royal* Merhmont, Givet, &c. sont des marbres communs à Paris, ot sont de bonne durée lorsqu'ils n'ont pas de fils & qu'ils ne sont pas débités à contre passe, c'est-à-dire, de travers ; car dans ce cas ils s'en vont par délit & demandent à être soute- nus par des barres de fer encastrées dedans, étant ordinaire' ment exposés aux grandes fatigues- Ces marbres sont tous de 18& io livres, & quelquefois meilleur marché, suivant^ <hsette ou l'abondance. Le marbre à'Jntin est de deux sortes. Il y en a de *°ut pâle qui est le inoins estimé ; on le nomme autrement marbre veretre ; il y en a encore qui est un peu moucheté & qui e le dernier de tous. Celui qui imite le Seracolin ne se peu înettre en œuvre, à moins qu'il n'y ait des barres de >er- encastrées dedans. Il est plus propre pour les appartemesi* d'été que pour ceux d'hyver. Le bon & beau d'Antin Va" depuis 60 jusqu'à 80 livres le pied, & n'a même pas "S prix suivant son choix. Le Portore est de deux sortes , le moindre est noir & d'W jaune rriorné : il est bon pour les sculptures. Au beau P°r' tore le noir est comme de l'encre & le jaune comme de 1 °r" Il pete au feu & n'est que de parade pour les tablës-& &' Hêtres. ïl vaut 80. livres le pied, & dans sa défaillance is ** 20 livres. La Brocatelle est rare 6i a la qualité du Portore : elle 2'pâ* lu jusqu'à igo livres le pied : elle est jaune & rouge , & Par nuages. La Sainte Baume & le marbre de Tray en Provence irnitcJît la brocatelie d'Italie. Ces marbres ont valu 60 livres le pie^ ' & sont rares. Le marbre noir de Dinan est plus parfait que celui de N3? mur. Il est bon pour les épitaphes & les sculptures. Il se ^etl à la lame , & revient à 15 livres le pied. Le marbre de Sicile n'est propre qu'en tables. Il est 'aA, prix dans sa beauté quand il est rouge, mais quand il est Pa" il est estimé à rien. - . ,0 Le marbre de Laval est ce qu'il y a de plus commun à "J ïis. Quand il est bien travaillé il trouve sa place dans le c0"1' atnun & dans la satigue : il vaut à peu près 11 livres le pie ' il est assez ressemblant au seracolin. ^ Lé Cipvlin. ne s'emploie qu'en colomnes & pilastres. I' e^ par grandes nuances de blanc & verd pâle comme l'eaU tiisr , ou la ciboule. , •. îi y a encore le lapis, le sirpentin, leporphire 8i.legra'i Ces aiarbres ne s'emploient qu'en corvées»
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    De la Marbrerie.393 Autres prix. , Tous membres couronnés d'un filet en marbrerie sont comp- as à l'Ouvrier pour i pied d'ornement comme à la maçon» nerie , & il lui est payé 3 o & 5 5 sols plus ou moins , suivant a qualité du marbre , & ainsi de tous les, autres ouvrages de jj^rbrerie , à l'exception de la sculpture & du polissage ; & le Maître fournit les outils. **e polissage est payé au Polisseur 30 sols le pied superficiel. *-e sciage est payé 10& 12 sols le pied, deuxparemens pour 1n1 6c le Maître fournit les scies & le grais. . te carreau blanc se vend à Maisons proche de Charenton jIr le pied de 11 & 1 i livres la toisé, savoir , 3 6 carreaux re. ' - pouces , & des autres mesures ce qu'il en faut pour 'Je la toise ; le tout rendu au chantier. . te carreau noir de Sentis ou de Flandre revient à 4 sols la f£Ce» Pour pose & façon, on paye ordinairement 3 livres Se 3 '"Tes j sols la toise. « Les chambranles de pierre sont faits avec du liais de Maï- r^t de Nanterre, de Senlis , &c. & se vendent, étant po« vs. & mis en place, 18 & 20 livres chacun. Ces pierres de ja's coûtent 18 & 10 sols le pied rendues à l'attelier. Il y a .? 'Jais près les Chartreux de Paris qui revient à 5 livres le pd. Il y en a encore dans la Plaine de Mont-Rouge qui cou- eîo, ^o, 30 & même 10 sols le pied. Défauts du marbre. * ."arbre sier, celui qui est trop dur, disficile à travailler 8t ^l à s'éclater, comme le marbre de Namur. }j Marbre silardsux ou plein de fils , comme celui de sainte 5Urr,e & je seraColin. n Marbre pons, qui ne retient pas ses arrêtes & est de la M 6 du grais' ks r^re terrajseux, celui qui a des tendres appelles terras- ^ qu'il faut remplir avec du mastic, comme le Languedoc. tai ^,arbre camelottè, celui qui étant de même couleur paroît i;e après avoir reçu le poli, comme le marbre de Namur. We eUx 1U' voudront connoître plus particulièrement les mar- }^j,S auront recours au Dictionnaire de Daviler, où onendé- e Près de 80 especes.
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    |?4 Architecture Pratiqua DESLIEUX A UANGL01SE. LEs Lieux à l'Angloise sont aujourd'hui fort en usage- }l sont très - commodes & ne donnent point de mauva» ©deur. Il ne faut point leur donner de communication avec 'ê sosses d'aisançe communes & publiques. On doit constsuls œne fosse exprès , ou plutôt un puits, & lui donner 5 °UJ pieds d'eau vive. On sait par expérience que la matière >, cale tombant dans l'eau , perd son odeur. Le petit cabinet oe tiné à cet usage est ordinairement enjolivé de Peintutf^î Marbreries , Marqueteries, &c. On y pratique une n'c!l pour faire le siége. Au-dessus du puits, au rez de chaussée, qu'on arame«e voussure par le haut, on pose une pierre dure d'un pie" • ij pouces d'épaisseur, dans laquelle on perce un trou àe?rtQ ron 4 ponces de diamètre, en entonnoir renversé. Cette p'e ïeçoit la cuvette de. marbre. . -^ La cuvette doit être de marbre poli. Sa mesure ore"1 g est de $ pieds de long, 16 pouces de lafë jj 15 pouces de haut, creusée en pente dass ss longueur de a pieds 8 pouces sur 1 pied de >3 & avec angles extérieurs arondis Dans Ie Pe5. fond de la pente est un trou d'environ 5 P011 :L de diamètre, & aux côtés opposés deux e1,sJ les pour la place des jets d'eau. ^ Le dessus de cette cuvette est de menuiserie double * j, un siége & un couvercle à charnière. A droite sont deu* F ssS. gnées , l'une desquelles fait tourner un robinet qui lâc"e ^ petite nape d'eau qui entre dans la cuvette ; l'autre f- ^ jet d'eau dont on fait usage pour la propreté. A gaU djvrC une autre poignée qui levé à plomb une soupape de c jc, qui tombe juste dans le trou de la cuvette, laquelle ^ta pfè* vée, toute l'eau & les matières passent par le trou ; s cj quoi on laisse tomber cette soupape ou tampon qui bouC qh trou, & il ne reste ni matière ni eau clans la cuvettp'ar Ie pratique quelque part un réservoir d'eau pour^donne^P^e moyen de tuyaux de plomb de l'eau à ces robinets oi cuvette.' stte5 de Dans les maisons bourgeoises, on se sert de cxsV&&iip-^ fayance pour cet usage j & on pratique à uS6 ^T'
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    Des Lieux àl'Angloïsï. 3^"auteur du cabinet une petite cuvette de plomb que l'on |mplit d'eau suivant le besoin, pour en former une nappe .a"s la cuvette. Mais comme ces cuvettes tendent vers la .°ue commune, ij faut un peu plus de précaution lorsqu'on levé tampon, pour se garantir de la vapeur de cette fosse qui ■ °nte toujours ; ce qu'on évite en ne levant le tampon que Wque la cuvette est bien garnie d'eau, & la refermant au, "paient qu'il n'y en a plus. ^e marbre & la fayance sont les seules matières propres rUr ces cuvettes , n'y ayant qu'elles qui refusent les odeurs^ j| Pierre ni Je plomb n'y sont point prppres. visa! *JVp* i&dr*
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    ss6 Architecture Pratiqué. B17PJF.F Z>£ G RAIS. L'On emploie ordinairement deux sortes de pavte,' dont l'un s'appelle gros pavé, & l'autre pavé èe"' chantillon. Le gros pavé s'emploie pour les rues & les chemin publics : il a environ 7 à S pouces en quarré ; ° le pose toujours à sec avec du sable, & il est battu <* dressé à la damoiselle. A l'égard des grands chemin * l'on y met une bordure des deux côtés pour l'arrêté ' Cette bordure est de pierre dure, posée de champ> assez avant dans terre pour tenir la chaussée en t>° état. Le pavé d'échantillon est de différentes grandeu^* plus-grand eft celui qui est de gros pavés send .îe plus-grand elt celui qui en deux; l'on s'en sert à paver les cours des mail on l'emploie avec chaux & sable ; mais il vaut mietI avec chaux & ciment : on donne au moins 1 pouCe de pente par toise au pavé des cours pour l'écoulent des eaux. Le pavé d'échantillon plus petit sert pour les °^ceie' cuisines & autres lieux où il y a ordinairement eh l'eau ; on l'emploie aussi à chaux & ciment. L'on mesure le pavé à la toise c",'i*""^p * le, sans aucun retour, c'est l'usage la toile est différent sélon l'ouvrage
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    r> ti Pavé deGïiaïs. jjjfj ADDITION au Pavé & s G r >a i s. Ans nos Commentaires sur la Maçonnerie & notre addi. .-' tion sur les ouvrages en grais, nous avons assez ex~ P"cjué la nature , qualité & différence du grais. Il s'agit de par- 'r 'ci du grais dont on f.ùt du pavé pour paver les grands "sirnins , les rues , les cours , les écuries , les cuisines, boulan- ges , fosses d'aisance , Sic. .■Le mortier de chaux &. ciment est la liaison qui convient Je j.lleux au pavé de grais , sur-tout au dessus des caves & autres 'eu* souterrains qui sont de service ; la séconde liaison efl Je portier de chaux & sable, & la moindre est le salpêtre, & tl Pur* ^e dernier ne ^rt 1ne Pour ^es rues & les grands ^mins, n yn pave encore les grands chemins avec du blocage j ?*' est Une pierre de meulière platte d'un pied ou "en- i*tin qu'on pose de champ & en liaison l'une contre l'autre, j5s joints remplis de sable , sur une forme de terre. franche. J* Pavé en blocage , lorsqu'il est bien fait, résiste au fardeau Ç au rouage ; mais il satigue les chevaux & encore plus les fûttimes. Ce pavé veut être entretenu sur-tout au droit du tjUage. H est plus ou moins cher suivant la distance de la car- lj£re & le déblai des terres. Il y en a depuis 4 Jivres jusqu'à 6 j:es la toise, & en quelques endroits il est plus cher. ^^ Bullet n'a point parlé du pavé de Rabot. On en faitpea hU uge à Paris, à cause de l'abondance du grais de toute es- | Ce que l'on y trouve. Ce rabot est fait d'éclats de pierres de ]esls taillés quarrément & d'échantillon. On en fait aussi avec iç Plaquieres , qui sont des bancs qu'on trouve dans les carrie- si 1 pierre dure qui ont 3 à 4 pouces d'épaisseur, & sont aus- CaQ.Urs q°e le liais. On les débite encore aujourd'hui pour les tjemPagnes en pavé de J à 6 pouces d'échantillon. Ce pavé jet r,akot se pose avec l'un & l'autre mortier : mais il est su- Vj|,a s'éclawr & se calciner au feu. il est proserit dans 'a c4 de paris< Au surplus , chaque Pays ou Province a ses tneres particulières, dont on se sert.
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    'Détail du savêsendu en deux faisarit trente toifâ vu environ le millier. Achat sur la carrière d'un milier de gros pavés de 7 à 8 pouce* tubes pesant environ 50 livres, à raison de 1 loo . , pour 1000, ci i . i ; . i '60 1. 9 ' Transport par eau , 4 ; . . 50 ° Chargeage & déchargeage' . . 1 2.6 ° Droits d'entrée ; ■. é „ . . 14 ■ ■ 0 Au Sergent Garde-Port .■ . . . t !*■",' Voiture au Chantier -, . -, -. 4 36 ^ Faux frais . „ . i . 4 . ? iô Ces lit00 pavés débités en deux doivent tendre 1200 pavés à is livres le millier ; . » ; 33 ° On en tire bien souvent trois que je îaisse pour les rebuts. Total de 1106 pavés réduits à aioô Ces 2ioo pavés feront environ 30 toises d'ou- 3/rage, & reviennent pour chaque toisé à . » » Façon & main-d'œuVre . . . .. Un demi-minot de chaux * . . . Trois sacs de ciment i . « i . toiture au Bâtiment & bénéfice . . . . Total d'une toise de pavé fendu en deux D'après ces détails Oh pourra estimer le pavé fendu en 1 .^ Bre qu'on appelle petit pavé} qui sert pour les cuisines & offices. r r0rii , 11 y a encore du pavé qu'on appelle pavé d'écart. ~e '0i des éclats qui proviennent de la taille des gros paves 1 u; îaille quarrément. On emploie ce pavé dans les en£'r01£gU£ î iie fatiguent point, comme sous les râteliers , les four"6 &c. t £ e(t Le pavé neuf que Pon fournit dans les remaniés à b° jj compté au cent. Si c'est du grand pavé fendu en deux , paye ordinairement 9 & 10 livres le cent, compris la v01 , & si c'est du petit, 7 & 8 livres. «^atiê Le sac de ciment contient trois boùTeaux, & vaut c sac,y compris la voiture, 8 & 9 sols. (gl* Dans les Campagnes le ciment vaut jùsqu'à ti &■ ' le sac.
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    m de la vuidange DESFOSSES £>'AISANCE. I L n'y a qu'à Paris où les foiTes d'aîsances soient placées 2j dans des caves & profonds souterrains, souvëftt jusqu'à l'eau. j n en fait la vuidange à la toise cube ou au muid ; mais /Plus communément à la toise, qui se paye 48 & 50 livres. /s Vuidaneeurs nomment muids, un de leurs tonneaux qui ^ns» -..... ....-* ^^^^^^^^^^^^ Par V.^Pugnance qu'on a d'en respirer l'odeur. Avant de faire .Ulder une fosse , il faut la repairer ; c'est-à-dire, mesurer l'in- jsrvalle qui est entre le desTus de la matière & l'intérieur ce îî voute au droit de la fermeture , toiser ensuite au cube prieur dé la fosse lorsquelle est vuide , & en déduire le j^e du repaire. Les Propriétaires des maisons doivent tou- £*ts avoir le plan juste de leur fosse, pour n'être point dans ,c.as de faire deseendre dedans chaque fois qu'on les vuide. *tt a ^aut ' en ^a^ant *a V^lte d'une fosse , remarquer st le pavé m °r°it de l'ouverture est en bon état , car très-souvent il fcn?bimé j ce qui occasionne la filtration des matières & l'in- <|> ;'°n des puits voisins. Il ne faut deseendre dans une fosss h5.l(ance que quelques jours après qu'elle a été vuidée ; ne j„'nt allumer de souffre ni d'amadou dedans , & ôter l'argent t0.nnoyé ou en bijou qu'on peut avoir sur soi, car il devient jj»6 comme du cuivre. Il est encore boïi de se frotter h» ^* & le visage avec de l'eau-de-vie purer
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    400 Architecture Pratique. DIFFÉRENSPOIDS DES MATIERES . ' employées dans les Bâtimens. Maçonnerie- i Pierre dure . . . 140 1. Pierre tendre ou S. Leu ny Pierre de liais . . .16^ Pierre de grais . . . I8j- Brique de Garches. . . na Autre brique . . .131 Plâtre en pierre ... 86 Gâché & employé . . . 104 Mortier ..... izo Chaux vive . . . ^9 Sable de rivière ... 131 Sable fort . . . .1x4 Sable terrein . . .110 Terre ordinaire ... 9J Terre grasse . . . nj Terre argileuse .... 13 î Eau de ieine . . . 69 Eau de puits ... 71 Eau de sontaine vive... 70 Charpenterie cv Menuiserie. Bois de chêne verd.. : 60 Sec s4 Bois d'aubier . . . V Bois de noyer , . . 41 Couvert u re. Ardoise ... . . ttf Tuile . ., . . .1*7 Fer, Cuivre, &c. Fer . , . Cuivre jaune Cuivre rouge *5 64* Plomb ...... 79* Etain . ... . /«* Mercure ou vif-argent ?4 Marbres. Marbre blanc . , Autres marbres . lit ««JL &t 0i*
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    c 401 RAPPORT DES M0NN01ES anciennesavec celles d'aujourd'hui. Omme il se pourra faire que quelqu'un ait entre seS _ rnains quelqu'antiquité concernant bâtiment ou autres , .;/* qu'il seroit bien aise de combiner 1e rapport qu'il y a ^es prix de ces terris-là à ceux d'aujourd'hui , là table sùi- ■.ante lui sera de quelque secours. Par exemple , on veut avoir quel rapport il peut y avoir entre 20 sois que l'on -(»?/tlPt0't en Izii sous Saint Louis avec les xo sols d'aujour- "ui. On trouvera que 10 sols sous Saint Louis sont égaux à 8 livres 4 sols ir deniers de notre monnoie aftuelle, n'ayant P°'nt changé depuis 1726. De façon qu'un homme qui dans> e* tems-là avoit 20 sols dans sa poche, étoit ausîi riche que e'ui qui a aujourd'hui 18 livres 4 sols 11 deniers ; & qu'un sérier qui gagne aujourd'hui 30 sols , gagnoit dans ces teins* Quelque choie moins de 20 deniers. Rois. iAnnies. Monrioies d'aujourd'hui* Pharlemagrïe. j~ouis VII. 768 -g 66 l. 8 s. 0 d. * n'ij | 18 i, 6 Philippe Augure* Ils8 g I9 ro 10 s Saint Louis. 1212 .2. 18 4 11 Philippe le Bel. £ouis Hutin. 1226 n 17 19 0 liSj ^ 13 8 10 Charles le Bel. ; oiHppe de Valois;, Charles V. ?1»'3 •§ z7 13 7 *JM g H il 16 x344 S .9 I3H * 9 î X ? 8 parles VI. parles VII. «*>is XI. î380 c ¥ 51 1 M" -s ; 15 , 1461 "• 4 19 7 parles VIIÏ. £°«is XII. îï«>ri II. hurles IX. gen" lu. senri IV. s°«i8 XIII. MHtfs xiv. ^°«i« XVb I48j 4 4 10 7 h" g 3 19 8 *5H 2 i Il z ÏJ46 « 3 6 S CL) 1559 W X 18 7 1574 J» a 12 1 'J8? « * 8 0 1611 3 i V 3 1642 „ ï 4 H % î i7iB> i 8 4 0 0 - - ; en
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    40i ARCHITECTURE PRATIQUE* DELA GARANTIE D ES É D I F I C E S ( s PUBLICS ET PARTICULIERE LA loi qui s'observe en France & dans tous les Pays du Mo"' de pour la garantie des édifices publics ék particuliers el si générale êc si. ancienne, qu'elle est, regardée comme u" loi naturelle écrite dans le cœur de tous les hommes, qt» 'L oblige à garder entr'eux les-traités , & à ne point tromper public. - . . , „ Le tems est la vraie pierre de touche des bâtimens. C'est p°v quoi lés Législateurs Romains ont fixé un certain espace de teIss •pour en vérifier la solidité, ck. eh manifesser les défauts. Ils ont décidé que les Entrepreneurs méritoient d'être e dus de la Société civile , lorsqii'ils employoient leur art & 'e s connoissances à tromper le Public ou le» Particuliers. Essc ; cette peine n'étoît-elle que la suite d'un autre châtiment j % étoit de leur faire reconstruire leurs ouvrages à leurs frais & ss; pens. Par ce moyen, on assuroit la dépense de ceo*> ,<• ■/•_■-_.. l«.:. __________V+r~L_________________j-______________LAr/r^ ... _______: ne. ltv ;ir-, par l'ëspérance d'un rétabùsiement qui De u< i ; & on réprimoit l'avarice & l'avidité des tu ïaisoient bâtir -, coûtoit rien : vais ouvriers. • jellr La réception qui se fait des ouvrages dans l'an apr«5 •£. parachèvement n'est point une approbation ni une rec°° ^ sance que la construâion soit «xa&e & sins reproÇJje ^ que tous les matériaux so'ient parfaits ; mais une vériftc ^ simple qui asfirme que tout ce qui est contenu dans lf*„e$, moires a été exécuté, & que les mesures en sont e*a {%' consormes aux règles & aux usages. Car enfin , *ïu ^péné' vant que soit celui qui fait cette réception, il ne P^V1 jfcides trer dans la construction intérieure. 11 peut à la vérité ^ llt '& approuver l'ordre & l'arrangement extérieur ; mais » ^ le prévoir ce qui peut arriver dans quelques années ; #jo# tems seul qui fait eonjioître la ooanc ou mauvaise «<"* des bâumens,
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    E De laGarantie des Édisices. 403 {a n général les ouvriers peuvent tromper de quatre saçons * 1. • Par ignorance, 1°. par malice, }". sans ignorance ni ma- 1Ce s 4°. par inadvertance. ■ . pes tromperies produisent toutes le même effet ,, en ce Y> elles consiituent un Particulier dans une dépense plus grarr- 5 que celle qu'il s'étoit proposée. ni tromperies d'ignorance proviennent d'un ArchiteÛe bor- j °u incertain sur la justesse de ses idées, qui sait un dessm 0"t il faut dans l'exécution changer l'économie. pelles de malice sont de deux sortes ; la première, en ca j*.^n Archite'âe abusant de la confiance d'un Particulier , il 1 ' dissimule beaucoup d'ouvrages à faire -, de peur de l'es- jayer par la dépense ; la séconde ,..en ce que l'ouvrier sait . Propos délibéré un ouvrage défectueux dont il sait mali- Wernent cacher le vice. ç,Celles sans ignorance ni malice se font lorsque l'on est obli- ° <le resaire des ouvrages, parceque les matières que l'on j°yoit bonnes lors de la main-d'œuvre dans l'emploi sont J-nu mauvailes. (■■ "un celles à'inadvertance arrivent lersqu'un ouvrier étourdi ! dans un endroit ce qu'il salloit saire dans un autre, d , Y a encore une tromperie d'une autre espece qui eft, ""Un P„*------„„o,„. -v.ki;<7eans rlo rendre un Bâtiment fait Se rarement, trouvant tou- ? "n Entrepreneur s'obligeant de r< ["sait dans un tems limité , le sait ^^^^^^ is des prétextes spécieux pour prolonger ses engagemens. Toutes ces chofes réunies enfemble , ont donné lieu au [Verbe qui dit que, qui bâtit > ment : c'eft-à-dire , qu'en bâ- 1 *nt on est trompé du côté du tems, de la dépense & dé v «onté de l'ouvrage , qui n'eft jamais û bon qu'il devoit w,;°Ur remédier à tous ces inconvéniens, les anciens Romains 0. Soient les Entrepreneurs & Ouvriers à garantir leurs tJVrages pour les Particuliers pendant 10 ans , & les ouvra- 4s Publics pendant 15 , du jour qu'ils étoient achevés, peri- J1* lequel tems s'il y ïurvenoit quelque fâcheux accident t ' "e sût point causé par une force majeure , ou autre t '°rtuit étranger à l'ouvrage -, mais par mal façon , l'En- $to neur & ^es Ouvriers conjointement, ou leurs héritiers j H,'?nt tenus de le réparer. Si l'ouvrage étoit de terre 011 d'un« pere médiocre, k garantie n'étoit que de six ans, . tfe* ,'°>x regardoient tous les Entrepreneurs en général, sans i ln«ion même des Artiftes qui travaillent aux ornetnensj, leV '* n'étoit pas permis d'entreprendre trop d'ouvrage, pour Pas laiffer imparfait ceux qui étoient commencés. {ç0es garanties & ces ménagemens aufquels la loi les enga- * envers les Citoyens,n'étoient onéreux, comme ils n'* lé C c H
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    ■464 ÂfctftïïEcïtJRE Pratiqua. Yoritencore aujourd'hui , qu'à ceux dont la conduite n'^t<ïî' ^|>as droite, & les contrevenans étoieiït souettés, rasés ** bannis. Telle étoit la loi des Romains; elle est encore en vigùs°s 'dans tous les Etats de- l'Europe , & en France , à l'except'O* •de la punition corporelle, à laquelle on a substitué celle11. l'interdiâion, qui n'est pas moins honteuse, puisqu'elle c î>ersonnellë. - ■• En France les Entrepreneurs sont Architectes & Maîtres "^ Çons, entreprennent généralement tout un bâtiment, or°01» lient & en conduisent les ouvrages ; mais à Paris la'chole * 'différente. Les entreprises en bloc sont défendues par di» rens Arrêts & Reglemens. Chaque corps de Métier traV3'.^ iant en bâtiment, est indépendant l'un de i'autre-, & a p"v!^ lége particulier surie bâtiment dont il s'agit : & commets toutes choses il faut une subotdination, c'est celui qui3 ' les dêffins qui ordonne & conduit les travaux, à qui c, { cun obéit ïuivant son état, & fait sés ouvrages suivant Statuts & Reglemens de sa Communauté. > . $ Lés Maçons & les Charpentiers , comme principaux outT. > dubâtiment, sont âssujétis à la loi de Garantie. Je neyois P?s) ;<que les Couvreur, Plombier , "Carreleur , Paveur , Serrurl Menuisier, Peintre, aient autre garantie que celle d'un an : ce*fa, dant le dépérissement des maisons peut venir de leur faute, ^ tout de la part dès Couvreurs, Plombiers •& Serrurier5! Carreleur employant du carreau mal cuit qui se feuil»e xjccasionhë le dépérissement des planchers; le Pa ve ur <j" „. *k>yant du pavé trop tendre & de mauvais ciment, e»" sst le du dépérissement des voûtés; le Menuisier en errip'0' „s des bois verds, pourris ou mal asiernblés ; le Peintre et},^s tnettarit pas le nombre de couches nécessaire aux ct°' ^a «xposees à l'injure du tems, occasionnent le dépérissess161', fcois, &.c. ■- „|ls Le Maçon & le Charpentier, peuvent ensemble W L,rj«s' ? Imaison , la couvrir, la clore sans l'aide d'aucun autre o° t^p C'est pour cela qu'ils sont tenus de la gatantie généra» • gUss ■autres ouvriers ne, font qu'accidentels à la construft'01?' Jtf •ouvrages, qui sont continuellement exposés ou ailfl'i to11' terris, ou à un usage journalier 8c momentané, sont -|s (s instant susceptibles de réparation & d'entretien , ^tt°n„e ief ïoient consommés en peu de temps; c'est pour cela 3 „(#' garantie n'est que d'un an , pendant lequel temps on p czleme'nt çoanoître la défeftuosité de leurs ouvrages»
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    Bu Payement desTravaux. 405 #£ LA: DEMANDE DU FAXEMENTt des Travaux en Bâtiment, Sïlaloi générais,inssige des peines aux ouvriers infidèles , ïz. .loi particulière, du Royaume indique à celui dont la con- ?Ulte ell droite, ce qu'il doit faire pour..recueillir le.fruit de;. ^ravaux, &. un., moyen certain pour y parvenir, sous ouvriers , sans distinâion , travaillant au bâtiment doï- 7^nt demander leur payement dans l'an après le . parachevè- rent de leurs travaux, suivant l'article 7.de l'Ordonnance de- >jS7j tit, 1. " Les. Marchands en gros &. en détail, & les Maçons, Charpentiers , Couvreurs , Serruriers, Vitriers, Plombiers,, .'faveurs, &C autres de pareille qualité, sont tenus de de- mander payement dans l'an après la délivrance. A *- T. IXs * .Voulons le contenu es articles ci-desstfs avoir- lieu-", en- * core qu'il y eut continuation de sourniture bu d'ouvrage , si '* ce n'est qu'avant l'année ... il y eût un compte arrêté, som- ' mation ou interpellation, judiciaire, cédule, obljgation.ou s' contrat. A R. T. X, 54 Pourront néanmoins les Marchands & Ouvriers déférer le serment à ceux, ausquels la fourniture aura été faite , les • assigner & les faire interroger : Se à l'égard des veuves , I tuteurs de leurs enfans , héritiers ou ayant-cause, leur faire déclarer s'ils savent que., la chpseest due, encore que .l'an-? - Jee soit expirée. , j?es Entrepreneurs de tous états concernant Bâtiment, sont j "gés de donner leur mémoire dans l'an après la perfection JL leurs ouvrages, non-seulement pour en être payés ou en, j.Wer les. payemens , mais encore pour en faire les vérifica- 0l}s, avant que la maison soit pleinement habitée. La mé- dire étant encore remplie de l'objet, se remet aisément des. avaux qui ont été faits, & un plus long tems peut laren» ^insidèle. ■ ^n1' faut que l'Entrepreneur donne son mémoire , comme it >- dit, au Propriétaire lui même -, asin de n'être point exposé 'Une sin, de,non-recevoir dans le cas de, înort ou de saillite. / C c iij
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    4©6 ARCHITECTURE PR A T I Q U S. D'ailleurs , il est bon d'expliquer en tête du mémoire le ten,! auquel les ouvrages ont été faits, & en fin le tems ou jou/ auquel il a été présenté. Il n'est souvent pas possîble de vérifier, régler & arrêter^5 mémoires d'un bâtiment d'une certaine conséquence dans >e courant d'une année , à cause de leurs disficultés ou des °c' çupations plus pressantes de celui qui règle : aussi la riguelj de la loi ne doit se prendre que contre ceux qui refusent seÉ'■' lement le payement. Alors le mémoire doit être transcrit * sigr.ifié sur papier timbré dans l'an , pour éviter la sin de no, recevoir : auquel cas il n'y a point de serment à déférer i^l, si l'an est expiré & que le Défendeur se {ervs de la fin non-recevoir & du serment, il devient Juge dans sa pr°P çause par son affirmation. , , tes procès en Bâtiment sont un des fléaux les plus afflig^3 . pour les Particuliers & les Entrepreneurs , tant en deman"a t qu'en défendant ; l'un 6k l'autre sont toujours considérablerssj; lezés par la grande dépense que les vacations juridiques o*j perts occasionnent, & à la merci desquels on est expose1. & l'autre. En cas de disficulté, il va,ut mieux convenir a miable d'un ou deux hommes connoisseurs en ces niatief dont la probité & le désintéressement soient connus , qul P ^ rient connoissance du fait, qui donnent leur avis ; &s e° g, nir à leur décision. Que l'un des deux perde , ou croie P, dre, il gagnera beaucoup, je le sais très-bien , & par eXP rience.
