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L’ECOLEDUDJOLOFFLE 1er JOURNAL SCOLAIRE DEPARTEMENTAL DU SENEGALN° 04 2016100 FCFA
COMPRENDRE LE DOMAINE I DU PROGRAMME DE PHILOSOPHIE EN UNE PAGE
L’INSPECTION D’ACADEMIE DE LOUGA EN STATISTIQUES
L’EXCELLENCE A UN NOM : L’ECOLE ELEMENTAIRE DAHRA
MUNICIPALE Meilleure école de la région
ADAMA DIA, Major académique au CFEE 2015
Une fois de plus, une nouvelle
année scolaire se dévoile comme
l’omniprésence du soleil sur les
vastes plaines du Bourba atten-
dant fièrement les tributs des
royaumes vassaux. Pourtant, Ja-
mais de mémoire d’homme, une
année scolaire, n’aura été aussi
chargée d’angoisse et d’incer-
titude .En attestent les menaces
inopinées des syndicats d’ensei-
gnants et l’immobilisme cou-
pable des autorités étatiques. En
attestent aussi les craintes des
parents et l’incompréhension
des élèves.
Derrière cette année scolaire
sauvée in extremis, une seule
opinion doit prévaloir entre
tous les citoyens sénégalais :
plus jamais cela. A force de
conflits, les belligérants - syn-
dicats d’enseignants et gouver-
nement - sont amnésiques à se
rappeler de l’écrasante respon-
sabilité morale d’être chargé de
la formation de la jeunesse de
ce pays. Ainsi, ils ne sont plus
importunés par les cris stridents
des innocents enfants outragés .
De l’injustice pour réparer une
injustice : cela en est un !
Quoi qu’il en soit, au seuil de la
civilisation de la nanotechnolo-
gie et de la robotique, avec des
djihadistes à ses portes, le Séné-
gal ne peut plus se réfugier dans
son passé de Nation de la Pen-
sée mais doit réinventer l’avenir
en passant par une éducation de
qualité gage de la paix, de la
démocratie et de l’émergence
économique.
Certainement, cette année sco-
laire ne se renouvellera plus
jamais et elle ne sera que vague
souvenir dans quelques années ;
mais j’espère que les généra-
tions futures ne se souviendront
pas de vous comme les plus
grands pourfendeurs de l’école
sénégalaise qu’on s’est tant em-
ployé à construire. Vous avez le
choix, la nation a une exigence :
une école apaisée.
Sahir NDOYE,
Professeur d’Histoire et de Géo-
graphie au CEM de Mélakh
Coordonnateur du journal.
Vivement une année scolaire apaisée !
M.OUMAR NDIAYE
Inspecteur d’Académie de Louga reprend la
craie : « l’utilisation poétique de la langue
soulève quelques questions structurantes »
IDRISSA SAMB
UN MODELE POUR LA
JEUNESSE DU DJOLOFF
LE CONSEIL DÉPARTEMENTAL DE LINGUÈRE
AU CHEVET DES LYCÉES ET COLLÈGES
1320 livres d’un montant de 6.246.000FCFA offerts
7 RECOMMANDATIONS POUR REUSSIR SON
ANNEE SCOLAIRE
EDiTORIAL
L’ECOLEDUDJOLOFFLE 1er JOURNAL SCOLAIRE DEPARTEMENTAL DU SENEGALN° 04 2016100 FCFA
2
Comme le stipule la dernière réforme ter-
ritoriale baptisée Acte III de la décentrali-
sation en son article 27 du chapitre II, titré
Compétences du département : « le conseil
départemental règle par ses délibérations
les affaires du département. Le départe-
ment a compétence pour promouvoir le
développement économique, éducatif,
social, sanitaire, culturel et scientifique
pour réaliser les plans départementaux de
développement et organiser l’aménage-
ment du territoire dans le respect de l’inté-
grité, de l’autonomie et des attributions
des autres collectivités locales …» L’éduca-
tion est donc une compétence transférée,
et le conseil départemental de Linguère
semble bien l’assimiler. Ainsi, il a octroyé
aux collèges et lycées du département des
fournitures scolaires. Au total 1320 livres
pour un montant de 6.246.000FCFA ont
été gracieusement offerts aux 6 lycées et
24 collèges d’enseignement moyen que
compte le département. La cérémonie de
remise de manuels s’est déroulée ce ven-
dredi dans la salle de réunion du conseil
départemental en présence des autorités
administratives, scolaires et élus locaux du
dit département.
Danssonallocution,leprésidentduconseil
départemental, Maître Amadou KA a jus-
tifié ce geste par cette phrase choc : « nous
sommes convaincus qu’aucune nation ne
peut prétendre à une émergence sans pas-
ser par l’éducation et le partage des infor-
mations.» Poursuivant, le premier citoyen
du département de Linguère, par ailleurs
PCA du port autonome de Dakar soutient
que « l’une des plus grandes évolutions
du monde d’aujourd’hui concerne la cir-
culation et le partage de l’information au
niveau planétaire. Un élève de Téssékéré,
à l’instar de celui de Dakar, s’il dispose
du matériel approprié, peut recueillir des
informations et augmenter ses connais-
sances. Nous sommes au cœur de la mon-
dialisation son speech, celle des regards
croisés. Ainsi les jeunes de tous les pays
doivent se l’approprier pour mieux com-
prendre le monde d’aujourd’hui et mieux
relever les défis de demain »
Monsieur Moustapha Sène, proviseur du
lycée Alboury Ndiaye et représentant de
l’IEF empêché, s’est réjoui de cette dota-
tion qui est venue à son heure. Il a magni-
fié ce geste, mais a plaidé pour la construc-
tion de salles de classe pour désengorger
certains établissements des effectifs plé-
thoriques.
Venu présider la cérémonie, le préfet du
département Linguère, Ahmadou Bamba
KONE a salué le geste du conseil dépar-
temental qui confirme son engagement à
améliorer les conditions de travail dans les
établissements scolaires. L’exécutif dépar-
temental a aussi salué le choix porté sur
les disciplines scientifiques. « On ne peut
réussir l’émergence tant chantée par le chef
de l’Etat sans pour autant passer par les
filières scientifiques », avance-t-il. Il a fini
par conseiller les autorités académiques de
chercher d’autres partenaires pour com-
bler le déficit financier et technique. La
cérémonie s’est terminée dans une bonne
ambiance de sérénité et de calme, ce qui
devrait sérieusement inspirer les différents
acteurs de l’école sénégalaise.
Badé SECK
Vie scolaire
Aucun secret en la matière, malheureusement : fournissez un minimum d’efforts.
Il n’y a pas de quoi en faire un drame : l’école c’est dur mais ce n’est pas la prison ni
l’usine. Lisez vos cours chaque soir, rédigez des fiches, participez à tous les contrôles,
ne reportez jamais au lendemain ce que vous pouvez faire sur-le-champ …sans le-
ver les yeux au ciel ni soupirer s’il vous plait ! Si vous vous contentez de faire ce
qu’on attend de vous, vous aurez des résultats corrects. Alors, concentrez-vous sur les
consignes et les énoncés. Souvenez-vous de cette équation : une évaluation réussie,
c’est 50% de réflexion et 50% d’analyse du sujet.
Sans constituer une recette magique infaillible, ces recommandations n’en demeurent
pas moins très utiles en ce début d’année scolaire pour guider les élèves de l’élémentaire
à l’université dans la voie de la réussite.
Recommandation n01: ETRE ORGANISE ! L’organisation est très importante, c’est cela
qui va conditionner l’année scolaire. Il est nécessaire d’adopter de bonnes méthodes de
travail :
-S’avancer dans son travail (quand on finit plus tôt par exemple)
-Utiliser les heures de permanence afin d’avoir moins de devoir le soir
-Relire les cours de la journée chaque soir afin de fixer ce qui a été dit
-Apprendre son cours avant de faire des exercices. Cette méthode permet de mettre en
pratique le cours en faisant les exercices et donc de mieux le comprendre. C’est le but
principal des exercices que donnent les professeurs.
-Il est très important de ne pas se laisser déborder par les chapitres, si c’est le cas, les
vacances de Noël ou celles de la jeunesse sont un bon moyen de « se remettre en selle »
Recommandation n02 : SUIVRE ATTENTIVEMENT LES COURS ! Ce point est pri-
mordial, être attentif en cours permet de passer moins de temps à apprendre ses leçons
le soir. De plus, pour les élèves qui ont une mémoire auditive, cela permet de mieux fixer
les connaissances et à nouveau, de gagner du temps.
Recommandation n03 : TRAVAILLER EN GROUPE ! Cela peut être une bonne mé-
thode d’apprentissage. En effet, les explications d’un (e) autre élève sur le cours peuvent
éclairer. D’autre part, expliquer à d’autres élèves permet de fixer ses connaissances
Recommandation n04: FOURNIR UN TRAVAIL REGULIER ! Il faut travailler réguliè-
rement afin de comprendre et maitriser ses cours. Un élève qui découvre ses cours la
veille d’un contrôle n’est pas organisé .De plus, les leçons apprises la veille d’un contrôle
ne donnent pas les connaissances solides, tandis que si on relit régulièrement son cours
le soir on fixe les connaissances .Le but de l’école est de fournir aux élèves des éléments
de base mais aussi une culture générale nécessaire plus tard dans la vie active.
Recommandation n05 : DECONNECTER LES RESEAUX SOCIAUX : Vous voulez
réussir votre année scolaire, il va falloir limiter les réseaux sociaux qui deviennent une
véritable addiction pour la majorité des jeunes. Fixez-vous un planning avec la durée
de temps que vous accordez à ce genre de réseaux. De même quand vous commencez à
réviser vos cours il va falloir impérativement ne pas envoyer de sms, regarder peu Face-
book, etc. Votre esprit doit être à 100 % sur vos cours. Un peu de d’effort, je vous assure
que c’est faisable !
Recommandation n06: FAIRE DES FICHES ! Faire des fiches est pour moi le conseil
le plus important! En demandant à différents majors de promotion leur méthode mi-
racle pour être le premier de la classe, nous avons remarqué que tous avaient la même
méthode : faire des fiches ! L’avantage avec cette méthode est qu’une fois la période
des compositions ou examens arrivée, vos fiches seront prêtes et vous n’aurez qu’à les
relire contrairement aux autres élèves qui eux découvrent à peine leur cours. Avec cette
méthode vous gagnez beaucoup de temps et vous maitriserez à la perfection votre cours !
Recommandation n07: ETRE ASSIDU ! Etre présent en cours, cela peut paraître bête
comme conseil et pourtant il a toute son importance. Pour réussir son année scolaire, il
faut de la régularité, être tous les jours présents physiquement mais également morale-
ment ; c’est-à-dire que votre corps et votre esprit sont en classe et pas ailleurs .On évite
de penser à autre chose qu’au cours et de discuter avec son voisin.
Comme vous l’aurez compris, la réussite n’est pas forcément liée au temps que l’on passe
sur ses cours et devoirs mais plutôt à l’efficacité de la (des) méthode (s) que l’on applique.
La rédaction
7 RECOMMANDATIONS POUR REUSSIR L’ANNEE SCOLAIRE
L’ECOLE DU DJOLOF
EQUIPE REDACTIONNELLE
SAHIR NDOYE
COORDONNATEUR DU PROJET
AHMADOU BAMBA TOURE
COORDONNATEUR ADJOINT
BADE SECK
COORDONNATEUR DE LA REDACTION
BIRAME SOW
SECRETAIRE DE LA REDACTION
MAMADOU LAMINE NDIAYE
PHOTOS
MONSIEUR BAO
POINT FOCAL LINGUERE
MM. GASSAMA, MASSAMBA THIANE DRTS, COLY
CONSEILLERS
CONTACTS : 775208022 / 705753274
email : onclesah@yahoo.fr
LE CONSEIL DEPARTEMENTAL AU CHEVET
DES LYCEES ET COLLEGES DE LINGUERE
L’ECOLEDUDJOLOFFLE 1er JOURNAL SCOLAIRE DEPARTEMENTAL DU SENEGALN° 04 2016100 FCFA
3
Vie scolaire
EXAMEN 2015,
L’INSPECTION D’ACADEMIE DE LOUGA EN CHIFFRES
STATISTIQUES CFEE OPTION FRANCAISE – 2015EXAMEN	
  2015,	
  l’INSPECTION	
  D’ACADEMIE	
  DE	
  LOUGA	
  EN	
  CHIFFRE	
  
STATISTIQUES	
  CFEE	
  OPTION	
  FRANCAISE	
  	
  –	
  2015	
  
	
  
IEF	
  
INSCRITS	
   PRESENTS	
   ADMIS	
   TAUX	
  PRESENT	
   TAUX	
  ADMIS	
  
Filles	
   Garçons	
   Total	
   Filles	
   Garçons	
   Total	
   Filles	
   Garçons	
   Total	
   Filles	
   Garçons	
   Total	
   Filles	
   Garçons	
   Total	
  
KEBEMER	
  
	
  
1767	
   1392	
   3159	
   1692	
   1341	
   3033	
   520	
   476	
   996	
   95,76	
   96,34	
   96,01	
  
	
  
30,73	
   30,50	
   32,84	
  
LINGUERE	
   2340	
   1581	
  
	
  
3921	
   2201	
   1495	
   3696	
   658	
   592	
   1250	
   94,06	
   94,58	
   94,26	
   29,90	
   39,60	
   33,82	
  
LOUGA	
   	
  
3195	
  
	
  
	
  
2480	
  
	
  
5675	
  
3089	
   2408	
   5497	
   928	
   836	
   1704	
   96,68	
   97,10	
   94,86	
  
	
  
30,04	
   34,72	
   32,09	
  
	
  
IA-­‐LOUGA	
  
7302	
   5453	
   12755	
   6982	
   5244	
  
	
  
12226	
   2106	
   1904	
   4010	
   95,62	
   96,17	
   95,85	
   30,16	
   36,31	
   32,80	
  
STATISTIQUES	
  CFEE	
  OPTION	
  ARABE	
  -­‐	
  2015	
  
	
  
IEF	
  
INSCRITS	
   PRESENTS	
   ADMIS	
   TAUX	
  PRESENT	
   TAUX	
  ADMIS	
  
Filles	
   Garçons	
   Total	
   Filles	
   Garçons	
   Total	
   Filles	
   Garçons	
   Total	
   Filles	
   Garçons	
   Total	
   Filles	
   Garçons	
   Total	
  
KEBEMER	
  
	
  
56	
   70	
   126	
   56	
   69	
   125	
   6	
   15	
   21	
   100.00	
   98.57	
   99.21	
   10.71	
   21.74	
   16.80	
  
LINGUERE	
   110	
  
	
  
111	
   110	
   110	
   110	
   220	
   20	
   26	
   46	
   100.00	
   99.10	
   99.55	
   18.18	
   23.64	
   20.91	
  
LOUGA	
   224	
  
	
  
221	
   445	
   215	
   215	
   436	
   50	
   68	
   118	
   98.66	
   97.29	
   97.98	
   22.62	
   31.63	
   27.06	
  
IA-­‐LOUGA	
   390	
  
	
  
402	
   792	
   294	
   394	
   781	
   76	
   109	
   185	
   99.23	
   98.61	
   98.61	
   19.64	
   27.66	
   23.69	
  
STATISTIQUES	
  GENERAL	
  CFEE	
  -­‐	
  2015	
  
	
  
