Introduction
1. L’approche de la connaissance
2. L’approche de l’émergence économique
3. Information et Savoir pilier du développement
4. Impact économique de la connaissance
Conclusion
L’accélération du développement technologique a
transformé les modes de diffusion de l’information
et de transmission des savoirs. L’accès aux savoirs
devient la condition essentielle du développement
économique. A l’opposé de la société industrielle
fondée sur les matières premières, la société post-
moderne, se fonde-elle sur la connaissance comme
facteur de production décisif. Ainsi grâce à
l’omniprésence des TIC dans les activités quotidiennes,
la connaissance occupe une place de choix en tant que
moteur de croissance, d’innovation et de créativité.
Mais, depuis une décennie les PVD se sont lancés
dans une course au développement sous le slogan de
l’émergence en se basant sur le modèle de réussite
Asiatique. Ainsi, face aux dimensions prises par les
politiques de développement centrées sur l’émergence
notre exposé s’intéresse au rapport que ces 2 notions
entretiennent. Par conséquent
• Quel rapport existe-t-il entre la diffusion des savoirs,
l’émergence et le développement?
• Quel est l’incidence de la connaissance sur
l’émergence économique?
• Dans quelle mesure peut on parler d’émergence?
Capacité cognitive
L’information est un ensemble
de données inertes et inactives
tant qu'elles n’est pas utiliser
par ceux qui ont la connaissance
pour les interpréter et les
manipuler.
Connaissance
Être pauvre, ce n’est pas seulement avoir moins
d’argent, c’est aussi avoir moins de connaissance
La Société de la connaissance est donc la
capacité que donne la connaissance à
engendrer, extrapoler et inférer de nouvelles
connaissances et informations.
D. Foray « La connaissance est fondamentalement une capacité
d’apprentissage et une capacité cognitive, tandis que
l’information reste un ensemble de données structurées, d’une
certaine façon inerte ou inactive, ne pouvant par elle-même
engendrer d’autres informations » .
Société de la connaissance
=
Société de la communication
Convergence
les pays pauvres auraient
tendance à croître plus vite que
les pays riches et on évoluerait
donc vers la convergence des
revenus par habitant, vers un état
stationnaire déterminé par le
taux d’investissement.
L’émergence
certains pays anciennement pauvres arrivent à
réaliser des pics de croissance multiples et à sortir
du piège du sous-développement, en se basant
surtout sur les politiques éducatives.
L’émergence est une transition et une étape
intermédiaire entre la divergence (le maintien
dans la trappe de la pauvreté) et la
convergence avec les pays riche .
les pays, à faibles revenus dont la
capitalisation boursière demeure relativement
modeste comparée aux marchés financiers
des pays développés, peuvent s’attribuer le
titre de marché émergent.
on peut considérer qu’un pays,
anciennement pauvre, émerge lorsqu’il
suscite l’intérêt et se démarque de la masse
des nations sous développées et se situe en
marge des échanges mondiaux de biens, de
services et d’idées .
Le miracle asiatique a été utilisé, au début
des années 90, pour reconnaître l’évolution
réalisés par les « dragons » (Singapour, Hong
Kong, Taïwan, Corée du Sud) et les « tigres »
asiatiques (Malaisie, Thaïlande, Indonésie,
Philippines). En prenant comme base les
performances de ces nouveaux pays
industrialisés, on peut classifier les pays du
tiers monde, en distinguant clairement le
groupe des pays en développement
dynamiques qu’on pourra qualifier de pays «
d’émergents »,
Ainsi, pourraient être considérés comme
pays émergents,« les pays en
développement qui constituent des pôles
d’attraction des investissements, qui
diversifient et accélèrent, durablement et
harmonieusement, leur croissance
économique et qui s’intègrent avec
succès dans l’économie mondiale grâce à
leurs capacités d’exportation ».
Tout processus de développement
requiert l’information. Toute connaissance
commence par une information sur ce qui
se passe, se dit, se fait, se pense.
Le changement social résulte donc de la
production, du transfert et de
l’assimilation d’idées, de technologies et
de connaissances nouvelles.
Information = Développement
Une étude récente de l’OCDE sur les facteurs de la croissance a
conclu que «les taux de croissance sous-jacents des économies de
l’OCDE dépendent du maintien et de l’expansion de la base du
savoir» .
La capacité d’une société à produire,
sélectionner, adapter, commercialiser et
utiliser le savoir est essentielle à une
croissance économique durable et à
l’amélioration des niveaux de vie. Le savoir est
devenu le facteur le plus important du
développement économique. les économies
contemporaines lavancées sur le plan
technologique sont véritablement axées sur le
savoir.