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    4°7 DES: ETATS DEMAISONS:, UN Propriétaire de maison siijette ou desti'née à" location- doit avoir pardevers lui un état détaillé & circonstancié ye sa maison. Tout doit être spécifié Se détaillé dans cet état», jusqu'aux plus petites choses. Chaque pièce y doit être dési- griée par la situation , pa, sa longueur., laigeur &. hauteur.- Chaque pièce d'appartement est closeôt éclairée. On com- mence par expliquer & détailler le nombre des croisées , leur, especé , leur ferrure, le nombre des carreaux de v-erre , de quel verre , s'ils sont collés en papier ou masliqués ; les trin- gles., poulies , croissans , leur, nombre., les barreaux de fer, ou- balcons , leur nombre. Ensuite la clôture •; savoir , lé nombre dés portes , leur es- P^ce & leurs ferrures ; si elles sont de sapin, de chêne ; leur figure; si elles sont à placarda à un ou deux renteaux j. leurs tringles de portières , leurs croissans , &c._ On.explique ensuite ce que cette pièce renferme, sàvoir, les lambris., de quelle espece., de quel bois; les dessus de por- tes , les tableaux.& les sujets qu'ils représentent, leurs bor- dures., si elles sont dorées ou non ; quelle dorure, si elle est brunie ou matte ; les trumeaux & dessus de cheminée de glaces , la mesure de chacune en particulier , leur qualité ; les "uffets, tables & tablettes de marbre, de quel marbre; les chambranles de cheminée , tablettes , retours & revêtisiemens , 'eurs foyers, de quelle matière ; si c'est du marbre, quel marbre : les plaques, ou gsrnitures de cheminées, leurs me- sures ; le parquet, comment il estposé, combien de panneaux 3 chaque feuille , s'il est posé quarrément ou en-échiquier ; s il y a des frizes ou non ; le carreau , s'il est- de. liais ou da terre cuite. Ainsi de même de pièce en pièce. En un mot ,. " ne faut rien oublier de ce qui appartient au Propriétaire. Dans les cuisines , offices , lavoirs, garde-mange» , expli* *tuer toutes leurs dépendances, pierres, à. laver, auges , leur mesure , les fourneaux & paillasses, leur construftion-, leu? armature.; le nombre des réchauds & poissonnier.es, leurs mesures , les plaques de cheminées , les barres de garde , les, PQne-cremailleres , porte- écumoires , porte-broches ; les fours, *siW,diamçtrc ., leur .coustru£Uoji, .leur fermeture.., &ç. C c i'/.
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    408 Architecture Pratique», Dansles écuries, les râteliers , mangeoires , supentes, ehe* villes porte-brides , porte-selles, 8cc. & comme toutes ces. choses se comportent. Un état régulier se commence par les caves ; ensuite le rez de chaussée, le premier étage , le sécond, le troisiéffl* & les gren.iers. On. explique en général tant de fermes couvertes en tuile ou ardoise , & éclairées par tant de lucar» nés ou vues de faîtières qu'on détaille : ensuite les escaliers », puis les basse-cours & leurs dépendances. En parlant des combles, on explique s'il y a chêneau & combien de desçentes, si les tuyaux en sont de plomb ou de fonte. Dans les jardins on compte les pieds d'arbres , tant en boUT quet qu'en espalier, les treillages^ berceaux, niches, 6k leur état actuel, les bancs, leur nombre & leur matière, si leS allées sont sablées ou non, &c. . Ç'esl ainsi qu'un Propriétaire en règle doit avoir un état de sa maison , pour la retrouver en même valeur lorsque son Lo» cataire en sortira , sauf les entretiens & réparations dont » esl tenu. De toutes lesquelles choses un Locataire esl garand & res'ponsable , & dont il doit prendre connoiffance avass* d'entrer, afin de les rendre de même en sortant , & réta- blir le dégât qu'il auroit causé pendant sa location. Il esl encore de l'intérêt du Locataire de demander à i°s* Propriétaire un état de la maison, afin de l'examiner & vorf si ce qui y esl porté esl en règle, Get état doit être fait aux frais du Propriétaire & non à ceux du Locataire. Si ce Locataire peu versé dans ce genre , emploie quelqu'un pour faire cet examen ,'il-le payera Se non le Propriétaire. Si le Proprié- taire refuse de donner un, état , le Locataire le fera faire au< dépens du Propriétaire. Plusieurs cependant Ont prétendu q"c le Locataire «îevoit au moins payer une des expéditions. _-, Pour faire un état de maison en bon ordre, il faut choi* sir un homme bien au fait de cette partie , qui sâche dishn' fuer ce qui eu du Locataire & du Propriétaire , afin qu °" locataire en sortant fasse faire les rétabhssemens dont il e. tenu , & rende à son Propriétaire les Keux tels qu'il les doit rendre. Ces rétablissemens se font très-souvent par eslimatio" » lorsqu'un Propriétaire a dessein de faire des changemens da"s fe maison. Quand il se trouve quelques parties qu'on prévoit ne p^11* voir se conserver en entier pendant le cours du bail, on s ex- plique ainsi : lesquelles parties feront repues ensin de bail en Vtt. qu'elles se trouveront, attendu leur vétusté. Un Locataire doit être clos, couvert & éclairé tant qu clai té peut être donnée, ck telle qu'il la trouve en entra» r.
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    Des États deMaisons. 409 ^ est à quoi le Propriétaire est tenu envers son Locataire , & Ie Locataire de son côté est obligé de souffrir les gresses & tenues réparations, qui se font pendant le tems de six sé- lines seulement; & si elles durent plus long-tems, le Pro- létaire est tenu de dédommager son Locataire à dire d'Ex- Perts , §j suivant l'incommodité plus ou moins grande qu'il a offerte : ainsi jugé par plusieurs Sentences 8c Arrêts. Comme le détail de ce qui est à la garantie du Locataire ,u non nous meneroit trop loin, nous renvoyons au Livre S^s Loix des Bâtiment suivant la Coutume de Paris , par M. p^feodets, & commenté par M. Goupy, article 171 de •4 Voutume, page 3 & suiyantes: de la Seconde Partie. Asa m?k ajçjv *ê£
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    4-to Architecture Pratique. EXPLICATION i?£^ARTICLE S DELA COUTUME £. £7 2 #JÎ il Ç ^ R DENT L ES B A S T ï M E N S. Art i c l e 184. Quand £r comment se sont 'viJtîationS» N toutes matières sujetes à viu^' tions, les parties doivent cortvenj en jugement de (4) Jurés Experts & ^ ' gens à ce connoisfans, qui feront lelJ • serment pardevant le Juge ; ôc doit etf le rapport apporté en Justice , pour e jugeant le procès y avoir tel égard Ç& - de raison , sans qu'on puiûe derrw11'30 amendement. Peut néanmoins le lu&
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    ■ Explication dela Coutume. 411 ordonner autre on plus ample visitation être faite, s'il y échet ; & où les parties ne conviennent de personne , le Juge en nomme d'office. E XV LIC AT 10 N. (a) Jurés Exverts & gens à ce connoijsans. Les Jurés Experts ont été créés par le Roi Henri III. en l'année i5"74. ^e nornDre n'en fut point alors déterminé; mais il fut levé aux Parties Casuelles quinze Offices de Jurés de Maçonnerie, neuf de Charpenterie , quatre Greffiers de l'Ecritoire pour la Ville & Fauxbourgs de Paris : & comme ladite Ville est depuis fort agrandie, & <îue lesdits Jurés ne pouvoient pas fournir à faire tous les rapports, il fut donné un Arrêt du Parlement le 13 Août 1622.. par lequel Arrêt il fut permis à tous les Maîtres Maçons & Maîtres Charpentiers de la- dite Ville de Paris, de faire les mêmes fondions qae les Jurés en titre d'Office : & comme lesdits Jurés sc. .plaignirent de cet Arrêt, il fut encore créé en deux fois dix-sept Jurés Maçons, onze Charpentiers, 6k cinq Greffiers de. l'Ecritoire; en sorte qu'il y eut trente-deux Charges de Jurés pour la Maçonnerie, vingt pour la Charpenterie, & neuf Gresfiers : ce nombre fut limité Par ian Arrêt du Conseil d'Etat du Roi en 1639. & par un Edit du mois de Mai dernier le Roi a révoqué toutes lesdites Charges, a créé cinquante Jurés dont '1 y en a vingt - cinq Bourgeois & vingt - cinq Entrepreneurs, &seize Greffiers de l'Ecritoire : lesdites Charges sont à présent remplies. (h) Gens à ce connoijsans. Le nombre de ceux qui pré- tendent être gens à ce connoissans est grand ; car il y en ,a qui pour avoir fait ou vu bâtir quelque maison , avoir ta des livres d'Architecture, se croient fort habiles , &
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    4ï2 Architecture Pratique. kdonnent pour tels au public, jugent & décidera hardiment de la bonne ou mauvaise conllruâion d'un ouvrage , prononcent en maîtres sur ce qu'ils veulent applaudir ou blâmer, & sont très-4buvent écoutés & suivis préférablement à ceux qu'une longue expérience fondée sur de bons principes, a rendus sa vans dans l'art dont ils sont profession. Mais la plupart font bien plus ; car ils se mêlent de donner des dessins qu'ils font fouvent faire par de jeunes gens qui commencent à co- pier ; ils présentent ces deffins comme d'eux & les font valoir auprès de ceux qui font bâtir, qui n'y connoissent ordinairement rien ; cependant on fait des devis & des marchés sur ces dessins, & dans l'exécution l'on eonnoît» ' mais trop tard, que l'on est trompé ; car de-là vient la çonfusion dans l'ouvrage & dans les marchés, & *- dépense montant beaucoup plus qu'on ne se l'étoit prO' jpoîé. Cela causedes procès & des; chagrins qu'on évi- teroit en s'adressant à un Architecte connu par sts ouvrages & sa probité, lequel doit faire non-seulement les dessins , les devis & les marchés , mais aussi prend?6 soin de l'ouvrage & s'en faire honneur. Article i8j Comment doit être sait, fîgnê 0* deli^e h e ra fport. ET sont tenus lesdits Jurés ou Ex- perts & gens connoissans, faire & rédiger par écrit, (à) ôc ligner la mi- nute du rapport sur le lieu 3 &c parav^nc «ju'en partir3 $) & mettre à Tintait J*?
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    Explication dé laCoutume, 413 &te minute es mains du Clerc qui les asïiste ; lequel est tenu dans vingt-qua- tre heures après, de livrer ledit rapport aux parties qui l'en requièrent. EXPLICATION. (a) Et signer la m'imite stir le lien avant que d^étt partir. Il y a bien des cas où l'on ne peut pas finir un apport sur les lieux. On peut bien ligner les moyens *£ le faire ; mais il faut quelquefois faire des observa- t'ons qui demandent du tems, suivant les dissicultés qui se trouvent ; de sorte qu'on est obligé de revenir sur les, '^ux plusieurs fois, afin d'examiner toutes les circons- tances avant que de ligner le rapport. {h) Et mettre ladite minute es mains du Clerc qiti les "tsstsie , lequel eft tenu dans vingt-quatre heures après de kvrer ledit rapport, &c. Il semble que l'on ait voulu «mpêcher que les Experts ne fussent sollicités des par- les en ieur donnant du tems -, ou que les Greffiers "fe donnaient avis de ce qui s'est fait ; mais il est im- possible, comme il a été dit, de finir en bien des cas 1111 rapport par une seule vacation ; ainsi on ne peut Pas observsr ledit article à la lettre. Article 186. Comment ferwude & liberté s'acquièrent, Roit de servitude ne s'acquiert par „ longue joui/Tance, quelle qu'elle ^} sans titre, encore que l'on ait joui
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    '4i4 Architecture Pratiqué! parcent ans : mais la liberté se peut réae* quérir contre le titre de servitude par trente ans entre âges & non privilégiés* Cet article n'est point du fait des Experts. A R t I C L E 187. Qui a le fol a le dejfus & le dejfous ± s'il nj a titre au contraire. Ûiconque (a) a le sol appelle ïé* ^tage du rez de chaussée d'aucuss héritage, il peut 8c doit avoir le delîus & le delïbus de son sol, & peut édifia par-desîus & par-delîous, & y faire puits* aisement, & autres choses licites, s'il n'f a titre au contraire* E X PL ICA T I Ô N. (a) Quiconque a le sol appelle l'étage du rez, de ch^'J '■ sée, &c. L'on voit par cet article, que le sol &l^re. , de chaussée ne sont qu'une même chose; ce qui "° ^ être entendu en général pour la surface de la terre. ^ pendant, dans la pratique des bâtimens cela est dl i férent : car le mot de sol peut être pris pour le i°" de la terre sur lequel l'on aiîied le fondement "u^ mur; il peut aussi être pris pour l'aire des caves ,y-u salle ou d'un plancher, &c. C'est pourquoi l'on dit . tre-soi, quand on parle d'un étage entredeux planche
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    Explication de laCoutume, 415 |5ais le rez de chausiée dans (on véritable sens , est la auteur où les terres rasent une maison, ou la séparatioa J* ce qui ett dans terre d'avec ce qui est hors déterre. j~rdinairement la hauteur des rues décide le rez de chaufc ee> Ce n'est pas qu'il n'y ait des maisons où les cours sont f'us hautes ou plus basses que les rues ; mais pour bien Cliquer cet article, comme c'est à la hauteur du rez re chaussée qu'on donne les allignemens, il faut tou- !°urs prendre le rez de chaussée où le mur sort des •s-rres l que ce soit plus haut ou plus bas que la rue, n'importe : car on suppose que la maçonnerie qui est ^fermée dans terre n'a pu être dév'ersée ni corrompue ; ^ c'est en cet endroit qu'on cherche des marques cer- tes des anciens murs. Article 188. Quel contre - mur e{ï requis en Etahk. Ui fait étable contre un mur mi- toyen , {a) il doit faire un contre- ^Ur de huit pouces d epaisTeur, de hau- leUr (£) jusqu'au rez de la mangeoire. EXPLICATION. a) Contre-mur de huit fonces dépaijfeur, &c. Un ^tre-mur ne doit point être lié avec le vrai mur, rcequ'ii n'est fait que pour empêcher que le vrai mur 'oit endommagé, comme étant mitoyen. Le contre- tr r ne doit donc être que joint au vrai mur ; car au- (j rnetlt il y auroit liaison, & cette liaison feroit con- u'té, ce qui est contre l'intention de cet article.
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    4ï6 Architecture Pratique,j (£) Jufyuau rez. de la mangeoire, &c. Je crois qu" faut entendre jusqu'au-defîus de la mangeoire, an" que ladite mangeoire soit toute prise sur celui qui & fait faire , sans que le mur mitoyen puifîè en être en' dommage. , Article 189. Idem des cheminées & des atres. Ui veut Faire cheminées & âttf5 contre le mur mitoyen , doit fai1'2 (a) contre-mur [h) de tuilots ou auttf chose sufïïsante de demi-pied d'épaisTeitf' EXPLICATION. M (a) Centre-mur de tuilots oit autre chofe susssanli demi-pied d'épaisseur, &c. ~La Coutume marque f" Tépaisseur des contre-murs de cheminées, mais elle n'elJ marque pas la hauteur. Je crois qu'il faut enten^s! que cette hauteur soit au moins de cinq pieds ; car c * jusqu'où le feu peut endommager un mur, princip3^ ment aux grandes cheminées de cuisine , au-dessus d quel contre-mur on fait un talus ou glacis pour gagn le vrai mur. {b) De tuilots ou autre chose fusssante, &c. L'on *ft ploie ordinairement outre ks tuilots que de la br,(». ? eu du grais aux cheminées de cuisine, pour &tTeS n+ réiïstabies au feu ; l'on met par-dessus le tout de » nés bandes de fer à plomb, pour eonserver le c g. îre-raur. L'on mej; aussi des çontre-cceurs de ^oïlXC^%
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    Explication ï>e laCoutume, 417 t>ien souvent l'on s'en contente sans faire de contre- tanr , sur-tout aux cheminées de chambre & de cabinet". Article 190. Pour sorge, sour ou sourneau 3 ce qiïon doit obferver. Ui veut faire forgé } four où four- ___neaU contre le mur mitoyen* a} doit laisser demi-pied de vuide, & in- tervalle entre deux du "mur du four où forge ; & doit être ledit mûr d'un pied EXPLICATION. ,, t«) Don laijser âemi-ped de vuide entre-deux sin murt ,usour, &c. Vuide ou entre-deux s'appelle Isolements c est aussi ce qu'on appelle à l'égard des Fours le tour du ^t, afin que par cette distance l'on empêche la con° ^uité de la chaleur du four d'endommager le mur rhi- î?yen. Il faut que le mur du four ait un pied d'épais- ^ au plus foible, c'eït à-dire , aux reins de la voûre ^.u four, & que ce mur sôit enduit de plâtre ott mori *'er du côté du vuide ou isolément, NO P4
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    ■4ï"8 ARCHITECTURE "PR À T ï Q U "E. ■gBB——MM.....—■■ ■IIHHIII———ia A R T I C L E 191. Contre-mur ou épaifseur de maçonnerie pour prîmes ou puits, XJi veut faire aisances de prives ou puits contre un mur mitoyen, (*)• il doit faire un contre-mur d'un pied d épaisseur r& où il y a de chacun côte puits, ou bien {h) puits d'un côté '& ai- sances de l'autre , suffit qu'il y ait quatre pieds de maçonnerie d'épaiileur entre- deux, comprenant les épaisTeurs des murs d'une part & d'autre, mais entre deux puits suffisent trois pieds pour le moins, EXPLICATION. (a) U doit faire contre-mur d'un pied d'épaijjeur, &c' ' l'égard des aisances il faut entendre que l'on doi£ faire un contre-mur d'un pied d'épaisseur au droit o£ï fosses d'icelles, jusqu'au-dessus dé la voûte seulement • •car pour la conduite des chausses desdites aisances, "e" puis le dessus de ladite voûte en amo'nt, on laisse u°e distance ou isolement au moins de quatre pouces, eTi" tre le mur mitoyen de ladite chausse, pour empêche la continuité de la vapeur dans le mur voisin. (h) Puits d'un cote' & aisances de l'autre, suffit 4* y ait quatre pieds de snaççrmerii sS&SzéS^^l çe^. '
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    Explication de laCoutume. 419 nant les évaljjcitrs des murs d'une siart & d'autre, &c La Coutume a voulu par cette épaisieur empêcher que les matières des aisances ne gâtent les puits ; mais cette précaution est bien inutile ; car les matières pénétrent non-seulement un mu'r de quatre pieds, maisundesix : ce que l'expérience fait assfez connoître , & cela se sait par la continuité de la maçonnerie desdits murs. C'esi pour- quoi il seroic mieux de laisser un pied de dishince en- tre les deux murs du puits & de l'aisànce , afin d'in- terrompre le cours des matières du côté des puits. Cette distance ou isolement peut être pris dans cinq pieds, en donnant moins d'épaHseur aux murs de chaque cô- té : mais asin d'empêcher cette communication de ma- tière, il faut construire les fausses d'aisances avec un cor- roi de glaise d'un pied d'épaisseur entre deux murs,. & faire uri massis dans le fond de la fosfe d'aisances, met- tre de la glaise par-deîTus, qui soit continue avec celle des murs, & paver dans le fond desdites fosses de pa- vé de grais, avec mortier de chaux & ciment : l'on peut par ce moyen ôter la communication des matières îles aisances avec les puits. Article 191, Pour terres labourées ou fumées & pour ' terres jettijjes. Elui qui a place, jardin ou autre lieu vuide , cjui joint immédiate- ment au mur d'autrui ou mur mitoyen $ & y veut faire labourer & fumer, {a) il est tenu de faire contre-mur de demi- Pied d'épaisseur ; & s'il y a terres jettis- D d ij
  • 455.
    4io Architecture Prat'iqû!» ses, il est tenu, de faire contre-mur d'un pied d'épaisseur. ■E X P LIC AT I O ÏÏ. ' (à) 11 esi tenu de faire Contre-mur de demi-pied d'e- saisseur, & SU y a terres jettijses, il esi tenu de saire cott~ ire-mur d'un pied d'épaijfeur, &c. Pour expliquer les deux cas de cet article, il faut entendre que le contre- mur de demi-pied d'épaissèur est pour empêcher qu'en labourant les terres au pied d'un mur , qui peut être un mur mitoyen , dont un côté ést un jardin , & l'autre un bâtiment > ce labour n'endommage îe pied dudit mur ; c'est pourquoi la Coutume y a pourvu : mais pour les terres jettisses où la Coutume ordonne un pied d'é- paissèur, il faut entendre qu'un mur étant réputé mi- toyen , & que l'un des voïsins voulant hausser de son cô- té les terres plus hautes que celles de son voisin, ces terres sont appellées jettisses ï mais il y a bien des cas où un pied d'épaiffèur ne peut pas suffire 5 même deux ou trois pieds, sélon la hauteur des terres jettisses. A' cela il faut entendre que celui qui a besoin de plus grande épaisseur , qu'un mur mitoyen n'a d'ordinaire, pour por- ter les terres de son côté, H doit prendre non-seule- ment sur son héritage la plus épaisseur du mur, mais il doit aussi payer la plus-valeur dudit mur, en sorte q«è -le voisin qui n'a besoin que pour mur de clôture ou mut" ordinaire pour porter un bâtiment, ne doit payer que s* fart & portion en cette qualité de ce qu'il occupe.