IEF	
  
INSCRITS	
   PRESENTS	
   ADMIS	
   TAUX	
  PRESENT	
   TAUX	
  ADMIS	
  
Filles	
   Garçons	
   Total	
   Filles	
   Garçons	
   Total	
   Filles	
   Garçons	
   Total	
   Filles	
   Garçons	
   Total	
   Filles	
   Garçons	
   Total	
  
KEBEMER	
  
	
  
1823	
   1462	
   3285	
   1748	
   1410	
   3158	
   526	
   491	
   1017	
   95.89	
   96.44	
   93.13	
   30.09	
   34.20	
   32.20	
  
LINGUERE	
   2450	
   1692	
   4142	
   2311	
   1605	
   3916	
   678	
   618	
   1296	
   94.86	
   94.86	
   94.54	
   29.34	
   38.50	
   33.09	
  
	
  
LOUGA	
   3419	
  
	
  
2701	
   6120	
   3310	
   2623	
   5933	
   978	
   914	
   1882	
   96.94	
   97.11	
   96.94	
   29.55	
   34.46	
   31.72	
  
IA-­‐LOUGA	
   7692	
  
	
  
5855	
   13547	
   7369	
   5638	
   13007	
   2182	
   2013	
   4195	
   95.80	
   96.01	
   96.01	
   29.61	
   35.70	
   32.25	
  
STATISTIQUES	
  BFEM	
  	
  -­‐	
  2015	
  
	
  
	
  
ZONES	
   INSCRITS	
   ADMIS	
  D’OFFICE	
   ADMISSSIBLES	
   T.ADMIS	
  APRES	
  2ND
	
  
GPE	
  
T.ADMIS	
  DEFINITIFS	
  
F	
   G	
   T	
   F	
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   %	
   F	
   G	
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   F	
   G	
   T	
   %	
  
	
  
I	
  
E	
  
F	
  
	
  
	
  
L	
  
I	
  
N	
  
G	
  
U	
  
E	
  
R	
  
E	
  
	
  
BIRAME	
  SECK	
  FR	
   123	
   95	
   218	
   9	
   22	
   14	
   50	
   40	
   42	
   41	
   35	
   84	
   50	
   57	
   107	
   50	
  
BIRAME	
  SECK	
  AR	
   4	
   7	
   11	
   1	
   5	
   55	
   2	
   2	
   36	
   2	
   2	
   100	
   3	
   7	
   10	
   91	
  
BIRAME	
  SECK	
  (FR+	
  AR)	
   127	
   102	
   229	
   10	
   27	
   16	
   52	
   42	
   41	
   44	
   36	
   85	
   54	
   63	
   117	
   52	
  
LYCEEE	
  ALBOURY	
  NDIAYE	
   123	
   118	
   241	
   16	
   34	
   22	
   43	
   52	
   41	
   43	
   52	
   100	
   59	
   86	
   145	
   63	
  
LINGUERE	
  DIAMBOR	
   115	
   142	
   257	
   6	
   23	
   11	
   26	
   31	
   22	
   26	
   31	
   100	
   32	
   54	
   86	
   34	
  
CEM	
  BARKEDJI	
   56	
   62	
   118	
   2	
   7	
   8	
   17	
   20	
   34	
   9	
   8	
   46	
   11	
   15	
   26	
   24	
  
GASSANE	
   61	
   49	
   110	
   15	
   16	
   29	
   22	
   19	
   38	
   19	
   22	
   100	
   34	
   38	
   72	
   67	
  
Centre	
  secondaire	
  de	
  KADJI	
   47	
   38	
   85	
   12	
   9	
   25	
   12	
   33	
   53	
   19	
   19	
   84	
   31	
   28	
   59	
   69	
  
Centre	
  secondaire	
  de	
  DODJI	
   29	
   16	
   45	
   3	
   4	
   16	
   11	
   8	
   43	
   12	
   8	
   100	
   15	
   12	
   27	
   61	
  
Centre	
  secondaire	
  de	
  LABGAR	
   22	
   23	
   45	
   2	
   7	
   22	
   5	
   7	
   29	
   5	
   7	
   100	
   7	
   14	
   21	
   51	
  
Centre	
  secondaire	
  de	
  THIEL	
   26	
   26	
   52	
   9	
   18	
   52	
   7	
   7	
   27	
   7	
   7	
   100	
   16	
   25	
   41	
   79	
  
LYCEE	
  ex	
  CEM1	
  DAHRA	
   115	
   102	
   217	
   19	
   40	
   28	
   42	
   38	
   38	
   42	
   38	
   100	
   61	
   78	
   139	
   66	
  
DAHRA	
  MBAYENE	
   141	
   115	
   256	
   6	
   15	
   9	
   20	
   27	
   19	
   18	
   25	
   91	
   24	
   40	
   64	
   26	
  
MAGATTE	
  NDIAYE	
   85	
   123	
   208	
   11	
   19	
   15	
   14	
   35	
   24	
   14	
   35	
   100	
   25	
   54	
   79	
   39	
  
SIDY	
  ALBOURY	
  NDIAYE	
   161	
   96	
   257	
   16	
   13	
   12	
   64	
   34	
   39	
   64	
   34	
   100	
   80	
   47	
   127	
   51	
  
CEM	
  DAHRA	
  COMMUNE	
  FR	
   113	
   72	
   185	
   15	
   13	
   16	
   9	
   8	
   10	
   9	
   8	
   100	
   24	
   21	
   45	
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CEM	
  DAHRA	
  COMMUNE	
  AR	
   20	
   29	
   49	
   3	
   13	
   33	
   6	
   10	
   33	
   6	
   10	
   100	
   9	
   23	
   32	
   65	
  
CEM	
  DAHRA	
  COMMMUNE	
  (FR+	
  EFA)	
   133	
   101	
   234	
   18	
   26	
   19	
   15	
   18	
   15	
   15	
   18	
   100	
   33	
   44	
   77	
   34	
  
CEM	
  SAGATTA	
  DJOLOFF	
   96	
   54	
   150	
   8	
   5	
   9	
   22	
   17	
   27	
   22	
   17	
   100	
   30	
   22	
   52	
   36	
  
MBEULEUKHE	
   73	
   79	
   152	
   5	
   17	
   15	
   11	
   25	
   24	
   11	
   25	
   100	
   16	
   42	
   58	
   39	
  
Centre	
  secondaire	
  de	
  BOULAL	
   46	
   46	
   92	
   9	
   14	
   25	
   17	
   14	
   34	
   17	
   14	
   100	
   26	
   28	
   54	
   59	
  
Centre	
  secondaire	
  de	
  DEALY	
   27	
   32	
   59	
   0	
   4	
   7	
   3	
   8	
   19	
   3	
   8	
   100	
   3	
   12	
   15	
   25	
  
TOTAL	
  IEF	
  LINGUERE	
   1483	
   1324	
   2807	
   167	
   298	
   17	
   403	
   435	
   31	
   390	
   404	
   95	
   557	
   702	
   1259	
   46	
  
TOTAL	
  IEF	
  KEBEMER	
   1310	
  
	
  
1140	
   2450	
   179	
   259	
   18	
  
	
  
391	
   366	
   32	
   343	
   304	
   85	
   522	
   563	
   1085	
   45	
  
TOTAL	
  	
  IEF	
  LOUGA	
   2418	
   1917	
   4335	
   276	
   303	
   14	
   619	
   559	
   28	
   562	
   491	
   89	
   838	
   794	
   1632	
   39	
  
TOTAL-­‐	
  IA-­‐LOUGA	
   5211	
   4381	
   9592	
   622	
   860	
   16	
   1413	
   1360	
   30	
   1295	
   1199	
   90	
   1917	
   2059	
   3976	
   42.78	
  
	
  
	
  
	
  
STATISTIQUES	
  DES	
  ETABLISSEMENTS	
  DU	
  DEPARTEMENT	
  DE	
  LINGUERE	
  	
  BAC	
  –	
  2015	
  
	
  
ETABLISSEMENTS	
  
PRESENTS	
   TOTAL	
  ADMIS	
  
Garçons	
  
	
  
Filles	
  
	
  
Total	
  présents	
  
	
  
Garçons	
   Filles	
   Total	
  admis	
   Pourcentage	
  
LYCEE	
  DAHRA	
  1	
  Ex	
  
LYCEE	
  MODERNE	
  	
  DE	
  
DAHRA	
  
	
  
179	
   166	
   345	
   79	
   73	
   152	
   44.06	
  
LYCEEE	
  DE	
  
MBEULEUKHE	
  
46	
   31	
   77	
   22	
   8	
   30	
   38.96	
  
LYCEE	
  	
  DE	
  SAGATTA	
  
DJOLOFF	
  
36	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  
	
  
22	
   58	
   11	
   5	
  
	
  
16	
   27.59	
  
	
  
LYCEE	
  ALBOURY	
  NDIAYE	
  
263	
   218	
   481	
   103	
   65	
   168	
   39.93	
  
LYCEE	
  DAHRA	
  Ex	
  CEM	
  1	
   190	
   96	
   286	
   49	
   54	
   103	
   36.01	
  
	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  
	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  	
  BAC-­‐2015	
  INSPECTION	
  D’ACADEMIE	
  DE	
  LOUGA	
  
	
  
IEF	
  
INSCRITS	
   PRESENTS	
   ADMIS	
   TAUX	
  ADMIS	
  
Garçons	
   Filles	
   Total	
   Garçons	
   Filles	
   Total	
   Garçons	
   Filles	
   Total	
   Garçons	
   Filles	
   Total	
  
KEBEMER	
  
	
  
484	
   401	
   885	
   483	
   394	
   877	
   259	
   164	
   423	
   53.62	
   41.62	
   48.23	
  
LINGUERE	
   802	
  
	
  
544	
   1346	
   714	
   533	
   1247	
   264	
   205	
   469	
   36.97	
   38.46	
   37.61	
  
LOUGA	
   807	
  
	
  
	
  
	
  	
  	
  775	
   1582	
  
	
  
804	
   768	
   1572	
   321	
   251	
   572	
   39.93	
   32.68	
   36.39	
  
	
  
IA-­‐LOUGA	
  
2093	
   1720	
   3813	
   2001	
   1695	
   3696	
   844	
   620	
   1464	
   42.18	
   36.58	
   39.61	
  
	
  
TOP	
  10	
  DES	
  MEILLEURS	
  ETABLISSEMENTS	
  ELEMENTAIRES	
  DE	
  L’INSPECTION	
  D’ACADEMIE	
  DE	
  LOUGA	
  CFEE	
  2015	
  
CLASSEMENT	
   ETABLISSEMENTS	
   IEF	
   STATUT	
   TOTAL	
  
PRESENTS	
  
TOTAL	
  
ADMIS	
  
TAUX	
  
1e	
  
DAHRA	
  
MUNICIPALE	
  
LINGUERE	
   PUBLIC	
   55	
   55	
   1OO	
  %	
  
2e
	
   SERIGNE	
  KHALID	
  
MBACKE	
  
KEBEMER	
   PUBLIC	
   34	
   34	
   100	
  %	
  
3e
	
   LES	
  AMIS	
  DE	
  
FRANCO	
  
LINGUERE	
   PRIVE	
   29	
   28	
   96,55	
  %	
  
4e
	
   NDANDE	
  3	
   KEBEMER	
   PUBLIC	
   36	
   34	
   94,44	
  %	
  
5e
	
   SAINTE	
  MARIE	
   LOUGA	
   PRIVE	
   83	
   70	
   84,34	
  %	
  
6e
	
   NDANDE	
  2	
   KEBEMER	
   PUBLIC	
   29	
   24	
   82,76	
  %	
  
7e
	
   LES	
  CRACKS	
   LOUGA	
   PRIVE	
   70	
   55	
   78,57	
  %	
  
8e
	
   	
  TOUBA	
  SERAS	
   LOUGA	
   PUBLIC	
   55	
   39	
   78,00	
  %	
  
9e
	
   GROUPE	
  SCOLAIRE	
  
EXCELLENCE	
  
LOUGA	
   PRIVE	
   34	
   26	
   76,47	
  %	
  
10e
	
   NDAWENE	
  
DETHIALAW	
  
LOUGA	
   PUBLIC	
   25	
   19	
   76,00%	
  
TOP	
  10	
  DES	
  MEILLEURS	
  FILLES	
  DE	
  L’INSPECTION	
  D’ACADEMIE	
  DE	
  LOUGA	
  CFEE	
  2015	
  
CLASSEMENT	
   PRENOM	
  ET	
  
NOM	
  
ETABLISSEMENTS	
   IEF	
   ECRIT	
  	
   	
  POINTS	
  
1e
	
   ADAMA	
  DIA	
   DAHRA	
  
MUNICIPALE	
  
LINGUERE	
   283,50	
   283,50	
  
2e	
  
GADE	
  NGOM	
   SERIGNE	
  KHALID	
  
MBACKE	
  
KEBEMER	
   	
  	
  	
  	
  276,25	
   276,25	
  
3e
	
   SOKHNA	
  KANE	
  
FALL	
  	
  
LES	
  AMIS	
  DE	
  
FRANCO	
  
LINGUERE	
   276,25	
   276,25	
  
4e
	
   MÉTOU	
  DIA	
   DAHRA	
  
MUNICIPALE	
  
LINGUERE	
   272,50	
   272,50	
  
5e
	
   ANNA	
  DIONE	
   SANTHIE	
  MERINA	
   LOUGA	
   270,50	
   270,50	
  
6e
	
   BASSINE	
  KA	
   DAHRA	
   LINGUERE	
  	
   267,50	
   267,50	
  
	
  
IA-­‐LOUGA	
  
2093	
   1720	
   3813	
   2001	
   1695	
   3696	
   844	
   620	
   1464	
   42.18	
   36.58	
   39.61	
  
	
  
TOP	
  10	
  DES	
  MEILLEURS	
  ETABLISSEMENTS	
  ELEMENTAIRES	
  DE	
  L’INSPECTION	
  D’ACADEMIE	
  DE	
  LOUGA	
  CFEE	
  2015	
  
CLASSEMENT	
   ETABLISSEMENTS	
   IEF	
   STATUT	
   TOTAL	
  
PRESENTS	
  
TOTAL	
  
ADMIS	
  
TAUX	
  
1e	
  
DAHRA	
  
MUNICIPALE	
  
LINGUERE	
   PUBLIC	
   55	
   55	
   1OO	
  %	
  
2e
	
   SERIGNE	
  KHALID	
  
MBACKE	
  
KEBEMER	
   PUBLIC	
   34	
   34	
   100	
  %	
  
3e
	
   LES	
  AMIS	
  DE	
   LINGUERE	
   PRIVE	
   29	
   28	
   96,55	
  %	
  
MUNICIPALE	
  
7e
	
   DIEYLA	
  DIOP	
   SERIGNE	
  KHALID	
  
MBACKE	
  
KEBEMER	
   266,00	
   266,00	
  
8e
	
   FATIMATA	
  SOW	
   DAHRA	
  
MUNICIPAL	
  
LINGUERE	
   266,00	
   266,00	
  
9e
	
   NDOUMBE	
  FALL	
   LOUGA	
  2	
   LOUGA	
   263,25	
   263,25	
  
Source	
  :	
  Inspection	
  d’Académie	
  de	
  Louga	
  !	
  Sincères	
  remerciements	
  à	
  Mouhamadou	
  SOW	
  Correspondant	
  informatique	
  IA/Louga	
  et	
  M.NIANG,	
  BEMSG	
  IA/Louga	
  