Dans les pays de l’OCDE, l’investissement
dans l’immatérielles qui constituent la base
du savoir (R & D), éducation et logiciels
informatiques est égal, voire supérieur, à
l’investissement consacré aux équipements
physiques. Les entreprises consacrent au
moins un tiers de leurs investissements aux
valeurs immatérielles axées sur le savoir
comme la formation, la R & D, les brevets, les
licences, la création et le marketing.
De nos jours, la croissance économique est un processus
d’accumulation tant du savoir que de capitaux.
Le niveau de développement de chaque société dépend de son
niveau de production des savoirs
la production de
l’information
La part de production de l’Information est
très faible dans les pays en voie de
développement.
La part de l’Afrique dans la production
scientifique est de 1,2%, quand à la
production technologique elle est de
l’ordre de 0,2%.
L’information des PVD est généralement
indisponible, incomplète et caduque.
Le savoir est de plus en plus au cœur de l’avantage
comparatif d’un pays
l’accès et
l’utilisation
de l’information
L’information doit être à la portée du public
en fonction des besoins d’éducation,
d’information et de loisir. A cela s’ajoute le
degré de maîtrise des TIC dont l’évolution
entraine des disparités.
L’utilisation de l’information n’est pas
seulement un problème d’existence,
d’accessibilité, mais aussi de degré
d’utilisation.
La comparaison des évolutions
économiques du Ghana et de
la République de Corée entre
1958 et 1990 illustre la
différence considérable
qu’une stratégie de
développement axée sur le
savoir a créé entre deux pays
qui avaient en 1958 des
produits intérieurs bruts
identiques.
En 1961, la Corée du sud se
trouvait à un niveau
économique égal à celui du
Niger et du Tchad ; vingt ans
plus tard, sous le leadership
politique du Général PARK
Chung Hee, la Corée du sud a
atteint un niveau économique
proche de celui du Japon. Au
cours de la même période, le
Tchad et le Niger ont continué
à faire partie du groupe des
pays sous-développés.
L’éducation joue donc un rôle
essentiel dans le développement
économique. le fait que les USA soit
devenu de loin la première puissance
économique mondiale est lié à la
mise en place d’un système éducatif
primaire généralisé dès le XIXe siècle,
puis secondaire et tertiaire dans la
première partie du XXe.
« Upon the education of the people
of this country the fate of this
country depends.» Benjamin Disraeli,
Chambre des Communes, 15 juin
1874
Dans la théorie du capital humain,
l’éducation est considérée comme un
investissement que l’individu effectue
en vue de la constitution d’un capital
productif. Cet apprentissage est
coûteux, mais en retour, les
connaissances acquises apportent à
l’individu des gains dès lors qu’elles
sont mises en œuvre dans le cadre
d’activités professionnelles.
.
Le développement de l’éducation de masse est lié à la croissance
par le biais essentiellement de l’aptitude à maîtriser et à adopter
les processus techniques.
Thomas Paine, alors actif révolutionnaire, délégué girondin à la
Convention, écrit: « L’ignorance sera bannie des générations à
venir, et le nombre de pauvres se réduira, car leurs capacités,
grâce à l’éducation, seront plus élevées. Une nation sous un bon
gouvernement ne devrait permettre à personne de rester sans
éducation ».
Dans certains pays industrialisés tels
que le Japon, certaines firmes
multinationales ont créé leurs propres
universités ou leurs propres Ecoles de
formation des ingénieurs ; dans ce
cas, la fonction assignée au système
de l’Enseignement supérieur est de
répondre de manière précise aux
besoins spécifiques des entreprises
sous les formes suivantes : Formation,
Recherche-Développement, Appui-
Conseil à la croissance continue des
chiffres d’affaires, intelligence
économique.
La majorité des PVD n’ont pas eu a élaboré de stratégie de
développement conjuguant application du savoir et croissance
économique, ni construit leur capacité nationale en S & T.
A cet effet, une politique d’émergence suppose entre autre :
• Augmenter les investissements en R & D, non seulement dans
le secteur des S & T, mais aussi dans d’autres secteurs axés sur le
savoir.
• Dynamiser la croissance économique par le processus
d’accumulation des savoirs ;
• Renforcer les capacités des travailleurs et des entrepreneurs
du pays ;
• Donner une place centrale au capital humain et notamment à
l’éducation et à la formation tout au long de la vie;
• Moubarack LO, l’émergence economique des pays;
• Alexandre LÉNÉ, L’éducation, la formation et l’économie de la
connaissance : approches économiques;
• Pascal VIGINIER, La France dans l'économie du savoir ;
• Pascal BRASSEUL, Le rôle de l’éducation dans le développement
économique des États-Unis;
• Kitsoro Firmin KINZOUNZA, les trois levier de l’émergence
économique ;
• Mickael CLEVENOT, David DOUILLERE, Pour une critique de
l’économie de la connaissance comme vecteur du développement
• Ibn Lkhayat NOUZHA, L’information et les enjeux du
développement
La société de la connaissance facteur d'émergence

La société de la connaissance facteur d'émergence

  • 2.