  • 456.
    Explication de laCôittumf. 411 A, R T I CLE ï.93,. En la Wilk & Faux-bourgs de- Paris 3 faut avoir privés. T'Ous Propriétaires ctè maisons- en la Ville ôc Fauxbourgs de Paris ^ sont tenus avoir latrines & privés suffi- sans en leurs maisons.... , Cet article, regarde la Police, &.n'est point cso fait «es Experts. A R T I> G L E 1,514» **4tijjœnt contre un mur non mitoyen, ce qui Je doit payer s & quand^ T aucun veut bâtir contre un mur- non mitoyen, faire le peut., en Jjayant la moitié tant dùdit mur. que son- ction d'icelui, jusqu'à son héberge , ce *juil est tenu de payer paravant.que rien erttolir ni bâtir : en l'estimation duquef jstur est compris la valeur de îa terre sur Quelle ledit mur ert fondé & assis, au S D d iij
  • 457.
    42.2. Architecture Pratique. casque celui qui a fait le mur l'ait tout pris sur son héritage. EXPLICATION. ' Par cet article la Coutume donne la faculté à un,Par- ticulier de se servir d'un mur que. son voiiîn aura fait bâ- tir à ses frais & dépens , & de la place dudit mur prise sur son héritage , en le remboursant suivant l'estimatioiî, qui en sera faire par Experts, de la moitié qu'il oc- cupera ; ce qu'on appelle héberge. Article i?j. Si l'on peut baujfer un mur mitoyen y.,& comment. ÎL est loisible à un vpisin hausser à & dépens le mur mitoyen d'entre lui # son voisin (a) û haut que bon lui sembte? sans le consentement de sondit voisiss > s'il n'y a titres au contraire, en. pay»ll£ les charges ; pourvu toutefois que lemu ioitsuMant pour porter le iVhaussenie11*'' s'il n'est siiffisant, faut que celui qui veU rehausserle faiTe fortifier, & se doit pï^' 4re l'epaiiTeu.r de son côte, s
  • 458.
    Explication de laCoutume-. 42-3-; E X P L 1 C A: T I O N. (a) Si haut que-bon lui semble., fans le confentement- défendit voisin , &c Dans l'article précédent il est per- mis de bâtir contre le mur de son voisin, en -rembour- rant comme il a été dit; & en celui-ci il eft permis de hausser sur ledit mur, en payant les charges : & il eM ajouté: Si haut que bon lui femble cette hauteur de- Vroit être modérée ; car on pourroit élever un mur si haut, qu'il ofFusqueroit entièrement la maison du voisin 3 mais celui qui veut élever un mur à une hauteur qui lui. est nécessaire , si le mur n'est pas bon ni d'épaisseur suffisante, & qu'il soit bon pour son voisin , il est obligé «Je le refaire à ses dépens, &.de prendre la plus-épais- leur de son côté. Il y a des Arrêts sur ce sujet aufc guels on peut avoir recours. Article 196. Pour bâtir fur un mur de clôture^ I le mur est bon pour clôture, & de durée , celui qui veut bâtir dessus & démolir ledit mur ancien, pour ne- tte suffisant pour porter son bâtiment,. £st tenu de payer entièrement les frais 5. est ce faisant, ne payera aucunes charges, *nais s'il s'aide du mur ancien , il paye- r3, les charges. ïï d iv
  • 459.
    4H Architecture Pratiqua EX B' L 1 G A T 10 N. Get article explique asssez bien que personne. n'a, çlroit d'obliger soii. voisin de faire un mur mitoyen ni plus épais, ni de meilleure qualité qu'il n'a besoin ; j'en, (expliquerai plusieurs cas dans la manière de donner les. alignemens. !*?- A r n ç U 197. Les charges qui Je payent au njoisin-, LEs charges sont de payer & retfir- bourser par celui qui se loge &: Héberge sur & contre le mur mitoyen % 4e fîx toises l'une (a) de ce qui sera bfc 2ti au-deû'us, de dix pieds.-a E X F L I C A T I 0 M, (a). De ce. cpdfera,bâù au-dejsus de dix pieds. Ge£tP fauteur est marquée pour celle dés murs de clôture , Y compris le chaperon. Il est supposé par cet article <3uC le mur de clôture éle^é à la hauteur de dix pieds,, peU être bon pour porter un bâtiment ; ce qui n'arrive <3U- rarement, à moins qu'on ne l'eut fait exprès ; mais 1° ^ ae. s'avise guères de faire.la dépensed'un mur pour p° ter un bâtiment, quand, il ne dpit servir que. de 4°' tare. Ainsi cela supposé, il faut que celui qui n'a bc»° ' que d'un mur. de clôture, contribue pour sa VzJi^ portion, pour la plus épaisseur, & meilleure qualité ■ sèijr, depuis I» fondation jus^à dix pieds. a»-dei&s.
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    Explication de laCoutume. 41^ Hz de chaussée , s'il veut avoir les charges de ce que son voisin élèvera au-desius de lui, ou il saut qu'il aban- donne son mur à son voisin sans espérer avoir de çhar«i gesj afin que celui qui veut élever prenne sur lui la plus-épaisfeur , ôc fasse la dépense de la plus-valeur ^u'un mur doit avoir pour porter un bâtiment plus que Pour un mur de clôturé ; conformément à l'article i$6. Aïais si à la suite celui qui a abandonné son mur, veut bâtir contre lui & sur icelui, il doit rembourser celui •Jui a bâti pour la plus-valeur de h terre prife sur lui, vç pour la plus-épaisseur, & la. meilleure qualité, du- jftt mur, en déduisant néanmoins ce que peut valoir « part & portion de l'ancien mur , en l'état qu'il étoir. ^vant que d'être abattu. La Coutume n'ordonne de Payer les charges, que parçeque celui qui élevé une Pks grande hauteur que ion voisin sur un mur mitoyen,, ^•"charge ledit mur & l'endommage, ce qui caase des ^ais pour le rétablisfement dudit mur, lesquels frais '°nt communs moyennant les charges, jusqu'à la hau.3 ^eUr d'heberge de celui qui a le moins élevé. I A R T I Cl E I98. Pour Je loger & édisier au mur mitoyen: L est loisible à un voisin se loger ou L édifier au mur commun & mitoyen ? entre lui & son voisin , si haut que °n lui semblera., en payant la moitié 'Mit mur mitoyen, s'il n'y a titre au ^traire.
  • 461.
    4i£ Architecture Pratique* EXPLICATION. Cetarticle est comme une répétition des articles pre' cédens : il suppose qu'un mur soit fait aux frais de Yo$ des voisins, & il donne la faculté à Tautre voisin de s'en servir, en remboursant celui qui l'a fait de la moi' tié de la valeur d'iceiui dans toute l'étendue de ce qu J* occupera; auquel cas celui qui a bâti le premier, s" est plus élevé que celui qui bâtit contre lui, doit payes les charges de six toises l'une, ce qui est une déduâi0lSi à faire sur la valeur dudit mur. Article iy$. Nulles fenêtres ou trous pour mues au tsist mitoyen* EN mur mitoyen ne peut l'un â&' voisîns sans l'accord & le confel1' temenc de l'autre 3 faire faire fenêtresolï trous pour vues, en quelque manies que ce soit, à verre dormant ni aUtfe* ment. E X F L 1 6 A T I O Nk Cet article donne une exclusion de faire des ^erieç-v ou vues dans un mur mitoyen ; mais par les article5 vans il est permis d'en faire aux conditions qui J contenues.
  • 462.
    Explication de laCoutume,, 427 Article 200. . Fenêtres ou 'vues en mur particulier 3 &* comment. Outefois y si aucun a mur à lui seul appartenant , joignant sans Jttoyen à l'héritage d'autrui, il peut en 'celui mur avoir fenêtres, lumières ou vûes aux Us & Coutumes de Paris ; c'est $ sa voir de neuf pieds de haut au-delîus du rez de chaussée Se terre, quant au premier étage, & quant aux autres éta- ges de sept pieds au-deuus du rez de chausîée : le tout à fer maillé & ver dor- mant. EXPLICATION. Il est slipposé par cet article que le mur en question. appartient à un seul Particulier, & qu'il joint sans moyen ^ l'héritage d'autrui, c'est-à-dire , qu'il est entièrement Pris sur son héritage , & que la face du côté du voisin n fait la séparation ; auquel cas il est permis par cet .•"ticle de faire des vues à neuf pieds de haut au-des- tîs du rez de chaussée du premier étage, & de sept jpds des autres étages. Le mot de rez de chaussée est: ^r's ici pour le dessus des aires & planchers de chaque b aSe • ce qui est appelle premier étage, on l'appelle à ^esein l'étage du. rçz de chaussée ; ainsi la véricable û-
  • 463.
    4i3 ARCHITECTURE PrATIQUÏ?. gnifîcationdu mot de rez de chaussée ne doit s'entett* dre que du dessus. de la terre.,. comme il.a été ci-devanc di.t.- Le droit permis par cet article peut être détruit pa* l'article ru 8 ,, qui permet à un voisin de se loger, ou épi* fier au mur d'entre lui & son voifin, si haut que bon luj: sèmblera , en remboursant la moitié d'icelui mur : ain» celui qui aura fait des vues dans un mur qui lui appar" ïient ,. & qui peut devenir mitoyen,, pe.u.t les perdra quand son voisin voudra; c'est pourquoi il faut sepre' cautionner quand on bâtit, & tirer ces vues d'ailleurs- A R T I G L £ ZPI. Fer maillé & verre dormant 3 ce que c'ess. FEr (a) maillé est treillis, dont le* trous ne peuvent être que de quatre pouces en tous sens : &: (P) verre àot' mant est verre attaché & (celle en plâtre > cjubn ne peut ouvrir. e x F l i c ATio m (a) Fer maillé eft treillis dont les trous neyeuvt$' être que de quatre sonces en tous fens , &c. c'est-à-dife ' un treillis de fer dont les barreaux posés sur le bou ou à plomb & en travers, ne doivent avoir que quatr pouces en tous sens, en sorte que ces barreaux doive" sormer par leur disposition des quarrés de quatre pouce ► (h) t^erre dormant attaché. & scellé en plâtre > & ,'." g'est-à-dire, qu'il faut outre ks bateaux, ci-devast^
  • 464.
    Explication" de laCoutume, 4,1$ frits j mettre au-dedans de celui qui prend les jours9 toi panneau de verre contre lesdifs barreaux, lequel ^erre doit être scellé en plâtre contre le mur tout au-, *°ur, afin qu'on ne puisïè l'ouvrir, & qu'on ne puissè )etter ni voir aucune chose sur le voisin. Il est bien dit dans l'article aoo à quelle hauteur 'e$ vues de coutume doivent être faites suivant les éta- Ses où on les veut faire; mais il n'est pas fait men- tlon de quelle grandeur elles dévoient être; cela pour- rit faire de la difficulté si un voisin en vouloir mal "fer : mais je crois que cela pourroit être réglé par la Candeur des panneaux de vitres, dont on n'en mec °rdinairement que deux joints l'un contre l'autre, ce M he peut aller à plus de trois pieds & demi ou quatre r>eds de large. <. À R T I C L E loi, ^tsiances sour 'vues droites & hayes àè cote. A Ucim ne peut faire vues droites •Cj^ sur son voisin ni sur places à lui appartenantes, {a) s'il n'y a sîx pieds ,e distance entre ladite vue & l'héritage /> Voisin , & ne peut avoir bayes de cô- » s>il n'y a deux pieds de distance. EXPLICATION.1 i'L'7 S'il n'y a sîx pieds de distance entre ladite vue & r'tage siu V9yini &Ç, Les termes de cette distance
  • 465.
    43© ARCHITECTURE PRÀTI^UÎT. nesont pas bien expliqués ; Ton en peut prendre urt du devant du mur de celui qui veut faire une vue droi- te ; mais l'autre mur étant mitoyen , il y a équivoque : i'usage a décidé là-dessus. L'explication est que cette distance doit être prise du devant du mur de celui qui fai* ia vue, jusqu'au point milieu ou centre du mur mitoyen- Ainsi le point milieu du mur décide la question , & je' crois que c'est. le meilleur sens que l'on puisse don' ner à cet article. Pour les vues de côté, il faut aui» que la distance de deux pieds soit prise de l'arrête d" jambage de la croisée la plus proche du voisin , jusqu'a" milieu du mur mitoyeni Article 203. Signisier avant que démolir ou percer 10. mitoyen , a peine , &c. LEs Maçons iie peuvent toucher $[ faire toucher à un mur mitoyeJl pour le démolir, percer 8c rétablir , &nS y appeller les voisîns qui y ont intérêt % par une sïmple lignification seuleineIît ' & ce à peine de tous dépens, doru^' o-es 8c intérêts ï 8c rétablissement à^1 mur. É X P L1CATÎON. Cet article regards les Entrepreneurs & MaÇoDSLjr les avertit de ne rien faire de considérable dans uD .^ mitoyen sans appeller les voisîns ; & il s?en faut pre à eu* quand ils contreviennent à cet article.
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    Explication de làCoutume. 431 Article. 204. On k peut percer 3 démolir & rétablir _> & comment. L eït loisible à un voisin percer oiï faire percer & démolir le mur com- mun & mitoyen d'entre lui & son voiiin. Pour se loger & édifier en le rétablissant bernent à ses dépens, s'il n'y a titre au c°ntraire, en le dénonçant toutefois au Préalable à son voisin ; & est tenu de fai- se incontinent & sans discontinuatioa Mit rétabliiTement. EXPLICATION, Cet article est une suite de l'article précédent : i! .Clique plus au long ce qu'il faut observer pour le re- nissement d'ua mur mitoyen. ■*&■ s^"^ ;$>£*£*;-3* w*»
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    451 Architecture Pratiqua Article105; Contribution à refaire le mur commun pendant & corrompu, IL est loisible à un voisin contraindre ou faire contraindre par Justice soi* autre voiiîn à faire ou faire refaire le m'U* ou édifice commun pendant & corrom- pu entre lui & sondit voisin, , & cM- payer sa part chacun sélon son héberge i & pour telle part & portion que lesditeS parties ont & peuvent avoir audit mtfr* êc édifice mitoyen* e x p l 1 c a r / 0 N: Voici un article auquel on peut donner bien des ë5C' plications sélon les différentes occasions; car il Pj arriver qu'un mur mitoyen soit bon pour l'un > voisins , quoiqu'un peu corrompu, & que l'autre v°J ^ le voudra faire rétablir , parcequ'il aura besoin d£ plus grande hauteur ; il est vrai qu'on nomme des & pour peu qu'il paroissê qu'il n'y en a pas assez, on f,g damne le mur à être abattu, & à en relever un a° - perts pour en juger ; mais comme il s'agit de solidJt ' au! plus solide à cause qu'il faut porter une plus gra^ charge : de plus le mur peut être bon dans les fc"1 - mens pour celui des voisins quin'est pas si élevé : ce^ç0^ dant il est obligé de payer sa moitié, En cette '0* <ej
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    3ÏXÏÏ.IC-ÀTICJÎÏ DE L'ACqVTVMT. 43-3 'les Experts doivent avoir quelqu'égard pour celui qui ïculrre, & qui auroit pu se pàsser dû mur'tel qu'il ë£- cela est juste : car la Coutume ne donne point de xegls pour savoir jusqû'eù, où combien un mur pendant Se corrompu doit être condamné à être abattu ; mais par ?*asage q*ùand il penche du quart de son épaisse'ur -, II doit être abattu, c'est-à-dire, qu'un mur qui a, par exemple, seize pouces d'épahTeur, & qui surplombede quatre pouces,.il doit être abattu.; cette règle n'esr pâ's juste : car il 'faut marquer sur qu'elle hauteur ce q'ùart doit être pris ; cela ne se -peut régler que par un angle, ,par rapport à tme ligne de niveau : car si un mur sur- plorribedu quart de Ton épaisseur sur l'a hauteur de douz'b $ieds, il surpldmbera de.la moitié de h même épais- seur sur vingt-quatre pieds , & en 48 pieds, il seroic entièrement hors de son assiéte. It faut donner 'cette ^eglepaj: lajbauteur, & comme les murs mitoyens or- dinaires né sont guères plus élevés que 5e huit toises, si l'on prend sur cette hauteur le quart de son épaisseur 5 îje sera un demi-pouce par toise à seize pouces d'épais- %ur. Gomme Un mur mitoyen esr arrêté de deux côtés', ce1a peut être tôlérable ; mais quand il n'eïl arrêté que ^'uti.çôté, on ne peut pas lejaisser en cet état. Il peut Y avoir encore d'autres causes, comme de mauvaîiê c.onstrucTion, qui peut obliger à Je condamner à être "battu. i Les murs mitoyens causent beaucoup d'asfaires & 4e procès entre les voisins, & c'est la matière de îà plus £rande partie, des rapports : car, l'on, consinât si mal ces .^•"'s , & on leur donne si peu d'épahTeur , à proportion ^*e la .charge qu'on leur fait porter -, qu'ils ne peuvent Pas snbsifler long-tems. îl vaudroitbieh mieux leur ion- *erune épaisseur convenable ,& les faire coasiruire de ^°ilon"piqué> ma'çqnné demortier de chaux & sable i ^ec des chaînes & jambes boutisses de pierre de taille, ^Ue d'avoir la peine de les rebâtir pluïïeurs fois, comme *rrive.fertsoavent quand ils sont mal construits. É e
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    434 Architecture Pratique; ■■■-î ...i ..-. . i ùuiït ir ■ •■■■-• - .....-'■■■■•■ ■——t----■w-—■•■■■- ~:'~ -■ —■ — ' '■■•- ARTICLE Zo6. ÎP outres &folsves ne Je mettent dans les murs mitoyens, N'EU ïoisibîe à un voisin de mettre ou faire mettre & loger les pou- dres & solives de sa fnaison, dans le mut d'entre son voisin &; lui, si ledit mur n'eit. mitoyen. E x P L ï c At I o X. Il esl assez expliqué par cet article, qu'il faut qu'un mur soit mitoyen pour s'en servir à édifier contre. Cette matière n'a pas besoin d'une plus ample explication. Article 207. Pour ajfeoir poutres au mur mitoyen, ce Sjttil saut saire, même aux champs. ■. IL-nest loislble à un voiiirt mettre o& faire mettre & asTeoir les poutres & sa maison dans le Mur mitoyen d'enté lui & son 7Di(inr (a) sans y faire &isS & mettre jambes parpaignes ou cha^0.
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    EXPLICATION DE LACôUiTÙME, j^à h; corbeaux sumTans de pierre de taille ï pour porter ïesdites poutres {£) en ré* tablissarit ledit mur : (c) toutefois pour les murs des champs il suffit y mettre matière îuffisante. EXPLICATION. (a) Sans y faire faire & mettre jambes parpaignï't 'où chaînes & corbeaux sussisans de -pierre de taille , &c. ïambes '& chaînes ne Ion: qu'une même chose, mais par parpaignes ou parpiri, l'on doit entendre répaisTeur d'icelles jambes ou chaînes, qui doit être toute l'épaifc ïeur du mur. Pour,les corbeaux, ce sont les pierres sur ïesquelles les poutres sont posées ; oh leur donne un peu de saillie en forme de console , afin d'avoir plus dé portée pour la poutre* b) En rétablijsant le rnïir, &c. II semble que par U Coutume on ne doit entendre que les chaînes Se jambes sous poutre dans un mur mitoyen déjà fait ; ^ais il faut observer la même chofe pour tous les murs Citoyens faits à neuf, c'est-à-dire, que bâtissant un mur Citoyen, on doit déterminer où doivent être posées es poutres , & y faire des chaînes où jambes de pierre ^ taillé. (c) Toutefois sour les murs des champs sussit d'y met' *{e matière sussisante. Ce précepte est bien indéfini ; car 1 peut y avoir des lieux où il n'y a point de pierre de îa>Ue. Ainsi il saut par nécesiité y employer du moi- 0(1 ou libage qu'on trouve sur les lieux; mais il faut iUe ce soit la meilleure maçonnerie qu'il est posiîble dans Ce"e especti e i;
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    43# ARCHITECTURE PRATIQUE.: ARTICLEZû8. "Poutre fur la moitié d'un mur commun 3 &, a quelle charge. AXJcun ne peut percer le mur d'en- tre lui & son voisin pour y mettre & loger les poutres de samaison (V) que jusqu a l'epaisseur de la moitié dudit mur, & au point du milieu, en rétablnîant le- dit mur , en mettant ou faisant mettre •jambes, chaînes & corbeaux comme dei* sus. EXPLICATION. à) Que jufcjuà l'épaijjeur de la moitié dudit mur, &^ Il esl impossible qu'une poutre puisfe avoir asfez dépor- tée de la moitié de l'épaisseur d'un mur mitoyen, quand même il auroit 1-8 pouces d'épaisseur, ce que Ton ne •donne guères aux murs mitoyens ; même en y mettant des corbeaux, cela ne sussiroit pas pour la portée d'une poutre ; ainsi cet article n'est pas pratiquable. Il faUt donc qu'il soit permis de saire porter les poutres pl°s avant sur les murs mitoyens : l'usage permet de les hire passer jusqu'à un pouce près de la sace du mur voi"11 pour la charge de l'enduit : cette saculté esl réciproq"e -entre voisins. Les poutres en sont mieux portées} & les murs n'en sousfrent pas tant. L'on peut parce m°yeJI éviter de mettre des corbeaux saillans qui sont un très- mauvais effet en-dedans, à moins que les poutres de
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    Explication ni laCovtxjmf. 4-37^ volsins ne se rencontraient bout à bout, ce qu'il faut faire en sorte d'éviter. II cst encore réitéré dans cet- article de mettre, des jambes sous poutre dans les murs mitoyens vieux ou. neufs : ainsî il.n'y faut pas contre- venir. A Pv T I C L E lO^. Ez Ville &F~auxbourgs on contribue-; à mur de clôture jufqtt'a dix pieds*. CHacun peut contraindre soxi voiiirr e# Ville & Fauxhourgs,. Prévôté & Vicomte de Paris,, à contribuer pour faire faire clôturevfàilant réparation de leurs maisons, cours & jardins esdites Ville & Fauxbourgs, jusquà la hauteur de dix pieds de haut durez de chaussée-, compris le chaperon, EXPLICATION. Get article s'explique assez- par lui-même : il faut seulement remarquer qu'il prend le dessus de la terre pour le rez. de chaussée, comme je l'ai ci-devant exr pliqué,. E e «j
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    438 Architecture Fratiquï, Article210, Çcmmenp hors, lefdites Ville & FauxkourgsK Ors lesdites Ville & Fauxbourgs on peut contraindre voiilns à faire mur nouvel, séparant les cours & jar- dins mais bien les peut-on contraindre & rentretennement & réfection néceUâire; des murs anciens sélon l'ancienne nau- çeur desclits murs., sî; mieux le voilîn ^'aime quitter le droit dç mur & la tjbn$ sur laquelle il est auls. Cet article est assez entendu, par, ïuhmême- ART I C L E lïU Si, murs de féparai'wn font mitoyens., £^ «#'• bâtiment 0> résection djceux. 'Qus murs separant cours & jardin5 sont réputés mitoyens, s'il n'y ^ titre au contraire y & celui qui; veut ba* sir nouvel mur, ou refaire l'ancien cor- ïompu, peut faire appelles sort voifr1
  • 474.
    Explication- di laCoutume. 45^; pour contribuer au bâtiment ou réfeëtiort: dudit mur, ou bien lui accorder lettre çjue ledit mur soie tout siem EXPLICATION. Cet article esi: contenu dans les articles i<^£. ipp &c, Ce qu'il a de particulier est qu'il établit le droit de rebâtir un mur mitoyen , au cas qu'il sok corrompu » quand même le voisin ne seroit pas consèntant d'en payer sa part & portion, faute de quoi il le rend propre à Jcelui qui. l'a fait bâtir. Art i c l e £12». Comment on peut rentrer atï droit dm mur* ET néanmoins èz cas des deux pré- cédens Articles est ledit voism re- çu quand bon lui semble à demander- moitié dudit mur bâti & fonds d'icelui,.. ou à rentrer dans son premier droit -r ers; remboursant moitié dudit mur. & fonds d'ieelui. . Cet article est contenu dans l'article 1,58*. JSte ïw
  • 475.
    44© A RC H I TEC T. U. R. E P R. A XI Q U E. A R T I C L E 2.1 3~. 1&cs anciens fojfés communs, idem.^#^</«_ wuzs dgjep.aratiop. - LE semblable eit gardé pour la; ré~_ fe£Hon , vuidange & éntretpnne-.. ment des anciens folles, communs ô& jtnit^yens^ .g XP L IjC 4 ?I Q, $_ Çjk les sépa/ations des héritages, spnt. avec fosses, h£-. vêtus ou non revêtus, le nèttoyement & redressement.r seeux doit être fait à frais communs, &,aux conditions l'article 2,il. Art ï c i, e i-.i a. 'Marques du mur mitoyen en particulier, Ilets (a) doivent être faits , (£) ac,-» cornpagnés, de pierre ppur, çonnoî-. cre que ïe mur est mitoyen ou à un seul». E X F L 1,Ç A T 1 Q N. {a) Filets doivent être saits accompagnés de.pierre, &&„ |fei? le ?n,Pt dç filet-_.il saut entendre de petites poutres.
  • 476.