	
  
L’ECOLEDUDJOLOFFLE 1er JOURNAL SCOLAIRE DEPARTEMENTAL DU SENEGALN° 04 2016100 FCFA
4
Un réseau social désigne un ensemble de personnes réu-
nies par un lien social. A la fin des années 1990, des ré-
seaux sociaux sont apparus sur internet, réunissant des
personnes via des services d’échanges personnalisés, cha-
cun pouvant décider de lire les publications de tel ou tel
autre utilisateur. Ainsi, ils permettent de relier des amis,
votre famille, des collègues de travail, des camarades de
classe ou d’autres personnes. Ils peuvent aussi permettre
d’envoyer des messages, des vidéos, des photos, des mes-
sages et des pistes audio plus facilement.
Aujourd’hui, 15 (twitter,linkedin,myspace,viadeo,instagra
m,badoo, imo, viber,skype…) de ces réseaux ont atteint
la barre fatidique des 100 millions d’utilisateurs. Mais,
facebook est le premier réseau dépassant les 1,23milliard
d’utilisateurs actifs mensuels.
Malheureusement, la jeunesse constitue la majeure par-
tie des utilisateurs de ces réseaux surtout dans les pays en
voie de développement comme le Sénégal. D’après l’en-
quête de l’Agence de Régulation des Télécommunication
et des Postes (ARTP), aujourd’hui, à 10 ans, un enfant sur
quatre possède un téléphone portable. Ils sont huit sur dix
à l’adolescence et y passent des heures voire des journées
à se connecter aux différents réseaux sociaux, à regarder
des vidéos sordides ou à écouter de la musique. Ainsi, ils
perdent beaucoup de temps inutilement. Etant donné que
le temps est très cher, ils pouvaient consacrer ces heures
perdues à la lecture, aux exercices et la recherche afin de
relever leur niveau.
Nos camarades élèves devraient penser sérieusement à
réduire drastiquement le temps qu’il passe sur internet et
s’engager davantage dans les études car nous pensons que
si le niveau des élèves est jugé faible, ce fléau y a contribué
en grande partie.
Mais pour régler cette problématique, les parents aussi
doivent jouer pleinement leur rôle. Et cela passe par l’in-
terdiction formelle de la possession de portable aux en-
fants et un contrôle régulier de l’utilisation de ce dernier
par les adolescents.
De plus, au niveau des écoles les surveillants et les chefs
d’établissement doivent veiller à l’application du règlement
intérieur consistant à interdire l’utilisation et la détention
de téléphone portable dans l’enceinte des écoles.
Enfin des campagnes de sensibilisations sur l’utilisation
responsable des téléphones portables et des Smartphones
doivent être organisées dans les établissements scolaires
et relayées à travers les médias parce qu’au-delà des ado-
lescents, c’est une question qui intéresse l’ensemble de la
population sénégalaise. Dans le monde actuel, chaque
minute est aussi précieuse que de l’or. Et un pays sous dé-
veloppé comme le Sénégal ne peut pas se permettre d’en
perdre.
Moins de clic, tous au travail pour de meilleurs résultats
scolaires et un Sénégal émergent.
Par Mor Talla Talla TL’ B, lycée de Dahra
Certains disent que c’est la fin du monde.
Quelle terrible prophétie ? Le spectacle
est affreux. La mort succède à la mort, la
mort annonce la mort. Partout, dans tous
les continents, aux fins fonds du globe, la
mort rôde, sourit et terrasse. Elle a trouvé
son arme de prédilection, enfin elle pos-
sède l’arme fatale : le terrorisme. Sommes-
nous devenus fous ? Peut-on désirer le tré-
pas à ce point ?
Le monde bascule. La bataille désormais
est d’ordre dogmatique. Le climat de la ter-
reur envahit le monde. Mais au fait à quoi
est dû ce désastre de l’humanité ? Il serait
difficile de donner une réponse juste. Tou-
jours est-il que la haine est le fondement
de tout. La haine de l’autre, de sa culture de
sa religion de sa couleur provoque la stig-
matisation pour verser dans la margina-
lisation. L’humaine nature disparait pour
faire place à la bestialité. C’est l’ère de la déshumanisation.
Encore est-il que le mot terrorisme semble se définir
comme un ensemble d’actes de violence (attentats, prises
d’otages, kidnappings…) commis par une organisation
pour créer un climat d’insécurité, pour exercer un chan-
tage sur un gouvernement, pour satisfaire une haine à
l’égard d’une communauté, d’un pays, d’un système.
Aujourd’hui je me demande que sont devenues les jeunes
lycéennes enlevées sauvagement par ces montres de
Bokko Haram ? Pourquoi le Mali terre de paix vit sous
la psychose des attentats ? Mais que veut dire Etat isla-
mique, al Quaida. Ces groupes d’individus qui se cachent
derrière leur cagoule et prétendent être le bras armé d’une
religion qui signifie et symbolise la paix. Grande est ma
tristesse lorsqu’on parle de printemps arabe alors que la
Tunisie, l’Egypte, l’Algérie, la Syrie reçoivent tout le temps
leur lot de désolation.
Mapeurestgrandelorsquedesjeunessontenrôléscomme
soldats pour un ultime combat d’attentat suicide au nom
de la religion. Et ils recrutent, usant de la manipulation
pour assouvir des désirs ou goût de
sang. Je comprends enfin toute la ri-
chesse que renferme cette pensée de
Thomas Hobbs : « l’homme est un
loup pour l’homme ».
La tyrannie du terrorisme impose
sa loi. Elle avance, elle gagne du
terrain. Elle touche nos sociétés et
détruit nos familles. C’est le plus
grand drame de notre siècle. Elle est
pire que les deux grandes guerres du
vingtième siècle . Et pourtant on
aurait dû apprendre de cette catas-
trophe du passé. Seulement nous
oublions et à chaque fois nous nous
détruisons.
Mon seul espoir est que cela cesse.
Le seul pouvoir que je possède est
de parler et d’écrire. Mes armes sont
ma voix et ma plume. Alors que
l’on m’entende et que l’on me comprenne car mon désir
est de retrouver un monde libéré de la haine, un monde
sevré du terrorisme. Je veux, enfin, un monde où le jeune
musulman marchera à côté du juif pour retrouver le frère
chrétien. Je veux un monde où personne ne sera étiqueté
à cause de sa couleur, de son appartenance, de sa couleur.
Oh seigneur ! Un monde de liberté définitivement aboli
de la terreur.
Mariama Ka TL2, Lycée de Dahra
Ecole des Thèmes
L’INCIDENCE DES RESEAUX SOCIAUX
SUR LES RESULTATS SCOLAIRES
LE TERRORISME
LA PLAIE DU XXIÈME SIÈCLE
L’ECOLEDUDJOLOFFLE 1er JOURNAL SCOLAIRE DEPARTEMENTAL DU SENEGALN° 04 2016100 FCFA
5
Modèle du Djoloff
ENTRETIEN
«Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre
des années». Cette réplique de Rodrigue de la scène 2 de
l’acte II du classique œuvre Le CID de Corneille semble
être prononcée pour résumer la vie de Monsieur Idrissa
Samb. Issu d’une famille modeste, il a compris très tôt que
la vie ne lui a pas fait de cadeau et qu’il devra, se battre
plus que les autres pour réussir. Donc rien, dans le dessein
de ce jeune cadre n’est dû au hasard ni à la chance. Il doit
tout à son amour du travail, son engagement, sa rigueur
et son intrépidité. Ce gentleman au sens premier du terme
(Homme distingué, d’une parfaite éducation) est né à
Dahra il y a trente-six ans. Il a fait ses études primaires
à l’école élémentaire Dahra Mbayenne où il décroche son
premier diplôme le Certificat de Fin Etude Elémentaire
en 1994. Il est orienté au CEM de Dahra, actuel lycée
Dahra 1 où il décroche son Brevet de Fin d’Etude Moyen
en 1998. Le jeune prodige va s’exiler au lycée Valdiodio
Ndiaye où il poursuit ses prouesses. En juillet 2001, il y
décroche son baccalauréat. Le sésame en poche, il s’ins-
crit à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion
de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Quatre an-
nées d’études lui suffiront pour décrocher une maitrise en
sciences économiques option Analyse et Politiques Eco-
nomiques en 2005. Ambitieux, le jeune Djoloff-djoloff
ne s’arrête pas en si bon chemin. Entre 2005 et 2006, il
intègre un Programme de Troisième Cycle Interuniversi-
taire (PTCI) qui regroupe tous les pays d’Afrique franco-
phone. Ce programme sera sanctionné par un Diplôme
d’Etude Approfondie (DEA) Option Finances Publiques.
Pourtant le meilleur est à venir car il est admis à la pres-
tigieuse Ecole Nationale d’Administration du Sénégal où
il sort avec le grade d’inspecteur des impôts et domaines
en 2009. Ce cursus scolaire exceptionnel est couronné par
une jeune et riche carrière professionnelle.
2009-2013 : Inspecteur des impôts et domaines au centre
des services fiscaux des Parcelles Assainies (Chef du bu-
reau de la fiscalité)
2013-2016 : Inspecteur des impôts et domaines au centre
des services fiscaux de Dakar Plateau (Chef d’unité de
gestion no 2, 3 et 4)
Un parcours vraiment atypique ! Mais cette réussite so-
cioprofessionnelle n’a pas réussi à éroder les qualités hu-
maines de l’homme qui est resté pieux, humble, courtois
et très généreux. Par ailleurs Idy, comme l’appellent affec-
tueusement ses proches, est un homme très engagé à côté
de la jeunesse du Djoloff plus particulièrement celle de
Dahra. Et les nombreux parrainages des activités de Jeu-
nesse à son égard en sont une parfaite illustration.
Apolitique, du moins jusqu’à la publication de ce portrait,
Idrissa est marié et père de deux enfants. Cet homme qui
a franchi tous les obstacles, relevé tous les défis, pour sor-
tir d’une situation difficile et se hisser au sommet de la
hiérarchie sociale sénégalaise, est sans aucun doute une
référence, un modèle pour toute la jeunesse de ce pays.
Jeunes du Djoloff, l’exemple est là, à cœur vaillant rien
d’impossible.
La rédaction
Quel a été l’apport de l’école dans votre vie sociale et
professionnelle ?
Issue d’une famille démunie, au-delà de l’éducation re-
çue de mes parents, l’école a fait de moi ce que je suis
devenu aujourd’hui. Il me plait de dire que les difficultés
rencontrées ne peuvent pas être un frein à la réussite et
que l’école est un véritable moyen d’ascension sociale.
Ainsi, elle m’a permis de devenir un cadre supérieur de
la hiérarchie A de l’administration sénégalaise,
un inspecteur des impôts et domaines épanoui
et fier de servir le pays qui lui a tout donné.
Tout ceci pour vous dire que les pouvoirs pu-
blics doivent aider l’école sénégalaise à devenir
ce qu’elle a toujours été : un tremplin vers la
réussite socioprofessionnelle de tous les Séné-
galais quelle que soit leur origine sociale.
Qu’est ce qui explique votre engagement aux
côtés de la jeunesse du Djoloff ?
D’abord, je suis un jeune comme la majeure partie de la
population du Djoloff et je me retrouve naturellement en
eux. Le dévouement de la jeunesse du Djoloff n’est plus à
démontrer car on la retrouve dans tout le tissu politico-
économique de notre pays et même en dehors de nos
frontières. Mon engagement aux côtés de cette jeunesse
est d’abord morale car je dois ma réussite à ce terroir
.Il me parait normal d’essayer tant soit peu, de rendre la
pièce de sa monnaie à la belle région géographique du
Ferlo surtout à la frange jeune constituée par les élèves
et étudiants.
Pouvez-vous rappeler un fait marquant de votre
parcours scolaire ?
Il y’en a eu tellement ! J’en citerai deux qui m’ont profon-
dément marqué.
A l’école élémentaire, mes frères et moi étaient renvoyés
pour défaut de paiement des droits d’inscription qui
s’élevait a 1000fCFA. A cette époque, mes parents pei-
naient à joindre les deux bouts.
L’autre fait marquant : c’est lorsque j’avais réussi au
concours d’entrée à l’Ecole Nationale d’Administration.
Ce fut un jour mémorable !
Voyez entre l’’exclusion pour défaut de droits d’inscrip-
tion et ma réception à la plus prestigieuse école du Séné-
gal, il y a eu un parcours extrêmement diffi-
cile. La réussite est donc au bout de l’effort et
les conditions de vie, si exécrables soient-elles,
ne peuvent justifier l’échec.
Quel appel lancez-vous à la jeunesse du Djo-
loff ?
L’appel est simple. Le Djoloff a besoin de vous,
les parents ont besoin de vous. Pour répondre
à ces défis je leur demande de pousser le plus
loin possible les études car nous sommes dans
un monde compétitif et très sélectif. Pour espé-
rer s’en sortir, il faut un bon niveau académique et pro-
fessionnel en plus des diplômes. Persévérer car tant qu’il
y a la vie, il y a de l’espoir.
La rédaction
IDRISSA SAMB
«La réussite est donc au bout de
l’effort et les conditions de vie,
si exécrables soient elles, ne
peuvent justifier l’échec.»
UN PARCOURS ATYPIQUE
L’ECOLEDUDJOLOFFLE 1er JOURNAL SCOLAIRE DEPARTEMENTAL DU SENEGALN° 04 2016100 FCFA
6
DJOLOFFenmouvement
N
ombre d’appréciations et
de dépréciations sont au-
jourd’hui voire depuis tou-
jours formulées sur la philo-
sophie. En effet, depuis son
avènement, certains estiment qu’elle est un
faisceau de lumières qui participe à l’illumi-
nation de l’existence humaine ; d’autres sou-
tiennent qu’elle doit être tout bonnement
boutée hors de la société au regard de son
inefficacité face aux urgences quotidiennes.
Avant de démêler le vrai du faux dans ce dé-
bat sur les sens de la philosophie, cherchons
d’abord à avoir une idée sur ce qu’elle est ou
sur ce qu’elle n’est pas. Pour ce faire il est op-
portun de traiter de ces questions : Qu’est-ce
que la philosophie ? Où et quand a-t-elle vu le
jour ? Pourquoi son apparition ? A-t-elle, de
nos jours, sa raison d’être ?
Ces préoccupations sont, pour l’essentiel,
prises en charge par le domaine 1 du pro-
gramme de philosophie intitulé Réflexion philosophique.
A la première question retenons-le d’emblée qu’elle est plus qu’importante en ce sens qu’elle
nous permet de mettre en évidence les caractéristiques de la philosophie mais aussi la plus
redoutable. En effet, un débat s’est installé sur l’acception qu’il convient de donner au vo-
cable philosophie. Chaque philosophe le conçoit de façon singulière. Ce qui explique le
manque d’unanimité, d’entente sur sa définition. Ce désaccord se comprend par la diversité
des objets de réflexion de la philosophie, par la diversité des systèmes philosophiques par-
tant des points vue. Toutefois, faisons appel à son étymologie pour voir qu’est réellement
cette discipline. Il est formé de Philein (aimer) ou philia (amour) et de sophia (sagesse,
savoir). De là, on retient que la philosophie est amour de la sagesse. L’amour suppose le
manque, le vide et provoque par ricochet le désir de posséder la chose désirée. En ce qui
nous concerne c’est la sagesse qui est désirée. Comment faire pour combler ce vide, satis-
faire ce manque existentiel? Pour ce faire, le philosophe s’arme de raison, de l’esprit critique,
d’interrogations et surtout de courage pour aller à la quête du savoir. Ce qui nous permet
de retenir que la philosophie est une activité rationnelle, personnelle qui se particularise
aussi par ses interrogations sans fin sur la fiabilité des vérités traditionnelles, sur celle de
la pensée commune. Elle est aussi interrogation sur nos connaissances. Ce qui fait de la
philosophie une discipline critique. C’est cette conception de la philosophie comme acti-
vité de réflexion que Descartes a voulu mettre en relief dans ce propos : « je pris l’entière
résolution de rejeter comme fausses toutes les opinions que j’avais jusqu’alors reçues en ma
créance afin d’en remettre d’autres meilleures ou bien les mêmes lorsque je les aurai ajustées
au niveau de ma raison ». Philosopher, c’est donc penser par soi. Où une telle attitude fut
tenue pour la première fois ?
Un tel effort a été, pour la majorité des historiens de la philosophie, déployé en Grèce
précisément dans les cités ioniennes et au VIème avant Jésus Christ. A cette origine chro-
nologique, on peut ajouter celle dite logique ou intellectuelle. En clair, la philosophie
n’a pas vu le jour du néant. Il n’y a de connaissance ex nihilo. Bien avant elle, la Grèce
était fortement marquée par le discours mythique. Celui-ci est un récit populaire qui se
reconnaît par l’intervention d’être surnaturels ou des divinités dans l’explication des phé-
nomènes naturels et humains. C’est cette présence des divinités qui faisait du mythe un
récit sacré. Quelque chose est dit sacré lorsqu’il ne peut faire l’objet d’une critique, d’une
contestation, d’une violation. C’est dans cette « overdose du sacré » (Michel Onfray)
que les présocratiques, à la tête desquels nous avons Thalès, vont engager la lutte contre
la pensée mythique. Il s’agit pour ces premiers physiciens de rendre compte de l’ordre
du monde sans référence à des divinités. L’attitude qu’ils promouvaient était, face à un
phénomène naturel, de s’étonner d’abord, ensuite de se poser des questions et enfin de
chercher, personnellement, à les répondre. Ce qui encouragea Platon à dire que « la phi-
losophie est fille de l’étonnement ». S’étonner, c’est éprouver de la surprise devant quelque
chose d’inhabituel, d’étrange. Certes dans le mythe, on s’étonnait. Mais l’étonnement était
suivi d’un sentiment de crainte qui provoquait la soumission aux dieux et le recours à
des sacrifices pour les honorer alors qu’en philosophie l’étonnement suscite le question-
nement. Cette rupture enclenchée par les présocratiques sera portée à son sommet par le