    Introduction 1. L’approche dela connaissance 2. L’approche de l’émergence économique 3. Information et Savoir pilier du développement 4. Impact économique de la connaissance Conclusion
  • 3.
    L’accélération du développementtechnologique a transformé les modes de diffusion de l’information et de transmission des savoirs. L’accès aux savoirs devient la condition essentielle du développement économique. A l’opposé de la société industrielle fondée sur les matières premières, la société post- moderne, se fonde-elle sur la connaissance comme facteur de production décisif. Ainsi grâce à l’omniprésence des TIC dans les activités quotidiennes, la connaissance occupe une place de choix en tant que moteur de croissance, d’innovation et de créativité.
  • 4.
    Mais, depuis unedécennie les PVD se sont lancés dans une course au développement sous le slogan de l’émergence en se basant sur le modèle de réussite Asiatique. Ainsi, face aux dimensions prises par les politiques de développement centrées sur l’émergence notre exposé s’intéresse au rapport que ces 2 notions entretiennent. Par conséquent • Quel rapport existe-t-il entre la diffusion des savoirs, l’émergence et le développement? • Quel est l’incidence de la connaissance sur l’émergence économique? • Dans quelle mesure peut on parler d’émergence?
  • 5.
    Capacité cognitive L’information estun ensemble de données inertes et inactives tant qu'elles n’est pas utiliser par ceux qui ont la connaissance pour les interpréter et les manipuler. Connaissance Être pauvre, ce n’est pas seulement avoir moins d’argent, c’est aussi avoir moins de connaissance
  • 6.
    La Société dela connaissance est donc la capacité que donne la connaissance à engendrer, extrapoler et inférer de nouvelles connaissances et informations. D. Foray « La connaissance est fondamentalement une capacité d’apprentissage et une capacité cognitive, tandis que l’information reste un ensemble de données structurées, d’une certaine façon inerte ou inactive, ne pouvant par elle-même engendrer d’autres informations » .
  • 7.
    Société de laconnaissance = Société de la communication
  • 8.
    Convergence les pays pauvresauraient tendance à croître plus vite que les pays riches et on évoluerait donc vers la convergence des revenus par habitant, vers un état stationnaire déterminé par le taux d’investissement. L’émergence certains pays anciennement pauvres arrivent à réaliser des pics de croissance multiples et à sortir du piège du sous-développement, en se basant surtout sur les politiques éducatives.
  • 9.
    L’émergence est unetransition et une étape intermédiaire entre la divergence (le maintien dans la trappe de la pauvreté) et la convergence avec les pays riche . les pays, à faibles revenus dont la capitalisation boursière demeure relativement modeste comparée aux marchés financiers des pays développés, peuvent s’attribuer le titre de marché émergent.
  • 10.
    on peut considérerqu’un pays, anciennement pauvre, émerge lorsqu’il suscite l’intérêt et se démarque de la masse des nations sous développées et se situe en marge des échanges mondiaux de biens, de services et d’idées .
  • 11.
    Le miracle asiatiquea été utilisé, au début des années 90, pour reconnaître l’évolution réalisés par les « dragons » (Singapour, Hong Kong, Taïwan, Corée du Sud) et les « tigres » asiatiques (Malaisie, Thaïlande, Indonésie, Philippines). En prenant comme base les performances de ces nouveaux pays industrialisés, on peut classifier les pays du tiers monde, en distinguant clairement le groupe des pays en développement dynamiques qu’on pourra qualifier de pays « d’émergents »,
  • 12.
    Ainsi, pourraient êtreconsidérés comme pays émergents,« les pays en développement qui constituent des pôles d’attraction des investissements, qui diversifient et accélèrent, durablement et harmonieusement, leur croissance économique et qui s’intègrent avec succès dans l’économie mondiale grâce à leurs capacités d’exportation ».
  • 13.
    Tout processus dedéveloppement requiert l’information. Toute connaissance commence par une information sur ce qui se passe, se dit, se fait, se pense. Le changement social résulte donc de la production, du transfert et de l’assimilation d’idées, de technologies et de connaissances nouvelles. Information = Développement
  • 14.
    Une étude récentede l’OCDE sur les facteurs de la croissance a conclu que «les taux de croissance sous-jacents des économies de l’OCDE dépendent du maintien et de l’expansion de la base du savoir» . La capacité d’une société à produire, sélectionner, adapter, commercialiser et utiliser le savoir est essentielle à une croissance économique durable et à l’amélioration des niveaux de vie. Le savoir est devenu le facteur le plus important du développement économique. les économies contemporaines lavancées sur le plan technologique sont véritablement axées sur le savoir.
  • 15.