    .Explication-, de taCoutume. 44* «jar. c'çst le nom que les Charpentiers leur donnent, & çause qu'elles sont faites de. filets de-bois , c'est-à-dire j de jeunes arbres. (b) Accorrisagnés de pierre, &c. B faut entendre de» corbeaux sur lesquels les filets sont posés, poursavoir si le mur appartient à un seul : cette marque n'esi: pas cer^ îaine : il y a apparence que cet article est fort ancien & sait dans un tems. où L'on s.'expliquok mal sur le fait des fcâtimens. A R T I C LE 2IJ-. Ipes fewitudes retenues & consiâmes pa? père de famiiïe, Uand un père de famille met Eors Tes mains partie de sa maison yil '<ioit spécialement déclarer quelles servi- Uides. il retient: sur l'héritage qu'il rpejt hors ses mains x ou quelles il constitue sur fe iien : les faut nommément &spécia- kment déclarer., tant pour l'endroit , grandeur, mesure, qu'espece de servitude^ autrement [toutes constitutions générar fes de serviuudes sans; les déclarer comme ^eJGTus ne valent»
  • 477.
    442 ARCHITECTURE PRATTQ:lfl& EX P L 1 G AT lO JV. Par cet article le père de famille-ou celui à qui unst maison appartient Fait une loi dans la dhlribution des par* ties de sa maison qu'il divise à.plusieurs; c'est ce qu'oa appelle servitude. Quand cette distribution.n'estpas bien: expliquée dans toutes ses circonstances, & dans tous le* cas qui peuyent arriver aux cohéritiers, c'est une source de procès : c'est pourquoi; dans ces sortes de divisions &" de servitudes, il faut prendre d'habiles Experts & des Avocats pour bien/spécisiér & prévenir toutes les/disS" cultes qui peuvent arriver» v Art ic l e zi6.■ ..• ■' Bessindùm de père de jàmillépar écrilï Estinatîon àè père dt famille vaitf titre, quand elle efl ou a été pa£ écrit, &c non autrement. EX P L I C A T I O fs. Cet article eft une addition à l'article précédent» * n'est que pour ordonner de marquer par écrit les "'' visionsdes parties de la maison que le père de sàrss'" destine à ses enfans ; & je crois qu'il sêroit bon de s3ir un plan sur lequel on marquât les parts & portion5, chacun des héritiers, & attacher îeditplan à la mie0' de partage pour y avoir recours, en» cas. de,, besoinv
  • 478.
    Explication de laCoutume. 44$ A R tic L E 217. Pourfosfés a eau ou cloaques y distance; dit; mur 3 autrui y ou'mitoyen,. Ul ne peut faire jfosssés. à eau, ou cloaques, (a) s'il n'y a sîx pieds de distance en tous sens des murs, àppartç* |ans au voisîn > ou mitoyen* E X P L I C A T 1 O M. (a) S'il. n'y. a jîxfieds de distance, &c. Six pieds de distance de terre-plein ne sont pas sussîsans pour tenir les fondemens d'un mur en un fosssé qui peut être plus profond que les fondemens dudir mur; l'eau minera% s'il y en a , peu à peu la terre, & fera tomber lés murs. ûans. cette occasion il faudroit qu'il y eût au moins douze pieds de distance pour faire lesdits fosTés & cloa- ques , ou revêtir d'un mur de maçonnerie le fosse du Côté dudit mur de la maison. Article 218. Porter hors la Ville "ymdanges de privés^ Ul ne peut mettre vuidange de privés dans la Ville, Cet article regarde la ^oliçç.
  • 479.
    ,L$44 AnCHïTEGTIÏR-E'P^RATIQU-r. A RT I C L E 21^ Endtsits. & crépis en vieux murs y t£ comment* LEs (a) enduits & crépis de maçoii* nerie faits à vieux, murs se toisent à raison dé;§x toises pourvune toise ds gros mur» E X % L I Q AT 1 0 M. (a) Enduits. & crépis faits à vieux murs, &c. Il- faudroit que ces vieux murs fufîent si bien construitsi qu'il n'y eût que le simplecrépi & enduit à y faire ; mai* cela est fort rare. Eour peu qu'il y ait quelques trous ou renformis à faire, on compte cet ouvrage à quatre toise* l'une y & même quand il y a plusieurs trous à boucher* ign compte trois.toises pour une ; cela a passe en, usagS*
  • 480.
    MJNIEKE DE DONNEkLES allignemens des murs mitoyens entre Parti- culiers propriétaires des maifons fuivant i'ufage ; & comment chacun y, doit contri- buer pour fa part & portion, LEs murs mitoyens sont ceux qui partagent les hé- ritages entre particuliers : ces murs sont la matière ^e la plus grande partie des rapports des Experts, & souvent la source des procès entre les voisins : c'est pourquoi ïl est â propos d'expliquer autant qu'il est possîble •les moyens d'éviter les contestafions qui en haissent. Il saut premièrement donner une idée juste âe la positiôn de 'ces murs; & pour cela il faut imagi- ner une ligne droite ou un plan passee dans le milieu desdits murs , que l'on peut appeller leur centre : cette ligne doit répondre en toutes sè's parties à celle qui %>are immédiatement lesdits héritages , c'est-à-dire , qu'il faut que l'épaissTeuf desdits murs soit prise égale- ment de chaque côté sur chacun desdits héritages, à moins qu'il n'y ait nécessité de leur donner plus d'é- paisseur d'un côté que d'autre, comme quand les ter- mes sont plus hautes d'un côté que de l'autre , ou quanti l J a plus de charge à porter d'un côté par la plus grande charge ou élévation d'un bâtiment. Dans tous ces cas il faut que celui qui a besoin de plus d'épais- seur que l'ordinaire, prenne cette épaissèur sur son héritage. L'épaisseur ordinaire des murs mitoyens dé- croît: être de 18 pouces au rez de chaussée, ou au moins
  • 481.
    446 ÀRÇH.ïtEë;TÎJR.E ^RÀTfQUE». de 1$ pouces; mais l'on se contente à Paris de ïé'S faire de 12. à 13 pouces; & c'est trop peu, comme je l'ai déjà dit : il faut que la ligne du milieu de ces murs soit exactement aplomb, afin qu'ils ne soient pas plus inclinés d'un côté que de l'autre; & que si l'on Veut saire quelque diminution, de leur épaifîeur aux étages supérieurs, cette diminution soit priiê également de chaque côté. > Quand on. veut cônstruire un mur mitoyen :à neuf» iou en rétablir un ancien, il faut que chacun des voi sins à qui appartient le mur, nomme chacun uii Expert d'office, sélon susage, pour en donner l'alli- gnemeni, afin d'éviter les contestations qui en pour- iroiént arriver par la suite j s'il n'étoit pas sait dans les formes. Il faut pour cela que chaque voisin donne un pouvoir à son Expert pardevant le Greffier de l'Ecri* toire » qui aura été choisi par le plus ancien ou le plus qualifié desdits Experts : ensuite on procède, audit alli- gnement par une déclaration & un état des héritages sur lesquels lesdits murs sont assis & posés. Comme » par exemple, si c'est un mur à cônstruire à neuf sur des héritages qui n'ont point eu d'autre séparation qu'une haye Ou un fossé > Sec. il faut demeurer d'ac- cord de la ligne qui doit faire la séparation desdits héritages -, & puis en faire une figure sur une feuille particulière, pour joindre à la minute, ou la fait6 sur la minute du Greffier, & marquer sur cette figur.e toutes les choses qui sont proches & attenantes ledit allignement, afin de faire connoître par l'acte que l'on a observé tout ce qui étoit nécessaire. Il faut ensuie faire tendre une ligne d'un bout à l'autre du rez àè chaussée où doit être donné l'allignement -, pour coB' noître si la ligne de séparation desdits héritages ejj une ligne droite; ce qu'il faut faire autant qu'il &f posfible : mais s'il y a des plis & des coudes consia^ râbles, il les faut observer Se les marquer sur la %u^, pour en faire mention dans le rapport. Ces plis " i
  • 482.
    âîLÏGNEMENS DES MURSMITOYENS. 44^ tes coudes font souvent des contestations entre les voi- sins, sur-tout à Paris ; ils sont quelquefois formés par l'ignorance ou la malice de ceux qui rétablissënt les •anciens murs : c'est pourquoi cela mérite d'être bien "examiné. Après avoir bien reconnu la ligne de répa- ration des héritages soit d'une pu de plusieurs lignes droites sormant des angles qu'on appelle plis & cou- res, il faut donner l'allignement en queslion de l'un des particuliers ou voisîns. Supposant que la ligne de Réparation soit droite d'un bout à l'autre, & que l'on soit convenu de l'épaissêur que doit avoir le mur mi- toyen , après avoir fait le procès-verbal & la descrip- Ùon des lieux, il faut s'expliquer en ces termes : El <iprès avoir fait tendre une ligne d'un bout à l'autre du <cté d'un tel voisin, nous avons reconnu que lefdits hé- ritages étoient féparés d'un droit alligntmcnt fans plis «i coudes, & pour donner icelui allignement à tel bout, &ous avons sait une marque en sorme de croix sur telle pierre ou moilon, ou autre chose prochaine qui ne puiise pas être remuée .• lequel mur sera pofé à tant de pieds ^ pouces d'intervalle & de disiance dlcelle croix, & sourchajfera ( c'est- le mot ancien ) fin épaijseur du coté de l'autre voisin. Il faut remarquer ladite épaisseur, puis il en faut 'aire autant à l'autre bout dudit mur. à peu près à mê- ^e distance : car il e'st mieux que les repaires soienc Parallèle au mur, ou le mur parallèle aux repaires î. ce!a n'en1 pourtant pas absolument nécessaire. L'on prend ^s distances pour vérifier si le mur a été bien posésuivant 'e rapport : ce que les Experts doivent revenir véri- Jjçr sur les lieux quand le mur est fait, pour voir si '*on n'a rien changé aux repaires. Aux anciens murs que l'on veut abattre en toutou tfl partie, il y a beaucoup de précautions à prendre P°ur les reconssxuire, & pour voir les termes sur les- Ws on doit donner l'allignement : car souvent ces ^Urs sont corrompus pat tout j mais il faut toujours *
  • 483.
    %48 & RCH-IT1C T J R * F R A T g Q U JR? s'attacher aux marques que l'on peut avoir au rez dé chaussée , ou un peu au-dessous , car c'esi: l'endroit qui doit tout régler ', étant supposé ne pouvoir pas chan- ger ; "& fi l'on ne trouvoit pas encore sbn compte» il faut prendre le dessus des retraites du pied du murë Ces termes se peuvent connoître par quelques pierres ■ou môilOns, dont les paremens ne seront pas dever- sés, & en cas qu'il n'y eût pas une de ces marques qui ne fût douteuse, il faut avoir recours aux sonde- ïnens pour en tirer les conséquences les plus juftes iqu'on pourra ; ce qui se peut faire en découvrant plusieurs endroits qui n'auront pas été remués, y saire tendre des lignes, & y saire tomber des aplombs pour trouver la vérité. Ges indices sont fort iouvent équivoques ; & dans ces rencontres l'Expert qui a Ie plus d'adresse en fait quelquefois accroire à l'autre * car chacun prend l'intérêt de sa partie, & le porte Ie plus loin qu'il peut ; cela ne se devroit pourtant pas » puisqu il ne s'agit que de rendre juslice. Quand on o'abat pas entièrement les murs mitoyens a cause qu'ils ne sont endommagés qu'en certains en* droits, comme par bas jusqu'à une certaine hauteur* ©n les sait par reprises , ou ce qu'on appelle par épaU' îetées; ce qui se sait par le moyen des chevallemens & étayemens sur chaque plancher. L'on abat ensuite te$ ce qui se trouve de déversé & corrompu jufqu'auss1 bas qu'il est befoin ; l'on en donne l'allignement, corn' me il a été dit, en marquant l'ancienne épaiffeur "" mur qu'il faut prendre au rez de chauffée pour en fa,re mention dans le rapport, asin de rétablir le mur i«,r Ja même épaiffeur. Et pour parvenir à la connoissance de ce qui pet! être bon ou mauvais dans ces murs * pour en conis ' ver ou en abattre ce qui est néceffaire, il saut fa'1* percer les planchers de fond en comble en pluficU. endroits pour y faire paffer le plomb le long defdi murs, & voir si en les relevant sur l'allignement 1u
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    ÂiïONÊÎ^BNS Î>ES MtJRSMITOYEN^. 44$ Yëh aura donné , le haut se pourra conserver, ce qu'on appelle recueillir , c'est-à-dire', que ce haut soit dans sa première sîtuation ; ce qui est bien rare ■: car il y a toujours quelque chose à dire; mais on ne laisse pa^ de conserver ce qui peut être conservé. C'est pourquoi lés Experts dîsent en pareil cas dans leurs rapports j que ledit mur sera élevé jùsqu'où l'ancien pourra être recueilli, si recueillir le peut : cela n'eu1 exprimé qu'eii termes indéfinis, afin de ne répondre pas d'une hau-. téur fixe, si l'on est obligé dé monter plus haut. . Il faut bien expliquer dans le rapport combien cha- cun des particuliers voisihs sera tenu de payer peut, sa part & portion dû mûr mitoyen, suivant la coutu-y me : car.il y a bien des choses à observer., & voici à peu près les cas qui peuvent arriver, qui ne sont que tacitement expliqués dans la Coutume- , Premièrement, à l'égard des fondemens des murs $ personrie ne se peut diipenser , pour quelque prétexte que ce soit, de les fonder sur une terre ferme Se so- lide qui n'ait point encore été remuée, ce qu'on ap.-' pelle terre heuve reconnue pour solide; car il y en à qui n'ayant affaire que d'un mur de clôture, & d'au- tres en ayant asfaire pour porter un bâtiment, l'un.né Voudra pas fonder lî bas que l'autre, parcequ'il n'a pas une si grande charge à élever; mais il faut ab- solument fonder sur terre ferme quelque mur que ce soie; il est vrai que si celui qui veut faire un bâtiment îie se contente pas du solide qu'il faut pour faite mi jjfctfr ordinaire, & qu'il veuille fouiller plus bas pour «les caves bu autres choses , il doit faire ce sarplus à fes frais : tout cela doit être réglé par la prudence & « justice des Experts. ,. ^ l'égard de la plus-,épauTeur & de la qualité déC pits murs, celui qui n'a besoin que d'un mur de clôm~ re n'y est point obligé quand il ne veut pas se faire payer de charges ; mais s'il s'en veut saire payer, il SQ obligé de contribuer poiir- sa moitié à toute la dii F f
  • 485.
    vf5° â^chitecYurI PkA¥ï(^ÙE. pense,depuis la bonne terre jusqu'à hauteur de cI3'-? ' îure, ou de celle qu'il hébergera. Si celui qui n'a eu d'abord befôin que d'un mur de clôture sirriplement, & n'a point entré dans la dépense de la plus-valeur & de la plus-épaisseur dudit mur , veut ensuite bâtir & s'héberger contre ledit mur, il faut qu'il rembourse celai qui l'a fait bâtir pour porter un bâtiment, non-seulement pour la plus-valeur de la meilleure qualité & de la plus épaisseur, mais même pour la terre qu'il aura Iprise de son côté , suivant l'esti- mation des Experts. Si le même qui n'a eu besoin d'abord que d'un mue de clôture a contribué pour sa part & portion de là plus-valeur •& de la plus-épaisseur , & a donné sà part de la terre pour la plus-épaisseur, il doit avoir les charges de six toises l'une de ce qui sera bâti au-dessus de lui -, mais s'il veut à la suite bâtir & s'héberger, contre ledit mur, il doit rendre la sournie qu'il a re- çue des charges de ce qu'il occupera seulement ; & s'il vouloit élever plus haut que son voisin , non-seu- lement il doit rendre toute la somme des charges qu'il aura reçues, mais il doit payer celles de la hau- teur qu'il aura élevée plus que son voisin : & si le premier a bâti des caves au-deïïbus des fondations d'uri mur ordinaire, celui qui bâtit à la suite', & qui veut se servir dudit mur desdites caves, il doit payer st part & portion dudit mur en ce qu'il occupera au-des* sous de ladite fondation. On peut sur ces principes connoître dans tous les 'cas la jusrice qu'il faut rendre aux Particuliers sur té fait des murs mitoyens ; car il est presqu'impossible de rapporter toutes les circonstances qui peuvent arriver ' t'est pourquoi, il faut laisser le reste à la prudence des ExpeitSi s"
  • 486.
    â 5 JAi Ai -Ji ci AAAAi :A& S, 5, £i Ai Ai Vs'F 'VT'TW?ps s 7?': *:?' ?'s î??s/??s T PË lÀ MANIERE DONT Vis doit faire les Devis des Bâturiènsi LEs devis sont en particulier pour chaque espec| d'ouvrage qui doit faire partie de ia construétioâ d'un bâtiment, comme de la maçonnerie , de la char-, penterie, delà couverture, &cvoû ils sont généraux s .c'eïr-à-dire, qu'ils comprennent toutes les sorteâ d.'ou-r Vragés qui font la perfection d'un bâtiment ? Cômmij quand l'Entrepreneur fait marché de rendre tout le bâtiment fait-*, là clef à la main; ainsi un devis gériéf rai doit être cbmposé de tous les devis particuliers de chaque espece d'ouvrage. Dans l'un & l'autre cas 5 il ïaut bien expliquer toutes les cîrconstances qui doi- vent faire la bonne qualité & la façon de chaque ous yrage; car si l'on omet quelque chose d'essentiel, otjj .que l'on ne s'explique pas assèz nettement, cela faiç des équivoques qui font naître des difficultés qui atti-g tent.souvent des procès. ■,.■•.., . Quand on veut faire un. devis dans la meilleure foi?- Wie, on y doit expliquer toutes les conditions requis Tes ; mais il saut auparavant que tous les deffins dia pâtiment que l'on desire saire soient arrêtés, afin dç st'y rien changer, & pour.cela il faut avoir les plans de tous les étages» & même ceux des caves, les éléva^ ïions des saces de tous les côtés des bâtimens, les Profils ou coupes de tous les corps de logis, où lei hauteurs dès planchers. & des combles soient mar^ Huées : il saut que les principales mesures ôç dimeh- «ons de tous les dessins soient cottées , afin que le de- $fs y ayant rapport, Ton ne fassè point de faute 5 c'e?» pourquoi ce ne petit être que rÂrchjtecie qui a &||
  • 487.
    2|jji ARCHITECTURE ^RATlQÛÉ. ■ledessin qui peut bien faire le devis, car il doit lui» mé"me donner la solidité & la perfection à son ouvra-; g'e: c'est lé sentisnent des meilleurs Auteurs qui ont écrit de l'Architecture , & la règle du bon sens : car qui peut mieux s'expliquer sur une chose que celui qui ete est l'Auteur Cela fait connoître que pour être Ar- chitecte , il faut non-seulement avoir tout le génie & l'étendue de la science, pour en "savoir parfaitement la théorie, mais qu'il faut encore posséder la pratique ju'squ'aux moindres choies, afin de ne rien omettre qui puissse donner lieu aux ouvriers de faire des fautes > so'it par ignorance ou par malice , comme il arrivé souvent : ainsi ceux qui font faire des bâtimens confî- dérables, doivent prendre garde à faire choix d'un habile homme. Comme dans le modèle de devis que je donne ici, je n'ai point d'objet pour un dessin particulier, je don- nerai 'seulement une idée générale de la manière dont les devis doivent être faits pour rendre un bâtiment parfait la clef à la main, afin que tous les devis des ouvrages qui le composent y soient compris. Je sup- poserai même qu'on y emploie de différens matériaux » asin que Ton connoisfe les différentes manières de les mettre en œuvre ; ceux qui auront bien entendu ce qui a été dit ci-devant sur la construétion de chaque e'spece d'ouvrage, sauront plus aisément comme l'on doit faire les devis. Quand on fait un devis pour la maçohnerie, il faut s marquer Fordre dans lequel l'ouvrage doit, être cons- truit. Ainsi il faut commencer par les fondemens » tant des, murs de face, que de refsnd, &c ensuie par les voûtes de caves, & chausses d'aisances, del- centes de caves, & autres ouvrages qui doivent êrrC ; faits jusqu'au rez de chausfée, & continuer dans ce même ordre jusqu'au plus haut de l'édifice; on peUl néanmoins expliquer de suite, par exemple, tout u mur de face ou de refend, en toute sa longueur >$*>
  • 488.
    s> ïË VIS DES B À S T T ME "N S.. ' 4T£ sâ hauteur, depuis le rez de chaussée jusqu'à l'enta- blement ou pignon,, en expliquant bien les différentes especes de pierre qu'on y doit employer,, les épaisseurs & ies retraites qu'on doit faire à chaque étage; Fon expli- que ensuiteles ouvrages déplâtre, comme les planchers, les cloisons, les cheminées, les escaliers, &c. il faut enfin que le devis conduite pour ansi dire l'Entrepre- neur par la main dans chaque ouvrage qu'il, doit faire. FOR M E DU D E FIS. DEvis des ouvrages de maçonnerie, charpenterie/ couverture, rnenuiserie , ferrure & gros fer, vitrerie, pavé de grais &t peinture d'impression, qu'il convient faire pour la construdticn d'un bâtiment que M. *** defire faire construire sur une place à, lui ap- partenante , sise à Paris rue .... sui vint les plans, profils & élévations qui en ont été faits & agréé dudit îîeur *** lesquels plans, profils & élévations seront lignés & exécutés cpmme il ensuit : £ le devis était -particulier sour une espece d'ouvrage,., comme la maçonnerie., on ne, doit, intituler que la mar.. fonnerïe, & ainsi.des attires. L on peut après P intitulé du devis.,. marquer les dt'- mensions générales du bâtiment, sans entrer dans le détail de la distribution des plans comme phisieur s jom^ ce qui n'ess-pas nécejsairc, parceque les plans, prosils & élévations étant cottes & signés, des parties, ils Aéfîgnent mieux, les dislributions que tout ce qu'on en pourrait dire par les devis ; il sussit donc de marquer les dimensions générales à peu pris en ces termes: Le corps de logis entre.cour, & jardin ,auça tant dé longueur sur tant de largeur hors oeuvre, & sera éle- vé dé deux étages & une. attique au-dessus, le tout fai- sant tam de hauteur, depuis serez de chaussée jusqu'au: 4çssus. de l'entablement : au-dessous duquel corps de..
  • 489.
    45£ A RCHI TE C TV RE F R À TI Q CI. (à'Arcueil de la meilleure qualité, saine & entière, sans, fils, ni moies, ni. bouzin, atteinte & taillée jusqu'aii $if ou dur dans les lit.?. Toute la pierre de taille tendre sera des carrières d,e Saint Leu , ou de Trosiy, de la meilleure qualité & sans $ls , ou. bien de la Lambourde• d'ArcueM. Tout le moilon & libage sera des carrières d'Arçueil Ï3e la meilleure qualité, & dont le boudin en sera en- tièrement ôté. Tout le mgrtier. sera sait & cpmposé d'un tiers de abonne chaux de Melun, & les deux autres tiers de sable (rie rivière, ou sable équivalent, pris aux environs de Parjs (& même sur les lieux en cas qu'il soit. trouvé bon. Tout, le petit & le grand carreau de terre cuite sera Jde Paris de la meilleure qualité. Tous les boisseaux des chausses d'aisançestseront biejs ^àins &ç entiers, & vernissés par dedans. Tout le plâtre sera des plâtrieres de Montmartre Cour le meilleur. - • Toute la latte sera de bois de chêne, de droit fil 8f. 33ns aubier. MAÇONNERIE DES MURS DB: Fondation & de Voûte jusqiïau rez> de-, chaufsée, SEront faits les murs de fondation des murs de.fac.& depuis le sol jusqu'à trois pouces près du1 rez<'dé. ehaussee, dont la première assise sera de bons libages de pierre dure, éqtiarris, posés sur terre Fans mortier ? & au - dessus sera mis du moilon jusqu'à. trois pouces près du rez de l'air des caves, à laquelle hauteur. i| jsera mis une assise de pierre de taille dure, faisànt tou* ste l'épaisseur desdits murs, piquée du.côté des terres ? x& en parement du côte desdites-caves , le. tout à lits Qfc
  • 490.
    Devis des Bastimins.457 à joints quarrés. Au-dessiis desdites assîses il sera encore mis de la pierre de taille dure aux chaînes & retom- bées qui porteront les arcs des voûtes desdites caves , aux piédroits & appuis des bajours, aux dossèrets Se jambages des portes, qui joindront lesdits murs , &c. & tout le reftè sera de moilon , dont la partie qui fera face du côté desdites caves , jusque sous la retombée desdites voûtes sera de moilon piqué par assîses : le tout fera maçonné de mortier fait corame.il a été dit ci- devant ; lesdits murs auront tant cftépaisseur. par bas, dans la fondation , & viendront à tant d'épaisseur par haut , pour avoir tant d'empâtement pour poser les premières assîses du rez de chaussee. Seront aussî faits tous les murs de fondation des murs de refend, & mitoyens, &c. depuis le sol de la fondation jusqu'à trois pouces près du rez de chaus- sée , dont la première assîse sera des plus gros libages, posée à sec sur. le sol, & sera smis ati-dessùs du moi- fon jusqu'à trois pouces près de l'aire des caves : à laquelle hauteur il fera mis un cours d'assises de pierre de taille dure, faisant toutes parpin à lits & à joints quarrés, & au-dessus de ladite asfise, il sera encore mis de la pierre de taille dure aux chaînes qui por- teront les arcs desdites voûtes, s'il y en a, aux pié- droits & platte-bandes de toutes les portes qui seronc dans lesdits murs ; lesquels piédroits & platte-bandes feront toute l'épaisseur desdits murs, & seront posés alternativement en carreaux & boutisses au moins de ^x pouces les unes des .autres, dont les moindres au- ront quinze à dix-huit pouces de tête quarrément: & feut le reste desdits murs sera de moilon /dont les par- les qui seront vues du côté desdites caves seront de ^oilon piqué par assîses ;. le tout sera maçonne de mort *?er fait comme ci-devant ; lesdits murs auront tant T^paiiTeur par. le bas, & tant d'épaisseur par le haut. Seront faites toutes les voûtes desdites caves en ber- n?aA> à lunettes, eu, autrement ;,ausqueiks voû-tes il
  • 491.