couple Socrate/Platon. Mais l’esprit de ce temps-là était peu préparé à accepter la pensée
rationnelle. Ce qui fit de la philosophie une pilule difficile à avaler par une société à la
conscience foncièrement mythique.
Malgré tout, Socrate va perpétuer l’héritage de ses devanciers en invitant ses concitoyens
à faire confiance au pouvoir de leur raison. C’est ce qu’il expérimente à travers la maïeu-
tique. Cet « art d’accoucher l’esprit» était un moment privilégié, pour Socrate, d’ame-
ner ses interlocuteurs à prendre conscience de leur ignorance à travers un jeu question/
réponse. Il désarçonnait, dans nombre de cas, ses interlocuteurs. Mais l’autocritique est
une condition sine qua non pour se mettre dans les dispositions de philosopher. Mais
ce projet de Socrate est considéré,
par ses détracteurs, comme une
offense aux dieux une volonté de
discréditer la tradition. Son abné-
gation à faire naître ¨un nouveau
type d’athénien¨ à la conscience
libérée des chaînes du mythe a eu
raison de lui. Il sera condamné
à boire la Ciguë en 399 av. Jésus
Christ. Son assassinat renforça
son aura et participa à la réalisa-
tion de son objectif : que chacun
pense par soi-même. Ce qui a mis
hors-jeu la pensée commune, la
doxa ce savoir fondé sur ce que
Heidegger appelle le ¨ON¨.
Ainsi c’est l’insatisfaction née des
premières formes d’explication du
monde qui a motivé l’avènement
de la pensée philosophique. Il faut
toutefois noter que le logos n’a pas
totalement supprimé le muthos. Même s’ils sont utilisés pour assister un discours philo-
sophique qui s’essouffle, le mythe de la Caverne (sur la différence entre le monde sensible
et celui intelligible) et le mythe d’Er (sur l’immortalité de l’âme) tous deux exposés dans la
République de Platon, le rationaliste, témoignent de la difficulté à jeter par-dessus bord
le mythe. Comme le montre Georges Gusdorf dans Mythe et métaphysique, le mythe
relève de quelque chose de très profond car l’homme a besoin aussi d’une croyance. Par
ailleurs, la mise à mort de Socrate se comprend aussi par une méconnaissance des athé-
niens des finalités de la philosophie. Car, comme l’a précisé Emile Chartier « il était
moins l’adversaire des représentations collectives que le fondateur de la raison. » Cette
méconnaissance des objectifs de la philosophie est plus que jamais actuelle.
Notre époque est marquée par l’omniprésence de la science moderne. Son efficacité re-
marquée fait penser à certains que la philosophie n’a pas sa raison d’être : tout ce dont
l’homme a besoin la science le lui l’apporte. Sans doute l’amélioration de l’existence doit
énormément à la technoscience. C’est ce qu’on constate dans des domaines aussi variés
que les technologies de l’information et de la communication (tic), la biotechnologie, le
transport, l’agriculture,… Mais a-t-on raison de comparer cette science à la philosophie ?
Ces avancées précipitent-elles la philosophie dans la décadence ? A la première question
il n’est pas juste de comparer la philosophie avec la science car elle n’est pas un savoir
encore moins la technique qui cherche à transformer la nature. Elle est au contraire une
attitude, une manière d’être, un comportement. Quant à la seconde, le non philosophe,
l’homme du sens commun répond sans ambages que la philosophie doit disparaître
parce qu’elle n’est d’aucun apport pratique face aux urgences de notre temps. Mais le
génie scientifique n’est pas que pour le meilleur. Il est aussi pour le pire. La science est
aujourd’hui la source des problèmes qui compromettent la vie humaine. Parmi ces pro-
blèmes on peut citer le clonage reproductif en vue, l’euthanasie, les armes de destructions
massives, la destruction continue de la couche d’ozone, la perte des valeurs due aux tics
qui transforment le monde en une maison planétaire. Ce manque de maîtrise du pouvoir
de la technoscience fait que l’homme est devenu l’artisan de sa propre destruction, de son
propre anéantissement. Ces méfaits mobilisent la philosophie en vue de conscientiser
cette science devenue omnipotente. En clair, dans une dimension éthique, la philosophie
suggère qu’il ne faut pas appliquer tout ce qui est techniquement réalisable. C’est ce statut
de discipline d’éveil qui lui assure la survie. Ainsi les dérapages technoscientifiques sus-
citent des questions éthiques qui maintiennent en vie la philosophie.
Par ailleurs, « l’homme ne vit pas que de pain. » affirme Jostein Gaarder dans Le Monde
de Sophie. L’homme ne peut rester sans se poser des questions métaphysiques donc
philosophiques telles que : D’où venons-nous? Où allons-nous ? Quel est le sens de la vie
? Qu’est-ce qui justifie notre présence au monde ? Y a-t-il ou non une vie après la mort ?
Qu’est-ce que l’avenir nous réserve ? Qu’est-ce qui explique l’attachement sans précédent
à la religion ? De telles questions ne préoccupent pas la science moderne alors qu’elles
restent fondamentales parce que liées à l’existence humaine. C’est ce que semble dire
Husserl en ces termes: « Dans la détresse de notre vie, cette science n’a rien à nous dire.
Les questions qu’elle exclut par principe sont précisément les questions les plus brûlantes
à notre époque malheureuse pour une humanité abandonnée aux bouleversements du
destin. » Autant dire que la philosophie continuera à exister dans ce monde marqué par
des révolutions populaires, notées ça et là, réclamant plus de liberté, par une détériora-
tion des rapports avec autrui, par un repli identitaire sans précédent mais aussi et surtout
un retour en force de la religion qui frôle le fanatisme.
Mamadou Aliou BALDE
Professeur de philosophie
Lycée Alboury NDIAYE de Linguère
COMPRENDRE LE DOMAINE I DE LA PHILOSOPHIE
L’ECOLEDUDJOLOFFLE 1er JOURNAL SCOLAIRE DEPARTEMENTAL DU SENEGALN° 04 2016100 FCFA
7
Avis d’expert
Au-delà de la volonté de contribuer au journal « l’Ecole
du Djoloff », la motivation première de cette tentative,
c’est d’aider à atténuer le caractère hermétique ou ésoté-
rique de la poésie qui a fini par entraîner sa désaffection
jusqu’au niveau même des enseignants et des élèves qui,
en définitive, ne s’y adonnent que par contraintes : obliga-
tion de programmes scolaires, d’examens ou de concours.
En deuxième intention, il s’agit d’indiquer des éléments
ou règles d’action pour une approche plus fructueuse
dans la transposition didactique du texte poétique.
L’intitulé –l’utilisation poétique de la langue- soulève
quelques questions structurantes :
-si la langue fait l’objet de plusieurs emplois particuliers,
il convient d’en identifier en les caractérisant quelques-
uns parmi les plus significatifs et de mettre en exergue
les deux types les plus pertinents pour notre réflexion : le
type usuel et le type poétique.
-si la poésie est tant redoutée pour son ésotérisme, alors
il faut en percer le secret par une mise à plat du principe
et du mécanisme de base qui différencient le type usuel et
le type poétique .
-si l’apprentissage du texte poétique n’est pas efficace,
c’est parce que nos transpositions didactiques sont in-
fructueuses et doivent être, sinon réinventées du moins
réadaptées en s’appuyant sur des termes et des procédés
pédagogiques en adéquation avec le mécanisme du lan-
gage poétique.
Ainsi se dessinent très nettement le parcours et les balises
de notre réflexion :
1-	 De quelques usages de la Langue
2-	 Principes de base et mécanismes de fonctionne-
ment de la langue usuelle
3-	 Principes de base et mécanismes de fonctionne-
ment de la langue poétique
4-	 Langue poétique et transposition didactique
1/ De quelques usages de la langue
La langue, instrument de communication mais aussi
moyen d’expressions diverses, donne lieu à plusieurs
usages comme en atteste l’expérience en la matière.
Aussi parle-t-on de la « langue usuelle », de la « langue
spécialisée », de la « langue juridique », de la « langue
musicale », de la « langue académique », de la « langue
poétique »…Tout se passe comme si cette langue était
un réservoir de matériaux d’expressions adaptables à
plusieurs types d’utilisation correspondant chacun à
des fonctions spécifiques de cette langue. Loin de nous
la prétention d’égrener le chapelet interminable sur
les diverses utilisations de la langue, mais juste mon-
trer que cette typologie s’inscrit dans l’infini et, pour
les besoins de notre démonstration ou de notre mé-
moire, en rappeler quelques-unes.
a-	 La langue spécialisée
C’est une forme d’utilisation de la langue avec l’emploi
d’un lexique spécial, abondant et fermé à la majorité
de la population mais accessible aux techniciens du
domaine en question : le langage de la botanique, le
langage de la médecine, le langage de l’informatique
etc.
b-	 La langue académique
Elle se caractérise par son respect sacro-saint de la
norme académique dont elle ne s’écarte pas, à l’opposé
de tous les autres types qui prennent des libertés par
rapport à la règle académique. La langue académique
est châtiée.
c-	 La langue musicale
Elle module les sons et les énoncés (les paroles) en
fonction d’une mélodie, d’un air ou «buum», recon-
naissable dès l’esquisse, même par instrument de mu-
sique.
d-	 La langue usuelle
Ainsi appelée à cause de son caractère courant et habi-
tuel, elle est largement utilisée. Son aspect inclusif lui
donne un poids social très important. Utilitaire et pra-
tique, elle bafoue parfois la norme académique quand
cette dernière est source de lourdeur ou d’incompré-
hension. Elle fonctionne selon un mécanisme dont
l’élucidation est indispensable à sa connaissance.
2- Principes et mécanismes de fonctionnement de la
langue usuelle
Il est utile de clarifier à l’entame de cette partie quelques
concepts ou notions.
a-	 La structure sémantique
Chaque mot a une structure sémantique représentée
par l’ensemble des traits de sens dont la somme donne
son sens global. Certains traits de sens essentiels réu-
nis forment le sème du mot. Ce sème ou trait de sens
de base renvoie à la dénotation qui, en linguistique, est
le fait ou le résultat de désigner un objet, une chose,
indépendamment de ses qualités. La dénotation est
un élément invariant et objectif de signification analy-
sable même hors contexte.
Quant à la connotation du mot, elle renvoie à des traits
de sens secondaires relatifs à certaines qualités de la
chose ou de l’objet désigné. Si l’étendue du sème (de
la dénotation) d’un mot peut en général faire l’objet
d’une définition par extension qui est objective, il n’en
est pas de même de ses connotations (traits de sens
secondaires) dont l’inventaire varie interminablement
en fonction de la culture de chacun.
Pour illustrer ce qui précède, prenons l’exemple du
mot « éléphant ». Sa structure sémantique peut se pré-
senter ainsi :
-sème ou traits de sens principaux ou dénotation (1) :
« Animal,
Sauvage,
Mammifère,
Muni d’une trompe ».
Tous les autres traits de sens ou qualités qu’on peut y
ajouter sont des connotations diverses qui se mani-
festent en fonction des différents emplois du mot :
«Géant,
Puissant,
Résistant,
Sans souplesse (lourdeur),
Richesse (ivoire),
Peau rugueuse
Etc. »
b) L’exacerbation de la dénotation dans la langue
usuelle	
La langue usuelle emploie le mot surtout dans la pers-
pective de son sème, c’est-à-dire de son sens dénotatif.
Quand elle énonce « éléphant », elle fait référence aux
éléments de sens suivants qui constituent sa significa-
tion de base : « animal sauvage, mammifère, ayant une
trompe ». La langue utilitaire fonctionne donc avec la
dénotation mais en l’exacerbant de façon excessive. Et
à force d’employer le mot ainsi, elle finit par engendrer
l’hypertrophie de cette dénotation tout en réduisant à
leur portion congrue les connotations ou traits de sens
secondaires ; de cette manière, les mots finissent par
être figés dans leur dénotation, laissant les connota-
tions dans la virtualité voire l’oubli. La langue usuelle
provoque l’hypotrophie puis l’amnésie des connota-
tions chez le non initié.
En somme, le langage usuel désigne directement
les objets et les choses par le biais de mots finalement
réduits à leur dénotation (sème), laissant les connota-
tions dans la virtualité ou la sclérose.
c-	 La compatibilité sémantique
Dans la langue utilitaire, cette compatibilité se mani-
feste par le fait que les mots associés sur l’axe syntag-
matique ont des sèmes (des sens dénotatifs) qui vont
de pair sémantiquement et produisent un sens glo-
bal cohérent et acceptable. Ainsi, le mot « éléphant
» (animal, sauvage, mammifère, muni d’une trompe)
est incompatible avec « prier » (acte humain de dévo-
tion à Dieu) tant qu’on restera au niveau des dénota-
tions. Maintenant en glissant des dénotations vers les
connotations, on peut rétablir cette compatibilité par
métaphore, c’est-à- dire par un emploi qui suspend
le sème (« animal, sauvage, muni d’une trompe ») et
amplifie un trait de sens secondaire (connotation)
comme « puissance », « longévité », « richesse » Ainsi,
on ne sera pas surpris de lire dans un journal relatant
la mort d’un leader l’énoncé suivant : « l’éléphant s’est
éteint dans son lit d’hôpital ».
Cet exemple rappelle que l’emploi métaphorique peut
être le fait de la langue usuelle mais il n’en est pas la
règle stricte.
En résumé, la langue utilitaire observe la règle de la
compatibilité en associant des mots dont les sèmes
peuvent être combinés sans bloquer l’avènement im-
médiat de la signification directe.
d-	 Le parallélisme phono-sémantique
« Phono » signifie son, « sémantique » sens. Le paral-
lélisme phono-sémantique désigne la correspondance
stricte dans l’énoncé de la langue usuelle entre la struc-
ture phonique (ensemble de mots formant une uni-
té de sons, groupe de rythme, unité intonative) et la
structure sémantique (ensemble des mots formant une
unité de sens, groupe de sens, unité sémantique). Au-
trement dit, au découpage fonctionnel du son corres-
pond un découpage parallèle du sens. L’énoncé suivant
peut être découpé en deux sous -ensembles phoniques
correspondant à deux sous-ensembles sémantiques.
« Regarde : le train arrive en gare ».
Il y a ici dans cette phrase deux unités de sons sépa-
rées par la pause (:) correspondant respectivement aux
deux unités de sens entretenant une relation logique
marquée par les deux points ; d’où le parallélisme pho-
no-sémantique qui a son pendant dans le parallélisme
syntaxico-sémantique : deux propositions indépen-
dantes véhiculant ensemble deux unités sémantiques
formant un sens complet.
Voici un second exemple analysé selon la méthode de
Tesnière dans Syntaxe structurale, 1959 :
« Les habitants du village célèbrent la fête de la mois-
son. » //
Les habitants du village : le sujet ou actant 1
Célèbrent : c’est l’action
La fête de la moisson : l’objet ou l’actant 2
Le parallélisme phono-sémantique ou syntaxico- sé-
mantique fait partie de l’identité de la langue usuelle.
Quand nous exigeons de l’élève une lecture expressive,
nous lui demandons de lire en faisant sentir ce paral-
lélisme par le respect de la ponctuation et des groupes
rythmiques ou syntaxiques.
e-	 Règles et Interdits dans la langue usuelle
Il y a un ensemble de règles classiques stabilisées par
l’usage ou codifiées dans la grammaire, la conjugaison,
l’orthographe, les temps et modes de déclinaison des
verbes que la langue usuelle respecte tant qu’elles sont
commodes et favorables à l’élargissement du périmètre
social de la compréhension. Ainsi, y respecte-t-on des
règles d’accord (verbe- sujet ; adjectif- nom), de ponc-
tuation, de concordance des temps etc. Parallèlement,
onapprendraauxélèvesàéviterlarépétitionparlapro-
nominalisation ou la synonymie lexicale, le pléonasme
par la concision des termes, l’obscurité de l’expression
par des mots ou des tournures univoques, l’implicite
des enchaînements logiques par des conjonctions de
coordination ou de subordination etc.
Si la langue usuelle en arrive à bafouer ces règles ou inter-
dits, c’est parce qu’elle les ignore le plus souvent ou que
ceux-là l’encombrent trop. Hormis ces cas exceptionnels,
elle cultive le conformisme contrairement à la langue
poétique.
La langue utilitaire fonctionne en priorité avec les sens
dénotatifs des mots en reléguant au second plan leurs sens
connotatifs. En même temps, elle élabore ses messages
sous le signe de la compatibilité de sens, du parallélisme
phono-sémantique et du respect des règles et interdits
de cette langue pour les besoins de la cohésion sociale.
En cela, elle est l’antipode du langage poétique que nous
allons maintenant explorer.
M.OUMAR NDIAYE,
Inspecteur d’Académie de Louga
L’Utilisation poétique de la langue
L’ECOLEDUDJOLOFFLE 1er JOURNAL SCOLAIRE DEPARTEMENTAL DU SENEGALN° 04 2016100 FCFA
8
Récréation
DETENTE
ANNONCE
Are you ready ?
On Saturday May 14th 2016 Dahra will host the 2nd addition of the
Djoloff English Festival. Come listen to poems, songs, plays, and talks
about issues facing our community. Together we can work towards a
better future!
INFO LINE : 776154095 – 707115351
dioloffestival@gmail.com