    Dans les paysde l’OCDE, l’investissement dans l’immatérielles qui constituent la base du savoir (R & D), éducation et logiciels informatiques est égal, voire supérieur, à l’investissement consacré aux équipements physiques. Les entreprises consacrent au moins un tiers de leurs investissements aux valeurs immatérielles axées sur le savoir comme la formation, la R & D, les brevets, les licences, la création et le marketing. De nos jours, la croissance économique est un processus d’accumulation tant du savoir que de capitaux.
  • 16.
    Le niveau dedéveloppement de chaque société dépend de son niveau de production des savoirs la production de l’information La part de production de l’Information est très faible dans les pays en voie de développement. La part de l’Afrique dans la production scientifique est de 1,2%, quand à la production technologique elle est de l’ordre de 0,2%. L’information des PVD est généralement indisponible, incomplète et caduque.
  • 17.
    Le savoir estde plus en plus au cœur de l’avantage comparatif d’un pays l’accès et l’utilisation de l’information L’information doit être à la portée du public en fonction des besoins d’éducation, d’information et de loisir. A cela s’ajoute le degré de maîtrise des TIC dont l’évolution entraine des disparités. L’utilisation de l’information n’est pas seulement un problème d’existence, d’accessibilité, mais aussi de degré d’utilisation.
  • 18.
    La comparaison desévolutions économiques du Ghana et de la République de Corée entre 1958 et 1990 illustre la différence considérable qu’une stratégie de développement axée sur le savoir a créé entre deux pays qui avaient en 1958 des produits intérieurs bruts identiques.
  • 19.
    En 1961, laCorée du sud se trouvait à un niveau économique égal à celui du Niger et du Tchad ; vingt ans plus tard, sous le leadership politique du Général PARK Chung Hee, la Corée du sud a atteint un niveau économique proche de celui du Japon. Au cours de la même période, le Tchad et le Niger ont continué à faire partie du groupe des pays sous-développés.
  • 20.
    L’éducation joue doncun rôle essentiel dans le développement économique. le fait que les USA soit devenu de loin la première puissance économique mondiale est lié à la mise en place d’un système éducatif primaire généralisé dès le XIXe siècle, puis secondaire et tertiaire dans la première partie du XXe. « Upon the education of the people of this country the fate of this country depends.» Benjamin Disraeli, Chambre des Communes, 15 juin 1874
  • 21.
    Dans la théoriedu capital humain, l’éducation est considérée comme un investissement que l’individu effectue en vue de la constitution d’un capital productif. Cet apprentissage est coûteux, mais en retour, les connaissances acquises apportent à l’individu des gains dès lors qu’elles sont mises en œuvre dans le cadre d’activités professionnelles.
  • 22.
    . Le développement del’éducation de masse est lié à la croissance par le biais essentiellement de l’aptitude à maîtriser et à adopter les processus techniques. Thomas Paine, alors actif révolutionnaire, délégué girondin à la Convention, écrit: « L’ignorance sera bannie des générations à venir, et le nombre de pauvres se réduira, car leurs capacités, grâce à l’éducation, seront plus élevées. Une nation sous un bon gouvernement ne devrait permettre à personne de rester sans éducation ».
  • 23.
    Dans certains paysindustrialisés tels que le Japon, certaines firmes multinationales ont créé leurs propres universités ou leurs propres Ecoles de formation des ingénieurs ; dans ce cas, la fonction assignée au système de l’Enseignement supérieur est de répondre de manière précise aux besoins spécifiques des entreprises sous les formes suivantes : Formation, Recherche-Développement, Appui- Conseil à la croissance continue des chiffres d’affaires, intelligence économique.
  • 24.
    La majorité desPVD n’ont pas eu a élaboré de stratégie de développement conjuguant application du savoir et croissance économique, ni construit leur capacité nationale en S & T. A cet effet, une politique d’émergence suppose entre autre : • Augmenter les investissements en R & D, non seulement dans le secteur des S & T, mais aussi dans d’autres secteurs axés sur le savoir. • Dynamiser la croissance économique par le processus d’accumulation des savoirs ; • Renforcer les capacités des travailleurs et des entrepreneurs du pays ; • Donner une place centrale au capital humain et notamment à l’éducation et à la formation tout au long de la vie;
  • 25.
    • Moubarack LO,l’émergence economique des pays; • Alexandre LÉNÉ, L’éducation, la formation et l’économie de la connaissance : approches économiques; • Pascal VIGINIER, La France dans l'économie du savoir ; • Pascal BRASSEUL, Le rôle de l’éducation dans le développement économique des États-Unis; • Kitsoro Firmin KINZOUNZA, les trois levier de l’émergence économique ; • Mickael CLEVENOT, David DOUILLERE, Pour une critique de l’économie de la connaissance comme vecteur du développement • Ibn Lkhayat NOUZHA, L’information et les enjeux du développement