    4>$S Architecture Pratique. Seramis des arcs de pierre de taille de telle qualité^ portant sur les chaînes ci-devant dites : lesdites pierres, feront posées alternativement en carreaux & en boutis- iesf, celles qui seront posées en carreaux auront tant, de largeur ou de face sur tant àe lit/, & celles qui, seront posées en boutisses , auront tant de face sur tant- de lit, le tout quarrément; sera aussi mis de la pierre de taille aux lunettes des abajours , &c. & tout le resjf te desdites, voûtes, sera de moilon piqué & posé par as- silés, en forme.de pendant, ou petits vousToirs : le tout sera maçonné de mortier fait comme ci-devant. Lesdites.; voûtes auront tant d'épaisseur, à leurs, reins , venant a tantd'épailTeurà leursommet:Jes reins desdites voûtes seront remplis jusqu'au plus haut d'icelles, ayec moiloss, fcloqué & maçonné de mortier comme çirdevant. Aux endroits où il sera fait des fosses. d'aisance5 & siles joignent les murs de. face ou de refend, lesdits aaurs seront fondés un pied plus bas que le fond dek dites fpsses, des qualités <§c épaisseur çiTdevant décla? «sies 5 & les, murs, qui ne seront que pour lesdites sosses seront de moilon piqué aux paremens, maçon* ses de mortie* fait comme ci devant, & auront tar$-- d'épaissTeur; seront aussi faites les voûtes desdites. fosfé3; de moilon piqué, maçonné de mortier comme ci-de<r vantr dans lesquelles voûtes il sera laisfé un trou ^ dix-huit pouces en quarré, sur lequel il sera mis $£ chasïis & un couvercle de pierre de taille dure p°u,f saire les vuidanges desdites sosses: le fond desque^eS sosfes sera pavé de pavé de grais , à chaux & cimeR1 posé sur un massir" d'un rang de moilon maçonné & mortier de chaux &c sable. Seront saites les descentes. de cave, tant sous ieî grands escaliers , que les vis potoyers, sous les petJt escaliers. Pour saire lesdites descentes, il sera sait oe murs d'eschissre , dont les têtes seront de pierre dure' éc le reste de moilon piqué, le tout maçonné de m0** Xkr fait comme çi-deyant} &; auront tant d'épai#eU
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    . Ï).£VIS DESBASTîMEn.s. 'jfâ fosjque sous lesdites marches, & tant au-dessus d'icelleSa Toutes lesquelles marches seront de pierre de taille, dure d'une seule pièce, chamfrinées par-devant pour gagner du girôn ; & seront faites au surplus les voûtes ttécesfaires pour porter lesdites marches, lesquelles voû-~ tes feront comme celles des caves ci-devant expli- quées. Sera faite la fouille & vuidange. des terres pour. les puits aussï bas qu'il sera besoin pour avoir de l'eau vives «iu fond duquel puits il sera mis un rouet de çharpen- îerje pour àsseoir la maçonnerie du mur dudit puits» lequel mur sera confirait avec moilon ou Ubage ', pi- ■ gué aux paremens, & le resse de moilon ordinaire 9 le tout maçonné de mortier fait comme ci-devant ; le- dit mur aura tant d'epaissèur par bas., & tant d'épaiiseur. par haut au rez; de chaussée, à laquelle hauteur il sera Çait un mur d'appui de pierre de taille dure de tant. ^'épaisseur , au-dessus duquel il sera mis une mardelle 4e pierre dure d'une seule pièce : ledit puits sera Circulaire ou ovale & aura tant de diamètre dans œuvre.' A» rez, de çhaujsée* SEront faits les murs de face, depuis le rez de, , chaussée jusqu'à l'entablement, dont les trois pre- mières assises seront;de pierre dure à lits & à joints quar- ts » aq-dessus desquelles il sera laissé une retraite de mit- de pouces, & tout le resfe desdits murs sera fait ^ pierre de taille tendre, excepté les appuis de croi- es, &c. qui seront de pierre dure; Ion observera plis lesdits murs les portes, lescroisées, les entablç- *^ns , plinthes & autres ornemens d'architecture, ainss ^'i's sont marqués sur "les plans & élévations : toutes tfs pierres qui seront employées ausdits murs, feront ç?Utes' parpin à lits & à joints quarrés, posées par assises, ?n bonne iiaison : les unes sur les autres. Le tout se- ? ^Çonné de mortier çorgme ci-devant : les joints d?
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    f© ARCHITECTURE PRATIQUE, lapierre dure seront faits avec chaux & grais , & ceù^ de ia pierre tendre seront faits avec badijon à l'ordi- naire ; le tout sera taille, posé & ragréé le plus pro- ' prennent que faire se pourra ; lesdits murs auront tant: d'épaisseur au droit des trois premières assises, & de- puis le désias defdites assises jusqu'au-defïus du premier plancher, lesdits murs auront tant d'épaisseur, & de- puis le dessus dudit premier plancher où il sera laitfê une retraioç de tant de pouces, lesdits murs auront tant: d'épaisseur, le tout élevé par dehors à* leur fruit ordi- naire, &ç. Si lefdits murs de sace sont faits partie de pierre A6 taille & partie de moilon, il faut en fpécisier leurs Ion" gueurs, par sins., é' liaisons » tant des piédroits , plattc ifand.es, plinthes , entablemens, &c..soit qu'elles foient posées en, carreaux ou en boutijjss. Si on crépit lesdità ynurs par dehors entre les pierres de taille , ce doit etst avec du mortier de chaux & sable de rivière, & ty saces du dedans seront, enduites avec plâtre sin ; tout »'■ rejh sait pour la consiruSlion ou épaissèur ■ doit-être m^' que comme ci-deffus. Seront faits tous les murs de resend & mitoyens *™ liedans desdits bâtimens , où il sera mis par bas un coufj à'assifes de pierre duce, faisant toutes parpin à.lits". &a joints quarrés. Il sera mis de la même pierre de taiUs dure aux chaînes sous poutres, & jambes boutissës , *a'' sânt toutes parpin alternativement, & posées en lia»0*1 les unes sur. les autres, & dont les plus courtes aur°" tant de long& tant de large,- asin d'ay,oir-ta»£ de lia"0^ de chaque côté. A toutes les portes, & autrespuycrtû' res qui seront faites dans lesdits murs, il sera mis °e piédroits & platte-bandes de pierre détaille tendrÊ* autre, saifant toutes l?épaifleur desdits murs, P°^eje bonne & fusfisanteliaison , & auront au.moins 'tanj , largeur. Lesdits murs auront tant d'épaiffeur dep"lS 'i rez de chauffée jufqu'au premier étage, tant du ses°'{ *ti. troisiéme., &c. &: les. pigeons, seront éleyçs&Jv
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    . IDevis dIs Bastiment. leprofil des combles, & seront faits les dossiers ê£ ailes nécessaires pour entretenir les cheminées. Seront faits les murs de parpin sous les cloisons g fondés de fond comme les autres murs •, ou posés fur les voûtes des caves. Lesdits mûrs seront maçonnés de moilon avec mortier de chaux & sable 5 jusqu'à trois pouces près du rez de chausfée, au-desfus de Jaquelle hauteur il sera mis une assile de pierre de taille dure-' Lesdits murs auront tant d'épaisséur dans la fondation» & tant d'épaisseur ou parpin à ladite -assilé. Sera faite la maçonnerie des planchers de tel étage j il faut expliquer l'ejpece de -plancher que ton veut faire $ siceft un plancher creux, carrelé par-dejsus , l'on dira z sur lequel il sera fait un couchis de lattes jointives >' clouées sur les solives -, & sur ce même couchis il sera fait une fosfe aire de gros plâtre & plâtras ou me- nues pierres, d'un pouce d'épaisfeur sur la plus hau- te solive, sur laquelle aire il sera carrelé de petit oiï sand carreau de terre cuite. Si ait lieu de carreau, ton veut du parquet fur lefdits planchers, il saut mettre des lambourdes sur les lattes ou folives au lieu d'une faujji ''ire, & fceller lefdites lambourdes à augets avec plâtre ®" plâtras s il faut ajouter qu'entre les enchevêtrures ^i font pour la place des cheminées, il sera mis des °andes de trémies recourbées ? fur lesquelles il fera sait ^e maçonnerie de pierre & plâtre en manière de platte- °fnde. Si l'on plafonne lesdits planchers , l'on dira : les— ^s planchers seront plafonnés, dont lés lattes seront IMees en liaison les unes contre les autres, le tout ^couvert & enduit de plâtre fin à l'ordinaire. Si l'on fait fcs planchers d'autre espece, il les faut Cliquer. Par exemple, fi ceft des planchers dont les Clives sont à bois apparent en trois jens par-dejsous, ^f ton appelle entrevous, l'on dira:Sera mis un cou- p*s de lattes clouées sur les solives, en bonne liai— 0tl > & sur ledit couchis il sera fait une fausse aire de &r°s plâtre & plâtras, Se carrelé par desfus de petit ou
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    %€z ARCHITECTURE PRATIQUE.', grand carreau de terre cuite, ou il sera sait un aire aé "plâtre, les entrevous desdits planchers seront tîréâ avec plâtre sin à l'ordinaire. - Il y a encore des planchers fort [impies, comme ceux: qu'on appelle ensoncés, c'ési-à'dire, maçonnés entre les -solives & de leur épaijfeur à bois apparent des deux cotés avec des 'tampons entre lesdites solives. , L'on faisoit autresois des planchers pleins ; ce(i-à.-dirè^ lattes de trois en trois pouces par dejsous , maçonnés dp plâtre & plâtras ou pierre entre les solives, carrelés pat dejsûs, & plasonnés par dejfous ; mais l'on a trouvé que ces slancher s étoicnt troppefans & saisoient plier les folives. Si Ton veut en saire d'autre manière, on les verra expliques ci; devant} pages j'o & suivantes oti.je parle des planchers* Si ï'on fait des corniches d'architecture fous les plancher Si îl saut marquer Us endroits ou ton veut qu'il y en ait' Seront faites toutes les corniches d'architeâure de- plâtre au pourtour des murs sous lesdits planchers, ds telle & telle pièce, dont les profils seront donnés pa£ J'Architecleo . , '/-i . . :•-••_ A l'étage du rez de chaussée seront saites les fauH ses aires sur les voûtes des caves, avec petites piesf res & plâtre, aù-dessus desquelles il sera mis du petfy 9ii grand carreau de terre cuite, où fi l'on y met M parquet, l'onyfceilerd des lambourdes à augets. Il peut y avoir des aires d'autres manières ; il les saut explique?, comme elles doivent être. , , Sera faite îâ ba'çonnerie de toutes les cloisons» // saut expliquer de quelle manière, si ce sont des clôt* fons creufes, l'on dira : dont les poteaux seront lattes à lattes jointives dès deux côtés, clouées en liassp? les unes contre les autres, crépies par dessus de pla* tre au pannier, & enduites de plâtre fin. . Si ce sont des cloisons pleines, on dira : seront rria,ÇOB1 nées entre les poteaux, de pierre ou plâtras & plâtre * lattées par dessus des deux côtés, tant plein que vu*? de? crépies & enduites de plâtre fin par dessus»
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    ''■yïvïs des BastïMé^s;4% Si ce sont des cloisons fîmples, on dira : seront ma- çonnées entre les poteaux de pierre ou plâtras avec plâtre, enduites à bois apparent des deux côtés. Seront faits lés tuyaux de toutes les souches de? cheminées ', fi cefi avec briques , l'on dira ; avec cfe bonnes "briques de terre cuite posées les unes sur les autres > arrêtées avec crampons & equerres de fer $ le tout maçonné de mortier de chaux & sable fin, en- duit par dedans de même mortier le plus uniment que faire se pourra. Il y a des endroits ou l'on Je contente de tirer les joints par dehors avec le même mortier, ^* d'autres ou ton enduit les tuyaux de plaire par dehors'^ ■fur-tout quand ils pasfent dans les chambres), ou quand. *>n craint le jeu, c'esi pourquoi il le saut expliquer dans le devis ; & fi l'on monte les cheminées fans pierre de taille hors la couverture, on dira : Lesdkes cheminées feront élevées au-deisus dû faîtage de la couverture i' ^ussi haut qu'il sera besoinj dans laquelle hauteur se- ront faites les plinthes & larmiers à l'ordinaire ; & si l'on veut que la partie desdits tuyaux de cheminées' '?>«' esi hors la couverture soit mife d'une belle couleur] de brique, comme on le sait ordinairement, l'on à.ira ? A la partie desdites cheminées.qui sera au-desiïus des Combles, il sera mis deux couches d'ocre rouge à huile 5 & les joints, tant de niveau que montans » feront tirés avec du lait de chaux à l'ordinaire. . Et si l'on veut saire le haut desdites cheminées de s'erré de taille , ait lieu de brique, l'on dira : Lesdites Cheminées seront élevées jusqu'à la couverture, au- tfpssus de laquelle hauteur lesdits tuyaux seront de ^'erre de taille de S. Leu, élevés au-deisus du faite ,c'e ladite couverture aussi haut qu'il sera besoin, ma- rnés avec mortier, comme ci-devant, le tout en- tfitenu de bonnes équerres & crampons de fer: à la- melle hauteur seront faites les fermetures, plinthes , ^niches, suivant les profils qui eu seront donnés par ^rçhite&e. Il saut rema/aiter que quand les tuçau*
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    *f&4 À R.€«ï T £ C s V K E î* KA T I § U I.' j&flf */«• 'vierre de taille, on ne les enduit point par de* dans, mais il faut saire les joints bien proprement. Et si lesdits tuyaux de cheminées font faits de plâtre $ tomme on fait pour les maisons communes, on dira i Seront faits les tuyaux de toutes lès souches de che- minées avec plâtre pur pigeonne à la main , & noti plaqué, le tout lié dans les murs avec des fantons St é'querres de feri enduit par dedans lesdits tuyaux dé plâtre fin le plus uniment que faire se pourra : les lan- guettes desdits tuyaux auront trois pouces d'épaisseur * & seront élevées au-dessus du faîte de ladite couver- ture aussi haut qu'il sera besoin ; avec leurs sermetures ï plinthes & larmiers, à l'ordinaire , Je tout proprement iravallé par dehors. Seront faits la quantité de tant de manteaux de che- minées, au-dedans desdits bâtimens, dont les jambages 'seront hourdés de pierre & plâtre , les gorges seront aussi hourdées avec plâtre & plâtras, Sctous les corps ejuarrés ou dévoyés desdits manteaux, seront de plâtré pur pigeonne à la main, le tout enduit de plâtre atî pannier par dedans, & par dehors de plâtre au sas» Seront faites au {urplus toutes les moulures de plâtre » les corniches -, cadres ; Sec. pour orner lesdits manteau* de cheminées, suivant les profils qui en seront donnée par s Architecte ; seront faits les âtres & contre- cœurs1 desdits manteaux de cheminées, savoir les âtres ave6 du grand carreau de terre cuite, & les contre-ccettf* avec tuileaux ou brique, au desir de la Coutume. Sera saite la maçonnerie des escaliers de charpente de tels & tels endroits, dont les marches & palierS seront lattes par dessbus à lattes jointives, & en liaison? & sera maçonné entre lesdits lattis & lesdites marchés avec plâtre & plâtras, jusqu'à un pouce près du dei' sus desdites marches pour poser le carreau de ter^ cuite, lequel carreau sera aussi posé avec plâtre : &3 l'égard des paliers , il sera mis un couchis de latte, clouées sur les soliyeaux desdits paliers* avec °^■ faoP
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    Devis ïjèsBastïméns. 4e5 /Fausseaire par dessus, au-dessus de laquelle aire il fera mis du carreau comme ausdires marches ; le dessbus des rampes, coquilles & paliers desdirs escaliers sera crépi & enduit de plâcre fin à l'ordinaire. Si ton mettes deux vu trois premières marches de pierre de taille dure „ comme cela se sait ordinairement jour le mieux, il saut l expliquer dans le même article. Si ton sait le grand eseatier de pierre de taille t il saut l'expliquer en ces termes i Sera fait le grand & principal escaîier comme il est marqué sur le plan, dont le mur d'échisfre aura deux cours d'assises de pierre de taille dure au rez de chaus- sée en forme de sbcle : au-dessus desquelles assises, il sera encore mis de la pierre dure ou pierre de bon banc „ &c. jusque sous les rampes & la naissance des voûtes dudit escaîier; dans laquelle hauteur seront observéesles basës, cadres & pilastres comme il est marqué sur le dessin, le tout taillé & poli au grais 6k maçonné avec mortier comme ci-devant, & les joints agréés avec; mortier de chaux & grais. Ledit mur aura tant d'épais-, leur à tel & tel endroit.]Et au-dessus de ladite pierre de taille dure, seront faites les voûtes pour porter? les rampes & paliers, au reliant dudit escaîier : lefc Quelles voûtes seront de pierre de S. Leu ou autre £ saçonnées de mortier comme ci-devant, & ragréés avec "adijon : & seront observées dans lesdites voûtes les «Unettes & moulures, comme il est marqué sur le dessin* Les marches dudit escaîier seront de pierre de Liais é« à'Arcueil d'une seule pièce, bien saines, dont les Premières seront arrondies comme il eft marqué sur le Plan ; toutes lesdites marches seront poufîees par de- vant d'un demi-rond & d'un filet, & les palliers dudic palier seront pavés de carreau blanc & noir de pierre £ Liais, ou de Caën, ou autre, le tout poli au grais $ ** maçonné comme ci-devant* Sera mis une plinthe portant un soclé audessus des ^Urs d'échisfre Se voûtés dudit escaîier, pour poses- G g
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    AsiG ÂRCHÏTÏ GTUR.ÏpRÀTÏQtTË. la balustrade de fer; lesquels plinthe & socle serons de pierre de Liais ou d'Arcueil; & seront poussées les moulures, tant de la plinthe que du socle, suivànt le profil qui en sera donné, le tout poli au grais Se maçonné comme ci-devant. Si l'on sait la baluftrade des rampes & paliers desdits efcaliers , de pierre de taille, il le faut expliquer,& obferver que les appuis & soclessoient de pierre dure, & les baktftres de pierre tendre. Seront faites les chausses d'aisances dudit bâtiment !dans tel & tel endroit , depuis le dessus des voûtes des fosfes desdites aisances jusqu'au siége d'icelles : les- quelles chausses seront de boisseaux de terre cuite bien vernisfés, joints avec mastic les uns sur les autres, & •maçonnées par dessus avec mortier de chaux 6c sable * enduit de plâtre par-dessus. Celles qui seront contre les murs voisîns seront isolées suivant la coutume, & au haut desdites chausses seront faits les siéges desdites aisances avec plâtre à l'ordinaire. - Si l'on fait des chauffes d'aisances dans la pierre de taille, elles doivent être faites avec une defeente de plomb pajjée dans ladite pierre de taille. Si l'on sait des lucarnes , il faut expliquer la quantité >& la manière dont elles doivent être faites. Si on les veut saire, par exemple, de pierre de taille, on dira : Se- ront faites la quantité de tant de lucarnes comme elles sont marquées sur les dessins, lesquelles lucarnes seront de pierre de taille de S. Leu , 8c auront tant de largeur sur tant de bauteur dans œuvre. Les jambages d'icelles auront tant de largeur sur tant d'épaisseur avec un fron- ton par dessus : le tout sera maçonné de mortier de chaux & sable ; & seront faites les joues desdites lu" carnes en manière des cloisons pleines lattées & recou- vertes de plâtre des deux côtés. Si ce sont des lucarnes d'une autre construtlion, corn" me de moilon & plâtre ou de charpenterie recouverte de glaire^ il les saut expliquer avec, leurs dimnsions &
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    Devis des Bastïjvîens-.$1 <0rneméni d'Architeblure, le tout par rapport à un dejjin ■arrêté. Seront faits les lambris rampahs & autres de telle &. ■telle chambre en galetas ou autre lieu, lattes à lattes jointi- ves en bonne liaison les unes avec les autres, crépis de plâtre au pannier, enduites de plâtre fin à l'ordinaire. Seront aussi recouverts les bois de charpenterie ou il sera besoin ; sur lesquels bois il sera latte tant plein que vuide, crépi & enduit par-desius comme ci-devant. Seront faits les exhauiïemens sous le pied des che- Vrons jusque & joignant le lambris^»/ telle & telle ■chambre ou galetas, Lesdits exhaussemens seront faits de moilon & mortier ou plâtre, le tout crépi & enf duit de plâtre comme les murs. Si dans le bâtiment qu'on doit faire il y a et autres 'ouvrages de maçonnerie que ceux que je viens de mar-~ quer, il les faut expliquer dans toutes leurs circonfiances; & fi le devis nétoit fimplement que pour la maçonnerie > on en fera la conclufion à peu près en ces termes : Tous lesquels ouvrages de maçonnerie seront bieil & duement faits & parfaits , conformément au présènt devis, & au dire de gens experts à ce connohTans ; 8c pour cela l'Entrepreneur fournira de tous les matériaux généralement quelconques , des conditions & qualités requises par ledit devis ; fournira de toutes les peine? & façons d'ouvriers, pour mettre lesdits ouvrages en leur perfection, suivant l'art de maçonnerie; fournira aussi de tous les échafauds, équipages, & étayemens îiéceisaires pour la construétion d'iceux; enverra toutes Jes terres & autres immondices aux champs , pour ren- dre la place nette, &les lieux prêts à habiter dans le tems de ... à peine de tous dépens, dommages 8t intérêts &c. Si.le marché esi fait en bloc , on dira : Le tout fait & parfait moyennant Je prix & somme de.. . . Ou fi le marché esi sait à la toise, on Jpécisie les prix de chaque espece d'ouvrage , comme : Les murs de fondation des murs de face à tant I* toise. ; G g
  • 501.
    4^8 Architecture Pratique.Lesmurs de fondation des murs de refend ou mi*: toyens à tant la toise. Les murs de fondation des murs d'échiffre de tel '^r tel escalier à tant la toise. Les voûtes des caves ou autres à tant la toîse. Les marches des descentcs de caves à tant la toise. Les murs de puits à tant la toile. Les murs de face à tant la toise. Si l'on y comprend les saillies & moulures il le faut expliquer. On dira : Y compris toutes les saillies & moulures dudit mur de face, ou si lesdites saillies & moulures, font toisécs , l'on-ex disiingue de deux sortes, l'une de pierre dure, & ïau- tre de pierre tendre. Les saillies & moulures de pierre dure à tant la toile. Les saillies & moulures de pierre tendre à tant la toise. Les murs de refend & mitoyens à tant la toise. Les murs sous les cloisons à tant la toise. Les maifîfs sous les perrons à tant la toise cube ou réduite. Les marches desdits perrons à tant la toise superfi- cielle. Les voûtes des escaliers à tant la toise Superficielle- Les marches des escaliers de pierre de taille à tant la toise superficielle. Les palliers desdits eséalièrs à tant la toise. Tous les légers ouvrages à tant la toise. uiprès avoir mis tous les prix des dijsérens ouvrages » il faut saire reconnaître le devis & marché par devant Notaire,
  • 502.
    DEVIS DE LACHARPENTERIE. OXJand on fait un devis pour la chargenterie, on doit y marquer d'abord l'espece & la qualité der bois que l'on doit employer , puis commencer par la char- pente des combles , & tout ce qui doit y avoir rapport, enfuite lès planchers, les cloisons, les efcaliers, &c. à peu près dans le même ordre que l'on fait la charpente' rie d'un bâtiment, & saire tout rapporter aux plans & prosils du même Bâtiment. Il faut aujfi marquer dans chaque espece d'ouvrage la grosseur des bois quon y doit employer, & ceux qui doivent être de brin ou de feiage : l'on n'emploie guères de bois de brin que pour les com- bles & les planchers : à l'égard des combles, on en sait ordinairement les tir an s, les en traits ,.lej: arbalétriers., lès jambes de force & leurs aisèliers, les. arrêtiers, les pannes quand elles pajsent neus pieds de portée, dt* tout le refte esi de bois de feiage. Pour les planchers , quand les solive s pajfent quinze pieds de. portée, on les met de bois de brin; il faut même depuis douze pieds de portée mettre lessolives d'enchevêtrure de bois de, brin.. Tour les cloisons & les escaliers, à moins que ce ne s oit four des ouvrages extraordinaires, ton n'y emploie que du bois de feiage. Il saut dire enjuite que tous lesdits bois seront folidement & proprement ajsemblés, suivant l'art de charpenterie fans chevilles ni che ville l tes de fer. •Après avoir donc marqué les pièces & la qualités des bois, il saut commencer le devis par la charpente des c.ombles à peu près en cette manière :■ Sera faite la charpenterie de #/ comble suîvant le prosil qui en est fait, dont les tirans-auront tant de gros- feur & tant de longueur, pour avoir tant de portée sur les murs; les jambes de force ou les arbalétriers ajuront tant sur tant, de grosseur j. les en.traits tant sur G g iij
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    470 ARCHITECTURE PRATIQUE. tant}& ainsi du resie à peu près sur la proportion de ce qui ess marqué ci-devant pages 280 & suivantes , où sai parlé de la. consiruclion des combles. Il faut mar- quer que tous les chevrons seront posés de quatre à la latte. Il saut saire autant dJ articles qu'il y a de dissé- rent combles dans le bâtiment, chacun dans son ordre.. Pour les Planchers. COmme les -pièces d'un bâtiment peuvent être de- dissérentes grandeurs, ou les travées d'icelles , il faut marquer dans chaque pièce la groffeur des folives & des poutres qui doivent y être mises : il saut aujft: marquer la disiance des [olives, asin que l'Entrepreneur-, s'y consorme. Sera fait le plancher de telle pièce dont les solives, auront tant de longueur & tant de grosseur , espacées de -telle distance. Les solives d'enchevêtrure auront tant de largeur sur tant de hauteur, les chevêtres auront tant de large sur tant de haut : les solives doivent erre posées sur le champ ; & si Von y met des poutres, il faut aujfi marquer la grosfeur & la longueur pour la por- tée & toutes les autres chofes qu'on y doit obferver. Von- peut voir la grofseur des folives & des poutres par rap- port à leur longueur, ci-devant page 2S4 & 286. Pour les Cloisons et Pans de Bois. COmme les bois des cloisons doivent être de dissc rentes grosseur s ,, fuivant la hauteur ou la charge qu'ils ont- à porter y il les saut spécisier dans le devis r suivant, le lieu où elles doivent être mises , & marquer l& groffeur- des poteaux ; la plus ordinaire efi celle de 4 a' 6 pouces y k tiers poteau de 3 à Jj dr les plus forts.-;
  • 504.