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  • 1. L’ECOLEDUDJOLOFFLE 1er JOURNAL SCOLAIRE DEPARTEMENTAL DU SENEGALN° 04 2016100 FCFA COMPRENDRE LE DOMAINE I DU PROGRAMME DE PHILOSOPHIE EN UNE PAGE L’INSPECTION D’ACADEMIE DE LOUGA EN STATISTIQUES L’EXCELLENCE A UN NOM : L’ECOLE ELEMENTAIRE DAHRA MUNICIPALE Meilleure école de la région ADAMA DIA, Major académique au CFEE 2015 Une fois de plus, une nouvelle année scolaire se dévoile comme l’omniprésence du soleil sur les vastes plaines du Bourba atten- dant fièrement les tributs des royaumes vassaux. Pourtant, Ja- mais de mémoire d’homme, une année scolaire, n’aura été aussi chargée d’angoisse et d’incer- titude .En attestent les menaces inopinées des syndicats d’ensei- gnants et l’immobilisme cou- pable des autorités étatiques. En attestent aussi les craintes des parents et l’incompréhension des élèves. Derrière cette année scolaire sauvée in extremis, une seule opinion doit prévaloir entre tous les citoyens sénégalais : plus jamais cela. A force de conflits, les belligérants - syn- dicats d’enseignants et gouver- nement - sont amnésiques à se rappeler de l’écrasante respon- sabilité morale d’être chargé de la formation de la jeunesse de ce pays. Ainsi, ils ne sont plus importunés par les cris stridents des innocents enfants outragés . De l’injustice pour réparer une injustice : cela en est un ! Quoi qu’il en soit, au seuil de la civilisation de la nanotechnolo- gie et de la robotique, avec des djihadistes à ses portes, le Séné- gal ne peut plus se réfugier dans son passé de Nation de la Pen- sée mais doit réinventer l’avenir en passant par une éducation de qualité gage de la paix, de la démocratie et de l’émergence économique. Certainement, cette année sco- laire ne se renouvellera plus jamais et elle ne sera que vague souvenir dans quelques années ; mais j’espère que les généra- tions futures ne se souviendront pas de vous comme les plus grands pourfendeurs de l’école sénégalaise qu’on s’est tant em- ployé à construire. Vous avez le choix, la nation a une exigence : une école apaisée. Sahir NDOYE, Professeur d’Histoire et de Géo- graphie au CEM de Mélakh Coordonnateur du journal. Vivement une année scolaire apaisée ! M.OUMAR NDIAYE Inspecteur d’Académie de Louga reprend la craie : « l’utilisation poétique de la langue soulève quelques questions structurantes » IDRISSA SAMB UN MODELE POUR LA JEUNESSE DU DJOLOFF LE CONSEIL DÉPARTEMENTAL DE LINGUÈRE AU CHEVET DES LYCÉES ET COLLÈGES 1320 livres d’un montant de 6.246.000FCFA offerts 7 RECOMMANDATIONS POUR REUSSIR SON ANNEE SCOLAIRE EDiTORIAL
  • 2. L’ECOLEDUDJOLOFFLE 1er JOURNAL SCOLAIRE DEPARTEMENTAL DU SENEGALN° 04 2016100 FCFA 2 Comme le stipule la dernière réforme ter- ritoriale baptisée Acte III de la décentrali- sation en son article 27 du chapitre II, titré Compétences du département : « le conseil départemental règle par ses délibérations les affaires du département. Le départe- ment a compétence pour promouvoir le développement économique, éducatif, social, sanitaire, culturel et scientifique pour réaliser les plans départementaux de développement et organiser l’aménage- ment du territoire dans le respect de l’inté- grité, de l’autonomie et des attributions des autres collectivités locales …» L’éduca- tion est donc une compétence transférée, et le conseil départemental de Linguère semble bien l’assimiler. Ainsi, il a octroyé aux collèges et lycées du département des fournitures scolaires. Au total 1320 livres pour un montant de 6.246.000FCFA ont été gracieusement offerts aux 6 lycées et 24 collèges d’enseignement moyen que compte le département. La cérémonie de remise de manuels s’est déroulée ce ven- dredi dans la salle de réunion du conseil départemental en présence des autorités administratives, scolaires et élus locaux du dit département. Danssonallocution,leprésidentduconseil départemental, Maître Amadou KA a jus- tifié ce geste par cette phrase choc : « nous sommes convaincus qu’aucune nation ne peut prétendre à une émergence sans pas- ser par l’éducation et le partage des infor- mations.» Poursuivant, le premier citoyen du département de Linguère, par ailleurs PCA du port autonome de Dakar soutient que « l’une des plus grandes évolutions du monde d’aujourd’hui concerne la cir- culation et le partage de l’information au niveau planétaire. Un élève de Téssékéré, à l’instar de celui de Dakar, s’il dispose du matériel approprié, peut recueillir des informations et augmenter ses connais- sances. Nous sommes au cœur de la mon- dialisation son speech, celle des regards croisés. Ainsi les jeunes de tous les pays doivent se l’approprier pour mieux com- prendre le monde d’aujourd’hui et mieux relever les défis de demain » Monsieur Moustapha Sène, proviseur du lycée Alboury Ndiaye et représentant de l’IEF empêché, s’est réjoui de cette dota- tion qui est venue à son heure. Il a magni- fié ce geste, mais a plaidé pour la construc- tion de salles de classe pour désengorger certains établissements des effectifs plé- thoriques. Venu présider la cérémonie, le préfet du département Linguère, Ahmadou Bamba KONE a salué le geste du conseil dépar- temental qui confirme son engagement à améliorer les conditions de travail dans les établissements scolaires. L’exécutif dépar- temental a aussi salué le choix porté sur les disciplines scientifiques. « On ne peut réussir l’émergence tant chantée par le chef de l’Etat sans pour autant passer par les filières scientifiques », avance-t-il. Il a fini par conseiller les autorités académiques de chercher d’autres partenaires pour com- bler le déficit financier et technique. La cérémonie s’est terminée dans une bonne ambiance de sérénité et de calme, ce qui devrait sérieusement inspirer les différents acteurs de l’école sénégalaise. Badé SECK Vie scolaire Aucun secret en la matière, malheureusement : fournissez un minimum d’efforts. Il n’y a pas de quoi en faire un drame : l’école c’est dur mais ce n’est pas la prison ni l’usine. Lisez vos cours chaque soir, rédigez des fiches, participez à tous les contrôles, ne reportez jamais au lendemain ce que vous pouvez faire sur-le-champ …sans le- ver les yeux au ciel ni soupirer s’il vous plait ! Si vous vous contentez de faire ce qu’on attend de vous, vous aurez des résultats corrects. Alors, concentrez-vous sur les consignes et les énoncés. Souvenez-vous de cette équation : une évaluation réussie, c’est 50% de réflexion et 50% d’analyse du sujet. Sans constituer une recette magique infaillible, ces recommandations n’en demeurent pas moins très utiles en ce début d’année scolaire pour guider les élèves de l’élémentaire à l’université dans la voie de la réussite. Recommandation n01: ETRE ORGANISE ! L’organisation est très importante, c’est cela qui va conditionner l’année scolaire. Il est nécessaire d’adopter de bonnes méthodes de travail : -S’avancer dans son travail (quand on finit plus tôt par exemple) -Utiliser les heures de permanence afin d’avoir moins de devoir le soir -Relire les cours de la journée chaque soir afin de fixer ce qui a été dit -Apprendre son cours avant de faire des exercices. Cette méthode permet de mettre en pratique le cours en faisant les exercices et donc de mieux le comprendre. C’est le but principal des exercices que donnent les professeurs. -Il est très important de ne pas se laisser déborder par les chapitres, si c’est le cas, les vacances de Noël ou celles de la jeunesse sont un bon moyen de « se remettre en selle » Recommandation n02 : SUIVRE ATTENTIVEMENT LES COURS ! Ce point est pri- mordial, être attentif en cours permet de passer moins de temps à apprendre ses leçons le soir. De plus, pour les élèves qui ont une mémoire auditive, cela permet de mieux fixer les connaissances et à nouveau, de gagner du temps. Recommandation n03 : TRAVAILLER EN GROUPE ! Cela peut être une bonne mé- thode d’apprentissage. En effet, les explications d’un (e) autre élève sur le cours peuvent éclairer. D’autre part, expliquer à d’autres élèves permet de fixer ses connaissances Recommandation n04: FOURNIR UN TRAVAIL REGULIER ! Il faut travailler réguliè- rement afin de comprendre et maitriser ses cours. Un élève qui découvre ses cours la veille d’un contrôle n’est pas organisé .De plus, les leçons apprises la veille d’un contrôle ne donnent pas les connaissances solides, tandis que si on relit régulièrement son cours le soir on fixe les connaissances .Le but de l’école est de fournir aux élèves des éléments de base mais aussi une culture générale nécessaire plus tard dans la vie active. Recommandation n05 : DECONNECTER LES RESEAUX SOCIAUX : Vous voulez réussir votre année scolaire, il va falloir limiter les réseaux sociaux qui deviennent une véritable addiction pour la majorité des jeunes. Fixez-vous un planning avec la durée de temps que vous accordez à ce genre de réseaux. De même quand vous commencez à réviser vos cours il va falloir impérativement ne pas envoyer de sms, regarder peu Face- book, etc. Votre esprit doit être à 100 % sur vos cours. Un peu de d’effort, je vous assure que c’est faisable ! Recommandation n06: FAIRE DES FICHES ! Faire des fiches est pour moi le conseil le plus important! En demandant à différents majors de promotion leur méthode mi- racle pour être le premier de la classe, nous avons remarqué que tous avaient la même méthode : faire des fiches ! L’avantage avec cette méthode est qu’une fois la période des compositions ou examens arrivée, vos fiches seront prêtes et vous n’aurez qu’à les relire contrairement aux autres élèves qui eux découvrent à peine leur cours. Avec cette méthode vous gagnez beaucoup de temps et vous maitriserez à la perfection votre cours ! Recommandation n07: ETRE ASSIDU ! Etre présent en cours, cela peut paraître bête comme conseil et pourtant il a toute son importance. Pour réussir son année scolaire, il faut de la régularité, être tous les jours présents physiquement mais également morale- ment ; c’est-à-dire que votre corps et votre esprit sont en classe et pas ailleurs .On évite de penser à autre chose qu’au cours et de discuter avec son voisin. Comme vous l’aurez compris, la réussite n’est pas forcément liée au temps que l’on passe sur ses cours et devoirs mais plutôt à l’efficacité de la (des) méthode (s) que l’on applique. La rédaction 7 RECOMMANDATIONS POUR REUSSIR L’ANNEE SCOLAIRE L’ECOLE DU DJOLOF EQUIPE REDACTIONNELLE SAHIR NDOYE COORDONNATEUR DU PROJET AHMADOU BAMBA TOURE COORDONNATEUR ADJOINT BADE SECK COORDONNATEUR DE LA REDACTION BIRAME SOW SECRETAIRE DE LA REDACTION MAMADOU LAMINE NDIAYE PHOTOS MONSIEUR BAO POINT FOCAL LINGUERE MM. GASSAMA, MASSAMBA THIANE DRTS, COLY CONSEILLERS CONTACTS : 775208022 / 705753274 email : onclesah@yahoo.fr LE CONSEIL DEPARTEMENTAL AU CHEVET DES LYCEES ET COLLEGES DE LINGUERE
  • 3. L’ECOLEDUDJOLOFFLE 1er JOURNAL SCOLAIRE DEPARTEMENTAL DU SENEGALN° 04 2016100 FCFA 3 Vie scolaire EXAMEN 2015, L’INSPECTION D’ACADEMIE DE LOUGA EN CHIFFRES STATISTIQUES CFEE OPTION FRANCAISE – 2015EXAMEN  2015,  l’INSPECTION  D’ACADEMIE  DE  LOUGA  EN  CHIFFRE   STATISTIQUES  CFEE  OPTION  FRANCAISE    –  2015     IEF   INSCRITS   PRESENTS   ADMIS   TAUX  PRESENT   TAUX  ADMIS   Filles   Garçons   Total   Filles   Garçons   Total   Filles   Garçons   Total   Filles   Garçons   Total   Filles   Garçons   Total   KEBEMER     1767   1392   3159   1692   1341   3033   520   476   996   95,76   96,34   96,01     30,73   30,50   32,84   LINGUERE   2340   1581     3921   2201   1495   3696   658   592   1250   94,06   94,58   94,26   29,90   39,60   33,82   LOUGA     3195       2480     5675   3089   2408   5497   928   836   1704   96,68   97,10   94,86     30,04   34,72   32,09     IA-­‐LOUGA   7302   5453   12755   6982   5244     12226   2106   1904   4010   95,62   96,17   95,85   30,16   36,31   32,80   STATISTIQUES  CFEE  OPTION  ARABE  -­‐  2015     IEF   INSCRITS   PRESENTS   ADMIS   TAUX  PRESENT   TAUX  ADMIS   Filles   Garçons   Total   Filles   Garçons   Total   Filles   Garçons   Total   Filles   Garçons   Total   Filles   Garçons   Total   KEBEMER     56   70   126   56   69   125   6   15   21   100.00   98.57   99.21   10.71   21.74   16.80   LINGUERE   110     111   110   110   110   220   20   26   46   100.00   99.10   99.55   18.18   23.64   20.91   LOUGA   224     221   445   215   215   436   50   68   118   98.66   97.29   97.98   22.62   31.63   27.06   IA-­‐LOUGA   390     402   792   294   394   781   76   109   185   99.23   98.61   98.61   19.64   27.66   23.69   STATISTIQUES  GENERAL  CFEE  -­‐  2015     IEF   INSCRITS   PRESENTS   ADMIS   TAUX  PRESENT   TAUX  ADMIS   Filles   Garçons   Total   Filles   Garçons   Total   Filles   Garçons   Total   Filles   Garçons   Total   Filles   Garçons   Total   KEBEMER     1823   1462   3285   1748   1410   3158   526   491   1017   95.89   96.44   93.13   30.09   34.20   32.20   LINGUERE   2450   1692   4142   2311   1605   3916   678   618   1296   94.86   94.86   94.54   29.34   38.50   33.09     LOUGA   3419     2701   6120   3310   2623   5933   978   914   1882   96.94   97.11   96.94   29.55   34.46   31.72   IA-­‐LOUGA   7692     5855   13547   7369   5638   13007   2182   2013   4195   95.80   96.01   96.01   29.61   35.70   32.25   STATISTIQUES  BFEM    -­‐  2015       ZONES   INSCRITS   ADMIS  D’OFFICE   ADMISSSIBLES   T.ADMIS  APRES  2ND   GPE   T.ADMIS  DEFINITIFS   F   G   T   F   G   %   F   G   %   F   G   %   F   G   T   %     I   E   F       L   I   N   G   U   E   R   E     BIRAME  SECK  FR   123   95   218   9   22   14   50   40   42   41   35   84   50   57   107   50   BIRAME  SECK  AR   4   7   11   1   5   55   2   2   36   2   2   100   3   7   10   91   BIRAME  SECK  (FR+  AR)   127   102   229   10   27   16   52   42   41   44   36   85   54   63   117   52   LYCEEE  ALBOURY  NDIAYE   123   118   241   16   34   22   43   52   41   43   52   100   59   86   145   63   LINGUERE  DIAMBOR   115   142   257   6   23   11   26   31   22   26   31   100   32   54   86   34   CEM  BARKEDJI   56   62   118   2   7   8   17   20   34   9   8   46   11   15   26   24   GASSANE   61   49   110   15   16   29   22   19   38   19   22   100   34   38   72   67   Centre  secondaire  de  KADJI   47   38   85   12   9   25   12   33   53   19   19   84   31   28   59   69   Centre  secondaire  de  DODJI   29   16   45   3   4   16   11   8   43   12   8   100   15   12   27   61   Centre  secondaire  de  LABGAR   22   23   45   2   7   22   5   7   29   5   7   100   7   14   21   51   Centre  secondaire  de  THIEL   26   26   52   9   18   52   7   7   27   7   7   100   16   25   41   79   LYCEE  ex  CEM1  DAHRA   115   102   217   19   40   28   42   38   38   42   38   100   61   78   139   66   DAHRA  MBAYENE   141   115   256   6   15   9   20   27   19   18   25   91   24   40   64   26   MAGATTE  NDIAYE   85   123   208   11   19   15   14   35   24   14   35   100   25   54   79   39   SIDY  ALBOURY  NDIAYE   161   96   257   16   13   12   64   34   39   64   34   100   80   47   127   51   CEM  DAHRA  COMMUNE  FR   113   72   185   15   13   16   9   8   10   9   8   100   24   21   45   25   CEM  DAHRA  COMMUNE  AR   20   29   49   3   13   33   6   10   33   6   10   100   9   23   32   65   CEM  DAHRA  COMMMUNE  (FR+  EFA)   133   101   234   18   26   19   15   18   15   15   18   100   33   44   77   34   CEM  SAGATTA  DJOLOFF   96   54   150   8   5   9   22   17   27   22   17   100   30   22   52   36   MBEULEUKHE   73   79   152   5   17   15   11   25   24   11   25   100   16   42   58   39   Centre  secondaire  de  BOULAL   46   46   92   9   14   25   17   14   34   17   14   100   26   28   54   59   Centre  secondaire  de  DEALY   27   32   59   0   4   7   3   8   19   3   8   100   3   12   15   25   TOTAL  IEF  LINGUERE   1483   1324   2807   167   298   17   403   435   31   390   404   95   557   702   1259   46   TOTAL  IEF  KEBEMER   1310     1140   2450   179   259   18     391   366   32   343   304   85   522   563   1085   45   TOTAL    IEF  LOUGA   2418   1917   4335   276   303   14   619   559   28   562   491   89   838   794   1632   39   TOTAL-­‐  IA-­‐LOUGA   5211   4381   9592   622   860   16   1413   1360   30   1295   1199   90   1917   2059   3976   42.78         STATISTIQUES  DES  ETABLISSEMENTS  DU  DEPARTEMENT  DE  LINGUERE    BAC  –  2015     ETABLISSEMENTS   PRESENTS   TOTAL  ADMIS   Garçons     Filles     Total  présents     Garçons   Filles   Total  admis   Pourcentage   LYCEE  DAHRA  1  Ex   LYCEE  MODERNE    DE   DAHRA     179   166   345   79   73   152   44.06   LYCEEE  DE   MBEULEUKHE   46   31   77   22   8   30   38.96   LYCEE    DE  SAGATTA   DJOLOFF   36                       22   58   11   5     16   27.59     LYCEE  ALBOURY  NDIAYE   263   218   481   103   65   168   39.93   LYCEE  DAHRA  Ex  CEM  1   190   96   286   49   54   103   36.01                                                                                                                                                                                                                                              BAC-­‐2015  INSPECTION  D’ACADEMIE  DE  LOUGA     IEF   INSCRITS   PRESENTS   ADMIS   TAUX  ADMIS   Garçons   Filles   Total   Garçons   Filles   Total   Garçons   Filles   Total   Garçons   Filles   Total   KEBEMER     484   401   885   483   394   877   259   164   423   53.62   41.62   48.23   LINGUERE   802     544   1346   714   533   1247   264   205   469   36.97   38.46   37.61   LOUGA   807            775   1582     804   768   1572   321   251   572   39.93   32.68   36.39     IA-­‐LOUGA   2093   1720   3813   2001   1695   3696   844   620   1464   42.18   36.58   39.61     TOP  10  DES  MEILLEURS  ETABLISSEMENTS  ELEMENTAIRES  DE  L’INSPECTION  D’ACADEMIE  DE  LOUGA  CFEE  2015   CLASSEMENT   ETABLISSEMENTS   IEF   STATUT   TOTAL   PRESENTS   TOTAL   ADMIS   TAUX   1e   DAHRA   MUNICIPALE   LINGUERE   PUBLIC   55   55   1OO  %   2e   SERIGNE  KHALID   MBACKE   KEBEMER   PUBLIC   34   34   100  %   3e   LES  AMIS  DE   FRANCO   LINGUERE   PRIVE   29   28   96,55  %   4e   NDANDE  3   KEBEMER   PUBLIC   36   34   94,44  %   5e   SAINTE  MARIE   LOUGA   PRIVE   83   70   84,34  %   6e   NDANDE  2   KEBEMER   PUBLIC   29   24   82,76  %   7e   LES  CRACKS   LOUGA   PRIVE   70   55   78,57  %   8e    TOUBA  SERAS   LOUGA   PUBLIC   55   39   78,00  %   9e   GROUPE  SCOLAIRE   EXCELLENCE   LOUGA   PRIVE   34   26   76,47  %   10e   NDAWENE   DETHIALAW   LOUGA   PUBLIC   25   19   76,00%   TOP  10  DES  MEILLEURS  FILLES  DE  L’INSPECTION  D’ACADEMIE  DE  LOUGA  CFEE  2015   CLASSEMENT   PRENOM  ET   NOM   ETABLISSEMENTS   IEF   ECRIT      POINTS   1e   ADAMA  DIA   DAHRA   MUNICIPALE   LINGUERE   283,50   283,50   2e   GADE  NGOM   SERIGNE  KHALID   MBACKE   KEBEMER          276,25   276,25   3e   SOKHNA  KANE   FALL     LES  AMIS  DE   FRANCO   LINGUERE   276,25   276,25   4e   MÉTOU  DIA   DAHRA   MUNICIPALE   LINGUERE   272,50   272,50   5e   ANNA  DIONE   SANTHIE  MERINA   LOUGA   270,50   270,50   6e   BASSINE  KA   DAHRA   LINGUERE     267,50   267,50     IA-­‐LOUGA   2093   1720   3813   2001   1695   3696   844   620   1464   42.18   36.58   39.61     TOP  10  DES  MEILLEURS  ETABLISSEMENTS  ELEMENTAIRES  DE  L’INSPECTION  D’ACADEMIE  DE  LOUGA  CFEE  2015   CLASSEMENT   ETABLISSEMENTS   IEF   STATUT   TOTAL   PRESENTS   TOTAL   ADMIS   TAUX   1e   DAHRA   MUNICIPALE   LINGUERE   PUBLIC   55   55   1OO  %   2e   SERIGNE  KHALID   MBACKE   KEBEMER   PUBLIC   34   34   100  %   3e   LES  AMIS  DE   LINGUERE   PRIVE   29   28   96,55  %   MUNICIPALE   7e   DIEYLA  DIOP   SERIGNE  KHALID   MBACKE   KEBEMER   266,00   266,00   8e   FATIMATA  SOW   DAHRA   MUNICIPAL   LINGUERE   266,00   266,00   9e   NDOUMBE  FALL   LOUGA  2   LOUGA   263,25   263,25   Source  :  Inspection  d’Académie  de  Louga  !  Sincères  remerciements  à  Mouhamadou  SOW  Correspondant  informatique  IA/Louga  et  M.NIANG,  BEMSG  IA/Louga    
  • 4. L’ECOLEDUDJOLOFFLE 1er JOURNAL SCOLAIRE DEPARTEMENTAL DU SENEGALN° 04 2016100 FCFA 4 Un réseau social désigne un ensemble de personnes réu- nies par un lien social. A la fin des années 1990, des ré- seaux sociaux sont apparus sur internet, réunissant des personnes via des services d’échanges personnalisés, cha- cun pouvant décider de lire les publications de tel ou tel autre utilisateur. Ainsi, ils permettent de relier des amis, votre famille, des collègues de travail, des camarades de classe ou d’autres personnes. Ils peuvent aussi permettre d’envoyer des messages, des vidéos, des photos, des mes- sages et des pistes audio plus facilement. Aujourd’hui, 15 (twitter,linkedin,myspace,viadeo,instagra m,badoo, imo, viber,skype…) de ces réseaux ont atteint la barre fatidique des 100 millions d’utilisateurs. Mais, facebook est le premier réseau dépassant les 1,23milliard d’utilisateurs actifs mensuels. Malheureusement, la jeunesse constitue la majeure par- tie des utilisateurs de ces réseaux surtout dans les pays en voie de développement comme le Sénégal. D’après l’en- quête de l’Agence de Régulation des Télécommunication et des Postes (ARTP), aujourd’hui, à 10 ans, un enfant sur quatre possède un téléphone portable. Ils sont huit sur dix à l’adolescence et y passent des heures voire des journées à se connecter aux différents réseaux sociaux, à regarder des vidéos sordides ou à écouter de la musique. Ainsi, ils perdent beaucoup de temps inutilement. Etant donné que le temps est très cher, ils pouvaient consacrer ces heures perdues à la lecture, aux exercices et la recherche afin de relever leur niveau. Nos camarades élèves devraient penser sérieusement à réduire drastiquement le temps qu’il passe sur internet et s’engager davantage dans les études car nous pensons que si le niveau des élèves est jugé faible, ce fléau y a contribué en grande partie. Mais pour régler cette problématique, les parents aussi doivent jouer pleinement leur rôle. Et cela passe par l’in- terdiction formelle de la possession de portable aux en- fants et un contrôle régulier de l’utilisation de ce dernier par les adolescents. De plus, au niveau des écoles les surveillants et les chefs d’établissement doivent veiller à l’application du règlement intérieur consistant à interdire l’utilisation et la détention de téléphone portable dans l’enceinte des écoles. Enfin des campagnes de sensibilisations sur l’utilisation responsable des téléphones portables et des Smartphones doivent être organisées dans les établissements scolaires et relayées à travers les médias parce qu’au-delà des ado- lescents, c’est une question qui intéresse l’ensemble de la population sénégalaise. Dans le monde actuel, chaque minute est aussi précieuse que de l’or. Et un pays sous dé- veloppé comme le Sénégal ne peut pas se permettre d’en perdre. Moins de clic, tous au travail pour de meilleurs résultats scolaires et un Sénégal émergent. Par Mor Talla Talla TL’ B, lycée de Dahra Certains disent que c’est la fin du monde. Quelle terrible prophétie ? Le spectacle est affreux. La mort succède à la mort, la mort annonce la mort. Partout, dans tous les continents, aux fins fonds du globe, la mort rôde, sourit et terrasse. Elle a trouvé son arme de prédilection, enfin elle pos- sède l’arme fatale : le terrorisme. Sommes- nous devenus fous ? Peut-on désirer le tré- pas à ce point ? Le monde bascule. La bataille désormais est d’ordre dogmatique. Le climat de la ter- reur envahit le monde. Mais au fait à quoi est dû ce désastre de l’humanité ? Il serait difficile de donner une réponse juste. Tou- jours est-il que la haine est le fondement de tout. La haine de l’autre, de sa culture de sa religion de sa couleur provoque la stig- matisation pour verser dans la margina- lisation. L’humaine nature disparait pour faire place à la bestialité. C’est l’ère de la déshumanisation. Encore est-il que le mot terrorisme semble se définir comme un ensemble d’actes de violence (attentats, prises d’otages, kidnappings…) commis par une organisation pour créer un climat d’insécurité, pour exercer un chan- tage sur un gouvernement, pour satisfaire une haine à l’égard d’une communauté, d’un pays, d’un système. Aujourd’hui je me demande que sont devenues les jeunes lycéennes enlevées sauvagement par ces montres de Bokko Haram ? Pourquoi le Mali terre de paix vit sous la psychose des attentats ? Mais que veut dire Etat isla- mique, al Quaida. Ces groupes d’individus qui se cachent derrière leur cagoule et prétendent être le bras armé d’une religion qui signifie et symbolise la paix. Grande est ma tristesse lorsqu’on parle de printemps arabe alors que la Tunisie, l’Egypte, l’Algérie, la Syrie reçoivent tout le temps leur lot de désolation. Mapeurestgrandelorsquedesjeunessontenrôléscomme soldats pour un ultime combat d’attentat suicide au nom de la religion. Et ils recrutent, usant de la manipulation pour assouvir des désirs ou goût de sang. Je comprends enfin toute la ri- chesse que renferme cette pensée de Thomas Hobbs : « l’homme est un loup pour l’homme ». La tyrannie du terrorisme impose sa loi. Elle avance, elle gagne du terrain. Elle touche nos sociétés et détruit nos familles. C’est le plus grand drame de notre siècle. Elle est pire que les deux grandes guerres du vingtième siècle . Et pourtant on aurait dû apprendre de cette catas- trophe du passé. Seulement nous oublions et à chaque fois nous nous détruisons. Mon seul espoir est que cela cesse. Le seul pouvoir que je possède est de parler et d’écrire. Mes armes sont ma voix et ma plume. Alors que l’on m’entende et que l’on me comprenne car mon désir est de retrouver un monde libéré de la haine, un monde sevré du terrorisme. Je veux, enfin, un monde où le jeune musulman marchera à côté du juif pour retrouver le frère chrétien. Je veux un monde où personne ne sera étiqueté à cause de sa couleur, de son appartenance, de sa couleur. Oh seigneur ! Un monde de liberté définitivement aboli de la terreur. Mariama Ka TL2, Lycée de Dahra Ecole des Thèmes L’INCIDENCE DES RESEAUX SOCIAUX SUR LES RESULTATS SCOLAIRES LE TERRORISME LA PLAIE DU XXIÈME SIÈCLE