    T)iE Y:TS DE S; B A SX M'E'îCS. 47;I excepté les poteaux c or nier s, de y à- 7; // y^s rf#$£ marquer leur distance ou intervalle ; e« /&r met ordinal- rement de quatre a la latte. On dira donc : Sera faite la cloison de tel endroit i, dont les poteaux auront tant sur tant, les poteaux d'huit serie tant sur tant, les poteaux corniers tant far tant de grosieur. Lesdits poteaux seront posés à tant de distance- les uns des autres. Les sablieres auront tant sur tanu. Tous lesdits poteaux seront assemblés & chevillés à-; tenons & mortaises par. le haut de par le bas, sans au*--, «unes dents de loup. Pour les Escaliers, POur les efcaliers ,Ufautaujjî marquer les dissérente s <■ grosseurs de tous les bois qui doivent y être employés , comme les patins, les limons , poteléts, noyaux, pièces de palier , courbés rampantes , marches ; marquer si elles doivent être pouffées. Si la balussrade pour les appuis des rampes & paliers esi de bois, en man- quer les grojseurs, ce qui doit être pouffé de moulures,, la disiànce des balussres, &c. Il saut ensin expliquer • tout ce qui regarde la ebarpenterie du bâtiment, le plur disiintlement qu'il esi pojfible. Les marchés de la char- penterie fe sont ordinairement au cent, foit aux Us &' Coutumes de Paris, ou bien des grosseurs & longueurs, mises en œuvre, ainfi que je lai déjà dit. Si le devis esi particulier, Ion en peut faire la conclusion en cette- manière : Pour faire la construction de tous lesdits ouvrages dé? eharpenterie , l'Entrepreneur fournira de tous les bois; îiécelTaires des qualités & conditions marquées par le- présent devis,.. fournira ausside.toutes les peines & fa- çons d'ouvriers, & de toutes les choses généralement: quelconques, pour rendre lesdits ouvrages dans leur perfection, suiyant l'art de. ebarpenterie ; & à conditioa G g iv
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    47* Architecture Pratiquée. quel'Entrepreneur ne pourra employer ausdits ouVTà* ges des bois d'autres grosseurs que celles qui sont mar- quées dans ledit devis, pour chaque espece d'ouvrage, sans le consentement par écrit dudit sieur ***. Le tout sera fait & parsait dans le tems de.., moyennant îe prix & somme de . . . pour chacun cent désaits bois toisés & mesurés aux Us & Coutumes de Paris ; ou fi eefi- ï autre manière, on dira : toisés & mesurés sur les longueurs & grosseurs mises en œuvre, dérogeant «xprès en cela aux Us & Coutumes de Paris. Fait & arrêté le tel jour & tel an. Von fait, sour -plus grandit sureté, reçonnoure le marchépar devant les Notaires, DEVIS DE LA COUVERTURE. POur faire le devis de la couverture des combles; sait d'ardoise ou de tuile, il n'y a qiià bien entendre ce qui a été dit ci- devant des couvertures. Les princi- pales ehoses qu'il y faut obferver, c'esi de bien expliquent <& spécisier les qualités & les grandeurs de l'ardoise j eu de la tuile & de la latte , bien marquer la manière dont on doit saire les lucarnes, les égouts, les battelle- mens, &c. Le devis doit être fait à peu près en cette manière. Si la couverture ess d'ardoise , on dira : Toute l'ardoise qui sera employée ausdites couvertures, sera d'Angers de telle qualité. Toute la latte volitfe & la contre-latte, seront de bois de chêne de droit fil sans aubier ni aucune pour- riture. Lesdites lattes seront clouées sur chaque che- vron & sur la contre-latte. L'ardoise sera clouée avec trois elouds, & l'épureau sera tiercé à l'ordinaire. Les égoûts posés sur les entablemens & sur les goii" tieres ou chêneaux, seront de tuile de la meilleure qualité : lesquelles tuiles seront mises en couleur d »C doise avec du noir de fumée,
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    De V*ÏS DESB ASTI MENS. 47$' ' Si la couverture esi de tuile, on dira : Toute la tuile qui sera employée ausdites couvertures sera de tel en- droit , de telle grandeur, ou moulure. Toute la latte sera de bois de chêne de droit fil ï sans aubier-ni aucune pourriture. Lesdites lattes seront clouées sur chaque chevron, & sur les contre-lattes qui seront entre deux chevrons. L'on observèra de mettre lesdites lattes d'une distance, e* sorte que la tuile ait pour épureau le tiers de sa hauteur à prendre du delsous du crochet. Pour la couverture d'ardoise, vn dira : Sera faite la couverture de tel corps de logis , ou pavillon , laquelle couverture sera d'ardoise, lattée & clouée comme il est marqué ci-devant : l'on y observèra les arrêtiers , noues, égoûts de tant de saillie, &c 11 saut aujsimar- quer la quantité des lucarnes qui y doivent être, & de la manière qu'on veut qu'elles soient saites. Von expliquera ainsi toutes les couvertures d'un bk- ûmeni, foit d'ardoife ou de tuile. DEVIS DE LA PLOMBERIE. POur la plomberie des couvertures il ne s'agit que de marquer les endroits où Von doit mettre du plomb , sa largeur & son épaijseur, ainsi que je l'ai dit au Chapitre de la plomberie. Il saut s'expliquer a peu près en cette manière : Sera faite la plomberie de tel comble, dont le plomb de l'enfaîtement aura tant de largeur sur tant d'épais- seur, arrêté avec des crochets de quatre à la toise. Les amartissemens peseront tart de livres. Le plomb des noues aura tant de largeur, sur tant d'épaisfeur ; les arrêtiers tant de largeur sur tant d'épaisseur ; l'en- fantement des lucarnes tant de largeur sur tant d'épais- seur ; les œils de bœuf peseront tant ; les chêneaux auront tant de largeur & tant d'épaisfeur, Içsquels
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    474 A RG HIT ECTsRI HAT! Q-U E., chêneaux seront arrêtés avec des crochets de tant & Ja toiie ; les goutieres peseront tant ; les descentes au?- ront M«s de diamètre ; les entonnoirs ou hottes pese- ront tant -, &c. & ainsi du reste. Le tout sera bien, soudé avec étain à l'ordinaire. DEVIS; DE LA MENUISERIE.. /L faut bien spéciskr dans les devis de la menuiserie toutes les chojes que Von y doit obferver. Les prin- cipales font, la qualité des bois , leur épaisieisr dans- chaque espece d'ouvrage, les grandeurs des portes &' des croîsées , la façon dont elles doivent être faites ; ce qui doit être réglé par un dejjtn, auffi-bien que pour les cheminées , les lambris d'appui & en hauteur % & même pour le parquet , quand c'est pour des ap~ yartemens confîdérables : car l'on esi plus délicat pre- sentement , qrfon ne l'a été sur lefdits ouvrages de menuiserie. Le devis doit être compris à peu près en- cette manière. Tous les bois en général seront de bois de chêne», vif, sain , sans aubier ni pourriture , sans nœuds, sec au moins de cinq ans, sans futée, tampons ni mas- tic , bien proprement dresses , corroyés & rabottés jus- qu'au vif, en sorte qu'il n'y reste aucun vestige des: traits de sciage, le tout proprement assêmblé à tenons: & à mortaises, languettes , rainures élégies dans les bois sélon que l'art le requiert dans l'espece de cha-, cun desdits ouvrages. Seront faites la quantité de tant de croisées de telle grandeur, suivant le dessîn , dont les chassis dormans auront tant de largeur sur tant d'épaisseur ; les meneau» tant de grosTeur ; les réverseaux faits de telle manière- Les battans des chaslîs à verre auront tant d'épaisseur sur tant de largeur fi c'esi des chafsis à carreaux, leS' petits bois auront tant sur tant > & seront élégis d'une
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    Devis des Bastimens.475 aftragale & d'un demi-rond entre deux quarrés. Les bastis des volets auront tant d'épaisieur sur tant de largeur ; les panneaux tant d'épaifieur ; le tout bien assemblé, &c. Sera fait tant de portes à placards à deux venteaux & à doubles paremens suivant le dessîn, dont les bat- tans & les traversès auront tant d'épaisieur sur tant de largeur, les cadres tant sur tant ; s'ils font élégis dans les battans, il saut l'expliquer, les panneaux au- ront tant d'épaisieur. Les chambranles desdites portes auront tant d'é- paisieur sur tant de largeur, avec les gorges, cadres & corniches au-dessus aux embrasemens ou revêtemens des murs desdites portes ; les bastis auront tant de largeur sur tant d'épaisieur, dans lesquels bastis seront élégies les moulures pour les cadres en compartimens; les panneaux auront tant d'épaisieur. Si l'on fait des portes à -placard simples, il faut les expliquer par leurs dimensions comme ci-devant; & fî Von fait des portes g carreaux de verre, il les faut aujji marquer. Sera fait la quantité de tant de portes simples unies»- qui auront tant de largeur sur tant de hauteur, & tant d'épaisieur, dont les ais seront assemblés avec goujons, & proprement collés les uns aux autres, emboîtés par haut & par bas à languettes, avec des traverses qui auront 6 pouces de largeur. S'il y a d'autres portes, comme celles des Ossices ,. des caves & autres lieux , il les saut expliquer comme ci-dessus par leur quantité., leur grandeur} leur épais- feur, &c. Sera fait le lambris d'appui de telle chambranle ou autre lieu suivant le dessin, dont les bastis auront tant d'épaisieur sur tant de largeur. Si ces lamkis font /Im- pies , on élégit les cadres & les compartimens dans ledit baftis, mais s'ils font plus compofés, on dira .; Les ca- dres auront tank de largeur Se tant d'épaisieur , le
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    476 Architecture Pratique.socleavec sa moulure aura tant d'épaisseur & la cimai1-" se sera faite suivant le dessin. Plus seronr faits les lambris en hauteur en tel endroit suivant le dessin, dont les bastis auront tant d'épais- seur & tant de largeur, les cadres tant d'épaisseur & tant de largeur, &c. Sera fait le parquet de telle chambre, ou autre lieu, dont les lambourdes auront tant sur tant de largeur. Ledit parquet sera a vingt panneaux faits & posés en losange. L'on en fait de -plus simples à feiz.e panneaux. Les battis auront tant de largeur sur tant d'épaisseur, - les panneaux tant d'épaisseur , les frises tant de largeur & tant d'épaisseur. Le tout sera,bien assèmblé, cloué & rabotté le plus proprement que faire se pourra. Plus seront faites les cheminées de telle chambre ou autre lieu, suivant les dessins. Seront faites les cloisons d'ais de sapin ou autre >s bois de tant d'épaisseur, avec rainure & coulisse par haut & par bas, dans des frifes de tant d'épaisseur. Sera faite la porte cochere suivant le dessin , dont les battans auront tant de largeur sur tant d'épaisseur, les cadres, &c. L'on peut voir dans ce qui ess écrit de la menuiserie tout ce qu'on doit obferver, ainsi il n'esi pOS. nécejsaire d'en dire ici davantage. DE LA FERRURE. TT Ans le devis de la ferrure d'un bâtiment il fatit- jLj y marquer la quantité des croisées , des portes > &c. spécisier les grandeurs & saçons de chaque pièce en particulier, & convenir d'un modèle ; il faut aujfi war't. quer fi la serrure sera polie ou êtamée : j'ai explty'f tout ce qu'on doit obferver dans la serrure à l'endroit tk j'en ai parlé, ainsi il esi inutile que je le répète tiu
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    Dïvis des Bàstimens.477 Du G r o s F E R. /L saut marquer la quantité de chaque espece d'ou- vrage de gros fer qu'on veut employer, & détermi- ner la grojfeur ou la pefahteur fur chaque pied de long a peu près en ces termes : Sera fait 3a quantité de tant de tîrâns » & ancres de fer, lesdits tirans auront tant de grolïeur , ou pe- seront tant, sur chaque pied de long; les ancres au- ront tant de long & tant de gros, ou peseront tant > & ainsi du resie , comme les bandes d.e trémies , les barreaux , les étrier s, les échapes, les boulons, &c. Tour les rampes de ser des escaliers > l'on en sait un marché à la toise sur un dejsm arrêté. DE LA VITRERIE. - "T Our la vitrerie il faut marquer la qualité du ver' M. re, la quantité de croisées, celles qui doivent être à panneaux ou à carreaux, siles carreaux seront mis en plomb ou en papier. Le reste Ce trouvera expliqué dans l'article où j'ai parlé de la vitrerie. DE LA PEINTURE D'IMPRESSION. /L faut marquer la quantité des croisées, des por- tes, les lambris, &c. eosivmr de la couleur, soit a huile, ou à détrempe.
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    478 architecture Pratique. DUPAVE DE G R A ï S. s E -pavé que Von emploie four les cours, les écu* (M j» ries. les ossices, les cuisines, &c. s'appelle F'avê d'échantillon > ou Pavé sendu. J'ai expliqué la manière dont on le doit mettre en oeuvre, dans ce que j'en ai dit ci-dejsus à Varticle du pavé de grais. .'^-rr^^avoir bunspecisié tous les dissérens ouvrages '" ~/ " '.&*£ du bâtiment, que l'on s'esi propofé, Jï le marché esi gé- 'néral, ce qu'on appelle Rendre un bâtiment la clef à là main, il saut saire la conclu/ton du devis à peu près de cette manière. Pour faire & parfaire tous lesdits ouvrages de ma* çonnerie} charpenterie, couverture , &c. conformé- ment au présent devis, l'Entrepreneur fournira de tous les matériaux nécessaires, généralement quelconques , pour chaque espece d'ouvrage des qualités & condi- tions marquées audit devis; fournira de toutes les peines & façons d'ouvriers généralement quelconques pour l'entière perfection desdits ouvrages au dire d'Ex- perts & Gens à ce connoissàns, rendra les lieux nets & prêts à habiter dans le tems de ... à peine de tous dépens, dommages & intérêts:le tout fait & parfait, ainsî qu'il est dit ci-dessus, moyennant le prix & somme de ... . F I iV.
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    sfë T A BL E DES MATIERES Contenues dans ce Volume C'rotère s, leur toisé, Atle de mur, ce que c'est, 141. 14,2 Aires des Planchers, comment on doit les construire . & les toiser, 82, & suiv. Aisances. Epaisseur de maçonnerie que la Coutume exige entre les aisances & les puits, 418. Moyen plus allure d'éviter l'inconvénient que la Coutume a voulu prévenir , 41.9, Article qui oblige les Propriétaires des maisons à faire construire des ai- sances suffisantes, 421. La vuidange des aisances doit être portée hors la ville, 445 Allignement. Manière de donner les allignemens des murs mitoyens entre Particuliers , propriétaires des maisons suivant l'usage, & comment chacun y doit contribuer pour sa part & portion , 445", & suiv. Ancres de fer pour les pans de bois, 290 Angle. Définition de l'angle, & ses différentes espe- ces, 10 & 11. Angle solide ou matériel, 15». Toi- sé des angles saillans & rentrans, pour les forti- fications 1, • 237. 23S. 240 Anfe de pannier, est un cintre surbaifîe, 118. Voû- te en anse de pannier, iy6 Appui. Evaluation d'un appui, lorsqu'il s'agit de toiser
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    TABLE les bayes, 12$ Arcdu cercle, ce que c'est, 1/. Manière de décou- vrir Tare d'un seéteur ou d'un segment, 30, & suiv. note. Arcs doubleaux dans les voûtes * 174 Arcades renversées inventées par Léon - Baptiste Al- bert , 234. Ardeise, de deux sortes, ses différens échantillons , 227. Etat de la dépense d'une couverture en ar- doise, 336. Êstimation d'une toise de couverture en ardoise, 338 Arrêtiers , 332 Afiragale, espece de moulure sîmple, 15)2. Avec son filet & congé est comptée pour un pied, 15*3 Atres de cheminées, comment ils se toisent, 66. Con- ' tre-mur que la Coutume exige pour les Atres faits contre un mur mitoyen , 415 Avant-corps, sont de deux sortes, 135*. Commene ils doivent être toisés , ibid & suiv. Axiome, sa définition, % B. £j Ahisires des escaliers i 2$£ Comment ils se toisent, .305" Bardeau, dont on se sert pour les couvertures, 339 Base du triangle , 13. du cube, 17 Basiion. Toisé d'un bastion, 237, & fuiv. Battellement, - 331' 3 3 4 Bayes, en quel cas elles doivent être comptées plei- nes , ou doivent être réduites entièrement ou en partie, 118 , e£" fuiv. Ce que c'est qu'une baye i & ses différentes especes, 118. 115). Règle géné- rale pour le toisé des bayes, 11p. Différentes ob* servations à ce sujet, 120 ^ fuiv. Diftinétion des bayes, 122 & fuiv. Autres bayes, I2j Bayes de portes & croisées en cloisons & pans de bois » 126. Grandes bayes, 120. 131. Bayes de bouti- ques?
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    DES MATIERES. 481 ques,132. Bayes de portes dans les murs de clô- ture,- i^B,&suiv. Bées, cherchez Bayes. Biscuits, pierres dures quisè rencontrent dans la chaux, Blanc. Le blanc esi la base de toutes les Peintures d'impreslîonj 377. 380 Blocage, ce que c'est , 35)7 Bois. Portée d'une pièce de bois suivant ses différentes sicuarions, 280. Précaution qu'on devroit prendre pour faire sortir l'eau du bois, 28y. Teras de le couper, ibid. Qualités qu'il doit avoir pour être em- ployé, ibid. Toisédesi bois de charpenterie, 2.96 , & fuiv. Règle pour réduire les bois à la pièce, 25)8. Progressîon dans laquelle on coupe les bois dans les forêts, 2pp. Table de la réduction des bois selori ce qui se pratique aujourd'hui, 300, & suiv. Toisé des grosseurs & longueurs mises en œu~ vre, 30%, & fuiv. Moyen de prendre les grosseurs des bois. 30$ ,& suiv. 318. Principes du toisé des . bois de charpenterie, 307, & suiv. Bois élégis, comment ils se toisent, 310. 318. Toisé des petits bois qui garnuTent les pans de bois & cloisons, 315" en quelles parties les vieux bois peuvent être rem- ployés, 320. Manière de les toiser, 321. Moyen de corïnoître si un Charpentier a employé plus de vieux . bois qu'il n'en a reçu, ibid. Couleur de bois, 377. Pièces qui doivent être de bois de brin ou de bois de sciage, 469 Bojsages, differens toisés qu'on en fait, 207 Brayette, espece de moulure simple, ip2. Avec un filet est comptée pour un pied, 193 Brique, son usage dans la confîruétion des murs , 222, Comment elle doit être posée, ibid. Elle ne doit point être employée pour le ciment, 2j"8. Diffé- rentes sortes de briques, ibid. Détail d'une toise superficielle de briques, 267 Ht
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    482 TA BL E Bronze-, différentes especes de bronze, & comment elles s'efliment, 3 84.. Manière de bronzer, les, es- pagnolettes, serrures, &c. ibid. ■ C. ' ■ -■■ Abineis àTÂngloise, manière de les consiruire-, £ '-'-' 3P4 Caneluresdes colomnes, comment elles Tortt^valùë'es, 202 Carfèâir (it)'ûe se corirpte "plus, en l'égers1'.ouvrages, ~J4- 73.v.^i ne doit '^9m( être mçlé dans le ciment, 278. Carreau délais'hbiV'ck :blànc, ; ; '• '500 CV»/ de bois, ce qu'pri a^pp'éllïrainfi, ; ;'- <■"' i°i$$6 Centre du cercle, ï-s: Bé-i'ovare, ï<5, Trouvë^rithtaé- tiqûemerk le Centre d'uta T^gmënt ûé^eréle-Hom on cônnoît la; corde' &;là;. flèche-, < 33 CVrtfé, (le) sa définitiyhi'ïi-.Mâriiçr^ 'dVn riiyfûref la'^éTflcier^/Uiite/pc^ronic-5 -2>i ««jtew. Chambranles de chérrrinéesVJ2ll i'; 'Ôésa'il "idiiiaisé d'un •/c1i3n%àj5&df marbrés ,,JH b « X^&A^jUiv. CbâpeJronLàe 'mur dé tlètare,' To'nritoTrésI-icrÀièI<,':-r47. Sohancknneforrste-,'^ " »! '■■- ^-^'°ïbid ■Chario-a de terre. Ses' ftiesures &-feh -poids , %6l. i-i onCharges qui Te payent au yoiïïn sur :le4Mr duquel bâti:, V . .■;.'■■•-. 424 Cbargenterie. On crbi^-qù^" les tâitirn'eris' des.premiers siécles ifétdiem que dè; clrtî'pérrt'ên^v 269. 'Pr'jnci* - -pales parties de la charpenterie, ibidx Toisé de la " charpenterie, ~i§6 &Ju'm. Voyez^ûsi^Toisé bout- àvattt dHa-Char^antçrïe^ïir'R^lëmëris des mémoi- res de Charpenurie ', ^2,5. ' Toiise tl8s bois dé chat"- penterie aux Us &: Concernes'' de ''Rouen, 324* Devis de la Charpenterie, 4<5p Chaume. Toisé de, la couverture en chaume, ^9 Chaudes d'disances, seront en potterie, ou avec des Tuyaux de plomb ou de fonte, pj. Commente^eS ;
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    D E SM A T I E R E S. 4S3 doivent être construites, $6. Manière de les spé- cifier dans les devis, 4.66, &fuiv. Chaux > en quelle proportion elle doit être avec le sable pour former de bon mortier, 222. Différen- tes mesures de la chaux, 2J<5. Villes qui en sournis- sent à Paris , ibid. Précautions à prendre pour la con- server éteinte, ibid. Chaux sujée, 2^7 Cheminées, différentes construétions de cheminées, j6. Manière de les toiser, J8. Moulures dont on peut les orner, 208. Détail du toisé de quelques che- minées singulieres, ibid. & fuiv. Cheminées en bri- que, 2ri. Contre-mur que la Coutume oblige de mettre aux cheminées. «jis> Cheville, mesure en usage à Rouen pour la charpente- rie, 324 Ciment, ce que c'est & son usage, 2j8. Le ciment des fontainiers, ou ciment -perpétuel, ibid. Ce que contient un sac de ciment, & son prix, 398 Cloisons en maçonnerie, leurs différentes especes, & manière de les toiser, 83, & suiv. Cloisons simples, 83. Cloisons pleines, 84. Cloisons creuses , 86. 88. Cloisons légères, 87. Cloisons en charpenterie , 291, & fuiv. Cloisons d'ais de. bateau, 293. différentes pièces qui entrent dans les cloisons de charpenterie, & leur toisé, 315 , & fuiv. Cloisons de menuisèrie, 349. Manière de spécifier les cloisons dans les de- vis , 462. 470 Cloudkhue, combien une botte de lattes en emploie , 2.56. Cloud ardoise, 336. 337. Cloud pour latte à tuile , 337. Echantillons du cloud, 360 Colombier. Méthode pour mesurer la couverture d'un colombier , 330 ^olomnes, manière de les toiser, 15)8. 202 '-ombles. Vitruve ne nous a laissé aucune mesure cer- taine de la hauteur que les anciens donnoient à Leurs combles , 270. Proportion qu'on leur donne en Italie & en d'autres pays qui sont dans un pareil climat , H h ij
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    4S4 T AB LE ibid & suiv. Hauteur excessive qu'on leur a donnée en France > 271. Quand on a commencé à la di- minuer , ibid & suiv. Proportion que leur donnoient les anciens Architectes françois, 272. Les combles moins élevés sont plus beaux & moins coûteux, 274. Profils de différens combles , 276 , & suiv. Proportion que donne M. Bullet pour la hau- teur des combles, 27J & 278. Longueurs & gros- seurs que doivent avoir les bois qui entrent dans l'assemblage d'un comble, 280 & suiv. Conslruétion d'un comble brisé, 282 & suiv. Table qui donne la grosseurdes poutres suivant leur longueur, 284. Détail des différentes pièces qui entrent dans un comble, & leurtoisé, 310. Méthode pour mesurer la couverture des combles, 328 & suiv 334. Ma- nière de spécifier les combles dans les devis , 46J? Cône, 18. En mesurer la surface convexe, 36. Mesurer celle d'un cône tronqué , 37. En mesurer la solidi- té, 45-. 46 Congé, espece de moulure, l02 Conféquence, ce que c'est en Géométrie , ° Contre-cœurs de cheminées, 62. 60. 0$ Contre-latte ardoisc , 336 Contre-murs, se toisent à demi-mur, 142 & Juiv. Cas ou on doit en mettre aux murs de clôture , 14°'* Contre-mur requis aux érables , 41 £. Pour les che- minées & les âtres, 416. Pour privés ou puits, 41 °' Pour terres labourées ou fumées, & pour terre* jettissès, 415» &suiv> Corbeaux pour soutenir les poutres, 43^ Corde de l'arc d'un cercle , 1^ Corinthien, Ordre d'Architecture, toisé des différens membres qui le composent, 197 & suiv. 2.°* Corniches des plafonds, manière de les toiser, £l&' Comment il faut les spécifier dans les devis» 4 ^ Corollaire , ce que, c'est, Couronne, espece de moulure simple, 1 £2. Ornée « u
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    DES MATIE RES.4S? filet & d'une mouchette pendante, 193 Courtine. Toisé d'une courtine» 236 Couverture. Différentes sortes de couvertures, 326 & suiv, Toisé des couvertures, 328 & fuiv. Répara- tion des couvertures, 332. Addition au toisé de la couverture, 333 & suiv. Etat par lequel on peut se former une idée de la dépense en couverture , 336* & suiv. Couverture de bardeau, 335). Couverture en chaume, ibid. Devis de la couverture, 472 Coyers , ce que c'est , 311 Crépis, fait contre un mur, combien il se compte, 10S &suiv. 112. 1 jd. 444 Croisée. Hauteur & largeur que doivent avoir les croi- sées suivant les lieux où elles doivent être placées, 342 & fuiv. Détail des ferrures nécessâires pour les croisées de différentes grandeurs, 3$%' Ferru^ res dont on se sert aujourd'hui,- -3X4 Cube, 17. Cube rectangle oblong, ibid. En mesurer la solidité, 41- Cylindre, 18. Mesurer la surface convexe d'un cylin- dre, 35*. Mesurer la superficie d'un cylindre dont l'un des bouts est coupé par un plan oblique à l'axe, ibid. En mesurer la solidité, 44 D. D Echarges, pièces de bois destinées à soutenîr une cloison , leur toisé» 315^ Désinitions, ce que c'est, 8 Demi-faces ( les ) ne sont plus admises aux retours des murs , de quelque construcîion qu'ils soient ; rai- sons de cet usage , 128 & suiv^ Devis des bâtimens, manière dont on doit les faire, diagonale, définition de cette ligne, 17 Diamètre & demi-diamètre du cercle, Ijs. De l'ovale, dodécaèdre, manière d'en mesurer la solidité', 4# H h iij
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    4S6 TABLE Verne, méthodepour mesurer un dôme rond, 32p. Un dôme quarré, 330 Dorique,; Ordre d'Architecture, détail des membres qui le composent, & leur toisé, 194 & fuiv. 200 Dorure, voyez Or. Dojseret, manière de le toiser, 138. Voyez Avant- corps. Dosseret de cheminées, 141 Domine, espece de moulure sirhple,' 1512. Couronnée d'un filet, 15)3 E. mChauder un plafond, ce que c'esï, 3 80 Egoût simple, 331. Egoût composé, ibid. 334. E'dipse, cherchez Ovale. L'ellipse doit être distinguée de l'ovale, 16 & 17. note. Empanon, manière de les mesurer, 311 & fuiv. Enduits faits sur un mur vieux ou neuf, ce quec'est, & combien ils s'évaluent, 108 &su'w. 112.44% Entablement sont comptés séparément des moulures, 2.04. Ils ne doivent jamais être coupés, 273 &suiv. Epi armés d'ardoise, combien ils se comptent, 334 Epureau de la'tuile, 327. Epureau de l'ardoise , ibid Efcaliers conflruits de deux manières, «JO & fuiv. Leur toisé, pi & fuiv. 188 & suiv. Escaliers par rapport à la charpenterie, 293 & suiv. 316 & suiv. Ma- nière de les détailler dans les devis , 464 & suiv. 471 Efchine, 15)2 E table. Contre-mur requis en étable , 41 y Etats de maisons, manière don: ils doivent être dres- sés, 407 Etayemens, se toisentaux Us & Coutumes, 321. Noms des différentes pièces de bois qui servent aux étaye- mens, ibid & fuiv. Ils devraient se saire aux srais de l'Entrepreneur, 322 Etresillom, bouts de bois qu'on met entre les solives d'un plancher pour les consolider, 287
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    DES MA TIERES.487 Excavation des terres} cherchez. Terres majfiz>es. FiEr, différentes especes de fer, 35:5?. Moyens de connoître la bonne ou imatwaife qualité du fer, ihïd. .& fuiv.. Echantillons du fer-, 36b. Danger qu'il y a d'employer du ser dans les bâtimens, & moyen de le prévenir, 360. Poids du fer, ibid.Son prix, Fer fondu, ou GroJ/e sonte. Différens ouvrages de fer . fondu & leur prix, 361 tir suiv. Fer maillé, ce que c'esr, 428 Ferrure. Détail des différentes ferrures qui sont em- ployées dans les bâtimens, 3^2 & suiv. Devis de la ferrure, 476 Feuillure, différentes especes de feuillures ,& manière de les évaluer, 127 Filet, espece de moulure , ipjz. Filet de couverture, ce que c'est & son taisé, 331. 332 Fonds. Quel est le meilleur fonds pour bâtir , 223. Manière d'en connoître l'épaisTeur & la solidité > ibid & fuiv. Forge.Ce qu'on doit obseryer en construisant une forge, 417 Fojses d'aisances, manière d'en eflimer la vuidange,. 399 FoJJés communs, sont sur le même pied que les murs de réparation, 440. Distance qu'il doit y avoir entre le mur d'autrui ou mitoyen 6c les fossés à eau, 443 Fourneaux, manière de les confiruire 6k de les toiser, 67 & suiv. Article de la Coutume qui les concer- ne , 417 Fours , leur eonstru&ion & leur toile, 68 & suiv.. Vuide qiis la Coutume exige qu'on laiffe entre un- four Se le mur mitoyen» 417 frontons,. manière de les toiser, 20jp
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    488 TABLE G'Arantie desédifices : Loix anciennes & nouvel- les à ce sujet, 402 & suiv. Glaces, en usage pour les croiséçs des grandes mai- sons, 376'. Ce qu'on paye au Miroitier, lors de l'achat des glaces, ibid. Observation à faire dans Festimation des glaces, ibid Gorge, espece de moulure simple, 192. Couronnée d'un filet, 103 Goutiere, ce que vaut le posement d'une goutiere, 331. 334 Grau , manière de le débiter pour les bâtimens, 21 y. Solidité de la construclion en grais, 216. Danger de la taille du grais, & moyen de l'éviter, ibid. Disfi- culté de la pose du grais , ibid. Manière de polir le grais, 217. Raisons pourquoi le graisest proscrit des bâtimens à Paris, ibid. Comment s'en fait la cons- tru&ion, & son prix, ibid. Toisé de la graisserie , 218. &suiv. Détail de la graisserie, 221 Graisserie, voyez Grais. Grilles de charpenterie dont on se sert au lieu de pilo- tis , 227 Gris de perle, composition de cette couleur, 377 Gros ouvrages, ce qu'on entend par ce terme, y 3 & suiv. Grosse fonte, voyez Fer fondu. Guettes, que l'on pose sur "des vuides de boutiques, 288 &suiv. H. J.JL Acher, ce que sïgnifiecemot en maçonnerie, Jp Héberge, ce qu'il faut entendre par ce terme, 14.3 Heptagones, ce que c'est, Xf Hexagones, ce que c'eit3 ïy. Manière de les mefurer, 2*
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    DES MATIERES. 489 Hottesde cheminées, comment elles fe toisent, 65* /Jypotèse, ce que c'est en Géométrie, 8 L I. _ ambages de cheminées , 6s Jambes sous poutre, se toifent à mur de trois pieds ,' 144 & suiv. Jambes parpaignes, qu'on doit mettre sous les pou- tres , 434 & suiv. Ionique, Ordre d'Architecture. Détail des membres qui le composent, & leur toisé, ipo. 200 Jselement, ce que c'est, 417 Jurés-Experts. Différentes créations de charges de Jurés- Experts, • '4M-» Comment doivent être faits , lignés & délivrés leurs rapports, 412 & suiv. L. / -1.//// ou Laitance de chaux, 2j'y Lambourde, espece de pierre, 25" 3 Lambris, comment ils se toisent, 88. Lambris d'ap- pui & lambris de hauteur, 345- Lancer un mur, ce que c'est, iop & fuiv. Larmier. Les larmiers sont comptés au pied courant pour un demi-pied de chaque côté en légers , 147. Latte, combien une toise de cloison à clairvoie em- . ploie de lattes , 25"6. Longueur des lattes, & nom- bre qu'il en entre dans une botte , ibid. Latte blan- che devroit être proscrite , ibid. Latte pour la tuile, 326 & 536'. Latte pour I'ardoise, 327^337 Légers ouvrages, ce que c'est, J4 Lemme , ce que c'est, 8 Liais ferraut & Liais doux, especes de pierae, 2jo Libage , ce que c'est, ,2S3' 2S'i Liberté. Comment elle peut se réacquérir, 414
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    49ô TABLE Liernespour entretenirles (olives; ce que c'e'st, 286* & suiv. On en met dans les cioisons pour assembler les poteaux, 292. Elles se toisent à part, 313 Ligne, ( la ) sa définition , 1 o. Différences sortes de lignes, ibid. Ligne perpendiculaire, 11. parallèle, ibid. Diverses elpeces de lignes courbes, ip & 20. Lignes droites, 1 o & 20 Limons (les) sont les bois dans lesquels on asssemble les marches d'un escalier, 2513. 2514. 317 Linsoir , ce que c'est , & comment il doit être comp- té , 312 Linteaux de bois ne devraient pas être employés aux portes ni aux croisées , 116. Manière de les toi- ser, 316 Losange, voyez Rhombe. Lucarnes de différentes construélions, & ! leur toisé, 8p. Origine des lucarnes, 272. Inconvéniens des lucarnes, 273. & fuiv. Lucarne damoiselle, 331» 333' 3^3' Lucarne flamande, 331. Comment el- les doivent être spécifiées dans les devis, 466 &■ suiv. M. MAngeoires, sont comptées leur longueur sur leur grosseur , $ 1 £. Manteaux de cheminées, manière de les construire, 6z & suiv. Comment ils se toisent, 6& suiv. Ma- nière de les spécifier dans les devis , 464. Marbre , manière de toiser les marbres ,288 & suiv. Prix des différens marbres ,391. Défauts qu'ont cer- tains marbres, • 7,9} Marches d'escalier, 29$. Différentes especes de mar- ches , & façon de les toiser, 517 Marque. Mesure en usage à Rouen pour toiser les bois de charpente, $24. Rapport de cette mesure à cel- le qui est en usage à Paris,, 3JJ Masiic des Vitriers, ■ M ?
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    DES MATIERES. 49* Menuiserie.Quels sont les principaux ouvrages que la < menuiserie fournit aux bâtimens, 3 40 & juiv. Projet pour un toisé de la menuiserie, 349 &suiv. Devis delà menuiserie. 474 Mejure, ce qu'il faut entendre par ce terme, 9 Moilon , différentes carrières d'où on tire celui qu'on emploieà Paris, 255. Moilon assemillé, 222. 255-' Moilon gijant,piqué', houru, appareillé', 253. Moi- lon de blocage, 254. Détail des murs de différen- tes épaisseurs en moilon blanc, 265 'Molleton, gros blanc de mauvais usage, 3S0 Monnoie. Rapport des monnoies anciennes avec celles d'aujourd'hui, 401 Mortier doit être fait d'un tiers de chaux & de deux tiers de sable, 222 & 258 Moulures. On appelle ainsi les membres qui compo- sent les saillies d'Archite&ure, 191. Moulures Am- ples, 192. Combien il en faut pour une toiseàmur, ihsdi Moulures couronnées de filets, 193 Mur. Différentes conslruétions des murs, & quelle est la meilleure, 113 & Juiv. Murs de faces, 114. Murs de refend, 115 & 139. Fondemensdes murs, ii6. Toisé des(murs de faces, 117 & suiv. Mur en percement, irG. Murs d'eschisfre, 159. 166. Murs de parpin ,159- Murs servant de piliers but- tans ., 140. Murs de clôture, 146 & Juiv. Murs bâtis en grais, 21 s & fuiv. Ce qu'il faut observer dans la conitruélion des murs de rempart & de ter- rasfe, 221 & fuiv. Principes pour régler l'épaisseur que ces murs doivent avoir, 228 & Juiv. Combien il faut leur donner de talus, 230 & Juiv. Précau- tion à prendre pour les fondemens des murs en talus, 232. Toisé cube des murs de rempart & de terrasfe, appliqué à un baflion & à une courtine, 23 j & Juiv. Toisé d'un mur en talus & en ram- pe, 241 & Juiv. Toisé d'un mur circulaire & en talus, 242 & Juiv, Des murs de parapet, 243. Dé-
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    491> TABLE tail desmurs en pierre dure de différentes cpaisseurs» 259 & Juiv. En pierre de S. Leu, 263. En moilon blanc , 265. Ce que doit payer celui qui bâtie contre un mur mitoyen , 421 & juiv. A quelles conditions on peut hausser un mur mitoyen , 42z Bâtir sur un mur de clôture, 423. Précautions à prendre pour démolir ou percer un mur mitoyen, 430 & Juiv. Contribution à refaire le mur commua pendant & corrompu, 432 & suiv. Chacun peuc" contraindre son voisin à conrribuer pour faire construire mur de clôture & l'enrretenir, 4.37 & suiv. Comment on peut rentrer au droit d'un mur,' 439. Marques du mur mitoyen, 440. Manière de donner les allignemens lorsqu'il s'agit de construire un mur, 444 & suiv. Comment chacun y doit contribuer pour sa part & portion, 449 & suiv. Comment la maçonnerie des murs doit être spécifiée dans les devis, 45 6 &suiv, N. NiIche, voyez Trompe. Noir à huile , sa composition," 3 80 Noyaux posés de fond ne sont plus guères en usage aux escaliers, 294. Noyaux recreuses , comment ils se toisent, 317 Œ,II de beuf » j 31 Or. Manière d'appliquer l'or mat & l'or bruni, 583. Comment il se toise, ibid. Prix du pied d'or, 384 Ordres d'Architecture, 124 & suiv. Orillom d'un basîion , manière de les mesurer, 24* Ovale, {Y) fa définition,, 16. l'ovale doit être distin- gué de l'ellipse , 16 Gr 17 note. Manière d'en me- surer la superficie, J1 Ove, moulure d'architesture, 192. AvecunfUet, i#5
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    DES MATIERES. 4?* P. Ansde bois par rapport à la charpenterie, 2S8 & fuiv. C'cst un abus de faire des pans de bois aux faces des maisons sur la rue , 2S&. Tirans & ancres de fer qu'on doit y mettre pour empêcher qu'ils ne poussent au vuide, 289 & Ju'w. Différentes pièces qui entrent dans les pans de bois, & leurtoisé, 315 &suiv. Pans de bots par rapport à la maçonnerie, voyez Cloijons. Parallélogramme , sa définition, 1J ParalUllipipede, ou cube rectangle oblong, 17 Par sin, ce que c'est, 43 j Parquet, manière de le figurer, 81. Parquet de diffé- rentes épaisseurs, 34.(3. Parquet à seize & à vingt panneaux, 3 47. Parquet posé en quarré & en lo- zange, ibid. Toisé du parquet, . 348 Patins, les bois sur lesquels les escaliers scjit posés, ■ 293. Grosfeur qu'ils doivent avoir, 294. Leurtoi- sé, pg Pavé de grais de deux sortes, savoir, gros pavé, & payé d'échantillon, 396. Il se mesure à la toise quarrée superficielle, ibid. Liaison du pavé de grais, 397. Pavé de blocage, ibid. Pavé de rabot, ibid. Détail du pavé fendu en deux, 398. Devis dur pavé de grais, 477 Pavillon, manière de toiser la couverture d'un pavil- lon quarré, 328 & suiv. Payement. Temps que l'Ordonnance fixe aux ouvriers pour la demande du payement de leurs ouvrages , ■ - ' - 4°* Peinture d'impression. Manière de faire de bonnes peh> tures d'impression, & de les évaluer, 377 & suiv. Celles en huile conservent les bois, 375). Prix acfuel des peintures, 382. Devis' pour la peinture d'ira-
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    494 TABLE pression ;47 7 "Pentagones, ce que c'est, .. 14. Perpendiculaire, voyez Ligne. Dans un triangle dont la base & la superficie sont connues, trouver la per- pendiculaire , 52. Trouver sur la base d'un triangle quelconque, le point où doit tomber la perpendicu- laire 9 ibid Perrons, 92. Les massifs que l'on met dessbus sont toisés au cube, 91 & suiv. Pièces de palier, grosseur & longueur proportionnel- . les qu'elles doivent avoir, : 29$ Piedessaux, leur toisé, 202. 204 Pierre. Différentes especes de pierre, 247 & fuiv. Pierre dure & pierre tendre, raison pour laquelle elles se fendent quelquefois à la gelée, 248 & fuiv. Pierre que l'on croit que la lune gâte, 249. Pierre dure qui se trouve aux environs de Paris, 250. Pierre déliais de deux sortes, 250. Pierre de cli- quart, 251. Pierre de bonbanc, ibid. Pierre de Meudon, 252. de S. Cloud, ibid. de S. Leu , ibid. Pierre de Troissy, ibid. Pierre de Vergelé , ibid. Pierre de Meulière, 254. Détail de murs de diffé- rentes épaisseurs en pierre dure, 159 & suiv. en pierre de S. Leu, 263 & suiv. Détail d'une toise cube de pierre de meulière, 167 Pierre rachetant berceau, comment elle se toise, 171 Pieux, manière de connoître la longueur qu'ils doi- vent avoir pour les pilotis, 225. 233. Proportion qui doit être entre leur longueur & leur grosseur, ibid. ^Longueur que doit avoir la pointe, ibid & suiv. Garniture de fer dont il saut les environner, 116. Combien de vuide il faut entre chaque pilo- tis, ibid. recépage des pilotis, 227. Pieux de gar- de , 227. 231 Pignons , manière de les mesurer ^ 140 Pilassres, manière de les toiser, 205 Piliers , comment ils- sé toisent, 1} 7
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    DES, MATIERES. 495 Piliersde maçonnerie, en quel cas on en fait usage pour les fondemens des murs, 233. Comment ils se construisentj ibid &fuiv. Pilotis, Précautions qu'il faut observer pour faire un bon pilotis, zz$ & Jidv. Manière de tciser les pi- lotis, 1 j. i> 32° Plûj,ûuls , 76 & fuiv. Planchers en maçonnerie, leurs différentes especes, & manière de les toiser,.70 & Juiv. Plancher d'une nouvelle espece , 77 & fwv. RétablisTement des planchers, 81. Planchers par rapport à la charpen- terie, 284. & fuiv. Différentes sortes de bois qui entrent dans les planchers, & manière de les toiser, 3 11 & fuiv. Manière de spécifier les planchers dans 1 s devis, 461. 470 Planches d'entrevous, se comptent six toises courantes pour une pièce de bois, 315 P lutte-for me s , épaisseur qu'elles doivent avoir pour les pilotis, 227. Toisé des platte-formes des com- bles , . .3 1 o Plâtre, La pierre de plâtre est d'un mauvais usage employée en moilon, 254* Elle est proserite dans les bâtimensde Paris, 255. .Deux especes de plâtre, ibid, Comment il doit.-être employé, & manière de le conserver, ibid. Prix du plâtre, 255. Vertu qu'il a de préserver les Ouvriers qui 'l'emploient d'avoir la galle aux .màms&jbid. Poids d'un pied ' cube de plâtre, 268. Combien un muid de plâtre produit dans l'emploi, ibid. Ressexion de M. Des- godats sur la manière de compter les Plâtres dans les couvertures, - y^&suiv. Plinthes » leur toisé, 207 Plomb, diverses épaisseurs qu'on donne, aux différens ouvrages de plomberie, 363. Vieux plomb donné en compte au Plombier, $6$. Plomb laminé, ^66 Comparaison de la dépense du plomb laminé avec celle duplombensuûon, 3 68. Devis de la plomberie, 47*
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    49É TA BLE Plomberie,cherchez Plomb. Poinçon, voyez Epi. Point, ( le ) sa définition , i © Poitrail. Précautions à observer pour bien poser un poitrail, , 28? Poligones, ce que c'est , 14 & 15. Manière de les me- surer , - 24 & 25 Portes de différentes grandeurs, proportion qu'elles doivent avoir de leur largeur à leur hauteur, 340 Ferrures qui étoient en usage du temsde M. Bullet, 354, Ferrures que l'on y emploie aujourd'hui ,355 & suiv. Ferrures des portes cocheres, 356. Détail des ferrures de la porte cochere de la maison de M. Daugny, 357 & suiv. Portée. Les portées des solives se comptent à six pou- ces, 313. Exception à cette règle, ibid Potagers, façon de les construire & de les toiser, 67 à" suiv. Poteaux corniers, grossèur qu'ils doivent avoir, 28 S Poteaux pour les cloisons ,291. Poteaux d'huissèrie, 292. Poteaux pour poser les limons, 293 , 294. Po- teaux des pans de bois & cloisons, 315. Poteaux de barrière , 319- Poteaux des écuries. ibid Poutres •& Solives , à quelles conditions on peut en asseoir dans un mur mitoyen, 454 &suiv. Prisme, (le) sa définition, 17. En mesurerla soiidité, 43. Mesurer la soiidité des prismes obliques, 44 Problême , sa définition, 8 Proposition, sa désinition , 2 Puits. Comment ils doivent être construits, 151. Mé- thode pour les toiser, ibid & suiv. Méthode plus abré- gé, 152. Manière de mesurer les puits ovales, 155 & suiv. Précautions à prendre pour empêcher que les puits ne soient gâtés par les aisances, 418 &suiv. pyramide, sa définition, 18. En mesurer la soiidité» 45. Mesurer celle des pyramides tronquées, 46. 47
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    p É SM AT ï E RÉ S» 497 s- KJ^Uarré, (le) 13. Quarré long, ihîd. Mesurer là iûperficie d'un quarré, Xl Quart de rond, voyez Ove. ■Quart, mesure en usage à Rouen pour les bois de charpente, 3 24 Quarteron d'or, ce que c'est, 384 R> Aho't, pierre dont on fait du pavé* 397 Racinaux,ce que c'est > & leur usage pour lès pilotis * 3-2-7 Rampes d'escalier maçonnées, manière de les toiser* , 91. Rampes de fer , 3^2 Râteliers des écuries* 319 Ravalement. Il y en a de différentes sortes > 111. Toile" qui se pratique aujourd'hui à leur égard * *£zW &Jïàv. Rayons du cercle, ij Receler des pieux, ce que c'est, 227 Recherche d'une couverture * 332. 339 ReBangle, sa définition ,13. Mesurer la superfïcie d'un rectangle ,11. Mesurer un Solide rectangle, 41. Me- surér un Solide rectangle oblorig, coupé obliquement en sa hauteur perpendiculaire, 41. Trouver en nombre le grand & le petit côté d'un rectangle dont on con- çoit la somme & la superficie , ^ r Recueillir un mur, ce que c'est, 44.9 Recuits i voyez Biscuits. Redoublis d'ardoise , 331 Reins de Voûte > t$6 & juiv. Remanier à bout, ce que c'est -, 3 32. Estimation du remanié à bout, ■ - 3 39 Rensormis, ce que c'est, 109 &suiv. doit être distin- gué du gobtage» ibid Ii
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    49§ T ABLE JLez.-de-chauJJée. Ce qu'on doit entendre par ce terme » ÏH&suiv. 437 Rhomhe, sa définition, 13. Manière de le mesurer, 16 Rhomboïde , ce que c'est ,13. Manière de le mesurer, %6 Roc. Précaution qu'il faut prendre pour bâtir solide- ment sur le roc , £24 Rainer ou Rainer une solive > ce que c'eft > 70 O Ables, qui se trouvent bons lors de la souille des ter- res, appartiennent à l'Entrepreneur : à quelle con- dition 5 190. La bonne construétion des murs dé- pend de la qualité du sable, 212. Comment il saut l'employer , ibid. Disférentes especes de sable , 2 57. Moyen de connoître si le sable est mêlé de ter- re , ibid Sablière , comment elle doit être posée ,189. Sablières des cloisbns, 291. 292. Toisé des sablieres , 315 Sablon, raison pour laquelle il ne peut être d'usage dans la construclion, 257 -Sabots d'escaliér, comment on les toise , 3'7 Saillies d'architecture , doivent être comptées séparé- ment, 130. Ce qu'on entend par ce terme, 191. Saillies masfes & saillies simples, 202. Leur toisé, 203 Scellement. Principes pour connoître en quelles oca- fions les fceîlemens font dus ou non, 97 & faiv- Sur quel pied font évalués les différens sceîlemens, 100 & suiv. Scellemens aux croifées, 102. Aux bayes de portes ,103. Dans l'intérieur des chambres, 104 &fuiv.Dans les écuries, 106. Dans les cours & jardins, ï°7 Scholie , ce que c'est, J* Scotie, eîpece de moulure fimple, 192. Avec un fi' let eft compté pour un pied, i9* Sculpture, dissérens ouvrages de sculpture qu'on .met
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    DES M A'TlERES. 499 «tens les àppartemens, 385. & Juiv. Les sculptiires exigent de ia dorure > 386 Sttteur de cercle , 16. de l'ovale, /&</. Mesurer la supersicie d'un seéleur de cercle, 29. Mesurer celle d'un sefleur d'ovale , 3 2. Mesurer la solidifé d'un seéleur, 48 Segment de cercle , 16. de l'ovale , ibid. Mesurer la superficie d'un segment de cercle, 30. Mesurer celle d'un segment d'ovale, 33. Mesurer la solidité d'un segment, 49 Servitude. Comment elle s'acquiert, 413. Servitudes retenues &* constituées par lé père de famille, doi- vent être exactement spécifiées, 441 Seuil. Evaluation d'un seuil, v, 1 724 Solins , ; 33 r. 331 Solive. Proportion que doit avoir la grosseur d'une sblive avec sa portée, 285 & suiv. Espaces qui doi- vent être entre les solives , 186. Manière de lier 'lès solives énsemble quand elles ont une trop gran- de portée, ibid. Les lblives doivent être posées sur les murs de refend, plutôt que sur les murs -de v sace, 187. Différentes especes de solives ,311. So- live d'enchevêtrure, ibid. Solive boiteuse, iéi'd. So- live de remplage, ibid. Manière de toiser ces dif- férentes especes de solives , 312. &fuiv. Souches de cheminées, ce que c'est, ^8 Souchet, espece de pierre de mauvaise qualité, 2.53 Soudure que l'on emploie pour souder le plomb, 367 Souillard , ce que c'est, 319 Sphère, 18. En mesurer la surface convexe, 38. Me- surer celle d'une portion de sphere, 39. Mesurer la solidité d'une sphere, 48. Mesurer celle de ses por- tions , ibid Sphéroïde, 18. En mesurer la superficie> 39. En me- surer la solidité, 50 Superficie, définition de la superficie, 11. Toute su- perficie divisée par une longueur, donne une lar- Iiij
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    5ôo T AILE ■geuri ou divisé par Une largeur, donne une Iongueuf > ■Jl ^/«d'attente, cdmmehtelles se toisent, ia6 Tailleurs de pierre, qui travaillent à leur tâche » ma- nière de toiser leurs : ouvrages, 213,^ fuiv. Talon, espece de moulure, 192. Couronné d'un fi- let, is)? Tampon, ce que c'est » 70 Témoins, ce que c'est, & l'usage qu'on en fait pour - toiser les terres cubes de hauteurs inégales, 244 &fuiv, Ferres majjlves, toisées au cube* 93. .189. Méthode pour.toiser les terres cubes de hauteurs inégales, par rapport à un plan de niveau ou en pente, 244 ■...'■■ , • , & fuiv. Théorème -, sa définition, .8 Tiers-poteau pour les cloisons t sa grosseur, 291 Tirans de fer. pour les pans de bois, 290. Ils doivent être d'équerre sur les pans de bois qu'ils doivent arrêter, : - ilià Toise. à mur, ce qu'il faut entendre par ce terme , 5 j Tonàin , voyez Âftragal'e'. Tare, /espece de moulure simple, 191. Avec un filet, '.'■■■-' *9? Tour, manière de. toiser la couverture d'une, tour fai- te encône, ... . ?3° Tour du chat, ce que c'est", 417 Tosc'an, Ordre d'Architecture. Bétail des membres qui -. le. composent, & leur évaluation , 194. 199 Tournijse, Deux tournisses prises ensemble nedevroient ..pas excéder la longueur d'un poteau, .. $}6 Trapez.e & Trape^oïde, .leur définition, 14. Manière . .de les mesurer, z7 Triangle, définition du triangle, & ses différentes es- peces, i2 & 13. Diverses manières de mesurer 1*
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    DES MATIERES. 501 superfiçîedes triangles, 22 &. 25. Dans un triangle rectangle dout on connojt la diagonale & la somme des deux côtés,, connoître le grand & le petit cô- té, & sa superfîcie,. . .-■ 51 Trocbille , efpe.ce de moulure fîmpte, 19i Trompe, manière de mesurcr les trompes des Voûtes» - 18,3 &smv...Trompes,en niche 185 &fuiv..,l . Tuile* de trois différentes grandeurs , }i<>,&sajv. Quelle est la meilleure tuile , ibii. Détail de la-dé- pende d'une couverture en tuile , 3.3.7-. Estimatioa d'une toile de couverture en tuile, ?3^ Tuyaux de cheminées. Largeur qu'ils doivent avoir, 57. Manière de les roiser, 58. Coromentil faut les^détailler dans les devis, 463 &suiv.. Tuyaux, de fonte» 362. De plomb,, 36.9, &Jviv* .. '- y» Erd pour-les treillages, sa compolîtion," 3 Sa Vernis, jsogrédiens qui entrent dans la composition, du vernis », $80 Verre blanc, & Verre commua, 5-71. Où se sabrique le verre blanc, ék son prix, 371. 372. Verre cajïi- leux . J72. Toisé du verre, ibid. Difjerens prix d'un carreau de verre , 575. Manière de cintrer le verre ibid. Verre de Bohême, les différens prix relatifs ■ à ses diverses grandeurs, 374 &suiv. Verre .dormant, ce que e'est, 428 Vis S. Gilles, efpece de voûte, iÎ6 & suiv. Visitations>» comment elles doivent être saites suivant l'article 184 de la Coutume, 410 Vitrage ( le-) est du nombre des entretiens locatiss, 375 Vitrerie à panneaux & à carreaux , 3 71. son toisé, ibid Réparation, de vitrerie, 3.73. Devis de. la Vitrerie » 477.. Voye_unt Addition à la sin de et Livre. Volets pour les croisées, 34+ Voiles,. On en fait de trois sortes de conslructions, 15 j - Ii iij
  • 535.