  • 5. L’ECOLEDUDJOLOFFLE 1er JOURNAL SCOLAIRE DEPARTEMENTAL DU SENEGALN° 04 2016100 FCFA 5 Modèle du Djoloff ENTRETIEN «Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années». Cette réplique de Rodrigue de la scène 2 de l’acte II du classique œuvre Le CID de Corneille semble être prononcée pour résumer la vie de Monsieur Idrissa Samb. Issu d’une famille modeste, il a compris très tôt que la vie ne lui a pas fait de cadeau et qu’il devra, se battre plus que les autres pour réussir. Donc rien, dans le dessein de ce jeune cadre n’est dû au hasard ni à la chance. Il doit tout à son amour du travail, son engagement, sa rigueur et son intrépidité. Ce gentleman au sens premier du terme (Homme distingué, d’une parfaite éducation) est né à Dahra il y a trente-six ans. Il a fait ses études primaires à l’école élémentaire Dahra Mbayenne où il décroche son premier diplôme le Certificat de Fin Etude Elémentaire en 1994. Il est orienté au CEM de Dahra, actuel lycée Dahra 1 où il décroche son Brevet de Fin d’Etude Moyen en 1998. Le jeune prodige va s’exiler au lycée Valdiodio Ndiaye où il poursuit ses prouesses. En juillet 2001, il y décroche son baccalauréat. Le sésame en poche, il s’ins- crit à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Quatre an- nées d’études lui suffiront pour décrocher une maitrise en sciences économiques option Analyse et Politiques Eco- nomiques en 2005. Ambitieux, le jeune Djoloff-djoloff ne s’arrête pas en si bon chemin. Entre 2005 et 2006, il intègre un Programme de Troisième Cycle Interuniversi- taire (PTCI) qui regroupe tous les pays d’Afrique franco- phone. Ce programme sera sanctionné par un Diplôme d’Etude Approfondie (DEA) Option Finances Publiques. Pourtant le meilleur est à venir car il est admis à la pres- tigieuse Ecole Nationale d’Administration du Sénégal où il sort avec le grade d’inspecteur des impôts et domaines en 2009. Ce cursus scolaire exceptionnel est couronné par une jeune et riche carrière professionnelle. 2009-2013 : Inspecteur des impôts et domaines au centre des services fiscaux des Parcelles Assainies (Chef du bu- reau de la fiscalité) 2013-2016 : Inspecteur des impôts et domaines au centre des services fiscaux de Dakar Plateau (Chef d’unité de gestion no 2, 3 et 4) Un parcours vraiment atypique ! Mais cette réussite so- cioprofessionnelle n’a pas réussi à éroder les qualités hu- maines de l’homme qui est resté pieux, humble, courtois et très généreux. Par ailleurs Idy, comme l’appellent affec- tueusement ses proches, est un homme très engagé à côté de la jeunesse du Djoloff plus particulièrement celle de Dahra. Et les nombreux parrainages des activités de Jeu- nesse à son égard en sont une parfaite illustration. Apolitique, du moins jusqu’à la publication de ce portrait, Idrissa est marié et père de deux enfants. Cet homme qui a franchi tous les obstacles, relevé tous les défis, pour sor- tir d’une situation difficile et se hisser au sommet de la hiérarchie sociale sénégalaise, est sans aucun doute une référence, un modèle pour toute la jeunesse de ce pays. Jeunes du Djoloff, l’exemple est là, à cœur vaillant rien d’impossible. La rédaction Quel a été l’apport de l’école dans votre vie sociale et professionnelle ? Issue d’une famille démunie, au-delà de l’éducation re- çue de mes parents, l’école a fait de moi ce que je suis devenu aujourd’hui. Il me plait de dire que les difficultés rencontrées ne peuvent pas être un frein à la réussite et que l’école est un véritable moyen d’ascension sociale. Ainsi, elle m’a permis de devenir un cadre supérieur de la hiérarchie A de l’administration sénégalaise, un inspecteur des impôts et domaines épanoui et fier de servir le pays qui lui a tout donné. Tout ceci pour vous dire que les pouvoirs pu- blics doivent aider l’école sénégalaise à devenir ce qu’elle a toujours été : un tremplin vers la réussite socioprofessionnelle de tous les Séné- galais quelle que soit leur origine sociale. Qu’est ce qui explique votre engagement aux côtés de la jeunesse du Djoloff ? D’abord, je suis un jeune comme la majeure partie de la population du Djoloff et je me retrouve naturellement en eux. Le dévouement de la jeunesse du Djoloff n’est plus à démontrer car on la retrouve dans tout le tissu politico- économique de notre pays et même en dehors de nos frontières. Mon engagement aux côtés de cette jeunesse est d’abord morale car je dois ma réussite à ce terroir .Il me parait normal d’essayer tant soit peu, de rendre la pièce de sa monnaie à la belle région géographique du Ferlo surtout à la frange jeune constituée par les élèves et étudiants. Pouvez-vous rappeler un fait marquant de votre parcours scolaire ? Il y’en a eu tellement ! J’en citerai deux qui m’ont profon- dément marqué. A l’école élémentaire, mes frères et moi étaient renvoyés pour défaut de paiement des droits d’inscription qui s’élevait a 1000fCFA. A cette époque, mes parents pei- naient à joindre les deux bouts. L’autre fait marquant : c’est lorsque j’avais réussi au concours d’entrée à l’Ecole Nationale d’Administration. Ce fut un jour mémorable ! Voyez entre l’’exclusion pour défaut de droits d’inscrip- tion et ma réception à la plus prestigieuse école du Séné- gal, il y a eu un parcours extrêmement diffi- cile. La réussite est donc au bout de l’effort et les conditions de vie, si exécrables soient-elles, ne peuvent justifier l’échec. Quel appel lancez-vous à la jeunesse du Djo- loff ? L’appel est simple. Le Djoloff a besoin de vous, les parents ont besoin de vous. Pour répondre à ces défis je leur demande de pousser le plus loin possible les études car nous sommes dans un monde compétitif et très sélectif. Pour espé- rer s’en sortir, il faut un bon niveau académique et pro- fessionnel en plus des diplômes. Persévérer car tant qu’il y a la vie, il y a de l’espoir. La rédaction IDRISSA SAMB «La réussite est donc au bout de l’effort et les conditions de vie, si exécrables soient elles, ne peuvent justifier l’échec.» UN PARCOURS ATYPIQUE
  • 6. L’ECOLEDUDJOLOFFLE 1er JOURNAL SCOLAIRE DEPARTEMENTAL DU SENEGALN° 04 2016100 FCFA 6 DJOLOFFenmouvement N ombre d’appréciations et de dépréciations sont au- jourd’hui voire depuis tou- jours formulées sur la philo- sophie. En effet, depuis son avènement, certains estiment qu’elle est un faisceau de lumières qui participe à l’illumi- nation de l’existence humaine ; d’autres sou- tiennent qu’elle doit être tout bonnement boutée hors de la société au regard de son inefficacité face aux urgences quotidiennes. Avant de démêler le vrai du faux dans ce dé- bat sur les sens de la philosophie, cherchons d’abord à avoir une idée sur ce qu’elle est ou sur ce qu’elle n’est pas. Pour ce faire il est op- portun de traiter de ces questions : Qu’est-ce que la philosophie ? Où et quand a-t-elle vu le jour ? Pourquoi son apparition ? A-t-elle, de nos jours, sa raison d’être ? Ces préoccupations sont, pour l’essentiel, prises en charge par le domaine 1 du pro- gramme de philosophie intitulé Réflexion philosophique. A la première question retenons-le d’emblée qu’elle est plus qu’importante en ce sens qu’elle nous permet de mettre en évidence les caractéristiques de la philosophie mais aussi la plus redoutable. En effet, un débat s’est installé sur l’acception qu’il convient de donner au vo- cable philosophie. Chaque philosophe le conçoit de façon singulière. Ce qui explique le manque d’unanimité, d’entente sur sa définition. Ce désaccord se comprend par la diversité des objets de réflexion de la philosophie, par la diversité des systèmes philosophiques par- tant des points vue. Toutefois, faisons appel à son étymologie pour voir qu’est réellement cette discipline. Il est formé de Philein (aimer) ou philia (amour) et de sophia (sagesse, savoir). De là, on retient que la philosophie est amour de la sagesse. L’amour suppose le manque, le vide et provoque par ricochet le désir de posséder la chose désirée. En ce qui nous concerne c’est la sagesse qui est désirée. Comment faire pour combler ce vide, satis- faire ce manque existentiel? Pour ce faire, le philosophe s’arme de raison, de l’esprit critique, d’interrogations et surtout de courage pour aller à la quête du savoir. Ce qui nous permet de retenir que la philosophie est une activité rationnelle, personnelle qui se particularise aussi par ses interrogations sans fin sur la fiabilité des vérités traditionnelles, sur celle de la pensée commune. Elle est aussi interrogation sur nos connaissances. Ce qui fait de la philosophie une discipline critique. C’est cette conception de la philosophie comme acti- vité de réflexion que Descartes a voulu mettre en relief dans ce propos : « je pris l’entière résolution de rejeter comme fausses toutes les opinions que j’avais jusqu’alors reçues en ma créance afin d’en remettre d’autres meilleures ou bien les mêmes lorsque je les aurai ajustées au niveau de ma raison ». Philosopher, c’est donc penser par soi. Où une telle attitude fut tenue pour la première fois ? Un tel effort a été, pour la majorité des historiens de la philosophie, déployé en Grèce précisément dans les cités ioniennes et au VIème avant Jésus Christ. A cette origine chro- nologique, on peut ajouter celle dite logique ou intellectuelle. En clair, la philosophie n’a pas vu le jour du néant. Il n’y a de connaissance ex nihilo. Bien avant elle, la Grèce était fortement marquée par le discours mythique. Celui-ci est un récit populaire qui se reconnaît par l’intervention d’être surnaturels ou des divinités dans l’explication des phé- nomènes naturels et humains. C’est cette présence des divinités qui faisait du mythe un récit sacré. Quelque chose est dit sacré lorsqu’il ne peut faire l’objet d’une critique, d’une contestation, d’une violation. C’est dans cette « overdose du sacré » (Michel Onfray) que les présocratiques, à la tête desquels nous avons Thalès, vont engager la lutte contre la pensée mythique. Il s’agit pour ces premiers physiciens de rendre compte de l’ordre du monde sans référence à des divinités. L’attitude qu’ils promouvaient était, face à un phénomène naturel, de s’étonner d’abord, ensuite de se poser des questions et enfin de chercher, personnellement, à les répondre. Ce qui encouragea Platon à dire que « la phi- losophie est fille de l’étonnement ». S’étonner, c’est éprouver de la surprise devant quelque chose d’inhabituel, d’étrange. Certes dans le mythe, on s’étonnait. Mais l’étonnement était suivi d’un sentiment de crainte qui provoquait la soumission aux dieux et le recours à des sacrifices pour les honorer alors qu’en philosophie l’étonnement suscite le question- nement. Cette rupture enclenchée par les présocratiques sera portée à son sommet par le couple Socrate/Platon. Mais l’esprit de ce temps-là était peu préparé à accepter la pensée rationnelle. Ce qui fit de la philosophie une pilule difficile à avaler par une société à la conscience foncièrement mythique. Malgré tout, Socrate va perpétuer l’héritage de ses devanciers en invitant ses concitoyens à faire confiance au pouvoir de leur raison. C’est ce qu’il expérimente à travers la maïeu- tique. Cet « art d’accoucher l’esprit» était un moment privilégié, pour Socrate, d’ame- ner ses interlocuteurs à prendre conscience de leur ignorance à travers un jeu question/ réponse. Il désarçonnait, dans nombre de cas, ses interlocuteurs. Mais l’autocritique est une condition sine qua non pour se mettre dans les dispositions de philosopher. Mais ce projet de Socrate est considéré, par ses détracteurs, comme une offense aux dieux une volonté de discréditer la tradition. Son abné- gation à faire naître ¨un nouveau type d’athénien¨ à la conscience libérée des chaînes du mythe a eu raison de lui. Il sera condamné à boire la Ciguë en 399 av. Jésus Christ. Son assassinat renforça son aura et participa à la réalisa- tion de son objectif : que chacun pense par soi-même. Ce qui a mis hors-jeu la pensée commune, la doxa ce savoir fondé sur ce que Heidegger appelle le ¨ON¨. Ainsi c’est l’insatisfaction née des premières formes d’explication du monde qui a motivé l’avènement de la pensée philosophique. Il faut toutefois noter que le logos n’a pas totalement supprimé le muthos. Même s’ils sont utilisés pour assister un discours philo- sophique qui s’essouffle, le mythe de la Caverne (sur la différence entre le monde sensible et celui intelligible) et le mythe d’Er (sur l’immortalité de l’âme) tous deux exposés dans la République de Platon, le rationaliste, témoignent de la difficulté à jeter par-dessus bord le mythe. Comme le montre Georges Gusdorf dans Mythe et métaphysique, le mythe relève de quelque chose de très profond car l’homme a besoin aussi d’une croyance. Par ailleurs, la mise à mort de Socrate se comprend aussi par une méconnaissance des athé- niens des finalités de la philosophie. Car, comme l’a précisé Emile Chartier « il était moins l’adversaire des représentations collectives que le fondateur de la raison. » Cette méconnaissance des objectifs de la philosophie est plus que jamais actuelle. Notre époque est marquée par l’omniprésence de la science moderne. Son efficacité re- marquée fait penser à certains que la philosophie n’a pas sa raison d’être : tout ce dont l’homme a besoin la science le lui l’apporte. Sans doute l’amélioration de l’existence doit énormément à la technoscience. C’est ce qu’on constate dans des domaines aussi variés que les technologies de l’information et de la communication (tic), la biotechnologie, le transport, l’agriculture,… Mais a-t-on raison de comparer cette science à la philosophie ? Ces avancées précipitent-elles la philosophie dans la décadence ? A la première question il n’est pas juste de comparer la philosophie avec la science car elle n’est pas un savoir encore moins la technique qui cherche à transformer la nature. Elle est au contraire une attitude, une manière d’être, un comportement. Quant à la seconde, le non philosophe, l’homme du sens commun répond sans ambages que la philosophie doit disparaître parce qu’elle n’est d’aucun apport pratique face aux urgences de notre temps. Mais le génie scientifique n’est pas que pour le meilleur. Il est aussi pour le pire. La science est aujourd’hui la source