    5oî T AB L E Voûtes en Berceau, ibid & fuiv. Voûtés surbaissées i 156. Voûtes en plein cintre, ibid. Voûtes en ca- ' nonsiiére, 157. VoûtesTur un plan irrégulier, 158. Addition pour le toisé des voûres en berceau , ibid '■ & sui-". Toisé des Voûtes en berceau plein cintre , surbaissées & surmontées ;, 6o. Toisé géométrique démontré des Voûtes en -berceau plein cintre, sur- •:'bàissees & surmontées, avec la jonction de leurs reins> • & comparé avec le Toisé aux Us & Coutumes , > S1. Leur application aux Voûtes surbaissées & surmontées > ; ; ï6z. 162,. Dans une Voûte en berceau plein cintre, coristruite en pierre de taille > & les reins remplis en xnoilon , dégager les reins à caule de la différence de le .rs prix, 164. Observàtions particulières sur les Voûtes, 165. Voûtes d'arête, 1 66 & Juiv. Proportion delà voûte d'arête avec la voûte de cloître, 169 &fuiv. Voûtes en arc de cloître 3 171 & Juiv. Sa proportion avec la voûte d'arête ,172. &fuiv. Voûtes d'ogive ou ■gothiques, 17 5. Voûte en cul de sour, ij6&fuiv.Voû- tes en cul de sour dont le plan est rond & la montée furbaissée ,177. Voûtes en cul de four à pans, ibid. sur des plans polygones, 17$). sur un plan ovale ,ibid. tronquées ou déprimées, 181. Voûtes en trompe, 182. & Juiv. Voûtes fur noyau, i8<î. Voûtes ap- pellées Vis S. Gilles, ibid & fuiv. Comment 'la- ma- çonnerie des voûtes doitêtre spécifiée dans les dé- • Wi§'i " 457 & suiv. Ytte de faîtière ,331- Vues que l'on peut tirer dans un mur , articles de la Coutume qui les concernent, 42<5 & fuiv. Distancçs pour vues droites &'de co- té, 4*9 Fin de ta Table'des Matkris], "'
  • 536.
    5«J TA BLE duprix des Voûtes supposé a ïg Uv, Ig, toife avec leurs Reins ,fuivant la grandeur de leur diamètre ; lequel prix met en égalité le Toisé aux Us 6* Coutumes avec le Toisé Géométrique. , Diamètre' Prix Diamètre Prix 1 p. 10I 5 s.9a. 2 p. & d. 10 12 0 3P- 10 18 6 5 p. & d. 11 S 0 4 p. 11 11 6 4 p. & d. 11 18 0 5P- 12 4 5 5 p. &</. 12 10 9 6 p. 12 17 0 £ p. <W. 1 ■) 3 6 7P- J3 10 0 7 $.& d. 1} , I<> <î 8 p I4 3 0 8 p. 6- </. H 9 3 9 p. H M 9 «j p. & d. M 3 0 io p. M 8 6 io p. <S* d. M M 0 il p. 16 1 6 il p. & d. i£ 7 9 12 p. 16 H 3 12 p. G**/. !7 0 9 *3 P' „' 17 7 0 ij p. &d. 17 '3 6 14 p. 18 0 0 14 p. & d. 18 <î 6 15 p. 18 12 9 Is p. G* d. 18 19 3 16 )>. 19 S 9 16 p. & d. 19 12 0 Diamètre 17 P- . 17 p. & d. 18 p. 18 p. <W. 19 p- 19 p. 6" d. 20 p. 20 p. & d. 22 21 21 22 22 23 *3 24 25 M 26 26 17 *7 28 28 19 2? 3° 3° 2Q 20 20 21 21 21 &d. &d. &d. &d. &d. 22 22 *3 23 2-3 24 J4 M 25 &d. &d. &d. &d. 25 16 16 xS 27 27 27 27 28 28 31 P- 31 f. &d. 28 29 5 0 11 6' 17 9 4 i IO 9 *7 0 3 G 10 o 16 6 3 *5 2 8 1 7 14 o 7 o 6 12 19 S 12 o 5 9 o 6 o 9 3 9 b â 9 5 9 Q 18 6 Il IV
  • 537.
    5<H ., Diamètre Prix jzp. 2.91. 11 s.6 d. 32 p. d'à?. 2.9 17 3? P- .3° 4 33 P-<M- 30 ïo 34 P- 30 J7 .34 p;&</, $1 3 9 3 o Diamètre Prix 3<p p. < 31 Lï.ios. o <J 35 p; & d. 31 16 6 3<î P-; 3 2. .., 1 5} 3<j p. (S'a?. 32 9 3 01 ii a 61 , .(/ o <;. -■f l - - ■
  • 538.
    5°r SUPP LÉ ME N T Du Toifè Géométrique des Fours à cuire le pain & la pâtijjerie. DANS les pages 68 & 69 , je n'ai parlé qui de la manière de toiser les Fours à cuire le pain , aux Us & Coutumes de Paris, & n'ai "rien dit de positif de la manière dont il faut les toîser dans leurs véritables mesures ; j'ai renvoyé à ce sujet aux régies qu'en a don- nées M. Bullet, en parlant des Voûtes en cul de four, pag. 179 , 1S0 & 181. On ne suit pas par tout les usages de Paris, & les matériaux étant de différentesespeces 8c de disférens prix, on nous fbllicite de donner ici un toisé certain qui soit général, parce que les fours à cuire le pain sont d'un usage universel. . On fait des fours de deux façons. Les uns en cul d&, chapeau, Se les autres en cul de four. On appelle fours en cul de chapeau, ceux dpnt le hauc est presque parâlellê à la'base, comme les figures X & K , Se dont les extrémités sont arrondies en quart de cercle. II y< a cependant toujours un petit bombement dans le mi- lieu mais trèsïfoible, duquel on ne fait aucua cas pour les niçsurer, On distingue deux sortes de four en cul de chapeau. Les uns sont seulement arrondis dans l'angle en quart de cercle., de la moitié de leur hauteur, comme la sigure X, & l'autre qui est plus commune est arrondie en quart de cercle dans toute sa hauteur, comme la figure K. jssXatsiôsatm^ l^C ^ g jpUis,
  • 539.
    506 I. Pour avoirla superficie du four X sur un plan circu- laire, il faut multiplier la circonférence du plan par la hauteur AD. Ensuite il faut du diamettre OH du plan, en ôter cette hauteur AD , le reste BC sera le diamètre d'un cercle dont on trouvera la superficie par la Proposi- tion i o, qu'on joindra au produit ci-dessus ; leur samme sera la superficie concave que l'on cherche. Exemple. Soit 7, le diamètre du plan du Four ici dési- gné par OH. Sa circonférence %- multipliée par la hau- teur AO 14 pouces, donne au produit 25 pieds 8 pou- ces : ensuite ôtant AO(i4 pouces)du diamètre OH(/ pieds)- le reste sera BC 5 pieds 10 pouces, qui sera diamètre d'un cercle $ dont la suiface sera, par la Prop. 1 o de ce livre, 2.6 pieds 8 pouces 10 lignes, qui joints aux 15 pieds 8 pouces ci-dessus, donneront 51 pieds 4 pouces 1 o lignes pour Iz superficie concave de ce Four. 4 pîeJs 10 pouestf 3Vt &. * r^O j7/'i«els L'autre éspece de Voûte en cul de chapeau est cintrée en quart de cercle sur toute sa hauteur, comme la figure K. Le, principe est le même, à l'exception -que du dia- mètre du plan il en faut ôter deux fois la hauteur AO, pour avoir le diamètre du cercle DM. Exemple. Soit le même diamètre 7 , sa circonférence ii multipliée par 14 pouces, donne au produit 15 pieds 8 pouces, & de 7 pieds ôtant 28 pouces (double de 14 pouces) il restera 4 pieds 8 pouces pour le diamètre DM, dont la superficie du cercle sera 17 pieds.i. pouce 4 lignes qui joints aux 15 pieds 8 pouces ci-dessus, feront ensem- ble 41 pieds 9 pouces 4.ligries pour la superficie concave requise. [ IL Si ces.fout5 sont sur un plan ovale, il les faut réduire
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    ?°7 au cercle parla note de la page 3 2, 5c ne pas se servir de la méthode indiquée es pages 177, 179, 180 & 181, & opérer ensuite comme si ce plan étoit circulaire, par la mé- thode que nous venons de donner. III. Dans le cas cependant de quelque bombement dans le milieu d'un four en cul de chapeau, & qui ne seroit point suivant les précisions requises, c'est-à-dire, que si le milieu ne bomboit en contre-haut que de quelques pouces, on pourra n'en faite aucun cas, & regarder le milieu comme un cercle plan : mais pour ne rien faire per- dre à l'ouvrier, on peut prendre le milieu pour melure de la hauteur, comme si dans le sécond exemple du four K, le milieu au lieu d'avoir 14 pouces, en avoir 15 ou 16, on prendroit cette hauteur 15 ou 16 pouces pour la hauteur AO. Ceci soit dit pour prompte expédition, ôc non pour regle,dans le cas seulement d'un bombement très- foible & presqu'insensible. IV. Les Voûtes en cul de four sont elliptiques & dési- gnées dans les pages 1 y 6 & 177, & peu communs. Il se- roit nécessaire pour en avoir le toisé géométrique, de plu- sieurs autres propositions préliminaires, que celles qui sont données dans ce livre ,& dont l'étude ne. compenseroit pas le bénéfice. Nous en traiterons ailleurs. ■■■"- ' -••■...... " ' . ■ SUPPLÉMENT'A LA VITRERIE. Pendant VimpreJJion de ce Livre, il esl arrivé le changement suivant dans le commerce du Verre. LE -Verre actuellement, c'est-à-dire au commence- ment de cette année 17.5 5 , coûte au Bureau 3 8 liv. lé panier. Le panier est composéde 21 plats nets & sans cassès au lieu de 24 plats dont il étoit composé aupara- vant. Chaque panier le fait présentement au Bureau de la v Vitrerie par le Commis chargé de la distribution, qui doit le livrer net & sans cathare à 21 plats. Chaque plat con- tient depuis 3 S jusqu'à 44 pouces de diamètre. Il y en a plus en foibk mesure qu'en forte.
  • 541.
    508 F A UTE S à. corriger. ■'■"'"■'. . JfOUS npusfommes apperçus de quelques fautes d'impref- Jion glijsées dans cet Ouvrage, dont il convient de prévenir le, Lecteur pour les corriger à la plume.. Page 41. ligne. 21. après il faut, multiplier, ajoute^ la su- perncie de Pag. 42 lig. 30. le produit de la, lise^ cette superficie par la Pag. 6y lig. 33. pour pied courant, /i/^pour un quart de pied courant Pag. 80, lig.io. & 21. '$ toises pour 6 toisesà mur» Hfe(6 toises pour 5 toises à mur Pag. 31. lig. 9. murs., Hfe{ toises à mue Pag. <)<). lig. 13. ajuste, ///êç a juste Pag. 108. lig. 55. pour chaque côté a 6 toises, /^{-cha- que côté a 6 toisçs pour une Pag. 126. lig. 4. en remontant A la partie de la superficie à déduire z* x inoat-, li/e^ A la partie de la su»- perficie à. déduire. 2 rr OU iJ- Pag. 153. //£". 3. en remontant qui , /z/è^ 21. Pag. i cî>. <zv#/z£ dernière ligne > essace^ extrêmes. Pag. 17s lig- 19- après surface^ Itfer convexe . Pag. 177. lig. 1. 25 7 Hfil 25,s Ptf£. 18.Q. /i^ s, èra r,emontaht après circonférence, djou- te'i, en'disant le diamètre 7 ëstà sa circonférence 22 * comme le diamètre 10 est à y 1 s Voye^pag.5 2., lbid.Hgne.suiv.ante 3 {mette* $--£ P^e- %C. entre les lignes 7 & ?., mettez en titre YQ.UTES SUR NOYAU.; ~ Fagy 195.. î&8% 1S • rocases, /i/âj- rosàces P<z#. 215. Us.~J.-f:. &■ 23. biaîeuvre, &; ressâns, /*/è{ bals- vre& reiïauts. ', Pag. 130. lig. 34 & 3 5,. <?k lieu de 13 rnetteçij5 â $ «« /&* dei% mette^ 13. P<zgv 23 8, %, 2... 1;'Q, «<tf«£LQ»
  • 542.
    5°9 ■Pag. 14$.. &247. au haut de les Pages Toisé.bes Murs de Rempart, mette^Toisi. cube des,Terres, Pag. 246. lig. zd. première colomne s mettez i. Ibid:lig. $0. ^mettez A, & au bas de cettepremière «0- lomne, 5 61 , mettez 5 6 | Page 147. lig. 14. AC, mettez AB Pag. 249. /i^. 12. rustics ,.///££ rustiques P«is. 253.6* 2 5 4. *7 jy a plujieurs mots de queux, li/èç. queue Pag. 25 5. lig. 17. «pr^ï en cuison ajoutez trop forte /zW. lig. 31. 48, mettez 24 P*zg. 2 5 8 %. 2 3. guarches, /i/è^ Garches. (C'est un Villa* ge àcôté de S. Cloud») „ Ibid. avant-derniere lig. 32. mettez 27 Pag. 267 /«»•. 16. mtortier, lifei mortier Ibid. lig. 18. envoyer, mettez employer Pag. ijj lig. 1. C mettes D, 6» /ig; î.GH, metteç GI Pûg 295. /z'^. 2. sur le champ, mettez à plat, c'est-à-diré, 5 pouces sur le devant de la marche, & 7 pouces sur le plat. Pag. 296. lig. 21. 172 lifej_ 71 Pag. 298. lig. dernière 2 pièces lseZ i piècest Pag. 299. entre les lig. 326-33 ajoute^ii p. pour 12 p4 6- i%. suivante 33. 13 p. pour 13 p. mettez 12 p. i 6" s 13 p. pour 13 p. i 13 p. r pour 13 p. r» Pag. 321 //g. 7.41» mettez 11 Pag. 314- lig. 10. essacez le 4 & le 3 Pa^ 326. £g. 10. Passy, ssze«e£ Bourgogne. Ibid. lig. 2©. grande, mettes grade jPdg-» 3 34 stg- 18. ci dessTus , mettez de dessîis JP«£. 336. %. première un siziéme, /^ cinq sixiémes Pag. 355. ##. 6. comme , liiez commune Pag. 3 s 7. kg- 3 5 • ' 6 mettc^ s Pag. 374. /zzj. i<j. 18, mette? 28 P<z/J. 3 86. /ig 7. la délicatetlè de son goût, /i/è{ sadélica- reûe. Pag. 393. /zg. 30. ponf, lifei pouf P^. 398. lig. 4. rf/?/£y environ, ajoutezchacun P<2£. 427. //#•. i}. ver, mettes verre
  • 543.
    5'° . .; Pag. Aàlig. j« au titre mitoyens, metteç nonmîtoyenSé Pag. 445. Lig. 14. ou, mettei sur. Les autres sautes sont de peu de consluence t le Lecteur y juppléera. «*
  • 544.
    51* PRIVILEGE DU ROY. LOUIS,par la grâce de Dieu, Roy de France 8c de Navarre : A ho* amés & féaux Conseillers , les Gens renans nos Cours de Parlement, Maîtres des Requêtes ordinaires de notre Hôtel, Grand Conseil, Prévôt «le Paris , Baillifs, Sénéchaux , leurs Lieutenans Civils, 8c auttes nos Ju- Hiciers qu'il appartiendra, Salut. Notre .une Jean-Thomas Hérissant, Libraire à Paris , ancien Adjoint de sa Communauté , Nous a fait exposer qu'il défîreroit faire réimprimer & donner au Public des Livres qui ont pour titre : L'Hijloire de France , par le Père Daniel, avec sa continuation , par le Père Gnjfet, de la Compagnie de Jesus , & l'Abrégé de ladite Mssoire. Abrégé Chronologique de l'Hijioire & du Droit public d'Allemagne : le Cours sie Chymie du Sieur Lemery , continue & augmenté par le Sieur Baron , Mé- decin , C de l'Académie des Sciences : les Soussrances de N. S. far le Père. Alleaume: L'ArchitecturePr.atiq.uedu Sieur Builet, Architecte nu Roy : Oeuvres Spirituelles ,par le Père Neveu , Jcjuite : le livre de Vie , par le Père Bonnefonds : Les Retraites Chrétiennes W Êcclésîajliqucs, avec les Priè- res pendant la Messe, par le seu sieur Abbé Thiberge : les Heures : l'Ossice tirée de l'Ecriture Sainte : L'Office de la Pénitence , C la Conduite pour la Confassion & U Communion, du seu Cardinal de Noailles : La Morale dv. NouveauTejlament,par le P. de la Neuville, Jcjuite : L'Imitation de Notre Seigneur Jesus-Ckri/t, avec Réslexions & Prières , par l'Abbé Débonnaire : L'Exercice du Pénitent : Les Exercices de la Vie intérieure , par le Père Gonnclieu : Les Colloques dit Calvaire : Réslexions Chrétiennes sur les plus importantes vérités du Salut : trafique pour se censerver en la prc'sence de Dieu : InstruBion samilière sur l'Oraison Mentale , & Instritctions Chrétiennes , en sorme d'Examen ; par le Sieur Courbon : S'il Nous plaisoit lui accorder nos Lettres de Privilège sur ce nécesiaircs : A ces causes , voulant favorablement traiter l'Exposant , ■Nous lui avons permisse permettons par ces Présentes, de faire reimprimer lesdits Livres autant de fois que bon lui semblera, & de les vendre, faire vendre & débiter par tout notre Royaume , pendant le rems de neus an- nées consécutives, à compter du jour de la date des Presentes Faisons dé- fenses à tous Imprimeurs , Libraires & autres personnes de quelque qualité. sit condition qu'elles soient, d'en introduire d'impressîon étrangère dan* aucun lieu de notre obeissance ; comme aulsi d'imprimer ou faire impri- mer , vendre , faire vendre , débiter ni contrefaire lesdits Livres, ni d'en faire aucuns Exrraits , sous quelque prétexte que ce puisse être , sans U permissïon expresfe 8c par écrit dudit Exposant , ou de ceux qui auront droit de lui, à peine de consiseatiou des Exemplaires contrefaits , de trois mille livres d'amende contre chacun des conrrevenans, dont un tiers à Nous, an tiers à l'Hôte!-Dieu de Paris, & l'autre tiers audit Exposant, ou à celui qui aura droit de lui , 8cde tous dépens, dommages & intérêts. A la charge que ces Présentes seront emegistrées tout au long sut le Registrcde la Com- munauté des Imprimeurs & Libraires de Paris , dans trois mois de la date d'icelles : que la reimpression desdits Livres sera faire dans notre Royaume &: non ailleurs, en bon papier 8c beaux caractères, conformément à la feuille imprimée attachée pour modèle sous le contre-see! des Présentes : que l'Im- péttant se conformera en tout aux Réglcmens de la Librairie , 8c notam- ment à celui du io Avril 1715. qu'avant de les exposer en vente , les Ma- nuserits ou Imprimés qui auront servi de copie a la réimpression dcsdics Li- vres , seront remis dans le même état ou l'Approbation y aura été donnée, es raajtw de notre très-cher 8c féal Chevalier Chancelier, de France le Sieur
  • 545.
    51 i De LAMoièNON, & qu'il en sera ensuite remis deux Exemplaires dé ciiaclitJ dans notre Bibliorhéque publique , un dans celle de notre Château du Loii< vre , uu dans celle de notredit très cher 8c féal Chevalier Chancelier de France le sîeur De Lamoignon , & un dans celle de notre ttès-cher & féal Chevalier Garde des Sceaux de France le u'eur De Machàult , Comman- deur de nos Ordres ; le tout à peine de nullité des Presentes ; du contenu desquelles , &c. Voulons que la Copie des Presentes , 8cc. Commandons àù premier nôtre Huillier ou Sergent sur ce requis , de faire pour l'exécu- tion d'icclles tous actes requis 8c nécessaires , 8cc. Car tel est notre plailîr. Donné à Vcrsailles le premier jour du niois de May , l'an de grâce mil sept cent cinquante-quatre ; Se de notre Règne le trente-neuvième. Par le Rbjr en son Conseiï. Signé , Terrin. Regiflré sur le Regifire frci%e de la Chambre Royale dès tihraires &1 Iht- primeurs de Paris , Hum. 549. sol. 178. consormément aux anciens Règle- ment j eànsirniei par celui du zS. Février 1713. A Paris le 18. May 17^4. Signé i DiBbT j Syndic. Je soùssîgnê, têconnbis que Messiéurs Didot , NyOn , Sâvoye & DamoS- toEviLLE , Libraires à Paris, sont intéressés pour un tiers au présent Privi- lège , en ce qui concerne YÀrcbileBure Pratique de M. Bitlet. Fait à Paris ce 7. Mai I7J4. H E RIS S A N T j tue S. Jacques*