des problèmes qui compromettent la vie humaine. Parmi ces pro- blèmes on peut citer le clonage reproductif en vue, l’euthanasie, les armes de destructions massives, la destruction continue de la couche d’ozone, la perte des valeurs due aux tics qui transforment le monde en une maison planétaire. Ce manque de maîtrise du pouvoir de la technoscience fait que l’homme est devenu l’artisan de sa propre destruction, de son propre anéantissement. Ces méfaits mobilisent la philosophie en vue de conscientiser cette science devenue omnipotente. En clair, dans une dimension éthique, la philosophie suggère qu’il ne faut pas appliquer tout ce qui est techniquement réalisable. C’est ce statut de discipline d’éveil qui lui assure la survie. Ainsi les dérapages technoscientifiques sus- citent des questions éthiques qui maintiennent en vie la philosophie. Par ailleurs, « l’homme ne vit pas que de pain. » affirme Jostein Gaarder dans Le Monde de Sophie. L’homme ne peut rester sans se poser des questions métaphysiques donc philosophiques telles que : D’où venons-nous? Où allons-nous ? Quel est le sens de la vie ? Qu’est-ce qui justifie notre présence au monde ? Y a-t-il ou non une vie après la mort ? Qu’est-ce que l’avenir nous réserve ? Qu’est-ce qui explique l’attachement sans précédent à la religion ? De telles questions ne préoccupent pas la science moderne alors qu’elles restent fondamentales parce que liées à l’existence humaine. C’est ce que semble dire Husserl en ces termes: « Dans la détresse de notre vie, cette science n’a rien à nous dire. Les questions qu’elle exclut par principe sont précisément les questions les plus brûlantes à notre époque malheureuse pour une humanité abandonnée aux bouleversements du destin. » Autant dire que la philosophie continuera à exister dans ce monde marqué par des révolutions populaires, notées ça et là, réclamant plus de liberté, par une détériora- tion des rapports avec autrui, par un repli identitaire sans précédent mais aussi et surtout un retour en force de la religion qui frôle le fanatisme. Mamadou Aliou BALDE Professeur de philosophie Lycée Alboury NDIAYE de Linguère COMPRENDRE LE DOMAINE I DE LA PHILOSOPHIE
  • 7. L’ECOLEDUDJOLOFFLE 1er JOURNAL SCOLAIRE DEPARTEMENTAL DU SENEGALN° 04 2016100 FCFA 7 Avis d’expert Au-delà de la volonté de contribuer au journal « l’Ecole du Djoloff », la motivation première de cette tentative, c’est d’aider à atténuer le caractère hermétique ou ésoté- rique de la poésie qui a fini par entraîner sa désaffection jusqu’au niveau même des enseignants et des élèves qui, en définitive, ne s’y adonnent que par contraintes : obliga- tion de programmes scolaires, d’examens ou de concours. En deuxième intention, il s’agit d’indiquer des éléments ou règles d’action pour une approche plus fructueuse dans la transposition didactique du texte poétique. L’intitulé –l’utilisation poétique de la langue- soulève quelques questions structurantes : -si la langue fait l’objet de plusieurs emplois particuliers, il convient d’en identifier en les caractérisant quelques- uns parmi les plus significatifs et de mettre en exergue les deux types les plus pertinents pour notre réflexion : le type usuel et le type poétique. -si la poésie est tant redoutée pour son ésotérisme, alors il faut en percer le secret par une mise à plat du principe et du mécanisme de base qui différencient le type usuel et le type poétique . -si l’apprentissage du texte poétique n’est pas efficace, c’est parce que nos transpositions didactiques sont in- fructueuses et doivent être, sinon réinventées du moins réadaptées en s’appuyant sur des termes et des procédés pédagogiques en adéquation avec le mécanisme du lan- gage poétique. Ainsi se dessinent très nettement le parcours et les balises de notre réflexion : 1- De quelques usages de la Langue 2- Principes de base et mécanismes de fonctionne- ment de la langue usuelle 3- Principes de base et mécanismes de fonctionne- ment de la langue poétique 4- Langue poétique et transposition didactique 1/ De quelques usages de la langue La langue, instrument de communication mais aussi moyen d’expressions diverses, donne lieu à plusieurs usages comme en atteste l’expérience en la matière. Aussi parle-t-on de la « langue usuelle », de la « langue spécialisée », de la « langue juridique », de la « langue musicale », de la « langue académique », de la « langue poétique »…Tout se passe comme si cette langue était un réservoir de matériaux d’expressions adaptables à plusieurs types d’utilisation correspondant chacun à des fonctions spécifiques de cette langue. Loin de nous la prétention d’égrener le chapelet interminable sur les diverses utilisations de la langue, mais juste mon- trer que cette typologie s’inscrit dans l’infini et, pour les besoins de notre démonstration ou de notre mé- moire, en rappeler quelques-unes. a- La langue spécialisée C’est une forme d’utilisation de la langue avec l’emploi d’un lexique spécial, abondant et fermé à la majorité de la population mais accessible aux techniciens du domaine en question : le langage de la botanique, le langage de la médecine, le langage de l’informatique etc. b- La langue académique Elle se caractérise par son respect sacro-saint de la norme académique dont elle ne s’écarte pas, à l’opposé de tous les autres types qui prennent des libertés par rapport à la règle académique. La langue académique est châtiée. c- La langue musicale Elle module les sons et les énoncés (les paroles) en fonction d’une mélodie, d’un air ou «buum», recon- naissable dès l’esquisse, même par instrument de mu- sique. d- La langue usuelle Ainsi appelée à cause de son caractère courant et habi- tuel, elle est largement utilisée. Son aspect inclusif lui donne un poids social très important. Utilitaire et pra- tique, elle bafoue parfois la norme académique quand cette dernière est source de lourdeur ou d’incompré- hension. Elle fonctionne selon un mécanisme dont l’élucidation est indispensable à sa connaissance. 2- Principes et mécanismes de fonctionnement de la langue usuelle Il est utile de clarifier à l’entame de cette partie quelques concepts ou notions. a- La structure sémantique Chaque mot a une structure sémantique représentée par l’ensemble des traits de sens dont la somme donne son sens global. Certains traits de sens essentiels réu- nis forment le sème du mot. Ce sème ou trait de sens de base renvoie à la dénotation qui, en linguistique, est le fait ou le résultat de désigner un objet, une chose, indépendamment de ses qualités. La dénotation est un élément invariant et objectif de signification analy- sable même hors contexte. Quant à la connotation du mot, elle renvoie à des traits de sens secondaires relatifs à certaines qualités de la chose ou de l’objet désigné. Si l’étendue du sème (de la dénotation) d’un mot peut en général faire l’objet d’une définition par extension qui est objective, il n’en est pas de même de ses connotations (traits de sens secondaires) dont l’inventaire varie interminablement en fonction de la culture de chacun. Pour illustrer ce qui précède, prenons l’exemple du mot « éléphant ». Sa structure sémantique peut se pré- senter ainsi : -sème ou traits de sens principaux ou dénotation (1) : « Animal, Sauvage, Mammifère, Muni d’une trompe ». Tous les autres traits de sens ou qualités qu’on peut y ajouter sont des connotations diverses qui se mani- festent en fonction des différents emplois du mot : «Géant, Puissant, Résistant, Sans souplesse (lourdeur), Richesse (ivoire), Peau rugueuse Etc. » b) L’exacerbation de la dénotation dans la langue usuelle La langue usuelle emploie le mot surtout dans la pers- pective de son sème, c’est-à-dire de son sens dénotatif. Quand elle énonce « éléphant », elle fait référence aux éléments de sens suivants qui constituent sa significa- tion de base : « animal sauvage, mammifère, ayant une trompe ». La langue utilitaire fonctionne donc avec la dénotation mais en l’exacerbant de façon excessive. Et à force d’employer le mot ainsi, elle finit par engendrer l’hypertrophie de cette dénotation tout en réduisant à leur portion congrue les connotations ou traits de sens secondaires ; de cette manière, les mots finissent par être figés dans leur dénotation, laissant les connota- tions dans la virtualité voire l’oubli. La langue usuelle provoque l’hypotrophie puis l’amnésie des connota- tions chez le non initié. En somme, le langage usuel désigne directement les objets et les choses par le biais de mots finalement réduits à leur dénotation (sème), laissant les connota- tions dans la virtualité ou la sclérose. c- La compatibilité sémantique Dans la langue utilitaire, cette compatibilité se mani- feste par le fait que les mots associés sur l’axe syntag- matique ont des sèmes (des sens dénotatifs) qui vont de pair sémantiquement et produisent un sens glo- bal cohérent et acceptable. Ainsi, le mot « éléphant » (animal, sauvage, mammifère, muni d’une trompe) est incompatible avec « prier » (acte humain de dévo- tion à Dieu) tant qu’on restera au niveau des dénota- tions. Maintenant en glissant des dénotations vers les connotations, on peut rétablir cette compatibilité par métaphore, c’est-à- dire par un emploi qui suspend le sème (« animal, sauvage, muni d’une trompe ») et amplifie un trait de sens secondaire (connotation) comme « puissance », « longévité », « richesse » Ainsi, on ne sera pas surpris de lire dans un journal relatant la mort d’un leader l’énoncé suivant : « l’éléphant s’est éteint dans son lit d’hôpital ». Cet exemple rappelle que l’emploi métaphorique peut être le fait de la langue usuelle mais il n’en est pas la règle stricte. En résumé, la langue utilitaire observe la règle de la compatibilité en associant des mots dont les sèmes peuvent être combinés sans bloquer l’avènement im- médiat de la signification directe. d- Le parallélisme phono-sémantique « Phono » signifie son, « sémantique » sens. Le paral- lélisme phono-sémantique désigne la correspondance stricte dans l’énoncé de la langue usuelle entre la struc- ture phonique (ensemble de mots formant une uni- té de sons, groupe de rythme, unité intonative) et la structure sémantique (ensemble des mots formant une unité de sens, groupe de sens, unité sémantique). Au- trement dit, au découpage fonctionnel du son corres- pond un découpage parallèle du sens. L’énoncé suivant peut être découpé en deux sous -ensembles phoniques correspondant à deux sous-ensembles sémantiques. « Regarde : le train arrive en gare ». Il y a ici dans cette phrase deux unités de sons sépa- rées par la pause (:) correspondant respectivement aux deux unités de sens entretenant une relation logique marquée par les deux points ; d’où le parallélisme pho- no-sémantique qui a son pendant dans le parallélisme syntaxico-sémantique : deux propositions indépen- dantes véhiculant ensemble deux unités sémantiques formant un sens complet. Voici un second exemple analysé selon la méthode de Tesnière dans Syntaxe structurale, 1959 : « Les habitants du village célèbrent la fête de la mois- son. » // Les habitants du village : le sujet ou actant 1 Célèbrent : c’est l’action La fête de la moisson : l’objet ou l’actant 2 Le parallélisme phono-sémantique ou syntaxico- sé- mantique fait partie de l’identité de la langue usuelle. Quand nous exigeons de l’élève une lecture expressive, nous lui demandons de lire en faisant sentir ce paral- lélisme par le respect de la ponctuation et des groupes rythmiques ou syntaxiques. e- Règles et Interdits dans la langue usuelle Il y a un ensemble de règles classiques stabilisées par l’usage ou codifiées dans la grammaire, la conjugaison, l’orthographe, les temps et modes de déclinaison des verbes que la langue usuelle respecte tant qu’elles sont commodes et favorables à l’élargissement du périmètre social de la compréhension. Ainsi, y respecte-t-on des règles d’accord (verbe- sujet ; adjectif- nom), de ponc- tuation, de concordance des temps etc. Parallèlement, onapprendraauxélèvesàéviterlarépétitionparlapro- nominalisation ou la synonymie lexicale, le pléonasme par la concision des termes, l’obscurité de l’expression par des mots ou des tournures univoques, l’implicite des enchaînements logiques par des conjonctions de coordination ou de subordination etc. Si la langue usuelle en arrive à bafouer ces règles ou inter- dits, c’est parce qu’elle les ignore le plus souvent ou que ceux-là l’encombrent trop. Hormis ces cas exceptionnels, elle cultive le conformisme contrairement à la langue poétique. La langue utilitaire fonctionne en priorité avec les sens dénotatifs des mots en reléguant au second plan leurs sens connotatifs. En même temps, elle élabore ses messages sous le signe de la compatibilité de sens, du parallélisme phono-sémantique et du respect des règles et interdits de cette langue pour les besoins de la cohésion sociale. En cela, elle est l’antipode du langage poétique que nous allons maintenant explorer. M.OUMAR NDIAYE, Inspecteur d’Académie de Louga L’Utilisation poétique de la langue
  • 8. L’ECOLEDUDJOLOFFLE 1er JOURNAL SCOLAIRE DEPARTEMENTAL DU SENEGALN° 04 2016100 FCFA 8 Récréation DETENTE ANNONCE Are you ready ? On Saturday May 14th 2016 Dahra will host the 2nd addition of the Djoloff English Festival. Come listen to poems, songs, plays, and talks about issues facing our community. Together we can work towards a better future! INFO LINE : 776154095 – 707115351 dioloffestival@gmail.com